La présente invention concerne des perfectionne- ments au montage de chaussures avec des colles fusibles. Le mot "chaussure", lorsqu'il est utilisé dans le présent mémoire, englobe à la fois les chaussures en géné- ral et l'article en cours de fabrication. Il a été proposé à diverses reprises des colles à utiliser pour le montage des tiges de chaussures. Pendant l'opération de montage, une tige de chaussure est tirée pour qu'elle épouse le galbe d'une forme de montage. Les marges de la tige sont rabattues ou tirées en travers du dessous de la chaussure et sont fixées à une première placée 'sur la forme. Habituellement, l'opération de montage est effec- tuée en utilisant des machines destinées à traiter le bout, les côtés et l'arrière de la chaussure ou des parties combi- nées de cette dernière. Il est nécessaire de fixer ces mar- ges à la première de manière que, lorsque les outils rabatteurs sont retirés, les marges de la tige restent dans leur position rabattue. Les machines modernes de montagedestinées à être utilisées pour monter le bout, les côtés et l'arrière des chaussuressont conçues de façon à fonctionner rapidement et exigent que les colles utilisées soient appliquées faci- lement et qu'elles durcissent suffisamment pour retenir con- venablement les marges de la tige, même si les outils rabatteurs ne restent dans leur position de rabattement vers l'intérieur que pendant deux secondes environ ou même n'y restent pas du tout. Egalement, certaines opérations de fabrication effectuées après le montage sont exécutées à des températures élevées et1par conséquent, il est indispen- sable que les colles utilisées pour le montage puissent ré- sister à des températures supérieures à 100'C de façon que la chaussure puisse rester à l'état monté. Par exemple, il peut être nécessaire que des colles de montage des côtés présentent des points de ramollissement supérieurs à 120'C, plus souvent compris entre 150' et 2100C et souvent compris dans la plage de 1700 à 2000C environ. Ces conditions ainsi que d'autres imposent des limitations quant au temps au bout duquel la colle doit assurer une liaison et quant à la a487179 souplesse et à la résistance à la chaleur nécessaires. De même, les caractéristiques d'adhérence doivent être telles que les matériaux utilisés pour la fabrication des chaussu- res soient convenablement collés; les matériaux les plus couramment utilisés pour la fabrication de chaussures com- prennent le cuir et des matériaux de tige à base de chlorure de polyvinyle ainsi que des matériaux pour les premières, par exemple une bande fibreuse liée au latex, par exemple "Texan" (marque déposée). D'autres matériaux proposés pour la fabrication des chaussures et qu'il est souhaitable de faire adhérer comprennent des matériaux de doublure à base de chlorure de polyvinyle et du type "épousant la peau" (skinfit). Les matériaux de doublure du type "épousant la peau" comprennent des matières synthétiques englobant une couche interne en étoffe, par exemple un tissu de polyamide et une couche de mousse, par exemple de polyuréthanne, et ils sont relativement difficiles à monter en utilisant des machines dans lesquelles les outils rabatteurs ne res- tent pas dans leur position de rabattement, en particulier lors de la fabrication de chaussures de femmes. Les machines modernes de montage destinées à être utilisées avec des colles fusibles sont équipées de moyens pour contenir et faire fondre les matières fusibles sous diverses formes, par exemple des matières fusibles distribuées sous forme de baguettes flexibles ou de granules. Dans le cas des colles fusibles en forme de baguette, des conditions supplémentaires sont imposées à la colle pour pouvoir la distribuer s-ous la forme d'une baguette flexible enroulablequi peut être déroulée d'une bobine et introduite dans la machine de montage par un dispositif d'avance de cette dernière. Des colles fusibles à base de polyamide sont couramment utilisées pour les opérations de montage des côtés, mais elles sont beaucoup plus coûteuses que les matières fusibles à base de polyester fréquemment utilisées pour les opérations de montage du bout. On sait que des copolyesters de téréphtalate de butane-diol constituent des compositions de colle fusible de montage du bout acceptables dans l'industrie. Ces matières ont tendance à durcir rapidement de l'état liquide mobile à l'état solide dur dans une plage de températures relative- ment étroite, sans qu'elles manifestent, dans une mesure importante, un état poisseux à leur point de fusion ou à une température voisine de ce dernier. Egalement, pour que la colle manifeste une grande force d'adhérence, il est néces- saire d'utiliser des matières relativement très visqueuses qui tendent à rendre plus difficile l'extrusion de la colle sur la chaussure pendant le montage. En conséquence, bien que ces matières puissent être formulées de manière qu'elles soient acceptables pour le montage du bout et de l'arrière, elles ont tendance à être moins favorables pour les opéra- tions de montage au cours desquelles les instruments de montage ne restent pas pendant une longue période pour rete- nir les marges de la tige contre la première, pendant