2A92098 -*1- MONTRE A REMONTAGE AUTOMATIQUE La présente invention a pour objet une montre à remontage automatique. De façon plus précise, l'invention concerne une montre à remontage automatique du type extra-plat, c'est-à-dire une montre dans laquelle la distance entre le fond de la boîte et la glace est aussi réduite que possible. Les montres à remontage automatique sont connues depuis fort longtemps. Elles se distinguent des montres mécaniques ordinaires par le fait qu'elles comportent, en plus, une masse de remontage montée oscillante autour d'un axe de pivotement perpendiculaire au plan de la montre et un rouage de remontage qui transmet l'énergie produite par l'oscillation de la masse de remontage au barillet. Par exemple, les brevets suisses 610.178 et 198.991 décrivent des montres à remontages automatique. Dans les deux cas, la montre comprend une platine portant les organes habituels du mouvement d'une montre ordinaire mécanique et, en dessous de cette platine, la masse de remontage. Dans le cas du brevet 610.178, la masse de remontage est montée pivotante sur un axe solidaire d'une platine de remontage. Dans le cas du brevet 198.991, l'axe de pivotement de la masse de remontage est monté entre le bâti du mouvement et le fond de la boîte de montre. Dans les deux cas, la masse de remonta- ge oscille autour d'un axe confondu avec l'axe d'aiguillage. Elle est donc superposée au mouvement ordinaire de la montre et, dans son mouvement de pivotement, la masse de remontage occupe toute une "tranche" du volume interne de la boîte de montre. Il en résulte évidemment une importante augmentation de l'épaisseur de la montre automatique par rapport à l'épaisseur qu'aurait une montre ordinai- re du même type. Il est également connu dans un mouvement de juxta- poser les organes classiques du mouvement et la masse de remontage disposée dans un même plan et faisant un tour complet. Cependant, l'énergie de remontage est faible et les dimensions de la montre dans son plan sont considérablement augmentées. Or, il est clair que la tendance actuelle dans l'industrie horlogère est de réaliser des montres relativement plates. Pour s'en convaincre, il suffit de considérer les efforts importants déployés ces dernières années par les constructeurs pour diminuer ^ -2- l'épaisseur des montres, qu'il s'agisse de montres électroniques ou de montres mécaniques. Par ailleurs, il est non moins clair que le développement considérable des montres électroniques a habitué l'utilisateur de ce produit à ne plus avoir à-remonter chaque jour sa montre, d'o l'intérêt de rendre automatique des montres méca- niques de très faible épaisseur. La présente invention a précisément pour objet de fournir une montre à remontage automatique d'épaisseur réduite ayant par exem- ple une épaisseur inférieure à 2mm tout en conservant dans son plan des dimensions raisonnables. Un autre objet de l'invention est de fournir une montre à remontage automatique très plate dont la masse de remontage permet d'emmagasiner une énergie suffisante lors d'une utilisation normale de cette montre. Un autre objet de l'invention -est de fournir une montre à remontage automatique dont l'allure extérieure ne soit pas altérée par son épaisseur réduite. Ces buts sont atteints par l'invention grâce au fait que l'axe de pivotement de la masse de remontage est décalé par rapport à l'axe d'aiguillage de la montre d'une longueur inférieure à la plus grande dimension de la masse de remontage comptée à partir de l'axe de pivotement et que la masse de remontage dans son ensemble (bras et masse oscillante) est située au même niveau que le baril- let. De préférence encore, la plus grande distance séparant l'axe de pivotement d'un point de la masse de remontage est supérieure à la moitié de la plus grande dimension du boîtier. Ainsi, la super- position des organes les plus encombrants est remplacée par une imbrication de ces organes. Par exemple, les mobiles situés sur l'axe d'aiguillage sont décalés par rapport au palier de la masse de remontage et à la roue associée disposés selon l'axe de pivote- ment. De même, il n'y a plus chevauchement entre la masse de remon- tage et les éléments encombrants tel que le barillet. L'épaisseur de la montre peut donc être sensiblement réduite. Enfin, du fait que la masse de remontage va au-delà de l'axe d'aiguillage par rapport à l'axe de pivotement, le rayon de giration de la masse de remontage est augmenté, tout