i. 2006274 La présente invention se rapporte à un procédé de conditionnement d'un système pneumatique de transport de flocons de fibres en vue de l'alimentation en matière textile des machines de filature, ainsi qu'aux dispositifs pour l'application du 5 procédé. Dans le transport pneumatique des flocons, la matière textile sous forme de flocons est transportée au moyen d'un milieu de transport, par exemple d'un courant d'air, dans un conduit et au moyen de une ou de plusieurs machines reliées à ce conduit 10 de transport commun, comme, par exemple, des machines d*ouvrai-son, de nettoyage ou de transfert, ou des cardes avec hottes de chargement. XI est apparu que, non seulement l'alimentation des machines, mais aussi le dépôt des flocons de fibres dans les hottes de chargement des cardes était fortement influencé par 15 la teneur en humidité des flocons de fibres ou du système pneumatique de transport ainsi que le transport des fibres dans les canalisations de transport. La matière textile transportée dans les canalisations sous forme de flocons ne présente pas un comportement constant. C'est ainsi qu'il arrive fréquemment que 20 des agglomérations de flocons ou des accumulations de fibres se forment soit, par exemple aux points de dérivation ou aux coudes des canalisations de transport, soit sur les parois de ces canalisations, provoquant ainsi des refoulements de matière textile, ce qui, non seulement paralyse le transport dans le 25 conduit, mais plus particulièrement s'oppose à une alimentation ou à un traitement régulier de la matière en flocons par une machine subséquente ou, par exemple, à une alimentation régulière de la hotte de chargement d'une carde. On court surtout le risque que, ainsi, soit affectée la régularité du dépôt de 30 matière textile dans les hottes de chargement des cardes, laquelle peut d'ailleurs avoir été déjà affectée par un transport pneumatique dans les opérations d'ouvraison et de nettoyage, ce qui, dans les opérations subséquentes exerce une influence négative sur la constance du numéro des rubans ou des filés. 35 La formation indésirable d'accumulations de fibres dans les systèmes de transport pneumatique des flocons de fibres est at-tribuable le plus souvent à la formation de charges électrostatiques. Ces charges peuvent être engendrées par un frottement dû à la turbulence de l'air dans le courant d'air de transport, 4-0 par un frottement entre les flocons de fibres et le courant 69 .1 1539 2. 2006274 d'air au moment où celui-ci se charge de flocons délivrés par la floconneuse, ou encore par le frottement des flocons entre eux. Etant donné que les flocons se meuvent librement dans le courant d'air de transport, la charge électrostatique n'est pas 5 éliminée aussi longtemps qu'il ne se produit pas un contact avec un matériau approprié conducteur de l'électricité. Ces agglomérations de flocons sont observées surtout lorsque l'air de transport est relativement sec. Cependant, une humidité trop élevée de l'air de transport ou de la matière textile peut éga-10 lement engendrer une agglomération de fibres, ce qui, non seulement erée des perturbations dans le système de transport pneumatique, mais aussi et surtout exerce une influence défavorable sur la qualité du produit fait avec ces fibres. De nombreux essais ont donc été effectués en vue d'influen-15 cer le degré de l'humidité dans les systèmes de transport pneumatique, afin d'éviter la formation de ces aggomérations de fibres. C'est ainsi qu'on a eu recours à un procédé utilisant de l'air chaud pour l'ouvraison et le nettoyage du coton ; à cet 20 effet, l'air frais aspiré au dehors, puis réchauffé est conduit sous pression aux différentes machines de l'installation dans des conduits fermés, de sorte que le coton transporté par cet air chaud demeure pendant tout le processus d*ouvraison dans un courant d'air chauffé uniformément. Ce procédé présente cet 25 inconvénient que les fibres étant transportées dans un milieu très sec par un air surchauffé, si elles sont, il est vrai, à l'abri de variations de la teneur en humidité de l'air, donnent lieu, par ailleurs, à la formation- d'agglomérations de fibres par suite de la teneur en humidité trop faible de la matière 30 textile du fait de l'emploi d'un air très chaud qui crée le risque de la formation de charges électrostatiques. Un autre inconvénient de ce procédé est le fait que sur chacune des machines, il faut ajouter des quantités supplémentaires d'air chaud importantes, ce qui est inéconomique. Avec le procédé ha-35 bituel de transport pneumatique des fibres au tambour à crible du batteur par de l'air chaud humidifié, l*air est filtré après le dépôt des fibres et cet air, avec une teneur en humidité et eh chaleur éventuellement non modifiée, au lieu d'être, évacué à l'extérieur, est ramené dans le local où se trouvent les ma-40 chines d" ouvrai s on et de nettoyage, de sorte que la chaleur et 69 11539 3. 2006274 l'humidité dans la salle où l'air de transport a été préalablement prélevé demeurent inchangées. Ce procédé conditionne il est vrai le flux d'air dans la salle et dans les canalisations de transport, mais, par ailleurs, les variations de la teneur 5 en humidité des fibres ne sont pas modifiées. L'influence exercée sur l'humidité des fibres présentant des degrés différents d'humidité est trop lente et, de surcroît, onéreuse du fait qu'elle nécessite à la fois une climatisation de la salle d*ouvrai son et de nettoyage et de l'air de transport et, par consé-10 quent, le brassage d'un grand volume d'air. Avec un dispositif connu de transport pneumatique des fibres longues ces fibres sont conduites par un courant d'air dans une salle de mélange équipée avec un humidificateur et l'air supplémentaire humidifié est ajouté à la canalisation de trans-15 port par injection. En ce cas, l'humidification a pour effet d'améliorer le mélange des fibres longues. L'air supplémentaire est aspiré par des injecteurs à partir du milieu ambiant indépendamment du degré d'humidité de la fibre. Une régulation du conditionnement du courant d'air de transport par une addition 20 d'air supplémentaire en vue d'influencer l'humidité de la fibre rend toutefois nécessaire l'emploi d'injecteurs synchronisés entre eux par l'intermédiaire de détecteurs. Toutefois, par suite du volume d'air très important qu'il faut ajouter et climatiser, ainsi que du fait de la régulation coûteuse de la cli-25 matisation, un tel système est inéconomique. En outre, une addition non contrôlée de l'air humidifié au courant d'air de transport ne permet pas de doser l'humidité ajoutée. Dans le transport pneumatique habituel des fibres à l'intérieur d'une machine, par exemple du briseur au