La présente invention concerne un procédé pour produire des objets en aluminium ou alliage d'aluminium anodisé en couleur. Depuis quelque temps, on utilise largement des objets en aluminium revêtus d'un film d'oxyde anodique coloré dans le bâtiment, les véhicules, les appareils domestiques, etc. On peut colorer la surface de ces objets en aluminium en lesrevêtant d'un film d'oxyde anodique poreux et en les teintant ensuite par des techniques bien connues depuis fort longtemps. Cependant, la pigmentation avec des colorants résiste mal aux intempéries et se décolore aisément lorsqu'elle est exposée à la lumière du soleil, au vent et/ou à la pluie. On a donc proposé plusieurs améliora- tions pour obtenir des couleurs résistant aux intempéries dans des films d'oxyde anodique déposés sur des objets en aluminium; dans un tel procédé amélioré, on utilise comme première électrode, un objet en aluminium préa- lablement revêtu d'un film d'oxyde anodique et on pratique une électrolyse en courant alternatif dans un bain électrolytique contenant un ou plusieurs sels de métaux solubles, par exemple des sels de nickel, cobalt, cuivre, étain, etc. Dans un autre procédé on utilise l'objet comme cathode et on pratique une électrolyse en courant continu; ainsi, le produit électrolyti- que se dépose dans le film pour créer la couleur désirée, laquelle dépend du type du ou des sels métalliques contenus dans le bain. Dans le premier procédé précité, à savoir la coloration électrolytique en courant alternatif du film en utilisant comme électrolyte la solution de sels métalliques précitée, la coloration du film s'effectue dans des conditions relativement stables, sans que soit détruit le film d'oxyde anodique sur la surface de l'aluminium. Cependant, ce procédé exige du temps,et en conséquence, n'est pas toujours approprié au traitement de coloration industrielle des objets en aluminium produits en série. Dans le deuxième procédé, à savoir la coloration électrolytique en courant continu en utilisant les objets d'aluminium comme cathode, la coloration du film peut être obtenue en un temps relativement court. Toutefois, le film est souvent détruit lors de la coloration électrolytique. Dans certains cas, on constate un "écaillage" c'est-à-dire une rupture localisée du film lors de la coloration électroly- tique. En particulier, cette tendance est souvent accrue en fonction du type des ions d'impuretés contenus dans le bain, par exemple des ions de métaux alcalins. Pour réduire ces inconvénients, dans le cas de la colora- tion électrolytique en courant continu avec pour cathode l'objet en alumi- nium dans un bain électrolytique contenant un ou plusieurs sels métalliques, on a proposé de traiter initialement l'objet en aluminium revêtu du film d'oxyde anodique, utilisé comme anode, avant la coloration électrolytique et de soumettre l'objet à un traitement électrolytique préliminaire avec un courant continu anodique, pour renforcer la couche écran du film d'oxyde anodique, dans le bain électrolytique contenant le même sel, ou les mêmes sels métalliques. On utilise alors l'objet en aluminium comme cathode pour la coloration électrolytique. Ceci évite la destruction par écaillage du film lors de la coloration électrolytique en courant continu dans le bain contenant le, ou les sels métalliques. Des travaux de recherche effectués sur la coloration électrolytique d'objets en aluminium, en utilisant des bains électrolyti- ques contenant un ou plusieurs sels métalliques, ont démontré que le traite- ment électrolytique préliminaire avec un courant continu anodique, appliqué. aux objets en aluminium revêtus d'un film d'oxyde anodique dans un bain élec- trolytique contenant un ou plusieurs sels métalliques, non seulement empêche la rupture du film par écaillage lors de la coloration électrolytique, mais encore améliore considérablement le pouvoir de projection de la coloration. D'autre part, on a constaté que le traitement électroly- tique préliminaire réduit considérablement la vitesse de coloration de l'alu- minium pendant la coloration électrolytique. La raison en est l'existence d'une couche/écran d'oxyde d'aluminium entre la sous-couche en aluminium et le film d'oxyde poreux. Si on applique le traitement électrolytique en cou- rant continu à l'objet en aluminium, utilisé comme anode, revêtu d'un film d'oxyde anodique comme traitement préliminaire avant la coloration électro- lytique dans un bain électrolytique contenant un ou plusieurs sels métalli- ques, l'épaisseur de la couche écran augmente, améliorant