La présente invention concerne une machine totalement automatique pour recoudre les entailles dans les jambons. On sait en effet que pour pouvoir effectuer le désosse- ment d'un jambon, on effectue sur celui-ci une entaille, qui, de préférence, est effectuée sur le côté de ce jambon. Quand le désossement est terminé, le jambon est pressé et cousu le long de l'incision afin de restaurer la compacité de la masse charnue qui est envoyée au conditionnement. Cette couture est actuellement effectuée de façon tout à fait manuelle, et c'est pourquoi elle présente toute une série dtinconvénients. Une première sorte d'inconvénients est dûe au fait que la couture manuelle des jambons demande une main-d1oeuvre spécialisée en plus des temps importants d'exécution. Cela provoque une augmentation des prix du travail et une diminution des marges bénéficiaires qui ont une incidence négative sur la condui-iEde l'exploitation. Une seconde sorte d'innonvénients dérive du fait que la couture des entailles des jambons est effectuée au moyen de longues aiguilles qui, soit à cause de la difficulté pour percer la couenne, soit à cause du fait que les produits manipulés sont très glissants, présentent un certain danger lors de la couture. La présente invention a pour but de procurer une agrafeuse pour la couture des jambons désossés et qui, avec une agrafe adaptée élimine, dans le cadre d'une construction simple et rationnelle, les inconvénients ci-dessus. Un autre objet de la présente invention est de procurer une agrafe adaptée à la couture des jambons désossés. Selon l'invention, cela est obtenu par la construction d'un dispositif pneumatique sensiblement configuré comme un pistolet. Le corps de ce pistolet est creux et il contient un piston coulissant à simple effet, à la tige duquel est fixée une plaque à l'extrémité antérieure de laquelle font saillie deux lames pointues solidaires des bords de cette plaque. La plaque ci-dessus coulisse dans deux guidages, qui, à leur tour, sont reliés à un chargeur dans lequel sont empilées les agrafes, tandis que des extrémités antérieures des guidages partent deux paires de clous. Pour chaque course du piston, la plaque entraine une agrafe en la plaçant entre ses extrémités antérieures et les deux lames latérales dont les longueurs sont supérieures ambras de l'agrafe. Les lames effectuent deux petites entailles dans la couenne du jambon et tout de suite après sont enfilés dans ces entailles, les bras des agrafes. De cette façon les bords de l'incision du jambon sont réunis et les agrafes restent reliées au jambon car les faces internes de leurs bras sont pourvues de dents qui viennent en prise dans la chair du jambon. Il faut préciser que ces dents sont du type "en scie", et que la pénétration dans la chair provoque des efforts tangentiels qui mettent côte à côte les bords de l'incision tandis que l'intégrité de l'agrafe est assurée par les deux lames qui absorbent les efforts latéraux de réaction agissant sur les bras de 11 agrafe. Un avantage de l'invention dérive du fait que le temps employé pour l'agrafage est remarquablement inférieur au temps employé pour une couture du type traditionnel ; en outre, pour cette opération,un personne spécialisé n'est pas indispensable car elle est extrêmement simple. Un autre avantage de l'invention est dA au fait que l'opération ne présente aucun danger pour l'opérateur, car l'agrafe est déchargée en direction opposée et l'agrafeuse ne peut glisser sur le jambon car les clous quoi font saille de sa partie antérieure viennent en engagement dans la couenne de ce jambon. L'invention sera mieux comprise, et d'autres buts, caractéristique > détails et avantages de celle-ci apparattront plus clairement au cours de la description explicative qui va suivre faite en référence aux dessins schématiques annexés donnés uniquement à titre d'exemple illustrant un mode de réalisation de l'invention et dans lesquels - la figure 1 illustre une vue latérale en coupe du système selon la présente invention - la figure 2 est une vue en plan partiellement en coupe du système selon l'invention, en position opérative - la figure 3 est la même vue en une seconde position opérative de l'invention - la figure 4 montre un mode d'emploi de l'invention ; et - la figure 5 montre