La présente invention se rapporte, d'une part, à un procédé de désulfuration et de désoxydation, en poche, de bains de fonte carbonée et, d'autre part à un appareil de brassage permettant la mise en oeuvre de ce procédé, Le but principal de l'invention est de désulfurer et de désoxyder des masses en fusion de fonte carbonée, qui sont placées dans une poche fixe ou dans un réacteur servant à des opérations métallurgiques analogues. Le traitement peut donc s'effectuer dans l'ap- pareil de fusion lui-mme, par exemple dans le creuset d'un four à induction ou dans l'avant creuset d'un cubilot, ou de préférence dans la poche de coulée. -Ces dernières années, les poches remuées mécaniquement ont pris une très large place dans la technique de désulfuration des fontes en fusion. Dans cette technique, les poches sont remuées de telle manière que les accélérations, qui prennent naissance dans la masse et qui varient partiellement en grandeur et en direction, provoquent un mélange du bain de fer liquide et du désulfurant, en rai on de l'inertie de ces corps. Lorsque le degré d'utilisation du désulfurant est bon, ces poches en mouvement permettent d'obtenir des teneurs finales en soufre inférieures ou égales à 0,01 %, à partir de teneurs initiales comprises entre 0,08 et 0,12 %, ce qui correspond au mode de fusion en cubilot acide.Le procédé a cependant pour inconvénients majeurs d'impliquer des dépenses dtinstal- lations élevées, une manipulation incommode et une dépense notable d'énergie. Dans d'autres procédés connus la dépense est moindre, étant donné que la poche avec son contenu est fixe et que l'on engendre un courant de circulation dans le bain de fonte en introduisant un gaz par l'intermédiaire d'une lance de soufflage ou de briques poreuses disposées au fond de la poche, le désulfurant pouvant éventuellement dtre,lui aussi, soufflé dans la poche. En dehors du fait que le gaz introduit provoque un effet de refroidissement néfaste, il s'est avéré que les mouvements du bain sont trop réduits ou que l'installation n'est pas assez durable. Avec un dispositif mécanique de brassage et de pompage conforme au brevet allemand No 1 190 479, on peut effectuer la désulfuration dans une poche de coulée normale, mais l'inconvénient réside dans la durée de vie réduite du corps de pompe. Les procédés et installations connues visent à réaliser le le mélange le plus intime possible du dé sulfurant et de la fonte. Il est visible que I'on suppose que la désulfuration est d'autant plus complète que la turbulence est importante. L'invention, par contre, vise non seulement à provoquer un courant de circulation dans la fonte en fusion, mais aussi à produire un courant approprié dans le désulfurant, sans que se produise le mélange turbulent de ces deux phases. On a en effet découvert que, pour obtenir une désulfuration poussée, il n1 est pas absolument nécessaire de réaliser un mélange turbulent intense du désulfurant et de la fonte, en fusions Bien plus, il suffit seulement que les deux composants de la réaction effectuent séparément des mouvements de rotation dans leurs zones respectives de telle sorte que l'échange de matières soit limité à une surface de transition, quoique extremement intensif. L'objet de l'invention consiste en un procédé de désulfuration et de désoxydation de fontes carbonées contenues dans une poche fixe ou dans un récipient métallurgique analogue, ce procédé, dans lequel on provoque, au moyen d'un appareil de brassage, un de circulation de la masse en fusion qui est dirigé vers le bai près de la paroi de la poche et vers le haut, au centre de la poche, se disting des procédés connus par le fait que l'on projette à la surface du bain en fusion, un matériau de fine granulométrie contenant du-calcium et du carbone, que l'on effectue, dans la zone de transition, un mouvement de brassage choisi de manière à provoquer à la surface supérieure du bain un courant de fonte qui zone les particules de matériau appartenant à la couche inférieure vers