Le risque incendie, le plus à craindre et de beaucoup le plus grave, est celui résultant de ltécoulement de la réserve de combustible au voisinage des points chauds, le tuyau d'échappement principalement, ou un court-circuit, fait fréquent lors d'un accident, en l'absence d'un coupebatterie. L'origine de la fuite a deux causes principales a) une déformation du réservoir occasionnant un éclatement de la paroi métallique. b) une perforation. La première cause peut être limitée dans ses effets par un premier doublage intérieur en plastique moulé (1) se distendant sans se rompre (type caoutchouc) et la deuxième par un second doublage intérieur au premier réalisé â l'aide d'un sac préformé (2) en plastique mince et souple, tout en étant suffisamment résistant aux perforations, de contenance, donc de surface sensiblement plus grande que celle du réservoir. Ce doublage mince intervient selon trois cas principaux, s'il y a perforation du réservoir et du premier plastique a) N'étant maintenu en place que par une pression très faible au cm2, le poids du liquide en fonction du niveau, sa surface moyenne d'appui étant plus grande que la surface de contact, il n'offre pas de résistance sensible. Il est donc en général refoulé et non perforé. b) S'il y a cependant perforation profonde, la pression du liquide vers l'orifice d'écoulement colle le "flou" de ce plastique sur le corps perforant, d'ou obturation sensible. c) Les deux plastiques étant perforés et si le corps perforant se retire, le mouvement du liquide provoque un décalage entre les deux couches dont les surfaces, comme les points d'appuis sont différents. Les trous ne coSncident pas quand les deux membranes sont collées par la pression extérieure. Pour prévenir un écoulement au niveau de la tubulure, pouvant résulter en particulier de l arrachement du bouchon de la tubulure de remplissage, le tuyau (3 > servant au gonflage du sac en plastique lors de sa mise en place, coupé au niveau de la valve, est refoulé dans le réservoir (3 b). Il ne gene en rien le remplissage, mais s'écrase et se ferme stil y a inclinaison ou renversement lors d'un accident. Le premier doublage est réalisable par extrusion. Un tube en matière thermoplastique, de longueur et d'épaisseur calculées est introduit à chaud par la tubulure de remplissage et soufflé contre les parois froides du réservoir où il prend forme, puis consistance. Il ne doit pas coller. Âpres refroidissement, les pourtours des orifices : jauge (4), tube essence (5), bouchon de vidange 46) sont enduits d'une colle non soluble aux divers carburants. Après séchage, ces ouvertures sont découpées. Le second doublage est constitué par un sac préformé introduit roulé par la tubulure, puis gonflé par-un tuyau le prolongeant se terminant par une valve. Pour faciliter une mise en place correcte sont prévues pour chaque ouverture des tétines (7) pouvant e t re saisies par les orifices. Pour les entrées, jauge, tube essence, bouchon de vidange, la rondelle de base de la tétine sera collée avant découpage de cette dernière. Pour l'orifice correspoddant à la jauge, la rondelle est doublée par une plaque (8) en plastique semi-rigide, destinée à maintenir le doublage souple au-dessus de l'espace nécessaire au bon fonctionnement de la jauge. Quand le niveau s'abaisse, le plastique fait toit, le faitage étant la plaque et la base la surface du réservoir au niveau du liquide. Le soufflage du premier doublage ne peut être réalisé qu'en usine ou par un spécialiste équipé. Par contre le sac préformé, fabriqué en série selon les marques et les types, peut être monté par un garagiste. La seule difficulté est le remplacement d'un plongeoir a essence soudé par un autre (9) fixé sur la paroi du réservoir par l'intermédiaire d'une rondelle métallique (10) vissée ou soudée. Un échange standard est évidemment possible avec un réservoir équipé par un spécialiste. REVENDICATIONS 1 - Dispositif destiné à limiter le risque incendie et prévenir l'explosion d'un réservoir métallique à carburant, l'obturation des fuites accidentelles étant assurée par un doublage intérieur réalisé par deux plastiques de caractéristiques différentes dont les effets s'ajoutent ou se complètent, et la mise en action d'un tuyau souple assurant l'obtura- tion de la tubulure de remplissage. 2 - Caractérisé selon la revendication 1, par un premier doublage en plastique moulé de bonne élasticité (type caoutchouc) réalisé par extrusion-soufflage, pouvant seul obturer une fissure résultant de la déformation du réservoir entraînant l'éclatement de la paroi métallique ou d'une soudure. 3 - Caractérisé selon la revendication 1, par un deuxième doublage, intérieur au premier, constitué par un sac préformé en plastique mince, d'un volume sensiblement supérieur à celui du premier, donc de surface plus grande, ne supportant qu'une faible pression au cm2. Son action complète celle du premier selon trois cas principaux : - le premier doublage étant perforé, il est refoulé, mais non perforé (cas le plus fréquent), - s'il y a perforation profonde des deux plastiques, la pression du liquide colle le "flou" sur le corps perforant, d' obturation sensi ble sinon entière, - les deux plastiques étant perforés et si le corps perforant se retire, les mouvements du liquide aident au décalage des deux membranes et les trous ne coincident pas. 4 - Caractérisé selon la revendication 1, par un tuyau en plastique souple lesté, refoulé de la tubulure de remplissage vers le fond9 du réservoir. Il ne gène pas le remplissage, mais s'écrase au cas de forte inclinaison, prévenant ainsi un des risques les plus graves, l'arrachage du bouchon ou de la tubulure. 5 - Caractérisé selon les revendications 2 et 3, les caractéristiques particulières de chacun des deux plastiques indiqnènt les limites de leur efficacité s'ils sont employés isolément. Dans cette alternative, le second doublage en plastique mince agit dans la majorité des cas. Il peut donc être utilisé seul s'il est réalisé en plastique présentant une bonne résistance aux perforations. 6 - Caractérisé selon la revendication 4, par le rale secondaire du tuyau souple empêchant un "siphonage" par un non averti.