i 2042572 Lorsque lTon coule une nappe thermoplastique cristalli-sable fondue, il est nécessaire de refroidir rapidement la nappe fondue à une température inférieure à la température de transition du verre pour minimiser la cristallisation. On pense qu'une 5 cristallisation excessive de la nappe perturbe l'orientation, entraînant dans le produit orienté la présence de zones de voile et d'épaisseur irrégulière. La' nappe extrudée est en général refroidie par coulée de la matière thermoplastique fondue sur une surface refroidie mobile. Des essais antérieurs pour augmenter la 10 vitesse de ce processus afin de donner à l'opération un caractère plus efficace et plus économique ont entraîné une médiocre uniformité d'épaisseur et de largeur et la présence de motifs de voile se reproduisant régulièrement et qui sont connus dans la technique sous le nom de voiles en store vénitien. 15 Bien que de nombreuses techniques différentes aient été uti lisées pour alléger les problèmes associés aux vitesses supérieures présidant à l'opération de trempe, l'une des techniques les plus intéressantes impliaue l'épinglage de la nappe fondue sur la surface de refroidissement en communiquant une charge 20 électrostatique à la pellicule, soit en travers de la largeur entière de la pellicule, soit sur les bords de cette dernière en utilisant des sondes ponctuelles. Cependant, malheureusement, même l'épinglage électrostatique devient de plus en plus inefficace avec les vitesses de coulée encore supérieures, car ces 25 vitesses supérieures entraînent une diminution correspondante de l'aptitude d'une force électrostatique donnée à épingler la nappe sur la surface de refroidissement, permettant ainsi l'emprisonnement d'une couche d'air entre la nappe et la surface, ce qui a pour" effet de réduire le taux de transmission thermique. En 3C outre, l'augmentation des vitesses entraîne fréouemment la formation de "bulles dendritiques" au point de contact initial de la nappe et de la surface de refroidissement, et ces bulles sont à la base de défauts de qualité dans le produit pelliculaire fini. 30 Des essais ont été effectués précédemment pour accroî tre la force électrostatique engendrée par le fil ou les sondes en augmentant la tension. Cependant, ces essais se sont révélés la plupart du temps inefficaces» car l'augmentation de la tension provoque de manière générale un claquage électrique catastrophi-40 que entre l'électrode et la nappe longtemps avant qu'une charge 70 17279 2 2042572 suffisante ne puisse être appliquée â la nappe pour augmenter de manière sensible la force d'épinglage. Le décharge qui se produit entre l'électrode et la surface de la nappe détruit le champ électrostatique de l'électrode qui contribue à la force d'épin-5 glage. En outre, cette décharge provoque la formation de piqûres dans la nappe molle fraîchement coulée, lesquelles piqûres sont fortement agrandies au cours de l'orientation de la pellicule. Par suite, la force d'épinglage que peut procurer un dispositif d'épinglage électrostatique n'a pas jusqu'à présent 10 été entièrement satisfaisante dans ce type d'application ainsi que dans d'autres applications dans lesquelles une force électrostatique élevée est souhaitable pour épingler une feuille ou pellicule diélectrique sur une surface mobile. La présente invention concerne un procédé permettant 15 d'améliorer l'efficacité de l'épinglage électrostatique,de manière que la force engendrée soit suffisante pour des opérations d'extrusion à vitesse élevée ainsi que pour d'autres types de manipulation de pellicules, dans lesquels il est nécessaire d'utiliser une force d'épinglage élevée. 