L'invention est relative d'une manière générale à la technique de production d'articles comportant des ouvertures d'une section transversale remarquablement petite. Il a été reconnu depuis longtemps qu'une masse en forme de 5 mince feuille percée d'ouvertures d'une dimension extrêmement petite se prêterait à un certain nombre d'applications qui peuvent être fort importantes. Dans le passé, on a fabriqué des filtres métalliques par tissage de fils métalliques pour former de fines toiles métalliques, mais les ouvertures résultantes sont grossières- Selon 10 une autre méthode, on mélange une fine poudre métallique avec une autre poudré qui peut être métallique, et on fritte le mélange pour former une masse dense que l'on attaque ensuite pour en éliminer une des poudres, le produit résultant comporte des pores qui sont grossiers et irréguliers. Des masses poreuses telles que des tubes 15 en "Vycor" expansé et certains papiers-filtres comportent des ouvertures d'une dimension minimum en coupe transversale, mais elles sont inutilisables en vue d'un certain nombre d'applications pour lesquelles on désire des valeurs élevées de la résistance mécanique ou certaines propriétés électriques ou métalliques. Bien que des 20 filtres ayant des pores de petite section transversale aient aussi été préparés par irradiation d'une feuille de matière plastique et élimination par attaque des zones où ont passé les trajectoires de rayonnement, cette méthode est inutilisable sur des métaux. Par mise en oeuvre de l'invention, il est possible de former 25 des ouvertures dans de minces feuilles d'un alliage pour produire des articles se prêtant à des utilisations pour lesquelles les masses poreuses de la technique antérieure étaient impropres. En outre, l'invention permet de produire des ouvertures ou évidements ayant une dimension substantiellement uniforme. De plus, en rem-30 plissant partiellement ou complètement ces ouvertures ou éridements, selon le cas, avec des matières convenablément choisies, on peut élaborer des masses composites se prêtant à une grande variété d' applications spéciales» L'invention pourra, de toute façon, être bien comprise à l'ai-35 de du complément de description qui suit ainsi que du dessin ci-annexé, lesquels complément et dessin concernent différents modes de réalisation de l'invention choisis à titre d'exemples non limitatifs et sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication. La fig. 1, de ce dessin, est une photomicrographie (grossisse-40 ment 750 fois) d'une pièce en un alliage contenant en poids 94 % de 2 2032305 69 45557 titane et 6 $ de molybdène élaborée de la manière décrite dans l1 exemple ci-après, et montre la phase riche en molybdène finement répartie dans une matrice constituée par la phase riche en titane-La fig. 2, enfin, est.une image formée par la technique des 5 ombres par transmission (grossissement 10.000 fois) de la pièce de la fig. 1 après que la phase riche en molybdène a été substantiellement éliminée pour produire des ouvertures par une attaque effectuée de la manière décrite dans l'exemple ci-après- Si on cherche à la décrire d'une manière approximative et géné-10 raie, un article réalisé conformément à l'invention est une masse solide comportant plusieurs évidements ou ouvertures de dimensions minimum en coupe transversale- Les termes "pore", "ouverture" ou ''trou" tels qu'ils sont utilisés ci-après doivent s'entendre comme désignant un trou s'étendant depuis une surface de l'échantillon 15 attaqué jusqu'à la surface opposée. D'autre part, le terme "évide-ment" doit s'entendre comme désignant un trou s'étendant à partir d'une surface de l'échantillon attaqué et prenant fin à l'intérieur, de cet échantillon attaqué- Le terme "phase" définit une quantité de matière ayant des propriétés (telles que structure cristalline 20 et composition) substantiellement identiques- En résumé, le procédé selon 1'invention consiste essentiellement à élaborer un alliage ayant la particularité d'être composé d'au moins deux phases à l'état solide- L'alliage est traité de fa-, çon à produire au moins une phase sous une forme finement répartie 25 dans une matrice constituée par la seconde phase ou par les autres phases» La structure traitée résultante est attaquée pour éliminer la phase finement répartie jusqu'à la profondeur désirée pour produire des ouvertures ou, si on le préfère, des