Huile concrète d’avocat enrichie en acide palmitique L’invention concerne une huile concrète d’avocat caractérisée en ce que sa teneur en acide palmitique par rapport aux acides gras totaux est comprise entre 15 et 35% et son point de fusion complète est compris dans un intervalle allant de 20 à 50 °C. Elle concerne également un procédé d’obtention d’une huile concrète d’avocat, caractérisé en ce qu’il est mis en œuvre à partir : de fruits frais ou déshydratés, d’huiles d’avocat brutes, ou de coproduits issus du raffinage ou du décirage des huiles d’avocat brutes. Huile concrète d’avocat enrichie en acide palmitique La présente invention concerne une huile concrète d’avocat obtenue à caractérisée en qu’elle présente une teneur en acide palmitique significativement supérieure à l’huile d’avocat classique. L’invention concerne aussi l’utilisation de ladite huile dans les domaines cosmétique, pharmaceutique et alimentaire. L’huile d’avocat vierge ou raffinée, obtenue par pression à froid ou par extraction à l’eau (méthode dite centrifuge), est une huile couramment utilisée en cosmétique pour ses propriétés nutritives, émollientes et de pénétration dans les couches supérieures de l’épiderme. Elle est également appréciée en cosmétique pour sa bonne stabilité relative à l’oxydation et sa teneur en vitamine E naturelle (alpha tocophérol ( Woolf & coll., Gourmet & Health-Promoting Speciality OIls, pp 73-125, Edited by Robert A. Moreau and Ataf Kamal-Eldin. AOCS Press 2009. ). Plus récemment, l’huile d’avocat a connu un développement spectaculaire en nutrition humaine, en particulier aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Très appréciée pour ses vertus santé liées à sa forte teneur en acides gras monoinsaturés et en antioxydants, elle entre désormais en concurrence directe avec l’huile d’olive ( Hilary S. First Report on Quality and Purity of Avocado oil Sold in the US. Food Control 116 (2020) 107328. ). Par ailleurs, au plan gustatif l’huile d’avocat présente un arôme très légèrement beurré, dépourvu des notes souvent fortes des huiles d’olive de première pression à froid. Sa production mondiale annuelle est aujourd’hui estimée 160 000 tonnes dont 50% sont produits au Mexique, premier producteur mondial d’avocat de bouche avec plus de 1,5 millions de tonnes de fruits récoltés chaque année ( Fernandes & coll. Chemical Characterization of Commercial and Single-Variety Avocado OIls. Grasa Y Aceites, Vol 69, N°2 (2018). ). L’huile d’avocat est en réalité un coproduit de la production de fruit. Elle est en effet obtenue à partir de fruits déclassés pour des raisons de non-conformité aux critères du marché de grande consommation (aspect, fraîcheur, calibre, …). Ainsi les fruits trop petits, cabossés ou atteints de maladies liés à l’attaque de nuisibles ou de champignons sont directement dédiés à la production d’huile ( South African Avocado Growers’ Association Yearbook 1987. 10 : 159-162. TP Human. Proceedings of the First World Avocado Congress. Oil as a Byproduct of the Avocado ). L’huile d’avocat est extraite de la pulpe du fruit préalablement dénoyauté. L’avocat ( Persea Americana Mill.) est un fruit qualifié d’oléifère car sa pulpe est très riche en huile (> 15 %) et en eau (60 %). Au plan taxonomique, on distingue les races Mexicaine, Guatémaltèque et Ouest-Indienne. Les principales variétés issues des croisements de ces races et les plus cultivées aujourd’hui sont l’avocat Hass et Fuerte . Au Mexique, plus de 90 % de la production est de la variété Hass . Cette variété est connue pour être la plus concentrée en huile de pulpe (supérieure à 20 %). Les autres variétés cultivées dans le monde (Chili, Pérou, Afrique du Sud, Kenya, Nouvelle Zélande, …) sont notamment les variétés Bacon, Pinkerton, Ettinger, Lula, Ryan, Barker, Peruano. Au niveau des procédés de production, on distingue les huiles d’avocat de première pression principalement destinées à la nutrition spécialisée et les huiles raffinées pour les marchés de la cosmétique et de l’alimentation courante. Les huiles de pression sont obtenues selon un procédé proche de celui de l’huile d’olive. Il s’agit d’une extraction consistant à traiter la pulpe de fruit (préalablement pelé et dénoyauté) à l’eau chaude suivie par une centrifugation permettant de séparer l’eau et la matière grasse ( Costagli & coll. Journal of Agricultural Engineering, 2015, Volume XLVI : 467, pp 115-122 ). Les huiles d’avocat raffinées sont quant à elles obtenues à partir des huiles brutes d’avocat, et le raffinage consiste à une neutralisation chimique à la soude, un dégommage acide, une winterisation, une décoloration sur terre décolorante suivie enfin d’une désodorisation sous vide. Sur le plan de sa composition en acides gras et toutes variétés confondues, l’huile de pulpe non raffinée est principalement constituée d’acide oléique (55 à 68 %), d’acide palmitique (13 à 22%) et d’acide linoléique (9 à 15%). On note également la présence d’acide palmitoléique à hauteur de 4 à 10 %. De même, les huiles d’avocat raffinées, les plus utilisées notamment en cosmétique et en alimentaire grand public, obtenues à partir de la variété Hass , ont plutôt des teneurs moyennes en acides oléique, palmitique et linoléique, respectivement proches de 60, 12 et 10 %. Le raffinage ayant pour but de proposer des huiles limpides qui ne troublent pas au froid avec des tenues au froid de 5,5 heures minimum à 0°C, conduit en effet à des pertes significatives en acides gras et notamment en acide palmitique. En cosmétique, l’acide palmitique présente un grand intérêt au plan cutané. En effet, l’acide palmitique joue un rôle essentiel dans la synthèse des céramides du stratum corneum , en particulier les céramides 1 et 2. Ces céramides assurent l’intégrité de l’épiderme et la fonctionnalité du film hydrolipidique en termes d’hydratation et de maintien de l’homéostasie épidermique ( J. McIntosh. Organization of Skin Stratum Corneum Extracellular Matrix Lamellae : Diffraction Evidence for Assymetric Distribution of Cholesterol. Biophysical Journal, Volume 85, September 2003: 1675-1681 ). De même, l’acide palmitique intervient directement dans la morphogénèse de l’épiderme et la fonction d’effet barrière cutanée ( Mieremet & coll. Contribution of Palmitic Acid to Epidermal Morphogenesis and Lipid Barrier Function in Human Skin Equivalents. International of Molecular Sciences. Int. J. Mol. Sci. 2019, 20, 6069. pp 1-18). L’acide palmitique est un acide gras essentiel et constitutif des lipides du cheveu. Il est en effet l’acide le plus abondant de la fibre capillaire avec une teneur de 2760 µg/g de cheveu ( Sang-Sun Song & coll. Prevention of Lipids from Hair by Surface and Internal Modification. Nature Scientific Reports, (2019), 9-9834 ). Cette teneur en acide palmitique est fortement diminuée par les shampoings successifs qui tendent à dégrader la qualité de la fibre. Aussi, il est essentiel de pouvoir nourrir le cheveu par un apport régulier en acide palmitique via des produits de soin capillaire. De même, l’acide palmitique est aussi constitutif des céramides essentielles du cheveu. Des céramides qui jouent un rôle essential dans le maintien et la protection de la fibre capillaire contre les agressions externes telles que les UV, la pollution, la coloration chimique. Ainsi, l’acide palmitique est un des nutriments indispensables permettant de prévenir l’alopécie. Au plan nutritionnel, il existe une relation intime entre les adipocytes qui constituent les tissus gras de la peau et le follicule pileux du poil et du cheveu. En