Armer une arbalette de chasse sous-marine n1 est pas facile. I1 faut beaucoup de force dans les mains pour tenir fermement l'étrier qui relie les deux tondeurs et tirer jusqu'à ce qu'il s'accroche dans l'encoche de la flèche, le tout en plaquant la crosse de l'arme contre la poitrine. De plus, comme cela se passe dans l'eau et qu'il s'agit de chasse, il faut que cette operation soit rapide, simple, ne demande pas des changements de postures importants du chasseur, et puisse se faire dans un endroit exigü si nécessaire. n faut que l'arme ne soit pas lourde, encombrante, que sa forme présente un winintun d'aspérités pour ne pas accrocher la cordelette, ?t les algues éventuelles, et pour ne pas offrir de résistance quand on derlace latéralement l'arbalette dans l'eau. Toutes ces raisons font que les dispositifs > imagi- nes à ce jour pour faciliter l'armement, ne donnent pas satisfaction. - les arbalettes qu'on arme en se servant des pieds demandent une manoeuvre malaisée. - celles dont la tette porte-tendeurs se déplace au moyen de levier n'utilise que la forte d'un bras, l'autre servant a' la réaction. - les dispositifs de traction par moufle sont longs d'emploi. C'est pourquoi armer une arbalette reste un problème qu'il ne faut pas ne- de gliger car en plus la difficulté physiques le risque de se blesser fortement les doigts est grand quand l'étrier glisse ou se casse. principaux La présente invention a deux objectifs : assurer sans danger un armement aisé et permettre la réalisation d'armes beaucoup plus puissantes. Ces deux objectifs, distincts mais conciliables sont atteints grâce à la conception de cette arme sous-marine nouvelle. Auparavant,il il est ut.le de rappeler comment travaille un tendeur élastique. La figure 1 représente la courbe d'élasticité d'un ressort : l'allongement (a) est proportionnel à la force déployée. Pour un accroissement d'effort (b) le travail fourni par le chasseur est augmenté de la surface (c). La figure 2 représente celle d'un tendeur élastique dont la force (d) de tension initiale est celle du ressort. La cour be est telle qu'un Tneme accroissement de force (b) correspond à un allongement (e) beaucoup plus grand. n s'ensuit que le travail com- (surface f) plémentaire, donc restitué A la flèche est beaucoup plus grand. Cette comparaison démontre la suprématie des tendeurs élastiques sur les ressorts. I1 faut un grand accroissement de force pour obtenir un grand accroissement de travail fourni par un ressort. Alors qu'un accroissement relativement faible d'un tendeur correspondant à un allongement beaucoup plus grand, a pour conséquence l'obtention d'un travail beaucoup important. Par ailleurs, l'effort exercé sur des tendeurs apparaît très grand au début de la course et décourage vite le néophyte. Ceci fait que les tendeurs sont actuellement mal utilisés. La fig. 3 permet de préciser ce point. Si pqr exemple, un effort maximal (g) est possible en tirant directement sur l'étrier, le travail correspond à la surface (h) (en pointillé). Si l'on peut, grâce à un procédé, augmenter d'une faible valeur (j) cet effort, la surface (k) correspondant à l'accroissement d'effort est beaucoup plus-importante que la surface (h). On voit qu'il est très important de pouvoir augmenter, même un peu,l'effort de ten= sion. La présente invention a pour objet une arbalette équipée d'un dispositif permettant une tension maximale des tendeurs et présentant autres avantges complémentaires appréciables. Les figures h, 5 et 6 représentent la version la plus simple de cette invention. Le tube 1 est équipé à l'avant de la tête porte-tendeurs (2) sur laquelle sont fixés les tendeurs (3) reliés entre eux par l'étrier d'accrochage (4). Dans cette version, contrairement A toutes les autres arbalettes sous-marine, la gachette 5 n'est pas placée dans la crosse 6. Elle est logée dans le chariot 7 coulissant sur le tube. Pour toutes les positions autres que celle du tir, cette gachette est inaccessible à toute commande. Dans la crosse 6 est placée la détente 8 qui est reliée au basculeur 9 al moyen de la tige 10 L'armement se fait en trois temps: 1 - le chariot 7 est amené contre la butée 11 qui sert de guide fléche, maintenu par un clip léger 12 fixé sur cette butée (ou sur le chariot) Le chasseur passant la fleche 13 par l'orifice delta tête, l'enfonce dans l'alvéole du chariot ofi la gachette poussée par le ressort 14 la maintient. 20 Dans le cas des ares puissantes à tendeurs courts, il place larme non pas contre sa poitrine car ses bras seraient pas assez longs, mais contre son ventre. Avec les deux sains, il saisit l'étrier h qu'il accroche sans effort notable à l'encoche de la flèche. La position du chariot est alors définie par la butée guide flèche 11. 