I1 y a un besoin sans cesse croissant pour des poulies variables à gorge du type à graissage sec qui pourront fonctionner pendant de longues périodes de temps sans que lton doive les rééquiper de palier. On a longtemps cherché, mais c'est à ce jour une valeur que l'on a pu atteindre, à obtenir vingt à trente mille heures d'usage continu sans usure notable. Ainsi dans le passé de la- technique antérieuress des poulies variables à gorge utilisant divers types de moyens de paliers à graissage sec ont pu astre utilisées pendant des périodes de temps variables, habituellement de cinq mille à dix mille heures, mais pas plus que cela, sans aucune usure inacceptable soit rencontrée.La raison pour cela est simplement que les paliers à graissage sec classiques ont tous une durée de vie limitée et, éventuellement, se dissipent euxmAemes dans le processus de la fourniture du graissage sec. Plus la charge est élevée sur la poulie et plus le Jeu est grand et donc le mouvement entre les surfaces d'appui, plus la vie de la poulie à graissage sec sera eourte. La présente invention a été élaborée à la lumière du besoin et du problème de la technique antérieure et a été développée avec succès à la; suite d'une analyse et de la compréhension de mouvements plutôt subtils qui surviennent dans les poulies variables à gorge. Comme résultat de cette étude et de la compréhension du vrai problème en cause, une poulie variable à gorge à graissage sec a été créée qui est totalement capable de fonctionner sans usure notable pendant la période recherchée de vingt mille à trente mille heures.L'essence de la présente invention qui lui rend possible dtatteinare les objectifs ci-dessus réside dans le fait que l'on a pourvu de patins minces formant des segments rigides ne fléchissant pas radialement et axialement et déformables ou flexibles -circonfé- rentiellement entre le moyeu à flasque mobile et le manchon fixe d'une poulie variable à gorge au moins aux extrémités du moyeu. ta structure du patin est de préférence laminaire et comporte une surface de portée de matériau à module élevé et des couches alternées de matériaux déformable et rigide dans le corps du patin. te résultat obtenu est que le patin est rigide, radialement, sous la charge, mais déformable dans les directions qui permettent les mouvements relatifs axial et circonférentiel entre les composants de la p-oulie sans soumettre cette dernière à aucun frottement de glissement et, donc, sans causer aucune usure. La présente invention se prote à l'emploi sur des poulies conventionnelles ayant des parties cylindriques de moyeu et de manchon qui se montent l'une dans l'autre et sur les poulies qui peuvent avoir des moyeux et manchons polygonaux qui s'assemblent l'un à l'autre, de même qu'à d'autres types d'éléments de transmission de puissance, qui tournent avec des arbres et sont disposés pour se déplacer axialement sur ces arbres. Ceux-ci pourraient comporter des pignons montés sur des cannelures et certaines dispositions de poulies à courroies ou analogues. La présente invention sera bien comprise à la lecture de la description suivante, faite en relation avec les dessins ci-joints, dans lesquels La figure 1 est une vue en élévation de profil, partiellement en coupe contenant une illustration quelque peu exagérée du basculement du flasque et du moyeu à flasque d'une poulie variable à gorge quand elle est soumise à la force de tension de la courroie. Les figures 2 et 3 sont des vues transversales en coupe représentant une analyse des mouvements entre le moyeu à flasque et le manchon d'une poulie variable à gorge sous l'effet de la tension de la courroie. La figure 4 est une coupe transversale verticale du moyeu et du manchon d'une poulie à laquelle on a appliqué la présente invention. La figure 5 est une coupe longitudinale verticale à une échelle réduite du moyeu à flasque d'une poulie à laquelle on a appliqué la présente invention. Les figures 6 et 7 sont des coupes partielles agrandies des patins laminés fixés que comporte la présente invention, La figure 8 est une coupe partielle représentant une application modifiée de la présente invention à une poulie à gorge ou analogue employant une clavette. Les figures 9 à 12 sont des vues en bout partiellement schématiques représentant la présente invention appliquée à une poulie variable à gorge ayant un moyeu et un manchon polygonaux la composant et se montant l'un dans l'autre. La figure 13 est une vue en perspective d'un élément de patin employé avec les structures des figures 9 à 12; et La figure 14 est une vue en perspective montrant les patins du type représenté dans la figure 13 appliqués à un passage