Drain chirurgical La présente invention concerne un drain chirur- gical perfectionné, et plus particulièrement, un drain chi- rurgical du type Abramson, mais comportant une extrémité assouplie, une virole ou une bande de suture, et un raccord à emmanchement, ainsi que d'autres caractéristiques. Le Brevet des Etats Unis d'Amérique NO 3 430 631 décrit un drain chirurgical, qui est maintenant largement connu sous le nom de drain d'Abramson. Sous une forme préfé- rée, représentée sur la Figure 4 de ce Brevet, un tube cen- tral utilisé pour le drainage est assemblé avec des second et troisième tubes, pratiquement de même longueur. Les se- cond et troisième tubes aident non seulement à éviter l'apla- tissement du tube de drainage, mais servent aussi de tubes pour la drainage de secours, si un aplatissement se produit malgré ces précautions, mais l'un des second et troi- sième tube peut être utilisé pour admettre de l'air dans la région drainée, tandis que l'autre ou les deux peuvent être utilisés comme un circuit d'entrée et de sortie d'irrigation. En pratique, le drain d'Abramson décrit dans ce Brevet se présente sous la forme d'un cathéter à trois ca- naux, en chlorure de polyvinyle extrudé. Le canal central de drainage est généralement relié à une source de dépression tandis que l'un des second et troisième tube est utilisé pour une ventilation d'air tandis que l'autre est utilisé pour introduire un fluide d'irrigation. Bien que le drain d'Abramson de ce genre soit largement repandu grâce à cette caractéristique unique, des améliorations sont encore souhaitables. Par exemple, avec la réalisation commerciale du drain d'Abramson, il est né- cessaire pour l'utilisateur d'établir un branchement avec le dispositif d'aspiration, s'il y a lieu d'effectuer un drai- nage d'évacuation. De même, il est difficile d'effectuer un drainage fermé avec la présenteforme des drains d'Abram- son. Il serait en outre souhaitable de filtrer la ventila- tion d'air, car l'air ambiant contient des bactéries qui, autrement, pourraient contaminer la blessure. Un autre domaine d'amélioration concerne la nécessi- té d'un moyen de localiser les drains par des rayons X si sa position doit être déterminée, ou pourassurer que si le drain a été laissé accidentellement dans le corps du malade, il puisse être localisé aux rayons X. De même, il serait souhai- table de fixer le drain en position tout en gardant la possi- bilité de le tirer pas à pas à l'extérieur au fur et à mesure que la blessure se guérit, et de couper l'excès de drain à l'extérieur du corps du malade. Enfin, avec un drain rigide comportant une extrémité arrondie, la possibilité existe d'une nécrose par pression au moment o le drain est placé contre un organe interne. Il est bien entendu connu d'utiliser des raccords à orifices multiples sur des tubes gastro-intestinaux (Brevet des Etats Unis d'Amérique No 4 100 246) et des dispositifs hémostatiques (Brevet des Etats Unis d'Amérique NI 4 149 539). Il est également connu d'ajouter une bande radio-opaque et de suture le long d'un tube de drainage (Brevet des Etats Unis d'Amérique NO 3 777 761) ; d'utiliser une virole autour de fils, de tubes et de conducteurs pour faciliter le passa- ge de ces fils, tubes et conducteurs à travers la peau, (Brevet des Etats Unis d'Amérique No 3 663 965) et d'utiliser une gaine en tampon souple autour d'un dispositif de drainage poûr éviter toute nécrose des tissus (Brevet des Etats Unis d'Amérique N0 3 753 439). Mais ces techniques ne sont pas directement liées au drain du type Abramson, et il ne semble pas pas qu'elles soient déjà suggérées pour l'utilisation avec ce drain. Le besoin existe donc d'un drain perfectionné du type Abramson, offrant toutes les possibilitéset les carac- téristiques de sécurité souhaitables sur le plan de la facili- té et des possibilités d'adaptation, ainsi que sans danger pour le malade, et efficace pour lé drainage à l'intérieur d'une blessure, ou d'une cavité, ou d'une région en traite- ment chirurgical. L'invention répond à cette nécessité