DESCRIPTION L'invention concerne une machine automatique permettant de ligaturer des boyaux ou emballages similaires au moyen d1un noeud autobloquant combinez avec une boucle libre. Cette boucle permet de suspendre les objets ligaturés. Les machines existantesdonnent un produit ligaturé par un lien laissant les deux bouts libres. Pour assurer la suspension du produit, les deux bouts sont réunis par un noeud réalisé a la main. I1 s'agit d'un travail long et fastidieux. La présente invention se propose de pallier à cela. Pour faciliter la comprébension, on désignera par le mot fil tout lien pouvant être utilisé : fil textile, fil synthetique, ruban, ficelle, cordelette, fil métallique souple, etc... La machine suivant l'invention comprend : - un dispositif d'alimentation de fil, pouvant assurer l'interruption d'alimentation, le retrait du fil et le serrage du noeud ; - un tube pouvant contenir l'objet à attacher. Ce tube coulisse dans un alésage du bati ; - un entratneur de fil porté par un système baladeur lui assurant la rotation autour de l'axe du tube et une translation parallèle à cet axe ; - un organe due pincement du fil conçu et agencé pour assurer le pincement du fil durant la course de l'entraînevr et la reprise du fil après le serrage du noeud réalisé lors du cycle précédent ; - un guide fil dont la lumière peut occuper deux positions définies par la fonction et l'architecture de la machine ;; - un doigt mobile conçu et agencé de manière que son extrémité accroche lors de son déplacement, le brin de fil présenté par l'entraineur lorsque celui-ci passe à proximité ; - un crochet mobile conçu et agencé de manière que son extrémité ou partie active puisse : passer sous le doigt ; laisser passer la partie arrière de l'entratneur lors de sa rotation et le corps de l'entratneur lors de sa trcaslation de retrait en fin de course ; et accrocher le brin supérieur de la boucle tirée par l'en- traîneur ; - un verrou fixé sur le crochet agencé pour pouvoir se loger dans la partie active de l'entraîneur et passer sous le brin accroché par cette dernière ; - un dispositif de coupe de ficelle poussant une lame tranchante sous l'organe de pincement ; - tous ces organes sont associés à des moyens d'entraînement leur permettant d'assurer leurs fonctions ; - la machine comprend en outre : un dispositif de commande qui permet de contrôler tous les moyens d'entrainement. Dans le cas de ligaturage de boyaux naturels ou artificiels, vides ou remplis, la machine est avantageusement complétée par un dispositif de chargement comprenant - une pince associée à des moyens d'entratnement assurant sa fermeture et son ouverture ; - un dispositif deaguidage de l'organe pince associé b des moyens d'entrotnement assurant la translation de cet organe ; - un dispositif de commande contrblant les déplacements et associé à celui de la machine. I1 est important de citer que le chargent peut être manuel. - Durant chaque cycle, chacun des organes effectue une manoeu- vre complète, soit un aller et retour. L'entraîneur quant à lui effectue une rotation de deux tours, deux translations aller et deux translations retour. - Selon le mode de réalisation préférée, la rotation de l'entraîneur est assurée par un moteur frein pneumatique ou électrique, les autres mouvements sont assurés par des vérins pneumatiques. - La description qui suit dégage les caractéristiques de l'invention. Elle se réfère à des dessins annexes qui sont des exemples non limitatifs. Sur toutes les figures, les éléments ont été simplifiés ou déformés ou déplacés pour faciliter la compréhension. - Les figures 1 et 2 représentent en vue de face et vue de droite un mode de réalisation de la machine conforme à l'invention. - Les figures 3 à 11 schématisent les diverses séquences du cycle de fonctionnement. - La machine représentée à titre d'exemple comprend : un bati 1. Il supporte les divers organes, les guidages et les articulations. Il présente une partie cylindrique à ame creuse, constituant un alésage dans lequel peut coulisser le tube 2. Ce tube est translaté par le vérin 3. Autour de ce tube tourne et se translate lentratneur 4 présentant une surface