La présente invention concerne des dispositif s servant à arrêter les retours de flamme dans les conduites dTalimentation en gaz. L'invention convient particulièrement aux conduites a'alimen- tation des chalumeaux oxy-acétyleniques et sera décrite plus spécialement à propos de ces chalumeaux, mais il est bien entendu qu'elle a des applications plus vastes et que l'on peut utilisez le dispositif selon l'invention dans n'importe quelles conduites ou tuyaux souples d'arrivée de gaz où on veut arrêter la propagaion d'un retour de flamme. Il est bien connu que des explosions graves et coûteuses risquent souvent de se produire au cours du fonctionnement d'un chalumeau oxy-acétylénique, si les gaz. en combustion, à l'extrémité du chalumeau, donnent des retours de flamme dans la conduite a'aiimentationen gaz. Dans de tels cas, le retour de flamme engendre, dans le tuyau souple, une onde de forte pression qui se déplace rapidement le long de la conduite d'alimentation en sens inverse de l'arrivée du gaz et qui, parfois, atteint le réservoir de gaz, auquel cas elle risque de provoquer une explosion très. grave. On os a imaginé, jusque présent, divers moyens permettant d'empêcher de tels retours de flamme de revenir jusqu'à la source d'alimentation en gaz. On peut citer, comme décrivant de tels appareils, les brevets suivant des Etats-Unis d'Amérique : brevets Nos 2 649 281, 2 252 905, 2 255 135 et 2 490 175 ; le brevet des Etats-Unis d'Amérique 1 817 148 décrit un appareil pour arrêter les retours de flamme, utilisable en chirurgie. De tels appareils comprennent normalement un passage de forme allongée, présentant, à. une extrémité, une soupape normalement ouverte, qui est mise en position de fermeture sous l'effet des pressions régnant à l'extrémité de sortie de ce passage. La soupape comprend habituellement une membrane contre laquelle agissent les pressions du retour de flamme et la soupape servant à arrêter la propagation du retour de flamme doit se déplacer à ltencontre de la sollicitation d'un ressort ou de la membrane pour se fermer.De plus, dans.un grand nombre de cas, rien n'est prévu pour verrouiller la soupape en position de fermeture une foins que le retour de flamme a eu lieu ; il n'est rien prévu non plus pour chasser le retour de flamme dans l'amosphère, de sorte que des pressions très élevées risquent de prendre naissance dan les tuyaux d'alimentation et de les briser. Un autre inconvénient tient au fait que de tels dispositifs sont exagérémentcompliqués et encombrants. Cela est dû en partie au fait qu'il faut un temps assez long pour que la soupape vienne en position de fermeture. Compte tenu de cette durée, le passage doit avoir une grande longueur, ce qui contribue à l'encombrement. L'invention a pour objet un dispositif d'arret des retours de flamme, de construction plus simple et plus sûr que les dispositifs connus et d'un'fonctionnement plus efficace lorsque se produit un retour de flamme, ce dispositif comportant un élément de soupape qui peut se déplacer librement vers une position de fermeture sans agir à l'encontre de la sollicitation d'un ressort et qui est sollicité vers la position de fermeture par un loquet libérable. De façon plus précise, l'invention a pour objet un dispositif comprenant une soupape qui comporte un siège de soupape entourant l'extrémité d'arrivée du passage d'un logement, et un élément de soupape qui peut se déplacer sur une trajectoire d'une première position située à une certaine distance du siège de soupape à une seconde position dans laquelle il est appliqué contre ce siège de soupape, cet élément de soupape présentant, à son extrémité la plus éloignée du siège de soupape, une surface qui est soumise aux pressions régnant à l'extrémité de sortie du passage, un organe de verrouillage étant mobile dans l'élément de soupape sur sa trajectoire et pouvant prendre une première position vers ladite surface de la soupape soumise à des pressions et une seconde position vers le siège de soupape, cet organe de verrouillage présentant, à son extrémité la plus éloignée du siège de soupape, une surface qui est soumise aux pressions régnant à la sortie du passage, un moyen étant prévu pour solliciter cet organe de verrouillage vers la première position. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant, à titre explicatif mais nullement limitatif, une forme de réalisation de l'invention. Sur ces dessins la figure 1 est une coupe transversale d'un dispositif d'arrêt de retours de flamme, montrant la disposition des pièces la moitié supérieure de cette figure représente les soupapes en position normale, tandis que la moitié inférieure les représente en position de fonctionnement la figure 2 est une coupe transversale suivant la ligne 2-2 de la figure 1 ; et la figure 3 est une coupe transversale partielle suivant la ligne 3-3 de la figure 1. - On voit, sur la figure 1, un logement A renfermant une soupape B de retenue de l'écoulement, une soupape C commandée par la pression du retour de flamme, un passage D de forme allongée, allant de la soupape C à l'intérieur du logement A, et une soupape E de détente de la pression de retours de flamme. Le logement A peut rev8tir un grand nombre de formes, mais dans le cas représenté, il est constitué, en gros, par un manchon 10 muni, à son extrémité de droite ou extrémité d'échappement, d'un couvercle terminal 11 et, à son extrémité de gauche ou extrémité d'admission, d'un couvercle terminal 12. Ces couvercles peuvent etre fixés de n'importe quelle manière sur le manchon, mais, dans la forme de réalisation représentée, les extrémités du manchon 10 sont vissées dans des alésages des extrémités des couvercles 11 et 12, comme représenté en 13. Des éléments 14 et 15 d'étanchéité sont disposés à l'extrémité droite et à l'extrémité gauche du manchon 10. - Une pièce rapportée constituée par une bride 17 et par un manchon cylindrique 18 est installée dans l'extrémité droite du manchon 10 ; le diamètre extérieur de cette bride 17 s'adapte dans un petit épaulement ou décrochement, de l'extrémité droite du manchon 10 ; une bague torique 20, logée dans une rainure pratiquée dans le pourtour de la bride 17, assure l'étanchéité aux gaz. L'extrémité droite de la bride 17 présente une surface plate 21 qui vient buter contre une surface plate 22 du couvercle terminal 11. Ce couvercle terminal 11 présente une ouverture d'échappement 23 (qui peut être taraudée, comme représenté), ouverture qui débouche par la surface 22, et une ouverture de sortie 24, coaxiale au manchon 10, qui débouche également par la surface 22 à une certaine distance de l'endroit ou débouche l'ouverture 23. La partie de la surface 22 qui-entoure l'ouverture 24 constitue un siège de soupape 25, comme on le verra ci-apres. Le manchon cylindrique 18 est percé dlun passage axial ou alésage cylindrique 30, situé en regard de l'ouverture 24, et un élément de soupape 31 coulisse dans cet alésage 30. L'élément de soupape 31 a la forme d'un machon présentant un passage intérieur 29 et ayant un diamètre extérieur qui lui permet de coulisser dans l'alésage cylindrique 30, ce manchon comportant dans sa surface extérieure une rainure dans laquelle est montée une bague torique 32 appliquée de façon étanche contre l'alésage cylindrique 30, le long duquel elle peut glisser ; l'élément de soupape 31 présente également, à son extrémité droite, une bride 34 contre laquelle est appliqué un joint 35. L'alésage cylindrique 30 présente, à son extrémité droite, un décrochement qui laisse un espace 38 à l'extérieur de l'élément de soupape 31 et forme un épaulement 39. Ce décrochement est suivi, à son extrémité droite, d'un autre decrochement qui laisse un espace 40 pour la bride 34 et forme un épaulement 42 qui limite le déplacement de l'élément de soupape 31 vers la gauche. Un ressort de compression 44 reposant contre l'épaulement 39 sollicite l'élément de soupape 31 vers la droite et le joint 35 vers le siège de soupape 25. La surface 21, pres du siège de soupape 25, est-entaillée de façon à comporter un passage 46 entre l'intérieur du logement A et le passage 24, lorsque l'élément de soupape 31 se déplace vers la gauche à l'encontre de la sollicitation du ressort 44. L'espace libre 40 communique avec l'atmosphère par les jeux qu'il peut y avoir entre la surface extérieure de la bride 34 et la surface cylindrique entourant l'espace 40 par le passage 46. Il convient, de plus, de noter que le diamètre intérieur du siège de soupape 25, est supérieur au diamètre de l'alésage cylindrique 30, de sorte que des forces dues à la pression des gaz à l'extrémité