La présente invention concerne un procédé pour faire fonctionner un réacteur à fusion ainsi qu'un réacteur à fusion fonctionnant d'après ce procédé. Il est connu que le soleil produit de l'énergie par des réactions thermonucléaires ayant lieu à des températures excessivement élevées. Ces réactions ainsi que toutes les réactions thermonuclaires commandées résultent de collisions entre les noyaux avec libération d'énergie. Il peut etre montré que des temp6ratures extremement élevées doivent etre atteintes pour obtenir une énergie thermonucléaire utilisable mais, cependant, à ces tevpératures,la perte d'énergie par rayonnement est importante. Le deutérium et le tritium libèrent de l'énergie à des températures relativement basses et émettent relativement peu de radiations, de sorte qu'ils sont des combustibles theraDnucléaires convenables. Le confinement du combustible à ces températures a été obtenu par certaines techniques anté- rieures en établissant des champs magnétiques trbs intenses environnant le récipient contenant le combustible et différentes combinaisons ont été étudiées pour augmenter la densité des ions du combustible et l'énergie de ces ions afin que les ions subissent des réactions de fusion pour produire des neutrons de grande énergie.Dans les réacteurs de la technique ant- rieure avec du deuterium-tritium comme combustible, il existe habituellement une région fertile entourant le récipient de réaction pour engendrer du tritium et pour convertir l'énergie cinétique des neutrons de fusion en chaleur récupérable utilisée suivant un cycle thermique classique pour produire de l'électricité Cette région fertile doit satisfaire à trois conditions nucléaires de base :: (l) elle doit engendrer du tritium, ctest-X-dire qu'une production d'énergie sur la base du tritium n'est pas possible si la production de tritium dans la région fertile n'est pas supérieure à la vitesse de consommation dans le plasma de fusion, (2) elle doit convertir l'énergie cinétique des neutrons de fusion en chaleur récupérable, comme il a été indiqué ci-desaus, et (3) elle doit etre stable contre la rupture et la corrosion structurales aux températures de fonctionnement et à l'irradiation par les neutrons. Certains problemes existant avec les dispositifs antérieurs comportent le confinement approprié des produits de la région thermonucléaire par des champs magnétiques tres intenses et le prix élevé résultant de l'établissement de ces champs, le chauffage du combustible thermonéclaire à des températures suffisamment élevées pour permettre aux réactions thermonucléaires d'avoir lieu, l'établissement de moyens pour assurer que la densité du combustible chauffé soit suffisamment importante pour surmonter les différents mécanismes de perte associés à la production d'un plasma à ha'etc température et l'endommagement par les neutrons rapides de la paroi résistant au vide du récipient dans lequel ont lieu les réactions thermo nuc 3.éaires . Les problèmes ci-dessus ont été en grande partie éliminés par le système décrit dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique ne 10 516 du ll février 1970. Suivant la demande de brevet citée,des des pastilles de combustible thermonucléaire congelées, par exemple de deutérium-tritium, sont injectées périodiquement et individuellement dans une cavité centrale d'une masse circulant de lithium liquide. La cavité à l'intérieur du lithium l quide est créée de façon convenable en injectant le lithium tangentielle dont nt dans une cuve sous pression pour créer une zone centrale vide ou vortex. Chacune des pastilles est bombardée avec une impulsions intense de laser quand la pastille est essentiellement confinée dans la cavité du lithium liquide polir provoquer la fusion et de ce fait, chauffer le lithium Le lithium chauffé est envoyé à un système échangeur de chaleur et de rEcupéra- tion du tritium, après quoi le lithium est renvoyé à la cuve sous pression du réacteur. Pour résister convenablement aux forces des ondes de choc à la paroi de la cuve sous pression du réacteur résultant de l'allumage successif par le faisceau du laser pulsé des pastilles congelées, des bulles de gaz sont injectées dans le courant de lithium quand celui-ci est renvoyé à l'intérieur de la cuve sous pression à partir de l'échangeur de chaleur.Le lithium liquide contenant les bulles de gaz et entourant la cavité centrale créée à l'intérieur de la cuve sous pression sertnon seulement comme région fertile pour engendrer du tritium, mais aussi comme moyen pour absorber les forces des ondes de choc des réactions thermonucléaires périodiques provoquées à l'intérieur de la cavité et comme moyen pour réduire substantiellement ou pour supprimer l'endommagement par les neutrons