Le secteur technique de l'invention est belui de 1'aéronautique. Les appareils classiques à voilure tournante dont les pales sont articulées sur le moyeu sont affectés par une 5 instabilité longitudinale. En vol de translation, la résultante des forces de traction, exercée au foyer du rotor et la traînée appliquée au fuselage donnent naissance a un couple piqueur instable autour du centre de gravité de l'appareil, couple qui croît avec la vitesse. Un tel couple piqueur est 10 combattu par un couple antagoniste qui peut résulter, entre autres solutions, de l'action d'un empennage horizontal à portance négative, placé en arrière du fuselage. Sur les hélicoptères dont le rotor est pourvu de pales souples sans articulations on observe également un phé-15 nomène d'instabilité d'assiette longitudinale. Aux vitesses élevées, sous l'action d'une rafale ou lors d'une variation de pas cyclique, un accroissement brutal de l'instabilité apparaît. C'est ainsi que, lors d'un vol en palier, l'appareil laissé à lui-même aurait tendance à partir en cabré et il en 20 résulterait des facteurs de charge positifs pouvant atteindre des valeurs importantes. Ce phénomène d'instabilité qui se rencontre couramment sur les appareils pourvus de tels rotors dits "rigides", est attribué à un couplage de mouvements des pales dus à l'ae-25 tion de la traînée et à leur torsion. Dans la Mesure où les réalisations des rotors de ce genre posent déjà des problèmes délicats à résoudre, il n'a pas été envisagé d'apporter des modifications auxdits rotors. La présente invention a notamment pour but de 30 remédier à cette instabilité longitudinale des hélicoptères. Elle comprend à cet effet un procédé de stabilisation selon lequel une tendance à un écart d'attitude longitudinale est compensée par création sur l'appareil d'un couple inverse sous l'action d'un empennage actionné par inertie. 35 C'est ainsi que lors d'un engagement en cabré, un couple piqueur est créé à l'instant même de cet engagement. Dans un mode de mise en oeuvre avantageux d'un tel procédé, la création de ce couple est assurée par l'inertie d'une masse montée de manière pendulaire et présentant ain-jj.0 si une action proportionnelle à l'accroissement du facteur déchargé 69 40879 2 2067224 mais indépendante des efforts aérodynamiques. L*invention comprend également des dispositifs permettant la mise en oeuvre d'un tel procédé, dispositifs comportant notamment un empennage horizontal placé à l'arrière 5 d'un fuselage d'hélicoptère, empennage monté mobile en pivotement autour d'un axe également horizontal et solidaire d'une masse dont 1.'inertie assure le braquage dudit empennage dès l'engagement tendant à modifier dans le domaine longitudinal la ligne de vol de l'appareil, dans un sens pour lequel ledit 10 empennage combat cet engagement. Dans une forme d'exécution avantageuse, une telle masse est portée à l'extrémité d'un bras de levier sensiblement parallèle à la .corde du profil de l'empennage, ce levier étant attelé directement ou indirectement à un ressort de rappel qui 15 équilibre, en conjugaison avec les forces aérodynamiques agissant sur ledit-empennage, par rapport au centre instantané de rotation de celui-ci, le couple dû à l'action de ladite masse, la raideur dudit ressort étant déterminée par la valeur maximale de calage de l'empennage pour laquelle la stabilité est dé-20 sirée. Dans une première variante dans laquelle un tel empennage stabilisateur est monté en tête d'une dérive, le bras de levier et ses organes de pivotement sont disposés en tant que support dudit empennage sur une pièce intercalaire mon-25 tée articulée en tête de la dérive, ladite pièce intercalaire étant solidaire de moyens de calage angulaire de son orientation par rapport à l'arête supérieure de ladite dérive. Ce calage permet un réglage de la position d'équilibre de l'empennage dont la portance est dirigée vers le bas, en votL nor-30 mal. Le support d'empennage est constitué par un profilé en U retourné coiffant la pièce intercalaire formée de flasques entretoisés. La liaison entre support d'empennage et flasques 55 est réalisée à l'aide de deux biellettes divergentes montées, d'une part, sur deux axes supérieurs solidaires des flasques intérieurs, montés en tête