La présente invention se rapporte aux cabines de peinture au pistolet et vise notamment un dispositif d'insonorisation pour de telles cabines. Les cabines de peinture au pistolet classiques comprennent généralement une chambre enfermée que traversent les articles à peindre. Le plancher de travail de la cabine est constitué par un treillage plat au-dessous duquel s'étend un faux-plancher. Ce dernier est continuellement inondé, pendant le fonctionnement de la cabine par de l'eau qui sort de la cabine, en même temps que l'air souillé de peinture, à travers une ou plus d'une ouverture ménagée dans le faux-plancher, par exemple fente continue ou série de tubes d'extraction répar tis à intervalles le long de la médiane de la cabine. La turbulence engendrée dans l'air et l'eau, pendant la traversée de l'ouverture ou des ouvertures d'extraction, favorise le transfert de l'air à l'eau des particules de peinture solides, dont l'eau est ensuite débarrassée dans une cuve de flottation ou un appareil de traitement analogue. Toutefois, cette turbulence engendre beaucoup de bruit, auquel s'ajoute celui produit par les ventilateurs fonctionnant en continu pour chasser l'air de la cabine. De ce fait, il peut apparaître dans la cabine un très fort niveau de bruit. La présente invention propose un dispositif de nature à réduire le niveau de bruit existant dans une cabine de peinture au pistolet qui comporte une section d'épuration par lavage. Suivant l'invention, il est prévu pour une cabine de peinture au pistolet comportant une chambre enfermée qui définit une zone de travail, un plancher de travail à claire-voie, des moyens assurant l'envoi d'air dans la zone de travail et provoquant un écoulement descendant d'air à partir de cette zone à travers le plancher de travail, un faux-plancher situé à une certaine distance au-dessous du plancher de travail, des moyens inondant en continu le feux-plancher d'un liquide de lavage, et une ou plus d'une ouverture ménagée dans le fauxplancher pour permettre l'extraction de liquide de lavage et d'air- un dispositif d'insonorisation sonore assurant une réduction du niveau de bruit qui existe dans la zone de travail pendant le fonctionnement de la cabine, ce dispositif étant situé au-dessous du plancher de travail à claire-voie et comportant des moyens déflecteurs de réflexion de bruit et, contre une face au moins de ces moyens déflecteurs, une matière d'insonorisation. Comme on l'exposera, on peut adopter selon l'invention divers agencements des moyens d'insonorisation, la structure et l'emplacement de ces moyens dépendant de la conception de la cabine considérée et du degré de réduction de bruit à y assurer. Sous l'une de ses formes, le dispositif d'insonorisation comprend un déflecteur ou une série de déflecteurs situés dans l'espace défini entre le plancher de travail et le faux-plancher, le ou chaque déflecteur portant une couche de matière d'insonorisation appliquée sur l'une de ses faces. Le ou chaque déflecteur porte la matière d'insonorisation sur sa face inférieure, dirigée vers l'ouverture ou les ouvertures du faux-plancher. Les déflecteurs peuvent être sous forme de gouttières retournées garnies intérieurement de la matière d'insonorisation, et les bords de ces gouttières peuvent buter l'un contre l'autre ou être espacés pour minimiser la résistance à ltecou- lement de l'air. Les gouttières peuvent s'étendre en travers ou en long de part en part de la cabine ; en variante, lorsqu' il est prévu une série d'ouvertures d'extraction, les déflecteurs peuvent être répartis à raison d'un immédiatement audessus de chaque ouverture. Dans une réalisation préférée, il est prévu plusieurs de ces déf lecteurs, espacés les uns des autres et orientés transversalement à la médiane longitudinale de la cabine, leurs axes longitudinaux s'étendant sensiblement dans un plan horizontal. Ces déflecteurs sont de préférence inclinés latéralement autour de leurs axes longitudinaux pour établir un effet de persienne et minimiser ainsi la résistance à l'écoulement de l'air. Avantageusement, la face exposée de la matière d'insonorisation est recouverte d'une paroi inférieure en