La présente invention concerne d'une manière générale les machines a bourrer les traverses servant a tasser le ballast sous les faces intérieures de traverses de voie ferrée. Plus particulièrement, elle concerne une machine à bourrer comportant une poignée que tient l'opérateur et un moteur générateur de vibrations auquel est fixée une batte, ladite poignée et ledit moteur étant reliés au moyen d'amortisseurs de Neidhart et d'un tringlage articulé et des contrepoids étant prévus sur l'axe d'articulation reliant les tringles du tringlage pour accuser l'effet d'amortissement des vibrations transmises du moteur générateur de vibrations à la poignée. Un modèle connu de machine à bourrer les traverses comprend essentiellement un moteur apte à engendrer des vibrations (dit ci-après "vibrateur"), une batte rigidement fixée au vibrateur, qui la fait vibrer, et que l'on enfonce en fonctionnement dans le ballast de la voie ferrée, une poignée, ainsi qu'un ressort-lame et un ressort porteur reliant la poignée au vibrateur, d'une manière qu'on exposera ci-après en détail. Le ressort-lame a un profil sensiblement en S et le ressort porteur est un ressort-lame cintré. Le rôle de ces ressorts-lames et principalement du ressort à profil en S est d'absorber les vibrations engen drées par le vibrateur pour éviter quelles ne se transmettent à la poignée. Le ressort-lame en S est destiné à réduire la transmission de vibrations du vibrateur à la poignée. Toutefois, du fait qu'il a une caractéristique linéaire, il ne peut exercer sur les vibrations le même effet réducteur lorsque les conditions opératoires se modifient. E-n fait, ces conditions sont différentes selon que la batte vibre soit librement dans l'air, soit après enfoncement dans le ballast. Quand la batte est profondément enfoncée dans le ballast et que son mouvement est contrarié, les conditions opératoires se modifient aussi. Ainsi, dans certaines conditions opératoires, des vibrations intenses, engendrant des chocs, se transmettent aux mains de l'opérateur utilisant la machine à bourrer précitée de type connu , ainsi qu'on l'exposera à propos de l'une des figures des dessins annexés. Un ressort-lame du type prévu dans la machine à bourrer connue soulève un autre problème : si on lui donne une constante d'élasticité faible pour lui conférer un bon pouvoir de réduction des vibrations, la maniabilité de la machine au cours du bourrage devient très médiocre. Pour cette raison, il s'avère impossible d'utiliser des ressorts à constantes d'élasticité très faibles.Plus précisément, si l'on utilise un ressort-lame trop faible, les efforts de manipulation exercés sur la poignée par l'opérateur se transmettent mal à la batte, qui est une lame vibrante rigidement fixée au vibrateur, pendant que l'on confère à la batte une position particuliere ou lorsqu'on fait basculer la batte après l'avoir enfoncée dans le ballast, de sorte que la maniabilité de la machine devient trop médiocre. Pour cette raison il est nécessaire jusqu'à présent d'utiliser des ressorts-lames dotés d'une certaine rigidité, ce qui fait disparaître en partie l'aptitude de ces ressorts à amortir les vibrations. I1 en résulte que la tache des opérateurs de ces machines à bourrer connues est très fatigante. La présente invention a pour objet une machine à bourrer les traverses dans laquelle il ne se transmette presque pas de vibrations du vibrateur à la poignée, quelles que soient les conditions opératoires, qui soit de structure relativement simple et dont le poids ne soit pas appréciablement supérieur à celui d'une machine à bourrer les traverses classiques de capacité équivalente. Selon l'un des aspects de l'invention, brièvement énoncé, il est prévu une machine à bourrer les traverses comprenant : un moteur apte à engendrer des vibrations à sa sortie1 ou vibrateur; une batte conçue pour être enfoncée par son extrémité distale dans le