La présente invention concerne une pièce d'écartement en vue de fixer des treillis d'armature entre deux parois de coffrage lors de la fabrication de parois ou de plaques de béton armé, cette pièce étant constituée d'une barre à section transversale ronde, ainsi que d'éléments de retenue élastiques fixés à cette barre et comportant des éléments d'engagement pour les fils verticaux ou horizontaux des treillis d'armature Avant l'introduction du béton, les treillis d'armature en acier des plaques ou des parois de béton armé doivent être assemblés à une ossature et fixés dans la position qui leur est destinée au moyen de pièces d'écartement n'altérant- pas la protection des treillis contre la corrosion de telle sorte que ces treillis ne se déplacent pas lors de l'introduction et de la compression du béton.Dans ce cas, on ne peut descendre en dessous de ltépais- seur normale requise du recouvrement en béton, soit 20 mm. Les treillis d'armature doivent etre fixes à au moins quatre points séparés l'un de l'autre par mètre carré de surface de paroi. L'introduction et la fixation de crochets dits en S en vue d'assembler deux treillis d'armature, de même que la fixation des pièces d'écartement proprement dites de l'armature et des pièces d'écartement proprement dites du coffrage nécessitent un travail important, si bien que l'on a mis au point des pièces d'écartement qu'il suffit essentiellement d'engager dans les barres d'armature, afin de fixer les armatures vis-à-vis du coffrage0 Dans une pièce d'écartement connue du type men- tionné ci-dessus (voir demande de brevet nO 2.113.051 publiée en République Fédérale d'Allemagne), l'élément de retenue est constitué d'une matière synthétique élastique ou d'un étrier en fil métallique élastique.L'élément en matière synthétique comporte deux éléments de serrage en U écartés l'un de l'autre et assemblés l'un à l'autre dans la zone de leur ame. De la sorte, entre chacune des deux branches de 1'U, est formée une fente s'étendant parallèlement aux éléments de serrage et dans laquelle peuvent venir s' engager les fils d'un treillis d'armature. Sur leurs cotés intérieurs tournés l'un vers l'autre, les branches des lU comportent des dents. On les place sur la barre de façon que celle-ci soit entourée des deux cotés du fil d'armature. De la sorte, les dents s'étendant -parallèlement à l'axe de la barre augmentent manifestement l'effet de serrage et empêchent les bran ches des U de glisser hors de la barre.Toutefois, l'effet de serrage des branches des U n'est pas suffisant pour empêcher un glissement de l'élément de retenue dans le sens axial de la barre. O'est pourquoi, lors de l'introduction du béton et de la compression de -ce dernier au moyen de vibreurs, les éléments de retenue et, par conséquent, les fils et les treillis d'armature peuvent glisser sur les barres, de.sorte qu'ils ne prennent plus la position désirée vis-à-vis du coffrage. De meme, le moule à injection nécessaire pour la réalisation de ces éléments en matière synthétique est d'une fabrication très coûteuse car, par suite de la bngue période que nécessite, en particulier, le durcissement de la matière synthétique, il est nécessaire de fabriquer, dans un moule, un plus grand nombre d'éléments en matière synthétique par temps de travail, de sorte que non seulement le moule à injection est beaucoup plus coûteux, mais une machine d'injection particulierement puissante est également nécessaire.Enfin, lors du bétonnage, un inconvénient-réside dans le fait que l'on doit disposer de plus grands éléments en matière synthétique dans la zone où est exercée la plus forte.sollicitation, ces éléments réduisant la résistance du béton. Les inconvénients relatifs à une fixation insuffisante sur la barre se rencontrent également dans les étriers en fil métallique élastiques connus. Ces derniers pr4- sentent l'inconvénient supplémentaire d'être relativement petits, de sorte que, en particulier, en hiver, il n'est guère commode de les saisir avec des gants. En outre, en vue d'améliorer le blocage des éléments de retenue, on a proposé de pratiquer des encoches d'arrêt ou analogues dans la barre, ce qui augmente toutefois sensiblement les frais de fabrication de celle-ci. L'invention a pour objet de fournir, en évitant les inconvénients précités, une pièce d'écartement du type mentionné ci-dessus, d'une fabrication économique et permettant de placer aisément les éléments de retenue à n'importe quel endroit de la barre en les y maintenant sans qu'ils puissent bouger. Suivant l'invention, cet objet est réalisé