de ceux-ci et, d'autre part, sur deux axes sous-jacentes plus écartés que les premiers et solidaires dudit support. Cette articulation pendulaire équilibrante per-^O met un pivotement stable de l'empennage normalement en incidence 69 40879 3 2067224 négative autour des deux premiers axes qui sont liés à la dérive; les deux autres axes d'articulation solidaires du support d'empennage sont de préférence inclus dans un plan qui est parallèle à celui qui contient la corde du profil dudit empennage. L'un des flasques est solidaire d'un guignol de réglage de la position d'équilibre, guignol attaché à un tirant établi sous forme d'une console portée en tête de ladite dérive. Afin d'obtenir, sur le plan aérodynamique, un amortissement suffisant du mouvement de l'empennage après sollicitation, l'articulation correspondante est associée à un amortisseur, lequel peut être logé entre les deux flasques, solidarisé par son corps de l'un d'entre eux alors que l'autre flasque est équipé d'un système de butées réglables placées en regard de portées aménagées dans un flanc du support d'empennage. Dans un tel agencement, le centre instantané de rotation de l'empennage qui est constamment situé à l'intersection de deux plans déterminésrespectivement par les axes solidaires des flasques et par les axes solidaires ^des supports, , une courbe assimilaoie a est amené à se déplacer d'avant en arrière sur/un arc de cercle au cours des mouvements assurant la stabilisation voulue. La position pour laquelle le centre instantané de rotation est confondu avec le foyer de l'empennage est la position pour laquelle le système est en équilibre. Dans un tel agencement, lorsque le facteur de charge augmente, le couple développé par la masse précitée s'aceroit et tend à faire cabrer l'empennage dont ladite masse est solidaire; une nouvelle valeur de la portance en résulte avec création d'un couple piqueur pour l'hélicoptère autour de son centre de gravité, couple piqueur s'opposant au moment eabreur dû à l'engagement en cabré et l'on obtient par là la stabilisation voulue de l'assiette longitudinale de l'appareil. Dans une seconde variante, dans le même but d'améliorer la stabilité longitudinale, la partie portérieure du fuselage est pourvue de deux dispositifs identiques, situés de part et d'autre d'une poutre de queue d'hélicoptère. Chaque dispositif comprend un élément d'empennage et,montée sur cet élément, une masse fixée à l'arrière d'un profilé solidaire de l'emplan- 69 40879 2067224 ture de chaque élément d'empennage. Un ressort fixé dans la région antérieure de cet élément et à'une extrémité correspondante d'un levier horizontal formant balancier solidaire de la poutre de queue, équilibre le couple dû notamment à ladite 5 masse. Le pivotement de ces profilés sous l'action d'inertie de la masse correspondante, lors d'une réaction à. donner à l'empennage dès l'apparition d'un engagement à cabrer de l'appareil, se fait autour de l'axe d'un tube porteur des 10 deux éléments d'empennage horizontal, pivotement limité entre deux butées. Dans un tel agencement, est également prévu un amortisseur dont le corps peut être disposé dans le profilé précité. 15 Les possibilités d'application industrielle de l'invention se rencontrent dans le domaine des hélicoptères et plus singulièrement celui des hélicoptères à rotors sans articulations et à pales souples.- La description qui va suivre d'exemples non li-20 mitatifs de tels dispositifs d'amélioration de la stabilité longitudinale d'hélicoptères permettra, en regard des dessins annexés, de bien comprendre comment l'invention peut être mise en pratique. La figure 1 montre de façon schématique l'empla-25 cernent d'un tel dispositif au sommet d'une dérive sur un hélicoptère. La figure 2 représente une vue en élévation latérale d'un empennage équipé du dispositif de braquage conformé à l'invention. 30 . La figure 3 représente une section faite selon la ligne III-III de la figure 2. La figure 4 est de même une section faite selon la ligne IV-IV de la figure 2. La figure 5 est également une section faite se-35 Ion la ligne V-V de la figure 2. La figure 6 montre une coupe faite selon la ligne brisée VI-VI de la figure 2. La figure 7 montre une section pr la ligne VII—VII "que 1 ' on rencontre sur les figures 2 et 8. La figure 8 est une vue du profil inverse de celui de la figure 2. 