La présente inventio»» est relative à un procédé et à un dispositif de régulation de l'opération d'affinage de la fonte lorsque * ledit affinage est effectué avec insufflation d'un gaz oxydant par le haut, sur ou dans ladite fonte, ce gaz oxydant pouvant être de 5 l'oxygène techniquement pur et pouvant contenir en suspension des matières scorifiantes0 Il existe déjà de nombreux procédés particuliers permettant une certaine surveillance d'une opération d'affinage de la fonte en fonction de l'évolution de l'un ou l'autre facteur caractéristique 1.0 de cette opération. Citons à titre d'exemple les procédés basés sur l'observation du spectre d'émission de la flamme du convertisseur, sur l'observation du spectre sonore de la conversion de la fonte, sur les analyses des gaz sortant du convertisseur, etc. *A partir de ces observa-15 tions ou analyses, on peut grâce à ces méthodes, en modifiant dans le sens adéquat l'une ou l'autre des conditions d'affinage, faciliter le maintien des grandeurs observées entre des limites qu'elles ne peuvent dépasser sans compromettre le déroulement correct de 1' affinage„ 20 Des résultats très satisfaisants ont été obtenus avec ces pro cédés mais certains d'entre eux tels que par exemple ceux basés sur l'analyse des gaz se sont révélés de mise en oeuvre difficile tandis que d'autres ne sont liés qu'imparfaitement à l'évolution des réactions d'affinage. 25 Pour assurer le contrôle des réactions métallurgiques, il faut connaître la répartition de l'oxygène insufflé entre les 3 postes suivants : 1) Décarburation du bain métallique avec production de monoxyde de carbone (C0)« 30 2) Oxydation du laitier recouvrant le bain métallique. 3) Combustion du monoxyde de carbone (CO) en anhydride carbonique (COg) à l'intérieur du convertisseur. La présente invention a pour objet un procédé très simple permettant de contrôler la répartition de l'oxygène mentionnée ci-35 dessus, non seulement en vue d'atteindre une composition finale biai déterminée du laitier et du bain métallique, mais également en vue de contrôler le bilan thermique et le rendement en fer de l'opération. Le procédé, objet de la présente invention, est essentiellement 69 13761 2 2007753 caractérisé en ce qu'à tout instant de l'affinage, on mesure la quantité totale d'oxygène soufflée dans le convertisseur, en ce que l'on détermine la quantité de monoxyde de carbone (00) brûlée dans la hotte de captation des gaz sortant du convertisseur, en ce qu' 5 , à partir du débit dudit monoxyde de carbone (CO) brûlé dans la hotte, on calcule la vitesse de décarburation du bain métallique, la teneur en carbone instantanée du bain, la répartition de l'oxygène entre le métal et la scorie, ainsi que la quantité totale d'oxygène fournie à la scorie, et en ce que l'on utilise ces grandeurs cal-10 culées pour établir les conditions optimales de soufflage# Au cours des recherches entreprises on a pu constater un fait nouveau et inattendu : la possibilité d'utiliser la température des fumées mesurée dans la hotte de captation des gaz sortant du convertisseur, pour déterminer la quantité de GO brûlée dans ladite 15 hotte» Par hotte de captation des gaz sortant du convertisseur, il faut entendre la partie de l'installation d'évacuation desdits gaz commençant au-dessus du bec du convertisseur et allant au moins jusqu'à l'endroit où on mesure la température des fumées traversant 20 ladite installation» Suivant l'invention, on effectue avantageusement le bilan thermique de la hotte de captation des gaz sortant du convertisseur pour déterminer la quantité de GO brûlée dans ladite hotte et à partir de là, calculer la vitesse de décarburation du bain métallique, 25 la teneur en carbone instantanée.du bain, la répartition de l'oxygène entre le métal et la scorie, ainsi que la quantité totale d' oxygène fournie à la scorie0 A titre d'exemple non limitatif, pour bien faire comprendre la notion de bilan thermique de la hotte, la figure 1 donnée en annexe 30 représente un convertisseur (1) et une hotte (2) de captation des gaz sortant du convertisseur, telle qu'elle a été définie ci-dessus. Il est à