a présente invention concerne un procédé et une installation de récupération de calories particulièrement utilisables dans les grands centres de vente ou autres magasins équipés de comptoirs d'exposition et/ou entrepots réfrigérés de denrées périssables notamment viandes, produits laitiers et congelés. Elle a plus particulièrement pour objet de permettre un chauffage économique des locaux grace à la récupération des calories dissipées par les groupes frigorifiques puissants fonctionnant en permanence à proximité de ces locaux. L'invention repose sur la constatation que dans les centres de vente ou magasins dont il est question ci-dessus - d'une part les centrales frigorifiques destinées à réfrigérer les comptoirs d'exposition consomment une quantité d'électricité non négligeable à seule fin de les réfrigérer et produisent, par ce biais, une importante quantité de chaleur habituellement dispersée dans la nature en pure perte ; un rejet pur et simple de ces calories à l'interieur du magasin en été provoquerait en effet un inconfort notoire, - d'autre part et surtout, lesdits comptoirs réfrigérés, largement ouverts afin de permettre au public d'accéder aux denrées qu'ils contiennent, se comportent comme de véritables "pompes" à calories pour l'air am biant intérieur du magasin, provoquant ainsi des déperditions calorifi ques supplémentaires à l'intérieur de ce magasin.Ces déperditions sont considérables, si bien qu'en hiver, il est courant de devoir chauffer deux foWs plus qu'il ne faudrait si elles n'existaient pas. Ces calories pompées sont habituellement rejetées de la même façon que précédem ment dans la nature et en pure perte. On a eu I'idée de récupérer tout ou partie des calories rejetées par Ces dites centrales frigorifiques pour réaliser le chauffage de locaux. De fait, une telle récupération permettrait dans les grands centres de vente - d'une part, d'utiliser l'énergie électrique consommée par ladite centra le pour chauffer le magasin, - d'autre part d'éviter la déperdition calorifique au niveau des comptoirs réfrigérés. Cependant il est certain que les besoins de chauffage de locaux peuvent varier considérablement d'un jour à l'autre et d'une saison à l'autre et que, surtout, la quantité de calories dissipée par les instalitions frigorifiques ne varie pas dans le meme sens ni dans les mêmes proportions que les besoins de chauffage. Ainsi la dissipation des calories est meme beaucoup plus importante en saison chaude (réfrigération plus difficile des comptoirs) alors que les besoins de chauffage sont inexistants et à l'inverse en saison froide, si la dissipation est ralentie (ambiance intérieure stabilisée vers 200C) les besoins en chauffage sont importants. La difficulté de telles installations est donc de moduler de façon très souple la récupération en fonction des besoins de chauffage et le rejet des calories. On connait déja des installations cherchant à réaliser une telle modula tion - les unes, par un système de vannes électromagnétiques, permettent de diriger le fluide frigorifique porteur de calories à rejeter soit vers un condenseur-échangeur à air extérieur, soit vers un condenseur-échan geur placé dans le flux d'air neuf introduit dans le bâtiment, en fonc tion des besoins de chauffage de cet air neuf.Ces installations ont le grave inconvénient d'augmenter la longueur des canalisations de fluide frigorifique (I'air neuf est soufflé en de multiples endroits du magasin) et de faire varier cette longueur en fonction des besoins (aiguillage du fluide frigorifique vers les différents circuits par vanne électromagnéti- que). Les variations de rendement du groupe frigorifique qui en résul tent (variations et augmentations brutales des pertes de charge dans les canalisations du fluide frigorifique à chaque mise en service d'un cir cuit supplémentaire) sont préjudiciables au bon fonctionnement de ce groupe.D'autres inconvénients proviennent du changement d'état pos sible du fluide frigorifique: le gaz frigorifique évolue en effet diffé remment (pression, température) suivant le circuit vers lequel il est aiguillé, en fonction du degré de condensation auquel il arrive après passage dans le condenseur-échangeur de ce circuit. Au moment de la confluence de deux circuits, d'inévitables problèmes d'écoulement du fluide frigorifique se produisent résultant de différences de pressions entre les fluides circulant dans ces circuits. On résoud ces problèmes en faisant