La présente invention concerne un vaccin pour eQpecher la gravidité et un procédé de sa préparation, ainsi que l'utilisation de ce vaccin pour empêcher la gravidité. On connait divers procédés pour limiter la fertilité et empêcher ou arrêter la gravidité On dispose de façon courante pour empêcher la gravidité des préservatifs masculins, des dispositifs intra-utérins au cuivre, des dispositifs cecaniques, des cremes et gelées spermicides, des comprimés moussants, des pilules orales, etc. Ces dispositifs contraceptifs, bien qu'ils aient une efficacité variable, ont également des limites. La plupart d'entre eux nécessitent une motivation constante de llutilisateur Certains nécessitent une surveillance médicale particulière. La mise au point de procédés immunologiques pour réduire la fertilité a fait l'objet d'expériences depuis au moins le début du siècle Beaucoup de tentatives sont décrites par Albert Tyler dans "Approaches to the Control of Fertility Based on Immunological Phenomena'l, Journal of Reproduction and Ferttlity (1961) 2, pages 473-506. Parmi les tentatives des chercheurs de ces dernières années figure l'immunisation par des matières placentaires ou foetales ou des hormones. Cependant à ce jour, il ne semble pas que l'on ait rnis au point de vaccins contraceptifs efficaces. L'invention repose sur le principe ce la formation d'anticorps par immunisation active contre une hormone indispensable a l'établissement et à la poursuite de la gravidité. L'invention a pour objet - un vaccin contre la gracidité ; - un procédé pour empêcher la gravidité chez les mammiferes, y compris la femme, par utilisation de vaccins n'ayant pas de réactions secondaires nuisibles ; - un procédé pour préparer un vaccin contre la gravidité qui produit des anticorps avec un minimum de réactions croisées avec les autres hormones endogenes aux teneurs physiologiques ; et - un procédé pour empêcher la gravidité en utilisant un vaccin qui peut être administré par des auxiliaires paramédicaux et qui ne nécessite qu'un traitement complémentaire périodique. La demanderesse a découvert qu'on obtient un vaccin contre la gravidité en formant un conjugué d'un support immunogène compatible avec le sujet avec une préparation de sous-unitésp de l'bcG (gonadostimuline chorionique humaine), cette préparation ne comportant pas de déterminants capables de réagir avec me forte affinité avec les sérums anti-LH Plus partioulièrement, on obtient les vaccins contre la gravidité1 de t 'iavention, avec des nonjugués de ces supports et d'one substance choisie narmi :: (1) les fragments C-terminaux de la sous-unité ss de la gonadostlmuline chorionique humaine comportant 30 à 38 restes d'amin@acides, (2) le dérivé mitro de la sous-unité ss de l'hGG, et (3) La sous-unité ss de l'hCG purifiée par voie immunochimique, toutes ces substances ne comportant pas de déterminants pouvant réagir avec une forte affimité avec les sérums anti-LH. On entend ici par "purification par voie immunochimiquen un traitement qui élimine les composants de la préparation de souns-unités ss qui, s'ils demeuraient, provoqueraient la forma tic a'anticorps présentent une 5ction croisée avec la LE endogène.Le vaccin de l'invention n'a pratiquement pas de réaction croisée avec les autres hormones endogènes telles que les hormones hypophysaires nécessaires au fonctionnement normal des organes reproducteurs. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, on sépare la sous-unité B de la sous-unité a-de la la gonadostimuline cherionique humaine selon des procédés connus on la soumet ensuite a une purification chimique selon des procédés connus, puis on la purifie par voie immunochimique en utilisant un immun@sorbant anti-Il hétérologue. le vaccin, sous une forse préférée, est un conjugué d'une forme purifiée par voie chimique et immuno- chimique des sous-unités ss de la gonadostimoline chorionique humaine et de l'anatoxine tétanique dans des proportions moléculaires d'environ 1/5 a environ 1/20 La conjugaison effectue en présence dlun agent de condensation tel que le glutaraldéhyde ou l'éthylaminopropylcarbodiimide pour former un conjagué a liaison covalente On soumet ensuite le conjugué a des stades classiques de dialyse, de contre de stérilité et de précipitation pour former le vaccin. Comme on le sait, le placenta est un tissu qui ne se développe que lors de la gravidité et qui n'est normalement pas présent chez les femelles non gravides. Le vaccin de l'invention est capable d'empêcher l'éta- blissement et la poursuite de la grossesse. Chez la femme par exemple, une hormone déterminante, la gonadostimuline chorionique humaine, est produite par les trophoblastes à partir du 8e jour environ après la fécondation. Cette hormone provoque la persistance du corps jaune et assure la réceptivité de l'utérus. Cette hormone peut également protéger leblastocyste d'autres façons. Sa neutralisation provoque l'apparition de la menstruation, ce qui empêche la poursuite de la grossesse. La gonadostimuline chorionique humaine est une hormone glycoprotéinique constituée de deux sous-unités, la sous-unité a et la sous-unité 5 La sous-unité a