La propulsion des navires est habituellement assurée par une installation, comportant une source d'énergie actionnant des organes de propulsion, intégrée dans la structure du navire. Le navire proprement dit, peut également être propulsé par des navires auxiliaires tels que des pousseurs ou des remorqueurs dans le cas où les puissances mises en jeu sont limitées. Lorsque la source d'énergie servant à la propulsion est un réacteur nucléaire les problèmes se posent d'une part il faut bien sûr renforcer les installations de sécurité autour du réacteur nucléaire servant de source d'énergie et si possible séparer complètement celles-ci du reste du navire par ailleurs, les entreprises spécialisées dans la construction de navires importants tels que pétroliers ou méthaniers et les entreprises spécialisées dans la réalisation de réacteurs nucléaires sont en général très différentes. Enfin, pour l'armateur, possédant un navire à propulsion par l'énergie nucléaire, un tel bateau représente un investissement très important. Pour toutes ces raisons, il est interessant de prévoir d'un côté la construction d'un navire de type classique pouvant avoir un propriétaire, et d'un autre -côté, l'ensemble de production d'énergie nucléaire qui pourrait avoir un autre propriétaire. Les impératifs de sécurité liés aux réacteurs nucléaires imposent dans une solution intégrée des renforts de charpente très importants dans la zone entourant le réacteur et viennent donc modifier de façon très sensible les techniques classiques de construction de navire. Au contraire, si on choisissait de remorquer ou de pousser le navire de type classique par un batiment spécialisé, comportant l'installation de production d'énergie nucléaire, on se heurte à des difficultés d'amarrage dues au déplacement et aux poussées importantes d'un remorqueur ou d'un pousseur à propulsion nucléaire car l'amarrage est le siège diefforts très importants par forte mer. La présente invention a précisément pour objet, un pousseur intégré qui pallie les inconvénients précédents en faisant la synthèse des deux solutions. Dans cette solution objet de l'invention, on sépare totalement du reste du navire l'installation de production d'énergie nucléaire et de propulsion qui peut ainsi être fabriquée indépendamment du navire selon un modèle totalement standardisé, et sans même avoir fixé le programme commercial de ce navire, le navire reste ainsi "classique" par son prix et son délai de fabrication, par ailleurs, le pousseur bénéficie par son mode d'intégration à la charpente du navire d'une sécurité d'amarrage équivalente à celle d'un compartiment courant intégré. I1 faut noter qu'un autre avantage réside dans le fait que vu son court, une installation de production d'énergie nucléaire doit être amortie en une vingtaine d'années. Au contraire, compte tenu de l'évolution du contexte commercial, un navire marchand est amorti souvent en 10 ans ou moins. En séparant la partie pousseur de la partie navire proprement dit, on rend ainsi compatible ces deux périodes différentes puisqu'il suffit d'associer le pousseur à un navire plus évolué. Le pousseur intégré pour la propulsion nucléaire d'un navire se caractérise en ce qu'il comprend une enceinte fermée carénée ayant une face avant et une face supérieure et comportant intérieurement une installation de production d'énergie nucléaire, des moyens pour convertir ladite énergie en énergie mécanique servant à actionner les organes de propulsion dudit pousseur situés à la partie arrière dudit pousseur, et en ce que ladite enceinte carénée comporte sur sa face avant et sur au moins une partie de sa face supérieure les surfaces de contact avec des parties correspondantes du navire et des organes de fixation dudit pousseur sur ledit navire, ledit pousseur comportant également des ballasts. De toute façon l'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit d'un mode de réalisation de l'invention donnée à titre d'exemple non limitatif. La description se réfère aux figures annexées sur lesquelles on a représenté - sur la figure 1, une vue en perspective montrant les organes principaux du pousseur, - sur la figure 2, une vue en perspective montrant la façon dont on peut associer le pousseur objet de l'invention à un navire type classique, et - sur la figure 3, un exemple de réalisation du dispositif de blocage. Sur la figure 1, on a représenté en perspective le pousseur 2. Celui-ci comprend bien sûr une coque 4 représentée en traits mixtes pour permettre de voir plus facilement l'inte- rieur dudit pousseur. Cette coque est bien sûr carénée pour assurer l'hydrodynamisme du pousseur associé au navire et sa flot tabilité lorsqu'il est seul. A l'intérieur de cette coque 4 on trouve essentiellement une source d'énergie constituée par un réacteur 6. Ce réacteur peut être avantageusement du type à eau pressurisée. L'énergie nucléaire fournie par le réacteur 6 est transformée en énergie mécanique pour assurer l'entraînement des moyens de propulsion du pousseur. On a représenté un des échangeurs 8 du réacteur 6, constituant un générateur de vapeur. La sortie du circuit secondaire de cet échangeur est relié par la canalisation 10 à l'en- trée d'une turbine haute pression 12, elle-même reliée à une turbine basse pression 14 par la canalisation 16. La sortie de la turbine basse pression 14 va au condenseur 18 qui est luimême relié à l'entrée de l'échangeur 8. Les arbres de sortie des turbines 12 et 14 attaquent des réducteurs 20. Ceux-ci sont solidaires d'un arbre 22 entrai- nant