La présente invention est relative à un procédé et un appareil électrographiques de développement dtimages électrostatiques. Plus particulièrement, l'invention concerne un tel procédé et un tel appareil permettant de stabiliser la qualité des images développées dans un milieu où des variations de l'humidité relative de l'air ambiant seraient susceptibles d'affecter cette stabilité. On a déjà décrit de nombreux procédés de préparation de compositions sèches de développement électrographique comprenant une poudre développatrice électrisable et des particules de véhicule telles que diverses particules amagnétiques, ou magnétiques, utilisables dans les mélanges de développement "en cascade" ou "à la brosse magnétique", respectivement. On peut adapter la formulation de ces mélanges de manière à leur donner une résistance électrique relativement grande ou relativement petite pour améliorer les copies obtenues à partir d'images caractérisées par des à-plats, (par exemple des épreuves à tons continus) ou par des lignes (par exemple des documents imprimés). Le brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 618 551, par exemple, décrit des particules de véhicule en verre ou en métal pour mélange révélateur sec, ces particules présentant une résistivité superficielle relativement grande grâce à un enrobage de ces particules réalisé avec une résine. La demande de brevet du Japon 14 518/68 décrit un mélange pour développement à la brosse magnétique dont les particules de véhicule sont constituées (1) pour 25-75% en poids de particules ferromagnétiques enrobées d'une couche fortement isolante et (2) pour 75-25% en poids de particules ferromagnétiques de mêmes dimensions, mais dont la surface est électriquement conductrice.Le brevet canadien 835 817 décrit des particules ferromagnétiques de véhicule constituées d'un liant résineux dans lequel est dispersé un produit magnétique finement divisé et, éventuellement, des particules conductrices amagnétiques finement divisées pour modifier la conductivité électrique de ces particules de véhicule. En outre le brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 838 054 décrit un véhicule en poudre constitué par un mélange de particules isolantes de forme particulière et enrobées par une résine avec d'autres particules électriquement conductrices de forme particulière et enrobées par une résine. Outre ces documents qui décrivent divers procédés pour ajuster la résistivité électrique de divers mélanges révélateurs comprenant des particules de véhicule et des particules révélatrices électrisables, il existe un grand nombre d'autres documents qui indiquent que beaucoup des mélanges révélateurs secs tonnus, constitués de particules révélatrices et de particules de véhicule, présentent des variations indésirables de leurs caractéristiques électriques lorsqu'on les utilise dans un milieu où l'humidité relative croit.Ainsi par exemple, les brevets des Etats-Unis d'Amérique r 681 107 (colonne 7), 3 490 000 ( à l'exemple 19), 3 577 345 (à I1 exemple 34), indiquent que l'addition de sels métalliques hydrophobes d'un acide gras avec certains plastifiants améliore la stabilité électrique des mélanges révélateurs secs utilisés en électrographie lorsque l'humidité relative est élevée. Ainsi jusqu'à présent, à la connaissance de la demanderesse, on a cherché à ajuster ou à modifier les caractéristiques électriques des mélanges révélateurs secs utilisés en électrographie en faisant varier la composition du mélange, soit par l'addition de certains addenda pour améliorer la stabilité électrique du mélange quand l'humidité relative est forte, soit par un enrobage des particules de véhicule qui modifie la résistivité électrique de celles-ci. Bien que l'usage de certains addenda ait conduit à des succès, ces addenda introduisent souvent des effets secondaires indésirables tels quturealtération de la fusibilité du révélateur, etc. I1 résulte de ce qui précède qu'il serait très souhaitable de pouvoir disposer d'autres moyens de contrôle de la stabilité électrique des mélanges révélateurs secs en question, quand l'humidité ambiante varie. A la connaissance de la demanderesse, on n'a fait que très peu de recherches dans cette direction. Cependant, quelque chose a été fait dans le domaine du développement "à la brosse en fourrure", technique électrographique qui ne fait pas appel au mélange révélateur classique constitué de particules de véhicule et de particules électrisables de développateur. Dans ce type de développement, on utilise un révélateur en poudre et une brosse douce en fourrure. La brosse induit triboélectriquement une charge électrostatique dans les particules révélatrices