grâce à un drain perfectionné, offrant les caractéristiques suivantes. a) un cathéter à trois canaux du type Abramson, avec un raccord à trois tubes conçu pour s'ajuster.avec les trois canaux du drain, et comprenant un orifice d'aspiration, un orifice d'irrigation et un orifice d'entrée d'air filtré bactériologiquement, chaque orifice pouvant être facilement fermé à volonté; b) une virole ou une bande de suture utilisée comme une fixation de stabilisation du drain et/ou un dispositif destiné à le, suturer sur la peau d'un malade; et c) une extrémité ou une pointé assouplie ou adoucie pour faciliter l'insertion du drain dans la cavité du corps et réduire les nécroses par pression des tissus environnants.. D'autres avantages comprennent l'utilisation d'une bande opaque aux rayons X, suivant la longueur du drain et la réa- lisation du corps du cathéter en une seule pièce de; caout- chouc aux silicones souple extrudé. 2e Ainsi, un cathéter d'une seule pièce est réalisé avec trois canaux, selon le Brevet précité. Il peut être fait en latex, en chlorure de polyvinyle, ou autres matières plastiques, bien que le caoutchouc aux silicones précité soit préféré. Il est également réalisé de préférence sous forme d'une unité d'une seule pièce moulée par extrusion, avec un canal central et deux canaux latéraux. Le canal cen- tral est le canal principal de drainage. Un raccord à trois tubes, réalisé en matière plastique plus dure, comporte un orifice central d'aspiration correspondant, destiné à être branché par un tube à aspiration sur une bouteille de drai- nage. Les orifices extérieurs sont reliés aux canaux laté- raux, dont l'un ou les deux peuvent être utilisés pour une ventilation. D'autres utilisations de ces canaux latéraux comprennent l'irrigation, l'aspiration, le prélèvement de cultures et la délivrance de médicaments pour le traitement d'infections existantes ou la prévention. Les canaux latéraux peuvent être utilisés pour un simple drainage, avec le canal central, si une aspiration n'est pas appliquée. Cependant, comme cela a été indiqué, une utilisa- tion préférable est le drainage d'évacuation. Dans ce cas, il est souhaitable de filtrer l'entrée d'air, et cet orifice du raccord peut être raccordé en permanence avec un filtre bactériologique, ou le filtre peut être fixé- de façon amovible. Dans un cas comme dans l'autre, l'orifice d'entrée d'air reçoit également.un bouchon qui peut être utilisé pour fermer-le canal lorsqu'une aspiration en circuit fermé (sans air) est souhaitée ou lorsque des fuites par cet orifice doivent être évitées. L'orifice d'irrigation reçoit également un bouchon. En fait, l'orifice d'irrigation est généralement fermé avec le- bouchon, sauf pendant des périodes d'irrigation; cependant, il peut être laissé ouvert à volonté, comme autre entrée d'air. De même, une irrigation continue peut se faire en. plaçant un raccord goutte- à-goutte par un tube intraveineux relié à une bouteille goutte-à-goutte. Le raccord à trois tubes peut être fixé sur le ca- théter, ou moulé directement avec lui, mais de préférence, il est emmenché à frottement dans l'extrémité proche du cathéter à trois canaux. De cette manière, il est amovible si le drain doit être coupé et raccourci. Le raccord peut être en- suite introduit à nouveau, après cette procédure. Il peut aussi être enlevé du cathéter à tout moment lorsque l'aspiration est interrompue at qu'un drainage par déborde- ment ou un drainage simple peut se poursuivre pour être recueilli d'une façon norma-le, par exemple sur un tampon stérile ou dans un sac. Une virole ajustée exactement,mais pouvant coulisser sur le cathéter à trois canaux, constitue la forme préférable de dispositif de suture. La virole peut être suturée sur la peau comme fixation de stabilisation du drain (bien que cela ne soit pas nécessaire car elle facilite le positionnement et la stabilisation du drain, même sans fixation permanente). Cela positionne le drain avec sécurité de sorte qu'il ne peut être tiré de la peau et des structures plus profondes. Etant