La presente invention concerne une fixation de rails sur des traverses en beton ou autre semblable sans plaque d'assise, avec uniquement des crapauds disposes lateralement a côté du rail et emboîtés dans la partie superieure, non armée, de la traverse, crapauds qui sont fixes au moyen de tirefonds rigidement ancres dans la traverse. Pour la fixation du rail sur la traverse de breton, il est encore nécessaire d'interposer des éléments intermediaires, pièces de bridage, qui par exemple appuient en meme temps sur le crapaud et sur le patin de rail. Avec ces fixations de rail, on doit garantir que les efforts qui apparaissent sont transmis du rail dans la traverse. Il faut tenir compte des efforts latéraux et des efforts de déversement qui surgissent. Pour pouvoir reprendre ces efforts latéraux, le Brevet DT-PS 1 257 817 propose un crapaud conçu, sur sa face opposée au rail, avec forme angulaire ou partiellement angulaire. Ce crapaud travaille en cet endroit en action réciproque avec une surface oblique de la traverse, ce qui garantit une bonne transmission des efforts latéraux du rail dans la traverse en béton. Cette forme de construction a fait ses preuves en exploitation. Les efforts qui surgissent, provoqués par les efforts de déversement du rail, sont repris élastiquement ou rigidement avec des crampons serre-patins également élastiques ou rigides et sont transmis dans la traverse par l'intermédiaire des tirefonds. Ce qui est désavantageux dans cette fixation connue de rail et dans les autres solutions de ce type, c'est l'emploi de plusieurs éléments différents de construction. Il en résulte non seulement un coût élevé de fabrication mais également un stockage couteux. De plus, le montage est d'autant plus couteux qu'il faut tenir compte de davantage de pieces différentes. De plus, dans la forme d'exécution connue, on ne peut pas exclure une corrosion de contact entre les.différentes pieces, L'invention a pour objet de créer une fixation de rail qui réduise le nombre des pièces par rapport aux fixations connues de rail, dont la forme permette une simplification et une économie du point de vue de la technique de fabrication et quoi facilite le montage. Cet objet, selon l'invention, est atteint par le moyen que dans une fixation de rail sur traverses de béton ou autres semblables du modèle désigné ci-dessus, les crapauds, a la fois, sont conçus comme serrepatins élastiques reposant sur le patin du rail et constituent une unité avec les -serre-patins. Chaque crapaud montre le long de--ses deux faces longitudinales > un serre-patin de ce type, où, selon une autre caracteristique, les serre patins sont obtenus par usinage à partir du matériau du crapaud. Une solution particulierement avantageuse montre des serre-patins qui sont obtenus a partir du matériau du crapaud, sur la surface d'appui du crapaud côté patin du rail, dans un sens qui prolonge la surface appui. Pour garantir la course élastique nécessaire, une autre solution montre un serre-patin dont la course élastique arrive au moins jusque dans la zone de la demi-longueur du crapaud Les serre-patins euxmemes présentent la forme, connue en soi, du col de cygne, de l'oeillet ou de l'arc de cercle et des extremités, qui agissent sur le patin de rail, sont dirigées l'une vers l'autre. Les serre-patins, qui sont fabriqués par découpe de séparation a partir du crapaud, peuvent, de façon simple appropriée, etre exécutés pour que leurs extrémités agissant sur le patin de rail soient en forme de crochet courant parallelement a la direction longitudinale du rail. Les serre-patins élastiques, maintenus sous précontrainte, présentent pour des cas particuliers d'utilisation, une modification de section connue en soi, s'ils doivent être évalués comme éléments de meme contrainte de flexion. Selon l'invention, les serre-patins sont obtenus par séparation a partir du crapaud, forgeage et cintrage à la suite, la séparation pouvant s'obtenir mécaniquement ou thermiquement. L'idée de l'invention crapaud et serre-patin d'une seule pièce - n'est pas non plus abandonnée si un profile ou un rond correspondant a la forme du serre-patin est soudé contre le crapaud. Les avantages obtenus -avec I'invention résident essentiellement-dans le fait qu'avec une faible dépense de matériau et de fabrication, on peut obtenir des fixations de rail qui, grace a leur conception d'une seule pièce, peuvent s'opérer plus facilement que jusqu'ici par assemblage. Ces fixations de rail présentent en outre l'avantage que lors du montage il n'est plus nécessaire de faire attention a la position du crampon élastique sur le crapaud. De plus, on ne risque plus d'avoir des efforts de flexion agissant sur le tirefond, efforts qui étaient provoqués par le fait que le crampon élastique coulissait sur le crapaud. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture due ladescription qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation et en se référant aux dessins annexés, sur lesquels La Figure 1 représente une fixation de rail avec serre-patins, qui prolongent la surface d'appui du crapaud qui court parallèlement au rail La Figure 2 représente une fixation de rail avec serre-patins dont la course élastique s'étend jusque dans la zone médiane du crapaud et la Figure 3 représente une fixation de rail avec serre-patins qui, en leurs extrêmités agissant sur le patin de rail, ont la forme de crochets, Un rail 10 repose par son patin de rail 101 sur une traverse de béton il. Comme fixation de rail, on utilise un crapaud 12 avec des serrepatins 121 obtenus par usinage à partir du matériau du crapaud 12, et travaillant en collaboration avec un tirefond non représenté, ancré dans la traverse de béton 11 et guidé à travers une lumière 122 du crapaud 12, de sorte qu'apres serrage, le tirefond réunit rigidement à la traverse de;béton 11, le crapaud 12 et donc également les serre-patins 121. La