La présente invention se rapporte à un procédé de valorisation du marc de café le rendant spécialement apte, entre autres choses, à l'alimentation animale. Le marc de café est ce résidu obtenu après traitement du café à l'eau chaude ou à la vapeur d'eau pour en extraire les solides solubles et les principes aromatiques. Après essorage, il contient généralement de l'ordre de 18 à 30 % de matières sèches. De gros tonnages sont disponibles comme sous-produit de i'industrie du café instantané, où il est utilisé fréquemment comme combustible pour les chaudières ou les torréfacteurs. Ce marc contient des quantités substantielles d'huile de café et les procédés connus d'extraction de cette huile, par pressage ou par traitement à l'hexane, échouent à complètement le déshuiler. Habituellement, de 18 à 20 % d'huile sont retenus, en poids de matières sèches. il est dommage de briller purement et simpiement un tel produit, qui contient des matières grasses, qui est relativement riche en substances azotées et dont la valeur exprimée en équivalents amidon se compare à celle d'une céréale comme l'orge. On s'est donc tourné récemment vers l'utilisa- tion du marc comme aliments du détail, ainsi que cela est indiqué dans Ind. Alim et Agric. 5, 543 (1975) par exemple. On se heurte cependant à des questions de dosage et en fait ce marc ne peut etre ajout à la diète qu'en proportions minoritaires pour une alimentation continue sur de longues périodes ou bien, s'il peut etre utilisé seul ou en quantités prépondérantes, c'est seulement sur de faibles laps de temps. Ces limitations n'incombent pas au marc comme tel, mais à l'huile de café résiduelle qu'il retient. Cette huile contient en effet des quantités substantielles de non-glycerides, parmi lesquelles des esters diterpéniques, esters de caféstol et de kahwéol particulièrement, dont l'innocuité à haute dose/long terme n'est pas démontrée. L'invention apporte une solution à ces problèmes et elle permet d'obtenir un marc de café dont l'huile qu'il retient a une teneur en esters diterpéniques considérablement diminuée. Ce marc est donc valorisé et par exemple peut être employé sans restriction en alimentation animale. Ce procédé se caractérise en ce qu'on fait subir a du marc de café un traitement hydrolytique à l'eau sous pression, o à une température d'au moins 180 C, puis on récupère le marc traité, de préférence par séchage direct. Bien entendu, le traitement hydrolytique n'agit pas à proprement parler sur le marc, mais bien sur l'huile qu'il contient. La durée du contact entre le marc et l'eau sous pression dépend de la température de celle-ci et, à titre indicatif, un traitement pendant 2 h à 1800C équivaut à un traitement pendant 1i h à 190 0C, pendant 20 mn à 2000C et quelques minutes seulement à 2200C. Dans ces conditions, la teneur en diterpéniques est abaissée de 50 %. De préférence, on travaille entre 190 et 2200C pendant 1 h à 2 h, ce qui réduit la teneur en diterpènes par un facteur de 10. Les pressions correspondent à ces hautes températures et sont de l'ordre de 12 à 25 atm. Si le marc est particulièrement sec, on peut ajouter un peu d'eau ou de milieu liquide. Le marc est ensuite directement séché par tout moyen (four rotatif, tour de séchage, etc.); avant séchage on peut également éliminer une partie des liquides (filtration, centrifugation, pressage, etc.) Selon une variante du procédé selon l'invention, le traitement hydrolytique est réalisé à un pH supérieur a 4,5, ce qui nécessite l'addition d'un alcali puisque le pH en cours d'hydrolyse à l'eau est normalement situé autour de 3,5. Pour ce faire, on peut utiliser des alcalis forts (hydroxydes de baryum, calcium, potassium et sodium notamment). Le procédé selon l'invention, qui est d'une remarquable simplicité, possède l'avantage de pouvoir aisément être intégré dans une ligne d'extraction de café moulu, notamment d'extraction par cellules; il suffit de prévoir un cycle supplémentaire dans la dernière cellule renfermant le marc le plus épuisé, cycle correspondant au traitement hydrolytique décrit ci-dessus, ou bien d'ajouter à la ligne une cellule supplémentaire qui reçoit le marc le plus épuisé et oA ledit traitement sera conduit. Le marc de café de départ contient généralement, en poids sec, de 1 a 5 % en poids de caféstol et kawhéol (ciaprès indistinctement désignés comme "caféstol"). Le marc valorisé par le procédé selon l'invention voit son pourcentage de caféstol abaissé au-dessous de 0,1 % en poids sec de marc, si désiré. I1 trouve donc un emploi tout naturel comme aliment pour animaux, le bétail par exemple (ruminants, porcins, caprins, etc.). Les exemples suivants illustrent le procédé selon l'invention; dans ces exemples, les pourcentages sont exprimés en valeurs pondérales. EXEMPLE 1 On dispose du marc de café (70 % Robusta + 30 % Arabica) à 18 % de matières sèches et contenant 1,2 % de caféstol (sous forme d'esters diterpéniques) dans une cellule supportant les hautes pressions et on traite celui-ci par de l'eau à 1900C, pendant 2 h. La pression est de 12,4 atm et le pH en fin de traitement est de 3,5. A l'issue de cette opération, on récupère le marc et on le sèche jusqu'à 85 % de matières sèches dans un four rotatif Vernon. Le marc ainsi obtenu ne contient plus que 0,25 % de caféstol (essentiellement sous forme d'esters diterpéniques). EXEMPLE 2 On répète le mode opératoire de l'exemple 1, sur le même marc de départ, additionné de Ca(OH)2 à raison de 5,5 g pour 100 g de marc, mais sous une pression de 23 atm, à 2200C, pendant 1 h. Le pH en fin de traitement est de 5,6. On recueille alors le marc et on le sèche dans un four rotatif Vernon. Le marc ainsi obtenu ne contient plus de caféstol en quantités mesurables. REVENDICATIONS 1. Procédé de valorisation du marc de café, caractérisé par le fait qu'on fait subir à ce marc un traitement hydrolytique à l'eau sous pression, pendant deux heures, à une température de 1800C, ou pendant un temps plus court à température plus élevée, puis qu'on récupère le marc traité. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on récupère le marc traité par séchage direct. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on récupère le marc traité par séchage après avoir éliminé une partie du liquide. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le traitement hydrolytique à l'eau sous pression est mené entre 190 et 2200C pendant 1/2 h à 1 h. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le traitement hydrolytique à l'eau sous pression est mené en présence d'alcali, à un pH supérieur à 4,5. 6. Marc valorisé selon le procédé de la revendication 1. 7. Utilisation du marc valorisé selon le procédé de la revendication 1 dans l'alimentation du bétail.