L'invention se rapporte à un dispositif pour le dosage d'un composant dans une atmosphère à analyser, par détermination de la quantité de lumière émise par réaction luminescente de ce composant avec un gaz réaction, et notamment dosage d'oxydes d'azote par réaction avec l'ozone. Classiquement, les dispositifs de ce genre comportent une source de gaz réactif, un moyen d'aspiration de l'atmosphère à analyser à débit réglé, une chambre de réaction avec des ajutages d'injection reliés respectivement au moyen d'aspiration et à la source de gaz réactif, une tubulure de sortie reliée à une pompe à vide et une fenêtre transparente pour le couplage optique de la chambre de réaction à un transducteur photo-électronique associé. On trouve des descriptions de dispositifs de ce genre dans les brevets français Nos 2.139.175, 2.142.353 et 2.145.199. D'une façon générale les chambres de réaction sont plates pour occuper le minimum de volume avec une surface de fenêtre suffisante. En effet, surtout Si la réaction chimioluminescente porte sur des traces de composant, la quantité de lumière émise par réaction est très faible, de sorte que l'on recherche à recevoir sur le transducteur photo-électronique le maximum de lumière. Le transducteur est couramment un photomultiplicateur. Pour augmenter la sensibilité des mesures, le brevet français NO 2.153.908 propose d'interposer entre la fenêtre et le photomultiplicateur un obturateur en forme de croix tournant autour de son centre, afin de masquer et démasquer périodiquement la fenêtre, de sorte que le signal sortant du photomultiplicateur soit modulé à la fréquence de masquage. Un signal synchrone est fourni par un photodétecteur recevant le flux lumineux d'une source de lumière, masqué et démasqué par le même obturateur.On effectue alors une détection synchrone en combinant les signaux du photomultiplicateur et du photodétecteur, ce qui restitue l'amplitude du signal lumineux créé par la chimioluminescence, en s'affranchissant des dérives inhérentes aux amplificateurs passant la composante continue, tout en travaillant en bande passante étroite afin de réduire le bruit, Pour que les mesures soient significatives de la teneur en composant à doser, il faut évidemment que le débit d'air atmosphérique dans la chambre de réaction soit connu et régulier. A cet effet le brevet français NO 2.166.950 propose d'associer à un orifice calibré un réservoir amont équipé d'un régulateur de pression.Comme la chambre de réaction est couplée à une pompe à vide, la perte de charge à travers l'orifice calibré est sensiblement égale à la pression en amont, et le débit est constant Si la pression amont est constante La sensibilité des dispositifs de dosage par chimioluminescence est évidemment limitée en dernière analyse par le rapport signal/bruit.Les travaux de l'inventeur ont porté essentiellement sur les améliorations que l'on peuvait apporter à ce rapport, tant en augmentant le niveau du signal utile par des dispositions permettant de capter pratiquement tout le flux lumineux émis, qu'en réduisant le bruit par la suppres1on des lumières parasites, et par l'adoption de procédés de détection synchrone opérant par corrélation0 Sous l'aspect de la transmission du flux lumineux émis par chimioluminescence au transducteur photo-électronique, les chambres de réaction de l'état de la technique présentent des taux de transmission limités par l'ouverture angulaire de la fenêtre de couplage, et les réflexions des photons à incidence oblique sur cette fenêtre.Dans les dispo- sitions décrites par les brevets frangais Nos. 2.139.175, 2.145.199 et 2.153.908, la réaction de chimioluminescence est localisée dans une zone étroite au voisinage du centre de la fenêtre, l'ouverture angulaire de la fenêtre avoisine la demi-sphère, mais une faible fraction des photons émis possède une incidence suffisamment proche de la normale pour que les réflexions sur la fenêtre soient faibles. On ne peut guère escompter que plus du quart des photons émis parviennent sur le transducteur photo-électronique. Selon le brevet français NO 2.i42.353, la