La présente invention concerne le recouvrement d'une blessure, lésion ou similaire sur un mammifère à l'aide d'une membrane adhérente en collagène similaire a la peau en vue de réaliser une protection durant le processus de guérison. La présente invention concerne également un procédé par iontophorèse selon lequel on relie des fibrilles en collagène electrochimiquement l'une a l'autre et au site blessé ou endommagé, de façon à obtenir de telles membranes. La présente invention concerne également l'administration par iontophorèse de médicaments topiques ou systémiques ionisables ou polaires à un mammifère, lesdits medicaments étant sensibles a un champ électrique et, plus specialement, l'administration de protéines dénaturées ou non dénaturées avec ou sans composé métallique, sur blessure, lésion ou similaire, sous f l'influence d'un champ electrique, de préférence sous l'influence d'un faible champ Electrique. De plus, la présente invention concerne les traitements thérapeutiques de mammifères par application de très petits courants électriques. La présente invention concerne également les dispositifs adaptés pour la mise en oeuvre des traitements selon l'invention. Le besoin d'utiliser une protection pour une blessure, lésion ou similaire durant la guérison a été depuis longtemps reconnu. On a utilisé dans ce but des pansements, bandages et revêtements chirurgicaux. Plus récemment, on a développe des techniques de greffes chirurgicales de façon ê éviter les problèmes d'impermeabilite l'oxygène rencontres avec l'usage intensif de revêtements protecteurs du type pansement. Bien que la technique de greffage de peau soit tout à fait un succès quand on utilise la propre peau du patient, des greffes réalisées a partir de donneurs étrangers aboutissent a des problèmes de rejet qui empêchent d'obtenir les effets therapeutiques souhaités. Par conséquent, on a utilisé d'autres matériaux protéiniques tels que le collagène pour réaliser des matériaux protecteurs perméables à l'oxygène. Compte tenu des caractéristiques inhérentes et hautement favorables du collagène qui le rendent adaptable à la réalisation de films protecteurs pour les blessures,lésions et similaires, le demandeur a mis au point un procédé de préparation de films adhérents décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 563 228 délivre le 16 février 1971 qui est incorporé ici comme référence. En résumé ce brevet antérieur concerne l'application d'un champ électrique de polarité convenable à une dispersion de fibrilles de collagène non dénaturé, de façon à causer une liaison électrochimique entre les fibrilles de la dispersion. Le collagène ainsi appliqué est capable de s'associer aux fibrilles de collagène naturelles exposées sur le site de la blessure de façon à effectuer une surface protectrice hautement adhésive. Bien que lton doive reconnaitre le progrès apporté par le brevet des Etats-Unis d'Amérique antérieur 3 563 228, il serait toutefois souhaitable d'obtenir ces revebtements adhérents protecteurs similaires à la peau mais sans avoir besoin de l'application d'une source de puissance externe de façon à obtenir la force de iontophorèse; on sait en effet que les appareils électriques sont souvent encombrants et très souvent exigent que le patient soit traité dans des centres de regroupement. Par conséquent, il est souhaitable de pouvoir obtenir ces revêtements protecteurs par un traitement continu du patient -sans restriction significative concernant un éventuel déplacement ou la nécessité de demeurer au mCme endroit.Par ailleurs, l'utilité d'un champ électrique dans un traitement médical est bien entendu connue. Par exemple, il est banal d'utiliser des dispositifs analogues à des pansements avec des électrodes comportant des matériaux métalliques dissemblables de façon à créer une cellule galvanique pour divers types de traitements cliniques. Ces articles, dénommés couramment des emplâtres voltaSsues, ont été mis au point pour l'administration par iontophorèse de certains médicaments à travers la peau d'un patient. On peut citer par exemple les brevets des Etats-Unis d'Amdrique n" 116 562 175 974, 222 276, 393 741 et 1 967 927. Toutefois, les emplâtres voltatques de l'art antérieur souffrent de désavantages significatifs et nombreux. Peut-etre que les désavantages les plus importants sont constitués par des possibles empoisonnements par les métaux et/ou les brûlures occasionnées par l'élec- trode,dues aux matériaux utilisés, basés principalement sur le cuivre et le zinc en tant que matériaux dissemblables pour la cellule galvanique. D'habitude, quand on désire administrer des médicaments topiques par iontophorese, on utilise des sources de puissance externes. On peut noter par exemple les brevets des Etats-Unis d'Amérique n0 3 163 166 ainsi que le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 563 228. Par tailleurs, toutes les méthodes de l'art antérieur basées sur l'application dtun champ électrique à un corps de mammifère ont jusqu' présent utilisé d'importants voltages et/ou courants qui non seulement tendent à cotre désagréables pour le patient mais encore également traumatisent très certainement la zone proche du point d'application. Par conséquent, il est souhaitable de mettre au point un traitement thérapeutique par iontophorèse de corps de mammifères qui permette d'optimiser l'effet de guérison tout en minimisant les effets secondaires nuisibles à la santé et en éliminant l'utilisation de sources d'énergie externes encombrantes. Selon l'invention, on a maintenant découvert que l'on peut préparer une suspension ou une dispersion de collagène, ladite suspension présentant des caractères isotoniques désirables et éventuellement possédant des sels metalliques choisis correspondant à ceux que l'on trouve dans le corps dudit mammifère et présents selon des proportions tries petites, similaires, de façon à obtenir un électrolyte pour la conduction d'un courant électrique. Selon une caractéristique de l'invention, quand on dispose une telle suspension de collagène près d'une blessure, lésions ou similaires sur le corps du mammifère à traiter, on établit un champ électrique entre la suspension et la couche sousjacente de tissu qui présente