La présente invention concerne d'une manière générale les cisailles, et vise plus particulièrement celles mises en oeuvre par les couvreurs pour la découpe d'éléments de couverture tels que plaques d'amiante ciment ou ardoises par exemple. Les cisailles dece type les plus courantes à ce jour comportent un bâti à table de travail présentant une fente et un couteau monté pivotant par rapport à ee bats, dans le plan de ladite fente. Ces cisailles ont pour inconvénient que l'effet de coin dû au couteau conduit fréquemment à un éclatement intempestif, en fin de coupe, des pièces travaillées Il a également été proposé à ce jour une cisaille dans laquelle, a un tel couteau monté pivotant, il est substitué un chariot de travail, qui est monté mobile sur un rail de guidage, parallèlement 9 la fente de la table de travail, au-dessus de celle ci, et qui est équipé d'un disque de coupe rotatif partiellement engagé par sa périphérie dans ladite fente. Mais, dans les réalisations de ce type connues à ce jour, les conditions de guidage du chariot de travail sur le rail sur lequel il est engagé manque le plus souvent de rigueurs en sorte que la coupe effectuée par le disque porté par ce chariot de travail est fréquemment plus ou moins irrégulière. La raison peut en etre trouvée d'une part dans la structure mtme du rail de guidage, qui présente une section transversale trop étroite pour être réellement rigide, et d'autre part dans la structure également du chariot de travail, qui est un simple étrier susceptible de jouer plus ou moins par rapport à ce rail de guidage. La présente invention a d'une manière générale pour objet une cisaille propre à une coupe rigoureuse des pièces travaillées. Cette cisaille, qui est du genre comportant un bati à table de travail présentant une fente, un rail de guidage porté par le dit b ti au-dessus de ladite fente, et un chariot de travail monté mobile sur ledit rail de guidage, ledit chariot de travail étant muni de galets de roulement par lesquels il porte sur le rail et étant équipé d'un disque de coupe rotatif partiellement engagé par sa périphérie dans la fente de la table de travail, est caractérisée en ce que, selon un premier aspect, le rail de guidage présente longitudinalement trois faces actives, c'est-à-dire trois faces avec chacune desquelles coopère au moins un galet de roulement, et en ce que, transversalement, lesdites faces actives sont obliques deux à deux les unes par rapport aux autres. De préférence, la section transversale de ce rail de guidage est un hexagone régulier, et ses faces actives alternent avec des faces inactives. Quoi qu'il en soit, par le nombre mEme de faces actives qu' il comporte, le rail de guidage de la cisaille suivant l'invention présente avantageusement un moment d'inertie transversal élevé, garant d'une bonne rigidité, et donc favorable à une bonne rigueur dans les coupes effectuées. En outre, par le nombre élevé de galets de roulement qu'il permet de mettre en oeuvre, un bon guidage du chariot de travail est avantageusement assuré, ce qui est également favorable à la régularité des coupes effectuées. Enfin, suivant un autre aspect, ce chariot de travail est, selon l'invention, de préférence formé de deux coquilles massives, en métal moulé par exemple, convenablement assemblées l'une à l'autre, par exemple par des vis, et enserrant conjointement le rail de guidage, par l'intermédiaire des galets de roulement. Ainsi, après l'assemblage de ces deux coquilles conduisant à la formation du chariot de travail recherché, celui-ci vient épouser de manière rigoureuse le rail de guidage autour duquel il est établi et il forme dès lors sur celui-ci un ensemble suffisamment rigide pour qu'aucune déformation ultérieure vis-à-vis de ce rail ne soit à en crainre, ce qui est favorable à l'obten- tion permanente d'une coupe régulière pour les pièces travaillées. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins schématiques annexés sur lesquels la figure 1 est une vue en perspective d'une cisaille suivant l'invention la figure 2 en est, à échelle supérieure, une vue partielle en élévation latérale, suivant la flèche II de la figure 1; la figure 3 en est une vue en coupe transversale, suivant la ligne brisée III-III de la figure 2. Conformément à la forme de réalisation représentée sur ces figures, la cisaille suivant l'invention comporte un bâti 10, à table de travail il présentant longitudinalement une fente 12. Dans l'exemple de réalisation représenté, la table de travail 11 est formée par deux tabliers en tôle 13A 13B, qui sont disposés côte à cote, à distance l'un de l'autre, pour constitu tion de la fente 12, et qui sont chacun portés, à leurs extrémités, par deux piétements 15. Au-dessusde la fente 1, et parallèlement à celle-ci, le bati 10 porte un rail de guidage 17 ; dans l'exemple de réalisation représenté, il comporte à cet effet, à chacune de ses extrémités, deux piédroits 18, qui enserrent l'extrémité correspondante du rail de guidage 17, et auxquels celui-ci est solidarisé, par exemple à l'aide de vis (non détaillées). Sur le rail de guidage 17 est monté mobile un chariot de travail 20, et celui-ci porte sur ce rail de guidage par l'intermédiaire de galets de roulement. Suivant l'invention, le rail de guidage présente longitudinalement trois faces actives, c'est-à-dire trois faces avec chacune desquelles coopère au moins un galet de roulement, et, transversalement, lesdites faces actives sont obliques deux à deux les unes par rapport aux autres. Ainsi qu'il est mieux visible sur la figure 3, la section transversale de ce rail de guidage est, en pratique, un hexagone régulier, en sorte qu'il présente longitudinalement six faces transversalement inclinées à 1200 l'une par rapport à l'autre. Ainsi qu'il apparaîtra ci-après, trois de ces faces forment des faces actives, en alternance avec des faces inactives, et 1' une d'elles est parallèle à la table de travail il ; il s'agit de la face inférieure du rail de guidage 17, c'est-à-dire de sa face tournée vers la table de travail 11. Suivant l'invention également, ce chariot de travail 20 est formé de deux coquilles massives 21A 21B, en métal moulé par exemple, aluminium notamment, et chacune d'elles est équipée individuellement de deux galets de roulement 22A, 22B destinés à porter, respectivement, sur les faces latérales supérieures 23A, 23B du rail de guidage 17, qui forment donc ainsi deux des faces actives de celui-ci. Ces galets de roulement 22A 22B sont implantés à la faveur de fentes 24A, 24B prévues obliquement à cet effet dans les coquilles 21A, 21B au droit des faces 23A, 23B du rail de guidage 17, et ces fentes 2-4A 24B sont recoupées transversalement par des perçages 25A, 25B propres à l'implantation d'axes de rotation 26A, 26B, sur lesquels les galets de roulement 22A, 22B sont montés rotatifs, éventuellement par l'intermédiaire d'un roulement à billes, et dont les extrémités sont filetées, pour leur engagement à vissage dans l'extrémité correspondante, taraudée à cet effet, des perçages 25A, 25B. En outre, les coquilles 21A, 21B portent conjointement, en dessous du rail 17, deux galets de roulement 28 destinés à coopérer avec la face inférieure 29 de ce rail de guidage qui forme la troisième face active de celui-ci. Ces galets de roulement 28 sont implantés à la faveur de décrochements 29A 29B des coquilles 22A, 2LB et sont montés rotatifs sur des axes 30 engagés, i l'une de leurs extrémités, dans des perçages 31A de la coquille 21A, et, à l'autre de leurs extrémités, dans des perçages 31B de la coquille 2lB. Ainsi, suivant l'invention, des galets de roulement sont prévus sur trois alternées des faces du rail de guidage 17, qui en forment les trois faces actives. A leur partie inférieure, les coquilles 21A, 21B forment conjointement une chape 33 à la faveur de laquelle le chariot de travail 20 qu'elles constituent est équipé d'un disque de coupe 34, qui est monté rotatif autour d'un axe 35 établi d'une de ces coquilles 21A, 21B à l'autre, et qui est engagé par sa périphérie dans la fente 12 dela table de travail 11. De préférence, et tel que représenté, les coquilles 21A, 21B sont identiques, ce qui rend avantageusement plus économique leur réalisation. Quoi qu'il en soit, elles sont convenablement assemblées 1' une à l'autre, en enserrant conjointement le rail de guidage 17, par l'intermédiaire des galets de roulement 22A, 22B d'une part, et 28 d'autre part, qu'elles portent. Dans l'exemple de réalisation représenté, l'assemblage des coquilles 21A, 21B est assuré par des vis. Du côté du galet de roulement 28, une telle vis est formée par l'axe 35 sur lequel le disque de coupe 34 est monté rotatif. Du cté des galets de roulement 22A, 22B, deux vis spécifiques 41 sont prévues. Suivant un aspect de 1 invention, un jeu 43 est laissé entre les coquilles 21A, 21B au moins d'un côté du rail