l'uniformité du film et le renforçant, ce qui améliore le pouvoir de projection au stade de coloration électrolytique suivant. Par ailleurs, le phénomène d'écaillage est évité. Toutefois, l'augmentation de l'épaisseur de la couche écran cor- respondant à la densité de courant et à la durée du traitement préliminaire entratne inévitablement une augmentation de la résistance électrique entre l'objet en aluminium et l'électrolyte. En conséquence, la vitesse de colora- tion du film au stade suivant de coloration électrolytique est considérable- ment réduite, ce qui soulève des difficultés pour l'obtention d'une colora- tion intense du film. En conséquence et en vue d'obtenir cette coloration intense, on préfère raccourcir au maximum la durée du traitement électroly- tique préliminaire. Mais, si ce dernier est trop court, il n'est pas suffi- samment efficace pour empêcher l'écaillage dû à la détérioration du film 2465801' lors de la coloration électrolytique. Ainsi, le compromis entre l'amélio- ration de la coloration et la prévention de l'écaillage n'est pas résolu. En conséquence, afin d'obtenir un pouvoir de projection élevé en utilisant les techniques de coloration électrolytique en courant continu classiques, on a proposé un autre procédé dans lequel on reprend le traitement électro- lytique préliminaire et le traitement de coloration électrolytique. La présente invention vise à résoudre les problèmes pré- cités concernant la coloration d'objets en aluminium par électrolyse dans un bain contenant un ou plusieurs sels métalliques. Selon la présente inven- tion, il est proposé un procédé pour produire des objets en aluminium ou en alliage d'aluminium anodisé en couleur, dans lequel on forme, un film d'oxyde anodique sur la surface de l'objet, on soumet l'objet anodisé à un traitement électrolytique préliminaire pour renforcer la couche écran du film d'oxyde anodique, et on colore ensuite l'objet par électrolyse dans un dispositif dans lequel l'objet constitue la cathode et le bain électrolyti- que contient un ou plusieurs sels métalliques, en faisant passer entre l'a- node et une contre-électrode du dispositif un courant continu sur lequel sont superposées des impulsions de tension positive. Ce procédé permet d'augmenter considérablement la vitesse de coloration du film, même audelà de ce qu'on obtient dans le procédé de coloration en courant continu, et sans comparaison avec la coloration électrolytique classique en courant al- ternatif. En outre, par l'application de la tension d'impulsions, on supprime effectivement la détérioration du film habituellement associée à l'électro- lyse en courant continu. En conséquence, on peut prolonger ce traitement de coloration électrolytique dans des conditions stables pendant un temps suffi- sant pour obtenir une coloration effective du film avec des couleurs suffi- samment intenses et un pouvoir de projection élevé sans risque d'écaillage. On va maintenant décrire plusieurs réalisations de la présente invention en se reportant au dessin joint dont les figures la, lb, 2a et 2b sont des dlagrammes d'ondes électriques. Dans un premier stade, on forme un film d'oxyde anodique sur la surface de l'objet en aluminium. De préférence, cet objet est en aluminium ou en un alliage d'aluminium qui a été anodisé de la manière clas- sique en utilisant de l'acide sulfurique, de l'acide oxalique, de l'acide sulfonique, de l'acide chronique, etc, en solution aqueuse dans un bain électrolytique, l'objet en aluminium étant utilisé comme une anode à laquel- le on applique un courant continu, un courant alternatif ou un courant con- tinu avec superposition d'un courant alternatif. 2465801 1 L'objet est ensuite soumis à un traitement électrolyti- que préliminaire en appliquant un courant continu anodique à l'objet en aluminium revêtu du film d'oxyde anodique précédent. Comme électrolyte, on peut utiliser des solutions aqueuses contenant le ou les mêmes sels métalliques que dans le traitement de coloration électrolytique qui sera effectué ultérieurement, bien qu'il soit possible d'utiliser des électroly- tes classiques tels que des solutions aqueuses diluées de borax, d'acide borique, de borate d'ammonium, de tartarate d'ammonium, de phosphate d'am- monium ou d'acide citrique, ou d'un mélange de plusieurs de ces substances, de façon à obtenir un film d'oxyde formant écran sur la surface de 1' alumi- nium par passage d'un courant continu. On peut utiliser une densité de cou- rant anodique atteignant 3A/dm2, mais on utilise de préférence une