L'invention concerne une installation pour la Ma- nutention de tuiles (ou produits de forme analogue) se présentant dressées sur un champ 8 la suite les unes des autres, en files posées sur un support. Elle s'étend i des Doyens appelés à équiper ladite installation. Certains procédés odernes de fabrication de tuiles conduisent à cuire celes-ci après les avoir disposées ver ticalement sur champ, en plusieurs files portées par des wagons ; pour assurer une cuisson convenable, ces tuiles sont séparées par un jeu qui permet aux gaz chauds de pénétrer entre celles-ci et d'établir une répartition 8 peu près uniforme de la température. Toutefois, il n'existe, à l'heure actuelle aucune installation automatique de manutention capable à la sortie du four de cuisson, d'une part, de constituer des fardeaux présentant un nombre constant de tuiles serees les unes contre les autres, d'autre part de les transférer vers une machine pour les emballer ou les lier. La difficulté essentielle que présente la réalisation d'une telle installation provient de l'ins tabilité des tuiles qui, poséesen équilibre précaire sur un champ, se renversent très facilement, rendant inutilisable les installations de manutention connues à ce jour. La présente invention vise à remédier à cette absence et à fournir une installation de manutention de produits à faible stabilité verticale, se présentant en files, à ladite les uns des autres ; pour simplifier la description, on utilisera par la suite le terme tuile, mais il est bien entendu que l'invention vise la manutention de tous produits de forme analogue pour lesquels se pose un problème similaire. L'installation de manutentiôn conforme à l'invention est destinée à former des fardeaux à partir des tuiles posées sur un support et à transférer chaque fardeau sur des moyens de réception, en particulier sur une table de réception d'une machine, dite fardeleuse, appelée à les emballer sous film rétractable ou à les lier par un moyen quelconque.A cet effet, cette installation comprend - un tapis sans fin, entra-rné par pas successifs par un système d'entrainement adapté pour lui octroyer à chaque pas une vitesse de défilement augmentant lentement et pro gressivement puis diminuant lentement et progressivement, ledit système d'entratnement étant il que le pas corresponde à une avance sensiblement égale à la longueur d'un fardeau augmentée du jeu existant entre tuiles à leur arrivée - un butoir disposé à proximité de l'extrémité du tapis et présentant une forme et une position adaptées pour arbre ter la première tuile au terme de chaque pas un court instant avant l'arrAt du tapis, les autres tuiles venant se serrer les uncontre les autres pendant le court instant qui précède l'arrat du tapis, - un système de soulèvement, disposé en amont du butoir précité et adapté pour pouvoir soulever à une hauteur déterminée au-dessus du tapis toutes les tuiles d'un fardeau, venues se serrer sur une file contre ledit butoir, - une pince de préhension, adaptée pour pouvoir pincer une file de tuiles par leurs champs latéraux, soulever celleci et la relacher à la commande, ladite pince destinée à l'alimentation du tapis étant mobile entre ce tapis et le support où sont disposées les tuiles, cette pince étant associée à des moyens d'entratnement aptes à la mouvoir entre ledit tapis et ledit support, - une seconde pince de préhension, de structure analogue à la première et de longueur adaptée pour pouvoir soulever les tuiles d'un fardeau, ladite pince destinée au transfert des fardeaux étant mobile entre les moyens de réception sus-évoqués et une position située à l'aplomb du système de soulèvement, cette pince étant associée à des moyens dentraSnement aptes à la mouvoir entre lesdits moyens et ladite position. Le fonctionnement d'une telle installation est le suivant La pince de préhension est amenée à l'aplomb d'une file de tuiles disposées sur leur support, lequel a notamment servi à les soutenir pendant la cuisson ; ce support (constitué en particulier par un wagon) est préalablement placé en position appropriée de sorte que la pince puisse saisir une file de tuiles, la soulever et l'amener sur le tapis sans fin où cette file est posée. Le tapis entratné d'un pas transfère les tuiles et les dispose à l'aplomb du système de soulèvement ; un court instant avant l'arrêt du tapis, ces tuiles sont resserrées entre elles par l'effet conjugué du butoir qui arrête la première tuile et du mouvement mourant du tapis qui les applique de proche en proche les unes contre les autres.Notons que la faible accélération continue qui est imprimée au tapis pendant la première