qui viennent physiquement au contact des poils ou fibres de la brosse. La brosse sert à appliquer les particules sur une image électrostatique de charge pour que ces particules soient attirées préférentiellement par les charges de l'image de manière à faire apparattre une image visible conforme à l'image électrostatique. Dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 902 974 on décrit un procédé pour régler l'humidité relative dans un appareil de développement à brosse en fourrure (voir fig. 6) par adjonction d'un humidificateur à cet appareil. Lorsque l'humidité relative dans l'appareil devient trop faible pour que l'appareil fonctionne convenablement, l'humidificateur se met à fonctionner et de l'air humide circule dans l'appareil pour remonter l'humidité relative au niveau qui permet un fonctionnement correct. En outre, et bien que cela n'apparaisse pas précisément dans les dessins de ce brevet, on indique (colonne 6, lignes 10-29) que lorsque l'humidité relative dans l'appareil devient trop élevée, l'humidificateur peut être mis hors service.Le brevet indique que la chaleur dégagée par le copieur lui-mseme s'est révélée suffisante pour chauffer l'air de l'appareil de développement et réduire ainsi l'humidité relative dans cet appareil au niveau convenant au développement "à la brosse en fourrure". Le brevet indique en outre que si le copieur est mis hors service, on peut utiliser une source externe de chaleur, que l'on peut présumer de puissance équivalente au copieur en ce qui concerne la production de chaleur, pour abaisser l'humidité relative de l'air dans l'appareil de développement. Comme on le suggère dans le brevet précité,dans la technique du développement à la brosse en fourrure, le réglage du fonctionnement de l'appareil quand l'humidité relative de l'air dans l'appareil devient trop grande ne semble pas être un problème très difficile à résoudre. Ceci résulte apparemment, comme l'indique le brevet, de ce que la chaleur dégagée par un copieur à développement "à la brosse en fourrure" est généralement suffisante pour empêcher que l'humidité relative de l'air dans l'appareil de développement ne devienne trop forte. En opposition avec cet enseignement, la demanderesse a trouvé que lorsqu'on utilise un mélange révélateur sec en poudre classique dans une ambiance où l'humidité relative varie beaucoup, particulièrement dans le domaine des humidités relatives élevées, par exemple 855 ou plus encore, il en résulte des effets nuisibles sensibles sur l'efficacité du mélange révélateur, ces effets ne pouvant être éliminés par la chaleur formée dans le copieur qui utilise ce mélange révélateur. C'est donc le but de la présente invention que d'établir un procédé et de réaliser un appareil électrographique pour développer une image électrostatique à l'aide d'un révélateur en poudre constitué d'un mélange triboélectrique d'une poudre révélatrice et de particules de véhicule, ce procédé et cet appareil permettant de stabiliser les propriétés électriques de ce révélateur, dans des conditions d'humidité variables. On atteint ce but de l'invention avec un procédé de développement d'images électrostatiques portées par une surface isolante, suivant lequel on porte la surface au contact d'un révélateur sec en poudre constitué d'un mélange d'une poudre révélatrice et de particules de véhicule. Suivant ce procédé, on maintient le révélateur à une température au moins égale à une température prédéterminée pour laquelle les propriétés électriques du révélateur sont pratiquement stabilisées vis-à-vis des variations ambiantes de l'humidité relative de l'air. Pour la mise en oeuvre de ce procédé, l'invention fournit un appareil du type qui comprend des moyens d'application d'un révélateur sec en poudre constitué d'un mélange d'une poudre révélatrice et de particules de véhicule, sur une surface isolante qui porte une image électrostatique. L'appareil comprend en outre des moyens générateurs de chaleur pour maintenir le révélateur à une température au moins égale à une température prédéterminée pour laquelle les propriétés électriques du révélateur sont pratiquement stabilisées vis-à-vis des variations ambiantes de l'humidité relative de l'air. On trouvera dans la suite les expressions "chauffage direct" ou "contact de chauffage direct", pour caractériser le chauffage du révélateur qui est utilisé dans la présente invention. Ces expressions doivent être entendues comme couvrant le chauffage de révélateur grace à un transfert de chaleur opéré soit (a) par conduction, avec un générateur de chaleur adéquat tel qu'une résistance électrique, et à travers un corps solide conducteur de la chaleur soit (b) par