densité comprise entre 0,05 et 0,5 A/dm2. La durée de l'électrolyse est variable en fonction de la densité de courant. Si la durée est trop longue, la résistan- ce du film devient trop élevée, ce qui augmente la résistance électrique du film du fait de l'augmentation d'épaisseur de la couche écran, et il en résulte des difficultés pour l'obtention d'une coloration suffisamment in- tense lors du traitement de coloration électrolytique suivant. En conséquen- ce, il est préférable que la durée de l'électrolyse ne dépasse pas 2 minu- tes. Normalement, une durée de 20 à 60 secondes avec une densité de courant de 0,05 à 0,5 A/lc est suffisante. Après le traitement électrolytique préliminaire ci-des- sus on utilise l'objet en aluminium comme cathode dans un bain électrolyti- que contenant un ou plusieurs sels métalliques, notamment des sels de nickel, cobalt, cuivre, étain, etc. On préfère également conserver le bain acide en ajoutant un acide inorganique, par exemple de l'acide sulfurique, de l'a- cide borique ou un acide organique tel que l'acide tartrique, l'acide citri- que, etc, en fonction du ou des sels contenus dans l'électrolyte. On réalise la coloration électrolytique en appliquant à l'objet métallique servant de cathode un courant continu cathodique sur lequel sont superposées des impulsions de tension positive. Dans ce cas, la valeur maximale autorisée de la densité de courant négatif pendant le temps ou l'objet en aluminium sert de cathode est approximativement 1A/Cd, et de façon préférée 0,05-0,5 A/d#. Les figures la et lb montrent des formes d'on- des de tension d'impulsions appliquées à l'objet en aluminium servant de cathode pendant la coloration électrolytique (fig. la) et la forme d'ondes appliquées entre l'objet en aluminium et la contre-électrode (fig. lb). Sur ces figures, le temps est porté en abscisses et la tension ou l'intensité en 2465801 '1 ordonnées. Comme on le voit sur les figures la et lb, des impulsions répé- tées de tension positive sont appliquées à l'objet en aluminium, grâce aux- quelles un courant instantané positive passe par intermittence de l'objet en aluminium à la contre-électrode. Dans ce cas, la tension d'impulsions doit être appliquée de telle manière que l'amplitude de l'intensité positive pendant la période anodique soit approximativement la même que celle de l'intensité négative pendant la période cathodique. Par ailleurs, on préfère pour la coloration effective du film, régler le courant cathodique circu- lant entre l'objet en aluminium et l'électrode, avec une forme d'ondes carrée ou analogue, comme on le voit sur la figure lb. Avec un bain électrolytique aqueux contenant un ou plu- sieurs sels métalliques, la superposition d'impulsions de tension positive sur le courant continu de coloration électrolytique accélère la vitesse de la coloration électrolytique tout en empêchant l'écaillage dû à la détério- ration du film d'oxyde anodique recouvrant l'objet en aluminium. Dans ce cas et pour obtenir une coloration stable et intense sur le film,-il est souhai- table de régler la fréquence et le rapport ta/tc (voir figure lb) de la tension d'impulsions appliquée à l'objet en aluminium, ta et te représentant respectivement le temps de conduction du courant positif pendant la période anodique de l'objet en aluminium et le temps de conduction du courant néga- tif pendant la période cathodique de l'objet. On a trouvé qu'une fréquence de répétition de 60 à 1800 par minute ou de préférence 120 à 1200 par minute, permettait d'obtenir une excellente coloration. Les résultats des expériences montrent que, si la fréquence des impulsions est trop faible, on n'obtient pas un rendement suf- fisant, tandis que, si elle est trop importante, la vitesse de coloration du film a tendance à diminuer. En ce qui concerne le rapport ta/tc (du temps positif au temps négatif), on préfère qu'il soit compris entre 0,005 et 0,30, bien que ceci dépende dans une certaine mesure du type de sel métallique dans le bain électrolytique et de la fréquence de répétition des impulsions. Si le rapport ta/tc est trop petit, le rendement de la tension d'impulsions est insuffisant. D'autre part, si ce rapport est supérieur à 0,30, la vitesse de coloration du film diminue et il est difficile d'obtenir une coloration intense du fait de l'accélération de la croissance de la couche écran. Ce rapport doit donc, de préférence, être compris entre 0, 01 et 0,25. Dans ces conditions, il est toujours possible d'obtenir une coloration stable, unifor- me et intense sur le film sans