La présente invention se rapporte à un profil d'assemblage de lambris en bois pour revetements de surfaces de locaux3 en particulier de locaux d'habitation. Les lambris en bois sont utilisés généralement, pour les surfaces intérieures de locaux3 en revetements de murs et plafonds, et pour les surfaces extérieures pratiquement uniquement pour l'habillage inférieur des avancées ou débords de toits, balcons ou éléments analogues. Les lambris sont utilisés dans des régions très différentes présentant une grande diversité de conditions de température et d'hygrométrie auxquelles ils doivent s'adapter. A la fabrication, les lambris sont séchés artificiellement et conditionnés en paquets, et l'hygrométrie du bois, c'est-à-dire sa teneur en eau, est pratiquement celle que l'on peut mesurer à la sortie de l'atelier de fabrication, et est en général comprise entre 10 et 11 %, ce qui correspond au pourcentage définitif de l'hygrométrie du bois stabilisé dans les résidences habitées en climat tempéré. L'équilibrage hygroscopique du bois par rapport à l'humidité relative de l'air ambiant s'effectue après la pose selon l'humidité relative du lieu où le bois est utilisé, et meme selon les conditions de mise en oeuvre sur le chantier : locaux sans fermetures, rejets d'eau, séchage incomplet des structures de la construction, etc... Cet équilibrage hygroscopique du bois des lambris peut entraîner des dilatations du bois, ces dilatations pouvant atteindre, dans le sens transversal des fibres, des valeurs relatives de 2 %. Dans la majorité des cas, les déformations des lambris dues aux variations dimensionnelles se stabilisent sans affecter leur arrangement. Cependant, il arrive que, du fait du cumul des déformations individuelles de chaque élément de lambris, des déformations permanentes se produisent dans la surface posée, le dispositif de fixation des éléments de lambris ayant cédé en tout ou en partie. De telles déformations peuvent entraîner des travaux de répa ration coûteux, et peuvent meme avoir des conséquences néfastes sur d'autres éléments de construction tels que tapisseries, peinture, canalisations électriques, etc... La présente invention a pour objet un lambris permettant d'éviter les inconvénients précités et ayant un coût de revient pratiquement égal à celui des lambris classiques. Le lambris conforme à la présente invention est caractérisé par le fait que chaque élément de lambris présente un profil d'assemblage dont les caractéristiques permettent de compenser la dilatation ou le déplacement dudit élément, après sa pose, par suite de variations hygrométriques du bois des lambris. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, le lambris est réalisé de façon à présenter dans la zone de son profil d'assemblage une saillie longitudinale servant de tampon par rapport à l'élément adjacent. La forme de ladite saillie est telle que cette saillie soit suffisamment résistante pour ne subir aucun dommage lors de la fixation des éléments de lambris par clouage, agrafage ou clipsage, tout en pouvant s'écraser d'environ 1 millimètre s'il se produit une dilatation ou un déplacement de l'élément correspondant. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, la saillie est réalisée, à la fabrication de l'élément de lambris, de préférence du c8té de la languette de l'élément, en dessous de cette languette et parallèlement à celle-ci. Toutefois, cette saillie peut etre réalisée en-dessous de la rainure de l'élément de lambris. La saillie conforme à la présente invention présente, en coupe, un profil de préférence triangulaire, la pointe du triangle étant tournée vers l'élément de lambris adjacent. La présente invention sera mieux comprise à l'aide de la description détaillée d'un mode de réalisation pris comme exemple non limitatif et illustré par la figure unique du dessin annexé qui est une vue partielle en coupe d'un lambris conforme à la présente invention. Le lambris conforme à la présente invention est posé sur une surface 1 se trouvant par exemple à l'intérieur d'un local, et pouvant être celle d'un mur ou d'un plafond. Sur la surface 1, on fixe, de façon appropriée et non représentée, un réseau de supports 2 parallèles entre eux, ces supports pouvant par exemple Outre des tasseaux de bois. Sur les supports 2, on pose le lambris en bois dont on a seulement représenté sur le dessin les parties adjacentes de deux