i 2130676 La présente invention se rapporte à un objet tel qu'une ■ vis, ayant subi un traitement thermique sélectif et à un procédé et une machine destinés à le fabriquer. Il est courant de cémenter les vis taraudeuses appelées 5 couramment "vis Parker" en métal pouvant être trempé, de façon que leurs filets puissent tailler un filet complémentaire dans une pièce. La cémentation est un traitement thermique en atmosphère spéciale, généralement enrichie en carbone. Selon la technique classique, la vis ou autre pièce est chauffée 10 à coeur, et pendant ce chauffage, le earbonne y pénètre sur une profondeur prédéterminée. Après trempe à l'eau ou à l'hui-' le, la couche enrichie forme une enveloppe dure. Cette trempe est suivie d'un revenu léger destiné à supprimer les contraintes internes» 15 II est aussi connu de tremper et faire revenir les piè ces destinées à façonner des filets (par exemple les vis taraudeuses ou les tarauds} simplement dans une atmosphère qui contient assez de carbone pour empêcher la teneur en carbone de la surface des filets de diminuer ; mais avec ce procédé, 20 il faut encore chauffer toute la pièce à la température de traitement. les procédés classiques de trempe ne donnent pas toujours à la pièce filetée les propriétés désirées. Ils peuvent être satisfaisants par le fait que le filet est capable de ré-25 sister à la compression qu'il subit pendant le taraudage de la pièce associée : mais la vis a souvent une structure et/ou une composition indésirables dans certaines utilisations. On remarquera à ce propos que dans nombre de vis taraudeuses, seule une partie du filet est utilisée pour former le filet 30 complémentaire, le reste de'ce filet étant destiné à maintenir la pièce assemblée à l'élément associé. Par conséquent, si cette vis est soumise ensuite à des contraintes dynamiques, ou même à de fortes contraintes statiques, sa surface peut se fissurer, du fait de sà fragilité inhérente. Cette fissure 35 peut s'étendre dans toute la vis et provoquer finalement sa rupture. La présente invention concerne une pièce filetée, telle qu'une vis taraudeuse, dont le filet est trempé localement à l'extrémité qui pénètre dans l'élément complémentaire (c'est-40 à-dire la partie qui forme un filet dans cet élément), le 72 10441 2 2130676 reste de cette pièce conservant cependant la dureté qui lui a été donnée par le traitement thermique antérieur et qui est d'ordinaire celle qui convient le mieux pour l'utilisation prévue. La zone de trempe est limitée à la profondeur prédéter-5 minée nécessaire pour donner à la partie précitée de la pièce la dureté qui lui permet de résister à la'compression exercée par l'élément pendant son façonnage et elle a une valeur raisonnablement constante sur tout le pourtour de la vis. Dans cette aone, l'arête du filet n'a pas à être tranchante comme 10 celle d'un outil de filetage. La vis peut être de divers genres, nais une forme de réalisation particulièrement appropriée a une section polygonale, à côtés arrondis et lobes intermédiaires arrondis. L1invention concerne aussi un procédé de fabrication 15 d'une pièce taraudeuse, qui consiste à chauffer localement une zone façonneuse jusqu'à une profondeur prédéterminée, puis à l'asperger d'un liquide de façon à la tremper. La dureté du centre de la pièce, entouré par cette zone, ainsi que celle des autres parties de cette pièce reste pratiquement inchan-20 gée. Ce procédé convient particulièrement pour les vis tarau-deuses du genre précité, mais il est applicable à d^autres genres de pièces telles que les tarauds, les vis de blocage ou les boulons, ou à d'autres genres de vis dont on ne désire tremper qu'une partie. 