évidements- Selon l'invention, on utilise un alliage comprenant au moins 30 deux phases à l'état solide, et un tel alliage est traité pour répartir finement une phase dans une matrice de l'autre phase ou des autres phases. Ce traitement est effectué d'un certain nombre de manières selon l'alliage particulier et sa composition. Selon un mode de réalisation de l'invention, on utilise un al-35 liage solide constitué d'au moins deux phases dans l'état solide coulé. L'alliage est coulé et plastiquement déformé pour détruire substantiellement sa structure à l'état coulé. L'article en alliage résultant est ensuite chauffé jusqu'à une température supérieure à sa température de recristallisâtion, qui est la température à la-40 quelle la structure sous contraintes de l'alliage déformé est rem 69 45557 3 2032305 placée par une structure cristalline exempte de déformation. L'allure de recristallisâtion dépend largement de la température de recristallisation spécifique utilisée. Généralement, plus la température de recristallisation utilisée est élevée, plus le laps de temps 5 nécessaire pour obtenir une recristallisation complète est bref. Généralement, plus est grande la déformation de l'alliage, plus les particules de phase produites par recristallisation sont petites. Comme exemples d'alliages qui peuvent être traités de cette manière, on peut citer des alliages Ag-Cu, Ag-Al, Al-Co, Al-Cu, Al-Mg, 10 Au-Ge, Au-In, Be-Fe, Be-Cu, Be-Ni, Be-Zr, Be-Mg, C-Fe, C-Mn, C-Ii, Co-Cr, Fe-Mn et V-Zr. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, on utilise un alliage qui subit une transformation de phase. Un tel alliage peut être du type à précipitation, c'est-à-dire un alliage à solu-15 tion solide qui se refroidit à partir d'une phase solide unique jusqu'à formation d'un précipité d'une deuxième phase. Le procédé -pour le traitement d'un tel alliage afin de produire la phase solide précipitée sous une forme finement divisée en particules de dimension substantiellement uniforme consiste à élaborer l'alliage 20 sous une forme coulée, à déformer plastiquement l'alliage pour détruire sa structure coulée, à le chauffer jusqu'à une température à laquelle il se forme une solution solide à une seule phase pendant un laps de temps d'une durée suffisante pour homogénéiser sa structure, à le refroidir brusquement jusqu'à la température ambi-25 ante ordinaire pour produire une solution solide à une seule phase sursaturée qui est thermiquement instable, et à chauffer la solution solide (ainsi "trempée") jusqu'à une température à laquelle la deuxième phase précipite* La température de précipitation spécifique et la durée du laps de temps pendant lequel l'alliage est main-30 tenu à cette température déterminent la dimension des particules individuelles de la phase précipitée. Plus la température de précipitation est élevée et plus la durée du laps de temps pendant lequel l'alliage est maintenu à cette température est prolongée, plus les particules de la phase précipitée sont grosses. Au contraire, 35 plus la température de précipitation est basse et plus la durée du laps de temps pendant lequel la matière est maintenue à une telle température est brève, plus les particules de la phase précipitée sont petites ; c'est-à-dire que les particules de la phase précipitée sont de la plus petite dimension possible quand on se contente 40 de chauffer l'alliage juste jusqu'à une température qui est la plus 69 45557 4 2032305 basse température à laquelle la deuxième phase précipite- Les particules de la phase précipité sont généralement substantiellement de la même dimension, mais leur forme spécifique peut dépendre de l'alliage particulier traité-5 II existe un certain nombre d'alliages qui subissent une préci pitation à l'état solide en cours de refroidissement avec production de deux phases- Ces alliages subissent une telle précipitation dans un certain intervalle de composition et de température, c'est-à-dire au-dgssous d'une certaine température pour la composition 10 particulière de l'alliage- De telles compositions et températures de précipitation sont connues d'après des diagrammes de phases publiés dans la littérature- Comme exemples représentatifs d'alliages du type subissant une précipitation à l'état solide et utilisables en vue de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, on 15 peut citer les alliages Cu-Co, Al-Mg, Ag-Zn, Cu-Al, Ni-ïi, Cu-Be, Ni-Be