partie de son mouvement et la faible décélération correspondante qui lui est imprimée pendant la seconde partie de ce mouvement permettent à la fois, deune part, de supprimer les risques de basculement des tuiles vers l'avant ou vers l'arrière en raison de l'importance négligeable des forces d'inertie qui s'exercent sur celles-ci, d'autre part, d'atteindre des cadences satisfaisantes en raison de la valeur appréciable de la vitesse moyenne sur un pas. Le système de Soulèvement permet ensuite de séparer de la rame un nombre donné de tuiles serrées les unes contre les autres, pour former un fardeau que la seconde pince de préhension peut saisir et transférer vers les moyens de réception sus-évoqués (table fardeleuse ou autre). D'autres caractéristiques, buts et avantages de l'invention se dégageront de la description qui suit, en référence aux dessins annexés, lesquels présentent à titre d'exemple non limitatif un mode de réalisation de l'invention ; sur ces dessins - la figure la est un schéma d'une installation de manutention conforme à l'invention et la figure lb un schéma de détail de cet ensemble en coupe À. - les figures 2 et 3 sont des vues simplifiées d'une pince de préhension, respectivement en élévation de face et en coupe partielle par un plan CC. - la figure 4 est une vue partielle en plan d'un tapis conforme à l'invention avec son système d'entratnement cependant que la figure 5 est une vue de détail en élévation de face de ce système dentraSnement. - les figures 6 et 7 sont des vues d'un système de soulèvement conforme à l'invention, respectivement en élévation de face et en élévation de profil. L'installation de manutention schématisée à titre d'exemple aux figures est plus particulièrement destinée à la manutention de tuiles, type tuile canal, qui se présentent dressées sur leur champ sur des wagons, tels que 1, (Fig. 1) à la fin de leur cycle de fabrication après cuisson , ces tuiles ainsi disposées forment plusieurs files couvrant toute la surfa ce de chaque wagon. L'installation demanutention a pour rôle de dispo ser les tuiles en fardeaux et de les transférer vers une table de réception 2 d'une machine "dite fardeleuse" qui les emballe sous film rétractable. Les fardeaux constitués doivent contenir un nombre constant de tuiles, par exemple cinquante, serrées sur une file les unes contre les autres. L'installation de manutention se compose (Fig. la et lb) d'un tapis sans fin 3 entratné par pas successifs par un système d'entrarnement 4, d'un système de soulèvement 5 situé près de l'extrémité du tapis et associé à un butoir 6, d'une première pince de préhension 7, appelée à saisir une file de tuiles sur le wagon pour la déposer sur le tapis 3, enfin d'une seconde pince de préhension 8, appelée à saisir chaque fardeau formé sur le système de soulèvement 5 pour le transférer vers la table de la fardeleuse. Chaque wagon 1 est déplacé, pas à pas, de façon que les files de tuiles se présentent successivement sous la pince de préhension 7. Cette pince comprend deux machoires longifor mes 9 et 10 situées en regard l'une de l'autre ; ces mâchoires sont mues dans le sens de leur rapprochement ou de leur écarte ment au moyen de vérins, tels que 11, par l'entremise de trans missions à genouillère telles que 12. De plus, les organes précités sont suspendus à un chariot 13 par l'entremise de vérins verticaux, tels que 14, permettant de les mouvoir verticalement ; ce chariot est lui même suspendu par des galets à des rails, tels que 15, le long desquels il peut se déplacer. Un moteur d'entratnement 16 à double sens de rotation permet d'engendrer le déplacement du chariot dans un sens ou dans l'autre le long des rails 15, cependant qu'un système de freinage pneumatique assure un arrêt progressif et permet de stabiliser le chariot dans sa position d'arrêt. Les vérins 11 de meme que les vérins 14 sont dos vzïna pneumatiques alimentés par des distributeurs bistables qui, dans une position, déterminent un mouvement des dits vérins et leur maintien en fin de course et dans l'autre position le mouvement-opposé et leur maintien en fin de course. Les vérins Il engendrent le mouvement de pincement ou de relachement des m choires et sont associés à des capteurs de fin de course tels que contacteurs 17 et 18 et cime de ma noeuvre 19 ; ces capteurs permettent à la fin de chaque mouvement de commander le mouvement qui suit. De la ee façon, les vérins verticaux 14 sont associés à des capteurs de fin de course, tels que contacteurs 20 et 21 et cime de manoeuvre 22. Les mouvements aller et retour du chariot 13 sont obtenus par inversion du sens de rotation