le bord de la poche, où ces particules s'amoncellent puis reviennent lentement, de façon isolée ou en agrégats, en suivant la pente qui mène à la zone centrale de brassage. Le matériau de fine granulométrie peut, par exemple, consister en du carbure de calcium ou en un autre dé sulfurant connu à grain fin, tel que du cyanamide calcique ou des mélanges de fines calcaires et de poussier de coke, Dans le procédé suivant l'invention, on s'arrange pour que le brassage de la zone de transition provoque, à la surface du bain, un déplacement des différents éléments de la masse de fonte suivant une trajectoire dont la courbure, très accentuée à proximité de l'agitateur, décroit constamment de manière à créer une force centrifuge près du bord de la porche, les éléments de la charge de matériaux projetés poursuivant une trajectoire dont la courbure évolue de façon analogue. Le rapport des vitesses tangentielles respectives des éléments de la masse de fonte et de ceux constituant la charge doit être supérieur à 2, et de préférence supérieur à 5. Autant que possible, le mouvement de brassage doit entre tel que la charge de grains fins forme un toit continu sur la fonte en fusion, afin d'éviter une perte de chaleur par rayonnement et une oxydation de la fonte0 Pour obtenir les courants désirés dans le bain de fonte et dans le désulfurant, il est recommandé de régler la hauteur de l'agitateur de façon que, pendant le brassage, il plonge au moins jusqu'à mi-hauteur dans la fonte, mais que sa profondeur d'immer sion ne dépasse jamais sa propre hauteur Le désulfurant est donc également amené à se déplacer dans la partie centrale, tout en formant un toit sur la masse en fusion. Un autre objet de la présente invention consiste en un appareil de brassage destiné à améliorer et accélérer la mise en oeuvre de réaction métallurgique dans des métaux en fusion, notamment pour la mise en oeuvre du procédé de désulfuration et de désoxydation en poche de fontes carbonées, procédé décrit ci-dessus et dans lequel, il convient de le rappeler, on provoque à l'intérieur du bain un courant de circulation qui est dirigé vers le bas près de la paroi de la poche et vers le haut au centre de la poche. Le brevet allemand No 1 190 479 décrit un dispositif de brassage et de pompage qui est destiné à accélérer les phénomènes physico-chimiques dans des masses métalliques en fusion, ce dispositif étant formé d'une tubulure dtaspirationflinférieure et d'au moins une tubulure d'évacuation qui a une position sensiblement horizontale et passe latéralement au-dessus de la tubulure d'aspiration. Le dispositif tourne à l'intérieur du bain métallique, de telle sorte que la masse en fusion soit aspirée à la partie inférieure de la poche par l'orifice de la tubulure verticale, puis rejetée par les tubulures d'évacuation horizontales. Grâce à cet effet de pompage, la masse métallique est soumise à un courant de circulation dans la poche. Simultanément, les tubulures horizontales d'évacuation provoquent également un certain mouvement de brassage auquel on n'accorde cependant, ainsi que cela ressort de la description rattachée au brevet précité, qu'une importance minime Le traitement s'effectue dans une poche de fonderie normale, de manière à éviter des transvasements supplémentaires qui provoquent forcément des chutes de température. L'appareil de brassage, simple et léger, peut être amené successivement dans les différenw tes poches0 Son principal inconvénient réside dans le fait que l'organe d'agitation et de pompage est composé de tubulures, et constitue donc un corps creux baignant à l'intérieur comme à l7ex- intérieur dans la masse en fusion.Il est souvent nécessaire de prendre des précautions particulières pour éviter une obstruction des tubulures, notamment lors de l'introduction de l'appareil dans un bain recouvert de scories0 Les températures de fonctionnement très élevées, se conjuguant avec le brusque changement de température qui survient pendant les arr8ts, limitent donc