une nette caractéristique négative efficace. Eventuellement, si on désire réaliser un tel revêtement protecteur plus rapidement qu'il n'est possible de le faire en utilisant seulement les caractéristiques électriques inhérentes du corps à traiteur, on peut utiliser une source d'énergie auxiliaire. Selon ce mode de réaliser tion, on incorpore une source d'énergie auxiliairé au pansement ou' au substrat servant de pansement supportant le collagène qui doit autre relié électrochimiquement. Cette source d'énergie comporte un couple galvanique qui utilise entre autres les fluides naturels du corps en tant qu'électrolyte.L'interaction galvanique entre électrodes crée un champ électrique qui permet d'obtenir la force de l'iontophorèse pour la liaison électrochimique du collagène appliqué, de façon à obtenir une couche adhérente protectrice similaire à la peau au-dessus de la zone de tissu à traiter. De façon surprenante, on a découvert que lton peut administrer de façon efficace des médicaments ionisables ou polaires à un mammifère quand on peut disposer d'une force de iontophorèse provenant en partie de ces charges locales apparaissant naturellement sur le corps à traiter en combinaison avec uneélectrode compatible similaire supportée sur ou comportant un pansement ou un substrat similaire à un pansement. Ce mode de réalisation est efficace pour l'administration de n'importe quel médicament ionisable ou polaire sensible à un champ électrique; des médicaments protéiniques ou leurs dérivés sont préférés. Les médicaments protéiniques peuvent votre dénaturés ou non dénsturesJ par exemple le composé protéinique d'une"protéine d'argent!' douce ou forte, des alginates et similaires. En plus, il peut y avoir divers sels ou composés métalliques, en particulier quand on utilise une protéine dénaturée. L'ion métallique le plus préféré est l'argent bien que l'on puisse incorporer d'autres ions métalliques efficaces thérapeutiquement. Le pansement ou le dispositif similaire à un pansement utilisé pour administrer le médicament au corps du mammifère présente une électrode solidaire à réaliser par exemple en une feuille en relation électrique avec le médicament. L'aluminium est le matériau d'électrode le plus préféré; toutefois, on peut fabriquer l'électrode à partir de n'importe quel matériau actif connu. Quand le dispositif, constitue de l'électrode et du médicament, est appliqué sur le corps du mammifère, les fluides du corps naturels ou > éventuellement, d'autres fluides électrolytiques administrés isotoniques établissent le courant électrique approprié ainsi que le champ concomitant pour l'administration du mddicar.ent profondément à l'intérieur de la blessure, lésion ou similaire dudit corps.Comme médicaments utilisables en combinaison avec la présente invention, on peut citer de façon non limitative les anti-infectieux, les analgésiques, les bactériosta- tiques et simiIaires, les composés ionisables polaires, sous reserve que le composé soit sensible en terme de migration à un champ électrique Selon un autre mode de réalisation de l'invention on a de plus decouvert de façon surprenante que l'on peut obtenir des effets thérapeutiques bénéfiques à partir de l'application de courant électrique très petit ou excessivement faible,pendant des périodes aussi courtes qu'environ 10 mn, jusqu'à des traitement de dure plus longue, d'environ quelques semaines, la durée ainsi que la quantité de courant électrique utilisées variant généralement en sens inverse. On alise les effets thérapeutiques en appliquant un courant compris entre environ 0 > 001 et environ 1 000 pA et, de préf8rence, d'environ 2,5 à environ 500 sous une différence de potentiel d'environ 0,01 à environ 3,0 V. Les effets bénéfiques observes comportent la-guérison de blessure lésions ou similaires au moyen de la liaison des fibrilles de collagène endom nagées exposees; on peut observer également une régénération véritable de tissu après par exemple une intervention chirurgicale ainsi qu'unie soudure améliorée des fractures d'os. Accompagnant cet effet thdrapeutique, on observe également une diminution substantielle de la douleur accompa gnant généralement ces situations. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparattront à la lecture des exemples suivants, référence étant faite au dessin annexé, sur lequel - la figure I est une vue de dessus en élévation d'un pansement selon l'un des modes de mise en oeuvre de l'invention; - la figure 2 est une vue en élévation de c8té du pansement de la figure 1; - la figure 3 est une vue en élévation de cOté analogue à celle de la figure 2, montrant un autre mode de réalisation de l'invention; - la figure 4 est une vue de dessous en élévation d'un pansement selon encore un autre mode de réalisation de l'invention; et - la figure 5 est une vue en élévation de côté du pansement de la figure 4. Par ailleurs, on entend par pansement selon l'invention toutes les variétés possibles de pansements chirurgicaux quelle que soit leur configuration physique, et qui peuvent être appliquées sur un site blessé en vue d'effectuer un traitement. Par conséquent, l'invention concerne les plus petits pansement adhésifs jusqu'aux pansements très grands de plusieurs décimètres carrés qui sont utilisables par exemple pour soigner les brayés. r Selon un premier mode de réalisation, on utilise le potentiel électrique négatif inh8rent du corps dtun mammifère de façon à obtenir la force nécessaire de iontophorèse en vue de réaliser la liaison électrochimique des fibres de collagène contenues dans la dispersion appliquées à proximité de la zone à traiter.En vue de réaliser ces buts, on prépare une dispersion de collagène de la meme façon que celle décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 563 228, en prenant soin que la concentration en collagène dans ladite dispersion soit supérieure à la concentration préférée de 0,25 à 1% en poids indiquée dans ledit brevet, par exemple jusqu'à environ une concentration de 50 /0 en poids mais de préférence présentant la consistance du beurre de table mou. De façon plus spécifique, on peut préparer la suspension de collagène à partir de tendons fléchisseurs de bovins que l'on a nettoyés et débarrassés