La présente invention se réfère aux appareils destinés à permettre de conserver un organe en hypothermie tout en assurant sa perfusion pulsative par le moyen d'oxygène. L'invention vise à réaliser un appareil du genre en question qui gracie à son poids réduit, à sa faible consommation d'oxygène et à l'absence de toute autre source d'énergie auxiliaire, permette le transport facile de l'organe en état de conservation. L'invention vise enfin à réaliser un tel appareil qui puisse en outre être utilisé comme respirateur pour petits animaux. L'appareil suivant l'invention comprend essentiellement un compartiment isotherme propre à recevoir un ensemble de type quelconque renfermant l'organe et équipé d'un système de perfusion pulsative, une source d'oxygène comprimé sous haute pression, et un modulateur à commande par fluide utilisant l'oxygène convenablement détendu en guise de fluide moteur pour-actionner de façon périodique une vanne de commande de 1'alimentation du système de perfusion associé à l'ensemble renfermant l'organe. Dans une forme d'exécution préférée le modulateur renferme une bascule pneumatique montée en oscillateur, dont les deux sorties commandent en sens inverse un distributeur jouant le rôle de relais de puissance. L'oxygène détendu à partir de la source à haute pression se divise donc suivant deux trajets, le premier allant au modulateur pour assurer la commande du relais de puissance, tandis que l'autre aboutit à l'entrée commandée de ce relais, la sortie de celui-ci étant raccordée à une canalisation qu'on relie au système de perfusion de l'ensemble renfermant l'organe. Il suffit alors d'agir sur la pression d'admission à la bascule pour régler la fréquence de celle-ci, c'est-à-dire des pulsations de pression utilisées. On fait avantageusement comporter à l'appareil une vanne commutatrice qui permet de l'alimenter à volonté soit par la réserve d'oxygène comprimé qui lui est associée, soit à partir d'une autre source quelconque et plus particulièrement d'une distribution d'oxygène sous pression telle que celles qu'on trouve dans les hopitaux, cliniques, laboratoires et analogues. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer : Fig. 1 est une coupe générale dtun appareil suivant l'invention. Fig. 2 est un schéma des circuits d'oxygène de cet appareil. L'appareil représenté en coupe générale en fig. I comprend une enveloppe extérieure 1, en métal ou matière plastique, de forme préférablement parallélipipèdique, à l'intérieur de laquelle une cloison horizontale 2 et une cloison verticale 3 délimitent un compartiment agencé en enceinte isotherme. A cet effet les parois de ce compartiment sont revêtues d'une couche 4 d'un matériau isolant tel qu'une matière plastique cellulaire appropriée, le revêtement ainsi établi recevant sans jeu un caisson s ouvert dans le haut et dont les bords se raccordent à la face supérieure de l'enveloppe 1. Le caisson 5 reçoit à son tour un récipient 6 dont les bords rabattus reposent sur ceux du caisson.Comme montré, les dimensions du récipient 6 sont nettement inférieures à celles du caisson de manière à ménager un espace intermédiaire, plus particulièrement dans le bas oh cet espace a été référencé A. Dans le récipient 6 est disposé un ensemble ou nconteneurW 7 établi de manière à pouvoir recevoir l'organe- intéressé et à comporter le système de perfusion destiné à le maintenir au sein d'un liquide approprié oxygéné dé façon permanente. Dans l'exemple représenté le conteneur 7 comprend une enveloppe entièrement fermée, mais dont le fond supérieur est embouti de manière à y déterminer une sorte de coupelle 8 normalement fermée par un couvercle articulé 9. Ce fond supérieur déborde latéralement, comme indiqué en 7a, de manière à venir reposer sur les bords du caisson 5 par llinter- médiaire d'un joint 10.L'espace intérieur de l'enveloppe 7 est divisé par une cloison 11 et dans la chambre située au-dessous de cette dernière se trouve le système de perfusion comprenant une membrane 12 repliée en accordéon avec plis fixés aux parois de fa çon étanche de manière à délimiter une série d'espaces tels que B et C destinés à recevoir alternativement le liquide choisi et l'oxygène.Les espaces B communiquent avec une canalisation commune 13 qu'une autre canalisation 14, équipée d'un clapet anti-retour 15, relie à la partie basse de la coupelle 8 tandis que du haut de cette dernière part une canalisation de trop-plein 16, pourvue d'un clapet 17 et qui revient à la canalisation commune 13. Quant aux espaces C, ils communiquent de leur cté avec une autre canalisation commune 18 qui remonte pour traverser le fond supérieur 7a et se terminer par un raccord 19. On comprend que si l'on relie le raccord 19 à une source d'oxy gène à pression pulsative, les espaces C se gonflent et sé dégon flent alternativement en agissant sur les espaces B qui, en liaison avec les clapets 15 et 17, fonctionnent alors à l'instar d'une pompe pour assurer la circulation du liquide dans l'organe 20 et la coupelle 8, tandis que le gaz perfuse a travers la membrane 12 pour oxygène le liquide. Contre la face de la cloison verticale 3 opposée au revêtement 4 est monté un modulateur de pression 21 comportant une canalisation de sortie 22 susceptible d'etre-raccordee au raccord 19 et une canalisation d'entrée 23 reliée à la sortie d'une vanne commutatrice 24 comportant deux entrées 25 et 26 susceptibles d'être sélectivement reliées a la canalisation 23. L'entrée 25 peut recevoir un tuyau souple tel que 27 par l'intermédiaire duquel on la raccorde alors à la distribution d'oxygène à 3 kg/cm2 généralement prévue dans les hôpitaux, cliniques ou laboratoires.Quant a l'entrez 26 elle est reliée a la sortie d'un