La présente invention concerne un ensemble de visée périscopique, et notamment un dispositif de protection perfectionné qui lui est associé. Il existe de nombreux types de viseurs périscopiques, destinés à équiper aussi bien des véhicules que des installations fixes. A travers une ouverture pratiquée à la partie supérieure de cette structure fixe ou mobile, par exemple au travers du toit d'un véhicule, on dispose un viseur généralement constitué d'une tête de visée et d'un corps fixe. La tête de visée émerge de la structure, à une hauteur telle que son champ ne soit pas masqué par d'autres équipements ou éléments de structure disposés à proximité, et qui créeraient des angles morts de vision. De plus, le relèvement de la hauteur du point d'observation et de visée permet de découvrir un horizon plus étendu.La tête de visée est en outre mobile en rotation, ce qui lui permet généralement d'être orientée sur tout l'horizon, conférant ainsi au viseur un caractère panoramique qui s'ajoute à son caractère périscopique résultant de la position émergente de la tête. La tête de visée se prolonge à l'intérieur de la structure en une partie fixe ou fût, qui comporte les organes de commande des différentes fonctions de visée accessibles à l'observateur. Celui-ci, à poste fixe à l'intérieur de la structure, commande la rotation de la tête périscopique, qui lui renvoie l'image obtenue dans la direction de visée pour laquelle il a commandé le pointage. On constate que, nécessairement, tout ou partie d'un tel viseur périscopique panoramique doit émerger au-dessus de la structure, hors du blindage et des protections que celle-ci peut comporter. I1 y a donc lieu de doter cette partie fragile et vulnérable d'un capot de protection blindé, qui la recouvre et la protège contre les agressions extérieures, projectiles militaires, pierres, branches basses ou autres obstacles. Lorsque le viseur est destiné à capter des rayonnements de courte longueur d'onde , tels que les rayonnements visibles ou infra-rouges, il est pratiquement impossible de réaliser un capot à la fois résistant aux projectiles et aux chocs et transparent aux rayonnements de ce type, à la différence des ondes électromagnétiques de grande longueur d'onde pour lesquelles on sait réaliser des domes de protection des antennes, qui concilient ces impératifs contradictoires. La protection des viseurs optiques nécessite des capots blindés munis d'une étroite fenêtre de vis presque toujours réduite à la dimension du champ de vision du viseur, de manière à réduire au maximum la vulnérabilité de l'ensemble. Dans ces conditions, le capot de protection doit être mobile en rotation comme la tête du viseur, de manière que fenêtre du capot et axe de visée de la tête de viseur soient toujours alignés. Pour y parvenir, dans les ensembles de visée connus jusqu'à présent, la tête de visée et le capot de protection étaient solidaires et mobiles en une rotation unique autour d'un axe vertical. Une telle structure, si elle permet de résoudre sans difficulté la question de l'alignement de la fenêtre sur l'axe de visée, n'en présente pas moins différents inconvénients. Tout d'abord, capot et tête étant solidaires, le capot de protection - d'autant plus lourd qu'il assure une meilleure protection - repose sur le fut du viseur et non sur la structure. Ce fut doit être renforcé pour supporter le poids de la tête blindée, et son alourdissement consécutif entraine des difficultés de transport et de montage, sans qu'il en résulte pour autant un blindage plus efficace. En outre, l'augmentation des dimensions de la partie émergente du viseur par rapport à son fAt empêche d'échanger le viseur de l'intérieur du véhicule ou de l'y escamoter ; un démontage par l'extérieur sera nécessaire. De plus, il peut être intéressant de disposer de plusieurs fenêtres de natures différentes par exemple transparentes à seulement telle ou telle radiation, lorsque l'on utilise des têtes bi- ou multispectrales. Il y aura lieu de prévoir un dispositif mécanique télécommandé permettant de substituer, dans la fenêtre, un verre de visée ou un filtre à un autre. Une télécommande est également nécessaire, puisqu'il s'agit de pièces tournantes, si l'on veut disposer d'un volet d'obturation de la fenêtre Enfin, et surtout, l'inertie de la tête, alourdie du capot, lors de sa rotation engendre des réactions qui déstabilisent la visée et ne permettent pas le pointage précis, finement ajustable, qu'on obtiendrait avec une tête de viseur