Les installations à circuit unique du fluide de travail (à balayage direct ou indirect), comportant des réacteurs à eau bouillante (BWR), ne permettent pas une régulation du coté de la turbine, par l'intermédiaire de la consommation de vapeur. Dans le cas d'une installation à balayage direct par exemple, une ouverture croissante des soupapes dladmission de la turbine lors d'une augmentation de la- charge se traduirait:par une-réduction de pression jusque dans le réacteur, et par suite une Iibération de vapeur dans le coeur du réacteur.La puissance diminuerait du-fait du coefficient de bulles négatif, c'est-à-dire que la puissance du réacteur diminue à un instant où il devrait délivrer une puissance accrue pour couvrir la demande de vapeur plus élevée. Les phénomènes se déroulent dans l'ordre inverse quand la quantité de vapeur prélevée sur le réacteur est diminuée. Ce comportement défavorable du BWR conduit à le faire fonctionner sous pression constante. Le rdle d'une régulation de réacteur consiste donc à adapter la puissance d'origine nucléaire à la puissance délivrée à la turbine, de fanon que la pression demeure constante. le signal de demande d'une puissance accrue agit par suite -directement sur un tel système de régulation de-réacteur. La pu-issance de la turbine augmente avec celle du réacteur, car une pression constante s'établit dans le système uniquement quand la consommation de vapeur dans la turbine est égale à la production de vapeur dans le réacteur. i I1 est connu de régler la puissance d'un BWR en faisant varier l'absorption neutronique, c'est-à-dire en déplaçant les barres de contrôle dans le coeur Cette régulation est défavorable dans la mesure où la répartition de puissance dans le coeur varie fortement avec la position des barres, ce qui rend plus difficile l'optimisation de la consommation de combustible. Plus favorables sous ce rapport sont les procédés de régulation basés sur une variation de la modération dans le coeur, c'est-à-dire sur la variation de la teneur en bulles et de la réaction par l'intermédiaire du coefficient de bulles négatif. On connatt un tel procédé, dans lequel on introduit dans le réacteur, outre l'eau d'alimentation et en fonction de la puissance exigée, de l'eau faisant varier la teneur en bulles et provenant du condensat sous-refroidi de la turbine ou due l'échangeur de chaleur (régulation par sous-refroidissement). Un échangeur de chaleur est prévu dans ce cas; il est parcouru par l'eau du réacteur dans un second circuit auxiliaire et produit de la vapeur secondaire sous une pression plus faible.La vapeur est transmise à la turbine par une vanne de réglage, positionnée en fonction de la-puissance. Lorsqu'une puissance plus élevée est nécessaire, la quand tité de vapeur prélevée sur l'echangeur de chaleur est d'abord augmentée et le sous-refroitlissament de l'eau est plus intense dans le circuit auxiliaires de sorte que la limite d'ébullition se déplace vers le haut dans le coeur, cwest-å-dire que la teneur en bulles diminue dans le coeur. Par suite du coefficient de bulles négatif, le réacteur augmente la puis sance Jusqugau rétablissement de la teneur en bulles initiale (en négligeant la perte de réactivité par effet Doppler). Dans ce système à deux circuit, le réacteur réagit certes dans le sens voulu lors d'une augmentation de la charge, mais le dispositif n'est pas économique par suite de l'appareillage important exigé, et notamment de l'échangeur de chaleur, de sorte qu'il faut recourir à d'autres procédés plus simples. I1 est également connu (brevet allemand nO 1 184 025) de régler la puissance d'un BWR par l'intermédiaire de la teneur en bulles, en réinjectant dans le coeur une partie de la vapeur produite par le réacteur, en fonction de la puissance exigée. Ce procédé connu présente l'inconvénient d'exiger des compresseurs pour l'injection de la-vapeur dans le réacteur; il faut en outre assurer une bonne distribution de la vapeur dans le coeur. Les tourbillons intenses produits par la vapeur risquent enfin d'entratner des fluctuations de puissance. I1 est en outre connu de régler la puissance d'un BWR par l'in termédiaire de la teneur en bulles en faisant varier le débit de réfrigé rant dans le circuit à circulation forcée par réglage de la vitesse des moteurs d'entratnement de potnpe.