Implant chirurgical. La présente invention concerne de façon générale les implants chirurgicaux. Elle concerne plus particulièrement un implant chirurgical, des nécessaires pour implants chirurgicaux com- prenant ledit implant et leur utilisation en chirurgie. La présente invention a pour objet un implant chirurgical sous forme d'un clou destiné à être ancré dans un trou fraisé dans un os, le clou présentant un corps cylindrique allongé qui est tubulaire et présente une tête à une de ses extrémités, et un passage intérieur débouchant à ses extrémités opposées, le clou comportant une cheville qui peut être insérée dans le passage à partir de l'extrémité coté tête pour dilater transversalement le corps, le corps et la cheville étant réalisés en un matériau ou des matériaux biocompatibles et le corps contenant des fibres en carbone noyées dans celui- ci et s'étendant longitudinalement par rapport au corps. Le terme "biocompatible" signifie que le matériau peut être laissé dans le corps humain ou dans le corps d'un animal pendant une période prolongée ou indéfiniment sans provoquer aucune action physiologique néfaste et ce terme englobe des substances telles que la gélatine, par exemple une gélatine réticulée, qui peuvent éventuellement être absorbées et ex- crétées par le corps et peuvent être occupées ou remplacées par un tissu évolutif du corps, lesdites substances étant dans ce sens biodégradables. Le corps du clou peut comporter dans sa paroi une ou plusieurs fentes espacées circonférentiellement s'étendant à partir de l'extrémité opposée à la tête pour faciliter sa dilatation par la cheville. La cheville peut être cylindrique, au moins une partie du passage se rétrécissant en direction de l'ex- trémité opposée à la tête, ce par quoi le corps peut se dilater transversalement par insertion de la cheville à partir de la tête et le long du passage dans ladite partie conique. La cheville peut être plus courte que le passage de sorte qu'elle peut être insérée dans le corps avec une de ses extrémités au niveau de l'extrémité du passage opposée à la tête et son autre extrémité en retrait vers l'intérieur par rapport à l'extrémité du passage au niveau de la tête. Ce renfoncement peut former un guide de centrage pour l'ex- trémité d'un foret, si le clou doit être un jour enlevé par forage. La tête peut être conformée en vue de son engagement avec un outil permettant de faire tourner le corps autour de son axe et par exemple présentée une fente pour un tournevis ou un ou plusieurs plats pour une clef à douille. La tête peut être excentrée ou décalée transversalement vers un côté par rapport au corps pour tendre un câble enroulé autour d'elle. En dehors de la gélatine réticulée, d'autres matériaux bio- compatibles pour matrice, pour former la matrice à l'intérieur de laquelle sont noyées, les fibres en carbone du clou (et des autres implants décrits ci-après) englobent les poly- sulphones, les résines époxy ou le carbone lui-même et seront choisis pour présenter les caractéristiques mécaniques et biochimiques désirées nécessaires pour l'utilisation souhaitée de l'implant. En général, le matériau mis en place dans le corps doit pouvoir rester en place sans aucun effet indésirable sur lui-même ou le tissu environnant. Lorsque la matrice est elle-même en carbone, l'implant peut être fabriqué en carbonisant les fibres de carbone dans une matrice en un précurseur contenant du carbone tel qu'un brai ou une résine phénolique, ou par dépôt de carbone en phase gazeuse sur les fibres à partir d'un hydrocarbure gazeux chauffé. Pour le clou et les autres implants allongés décrits ci-après, les fibres de carbone peuvent s'étendre sur sensiblement toute la longueur de l'implant et peuvent être continues et non coupées sur toute ladite longueur. Cependant elles n'ont pas besoin d'être parallèles à la longueur de l'implant sur toute sa longueur et il est prévu que des fibres plus courtes, se chevauchant'ou étagées le long de la longueur de l'implant, auront aussi une utilité. Pour faciliter la fabrication des implants, le matériau de la matrice peut être flexible et thermoplastique. Les fibres de carbone dans le clou ou implant similaire lui donneront des résistances à la tension et à la flexion im- portantes mais la résistance au cisaillement, selon la di- rection longitudinale, de l'implant (dont la contrainte tend à faire glisser les fibres longitudinalement l'une sur l'autre) dépendra du matériau de la matrice et des longueurs des fibres qui sont en contact côte à côte l'une avec l'autre. Pour cette raison, il est préférable de ne pas usiner les implants mais de les former avec des fibres courbées,si nécessaire, mais entières (non coupées) dans la mesure du possible pour remédier à toute tendance de l'implant à se rompre par cisail- lement lorsqu'il est soumis à une contrainte, les fibres étant à la place mises en tension. Ainsi pour fabriquer le clou ou implant similaire, les fibres peuvent être placées ou disposées pour occuper des positions et pour s'étendre selon des directions o leur propriétés mécaniques seront éventuellement les plus utiles, avant que la matrice ne soit formée. A la place, l'implant peut être formé ultérieurement à partir d'une ébauche convenable de section plus ou moins uniforme, la matrice étant thermoplas- tique et étant chauffée pour permettre la formation de l'im- plant par déformation plastique. Ainsi une compression axiale de l'ébauche tubulaire pour le clou peut être utilisée pour épaissir une de ses extrémités afin de former la tête, en forçant les fibres à se courber vers l'extérieur de sorte que, lorsque la tête est,durant son utilisation, tirée selon la direction axiale, les fibres de la tête supportent la charge et sont contraintes, ce qui réduit toute tendance de la tête à se rompre par cisaillement de la matrice comme ce serait le cas si le clou était décolleté à partir d'une ébauche de section plus grande présentant des fibres droites et parallèles. Conformément à ce procédé de fabrication du clou, le passage central peut être formé simultanément, en insérant une cheville conique à l'intérieur de l'ébauche tandis qu'elle est chauffée. Les fentes peuvent être découpées lors de l'étape finale et comme les découpes sont parallèles aux fibres de la tige elles n'entraînent qu'une faible diminu- tion de la résistance à la traction. A la place, l'ébauche peut être pleine, avec une cheville conique utilisée pour former le passage central. La présente invention s'étend à un nécessaire pour implant chirurgical comprenant: un cordon flexible pour connecter