La présente invention concerne la réparation de coquilles fissurées. Dans les acieries, les coquilles constituent une source de dépense très importante. I1 arrive souvent que les coquilles se fissurent après un certain nombre d'usages et, si on ne les répare pas, elles deviennent vite inutilisables. La rentabilité oblige donc à réparer les coquilles fissurées, ce qu'on a déåà tenté de faire de diverses manières. L'une de ces tentatives consiste à réunir par soudage les bords de la fissure et à recouvrir celle-ci d'une plaque qu'on fixe ensuite par des boulons vissés dans des taraudages qu'on ménage dans la coquille même. On a aussi proposé l'utilisation de boulons alésés axialement. Dans un tel boulon, on insère, au moyen d'un dispositif de tir, un tampon qui dilate le boulon.Tous ces modes de réparation de coquille sont coûteux et font perdre du temps. La présente invention a pour but de permettre de réparer à meilleur compte une coquille présentant une ou plusieurs fissures, ceci en posant par dessus la fissure, de maniere connue, une plaque, feuille ou bande dans laquelle on perce ensuite, de chaque côté de la fissure, des trous qu'on prolonge dans la coquille. Le nombre de trous percés de chaque côté de la fissure peut varier. Dans chaque trou percé dans la plaque et prolongé dans la coquille, on place une cheville. Les trous recevant des chevilles opposées sont orientés de façon que leurs extrémités intérieures soient plus proches l'une de l'autre que leurs extrémités extérieures. les chelillesonBàpeu près e même diamètre que les trous et on peut les immobiliser, par exemple, en soudant leurs extrémités extérieures libres à la plaque. Suivant l'invention, on peut poser d'abord une cheville dans un trou de la coquille, puis la souder à la paroi de la coquille. On peut ensuite placer par-dessus la cheville une plaque percée d'un trou de diamètre nettement supérieur à celui de la cheville. Une fois la plaque appliquée contre la coquille, on peut remplir de soudure 11 espace annulaire entourant la cheville, ce qui fixe fermement la cheville à la plaque. Gn peut aussi, suivant l'invention, prévoir des chevilles ayant à ltétat refroidi le meAme diamètre que les trous, de manière à se dilater en revenant, après insertion dans un trou, à la température ambiante. Le refroidissement peut être poussé jusqu'à -60 à -80 C environ. Un autre mode de fixation de che ville consiste à faire traverser la cheville par du courant de soudage, ce qui la soude plus ou moins à l'intérieur de la coquille. Suivant 1 l'invention, la cheville peut encore porter un revetement chimique provoquant son oxydation. On insère la cheville ainsi revêtue dans le trou de la coquille. L'oxydation qu'elle subit l'immobilise fermement dans ce trou. ledit revêtement chimique peut être porté non par la cheville, mais par la paroi du trou. On peut aussi l'appliquer à la fois sur la cheville et sur le trou. La cheville utilisée peut encore présenter dans son extrémité intérieure une fente dans laquelle est logé un coin; on insère 1' ensemble dans un trou et, lorsqu'il est enfoncé dans la cheville, le coin dilate celle-ci. Suivant l'invention, au lieu d'utiliser la plaque précitée, on peut prévoir deux chevilles opposées auxquelles une barrette de raccordement est fixée dlune manière ou d'une autre. Lorsqu' on insère les chevilles, cette barrette peut soit venir porter contre la paroi de la coquille, soit en demeurer espacée. les chevilles et la barrette de raccordement peuvent être formées d'un seul et mEme élément, par exemple barre d'acier. D'autres caractéristiques de l'invention sont indiquées dans les revendications ci-dessous On va maintenant décrire l'invention plus en détail en se référant aux dessins annexés, sur lesquels la figure 1 représente en coupe droite une coquille fissurée de part en part et deux ensembles de raccommodage maintenant les bords des fissures réunis; la figure 2 représente une cheville selon un mode de réalisation de l'invention la figure 3 représente une cheville selon une variante, posée à l'état refroidi; la figure 4 représente une cheville portant sur sa surface un revêtement chimique; la figure 5 représente une cheville coopérant avec une plaque percée d'un trou qui dessine autour de la cheville un anneau qu'on remplit de soudure;; la figure 6 représente en coupe la paroi d'une coquille présentant une fissure, maintenue fermée par une agrafe la figure 7 représente de profil une coquille présentant une fissure maintenue fermée par des agrafes. La figure 1 est une vue en coupe droite d'une coquille 1 présentant une fissure 2. Sur cette fissure est posée, à l'ex- térieur de la coquille, une plaque 3, percée d'un trou 4, prolongé dans la coquille par un trou 5. Dans les trous 4 et 5, situés d'un côté de la fissure 2, est insérée une cheville 6. De l'autre côté de la fissure, la plaque 3 est aussi percée d'un trou 7, prolongé par un trou 8 dans la paroi adjacente de la coquille. Dans les trous 7 et 8 est insérée une cheville 9. Comme le mon tre clairement la figure 1, les trous percés de part et d'autre de la fissure 2 sont inclinés de façon que leurs extrémités in térieures soient plus proches l'une de l'autre que leurs extrémités extérieures. Cette disposition assure un effet de serrage, avec l'avantage supplémentaire que les chevilles insérées sont immobilisées par effet de calage. Eventuellement, mais non nécessairement, les deux trous peuvent converger vers un même point. L'essentiel est que leurs extrémités intérieures soient plus voisines l'une de l'autre que leurs extrémités extérieures. les chevilles 6 -et 8 peuvent avoir des