et Bi-Sn- Selon encore un autre mode de réalisation de l'invention, on utilise un alliage solide possédant une structure à deux phases mais qui subit une transformation martensitique• La phase marten-20 sitique apparaît dans un intervalle de température spécifique au cours du refroidissement- L'opération de traitement d'un tel alliage pour produire une phase sous une forme finement divisée consiste essentiellement à élaborer l'alliage sous une forme coulée,-à déformer plastiquement l'alliage pour détruire sa structure de cou-25 lée, à chauffer l'alliage jusqu'à une température supérieure à sa température de recristallisation et aussi supérieure à la température à laquelle intervient la transformation martensitique pendant un laps de temps d'une durée suffisante pour homogénéiser la structure, à le refroidir brusquement jusqu'à la température ambiante 30 ordinaire, à chauffer le solide (ainsi "trempé") jusqu'à une température supérieure à la température à laquelle intervient la transformation martensitique et à travailler ledit solide chaud pour produire au moins une phase sous une forme fine- On pense que pour ce type d'alliage, le travail du solide chaud dans la région où il 35 existe deux phases à l'état solide, c'est-à-dire au-dessus de la température à laquelle intervient la transformation martensitique, a pour résultat la production d'au moins une phase sous une forme ■ fine au cours du refroidissement- Un chauffage répété de l'alliage jusqu'à la région de l'état solide à deux phases au-dessus de la 40 température de transformation martensitique, et un nouveau travail 69 45557 5 2032305 de l'alliage dans cette région, peuvent produire line phase répartie sous une forme encore plus fine- L'alliage peut être convenablement travaillé par mise en oeuvre de méthodes telles que le laminage ou la rétreinte- 5 H existe un certain nombre d'alliages d'une certaine composi tion qui comprennent au moins deux phases et qui subissent une transformation martensitique en cours de refroidissement- De tels alliages et leur composition se trouvent décrits .dans la littérature. Comme exemples de tels alliages, on peut citer : Fe-C, Ti-V, 10 PeJïi, Au-Cd, Fe-Ni-C. Généralement, lors de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, les composants de l'alliage sont fondus ensemble pour obtenir un échantillon fondu aussi uniforme que possible- L'échantillon fondu est ensuite coulé par une méthode classique à la dimensi-15 on désirée. L'alliage coulé est plastiquement déformé pour détruire sa structure de coulée. Il existe un certain nombre de méthodes convenables pour effectuer une telle déformation. Par exemple, on peut travailler l'alliage pendant qu'il est chaud et plastique par 20 des méthodes telles qu'extrusion, laminage, compression ou rétreinte. La température particulière, à laquelle l'alliage est travaillé à chaud dépend largement de sa malléabilité à cette température-L'alliage est ensuite traité de façon à produire une phase sous une forme :Éine dans une matrice constituée par la deuxième 25 phase ou par les autres phases. Après un tel traitement, la pièce résultante est de préférence stabilisée en la chauffant à une température située juste au-dessus de sa température de recristallisa— tion pendant un laps de temps de la durée nécessaire pour réaliser une stabilisation. 30 Généralement, avant l'attaque, l'alliage est coupé selon un plan transversal par rapport à la direction de travail, ce qui a pour résultat de donner un échantillon ayant une surface avec une phase substantiellement uniformément répartie. On peut avoir recours à tous moyens de découpage classiques tels qu'une scie mobi— 35 le, une meule de tronçonnage, ou le découpage par étincelage. Par exemple, pour la préparation d'un filtre, on tranche la pièce transversalement jusqu'à une épaisseur dépendant largement de la résistance mécanique et de la ductilité de l'alliage et compte tenu de l'épaisseur désirée pour le produit attaqué final- La tranche 40 d'alliage peut être attaquée directement, ou bien, de préférence, 69 45557 6 2032305 on la polit mécaniquement pour enlever la couche supérieure distordue engendrée au cours de l'opération mécanique de tranchage. Un tel polissage est utile aussi pour amincir la tranche jusqu'à une épaisseur désirée telle, par exemple, que celle d'une nfince feuille. 