ensemble deux os d'un corps humain ou du corps d'un animal, un clou tel que décrit ci-dessus qui doit être inséré dans un trou foré dans l'os pour ancrer ledit cordon, et, un élément d'ancrage positionné à l'entrée du passage formé dans un os à partir duquel emmerge le cordon, pour ancrer le cordon en un point espacé du clou pour empêcher le retrait du cordon le long du du passage lorsque le cordon s'étend le long -du passage sous tension entre l'élément d'ancrage et le clou, le cordon et l'élément d'ancrage étant réalisés en un matériau ou des matériaux biocompatibles. Le cordon peut être constitué par un cablé ou un écheveau de fibres de carbone imprégné d'un matériau biocompatible qui amène les fibres à adhérer les unes aux autres et qui réduit la surface superficielle du cablé. Le matériau biocom- patible qui imprégne le cablé peut être constitué par une gélatine qui a été stérilisée par irradiation et qui contient un bactéricide, les fibres de carbone pouvant être disposées sous forme d'un cordon tressé ou torsadé présentant à une de ses extrémités une boucle pour s'engager avec l'élément d'ancrage. L'élément d'ancrage peut avoir la forme d'une barre d'ancrage conformée en cabillot présentant deux branches qui s'écartent l'une de l'autre à partir d'un coin o elles font un angle obtusl'une avec l'autre, la barre d'ancrage présentant un rayon de courbure qui excède d'un facteur supérieur à environ 102 le diamètre des fibres de carbone du cablé et les extré- mités libres des branches de la barre d'ancrage étant aplaties pour fournir des surfaces supports portant contre l'os au niveau de l'entrée du passage à travers l'os. Comme variante, une extrémité du cordon peut être reliée de façon permanente à l'élément d'ancrage pour empêcher le retrait du cordon le long du passage formé dans l'os. Le cordon peut être muni à une de ses extrémités d'un con- necteur pour le connecter à un crin ou similaire pour tirer le cordon à travers le passage formé dans l'os ou tissu simi- laire. Le connecteur peut être constitué par une longueur d'un fil métallique malléable présentant une boucle formant un oeil à chaque extrémité, une des boucles du fil métallique étant noyée dans l'extrémité du cordon et fixée de manière adhésive à celle-ci, le matériau du cordon étant fixé par adhérence,à lui-même.par l'intermédiaire de l'oeil de la boucle noyée et de la partie de l'adhésif enrobant le cordon et le fil métallique entre l'extrémité du cordon et la boucle __ 2490483 à l'extrémité libre du fil étant recouvert par un manchon constitué par une longueur de tube plastique rétractable à la chaleur qui se rétrécit à partir de l'endroit o il entoure le cordon jusqu' à l'endroit o il entoure le fil métallique. La présente invention concerne aussi un élément d'ancrage constituant une partie du nécessaire décrit ci-dessus lequel a la forme d'une barre d'ancrage conformée en cabillot présen- tant deux branches qui s'étendent l'une et l'autre à partir d'un coin o elles font un angle obtus l'une avec l'autre, la barre d'ancrage étant constituée en un matériau biocom- patible contenant des fibres de carbone s'étendant longitu- dinalement et les extrémités libres des branches étant aplaties pour fournir des surfaces supports portant contre l'os à l'entrée du passage à travers l'os. La présente invention concerne aussi un nécessaire pour. implant chirurgical qui comporte une plaque pour os allongée formée à partir d'un matériau ou de matériaux biocompatibles et présentant plusieurs trous, et plusieurs clous tels que décrit ci-dessus pour passer respectivement à travers les trous prévus dans la plaque pour os et dans les trous fraisés dans l'os pour ancrer la plaque pour os à l'os. La plaque pour os peut être allongée. Elle est constituée en un matériau biocompatible à l'intérieur duquel sont noyées une pluralité de fibres de carbone s'étendant au moins par- tiellement longitudinalement le long de la plaque pour os. L'invention concerne aussi une plaque pour os constituant une partie du nécessaire décrit ci-dessus qui est constituée en un matériau biocompatible à l'intérieur duquel sont noyées plusieurs fibres de carbone s'étendant au moins partiellement le long de la longueur de la plaque pour os, la plaque pour os étant munie de plusieurs trous pour recevoir des clous. fa plaque pour os peut être allongée et présenter des bords latéraux longitudinaux parallèles, les trous étant disposés, le long de la plaque pour os en étant espacés les uns des autres, sensiblement au milieu entre les bords latéraux lon- gitudinaux de la plaque. L'invention permet ainsi de connecter ensemble deux os ou deux parties d'os en chirurgie vétérinaire ou humaine en fraisant au moins un trou dans au moins un des os ou parties d'os en ancrant un clou comme décrit ci-dessus dans ledit trou en connectant un élément de connexion audit clou et en connectant l'élément de connexion à l'autre os ou partie d'os. Un trou peut être foré dans un os, un passage étant formé dans l'autre os, et un élément de connexion sous forme d'un cordon flexible étant tiré à travers le passage de manière qu'il s'étende à travers le passage à partir d'un élément d'ancrage positionné à une extrémité du passage et ensuite vers le trou, le cordon étant tiré vers le trou en s'écartant de l'élément d'ancrage pour forcer l'élément d'ancrage contre l'os au niveau de l'entrée du passage et pour tendre le cordon, ledit cordon étant connecté au clou pour maintenir ladite tension. Le cordon peut comporter à une extrémité un connecteur, le tirage du cordon à travers le passage étant effectué au moyen d'un crin ou similaire connecté au connecteur et l'extrémité du cordon comportant le connecteur étant connectée au clou. Le cordon peut comporter à une extrémité une boucle, la méthode consistant à connecter le cordon à l'élément d'ancrage en enfilant l'élément d'ancrage à travers la boucle après que le cordon ait été tiré à travers le passage et avant de tendre le cordon. Le procédé peut comporter, après que le cordon ait été tiré à travers le passage et avant de le connecter au clou, l'éli- mination de la partie du cordon munie du connecteur. La connexion du cordon au clou peut être effectuée en enroulant le cordon autour du clou à la manière d'un cordage autour d'une bitte d'amarrage et en suturant le cordon à l'os dans lequel est ancré le clou, ou au tissu fixé audit os, pour maintenir le cordon sous tension. Le procédé peut comporter, après que le cordon ait été enroulé autour du clou et avant que le clou ait été ancré en permanence dans le trou, l'entrainement du clou