(régulation de circulation); Lors d'un accroissement du débit de~réfrigérant,'les bulles de vapeur sont entraidées plus rapidement hors du coeur, c'est-à-dire que la teneur en bulles diminue. La libération de réactivité résultante produit un accroissement de la puis sance du réacteur, jusqu'à ce que la réactivité excédentaire soit dissipée par le coefficient de puissance négatif de la réactivité. La teneur en bulles augmente de nouveau dans le coeur pendant ce phénomène, mais n'atteint plus exactement la valeur initiale, car la température moyenne du combustible a augmenté avec la puissance et une partie de la réactivité excédentaire est ainsi fixée par effet Doppler. Cette régulation a donné d'excellents résultats en pratique (centrale de Lingen), mais présente les inconvénients suivants : influence défavorable de faibles facteurs de circulation sur la puissance, asservissement défavorable -à la charge (I 7/s) et plage de régulation relativement faible (70 - 100 7 de la charge nominale).Un déplacement simultané des barres de centrale permet certes d-'étendre cette plage à 40 7 de la charge nominale (au-dessous de 40 X, la régulation s'effectue uniquement par des barres de centrale, les pompes de circulation fonctionnant à faible vitesse) mais les inconvénients précités de la régulation par barres de contre interviennent alors de nouveau. Ltinvention a pour objet une variation simple de la puissance d'un réacteur à eau bouillante, avec amélioration de l'asservissement à la charge et de l'aptitude au réglage générale. Selon une particularité essen tie-lXe de l'invention, et dans une régulation de la puissance d'un réacteur à eau bouillante dans une installation à circuit unique par l'intermédiaire drupe intervention dans le circuit du réfrigérant, une partie de l'eau d'alimentation est introduite dans l'espace contenant de la vapeur, au-dessus du coeur du réacteur, en fonction de la puissance de consigne et par l'intermédiaire d'une vanne de réglage, d'une canalisation et d'un distributeur. Il est certes connu de prévoir pour le BWR une dérivation entre la canalisation d'eau d'alimentation et le dôme du réacteur ,-en liaison avec un anneau de pulvérisation au-dessus du coeurs mais ce dispositif sert uniquement à assurer un refroidissement de secours par l'eau d'alimentation en cas de fuite du réfrigérant. En d'autres termes ils'est pas utilisé en régime normal ou pour la régulation, et sert uniquement à l'évacuation de la chaleur résiduelle en cas d'urgence. D'autres objets et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide de la description détaillée ci-dessous d'un exemple de réalisation et des dessins annexés sur lesquels la: figure 1 représente Ie-schéma d'une régulation selon l'invention; la figure 2 représente la caractéristique du rapport de distribution de l'eau d'alimentation en fonction de la puissance de consigne; la figure 3 représente la teneur en bulles t en fonction de la hauteur du coeur; la figure 4 représente Lr de sortie en fonction du rapport de distribution de l'eau d'alimentation; la figure 5 représente la qualité de vapeur en fonction de o de sortie; ; la figure 6 représente la puissance du réacteur en fonction du rapport de distribution de l'eau d'alimentation; la figure 7 représente la teneur en bulles en fonction de la hauteur du coeur pour des réacteurs à facteur de circulaticn différent; la figure 8 représente la puissance du réacteur en-fonction du débit dans le coeur; la figure 9 représente la variation de la puissance en fonction du temps, sous l'action de la régulation; et la figure 10 représente un exemple de réalisation combinant la régulation selon-l'invention et une régulation de circulation. A la figure 1, un caisson I contient le coeur 2 d'un réacteur à eau bouillante, parcouru par le réfrigérant (eau) dans le sens des flèches. La circulation du réfrigérant est assurée par des pompes 3 (àl'intérieur du caisson ou dans