20 En particulier, l'invention vise un procédé permettant d'épingler une pellicule diélectrique sur une surface mobile mise à la masse en faisant passer la pellicule à proximité d'au moins une électrode, sans .qu'il y ait cependant un contact, pour communiquer à la surface de la pellicule une charge électrostatique, 25 ce procédé étant caractérisé en ce que l'on maintient l'électrode dans un gaz dans lequel un courant avant claquage d'au moins 40 jj.A/cm de fil environ peut être engendré, comme on peut le mesurer par l'essai de génération de courant. De préférence, la différence entre la tension au niveau 30 du courant de seuil et la tension au niveau du claquage est d'au moins 2 kV environ, telle que déterminée par l'essai de généra-.tion de courant. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lumière de la description qui va sui-35 vre d'un exemple de réalisation et en se référant aux dessins ci-annexés dans lesquels : - la figure 1 est une vue latérale partiellement en coupe transversale d'un appareillage que l'on peut utiliser pour mener à bien le procédé selon l'invention; 40 - la figure 2 est une illustration d'une sonde ponctuelle 70 17279 3 2042572 qui peut être utilisée dans la présente invention, découpée pour révéler ses caractéristiques de base; - la figure 3 est une illustration schématique d'un appareillage utilisé pour estimer les effets du processus; 5 - la figure 4 est un autre appareil encore que l'on peut utiliser dans la présente invention; - la figure 5 est un appareil représentatif que lîon peut utiliser dans l'essai de génération de courant. On décrira maintenant des formes de rêalisatioiL..pazéférées 10 Dans la mise en oeuvre de la présente invention, l'é pinglage électrostatique peut être appliqué en travers de la largeur entière de la pellicule ou de la nappe ou encore par des sondes ponctuelles dirigées uniquement vers les bords de la pellicule. L'appareil électrique général ainsi que le procédé d'ap-15 plication de la charge électrostatique peuvent être ceux décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n° 3.223.757 et 3.068.528, tous deux incorporés au présent mémoire à titre de référence. De préférence, le courant appliqué à l'appareil d'épinglage est un courant unidirectionnel et l'on préfère tout parti-20 culièrement un courant unidirectionnel de potentiel positif. Dans l'utilisation du procédé selon la présente invention pour aider au refroidissement d'une nappe thermoplastique fraîchement extrudée, il est important que la charge électrostatique soit appliquée à proximité étroite du point de contact normal 25 de la nappe sur la surface de refroidissement.On a constaté que la disposition des électrodes trop loin du point de contact normal entraînait soit l'emprisonnement d'une grande quantité d'air entre la pellicule et le tambour , soit une réduction de l'efficacité d'élimination des variations de largeur et des 30 étranglements. Le gaz utilisé dans la mise en oeuvre de la présente invention peut être choisi parmi les gaz dans lesquels peut être engendré un courant avant claquage d'au moins 40 uA/cm de fil environ, comme mesuré par l'essai de génération de courant. 35 Conformément à l'essai de génération de courant, une chambre d'essai fermée rectiligne est préparée à partir d'une matière diélectrique transparente, de préférence une résine' acrylique de type "Lucite", cette chambre d'essai ayant des dimensions de 25,4 cm x 35,5 cm x 25,4 cm (hauteur). Une plaque 40 d'acier ayant des dimensions globales de 17,8 cm x 33,0 cm est 70 17279 4 2042572 disposée sur des blocs diélectriques sur le fond de la chambre» la plaque isolée est connectée électriquement à travers la paroi de la chambre de "Lucite" à un microampèremètre et du microampèremètre à la masse. Un fil rond d'acier inoxydable 302 présentant 5 un diamètre de 0,2 mm et une longueur de 22,9 cm est supporté à une distance de 6,35 « +0,40 mm au-dessus de la plaque d'acier sous une tension suffisante pour empêcher la déformation par les charges appliquées au cours du processus d'essai. Le fil métallique est connecté électriquement à l'extérieur de la cham-Î0 bre d'essai. La surface de la plaque d'acier est masquée par une résine polyimidique de type "Kapton" de manière à -laisser une bande de plaque exposée de 2,54 cm de largeur et de 17,8 cm de