La présente invention concerne un appareil destiné à supporter un corps humain en y améliorant la circulation du sang, notamment dans les tissus organiques que le poids du corps comprime contre l'appareil. tes personnes paralysées ou infirmes qui reposent longtemps sur la meme partie de lueur corps risquent de souffrir d'escarres ou d'ulcères sur les parties en question. La nature a doué l'individu moyen d'un système nerveux excellent qui le pousse à modifier sa position assez fréquemment, qu'il soit assis ou couché, ce qui permet au sang de circuler par capillarité dans les tissus organiques ainsi décomprimés, en évitant le développement d'escarres ou d'ulcères dans les parties du corps considérées. Mais les paraplégiques et certains autres infirmes, ou bien ne peuvent pas changer de position ou oublient de le faire parce que leur système nerveux est incapable de leur fournir les avertissements nécessaires. te métabolisme cellulaire normal résultant de la circulation du sang dans les tissus organiques comprimés par le poids du corps humain au repos a fait l'objet de recherches actives. ta position assise est particulièrement préoccupante à cause de la très faible épaisseur des tissus (graisseux ou musculaires) qui sont compris entre la peau qui les recouvre et les tubérosités ischiatiques. Normalement, le poids d'une personne qui reste immobile en position assise comprime fortement ces tissus en les privant de sang. Mais 11 appareil selon l'invention permet au sang de circuler dans les vaisseaux capillaires des tissus comprimés par le poids du corps sans qu'il soit absolument nécessaire de soulever ou de déplacer à la main ou autrement la personne qui repose sur l'appareil en position soit assise, soit couchée. I1 est éventuellement possible de régler cet appareil pour déplacer un peu la personne qu'il supporte, mais cela n'est pas indispensable dans le cadre de l'invention. L'appareil selon l'invention est denc destiné à soutenir partiellement, comme dans un berceau, le corps d'un être humain de manière à faire varier la pression et à améliorer la circulation sanguine dans les tissus organique s de ce corps que son poids comprime contre l'appareil. Ledit appareil comprend un bâti, deux ensembles de support qui, analogues à des transporteurs à rouleaux et comportant chacun deux files superposées de rouleaux transversalement parallèles, sont montés sur le bâti de manière que leurs files supérieures juxtaposées forment chacune un flanc de support, et un mécanisme destiné à mouvoir chacun de ces ensembles de manière que leurs rouleaux se déplacent successivement le long des flancs précités en comprimant et décomprimant alternativement les tissus organiques comme le fait un massage.Une certaine proportion au moins des rouleaux de chaque flanc repose sur un chemin de roulement qui, au moins lorsqu'ils supportent partiellement le corps, les incline axialement vers ceux de la file voisine de façon que leurs extrémités intérieures soient plus basses que leurs extrémités extérieures et que le corps soit ainsi partiellement soutenu comme par un berceau. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1 représente schématiquement en perspective un appareil selon l'invention destiné à supporter un corps humain la figure 2 représente schématiquement et partiellement en plan la structure de appareil en question dont l'en- veloppe souple et les éléments sous-jacents ne sont pas représentés par souci de clarté la figure 3 est une coupe selon la ligne 3-3 de la figure 2 qui montre notamment et schématiquement l'angle formé par les rouleaux supérieurs de I'appareil ;; la figure 4 est une coupe selon la ligne 4-4 de la figure 2 et qui montre schématiquement et notamment un chemin de roulement avec lequel coopèrent des éléments de l'appareil la figure 5 est une coupe selon la ligne 5-5 de la figure 4 qui montre les caractéristiques du mécanisme destiné à mouvoir les rouleaux de l'appareil ; la figure 6 représente schématiquement en perspecti ve un fauteuil roulant équipé d'un siège selon l'invention la figure 7 représente