intérieur polygonal d'un moyeu. Si l'on se réfère aux figures, l'attention sera portée d'abord sur les figures 1 à 3 qui représentent graphiquement certains mouvements relatifs, inhérents entre les composants d'une poulie variable à gorge telle que la poulie à gorge 20 représentée dans la figure I. La poulie variable à gorge 20 comporte un manchon intérieur 21 qui tourne avec un arbre non représenté, et ce manchon porte à une de ses extrémités un flasque conique 22 fixe par rapport à lui, venant s'engager sur un côté d'une courroie de transmission 23. Un second flasque 24 de la poulie peut se déplacer axialement sur le manchon 21 et porte un moyeu tubulaire dont il est solidaire 25, dont l'alésage reçoit le manchon 21.Le flasque mobile 24 est habituellement poussé avec force contre la courroie 23 par un ressort extensible 26 qui entoure le moyeu 25. Dans les figures 2 et 3, qe manchon et le moyeu de la poulie sont également représentés à une échelle agrandie. Comme représenté dans la figure 1, quand la courroie est poussée par la force du ressort 26, un mouvement de basculement du flasque et du moyeu 25 se produit, amenant les-extrémités opposées de l'alésage 27 du moyeu en contact avec le manchon- 21, en des points a et b diamétralement et diagonalement opposés. te Jeu entre le moyeu 25 et le manchon est rattrapé ou réduit à zéro aux points a et b. Egalement, le point b s'est déplacé en avant du point b' sur le moyeu et le point a' s'est déplacé en avant du point a. Ainsi, il existe à la fois un mouvement radial et axial du moyeu 25 par rapport au manchon 21. L'importance du mouvement axial est directement proportionnelle au déplacement radial et elle est fonction du jeu entre les deux pièces et de la longueur du moyeu 25. Il y a un autre mouvement plus subtil entre les deux pièces représentées en relation avec les figures 2 et 3. La figure 2 représente une coupe du moyeu et du manchon avec un jeu annulaire uniforme 28 entre eux deux. Un système de liaison externe, non représenté, est supposé dans les figures 2 et 3 maintenir les deux pièces en relation angulaire non variable. Ce qui revient à dire, que les points c, c' > d, d', et e, e' resteront toujours sur les mAemes rayons durant la rotation de la poulie à gorge. ta figure 3 représente une poussée latérale sur la poulie produite par la tension de la courroie, ainsi, le Jeu aux points d, d' est réduit à zéro.Cependant, il faut noter que le point c' est déplacé circonférentiellement du point c et e' est de la meme manière, déplacé circonférentiellement, par contre,- dans une direction opposée. Si l'on considère les points de contact initial'et final entre les pièces en c et e, il y a une portée ou un contact selon un arc de 900 entre les éléments 21 et 25. Dans cette configuration, la différence entre c et c' et e et e' est Sin A x Jeu (28) qui, pour A = 450 et un Jeu égal à 0,13 mm est 0 > 707 x 0,13 mm =0,09 mm. Le mouvement total entre les éléments venant en contact lorsque la poulie tourne de 900 est égal à deux fois cette quantité ou 0,18 mm.Tant qu'il y a -un Jeu radial entre les pièces, et une compressibilité du matériau constituant le palier, ce mouvement infime de déplacement peut survenir avec une usure graduelle inévitable des pièces, à savoir le moyeu 25 et le manchon 21. Il a été souligné que les poulies variables à gorge à graissage sec de construction classique, employant des matériaux classiques constituant leur-palier, fonctionneront pendant cinq mille à dix mille heures et-pas plus. Ceci est dû aux faits des conditions de Jeu et de mouvement relatif analysés ci-dessus dans les figures 1 à 3. Comme on l'a établi précédemment, l'usure sur ces pièces peut tre réduite sensiblement à zéro par la présente invention, de sorte qu'une poulie variable à gorge à graissage sec, comparable, peut fonctionner pendant vingt mille à trente mille heures sans qu'on doive la remplacer ou la réparer. Si l'on se réfère aux figures 4 à 7, la présente.inven- tion est représentée appliquée à une poulie variable à gorge ayant un moyeu à flasque mobile axialement 29 monté sur un manchon 30 fixe axialement. Comme représenté dans les figures 4 à 6, plusieurs (tels que huit ou davantage) patins minces 31 espacés circonférentiellement et séparés les uns des autres sont interposés entre le moyeu et le manchon dans l'espacement annulaire intérieur qui se trouve entre ces pièces. Chaque patin 31 comporte une couche 32 de matériau résilient, analogue à du caoutchouc, de préférence fixé à l'alésage 33 du moyeu 29. La garniture de portée intérieure de chaque patin est constituée par une couche 34 à module élevé formé dune matière plastique connue sous