ballast et rigidement fixée par son extrémité proximale au vibrateur afin de vibrer sous l'effet de ce dernier ; une poignée destinée à être tenue par l'opérateur de la machine ; un mécanisme porteur reliant une première de ses extrémités de la poigne au vibrateur et comportant un ressort porteur relié par une première de ses extrémités à une partie du vibrateur, un premier amortisseur de Neidhart fixé à ladite première extrémité de la poignée et dans lequel est disposée une tige non cylindrique, et une première tringle fixée par une première de ses extrémités à la tige non cylindrique et articulée par un axe, à sa seconde extrémité, sur la seconde extrémité du ressort porteur ; un tringlage reliant une partie moyenne de la poignée au vibrateur et comportant un second amortisseur de Neidhart fixé au vibrateur et dans lequel est disposée une tige non cylindrique, un troisième amortisseur de Neidhart fixé à ladite partie moyenne de la poignée et dans lequel est disposée une tige non cylindrique, une seconde tringle fixée par une première de ses extrémité à la tige du second amortisseur de Neidhart, et une troisième tringle fixée par une première de ses extrémités à la tige du troisième amortisseur de Neidhart et articulée par un axe, à sa seconde extrémité, sur la seconde extrémité de la seconde tringle, les seconde et troisième tringles faisant toujours ensemble un angle inférieur à 1800 ; et un contrepoids fixé à ladite seconde extrémité de la troisième tringle. Suivant un autre aspect de l'invention, brièvement énoncé, il est prévu une machine à bourrer les traverses telle que définie ci-dessus comportant en outre un moyen propre à fixer une limite haute audit angle fait entre les seconde et troisième tringles et facultativement, lorsque c'est souhaitable, un moyen propre à fixer une limite basse à cet angle. Pour mieux faire comprendre l'invention, sa nature, son intérêt et d'autres de ses aspects, on va maintenant en décrire à titre d'exemples une réalisation préférée et une variante en se référant aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est une vue latérale d'une machine à bourrer les traverses suivant un mode préféré de réalisation de l'invention, choisi à titre d'exemple - la figure 2 est une vue de détail avec grossissement suivant la flèche II de la figure 1 -- la figure 3 est une vue en coupe avec grossissement suivant la ligne III-III de la figure 1, en observant dans le sens des flèches - la figure 4 est une vue de détail avec grossissement suivant la flèche IV de la figure 1 - la figure 5 est une vue en coupe suivant la ligne V-V de la figure 2, en observant dans le sens des flèches - la figure 6 est une vue en coupe suivant la ligne VI-VI de la figure 4, en observant dans le sens des flèches - la figure 7 est une vue en coupe suivant la ligne VII-VII de la figure 4, en observant dans le sens des flèches - la figure 8 est une vue de profil d'une machine à bourrer les traverses selon une variante - la figure 9 est une vue en coupe suivant la ligne IX-IX de la figure 8, en observant dans le sens des flèches ; et - la figure 10 est une vue de profil d'une machine à bourrer les traverses selon la technique antérieure. Pour mieux faire comprendre la nature et l'intéret de l'invention, on va d'abord considérer,-en se référant à la figure 10, une machine à bourrer les traverses selon la technique antérieure et les problèmes qu'elle pose. La machine connue comprend essentiellement une batte 2, à plonger dans le ballast, un vibrateur 3 dont l'arbre est muni d'une masselotte en-déséquilibre engendrant des vibrations, un bâti de vibrateur 3a qui supporte le vibrateur 3 et est rigidement fixé a la batte 2 pour lui transmettre les vibrations du vibrateur 3, une poignée 51, ainsi qu'un ressort-lame 52 et un ressort porteur 5 reliant la poignée 51 au bâti de vibrateur 3a. Le ressort-lame 52 agit pour réduire la transmission de