L'invention concerne un procédé de traitement du lin-permettant non seulement d'exécuter plus efficacement et a meilieur compte qu'auparavant les différentes opérations telles que la mise en meule, le peignage, le rouissage et le séchage, mais d'améliorer en meme temps la qualité au lin. Selon la caractéristique principale de l'invention, avant ces opérations, les tiges de lin récoltées sont déposées l'une à coté de l'autre en une nappe d'une longueur déterminée et liées les unes aux autres par au moins une corde, de manière que l'on puisse enrouler et dérouler facilement cette nappe et enlever finalement la corde sans difficultés. A titre d'exemple sans aucun caractère limitatif, on donnera ci-après une description plus complète du procédé de l'invention qui en fera ressortir les nombreux avantages. Cette description est faite en se reportant au dessin annexé, où: la figure 1 est une vue, de dessus, dune nappe où les tiges de lin sont rangées l'une à côté de l'autre et liees au moyen de cordes; la figure 2 est une coupe transversale, partiellement agradie dans une nappe de lin permettant de voir comment le lin est lié; la figure 3 est une vue de face d'une nappe de lin enroulée, et la figure 4 est une vue de face de deux rouleaux de lin peigné engagés l'un dans l'autre par la tête. Suivant une forme de l'invention, le lin est récolté a la machine et les tiges I sont disposées l'une à coté de l'autre en une nappe 2 d'une longueur déterminée, et liées ensemble au moyen d'une- ou de plusieurs cordes 3. Ce liage peut s'effectuer, par exemple, au moyen d'une lieuse ( non représentée) montée sur la machine d'arrachage du lin. Chaque corde 3 est disposée sous forme de boucle 4 contenant de petites bottes de tiges de lin 1 et l'extrémité de chaque corde forme un noeud 5 facile à défaire; de cette façon, quand le noeud est défait et quand on tire sur la corde, celle-ci libère à nouveau le lin. Le noeud adopté à cette fin peut etre d'un typp quelconque et être exécuté comme indiqué dans la figure 2.Après le liage du lin, celui-ci est disposé en javelles pour le séchage (figure 1) et, après quelques jours, les différentes nappes sont ramassées pour en former un rouleau 6 ( figure 3). Une autre forme de mise en pratique du procédé de l'invention consiste à récolter le lin, à le !;mettre en javelles pour le séchage, à le ramasser seulement après quelques jours et en meme temps, le lier avec une ou plusieurs cordes, pour en former des rouleaux ou des paquets. D'après ce procédé, le mise en meule peut se faire en plaçant deux ou plusieurs rouleaux 6 l'un sur l'autre (figure 4) et en les recouvrant d'un chapeau de juteo On peut ainsi reduire au minimum les fractions de lin noires et s'il en existe on peut les écarter facilement pendant le peignage. Le peignage du lin peut s'exécuter très simplement pendant le déroulement et l'enroulement de celui-ci.Comme pendant le peignage, il se forme des rouleaux qui ne sont plus cylindriques, il est à conseiller de dérouler simultanément deux rouleaux et de les faire passer dans la machine de peignage de manière telle que les deux nappes de lin s'appliquent l'une à l'autre puis on retourne une nappe et les deux rouleaux obtenus sont engagés l'un dans l'autre par la tette, de façon à former à nouveau un rouleau cylindrique (figure 4). Le rouissage du lin dans des fosses devient aussi beaucoup plus simple parce que les rouleaux de lin 6 peuvent entre introduits sans difficulté dans les fosses et en entre retirés de même.Pour le séchage du lin roui, les rouleaux de lin sont déroulés sur le champ et sont suspendus à des câbles fortement tendus ( non représentés) au moyen de cordes et de crochets accessoires. Après séchage du lin, celui-ci est à nouveau enroulé. Il ressort de ceci que ce procédé de séchage est plus efficace que le procédé de séchage connu. Au lieu de se faire dans des fosses, le rouissage peut aussi s'effectuer en suspendant le lin peigné avec sa corde à des câbles en acier revêtus de plastique et en l'humectant par exemple le long des deux cotés au moyen de dispositifs d'arrosage commandes électroniquement. Avec ce procédé, les fosses ne sont plus nécessaire et la pollution de l'eau dans les fosses de rouissage est supprimée. Après que toutes les opérations de travail du lin ont été exécutées, il suffit de défaire les noeuds 5 de chaque corde 3 et de tirer sur celles-ci pour l'écarter complètement du lin. Il va sans dire que la longueur des nappes de lin peut varier et que le nombre de cordes peut aussi autre modifié suivant le but poursuivi. Il va de soi également que les cordes peuvent entre nouées d'une manière quelconque. R E V E N D I C h T I O N S 1. Procédé pour le traitement du lin, caractérisé en ce que le lin est récolté, en ce que les tigs de lin sont posées l'une à coté de l'autre en une nappe de longueur déterminée, en ce qu'elles sont enlaces mutuellement par au moins une corde, et en ce que la nappe est enroulée pour en former un rouleau. Procédé suant la revendication i, caractérisé en ce que la corde est disposée sous la forme de boucles contenant de petites bottes de lin et en ce que le bout de chaque corde est noué de telle façon que quand on défait le noeud et qu'on tire sur la corde, le lin est complètement libéré. 3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le lin est lié sur la machine qui l'arrache, puis disposé en javelles et, après séchage, ramassé et enroulé. 4. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le lin récolté est disposé en javelles, ramassé ensuite après séchage, lié en nappes puis enroulé. 5. Procédé suivant la revendication 1 caractérisé en ce que deux ou un plus grand nombre de rouleaux sont entassés l'un au-dessus de l'autre et recouverts d'un chapeau de jute ou d'une matière similaire. 6. Procédé suivant la revendication 1 caractérisé en ce qu'en vue du peignage du lin, chaque rouleau de lin est déroulé puis à nouveau enroulé. 7. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce qu'au cours du peignage deux rouleaux sont déroulés en meme temps de manière que les deux nappes de lin s'appliquent l'une sur 1' autre, en ce qu'on retourne ensuite une nappe et en ce que les nappes sont à nouveau enroulées et engagées l'une dans l'autre par la tette de manière à obtenir un rouleau cylindrique. 8. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que pour le rouissage du lin, les rouleaux engagés l'un dans l'autre sont déposés dans les fosses de rouissage. 9. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que pour le rouissage du lin, les nappes peignées sont déroulées suspendues à un câble et arrosées des deux côtés. iO.Procédé suivant les revendications 1,8 et 9, caractérisé en ce que, pour le séchage du lin roui, les rouleaux de lin déroulés sont suspendus à des câbles au moyen de cordes et de crochets appropriés.