donné que le cathéter peut coulisser dans la virole, il est possible de le tirer pas à pas vers l'extérieur au fur et à mesure que la blessure se guérit, et les parties en excès peuvent être coupées pour raccourcir ce drain. Dans ce cas, la virole remplit la fonction supplémentaire d'éviter-que le cathéter soit laissé dans la blessure s',il est coupé trop près du corps, ou si les branchements sont séparés et coupés du drain. Une variante de dispositif de suture consiste à mouler ou à coller une bande de suture le long d'un bord latéral du cathéter. La bande de suture peut être un mince filament collé le long du bord, ou des morceaux de filaments collés à des intervalles le long du bord. De mêmes elle peut consisterer une série continue ou intermittente de bossages moulés sur un bord du cathéter, sous la forme d'une partie de l'opération de moulage par extrusion. Dans tous les cas, la bande de suture a pour fonction d'éviter la mise en place de sutures ou d'épingles de sécurité dans le cathéter lui- même, avec les fuites qui en résultent. L'extrémité assouplie ou ramollie peut être-formée simplement en plaçant une série de trous dans les parois de l'extrémité éloignée de chaque canal. Ces trous tendent a affaiblir la rigidité de paroi de la matière plastique, de manière qu'elle cède ou fléchisse plus facilement à l'ex- trémité éloignée. Ils sont également importants en ce qu'ils servent de liaison entre chacun des canaux et l'extérieur du cathéter, permettant de faciliter le drainage, l'irriga- tion et la ventilation. Un autre moyen de réduire la nécrose des tissus consiste à réaliser l'extrémité éloignée de manière qu'elle soit filamentée, ou sous la forme d'une grille poreuse. Là également, cela affaiblit la rigidité des parois de la ma- tière plastique à l'extrémité éloignée. Enfin, une pièce séparée de matière plus tendre pourrait être collée sur l'ex- trémité éloignée du cathéter, également dans le but d'adou- cir son appui contre les organes internes. Dans tous les cas, il est néanmoins souhaitable de prévoir un certain nombre de trous de liaison entre les canaux. Lorsque toutes ces caractéristiques ou un certain nombre d'entre elles, sont ajoutées à un drain du type Abramson, un drain chirurgical perfectionné est obtenu, offrant les avantages d'une utilisation encore plus large et une plus grande acceptation que le drain Abramson initial. Un objet de l'invention est donc de proposer un drain chirurgical perfectionné, facilitant le raccordement avec des dispositifs d'aspiration, des dispositifs d'irriga- tion etc., ce drain offrant une meilleure stabilité en posi- tion, et réduisant les nécroses par pression des tissus en- vironnants, à son insertion dans une cavité du corps. D'autres caractéristiques et avantages de l'inven- tion apparaîtront au cours de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation et en se référant au dessin annexé sur lequel: La Figure 1 est une vue en plan d'un mode de réa- lisation d'un drain chirurgical selon l'invention, la Figure 2 représente une variante de raccord pour le drain chirurgical selon l'invention, la Figure 3 est une coupe du cathéter à trois canaux suivant la ligne 3-3 de la Figure 1, la Figure 4 est une vue de côté du cathéter à trois canaux suivant la ligne 4-4 de la Figure 1, et la Figure 5 est une vue enplan d'un tronçon du cathéter du drain, montrant une variante de dispositif de suture. La Figure 1 représente donc un mode de réalisa- tion préféré d'un drain chirurgical perfectionné selon 7 - l'invention. Ce drain comporte un cathéter 10 à trois canaux, ces canaux 12, 14 et 16 étant formés d'une seule pièce, et étant disposés parallèlement à la longueur du cathéter 10. Le canal central 14 est le canal principal du drainage. Les canaux latéraux 12 et 16 servent respectivement de canal d'irrigation et de canal de ventilation d'air. Un raccord 20 est prévu à l'extrémité proche 18 du cathéter 10. Le raccord 20 comporte un orifice d'irriga- tion 22 correspondant au canal d'irrigation 12 et communi- quant avec lui pour