dans le trou pour serrer le cordon ehtre la tête du clou et l'os à l'entrée du trou. Le procédé peut inclure, après que le cordon ait été enroulé autour du clou et avant que le clou ait été ancré en permanence en position, la rotation du clou autour de son axe au moyen d'un outil engageant la tête du clou pour tendre le cordon. Le procédé peut comporter la formation d'un passage dans chacun des os, le cordon étant tiré à travers les deux passages de sorte qu'il passe à partir de l'élément d'ancrage, à travers le passage à l'extrémité duquel est positionné ltélément d'ancrage, et ensuite à travers l'autre passage vers le trou pour le clou. Les os peuvent être les os d'une jambe humaine au niveau de l'articulation du genou dans laquelle le ligament cruciforme a été endommagé, les passages débouchant dans l'articulation du genou au niveau ou près des racines du ligament endommagé, de sorte que le cordon s'étend à partir d'un passage vers l'autre le long du trajet normalement occupé par le ligament endommagé. Le procédé utilisé comporte la suture du ligament endommagé de manière qu'il soit disposé à l'état tendu le long du cordon d'un os jusqu'à l'autre os. Lorsque le ligament a été endommagé en se détachant de l'un des os, le procédé peut comporter le fraisage d'un trou dans l'os dont le ligament a été détaché, l'enfilage du cordon le long de l'intérieur du ligament et là traction de l'extrémité détachée du ligament vers l'os dans lequel a été formé le trou par une suture fixée à l'extrémité détachée du ligament, la suture étant ancrée au clou pour s'étendre sous tension le long du cordon. Comme variante, le trou peut être fraisé dans chacun des deux os, l'élément de connexion étant alors sous la forme d'un cordon flexible et le procédé comprenant la fixation sous tension du cordon aux clous ancrés respectivement dans les trous. L'ancrage du cordon aux clous peut comporter l'enroulement du cordon autour de chaque clou, et, avant que les clous ne soient ancrés à demeure en position, l'entrainement des clous dans les trous pour serrer le cordon entre les têtes des clous et l'os aux l'entrées des trous, les extrémités libres du cordon étant suturées aux os respectifs ou au tissu connecté aux os pour maintenir le cordon en tension Le procédé peut inclure la mise en tension du cordon en tour- nant un des clous autour de son axe au moyen d'un outil enga- geant la tête du clou, avant d'ancrer ledit clou à demeure en position. Comme variante, l'élément de connexion peut être constitué par une plaque pour os comportant plusieurs trous, le procédé comprenant le fraisage de trous dans chacune des deux parties d'os en des positions correspondant aux trous de la plaque pour os, la mise en place de la plaque pour os contre les parties d'os de manière que les trous de la plaque pour os correspondent avec les trous des parties d'os, la connexion de la plaque pour os aux clous en insérant les clous à travers les trous dans la plaque pour os et dans les trous dans les parties d'os et ensuite l'ancrage à demeure des clous en position. La présente invention, ainsi que sa mise en oeuvre seront maintenant décrites à titre d'exemple avec référence aux dessins schématiques ci-annexés dans lesquels: La figure 1 représente une vue en élévation latérale du corps d'un clou d'un nécessaire pour implant chirurgical conforme à la présente invention; la figure 2 représente une vue en bout du corps de la figure 1 par II-II de la figure 1; la figure 3 représente la vue en bout opposée du corps de la figure 1; la figure 4 représente une vue en coupe latérale du corps de la figure 1 par IV-IV dans la figure 1; la figure 5 représente une vue en élévation latérale de la cheville du clou utilisée avec le corps de la figure 1; la figure 6 représente une vue en coupe latérale, corres- pondant à la figure 4, du clou du néces - saire conforme à la présenté invention en position dans le trou foré dans l'os; la figure 7 représente schématiquement pour une vue du clou conforme à figure 4, les positions et la disposition des fibres de carbone du corps; la figure 8 représente une vue correspondant à celle de la figure 6, d'une forme modifiée du clou du nécessaire conforme à la présente invention; la figure 9 représente une vue en perspective d'une plaque pour os d'un nécessaire pour implant chirurgical conforme à l'invention; la figure 10 représente un schéma de la dispo- sition des fibres de carbone de la plaque pour os de la figure 8; la figure 11 représente une coupe longitudinale de la plaque pour os de la figure 8 lors de son utilisation; la figure 12 représente une vue en élévation latérale d'un élément d'ancrage formant une partie du nécessaire pour implant chirurgical conforme à la présente invention; la figure 13 représente une vue en plan de l'élément d'ancrage de la figure 12; la figure 14 représente partiellement schématiquement une vue en élévation latérale en coupe d'un câblé en carbone formant une partie du nécessaire pour implant chirurgical conforme à la présente invention; la figurel5 représente schématiquement en coupe une partie d'un os sur lequel diverses techniques chirurgicales ont été mises en oeuvre; la figure 16 repré- sente une vue schématique de l'articulation d'un genou humain durant l'insertion d'un ensem- ble conforme à la présente invention et la figure 17 représente une vue semblable de l'articulation du genou après insertion de l'ensemble. Dans les figures 1 à 7 des dessins, l'implant chirurgical sous forme d'un clou conforme à la présente invention est désigné dans son ensemble par la référence.10. Le clou 10 comporte une matrice thermoplastique biocompatible, par exemple une matrice en polysulphone acceptable biomédicalement ou une matrice en gélatine réticulée biodégradable, dans laquelle sont noyées plusieurs fibres de carbone. Le clou présente une tête, désignée dans son ensemble par la référence 12, et un corps tubulaire cylindrique allongé désigné dans son ensemble par la référence 14. Le corps et la tête comportent un passage central 16 s'étendant sur toute la longueur du clou, et le corps présente quatre fentes 18 allongées et espacées périphériquement.. Les fentes 18 s'étendent axialement le long du corps 14 à partir de son extrémité opposée à la tête 12 sur une étendue quelque peu supérieure à la moitié de la longueur du clou. Le dispositif comporte de plus une cheville cylindrique 20. Le passage 16 comporte une partie cylindrique 16.1 s'étendant à partir de l'extrémité du clou munie de la tête 12 jusqu'à une position proche des extrémités fermées 18.1 des fentes 18. Le passage comporte ensuite une partie conique 16.2 qui se rétrécit de l'extrémité interne 16.3 de la partie droite 16.1 à l'extrémité opposée du clou 10. Les fentes 18 sont espacées également sur la périphérie de sorte que le corps 14 pr(?