tambour à 30 crible disposé à" une faible distance, on a observé que le voile délivré présentait des irrégularités auxquelles on s'est efforcé de remédier ; à cet effet, on a conféré à la canalisation d'air une forme circulaire et, dans la partie du flux d'air ne portant pas de fibres, on a prévu des organes pour réchauffer l'air et 55 pour injecter de l'eau ou de la vapeur d'eau dans le courant d'air de façon à porter l'air à une température déterminée. Le dispositif de chauffage ainsi que le détecteur de température étaient disposés dans une dérivation de la canalisation circulaire et le détecteur de température commandait l'injection 40 d'eau dan3 cette canalisation en fonction de la température du 69 11539 4 2006274 courant d'air de transport» Indépendamment de l'humidité des fibres qui se trouvent dans la partie de la canalisation circulaire transportant les fibres, une quantité suffisante d'eau ou de vapeur d'eau est ajoutée par injection continue pour que, 5 à la température prévue, même dans le cas d'une addition de vapeur d'eau, il existe continuellement un brouillard d'eau condensée qui se dépose sur les fibres et élimine les charges électrostatiques. Des flocons de fibres d'une teneur en eau aussi élevée se prêtent mal à un transport pneumatique régulier 10 ainsi qu'à une transformation convenable sur les machines subséquentes, éventuellement à une" délivraison satisfaisante, par exemple dans les hottes de chargement des cardes, où ils ont tendance à s'agglomérer entre eux. Une élévation de la température dans le courant d'air de transport dans la canalisation 15 de dérivation ne saurait non plus influencer la teneur en humidité des fibres, servant seulement à contrôler les variations de la température dans la partie de la canalisation circulaire non porteuse de fibres, par une injection ou par une évapora-tion d'eau. le détecteur de température qui, avec le dispositif 20 de chauffage se trouve dans la canalisation de dérivation et qui contrôle l'injection d'eau en fonction de la température n'indique pas non plus les valeurs réelles de la température dans la partie de la canalisation circulaire qui transporte les fibres. Plus exactement, sous l'influence du brouillard d'eau, 25 l'air de transport devient un milieu conducteur des charges électrostatiques qui. se forment dans la partie de la canalisation porteuse de fibres. De même, sur les machines habituelles de battage et d*ouvrais on de la matière textile, sur lesquelles, à l'intérieur de 50 la machine un courant d'air transporte la matière textile depuis le volant du batteur jusqu'au tambour à crible en un circuit fermé, des dispositifs d'humidification de l'air ont été prévus dans la canalisation d'air entre le point de séparation de la matière fibreuse et lè point d'afflux dans l'espace d'ouvraison. 35 Etant donné qu'ici également le circuit de l'air est fermé vers l'extérieur, le degré voulu d'humidité de l'air ne peut être maintenu qu'à l'intérieur des machines de battage et d'ouvrai-son. Abstraction faite de ce que, avec ce système de parcours circulaire de l'air, le transport des fibres dans une canalisa-4-0 tion pneumatique n'est pas réalisé, ce système travaille avec 11539 5 2006274 de grandes quantités d'air qui doivent être humidifiées jusqu'à sursaturation, ce qui a pour effet, non seulement de rendre ce procédé onéreux, mais aussi de ne pas permettre de doser l'humidité de l'air en fonction de l'état des fibres. 5 Avec les procédés ou dispositifs précités, on s'efforce d'influencer l'humidité du système pneumatique de la matière en flocons, soit en injectant dans l'air de transport non porteur de matière fibreuse une quantité suffisante d'eau ou de vapeur d'eau pour le saturer d'humidité, éventuellement jusqu'à 10 la formation de brouillard, soit en ajoutant de l'air humidifié à l'air de transport chargé de flocons de fibres. Dans le premier cas on court le risque d'une formation de gouttes d'eau dans le système, c'est-à-dire également sur les flocons de matière transportée par suite de la sursaturation de l'air de 15 transport en humidité. Non seulement pour cette raison, mais aussi du fait du degré très élevé de l'humidité de l'air de transport par suite de l'effet de saturation, les flocons de fibres ont tendance à coller entre eux ou alors ils demeurent accrochés, par exemple aux conduits ou aux parois de la hotte 20 de chargement d'une carde, ce qui forme des agglomérations indésirables ou se traduit par le recouvrement de l'ensemble du système par des fibres. Etant donné que, dans de nombreux cas, les produits d'ensimage ou d'avivage appliqués aux fibres sont très hygroscopiques, cela favorise l'agglutination des flocons 25 de fibres entre eux et leur adhérence aux parois, ce qui se traduit bientôt par des perturbations dans le système pneumatique de transport de la matière de flocons de fibres. De même, un air de transport saturé d'humidité au point de donner lieu à une formation de brouillard ne permet pas de doser l'humidité 30 s'il s'agit, par exemple de fibres d'humidité différente, dosage particulièrement nécessaire du point de vue du comportement hygroscopique des produits d'avivage. Dans l'autre cas considéré r, c'est-à-dire de l'addition d'air préalablement humidifié au courant d'air de transport, avec les procédés, habituels il y a 35 l'inconvénient que de très grandes quantités d'air doivent être ajoutées pour obtenir le degré nécessaire d'humidité de l'air de transport. Par ailleurs, ces procédés réagissent lentement et ils ne permettent pas de doser raisonnablement l'humidité à ajouter. 40 le but de la présente invention est donc d'éliminer les 69 11539 6. 2006274 inconvénients des procédés et dispositifs utilisés habituellement jusqu'ici et de conditionner un système de transport pneumatique de la matière en "bourre dans des conditions simples et plus encore, économiques, de façon telle que la matière fibreuse 5 transportée soit mise dans un état qui satisfasse aux conditions de transformation sur les machines subséquentes alimentées avec cette matière textile en flocons. Il est apparu que, pour influencer l'humidité des flocons de fibres, transportées pneumatiquement, une modification de la 10 température du courant d'air de transport était également nécessaire, étant donne que sous une pression et un volume constants, l'humidité relative de ce courant d'air est fonction de la température. Le procédé, selon l'invention, de conditionnement d'un 15 système pneumatique de transport de la matière textile en flocons, destiné à conduire la matière fibreuse aux machines de filature, avec lequel les flocons de fibres sont transportés dans un conduit par un courant d'air de transport