noter que dans l'exemple choisi, les gaz sortant du convertisseur sont soumis dans la hotte de captation à une combustion totale sans pulvérisation d'eau de refroidissement dans les gaz» 35 Les symboles indiqués sur cette figure ont les significations suivantes : - 69 13761 3 2007753 GOj : débit de monoxyde de carbone (CO) sortant du conver- tisseur, exprimé en H m /mn« C02|c : débit d'anhydride carbonique (CO^) sortant du convertisseur, également exprimé en U m^/mn» C02||^2| h p2|h. : ^é^its respectivement de C02> ^ dans la hotte (N m*Vmn), I : température des gaz sortant du convertisseur, exprimée c en degrés centigrades. IL : température des fumées (degrés centigrades). I 10 : débit des fumées ( If m /mn). : chaleur cédée par les fumées de la hotte. En se basant sur la représentation de cette figure 1, le bilan thermique de la hotte s'écrit : C®° . T .(C0j + C°°2. ï . C0o n +^H. COl = &>. Cf. T. + 0 p c | |c p c 2c jCTfpfTr (1) 15 où en plus des symboles explicités ci-dessus, on a : 00 GO f C , C 2 , C: chaleurs spécifiques de 00, C0? et des fumées TD \ * * respectivement à la température ï pour C0 et C 002 et à la température pour les fumées. Ces chaleurs spécifiques sont généralement expri- 20 mées en Kcal par °C et par ïïm^0 ■z H = chaleur dégagée par la combustion âe 1 I 1 de C0 à 1600° C, l'équation du bilan thermique de la hotte donné ci-dessus est établie d'après les considérations suivantes : 1) quantités de chaleur disponibles à l'entrée de la hotte 25 a) chaleur sensible du CO : C^ .0? . j C0 f p c île b) chaleur sensible du C0g : 0^2 c p C I cl O c) combustion du CO dans la hotte :. On peut négliger la chaleur sensible de l'air de combustion, 2) quantités de chaleur disponibles à la sortie de la hotte X> a) chaleur sensible des fumées : C . b) chaleur cédée t>ar les fumées à la hotte : Q. |0°|o En désignant par K =— ■ ;— la proportion de 00 h + ku dans les gaz C0 + CO^ sortant du convertisseur, le bilan thermique (1) permet d'écrire : 69 13761 4 2007753 • V «f + «» GO' P x i -w (2) ° CG0. ï -f t - g .C°°2 . I H P c g P c Cette expression montre la relation étroite existant entre la quantité de CO sortant du convertisseur et la température des fumées traversant la hotte de captation. On peut donc calculer Icol à f 5 partir de à condition de connaître les autres facteurs , G , CO CO -P Cp , cp 2, H, Tc, et Kf dont les variations influencent dans une moindre mesure la valeur de fcCO . 'c Outre les équations (l) et (2) données ci-dessus, on peut écrire les relations suivantes dans le cas de la combustion totale du îO CO dans la hotte : CO + COJ 'e 2»c C02lh + ! Qsl h °dh = 0,266 Kl: 2» h l C02lh + I Qsl h + M h = Sf On obtient alors la vitesse de décarburation du bain métalli-15 que (en kg de C par mn) au moyen de l'expression suivante : T . F°eU- '2 . 12 Pl. (J) c 22,4 22,4 E •2 De même, la quantité d'oxygène (en N m ) qui se fixe sur le carbone du bain métallique s'écrit : °o= kl. + i m„ = vr m0 . 20- Enfin, la quantité (O ) d'oxygène(en U m"*) qui se fixe sur la S c scorie est déterminée par différence entre le débit (D) d'oxygène insufflé par la lance et la quantité (0Q) d'oxygène qui se fixe sur le carbone du bain métallique : 0 = D - 0 . - (5) se c KJl 25 II a été trouvé avantageux, suivant l'invention, de déterminer en continu la température et le débit des fumées, la quantité de calories cédées par les fumées à la hotte, la température des gaz sortant du convertisseur, la quantité d'eau vaporisée dans ces gaz pl et le rapport g- _ M„ + |œJ, •c » 2'c 30 représentant le pourcentage de CO des gaz sortant du convertisseur. M 69 13761 2007753 Ces dernières équations (3)> (4), (5) permettent également de calculer la vitesse ûe décarburation du bain métallique et la quantité d'oxygène (0_) qui se fixe sur la scorie à partir de la tem- f pcrature des fum-'es (!