3-- Plaçant la crosse contre la poitrine ou restant dans la même position s'il est très robuste, il saisit le chariot, grâce aux deux crochets ou anneaux fixés 15 sur ce -chariot 7, avec les deux mains et tire jusqu'au moment où le chariot est accroché rar le cliquet-étrier 16 fixé sur la crosse, lequel cliquet-étrier s'engage dans l'encoche ménagée sur le chariot 7. Dans ce mouvement, la force disponible déployée par le chasseur peut être évidemment plus grande que celle qu'il pourrait utiliser en pinçant l'étrier avec les mains. T > plus, agissant sans crainte de voir le fil de l'é- trier se casser et lui déchirer les mains le chasseur peut utiliser toute sa force avec confiance. Il est nécessaire de préciser ici què dans le cas présent et ceux qui suivent, les formes conjuguées de l'arrière du chariot et de l'avant de la crosse sont telles que l'approche du cha flot, si celui-ci est suffisamme-nt bien dégauchi par le chasseur soit aise. La réaction oblique de l'étrier cliquet fait que pour la position de tir, le contact est intime entre la crosse et le chariot, ce qui définit la position précise de ce dernier. (fig. 7) Dans la position de tir fig. 5 la gachette 5 se trouve placée au-dessus du basculeur 9 logé dans le tube. Quand on agit sur la détente fl, celle-ci pivotant autour de son axe 17 tire au moyen de la tige 10 sur le basculeur 9. Celui-ci pivote autour de son axe lR. fixe maintenu par un support intérieur au tube 19 et son extrémité 20 passant par un trou 21 percé dans le tube (1) appuie en en dessous de la gachette 5, laquelle bascule libérant la flèche. Bien entendu, le dispositif sommaire deè verrouillage et de lacher de la flèche autre décrit ici ne l'est qu'à titre d'elle et tout système dérivé d'un procédé peut être utilisé. Un autre point à préciser. I1 est prévu que la gachette peut, pour des raisons de sécurité btre verrouillée par un arrêtoir monté sur le chariot 7. Comme par exemple, à l'aide d'une came 22 représentée en position d'arrêt sur la fig. 5, et que l'on peut faire tourner par une commande extérieure autour de son axe pour libérer cette gachette. Pour tirer il faudra aussi libérer la détente en tournant la deuxième came de verrouillage 23 par exe:ple e.montée sur la crosse. Les fig. 8 et 9 représentent une am@élioration de ce disposi- tif. Dans ce cas, les deux anneaux lateraux 15 ou cnarlot @ sont renplacés par deux poignées articulées 24 et 25. Celles-ci sont rabattables autour du tube par pivotement autour de leurs axes 26 et 27 parallèles au tube. Dans cette position la flèche 11 est facilement accrochée par l'étrier , le dessus du chariot btsnt dégagé fig. d. En position de traction, les deux poignées sont horizontales et dans cette position où la prise est idéale, les deux becquets 2P et 29 emprisonnent l'étrier, protégeant encore mieux les mains du chasseur contre un accident. (fig. 9) Il faut noter que l'accident est beaucoup moins probable qu'avec une arbalette classique. En effet, l'étrier n'est Jamais anormalement malmené et de ce fait, sa durpe de vie est beaucoup plus longue. Ta fig. 10 représente une arbalette encore plus perfec- tionnée. Bien que l'effort à faire soit réduit par le procédé, la chasse sous-marine est un sport fatigant et en fin de chasse les forces sont moins vives. Aussi est-il important dene pas perdre le bénéfice d'ur effort fait. tans cette réalisation, le chariot porte-gachette est relié par me cordelette sourle 30 å haute résistance à un tambour rochet 31. Ce rochet est rappelé par un couple élastique de façon à toujours tendre la c@rdelette. Ce couple élastique peut être crée par un ressort spirale ou ur autre moyen Lorsqu'on tire sur le chariot 7, le rochet 31 tire sur la cordelette qui s'enrcule. Lersoue l'on arrête l'effort le cliquet 32bloque le rochet 31 et la cordelette maintient le chariot 7. Le chasseur peut se reposer un instant et tirer à nouveau jusqu'à accrochage du chariot. La @orde était @lastique, le chariot revient quelque peu vers sa position d'origine. En fait, il s'agit la d'un avantage car lorsqu'on tire de nouveau, l'effort qu'on fait n'est pas brutal mais progressif puisque la corde participe à ce début d'effort. n en est tout autrement actuellement quand un chasseur sous-marin ac croche a'aècrd l'étrier au premier cran de la flèche, se repose un instant puis décr@chant l'étrier l'amène brutalement à la deuxième encoche c'est-à-dire à sa position de travail.Cette pratique courante i,lpose un effort considérable puisqu il est immédiatement proche du maximum. Evid@mment le