5 L'agent d'attaque particulier utilisé dépend largement de la composition particulière de la phase à éliminer aussi bien que du reste de la pièce. De telles compositions sont connues d'après les diagrammes de phases publiés dans la littérature- Si le diagramme de phases n'est pas disponible, les compositions sont facilement dé-10 terminables par mise en oeuvre de modes opératoires métallographi-ques classiques et analyse aux rayons X. Il convient que l'agent d'attaque utilisé attaque sélectivement la phase que l'on désire é-liminer et n'affecte pas notablement le reste de la pièce. On peut effectuer l'attaque d'un certain nombre de manières 15 classiques. Par exemple, on peut plonger l'article en alliage dans une solution de l'agent d'attaque jusqu'à ce que la phase à éliminer soit suffisamment attaquée pour former des trous. Toutefois, si on désire des évidements plutôt que des trous, il convient de ne mettre qu'une surface de la pièce en contact avec l'agent d'attaque 20 jusqu'à ce que la phase à éliminer soit attaquée de façon à former des évidements de la profondeur désirée. Dans certains cas, plus spécialement quand la pièce est aussi mince qu'une mince feuille, une attaque électrolytique est préférée parce qu'on peut la condui- . re à une allure rapide mais dont on peut rester maître facilement-25 Lorsque l'attaque est complètement terminée, la pièce est de préférence rincée à l'eau où en se servant d'un agent neutralisant pour empêcher toute poursuite de l'attaque- L'opération d'attaque, qu'elle s'effectue par simple contact de l'agent d'attaque avec la pièce ou par une autre méthode, peut 30 être conduite de façon à obtenir des trous de la dimension désirée. Plus précisément, les trous attaqués peuvent être aussi gros que la dimension des particules de la phase à éliminer. Toutefois, des trous plus fins que la dimension des particules peuvent être produits par un réglage approprié de l'épaisseur de la pièce et/ou de 35 l'allure d'attaque chimique» A cet égard, un facteur important est la nature électrochimique relative des phases, plus spécifiquement leur réactivité à l'égard des agents d'attaque qui sont aussi des électrolytes. Par exemple, dans des alliages argent-cuivre riches en argent, la phase cuivre est dotée d'une plus forte réactivité 40 que la phase argent comme le montre sa position dans la série dès 69 45557 7 2032305 tensions électromotrices. Les atomes de cuivre ont donc une plus forte tendance à entrer en solution sous forme d'ions abandonnant des électrons sur le cuivre restait en le rendant ainsi négatif, ce qui a pour résultat l'apparition d'un effet galvanique- Lors de l1 5 opération d'attaque de l'échantillon d'alliage selon l'invention, il apparaît une concentration de cet effet galvanique sur la portion centrale de chaque particule attaquée, ce qui a pour résultat que cette zone de la particule est préférentiellement attaquée par l'agent d'attaque jusqu'à ce que des perforations de trouvent for-10 mées, après quoi l'attaque progresse depuis le centre jusqu'à la périphérie ou à la limite de la particule. On peut augmenter cet effet galvanique par accroissement de la vitesse d'attaque en utilisant un électrolyte adéquat. On peut tirer avantageusement parti de cet effet dans des échantillons plus épais, plus spécialement 15 dans des feuilles, pour produire des trous fins étant donné que, dans de tels cas, l'attaque peut être arrêtée une fois que le trou est formé et avant que l'attaque progresse vers la limite de phases D'autre part, dans des échantillons en forme de feuilles plus minces, l'agent d'attaque travaille au travers de la portion centrale 20 de la particule à une vitesse trop grande pour s'arrêter avant de progresser vers la limite de la particule et produit donc des trous plus gros. De plus, plus la vitesse d'attaque chimique est grande, c'est-à-dire plus les particules se dissolvent vite dans l'agent d' attaque, plus il est difficile de rester maître de la dimension des 25 trous formés par attaque. Il convient donc de rendre la vitesse d' attaque par un agent d'attaque directement proportionnelle à l'épaisseur de la feuille à attaquer. Cette vitesse peut être réglée par un choix approprié du type ou de la réactivité de l'agent d'attaque et/ou de la méthode d'attaque. 