du moteur 16 ; chaque mouvement est commandé par un relais électromagnétique bistable qui, dans une position, détermine la rotation du moteur et, dans l'autre position, l'arret de celui-ci. Des capteurs de fin de course 23 et 24 permettent à la fin d'un déplacement de commander le mouvement suivant. Tous les capteurs précités sont intégrés dans des circuits de commande adaptés pour engendrer le cycle suivant, (au début duquel la pince est supposée btre située, mâchoires ouvertes, au dessus d'une file de tuiles posées sur un wagon). Les vérins verticaux 14 sont manoeuvrés et engendrent la descente des mâchoires qui, en fin de course, viennent se positionner de part et d'autre des champs latéraux des tuiles. Le contacteur 21 étant actionné, les vérins Il pro voquent alors la fermeture des mâchoires qui pincent la file de tuiles par leurs champs ; en fin de pincement correspondant à la fin de course des vérins 11, la pression des mtchoires est suffisante pour autoriser le soulèvement des tuiles. Le contacteur 17 est actionné et les mâchoires sont relevées par les vérins 14 entratnant avec elles la file de tuiles. En fin de relèvement, le contacteur 20 actionné provoque le desserrage du système de freinage et la mise en marche du moteur qui engendre le déplacement de la pince vers le tapis 3. Au terme de ce déplacement, le système de freinage est serré et le moteur arrenté. Les mouvements inverses se produisent alors : des cente des mSchoires, ouverture des machoires qui déterminent la pose des tuiles sur le tapis, relèvement des stchoires, re tour de la pince vers le wagon et arrAt de celle-ci au dessus du wagon. Le cycle est alors terminé et un nouveau cycle est prat à commencer. Par ailleurs, le tapis sans fin 3 sur lequel la pince 7 dépose les tuiles dressées sur leur champ, est entrat- né, par pas successifs, par le système d'entraSnement 4 adapté pour lui octroyer à chaque pas une vitesse de défilement augmen tant, d'abord lentement et progressivement jusqu'à une vitesse maximum atteinte à la moitié du pas, puis diminuant lentement et progressivement jusqu'à s'annuler à la fin du pas. Ainsi, les tuiles ne sont soumises qu'à des accélé rations et décélérations très faibles et, malgré leur stabilité réduite, ne risquent pas de basculer dans un sens ou dans l'au tre ; est ainsi constituée sur le tapis une rame de tuiles de meurant en équilibre sur leur champ. Le système d'entranement 4 du tapis est essentiel lement composé dtun moteur 25 à double sens de rotation entrat nant par des roues de transmission 26, un cylindre 27 portant une came hélicoldale 28, en particulier de pas variant parabolique ment pour engendrer une accélération et une décélération cons tantes. Cette cSme est en prise avec un chariot 29 qu'elle en traSne suivant un mouvement de translation le long de glissières 30 parallèles à l'axe du cylindre 27. Des moyens de transmission prévus entre le chariot 29 et le tapis sont adaptés pour entraSner ce dernier lorsque le chariot 29 se déplace dans un sens (aller) et se débraye lorsque le chariot se déplace dans l'autre sens (retour). Ces moyens sont par exemple, constitués par une channe 31 attelée au chariot et en prise avec une roue 32 libre dans le sens de rotation correspondant au retour du chariot (flèche R à la fi gure) et solidaire en rotation, dans l'autre sens, d'un pignon monté en bout d'un des cylindres qui guide le tapis. Le diamètre de la roue 32 est ajusté pour règler le pas d'entranement du tapis. Ainsi le tapis est entrané, par pas successifs, cors respondant à un aller du chariot 29. De plus, la ctme hélico!- dale présente des spires qui se resserrent depuis la zone cen trale du cylindre 27 jusque vers ses deux extrémités, ce qui détermine, à chaque aller, les faibles et constantes accéléra tion et décélération déjà évoquées. Notons que la vitesse ma ximum du tapis peut étre réglée en ajustant convenablement le rapport des roues de transmissions 26. Le système d'entratnerent décrit ci-dessus est agencé de sorte que le pas corresponde à une avance du tapis sensiblement égale à la longueur d'un fardeau augmentée du jeu existant entre tuiles à leur arrivée. De la sorte, au cours d'un pas, la rame disposée sur le tapis avance de façon à remplacer le fardeau précédent (enlevé par la pince 8), la première tuile de celle-ci venant s'arrenter contre le butoir 6 un court instant avant 1'arrêt du tapis ; pendant ce court instant qui précède l'arret, les tuiles viennent se serrer les unes contre les autres, formant un fardeau, sans jeu, situé à l'aplomb du système de sou relèvement. Ce système comprend des bras de soulèvement 