La présente invention concerne un procédé de fabrication d'un mat tout particulièrement destiné à la réalisation des mats de translateur ou autres appareils élévateurs utilisés pour la manutention dans une installation de stockage. En effet les installations de stockage sont actuellement de plus en plus souvent placées dans des bâtiments de grande hauteur et meme dans des tours car elles doivent permettre non seulement de déposer et de reprendre rapidement et avec précision des marchandises, mais- également de ranger le maximum de marchandises dans le minimum de place. Les rangées de casiers qui les constituent sont donc, d'une façon générale, le plus rapprochées possible et présentent une hauteur maximale. I1 s'ensuit que les engins mobiles de manutention et notamment les translateurs, doivent se déplacer dans un espace réduit, donc guider une plateforme sur une hauteur très importante avec une très grande précision.Les translateurs. comportent généralement au moins un mât de support de la plateforme élévatrice, qui est relié à des organes de guidage au sol et audessus des casiers, et ce mat est actuellement du fait me me de sa grande hauteur, entièrement fabriqué en position horizontale au moyen d'éléments soudés entre eux et équipés de système de guidage avant d'etre redressés. Malheureusement les conditions de flexion imposées par la position horizontale d'assemblage sont très différentes de celles auxquelles le mat est soumis en position verticale d'utilisation et lors de la mise en place il apparat des déformations qu'il est pratiquement impossible de prévoir et de compenser lors de l'assemblage, ce qui rend très difficile la réalisation d'un mat réellement rectiligne. La présente invention a pour but de remédier à cet inconvénient et de permettre la réalisation d'un mât rigoureusement rectiligne en réduisant l'influence de la flèche et surtout grâce à la possibilité de corriger la déformation après le redressement à la verticale. Cette invention a en effet pour objet un procédé de fabrication d'un mat et notamment d'un mat de translateur de manutention, qui consiste sa préparer en usine plusieurs tronçons de mat, à fixer sur l'une des extrémités d'au moins deux d'entre eux des organes de coopération avec des éléments de guidage, inférieur et supérieur respectivement, à placer ces tronçons bout à bout en position horizontale, à les assembler les uns sur les autres au moyen de dispositifs réglables, à redresser l'ensemble jusqu a sa position verticale, à le fixer sur un élément de base, à régler les dispositifs d'assemblage de façon à rectifier l'alignement des tronçons, puis à souder lesdits tronçons entre eux dans une position rigoureusement alignée. Toute flexion ou autre déformation du mat lors de son soulèvement jusqu'à la position verticale peut ainsi etre compensée par le réglage du dispositif d'assemblage avant que la soudure soit effectuée. La fixation définitive des tronçons n'intervient que lorsque le mat est dans sa position d'utilisation. Par ailleurs l'influence de la flèche est réduite par la division et la répartition de la longueur et par suite du poids du mat dans les différents tronçons. La mise en place des dispositifs d'assemblage, ainsi que le montage des tronçons les uns sur les autres et le redressement de l'ensemble peuvent, par ailleurs, être effectués sur le chantier lui-même ce qui permet de ne transporter que des éléments de dimension restreinte. Selon une autre caractéristique de l'invention, chacun des tron çons est constitué par deux profilés identiques, assemblés côte à côte le long de l'un de leurs côtés et décalés axialement à leurs extrémités de fixation à un autre tronçon. Lors de l'assemblage les tronçons sont ainsi facilement placés bout à bout par emboitement les uns dans les autres. Par ailleurs les efforts sont répartis sur les deux profilés et les lignes d'assemblage ne sont pas continues mais décalées sur la hauteur du mat, ce qui facilite le réglage. La description ci-dessous d'un mode de réalisation, donné à titre d'exemple non limitatif et représenté aux dessins annexés, fera d'ailleurs ressortir les avantages et caractéristiques de l'invention. Sur ces dessins - la Fig. 1 est une vue schématique d'un translateur comportant deux mats de guidage d'une plateforme élévatrice; - la Fig. 2 est une vue de côté de ce même translateur - la Fig. 3 est une vue partielle, à plus grande échelle, de l'un des mats du translateur de la Fig. 1, montrant la jonction entre deux tronçons; - la Fig. 4 est une vue en coupe suivant la ligne 4-4 de la Fig. 3 - la Fig. 5 est