-,nte un profil cruciforme comme représenté dans la figure 3, et les fentes 18 se prolongent vers l'intérieur,à partir de l'extrémité opposée de la tige, vers des positions 18.1 légèrement plus proches de la tête 12 que l'extrémité interne 16.3 de la partie 16.1. La cheville 20 est légèrement plus courte que le passage 16, comme on peut le voir sur la figure 6. La cheville 20 présente un diamètre constant et une section en coupe circulaire. Elle est d'une construction identique, renforcée en fibres de carbone, à celle de la tête 12 et du corps 14 et présente le long de sa longueur plusieurs fibres de carbone s'étendant sensiblement parallèlement les unes aux autres. La tête 12 et le corps 14 peuvent être formés en totalité à partir d'une longueur convenable d'un tube renforcé aux fibres de carbone. Pour obtenir cela, le tube a reçu une cheville conique présentant le profil souhaité du passage 16 (à savoir la partie cylindrique 16.1 et la partie conique 16.2) et le tube est chauffé jusqu'à ce que la matrice se ramollisse. Le tube est ensuite moulé contre la cheville conique pour former le corps 14 et le passage 16, et l'ex- trémité du tube à travers laquelle débouche la partie cylin- drique 16.1 est soumise à une compression axiale, de sorte qu'elle se renfle vers l'extérieur pour former la tête 12. On laisse ensuite la matrice durcir, après quoi la cheville conique est retirée de l'extrémité tête. Les fentes 18 sont alors découpées. A la place, le corps et la tête peuvent être formés à partir d'une longueur convenable d'une tige ou d'une barre thermo- plastique renforcée en carbone. Dans ce cas la cheville conique formant le passage 16 est insérée axialement dans la tige ou barre, après que la tige ou barre ait été suffisamment ramollie par chauffage. Les autres opérations de formage sont essentiellement les mêmes. Les fibres de carbone sont représentées schématiquement par la référence 22 dans la figure 7. D'après la figure 7 on notera que les fibres de carbone sont sensiblement paral- lèles les unes aux autres dans la partie du corps 14 entourant la partie 16.1 du passage 16 et divergent légèrement les unes des autres vers l'extrémité du corps éloignée de la tête 12, autour de la partie conique 16.2 du passage 16. Dans la tête 12, les fibres 22 s'incurvent vers l'extérieur et divergent les unes des autres, comme représenté dans la tête 12 de la figure 7, mais elles sont continues et non coupées. Cependant, il est envisagé que le corps 14 et la tête 12 puissent à la place être moulés par injection avec des fibres qui ne sont pas nécessairement continues le long du corps 14 et parallèles, mais avec des fibres qui peuvent être discontinues mais se chevauchant l'une l'autre longitu- dinalement et sont plus ou moins alignées longitudinalement le long du corps 14. Lors de l'utilisation, avec référence à la figure 6, un trou 24 de diamètre légèrement plus grand que celui du corps 14 est percé dans l'os 26 dans lequel doit être ancré le clou 10 et le corps est ensuite inséré dans le trou 24 avec son ex- trémité opposée à la tête 12 en premier. La cheville 20 est alors martelée dans le passage 16 à partir de l'extrémité côté tête, dans la direction de la flèche 28, à l'aide par exemple d'un poinçon convenable, jusqu'à ce qu'elle soit complètement en position, comme représenté dans la figure 6. Dans cette position, la cheville 20 agit transversalement (radialement) pour dilater la partie du corps 14 autour de la partie conique 16.2 du passage 16. Ceci bloque de façon ferme, sûre et plus ou moins permanente, le clou 10 en position dans le trou 24. La cheville 20 est martelée dans le passage 16 jusqu'à ce que son extrémité interne atteigne l'extrémité du passage opposée à la tête 12. Son extrémité externe est alors en retrait vers l'intérieur par rapport à l'extrémité du passage côté tête, l'évidement 27 ainsi formé agissant comme guide de forage pour centrer l'extrémité d'un foret, si jamais il est nécessaire d'extraire le clou 10 du trou 24. Dans la figure 8, on utilise les mêmes références que dans les figures 1 à 7, à moins qu'il n'en soit spécifié autrement, et une forme modifiée du clou 10 est représentée. La tête 12 est conformée pour s'engager avec un outil destiné à faire tourner le corps 14 autour de son axeladite tête, présen- tant une fente pour tournevis 12.2. La face inférieure de la tête 12 présente une feuillure péri- phérique 12.2 et la tête 12 est excentrique et décalée trans- versalement vers un côté par rapport à l'axe du corps 14. Ainsi, dans la figure 8, on a une épaisseur plus importante du matériau de la tête (comme en T) dans la direction radiale entre le passage 16 et la feuillure 12.2 sur un côté de la tête que sur l'autre (comme en t). Le rôle de la feuillure et de l'excentricité seront décrits ci-après avec référence aux figures 12 à 17. Le clou 10 des figures 1 à 7 peut être utilisé comme partie d'un ensemble pour implant conforme à la présente invention avec un élément de connexion sous forme d'une plaque pour os renforcée en fibres de carbone, par exemple du type repré- senté et décrit avec référence aux figures 9 à 11 ci-après. Dans les figures 9 à 11, la plaque pour os est désignée dans son ensemble par la référence 29. La plaque pour os 29 est représentée sous forme d'une plaque aplatie allongée présentant des bords latéraux longitudinaux parallèles et une série centrale de trous espacés 31 s'étendant le long de sa longueur, en des positions également espacées. La plaque 29 est obtenue (Figure 10) en enroulant et en posant dans un moule plusieurs écheveaux ou câblés 30 de fibres de carbone autour de plusieurs chevilles ou goujons 32. Les câblés 30 peuvent être enroulés selon toute disposition con- venable, ce par quoi ils sont disposés pour s'étendre dans des directions et pour être placés dans des positions o ils serviront le mieux ou au moins efficacement à résister ou à combattre les contraintes envisagées durant l'utilisation. Une disposition convenable est représentée dans la figure 10. Le câblé commence à être posé près de l'extrémité de la plaque en 30.1 et se finit en 30.2. Des câblés alternés peuvent suivre des chemins semblables mais différents, le câblé suivant commençant et se terminant par exemple en des positions correspondantes près de l'autre extrémité de la plaque 29. Lorsqu' un nombre de câblés