30 Selon l'invention, l'épaisseur spécifique de la pièce peut va rier largement et peut dépendre dans une certaine mesure de son u-tilisation finale. Au minimum, il suffit qu'elle soit assez épaisse pour former une pellicule continue, ce qui correspond générale- o ment à environ 1000 Angstroms et dépend de l'alliage particulier 35 utilisé. Son épaisseur minimum aussi bien que son épaisseur maximum est limitée par 1'attaquabilité de la phase qui sert de matrice aussi bien que de la phase à éliminer. Les trous ou évidements formés par attaque sont de dimension substantiellement uniforme en section transversale. Le diamètre de cette section transversale 40 dépend largement de l'utilisation finale du produit et peut être 69 45557 8 2032305 0 aussi faible qu'environ 50 A, et même moins. Il n'y a pas de limite supérieure au diamètre maximum de la section transversale étant donné que, avant l'attaque, la pièce travaillée peut être chauffée pour faire grossir les particules jusqu'à la dimension désirée. 1' 5 invention est spécialement utilisable pour produire des feuilles poreuses* Ci-après est donné un exemple, bien entendu non limitatif, illustrant la mise en oeuvre de l'invention. Toutes les quantités ou proportions spécifiées sont en poids, sauf indication contraire. 10 Exemple.- On coule un bouton en alliage à 94 $ de titane et 6 % de molybdène sous vide au moyen d'un faisceau d'électrons. Le degré de pureté de chacun des composants des d'environ 99,999 %• Le bouton est épais d'environ 19 mm. On enlève par usinage deux portions opposées de la périphérie du bouton pour produire des fa-15 ces parallèles. La pièce résultante a un diamètre de 50,8 mm et une hauteur d'environ 19 mm. On l'enveloppe dans une mince feuille de titane pour empêcher une oxydation du titane et on chauffe dans un four où se trouve une atmosphère d'hélium purifié- Tous les chauffages ultérieurs de la pièce d'alliage sont effectués aussi 20 dans une telle atmosphère d'hélium purifié- Quand la pièce atteint une température de 1200°C, on la sort du four et on la forge au moyen d'un mouton jusqu'à line épaisseur de 9,78 mm pour détruire sa structure de coulée. On chauffe ensuite la pièce dans le four jusqu'à une tempéra-25 ture de 800°C et on la maintient à cette température pendant 30 minutes pour homogénéiser sa structure, puis on la trempe à l'eau jusqu'à la température ambiante ordinaire* On traite ensuite la pièce en la chauffant jusqu'à une température de 700°C qui est située au-dessus de la température à laquët 30 Je intervient la transformation martensitique, puis on la lamine à chaud pendant environ 20 secondes- On répète encore deux fois cette opération de chauffage et de laminage à chaud, puis on trempe la pièce à l'eau jusqu'à la température ambiante ordinaire- Son é-paisseur a été ainsi abaissée jusqu'à 6,172 mm. On la réchauffe 35 ensuite jusqu'à 750°C, on la lamine à chaud puis on la trempe à 1' eau jusqu'à la température ambiante ordinaire ; l'épaisseur de la pièce est alors de 4,75 mm. On la chauffe ensuite jusqu'à 800°C, on la lamine à chaud et on la trempe à l'eau jusqu'à la température ambiante ordinaire, l'épaisseur résultante étant de 3,505 mm-40 On chauffe ensuite la pièce jusqu'à 750°C et on la maintient 69 45557 9 2032305 30 minutes à cette température pour stabiliser sa structure- On la refroidit ensuite rapidement dans l'air jusqu'à la température ambiante ordinaire. On découpe transversalement dans la pièce une tranche d'envi-5 ron 1,27 mm d'épaisseur que l'on polit sur ses deux faces jusqu'à obtention d'une feuille de 0,0762 mm d'épaisseur'. On amincit ensuite cette feuille par électropolissage jusqu'à une épaisseur de 5 microns en utilisant une solution de 94 ml d'acide acétique et 6 ml d'aoide perchlorique. Une micrographie de cette feuille est re-10 produite fig. 1. La feuille amincie est ensuite plongée à la température ambiante ordinaire dans un réactif d'attaque comprenant 2 ml d'acide fluorhydrique concentré (à 49 $), 2 ml d'acide nitrique concentré (à 70 $) et 96 ml d'eau jusqu'à ce que la phase molybdène soit substantiellement éliminée « On détermine 1'éliminati-15 on de la phase riche en molybdène en sortant périodiquement une section de la feuille hors du réactif d'attaque et en l'examinant sous un microscope électronique. La feuille attaquée finale est ensuite placée dans un micro-• acope électronique, et on en obtient par la technique des ombres 20 par transmission une. image que reproduit la fig. 2. L'épaisseur finale de la feuille attaquée est