effet, de nombreux facteurs de croissance interagissent dans la relation adipocyte-follicule. Le follicule pileux est ainsi entouré d’un macro-environnement constitué de lipides fondamentaux, parmi lesquels on compte en abondance l’acide palmitique, lequel est aussi l’un des acides majeurs constitutifs des réserves énergétiques de l’adipocyte ( Schmidt & coll. Unraveling Hair Follicule-Adipocyte Communication. Exp Dermatol 2012 November 21(11): 827-830 ). Les acides gras apportés par l’alimentation, stockés comme réserve d’énergie dans les adipocytes, contribuent donc au développement du follicule pileux, organe central de la synthèse de la fibre capillaire. Un apport nutritionnel adéquat et adapté pourrait avantageusement contribuer au développement d’un cheveu sain. Il est aussi connu que l’acide palmitique intervient biologiquement de façon cruciale au plan biologique puisqu’il permet une étape essentielle du renouvellement cellulaire par le biais de la palmitoylation des protéines constitutives des parois cellulaires (Linder, M.E., "Reversible modification of proteins with thioester-linked fatty acids," Protein Lipidation, F. Tamanoi and D.S. Sigman, eds., pp. 215-40 (San Diego, CA: Academic Press, 2000). En effet, les hydrates de carbone (sucres) sont transformés in vivo en acide palmitique, lequel est alors stocké dans les adipocytes. Alors que dans la prévention du diabète on encourage de limiter la consommation de sucres, un apport nutritionnel contrôlé en acide palmitique biodisponible constitue une voie intéressante pour produire des lipides de réserves sans emprunter la voie métabolique des sucres. Enfin, l’apport alimentaire principal en acide palmitique se fait par le biais de la consommation d’huile de palme, de viande et de produits laitiers. Or ces aliments sont actuellement suspectés d’être à l’origine des problèmes d’obésité et des maladies cardiovasculaires. De plus, pour des raisons environnementales, l’huile de palme fortement décriée tant en alimentaire qu’en cosmétique, tend à être remplacée par des huiles plus durables. Dans ce contexte, l’apport en acide palmitique via une source végétale plus respectueuse de l’environnement et permettant d’apporter conjointement des acides gras monoinsaturés n’est pas aujourd’hui satisfait. La demande CA 2 628 950 décrit un procédé d’obtention d’une huile d’avocat riche en triglycérides. Le procédé consiste à produire 2 huiles par un procédé de distillation moléculaire : un distillat et une huile lourde correspondant à la fraction résidu de distillation. Après un raffinage classique, il apparaît que l’huile issue de la fraction résidu de distillation, dite fraction lourde, est enrichie en stérols, dépourvue d’insaponifiables (de type acétogénines et de lipides furanniques) et de glycérides partiels (mono et diglycérides), par comparaison à une huile qui n’aurait pas subi une distillation moléculaire. On note cependant que l’huile visée par l’invention est appauvrie en acide palmitique par rapport à l’huile de référence. La demande PCT/FR01/00814 décrit un procédé de concentration des insaponifiables d’huiles végétales parmi lesquelles l’huile d’avocat est citée. La concentration des insaponifiables décrit un procédé de distillation moléculaire qui conduit à une huile concentrée en stérols et en vitamines liposolubles ainsi qu’à une huile résidu (fraction lourde) épuisée en insaponifiables. Pour autant ce procédé ne conduit pas à une huile enrichie en acide palmitique. Certaines expressions ou mots peuvent être utilisés dans la présente demande pour indiquer des éléments techniques, faits, propriétés ou caractéristiques. Leur signification est donnée ci-après : Les triglycérides sont des esters du glycérol dans lesquels les 3 groupes hydroxyles du glycérol sont estérifiés par des acides gras. Leur formule générale est la suivante : [Chem1] CH 2 -COO-R 1 | CH-COO-R 2 | CH 2 -COO-R 3 R1, R2 et R3 étant des chaînes alkyles, saturées ou insaturées. Si Rx est une chaîne alkyl saturée à 16 atomes de carbone (C16 :0), cela signifie que le groupement hydroxyle est estérifié par de l’acide palmitique. Si Rx est une chaîne alkyl à 16 atomes de carbone présentant une insaturation (C16 :1), cela signifie que le groupement hydroxyle est estérifié par de l’acide palmitoléique. Si Rx est une chaîne alkyl saturée à 18 atomes de carbone (C18 :0), cela signifie que le groupement hydroxyle est estérifié par de l’acide stéarique. Si Rx est une chaîne alkyl à 18 atomes de carbone présentant une insaturation (C18 :1), cela signifie que le groupement hydroxyle est estérifié par de l’acide oléique. Si Rx est une chaîne alkyl à 18 atomes de carbone présentant une insaturation (C18 :2), cela signifie que le groupement hydroxyle est estérifié par de l’acide linoléique. Une huile vierge est obtenue par pression à froid. Par huile brute, on entend une huile obtenue après une extraction consistant à traiter la pulpe de fruit (préalablement pelé et dénoyauté) à l’eau chaude suivie par une centrifugation permettant de séparer l’eau et la matière grasse. Par huile raffinée, on entend une huile vierge ou brute ayant été soumise à un procédé de raffinage. Le procédé de raffinage d’une huile végétale est un procédé bien connu tel que décrit dans la demande CA2628950. Le procédé comprend les étapes suivantes : un traitement acide une étape de neutralisation la winterisation ou décirage une étape de décoloration une étape de désodorisation. Le traitement acide est de préférence un conditionnement acide, permettant de réaliser une démucilagination et d'éliminer les phospholipides. Le traitement acide est typiquement réalisé à l'aide d'un acide faible, tel que l'acide phosphorique ou l'acide citrique, ou à l'aide d'un acide fort, tel que l'acide sulfurique ou l'acide chlorhydrique. Généralement, le traitement acide est réalisé sous agitation, à une température comprise entre 30 et 70°C. D'autres procédés peuvent être préférés, tels que la micro-filtration qui est un procédé membranaire basse pression, utilisé pour la filtration des colloïdes, ou des procédés faisant appel à la biotechnologie tels que la démucilagination par voie enzymatique. La neutralisation chimique, qui suit typiquement le traitement acide, permet d'éliminer les acides gras libres, de débarrasser l'huile des phospholipides qui ont subi l'opération de conditionnement, d'éliminer les traces métalliques, et de faciliter la décoloration en détruisant un certain nombre de pigments et de composés colorés d'origine oxydative. La neutralisation chimique est typiquement réalisée à l'aide d'un agent basique tel que la soude, le carbonate de potassium ou une aminé tertiaire (DMHA). Les acides gras sont séparés, par centrifugation ou filtration, sous forme de savons qui contiennent également les mucilages et diverses impuretés éliminés lors de ce traitement. La décoloration, qui suit la neutralisation chimique, permet en général d'éliminer les pigments colorés que la neutralisation n'a que très partiellement détruits. La décoloration est typiquement mise en œuvre à l'aide de terres décolorantes et/ou de charbon, avantageusement jusqu'à l'obtention d'une couleur claire ou très claire de l'huile d'avocat. Les terres décolorantes utilisées sont des argiles naturelles du type montmorillonite, constituées principalement d'alumino silicates de calcium et magnésium, et activées par traitement acide. Les charbons actifs utilisés peuvent être obtenus à partir de tourbe, bois, lignite, charbon ou de coques de noix de coco. Ces produits sont typiquement activés à haute