L'invention concerne un appareil d'enracinement. La culture de plantes, par exemple d'arbustes ornementaux et de boutures, est une activité sensible à la saison et liée à la saison. L'exposition des plantes ne peut pas avoir lieu toute l'année. Pour les centres grainiers et les pépinières exportant des végétaux ligneux, cela voudrait dire que l'exploitation des plantes a un déroulement irrégulier dans le temps. Pour rendre cette situation plus uniforme, on a eu souvent recours à la culture en bacs dans laquelle on utilise des unités séparées ou bacs à plantes. Dans ceux-ci s'effectue le processus de croissance ou l'enracinement des plantes et les plantes convenablement cultivées peuvent encore être exposées, même en été, une fois retirées du bac. Dans l'exécution de cette culture en bacs, en ce qui concerne les récipients utilisés, il existe une analogie avec l'entretien de plantes en pots dans les habitations, qui peut pratiquement s'appeler aussi culture en bacs et qui, ainsi qu'il est connu depuis toujours, s'effectue donc dans des récipients ayant une forme symétrique en rotation au moins intérieurement, par exemple en forme de tronc de cône. Les bacs à plantes connus pour la culture en bacs se trouvent en différentes dimensions, souvent en matière synthétique flexible, le fond étant muni de trous, le plus souvent au nombre de trois, pour l'évacuation d'eau. Un inconvénient des bacs à plantes connus essentiellement fabriqués en matière synthétique est qu'ils sont durables de façon pratiquement illimitée de sorte qu'après l'usage, il faut ou bien les garder en réserve, ce qui restreint donc la place disponible, ou bien les jeter ou les détruire. De cette façon, aux Pays-Bas, quelques millions de bacs et dans beaucoup d'autres pays comme le Danemark et la République Fédérale d'Allemagne, quelques millions de marks par an sont détruits de sorte qu'ils causent une pollution de forme quelconque. En outre, les bacs susdits sont relativement coûteux et exilent donc de l'horticulteur un investissement notable. L'invention a pour but de fournir des bacs au moyen desquels on fait pousser des plantes et on les enracine "en vrac", cas où les inconvénients susdits n'existent pas ou du moins dans une mesure notablement moindre pour ces récipients. La solution selon l'invention part de cette idée que si l'on donne aux récipients une forme telle que leur section présente des côtés rectilignes, il est ainsi possible en principe de faire pousser et d'enraciner les plantes dans des récipients individuels qui sont réunis en un appareil composé de dimension notablement restreinte mais réglable, tandis que d'autre part on peut effectuer à volonté un démontage complet tandis que l'ensemble peut être fabriqué en matière peu coûteuse et facile à travailler, par exemple en matière synthétique. L'invention fournit un appareil d'enracinement caractérisé par une grille divisée en cases dont la section présente des côtés non courbes. De préférence, l'appareil selon l'invention est de forme rectangulaire et il est muni des deux co tés, en direction longitudinale, d'un cadre formé de traverses en bois, la grille étant détachable en ses éléments tandis que les cases présentent une section carré. La grille, qui est disposée à l'intérieur du cadre, peut être composée de plaques de matière synthétique relativement minces qui, également de manière en elle-même connue, sont-munies, par le grand côté et perpendiculairement à celui-ci, de fentes prolongées jusqu'à l'axe, normalement situées à des espacements uniformes. De façon connue, on peut alors réaliser de façon simple un assemblage d'angle démontable en glissant deux plaques l'une dans l'autre, en position tournée l'une vers l'autre, dans la région des fentes, les fentes étant aussi tournées l'une vers l'autre. De cette manière, on peut de façon simple et rapide, dans un espace entouré par exemple par des traverses en bois et ayant une longueur de plusieurs douzaines de mètres et une largeur de 2 à 3 m, munir d'une grille démontable un espace ayant les dimensions d'une plate-bande normale, sans problèmes, les cases avec leurs parois formées de plaques servant chacune à une piante à enraciner Bien entendu, on peut munir les plaques de fentes disposées à un espacement irrégulier. I1 est ainsi possible de composer une grille dont les cases sont différentes aussi bien par leur forme que par leur grandeur. Si les plantes ayant poussé dans les bacs et enraci cinées dans ceux-ci conviennent par exemple