L'invention concerne un clavier pour machines à écrire, où les touches sont réparties sur cinq rangées disposées au-deesus les unes des autres suivant des lignes ondulées, avec une rangée de base, deux rangées supérieures et deux rangées inférieures. Les touches disposées les unes au-dessus des autres9 si l'on regarde dans le sens du prolongement des doigts, forment une colonne. La machine à écrire est aujourd'hui mécaniquement parfaite. Seul, le clavier reste, depuis l'origine, pratiquement inchangé avec toutes ses déficiences. La forme extérieure demande que les mains et les bras soient maintenus dans une position incommode, les rangées de touches ne sont pas adaptées aux attitudes normales de la main et, en outre la disposition des lettres ntest pas judicieuse. A de nombreuses reprises, on s'est efforcé d'améliorer ce qu'on appelle le clavier standard, soit dans sa forme extérieure, soit dans la disposition des lettres et signes, soit dans les deux sens. I1 existe, dans la littérature des brevets, de nombreuses propositions dont toutefois un petit nombre seulement a conduit à des essais pratiques. La plupart du temps, il s'agissait de solutions partielles qui étaient défavorablement affectées par d'importantes réminiscences du "clavier standard". Pour la mise au point d'un nouveau clavier, il faut ne pas négliger quelques exigences connues, à savoir : forme du clavier divisée en deux parties aymétriques; présentation des colonnes de touches avec l'inclinaison voulue, ce qui permet de tenir la main dans une position naturelle voulue, sans pli malaisé du poignet ; permutation au milieu du clavier par les pouces (Meidner) ; de plus, forte accélération du changement de main par une disposition appropriée des lettres (Mahout) elle le plus possible : changement de doigt, lors de frappes successives sans changement de main ; touches préférentielles sous la position de base des huit doigts écrivant ; soulagement des auriculaires. Cette sélection d'idées connues donne, par sa combinaison, la base fondamentale du développement de l'invention. On a déjà proposé d'ordonner les lettres sur le clavier d'après les chiffres donnes par les statistiques de fréquence des lettres etc... On doits en outre, s'attacher à obtenir que le travail de l'utilisateur de la machine soit facilité efficacement. Quand on tape à la machine par le système des dix doigts, il est fatigant d'exécuter des frappes successives sans changement de main, ctest-à-dire que la même main ait à faire deux frappes ou plus immédiatement à la suite l'une de l'autre. Ces frappes multiples peuvent êtrediminuées, pratiquement de moitié, principalement par la position en opposition des consonnes et voyelles (Mahout), et les frappes seront mieux réparties entre les deux mains par un bon équilibrage de la fréquence. Mais le nouveau clavier doit donner une capacité d'écriture plus grande, et cela signifie qu'il doit donner, par unité de temps, un nombre supérieur à la moitié des frappes faites aujourd'hui sans changement de main. Il est, en conséquence, toujours important de savoir comment avance le changement de doigt. Si on fait tomber, par exemple, les bouts des doigts d'une main recourbés (à l'exclusion des pouces) à la suite l'un de l'autre sur le dessus d'une table, on peut obtenir un staccato plus rapide si l'on commance avec le petit doigt plutôt qu'à l'inverse. Si l'on commance avec l'index, on constatera très tôt une plus forte fatigue. Ramenée au clavier, cette constatation signifie que des frappes avec deux doigts de la même main sont moins fatigantes et plus rapides di ce changement de doigt se fait vers le milieu du clavier qu'inversement. Le mailleur résultat pour un clavier universel international est donné en disposant les huit lettres suivantes dans la position de base des huit doigts écrivant, sur la rangée de base auricu- araiu- majeur index Index majeur annu- auriculaire laire laire laire R N S T I E A O Le clavier, du type cité en commençant, suivant l'invention est, par suite, caractérisé en ce que l'on dispose, dans la position de base pour huit doigts écrivant, sur la rangée de base de lettres, d'un côté, de ltextérieur vers le milieu les touches des consonnes r n s t, eut de l'autre coté, de l'extérieur vers ie milieu, les touches des voyelles o a e i Sur la rangée de base, dans les colonnes secondaires, peuvent se trouver, présentées à llindex, d'une façon particulièrement appropriée, V du c8té des consonnes, et U du côté des voyelles. On peut ranger les autres lettres sur les rangées supérieures et inférieures suivant les mêmes idées de base pour autant que ce soit possible. On disposera, de préférence, les voyelles accentuées les plus utilisées, et dans le clavier de la figure 2, les voyelles allemandes à inflexion ê, o, ü dans la même colonne que la voyelle originale correspondante. Une