La présente invention concerne le domaine de l'exploitation des gisements de pétrole et a notamment pour objet une procédé d'extraction thermique du pétrole par la méthode miniere. L'application de l'invention est d'une efficacité maximale dans 11 exploitation de gisements de pétrole de haute uLRxsité pour lesquels les méthodes d'extraction traditionnelles, à partir de la surface du sol sont inefficaces. L'invention peut trouver des applications dans l'exploitation des gisements de bitume. On connalt des procédés d'extraetion thermique, par la méthode minière, de pétrole qui, à l'état de gisement naturel, ne peut être extrait de la couche pétrolifère en quantités suffisamment économiques sans abaissement de a viscosité. L'abaissement de la viscosité est obtenu dans ces procédés par éléva- tion de la température de la couche pétrolifère, en y injectant un caloporteur a travers des forages exécutés a partir de voies d'acces creusées au-dessus de la couche ou directement dans la couche pétrolifère, le refoulement du pétrole de la couche pétrolifère étant réalisé par mise en pression de la couche. Ainsi, par exemple, on connaît un procédé d'extraction thermique du pétrole par la méthode minière, dans lequel le caloporteur est injecté à travers des forages exécutés à partir d'une voie d'exploitation creusée dans la couche pétrolifère, le caloporteur étant amené dans les forages tubés par l'intermédiaire de tubes dotés de moyens d'étanchéité (tels que par exemple ceux couramment appelés "packers") auprès du fond du forage, et le pétrole est prélevé à travers des perforations du tubage auprès de la bouche de ces forages.Toutefois, le caloporteur injecté dans la couche contenant le pétrole fortement visqueux ne peut dans ce procédé, pénétrer dans les pores de la couche et en chasser le pétrole, car les propriétés filtrantes-de la couche chaufféeau contact du tubage augmentent, ce qui favorise la percée du caloporteur vers la bouche du forage le long de la paroi extérieure du tubage. Dans ce cas, le caloporteur sort de la bouche du forage à travers les perforations du tubage sans avoir fait un travail utile. I1 s'ensuit une grande consommation de caloporteur et un faible rendement en pétrole extrait. En outre, si le pétrole doit être extrait d'une couche pétrolifère fissurée, le caloporteur injecté se propage par les fissures au-delà des limites du quartier à exploiter, ou perce dans la voie d'exploitation, ce qui augmente également sa consommation et entrain un échauffement de l'atmosphère de la voie d'accès jusqu'à une température dépassant les normes sanitaires. Pour normaliser le régime thermique dans les voies d'acès, il s 'avère nécessaire de prendre des mesures spéciales visant à conditionner l'atmos phère de la mine, ce qui implique des frais importants. On connaît aussi un procédé d'extraction de pétrole, dans lequel on creuse des puits de mine et un réseau de voies d'accès au-dessus et au-dessous de la couche pétrolifère, puis, à partir de ces voies disposées paral lèlement à la couche pétrolifère, mais séparées de celle-ci par un banc de roches imperméables aux fluides, on exécute un réseau dense de forage dans la couche pétrolifère, à travers le banc de roches. On équipe la partie des forages située dans le banc de roches/de tubulures (raccords) que l'on raccorde à une conduite collectrice de pétrole posée dans la voie d'accès. Le pétrole de la couche pétrolifère est drainé par les forages, puis il va à la conduite collecirice qui l'achemine jusqu'au puits de la mine à travers lequel il est pompé jusqu'à la surface du sol. Afin d'intensifier l'extraction du pétrole, on élève la pression dans la couche pétrolifère en y injectant de l'air ou de l'eau, ou bien, si le pétrole est fortement visqueux, on exerce une action thermique consistant à chauffer la couche pétrolifère à la vapeur. La vapeur est amenée par une conduite posée dans les voies d'accès et dotée de dérivations auxquelles sont connectés des tubes engagés dans les forages. La vapeur entre dans le forage dont elle chauffe la paroi, puis elle va à la conduite collectrice simultanément avec les fluides de la couche qui sont pompés jusqu a la surface du sol. En outre, le procédé prévoit l'admission de la vapeur à des tubes dont les bouts sont obturés par des couvercles et qui constituent des réchauffeurs. Dans ce cas, la vapeur ne se mélange pas aux fluides de la couche, mais ne fait que transmettre sa