33 mus par un vérin 34 ; cis bras sont ajustés à la longueur d'un fardeau, de sorte que leur montée sépare les tuiles de celui-ci des autres tuiles de la rtae Le vérin 34 est associé à des capteurs de fin de course 35 et 36 ; de façon analogue le chariot 29 est associé à des capteurs de fin de course 37 et 38. Ces capteurs sont intégrés dans des circuits de commande, adaptés pour engendrer le cycle suivant Le chariot se déplace dans le sens de l'aller déterminant l'entratnement du tapis sur un pas. A l'arrSt du tapis, le contacteur 38 excité déter mine la montée des bras de soulèvent 33 et l'inversion du sens de rotation du moteur 25 qui provoque le retour du chariot. Enfin, le cycle se termine par la descente des bras 33 après que les tuiles aient été saisies par la pince 8. Notons qu'une cellule photo-électrique est prévue pour contrôler la présence des tuiles sur le tapis. La pince de préhension 8 est de structure analogue à la pince 7 déjà évoquée ; toutefois ses mSchoires sont plus courtes et présentent une longueur adaptée pour saisir un fardeau. Cette pince est dotée de capteurs de fin de course analogues à ceux de la pince 7 ; ces capteurs sont intégrés dans des circuits de commande, adaptés pour engendrer le cycle suivant (audébut duquel la pince est supposée être située, machoires ouvertes, au dessus d'un fardeau situé sur le système de soulèvexent) : descente des mâchoires, fermeture des machoires, relèvexent des achoirest déplacement de la pince vers la table de réception de la fardeleuse, arrêt du déplacement à l'aplomb de cette table, descente des mâchoires, ouverture des machoires, relèvement des mâchoires, déplacement de la pince vers le tapis, arrêt de déplacement au dessus du système de soulèvement. Notons que les rails qui portent cette pince peuvent être légèrement inclinés à proximité de la table de la fardeleuse de sorte que le chariot auquel est suspendue la pince se déplace par gravité en fin de parcours jusqu'à ce que le fardeau Vienne en contact lentement et sans heurt avec un butoir que comporte la table de la fardeleuse. Les cycles de fonctionnement de la pince 7, de la pince 8 et du tapis 3 et de son système de soulèvement 5, ont été décrits de façon indépendante ; il est bien entendu possible d'engendrer un enchaSnement automatique de ces cycles par une programmation appropriée. Les figures 2 et 3 représentent à titre d'exemple une pince de préhension, en élévation de face et en coupe partielle ; on retrouve sur ces figures les organes suivants déjà évoqués (qui ont été référencés à ces figures avec une numérotation identique à celle des figures la et lb) : - machoires 9 et 10, - vérins de manoeuvre Il et transmissions à genouillère 12, - chariot 13 suspendu aux rails 15, - vérins verticaux 14, - moteur d'entrarnement 16 du chariot. Chaque mtchoire 9 ou 10 est en l'exemple, constituée par un profilé longiforme 39 porté par des bras 40 ; sur sa face située en regard de l'autre mâchoire, chaque mâchoire est dotée d'une bande souple 41, en particulier en caoutchouc, qui écarte les risques de détérioration des tuiles et répartit la pression de pincement. Les bras 40 sont articulés sur un support longiforme 42, auquel sont assujettis les corps des vérins il ; de plus à leurs extrémités, ces bras sont articulés sur des biellettes 43 que comprennent les transmissions à genouillère ; ces biellettes sont elles-mmes, articulées à l'extrémité des tiges mobiles des vérins Il afin de communiquer aux bras 40 un mouvement de pivotement lorsque les vérins sont mis en mouvement. De la sorte ce mouvement engendre le rapprochement ou l'écartement des mchoires de la pince. Par ailleurs le support 42 est porté par les tiges des vérins verticaux 14 ; aux extrémités longitudinales de ce support sont attelés deux couples de biellettes, telles que 44, articulées à leur extrémité supérieure sur le chariot 13, en vue d'assurer la stabilité verticale dudit support 42. De plus, un système de transmission des efforts longitudinaux, comprenant une barre longitudinale 45, est prévu entre le chariot 13 et le support 42 pour assurer la stabilité longitudinale de l'ensemble. Le moteur 16 est apte à mouvoir le chariot par l'en tresse d'un coupleur hydraulique 46, d'un réducteur 47 qui entraf- ne un pignon 48 en prise avec une crémaillère fixe 49 située entre les deux rails 15 ; ces rails et crémaillère sont suspendus à des portiques prévus de loin en loin. Les figures 4 et 5 présentent le tapis sans fin 3 et son système d'entraRnerent 4. En l'exemple, la ce hélicoldale 28 est formée par deux rampes parallèles entre lesquelles est logé un du chariot 