La présente invention concerne un disjoncteur pour tension moyenne, équipé d'au moins un bloc de coupure monophasé, qui comporte une chambre d'étouffement d'ac cylindrique, remplie d'un gaz isolant, qui contient un contact fixe, un contact mobile porté par une tige de manoeuvre et un piston de soufflage déplaçable. Dans le cas des disjoncteurs pour tension moyenne connus de ce type, de faibles dimensions ne peuvent entre obtenues comme dans le cas d'un disjoncteur utilisant de l'huile comme fluide d'isolement, que si la surpression du gaz d'isolement s'élè- ve à environ 4 à 5 bars. La surpression du gaz isolant conduit cependant à des difficultés d'étanchéité, ce qui est une des raisons pour lesquelles les disjoncteurs connus ne sont pas exempts d'entretien. L'invention a pour objet de réaliser un disjoncteur pour tension moyenne, dans lequel le gaz isolant n'a pas besoin être comprimé. Ce problème est, selon l'invention, résolu, pour un disjoncteur duvtype indiqué dans le préambule, par le fait que le contact fixe est relié, à son extrémité écartée du contact mobile, à une fiche femelle pour une fiche fe câble, qui est disposée dans une douille isolante traversant, de façon étanche aux gaz, la paroi d'un boîtier contenant le bloc de coupure, qui est fermée hermétiquement à son extrémité se trouvant à l'intérieur du bottier du disjoncteur par une paroi, traversée de façon étanche aux gaz par un élément de liaison réunissant le contact fixe à la fiche femelle et en ce qu'un élément de raccordemenet, relié de façon électriquement conductrice par l'intermédiaire de la tige de manoeuvre au contact mobile, est réalisé sans arêtes vives dans les zones influençant le champ électrique. Une telle réalisation du bloc de coupure permet, grâce à la suppression de pièces qui conduisent, par suite de leur forme et de leur disposition, à des accroissements d'intensité de champ, également des écarts faibles par rapport au bottier du disjoncteur et éventuellement de prévoir d'autres parties métalliques présentes dans le boîtier du disjoncteur, comme lorsque le gaz isolant se trouvait sous une pression de 4 à 5 bars. L'encombrement du disjoncteur selon l'invention n'est par conséquent pas plus important que celui des disjoncteurs connus avec un gaz isolant comprimé. Mais par rapport à ces derniers, il possède l'avantage que l'étanchéité n'offre aucune difficulté et par conséquent un contr8le du remplissage en gaz est nécessaire au plus à des intervalles très éloignés.En plus de la rigidité diélectrique maximale et des écarts minimaux faibles en résultant pour une pression nornale du gaz isolant, le disjoncteur selon l'invention offre l'avantage qu'il peut etre réalisé de manière simple et que le raccordement des câbles peut être effectué ou supprimé de façon simple et rapide. Non seulement en ce qui concerne une réalisation la plus simple possible, nais également une absence d'entretien totale ou substantielle, il est avantageux de réaliser la douille isolante d'une seule pièce avec le bottier de la chambre d'étouffement et l'élément de liaison ainsi que la fiche femelle d'une seule pièce avec le contact fixe. Si l'élément de raccordement est réalisé cylindrique en coupe et est posé sur l'extrémité, écartée de la douille isolante, du bottier de la chambre d'étouffement, comme ceci est le cas dans une forme de réalisation préférée, alors la forme exempte d'arêtes, arrondie de l'élément de raccordement peut être réalisée de façon particulièrement simple. En outre, l'élément de raccordement peut être fixé sans moyen supplémentaire dans le bottier du disjoncteur. Comme non seulement l'élément de raccordement lui-même, mais également la barre conductrice se trouvant en liaison avec lui ainsi que les points de liaison doivent être réalisés de sorte qu'une rigidité diélectrique maximale puisse être obtenue, l'élément de raccordement présente de préférence au moins un alésage fileté pour au moins une barre ronde servant de barre conductrice. Un tel raccordement est également alors particulièrement avantageux si le bottier du disjoncteur contient plusieurs blocs de coupure et dont les phases identiques sont réunies entre elles par une barre conductrice, Les barres rondes pouvant être vissées dans les alésages filetés sont alors uniquement nécessaires