fonctionner les vannes en tout ou rien.Mais alors le système perd toute sa souplesse (pas de possibilité de "doser" la chaleur exacte nécessaire pour préchauffer liair neuf) et l'enclenchement fréquent et brutal des vannes électromagnétiques donne des "à-coups" dans la cana lisation à cause des différences de pressions de part et d'autre de la vanne. La longévité du système en patio. En outre ce type d'installation très délicat à régler, ne pouvant âtre installé que par un frigorifiste, est d'un prix de revient élevé. Il nta existé d'ailleurs, a la connaissance du demandeur, que sous forme de prototype. - Les autres installations frigorifiques prévoient un refroidissement du con denseur par circulation liquide, généralement de l'eau ; on utilise par fois, de façon tout à fait évidente, I'eau chauffée en sortie du conden seur pour satisfaire à un besoin calorifique quelconque. Ces installations concernent essentiellement les centrales frigorifiques de très grande puissance (cas des brasseries par exemple) dans lesquelles, w l'importance des calories produites, on refroidit le condenseur de la centrale par de l'eau qui est, soit rejetée a l'égout après utilisation, soit réintroduite en entrée du condenseur après passage dans une tour de refroidissement appelée "aéroréfrigêrant" (sorte de colonne montante dans laquelle l'eau est pulvérisée et se vaporise au contact de l'air pour permettre un abaissement plus rapide et plus efficace de sa température). Ces installations nécessitent beaucoup d'entretien (eau perdue, encras sement des aéroréfrigérants, etc...), d'un prix de revient très élevé, dans lesquelles la production calorifique est largement excédentaire par rapport aux besoins d'utilisation, ne sont en aucune façon envisageables pour des centrales de moindre puissance (centrale de grands magasins par exemple), car leur intérêt économique n'est alors plus du tout évi dent. Dans ces dernières en effet on préfère monter un condenseur re froidi par air, solution suffisante, simple, efficace, très fiable et d'un prix de revient très bas. La présente invention a en fait pour but de pallier tous les inconvénients des installations précédemment décrites et de montter comment, par un agencement particulièrement économique d'une centrale frigorifique existante, il est possible de récupérer tout ou partie des calories produites par cette centrale en fonction des besoins. Elle a pour objet un procédé de récupération des calories sur une centrale frigorifique, ce procédé étant particulièrement simple à mettre en oeuvre et permettant de récupérer les calories produites par cette centrale sans perturber en aucune manière le fonctionnement de cette dernière. Ce procédé consiste à prélever les calories de récupération sur le circuit de fluide frigorifique avant le condenseur habituel monté dans ladite centrale. Un deuxième condenseur est monté en série dans ce circuit entre le compresseur et le condenseur habituel de ce circuit. Ce deuxième condenseur refroidi par liquide caloporteur sert de chaudière audit liquide caloporteur qui le traverse. Si ce condenseur est à contre-courant on peut obtenir des températures élevées (de l'ordre de 800C) de ce liquide permettant de l'utiliser efficacement pour le chauffage. Etant monté avant le condenseur habituel, ce deuxième condenseur ne perturbe en aucune manière le fonctionnement de la centrale. Ce procédé permet de transformer facilement une installation frigorifique existante selon l'invention en vue de l'utiliser pour le chauffage hivernal des b - timents. Si le liquide est de l'eau, toute la transformation fait partie du domaine de la simple plomberie et son coût est particulièrement réduit par rapport aux installations connues. L'invention prend toute son ampleur dans le cas d'une installation de préchauffage d'air neuf à partir des calories produites par une centrale frigorifique. La présente invention a d'ailleurs également pour objet une installation frigorifique associée a une installation de préchauffage d'air neuf mettant en oeuvre le procédé. Le coût et l'entretien très réduits des installations selon l'invention, la fiabilité et la simplicité remarquables de ces installations permettent de les amortir en un temps relativement court par les économies substantielles d'énergie qu'elles permettent de réaliser annuellem-ent. D'autres caractéristiques, buts et avantages de l'invention se dégageront de la description qui suit en regard des dessins