considérablement la durée de vie de l'appareil, de sorte que les frais d'entretien et de renouvellement représentent une partie importante de l'ensemble des frais d'exploitation. L'invention a pour but de procurer un appareil de brassage destiné à accélérer et/ou à améliorer la mise en oeuvre de réactions métallurgiques en particulier celles qui forment le procédé décrit plus haut, lequel appareil de brassage présente les avantages précités du dispositif d'agitation et de pompage connu et décrit dans le brevet allemand No 1 190 479, mais qui se distingue en outre par une longue durée de vie ne compromettant pas son efficacité. On a effet été surpris de constater qu'un appareil de brassage beaucoup plus simple, dont l'agitation proprement dit a sensiblement la forme d'une poutre, et qui est par conséquent un corps plein ne travaillant pas à la manière d'une pompe, est tout particulièrement approprié au but recherché. Conformément à l'-invention, l'appareil de brassage permettant d'accélérer et/ou dtaméliorer le déroulement de réactions métallurgiques, comprend un moteur et un arbre d'entrainement sur lequel est monté transversalement un organe agitateur en forme de poutre, constitué par des masses réfractaires0 L'appareil suivant l'invention s'est avéré très bien adapté aux réactions métallurgiques les plus diverses, notamment celles qui s'effectuent dans des masses métalliques en fusion, mais aussi dans d'autres récipients métallurgiques tels que les fours EIartin ou les fours à creuset.Bien que le brassage proprement dit soit limité à une zone relativement étroite ea égard à la profondeur du bain - zone correspondant à la hauteur de l'agitateur en forme de poutre qui tourne dans un plan horizontal, le bain tout entier est cependant soumis à un puissant courant de circulation qui assure rapidement une homogénéisation complète de la masse métallique en fusion. il y a donc un très grand avantage à utiliser cet appareil pour l'addition de matériaux d'alliage, de matières désoxydantes, pour la cémentation et pour d'autres opérations qui requièrent, avant tout, des concentrations uniformes dans la masse métallique en fusion. Cet appareil donne également naissance à un courant horizontal appréciable de sorte qu'il convient bien aux réactions s'effectuant entre le milieu métallique en fusion et les composants solides ou liquides reposant au-dessus de lui, et notamment aux réactions s'effectuant avec des scories qui surnagent, comme c'est par exemple le cas lors de l'élimination d'impuretés métalliques indésirables. L'organe agitateur en forme de poutre peut être formé d'un pisé réfractaire damé ou d'une masse réfractaire coulée, ayant une armature interne. On dispose pour cela d'innombrables matériaux réfractaires à prise hydraulique et/ou chimique. L'agitateur présente ainsi une résistance élevée à l1usure et une bonne tenue aux chocs thermiques. En règle générale, la partie inférieure de l'arbre d'entrainement est revêtue d'un matériau réfractaire et forme avec l'agitateur un ensemble monobloc interchangeable qui est relié à la partie supérieure de l'arbre.L'agitateur doit avoir une forme trapue qui, en coupe axiale longitudinale révèle un rapport longueur/ hauteur compris entre 2,5 et 1,0, tandis que les coupes perpendiculaires à 1' axe longitudinal ont soit une forme ronde soit une forme rectangulaire et arrondie sur les angles. Dans des cas particuliers impliquant de très hautes températures du bain et/ou des temps de traitement relativement longs avec des arrêts de courte durée, il est recommandé d'agencer l'armature de la masse réfractaire de l'agitateur sous la forme d'une conduite de refroidissement, de l'air étant introduit par une conduite double ménagée dans l'arbre d'entraînement. Ltapareil de brassage est, par exemple, fixé sur une plaque transversale d'un bati porteur, la plaque pouvant coulisser verticalement dans les montants du båtio Si l'on veut obtenir un réglage en hauteur exceptionnellement précis, on peut prévoir un moteur