Machine de renvidage à ailettes pour rubans d'étirage comportant à chaque tête de renvidage un mécanisme d'arrêt qui, entre les cylindres délivreurs et la tête de l'ailette, est muni d'un détecteur qui définit un espace ou un orifice amdnagé de préférence dans le corps du détecteur proprement dit, orifice qui peut être formé dans une paroi circulaire en forme de cône tronqué inversé. Cet orifice laisse passer librement le ruban d'étirage lorsque la tension de renvidage est normale, mais il fait obstacle à ce passage lorsque la tension est éliminée, de sorte que le ruban s'accumule alors contre le détecteur qui actionne alors le mécanisme qui commande l'arrêt de la machine. La présente invention se rapporte à la formation de bobines de mèche sur une barre-à-broches et, plus particulièrement à la formation de grosses bobines du type décrit dans la demande N 7108073. Dans la conduite d'une telle machine, il est indispensable dtinclu re un mécanisme d'arrêt qui arrête la machine s'il se produit un défaut ou une casse du ruban, ce qui toutefois présente certaines difficultés dans le renvidage d'un ruban d'étirage pour produire une mèche. Il est nécessaire alors d'utiliser un détecteur quelconque pour explorer le passage du ruban entre les cylindres délivreurs et la tête de l'ailette, ce qui toutefois soulève un problème, à savoir que, si le détecteur attaque le ruban trop faiblement son action est insuffisante et une quantité excessive de ruban est délivrée avant l'arrêt de la machine. Par ailleurs, si le détecteur exerce une trop forte pression sur le ruban pour arrêter la machine rapidement, cela risque d'étirer le ruban qui ne peut pas supporter une bien grande tension, ce qui peut engendrer des casses.En outre, une pression excessive contre le ruban se traduit par la formation de barbes de fibres sur le détecteur. Suivant l'invention, le détecteur d'un tel mécanisme d'arrêt automatique définit un espace ou un orifice à travers lequel le ruban peut passer librement lorsque la tension de renvidage est normale, mais qui fait obstacle au passage du ruban lorsque la tension est éliminée, de sorte que le ruban s'accumule alors contre le détecteur qui est ainsi forcé de se déplacer pour commander le mécanisme d'arrêt De préférence, l'orifice que traverse le ruban est formé par le corps du détecteur. Aussi longtemps que le ruban est sous tension, il s'allonge en une ligne à peu près rectiligne et passe facilement dans l'orifice. Dès que la tension est relâchée, le ruban ne s'étend plus en ligne droite et il tend à se mettre en tas, ce qui s'oppose à son passage dans l'orifice.La délivraison du ruban continuant, le ruban s'accumule contre le détecteur ainsi que cela a été dit ci-dessus et entraine vers le bas le détecteur qui actionne le mécanisme d'arrêt. Au lieu que l'orifice soit formé dans le corps du détecteur proprement dit, un effet équivalent peut résulter de l'action conjuguée entre le détecteur et un organe fixe, de façon à définir entre eux un espace vide ou intervalle dans lequel le fil passe normalement. Lorsque la tension est relâchée, le ruban forme un tas comme cela a été décrit ci-dessus et actionne le détecteur. Dans une construction préférée suivant l'invention, l'orifice du corps du détecteur est formé dans une paroi circulaire constituant un cône tronqué inversé. En d'autres termes, cette paroi est définie par un petit organe en forme d'entonnoir dont la pointe est dirigée vers le bas. L'extrémité inférieure de ce système fournit un espace libre suffisant autour du ruban pour lui permettre de passer librement au cours d'un renvidage normal. En général, le ruban n'entre pas en contact avec la paroi de cet orifice, mais, dans certaines conditions, il peut s'appuyer légèrement contre cette paroi. La force de frottement qui est alors développée n'est pas suffisante pour déplacer le détecteur et il nty a pas non plus de risque pour que l'effet de freinage exercé sur le ruban provoque un étirage dans les conditions indiquées précédemment.Lorsque le ruban commence à se gonfler du fait du relâchement de la tension, le ruban s'accumule dans l'entonnoir proprement dit et le détecteur est actionné. Non seulement cette construction assure un fonctionnement efficace du détecteur en ce sens que le poids du ruban accumulé est disponible pour mouvoir le détecteur, mais la présence de l'entonnoir tend à s'opposer à ce que le ruban déborde de la machine et 1-e ruban rassemblé est alors disponible pour rattacher l'ex- trémité du ruban cassé avec la bobine sans qu'il soit nécessaire de faire avancer un peu la machine. Une construction suivant l'invention sera décrite maintenant plus en détail à titre d'exemple en se référant aux dessins annexés, dans lesquels - la Fig. 1 est une vue en perspective montrant les éléments d'une tête individuelle de renvidage d'une machine de renvidage à ailettes multiples avec les détails du mécanisme d'arrêt; - la Fig. 2 est une vue de bout en coupe, à partir de la gauche de la Fig. 1. La machine de renvidage elle-meme est de construction normale et seules les parties qui se rapportent à l'invention sont représentées. Le ruban identifié par 1 provenant des cylindres d'étirage (non représentés) traverse un tube-guide 2, puis un conducteur 3 qui l'amène aux cylindres délivreurs 4. En sortant des cylindres délivreurs, il traverse un organe 8 en forme de tronc de cône inversé qui est un élément constitutif du détecteur, puis de là il passe sur l'ailette 9 qui est