le nom de Mylar,de matériau "Micarta" époxydé à base de verre ou d'un matériau équivalent relativement rigide.Cette construction laminaire des patins 31 les rend radialement relativement peu souples ou rigides et stables tout en leur permettant de se déformer à la fois axialement et circonférentiellement d'une quantité suffisante, pour permettre les mouvements essentiels relatifs entre le moyeu et le manchon de la poulie à gorge sans coulissement relatif des pièces qui amène une usure par frottement. En effet, les multiples patins -fléchissent et permettent les mouvements nécessaires relatifs sous l'action des contraintes circonférentielles et axiales de cisaillement transmises par l'intermédiaire des patins du fait de la charge de la poulie. Les garnitures de portée rigides 34 résistent efficacement à toute tendance des éléments compressibles de patins 32 à fluer à l'extérieur dans toutes les directions sous l'effet de la compression.Alors que la charge est élevée, cette tendance, Si l'on n'y résiste pas de façon efficace, produira une friction interne dans les patins les amenant à la longue à se casser et se désintégrer sous une action de battement. La couche analogue à du caoutchouc 32 est fixée chimiquement à la fois à la garniture de portée 34 et à l'alésage du moyeu à flasque 29. De préférence, comme indiqué dans la figure 5, les patins 31 sont fixés sur le moyeu 29 près des extrémités opposées de l'alésage du- moyeu où les conditions de charge maximum se produisent comme on l'a expliqué en relation avec la figure 1. On notera que, durant le fonctionnement d'une poulie variable à gorge les mouvements relatifs axial et circonférentiel à chaque révolution entre le moyeu à flasque 29 et le manchon 30 sont faibles. Du fait que les patins laminaires sont souples et quelque peu compressibles, ils reviennent automatiquement d'euxmAemes à une forme de repos remplissant sensiblement l'espacement radial maximum 28, chaque fois que la zone sans charge est atteinte. Chaque patin 31 vient simplement en contact avec le manchon 30 au point c, par exemple, dans la figure 3, et permet au mouvement circonférentiel nécessaire de se produire entre les pièces 29 et 30 alors que la poulie tourne de 90 en direction du point e. Quand ce point est atteint, la charge cesse sur la poulie et le patin 31 retourne à sa position normale de repos. Sous eharge, l'usure nta pas l'occasion de se produire entre la garniture de portée du patin 34 et le manchon 30 du fait que, à l'intérieur des limites requises de mouvements relatifs, les couches des patins, similaires à du caoutchouc, se déformeront toujours suffisamment pour permettre le mouvement entre les garnitures de portée des patins et la manchon sans aucune action de glissement. MAeme quand la poulie à gorge est réglée d'un diamètre primitif à un autre par déplacement axial du flasque 20 par l'intermédiaire d'un mécanisme conventionnel, il n'y a pas de mouvement de glissement entre les garnitures de portée des patins 34 et manchon 30. Supposons, par exemple, que le flasque 20 doive se déplacer axialement à une vitesse de 25 mm en 10 secondes. Dans ces 10 secondes, la poulie effectuera normalement environ 300 révolutions, de sorte que le flasque se déplace seulement d'environ 0,09 mm axialement par révolution. Même, si le mouvement était dix fois supérieur à cela à chaque révolution, les patins 31 pourraient se déplacer suffisamment axialement à chaque révolution pour assurer l'absence de glissement, du fait qu'un patin 31 est en contact avec le manchon 30 pendant pas plus de 1/3 d'une révolution. Il est possible que pour des conditions de très faible charge sur la poulie, les garnitures de portée rigides 34 soient éliminées d'une façon satisfaisante et que du matériau similaire à du caoutchouc seul soit employé pour les patins fixés sur le moyeu à flasque. Dans quelques cas, un anneau continu analogue à du caoutchouc, dans l'alésage 33, près de chaque extrémité du moyeu 29 peut tre efficace pour permettre les mouvements relatifs nécessaires axial et circonférentiel sans usure mais, à nouveau, sous des conditions de très faible charge. Pour minimiser les ruptures d'adhésion entre les couches des patins sous des conditions de forte charge et réduire la contrainte dans la zone d'adhésion qui, apparemment, croit directement proportionnellement à un accroissement d'épaisseur de la couche flexible du patin, une disposition de patin représentée dans la figure 7 s'est révélée supérieure. Dans cette figure, le moyeu à flasque 29 comporte, fixé dans son alésage, un patin 35 dont la garniture de portée 36 assurant le contact avec le manchon est constituée d'un matériau "Micartan époxydé à base de verre. Le reste du corps du patin est composé de couches minces 37 analogues à du caoutchouc alternées et de couches minces 38 rigides, réalisées de manière appropriée dans des bandes minces dsacier. Cette construction accrott grandement la charge permise sur le patin avant qu'aucun battement ne se produise. On a trouvé que, plus le module de la couche intermédiaire ou des couches 38 de l'intérieur du patin 35 était élevé, et plus le module de la couche 36 venant en contact avec le manchon était élevé, plus la capacité de charge du patin était élevée. La quantité réelle de caoutchouc requise dans le patin est proportionnelle à l'ampleur du mouvement ou du déplacement qui se produira sur une poulie à gorge donnée. Plus la poulie est grande, plus grande sera la valeur du mouvement relatif axial et circonférentiel entre le moyeu et le manchon. Egalement, plus grand sera l'espacement radial entre ces éléments, plus le mouvement relatif sera important. En conséquence, le nombre précis de couches élastiques déformables et de couches à module élevé dans un patin quelconque donné 35 variera selon les facteurs ci-dessus dans la conception de la poulie. Il doit astre mentionné également à ce moment que le patin 31 ou 35 ne doit pas nécessairement eAtre fixé au moyeu à flasque 29 ou à l'un ou l'autre des élément 29 ou 30 de la poulie. Il peut y avoir une garniture de portée ou une couche à module élevé sur chaeune de ces surfaces extérieures avec des couches alternées de matériau rigide et déformable entre les faces extérieures. La figure 8 représente une autre adaptation de la présente invention utilisable dans quelques cas quand le manchon 39 est lié au moyeu 40 pour un mouvement axial relatif- a une clavette rigide 41 engagée dans une rainure de clavette 42 du moyeu à flasque. Des patins 43espacés circonférentiellement, sensiblement similaires aux patins 31 ou 35 sont placés dans l'espacement annulaire re entourant le manchon 39 sauf à l'endroit de la clavette. Des patins supplémentaires 44 sont montés dans les faces opposées de la rainure de clavette 42 avec leurs garnitures de portée rigides 45 prenant appui avec la clavette 41.Avec cette disposition, le seul mouvement de glissement qui puisse se produire durant le fonctionnement de la poulie se trouve entre les garnitures de portée 45 et la clavette 41 et, ceci se produira seulement pendant le réglage de la vitesse de la poulie. Pendant le fonctionnement normal, à un réglage de pas donné de la poulie, il nty aura pas de mouvement de glissement ou d'usure et les patins 43 et 44 autoriseront les mouvements relatifs requis axialement et cireonférentiellement entre le moyeu et le manchon comme décrit ci-dessus en relation avec les figures 4 à 6. Une réalisation idéale de la présente invention appliquée à une poulie variable à gorge ou un élément de machine similaire est représentée dans les figures 9 à 14. Dans ces figures qui sont partiellement schématiques pour des raisons de clarté, le moyeu à flasque 46 de la poulie a une ouverture polygonale 47 et le manchon qui s'y embotte 48 a une forme de section similaire. Par raison de simplicité, l'ouverture 47 et le manchon 48 ont été représentés comme ayant une section carrée dans les dessins, mais la présente invention n'est pas limitée à cette forme et toutes formes polygonales peuvent être employees. La figure 9 représente une condition où aucun couple n'est transmis par la pouline, mais celle-ci est soumise aux forces de tension de la courroie T1 et T2 qui sont des forces égales. Il y a véritablement un effet de basculement sur le moyeu 46, généralement comme représenté dans la figure l, pour le moyeu à flasque et le manchon de forme circulaire et la figure 9 est une vue en bout du moyeu et du manchon à distance de la courroie. Dans la figure 9, les surfaces a et d ont une pression égale uniformément appliquée sur elles due aux forces T1 et T2 de la courroie telles qu'indiquées par les flèches 49 représentant les forces. Les surfaces b et c du manchon 48 sont sans charge et, adjacent à ces surfaces, existe un espacement relativement important entre le moyeu et le manchon.Des patins laminaires 50 de forme rectangulaire, dans la figure 13, construits de manière similaire aux patins 35 à plusieurs couches, sont interposés entre les faces plates du manchon a, b, c et d et les faces plates opposées de l'ouverture polygonale 47 comme représenté -dans les figures 9 à 12. Si l'on se réfère à nouveau à la figure 9, il existe un léger jeu 51 entre les surfaces non chargées b et c et les patins adjacents 50, alors que les patins 50 sur les surfaces a et d sont chargés et il