matière en feuilles perforée, qui maintient la matière d'insonorisation en place contre le déflecteur réfléchissant le bruit et réduit le risque que cette matière se trouve mouillée. Les perforations ménagées dans la feuille de recouvrement sont destinées à laisser le bruit passer à travers la feuille et pénétrer dans la matière dtinsonorisation. Suivant un autre aspect de l'invention, une feuille protectrice de matière imperméable à l'eau est substituée ou adjointe à la feuille perforée pour éviter que la matière d'insonorisation ne soit mouillée en fonctionnement. En effet, lorsqu'elle est mouillée par du liquide de lavage qui s'y infiltre en fonctionnement, la matière d'insonorisation agit moins efficacement. On constate qu'un dispositif d;insonrisation prévu sous la forme décrite ci-dessus réduit d'au moins 3 décibels (A) le niveau de bruit régnant dans l'enceinte de la cabine de projection. Au cas où la cabine présente des ouvertures d'extraction espacées le long de son axe longitudinal, le dispositif d'insonorisation peut être spécialement conçu pour réduire le bruit émis à travers chacune de ces ouvertures Dans un agencement de ce genre, le dispositif d'insonorisation est constitué par des unités d'insonorisation individuelles placées au-dessus de certaines ou de la totalité des ouvertures ménagées dans l'espace défini entre le faux-plancher et le plancher de travail. Avantageusement, chaque unité d'insonorisation comporte un déflecteur, par exemple en feuille métallique, formant une coque extérieure en forme générale de pyramide ou de cône, bien qu'on puisse adopter toute forme impliquant une réduction de section vers le sommet, par exemple tronconique ou hémisphérique, isolément ou en combinaison. La coque définit une enceinte à section diminuant vers le sommet et à base ouverte. La matière insonore est disposée à l'intérieur de l'enceinte, où-elle peut-être maintenue en place par de la matière en feuilles perforée. De préférence, chaque amortisseur acoustique a à la base une dimension transversale (diamètre ou largeur) un peu supérieure à la dimension transversale de l'ouverture correspondante, afin d'intercepter au maximum le bruit émis par celle-ci. Dans toutes les réalisations décrites ci-dessus, on associe de préférence à chaque unité d'insonorisation des moyens d'amenée de liquide (par exemple eau) conçus pour inonder d' eau le dessus du déflecteur, pendant le fonctionnement de la cabine, afin d'éviter qu'il ne soit souillé par des particules de peinture solides. En utilisant les unités individuelles ou les autres moyens d'insonorisation décrits ci-dessus, on réduit sensiblement le niveau de bruit apparaissant en fonctionnement dans la cabine de peinture, car la matière insonore et le déflecteur agissent en combinaison pour opposer un écran aux bruits émis par l'ouverture ou les ouvertures du faux-plancher. On constate que, lorsque les ouvertures sont de forme appropriée et se terminent par des structures de sortie comportant des parois suspendues, on peut obtenir une réduction analogue du niveau de bruit en posant les moyens d'insonorisation autour des faces extérieures des parois elles-mêmes. En conséquence, dans une autre réalisation de l'invention, le déflecteur réfléchissant les sons se présente sous la forme d'une coque extérieure entourant tout ou partie des parois respectives, et la matière d'insonorisation est disposée dans l'espace défini entre la coque extérieure et les parois. Il faut pour cela que les parois soient perforées ou réalisées en une matière que le bruit puisse facilement traverser. Un tel agencement est particulièrement efficace quand les structures de sortie sont des tubes d'extraction individuels. Avantageusement, le tube d'extraction lui-même est en une matière en feuille perforée, pour laisser le bruit pénétrer dans la matière d'insonorisation ; on peut interposer une membrane imperméable à l'eau entre la paroi du tube et la matière d'insonorisation pour éviter que celle-ci ne soit mouillée en fonctionnement. Un dispositif d'insonorisation ainsi conçu réduit très efficacement le niveau de bruit global existant dans la cabine et, du fait que le