une boucle dé circulation extérieure). La régulation de Ia vitesse de ces pompes en fonction de la consigne de puissance permet de prévoir la régulation de circulation connue. L'eau contenant des bulles de vapeur spécule dans un mélangeur 4, situé au-dessus du coeur, puis dans les séparateurs vapeur-eau 5, constitués par exemple par des cyclones à flux descendant. L'eau débarrassée de la vapeur s'écoule vers le bas, dans l'espace de retour 6, tandis que la vapeur s'échappe vers le haut, dans le dôme 7 où un sécheur 8 est généralement prévu, avant que la vapeur ne quitte le caisson vers la turbine (circuit direct) ou l'échangeur de chaleur (circuit indirect). L'eau m obtenue à partir du condensat de la turbine ou de l'échangeur de Sp chaleur constitue l'eau d'alimentation réintroduite dans le réacteur, de préférence par injection dans l'espace de retour 6. Selon la particularité essentielle de l'invention, et en fonction de la position d'une vanne de réglage 13, une partie seulement de l'eau d'ali mentation m est introduite directement dans l'espace de retour, tandis que sp l'autre partie m est injectée par la canalisation 9, soit dans le dOme entre le sécheur et le mélangeur, soit de préférence dans le mélangeur 4 même (il est par principe possible de l'injecter aussi dans un espace situé entre le réacteur et la turbine). La distribution par la vanne 13, cQest-à- dire le rapport m Im, , dépend de la consigne de puissance gracie à un circuit r sp de régulation.Les grandeurs m et m sont mesurées dans ce but > un élém.ent sp 10 du circuit formant leur rapport, c'est-à-dire la mesure. Cette mesure est comparée à la consigne du rapport en un point de sommation 11, ladite consigne étant dérivée de la grandeur pilote, la consigne de puissance 5 par un élément à caractéristique 12. La vanne 13 est positionnée an fonction de l'écart de réglage.L'élément à.caractéristique 12 indique l'ac-tion-de la consigne de puissance N consigne au point de sommation N, sur les diverses plages, c est-à-dire la variation de la consigne du quotient mr/msp-en fonction de la consigne de puissance. Cette caractéristique est ajustée de façon à donner l'effet de régulation optimal dans le réacteur. La figure 2 illustre le principe de cette caractéristique.Elle représente les grandeurs m5pS mr et leur rapport en fonction de la consigne de puissance Nconsigne' On voit que la croissance du débit d'eau d'alimentation msp est sensiblement linéaire en fonction de la puissance exigée. (La quantité d'eau fournie est égale à la quantité de vapeur consommée). Le débit d'eau mr est d'abord nul, passe par un maximum étalé, puis s'annule de nouveau.Le rapport mr /msp est par sp suite nul au point A et égal àl à l'origine; les valeurs de la caractéristique dans le domaine intermédiaire s'obtiennent en divisant les valeurs instantanées de mr et msp . L'optimisation s'effectue en fixant la courbe mr sur toute la plage de puissance en fonction de l'effet de régulation désiré, dont les conséquences sont décrites ci-dessous à l'aide d'autres figures. * La variation selon l'invention du rapport m /m en-fonction de la consigne de puissance a deux conséquences -sur le BWR. La première conséquence résulte de ce qu'une quantité plus ou moins importante d'eau mr est injectée par la canalisation 9 à la partie supérieure du réacteur, contenant de la vapeur, en fonction de la puissance exigée. La production de vapeur effective est ainsi modifiée directement et rapidement dans le sans d'un asservissement à la charge par condensation de vapeur (l'eau mr doit par suite étre finement distribuée). La pression décrit rapidement quand la quantité d'eau injectée augmente et réciproquement; les vannes de réglage de là turbine s'ouvrant ou se ferment en conséquence et la puissance du réacteur crott de même, par l'intermédiaire du coefficient de pression précédemment mentionné.L'injection d'eau produit ainsi un comportement transitoire très favorable lors des variations de charge, grace à sa double action (variation -rapide du débit de vapeur et variation par l'intermédiaire du coefficient de pression);- ce comportement