en maintenant la surface de la montre dans les limites raisonnables. -3- Ces buts sont encore mieux atteints par l'invention grâce au fait que la masse de remontage est constituée par une masse oscil- lante fixée à l'extrémité d'un bras monté pivotant sur l'axe de pivotement. Ainsi, la masse oscillante peut occuper une partie de la boîte de montre, alors que les autres organes encombrants, tels que le barillet et le système d'échappement, sont logés dans une autre partie de la boîte de montre, l'axe de pivotement de la masse de remontage étant lui-même situé dans la deuxième partie de la boîte de montre. La diminution de la course de la masse oscillante est compensée par une augmentation du rayon de giration. De plus, la masse oscillante est de préférence située entièrement d'un même côté du bras. Ainsi, au voisinage du centre de la montre, c'est-à-dire au voisinage des axes d'aiguillage, seul le bras est présent. Il est aisé de lui donner une forme particulière pour qu'il dégage complè- tement, lors de la totalité de sa course, la totalité de l'espace occupé par les axes d'aiguilles. Enfin, afin de réduire encore l'épaisseur de la boîte de montre, le fond de boîte sert de platine pour les rouages et autres mécanismes et les moyens d'affichage analogique de l'heure sont enfoncés dans la boîte de montre o ils occupent une zone centrale. La partie la plus épaisse de la masse oscillante ainsi que le barillet et le système d'échappement sont logés dans une zone périphérique à l'extérieur de cette zone centrale. Les autres caractéristiques -et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description qui suit d'un mode de réalisation de l'invention donné à titre d'exemp- le non limitatif. La description se réfère au dessin annexé sur lequel: - les figures la et lb sont des vues de dessus simplifiées de la montre, montrant en particulier l'implantation -de la masse de remontage dans la boîte, la figure la montrant le mouvement avec le cadran et les ponts supérieurs enlevés, la figure lb montrant la montre avec sa glace, son cadran et ses ponts supérieurs; - la figure 2 est une vue en élévation et en coupe selon la ligne Il-II de la figure la d'une moitié de la montre, la masse oscillante étant en position "haute", montrant la façon dont la - 2492998 -4- masse oscillante de la masse de remontage occupe la totalité de l'épaisseur de la montre dans une certaine région de la boîte; - les figures 3a et 3b représentent respectivement une vue par- tielle en coupe verticale selon la ligne III-III de la figure la ou lb et une vue de détails agrandie de la figure 1 montrant le pivo- tement de la masse de remontage; et - la figure 4 représente une coupe partielle verticale selon la ligne IV-IV de la figure la ou lb montrant le montage du mobile de minuterie. La description qui suit concerne le cas o l'affichage de l'heure est réalisé à l'aide de deux aiguilles respectivement des heures et des minutes. Cependant, il est bien connu que l'affichage de l'heure peut se faire à l'aide de deux disques superposés por- tant respectivement un index des heures et un index des minutes. Ces disques sont entraînés en rotation par leur périphérie grâce à une denture périphérique qui engrène avec des mobiles eux-mêmes entraînés par le barillet. L'invention pourrait également s'appli- quer à ce mode d'affichage analogique moyennant des modifications à la portée de l'homme de l'art au vu de l'enseignement de la présen- te invention. - Les figures 1 et 2 montrent l'organisation générale de la montre en vue de dessus (fig. la et lb) en coupe verticale (fig. 2) pour montrer l'implantation des composants dans le sens de l'épais- seur. La boîte de montre est constituée par une carrure-lunette 2 munie d'une glace-4 qui occupe la totalité de sa face avant et elle est fermée par un fond 6. La boîte définit ainsi un volume interne limité par une plaque arrière (le fond 6) une plaque avant (la glace 4 et une partie de la carrure-lunette 2). Dans le cas consi- déré, les plaques avant et arrière sont sensiblement planes et parallèles, définissant ainsi le plan de la montre. En considérant la montre seulement en plan, celle-ci comprend une masse de remontage 10 montée pivotante autour d'un axe géomé- trique de pivotement Y, Y' qui est bien sûr perpendiculaire au plan de la montre. L'oscillation de la masse de remontage est transmise à une couronne dentée 12 par un système à double cliquet qui sera explicité