éléments consécutifs 3, 4. Les éléments de lambris sont généralement réalisés en bois de chataignier ou de pin, mais peuvent etre en bois d'autres essences. L'élément de lambris 3, dans sa partie adjacente à l'élément 4, est réalisé avec une rainure ou partie femelle 5 Coopérant,de façon habituelle, avec une languette ou partie male 8 correspondante de l'élément 4. La rainure 5 de l'élément 3 a sensiblement, en coupe, une forme de U 6 dont l'ouverture 7 s'évase légèrement, suivant une pente d'environ 15 %, cet évasement étant destiné à faciliter l'introduction de la languette 8 dans la rainure 5 de l'élément 4. La rainure 5 est sensiblement située au milieu de la hauteur de l'élément 3 et s'étend sur toute sa longueur. La languette 8 de l'élément 4 a une forme correspondant à celle de la rainure 5 de l'élément 3 et est située à la même hauteur qu'elle par rapport au support 2, de façon à pouvoir s'engager dans cette rainure 5 avec un léger jeu, cette languette 8 s'étendant également dans le sens de la longueur de l'élément 4. Les formes représentées de la rainure et de la languette 8 sont pratiquement celles habituellement réalisées, mais peuvent toutefois etre différentes. L'élément 4 est fixé sur le support 2 de manière habituelle, par exemple à l'aide de pointes métalliques 9 à petite tête que l'on enfonce selon un angle d'environ 450 depuis la face supérieure de la partie mâle 7, à chaque fois à partir d'un point 10 situé à la jonction de la partie évasée 11 et de la partie rectiligne 12 du profil de la languette 8, ces pointes 9 étant dirigées vers l'intérieur de l'élément 4. Ainsi, les tetes des pointes 9 sont cachées par la rainure 5 de l'élément 3 lorsque ce dernier est en place et fixé sur le support 2 de la meme façon que l'élément 4. Toutefois, au lieu des pointes 9, on peut prévoir d'autres dispositifs de fixation tels que des agrafes, des clips, ou des dispositifs analogues. Les éléments de lambris 3 et 4 comportent, sur leurs arêtes supérieures adjacentes,des chanfreins 13, 14 respectivement réalisés de façon habituelle pour former le motif décoratif du lambris. Les chanfreins 13, 14 de deux éléments adjacents peuvent former, comme vu sur la coupe transversale du dessin, un profil en forme de V, aussi bien que toute autre forme de profil. Un élément de lambris comporte habituellement, sous la languette, une surface pratiquement plane s'étendant sensiblement perpendiculairement par rapport à ses surfaces principales et venant s'appuyer, à la pose, contre une surfaee correspondante pratiquée sous la rainure de l'élément adjacent. Pour que le profil formé par les chanfreins (13, 14 dans le cas présent) des aretes supérieures des éléments d'un lambris soit esthétique, les éléments de lambris adjacents sont habituellement pratiquement en contact au niveau desdites surfaces planes se trouvant en-dessous de la languette et de la rainure. Ce contact n'étant pas très étroit, de très faibles dilatations des éléments de lambris peuvent encore etre absorbées, mais s'il se produit de fortes dilatations, les éléments de lambris peuvent en venir à se soulever en forçant sur leurs dispositifs de fixation. Pour éviter cet inconvénient, la présente invention prévoit que l'on forme sous la languette de chaque élément de lambris une saillie 15 s'étendant dans le sens longitudinal de l'élément de lambris, cette saillie 15 saillant par rapport à une surface plane 16 sensiblement perpendiculaire par rapport aux surfaces principales de ltélémeht 4. La saillie 15 s'étend parallèlement à la languette 8 en-dessous de cette dernière, la surface 16 étant en retrait par rapport à la position qu'elle occuperait dans le cas d'un élément de lambris habituel. Dans l'exemple de réalisation représenté sur le dessin, la saillie 15 a, en section, une forme triangulaire, mais elle peut aussi bien avoir une forme rectangulaire ou trapézoidale. Les dimensions de la saillie 15 sont telles que la pointe libre du triangle s'appuie, en position posée normale des éléments de lambris, contre la surface 17 se trouvant en-dessous de la rainure 5, à sa position habituelle. Les dimensions de la saillie 15 sont choisies, de façon évidente pour l'homme de l'art, pour que cette saillie soit suffisamment résistante pour ne subir aucun dommage lors de la fixation des éléments de lambris sur le support 2, et pour assurer une butée entre les éléments