29. Il est bien entendu qu'on aurait pu prévoir -d'au- tres dispositions, en particulier la présence d'une seule rampe guidant deux galets situés de part et d'autre. Le tapis est constitué par trois brins 3a, 3b, 3c disposés parallèlement et séparés par deux espaces dans lesquels viennent se loger les deux bras du système de soulèvement. Chaque brin est forme par une succession d'écailles en forme de parallélogramme, guidées par un fer en U et fixées sur une bande souple ou sur des chatnes. On aperçoit un tel fer en U référencé en 51 aux figures 6 et 7 qui présentent le système de soulèvement des tuiles. Le vérin 34 que comporte ce système de soulèvement entratne dans un mouvement de pivotement, un arbre 52 porté par des paliers 53 ; ce mouvement est communiqué à l'arbre par l'entremise d'une manivelle 54 calée sur cet arbre et qui le relie à la tige du vérin 34. A chacune de ses extrémités 1' arbre 52 porte une manivelle 55, calée sur celui-ci et entratnant une biellette 56 articulée sur un support 57. Le mouvement de ce support est guidé par des glissières latérales 58, de façon à demeurer vertical. Sur ce support sont fixés des plats verticaux 59 à extrémité supérieure desquels sont assujettis les bras de soulèvement 33 cons titués par des plats horizontaux. Ces derniers de mame que les plats 59 sont prévus d'épaisseur inférieure à la distance qui sépare deux brins du tapis, de façon à pouvoir se loger entre ceux-ci. Notons, en outre, que le butoir 6 contre lequel vient s'appuyer la première tuile de chaque fardeau est, en l'exemple, assujetti à ltextrémité aval des bras 33. Il peut également être prévu en position fixe et constitué par un galet. Il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée à la description qui précède, mais en comprend toutes les variantes à la portée de l'homme de l'art. En particulier l'installation décrite peut être adaptée pour la manutention de produits à faible stabilité verticale autres que des tuiles, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 - Installation de manutention de tuiles (ou produits de forme analogue) se présentant dressées sur un champ à la suite les unes des autres, en file, posées sur un support notamment sur un wagon ; cette installation étant destinée d'une part à séparer les tuiles en fardeaux comprenant chacun un nombre déterminé de tuiles serrées sur une file les unes contre les autres, d'autre part, à disposer chaque fardeau sur des moyens de réception, en particulier en vue de lier les tuiles ou de les emballer sous film rétractable, ladite installation de manutention étant caractérisée en ce qu'elle comprend - un tapis sans fin entrainé,par pas successifs, par un système d'entraînement adapté pour lui octroyer à chaque pas une vitesse de défilement augmentant lentement et progressive- ment puis diminuant lentement et progressivement, ledit système d'entraînement étant tel que le pas corresponde à une avance sensiblement égale à la longueur d'un fardeau augmentée du jeu existant entre tuiles à leur arrivée, - un butoir disposé à proximité de l'extrémité du tapis et présentant une forme et une position adaptées pour arrê- ter la première tuile au terme de chaque pas un court instant avant l'arr8t du tapis, les autres tuiles venant se serrer les unes contre les autres pendant le court instant qui précède l'ar- r & du tapis. - un système de soulèvement, disposé en amont du butoir précité et adapté pour pouvoir soulever à une hauteur déterminée au-dessus du tapis toutes les tuiles d'un fardeau, venues se serrer sur une file contre ledit butoir, - une pince de préhension, adaptée pour pouvoir pincer une file de tuiles par leurs champs latéraux, soulever celleci et la relacher à la commande, ladite pince destinée à l'alimentation du tapis étant mobile entre ce tapis et le support où sont disposées les tuiles, cette pince étant associée à des moyens d'entraînement aptes à la- mouvoir entre ledit tapis et ledit support, - une seconde pince de préhension, de structure analogue à la première et de longueur adaptée pour pouvoir soulever les tuiles d'un fardeau, ladite pince destinée au transfert des fardeaux étant mobile entre les moyens de réception susévoqués et une position située à l'aplomb du système de soulé- vement, cette pince étant associée à des moyens d'entraînement aptes à la mouvoir entre lesdits moyens et ladite position0 2 - Installation de manutention selon la revendication 1, caractérisé en ce que le système d'entraînement du tapis sans fin comprend - une câme hélicoldale, mue par un moteur à double sens de rotation et dont les spires portées par un cylindre se