l'hélice 24 du pousseur. On a bien sur en réalité deux circuits identiques de production d'énergie, le deuxième circuit actionnant l'hélice 26. Le pousseur 2 comporte également des ballasts tels que 28 et 30. Comme on le sait ces ballasts peuvent être vides ou remplis d'eau ce qui permet de faire varier le tirant d'eau du pousseur. Le pousseur 2 comporte bien sur d'autres dispositions annexes. On trouve en particulier une chambre 32 de commande et de contrôle de l'installation, ainsi que les sas référencés 34 qui permettent le passage du personnel du pousseur au navire proprement dit lorsque les deux navires sont accolés. Le pousseur comporte également des installations auxiliaires qui ne sont pas représentées sur la figure 1, pour rendre celle-ci plus lisible. On trouve par exemple de façon connue des groupes diesel permettant la manoeuvre du pousseur en cas de défaillance de l'installation de production d'énergie nucléaire. De plus, les turbines entraînent également des génératrices pour l'alimentation en électricité du pousseur et, éventuellement du navire poussé. Le pousseur comprend également une installation de chargement et de déchargement du combustible nucléaire du coeur du réacteur et tous les dispositifs nécessaires à sa sûreté. Comme on le verra ultérieurement, le pousseur 2 est en contact avec certaines parties du navire. On peut prévoir sur ces surfaces de contact, des pions de positionnement tels que 36, dont un sur quatre est réglable. Sur la figure 2, on a représenté le pousseur 2 et le navire 38, auquel doit être accolé le pousseur. Cette figure montre l'extérieur du pousseur 2, La face avant et la face supérieure du pousseur 2 constituent des surfaces de contact avec des faces correspondantes de la partie arrière du navire 38. Le pousseur 2 comporte des faces de contact horizontales 40 et 42, placées de chaque côté du pousseur, ces deux faces horizontales étant raccordées par une face inclinée 44. On retrouve en "négatif" la même disposition à l'arrière du navire 38 ; les faces de contact portant mêmes références mais primées. On peut bien sûr définir d'autres faces de contact cela dépend du type de navire à propulser. Ces surfaces de contact sont logées dans les charpentes anti-collision qui sont recommandées par les règlements de sécurité. Ces charpentes ont pour but de protéger la coque proprement dite du pousseur et du navire lorsque ces deux bateaux sont au contact. L'assemblage du navire 38 et du pousseur 32 se fait de la façon suivante. On remplit totalement d'eau les ballasts 28 et 30 du pousseur 2, ce qui a pour résultat d'abaisser le niveau du pousseur 2. On introduit alors le pousseur 2 dans l'évidement 46 de la partie arrière du navire 38. Lorsque le pousseur est correctement positionné, à l'intérieur de la cavité 46, on vide les ballasts ce qui provoque une remontée du pousseur 2. On a ainsi une force de pression dûe à la poussée du pousseur 2 entre les deux navires. Pour solidariser rigidement le pousseur 2 et le navire 38, on peut claveter ou boulonner le pousseur 2 sur le navire 38. I1 est également possible de souder ces deux parties. On voit donc que grâce à la poussée exercée par les ballasts, les efforts entre le pousseur et le navire en cas de forte mer sont toujours dirigés dans le même sens et absorbés par des surfaces de contact simples (40 et 42, 40' et 42'). Diverses variantes peuvent bien sQr être prévues, en particulier les systèmes de verrouillage entre pousseur et navire peuvent être mécaniques avec commande hydraulique ou électrique. On peut par exemple utiliser le dispositif de verrouillage représenté sur la figure 3. La coque du navire 38 et celle du pousseur 2 sont munies chacune d'une gorge respectivement 50 et 52, se faisant face, lorsque les deux bateaux sont au contact. Une clam 54 peut pivoter autour d'un axe 56 sous l'action d'un vérin à air comprimé 58 solidaire du pousseur 2. Dans la position représentée en pointillés, on a un verrouillage. On peut améliorer le blocage à l'aide d'un dispositif à coin triple 60 disposé à la partie inférieure de la clam 54. Ce dispositif à coin triple est également commandé par un vérin. REVENDICATIONS 1. Pousseur intégré pour la propulsion nucléaire d'un navire caractérisé en ce qu'il comprend une enceinte carénée ayant une face avant et une face supérieure et comportant intérieurement une installation de production d'énergie nucléaire, des moyens pour convertir ladite énergie en énergie mécanique servant à actionner les organes de propulsion dudit pousseur situé à la partie arrière dudit pousseur, et en ce que ladite enceinte carénée com- porte sur sa face avant et sur au moins une partie de sa face supérieure des surfaces de contact avec des parties correspondantes du navire et des moyens de solidarisation dudit pousseur sur ledit navire, ledit pousseur comportant également des ballasts aptes à faire varier la ligne de flottaison dudit pousseur au moment des opérations d'accostage et de solidarisation avec ledit navire. 2. Pousseur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les surfaces de contact entre le navire et ledit pousseur sont constituées par des charpentes anti-collision solidaires de la coque du navire et du pousseur. 3. Pousseur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la solidarisation entre ledit pousseur et ledit navire est obtenue par des soudures. 4. Pousseur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de solidarisation sont constitués par des organes mécaniques à commande hydraulique ou électrique.