25. La zone est chauffée au moyen d'un dispositif qui y in duit un champ alternatif à haute fréquence. Ce champ crée un échauffement superficiel jusqu'à une profondeur prédéterminée qxie l'on peut régler de façon qu'elle ne soit pas plus grande qu'il n'est nécessaire. Ce traitement est exécuté à l'air am-30 biant. L'invention concerne également'une machine destinée à mettre en oeuvre le procédé précité, de façon à tremper ou faire revenir continuellement en série une zone localisée de pièces. Cette machine comprend un élément de chauffage par in-35 duction, destiné à ne chauffer les pièces que dans une zone localisée désirée, ces pièces y étant amenées automatiquement par un mécanisme et en étant retirées automatiquement par un autre mécanisme, et un dispositif d'arrosage projetant un liquide tel que de l'eau ou de l'huile sur. cette zone pendant 40 qu'elle est assez chaude pour acquérir la dureté désirée. 72 10441 3 2130676 Cotte machine est destinée essentiellement à tremper localement des vis, mais elle peut aussi tremper une zone d'autres objets oblongs. Les vis venant d'une trémie tombent sur une goulotte, 5 d'où un mécanisme à poussoir les fait passer une à une sur un support, de manière que leur queue soit disposée entre des barres parallèles, perpendiculairement au plan de ces dernières, qui font partie d'un dispositif de chauffage par induction à une seule spire. La hauteur de ces barres et leur position 10 par rapport aux queues sont déterminées de façon qu'elles induisent un champ dans la zone périphérique voulue de ces queues. En fonctionnement normal, un groupe de vis est disposé en file entre les barres, et, lorsque le poussoir les fait avancer pas-à-pas, elles-sont chauffées progressivement. Lorsqu'une 15 vis provenant de la goulotte passe entre ces barres, un disque en éjecte une autre vis,' qui a parcouru toute la longueur de ces dernières (et est complètement chauffée). Ce disque la fait passer sur une seconde, goulotte, d'où elle passe immédiatement sur une rampe d'arrosage qui projette uniformément sur 20 la zone un liquide sous forte pression. Cette rampe n'est pas utilisée poux- le revenu. Un mécanisme à échappement interposé dans cette seconde goulotte, près de l'extrémité de sortie de ladite rampe, arrête la vis trempée et la dirige vers un récipient dès qu'une autre vis quitte le dispositif de chauffage 25 et approche de cette rampe. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant à titre explicatif, mais nullement limitatif, une forme de réalisation con-30 forme à l'invention. Sur ces dessins : la figure 1 est une perspective d'une partie d'une machine selon l'invention ; la figure 2 est -une élévation latérale d'une partie de 35 cette machine ; la figure 3 en est une vue en bout ; la figure 4 est une coupe transversale à plus grande échelle par la ligne 4-4 de la figure 3 ; les figures 5 et 6 sont des coupes verticales par les 40 lignes 5-5 et 6-6 de la figure 4 ; 72 10441 4 2130676 les figures 7 et 8 sont respectivement une coupe horizontale et une coupe verticale par les lignes 7-7 et 8-8 de la figure 6 ; la figure 9 est une perspective de l'élément, de chauf-5 fage par induction ,* la figure 10 est un plan depuis la ligne 10-10 de la figure 2 ; la figure 11 est une coupe transversale par .la ligne 11-11 de la figure 10 ; • 10 la figure 12 est une coupe horizontale à plus grande échelle par la ligne 12-12 de la figure 11 ; la figure 13 est une coupe verticale par la ligne 13-13 de la figure 12 ; la figure 14 est une coupe verticale à plus grande échel-15 le par la ligne 14-14 de la figure 3 ; la figure 15 est une coupe longitudinale à plus grande échelle par la ligne 15-15 de la. figure 14 ; la figure 16 est une coupe longitudinale d'une vis fabriquée par le procédé selon l'invention ; et 20 la figure 17 est une coupe transversale par la ligne 17-17 de la figure 16. les figures'15•à 17 représentent une vis taraudeuse obtenue au moyen du procédé selon l'invention. Cette vis 2 comporte une queue 4 à filet hélicoïdal 6. Celui-ci comporte une 25 zone taraudeuse" 8 dont le diamètre diminue progressivement en. s'approchant de l'extrémité 10 de cette queue. La vis repré- . .sur la figure 16 . sentee/ comporte une partie conique 12 relativement longue entre cette extrémité et cette zone ; cependant le filet pourrait aller jusqu'à ladite