adjacents (3, 4 pour l'exemple de réalisation représenté). Dans l'exemple de réalisation, la hauteur de la saillie 15 (c'est-à-dire-sa dimension prise perpendiculairement à la surface 16) est sensiblement égale à sa largeur à la base et est de l'ordre de grandeur de quelques millimètres. Ainsi, on effectue la pose du lambris de façon habituelle, un jeu suffisant étant ménagé entre la rainure et la languette, le décor formé par les chanfreins (13 et 14) ayant également son aspect habituel, les évasements 7 et 11 pouvant se déplacer librement l'un par rapport à l'autre. S'il se produit une dilatation ou un déplacement d'un ou plusieurs éléments de lambris, en particulier de l'élément 4, ou si ce dernier se trouve sollicité vers l'élément 3 par suite de dilatation d'autres éléments, la saillie 15 force. sur la surface 17 et s'écrase légèrement tout en matant, également légèrement, sa zone d'appui sur la surface 17. Etant donné qu'un certain jeu subsiste entre la rainure 5 et la languette 8 ainsi qu'entre les parties supérieures des évasements correspondants 7 et 11, l'élément 4 pourra se rapprocher de l'élément 3 sans provoquer aucune anomalie de parement. En outre, étant donné que la saillie 15 est disposée à la partie inférieure de l'élément 4, la résultante des efforts latéraux de poussée sera orientée vers le support 2, la pointe de la saillie 15 servant de point d'appui. Ainsi, cette dilatation n'aura pas tendance à arracher les dispositifs de fixation des éléments de lambris ni à modifier l'aspect du lambris par modification de la planéité des éléments le composant. Grace à cette compensation des efforts latéraux de poussée, on pourra même bloquer tout un lambris entre murs et parois sans qu'il se produise une quelconque modification visible de son aspect. Dans exemple de réalisation représenté sur le dessin, la saillie se trouve en-dessous de la languette d'un élément de lambris. Toutefois, on pourrait former cette saillie non pas en-dessous de la languette, mais en-dessous de la rainure, et elle aurait exactement la même fonction. La saillie représentée sur le dessin est formée sensiblement à mi-hauteur de la surface 16, mais pourrait également outre formée à n'importe quelle hauteur, toutefois, de préférence, cette saillie doit se trouver le plus près possible de la surface inférieure de l'élément de lambris, c'est-à-dire le plus près possible du support 2. La saillie du profil d'assemblage de lambris conforme à la présente invention est réalisée en même-temps que la languette correspondante et n'entraine donc pratiquement pas d'augmentation du prix de fabrication des éléments de lambris. REVENDICATIONS 1. Lambris en bois pour revetements de surfaces, caractérisé par le fait que chaque élément de lambris présente un profil d'assemblage dont les caractéristiques permettent de compenser la dilatation ou le déplacement dudit élément, après sa pose, par suite de variations hygrométriques du bois du lambris. 2. Lambris selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il est réalisé de façon à présenter dans la zone de son profil d'assemblage une saillie longitudinale servant de tampon par rapport à 1 élément adjacent. 3. Lambris selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la forme de ladite saillie est telle que cette saillie soit suffisamment résistante pour ne subir aucun dommage lors de la fixation des éléments de lambris, tout en pouvant s'écraser d'environ lmm s'il se produit une dilatation ou un déplacement de l'élément correspondant. 4. Lambris selon l'une quelconque des revendications 2 ou 3, caractérisé par le fait que ladite saillie est réalisée, à la fabrication de l'élément de lambris, du cOté de la languette de l'élément, en-dessous de cette languette et parallèlement à elle. 5. Lambris selon l'une quelconque des revendications 2 ou 3, caractérisé par le fait que ladite saillie est réalisée, à la fabrication de l'élément de lambris, du côté de la rainure de l'élément, en-dessous de cette rainure et parallèlement à celle-ci. 6. Lambris selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé par le fait que ladite saillie présente, en coupe transversale, une section triangulaire, rectangulaire ou trapézoidale. 7. Lambris selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé par le fait que la section de ladite saillie a des dimensions de l'ordre de grandeur de quelques millimètres.