débarrassée de son capot de protection. La présente invention permet de pallier ces inconvénients grâce à une désolidarisation de la tête de visée et du capot de protection. Chacun comporte ses propres moyens d'entrainement en rotation, qui sont en relation par l'intermédiaire de moyens de mesure de l'écart angulaire entre la tête et le capot, et de moyens, coopérant avec des moyens d'entrainement du capot, pour amener cet écart à une valeur donnée choisie parmi un ensemble de valeurs prédéterminées, chacune des valeurs prédéterminées correspondant à l'alignement optimal de la tête de visée sur chacune des fenêtres du capot de protection. Le capot peut en effet comporter plusieurs fenêtres à sa périphérie, le choix de l'une ou l'autre se faisant par rotation relative du capot par rapport à la tête de visée, de manière à obtenir l'alignement de la fenêtre choisie sur l'axe de visée.Une fois ce positionnement effectué, toute rotation du viseur entraînera une rotation consécutive du capot de même sens et de même valeur angulaire, assurant ainsi l'alignement optimal de la fenêtre sur l'axe de visée quel que soit le mouvement de celle-ci. En outre, et de manière caractéristique de l'invention, le capot peut désormais reposer directement sur une embase solidaire de la structure fixe qui supporte tout son poids, et non plus sur le fflt du viseur. Celui-ci ne porte plus que la tête de visée, allégée. Toute réaction due à l'inertie du capot de protection disparait, qui peut être renforcé et alourdi autant que de besoin sans conséquence fâcheuse et sans qu'il soit besoin de renforcer le fAt du viseur. Il est même possible de faire supporter par le capot -un équipement supplémentaire tel qu'une antenne, une arme, ou une caméra, qui se pointera automatiquement dans la direction visée, et suivra toute rotation de la tête de visée. De plus, le capot peut être réalisé par le fabricant du véhicule, permettant l'emploi de matières ou de procédés métallurgiques qui lui sont propres, ainsi qu'une meilleure adéquation du capot au véhicule. Enfin, il est aisé de prévoir un viseur dont les dimensions réduites de la tête permettent son remplacement ou son retrait depuis l'intérieur de la structure, sans démontage du capot de protection. Avantageusement, il est en outre possible de prévoir qu'un des écarts angulaires prédéterminés corresponde à l'alignement de la fenêtre de visée sur un secteur angulaire susceptible de l'obturer. L'axe de visée et la fenêtre ne colncidant plus, le viseur sera protégé contre toute agression extérieure en dehors des périodes d'utilisation, sans qu'il soit nécessaire d'ajouter au capot un équipement complémentaire tel rtn volet d'occultation télécommandé. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront plus clairement à la lecture de la description ci-après, faite en référence aux figures annexées, où : . la figure 1 est une élévation, en coupe selon la ligne I-I de la figure 2, de l'ensemble de visée selon l'invention ; . la figure 2 est une vue de dessus, en coupe selon la ligne II-II de la figure 1 . la figure 3 est une élevation montrant l'ensemble de visée équipé d'un volet extérieur d'obturation . la figure 4 est une vue de dessus en coupe d'une variante où l'obturation est réalisée par un secteur angulaire mobile. Sur la figure 1, on peut voir l'ensemble, monté sur une structure 100, fixe ou mobile, dans une ouverture de laquelle on a placé le viseur 200, protégé par le capot 300. Le viseur 200 comporte à sa partie supérieure une tête de visée 210, mobile en rotation autour d'un axe vertical par l'intermédiaire d'un moteur et d'un entrainement non représentés. Cette tête est portée par un corps intermédiaire ou fût 220, fixé sur la structure 100, de préférence de manière démontable, notamment depuis l'intérieur de la structure. Un miroir 211 à 450 placé dans la tête de visée renvoie l'image provenant de la direction X, dans laquelle on a pointé la tête mobile 210, vers le bloc optique 230, fixe et situé à l'intérieur de la structure, tout comme le poste d'ob servation 240. Le capot de protection 300 recouvre entièrement les éléments du viseur situés au-dessus de la structure 100, c'est-A-dire la tête de visée 210 et la partie émergente du corps intermédiaire 220. A sa partie inférieure, le capot 300 comporte une couronne d'appui 310 par laquelle il repose directement sur une embase fixe 110 solidaire de la structure 100. Ce support mobile peut être réalisé de diverses manières, par exemple au moyen de