La présente invention a pour objet un gant d'entretien convenant à de multiples usages, plus particulièrement dans le domaine ménager, où il trouve notamment son emploi comme gant pour le cirage et le lustrage des chaussures. Cette application n'est cependant nullement limitative; et si l'invention est ciaprès décrite dans le cas de cette application particulière, il ne faut pas y voir là une limitation. Bien au contraire, son champ d'application est des plus vastes, car il englobe tous les cas où l'utilisateur souhaite disposer d'un gant d'entretien répondant aux conditions ci-après: - commodité, en ce sens que son utilisation ne nécessite aucune opération complexe ou fastidieuse de mise en service, - propreté, en ce sens qu'après sa première utilisation il peut être jeté, sans conduire à des souillures ou des salissures, tant pour l'utilisateur que pour le réceptacle où il est jeté, - et néanmoins économie, bien que son usage soit limité à une seule fois, puisqu'il s'agit d'un article dit "à jeter" après usage. Ce gant est,à cet effet, constitué par au moins une feuille délimitant un gant aplati sans doigts, à l'extrémité intérieure duquel est fixée une languette, ganse ou similaire permettant, grâce à sa prise par un ou deux doigts de la main introduite dans le gant, de retourner celui-ci sur lui-même après usage, l'une des faces extérieures de ce gant étant enduite du produit d'entretien correspondant aux usages auxquels ce gant est destiné. Comme on le conçoit aisément, il suffit donc dtintroduire l'une des mains à l'intérieur de ce gant, en prenant soin bien entendu que la face extérieure de ce gant, enduite du produit d'entretien, soit située du côté de l'intérieur de la main, pour permettre ensuite d'entretenir un objet, par exemple une chaussure, en la frottant et en l'enduisant du produit dont la face correspondante du gant était primitivement imprégnée. Après que l'objet à entretenir, notamment la chaussure, ait ainsi été frotté avec le produit précité, il faut généralement procéder à un lustrage. Pour ce faire, l'utilisateur doit préalablement retirer le gant, ce qui est obtenu des plus facilement en procédant aux opérations suivantes - prise de la languette située à l'intérieur du gant entre le pouce et l'index de la main situés dans le gant ou passage de l'index ou du majeur de cette main à l'intérieur de 1 l'anneau prévu dans le gant; - prise du bord du gant, situé du c#oté du poignet, entre le pouce et l'index de l'autre main, - et grâce à une traction, retournement du gant sur luimeme. La face imprégnée et sale du gant se trouve alors maintenant à l'intérieur, de telle sorte que le gant peut être jeté sans provoquer aucune souillure. Il est d'ailleurs à remarquer, et c'est là une caractéristique de ce gant, que 11 imprégnation de sa face de travail n'intéresse pas toute sa surface. Pour permettre en effet de saisir manuellement le gant du côté du poignet en vue de son retournement, et ce sans qu'il en.résulte une souillure des deux doigts qui saisissent le gant, il est en effet prévu que son bord transversal correspondant n'est pas enduit de produit d'imprégnation, sur une hauteur de l'ordre de 2 à 3 cm. Cette imprégnation peut être réalisée de diverses façons. C'est ainsi notamment que le produit d'entretien peut être étendu directement sur la feuille constitutive du gant, sous réserve bien entendu que cette feuille ait des caractéristiques de surface lui permettant de retenir ce produit. C'est ainsi encore que ce produit peut imprégner une feuille de matière absorbante rapportée sur la face correspondante du gant. Quant à la forme générale du gant, elle peut être quelconque: rectangulaire, trapézoidale... Dans tous les cas, comme il a été dit plus haut, l'utilisation de ce gant conduit toutefois, dans la majorité des cas, à un lustrage après l'opération au cours de laquelle le produit à entretenir a été frotté avec le gant. Dans ce but, le gant selon l'invention est associé à des moyens de lustrage. Ces moyens peuvent consister - soit en des feuilles de matière cellulosique ou autre qui ont été préalablement introduites à l'intérieur du gant et sont retirées avant son utilisation, - soit en un traitement particulier de l'une des faces du gant; ce traitement peut consister en un duvetage de cette face, ou en l'apport sur cette face d'une feuille duvetée.Cdte face destinée au lustrage est avantageusement la deuxième face extérieure du gant. Quant à la nature de ce gant, diverses matières peuvent être envisagées. C'est ainsi notamment que conviennent particulièrement