extrémité ou presque. En coupe, com-30 me on l'a représenté sur la figure 17j le filet a la forme d'un polygone à nombre de côtés impair. Il peut avoir cette configuration sur toute sa longueur, ou seulement dans la zone 8 et dans la partie 12. Dans la vis représentée, le filet a en co^^pe trois côtés arrondis 14, 15, 16 raccordés par des 35 lobes taraudeurs 17, 18, 19» la vis comporte aussi une tête 20 dont le diamètre est plus .grand que celui de la partie adjacente de la queue. On se reportera maintenant a\ix figures 1-3» 6 et 7 • la machine, désignée par la référencé 22, comporte une trémie 24 40 destinée à contenir une réserve de vis 2. Cette trémie est OOPY ■72 10441 5 2130676 équipée d'un mécanisme connu laissant passer ces vis une à une sur une goulotte 26, Aqui est montée avec l'inclinaison désirée sur un support 28 porté par le bâti 30 de la machine. Ce support comporte des plaquettes latérales 32 qui sont vis-5 sées à des des d'extrémité 34, 34, dans lesquels passent des "boulons/vissés à des barrettes 38, 38. lorsque les vis 2 glissent le long de la goulotte, leurs têtes reposent sur ces "barrettes, entre lesquelles leurs queues 4 passent. Afin de permettre de régler l'écartement des "barrettes, des "boulons 10 de fixation 35 sont disposés dans des "boutonnières 40 des plaquettes 32 (figure 7). Une barrette de maintien 42, représentée aussi sur cette figure 7, est disposée au-dessus desdites barrettes à une hauteur réglable de-façon que la tê-te des vis maintienne celles-15 ci perpendiculaires à la goulotte. Cette barrette est montée sur deux éléments 43 qui comportent chacun un support coudé. 44 vissé à l'une des plaquettes 32. Une tige filetée 48, dont l'extrémité inférieure est fixée à la barrette 42, passe dans l'aile supérieure 46 de ce support. Cette tige est entourée 20 par un ressort hélicoïdal 50, disposé entre cette aile 46 et ladite "barrette 42, et un bouton 52 y est vissé au-dessus de ladite aile. On peut .donc régler la position de la barrette 42 par rapport aux barrettes 38 en faisant tourner les boutons 52. 25 En fonctionnement normal, le mécanisme d'alimentation placé dans la trémie doit maintenir une certaine quantité de vis dans la goulotte* La figure 1 représente schématiquement une source lumineuse 54 et une cellule photo-électrique 56 destinées à commander le moteur actionnant ce mécanisme, de ma-30 nière à assurer l'alimentation continue de cette goulotte. Lorsque les vis cessent d'interrompre le faisceau lumineux, ledit dispositif recommence à laisser passer d'autres vis. Au bac de la goulotte, la machine comporte un élément 58 de chauffage par induction, monté sur un support 59 qui 35 constitue une glissière pour les vis. Cet élément est du genre d'une bobine d'induction à une spire. Comme on l'a représenté sur la figure 9, il est composé de deux tubes parallèles de cu'ivre 60 à section rectangulaire (voir figure 8), comportant à l'avant deux branches 62 reliées par une "plaquette 64. De 40 1 '»autre côté, ils comportent d'autres branches "66, que des COPY 72 10441 6 2130676 raccords 68 relient électriquement et matériellement à des conducteurs titulaires 70 en cuivre. Entre ces raccords et les "branches 66, ces conducteurs peuvent être serrés dans un collecteur 12 (figures 4 et 6)0 L'élément 58 peut porter un 5 recouvrement isolant 61 de verre ou de céramique. Un générateur 74 (figure 2) peut fournir le courant aux conducteurs 70 par l'intermédiaire de deux conducteurs d'alimentation 76. En plus du courant} une source appropriée peut faire circuler de l'eau de refroidissement dans l'élément 58, par ces con-10 ducteurs 76 et 70, de façon à le maintenir à la température de service désirée. Le courant a de préférence une fréquence radio, qui peut être de- l'ordre de 400 KHz. Le montag.e 59, représenté sur les figures 4, 5, 6 et 8, comporte une plaque'd'assise 78 qui est vissée à une partie 15 80 du bâti de la machine. Les entretoises 80, vissées sur cette plaque, portent une pièce massive 82, qui