provoquer d'écaillage, du fait de la suppres- sion de la détérioration du film pendant la coloration électrolytique et 6 2465801 I de l'effet d'accélération sur la coloration du film. La tension d'impulsions peut être appliquée de façon continue pendant toute la durée de la coloration électrolytique, comme on le voit sur la figure 2a. On peut également régler la coloration du film, comme on le voit sur la figure 2b, en appliquant de façon récurrente cette tension pendant T2 secondes (par exemple 5 à 20 secondes), cette applica- tion étant séparée par des intervalles appropriés Tl (par exemple 5 à 20 secondes) pendant le processus de coloration électrolytique. Dans le procédé basé sur la présente invention, on peut utiliser des matériaux tels que le carbone et l'acier inoxydable qui sont classiquement utilisés comme contre-électrode dans la coloration électroly- tique de l'aluminium anodisé. Toutefois, la tension d'impulsions pendant le stade de coloration accélère souvent la désintégration de la matière de l'électrode et peut raccourcir sa durée d'utilisation. Pour éviter cet in- convénient, on préfère des métaux stables tels que platine, rhodium, or et titane ou des métaux moins chers revêtus de l'un de ces métaux. En fonction de l'avancement de l'électrolyse, le film d'oxyde anodique recouvrant l'objet en aluminium se pigmente graduellement d'une couleur particulière fonction du ou des sels métalliques contenus dans le bain. Après la coloration électrolytique, l'objet en aluminium est rincé dans l'eau, et si nécessaire, soumis à un traitement de fixation par immersion dans de la vapeur ou de l'eau chaude, et/ou à un traitement de finition par revêtement de résine par électro-phorèse ou revêtement par immersion d'un vernis transparent, etc. Comme il a été décrit ci-dessus, l'objet en aluminium revêtu d'un film d'oxyde anodique est utilisé comme anode et est soumis à un traitement d'électrolyse préliminaire dans un bain électrolytique conte- nant un ou plusieurs sels métalliques et il est ensuite utilisé comme catho- de, et une tension positive instantanée est appliquée de façon répétitive à l'objet en aluminium sous la forme d'un courant continu sur lequel sont su- perposées des impulsions de tension positive dans le bain d'électrolyte con- tenant un ou plusieurs sels métalliques.Cette application de tension d'im- pulsions entraîne la suppression de la détérioration du film et l'accéléra- tion de la coloration. En conséquence, avec les techniques de coloration électrolytique classiques en courant alternatif utilisant un électrolyte contenant un ou plusieurs sels métalliques, on peut obtenir plus efficace- ment une coloration intense du film. En outre, contrairement aux techniques 2465801 ' classiques de coloration électrolytiques à courant continu utilisant l'ob- jet en aluminium simplement comme cathode, il n'y a pas de rupture du film due à l'écaillage. En conséquence, on peut ainsi obtenir un objet en aluminium ayant un film coloré de façon intense et uniforme. EXEMPLE 1 Un panneau en aluminium JIS A-1100 est anodisé dans un bain d'acide sulfurique à 15% à une température de 200C en faisant passer un courant continu d'une densité de 1A/lcW pour former sur la surface du panneau un film d'oxyde anodique avec une épaisseur moyenne de 8 microns. Le panneau d'aluminium, revêtu d'un film d'oxyde anodique est utilisé comme anode et on utilise une plaque de titane comme contreélec- trode dans un électrolyte à base de sel de nickel ayant la composition sui- vante: COMPOSITION DE L'ELECTROLYTE Sulfate de nickel.......... NiSO4, 6H20............ 90g/l Sulfate de magnésium....... MgSO4, 7H20........... 100g/l Acide borique........ H3B03........... 40g/1 Acide tartrique.................... 3g/l Eau....... .. Le reste On applique un courant continu au panneau en aluminium pendant 30 secondes avec une densité de courant anodique de 0,2A/dnf pour le..DTD: traitement électrolytique préliminaire. Après ce traitement préliminaire, on traite le panneau en aluminium comme cathode et on le colore électrolytiquement en faisant passer un courant continu cathodique sur lequel sont superposées des impul- sions de tension anodiques, avec une anode en carbone, dans un bain d'élec- trolyte contenant un sel de nickel avec la même composition que dans le traitement préliminaire. Les conditions de l'électrolyse pendant la coloration sont les suivantes Fréquence de répétition des impulsions.600 par minute Rapport ta/tc.0,10 Densité de courant cathodique.0,2 A/dm2 Durée de l'électrolyse..75 à 420 sec. Température du bain...300C Au fur et à mesure de l'avancement de l'électrolyse, on constate une intensification progressive de la coloration du film. Par 8 2465801 1 ailleurs, pendant cette électrolyse qui reste stable, on ne constate aucune rupture du film due à l'écaillage. Le tableau ci-après montre la relation entre la durée de la coloration électrolytique et l'intensité de couleur du film: Durée de l'électrolyse (sec.)