vibrations du vibrateur 3 à la poignée 51. Le ressort porteur 5 a pour rôle de faire supporter le vibrateur 3 et son bâti 3a par la poignée 51 et de deter- miner la position et l'orientation du vibrateur 3 par rapport à celle ci. Ainsi, le ressort porteur 5 sert à faciliter d'une maniere générale la manipulation de la machine quand l'opérateur tient la poignée 51 et travaille à tasser le ballast sous les faces inférieures des traverses d'une voie ferrée ; ce ressort porteur 5 n'a pas pour rôle de supprimer ou réduire la transmission de vibrations à la poignée. Lorsqu'un opérateur tient la machine ayant la structure décrite ci-dessus en serrant la poignée 51 pour opérer le bourrage du ballast, les effets exercés par les vibrations sur la batte 2, quand le vibrateur 3 fonctionne, ne sont pas les mêmes selon que la batte est en 17air ou qu'elle est enfoncée dans le ballast. Par conséquent, les vibrations transmises à la poignée 51 tenue par l'opérateur sont aussi différentes dans lçun ou l'autre cas. Il en est ainsi parce que, du fait qu'il est prévu un ressort-lame à caractéristique linéaire monté, pour réduire les vibrations, entre le vibrateur 3 et la poignée 51, l'effet d'amortissement des vibrations ne peut demeurer le même quand les conditions opératoires varient. Par exemplé, quand le ressort-lame 52 est choisi tel que les vibrations transmises du vibrateur 3 à la poignée 51 soient minimales lorsque la batte 2 de la machine est en l'air, le taux de transmission de vibrations devient élevé lorsque la batte 2 est enfoncée dans le ballast, du fait que celle-ci subit alors l'effet du frottement qui s'exerce entre elle et le ballast. En conséquence, et bien que le bourrage ne s'en trouve pas fâcheusement affecté, de très fortes vibrations se transmettent aux mains de l'opérateur. Il en résulte une fatigue accrue pour l'opé- rateur, dont on ne peut donc attendre un travail prolongé. En outre, au cas où la batte 2 pénètre profondément dans le ballast et où son mouvement est contrarié, ou au cas où le ballast est fortement tassé, de très fortes vibrations se communiquent aussi par la poignée 51 aux mains de l'opérateur. Il en est ainsi pour les raisons suivantes : quand la batte 2 pénètre profondément dans le ballast et que son mouvement est contrarié, son extrémité agit en pivot et les vibrations du vibrateur 3 sont amplifiées avant d'être transmises par le ressort-lame 52 à poignée 51. Quand le ballast est fortement tassé, la batte 2 ne le pénètre pas, mais se déplace irrégulièrement sur sa surface, sa pointe heurtant l'un après l'autre des morceaux de ballast. En conséquence, des chocs engendrés par les vibrations se transmettent à traverse ressort-lame 52 à la poignée 51. En effet, dans ces cas aussi, du fait de la caractéristique linéaire du ressort-låme 52, il est impossible comme indiqué plus haut de maintenir le même effet réducteur de vibrations quand les conditions opératoires varient. De ce fait, l'opérateur se fatigue davantage et ne peut poursuivre longtemps le travail. En outre, le ressort-lame 52 subit des efforts excessifs et risque de casser dans certains cas. On va maintenant décrire à titre d'exemple une machine à bourrer les traverses suivant un mode préféré de réalisation de l'invention en se référant aux figures 1 à 7. En considérant d'abord la figure 1, on voit que la machine à bourrer les traverses 6 comprend essentiellement : un moteur vibrateur 3 ; un bâti de vibrateur 3a qui supporte complètement le vibrateur 3 ; une batte 2 rigidement fixée par son extrémité proximale à une extrémité du bâti de vibrateur 3a ; un amortisseur de Neidhart inférieur 8- qui présente un montage fixe sur un support de fixation7 et est fixé sur l'extrémité du bâti de vibrateur 3a opposée à la batte 2 ; un tringlage 9 ; un mécanisme porteur 19 ; et une poignée 28 reliée au bâti de vibrateur 3a par le tringlage 9, par l'intermédiaire de