rapides des parois de la cuve sous pression, de façon qu'il ne soit pas nécessaire d'établir des champs magnétiques à l'extérieur de la cuve sous pression dans le but de retenir le plasma. I1 a été détermine, d'après les calculs d'énergie, que le rendement du système de la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique n 10.516 précitée est inférieur à celui désiré. Par exemple, le point critique de dépassement pour lequel l'énergie produite par le système dépasse l'énergie fournie au laser est tel que le rendement global du système doit entre amélioré pour que ce point soit atteint. La présente invention concerne le perfectionnement du système ci-dessus, de façon que le rendement soit amélioré de la façon décrite cieaprès. La présente invention a par suite pour objet un système de réacteur thermonucléaire et un procédé pour faire fonctionner un réacteur thermonucléaire supprimant la nécessité des champs magnétiques cryogéniques habituellement utilisés pour confiner le plasma, supprimant pratiquement 1 'endo-gement par les neutrons rapides des parois de ia cuve à vide du réacteur, permettant un rapport de surgénération du tritium supérieur à un, permettant un transfert optimal de l'énergie au combustible therionucléaire et permettant la production d'une quantité d'énergie électrique supérieure à la quantité consommée d'une façon plus efficace pendant le fonctionnement du réacteur. Ce résultat est obtenu selon la présente invention au moyen d'un système sensiblement sililaire à celui décrit dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 10.516 précitée, sauf qu'au lieu d'utiliser une impulsion simple de laser de grande énergie pour provoquer la fusion dans chaque pastille injectée de colabustible, la présente invention utilise au moins trois faisceaux de lasers d'énergies et de durées différentes en dirigeant tous ces faisceaux vers chacune des pastilles de coibustible injectées de façon à transférer l'énergie optimale à chaque pastille pour l'ionisation, l'adaptation des densités et la fusion.En utilisant ces faisceaux séquentiels du laser pulsé selon l'invention, il a été déterminé que l'énergie totale fournie nécessaire pour produire les faisceaux pulsés du laser afin d'obtenir le transfert optimal d'énergie considéré ci-dessus à chaque pastille est inférieure d'environ deux ordres de grandeur à celle nécessaire dans le cas du faisceau unique de laser pulsé utilisé selon la demande de brevet des Ftats-Unis d'Amérique nO 10.516 précitée, de sorte que le point critique de dépassement mentionné ci-dessue est substantiellement amélioré, ce qui se traduit par un fonctionnement du système de réacteur selon l'invention plus efficace que celui du système antérieur décrit ci-dessus. Il sera noté que les recherches effectuées précédemment à l'université de Rochester par le présent inventeur ont utilisé un système similaire sauf qu'une impulsion préalable unique de laser sans l'impulsion préalable d'adaptation a été utilisée avant l'impulsion principale d'allumage, cette impulsion principale ayant une durée appropriée et une énergie atteignant environ 2 x 103 joules. La présente invention utilise deux impulsions préalables et une impulsion principale d'allumage atteignant 1,5 x 10S joules de la façon décrite ci-après. Les caractéristiques de l'invention ressortiront plus particulièrement de la description suivante, donnée à titre d'exemple et faite en se référant aux dessins annexés, sur lesquels - la figure 1 représente schématiquement le principe de base du fonctionnement selon l'invention; - la figure 2 représente la courbe calculée de la production totale de neutrons en fonction du temps, en utilisant le système de la figure 1; et - la figure 3 est une coupe schématique montrant le système de la figure 1 utilisé dans un réacteur thermonucléaire. Les principes de base du fonctionnement selon l'invention sont montrés sur la figure 1. Il doit etre compris que la combinaison de la figure 1 peut etre utilisée à l'intérieur d'une cuve sous pression d'un réacteur thermonucléaire tel que celui représenté sur la figure 3, ou bien avec n'importe laquelle des cuves sous pression décrites dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 10.516 précitée. La figure I représente une source de lumière de laser 11 sur un coté d'une pastille de combustible 12, par exemple de deutérium-tritium. Ce laser est adapté pour produire des faisceaux d'impulsions séquentielles d'énergies et de durées différentes se succédant rapidement. Il doit etre compris qu'il est possible d'utiliser des lasers sépares, si désiré, pour produire les faisceaux séquentiels d'impulsions de laser. La pastille 12 est une pastille d'environ 3 b 10 mm formée de n'importe quelle façon