FR 2506626 A3 19821203 FR 8209011 A 19820525 La présente invention concerne un dialyseur à fibres creuses pour hémodialyse. On sait que l'analyse d'échantillons de sang nécessite une centrifugation préliminaire, destinée à séparer la fraction corpusculaire du sang d'avec le plasma qui doit etre soumis à 1' analyse. La nécessité de centrifuger les échantillons de sang présente divers inconvénients, en particulier chez les patients à haut risque qui sont soumis à une dialyse. Les principaux incon venients sont les suivants 1. la nécessité de prélever des échantillons de sang complet, également sur des nalades qui, de nême que ceux qui sont soumis à un traitenent d'hémodialyse, sont atteints d'anémie chronique et exigent une surveillance fréquente des principaux paramètres héinatochimiques. 2. L'imnossibilité d'examiner simultanément des paramètres hématochimiques au cours de-i' hémodialyse. Ce dernier inconvénient est très important avec les malades à haut risque qui sont soumis à une dialyse extracorporelle, au cours de laquelle une connaissance presque immédiate des valeurs de certains paramètres hématochimiques est nécessaire. Dans de senblables cas, il serait souhaitable de lire directement ces valeurs sur un appareil enregistreur ou un écran de contrôle, mais cela est impossible en raison de la nécessité de centrifuger les échantillons de sang. En conséquence, le but de la présente invention est de réaliser un dialyseur qui soit capable de fournir constamment de petites quantités de plasma ou de filtrat analogue au plasma au cours de l'hémodialyse. La présente invention atteint ce but au moyen d'un dialyseur à fibres creuses pour hémodialyse, comprenant 1) une première gaine, munie de moyens pour son raccordent à un circuit de circulation du liquide de dialyse, gaine qui contient un faisceau de fibres creuses à membranes semiperméables qui s'étend, à l'intérieur de cette première gaine, de l'une à l'autre de deux chambres qui sont séparées hydrauliquement de l'espace intérieur de la gaine, ces chambres étant munies de moyens pour leur raccordement au circuit sanguin d'un patient, et 2) une seconde gaine, munie de moyens pour son raccordement à un dispositif collecteur du filtrat, gaine qui contient un faisceau de fibres creuses à membranes semiperméables qui étend, à l'intérieur de cette seconde gaine, de l'une à l'autre desdites chambres hydrauliquement séparées de l'espace intérieur de la gaine, ce dialyseur étant caractérisé par le fait que les deux gaines sont formées d'une seule pièce avec des axes parallèles. La première et la seconde gaines constituent deux parties fonctionnelles différentes du dialyseur et elles peuvent être qualifiées respectivement de "partie dialysante" et de "partie filtrante". La partie dialysante", caractérisée par le processus bien connu d'échange entre le sang du patient et le liquide de dialyse à travers les membranes semiperméables du premier faisceau de fibres creuses, remplit la fonction usuelle d'épuration du sang qui est introduit dans l'une des chambres d'extrémité du dialy- seur, puis recueilli et renvoyé vers le patient par l'autre chambre. La "partie filtrante" filtre une fraction très limitée du sang introduit dans ladite chambre d'extrémité, pour produire un filtrat dont la composition est identique ou similaire à celle du plasma. Le filtrat peut avoir la même composition que le plasma si les membranes du second faisceau de fibres creuses sont très perméables. Si les membranes sont du type en cellulose régénérée, ordinairement utilisé en hémodialyse, la composition du filtrat peut être également la mgne que celle du plasma pour les molécules dont le poids moléculaire est inférieur à 8001000 daltons. le filtrat peut être recueilli de manière continue si l'espace intérieur de la gaine de la "partie filtrante" est raccordé à une pompe aspirante qui crèe également la dépression nécessaire pour la filtration. Le filtrat peut être aussi recueilli par intermittence au moyen d'une seringue