La présente invention est relative à un dispositif de ma- noeuvre nouveau pour le soulèvement et l'abaissement du plateai ou plan de support d'un lit ou de tout autre meuble ou appareil destiné à permettre à une personne, par exemple un malade, re- posant sur celui-ci de dormir, d'être examiné, d'être soigné ou d'Otre transporté. On connadt à l'heure actuelle diverses structures permet- tant de soulever et d'abaisser le plateau ou sommier d'un lit sur lequel un malade, etc. peut dormir ou reposer, et par exem- ple une structure dans laquelle le plateau est divisé en plu- sieurs tronçons à l'effet de permettre de soulever des tronçon désirés du plateau en les faisant pivoter dans des directions désirées, en faisant prendre à l'ensemble du plateau une forme ondulée; une structure dans laquelle le cadre portant le pla- teau est soulevé de façon à élever le plateau comme un tout; et une structure dans laquelle le cadre est relevé du côté de la tête ou du côté des pieds du patient, ou bien est relevé d'un côté et abaissé de l'autre, pour élever ledit plateau d'un côté seulement, en l'inclinant comme un tout. En association avec un tel lit est installé en un emplacement approprié au- dessous du plateau un mécanisme de levage, lequel comprend un organe de levage destiné à convertir le déplacement qui lui est appliqué en un soulèvement du plateau ou du cadre ainsi qu'un dispositif de manoeuvre permettant d'appliquer un tel déplacement à cet organe de levage. Un exemple type de dispositif de manoeuvre classique pour appliquer un déplacement à l'organe de levage précité est décrit par exemple aux brevets des Etats-Unis n0 3 015 113 et 3 174- 161. Dans ce dispositif, le filetage femelle prévu à l'une des extrémités d'une tige motrice creuse coopère avec le filetage male d'un arbre rotatif, et l'arbre rotatif à filetage male est entra!né en rotation par une manivelle, ou par un ensemble motoréducteur, etc., à l'effet de déplacer en transla- tion la tige motrice. Bien qu'un tel dispositif soit d'un usa- ge très répandu, il a pour inconvénient que la friction s'e- xerçant entre le filetage femelle et le filetage mâle impose de développer un lourd effort lorsqu'on le manoeuvre à la main, et que si l'on veut réduire la force de friction afin d'alléger cet effort, le prix de revient doit augmenter. Il va sans dire que le prix de revient augmente aussi lorsque l'arbre 2 2475381 à filetage male précité est entralné en rotation par un ensemble motoréducteur. Additionnellement à un tel dispositif, il existe des dispositifs à vérin pneumatique ou hydraulique utilisables pour constituer le dispositif de manoeuvre précité. Cependant, ces dispositifs nécessitent un compresseur d'air ou une pompe hydraulique en tant que source de pression ainsi en outre que divers organes de vannage tels qu'un clapet de détente, une soupape régulatrice de pression et une vanne de commande. L'en- semble du dispositif, muni de ces organes et des tubulures as- sociées, prend beaucoup de place, rend le prix de revient éle- vé, et fait en outre intervenir très désavantageusement des problèmes de génération de bruit et d'entretien. Le dispositif de manoeuvre selon la présente invention ne fait pas appel à une source motrice coûteuse telle que l'en- semble motoréducteur, le compresseur d'air ou la pompe hydrau- lique précités, mais il permet une manoeuvre manuelle, en per- mettant ainsi de réduire l'encombrement pour assurer une utili- sation efficace de l'espace situé au-dessous du lit, etc., ain- si que de parvenir à un faible prix de revient. En outre, le dispositif de manoeuvre selon la présente invention restreint très fortement l'influence des forces de friction comparative- ment au dispositif précité à arbre à filetages mâle et femelle, afin de réduire l'effort de manoeuvre manuelle. Vu qu'il est fait appel à une manoeuvre par va-et-vient d'un levier, etc., cette manoeuvre peut être effectuée à l'aide d'une main, mais aussi d'un pied. En conséquence, le mécanisme de manoeuvre se prête à la réalisation d'un agencement optimal, tenant compte de divers facteurs tels que la structure du lit, etc. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressor- tiront plus amplement de la description détaillée de formes de réalisation préférées de l'invention qui est donnée ci-après à titre non limitatif en référence aux dessins annexés, sur lesquels: Fig.lA. et lB représentent schématiquement le dispositif de manoeuvre selon la présente invention, la fig.1A étant une vue de face avec coupe partielle montrant l'intérieur du dis- positif tandis que la fig.lB est une vue en plan; Fig.2 est une vue partielle agrandie en coupe longitudi- nale montrant la structure et le mode d'action d'une partie importante d'une première forme de réalisation du dispositif de manoeuvre selon la présente invention; Fig.3A et 3B sont des vues partielles agrandies en coupe longitudinale montrant la structure et le mode d'action d'une partie importante d'une deuxième forme de réalisation du dispo- sitif de manoeuvre selon la présente invention; Fig.4A et 4B sont des vues partielles agrandies en coupe longitudinale montrant la structure et le mode d'action d'une partie importante d'une troisième forme de réalisation du dis- positif de manoeuvre selon la présente invention; Fig.5A et 5B sont des vues agrandies respectivement en plan et en coupe longitudinale d'une partie importante des dis- positions des fig.4A et 4B, qui montrent le mode d'action du ressort plat prévu dans celles-ci; Fig.6A et 6B et la fig.7 sont des vues de face représen- tant des formes de mise en oeuvre du dispositif de manoeuvre selon l'invention dans son application à un lit; Fig.8A et 8B sont des vues respectivement en perspective et en coupe longitudinale montrant la structure et le mode d'action d'une forme de réalisation du moyen à levier mis en oeuvre dans le dispositif de manoeuvre selon la présente inven- tion; et Fig.9 est une vue de face représentant dans son état d'u- tilisation le moyen à levier représenté par les fig.8A et 8B, dans l'application du dispositif de manoeuvre selon l'invention à un lit. Le repère numérique I désigne un cylindre de support con- tenant une tige motrice 2 montée coulissante dans celui-ci, ce cylindre de support présentant à l'une de ses extrémités une section d'entraînement A et une section de blocage B de la tige motrice 2. Dans la section d'entratnement A, la tige motrice 2 coopère avec une pièce d'entraSnement 3 montée flottante de fa- çon à pouvoir se déplacer, et un arbre d'entratnement 4 est disposé à proximité de l'un des côtés ou extrémités de la pièce d'entraînement 3. Sur l'arbre d'entra nement 4 est calé un er- got d'entraînement 6 destiné à pousser la pièce d'entraînement 3 par son c8té précité en opposition à l'action d'un ressort de rappel 5, de sorte que la pièce d'entra5nement 3 puisse Otre déplacée vers l'avant (à gauche sur les figures) par l'ergot d'entraînement 6 et ramenée en arrière par le ressort de rappel 5. Dans la section de blocage B, la tige motrice 2 coopère avec LO une pièce de blocage 7 inclinable, montée flottante, dont l'un, excentré des c8tés ou extrémités b est prisonnier ou à déplace- ment limité, cette pièce de biqcage 7 étant inclinée sous l'ac- tion d'un ressort de blocage 8, de sorte que, lorsque la pièce d'entraînement 3 est ramenée vers l'arrière par le ressort de rappel 5, la pièce de blocage 7 peut être maintenue inclinée par le ressort de blocage 8 et bloque ainsi la tige motrice 2. La pièce de blocage 7 peut être supportée-à une extrémité par une gorge 9, comme représenté par la fig.2, ou bien par au moins une saillie ou épaulement 9', comme représenté par la fig.3, ou par toute articulation (non montrée). Si, dans l'état verrouillé représenté à la fig.2 en traits pleins, on fait tourner l'arbre d'entraînement 4 dans le sens hQraire au moyen d'un mécanisme approprié qui sera décrit plus -loin, l'ergot d'entraînement 6 pousse la pièce d'entraînement 3 par son côté ci-dessus mentionné en opposition à l'action du ressort de rappel 5. Comme la pièce d'entraînement n'est pous- sée que d'ul c8té, pour se déplacer vers la gauche dans se po- sition inclinée, elle agrippe la tige motrice 2 en agissant selon le principe du blocage par inclinaison ou d'auto-blocage pour entraîner cette dernière vers la gauche du dessin, en la faisant saillir du cylindre de support 1. Dans ce cas, la pièce de blocage pivotante 7 est