y est fixée par des vis 84 serrables à la main. Cette pièce porte des éléments diélectriques 86, qui sont disposés de part et d'autre des barrettes 60 et peuvent être fixés à .ladite pièce par des 20 goujons et écrous 88 en fibre. Des plaquettes céramiques 90, fixées, sur ces éléments 86, forment une surface à coefficient de frottement relativement faible sur laquelle les têtes des vis peuvent reposer lorsque ces vis passent entre lesdites barrettes 60. Des tiges isolantes en verre 92 sont interposées 25 entre la face supérieure de ces barrettes et les plaquettes 90. Lorsque les vis quittent l'extrémité inférieure de.la goulotte 26 et reposent sur les plaquettes céramiques ainsi qu'on l'a représenté sur la figure 6, elles avancent progressivement entre les barrettes 60, qui les chauffent par induc-30 tion. La position du flanc de ces barrettes par rapport à la zone 8 de ces vis doit être telle, que ces flancs couvrent à peu près la longueur de cette' zone et "soient très près d'elle, de façon à assurer 11échauffement. maximum et à déterminer avec précision la profondeur de cet échauffement. Par conséquent, 35 lorsque les vis avancent entre les barrettes 60, un courant haute fréquence est induit dans cette zone 8 jusqu'à une profondeur déterminée, comme on l'a indiqué, par la ligne 94 sur les figures 16 et 17. Puisque ce courant produit un effet pel-liculaire, le chauffage est localisé dans ladite zone 8, sans 40 agir sur la partie centrale de cette zone ni sur les parties 72 10441 7 2130676 de la vis qui en sont éloignées axialement» Ce chauffage est progressif et peut être réglé aisément de manière à n'atteindre que la profondeur voulue. Il suffit de chauffer la zone sur la longueur et la profondeur donnée pour qu'elle résiste 5 aux contraintes de compression que la vis est destinée à subir à l'utilisation. On décrira maintenant le mécanisme qui fait avancer les vis entre les barrettes 60, en se. reportant aux figures 4 et 5. Un montant 96 fixé au bâti de la machine porte une plaque 10 98 sur laquelle un moteur 100 à vitesse variable est monté. Cette plaque est percée d'une ouverture laissant passer l'arbre de ce moteur, qui porte un bras de manivelle 102 sur lequel est articulée une extrémité d'une bielle 104„ L'autre extrémité de cette dernière est articulée sur un tourillon 15 106 fixé à un étrier 108. Celui-ci porte au-dessous une équer-re 110 à laquelle un poussoir 112 est fixé. Un boulon 116 fixe ce poussoir de manière réglable à l'équerre, et celle-ci est fixée de manière réglable à-1'étrier par un boulon 114» ce qui permet de régler l'ensemble en fonction des dimensions des 20 vis traitées, la course de va-et-vient du poussoir est dé-ter-rainée par celle du bras 102. Pour guider 1'étrier et donc ce poussoir, une plaquette 118, boulonnée sur le montant 96, maintient des barres de guidage parallèles 120, qui y sont fixées par des écrous 122. A chaque tour du bras de manivelle 25 102, le bord 124 du poussoir vient en contact avec la vis du bras de la goulotte 26 et la pousse entre les barrettes 60i Ce poussoir 112 est aussi équipé d'un dispositif destiné à pallier à un coincement. Il comporte un bras vertical 126, solidaire d'une pièce 128 qui peut coulisser dans la branche 30 horizontale 130 dudit poussoir. Un ressort 132 est disposé entre l'extrémité antérieure de cette pièce et le bras 126 et applique ce dernier contre la branche 130. Cependant, si le bord 124 du poussoir rencontre une résistance excessive par suite d'un coincementla pièce 128 coulisse dans cette bran-35 che, ce qui étire le ressort. Le bras 126 et cette pièce 128 peuvent ensuite se déplacer Vers la gauche (sur la figure 4) par rapport à ladite branche 130 en exécutant le déplacement commandé par le mécanisme. Comme on l'a représenté sur les figures 4 et 6, les pla-40 quettes 90 soutiennent un certain nombre de vis dont les têtes 72 10441 8 2130676 se touchent, de façon que ces vis puissent avancer pas-à-pas entre les barrettes 60 et que chacune d'elles ait