La présente invention concerne une ferrure pour le passage d'une sangle faisant partie d'une ceinture de sécurité à fixation en trois points et utilisée pour l'ancrage de la sangle sur la carrosserie à la hauteur de l'épaule du passager et à côté du siège de sorte que la sangle puisse passer librement ce point d'ancrage dans les deux sens, lors de son déroulement ou de son enroulement sur l'enrouleur. La ferrure est constituée par un étrier en fil métallique présentant la forme d'un U et dont les extrémités des branches recourbées, l'une vers l'autre sont placées dans une douille obtenue par le pliage d'une tôle autour des extrémités des branches, la t8le formant une patte de fixation pour le montage de la ferrure dans le véhicule automobile. Lors d'une collision ou d'un freinage bursque du véhicule cette ferrure est soumise à une force importante qui comme il a été démontré, peut non seulement provoquer un déplacement axial de l'étrier dans la douille mais également un allongement de ce dernier suivi d'un arrachement de l'une de ces branches hors de la douille de sorte que la sangle se dégage de l'étrier annulant ainsi l'ancrage. Il est évidemment inadmissible que la ferrure constitue l'élément faible d'un tel dispositif de sécurité important comme une ceinture de sécurité pour automobiles et pour cette raison on a tenté de remédier à cette faiblesse en sondant les branches recourbées l'une à l'autre à l'intérieur de la douille formée par la patte de fixation.Cette opération s'effectue par soudure devant traverser la matir constitutive de la douille ce qui s'avère peu approprié du fait qu'il est difficile d'obtenir, de cette façon, une bonne soudure notamment lorsque l'étrier est en acier trempé vu que le soudage rend cet étrier cassant et le rebut, lors de la fabrication, est important. L'invention a pour objet de réaliser à l'intérieur de la douille un verrouillage plus simple et plus efficace de l'étrier. Conformément à l'invention ce résultat est obtenu pour une ferrure du type mentionné du fait que chacune des extrémités des branches recourbées, l'une vers l'autre, forme un décrochement par suite d'un cintrage en forme de manivelle qui s'engage dans une ouverture de la douille entourant les extrémités des branches, empêchant ainsi l'arrachement des extrémités hors de la douille en raison de l'engagement de chaque décrochement derrière l'un des bords de l'ouverture. Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple non limitatif, au dessin annexé et décrite en détail ci-après. La fig. 1 est une élévation de face de la ferrure suivant l'invention. La fig. 2 est une vue latérale de la ferrure. La fig. 3 montre la ferrure en vue arrière. La fig. 4 est une coupe longitudinale et à plus grande échelle de la douille et des extrémités des branches introduites. La fig. 5 est une vue analogue à celle de la fig. 3 mais représentant une réalisation différente de la ferrure. la réalisation de la ferrure suivant l'invention, représentée aux fig. 1 à 4, comporte un étrier 10 en forme de U et réalisé en acier trempé dont les extrémités des branches se trouvent proches l'une de l'autre. La ferrure comprend, en outre, une tôle d'acier 11 recourbée autour des extrémités des branches pour former une douille et qui est ensuite reliée par soudure par points en vue de constituer une patte de fixation percée d'un trou 13 qui sert au montage de la ferrure au moyen d'un boulon, sur la paroi d'une carrosserie d'automobile à la hauteur de l'épaule des passagers et à côté d'un siège à la manière habituellement utilisée pour la fixation des ceintures de sécurité à fixation en trois points. On fait alors passer à travers la boucle, allongée et formée par l'étrier, une sangle pouvant coulisser librement à travers cette boucle en venant et en allant vers un enrouleur. Conformément à l'invention la paroi de la douille 12 comporte une ouverture 14 dans laquelle s'engagent partielle-ment les extrémités, cintrées en forme de manivelle 15 , des branches, comme le montre le fig. 4. Par suite de l'engagement des parties cintrés en forme de manivelle derrière les bords de l'ouverture on empêche une extraction des branches de l'étrier. Dans la variante représentée à la fig. 5 il est prévu une ouverture 16 pour chaque extrémité des branches se trouvant à une certaine distance l'une de l'autre. Cette réalisation présente l'avantage que les extrémités à l'intérieur de la douille ne peuvent pas venir en contact lors de leur déplacement axial et que de ce fait l'usure se trouve réduite. L'invention n'est pas limitée aux réalisations représentées et décrites et diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir du cadre des revendications annexées. REVENI?ICÂTI0NS 1 - Ferrure pour le passage d'une sangle faisant partie d'une ceinture de sécurité pour véhicules automobiles qui est constituée par un étrier métallique en forme de U dont les extrémités rectilignes des branches sont recourbées l'une vers l'autre pour être placées dans une douille obtenue en recourbant autour des extrémités de ces branches une tôle qui constitue une patte de fixation pour le montage de la ferrure à l'intérieur du véhicule automobile, caractérisée en ce que chacune des extrémités des branches recourbées, l'une vers l'autre, forme un décrochement 15 par suite d'un cintrage en forme de manille qui s'engage dans une ouverture 14 , 16 de la douille 12 entourant les extrémités des branches, et empêchant ainsi 1'arradhe- ment des extrémités hors de la douille en raison de l'engagement de chacue décrochement derrière l'un des bords de l'ouverture. 2 - Ferrure suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'il est prévu une ouverture commune 14 pour les décrochements 15 prévus sur les deux extrémités des branches qui se trouvent proches l'une de l'autre. 3 - Ferrure suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'il est prévu une ouverture individuelle 16 pour le décrochement 15 de chaque extrémité des branches, ces extrémités se trouvant à une certaine distance l'une de l'autre.