l'amortisseur 8 et du support de fixation 7, et par un mécanisme porteur 19. Le tringlage 9 est conçu pour supprimer ou réduire la transmission de vibrations du vibrateur 3 à la poignée 28. Comme on le voit le mieux sur la figure 3, ce tringlage 9 comprend : deux tringles inférieures parallèles 10 et 10' ; une tige carrée transversale 16 fixée par une première extrémité à l'extrémité basse de la tringle 10' et qui traverse l'amortisseur inférieur 8 précité ; deux tringles supérieures parallèles ll et 11' ; une tige carrée transversale 16' fixée par une première de ses extrémités à l'extrémité haute de la tige 11' et qui traverse un amortisseur de Neidhart supérieur 8' ;des contrepoids 12 et 12' fixés aux faces intérieures des extrémités basses des tringles supérieures 11 et 11' ; et un boulon transversal 13 qui traverse les extrémités hautes des tringles 10 et 10', les extrémités basses des tringles 11 et ll' et les contrepoids 12 et 12' et qui sert d'axe d'articulation entre les paires de tringles supérieures 11, 11' et inférieures 10, lO'. Le boulon 13 est maintenu en place par un écrou 15 vissé sur lui avec interposition dlune rondelle 14. Les secondes extrémités des tiges carrées transversales 16 et 16', qui ne sont pas fixées aux tringles 11' et 10' respectivement, pénètrent dans des trous carrés ménagés dans l'extrémité haute de la tringle 11 et dans l'extrémité basse de la tringle 10 et présentent des taraudages dans lesquels des boulons 18 et 18' sont vissés avec interposition de rondelles 42 et 42'. Des cales 17 sont interposées entre l'amortisseur inférieur 8 et les extrémités basses des tringles inférieures 10 et 10' respectivement, et des cales 17' sont interposées entre l'amortisseur supérieur 8' et les extrémités hautes des tringles supérieures ll et 11' respectivement. L'amortisseur supérieur 8' est fixé à la poignée 28 près du milieu de celle-ci, comme on l'exposera plus loin. Le mécanisme 19 coopère avec le tringlage 9 pour supporter le vibrateur 3 à partir de la poignée 28 et détermine limitativement les positions limites que le vibrateur 3 peut prendre par rapport à la poignée 28. Le mécanisme porteur 19 comprend : un ressort porteur 5, qui est un ressort-lame cintré ; un boulon transversal 25' qui sert d'axe d'articulation entre l'extrémité inférieure du ressort porteur 5 et le côté du bâti de vibrateur 3a opposé à la batte 2 ; deux tringles parallèles 20 et 20' ; un boulon 25 qui sert d'axe d'articulation entre les extrémités inférieures des tringles 20 et 20' et l'extrémité supérieure du ressort porteur 5 interposée entre ces tringles ; et une tige carrée transversale 21 fixée par une première de ses extrémités à l'extrémité supérieure de la tringle 20', comme représenté sur la figure 4, et qui traverse un amortisseur de Neidhart 29 fixé à une extrémité de la poignée 28. La seconde extrémité de la tige carrée 21, non fixée à la tringle 20', pénètre dans un trou carré ménagé dans I'extrémité supérieure de l'autre tringle 20 et présente un taraudage dans lequel un boulon 24 est vissé avec interposition d'une rondelle 23. Des cales d'épaisseur 22 sont interposées entre l'amortisseur 29 et les extrémités supérieures des tringles 20 et 20' respectivement. te boulon 25 précité est maintenu en place par un écrou 27 vissé sur lui avec interposition d'une rondelle 26. La poignée 28 présente des tronçons de préhension 30 et 31. Les enveloppes 32 et 39 des amortisseurs de Neidhart 8' et 29 sont fixées au tronçon de préhension 31, par exemple par soudage. Le tronçon de préhension 30 est fixé, par exemple par soudage, à l'enveloppe 32 de l'amortisseur 8', du côté de celle-ci opposé au tronçon de préhension 31. Dans l'exemple illustré, les deux tronçons de préhension 30 et 31 sont sensiblement coaxiaux. Un interrupteur marche-arrêt 36 de commande du vibrateur 3 est incorporé au tronçon de préhension 30, son bouton de manoeuvre