L'invention est relative aux bras articulés monobloc à corps creux pour support de tentes ou stores à installer par exemple à des devantures de magasins, et qui comportent deux branches articulées entre elles par une genouillère pour se replier l'une contre l'autre lorsque la toile de tente est enrou lée. Actuellement, comme on ne peut employer des barres pleines qui seraient trop lourdes si elles avaient un moment d'inertie suffisant, on utilise des barres tubulaires aux extrémités desquelles on rapporte par soudure les pièces d'articulation à la genouillère, au support fixé au mur et à la barre de charge, pièces qui sont fabriquées par moulage en coquille. Ce procédé présente plusieurs inconvénients : l'ope'ration de la soudure est délicate car il faut assurer aux pièces une position précise des articulations les unes par rapport aux autres ; d'autre part le moulage en coquille de ces pièces d'articulation séparées les rend impropres à recevoir un revetement, le graphite employé ayant graissé leur surface. L'invention a pour objet un bras de support de tente qui est exempt de ces inconvénients et qui peut etre recouvert solidement d'un revetement de peinture ou mieux d'un dépot électrolytique. L'invention consiste à exécuter d'une seule pièce la totalité de chaque branche du bras, barre creuse et ses pièces d'articulation, par coulée du métal sur noyau de sable ou sur noyau formé par un tube d'acier pour la barre. Ce monobloc assure la précision désirable des articulations et permet le traitement ultérieur par voie électrolytique pour le munir d'un revetement bien adhérent qui pourra par exemple etre d'une couleur assortie à la tente. L'invention porte d'autre part sur le ressort usuel qui, à la genouillère, tend à maintenir en alignement les deux branches du bras. Actuellement, ce ressort doit etre bandé avant le montage du bras,,avec la force qu'il doit avoir pour maintenir le bras en position développée, force qui est naturellement encore très augmentée lorsque le bras est replié. Or, dans le montage de la tente, il est nécessaire de faire prendre différentes positions et il peut arriver que le bras plié se déploie brusquement et blesse le monteur En outre, avec les dispositions actuelles, on ne peut pas régler avec précision la tension du ressort L'invention porte sur un dispositif permettant de faire le montage avec un ressort complètement détendu, donc sans danger d'accident et avec beaucoup plus de facilité, et, après montage, de régler la tension du ressort à toute valeur voulue, exactement. Le dessin ci-joint représente à titre d'exemple une forum de réalisation de l'invention La figure 1 montre, dans sa position d'utilisation, le bras gauche développé. Les figures 2 et 3 montrent la coupe transversale du bras suivant qu'il a été moulé sur noyau de sable ou-sur un tube en acier. Les figures 4 et 5 sont respectivement, dans leur position d'utilisation, une vue de l'articulation de la genouillère du bras gauche, coté ressort, et une vue de l'articulation du bras droit, coté opposé au ressort Les figures 6 et 7 montrent le dispositif de réglage du ressort, la figure 7 étant une coupe par VII-VII (fig 4). Les deux branches B B1 du bras présentent la particularité nouvelle que chaque barre est à la fois creuse et exécutée d'une seule pièce avec ses pièces d'articulation : G G1 à la genouillère, et F avec la pièce de fixation au mur ou C avec la barre de charge. Si les barres ont été fabriquées avec un métal M moulé sur noyau de sable (fig. 2), on les vide de ce sable à la manière habituelle en fonderie. Si elles l'ont été par moulage sur un tube d'acier tel que A (fig. 3), ce tube contribuera à raidir la barre. A la genouillère, les deux pièces G et G1 venues de matière avec B et B1 sont articulées comme habituellement sur un axe commun O sur lequel est ancré le ressort R par pénétration de l'une de ses extrémités dans un trou de l'axe. La nouveauté consiste en ce que cet axe O, au lieu d'entre claveté à demeure dans les oreilles 1 et 2 de la pièce à laquelle il est fixé (par exemple G), peut être tourné dans ses supports 1-2 pour bander plus ou moins le ressort, puis bloqué dans la position choisie.On a, ici, adopté le dispositif suivant : l'une des oreilles, 1, de G est fendue comme on le voit en 3 à la figure 6 et une vis 4 vissée dans la partie 1 de l'oreille et appuyant par sa tête sur l'autre partie 1b permet de serrer l'axe O celui-ci est pourvu d'une fente 5 à chaque extrémité et il se visse dans l'autre oreille 2 de G ; on peut donc, après avoir desserré la vis 4, le faire tourner de la quantité voulue exactement, après quoi on bloque l'axe par serrage de 4. Le ressort dont la tension est ainsi réglée appuie par sa boucle R sur la a pièce G1 de l'autre branche ; l'appendice plat 6 de la pièce G porte la vis 7 qui sert de butée réglable à la pièce G1. Bien entendu tout autre dispositif permettant de tourner l'axe 0 dans ses supports et de le bloquer en position voulue pourrait être employé sans sortir du domaine de l'invention. REVENDICATIONS 10/ Bras monobloc à corps creux de support de tente enroulable, caractérisé par le fait que chacune de ses deux branches est à la fois creuse et venue de matière, par moulage, avec les pièces d'articulation de ses extrémités. 20/ Bras selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les branches sont moulées sur noyaux constitués par des tubes en acier ou analogue. 3 / Bras selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que, à la genouillère entre les deux branches, la tension du ressort qui tend à maintenir les branches déployées est réglable après pause grâce à la possibilité de faire tourner l'axe d'articulation, auquel le ressort est accroché, dans ses supports puis de l'y bloquer dans la position voulue. 4 / Bras selon la revendication 3, caractérisé par le fait que l'un des supports de l'axe est une oreille fendue munie d'une vis pour en rapprocher les deux parties.