schématiquement en plan les caractéristiques d'une chaîne sans fin utilisée dans le cadre de l'invention ; et les figures 8 à il montrent schématiquement en perspective (figure 8) et en coupe (figures 9 à 11), selon les lignes des figures précédentes numérotées de façon correspondante, un autre siège selon l'invention (la figure 11 montre en outre en coupe une partie de la région fessière de l'utilisateur du siège). La figure 1 représente un support 10 selonl'inven- tion qui peut etre ou bien le siège d'un fauteuil ou d'une chaise, ou bien l'équivalent du matelas d'un lit. L'invention s'applique dans les deux cas, mais le plus souvent elle sera décrite dans le premier. Dans la plupart des cas, le support 10 est recouvert d'une feuille ou dtune couche souple, par exemple en cuir, en tissu ou en matière plastique, ce qui présente l'intérêt de constituer une surface facile à nettoyer. Il n'est pas intéressant d'utiliser à cette fin un rembourrage épais qui présente l'inconvénient de ne pas permettre aussi bien la succession de compressions et de décompressions décrite ci-après. Comme le montre notamment la figure 2, le hâtai de l'appareil 10 est de préférence constitué de supports rigides, par exemple de panneaux ou de bandes étroites qui peuvent être en matière plastique, en bois ou en métal, mais sont de préférence en aluminium. Par exemple, des flasques Il et 12 sont reliés à des plaques avant 13 ou arrière 14 de manière à former un cadre que partage en deux moitiés une plaque médiane 15 reliant les plaques avant 13 et arrière 14. La longueur de ce cadre peut varier selon ltutilisation désirée, et il est monté convenablement sur la charpente classique d'une chaise, d'un fauteuil ou d'un lit pour en former le siège ou la couche. Chaque moitié de ce cadre contient un ensemble souple de support 16 ou 17 dont la structure est analogue à celle d'un'transporteur à rouleaux. Ces deux ensembles étant de préfé rence sensiblement identiques, leur structure sera décrite en se référant le plus souvent à celui de droite 17 de la figure 2. Cet ensemble 17 comprend sur toute sa longueur une file de rouleaux transversaux, parallèles et espacés 18. tes intervalles qui les séparent sont de préférence assez étroits pour donner à la personne qui repose sur eux la sensation qu'elle se trouve sur une surface plane. La largeur de ces intervalles est normalement supérieure au dia'entre des rouleaux, mais elle peut être plus grande sans inconvénient si l'utilisateur doit être soumis à un mouvement vertical significatif. En général, cette largeur est juste suffisante pour que les rouleaux puissent tourner librement sans entrer en contact avec leurs voisins le long de la course de l'ensemble considéré.Chacun de ces rouleaux est de préférence monté dans des roulements à galets de façon à pouvoir tourner librement autour de son axe, mais il n'est pas nécessaire de prévoir un moteur quelconque pour assurer cette rotation. En outre, ils sont de préférence cylindriques, mais leur profil transversal ou longitudinal peut être différent si on le désire. Pour activer au mieux la circulation du sang, il est préférable qutils soient rigides ou durs, par exemple en bois, en métal ou en matière plastique dure plutôt qu'élastiques ou mous. Beur diamètre doit être compris entre un ou deux centimètres -au moins et quatre ou cinq centimètres. Ceux dont le diamètre est de 3 cm environ donnent d'excellents résultats tant en ce qui concerne le confort de ltutilisateur que ltactivation de sa circulation sanguine tes détails de la structure de craque ensemble de support 16 ou 17 peuvent varier, mais en l'occurrence leurs rouleaux 23 et 18 sont montés respectivement entre deux chaînes sans fin 19 et 20 et deux chaînées sans fin 21 et 22, analogues à des chaînes de bicyclette classiques.Comme le montre la figure 7, chaque maillon de ces channes comprend deux joues 24 et 25, ou 26 et 27, ou 28 et 29, reliées l'une à l'autre par des axes 30 et 31 sur lesquels s'articulent les joues des maillons voisins et autour desquels tournent des galets 32-et 33 