chaleur aux parois des forages à travers les tubes, en abaissant la viscosité du pétrole dans la couche pétrolifère auprès des forages.Ce procédé prévoit également l'utilisation d'un dispositif au moyen duquel la vapeur amenée par la conduite posée dans la voie d'accès parcourt dans le forage un tube coudé auprès du fond du forage, qui le ramène à la conduite de vapeur allant au forage suivant, et ainsi de suite. Un inconvénient notable de ce procédé consiste en ce que le grand nombre de forages verticaux exécutés dans la couche pétrolifère à partir des voies d'accès, à travers le banc de roches imperméables, et dotés de tubes de chauffage, chauffent simultanément avec la couche pétrolifère le banc de roches constituant le toit ou la sole des voies d'accès. Une partie de la chaleur se trouve donc dépensée pour le chauffage du banc de roches, ce qui abaisse l'efficacité de l'action thermique sur la couche. En outre, la chaleur cédée au. banc de roches chauffe l'atmosphère des voies d'accès, ce qui augmente les frais d'aérage et de normalisation du régime thermique dans les voies d'accès.Dans le cas de chauffage de la couche pétrolifère par des tubes coudés clos, un inconvénient supplémentaire du procédé consiste en ce que le chauffage de la couche ne s'effectue que grâce à sa conductibilité thermique, aussi la vitesse de propagation du chauffage est-elle faible. Pour un chauffage plus complet de la couche, il faut un réseau de forages dense, ce qui implique une augmentation des frais d'exécution des forages. On connaît un procédé d'extraction thermique de pétrole fortement visqueux par la méthode minière, dans lequel on creuse un système de voies d'accès au-dessus de la couche pétrolifère. Puis, à partir de ces voies d'accès on exécute des forages pour l'injection d'un caloporteur dans la couche. Ensuite on creuse une descenderie et un passage dans la partie inférieure de la couche pétrolifère, où l'on réalise une voie (galerie) d'exploitation. A partir de la galerie d'exploitation, on exécute des forages horizontaux et obliques pour l'extraction du pétrole. On injecte le caloporteur dans les forages d'injection pour qu'il se répartisse dans la couche pétro lifère et en chasse le pétrole dans la galerie d'exploitation à travers les forages d'exploitation; le pétrole est ensuite transporté jusqu'à la surface du sol via le réseau de voies d'accès. Un inconvénient notable de ce procédé est la nécessité de creuser au-dessus de la couche pétrolifère un réseau dense de voies d'accès nécessaires à l'exécution d'un grand nombre de forages d'injection et à l'amenée du caloporteur pour un chauffage plus complet de la couche. Les forages d'injection verticaux et fortement pentés traversent les roches recouvrant la couche, aussi ces roches sont-elles chauffées. I1 s'ensuit un chauffage de l'atmosphère des voies d'accès creusées dans ces roches, d'où des pertes d'une partie de la chaleur en cours d'injection dans la couche pétrolifère. En outre, un inconvénient de ce procédé est la nécessité d'aérer les voies d'accès servant à l'exécution des forages d'injection et à leur alimentation en caloporteur, ainsi que la galerie d'exploitation servant à collecter le pétrole provenant des forages d'exploitation. Le fort dégagement de chaleur dans l'atmosphère des voies d'accès indiquées, résultant du léchage des parois chauffées de ces voies par la veine d'aérage et des percées de caloporteur dans ces voies à travers les fissures et les forages d'exploitation, rend nécessaire une normalisation du régime thermique dans les voies d'accès au moyen de mesures spéciales pour le conditionnement de l'atmosphère de la mine.Ainsi, par exemple, l'amélioration des conditions thermiques dans les voies d'accès par accroissement de la quantité d'air admise dans la mine afin d'absorber la chaleur entraîne des frais importants d'aménagement et d'exploitation du systeme d'aérage; avec le système d'aérage existant, la production de la mine en pétrole se trouve limitée. De plus, le grand nombre de forages d'injection, nécessaires dans ce procédé pour unchauffageplus complet de la couche pétrolifère, implique des frais considérables d'exécution et d'entretien des forages, complique le contrôle et le réglage de leur fonctionnement. Les percées de caloporteur dans les forages d'exploitation rendent nécessaire leur arrêt, ce qui entrasse la formation de bouchons de sable dans les forages et des immobilisations