traverse de béton 10 présente une découpe de, forme angulaire qui court parallèlement à la direction longitudinale du rail à une certaine distance de ce rail, deoupe dont les surfaces obliques 11 servent à recevoir l'extremité du crapaud 123 également en forme angulaire, de sorte que cette disposition agit pour reprendre les efforts latéraux qui apparaissent. Ces efforts latéraux sont transmis depuis le patin de rail 101 sur la surface d'appui 124 du crapaud 12.Cette surface d'appui 124, selon l'exemple d'exécution du crapaud 12 de la Figure 1, est prolongée de façon telle que les serre-patins 121 sont obtenus, dans la zone de la surface d'appui 124, à partir du crapaud 12, de façon à courir tout d'abord des deux caties dans la direction de la surface d'appui 124 avant de se cintrer. Cette surface d'appui 124 ainsi prolongée participe donc à réduire, par ses serre-patins 121, la tendance au déversement du crapaud 12, Les efforts au deversement du rail 10 qui surgissent, sont repris elastiquement par les serre-patins 121 et sont transmis dans la traverse de béton Il par le tirefond non représenté. Les courses élastiques et forces élastiques désirées pour les serre-patins 121 sont définies, de façon connue, par leur forme et leur section. Pour la course élastique et la constante élastique que l'on veut obtenir, une certaine longueur des serre-patins 121.est nécessaire.Pour loger cette longueur dans ltencombrement le plus réduitpossible non seulement on donne aux serre-patins 121 la forme connue en col de cygne, en oeilîet ou en arc de cercle, mais en plus on fait varier la 5'pcsqtion d' articulation" des serre-patins 121 sur le crapaud 12, Clest ainsi que selon ia Figure 2 les serre-patins'121 sont "articulés" -dans -la zone mediane du crapaud 12, Cette conception présente l'avantage que les efforts agissant sur les serre-patins sont transmis au crapaud 12 immediatement dans la zone du tirefond, La conception des extrêmites libres des serre-patins 121 sous forme de crochet 121 - Figure 3 - est d'autant plus avantageuse que ces serre-patins 121 peuvent tre obtenus à partir du profile simple dont est fait le crapaud 12. Une séparation mécanique ou thermique est possible pour la fabrication de ces serre-patins 121. Il s'ajoute à cela que les serre-patins 121 selon cette exécution avec fentes de séparation 126 suivant leur section peuvent s'utiliser de façon simple pour que cette section, comme on le sait en soi, puisse s' évaluer comme élément de contrainte de flexion uniforme. Les serre-patins 121 sont habituellement precintres vers le bas de façon que lorsque le crapaud 12 repose sur la traverse de béton 11, le tirefond étant serré, on obtienne la précontrainte désirée pour les serrepatins 121. A l'aide de la lumière 122 pour le tirefond, on crée, par coulissement du crapaud 12 dans la direction qui s'éloigne du- rail 10, un espace intermédiaire libre suffisant qui permet,-le crapaud 12 étant déjà disposé sur la traverse de béton 11, de poser le rail 10, par le haut; sur la traverse de béton 11, sans rencontrer d'obstacle de la part du crapaud 12. Une sécurité au vissage du tirefond peut dans le cas normal ne pas se produire. Cette sécurité au "vissage" est donnée par le moyen que le tirefond se trouve également sous précontrainte par suite de la précontrainte des serre-patins 121 qui constituent une unité avec le crapaud 12. En outre, il est avantageux vis à vis de la fixation par crampons elastiques que le tirefond repose sur une surface importante du crapaud 12 et à plat. Dans une fixation par crampon élastique, le tire-fond, par contre, ne repose que ponctuellement ou suivant une courbe réduite. Bien entendu diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs qui vieanent d'être décrits, uniquement à titre d'exemples non limitatif, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Fixation de rails sur des traverses en béton ou autre semblable, sans plaque d'assise, avec uniquement des crapauds disposés latéralement a côté du rail et emboîtés dans la partie supérieure, non armée, de la traverse, crapauds qui sont fixés au moyen de tirefonds rigidement ancrés dans la traverse, caractérisée en ce que les crapauds, à la fois, sont conçus comme serre-patins élastiques reposant sur le patin du rail et constituent une unité avec les serre-patins. 2. Fixation de rails selon revendication 1, caractérisée en ce que chaque crapaud présente un serre-patin le long- de ses deux faces longitudinales. 3. Fixation de rails selon l'ensemble des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les serre-patins sont usinés à partir du matériau du crapaud. 4. Fixation de rails selon l'ensemble des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les serre-patins sont obtenus à partir du matériau du crapaud, sur la surface d'appui- de ce crapaud côte patin du rail et dans un sens qui prolonge la surface d'appui. 5. Fixation de rails selon l'ensemble des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les serre-patins présentent une course élastique qui arrivent au moins jusque dans la zone de la demi-longueur du crapaud. 6. Fixation de rails selon ltensemble des revendications 1 à 5, caracterisée en ce que les serre-patins présentent la forme connue en soi du col de cygne, de l'oeillet ou de l'arc de cercle et ence que leurs extrêmités agissant sur le patin de rail sont dirigées l'une vers l'autre. 7. Fixation de rails selon l'ensemble des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que les serre-patins agissant sur le patin de rail et obtenus par découpe de séparation à partir du crapaud courent parallelement à la direction longitudinale du rail avec leurs extrêmités libres en forme de crochet. 8. Fixation de rails selon ltensemble des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que les serre-patins élastiques et sous précontrainte présentent une modification de section connue en soi.