inclinée sous l'action du ressort de blocage 8 et en contact avec la tige motrice 2, mais, comme la tige motrice 2 se déplace dans une direction (vers la gauche sur le dessin) propre à redresser la pièce de blocage inclinée 7, la tige motrice 2 n'est pas bloquée par la pièce de blocage 7, laquelle ne s'oppose donc pas à son déplacement. Une fois que la pièce d'entraînement 3 a été avancée Jusqu'à l'extrémité de sa course, l'arbre d'entraînement 4 est soumis à une rota- tion dans l'autre sens afin de ramener en arrière l'ergot d'en- traînement 6, et ceci a pour effet de laisser revenir la pièce d'entraînement 3 en arrière à son point de départ de course ayant sous l'action du ressort de rappel 5. Dans ce cas, la pièce d'entraînement 3, en appui par l'un de ses côtés sur l'ergot d'entraînement 6 qui se trouve ramené en arrière, s'in- -cîhe dans le même sens que dans le cas d'un déplacement vers l'avant, sous l'effet du ressort de rappel 5. Cependant, comme l'ergot d'entraînement 6 subit un mouvement de retour dans le sens donnant lieu au redressement de la pièce d'entraînement 3 inctinée, cette dernière n'est pas bloquée par la tige motrice 2, et elle ne se trouve donc pas empochée de revenir en arrière Dans ces conditions, bien que la pièce de blocage 7 ne bloque pas la tige motrice 2 dans le sens de déplacement dans lequel cette dernière est entratnée par le mouvement d'avancement con- sidéré plus haut de la pièce d'entraînement 3, elle bloque la tige motrice 2 dans l'autre sens en agissant selon le même prin cipe du blocage par inclinaison ou d'auto-blocage, en l'empê- chant de se déplacer en arrière. Ainsi,, lors du mouvement d'a- vancement de la pièce d'entraînement 3, la tige motrice 2 subit un déplacement vers l'avant par la pièce 3, tandis que lors du mouvement de recul de cette pièce 3, la tige motrice 2 se trou- ve empêchée de revenir en arrière par la pièce de blocage 7. Par conséquent, la réitération du mouvement d'avance et de re- cul de la pièce d'entraînement 3 permet de faire progresser de façon discontinue ou pas-à-pas la tige motrice 2 dans une direction (vers la gauche) en opposition à la direction (vers la droite) de la réaction de la charge en la faisant graduelle- ment sortir du cylindre de support 1. Pour rétracter la tige motrice 2 ainsi sortie du cylindre de support 1, on peut amener en position droite la pièce de blocage 7 en la faisant pivoter sous l'action d'un mécanisme approprié, ce qui libère la tige motrice 2 du verrouillage par la pièce de blocage 7. On peut ainsi déplacer la tige motrice 2 dans le sens de réaction de la charge (vers la droite) pour la rétracter dans le cylindre de support 1. On va à présent décrire des formes de réalisation du mé- canisme destiné à faire pivoter la pièce de blocage 7 en for- çant l'élasticité du ressort de blocage 8. Dans la première forme de réalisation représentée par la fig.2, la pièce de blocage 7 est tirée de l'autre cÈté par un un-moyen à fil ou c9ble métallique de traction W qui la fait ainsi pivoter. Cette disposition a l'intérêt de permettre de faire pivoter la pièce de blocage 7 indépendamment de l'arbre d'entraInement 4. Par contre, dans la deuxième forme de réalisation repré- sentée par les fig.3A et 3B et dans la troisième forme de réa- lisation représentée par les fig.4A et 4S, le pivotement de la pièce de blocage 7 s'effectue en liaison avec l'arbre d'en- traînement 4. L'agencement et le mode d'action correspondants seront décrits plus loin. Sur les fig.3A, 3B, 4A, 4B, 5A, et 5B, le repère numéri- que 10 désigne une tige de déblocage prévue en arrière de l'er- got d'entraînement 6 et en avant de la pièce de blocage 7. La tige de déblocage 10 est mue en direction de la pièce de bloca- ge 7 par retrait de l'ergot d'entrainement 6 en arrière de la position correspondant au point de départ de la course d'avan- cement de la pièce d'entraînement 3. Dans cet agencement, après que la tige motrice 2 a été entralnée par le processus décrit plus haut, l'ergot d'entra - nement 6 revient à une position dans laquelle il s'arrête avant de pousser la tige de déblocage 10 lors du retour en arrière de la pièce d'entraînement 3, ceci afin d'empocher la pièce de blocage 7 de pouvoir