comme éléments de liaison, qui s'étendent soit d'un élément de raccordement à l'autre, soit de composent de deux tronçons réunis entre eux par une pince. En règle générale, il est nécessaire de pouvoir réunir à la terre, au moyen du disjoncteur, un système de canalisation pouvant etre connecté et déconnecté et également de pouvoir réaliser un court-circuit dans le cas d'une réalisation polyphasée. Une telle mise à la terre et un tel court-circuit peuvent être réalisés de façon particulièrement compacte au moyen d'un dispositif de mise à la terre combiné au disjoncteur. I1 est alors avantageux d'équiper le bloc de coupure d'un contact de mise à la terre stationnaire, débordant de la chambre d'étouffement et pénétrant dans l'intérieur du bottier du disjoncteur, qui, comme l'élément de raccordement, est réalisé en vue de l'obtention d'une rigidité diélectrique maximale sans arêtes vives dans les zones influençant le champ électrique. La pièce de contact opposée associée peut se déplacer dans l'intérieur du bottier du disjoncteur, par exemple pivoter.Dans une forme de réalisation préférée, on prévoit cependant comme pièce de contact opposée, une barre de tertre, qui peut être introduite à travers un passage du bottier du disjoncteur. L'encombrement du bottier du disjoncteur est alors accru de façon insignifiante, car seul l'écart minimal doit être maintenu entre le contact de terre et le bottier du disjoncteur ainsi que d'autres éléments éventuellement présents se trouvant à un autre potentiel, mais pas entre le contact de terre et un contact opposé disposé dans l'intérieur du bottier du disjoncteur. En outre, un tel dispositif de mise à la terre permet de façon simple d'éviter un court-circuit de deux ou de plusieurs phases d'un système sous tension. La batre de terre permet en effet, dans le cas d'un disjoncteur polyphasé, tout d'abord de contacter seulement le contact de mise à la terre d'un bloc de coupure et de vérifier l'absence de tension. Si l'on constate que ce contact de terre est sous tension, la barre de terre peut à nouveau être retirée, avant qu'un deuxième contact de terre ne soit touché. Une barre de terre possède en outre l'avantage qu'elle peut être actionnée sans difficultés manuellement. I1 est en outre avantageux pour des raisons de sécurité de pouvoir constater de façon fiable si une terre est réalisée ou non. Enfin, une barre de terre peut être remplacée de façon simple par un barreau d'essai d'un contrôleur de tension.Au moyen d'un tel barreau d'essai qui ne peut venir au contact simultanément que d'un contact de terre, une tension d'essai peut être appliquée sur les différentes phases. Les possibilités d'application d'un disjoncteur dépendent en outre de la réalisation de son entratnement. Avantageusement, le mouvement de la tige de manoeuvre est obtenu au moyen d'un bras pivotant ou d'une tige d'entratnement déplaçable longs tudinalement dans le sens de mouvement de la ou des tiges de manoeuvre et traversant de façon étanche aux gaz le bottier du disjoncteur. Dans une autre forme de réalisation avantageuse, la tige de manoeuvre isolée électriquement est couplée à au moins une crémaillère déplaçable dans le bottier du disjoncteur dans le sens du mouvement de la tige de manoeuvre, qui engrène avec un pignon denté assujetti en rotation sur un arbre dont l'extrémité traverse de façon étanche le bottier du disjoncteur.Bien que dans cette forme de réalisation, la tige de manoeuvre ne soit sollicitée qu'à la traction ou à la poussée, et non à la flexion, l'entratnement peut s'effectuer par l'intermédiaire d'un arbre, ce qui est avantageux en raison de l'étanchéité sur le passage à travers le bottier. Gr ce au choix de la démultiplication d'engrenages, la course nécessaire peut être obtenue également dans le cas d'un angle de rotation maximal de l'arbre choisi relativement petit eu égard à l'étanchéité. L'invention est expliquée ci-après en détail à l'aide d'exemples de réalisation représentés sur les dessins annexés. La Figure 1 est une élévation latérale d'un premier exemple de réalisation avec le bottier du disjoncteur représenté en coupe. La Figure 2 est une coupe selon la ligne II-II de la Figure I; Les Figures 3a et 3b sont une coupe longitudinale d'un des blocs de coupure. La Figure 4 est une coupe