fréquentes des forages pour la remise en état. Compte tenu des inconvénients qui précédent, on s'est proposé d'augmenter l'extraction du pétrole d'une couche pétrolifère en assurant un chauffage plus efficace de la couche, grâce à la réduction des pertes de chaleur. La solution consiste en ce que le procédé d'extraction thermique de pétrole par la méthode minière dans le champ de mine d'un gisement de pétrole divisé en quartiers, du type consistant à creuser un système de voies d'accès assurant l'extraction successive du pétrole des quartiers du champ de mine et à exécuter des forages dtinjection et d'exploitation, à aménager un circuit général d'aérage de la mine assurant l'aérage desdites voies d'accès, à injecter ensuite un caloporteur au moyen de tubes dans les forages d'exploitation pour chauffer la couche pétrolifère jusqu'à la température à laquelle le pétrole acquiert la fluidité voulue dans la couche pétrolifère, puis à injecter un fluide dans les forages d'injection pour chasser le pétrole de la couche pétrolifère vers les forages d'exploitation, après quoi le pétrole est pompé jusqu'à la surface du sol, est caractérisé, d'après l'invention, en ce que, avant d'injecter le caloporteur dans les forages d'exploitation, oh lui fait subir au préalable un laminage ou étranglement. Ce procédé assure le réglage automatique de l'injection du caloporteur dans les forages d'exploitation et le soutirage du pétrolede oes forages en supprimant la nécessité de leur remise en état en vue d'éliminer les complications liées à leur obstruction par des dépôts de sable et d'autres particules solides, ce qui permet de séparer les voies d'accès de la couche pétrolifère dlavec le circuit général d'aérage de la mine. Il est avantageux que, avant d'admettre le flux de caloporteur laminé aux forages d'exploitation, les voies d'accès du quartier à chauffer de la couche pétrolifère soient séparées du circuit général d'aérage de la mine. Cela permet de prévenir le refroidissement des quartiers chauffés de la couche pétrolifère par la veine d'aérage, provoqué lors de l'aérage des voies d'accès de la couche pétrolifère, et d'accroftre ainsi l'efficacité du chauffage des quartiers de la couche pétrolifère par le caloporteur. En outre, cela permet d'abaisser la consommation de caloporteur pour l'extraction du pétrole, assure une normalisation du régime thermique dans les voies d'aérage de la mine et contribue à un accroissement notable de la production de pétrole sans frais supplémentaires d'aérage. I1 est souhaitable que l'admission du flux de caloporteur et la séparation des voies d'accès de la couche pétrolifère par rapport au circuit général d'aérage de la mine soient exécutées dans les quartiers successivement, en commençant aux limites du champ de mine et en progressant vers sa partie centrale. Cela permet, lors du chauffage de la couche pétrolifère, de prévenir son refroidissement résultant de l'aérage des voies préparatoires principales- sur toute leur longueur et dlaccroltre ltefficacité du chauffage de toute la couche pétrolifère par le caloporteur. En outre, cela assure un abaissement de la consommation de caloporteur pour le chauffage de toute la couche pétrolifère en vue de l'extraction du pétrole qui s'y trouve. De plus; cela permet de normaliser le régime thermique dans les voies préparatoires principales de la mine et d'abaisser les frais d'aérage de toute la mine, ainsi que les frais de creusement des voies pour l'aérage. Il est souhaitable aussi que le flux de caloporteur soit amené aux forages d'exploitation par des tubes qui sont calorifugés dans la zone de la bouche et qui sont engagés jusqu'au fond de ces forages. Cela permet d'augmenter la surface de contact entre le caloporteur en circulation dans les forages d'exploitation et la couche pétrolifère, le contact étant ainsi assuré sur toute leur longueur et de prévenir le chauffage de la pulpe dans la zone indiquée. Cela assure également l'éjection du sable entré dans les forages d'exploitation, ce qui permet de supprimer la formation de bouchons de sable sur toute leur longueur. I1 est avantageux, dans le cas où le pétrole doit être extrait d'une couche pétrolifère bien cimentée et stable au chauffage, d'injecter le caloporteur dans des forages d'exploitation non tubés. Cela permet d'assurer un contact direct entre le caloporteur et la couche pétrolifère dans les forages d'exploitation et d'utiliser au