droite 31 seraient légèrement supérieures aux forces dues à la pression des gaz à l'extrémité gauche, ce qui tendrait normalement à déplacer l'élément de soupape 31 vers la gauche et à ouvrir la soupape E. La sollicitation du ressort 44 vainc toutes les différences de forces qui se présenteraient sous les pressions normales de fonctionnement du dispositif. Toutefois, dans le cas de pressions trop élevées, comme cela se présenterait sous~l'effet d'un retour de flamme, la différence de force entrainerait l'élément de soupape 31 vers la gauche en mettant le passage 24 en communication avec le passage 23-par l'intermédiaire du passage 46.L'excès de pression serait immédiatement chassé dans l'atmosphère. Le passage 29 fait communiquer le passage 24 avec le passage intérieur 46 d'un manchon 47 monté à l'intérieur du manchon 18 et qui se prolonge à une certaine distance du passage 29 vers la gauche, à travers l'élément de soupape 31. Ce manchon 47 se trouve à une certaine distance, dans le sens radial, de la surface intérieure du manchon lOe ce qui laisse un espace 48. Le couvercle terminal gauche 12 est le côté admission du dispositif et présente un passage axial 49, décalé par rapport à l'axe du logement, dans lequel est installée la soupape de retenue B. Cette soupape de retenue B à un rôle important dans le fonctionnement général du dispositif, mais sa nature ne fait pas partie de l'invention. En gros, cette soupape de retenue B comprend un logement 50 en forme de manchon présentant une base 51 traversée par un passage de gaz 57. Ce manchon est percé d'un alésage 52 dans lequel est logé un ressort de compression 53, et il présente un décrochement ou épaulement 56 dans lequel se deplace un élément de soupape 54 en forme de plaque plate. Le ressort de compression 53 sollicite l'élément de soupape 54 contre un siège de soupape 55 non métallique, maintenu en place par une tige 59 vissée dans le passage 49, à l'extrémité gauche du couvercle 12.Les parois du manchon 50 sont entaillées, comme représenté en 58, de façon à présenter des passages pour l'introduction, dans une chambre d'admission 60 formée à 11 intérieur du couvercle terminal 12, des gaz provenant de la gauche du dispositif. La chambre d'admission 60 du couvercle terminal 12 est délimitée par la paroi extérieure 61 du couvercle terminal 12 et par une paroi intérieure 62 presentant un passage 63 de grand diamètre, entouré, à son extrémité droite, par un siège de soupape 64, coaxial au logement A. Une pièce rapportée 70 est montée dans l'extrémité gauche du manchon 10 et comprend une bride 71 dont le pourtour extérieur s'adapte entre le couvercle terminal 12 et l'extrémité gauche du manchon 10, et un manchon cylindrique 72, dont la surface intérieure délimite un alésage cylindrique 75 dans lequel coulisse un élément de soupape 76. La surface gauche de la bride 71 et la surface droite de la bride 62 ont une forme prévue pour laisser un passage ou chambre de soupape fermée, 77, autour du siège de soupape 64. En fait, la soupape C sépare de façon étanche les deux chambres lorsqu'elle est fermée. La pièce rapportée 70 présente une saillie 78 comportant un passage 79 qui débouche dans la chambre 77 à l'extérieur du siège de soupape 64. Cette saillie 78 constitue un support pour le passage D, qui se présente sous la forme d'un tube en hélice 80, dont une extrémité est brasée dans une ouverture de dimension correspondante de la saillie 78. L'autre extrémité de ce tube D débouche dans l'espace 48. L'hélice peut comprendre un nombre quelconque de spires, mais, dans le cas représenté, elle comprend six spires et demie et sa-longueur est la longueur maximale que l'on peut intercaler entre les brides 71 et 17. Le manchon 47 arrive assez près de l'extrémité droite du manchon 72, tout en laissant un espace 80 pour l'écoulement des gaz. La soupape C est formée du siège de soupape 64 et de I'élément de soupape 76 qui coulisse dans l'alésage cylindrique 75. Cet élément 76 se présente comme un manchon muni, dans une rainure de sa surface extérieure, d'une bague torique 83 appliquée de façon étanche contre les parois de l'alésage cylindrique 75, sur lesquelles elle glisse. L'élément de soupape 76 présente, à son extrémité gauche, une bride 84 appliquée contre la surface gauche de la bride 71 qui agit