La présente invention concerne des commutateurs de données numériques et, plus particulièrement, procure fiabilité et économie dans des commutateurs numériques importants du type mis en oeuvre, par exemple, dans des centraux téléphoniques numériques à modulation par impulsions et codage. Dans le but d'illustrer la présente invention, on décrira ci-après son application à un commutateur numérique du type temps-espace-temps (TST). On peut trouver la théorie de base concernant de tels commutateurs numériques dans différents livres et revues techniques, notamment la publication "Digital Telephony - An Introduction" publiée par Telefonaktiebolaget B M Ericsson de Stockholm, Suède. On peut trouver en outre des descriptions de différents commutateurs numériques dans des publications telles que "International Switching Symposium" (publication annuelle). Il est connu de diviser des commutateurs du type cidessus en groupes, par exemple de 512 canaux, et d'ajouter des groupes afin d'augmenter la capacité du central. Pour des raisons de fiabilité, il est connu également de dédoubler les connexions à l'intérieur du module de commutation, par duplication des étages TST, ce qui donne deux plans de commutation identiques. Si une panne intervient dans un plan, la partie correspondante de l'autre plan est mise en fonctionnement et la connexion est ainsi préservée.Une telle disposition fournit une bonne fiabilité et une configuration à plan double, telle que décrite dans la demande de brevet australien NO 66536/74, fournit également l'avantage d'une commutation sans encombrement et un passage rapide de trajets de remplacement en cas de panne Cependant, les commutateurs dédoublés du type ci-dessus sont très cofteux du fait des dédoublements nécessaires pour atteindre les impératifs de fiabilité normalement spécifiés. D'autres déficiences associées aux commutateurs connus interviennent avant les modules de commutation. B'interface de ligne numérique (dit ci-après DLI) normalement requis, ainsi que l'interface de signalisation (dit ci-après SI) ne sont pas dédoublés. Pour atteindre les spécifications de fiabilité, il est nécessaire de diviser la structure ci-dessus en une pluralité de circuits alimentés séparément, et traitant chacun un faible nombre de canaux seulement. Par exemple, dans le cas mentionné ci-dessus de 512 canaux dans un groupe de commutation, il existerait t6 circuits DLI et 16 circuits SI,chacun ayant son alimentation propre. Une panne sur un DLI, sur un SI ou sur la source d'alimentation qui leur est associée pourrait etre tolérée du fait que 13 canaux seulement seraient perdus. Bes ensembles ci-dessus comprennent un processeur régional de signalisation (dit ci-après S-RP) qui constitue lui aussi une source de déficiences. Be S-RP traite les informations de signalisation pour les 512 canaux d'un groupe de commutation. Du fait qu'il ne peut pas être divisé de la meme façon que les DLI et les SI, son défaut de fonctionnement pourrait se traduire par une perte de 512 canaux. Afin d'éviter une perte possible d'un aussi grand nombre de canaux, il est nécessaire de dédoubler les S-RP. Il ressort clairement de la description ci-dessus qu'il existe de nombreuses duplications dans les commutateurs usuels. Ce fait, associé à la nécessité de découpage de centraux sans duplication en petites unités indépendantes (par exemple les DLI et les SI) rend de tels commutateurs très motteux. La présente invention vise donc un commutateur de données numériques perfectionné Présentant les caractéristiques suivantes par rapport aux commutateurs de l'art antérieur (a) Il présente sensiblement la même capacité de traitement de trafic; (b) Sa structure assure une meilleure fiabilité; (c) Be coût de la commutation, la dissipation d'énergie et l'encombrement sont réduits de façon importante. Conformément à une forme générale de l'invention, un commutateur de données numériques comprend une pluralité de groupes de commutation actifs interconnectés, ayant chacun des étages de commutation et étant chacun adapté pour établir des connexions entre des canaux d'entrée et des canaux de sortie de lignes à multiplexage dans le temps (dit ci-après TDM), ledit commutateur comprenant en outre au moins deux groupes de commutation de réserve comportant chacun des étages de commutation, des moyens destinés à commuter les lignes TDM de tout groupe actif en panne sur un groupe de réserve, et des moyens de commande destinés à établir toutes les