maximum toute la surface non tubée des forages d'exploitation pour la filtration du pétrole. En outre, cela abaisse les frais d'équipement des forages d'exploitation. I1 est souhaitable, quand la température du caloporteur retournant des forages d'exploitation à la voie d'accès du quartier de la couche pétrolifère en cours de chauffage est supérieure à la température de la couche pétrolifère dans le quartier voisin, dans lequel l'injection du caloporteur à travers les forages d'exploitation n'a pas encore été effectuée, de réinjecter ce caloporteur dans les forages d'exploitation du quartier voisin en accord avec la séquence d'exploitation des quartiers du champ de la mine. Cela permet d'utiliser au maximum le caloporteur et de réaliser le préchauffage des quartiers de la couche pétrolifère, ainsi que d'abaisser la consommation de chaleur pour l'extraction du pétrole. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description suivante d'exemples de réalisation non limitatifs illustrés par les dessins annexés dans lesquels: - la figure 1 représente un champ de mine d'un gisement pétrolifère, divisé en quartiers et ayant des voies d'accès; - la figure 2 représente un-quartier de la couche pétrolifère avec les voies d'accès et les forages (vue en coupe); - la figure 3 représente une vue en coupe suivant III-III de la figure 2; - la figure 4 représente la situation de l'équipement dans la voie d'accès de la couche pétrolifère. Le champ de mine H (figure 1) du gisement pétrolifère est divisé en quartiers 1, dont l'exploitation s' effectue, par exemple, dans l'ordre A, B, C. Les quartiers peuvent être de différentes surfaces et formes, par exemple: carrés, rectangulaires, hexagonaux. On creuse un réseau de voies d'accès: un puits dtextraction 2 et un puits d'aérage 3 pour l'acces au champ de mine H; des voies préparatoires principales (voies de roulage 4 et voies d'aérage 5) pour la préparation des quartiers I à l'exploitation; une descenderie 6, un passage 7 et une galerie d'exploitation 8 pour l'accès au quartier 1 de la couche pétrolifère 9 (figure 2). Toutes les voies d'acces sont creusées et soutenues d'une manière connue en soi.La galerie d'exploitation 8 est creusée dans la couche pétrolifère 9, de préférence près de sa sole, afin d'utiliser lemieuxpossible les forces de pesanteur pour une extraction maximale du pétrole. A partir de la galerie d'exploitation 8 on exécute des forages d'exploitation faiblement inclinés et horizontaux 10 pour l'injection du caloporteur dans la couche pétrolifère et pour l'extraction du pétrole qui sty trouve. Le sens de circulation du caloporteur est montré sur les dessins par des flèches T. Les forages d'exploitation 10 sont situés sur toute leur longueur dans la couche pétrolifère 9 et uniformément répartis dans le volume de la couche, en une ou plusieurs rangées superposées selon la puissance de la couche pétrolifère. Dans les rangées, les forages d'exploitation 10 sont disposés radialement ou parallèlement, selon la configuration de la galerie d'exploitation 8. L'injection du caloporteur T dans la couche 9, à travers le système de forages d'exploitation horizontaux et faiblement pentés 10 situés sur toute leur longueur dans la couche pétrolifère, assure un chauffage uniforme de la couche, grâce à la grande surface de contact entre le caloporteur et la couche productive par l'intermédiaire de la paroi des forages et des accidents de la couche (fissures, cavernes, etc.), traversés par les forages horizontaux dans une plus large mesure que par des forages verticaux, ce qui assure à son tour une haute injectivité des forages vis-à-vis du caloporteur et réduit donc le nombre de forages à exécuter. La disposition horizontale ou faiblement inclinée des forages d'exploitation 10 assure une plus grande surface de drainage du pétrole se trouvant dans la couche, favorise le libre écoulement par gravité des fluides (pétrole, eau) de la couche vers la galerie d'exploitation 8, en prévenant ainsi la formation de bouchons de roche dans les forages et en augmentant ainsi la durée de service des forages sans remise en état de ceux-ci. L'utilisation des mêmes forages pour l'injection du caloporteur dans la couche et l'extraction du pétrole de la couche abaisse les frais de forage et de creusement comparativement aux autres procédés d'extraction thermique du pétrole par la méthode minière. A partir de la surface du sol ou des voies d'accès on