température, soit à la vapeur, soit par un procédé chimique. L'étape de frigélisation, qui suit la décoloration, peut être réalisée à une température comprise entre 5 et 18°C, avantageusement pendant 1 à 15 jours. Typiquement, l'huile d'avocat raffinée est refroidie progressivement, de préférence sous agitation lente, jusqu'à une température de l'ordre de 10 à 12°C. Généralement, l'huile est alors maintenue à cette température pendant 48 h, puis est filtrée sous pression. La frigélisation ou wintérisation permet de précipiter les triglycérides riches en acides gras saturés. La désodorisation, qui suit la frigélisation, permet en général d'éliminer et d'extraire les composés volatils et les molécules malodorantes ainsi que divers contaminants tels que les pesticides et les hydrocarbures aromatiques polycycliques. La désodorisation est typiquement réalisée à une température comprise entre 150et 210 °C, avantageusement sous vide, généralement sous courant de vapeur saturée ou d'azote. La désodorisation peut par exemple être réalisée sous une pression comprise entre 2 et 20 mmHg. En particulier, la désodorisation peut être effectuée à une température de l'ordre de 180 à 200°C, sous une pression de l'ordre de 4 à 6 mmHg. Une huile semi-raffinée est une huile ayant subi un raffinage partiel (sans les étapes de wintérisation et de désodorisation). Par matière concrète à 20°C, on entend une huile présentant un point d’écoulement déterminé par la méthode ASTM D 97, compris entre 8 et 15°C. L’invention concerne une huile concrète d’avocat caractérisée en ce que sa teneur en acide palmitique par rapport aux acides gras totaux est comprise dans un intervalle allant de 15 à 35% et son point de fusion complète est compris dans un intervalle allant de 20 à 50 °C. Elle concerne également une huile concrète d’avocat caractérisée en ce que sa teneur en acide palmitique par rapport aux acides gras totaux est comprise dans un intervalle allant de 16 à 32 % et son point de fusion complète est compris dans un intervalle allant de 20 à 50 °C Elle concerne également une huile concrète d’avocat caractérisée en ce que sa teneur en acide palmitique par rapport aux acides gras totaux est comprise dans un intervalle allant de 20 à 30% et son point de fusion complète est compris dans un intervalle allant de 20 à 50 °C Dans un mode de réalisation le point de fusion complète est compris dans un intervalle allant de 23,0 à 40,0°C. Dans un mode de réalisation le point de fusion complète est compris dans un intervalle allant de 25,0 à 35,0°C. Elle concerne également un procédé utilisant une huile concrète d’avocat selon l’invention comme source d’acide palmitique. L’huile concrète d’avocat selon l’invention a une teneur en acide palmitique augmentée de plus 25 à 75 % par rapport à la matière première de départ, préférentiellement de plus de 30 à 60 % Dans un mode de réalisation, la teneur en acide palmitique est augmentée d’au moins 40 % par rapport à la matière première de départ Dans un mode de réalisation, la teneur en acide palmitique est augmentée d’au moins 50 % par rapport à la matière première de départ L’huile concrète d’avocat selon l’invention présente une tenue au froid à 0°C (273 K) inférieure à 2,0 heures. Dans un mode de réalisation, l’huile concrète d’avocat selon l’invention présente une tenue au froid à 0°C (273 K) inférieure à 1,5 heures. Dans un mode de réalisation, l’huile concrète d’avocat selon l’invention présente une tenue au froid à 0°C (273 K) inférieure à 1,0 heures. On entend par tenue au froid, le temps à partir duquel une huile se trouble lorsqu’elle est maintenue à une température de 0°C dans les conditions telles que décrites dans la méthode dite du Cold Test AOCS (Cc 11-53). L’invention concerne également une huile concrète d’avocat telle que ci-dessus définie, caractérisée en ce qu’elle présente en analyse thermique différentielle un pic majoritaire de fusion lente compris un pic majoritaire de fusion lente compris dans un intervalle allant de 30,0 à 50,0 °C. L’invention concerne également une huile concrète d’avocat telle que ci-dessus définie, caractérisée en ce que sa teneur en triglycérides dans lesquels l’acide palmitique est en position 2 du glycérol est supérieure ou égale à 10% par rapport à la teneur total en triglycérides. L’invention concerne également une huile concrète d’avocat telle que ci-dessus définie, caractérisée en ce que sa teneur relative en triglycérides vecteurs d’acide palmitoléique est supérieure ou égale à 45 % par rapport à la teneur totale en triglycérides. A ce titre, l’huile concrète d’avocat est une source d’acide palmitoléique. Au plan biologique, l’acide palmitoléique est un acide gras constitutif des glycérides stockés dans le tissu adipeux humain. Il est produit par biosynthèse à partir de l’acide palmitique sous l’action de l’enzyme stearoyl-CoA désaturase-1 (Δ9 désaturase). Il est connu pour son activité anti-inflammatoire et activatrice du PPAR-alpha ( Vannice GK & coll (2018). Is Palmitoleic Acide a Plausible Nonpharmacological Strategy to Prevent or Control Chronic Metabolic and Inflammatory Disordrers. Molecular Nutrition & Food Research : 62 (1), 1700504 ). L’acide palmitoléique est aussi l’acide monoénique le plus abondant dans le sebum et qui présente par ailleurs une importante activité anti-microbienne ( . JJ Wille & coll. Palmitoleic Acid Isomer (C16:1delta6) in Human Skin Sebum is Effective Against Gram-Positive Bacteria. Skin Pharmacol Appl Skin Physiol. May-June 2003;16(3), 176-87). Elle concerne également un procédé utilisant une huile concrète d’avocat selon l’invention comme source d’acide palmitoléïque. L’huile concrète d’avocat selon l’invention est caractérisée en ce qu’elle présente en analyse thermique différentielle un pic majoritaire de fusion lente compris en 30,0 et 50,0 °C. Par conséquent, l’huile concrète d’avocat est une matière grasse concrète molle à 25°C contrairement aux huiles d’avocat vierges ou raffinées, lesquelles sont totalement fluides à 25°C et ne présentent pas en analyse thermique différentielle de pic majoritaire de fusion lente compris en 30,0 et 50,0 °C. L’huile concrète d’avocat selon l’invention peut être obtenue à partir de fruits frais ou déshydratés en tant que matières premières végétales de départ. L’huile concrète d’avocat selon l’invention peut également être obtenue à partir des huiles d’avocat brutes issues des fruits frais ou déshydratés. Les huiles brutes peuvent être obtenues par pression à froid, par extraction à l’aide d’un solvant ou de fluides supercritiques, par extraction aqueuse selon notamment la méthode dite centrifuge ou encore l’extraction aqueuse assistée par des enzymes. L’huile concrète d’avocat selon l’invention peut également être obtenue à partir de coproduits issus du raffinage ou du décirage des huiles d’avocat brutes, tels que par exemple les résidus de wintérisation. De préférence, l’huile concrète d’avocat est préparée à partir de résidus de wintérisation issus du décirage des huiles d’avocat brutes, des huiles vierges, des huiles semi-raffinées ou encore des huiles raffinées. L’huile concrète d’avocat selon l’invention est raffinée selon un procédé identique à ceux mis en œuvre dans le domaine des huiles végétales. On entend par procédé de raffinage, un procédé de raffinage physique ou chimique. Le raffinage comprend l’ensemble des étapes connues ou au moins l’une d’entre elles. Ces étapes sont les suivantes : 1) le dégommage à l’eau, à l’acide ou en présence d’enzyme ; 2) la neutralisation chimique (à la soude ou à la potasse) ; 