connexions associées au groupe en panne par l'intermédiaire du groupe de réserve, le nombre de groupes de réserve étant sensiblement inférieur au nombre des groupes actifs de commutation. On donnera ci-après une description de la solution de commutation selon l'art antérieur et d'une solution de commutation mettant en oeuvre la présente invention. On décrira la nouvelle et lsancienne solution dans le but dtexpliquer clairement la présente invention ainsi que ses avantages par rapport aux solutions antérieures. Bes-caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés sur lesquels la figure 1 représente un schéma synoptique simplifié d1un commutateur numérique TST usuel avec son équipement régional et son équipement central; la figure 2 représente un schéma synoptique simplifié illustrant une forme de réalisation antérieure destinée à résoudre les problèmes de fiabilité dans un commutateur selon la figure 1; la figure 3 représente un schéma synoptique plus détaillé montrant des circuits supplémentaires de commande et des interfaces associés au commutateur selon la figure 1; la figure. 4 représente un schéma synoptique simplifié d'un commutateur numérique selon une forme de réalisation de la présente invention;; la figure 5 représente un autre schéma synoptique simplifié du commutateur selon la forme de réalisation préférée, dans lequel le module de commutation spatial représenté sur la figure 4 est dédoublé; la figure 6 représente un schéma synoptique plus détail- lé du commutateur de la figure 5, comprenant un interface de ligne numérique et un interface de signalisation ainsi que des processeurs régionaux de signalisation; la figure 7 représente un schéma synoptique d'un module de ligne numérique (dit ci-après DIM) du commutateur selon la figure 6;; la figure 8 représente un schéma synoptique montrant les interconnexions entre les DIM associés aux groupes de commutation normalement actifs et les DSM associés aux groupes de réserve pour le commutateur selon la figure 6. Pour la facilité de la description, on a adopté les règles suivantes en ce qui concerne les figures 1 à 8 10 'les trois chiffres indiqués à l'intérieur dsun carré ou dirigés vers un carré ou interface constituent la référence dudit carré ou interface. On utilise les mêmes références pour désigner des carrés ou inter faces similaires dans l'ensemble des dessins. 20 'les nombres entre parenthèses apparaissant au-dessus d'un carré ou interface sont utilisés pour mettre en évidence un carré ou interface particulier parmi une pluralité de- carrés ou interfaces similaires. Ces nombres entre parenthèses sont également utilisés pour indiquer le nombre de carrés ou interfaces similai res d'un groupe où due tels carrés ou interfaces ne sont pas représentés. A cet effet, on a représenté et indiqué la référence du premier et du dernier carré ou interface et l'on a séparé ces éléments par une ligne en pointillé. SOLorsqu"un signal numérique sur un fil ou une connexion de l'ensemble consiste en plusieurs bits et qu'il est important de montrer où les bits sont connectés, chaque bit du signal a été différencié au moyen d'une lettre de l'alphabet. On se réfèrera maintenant à la figure 1 qui représente un. commutateur TST de base 104, avec une unité centrale (dite CP ci-après) 106 et des unités de commande régionales (dites ci-après C-RP) 105. Be commutateur représenté comporte 15 360 terminaisons 109 constituées au moyen de trente voies principales 107 ayant chacune 512 canaux numériques à multiplexage dans le temps (TDM). On a seulement représenté deux des trente modules de commutation temporelle (dits ci-après TSM) 101, chaque TSM 101 ayant une constitution modulaire à 512 terminaisons. Chaque TSM 101 renferme essentiellement un étage de commutation temporelle entrée et de sortie (non représenté) ainsi qu'unie mémoire de commande (non représentée) pour les deux étages de commutation temporelle. Dans un TSM 101, sont également compris des circuits de maintenance (non représentés), des circuits de commande d'interface (non représentés), des circuits d'attaque de ligne et des circuits de réception (non représentés) assurant l'interface avec les modules de commutation spatiale (SPM) 102 et une mémoire de commande (non représentée) pour la commande des points de croisement de commutation spatiale associée avec ledit TSM 101 (les points de croisement de la commutation spatiale en question sont contenus dans le SPM 102). Be SPM 102 renferme essentiellement