cliquet doit titre dégagé pour remettre le chariot 7 à la position d'origine afin de réarmer l'arbalette. - Comme un rochet et un cliquet peuvent être une combinaison criticable car fragile, l'inventeur a imaginé un système autobloquant constitué d'une seule pièce mobile. la crosse de La fig. Il représente l'arbalette équipée d'un rochet spécial 33. Ce rochet 33 est un tambour enrouleur dont les joues sont prismatiques et de préférence pentagonales (forme choisie pour l'exemple en question et les explications suivantes.) La partie cylindrique du tambour a un diamètre (k) inférieur au diamètre du cercle inscrit du pentagone (fig. 1'2). Il est logé dans une alvéole à quatre côtés dont deux cotés sont ceux d'un pentagone de même tailles le troisième, la moitié du troisième côté de ce même pentagone, le quatrième caté, curviligne, est la partie d'une circonférence dont le diamètre est plus grand que celui du cercle circonscrit au pentagone fig. 12. Le rochet est maintenu, avec du jeu, par deux flasques (fig. 13) 3 et 35 dans l'alvéole. Le rochet est creusé à chaque extrémité afin de laisser une toile mince (n) dans la partie centrale. Un ou plusieurs brins de fil élastiques passent par les deux trous (p) perces dans la toile et sont boucles en passant par les crochets (q) ménagés sur les flasques 34 et 35. En position de repos, sans cordelette enroulée autour du tambour, celui-ci est centré dans la zone circulaire de l'alvéole (fig. 12). Si on enrcule une cordelette 30 autour du tambour après avoir au préalable fait tourner le rochet en sens inverse et que l'on retient la cordelette, cette traction, créee par le couple des brins élastiques déporte le rochet vers les 3 côtés du pentagone de l'alvéole et se bloque fig. 11. Lorsqu'on laisse-la cordelette s'enrouler en agissant dans l'autre sens, sa traction devenant nulle, le rochet tourne librement sensiblement centré dans la partie curviligne de l'alvéole. Ce dispositif répond donc exactement au problème de ce rochet spécial. Lorsque l'on tire sur les' tendeurs, le tambour tourne. Si l'on s'arrête, il se bloque en toute sécurité et l'on peut lacher le chariot 7. 3ien entendu, pour libérer le chariot avant de réarmer,il faut centrer le rochet par un moyen extérieur comme par exemple le levier 36 qui par son basculement dans le sens (r) repousse le rochet en agissant sur une des surfaces intérieures cylindriques. Bien entendu, une roue libre perfetionnée peut être substituée à ce rochet; La figure 14 montre une arbalette surpuissante, c'est-à-dire qu'elle permet de gagner encore quelques décaN swtons qui ont, on l'a déjà vu, une importance.grande sur le travail total fourni à la flèche. Les deux poignées des figures 7 et 8 sont renifla cées par deux petits leviers 37 et 38 dont le débattement est limité vers l'arrière par les deux butées 39 et 0, leur axe d'articulation étant perpendiculaire à la direction de I'arbalette. w Les deux secteurs Irl et 42 syncbronisent ces levien.Sur l'un de ceux-cifun cliquet 43 entraine un tambour-rochet 44 sur lequel peut s'enrouler la cordelette 30 qui est reliée à un autre rochet (comme fig.10) placé dans la crosse. Un cliquet 45 dont l'axe est solidaire du chariot 7 arrête ce rochet lorsqu'on pousse les leviers vers l'avant. Pour armer le chasseur tourne ces deux leviers 36 et 37 qui s'arrêtent sur les butées 39-et 40 et tire sur le chariot. Le cliquet dans la crosse tourne au fur et à mesure de l'approche du chariot 7 et se bloque lorsque l'effort maximum possible atteint se relâche puis par petites actions successives sur les leviers et grâce au cliquet incorpore dans le levier, le chasseur rapproche progressivement le chariot de la crosse Cette disposition est donnée à titre d'exmrle. D'autres combinaisons. permettant cet armement en deux phases, sont possibles et prévues pour ce type d'arbalette. ( levier munie chacun d'un rochet - traction sur crémaillère à cli- quet etc;) Toutes les armes precédentes découlent en ligne droite de la fig. 4. Il existe une variante intéressante que montre les fig. 15 et 16. Comme pour la fig. 4 exposant l'idée de base, la gachette 35 n'est pas placée dans la crosse fixe de l'arbalette elle se trouve logée dans un chariot 36 Qui coulisse sur le tube 37. Dans cette application particulière le tube h8 est prismatique afin d'orienter le chariot, triangulaire par exemple. De nombreux mécanismes de commande de lâcher de flèches peuvent être utilisés. A titre d'exemple celui représenté - la gachette 49 maintient la flèche. - la douille 50 triangulaire elle sussi, coulisse dans le chariot; son déplacement est interdit ou non par la came 51 de sureté. - le