annexés, lesquels, description et dessin-s, ne sont donnés qu'd titre d'exemple non limitatif. Sur ces dessins - la figure T représente le schéma de principe de la récupération des calories selon l'invention, plus particulierement-en vue de préchauffer l'air neuf à l'intérieur d'un bâtiment, - la figure 2 représente une vue en perspective d'une forme de réalisation de l'invention correspondant au schéma i. Généralement, ltextraction des calories dans une installation frigorifique classique se fait par l'intermédiaire d'un fluide frigorifique qu; évolue en circuit fermé et subit successivement une évaporation, une compression et une condensa tion au cours de cycles de transformation. Au cours de la phase d'évaporation, le fluide frigorifique absorbe des calories de l'enceinte à réfrigérer. Au cours de la phase de condensation, il re jette ces calories à l'extérieur de l'enceinte en mâme temps que celles qu'il a absorbées au cours de la phase de compression sous forme de travail. On comprendra mieux tout l'intéret, notamment économique, de pré chauffer l'air neuf d'un magasin à partir des calories produites par la centrale frigorifique de celui-ci en se référant à l'exemple chiffré suivant Le rendement des centrales frigorifiques habituelles installées dans les magasins fait que pour 6 calories extraites, 10 sont en réalité rejetées a l'extérieur (les 4 calories supplémentaires correspondent à l'électricité consommée nécessaire pour réaliser cette extraction). Un magasin d'alimentation de volume intérieur de 10.000 m3 (soit avec 4 mètres sous plafond 10.000/4 s 2.500 m2) nécessite en moyenne l'installation d'une centrale frigorifique permettant d'extraire environ 60.000 Kcal/heure au niveau des comptoirs réfrigérés. - En été alors que la température extérieure atteint couramment 300C, cette centrale fonctionne à pleine puissance toute la journée et rejette donc 10.000 Kcal/heure à l'extérieur des comptoirs (60.000 '(cal/heure extraites+40.000 Kcal/heure provenant de I'électricité consommée). Les 40.000 Kcal/heure supplémentaires rejetées permettent d'élever la 40.000 température des 10.000 m3 d'air du magasin de 10.000 x 0,31 = 13 C/ heure (chaleur volumétrique de l'air 0,31 Kcal/m3 C pour une humidité relative moyenne). Pour cette simple raison, l'ensemble des condenseurs -lieu de rejet des calories- sont toujours placés à l'extérieur du magasin. - En hiver par contre, pour une température intérieure maintenue vers 200C, par chauffage, la centrale frigorifique fonctionne environ aux 2 2/3 de sa puissance et extrait donc en moyenne 32x 60.000=40.000 Kcal/heure du magasin. On comprend alors que la puissance de l'ins tallation de chauffage doit entre augmentée d'autant puisque ces calories sont rejetées en pure perte à l'extérieur. En fait pour 40.000 Kcal/heure extraites 4 x 10.000 sont rejetées soit 6 environ 66.000 Kcal/h permettant d'élever le volume intérieur du maga 66.000 sin (10.000 m3) de 10. 000 x 31 = 210C/h (chaleur volumétrique moyenne de l'air 0,31 Kcal/m30C) soit de -40C a+170C. Or la législation française impose une ventilation intérieure du magasin par introduction d'air neuf de 7 volume/heure soit ici In.000 m3/h. -40C étant une température rarement atteinte en hiver dans la plupart des régions, on constate donc que les calories rejetées en cette saison par la centrale frigorifique sont largement suffisantes pour pré chauffer cet air neuf (a une température généralement comprise entre 140C et 170C). En rejetant cet air neuf à température supérieure (à 17 C), il devient meme possible de récupérer une plus grande partie des calories rejetées et de participer au chauffage-m2me du magasin en hiver. La présente invention a précisément pour objet une installation de chauffage associée à une installation frigorifique permettant de récupérer tout ou partie des calories produites par l'installation frigorifique pour chauffer des b ti- ments et de moduler cette récupération en fonction des besoins calorifiques de chauffage. Sur la figure 1, on peut voir les composantes d'une telle installation, notamment celles d'un ensemble frigorifique classique à savoir une canalisation de fluide frigorifique circulant successivement à travers (flèche F) - un compresseur T, - un condenseur 2, - un évaporateur 4 (symbolisé par les traits de suspension). L'évaporateur 4 est situé dans le comptoir réfrigéré. Une seule centrale frigorifique étant souvent montée pour l'ensemble des