chambre de réaction est constituée par un tube transparent enroulé en spirale pour former un disque, appliqué sur la fenêtre d'entrée d'un photomultiplicateur.Un miroir peut être placé du côté opposé au photomultiplicateur pour augmenter le flux lumineux capté. Mais cette disposition prévue pour des réactions en milieu liquide, où la diffusion des réactifs dans le solvant porteur est lente, n'est pas utilisable pour des réactions entre gaz à pression réduite, où la zone réactionnelle est très réduite, sensiblement ponctuelle. Au mieux, la chambre de réaction en forme de tube spiralé aurait un rendement de transmission du même ordre de grandeur que les chambres classiques pour des réactions en phase gazeuse, En outre, les réactions chimioluminescentes s'effectuent, de façon générale, en deux temps ; d'abord une combinaison des deux réactifs donnant naissance à une molécule excitée, puis désexcitation de la molécule par une transition radiative (émission d'un photon). La probabilité de désexcitation de la molécule par transition non radiative (thermique) ne peut qu'augmenter Si la molécule à l'état excité subit une collision.Aussi la localisation de la zone réactionnelle au voisinage de la fenêtre, utile pour augmenter l'ouverture dans les dispositions classiques, estelle défavorable vis-à-vis du rendement en transitions radiatives. Pour pallier ces inconvénients, l'invention propose un dispositif pour le dosage d'un composant dans une atmosphère à analyser, par détermination de la quantité de lumière émise par réaction luminescente de ce composant avec un gaz réactif, comportant une source de gaz réactif, un moyen d'aspiration de l'atmosphère à analyser à débit réglé, une chambre de réaction comprenant des ajutages d'injection reliés respectivement au moyen d'aspiration et à la source de gaz réactif, une tubulure de sortie reliée à une pompe à vide, et une fenetre transparente pour le couplage optique de la chambre de réaction à un transducteur photo-électronique associé, un obturateur tournant disposé sur le trajet optique entre chambre et transducteur pour alternativement masquer et démasquer la fenêtre, et un ensemble de détection synchrone couplé respectivement à l'obturateur et au transducteur, caractérisé en ce que ladite chambre de réaction comporte une paroi concave réfléchissante en parabolorde de révolution, les ajutages débouchant concentriques à proximité du foyer du parabololde, tandis que la fenêtre est disposée dans un plan perpendiculaire à l'axe du paraboloide en liaison étanche avec ladite paroi. Grace à cette disposition, la zone réactionnelle se trouve, a distance des parois de la chambre et de la fenê- tre, sensiblement au foyer du miroir parabolique formé par la paroi de la chambre. En majorité les photons de luminescence seront réfléchis par le miroir parallèlement à l'axe du paraboloide, pour avoir une incidence normale à la fenêtre, tandis que les photons émis directement vers cette fenêtre auront une incidence en moyenne proche de la normale0 On obtient ainsi, tout en réduisant le risque de perte par transitions non radiatives, un rendement de captage du flux lumineux peu inférieur à l'unité0 De préférence l'obturateur tournant est un disque entraîné par un moteur autour d'un axe parallèle à l'axe du paraboloide et comportant au moins une encoche démasquant entièrement la fenêtre, cette disposition permettant de réaliser un obturateur mince et néanmoins rigide. En disposition préférée ce disque est logé dans une extension de la chambre de réaction, entre la fenêtre et le foyer du paraboloSde. Ainsi on peut appliquer le transducteur photo-électronique sur la fenêtre et réaliser un ensemble étanche à la lumière, les lumières extérieures parasites ne pouvant pénétrer dans l'espace entre l'obturateur et le transducteur photo-électronique0 De préférence la chambre possède une gorge annulaire d'où débouche la tubulure de sortie branchée à la pompe à vide, au ras de l'extension de logement du disque. La chambre de réaction peut entre ainsi en écoulement sensiblement laminaire entre la zone