une vue en perspective d'une agrafe. Sur les dessins, on peut voir un dispositif 1 sensiblement configuré en "pistolet", et qui est essentiellement constitué d'un corps cylindrique creux et horizontal 2 duquel part, à la partie inférieurela poignée 3. A l'intérieur du corps cylindrique creux 2 est placé et coulisse un piston à simple effet 4 sur lequel se trouve une garniture d'étanchéité 5. Ce piston 4 est reçu dans la culasse du corps cylindrique 2 où il est maintenu en adhérence par un ressort de compression 6 enroulé sur la tige 7 du piston 4 et appuyé contre le rebord 8 qui est solidaire du corps cylindrique 2 au moyen de vis 9. A proximité deltouverture du corps cylindrique creux 2 est prévu un anneau Seeger 10 placél dans une rainure appropriée, et auquel s'adapte l'anneau Il maintenu en contact étroit avec l'anneau Seeger 10 au moyen des vis 12 qui travument le rebord 8 et sont fixées sur l'anneau 11. Sur l'anneau Il s'étend la garniture élastique 13 qui amortit les chocs de fin de course du piston 4 contre l'anneau Il. En se référant plus particulièrement à la figure 3, on notera que deux appendices 15 coplanaires avec la tige 7 du piston 4 et opposés par rapport à cette tige 7, sont fixés au rebord 8 au moyen des vis 14 qui traversent le rebord 8 de sa partie interne. Ces appendices 15 ont une section semi-circulaire et les deux faces planes sont paral- lèles et placées face à face. Sur les faces planes des appendices 15 se trouvent deux rainures longitudinales 16 qui ont pour fonction de guider la plaque 17 qui part de la tige 7 du piston 4. Sur les côtés de la plaque 17 sont appliquées deux lames 19 au moyen des vis 18, les extrémités antérieuresdeces lames étant en pointe et effilées, et elles prolongent en outre la plaque 17 dont l'extrémité antérieure est configurée en arc de cercle. Les extrémités antérieures des appendices 15 sont avantageusement effilées et sur leur face frontale se trouvent des clous 20 qui se plantent dans la couenne du jambon 21. A une distance avantageuse du rebord 8 et à la partie inférieure, sur les appendices 15, se trouvent deux orifices pour le passage de la partie terminale du chargeur 22 rendu solidaire de ces appendices 15 au moyen de la petite patte 23 et des vis 24. Ce chargeur 22 est perpendiculaire aux deux appendices 15 et il est sensiblement constitué d'un tube rectangulaire à l'intérieur duquel sont empilées les agrafes 25. Ces agrafes 25 sont sensiblement configurées en "c", et leur dos a un rayon de courbure qui coincide sensiblement au rayon de courbure de l'extrémité antérieure de la plaque 17 à laquelle chaque agrafe s'appuie quand elle est poussée cotyle Jambon 21. A l'intérieur de chaque bras des agrafes 25 se trouvent quatre dents de scie 26 de hauteur croissante à partir de l'extrémité antérieure des bras des agrafes 25. Il faut préciser enfin que les bras des agrafes 25 ont une longueur inférieure à la longueur des lames 19 qui font saillie des bras par toute la pointe. Unarbre fin 27, coaxial au chargeur 22, supporte la plaque mobile 28 qui est pressée contre ltempilement d'agrafes 25 par le ressort 29 enroulé sur l'arbre 27. Le ressort 29 s'appuie, à sa partie inférieure, contre la douille 30 qui est reliée axialement à l'arbre 27 mais qui est libre de tourner autour de ce dernier. Sur la douille 30 est enfilée à pression une petite poignée 31 du bord supérieur de laquelle pxtrtdeux petits pieds 32 qui se placent dans deux orifices prévus sur l côté mineuz du tube constituant le chargeur 22. Sur la poignée 31 est enfin placé le couvercle 33 relié axialement à la poignée 31 qui peut tourner par rapport à ce couvercle 33. Du chargeur 22 part une plaque de raidissement 34 qui est reliée à l'appendice 35 solidaire de la poignée 3. La poignée 3 est reliée au circuit d'air comprimé 36 qui, par le conduit 37, alimente le distributeur pneumatique à deux voies 38 placé dans la poignée 3. Le distributeur pneumatique 38 est constitué d'une partie fixe externe solidaire de la poignée 3 et dans cette partie fixe se trouve et coulisse une partie mobile coaxiale à la partie fixe. Cette partie mobile se termine, à la partie antérieure de la poignée 3, par un "pulseur" 39 et la partie mobile est maintenue dans la position de "fermeture" par le ressort 