est caractérisé par le fait que de la chaleur est amenée au courant d'air 20 de transport chargé de fibres. Pour l'application du procédé selon l'invention, l'appareillage utilisé comporte, sur un conduit de transport pneumatique chargé de flocons de fibres alimentant en flocons une ou plusieurs machines reliées à la canalisation commune de transport, 25 des organes reliés à la canalisation qui amène la chaleur, et, dans la canalisation de transport, un détecteur relié par un organe de commande aux dispositifs précités d'amenée de la chaleur. L'invention est décrite dans ce qui suit plus en détail, 30 en se référant à des exemples d'exécution illustrés par les dessins annexés, qui représentent : Fig. 1 une installation de conditionnement de machines de nettoyage et d'ouvraison, comportant plusieurs ouvreuses de balles, représentation schématique vue en plan. 35 Fig. 2 une vue partielle de l'installation de la fig. 1 dans un ordre logique, représentation, schématique en élévation. Fig. 3 une variante de l'installation de conditionnement selon la fig® 2. Fig® 4 iHie installation de conditionnement dans une carde-40 vie automatique représentation schématique en élévation,, 11539 7 2006274 Fig. 5 l'installation de la fig. 4 vue en plan. Fig. 6 une installation de conditionnement d'un système de transport pneumatique de la matière textile avec à l'extrémité une canalisation de transport fermée, représentation schémati-5 que en élévation. Fig. 7 une variante du système de conditionnement selon la fig. 4 ou 6, représentation schématique en élévation. Fig. 8 une variante de l'installation de conditionnement selon les figures 1 à 7. 10 Fig. 9 une autre variante d'une installation de condition nement pour un système de conditionnement selon les figures 4 ou 6. Fig. 10 une autre variante de l'installation de conditionnement selon le système de conditionnement de la fig. 2. 15 Fig. 11 une autre variante applicable dans les conduites- transport de l'installation des figures 1 à 6. Fig. 12 encore une autre variante. Selon les figures 1 et 2, les "balles de matière textile sont transportées sur plusieurs floconneuses du type carrousel 20 2, 2', 2", 2"' et la matière fibreuse délivrée sous forme de flocons est conduite par des ventilateurs, (non représentés) dans des canalisations 4» 4', 4"> 4"'à des épurateurs monocylindriques 5, 5'» 5", 5"'. la matière sous forme de flocons est ensuite aspirée par les caisses aspirantes 6, 6', 6", 6m à travers 25 les épurateurs monocylindriques 5, 5 *, 5n» 5"' dans les canalisations correspondantes 7, 7', 7"» 7m, puis délivrée à un tablier transporteur collecteur 8 dont dépend une ouvreuse supplémentaire de déchets 9« Ensuite, la matière sous forme de flocons est aspirée dans la canalisation en dérivation 10 par deux mélangeuses 30 automatiques montées en parallèle 11, 11'. A partir de ces mélangeuses automatiques, la matière en flocons est aspirée en passant respectivement par un autre épurateur monocylindrique 12, 12' et par des canalisations 13, 13* et 14* 14* à travers une ouvreuse horizontale 15» 15* munie de dispositifs d'alimen-35 tation positive (non représentés) et, de là, dans des canalisations en dérivation 16, 16* par les dispositifs d'alimentation des flocons 17, 17*» 17", 17m qui délivrent les flocons, par exemple à des hottes de chargement de cardes (non représentées). Entre les ouvreuses horizontales 15» 15' et les dispositifs d'a-40 limentation des flocons 17, 17', 17" ou 17'" on trouve respecti- 69 11539 8. 2006274 vement sur les canalisations correspondantes 16, 16* un canal de by-pass 18 ou 18*, qui oommcnique avec la canalisation 16 ou 16 ' par les orifices 19 ou 19:® Par le canal de by-pass- 18 ou 18* une fraction, de préférence peu importante de l'air de 5 transport provenant de la canalisation 16, ou 16* s'écoule dans la direction des flèches A et B (fig. 2). Pour éviter l'entrée de flocons de fibres dans le canal de by-pass 18, les orifices 19» 19* et 20, 20* sont munis de tamis, filtres, ou autres dispositifs similaires (non représentés). Dans le canal de by-pass 10 18 (fig. 2) se trouve un dispositif de chauffage électrique 21 relié à un organe de commande 22, dont dépend un détecteur 23 réagissant en fonction de l'humidité et de la température, qui, vu dans le sens de cheminement de la matière, est disposé après le canal de by-pass 18 dans la canalisation de transport des 15 flocons 16. Dans l'application du procédé selon l'invention avec le dispositif représenté en détail selon la fig. 2, par suite de l'aspiration à partir du canal de by-pass 18 par les orifices 19 et 20 par un ventilateur (non représenté) situé dans le dis-20 positif d'alimentation des flocons 17, une partie de l'air de transport passe dans l'orifice 19 selon la flèche A et entre dans le canal, de by-pass 18. la partie dérivée de l'air de transport passe dans le canal de by-pass 18, revient par l'orifice 20 selon la flèche B dans la canalisation 16 où elle se 25 réunit avec le courant d'air de transport chargé de flocons caractérisé par la flèche C. ' Dans le cas d'une teneur en humidité trop élevée de l'air de transport chargé de flocons, la température, et, de ce fait l'humidité relative de la quantité relativement peu importante de l'air de transport dérivé sont 30 modifiées pendant le passage dans le canal de by-pass 18 par l'action de chauffage du dispositif de chauffage 21. Cette petite quantité d'air conditionné après avoir traversé l'orifice 20 se réunit avec le courant d'air de transport chargé de flocons et modifie l'humidité relative de l'air de transport. 35 la quantité de chaleur qui est conduite à la petite" quan tité d'air de transport dérivé par le canal de by-pass 18 et, de ee fait, le degré de conditionnement sont contrôlés par le détecteur 23 qui est ajusté en fonction d'une valeur déterminée de l'humidité de l'air de transport. Ce détecteur signale tout 40 écart par rapport à la valeur théorique à l'organe de commande 11539 9 2006274 22 qui provoque un échauffement par le dispositif de chauffage 21. Eventuellement, le détecteur 23 est ajusté dans les limites d'une certaine zone de tolérance en fonction d'une humidité relative, respectivement d'une température correspondant à cette 5 humidité de l'air de transport, pour laquelle il ne se produit pas d'agglomérations de flocons de fibres dans le conduit de transport ou dans les canalisations dérivées, ce qui peut être obtenu, par exemple par un contrôle du poids du ruban de la carde alimentée en flocons par le dispositif 17. Une variation 10 de la teneur en humidité des flocons de fibres alimentés et/ou de l'air nouvellement introduit dans le système de transport pneumatique des flocons