exécute des forages 11 pour l'injectiond'un fluide en vue de refouler le pétrole de la couche pétrolifère après son chauffage. Le fluide utilisé à cet effet peut être par exemple de la vapeur, de l'eau chaude ou de l'eau froide additionnée de substances tensio-actives. Le sens de circulation de ce fluide est montré- sur le dessin par des flèches M. Pour rendre possible l'exécution des travaux dans les voies d'accès, on aménage un circuit général d'aérage de la mine, comportant deux ventilateurs principaux 12 (figure 1) marchant en permanence, installés au jour, auprès de la bouche du puits d'aérage 3. Ces ventilateurs aspirent l'air de la mine et mettent toute la mine en dépression, aussi l'air extérieur entre-t-il par le puits d'extraction 2 et circule dans toutes les voies de la mine. Pour l'injection du caloporteur dans la couche pétrolifère, on exécute à partir de la surface du sol un forage 13 (figure 4) qui débouche dans la galerie d'exploitation 8. Le forage 13 est tubé. Dans la galerie d'exploitation 8 on monte un collecteur 14 que l'on raccorde à la source de chaleur à travers le forage 13. Le collecteur 14 est une conduite posée sur toute la longueur de la galerie d'exploitation 8 et comportant des tubulures de dérivation 15 (une pour chaque forage d'exploitation 10). Les tubulures de dérivation 15 sont connectées à des tubes 16 calorifugés dans la zone de la bouche et qui sont respectivement engagés dans les forages d'exploitation 10, jusqu'à leur fond. Dans les tubes 16, près de la bouche des forages d'exploitation 10, on monte un dispositif d'étranglement 17 pour le réglage du débit de caloporteur T admis dans les forages d'exploitation 10.Les dispositifs d'étranglement 17 peuvent être des raccords à orifices de différents diamètres. L'orifice du raccord doit permettre le passage de la quantité nécessaire de caloporteur vers le forage 10. Une telle conception du dispositif d'étranglement 17 ntest nullement limitative, car le dispositif d'étranglement peut être d'une autre conception connue quelconque. Le montage d'un dispositif d'étranglement 17 auprès de la bouche du forage 10 permet un accès facile pour le poser, le régler ou le repairer, toutefois le dispositif d'étranglement peut être monté dans n'importe quel endroit du tube 16. Pour pomper vers la surface du sol le pétrole qui saccumule dans la galerie 8 sous forme d'une pulpe 18 constituée de pétrole, d'eau de couche, de caloporteur et de sable, on réalise un forage 19 à partir du jour, de façon qu'il débouche directement dans la galerie 8. La pompe 20 employée à cet effet est desservie à partir du jour, ce qui accroît la sécurité des travaux en permettant d'éviter l'installation d'un matériel présentant un danger d'explosion et la présence de personnel dans l'atmosphère de la mine. Au jour, on aménage un séparateur 21 (figure 2) qui sépare le pétrole de l'eau et des impuretés solides Pour chauffer la couche pétrolifère 9 on y injecte un caloporteur T, par exemple de la vapeur ou de l'eau chaude. Le caloporteur T est fourni par une source de chaleur, par exemple une chaudière à vapeur (non repré sentée), située au jour, et est transmis au collecteur 14 (figure 4) à travers le forage 13. Les tubulures de dérivation 15 du collecteur 14 transmettent le caloporteur T à chacun des forages d'exploitation 10 par les tubes 16. A l'entrée dans le tube 16, près de la bouche du forage d'exploitation, le flux de caloporteur est laminé ou étranglé par le dispositif d'étranglement 17. A la sortie de l'orifice du dispositif d'étranglement (raccord), le flux de caloporteur se détend; il s'ensuit un abaissement de sa pression, ce qui se traduit par une diminution des pertes de caloporteur au-delà des limites du quartier à chauffer 1 (figure 1), ainsi que par une distribution uniforme de la chaleur dans le massif de la couche pétrolifère 9 (figure 2), dans le quartier à chauffer 1 (figure 1). Le flux de caloporteur T laminé est amené par les tubes 16 (figure 4) au fond des forages d'exploitation 10, puis il arrive dans l'èspace autour du tube, par lequel il revient à la bouche des forages d'exploitation 10, en cédant sa chaleur à la couche pétrolifère 9 (figure 2) par l'interme- diaire de la paroi des forages dtexploitation 10 et des zones accidentées naturelles de la couche pétrolifère 9. Le caloporteur T arrivant au tube 16 (figure 4), dans le cas ou c'est la vapeur qui est utilisée, acquiert, du fait de