69 40879 5 2067224 La figure 9 montre une section par la ligne IX-IX de la figure 8. La figure 10 montre de façon partielle,.d'une manière analogue à la figure 1, une variante d'implantation d'un tel dis-5 positif stabilisateur. La figure 11 montre de profil et à plus grande échelle un dispositif de commande applicable à la variante de la figure 10. La figure 12 est une vue de dessus correspondant à 10 la figure 11, avec arrachements. La figure 13 représente une coupe faite par la ligne XIII-XIII de la figure 11. Comme on le voit sur la figure 1, la région de sommet d'une dérive D d'un hélicoptère H à rotor R est pourvue d'un em-15 pennage E destiné à stabiliser l'assiette longitudinale de l'appareil, notamment lorsque des parturbations de ladite assiette se produisent, à la rencontre de rafales oulors d'un changement brusque dans la valeur du pas cyclique des pales dudit rotor. Comme on le voit sur la figure 2, le sommet 1 de la 20 dérive D de l'hélicoptère reçoit un élément 2 constituant un empennage horizontal E. Une telle implantation est réalisée par l'intermédiaire d'un support 4 constitué par un profilé U retourné, appliqué par son fond sur l'intrados 3 de l'élément 2 au moyen de vis 5 et 6 et de cales 7 et 8 permettant une mise en posi-25 tion précise mutuelle du support 4 et du profil 2. Le fond et les ailes du support 4 sont convenablement découpés et à l'extrémité arrière et sur ce fond 9 de support, est fixée, par l'intermédiaire de boulons 10 et 11, une masse 12 de taille ajustée en épaisseur et en alliage lourd.--'-i--------"i-—--i—--v—--r Les ailes 13 et 14 de ce support 4 comportent des ouvertures correspondantes 15 et 16 ayant chacune sensiblement la forme d'un trapèze avec une grande base constituant la bordure supérieure de chaque ouverture. Sur la ligne supérieure 1 de la dérive sont attachés 35 deux flasques verticaux 17 et 18, formant pièce intercalaire, pourvus chacun d'une ouverture circulaire 19 ou 20,situées en regard l'une de l'autre. L'écartement de ces deux flasques est assuré par des entretoises. L'une de celles-ci est fixée par boulon et écrou 24. 69 40879 6 2067224 Pour ces deux flasques, cette attache est réalisée, d'une part, sur un axe 21 qui traverse l'une des entretoises précitées et qui se trouve maintenu dans des oreilles 22 desdits flasques, et les joues d'une chaise 23 fixée en tête de la dérive 5 D, dans la région avant de celle-ci. Pour compléter l'attache, le flasque 18 porte, d'autre part, dans sa région postérieure une extension 25 formant guignol;: ce dernier est boulonné par des vis 26 et 27 sur des oreilles postérieures dudit flasque 18. La région effilée extrême de ce guignol 25 est fixée par boulon et 10 écrou 28 sur la région mortaisée 29 d'une console 30, laquelle est fixée par boulons et écrous 31 sur une chaise 32 portée de même par la ligne de crête 1 de la dérive D. Le boulon 28 est susceptible de déplacement dans la mortaise 33 de la console 30 dans le but de permettre le réglage de la position d'équilibre 15 de l'empennage E, comme la nécessité en apparaîtra ci-dessous. A la partie postérieure de cette ligne 1 de crête, la dérive D est pourvue d'un support 35 en équerre, traversé par line tige filetée 34 pourvue d'écrou et contre-écrou, tige terminée par Tin oeil 36 d'accrochage d'une extrémité d'un 20 ressort 37. L'extrémité opposée de ce ressort 37» dont la raideur est déterminée par la valeur maximum du calage de l'empennage pour laquelle on désire la stabilité, se loge dans une gorge 38 (fig.6 -et 9)aménagée dans la région centrale d'un axe 39* en-25 tretoise,traversant les deux joues 13 et 14 du support d'empennage 4. La partie basse 40 de la console 30 (-figure 5) forme un étrier entre les branches duquel passe librement le ressort 37, chaque branche d'étrier étant pourvue d'un boulon et d'un écrou 31. 