bien les matières cellulosiques du type de celle connue dans le commerce sous la marque nCETIOPHANEn, de même que les matières synthétiques du type polyéthylène. Quelle que soit la nature constitutive de ce gant, diverses présentations sont possibles. C'est ainsi qu'avant utilisation il peut être présenté dans une pochette comportant des moyens de fermeture quelconques. Toutefois, suivant une forme préférée d'exécution de l'invention, le gant est replié et refermé sur lui-même avant utilisation, et ce dans des conditions telles que sa face imprégnée soit inaccessible, et donc à l'abri de tout contact avec l'extérieur.A cet effet, le gant comporte, sur au moins la moitié de sa périphérie, du côté de sa grande base, un rebord périphérique permettant sa fermeture sur lui-même par soudure, collage ou autre, après repliement, et ce avec emprisonnement entre les bords rabattus et liés entre eux, d'un élément continu tel que ruban, cordon ou autre permettant, par simple traction, de déchirer la liaison, et donc d'ouvrir le gant. L'invention sera bien comprise d'ailleurs, et ses avantages ainsi que d'autres caractéristiques, ressortiront bien de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de ce gant d'entretien, dans le cas d'un gant destiné à l'entretien des chaussures Figure 1 en est une vue en plan à 11 état fermé, Figure 2 en est une vue en plan, après la première phase de son ouverture; Figure 3 en est une vue en plan à l'état ouvert, Figure 4 en est, à échelle agrandie, une vue de détail en coupe suivant 4-4 de figure 3. À l'état ouvert, c'est-à-dire en position d'utilisation, ce gant se présente comme le montre la figure 3. Il est constitué par deux feuilles d'une matière,telle que par exemple polyéthylène, découpées chacune en forme de double trapèze et assemblées sur toute leur périphérie, à l'exception de la grande base du trapèze inférieur. Ces deux feuilles sont désignées respectivement par 1 et 2; et leur zone de liaison est désignée par 3. Cette liaison est faite par soudure. Au niveau de la petite base du double trapèze que forme ce gant, une languette 4 est emprisonnée entre les deux feuilles 1 et 2; elle est fixée par pincement, et donc soudure, de l'un de ses bords, entre les bords correspondants des deux feuilles 1 et 2. Cette languette 4 comporte un orifice circulaire central 5. Sur au moins la moitié de sa périphérie, à savoir sa grande base et une partie de la hauteur de ses deux cotés issus de cette grande base, les deux feuilles 1 et 2 ont un rebord plus large 6 dont le rôle est de permettre la fermeture du gant sur lui-même en vue de sa présentation et de sa conservation. Comme le montrent les figures 1 et 2, le gant est en effet primitivement présenté plié une première fois suivant une ligne parallèle aux deux bases du-trapèze double et une deuxième fois suivant une ligne médiane perpendiculaire à la précédente. La figure 2 montre le gant après son premier repliement et la figure 1 le montre après son deuxième repliement. Lorsque le gant est entièrement repli, les côtés formant le rebord 6 se superposent et permettent grâce à une opération de soudure, la fermeture du gant ainsi replié. avant de souder le gant dans cette position repliée, un cordon 2 est toutefois préalablement inclus entre les rebords superposés 6, afin de permettre à l'utilisateur de déchirer ce rebord grâce à une extrémité dépassante de ce cordon, et donc de déplier le gant en vue de son utilisation. Il est à remarquer, et c'est là une caractéristique essentielle de ce gant, que l'une de ses faces extérieures, à savoir celle située à l'intérieur lorsqu'il est replié sur lui-même, est recouverte ou imprégnée d'un produit d'entretien, comme cela est montré en 8 aux figures 2 et 3. Cette imprégnation n'intéresse d'ailleurs pas la totalité de cette face du gant. Dans la zone de la grande base du trapèze double est en effet laissée, sans imprégnation, une bande d'environ 2 à 3 cm de hauteur; cette bande est désignée par 9. Il est par ailleurs à noter qu'avant son utilisation, le gant sert de poc#hette pour une ou plusieurs feuilles destinées à permettre le lustrage de la chaussure sur laquelle aura été étendu le produit 8 recouvrant l'une des faces du gant. Cette ou ces feuilles sont avantageusement constituées en matière cellulosique, afin de pouvoir être utilisées efficacement pour lustrer la chaussure sur laquelle a été étendu le produit d'entretien. Il est toutefois à remarquer que, comme cela a été indiqué plus haut, le lustrage peut être fait au moyen de l'autre face, c'est-à-dire celle