qui les séparent et les relient les unes aux autres. tes galets 32 et 33 résistent de préférence peu à la rotation autour des axes 30 et 31 et servent d'organes complémentaires destinés à entrer en contact avec un chemin de guidage, en facilitant le mouvement de la chaîne, comme on le décrit ci-après. te support et la fixation des rouleaux 18 et 23 entre les chaînes sans fin sont assurés par des prolongements de certains des axes d'articulation des chaînes qui constituent les axes autour desquels tournent ces rouleaux. Une fois monté sur le bâti, chacun des ensembles 16 et 17 constitue un flanc de support essentiellement formé par la file supérieure des rouleaux de l'ensemble considéré. Sur la figure 2, seules sont visibles les files de rouleaux constituant ces flancs de support qui sont juxtaposés de telle sorte que les extrémités intérieures (c'est-à-dire proches de la plaque 15) des rouleaux 23 d'un de ces flancs sont situées à côté de celles correspondantes des rouleaux 18 de l'autre flanc.Toutefois, il ntest pas nécessaire que les rouleaux correspondants des deux flancs se trouvent exactement dans le prolongement les uns des autres; ils peuvent être légèrement décalés et certains d'entre eux peuvent être supprimés si on le désire. 1'intervalle qui sé pare les deux flancs de support de chaque côté de la plaque mé diane 15 doit correspondre au minimum compatible avec d'une part la résistance structurale de 11 appareil et d'autre part le support qu'ils assurent à la personne reposant sur ce dernier. Il ne doit pas dépasser 12 cm, et de préférence 8 à 10 cm.Il est très souhaitable qu'il soit encore plus faible (ctest-à-dire moins de 8 cm), mais il n'est pas essentiel qu'il soit inférieur à celui qui sépare en moyenne les tubérosités ischiatiques d'un être humain. Comme on l'explique ci-après plus en détail, les rouleaux des deux flancs font les uns par rapport aux autres un angle de manière à supporter sur une certaine longueur les parties latéra les des fesses de la personne assise sur l'appareil, un peu comme dans uX cerceau. De cette manière, les extrémités inférieures des tubérosités ischiatiques n'ont pas à supporter tout le poids du corps comme cela se passe généralement pour une personne assise sur une surface plate. Les figures 2 et 4 montrent, mais seulement à titre d'exemple, un montage convenable des ensembles 16 et 17. tes chaîne s sans fin de chacun de ces ensembles engrènent avec des pignons que supportent des arbres 34 et 35 proches de l'avant et de l'arrière du bâti représenté sur la figure 2. Ces arbres tourillonnent dans les flasques 11 et 12 et dans la plaque médiane 15. La figure 4 montre à titre d'exemple la chaîne sans fin 21 entraînée par des pignons 36 et 37. Les arbres 34 et 35 supportent d'autres pignons destinés à entraîner des chaînes analogues 19, 20 et 22. Ces pignons sont solidaires des arbres 34 et 35,de sorte que la rotation de l'un d'eux fait tourner l'arbre qui le supporte ainsi que les autres pignons montés le long de ce dernier. En outre, I'engrènement des chaînes sans fin avec les pignons fait tourner ceux de l'arbre 34 en même temps que ceux de l'arbre 35 et vice versa. Les chaînes sans fin transmettent la force motrice nécessaire à cette fin. En l'occurrence, les arbres 34 et 35 traversent entièrement le bâti de l'appareil, mais celui qui supporte les pignons d'un des ensembles de support, par exemple l'ensemble 16, peut être distinct de celui qui supporte les pignons de l'autre 17. En outre, ces arbres distincts peuvent être inclinés l'un par rapport à l'autre de manière à faire descendre sur toute sa longueur vers le milieu 15 de l'appareil l'un ou les deux flancs de support formés par la file supérieure des rouleaux de chaque ensemble 16 ou 17. tes ensembles 16 et 17 sont normalement montés dans le bâti de l'appareil de manière à permettre à leurs rouleaux de changer de place par rapport aux éléments essentiels du bâti. Autrement dit, les chaînes sans-fin ne sont pas tendues, de sorte que la file inférieure des rouleaux de chaque ensemble (par exemple les rouleaux 