les points de croisement de commutation spatiale (non représentés) destinés à la commutation entre différents SM 101 et les circuits d'attaque et de réception de ligne (non représentés) et assurant l'interface de tous les TSM 101 au sein du commutateur. Le SPM 102 présente une capacité modulaire de 15 360 terminaisons. La communication entre chaque TSM et les SPM a lieu par l'intermédiaire d'une voie principale 108 à 512 canaux TDM numériques. Chaque TSM 101, avec ses organes de commutation spatiale associés (disposés à l'intérieur du SPM 102) constitue un groupe de commutation 103. La combinaison des TSM 101 et des SPM 102, telle qu'illustrée sur la figure 1, constitue un plan de commutation 104. La figure 2 représente une réalisation de l'art antérieur destinée à résoudre les problèmes de la fiabilité de la commu tation. Comme on peut le voir, le plan de commutation 104 de la figure 1 est simplement dédoublé et les données numériques d'entrée et de sortie sont envoyées sur les deux plans de commutation 104 ou en ressortent. Des circuits. de commande supplémentaires (non représentés), sont bien entendu nécessaires pour choisir les données numériques de sortie de chacun des plans de commutation 104. La figure 3 représente la structure d'un plan dédoublé plus en détail. On n'a encore représenté que les circuits associés à deux TSM 101. 'les fonctions des circuits supplémentaires représentés sur la figure 3 sont les suivantes 10 L'interface de ligne PCM (dit ci-après PCI) 110 assure l'interface entre une ligne PCM (CEPT 30/32 selon la norme du CCITT) 111 vers le plan de commu tation 104. 20 'l'interface de signalisation (dit ci-après SI) 112 assure l'interface entre le S-RP 113 et le canal de signalisation de la ligne PCM 111 par l'intermé diaire du PCI 110. 30 'l'unité régionale de signalisation (S-RP) 113 assure la détection des modifications du signal et l'infor mation de l'unité centrale (non représentée). L'unité centrale peut comporterdes données de signalisation à la sortie de chacune des lignes PCM 111. Il ressort de la figure 3 que la voie principale 107 à 512 canaux est constituée en fait, dans ce cas, de 16 lignes séparées à 32 canaux (16 x 32 = 512). Un dispositif de multiplexage contenu dans les TSM (non représentés) de chaque plan de commutation 104 est destiné à assurer le multiplexage des 1 6 lignes séparées sur une voie principale commune conduisant à l'étage de commutation spatiale d'entrée (non représenté) de chaque TSM (non représenté). Be démultiplexage est effectué dans le sens de la sortie. Il y a lieu de noter que les S-RP 113 sont dédoublés. Ce dédoublement est nécessaire du fait que chaque S-RP 113 dessert 512 canaux et que l'on ne peut pas permettre qu'une panne d'un seul S-RP 113 entraxe la perte de ce grand nombrede canaux. La façon d'obtenir la fiabilité pour le PCI 110 et le SI 112 consiste à les diviser en petits ensembles ayant chacun une source d'alimentation séparée (non représentée) et chacun traitant 32 canaux. Une panne d'un PCI 110, d'un SI 112 ou de la source d'alimentation associée (non représentée) peut être alors acceptée du fait que seulement 32 canaux seraient perdus. La figure 4 représente la structure de base d'un commutateur selon l'invention. On peut voir qu'au lieu d'un dédoublement complet dXun plan de commutation,le commutateur comprend deux groupes séparés de commutation 103 (31) et (32) de réserve, en plus des trente groupes de commutation normalement actifs 103 (1) à (30). 'les deux groupes de réserve 103 (31) et (72) fonctionnent normalement à l'état d'attente. Chaque TSM 101 (1) à (30) normalement actif contient des circuits de commande indépendants (non representés) pour la commutation de la voie principale associée 107 à 512 canaux sur un des bus 114 des deux groupes de commutateurs de réserve.Chaque bus 114 de groupe de commutateurs de réserve est relié bien entendu à l'un des groupes de commutateurs de réserve 103 (31) ou (32). 'lors- qu'une panne intervient dans un groupe 103 (1) à (30) normalement actif, le processus consiste à commuter la voie principale 107 à 512 canaux associée au groupe de commutation actif en panne, par l'intermédiaire des circuits de commande individuels indépendants (non représentés) sur un groupe de commutation de réserve 103 (31) ou (32). 