40 comprimé entre la partie mobile du distributeur 38 et la poignée 3. La partie fixe du distributeur 38 est en connexion, par l'intermédiaire du secteur perforé 41, avec le conduit 42 qui se prolonge jusqu'à rejoindre la chambre sous pression 43 placée dans la culasse du corps creux 2. L'extrémité postérieure du distributeur 38 est en connexion avec l'orifice de décharge 44 de l'air d'échappement. L'agrafeuse faisant l'objet de l'invention fonctionne à la façon suivante. L'opérateur s'assure que le chargeur 22 est plein d'agrafes 25, il relie la poignée 3 de l'agrafeuse au cir cuit d'air comprimé 36 et, prenant un jambon 21, il l'accroche dans la position optimale pour effectuer l'agrafage, en s'assurant que les bords de l'incision seront en même temps maintenus en contact étroit. A ce point, d'une main il saisit la poignée 3 et de l'autre la base du chargeur 22 et dirige l'agrafeuse vers le jambon 21. A ce moment(voir figure 1), le distributeur 38 est en position "fermée", et l'air comprimé arrive seulement dans le conduit 37, le piston à simple effet 4 est maintenu pressé contre la culasse du corps creux 2 de l'agrafeuse par le ressort de compression 6, le ressort 29, par interposition de la plaque 28, pousse vers le haut l'empilement d'agrafes 25 afin que la première s'adapte dans les côtés supérieurs des rainures 16 prévues sur les appendices 15, afin d'être sensiblement coplanaire avec la plaque 17. L'opérateur appuie l'extrémité antérieure de l'agrafeuse sur le Jambon 21 afin que les deux appendices 15 soient symétriquement disposés par rapport à l'incision et, avec une-légère poussée, il provoque l'insertion des clous 20 dans la couenne du jambon 21. Alors, en appuyant d'un doigt sur le "pulseur" 39, il provoque l'introduction d'air à pression élevée dans la chambre 43 et, en conséquence, l'avance brusque de la plaque 17. En fait, de cette façon, la partie mobile du distributeur se met en liaison avec le conduit 37 et l'air comprimé, à travers le secteur perforé 41, est introduit dans le conduit 42 et arrive instantanément dans la chambre sous pression 43. A cause de la pression élevée à laquelle il est soumis, le piston 4 est poussé de façon instantanée vers la partie antérieure du corps creux 2. Dans son mouvement, il entraine la plaque 17 qui prélève la première agrafe 25 et la pousse à l'extrémité des appendices 16. Quand la plaque 17 arrive à proximité du jambon 21, comme on peut mieux le voir sur la figure 2, les pointes des lames 19 qui sont plus longues que les bras 26 des agrafes, effectuent deux petites entailles dans la couenne du jambon 21, afin de permettre la pénétration de l'agrafe 25. Il faut préciser, comme on peut mieux le voir sur la figure 3, que la course du piston 4 est telle que les bras de l'agrafe 25 sont totalement insérés dans la chair du jambon 21. Il faut en outre préciser que les lames 19, en plus de faire deux petites entailles dans la couenne du jambon 21 pour favoriser la pénétration des bras des agrafes 25, ont également pour fonction d'éviter que ces bras ne s 'ouvrent vers l'extérieur à cause des efforts tangentiels effectués par la chair sur les dents 26, ce qui protège l'intégrité et la fonctionnalité des agrafes 25. En conséquence, en empêchant ainsi l'élargissement de agrafe, des efforts tangentiels de réaction des dents 26 sur la chair, provoquent la compression des deux bordures de l'incision l'une vers l'autre, en les maintenant en contact étroit. Pendant l'opération d'agrafage, la seconde agrafe 25 de la pile s'adapte et glisse - sur la plaque 17 et, à la fin de cet agrafage, la plaque 17 effectue la course de retour et la seconde agrafe 25 s'élance sur les deux appendices 15 à l'intérieur des rainures 16. En fait, l'action de l'air comprimé sur le piston 4 a déjà cessé parce que l'opérateur tient aplati le "pulseur" 39 pendant un instant, pour qu'à la fin de la course d'aller, ce piston 4 soit reporté vers la culasse du corps creux 2 par le ressort de compression 6. Le distributeur 38 se trouve dans la position initiale et l'air qui s'échappe du corps creux 2, par le conduit 42, le distributeur 38 et le conduit 44 est déchargé vers l'atmosphère. A ce point l'agrafe 25 insérée dans le jambon 21 ne peut s'en échapper car les "dents de scie" 26 viennent