emmagasiné localement une quantité de chaleur suffisante lorsqu'elle arrive à l'extrémité gauche (sur les figures 4 et 6) de l'élé-5 ment à induction . Par conséquent, cette extrémité est équipée d'un mécanisme destiné à prélever ces vis et à la faire tomber sur une goulotte 134* de façon à les faire passer dans un dispositif de trempe par arrosage, qui fait partie de la machine. L'extrémité supérieure de cette goulotte est adja-10 cente à l'extrémité de sortie de l'élément de chauffage. Le mécanisme d'éjection comporte un moteur 136 qui est monté sur un support 97 et dont l'arbre 138 porte un disque électeur 140 disposé au-dessus des plaquettes 90 de cette extrémité de sortie. La périphérie de ce disque vient en contact avec la 15 tête d'une vis chaque fois que le poussoir 112 en fait passer une autre, de la goulotte 26 aux barrettes 60. . La goulotte 134, représentée en particulier sur la figure 10, comporte des plaquettes opposées 142 sur lesquelles les têtes des vis glissent et qui délimitent un couloir 144 où la 20 queue de ces vis passe. Un élément de support 135 les monte sur le bâti de la machine. Un premier dispositif de commande, comportant une source lumineuse 146 et une cellule photoélectrique 148, est monté sur ces plaquettes. Si pendant une durée prédéterminée, aucune vis ne coupe le rayon lumineux, la ma-25 chine s'arrête." Cet incident peut se produire par exemple si la machine se coince. Plus loin, un second dispositif comportant une source lumineuse 150 et une cellule photo-électrique 152 est destiné à commander un mécanisme à échappement que l'on décrira plus loin. 30 Un organe de poussée 154 est destiné à maintenir les vis en position correcte dans la goulotte, perpendiculairement aux plaquettes 142. Des pattes" 154, mdntées sur l'une de ces plaquettes, portent des vis 158 permettant de régler la hauteur de cet organe au-dessus de la goulotte en fonction des 35 dimensions des vis. Des plaquettes 160 montées sous cette goulotte portent deux répartiteurs d'arrosage 164 opposés, qui y sont fixés par exemple au moyen de boulons 162. Ces répartiteurs sont percés d'orifices 166 qui sont disposés sur une longueur appréciable 40 de la goulotte et qui permettent d'injecter un liquide tel que 72 10441 9 2130676 de l'eau ou de l'huile sur la zone localisée sur laquelle les vis ont été chauffées. Par conséquent, ils doivent être montés au-dessous des plaquettes 142 à une distance telle, que leurs orifices 166 se trouvent sensiblement à la hauteur de cette 5 zone 8, ainsi qu'on l'a représenté sur la figure 15• On peut donc régler la ha.uteur et l'écartement de ces répartiteurs. L'eau destinée à alimenter ces derniers peut se trouver dans un réservoir 168 (figure 2)..Une pompe 170, à moteur électrique 172, aspire cette eau et la refoule dans un tuyau 174 10 relié à des dérivations 176 (figure 15) qui l'amènent aux répartiteurs respectifs. L'eau qui frappe les vis tombe entre ces répartiteurs et peut être recueillie pour être renvoyée au réservoir. Etant donné que le disque 140 éjecte rapidement les vis 15 de l'élément de chauffage 58 et qu'elles glissent rapidement sur la goulotte 134 jusqu'aux répartiteurs, l'arrosage commence très 'rapidement, ee qui donne à la zone localisée la dureté désirée. Les vis continuent .à être refroidies par la partie inférieure de ces répartiteurs, où plusieurs peuvent prendre 20 place, comme on l'a représenté sur la figure 10, la première butant contre un mécanisme à échappement 178. Ce mécanisme peut fonctionner à une cadence supérieure à la cadence normale d'approvisionnement de la machine, et indépendamment. Il comporte une pièce 180 en forme de secteur, 25 qui peut osciller sur un pivot 182, porté par une équerre 184 qui est vissée sur l'une des plaquettes 142 de la -goulotte 134. Un vérin 186 est articulé sur cette pièce 180 et sur 1'équerre 184 par tua pivot 188 ; il fait osciller ladite pièce' lorsque la file de vis dans la goulotte atteint le rayon lu-30 mineux de la source 150. Celui-ci