30 La liaison articulée entre empennage E et dérive D, liaison indirecte, est réalisée grâce à la pièce intercalaire, constituée par les flasques 17 et 18 de position angulaire réglable autour de l'axe 21 et à deux biellettes 4l et 42 (figures 2, 3 et 4). Ces deux biellettes 4i et 42 sont montées ar-35 ticulées en tête des flasques 17 et 18 par des axes entretoises 43 et 44,. Les biellettes 4l et 42 divergent vers le bas à partir de ces axes 43 et 44 et se trouvent liées par des axes 45 et 46 engagés dans des paliers 47 et 48. Ces paliers sont solidarisés de paities basses des joues 13 et 14 du support 4 par 40 des pattes de fixation 49. Le pivotement des biellettes 4l, 42, 69 40879 7 2067224 d+une part, sur les axes supérieurs 43 et 44 est facilité par des paliers à aiguilles 50 emmanchés dans des alésages des pieds de biellettes 51* ces paliers à aiguilles étant maintenus à écartement voulu par entretoises cylindriques centrales 52 et bagues à collets 53 et 54, alors que, d'autre part, le pivotement desdites biellettes sur les axes inférieurs 45 et 46 est de même facilité par des paliers à aiguilles identiques, emmanchés dans des alésages des têtes de biellettes 55» maintenus écartés par une même entretoise centrale 52 et par deux bagues à collets 56 et 57. Une broche 58 (figure 3) équipée d'une flamme, peut être introduite dans des perforations 59 alignées des joues 13 et 14, du support 4 et des pattes 49 des paliers 47 et 48, puis dans la biellette 42,ces derniers alésages étant situés dans le plan même qui contient les axes 44 et 46. Cette broche qui apparaît engagée sur la figure 3> est destinée à immobiliser le support d'empennage 4 par rapport aux flasques 17 et 18, lorsque la position d'équilibre de l'empennage, au repos, est assurée après ajustement de la quantité de matière à utiliser pour former la masse voulue. Le montage et le démontage des axes 43 et 44 vis-à-vis des flasques 17 et 18 sont rendus possibles grâce aux accès donnés par les ouvertures 15 et 16, d'ailleurs inégales, pratiquées dans les joues 13 et 14 du support 4, de même qu'une ouverture marginale 60 (figure l), associée à une ouverture 60a, respectivement dans les joues 13 et 14, permettent l'engagement et le dégagement de l'axe 24. La découpe donnée à la partie basse de ces joues permet aussi l'accès aux axes 45 et 46 aussi bien qu'à l'axe 21. Afin de permettre un amortissement du mouvement de l'empennage E lors des variations du facteur de eharge, un amortisseur (non représenté) est logé intérieurement entre les deux flasques 17 et 18, le corps de l'amortisseur étant vissé par une embase sur le flasque 18 (représentation en pointillés figure l). L'ouverture 19 qui fait face dans le flasque 17 permet le passage de l'axe de cet amortisseur rotatif, axe que l'on solidarise d'une manivelle sur laquelle est articulée une bielle qui peut être attachée de façon rotative à une extrémité, qui a été conformée à cet effet, de l'un des axes 45 ou 46. Un tel embiellage 69 40879 8 2067224 est montré seulement en traits mixtes sur la figure 2. (fi 8)A ce^ amortisseur est associé un système de butées 6l et 62/^réglables en longueur, vissées et arrêtées par écrous et contre-écrous dans une équerre 63 solidaire du flasque 18, 5 cette équerre et ces butées apparaissant au travers de la décou» pe 16 au-dessus de la bordure inférieure de ladite découpe, bordure porteuse d'une cornière rapportée intérieurement dans l'aile 14 en regard du support 4. La face de cette cornière 64 qui est orientée vers les têtes des butées 6l et 62 est pourvue 10 de garnitures coopérant avec lesdites têtes. Le mode d'action d'un tel agencement est le suivant : L'appareil étant au sol, une fois effectué le réglage de la position d'équilibre de l'empennage E que l'on veut obte-15 nir en vol stabilisé (équilibre du couple piqueur, dû à la composante de traction s'exerçant au foyer du rotor et à la traînée appliquée au fuselage, par une portance négative réglée dudit empennage), compte tenu des actions réciproques de la masse 12 et dju ressort 37» la broche 58 est enlevée. 