une vue en coupe suivant la ligne 5-5 de la Fig. 3 - la Fig. 6 est une vue partielle, à plus grande échelle, de l'assemblage de deux tronçons, en coupe suivant la ligne 6-6 de la Fig. 3 - la Fig. 7 est une vue en coupe suivant la ligne 7-7 de la Fig. 3. Ces dessins concernent la réalisation d'un translateur de manutention comportant deux mâts 1, montés sur un élément de base 2 muni de roues 4 de guidage dans des rails 5 et fixés à leur partie supérieure à une poutre 6 qui est également munie d'organes de guidage, non représentés} un système moteur étant placé à la partie inférieure ou à la partie supérieure du translateur pour commander le mouvement de celui-ci. Dans un tel translateur les deux mâts 1 servent de guide à une plateforme élévatrice 8 dont le déplacement est commandé par des câbles 10 passant sur un système de poulies 12 portées par la poutre 6 et par l'un ou l'autre des deux mâts. Une glissière 14 est par ailleurs fixée longitudinalement sur chacun des mats pour guider le déplacement de ladite plateforme 8. Conformément à l'invention, chacun des mâts 1 est constitué par au moins trois tronçons : un tronçon inférieur 16 muni d'organes de fixation sur l'élément de base 2, un tronçon intermédiaire 18 et un tronçon supérieur 20 muni d'organes de fixation sur la poutre 6. Chacun de ces tronçons est constitué par deux profilés 21, Z2tig4) de section sensiblement en U munis 'd'entretoises 26 régulièrement réparties sur leur longueur qui les renforcent en plusieurs points. Ces profilés sont montés côte à côte le long de leurs côtés ouverts de façon à donner aux mâts une section sensiblement rectangulaire. Ils sont de plus décalés longitudinalement au moins à l'une de leurs extrémités, ainsi que le montre la Fig. 5, et sont fermés à cette même extrémité par une cloison de raidissement 24 fixée de préférence par soudure. Ainsi lors de la réalisation d'un mât en trois tronçons 16, 18, et 20, les profilés de tronçons inférieur et supérieur 16 et 20 sont décalés et fermés à leur extrémité opposée aux organes de fixation tandis que les profilés du tronçon intermédiaire 18 sont décalés et fermés à leurs deux extrémités. Au droit des cloisons 24, des brides d'assemblage 28 sont fixées, sur chaque profilé 21, 22, dans un même plan perpendiculaire à l'axe du profilé, de préférence en deux points opposés de leur grande face. Ces brides sont maintenues par exemple au moyen de vis 29 qui traversent 16 profiléset sont vissées dans des tasseaux 36 soudés à l'intérieur de ceux-ci, sur leur paroi interne et sur la cloison 24. Lors de l'assemblage du mât, les tronçons 16 et 18 sont disposés bout à bout en position horizontale et emboités l'un dans l'autre. Les profilés 21 et 22 du tronçon 16 sont placés dans le prolongement de ceux du tronçon 18 de manière que leurs cloisons 24 respectives soient en contact les uoes avec les autres, puis les brides d'assemblage 28 des deux tronçons sont serrées l'une contre l'autre au moyen de verins à vis 30 ou de tout autre système analogue. Le tronçon 20 est assemblé au tronçon 18 de la même manière, c'est-à-dire en position horizontale. Puis l'ensemble des trois tronçons c'està-dire le mât tout entier est redressé jusqu'à la verticale et le tronçon inférieur 16 est placé sur l'élément de base 2 pour être fixé sur celui-ci. Lors de ce soulèvement, le mât est soumis à un effort très important en raison notamment de sa hauteur qui peut atteindre 20 m ou davantage et de son poids, qui est également très important, il risque donc de se déformer. Un contrôle permet d'évaluer cette déformation tandis que le réglage des vérins 30 permet de rectifier les positions relatives des tronçons les uns par rapport aux autres et par suite de les remettre exactement en alignement. Cette rectification est d'autant plus facile et précise que les vérins 30 de chacun des angles de la jonction entre tronçons peut être réglée indépendamment mais surtout du fait que l'influence de la flèche est réduite par la division du mât en plusieurs tronçons de poids et de longueur beaucoup plus réduits. Lorsque le mât est rigoureusement rectiligne, c'est-à-dire ne présente qu'une déviation, par rapport à la verticale, extrêmement faible inférieure par exemple à un ou deux millimètres pour un mât de 20 m - les profilés adjacents sont soudés les uns aux autres entre les brides d'assemblage 28 qui les relient, sur les grands côtés, entre les deux brides 28, et sur chacun des petits côtés. Les tronçons 16 et 1-8 ainsi que 18 et 20 sont ainsi soudés les uns aux autres sur toute leur périphérie mais selon deux demi-lignes