d'environ 0,5 micron. Les trous formés par élimination de la phase riche en molybdène sont de dimension substantiellement uniforme : environ o 5.000 A de diamètre. Il apparaît que les trous sont substantielle-25 ment uniformes dans toute l'épaisseur de la feuille- La feuille attaquée apparaît utilisable comme filtre- Etant donné que le solide attaqué poreux selon l'invention peut être produit sous la forme d'une mince feuille ayant une haute résistance de rupture à la traction, il est spécialement intéres-30 sant comme filtre pour la séparation de matières très fines, comme par exemple pour la purification de l'eau- En outre, sa haute résistance de rupture à la traction permet d'effectuer une filtration sous pression pour accroître le débit de fluide- On peut, si on le désiré, former des masses composites en vue 35 d'une grande variété d'applications en remplissant les trous ou évidements avec une matière étrangère, différente de celle de la sub- ' stance attaquée, telle par exemple que du fer en particules pour produire une feuille ferromagnétique à un seul domaine orienté. Gomme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce 40. qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayan€ ébé plus spécialement en visagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. 69 45557 10 2032305 Revendications 1. Procédé pour la préparation d'un article avec des ouvertures ou évidements, lequel procédé est caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement : à élaborer une masse d'alliage coulé qui 5 dans l'état coulé solide comprend au moins deux phases ; à traiter ladite masse d'alliage de façon à répartir une phase sous une forme fine dans une matrice composée de l'autre ou des autres phases ; et à attaquer l'article en alliage traité résultant de façon à éliminer sélectivement la phase finement répartie jusqu'à la profondeur 10 désirée pour former des évidements ou des ouvertures dans l'article. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit traitement de ladite masse d'alliage pour répartir une phase dans une matrice composée de l'autre phase ou des autres phases con- 15 siste essentiellement à déformer plastiquement ladite masse en alliage coulé et à chauffer l'article résultant jusqu'à une température située au-dessus de sa température de recristallisation. 3• Procédé selon la revendication 1 , caractérisé en ce que -l'on opère sur un alliage du type dit à précipitation. 20 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que ledit traitement dudit alliage consiste essentiellement à déformer plastiquement ladite masse en alliage coulé pour détruire substantiellement sa structure de coulée, à chauffer ladite masse d'alliage' résultante jusque dans sa région d'existence d'une phase unique 25 pour homogénéiser sa structure, à refroidir brusquement ou.tremper ladite masse d'alliage, et à chauffer ladite masse d'alliage trempé jusqu'à une température à laquelle la deuxième phase précipite. 5« Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on opère sur un alliage du type subissant une transformation mar-30 tensitique. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit traitement de ladite masse d'alliage coulé consiste essentiellement : à déformer plastiquement ledit alliage coulé pour détruire substantiellement sa structure de.coulée ; à chauffer ladite 35 masse d'alliage résultante jusqu'à une température supérieure à sa température de recristallisation et aussi supérieure à la température à laquelle intervient la transformation martensitique afin d' homogénéiser substantiellement sa structure ; à tremper ledit alliage ; à chauffer ladite masse d'alliage jusqu'à une température su— 40 périeure à celle à laquelle intervient la transformation martensi- 69 45557 h 2032305 tique ; et à travailler ladite masse d'alliage chauffée de façon à produire au moins une phase sous une forme fine. 7- Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que 1' on opère sur un alliage du type alliage titane-molybdène-5 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on transforme ladite masse d'alliage en une feuille avant l'attaque. 9. Produit caractérisé en ce qu'il est élaboré par mise en oeuvre d'un procédé selon l'une quelconque des revendications précé- 10 dentes. 10. Produit selon la revendication 9, caractérisé en ce que les évidements ou ouvertures contiennent une matière étrangère.