du fait que chaque élément de retenue est constitué d'un ressort à lame en V dont les branches comportent chacune un passage d'un diamètre légèrement supérieur à celui de la barre de façon que, sous l'effet d'écartement du ressort à lame, les bords des passages soient coincés avec la barre passant au travers. Un ressort à lame en V est d'une fabrication relativement simple et économique au même titre que la barre ronde qu'il suffit simplement de mettre à longueur suivant l'épaisseur de la paroi en béton armé à réaliser. Le profil extérieur de l'élément embouti à plat à partir d'une'tôle d'acier pour ressorts, de même que les passages ménagés dans les deux branches du ressort sont emboutis simultanément en une seule phase opératoire. Le ressort à lame est plié en V de façon que son effet d'écartement soit suffisant pour qu'il coince automatiquement, sous sa force élastique, la barre ronde introduite dans les passages de ses branches fixant ainsi la barre sans qu'elle puisse bouger dans le sens longitudinal et sans qu'elle doive comporter des encoches d'arrêt ou analogues. Etant donné que le diamètre des passages pratiques dans les branches du ressort n'est que légèrement supérieur à celui de la barre, déjà lorsqu'une branche du ressort est légere- ment inclinée par rapport au plan perpendiculaire à l'axe de la barre et déjà sous une faible force élastique, l'élément de retenue est bloqué et fixé très efficacement dans le sens longitudinal de la barre. Aprèssvoir pressé, avec les doigts, les extrémités libres des branches du ressort à lame en V, on peut très aisément relâcher le blocage et faire glisser l'élément deretenue à n importe quel endroit de la barre ronde où il est fixé lorsquton n'exerce plus la pression avec les doigts. Dès qu'une barre d'armature est introduite entre les branches de l'élément de- retenue, celui-ci est fixé à 100 * vis-å-vis de la barre, étant donné que les branches du ressort à lame ne peuvent plus etre pressées. De la sorte, au besoin, on peut augmenter localement l'écartement -entre un treillis d'armature et.la paroi du coffrage. On peut également faire tourner l'élément de retenue autour de l'axe de la barre ronde, de sorte que l'on peut également, par exemple, fixer un fil horizontal d'un treillis d'armature à un élément de retenue de la pièce d'écartement et, par contre, fixer un fil vertical de l'autre treillis d'armature à l'autre élément de retenue. Afin de fixer le fil d'un treillis d'armature à un élément de retenue, on peut former, sur le ressort à lame, des éléments d'engagement de formes différentes.. Dans une autre forme de réalisation de l'invention, à- cet effet, sur une branche du ressort à lame, on prévoit, comme élément d'engagement pour chaque barre d'un treillis d'armature au moins une patte dirigée vers le sommet du ressort et pliée en oblique par rapport à la branche opposée.Afin d'ajuster un treillis d'armature, dans ce cas, la pièce d'écartement doit etre simplement pressée avec son élément de retenue par le-coté ouvert du ressort à lame en V contre un fil du treillis d'armature jusqu'à ce que ce fil passe au-dessus de l'extrémité libre de la patte élastiquement déformable et soit empêché de glisser vers l'arrière par cette extrémité. Ensuite, le fil est suffisamment empeché de se.déplacer le long de la-barre. Dans une forme de réalisation préférée, les pattes précitées sont prévues sur les deux branches du ressort à lame. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention seront décrits ci-après d'une manière plus dé- taillée en se référant à-des exemples de réalisation illustrés dans les dessins annexés dans lesquels la figure 1 est une coupe d'un coffrage comportant deux treillis d'armature fixés dans leur position -au moyen de la nouvelle pièce d'écartement la figure 2 est une vue prise dans le sens II de la figure I la figure 3 est une vue de face de l'élément de retenue de la nouvelle pièce d'écartement la figure 4 est une vue dans le sens IV de la figure 3 la figure 5 est une vue latérale d'un autre exemple de réalisation les figures 6 et 7 sont chacune des vues de face d'un ressort à lame comportant des fils d'armature ayant des sections différentes. Entre les parois de coffrage 1 et 2 représentées dans les figures 1 et 2 des dessins annexés, on place les treillis d'armature 3 et 4. Afin de fixer les treillis d'armature 3 et 4 pendant le déversement, la compression et la prise du béton à une distance prédéterminée du coté intérieur des parois de coffrage 1 et 2, on prévoit des pièces d'écartement 5 en forme de barres