roulements ou par une couronne 310 et une embase 110 qui présentent des surfaces en regard soigneusement polies, lubrifiées ou non, ou séparées par un film d'air porteur. Le capot comporte en outre une fenêtre 320 dirigée dans la direction de visée X.Iln'aété représenté sur les figures qu'une seule fenêtre, mais il est bien entendu que la description qui suit se réferera également au cas d'un capot à fenêtres multiples, pour lequel l'agencement des différents éléments de l'ensemble de visée reste le même. Le capot comporte également des moyens d'entraînement en rotation 330, entièrement indépendants des moyens d'entraînement en rotation de la tête de visée 210 (non représentés). Ces moyens peuvent par exemple comporter, comme représenté, un moteur solidaire du capot attaquant une couronne dentée solidaire de l'embase, ou l'inverse. L'asservissement de la position du capot à la rotation de la tête peut être réalisé de deux manières. Dans un premier mode de réalisation, représenté schématiquement en figure 2, la tête de visée 210 comporte un doigt 340 mécanique ou optique placé entre deux détecteurs d'écart angulaire 350 et 350', qui peuvent être des contacteurs actionnés par le doigt lorsque l'axe de visée n'est plus dans l'alignement de la fenêtre, ces contacteurs provoquant une rotation antagoniste du capot de manière à rétablir l'alignement; avec une commande optique, le doigt 340 émet un faisceau lumineux radial et les détecteurs 350 et350' comportent des cellules photoélectriques. Ce mode de réalisation est simple à mettre en oeuvre. Il est cependant limité au cas d'un capot à fenêtre unique. Dans un second mode de réalisation, l'ensemble comporte des moyens de mesure de la position angulaire du viseur, des moyens de mesure de la position angulaire du capot, et des moyens comparateurs de ces deux mesures. Ces moyens de mesure sont des dispositifs connus tels que potentiomètre, synchrodétecteur, codeur optique ou analogues. Le comparateur agit sur les moyens d'entraînement du capot pour aligner la fenêtre - ou celle des fenêtres qui a été choisie si le capot comporte plusieurs de ces fenetres - sur l'axe de visée. Ce mode de réalisation permet une tolérance angulaire de positionnement du capot très faible, qui n'a pour limite que la résolution des moyens de mesure des positions angulaires. La transformation de l'information de position angulaire en signal électrique permet avantageusement l'introduction de décalages angulaires prédéterminés, correspondant aux différentes fenêtres, par simple action sur un contacteur électrique. Ce contacteur peut être actionné manuellement par l'opérateur ; il peut également être constitué d'un relais commandé par le signal du détecteur optique de rayonnement incident qui choisira lui-meme la fenêtre adéquate, ou même provoquer automatiquement l'obturation de la fenêtre par l'un des moyens que l'on va décrire. Le choix de l'un ou l'autre de ces moyens peut d'ailleurs être effectué de façon automatique selon la nature du rayonnement. On peut voir sur la figure 3 un premier moyen, connu, d'occultation de la fenêtre par un volet rabattable 360 placé à l'intérieur ou à l'extérieur du capot. Ce volet peut être actionné manuellement, ou bien être télécommandé de l'intérieur de la structure. Il assure une protection parfaite, mais sa manoeuvre est toujours lente. Un autre moyen utilise un ou plusieurs injecteurs pyrotechniques disposes à la périphérie de la fenêtre 320, comme il a été représenté sur les figures 1 et 2 en 370 et 371. Des injecteurs, par exemple commandés par une cellule photoélectrique, projettent devant la fenêtre un nuage d'aerosolsoudefumee créant un rideau opaque devant la fenêtre pendant un cours instant, et empêchent tout éblouissement, par exemple pendant la durée d'une explosion. La récupération de la capacité de vision optique est très rapide, surtout si la fenêtre ne comporte pas de glace et si on réalise un balayage par air à partir de l'intérieur du capot pour dissiper plus rapidement encore le rideau de fumée. Un troisième moyen d'occultation, spécifique à la présente invention, permet également une obturation sans qu'il soit besoin d'équipements spéciaux sur le capot ou sur le viseur. Sur la figure 4, on a représenté ce dispositif qui comporte un secteur angulaire 250 disposé a l'intérieur du capot 300. Pour réaliser l'obturation, il suffit, au lieu d'aligner la fenêtre 320 sur l'axe de visée X du viseur 210, de l'aligner sur l'axe Y du secteur angulaire. Celui-ci