resserrent dans le sens longitudinal depuis la zone centrale jusque vers les deux extrémités dudit cylindre, - un chariot mobile monté sur des glissières parallèles à l'axe du cylindre précité et venant en prise avec la came hélicoidale en vue d'être entraîné par celle-ci, - des moyens de transmission entre le chariot et le tapis, adaptés pour eqrener dans un sens pour les allers du chariot et pour se débrayer dans 11 autre sens pour les retours du chariot lesquels sont obtenus par une inversion du sens de rotation du moteur d'entraînement de la câme. 3 - Installation de manutention selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que le tapis est constitué par au moins deux brins disposés parallèlement et séparés par un espace, le système de soulèvement comprenant au moins un bras de soulèvement, logé dans l'espace de séparation précité et appelé à soulever les tuiles d'un fardeau par leur champ inférieur. 4 - Installation de manutention selon la revendication 3 caractérisé en ce que le tapis est constitué par trois brins séparés par deux espaces, le système de soulèvement comprenant deux bras logés dans ces espaces et liés à un vérin agencé pour les mouvoir verticalement. 5 - Installation de manutention selon une des revendications 3 ou 4 caractérisée en ce que le tapis sans fin est un tapis à écailles, chaque brin comprenant une succession dté cailles, chacune, en forme de parallèlogramme. 6 - Installation de manutention selon une des revendications 1, 2, 3, 4 ou 5 caractérisée en ce que chaque pince de préhension comprend deux machoires longiformes, situées en vis à vis et dotées sur leur face en regard d'une bande souple, lesdites machoires étant associées à des vérins et à des transmissions à genouillère, adaptées pour les mouvoir, à la commande, dans le sens de leur rapprochement ou de leur écar tement. 7 - Installation de manutention selon la revendica A tion 6 caractérisée en ce que pour chaque pince, les machoires, vérins et transmissions à genouillère précités sont suspendus à un chariot par l'entremise de vérins verticaux permettant de les mouvoir verticalement, ledit chariot étant lui-mEme suspendu à au moins un rail le long duquel il est apte à se déplacer et comprenant un moteur d'entraînement à double sens de rotation agencé pour engendrer son déplacement. 8 - Installation de manutention selon la revendication 7, caractérisée en ce que la pince de préhension destinée à l'alimentation du tapis est associée à des capteurs de fin de course intégrés dans des circuits de commande lesquels sont, adap A tés pour engendrer le cycle suivant : descente des machoires, fermeture des machoires, relèvement des machoires, déplacement de la pince vers le tapis, arrêt du déplacement au-dessus du ta A pis, descente des machoires, ouverture des machoires, relèvement des mâchoires, déplacement de la pince vers le support, arrdt du déplacement au-dessus du support. 9 - Installation de manutention selon les revendications 2 et 3 prises ensemble caractérisée en ce que le tapis sans fin et le système de soulèvement sont associés à des capteurs de fin de course intégrés dans des circuits de commande lesquels sont adaptés pour engendrer le cycle suivant : entraînement du tapis sur un pas engendré par le déplacement aller du chariot, montée des bras de soulèvement et retour du chariot mobile, descente des bras. 10 - Installation de manutention selon la revendication 9 caractérisée en ce que la pince de préhension destinée au transfert des fardeaux est associée à des capteurs de fin de course intégrés dans des circuits de commande lesquels sont adaptés pour engendrer le cycle suivant : descente des machoires, fermeture des machoires, relèvement des machoires, déplacement de la pince vers les moyens de réception sus-évoqués, arrêt du dé A placement au-dessus des moyens de réception, descente des machd; A res, ouverture des machoires, relèvement des machoires, déplacement de la pince vers le tapis, arrêt du déplacement au-dessus du système de soulèvement. Il - Pince de préhension pour la manutention de tuiles ou produits de forme analogue caractérisée en ce qu'elle présente une structure conforme à l'une des revendications 7 ou 8. 12 - Tapis sans fin pour l'entraînement de tuiles ou produits de forme analogue, caractérisé en ce qu'il est mu par un système d'entratnement conforme à la revendication 2. 13 - Tapis sans fin selon la revendication 13 pour la constitution de fardeaux, caractérisé en ce qu'il présente une structure conforme à l'une des revendications 3, 4 ou 5 et est associé à un système de soulèvement tel que décrit dans ces revendications.