„) à condition de connaître les valeurs C , rtfj np. .1 T> 5 C^U, G^2, Ae, Tc, ^ et K. les cinq premières valeurs sont connues avec une bonne approximation et de légères variations de ces valeurs ont peu d'influence sur [CO 1 . c En ce qui concerne le débit des fumées (Q^) ou des produits 10 de combustion avec air aspiré dans la hotte, on peut supposer qu'il varie durant l'opération d'affinage suivant une loi reproductible de coulée à coulée. Dans le cas où la hotte de captation jLes gaz sortant du convertisseur fonctionne sans refroidissement des fumées par pulvéri-15 sation d'eau, on mesure le débit de ces fumées. Dans le cas où la hotte de captation des gaz sortant du convertisseur fonctionne avec refroidissement des fumées par pulvérisation d'eau, on mesure en continu la quantité d'eau pulvérisée et on introduit, à chaque instant, une correction appropriée sur la 20 loi reliant le débit des fumées à l'évolution du soufflage, cette loi étant déterminée line fois pour toute par étalonnage pour un système donné de captation des gaz sortant du convertisseur. On peut également corriger la loi reliant à l'évolution du soufflage le débit des fumées traversant la hotte de captation des 25 gaz sortant du convertisseur en calculant pour chaque coulée le bilan au carbone passé dans les fumées et en le comparant avec le bilan du carbone éliminé du bain métallique, ce dernier bilan étant calculé en tenant compte de la composition et de l'analyse des matières enfournées et de l'acier coulé. 50 De la même manière, il est possible par exemple sur la base des quantités d'eau réchauffées et vaporisées dans la hotte, de connaître la quantité de calories fournie à la hotte, la pratique a montré que cette quantité est dans de nombreux cas, proportionnelle à la température des fumées 35 la dernière valeur _ déterminer est K. la pratique montre que K augmente rapidement au cours-des premières minutes de soufflage pour se stabiliser à une valeur comprise entre 0,7 et 0,9. la figure 2 représente une telle évolution de K en fonction du temps de soufflage. * bad original 69 13761 6 2007753 Si les variations de K-ont peu d'influence sur le calcul de la quantité I GO brûlée dans la hotte, elles influencent directement les valeurs V , 0 et 0 calculées par les équations 3 à 5° C C S C Un bon contrôle de Y , O et O exige donc une bonne connais- c' c se ° 5 sance de'K et le maintien d'une valeur K aussi constante que possible s Pour illustrer 1 ' influence de K sur V , 0 et 0 - on coiiimen- c' c se' tera l'exemple de deux coulées répondant aux conditions suivantes : 1) même poids 10 2)même analyse de départ 3) la courbe représentant la variation des températures des fumées de la hotte en fonction du temps est identique pour les deux coulées de la première à la quinzième minute de soufflage 4) le coefficient K moyen est égal à 0,9 pour une coulée et à 0,8 15 pour l'autre» Dans ces conditions, le calcul des quantités de carbone éliminées du bain métallique et d'oxygène fixées d'une part sur le carbone du bain métallique (0 ) et d'autre part sur la scorie (0SQ) donne les résultats suivants, en supposant un débit d'insufflation •Z 20 d'oxygène constant et égal à 500 H m /mn, : 02 total K moyen Kg carb» éliminés 0 c °se 02 /0 g' so °15» I II 7500 7500 0,9 0,8 4575 4950 4675 5550 1825 1450 2,55 3,80 1,12 £ 0,92 % 25 où 0^, = teneur en carbone du bain métallique après 15' de soufflage en supposant qu'il y a 6600 kg de carbone dans une charge de 180 tonnes. On constate ainsi, pour la même courbe de température des fumées, que la décarburation est en avance dans la coulée II et que 30 la scorie n'a pas reçu suffisamment d'oxygène à ce stade avec la conséquence que les teneurs finales en phosphore et en soufre risquent de s'en ressentir- En. continuant l'opération d'affinage de la même façon, on obtient en fin de soufflage une teneur en carbone du bain métallique trop basse et la teneur en oxygène de la scorie 35 résultante n'est pas suffisante. Par contre, si on continue l'opé- ***•- Jt BAD ORIGINAL 13761 7 2007753 ration d'affinage en soufflant un excès d'oxygène pour fournir à la scorie l'oxygène manquant, le bilan thermique sera déréglé» Si on examine les différents facteurs susceptibles d'influencer le coefficient E, on aboutit aux conclusions données ci-dessous 5 1 ) E est une fonction de la hauteur instantanée de la lance au-dessus du bain. Il a en effet toujours été remarqué que si la distance séparant l'extrémité inférieure de la lance et le niveau du bain métallique augmente, le coefficient E diminue, toutes autres conditions 10 égales. 