provoque également une variation de l'humidité relative de l'air de transport, variation qui est décelée par le détecteur 23, éventuellement en dehors de la 15 zone de tolérance et compensée par l'intermédiaire de l'organe de commande 22 qui actionne le dispositif de chauffage 21. le conditionnement est ainsi effectué rapidement et à peu de frais. Par l'addition seulement d'une petite quantité d'air préalablement conditionné au courant d'air de transport, les variations 20 sont rapidement compensées, surtout si elles sont peu importantes. la petite quantité d'air conditionnée antérieurement dans le canal de by-pass 18 qui est ensuite ajoutée au courant d'air de transport modifie l'humidité relative de l'air de transport chargé de fibres et engendré en ce qui concerne les 25 flocons de fibres dans le courant d'air de transport des conditions d'humidité qui mettent ces flocons dans un état approprié pour leur transport ainsi que pour les opérations subséquentes de transformation. Toute perturbation dans le système de transport automatique pneumatique, due à des accumulations de fibres 30 est non seulement évitée, mais elle est rendue automatiquement impossible par la surveillance exercée par le détecteur 23. Il en est de même pour les flocons de fibres qui s'accumulent ou s'agglutinent par l'effet d'une humidité relative trop faible de l'air de transport. En ce cas, le détecteur 23, par l'inter-35 médiaire de l'organe de commande 22 s'oppose à 15arrivée de la chaleur dans la petite quantité d'air de dérivation dans le canal de by-pass jusqu'à ce que la teneur en humidité relative de l'air de transport se situe à la valeur ou éventuellement dans la zone de valeurs pour laquelle le détecteur 23 a été 4-0 réglé. Si la teneur en humidité relative de l'air de transport 69 11539 10 2006274 continue à augmenter, l'organe de commande 22 provoque à nouveau -un échauffement dans le canal de "by-pass 18 ce qui a pour effet de maintenir l'humidité correspondante à cette valeur ou à cette aone de valeurs» 5 la figure 3 représents une installation de conditionnement avec un conduit de transport 24 entre une floconneuse du type carrousel 25 et un épurâteur scnoeylindrique 26 0 Une caisse aspirante 27 d'un tablier transporteur collecteur (non représenté) aspire par l'intermédiaire -le la canalisation 24 la matière 10 fibreuse entre la floconneuse-carrousel 25 et 1'épurâteur monocylindrique dans le sens de la flèche D. A partir de l'épurateur monocylindrique 26, les flocons de fibres en même temps que l'air de transport sont transportes à partir de la caisse aspirante 27 dans le sens de la flèche E» Un canal de by-pass 31 15 entre la floconneuse-carrousel 25 et l'épurateur monocylindrique 26 disposé sur lé conduit de transport 24 et relié au conduit de transport 24 par les orifices 29 et 30 renferme un dispositif de chauffage électrique 32. Ce dispositif de chauffage 32 est relié à un appareil de coraaande 33 dont fait partie un 20 tâteur 34 réagissant à 1*humidité ou à la température, disposé dans la canalisation de transport 28 qui relie l'épurateur monocylindrique 26 à la caisse aspirante 27. Pour éviter que des flocons de fibres pénètrent dans le canal de by-pass 31, les orifices 29 et 30, ici encore sont munis de tamis, filtres, 25 ou dispositifs similaires, le tâteur 34 mesure l'humidité, respectivement, la température dans le courant d'air de transport chargé de flocons de fibres» dans le conduit 28 et, par l'intermédiaire de l'organe de commande 33» il modifie la température de l'air dans le esaal de "by-pass 31 « Sous 15influence de 30 la dépression créée par la caisse aspirante 27 par les orifices 29 et 30 dans le canal de by-pass 32 une certaine quantité d'air de transport pénètre selon la flèche F dans le canal de by-pass 31 par l'orifice 29, s'écoule dans ce canal9 puis, à sa sortie» se réunit à nouveau par 18orifice 30 selon la flèche G avec le 35 courant d!air de transport caractérisé par la flèche D» Le conditionnement s'effectue de la même Manière que dens le cas de " la fig. 1 ou 2. les figure s 4 et 5 se rapportent au conditionnement du système de transport pneumatique de flocons d'une earderie automatique» Une machine de délivraison de flocons de 40 fibres, désignée dans ce qui suit- par "dispositif d'alimentation 69 11539 h 2006274 des flocons" 35 reçoit sa matière textile pneumatiauement par mie canalisation d*alimentation 36 (non représentée), les flocons délivrés par le dispositif d'alimentation des flocons 35 sont aspirés, en même temps que l'air de transport, dans le sens 5 de la flèche H par un ventilateur 38 qui se trouve dans le conduit 37, et transférés par l'air de transport- en surpression dans le sens de la flèche K dans une canalisation environnante 39 qui, par un élément intermédiaire 40 prend la forme d'une section transversale rectangulaire ayant à peu près la largeur 10 de la carde, à laquelle sont reliées les hottes de chargement 41 d'une série de cardes 42. Après avoir desservi une première série de cardes, le conduit 39 passe par une seconde série de cardes 42 parallèle à la première alimentées également par les mêmes hottes de chargement 41* (fig. 5)» pais revient au dispo-15 sitif d'alimentation des flocons 35. Entre le dispositif d'alimentation des flocons 35 et le ventilateur 38 un canal de by-pass 43 est disposé sur le conduit 37. le canal de by-pass 43 communique avec le conduit de transport 37 par les orifices 44 et 45 munis, ici encore de filtres, tamis, ou de dispositifs simi-" 20 laires et' il renferme un dispositif de chauffage 46. Ce dispositif de chauffage 46 est relié à un organe de commande 47 dont fait partie un détecteur 48 réagissant à l'humidité ou à la température, disposé avant l'élément intermédiaire 40 du côté de la pression du ventilateur 38 dans le conduit de transport 25 39 de transfert des flocons. Dans l'application du procédé selon l'invention avec le dispositif conformément aux figures 4 et 5» "une petite quantité d'air réchauffé est aspirée à travers l'orifice 45 selon la flèche M dans la canalisation 30 et conduite, par conséquent 30 en même temps que de la chaleur, dans le courant d'air de transport chargé de flocons, caractérisé par la flèche H. l'air réchauffé ajouté au courant d'air de transport se mélange à celui-ci et modifie l'humidité relative dans le courant d'air de transport. la quantité de chaleur ainsi ajoutée, et par voie 35 de conséquence le degré de conditionnement sont commandés par le détecteur 48 qui est réglé en fonction d'une valeur déterminée de l'humidité, respectivement de la température de l'air de transport et qui fonctionne dans les mêmes conditions que pour les exemples précités selon les figures 1 et 2. la teneur 40 en humidité des flocons de fibres transportés dans le conduit 69 11539 1 O JL«£ o 2006274 40 peut ainsi être aisément contrôlée et la matière textile convoyée par le système de transport pneumatique des flocons peut être influencée de faoon à se prêter aux conditions de transport, respectivement d'alimentation des cardes. 