venir en position droite par pivotement sous l'action de la tige de déblocage 10. Si l'on fait tourner l'arbre d'entraînement 4 de façon à amener l'ergot d'entraînement 6 plus loin en arrière de la po- sition d'arrêt précitée atteinte lors de la course retour, l'ergot d'entraînement 6 vient en contact par son flanc arrière avec la tige de déblocage 10 pour déplacer celle-ci. De ce fait, la tige de déblocage 10 amène la pièce de blocage 7 en position droite en la faisant pivoter en opposition à la force de rappel du ressort de blocage 8, ce qui débloque la tige mo- trice 2. Dans ces conditions, la tige motrice 2 peut donc 8tre mue dans le sens opposé au sens de déplacement moteur, et elle se déplace dans le sens de réaction de la charge comme repré- senté, en se rétractant dans le cylindre de support 1. Comme décrit plus hauts après que la tige motrice 2 a été soumise à un déplacement moteur, l'ergot d'entraînement 6 re- vient à une position dans laquelle il s'arrête avant de pous- ser la tige de déblocage 10, et lorsque la tige motrice 2 est ramenée en arrière, l'ergot 6 est ramené davantage en arrière au-delà de cette position d'arrêt. Pour obtenir un tel résul- tat, on peut par exemple disposer une butée appropriée en cor- respondance.avec la position d'arrêt, de sorte que cette butée soit rendue agissante lors du déplacement moteur afin d'empg- cher le mouvement de rétraction, et qu'elle soit rendue inopé- rantc pour faire revenir en arrière la tige motrice 2 afin d'autoriser le mouvement de rétraction. En variante, on peut faire intervenir l'application de la force de rappel d'un res- sort pour le mouvement de rétraction au-delà de la position 24753Q1 d'arrêt précitée, de sorte que l'ergot d'entraînement 6 puisse être arrêté en cette position d'arrêt par la force de rappel en cause lors du mouvement moteur, et que, lors du mouvement de retour, il puisse être amené davantage en arrière sous l'action d'une force supérieure à cette force de rappel. Tout autre a- gencement peut être aisément adopté pour obtenir un tel ré- sultat. Une forme de réalisation préférée d'agencement dans le- quel le résultat précité peut être obtenu en faisant intervenir la force de rappel d'un ressort est représentée par les fig. 4A et 4B et par les fig.5A et 5B. Sur les dessins, le repère numérique 11 désigne un ressort à lame incurvée disposé entre l'extrémité de-la tige de déblocage 10 et la pièce de blocage 7 et dont la face convexe est tournée du côté de la tige de déblocage 10. La disposition du ressort à lame 11 comme décrit cidessus est réalisée par exemple par insertion de celui-ci dans des rainures de retenue 12 formées sur la paroi latérale de l'enveloppe de la section de blocage B, comme représenté. Dans cet agencement, comme indiqué plus haut, pour dépla- cer la tige motrice 2 dans le sens moteur, lorsque la pièce d'entraînement 3 est ramenée en arrière, l'ergot d'entraînement 6 pousse la tige de déblocage 10, et il doit être arrêté avant la position dans laquelle la pièce de blocage 7 est actionnée, de sorte que cette dernière ne puisse pas pivoter pour venir en position droite sous l'action de la tige de déblocage 10. Dans cette forme de réalisation, comme le ressort à lame in- curvée 11 est disposé entre l'extrémité de la tige de déblo- cage 10 et la pièce de blocage 7 avec présentation de sa face convexe du côté de la tige de déblocage 10, il oppose une for- ce répulsive importante lorsque la tige de déblocage 10 est mue en direction de la pièce de blocage 7, force répulsive qui peut arrêter facilement et sûrement l'ergot d'entraînement 6, en évitant les risques de fausse manoeuvre. Lorsqu'on fait tourner l'arbre d'entraînement 4, l'ergot d'entraînement 6 peut être ramené en arrière de la position d'arrêt atteinte lors du mouvement moteur, pour déplacer la tige de déblocage 10 en direction de la pièce' de blocage 7 en agissant en opposition à la force répulsive du ressort à lame 11. Si la tige de déblocage 10 pousse la pièce de blocage 7 par l'intermédiaire du ressort à lame 11 pour faire pivoter la - 2475381 pièce de blocage 7 en forçant-l'élasticité du ressort de bloca- ge 8, la pièce de blocage 7 passe de la position inclinée à la position