saillant sur ce dernier. Le vibrateur 3 est mû par du courant électrique lui parvenant d'une source d'alimentation non représentée à travers un connecteur 38, un câble 37, l'interrupteur 36 et un câble souple 35. Les amortisseurs de Neidhart 8, 8' et 29 sont connus sous le nom de "Neidhart Rubber Springs" (marque de commerce déposée). Ils ont des sections telles que représentées sur les figures 5, 6 et 7 et sont identiques par leur structure, leur mode d'action et leur efficacité. Plus particulièrement, chaque amortisseur 8 (8', 29) comprend une enveloppe 32 (32' 39) à section polygonale, un corps intérieur 33 (33', 40) présentant un trou axial carré dans lequel est insérée la tige carrée 16 (16', 21) précedemment décrite, et un certain nombre (de quatre dans exemple illustré) de cylindres en caoutchouc plein 34 (3au, 41) situés dans les coins de l'enveloppe. Lorsquoun couple agit sur l'enveloppe 32 (32lu 39) ou sur le corps intérieur 33 (33', 40), les cylin dres en caoutchouc 34 (34 ! t 41) se trouvent comprimés en roulant entre l'enveloppe 32 (32' 39) et le corps intérieur 33 (33', 40). En conséquence, les cylindres 34 (34', 41) présentent une caractéristique d'élasticité non linéaire et, simultanément, un effet amortisseur s'exerce grâce au frottement de roulement entre les cylindres en caoutchouc 34 (34', 41), la surface intérieure de l'enveloppe 32 (32t, 39) et la surface extérieure du corps intérieur 33 (33', 40).Par conséquent, par un choix judicieux de la caractéristique non linéaire de chaque amortisseur 8, 8' et 29, on peut supprimer efficacement la transmission de vibrations du vibrateur 3 aux tronçons de préhension 30 et 31 de la poignée 28 même quand les conditions de travail de la machine varient Les vibrations engendrées par le vibrateur 3 se transmettent par l'intermédiaire de l'amortisseur 8, des tringles 10, lO' et 11, ll' et de l'amortisseur 8' monté sur la poignée 28 aux tronçons de préhension 30 et 31 de celle-ci.Ici, toutefois, du fait que l'articulation entre les tringles 10, 10' et 11, 11' est assurée par le boulon 13, maintenu en place par l'écrou 15 superposé à la rondelle 14, il y a à ce niveau discontinuité dans la transmission des vibrations, de sorte que des vibrations secondaires sont engendrées suivant l'axe du boulon 13. On a constaté que ces vibrations secondaires se communiquent d la poignée 28, ce qui réduit l'efficacité de suppression des vibrations par le tringlage 9. A la suite de divers essais faits pour éviter l'apparition de ces vibrations secondaires, la Demanderesse a constaté qu'en montant des contrepoids 12 et 12' sur la pièce assurant l'articulation entre les tringles 11, 11', d'une part et lO, 10' d'autre part, on peut éviter ces vibrations secondaires. On obtient de bons résultats expérimentaux quand, avec une alimentation alternative du moteur du vibrateur 3, on donne aux contrepoids un poids total approximatif de 600 g pour une fréquence de 60 Hz et de 1 000 g pour une fréquence de 50 Hz. Par ailleurs, les vibrations du vibrateur 3 se transmettent à travers le ressort porteur 5 et les tringles 20 et 20' du mécanisme porteur 19 à la poignée 28 mais, du fait que le ressort porteur 5 est monté près du point nodal de vibration du vibrateur 3, les vibrations transmises sont peu intenses, et en outre absorbées par l'amortisseur de Neidhart 29 prévu à l'extrémité de la poignée 28. En conséquence, la transmission de vibrations aux tronçons de préhension 30 et 31 de la poignée 28 est presque nulle. Le mode de manipulation et de fonctionnement de la machine à bourrer les traverses ayant la structure décrite ci-dessus, selon un mode de réalisation préféré de l'invention, est le suivant. On ferme l'interrupteur 36 pour amorcer la production de vibrations par le vibrateur 3, de sorte que la batte 2 commence a vibrer et est prete à tasser le ballast. Ordinairement, l'opérateur tient à deux mains les