courbe sur laquelle glisse le fil, et limitée latéralement par deux flasques. Il faut considérer que seule une action sur le fil dans une direction légèrement oblique au sens de rotation de l'entratneur peut provoquer le dévétissage du fil. On notera que le fiL dessiné est repéré 5 et on conviendra que le brin qui relie la pelote à l'entratneur sera repéré 5a et le brin qui relie l'entraîneur à la pince sera repéré 5b. L'entraîneur est fixé par boulons sur la roue dentée 6. La liaison se fait par l'intermédiaire d'une tale surbaissée par rapport à l'entraîneur. La roue-dentée présente une gorge circulaire dans laquelle tournent les galets 7 qui assurent son guidage en rotation et translation. Ces galets sont fixés sur le corps de baladeur 8. Le guidage en translation duFbaladeur est assuré par des tiges cylindriques 9 solidaires du bati. Les vérins 10 assurent la-translation de l'ensemble balaL'-eLz. La roue dentée 6 engrène quelle que soit sa position avec le pignon 11 qui tourne sur un axe. Ce pignon engrène avec la roue dentée 12 qui est liée aux cames-13 qui agissent surales capteurs 14. La rotation est assurée par le moteur frein 15 entraînant le pignon 16 qui engrène la roue 12. Au-dessus de la partie avant du tube 2, est placée la pince 17 dont les machoires 17a et 17b s'ouvrent et se ferment sous l'action du vérin 18. Cette pince assure le serrage et la reprise du fil provenant de la pelote 19. Au-dessus de cette pince et placé pour laisser passer l'en- troineurw se situe le guide fil 20. Translaté par le vérin 21, il prend deux positions. En position avant un fil tendu entre la lumière du guide fil et le lieu de nouage passe entre les machoires de la pince 17. En position arrière la lumière retire le fil en arrière de la trajectoire de la partie active du crochet 24. Dans uee position tangente au tube 2 se situe le doigt 22 articulé autour d'un axe par le vérin 23. Lorsque l'entratneur 4 passe près de ce doigt, la rotation est amorcée et le bec de ce doigt accroche le brin 5a tiré par l'entratneur. Ce doigt présente deux surfaces courbes sur lequel glisse le fil. En dessous et à l'aplomb de ces deux surfaces courbes passe la partie active du crochet 24. Cette partie active pointue passe entre : d'une part le brin qui va du doigt 22 à l'entratneur 4 et d'autre part des brins qui vont de l'entraîneur au guide fil 20. Cette partie active porte à sa partie inférieure un bossage. Dans ce bossage vient se loger le verrou 26 translaté par le vérin 27. Il faut noter que ce crochet 24 mO par le vérin 25 présente dans sa partie active les autres particularités suivantes. LB tole qui relie l'entraîneur 4 à la roue 6 peut passer sous le bossage. L'entratneur 4 peut terminer sa course en passant en avant de la partie active. L'entraineur 4 arrivé en fin de course peut se translater en passant sous le crochet. Le bossage accroche lors de cette translation le brin 5b. Le brin 5a passe sous le bossage. Le verrou 26 posse entre les brins 5b et 5a. L'entraîneur 4 rentré laisse passer la partie active du crochet. Dans son mouvement retour le bossage entrain les brins 5a et 5b et devêtit i' entraîneur. L'organe de coupe 28 actionné par le vérin 29 porte une lame amovible, type lame de rasoir, de bistouri, etc... dont la trajectoire passe sous les machoires de la pince 17. Le fil 5 provenant de la pelote 19 passe entre les machoires de la pince 30 actionnée par le vérin 31. Cette pince interrompt l1écou- lement du fil. Le fil passe également dans l'oeil des vérins tendeurs 32 et 33 et s'appuie sur des bossages cylindriques 34. Une faction simultané sur les vérins 30 et 32 ou 33 provoque le retrait du fil et le serrage du noeud. Un chargeur constitué par une pince pneumatique schématisée wr la figure 11 repères 34 et 35 translatés par un vérin permet de présenter facilement et correctement l'objet a' ligaturer. La forme des machoires de cette pince sera liée à la forme et la nature de l'objet. Elle peut s'adapter au cornet du poussoir et saisir le saucisson rempli au droit de ce cornet. Les capteurs 14 du type classique agissent sur un système de logique preumatique ou électropneumatique qui