mano-détendeur 28, également réglé à 3 kg/cm2, dont l'entrée est reliée de son cote à deux bouteilles d'oxygène comprimé 29 disposées horizontalement cOte a côte entre -la cloison horizontale 2 et le fond inférieur de l'enveloppe exté rieure- 1, chacune de ces bouteilles comportant son propre robinet 30. Pour permettre d'accéder aisément à la vanne 25, au tuyau 27 et aux organes de réglage du modulateur 21, la paroi verticale avant 31 de ltenveloppe 1 est articulée autour~d'un axe inférieur 32 et on l'a prévue solidaire d'une partie 33 de la paroi supérieure de cette enveloppe ainsi que de parties 34 de ses parois latérales. Le modulateur 21 fonctionne entièrement sous l'action de l'oxygène sous pression qui lui parvient par l'entrée 23. Comme montré en fig. 2, cette entrée alimente deux mano-détendeurs 37 et 38 dont les boutons de réglage ont été représentés en 39 et 40 en fig. 1. Le détendeur 37, dont la pression de sortie peut être de l'ordre de 200 g/cm2, est relie par une canalisation 41 avec l'entrée d'une bascule a fluide 42 propre à fonctionner en oscillateur, sa période étant déterminé à la façon connue par deux circuits comprenant chacun un étranglement ou résistance 43 et une capacité ou condensateur 44. Les sorties 45 et 46 de cette bascule sont reliées aux entrées de commande 47 et 48 d'un distributeur 49 à actionnement pneumatique. La sortie commandée 50 de ce distributeur aboutit à la canalisation 22 précitée et elle peut être sélectivement reliée soit a une entrée 51 a laquelle aboutit une canalisation 52 venant du mano-détendeur 38, soit à une tubulure- d'échappe ment 53. Pour fixer les idées, l'ensemble de perfusion peut être du type RASSAT, la bascule étant celle connue sous la désignation commerciale SAM80N 191 446, tandis que le distributeur est du type ALKON 191 594. La fréquence de la bascule est de l'ordre de 35 coups/minute pour une pression de 200 g/cm2 à la sortie du mano-détendeur 37. En augmentant cette pression par le bouton 39, on peint élever la fréquence à 80. Quant au mano-détendeur 38, on le régie en fonction de la pression de perfusion désirée et dans les limites permises par la membrane 12 et l'organe 20. Le fonctionnement se comprend aisément. Pour utiliser l'appareil on charge dans l'espace A la substance réfrigérante désirée (glace ou autre). Quand la température s'est stabilisée dans le compartiment 5, on dispose l'organe 20 dans la coupelle 8. Puis on amène l'oxygène au modulateur 21 soit a partir de l'uSe des bouteilles 29 (dont on ouvre le robinet 30), soit par le tuyau 27 relié à une distribution extérieure, la vanne commutatrice 24 étant manoeuvrée en conséquence. On règle le bouton 39 pour obtenir la fréquence de pulsation désirée. Le liquide oxygéné circule alors dans la coupelle en assurant à l'organe 20 les conditions voulues pour sa conservation en hypothermie. L'appareil décrit peut se réaliser sous une forme de poids suffisamment réduit pour permettre son transport facile. Les deux bouteilles 29 assurent une autonomie largement suffisante dans la plupart des cas. Rien n'empêche d'ailleurs de les prevoir aisément interchangeables pour des transports de longue durée. On notera que le tube 22 peut éventuellement être raccordé à tout dispositif ap proprié, ce qui permet d'utiliser l'appareil comme respirateur pour de petits animaux. On remarquera encore que 1' appareil suivant l'invention ne comporte aucun circuit électrique qui obligerait à l'équiper de piles ou accumulateurs. La bascule 49 ne consomme que fort peu d'oxygène étant donné qu'elle n'alimente pas directement le système de perfusion, mais-agit seulement sur le distributeur 49 qui joue à cet égard le rôle de relais de puissance. I1 doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a éte donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Appareil pour la conservation d'organes en hypothermie, caractérisé en ce qu'il comprend un compartiment isotherme propre à recevoir un ensemble renfermant l'organe à conserver et équipé d'un système de perfusion pulsative appropriée, une source d'oxygène sous haute pression, et un modulateur à commande par fluide utilisant l'oxygène sous pression en guise de fluide motéur pour actionner une vanne de commande-de l'alimentation du système de perfusion associé l'ensemble renfermant l'organe. 2. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le modulateur renferme une bascule- pneumatique montée en oscillateur, dont les deux sorties commandent en sens inverse un distributeur jouant le rôle de relais de puissance, l'oxygène sous pression étant envoyé d'une part à la bascule, d'autre part au distributeur. 3. Appareil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le modulateur comprend un premier mano-détendeur secondaire re- glant la pression d'amenée d'oxygène à la bascule et par conséquent la fréquence de fonctionnement de celle-ci. 4. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que le modulateur comprend un second manodétendeur secondaire propre à régler la pression de l'oxygène amenée au système de perfusion. 5. Appareil suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisé en ce que la source d'oxygène comprimée est constituée par des bouteilles amovibles renfermees par l'appareil lui-même et auxquelles est associé un mano-détendeur primaire. 6. Appareil suivant la revendication 5, caractérisé en ce qu' il comprend une vanne commutatrice permettant de relier le modulateur soit aux bouteilles d'oxygène, soit à une canalisation propre à être raccordée à une distribution d'oxygène sous pression, le détendeur primaire associé aux bouteilles étant réglé pour une pression substantiellement égale à celie normalement admise dans de telles distributions.