rayonnement, comme c'est le cas avec une lampe de chauffage à infrarouge dont le rayonnement est absorbé par le révélateur, soit encore par une combinaison des moyens (a) et (b), avec ou sans chauffage incident tel qu'un chauffage par convection naturelle résultant de toute circulation d'air existant dans un copieur électrographique.En outre, ces mêmes expressions doivent être entendues comme excluant le chauffage "indirect" du révélateur, tel que le chauffage qui résulterait d'un transfert de chaleur opéré par convection forcée de chaleur d'un générateur de chaleur vers le révélateur, comme ce serait le cas si on utilisait des moyens de mise en circulation d'air et un organe de chauffage pour diriger un courant d'air chaud sur le révélateur. L'invention permet de stabiliser les caractéristiques électriques d'un mélange révélateur constitué d'une poudre sèche, dans un environnement où lthumi- dité relative de l'air peut varier beaucoup, notamment dans le domaine des fortes humidités relatives, pour supprimer les sensibles effets contraires de ces variations sur ces caractéristiques et, par conséquent, sur la qualité des images développées obtenues. Suivant certains modes de réalisation particulièrement avantageux de l'invention, il apparaît que dans un copieur électrographique où le développement est obtenu avec un révélateur en poudre et qui comprend, comme générateur de chaleur, une résistance électrique placée en contact thermique de conduction avec le révélateur, on obtient un chauffage direct efficace de ce révélateur. Suivant un autre mode de réalisation de l'invention, on prévoit un dispositif de réglage de la quantité de chaleur émise par le générateur de chaleur utilisé. I1 est alors possible de faire varier cette quantité en fonction des variations de l'humidité relative ambiante. Au dessin annexé, donné seulement à titre d'exemple - la figure 1 est un schéma d'un copieur électrophotographique, qui montre les organes essentiels d'un tel copieur, - la figure 2 est un schéma d'un appareil de développement suivant l'invention placé dans un copieur électrophotographique et équipé d'un dispositif de mesure de résistance, - la figure 3 est un graphe qui illustre les modifications des caractéristiques électriques de deux mélanges révélateurs différents, A et B respectivement , qui apparaissent lorsqu'on passe d'une faible humidité relative à une forte humidité relative, en fonction de la température du mélange, - la figure 4 est un schéma d'un appareil de développement suivant l'invention, équipé d'organes de chauffage par rayonnement, et - la figure 5 est un schéma d'un autre mode de réalisation de l'appareil de développement suivant l'invention. On se réfère à la figure 1 où l'on a représenté un organe photoconducteur I constitué d'une couche photoconductrice isolante 2 et d'une couche dorsale conductrice de l'électricité 3 formée sur un support souple convenable (qui n'est pas représenté à la figure 1). On décrit air brevets des Etats-Unis d'Amérique 3 141 770 et 3 615 414 des compositions photoconductrices utilisables dans l'invention et des procédés de fabrication et de couchage de ces compositions. On décrit aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 3 245 833 et 3 880 657 des exemples de couches conductrices utilisables dans l'invention et des procédés d'étendage de ces couches. L'organe photoconducteur 1 circule autour de deux rouleaux 4 et 5, grâce à un moteur 20, sur une trajectoire bouclée de manière à coopérer séquentiellement et cycliquement avec une suite de postes de traitement.L'organe photo conducteur reçoit une charge uniforme dans un poste de charge par effet corona 6. I1 passe ensuite dans un poste d'exposition 7 où il est exposé à un rayonnement actinique suivant une configuration d'images, de manière à faire apparaître une image électrostatique par décharge des zones exposées. L'organe photoconducteur ainsi exposé passe ensuite dans un poste de développement 8 constituant une partie de moyens de développement 24, où l'image est développée grâce à un mélange révélateur 17. Les moyens de développement constituent des moyens d'application du révélateur sur l'organe photoconducteur. Les moyens de développement 24 peuvent comprendre par exemple deux brosses magnétiques 9 et 10 montées à rotation sur des arbres 27 dans un réservoir tel qu'un carter 23 qui contient le mélange révélateur 17.L'image de poudre qui sort du poste de développement entre ensuite dans un poste de transfert 11 où cette image est reportée sur la surface d'une feuille réceptrice 12 pour être ensuite fixée sur cette surface dans un poste de fusion 19. L'organe photoccnducteur 1 est ensuite nettoyé au moyen d'une