comme une butée d'arrêt servant à limiter le déplacement de l'élément de soupape 76 vers la droite.Une rondelle 85 en matériau d'étanchéité synthétique est montée à I'extrémité gauche de l'élément de soupape 76 et a un diamètre tel qu'elle s'applique de façon étanche contre le siège de soupape 64, de sorte que, lorsque l'élément de soupape 76 est à gauche, comme représenté dans la partie inférieure de la figure 1, la circulation des gaz de la chambre d'admission 60 vers le passage 79 se trouve empêchée. On notera que l'élément de soupape 76 est normalement à droite, ou en position rentrée, de sorte que la soupape C est normalement ouverte, si bien que les gaz peuvent passer librement de la chambre d'admission 60 dans le passage 79 et de là dans le tube D. Une caractéristique importante de l'invention tient au fait qu'il est prévu des moyens pour bloquer l'élément de soupape 76 en position de fermeture de la soupape C et pour l'y maintenir de façon élastique. Dans la forme de réalisation représentée, les moyens utilisés comprennent un organe de verrouillage 90 qui coulisse dans un alésage cylindrique 91 de l'élément de soupape 76.Cet organe de verrouillage 90 comporte, dans sa surface extérieure, une rainure dans laquelle est montée une bague d'étan chéité 92 qui assure l'étanchéité de l'organe de verrouillage au cours de son mouvement de va-et-vient dans l'alésage 91. t'extrémité gauche de l'organe de verrouillage 90 présente une partie 95 de plus petit diamètre, qui forme un épaulement 96 dirigé vers la gauche et contre laquelle est appliquée une extrémité d'un ressort à boudin de compression 98, dont l'autre extrémité est appliquée contre un épaulement 99 à l'extrémité gauche de l'alésage cylin drique 91. De la sorte, l'organe de verrouillage 90 est toujours sollicité vers la droite, par rapport à I'élément de soupape 76, par le ressort 98 et réciproquement.Un segment 100 introduit d'un coup sec dans une rainure de l'extrémité droite de l'alésage cylindrique 91, constitue une butée d'arrêt qui limite le déplacement de l'organe de verrouillage 90 vers la droite par rapport à l'élément de soupape 76. La partie 95 de plus petit diamètre de organe de verrouillage 90 s'étend au-delà de l'extrémité gauche de l'élément de soupape 76 et pénètre dans une ouverture cylindrique 102 d'un manchon rapporté 103 vissé dans le couvercle terminal 12. Cette -ouverture présente une base entaillée 104 formant un épaulement incliné 105 tourné vers la gauche, dont le ralle apparaîtra plus loin. L'organe de verrouillage 90 présente, dans son extrémité gauche, un alésage 107 dans lequel peut se déplacer un loquet 110. Ce loquet a un diamètre tel qu'il peut coulisser dans l'alésage 107, et il comprend un axe ou tige 112 de diamètre réduit, dirigé vers la gauche, qui traverse une ouverture de la base manchon 103 et une ouverture correspondante 113 de la surface~gauche du couvercle terminal 12.Une bague torique (111) assure I'étanchéité de cet axe 112. Le raccordement de l'axe 112 avec la partie de grand diamètre de la pièce 110 forme un épaulement 114 qui est, de préférence, oblique par rapport à la direction longitudinale de l'axe 112. Les parois du manchon constituées par 11 alésage 107 et par la partie de petit diamètre de l'organe de verrouillage 110 sont traversées par une série d'ouvertures transversales dans lesquelles peuvent se déplacer des loquets constitués par des billes 115 d'un diamètre un peu plus faible. Ces ouvertures ont une position telle que, lorsque l'organe de verrouillage 110 est à droite, les billes sont au contact de l'épaulement 114. - De plus, les billes sont dans les limites de l'ouverture 112 et sont maintenues au contact de la surface extérieure de l'axe 112 par la surface de l'alésage cylindrique- 102.De la sorte, l'organe de verrouillage 110 est normalement bloqué dans la position droite représentée dans la moitié supérieure de la figure 1, au moyen des billes appliquées contre l'épaulement 114 et qui sont empêchées de se déplacer radialement par la surface de l'alésage cylindrique 102. Dans cette même position, l'organe de verrouillage 95 -est maintenu appliqué contre le segment 100 par -le ressort 98 et l'élément de soupape 76 se trouve ainsi maintenu dans la position droite, de sorte que l'élément d'étanchéité 85 est