convenable, par exemple par refroidissement par évaporation, au moyen de cryostats cryogéniques, etc., est injectée jusqu'à la position indiquée sur la figure 1 par n'importe quel moyen convenable, non représenté, par exemple par une lentille électrostatique ou un système ressemblant à un canon projetant des pastilles cibles. Pendant- que la pastille 12 se trouve dans cette position, une impulsion initiale de laser 13 qui n'a pas besoin d'etre hautement foca lisé, est émise par la source 11 et est dirigée vers la pastille, cette impulsion 13 ayant une énergie d'environ 1 à 2 joules et une durée de 10 à 10 seconde. Cette impulsions provoque la vaporisation de la pastille 12 et une ionisation faible de la vapeur résultante. Un second groupe d'impulsions 14 d'une énergie d'environ 200 à 400 joules et d'une durée d'environ 1O'8 à 10'10 seconde est fourni par la source Il et ces impulsions sont focalisées à partir de différentes directions sur le plasma faiblement ionisé, ces directions étant d'une façon générale opposées à la direction de la première impulsion 13, par exemple à partir des sommets d'un polygone équilatéral de surfaces réflectrices 16, par exemple, qui, sur la figure 1, sont représentées par trois directions. Les impulsions 14 suivent immédiatement l'impulsion 13, et elles sont utilisées pour induire des ondes de pression qui, quand elles se propagent vers l'intérieur, agissent pour la mise en forme dense et le confinement du plasma. Le résultat est une pyramide à cotés multiples de surfaces convaves de grande densité, dont la base est constituée par du plasma dont la densité est suffisamment faible pour permettre la pénétration des radiations consécutives du laser. Une impulsion finale de laser 5 focalisée dirigée vers la base de la pyramide considérée ci-dessus à partir de la source 11 suit immédiatement l'impulsion 14 pour l'allumage du plasma densifié. Cette impulsion finale 15 a une énergie d'environ 105 joules et une durée d'environ -11 à 9 å 1Q 1 seconde, et elle est dirigée sur le plasma dans la meme direc- tion que la première impulsion du laser. Les réactions de fusion résultantes continuent après cette impulsion finale jusqu'à prendre fin du fait de la détente du plasma. Ensuite, les étapes ci-dessus sont répétées pour chacune des pastilles injectées suivantes jusqu'à ce qu'il soit désiré d'arreter le fonctionnement. Comme il a été indiqué ci-dessus, toutes les impulsions peuvent etre dérivées d'un même laser avec une commande appropriée et l'uti- lisation de miroirs pour obtenir les secondes impulsions multiples 14. Par l'utilisation des premières impulsions initiales et des secondes impulsions préparatoires dans le système de la figure 1, l'énergie nécessaire de l'iwpul- sion principale d'allumage est abaissée d'environ 107 d 108 joules nécessaires dans le système à laser unique de la demande de brevet des Ztats-Unis d'Amérique n0 10.516 précitée à environ 105 joules, et peut-etre moins, eui- vant la présente invention. Un code de calculatrice à deux dimensions a été écrit pour la vaporisation, l'adaptation du plasma et le'processus séquentiel thermonucléaire de combustion D-T mentionnés ci-dessus. Ce code a été utilisé pour déterminer le flux sortant de, neutrons pendant la partie de combustion de D-T en fonction du temps. La figure 2 montre le résultat pour des paramètres particuliers. Les paramètres pour ce calcul sont : dimension des pastilles 5 s, durée totale des impulsions préalables (première et secondes) 2 x 10 9 seconde, énergie totale des impulsions préalables383 joules, la dree 2 l'impulsion d'allumage 1,5 x 10'10 seconde, énergie des impulsions d'allumage 1,5 x 10' joules. Un point critique de dépassement pour lequel l'énergie produite par le système est supérieure à l'énergie fournie au laser est indiqué sur la figure 2.Le processus d'absorption dans le mécanisme de chauffagedu plasma résulte entièrement des collisions et,par suite, il est estimé que la valeur 105 joules est une estimation prudente de l'énergie minimale nécessaire pour un fonctionnement efficace. I1 est souligné que le processus ci-dessus a lieu principalement en ra son de la conduction très élevée d'électrons thermiques qui étale l'énergie fournie bien plus rapidement que l'établissement des asymétries. La figure 3 montre comment le processus décrit ci-dessus peut etre utilisé dans le cas d'une cuve de réacteur et des éléments auxiliaires pour la production d'électricité à partir de réactions de fusion thermonucléaire. La figure 3 représente une cuve sous pression de réacteur qui peut avoir un diamètre de 3,80 m, avec une épaisseur de paroi de 250 mm suivant le diamètre. cette cuve étant en acier allié ou en niobium par exemple. La cuve 20 comporte une