ou d'un autre dispositif collecteur approprié; dans ce cas, la "partie filtrante" peut être transformée en une partie dialysante" par raccordement des deux conduites collectrices de la "partie filtrante", respectivement aux conduites d'arrivée et de départ du liquide de dialyse dans la "partie dialysante". En tout cas, que le filtrat soit recueilli de manière continue ou par intermittence, le dialyseur permet de séparer une petite quantité de filtrat qui peut être utilisée pour des analyses hématochimiques, avec ou sans lecture directe sur un appareil d'enregistrement ou un écran de contrôle, tandis que le patient est en train de subir la dialyse et sans avoir à recueillir du sang directement à partir du patient. Si le nombre de fibres creuses dans la "partie filtrante" est convenablement petit en comparaison du nombre de fibres creuses dans la "partie dialysante", la proportion du sang soumis à la filtration peut être réduite au minimum (par exemple, moins de 5 ), ce qui assure que la majeure partie du sang est toujours soumise au traitement normal d'épuration et qu'en conséquence, le patient ne souffre pas.Si le filtrat est recueilli par intermittence, l'efficacité d'épuration de ce dialyseur est pratiquement la même que celle d'un dialyseur à fibres creuses normal. D'autres caractéristioues et avantages du dialyseur de l'invention apparaîtront à 11 examen de la description détaillée qui suit, concernant l'une des formes sous laquelle il peut être réalisé dans la pratique et qui est illustrée, à titre d'exemple non limitatif, par les dessins ci-annexés. La fig. 1 est une vue en coupe longitudinale du dialyseur, faite suivant les lignes I-I des fig. 2 et 3. La fig. 2 est une vue en coupe transversale du dialyseur, au niveau de la ligne Il-Il de la fig. 1. La fig. a est une vue en coupe transversale du dialyseur, au niveau de la ligne III-III de la fig. 1. La fig. 4 est une vue en coupe transversale, à plus grande échelle, de l'une des fibres creuses contenues dans le dialyseur. Pour se référer aux dessins, le dialyseur qui y est représenté comprend un récipient 1 dans lequel sont placées, sous forme d'une seule pièce, deux gaines d'ases parallèles, une première gaine 2 et une seconde gaine 3. Un faisceau de fibres creuses à membranes semiperméables 4 s'étend à l'intérieur de la gaine 2 et un faisceau de fibres creuses à membranes semiperméables 5 s'étend à l'intérieur de la gaine 3. Le nombre de fibres du faisceau 4 est beaucoup plus élevé que celui des fibres du faisceau 5. Une vue en coupe transversale, à plus grande échelle, de l'une des fibres du faisceau 4 est reproduite sur la fig. 4. Pour être sûr que les faisceaux de fibres 4, 5 et leurs gaines 2, 3 seront maintenus fermement en place, leurs deux extrémités sont noyées dans des couches de résine 6 situées aux extrémités du récipient (fig. 1 et 2). Ainsi fixées dans la résine, les extrémités des faisceaux de fibres 4, 5 et de leurs gaines 2, 5 émergent dans les chambres 7 comprises entre les couches de résine et les coiffes de fermeture 8 vissées sur les extrémités filetées du récipient 1. Une nervure annulaire 9, en saillie sur la surface intérieure de chaque coiffe de fermeture 8, sert de butée pour la surface de la couche de résine 6 correspondante (fi.. 1 et 2) et délimite, avec le côté de la coiffe de fermeture, un siège 10 pour un joint d'étanchéité approprié. Les deux chambres 7, qui communiquement librement avec les faisceaux de fibres creuses 4, 5 et qui sont munies d'orifices 11 destinés à être raccordés au circuit sanguin d'un patient pour recevoir et renvoyer le sang de celui-ci au cours de la dialyse, sont donc séparées hydrauliquement des espaces intérieurs des gaines 2 et 3. De son côté, l'espace intérieur de la gaine 2 est muni d'orifices 12 qui peuvent être raccordés à un circuit de circulation de liquide de dialyse; et l'espace intérieur de la gaine 3 est muni d'orifices 13 qui peuvent être raccordés à un dispositif (par exemple une pompe aspirante) qui