espacé du siège de soupape 64. On remarquera que, grâce à cette disposition, l'élément de soupape 76, l'organe de verrouillage 90 et le loquet 110 peuvent se déplacer d'un seul bloc le long du cylindre 75, la seule contrainte étant le frottement de la bague torique 83 contre l'alésage cylindrique 75 et le frottement de la bague torique 111 contre l'axe ou tige 112. On n'utilise aucun ressort pour solliciter l'ensemble de ces trois pièces vers la position droite ou position d'ouverture de la soupape. L'extrémité droite de la pièce 76 et de l'organe de verrouillage 90 sont soumises à la pression du gaz dans le passage 46. Le fonctionnement est le suivant : Des gaz sous pression réglée, par exemple sous une pression 2 de 0,7 kg/cm , pénètrent par la soupape de retenue B et ecartent la plaque 54 delta soupape de son siège 55, à l'encontre de la force du ressort 53. Ces gaz pénètrent ensuite, par les espaces libres 58 du manchon 50, dans la chambre d'admission 60. S'il se trouve que l'élément de soupape 76 se trouve en position de fermeture mais avec l'axe 110 du loquet à droite, la pression de gaz qui s'exerce sur l'extrémité gauche de l'élément de soupape 76 entraîne ce dernier vers la droite, ouvrant ainsi la soupape C et permettant ainsi au gaz de se diriger vers le passage 79 et, par l'intermédiaire du tube hélicoldal 80, de pénétrer dans l'extrémité droite de l'espace 48. Ces gaz s'écoulent ensuite le long du logement par l'espace 48 et par l'espace 80, pénètrent dans le manchon 47, traversent le passage 46 et pénètrent dans l'intérieur 29 du piston 31, puis traversent un passage 40 et pénètrent dans un tuyau souple (non représenté) raccordé à un chalumeau ou tout autre dispositif utilisant le gaz. Le ressort 44 sollicite l'élément de soupape 31 vers la droite, de sorte que sa garniture 35 est appliquée de façon étanche contre le siège de soupape 25. La pression des gaz d'admission sollicite l'axe du loquet vers la gauche contre les billes 115. Dans le cas d'un retour de flamme, qui, comme indiqué plus haut, constitue une onde de forte pression, souvent accompagnée d'une flamme qui se propage en sens opposé à celui de l'écoulement normal du gaz, cette onde de forte pression pénètre dans le dispositif par les passages 24, 29 et 46. Cette onde de forte pression sortirait normalement par l'espace 80, longitudinalement par l'espace 48 en direction de l'extrémité ouverte du tube 80. Cette pression devrait ensuite traverser le tube 80 en direction du passage 79 et, de là, franchirait normalement le siège de soupape 64 en direction de la soupape B. Cette dernière est incapable de se fermer assez vite pour arrêter le retour de flamme. Mais, pendant le temps que mettent les gaz à circuler dans l'espace 48 et dans le tube hélicoïdal 80, la pression a entrainé l'élément de soupape 76 vers la gauche, de sorte que la rondelle 85 est appliquée de façon étanche contre le siège de soupape 64. Pendant le déplacement de l'élément de soupape 76 vers la gauche, l'organe de verrouillage 90 et le loquet 110 se déplacent avec lui.Toutefois, lorsque l'élément de soupape 76 a atteint la limite de sa course, c'est-à-dire se trouve appliqué contre le siège de soupape 64, la pression continue d'agir sur l'organe de verrouillage 90 et l'entraîne vers la gauche à l'encontre de la sollicitation du ressort 98, comme représenté dans la moitié inférieure de la figure 1, jusqu'à ce que les billes 115 se soient dégagées de l'épaulement 105, et à ce moment les billes 115 peuvent se déplacer librement vers l'extérieur, dans le sens radial, et libérer l'épaulement 114 du loquet îîq. On comprendra qu'en raison des jeux, la pression des gaz dans la chambre d'admission 60 agit dàns l'espace à droite du loquet 110 et cette pression entraîne ce loquet 110 vers la gauche, ce qui entraîne les billes radialement vers l'extérieur jusqu a ce que I'épaulement 114 soit appliqué contre la base de l'alésage 103. A ce stade, l'axe ou tige 112 du loquet 110 fait saillie extérieurement au-delà de l'extrémité du logement, comme représenté en 125. I1 convient de remarquer que l'élément de soupape 76 n'a à parcourir qu'une distance très faible pour s'appliquer contre le siège de soupape 64, et que le temps pris par ce déplacement est inférieur au temps que met l'onde de pression pour