ultérieurement. La rotation de la couronne 12 est trans- -5 - mise à un rochet 14 de barillet par des mobiles de remontage 16 et 18, le mobile 18 comportant un pignon 18a et une roue 18b. Le barillet 20 est relié par un mobile 22 à un mobile de minuterie 24 qui engrène luimême avec une chaussée des minutes 26 et une roue à canon des heures 28 portant respectivement l'aiguille des minutes et l'aiguille des heures. Ces deux mobiles définissent un axe d'aiguillage X-X' qui coïncide, ici, avec l'axe géométrique de la boîte de montre. Par axe d'aiguillage, il faut entendre l'axe géométrique autour duquel tourne les moyens d'affichage. - Dans le cas d'un affichage par aiguilles, il s'agit bien sûr de l'axe géométrique de la roue à canon et de la chaussée. Dans le cas de disques d'affichage, il s'agit de l'axe géométrique passant par le centre des disques. Il est bien connu que, dans certains modes de réalisation d'affichage par disque, cet axe d'aiguillage peut n'être matérialisé par aucun organe mécanique. Le mobile de minuterie 24 est relié à l'ensemble échappement-balancier 38,30 par un train de finissage constitué par des mobiles 32,34 et 36 compor- tant chacun une roue et un pignon. L'examen des figures 1 et 2 fait apparaître clairement l'ori- ginalité de l'invention. Tout d'abord, les axes XX' et Y,Y' ne sont pas confondus. L'axe de pivotement Y,YV est décalé par rapport à l'axe d'aiguillage X,X' d'une longueur L et la masse de remontage occupe sensiblement la même épaisseur que le barillet, c'est-à-dire que l'élément le plus encombrant. De plus, la plus grande longueur L' séparant l'axe de pivotement Y,Y' du point de la masse de remon- tage le plus éloigné de cet axe est supérieure au décalage L. Plus précisément, la plus grande longueur L' de la masse de remontage est supérieure à la moitié de la plus grande dimension de la boîte. Dans le cas particulier décrit, cette plus grande dimension est la diagonale de la boîte. Dans d'autres cas, il pourrait s'agir du diamètre de la boîte. En outre, la masse de remontage 10 comprend, d'une part, un bras 10a et, d'autre part, une masse oscillante lOb. La masse oscillante lOb est fixée à une extrémité du bras 10a, tandis que l'autre extrémité de bras 10a est montée pivotante autour de l'axe de pivotement Y,Y'. Le bras lOa a bien sûr une largeur très réduite par rapport à celle de la masse oscillante 10b dans le plan de la montre. En outre, la quasi totalité de la masse -6- oscillante lOb est située d'un même côté par rapport à l'axe Z-Z' du bras 10a de la masse de remontage 10. Comme cela est bien connu, la masse de remontage oscille autour de l'axe X-X' sous l'effet des mouvements imprimés à l'ensemble de la montre. La course de la masse oscillante lOb est limitée par deux ressorts 40 et 40' fixés sur la carrure de la boîte. Il s'agit par exemple de ressorts à lame. D'une part, ces ressorts servent à éviter un choc entre la masse oscillante et la boîte et, d'autre part, ils resti- tuent à la masse oscillante une partie de l'énergie qu'ils ont emmagasinée lors de l'impact de la masse de remontage 10. Dans le cas de l'invention, la course angulaire de la masse oscillante est de l'ordre de 300. Par ailleurs, il est fort important d'observer la répartition des différents organes dans le plan de la montre par rapport au plan A-A' passant par l'axe d'aiguillage X-X' et parallèle au petit côté de la boîte 2 de la montre. La zone de gauche par rapport à ce plan A-A' sur la figure la ne contient que la masse oscillante lob et bien sûr une "moitié" des mobiles d'affichage de l'heure. Il est ainsi possible de donner à la masse oscillante une épaisseur impor- tante. La zone de droite contient les mécanismes encombrants, c'est-àdire, le barillet 20 et le système d'échappement 20. Cette zone contient également l'ensemble du train de rouage et, enfin, l'axe de pivotement Y-Y' de la masse de remontage 10. Il apparaît ainsi clairement que la diminution d'énergie qui résulterait du fait que la masse oscillante ne correspond qu'à une fraction seulement de la surface du mouvement de la montre est compensée par le fait que le rayon de giration est augmenté. Cela résulte du décentrement de l'axe de pivotement Y-Y' de la masse de remontage et de l'allongement de la masse de remontage. Cette diminution est également compensée par le fait que la masse oscil- lante a une épaisseur sensiblement augmentée. Cela résulte du report du barillet du système