droite, en débloquant la tige motrice 2. Dans cet état, et comme on l'a vu plus haut, la tige motrice 2 peut par consé- quent se déplacer dans le sens inverse du sens moteur pour se rétracter dans le cylindre de support 1. Dans ce cas, comme le ressort à lame 11 est incurvé comme représenté, en-présentant sa convexité face à l'extrémité de la tige de déblocage, la force répulsive précitée est très importante au début, mais lorsque la partie convexe en contact avec l'extrémité libre de la tige de déblocage 10 s'aplatit comme représenté lors du dé- placement de la tige de déblocage 10, cette force répulsive devient très faible, ce qui permet à la tige de déblocage 10 de provoquer une flexion brusque. Ce brusque changement d'état est transmis à la main ou au pied de l'opérateur par.l'intermé- diaire d'un levier 13 qui sera décrit plus loin. Par conséquent, si l'on fait en sorte que ce brusque changement d'état corres- ponde à la venue en position tout-à-fait droite de la pièce de blocage 7, l'opérateur peut avoir confirmation de ce que le blocage par la pièce de blocage 7 est dégagé, par une réaction qui lui est transmise pendant la manoeuvre. Ainsi, le débloca- ge peut être effectué de façon nette, et la tige motrice 2 peut être rétractée en douceur. Dans cet agencement, lorsqu'il est mis en oeuvre en asso- ciation avec un lit 14 ou autre meuble de couchage ou de repos, le dispositif de manoeuvre selon la présente invention est ac- couplé à un organe de levage destiné à élever et à abaisser le plateau ou sommier 15 ou le cadre 16 du lit pour constituer un mécanisme de levage du plateau 15, dont on va décrire ci-après des formes de réalisation. La fig.6A représente un exemple de réalisation dans lequel le pied du cylindre de support 1 est adapté à un cadre de lit 16 cependant que l'extrémité de la tige motrice 2 est accouplée à un organe de levage 18 disposé au-dessous d'une portion ou élément de plateau mobile-17, de sorte que l'application d'un mouvement de va-et-vient à la pièce d'entraînement 3 donne lieu à une extension de la tige motrice 2 hors du cylindre de support 1, en soulevant l'élément de plateau mobile 17 par pivotement de celui-ci sous l'action de l'organe de levage 18 en opposition à la force de la pesan- teur. Dans cet exemple, l'arbre d'entraînement 4 imprimant un mouvement de va-et-vient à la pièce d'entraînement 3 peut être mft par un levier 13 directement adapté à l'arbre d'entrai- nement 4, comme représenté par la fig.6A. En variante, le levie peut être accouplé à l'arbre d'entrainement 4 par un mécanis me de transmission approprié M tel qu'une tringlerie, le levier 13 étant alors disposé en un emplacement approprié au-dessous du lit 14, comme représenté par la fig. 6B. La fig.? représente un autre exemple de réalisation dans lequel le cadre de lit 16 et une base 19 sont reliés par des bielles parallèles 20 de façon à permettre au cadre 16 d'être soulevé et abaissé paral- lèlement à lui-même, et un bras de manivelle 25 formant levier coudé est relié à l'une des bielles parallèles 20, l'extrémité de la tige motrice 2 étant reliée au bras de manivelle 21 tan- dis que le pied du cylindre de support 1 est relié à la base 19. Dans cet exemple, le levier 13, disposé à l'emplacement approprié, est actionné comme décrit à l'exemple précédent, pour assurer l'extension de la tige motrice 2 hors du cylindre de support 1 afin de soulever le cadre de lit 16 parallèlement a lui-même en opposition à l'action de la pesanteur. Le levage du plateau 15 peut 8tre assuré par un mécanisme de levage de n'importe quel autre type ou agencement appropriés. Si le pla- teau 15 est soulevé de cette façon, la charge se trouve appli- quée par l'intermédiaire du mécanisme de levage à la tige mo- trice 2, qu'elle tend à rétracter vers l'intérieur du cylindre de support 1. Cependant, la tige motrice 2 est bloquée par la pièce de blocage 7 agissant selon le principe du blocage par inclinaison, ce qui l'empêche de se rétracter en lui permettant ainsi de supporter la charge. Et par rotation du levier 13, dans le sens anti-horaire (Fig.7), la pièce de blocage 7 pivote en forçant l'élasticité du ressort de blocage 8 pour venir en position droite, ce qui permet à la