traverser les passages décrits plus haut. En position de fermeture de la soupape, les billes d'acier sont maintenues en position radialement extérieure par la partie de grand diamètre du loquet 110, et ce loquet et l'organe de verrouillage ne peuvent pas se déplacer vers la droite étant donné que les billes 115 touchent l'épaulement 105. L'élément de soupape 76 se trouve donc sollicité de façon étanche contre le siège de soupape 64 par le ressort 98. On comprend donc qu'il est impossible que le retour de flamme se propage jusqu'à la soupape C et, de là, à la réserve de carburant. En même temps que la pression du retour de flamme sollicite l'élément de soupape 76 vers sa position de fermeture, cette pression agit sur la face droite de l'élément de soupape 31 qui, comme on peut le remarquer, a une surface plus grande à son extrémité droite qu'à son extrémité gauche, de telle sorte que -cette pression entraîne le piston 31 vers la gauche, ouvrant ainsi la soupape E et laissant la pression du retour de flamme s'échapper dans l'atmosphère par les passages 46 et 23. On comprend ainsi qu'il ne se développe pas de pressions de rupture dans les tuyaux reliant le dispositif au chalumeau ou à tout autre élément utilisant le gaz dans lequel a pris naissance le retour de flamme. L'opérateur peut s'apercevoir facilement qu'un retour de flamme s'est produit, si l'axe 112 fait saillie de l'extrémité gauche du couvercle terminal 12. Pour remettre le dispositif en fonctionnement normal, il suffit à l'opérateur d'enfoncer l'axe 112 vers la droite ce qui a pour effet d'appliquer la tête du loquet 110 contre la base de l'alésage cylindrique 105. Tandis que le loquet se déplace vers la droite, les billes peuvent se déplacer librement radialement vers l'intérieur en s'éloignant de l'épaulement 104, de sorte que l'organe de verrouillage 90 peut se déplacement librement vers la droite sous la sollicitation du ressort 98 et s'appliquer contre le segment de verrouillage 100. On fait venir l'élément de soupape 76 en position d'ouverture en poussant le loquet 110 vers la droite mais on comprendra que, à supposer que cet élement de soupape 76 ne se déplace pas vers la position d'ouverture, la pression du gaz dans la chambre d'admission 60 à l'extrémité gauche de l'élément de soupape 80 et de l'organe de verrouillage 90 entraînerait la soupape C en position d'ouverture. Bien entendu, dès que la pression du retour de flamme a été détendue, le piston 31 est ramené en position de fermeture par le ressort 44. REVENDICATIONS 1. Dispositif de sécurité servant à- arrêter automatiquement un retour de flamme dans une conduite de gaz, comprenant un logement, un passage de forme allongée pratiqué dans ce logement et presentant une extrémité d'admission et une extrémité de sortie, et une soupape intercalée entre ces deux extrémités pour étouffer un retour de flamme circulant de cette extrémité de sortie vers cette extrémité d'admission, ce dispositif étant caractérisé par le fait que ladite soupape comprend un siège entourant l'extrémité d'admission dudit passage et un élément de soupape qui peut se déplacer, sur une trajectoire, d'une première position située à une certaine distance dudit siège à une seconde position dans laquelle il est appliqué contre ledit siège, ledit élément de soupape présentant, à son extrémité la plus éloignée dudit siège de soupape, une surface soumise aux pressions régnant à l'extrémitéde sortie dudit passage, un organe de verrouillage pouvant se déplacer dans ledit élément de soupape sur ladite trajectoire et pouvant prendre une première position vers ladite surface de la soupape soumise à des pressions et une seconde position vers ledit siège de soupape, ledit organe de verrouillage présentant, à son extrémité la plus éloignée du siège de soupape, une surface soumise aux pressions régnant à la sortie dudit passage, et un moyen servant à solliciter ledit organe de verrouillage vers ladite première position. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit organe de verrouillage peut être bloqué dans ladite seconde position par un loquet lorsque ledit élément de soupape et ledit organe de verrouillage ont été amenés dans ladite seconde position par les pressions agissant sur lesdites surfaces soumises à des pressions. 3. Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que ledit loquet peut se déplacer, sur ladite trajectoire, dans l'extrémité dudit organe de verrouillage la plus éloignée de la surface soumise à des pressions, et par le fait qu'un axe ou tige traverse un alésage dudit logement et se prolonge a l'extérieur dudit logement. 4. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que ledit alésage du logement présente une entaille qui constitue un épaulement tourné vers l'extérieur dudit logement, par le fait que ledit loquet présente une partie de plus petit diamètre constituant un épaulement tourné vers l'extérieur dudit logement, et par le fait que ledit organe de verrouillage porte des pièces mobiles transversalement qui, dans la première position, sont appliquées contre l'épaulement dudit organe de verrouillage et contre la paroi intérieure dudit alésage et qui, dans la seconde position, sont appliquées contre ledit épaulement dudit alésage du logement et contre la surface extérieure dudit loquet et qui coopèrent avec ledit organe de verrouillage pour l'empêcher de venir dans sa première position. 5. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que ledit passage de forme allongée comprend un long tube situé dans ledit logement, présentant un passage d'admission qui communique avec la sortie de ladite soupape, et une extrémité de sortie qui communique avec l'intérieur dudit logement. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait que ladite soupape comporte un piston pouvant prendre une première position ou position d'ouverture et une seconde position ou position de fermeture, et comportant deux surfaces tournées en sens opposés, soumises aux pressions régnant à l'extrémité de sortie et à l'extrémité d'entrée dudit tube, ledit piston pouvant passer de ladite première position à ladite seconde position lorsque la pression qui règne à l'extrémité de sortie dudit tube dépasse la pression qui règne à l'extrémité d'admission dudit tube, ledit loquet ayant pour rôle de bloquer ledit piston lorsqu'il vient dans une position de fermeture sous l'effet d'une telle différence de pression. 7. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 6, caractérise par le fait que ledit tube est en forme d'hélice et que son extrémité de sortie est éloignée de la première extrémité du logement, ladite hélice étant disposée contre les parois interieures dudit logement, et par le fait qu'il est prévu un manchon situé à l'intérieur de ladite hélice et qui va de la seconde extrémité dudit logement en direction de ladite première extrémité mais sans l'atteindre, et un passage de sortie pratiqué dans ladite seconde extrémité et communiquant avec l'intérieur dudit manchon. 8. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que ledit passage de sortie est entouré par un siège de soupape, et par le fait qu'il est prévu une pièce servant à solliciter ledit piston en direction dudit siège de soupape et un second passage de sortie communiquant avec la face de sortie de ladite soupape, ledit piston se présentant sous la forme d'un manchon et délimitant un passage qui fait communiquer le passage de sortie avec l'intérieur dudit tube. 9. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que ledit logement comprend un manchon cylindrique et qu'il est prévu une première et une seconde pièces terminales fixées chacune à une extrémité dudit manchon, ledit tube allant de ladite première extrémité vers la seconde extrémité mais sans l'atteindre et étant espacé de la paroi intérieure dudit manchon de façon à délimiter un espace, ladite seconde piece terminale comprenant une chambre, et ledit tube ayant la forme d'une hélice et étant logé dans ledit espace. 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé par le fait que ladite première pièce terminale consiste en un couvercle vissé sur- une extrémité dudit manchon traversé par un passage central, et par le fait qu'il est prévu un second passage dirigé vers un siège de soupape entourant l'entrée dudit passage, un organe de support de soupape monté à l'intérieur dudit manchon, un élément de soupape coulissant dans ledit organe de support, un moyen destiné à solliciter ledit élément de soupape pour l'appliquer contre ledit siège, et un passage traversant ledit couvercle et dirigé vers l'extérieur dudit logement.