d'échappement et des rouages dans la zone de droite de la figure 1. En outre, la masse oscillante est de préférence réalisée avec un alliage de densité très élevée tel qu'un alliage platine-iridium. De plus, la présence du bras 10a et le fait que la masse oscillante lOb soit entièrement située d'un même côté de l'axe Z-Z' du bras ("au-dessus" de celui-ci sur la -7- figure la) permettent d'éviter les mobiles 24,26 et 28 tout en donnant à l'oscillation de la masse de remontage 10 une amplitude angulaire suffisante, de l'ordre de 300 par exemple. En outre, le bras 10a et la masse oscillante lOb sont munis d'encoches 41a, 41b et 41d pour éviter diverses parties du mouvement de la montre. De plus, la liaison entre le barillet 20 et le mobile de minuterie 24 se fait par l'intermédiaire du mobile 22 qui consiste uniquement en une roue de relativement grand diamètre. Du fait qu'il y a seule- ment une roue, ce mobile n'occupe qu'une épaisseur réduite. Il est alors possible de laisser suffisamment de place entre les axes des mobiles 22 et 24 pour avoir le débattement voulu du bras. Des galets, tels que 43, peuvent être prévus sur la face inférieure de la masse oscillante lob. En se référant plus particulièrement à la figure 2, il est visible -que la montre a une structure particulière qui permet d'en réduire encore l'épaisseur. En effet, d'une part, le fond 6 de la boîte sert de platine pour le mouvement de la montre et, d'autre part, le cadran de la montre a la forme d'une çuvette et il est enfoncé dans le mouvement. Le cadran portant la référence générale 42 comporte une partie plane circulaire 42a formant le cadran proprement dit. Cette partie circulaire 42a est raccordée à une partie débordante également plane 42b par l'intermédiaire d'une partie tronconique 42c. Les parties circulaire et tronconique défi- nissent avec la glace 4 une zone d'affichage 44 o sont logées les aiguilles, comme cela sera expliqué ultérieurement. La figure 2 montre que le bras lOa a une épaisseur e réduite pour passer sous le cadran 42 et sous les mobiles 24,26 et 28 disposés au centre de la montre et une épaisseur maximale E à l'extérieur de la partie tronconique 42c du cadran 42. Dans la zone externe o la masse oscillante lob a une épaisseur égale à E, la masse oscillante occupe sensiblement la totalité de l'épaisseur E! de la montre entre la glace 4 et le fond 6. Il faut ajouter que la zone balayée par le bras lOa de la masse de remontage est dépourvue de tout axe de pivotement de mobiles. Cette zone est limitée par l'axe de pivotement de la roue de minuterie 24 et par l'axe du mobile 22. Il en résulte que l'é- paisseur du bras i0a peut se trouver dans le plan des extrémités 249299B -8- des arbres de pivotement des mobiles. Ainsi c'est bien l'ensemble de la masse de remontage; c'est-à-dire le bras et la masse oscil- lante, qui peut avoir la même épaisseur que les composants les plus épais de la montre, par exemple le barillet. Ce résultat est obte- nui entre autres raisons, grâce au fait que la masse oscillante est entièrement disposée d'un même côté du bras en vue de dessus, et qu'une zone suffisnte est dégagée de tout mobile pour permettre le déplacement du bras dans un plan qui contient par exemple les paliers des mobiles. Il peut être précisé que grâce à la position particulière de la masse oscillante à l'extrémité du bras, le bras ne coupe pas l'axe géométrique d'aiguillage qui occupe une position contrôle par rapport à la boîte de montre bien que la masse oscil- lante ait la trajectoire maximale autorisée par la "largeur" de la boîte de montre. Il faut cependant observer que les caractéristiques de la masse de remontage 10 seraient parfaitement applicables au cas d'une montre mécanique possédant un mouvement classique monté entre deux platines et indépendant de la boîte. En effet, dans un tel cas, les caractéristiques énoncées précédemment sont toujours indispensables pour gagner de la place. Il y aurait encore à éviter les mobiles au centre de la montre et il serait donc toujours utile de décaler l'axe de pivotement de la masse de remontage. Pour les mêmes raisons, il serait indispensable de repousser vers le bord le barillet et le système d'échappement et de placer les mobiles du train de finissage hors de la zone balayée par le bras de la masse de remontage. En outre, dans ce mode de réalisation, le cadran 42 est fixé sur le fond 6 à l'aide de trois vis 52, 54 et 56 qui traversent la