que la colle durcit entre elles, et pour les opérations de mon- tage dans lesquelles il est souhaitable de pouvoir coller divers matériaux, tout en assurant la ténacité du collage et en utilisant la colle sous la forme d'une baguette stable. La présente invention a notamment pour objet un procédé perfectionné de montage en utilisant une composition améliorée d'une colle de montage fusible. La Demanderesse a découvert qu'il est possible d'obtenir un montage satisfaisant des côtés de chaussures en utilisant des compositions de colle fusible sélectionnées comprenant certains polyesters et certains polymères d'hydro- carbures aliphatiques linéaires à haut poids moléculaire. La Demanderesse a observé que ces compositions de colle sélectionnées peuvent être mises par extrusion sous forme de baguettes ayant des viscosités convenables et qu'elles manifestent une adhérence satisfaisante à divers matériaux, notamment les matériaux de doublure du type chlorure de poly- vinyle qu'il n'est pas facile de monter sur les côtés à l'aide des colles fusibles connues en utilisant une machine à fonctionnement progressif pour le montage des côtés. Les compositions adhésives à utiliser dans un procédé selon l'invention manifestent une faible aptitude à donner des fils - 2487179 4- pour de fortes viscosités et un degré intéressant de cristal- linité, ainsi que des propriétés de pégosité et de cohésion sur une plage de températures se situant au point de fusion ou au voisinage de celui-ci, c'est-à-dire un durcissement moins net, ce que l'on appelle ci-après leur nature gluante. La présente invention propose, dans l'un de ses divers aspects, dans un procédé de montage d'une chaussure dans lequel les bords de la tige sont fixés à la première par une composition de colle, l'utilisation d'une colle fusi- ble comprenant une quantité mineure d'un polymère d'hydrocar- bures linéaires aliphatiques à haut poids moléculaire et une quantité ma- jeure d'un copolyester sensiblement linéaire comportant une chaîne moléculaire constituée de motifs correspondant à des motifs de type diol et à des motifs du type acide provenant de: (a) un ou plusieurs diols aliphatiques (b) l'acide téréphtalique, dans une mesure non inférieure à 60 moles pour îOO moles des motifs du type acide et (c) un ou plusieurs acides dicarboxyliques alipha- tiques ou aromatiques, comprenant un acide dicarboxylique comportant un reste d'hydrocarbure aliphatique difonctionnel n'ayant pas moins de 5 atomes de carbone dans la chaîne de la molécule, les motifs étant choisis de façon que la composition de colle présente un point de ramollissement (méthode de la bille et de l'anneau) se situant entre 1201C et 2101C. Des compositions de colle convenables ont des points de fusion (bille et anneau) se situant dans une large plage de températures selon les conditions d'applica- tion prévues et les matériaux à monter. Les compositions dont le point de fusion excède 2100C ne conviennent pas pour ser- vir dans les machines actuelles de montage. Si des composi- tions dont le point de fusion est aussi faible que 120'C peuvent être acceptables dans certains cas pour servir avec des machines à monter les côtés destinées à fonctionner auto- matiquement pour monter simultanément et progressivement les deux côtés d'une chaussure à l'aide de molettes de montage pendant le mouvement relatif entre les molettes de montage et la chaussure dans le sens de la longueur de celle-ci (ce que l'on désigne ici comme étant des "machines de montage progressif"), par exemple en utilisant une molette servant à frotter et à presser des marges opposées de montage de côtés sur lesquels de la composition de colle a été appliquée en un seul passage le long de la chaussure, la Demanderesse préfère utiliser des compositions de colle dont le point de ramollissement (bille et anneau) se situe entre 1701C et 2000C. Les compositions de colle peuvent posséder une viscosi- té se situant dans une large plage, et la Demanderesse pré- fère utiliser des compositions qui, lors de leur fabrication, ont une viscosité se situant entre environ 500 et 1500 Po à 2400C, comme déterminé d'après les mesures de viscosité effectuées dans un dispositif "Brookfield Thermocell"; des compositions dont la viscosité est inférieure à 500 Po ten- dent à présenter un pouvoir inadéquat de retenue pour la fixation de certains matériaux assez rigides pour la fabrica- tion des chaussures, lorsque ceux-ci sont mis en oeuvre dans des machines de montage progressif, alors que des matériaux dont la viscosité est supérieure à 1500 poises tendent à être plutôt difficiles à extruder pendant le montage. Lors de l'utilisation d'une machine de montageprogressif pour la mise en oeuvre d'un procédé selon l'invention, la Deman- deresse préfère utiliser une composition de colle dont la viscosité se situe, au moment de sa fabrication, entre 900 et 1100 Po à 2401C. Les diols aliphatiques à utiliser pour préparer le polyester comprennent de préférence les diols aliphatiques saturés de formule HO(CH2)nOH, dans laquelle n est un nombre pair, et notamment le 1,4-butane-diol. Les constituant du type diol peuvent également comprendre une faible proportion d'un glycol à longue