............. 75 150 220 420 Luminosité Hunter (L).................. . 32,0 20,6 15,4 10,9 On rince ensuite dans l'eau le panneau en aluminium ainsi coloré et on le fixe à l'eau bouillante. On obtient ainsi un panneau en..DTD: aluminium coloré de façon uniforme en bronze clair à foncé et en noir. EXEMPLE COMPARATIF 1 Deux panneaux en aluminium (JIS A-100) anodisés comme dans l'exemple 1, sont traités électrolytiquement dans un bain ayant la même composition que dans l'exemple 1 par un courant alternatif du réseau (fréquence 60 Hz) à une tension d'amplitude 14V l'un pendant 150 secondes et l'autre pendant 420 secondes. La couleur est mesurée sur le film des panneaux en alumi- nium; les valeurs L de luminosité Hunter sont respectivement 40,8 et 32,5 ce qui est beaucoup plus clair que les chiffres obtenus dans l'exemple 1. EXEMPLE COMPARATIF 2 Un panneau en aluminium (JIS A-1100) est anodisé et soumis à un traitement électrolytique préliminaire dans un bain contenant les mêmes sels métalliques que dans l'exemple 1. On l'utilise ensuite comme catho- de pour la coloration électrolytique par passage d'un courant continu de 0,2 A/dn dans le même bain d'électrolyse. Bien qu'une électrolyse d'une durée de 75 secondes permette d'obtenir une luminosité Hunter de 33,1, on n'obtient pas une couleur plus foncée que celle correspondant à une luminosité de 31,5, même si l'électrolyse dure 150 secondes. En outre, on observe sur le film une rugosité de surface par dépôt d'hydrate de nickel. EXEMPLE COMPARATIF 3 Un panneau en aluminium (OIS A-1100) est anodisé et trai- té anodiquement dans une électrolyse préliminaire, de la même manière que dans l'exemple 1. Ce panneau est ensuite soumis à une coloration électroly- tique pendant 90 secondes dans les mêmes conditions d'électrolyse que dans l'exemple 1, sauf que le rapport ta/tc est égal à 1. Après 90 secondes d'électrolyse, l'accroissement de la tension nécessaire pour maintenir l'in- tensité nécessaire devient excessive, de sorte qu'il est pratiquement impos- sible de continuer. La couleur obtenue sur le panneau d'aluminium après 90 2465801 ' secondes d'électrolyse a une luminosité Hunter de 48,9, ce qui est beau- coup plus clair que dans l'exemple 1. EXEMPLE 2 On anodise dans un bain d'acide sulfurique comme dans l'exemple 1 un profilé creuxextrudé en aluminium JIS A-6063 (dimensions extérieures 40 x 20 x 250mm, épaisseur 2mm). Ce profilé creux anodisé est alors placé dans une cuve d'électrolyse perpendiculairement à une contre-électrode en titane, le long du côté de la cuve et est soumis à un traitement électrolytique préliminai- re avec une densité de courant anodique de 0,2 A/dm pendant 40 secondes. Le bain d'électrolyte a la composition suivante: Sulfate de nickel........ . NiSO4, 6H20........... 70g/l Sulfate de magnésium........ MgSO4, 7H20...DTD: ........ 50g/l Acide borique............... H3B03................. 30g/l Acide citrique......... O.............. 5g/l Eau......................DTD: ................ Le reste On utilise ensuite le profilé en aluminium comme cathode pour le traitement de coloration électrolytique avec un courant continu, sur lequel sont superposées des impulsions de tension, passant entre le profilé en aluminium et l'autre électrode dans les conditions suivantes: Fréquence de répétition des impulsions............. 600 par minute Rapport ta/tc...................................... 0,10 Densité du courant cathodique...................... 0,2 A/dm Durée de l'électrolyse............................. 150 secondes Température du bain................................ 200C Lorsque la coloration électrolytique est terminée, on rince le profilé en aluminium dans l'eau, on le plonge dans l'eau bouillante..DTD: pour le fixer. On obtient un profilé en aluminium coloré en bronze. La mesure des couleurs sur les surfaces extérieures et intérieures du profilé en aluminium montre qu'on obtient des valeurs L de luminosité Hunter comprises entre 25,1 et 0,8, ce qui indique une coloration très uniforme avec un pouvoir de projection élevé. EXEMPLE 3 On anodise un panneau en aluminium JIS A-1100 pour obtenir un revêtement de film d'oxyde comme dans l'exemple 1. On soumet ensuite le panneau en aluminium ainsi traité à un traitement électrolytique préliminaire dans un bain d'électrolyte à base de sel d'étain ayant la composition suivante, en faisant passer un 2465801' courant continu anodique avec une densité de 0,5 A/ld pendant 20 secondes en utilisant comme cathode une contre-électrode en titane. Sulfate d'étain (I).......... SnSO4.lOg/l Acide sulfurique............. H2S04....... 