Machine pour l'exécution d'operations variées : perçage, tronçonnage, tirefonnage, boulonnage ... sur une voie ferrée. La présente invention concerne une machine pour l'exécution d'opérations variées, telles que du perçage, du tronçonnage, du tirefonnage, du boulonnage, etc... sur une voie ferrée, en vue notamment de poser, préparer et fixer les rails sur les traverses en bois ou en béton avec un couple de serrage prérglé. Jusqu'à présent, les tirefonneuses comportent un chariot ou un brancard supportant un moteur thermique relié par des organes de transmission appropriés à une tête de tirefonnage. Elles sont relativement lourdes et doivent être servies par au moins deux personnes. Dans ces conditions, une équipe de travail doit être composée d'un nombre relativement élevé de servants et doit disposer d'au moins quatre tirefonneuses pour pouvoir progresser à une allure de pose compatible avec les immobilisations maximales de voie et les consignes de sécurité imposées. La présente invention a pour but d'alléger le matériel mobile de pose et de le rendre utilisable par une seule personne, ce qui permet de reduire l'effectif de l'équipe, de diminuer le temps de pose, de désencombrer la vole treks rapidement, de n'occuper sur celle-ci qu'un espace de travail restreint sans que les poseurs puissent se gêner mutuellement, d'accroitre la sécurité, d'abaisser le coût du matériel et des investissements et de parvenir à un automatisme opérationnel garantissant la qualité du travail exécuté. Dans ce but et conformément à l'invention, la machine comporte, d'une part, un groupe autonome de puissance qui comprend un moteur entrainant au moins une pompe hydraulique alimentant au moins deux canalisations flexibles de transmission, ce groupe étant installé sur le châssis d'un chariot destiné à être déplacé et arrêté le long de la voie, d'autre part, au moins deux têtes de travail indépendantes qui sont accouplées à deux moteurs hydrauliques et montées sur des supports pour constituer des groupes mobiles d'intervention légère, les canalisations flexibles étant raccordées aux moteurs des groupes mobiles d'intervention par l'intermédiaire d'électrovalves commandées par des contacteurs situés sur lesdits groupes. De préférence, chaque pompe du groupe de puissance est reliée par une électrovalve de distribution directe ou croisée à deux canalisations flexibles susceptibles d'être raccordées aux deux tubulures du moteur hydraulique du groupe mobile d'intervention correspondant; un manostat règlable est branché sur une prise de pression du circuit hydraulique d'alimentation de chaque moteur hydraulique pour interrompre l'entraînement de celui-ci lorsque le seuil de pression préréglé est atteint. Suivant une forme de réalisation particulièrement avantageuse, chaque groupe mobile d'intervention légère est constitué par un chariot dont le châssis est porté par deux galets de guidage susceptibles de rouler sur l'un des rails de la voie ferrée et est solidaire d'un élément de guidage vertical pour le support du moteur hydraulique et de la tête de travail, ce support pouvant être pourvu d'un moyen de règlage transversal et étant équipé d'un guidon de manoeuvre dont les poignées sont munies des contacteurs de commande. Divers autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple non limitatif, sur le dessin annexé. Sur ce dessin - la figure 1 est une perspective montrant la machine de l'invention installée sur une voie ferrée. - la figure 2 est une autre perspective illustrant l'un des groupes mobiles d'intervention. - la figure 3 est un schéma sommaire du circuit électrique. - 1 et 2 désignent les rails d'une voie ferrée à poser et fixer sur des traverses 3 en bois ou en béton. Ainsi que cela ressort de la figure 1, la machine courte tout d'abord, un groupe autonome de puissance 4 présentant un moteur thermique ou électrique 5 monté sur le châssis d'un chariot 6 destiné à être déplacé le long de la voie et arrête à proximité du lieu de