'les connexions associées au groupe de commutation normalement actif et en panne sont ensuite réétablies par l'intermédiaire du groupe de commutation de réserve choisi 103 (31) ou (32). Toutes ces opérations sont commandées par une unité centrale (non représentée). La figure 5 représente la même structure d1un groupe de base de commutation de réserve que sur la figure 4. La seule différence réside dans le fait que le SPM 102 est dédoublé. Ce dédoublement est effectué afin de se garantir contre certains types de panne au sein du SPM 102 et qui peut affecter de nombreux groupes de commutation. Un défaut d'alimentation est un exemple d'un tel type de panne. (Tous les circuits contenus dans un SPM sont alimentés par une source d'alimentation commune). Afin de déterminer lequel des trajets des SPM dédoublés est actif, un bit de commande est envoyé depuis chaque TSM 101 vers ses circuits associés dans chaque SPM 102 par l'intermédiaire des voies de connexion 108. Ce bit de commande peut bien entendu être modifié sous l'effet de l'unité centrale (non représentée). 'les SPM 102 sont branchés de façon différente de façon que chaque SPM 102 décode le bit de commande ci-dessus de façon inverse par rapport à l'autre SPM 102. Be bit de commande décodé est alors utilisé pour commander ses circuits d'attaque de ligne associés (non représentés). La sélection du trajet du SPM actif 102 est réalisée en déclenchant les dispositifs d'attaque de ligne (non représentés) de l'un des SPM 102 tout en plaçant les dispositifs d'attaque de ligne associés (non représentés) de l'autre SPM 102 dans un état de sortie à haute impédance. (Cette opération est dite Tri ou commutation à trois étages sur ligne commune). La figure 6 représente plus en détail la forme préférée de réalisation de l'invention. Afin d'éviter la complication du schéma, on a représenté un groupe de 16 lignes PCM par une seule ligne 120. Les différences essentielles entre cette configuration et celle de la figure 7 sont les suivantes 10 'les PCI 110 de la figure 7 sont groupés en un module de 16 PCI. Ce module est dit module d'interface de ligne (TM) 116 et tous les PCI au sein du LIM-116 sont alimentés par une source d'alimentation commune (non représentée). Cette structure se traduit par une économie du nombre des sources d'alimentation et par une économie de l'encomblement au sol. 20 'les SI 112 de la figure 3 sont groupés et alimentés de la même façon. Be module résultant constitue le module d'interface de signalisation (SIM) 115. 30 Le nombre des unités régionales de signalisation (S-RP) 113 nécessaires est pratiquement réduit de moitié, du fait de l'introduction des S-RP 113 dans l'organe de secours qu'il nest pas nécessaire de dédoubler. 40 Le nombre des unités régionales de commande néces saires (non représentées) est réduit de moitié, ce qui ressort de façon évidente du schéma. C'est une conséquence de l'élimination de la presque totalité d'un plan de commutation. 50 Le nombre des TSM 101 est pratiquement réduit de moitié. 60 Une panne d'un circuit PCI ou SI n'entraîne pas la perte des canaux du fait que le PCM 111 associé à chaque LIM 116 ou à chaque SIM 115 peut alors être commuté par l'intermédiaire de circuits -correspon- dants associés à l'un des deux groupes de commutation de réserve. En fait, les groupes de commutation peu vent comprendre les circuits suivants : S-RP 113, SIM 115, LIM 116, TSM 101 et des ensembles matériels dédoublés de commutaaion spatiane contenus dans les SPM 102. Afin de clarifier les détails de fonctionnement de la présente invention, on donnera ci-après une description plus détaillée des bus 114 de groupes de commutation de réserve ainsi que de leurs organes de commande. La figure 7 représente le LIM-116 plus en détail. Il en ressort que le IIM 116 est divisé en trois groupes de circuits. T,e PCI 117 con-tient les circuits d'interface de ligne PUM normalement nécessaires. Seize lignes PCM 111 sont reliées au LIM 116. Be coté entrée de chaque ligne PCM 111 est relié à un récepteur de ligne (non représenté) de 11 ensemble de réception de ligne 121 à l'intérieur du PCI 117. Be cssté sortie de chaque ligne PCM 111 est relié à un di-spositif- d'attaque de ligne (non représenté) de l'ensemble d'attaque de ligne 122. 