brosse 13 de manière à pouvoir être utilisé de nouveau. On connaît des dispositifs électrographiques dans lesquels certains des postes mentionnés ci-dessus sont supprimés, comme par exemple le poste de nettoyage, le poste de transfert ou le poste de fusion. En outre, on connaît des dispositifs électrographiques similaires à celui que l'on vient de décrire mais dans lesquels l'organe photoconducteur 1 est remplacé par un organe présentant une surface isolante non photosensible et dans lesquels le poste d'exposition 7 et le poste de charge 6 sont, par exemple, combinés en un même poste ou l'on forme une image électrostatique sur la surface isolante non photosensible, grâce à un pinceau d'électrons par exemple. On peut ensuite développer l'image électrostatique obtenue en utilisant des moyens de développement tels que ceux représentés à la figure 1.On décrit dans le livre intitulé "Electrophotographie" auteur : R.H. Schaffert, première partie, chapitre 9, pages 111 à 117, livre édité aux Etats-Unis d'Amérique par The Focal Press (1965), divers procédés de formation d'images électrostatiques sur des surfaces isolantes non photosensibles. Au fur et à mesure de l'utilisation de l'appareil de la figure 1, on s'est aperçu que les caractéristiques électriques du mélange révélateur 17 contenu dans les moyens de développement 24 varient, et notamment sa résistance électrique, en fonction des conditions d'humidité relative de l'environnement dans lequel ce mélange est utilisé. Du fait que les conditions d'humidité relative ambiante peuvent varier dans un large domaine, les variations correspondantes de la résistance électrique du mélange révélateur se traduisent par des variations de la qualité des images électrographiques développées avec un tel mélange révélateur.Par exemple, on peut remarquer que lorsque l'humidité relative est faible, de l'ordre de 15% ou moins par exemple, le mélange révélateur ne dépose qu' une très faible quantité'de poudre révélatrice sur l'image électrostatique de charge à développer et il s'ensuit que l'image électrographique obtenue présente une faible densité. Inversement, le morne mélange révélateur, utilisé dans un environnement ou l'humidité relative est forte, donne des images électrographiques qui contiennent des quantités de poudre révélatrices exagérément importantes ce qui conduit à un gaspillage ou meme donne des images qu'il est difficile de fixer par fusion en raison de la trop grande quantité de poudre électrographique déposée sur la feuille réceptrice.Cette variation des caractéristiques électriques des mélanges révélateurs en fonction de l'humidité relative de l'environnement s'est avérée particulièrement genante dans les copieurs électrographiques comprenant des brosses magnétiques, comme c'est le cas de l'appareil de la figure 1. Cependant, on pense que ce phénomène se manifeste aussi à des degrés variés dans des appareils qui utilisent d'autres types de mélanges révélateurs sec en poudre, comme c'est le cas par exemple des copieurs où l'on opère un développement "en cascade". D'une manière générale, cette variation nuisible des caractéristiques électriques du mélange révélateur en fonction de l'humidité relative est un problème que l'on rencontre avec tous les types de mélanges révélateurs secs en poudre constitués de particules révélatrices finement divisées qui sont attirées triboélectriquement par des particules de véhicule constituéss par exemple par des perles de verre, lorsqu'on utilise un développement en cascade, ou par des particules magnétiques, dans le cas du développement à la brosse magnétique (comme c'est le cas dans l'appareil de la figure 1). Cette dépendance par rapport à l'humidité relative crée un problème particulièrement préoccupant lorsqu'on place un copieur électm graphique dans lequel on opère un développement à la brosse magnétique, dans un environnement caractérisé par une humidité relative variable notamment dans le domaine des fortes humidités relatives telles que celles qui sont supérieures à 75% et plus particulièrement celles qui sont supérieures à 85% à la température de fonctionnement normal du copieur, c'est-à-dire à la température qui règne normalement dans une pièce et qui est ordinairement comprise entre 18"C et 270 C. Dans un tel environnement, on a remarqué que la chaleur engendrée par la machine, meme si celle-ci est une machine moderne de grande capacité comprenant un poste de fusion par la chaleur, est insuffisante pour éliminer ou réduire sensiblement l'effet contraire d'une humidité relative variant largement, plus particulièrement dans le domaine des fortes humidités relatives, sur la qualité du développement à la brosse