tronçons de préhension 30 et 31 de la poignée 28, et pousse le tron çon 30 vers le bas en relevant le tronçon 31 pour faire pivoter la poignée 28 suivant la flèche 43 portée sur la figure 1, afin d'enfoncer la batte 2 dans le ballast sous la face inférieure d'une traverse, après quoi les tringles ll et ll' pivotent suivant la flèche 44 et les tringles 10 et 10', suivant la flèche 45. En conséquence, le corps intérieur 33 de l'amortisseur 8 pivote suivant la flèche 46 portée sur la figure 5 et le corps interieur 33' de l'amortisseur 8', suivant la flèche 47 portée sur la figure 6. Ainsi, les vibrations provenant du vibrateur 3 sont absorbées par les deux étages amortisseurs 8 et 8' et l'apparition de vibrations secondaires amplifiées est interdite par les contrepoids 12 et 12' montés à la jonction entre les tringles 10, 10' et ll, ll'. Ainsi, les vibrations qui parviennent finalement aux tronçons de préhension 30 et 31 de la poignée 28 sont ramenées à un niveau d'intensité extrêmement faible. Le pivotement precité de la poignée 28 suivant la fleche 43 (figure 1) a encore pour résultat de faire pivoter d'une part les tringles 20 et 20' du mécanisme porteur 19 suivant la flèche 48 portée sur la figure 1, et, d'autre part, le corps intérieur 40 de l'amortisseur 29 suivant la flèche 49 portée sur la figure 7. De ce fait, outre que les vibrations transmises à partir du vibrateur à travers le mécanisme porteur 19 sont peu intenses comme indiqué ci-dessus, les vibrations qui atteignent éventuellement l'amortisseur 29 sont fortement atténuées par celui-ci, de sorte que la transmission de vibrations à travers le mécanisme porteur 19 aux tronçons de préhension 31 et 30 de la poignée 28 est presque nulle. Quand la batte 2 pénètre profondément dans le ballast et que son mouvement est contrarié, ou quand le ballast est tassé, pourvu qu'on ait préalablement choisi à bon escient les caractéristiques d'élasticité non linéaires des amortisseurs 8 et 8', on peut modifier les coefficients d'élasticité des amortisseurs en agissant sur la poignée 28 pour modifier l'angle de torsion, ce qui permet d'éviter que des vibrations intenses, engendrant des chocs, ne se transmettent à travers la poignée 28 aux mains de l'opérateur. Bien que, dans la réalisation de l'invention décrite ci-dessus,l'amortisseur 8' soit directement fixé au tronçon de préhension 30 de la poignée 28, on peut le monter indirectement sur ce tronçon au moyen d'une plaque de montage ou d'un support coudé. Pendant le fonctionnement d'une machine à bourrer les traverses ayant la structure et le mode de fonctionnement décrits ci-dessus, conformes à l'invention, la transmission de vibrations du vibrateur à la poignée est extrêmement faible par rapport aux machines analogues connues. En outre, même quand les conditions de travail varient, il suffit de modifier les coefficients d'élasticité des amortisseurs, en manipulant la poignée, pour éviter que des vibrations intenses, engendrant des chocs, n'atteignent les mains de l'opérateur. En conséquence, l'opérateur se fatigue moins, de sorte qu'il peut travailler plus longtemps et, en outre, avec plus d'efficacité. Dans certains cas, il est souhaitable de prévoir des moyens pour limiter mécaniquement, par exemple entre 70 et 1350, la variation de l'angle fait entre les tringles ll, ll' et 10, 10', comme on l'exposera ci-dessous. Si l'on choisit les coefficients d'elasti- cité des amortisseurs de Neidhart de telle sorte que, quand l'opérateur tient la poignée de la machine et la pousse vers le bas pour insérer la batte dans le ballast au-dessous d'une traverse de chemin de fer, la force appliquée par l'opéra- teur à la poignée se transmette bien à la batte et que les vibrations soient aussi absorbées efficacement, les coefficients d'élasticité présentés par les amortisseurs en sens inverse, c'est-à-dire lorsqu'on tire la poignée vers le haut pour extraire