sera décrit ultérieurement à l'aide de la figure 9. La seconde conséquence intéresse la teneur en bulles; elle résulte de l'addition d'une quantité plus ou moins importante d'eau d'alimentation à l'eau de circulation dans l'espace de retour -du réacteur, en fonction de la charge. La figure 2 montre que la totalité de -l'eau d'alimentation est introduite dans l'espace -de -retour au point A (puissance élevée), alors qu'une quantité d'eau d'alimentation crcissant quand la puissance diminue est injectée par la canalisation 9 et non ajoutée à l'eau de circu lation. I1 en résulte un sous-refroidissement stationnaire plus faible ou plus élevé-du réfrigérant et par suite une perturbation correspondante de la production de vapeur et du pourcentage de vapeur dans le coeur; par suite du coefficient de puissance négatif de la réactivité (bulles et effet Doppler), une variation de la puissance du réacteur entratne une compensation de la perturbation de la réactivité, de sorte que la variation de puissance stationnaire désirée est obtenue. Ces phénomènes sont décrits ci-dessous à l'aide des figures 3 et suivantes. La figure 3 représente la teneur en bulles de vapeur (somme de toutes les sections de bulles de vapeur) en fonction de la hauteur du noyau. Le point A (A' ou A") caractérise la limite d'ébullition; l'eau de circula tion s'échauffe à gauche de ce point, la puissance est utilisée pour la pro duction de vapeur à droite de ce point. La courbe I correspond par hypothèse à une distribution des bulles dé vapeur pour une charge moyenne. Lorsque la quantité d'eau mélangée à l'eau de circulation est réduite d'une valeur déterminée (augmentation de mr), la limite d'ébullition se déplace vers la gauche, c'est-à-dire que la vaporisation se produit déjà au point A'. Le réacteur réagit à cette perturbation par une réduction de puissance; il s'établit alors une nouvelle distribution selon la courbe II, de façon que l'intégrale de Oii par rapport à la hauteur du noyau soit égale à celle de par rapport à la hauteur du noyau, indépendamseht de l'effet Doppler et de la pondération des bulles de vapeur. La courbe III représente une distribution correspondante des bulles de vapeur dans le cas où la quantité d'eau mélangée à l'eau de cir culation est augmentée d'une valeur déterminée; par suite du sous --refroidissement de l'eau de circulation, la limite d'ébullition se déplace vers A", de sorte que le réacteur réagit par une augmentation de puissance jusqu'à ce que la teneur en bulles corresponde sensiblement à la courbe III. La figure 4 montre qu'on obtient ainsi, en fonction du rapport m /m , une variation de la valeur de cr- - sortie et par suite de la puissance du réacteur, car - sortie détermine aussi le débit de vapeur sortant à la partie Supérieure du réacteur. Cette influence de la puissance sur a - sortie est illustrée par la figure 5 qui-représente la qualité de vapeur X en fonction de cr - sortie. La qualité de vapeur X est par définition le rapport entre un débit de vapeur md et la débit total mk considéré, rapporté à une section quelconque du coeur.Lorsque la teneur en bulles croit selon la figure 3, la valeur de X. augmente donc avec la hauteur du coeur, car dans le cas de la régulation selon l'invention utilisée seule, le débit de réfrigérant total est constant dans le coeur (et prédéterminé par la vitesse de rotation des pompes 3 de la figure 1) > la valeur de X dépend ainsi de Q et cette relation n'est pas linéaire, comme le montre la figure 5. X crott plus rapidement que &alpha; - sortie, de sorte qu'une mRme variation de &alpha;, rapportée à la qualité de vapeur, est plus sensible pour une valeur élevée que pour une faible valeur de &alpha; - sortie. ta puissance N du réacteur (= débit de vapeur md à la sortie) est égale au produit de X et du débit dans le coeur N = md = X . mk mk étant une constante quand la vitesse de rotation des pompes est constante. X est donc proportionnelle à la puissance. ta combinaison des courbes des figures 4 et 5 donne ainsi la courbe de la figure 6, qui représente la puis sance du réacteur en fonction du quotient mr/m , crest-à-dire