La présente invention concerne une porte de four à coke à lame d'étan chéité réglable. Afin d'assurer la meilleure étanchéité possible des portes de fours à coke et-d'eviler l'échappement des gaz et des fumées des chambres de cokéfaction, les portes comportent généralement une lame métallique à arête vive, dite "couteau", qui est retenue contre le corps de la porte et vient s'appuyer, lors de la fermeture de la porte, sur un cadre fixe du four. Cette lame d'étanchéité fait le tour de la porte et est maintenue contre l'encadrement de celle-ci, par exemple au moyen d'éléments de serrage latéraux répartis sur le pourtour de la porte et fixés à celle-ci au moyen de boulons dits "boulons à tête de moineau". Des pieces métalliques en forme de coins, dont une partie sensiblement plate s'engage derriere les éléments de serrage et prend appui sur la partie dorsale de la lame d'étanchéité et dont l'autre extrémité est conforme en tête élargie, servent à régler la position de la lame en cas de fuite. Pour rétablir l'étanchéité, un opérateur vient frapper au moyen d'un marteau sur les coins au niveau de la fuite. Or, cette manière de procéder ne permet évidemment'pas de réglage minutieux et il en résulte fréquemment des déformations de l'arête vive de la lame par écrasement de celle-ci sur le cadre métallique du four. De la sorte, il devient rapidement impossible de garantir ou de rétablir l'étanchéité des portes, surtout de portes de grande hauteur. Or, les fuites de gaz et de fumées sont indésirables, tant à cause de la pollution et des inconvenients qui en résultent pour le pérsonnel desservant les fours et pour l'environnement, qu'à cause des endommagements auxquels sont exposés les fours. En effet, les gaz s'enflamment à l'air libre et la chaleur dégagée risque de déformer les montants d'ancrage de la maçonnerie, ce qui aurait pour conséquence la nécessité d'arrêter les fours. Ainsi, il faut procéder, par suite de la duree de vie limitée des lames d'étanchéité, fréquemment au remplacement de celles-ci et effectuer en même temps un examen minutieux du cadre du four pour détecter et réparer les endommagements eventuels du siège de la lame. La cadence de remplacement est particulièrement prononcée pour les grandes portes d'une hauteur de 5 à 7 m. Le but de la présente invention est de fournir, en relation avec des systèmes d'étanchéité "métal sur métal", les moyens appropriés pour rétablir en cas de besoin l'étanchéité de manière controlée et sans abîmer la lame d'étanchéité ou le siège sur le cadre du four et de garantir ainsi une durée de vie prolongee des systèmes d'étanchéité des portes de fours à coke, essentiellement de portes de grande hauteur. Avec une lame d'étanchéité metallique qui s'étend sur tout le pourtour de la porte et est serrée de manière à pouvoir glisser contre le cadre de celle-ci et qui prend appui sur un siège solidaire du four lorsque la porte est ferme, ce but suivant l'invention est atteint par le fait que des éléments amortisseurs, dont le serrage est reglable individuellement, sont disposés entre la lame d'étanchéité sur laquelles ils prennent appui et des butées réglables. Les éléments amortisseurs sont constitués par des rondelles à ressorts qui sont logées de façon appropriee dans un cylindre fixé à la lame d'étanchéité et qui sont tenues en place par un poinçon sur lequel prend appui l'ergot d'une vis de réglage. Lors de la fermeture et du serrage d'une porte ainsi equipée, l'arête de la lame d'étanchéité est forcee avec une pression donnee contre le siege aménagé autour de la chambre de cokéfaction sans toutefois être abîmée, etant donné que les éléments amortisseurs permettent un mouvement de recul de la lame. En cas d'étanchéité insuffisante, un serrage de la vis de réglage d'un ou de plusieurs éléments amortisseurs permet d'augmenter localement et de façon contrôlée la pression de la lame et -de retablir ainsi l'etancheite. La lame d'étanchéité est elle-même tenue en place contre ltencadrement de la porte au moyen de tiges mobiles dans des guides fixés à des intervalles donnés aux flancs de la porte. D'autres buts et avantages de la presente invention apparaîtront à la lecture de la description suivante et des figures jointes, données à titre illustratif mais non limitatif. La Figure 1 represente une coupe à travers un dispositif servant au réglage de la position de la lame d'étanchéité, et la Figure 2 montre en coupe une forme d'exécution d'une fixation servant à maintenir la lame d'étanchéité en contact glissant avec le cadre de la porte. Une lame d'étanchéité 20, dont une face laterale est maintenue en contact glissant avec le cadre métallique 10 de la porte, présente à l'avant une partie bisautee dont l'arête viendra s'appuyer contre le siège métallique entourant la chambre de cokéfaction. La mobilité nécessaire de la lame d'étanchéité 20, tant lors de la mise en place de la porte que lors de l'ajustage éventuel ultérieur de la lame, est garantie grâce à des éléments amortisseurs solidaires à des intervalles donnés de la lame d'étanchéité 20. Dans