38 sur les figures 3, 4 et 5) doit normalement pendre en s'incurvant, ce ce quf il est possible d'empêcher au moyen par exemple d'une bande 39 qui relie les plaques avant 13 et arrière 14 et sur laquelle roulent les rouleaux de la file inférieure de l'ensemble considéré. Cette bande peut aussi être remplacée par un rebord qui longe la file inférieure de rouleaux et supporte les chaînes sans fin. Powr-ionner à chaque file supérieure de rouleaux montés sur leurs chaînes sans fin et constituant un flanc de support une forme qui assure confortablement le support du corps de l'utilisateur, il est nécessaire d'utiliser entre ses extrémites un chemin de roulement spécial. Par exemple, les pignons extrêmes (36 et 37 sur la figure 4) assument une fonction de support à chaque extrémité des ensembles t7 et 18, mais entre ces pignons, il faut supporter la file supérieure de rouleaux au moyen de chemins de roulement ayant un profil convenable. ta figure 4 montre notamment la hauteur variable et le profil déprimé d'une partie au moins de la barre 41 formant chemin de roulement (l'autre 40 est symétrique et sensiblement identique). Les chemins de roulement extérieurs 42 et 43 peuvent ou non avoir le même profil que le chemin de roulement 41 (voir figure Sf-. Dans l'un ou l'autre cas, ils sont situés plus haut que les chemins 40 et 41, au moins sur une partie de la longueur de ces derniers, afin que certains au moins des rouleaux, par exemple 44 et 45 sur les figures 2 et 3, fassent un angle l'un avec l'autre, les extrémités intérieures des rouleaux en question étant ainsi plus basses que leurs extrémités extérieures, ce qui leur permet de supporter latéralement le corps de l'utili- sateur un peu à la manière dtun berceau. tes chaînes sans fin 19, 20, 21 et 22 glissent sur le bord supérieur des barres ou chemins de roulement ainsi décrits au cours du déplacement des ensembles t7 et t8. Bes chemins de roulement 40, 41, 42 et 43 sont maintenus espacés de leurs supports 11, 15 et 12 au moyen d'entretoises 46. Comme le montre la figure 4, la plaque médiane-15 est profilée de manière à ne pas dépasser vers le haut le sommet des rouleaux 18 et 23 dans la partie médiane de l'appareil. il est même préférable qu'elle soit plus basse. Il faut souligner que les chemins de roulement ont pour caractéristique marquante d'incliner les uns vers les autres une partie au moins des rouleaux juxtaposés qui constituent les flancsfide support des ensembles 17 et 18. Mais cette inclinaison que montre la figure 3 n'intervient essentiellement que lorsque le poids du corps de l'utilisateur repose partiellement sur chacun de ces flancs de support. Elle peut être permanente, mais elle est indispensable au moins dans ce dernier cas. En d'autres termes, les rouleaux en question peuvent reprendre une position horizontale si aucun poids ne comprime la file qu'ils constituent contre les chemins de roulement (par exemple 40 et 41). Bien entendu, il est possible de rendre cette inclinaison permanente en faisant basculer chaque flanc de support vers le milieu de l'appareil, comme précédemment indiqué.Mais le confort de l'utilisateur est meilleur si les rouleaux situés au milieu de chaque flanc de support sont inclinés par torsion par rapport à l'horizontale, notamment si l'appareil selon l'invention est destiné à constituer le siège d'une chaise ou d'un fauteuil. Il est plus confortable pour l'utilisateur de poser ses cuisses sur une surface relativemqnt plate ou horizontale que sur des surfaces inclinées qui tendent à les rapprocher l'une de l'autre. Pour assurer à l'utilisateur le confort qui vient du fait que le poids de son tronc n'est pas entièrement supporté par ses tubérosités ischiatiques, il n'est pas nécessaire que l'inclinaison des rouleaux, par exemple 44 et .45, soit très grande. Il suffit pour cela d'une pente qui ne dépasse pas 10 par rapport à lthorizontale pour chacun de deux rouleaux juxtaposés, ce qui correspond à un angle d'environ 1780 formé par leurs axes respectifs. Des pentes dépassant 200 par rapport à l'horizontale sont inutiles