chariot est relié par une cordelette 52 à un boitier d'appui arrière fixé en bout de tube qui contient un rochet pentagonal débrayable ou autre rochet. - la détente 46 pivote autour de son axe dans le chariot 47 et sa forme est représentée séparément (fig. 17) - Les deux leviers 53 et 54 sont beaucoup plus importants que les leviers 24 et 25 et repliés vers le bas et jointifs, il redonnent à l'ensemble du chariot mobile l'allure d'une crosse. Pour éviter tout risque de départ inopiné pendant l'armement, la came 51 est solidaire de deux petits leviers fixés- chacun à gauche cu à droite de la crosse composite. Ces deux leviers 55 et 56 interdisent l'ouverture des deux demi-crosses 53 et 54 lorsque la came est en position de vérouillage. (index (s) en face de l'index (t) (sur butée v). > Pour ouvrir les demi-crosses, on verrouille automatiquement la douille 50 en tournant la came 51 ce qui interdit la cornande de la gachette 149. Les demi-crosses étant fermées l'index (8) sur la position (x) assure également le verrouillage. Pour armer, le chasseur introduit la flèche, accroche les tendeurs, verrouille la douille 50 à l'aide de la came 51 ouvre la crosse en deux, saisit les deux poignes ainsi retrouvées et tire;ou qu'il s'arme dans son effort, l'arbalète est prête et peut tirer. La force maximale correspond à une arme d'allure classique, la force minimale à celle d'une arme à crosse centrale. Le principe de la gachette mobile servant d'organe de traction à la flèche permet ainsi la réalisation d'une arbalète à force réglable et à géométrie variable. Sous toutes les formes décrites, l'invention permet la réalisation d'arbalètes faciles à armer et sures. REVENDICATIONS 1. Aroalette de chasse sous-marine du type à tendeurs élastiques à armement manuel caractériséepar le fait que l'armement, par ticulièrement aisé et de plus sans danger pour les mains et la puissance disponible, beaucoup plus grande que celle desmodèlesconnus sont - obtenus au moyen d'un chariot mobile coulissant sur le tube et dans lequel se trouve logée la gachette, laquelle est utilisée comme élément de traction sur la flèche préalaolement accrochée par les tendeurs, ledit chariot étant jusqu'à la position finale du tir où il est immobilisé, tiré par le chasseur avec une bonne prise deaxins lui permettant d'exercer toute sa force sans entre limité, comme usuel lenent, par la force des doigts pinçant l'étrier et la crainte de voir cet étrier se casser. 2. Dispositif suivant revendication 1 caractérisé par.le fait que la gachette se trouvant dans le chariot mobile est déssolidarisée du mécanisme de détente tant que la position de tir n 3. Dispositif suivant revendications 1 et 2 caractérisé par le fait que le chariot mobile est tiré par les mains au moyen de deux anneaux fixés sur le chariot. 4. Dispositif suivant revendications 1 et 2 caractérisé par le fait que les mains sont protégées contre les risques de casse de l'étrier par le fait que le moyen de traction est composé de deux leviers articulés suivant deux axes parallèles à l'axe du tube, les quels leviers possedent deux becquets qui enveloppent alors l'étrier et llisolent des zains, S. Dispositif suivant revendications 1 et 2 caractérisé par le fait que la traction sur chariot peut être interrompue, lechariot étant retenu dans cette position de repos au moyen d'une cordelette s'enroulant lors du déplace@ent sur un tambour rochet de verrouillage,notamment un tambour à joues pentagonales, ce tambour étant débrayable manuellement pour un nouvel armement. 6. Dispositif suivant revendications 1 et 2 caractérisé par le fait que l'armement proprement dit se fait en deux phases, une premiere en tirant le chariot à l'aide de deux leviers à -mou- vements synchronisés dont les axes parallèles entre eux sont perpen diculaires à l'axe du tube, ces leviers agissant alors comme simples poignées et une deuxième dans laquelle ces leviers, maneeuvrés plusieurs fois, servent alors de moyen de multiplicateur conjointement à deux rochets arrêt débrayables, le premier logé sur un des leviers et le deuxième dans la crosse qui permettent l'un la progression du chariot, l'autre sa retenue. 7. Dispositif suivant revendications 1 et 5 caractérisé par le fait que le chariot mobile peut être arrêté à tout endroit du tube et que, pour cette position réglables le tir est possible, le moyen de sa commande étant une détente et des pièces de liaison placées sur le chariot, mécanisme ne pouvant être utilisé que lorsque les deux poignes articulées sont ramenées l'un contre l'autre, prenant alors l'allure normale d'une crosse et le moyen de retenue un rochet logé à l'arrière du tube.