l'invention concerne un dispositif pour placer des couches de revêtement sur des comprimés, comprenant un tambour rotatif commandé et un équipement destiné à exposer les comprimés se trouvant dans le tambour à un gaz de séchage. La production de dragées s'effectue actuellement dans l'industrie pharmaceutique exclusivement dans des tambours de drageification, dans lesquels les noyaux de comprimés à revêtir sont déversés à la main et arrosés d'un liquide correspondant à l'aide d'un ajutage. Après ce processus d'isolation (dit de grossissage), les noyaux doivent être ressortis du tambour de dragéification et placés dans une armoire de séchage à l'air. Ensuite, les noyaux sont renvoyés dans le tambour de dragéification et revêtus d'une suspension-de sucre. Ce processus s'appelle le blanchissage dans l'industrie pharmaceutique. Après blanchissage, les noyaux doivent de nouveau être sortis du tambour et séchés, puis colorés dans une chaudière à dragées. La coloration est suivie d'un séchage et, ensuite seulement, les dragées séchées sont lissées à l'aide d'une pste ou au pistolet. Cet ensemble d'opérations est donc très compliqué et tres long (un à deux jours selon le type de dragées). L'invention permet d'abréger considérablement la durée de travail, par exemple de deux à jours à quatre heures. Elle permet également de réduire la main-d'oeuvre. Si les comprimés peuvent être transportés par voie pneumatique sans être détruits, le dispositif de l'invention peut être automatisé: Celui-ci est facile à nettoyer et permet de déverser les comprimés traités directement dans des récipients. Lorsque le dispositif est automatique, les comprimés peuvent être transportés directement de la machine dans laquelle ils ont été. produits dans un silo collecteur, puis dans le tambour dans lequel ils reçoivent un revêtement par pulvérisation, Fuis sont séchés et ensuite évacués. I1 est donc possible le d'effectuer le revêtement par pulvérisation, puis le séchage des comprimés et le nettoyage du tambour à des inter valve de temps pouvant être commandés de manière exacte. Selon une particularité essentielle de l'invention permettant d'obtenir ces avantages, le tambour est cylindrique. Sa périphérie est formée de panneaux qui inscrivent un angle aigu avec le périmètre du tambour. Le gaz de séchage, par exemple l'air, est dirigé dans le tambour par une tubulure d'injection dont l'embou- chure s'étend sur une partie de la périphérie de de tambour et qui est disposée de manière que le gaz arrive.dans le sens op poséà celui de la rotation du tambour, en un emplacement auquel les comprimés s'entassent dans le tambour rotatif. La disposition mentionnée des panneaux assure aux comprimés la possibilité de rouler et garantit donc une répartition ré- gulière du liquide injecté. Le séchage, accéléré par insufflation du gaz, est également raide. Les cpmprimés.n'ayant pas pas la possi- milité de glisser beaucoup sur la surface intérieure du tambour, ils ne subissent pas.d'usure pouvant avoir une influence sur leur qualité. la périphérie du tambour étant cylindrique, les comprimés sont revêtus de manière certaine uniformément, ce qui n'est pas le cas lorsque la périphérie du tambour est partiellement conique. La périphérie du tambour étant formée de.panneaux, il est possible de réaliser l'un de ceux-ci de manière qu'il soit bascu- lable -autour d'un axe parallèle à celui du tambour et qu'il forme ainsi un clapet permettant.de.yider ce dernier. Le tambour peut être vidé par.exemple par une goulotte qui aboutit directement dans des récipients ou dans un dispositif pneumatique de trans- port. Dans la fabrication de comprimés munis de couches de revêtement, le tambour doit être nettoyé au moins après le grossissage et le blanchissage. I1 faut donc extraire les comprimés du tambour après ces opérations. Le dispositif de l'invention permet de transporter les comprimés pneumatiquement dans un silo par ou ouverture du clapet de déversement et de les renvoyer dans le tambour après que celui-ci a été nettoyé, de préférence automatiquement. L'ensemble du processus peut s'effectuer automatiquement sans difficulté. Le tambour est nettoyé conformément à l'invention à l'aide d'un liquide se trouvant dars un bac qui est mobile .par rapport au tambour, par exemple relevable et abaissable ou basculable. Ce bac et son remplissage par un liquide de nettoyage, par exemple par de l'eau, peuvent également être commandés automatiquement. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés illustrant un mode de réalisation donné à titre explicatif, mais nullement limitatif. Sur ces dessins : la figure 1 est une vue en élévation de face, schématique, du dispositif en position de travail la figure 2 est une vue analogue du dispositif en position de travail, divers éléments et en particulier le tambour étant supprimés pour la clarté du dessin la figure 3 est une vue en élévation latérale schématique de ce dispositif la figure 4 représente schématiquement le dispositif de la vage et son dispositif de manoeuvre la figure-9.est une vue arrière partielle du tambour et représente le clapet permettant de le-vider, ainsi que le dispositif de manoeuvre de ce dernier la figure 6 est une coupe transversale selon la ligne V-V de la figure 5 les figures 7 à 9 sont des vues partielles en élévation frontale du tambour et du dispositif de manoeuvre' du clapet permettant de le vider, ce clapet étant représenté en trois positions différentes ; å 9a les figures 7a/sont des coupes transversales de la commande du dispositif de manoeuvre selon les lignes VII-VII, VIII-VIII et IX-IX des figures 7 à 9 la figure 10 est une vue en perspective de la tubulure d'insufflation du gaz de séchage ; et la figure 11 est une coupe transversale selon la ligne XI-XI de la figure 10. 4 Le dispositif représenté schématiquement comprend une enveloppe t dans laquelle un tambour rotatif 2 est monté. Ce dernier comprend essentiellement deux parois frontales planes 3 et 4 en forme de disques (figure 3) et une périphérie cylindrique formée de panneaux 5 (figure 5). Chaque extrémité extérieure de panneau située à l'avant par rapport au sens de rotation du tambour est reliée à l'extrémité arrière du panneau suivant par une bande perforée 5', par laquelle le gaz de séchage peut pénétrer dans le tambour 2. Des nervures 6 raidissent la paroi frontale 3. Le tambour 2 comporte sur sa paroi frontale 3 un moyeu 3' calé sur un arbre creux 8 qui traverse une cloison 7 de l'enveloppe et qui est monté dans une transmission 8' dans laquelle il est ro statif. Un ou plusieurs moteurs électriques, non représentés, commandent la transmission, de manière que le tambour 2 puisse tourner à des vitesses différentes qui sont fonction des opérations effectuées. La flèche A de la figure 1 indique le sens de rotation. les comprimés proviennent de l'un ou l'autre des réservoirs 9 et 10 et une trémie 11, ainsi qu'un conduit 12, qui passe par une ouverture centrale 13 derls paroi frontale 4, introduisent ces comprimés dans le tambour d'une manière qui sera décrite plus en détail plus bas. Un conduit 14, ainsi qu'un conduit 15 d'air com .primé, pénètrent dans le tambour du côté de la transmission par 11 arbre creux 8 et aboutissent à un ajutage de pulvérisation 16 qui répartit sur les comprimés 8 enduire le produit formé d'une solution ou d'une suspension. Les panneaux 5 inscrivent un angle aigu avec la périphérie du tambour (voir figure 5). L'un.de ces panneaux, qui porte la référence 5a sur la figure 5, peut basculer-aútour d'un axe 18 parallèle à celui du tambour et il forme ainsi.un clapet permettant de vider ce dernier. L'extrémité libre d'un bras 19 solidaire de l'axe 18 est reliée par une cheville 20 à l'extrémité extérieure d'une barre 21. le diamètre de cette dernière est plus grand à son extrémité extérieure que sur sa partie intérieure 22. L'extrémité intérieure de cette dernière passe dans une ouverture d'une plaquette 23 située entre deux nervures voisines 6 du tambour 2, de manière que la partie 22 de la barre puisse se déplacer dans cette ouverture. Un ressort 24 exerce une poussée sur l'épaulement 25 formé par la différence de diamètre des deux parties de la barre et tend à repousser celle-ci vers l'extérieur. Une butée, montée sur la cloison intermédiaire 7 de l'enveloppe (voir figures 7 à 9), commande le clapet permettant de vider le tambour en agissant sur la barre 21. Un carter de commande 26, qui forme un guide d'un piston mobile 27, est monté sur la cloison 7 du côté opposé à celui du tambour 2: Un fluide hydraulique ou pneumatique,- arrivant par un conduit 28, commande les déplacements du piston, Un ressort de comprèssion 28', agissant sur le piston 27, prend appui par son autre extrémité contre la cloison 7. Une tige' filetée 29 est fixée au piston 27 et peut 'également former une pièce avec ce dernier: Un manchon taraudé 30, engrenant avec la tige filetée 29, prend appui par son extrémité inférieure, dans la représentation des figures 7 à 9, contre'la cloison 7, de manière qu'une ouverture 3t de son fond soit située en face d'un trou 32 de cette cloison. Une broche de commande 53, passant dans ce trou, est soumise à la force du ressort de compression 35 par l'intermédiaire d'une bille 34. Cette broche pénètre .dans le plan de déplacement de la barre 21. Lorsque cette barre 21 rencontre la broche de commande avancée par le piston 27 ayant subi un mouvement d'avance (figure 7), la barre-21,qui tourne avec le tambour 2 dans le sens de la flèche A, est basculée d'abord dans la position de la figure 8, puis dans celle de la figure 9. contre la force du ressort 24.