comptoirs réfrigérés d'un meAme magasin, cet évaporateur prend la forme de plusieurs évaporateurs situés dans les différents comptoirs réfrigérés du magasin, tous montés en dérivation sur une meme canalisation de fluide frigorifique. La bouteille liquide 3 située en amont de l'évaporateur 4 sert de réservoir tampon entre le débit de liquide frigorifique qu'elle reçoit par son entrée 31 et le débit de liquide frigorifique qu'elle distribue à l'évaporateur 4 par sa sortie 32. Ces deux débits peuvent être différents puisque celui distribué à l'évaporateur est réglé par un détendeur thermostatique (non représenté sur le schéma) en fonction de la température désirée dans l'évaporateur 4. Le condenseur 2, est comme on l'a vu, situé à l'extérieur du bâtiment (flèche F). Généralement il s'agit d'un échangeur à air ventilé par un ventila- teur 7. Il peut prendre également la forme d'un échangeur à eau refroidi par circulation d'tau. Ce dernier cas concerne surtout les pays chauds ou la tempé rature de l'air ambiant ne permet pas de refroidir suffisamment le fluide frigori fique et provoquer sa condensation (température ambiante supérieure à 400C). Entre le compresseur I et le condenseur 2 est intercalé en série sur la canalisation de fluide frigorifique un échangeur à double circulation 5 à travers lequel circule d'une part, le fluide frigorifique et d'autre part, un liquide calo porteur de refroidissement de ce fluide (la température du fluide frigorifique en sortie de compresseur est de l'ordre de 100 C). En utilisant un échangeur 5 à contre-courant il est possible d'obtenir des températures du liquide caloporteur importantes en sortie de cet échangeur (de l'ordre de 800C) particulièrement utilisables pour le chauffage. Entre l'échangeur 5 et le condenseur 2 on peut voir une vanne électroma gnétique à trois voies 21, montée en série sur la canalisation de fluide frigorifi que et commandée par un pressostat (ou thermostat)-22, monté en amont de la bouteille liquide 3 sur ladite canalisation. Cette vanne permet de court-circui ter la circulation du liquide frigorifique dans le condenseur 2 par la canalisation 23. Après sa traversée de l'échangeur 5, le liquide caloporteur circule en circuit fermé (flèche G) à travers un échangeur à air 6 situé à l'intérieur du bâti- ment (flèche I) avant de retourner à l'échangeur 5. Sur ce circuit une pompe 8 active la circulation. L'échangeur 6 est situé dans le flux d'air neuf introduit dans le estiment. Cet air neuf est refoulé à travers cet échangeur au moyen d'un ventilateur 10. Une vanne électromagnétique modulante 61 située en aval de l'échangeur 6 permet de court-circuiter l'échangeur 6 par la canalisation 63. L'intensité du court circuit est réglée par un thermostat 62 placé dans le flux d'air neuf après traver sée de l'échangeur 6. Un appareil compensateur de pression, couramment appelé dans le com merce Flescon est placé en amont de l'échangeur 6 sur la circulation du liquide caloporteur. Il a pour rôle de compenser les variations de pression de ce liquide résultant des dilatations et des contractions des tuyauteries le canalisant. Les vannes électromagnétiques 61 et 21 placées respectivement à une ex trémité des canalisations 63 et 23 peuvent safre placées indifféremment à l'autre extrémité 64 et 24 de ces canalisations 63 et 23. Le fonctionnement de l'installation frigorifique associée à l'installation de préchauffage d'air neuf suivant le schéma de la figure I est le suivant - Si l'air extérieur est suffisamment chaud pour ne pas avoir besoin d'entre pré chauffé avant son introduction dans le bâtiment, le thermostat 62 commande à la vanne électromagnétique 61 d'interrompre la circulation du liquide calo porteur dans l'échangeur 6. La totalité de la circulation de ce liquide calo porteur passe alors par la canalisation 63. Ce liquide circule dans ce cas en circuit fermé sans avoir la possibilité de rejeter les calories qu'il a absorbées lors de son passage à travers l'échangeur 5. Il reste donc chaud et ne peut servir de liquide de refroidissement pour le fluide frigorifique dans l'échangeur à double circulation 5.Le fluide frigorifique ne peut alors se condenser dans ce dernier échangeur. La pression de ce fluide en aval de cet échangeur reste élevée et le pressostat (ou thermostat) 22 commande à la vanne électromagné tique 21 d'aiguiller le fluide frigorifique vers l'échangeur d air 2. Aucune circulation de fluide frigorifique ne se