déflecteur n'est pas situé dans l'espace défini entre le plancher de travail et le faux-plancher, il ne gêne pas l'écoulement d'air vers les tubes et ne se trouve pas souillé de peinture en fonctionnement. En outre, avec cet agencement, on a moins à modifier la structure intérieure de la cabine même. A titre de variante ou d'addition à la membrane imperméable, chaque paroi suspendue peut être réalisée en matière en feuille façonnée autour de jours qu'elle présente de façon à empêcher le liquide de lavage qui s'écoule par l'ouverture respective de traverser ces jours. L'invention vise encore une structure de sortie, pour le faux-plancher d'une cabine de peinture au pistolet, réalisée comme décrit ci-dessus. Pour mieux faire comprendre l'invention, on va maintenant en décrire à titre drexemples certaines réalisations en se référant aux dessins annexés, sur lesquels - la figure 1 est une vue en perspective avec coupe d'une cabine de peinture au pistolet à lavage à l'eau équipée d'un dispositif d'insonorisation selon l'invention - la figure 2 est, à plus grande échelle, une vue en coupe verticale d'un tube d'extraction et d'une unité d'insonorisation associée que comporte la cabine selon la figure 1 - la figure 3 représente en coupe un autre tube d'extraction comportant une unité d'insonorisation suivant une variante - la figure 4 est une vue de détail en coupe illustrant une autre variante. En considérant les dessins, on voit sur la figure 1 une cabine de peinture au pistolet 8 convenant, par exemple, pour desvéhicules automobiles et constituée par une chambre 10 définie par des parois 11, un plafond 13 et un plancher de tra vail. 14 à claire-voie. Les parois sont garnies de fenêtres et d'éclairages supérieurs 15 et de Pair arrive à l'intérieur de la chambre à travers un conduit d'alimentation 16 et des persiennes réglables 17. De manière connue, la cabine est munie d'un faux-plancher 20 espacé au-dessous du plancher de travail 14. Ce fauxplancher est constitué par deux plans inclinés 21, 22 à pente dirigée vers la médiane de la cabine. Pendant que la cabine est en-service, ces plans inclinés sont continuellemebt mouillés par des tuyaux d'amenée d'eau 23 répartis à intervalles le long de leurs bords supérieurs. Les tuyaux 23 communiquent avec un conduit 24 qui s'étend au-dessous du faux-plancher. De l'eau et de l'air sont extraits de la cabine à travers une série de structures de sortie espacées, sous forme de tubes d'extraction 25 répartis le long de la médiane de la cabine. Dans l'exemple illustré, ces tubes ont une section circu laire, mais ils peuvent avoir une section de toute forme appropriée, par exemple rectangulaire ou carrée, et être munis de moyens propres à accuser l'effet de lavage qu'ils exercent tels qu'ailettes ou chicanes. En longeant les plans inclinés 21, 22, l'eau capte le brouillard de peinture résiduel qui traverse le plancher de travail 14 et, de plus, les particules de peinture qui subsistent dans l'air sont prélevées lors du brassage qui intervient dans les tubes d'extraction. L'eau souillée séjourne en mare au-dessus du soubassement 28 et est évacuée par des gouttières 29. L'air propre est mis à l'atmosphère à travers une enveloppe 30 contenant des ventilateurs et une cheminée 31. Il règne dans la chambre 10 un haut niveau de bruit dû tant aux ventilateurs logés dans l'enveloppe 30 qu'à l'effet de brassage intervenant dans les tubes d'extraction 25. Le bruit peut être assez fort pour rendre pénible le travail dans la chambre 10. Des essais ont démontré que ce bruit passe en fait dans la cabine à travers les tubes d'extraction 25. Pour réduire le niveau de bruit régnant dans la cabine, on munit selon l'invention chaque tube d'extraction 25 (figure 1) d'une unité d'insonorisation individuelle 33. La figure 2 représente en détail l'une de ces unités 33, qui comprend un déflecteur formant une coque extérieure 34 de réflexion du bruit, de forme sensiblement conique, réalisée par exemple en feuille d'acier doux et montée dans l'espace défini entre le plancher de travail 14 et le faux-plancher 20, directement au-dessus du débouché du tube d'extraction 25 respectif. La