disposition particulièrement avantageuse des touches est caractérisée en ce que quatre touches chaque fois, par exemple celles qui sont offerues, dans la position debase, aux quatre doigts écrivant d'une main, sont disposées de façon telle que ces touches ou leurs points centraux forment, en plan, les angles d'une figure trapézoMdale, aplatis, à côtés inégaux, dont la base, représentée par les touches destinées à l'auriculaire et à l'index, remonte vers la seconde de ces touches. L'invention sera mieux comprise en regard de la description ci-après et des dessins annexés, représentant un exemple de réalisation de l'invention, dessins dans lesquels - la figure 1 est une vue en plan d'un clavier de machine à écrire suivant l'invention avec des majuscules et des minuscules, pour la langue française, - la figure 2 est un clavier suivant l'invention pour machine à écrire sans majuscules pour les plus importantes langues culturelles, avec lettres latines, ainsi qu'avec clavier universel, - les figures 3 et 4 montrent une comparaison des fréquences des lettres et des doigts, en langue française, la figure 3 donnant ces fréquences avec la disposition des lettres actuellement courante en France, et la figure 4 la donnant pour le clavier natiónal français proposé par l'invention. Le clavier universel représenté en figure 2 avec les lettres r n s t sur la rangée de base de la main gauche et i a e o pour la main droite, et le reste des groupages des lettres est la forme de base pour les claviers pour langue interne et nationale des machines à écrire à majuscules et minuscules. Cette forme de base a été établie d'après des recherches statistiques sur la fréquence des lettres et la fréquence des combinaisons de lettres (par exemple, bu, uc, ch, etc...), suivant l'invention, et ce dans les langues française, allemande, anglaise, italienne, portugaise et espagnole. Dans les machines à écrire actuelles, il n'est pas non plus question d'un ordre dans la disposition des voyelles accentuées etc. Elles sont bien plutôt dispersées sans choix, ce qui rend plu difficile leur empreinte dans la pensée. Dans le clavier suivant l'invention, les lettres spéciales (voyelles accentuées, etc...) sont offertes, en règle générale, au même doigt, donc dans la même colonne de touches que la lettre de base correspondante. On s'en rend particulièrement bien compte d'après le clavier, représenté en figure 2, pour machines à écrire sans majuscules.Par exemple, dans la colonne du milieu, du coté des voyelles où le e est dans la rangée de base, le é est dans la rangée supérieures le è dans la rangée qui est tout en haut, et sur la rangée de base, dans la position "majuscules", est disposé le e. Suivant l'invention, les autres voyelles etc. ainsi que les voyelles à inflexion ä, ö, ü sont disposées d'après les mêmes idées. En ce qui concerne la forme extérieure du clavier, la disposition symétrique de colonnes de touches, s'étendant du bas vers le haut obliquement par rapport au milieu du clavier, ressort directement des nécessités du bras et de la main. Cette disposition est ainsi connue. Dans les rangées obliques, mais droites, de touches (Kupfahl et autres) on ne tient toutefois pas compte des différences de longueur des doigts et, dans les rangées de touches en arc, on n'en tient compte que trop peu et inexactement. La main doit rester dans la position de base et ne doit faire aucun mouvement en aucune direction.C'est, au mieux, possible quand les quatre doigts d'une main ont, dans la position de base, une courbure moyenne, uniforme, position d'où les rangées supérieures et inférieures peuvent être desservies le plus facilement grace à une courbure qui n'est ni extrêmement petite, ni extrêmement forte. Quand les doigts sont courbés uniformément, les quatre bouts des doigts forment un trapèze ou trapézoide plat à côtés inégaux. Il s'ensuit donc que chaque groupe de quatre touches du clavier, par exemple celles qui correspondent à la position de base des quatre doigts d'une main écrivant, sont disposées de façon telle que ces touches ou leurs centres en plan les angles d'une figure trapézoidale aplatie à cotés inégaux, dont la base, formée par les touches de l'index et de l'auriculaire, remonte vers cette dernière. En figure 2, cette figure trapézoidale est dessinée à droite. Quand les quatre doigts écrivant de la main droite sont dans la position de base, ses angles sont formés par les centres des touches des lettres i et o (ligne de base remontant vers l'extérieur), et les touches a et e, e - i étant le côté le plus court, et a - o le côté long. La position correcte des touches de la colonne annexe de l'index, c'est-à-dire la première de la rangée de base, v du coté des consonnes et u du côté des voyelles ressort du mouvement d'écartement de l'index à partir de la position de