recueille le filtrat. Une fois que ces raccordements ont été établis, le sang Qu patient traverse l'un des orifices 11 pour pénétrer dans lune des chambres 7 où il est distribué sur toute l'étendue de la surface de la couche de résine 6 correspondante et il passe, pour la plus brande partie, dans les nombreuses fibres creuses de la gaine 2 et, pour une part minime, dans les fibres 5 relativement peu nombreuses de la gaine 3. Pendant qu'il s'écoule à travers le faisceau de fibres creuses 4 pour se rassembler dans l'autre chambre 7 et retourner dans le système circulatoire du patient par l'autre orifice 11, le sang est épuré par le liquide de dialyse à travers les membranes semiperméables des fibres creuses. le liquide de dialyse dans la gaine 2 s'écoulera de préférence d'un orifice 12 à l'autre orifice 12 à contre-courant du sang. Ainsi, le gros faisceau de fibres creuses 4 et sa gaine 2 épurent la plus grande partie du sang du patient et remplissent la fonction de "partie dialysante" du dialyseur. La fraction réduite de sang qui s'écoule à travers le faisceau de fibres creuses 5 pour se rassembler de façon semblable dans l'autre chambre 7 et rejoindre le système circulatoire du patient par l'autre orifice 11 est par contre filtrée par les membranes semiperméables des fibres creuses. Dû à une différence e pression entre l'intérieur et l'extérieur des fibres, le processus de filtration donne un filtrat qui peut être utilisé pour des analyses hématochimiques. Le petit faisceau de fibres creuses 5 et la gaine 3 remplissent donc la fonction de "partie filtrante" du dialyseur. Ce filtrat est recueilli de manière continue si les orifices 13 sont reliés en permanence a une pompe aspirante ou à une autre source de dépression qui facilite le passage d'eau et d'un grand nombre d'éléments moléculaires du sang à travers les membranes des fibres creuses 5, pour former un filtrat qui, dans ce cas, est identique au plasma, au oins en ce qui concerne un grand nombre de molécules. Le filtrat peut être aussi recueilli par intermittence si l'on raccorde par exemple une seringue à l'un des orifices 13 et si l'on ferme l'autre orifice 13. En outre, en cas de prélèvement intermittent, la "partie filtrante" peut entre transformée en "partie dialysante" par raccordement des orifices 13 aux orifices 12. 3eaucoup de modifications peuvent être évidemment apportées au dialyseur représenté sur les dessins, en particulier en ce qui concerne le récipient 1. La section des deux gaines peut être carrée, rectangulaire ou de toute autre forme, au lieu d'être circulaire. Toutes ces variantes se situent manifestement dans les limites de l'invention. - REVENDICATIONS 1. Dialyseur à fibres creuses pour hémodialyse, comprenant une première gaine (2), munie d'ajutages (12) pour son raccordement à un circuit de circulation de liquide de dialyse, gaine qui contient un faisceau (4) de fibres creuses à membranes semiperméables qui s'étend, à l'intérieur de cette première gaine, de l'une à l'autre de deux chambres (7) qui sont séparées hydrauliquement de l'espace intérieur de la gaine, ces chambres étant munies d'ajutages (11) pour leur raccordement au système circulatoire d'un patient, et une seconde gaine (3), munie d'ajutages (13) pour son raccordement à un dispositif collecteur de filtrat, gaine qui contient un faisceau (5) de fibres creuses à membranes semiperméables qui s'étend, à l'intérieur de cette seconde gaine, de l'une à l'autre desdites chambres (7) séparées hydrauliquement de l'espace intérieur de la gaine, caractérisé en ce que les deux gaines (2, 3) sont formées d'une seule pièce avec des axes parallèles. 2. Dialyseur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la seconde gaine (3) est disposée coaxialement par rapport à la première gaine (2). 3. Dialyseur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la seconde gaine (3) contient un nombre de fibres creuses qui est inférieur à 5 % de celui des fibres contenues dans la première gaine (2).