les fluides; un orifice d'aspiration 24 correspondant au canal de drainage 14 et communiquant avec lui pour les fluides; et un orifice d'entrée d'air 26 corres- pondant au canal de ventilation 16 et communiquant avec lui pour les fluides. Comme le montre la Figure, le raccord 20 comporte une partie d'extrémité 28 introduite dans l'extrémi- té proche 18 du cathéter 10. La partie d'extrémité 28 est dimensionnée de manière à s'ajuster exactement dans l'extré- mité proche 18 du cathéter 10, formant un assemblage à frot- tement qui résiste aux fuites de fluide.. Il n'y a pas lieu cependant d'éviter l'enlèvement du raccord 20 du cathéter 10 à des instants appropriés, comme cela a été expliqué ci- dessus. Comme cela a aussi été expliqué ci-dessus, le connec- teur 20 peut être en variante fixé de façon permanente sur le cathéter 10 en utilisant un adhésif approprié, ou il peut être moulé d'une seule pièce avec le cathéter, pendant sa réalisation. Un bouchon 32 est accroché à l'orifice d'irrigation 22 pour le fermer lorsque le canal d'irrigation 12 n'est pas utilisé. Bien entendu, et comme cela a déjà été indiqué, le canal d'irrigation 12 peut être utilisé dans d'autres buts que d'irrigation, y compris comme canal de drainage supplé- mentaire ou de secours, comme canal supplémentaire d'entrée d'air, comme dispositif de prélèvement de cultures, d'ap-. plication de médicaments, etc. A cet effet, l'orifice 22 est dimensionné de manière à permettre l'insertion d'une seringue de Luer ou d'un tuba&e intraveineux. L'orifice d'aspiration 24 est dimensionné de manière qu'il puisse être facilement relié, directement ou au moyen d'un adaptateur, à un tube de drainage (non représenté) qui aboutit à un dispositif d'aspiration, et qui se vide dans un récipient ou un sac. Lorsqu'il est branché de cette manière, le drain est utilisé comme un drain d'évacuation. Dans ce cas, le bouchon 32 est utilisé pour fermer l'orifice d'irri- gation 22, mais l'orifice d'entrée d'air 26 reste générale- ment ouvert afin de réduire la pression sur les cellules vi- vantes, quand une aspiration est appliquée à l'extrémité éloignée du cathéter 10 par l'intermédiaire du canal de drai- nage 14. De même qu'à l'orifice d'irrigation 22, un bouchon est accroché à l'orifice d'entrée d'air 26. Ce bouchon 36 est utilisé pour fermer l'orifice d'entrée d'air 26 au moment o une aspiration à circuit fermé (sans air) est souhaitée. Il est également utilisé pour fermer l'orifice d'entrée d'air 26 lorsque cet orifice n'est pas utilisé pour un drainage d'évacuation. Un filtre bactériologique 38est également fixé à l'orifice d'entrée d'air 26. Ce filtre bactériologique peut être un filtre à trois étages, permettant un débit maxi- mal tout en étant capable d'éliminer des particules, jus- qu'à 0,3 microns. Des filtres de ce genre sont bien connus, mais il ne semble pas qu'ils n'aient jamais été utilisés avec des drains d'Abramson. Le filtre- bactériologique-.38 facilite l'élimination de toute infection par l'air dans la blessure qui est drainée. La Figure 2 montre une autre forme de raccord. Ce raccord 40 comporte également un orifice d'irrigation 42, un orifice d'aspiration 44 et un orifice d'entrée d'air 46. De même que le raccord 20 de la Figure 1, il comporte une extrémité 48 destinée à être ajustée de façon amovible sur l'extrémité proche 18 du cathéter 10. La différence réside dans le fait que le raccord 40 ne comporte aucun bouchon de fermeture accroché à l'orifice d'irrigation et à l'orifice d'entrée d'air, ni de filtre bactériologique formé comme partie intégrante de l'orifice d'entrée d'air. Cependant, des bouchons séparés (non représentés) peuvent être utili- ses avec l'orifice d'irrigation 42 et l'orifice d'entrée d'air 46, ainsi qu'avec l'orifice d'aspiration 44. De même, une unité.de filtre bactériologique séparée (non représentée) peut être utilisée dans l'un ou l'autre des orifices 42, 46 ou les deux, s'ils sont utilisés pour une ventilation. Enfin, dans le raccord 40, l'orifice d'aspiration 44 comporte des nervures ou un