l'exemple illustré, chaque élément amortisseur est constitué par un tube cylindrique 30 à l'intérieur duquel sont disposées treize piles de quatre rondelles à ressorts (rondelles Belleville), arrangées avec concavite (resp. convexité) alternante, ainsi qu'un poinçon dont la tige traverse une partie des rondelles. L'acier pour ces rondelles est choisi de sorte que les rondelles supportent des températures d'moins 200 sans perdre leur élasticité. Pour des portes d'une hauteur de 6,70 m, on a prévu trente-quatre de ces elé- ments amortisseurs. Les éléments amortisseurs sont fixés à la lame d'étanchéité 20 soit indirectement par l'intermédiaire de supports 21 soudés sur le flanc antérieur de la lame, soit directement si on utilise comme lame d'étanchéité un fer en forme de L. La fixation des tubes 30 se fait de préférence par soudage Une douille filetée 42, fixée à une plaque de support 41 solidaire du cadre métallique 10 de la porte, sert à changer en cas de besoin la position de la vis 40. Une telle vis 40, dont l'ergot prend appui sur le poinçon 32 fait fonction de butée et de moyen de réglage pour chaque élément amortisseur logé dans un tube 30. Du fait de l'élasticité des moyens de retenue de la lame d'étanchéité, celle-ci peut se conformer plus facilement que jusqu'ici au siege de la chambre métallique lors de la mise en place de la porte. Par ailleurs, lorsque l'étan- chiite n'est pas ou n'est plus parfaite en un ou plusieurs endroits, on peut facilement ajuster la lame par réglage d'une ou de plusieurs vis 40. Un endommagement de la lame et de son siège ne sont plus à craindre lors de cette opération. Il s'ensuit que la durée de service d'une lame est considérablement prolongée et permet effectivement pendant des durees d'au moins trois mois et plus de maintenir une étanchéité totale. Le dispositif suivant l'invention peut, avec le resultat prémentionné, être utilise en relation avec des lames d'étanchéité retenues au moyens des boulons "à tête de moineau" classiques contre l'encadrement des portes de fours à coke. Toutefois, la mise en place et le remplacement des lames sont plus faciles à réaliser avec l'agencement suivant la Figure 2 qui permet, par ailleurs, un meilleur glissement de la lame par rapport à l'encadrement de la porte. Sur le mode de réalisation de la Figure 2, un guide 61 comportant un alesage parallèle au grand axe de la lame d'étanchéité 20 est fixé à cette lame. Deux autres guides 63 et 64 sont fixes directement ou indirectement au cadre 10 de la porte. Un boulon 60 dont la tige passe à travers les guides 61, 63, 64 maintient la lame 20 en contact avec le cadre 10 de la porte. L'ecrou 65 permet de donner à la lame 10, sur laquelle prennent appui les éléments amortisseurs, une certaine précontrainte. Un réglage de l'écrou 65 en vue de l'ajustage de la lame 20 est bien entendu possible à tout moment. Sur les portes mentionnées plus haut, on a prévu cinq de ces systèmes de chaque côté d'une porte. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limite aux modes de realisation décrits et représentés; elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans que l'on ne s'écarte de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Porte de four à coke entourée sur son pourtour par une lame metallique à arête d'étanchéité qui est maintenue sur le corps de la porte et qui vient s'appliquer contre un cadre entourant la chambre de cokefaction, caractérisée en ce qu'elle comporte des éléments amortisseurs, dont le serrage est réglable individuellement, ces éléments amortisseurs etant disposes entre la lame d'étanchéité sur laquelle ils prennent appui et des butees réglables. 2.- Porte de four à coke suivant la revendication 1, caracterisee en ce que chacun de ses éléments amortisseurs est constitué par des rondelles à ressort logées dans un cylindre et tenues ensemble par un poinçon dont la tige traverse une partie des rondelles. 3.- Porte de four à coke suivant la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que le cylindre de chaque élément amortisseur est fixé directement ou indirectement, de preférence' par soudage, à la lame d'étanchéité. 4.- Porte de four à coke suivant la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que le mtérau des rondelles à ressort est un acier qui supporte sans altération des températures d'au moins 200"C. 5.- Porte de four à coke suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que les butées reglables sont formees par des vis de compression mobiles dans des'douilles filetées fixees à l'encadrement de la porte, l'ergot de la vis prenant appui sur la tete du poinçon. 6.- Porte de four à coke suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la lame d'étanchéité qui s'étend sur tout le pourtour de la porte est tenue en place contre le cadre de la porte par des tiges-dont chacune passe par au moins deux guides et solidaires du cadre de la porte. 7.- Porte de four à coke suivant la revendication 7, caractérisée en ce que la course maximale de la lame d'étanchéité est réglable par un écrou prevu en tête de la tige.