5 la figure 6 représente une forme d'exécution d,un disposi tif pour l'application du procédé selon l9invention à une installation telle que décrite dans le brevet suisse 437 063. Un dispositif d'alimentation des flocons 49 reçoit par l'intermédiaire d'une canalisation d'alimentation 50 de la matière tex-10 tile transportée pneumatiquement. Après le dispositif d'alimentation des flocons 49» les flocons passent dans le conduit 51 où se trouve un ventilateur 52 qui les aspire en même temps que l'air de transport dans la direction de la flèche U et, pris en charge en surpression ils arrivent dans le sens de la flèche 0 15 à un conduit de transport surélevé 5t? ©si passant par un élément intermédiaire 54 dont la section transversale assume une forme, appropriée, le conduit 55 aboutit à une hotte de chargement 56 d'une carde. 57. lfair de transport qui pénètre dans la hotte de chargement 56 s'écoule ensuite à travers une paroi de séparation 20 58 perméable à l'air montée dans la hotte de chargement 56 dans un canal 59» puis, passant dans le conduit 60, il arrive dans un espace (non représenté) qui se trouve sous une pression plus faible. Plusieurs hottes de chargement 56 peuvent être disposées successivement sur le conduit de transport 55» la hotte de trans-25 port 56 représentée ici à la figure 6 étant alors la dernière de ces cardes. Un canal de by-pass 62 entre le dispositif d'alimentation des flocons 49 et le ventilateur 52, partant du conduit de transport 51 et communiquant avec celui-ci par les orifices 61 et 62 renferme un dispositif de chauffage 64. Ce 30 dispositif de chauffage 64 est relié à un organe de commande 65 dont fait partie un détecteur 66 réagissant à l'humidité ou à la température. Dans le cas où plusieurs hottes de chargement sont reliées au conduit de transport 55, le détecteur 66 est monté avant la première hotte de chargement. Pour éviter que 55 les flocons de fibres pénètrent dans le canal de by-pass 63, les orifices 61 et 62 sont munis de filtres, de tamis ou de dispositifs similaires, le conditionnement s'accomplit dans les mêmes conditions que celles décrites pour les figs. 1, 2 ou 4 respectivement 5. 40 la figure 7 représente une variante d'une disposition du 11539 15. 2006274 canal de by-pass 43 ou 63» par exemple pour les installations de la fig. 4 ou de la fig. 6. Par un orifice d'aspiration 67 du canal de by-pass 68 sur une canalisation de transport 70 venant du dispositif d*alimentation des flocons (non représenté) 5 raccordée du côté de l'aspiration à un ventilateur 69 s'écoule l'air de transport chargé de flocons dans la direction de la flèche P. Un orifice d'entrée 71 dans la canalisation qui transporte la petite quantité d'air préalablement conditionné dans le canal de by-pass 68 est disposé sur une canalisation de 10 transport en surpression 72, raccordée du côté de l'aspiration au ventilateur 69 et conduisant les flocons dans la direction de la flèche Q. Cet orifice d'entrée 71 est conçu ici comme une tuyère 73 de sorte que la petite quantité d'air amenée au canal de by-pass 68 conditionnée par un dispositif de chauffage 15 74- est aspirée et injectée dans la canalisation de transport reliée au ventilateur 69 du côté de la pression et un passage dans le canal de by-pass 66 dans la direction des flèches ER* est ainsi réalisé. La disposition représentée à la figure 7 du canal de by-pass contournant une machine peut être appliquée 20 également à l'installation représentée par les figs. 1 à 3. La figure 8 représente une autre forme de réalisation du chauffage du canal de by-pass des figs. 4 et 7. Sur tm canal de by-pass 74 sont disposés extérieurement des éléments chauffants 75 qui sont recouverts par un carter 76 pour éviter une déperdition 25 de la chaleur par rayonnement dans le milieu ambiant. Ces éléments chauffants 75 sont reliés par l'intermédiaire d'un organe de commande 77 avec un détecteur 79 disposé dans la canalisation de transport 78 chargée de fibres, par lequel le chauffage est contrôlé. 30 L'air de transport chargé de fibres peut être également conditionné en chauffant directement la canalisation de transport et en amenant ainsi de la chaleur au courant d'air de transport chargé de flocons. La fig. 9 représente un conduit de transport 80 par lequel les flocons de fibres sont aspirés 35 d'une machine (non représentée) au moyen d'un ventilateur 81 et transportés plus loin par le conduit 82 en surpression. A la partie extérieure du conduit de transport 80 sont disposés' des éléments chauffants 83 qui sont recouverts par un carter pour éviter une déperdition thermique par rayonnement. Ces éléments 40 chauffants 83 sont reliés par l'intermédiaire d'un organe de 11539 14- 2006274 commande 85 avec un détecteur 86 réagissant à l'humidité ou à la température. En l'occurrence, ce détecteur est disposé dans le conduit de transport 82 qui part du ventilateur 81. Le conditionnement de l'air de transport chargé de flocons s'accomplit 5 par l'apport de chaleur en fonction d'une valeur de mesure établie par le détecteur. Mentionnons ici que les éléments chauffants qui dans le cas considéré de la fig® 9 sont montés directement sur le conduit de transport 80 peuvent également être disposés en un autre point quelconque du système de transport 10 pneumatique des flocons. C'est ainsi qu'il n'y a aucun inconvénient à placer les éléments chauffants 83 également dans le conduit de transport 82 qui transporte en surpression les flocons de fibres à partir du ventilateur 81 de la fig. 9. La figure 10 représente encore une autre variante d'appli-15 cation du procédé selon l'invention avec un canal de by-pass dans un conduit raccordé à une machine du côté de la pression, la matière textile sous forme de flocons délivrée en surpression avec l'air de transport par un ventilateur (non représenté) par une floconneuse-carrousel 87 dans la direction de la flèche S 20 est aspirée par une caisse aspirante 89 d'un tablier de transport collecteur (non représenté) à travers un épurateur monocylindrique 90. Un canal de by-pass 93 communique par les orifices 91 et 92 avec le conduit de transport 88 chargé de flocons, ce canal est équipé avec un dispositif de chauffage 94 qui est 25 relié à un appareil de commande 95. Un détecteur 96 réagissant à l'humidité ou à la température est disposé dans le conduit de transport 97 