magnétique. Pour résoudre ce problème, on a pensé à ajouter divers types d'addenda particuliers au mélange révélateur (ainsi qu'on l'a mentionné plus haut). En outre, on a aussi pensé à utiliser divers moyens de chauffage du mélange révélateur, autres que celui qui fait l'objet de la présente invention et que l'on va décrire dans la suite. Bien que certaines de ces tentatives aient connu quelques succès, les meilleurs résultats obtenus jusqu'à présent l'ont été aux dépens d'autres aspects du fonctionnement de l'appareil. Par exemple, l'utilisation d'une quantité suffisante d'un addenda spécial dans le mélange révélateur pour obtenir un développement normal dans un environnement à forte humidité relative, peut avoir des effets négatifs sur la qualité du développement obtenu lorsque l'humidité relative est moyenne ou basse.Ces effets négatifs se manifestent au niveau des caractéristiques électriques du révélateur ou au niveau de la capacité de ce révélateur à être fixé, c'est-à-dire de sa capacité à être fondu sur une feuille réceptrice en papier courant. L'utilisation de divers moyens pour obtenir un chauffage "indirect" du mélange révélateur présentent aussi des inconvénients. Par exemple, on n'a rencontré qu'un succès limité lorsqu'on a essayé de réduire l'effet négatif d'une humidité relative variable de l'environnement d' un copieur à développement à la brosse magnétique, en utilisant un générateur de chaleur comprenant des moyens de mise en circulation forcée pour souffler de l'air chaud à travers au moins la partie du copieur où est placé le poste de développement, de manière à accroître la température ambiante de l'air au niveau du poste de développement. Pour cela on a utilisé une source de chaleur externe pour chauffer un courant d'air qui vient lécher ensuite le mélange révélateur.Cependant, en raison du temps plus long nécessaire avec ce type de chauffage indirect par circulation forcée d'air chaud, pour avoir un effet sensible sur le développement, il faut accepter des transitions plus longues pour observer des résultats notables et on doit aussi accepter les effets contraires qui résultent de l'utilisation d'un tel dispositif de chauffage. Par exemple, un courant d'air dirigé sur un mélange révélateur favorise la libération des particules révélatrices du mélange qui viennent ensuite à l'intérieur de la machine. En outre, on a été confronté au problème qui consiste à prévoir l'installation dans la machine des moyens mécaniques nécessaires pour faire circuler l'air, tels qu'un ventilateur et un circuit d'air continu pour l'air ce qui oblige à concevoir un copieur électrographique plus couteux et plus encombrant. En outre on a aussi été confronté au problème de la fourniture d'une source de chauffage externe qui fournit suffisamment d'énergie pour chauffer convenablement le courant d'air et aussi au problème qui consiste à prévoir une alimentation en énergie de la machine suffisante pour alimenter cette source de chauffage externe et les moyens qui font circuler l'air dans la machine. Pour résoudre les problèmes ci-dessus mentionnés, relatifs à la densité des images électrographiques obtenues, et d'autres problèmes tels que les variations du contraste de l'image qui peuvent apparaître en présence d'une humidité relative variable de l'environnement, la présente invention prévoit d'associer des moyens générateurs de chaleur aux moyens de développement de manière à chauffer directement le mélange révélateur pour accroître la température de ce mélange dans le poste de développement. On obtient ainsi une stabilisation des caractéristiques électriques du mélange révélateur, c'est-à-dire de sa résistance, lorsqu'on utilise ce mélange et on obtient aussi l'amélioration qui en résulte de l'uniformité de la densité et du contraste des images électrographiques obtenues, notamment dans un environnement à forte humidité relative. Avantageusement, et suivant certains modes de réalisation de l'invention, on réalise un chauffage "direct" du mélange révélateur qui n'accroît pas sensiblement la température de fonctionnement global de la machine c'est-à-dire qu'on peut limiter cet accroissement avantageusement à moins de IOOC et même, plus avantageusement encore, à moins de 50C. On atteint ce résultat, suivant l'invention, en localisant la chaleur utilisée pour chauffer directement le mélange révélateur, cette localisation étant obtenue par une mise en place convenable du générateur de chaleur et des moyens de développement dans la machine électrographique équipée de l'appareil de développement suivant l'invention, de manière que ces organes soient isolés des autres organes de la machine. On peut aussi atteindre ce