contrôle les mouvements et les vitesses du moteur 15 et de tous les vérins pneumatiques. Les figures 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10 et tl expliquent le fonctionnement. A la fin du cycle précédent (figure 11) le fil lié au noeud est présenté entre les machoires 17 et 17a par le guide 20 sorti. Lors du changement de fil, le brin est tenu du bout des doigts par l'opérateur et cela sensiblement à l'endroit ob se situe le noeud. Figure 3 : la pince 17 se ferme, la lame 28a vient couper le brin, l'entraîneur 4 est en position sortie, la rotation s 'amorce, le fil passe entre les flasques de l'entraîneur qui tracte le fil. Figure 4 : lorsque le brin 5b passe à l'intérieur de la projection du cercle de base du tube 2 et que le brin Sa est encore à l'ex térieur de cette projection, le tube sort, pousse le brin 5a, seul le brin 5b s'enroule autour du tube. Figure 5 : lorsque l'entraîneur passe à la hauteur de la pince 17, il effectue une translation de rentrée. A partir de ce moment, le brin Sb amorce une deuxième spire, le brin 5a une première spire. L'entraîneur passe derrière le fil venant du guide fil. Figure 6 : l'entrsîneur passe au niveau du doigt 22 lequel se soulève en entraînant le brin Sa. Figure 7 : l'entraîneur 4 effectue une translation de sortie, le guide fil une translation de rentrée. Figure 8 : le crochet 24 amorce une rotation, sa pointe passe sous le doigt entre : d'une part le brin qui va du doigt à l'entraîneur et d'autre part les autres brins. Figure 9 : le moteur frein 15 s'arrête instantanément ; l'entraîneur 4 a terminé sa rotation et amorce une translation de rentrée en passant sous le crochet. Figure 10 : le brin 5a tiré par l'entraîneur s'est appuyé contre le bossage du crochet, le verrou 26 se ferme en passant entre les brins Sa et 5b. L'entrelacement est terminé. Figure 11 : l'objet à ligaturer a été introduit à l'intérieur du tube, L'opEration de serrage se déroule suivant l'ordre chronologique suivant : ce tube rentre en se dévWtisscnt de l'entrelacement ; la pince 30 serre le fil ; le vérin tendeur 32 assure un premier retrait de fil ; le crochet 24 pivote en entraînant la boucle, le guide fil 20 avance ; le doigt 22 s'abaisse ; la pince 17 s'ouvre ; le vérin tendeur 33 assure le serrage du noeud ; le verrou 17 libère la boucle. Lorsque le fil sera coupé (figure 3) la pince 30 libèrera le fil. Dans le cas où l'invention est équipée d'un chargeur, la pince du chargeur s'ouvre. Le chargeur se retire pour reprendre un autre objet. Dans le cas 0 l'invention est utilisée pour ligaturer des boyaux préalablement remplis, ce chargeur peut être synchronisé avec la machine de remplissage appelée poussoir. Il est important de noter qu'une ouverture prématurée de la pince 17 provoque un glissement du brin Sa, qui alors n'est pos pris dans le noeud. On obtient alors un noeud autobloquant laissant les deux bouts libres. Ce principe peut être utilisé dans certains cas. Pour cela, il suffira dans la séquence illustrée par la figure 11 de faire ouvrir la pince 17 après l'action du vérin tendeur 32 et avant la rotation du crochet 24. REVENDICATIONS 1/ Machine automatique pour ligaturer à chaque cycle au moyen d'un fil, ficelle ou d'un lien analogue un objet déterminé et en particulier les boyaux servant à la fabrication de saucissons. Cette machine est caractérisée en ce qu'elle comprend - un tube coulissant dans un alésage du bati et dont l'intérieur peut contenir l'objet à ligaturer.Ce tube est associé à des moyens d'entraînement lui permettant de rentrer complètement dans l'alésage qui le contient ; - un entraîneur entrané par un système baladeur associé à des moyens d'entrainement lui assurant une rotation de 7200 autour du tube et deux translations aller et retour parallèles à ce tube ; - un organe de pincement du fil associé à des moyens d'entrai- nement assurant son ouverture et sa tdTnwture et disposé par rapport autube de manière qu'il puisse assurer iQ reprise du fil par l'entraîneur, empêcher l'enroulement autour dudit tube de toute spire amorcée en avant de la section-droite de ce tube et permettre l'enroulement autour de ce même tube de