3) la neutralisation physique par distillation sous vide poussé ou par désodorisation sous vide en présence d’un vecteur (vapeur d’eau, azote, gaz carbonique) ; 4) la décoloration sur terre décolorante (en présence d’argile activé ou pas) et/ou en présence de charbon actif, avec ou sans silicate ; 5) cristallisation à froid en présence ou non d’un solvant ; 6) la désodorisation et/ou distillation sous vide, neutralisante ou pas, avec ou sans vecteur (vapeur d’eau, azote, gaz carbonique). Il va de soi qu’en fonction de la nature et des critères de composition de la matière première huileuse d’avocat mise en œuvre pour produire l’huile concrète d’avocat selon l’invention, les étapes de raffinage peuvent être réalisées dans l’ordre le plus adapté à la réalisation de l’invention. Dans un mode préféré de l’invention, l’huile concrète d’avocat peut subir une seconde ou plusieurs étapes de cristallisation à froid successives afin d’augmenter la teneur en acide palmitique. L’invention concerne un procédé d’obtention d’une huile concrète d’avocat, caractérisé en ce qu’il est mis en œuvre à partir : de fruits frais ou déshydratés, d’huiles d’avocat brutes, ou de coproduits issus du raffinage ou du décirage des huiles d’avocat brutes. L’invention concerne également, un procédé d’obtention d’une huile concrète d’avocat, telle que précédemment décrite, caractérisé en ce qu’il est mis en œuvre à partir : de fruits frais ou déshydratés, et qu’il comprend au moins les étapes de : broyage,extraction d’une huile brute, élimination d’une huile fluide par winterization et filtration obtention d’une matière grasse concrète, désodorisation. L’invention concerne également, un procédé d’obtention d’une huile concrète d’avocat, telle que précédemment décrite, caractérisé en ce qu’il est mis en œuvre à partir : d’huile d’avocat brute, et qu’il comprend au moins les étapes de : élimination d’une huile fluide par winterization et filtration obtention d’une matière grasse concrète, désodorisation. L’invention concerne également, un procédé d’obtention d’une huile concrète d’avocat, telle que précédemment décrite, caractérisé en ce qu’il est mis en œuvre à partir : de coproduits issus du raffinage ou du décirage des huiles d’avocat brutes, et qu’il comprend au moins les étapes de : désodorisation. L’invention concerne également, un procédé d’obtention tel que précédemment décrit, caractérisé en ce qu’il comprend avant l’étape de désodorisation au moins une des étapes suivantes : Dégommage Neutralisation chimique Neutralisation physique Décoloration Cristallisation à froid et isolement de la fraction précipitée. L’invention concerne également, un procédé d’obtention tel que précédemment décrit, caractérisé en ce qu’il comprend en outre une étape de fractionnement par hydrolyse. L’huile concrète d’avocat selon l’invention se présente sous la forme d’une matière première concrète à 20°C présentant des propriétés émollientes et d’étalement, notamment tartinables. L’huile concrète d’avocat selon l’invention est caractérisée en ce qu’elle est aisément formulable en vue de la préparation de produits cosmétiques et alimentaires. L’invention concerne également, une composition cosmétique ou pharmaceutique, caractérisée en ce qu’elle comprend dans un support cosmétiquement ou pharmaceutiquement acceptable une huile concrète d’avocat selon l’invention. Dans un mode de réalisation, la composition cosmétique ou pharmaceutique selon l’invention est caractérisée en ce qu’elle comprend en outre un principe actif. L’huile concrète d’avocat selon l’invention a pour vocation à être incorporée dans des produits cosmétiques en tant que principe actif ou matière première fonctionnelle. On entend par produit cosmétique toute substance ou tout mélange destiné à être mis en contact avec les parties superficielles du corps humain (épiderme, systèmes pileux et capillaire, ongles, lèvres et organes génitaux externes) ou avec les dents et les muqueuses buccales en vue, exclusivement ou principalement, de les nettoyer, de les parfumer, d'en modifier l'aspect, de les protéger, de les maintenir en bon état ou de corriger les odeurs corporelles (article 2 règlement cosmétique et article L.5131-1 du CSP) . L’huile concrète d’avocat selon l’invention peut être incorporée dans les différentes catégories de produits cosmétiques que sont les produits pour la peau, les produits d’hygiène, les produits capillaires, les produits dépilatoires, les produits pour les soins et le maquillage des ongles. On entend par produits pour la peau les crèmes, les émulsions, les lotions, les gels et les huiles pour la peau, les masques de beauté, les fonds de teint (liquides, pâtes, poudres), les poudres pour le maquillage, les poudres à appliquer après le bain, les poudres pour l'hygiène corporelle, les préparations pour les bains et les douches (sels, mousses, huiles, gels), les produits solaires, les produits de bronzage sans soleil, les produits permettant de blanchir la peau, les produits antirides, les produits pour le rasage (savons, mousses, lotions), les produits de maquillage et démaquillage, les produits destinés à être appliqués sur les lèvres. On entend par produits d’hygiène les savons de toilette, les savons déodorants, les produits d’hygiène dentaire et buccale, les produits d’hygiène intime externe, les déodorants et les antiperspirants. On entend par produits capillaires les colorants capillaires, les produits pour l'ondulation, le défrisage et la fixation des cheveux, les produits de mise en plis, les produits de nettoyage pour cheveux (lotions, poudres, shampooings), les produits d'entretien pour la chevelure (lotions, crèmes, huiles), les produits de coiffage (lotions, laques, brillantines). L’huile concrète d’avocat selon l’invention est incorporée dans une composition acceptable au plan physiologique, cosmétologique et dermatologique. Cette composition peut être aqueuse, hydroalcoolique ou encore comporter une phase aqueuse combinée ou pas à une phase huileuse. En vue d’être appliquée sur la peau et sur le cheveu, la composition contenant l’huile concrète d’avocat selon l’invention peut être une émulsion simple ou triple pouvant contenir ou pas des liposomes, des niosomes ou encore des oléosomes. En termes de taille de gouttelettes, les émulsions peuvent être de type nano ou microémulsions. Les compositions à visée cutanée et capillaire peuvent contenir des agents hydratants et humectants choisis de façon non limitative dans le groupe constitué par les alpha, beta, gamma hydroxyacides (notamment les acides lactique, malique, citrique, glycolique, tartrique, gluconique), le sodium-2 pyrrolidone, les mucopolysaccharides, les protéoglycanes, les glycoaminoglycanes, les glucanes, les glycols (glycérol, les polyglycérols, le propylène glycol, le 1,3 propanediol, le pentanediol, l’hexanediol), l’acide hyaluronique, les hydrolysats de protéines, les collagènes solubles, l’urée, le D-panthénol, les esters de vitamine E (linoléate, acétate), la lanoline et ses dérivés. Les compositions à visée cutanée et capillaire peuvent contenir des émollients hydrophiles et/ou lipophiles, appartenant de façon non limitative au groupe constitué par les huiles végétales, les triglycérides de synthèse (triglycérides à chaînes moyennes par exemple), les beurres végétaux et de synthèse, les huiles hydrogénées, les esters de l’acide benzoïque, les huiles minérales, les hydrocarbures linéaires et ramifiés d’origine minérale ou végétale, les éthers, les esters d’acides gras, les alcools gras synthétiques et d’origine