5g/1 Acide citrique. ..Og/l Acide sulfaminique............... ......... log/l Sulfate d'ammonium........... (NH4)2SO4.............. 7gl Eau......................................... Le reste..DTD: Ensuite, en utilisant le panneau en aluminium comme ca- thode, on effectue la coloration électrolytique en faisant passer un courant continu sur lequel est superposée une tension d'impulsions, dans le même bain électrolytique à base de sel d'étain que précédemment et dans les con- ditions suivantes Fréquence de répétition des impulsions............ 1200 par minute Rapport ta/tc............ 0,10 Densité du courant cathodique... ....... 0,4 A/lc Durée de l'électrolyse............ 120 secondes Température du bain............ 200C..DTD: Après l'avoir rincé dans l'eau, on fixe le panneau en alu- minium ainsi coloté à l'eau bouillante. Le panneau ainsi obtenu est noir avec des reflets bronze. La valeur L de la luminosité Hunter de ce panneau est 11,3 et la couleur est très uniforme. R E V E N D I C A T I 0 N S 1. - Procédé pour produire des objets en aluminium ou alliage d'aluminium anodisé en couleur, caractérisé en ce qu'on forme un film d'oxyde anodique sur la surface de l'objet, on soumet l'objet anodisé à un traitement électrolytique préliminaire pour renforcer la couche écran du film d'oxyde anodique, et on colore ensuite l'objet par électrolyse dans un dispositif dans lequel l'objet constitue la cathode et le bain d'électrolyse contient un ou plusieurs sels métalliques, en faisant passer entre la cathode et la contre-électrode du dispositif un courant continu sur lequel sont superposées des impulsions de tension positive. 2. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'électrolyte utilisé pour le traitement électrolytique préliminaire est le même que l'électrolyte utilisé ensuite pour la coloration. 3. - Procédé selon la revendication 1 et la revendication 2, caractérisé en ce que, dans le traitement électrolytique préliminaire, on applique à l'objet un courant continu anodique ayant une densité de courant comprise entre 0,05 et 0,5 A/dmd. 4. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le traitement électrolytique préliminaire dure entre 20 et 60 secondes. 5. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que, pendant la coloration par électrolyse, la densi- té de courant négatif pendant la période cathodique est comprise entre 0, 05 et 0,5 A/dmd. 6. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la fréquence de répétition des impulsions super- posées est comprise entre 60 et 1800 par minute. 7. - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que la fréquence de répétition des impulsions est comprise entre 120 et 1200 par minute. 8. - Procédé selon l'une quelconque des revendications à 7, caractérisé en ce que le rapport du temps positif au temps négatif du courant électrique appliqué pendant la coloration par électrolyse est compris entre 0,05 et 0,30. 9. - Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que le rapport du temps positif au temps négatif est compris entre 0,01 et 0,25. 10. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 2465801- 1 à 9, caractérisé en ce que les impulsions superposées sur le courant con- tinu se présentent en séries d'impulsions. 11. - Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que chaque série d'impulsions a une durée de 5 à 20 secondes et suit la série précédente après un intervalle de 5 à 20 secondes. 12. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que la contre-électrode du système électrolytique est revêtue ou constituée d'un ou plusieurs des métaux du groupe platine, rhodium, or ou titane. 13. - Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'objet en aluminium ou alliage d'alumi- nium anodisé en couleur est fixé par contact avec de la vapeur ou de l'eau chaude, ou que l'objet est terminé par revêtement d'un vernis transparent. 14. - Objet en aluminium ou en alliage d'aluminiumanodisé en ui heur, caractérisé en ce qu'il est obtenu par un procédé selon l'une quel- conque des revendications 1 à 13.