non imprégnée du gant, mais il est avantageux alors que cette face soit elle-même duveteuse, ou soit recouverte d'un produit duveteux, Quoiqu'il en soit, le mode d'utilisation de ce gant d'entretien se conçoit aisément : lorsque l'utilisateur a ouvert et déplié le gant, il introduit sa main à son intérieur et frotte l'objet, par exemple la chaussure, au moyen de la face imprégnée 8 du gant. Lorsque la chaussure a été suffisamment nettoyée et revêtue du produit d'entretien, il reste à la lustrer, en utilisant la ou les feuilles qui étaient primitivement placées dans le gant et que l'utilisateur a retirées avant d'y introduire sa main. Avant lustrage, l'utilisateur quitte toutefois son gant en en assurant un retournement automatique. Pour cela, il passe dans le trou 5 de la languette 4 l'index ou le majeur de la main se trouvant dans le gant, et avec le pouce et l'index de l'autre main il saisit la zone 9 non imprégnée du gant, ce qui, par des mouvements de traction de sens inverse s'exerçant respectivement sur la languette 4 et sur cette bande 9, permet de retourner le gant sur lui-même, tout en permettant à la main de se dégater hors du gant. La face imprégnée et salie 8 du gant se trouve alors à l'intérieur; et le gant peut être jeté, sans provoquer ni souillure ni salissure, puisque sa face imprégnée et salie se trouve à l'intérieur. Bien plus, le gant ainsi retourné peut servir de réceptacle pour les feuilles de lustrage qui, ellesmêmes,ont été plus ou moins salies pendant l'opération de lustrage. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de ce gant d'entretien qui a été ci-dessus indiquée à titre d'exemple; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation, quels que soient notamment sa nature constitutive, sa forme et son procédé de fabrication. REVENDICAEIONS 1.- Gant d'entretien, caractérisé en ce qu'il est constitué par au moins une feuille délimitant un gant aplati sans doigts à l'extrémité intérieure duquel est fixée une languette, ganse ou similaire permettant, grâce à sa prise par un ou deux doigts de la main introduite dans le gant, de retourner celui-ci sur luimême après usage, l'une des faces extérieures de ce gant étant enduite du produit d'entretien correspondant aux usages auxquels ce gant est destiné. 2.- Gant d'entretien selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il présente la forme générale d'un trapèze dont la grande base est ouverte pour l'introduction de la main et dans la zone de petite base duquel est fixée la languette, la ganse ou similaire. 3.- Gant d'entretien selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il est constitué par deux feuilles de pellicule cellulosique ou deux feuilles de matière synthétique, tel que polyéthylène, ces deux feuilles étant re liées par soudure ou collage sur toute leur périphérie, à l'exception de la grande base. 4.- Gant d'entretien selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que son imprégnation intéresse la totalité de l'une de ses faces, à l'exception d'une bande transversale située dans la zone de grande base du trapèze. 5.- Gant d'entretien selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le produit d'entretien est étendu directement sur l'une des feuilles qui constituent le gant et dont les caractéristiques de surface sont choisies pour lui permettre de retenir ce produit. 6.- Gant d'entretien selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le produit d'entretien imprègne une feuille de matière absorbante rapportée sur l'une des feuilles constitutives du gant. 7.- Gant d'entretien, selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il est présenté à l'intérieur d'une pochette fermée sur toute sa périphérie. 8.- Gant d'entretien selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le long de sa grande base et sur une hauteur au moins égale à la moitié de chacun de ses deux cotés longitudinaux, il présente un rebord grâce auquel il est refermé sur lui-même par soudure ou collage, après repliement et après insertion entre les rebords ainsi superposés, d'un cordon ou autre élément continu dont une extrémité demeure apparente. 9.- Gant d'entretien selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il sert de poche à au moins une feuille de matière cellulosique ou autre destinée au lustrage des obåets à l'entretien desquels ce gant est destiné. 10.- Gant d'entretien selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que sa face extérieure non imprégnée du produit d'entretien est duveteuse ou est recouverte d'un produit duveteux ou autre.