réactionnelle et l'extrémité de la chambre vers la fenêtre, pour ne pas perturber la zone réac tonnelle0 De préférence, lorsque le dispositif est destiné à doser de l'oxyde d'azote, la source de gaz réactif est un générateur d'ozone, la réaction luminescente utilisée s'effec tuant suivant les formules l'astérisque signifiant l'état d'excitation de la molécule. La source d'ozone est de préférence constituée par une enveloppe tubulaire isolante reliée à une source d'oxygène et équipée d'une électrode extérieure et d'une électrode filiforme axiale, les électrodes étant couplées aux sorties d'un générateur de tension alternative haute fréquence. La réaction luminescente est la réaction du bioxyde d'azote NO avec l'ozone. Si les oxydes d'azote sont au moins partiellement autres que le bioxyde, on insérera entre le moyen d'aspiration et l'ajutage d'injection respectif de la chambre un four de conversion en sorte que l'air contenant les oxydes d'azote soit porté à une température où la conversion de ces oxydes en bioxyde NO soit pratiquement con plète. Ce four de conversion est de préférence constitué par une résistance électrique chauffante tubulaire dans une enceinte isolée à double paroi entre lesquelles règne le vide, et un serpentin en quartz à l'intérieur de la résistance électrique. Selon une disposition préférée le dispositif comporte deux chambres de réaction en parabolorde avec un obturateur commun, une des chambres étant alimentée en air à analyser en aval du four de conversion et l'autre en amont, de façon à déterminer dans l'une les oxydes d'azote totaux et dans l'autre le bioxyde seul ; un amplificateur différentiel en sortie des détecteurs synchrones donnera par différence la teneur en peroxyde N02. Le transducteur photo-électronique préféré est un photemultiplicateur. Afin de réduire les pertes par réflexion entre fenêtre de chambre et fenêtre d'entrée du photomultiplicateur, on peut disposer un liquide d'indice sensiblement égal à celui des fenêtres entre celles-cio les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquele t la figure 1 est un schéma général d'un dispositif selon l'invention ; la figure 2 est une représentation d'un disque obturateur la figure 3 est une coupe longitudinale agrandie d'une chambre à réaction ; la figure 4 représente un générateur d'ozone ;; la figure 5 représente en coupe un four de conversion t la figure 6 représente schématiquement une pompe pour l'aspiration de l'air ambiant, associée à un régulateur de débit. Selon la forme de réalisation choisie et représenté. figure 1, un dispositif de dosage d'oxydes d'azote dans l'air comporte un groupe de réaction 1 dans son ensemble, comprenant dans une enceinte générale étanche 10 deux chai- bres de réaction 11 et 15 (seule la chambre 11 est représentée coupée), en forme générale de cavités en parabololdes de révolution, d'axes parallèles, dans lesquelles débouchent des ajutages d'injection, d'atmosphère à analyser lla, 15a, et de gaz réactif llb, 15b. En avant des chambres, un disque obturateur 12 peut être mr;8 en rotation par un moteur 13, autour d'un axe parallèle à l'axe des parabolodes, le disque et le moteur étant logés à l'intérieur de l'enceinte 10.Le disque 12 est situé dans une cavité discorde, qui s'élargit en gorge annulaire sur le pourtour des chambres de réaction parabolordes. Des canaux forés dans les blocs formant l'enceinte 10 autour des chambres Il et 15 et débou- chant dans les gorges annulaires précitées, sont reliés à un ajutage 14 pour la liaison avec une pompe à vide. Comme on le voit mieux figure 2, le disque 12 comporte trois encoches 51,52,53, angulairement espacées de 1800, le centre 50 formant sommet d'angle. Ces encoches comportent chacune deux bords suivant des rayons du disque 12, raccordés par un arrondi, l'ouverture angulaire des encoches étant la mssme, vue du centre 50 que celle des extrémités des chai- bres 11 et 15, également axialement espacées de 1200 à partir du centre 50. Ainsi, lorsque le disque 12 tourne, les chambres 11 et 15 sont démasquées et masquées périodiquement, au rythme du passage