2) E est me fonction de la température régnant à l'intérieur du convertisseur . Cette fonction peut être calculée à partir de l'évolution de 1' élaboration c'est-à-dire à partir de l'élimination des éléments 15 thermogènes et autres ainsi que de l'état thermique du convertisseur. On doit par exemple tenir compte de la reprise de la fabrication sur creuset froid. Il résulte de ce qui précède que le coefficient E varie en fonction de la hauteur instantanée de la lance au-dessus du bain et 20 de ïa température régnant à l'intérieur du convertisseur. Etant donné l'incidence du coefficient E, on doit chercher à le maintenir constant soit en effectuant des corrections sur la valeur moyenne de K de coulée à coulée, soit en corrigeant ledit coef ficient E au cours de la coulée. 25 Dans le but de rendre le coefficient E constant de coulée à coulée, on met avantageusement en évidence dans les équations servant à calculer les enfournements de l'opération d'affinage des indices permettant de vérifier un excès ou un défaut dudit coefficient E et on modifie le schéma de soufflage c'est-à-dire l'évolution des 30 conditions de soufflage pré-établies de la coulée suivante de façon à réajuster la valeur du coefficient E d'une coulée à l'autre. Egalement suivant l'invention, on peut avantageusement préciser la valeur du coefficient E à l'aide de 1a. mesure continue de 1' intensité au son enregistré près du convertisseur, ce qui permet 35 notamment de maintenir constant et égal à la valeur de consigne le dit coefficient E au cours de l'opération d'affinage par adaptation appropriée des conditions de soufflage. la courbe donnant le niveau du bruit provenant de l'appareil d'affinage, présente dans son allure générale plusieurs parties 4 BAD ORIGINAL 69 13761 8 2007753 caractéristiques; suivant la figure 3 donnée en annexe, la région I correspond à la période de formation progressive de la scorie et de dissolution de la chaux ajoutée, la région II commence au moment où toute la scorie devient réactive, la région III correspond à dif-5 férentes valeurs de E, les différentes courbes 1, 2, 3 correspondant respectivement à des valeurs croissantes de E, Suivant une modalité opératoire de l'invention, on utilise la mesure continue de l'intensité du son émis par le convertisseur pour modifier les conditions de soufflage de telle façon que la valeur 10 du coefficient E suive une courbe préétablie» Par conditions de soufflage, il faut entendre le débit d'oxygène insufflé, la hauteur de la lance d'affinage, la quantité totale d'oxygène soufflé jusqu'au moment de l'intervention. Encore suivant l'invention, il est avantageux de régler les 15 conditions de soufflage telles que par exemple hauteur de lance, débit d'oxygène soufflé, quantité totale d'oxygène soufflé au moment de l'intervention, de telle façon que la vitesse de décarburation du bain métallique, la teneur en carbone instantanée du bain, la répartition de l'oxygène entre le métal et la scorie, la quanti-20 té totale d'oxygène fournie à la scorie évoluent suivant des schémas préétablis. Pour augmenter la rapidité et la précision des calculs ainsi que des interventions éventuelles au cours de l'opération d'affinage, on introduit avantageusement les mesures effectuées dans un 25 calculateur de préférence digital destiné à réaliser les calculs et à fournir les résultats appropriés à la programmation imposée» Pour supprimer toute intervention extérieure, on asservit les commandes des dispositifs de réglage des conditions opératoires aux signaux émis par le calculateur représentant le résultat du 30 calcul effectué d'après les mesures d'entrées et suivant une programmation appropriée. Il y a lieu de noter que si on élabore des charges à plus grand poids de scorie, il faut fournir -à cette scorie une proportion légèrement plus grande d'oxygène, la meilleure solution con-35 siste à augmenter légèrement E, mais on peut aussi prolonger un peu le