tes engins de levage et de manutention utilisés notamment pour les travaux publics présentent, au cours de l'utilisation, des dangers pour le personnel soit aux alentours, soit à bord, et des risques de détérioration pour le matériel situé à proximité ou même pour l'engin lui-mee : chute de la charge et renversement principalement. Divers systèmes de sécurité ont été élaborés pour avertir le conducteur et même interrompre une manoeuvre si cette dernière crée une situation dangereuse. Cependant, en plus des risques de rupture de câble ou de flambage de flèche au sujet desquels on se contente en général de vérifier sur un tableau des charges que les conditions requises par le constructeur sont respectées, il subsiste un danger grave, celui du renversement de 1' engin, éventualité pour laquelle habituellenent toute sécurité dépend ,en dernier lieu,de ce que peut ressentir le conducteur assis dans la cabine (réactions du siège). L'absence actuelle,pratiquement absolue, d'un système automatique de sécurité semble résulter du fait que les données prélevées sur l'engin par des capteurs (jauges de contrainte en général) sont fournies à un niveau très faible qui nécessite un équipement électronique complexe dont la fiabilité est encore incertaine, de l'avis des utilisateurs, en raison des conditions de travail très sévères ( chocs violents, intempéries, maripulations brutales,etc..) La présente invention a pour objet un dispositif simple n'ayant aucun des inconvénients précités.Elle consiste principalement à prélever les informations concernant la stabilité de lterEin, sur les vérins appelés précisément "stabilisateurs," lesquels ut ont jamais été utIlisés comme éléments de nesure de cette stabilité. Â cet effet, chacun de ces vérins est muni d'un télémanomètre (manomètre à potentiomètre, par exemple) ,lesquels télémanomètres envoient à un poste central l'indication de la pression existant dans la chambre de chacun de ces vérins. La pression considérée est représentative de 11 effort effectué par l'appui du vérin sur le sol. Elle varie évidement suivant l'importance de cet effert, du fait que la chambre-du vérin est à ce moment isolée de toute alimentation ou décharge par le tiroir, communément appelé "clapet de sécurité". . Dans le poste central, les éléments récepteurs des informa tions transmises depuis as vérins peuvent être constitués par des moyens classiques tels que voltmètres à contacts, diodes à seuil, relais , etc... qui permettent de déclencher l'alarme pour des valeurs de pression prédéterminées. Ces moyes permettent aussi de suivre à chaaue instant les variations du coefficient de stabilité. En effet, lorsque le couple de renversement (produit de la charge par la portée) atteint une valeur critique, cela se traduit par une valeur anormalement faible de la pression dans le ou les vérins situé/s du c8té opposé à la charge. Il suffit donc de régler le déclenchement pour une valeur de pression correspondant au moindre dépassement de la valeur minimum admise pour que, dès cet instant, l'alarme soit donnée , mais aussi pour que, éventuellement,le mouvement en cours soit bloqué immédiatement. Il est évident qu'un enregistreur peut facilement 8tre adjoint aux moyens récepteurs, afin de fournir les indications nécessaires à une enquête en cas d'accident. A l'inverse des capteurs comprenant des jauges de contrainte, les informations ainsi recueillies sur les vérins stabilisateurs déterminent un signal de niveau énergétiRue élevé (volts,millîam- pères), ce qui permet de simplifier l'équipement tant électrique qu'électronique et par conséquent d'augmenter très sensiblement la fiabilité de l'ensemble du système. D'autre part, les informations issues de tous les vérins ont une signification intéressante lorsque l'on en fait la somme (résistance commune, par exemple), car cette somme, traduite en tonnes , représente la charge totale supportée par l'ensemble des vérins. Elle constitue donc une véritable pesée de l'engin. Par différence avec le poids de l'engin à vide, on a donc le moyen de connattre la charge au crochet, et cela sans devoir recourir à l'apport d'accessoires dans les parties mobiles de l'engin qui sont les plus exposées. L'indication de cette charge au crochet permet au conducteur de connattre, dès le début du levage, le poids réel de la charge et ainsi de savoir s'il est dans les conditions de sécurité relativement à la résistance et à la longue; du cabale. Associée éventuellement à l'indication ae l'angle de flèche, la connaissance exacte de la charge permet de savoir si les conditions de flambage ne risquent