en prise dans la chair de ce jambon 21. On répète de façon identique les opérations décrites pour tous les autres points d'agrafage et pour chaque jambon. Quand le chargeur 22 est déchargé, son remplissage est extrêmement simple. On retourne l'agrafeuse, on fait tourner la poignée 31 afin de dégager les pieds 32 des orifices du chargeur 22, on extrait en même temps la plaque 28, l'arbre 27, le couvercle 33 et la poignée 31 et on procède au remplissage du chargeur 22 par les agrafes 25 disposées de façon que le dos de chaque agrafe soit tourné vers la plaque 17. Enfin, on insère de nouveau l'arbre 27, la plaque 28 et le couvercle 33, tandis que l'on fait tourner la poignée 31 pour engager les pieds 32 dans les trous décrits. A ce point, l'agrafeuse est de nouveau prête à l'utilisation. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui n'a été donné qu'a' titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Système pour coudre les jambons désossés au moyen d'agrafes, caractérisé en ce qutil comprend une agrafeuse en forme de pistolet actionnée par de l'air comprimé et dont le corps ou bloc pousseur des agrafes présente deux lames latérales faisant saillie vers l'avant,en pointe, et dont la longueur est supérieure à la longueur des bras latéraux desdites agrafes, et qui opère en combinaison avec des agrafes configurées en C, de grande épaisseur, dont les bras latéraux sont pointus et dotés, antérieurement, de dents de scie qui suivent un profil croissant de la pointe vers le dos. 2. Système selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'agrafeuse en forme de pistolet précitée est essentiellement constituée d'un dispositif pneumatique dans le manche duquel est placé un distributeur pneumatique à deux voies, qui relie le circuit externe d'ais comprimé à un corps cylindrique creux, solidaire dudit manche, et dans lequel est placé et glisse un piston à simple effet de la tige duquel part une plaque comprise et glissant entre deux appendices symétriquement disposées par rapport à ladite plaque et partant dudit corps creux ; lesdits appendices étant en connexion avec un chargeur qui leur est perpendiculaire et qui contient un empilement d'agrafes adaptées. 3. Système selon la revendication 2 caractérisé en ce que les deux appendices précités partant du corps creux précité présentent, sur lesfaces opposées tournées vers la plaque précitée, deux rainures longitudinales qui ont pour fonction de guider ladite plaque. 4. Système selon la revendication 2 caractérisé en ce que les deux appendices précités supportent chacun, sur leur face frontales une paire de clous. 5. Système selon la revendication 2 caractérisé en ce que la plaque tée sLp strIes optés qui glissent dans les rainures longitudinales des appendices précités, deux lames effilées et en pointe qui se prolongent au-delà de l'extrémité de ladite plaque et ont une longueur supérieure aux bras des agrafes précitées. 6. Système selon la revendication 2 caractérisé en ce que l'extrémité antérieure de la plaque précitée est sensiblement configurée comme le dos des agrafes précitées. 7. Système selon la revendication 2 caractérisé en ce que les deux appendices précités, à proximité de l'extrémité antérieure de la plaque précitée contiennent chacun un orifice pour le passage de la partie terminale du chargeur précité afin que la première des agrafes précitées qui y est contenue s'adapte aux bords supérieurs des rainures précitées desdits appendices et soit coplanaire avec ladite plaque. 8. Agrafe à utiliser avec une agrafeuse selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle est essentiellement configurée en "c" et en ce que sur une ou plusieurs faces des bras dudit "c", mais de préférence sur la face interne desdits bras, se trouvent une ou plusieurs "dents de scie" dont la hauteur croit en partant de l'extrémité desdits bras vers le dos de ladite agrafe. 9. Agrafe selon la revendication 8 caractérisée en ce qu'elle a un dos coursé et arrondi afin d'éviter que des arêtes vives éventuelles ne lacèrent l'enveloppe sous vide qui sera ensuite appliquée au jambon cousu, ladite agrafe étant obtenue en matière plastique ou bien métallique ou autre matière adaptée, en étant non toxique et pouvant resister à l'oxydation et à la corrosion saline.