travail. Le châssis supporte également un réservoir 7 à fluide hydraulique. Le moteur 5 est accouplé, directement ou par l'intermédiaire d'un réducteur, à autant de pompes hydrauliques qu'il existe de postes de travail simultanés. Dans l'exemple représenté, quatre pompes 8.1 à 8.4 sont montées en ligne ; la tubulure d'aspiration de la pompe 8.1 (ou 8.2, 8.3, 8.4) est branchée au moyen d'une tuyauterie 9.1 (ou 9.2, 9.3, 9.4) sur le réservoir 7 et sa tubulure de refoulement sur l'admission d'une électrovalve 10.1 (ou 10.2, 10.3, 10.4) ; 1'électrovalve 10.1 (ou 10.2, 10.3, 10.4) est destinée à distribuer sélectivement le fluide hydraulique sous pression, à travers un manostat règlable 11.1 (ou 11.2, 11.3, 11.4), sur l'une de deux canalisations flexibles de transmission 12.1 et 13.1 (ou 12.2 et 13.2, 12.3 et 13.3, 12.4 et 13.4) et à brancher l'autre canalisation sur une tuyauterie 14.1 (ou 14.2, 14.3, 14.4) de retour du fluide au réservoir. La machine comporte également autant-de groupes mobiles d'intervention 15 que de postes de travail simultanés sont prévus. Dans l'exemple représenté, quatre groupes 15.1 à 15.4 sont disponibles et présentent chacun un moteur hydraulique 16.1 respectivement 16.2 à 16.4 dont les deux tubulures sont susceptibles d'être branchées, de préférence au moyen de raccords rapides, sur les cana lisations 12.1 et 13.1, respectivement 12.2 et 13.2 à 12.4 et 13.4 et d'être accouplées à une tête de travail 17.1 respectivement 17.2 à 17.4, telle qu'une clé de tirefonnage, une clé de boulonnage, un mandrin de perçage, une scie circulaire, une meule etc.. Comme le montrent les figures 1 et 2, chaque groupe mobile dtintervention 15 comporte un chariot 18 muni de deux galets 19 susceptibles de rouler sur l'un quelconque des rails 1, 2. Le chariot est solidaire d'une colonne 22 sensiblement verticale, le long de laquelle est guidé en translation libre un fourreau 21, lui-même solidaire de deux manchons 22 enfilés sur deux traverses 23 d'une platine support 24 sur laquelle le moteur hydraulique 16 est fixé ; le positionnement des traverses dans les manchons est règlable au moyen de vis 25 et le niveau inférieur de l'équipage mobile 16, 17 et 21 à 25 est déterminé par des butées 26 également règlables. La platine-support 24 et le moteur 16 sont équipés d'un guidon de manoeuvre 27 dont les poignées latérales 28 sont munies de contacteurs 29 et 30 permettant de commander sélectivement la rotation dudit moteur et de la tête 17 dans un sens ou dans le sens opposé. La commande électrique de chaque groupe 15 est schématisée sur la figure 3. Les deux bobinages d'excitation 31 et 32 de chaque électrovalve, permettant de brancher la pompe 8 correspondante respectivement sur les canalisations 12 et 13 pour tirefonner ou détirefonner, sont montés en série avec les contacteurs 29 et 30 respectivement, normalement ouverts1 sur des conducteurs 33 et 34 dérivés sur une ligne d'alimentation électrique 35, 36. Le contact 37,normalement ouvert,du du manostat 11 correspondant, est également monté en série sur un autre conducteur dérivé 38 avec le bobinage 39 d'un relais dont le contact 40, normalement fermé, est lui-même monté en série sur le conducteur 40 du bobinage 31 de "tirefonnage". La machine fonctionne de la façon suivante: le groupe de puissance 4 étant installé et le moteur 5 en marche, les pompes 8.1 et 8.4 tournent et débitent en circuit fermé sur le réservoir 7 du fait que les contacteurs 29 et 30 des groupes d'intervention sont ouverts. Généralement, les canalisations 12.1 et 13.1 12.4 et 13.4 sont branchées sur les groupes 15.1 à 15.4, mais cela n'est pas nécessaire dès lors que les raccords rapides sont de préférence munis de clapets. Si-un opérateur veut intervenir, il prend l'un des groupes 15, le groupe 15.3 par exemple, et laisse les autres hors service ; il pose les galets 19 de ce groupe 15.3 sur le rail concerné 1 ou 2 et déplace le chariot 18, en soulevant le guidon 27 de l'équipage mobile, jusqu'à ce