est pratiquement identique aux sous-unités a correspondantes de la TSH, de la FSH et de la ER. Dans tous les cas, c'est de la sous-unité ss de hormone que dépend essentiellement la spécificité hormonale. La sous-unité ss de l'hGG est un polypeptide comportant 146 ou 147 aminoacides dont 3 des 5 restes hydrate de carbone sont à 'textrémité C-terminale. Une partie de la sous-unité ss présente des homologies reiatives aux aminoacides avec la sous-unité fi de la LH. La sous-unité ss de 1'hCG préparée par dissociation d'hCG fortement purifiée présente un degré de microhétéro- généité assez important. La protéine se décompose en 8 bandes par électro phorèse sur des gels analytiques de polyacrvlamide. On observe cette micro- hétérogénéité avec les hCG du commerce préparées à partir dourines de sujets gravides.La microhétérogénéité peut être due à un degré variable de clivage et/ou de modification de la molécule pendant son passage à travers divers tissus. L'hCG sous forme de la molécule entière ou de sa sous-unité P, lorsqu'on l'injecte à la femme, ne provoque pas la formation d'anticorps capa-- bles de neutraliser l'activité de l'hCG. On peut cependant la rendre antîgénique en la couplant avec des haptènes fortement antigéniques. On a utilisé des dérivés diazotés d'acide sulfanilique et montré que des anticorps anti-hGG apparaissent chez la femme ménopausée. Ceci est décrit par Vernon C. Stevens et C. Deans Crystle dans "Effects of Immunization with Hapten-Coupled hCG on the Hunan Menstrual Cycle", Obstetrics and Gynecology, Vol. 42, n 4, octobre 1973.Cependant, les sujets présentent une diminution ou une élimina- tion des pics de la LE àla moitié du cycle, ce qui suggere aux chercheurs que les anticorps présentent une réaction croisée in vivo avec la LE endogène. Cette réaction croisée avec une hormone hypophysaire nécessaire au fonctionne- ment normal des organes reproducteurs est indésirable et présente un danger potentiel I1 est important, selon l'invention, que la sous-unité ss de l'hCG utilisée dans le mélange réactionnel soit très purifiée du point de vue chimique et immunochimique. On peut effectuer la purification chimique de la sous-unité ss selon des procédés connus dans l'art tels que celui décrit par Morgan, F.J. et R.E. Canfield, Endocrînology 88, 1045, 1971 et F.J. Morgan, R.E. Canfield, J.L. Vaitukaitis etG.T. Ross, Endocrinology, 94, pages 1601-1605, 1974.Un autre procédé approprié d'obtention de la sous-unité ss chimiquement pure de l1hCG est décrit par Swaminatban, N. et Bahl, - 0.P, dans "Dissociation and Recombination of Subunits of Human Chorionic Gonadotropin", Biochem. Biophys. Res. Commun., Vol. 40, page 422, (1970). Cependant ces procédés de purification chimique ne sont pas suffisants pour éliminer les déterminants capables de réagir avec une forte affinité avec les sérums anti-LH. Le stade de purification immunochimique consiste à dissoudre la sous-unité P purifiée chimiquement de la gonadostimuline chorionique humaine dans un solvant physiologique tel que le tampon salé phosphaté et à agiter la solution à la température ordinaire pendant une durée déterminée avec un immunosorbant tel que de l'anti-lH ovine de lapin. Le traitement avec un immunosorbant anti-LH hétérologue, dans des conditions soigneusement contrlées, a pour but d'éliminer les parties de la préparation ayant des déterminants capables de réagir avec une forte affinité avec les sérums anti-LH. On peut choisir l'immunosorbant utilisé dans le procédé de l'inven tion parmi de nombreux sérums anti-LH hétérologue tels que les sérums de lapin anti-LH ovine et les sérums de singe anti-LH ovine ou bovine.On effectue l'agitation å une température par exemple de 25OC, pendant des durées de 1 à 60 mn w plus selon la température, la nature du lot particu lier de sous-unités P d'hCG et l'activité de l'immunosorbánt utilisé. On doit déterminer les conditions optimales pour chaque échantillon de préparation de sous-unités P et pour chaque immunosorbant. On soumet ensuite la prépara tion à un stade de centrifugation, on rejette le précipité et on obtient un filtrat qui renferme les sous-unités P purifiées par voies chimique et immunochimique de la gonadostimuline chorionique humaine. On peut préparer les fragments C-terminaux de la sous-unité : par clivage enzymatique des sous-unités P de lThCG ou par synthèse des peptides C-terminaux selon les techniques classiques de Merrifield, R.B., Journal of Am. Chem. Soc., Vol. 86, 304, 1964. Des procédés appropriés utilisait le clivage enzymatique sont décrits par Bahl et coll., Biochem. Biophys. Res. Commun. 48, 416, 1972 et Morgan et coll., Mol. Cell. Biochem. 2, 97, 1973. On peut préparer le dérivé nitro de la sous-unité P de lthCG selon le procédé décrit par Sokolousky et coll., Biochemistry 5, pages 3582-3589 (1966). On soumet ces préparations à un stade de purification immuno chimique pour-éliminer les déterminants capables de réagir avec une forte affinité avec les sérums anti-LH. On entend ici par "forte affinité" le fait que des fragments se combinent rapidement avec les sérums anti-LH à la température utilisée. Les sérums anti-LH utilisés à cet effet sont de préférence dirigés contre une LH hétérologue. On fait ensuite réagir la préparation de sous-unités P de gonadostimuline chorionique humaine ne renfermant pas de déterminants capables de réagir avec une forte affinité avec les sérums anti-LH avec un support immunogène compatible avec le sujet tel que l'anatoxine tétanique en propre tions désirées, en utilisant un agent de condensation pour conjuguer la sousunité P au support.Des supports appropriés utiles pour préparer le vaccin de l'invention sont l'anatoxine tétanique, une flagelline polymérisée, le KLH (hémocyanine extraite du mollusque gastropode Prosobranchia, Aspidobranchia fisurellidae ( mollusque "en trou de serrure")), le dextrane, les virus de la poliomyélite et de la fièvre jaune inactivés par la chaleur ou par rayonnement, les vaccins antityphique et antiparatyphique inactivés par la chaleur ou un rayonnement, l'anatoxine cholérique, le BCG, le vaccin antiplasmodium, l'ana- toxine coquelucheuse et l'anatoxine diphtérique et des polymères biodégradables tels que l'acide polylactique, l'acide polyglycolique, le collagène, des polypeptides synthétiques et des polynucléotides. Selon un des modes de réalisation préférés de l'invention, le produit réactionnel est un polymère complexe d'anatoxine tétanique et de sous-unité P purifiée par voies chimique et immunochimique de gonadostimuline chorionique humaine conjugés par liaison covalente dans les proportions moléculaires d'environ 1/5 à environ 1/20, en présence d'un agent de condensation et de couplage tel que le glutaraldéhyde ou l'éthyl-l (diméthylamino-3 propyl)-3 carbodiimide. Lorsque l'agent de condensation est l'éthyl-l (diméthylamino-3 propyl)-3 carbodiimide, on mélange l'anatoxine tétanique et la sous-unité P de la gonadostimuline chorionique humaine purifiées dans des proportions moléculaires comprises dans la gamme précédemment indiquée, avec l'agent de condensation puis on incube le mélange à une température ne dépassant pas 25"C pendant une durée ne dépassant pas 6 heures et variant avec la température. On préfere effectuer la réaction à une température ne dépassant pas 100C pendant une durée de 4 à 6 heures. Lorsque l'agent de condensation est le glutaraldéhyde, on mélange l'anatoxine tétanique et la sous-unité P de la gonadostimuline chorionique humaine purifiées dans les proportions moléculaires désirées avec l'agent de condensation, puis on incube le mélange à une température ne dépassant pas 37 C pendant une durée ne dépassant pas 6 heures. De préférence, on effectue l'incubation à une température d'environ 20 à environ 300C pendant une durée de 2 à 4 heures. Dans le mode de réalisation où on utilise des fragments C-terminaux de ss-hGG, on les combine à l'anatoxine tétanique dans des proportions moléculaires de l'anatoxine aux fragments comprises entre 1/10 et 1/100 et de préférence 1/40. Lorsqu'on utilise le dérivé nitro dans le conjugué, la proportion moléculaire de l'anatoxine au dérivé est d'environ 1/5 à environ 1/20. On dialyse complètement ensuite le composé ainsi obtenu contre du tampon salé phosphaté à pH 7,2, 0,005 M à froid, par exemple à 50C et on recueille le produit dans un tube stérile en utilisant un ensemble de filtre et de seringue Millipore en utilisant de l'eau physiologique pour le transfert. On soumet ensuite la préparation à un test de stérilité, comme il est connu dans l'art, pour s'assurer de l'absence de micro-organismes. Après le stade de stérilisation, 0n'réipte la préparation sur e ltalun sine en utilisant des solitions stériles d'n de potasse AlK(S04) 2@2H2O. et de carbonate de sodium. Au lieu dtalun-, on peut utiliser d'autres adjuvants appropriés. Cependant, on a constaté que la précipitation sur alun protège la substance active contre l'adsorption sur les récipients de verre et fournit une réponse prolongée. On utilise de préférence le vaccin sous forme d'une émulsion avec des huiles végétales lors de l'injection, ce qui accroît encore son pouvoir antigénique. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation et en se référant aux dessins annexés dans lesquels - les figures 1 et 2 illustrent des courbes d'électrophorèse où la concentration en protéines (ng x 100) est représentée en ordonnées et la distance en centimètres par rapport à l'origine est représentée en en fonction du temps en semaines, représentées en abscisses, les les injections indiquant abscisses, correspondant à exemple 1B - la figure 3 illustre les résultats obtenus sur la chèvre (à gauche) et sur le singe (à droite), les courbes (0-0) correspondant au pourcentage de 125 I-hGG fixé à la dilution de 1/1000 pour la chèvre et de 1/100 pour le singe (en ordonnées) et les courbes (0-0) au titre anti-AT, - la figure 4 illustre effet d'inhibition de l'accroissement du poids (mg/100 g) représenté en ordonnées de la prostate ventrale du rat -pour A) l'eau physiologique, B) l'hCG (2 UI), C) l'anti-ss hCG-DNP (couplé à un haptène), D) l'hCG (2 UI) + l'anti-ss hCG-DNP, E) I'ant-p hC-AT F) l'hGG (2 UI) + l'anti-ss hGG-AT ;; - la figure 5 illuste le pourcentage d'inhibition de la fixation de 1251hCG à des