'les dispositifs d'attaque de ligne ainsi que les récepteurs de ligne font partie des circuits d'interface normalement nécessaires dans le PCI 117. Ils ont été séparés des circuits principaux d'interface 124 du PCI 117 dans un but de simplification de la description du mécanisme de commande du bus de groupe de commutateurs de réserve. Il y a lieu de noter que les lignes PCM 111, outre quelles sont connectées aux PCI 117 normalement nécessaires, sont également connectées aux émetteurs-récepteurs 118. Comme leur nom l'indique, chaque émetteur-récepteur 118 renferme des circuits d'émission. En fait, chaque émetteur-récepteur 118 renferme 32 circuits d'émission.Seize de ces circuits 123 (1) sont destinés à la réception des données d'entrée provenant du cRté entrée des lignes PCM 111 et envoient ces données sur le c8té entrée de son bus 114 de groupe de commutateurs de réserve associés. 'les seize autres circuits émetteurs-récepteurs 123 (2) sont destinés à la réception des données numériques de sortie provenant de la sortie du bus 114 de groupe de commutateurs de secours associés et envoient ces données sur la sortie des lignes PCM 111. Uniquement de façon normale, les circuits d'attaque de ligne et de réception 122 et 121 du PCI 117 sont déclenchés et tous les circuits émetteurs-récepteurs 127 des deux émetteursrécepteurs 118 sont déconnectés. Ce fait implique qu'en fonctionnement normal, le groupe de commutateurs normalement affec- tés reçoit des données d'entréedes lignes PCM 111 et fournit des données de sortie pour les lignes PCM 111. 'la mise en circuit ou hors circuit des dispositifs d'attaque de ligne 122 à l'intérieur du PCI 117 ou des émetteurs-récepteurs 123 des circuits 118 est réalisée en mettant en oeuvre des circuits ayant la possibilité de prendre trois états (commande de sortie à haute impédance). Cela permet la connexion sur bus commun de nombrevx circuits de ce type. Pour commander les circuits, des signaux 125 de commande de commutation sont envoyés indépendamment sur chacun des trois circuits contenus dans le LIM 116. Be signal de commande 125 (1) envoyé au PCI 117 provient d'un registre du groupe de commutation de TSM normalement affecté (non représenté). 1e signal atteint le PCI 117 par l'intermédiaire do la voie de connexion 107. Ce signal de commande peut astre modifié sous l'effet de l'unité centrale (non représentée) par l'intermédiaire de l'unité régionale de commande (non représentée) associée à ce groupe de commutation. Les sources des deux autres signaux de commande indépendants 125 (2) et (3) seront discutées ci-desaota. Une autre sécurité ajoutée à l'ensemble afin d'augmenter la fiabilité consiste à introduire un choix de majorité dans les signaux de commande ci-dessus, ce qui est obtenu en introduisant dans chaque signal de commande 125, allant à chaque circuit 117, 118 (1) ou 118 (2), un signal de commande pour chacun des deux autres circuits, ctest-à-dire clue chaque signal de commande est d'un format à 7 bits. Dans chaue signal de commande 125,- le bit a est un signal de commande pour le circuit 117, le bit b est un signal de commande pour le circuit 118 (1) et le bit c est un signal de commande pour le circuit 118 (2). Ces bits du signal de commande sont distribués de façon interne à l'intérieur du LIM 116 vers les circuits respectifs 117, 118 (1) ou 118 (2). De ce fait, trois signaux de commande indépendants sont disponibles dans chaque circuit 117, 118 (5) et (-2). Ces signaux sont choisis par majorité par le circuit de choix de majorité 126 au sein de chaque circuit 117, 118 (1) et (2). La sortie 127 du circuit de choix de majorité 126 commande alors le déclenchement ou l'arrêt (état de sortie actif ou état de sortie à haute impédance respectivement) du dispositif d'attaque de ligne 122 ou des deux émetteurs-récepteurs 123 (1) et (2) du circuit associé 117, 118 (1) ou (2). Il y a lieu de noter également que chacun des trois circuits 117, 118 (1) et (2) est alimenté par des sources d'alimentation séparées 119, ce qui assure qu'une panne de l'une des sources d'alimentation n'empêche pas la mise en route d'un groupe de commutation de réserve. La figure 8 donne une vue générale des LIM 116 pour un commutateur à 1 5 360 terminaisons selon la fcrme de réalisation préférée de l'invention. On a représenté les deux LIM 116 (31) et (32) de réserve ainsi que trois LIM normalement actifs 116 (1), (2) et (30). On a également représenté les groupes de 16 lignes PCM 120 associés à chaque LIM 116 (1) à (30) normalement actif , les bus -114 de groupes de commutation de réserve, les voies 107 de commutation de TSM et deux des trois signaux 125 indépendants de commande de commutation allant sur chaque IIM normalement actif 116 (1) à (30). Comme déjà mentionné ci-dessus, l'autre signal de commande indépendant de commutation est compris dans la voie 107 de commutation TSM associée.Chaque ligne PCM de chaque groupe de 16 lignes PCM 120 (1) à (30), associée à chaque LIM actif 116 (1) à (30) est normalement reliée à un autre central numérique (non représenté) ou à un terminal à modulation par impulsions et codage (non représenté). Il est important de noter que les émetteursrécepteurs 118 ne sont pas nécessaires dans les deux LIMde réserve 116 (30) et (32), du fait que la commutation sur le groupe normal ou sur le groupe de réserve est réalisée entièrement à l'intérieur des 1:IM normalement actifs 116 (1) à (30). 