qui va de l'épurateur mono cylindrique 90 à la caisse aspirante 89 et il est relié à l'organe de commande 95. Ici encore, les orifices 91 et 92 sont munis de plaques tamisantes, 30 de filtres ou d'autres dispositifs similaires. Le mode opératoire du canal de by-pass est le même que celui qui a été décrit dans les exemples qui précèdent,, La figure 11 représente une forme d'exécution du dispositif d'application du procédé selon l'invention telle qu'elle peut 35 être employée également dans les conduits de transport chargés de flocons de l'installation représentée par les figures de 1 à 6. Sn l'occurrence, la petite quantité d'air à conditionner n'est pas dérivée du courant d'air de transport, mais elle est prélevée dans le milieu ambiant, conditionnée, puis ajoutée â 40 l'air de transport chargé de fibres. Un conduit 98 alimenté par 11539 15 2006274 une floconneuse (non représentée) est muni d'un, ajutoir 99 par lequel, sous l'influence de l'aspiration d'un ventilateur 100 une petite quantité d'air est aspirée à partir du milieu ambiant selon la flèche ï et ajoutée en supplément au conduit de trans-5 port 98 dans le sens de la flèche TJ. L'ajutoir 99 est muni sur ses faces extérieures de dispositifs de chauffage et ses dimensions sont conçues de façon que seules de petites quantités d'air en provenance du milieu ambiant puissent pénétrer dans le conduit de transport 98. Gela peut être obtenu, soit par un dia-0 mètre convenablement dimensionné de l'ajutoir, soit en conférant des dimensions appropriées aux orifices 102. On peut aussi prévoir la mise en place d'un obturateur réglable sur l'orifice ou les orifices reliant l'ajutoir avec le milieu ambiant» de sorte que la quantité d'air supplémentaire aspirée du milieu ambiant 5 puisse être dosée dans les conditions requises, les éléments de chauffage 101 sont connectés à un organe de commande 103 dont fait partie un tâteur 104 réagissant à l'humidité ou à la température. Le détecteur 104 est disposé dans le conduit de transport 105 porteur de fibres en surpression rattaché du côté 0 de la pression au ventilateur 100, et dans lequel l'air de transport chargé de flocons s'écoule dans le sens de la flèche V. L'orifice d'entrée 106 qui conduit l'air réchauffé dans le conduit de transport 98 est muni de tamis, filtres, ou de dispositifs similaires. 5 La figure 12 représente une disposition pour l'ajutoir 107 sur un conduit de transport 109 relié à un ventilateur 108 du côté de la pression. Ici encore, l'ajutoir 107 est équipé sur sa face extérieure avec des éléments chauffants 110 qui sont contrôlés par un organe de commande dont fait partie un tâteur 0 (l'un et l'autre non représentés). L'orifice d'entrée 101 de l'ajutoir 107 dans le conduit de transport 109 est conçu en tant que tuyère 112. De cette manière, la petite quantité d'air réchauffé est aspirée et injectée dans le conduit de transport 109 par l'air de transport chargé de fibres en surpression qui 5 s'écoule selon la flèche ¥. La disposition du tâteur mesureur de l'humidité, respectivement de la température n'est pas nécessairement celle des exemples précédents. Le détecteur peut être placé en un point quelconque du conduit de transport entre le point d'entrée de la vapeur d'eau dans ce conduit et une 0 machine quelconque subséquente recevant la matière textile soit 11539 16 2006274 en bourre, soit en flocons, ou encore, entre le système qui ramène les flocons dans le courant d'air de transport (par exemple figs. 4 et 5). G3est ainsi que, dans la forme d'exécution selon la figure 3 il peut être disposé dans le conduit de trans-5 port 26 qui mène à l'épurateur monocylindrique 24. Dans le système de transport pneumatique des flocons selon les exemples des figures 1, 2 et 3, le tâteur est disposé adéquatement dans le conduit de transport qui, si l'on se réfère au sens de cheminement de la matière textile se trouve après la partie du conduit 0 où a lieu l'apport de chaleur, dans la canalisation de transport derrière la première machine subséquente qui délivre la machine sous forme de fibres. Âvee le système de transport pneumatique des flocons, utilisé pour 1*alimentation des cardes selon la figure 6, avec lequel il n'y a pas de recyclage de fibres excé-5 dentaires le tâteur peut être disposé adéquatement dans le conduit de transport entre le point d'apport de la chaleur et la hotte de chargement. Bien qu'une disposition du tâteur dans le conduit de transport aux point précités ne prête pas à objection, points où la teneur en humidité des flocons de fibres est 0 une cause de difficultés, en particulier du fait d'une agglomération indésirable des fibres, par exemple aux points de dérivation vers les hottes de chargement, il est cependant préférable, pour des raisons techniques de mesure: de disposer le tâteur au voisinage du point d'apport de la chaleur dans, le 5 conduit de transport. Plus le tâteur est éloigné de ce point d'arrivée de la chaleur, plus le système fait preuve d'inertie, c'est-à-dire qu'il fonctionne avec un retardement d'autant plus grand. Si le tâteur est placé trop près de l'orifice d'entrée, les valeurs de mesure sont inexactes du fait que l'efficacité 0 de la chaleur ajoutée au courant d'air chargé de flocons est encore insuffisante. Il est nécessaire que le temps de séjour des fibres dans le flux d'air de transport porté à une température plus élevée ou plus basse soit suffisant pour que les flocons de fibres soient influencés par un échange d'humidité 5 avec 1-e flux d'air de transport. C'est pourquoi il est préférable de disposer le détecteur sur une canalisation rattachée du côté de la pression à une machine subséquente (en se référant au sens de cheminement de la matière), même s'il y a suffisamment de place dans la canalisation qui va de la floconneuse à 0 une machine alimentée par flocons, entre la partie du conduit 69 11539 17. 2006274 où a lieu l'apport de chaleur et la machine qui reçoit les flocons. De même, la disposition de l'ajutoir selon la figure II n'est pas nécessairement celle de l'exemple représenté. L'aju-5 toir peut être également disposé dans un conduit de transport allant du côté de la pression, par exemple éventuellement avant la première hotte d'une carde ou avant la première machine subséquente, au point d'entrée de la vapeur d'eau, ce qui permet de déplacer favorablement la position du tâteur dans la diree-10 tion de la première hotte de chargement. Une disposition de l'ajutoir sur-une canalisation raccordée du côté de la pression ne saurait toutefois être envisagée que si la vitesse d'écoulement du flux d'air de transport dans le conduit de transport est assez élevée pour aspirer et injecter dans l'ajutoir l'air 15 réchauffé. Il est toutefois préférable de disposer lsajutoir du côté de l'aspiration, ce qui permet d'éviter les perturbations dues à l'accumulation de fibres sur l'orifice de passage de l'ajutoir vers le conduit de transport, accumulation qui résulte de l'entraînement des fibres par l'effet d'aspiration. 