tige motrice 2 de se ré- tracter dans le cylindre de support 1 et, dans cet état, au plateau 15 d'être abaissé. Lorsque le dispositif de manoeuvre selon la présente in- vention est-mis en oeuvre pour réaliser un mécanisme de levage du plateau 15 comme décrit ci-dessus, un moyen d'amortissement élastique D (Fig.1A) destiné à solliciter le plateau 15 dans le sens opposé à celui de l'action de la pesanteur est instal- lé à l'effet d'empêcher la descente brusque du plateau 15 sous l'effet de la charge. Pour autant que le moyen amortisseur élastique D fournisse une force de sollicitation du plateau 15 dans le sens opposé à celui de l'action de la pesanteur, la structure et l'emplacement d'installation peuvent être quelcon- ques. On va décrire une forme de réalisation préférée du moyen amortisseur élastique D. Dans cette forme de réalisation, le moyen amortisseur é- lastique D est monté dans le cylindre de support 1 entre ce dernier et la tige moi;rice 2 de façon à solliciter la tge 2 dans le sens dans lequel cette dernière doit être mue sous l'effet de l'entraînement de la pièce d'entraînement 3. Le fait que le moyen amortisseur élastique D soit ainsi contenu dans le dispositif de manoeuvre permet de simplifier l'ensemble du mé- canisme de levage. Le moyen amortisseur élastique D ci-dessus décrit peut être un moyen élastique ou moyen amortisseur de type général tel qu'un ressort hélicoïdal, mais si l'on fait appel comme représenté à un moyen amortisseur utilisant l'élasticité de compression d'un gaz, c'est-à-dire du type dénommé amortisseur pneumatique, la force de la sollicitation précitée peut être réglée facilement, et on peut obtenir uneforce de sollicita- tion désirée au moyen d'un amortisseur de petites dimensions, avantage appartenant en propre aux amortisseurs pneumatiques. Comme décrit plus haut, le fait que le dispositif de ma- noeuvre selon la présente invention mette en oeuvre de façon rationnelle le principe du blocage par inclinaison permet, en faisant aller et venir en rotation l'arbre dVentrainement 4 pour soumettre la pièce d'entraînement 3 à un mouvement de va- et-vient répétitif, de déplacer graduellement dans un sens la tige motrice 2 en opposition à la charge. En conséquence, le dispositif possède le gros avantage de permettre à l'arbre d'entratnement 4 d'être entraîné angulairement non seulement au moyen d'un levier actionné à la main, mais également au mo- yen d'une pédale. Les fig.8A et 8B représentent une forme de réalisation préférée du moyen à levier utilisé dans le dispositif de manoeu- vre selon l'invention qui diffère de celles représentées par les fig.6A, 6B et 7. On va en décrire ci-après la structure et le mode d'action. Sur les fig.8A, 8B, le repère numérique 22 désigne un arbre tournant formé d'un tube, etc., à une extrémi- té duquel est fixé un cylindre.polygonal de guidage 23 dans 11 2475381 lequel s'adapte à coulissement un levier 24. Le cylindre de guidage 23 comporte un organe d'arrêt 27 qui fait porter élas- tiquement ule tige d'arrêt:25 contre le levier 24 sous l'action d'un ressort 2u. Le levier 24 est pourvu de crans 28 qui peu- vent coopérer avec l'extrémité de la tige d'arrêt 25. Sur le dessin sont représentés deux crans 28, l'un en haut et l'autre en bas, mais il est loisible de faire appel à un cran unique, situé en bas, ou à plus de deux crans. Sur le dessin, l'un des flancs de chaque cran 28 présente une rampe 29 à l'effet de permettre au cran 28 d'être dégagé de l'extrémité de la tige d'arrêt 25 par simple déplacement du levier 24 avec application d'une force supérieure à une valeur prédéterminée. Toutefois, la rampe 29 pourrait évidemment,;re prévue sur l'extrémité de la tige d'arrêt 25. Le repère numérique 30 désigne une poignée de conformation convenable. Dans cet agencement, le levier 24 est accouplé, par l'in- termédiaire de son arbre tournant 22, à l'arbre d'entra nement 4 du dispositif de manoeuvre selon l'invention, celui-ci étant installé sur le c8té du plateau ou sommier 15 du lit 14, etc. Pour manoeuvrer le dispositif, on peut actionner le levier 24 en lui appliquant une faible force, en engageant élastiquement la tige d'arrêt 25 dans celui des crans 28 qui donne à la dis- tance entre la