longueur, située au-dessous du fil métallique et disposée façon que l'axe longitudinal de la bande exposée coupe le plan 15 vertical du fil selon un angle de 90°. Des entrées et des sorties sont prévues pour le gaz sur les coins opposés d'une face de la chambre d'essai pour faciliter des changements rapides et complets de l'atmosphère. Au cours de l'essai, de l'air ayant une teneur en hu-20 niidité de moins de 5% environ est envoyé à travers la chambre pendant une période de 5 minutes. Ensuite, le gaz particulier à essayer est introduit dans la chambre sous une pression positive faible pour assurer une atmosphère du gaz continue à l'intérieur de la chambre d'essai. Une pression de gaz positive mesu-25 rable doit être présente, à la sortie du gaz pour assurer le maintien d'une pression positive. L'écoulement du gaz d'essai est prolongé pendant au moins 5 minutes avant de continuer l'essai. Une tension est appliquée au fil et est augmentée gra-jO duellement jusqu'à ce que la première lecture soit observée sur le microampèremètre. La tension à ce stade est enregistrée, puis interrompue. Le processus est répété à deux reprises. On fait alors la moyenne des tensions pour lesquelles les premières lectures de courant sont observées sur le microampèremètre et la 35 moyenne est désignée comme étant la tension pour le courant de seuil du gaz à essayer. La tension est ensuite augmentée jusqu'en un point où l'on observe une étincelle entre le fil métallique et la surface exposée de la plaque d'acier. La tension la plus basse à laquel-40 1© une étincelle est observée est enregistrée. Le processus est répété à deux reprises et l'on fait la moyenne des trois lectu- 70 17279 5 2042572 res que l'on désigne comme étant la tension au claquage. La tension appliquée au fil est ajustée à 0,1 kV au-dessous dë la tension au claquage et le courant lu sur le microampèremètre est enregistré.'La tension est réajustée à deux re-5 prises et l'on fait la moyenne des trois lectures d'intensité enregistrées obtenues. La moyenne obtenue est désignée comme le courant avant claquage. On préfère que la différence entre la tension pour le courant de seuil et la tension au claquage du gaz soit d'au moins 10 2,0 kV. Cela a pour effet de minimiser la nécessité d'un réglage précis de la tension appliquée à l'appareil d'épinglage pour éviter les étincelles. Comme gaz représentatifs dans lesquels peut être engendré un courant avant claquage d'au moins 40 p.A/cm de fil, on peut 15 citer l'azote, l'hélium, l'air avant une teneur en humidité de moins d' environ 5$, dénommé par la suite air sec, l'oxygène, le dichlorotétrafluoréthane (disponible dans le commerce à la E.I. du Pont de Nemours.and Company sous le nom de "Fréon 114"), le dichlorodifluorométhane (disponible dans le commerce à la E.I. 20 du Pont de Nemours and Company sous le nom de "Fréon 12"), les vapeurs de tétrachlorure de carbone dans de l'air sec ou de l'azote, les vapeurs de tétrachloréthane dans de l'azote et les vapeurs d'acétone dans de l'azote. Les vapeurs de tétrachlorure de carbone, de tétrachloréthane et d'acétone peuvent être obte-25 nues en faisant barboter le gaz véhiculaire, par exemple, de l'air sec ou de l'azote, à travers un bain liouide à température ambiante, jusqu'à ce que le gaz véhiculaire soit sensiblement saturé de la vapeur. Les gaz précités,lorsqu'ils sont estimés selon l'essai 3C de génération de courant, présentent tous un courant avant claquage (C) d'au moins 40 (iA. Les caractéristiaues de ces gaz et d'autres gaz, non satisfaisants, ceux-la, sont résumées dans le tableau suivant, notamment la tension pour le courant de seuil (Vt) et la tension au claquage (V^) • 35 La légende du tableau est complétée par les notations suivantes : (a) disponible dans le. commerce à la E.I. du Pont de Nemours and Company sous le nom de "Fréon 22"; (b) humidité relative de plus de 95$; 40 (c) humidité relative d'environ 40 â 50/5; 70 17279 6 2042572 (&) humidité relative de moins de 5 % environ ; (e) limite de l'énergie fournie. T A B L E A ïï Gaz Vt Vsb 0 kilovolts kilovolts uA/cm. de fil Propane 7,0 0 Argon fa} Dichlorofluorométhane v / 4,2 4,4 5,2 18,4 19,8 10,0 10 COg Air humide^ 7,6 6,0 9.6 8.7 20,8 25,6 Vapeur de propanol dans Ng 6,9 10,3 29,2 Vapeur de toluène dans 1*2 5,6 9,2 32,0 15 Air ambiant 6,0 9,6 37,6 H2 7,4 10,2 42,8 He 0,8 1,4 ^5,2 Air sec^^ 5,8 10,0 48,0 20 Vapeur d'acétone dans Ng 7,0 12,6 92,0 °2 6,4 10,2 94,4 Vapeur de tétrachloro-éthane dans N2 7,0 11,3 98,8 25 Vapeur de CCl^ dans N2 9,6 15,8 192,0 Vapeur de CCl^ dans de l'air sec 9,9 14,5 231,2 " Fréon- 12,r 18,2 32,3 360,8 " Freon-114" 18,4 35,0^ 62,8 30 Dans la miss en oeuvre du procédé selon l'invention, les gaz doivent sensiblement entourer l'électrode. Cela peut être réalisé, par exemple, en faisant passer un courant du gaz par-dessus l'électrode de manière à 1'envelopper.Pour faciliter le maintien de l'atmosphère gazeuse autour du fil métallique 35 sous une pression minimum, un bouclier partiel de matière diélectrique peut être disposé autour de l'électrode, dans lequel bouclier une atmosphère de gaz est maintenue. Le bouclier doit naturellement avoir une section ouverte en direction de la nappe fraîchement extrudée pour permettre le dépôt d'une charge électrostatique de l'électrode sur la nappe, et ne doit pas m 70 17279 7 2042572 complètement envelopper le fil ou la pointe de l'électrode au point de permettre l'accumulation d'une charge spatiale d'ions à l'intérieur du bouclier. Pour s'assurer plus encore à l'égard d'une accumulation de charges spatiales, à l'intérieur 5 d'un bouclier ou sur un tuyau d'alimentation en gaz diélectrique, on préfère que le bouclier ou le tuyau d'alimentation soit à la masse. Comme un bouclier ouvert entraîne une dissipation continue de l'atmosphère gazeuse à l'intérieur du bouclier, le gaz enveloppant doit encore être acheminé de manière continue 10 vers la zone qui entoure l'électrode. Il est souhaitable que le débit d'acheminement du gaz soit juste suffisant pour mainte-, nir l'atmosphère gazeuse autour de l'électrode. Une pression gazeuse supérieure à la pression minimum nécessaire pour maintenir l'atmosphère entraînerait uniquement une dissipation plus rapide 15 de l'atmosphère autour de l'électrode et un courant constant de ' - gaz dirigé vers la nappe. On a constaté que des pressions supérieures à celle nécessaire pour envelopper l'électrode entraînaient une amélioration faible ou nulle de l'épinglage électrostatique vis-à-vis de celui conféré par la purge initiale de 20 l'électrode par l'atmosphère gazeuse. La figure 1 est une vue en coupe transversale partielle d'un appareil que l'on peut utiliser conformément à la présente invention pour un épinglage électrostatique sur la largeur entière de la nappe- Un fil d'électrode transversal allongé 25 25 et un tuyau d'alimentation 31 en gaz diélectrique présentant un orifice fendu 32 sont disposés de sorte que-les gaz issus de l'orifice enveloppent le fil métallique. Une nappe fondue 33 est extrudée par la lèvre d'une trémie 30 sur un tambour de refroidissement 29, venant en contact avec ce dernier au point de 30 contact 27. L'électrode, disposée au-dessus du point de contact, est connectée à une source de tension élevée 15. Le gaz issu du tuyau 3-i- est acheminé sous une pression positive suffisante pour maintenir une atmosphère du gaz autour du fil. De manière générale, un débit de gaz du tuyau d'alimentation de moins de 35 2.832 l/h est suffisant pour maintenir l'atmosphère autour de l'électrode. La figure 2. illustre une sonde ponctuelle qui peut être utilisée dans la présente invention, dans laquelle sonde une électrode 20 est entourée par un manchon 21 qui est consti-4C tué d'une matière isolante diélectrique résistant à la chaleur. 70 17279 8 2042572 L'électrode est connectée à une source de tension élevé , non illustrée, par l'intermédiaire d'un élément de connexion 22 et du gaz est acheminé vers le manchon par un orifice d'entrée 23 afin dfentourer la pointe 24- de l'électrode. 