végétale, les alcools de Guerbet, les esters de glycols (par exemple le propylène glycol di-caprylate/caprate), les esters de polyéthylène et propylène glycols, les silicones (notamment les cyclométhicones volatiles, les polysiloxanes linéaires telles que les diméthicones et les alkyl ou phényl triméthicones). Les compositions à visée cutanée et capillaire peuvent contenir des agents épaississants pouvant appartenir de façon non limitative au groupe constitué par les cires minérales, végétales et de synthèse (exemple : cire de carnauba, de candelilla, de tournesol), les glycérides hydrogénés, les acides gras, les alcools gras, les dérivés de cellulose (notamment les méthyl, éthyl et propyl cellulose, carboxyméthylcellulose), l’amidon et ses dérivés (dextrose, dextrines, sodium polyacrylate d’amidon, aluminium octylsuccinate), les gommes naturelles (arabique, guar, carroube, tragacanthe), les pectines, l’agar, les alginates, les carraghénanes, les gommes xanthanes, la gélatine, les oxydes minéraux (silice, bentonite, aluminosilicates), les stéarates d’aluminium et de magnésium, le stéarate de zinc, les carbomères réticulés ou non, les C10-C30 alkyl acrylates, les polyoléfines telles que les polybutènes et polydécènes, les polyéthylène et polypropylène, les alcools et acides gras éthoxylés ou propyloxylés, les polyacrylamides, les copolymères de dimères d’acides gras/polyols ou encore de dimères d’alcools gras/diacides. Les compositions à visée cutanée et capillaire sous forme d’émulsions contiennent de façon connue des tensioactifs émulsionnants. De façon non limitative, ces émulsionnants appartiennent au groupe constitué par les tensioactifs cationiques, anioniques, non ioniques et amphotères. Parmi ces agents on trouve les savons d’acides gras, les alkylsulfates, les alkyléthersulfates, les alkylsulfonates, les alkyles et les oléfines sulfonates, les sulfosuccinates, les acyl isothionates, les alcanolamides sulfatés, les imidazoles sulfates, les taurine et methyl taurine sulfonates, les alkylphosphates, les ammonium quaternaires, les amines éthoxylés, les imidazolines, les alkylmamines, les lécithines, les alcools gras et phenyl alcools éthoxylés, les sucroesters (de sorbitol, de glucose, de sucrose), les sucres oxyéthylénés, les alkylpolyglucosides (APG), les monoglycérides, les esters de polyglycérols, les diméthicones copolyols. Les compositions à visée cutanée et capillaire peuvent aussi être des produits de protection solaire. Par conséquent, les compositions solaires contiennent de façon non limitative des filtres chimiques et des filtres minéraux. Parmi ces filtres on retrouve de façon non limitative, les filtres UV-B et UV-A tels que l’octyl méthylcinnamate, le méthyl benzylidène camphre, le phénylbenzimidazole sulfonique acide, l’octyl triazole, l’avobenzone, l’octyl sallycilate, l’octyl diméthyl paba, l’octocrylène, les benzophénones, le méthyl anthralinate, les oxydes de zinc et de titane. Enfin, les compositions à visée cutanée et capillaire peuvent contenir des agents habituels tels que des principes actifs, des conservateurs, des parfums, des pigments, des agents complexants, anti-odeurs, anti-prespirants, des antioxydants, des solvants (alcools, glycols). En tant que principe actif, l’huile concrète d’avocat selon l’invention, est incorporée en tant qu’agent de traitement des fibres kératiniques (peau, cheveu, ongles, cils). Plus particulièrement l’huile concrète d’avocat est un agent relipidant, nutritif, hydratant, constitutif du film hydrolipidique mais encore comme promoteur de la synthèse des lipides épidermiques, comme agent pour traiter les peaux matures, la xérose hivernale, l’atopie, l’eczéma, l’alopécie, les pellicules ou encore les fibres kératiniques agressées par les UV ou les substances agressives (shampoings, substances utilisées dans la coloration capillaire, médicaments, …). L’huile concrète d’avocat selon l’invention est aussi incorporée comme substitut des huiles minérales et des lanolines. L’huile concrète d’avocat selon l’invention est aussi incorporée pour lutter contre les effets du vieillissement actinique, chronologique et photo-induit. Il peut aussi être utilisé comme agent filmogène anti-pollution et anti-allergisant ou encore comme protecteur du microbiote cutané. Dans un mode de réalisation, la composition cosmétique selon l’invention est caractérisée en ce qu’elle comprend de 0,1 à 95,0 % en masse d’huile concrète d’avocat selon l’invention par rapport à la masse totale de ladite composition. Dans un mode de réalisation, la composition cosmétique selon l’invention est caractérisée en ce qu’elle comprend de 1,0 à 90,0 % en masse d’huile concrète d’avocat selon l’invention par rapport à la masse totale de ladite composition. Dans un mode de réalisation, la composition cosmétique selon l’invention est caractérisée en ce qu’elle comprend de 2,0 à 75,0 % en masse d’huile concrète d’avocat selon l’invention par rapport à la masse totale de ladite composition. Dans une émulsion destinée au soin de la peau, l’huile concrète d’avocat (CHA) sera associée à un tensioactif d’origine végétale chimiquement transformé choisi dans le groupe constitué par les lécithines, les alkyl bétaïnes, alcools gras éthoxylés, les esters de PEG et de PPG, les sucroesters, les sucres oxyéthylénés, les esters de sorbitol, les alkylpolyglucosides (APG), les monoglycérides, les esters de polyglycérols, les alkyl sulfates, les alkyléthersulfates et sulfonates. Dans une émulsion destinée au soin de la peau, l’huile concrète d’avocat (CHA) sera associée à un agent épaississant d’origine végétale chimiquement transformé choisi dans le groupe constitué par les alginates, les carraghénanes, les celluloses et amidons modifiés, les pectines, les gommes xanthane, guar, arabique. Dans une émulsion destinée au soin de la peau, l’huile concrète d’avocat (CHA) sera associée à un agent émollient d’origine végétale chimiquement transformé choisi dans le groupe constitué par les esters d’acides gras C8 à C18 et les alcanes. Dans une émulsion destinée au soin de la peau, l’huile concrète d’avocat (CHA) sera associée à un lipide végétal ou à l’une de ses fractions, choisie dans le groupe constitué par les huiles de coco, palme, palmiste, olive, argan, soja, tournesol, colza, son de riz, maïs, coton, germe de blé, amande douce, avocat, carthame ; chanvre, noix, noisette, cameline, onagre, bourrache, cassis, moringa, andiroba, jojoba, macadamia, noix du Brésil, crambe, karanja, passiflore, ricin, lin, pracaxi, buruti, baobab, calendula, pépin de courge, sésame, pépin de raisin, cuphéa, babassu, marula, passiflore, abricot, chia, canneberge, perilla, framboise, myrtille, les beurres de karité, cacao, mangue, illipé, cupuacu, murumuru, kokum, sal. Dans une formule shampoing l’huile concrète d’avocat (CHA) sera associée à un tensioactif d’origine végétale chimiquement transformé choisi dans le groupe constitué par les lécithines, les alkyl bétaïnes, les alcools gras éthoxylés, les esters de PEG et de PPG, les sucroesters, les sucres oxyéthylénés, les esters de sorbitol, les alkylpolyglucosides (APG), les monoglycérides, les esters de polyglycérols, les alkyl sulfates, les alkyléthersulfates et sulfonates. Dans une formule shampoing l’huile concrète d’avocat (CHA) sera associée à un lipide végétal ou à l’une de ses fractions, choisie dans le groupe constitué par les huiles de coco, palme, palmiste, olive, argan, soja, tournesol, colza, son de riz, maïs, coton, germe de blé, amande douce, avocat, carthame ; chanvre, noix, noisette, cameline, onagre, bourrache, cassis, moringa, andiroba, jojoba, macadamia, noix du Brésil, crambe, karanja, passiflore, ricin, lin, pracaxi, buruti, calendula, baobab, pépin de courge, sésame, pépin de raisin, cuphéa, babassu, marula, passiflore, abricot, chia, canneberge, perilla, framboise, myrtille, les beurres de karité, cacao, mangue, illipé, cupuacu, murumuru, kokum, sal. Dans une formule savon l’huile concrète d’avocat (CHA) sera associée à un lipide végétal ou à l’une de ses fractions, choisie dans le groupe constitué par les huiles de coco, palme, palmiste, olive, argan, soja, tournesol, colza, son de riz, maïs, coton, germe de blé, amande douce, avocat, carthame ; chanvre, noix, noisette, cameline, onagre, bourrache, cassis, moringa, andiroba, jojoba, macadamia, noix du Brésil, crambe, karanja, passiflore, ricin, lin, pracaxi, buruti, calendula, baobab, pépin de courge, sésame, pépin de raisin, cuphéa, babassu, marula, passiflore, abricot, chia, canneberge, perilla, framboise, myrtille, les beurres de karité, cacao, mangue, illipé, cupuacu, murumuru, kokum, sal. Dans une formule pour le soin des lèvres l’huile concrète d’avocat (CHA) sera associée à une cire d’origine végétale ou animale choisie dans le groupe constitué par la cire de carnauba, candelilla, son de riz, tournesol, ricin, jojoba, d’abeille. L’invention concerne également une composition alimentaire, caractérisée en ce qu’elle comprend une huile concrète d’avocat selon l’invention. L’huile concrète d’avocat selon l’invention a pour vocation à être incorporée dans des produits alimentaires en tant que principe actif ou matière première fonctionnelle. On entend par produit alimentaire les aliments de consommation courante, les compléments alimentaires ainsi que la nutrition clinique. Ainsi, l’huile concrète d’avocat selon l’invention peut être avantageusement incorporée dans les compositions alimentaires solides, liquides ou sprayables à base de lipides et plus particulièrement, les huiles de table, de friture, les margarines, les pâtes à tartiner, les pâtisseries, les plats cuisinés, les produits de la chocolaterie et la confiserie. L’huile concrète d’avocat peut aussi être utilisée dans les compositions alimentaires comme agent épaississant, modificateur de rhéologie, filmogène, enrobant, lubrifiant, support d’additifs, d’arômes et de vitamines. L’huile concrète d’avocat selon l’invention peut aussi être incorporée dans les compléments alimentaires solides ou liquides, notamment sous une forme hydro-dispersible ou encore plus avantageusement dans des capsules molles. En tant que principe actif alimentaire, l’huile concrète d’avocat selon l’invention, est incorporée en tant qu’agent ré-équilabrateur des apports en acides gras monoinsaturés ou comme source d’acide palmitique et palmitoléique. Dans le domaine des compléments alimentaires à visée cosmétique ou encore appelés cosmétofoods, l’huile concrète d’avocat selon l’invention est un agent relipidant, nutritif, hydratant, reconstitutif du film hydrolipidique mais encore comme promoteur de la synthèse des lipides épidermiques, comme agent pour traiter les peaux matures, la xérose hivernale, l’atopie, l’eczéma, l’alopécie, les pellicules ou encore les fibres kératiniques agressées par les UV ou les substances agressives (shampoings, substances utilisées dans la coloration capillaire, médicaments, …). Dans un mode de réalisation, la composition alimentaire selon l’invention est caractérisée en ce qu’elle comprend de 0,1 à 98,0 % en masse d’huile concrète d’avocat selon l’invention par rapport à la masse totale de ladite composition. Dans un mode de réalisation, la composition alimentaire selon l’invention est caractérisée en ce qu’elle comprend de 1,0 à 90,0 % en masse d’huile concrète d’avocat selon l’invention par rapport à la masse totale de ladite composition. Dans un mode de réalisation, la composition alimentaire selon l’invention est caractérisée en ce qu’elle comprend de 2,0 à 75,0 % en masse d’huile concrète d’avocat selon l’invention par rapport à la masse totale de ladite composition. Dans une formulation alimentaire, l’huile concrète d’avocat (CHA) sera associée à un lipide végétal ou à l’une de ses fractions, choisie dans le groupe constitué par les huiles de coco, palme, palmiste, olive, soja, tournesol, colza, son de riz, maïs, coton, germe de blé, avocat, carthame ; chanvre, noix, noisette, cameline, onagre, bourrache, cassis, lin, pépin de courge, sésame, pépin de raisin, chia, canneberge, perilla, les beurres de karité, cacao, mangue, sal. - Dans une formulation de complément alimentaire, l’huile concrète d’avocat (CHA) sera associée à une vitamine choisie dans le groupe constitué par la vitamine A, C, E, D, K, B1, B2, B3, B5, B6, B8, B9, B12, la niacine, l’acide folique, l’acide pantothénique et la biotine. Dans une formulation de complément alimentaire, l’huile concrète d’avocat (CHA) sera associée à un sel minéral choisi dans le groupe constitué par le calcium, magnésium, fer, cuivre, iode, zinc, manganèse, potassium, sélénium, chrome, molybdène, fluorure, chlore et phosphore. Exemple 1 : Préparation d’une huile d’avocat raffinée et d’une huile concrète d’avocat 20 kg de d’avocat frais de la variété Hass d’origine Mexique sont pelés et dénoyautés pour en extraire la pulpe. La pulpe est alors broyée dans un mixeur de manière à obtenir une purée homogène. Dans un réacteur agité, on additionne alors 20 litres d’eau chaude à 60°C et le mélange est agité à 500 tr/minute pendant 40 minutes. Le mélange est alors centrifugé pour séparer la phase liquide constituée d’une émulsion eau-huile. On renouvelle l’opération 3 fois. Les phases liquides sont alors laissées au repos pendant 10 heures afin de séparer par décantation l’eau et l’huile. On récupère 1,81 kg d’huile brute d’avocat. L’huile obtenue présente une acidité de 1,5 % en équivalent acide oléique. Dans un réacteur agité, l’huile brute est alors chauffée sous agitation à 75°C en présence de 500 g d’une solution d’acide citrique à 0,2 % pendant 30 minutes. On ajoute alors 500 g d’une solution de soude à 2 %. Le mélange est maintenu sous agitation pendant 30 minutes puis séparé par centrifugation afin de récupérer la phase huileuse. Cette phase huileuse est alors lavée 3 fois avec de l’eau déminéralisée (3 fois 500 ml) jusqu’à neutralité en termes de pH. L’huile obtenue est enfin séchée sous un vide de 100 mbar à 70°C pendant 30 minutes. L’huile résultante est alors décolorée en présence de 2% de terre décolorante (argile Tonsil 115 fournie par la société Clariant). La décoloration est réalisée sous agitation et sous un vide de 50 mbar pendant 45 minutes. En fin de décoloration, l’huile est filtrée et récupérée. L’huile est alors refroidie à 10°C, sous agitation très lente (20 tr/min) pendant 48 heures puis filtrée sous pression d’azote. On récupère alors 1 128 g d’une huile fluide (MG 1) et 262 g de gâteau de filtration sous la forme d’une matière grasse concrète (MG 2). L’huile fluide MG1 et la matière grasse concrète MG 2 sont séparément désodorisées sous vide à 200°C, sous un vide de 5 mbar et par injection continue de vapeur d’eau (2 g de vapeur pour 100 g de corps gras), pendant 90 minutes. On obtient alors respectivement l’huile fluide raffinée A1 et une huile concrète à 20°C selon l’invention (huile concrète d’avocat E1). Les huiles A1 et l’huile concrète d’avocat E1 sont analysées (résultats rassemblés dans les tableaux 1, 2 et 3) [Table 1] : analyse comparative de la répartition en acide gras de l’huile A1 et de l’huile concrète d’avocat E1. CRITERES ANALYTIQUES