poignée 30 et l'arbre tournant 22 la valeur la plus grande. Dans cette position, le levier peut être manoeuvré non seulement par une infirmière, etc., mais également par un patient. Vu que le levier 24 se trouve calé en position axiale avec engagement élastique de la tige d'arrêt 25 en prise avec celui-ci, il reste calé en position à moins qu'on lui applique axialement une force supérieure à celle prédéterminée par l'é- lasticité du ressort 26. De plus, il est exempt de risque de desserrage ou de jeu et, à cet égard également, il n'est d'au- cun effet néfaste sur le fonctionnement. Lorsqu'un patient reposant sur le lit 14 quitte le pla- teau 15, ou lorsqu'un malade grave est transporté du lit 14 à un quelconque autre endroit, ou lorsqu'une infirmière, etc., fait le lit 1'1, le levier positionné au-dessus d'un flanc du lit 14 est gênant. Dans ce cas, l'application dans le sens a- xial du levier 24 d'uie force supérieure à celle prédéterminée par l'élasticité du ressort 26 permet de dégager la tige d'ar- rèt 25 du cran 28 le long de la rampe 29, et le levier 24 peut être simplement rétracté comme représenté, pour amener la poi- gnée 30 au-dessous du plateau. Par conséquent, la poignée 30 n'est pas gênante du tout m9me dans le cas ci-dessus considéré. Comme décrit plus haut en détail, dans la présente inven- tion, lors du mouvement d'avancement de la pièce d'entraînement 3, la tige motrice 2 est mue en opposition à la charge du pla- teau 15, et lors du mouvement de retrait de la pièce d'entrai- nement 3, la pièce de blocage 7 empêcbe la tige motrice 2 de revenir en arrière sous l'effet de la charge. En d'autres ter- mes, la tige motrice 2 peut 9tre déplacée dans un sens de façon discontinue et graduelle en opposition à la charge par applica- tion d'un mouvement de va-et-vient angulaire sur l'arbre d'en- traînem'ent 4 afin de donner lieu à un va-et-vient répétitif de la pièce d'entraînement 3, par une exploitation rationnelle du principe du blocage par inclinaison. Dans la description qui précède, la tige motrice 2 est disposée de façon que son entrai- nement par la pièce d'entraînement 3 la fasse sortir du cylindre de support 1, mais il est évident qu'elle pourrait au contraire être disposée de façon que son entraînement par la pièce d'en- traînement 3 ait lieu dans le sens de sa rétraction vers l'in- térieur du cylindre de support 1. Dans son application au mé- canisme de levage du plateau ou sommier d'un lit,, par exemple, le dispositif de manoeuvre selon la présente invention présente les avantages suivants. (1) Comme la structure est très simple et qu'elle n'est pas de grandes dimensions, le mécanisme de * levage du-plateau peut être rendu très simple. (2) Comparative- ment au dispositif de manoeuvre à filetage femelle coopérant avec un filetage mâle, la dissipation de travail due à la fric- tion est faible, ce qui rend minime la pénibilité de manoeuvre. (35 Vu que la tige motrice 2 peut être déplacée dans un sens en opposition à l'action de la charge en imprimant un mouvement angulaire de va-et-vient à l'arbre d'entraînement 4, la manoeu- vre du levier pour faire tourner l'arbre d'entraînement 4 est simple. Et par exemple, on peut faire appel à une pédale pour constituer le levier, ce qui permet de réduire encore davantage l'effort humain de soulèvement de plateau. (4) Si le moyen a- mortisseur élastique D disposé dans le sens de résistance de la tige motrice 2 à la charge est monté entre la tige motrice 2 et le cylindre de support 1 de façon à être contenu dans le dispositif de manoeuvre selon l'invention, la rétraction brusque de la tige motrice 2 sous l'action de la charge peut être évité ce qui permet par conséquent d'éviter qu'il se produise une des cente brusque du plateau sans devoir installer un moyen tel que l'amortisseur élastique D ou que tout autre moyen amortisseur en une quelconque autre région du mécanisme de levage du pla- teau, en permettant à l'ensemble de la structure du mécanisme de levage d'être très simplifié. (5) Vu qu'il n'y a pas lieu d'usiner avec précision un filetage femelle, un filetage mAle, etc., la fabrication est aisée, et le dispositif peut être réa- lisé avec un faible prix de revient. (6) Vu que le dispositif se prête à être manoeuvré manuellement sans requérir de source motrice coûteuse telle qu'un ensemble motoréducteur, un com- presseur d'air ou une pompe hydraulique, la place disponible au-dessous du lit, etc., peut être utilisée rationnellement, et le dispositif peut être réalisé avec un faible prix de re- vient, ce qui va dans le même sens que l'avantage (5) supra. REPVN'ICATIONS 1.