chaîne, par exemple un glycol dont le poids moléculaire se situe entre 1000 et 10000, à la condi- tion que le copolyester résultant présente une certaine af- finité pour le polymère d'hydrocarbure. Si on le désire, le diol aliphatique peut comporter un ou plusieurs diols pré- sentant des substituants méthyle ou éthyle sur leur chaîne moléculaire. On peut. également utiliser d'autres diols ali- Z48'7179 phatiques à courte chaîne, par exemple l'éthylène-glycol, le 1,6-hexanediol et leurs mélanges, mais la Demanderesse préfère en général que la proportion de 1,4-butane-diol que l'on utilise constitue au moins 50 moles % des motifs de type diol, pour obtenir des qualités souhaitables d'adhé- rence et de cristallinité. Pour obtenir le point de ramollissement et la cris- tallinité de compositions nécessaires, la Demanderesse utilise des copolyesters comportant non seulement des quantités im- portantes de motifs téréphtalate, mais aussi des quantités importantes de motifs provenant d'un autre acide dicarboxyli- que. L'incorporation de motifs provenant d'autres acides et/ou d'autres diols dans la chaîne moléculaire influe sur diverses propriétés du polyester, ce qui comprend non seulement le point de ramollissement mais aussi, par exemple, l'adhérence, la cristallinité, la viscosité et la souplesse de la composi- tion. En raison de la structure moléculaire de l'acide téré- phtalique, que l'on peut considérer comme comportant des groupes carboxyles fixés en des positions opposées sur un noyau benzénique, la présence de restes d'acide téréphtalique dans la molécule du polyester tend à augmenter la cristalli- sabilité de celui-ci. L'incorporation de motifs provenant d'acides aromatiques, par exemple les acides ortho- et iso- phtaliques, influe en particulier sur le point de fusion et la cristallisabilité du polyester. La Demanderesse préfère incorporer des motifs provenant de l'acide isophtalique. Il est important que les fragments aliphatiques de la molécule du copolyester manifestent de l'affinité pour le polymère d'hydrocarbure linéaire à haut poids moléculaire utilisé, car cela influence à un degré marqué la nature gluante de la composition et sa viscosité. Par exemple, des acides dicarboxyliques aliphatiques comportant moins de 5 atomes de carbone dans la chaîne moléculaire tendent à donner de médiocres liaisons lors du montage des côtés. Des motifs aliphatiques convenables peuvent provenir d'acides dicarboxy- liques aliphatiques ne comportant pas moins de 5 atomes de carbone dans leur reste d'hydrocarbure aliphatique difonction- Z487'179 nel, ce qui comprend les acides appelés dimères et les acides ayant de 6 à 12 atomes de carbone dans le reste d'hydrocar- bure, comme par exemple l'acide dodécanoîque, l'acide azélalque, l'acide sébacique et leurs mélanges. Lorsqu'ils sont présents dans la molécule avec les motifs d'acide phta- lique, les motifs de l'acide sébacique, de l'acide azélaîque et d'autres acides aliphatiques dibasiques ont pour effet d'écarter les noyaux benzéniques de la chaîne polymère et confèrent de la souplesse à la chaîne polymère. Cet écarte- lO ment semble important à propos de la compatibilité nécessaire avec le polymère d'hydrocarbure aliphatique. La Demanderesse préfère incorporer des motifs provenant d'un acide gras dimérisé dérivant d'une huile. Un acide gras dimérisé prove- nant d'une huile peut être obtenu par polymérisation d'un acide polyinsaturé dérivant d'une huile végétale, par exemple l'acide linoléique provenant des huiles de soja, de graines de coton ou de graines de lin, par le procédé décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 2 482 761, selon le- quel l'acide dérivant d'une huile est chauffé en présence d'eau en appliquant une pression suffisante pour empêcher une décomposition. L'acide gras dimérisé ainsi produit pré- sente un poids moléculaire apparent d'environ 600, un poids d'équivalent d'environ 300 et il comporte habituellement en- viron 95 % de molécules comprenant 36 atomes de carbone et ayant deux groupes carboxyles, le reste comprenant un peu d'acide monomère et un peu de molécules trimères comportant 54 atomes de carbone et ayant 3 groupes carboxyles. La De- manderesse préfère utiliser un acide gras dimérisé, dérivant d'une huile, dans lequel la proportion de monomère est infé- rieure à 1 % et celle de trimères inférieure à 6 o. Cepen- dant, on peut utiliser un acide gras dimérisé comprenant jus- qu'à 25 de trimère. On peut aussi utiliser un produit d'hydrogénation d'un acide gras dimérisé dérivant d'une huile. La Demanderesse préfère utiliser un polyester dont les motifs diol proviennent du 1,4-butane-diol et les motifs acides proviennent de l'acide téréphtalique, de l'acide isophtalique et d'un acide gras dimérisé dérivant a487179 d'une huile. De préférence, le polyester comporte 2 à 20 moles % de motifs de l'acide gras dimérisé et de 98 à 80 moles %O de motifs d'un mélange des acides téréphtalique et isophtalique> encore mieux, pas plus d'environ 5 moles des motifs d'acide gras dimérisés et pas moins d'environ moles des motifs acide téréphtalique et acide iso- phtalique. La Demanderesse préfère également que les motifs acide téréphtalique. et