des encoches 51-53 devant leurs extrémités respectives. Selon la représentation l'encoche 51 démasque la chambre 11 et l'encoche 52 le chambre 15.En outre, le disque est muni de saillies 54,55 et 56, diamétralement opposées aux encoches 51,52 et 53, ces saillies venant s'interposer entre la face réceptrice d'un photodétecteur 16, associée de l'autre côté du disque à une source lumineuse 16a (voir également figure 1). Le photodétecteur 16 est destiné à fournir un signal de pilotage pour la détection synchrone, comme il sera expliqué plus loin. Mais la figure 2 montre nettement que les chambres 11 et 15 sont démasquées en synchronisme, en opposition de phase avec le démasquage du photodétecteur 16o En revenant à la figure 1, dans l'axe des chambres 11 et 15 sont disposées des fenetres transparentes, seule la fenêtre 17 dans l'axe de la chambre 11 étant représentée. Le diamètre utile de ces fenêtres correspond au diamètre des trous dans le disque 12, ainsi qu'au diamètre des optiques d'entrée des photomultiplicateurs 18 et 18', accolées aux fenêtres Les sorties de signaux des photomultiplicateurs 18 et 18' sont reliées aux entrées d'un bloc de détection 4, avec deux détecteurs synchrones 40 et 40', pilotés en commun par la sortie du photodétecteur 16. Les sorties des détecteurs synchrones 40 et 40' sont couplées respectivement à l'entrée d'amplificateurs 41 et 42, ainsi Qu'aux deux entrées directe et inverseuse d'un amplificateur 43. On reviendra sur ces dispositions dans les commentaires sur le fonctionnement du dispositif0 Les ajutages d'injection de gaz réactif llb et 15b sont reliés en commun, à travers des moyens de réglage et de contrôle de débit classiques et non représentes, à une source d'ozone 2 dans son ensemble, comprenant une tubulure d'arrivée d'oxygène 20, reliée à une source d'oxygène classique, un effluvateur 21, qui sera décrit de façon plus détaillée en référence à la figure 4, et un générateur de tension alternative 22, à haute fréquence, capable de délivrer des tensions de quelques kilovolts, Le prélèvement d'air atmosphérique à analyser est effectué par un ensemble 3 qui comprend une tubulure d'aspiration 30, qui sera normalement prolonge par une canalisation souple terminée par un "nez" convenable, une pompe 31, un réservoir équipé d'un régulateur de pression 32, d'où part une canalisation 34 qui se divise en deux branches 34a et 54b. La canalisation 34a aboutit à l'ajutage 15a d'injeetion d'air à analyser de la chambre 15, tandis que la branche 34b traverse un four de conversion 35 (qui sera décrit en référence à la figure 5),avant d'aboutir à l'ajutage lla de la chambre lic La structure des chambres de réaction apparaîtra plus clairement en référence à la figure 3. La paroi 60 de cette chambre 11 définit une cavité en parabolorde de foyer 61 et d'axe de révolution 62. Un injecteur capillaire 63 dirigé suivant 11 axe 62 vient se terminer un peu avant le foyer 61. Avant de faire saillie dans la cavité parabololde, l'inåec- teur passe dans un canal coaxial 64, avec une dérivation 64a d'alimentation. On a compris que l'injecteur 63 forme l'extrémité de l'ajutage llb pour l'injection de gaz réactif, tandis que le canal 64 est connecté par la dérivation 64a à l'ajutage lia pour l'atmosphère à analyser. La paroi 60 est très finement polie et recouverte d'un revêtement d'or à haut pouvoir réflecteur0 A l'extrémité ouverte du paraboloide, la paroi 60 s'évase en gorge annulaire 65, en regard du disque obturateur 12.A la fenêtre 17, est couplée l'optique d'entrée du photomultiplicateur 18, par l'intermédiaire d'une mince couche 18a d'un liquide visqueux dont l'indice de réfraction est sensiblement égal à ceux de la fenêtre 17 et de l'optique d'entrée du photomultiplicateur 18. Cette couche 18a permet, comme on le sait, de supprimer pratiquement les réflexions à l'interface entre la fenêtre et l'optique d'en gréez On comprendra que, la concentration en gaz réactif dans le flux sortant de l'injecteur 63 (typiquement 1,5 % d'ozone O3 dans de l'oxygène 2) étant très supérieure à la concentration des traces de