5 La figure 3 illustre schématiquement un appareil qui peut être utilisé pour essayer la force d'adhérence de 1'appareil d'épinglage, dans lequel la pellicule 10 à essayer, issue du rouleau 11, est tirée en travers de la surface polie d'un bloc d'acier inoxydable 12 mis à la terre par une balance à ressort 13 10 qui enregistre la force d'adhérence due aux charges électrostatiques' déposées sur la pellicule par l'électrode 1.4, qui est couplée à une source de tension élevée 15* L'électrode est du type illustré dans la figure 2. Un courant gazeux se déplaçant au-dessus de l'électrode dans la direction de la pellicule est 15 fourni par une bouteille de gaz 16 dotée d'un régulateur de pression à soupape 17 qui est couplé à l'aide d'un tube 19 muni d'un débimètre 18. La source d'énergie appliquée à l'électrode comporte un dispositif permettant de régler la tension et cette dernière est ajustée à un niveau maximum tolérable sans claquage au 20 niveau de l'intervalle de séparation. Au cours de la mise en oeuvre de l'appareil d'essai, la pellicule est tirée du rouleau au-dessus du bloc par la balance à ressort sans écoulement de gaz à travers l'électrode. Le déplacement de la pellicule par dessus le bloc se fait par un 25 mécanisme de glissement adhésif. La force requise pour rompre le glissement est mesurée sur la balance à ressort. Une atmosphère gazeuse est ensuite envoyée autour de l'électrode et la force d'arrachement est de nouveau mesurée. La figure 4 illustre une forme de réalisation préférée 30 de l'invention dans laquelle une seconde électrode isolée, mise à la masse, est utilisée comme élément permettant d'entourer un fil d'épinglage à l'aide d'un gaz. Sur cette figure, un courant de gaz 40 fourni par la source de gaz 16 est envoyé à travers une seconde électrode 41 et un isolant électrique 42 afin d'entourer 35 sensiblement le fil d'épinglage 25. La figure 5 illustre un appareil représentatif qui peut être utilisé pour estimer les gaz conformément à l'essai de génération de courant. Une chambre d'essai 50 préparée à partir d'un diélectrique transparent comporte une entrée de gaz 51 et une 40 sortie de gaz 52 disposées dans les coins opposés d'une 70 17279 9 2042572 - paroi latérale de la chambre. Une plaque d'acier 53 est supportée sur le fond de la chambre d'essai par des blocs de support 54. La plaque d'acier est mise à la masse à l'aide du fil 55 qui passe à travers la paroi de la chambre d'essai et se raccorde 5 à tin microampèremètre 56. La plaque d'acier est masquée par des pellicules diélectriques 57 de façon à laisser un intervalle non protégé dans la partie centrale de la plaque. Un fil d'électrode 58 est supporté au-dessus de la partie non protégée de la plaque d'acier, perpendiculairement à son axe longitudinal. L'in-10 tervalle entre le fil et la surface de la plaque d'acier est maintenu enmesurant et endisposant des blocs 59• La tension du fil est maintenue par un ressort de traction 60 qui est connecté à une source d'alimentation 61. Le procédé selon la présente invention est applicable 15 à l'épinglage de n'importe quelle pellicule diélectrique. Comme pellicules préférées, on peut citer notamment celles de polymères thermoplastiques organiques, par exemple, les polyesters tels que le téréphtalate de polyéthylène, les polyoléfines telles que le polyéthylène et le polypropylène, les polymères et 20 les copolymères d'acétate de vinyle, les polymères et le copo-lymères de chlorure de vinylidène, les polyamides, les esters et les esters cellulosiques, les polymères et les copolymères du styrène, les chlorhydrates de caoutchouc et les polycarbo-nates. Le procédé s'applique particulièrement au refroidisse-25 ment des polymères cristallins et, notamment, du téréphtalate de polyéthylène, car l'aptitude à l'étirage et les propriétés optiques qui en résultent de ces pellicules, .lorsqu'elles sont produites à des vitesses élevées, sont fortement améliorées. Le procédé