Il est connu que l'acide dipropylacétique et certains de ses dérivés comme son amide primaire possèdent des propriétés dites antianoxiques en ce sens qu'elles permettent la resynthèse de l'acide adényl-triphosphorique et de la créatine phosphate évitant la montée des lactates chez des animaux soumis à des hypoxies par différents moyens : mise en altitude simulée, en atmosphère appauvrieen oxygène, traités par des curarisants, etc... La présente invention montre que la même activité est aussi l'apanage 1" - de l'acide ethylbutylacétique et de son amide primaire, 2" - de la méthyl(cyclo hexane-2) vinyl sulfone, et la présente invention montre encore que l'amide dipropylacétique comme l'amide éthyl butylacétique potentialisent l'action de m & hyl( cyclo-hexane-2) vinyl sulfone et inversement. Les résultats suivants le démontrent Des souris Swiss femelles ou maIes de 20 g sont placées dans une enceinte close en verre du type "dessiccateur à acide sulfurique" employé dans le laboratoire. On place dans cette enceinte des souris témoins et des souris traitées et on fait une depression qui équivaut à une altitude de 12000 metres avec une vitesse ascensionnelle de 80 mètres par seconde. On admet que les souris sont mortes lorsqu'on ne distingue plus de mou veinent respiratoire. L'injection aux souris traitées par voie intrapéritonéale, trente minutes avant l'expérience montre que 100 mg/kg de la sulfone permettent une survie supérieure à 30 mn chez 10 souris sur 12 alors que les souris témoins meurent en 4 mn environ. 200 mg/kg d'éthylbutylacétamide permettent une survie supérieure à 30 mn chez 10 souris sur 18 alors que les témoins meurent en 4 mn environ. 100 mg/kg de dipropylacétamide permettent une survie supérieure à 30 mn chez 8 souris sur 12 alors que les témoins meurent en 4 mn environ. L'effet de synergie est prouvé par les résultats suivants Alors qu'à la dose de 100 mg/kg 1 'éthylbutylacètamide ne donne que 6 survies sur 12 pendant plus de 30 mn que la sulfone à la dose de 50 mg/kg ne donne qu'une survie de 10 mn, le mélange de 100 mg/kg d'ethyibutylacétami de et de 50 mg/kg de sulfone permet une survie supérieure à 30 mn chez 14 souris sur 18. En résume la présente invention revendique les proprietes antianoxiques de dérivés dipropyl et ethylbutylacetiqueld'une vinyl sulfone ; et la syner gie d'activite entre la vinyl sulfone et les amides dipropyl et ethyl butylacétique. Ces essais expérimentaux sont confirmés par les observations suivantes obtenues en clinique humaine. La posologie est indiquée pour chaque observation. I - Monsieur AGR.., 54 ans, atteint d'une artériopathie sévère au stade IV,souffrait de douleurs ischémiques nocturnes allant jusqu'à le réveiller dix fois par nuit. La thérapeutique complète associait des séances de caisson hyperbare, à deux cures de streptokinase. Parmi ces thérapeutiques actives les fibrinolytiques ont éte interrompus le 29 juin après une séquence de douze jours par perfusion intermittente. Ce traitement a améliore localement l'atrophicite des tissus mais pendant les cinq jours suivants les douleurs ischémiques persistaient. Le traitement antianoxique a commencé le 3 juillet et poursuivi avec trois gélules de 280 mg d'amide et 20 mg de sulfone par jour jusqu'au 29 octobre, date de la sortie en maison de rééducation.Le medicament a éte parfaitement toléré. Les douleurs ischémiques se sont estompées pour disparaître en fin de séjour. Il faut remarquer que les thérapeutiques vasodilatatrices associees (Praxilène) étaient utilisées sans modification de leur posologie depuis plusieurs mois. II.- Monsieur CAR... souffrait d'une artériopathie proximale discrète mais provoquant une claudication fessière. Il se soumit à une thérapeutique régulièrement et volontairement pendant deux ans, à raison de 3 géllules d'amide dipropylacétique à 300 mg. Avec l'entraînement physique, il a vu s'effacer les symptômes fonctionnels. III - Monsieur BRU... 62 ans, présentait une arteriopathie au stade II avec anevrisme aortique et occlusion fémorale bilatérale. Hospitalisé pour investigations pre-chirurgicales, la médication antianoxique lui a eté prescrite à raison de 4 gélules par jour à 300mg d'amide et 20 mg de sulfone. Il s'agissait de la seule therapeutique administrée. Aucun autre traitement n'a été envisagé en particulier, aucun protocole de réentraînement à la marche n'a été mis en route. Le périmètre de marche initial sur tapis roulant à 10 % de pente et 3 km/heure revélait une gène du mollet gauche à 90 mètres, une crampe obligeant l'arrêt à 135 mètres et une récupération longue de cinq minutes Ces mesures sont pratiquées le 16/11/78.Après un traitement d'une semaine, soit le 23/11/78. Ces chiffres sont respectivement atteints 165 m, 220 m en 4 mn 30. (Nous mettons en face les uns des autres les chiffres correspondants pour bien marquer le spectaculaire resultat obtenu en une semaine). Avant Après 90 165 135 220 5 mn 4 mn 30