du gras et d'autres matières étrangères, que l'on a congelés et, par la suite coupés en tranches perpendiculairement à l'axe longitudinal des tendons, selon une longueur convenable d'environ 0,001 mm à 0a5 mm, de préférence de 0,2 mm à 0,5 mm, bien qu'une telle longueur ne soit pas critique. On peut désagréger les fibrilles de collagène par traitement avec une enzyme protéolytique telle que la ficine commerciale. On peut effectuer ce traitement, par exemple en agitant doucement pendant approximativement lhà30C en solution aqueuse de ficine.On lave ensuite ces fibrilles avec de l'eau distillée et on traite par une solution aqueuse de chlorure de sodium à une concentration d'environ 1%, pendant environ 1 h, suivant deux ou trois traitements successifs. Pour d'autres précisions, on peut consulter ledit brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 563 228. Après les avoir préparées de cette manière, on ajoute ces fibrilles à un mélange de parties égales d'éthanol et d'eau,-contenant éventuellement, approximativement, 0,2% d'acide cyanoacEtique si on prévoit un stockage z long terme; on agite ensuite ce mélange à une temp6- rature approchant le point de congélation et on homogénéise par la suite en utilisant un homogénéiseur conventionnel. Eventuellement, on peut préparer la dispersion de collagène suivant les enseignements du brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 368 911 ou bien du procédé de Battista tel que décrit dans le Journal of Applied Polymer Science, 11, 41-498 (1967). Une telle dispersion de, par exemple a une concentration en collagène de 10, présente une consistance sirupeuse analogue à une pâte similaire quelquefois à celle du beurre mou. On améliore ensuite cette pâte ou dispersion en vue d'obtenir une meilleure conductivité en ajoutant des sels (généralement selon des quantités comprises entre 0,1 et 1% en poids), tels que du chlorure de sodium ou du chlorure de potassium, de préférence selon des quantités rendant la pâte isotonique; c'est-à-dire a Les sels métalliques correspondant à ceux se trouvant naturellement dans le corps du mammifère peuvent etre également ajoutés selon des quantités similaires très petites, par exemple selon des quantités comprises entre environ 0,01% et 10% en poids. La sélection de ces sels, spécifiquement riches en ions positifs, est tout à fait à la portée de l'homme de métier. On peut appliquer ensuite localement cette pate sur la zone à traiter. On établit le champ électrique entre la dispersion de pâte de collagène et le corps du mammifère; la patte montre une charge globalement positive, tandis que les zones entourant la blessure montrent un potentiel électrique efficace négatif. Toufefois, le potentiel électrique relatif ainsi établi est relativement faible et, par conséquent la liaison électrochimique souhaitée des fibrilles de collagène intervient de façon plutôt lente.Par conséquent, il peut être souhaitable de disposer d'une source d'énergie auxiliaire opérant en combinaison avec les caractéristiques électriques inhérentes du corps du mammifère, de façon ê améliorer cette action. Les figures 1 à 3 illustrent un autre mode de réalisation de l'invention selon lequel on utilise un couple galvanique de façon à obtenir la force électrique nécessaire pour la liaison électrochimique. Sur la figure 1, on voit un pansement 10 portant des électrodes 11 et 12. Ce pansement peut etre choisi parmi des variétés très nombreuses commerciales bien connues de l'homme de métier, et il est seulement nécessaire de prévoir un substrat convenable sur lequel on puisse déposer les électrodes galvaniques, ainsi qu'une quantité convenable de collagène. De préférence, le pansement comporte une couche supérieure 13 imperméable aux liquides. telle que montrée dans les figures 2 et 3 et possédant une zone 14 sur laquelle sont disposées des perforations 16.On détermine les caractéristiques de flexibilité,absorbancea etc., selon chaque cas d'espèce et d'une façon bien connue par l'homme de métier. On peut fabriquer les électrodes 11 et 12 qui forment le couple galvanique à partir de bandes de matériau électrochimiquet Conve- nable tel qu'un métal. On peut faire adhérer les électrodes à la surface supérieure du pansement de n'importe quelle façon souhaitée telle que par exemple en utilisant une pâte adhésive. Eventuellement, on peut fabriquer ces électrodes en dispersant le matériau électrochimiquement actif désiré dans un support volatil, de façon à former une formulation qui puisse titre ensuite appliquée sur le pansement. On peut disposer une quantité d'électrolyte 18 sec entre les électrodes 11 et 12. Sur la figure 2 on voit que l'on applique une couche 20 de collagène telle que décrite ci-dessus, sur le côté opposé du pansement et on sèche. On maintient l'électrode 12 en contact électrique avec le revêtement de collagène en disposant de façon interne un dispositif conducteurl9, bien que l'électrode 12 puisse être enroulée autour de l'extrémité du pansement, de façon à obtenir ainsi le contact électrique souhaité. On peut isoler l'électrode 11 électriquement à la fois de l'électrode 12 et du revetement de collagène 20 en l'enroulant autour du pansement 10 ou d'une autre façon, de façon à réaliser un contact électrique sur la peau du corps de mammifère à traiter, à un endroit voisin de la zone traiter, W. Il est nécessaire que l'électrode 12 montre un potentiel de réduction standard positif par rapport à l'électrode 11 de façon à obtenir une polarité convenable entre elles; cest-à-dire que le courant doit passer de l'électrode 12 à travers -la couche de collagène vers la zone de tissu à traiteur, et jusqu'à l'électrode il, à travers l'électro- lyte 18, et de nouveau vers l'électrode 12 de façon à achever le circuit électrique, comme on le voit sur la figure 2. Par conséquent, si la bande positive 12 est faite en un métal qui peut etre attaqué fortement par électrolyse, ladite bande peut pénétrer à l'intérieur de la blessure ou lésion etc.Par conséquent, bien que l'on puisse fabriquer l'électrode 12 en un métal non dangereux tel que par exemple l'aluminium, on préfère que cette électrode positive soit réalisée en carbone. En ce qui concerne la composition de l'électrode 