selon la ligne IV-IV de la Figure 1. La Figure 5 est une coupe longitudinale du sas à gaz du bottier du disjoncteur. La Figure 6 est une coupe selon la ligne VI-VI de la Figure 5. La Figure 7 est une coupe selon la ligne Vil-Vil de la Figure 1 dans le cas de l'introduction d'une barre de terre et de blocs de coupure représentés non coupés. La Figure 8 est une représentation correspondant à la Figure 7 d'un exemple de réalisation modifié. La Figure 9 est une représentation correspondant à la Figure 7 d'une autre forme de réalisation. La Figure 10 est une coupe dans le plan de la ligne VII VII de la Figure 1 d'une forme de réalisation comportant trois disjoncteurs triphasés dans un bottier commun. Un disjoncteur pour tension moyenne allant jusqu'à 20 kV comporte un bottier 1 métallique, parallélépipédique, qui est rempli de gaz SF6, qui n'est pas comprimé vis-à-vis de l'environnement. Dans le bottier 1 sont disposés trois blocs de coupure 2 réalisés identiquement, et disposés selon une rangée s'étendant parallèlement aux deux parois latérales du bottier. Les blocs de coupure 2 sont fixés par leur extrémité inférieure au fond du bottier 1, à travers lequel s'effectue le raccordement d'un cable 3. Chacun des trois blocs de coupure comporte une chambre d'étouffement d'arc 4 avec un bottier 4' cylindrique creux, en matière plastique. A son extrémité tournée vers le fond du bottier 1, le bottier de chambre d'étouffement est fermé par un fond 5. Au fond 5, se raccorde, avec un diamètre identique au bottier 4', une douille isolante 6 réalisée d'une seule pièce avec celui-ci, qui traverse de façon étanche le fond du bottier 1 et est solidaire de celui-ci au moyen d'une bague de retenue 7 recouvrant une bride de la douille isolante. A travers le centre du fond 5 passe, de façon étanche aux gaz, un prolongement massif 8' d'un contact fixe 8, cylindrique, creux, qui s'étend dans l'axe longitudinal de la chambre d'étouffement depuis le fond 5 dans ladite chambre. Dans l'alésage central de ce contact est introduit un élément de contact 10 dont le diamètre interne est inférieur au diamètre interne du contact 8, qui est muni, près du prolongement 8', d'un alésage 11 traversant sa paroi radialement. Des alésages radiaux 12 traversant également le bottier 4' de la chambre d'étouffement près du fond 5. A l'extrémité du contact 8 du prolongement 8', se raccorde, faisant corps avec celui-ci, une fiche femelle 13 qui pénètre dans la douille isolante 6 dont le diamètre interne s'accroit légèrement coniquement depuis l'extrémité libre de la fiche femelle 13 vers l'extérieur. La fiche femelle 13 sert à la réception de la broche infichable 14 d'une fiche de câble désifnée dans son ensemble par 15.Une douille 16 en caoutchouc élastique, électriquement isolante, de la fiche de câble 15, se trouve, lorsque celle-ci est enfichée, appliquée avec pression sur l'isolement du câble et sur le tronçon conique de la douille isolante 6 et ferme ainsi celle-ci de façon étanche électriquement vis-à-vis de l'extérieur0 Sur l'extrémité du boîtier 4' écartée du fond 5, est vissé un élément de raccordement 17 électriquement bon conducteur qui est réalisé sous la forme d'une coiffe ou d'un écrou à chapeau et, comme le montre la Figure 3a, est fortement arrondi à la transition des deux surfaces extrêmes, ainsi partout où des arê- tes conduiraient à un accroissement de l'intensité du champ. L'élément de raccordement comporte un alésage de guidage central pour une tige de manoeuvre métallique 18 réalisée sous forme tubulaire.Un élément de contact à surfaces multiples assure un contact électrique satisfaisant à proximité de l'alésage de guidage entre l'élément de raccordement et la tige de manoeuvre. Deux alésages filetés 17' disposés diamétralement et pénétrant radialement assurent la liaisin avec un tronçon terminal fileté réalisé de façon complémentaire d'une barre conductrice sous la forme d'une barre ronde 9. Des canaux de passage de gaz 19, qui traversent l'élément de raccordement 17 parallèlement à l'alésage de guidage, peuvent être obturés à leur extrémité débouchant dans la chambre d'étouffement 4 au moyen d'une membrane 20, qui est bloquée sur son bord extérieur entre l'extrémité de la chambre d'étouffement 4 et l'élément de raccordement 17 et présente un évidement