temps de soufflage» Si le poids d'acier augmente, il faut souffler plus d'oxygène et la durée de l'opération d'affinage est un peu plus longue. Dans ce cas, il faut rechercher le meilleur moyen d'adapter la courbe de BAD ORIGINAL 69 13761 9 2007753 température des fumées. la présente invention a également pour objet un dispositif de mise en oeuvre du procédé décrit ci-dessus. le dispositif, objet de la présente invention, est essentiel-5 lement caractérisé en ce qu'il comporte un convertisseur et tous les accessoires nécessaires pour effectuer l'affinage à l'oxygène d'un bain de fonte, une hotte de captation des gaz sortant du convertisseur au cours de l'affinage, des moyens.de mesure de la température des fumées traversant ladite hotte, des moyens d'effectuer, 10 à partir des mesures faites, le calcul de la vitesse de décarburation du bain métallique, de la teneur en carbone instantanée du bain, de la répartition de l'oxygène entre le métal et la scorie ainsi que de la quantité totale d'oxygène fournie à la scorie. Suivant une modalité avantageuse de l'invention, le dispositif 15 utilisé est caractérisé en ce qu'il comporte une liaison entre les" moyens de mesure de la température des fumées et les moyens de calcul de façon à supprimer tout intermédiaire entre ces deux moyens. Egalement suivant l'invention, les moyens de calcul utilisés consistent en un calculateur électronique, de préférence digital. 20 Suivant une autre modalité avantageuse de l'invention, le dis positif utilisé est caractérisé en ce qu'il comporte des moyens d' asservissement des dispositifs de réglage des conditions opératoires au moyens de calculs, ce qui permet une conduite de l'affinage sans aucune intervention extérieure. 25 Pour préciser l'exemple donné relativement au bilan thermique d'une hotte de captation des gaz sortant du convertisseur, avec combustion totale dans ladite hotte sans pulvérisation d'eau de refroidissement dans les gaz, on s'est placé dans les conditions opératoires suivantes : 1) Convertisseur Il s'agit d'un convertisseur de 180 tonnes de capacité avec chargement de 150 tonnes de fonte contenant 4,4 $ de carbone, la durée du soufflage esT de 19 minutes. 2) Evolution du débit des fumées en fonction du temps 35 Qr = A - t . B *8 13761 10 2007753 avec A = 4800 ÎT m^/mn B = 900 t = 19 minutes, représente la durée du soufflage S t est un instant donné du soufflage. 5 3) Chaleur spécifique de CO et COg n00 p, p ~ ,31° jw ' °'002 0°°2 = 0,405 + Tc ^ 0,010 100 4) Chaleur dégagée par la combustion de 1 3J m^ de C0 à 1600°C. H = 3000 Ecal/ N m5 C0 10 5) Température des gaz sortant du convertisseur T = a + B (E - E ) c o' avec a = 1400 b = 250 Kq= 0,700 15 6) Chaleur cédée à la hotte A = ETf +I? avec E = 1000 F = 0 7) Variation du coefficient E en fonction du temps 20 On peut adopter l'une ou l'autre des deux hypothèses suivantes: a) E = Kq + t.G- pour o^ t ^ tp £ = 4ï rour tp G = 0,05 25 t = 5 minutes P E = 0,95. max 7 b) K = E - E . e~x t max o La. variation de E est exprimée dans ce dernier cas par une fonction exponentielle et l'allure de la oourbe représen-30 tant cette variation est donnée à la figure 4 en annexe. 8) Evolution de la température des fumées dans la hotte en fonction du temps. La courbe enregistrée représentant l'évorution de la température des fumées dans la hotte en fonction du temps est donnée à 35 la figure 5 en annexe. Une telle évolution est obtenue grâce à l1 13761 n 2007753 ajustement convenable de la hauteur de lance d'abord, du débit d' oxygène ensuite. 9) Quantité d'eau évaporée. la quantité d'eau évaporée est de l'ordre de 30 tonnes par 5 coulée et la quantité de chaleur mise en jeu est de l'ordre de 18 000 000 Ecal/coulée. On peut admettre que l'eau évaporée est proportionnelle à la température des fumées dans la hotte, ce qui' est d'ailleurs bien vérifié dans la pratique. 