à la transplantation ou à la vente, on peut les retirer simplement des bacs ou des cases en s'abstenant d'arroser quelque temps auparavant le contenu des bacs ou d'appliquer de l'eau, autrement dit en le laissant sécher quelque peu. Par suite, le contenu se ratatine, se détache des parois des cases et peut être retiré de la case avec toute la plante. La grande uniformité avec laquelle on peut assembler la grille permet notamment, dans le mode d'exécution préférentiel de l'appareil selon l'invention, de mécaniser partiellement le processus de culture et l'entretien des plantes. Ainsi, avec les traverses en bois, des deux cotés longitudinaux du cadre comme voie pour les roues d'un véhicule mobile, on peut munir un tel véhicule d'appareils pouvant servir par exemple à arroser les plantes de façon dosée ou à y pulvériser une composition liquide d'insecticides etc., en faisant de préférence passer le véhicule sur les traverses suivant un programme réglable et en assurant, bien entendu, que le véhicule ne puisse pas quitter la voie de traverse en bois. On expliquera plus précisément l'invention à propos d'un exemple d'exécution représenté par les dessins sur lesquels: la figure 1 est une perspective d'un appareil d'enracinement selon l'invention; la figure 2 une soupe suivant la ligne II-II de la figure 1 et la figure 3 une élévation d'un élément de grille. Sur la figure 1, on a désigné par 1 le cadre de l'appareil selon l'invention, composé de traverses en bois 2. A l'intérieur du cadre, l'espacement est divisé par une grille 3 en cases 10 qui ont une section rectangulaire ou carrée, les cases 10 formant autant de récipients pour les plantes. Par la figure 2, on voit de quelle façon l'appareil peut être assemblé. Autour d'une toile de fonf en forme de bande allongée 5 de matière imperméable à l'eau, par exemple de matière synthétique, est disposé un cadre formé de traverses en bois 2. Ensuite, on dispose librement à l'intérieur du cadre en traverses une grille fabriquée en minces plaques de matière synthétique 4, comme celles de la figure 3, munies de fentes de montage 9 dans la région desquelles on peut glisser les plantes l'une dans l'autre pour assembler une grille démontable. Dans chacune des cases 10 ainsi formées, on dispose une couche de sable 6 sur le fond formé par la partie de la toile 5 qui s'y trouve et ensuite, on place encore dans la case des matières telles que du terreau, nécessaires et désirables pour la croissance et l'enracinement des plantes. On veille à ce que les traverses en bois 2 ne reposent pas sur la bande de matière synthétique 6 mais autour de celleci de sorte que l'eau en excès peut facilement s'écouler à travers la fente 7 entre le cadre I et la bande de matière synthétique 6 et ensuite sur le fond. On a indiqué par 8 un sentier prévu des deux côtés de l'appareil et que l'on peut utiliser pour l'entretien des plantes. Selon un autre mode d'exécution avantageux, non représenté, les côtés longitudinaux de la grille 3 ne sont pas munis de traverses en bois mais toute la grille 3 est composée de plaques de matière synthétique 4. Les deux plaques longitudinales extérieures de la grille 3 sont un peu plus épaisses que les autres plaques 4. Les plaques longitudinales peuvent avoir une épaisseur de 3 mm et les autres plaques une épaisseur de 2 mm. De telles plaques peuvent être assemblées chez le fabricant en une grille préfabriquée qui, par la flexibilité de la matière utilisée, permet de déplacer l'une vers l'autre les deux plaques longitudinales extérieures en exerçant un effort de cisaillement, les autres plaques longitudinales intermédiaires et les plaques transversales étant articulées entre elles dans la région des côtés d'angle des cases 10. On obtient ainsi un paquet comprimé, allongé et plat, facile à transporter sur un camion jusqu'au cultivateur. Au moyen d'un effort de cisaillement en sens opposé, on peut reformer la grille. Lorsqu'on travaille mécaniquement des plantes cultivées dans une grille de ce genre, à l'aide d'un véhicule, on fait passer les roues de part et d'autre sur les sentiers 8. REVENDTCATIONS 1) Appareil d'enracinement caractérisé par une grille divisée en cases ayant une section à côtés non courbes. 2) Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il est de forme rectangulaire et muni, des deux côtés, en direction longitudinale, d'un cadre formé de traverses en bois, la grille pouvant être démontée en ses éléments tandis que les cases ont une section carrée.