20 En vol stabilisé, comme on veut avoir un angle de calage de l'empennage égal à zéro, la somme des moments autour de son centre instantané de rotation doit être nullqét il en résulte la nécessité de l'action du ressort 37 pour s'opposer au couple dû à la masse 12. L'empennage E demeure donc immobi-25 le. A des vitesses de translation élevées, sous l'effet d'une rafale ou d'un "échelon" dans une commande de variation; du pas cyclique, l'appareil engage à cabrer, ce qui entraîne un accroissement du facteur de charge. Cet accroissement provo-30 que une action d'augmentation du couple dû à la masse 12, tendant à faire cabrer 1'empennageE . A un tel mouvement s'opposent deux couples : le premier qui est dû au ressort 37» le second aux forces aérodynamiques agissant sur l'empennage E et dirigées vers le bas. 35 L'équilibre des moments ctôs à la masse 12, au res sort 37 et aux forces aérodynamiques ci-dessus mentionnées, détermine un^iouvelle valeur de l'angle de calage de l'empennage E et en conséquence une nouvelle valeur de sa portance, force qui se traduit/£>ar une action dirigée vers le haut, avec naissan-40 ce d'un couple piqueur par rapport au centre de gravité de 69 40879 9 2067224 l'appareil. Ce couple piqueur s'oppose au couple de cabré accompagnant l'engagement précité. On obtient alors automatiquement la stabilisation voulue de l'assiette longitudinale de l'hélicoptère. ^ Dans le cas de la variante représentée sur les figures 10 à 13, l'agencement d'amélioration de la stabilité longitudinale est monté sur la poutre de queue P de l'hélicoptère sous forme de deux demi-empennages horizontaux E^. Chacun de ces demi-empennages apparaît d'un côté de cette poutre P. 10 Sur les figures 11 et 12 apparaît uniquement,en dehors du revêtement 65 de cette poutre de queue, un seul élément 66 d'empen-- ' nage. Sur l'emplanture 67 de cet élément 66 est fixé un profilé 68 à section évolutive en forme de U et dont la ré-15 gion ouverte est tournée vers le revêtement 65. A l'extrémité arrière de ce profilé 68 est ancrée une masse 69 en al— liage lourd. En avant de cette masse est placé sur le fond du profilé 68 un amortisseur 70 dont l'axe porte une manivelle J2 articulée sur une bielle 73 elle-même articulée sur un axe 71 20 d'oscillation fixé au revêtement 65. L'extrémité antérieure du profilé 68 comporte une attache pour une extrémité d'un ressort 69a, grâce à une entretoise enfilée sur un boulon 75* cette entretoise recevant l'appui d'une boucle d'extrémité dudit ressort. L'autre extré-25 mité de ce ressort (figure 13) est attachée à une languette de tôle soudée au corps d'une tige filetée 76 que l'on fixe par écrou et contre-écrou à une extrémité d'une barre 77 transversale, sensiblement horizontale et qui repose par un axe prévu dans une chaise 78 solidaire de la partie inférieure de revêtement 30 65 de la poutre de queue. Cette barre 77 forme ainsi balancier entre les deux éléments d'empennage. Sur les flancs de la poutre de queue sont en outre fixés des éléments profilés 79 ayant une section en forme de T, dont l'âme 80 découpée a la forme du revêtement 65 y est 35 soudée sur toute la longueur et dont la semelle 8l supporte par boulonnage dans les mortaises, deux équerres 82 et 83 pourvues de garnitures élastiques 84 sur lesquelles peut venir prendre appui en alternance l'extrémité du profilé 68. La situation donnée à ces équerres de butée et l'écar-40 tement qu'on leur confère sont déterminés, d'une part, en fonction de la position de repos que l'on désire donner à 69 40879 10 2067224 l'élément d'empennage 66 et, d'autre part, en fonction du débattement maximum que peut avoir un tel élément d}empennage lors d'un engagement à cabrer de l'hélicoptère, sous l'effet d'une rafale et d'un échelon dans la commande du pas cyclique. 5 Chaque élément d'empennage 66 pivote par le tube longeron commun 85 dans des paliers à roulements 86 emmanchés dans des portées correspondantes de la poutre de queue. Comme énoncé ci-dessus, l'élément d'empennage opposé comporte le même montage disposé symétriquement par rapport 10 au plan longitudinal de l'appareil. Lors d'un engagement à cabrer de l'appareil, les deux éléments d'empennage réagissent par pivotement autour de l'axe de longeron sous l'effet d'un accroissement du facteur de1 charge auquel réagissent les masses 69. Cette réaction dé-15 termine une nouvelle valeur de l'incidence de l'empennage et donc une nouvelle valeur de sa portance. Dans les conditions de montage ci-dessus décrites, il en résulte la naissance d'un couple piqueur stabilisant l'appareil autour de son centre de gravité. 