11, on peut utiliser n'importe quel matériau métallique présentant les critères de potentiel de réduction standard désirés ainsi qu'une absence de danger vis-à-vis du corps du mammifère. Le pansement selon ce mode de mise en oeuvre peut autre activé par application de quelques gouttes d'eau dans la zone perforée 14, ce qui permet d'humidifier à la fois l'électrolyte 18 et le rev8tement 20 de dispersion de collagène sec. Eventuellement, on peut utiliser les fluides propres du corps du mammifère tels que le sang ou le sérum, en vue de réaliser ces buts. Une fois que ceci a Qté effectué, I'action galvanique entre les deux électrodes assiste le potentiel ndgaWif inhérent du corps du mammifère en induisant un courant d'une polarité propre, ainsi qu'un champ électrique attenant, en vue d'augmenter celui existant naturellement.Dans ces conditions, le collagène dans le revtcmant hydraté se liera de façon électrochimique selon les lignes de force électrique E et les fibrilles forment un film ou une membrane relié avec les fibrilles endommagées de la blessure, de façon à réaliser un revêtement adhérent protecteur analogue à la peau. On voit sur la figure 3 un autre mode de réalisation du pansement topique selon lequel on incorpore maintenant une zone 22 discontinue qui est de nature poreuse. Selon ce mode de réalisation a le maté riau,à partir duquel le pansement est fabriqué, est tel que la dispersion de collagène décrite ci-dessus puisse Autre imprégnée; par exemple, mousse de polyuréthanne. Par ailleurs, ce pansement se comportera de façon identique à celui décrit dans les figures I et 2. De plus, il apparaît évident à I'homme de métier que le pansement décrit dans les figures 1 à 3 et décrit ci-dessus, ne nécessite pas l'utilisation de composéssalinsou de sel métallique dans la dispersion de collagène durant le processus initial. L'action du champ électrique engendré galvaniquement sera suffisante dans quelques cas pour supplanter l'exigence de ces constituants par l'utilisation des composants fluides propres au corps du mammifère. Un autre (et le plus préféré) modes de réalisation de l'invention est représenté dans les figures 4 et 5. Sur la figure 4, on voit qu'un pansement 40 porte une surface 42 qui est un film en matériau actif électrochimiquement. Supporté par le film 42 on voit un film de col lagène 44. Le potentiel électrique provient d'une électrode active unique 42 qui est en contact avec la peau du patient à traiter à proximité de la zone blessée. On choisit l'électrode 42 de façon qu'-elle possède des caracte- ristiques électriques négatives vis-d-vis du film du collagène, comma montré dans la figure 5. Le choix des matériaux pour lélectrode 42 est tout d'abord restreint à des considérations telles que le potentiel de réduction standard, de façon à s'assurer que l'électrode maintienne un potentiel négatif par rapport au film de collagène, l'aptitude à la dissolution, pour minimiser l'introduction des matériaux constitutifs de l'électrode à l'intérieur de la zone blessée, ainsi que-d'autres considérations bien connues de comme de métier. Les matériaux préférés pour l'électrode sont par exemple l'aluminium, la "protéine d'argent" douce et le zinc. Toutefois, quand on utilise du zinc, étant donné son activité galvanique, il est souhaitable de réaliser l'électrode 42 sous forme d'une étroite bande adjacente au film collagène 44 contrairement au film montré dans la figure 4, selon lequel l'électrode est adjacente à l'entière périphérie du film de collagène 44. On peut obtenir des résultats particulièrement bénéfiques en utilisant un film de protéine d'argent douce pour l'électrode 42. La protéine d'argent douce, une solution collotdale pouvant etre pré parée par l'interaction de protéine et d'oxyde d'argent et contenant environ 19 à 23% d'argent,est un agent bactériostatique bien connu. Seulement une faible fraction de l'argent est sous un état ionisable et, par conséquent, la protéine d'argent douce n'est pas irritante mais est -plutôt adoucissante. En vue d'une compréhension plus complète des usages et des effets de la protéine d'argent douce, on peut consulter Goodman and Gillman. The Pharmacological Basis of Therapeuties, 3rd Edition, McMillan, 1969. On peut fabriquer une membrane de protéine d'argent douce en vue d'obtenir soit une propension à la désintégration à l1humidité soit au contraire, une bonne résistance à l'humidité pour éviter préci- sément une telle désintégration. Par conséquent, le matériau de l'électrode lui-mEme peut prendre un rôle actif lors du processus de guérison. Un autre des matériaux constitutifs de l'électrode préféré est l'aluminiut qui constitue un matériau relativement inoffensif et présentant une très faible tendance à la dissolution quand on utilise le pansement. Un pansement similaire à celui décrit à la figure 5 est fabriqud dans des buts d'expérimentation. Le pansement 40 présente une couche supérieure imperméable aux liquides 46 et présente avantageusement un adhésif sensible à la pression non représenté sur le coté opp S6, de façon à faciliter l'adhérence du pansement sur la zone à traiter. Cet essai utilise un pansement conventionnel commercialisé sous la marque Curad. Une mince couche d'aluminium, par exemple présentant une épaisseur comprise entre 0,05 et 0,076 mm, est collée sur une gaze stérile 50 du pansement. On prépare une pâte de collagène selon le procédé décrit ci-dessus et on la déposesur l'électrode 42 au moyen d'une racle.La membrane-de collagène 44 peut Autre soit supportée, soit non supportée et peut être adaptée en vue d'obtenir un collagène dispersible ou insoluble dans l'eau si on le désire. Une fois que lton a assemblé le pansement comma montré sur la figure 5, on place une goutte de solution saline sur le film de collagène. On effectue les essais potentiométriques sur le pansement à ce moment et on trouve une différence de potentiel de 0,5 V entre l'électrode et le film de collagène et un courant de 400pA. On a fabriqué d'autres pansements de façon similaire en utilisant des matériaux constitutifs d'électrodes tels qu'indiqués dans le tableau ci-après. La différence de potentiel et le courant développé par chacun de ces pansements sont indiqués dans