'les positions d'émission de chaque 1.IM de réserve 116 (31) et (32) sont au contraire utilisées pour disposer un registre 128 destiné à emmagasiner les signaux de commande de commutation 125 de chaque 1;IM actif 116 (1) à (30). Comme déjà men tionné c-dessus, ces signaux de commande 125 sont destinés à la commande des dispositifs d'attaque de ligne ou des circuits émetteurs-récepteurs (non représentés) de chaque LIM normale- ment actif 116 (1) à (30). Du fait qu'il existe deux IIM de réserve 116 (31) et (32), on dispose alors des deux autres signaux de commande indépendants 125 (2) et (3) de la figure 7, nécessaires à chaque LIM normalement actif116 (1) à (30). 'le registre 128 contenu dans chaque LIM de réserve 116 (31) et (32) envoie des signaux de commande 125 à son émetteur-récepteur associé 118 de chaque LIM normalement actif 116 (1) à (30). Lé contenu des registres des signaux de commande d'un registre 128 peut être modifié sous l'effet de l'unité centrale (non représentée) par l'intermédiaire de l'unité régionale de commande associée à non représenté) ce groupe de commutation de réserve/, le TSM de réserve associé (non représenté) et la voie principale associée 107 (31) ou (32). Des signaux supplémentaires sont par conséquent compris dans les voies de connexion 107 (31) et (32) afin de permettre l'inscription de nouvelles données dans tout registre de signaux de commande à l'intérieur d'un registre 128. Après avoir décrit les différents circuits associés aux bus 114 de groupes de commutation de réserve, il convient maintenant (pour une meilleure explication des détails de fonctionnement) de décrire une séquence d'évèrements conduisant à la commutation active d'un groupe de commutation de réserve. Dans les conditions normales, toutes les connexions sont établies par les groupes de commutation normalement actifs. Cela implique que les émetteurs de tous les émel;teurs-récepteurs 118 du commutateur soient au repos (sortie à l'état haute impédance) et que les dispositifs d'attaque de ligne de tous les PCI 117 du commutateur soient en circuit. Si une panne intervient dans l'un quelconque des groupes de commutation, cette panne est détectée par des circuits de maintenance (non représentés) qui sont répartis à l'intérieur du commutateur. (Ces circuits de maintenance n'ont pas été mentionnés précédemment car ils sont également nécessaires dans les commutateurs de l'art antériellr). 'les circuits de maintenance sont explorés automatiquement à intervalles réguliers et le type de panne ainsi que le groupe en panne sont transmis à l'unité centrale (CP). L'unité centrale décide alors de l'action à entreprendre. Si la commutation d'un groupe de commutation de réserve est nécessaire, ltunité centrale envoie des instructions qui conduisent à l'inscription de nouveaux signaux de commande de commutation dans les trois registres de signaux de commande de commutation associés au groupe de commutation en panne. Ces nouveaux signaux de commande entraînent la mise hors circuit des dispositifs d'attaque de ligne 122 des groupes en panne LIM 116. Ils entraînent également la mise en route des circuits émetteurs-récepteurs 123 (1) et (2) d'un émetteurrécepteur 118 du même LIM 116.Cet émet-teur-récepteur, par exemple 118 (1), correspond au groupe de commutation de réserve choisi. 