L'invention est relative à un dispositif pour la commande d'un organe enregistreur qui, actionné de préférence électroma-gnétiquement, exécute un mouvement d'inscription limité, essentiellement perpendiculairement à la direction du mouvement d'un 5 support d'inscription. Pour de nombreux processus d'enregistrement se rencontrant dans la technique, on se contente, en renonçant à tout caractère quantitatif de l'inscription, d'enregistrer uniquement des informations par oui ou par non. C'est le cas général, par exem-10 pie, pour l'enregistrement de temps de fonctionnement ou de temps de travail où l'inscription se présente de manière usuelle sous forme de diagrammes à trait large, dont on peut faire varier la largeur lorsqu'il est nécessaire de distinguer par exemple divers genres de fonctionnement d'une machine ou d'un véhi-15 cule ou de distinguer les temps de travail de plusieurs ouvriers sur une seule et même machine. Comme dispositif d'entraînement de l'organe enregistreur servant à l'inscription du diagramme à trait large, on utilise en général des électroaimants auxquels, dans un perfectionnement 20 du dispositif, on associe la plupart du temps des électroaimants limitant la largeur d'inscription. Mais on peut également utiliser pour l'entraînement de tels organes enregistreurs des dispositifs sensibles aux vibrations, appelés pendules à secousses, ou des dispositifs thermoélectriques à lame bi-métallique ou à 25 fils chauffants et on connaît en fait de tels dispositifs. La condition, qui a été imposée, surtout récemment, aux diagrammes à trait large tracés par de tels dispositifs enregistreurs est d'être également lisibles par une machine. Mais cela signifie en particulier lorsque des diagrammes à trait 30 large de diverses largeurs doivent être inscrits sur la même piste, qu'il faut imposer des conditions strictes de précision relativement aux diverses largeurs de trait et aussi que les diagrammes à trait large tracés par divers dispositifs enre-gistreurs présentent la même largeur. 35 Ces conditions ne sont cependant pas satisfaites par les divers dispositifs enregistreurs connus jusqu'à présent. En particulier, les organes enregistreurs actionnés électromagné-tiquement, par suite de la variation hyperbolique de la force d'attraction des électroaimants, sont violemment accélérés jus-40 qu'à une butée fixe limitant la largeur du trait et tendent, ! I 69 20714 2 2011409 abstraction faite du bruit qui en résulte, à fléchir et à rebondir. Du fait que,d'autre part, l'organe enregistreur, qui est constitué en général par un levier fixé d'un seul côté dont l'autre extrémité porte le style inscripteur,ne peut être dans 5 tous les cas arrêté par des butées voisines du style inscripteur, &1 se produit comme avec la plupart des masselottes mobiles librement, accélérées d'une certaine manière, un excès d'accélération qui fausse la largeur de trait prédéterminée par les butées. Mais cette erreur résultant de l'accélération n'est 10 pas constante, mais varie essentiellement avec la tension d'alimentation de 1'électroaimant de traction, les fluctuations de tension intervenant alors, en particulier lorsque ce dispositif enregistreur doit être utilisé sur un véhicule, pouvant être très élevées. 15 En outre, en particulier avec les butées échelonnées pour la limitation de la largeur du trait, qui en général ne sont pas fixes mais qui doivent être réglées à la main, ou par exemple également électromagnétiquement, on ne peut éviter qu'une accumulation fâcheuse des tolérances puisse entraîner des diffé-20 rences de largeur des diagrammes à traits larges inscrits par les divers dispositifs enregistreurs d'une série de fabrication. L'invention a donc pour but d'éliminer ces inconvénients. La solution proposée par l'invention prévoit que l'organe enregistreur est accouplé mécaniquement à son dispositif d'en-25 traînement de telle manière que la composante de force exercée par ce dispositif pour mettre directement en mouvement l'organe enregistreur s'annule dans toutes les positions limites de l'organe enregistreur. Dans un perfectionnement de l'invention, il est proposé 30 que l'organe enregistreur coopère mécaniquement avec une coulisse déterminant la largeur de l'inscription et mise en mouvement par le dispositif d'entraînement» Le progrès technique apporté par cette solution doit être surtout trouvé dans le fait que ce n'est plus maintenant l'orga-35 ne inscripteur lui-même, mais un levier de transmission actionné par 1'électroaimant de traction, qui est accéléré et que. l'action de ce mouvement d'accélération sur la largeur de l'inscription est annihilée cependant, grâce à des pièces constituant une coulisse de "longueur correspondante disposée concentrique-40 ment au point d'articulation de ce levier. En outre, la largeur 69 20714 3 2011409 de l'inscription est fixée par la coulisse, le levier de transmission et la coulisse pouvant être d'une manière simple réali-ség en une seule pièce. Un autre avantage de ce dispositif consiste en ce que les 5 tolérances de montage des butées, qui surtout dans les butées mobiles peuvent être très importantes, demeurent alors sans importance du fait qu'elles sont absorbées par le jeu de parties concentriques de la coulisse. On peut éviter ainsi tout ajustage, demandant beaucoup de temps, de butées mobiles. 