base. Cette disposition n'a pas échappé au cours de la mise au point des rangées transversales de touches en forme d'arc. Par rapport aux dispositions de clavier connues, avec des colonnes de touches courant parallèlement par rapport au milieu du clavier, les touches des rangées supérieures des claviers représentés aux figures 1 et 2 présentent une distance plus grande que les touches des rangées inférieures. Les colonnes de touches, par exemple, en figure 1 : Z R F 1 et X M N B 2, etc..., s'écartent un peu vers le haut, c'est-à-dire se dirigent un peu plus vers l'extérieur de colonne à colonne du milieu du clavier vers l'extérieur. Si l'on courbe les quatre doigts (pouce exclus) d'une main et les étend à nouveau, on peut observer que les bouts des doigts se rapprochent d'abord et, lors de l'extension, s'éloignent les uns des autres. Les bouts des doigts ne se déplacent donc pas sur des voies parallèles. On a tenu compte de cet état de choses dans le présent clavier pour rendre la frappe plus sûre. Une des idées de base de l'invention est de réaliser un clavier universel international uniformisé avec normalement 46 touches pour machines à écrire sans majuscules, comportant, à la place, les lettres accentuées ou spéciales, dans une certaine mesure plus importantes, des langues les plus fréquemment parlées et utilisant nos caractères graphiques. Ce clavier mondial proprement dit, qui est illustré par la figure 2, est pour ainsi dire le père des claviers nationaux à majuscules et minuscules avec le même nombre de touches et la même disposition des lettres et des plus importants signes de ponctuation etc... que le clavier mondial, mais avec seulement les signes habituels sur les claviers du pays concerné. I1 en ressort un clavier pour machines a écrire à changement de signes simple, qui est caractérisé en ce qu'on abandonne les majuscules et qu'il est équipé, en revanche, de lettres accentuées et autres lettres et signes spéciaux plus importants, et qui coffre, en outre, une place importante aux signes facultatifs correspondant aux besoins spéciaux des différents pays, des différentes branches et des utilisateurs indivi J duels, en liaison avec une disposition particulièrement judicieuse des signes qui sont nécessaires principalement pour les travaux de calcul sur la rangée supérieure qui est directement sous la rangée des chiffres, et ce, dans la position de changement de hauteur comme les chiffres eux-mêmes, notamment les signas 1 1 3 * /. X ' . (point pour travaux de calcul) et + 424 Le claver décrit ici doit, tout d'abord, diminuer fortement la fatigue de la dactylographe, mais aussi augmenter sensiblement la rapidité de l'écriture. I1 est le premier qui permette d'arriver à la perfection technique, en particulier de tirer parti de la rapidité des machines modernes. La nouvelle disposition des lettres repose sur des considérations partiellement connues, mais aussi sur des nouvelles, à base de recherches statistiques sur la fréquence des lettres et des associations de lettres dans les six langues déjà mentionnées. L'évaluation ressort des tableaux de la figure 3. La disposition illustrée par la figure 2 est a peu près aussi favorable pour chacune des six langues mentionnées, et ce dans une mesure telle que toute disposition, ramenée à une de ces langues seule, n'apporterait dans cette langue que des avantages peu sensibles. La meme disposition peut servir, suivant des tests, avec des avantages analogues, pour d'autres langues (hollandais, suédois) complétée par les lettres appartenant au langage interne de ces pays. Comme il ressort de la figure 4, l'équilibrage des deux moitiés du clavier et, par suite, des efforts des deux mains est obtenu à peu près exactement pour la langue française. I1 en est de même pour les cinq autres langues. En outre, 7096 fo des frappes tombent sur les rangées de base, et il en est de même pour les autres langues dont les données ont été obtenues et chiffrées statistiquement, de sorte que les huit doigts écrivant sont réellement à demeure dans leur position de base. Le changement de mains, le type le plus rapide et celui qui demande le moins d'effort pour la frappe successive de touches a pu être augmenté d'environ 50 * (clavier Standard) à 76 à 79 * pour les quatre langues romanes, et pour les langues anglaise et allemande à environ 70 ffi pour chacune. Les majuscules ne sont, dans leur principe, pas supprimées par le clavier mondial proprement dit, suivant la figure 2 ; pour les machines à écrire sans majuscules. I1 est possible de les remplacer ou de les indiquer par un signe, là où c'est nécessaire. Ceux qui se refusent à écrire en minuscules, auront à leur disposition le clavier national suivant la figure 1 pour machines à écrire à majuscules et minuscules. Ceux qui l'acceptent utiliseront ce clavier régulièrement, ou ne