le tableau ci-aprés. TABLEAU Matériaux constituant l'électrode Différence de Courant potentiel (v) (tA) Aluminium 0,5 400 Zinc 1,2 200 Etain 0a5 50 Titane 0,15 25 Tantale Ôal* 2,5 x polarité inverse. On a observé que la dispersion de collagène supportée sur le substrat constitué par le pansement se lie électrochimiquement en très peu de temps, sous l'influence du potentiel électrique dérivé de la source galvanique. De plus a le film de collagène reste attaché de façon adhérente et tenace à la blessure à travers des liens mécaniques et chimiques avec les fibrilles de collagène exposées et endommagées de la blessure Ainsi, on a par ailleurs observé que le substrat du pansement lui-meme peut etre enlevé en assez peu de temps, en laissant ce film de collagène analogue à la peau extremement adhérent. Par ailleurs, on a également observé que le film de collagène ainsi appliqué à Endroit blessé par déshydratation limitée se contracte un peu et tend à fermer la blessure de façon naturelle.On obtient ces résultats bénéfiques et d'autres par application de matériaux totalement. acceptables pour le mammifère en traitement et, par conséquent, les phénomenes de rejet Par ailleurs, on peut effectuer diverses modifications au pansement et/ou à la dispersion de collagène selon l'invention. Par exemple, on peut mélanger de la protéine d'argent douce avec une dispersion de collagène pour former une pate à l'activité électrochimique améliorée. Par ailleurs, on a trouvé que la conductivité de la protéine d'argent douce pouvait être améliorée au moyen d'une fine pulvérisation ou d'un brouillard d'ammoniac avant usage. Par conséquent, le potentiel électrique relatif entre les électrodes et/ou le film de collagène est susceptible de varier de telle sorte que le pansement peut être adapté à des opérations de suture. Ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne le phénomène de liaison électrochimique qui est principalement une fonction du potentiel électrique et peut être avancé ou retardé selon les matériaux choisis. On a aussi déterminé que les avantages notables obtenus par la mise en oeuvre de l'invention peuvent étre réalisés par l'imprégnation d'un simple papier de tissu avec une dispersion de collagène appropriée, avec ou sans addition plutôt que de déposer le collagène sur un substrat de pansement conventionnel. On peut utiliser le papier imprégne présentant soit une désintégration aisée, soit possédant une résistance à l'humidité a pour le traitement a éventuellement en combinaison avec n'importe quelle source galvanique décrite ci-dessus. La dispersion de collagène avec ou sans addition peut hêtre séchée en un film supporté ou non supporté et utilisé sans avoir besoin de substrat.Ces modes de réalisation démontrent aisément les avantages que l'on peut obtenir lors du traitement de blessures de grande surface telles que par exemple les brfllures. Egalement, le film de collagène peut être lié électrique- ment, avant son application à la zone blessée. On peut placer ainsi le film ou membrane pré lié sur la zone à traiter et on peut utiliser une des sources galvaniques déjà citée pour effectuer la liaison entre la membrane de collagène et les fibrilles de collagène endommagées de la blessure. Un autre mode de mise en oeuvre de l'invention consiste de façon générale en des méthodes en vue de l'administration par iontophorèse de divers médicaments ionisables polaires à un corps de mammifère, et un dispositif pour leur mise en oeuvre ayant comme support un pansement tel que celui décrit ci-dessus.Plus particulfbrement, la présente invention est particulièrement adaptée pour ltadministration de médicaments "métal- liques"diversa protéiniques et/ou biocompatibles ou leurs dérivés a à un corps de mammifère, à partir dtun pansement ou d'un article similaire à un pansement, sous l'influence d'un champ électrique établi entre le pansement et ledit corps. On a observé que les emplâtres voltatques de l'art antérieur présentaient de nombreux désavantages, le plus important étant le risque d'empoisonnement par le métal et/ou les brûlures dues à l'électrode sur le corps à traiter, dd à la construction du pansement' à partir de métaux hautement dissemblables en tant que matériaux d'électrode galvanique, ainsi que l'impossibilité d'administrer efficacement un spectre très large de médicaments thérapeutiquement efficaces. Ces inconvénients importants sont surmontés par la présente invention qui concerne une électrode intégrée sur un substrat de pansement présentant une certaine quantité de médicament également supportée.Quand on l'applique sur un corps de mammifère, les fluides naturels du corps ou les fluides isotoniques appliqués créent un effet voltatque selon lequel le médicament migre-profondément à l'intérieur de la blessure, lésion ou similaire, pour mettre en oeuvre sa réponse pharmacologique désirée. En partie, le perfectionnement provenant de l'invention est conjugué avec la découverte qu'un corps de mammifère possède une charge électrique négative inhérente, légère, en particulier près des zones proches d'une blessure, lésion ou similaire. Ainsi, par la mise au point appropriée d'un dispositif, on peut utiliser des matériaux qui utilisent avantageusement cette caractéristique électrique permettant de vaincre ainsi la nécessité d'utiliser des électrodes dissemblables pour réaliser la cellule galvanique tout en obtenant tout de meme un champ électrique convenable en vue d'engendrer la force de iontophorèse. Le perfectionnement de l'administration par iontophorèse des médicaments, selon l'invention,résulte également en partie de l'administration d'une large gamme de composés ionisables ou polaires sensibles à un champ électrique appliqué. Bien que de nombreux médicaments anioniques, cationiques et polaires incluant certains médicaments amphotères puissent être utilisés dans le cadre de l'invention, on préfère utiliser les médicaments protéiniques soit dénaturés, soit non dénaturés. Ainsi, ces médicaments préférés incluent le composé protéine d'une protéine d'argent douce ou forte, des alginates et similaires. De plus, on peut utiliser divers sels métalliques efficaces pour la méthode d'administration par iontophorese selon l'invention, en