montée sous un couvercle 10, l'ailette étant plus distinctement visible sur la Fig. 2. A l'exception de l'inclusion de l'organe 8 en forme d'entonnoir, les éléments constitutifs décrits jusqu'ici sont tous du type usuel et font partie d'une tête de renvidage individuelle.La machine comporte un certain nombre de têtes de renvidage montées côte à côte et contrôlées soit par un mécanisme d'arrêt unique pour toutes les têtes de renvidage ou par des mécanismes d'arrêt distincts contrôlant des groupes de têtes de renvidage. Chaque mécanisme d'arrêt comporte un bras détecteur 12 à l'extrémité duquel est monté un organe 8 en forme d'entonnoir dans lequel passe le ruban ainsi qu'il a été dit ci-dessus. Ce bras 12 s'étend à partir d'un arbre 13 constitué par une barre partiellement circulaire montée à rotation libre sur des paliers espacés sur la longueur de la machine, dont l'un est Représenté en 14. Le poids de tous les détecteurs est équilibré par un contre-poids réglable prenant appui sur un arbre 18 qui s'étend sur la face opposée de l'arbre 13 à partir du bras du détecteur 12. Au cours de la marche normale, le bras 18 repose contre une butée, position dans laquelle il appuie sur le poussoir d'un micro-interrupteur 20. Cela a pour effet de maintenir l'interrupteur 20 fermé et de permettre à l'ensemble de la machine de travailler. Au cas où un ruban vient à casser, l'un des bras 12 du détecteur est forcé de s'abaisser, soulevant ainsi le contrepoids 15 et actionnant l'interrupteur de façon à l'ouvrir pour couper le circuit et à arrêter ainsi la machine. Pendant la marche normale, le ruban 1 passe librement dans 1'organe 8 en forme d'entonnoir et bien qutil puisse appuyer légère ment contre l'une ou l'autre face, la force de frottement développée n'est pas suffisante pour affecter le détecteur ou le ruban. Si, cependant, une casse de ruban se produit, la tension se relâche et le ruban ne s'étend plus en ligne droite; il tend au contraire à se mettre en tas et à ne pas passer dans l'orifice. Cette situation est représentée à la Fig. 2 sur laquelle la position normale du détecteur est représentée par des lignes en tiretés tandis que les traits pleins indiquent la position abaissée. Dans cette dernière position, le poids de ruban accumulé, rassemblé par l'organe 8 a entraîné celui-ci vers le bas en même temps que le bras 12 pour créer le résultat qui vient d'être décrit.La présence de l'entonnoir tend à éviter que le ruban déborde par dessus la machine et à fournir une longueur de ruban suffisante pour rattacher l'extrémité de ruban cassée avec la bobine sans qu'il soit nécessaire de faire avancer un peu la machine. La rattache est facilitée lorsque l'or- gane 8 est en position abaissée et une manette 22 a été prévue à l'aide de laquelle on peut faire tourner l'arbre 13 pour amener les détecteurs dans cette position. Ainsi que le montre mieux la Fig. 2, la position opératoire normale de l'organe 8 l'amène tout près des cylindres délivreurs 4. En conséquence, si une barbe vient à se former autour de l'un des cylindres, celui-ci entre en prise avec l'organe 8 et, pour être assuré que cet engagement s'exerce à peu près sur toute la largeur du cylindre, l'organe 8 comporte un collier 23 de forme carrée. Cette barbe peut se former si le ruban casse et colle sur la face de l'un des cylindres délivreurs. La continuation de la rotation des cylindres a pour effet d'accroitre rapidement le volume de la barbe dont l'épaisseur ne tarde pas à être assez grande pour forcer l'organe 8 à s'abaisser d'une quantité suffisante pour provoquer l'arrêt de la machine. Ainsi, en présence de conditions défectueuses quelconques, le détecteur réagit et arrête la machine alors que pendant la marche normale il n'exerce aucune action sur le ruban proprement dit qui, comme cela a été décrit précédemment, peut passer librement dans l'organe 8. - REVENDICATIONS. 1 - Machine de renvidage à ailettes pour ruban, dont chaque tête de renvidage est équipée d'un mécanisme d'arrêt qui comporte un détecteur agencé entre les cylindres délivreurs et la tête de l'ailette, qui définit un espace libre ou un orifice à travers lequel le ruban peut passer librement lorsque la tension de renvidage est normale, mais qui fait obstacle au passage du ruban lorsque la tension est supprimée, engendrant ainsi une accumulation du ruban contre le détecteur qui, de ce fait, se déplace et actionne le mé- canisme d'arrêt. 2 - Machine suivant la revendication 1 dans laquelle l'orifice de passage du ruban est formé dans le corps du détecteur. 3 - Machine suivant la revendication 2 dans laquelle l'orifice est formé dans une paroi circulaire formant un tronc de cône renversé. 4 - Machine suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, dans laquelle le détecteur est monté suffisament près des cylindres délivreurs pour actionner le mécanisme d'arrêt lorsqu'une barbe se forme autour de l'un des cylindres. 5 - Machine suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, dans laquelle le poids du détecteur est équilibré par un contrepoids réglable et dans laquelle le déplacement vers le bas du détecteur a pour effet d'actionner un interrupteur électrique qui arrête la machine. 6 - Machine de renvidage à ailettes multiples suivan la revendication 5, dans laquelle tous les détecteurs associés à un groupe d'ailettes s'étendent à partir d'un arbre commun et sont équilibrés par un contrepoids unique dont le déplacement vers le haut ouvre un micro-interrupteur.