base de l'unité d'insonorisation 33 a de préférence une forme correspondant sensiblement à celle du tube d'extraction ; par exemple, si ce tube 25 est à section circulaire, comme dans le cas de la figure 2, l'unité 33 est conique ou tronconique ; si le tube 25 est à section carrée, unité 33 est en forme de pyramide à quatre côtés.Comme on le voit d' après la figure 2, le pourtour extérieur de l'unité 33 dépasse celui du tube d'extraction, afin que tout le bruit propagé à travers le tube soit bien intercepté par la coque 34. La coque 34 réfléchissant le bruit définit une enceinte contenant une couche de matière d'insonorisation 36 qui comble sensiblement le haut de la coque et s'étend tout autour du bord inférieur 37. Cette matière est par exemple de la matière d'insonorisation en vrac telle que fibre minérale ou fibre de verre ; la matière préférée est celle vendue sous la marque de commerce déposée "Stillite Sus0". La matière insonore 36 est maintenue en place dans la coque 34 par une paroi intérieure ajourée 38, par exemple en feuille métallique déployée, grille métallique ou mince feuille d'acier perforée de façon à ménager, un pourcentage de jours judicieusement choisi permettant la pénétration du bruit On choisit la configuration de la paroi intérieure et son pourcentage de jours selon les fréquences à absorber, mais de préférence, la paroi intérieure présente un pourcentage de jours d'au moins 10%. Lorsqu'on utilise une feuille métallique perforée, les perforations doivent avoir un diamètre minimum de 1 mm.Dans un exemple concret, on prévoit des perforations de 3 mm de diamètre; espacées de maniere que les jours couvrent 30% de l'aire totale. La paroi perforée 38 laisse le bruit passer dans la matière d'insonorisation 36, où certaines fréquences sont absorbées. Une nouvelle absorption a lieu lorsque le bruit est renvoyé, par réflexion sur l'intérieur de la coque 33, au sein de la matière 36. Un choix judicieux de la nature de cette matière permet d'assurer l'absorption sélective de certaines fréquences acoustiques pour réduire encore le niveau de bruit apparent dans la cabine. Pour éviter que la surface extérieure de la coque 34 ne soit souillée par des particules de peinture solides entraînées dans l'air qui se dirige vers le tube 25, un tuyau d'arrivée d'eau 41 est prévu pour inonder d'eau la surface de 1' unité 33 pendant la marche de la cabine. Ce tuyau 41 peut être raccordé au tube 25 au-dessous du plancher de cabine. En dirigeant le tuyau d' arrivée# d'eau 41 vers le sommet de la coque 34, on assure le mouillage intégral de cette coque. Pour empêcher l'eau de pénétrer dans la matière insonore 36 logée dans la coque 34, la paroi intérieure perforée 38 se termine en un point 39 espacé du bord inférieur de la coque et celle-ci présente une partie marginale rabattue de façon à définir un larmier.On peut éviter radicalement que la matière 36 ne soit mouillée en recouvrant la paroi intérieure 38,- sur sa face intérieure ou extérieure, d'une couche de matière imperméable telle que feuille flexible de matière plastique. Chaque unité d'insonorisation 33 est montée dans l'espace séparant les planchers 14 et 20 de manière à absorber le maximum de bruit tout en opposant le minimum de résistance à 1' écoulement de l'air. Typiquement, on place l'unité 33 à une distance de 60 à 80 cm au-dessus du débouché du tube d'extraction 25. La figure 3 illustre une variante de dispositif d'insonorisation pour cabine telle que celle représentée sur la figure 1. Dans ce cas, les tubes d'extraction 25 sont à section rectangulaire et sont munis de déflecteurs plats 45 que le mélange d'air et d'eau vient heurter, ce qui accuse l'effet de lavage. Chaque tube d'extraction 25 comporte des parois suspendues définissant un tronçon supérieur 46 à côtés droits et un goulet 47, convergeant vers le bas, terminé par des plaques de support 48 disposées en croix et qui supportent le déflecteur 45. Le tronçon supérieur à côtés droits 46 est muni de moyens d'insonorisation comportant une coque 49 réfléchissant les sons, constituée par une paroi extérieure 50, qui entoure complètement le tronçon supérieur 46 du tube 