et peu confortables. Dans la plupart des cas ,cette pente doit être comprise entre 2 et 80 ou à la rigueur 100, ce qui a pour effet de répartir le poids du corps en dehors des régions où ltépaisseur des tissus organiques est faible, notamment pour un individu en position assise, et ce qui correspond bien à un confort raisonnable. Pour une personne assise, l'angle ainsi formé par les rouleaux contribue à répartir les pressions de telle manière que le corps est supporté par les parties latérales des fesses. Une des caractéristiques essentielles de l'inven tion est le fait qu'un moteur fait se déplacer successivement les rouleaux de chacun des ensembles 16 et 17 le long du flanc de support que chacun constitue. Ce mouvement assure plus ou moins le massage de chacune des parties du corps de l'utilisateur que son poids comprime contre le flanc de support, chacun des rouleaux, en se déplaçant sous le corps de l'utilisateur, comprimant et décomprimant alternativement les parties de ce dernier qui sont en contact avec l'appareil et forçant aussi le sang à circuler dans les tissus ainsi massés. En outre, du fait que la pression ntest exercée que par la partie périphérique de chaque rouleau qui est en contact avec le corps, les parties de ce corps qui se trouvent contre les rouleaux ne sont pas comprimées, et le sang peut y circuler librement par capillarité. Tout cela contribue à éviter la formation d'escarres et d'ulcères résultant d'une position assise ou couchée de l'utilisateur sur l'appareil pendant une longue période. te soutien du corps comme dans un berceau, par suite de l'inclinaison des rouleaux, et le mouvement de ces derniers contribuent tous deux à faire circuler le sang par capillarité. te premier tend à répartir les pressions exercées sur des parties latérales des fesses (ou du corps d'une personne couchée) où les tissus organiques compris entre les os et la peau sont relativement épais. te sang circule mieux dans ces tissus que dans une couche très mince de tissus organiques. L'action de massage a pour effet d'activer la circulation du sang dans ces tissus -relativement épais. il n'est pas nécessaire que le moteur destiné à mouvoir les ensembles 16 et 17 soit perfectionné au point d' exi- ger des précautions spéciales pour éviter les risques de panne. On pourrait normalement estimer que des moteurs électriques assez puissants sont nécessaires pour assurer ce mouvement mais, de façon surprenante, du fait que les ensembles 16 et 17 n'offrent que peu de résistance au mouvement, cela est possible au moyen d'un moteur électrique alimenté par une batterie d'accumulateurs et ntexigeant qu'une tension et un ampérage très faibles, par exemple au maximum 10 volts et un ampère. En bref, il est possible d'incorporer au dispositif un moteur convenable n'exigeant pas de mise à la terre et capable cependant d'assurer un fonctionnement sûr pendant douze à seize heures et même davantage. il est possible d'utiliser divers mécanismes de transmission.Le mouvement de chacun des ensembles 16 et 17 peut être assuré indépendamment et plus ou moins vite dans un sens ou dans l'autre. il est possible d'utiliser divers types de transmissions. te dispositif utilisé dans la forme de réalisation représentée est le suivant : un petit moteur électrique 47, alimenté par des batteries d'accumulateurs que contient une cavité 48 et tournant à grande vitesse, fait tourner par l'intermédiaire d'un engrenage réducteur de vitesse 49, un arbre de transmission principal 50 monté dans une patte inférieure 51 de la plaque médiane 15. Cet arbre 50 supporte le pignon principal 52 qui engrène par exemple avec la chaîne sans fin 21. Cette dernière passe sous une came 53 qui pousse ses galets 32 et 33 (figure 7) dans les cavités qui séparent les dents des pignons 52 et les y maintient pendant leur passage.La came 53 est assujettie à la plaque médiane 15 de l'appareil. te réducteur 49 ralentit la vitesse des ensembles 16 et 17 de manière qu'elle soit à peine perceptible, par exemple de l'ordre de 1 cm/mn, ce qui est suffisant pour assurer la