combinaison avec la protéine ou son dérivé. On a déterminé qu'on peut utiliser le médicament protéinique seul quand le composant protéine n'est pas dénaturé. Quand, toutefois, ce composant protéine est dénaturé, il est particulièrement souhaitable d'utiliser un sel métallique, de préférence un sel d'argent.Toutefois, d'autres sels métalliques équivalents thérapeu tiquement efficaces peuvent être utilisés. On peut ainsi utiliser d'autres médicaments incluant en particulier le dexaméthasone-phosphate de sodium, le méthylprednisolone-succinate de sodium, le flurandrénolide et l'ampho- téricine qui sont des composés préférés en vue de leur usage, en combinaison avec la présente invention. Ces composés peuvent être utilisés seuls ou en mélange avec ou sans la présence additionnelle des sels métalliques ou de protéines d'argent, dénaturées ou non dénaturées. De plus, on peut utiliser également d'autres stéroSdes variés, des antibiotiques et des composés antifongiques, ou similaires en même temps, ou séparément, comme on le désire.On peut choisir des composés et des préparations thérapeutiquement efficaces en vue d'effets pharmacologiques spécifiques, un tel choix étant à la portée de l'homme de état. Le médicament protéinique préféré est la protéine d'argent douce antiseptiquement efficace qui un collotde d'argent avec une protéine contenant environ 10 à 25% d'argent. Ce produit est facilement disponible commercialement,' il est décrit dans le Merck Index, Merck R Co., Inc., 5e édition, 1940, page 458. Toutefois, on peut utiliser dans ce but d'autres composés protéiniques anti-infectieux, analgésiques,bactério- statiques et similaires. En relation électrique avec le- médicament, il y a une électrode qui peut présenter n'importe quelle forme physique. Elle se présente de préférence sous forme d'une feuille métallique bicn que n'importe quel matériau électrochimiquement actif puisse être utilisé et puisse être déposé sous la forme d'un liquide, tel que par exemple une dispersion et, par la suite, séché. On peut choisir le matériau constitutif de l'électrode parmi ceux connus pour être compatibles avec le corps d'un mammifere:pour des raisons évidentes incluant la toxicité, l'irritation, etc.Comme il apparaîtra ci-dessous, il existe une distinction importante entre le pansement selon l'invention et ceux de l'art antérieur qui concerne l'absence d'un couple galvanique de composés de métaux actifs sur le substrat du pansement, auquel on a attribué l'existence des problemes de brûlure d'électrode et d'empoisonnement par un métal. Par contre, le pansement selon l'invention utilise un seul matériau actif électrochimiquement pour l'électrode, quel que soit sa configuration ou son état physique, c'est-àdire un pansement tel qu'illustré sur les figures 4 et 5.Evidemment, pour l'administration par iontophorèse de certains des médicaments utilisables dans l'invention, en particulier ceux qui n'ont pas jusqu'à présent été administrés par iontophorèsc (en particulier les médicaments protéiniques et les médicaments proteineZmétaU, on peut utiliser un couple conventionnel galvanique, par exemple un pansement tel qu'illustré sur les figures 1 à 3. Toutefois a lors de la sélection des matériaux appropriés pour le couple, l'homme de métier se rendra compte facilement qu'on peut utiliser des composés métalliques moins actifs que ceux utilisés dans l'art antérieur, an raison de l'utilisation du pansement selon l'invention, utilisant les caractéristiques électriques inhérentes du corps du mammifère sur lequel ledit pansement est appliqué. L'électrode préférée est une feuille d'aluminium. On peut utiliser d'autres matériaux pour l'électrode incluant par exemple le cuivre, le zinc, l'étain et le titane, chacun d'eux pouvant procurer une charge positive efficace vis-à-vis du corps du mammifère.Si le médicament utilisé exige une charge négative nette en vue d'obtenir la force de iontophorèse désirée de polarité propre, on peut utiliser des matériaux tels que le tantale. Quel que soit le matériau constitutif de l'électrode ou sa configuration, il est essentieL que l'électrode soit en relation électrique avec le médicament qui doit être administré par iontophorèse. Par conséquent, quand on active le pansement par des fluides électrolytiques, tels que par exemple les fluides du corps ou des solutions salines isotoniques appliquées, une interaction voltaïque établit un champ électrique entre l'électrode et la zone de la blessure sous-jacente et engendre un courant électrique correspondant, le médicament migrant en profondeur à l'intérieur de la blessure. L'invention vise des pansements dont les dimensions vont des petits pansements adhésifs aux grands pansements de plusieurs décimetres carrés qui peuvent être utilisés par exemple sur des brdlés. Un exemple de pansement particulièrement utilisable est représenté sur la figure 4, sous le nO 40, qui comporte, par exemple, un substrat 46 de 15x5 cmayant une portion médiane et des portions terminales. La portion médiane adhère à une feuille 42, par exemple en aluminium. De préférence, la feuille peut s'étendre approximativement sur une moitié de la surface totale du substrat du pansement. Toutefois, ses dimensions ne sont pas critiques dans la mesure où le matériau constitutif de l'électrode présente une surface suffisante pour obtenir le courant électrique efficace pour la iontophorèse requise. La partie centrale de l'électrode 42 présente à sa surface ou collée dessus une certaine quantité du médicament souhaité 44. De préférence, on applique le médicament sous forme d'une pite ou d'un liquide sur un matériau absorbant tel qu'un papier de tissu ou une gaze ou un tissu stérile. On fait sécher le médicament et le support poreux adhère à l'électrode en feuille. Un mode de réalisation optionnel comporte un pansement chirurgical disponible commercialement, tel que ceux vendus sous la marque "Curad". Contrairement au pansement de la figure 4 qui peut être de dimension relativement grande et où les parties terminales peuvent ne pas être ou être enduites d'une substances adhésive, ce mode de réalisation a été mis au point pour son application à des coupures plutôt petites, des égratignures ou similaires. Le