reposant par chacune de leurs extrémités sur une paroi de coffrage.Afin d'assembler les treillis d'armature 3' et 4 aux pièces d'écartement 5, ces derniers comportent des éléments de retenue dans lesquels peuvent venir s'engager les fils verticaux 6 ou les fils horizontaux 7 des treillis d'armature 3 et 4. Comme le montrent, en particulier, les figures 2 à 4, les éléments de retenue sont constitués chacun d'un ressort à lame en V 8 dont les branches 9 comportent un passage 10 d'un diamètre D légèrement supérieur au diamètre d de la barre 11. Dans ce cas, l'angle 01 du V du ressort à lame 8 est choisi de telle sorte que, sous l'effet d'écartement du ressort à lame 8 dans le sens de la flèche A, les bords des passages soient coincés par la barre 11 introduite dans ces passages 10.Si le ressort à lame en V 8 est plié aux extrémités libres 9a de ses branches, par exemple, par une simple pression des doigts, pour etre amené à la forme indiquée par les lignes en traits discontinus représentées à la figure 3, la barre ronde 11 peut aisément glisser à travers les deux passages 10 ou, lors de l'utilisation de la pièce d'écartement 5, les ressorts à lame peuvent, au besoin, glisser le long de la barre 11. Lorsqu'on relache la pression des doigts, sous l'effet d'écartement du ressort à lame 8, l'angle d'inclinaison des deux axes BB des passages 10 augmente par rapport à llaxe longitudinal de la barre 11, jusqu'à ce que les bords de ces passages soient coincés avec la barre 11.Ensuite, le ressort à lame 8 est fixé dans le sens axial de la barre 11, de sorte que, meme sous l'effet de forces plus importantes pendant le déversement et la compression du béton, un déplacement longitudinal n'est plus possible. Sur une branche 9 du ressort à lame 8, comme élément d'engagement pour chacun des fils 7 des treillis d'armature 3 et 4, on prévoit avantageusement au moins une patte 13 dirigée vers le sommet 12 du ressort et repliée en oblique vis-à-vis de la branche opposée. Dans la forme de réali sation illustrée dans les dessins annexés, les pattes 13 sont prévues sur les dèux branches 9 du ressort à lame 8.Dans ce cas, les extrémités libres de chacune des deux pattes 13 pliées l'une vers l'autre sont à une distance suffisante des passages 10 pour permettre l'engagement du fil horizontal 7 des treillis d'armature 3, 4 derrière ces extrémités libres. il n'est pas nécessaire que le fil 7 repose sur les extrémités libres des pattes 13 et qu'il vienne également s'appliquer aux deux branches 9. Comme le montre la figure 2, les fils horizontaux 7 sont maintenus avec un certain jeu par les ressorts à lame 8.De la sorte, d'une part, la pièce d'écartement 5 peut également servir à fixer les treillis d'armature 3 et 4 dont les fils ont éventuellement un diamètre plus grand encore tandis quel d'autre part, de la sorte, meme après l'engagement d'un fil d'armature et après avoir pressé les extrémités 9a des branches, les ressorts à lame 8 peuvent encore, au besoin, etre déplacés le long de la barre 11 avec les treillis d'armature 3, 40 Ainsi qu'on l'a déjà mentionné, on peut faire tourner les ressorts à lame 8 autour de l'axe longitudinal de la barre 11 de sorte que, après une rotation d'environ 90 on peut éventuellement engager un fil vertical 6 dans un des deux ressorts à lame, lorsque les fils horizontaux 7 ne s'étendent pas à peu près au meme niveau.La rotation précitée du ressort à lame 8 peut-avoir lieu même si l'on n'exerce pas une pression sur les extrémités 9a des branches. Comme matière première pour la barre 11, on peut employer n'importe quelle matière ayant une résistance suffisante. Cette barre 11 est avantageusement une barre métallique étirée, de préférence, en acier* Dans une forme de réalisation pratique, la barre étirée en acier a un diamètre extérieur de 8 mm, tandis que le diamètre D des deux passages est de 8,2 mm* Afin de ne pas descendre en dessous de l'épaisseur requise du recouvrement en béton a de la plaque ou de la paroi de béton armé à réaliser, soit généralement 20 mm, on adapte avantageusement, à chaque extrémité 14 de la barre 11, des butées pour les éléments de retenue ou les ressorts à lame 8, es butées pouvant etre formées par des chapeaux 15 que l'on fixe sur les extrémités 14 de la barre 11. De la sorte, sans devoir apporter d'importantes transformations techniques de fabrication, on peut également fournir les pièces d'écartement 5 pour des revêtements en béton ayant, par exemple, plus de 20 mm. il suffit de fixer des chapeaux 15 dont on augmente la longueur de l'enveloppe cy- lindrique