assurera alors une obturation optique et mécanique comparable à celle qu'on aurait obtenue avec un volet rabattable télécommandé comme celui de la figure 3. Le temps d'obturation est celui nécessaire à l'alignement du capot sur l'axe Y. De préférence, le secteur blindé 250 est relié en rotation à la tête 210, de manière à ne pas gêner la visée lorsque la tête pivote. Cette liaison peut être obtenue simplement par solidarisation de la tête 210 et du secteur 250, ou par asservissement du secteur sur la direction de la tête, le secteur ayant alors ses propres moyens d'entraînement en rotation. Le secteur, dans ce dernier cas, peut alors même entourer complètement la tête, sauf à l'endroit de l'ouverture de visée, formant ainsi un second capot intérieur et coaxial au capot blindé principal. En service les fenetres des deux capots sont alignées ; en position de protection elles seront angulairement décalées. Ces caractéristiques peuvent bien entendu être étendues au cas d'un viseur à plusieurs fenêtres. I1 y aura alors autant de secteurs blindés que de fenêtres à obturer, et un décalage angulaire unique placera simulta dément toutes les fenêtres devant leurs secteurs blindés respectifs. I1 est bien entendu que la présente description n'est donnée qu'à titre d'exemple non limitatif de réalisation, et que de nombreuses variantes peuvent être envisagées sans pour autant sortir du domaine de la présente invention. REVENDICATIONS 1. Ensemble de visée, du type comportant une structure (100) pourvue d'une ouverture à sa partie supérieure, un viseur périscopique (200) traversant l'ouverture de la structure fixe, et comportant une tête de visée (210) à sa partie supérieure, la dite tête étant mobile en rotation autour d'un axe vertical, un capot de protection (300) recouvrant la partie émergente du viseur, pourvu d'au moins une fenêtre (320) de visée, caractérisé en ce que - le capot de protection repose sur une embase (110) solidaire de la structure fixe, - et en ce que l'ensemble comporte - des moyens d'entraînement en rotation (330) du capot autour d'un axe vertical confondu avec celui de la tête de visée, - des moyens pour mesurer l'écart angulaire entre la tête de visée et le capot de protection, et - des moyens, coopérant avec les moyens d'entraînement du capot, pour amener cet écart à une valeur donnée choisie parmi un ensemble de valeurs prédéterminées, chacune des valeurs prédéterminées correspondant à l'alignement optimal de la tête de visée sur chacune des fenêtres du capot de protection. 2. Ensemble de visée selon la revendication 1, caractérisé en ce que, en outre, l'un des écarts angulaires prédéterminés correspond à l'alignement d'au moins une fenêtre de visée (320) sur un secteur angulaire (250) susceptible d'obturer celle-ci, ledit secteur étant relié à la tête de visée (210) dans son mouvement de rotation. 3. Ensemble de visée selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de mesure de la position angulaire de la tête de visée, des moyens de mesure de la position angulaire du capot de protection, et des moyens comparateurs de ces deux mesures. 4. Ensemble de visée selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il comporte un doigt (340) solidaire de la tête de visée, et deux détecteurs (350, 350') d'écart angulaire solidaire du capot de protection. 5. Ensemble de visée selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le choix de certaines valeurs prédéterminées est effectué à partir du signal issu d'un détecteur optique de rayonnement 6. Ensemble de visée selon l'une-des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'au moins une des fenêtres est ouverte, de manière à ne présenter aucun obstacle optique à la visée, et en ce que l'espace compris entre le capot (300) et la tête de visée (210) est soumis à un balayage par air de l'intérieur vers l'extérieur. 7. Ensemble de visée selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'au moins une des fenêtres est obturée par une glace transparente aux rayonnements captés par le viseur. 8. Ensemble de visée selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte en outre des moyens pyrotechniques (370, 371) d'obturation des fenêtres. 9. Ensemble de visée selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte en outre des moyens mécaniques (360), solidaires du capot de protection, d'obturation des fenêtres. 10. Ensemble de visée selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la tête de visée (210) est mobile en rotation sur 3600.