suffisant, par exemple trois, ont été mis en place, la matrice peut alors être injec- tée dans le moule à l'état fondu ou, de préférence, être introduite sousforme de poudre dans le moule et fondue in situ, puis laissée refroidir et durcir pour former la plaque finie 29, les goujons 32 formant des ouvertures 31 dans la plaque. Cependant, les fibres ou câblés peuvent si nécessaire être posés sous des angles variés plus au hasard selon divers alignements et peuvent être constitués par des brins plus courts pourvu qu'une résistance suffisante soit obtenue dans le produit final. Lors de l'utilisation (Figure 11), deux parties d'os 34, 36 séparées par une cassure en diagonale 38 peuvent être connectées ensemble au moyen de la plaque pour os 29. Des trous 24 (voir aussi figure 6) sont forés dans chaque fragment 34, 36, en des positions correspondant aux ouvertures 31 de la plaque 29. Des clous 10 sont alors ancrés en position à travers les ouvertures 31 de la plaque 29, pour fixer la plaque 29 sur les fragments 34,36 afin de les maintenir fermement et de manière fixe en position l'un par rapport à l'autre. A cet égard, on appréciera que la dimension des ouvertures 31 corresponde au diamètre du corps 14 des clous 10, les têtes 12 des clous engageant les parties périphériques, conve- nablement chanfreinées comme représenté en 31.1 des trous 31 pour maintenir la plaque 29 en position. Dans les figures 12 et 13, on a représenté une barre d'ancrage 39 formant une partie du nécessaire de la présente invention. La barre 39 est conformée grossièrement en cabillot présentant deux branches identiques 39.1 qui s'écartent l'une de l'autre à partir d'un coin 39.2 o elles font un angle obtus A l'une avec l'autre. Les extrémités libres 39.3 des branches 39.1 sont aplaties pour fournir des surfaces supports 39.4 portant contre l'os comme décrit ci-après. Le rayon de la barre d'ancrage 39 à l'exclusion des extrémités des branches aplaties 39.4 est légèrement supérieur à 0,8mm et elle est fabriquée en un matériau biocompatiblé, qui peut être le même que celui décrit ci- dessus avec référence aux clous 10, dans lequel sont noyées plusieurs fibres de carbone dont au moins certaines s'étendent longitudinalement et de préférence sur toute la longueur de la barre 39 d'une extrémité 39.4 jusqu'à l'autre. Dans la figure 14, un cordon sous forme d'un écheveau ou d'un câblé de fibres de carbone est désigné dans son ensemble par la référence 40. Le câblé 40 est constitué par un faisceau de plusieurs fibres de carbone du type utilisé habituellement dans la technologie des fibres de carbone présentant chacune de manière typique un diamètre de 0,008 mm, le câblé 40 en lui-même présentant un diamètre d'environ 1,5 mm. Les fibres du câblé 40 sont entrelacées en étant tressées et/ou torsadées de sorte que le câblé est sous forme d'une corde qui comporte à une de ses extrémités une boucle 40.1. Chaque fibre du câblé s'étend à partir de l'extrémité opposée à la boucle 40.1 sur toute la longueur du câblé autour de la boucle 40.1 et à nouveau vers ladite extrémité opposée. Le câblé 40 est imprégné de gélatine et le câblé et la géla- tine sont stérilisés par irradiation après l'imprégnation. La gélatine contient un bactéricide à spectre large ou multiple et agit pour amener les fibres du câblé à adhérer l'une à l'autre tout en réduisant la surface du câblé exposée à l'air d'un facteur de l'ordre de 500 ou plus. La gélatine est choisie pour être dépourvue d'organismes pathogènes ou pathogéniques et remplit les interstices entre les fibres du câblé. Le câblé 40 est muni d'un connecteur 40.2 qui y est fixé par un adhésif, par exemple par une résine époxy convenable. Le connecteur a la forme d'un fil métallique malléable pré- sentant une boucle 40.3 définissant un oeil 40.4 à chaque extrémité d'une partie formant tige 40.5. Une des boucles 40.3 est noyée dans l'extrémité du câblé avec la tige 40.5 et l'autre boucle 40.3 faisant saillie axialement à partir du câblé 40. La résine époxy fixe par collage les fibres au fil et aussi les fibres entre-elles en particulier à travers l'oeil 40.4, pour maintenir la boucle-noyée en position. La partie du câblé contenant la boucle noyée 40.3 et l'adhésif et la tige 40.5 extérieure au câblé sont enfermées dans un manchon plastique 40.6 rétractable à la chaleur qui est rétracté plus ou-moins fortement sur lesdites parties et tige. La partie du manchon qui s'est rétractée sur le câblé présente un diamètre plus grand que le câblé dans les autres points et le manchon se rétrécit en 40.7 du câblé vers ladite tige. Le manchon forme ainsi un dispositif d'entrée se ré- trécissant vers l'avant pour faciliter le tirage du câblé dans les passages prévus dans l'os ou autre tissu tandis qu'il protège les os ou le tissu de la résine et l'extrémité avant du câblé d'un endommagement mécanique lorsqu'elle passe le long du passage. Dans la figure 15, à nouveau, les mêmes références sont utilisées pour les mêmes parties, à moins qu'il en soit spécifié autrement. Une Dartie d'os 26 est représentée, partie dans laquelle diverses opérations chirurgicales ont été effectuées conformément au procédé de la présente invention. A la partie supérieure de la figure 15 un foret pour os 42 est représenté, foret avec lequel a été percé le passage 44 à travers l'os 26. En dessous du foret pour os 42, Un dispositif de coupe d'os 46 est renrésenté, dispositif avec lequel on a chanfreiné et formé un rayon à l'extrémité avant du passage 44 et, en dessous de celui-ci, un autre dispositif de coupe 48 est représenté, dispositif avec lequel on a chanfreiné et formé un rayon à l'extrémité arrière du passage 44. En dessous du dispositif de coupe 48, le dispositif de coupe 46 est représenté en train de forer un trou 24 pour un clou et en dessous de celui-ci, le clou-10 est représenté partiellement inséré dans le passage 24, avec un câblé enroulé comme sur une bitte d'amarrage autour du corps 14 en dessous de la tête 12, la cheville 20 étant suffisamment insérée pour le maintenir en place. En dessous, le clou est représenté entièrement inséré dans le trou pour bloquer le câblé contre l'os 26 à l'entrée du trou 24 mais avec la cheville 20 main- tenue encore uniquement par frottement dans l'extrémité externe du passage du clou, tandis qu'en dessous la cheville 20 est représentée entièrement en position pour dilater la partie du corps 14 présentant les fentes 18, de manière à ancrer à demeure le clou en position. Dans la partie la plus basse de la figure 15 est représenté un passage 44 à travers lequel passe un câblé 40, une barre