pansement comprend un substrat plastique ou polymère ayant une portion médiane et des portions terminales enduites de façon adhésive avec une gaze absorbante adhérant au substrat dans la partie médiane. Deux électrodes en feuille, telles que 42' montrées sur la figure 4 sont également disposées sur le substrat et recouvrent partiellement la zone de la gaze médiane.On peut appliquer le médicament souhaité sur le coussinet de gaze et faire sécher. Un pansement selon ce dernier mode de réalisation est préparé de façon à s'assurer de llefficacitd de l'administration par iontophorèse de protéine d'argent douce à un corps humain. Le pansement utilisé est approximativement de 7,5 cm de long et de 2,5 cm de large.Le coussinet de gaze occupe approximativement 30% de la surface totale du pansement et il est revêtu avec une solution de protéine d'argent douce (USP) rendue isotonique par du chlorure de sodium a o,SeL.. Apres que le médicament a séché a on fait adhérer deux bandes rectangulaires de feuille d'aluminium ayant des dimensions de 2,5 cm x 2;0 cm sur le substrat du pansement en resou- virant partiellement la zone de gaze revêtue, de telle sorte qutapproxima- tivement 15% de chacune des feuilles d'aluminium soit en contact direct avec le coussinet de gaze revêtue. On place ce pansement sur un corps humain sur une petite blessure. On applique une goutte de solution saline isotonique sur le coussinet de gaze revêtue a de façon à établir une action voltaSque entre les électrodes en feuille d'aluminium et le corps. On masure le potentiel électrique comme étant d'environ trois quarts de volt a et le courant engendré comme étant de IOTA. En réponse au champ électrique ainsi engendré, le médicament de protéine d'argent migre profondément a l'intérieur de la blessure à une vitesse beaucoup plus grande que quand il n'y a pas de champ électrique.On prépare un pansement similaire un utilisant un substrat, un pansement disponible commercialement vendu sous la marque "Air-Vent Tape Clear" par Johnson & Johnson. Ce- pansement mesurant environ 9X0 x 2,6 cm est placé avec le côté adhésif en l'aira sur lequel on fait adhérer dans la partie centrale une feuille d'aluminium mesurant environ 4m5 x 2,0 x 0?0254 mm. L'adhésif du pansement permet d'obtenir une surface suffisante pour un attachement ferme de la feuille tout en laissant une petite bande périphérique d'adhésif exposée le long des bords longitudinaux de la feuille due à sa dimension transversale plus étroite par rapport à celle du pansement. On trempe un papier de tissu stérile mesurant 2,4 cm x 2,4 cm dans une solution à 10% de protéine d'argent douce rendue isotonique par du chlorure de sodium a 0 > 9%. On enlève le tissu de la solution et on le sèche. Ensuite, on place le tissu imprégné sur la feuille d'aluminium, l'adhésif exposé du pansement permettant d'obtenir des moyens pour un attachement ferme. On applique ce pansement sur une coupure se présentant sur un corps humain, la transpiration et le sérum de la blessure constituant le polyélectrolyte nécessaire. La différence de potentiel du champ électrique résultant est d'environ 1 V. Le courant varie entre 5 et 15/lA pendant que le processus de iontophorèse se déroule, au - cours duquel le médicament pénètre à l'intérieur de la blessure. Selon la configuration des électrodes et de leur dispositions relatives par rapport au revêtement de médicament, on a testé divers pansements et on a trouvé qu'on pouvait avoir un potentiel d'environ 1/2 à 1 V et un courant d'environ 2 à environ 15 'iA pour des électrodes en feuille d'aluminium. Bien évidemment, on peut utiliser d'autres matériaux constitutifs d'électrodes qui donneront des caractéristiques électriques différentes. Une autre caractéristiques de l'invention concerne l'utilisation de matériaux d'hydrogel mous tels que ceux décrits par exemple dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique nO 2 979 576, Pe. 27 401, nO 3220 960, nO 3 503 942, n 3 639 524, n" 3 699 089, n 3 721 657 et nO 3 966 847. Ces matériaux qulgonflent et retiennent par hydratation des solutions des médicaments désirés peuvent être utilisés comme supports à la place du tissu saturé ou de la gaze stérile. Par ailleurs, le pansement est en tout point identique à ceux décrits ci-dessus.Bien que les dispositifs ci-dessus aient été prévus principalement pour l'administration de médicaments variés ou de dispersions ou suspensions de colla gèneX à partir par exemple d'un substrat de pansement, la portée de l'invention est en fait beaucoup plus grande. Par exemple on a appris que l'on peut obtenir des effets thérapeutiques excellents en appliquant des courants électriques très petits sur le corps d'un mammifère. En conjonction avec ceci, étant donné qu'il ntest pas utile de délivrer un médicament accessoire ou similaire, on peut obtenir le champ électrique approprié, par exemple en utilisant un substrat de pansement tel que décrit ci-dessus, et montré sur les figures 1 à 5, mais sans utiliser de revêtement de collagène ou de médicament.En conséquence, le dispositif devient excessivement simple dans sa conception et peut comporter simplement un adhésif sur lequel est disposé une électrode ou des électrodes appropriées. En fait étant donné que le but fondamental du substrat adhésif est de servir comme un support adéquat pour la dispersion de collagène ou le médicament aussi bien que pour les électrode 5a on peut même éliminer le substrat et on peut implanter ou fixer de toute autre façon les électrodes actives électrochimiquement sur le corps du mammifère à traiter. Quelle que soit toutefois la configuration de l'électrode de base utilises, on peut affirmer que l'application de courants d'environ ,001 à environ 1 000pu et de préférence d'environ 2,5 environ 500pu, à une différence de potentiel comprise entre environ QvO1 et environ 3,0 V, permet de maximiser les effets thérapeutiques désirés tout en diminuant de façon concomitante tous les effets secondaires non désirés accompagnant l'usage de méthodes et d'articles similaires. Ces effets thérapeutiques bénéfiques vont de la liaison des fibrilles de collagène endommag8es 9ur le site de la blessure, lésion ou similaires, à une régénération observable de certains tissus à la suite par exemple d'une opération chirurgicale. On a également observé que les fractures d'os pouvaient être mieux soignées en améliorant la soudure par application de ces courants très petits. Par conséquent, les avantages provenant de la mise en oeuvre de l'invention sont considérablement étendus. REVENDICATIONS 1. Pansement a appliquer sur le corps d'un mammifère présentant une blessure, lésion ou similaire, de façon à obtenir une membrane adhérente, protectrice et liée électrochimiquement sur ladite blessure, lésion ou similaires, caractérisé en ce qu'il comporte un substrat et une seule électrode d'un matériau électrochimiquement actif formant une cellule galvanique avec la peau du mammifère et engendrant un courant électrique local efficace pour la iontophorèse. 