fractions séparées à 10.000 g à partir d'homogénéisats de corps jaunes de chèvre (en ordonnées) en fonction du logarithme de la dilution du sérum de chèvre anti-B hCG-AT - les figures 6, 7 et 8 illustrent en ordonnées le pourcentage de fixation de 125 I-hGG pour une dilution du sérum de 1/10 (courbe (0-0) ou au titre des anticorps antitétaniques, courbe (0-0) en fonction du temps en abscisses, exprimé en jours, le symbole indiquant les injections, le symbole x en haut du graphique indiquant le début de la menstruation et l'abréviation B.E. indiquant une biopsie de 1'endomètre ; - la figure 9, qui est semblable à la figure 5, illustre les résultats obtenus pour un sujet volontaire immunisé selon l'invention ; et - la figure 10 illustre en ordonnées le pourcentage de 125 I-hGG fixé pour une dilution au 1/10 représenté en abscisses et exprimé en heures (et au quinzième jour) d'un sujet volontaire immunisé, après injection de 5.000 UI dECC. EXEMPLE 1 On prépare un vaccin contre la gravidité selon le mode opératoire suivant A - Purification chimique des sous-unités p de gonadostimuline chorionique humaine. On prépare de la gonadostimuline chorionique humaine purifiée à partir d'hCG brute, selon le procédé de Canfield et coll., Recent Prog. Horm. Res. 27 : 124, 1971, on incube à 40 C pendant une heure avec une solution d'urée 8 M fratchement préparée qu'on a purifié sur une colonne de résine mixte échangeuse de cations et d'anions constituée d'un lit de quantités égales de Dowex-I X-8 et de Dowex-50 X-4, en grains de 74 pm. La colonne mesure 2 x 40 cm. En présence d'urée, les sous-unités p sont dissociées, puis on les sépare selon le procédé décrit par Morgan et Canfield, Endocri nology 88, 1045, 1971.Selon ce procédé, on fait passer plusieurs fois le mélange à travers des colonnes échangeuses d'ions et des colonnes de Sephadex, en obtenant les sous-unités B dissociées avec une contamination minimale par les molécules entières de gonadostimuline chorionique humaine ou les sous-unités a B - Purification immunochimique des sous-unités ss de gonadostimuline chorionique humaine. On prélève des micro-échantillons des sous-unités ss d'hCG préparées dans le stade A. On dissout 5 échantillons de 100 ss des sous-unités g d'hCG dans ss ml de tampon salé phosphaté, 100 mM en phosphate de sodium (NaH2PO4 et Wa2HP04) à 0,85% en NaCl de pH 7,2. On agite chaque échantillon à la température ordinaire 0,1 avec un immunosorbant à base de sérum de lapin anti-LH ovine préparé comme décrit ci-après en C. Les durées de l'agitation sont de 1, 5, 10, 20 et 30 mn.Après mélange, on centrifuge les tubes pendant 10 mn entre O et (25 C) On détermine la réactivité du surnageant de chaque tube vis- -vis d'anti-hCG et d'antî-tH. Ce test permet de déterminer les conditions appropriées de purification de la totalité du lot de sous-unités ss dThCG préparé en A qui sont 30 mn d'agitation à 250C. Le choix de 30 mn repose sur l'observation que l'échantillon correspondant donne au surnageant ayant la réactivité minimale avec l'anti-LH. On compare les caractéristiques des sous-unités 4 C. purifiées d'hGG préparées en A ci-dessus à celles de la préparation de sous-unités ss purifiées par voie immunochimique préparée en B ci-dessus. Les figures 1 et 2 illustrent les réactivités avec un sérum anti-hCG ou anti-LH avant (figure 1) et après (figure 2) le stade de purification par immunosorption. Le stade d'absorption réduit également la microhétérogénéité de la préparation. Comme le montrent les figures I et 2, on soumet les préparations de ss hCG à une électrophorèse dans des gels analytiques de polyacrylamide à 7,5% à pH 9,0. On colore un gel pour effectuer les mesures de densité optique et on tranche transversalement un gel identique en segments épais d'environ 2,5 mm. On élue les protéines de chaque segment avec une solution de chlorure de sodium à 0,9%. Dans les figures 1 et 2 la courbe (-) représente les protéines mesurées par densitométrie ; la courbe ("--e) représente les protéines entrant en concurrence avec la 125 I ss hGG dans la fixation avec le sérum anti-B hCG et la courbe (e- -o) représente les protéines entrant en compétition avec la 125I hLH dans l'union avec le sérum anti-hLH. I1 convient de noter que la préparation purifiée par voie immunochimique présente une diminution importante de la réactivité avec le sérum anti-hLH. I1 convient de noter que les conditions optimales de la durée d'agitation et de la température sont déterminées par la nature du lot particulier de sous-unités ss et l'activité de l'immunosorbant utilisé. On sait que cette activité varie avec le titre de l'antisérum utilisé et la durée de conservation de l'immunosorbant C - Préparation de l'immunosorbant. On dialyse totalement 10 ml d'antisérum de lapin anti-LH ovine obtenu par immunisation du lapin par de la LH ovine contre du tampon salé phosphaté entre 0 et 40C et on ajuste le pH à 5 avec du tampon acétate de sodium 1 M. On ajoute doucement en agitant 3 ml d'une solution aqueuse à 2,5% de glutaraldéhyde. On laisse reposer le mélange réactionnel à la température ordinaire (25 C) pendant 3 heures. On homogénéise la