- Dispositif de manoeuvre pour le soulèvement et l'abais- sement du plateau ou sommier (15) d'un lit (14) ou autre meuble de couchage ou de repos, caractérisé en ce qu'il comprend un cylindre de support (1) contenant une tige motrice (2) coulis- sante et présentant à l'une de ses extrémités une section d'en- trainement (A) et une section de blocage (B) de la tige motri- ce, la tige (2) motrice coopérant avec une pièce d'entra nement (3) montée flottante de façon à pouvoir se déplacer dans la section d'entraînement, un arbre d'entraînement (4) disposé à proximité de l'un premier des c8tés ou extrémités de la pièce d'entraînement, un ergot (6) d'entraînement destiné à pousser la pièce d'entraînement en agissant sur le premier côté de celle-ci en opposition avec l'élasticité d'un ressort de rappel (5), l'ergot d'entraînement (6)' étant formé sur l'arbre d'en- trainement de façon à permettre à la pièce d'entraînement (3) d'être mue vers l'avant par l'ergot (6) d'entraînement et vers l'arrière par le ressort de rappel et à entraîner la tige mo- trice sous l'action du mouvement vers l'avant de la pièce d'en- traînement, la tige motrice coopérant avec une pièce de blocage (7) montée flottante et retenue par l'un de ses côtés de façon à pouvoir pivoter et avec un ressort de blocage (8) disposé dans la section de blocage, de sorte que lorsque la pièce d'en- trainement est ramenée en arrière par le ressort de rappel, la pièce de blocage puisse être maintenue inclinée par l'élastici- té dudit ressort de blocage à l'effet de bloquer la tige mo- trice. 2.- Dispositif de manoeuvre selon la revendication 1, ca- ractérisé en ce que la pièce de blocage (7) est amenée de sa position inclinée à sa position droite par pivotement de celle- ci sous l'action d'un moyen à fil métallique (W) agissant en opposition à l'élasticité du ressort de blocage (8). 3.- Dispositif de manoeuvre selon l'une des revendica- tions 1 et 2, caractérisé par le fait qu'il comporte une tige de déblocage (10) montée mobile en arrière de l'ergot.d'entral- nement (6) et en avant de la pièce de blocage (3) de telle fa- çon qu'un retrait de l'ergot d'entraînement en arrière du point de départ de la course de déplacement vers l'avant de la pièce d'entraînement soumette la tige de déblocage à un déplacement amenant la pièce de blocage en position droite par pivotement de celle-ci en opposition à l'action dudit ressort de blocage, en débloquant ainsi ladite tige motrice. 4.- Dispositif de manoeuvre selon la revendication 3, ca- ractérisé en ce qu'un ressort à lame (11) incurvée est disposé entre l'extrémité libre de la tige de déblocage et la pièce de blocage de façon que sa face convexe soit tournée du côté de la tige de déblocage. 5.- Dispositif de manoeuvre selon l'une des revendications I à i., caractérisé en ce que le cylindre de support (1) contient un moyen élastique (D) disposé entre le cylindre et la tige mo- trice de façon à solliciter celle-ci dans son sens d'entraine- ment par la pièce d'entraînement. 6.- Dispositif de manoeuvre selon la revendication 5, ca- ractérisé en ce que le moyen élastique (D) est un amortisseur pneumatique mettant en oeuvre l'élasticité de compression d'un gaz. 7.- Dispositif de manoeuvre selon l'une des revondications I à G, caractérisé en ce qu'il comprend un moyen à levier com- portant un arbre tournant (22), un cylindre de guidage (23) solidaire d'une extrémité dudit arbre tournant, un levier (24) monté coulissant dans le cylindre de guidage, un organe d'arrêt (27) prévu sur ledit cylindre de guidage à l'effet d'amener une tige d'arrgt (25) en contact élastique avec le levier sous l'ac- tion d'un ressort (26) et des crans (28) ménagés sur le levier de façon.à pouvoir coopérer avec la tige d'arrêt, l'arbre tour- nant du moyen à levier étant accouplé à l'arbre d'entraînement.