Huile concrète d’avocat E1 Huile d’Avocat Raffinée A1 Aspect Matière grasse concrète à 20°C Huile fluide à 20°C C16 :0 - Acide palmitique 22,1 15,3 C16 :1 - Acide palmitoléique 7,9 7,5 C18 : 0 - Acide stéarique 0,5 0,6 C18 : 1 - Acide élaïdique 56,5 64,9 C18 : 2 - Acide linoléique 11,2 10,6 C18 :3 - Acide linolénique 1,1 0,7 Total Acides Gras Insaturés 76,7 74,2 Total Acides Gras Monoinsaturés 64,7 70,4 Total Acides Gras Poly-Insaturés 12,3 11,3 Total Acides gras Saturés 23,8 15,9 Teneur en insaponifiables 0,83 0,81 Commentaires : L’huile concrète d’avocat E1 présente une teneur en acide palmitique augmentée de plus 44% par comparaison à l’huile d’avocat raffinée obtenue selon un procédé conventionnel (huile A1) ; La teneur en acide palmitoléique de l’huile concrète d’avocat E1 est très légèrement supérieure à de l’huile A1 ; La teneur en acides gras monoinsaturés reste relativement élevée par rapport à l’huile d’avocat conventionnelle A1. La teneur en acides gras polyinsaturés demeure relative proche dans l’huile A1 et l’huile concrète d’avocat E1 ; - Le procédé d’obtention de l’huile concrète d’avocat E1 n’altère en rien la teneur en insaponifiables (phytostérols et vitamines liposolubles). En conclusion, l’huile concrète d’avocat E1 est un ingrédient enrichi en acide palmitique sans altération notable des qualités nutritives de l’huile d’avocat conventionnelle en termes d’acides gras monoinsaturés, polyinsaturés et d’insaponifiables. [Table 2] : analyse comparative de la composition des triglycérides de l’huile A1 et de l’huile concrète d’avocat E1 CRITERES ANALYTIQUES Huile concrète d’Avocat E1 Huile d’Avocat Raffinée A1 Composition des Triglycérides % OLL - ND 5,0 PLL ND 2,1 P Po O 5,0 3,4 PoOO 6,4 ) POL 7,6 13,2 P P L 1,9 - OOO 22,2 29,0 POO 20,7 22,4 P P O 8,9 2,8 P P P 2,3 0,6 PPS - OOS 0,6 0,4 OOL + LnPP 10,8 22,9 Autres 1,4 3,4 Dans la nomenclature des triglycérides les radicaux issus des acides gras sont abrégés en : - L pour l’acide linoléique, - O pour l’acide oléique, - P pour l’acide palmitique, - Po pour l’acide palmitoléique et - S pour l’acide stéarique. Commentaires : L’huile concrète d’avocat E1 et l’huile A1 ont une composition de triglycérides totalement différente ; L’huile concrète d’avocat E1 est enrichie en triglycérides PPoO, PoOO, PPL, PPP,et PPL et en particulier, en triglycérides dans lesquels l’acide palmitique est en position sn2 du glycérol, c’est-à-dire la position la plus biodisponible par voie orale. L’huile concrète d’avocat E1 est aussi enrichie en en triglycérides vecteurs de l’acide palmitoléique (PPoO et PoOO). En conclusion, l’huile concrète d’avocat E1 est un ingrédient enrichi en acide palmitique hautement biodisponible par voie alimentaire. [Table 3] : analyse thermique différentielle comparative de l’huile A1 et de d’huile concrète d’avocat E1 CRITERES Huile concrète d’Avocat E1 Huile d’Avocat Raffinée A1 Aspect Matière grasse concrète à 20°C Huile fluide à 20°C Températures estimées de fin de fusion et de cristallisation, °C Température de fin de cristallisation totale - 52,5 Température mini/maxi du pic majoritaire de fusion - 36,0 à - 43,5 - 75,0 à – 22,0 Température mini/maxi du pic majoritaire de cristallisation - 53,1 à – 3,4, Commentaires : L’huile raffinée A1 et l’huile concrète d’avocat E1 présentent des profils de fusion et de cristallisation totalement différents comme en témoignent leurs températures de fin de cristallisation respectives ainsi que les températures mini/maxi des pics majoritaires de fusion et de cristallisation. L’huile concrète d’avocat E1 est une matière grasse concrète à 20°C contrairement à l’huile d’avocat raffinée A1, laquelle à la même température est quasi entièrement sous forme liquide. En conclusion, de par leur comportement à la fusion et à la cristallisation, l’huile A1 et L’huile concrète d’avocat E1 ont des propriétés cosmétiques de toucher et d’émollience fondamentalement différentes. De même, leur goût en bouche et leur palatabilité alimentaire (caractéristique de la texture des aliments agréables au palais, propriété responsable en partie du plaisir alimentaire en bouche) sont totalement éloignés. A ce titre l’huile concrète d’avocat E1 est intéressante pour la confection de pâtes à tartiner, de margarines ou encore comme matière grasse de chocolaterie et de pâtisserie. Exemple 2 : composition cosmétique « crème de soin corps » contenant l’huile concrète d’avocat. Ingrédients / Dénomination INCI % en poids Phase A Water Qsp 100 Disodium EDTA 0,02 Allantoin 0,1 Glycerin 10,0 Beta glucan (solution à 0,4 %) 2,0 Phase B Jojoba esters 2,0 C14-C22 Alcohols (and) C12-C20 Alkyl glucoside 3,0 Huile concrète d’avocat E1 (selon l’invention) 6,0 Exemple 3 : composition cosmétique de stick déodorant contenant l’huile concrète d’avocat. Ingrédients / Dénomination INCI % en poids Phase A Isododecane 62,0 Aluminium chlorhydrate 21,0 Cetyl Alcohol 5,0 Huile concrète d’avocat E1 (selon l’invention) 8,0 Hydrogenated castor oil 4,0 Exemple 4 : composition de complément alimentaire en capsules molles contenant l’extrait d’huile d’avocat. Ingrédient/additif Teneur mg/capsule Huile concrète d’avocat E1 (selon l’invention) 35,0 Huile de thon raffinée 10,0 Vitamine E (alpha-tocophéol) 5 Exemple 5 : composition alimentaire de pâte chocolatée à tartiner contenant l’huile concrète d’avocat. Ingrédient/additif g/100g Sucre de canne 18,0 Pâte de noisette 15,0 Huile concrète d’avocat E1 (selon l’invention) 7,0 Huile de tournesol 6,00 Lait écrémé en poudre 5,0 Beurre de cacao 6,5 Lécithine de soja 3,5 Extrait de vanille 0,5 Eau QSP 100 Exemple 6 (comparatif) : Substitution de l’huile d’avocat conventionnelle dans une crème cosmétique / Effet sur la quantité d’épaississant On prépare 2 formulations cosmétiques selon la même procédure opératoire qui consiste à chauffer séparément à 70°C la phase grasse et la phase aqueuse. On ajoute alors la phase aqueuse à la phase grasse sous forte agitation. Le pH est ensuite ajusté à 6,5 par ajout de tri-éthanolamine. Après refroidissement sous agitation constante à la température de 40%, on procède à l’ajout final du parfum. Les compositions de ces 2 formulations figurent dans le tableau ci-dessous : Ingrédients (Dénomination INCI) Formule A % en poids Formule B % en poids Phase grasse Isopropyl palmitate 2,5 2,5 Huile d’avocat raffinée A1 / Persea americana (Avocado) Oil 6,0 - Huile concrète d’avocat E1 (selon l’invention) - 6,0 Cetaryl alcohol (and) Ceteareth-20* 2,5 - Isopropyl palmitate 2,5 2,5 Phytosterols 1,2 1,2 Glyceryl stearate 1,0 1,0 Dimethicone** 0,5 0,5 Stearic acid* 0,5 - Phase aqueuse Propylene glycol 2,0 2,0 Water Qsp 100 Qsp 100 Additifs Triethanolamine 0,2 0,2 Parfum qs Qs Viscosité sous contrainte à 1 s-1 et à 25°C, cP 8 250 8 100 * Epaississant ** Viscosité 200/100 Cs Commentaires : On remarque que les formules A et B, lesquelles présentent des teneurs identiques respectivement en huile d’avocat raffinée A1 et en huile concrète d’avocat E1, différent uniquement au niveau de leur teneurs respectives en ingrédients épaississants (alcools cétéarylique libre et éthoxylé, acide stéarique). Cependant, on observe que leur viscosité est sensiblement identique. Ce résultat démontre que l’huile concrète d’avocat E1 selon l’invention présente une activité gélifiante intrinsèque et permet de réduire la teneur en agents épaississants. Exemple 7 (comparatif) – Substitution de l’huile d’avocat conventionnelle dans une mayonnaise / Effet sur la quantité d’épaississant et la tenue à l’oxydation On prépare 2 formulations de mayonnaise selon