25, et par une paroi inférieure continue 51. La paroi supérieure continue 52 de l'enveloppe 49 est formée par le dessous du faux-plancher 20. L'enveloppe 49 définit avec les parois 54 du tube d'extraction 25 une enceinte 53 et les parois 54 sont perforées, comme la paroi intérieure 38 de la réalisation selon la figure 2, pour laisser le bruit pénétrer dans cette enceinte. Dans ce cas, les perforations 55 ont 3 mm de ~diamètre et l'espacement voulu pour que les parois 54 soient ajourées à 30% ; toutefois, ces chiffres ne sont cites qu'à titre d'exemple, car d'autres diamètres et espacements pourraient convenir, par exemple, les parois 54 pourraient être analogues à la paroi intérieure 38 selon la figure 2. L'enceinte 53 est remplie de matière insonore 56, identique ou analogue par sa nature à la matière 36 décrite à propos de la figure 2.Etant donné que si elle est mouillée, la matière insonore 56 est nettement moins efficace, on l'enferme dans une enveloppe imperméable 57, par exemple en membrane de matière plastique ou pellicule de matière telle que celle portant le nom commercial de "Melinex" qui ne gêne pratiquement pas l'absorption des sons, mais empêche l'eau de s'infiltrer dans la matière 56. L'unité d'insonorisation selon la figure 3 agit de la même manière que celle décrite à#propos de la figure 2. Le bruit propagé vers le haut dans le tube 25 traverse les parois perforées 54 et pénètre dans la matière insonore 56, qui en absorbe immédiatement une partie ; le bruit qui traverse cette matière se réfléchit sur les faces intérieures des parois 50 pour pénétrer à nouveau dans la matière 56, où il subit une nouvelle atténuation. On obtient encore avec cette structure une réduction de bruit de 3 dB(A) au minimum et l'on peut absorber sélectivement certaines fréquences en faisant varier la densité ou la composition de la matière insonore 56.D'une manière générale, les matières à haute densité absorbent efficacement les fréquences faibles et celles à densité moindre, les fréquences plus élevées ; pour rendre l'efficacité maximale, on utilise donc une combinaison de matières à densités forte et faible. L'enveloppe imperméable 57 selon la figure 3 provoque inévitablement une certaine réduction, si faible soit-elle, du pouvoir d'atténuation acoustique de la matière insonore 56. Toutefois, on peut rendre l'utilisation de cette enveloppe facultative en donnant une forme plus étudiée à la feuille métallique perforée constituant les parois 54 de chaque tube d'extraction. La figure 4 représente à titre d'exemple une telle paroi 54. Dans l'exemple illustré par la figure 4, les parois 54 de chaque tube 25 sont formées d'une feuille métallique ajourée 60 dont les jours sont initialement ménagés sous forme de courtes incisions horizontales disposées en colonnes et décalées en quinconces. On déforme ensuite le métal entre les incisions pour élargir celles-ci-et former une multitude d'auvents adjacents 61 dont chacun s'étend au-dessus d'une ouverture 62 respective. Le bord inférieur de chaque auvent 61 fait saillie vers l'intérieur sur la paroi de tube au-delà de l'-ouverture 62 respective. Quand la cabine fonctionne, la pénétration dans les ou vertures des parois 54 de l'eau qui traverse de haut en bas le tube 25 est interdite par les bords inférieurs en saillie des auvents 61. De ce fait, on peut supprimer l'enveloppe protectrice 57 (figure 3). On notera que les ouvertures 62 dirigées vers le bas contribuent aussi à capter le bruit propagé vers le haut à travers le tube 25. On peut aussi utiliser d'autres formes de feuilles métalliques ajourées pour former les parois du tube 25. Par exemple, on peut employer des feuilles qu'on incise de la même manière que la feuille 60 et qu'on cintre ensuite pour former, au-dessus de chaque incision, un auvent semi-circulaire et, au-dessous de chaque incision, un renfoncement semi-circulaire dirigé à l'opposé. Il va sans dire qu'on pourra adopter des variantes des modes de réalisation décrits ci-dessus en se référant aux sins. Par exemple, il n'est pas essentiel que la coque 49 et la matière insonore 56 entourent complètement le tube 25 elles peuvent s'étendre