résultat en isolant thermiquement le générateur de chaleur et/ou les moyens de développement, de manière à réduire les pertes thermiques de ces organes. On peut aussi utiliser une combinaison de ces deux procédés. Le graphe de la figure 3 illustre les effets obtenus par la présente invention dans une machine électrophotographique qui comprend des moyens de développement tels que ceux représentés à la figure 2 où un organe de chauffage par résistance se trouve en contact de chauffage direct avec le mélange révélateur et avec un dispositif de mesure de résistance. A la figure 2, les moyens de développement comprennent un mélange révélateur 17 et deux brosses magnétiques 9 et 10 ainsi qu'un dispositif de mesure de la résistance électrique du mélange révélateur 17. Cette résistance est mesurée comme suit : on porte à un potentiel positif 18 une électrode 26 étroite en cuivre jaune, et montée dans une glissière en matière plastique 28 placée au-dessus des brosses 9 et 10 dans une position occupée ordinairement par l'organe photoconducteur. On mesure le courant qui circule de la brosse 9 à la masse et on en déduit la résistance de la brosse 9 en appliquant la loi d'Ohm : R = E/I où E est le potentiel positif 18 et I le courant mesuré par un ampéremètre 25 et qui circule de la brosse 9 vers la masse.On peut maintenant déplacer horizontalement la glissière 28 et on observe alors que la résistance de la brosse 9 varie tandis que la glissière 28 se déplace horizontalement au-dessus de la surface de la brosse. On peut en déduire un profil des résistances de la brosse ou "empreinte", à toute température donnée et en présence de toute humidité relative. Par mesure de simplification, la résistance d'un mélange révélateur représenté à la figure 3 dans des conditions de température et d'humidité relative données est définie comme étant la résistance minimale détectée dans"l'empreinte" de la brosse. Pour illustrer l'effet des variations d'humidité relative sur le fonctionnement des moyens de développement à brosse magnétique de la figure 2, on fait passer un important courant d'air 21 sur la brosse et on mesure la résistance de la brosse tandis qu'on fait varier I'humidité relative de ce courant d'air entre des valeurs fortes et faibles. Dans l'appareil de développement à la brosse magnétique de la figure 2, sont prévus des moyens générateurs de chaleur 22 tels qu'un organe de chauffage à résistance électrique, que l'on alimente avec de énergie électrique et qui est placé en contact thermique avec le carter 23 de manière que le mélange révélateur 17 contenu dans ce carter soit soumis à un chauffage direct qui permet à sa température de s'élever d'une quantité qui est fonction de la chaleur dégagée par l'organe 22. On peut obtenir cela commodément, suivant le mode de réalisation préféré de l'invention représenté à la figure 2, en plaçant l'organe 22 en contact physique avec une partie conductrice de la chaleur du carter 23 qui sert de réservoir au mélange révélateur 17. En utilisant le dispositif de la figure 2 pour mesurer la résistance de la brosse, on peut ensuite mesurer l'effet de conditions de température et d'humidité relative variables sur la résistance électrique du mélange révélateur qui constitue la brosse magnétique. A la figure 3, on a représenté, un graphe logarithmique des variations de cette résistance quand on passe d'une forte humidité relative à une faible humidité relative, en fonction de la température du mélange révélateur. A la figure 3, sur l'axe repéré4 log R (R), on lit le logarithme du nombre qui mesure la différence entre la valeur de la résistance mesurée en ohm à 95% d'humidité relative, et la valeur de la résistance mesurée à 15% d'humidité relative.A la figure 3 on a représenté les résultats obtenus pour deux mélanges révélateurs tout à fait différents appelés A et B, respectivement. I1 est clair sur cette figure 3 que la stabilisation des caractéristiques électriques d'un mélange révélateur, vis à vis de la variation de l'humidité relative de l'environnement, que l'on obtient par la présente invention ne résulte pas du choix d'un mélange révélateur particulier. Le mélange révélateur A comprend 97% en poids de particules de véhicule magnétique et 3% en poids de poudre révélatrice. La poudre révélatrice utilisée dans le mélange A comprend une résine constituée d'un copolymère contenant du polystyrène, un colorant constitué par du carbone et un agent modificateur de charge. On décrit de telles compositions révélatrices dans le brevet belge 800 328. Les particules de véhicule magnétiques utilisées dans le mélange révélateur A sont constituées par des particules de fer oxydées présentant un