entrée tangentielle 28 pour l'introduction du lithium liquide pour établir une masse tourbillonnante 31 de lithium, avec un vide ou cavité centrale 32. Dans la pratique, plusieurs entrées pour le lithium peuvent être utilisées pour établir une région vide ou une cavité d'une forme déterminée, par exemple d'un diamètre sensiblement constant. Une seconde entrée 21, pour l'injection des ensembles à pastilles de combustible et des faisceaux d'un laser 11', et une sortie 22 pour le lithium sont alignées axialement sur l'axe de la cavité 32. Un système d'allmentation en pastilles de combustible, non représenté, envoie périodiquement (un à la fois) des ensembles à pastilles 33 dans la cavité 32 à l'intérieur de la cuve sous pression 20. I1 doit etre compris que le laser il: : est bien plus éloigné de la cuve sous pression 20 que suivant la représentation, que le porte-combustible 33 est substantiellement plus petit que ce lu représenté pour faciliter la représentation, et que l'entrée 21 est suffisamment large non seulement pour lasser la place pour l'injection des ensembles 33, mais aussi pour permettre une ligne de vue directe pour les faisceaux pulsés 13', 14', et 15' de la source L1' vers la pastille de combustible 36, suivant la représentation. Par exemple, l'entrée 21 peut etre ovale. L'ensemble porte-combustible 33 comporte une coquille de forme aérodynamique 34 avec une cavité 35 ouverte à l'arrière. Une pastille 36 est logée dans cette cavité 35, cette pastille étant par exemple du combustible congelé D-T, et la pastille étant supportée par un pilier 34. La forme de la partie intérieure de la cavité 35 est telle qu'elle constitue des surfaces de miroirs 38 pour réfléchir les faisceaux 14' de lumière du laser. Les surfaces 38 peuvent etre des parties de surfaces coniques, ou bien peuvent etre des surfaces planes individuelles. En variante, chaque pastille de combustible peut comporter un revêtement s'écaillant quand la première impulsion 13' du laser la frappe pour former des surfaces réfléchissantes pour dévier les secondes impulsions multiples du laser 14' vers la pastille de combustible. Le circuit pour le lithium liquide du système de la figure 3 est complété par raccordement de la sortie 22 à un échangeur de chaleur 23 dont la sortie est raccordée à une pompe 24 pour le renvoi du lithium liquide à l'entrée 26. Comme il est important qu'il existe des bulles de gaz dans le lithium liquide 31, une source de gaz inerte 25 peut etre raccordée à la pompe 24, aux ajutages tangentiels de la cuve sous pression ou à d'autres points convenables du système. Il doit etre compris que le système peut fonctionner sans addition de bulles de gaz inerte si cela est désiré, les parois de la cuve sous pression étant plus épaisses dans ce cas. Cependant, il est préférable d'utiliser des bulles de gaz. L'échangeur de chaleur 23 est associé å un système de récupération du tritium et å un équipement générateur d'électricité (non représenté) de la façon décrite dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 10.516 précitée. 11 doit etre compris que le lithium liquide est chauffé au démarrage du fonctionnement jusqu'a la température désirée de fonctionnement par un dispositif convenable, non représenté. Le lithium est pompé avec un débit de 5,4 m /mn å travers la cuve du réacteur, avec addition d'une quantité suffisante de gaz pour réduire sa densité moyenne d'environ 5%. La température de fonctionnement du lithium est maintenue environ entre 4800C et 9800C, par exemple, d'après la matière utilisée pour la cuve sous pression. Pendant le fonctionnement du système de la figure 3, les ensembles 33 contenant les pastilles 36 de combustible congelé sont injectés un å un jusqu'à la position représentée dans la zone de cavité 32 et, a ce moment, les faisceaux d'impulsions séquentielles 13', 14' et 15' du laser ayant les memes niveaux d'énergie et les memes durées que les faisceaux représentés sur la figure 1 sont dirigés séquentielîement sur la pastille 36 pour obtenir de façon optimale l'ionisation, la configuration de densité du plasma et la fusion du coibustible. Cette séquence d'envoi des pastilles et des faisceaux du laser dirigés séquentiellement est répétée b des intervalles sélectionnés de 1 à 30 s. I1 doit etre compris que chaque ensemble 33 est complètement désintégré avant qu'un autre ensemble similaire soit injecté dans la cuve sous pression. La libération résultante d'énergie du fait des réactions de fusion provoque une augmentation d'environ 550C de la température initiale, ce qui correspond à la production d'une énergie thermique de 50 à 1 000 NW. Le lithium circulant transfère ensuite une partie de sa chaleur dans l'échangeur de chaleur 23.Cette chaleur peut etre