sur une partie seulement du tube, par exemple sur deux côtés opposés, seules les parois respectives étant perforées. Sous cette forme, elle peuvent par exemple être posées sur une structure de sortie formée par une fente continue flanquéeode parois dirigées vers le bas, et non par une série de tubes d'extraction. Au lieu des unités d'insonorisation individuelles 33 décrites à propos des figures 1 et 2, on peut prévoir des déflecteurs en gouttière oblongs soit parallèles, soit transversaux à l'axe longitudinal de la cabine. Ces déflecteurs peuvent par exemple avoir une section en U retourné, leur côté ouvert étant dirigé vers la fente ou les tubes d'extraction. Ce côté ouvert peut être fermé par une paroi inférieure en matière en feuille perforée telle que celle indiquée en 54 sur la figure 3 ou en 38 sur la figure 2, et le volume défini entre les parois supérieure et inférieure peut être comblé par de la matière insonore. Le dessous du déflecteur d'insonorisation peut avoir la forme voulue pour opposer le minimum de résistance à l'écoule- ment de l'air. REVENDICATIONS 1. Cabine de peinture au pistolet comportant une chambre enfermée qui définit une zone de travail, un plancher de travail à claire-voie, des moyens assurant l'envoi d'air dans la zone de travail et provoquant un écoulement descendant d'air à partir de cette zone à travers le plancher de travail à claire-voie, un faux-plancher situé à une certaine distance au-dessous du plancher de travail, des moyens inondant en continu le faux-plancher d'un liquide de lavage, et une ou plus d'une ouverture ménagée dans le faux-plancher pour permettre l'extraction de liquide-de lavage et d'air, caractérisée en ce qu'un dispositif d'insonorisation, assurant une réduction du niveau de bruit qui existe dans la zone de travail pendant le fonctionnement de la cabine, est situé au-dessous du plancher de travail à claire-voie et comporte un moyen déflecteur réfléchissant les sons (34, 50) et, contre une face au moins de ce moyen déflecteur, une matière d'insonorisation (36, 56). 2. Cabine de peinture au pistolet selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit moyen deflecteur réfléchissant les sons est un déflecteur (34) placé entre le plancher de travail et le faux-plancher, au-dessus de l'entrée de la ou de chaque ouverture, et en ce que la matière d'insonorisation est une couche de matière insonore (36) supportée contre la face du déflecteur située en face de l'ouverture ou de chaque ouverture. 3. Cabine de peinture au pistolet selon la revendication 2, caractérisée en ce que ledit déflecteur est un organe à section en U retourné et en ce que la matière insonore est disposée dans cet organe. 4. Cabine de peinture au pistolet selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'une série desdits organes à section en U retourné sont disposés à une certaine distance les uns des autres dans un plan sensiblement horizontal, entre le plan cher de travail et le faux-plancher. 5. Cabine de peinture au pistolet selon la revendication 4, caractérisée en ce que chaque organe à section en U est incliné autour de son axe longitudinal, ceci pour réduire la résistance à l'écoulement de l'air depuis le plancher de travail vers l'ouverture ou les ouvertures du faux-plancher. 6. Cabine de peinture au pistolet selon la revendication 2, caractérisée en ce que le faux-plancher présente une série d'ouvertures d'extraction espacées, et le dispositif d'insonorisation comporte une série d'unités d'insonorisation individuelles (33) dont chacune est placée au-dessus d'une ouverture d'extraction correspondante, et en ce que ledit déflecteur constitue par la coque extérieure (34) de chaque unité d'insonorisation, cette coque définissant une enceinte ouverte à la base et dont la section diminue vers son sommet, la matière insonore (36) étant disposée dans ladite enceinte. 7. Cabine de peinture au pistolet selon la revendication 6, caractérisée en ce que ladite coque (34) est conique ou tronconique. 8. Cabine de peinture au pistolet selon la revendication 6, caractérisée en ce que ladite coque est pyramidale. 