enrobage partiel d'une résine constituée par un copolymère de fluorure de vinylidène et de tétrafluoroéthylène. Le mélange révélateur B comprend 5% en poids de poudre révélatrice et 95% en poids de particules de véhicule magnétique.La poudre révélatrice du mélange B comprend une résine constituée par un copolymère à motifs alternés de carbonate de 4,4'-isopropylidènediphényle et de carbonate d'éthylène, un colorant constitué par du carbone et un agent modificateur de charge. On décrit aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 3 694 359 et 3 647 969 la poudre révélatrice utilisée dans le mélange B et certains de ses composants. Les particules de véhicule magnétique du mélange B sont constituées par des particules de fer oxydées, partiellement enrobées avec un terpolymère de chlorure de vinylidène, d'acide acrylique et d'acrylonitrile, comme on le décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 795 617. Comme il est clair sur la figure 3, et bien que les mélanges A et B soient sensiblement différents, la variation de résistance électrique observée quand on passe d'une forte humidité relative à une faible humidité relative, est réduite d'une manière marquée aussi bien pour le mélange A que pour le mélange B quand on fait croître la température de chaque mélange par la mise en oeuvre du procédé et l'utilisation de l'appareil suivant la présente invention. Ainsi, par l'invention, on peut stabiliser efficacement les caractéristiques électriques d'un mélange révélateur vis-à-vis des fluctuations de l'humidité relative de l'environ- finement, plus particulièrement lorsque l'humidité relative est forte, par un chauffage direct du mélange tel que la température de ce mélange s'élève au-dessus de la température normale du mélange en fonctionnement. Dans les machines électrographiques classiques, telles qu'une machine où l'on opère un développement à la brosse magnétique, la température normale de fonctionnement du poste de développement se maintient ordinairement entre 180C et 27"C. Ainsi, si une telle machine vient à fonctionner dans un environ nement où l'on peut prévoir que l'on observera des variations de l'humidité relative, plus particulièrement dans le domaine des fortes humidités relatives on peut en déduire du méme coup que l'on rencontrera un problème de stabilisation des propriétés électriques du mélange révélateur et il conviendra alors d'utiliser la présente invention pour stabiliser les caractéristiques électriques du mélange révélateur.Dans une machine électrographique classique utilisant un mélange révélateur sec et en poudre destiné à être employé avec une brosse magnétique, cela signifie généralement qu'il faut remonter la température de fonctionnement de ce mélange, au moyen du procédé et de l'appareil suivant l'invention, jusqu a une valeur supérieure à 270C et de préférence jusqu'a une valeur comprise entre 29,5 C et 430C. Bien sur, il est à prévoir que, suivant le mélange révélateur et les moyens de développement utilisés (tels que des moyens de développement en cascade ou des moyens de développement à une, deux ou trois brosses magnétiques) l'importance réelle de l'échauffement requis pour obtenir une stabilisation des caractéristiques électriques du mélange révélateur peut varier largement.Aussi, des accroissements de température de fonctionnement du révélateur plus grands ou plus petits que ceux que l'on vient de préciser peuvent néanmoins fournir l'effet avantageux recherché et ceux-ci ne sortent donc pas du cadre de la présente invention. Bien que le générateur de chaleur utilisé dans le mode de réalisation de l'invention représenté à la figure 2 soit du type qui réalise un chauffage par conduction tel qu'un organe de chauffage par résistance fixé physiquement sur la surface extérieure du carter 23 des moyens de développement, on reconnaîtra que l'on peut prévoir de nombreuses variations et modifications sans sortir du cadre de la présente invention. Par exemple, on pourrait monter un ou plusieurs organes de chauffage à l'intérieur des moyens de développement et plus précisément à l'intérieur du carter 23. Ces organes de chauffage pourraient être constitués par une résistance électrique bobinée et enfermée dans une cartouche métallique. On pourrait aussi prévoir d'installer le générateur de chaleur en "sandwich" à l'intérieur d'une paroi du carter 23.Le générateur de chaleur pourrait encore être placé à l'intérieur d'un arbre 27 d'une brosse magnétique (voir figure 1). En outre, on pourrait utiliser des générateurs de chaleur autres que des organes de chauffage 22 par résistance électrique. Par exemple, comme représenté à la figure 4, on pourrait utiliser des organes