son étranglement ou laminage, la pression nécessaire à sa circulation dans le forage 10. En cédant sa chaleur à la couche pétrolifère 9, la vapeur se condense, et le condensat (eau chaude) s'écoule du forage 10 vers la galerie 8. Le laminage du flux de caloporteur permet d'abaisser les pertes de la chaleur qu'il véhicule dans I'atmosphère de la galerie d'exploitation 8. Les caractéristiques (débit, pression et température) du caloporteur injecté dans les forages d'exploitation 10 sont réglées par variation de la pression au collecteur 14. Après chauffage de la couche pétrolifère 9 (figure 2) par le caloporteur jusqu'à la température à laquelle le pétrole acquiert la fluidité nécessaire, on injecte dans les forages d'injection 11, à partir du jour ou de voies d'accès, un fluide M pour chasser le pétrole chauffé du quartier 1 (figure 1) de la couche pétrolifère 9 (figure 2) vers les forages d'exploitation 10. Le pétrole arrivant ainsi dans les forages d'exploitation coule dans ltespace autour du tube de ces forages en commun avec le caloporteur ayant cédé une partie de sa chaleur à la couche pétrolifère, et arrive dans la galerie d'exploitation 8 sous forme d'une pulpe 18 (figure 4). La circulation de la pulpe 18 est montrée sur le dessin par des flèches P. Durant l'écoulement du caloporteur et du pétrole chauffé dans l'espace autour du tube du forage d'exploitation 10, la paroi de ce forage peut s'ébouler et former des bouchons de sable entre le tube 16 et la paroi du forage. Dans ce cas, grâce à l'action du dispositif d'étranglement 17, la pression monte dans le forage 10 jusqu'à la valeur qu'elle a dans le collecteur 14 et chasse le sable du forage 10 dans la galerie 8. Ceci supprime la nécessité d'une remise en état des forages d'exploitation par élimination des bouchons de sable, et permet donc l'extraction du pétrole sans présence humaine dans la galerie d'exploitation 8. Le laminage assure le réglage du débit de caloporteur admis aux forages d'exploitation et l'élimination automatique des bouchons de sable se formant dans ces forages sans recours à des moyens d'automatisation spéciaux et sans présence humaine dans les voies d'accès de la couche pétro lifère. Le laminage permet de réaliser la conduite de l'injection du calopor teur dans la couche et l'extraction du pétrole de la couche dans des voies de la couche pétrolifère séparées du circuit général d'aérage de la mine. La pulpe 18 s'accumulant dans la galerie d'exploitation 8 est pompée au jour par la pompe 20 via le forage 19. La montée au jour de la pulpe 18 par la pompe 20, directement à partir de la galerie d'exploitation 8, via le forage 19, réduit les pertes de chaleur dans l'atmosphère de la mine, comparativement aux procédés connus, suivant lesquels la pulpe chaude est pompée de la mine via des conduites de grande longueur posées dans les voies d'accès. La pulpe 18 est refoulée dans un séparateur 21 (figure 2), où le pétrole est séparé de 11 eau et des impuretés solides. Avant de procéder à l'injection du flux de caloporteur T avec laminage dans les forages d'exploitation 10, on sépare du circuit général d'aérage de la mine les voies creusées dans le quartier 1 (figure 1) de la couche pétrolifère 9, la descenderie 6, le passage 7 et la galerie d'exploitation 8à ltaide de dispositifs d'isolement 22 (figures 2, 3). Les dispositifs d'isolement 22 peuvent être des cloisons transversales séparées ou en groupes, réalisées avec divers matériaux calorifuges et étanches à l'air, permettant d'obtenir une séparation étanche entre les voies d'accès situées dans la couche pétrolifère à chauffer et les voies préparatoires principales de roulage 4 (figure 1) et d'aérage 5, parcourues par la veine du circuit général d'aérage de la mine. L'isolement des voies d'accès du quartier à chauffer par exemple A, de la couche pétrolifère 9 (figure 2) la descenderie 6 (figure 1), le passage 7 et la galerie d'exploitation 8 par rapport au circuit général d'aérage assure la normalisation du régime thermique dans les voies préparatoires principales d'aérage 5 et contribue à un accroissement appréciable de la production de pétrole sans frais d'aérage supplémentaires, alors que dans le cas d'aérage des voies creusées dans la couche pétrolifère, la mise en exploitation de quartiers supplémentaires en vue d'augmenter la capacité de production d'une mine de pétrole rendrait nécessaire l'admission d'une quantité d'air supplémentaire