fait dans la canalisation 23, le fluide frigorifique est condensé en totalité dans l'échangeur 2 avant de retourner à la bouteille liquide 3. L'installation frigorifique fonctionne dans ce cas com me une installation frigorifique classique ; aucune calorie n'est récupérée. - Si la- température de l'air est très basse le thermostat 62 commande à la vanne électromagnétique 62 d'interrompre la circulation du liquide caloporteur dans la canalisation 63. Toute la circulation passe par l'échangeur 6. Ce liquide en sortie de l'échangeur 6 est ù température suffisamment basse pour jouer totalement le rôle de liquide de refroidissement dans l'échangeur à double cir culation 5. Le fluide frigorifique qu; passe par ce dernier échangeur se con dense et la pression de ce fluide en aval de cet échangeur est basse. Le pres sostat 22 commande à la vanne électromagnétique 21 d'interrompre la circula tion du fluide frigorifique à travers l'échangeur 2. Toute la circulation du fluide frigorifique se fait par la canalisation 23.L'échangeur 5 joue le rôle de condenseur la récupération des calories est totale et la centrale frigorifique fonctionne avec un rendement maximal car toutes les pertes de charge dues à la circulation du fluide frigorifique à travers le condenseur 2 sont supprimées. - Si la température de l'air extérieur nécessite un préchauffage moyen de l'air neuf, le thermostat 52 commande à la vanne électromagnétique 61 de répartir le débit total du liquide caloporteur circulant à travers l'échangeur 5 entre l'échangeur 6 et la canalisation 63, de telle sorte que le débit qui traverse l'échangeur 6 permette le préchauffage désiré de l'air neuf. La partie du liquide caloporteur circulant à travers l'échangeur 6 se refroidit en cédant à l'air neuf des calories, l'autre partie circulant dans la canalisa tion 63 reste chaude. Après confluence de ces parties au niveau de la vanne électromagnétique 61, le liquide caloporteur retournant à l'échangeur à dou ble circulation 5 a une température plus basse que ce meAme liquide en sortie de cet échangeur 5. Ce liquide joue alors partiellement le rôle de liquide de refroidissement dans l'échangeur à double circulation 5. Une partie du fluide frigorifique qui traverse cet échangeur se condense. Si cette partie condensée n'est pas suffisante,, la pression du fluid-e frigorifique en aval de cet échangeur déclenche le pressostat 22 qui commande à la vanne électromagnétique 21 d'aiguiller la circulation du fluide frigorifique vers l'échangeur 2 pour un complément de condensation.Dans ce cas, les échangeurs 2 et 5 jouent le rôle de deux condenseurs montés en série. La récupération des calories est par tielle;une partie des calories produites par la centrale est dissipée dans l'air ambiant au niveau de l'échangeur 2 et l'autre partie est récupérée au niveau de l'échangeur 5 pour préchauffer l'air neuf. Il se peut également que le fluide frigorifique soit suffisamment condensé après son passage à travers l'échangeur 5, auquel cas le pressostat 22 court-circuite l'échangeur 2 par l'intermédiaire de la vanne 21 et aiguille le fluide frigorifi que dans la canalisation 23. La récupération des calories est alors totale. Elle correspond à un fonctionnement ralenti du groupe frigorifique (faible puissan ce développée). La vanne électromagnétique 21 sur le circuit du liquide frigorifique est une vanne en "tout ou rien" pour les raisons invoquées dans le préambule (différence de pression du fluide frigorifique dans deux dérivations distinctes). La vanne électromagnétique 61 est une vanne "en continu" modulante, permettant de répartir un débit liquide dans deux canalisations dérivées à partir d une même canalisation d'alimentation et de faire varier continûment cette répartition. La vanne électromagnétique 61 permet ainsi une très grande souplesse d'utilisation en réglant très précisément le débit du liquide caloporteur à travers l'-échangeur 6 en fonction des besoins calorifiques pour préchauffer l'air neuf. L'échangeur à double circulation 5 est préférentiellement à forte inertie thermique. Il joue alors un rôle de "tampon" pour les variations d'échange ther m-ique dans l'échangeur 5 résultant de variations de température du fluide frigorifique et du liquide caloporteur, et de variations de débit de fluide frigofifique. Il module ces variations et évite à la vanne électromagnétique 21 de s'enclencher à leur rythme ce qui réduit considérablement la fréquences des "à-coups" qu'elle engendre et donne à l'installation une très grande souplesse de fonctionnement. On peut noter que sur ce schéma, dans le cas où le liquide caloporteur est de l'eau (cas le plus courant), une alimentation en eau courante froide sur la canalisation d'eau en aval de la vanne électromagnétique 61, associée à une prise d'eau sur la canalisation court-circuit 63, permettrait d'obtenir "gratuitement" de l'eau chaude jusqu'à concurrence du débit circulant dans la canalisation 63. Une telle transformation ne modifierait en aucune manière le fonctionnement des installations tel qu'il vient Entre décrit et permettrait de réaliser des économies d'énergie supplémentaires. De meme on pourrait imaginer, sans sortir du cadre de l'invention, qu'une chaudière soit intercalée dans le circuit de liquide caloporteur immédiatement en aval de l'échangeur à double circulation 5, pour venir en secours aux éventuelles pannes du groupe frigorifique ou à ses insuffisances de production calorifique (par exemple : cas ou on chauffe totalement le bâtiment à partir de l'air neuf introduit, auquel cas on ne peut plus parler de préchauffage mais de chauffage, ou cas de la prise d'eau chaude précédente). Sur la figure 2 on peut voir en perspective une forme de réalisation de l'invention correspondant au schéma de la figure 1, Les compresseurs T montés en parallèle aspirent par leur canalisation d'entrée 11 le fluide frigorifique provenant des évaporateurs montés dans les comptoirs réfrigérés (flèche B) et refoulent ce fluide frigorifique après compression par leur canalisation de sortie 12. Ce fluide circule ensuite (circulation flèche F) à travers successivement l'echangeur à double circulation 5, la vanne électromagnétique 21, puis conformément au fonctionnement décrit, soit à travers la canalisation 63, la bouteille liquide 3 et l'évaporateur (flèche A), soit le condenseur-échangeur a air extérieur 2 (aller flèche C, retour flèche D), la bouteille liquide 3 et l'évaporateur (flèche A). Le liquide caloporteu-r circule (flèche G) en circuit fermé à travers successivement, l'échangeur 5 puis, suivant la répartition du débit au niveau du croisement de canalisation 64, soit la vanne électromagnétique 61, soit ltéchan- geur 6 et la vanne électromagnétique 61. L'échangeur 6 est placé dans le conduit 100 canalisant le flux d'air neuf refoulé par une soufflante 10. L'invention ayant maintenant été exposée et son intérêt justifié sur des exemples détaillés, les demandeurs s'en réservent l'exclusivité pendant toute la durée du brevet sans limitation autre que celle des termes des revendicutions ci-après. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour moduler la récupération des calories produites par une installation frigorifique fonctionnant en permanence dans laquelle un fluide frigorifique subit successivement une évaporation, une compression et une condensation au cours de cycles de transformation, ledit procédé utilisant un liquide caloporteur intermédiaire pour transporter les calories de récupération vers le lieu de leur utilisation, ledit procédé étant CARACTERISE EN CE QU'il consiste à - condenser ledit fluide frigorifique au moyen de deux circulations de fluide de refroidissement indépendantes agissant successivement sur le dit fluide frigorifique, la première circulation étant celle dudit liquide caloporteur, la deuxième circulation étant destinée à achever ladite condensation et à dissiper les calories excédentaires à l'extérieur, - moduler respectivement lesdites récupération et dissipation en d'une part, dérivant plus ou moins ladite circulation de liquide caloporteur du lieu de son utilisation et, d'autre part, en dérivant ladite circulation du fluide frigorifique de la zone d'échange thermique avec ladite deuxième circulation de fluide de refroidissement. 2 - Procédé pour récupérer des calories, en vue notamment de chauffer des bEti- ments, à partir d'installations frigorifiques puissantes fonctionnant en permanence, dans lesquelles un fluide frigorifique subit successivement une compression, une condensation et une évaporation au cours de cycles de transformation, ledit procédé consistant à - chauffer un liquide caloporteur avec des calories extraites du fluide frigorifique au cours dela phase de condensation de ce fluide, - diriger ledit liquide vers le lieu de son utilisation, - rejeter à l'extérieur les calories extraites du fluide frigorifique au cours de sa phase de condensation et qui n'ont pas servi à chauffer ledit liqui de ledit procédé étant CARACTERISE EN CE QU'il consiste :: - extraire du fluide frigorifique, au cours de la phase de condensation de ce fluide, successivement les calories destinées à chauffer ledit liquide caloporteur puis les calories destinées à être rejetées à l'extérieur en vue d'achever ladite condensation. 