n'y a pas de jeu. De préférence, chaque patin 50 a une face de contact ou couche 52 venant en appui avec les faces du manchon 48 et des couches alternées 53 et 54 de matériaux déformable et rigide du type décrit précédemment. La couche extérieure analogue à du caoutchouc 53 est de préférence fixée sur les faces de l'ouverture du moyeu 47, alorswque la face de contact rigide 52 de chaque patin 50 s'appuie sur l'une des faces planes a, b, c ou d du manchon 48. De préférence, bien que non nécessairement, chaque patin 50 comporte des rainures longitudinales et transversales en 55 et 56 à travers sa face de contact 52 et toutes les autres couches, sauf la couche de montage ou de fixation 53 qui maintient le patin 50 dans son entier. Ce rainurage essentiellement conserve davantage la caractéristique d'une multiplicité de patins séparés, tels que les patins 31 dans- la réalisation précédente, plutat qu'unie construction monobloc. Les sections de patins multiples ou séparés ont une plus grande aptitude à se déformer sous l'effet de cisaillement à la fois circonférentiel ou axial de la poulie en comparaison à un patin de structure continue.Les patins 50 sur chacune des faces a, b, c, et d, dans tous les cas sont séparés et indépendants des patins adjacents de façon à avoir la plus grande efficacité en permettant les mouvements relatifs nécessaires entre le moyeu et le manchon que lton décrira plus amplement. Si l'on se réfère à la figure 10, quand la poulie tourne d'un angle de 600 par rapport à sa position de la figure 9, une condition de charge différente se produit. Du fait de l'aptitude à fléchir au cisaillement du patin désigné par le repère 50a dans la figure 10, le moyeu à flasque 46 s'est déplacé vers la droite de la quantité équivalente au Jeu représenté et le jeu ne se trouve plus selon la surfaee b mais, à la place, se trouve selon la surface d.Pendant que cette action s1 est produite, le patin 5oa a été continuellement sous charge de sorte que le déplacement que lton a décrit du moyeu par rapport au manchon n'a provoqué aucun glissement, mais s'est produit du fait de la possibilité du patin 50a de se déformer ou de s'allonger au cisaillement. Alors que la poulie tourne encore plus loin, elle atteint un point où la surface a est sans charge, à ce moment le patin 50a va reprendre lui-mtme sa forme initiale pour titre prtt à subir une nouvelle charge après 1800 de rotation. Dans la figure lO, la longueur inégale des flèches représentant les forces sur les faces a et b indique la distribution relative de forces dans la position angulaire particulière représentée. Quand le couple de charge commence à être appliqué au flasque mobile de la poulie à gorge, la distribution des forces indiquées dans la figure ll s'établit. Le jeu est rattrapé par la rotation du moyeu à flasque 46 par rapport au manchon 48, de sorte que les quatre patins 50 sont tous en contact avec le manchon simultanément. Lorsqu'on transmet un faible couple avec un petit diamb- tre primitif un jeu du type de celui représenté dans la figure lO peut encore exister, les angles 57 et 58 étant en contact avec les patins mais sans charge ni contact dans les angles en 59 et 60. Lorsque la poulie tourne alors qu'elle supporte un couple, chaque patin 50 rencontre une charge variant d'un minimum à un maximum à chaque révolution, tel que représenté par les flèches de forces dans les figures ll et 12.Les mouvements relatifs nécessaires entre le moyeu à flasque et le manchon vont se produire du fait de l'aptitude des patins 50 à se comprimer et à se déformer ou s'allonger au cisaillement. En effet, il n'y aura pas de contact coulissant entre les faces ou les angles du manchon 48 et des garnitures de portée à module élevé 52 des patins 50, du fait que la déformation des patins em pochera un tel coulissement. Donc, dans le fond, la réalisation polygonale de la présente invention représentée dans les figures 9 à 14, fonctionne d'une manière similaire à la base à celle des précédentes réalisations. L'appréciation de certaines des valeurs de mesures indiquées ci-dessus doit tenir compte du fait qu'elles proviennent de la conversion d'unités anglo-saxonnes en unités métriques. La présente invention ntest pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'tre décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparattront à l'homme de l'art. REVENDICATIONS 1 - Poulie variable à gorge,résistante à l'usure, caractérisée en ce qu'elle comprend : des éléments formant moyeu et manchon coulissant l'un sur l'autre, tournant ensemble avec un arbre sur lequel ils sont montés, ces éléments de moyeu et de manchon étant tous les deux adaptés pour