poseront le signe que là où l'on doit écrire en majuscules suivant les règles de l'écriture en minuscules modérée. L'idée d'un signe de marquage provient de Francis (USA), qui l'a proposé pour un clavier ayant beaucoup moins dé touches. Sur les claviers représentés, il n'est contenu aucune touche de fonction en dehors de la touche des majuscules, de la touche de blocage (FIX), de la touche de marge (RA) et de la touche d'espacement. C'est l'affaire des constructeurs que de les placer aux endroits appropriés. Enseigner et apprendre la méthode des dix doigts à l'aveugle est extrêmement simple, sur ce nouveau claviers grâce à sa construction logique et pratique pour la main. La fidélité du système est assurée, m8me si l'on reste longtemps sans écrire. Les causes de fatigue et de fautes de frappe dues, dans l'ancien "clavier Standard", à la forme extérieure défavorable et à la disposition des lettres qui n'est pas adaptée convenablement à l'utilisation, sont supprimées par le clavier suivant l'inyention Grâce à la disposition mentionnée de chaque fois quatre touches, élémentaires dans -la position de base des quatre doigts d'une main écrivant suivant la forme d'une figure trapézoidale aplatie, à cotés inégaux, avec la base du trapèze remontant-vers l'extérieur, on assure, d'une part, un maintien naturel aux bras et aux mains, (coudes éloignés du corps) et, d'autre part, une courbure moyenne régulière des quatre doigts écrivant dtune main dans la position de base.La personne qui apprend tire de cette disposition un double avantage, car elle peut se concentrer complètement pour se pénétrer des groupes de lettres et de signes. Elle prend automatiquement la position correcte du bras, de la main et des doigts, car elle est commode. I1 y a lieu aussi de donner-les motifs de la disposition particulière du chiffre 0, en dehors de la succession régulière de la rangée de chiffres. 0 est utilisé, dans les travaux sur des chiffres, plus fréquemment que les autres chiffres et est, par suite, placé dans la colonne annexe destinée à l'index droits qui est le mieux adapté pour répéter les frappes d'une touche. Pour la meme raison, on donne à ce doigt les signes que l'on utilise pour souligner. En se basant sur des machines à écrire non électriques, on a pris soin de ne pas associer aux auriculaires les lettres et signes qui, en raison de leur dimension, demandent, lors de la frappe, un peu plus de force. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentés à partir desquels on pourra prévoir d'autres formes et d'autres modes de réalisation sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 10) Clavier pour machines à écrire, caractérisé en ce que l'on dispose, dans la position de base pour huit doigts écrivant, sur la rangée de base de lettres, d'un côté, de l'extérieur vers le milieu les touches des consonnes r n s t, et de l'autre coté, de l'extérieur vers le milieu, les touches des voyelles o a e i. 20) Clavier pour machines à écrire, suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les touches pour les voyelles accentuées les plus utilisées etc. , et les voyelles à inflexion à, o, ü sont disposées dans les mêmes colonnes que les lettres originales. 30) Clavier pour machines à écrire, suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que chaque fois quatre touches, par exemple celles des quatre doigts écrivant d'une main dans la position de base, sont disposées de façon que ces touches, ou leurs centres forment, en plan, les angles d'une figure trapézoidale aplatie à côtés inégaux, dont la base, formée par les touches destinées à l'index et à l'auriculaire remontent vers la seconde de ces touches. 4 ) Clavier pour machines à écrire, suivant la revendication 3, caractérisé en ce que l'écartement latéral des touches est plus grand sur les rangées supérieures que sur les rangées inférieures, c'est-à-dire que les colonnes de touches, en se dirigeant plus du milieu du clavier vers l'extérieur, de colonne en colonne, s'écartent un peu vers le haut, et se rapprochent vers le bas. 50) Clavier pour machines à écrire, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, à changement simple, caractérisé en ce qu'il comporte exclusivement les minuscules et les lettres accentuées et autres lettres et signes spéciaux les plus importants, en plus des chiffres, et offre une place importante à des signes facultatifs suivant les besoins spéciaux des différentes langues, des différentes branches, et des utilisateurs individuels, en liaison avec une disposition des signes, qui sont nécessaires principalement pour des travaux de calcul, sur la rangée supérieure qui est immédiatement endessous de la rangée des chiffres, et ce, dans la même position de changement, donnée par la touche dite "majuscules", savoir les signes 2 r o'. X t . (point pour travaux de 424 calcul) et +