qui commande l'arbre d'entraînement par l'intermédiaire d'un système de transmission0 L'appareil convient notamment au traitement de masses métalliques en fusion, se trouvant dans une poche fixe. Pour ce faire, la longueur de l'agitateur en forme de poutre est choisie de manière à être comprise entre 0,25 et 0,65 fois - de préférence entre 0,35 et 0,50 fois - la valeur du diamètre intérieur de la poche.L'appareil de brassage est alors particulièrement simple à manier lorsqu'vil est fixé avec son bâti porteur sur un couvercle qui ferme la poche, l'arbre d'entraSnement muni de l'agitateur passant à travers le couvercles Gracie à l'appareil suivant l'invention, on arrive notamment à accélérer et à améliorer les réactions métallurgiques qui reposent sur un échange de matières entre la face supérieure du bain métallique et les composants solides ou liquides qui reposent sur le bain, notamment les scories ou les éléments fins capables de surnager. il s'est avéré particulièrement efficace de pouvoir régler la vitesse de rotation de l'agitateur, de manière à faire tourner les extrémités de cet agitateur à des vitesses tangentielles comprises entre 1,8 et 3,5 m/s, de préfé rente entre 2,0 et 2,8 m/s. Lorsque l'agitateur tourne à ces vitesses dans la zone de transition séparant le bain de métal liquide de la matière réactive, on obtent des mouvements relatifs importants entre les deux phases. Le bain métallique est homogène, bien que l'agitateur ne tourne pratiquement que dans la zone superficielle. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront au cours de la description qui va suivre et qui est faite avec référence au dessin annexé, sur lequel - la fig. 1 est une vue en coupe verticale partielle d'un appareil de brassage posé sur une poche pleine - la figo 2 est une vue en coupe verticale d'une poche, munie d'un appareil de brassage, poche contenant une masse de fonte en fusion et une charge de carbure de calcium - la fig. 3, enfin, est une vue en plan correspondant à la fig. 2 mais dans laquelle l'arbre d'entraSnement a été coupé. L'appareil de brassage représenté à la fig. 1 comporte un moteur 1 qui, par l'intermédiaire d'un système de transmission 2, entratne un arbre 3, 4o Sur cet arbre est monté transversalement un agitateur 5 en forme de poutre, composé de masses réfractaires armées. On peut utiliser une masse réfractaire à prise hydraulique, composée de 33 0 de Si02, 60 % d'd1203, 3,5 % de CaO, 1,5 % de Fe2O3 et 1,3 % d'alcalins. Cette masse est mélangée à de l'eau jusqu'à ce qu'elle soit bien fluide, puis elle est coulée dans un moule où a été placée ltan ature après démoulagepon laisse sécher à ltair pendant environ une journée.On peut également utiliser une masse réfractaire à prise chimique, composée de 26 % de SiO2, 69 % d'Al2O3, 0,9 % de P205, 1,3 % de Fe203, 1,5 %0 de TiO2 et 1,2 % d'alcalins. Cette masse est damée avec 5 à 6 % d'un liant chimique dans un moule contenant l'armature. Dans certains cas, on a également obtenu de bons résultats avec un agitateur en graophite.La partie inférieure 3 de l'arbre d'entraînement est reve- tue d'un matériau réfractaire et constitue avec l'agitateur 5 en forme de poutre un ensemble monobloc interchangeable qui est relié à la partie supérieure 4 de l'arbre d'entrainement. La forme de l'agitateur 5 est telle, que le rapport de sa longueur l à sa hauteur h, en coupe axiale longitudinale, soit égal à 2/1 ; les sections perpendiculaires à l'axe longitudinal ont une forme ronde. La vitesse de rotation de l'arbre d'entratnement 3,4 peut entre réglée de façon continue ou par paliers de manière que les extrémités de l'agitateur 5 aient une vitesse tangentielle comprise entre 1,8 et 3,5 m/s, de préférence entre 2,0 et 2,8 m/s. Lorsque la durée de chaque traitement dépasse sensiblement 45 mn, ou lorsque l'intervalle de temps séparant les différents traitements descend en dessous d'une demi heure environ, la température du bain étant élevée, il peut entre recommandé de refroidir l'armature. Dans