matière polymérisée avec un homogénéiseur Potter Elvejhem avec un pilon de Teflon. On lave plusieurs fois avec du tampon salé phosphaté, jusqu a ce quTil n'y ait plus de matière absorbante à la longueur d'onde de 280 nm, (protéines libres non polymérisées).On lave ensuite avec du tampon glycine-HCl 200 mM à pH 2,2 et on neutralise avec une solution de K2HP04 2 M et on équi- libre finalement avec du tampon salé phosphaté. On conserve l'4mmunosorbant à 40C avec 0,1% d'azide de sodium comme conservateur dans du tampon glycine-HCi en attendant l'utilisation. D1 - Préparation de 40 doses de vaccin en utilisant commue agent de condensation l'éthyl-l (diméthylamino-3 propyl)-3 carbodiimide. On mélange 3,2 mg de sous-unités ss d'hGG préparées en B ci-dessus à 400 unités Lf d'anatoxine tétanique (1.500 Lf/mg d'azote protéique) et 16 mg d'éthyl-l (diméthylamino-3 propyl)-3 carbodiimide dans 6,5 ml de tampon salé phosphaté et on incube la solution à 10 C pendant 5 heures en agitant de temps en temps. La proportion moléculaire de l'anatoxine tétanique aux sous-unités B d'hGG est environ 1/10. On dialyse totalement le produit réactionnel contre du tampon salé phosphaté à pH 7,2 0,005 M à froid. On recueille le produit dans un tube stérile en utilisant un ensemble de filtre et de seringue Millipore en utilisant de l'eau physiologique pour le transfert. On vérifie la stérilité du produit par culture sur milieu au thioglycolate pendant 7 jours. On adsorbe ensuite sur alun en utilisant une solution stérile à 10% d'alun de potasse de formule AlK(S04)2, 12 E20 et une solution stérile à 10 % de carbonate de sodium. On répartit ensuite le vaccin dans des ampoules scellées en prélevant des échantillons pour confirmer l'absence de pyrogènes et la stérilité. D2 - Préparation d'une dose de vaccin en utilisant le glutaraldéhyde comme agent de condensation. On mélange 80 ug de sous-unités B de hCG préparées en B ci-dessus à une dose d'anatoxine tétanique correspondant à 10 unités Lf et 50 1 d'une solution aqueuse à 1% de glutaraldéhyde. On incube le mélange à 3O0C en agitant de temps en temps pendant 3 heures, puis on dialyse complétement contre du tampon salé phosphaté à pH 7,2 0,005 M. Le reste du mode opératoire est le même que celui décrit en Dl. PROPRIETES Le vaccin préparé comme décrit en D1 ci-dessus et qu'on appelle ci-après B-hCG-AT est immunogène vis-à-vis de la souris, du lapin, de la chèvre, du singe et de la femme. Le vaccin réalisé en D2 c-i-dessus a des caractéristiques immunogènes semblables vis-à-vis du singe. Tous deux provoquent une formation d'anticorps assez prolongée. Une injection unique du vaccin réalisé en D1 associé à de l'adjuvant complet de Freund en plusieurs points d'injection chez la chèvre provoque une élévation du titre des anticorps pendant environ 9 mois, après quoi on atteint un plateau. Ce plateau tend ensuite à s'abaisser. Une injection de rappel dans la phase de déclin provoque une élévation importante du titre des anticorps. Le schéma de réponse de 10 singes rhésus est semblable malgré des variations individuelles. Les résultats sont illustrés par la figure 3. L'examen des propriétés immunologiques du sérum anti--hCG-AT montre que ce sérum obtenu chez la chèvre ou le singe provoque une réaction immunologique avec les molécules entières d'hGG. L'antisérum ne donne pas de réaction croisée avec l'homone de croissance humaine (hGH), la prolactine humaine, la lactostimuline humaine, l'hormone lactogène placentaire humaine, le FSH, la TSH ou la LE aux teneurs physiologiques ordinaires ou de pointe Les résultats obtenus sont regroupés dans le tableau I ci-après. On a étudié dans de nombreux systèmes les propriétés biologiques du sérum anti-b-hCG-AT de la chèvre et du singe, ainsi que l'aptitude de ce sérum à neutraliser l1hCG. Il s'est révélé efficace pour inhiber l'accroissement provoqué par l'hCG du poids de la prostate ventrale des rats impubères. Les résultats expérimentaux de ce travail sont illustrés par la figure 4. Ce sérum neutralise également l'élévation provoquée par l'hCG de la production in vitre de progestérone dans des tranches de corps jaunes. Ces résultats figurent dans le tableau Il ci-après. Il empêche également la fixation de l'hCG aux récepteurs dans des préparations sur membranes des testicules et des ovaires. Les résultats expérimentaux obtenus sont illustrés par la figure 5. Tous ces essais montrent que les anticorps dirigés contre le ss-hCG-AT sont capables non seulement de réagir du point de vue immunologique contre les molécules entières d'hCG, mais également de neutraliser leur activité biologique. Le vaccin B-hCG-AT préparé en D1 ne provoque pas de mort des cobayes pendant une durée d'observation de 4 jours lorsqu'on l'étudie selon les conditions décrites dans la pharmacopée britannique. Il est également dépourvu de toxicité aigus et sub-aigut sur les rongeurs et les singes. On a également étudié sa tolérance sur 65 souris, 7 lapins et 13 singes, pendant des durées de l an et plus. Les survies des animaux immunisés sont de 100%.L'étude d'autres paramètres de nature hématologique tels que le taux d'hémoglobine, le TLC/DLC (nombre total de leucocytes/nombre différentiel de leucocytes), l'examen des plaquettes et des réticulocytes sur des frottis de sang périphérique, les fonctions hépatiques telles que la bilirubine sérique, les phosphatases alcalines, les transaminases GOT et GPT, les isc-enzymes de la LDH, et la cholinestérase, les tests fonctionnels rénaux, le glucose sanguin, les lipides sériques, le cholestérol, les triglycérides, les acides gras libres et les tests fonctionnels de la thyroïde sont normaux chez les singes immunisés. Les singes immunisés ne présentent pas d'hypersensibilité immédiate (phénomène d'Arthus) ou retardée à l'hCG. Etudes cliniques On injecte à 6 femmes volontaires de 20 à 32 ans, soit une préparation vaccinale réalisée comme en D1 ci-dessus, soit des placebos selon des essais à l'aveugle. Comme le but de ces essais est d'établir le caractère immunogène du vaccin de l'invention, les 6 femmes choisies avaient précédemment subi une ligature des trompes. Dans tous les cas, les placebos ne donnent aucune réponse. Les trois sujets recevant le vaccin forment des anticorps contre l'anatoxine tétanique et la gonadostimuline chorionique humaine. Après un délai de 4 à 6 semaines selon les sujets, une élévation progressive des titres des anticorps apparaît. Les anticorps antitétaniques apparaissent simultanément. Les figures 6, 7 et 8 illustrent la réponse des trois volontaires auxquelles on a administré le vaccin. Madame K.W., figure 8, est âgée de 30 ans et a eu 5 grossesses avec 4 enfants vivants. Les titres en anti-hCC atteignent un plateau auquel ils demeurent environ 9 mois après l'injection. Les études se poursuivent. Le sujet est régulièrement réglé. la biopsie de l'endomètre effectuée au 150e jour montre une ovulation confirmée par la cytologie vaginale et les teneurs en progestérone de la phase sécrétoire du cycle. Le second sujet, Madame A.M., figure 7, est âgée de 32 ans et a eu 3 grossesses avec 2 enfants vivants. La réponse immunitaire est identique à la précédente. Dans ce cas également, la biopsie de l'endomètre, la cytologie vaginale et les teneurs en progestérone indiquent la possibilité de l'ovulation. Le troisième sujet, Madame N.D., figure 6, est agrée de 30 ans avec 5 grossesses avec 3 enfants vivants. Madame N.D. a allaité un enfant pendant les 150 premiers jours environ de l'étude, ce qui explique l'absence de menstruation pendant cette période. L'immunisation avec la préparation vaccinale ne provoque aucun trouble de la lactation malgré une réponse immunitaire assez bonne. La menstruation a repris à des intervalles normaux. La libido et les autres fonctions reproductrices des trois sujets sont totalement normales. Les autres paramètres de nature hématologique tels qué le taux d'hémoglobine, le TLC/DLC (nombre total de leucocytes/nombre différentiel de leucocytes), l'examen des plaquettes et des réticulocytes sur des frottis de sang périphérique, les fonctions hépatiques telles que la bilirubine sérique, les phosphatases alcalines, les transaminases GOT et GPT, les iso-enzymes de la LDH et la cholinestérase, les tests fonctionnels rénaux, le glucose sanguin, les lipides sériques, le cholestérol, les triglycérides, les acides gras libres et les tests fonctionnels de la thyrotde sont normaux et l'immunisation ne produit aucune altération des fonctions organiques ou du métabolisme. Les sujets ont une réponse normale dans le test d'hypoglycémie provoquée par l'insuline en ce qui concerne la production de cortisol et de l'hormone de croissance. On a étudié les sérums de ces femmes immunisées ainsi que celui de singes et de chèvres hyperimmunisés par la préparation de B-hCG-AT selon divers tests pour exclure la possibilité de réactions auto-immunitaires vis-à-vis des organes. Ces tests ont montré l'absence d'anticorps antinucléaires, antimicrosomaux ou de facteur rhumatode. Les résultats sont résumés dans le tableau III ci-après. Les réactivités vis-à-vis de la thyrotde, de la parathyrotée, des surrénales, du rein, du testicule et de l'ovaire humains sont également négatives. les résultats de ces essais sont résumés dans le tableau IV ci-après. Les résultats de l'étude de la réactivité vis-à-vis de substrats tissulaires de souris, de lapin et de babouin sont négatifs et résumés dans le tableau V ci-après. Les anticorps formés par les femmes volontaires neutralisent l1activité biologique de l'hCG entière. La figure 9 illustre les résultats obtenus avec les anticorps de Madame N.D. sur l'inhibition de la fixation de l'hCG à des préparations de corps jaune, selon une détermination radioimmunologique. La capacité de ces anticorps à s'unir in vivo à l'hCG est illustrée par la figure 10. La durée totale de réponse immunitaire à l'hCG chez la femme, apres immunisation primaire par 4 injections bimensuelles de vaccin, peut être évaluée à plus d'un an, bien que des variations individuelles soient possibles. L'immunisation active ne provoque pas de réactions indésirables. Les sujets ont des cycles menstruels normaux. Les fonctions du foie, des reins, de l'hypophyse, du système cardiovasculaire, de la thyroïde et des autres organes sont normales