- Ainsi, le bras' t9 et l'axe 18, ainsi que le clapet fixé sur ce dernier, subissent un mouvement de basculement. le piston 27 est repoussé et libéré, comme mentionné, par un fluide pneumatique ou hydraulique et la commande de ce dernier est assurée par des moyens connus, non-représents. Les comprimés sortant du tambour par le clapet 5a parviennent par une goulotte 36 dans une trémie 37, qui les dirige dans -un conduit 38. Ce dernier est raccordé à la tubulure de refoulement 39 d'un ventilateur 40 par l'intermédiaire d'un rétrécissement 41 en forme d'ajutage. Il se produit donc dans le rétrécissement un effet de Venturi, qui empêche les comprimés sortant de la trémie 37 d'être refoulés par soufflage dans l'enveloppe 1. La goulotte 36 est suspendue par des articulations à des barres 42 et 43, qui sont montées sur la cloison interne de l'enveloppe au moyen d'articulations 44 et 45. La manoeuvre d'un appareil hydraulique od pneumatique 4c permet d'amener la goulotte 36 de la position de déversement de la figure à-la position de repos de la figure 2 au moyen drun bras 47 fixé à la barre 43. L'appareil 46 est commandé à partir d'un poste non représente. Le gaz de séchage arrive dans le tambour 2 par une tubulure d'insufflation 48, dont l'embouchure 49 s'étend sur une partie de la périphérie du tambour. Lorsque la tubulure est en position de travail, cette embouchure est placée à faible distance de la périphérie du tambour, de manière que ce dernier puisse tourner sans frotter contre elle. La tubulure et son embouchure ont la même largeur que le tambour 2, de sorte que l'air qui en sort peut être dirigé entre les panneaux 5 à l'intérieur du tambour sur toute la largeur de ce dernier. Afin d'empêcher que l'air ne s'échappe latéralement, l'embouchure 49 comporte de part et d'autre des déflecteurs 50 situés à faible distance des parois frontales 3 et 4 (figures 10 et 11). La tubulure d'injection 48 est montée sur un'arbre creux 5t avec lequel elle peut osciller et un appareil hydraulique ou pneumatique 53 actionnant un bras 52 fixé à cet arbre permet de déplacer la tubulure par rapport à la périphérie du tambour. Un réchauffeur 54 recevant le ga de séchage, par exemple de l'air, d'une souffiante 55 est raccordé l'arbre creux 5t communiquant avec la tubulure d'in Jection. Cette soufflante aspire l'air de préférence à travers un filtre non représenté. Un ventilateur 56 d'évacuation est raccordé à la partie de l'enveloppe 1 qui contient le tambour 2. L'orifice d'aspiration d'air porte la référence 57 sur les figures 1 et 2. On remarque, d'après ce qui précède, que l'air est insufflé dans le quadrant inférieur gauche du tambour 2, dans la représentation de la figure 1, c'est-à-dire à l'emplacement auquel les comprimés s'entassent. lors de la rotation du tambour dans le sens de la flèche A. Ainsi, ces comprimés sont séchés régulièrement et rapidement. Le ventilateur d'évacuation est, de préférence, réalisé et commandé de manière qu'il aspire légèrement plus d'air que le tambour n'en reçoit de la tubulure d'injection 48. Ainsi, le tambour est placé sous une légère dépression, qui empoche l'air d1en sortir, en particulier par l'ouverture 13. Un bac de lavage 58 (figures t et 2) vermet de nettoyer le tambour 2.. Ce bac est monté sur un conscle 59 et il peut basculer autour d'un arbre creux 60. Lorsque des comprimés sont traites dans le tambour 2, le bac 58 est en position de repos, représentée sur la figure 1. Pour le nettoyage du tambour, il est basculé en position de travail, représentée sur les figures 2 et 4. Un appareil hydraulique ou pneumatique 61, relié par une articulation à un bras 62 fixé sur le bac 58, permet de faire basculer ce dernier. Cet appareil est également commandé à partir d'un poste central non représenté. Pour le nettoyage du tambour, le bac reçoit du liquide de lavage, par exemple de l'eau, par l'arbre creux 60, qui comporte des trous de sortie 69 par lesquels le bac en position de travail peut êt,e rempli de ce liquide. Le tambour tournant