partie débordante 42b et sont vissées dans des pieds 52', 54' et 56' solidaires du fond 6. Pour des raisons d'esthétique, il peut être intéressant de prévoir une métallisation 58 sur la portion de la glace 4 qui déborde de la partie tronconique 42c du cadran 42. La limite intérieure de cette métallisation est représentée en traits mixtes sur la figure lb. Ainsi il est possible de cacher la portion débordante 42b du cadran et les organes non recouverts par le cadran. Toutefois, une fenêtre non métallisée 60 pourrait être ménagée au-dessus de la partie épaisse lOb d la masse oscillante 2S*9298 pour laisser voir celle-ci lors du fonctionnement de la montre. Les figures 2, 3 et 4 montrent en détail des exemples du montage de certains mobiles de la montre. Les figures 3a et 3b représentent plus particulièrement le montage de la masse de remontage sur l'axe de pivotement. L'axe est constitué par un tenon creux 70 faisant partie intégrante du fond 6. Autour de ce tenon, sont montés deux paliers 72 et 72'. Le bras a de la masse de remontage comporte un manchon creux 10c dont l'alésage axial est engagé autour des paliers 72 et 72'. La face externe lOd du manchon 1Oc est rectifiée pour servir d'axe de pivotement pour la bague 12 portant à sa partie supérieure une denture 12a qui engrène avec le mobile 16. La bague 12 comprend également des dents 12b pour deux cliquets d'anti-retour référencés 74 et 74'. Le cliquet 74 est monté pivotant sur l'extrémité du bras 104 tandis que le cliquet 74' est solidaire du fond de boîte. Ces cliquets sont associés à des ressorts de rappel 76 et 76'. Le bras lUa est maintenu axialement sur son axe par un clou chassé dans le tenon creux 70. Lorsque la masse de remontage pivote dans un premier sens, le cliquet 74 est en prise sur la denture 12b, alors que le cliquet 74' est dégagé. Le bras fait tourner la bague 12 qui entraîne en rotation le rochet 14 du barillet. Lorsque la masse de remontage 10 pivote dans l'autre sens, le cliquet 74' est pris sur la denture 12b, mais le cliquet 74 est dégagé. Ainsi, la masse de remontage n'entraîne plus la bague 12, mais celle-ci est immobilisée par le cliquet 74', empêchant ainsi le rochet 14 du barillet de tourner. la figure 2 montre également le montage de la roue à canon 28 et de la chaussée 26. Un tenon 80 faisant partie intégrante du fond 6 comporte un alésage axial 80a et sa face supérieure 80b est rectifiée. Dans l'alésage 80a, est montée une tige 82. La chaussée 26 porte l'aiguille des minutes et elle est montée pivotante sur la tige 82. La roue à canon 28 qui porte l'aiguille des heures est montée pivotante sur la roue à chaussée 26 et repose sur celle-ci par la portée 26a. Quant à la chaussée 26, elle repose sur la face rectifiée 80b du tenon 80. Bien entendu, la roue à canon et la chaussée traversent le cadran 42 par un trou 42d et pénètrent dans la zone d'affichage 44. Comme cela est visible sur cette figure, le - 10-* bras 10a dans la région de l'axe d'aiguillage a une épaisseur e inférieure à la hauteur du tenon 80. Le bras 10a passe ainsi en dessous des mobiles 26 et 28. La figure 4 donne un exemple de montage du mobile de minute- rie 24. Un tenon 90 faisant partie intégrante du fond 6 sert de base à une tige 92. Sur cette tige 92 est montée un palier 94, par exemple en rubis. Sur ce palier est monté pivotant un pignon 96 portant une denture 96a. Sur le corps du pignon 96 est chassée une roue 98. Un montage du mobile en porte-à-fau est ainsi réalisé. Des montages similaires pourraient être utilisés pour le mobile 22. Les figures la et lb montrent que les mobiles 32 à 38 du rouage de finissage y compris la roue d'échappement 38 sont montés entre un pont inférieur 100 et un pont supérieur 102 reliés entre eux par deux ensembles pied-vis 101, 101' et 103, 103'. De même, le balancier 30 avec son spiral est monté entre le fond 6 et un pont d'échappement 104 solidaire du fond 6 par un ensemble pied-vis 105, ' et des tenons de positionnement 106, 106'. Quant au barillet et aux mobiles 16 et 18, ils sont montés pivotants entre le fond 6 et la partie débordante 42b du cadran 42. La montre comporte, bien entendu, un système de mise à l'heu- re et éventuellement de remontage manuel. Il résulte de la description précédente que l'invention permet de réaliser un mouvement de montre à remontage automatique très plat en répartissant judicieusement la région de la boîte occupée par la masse oscillante et la région