acide isophtalique- constituent de 60 à 90 moles A des motifs acides et 8 à 38 moles % des motifs acides, respectivement, encore mieux, la Demanderesse préfère la présence de 70 à 80 moles %D de motifs acide téréphtalique et de 15 à 25 moles %A de motifs acide iso- phtalique. Comme le comprendra l'homme de l'art, les motifs acides du polyester peuvent provenir non seulement directe- ment des acides eux-mêmes, mais aussi de leurs esters infé- rieurs (par exemple les esters méthylique ou éthylique), lorsqu'il s'avère nécessaire ou commode d'opérer ainsi. La présence de restes aliphatiques dans le copoly- ester, notamment ceux provenant d'un acide dimère, permet d'inclure dans la composition de colle des quantités suffi- santes du polymère d'hydrocarbure aliphatique linéaire à haut poids moléculaire. Ces polymères tendent à être incompa- tibles avec les polyesters plus habituellement utilisés dans des colles fusibles, à durcissement rapide, comportant des polyesters pour le montage des bouts, alors qu'avec les copolyesters sélectionnés incorporés aux compositions de colle à utiliser dans la présente invention, on peut inclure jusqu'à 20 % en poids du polymère, ou même davantage, sans rencontrer, lors de leur utilisation avec des machines à montage progressif, des problèmes dus à une extrudabilité plus médiocre et à un manque de pouvoir de retenue que l'on peut associer à de l'incompatibilité. Des polymères d'hydrocarbures alipha- tiques linéaires convenables à haut poids moléculaire compren- nent les polyoléfines, notamment les homopolymères de l'éthylène; on préfère des polyéthylènes à basse densité, notamment ceux dont l'indice de fusion se situe entre environ et environ 200, ce qui revient à leur attribuer un poids moléculaire compris entre environ 30 000 et environ 90 000, a487479 ainsi que leurs mélanges. Par indice de fusion, on entend le poids, en grammes, de la matière extrudée1à travers une filière normalisée,en 10 minutes à 190 C; cette expression est définie dans la norme britannique BS2782, méthode 105C. On préfère surtout des polymères dont l'indice de fusion se situe entre 5 et 30. Des polyéthylènes préférés sont fournis dans le Royaume-Uni sous la marque commerciale "Alkathene" par la Division des Matières Plastiques de ICI. Les qualités 17 (indice de fusion 7), 19 (indice de fusion 20) et 23 (indice de fusion 200) se sont toutes avérées satisfaisantes et l'on préfère la qualité à plus haut poids moléculaire, "Alkathene 17". On peut commodément utiliser ces matières sous forme d'un mélange-maître coloré pendant la fabrication de la com- position de colle. La présence d'un polymère d'hydrocarbure aliphati- que linéaire à haut poids moléculaire dans une composition de colle convenant pour servir dans un procédé selon l'in- vention conduit à des colles manifestant une nature cohésive collante dans une plage de températures de plusieurs degrés au point de ramollissement des colles ou au voisinage de ce point. Cette nature cohésive et collante est avantageuse dans les opérations de montage de côtés dans lesquelles la marge de collage est maintenue fermement sur la première, pen- dans un court moment seulement, par les outils de montage de la machine à monter. L'utilisation de telles compositions de colle permet de maintenir les matériaux en position montée, bien que, immédiatement après une application progressive de la composition de colle fusible sur les marges de montage, celles-ci soient tout simplement tirées en position et pressées momentanément contre la première par les molettes de montage pendant le mouvement relatif entre les molettes de montage et la chaussure dans le sens longitudinal de celle-ci. En plus de son influence sur les propriétés physi- ques, c'est-à-dire la "nature gluante" de la composition de colle à son point de fusion ou au voisinage de celui-ci, le polymère d'hydrocarbure aliphatique linéaire à haut poids moléculaire influe également sur les caractéristiques d'adhé- rence de la composition de colle et semble amplifier l'apti- tude au collage, dans le procédé de montage, de divers matériaux pour la fabrication de chaussures, ce qui comprend, par exemple, des doublures en chlorure de polyvinyle. De même, ces compositions de colle peuvent être extrudées en forme de baguettes sans difficulté excessive pour donner constamment des baguettes de section uniforme. Si des quanti- tés importantes du polymère peuvent être incorporées à la composition de colle, on peut obtenir un mélange optimal de propriétés en utilisant de 2 à 10 % en poids du polymère d'hydrocarbure aliphatique linéaire à haut poids moléculaire par rapport au poids de la colle; des proportions supérieures à environ 20 % en poids tendent à donner une extrusion plus médiocre lors de l'utilisation aux températures requises. Les compositions de colle de l'invention peuvent être formulées de manière à comporter des additifs normale- ment utilisés dans des colles fusibles pour montage, par exemple des colorants, des charges, des résines et des stabi- lisants. Un procédé selon l'invention est avantageux pour le montage des deux côtés d'une chaussure dans une machine destinée à monter progressivement les côtés à l'aide de