et non altérées. EXEMPLE 2 On prépare un vaccin en utilisant le fragment terminal de p-hCG renfermant les derniers 32-33 restes d'aminoacides au lieu du ss-hGG purifié par voie immunologique, en reprenant le mode opératoire de l'exemple 1 On unit par liaison covalente ce fragment terminal de :-hCG constitué des 32-33 derniers restes d'aminoacides à l'anatoxine tétanique dans un rapport de 40/1 en utilisant I'éthyl-l (dimethylamino-3 propyl)-3 carbodiimide. On obtient ce fragment de p-hCG par clivage par la papaïne, comme précédemment décrit. On peut également synthétiser ce fragment par voie chimique selon les modes opératoires connus. On prépare suffisamment de vaccin pour obtenir 30 doses en mélangeant 2,5 mg de B-hCG à 300 unités Lf d'anatoxine tétanique et 15 mg d'éthyl-l (diméthylamino-3 propyl)-3 carbodiimide dans du tampon salé phosphaté à pH 7,2 en obtenant un volume final de 5,0 ml. On incube à 40C pendant 6 heures en mélangeant de temps en temps. On dialyse le produit contre du tampon salé phosphaté à pH 7,2 à froid pendant 48 heures en utilisant 5 à 6 fractions de 1 litre de tampon. On effectue le reste des opérations, y compris la stérilisation et la préparation du vaccin, comme décrit dans l'exemple l. EXEMPLE 3 On prépare un vaccin en utilisant un dérivé de type nitro de la sous-unité ss de l'hCG en reprenant le mode opératoire de l'exemple 1 D1. Le rapport moléculaire bu dérivé à l'anatoxine tétanique est de 10/1. On effectue le reste des opérations, y compris la stérilisation et la préparation du vaccin, en opérant comme décrit dans l'exemple l. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de l'invention. TABLEAU I Spécificité des sérums anti-ss-hGG-AT de singe et de chèùvre Hormone Concentration % fixé à l'anticorps % de saturaqtion Concentration maxi male pour laquelle Singe (1/5000) Chèvre (1/4000) Singe Chèvre apparaît un effet compétitif ss-hGG 10 ng 13 9 87 91 2 ng 72 68 28 32 hGG 10 ng 30 30 70 70 2 ng 70 85 30 15 hLH 1,2ng** 100 96 0 4 5 ng 0,4 ng* 100 98 0 2 hFSH 0,7 ng** 100 100 0 0 50 ng 0,3 ng* 100 100 0 0 hFSH 2,5 ng** 100 100 0 0 > > 100 ng Hormone lactagène placentaire humaine 12,5 ng** 100 100 0 0 > > 1 g hGH 0,25 ng** 100 100 0 0 > > 1 g * Concentration basale ou de pointe. ** Concentration physiologique mazimale. TABLEAU II Effet de l'anti-ss-hCG-AT sur la synthèse de la progestérone par le corps jaune Additions P4 g/g de tissu* 1. Néant 79,4 # 15,2 2. + hGG (0,1 g/ml) 183,2 # 30,6 3. + hCG + anti ss-AT 105,4 # 23,4 4. + anti ss-AT 96,7 # 23,2 * Moyenne # écart-type de six empériences. TABLEAU III Etudes immunopathologiques sur des suiets immunisés Sérums de Etudes Observation 1. N.D. 30 (figure 6) 1. Anticorps antinucléaires Aucune réaction détectable 23.8.74 pour tous les sérums O étudiés 2. N.D. 30 2. Anticorps antivicrosomaux 20.9.74 3. N.D. 30 3. Test d'agglutination du 2.12.74 latex pour la mise en évidence du facteur rhumatoïde 4. A.M., 32 (figure 7) 11.10.74 5. K.W., 30 (figure 8) 28.10.74 6.K.W., 30 2.12.74 7.Témoin non immunisé TABLEAU IV Réactivité des sérums anti-ss-hGG-AT vis-à-vis des organes humaine Sérums de Organes humains étudiés Observations Femme normale Thyroïde On n'observe aucune Femme immunisée (N.D.) (figure 6) Parathyroïde réaction poux tous les Surrénales sérums et tous les organes Rein par examen en immunofluorescence Singe normal Testioules Singe immunisé Ovaires TABLEAU V Réactivité des sérums anti-ss-hGG-AT vis-à-vis de substrats tissulaires des diverses espèces Sérums étudiés Origine des substrats tissulats tissulaires Essais Observations Sujet humain normal Souris a) Immunofluorescence 1) Pas de mise en évidence indirecte d'anticorps dirigés contre les tissus Femme immunisée Lapin b) Anticorps 2) on n'observe pas (N.D.) (figure 6) Babouin anti-ADN d'anticorps anti-ADN Singe normal Singe immunisé R E V E N D I C A T I O N S 1. Vaccin caractérisé en ce qu1il est constitué d'up conju- gué d'un support immunogène compatible au sujet et d'une préparation de sous-unités ss de gonadostimuline chorionique humaine, cette préparation ne comportant pas de déterminants capables de réagir avec une forte affinité avec le sérum anti-LH. 2. Vaccin caractérisé en ce qu'il est constitué d'un conjugué d'un support immunogène compatible avec le sujet et d'une substance choisie parmi (a) les fragments C-terminaux de la sous-unité ss de la gonasdostimuline chorionique humaine (hCG) renfermant 30 à 38 restes d'aminoacides, (b) le dérivé nitro de la sous-unité ss de lthCG, et (c) la sous-unité f purifiée par voie immunochimique de l'hCG, toutes ces substances étant dépourvues de déterminants capables de réagir avec une forte affinité avec le sérum anti-LH. 3. Vaccin caractérisé en ce qu'il est constitué d'un conjugué d'un support immunogène compatible avec le sujet et de fragments C-terminaux de la sous-unité 8 de la gonadostimuline chorionique humaine (hCG) comportant 30 à 38 restes d'aminoacides, les fragments C-terminaux de la sous-unité ss de l'hCG étant dépourvus de déterminants capables de réagir avec une forte affinité avec les sérums anti-Lll. 4. Vaccin selon la revendication 3, caractérisé en ce que le support est l'anatoxine tétanique. 