pas autre atteintes (Tableau du constructeur ). En outre, la connaissance instantanée et simultanée des efforts supportés par les vérins pendant l'opération de soulèvement horizontal du plateau permet d'éviter un danger qui existe aussi actuellement. En effet, rien n'indique au conducteur qu'un ou même deux des vérins ne rencontrent pas un sol insuffisammaut résistant, et on peut considérer comme possible le soulèvement horizontal du plateau ne reposant pas, à l'insu du conducteur, sur la totalité des points d'appui choisis sur le sol. Le danger apparaît seulement lorsque, par rotation de la flèche, le basculement se fait du côté du vérin non appuyé, en d'autres termes lorsque l'accident se produit. Au contraire, avec le dispositif considéré, la valeur insuffisante de l'appui d'un des vérins déclenche l'alarme avant toute possibilité d'aecident. Enfin, le danger résultant de la défaillance de l'un des vérins (fuite, anomalie dans les circuits de commande, etc...) est également supprimé, puisque cette défaillance provoque le déclenchement de l'alarme et/ou le blocage du meuvement dès que les conditions de sécurité ne sont plus remplies. Le dessin annexé à titre indicatif représente schématiquement un engim automobile dent les vémins stabilisateurs peuvent être pourvus de prises @@@ométriques zuivant l'invention et deux dispesitions de ces prises parmi toutes celles possibles. Sur la figure 1, l'engin est en appui sur quatre vérins , Vl, V2, V2, V4 , ce dernier situé derrière l'engin étant représenté en traits interrompus sur la figure. Sur la figure 2, qui représente un vérin en coupe, le corpe 1, la tige 2 et la semelle 3 sont conformes à la technique connue, ainsi que les orifices 4 et 4' respectivement prévus pour l'admis- sion et l'évacuation du fluide. Dans le vérin 1 sont pratiqués des orifices 6 et 7 débouchant respectivement soit dans une des chambres du tiroir 8j soit directement dans la chambre 5. Des tuyauteries 9 et 10 reliées à des moyens manométriques sont raccordées respectivement aux orifices 6 et 7. Elles assurent la transmission de la pression dans la chambre 5 aux moyens récepteurs du poste central disposé sur l'engin, en un point jugé convenable pour la meilleure protection de ces moyens (cabine, par exemple). Bien entendu, dans la pratique, un seul orifice 6 ou 7 et une seule tuyauterie 9 ou 10 sont suffisantes pour la tran smission considérée. te représentation de deux points d'origine de la transmission a pour justification d'illustrer deux possibilités de prise de pression. Suivant la figure l, on constate que, dans la position représentée, la charge au crochet tend à surcharger les vérine V1 et V4 et à décharger les vérins V2 et V3. Si la flèche effectue un mouvement de rotation qui la place au-dessus du vérin VI, ce dernier subit une surcharge importante, le vérin V2 une faible surcharge, le vérin V4 une faible décharge et le vérin 73 une décharge importante, cela dans le cas où la surface de base délimitée par les quatre vérins et la masse de l'engin ne suffisent pas au maintien en parfait équilibre avec des efforts sur les quatre semelles restant dans des limites fixées. On comprend que la transmission des différentes pressions au poste central et l'exploitation des informations fournias par ces dernières autorisent la lecture et l'enregistrement de tentes les situations concernant la sécurité de l'équilibre pouvant résulter du travail effectué par l'engin. REVENDICATIONS 1. Dispositif de sécurité applicable en particulier aux engins de levage et de manutention pourvus de vérins stabilisateurs, caractérisé en ce que des moyens manométriques sont prévus sur chacune des chambres des aits vérins, de manière à fournir des informations constituées soit par la valeur de la pression ellemême, soit par les variations de celle-ci, dans chacune des chambres des vérins,décelant ainsi, dès l'origine, toute approche de déséquilibre de l'engin aussi bien que toute anomalie dans l'alimentation en fluide, les dites informations étant transmises à des moyens récepteurs réunis dans un poste central et notamment prévus pour donner immédiatement l'alarme et/ou interdire automatiquement toute manoeuvre dangereuse et pour donner également l'indication permanente de la situation d1équiîibre de l'engin. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'origine de la prise de pression déterminant les informations est située directement dans la chambre de vérin. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'origine de la prise de pression déterminant les informations est située sur une des chambres du tiroir.