occupée par les élé- ments encombrants. En utilisant de plus le fond de la boîte comme une des platines du mouvement l'épaisseur globale de la montre peut être réduite. Enfin, en enfonçant dans le mouvement les moyens d'affichage de l'heure, l'épaisseur totale de la montre est encore réduite. Par exemple, l'épaisseur comprise entre la face avant de la glace et la face arrière du fond peut être inférieure à 2mm, tout en conservant aux autres dimensions de la montre des valeurs acceptables. A titre d'exemple, une telle montre a été construite avec les caractéristiques suivantes: Le poids de la masse oscillante est de 2,75 g f et son rayon de gération vaut 14,65 mm. Il en résulte un moment d'inertie de -11- ,29 f. mm2. Le barillet développe une force de 200 g par mm. Le balancier a un moment d'inertie compris entre 2 et 2,5 g. cm2. le rapport entre les forces développées par l'ensemble de remontage et le barillet est compris entre 20 et 27. Il en résulte une montre ayant un bon fonctionnement automa- tique et une puissance réglante suffisante pour permettre un bon réglage. -12- REVENDICATIONS 1. Montre à remontage automatique du type comprenant, dans un boîtier (2, 4,6), des moyens d'affichage analogique de l'heure munis d'un axe d'aiguillage (XX'), une masse de remontage (10) oscillant autour d'un axe de pivotement (YV') parallèle à l'axe d'aiguillage et comportant un bras (lOa) et une masse oscillante (lob) disposée à l'extrémité du bras, un barillet (14) recevant l'énergie produite par le mouvement de la masse de remontage, un ensemble échappement-balancier (30) et un train de mobiles reliant le barillet, les moyens d'affichage de l'heure et l'ensemble échap- pement-balancier, ledit axe de pivotement (YY') de la masse de remontage étant décalé par rapport à l'axe d'aiguillage (XXt) la plus grande distance séparant l'axe de pivotement (YY') d'un point de la masse de remontage (10) étant supérieure audit décalage, ladite montre se caractérisant en ce que la masse de remontage prise dans son ensemble (10) est située au même niveau que le barillet (14). 2. Montre selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite plus grande distance est supérieure à la moitié de la plus grande dimension dudit boîtier. 3. Montre selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que ladite masse oscillante (lob) est substan- tiellement entièrement disposée d'un même côté de l'axe longitudi- nal dudit bras (la) dans le plan de la montre. 4. Montre selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le barillet (14), l'ensemble échappement-ba- lancier (30) et l'axe de pivotement de la masse de remontage (YY') sont situés dans une première région dudit boîtier liitée par un plan contenant l'axe d'aiguillage (XX') et en ce que ladite masse oscillante (lob) est substantiellement entièrement contenue dans la deuxième région du boîtier limitée par ledit plan. - 5. Montre selon l'axe quelconque des revendications 3 et 4, caractérisée en ce que les axes de rotation des mobiles (22,24) et des moyens d'affichage du temps (XX') sont disposés à l'extérieur de la zone balayée par ledit bras (10a) lors du mouvement oscillant de la masse de remontage (10). 6. Montre selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, -13- caractérisée en ce qu'elle comprend en outre deux éléments déforma- bles (40,40') solidaires du boîtier (2) pour former des butées pour ladite masse oscillante (lob). 7. Montre selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, dans laquelle le boîtier comprend une plaque avant munie d'une glace (4) et une plaque arrière (6), caractérisée en ce qu' au moins une partie de ladite masse oscillante (lob) a une épaisseur sensiblement égale à la distance séparant ladite plaque avant (4) de ladite plaque arrière (6). 8. Montre selon la revendication 7 dans laquelle lesdits moyens d'affichage sont des aiguilles, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre dans le boîtier un cadran (42) en forme de cuvet- te définissant avec la glace (4) une zone (44) contenant les ai- guilles, ledit barillet (14) et ledit système d'échappement (30) étant logés dans le boîtier à l'extérieur de la région située entre ledit cadran (42) et ladite plaque arrière (6). 9. Montre selon la renvendication 8, caractérisée en ce que au moins une partie de la masse oscillante (lob) est disposée à l'extérieur de la région située entre ledit cadran (42) et ladite plaque arrière (6).