gaz à analyser dans l'air injecté par le canal 64 (sensibilité limite prévue 0,1 partie par milliard, ou p.p.b), le débit réglé dans l'injecteur 63 sera très inférieur au débit réglé dans le canal 64, de manière que l'excès de gaz réactif, indispensable en soi pour que le dosage soit significatif, ne soit tout de même pas trop considérable. De ce fait, la zone réactionnelle sera confinée au voisinage de l'extrémité de l'injecteur 63, c'est-à- dire à proximité immédiate du foyer 61. Dans la configuration représentée, près de 80 % des photons émis seront réfléchis par la paroi 60 pour tomber à incidence normale sur la entre 17, tandis que les 20 % environ qui tombent directement sur la fenêtre 17 s'écarteront de l'incidence normale d'au plus 230 (rayons marginaux).Entre 80 et 90 % du flux lumineux émis peut pénétrer dans le photomultiplicateur, de sorte que la dégradation du rapport signal/bruit dû aux pertes de lumière est de l'ordre de 1 à 2 dB, Pour obtenir un gaz réactif contenant de l'ozone, on fait passer un courant d'oxygène, ou éventuellement un gaz contenant de l'oxygène, dans un effluvateur tel que représenté figure 4. Cet effluvateur 21 est constitué d'un tube de verre 70, muni à une extrémité d'un ajutage latéral 71, et terminé en ajutage 72 à l'autre extrémité. Dans l'axe du tube un fil de nickel 73 forme électrode intérieure et est muni d'une borne d'extrémité 73a, au-delà d'une traversée étanche, à proximité de l'ajutage 71. A l'autre extrémité le fil 73 s'engage dans une cale isolante ajourée 73b qui assure le maintien du fil en position axiale.Autour du tube 70, on a collé une feuille de cuivre 74, munie d'une prise de contact 74a, et recouverte d'une couche isolante 75 de résine époxyde. Lorsqu'on applique une tension alternative de fréquence voisine de 65 kHz, de valeur efficace d'environ 3400 volts entre les électrodes 73 et 74, l'efflu- ve qui prend naissance sur l'électrode 73 engendre un rayonnement ultraviolet qui transforme une partie de l'oxygène diatomique en oxygène triatomique, ou ozone. Cette disposition d'effluvateur permet d'obtenir, par un processus classique en soi, une teneur en ozone d'environ 1,5 %0 On a déjà signalé, en référence à la figure 1, que la chambre 15 était alimentée en air atmosphérique contenant des oxydes d'azote, bioxyde NO et peroxyde NO2, avec les teneurs d'origine.Comme la réaction de l'ozone accompagnée d'une transition radiative n'agit que sur le bioxyde pour le transformer en peroxyde, la chambre 15 permettra le dosage du bioxyde. Pour obtenir la teneur totale en oxydes d'azote, l'air envoyé à la chambre 11, traverse un four de conversion 33 où règne une température telle que le peroxyde se réduise en bioxyde. La structure du four 33 est présentée figure 50 Le four 33 comporte une enveloppe isolante composée d'une enceinte 80, à double paroi 80a, 80b, en verre dur argenté, entre lesquelles on a établi le vide ; on reconnaît là la structure dite de "vase Dewar". A l'intérieur de 11 enceinte 80 on a disposé un élément chauffant 81 composé d'un fil électriquement résistant bobiné sur une carcasse réfractaire tubulaire.A l'intérieur de l'élément 81 un serpentin 82 en quartz enroulé en spirale, avec une entrée axiale 82a et une sortie 82b en extrémité de spirale, et d'une longueur développée d'environ 2,5 X est traversé par l'air contenant les oxydes d'azote. Un calorifugeage 83, constitué par de la vermiculite, est disposé entre l'élément chauffant 81 et la paroi 80b de l'enceinte 80, pour parfaire l'isolement thermique et protéger l'enceinte 80 contre des échauffements excessifs. On comprendra que la température à l'intérieur du four 33 est régulée par l'intermédiaire d'une sonde thermique (non représentée) attaquant un dispositif d'asservissement de la puissance appliquée à l'élément chauffant 81, dispositif d'asservissement classique à action proportionnelle, intégrale et dérivée (P I D)0 On utilise un serpentin en quartz de préférence à des serpentins en molybdène ou en acier inoxydable qui ont une action catalytique sur la transformation du peroxyde d'azote en