ce but, il est fait usage d'une tubulure de raccordement 13, de laquelle part une double conduite de refroidissement logée dans l'arbre d'entratnement et pénétrant dans ltagitateur 5 afin d'envoyer de l'air frais à travers l'armature de cet agitateur. L'appareil de brassage est fixé sur une plaque transversale 6 d'un bâti porteur et cette plaque peut coulisser verticalement sur les montants 7 du bâti. Un réglage plus fin de la hauteur de l'agitateur s'obtient à l'aide d'un moteur 8 qui commande la partie supérieure 4 de l'arbre d'er.tratnement au moyen d'un système de transmission. Le bâti porteur, avec l'appareil de brassage, est monté sur le couvercle 9 de la poche, couvercle qui est traversé par l'ar bre d'entraSnement avec son agitateur. Le couvercle 9 ferme la poche 10 et maintient les chutes de température à une valeur très faible. il est muni d'une trémie d'alimentation 15. Dans la poche 10 se trouve la masse métallique en fusion 11, sur laquelle nagent les corps participant à la réaction, par exemple les scories0 Laa gitateur 5 est placé dans la zone de transition séparant les deux phases et plonge environ aux 9/4 de sa hauteur dans le bain métal ligue. L'appareil de brassage décrit ci-dessus peut être utilisé pour les réactions métallurgiques les plus diverses, par exemple pour la carburation de fontes de première fusion au moyen de poussier de coke, pour l'addition de métaux d'alliage, comme l'addition de nickel pur dans du vivre liquide, l'addition de silicium dans de l'aluminium liquide, l'addition de ferrosilicium ou de ferromanganèse ou de ferrochrome dans du fer liquide. On obtient également de bons résultats lorsqu'on désoxyde par précipitation des masses de fonte en fusion, en ajoutant par exemple de la grenaille d'aluminium, du ferrosilicium et autres éléments, étant donné que, d'une part, l'appareil de brassage assure une homogénéisation rapide et complète, et que, d'autre part, il favorise l'ascension des produits de désoxydation à la surface du bain. En outre, on obtient de bons résultats pour les réactions qui s'effectuent entre un bain de fonte et les scories liquides ns- geant sur le barn. En traitant de la fonte brute de haut fourneau avec des fines de minerai et du carbonate de sodium, on peut gla- borer une première fonte contenant moins de 0,08 ffi de manganèse, moins de 0,035 % de phosphore, moins de 0,008 % de soufre, moins de 0,015 fo de titane et moins de 0,008 % de vanadium. Les différentes phases du procédé peuvent se succéder de façon continue dans la poche de coulée, l'ensemble de l'opération durant environ 60 mrr, durée à laquelle correspond une chute de température d'environ 150 C.Une fois traitée, cette fonte de première fusion convient particulièrement à l'élaboration de fontes à graphite sphéroïdal qui présentent, déjà à l'état fondu, une structure largement ferritique, meme dans les pièces de coulée à parois minces0 Suivant la figo 2, l'agitateur 5 utilisé dans le procédé de désulfuration a 460 mm de long, 350 mm de haut et 250 mm de large, de sorte que le rapport de sa longueur 1 à sa hauteur h est égal à 1,3 : I. L'agitateur plonge de 340 mm dans le bain de fonte, et émerge de 10 mm dans la charge de carbure de calcium en poudre. La longueur 1 de l'agitateur 5 est égale à 0,42 fois la valeur du diamètre D de la poche. Avec l'appareil de brassage en chamotte armée, environ 60 opérateurs de désulfuration, d 'une durée de 8 à 12 mn ont été exécutées à des températures de bain comprises entre 13SO et 14200C. Suivant l'invention, on lance à la surface du bain une charge constituée par un matériau 12 à fine granulation qui doit participer à la réaction et qui contient du calcium et du carbone, (ce peut etre par exemple du carbure de calcium) et l'on procède à un brassage dans la zone de transition. Ce brassage est effectué de manière à provoquer à la surface supérieure du bain un courant de fonte qui emmène les particules de carbure de calcium vers le bord de la poche, zone où ces particules