5. Vaccin caractérisé en ce qu'il est constitué d'un conjugué d'un support immunogène compatible avec le sujet et du dérivé nitro de la sous-unité ss de la gonadostimuline chorionique humaine, le dérivé nitro étant dépourvu de déterminants capables de réagir avec une forte affinité avec le sérum anti-LH. 6. Vaccin selon la revendication 5, caractérisé en ce que le support est l'anatoxine tétanique. 7. Vaccin caractérisé en ce qu'il est constitué d'un conjugué de sous-unités ss purifiées par voie immunochimique de la gonadostimuline chorionique humaine (hCG) et d'un support immunogène compatible avec le sujet, les sous-unités ss de l'hCG étant dépourvues de déterminants capables de réagir avec une forte affinité avec les sérums anti-LH. 8. Vaccin selon la revendication 7, caractérisé en ce que le support est ltanatoxine tétanique. 9. Vaccin caractérisé en ce qu'il est constitué d'un conjugué d'anatoxine tétanique et de sous-unités P de la gonadostimuline chorionique humaine, les sous-unités P ayant été purifiées par voie immunochimique par réaction avec des sérums anti-LH hétérologue polymérisés avant conjugaison, pour éliminer les déterminants capables de réagir avec une forte affinité avec les sérums anti-LH. 10. Procédé pour préparer un vaccin, caractérisé en ce qu'il consiste à (a) obtenir une préparation des sous-unités P de la gonadostimuline chorio nique humaine dépourvues de déterminants capables de réagir avec une forte affinité avec les sérums anti-LH, et (b) condenser la substance de (a) avec un support immunogène compatible avec le sujet. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'on précipite le conjugué sur de l'alun pour former un vaccin que l'on conditionne dans un récipient. 12. Procédé pour préparer un vaccin contre la gravidité, caractérisé en ce outil consiste à (a) obtenir une substance choisie parmi (l) les fragments C-terminaux de la sous-unité P de la gonadostimuline chorionique humaine (hCG)y (2) le dérivé nitro de la sous-unité P de l'hCG, et (3) la sous-unité P purifiée par voie immunochimique de l'hCG, ces substances étant dépourvues de déterminants capables de réagir avec une forte affinité avec les sérums anti-LH > et (b) condenser au moins une des substances de (a) avec un support immunogène compatible avec le sujet. 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé entre que le support est l'anatoxine tétanique. 14. Procédé pour préparer un vaccin contre la grossesse, caractérisé en ce qu'il consiste å : (a) obtenir une sous-unité P -chimiquement pure de la gonadostimuline chorionique humaine (b) faire réagir cette sous-unité ffi chimiquement pure avec un immunosorbant de type LH pour éliminer de la préparation les déterminants capables de réagir avec une forte affinité avec les sérums anti-LH, et (c) condenser la préparation de sous-unités ss ainsi traitée avec un support immunogène compatible avec le. sujet pour obtenir un vaccin. 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que l'immunosorbant de type LH est un sérum de lapin anti-LH ovine. 16. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que le support est l'anatoxine tétanique. 17. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce qu'on prépare l'immunosorbant de type LH (a) en dialysant complètement un sérum de lapin anti-LH ovine contre du tampon phosphaté salé 100 mM, à pH 7,2, (b) en polymérisant les anti-sérums par repos à la température ordinaire pendant 3 h, avec addition de glutaraldéhyde, (c) en homogénéisant la matière polymérisée puis en la lavant avec du tampon phosphaté sald jusqutà ce que les liquides de lavage ne renferment plus de protéines libres non polymérisées, (d) en lavant l'homogénéisat avec du tampon glycine-HCl 200 mM à pH 2,2, (e) en neutralisant l'homogénéisat avec une- solution de K2HP04, et (f) en équilibrant l'immunosorbant ainsi produit avec du tampon salé phosphaté. 18. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce qu'on condense la sous-unité ffi traitée avec l'anatoxine tétanique dans des proportions molaires de 5:1 à 20:1 en présence d'un agent de condensation et en ce qu'on soumet le produit obtenu à des stades de dialyse et de précipitation sur alun pour former un vaccin. 19. Procédé selon la revendication 18, caractérisé en ce que l'agent de condensation est le glutaraidéhyde ou un carbodiimide. 20. Procédé selon la revendication 18, caractérisé en ce que l'agent de condensation est l'éthyl-l (diméthylamino-3 propyl)-3 carbodiimide et en ce qu'on effectue le stade de condensation à une température ne dépassant pas la température ordinaire, pendant une durée ne dépassant pas environ 6 h. 21. Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce que la température ne dépasse pas 100C. 22. Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce que l'agent de condensation est le glutaraldéhyde et en ce qu'on effectue la réaction à une température ne dépassant pas 370C pendant une durée ne dépassant pas 6 h. 23. Procédé selon la revendication 22, caractérisé en ce que la température réactionnelle est comprise dans la gamme d'environ 20 à 3O0C.