dans la mine pour l'aérage desdites voies, ce qui impliquerait la construction de puits supplémentaires avec des installations d'aérage et le creusement de voies supplémentaires afin de permettre le passage de la quantité d'air nécessaire à la sécurité des travaux au fond En outre, l'isolement des voies d'accès creusées dans la couche pétrolifère par rapport au circuit général d'aérage de la mine accot l'efficacité de l'action thermique, alors que dans le cas d'aérage de ces voies, les grandes différences de temperature entre le massif chauffé de la couche pétrolifère et les parois des voies de la couche pétrolifère refroidies par la veine d'aérage font apparattre une charge thermique qui favorise la transmission d'une grande quantité de chaleur à l'atmosphère desdites voies, ce qui entraîne une augmentation des pertes de la chaleur amenée dans la couche par le caloporteur. La mise en exploitation des quartiers 1 (figure 1) de la couche pétrolifère 9 (figure 2), c'est-à-dire l'injection du caloporteur T dans les forages d'exploitation 10 et la séparation des voies d'accès de la couche pétrolifère - descenderie 6 (figure 1), passage 7 et galerie d'exploitation 8 - par rapport au circuit général d'aérage de la mine, s'effectue successivement, dans l'ordre A, B, C (figure 1), en commençant aux limites 23 du champ de la mine H et en progressant vers sa partie centrale où se trouvent les puits de mine 2 et 3. Après achèvement de l'exploitation des quartiers A, B et C, on sépare une partie des voies preparatoires principales de roulage 4 et d'aérage 5, desservant lesdits quartiers, par rapport au circuit général d'aérage de la mine, au moyen de dispositifs d'isolement 24, dont la conception est analogue à celle des dispositifs 22 (figure 2). L'exploitation des quartiers 1 (figure 1) du champ de mine H en progressant de ses limites aux puits 2 et 3, assure la normalisation du régime thermique dans les voies préparatoires principales de roulage 4 et d'aérage 5, car leur partie aérée se trouve seulement dans le massif de roches à température naturelle. Ceci permet également, pendant le chauffage de la couche pétrolifère, d'éviter son refroidissement provoqué par l'aérage des voies préparatoires principales sur toute leur longueur et d'accroître l'efficacité du chauffage de toute la couche pétrolifère par le caloporteur, en abaissant sa consommation pour l'extraction du pétrole. Le caloporteur T est injecté dans les forages d'exploitation 10 (figure 4) par l'intermédiaire de tubes 16 calorifugés dans la zone de la bouche et qui sont engagés dans ces forages jusqu'au fond. Ceci permet d'augmenter la surface de contact entre le flux de caloporteur T circulant dans les forages d'exploitation 10 et la couche pétrolifère 9 (figure 2), en assurant ce contact sur toute la longueur des forages 10, ainsi que d'assurer l'évacuation du sable des forages 10 par le caloporteur sur toute leur longueur, ce qui diminue lors de l'exploitation des forages les temps morts dus à la formation de bouchons. Le calorifugeage du tube 16 dans la zone de la bouche du forage 10 prévient le chauffage de la pulpe dans cette zone. Les forages d'exploitation 10 ne sont pas tubés si les roches de la couche pétrolifère 9 sont bien cimentées et stables au chauffage. Dans le cas où les roches de la couche sont instables, les forages peuvent être équipés de filtres de conception connue. Ceci permet d'assurer le contact direct du caloporteur T avec la couche pétrolifère 9 et d'utiliser au maximum toute la surface non tubée des forages d'exploitation 10 pour la filtration du pétrole de la couche, ce qui accroît sa production, ainsi que d'abaisser les frais d'équipement des forages d'exploitation 10. Le flux de caloporteur T sortant des forages d'exploitation 10 après avoir chauffé la couche pétrolifère 9 dans le quartier initial A (figure 1) du champ de mine H est réinjecté dans les forages d'exploitation 10 du quartier B devant être exploité après le quartier A conformément à la séquence prévue pour l'exploitation du champ de mine. Après exécution des travaux miniers préparatoires pour les premiers quartiers, par exemple les trois quartiers A, B et C près de la limite 23 du champ de mine H, qui sont desservis par une paire de voies préparatoires principales (voie de roulage 4 et voie d'aérage 5), on injecte la vapeur dans le système de forages 10 du quartier A par le procédé décrit plus haut, et liteau