la batte du ballast sous-jacent à la traverse, deviennent excessivement faibles.Pour cette raison, lorsque l'opérateur, tenant la poignée, extrait la batte du ballast ou change la position de la machine, le tringlage tend à se déployer à l'excès, et la maniabilité devient médiocre. Selon le mode de réalisation de l'invention illustré par la figure 8, la flexion du tringlage 9 au-delà d'un état limite, indiqué en traits mixtes à doubles points, est interdit par une butée 60. Cette butée 60 est constituée par des oreilles 61a et 61b solidaires du support de fixation 7 précité et partant vers l'extérieur de ce support avec une certaine inclinaison sur celui-ci pour être rencontrées par les parties infOrieures des tringles lO' et 10 respectivement. Les oreilles 61a et 61b portent des patins en caoutchouc 62a et 62b que rencontrent les parties inférieures des tringles lO' et 10. En outre, le déploiement du tringlage audelà de l'état indiqué en trait plein sur la figure 8 est interdit par un limiteur de mouvement 70 qui, dans l'exemple choisi1 est essentiellement constitué par une courroie 72 ancree, à son sommet, par un support coudé 7S fixé à la poignée 28 et, à son extrémité inférieure, par un goujon transversal 73 fixé par ses deux extrémités à des rebords 7a et 7b du support de fixation 7 précité. Selon la présente variante, on rabat la courroie 72 sur elle-meme après l'avoir enfilée autour du goujon 73 et l'on fixe ses extrémités superposées au support coudé 71. Quand la poignée 28 pivote sous l'effet d'un effort excessif dans le sens anti-horaire sur la figure 8, le tringlage 9 prend sa position de flexion limite maximale, dans laquelle les tringles lO et 10' sont en appui sous pression contre les patins en caoutchouc 62b et 62a de la butée 60. En conséquence, même si la poignée subit pour quelque raison un effort anormalement grand, le mouvement de flexion du tringlage est limité par la butée 60 et, simultanément, le choc est absorbé par déformation des patins en caoutchouc 62a et 62b de la butée 60, ce qui évite d'endommager la machine. En outre, étant donné que les vibrations du vibrateur 3 sont alors partiellement absorbées par les patins en caoutchouc 62a et 62b, les vibrations se trouvent encore plus atténuées. Lorsqu'on soulève la poignée 28 pour extraire la batte 2 du ballast, l'effort de levage exercé sur la poignée 28 par l'opérateur est directement transmis par la courroie 72 du limiteur de mouvement 70 au support de fixation 7, au bâti de vibrateur 3a et à la batte 2. Par conséquent, la batte 2 est facile à extraire et le travail de bourrage s'en trouve facilité et rendu efficace. Si la courroie 72 selon la présente variante est en cuir ou caoutchouc extensible et élastique au degré voulu, elle contribue à absorber les vibrations du vibrateur 3 quand la batte 2 est extraite du ballast. Suivant la variante décrite ci-dessus, il est prévu à la fois un limiteur de mouvement 70 essentiellement constitué par la courroie 72 et une butée 60, mais il suffit dans la plupart des cas de prévoir seulement le limiteur de mouvement 70 pour atteindre les buts de l'invention. Bien qu'il soit prévu, selon la présente variante, une courroie 72 pour constituer le limiteur de mouvement 70, on peut prévoir à la même fin d'autres moyens sans sortir pour autant du cadre de l'invention. Par exemple, on peut prévoir au niveau de l'axe d'articulation entre les tringles ll,-ll' et 10, 10', des bossages et oreilles de butée correspondantes ou analogues pour limiter le mouvement angulaire relatif de ces tringles. En outre, bien que les vibrations proviennent, dans les réalisations décrites, d'un vibrateur 3 cons titué par un moteur générateur de vibrations, il va sans dire qu'on peut aussi adopter d'autres dispositifs générateurs de vibrations, tels que vibrateur électromagnétique. Grâce aux caractéristiques avantageuses décrites ci-dessus de la