10 Comme les gaz cèdent environ 900 000 Ecal/mn en moyenne et que la température moyenne est d'environ 900° C on peut écrire : = 1 000 Tf. Dans les conditions précisées ci-dessus, suivant 'l'exemple donné, on peut calculer à tout moment la vitesse de décarburation au 15 moyen de la formule : v v st + qw V = 12 ^ c 22,4 E CG°. T + 1 - E CGQ2 . !E + A H ' p c K p c l'évolution de la vitesse de décarburation en fonction du temps est représentée sur la figure 6 donnée en annexe et est clas-20 sique dans le procédé d'affinage de fonte à l'oxygène (procédé 1D). Dans cet exemple, on peut calculer que la quantité totale de carbone extraite du bain métallique est de 6 600 kg. Dans la pratique, pour une quantité de 150 tonnes de fonte contenant 4,4 f<> de carbone, on obtient une quantité de carbone extraite 25 du bain métallique de 6 600 kg. Il y a donc une très bonne corrélation entre la vitesse de décarburation calculée en fonction de la température (T^) des fumées dans la hotte et la quantité de carbone effectivement brûlée au cours d'une ooulée. Il en résulte que le procédé décrit ci-dessus et notamment les 30 équations données peuvent être utilisés dans le but de régulariser les résultats métallurgiques d'une opération d'affinage de fonte et permettent de tenir compte des variations du poids de l'acier, du poids de la scorie, du coefficient E, etc. 13761 12 2007753 REYEUDI CA TlOnS L'invention a pour objet : 1) Un procédé de régulation de l'opération d'affinage de la fonte caractérisé en ce qu'à tout instant de l'affinage, on mesure 5 la quantité totale d'oxygène soufflée dans le convertisseur, en ce que l'on détermine la quantité de monoxyde de carbone (CO) brûlée dans la hotte de captation des gaz sortant du convertisseur, en ce qu'à partir du débit dudit monoxyde de carbone (00) brûlé dans la hotte, on calcule la vitesse de décarburation du bain métallique, 10 la teneur en carbone instantanée du bain, la répartition de l'oxygène entre le métal et la scorie, ainsi que la quantité totale d' oxygène fournie à la scorie, et en ce que l'on utilise ces grandeurs calculées pour établir les conditions optimales de soufflage. 2) Un procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce 15 que l'on utilise la température des fumées mesurée dans la hotte de captation des gaz sortant du convertisseur, pour déterminer la > quantité de 00 brûlée dans ladite hotte. 3) Un procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'on effectue le bilan thermique de la 20 hotte de captation des gaz sortant du convertisseur pour calculer la vitesse de décarburation du bain métallique, la teneur en carbone instantanée du bain, la répartition de l'oxygène entre le métal et la scorie, ainsi que la quantité totale d'oxygène fournie à la scorie. 25 4) Un procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'on détermine en continu la température et le débit des fumées, la quantité de calories cédées par les fumées à la hotte, la température des gaz sortant du convertisseur, la quantité d'eau vaporisée dans ces gaz et le rapport : 30 K= l00l° '°ol0 + ico2lo représentant la proportion de 00 des gaz 00 + C02 sortant du convertisseur» 5) Un procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que dans le cas où la hotte de captation des 35 gaz sortant du convertisseur fonctionne sans refroidissement des fumées par pulvérisation d'eau, on mesure le débit de ces fumées. 6) Un procédé suivant l'une ou l'autre-des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que dans le cas où la hotte de captation des 13761 13 2007753 j^az sortait du convertisseur fonctionne avec refroidissement des fumées par pulvérisation d'eau, on mesure en continu la quantité d'eau pulvérisée et on introduit, à chaque instant, une correction appropriée sur la loi reliant le débit des fumées à l'évolution du 5 soufflage, cette loi étant déterminée une fois pour toute par étalonnage pour un système donné de captation des gaz sortant du convertisseur . 7) Un procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'on corrige la loi reliant à l'évolu- 10 tion du soufflage le débit des fumées traversant la hotte de captation des gaz sortant du convertisseur en calculant en continu pour chaque coulée, le bilan du carbone passé dans les fumées et en le comparant avec le bilan du carbone éliminé du bain métallique, ce dernier bilan étant calculé en tenant compte de la composition 15 et de l'analyse des matières enfournées et de l'acier coulé. 8) Un procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que dans le but de rendre le coefficient E constant de coulée à coulée, on met en évidence dans les équations servant à calculer les enfournements de l'opération d'affinage des 20 indices permettant de vérifier un excès ou un défaut dudit coefficient K et on modifie le schéma de soufflage c'est-à-dire l'évolution des conditions de soufflage préétablies, de la coulée suivante de façon à réajuster la valeur du coefficient K d'une coulée à l1 autre, 25 9) Un procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que l'on précise la valeur du coefficient E à l'aide de la mesure continue de l'intensité du son enregistré près du convertisseur, ce qui permet notamment de maintenir constant et égal à la valeur de c.-nsigne ledit coefficient E au cours de l1 30 opération d'affinage par adaptation appropriée des conditions de soufflage. 10) Un procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que l'on utilise la mesure continue- de l'in- . tensité du son émis par le convertisseur pour modifier les condi-35 tions de soufflage de telle façon que la valeur du coefficient E suive une courbe préétablie. 11) Un procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 1 à 10, caractérisé en. ce. q&e Jl.'on règle les conditions, de soufflage telles que par exemple hauteur de lance, débit d'oxygène soufflé, î 37 61 14 20077S3 quantité totale d'oxygène soufflé au-moment de l'intervention, de telle façon que la vitesse de dé carburât ion du "bain métallique, la teneur en carbone instantanée du bain, la répartition de l'oxygène entre- le métal et la scorie, la quantité totale d'oxygène fournie 5 à la scorie évoluent suivant des schémas préétablis» 12) Un procédé suivant l'une ou. l'autre des revendications 1 à 11, caractérisé en ce-que pour augmenter la rapidité et la précisioi des calculs ainsi que des interventions éventuelles au cours de 1' opération d'affinage, on introduit les mesures effectuées dans un 10 calculateur, de préférence digital,. destiné à réaliser les calculs et à fournir les résultats appropriés à la programmation imposée« 13) Un procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que pour supprimer toute intervention extérieure, on asservit les commandes des dispositifs de réglage des 15 conditions opératoires aux signaux émis par le calculateur représentant le résultat du calcul effectué d'après les mesures d'entrées et suivant une programmation appropriée. 14) Un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé décrit dans l'une ou l'autre des revendications 1 à 13, caractérisé en ce 20 qu'il comporte un convertisseur et tous les accessoires nécessaires pour effectuer l'affinage à l'oxygène d'un bain de fonte, une hotte de captation des gaz sortant du convertisseur au cours de l'affinage, des moyens de mesure de la température des fumées traversant la dite hotte, des moyens d'effectuer, à partir des mesures faites, le 25 calcul de la vitesse de décarburation du bain métallique, de la teneur en carbone instantanée du bain, de la répartition de l'oxygène entre le métal et la scorie ainsi que de la quantité totale d'oxygène fournie à la scorieo 15) Un dispositif suivant la revendication 14, caractérisé en 30 ce qu'il comporte une liaison entre les moyens de mesure de la température des fumées et les moyens de calcul de façon à supprimer tout intermédiaire entre ces deux moyens» 16) Un dispositif suivant l'une ou l'autre des revendications 14 et 15, caractérisé en ce que les moyens de calcul utilisés con- 35 sistent en un calculateur électronique. 17) Un dispositif suivant la revendication 16, caractérisé en ce que le calculateur électronique utilisé est un calculateur digital. 13761 15 2007753 18) Un dispositif suivant l'une ou l'autre des revendications 14 à 17» caractérisé en ce qu'il comporte des moyens d'asservissement des dispositifs de réglage des conditions opératoires aux moyens de calculs, ce qui permet une conduite de l'affinage sans au cune intervention extérieure.