filetage, pour'un branchement facile sur un tube d'aspiration standard, non représenté. Pour en revenir à la Figure 1, cette figure montre une virole 50 ajustée exactement sur le cathéter 10, mais pouvant coulisser sur la longueur de ce dernier. La virole comporte une lèvre circonférentielle 52, destinée à s'ap- puyer sur le corps du malade, dans la position d'entrée du cathéter du drain. Elle stabilise ainsi le drain en position. Pour améliorer la stabilisation, la lèvre 52 peut être su- turée sur la peau du malade. Etant donné que la virole 50 peut coulisser autour du cathéter 10, la profondeur de po- sitionnement de ce dernier peut être réduiteen le tirant à travers la virole. Si le raccord 20 est amovible, ce qui est préférable, les parties en excès, du cathéter 10 peuvent être coupées pour raccourcir le drain, et le raccord 20 peut être enlevé de la partie coupée et rebranché sur la partie qui reste de ce cathéter 10. La Figure 5 montre un autre dispositif de fixation comprenant des bossages 54 formés de façon intermittente sur une ou plusieurs parois latérales de la partie supérieure du cathéter 10, dans le cas présent sur la paroi extérieure du canal à air 16 (mais non à l'extrémité éloignée car il pourrait occlure les trous de drainage).Les bossages 54 peuvent être moulés sur le cathéter 10 au moment de sa réa- lisation. Plutôt que d'être intermittents, ils peuvent con- stituer une bande continue moulée, ou même encore un mince filament séparé, continu ou intermittent, fixé sur la paroi ou les parois latérale(sIdu cathéter 10. Là également, le but est de réaliser un dispositif de fixation qui évite de placer des sutures ou des aiguilles de sécurité dans le drain lui-même. Enfin, la Figure 1 (ainsi que la Figure 5) montrent la mise en place d'une bande radio-opaque (56) suivant la longueur du cathéter 10. La formation d'une bande radio- opaque de ce genre ast courante et elle peut prendre la forme d'une bande d'une charge opaque aux rayons X, addi- tionnée en un point de la matière plastique lorsque le cathé- ter 10 est moulé par extrusion pendant sa réalisation. Elle peut aussi consister en une bande de matière radio-opaque déposée par peinture. La Figure 3 est une coupe transversale d'un ca- théter 10 comportant des canaux 12, 14 et 16, semblables aux Figures 1 et 5. Elle montncégalement les dimensions re- latives de ces canaux, dans les modes de réalisation préfé- rés de l'invention. Bien entendu, d'autres dimensions peuvent convenir. La Figure 3 représente également l'extrémité ouver- te du cathéter, par laquelle les extrémités éloignées des canaux 12, 14 et 16 accèdent à la blessure, ces -canaux étant en liaison pour les fluides avec les dispositifs reliés au drain par le raccord 20 à son extrémité proche. Un autre moyen d'établir une liaison pour les flui- des avec la région traitée, consiste en des trous 57, repré- sentés sur la Figure 1, et des trous 58 représentés sur les Fig.4,5. Les trous 58 sont formés dans la paroi extérieure des canaux latéraux 12 et 16, à l'extrémité éloignée du ca- théter 10. Des trous similaires sont formés dans les parois entre le canal central 14 et les canaux latéraux 12 et 16. Ces derniers assurent une communication entre canaux à l'ex- trémité éloignée ainsi qu'une liaison avec-l'extérieur du ca- théter. Ainsi, par exemple, lorsqu'un drainage est effectué, 486405 le fluide drainé ne pénètre pas seulement par l'extrémité ouverte du canal 14 et les trous 57, mais également par les trous 58 dans les canaux 12 et 16, et par la liaison entre canaux, dans le canal 14 pour sortir par l'orifice d'aspira- tion 24. Une autre fonction des trous 57 et 58 est d'affai- blir la rigidité de parois de la matière plastique à l'ex- trémité distante du cathéter 10. Cela permet de faciliter la flexion, la courbure et les mouvements de cette partie lorsqu'elle est poussée contre les tissus du corps à l'in- sertion du drain dans la blessure. D'autres moyens pour for- mer une partie assouplie à l'extrémité distante comprennent -une réalisation filamenteuse