La présente invention concerne des solutions liquides de sucre contenant du dioxyde de carbone et leur procédé de préparation. On appelle "solutions liquides de sucre ou plus brièvement ci-après sucres liquides" des solutions de saccharose incristallisables et qui peuvent également contenir des sucres invertis ou d'autres substances provenant de la canne à sucre ou de betteraves sucrières, comme par exemple des sucres liquides raffinés, les sucres liquides, les sirops de sucres invertis, les sucres invertis cristallins, les sirops de sucres spéciaux et les égouts. La teneur en substances sèches des sucres liquides est de 65% au moins. Les sucres liquides sont livrés aux consommateurs importants, en particulier aux fabricants de boissons, dans des camionsciternes ou des wagons-citernes. Les sucres liquides connus ont une teneur en oxygène relativement élevée, qui a, la plupart du temps, une influence néfaste sur les constituants des produits alimentaires. Par exempIe, dans le cas de boissons rafraichissantes sans alcool, l'oxygène provoque une destruction rapide de l'arame, c'est-à-dire une diminution de la fraîcheur de la boisson. Dans le cas de limonades naturellement troubles, il se produit une modification de la couleur et la stabilité du trouble est amoindrie. En particulier en présence de traces d'impuretés métalliques, l'oxygène dissous donne aux boissons en peu de temps, un gout de savon. L'oxygène engendre également une dégradation microbiologique des sucres liquides et diminue leur stabilité au stockage. En outre, les boissons préparées à l'aide de sucres liquides contenant de l'oxygène ont tendance à mousser au moment du remplissage, de sorte que la capacité de l'installation de remplissage est diminuée. Bien que la saturation en dioxyde de carbone de l'eau utilisée par dégazage sous vide et/ou imprégnation sous pression ne pose pas de problème, la teneur en oxygène des sucres liquides Joue un rôle important pour la saturation en dioxyde de carbone possible des boissons préparées aussi bien dans le cas du traitement actuel direct des sucres liquides à l'aide d'installations de dosage et de méIange combinés que dans le cas de modes opératoires plus anciens comportant un remplissage préliminaire. L'invention a pour but d'éviter les inconvénients mentionnés et en particulier les actions néfastes de l'oxygène sur les sucres liquides et les produits alimentaires préparés à partir de ceux-ci et,en particulier, dans le cas de la préparation de boissons, d'éviter ce qu'on appelle l'imprégnation des sucres liquides à l'aide d'acide carbonique, cette imprégnation nécessitant des dépenses particulières et n'étant par conséquent que rarement réalisée de façon suffisante. On atteint les buts de l'invention en éliminant des sucres liquides d'oxygène dissous et en saturait en dioxyde de carbone. L'invention a par conséquent pour objet des sucres liquides, en particulier des sirops de sucres invertis, caractérisés en ce qu'ils contiennent au moins 0,3 g de dioxyde de carbone par kg. La teneur en dioxyde de carbone est de préférence de 0,4 à 2 g de C02/kg de sucre liquide. Les courbes de la figure 1 annexée donnent la solubilité du dioxyde de carbone (en g/i) dans du sucre liquide contenant 70% de matières sèches, ces matières sèches contenant 66% de sucre inverti, pour différentes pressions manométriques. Pour éviter que le dioxyde de carbone n'introduise des germes dans les sucres liquides, il est recommandé de stériliser le gaz carbonique à ajouter en se servant de filtres stérilisants connus. Les sucres liquides peuvent être chargés en dioxyde de carbone après leur préparation à n'importe quel moment. Cependant, en raison de l'influence de la température sur la solubilité du dioxyde de carbone, il est recommandé de réaliser l'addition du gaz stérilisé immédiatement avant l'expédition et après refroidissement à une température de 10 à 20"C au plus. En référence à la figure 2 annexée, on prévoit l'addition en 9 du gaz stérilisé par un filtre connu il juste avant le chargement et après refroidissement à une température de 10 à 200C au plus, par exemple après le récipient de stockage 5, entre la pompe de chargement 3 et le récipient de transport 7. La pression réglable existant après la pompe de chargement et 2 valant 2 kg/cm au moins et la modification de la solubilité des gaz dans l'eau assurent un dégazage sous pression. Tandis que le dioxyde de carbone est combiné avec l'eau par un mélange intensif à l'aide d'un appareil de carbonatation connu 2 pour donner de l'acide carbonique, l'air est évacué. L'air qui s'échappe est refoulé simultanément avec l'anhydride carbonique en excès dans un récipient sous pression 4 à niveau contrdlable, intercalé à la suite, et dont la pression de service représente 20 à 50/0 au maximum de la pression régnant dans l'appareil de carbonatation et le sucre liquide passe ensuite dans le récipient de transport 7, le remplissage se faisant par le bas du récipient. Pour éviter l'entrée d'oxygène, on remplit les récipients de transport et de stockage par en bas, de façon que le dioxyde de carbone en sursaturation chasse l'air se trouvant au-dessus du liquide. Ce coussin d'anhydride carbonique empêche également ultérieurement l'entrée d'air. Le gaz 8 libéré dans le récipient 4 décrit ci-dessus et constitué en majeure partie de dioxyde de carbone, est introduit en quantités dosées, avant le récipient de stockage et à l'aide d'un deuxième appareil de carbonatation 1, dans le sucre liquide 12 refroidi à 200C au moins et déjà débarrassé de l'air en grande partie par évaporation sous vide et/ou chauffage préliminaire et évacué ensuite du récipient de stockage 5 comme gaz résiduaire 6 par l'intermédiaire d'une soupape de sécurité 10. La demanderesse a découvert, de façon surprenante, que la saturation des sucres liquides en dioxyde de carbone ne présentait pas les inconvénients que l'homme de l'art pouvait craindre a priori, à savoir une corrosion accrue en raison de la teneur en acide carbonique ou une inversion--supplémentaire,pour la meme raison, qui pourraient conduire, en raison de la teneur accrue en sucre inverti, à une chiite de ira solubilité et, par suite, à la séparation-de sucre à l'état solide. REVENDICATIONS 1 - Sucres liquides, en particulier sirops de sucre inverti, caractérisés en ce qu'ils contiennent au moins 0,3 g de dioxyde de carbone par kilogramme. 2 - Sucres liquides selon la revendication 1, caractérisés en ce qu'ils contiennent 0,4 à 2 g de dioxyde de carbone par kilogramme. 3 - Sucres liquide selon la revendication 1 ou 2, caractérisés en ce que le dioxyde de carbone introduit a été stérilisé. 4 - Procédé de préparation de sucres liquides contenant du dioxyde de carbone selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on sature le sucre liquide, débarrassé dans une large mesure de l'air par voie thermique, à l'aide de dioxyde de carbone, à contre-courant, en deux stades qui se succèdent dans le sens de l'écoulement du gaz. 5 - Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que, pour éviter l'entrée d'oxygène, on remplit les récipients de transport et de stockage par le bas.