s'engager avec une courroie de transmission, un espacement existant entre l'élément formant manchon et ltalesage de l'élément formant moyeu, plusieurs patins sous forme de segments séparés disposés dans l'espacement entre les éléments formant moyeu et manchon et reliés de façon fixe à ltun de ces éléments de manière à entourer 11 élément formant manchon, ces patins en forme de segments ayant des corps formés de matériau élastique qui peut se déformer circonférentiellement et axialement par rapport aux éléments formant moyeu et manchon, ces patins ayant en outre des garnitures de portée intérieures à module élevé pour venir en contact avec la périphérie de l'élément formant manchon durant la rotation cyclique de la poulie à gorge, ces patins en forme de segments possédant une résistance élevée à la compression radialement et se déformant sensiblement élastiquement dans les deux directions axiale et radiale pour accepter les mouvements relatifs cycliques des éléments formant moyeu et manchon sans contact de glissement entre eux. 2 - Poulie variable à gorge,résistante à l'usure selon la revendication 1, caractérisée en ce que les patins en forme de segments sont fixés à l'alésage de l'élément formant moyeu et sont espacks les uns des autres. 3 - Poulie variable à gorge,resistante à l'usure selon la revendication 2, caractérisée en ce que les patins en forme de segments sont disposés en deux groupes séparés près deys extrémités opposées de l'alésage de l'élément formant moyeu. 4 - Poulie variable à gorge,résistante à l'usure selonla revendication 2, caractérisée en ce que les éléments formant moyeu et manchon coulissant l'un sur l'autre sont cylindriques et en ce que les patins en forme de segments ont une courbure cylindrique pour s'adapter aux formes des éléments formant moyeu et manchon. 5 - Poulie variable à gorge,résistante à l'usure selon la revendication 2, caractérisée en ce que les éléments formant moyeu et manchon coulissant l'un sur l'autre ont une section non circulaire et en ce que les patins en forme de segments ont une forme adaptée à la forme de l'espacement existant entre les éléments formant moyeu et manchon. 6 - Poulie variable à gorge,résistante à 11 usure selon la revendication 5, caractérisée en ce que es éléments formant moyeu et manchon coulissant l'un sur l'autre ont une section polygonale et comportent des paires de faces plates opposées et en ce que les patins en forme de segments sont formés d'éléments de patins plats constitués individuellement placés dans les espaces entre les paires de faces plates opposées. 7 - Poulie variable à gorge,résistante à l'usure selon la revendication 6, caractérisée en ce que chaque élément de patin plat comporte une couche de contact constituée par-un matériau relativement rigide et une partie formant le corps faite d'un matériau élastique capable de se déformer sous l'action des contraintes de cisaillement parallèles aux faces plates. 8 - Poulie variable à gorge,résistante à lustre selon la revendication 6, caractérisée en ce que chaque élément de patin comprend un corps à couches multiples ayant une garniture assurant le contact rigide et des couches alternées de matériax rési- lient et rigide supportant la garniture de contact, les éléments de patins sont rainurés longitudinalement et transversalement à travers la garniture de contact et à travers au moins quelques unes des couches alternées pour produire sur l'élément formant patin des patins distincts sous forme de segments séparés qui peuvent se déformer élastiquement, individuellement, sous des contraintes de cisaillement qui y sont appliquées parallèlement au plan des faces plates, alors que simultanément ils résistent sensiblement aux contraintes de compression appliquées normalement à ces plans. 9 - Poulie variable à gorge,résistante à usure selon la revendication 8, caractérisée en ce que chaque élément de patin rainuré est allongé et rectangulaire et comprend plusieurs patins sous forme de segments qui sont rectangulaires individuellement. 10 - Poulie variable à gorge, résistante à l'usure selon la revendication 2, caractérisée en ce que les patins sous forme de segments ont chacun une garniture de contact constituée par une couche mince de matériau rigide et une partie formant corps suppor tant cette garniture de contact composée de couches alternées de matériaux élastique et rigide ll - Poulie variable à gorge, résistante à l'usure selon la revendication 10, caractérisée en ce que la garniture rigide de contact est faite de matériau plastique et que les couches alternées sont respectivement faites de matériaux plastiques et de matériaux similaires à du caoutchouc.