en conséquence. Le ressort à lame 8 ne glissera vers l'extérieur dans le sens longitudinal de la barre il que jusqu'à ce qu'il vienne rencontrer cette enveloppe cylindrique 16.Afin que les pièces d'écartement 5 et leurs chapeaux 15 soient le moins possible visibles de l'extérieur après le démoulage de la paroi ou de la plaque de béton armé, on a constaté qu'il était avantageux de réaliser ces chapeaux avec une section décroissant vers leur surface extérieure d'appui 17. De préférence, ces chapeaux 15 sont réalisés en matière synthétique, ce qui non seulement réduit en outre les frais de fabrication de la pièce d'écartement 5, mais offre également une protection efficace contre la corro- sion aussi bien de la pièce d'écartement encastrée dans ltélément de construction fini que des treillis d'armature 3 et 4. De la sorte, on évite également la formation de taches de rouille sur les surfaces extérieures de l'élément de construction fini. Grâce à une coloration grise de la matière synthétique utilisée pour la réalisation des chapeaux 15, les surfaces extérieures d'appui 17 de ces derniers sont presque invisibles. On peut obtenir une réduction supplémentaire de poids de la pièce d'écartement 5 lorsque la barre 11 est un tube. Dans les figures 5 à 7, on représente encore un autre exemple de réalisation d'un ressort à lame 8' dont la structure et le mode de fonctionnement sont essentiellement les memes que dans l'exemple de réalisation décrit ci-dessus. Toutefois, dans le ressort à lame 8', sur chaque branche 9', on pré voit une patte plùs longue 1311 et une patte plus courte 13' en direction du sommet 12'. Ce système offre l'avantage de pouvoir utiliser un seul et meme ressort à lame 8' pour différents treillis d'armature dont les fils 7' et 7 ont des diamètres différents.Dans ce cas, les fils d'armature 7' d'un plus grand diamètre reposent sur les pattes plus courtes 13' et sont pressés contre la barre 11, tandis que les fils d'armature 7" d'un plus petit diamètre reposent sur les pattes plus longues 13". ~ En En pressant les-pattes -13', 13" sur les fils d'armature 7', 7" d'une part et en pressant ces derniers sur la barre 11 d'autre part, on empeche le ressort à lame 8' et, par conséquent, la barre 11 de glisser en direction des fils d'armature. En outre, les branches 9 et 9' des ressorts à lame8 et 8' forment un V d'un angle a d'environ 30 , ce qui offre l'avantage de pouvoir les presser aisément à la main tandis que, lorsqu'on relache la-pression, elles sont coincées sur la barre 17 sans pouvoir glisser. REVENDICtSI-ONS 1. Pièce d'écartement en vue de fixer des treillis d'armature entre deux parois de coffrage lors de la fabrication de parois ou de-plaques de béton armé, cette pièce étant constituée d'une barre à section transversale ronde, ainsi que d'éléments de retenue élastiques fixés sur cette barre et comportant des éléments d'engagement pour les fils verticaux ou les fils horizontaux des treillis d'armature, caractérisée en ce que chaque élément de retenue est constitué dtun ressort à lame en Y dont les branches comportent chacune un passage d'un diamètre légèrement supérieur à celui de la barre de telle sorte que, sous l'effet d'écartement du ressort à lame, les bords des passages soient coincés avec la barre introduite dans ces passages. 2. Pièce d'écartement selon la revendication 1, caractérisée en ce que, sur une branche du ressort à lame, comme élément d'engagement pour chacun des fils d'un treillis d'armature, on prévoit au moins une patte dirigée vers le sommet du ressort et pliée en oblique vers l'intérieur par rapport à la branche opposée. 3. Pièce d'écartement selon la revendication 2, caractérisée en ce que les pattes sont prévues sur les deux branches du ressort à lame. 4. Pièce d'écartement selon la revendication 1, caractérisée en ce que la barre est une barre métallique étirée, de préférence , en acier. 5. Pièce d'écartement selon la revendication 1, caractérisée en ce que, à chaque extrémité de la barre, on prévoit des butées pour les éléments de retenue* 6. Pièce d'écartement selon la revendication 5, caractérisée en ce que les butées sont formées par des chapeaux connus en soi que l'on fixe sur les extrémités de la barre. 7. Pièce d'écartement selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisée en ce que, sur chaque branche, on prévoit une patte plus longue et une patte plus courte en direction du sommet. 8. Pièce d'écartement selon la revendication 1, caractérisée en ce que les branches des ressorts à lame forment un V d'un angle d'environ 300.