d'ancrage 39 étant insérée à travers la boucle 40.1 du câblé. La boucle 40.1 est positionnée au niveau du coin entre les branches 39.1 de la barre 39 et le câblé est mis sous tension pour tirer le coté convexe dudit coin dans-l'entrée du passage 44 avec les parties aplaties 39..3 de la barre 39 portant contre l'os 26 à l'entrée du passage 44. En se référant aux figures 16 et 17 (et à nouveau en utilisant les mêmes références que celles déjà attribuées), les clous des figures 1 à 7 sont représentés durant leur utilisation comme moyen pour connecter ensemble deux os dont le ligament d'interconnexion a été rompu. Une telle rupture peut être située dans les ligaments cruciformes 50 au niveau de l'ar- ticulation d'un genou humain 52, entre le fémur 52.1 et le tibia 52.2, comme représenté dans les figures 16 et 17. Dans ce cas, un passage en pente 44 est foré à travers chaque os, avec l'inclinaison et à l'endroit souhaités, les passages 44 débouchant respectivement aux extrémités des os o le ligament cruciforme rompu devrait être normalement fixé, 1' extrémité opposée de chaque passage débouchant sur le côté de l'os en question le plus près possible de l'articu- lation. Les extrémités du passage sont chanfreinées et munies d'un rayon et un câblé 40 en fibres de carbone est inséré à travers les passages 44 pour s'étendre le long desdits passages 44. et en 54 dans la position occupée normalement par le ligament cruciforme en question. Les extrémités du câblé sont ensuite ancrées respectivement en position. Pour enfiler le câblé 40 en position,un crin ou similaire est tout d'abord enfilé à travers les passages 44 (soit séparément ou ensemble en fonction de ce qui est commode) et ensuite l'extrémité du crin est connectée au connecteur 40.3 du câblé (figure 14). Le crin est ensuite utilisé pour tirer le câblé 40 en position. Lorsque le câblé 40 est en position la barre d'ancrage 39 est poussée à travers la boucle 40.1 du câblé et est tirée par l'intermédiaire du câblé contre l'os avec le câblé sous tension. Un trou 24 aura été foré et chanfreiné près de l'extrémité avant du passage 44 à partir de laquelle émerge le câblé. Le connecteur 40.2 (comportant l'ensemble de la partie d'extrémité du câblé incluant l'adhésif et la boucle noyée 40.3 et recouverte par un manchon 40.6) est coupé, le câblé étant enroulé autour du corps 14 du clou inséré partiellement dans le trou 24. Le câblé est enroulé autour du clou un nombre suffisant de fois (par exemple, sur environ un tour et demi comme représenté) pour fournir un ancrage par frottement adéquat, à la façon d'une bitte d'amarrage lors de son utilisation. Le corps 14 et la tête 12 sont ensuite forcés en position pour fixer le câblé contre l'os (voir figure 15), la cheville 20 étant alors forcée pour ancrer le clou 10 à demeure en position et l'extrémité libre du câblé étant suturée à l'os ou au tissu relié à l'os comme représenté en 56 dans la figure 17. Cette extrémité libre sera coupée aussi court que possible tout en laissant une longueur suffisante pour une suture facile. Dans la figure 16, le câblé 40 est tout d'abord enfilé à travers le tibia 52.2 et ensuite à travers le fémur 52.1 de sorte que le clou 10 est dans le fémur 52.1 et que la barre 39 agit sur le tibia 52.2 tandis que dans la figure 17 la disposition représente l'autre manière, le câblé ayant été enfilé tout d'abord à travers le fémur de sorte que la barre 39 agit sur le fémur et que le clou 10 est dans le tibia. Dans la figure 17,1'extrémité inférieure du ligament 50.1 est détachée du sommet du tibia 52.2. Dans ce cas,. un fil de suture 58 est suturé sur l'extrémité détachée du ligament 50.1 et le fil de suture est enfilé à travers le passage 44 dans le tibia, enroulé autour du clou 10 de la même ma- nière que le câblé 40 et son extrémité libre est utilisée de manière commode pour suturer l'extrémité libre du câblé sur le tibia 52.2. Comme le ligament peut être en toute sécurité allongé jusqu'à 5% de sa longueur, le ligament 50.1 et le fil de suture 58 peuvent être maintenus en tension avec l'extrémité rompue du ligament au niveau ou dans l'extré- mité arrière du passage 44 dans le tibia 52.2. Ici il peut repousser sur le tibia puisque toute la force de l'articula- tion du genou est absorbée pendant le fonctionnement par le câblé 40 et puisque le ligament 50.1 ne travaille que modé- rément. De préférence, le passage 44 dans le fémur est posi- tionné de manière que son extrémité arrière débouche à l'in- térieur de la racine du ligament 50.1, le câblé s'étendant le long de la partie interne du ligament 50.1 comme représenté. Les clous-10 de la présente invention peuvent aussi être utilisés pour réparer ou remplacer le ligament 60 (figure 17) après sa rupture. Ainsi dans la figure 16, un câblé 62 est représenté s'étendant le long de la position du ligament , ses extrémités étant ancrées à deux clous 10 ancrés de la même manière que décrit ci-dessus dans des trous 24 forés en des positions appropriées pour ce but. Les extrémités du câblé 62 sont enroulées autour des clous et suturées aux os comme décrit ci-dessus. Pour ceci un câblé 40 peut être utilisé, avec la boucle 40.1 et le connecteur 40.2 enlevés, pour former le câblé 62. Dans la mesure o le câblé 40 et son utilisation sont concer- nées, on prévoit que le câblé sera pré-préparé et imprégné de gélatine et qu'il comportera le connecteur et la boucle comme décrit ci-dessus. Il sera ensuite stérilisé par irra- diation et maintenu dans des conditions stériles dans un emballage étanche à l'air, par exemple comme partie d'un nécessaire contenu dans l'emballage avec par exemple un clou , une barre d'ancrage 39 et, de manière optionnelle, un matériau pour suture. Il sera dans cette condition relativement épais et robuste et pour l'utiliser l'emballage sera ouvert peut de temps avant la mise en place de l'ensemble, le câblé étant immergé dans une solution saline stérile contenant un bactéricide pendant un temps suffisant pour le rendre doux, flexible et glissant et en conséquence facile à tirer à travers des passages dans les os et tissus similaires. Dans cette condition, en gardant à l'esprit qu'il comporte le connecteur 40.2 avec le fil métallique malléable 40.3, 40.5 et le manchon diminuant vers l'avant 40.6 dont l'extrémité large présente un diamètre légèrement plus grand que le câblé lui-même, il est facile et simple de le tirer à travers des passages, même des passages courbés, dans un os ou similaire, le câblé étant protégé par le diamètre plus grand du manchon contre tout endommagement lorsqu'il entre et passe à