10 D'autre part, grâce à une conformation appropriée de la coulisse, on. peut adapter le mouvement de l'organe inscripteur à la caractéristique de la force de traction de 1'électroaimant, de telle manière qu'au moment de l'attraction de 1'électroaimantt lorsque sa force de traction est encore faible, le trajet du 15 levier de transmission sur le levier inscripteur, par l'intermédiaire de la coulisse agissant à la manière d'un coin, est réduit et qu'au cours de la suite du mouvement d'attraction, lorsque la force d'attraction de 1'électroaimant croît fortement, il est augmenté. 20 L'invention est expliqué plus en détail ci-dessous, à l'ai de d'un exemple non limitatif de réalisation, en se référant aux dessins annexés, dans lesquels : la figure 1 représente schématiquement le dispositif enregistreur et 25 la figure 2 représente, agrandie, la coulisse de commande. Sur la figure 1, on a désigné par 1 un électroaimant à noyau plongeur 2, qui est excité par un générateur d'impulsions électriques non représenté sur la figure. Le noyau 2 de 1'électro-aimant est accouplé, par l'intermédiaire du tenon 3, au levier 30 de transmission 5 pivotant autour de l'axe 4. Le levier de transmission 5 est soumis en outre à l'action du ressort 6 qui, lorsque 1*électroaimant n'est pas excité, le maintient contre la butée fixe 7. Le levier inscripteur 8, dont l'une des extrémités forme ou porte le style inscripteur 9, comporte en outre un bras 35 10 qui porte un tenon 12 passant à travers la coulisse 11 du levier de transmission 5. Dans l'exemple choisi, on a prévu pour limiter le mouvement du levier de transmission 5, une butée mobile 13, montée sur l'axe 14, maintenue contre une autre butée fixe 17 par le ressort à lame 15 fixé à elle et s'appuyant sur 40 1'électroaimant 16 qui commande la butée mobile 13. Avec cette butée mobile 13 coopère le bec 18 du levier de transmission 5, de telle manière que, dans la position dessinée de la butée 13, c'est-à-dire lorsque 1'électroaimant 16 n'est pas excité, lorsqu'on actionne le levier 5, le levier inscripteur 8,9 trace le 5 diagramme à trait relativement étroit 19, tandis que lorsque 1'électroaimant 16 est excité, c'est-à-dire lorsque la butée mobile 13 est attirée, on obtient le diagramme à trait large 20. La conformation particulière de la coulisse 11, qui guide le levier inscripteur .8,9 et qui, dans l'exemple représenté sur 10 les figures doit commander deux largeurs de trait différentes, est représentée par la figure 2. Cette coulisse commence par retenir, par sa partie 21 à peu près concentrique à son point de fixation (axe 4), le levier inscripteur 8,9 dans sa position fondamentale. Cette partie 21 est suivie d'une montée 22 de pente 15 relativement faible aboutissant à une partie médiane 23, également concentrique. La montée suivante 24 présente, du fait qu'on dispose alors d'une plus grande force d'attraction de l'é-_ lectroaimant 1, une pente plus forte et se termine également par une partie de coulisse concentrique 25 qui représente la position 20 limite supérieure du levier inscripteur. Evidemment, on peut aussi prévoir une coulisse, par exemple en forme de rainure de guidage, sur le pourtour ou sur la surface plane d'un plateau fixé de son côté sur l'ax« d'un moteur à courant continu ou d'un moteur pas à pas. 25- Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les va-30 riantes. 69 20714 5 2011409 REVENDICATIONS 1* Dispositif pour la commande d'un organe enregistreur qui, actionné de préférence électromagnétiquement, exécute un mouvement d'inscription limité, essentiellement perpendiculairement à la 5 direction du mouvement d'un support d'inscription, lequel dispositif est caractérisé en ce que l'organe enregistreur (8,9) est accouplé mécaniquement avec un organe d'entraînement (1) par l'intermédiaire d'un organe de transmission (5), de telle manière que la composante de force exercée par ce dispositif pour mettre 10 directement en mouvement l'organe enregistreur (8,9) s'annule dans toutes les positions limites de l'organe enregistreur (8,9). 2.7 Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe enregistreur (8,9) coopère mécaniquement avec une coulisse (11) déterminant la largeur de l'inscription et mise en mou-15 vement par l'organe d'entraînement (1). 3. Dispositif selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la coulisse (11) est réalisée dans un levier de transmission (5) pivotant sous l'action de l'organe d'entraînement (1) autour d'un point d'articulation (4) et se compose d'au moins. 20 deux parties de coulisse (21,23,25) décalées radialement les unes par rapport aux autres et disposées concentriquement à ce point d'articulation (4) qui se raccordent par des parties intermédiaires montantes obliques. 4. Dispositif selon les revendications 1 à 3, caractérisé en 25 ce que la pente des parties intermédiaires (22,24) commandant l'organe enregistreur (8,9) de la coulisse de guidage (11) est adaptée aux variations de la force de l'organe d'entraînement(1). 5. Dispositif selon les revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'organe enregistreur (8,9) est constitué par un levier 30 (8) suspendu à une de ses extrémités, muni d'un style inscripteur (9) qui, par l'intermédiaire d'un tenon (12) à lui fixé, coopère avec la coulisse (11) ménagée dans le levier de transmission ( 5) . 6. Dispositif selon les revendications 1 à 5, caractérisé en 35 ce que l'organe de transmission (5) est constitué par un plateau comportant une rainure de guidage, qui est fixé sur l'axe d'un moteur électrique.