central dont le diamètre est supérieur au diamètre de la tige de manoeuvre 18. Sur l'extrémité de la tige de manoeuvre 18 pénétrant dans la chambre d'étouffement 4, est vissé au centre de son fond un contact mobile 21 réalisé en forme de godet. Un élément de con tact 22 à contours multiples, introduit dans une rainure annulaire de la surface latérale interne du contact 21 assure, lors de la fermeture du disjoncteur une liaison résistant à des contraintes élevées entre le contact mobile 21 et le contact fixe 8. Des alésages 23 traversent le fond du contact mobile 21 pour le passage de gaz SF6. Dans l'extrémité de la tige de manoeuvre 8 portant le contact mobile 21, est vissée une extrémité d'un contact de rupture 24 sous forme de tige, qui se trouve dans l'axe longitudinal du contact 21 ainsi que la chambre d'étouffement 4 et s'étend extérieurement au delà du contact 21.Son diamètre est adapté au diamètre interne de l'élément de contact 10 et à son extrémité porte une pièce 25 de contact d'extinction. Un piston de soufflage 26, en matière plastique, entoure le contact mobile 21 et lui est solidaire, entre le tronçon duquel s'étendant sur toute la longueur de contact mobile 21 et la surface latérale interne du boîtier 4' de la chambre d'étouffement, est ménagé un intervalle. Le tronçon s'étendant au delà du contact 21 et également un peu au delà du contact de rupture 24 possède par contre un diamètre extérieur adapté au diamètre interne de la chambre d'étouffement 4. Lorsque le contact mobile 21 et le contact de rupture 24 sont déplacés, conjointement avec le piston de soufflage 26 de la position de coupure représentée sur la Figure 3a dans la position de fermeture, le gaz SF6 se trouvant dans la chambre d'étouffement peut s'échapper par les alésages 23 ainsi que par les alésages 11 et 12. En outre, le piston de soufflage aspire du gaz par les canaux de passage 19, car la membrane 20 n'empêche pas sensiblement une circulation dans les canaux de gaz dans ce sens. Si par contre le disjoncteur est ouvert, le piston de soufflage 26 de déplace contre l'élément de raccordement 17, et la membrane 20 obture les canaux de passage 19. Comme en outre le canal central du piston de soufflage 26 sur l'extrémité recevant le contact fixe 8 est tout d'abord fermé par celui-ci et par le contact de rupture 24, le gaz se trouvant entre le piston de soufflage et l'élément de raccordement est comprimé. Lorsque le mouvement de coupure se poursuit, le contact entre les contacts 8 et 21 est tout d'abord interrompu. Mais aucun arc ne peut se produire, car le contact est encore assuré avec l'élément de contact de rupture 24.Ce n'est que lorsque ce contact est interrompu qu'un arc électrique peut se produire, qui est cependant soufflé énergiquement par le gaz immédiatement après son apparition, à savoir lors de la séparation de la pièce de contact de rupture 25 du contact, le gaz s'échappant à grande vitesse du fait de la compression précédemment établie à travers la buse annulaire formée par le piston de soufflage 26 et le contact de rupture 24. Le déplacement simultané des tiges de manoeuvre 18 des trois blocs de coupure 2 s'effectue à l'aide d'une tige 27, à laquelle chacune des tiges de manoeuvre 18 est réunie par un isolateur 28 en matière plastique. La tige 27, qui est parallèle au fond et aux deux parois latérales du bottier 1 du disjoncteur, est reliée à ses deux extrémités à l'extrémité inférieure d'une crémaillère 29, qui sont guidées et déplacées longitudinalement dans le plan défini par les tiges de manoeuvre 18 et la tige 27 dans un rail de guidage 30 fixé intérieurement au bottier du disjoncteur, Un pignon denté 31 engrène avec les deux crémaillères 29.Les deux pignons dentés 31 sont solidaires d'un arbre d'entraînement 32 qui est parallèle à la tige 27. L'arbre d'entraSne- ment 32 est disposé dans deux paliers sur les rails de guidage 30, et une de ses extrémités traverse, de façon étanche aux gaz à l'aide d'un joint, le boîtier 1 du disjoncteur. Un dispositif d'entraînement, par accumulateur de force élastique, est couplé à cette extrémité se trouvant à l'extérieur. Afin de pouvoir réunir à la terre le contact fixe 8 et le câble qui y est relié, et court-circuiter simultanément le câble raccordé aux trois blocs de coupure 2, un contact