9. Cabine de peinture au pistolet selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que ladite matière d'insonorisation est retenue en place contre le moyen déflecteur par une paroi inférieure (38) en matière en feuilles perforée. 10. Cabine de peinture au pistolet selon l'une quelconque des revendications 2 à 9, caractérisée en ce que des moyens d'arrivée de liquide (41) sont prévus pour inonder la surface extérieure du ou de chaque déflecteur avec du liquide de lavage quand la cabine fonctionne, afin d'éviter qu'elle ne soit souillée par des particules de peinture solides. 11. Cabine de peinture au pistolet selon la revendication 1, caractérisée en ce que le bord de la ou de chaque ouverture ménagée dans le faux-plancher se termine par une structure de sortie à parois dirigées vers le bas (46), et en ce que le moyen déflecteur est un déflecteur plat (50) qui longe à une certaine distance l'une au moins desdites parois, la matière d'insonorisation (56) étant disposée dans l'espace (53) défini entre le déflecteur et la ou chaque paroi qu'il longe, la ou chaque paroi longée par le déflecteur présentant des jours destinés à laisser passer le bruit. 12. Cabine de peinture au pistolet selon la revendication 11, caractérisée en ce que le faux-plancher présente une ouverture sous forme de fente continue dont les bords longitudi naux aboutissent à deux parois dirigées vers le bas, en matière en feuilles perforée, et en ce qu'un déflecteur plat longe parallèlement, à une certaine distance, chacune de ces parois dans un plan sensiblement vertical à partir du dessous du faux-plancher, les gouttières longitudinales définies entre lesdites parois et lesdits déflecteurs étant remplies de matière insonore. 13. Cabine de peinture au pistolet selon la revendication 11, caractérisée en ce que le faux-plancher présente une série d'ouvertures espacées dont chacune-se termine par une structure de sortie constituée par un tube d'extraction (25) qui présente des parois suspendues (46) et en ce que ledit moyen déflecteur est constitué par une coque extérieure (49) qui entoure une partie au moins de l'aire de paroi du tube d'extraction, la matière insonore (56) étant disposée dans l'espace (53) défini entre les parois du tube et la coque. 14. Cabine de peinture au pistolet selon la revendication 13, caractérisée en ce que chaque tube d'extraction et la coque associée ont une section circulaire et sont disposés coaxialement. 15. Cabine de peinture au pistolet selon la revendication 13, caractérisée en ce que chacun desdits tubes d'extraction a une section rectangulaire et en ce que ladite coque entoure ses quatre côtés. 16. #Cabine de peinture au pistolet selon l'une quelconque des revendications 11 à 14, caractérisée en ce que ledit espace est délimité par une paroi supérieure (20) formée par le dessous du faux-plancher et par une paroi inférieure (51) reliant le déflecteur à la ou à chaque paroi qu'il longe. 17. Cabine de peinture au pistolet selon l'une quelconque des revendications 11 à 16, caractérisée en ce que la matière insonore est enfermée dans une enveloppe (57) en matière imperméable. 18. Cabine de peinture au pistolet selon l'une quelconque des revendications 11 à 17, caractérisée en ce que chaque paroi suspendue est en matière en feuilles (54) façonnée autour de jours (62) qu'elle présente de façon que le liquide de lavage traversant de haut en bas l'ouverture respective ne puisse traverser ces jours. 19. Structure de sortie, à placer dans le faux-#1ancher d'une cabine de peinture au pistolet, constituée par deux parois suspendues opposées qui définissent les côtés d'une ouverture ménagée dans le faux plancher, caractérisée en ce que lesdites parois (46) sont en matière en feuilles perforées et un déflecteur plat (50) longe à une certaine distance chacune de ces parois pour définir avec elle un volume (53), et en ce qu'une matière d'insonorisation (56) est disposée dans ce volume pour atténuer le bruit traversant les perforations (55) de ladite paroi. 20. Structure de sortie selon la revendication 19, caractérisée en ce qu'elle est constituée par un tube (25), ledit déflecteur étant constitué par une coque (49) qui entoure ce tube.