'les signaux de commande sont tels que les émetteursrécepteurs 123 de l'autre émetteur-récepteur 118 (2) du meme Lit 116 restent hors circuit. Par conséquent, les lignes PCM 111 (figure 7) du groupe de commutation normalement actif et en panne sont commutées par l'intermédiaire des groupes de commutation de réverve choisis par l'intermédiaire de l'émet- teur-récepteur 118 (1) et de son bus 114 (1) de commutateur de réserve associé. L'unité centrale rétablit alors les connexions affectées, par l'intermédiaire du groupe de commutation de réserve choisi.Elle effectue cette opération en donnant l'ordre à l'unité régionale de commande appropriée (C-RP) d'inscrire les adresses de la connexion dans les mémoires de commande du TSM 101 du groupe de commutation de réserve. Les adresses de connexion qui auraient existé dans les raémoires de commande du groupe d-e commutation en panne ònt inscrites dans Jes mémoires de commande du groupe de commutation de réserve choisi. Bunité centrale doit également, par l'intermédiaire des C-RP appropriées,modifier les adresses de connexion la dans /mémoire de commande du commutateur spatial, disposée dans les TSM 101, de tous les groupes de commutation auxquels le groupe en panne était relié. 'la modification est la suivante: A l'endroit où l'adresse du groupe de commutation en panne appairait, elle est inscrite avec l'adresse du groupe de commutation de réserve choisi. Lorsque l'opération précédente a été effectuée, les connexions du groupe de commutation en panne sont -rétablies par l'intermédiaire du groupe de commutation de réserve choisi. L'unité centrale prend alors les mesures nécessaires pour informer l'éaruipe de maintenance d'avoir à réparer la panne.Ce processus de rétablissement des connexions à l'intérieur du commutateur peut être effectué très rapidement (en fait en moins de 300 millisecondes). La disto-sion causée par cette coupure courte dans les connexions lors de l'apparition d'une panne est tout à fait acceptable. Si une nouvelle panne intervient dans un autre groupe de commutation normalement actif (avant que la premiers panne ait été réparée), toutes les connexions du deuxième groupe de commutation en panne sont rétablies par l'intermédiaire du second groupe de commutation de réserve. 'le processus est sensiblement le meme que celui décrit précédemment. La différence réside dans le fait que las émetteurs-récepteurs 123 (1) et (2) de l'émetteur-récepteur 118 (2) sont nis en circuit au lieu des émetteurs-récepteurs 123 (1) et (2) de l'émetteur- récepteur 118 (1) du groupe LIM 116 en panne.En conséquence, on utilise le bus de groupe de commutation de réserve 114 (2) au lieu du bus de grouse de commutation de réserve 114 (1),ce qui permet d'utiliser le second groupe de commutation de réserve. -Dans le cas fortement improbable d'une nouvelle panne intervenant avant la réparation des deux premières pannes, les connexions associées au groupe de commutation dans lequel la panne est intervenue sont perdues. Selon un autre processus, la nouvelle panne pourrait Astre analysée automatiquement et si elle affecte davantage de connexions que I'une des palaces précédentes, le groupe de commutation précédemment su panne affectant le nombre le plus faible de connexions pourrait Astre coupé du groupe de commutation de réserve auquel il est associé et le nouveau groupe er panne pourrait alors utiliser ce groupe de commutation de réserve. De cette façon, le nombre le plus faible de connexions serait seul perdu. Comme dé;ià mentionné ci-dessus, certaines pannes du SPM 102 affectent de nombreux groupes de commutation (par exemple une panne d'alimentation). Dans le cas de ce type de panne, le remède consiste à commuter les connexions du SPM normalement actif 102 (1) par l'intermédiaire du SPM de réserve 102 (2), ce qui est réalisé simplement eu modifiant le bit de commande de sélection de trajet de SPN qui est inscrit dans chaque TSM 101. Cette modification est réalisée sur ordre de l'unité de commande par l'intermédiaire des C Lorsqu'un groupe de commutation ou un SPM en panne est réparé, le fonctionnement normal est rétabli en rétablissant les connexions par ltintermédiaire du groupe ou du SPM normal de commutation. Il ressort de ce qui précède que la présente invention fournit un commutateur à multiplexage dans le temps (TDM) qui est nettement plus économique que les commutateurs antérieurs. En comparant les structures à plans dédoublés de l'art antérieur discutées ci-dessus, il ressort que le commutateur selon l'invention présente sensiblement la même capacité de traitement de trafic et, en comparaison avec les structures à plans dédoublés décrites dans la demande de brevet australien pré ci- tée, la capacité de traitement de trafic du commutateur selon ltinvention ntest pas sensiblement inférieure. Cependant, en ce qui concerne la fiabilité et le coût, il apparaîtra au spécialiste que la présente invention présente des avantages importants. Il apparaîtra également au spécialiste que la présente invention n'est pas limitée à la forme de réalisation particulière décrite, à