travers les passages, et la boucle 40.1 étant protégée contre tout endommagement en ce qu'elle n'est jamais, lors de son utili- -sation, tirée à travers un passage. Avec référence en particulier à la figure 8, la mise en tension finale du câblé 40 peut être effectuée avant de suturer son extrémité libre, en tournant la tête, et le corps du clou avant que le câblé ne soit serré par la tête du clou et la cheville 20 engagée à force. Le clou sera entrainé en rotation, par exemple par un tournevis, dans la direction appropriée autour de son axe après que le câblé ait été enroulé autour du clou pour augmenter la tension dans le câblé entre le clou et la barre d'ancrage jusqu'au niveau souhaité. Le corps et la tête du clou seront engagés dans le trou 24 pour serrer le câblé contre l'os et la cheville 20 sera enfoncée à l'inté- rieur, après quoi l'extrémité libre du câblé sera suturée. Pour entraîner le clou, un poinçon en deux parties peut être utilisé, poinçon qui présente une partie externe tubulaire pour engager et entraîner la tête à l'intérieur de laquelle on trouve un piston central pour engager et entraîner la cheville 20. Si souhaité, la tête et le corps peuvent aussi être mis en rotation après que le corps et la tête aient été engagée en place mais avant que la cheville 20 n'ait été mise en place. A cet égard, la tête excentrique de la figure 8 présente un avantage en ce que la tête peut être tournée de 180 à partir d'une position pour laquelle la partie étroite de la tête est sur le côté de la tête opposée à la direction dans laquelle le câblé s'étend à partir de la tête vers la barre d'ancrage (pour laquelle le câblé est relativement lâche) vers une position pour laquelle la partie épaisse de la tête est sur ledit côté opposé de la tête pour tendre le câblé avant suture. De plus, la tête excentrique permet, si on le désire, une tension après suture. Dans ce cas, le câblé est enroulé autour du clou de plus d'un tour et demi de sorte que le câblé entre le clou et l'entrée du passage 44 fait un angle, par exemple en B dans la figure 17, avec le câblé entre le clou et la suture. La suture est effectuée avec la partie large de la tête du clou sur le même côté de la tête que l'angle B et avec le câblé relativement lâche. Le clou 10 peut ensuite être tourné de 1800 de sorte que la partie large de la tête du clou est sur le côté du clou opposé à l'angle obtus B, soit avant soit après que la tête et le corps du clou aient été insérés dans le trou pour serrer le câblé, ce qui tend le câblé à la fois entre le clou et la suture et entre le clou et la barre d'ancrage, après quoi la cheville 20 est insérée pour ancrer le clou à demeure en position. Bien que l'utilisation du câblé du clou et de la barre d'an- crage ait été décrite en se référant à deux passages dans un os connectés ensemble par le câblé, on comprendra que dans certains cas, on puisse se dispenser du passage dans lOl'os dans lequel le clou est ancré en fonction du type de l'articulation et du ligament endommagé en question. Ainsi le câblé peut s'étendre à partir de la barre d'ancrage à travers un passage dans un os et se diriger ensuite vers l'extérieur de l'autre os dans lequel il est ancré par le clou, sans passer à travers. un passage dans ledit autre os. Comme mentionné ci-dessus, les fibres du câblé auront d'une manière typique un diamètre de 0,008 mm et l'expérience a montré que ces fibres peuvent se casser net si elles sont courbées selon un rayon inférieur à 101,5 fois leur diamètre. Le diamètre de la barre d'ancrage et du corps du clou et le rayon des entrées des passages doivent en pratique et par sécurité être supérieurs à 0,12 mm en pratique pour des fibres de 0,008 mm. Le procédé décrit avec référence à la figure 17 est parti- culièrement valable dans le cas d'un endommagement important du tendon lorsque le tendon rompu ou une partie du tendon subsiste et peut être suturé en position le long ou autour du câblé pour une nouvelle croissance ultérieure vers l'état originel. Cependant, même dans les cas chroniques (en pratique environ 1 sur 15) dans lesquels aucun ligament ne subsiste, le câblé peut être utilisé pour remplacer le ligament et il existe une chance qu'un nouveau ligament soit régénéré, le long du chemin formé par le câblé pour connecter les os. * Lorsqu'aucune barre d'ancrage séparée 39 n'est utilisée, elle peut être remplacée, par exemple, par un élément d'ancrage conique fixé au câblé qui remplace la boucle 40.1 et est fixé à demeure avec le câblé. Cette caractéristique est permise par l'utilisation du connecteur 40.2 à l'extrémité opposée du câblé de sorte que,-pendant son utilisation, l'élément d'ancrage n'a jamais besoin de passer à travers un passage. Un avantage de la présente invention est qu'elle fournit un implant formant clou chirurgical peu cher et facilement utilisable-et stérilisable, ainsi que des nécessaires pour implants comportant le clou. Comme le carbone, la gélatine et les matériaux de la matrice sont biocompatibles, ils n'ont jamais besoin d'être enlevés et, lorsque les matériaux de la matrice sont biodégradables, comme la gélatine, ils peuvent éventuellement être absorbés et excrétés en passant par les reins ce qui permet aux implants d'être occupés par les ma- tériaux du corps. Ainsi de nouveaux ligaments, par exemple, peuvent au moins être partiellement régénérés et ce qui reste du matériau, tel que les fibres de carbone est complètement inerte physiologiquement et peut rester sans dommage en place pendant un temps indéfini. Revendications 1. Un implant chirurgical, caractérisé en ce qu'il est sous forme d'un clou (10) destiné à être ancré dans un trou fraisé dans l'os, le clou présentant un corps cylindrique allongé (14) qui est tubulaire et présente à une de ses extrémités une tête (12) et un passage inté- rieur (16) débouchant à ses extrémités opposées le clou compor- tant une cheville (20) qui peut être insérée dans le passage à partir del'extrémité côté tête pour dilater transversalement le corps, le corps et la cheville étant réalisés en un matériau ou des matériaux biocompatibles et le corps contenant des fibres de carbone (22) noyées dans celui-ci et s'étendant longitudinalement par rapport au corps. 2. Un clou selon la revendication 1, caractérisé en ce que le corps comporte dans sa paroi une ou plusieurs fentes (18) espacées circonférentiellement s'éten- dant à partir de l'extrémité opposée à la tête pour faciliter sadilatation par la cheville. 