utilisée pour provoquer l'ébullition d'un fluide de travail d'un système å cycle de Rankine ou pour chauffer un gaz pour un cycle de Brayton, d'une façon classique. I1 doit etre noté que l'entrée 21 de la cuve sous pression peut etre relativement longue avec un profil de la surface intérieure comportant un certain nombre de déflecteurs comme dans le cas de la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique ne 10.516 précitée. Cette structure est utilisée pour atténuer l'onde de souffle remontant à travers l'entrée 21 du fait de chaque réaction de fusion ayant lieu dans la cuve sous pression, et aussi elle est efficace pour empecher les éclaboussures de liquide vers l'entrée. I1 doit etre noté qu'après chaque réaction de fusion, le moment de rotation dans le lithium présent dans la cuve sous pression aide à rétablir la région creuse parce que le débit de lithium dans un cas typique peut etre suffisant pour qu'environ 50% du lithium de la cuve soient remplacés à chaque cycle.Le débit de lithium chauffé de 5,4 m3/s indiqué ci-dessus à travers le réacteur maintiendra l'augmentation moyenne de la température du lithium d'environ 550C pendant le fonctionnement, ce qui est désirable pour maintenir les contraintes thermiques & une valeur modérée. Le lithium liquide chauffé contenant les bulles de gaz inerte et circulant à travers le réacteur sert non seulement comme amortisseur pour les ondes de souffle engendrées du fait des réactions de fusion thermonucléaire ayant lieu à l'allumage de chaque pastille, mais aussi comme moyen pour engendrer du tritium et pour capturer l'énergie des neutrons rapides sous la forme de chaleur du fait du ralentissement et de l'absorption des neutrons et aussi pour minimiser tout endommagement par les radiations de la paroi de la cuve sous pression du réacteur.DP plus, comme les réactions thermonucléaires sont essentiellement confinéescomplè tement par le lithium liquide chauffé au lieu d'etre confinées par des parois métalliques comme c'est le cas dans les réacteurs antérieurs décrits dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 10.516 précitée, aucun champ magnétique n'est nécessaire pour confiner les produits de réaction parce qu'ils sont essentiellement isolés par le lithium liquide circulant. Le taux de surgénération du tritium dans le système de la figure 3 est environ le même que celui du système suivant la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 10.516 précitée, c'est-à-dire au moins 1,5.Un système associé l'échangeur de chaleur 23 pour la récupération du tritium engendré dans le lithium liquide 31 pendant son passage à travers la cuve 20 du réacteur de la figure 3 et un système générateur d'électricité associé cet échangeur de chaleur sont les mêmes que ceux décrits dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 10.516 précitée. Comme il a été indiqué ci-dessus, le système selon l'invention peut etre utilisé avec n'importe laquelle des cuves sous pression des réacteurs de la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 10.516 précitée, qui montre différents moyens pour provoquer la circulation du lithium liquide à travers les différentes cuves sous pression considérées. Les avantages de la présente invention sont essentiellement les memes que ceux du système décrit dans la demande de brevet précitée. Par exemple, le prix de revient de la cuve sous pression est sensiblement inférieur à celui des réacteurs nécessitant des champs magnétiques, l'utilisation des neutrons par le présent système est excellente parce que le taux de génération du tritium d'au moins 1,5 peut etre obtenu d'une façon systématique et parce que la présente invention peut etre particulièrement utile pour les systèmes de propulsion des navires en raison de la réduction considérable des dimensions et du poids de la cuve sous pression et des problèmes de sécurité nucléaire. De plus, le système selon l'invention est plus efficace que le système ante- rieur du fait qu'il ne demande qu'une énergie d'alimentation plus faible pour le laser pour obtenir le point critique de dépassement considéré ci-dessus, ce-qui se traduit par un fonctionnement avec un meilleur rendement et une augmentation d'au moins cent fois de l'énergie utile par rapport au système antérieur. I1 doit etre compris que l'invention n'est pas limitée l'utilisation de pastilles congelées de deutérium-tritium, et qu'elle peut aussi etre mise en oeuvre en utilisant des pastilles congelées de deutérium ou des pastilles congelées de D-3He, si désiré. il doit aussi etre compris que l'invention n'est pas limitée à l'utilisation de lithium liquide proprement dit, mais qu'elle peut etre mise en oeuvre en utilisant un composé liquide de fluorure de lithiumet de