20 La disposition de l'orifice d'entrée d'un cariai de by-pass pour la petite quantité d'air préalablement conditionné n'est pas non plus nécessairement celle des exemples précités. Cet orifice d'entrée peut également être disposé dans un conduit de transport relié à une machine du côté de la pression, par 25 exemple dans une canalisation partant du ventilateur, éventuellement avant la première hotte de chargement d'une carde, ce qui permet, ici encore, de déplacer favorablement la position du tâteur dans la direction de la première hotte de chargement. Toutefois, une disposition de l'orifice d'entrée sur un conduit 30 de transport raccordé du côté de la pression ne saurait être envisagée que si la petite quantité d'air préalablement conditionné est aspirée et injectée, comme le montre la fig. 6. Dsns l'emploi d'un canal de by-pass 93 selon la figure 10, dans le sens de la pression, aussi bien de l'orifice d'aspiration 91 35 que de l'orifice d'entrée 92, la difficulté consiste à maintenir l'orifice d'aspiration exempt de fibres, étant donné que cet orifice s'obture très rapidement par les fibres qui s'y. déposent sous l'influence de la surpression qui règne dans le conduit de transport. Une disposition, pour le moins de l'ori-40 fice d'aspiration du canal de by-pass dans un conduit de trans 11539 18 2006274 port raccordé dans le. sens de l'aspiration est préférable, étant donné que, par suite de la section transversale relativement beaucoup plus grosse du conduit de transport comparativement à celle du canal de by-pass9 l'effet d'aspiration dans le con-5 duit de transport est beaucoup plus intense, de sorte que les fibres qui ont tendance à se déposer sur l'orifice d'aspiration sont entraînées ailleurs. Comparativement aux systèmes habituels employés jusqu'ici pour le conditionnement d'un système de transport pneumatique 10 des flocons, le procédé et les dispositifs décrits ici présentent cet avantage, par exemple que l'addition ou 1'injeàtion d'eau ou de brouillard d'eau ne donne pas lieu à la formation de gouttes d'eau sur les flocons de fibres. Un autre avantage est représenté par le fait que ce procédé permet de contrôler 15 avec précision l'humidité relative dans le flux d'air de transport chargé de flocons9 du fait que la chaleur apportée permet d'ajuster l'humidité avec plus de précision, du fait que l'action de la chaleur s'exerce directement sur le courant d'air chargé de flocons de fibres et que l'air réchauffé ajouté en 20 tant qu'agent de conditionnement se trouve déjà à l'état gazeux et que les molécules d'un gaz se mélangent mieux et plus rapidement avec le courant d'air de transport qui est, lui aussi, sous une forme gazeuse. De même, par exemple, la mesure de l'humidité dans un courant d'air de transport doté de chaleur est 25 plus précise que la mesure de l'humidité dans un air de transport chargé d'eau de pulvérisation ou de brouillard d'eau. Il est bien entendu que l'on pourra imaginer des variantes et perfectionnements de détails sans, pour cela, sortir du cadre de l'invention0 11539 19 2006274 REVENDICATIONS 1. Procédé de conditionnement d'un système de transport pneumatique des flocons destiné à alimenter les machines textiles de filature en matière textile, selon lequel des flocons de 5 fibres sont transportés par un courant d'air de transport dans un conduit, procédé caractérisé par le fait qu'on apporte de la chaleur au flux d'air de transport. 2. Procédé selon revendication 1, caractérisé par le fait que l'addition de chaleur au courant d'air de transport est 10 effectuée entre une machine qui délivre les flocons de fibres et au moins une machine subséquente qui reçoit ces flocons. 3. Procédé selon revendication 1, caractérisé par le fait que la chaleur est ajoutée au courant d'air en surpression entre une machine qui délivre les flocons de fibres et au. moins 15 une machine subséquente qui reçoit ces flocons. 4. Procédé selon revendication 2 ou 3, caractérisé par le fait que la chaleur est ajoutée au flux d'air de transport avant une hotte de chargement de la machine qui reçoit les flocons de fibres. 20 5. Procédé selon revendication 4» caractérisé par le fait que la chaleur est ajoutée au flux d'air de transport avant la hotte de chargement d'une carde. 6. Procédé selon revendication 4, caractérisé par le fait que la chaleur est ajoutée au flux d'air de transport avant la 25 première hotte de chargement d'une série de machines réceptrices des flocons reliées à la canalisation commune de transport. 7o Procédé selon revendication 6, caractérisé par le fait que la chaleur est ajoutée au courant d'air de transport-avant la première hotte de chargement d'une série cLe cardes reliées 30 à la canalisation commune de transport. 8. Procédé selon revendication 1, caractérisé par le fait que la chaleur est ajoutée lorsque le degré cPhumidité est trop élevé. 9. Procédé selon revendication 1, caractérisé par le fait 35 que l'addition de chaleur est stoppée lorsque le degré d'humidité est trop bas. 10. Procédé selon revendication 1, caractérisé par ie fait que le conditionnement est commandé par la mesure de l'humidité dans le courant d'air de transport. 40 11. Procédé selon revendication 1, caractérisé par le fait 69 11539 20 2006274 que le conditionnement est aomditioaa® pas* la mesure de la température dans le courant à3air d© transport. 12o Procédé selon revendication 10 ou 11, caractérisé par le fait que les mesuras 3ont effectuées dans le courant 5 d * air de transport eli&rgi de fibres. 13. Procédé selon revendications 2 et 12, caractérisé par le fait que les mesures sont effectuées dans le courant d' air de transport aspiré et qu'on j introduit aussi de la chaleur. 14. Procédé selon revendications 3 et 12» caractérisé par 10 le fait que dans le flux d'air à l'état de surpression on effectue à la fois les mesures et- qu'on y introduit de la chaleur. 15. Proeédé selon revendications 1 et 12, caractérisé par le fait que les mesures sont effectuées dans la partie de la canalisation de transport qui est reliée du côté de la pression 15 aveo une machine qui reçoit et délivre à nouveau les. flocons de fibres, et que la chaleur est ajoutée à la partie de la canalisation de transport qui est reliée à la machine du côté de l'aspiration. 