chaude montée de la galerie 8 du quartier A au jour et séparée du pétrole par le séparateur 21 (figure 2) est réinjectée, via le forage 13 (figure 4) et le collecteur 14, dans le système de forages 10 du quartier B (figure 1), où l'action thermique sur la couche et l'extrac- tion de son pétrole s'effectuent de la même manière que dans le quartier A, mais avec un régime thermique moins intense.Ensuite, après remontée de la galerie 8 du quartier B au jour et séparation d'avec le pétrole, liteau portant la chaleur résiduelle est réinjec8tée dans le système de forages 10 du quartier C pour son préchauffage. L'eau remontée de la galerie 8 du quartier C et séparée du pétrole est utilisée en tant que fluide M (figure 2) pour être injecté dans la couche 9 à travers les forages 11 pour chasser le pétrole de la couche pétrolifère 9 du quartier A vers les forages d'exploitation 10. Quand l'échange thermique devient faible dans le quartier B, par suite de l'abaissement de la différence de température entre le caloporteur et la couche pétrolifère 9 (figure2), on procède à l'injection de la vapeur dans ce quartier et, simultanément, on met le quartier C (figure 1) au régime précédemment établi dans le quartier B. Ensuite le processus se répète suivant la séquence décrite plus haut. Si l'exploitation du champ de mine est menée simultanément avec deux ou plus de deux paires de voies préparatoires principales de roulage 4 et d'aérage 5, ltexploi- tation des quartiers s'effectue parallèlement, avec un front commun en direction de la couche pétrolifère 9. Le préchauffage des quartiers - accroît l'efficacité thermique du processus, car la chaleur amenée dans la couche est utilisée au maximum. L'ensemble des opérations conformes à l'invention constitue un procédé qui permet l'exploitation thermique des gisements de pétrole fortement visqueux par la méthode minière en assurant une capacité de production maximale des mines de pétrole, avec une grande efficacité économique et une grande sécurité des travaux. Bien entendu, 1 invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnes qu a titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Procédé d'extraction thermique de pétrole par la méthode minière dans le champ de mine d'un gisement de pétrole divisé en quartierS, du type consistant à creuser un système de voies d'accès assurant ltextrac- tion successive du pétrole des quartiers du champ de la mine et à exécuter des forages d'injection et d'exploitation, à aménager un circuit général d'aérage de la mine assurant l'aérage desdites voies d'accès, à injecter ensuite un caloporteur au moyen de tubes dans les forages d'exploitation pour chauffer la couche pétrolifère jusqu'à la température à laquelle le pétrole acquiert la fluidité voulue dans la couche pétro lifère, puis à injecter un fluide dans les forages d'injection pour chasser le pétrole de la couche pétrolifère vers les forages d'exploitation, après quoi le pétrole est pompé jusqu'à la surface du sol, caractérisé en ce que, avant d'injecter le caloporteur dans les forages d'exploitation, on lui fait subir un laminage. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, avant d'admettre le flux de caloporteur laminé dans les forages d'exploitation, les voies d'accès du quartier à chauffer de la couche pétrolifère sont séparées du circuit général d'aérage de la mine. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'admission du flux de caloporteur et la séparation des voies d'accès de la couche pétrolifère par rapport au circuit général d'aérage de la mine sont exécutées dans les quartiers successivement, en commençant aux limites du champ de mine et en progressant vers sa partie centrale. 4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le flux de caloporteur est injecté dans les forages d'exploitation par l'intermédiaire de tubes calorifugés dans la zone de la bouche et engagés jusqu'au fond de ces forages. 5. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le flux de caloporteur est injecté dans des forages d'exploitation non tubés. 6. Procédé selon ltune des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le caloporteur injecté dans les forages d'exploitation pour le chauffage de le couche pétrolifère dans le premier quartier du champ de mine et sortant de ces forages est réinjecté dans les forages d'exploitation du quartier suivant, selon l'ordre prévu pour l'exploitation des quartiers du champ de mine.