selon l'invention peut également s'appliquer 50 à la manipulation d'autres pellicules diélectriques, par exemple, pour le revêtement ou l'impression dans le cas de papiers, "Cellophane" et résines thermodurcissables tels que la résine polyimidique "Kapton". Le mécanisme particulier qui préside a l'amélioration 35 notable due à l'utilisation du procédé selon l'invention n'est pas complètement élucidé. On a jusqu'à présent supposé de manière générale que l'augmentation d'une tension dans une électrode d'épinglage entraînait une force d'épinglage accrue. Cependant, l'un des gaz préférés du procédé selon l'invention, l'hélium, 40 présente une tension au claquage relativement faible. L'invention 70 17279 10 2042572 repose sur la découverte de l'importance du courant qui peut être engendré sur le fil d'épinglage. Cependant, la correspondance exacte qui lie un courant engendré élevé et, la force d'épinglage accrue est difficile à établir en raison du degré d'incer-5 titude en ce qui concerne le mécanisme d'épinglage. Néanmoins, le procédé permet d'améliorer de manière notable et inespérée la force d'épinglage, comme illustré plus complètement dans les exemples non limitatifs suivants. EXEMPLES 1 à 4. 10 Une pellicule de téréphtalate de polyéthylène d'une épaisseur de 25,4 M- est utilisée dans un .appareil d'essai du type illustré sur la figure 3 en mettant en*oeuvre une électrode ponctuelle du type'illustré sur la figure 2» L'électrode est disposée à 1,8 cm de la surface de-la pellicule. 15 L'énergie fournie à l'électrode est ajustée dans cha que cas au niveau le plus élevé qui peut être utilisé sans formation d'étincelle. Les gaz utilisés pour entourer l'électrode, indiqués dans le tableau, sont tous acheminés sous un débit de 283 l/h pour maintenir l'atmosphère autour de l'électrode. Dans 20 chaque cas, la force requise pour arracher la pellicule du bloc sur lequel elle est épinglée est mesurée sur la balance à ressort. Les résultats sont comparés avec ceux correspondants à l'électrode enveloppée d'air ambiant dont le débit est identique . 25 Exemple 1 30 2 3 4 35 Le processus aes exemples x a 4 est répété , si ce n'est que le gaz utilisé est du monochlorodifluoréthane, présentant un courant avant claquage d'environ 10 |iA/cm. La tension maximum sans étincelle qui peut être appliquée au présent appareil est de 15 kV et la force maximum à l'arrachement est de 40 246 g, ce qui ne révèle aucune amélioration vis-à-vis de l'air ambiant. Gaz Air Hélium Oxygène Azote TABLEAU. Tension maximum sans étincelle 14 kV 7,5 kV 16 kV 16 kV EXEMPLE 5. Exemple comparatif Force maximum a l'arrachement en grammes 246 425 565 453 70 17279 n 2042572 EXEMPLES 6 à 15 Dans les exemples 6 à 15, du téréphtalate de polyéthylène est extrudé à chaud sous débit constant sur un tambour de trempe refroidi. Le tambour de trempe a un diamètre de 183 cm 5 et la feuille extrudée a une largeur de 41,2 cm. L'épaisseur de la pellicule sur le tambour de trempe varie avec la vitesse du tambour. Dans l'exemple 6, un fil d'électrode d'acier inoxydable de 0,2 mm de diamètre unique est disposé à 0,95 cm au-dessus 10 de la surface du tambour de trempe dans une position qui donne le meilleur effet d'épinglage possible.Une tension unidirectionel-le positive est appliquée au fil à la tension la plus élevée possible sans formation d'étincelle, et la vitesse du tambour est augmentée jusqu'à la vitesse la plus grande possible sans qu'ap-15 paraissent des bulles dendritiques entre les surfaces du tambour et de la nappe extrudée. Les résultats de cet essai sont résumés ci-dessous. TABLEAU Exemple Gaz Epaisseur de Vitesse maxi- Tension Courant 20 la pellicule mum du tambour kV en ^A/cm en t-L- mètres/min. de fil 6 Air 188 24,4 9,2 12 ambiant Dans les exemples 7 à 9, le processus de l'exemple 6 25 est répété, si ce n'est qu'un appareil à'électrode du type illustré dans la figure 4 est utilisé au lieu du fil d'électrode nuede l'exemple 6. L'appareil à électrode est disposé au