forment un amoncellement 16 puis reviennent, de façon isolée ou en agrégats, en suivant la pente 17 qui mène au point central de brassage. La charge 12 de carbure de calcium forme couvercle sur la masse de fonte en fusion. La chute de température est ainsi réduite au minimum et se situe, suivant l'expérience, entre 10 et 3O0C environ, ce qui est bien en dessous des limites demandées. Sur la fig. 2, on a indiqué schématiquement les courants de circulation dans la fonte il et dans la charge 12 de carbure de calcium. En suivant les flèches à deux queues, on voit que le courant de fonte est dirigé vers le bas contre les parois de la poche et vers le haut au centre de la poche. Nais dans la charge 12 de carbure de calcium, il existe également, e > raison de l'amoncellement de particules 16 suivant la pente 17, un courant de circulation qui correspond aux flèches à une seule queue, courant qui constitue une condition essentielle pour que les résultats remarquables décrits plus loin puissent être obtenus lors de la désulfuration. Les deux phases participant à la réaction ne sont pas mélangées l'une avec l'autre; l'échange de matières s'effectue dans une couche de transition. Â la partie supérieure de la fig. 3 sont représentées les trajectoires respectives 18, 19 d'un élément de la masse de fonte et d'un élément de la charge, tandis qu'à la partie inférieure sont représentés les vecteurs vitesse tangentielle 20 et centri fuge 21 correspondants. Sur la trajectoire 18 (de la fonte), la courbure qui est très prononcée à proximité de l'agitateur 5, décroit constamment en allant vers le bord de la poche 10, de sorte qutil existe une composante centrifuge et que le ralentissement apporté à l'entrainement des particules de calcium provoque un amoncellement près des bords de la poche. La trajectoire 19 (carbure de calcium) a une forme fondamentale analogue. La fig. 3 ne donne que la forme fondamentale et l'ordre de grandeur des courants de circulation. Le point important à noter est que les deux phases en présence ont lune par rapport à l'autre des vitesses relatives importantes dans la couche de transition. Ceci, joint aux courants de circulation dans la fonte et dans la charge, conduit b favoriser au mieux l'échange de matières. Le tableau cl-après (page 11) ras- semble quelques résultats d'opérations de désulfuration effectuées sur des masses de fonte en fusion. No Nombre Teneur initiale Teneur finale Durée du Quantité Addition Vitesse de Vitesse Profon- L/D en soufre en soufre brassage de fonte de CaC2 rotation péri- deur de (%) (%) (mn) (t) (t/mn) phérique pénétra (%) (m/s) tion (mm) 1 5 0,086/112 0,003/4 10 6,1 1,2 74 1,78 340 0,41 2 2 0,106/118 0,003/5 4 8,0 1,0 72 1,74 340 0,41 3 4 0,100/120 0,007/9 2 8,0 1,2 86 2,07 350 0,41 4 2 0,082 0,003 10 20,7 0,97 70 2,35 320 0,39 5 2 0,086 0,045 12 9,5 1,2 55 0,84 330 0,25 R E V E N D I C A T I O N S t.- Procédé de désulfuration et de désoxydation de fontes carbonées contenues dans une poche fixe ou dans un-récipient analogue servant à des opération métallurgiques, ce procédé, dans lequel on provoque, au moyen d'un appareil de brassage, un courant de circulation de la masse en fusion quoi est dirigé vers le bas, près de la paroi de la poche; et vers le haut, au centre de ladite P0cheétant caractérisé par le fait que l'on~projette, à la surface du bain en fusion, un matériau de fine granulométrie contenant du calcium et du carbone et que l'on effectue, dans la zone de transition, un mouvement de brassage choisi de manière à provoquer, à la surface supérieure du bain, un courant de fonte qui amèho les particules de matériau appartenant à la couche inférieure vers le bord de la poche, où ces particules s'amoncellent puis reviennent, isolément ou en agrégats, en suivant la pente qui descend vers le centre de brassage. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le matériau de fine granulométrie est constitué par du carbure de calcium. 3.