molettes de montage pendant le mouvement relatif des molettes et de la chaussure le long de celle-ci, par exemple une machi- ne automatique à monter les côtés, vendue dans le Royaume-Uni par The British United Shoe Machinery Company Limited (machine BUAL NO 2). Dans un procédé selon l'invention, le bout de la chaussure peut être monté à l'aide d'une composi- tion de colle fusible à base, par exemple, d'un copolyester de l'acide téréphtalique, de l'acide isophtalique, d'un aci- de aliphatique et d'un diol consistant en du 1,4-butane-diol ou comportant ce dernier. Ce montage du bout peut être réali- sé avant le montage des côtés, comme indiqué ci-dessus. De préférence, on achève le montage de la chaussure en montant l'emboîtage à l'aide d'une autre colle adhésive ou avec des semences. Pour que l'invention puisse devenir plus claire, on va maintenant décrire dix-sept compositions de colle fusi- a487179 ble et leur utilisation pour le montage des côtés. Parmi ces compositions, on choisit les compositions de colle numéros 2 à 7, 10, 11, 12, 14 à 17 pour une description destinée à illustrer l'invention. Il va de soi que ces exemples de colle ont été choisis pour la description, en vue de faciliter la compréhension de l'invention et nullement pour la limiter. On prépare des polyesters (A à F) par la réaction réglée des ingrédients en vue de produire des copolyesters comportant des motifs acides et des motifs du type diol selon les proportions molaires indiquées au tableau I, et présen- tant les valeurs de viscosité et de point de ramollissement indiquées au tableau I. Les valeurs de la viscosité indiquées dans les tableaux sont déterminées à l'aide de mesures de viscosité effectuées dans un dispositif "Brookfield Thermocell" On produit les polyesters A, E et F par une réaction réglée d'une charge de matières en opérant comme suit. On mélange 236 g d'un acide linoléique dimérisé, visqueux et liquide, d'un poids moléculaire apparent de 575 environ et qui comprend environ 95 A de dimère, 4 O de trimère et 1 % de monomère ("Empol 1014", obtenu chez Unilever Emery) avec 1070 g d'acide téréphtalique et 270 g d'acide isophtalique. On fait réagir ce mélange avec 0,94 1 de 1,4-butane-diol en présence de 4,5 g d'oxyde de dibutyl-étain. On chasse par ébullition l'eau et le diol et, dans les derniers stades de la réaction, on opère sous vide. On continue à chauffer et la température est portée à 240%C environ, pour effectuer la poursuite de la polymérisation du polyester dans le récipient jusqu'à ce que le polyester présente la viscosité requise. Après la production des polyesters, on prépare à titre d'exemples diverses compositions de colle en utilisant les quantités pondérales de matière indiquées au tableau Il. Les valeurs de la viscosité et du point de ramollissement des compositions sont également indiquées sur ce tableau Il. On extrude les colles résultantes pour les obtenir sous forme d'une baguette de 4 mm de diamètre, en vue de les utiliser comme des colles fusibles. Dans ces compositions, le polymère aliphatique utilisé dans chaque cas est un polymère d'hydrocarbure alipha- tique linéaire à poids moléculaire élevé ayant un indice de fusion compris entre 5 et 200. Le polymère d'hydrocarbure de la "composition de polymère aliphatique N 1" est "Alkathene 17", polyéthylène à basse densité ayant un indice de fusion de 7 et une masse volumique de 0,917 g/cm3. La matière est ajoutée au polyester sous forme de "Masterbatch White 005" comprenant 70 % en poids de "Alkathene 17" et 30 % en poids de bioxyde de titane (anatase). Ainsi, les quantités de "Alkathene 17" que l'on utilise dans les colles numéros 2, 3, 13, 14 et 17 représentent 70 % des valeurs in- diquées au tableau II, à savoir 5,8; 9,6; 3,5; 3,5 et 2,8, respectivement. La "composition de polymère aliphatique N 2" est "Alkathene 17" proprement dit; la "composition de polymère aliphatique N 3" est "WJVG23", polyéthylène à basse densité ayant un indice de fusion de 200 et une masse volumique de 0,914 g/cm3; la"composition de polymère aliphatique NI 4" est "Masterbatch 0729 green 6420" comprenant 62,5 % en poids de "Alkathene 19", 15 % de bioxyde de titane, 10 % de car- bonate de calcium et des pigments organiques verts et jaunes. Ainsi, "Alkathene 19" constitue le polymère d'hydrocarbure de cette composition (indice de fusion: 20; masse volumi- que: 0,916 g/cm 3) et il est présent à raison de 2,48 o du poids de la composition N 15. La"composition de polymère aliphatique N 5" est "Masterbatch 0120 Brown 509" comprenant 78 %O en poids de "Alkathene 17" et un mélange d'oxyde de fer (20 %), de bioxyde de titane (rutile) et de noir de carbone. La propor- tion du polymère d'hydrocarbure que l'on utilise est donc de 3,12 % du poids de la composition N 16. Exemple 1: Procédé de montage On monte une chaussure d'homme sur une forme pour chaussure basse, comme suit. On assemble sur une forme, avec une première en "Texon", une tige comprenant un revêtement externe blanc en cuir à tannage végétal, et des renforts avant et arrière. On présente l'assemblage aux outils de traitement d'une machine "BUSMC N0 4A" à mettre sur forme et à monter les bouts, notamment pour monter les