toute spire amorcée autour de sa surface cylindrique ;; - un guide fil associé à des moyens d'entraînement assurar la lumière dans laquelleçpasse le fil une position sortie permettant la reprise du fil par l'organe de pincement et l'entraîneur et une position rentrée permettant le passage du crochet ; - un doigt mobile dont la trajectoire du bec permet l'accrochage du fil tiré par l'entraîneur, et sa forme le glissement du fil. Ce doigt est associé à des moyens d'entraînement ; - un crochet dont la partie active : passe sous le doigt entre le brin de fil tiré par l'entraîneur et tous les autres brins, laisse passer l'entraîneur lorsque celui-ci termine sa rotation, laisse passer l'entraîneur lorsque celui-ci rentre après sa rotation, accroche le brin supérieur tiré par l'entraîneur.Ce crochet est associé à des moyensd'entraînement ; - un verrou associé à des moyens d'entraînement est fixé sur le crochet. Il vient se loger dans la partie active de l'entraîneur à l'intérieur de la boucle tirée par ce dernier ; - un dispositif de coupe de fil associé à des moyens d'entraînement poussant une lame tranchante sous l'organe de pincement du fil ; - un dispositif d'alimentation de fil comprenant une pince pneumatique permettant d'interrompre à volonté l'écoulement du fil, des vérins tendeurs assurant le retrait du fil et le serrage du noeud.; 2/ Machine automatique caractérisée par ce qu'elle comprend selon la revendication 1 un dispositif de commande de logique pneumatique ou électro-pneumatique adapté pour contraler tous les mouvements et toutes les vitesses du moteur et des vérins, de manière que pour chaque cycle on obtienne : une rotation de deux tours et deux translations aller et retour de l'entraîneur, un aller et retour de chacun des autres organes mobiles. 3/ Machine automatique caractérisée selon les revendications 1 et 2 en ce qu'elle réalise autour de l'objet un noeud autobloquant formé de deux boucles serrées et d'une boucle libre dont l'une des extrémités est entrelacée dans les boucles formant le noeud autobloquant. 4/ Machine automatique caractérisée selon l'une des revendications 1, 2 ou 3 en ce qu'elle peut, en modifiant l'ordre chronologique du cycle, réaliser autour de l'objet un noeud autobloquant formé de deux boucles serrées laissant deux bouts libres. 5/ Machine automatique selon l'une des revendications 1, 2, 3 ou 4 caractérisée en ce que l'entraîneur est agencé pour : assurer la reprise du fil, l'entratnement du fil, empêcher durant le cycle tout glissement latéral du fil, terminer sa rotation en passant en avant de la partie active du crochet, passer sous ce crochet lors de sa translation en fin de cycle, laisser s'échapper le fil sous l'action du retour dw crochet. 6/ Machine automatique selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4 ou 5 caractérisée en ce que l'organe de pincement, le guide fil et l'entraîneur sont agencés et disposés de manière que ce dernier, au début de chaque cycle, reprenne le fil entre ses faces litSrales. 7/ Machine automatique selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5 ou 6 caractérisée en ce que le doigt mobile comprend un bec dont la forme et le moment du relevage permet l'accrochage du fil tiré par l'en- traîneur et que les formes qui profilent avec ce bec facilitent l'écoulement de la ficelle et le passage de la pointe du crochet entre le brin lié à l'entraîneur et les autres brins. 8/ Machine automatique selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5,6, 7 ou 8 caractérisée en ce que le crochet comporte : une pointe qui passe sous le doigt relevé, entre le brin qui va du doigt à l'entraîneur et les autres brins, que sa forme permet la fin de course et la translation de l'entraîneur, qu il porte un verrou qui s'engage à 11 intérieur de la boucle tirée par l'entraineur. 9/ Machine automatique selon l'une des revendications 1, 2, 3 ou 4 caractérisée par le fait qu'elle peut etre synchronisée avec un dispositif de chargement. 10/ Machine automatique selon les revendications 1, 2, 3, 4 et 9 caractérisée par le fait qu'elle peut être synchronisée avec la machine de remplissage des boyaux appelée poussoir.