La présente invention a pour objet un dispositif d'accrochage des extrémités d'un câble réalisé à partir de fibres synthétiques" I1 est habituel d'utiliser des câbles métalliques pour réaliser l'amarrage, le remorquage ou l'ancrage d'objets ou de véhicules. Les cibles métalliques sont intéressants du fait qu'ils sont très résistants, possèdent un faible allongement à la rupture, et peuvent être accrochés de façon relativement simple à leurs extrémités. Les embouts destinés à réaliser l'accrochage sont fixés par sertissage, par pincement conique1 ou par l'intermédiaire d'un matériau fusible, tel que du plomb, la fixation des extrémités d'un câble pouvant, par ailleurs, être réalisée par formation d'une boucle avec pincement sur le câble de l'extrémité libre, avec ou sans épissure. De toute façon, les câbles traditionnels ne donnent pas entière satisfaction lorsqu'il s'agit de réaliser un câble à la fois porteur et conducteur de ltélectricité. Dans ce cas, il convient de doubler le câble métallique d'un câble conducteur dément isolé. Néanmoins, les câbles métalliques présentent un certain nombre d'inconvénients, C' est ainsi qu'ils sont relativement lourds, puisque leur densité est de l'ordre de 7 à 8, qu'ils sont rigides, qu'ils vieillissent relativement mal, qu'ils s'oxydent sous l'effet de la corrosion, et qu'ils sont générateurs d'un coup de fouet à la rupture. Il existe d'autres types de câbles, tels que les câbles en fibres de verre, dont le domaine d'applications est tout à fait limité. Ces câbles sont d'un cofit élevé et présentent l'inconvé- nient d'être très fragiles en flexion. La fixation d'embouts sur un tel câble est réalisée par collage des fibres extrêmes dans un cône femelle et ne pose pas de problèmes particuliers. Il existe des fibres synthétiques offrant les mêmes avantages que l'acier, c'est-à-dire offrant une bonne resistance et un faible allongement à la rupture, tout en possèdant une grande souplesse, un faible poids (densité de l'ordre de 1à 1,2), et une bonne fiabilité puisqu'ils sont insensibles à la corrosion. Des cabales, réalisés à partir de telles fibres pourraient donc avantageusement remplacer les câbles en acier. Il se pose néanmoins le problème de l'accrochage des extrémités de ces câbles. En effet, aucun des modes d'accrochage utilisés à ce jour, qu'il stagi5se d'accrochage mécanique ou d'accrochage par collage, nta donné satisfaction en raison du glissement des fibres. Les difficultés rencontrées jusqu'alors ont grandement limité l'application de ces fibres puisque les propriétés physiques de celles-ci ne pouvaient pas être exploitées totalement. La présente invention vise à pallier cette lacune en fournissant un dispositif d'accrochage pour les extrémités de câbles réalisés à partir de fibres textiles et constitués soit par des torons élémentaires assemblés par torsadage, soit par des nappes concentriques tressées. Ce dispositif comporte un noyau pour l'enroulement des fibres constitutives de l'extrémité du câble, une chemise dans laquelle est engagé et pincé le noyau et dont le volume interne est rempli de colle, des moyens connus étant prévus pour réaliser la fixation d'un anneau sur la chemise. L'accrochage est réalisé à la fois par un effet mécanique de pincement entre le noyau et la chemise, par collage. Afin de ne pas détériorer les fibres, l'un des deux éléments, le noyau ou la chemise, est réalisé en un matériau dur, tandis que l'autre élément à savoir respectivement la chemise ou le noyau, est réalisé en un matériau possédant des caractéristiques plastiques. La chemise est généralement logée dans un corps servant d'organe protecteur, et permettant également la fixation d'un dispositif d'accrochage constitué par exemple par une collerette et un étrier. Avantageusement, et afin d'améliorer l'effet de pincement du noyau, l'extrémité du corps opposée à celle par laquelle sort le câble est taraudée, et cette extrémité est obturée, d'une part, par une rondelle à caractéristiques plasti quds venant en appui sur le noyau et, d'autre part, par une vis engagée dans le taraudage précité du corps. Suivant la section du câble, il peut être envisagé diverses variantes de ce dispositif. C'est ainsi que, dans le cas d'un câble de moyenne ou forte section, le noyau est constitué par une bague conique, sur laquelle, après avoir été détressés ou épanouis, les brins constitutifs de l'extrémité du câble sont enroulés au moins une fois, les extrémités libres des brins étant éventuellement ligaturées sur le câble. Inversement, dans le cas où le câble est de faible section, son extrémité est enroulée au moins une fois sur un noyau en forme de coin avant d'être ligaturée sur le câble proprement dit. Avantageusement, la colle dont est remplie la chemise est constituée par une résine polymérisable. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemples non limitatifs, deux formes d'exécution de ce dispositif Figures i et 2 sont deux vues en extérieur, respectivement de côté et de dessus d'une première forme d'exécution de ce dispositif Figure 3 est une vue en coupe longitudinale de la partie de ce dispositif réalisant l'accrochage Figure 4 est une vue en coupe longitudinale d'un second dispositif Figure 5 est une vue en coupe suivant 5-5 de figure 4. Le dispositif, représenté aux figures 1 à 3, est destiné à l'accrochage d'une extrémité d'un câble 2 de moyenne ou de forte section. Ce dispositif comprend un corps i ouvert à ses deux extrémités, dont l'une présente un épaulement 4 et dont l'autre présente un taraudage 5. A l'intérieur de ce corps 3 est logé une chemise 6 réalisée en un matériau possédant des caractéristiques plastiques. A l'intérieur de la chemise 6 est engagé et pincé un noyau 7 en forme de bague, sur lequel prend appui une rondelle 8 elle-même poussée par une vis 9 engagée dans le taraudage 5 du corps 2. Il est à noter que la bague 7 est de forme conique, et que la face interne de la chemise 6 est également de forme conique. La partie de la chemise 6, située à l'extrémité du corps 3 opposée à celle dans laquelle est engagée la vis e, est constituée par une surface 10 évasée vers l'extérieur. L'accrochag#e l'extrémité du câble 2 dans un tel dispositif est réalisé de la manière suivante L'extrémité du câble 2 est détressée ou épanouie, après quoi les brins 12 ainsi obtenus sont engagés dans la bague 7 sur laquelle ils font au moins un tour. Leur extrémité est ensuite fixée sur le câble 2 proprement dit par l'intermédiaire d'une ligature 12. Cette opération étant réalisée, il est procédé au remplissage du volume interne à la chemise par une résine poly mérisable 14 associée à au moins un durcisseur,à une température de l'ordre de 400C. La bague 7, est aussitôt engagée dans la chemise, après quoi il est procédé à une traction sur le câble 2 afin de répartir la tension sur les différents brins 12. il est ensuite procédé à la mise en place de la rondelle 8 et de la vis 9. il est à noter que, dans la forme d'exécution repréventée aux figure à 3, le câble 2 contient au moins un élément conducteur 15. Afin de permettre le passage de ce conducteur, il est prévu dans la rondelle 8 et dans la vis 9 des perçages coaxiaux respectivement 16 et 17. Sur le corps 3 est monté de façon traditionnelle un dispositif d'accrochage constitué par une collerette 1$, venant prendre appui sur le corps du côté de l'arrivée du câble 2, et par un étrier 19. Les figures 4 et 5 représentent un dispositif plus spécialement destiné à l'accrochage de câbles de faible section. Dans ce cas, l'extrémité du câble 22 est enroulée sur un noyau 23 en forme de coin, puis ligaturée en 24 sur le câble proprement dit. Comme dans la forme d'exécution précédente, ce noyau coopère avec une chemise li dont la partie interne est tronconique pour réaliser le pincement du câble De la même façon que précédemment, le volume délimité par la chemise 25 est rempli d'une résine polymérisable 14 associée à un durcisseur dont l'effet combiné à celui du pincement assure une bonne fixation de l'extrémité du câble. I1 est à noter que le dispositif représenté aux figures 4 et 5 offre les mêmes possibilités de sortie d'un conducteur électrique que le dispositif représenté à la figure 3. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas auxi deux seules formes d'exécution de ce dispositif décrites ci-dessus à titre d'exemples ; elle en embrasse, au contraire , toutes les variantes de réalisation. C'est ainsi notamment que le noyau pourrait être réalisé en un matériau possédant des caractéristiques plastiques et la chemise réalisée en un matériau dur sans que l'on sorte du cadre de l'invention. De même, dans la première forme d'exécution décrite en référence aux figures 1 à 3, la rondelle 8 pourrait présenter une forme tronconique afin de pouvoir être engagée dans la bague 7 pour pouvoir réaliser un premier pincement des brins 12 du câble. Il est à noter qu'il est alors impératif que la rondelle 8 soi t réalisée en un matériau de même nature que a chemise 6, afin d'éviter l'usure au niveau de ce premier pincement des brins 12. Dans ce cas, il est possible de réduire considérablement la quantité de colle à l'intérieur de la chemise 6. - REVENDICATIONS 1. - Dispositif d'accrochage des extrémités d'un câble réalisé à partir de fibres synthétiques, caractérisé en ce qu'il comporte un noyau pour l'enroulement des fibres constitutives de l'extrémité du câble, une chemise dans laquelle est engagé et pincé le noyau et dont le volume interne est rempli de colle, des moyens connus étant prévus pour réaliser la fixation d'un anneau sur la chemise. 2. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'extrémité de la chemise par laquelle sort le câble a une forme évasée. 3. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'un des deux éléments entre lesquels est pincé ltextrémité du câble à savoir la chemise ou le noyau, est réalisé en un matériau dur, tandis que l'autre élément, à savoir respectivement le noyau ou la chemise, est réalisé en un matériau possédant des caractéristiques plastiques. 4. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la chemise est logé dans un corps qui, ouvert à ses deux extrémités, est muni, du côté de la sortie du câble, d'un épaulement pour l'appui de la chemise, ce corps étant associé à une collerette et un étrier formant un anneau d'accrochage. 5. - Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'extrémité du corps opposée à celle par laquelle sort le câble est taraudée, et en ce que cette extrémité est obturée, d'une part, par une rondelle à caractéristiques plastiques venant en appui sur le noyau & d'autre part, par une vis engagée dans le taraudage précité du corps. 6. - Dispositif selon l'une quelconque des revendi- cations i à 5, caractérisé en ce que, dans le cas d'un câble de moyenne ou forte section, le noyau est constitué par une bague conique, sur laquelle, après avoir été détressés ou épanouis, les brins constitutifs de l'extrémité du câble sont enroulés au moins une fois, les extrémités libres des brins étant éventuellement ligaturées sur le câble, et en ce que la rondelle est éventuellement conique afin de pouvoir réaliser un premier pincement des brins par engagement qu'elle prend dans la bague. 7. - Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que, dans le cas où le câble est à la fois conducteur et porteur, la partie conductrice étant logée au centre du câble, il est prévu des ouvertures coaxiales dans la rondelle et dans la vis engagée dans le corps afin de permettre le passage de l'élément conducteur. 8. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications i à 5, caractérisé en ce que, dans le cas où le câble est de faible section, son extrémité est enroulée au moins une fois sur uUhoyau en forme de coin avant d'être éventuellement ligaturée sur le câble proprement dit. 9. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la colle dont est remplie la chemise est constituée par une résine polymérisable. 10. - Procédé pour l'accrochage dtun câble à l'aide du dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce qu'il consiste à engager l t extrémité libre du câble dans la chemise, à détresser: ou épanouir cette extrémité du câble afin de séparer les brins les uns des autres, à enrouler les brins sur la bague conique et éventuellement à ligaturer leurs extrémités sur le câble, à engager la bague dans la chemise et à remplir celle-ci de colle,à exercer une traction sur le câble relativement à la chemise avant que soit réalisée la polymerisation, afin de réaliser l'équilibrage des tensions sur les différents brins, et enfin à obturer le corps.