3 - Procédé selon la revendication 2 CARACTERISE EN CE QUE, pour extraire successivement lesdites calories il consiste à faire circuler successivement le fluide frigorifique, immédiatement après sa compression à travers un premier condenseur-échangeur parcouru par ledit liquide caloporteur, puis à travers un deuxième condenseur-échangeur parcouru par un fluide secondaire de refroidissement. 4 - Procédé selon la revendication 3 CARACTERISE EN CE QU'il consiste à court-circuiter la circulation du fluide frigorifique dans le deuxième condenseuréchangeur lorsque ledit fluide frigorifique a été suffisamment condensé après son passage dans le premier condenseur-échangeur. 5 - Procédé selon l'une des revendications 3 ou 4, CARACTERISE EN CE QUE ledit fluide secondaire de refroidissement est de l'air. 6 - Procédé selon l'une des revendications précédentes CARACTERISE EN CE QUE, en we d'utiliser le liquide caloporteur pour chauffer des bâtiments il consiste à - préchauffer l'air neuf introduit dans le bâtiment en faisant circuler une partie dudit liquide caloporteur dans un échangeur à air placé dans le flux de cet air neuf. 7 - Installation frigorifique associée à une installation de chauffage pour mettre en oeuvre le procédé selon l'une des revendications 2 à 6, comprenant - un premier moyen pour chauffer un liquide caloporteur avec des calories extraites du fluide frigorifique au cours de la phase de condensation de ce fluide, - un deuxième moyen pour rejeter à l'extérieur les calories extraites du fluide frigorifique au cours de sa phase de condensation et qui n'ont pas servi à chauffer ledit liquide, - un troisième moyen pour chauffer un batiment à partir de calories trans portées par ledit liquide caloporteur lesdites installations associées étant CARACTERISEES EN CE QUE le premier et le deuxième moyens sont distincts l'un de l'autre et sont respectivement un premier et un deuxième condenseurs montés en série dans le circuit de fluide frigorifique, à travers lesquels circule successivement le fluide frigorifique. 8 - Installations associées selon la revendication 7 CARACTERISEES EN CE QU' elles comportent un moyen pour interrompre la circulation du fluide frigorifique à travers ledit deuxième condenseur. 9 - Installations associées selon la revendication 8, CARACTERISEES EN CE QUE ledit moyen pour interrompre la circulation du fluide frigorifique à travers ledit deuxième condenseur est une vanne électromagnétique court-circuitant le débit de fluide frigorifique à travers ledit deuxième condenseur, le court-circuit étant commandé par un pressostat (ou thermostat) mesurant la pression (ou température) du liquide frigorifique avant son entrée dans l'évaporateur. 10 - Installations associées selon l'une des revendications 7 à 9, CARACTERISEES EN CE QUE le premier moyen est un condenseur-échangeur à double circulation à travers lequel circulent - d'une part, le fluide frigorifique immédiatement après son passage dans le compresseur, - d'autre part, le liquide caloporteur. Il - Installations associées selon l'une des revendications 7 à 10, CARACTERI SEES EN CE QUE ledit condenseur-échangeur à double circulation est un échangeur à contre-courant. 12 - Installations associées selon l'une des revendications 7 à 11, CARACTERI SEES EN CE QUE le deuxième moyen est un condenseur-échangeur à circulation d'air placé à l'extérieur du bâtiment à chauffer. 13 - Installations associées selon l'une des revendications 7 à 12, CARACTERI SEES EN CE QUE le troisième moyen est un échangeur a air placé dans le flux d'air neuf introduit dans le bâtiment et à travers lequel circule ledit liquide caloporteur. 14 - Installations associées selon la revendication 13, CARACTERISEES EN CE QUE la circulation de liquide caloporteur à travers ledit échangeur a air peut etre réglée au moyen d'une vanne électromagnétique trois voies court-circuitant le débit de passage dudit liquide caloporteur à travers ledit échangeur, I'intensi- té du court-circuit étant commandée par un thermostat mesurant la température de l'air neuf introduit dans le bâtiment.