circulation du sang correspondant au but recherché. Une vitesse encore plus faible est suffisante pour empêcher le développement d'escarres et d'ulcères chez des utilisateurs restant immobiles sur l'appareil en position assise ou couchée. Cette vitesse peut aussi être plus grande, bien que cela soit généralement inutile, par exemple de 2 cm/mn ou même de 1 cm/s, ce qui a été expérimenté avec succès mais en augmentant évidemment la consommation d'énergie de façon indésirable. il est môme possible si on le désire de faire se déplacer les ensembles par intermittence. te point essentiel est que les rouleaux, au cours de leur mouvement, longent le flanc de support formé par ltensem- ble 16 ou 17, ce mouvement étant au moins suffisant pour comprimer et décomprimer alternativement chaque point du corps avec lequel ils entrent en contact. L'appareil selon l'invention est particulièrement intéressant comme siège. tes conducteurs de eamions par exemple, qui doivent rester assis pendant de longs trajets, peuvent avoir intérêt à l'utiliser. il est particulièrement intéressant pour équiper des fauteuils roulants pour invalides. La figure 6 montre une telle application qui comporte un siège selon 11 invention monté sur un châssis que supportent des roues motrices principales et deux roulettes pivotantes de stabilisation. Ce type de fauteuil comporte aussi un dossier et des.repose-pieds. tes roues motrices sont fréquemment actionnées à la main au moyen de volants comme représenté. lies figures 8 à Il représentent un siège selon l'invention particulièrement intéressant. tes deux ensembles de support Juxtaposés et formés par des rouleaux 54 et 55 sont mus par un moteur 56 actionnant une transmission, en l'occurrence une vis sans fin. Cette dernière fait tourner une roue 59 qui fait elle-même tourner un arbre transversal 60 supportant les pignons d'entraînement des chaînes sans fin 62, 63, 64 et 65 (l'un de ces pignons porte la référence 61 sur la figure 10). En l'occur- rence, l'appareil comporte deux plaques ou supports médians 66 et 67 qui sont séparés l'un de l'autre par un intervalle dans lequel sont logés entre les ensembles constitués par les rouleaux 54 et 55 le moteur 56, sa transmission et la batterie d'accumulateurs 68 destinée à l'alimenter.Bien entendu, ces éléments peuvent aussi être montés soit latéralement, soit devant, soit sous les ensembles de support, si on le désire lie mouvement des ensembles de support est déclenché par le poids du corps de l'utilisateur qui, en s'asseyant sur llappareil, appuie sur un bouton poussoir qui ferme un interrupteur 69 et par conséquent, le circuit alimentant le moteur 56 à partir de la batterie 68. Il est possible de monter sur la plaque médiane 67 un chemin de roulement oscillant 70 qui, convenablement profilé, supporte le brin supérieur 71 de la chaîne sans fin 63.Ce chemin de roulement 70 péut par exemple s'articuler par une extrémité sur la plaque 67 au moyen dtune vis 72 de façon à permettre un faible mouvement de son autre extrémité 73 qui supporte le boutonpoussoir destiné à actionner l'interrupteur 69. Le mouvement pivotant du chemin de roulement 70 est limité par exemple par l'entrée des extrémités d'une boutonnière 74 en contact avec une vis fixée dans la plaque 67. Un ressort 76 rappelle normalement vers le haut l'extrémité 73 du chemin 70 afin de maintenir ouvert l'interrupteur 69. Des consoles ou rebords rigides ou métalliques 79 et 80 partent vers l'extérieur des flancs.du bâti 90 de l'appareil afin de soutenir des supports rembourrés 77 et 78 situés ainsi extérieurement par rapport à chaque flanc de support formé par les rouleaux 54 et 55. lies consoles 79 et 80 peuvent aussi servir à poser le siège selon l'invention sur des entretoises latérales d'une chaise ou d'un fauteuil. Si on le désire, il est aussi possible de fixer un support rembourré 81 le long du bord avant du siège. Deux couvercles amovibles 82 et 83 peuvent servir à dissimuler et protéger le moteur 56 et sa transmission d'une part, la batterie d'accumulateurs 68 d'autre part. La figure 8 montre