L'invention se rapporte à un patin de jardinier, destiné à répartir régulièrement l'appui d'un pied sur un sol travaillé pour la culture, de façon à ne pas défoncer le sol ameubli ou ensemencé. Actuellement, pour éviter, en marchant sur le sol qui a été ameubli, ensemencé et régularisé, de défoncer ce sol par des empreintes de pas, on étend généralement des planches sur lesquelles on se déplace. Le relevage ou le déplacement de ces planches n'est pas aisé, et oblige à de nombreuses manoeuvres pour permettre le travail sur toute la surface dtun parterre un peu étendu. Autrefois des jardiniers ont utilisé pour se déplacer sur des semis meubles des planchettes clouées sous des sabots en bois. Ces assemblages étaient peu durables et exigeaient le sacrifice d'une paire de sabots. L'invention a pour objet un patin de jardinier, destiné à répartir régulièrement l'appui d'un pied sur un sol travaillé pour la culture, caractérisé par une plaque rectangulaire avec une face inférieure sensiblement plane adaptée à reposer sur le sol, et une face supérieure comportant des moyens de fixation amovible sur le pied. Le repos de la plaque par sa face inférieure plane ne risque pas de faire de trous ou de défoncer le sol meuble ; le patin fixé au pied accompagne celui-ci dans une progression sur le sol meuble et n'eSt pas une gêne pour le travail du sol. Les moyens de fixation amovible permettent l'adaptation à toute chaussure et pour toute personne. De préférence la plaque rectangulaire a une longueur sensiblement double de sa largeur et les moyens de fixation sont adaptés à maintenir le pied centré sur la face supérieure et allongé longitudinalement. Une paire de patins constitue une base carrée, et le poids du corps portant au centre des rectangles ne provoque pas de versement de la plaque par affaissement irrégulier du sol-meuble. La longueur préférée de la plaque est d'environ 40 centimètres. Avantageusement les moyens de fixation comprennent une butée en fer à cheval en saillie sur la face supérieure et logeant le talon, une première bride chevauchant la partie antérieure du pied, et une seconde bride fixée par ses deux extrémités à la partie postérieure de ladite butée et adaptée à enserrer la cheville du pied. La première bride assure la tenue en entrainement vertical du patin par le pied, tandis que la seconde bride en coopération avec la butée en fer à cheval maintient le talon fixe sur la plaque. De préférence la plaque est moulée dans une résine polymérisée avec la butée et des attaches de bride venant simultanément de moulage. La face inférieure de la plaque est de préférence lisse et terminée par des bords relevés en arrondi. Cette face peut titre traitée contre l'adhérence, pour éviter le collage de la terre. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés, dans lesquels la figure 1 est une coupe verticale d'un patin selon l'invention la figure 2 est une vue en plan de dessus du patin de la figure 1. Selon la forme de réalisation choisie et représentée figures 1 et 2, le patin est constitué par une plaque 1 avec une face inférieure 10 et une face supérieure 11. La face 10 se termine par des bords 12 relevés en arrondi. Sur la face supérieure 11 est située une butée en forme de fer à cheval 13 comportant~à sa partie postérieure une chape 17 dans laquelle passe une bride circulaire 15. A la partie antérieure de la face supérieure 11 et symétrique par rapport à l'axe longitudinal de la plaque 10 deux chapes 16 maintiennent les extrémités d'une bride 14 avec une boucle d'ajustage 18. Le patin se fixe sur une chaussure 2, comme on le voit à la figure 1, avec le talon 20 en appui dans la butée en fer à cheval 13 et la bride 15 enserrant la cheville 22, tandis que la bride 14 chevauche la partie antérieure 21 de la chaussure, en étant serrée sur cette chaussure 2 gr ce à la boucle 18. En raison de la symétrie des chapes 16 et de la butée en fer à cheval 13 par rapport à l'axe longitudinal de la plaque 1, le patin peut se placer indifféremment sur une chaussure pour un pied droit ou un pied gauche.Les dimensions de la plaque 1 sont 40 centimètres en longueur, 20 centimètres en largeur, l'épaisseur se situant entre 1 et 2 centimètres ; la butée 13 et les chapes 16 sont disposées sur la face supérieure 11 en sorte que le pied soit centré sur la face supérieure 11, allongé longitudinalement, et que le poids du corps transmis par les jambes soit appliqué sensiblement au centre de la plaque 1, en sorte que celle-ci n'est pas tendance à verser sur le sol ameubli. En déplacement, la pression sur le sol correspond pour une personne de 80 kg au maximum à 10 kg par dm2, alors que la marche avec une chaussure normale correspond à 150 kg par dm2 à l'appui du talon, et à près de 100 kg par dm2 sur la pointe du pied. Les deux pieds rassemblés se trouvent écartés d'environ 20 centimètres, si bien que cette position n'est ni gênante, ni fatigante.Les patins se prêtent également à un tassement régulier du sol par piétinement pour des semis qui ont besoin d'être tassés pour germer correctement ; dans ce cas les bords arrondis ne donnent pas de ligne de raccordement nette et permettent ainsi une égalisation convenable. La plaque 1 est réalisée par moulage d'une résine polymérisable, le moule étant prévu pour que la face inférieure 10 soit lisse, tandis que la face supérieure Il est cannelée pour éviter le glissement de la semelle de la chaussure et la butée en fer à cheval 13, sa chape 17 et les chapes 16 de la bride 14 viennent directement de moulage. La résine peut titre une silicone durcie de façon que l'adhérence de la terre soit réduite et que le piétinement sur la terre humide ne provoque pas d'entratnement de cette terre ensemencée de façon à ne pas faire de trous dans le semis. La résine pourrait également entre une polyoléfine, ou ttre consti- tuée d'une autre résine de moulage, avec dans ce cas une couche anti-adhérente sous la face inférieure 10. Les patins de jardinier selon l'invention sont utilisables aussi bien par des jardiniers professionnels que par des jardiniers amateurs. Ben entendu l'invention n'est pas limitée à l'exemple décrit et bien des variantes en pourraient entre réalisées, avec d'autres matières d'autres formes ou des moyens de fixation différents, sans sortir pour autant du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 Patin de jardinier, destiné à répartir régulièrement l'ap pui d'un pied sur un sol travaillé pour la culture, caractérisé par une plaque rectangulaire avec une face inférieure sensiblement plane adaptée à reposer sur le sol, et une face supérieure comportant des moyens de fixation amovible sur le pied. 2. Patin selon la revendication 1, caractérisé en ce que la dite plaque rectangulaire a une longueur sensiblement double de sa largeur, lesdits moyens de fixation étant adaptés à maintenir le pied centré sur ladite face supérieure et allongé longitudinalement. 3. Patin selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ladite plaque a une longueur d'environ 40 centimètres. 4. Patin selon une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que lesdits moyens de fixation comprennent une butée en fer à cheval en saillie sur ladite face supérieure et adaptée à loger la partie postérieure du talon, une première bride adaptée à chevaucher la partie antérieure du pied, et une seconde bride fixée par ses deux extrémités à la partie postérieure de ladite butée et adaptée à enserrer la cheville du pied. 5. Patin selon la revendication 4, caractérisé en ce que ladite plaque est moulée dans une résine polymérisée, ladite butée en fer à cheval et des attaches des deux brides venant simultanément de moulage. 6. Patin selon une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la face inférieure est lisse et limitée par des bords relevés en arrondi. 7. Patin selon une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par un traitement antiadhérent de la face inférieure.