L'objet de la présente invention est un procédé pour le dépi- lage fin des porcs, après leur abattage, qui comprend le flambage du porc après qu'il a été vidé de son sang et ébouillanté. Son objet comprend également un dispositif pour la mise en oeuvre du pro cedé. Les procédés de ce genre déjà connus utilisent pour le dépilage des porcs après l'extraction de leur sang et l'ébouillantage, une machine de dépilage qui effectue cette opération d'une façon plus ou moins complète, puis un four spécial où s'effectue le flambage et finalement un ou plusieurs appareils pour l'opération de dépilage fin par brossage. Cette forme de mise en oeuvre de l'opération, dans laquelle le dépilage grossier, le flambage et le dépilage fin étaient entrepris successivement comme des étapes distinctes présentait une série d'inconvénients. Elle nécessitait l'emploi de plusieurs appareils, ctest-à-dire d'une installation croûteuse. L'animal devait être transporté, après son abattage, d'un appareil à l'autre, ce qui nécessitait des moyens de transport coûteux et de plus, obligeait à le maintenir en position de transport, c'est-à-dire en position suspendue pour le déplacer d'un emplacement à l'autre. Or, le fait d'amener le corps dans la position verticale avait pour conséquence que l'opération de dépilage fin, au moyen de la brosse ne pouvait pas être conduite de façon à obtenir un résultat satisfaisant, en particulier sur la tête et entre les pattes, de sorte que si l'on voulait pousser le dépilage fin jusqu'à un stade satisfaisant, il fallait dépendre la bête de son crochet de transport, le dépiler à la main sur la tête et entre les pattes, puis le rependre au crochet de transport. L'obtention d'un bon dépilage fin n'était donc possible qu'au prix d'opérations supplémentaires demandant un travail très intensif. On avait déjà proposé d'exposer l'animal en position horizontale à l'effet d'outil de choc équipés de lames et qui se dépla çaient sur un chemin continu, mais ce traitement ne permettait guère d'obtenir qu'un dépilage très grossier. La présente invention se propose de créer un procédé qui, d'une part, soit plus économique tant au point de vue du coût qu'à celui du travail nécessaire et, d'autre part, permette d'obtenir un meilleur taux de dépilage, en particulier entre les pattes et sur la tête. L'invention vise également la création d'un dispositif avantageux pour la mise en oeuvre du procédé. Le dessin montre, à titre d'exemple, une forme d'exécution du dispositif selon l'invention, représentée schématiquement en coupe verticale. Au dessin, 1 désigne un bac d'ébouillantage dans lequel la bête 2 est ébouillantée après avoir été vidée de son sang, selon le procédé habituel. L'installation de dépilage est disposée adjacente au bac 1. Elle se compose pour l'essentiel d'un bac 4 pourvu de perforations du racloir 5, de la butée articulée 6, de l'installation de flambage 7, de même que de l'installation de rinçage 8. Le support 4 se compose d'une série d'éléments de grille 9 placés l'un à côté de l'autre et présentant une forme concave 10 destinée à recevoir le corps de l'animal. Sous le support 4 est disposé l'arbre 12 qui tourne sur deux supports transversaux 11 (un seul est visible au dessin). Le racloir 5 est monté sur l'ar bre 12. Cet outil est pourvu d'une série de bras 13 équipés chacun d'une lame 14. La disposition relative du support 4 et du racloir 5 sont choisies de telle sorte qu'une partie des outils passent de puis dessous à travers les ouvertures du support et entre les di vers éléments de grille de façon que lorsque l'arbre 12 est mis en rotation, ces outils 5 puissent agir sur le corps de l'animal qui se trouve dans la partie creuse du support.Cette action provoque d'une part, le dépilage de l'animal, et d'autre part, sa mise en ro tation, de sorte que toutes les parties de son corps sont soumises successivement à l'action des lames 14. Pour éviter que lors de sa rotation, le corps de l'animal ne quitte le logement 10 du support, l'installation comprend, orien tée dans la direction du travail (flèche 16) derrière le logement 10, une butée 6 en forme de grille, qui rejette le corps de l'animal dans le logement 10 s'il a tendance à en sortir au cours de son roulement, L'installation de flambage 7 se compose d'une série de tuyères 17. de même que l'installation de rinçage 8 se compose d'une série de tuyères 18 placées les unes à côté des autres (on ne voit au dessin qu'un seul de ces ensembles). Les installations de flambage et de rinçage sont placées au dessus du logement 10, de sorte que les flammes et les jets d'eau agissent d'en haut sur l'animal qui se trouve étendu dans le logement 10. La butée 6 est articulée en 19 et pendant l'opération de dépilage fin, elle est verrouillée dans cette position d'une façon qui n'est pas représentée. Pour déplacer plus loin l'animal dépilé, la butée 6 est déverrouillée et basculée dans le sens antihoraire, de sorte que l'animal peut être éloigné du logement 10 de l'installation de dépilage 3 et placé par exemple sur une table 15 en vue d'une autre opération ultérieure. On a constaté qu'en effectuant simultanément le flambage et le dépilage, on obtenait une qualité de dépilage bien meilleure. Ce phénomène surprenant peut être expliqué de la façon suivante : d'une part, les poils se dressent sous l'effet de la chaleur, de sorte qu'ils se présentent dans une position bien plus favorable pour le dépilage lorsqu'ils sont attaqués par les lames du racloir immédiatement à ce moment, alors que dans les installations connues antérieurement, dans lesquelles le flambage et le dépilage avaient lieu dans des installations séparées, l'effet du flambage disparaissait pour la plus grande partie au cours du transport, et d'autre part, les effets combinés du flambage et du dépilage produisent apparemment un dépilage progressif en ce sens que dans une première rotation, une partie du poil est brûlée, puis éliminée par les lames de l'outil de dépilage, de sorte que lors de la rotation suivante, les poils plus courts qui n'ont pas été soumis à l'action des flammes lors de la première sont brûlés à leur tour puis raclés, et cela jusqu'à ce que le dépilage soit complet. De plus, ce dépilage fin ne s'effectue pas seulement sur le corps de l'animal, mais aussi sur la tête et les parties situées entre les pattes. L'installation de rinçage est également très avantageuse en ce sens que les poils coupés sont immédiatement éliminés par l'eau de rinçage. Le flambage et le dépilage proprement dit ne sont donc pas entravés par la présence cie ces poils. L'installation combinée de flambage et de dépilage représentée au dessin peut encore être combinée à une installation de dépilage grossier, afin d'augmenter sa capacité. Cette dernière sera placée avant l'installation 3 dans le sens des opérations successives, de sorte que l'animal qui parvient au stade du flambage est déjà grossièrement dépilé, ce qui a pour effet de réduire la durée du traitement. Le procédé décrit permet d'obtenir d'une façon surprenante, un très haut degré de dépilage fin sans nécessiter d'opérations supplémentaires de dépilage à la main. REVENDICATIONS : 1. Procédé pour le dépilage fin des porcs après leur abattage selon lequel le porc est flambé et dépilé après l'extraction du sang et le rinçage, caractérisé en ce que le flambage et le dépilage s'effectuent simultanément. 2. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un bac ajouré servant de support au corps de l'animal, un outil de dépilage comprenant plusieurs lames, disposé sous le bac et mobile en circuit fermé de telle façon qu'une partie des lames passent au cours de leur déplacement à travers les ouvertures du bac, et une installation de flambage. 3. Procédé selon la revendication 1, dans lequel le corps de l'animal, une fois vidé de son sang est ébouillanté et rincé, caractérisé en ce que l'aspersion de rinçage s'effectue en même temps que le flambage et le dépilage.