La présente invention concerne les freins hydrauliques à tambour pour véhicules à moteur et particulièrement du genre comprenant un tambour et des sabots opposés, de tête et de queue, devant être serrés contre ce tambour par les pistons respectifs d'un dispositif commun d'actionnement hydraulique du frein, ces pistons pouvant coulisser de manière étanche dans un cylindre commun de ce dispositif. Habituellement les pistons d'actionnement de ce genre ont une même section soumise à la pression hydraulique (cette section étant la surface sur laquelle le fluide hydraulique agit pour rappeler le piston correspondant vers l'extérieur). Cette caractéristique présente divers inconvénients, entre autres du fait de la différence de couples de freinage agissant par chaque sabot, les sabots étant repoussés sur le tambour par des efforts égaux cette différence provient du fait que l'un des sabots, celui de tête, est appuyé avec plus de force sur le tambour, par les efforts de frottement, que l'autre (cf. sabot de queue), dont les efforts de frottement entre tambour et sabot tendent à le dégager du tambour. Un autre inconvénient est la différence d'usure entre s garnitures de frottement des sabots. Du fait de cette différence, les sabots doivent être regarnis en des temps différents, de sorte que le véhicule est immobilisé pendant deux services distincts d'entretien, ce qui est économiquement désavantageux. L'invention a donc pour objet de supprimer ces difficul tés par un dispositif de frein, dans lequel la répartition des efforts, entre les deux sabots en cours de fonctionnement, diffère de celle des dispositifs classiques. Dans le dispositif de l'invention, la surface effective du piston du sabot de tête est inférieure à celle de celui de queue. I1 est possible par cet agencement (pour des pressions et volumes égaux du fluide déplacé en raison des jeu et déformation des composants du frein) d'obtenir les avantages suivants a) égalité du couple de freinage exercé par les deux sabots; b) uniformité d'usure de garnitures des deux sabots; c) sensibilisation réduite du frein aux variations du coefficient de frottement entre les garnitures et le tambour, de sorte que, avec une même variation de ce coefficient, pour toute raison, le couple de freinage varie dans des limites plus resserrées que dans un fein classique. Les objets et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide de la description qui va suivre d'un exemple préféré de réalisation, et du dessin annexé, dont la figure unique est une coupe schématique transversale d'un frein à tambour de l'invention. Dans son ensemble le frein représenté est de genre connu, les seuls éléments principaux, caractéristiques de l'invention, étant représentés en coupe longitudinale. Ce frein comprend un tambour 10, lié au moyeu non représenté de la roue correspondante, et deux sabots opposés 14, 16. Dans le frein, en place sur le véhicule, le tambour tourne dans le sens indiqué par la flèche A, en roulement normal du véhicule et, dans cette avance, lorsque le freinage est appliqué au sabot 14, celui-ci fonctionne comme sabot de tête, le sabot 16 étant alors celui de queue. Une garniture respective de frottement 18, 20 est fixée de manière classique à la surface cylindrique de chacun des sabots. Ces garnitures 18, 20 sont orientées vers la surface interne du tambour 10. Les extrémités inférieures des sabots (selon la figure) sont maintenues en pivotement et, au freinage, entrent en contact d'un petit corps 22 de réaction. Par leurs extrémités supérieures (selon la figure), les sabots sont reliés à l'aide d'un ressort de rappel 24. Ces sabots sont agencés de manière à être appuyés, sur le tambour 10, par un dispositif d'actionnement 26 qui comprend un cylindre hydraulique formé par un corps tubulaire 28, et deux petits pistons 32, 36 coulissant en étanchéité dans ce corps. Ces pistons ont donc un cylindre hydraulique commun. Les extrémités du corps 28 sont refermées par des couvercles respectifs 30, à ouverture centrale, permettant le contact de chaque piston avec l'extrémité supérieure (selon la figure) du sabot associé. Ces pistons 32, 36 sont cylindriques et leurs surfaces en place dans le corps 28 ont des diamètres différents de sorte que leurs surfaces effectives sont différentes. De ce fait à l'actionne ment du frein, ces pistons sont rappelés vers l'extérieur par des efforts inégaux. Le piston 32, agissant sur le sabot 14 de.tête, est de section plus réduite, de sorte qu'il est serré, contre le tambour sous l'action du fluide, sous un effort moindre que celui du sabot de queue 16. Ces surfaces soumises à la pression hydraulique sont déterminées de manière que les couples de freinage exercés par chacun d'eux soient sensiblement égaux. Le piston 32 de diamètre réduit est monté par l'intermédiaire d'une fourrure à épaulement, dans le cylindre 28, alors que le piston 36 de grand diamètre y est monté directement. La surface d'extrémité interne des deux pistons coulissants repose - sur un élément respectif d'espacement étanche 38, 40 en élastomère, ayant un évidement convenable dans lequel est reçue l'extrémité d'un ressort hélicoidal 42 les écartant l'un de l'autre. Cette réalisation de frein est à la fois simple et de fabrication simple et rapide, tout en assurant les avantages exposés plus haut. REVENDICATIONS 1. Frein hydraulique à tambour pour roue de véhicule à moteur, comprenant un tambour de freinage et deux sabots, respectivement de tête et de queue, agencés pour être serrés contre le tambour par les pistons respectifs du dispositif d'actionnement hydraulique du freinage, ces pistons coulissant de manière étanche dans un cylindre commun sous la pression du fluide hydraulique du dispositif d'actionnement, ce frein étant caractérisé en ce que la surface, agissant sous l'effet de la pression, du piston associé au sabot de tête, est inférieure à celle du piston associé au sabot de queue. 2. Frein selon la revendication 1, caractérisé en ce que le piston de surface réduite peut coulisser dans un fourreau à épaulement agencé dans ledit cylindre commun.