3. Un clou selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la cheville est cylindrique, au moins une partie (16.2) du passage se rétrécissant en direction de l'extrémité opposée à la tête, ce par quoi le corps peut se dilater transversalement par insertion de la cheville à partir de la tête et le long du passage dans ladite partie conique. 4. Un clou selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la cheville est plus courte que le passage, de sorte qu'elle peut être insérée dans le corps avec une de ses extrémités au niveau de l'extrémité du passage opposée à la tête et son autre extrémité en retrait vers l'intérieur par rapport à l'extrémité du passage coté tête. 5. Un clou selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la tête est conformée (12.1) pour s'en- gager avec un outil permettant de faire tourner le corps autour de son axe. 6. Un clou selon la revendication 5, caractérisé en ce que la tête est excentrée ou décalée (tT) transversalement vers un côté par rapport au corps. 7. Un nécessaire pour implant chirurgical, caractérisé en ce qu'il comprend un cordon flexible (40) pour connecter ensemble deux os (52.1, 52.2) d'un corps humain ou animal; un clou (10) selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 destiné à être inséré dans un trou (24) fraisé dans l'os (26) pour ancrer ledit cordon, et un élément d'an- crage (39) positionné à l'entrée d'un passage (44) formé dans l'os à partir duquel emmerge le cordon pour ancrer le cordon en un point espacé du clou pour empêcher le retrait du cordon le long du passage lorsque le cordon s'étend le long du passage sous tension entre l'élément d'ancrage et le clou, le cordon et l'élément d'ancrage étant réalisés en un ou des matériaux biocompatibles. 8. Un nécessaire selon la revendication 7, caractérisé en ce que le cordon est constitué par un câbld ou un écheveau (40) de fibres de carbone imprégné d'un matériau biocompatible qui amène les fibres à adhérer les unes aux autres et réduit la surface superficielle du câblé. 9. Un nécessaire selon la revendication 8, caractérisé en ce que le matériau biocompatible qui imprégne le câblé comporte une gélatine qui a été stérilisée par irra- diation et qui contient un bactéricide. 10. Un nécessaire selon l'une quelconque des revendications 8 ou 9, caractérisé en ce que les fibres de carbone du câblé sont disposées sous forme d'un cordon tressé ou torsadé. 11. Un nécessaire selon l'une quelconque des revendications 8 à 10, caractérisé en ce que le cordon présente à une de ses extré- mités une boucle (40.1) pour s'engager avec l'élément d'an- crage. 12. Un nécessaire selon la revendication 11, caractérisé en ce que l'élément d'ancrage à la forme d'une barre d'ancrage conformée en cabillot (39) présentant deux branches (39.1) qui s'écartent l'une de l'autre à partir d'un coin (39.2) o elles font un angle obtus (A) l'une avec l'autre, la barre d'ancrage présentant un rayon de courbure qui excède d'un facteur supérieur à environ 102 le diamètre des fibres de carbone du câblé et les extrémités libres (39.3) des branches de la barre d'ancrage étant aplaties pour fournir des surfaces supports (39.4) portant contre l'os (26) à l'entrée du passage (44) à travers l'os. 13. Un nécessaire selon l'une quelconque des revendications 7 à 10, caractérisé en ce qu'une extrémité du cordon est reliée de façon permanente à l'élément d'ancrage pour empêcher le retrait du cordon le long du passage formé dans l'os. 14. Un nécessaire selon l'une quelconque des revendications 7 à 13, caractérisé en ce que le cordon est muni à une de ses extré- mités d'un connecteur (40.2) pour le connecter à un crin ou similaire pour tirer le cordon à travers le passage formé dans l'os ou tissu similaire. 15. Un nécessaire selon la revendication 14, caractérisé en ce que le connecteur est constitué par une longueur d'un fil métallique malléable présentant une boucle (40.3) formant un oeil (40.4) à chaque extrémité, une des boucles du fil métallique étant noyée dans l'extrémité du cordon et fixée de manière adhésive à celle-ci, le matériau du cordon étant fixé par adhérence à lui-même par l'intermé- diaire de l'oeil de la boucle noyée et de la partie de l'adhé- sif enrobant le cordon, et le fil métallique entre l'extrémité du cordon et la boucle à l'extrémité libre du fil métallique étant -recouvert par un manchon (40.6) constitué par une longueur de tube plastique rétractable à la chaleur qui se rétrécit(40.4) à partir de l'endroit o il entoure le cordon jusqu'à l'endroit o il entoure le fil métallique. 16. Un élément d'ancrage utilisé comme partie du nécessaire selon l'une quelconque des revendications 7 à 15, caractérisé en ce qu'il est sous forme d'une barre d'ancrage conformée en cabillot (39) présentant deux branches (39.1) qui s'étendent l'une et l'autre à partir d'un coin (39.2) o elles font un angle obtus(B) l'une avec l'autre, la barre d'ancrage étant constituée en un matériau biocompatible conte- nant des fibres de carbone s'étendant longitudinalement et les extrémités libres (39.3) de ces branches étant aplaties pour fournir des surfaces supports (39.4) portant contre l'os (26) à l'entrée du passage (44) à travers l'os. 17. Un nécessaire pour implant chirurgical, caractérisé en ce qu'il comporte une plaque, pour os allongée (29) formée à partir d'un matériau ou de matériaux biocompa- tibles et présentant plusieurs trous (31) et plusieurs clous (10) selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, lesdits clous étant susceptibles de passer respectivement à travers les trousprévus dans la plaque pour os et dans des trous (24) fraisés dans l'os (36),pour ancrer la plaque pour os à l'os. 18. Un nécessaire selon la revendication 17, caractérisé en ce que la plaque pour os est allongée et est constituée en un matériau biocompatible à l'intérieur duquel sont noyées plusieurs fibres de carbone (30) s'étendant au moins partiellement longitudinalement le long de la plaque pour os. 19. Une plaque pour os (29) utilisée comme une partie du nécessaire selon l'une quelconque des revendications 17 ou 18, caractérisée en ce qu'elle est constituée en un matériau biocompatible à l'intérieur duquel sont noyées plusieurs fibres de carbone (30) s'étendant au moins partiellement le long de la longueur de la plaque pour os, la plaque pour os étant munie de plusieurs trous (31) pour recevoir des clous (10). 20. Une plaque pour os selon la revendication 19, caractérisée en ce qu'elle est allongée et présente des bords longitudinaux parallèles et en ce que les trous sont disposés le long de la plaque pour os en étant espacés les uns des autres sensiblement au milieu entre les bords longitudinaux de la plaque.