de terre 52 est prévu sur chaque bloc de coupure. En vue de l'obtention d'une rigidité diélectrique maximale, le contact de terre possède une surface latérale extérieure arrondie. Il est porte par un boulon pénétrant radialement dans le fond 5 du boîtier 4' de la chambre d'étouffement et dans le prolongement 8' du contact 8 et est relié de façon électriquement conductrice au contact 8 par lintermé- diaire du boulon. Le contact de terre constitue une fiche femelle 52'. Les fiches femelles 52' des trois blocs de coupure se trouvent, comme le montre la Figure 1, sur une droite s'étendant paral lèlement au fond du boîtier 1 du disjoncteur.Les axes longitudinaux des fiches femelles 52' sont ainsi alignées entre eux. Un élément de contact à contours multiples, non représenté, est introduit dans les fiches femelles 52'. Un sas de traversée désigné dans son ensemble par 53, pour une barre de terre 54 est prévu à travers la paroi antérieure du boîtier 1 du disjoncteur. L'axe longitudinal de l'alésage de guidage central 55 de ce sas est aligné sur les fiches femelles 52'. Comme le montre la Figure 5, le sas de traversée 53 comporte un élément 56 en matière plastique pourvu d'un épaulement annulaire, dont le tronçon se trouvant à l'extérieur du boîtier du disjoncteur est fileté, et porte un écrou 57. Cet ecrou attire l'épaulement annulaire et un joint d'étanchéité adjacent à celuici contre le côté interne de la paroi du boîtier du disjoncteur. Au moyen d'une coiffe de fermeture 58 pouvant également être vissée sur le filetage portant l'écrou 57, dans lequel est introduit un joint d'étanchéité, l'extrémité extérieure de l'alésage de guidage 55 peut être obturée de façon étanche aux gaz. Mais même dans le cas où la coiffe de fermeture est retirée, une irruption d'air par le sas dans le boîtier du disjonteur et un échappement de gaz SF6 par le sas hors du boîtier sont complètement exclus. Ceci est obtenu à l'aide d'un boulon métallique 83 qui se trouve normalement dans l'alésage de guidage 55 et contre lequel se trouve un joint annulaire d'étanchéité 82 introduit dans une rainure annulaire de l'alésage de guidage. La barre métallique de terre 54 ou la tige d'un contrô- leur de tension est couplée au boulon 83. Pour cela, dans l'exemple de réalisation, l'extrémité tournée vers l'extérieur du boulon 83 est munie d'un alésage borgne central 84, dans lequel peut être vissée l'extrémité antérieure en forme de tige filetée de la barre de terre ou du contrôleur de tension. Afin que, lors de l'établissement ou de la suppression de cette liaison par vissage, le boulon 83 ne soit pas entraîné en rotation, une tige d'arrêt 85, chargée par ressort, est introduite dans un alésage radiale de l'élément 56 en matière plastique près de son côté extrême interne, qui pénètre dans une rainure longitudinale 86 dans le tronçon terminal tourné vers l'intérieur du boulon 83, lorsque celui-ci se trouve sur toute sa longueur dans l'alésage de guidage. Afin d'empêcher un retrait accidentel du boulon 83, de sorte que le joint annulaire 82 ne puisse plus jouer son rôle d'étanchéité, l'alésage de guidage est pourvu,entre la rainure annulaire recevant le joint annulaire 82 et le côté extrême interne de l'élément 56 en matière plastique, d'une seconde rainure annulaire dans laquelle se trouve un deuxième joint annulaire 87. Ce deuxième joint pénètre dans une rainure annulaire 88 du boulon 83 dès que ce dernier a atteint cette position au delà de laquelle il ne doit pas être retiré. Afin que la rainure annulaire 88 n'empêche pas un déplacement du boulon 83 en direction de l'intérieur du boîtier du disjoncteur, seul le flanc adjacent à l'extré- mité interne du boulon de la rainure annulaire 88 se trouve dans un plan radial. L'autre flanc est formé par une surface conique. Si une mise à la terre, un contrôle de tension ou un contrôle de canalisation doit être effectué, alors, pour autant qu'elle soit présente, la coiffe de fermeture 58 est tout d'abord retirée. La tige de mise à la terre ou la tige du contrôleur, qui possède le même diamètre extérieur que le boulon 83, peut alors être couplée à celui-ci, la tige d'arrêt 85 pénétrant dans la rainure longitudinale 86 empêchant un entraînement en rotation du boulon 83. Après l'accouplement, le boulon 83 et la tige de