20 ^ Il va de soi que sans sortir du cadre de 1'inven tion, on peut apporter des modifications aux formes d'exécution qui viennent d'être décrites. C'est ainsi que les éléments d'empennage pourraient être pourvus d'éléments aérodynamiques dénommés "tabs" susceptibles d'être affectés par un braquage 25 par rapport à la direction de la corde centrale du profilé d'un tel élément d'empennage, afin d'aboutir à l'annulation de l'influence d'un moment aérodynamique cabreur autour du centre instantané de rotation dudit élément d'empennage. 69 40879 11 2067224 - REVENDICATIONS - 1°- Procédé d'amélioration de la stabilité longitudinale d'un hélicoptère, notamment d'un hélicoptère à rotor sans articulations et à pales souples, caractérisé par le fait que l'en 5 compense une tendance à un écart d'attitude longitudinale par création d'un couple inverse sous l'action d'un empennage mobile que l'on actionne par inertie. 2°- Dispositif d'amélioration de la stabilité longitudinale d'un hélicoptère, permettant la mise en oeuvre d'un procé-10 dé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comprend un élément d'empennage au moins, monté articulé sur l'hélicoptère et solidaire d'une masse à haute densité, élément monté de façon pendulaire autour d'un axe parallèle à l'axe de tangage de l'appareil, de manière à offrir une action proportion-15 nelle à l'accroissement du facteur de charge mais indépendante des efforts aérodynamiques. 3°- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait que ladite masse est portée à une extrémité d'un bras de levier sensiblement parallèle à la corde du profil de l'élé-20 ment d'empennage avec attelage à un ressort de rappel qui équilibre, par rapport au centre instantané de rotation dudit élément d'empennage, en conjugaison avec les forces aérodynamiques agissant sur ce dernier, le couple dû à l'action de ladite masse, ledit ressort ayant une raideur déterminée par la valeur maximale 25 du calage de l'empennage pour laquelle la stabilité est désirée. 4°- Dispositif selon la revendication 3* caractérisé par le fait qu'il est monté sur une pièce intercalaire entre articulation d'élément d'empennage et corps d'appareil, pièce intercalaire orientable en direction autour d'un axe parallèle à l'axe 30 d'oscillation dudit élément d'empennage. 5°- Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait que l'articulation d'élément d'empennage sur pièce intercalaire est réalisée au moyen d'une paire de biellettes divergentes ayant des axes à écart maximal liés à l'élément 35 d'empennage, situés au-dessous des axes rapprochés liés à la pièce intercalaire. 6°- Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait qu'il comporte un support d'élément d'empennage coiffant une pièce intercalaire formée de flasques entretoisés, 69 40879 12 2067224 flasques montés sur un axe, d'une part, et par un guignol qui en est solidaire sur une console mortaisée, d'autre part, ledit a:c@ et ladite console étant fixés à la bordure de crête à5 une dérive par rapport à laquelle 15empennage est surhaussé» 5 T»- Dispositif selon la revendication 6S caractéri sé par le fait que 1'un des flasques supporte un amortisseur et des butées réglables, coopérant avec des portées aménagées dans le support d'empennage, le mobile dudit amortisseur étant attelé à l'un des axes de biellettes solidaires dudit support 10 d'élément d'empennage. 8.- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par un élément d'empennage au moins, monté sur longeron formant axe d'oscillation dans un palier aménagé dans une poutre de queue, élément dont l'emplanture est solidaire d'un profilé 15 qui porte à l'extrémité arrière une masse et qui est attaché; à l'extrémité antérieure sur un ressort, lui-même accroché à l'extrémité d'une barre solidaire de ladite poutre de queue, ladite extrémité antérieure du profilé ayant une oscillation limitée . entre deux portées réglables solidaires de cette dernière pou-20 treçk queue. 9.- Dispositif selon la revendication 8, caractérisé par une disposition symétrique d'éléments d'empennage, de profilés, de masses, de ressorts et de barre: , par rapport au plan longitudinal de ladite poutre de queue. 25 10.- Dispositif salon la revendication 8, caracté risé par le fait qu'un amortisseur est monté sur ledit profilé, avec un mobile d'amortisseur attaché à un pivot solidaire de ladite poutre de queue. BAD ORIGNAL