16. Procédé selon revendication 15» caractérisé par le 20 fait que les mesures sont effectuées dans la partie de la canalisation de transport qui est reliée du côté de la pression à un ventilateur placé dans la canalisation de transport et que la chaleur est ajoutée à la partie de la canalisation de transport qui est reliée au ventilateur du côté de l'aspiration. 25 17. Proeédé selon revendications- 7» 13 et 17, caractérisé par le fait que les mesures sont effectuées avant la première hotte de chargement. 18. Proeédé selon revendication 1, caractérisé par le fait que la chaleur est ajoutée en même temps qu'une partie de la 30 quantité d'air de transport. 19. Procédé selon revendication 18, caractérisé par le fait que la fraction d'air de transport conditionné est ajoutée au courant d'air de transport chargé de flocons. 20. Procédé selon revendication 19» caractérisé par le 35 fait que la quantité partielle d'air est prélevée avant le conditionnement, sur le courant d'air de transport chargé de flocons de fibres. 21. Proeédé selon revendication 19, caractérisé par le fait que la quantité d'air partielle est aspirée à partir du 40 milieu ambiant avant le conditionnement. 69 11539 21 2006274 22. Procédé selon revendication 19, 20 ou 21, caractérisé par le fait que la quantité d'air partielle est conditionnée par l'addition de chaleur. 23. Procédé selon revendications 2 et 20, caractérisé par 5 le fait que la quantité d'air partielle est dérivée à partir du courant d'air de transport aspiré. 24. Procédé selon revendications 3 et 20, caractérisé par le fait que la quantité d'air partielle est dérivée à partir du courant d'air de transport dans un état de surpression. 10 25. Procédé selon revendication. 20, caractérisé par le fait que la quantité d'air partielle est dérivée de la partie de la canalisation de transport qui est reliée du côté de l'aspiration à une machine qui reçoit et qui délivre à nouveau les flocons de fibres, et qu'elle est ajoutée dans la partie de la 15 canalisation de transport qui est reliée à la machine du côté de la pression. 26. Procédé selon revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que la chaleur est ajoutée au courant d'air de transport qui transfère la matière textile délivrée sous forme de flocons 20 par une floconneuse au moins à une machine subséquente qui reçoit et délivre à nouveau la matière textile sous forme de flocons. 27. Dispositif pour l'application du procédé selon revendication 1, caractérisé par le fait que, sur une canalisation 25 pneumatique de transport chargée de flocons de fibres servant à alimenter une ou plusieurs machines réceptrices de flocons de fibres reliées à la canalisation commune, des organes rattachés à la canalisation de transport ont été disposés en vue de l'addition de chaleur et qu'on a prévu un tâteur-mesureur, 30 relié aux organes d'apport de la chaleur par l'intermédiaire d'un organe de commande. 28. Dispositif selon revendication 27, caractérisé par le fait que les organes d'apport de la chaleur sont disposés directement sur la canalisation de transport. 35 29. Dispositif selon revendication 27, caractérisé par le fait que des éléments ont été prévus pour échauffer une partie de la quantité d'air de transport. 30. Dispositif selon revendication 27, caractérisé par le fait que les organes d'apport de la chaleur ainsi que le tâteur™ 4-0 mesureur sont disposés dans la partie de la canalisation de 69 11539 22. 2006274 transport qui est reliée du côté de l'aspiration à une machine réceptrice de flocons de fibres. 31. Dispositif, selon revendication 27, caractérisé par le fait que les organ.es d'apport de la chaleur ainsi que le 5 tâteur-mesureur sont disposés dans la partie de la canalisation qui est reliée du côté de la pression à raie machine qui délivre les flocons de fibres. 32. Dispositif selon revendication 27» caractérisé par le fait que les organes d*apport de la chaleur sont disposés 10 dans la partie de la canalisation de transport qui est reliée du côté de l'aspiration à uns machine réceptrice de flocons de fibres et que le tâteur-mesureur est disposé dans la partie qui est reliée du côté de la pression à une machine qui délivre les flocons de fibres. 15 33. Dispositif selon revendication. 30, 31 ou 32, caracté risé par le fait que la machine est un ventilateur disposé dans la canalisation de transport» 34. Dispositif selon revendication 29, caractérisé par le fait que les organes sont constitués par un ajutoir muni d'un 20 dispositif de chauffage. 35. Dispositif selon revendication 34» caractérisé par le fait que l'ajutoir possède des orifices pour le passage de l*air provenant du milieu ambiant „ 36. Dispositif selon revendication 34» caractérisé par le 25 fait que l*ajutoir est équipé sur le côté extérieur avec des éléments chauffants. 37. Dispositif selon revendication 28p caractérisé par le fait qu'un système de chauffage est monté sur la canalisation de transport pneumatique. 30 38. Dispositif selon revendication 29» caractérisé par le fait que les organes sont constitués par un canal de by-pass® 39. Dispositif selon revendication 38, caractérisé par le fait que le canal de by-pass est relié par son orifice d'aspiration et de délivraison avec la partie de la canalisation de 35 transport qui, du côté de l'aspiration s'étend au moins entre deux machines. 40. Dispositif selon revendication 38, caractérisé par le fait que le canal de by-pass est relié par son orifice d'aspiration et de délivraison à la partie de la canalisation de trans- 40 port qui, du côté de la pression; s'étend au moins entre deux 69 11539 23. 2006274 machines. 41» Dispositif selon revendication 38, caractérisé par le fait que le canal de "by-pass est relié par son orifice d*aspira-tion à une canalisation de transport disposée sur une machine du 5 côté de l'aspiration et, par son orifice de délivraison à une canalisation de transport disposée sur une machine du côté de la pression. 42. Dispositif selon revendication 38, caractérisé par le fait que le canal de by-pass est équipé avec un dispositif de 10 chauffage. 43. Dispositif selon revendication 38, caractérisé par le fait que le canal de by-pass renferme un dispositif de chauffage. 44. Dispositif selon revendication 27, caractérisé par le fait que, vu dans la direction de cheminement de la matière, le 15 tâteur-mesureur est disposé derrière les organes d'apport de la chaleur dans la canalisation de transport. 45. Dispositif selon revendication 34 ou 42, caractérisé par le fait que le dispositif de chauffage est relié à l'organe d^e commande. 20 46. Dispositif selon revendication 27, caractérisé par le fait que le tâteur-mesureur est un tâteur qui réagit à l'humidité. 47. Dispositif selon revendication 27, caractérisé par le fait que le tâteur-mesureur est un tâteur qui mesure la tempé- 25 rature.