bioxyde et peuvent Stre plus courts, en raison des risques d'empoisonnement des catalyseurs0 Pour l'aspiration de l'air atmosphérique à analyser, puis son injection à débit constant dans les chambres de réaction, on utilise un appareillage représenté à la figure 6, et comprenant une pompe à soufflet métallique 31 et un régulateur de pression 32. La pompe 31 comprend un moteur 90 entraînant un jeu de galets excentriques 91. A un galet 91 est associé un poussoir 92 solidaire du fond d'un soufflet métallique 93, qui se comprime ou s'étend sous l'action antagoniste du pous- soir 92 et d'un ressort interne (non représenté). L'extrémité fixe du soufflet 93 comporte une culasse 94 munie d'un clapet d'aspiration 94a et d'un clapet de refoulement 94bue Cette pompe peut comporter plusieurs corps à soufflet tels que 93 par des galets respectifs (ici deux), de façon à pouvoir travailler en double effet, ou fournir à plusieurs circuits gazeux des volumes de gaz du même ordre de grandeur. On pourrait notamment alimenter l'effluvateur générateur d'ozone par un corps de la pompe 31. L'air refoulé par le clapet 94b est envoyé à un réservoir 95, à pression réglée, de façon que l'écoulement à travers un étranglement calibré (schématisé en 96), au-delà duquel la pression est celle qui règne dans les chambres de réaction, soit à débit réglé, Pour le réglage de la pression dans le réservoir 95, celui-ci est équipé d'une électrovanne de fuite 99, et d'un capteur de pression 97 attaquant un asservissement 98 commandant l'électrovanne 99. L'asservissement 98 est constitué par un générateur de signaux rectangulaires à fréquence de récurrence de quelques Hz, et un cycle de travail variable en dépendance du signal de pression délivré par le capteur 97. Une augmentation de pression dans le réservoir 95 se traduit par une augmentation du cycle de travail, et partant par des ouvertures périodiques plus longues de l'électrovanne 99. On a évoqué à plusieurs reprises la détection synchrone des signaux issus des photomultiplicateurs 18 et 18' de la figure 1. Les détecteurs synchrones 4C et 40' seront de préférence du type décrit dans la demande de brevet français NO 2.412.203. Ces détecteurs comportent des échantillonneurs qui prélèvent, à intervalles périodiques dans la période du signal de synchronisation provenant du photodétecteur 16, les valeurs de signal issues du photomultiplicateur couplé à l'entrée. Les échantillons successifs subissent une sommation ponaérée pour fournir une moyenne de l'amplitude de signai. Les moyennes rzsultant des périodes successives sont mémorisées, puis traitées pour exprimer la valeur la plus probable de l'amplitude de signal.On arrive ainsi à extraire du signal issu du photomultiplicateur, et modulé au rythme des masquages et démasquages des chambres de réaction par le disque 12, l'amplitude de signal cohérant avec le signal de synchronisation, malgré un rapport signal/bruit très faible, Finalement, grâce à la détection synchrone et à la forme des chambres de réaction à haute capacité de collection de photons, il est généralement inutile de refroidir les photomultiplicateurs à la température de la neige carbonique, suivant la pratique usuelle, pour abaisser le facteur de bruit thermique de ces photomultiplicateursO Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples décrits, mais en embrasse toutes les variantes d'exécution. Notamment les chambres de réaction parabolordes en combinaison avec 11 obturateur tournant pourraient être utilisées pour des réactions chimioluminescentes en phase gazeuse autres que la réaction du bioxyde d'azote sur l'ozone, sans sortir pour autant du cadre de l'invention0 REVENDICATIONS 1. Dispositif pour le dosage d'un composant dans une atmosphère à analyser, par détermination de la quantité de lumière émise par réaction luminescente de ce composant avec un gaz réactif, comportant une source de gaz réactif, un moyen d'aspiration de l'atmosphère à analyser à débit réglé, une chambre de réaction comprenant des ajutages d'injection reliés respectivement au moyen d'aspiration et à la source