parties avant de la tige. Dans cette opération, on applique une composition de colle fusible, correspondant sensiblement à la formulation C de polyester, sur la première à la température de 2400C en une configuration en fer à cheval avant de rabattre la marge de montage vers l'intérieur. Après le montage du bout, on présente la chaussure à une machine "BUAL NI 2" pour le montage simultané des deux côtés de la tige. De la composi- tion de colle NO 16 est envoyée, par une source de cette col- le, sous forme d'une baguette enroulée en bobine. (baguette de 4 mm de diamètre) à un dispositif de fusion de la machine et elle est ensuite appliquée sur la chaussure, à environ 22tJC, par des ajutages disposés de chaque côté de la chaus- sure. Pendant cette opération, il se produit entre les molet- tes de montage de la machine et la chaussure un mouvement relatif dans le sens de la longueur de la chaussure, et les ajutages sont guidés le long de la chaussure vers l'arrière de celle-ci pour déposer progressivement un bourrelet de colle fusible le long de chaque côté de la chaussure, entre la marge de montage de la tige et la première, en avant des molettes. Au fur et à mesure de l'application des bourrelets de colle, les molettes traitent la marge de montage de la tige de façon à frotter progressivement la marge de montage sur la première et à la presser contre celle-ci pour défor- mer les bourrelets de colle entre la marge et la première et appliquer une pression de liaison à la marge de montage. Cette opération de montage des côtés est achevée en quelques secondes et, donc, la période au cours de laquelle la pres- sion de liaison est appliquée à la marge de montage en un point particulier quelconque est minimale. Après le montage des côtés, on présente la chaussure à une machine "BUSMC NO 5" de montage des emboîtages pour semencer les dernières parties de l'emboîtage de la chaussure. On trouve à l'examen que la chaussure montée est de montage très serré, avec une ligne de carre de forme très nette et un collage ferme tout au long de la marge de montage sur la première. Exemple 2: Comparaison de l'aptitude au collage de composi- tions choisies de colle a487179 On utilise dans une machine "BUAL N0 2" les com- positions de colle NO 15, NO 16 et NO 17 pour monter les côtés de tiges de chaussures simulées sur des premières, en utilisant des échantillons de divers matériaux pour fa- brication de chaussures et des premières en "Texon". A titre comparatif, on utilise aussi, de la même façon, pour monter les côtés de chaussures simulées une colle fusible à base de polyamide pour le montage, vendue dans le Royaume-Uni sous la désignation "HM 522" par the British United Shoe Machinery Co. Ltd. On évalue les collages ainsi produits. Pour fabriquer les chaussures simulées, on utilise des premières en "Texon" et des morceaux de matériaux de tige de configuration et de dimension permettant de simuler chaque côté entier d'une chaussure de la partie avant à l'emboîtage. Le montage des côtés des tiges de chaussures simule le type pour chaussures basses, correspondant à des chaussures d'hommes et le type pour chaussures cambrées cor- respondant à des chaussures à talons hauts pour femmes. Les parties de la tige sont fixées à l'arrière et à l'ouverture du décolleté, et les parties avant et arrière extrêmes sont semencées à la première sur la forme. Cet assemblage est ensuite présenté à la machine comme s'il s'agissait d'une tige et d'une première de chaussure assemblées sur une forme. On fait fonctionner la machine pour qu'elle applique progres- sivement à 2201C environ la colle fusible choisie entre la première et la marge de montage de la tigeet qu'elle rabatte les parties marginales de la tige sur la première et les frotte en les pressant vers la tige pour réaliser le montage comme décrit ci-dessus. On estime que la qualité des parties montées est mauvaise, médiocre, passable, bonne ou excellente selon leur aspect et leur résistance à une déformation manuelle et selon la défaillance des collages le long de la partie montée. Des échantillons cotés comme mauvais ou médiocres sont considérés comme inacceptables pour la fabrication des chaussures, alors que ceux cotés comme passables sont con- sidérés comme acceptables pour la fabrication des chaussures et ceux cotés comme bons ou excellents sont considérés comme encore plus acceptables. Les résultats obtenus sont présentés au tableau III. Il ressort du tableau III qu'au cours des essais effectués avec des tiges en cuir, les résultats obte- nus dans le cas de l'utilisation de la composition de colle Nu 16 sont comparables à ceux obtenus dans le cas de l'utili- sation de la colle "HM 522", alors que les résultats obtenus au cours d'essais sur d'autres matériaux de fabrication de chaussures sont nettement meilleurs que ceux obtenus avec "HM 522". Cela apparaît surtout dans le cas des tiges compor- tant des doublures en chlorure de polyvinyle, mais cela ressort également dans le cas des collages avec du "Porvair" noir (marque déposée), une tige en chlorure de polyvinyle bleu et un-renfort de tige en étoffe, et avec du cuir blanc à tannage végétal. Les résultats indiquent également que les