des parois en matière plastique, la formation d'une grille poreuse, ou la fixation d'une piè- ce de matière plus souple à l'extrémité éloignée. Aucune de ces dispositions n'est illustrée sur les figures, mais elles sont faciles à imaginer. Il est également facile d'imaginer d'autres moyens d'obtenir une partie d'extrémité éloignée assouplie. Il apparaît ainsi que le drain chirurgical selon l'invention offre un certain nombre d'avantages sur le drain d'Abramson, qui est lui-même tout à fait unique, et le meil- leur dans son genre. Le fait d'apporter ces améliorations au drain d'Abramson peut en augmenter le prix, ce qui con- stitue évidemment un facteur car ces drains sont des artic- les jetables, mais il est évident que-les avantages appor- tés font plus que de compenser l'augmentation de prix. Ces avantages, y compris la facilité avec laquelle les diffé- rents modes d'utilisation peuvent être appliqués, avec le raccord selon les différents modes de réalisationapparais- sent clairement. Il est bien entendu que de nombreuses modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation décrits et illustrés à titre d'exemples nullement limitatifs sans sor- tir du cadre ni de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1 - Drain chirurgical, caractérisé en ce qu'il com- porte un cathéter (10) à trois canaux, comprenant une ex- trémité éloignée et une extrémité- proche (18), un raccord (20) à trois tubes s'ajustant sur ledit cathéter à trois canaux, à son extrémité proche, et comprenant un orifice d'aspiration (24), un orifice d'irrigation (22) et un ori- fice d'entrée d'air (26), chacun d'eux pouvant être facile- ment fermé, un dispositif de suture (50) sous forme d'un dispositif de fixation de stabilisation du drain, et une partie assouplie à l'extrémité éloignée dudit cathéter, facilitant l'insertion du drain dans la cavité du corps et réduisant les nécroses par pression des-tissus environnants. 2 - Drain chirurgical selon la revendication 1, ca- ractérisé en ce qu'il comporte des bouchons (32, 36) ac- crochés au raccord. à trois tubes, au moins pour l'ori- fice d'irrigation (22) et pour l'orifice d'entrée d'air (26). 3 - Drain selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un filtre bactériologique (38) accroché audit orifice d'entrée d'air dudit raccord à trois tubes. 4 - Drain selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit raccord à trois tubes (20) est ajusté à frottement dans ledit cathéter (10) à trois canaux, et peut en être enlevé. - Drain selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit dispositif de suture consiste en une virole (50) qui peut coulisser autour dudit cathéter (10). - 6 - Drain selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit dispositif de suture est une bande ou un bos- sage de suture (54), le long de l'extérieur d'une partie dudit cathéter (10). 7 - Drain selon la revendication 6, caractérisé en la bande ou bossage (54) est disposée de façon intermit- tente le long du cathéter (10). 8 - Drain selon la revendication 1, ca- ractérisé en ce que l'extrémité éloignée du cathéter comporte une série de trous (57, 58) dans chacun des trois canaux, lesdits trous servant à assouplir ladite extrémité éloignée ainsi qu'à relier chacun desdits canaux entre eux, et avec l'extérieur du cathéter afin d'améliorer le drainage et l'aspiration. 9 - Drain selon la revendication 8, ca- ractérisé en ce que l'extrémité éloignée du cathéter (10) présente une structure filamentée ou poreuse, ser- vant à assouplir cette extrémité éloignée. - Drain selon la revendication 1, ca- ractérTsé en ce que la partie assouplie de l'extrémité éloignée consiste en une pièce de matière plus souple fixée sur cette extrémité éloignée.. 1X - Drain selon la revendication 1, ca- ractérisé en ce qu'une b.ande (56) opaque aux rayons X, est disposée le long d'une partie de la longueur du cathéter (10.). 12 - Drain selon la revendication 1, ca- ractérisé en ce que le cath.éter (10-) est réalisé en une seule pièce de caoutchouc aux silicones souple extrudé.