de jonction 32 et 34 décalées longitudinalement l'-une par rapport à l'autre. Les brides d'assemblage 28 peuvent alors, si on le désire, être retirées, les profilés étant rigidement fixés entre eux simplement par les soudures 32 et 34. La glissière 14 est ensuite montée sur toute la longueur du mât le long de la ligne verticale qui réunit les profilés 21 et 22. C ette glissière ~est rigoureusement rectiligne et peut guider efficacement le déplacement de la plateforme 8. Bien entendu l'invention n'est pas limitée à la réalisation du translateur représenté sur la Fig. 1 et le mât constitué par les tronçons 16, 18 et 20 peut être utilisé dans tout autre dispositif par exemple pour constituer un système élévateur ne comportant qu'un seul mat de guidage d'une plateforme, ou de tout autre appareil. Le procédé permet en effet non seulement d'obtenir un mât rigoureusement rectiligne, mais également d'ériger ce mât sur le chantier même et ainsi d'éviter le transport d'un élément de très grande dimension tel que celui constitué actuellement par le mât assemblé préalablement. I1 est bien évident par ailleurs que le mât 1 peut comporter un nombre variable de tronçons, selon les efforts qu'il doit supporter, la hauteur qu'il doit avoir et/ou la nature de l'installation dans laquelle il doit être utilisé et que les dispositifs d'assemblage des tronçons peuvent être de tous types connus, adaptés à permettre le réglage de l'alignement après redressement et susceptibles ou non d'être retiré après l'assemblage. REVENDICATfONS 1 - Procédé de fabrication d'un mât qui consiste à préparer plusieurs tronçon de mât (16, 18, 20X à fixer sur l'une des extrémités d'au moins deux d'entre eux (16, 20) des organes de coopération avec des éléments de guidage, inférieur et supérieur respectivement, à placer ces tronçons bout à bout en position horizontale, à les assembler les uns sur les autres au moyen de dispositifs réglables (28, 30b à redresser l'ensemble jusqu'à sa position verticale, à le fixer sur un élément de base (2), à régler les dispositifs d'assemblage (28, 30) de façon à rectifier l'alignement des tronçons, puis à souder lesdits tronçons entre eux dans une position rigoureusement alignée. 2 - Procédé suivant la revendication 1, dans lequel on prépare des tronçons de mât par assemblage de deux profilés creux, côte à côte, ces profilés étant décalés axialement au moins à l'une de leurs extrémités. 3 - Procédé suivant la revendication 2, dans lequel on ferme chaque profilé par une cloison plane de raidissement, soudée à l'extrémité de celui-ci. 4 - Procédé suivant la revendication 3, dans lequel on fixe des brides d'assemblage sur les extrémités décalées de chaque profilé des tron ,cons, on emboîte les deux tronçons pour placer leur profilés bout à bout, et on serre les brides de ces tronçons les unes contre les autres au moyen d'un système réglable, puis on assemble de la même manière les autres tronçons sur les précédents. 5 - Procédé suivant la revendication 4 selon lequel, lorsque les tronçons sont tous assemblés bout à bout, on redresse l'ensemble jusqu'à la position verticale, puis on rectifie l'alignement des tronçons par réglage des systèmes réglable de serrage des brides et on soude les tronçons alignés les uns sur les autres. 6 - Procédé suivant l'une des revendication 1 à 5, caractérisé en ce qu'après la soudure des tronçons les uns sur les autres on retire les dispositifs d'assemblage. 7 - Mât de translateur ou autre appareil élévateur, caractérisé en ce qu'il comporte bout à bout un tronçon de base solidaire d'organes de fixation sur un élément de support, au moins un tronçon intermédiaire, et un tronçon supérieur soudés entre eux depuis l'extérieur, en position verticale. 8 - Mât de translateur suivant la revendication 7, caractérisé ce que chacun de ces tronçons est formé par l'assemblage côte à côte de deux profilés identiques, décalés axialement à leurs extrémités adjacentes au tron çon voisin et fermés par des cloisons de raidissement et que les tronçons adjacents sont emboîtés les uns dans les autres de façon que leurs profilés soient bout à bout et soudés entre eux sur leur pourtour, suivant deux demiligne s de fonction décalées en hauteur. 9 - Mât suivant la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comporte des brides d'assemblage fixées aux extrémités des profilés, au voisinage des coins extérieurs du tronçon. 10 - Translateur de manutention caractérisé en ce qu'il comporte au moins un mât suivant lrune des revendications 7 à 9 supportant des organes de guidage d'une plateforme elévatrice.