que la tête 17 soit parvenue à l'aplomb du tirefond à poser ; il laisse le guidon retomber doucement pour que la tête 17 prenne ledit tirefond ; puis il appuie sur le contacteur de tirefonnage 29, ce qui a pour effet d'exciter le bobinage 31 de l'électrovalve 10.3, laquelle met sous pression la canalisation 12.3 et branche la canalisation 13.3 sur le réservoir ; le moteur hydraulique 16.3 du groupe tourne et provoque,par la tête 17.3,le vissage et le serrage du tirefond ; lorsque la pression hydraulique dans la canalisation 12.3 atteint le seuil pour lequel le manostat 11.3 a été préalablement réglé, le contact 37 se ferme et excite le bobinage 39 du relais dont le contact 40 s'ouvre et provoque la désexcitation du bobinage 31 de l'électrovalve 10.3 ; celle-ci fait fonctionner la pompe 8.3 en circuit fermé et le moteur 16.3 s'arrête, le couple de serrage étant atteint. Pendant que le groupe 15.3 intervient, les autres groupes peuvent rester hors service ou être mis en service en même temps ou dans n'importe quel ordre chronologique et séquentiel. Pour détireformer, il suffit d'appuyer sur le contacteur 30 qui provoque l'excitation du bobinage 32 de l'électrovalve 10.3 , laquelle met la canalisation 13.3 sous pression et branche la canalisation 12.3 sur le réservoir ; le moteur hydraulique 16.3 tourne en sens inverse et le dévissage se produit. L'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation représentée et décrite en détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. C'est ainsi que le groupe autonome de puissance peut être - en option - porte par deux essieux amovibles adaptés pour rouler directement sur la voie ferrée. REVENDICATIONS 1.- Machine pour l'exécution d'opérations variées : perçage tronçonnage, boulonnage, tirefonnage etc.. sur une voie ferrée CL, 2)comprenant un groupe de puissance reliée à une tête de travail montée sur un support positionné par rapport aux rails, caractérisée - en ce que le groupe autonome de puissance (4) comprend un moteur (5) entraînant au moins une pompe hydraulique (8.1 à 8.4) alimentant au moins deux canalisations flexibles de transmission (12.1 et 13.1 à 12.4 et13.4), ce grouPe étant installe sur le châssis d'un chariot (6) destiné à être déplacé et arrêté le long de la voie, - en ce qu'au moins deux têtes de travail indépendantes (17.1 à 17.4) sont accouplées à deux moteurs hydrauliques (16.1 à 16.4) et montés sur des supports pour constituer des groupes mobiles d'intervention légère (15.1 à 15.4), - et en ce que les canalisations flexibles précitées sont raccordées aux moteurs des groupes mobiles d'intervention par l'intermédiaire d'électrovalves (10.1 à 10.4) commandées par des contacteurs (29, 30) situés sur lesdits groupes. 2.- Machine selon la rever.dication 1, caractérisée en ce que chaque pompe (8) du groupe de puissance est reliée par une electrovalve (10) de distribution directe ou croisée à deux canalisations flexibles (12, 13) susceptibles d'être raccordées aux deux tubulures du moteur hydraulique (16) du groupe mobile d'intervention (15) correspondant. 3.- Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'un manostat règlable (11) est branché sur une prise de pression du circuit hydraulique d'alimentation de chaque moteur (16) hydraulique pour interrompre l'entraînement de celui-ci lorsque le seuil de pression preréglé est atteint. 4.- Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que le support de chaque groupe mobile d'intervention légère (15) est constitué par un chariot dont le châssis (18) est porté par deux galets (19) de guidage longitudinal, susceptibles de rouler sur l'un des rails de la voie ferrée et est solidaire d'un élément de guidage vertical (20, 21) pour le support (24) du moteur hydraulique (16) et de la tête de travail (17), ce support pouvant être pourvu d'un moyen de réglage transversal (22, 23, 25) et étant équipé d'un guidon de manoeuvre (24) dont les poignées (28) dont munies des contacteurs de commande (29, 30).