L'invention se rapporte à un procédé d'alimentation de crabes visant à éviter qu'une trop grande partie du poids de l'animal soit due à une épaisseur inutile de sa coquille. On a déjà proposé un procédé d'alimentation de crabes se rapportant 5 a la teneur en sel de 1 aliment et/ou de l'eau de mer dans laquelle l'animal est garde et qui assure la transformation de la plupart de la quantité d'aliment consommée en chai r de crabe ferme. Cependant, il a ete constaté, par la pratique de l'alimentation des crabes, qu'une partie de l'aliment consommé par l'animal peut se transformer en 10 matière calcaire qui se dépose dans la coquille. Celle-ci devient plus épaisse et la quantité de chair n'augmente pas proportionnellement à la quantité d'aliment consommé. Une importante proportion des crabes péchés ont un poids qui pourrait indiquer queles crabes sont bien remplis de chair. On constate toutefois en 15 les ouvrant que le poids n'est dû en grande partie qu'à une coquille épaisse. Le crabe n'est alors pas un produit vendable et il doit être rejeté. Il est donc très intéressant de disposer d'un procédé qui permette de faire en sorte que l'aliment donné au crabe se transforme en chair utile sans risquer la formation simultanée d'une coquille plus épaisse. Il est également 20 très important de proposer un procédé d'alimentation des crabes péchés avec une coquille épaisse pour que cette coque devienne moins épaisse. La présente invention tend à résoudre ces problèmes en proposant un procédé d'alimentation de crabes caractérisé en ce que les crabes sont nourris avec un aliment contenant du sucre. 25 On entend par "sucre" des monosaccharides du type hexose tel que glucose et du type disaccharides tel que fructose et sucre de canne. La quantité de sucre ajoutée à l'aliment ne doit pas être trop grande, car la coquille du crabe peut devenir en peu de temps trop mince, Une trop petite quantité de sucre ne peut toutefois assurer une suffisante diminution -30 d.e formation de la coquille. Il a été constaté en pratique qu'une quantité de sucre (de canne à sucre) de 2 kg pour 100 litres d'aliment, rapporté au poids global de poisson utilisé comme aliment, donne des résultats favorables sous forme d'aliment usuel, d'environ 30 g par crabe et par jour. Le procédé utilisé pour incorporer le sucre à l'aliment n'a pas d'importance. Le sucre peut 35 être par exemple broyé et mélangé à la saumure avant la salaison de l'ali- 2 72 05930 2126286 ment, si on .îtjlise un aliment salé. Le sucre peut également être répandu sur l'aliment sale ou non quand il est int roduit dans le réservoir où les crabes sont gardés. Les crabes sont gardés, pendant qu'ils sont nourris, dans une eau de 5 mer changée périodiquement ou continuellement. Il est clair qu'on ne peut presque pas déterminer la teneur en sucre de l'aliment au moment où il est ingéré par le crabe car une partie du sucre peut être éliminée par lavage dans l'intervalle de temps compris entre l'instant de l'introduction de l'aliment et celui où cet aliment est mangé par le crabe. Il est également très difficile de 10 déterminer la teneur en sucre absorbé par l'aliment avant qu'il n«. soit donné au crabes, car elle dépend des conditions physiques de l'aliment, c'est-à-dire s'il est ferme ou mou, s'il est en gros oq^etits morceaux, ainsi que du temps pendant lequel il a été en contact avec le sucre avant d'être distribué aux crabes. Par conséquent, la quantité de sucre déjà mentionnée de 2 kg de canne à 15 sucre pour 100 litres d'aliment en poids global n'est donnée qu'à titre indicatif. Il est seulement très importante, suivant le procédé de la présente invention que l'aliment devant être donné aux crabes ait une teneur en sucre plus grande que celle qu 1 ont normalement les aliments marins usuels. - Les crabes sont sujets à une formation de coquille s'épaississant gradu-20 ellement pendant la période comprise entre un moment où ils changent de coquille et le moment du changement suivant, période qui s'étend sur quatre ans. Ceci peut être contrecarré par le procédé suivant l'invention. La valeur potentielle nutritive du crabe est ainsi maintenue indépendante du moment de la période entre deux changements de coquille où il a été pêche. Il est naturellanent 25 de grande importance de ne pas réduire l'épaisseur de la coquille à un tel point que le crabe soit difficile à manipuler sans risquer de lui briser sa coquille. Une quantité convenable d'aliment est de 25 à 40 g par crabe et par jour. L'appétit du crabe dépend de la température de l'eau de mer. Il cesse en partie 30 ou en totalité de se nourrir quand cette température est de 5 à 7° C. L'eau de mer dans laquelle les crabes sont gardés, doit donc avoir une température au-dessus de celle-ci, de préférence de 10° - 20° C. Le sucre a le même effc-t quand il est ajouté à l'eau au lieu d'être apporté par l'aliment donné aux crabes par exemple pendant qu'ils sontgardés dans les bassins côtiers. 72 05930 2126286 1er Exemple : 1U uuu crabes pêches près de la côte norvégienne au droit de Stavanger (plus spoci sèment à Kvitsoy près de Stavanger) ont été trouvés, par des échantillons pris au hasard, être pratiquement vides et/ou avoir une coque épaisse. Ils ont été nourris pendant deux mois de poisson salé à raison, d'environ 30 g 5 par crabe et par jour. On avait additionné au préalable l'aliment de sucre de canne en quantité d'environ 2 litres pour 100 1 d'aliment rapporté au poisson en poids global. La salaison du poisson a été faite par trempage en saumure concentrée pendant trois jours avant l'utilisation. Le sucre avait été ajouté à la saumure. Iialimentation des crabes était faite dans des parcs sui-10 vant le brevet norvégien No 100 257 pourvus d'un flux d'eau de mer dont la température était d'environ 14° C. Des échantillons de crabes ont été pris au hasard après trois semaines d'alimentation. On a constaté qu'une grande proportion des crabes étaient bien remplis de chair et que la xoquille avait acquis une épaisseur avantageuse 15 Pratiquement tous les crabes étaient pleins après deux mois et aucun n'avait une coque trop épaisse. Environ 1000 crabes du même endroit de la côte norvégienne ont été nourris dans les conditions précitées mais avec un aliment sans addition de sucre. Des échantillons pris au hasard après trois semaines ont montré que 20 la plupart des crabes étaient remplis de chair. Ils contenaient toutefois moins de chair que ceux alimentés en aliments contenant du sucre. Leur coquille était légèrement plus épaisse que lors de la pêche. Après deux mois certains d'entre eux avait une coque sensiblement accrue en épaisseur. 72 05930 4 2126286 REVENDICATIONS 1. Procédé d'alimentation de crabes dans l'eau de mer caractérisé en ce que les crabes sont nourris avec un aliment contenant du sucre afin de réduire l'épaisseur originale de leur coquille et/ou d'arrêter la formation d'une coquille d'épaisseur accrue. 5 2. Procédé d'alimentation suivant la revendication 1 caractérisé en ce que les crabes sont nourris avec un aliment salé. 3. Procédé d'alimentation suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2 caractérisé en ce qu'on utilise un aliment contenant une quantité additionnelle de sucre d'environ 2 kg par 100 litres d'aliment, rapporté à la quantité globale 10 de poisson en poids. 4. Procédé d'alimentation suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que les crabes sont nourris de 25 à 40 g d'aliment par crabe et par jour. 5. Procédé d'alimentation suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4 15 caractérisé en ce que les crabes sont alimentés dans une eau de me r dont la température est de 10° à 20° C.