de chauffage par rayonnement 30 tels que des lampes à infrarouges montées dans le boîtier 23 pour fournir de la chaleur au mélange révélateur 17. Suivant un autre mode de réalisation de l'invention, on réalise un chauffage direct du mélange révélateur dans un poste physiquement écarté du poste de développement. On a représenté ceci à la figure 5 où l'organe de chauffa ge 22 est placé contre la paroi d' un réservoir 32 de mélange révélateur qui est écarté du poste de développement 8. A la figure 5 le mélange passe du réservoir 32 au carter 23 sous l'action d'un convoyeur à vis 31. Suivant un autre mode de réalisation, l'organe de chauffage 22 de la figure 5 pourrait etre placé contre le convoyeur 31 ou dans ce convoyeur, ou bien il pourrait encore être combiné avec un second organe de chauffage associé à ce convoyeur. Comme représenté à la figure 2, l'alimentation de l'organe de chauffage 22 peut être controlée au moyen d'-un interrupteur. Dans ce cas l'alimentation du générateur peut être assurée ou coupée en fonction de l'humidité relative observée. Bien sur d'autres moyens de réglage du générateur 22 peuvent être employés. Par exemple, un organe sensible à l'humidité peut être placé dans les moyens de développement et utilisé pour régler le fonctionnement de l'organe de chauffage directement en fonction des variations d'humidité détectées dans les moyens de développement. Suivant un autre mode de réalisation, on peut utiliser un organe sensible à l'humidité pour détecter l'humidité de l'environnement dans lequel la machine électrographique suivant l'invention est placée, pour régler l'alimentation de l'organe de chauffage en fonction de l'humidité relative de 1 ' environnement. REVENDICATIONS 1 - Procédé de développement d'images électrostatiques portées par une surface isolante, suivant lequel on porte la surface au contact d'un révélateur sec en poudre constitué d'un mélange d'une poudre révélatrice et de particules de véhicule, procédé caractérisé en ce qu'on maintient le révélateur à une température au moins égale à une température prédéterminée pour laquelle les propriétés électriques du révélateur sont pratiquement stabilisées vis-à-vis des variations ambiantes de humidité relative de l'air. 2 - Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'on chauffe le révélateur de manière à porter sa température au-dessus de 27"C. 3 - Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu t on chauffe le révélateur de manière à porter sa température entre 29,50C et 430C environ. 4 - Procédé conforme à la revendication 3, caractérisé en ce qu'on chauffe le révélateur par rayonnement. 5 - Procédé conforme à la revendication 3, caractérisé en ce qu'on chauffe le révélateur par conduction. 6 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, carac térisé en ce qu'on chauffe directement le révélateur. 7 - Appareil pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 6, du type qui comprend des moyens d'application d'un révélateur sec en poudre constitué d'un mélange d'une poudre révélatrice et de particules de véhicule, sur une surface isolante qui porte une image électrostatique, appareil caractérisé en ce qu'il comprend des moyens géné rateurs de chaleur pour maintenir le révélateur à une température au moins égale à une température prédéterminée pour laquelle les propriétés électriques du révélateur sont pratiquement stabilisées vis-à-vis des variations ambiantes de l'humidité relative de l'air. 8 - Appareil conforme à la revendication 7, caractérisé en ce qu'un dispositif de réglage commande les moyens générateurs de chaleur pour régler la quantité de chaleur émise par ces moyens. 9 - Appareil conforme à l'une quelconque des revendications 7 et 8, caractérisé en ce que ces moyens générateurs de chaleur comprennent un organe de chauffage par conduction. 10 - Appareil conforme à l'une quelconque des revendications 7 et 8, caractérisé en ce que ces moyens générateurs de chaleur comprennent un organe de chauffa ge par rayonnement. 11 - Appareil conforme à la revendication 9, caractérisé en ce que l'organe de chauffage par conduction comprend une résistance électrique de chauffage. 12 -Appareil conforme à la revendication 10, caractérisé en ce que l'organe de chauffage par rayonnement comprend une source de rayonnement infrarouge. 13 - Appareil conforme à la revendication 7, caractérisé en ce que les moyens générateurs de chaleur comprennent un organe constitué par une résistance électrique bobinée et enfermée dans une cartouche métallique. 14 - Appareil conforme à l'une quelconque des revendications 7 à 13, caractérisé en ce que les moyens générateurs de chaleur chauffent directement le révé lateur.