compositions de colle NO 15 et 17 se comportent de façon sem- blable à la composition de colle NI 16. Exemple 3: Variation du polyester et du polymère On utilise les compositions de colle 1 à 14 pour monter les côtés de tiges de chaussures simulées, en opérant de la façon décrite à l'exemple 2 et en utilisant des formes pour chaussures basses. On trouve que la composi- tion NO 1 n'est pas capable de coller un matériau de doublure "épousant la peau" à des premières en "Texon", alors que les compositions N0s2, 3, 4, 5 et 6 sont capables de coller ce matériau, bien qu'on note une absence de force d'adhérence dans la doublure épousant la peau. On trouve que la composi- * tion NO 7 constitue une bonne colle pour le montage des côtés, alors que la composition N0 8 donne une baguette fragile et est considérée comme manquant d'un pouvoir adéquat de retenue pour le montage des côtés. La composition de colle N0 9 n'est pas capable de retenir du cuir lourd ou des tiges en matériau épousant la peau. Cependant, on obtient sur ces matériaux des collages de résistance passable avec les compositions de colle NI 10 et NI 12 et, à un moindre degré, avec la composi- tion de colle NO 11. La composition de colle NI Il est dif- ficile à traiter dans la machine et l'on réduit à une valeur comprise entre 2000C et 2150C la température d'application de la colle pour réaliser un équilibre entre la vitesse Z48 7 179 d'écoulement de la colle (qui est faible à 2000C) et le pou- voir de retenue (qui diminue au-dessus de 2151C). On trouve que la composition de colle NO 13 donne une adhérence ina- déquate au matériau de la première et un médiocre pouvoir de retenue. On utilise la composition NI 14 à une température d'application de colle de205O à 2101C, et l'on trouve qu'elle donne un montage acceptable du cuir, du "Porvair", du chlorure de polyvinyle, du matériau pour épouser la peau, du poly- uréthanne et du cuir lourd sur des premières en "Texon". Il ressort des exemples ci-dessus que les com- positions de colle NOS 2, 3, 4, 5, 6, 7, 10, 11, 12, 14, 15, 16 et 17 permettent le montage adéquat des côtés de divers matériaux pour tiges dans une machine destinée à monter progressivement les deux côtés d'une chaussure simultanément à l'aide de molettes de montage au cours du mouvement relatif entre les molettes et la chaussure, dans le sens de la lon- gueur de celle-ci. Toutes ces compositions comprennent une proportion mineure d'un polymère d'hydrocarbure aliphatique linéaire à haut poids moléculaire et une proportion majeure d'un copolyester sensiblement linéaire dont la chaîne molécu- laire est constituée de motifs correspondant à des motifs du type diol et à des motifs du type acide provenant de (a) un ou plusieurs diols aliphatiques; (b) de l'acide téréphtalique, dans une mesure non inférieure à 60 moles pour 100 moles des motifs acides; et (c) un ou plusieurs acides dicarboxyliques aliphatiques ou aromatiques, comprenant un acide dicarboxyli- que ayant un reste d'hydrocarbure aliphatique difonctionnel ne comportant pas moins de 5 atomes de carbone dans la chaîne moléculaire, les motifs étant choisis de façon que la composi- tion de colle présente un point de ramollissement (méthode de la bille et de l'anneau) se situant entre 1200 et 2101C. Il ressort des exemples que l'on obtient un meilleur comportement sur toute une gamme de matériaux, dans les conditions d'essai, lorsqu'on utilise les copolyesters comportant des motifs dérivés d'un acide dimère dans des com- positions de colle présentant à 2400C une viscosité d'environ 900 à 1100 poises. Si certaines compositions comportant du f487179 copolyester présentant des motifs dérivés de l'acide sébacique (acide dicarboxylique ayant une chaîne d'hydrocarbure ali- phatique comportant 8 atomes de carbone) sont satisfaisantes, leur comportement ne semble pas être aussi adéquat que celui des compositions comportant de l'acide dimère pour constituer les motifs d'acide dicarboxylique aliphatique. Au contraire, on trouve que les compositions de colle N0s 1, 8, 9 et 13 sont inadéquates pour le montage des côtés dans ces essais. On note que les compositions de colle Ncs 1 et 9 ne contiennent pas de polymère d'hydrocarbure aliphatique linéaire à haut poids moléculaire, alors que les compositions de colle NOs 8 et 13 comportent les copolyesters O et C, respectivement. Il ressort du tableau I que le copo- lyester O ne contient pas de motifs provenant d'un acide aliphatique. Le copolyester C contient des motifs provenant de l'acide adipique (acide dicarboxylique ayant une chaîne d'hydrocarbure aliphatique comportant quatre atomes de carbone) et de polypropylène-glycol, ni l'un ni l'autre de ces motifs ne devant être considérés comme étant nettement compatibles avec le polymère d'hydrocarbure aliphatique liné- aire. TABLEAU I Formulations de polyester - moles 'O A B C D E F Motifs acides provenant, de Acide téréphtalique 76 67,5 76,2 85,8 76 76 Acide isophtalique 19 22,6 17,0 14,2 19 19 Acide dimère 5 - - - 5 5 Acide sébacique - 9,9 - - -_ Acide adipique - - 6,8 - - Motifs de diol dérivant de Butane-diol 100 100 98,8 100 100 100 Polypropylène-glycol (poids moléculaire 2000) - - 1,2 - - - Viscosité à 240 C (Po) 980 320 250 300 600 900 Point de ramollisse- ment (QC) (bille et anneau) 190 174 190 205 190 190 TABLEAU II Ingrédients 1 Compositions de colle 6 11 12 14 15 Polyester A 100 91,63 86,3 95,3 90,1 95,2 90,1 I Polyester B 100 90 75 90 Polyester C ___ __95,0 Polyester D 90,1 __ Polyester E 195 Polyester F 95 96 96 Composition de polymère aliphatique N 01 8,37 13,7 5,0 5 4,0 N 2 4,7 9,9 9,9 9,9 10 N 3 4.8 -10 25 - N cl 4 4,0 _ N 5 4,0 Viscosité à 240 C (Po) 980 1085 1170 1060 1260 985 980 300 320 350 725 380 250 600 1000 102 1075 Point de ra- mollissement 191 191 191 191 191 191 191 205 174 176 178 173 190 190 19] 19 191 (OC; bille et anneau) "o on %o TABLEAU III Colle Type de "FIM522" NI 15 NO 16 NO 17 montage "Porvair" noir passable excellente excellent Cuir liégé plein chrome, 2,5 mm plat* passable passable passable Cuir dérayé plein chrome, 2,5 mm plat* passable passable passable Tige avec doublure en chlorure de polyvinyle noir plat* mauvais bon bon bon Tige avec doublure en chlorure de polyvinyle grainé brun plat* mauvais bon Tige en chlorure de polyvinyle bleu avec renfort en étoffe haut** passable bon bon bon Cuir blanc à tannage végétal plat* bon excellent *plat: modèle de chaussure basse pour homme **haut: modèle de chaussure cambrée à talon haut pour femme. on ri Ce ho REVENDICATIONS 1. Procédé de montage d'une chaussure, selon le- quel on fixe les marges d'une tige de chaussure à une pre- mière à l'aide d'une composition de colle, procédé caracté- risé en ce que l'on utilise une colle fusible comprenant une proportion mineure d'un polymère d'hydrocarbure aliphatique linéaire à haut poids moléculaire et une proportion majeure d'un copolyester sensiblement linéaire ayant une chaîne mo- léculaire constituée de motifs correspondant à des motifs de type diol et à des motifs de type acide provenant de: (a) un ou plusieurs diols aliphatiques; (b) l'acide téréphtalique dans une mesure non in- férieure à 60 moles pour 100 moles des motifs de type acide; el (c) un ou plusieurs acides dicarboxyliques alipha- tiques ou aromatiques comprenant un acide dicarboxylique ayant un reste d'hydrocarbure aliphatique difonctionnel ne comportant pas moins de 5 atomes de carbone dans la chaîne moléculaire, les motifs étant choisis de façon que la composition de colle présente un point de ramollissement (méthode de la bille et de l'anneau) compris entre 1200C et 2101C. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on fixe les marges d'une tige de chaussure sur le côté de la chaussure, entre sa partie avant et sa partie ar- rière, à la première en utilisant une composition de colle telle que spécifiée à la revendication 1. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les côtés sont montés simultanément sur les côtés opposés de la chaussure dans une machine destinée à monter progressivement les côtés de la chaussure à l'aide de molettes de montage pendant le mouvement relatif entre les molettes et la chaussure dans le sens de la longueur de celle-ci. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions précédentes, caractérisé en ce que la composition de colle présente un point de ramollissement (méthode de la bille et de l'anneau) compris entre 1700C et 2000C, et une viscosité à 240'C d'environ 900 à environ 1100 poises. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions précédentes, caractérisé en ce que le polyester comporte des motifs consistant essentiellement en des motifs detype diol dérivant du 1,4butane-diol et des motifs de type acide dérivant d'un acide gras dimérisé, provenant d'une huile, à raison de 2 à 20 moles pour 100 moles de motifs de type acide pré- sents dans le copolyester, et des motifs de type acide prove- nant de l'acide téréphtalique et de l'acide isophtalique à raison de 80 à 98 moles pour 100 moles des motifs de type acide du copolyester. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que les motifs dérivant des acides téréphtalique et isophtalique ne constituent ensemble pas moins d'environ 95 moles pour 100 moles des motifs de type acide, et les motifs dérivant d'un acide gras dimérisé provenant d'une huile ne constituent pas plus d'environ 5 moles pour 100 moles des motifs de type acide. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que les motifs provenant de l'acide téréphtalique constituent de 70 à 80 moles pour 100 moles des motifs de type acide, et les motifs dérivant de l'acide isophtalique constituent de 15 à 25 moles pour 100 moles des motifs de type acide. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions précédentes, caractérisé en ce que le polymère d'hydro- carbure aliphatique linéaire à haut poids moléculaire est ou comprend une polyoléfine dont l'indice de fusion se situe entre 5 et 200. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que la polyoléfine est du polyéthylène à basse densité. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions précédentes, caractérisé en ce que le polymère d'hydro- carbure aliphatique linéaire est présent à raison de 2 à %A du poids de la composition de colle. 11. Chaussure caractérisée en ce que ses côtés sont montés par application d'un procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes.