On a déjà fait de nombreuses propositions pour augmenter le frottant, c'est-à-dire la qualité anti-dérapante de ltextérieur de l1 empeigne et de la tige des chaussures de sport, et spécialement de celles destinées aux joueurs de football et de rugby aux endroits qui exercent une fonction essentielle pour contrôler le ballon. Et ces propositions connues portent surtout sur l'empeigne. Les solutions proposées jusqu'ici présentent soit l'inconvénient que les moyens employés pour augmenter la rugosité ne sont pas assez durables ou qu'ils ne sont pas assez efficaces. Lorsqu'on rapporte des pièces de cuir ou de caoutchouc sur 11 empeigne, on observe en cas d'humidité une forte baisse du coefficient de frottement, ce qui nuit à la qualité anti-dérapante. On a également déJà essayé de résoudre le problème du frottant en prévoyant sur l'extérieur des ballons des entailles ou encoches. Cette solution s'est également avérée peu efficace. Et il faut encore tenir compte du fait qu'on enduit à présent les ballons d'une couche lisse de couleur pour les rendre bien visibles aux téléspectateurs en cas de transmission d'un match. La présente invention s'engage dans une nouveile voie pour augmenter le frottant de la surface des empeignes et éventuellement les tiges des chaussures de sport, et plus particulièrement celles destinées aux Joueurs de football ou de rugby, tout en supprimant les inconvénients des solutions connues. Selon la présente invention, la surface du dessus d'une chaussure de sport dans les zones importantes pour le contra le du ballon est constituée par la face écailleuse d'une peau animale ou par une pellicule de matière plastique imitant cette dernière. Il est évident que l'imitation de la peau naturelle peut être restreinte au côté écailleux, qui est essentiel pour cet emploi. On peut se servir pour la réalisation de l'invention en premier lieu de peaux de poissons. La peau des- chondroptérygiens qui possèdent des écailles en forme de dents s'est avérée particulièrement utile, et de préférence on emploie de la peau de requin. La peau des chondroptérygiens se prête par excellence à la réalisation de l'invention, parce qu'on peut la rendre souple comme la peau de chamois par le tannage, qualité qui est importante pour que l'empeigne et la tige de la chaussure s'adaptent bien et agréablement au pied. En principe, on peut, pour cette raison, fabriquer tout le dessus de la chaussure avec ce genre de peau de poisson.Mais on peut aussi prendre recours à des pièces de peau de poisson qui ne couvrent que la pointe de la chaussure et/ou à des bandes (ou des pièces analogues en matière plastique imitant la peau naturelle) qu'on rapporte de manière connue sur l'empei- gne, par exemple en les cousant à la machine, Dans-une forme de réalisation préférentielle de la chaussure de footballeur conforme à l'invention, on prévoit une bande de peau qui entoure la fente à lacer de la tige de la chaussure. Cette bande peut servir à la fixation des oeillets pour la passage du lacet.Afin que le lacet n'empoche pas le contact entre le ballon et cette bande de peau, il peut être utile de ne pas faire passer le lacet par des trous percés dans ladite bande, mais par des boucles disposées à côté de la bande qui pénètrent dans la fente0 Ces boucles connues en elles-mêmes pour le laçage de certaines chaussures, sont fixées sur l'empeigne et la tige. Les écailles de chondrotérygiens en forme de dents ne s'usent que triez peu gracie à leur dureté comparable à l'émail des dents et leur solidarité avec la peau, si bien que la rugosité obtenue par ces écailles sur les zones intéressées du dessus de la chaussure est préservée pendant un temps suffisamment long. Si parfois les écailles étaient trop aigues, on pourrait en adoucir les sommets par polissage ou par vitrification'pour qu'elles ne risquent pas de blesser. Etant donné que les directions d'où le ballon est reçu et dans laquelle il est renvoyé varient, il est utile de placer les pièces faites de peau de poisson sur la chaussure de sorte que les sommets des écailles soient également orientées en différentes directions. Les figures 1 et 2 du dessin annexé montrent en perspective deux exemples de réalisation de l'invention qui serviront à sa meilleure compréhension. Il est bien entendu, cependant, que ces exemples ne sont aucunement limitatifs et que l'invention s'étend à toute variante dans le même esprit. La chaussure de sport selon figure 1 a le bout de l'empei- gne complètement recouveru par le revêtement 2 fait d'une peau de poisson ou d'une pellicule de matière plastiquequienest une imitation, avec le côté écailleux tourné vers 11 extérieur. La bande 3 wientoure la fente de laçage est faite de la même matière, Sur la chaussure selon figure 2, des bandes 4 de peau de poisson ou d'une pellicule de matière plastique qui l'imite sont appliquées par des piqûres, également avec le côté écailleux tourné vers l'extérieur. La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparattront à l'homme de l'art REVENDICATIONS 1 - Chaussure de sport et plus particulièrement chaussure pour jouer au ballon dont l'empeigne et éventuellement la tige présentent une surface particulièrement frottante, caractérisée en ce que la surface des zones du dessus de la chaussure qui sont d'une importance capitale pour le contrôle du-ballon sont formées par la surface écailleuse d'une peau animale ou d'une pellicule de matière plastique qui imite cette dernière. 2 - Chaussure de sport selon la revendication 1, caractérisée en ce que la peau animale employée est une peau de poisson. 3 - Chaussure de sport selon la revendication 2, caractérisée en ce que la peau animale est la peau d'un chondroptéry tien. 4 - Chaussure de sport selon la revendication 3, caractérisée en ce que la peau animale est une peau de requin. 5 - Chaussure de sport selon l'une quelconque ou plusieurs des revendications précédentes, caractérisée en ce que les pointes des écailles en forme de dents sont adoucies par un polissage. 6 - Chaussure de sport selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que l'empeigne et la tige tout entières sont faites d'une peau de poisson rendue souple par le tannage comme une peau de chamois. 7 - Chaussure de sport selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que des morceaux de peau en forme de capuchon et/ou en bandes sont rapportées sur le dessus, en lui-meme de forme normale, d'une chaussure. 8 - Chaussure de sport selon la revendication 7, caractérisée en ce que la bande de peau-entoure la fente de laçage de la chaussure. 9 - Chaussure de sport selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que les différentes parties de peau sur l'empeigne (et sur la tige) sont placées de sorte que les pointes ou sommets des écailles se dirigent en diverses directions.