les caractéris- tiques de puissance pour le procédé de régulation selon l'invention. Trois caractéristiques I - III sont représentées pour trois réacteurs à facteur de circulation (= inverse de -la qualité de vapeur) différent (croissant dans le sens de la flèche-). La figure 6 montre qu'on obtient ainsi une grande plage de régulation (100 à 40 %) par rapport à la régulation de circutation. Le bon asservissement à la charge (résultant de l'injection d'eau) sera décrit ultérieurement à l'aide de la figure 9. I1 est- recommandé de choisir sur les caractéristiques de la figure 6 le point de charge nominale de façon à pouvoir tirer parti du bon asservissement à la chargea de part et d'autre sur la caractéristique. Outre cette plage de régulation plus grande et le meilleur asservissement à la charge, il faut citer le fait suivant. On sait que la tendance lors de l'étude des réacteurs à eau bouillante est d'adopter. des facteurs de circulation de plus en plus faibles (U = mk/md), c'est-à-dire un débit dans le coeur aussi faible que possible pour un débit de vapeur constant (puissance), afin de réduire les dépenses entraînées par les pompes de circulation ou les circuits de circulation en général. Il faut distinguer de cette tendance générale le fait que le facteur de circulation varie également sur une caractéristique de la figure 6 > car la valeur de N, et donc de X et de U, varie aussi à mk constant; elle diminue par suite quand la puissance augmente. la régulation selon l'invention est particulièrenent efficace dans le cas d'une conceptlon avec un faible facteur -de circulation (caractéristique 1), comme le montre la figure 6. Ce comportement résulte déjà de la figure 5 car le facteur de circulation est U = lfs et une varia tion de t est plus sensible pour une faible valeur de U (X élevée) que pour une forte valeur de U, c'est-à-dire que la pente des caractéristiques de la figure 6 augmente avec la puissance. La raison profonde du comportement décrit aux faibles facteurs de circulation est illustrée par la figure 7a. Les parties a et b de la figure 7 représentent des ccurbes selon la figure 3 pour des réacteurs conçus avec un facteur de circulation différent la courbe I correspond å un faible facteur de circulation et la courbe II à un grand facteur de circulation. La figure 7a montre que la variation de cr - sortie pour un décalage prédéterminé de la limite d'ébullition est d'autant plus grande que le facteur de circulation est plus élevé. Une régulation de circulation est par contre moins efficace pour un faible que pour un grand facteur de circulation > comme décrit ci-dessous. Le comportement de la régulation de circulation est brièvement précisé à l'aide de figures. On sait que dans le cas de la régulation de circulation, il n'y a pas de décalage de la limite d'ébullition, mais une variation de U - sortie, qui est compensée de nouveau par une variation de puissance du réacteur, en négligeant l'effet Doppler. La régulation de puissance est d'autant plus efficace que la valeur de a- - sortie dépend plus fortement d'une variation de débit déterminée. ta figure 7b montre que bu est beaucoup plus grande pour un réacteur ayant un grand facteur de circulation que pour un réacteur à faible facteur de circulation, pour une 1 prédéterminée. Ce comportement différent s'exprime aussi par les caractéristiques de puissance de la régulation de circulation, représentées à la figure 8. Cette dernière représente la puissance -en fonction du débit dans le coeur. les caractéristiques I à III correspondent à trois réacteurs différents, ayant un facteur de circulation différent, qui augmente dans le sens de la flèche. Toutes les courbes diffèrent de la caractéristique théorique, car le facteur de circulation n'est pas constant, mais décret aussi avec mk, pour des raisons connues. La figure 8 montre que la régulation de circulation est optimale pour un réacteur correspondant à la caractéristique III, c'est-àdire que cette régulation est meilleure pour des réacteurs à grand facteur de circulation et se comporte donc exactement à l'inverse de la tendance à de faibles