2. Pansement selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte en outre une quantité électrochimiquement efficace d'un électrolyte. 3. Pansement selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en-ce qu'il comporte des fibrilles de collagène, en vue d'obtenir une membrane protectrice, similaire à la peau, de fibrilles de collagène liées électrochimiquement avec les fibrilles de collagene exposées de la blessure, lésion ou similaire. 4. Pansement selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les fibrilles de collagène sont incluses dans une dispersion à consistance de pâte, supportée par le substrat et qui.contient l'électrolyte. 5. Pansement selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la dispersion de fibrilleswde collagène est appliquée au substrat par revêtement ou imprégnation. 6. Pansement selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé-en ce que l'électrode comporte un matériau électrochimiquement actif appliqué au substrat sous forme d'une dispersion avec un support volatil. 7. Pansement selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comporte, de plus, une protéine d'argent disposée sur le substrat. 8. Pansement selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comprend des fibrilles de collagène permettant de former un film, et un film d'un matériau actif électrochimiquement sur lequel les fibrilles sont disposées en relation électrique, le film pouvant être appliqué sur la blessure et former un pansement après introduction d'un fluide dans celui-ci. 9. Pansement selon la revendication 8, caractérisé en ce qutil comporte en outre une quantité efficace fonctionnellement de protéine d'argent douce mélangée avec lesdites fibrilles de collagène. 10. Pansement selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'on choisit le matériau actif électrochimiquement parmi le groupe comportant l'aluminium, le zinc, le titane, l'étain et la protéine d'argent douce. Il. Pansement selon la revendication 8, caractérisé en ce que ledit matériau actif électrochimiquement est l'aluminium. 12. Pansement selon la revendication 8, caractérisé en ce que ledit matériau actif électrochimiquement est la protéine d'argent douce. 13. Pansement selon la revendication 8, caractérisé en ce que lesdites fibrilles de collagène sont non-dénaturées. tel4. Pansement selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un médicament ionisable ou polaire supporté par le substrat. 15. Pansement selon la revendication 14, caractérisé en ce que le substrat définit une portion médiane liée par des portions terminales, l'électrode étant supportée sur le substrat a l'intérieur de ladite portion médiane et supportant une quantité discontinue du médicament a l'intérieur de sa dimension périphérique, l'électrode présentant une zone de surface suffisante en vue du contact avec le corps pour établir un courant électrique efficace pour la iontophorese entre le médicament et le corps du mammifère, pour causer la migration du médicament profondément a l'intérieur de la blessure, lésion ou similaires. 16. Pansement selon la revendication 15, caractérisé en ce que le substrat définit une portion médiane liée à des portions terminales, le médicamentétant supporté sur le substrat à l'intérieur de ladite portion médiane, 11 électrode étant située à au moins une des portions terminales et recouvrant partiellement ladite portion médiane en relation électrique avec le médicament. 17. Pansement selon la revendication 15, caractérisé en ce que le médicament est absorbé à l'intérieur d'un support choisi parmi un papier stérile, un tissu stérile, des polymères d'hydrogel, ledit support adhérant audit pansement. 18. Pansement selon la revendication 14, caractérisé en ce que le médicament est un médicament protéinique constitué d'une protéine dénaturée ou non dénaturée. 19. Pansement selon la revendication 18, caractérisé en ce que le médicament protéinique comporte en outre un médicament métallique biocompatible. 20. Pansement selon la revendication 19, caractérisé en ce que le métal est l'argent. 21. Pansement selon la revendication 18, caractérisé en ce que le médicament est de la protéine d'argent. 22. Pansement selon la revendication 21, caractérisé en ce que l'electrode est de ltaluminium métallique. 23. Pansement selon la revendication 22, caractérisé en ce que l'aluminium est appliqué soit sous forme d'une feuille, soit sous forme d'une peinture. 24. Dispersion de collagène adaptée pour la formation d'un pansement selon l'une des revendications 4 à 7, caractérisée en ce qu'elle a une consistance de pâte et inclut des fibrilles de collagène et une quantité clectrochimiquement efficace d'un électrolyte. 25. Dispersion de collagène selon la revendication 24, caractérisé en ce que l'on choisit ledit électrolyte parmi le groupe comprenant le chlorure de sodium, le chlorure de potassium et leurs mélanges. 26. Dispersion de collagène selon la revendication 24, caractérisé en ce que lesdites fibrilles de collagène ont une longueur comprise entre 0,001 et 0,5 mm. 27. Dispersion de collagène selon la revendication 24, caractérisé en ce que ledit composant électrolyte est présent en concentration de 0,1 à 1,0 Z en poids. 28. Dispersion de collagène selon la revendication 24, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un composant de sel métallique présent en concentration d'environ 0,1 à environ 10,0 % en poids.