de guidage 17; il s'agit, en pratique, dans l'exemple de réalisation représenté, du côté du rail 17 portant les faces latérales 23A, 23B avec lesquelles coopèrent les galets de roulement 22A, 22B. Ainsi, par action sur les vis d'assemblage 41 des coquilles de moulage 21A, 21B, tout jeu entre le chariot de travail 20 cons titué par celles-ci, d'une part, et le rail de guidage 17, d'autre part, est évité. Autrement dit, par action sur les vis 41, on peut ajuster de manière rigoureuse et indéformable, le chariot de travail 20 sur le rail de guidage 17, en réglant la tension des galets de roulement interposés entre ces organes, c'est-à-dire la pression suivant laquelle ces galets de roulement s'appliquent au rail de guidage 17. On notera que ces galets de roulement sont à surface de roulement cylindrique, et que les faces actives correspondantes du rail de guidage 17 sont planes ; par suite, lors d'un tel réglage, les galets de roulement peuvent librement glisser au contact des dites faces actives. Enfin, dans l'exemple de réalisation représenté, le chariot de travail 20 est équipé d'une poignée 45 pour sa manipulation, cette poignée étant portée en bout de bras coudés 46A, 46B fixés à leur autre extrémité aux coquilles 22A, 22B, par des vis 47A, 47B. Une pièce à découper étant placée sur la table de travail 11, il suffit de déplacer à son contact le chariot de travail 20, le long du rail de guidage 17, pour obtenir la taille de cette pièce, au droit dega fente 12 de la table de travail 11. Bien entendu la présente invention ne se limite pas à la forme de réalisation décrite et représentée, mais englobe toute variante d'exécution. En particulier, on n'échapperait pas au domaine de l'inven- tion en modifiant la section transversale du rail de guidage. I1 n'est en effet pas indispensable que celle-ci soit formée d'un hexagone régulier, ni mEme d'un hexagone. I1 suffit en effet qu'elle comporte trois faces actives obliques deux à deux, et de préférence trois faces inclinées à 120 l'une par rapport à l'autre. REVENDICATIONS 1) Cisaille, notamment pour couvreur, du genre comportant un bâti à table de travail présentant une fente, un rail de guidage porté par ledit bati au dessus de ladite fente, et un chariot de travail monté mobile sur ledit rail de guidage, ledit chariot de travail étant muni de galets de roulement par lesquels il porte sur le rail et étant équipé d'un disque de coupe rotatif partiellement engagé par sa périphérie dans la fente de la table de travail, caractérisée en ce que le rail de guidage présente longitudinalement trois faces actives, c'est-à-dire trois faces avec chacune desquelles coopère au moins un galet de roulement, et en ce que, transversalement lesdites faces actives sont obliques deux à deux les unes par rapport aux autres. 2) Cisaille suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les faces actives du rail sont transversalement inclinées à 1200 l'une par rapport à l'autre. 3) Cisaille suivant la revendication 2, caractérisée en ce que la section transversale du rail de guidage est un hexagone régulier. 4) Cisaille suivant la revendication 3, caractérisée en ce que les faces actives du rail. de guidage alternent avec des faces inactives. 5) Cisaille suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que l'une des faces actives du rail de guidage est parallèle à la table de travail. 6) Cisaille suivant la révendication 5, caractérisée en ce que celle des faces actives du rail de guidage qui est parallèle à la table de travail est sa face inférieure, c'est-à-dire celle tournée vers ladite table de travail. 7) Cisaille suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que, pour chaque face active du rail de guidage, il y a deux galets de roulement. 8) Cisaille suivant l'une quelconque des revendications l à 7, caractérisée en ce que le chariot de travail est formé de deux coquilles massives, en métal moulé par exemple, convenablement assemblées l'une à l'autre, par exemple par des vis, et enserrant conjointement le rail de guidage, par l'intermédiaire des galets de roulement. 9) Cisaille suivant la revendication 8, caractérisée en ce que les deux coquilles constitutives du chariot de travail sont identiques l'une à l'autre. 10) Cisaille suivant l'une quelconque des revendications 8, 9, caractérisée en ce que, d'un cté au moins du rail de guidage, il subsiste un jeu entre les coquilles constitutives du chariot de guidage.