dimensions assurant leur emmanchement à force. Si les trous récepteurs les épousent très exactement, il peut titre indiqué d'immobiliser par soudage leurs extrémités libres. La cheville 6 est représentée immobilisée par une soudure 10. Chaque cheville peut aussi être posée de façon qu' on puisse la faire traverser par du courant de soudage, ce qui l'ancre par soudage dans son trou. I1 en est de même pour la cheville 9. Pratiquement, il est indiqué d'opérer ce soudage, par exemple par soudure par points, avant de fixer la cheville à la plaque 3. les chevilles 6 et 9 peuvent etre conçues pour présenter à l'état refroidi un diamètre égal à celui des trous correspondants. Dans ce cas, en revenant à la température ambiante, les chevilles 6 et 9 se dilatent dans la mesure voulue pour être fermement maintenuesen place. Cette variante est illustrée par la figure 3. La température de refroidissement peut être comprise entre -60 et -t30CC, A propos de la figure 2, on n'a parlé que de deux chevilles insérées dans la plaque 3, mais il va sans dire qu'on peut poser plusieurs chevilles de chaque côté de la fissure et aussi qu'une plaque peut recouvrir une seule ou plusieurs fissures. La figure 1 montre aussi-comment on peut raccommoder une fissure 11 apparue sur une ar8te d'une coquille, à l'aide d'une plaque coudée 12. Cette plaque est traversée par deux trous 13 et 16, prolongés dans la coquille par des trous 14 et 17. Dans les trous 13, 14 et 16,.17, on insère deux chevilles 15 et 18, en procédant comme pour la fissure 2 précitée. I1 est évident que si l'on utilise des chevilles refroidies ou qu'on fait traverser les chevilles par du courant de soudage, les trous récepteurs peuvent être non obliques, mais perpendiculaires à la surface de la coquille. La figure 2 montre la paroi fissurée 1' d'une coquille, sur laquelle est placée une plaque 3', percée d'un trou 4' que prolonge un trou 5' ménagé dans la coquille. Une cheville 6' est insérée dans les trous 4' et 5'. Cette cheville présente dans son extrémité une fente évasée 19 dans laquelle est inséré un coin 20. Lorsqu'on insère la cheville 6'dans le trou, le coin 20 s'enfonce dans la fente 19 et dilate la cheville 6', qui se trouve ainsi fermement ancrée. La figure 4 montre une plaque 3' et des trous 4' et 5' percés, l'un, dans cette plaque et l'autre dans la coquille 11. Dans ces trous est insérée une cheville 6"', portant sur sa surface un revêtement chimique 21 de nature à provoquer l'oxydation superficielle de la cheville, ce qui ancre celle-ci dans la coquille. la figure 5 montre encore une coquille 1' et une cheville 6 insérée dans un trou 5 percé dans la coquille, dans lequel la cheville est ancrée par une soudure 10 opérée sur la surface de la coquille. La plaque 3' que traverse la cheville présente un trou 4' assez grand pour définir un espace annulaire autour de la cheville 6. Cet espace annulaire est rempli de soudure 22 qui fixe l'une à l'autre la plaque 3' et la cheville 6. La figure 6 montre une agrafe 23, qui peut être par exemple en barre d'acier. Cette agrafe présente deux branches 25 et 26 formant'des chevilles, réunies par une barrette 24 qui Joue le même rôle que la plaque 3. Si l'on insère les branches 25 et 26 dans les trous 5 et 8 comme illustré par la figure 6,on engendre une pression qui referme la fissure.l'agrafe 23 joue exactement le même rôle que l'ensemble d'une plaque 3 et de deux chevilles 6 et 9.Bien entendu,il n'est pas nécessaire que la barrette-24 porte directement contre la paroi de la coquille. REVENDICATIONS l.Procédé pour le raccommodage d'une coquille fissurée,sur la surface de laquelle on pose une bande; plaque ou feuille par fissure, de façon qu'elle recouvre la fissure associée et soit fixée de part et d'autre de celle-ci par des moyens de raccordement, caractérisé en ce que chaque moyen de raccordement est formé d'une cheville à section arbitraire, notamment circulaire qui traverse un trou ménagé dans la plaque et prolongé par un trou ménagé dans la coquille, les trous étant orientés de façon que deux chevilles posées de part et d'autre d'une fissure soient moins distantes l'une de l'autre à leurs extrémités enfouies qu a leurs extrémités apparentes. 2.Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on soude chaque cheville à ladite plaque. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce boulon emmanche à force la cheville dans le trou correspondant. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on ramène chaque cheville à une température de - 60 à - 80 C, à laquelle son diamètre correspond à celui du trou récepteur, et on l'insère à cette température dans le trou récepteur. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque cheville(6) est conçue pour qu'on puisse la faire traverser par du courant de soudage qui l'ancre par soudage dans son trou avant qu'on ne la soude à la plaque (3). 6. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que la cheville présente, dans son extrémité à insérer dans le trou récepteur, une fente dans laquelle est logé un coin coopérant, destiné à dilater cette extrémité lors de l'insertion de la cheville. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on sur sur chaque cheville et/ou chaque trou un revêtement chimique de nature à provoquer l'oxydation de la surface qu'il 8. Pro % ke selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on substitue ue, bande ou analogue une agrafe comportant deux chevilles opposées à n'enfoncer qu'incomplètement. t1. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'agrafe peut être réalisée d'un seul tenant, par exemple en barre métallique.