béryllium ou d'autres composés contenant du lithium Bien entendu, la description qui précède n'est pas limitative et l'invention peut etre mise en oeuvre suivant d'autres variantes, sans que l'on sorte de son cadre. R E V t N D I C A T I O N S 1 Procédé pour faire fonctionner un réacteur tnermonucléaire comportant l'envoi de lithium liquide chaud tangentiellement dans une cuve sous pression à partir d'un échangeur de chaleur et ensuite l'envoi de ce lithium à partir de la cuve vers l'échangeur de chaleur de façon telle qu'une zone centrale creuse soit formée dans la cuve sous pression, l'injection périodique de pastilles congelées de combustible thermonucléaire individuellement dans la région de cette cavité, l'envoi d'un faisceau d'un laser dans cette cavité sur le trajet d'injection des pastilles de combustible pour provoquer des réactions de fusion dans les pastilles et la production de tritium dans le lithium liquide à l'intérieur de la cuve sous pression par les neutrons rapides résultant des réactions, l'évacuation du tritium dans l'échangeur de chaleur et l'utilîsatinn de la chaleur extraite dans l'échangeur de chaleur pour faire fonctionner une turbine à vapeur pour la production d'électricitS, caractérisé par la division du faisceau du laser en plusieurs impulsions de laser déclenchées séquentieliement, la premier impulsion du laser d'une énergie et d'une durée sélectionnées étant dirigée dans la région de la cavité sur le trajet de la pastille de combustible injectée individuellement pour provoquer la vaporisation et l'ionisation Eaible de la pastille pour la formation d'un plasma, ensuite l'envoi simultanément dans le plasma formé de plusieurs seconds faisceaux pulsés du laser immédiatement après le premier faisceau pulsé du iaser, ces seconds faisceaux ayant une seconde énergie sélectionnée supérieure et une durée inférieure à celles du premier faisceau pulsé du laser, du fait de plusieurs surfaces réfléchissantes situées en dessous du plasma formé pour la mise en forme de la densité du plasma, l'envoi o'un troisième faisceau du laser d'allumage de grande énergie ayant une troisième énergie substantiellement supérieure sélectionnée et une durée encore inférieure à celles des seconds faisceaux du laser et étant dirigé directement dans le plasma ayant les densités adaptées, immédiatement après les seconds faisceaux du laser, pour provoquer des réactions de fusion dans ce plasma dans la région de la cavité, et la répétition de ces étapes d'envoi séquentiel du premier, du second et du troisième faisceaux pulsés du laser dans chacune des pastilles de combustible consécutives injectées individuellement pour obtenir la production optimale d'énergie b la sortie du réacteur. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par l'injection de bulles d'un gaz inerte dans le lithium liquide avant son envoi dans la cuve sous pression, 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les pastilles de combustible congelé sont choisies dans le groupe constitué par le deutérium-tritium, le deutérium et le deutérium-3He. 4. Procédé selon la revendication 3,caractérisE en ce que les pastilles de combustible sont en deutérium-tritium. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que le premier faisceau pulsé du laser a une énergie de 1 à 2 joules et une durée de 10 8 à 10'9 seconde, les faisceaux pulsés du second groupe ont une énergie de 200 à 400 joules et une durée de lO 10-8 10'10 seconde, et le troisième faisceau pulsé du laser a une énergie d'environ 1Q5 joules et une durée de 10 9 à 10 11 seconde. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le débit de lithium liquide à travers la cuve sous pression est maintenu à environ 5,4 m3/mn et la température de fonctionnement du lithium liquide est maintenue à une valeur choisie dans la plage de 480"C à 9800C. 7. Réacteur à fusion, caractérisé par une pastille de combustible thermonucléaire, au moins un laser, un dispositif pour produire une séquence rythmée d'impulsions du laser d'énergies croissant successivement, un dispositif pour diriger l'énergie de la première de ces impulsions sur un côté de la pastille à partir d'un premier emplacement pour vaporiser la pastille et ioniser la vapeur résultante pour former un plasma, un dispositif pour focaliser l'énergie d'au moins une seconde des impulsions sur le plasma à partir d'au moins trois emplacements situés sur le coté opposé du plasma par rapport au premier explacement pour mettre en forme et confiner le plasma, et un dispositif pour diriger l'énergie d'une troisième des impulsions sur le plasma à partir de 'l'emplacement se trouvant sur le meme côté du plasma que le premier emplacement pour démarrer la réaction thermonucléaire dans le plasma.