repliée vers 11 arrière une mince housse souple et amovible 84 destinée à recouvrir le siège à des fins soit décoratives, soit hygiéniques. Comme le montre la figure 11, l'appareil supporte le poids de la personne qui y est assise un peu obliquement par rapport au plan horizontal situé juste en dessous de ses tubérosités ischiatiques. lie mouvement des ensembles de support à ces emplacements permet la circulation du sang dans les tissus. lies rembourrages 77 et 78 situés sous les trochanters 87 et 88 contribuent à donner à l'utilisateur une impression de confort, mais ils n'exercent pratiquement dans ces régions aucune pression susceptible de gêner la circulation convenable du sang dans les tissus. lies rouleaux de l'appareil se déplacent de préférence d'avant en arrière le long des flancs de support du siège (ou des pieds à la tête dans le cas d'un lit). tes rouleaux des deux flancs de support se déplacent aussi de préférence dans le même sens, mais il est possible aussi de les faire se déplacer dans des sens opposés si on le désire. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à l'appareil décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICAT TONS 1. Appareil destiné à soutenir partiellement, comme dans un berceau, le corps d'un etre humain de manière à faire varier la pression et à améliorer la circulation sanguine dans les tissus organiques de ce corps que son poids comprime contre l'appareil, caractérisé en ce qutil comprend un bâti, deux ensembles de support qui, analogues à des transporteurs à rouleaux et comportant chacun deux files superposées de rouleaux transversalemént parallèles, sont montés sur le bati de manière que leurs files supérieures juxtaposes forment chacune un flanc de support, un mécanisme destiné à mouvoir chacun de ces ensembles de manière que leurs rouleaux se déplacent successivement le long des flancs précités en comprimant et décomprimant alternativement les tissus organiques comme le fait un massage, une certaine proportion au moins des rouleaux de chaque flanc reposant sur un chemin de roulement qui, au moins lorsqu'il supporte partiellement le corps, les incline axialement vers ceux de la file voisine de fa çon que leurs extrémités intérieures soient plus basses que leurs extrémités extérieures et que le corps soit ainsi partiellement soutenu comme par un berceau. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le montage sur le bâti de chaque ensemble de support permet à ce dernier et à ses rouleaux de suivre avec souplesse un trajet variable en fonction de la répartition du poids du corps sur lesdits flancs de support. 3. Appareil selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'angle formé par les rouleaux des parties médianes des deux flancs de support est différent de celui formé par les rouleaux extremes de ces mêmes flancs. 4. Appareil selon ltune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que son mécanisme est actionné par le poids du corps humain qu'il supporte 5. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que seul le poids du corps qu'il supporte provoque l'inclinaison des rouleaux des deux flancs les uns vers les autres. 6. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les rouleaux de chaque ensemble sont assez rigides. 7. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il supporte une source d'énergie autonome qui fait partie dudit mécanisme. 8. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que ses chemins de roulement sont des barreaux sur lesquels se déplacent des éléments complémentaires de chaînes sans fin qui font partie des ensembles de support et auxquelles sont assujettis leurs rouleaux. 9. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que chaque ensemble de support comprend deux chaînes sans fin entre lesquelles sont montés les rouleaux qui peuvent tourner librement, et ledit mécanisme comprend un pignon moteur qui engrène avec l'une de ces chaînes. 10. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que lesdits flancs de support constituent le siège d'une chaise ou d'un fauteuil.