de gaz réactif, une tubulure de sortie reliée à une pompe à vide, et une fenêtre transparente pour le couplage optique de la chambre de réaction à un transducteur photo-électronique associé, un obturateur tournant disposé sur le trajet optique entre chambre et transducteur pour alternativement masquer et démasquer la fenêtre, et un ensemble de détection synchrone couplé respectivement à l'obturateur et au transducteur, caractérisé en ce que ladite chambre de réaction comporte une paroi concave réfléchissante en parabololde de révolution, les ajutages débouchant concentriques à proximité té du foyer du paraboloIde, tandis que la fenêtre est disposée dans un plan perpendiculaire à l'axe du paraboloIde en liaison étanche avec ladite paroi. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit obturateur tournant est un disque entratné par un moteur autour d'un axe parallèle à l'axe du parabolorde, et comportant au moins une encoche démasquant entièrement ladite fenêtre. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit disque est logé dans une extension de la cham- bre de réaction telle qu'il soit situé au voisinage de ladite fenêtre, entre celle-ci et le foyer du paraboloSdeO 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que la chambre possède une gorge annulaire d'où débouche ladite tubulure de sortie, pratiquée dans ladite paroi concave au ras de l'extension de logement du disque entre celuici et le foyer0 5. Dispositif selon une quelconque des revendications 1 à 4, pour le dosage d'oxyde d'azote par réaction entre le bioxyde et ozone, caractérisé en ce que lasciiroe de gaz réactif est un générateur d'ozone. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit générateur d'ozone comporte une enceinte tubulaire isolante reliée à une source d'oxygène et équipée d'une électrode extérieure et d'une électrode filiforme axiale, les électrodes étant couplées aux sorties d'un géné rateur de tension alternative haute fréquence0 7. Dispositif selon une des revendications 5 ou 6, caractérisé en ce qutun four de conversion adapté à amener les oxydes d'azote à l'état de bioxyde est inséré entre le moyen d'aspiration d'atmosphère à analyser et l'ajutage d'in- jection respectif de la chambre. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que ledit four convertiseur comporte une résistance électrique chauffante tubulaire logée dans une enceinte ther mi que ment isolée à double paroi entre lesquelles règne le vide, un serpentin en quartz traversé par l'atmosphère à analyser étant disposé à l'intérieur de la résistance tubulaire. 9. Dispositif selon la revendication 7 ou la revendica- tion 8, caractérisé en ce qu'il comporte deux chambres de réaction en paraboloIdes à axes parallèles, avec un obturateur commun, les ajutages d'injection d'atmosphère à analyser étant reliés respectivement en amont et en aval du four de conversion. 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que les sorties des ensembles de détection synchrone couplés aux transducteurs associés aux deux chambres attaquent un amplificateur différentiel0 11. Dispositif selon une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que le transducteur photo-électronique associé à la chambre est un photomultiplîcateur. 12. Dispositif selon les revendications 8 et 11 prises conjointement, caractérisé en ce que le photomultiplicateur est couplé optiquement à la fenêtre de la chambre associée par un liquide avec un indice de réfraction sensiblement égal à celui de la fenêtre, 13. Dispositif selon une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que le moyen d'aspiration comporte une pompe à soufflet métallique débitant dans un volume tampon équipé d'un régulateur de pression0 14. Dispositif selon la revendication 12, caractérisé en ce que le régulateur de pression comprend un capteur de pression, une électrovanne mettant en communication le volume avec l'atmosphère extérieure à travers une fuite étranglée en réponse à un de deux états d'un signal périodique délivré par un générateur piloté en durée relative des états par le capteur de pression.