même point que l'électrode nue et la même tension est appliquée au fil. Dans les exemples 8 et 9, de l'oxygène et de ïazote sont 30 acheminés dans l'appareil de manière à entourer sensiblement le fil d'épinglage. Ces gaz provoquent une augmentation modérée de la quantité d'ions formés, ce qui provoque une augmentation de force intermittente en travers de la largeur de la pellicule. Cela entraîne des variations au niveau du point de contatc, ce 35 qui a pour effet de diminuer réellement la vitesse opératoire maximum sans former de bulles dendritiques. Exemple Gaz Epaisseur de Vitesse maxi- Tension Courant la pellicule mum du tambour kV en P-A/cm en M mètres/min. de fil 40 7 air 152 33,6 9,2 15 ambiant 8 oxygène 152 32,0 9,2 18 9 azote 152 32,0 9,2. 36 70 17279 12 2042572 Dans les exemples 10 à 12, le processus des exemples 7 à 9 est répétée, si ce n'est que la tension est augmentée au maximum sans étincelle. L'augmentation de la tension entraîne une augmentation assez élevée de la formation d'ions lorsau'on 5 utilise de l'oxygène et de l'azote gazeux pour appliquer une force d'épinglage uniformément accrue au point de contact et provoque une augmentation de la vitesse maximum sans formation de bulles dendritiques. Epaisseur de Vitesse, maxi^ Courant 10 la pellicule mum du tambour Tensicn.en \ik/ Exemple Gaz en u. mètre s/min. kV cm de fil 10 air ambiant 127,0 36,1 10,5 36 11 oxygène 127,0 37,4 10,8 38 12 azote 127,0 37,4 " " " ' 11,3 32 15 Dans les exemples 13 à 15, le processus des exemples 10 à 12 est répété , si ce n'est que la position de l'appareil d'épinglage est ajustée de la meilleure façon possible, par opposition à la disposition de l'appareil au point de meilleur rendement du fil nu. 20 Epaisseur de Vitesse maxi- Courant la pellicule mum du tambour Tension en p.A/ Exemple Gaz en u. mètre s/min. kV cm de fil 13 air ambiant 120,0 46,0 10,1 28 14 oxygène 120,0 49,0 10,9 40 25 15 azote 120,0 49,0 10,7 32 Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs et aux procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. 70 17279 2042572 REVENDICATIONS. 1.- Procédé d'épinglage d'une pellicule diélectrique sur une surface mobile mise à la masse en faisant passer la pellicule à proximité d'au moins une électrode, sans qu'il y ait 5 contact, pour communiquer à la surface de la pellicule une charge électrostatique, ce procédé étant caractérisé en. ce qu'on maintient l'électrode dans un gaz dans lequel peut être engendré un courant avant claquage d'au moins environ 40 uA/cm de fil, tel que mesuré par l'essai de génération de courant (figure 5)« 10 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la différence entre la tension au niveau de courant de seuil et la tension au niveau du claquage du gaz ei. d'au moins 2 kV environ, telle que déterminée par l'essai de génération de courant(figure 5)» 15 3.- Procédé selon l'une ou l'autre des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le gaz est constitué d'un ou plusieurs des gaz suivants : oxygène, azote, hélium, dichlorodi-fluorométhane, tétrachlorure de carbone et dichlorotétrafluoro-éthane. 20 4*- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la pellicule est une pellicule polymère thermoplastique. 5.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la pellicule est une nappe fraîchement extrudée et la 25 surface mobile est une surface de trempe. 6.- Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que la pellicule est formée de téréphtalate de polyéthylène. 7.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la charge électrostatique est ap- 30 pliquée sensiblement én traders de la largeur entière de la pellicule. 8.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la charge électrostatique est appliquée sur les bords de la feuille thermoplastique. 35 9.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le gaz est entretenu en utilisant un bouclier mis à la masse ou un tuyau d'alimentation en gaz diélectrique également mis à la masse.