facteurs de circulation ou à l'inverse de la régulation selon l'invention. Selon une autre particularité de l'invention, la combinaison de la régulation de proportion selon l'invention et de la régulation de circulation connue donne une très bonne caractéristique d'action sur la puissance; il y a avantage à utiliser un réacteur conçu avec un très faible facteur de circulation. La caractéristique résultante Iv est représentée à la figure 8. En l'absence de la régulation selon l'invention, la caractéristique de régulation serait celle de la courbe I.Lors de la combinaison de la régulation de tirculation avec la régulation selon l'invention, cette dernière compense les effets mentionnés, produisant ltécart de la caractéristique I par rapport à la courbe théorique, et les surcompense meme aux puissances élevées. I1 est par suite possible d'obtenir une caractéristique IV voisine de la courbe théorique. (mk étant constant, l'action de la régulation selon l'invention se- traduit par la transformationen une caractéristique verticale N sur la figure 8, et llimportance de cette transformation est déterminée par la figure 6. Une adaptation des composantes des deux régulations permet par suite d'ajuster une caractéristique optimale rv). La figure 10 représente un exemple de réalisation, dans lequel la régulation selon l'invention est combinée avec une régulation de circulation pour former la régulation de puissance d'une centrale. La pression dans le réacteur est réglée par le débit de vapeur soutirée sur la turbine 14. La pression d'alimentation de la turbine agit pour ce faire sur la vanne de commande 17 de la turbine, par l'intermédiaire d'un capteur 15 et d'un régulateur 16. La fréquence du réseau forme l'écart de réglage du régulateur de puissance 18, à partir des valeurs de consigne et instantanée de la puis sance électrique. L'intensité du-circuit de fréquence détermine le statisme de la centrale. Une limitation de la vitesse de variation de l'écart de réglage affaiblit l'intervention de la régulation dans le sens incorrect, juste après des variations soudaines de charge du réseau-et de l'alternateur, tant que la fréquence du réseau n'a pas encore suffisamment varié. Un élément PD 19, qui agit aussi sur l'entrée du régulateur de puissance et délivre pour l'essentiel le quotient différentiel de la fréquence du réseau par rapport au temps, assure, pendant cette période qu-'une variation soudaine de charge entraine immédiatement une variation de puissance rapide dans le sens voulu. Le régulateur de puissance a une action PI. I1 affiche la valeur de consigne du régulateur 20 du débit de circulation, monté en aval et également à action PI. Le régulateur 20 délivre la valeur de consigne de la vitesse de rotation des pompes. Le débit de réfrigérant et le flux neutronique agissent en outre dans cette boucle de régulation connue (régulation de circulation). Dans le régulateur selon linvention, la fréquence du réseau agit en outre comme grandeur perturbatrice sur le d8me du réacteur, par l'intermédiaire de l'élément PD 21. La figure 10 reprend par suite l'exemple précédemment décrit à la figure 1. La figure 9 permet enfin de décrire l'asservissement à la charge par la régulation. Soir une discontinuité de la valeur de consigne, qui passe de 50 à 70 %. La variation rapide du débit d'eau injectée et la réaction rapide de la vapeur produisent une discontinuité de la charge jusqu'au point A, puis action du sous-refroidissement commence avec une constante de temps donnée (courbe 1). Il est possible de réduire l'écart pendant ce temps5 en disposant en amont ou en aval de l'élément à caractéristique 12 un élément P ayant une composante D variable, c'est-à-dire en soutirant plus d'eau mr que ne l'impose la caractéristique statique. La charge passe alors directement à 70 % et décroît progressivement, jusqu'à ce que le sous-refroidissement agisse (courbe 2).Une régulation de circulation à partir du point A se traduirait par la courbe 3, de sorte qu'une combinaison des deux solutions donne un très bon asservissement à la charge. Les avantages de l'invention se résument comme suit. 1) La réalisation de l'installation est très simple et peut s'effectuer avec des moyens classiques, tels que vanne de réglage à deux voies, canalisation et distributeur veau. Il est concevable d'utiliser pour la division du débit d'eau le distributeur existant déjà pour le re-froidissement d'urgence du coeur. 