doit être coupé pendant une durée prédéterminée, afin que le dispositif à échappement ne soit pas actionné lorsque le passage de la lumière est interrompu momentanément par une vis éjectée de l'élément de chauffage. La cellule 152 commande donc le fonctionnement du vérin 35 186. On peut monter des soupapes de manoeuvre de ce vérin et les commander de manière connue. Les segments 190, 192 de plaquettes courbes 189, vissées aux extrémités de la pièce 180, délimitent un interstice 194 (figure 12). Lorsque les plaquettes se déplacent vers la gau-40 che (figure 11) en oscillant sur le pivot 182, une vis tombe 72 10441 10 2130676 dans cet interstice, où elle est retenue entre ces segments 190, 192. Mais, lorsque ces plaquettes se déplacent vers la droite et dépassent leur point mort, le secteur 192 libère le passage de cette vis, qui glisse librement jusqu'à un réci-5 pient récepteur. La vis suivante de la file bute sur le flanc amont du segment 190. Quand les plaquettes 189 reviennent vers la gauche et dépassent leur point mort, cette vis se loge dans l'interstice 194. Les vis traitées sont trempées localement dans une zone 10 annulaire de -profondeur déterminée partant de la partie taraudeuse 8 de leur filet. Cette profondeur est indiquée par la ligne 94 sur les figures 16 et 17. Elle peut ne représenter qu'une petite partie du diamètre nominal du filet et ne couvrir que la longueur' de quelques spires, celles qui façonnent 15 le taraudage de la pièce complémentaire. La partie de la vis qui est entourée par cette zone trempée et celle qui se trouve axialement à l'extrémité de cette zone ont la dureté optimale pour l'utilisation envisagée. Le procédé selon l'invention ne modifie pas la composition et la texture de ces régions. 20 II va de soi que la.présente invention n'a été décrite ci-dessus qu'à titre explicatif, mais nullement limitatif,, et que l'on pourra y apporter diverses variantes sans sortir de son cadre. 72 10441 2130676 REVENDICATIONS 1.- Pièce comportant une queue 'dont une partie de la longueur constitue une première zone, et une autre partie une deuxième zone, qui sont filetées, caractérisée par le fait 5 que la périphérie de la première zone a subi un traitement thermique jusqu'à une profondeur qui est au moins une partie de la hauteur des filets, ce traitement laissant au centre de cette queue et à la seconde zone une dureté différente, la partie traitée ayant sensiblement la même composition que la 10 partie centrale qu'elle entoure. 2.- Pièce selon la revendication 1, qui comporte une extrémité destinée à pénétrer dans une pièce complémentaire et dont la première zone porte un filet destiné à former un filet complémentaire dans cette autre pièce, caractérisée par le 15 fait que la première zone se trouve entre cette extrémité et la deuxième zone. 3.- Pièce selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que la profondeur de la zone traitée représente une petite partie de la dimension transversale de la 20 queue dans ladite zone. 4«- Pièce selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que le filet a sensiblement la même composition dans les deux zones. 5.- Pièce selon l'une quelconque des revendications pré-25 cédentes, caractérisée par le fait qu'elle est une vis ayant en coupe, au moins dans la première zone, la conformation d'un polygone à côtés arrondis reliés par des lobes arrondis destinés à façonner des filets complémentaires. 6.- Pièce selon l'une quelconque des revendications pré-30 cédentes, caractérisée par le fait que le diamètre des filets de la première zone diminue à mesure qu'ils approchent de l'extrémité qui pénètre dans la pièce complémentaire. 7.- Procédé de fabrication d'une pièce qui comporte une queue ayant sur une partie de sa longueur une première zone 35 filetée et sur une autre partie une deuxième zone filetée, caractérisé par le fait que l'on fait subir localement un traitement thermique à la région périphérique de la première zone jusqu'à une profondeur qui correspond au moins à une partie de la hauteur des filets à cet endroit, mais qui laisse une 4-0 dureté différente au centre de la queue et aux filets de la 72 10441 2130676 deuxième zone, et pendant ce traitement, on conserve à la partie traitée la môme composition qu'à la partie centrale qu'elle entoure. 