terre le suivant immédiatement ou la tige du contrôleur sont introduits dans le boîtier du disjoncteur. Au début de déplacement, le deuxième joint annulaire 87 sort de la rainure annulaire 88 et joue alors le rôle de joint d'étanchéité supplémentaire à l'étanchéité à l'aide du joint 82.La tige d'arrêt 85 sort également de la rainure longitudinale 86 au début de déplacement, ce qui est facilité par la surface oblique à l'extrémité de la rainure longitudinale et par l'arrondi de l'extrémité libre de la tige d'arrêt 85. Après achèvement de la mise à la terre ou du contrôle, le boulon 83 est retiré dans l'alésage de guidage de I'élément 56 en matière plastique jusqu'à ce que le deuxième joint annulaire 87 pénètre dans la rainure annulaire 88 et vienne au contact du flanc de celle-ci se trouvant perpendiculaire au fond de la rainure. Au cas où dans cette position, la rainure longitudinale 86 n'est pas alignée sur la tige d'arrêt 85, alors celle-ci est tout d'abord entraînée en rotation par le boulon 83 lors du détachement de la barre de terre ou de contrôle jusqu'à ce que la tige d'arrêt pénètre dans la rainure longitudinale. La barre de terre 54 est, comme le montre la Figure 7, portée par un tube isolant 61 servant de poignée, à l'extrémité adjacente à la barre de terre duquel est fixée une plaque de support isolante 62 s'éloignant radialement, qui porte un générateur 63 de signaux acoustiques excitable électriquement, disposé parallèlement à côté du tube isolant. En outre, sur la plaque de support 62 est fixé un câble de terre 64, qui est relié électriquement, par l'intermédiaire de l'enroulement d'excitation du générateur de signaux 63, à une bague de contact 65 touchant la barre de terre, qui est adjacente à la plaque de support 62 sur le côté éloigné du tube isolant 61. Lorsque, lors de l'introduction de la barre métallique de terre 54 dans le boîtier 1 du disjoncteur, à travers le sas de traversée 53, la première des trois douilles de contact 52' est touchée, un courant circule, au cas où cette douille est sous tension, par l'intermédiaire de la barre de terre 54 et du générateur de signaux 63 ainsi que du câble de terre 64 jusqu'au point fixe de mise à la terre, auquel ce câble est relié. Ce courant a pour pour conséquence la délivrance d'un signal par le générateur 63.L'opérateur est alerté par ce signal du fait que la barre de terre ne peut pas être introduite jusqu'à la douille de contact suivante, mais doit être retirée ou doit être maintenue dans la position intermédiaire juqqu'à ce que la tension ait été supprimée du contact de terre 52. Ce n'est que lorsque le générateur de signaux 63 ne répond pas ou ne repond plus après le contact de la première douille par la barre de terre que celle-ci peut être introduite dans le boîtier du disjoncteur de façon à pénétrer dans les trois douilles de contact 52' at ainsi non seulement les mettre à la terre, mais également les court-circuiter. La variante de réalisation représentée sur la Figure 8 se différencie de celle de la Figure 7 essentiellement uniquement par le fait que le générateur de signaux 163est installé sur le sas de traversée 153, qui se différencie du sas 63 uniquement par le fait que. la coiffure de fermeture est absente, et à la place de celle-ci et du tronçon fileté de l'élément en matière plastique la portant, est vissée dans ltélément 156 en matière plastique une pièce intermédiaire 166 en forme de vis, formant une partie de l'alésage de guidage, qui joue le rôle de l'écrou 57 et sert de support à une douille de terre 167, qui vient au contact de la barre de terre 154 introduite à travers elle dans l'alésage de guidage.Le générateur de signaux acoustiques 163 est connecté entre cette douille de terre 167 et le boîtier 101 du disjoncteur mis à la terre. I1 est par conséquent excité et engendre des signaux acoustiques lorsque, lors de l'introduction de la barre de terre, celle-ci vient au contact de la première douille 152 et que celle-ci est sous tension, car alors un courant circule par l'intermédiaire de la barre de terre, de la douille de terre et du générateur de signaux jusqu'au boîtier du disjoncteur relié à la terre. Une forme dans laquelle, à la place d'un générateur de signaux acoustiques est prévu un dispositif de blocage mécanique 253, est représentée sur la Figure 9. Le cas de traversée 253 comporte comme le sas de la Figure 8, un élément 256 en matière plastique et une douille de terre 267 pour la barre de terre 254. Entre cette douille de terre 267 et le boîtier 201 du disjoncteur mis à la terre, est connectée la bobine d'excitation d'un électroaimant 268, qui est disposée dans un boîtier 269 recevant également la douille de terre à côté du boîtier du disjoncteur. L'armature de l'électro-aimant 268 est reliée à l'une des deux mâchoires de serrage 270 qui peuvent être appliquées, sur le côté tourné vers l'aimant 268 et sur le côté éloigné de celui-ci1 à la barre de terre 254 et sont réunies à pivotement par deux paires d'attaches de liaison 271. Chacune des deux paires d'attaches forme un guidage par parallélogramme. La longueur des attaches est choisie de sorte que l'écartement maximal des deux mâchoires 270 l'une de l'autre est un peu supérieur au diamètre de la barre de terre. La zone dans laquelle les mâchoires 270 sont déplaçables dans le sens longitudinal de la barre de terre, est d'une part limitée par la douille de terre 267, d'autre part par une douille de guidage 272 pour la barre de terre solidaire de la douille par l'intermédiaire du boîtier 269. Si l'électro-aimant 269 n'est pas excité, son armature attire la mâchoire inférieure 270 vers-le bas dans une position dans laquelle les attaches 271 maintiennent grand l'écart entre les deux mâchoires, de sorte que la barre de terre peut se déplacer sans friction notable entre les mâchoires. Par contre si l'électro-aimant 260 est excité, ce qui est le cas lorsque la première douille de contact 262 touchée par la barre de terre 254 est sous tension, parce qu'alors depuis cette douille de contact, par l'intermédiaire de la barre de terre, de la douille de terre et de l'enroulement d'excitation de l'aimant 268, un courant circule vers le boîtier 201 du disjoncteur mis à la masse, ltélectro-ai- mant pousse alors la mâchoire inférieure vers le haut contre la barre de terre 254.Par suite du guidage par parallélogramme assuré par les attaches 271, cette mâchoire inférieure se déplace également dans le sens longitudinal de la barre de terre 254, ce qui permet une liaison à fente de serrage entre cette mêchoire et l'armature de l'aimant. Dans cette position, la friction s'ac- croit entre les mâchoires 270 et la barre de terre 254 lorsqu'on tente d'introduire cette dernière encore davantage dans le boîtier du disjoncteur, l'action de serrage des mâchoires 270 augmente de sorte que celles-ci empêchent que la barre de terre puisse être poussée jusque sur la deuxième ou la troisième douille de contact 252 aussi longtemps que la première douille est sous tension, il est ainsi exclus de façon sûre que les douilles de contact 252 puissent être court-circuitées tant qu'elles sont sous tension. Si le boîtier du disjoncteur contient non seulement un ou trois blocs de coupure 2, mais par exemple trois disjoncteurs triphasés, comme le montre la Figure 10, une disposition compacte de tous les blocs de coupure 2' et en particulier une liaison simple des blocs de coupure de même phase de tous les disjoncteurs est possible, car les dispositifs de raccordement 17' de ces blocs de coupure peuvent être reliés directement au moyen d'une des barres rondes 9'. REVENDICATIONS 1. Disjoncteur pour tension moyenne équipé d'au moins un bloc de coupure monophasé, qui comporte une chambre d'étouffement d'arc remplie d'un gaz isolant, qui contient un contact fixe, un contact mobile, porté par une tige de manoeuvre et un piston de soufflage déplaçable, caractérisé en ce que le contact fixe (8) est relié, à son extrémité écartée du contact mobile (21), à une fiche femelle (13) pour une fiche de câble, qui est disposée dans une douille isolante passant de façon étanche aux gaz à travers la paroi d'un boîtier (1) contenant le bloc de coupure, qui est fermée de façon étanche aux gaz à son extrémité se trouvant à l'intérieur du boîtier par une paroi (5), à travers laquelle passe de façon étanche un élément de liaison (8') reliant le contact fixe (8) à la fiche femelle (13) et en ce qu'un élément de raccordement (17) relié, par l'intermédiaire de la tige de manoeuvre (18), de façon électriquement conductrice au contact mobile (21), est réalisé sans arêtes vives dans les zones influençant le champ électrique. 2. Disjoncteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la douille isolante (6) est formée par un prolongement réalisé d'une seule pièce avec le bottier (4') de la chambre d'étouffement. 3. Disjoncteur selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'élément de liaison (8') et la fiche femelle (13) sont réalisés d'une seule pièce avec le contact fixe (8). 4. Disjoncteur selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'élément de raccordement (17) est-cylindrique en coupe et est placé sur l'extrémité du boîtier (4) de la chambre d'étouffement éloignée de la douille isolante (6 > . 5. Disjoncteur selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'élément de raccordement (17) comporte au moins un alésage fileté (17') en vue de la liaison d'une barre conductrice (9:9') réalisée sous la forme d'une barre ronde. 6. Disjoncteur selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'un des deux contacts (8,21) est relié de fa çon électriquement conductrice à un élément de contact de mise à la terre (52;152;252) stationnaire, dépassant du boîtier (4') de la chambre d'étouffement, pénétrant dans l'intérieur du boîtier (1) du disjoncteur, qui est réalisé sans arêtes vives dans les régions influençant le champ électrique et peut être mis au coutact d'une barre de terre (54;154;254) déplaçable longitudinalement dans un passage (53;153;253) du boîtier (1) du disjoncteur. 7. Disjoncteur selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'élément de mise à la terre (52;152;252) comporte une fiche femelle (52') permettant de recevoir la barre de terre (54; 154; 254), 8. Disjoncteur selon la revendication 7, caractérisée en ce que dans le cas d'une utilisation d'autres blocs de coupure (2) identiques dans le boîtier (1;101;201), les fiches femelles (52;152;252) des blocs de coupure et le passage (53;153;253) pour la barre de terre (54;154;254) se trouvent sur une droite s'étendant de préférence à angle droit par rapport à l'axe longitudinal de chaque chambre d'étouffement (4). 9. Disjoncteur selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le passage (53;153;253) du bottier (1;101; 201) du disjoncteur comporte un élément de guidage (56;156;256) équipé d'un canal de guidage continu (55), traversant de façon étanche la paroi du boîtier du disjoncteur, dans lequel est prévu au moins un joint d'étanchéité (82,87) pour la barre de terre (54; 154;254). 10. Disjoncteur selon la revendication 9, caractérisé par un boulon (83) se trouvant dans le cas de la non-utilisation du passage (53) dans le canal de guidage de celui-ci, avec l'extrémité tournée vers l'extérieur duquel peut être couplée la barre de terre. 11. Disjoncteur selon la revendication 10, caractérisé par un dispositif d'arrêt (85,86) bloquant le boulon (83) dans le canal de guidage (S5) contre une rotation et ou un dispositif d'ar rêt (87,88) protégeant le boulon (83) contre une extraction du canal de guidage. 12. Disjoncteur selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé par un barreau d'essai d'un contrôleur de tension pouvant être introduit dans le boîtier (1;101;20l) du disjoncteur à la plaxe de la barre de terre (54;154;254). 13. Disjoncteur selon l'une des revendications 8 à 12, caractérisé en ce qu'à la barre de terre (54;154;254) est associé un dispositif indicateur de tension (63;163;263). 14. Disjoncteur selon la revendication 13, caractérisé en ce que le dispositif indicateur de tension est réalisé sous la forme d'un générateur de signaux acoustiques (63;163), qui est disposé à côté du passage (153) et connecté entre un contact (167) relié à la barre de terre, prévu sur le passage, et un élément (101) se trouvant au potentiel de la terre ou est disposé sur la barre de terre et connecté entre celle-ci et un câble de mise à la terre (84) relié à la barre de terre. 15. Disjoncteur selon la revendication 13, caractérisé en ce que le dispositif indicateur de tension est réalisé sous la forme d'un dispositif d'arrêt (263) électromécanique, installé sur le passage (253), qui d'une part est relié de façon conductrice à la barre de terre (253) et d'autre part se trouve au potentiel de la terre et dans l'état excité empêche un déplacement de la barre de terre dans le passage.