lentement se nettoie en passant dans le bac. le liquide de lavage coule par un tuyau 64 dans un conduit 65 qui forme un coude 66. La hauteur de ce dernier détermine le niveau de liquide dans le bac 58, de manière à éviter que ce liquide ne déborde d ce dernier. Un clapet 68, commandé par un appareil hydraulique ou pneumatique 67, est monté dans le conduit 38. tes comprimés transportés par voie pneumatique sont dirigés sur le réservoir 10 ou sur un conduit 69, selon la position de ce clapet.'le conduit 69 dirige les comprimés sur un poste de conditionnement. Le dispositif décrit peut fonctionner de manière totalement automatique. Les comprimés provenant d'une machine connue les ayant produits peuvent être 'dirigés sur le réservoir 9, par exemple par voie pneumatique. Ils parviennent dans le tambour 2 par la trémie 11 et le conduit 12. le tambour est entratné en rotation et l'air de séchage y est introduit par la tubulure d1in- jection 48. L'ajutage 16 pulvérise simultanément une solution isolante ou de grossissage sur les comprimés. L'arrivée d'air, la vitesse du tambour et la pulvérisation peuvent être commandées automatiquement. A la fin de l'isolement ou du grossissage des comprimés, ces derniers sont dirigés sur le conduit 38 par la goulotte de déversement 36 et la trémie 37. Le clapet se trouve dans la position représentée sur la figure 1, de sorte que les comprimés sont dirigés dans le réservoir 10. Le bac de lavage 58 est basculé en position de travail (figures 2 et 4) de manière également automatique et le tambour est lavé et séché. Le bac est vidé par ouverture de la vanne 70. Les comprimés isolés sont renvoyés du réservoir 10 dans le tambour 2 parla trémie 11 et le conduit 12. L'ajutage de pulvérisation 16 projette ensuite la suspension nécessaire au blanchissage. Lorsque ce dernier est terminé, les comprimés sont renvoyés dans le réservoir 10, s'il est nécessaire de laver le tambour avant la teinture. Celle-ci s'effectue par envoi de la solution ou suspension correspondante à l'ajutage 16 au cours de l'opération suivante. Lorsque la teinture est terminée, l'émulsion de lissage est injectée. Ensuite, les comprimés terminés sont dirigés sur le poste de conditionnement par le conduit 69, -le clapet 68 ayant été basculé convenablement. Il va de soi que l'invention n'a été.décrite et représentée qu'à titre explicatif, mais nullement limitatif, et qu'elle est susceptible de diverses variantes sans sortir de son cadre. - REVENDICATIONS 1 - Dispositif d'enduction de comprimés à l'aide de couches de revêtement, comprenant un tambour rotatif commandé et un équipe ment destiné à exposer les comprimés places dans le tambour à l'action d'un gaz de séchage, caractérisé par un tambour cylindrique amont ira périphérie est formée de panneaux qui inscrivent un angle aigu avec cette périphérie et par une tubulure d'injection du gaz de séchage, l'embouchure de cette tubulure, qui s'étend sur une partie de la périphérie du'tambour, étant disposée de manière que le gaz arrive dans le sens oppose à celui de la rotation du tambour, à l'emplacement auquel les comprimés s'entassent dans le tambour tournant, 2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ltun desdits panneaux est basculable sur un axe parallèle à celui du tambour et forme un clapet permettant de vider ce dernier. 3 - Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le clapet permettant de vider le tambour est relié à une barre soumise à un ressort et qu'une broche de commande pénétrant dans son plan de déplacement peut amener dans deux positions différentes avec ledit clapet. 4 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la tubulure d'injection est basculable, afin de pouvoir être déplacée par rapport à la périphérie du tambour. 5 - Dispositif selon l'une des revendications 1 et 4, ca ractérisé en ce que l'embouchure de la tubulure d'injection se prolonge latéralement autour du tambour. 6 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une bande de tôle perforée relie l'extrémité extérieure d'un panneau à l'eitrémîté décalée vers l'intérieur du panneau suivant. 7 - Dispositif selon la revencication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un bac de lavage destiné à être rempli de liqui- de de nettoyage et déplaçable. par exemple basculable, par rapport à la périphérie du tambour 8 - Dispositif selon la reverdication 1, caractérisé en ce qu'un ventilateur évacue la partie de l'enveloppe contenant le tambour et aspire de ce dernier plus d'air qu'il n'en reçoit de la tubulure d'injection,