machine à bourrer les traverses selon l'invention, la transmission de vibrations et chocs à la poignée est reduite au minimum pour toutes les conditions de travail possibles, ce qui réduit grandement la fatigue qui en résulte pour l'opérateur. En outre, le travail de manipulation de la machine par l'opérateur pendant bourrage, extraction de la batte et déplacement de la batte est grandement facilité, ce qui réduit encore la fatigue et rend le travail beaucoup plus efficace. REVENDICATIONS 1 - Machine à bourrer les traverses,caractérisée en ce qu'elle comprend un moteur (3) apte à engendrer des vibrations à sa sortie,ou vibrateur, une batte (2) con çue pour être enfoncée par son extrémité distale dans le ballast et rigidement fixée par son extrémité proximale au vibrateur afin de vibrer sous l'effet de ce dernier; une poignée (28) destinée à être tenue par l'opérateur de la machine ; un mécanisme porteur (19) reliant une première extrémité de la poignée au vibrateur et comportant un ressort porteur (5) relié par une première de ses extrémités à une partie du vibrateur, un premier amortisseur de Neidhart (29) fixé à ladite première extrémité de la poignée et dans lequel est disposée une tige non cylindrique, et une première tringle (20) fixée par une première de ses extrémités à ladite tige non cylindrique et reliée par sa seconde extrémité à la seconde extrémité du ressort porteur; un tringlage (9) reliant une partie moyenne de la poignée au vibrateur et comprenant un second amortisseur de Neidhart (8) fixé au vibrateur et dans lequel est disposée une tige non cylindrique, un troisième amortisseur de Neidhart (8') fixé à ladite partie moyenne de la poignée et dans lequel est disposée une tige non cylindrique, une seconde tringle (10) fixée par une première de ses extrémités à la tige du second amortisseur de Neidhart, et une troisième tringle (11) fixée par une première de ses extrémités à la tige du troisième amortisseur de Neidhart et articulée par un axe, à sa seconde extrémité, sur la seconde extrémité de la seconde tringle (10), les seconde et troisième tringles faisant toujours ensemble un angle inférieur à 180 ; et un contrepoids (12) fixé à ladite seconde extrémité de la troisième tringle (11). 2 - Machine à bourrer les traverses selon la revendication 1; caractérisée en ce que chacune des première, seconde et troisième tringles est constituée par deux tringles élémentaires parallèles et espacées ; en ce que le vibrateur (3) est rigidement supporté et en partie enfermé par un bâti de vibrateur (3a) ; et en ce que le second amortisseur de Neidhart (8) est monté sur un support de fixation (7) fixé au bati de vibrateur. 3 - Machine à bourrer les traverses selon la revendication l ou 2, caractérisée en ce qu'elle comprend un moyen (70) fixant une limite haute à l'angle fait entre les seconde et troisième tringles (10 et ll). 4 - Machine à bourrer les traverses selon la revendication 3, caractérisée en ce que le moyen (70) fixant une limite haute audit angle est constitué par une courroie (72) dotée d'élasticité pour amortir les vibrations et ancrée par l'une de ses extrémités sur la poignée (28) et par son autre extrémité sur le vibrateur. 5 - Machine à bourrer les traverses selon la revendication 3 ou 4, caractérisée en ce qu'elle comprend un moyen (60) fixant une limite basse à l'angle fait entre les seconde et troisième tringles(lO et ll). 6 - Machine à bourrer les traverses selon la revendication 5, caractérisée en ce que le moyen (60) fixant une limite basse audit angle est constitué par un organe saillant (61) fixé par son extrémité proximale au vibrateur et dont l'extrémité distale est interposée sur le trajet de mouvement d'une partie de ladite seconde tringle (lO) et par un patin t62) fixé sur l'extrémité distale de l'organe saillant pour être rencontré par ladite seconde tringle (lO) et limiter ainsi le mouvement de celle-ci.