8»- Procédé selon la revendication 7} caractérisé par le 5 fait que l'on exécute le traitement thermique en créant dans la première zone un champ induit alternatif à haute fréquence. 9°- Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que le champ induit chauffe circonférentiellement ladite zone de manière uniforme. 10 10.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 7 à 9j caractérisé par le fait que le traitement porte sur une partie de la première zone qui est destinée à tailler un filet dans une pièce complémentaire. 11.- Procédé selon la revendication 10, caractérisé par 15 le fait que le filet de la première zone a en coupe une forme arrondie à lobes. 12.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 7 à 11, caractérisé par le fait que l'on trempe la première •aone après l'avoir chauffée. 20 13.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 7 à 12, caractérisé par le fait que 1'on.chauffe la pièce en la faisant passer entre deux barrettes d'un élément de chauffage par induction, de façon que l'axe des filets de la première zone soit perpendiculaire à ces barrettes. 25 14«- Procédé selon la revendication 13, caractérisé en . ce que les pièces sont placées une à une entre lesdites barrettes et avancent pas-à-pas. 15.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 7 à 14, caractérisé par le fait que l'on chauffe la pièce au 30 moins à la température de revenu de là matière de la première zone » 16.- Machine destinée à faire subir à des pièces oblon-gues un traitement thermique dans une zone périphérique, caractérisée par le fait qu'elle comprend un dispositif destiné 35 à faire passer successivement les pièces dans un élément de chauffage par induction, sur.des organes de support disposés de façon que ces pièces soient chauffées dans cette zone sans que leur centre soit sensiblement chauffé. 17.- Machine selon la revendication 16, caractérisée en 40 ce qu'elle comprend un mécanisme destiné à ramener successive 72 10441 2130676 ment lesdites pièces à des organes destinés à tremper ladite zone périphérique. 18.- Machine selon l'une des revendications 16 et 17, caractérisée par le fait que l'élément de chauffage comporte 5 des "barrettes entre lesquelles les organes de support soutiennent les pièces de manière que la zone localisée de ces dernières soit adjacente à ces barrettes. 19.- Machine selon la revendication 18, caractérisée par le fait que la longueur des barrettes permet à plusieurs piè- 10 ces d'avancer entre elles, perpendiculairement au plan de ces barrettes, le dispositif qui fait passer les pièces dans l'élément de chauffage coopérant avec le mécanisme qui les amène aux organes de trempe de façon à amener une pièce à sa position initiale de chauffage entre les barrettes et à éjecter 15 en même temps de ces dernières une pièce complètement chauffée de manière qu'elle puisse passer aux organes de trempe.- 20.- Machine selon la revendication 19, caractérisée par le fait qu'elle comporte uns goulotte qui est destinée à contenir un certain nombre de pièces et dont l'extrémité est ad- 20 jacente aux barrettes de façon à livrer ces pièces au dispositif qui les amène à ces dernières, lequel comporte un organe à mouvement alternatif pouvant venir périodiquement en contact avec lesdites pièces, et le mécanisme éjecteur comporte un disque tournant. 25 21.- Machine selon la revendication 20, caractérisée par le fait qu'elle comporte, à proximité des organes"de trempe, un échappement contre lequel les pièces trempées disposées dans la goulotte butent, et qui est manoeuvré de façon à li-' bérer une pièce lorsqu'une autre, éjectée de l'élément de 30 chauffage, avance sur la goulotte et approche de ces organes de trempe.