la même procédure opératoire qui consiste à émulsionner à l’aide d’un homogénéiseur une première phase constituée d’eau, d’un épaississant et d’un arome. On ajoute ensuite en 4 étapes distinctes et successives le jaune d’œuf, le chlorure de sodium et le conservateur, le vinaigre puis enfin l’huile végétale d’avocat. La préparation est réalisée à une température de 20°C et sous un vide de 400 mbar. Les 2 formulations sont gardées au réfrigérateur à 5°C et au contact de l’air pendant 15 jours. Les compositions et caractéristiques de ces 2 formulations figurent dans le tableau ci-dessous : Ingrédients Formule A % en poids Formule B % en poids Huile d’avocat raffinée A1 35,0 - Huile concrète d’avocat E1 (selon l’invention) - 35,0 Jaune d’oeuf 8,1 8,1 Sel (NaCl) 1,4 1,4 Vinaigre 4,0 4,0 Gomme guar (épaississant) 4,0 2,5 Benzoate de potassium (conservateur) 0,15 0,15 Citral (arôme) 0,03 0,03 Eau 47,32 48,82 Viscosité sous contrainte à 25°C, Pas 943 905 Indice de peroxyde, meq O 2 /kg 4,7 1,1 Commentaires : On remarque que les formules A et B, lesquelles présentent des teneurs identiques en huile d’avocat raffinée A1 et en huile concrète d’avocat E1, différent au niveau de leur teneurs respectives en agent épaississant (gomme guar). Cependant, on observe que leur viscosité est sensiblement identique alors que la teneur en gomme guar de la formule B a été diminuée de plus de 35%. Ce résultat démontre que l’huile concrète d’avocat E1 selon l’invention présente une activité épaississante intrinsèque et permet de diminuer la quantité d’agent épaississant. Par ailleurs, la tenue à l’oxydation de la formule B est améliorée puisque l’indice de peroxyde après 15 jours de stockage au froid, augmente 4 fois plus vite. Exemple 8 (comparatif) – Tenue à l’oxydation La méthode Rancimat est un test de vieillissement accéléré. Lors d'une augmentation constante de la température dans la cuve de réaction, de l'air est envoyé à travers l'échantillon. Il mesure le temps nécessaire à l'oxydation du produit et définit le temps d'induction ou de stabilité à l'oxydation (OSI). L’huile d’avocat raffinée A1 et l’huile concrète d’avocat E1 selon l’invention ont fait l’objet de cette analyse selon la norme NF EN ISO 6886. Les résultats obtenus sont rassemblés dans le tableau ci-dessous : Produit testé) Temps OSI (Rancimat)*, h Huile d’avocat raffinée A1 21,0 Huile concrète d’avocat E1 (selon l’invention) 26,5 * test réalisé sur une prise d’essai de 3g à 98°C et sous un débit d’air injecté de 10 l/h. Commentaires : On remarque que l’huile concrète d’avocat E1 selon l’invention présente un temps d’induction significativement supérieur à celui de l’huile d’avocat conventionnelle A1 et donc une meilleure tenue à l’oxydation. Exemple comparatif n° 4 –Huile concrète d’avocat selon l’invention comme source d’acide palmitique de haute pureté Dans un réacteur agité muni d’un réfrigérant, 200g d’huile concrète d’avocat E1 selon l’invention sont mis en présence de de 960 ml de potasse alcoolique 3,7M et de quelques billes de verre. Le mélange est alors porté à reflux (95°C) pendant 4 heures. Après refroidissement à température ambiante, le milieu est dilué avec 450 ml d’acide sulfurique 4,0M et porté à reflux à 95°C pendant 6 heures. Le mélange est ensuite légèrement refroidi à 50°C puis laissé à décanter pendant 3 heures en maintenant la température à 50°C. La phase huileuse est alors séparée de la phase aqueuse lourde puis lavée dans un réacteur agité en présence de 100 ml d’eau chaude (60°C). Après décantation et récupération de la phase huileuse on renouvelle l’opération jusqu’à neutralité des eaux de lavage. La phase huileuse est ensuite séchée sous vide (100 mbar) à l’évaporateur rotatif. La phase huileuse est alors stockée à 12°C pendant 24 heures afin de cristalliser les acides gras saturés. Le mélange est alors filtré sur filtre Büchner et le gâteau lavé 3 fois avec 100 ml d’hexane froid (15°C). Le gâteau obtenu est enfin séché à l’étude à 40°C pendant 10 heures. On procède de façon identique avec une huile de palme raffinée. L’analyse de la composition en acides gras des 2 gâteaux obtenus est présentée dans le tableau ci-dessous : CRITERES ANALYTIQUES Acides gras d’huile concrète d’avocat E1, % Acides gras d’huile de palme raffinée A1, % C12 :0 ND* 0,5 C14 :0 ND* 2,1 C16 :0 96,5 88,3 C16 :1 ND* ND* C18 : 0 3,2 9,0 C18 : 1 0,3 0,1 C18 : 2 ND* ND* C18 :3 ND* ND* * Non Détecté Commentaires : La teneur en acide palmitique des acides gras obtenus à partir de l’huile concrète d’avocat E1 selon l’invention est de 96 % et s’avère nettement supérieure à celle des acides gras issus de l’huile de palme raffinée. Par conséquent, l’huile concrète d’avocat E1 permet d’obtenir un acide palmitique de plus haute pureté. Huile concrète d’avocat caractérisée en ce que sa teneur en acide palmitique par rapport aux acides gras totaux est comprise entre 15 et 35% et son point de fusion complète est compris dans un intervalle allant de 20 à 50 °C. Huile concrète d’avocat selon la revendication 1, caractérisée en ce qu’elle présente un point d’écoulement déterminé par la méthode ASTM D 97 comprise entre 8 et 15°C. Huile concrète d’avocat selon l’une des revendications précédentes, caractérisée en ce que sa teneur en triglycérides dans lesquels l’acide palmitique est en position 2 du glycérol est supérieure ou égale à 10% par rapport à la teneur total en triglycérides. Huile concrète d’avocat selon l’une des revendications précédentes, caractérisée en ce que sa teneur relative en triglycérides vecteurs d’acide palmitoléique est supérieure ou égale à 45 % par rapport à la teneur total en triglycérides. Composition cosmétique ou pharmaceutique, caractérisée en ce qu’elle comprend dans un support cosmétiquement ou pharmaceutiquement acceptable une huile concrète d’avocat selon l’une quelconque des revendications 1 à 4. Composition cosmétique ou pharmaceutique selon la revendication 6, caractérisée en ce qu’elle comprend en outre un principe actif. Composition alimentaire, caractérisée en ce qu’elle comprend une huile concrète d’avocat selon l’une quelconque des revendications 1 à 4. Procédé d’obtention d’une huile concrète d’avocat, selon l’une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu’il est mis en œuvre à partir : de fruits frais ou déshydratés, et qu’il comprend au moins les étapes de : broyage,extraction d’une huile brute, élimination d’une huile fluide par winterization et filtration obtention d’une matière grasse concrète, désodorisation. Procédé d’obtention d’une huile concrète d’avocat, selon l’une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu’il est mis en œuvre à partir : d’huiles d’avocat brutes, et qu’il comprend au moins les étapes de : élimination d’une huile fluide par winterization et filtration obtention d’une matière grasse concrète, désodorisation. Procédé d’obtention d’une huile concrète d’avocat, selon l’une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu’il est mis en œuvre à partir : de coproduits issus du raffinage ou du décirage des huiles d’avocat brutes, et qu’il comprend au moins les étapes de : désodorisation. Procédé selon l’une quelconque des revendications 8 à 10, caractérisé en ce qu’il comprend avant l’étape de désodorisation au moins une des étapes suivantes : Dégommage à l’eau Neutralisation chimique Neutralisation physique Décoloration Cristallisation à froid et isolement de la fraction précipitée. Procédé selon l’une quelconque des revendications 8 à 11, caractérisé en ce qu’il comprend en outre une étape de fractionnement par hydrolyse.