titre explicatif, ci-dessus. Par exemple, tandis que la forme de réalisation commute des données PCM sur des lignes PCM numériques, il est concevable que des données de toutes les lignes à multiplexage dans le temps (TON) pourraient Astre commutées en utilisant le concept de l'invention. En outre, le nombre de groupes de commutation de réserve nta pas besoin d'8tre égal à deux comme décrit ci-dessus, bien qu'il soit considéré comme optimal pour des commutateurs du format décrit. L'invention fournit d'autres avantages importants dans la mesure où le nombre de groupes de réserve est faible par rapport au nombre de groupes actifs. Il est d'ailleurs bien entendu que la présente invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et quXon pourra y apporter toute équivalence technique sans sortir de son cadre, qui est défini dans les revendications annexées. REVEl!TI)I(DATIORE 1. Commutateur de données numériques, comprenant une pluralité de groupes de commutation actifs interconnectés (103-1 à 103-30), chacun comportant des étages de commutation (101) et étant chacun adapté pour établir des connexions encre des canaux d'entrée et de sortie de lignes (107) à multiplexage dans le temps, commutateur caractérisé par le fait qu'il comprend au moins deux groupes de commutation de réserve (103-31 et 103-32), chacun comportant des étages de commutation (101), des moyens (114, 118) destinés à commuter les lignes TDM de tout groupe actif en panne sur un groupe de réserve choisi, et des organes de commande (CP) destinés à rétablir toutes les connexions associées au groupe en panne par l'intermédiaire du groupe de réserve choisi, le nombre de groupes de commuta- tion de réserve étant sensiblement inférieur au nombre de groupes de-commutation actifs, les moyens destinés a commuter les lignes TDM comprenant un bus de commutation (114) pour chaque groupe de commutation de réserve, chaque bus de commutation étant destiné à relier les lignes TDM (107) de chaque groupe de commutation actif et les étages de commutation (101) du groupe de commutation de réserve auquel il correspond, chaque groupe actif comprenant des circuits émetteursrécepteurs (123) pour chaque bus de commutation (114), les circuits émetteurs-récepteurs (123) étant disposés entre les lignes TDM et le bus de commutation respectif, et étant destirlés a connecter de façon bidirectionnelle des données entre les lignes TDN (107) et son bus de commutation associé (114). 2. Commutateur numérique selon la revendication 1, caractérisé par le fait que des circuits d'attaque de ligne (122) et de réception sur ligne (121) sont associés à chaque groupe de commutation actif afin de former un interface entre les lignes TDM (107) et les étages de commutation (îoi) du groupe de commutation considéré, les circuits d'attaque de ligne et de réception de chaque groupe actif étant chacun mis en circuit ou hors circuit par un signal de commande (125) déterminé par ledit moyen de contrôle, le signal de commande pour les circuits d'attaque de ligne ou émetteurs-récepteurs, consistant en trois signaux indépendants (a, b, c) ou davantage qui sont choisis par majorité (126) pour former un signal de mise en circuit ou hors circuit des circuits d'attaque de ligne ou émetteurs-récepteurs considérés. 3. ComTautateur numérique selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les circuits émetteurs-récepteurs (123) de chaque bus de commutation (114) sont alimentés à partir de sources cl'alimen-tation séparées. 4. Commutateur numérique selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'une unité unique de signalisation régionale (113) est associée à chaque groupe de commutation. 5. Commutateur numérique selon la revendica-tion 3, caractérisé par le fait que les étages de cornrmgtation sont -constitués par des étages de commutation temps-espace-temps, l'étage de commutation spatiale (102) de chaque groupe actif et de chaque groupe de réserve étant dédoublé. 6. Commutateur numérique selon la revendication 5, caractérisé par le fait que les groupes de commutation actifs sont au nombre de trente et que les groupes de commutation de réserve sont au nombre de deux, chaque groupe actif ayant 512 terminaisons numériques. 7. Commutateur numérique selon la revendication 1, caractérisé par le fait que chaque groupe de commutation de réserve comprend des circuits d'interface (117) destinés à former un interface entre les lignes à modulation par impulsions et codage et le commutateur.