- Procédé suivant la revendication 1-ou 2, caractérisé par le fait que le brassage de la zone de transition provoque, à la surface du bain, un déplacement des diversçeléments de la masse de fonte suivant une trajectoire dont la courbure, très accentuée dans la zone de l'agitateurS décrit constamment de manière'à créer une force centrifuge près du bord de la poché, les éléments de la charge de matériaux projetés poursuivant une trajectoire dont la courbure évolue de façon analogue. 4.- Procédé suivant la revendication 3, caractérisé par le fait que le rapport des vitesses respectives des éléments de la masse de fonte et de la charge de matériaux projetés est supérieur à 2, de préférence supérieur à 5. 5.- Procédé suivant une ou plusieurs des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que le brassage est réalisé de manière telle que la charge de grains finsforme un toit continu sur la fonte en fusion. 6.- Procédé suivant une ou plusieurs des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que pendant le brassage, l'agitateur est au moins immergé jusqutà mi-hauteur dans le bain de fonte, sa pro fondeur a'immersion ne dépassant toutefois jamais sa propre hauteur. 7.- Appareil de brassage pour la mise en oeuvre de réactions métallurgiques qui se déroulent dans des masses métalliques en fusion, en particulier pour la mise en oeuvre du procédé suivant les revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comprend un moteur qui, par l'intermédiaire d'un système de transmission, entrain un arbre sur lequel est fixé transversalement un agitateur en forme de poutre et constitué par des masses réfractaires armées 8.- Appareil de brassage suivant la revendication 7, caractérisé en ce que l'agitateur est constitué par un pisé réfractaire damé ou par une masse coulée et comporte une armature interne. 9.- Appareil de brassage suivant les revendications 7 ou 8, caractérisé en ce que la partie inférieure de l'arbre d'entraSne- ment est revêtue d'un matériau réfractaire et forme avec l'agitateur un ensemble monobloc qui est relié, par vissage, sur la partie supérieure de l'arbre. 10.- Appareil de brassage suivant une ou plusieurs des revendications 7 à 9, caractérisé en ce que l'agitateur en forme de poutre présente en coupe axiale longitudinale un rapport longueur/ hauteur compris entre 2,5 et 1,0. 11.- Appareil de brassage suivant une ou plusieurs des revendications 7 à 10, caractérisé en ce que les sections transYersa- les de l'agitateur présentent, perpendiculairement à son axe longitudinal, soit une forme ronde, soit une forme carrée et arrondie sur les bords. 12.- Appareil de brassage suivant une ou plusieurs des revendications 7 à 11, caractérisé en ce qu'une conduite doublevalimen- tée en air par une tubulure et servant d'armature refroidie dans l'agitateur} passe dans l'arbre d'entraînement. 13.- Appareil de brassage suivant une ou plusieurs des revendications 7 à.12, caractérisé en ce que l'appareil de brassage est fixé sur une plaque transversale d'un bâti porteur, cette plaque pouvant coulisser verticalement dans les montants du bati. 14.- Appareil de brassage suivant une ou plusieurs des revendications 7 à 13, caractérisé en ce qu'un moteur muni d'un système de transmission commande l'arbre d'entrainement, au cas où un réglage exceptionnellement précis de la hauteur de l'agitateur est exigé. 15.- Appareil de brassage suivant une ou plusieurs des revendications 7 à 14, caractérisé en ce qu'il est fixé, avec le bâti porteur, sur un couvercle de la poche destinée à recevoir la masse métallique en fusion. 16.- Appareil de brassage- suivant la revendication 15, carac- térisé en ce que la longueur de l'organe agitateur en forme de poutre est comprise entre 0,25 et 0,65 fois, de préférence entre 0,35 et 0,50 fois la valeur du diamètre intérieur de la poche. 17.- Appareil de brassage suivant la revendication 16, caractérisé en ce que les extrémités de l'organe agitateur doivent tour- ner à des vitesses tangentielles comprises entre 1,8 et 3,5 m/s, de préférence entre 2,0 et 2,8 m/s;