2) On obtient une influence très efficace sur la puissance stationnaire, notamment aux faibles facteurs de circulation; a régulation selon l'invention représente par suite un très bon complément de la régulation de circulation. 3) Une influence très efficace sur a puissance transitoire est obtenue a) par I coefficient de pression de la réactivité et b) par la condensation directe de la vapeur lors de lvinjection deau mr. Il ressort des avantages 1 à 3 que l'invention favorise efficacement la tendance à la réduction des facteurs de circulation lors de la conception, c'est-à-dire'à un investissement plus faible pcur la circulation d'eau avec une densité de puissance modifiée ou légèrement accrue. I1 s'y ajoute la compatibilité dynamique et stationnaire, qui complète utilement la régulation de circulation en vue d'une amélioration générale de l'aptitude au réglage du réacteur à eau bouillante. 4) Outre les avantages précites9 il faut mentionner lçamélioration des propriétés de stabilité à charge partialle, par suite a) du scusrefroidissement réduit (on sait que la longueur de sous-refroidissement est une mesure de la qualité de la stabilité), b) de la réduction de la teneur en vapeur à la Sortie du coeur pour une densité de conrant massique constante et c) du rapport mieux ajustable entre circulation et puissance à charge partielle. L'invention est applicable par principe à tous les réacteurs à eau bouillante, et particulièrement aux types avancés avec une régulation de circulation ou au réacteur à éléments hélncoSdaux. Il est concevable de combiner la régulation selon l'invention, seule ou en liaison avec la régulation de circulation, et une régulation par barres de contrôle, à condition d'accepter les inconvénients de cette dernière. REVENDICATIONS 1. Régulation de la puissance d'un réacteur à eau bouillante dans une installation à circuit unique par l'intermédiaire d'une-inter- vention dans le circuit de refroidissement, ladite régulation étant caractérisée en ce qu'une partie de lteau d'alimentation est introduite dans un espace contenant de la vapeur, au-dessus du coeur, en fonction de la puissance de consigne et par une vanne de réglage, une canalisation et une distributeur. 2. Régulation selon revendication I avec des séparateurs de vapeur montés dans le caisson1 ladite régulation étant caractérisée es ce que le débit partiel d'eau est introduit dans le mélangeur, entre la sortie du coeur et les séparateurs de vapeur. 3. Régulation selon revendication 1, caractérisée en ce que le débit partial d'eau est introduit dans le dbme de vapeur, au-dessus des séparateurs de vapeur. 4. Régulation selon une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la vanne de réglage est ajustée par un circuit de régulation auquel un élément à caractéristique applique la consigne de puissance et dont la valeur instantanée est le quotient des mesures du débit d'eau d'alimentation et du débit partiel d'eau dans les diverses canalisations. 5. Régulation selon revendication 4, caractérisée par un élément P ayant une composante D, monté en amont ou en aval de l'élément à caractéristique. 6. Régulation selon une des revendications 1 à 5, caractérisée par la combinaison avec une régulation de circulation connue. 7. Régulation selon une des revendications 1 à 5, caractérisée par la combinaison avec une régulation par barres de contrôle. 8. Régulation de la puissance d'une centrale nucléaire selon revendication 6, dans laquelle la vitesse de rotation des pompes est modifiée dans le circuit de circulation en fonction de la différence entre les puissances électriques exigée et délivrée, ladite régulation étant caractérisée par le branchement supplémentaire de la consigne de puissance comme grandeur perturbatrice agissant directement dans le dôme de vapeur du réacteur.