1. 2134371 L'invention est relative à un dispositif de guidage en largeur de nappes de marchandises en suspension sur un coussin d'air, qui est engendré à l'aide de caissons à buses{ parallèles au plan de la nappe, s'étendant transversalement par rapport à la 5 direction de circulation de celle-ci et comportant des buses â jet oblique, les caissons à buses alternant dans la direction de circulation de la nappe avec des canaux de retour pour évacuer l'air soufflé sur la nappe de marchandise. Des dispositifs de ce genre servent au traitement des 10 marchandises les plus diverses, par exemple de nappes de textiles, de matières plastiques ou de papier. Ils sont utilisés principalement pour le séchage (comme sëcheurs dits à suspension), ainsi que pour le rétrécissement, la fixation, le thermosolage, etc. L'expression "coussin d'air" précitée englobe tous les types de flui-15 des à l'état de gaz ou de vapeur nécessaires pour le traitement considéré, c'est-à-dire notamment l'air normal chaud ou froid, sec ou humide, aussi bien que des gaz ou vapeurs inertes, agressifs, agissant en catalyseurs et similaires. L'expression "coussin d'air" doit être en outre comprise dans son sens général, incluant égale-20 ment des dispositifs dans lesquels le soufflage est effectué d'en bas et d'en haut sur la nappe de marchandise, qui est maintenue et repose ainsi entre des "ressorts pneumatiques". Des dispositifs de guidage en largeur de nappes de marchandises en suspension trouvent application en premier lieu lors-25 que, pour une raison quelconque, il n'est ni possible, ni opportun de guider la nappe sur toute sa surface, par exemple au moyen,d'une bande-support, ou en la tendant seulement entre des chaînes à aiguilles et à pinces, à travers les appareils destinés aux traitements sus-mentionnés. 30 A partir de sëcheurs avec buses à trous ou à fentes et d'appareils de fixation et analogues classiques à jets frappant normalement la nappe de marchandise dont la position est stabilisée seulement par encastrement de ses bords dans des chaînes à pinces ou aiguilles et par tension longitudinale, appareils dans lesquels 35 une dépression s'établit entre les caissons à buses et la nappe lorsque celle-ci se rapproche des caissons en raison de l'augmentation de la vitesse de l'air qui en résulte, de sorte que la nappe vient se coller sur le caisson à buses, on a prévu, en amont des caissons à buses, des chambres de pression destinées à créer une 40 pression statique (voir les DAS 1 059 872 et 1 179 178 ainsi que la 72 12067 2. 2134371 DOS 1 629 029). Les buses à double fente de ce genre (buses à coussin d'air), le cas échéant à jets convergents, ont toutefois l'inconvénient, soit de fournir une caractéristique force-distan-ce trop faiblement progressive et ne conférant pas à la nappe une 5 stabilité de position suffisante, soit de provoquer, par suite de l'écoulement transversal de l'air dans les chambres de retenue entre les buses à fente conjuguées, un flottement des bords de la nappe, s'accompagnant de différences dans son traitement superficiel, notamment d'un surséchage des bords. 10 II est cependant possible en soi de maintenir et de guider de façon stable une nappe de marchandise en suspension, si l'on applique le principe de Coanda, dénommé "effet de voilure portante" (voir la DOS 2 008 804 et les brevets USA 2 052 869 et 3 316 657). L'action du coussin d'air se limite alors pratiquement 15 au portage de la nappe de marchandise, tandis que la fonction proprement dite, savoir le traitement désiré de la nappe (par exemple son séchage) n'est qu'insuffisamment assurée. On connaît toutefois des combinaisons des systèmes porteurs précités avec des buses à fentes (voir la DOS 1 938 529). Dans ce cas, l'air de séchage est 20 aspiré normalement à la nappe de marchandise, qui défile en courbes peu accentuées devant les caissons à buses. La stabilité de la suspension nécessite alors une traction longitudinale relativement forte sur la nappe, de sorte que celle-ci ne peut pas être guidée sans tension dans le sens de sa 25 longueur, si bien que le dispositif connu ne convient pas au traitement de nappes de marchandises extensibles. La distance séparant la nappe de chaque buse est d'autre part si faible que, pour des motifs d'encombrement, le dispositif ne peut pas être équipé de chaînes à aiguilles ou à pinces pour égaliser la nappe en largeur, 30 ce qui rend souvent son utilisation impossible, par exemple pour la plupart des textiles. On a également décrit déjà des sécheurs à suspension à jets obliques dirigés l'un vers l'autre et ne se rencontrant pas (voir le brevet allemand 1 097 042 et la DAS 1 097 943). L'effet 35 de portage est attribué à des turbulences, lesquelles ne peuvent fournir cependant qu'un travail de séchage trop»; faible. Pour le traitement proprement dit, c'est-à-dire le séchage dans le cas présent, on a donc prévu des buses supplémentaires (voir le brevet suisse 481 355). Le gaz de traitement doit revenir de plus à peu 40 près tangentiellement à la nappe de marchandise (perpendiculaire- 72 12067 3. 2134371 ment à sa direction de circulation), de sorte qu'une position stable de la nappe ne peut pas être obtenue certainement et qu'on peut craindre un surséchage de ses bords. Ce dispositif ne peut d'ailleurs pas être utilisé sans une tension longitudinale impor-5 tante dans la nappe de marchandise. On connaît enfin un dispositif (voir la DAS 1 156 749), comportant des caissons munis chacun d'une buse à fente et installés de distance en distance transversalement par rapport à la direction de circulation de la nappe, de manière que deux caissons 10 à buses successifs délimitent entre eux un canal de retour ouvert (partiellement). Dans ces canaux de retour sont montées des tôles destinées à produire un effet de portage convenable et obturant entièrement dans certaines parties les sections de retour, perpendiculairement à la direction de circulation de la nappe de marchan-15 dise. Cette disposition vise à l'établissement, entre la nappe et les caissons à buses, d'un coussin en pression engendrant l'effet de portage. Le gaz de traitement ne peut néanmoins s'échapper qu'en partie avec certitude normalement à la nappe de marchandise et il se produit une superposition d'écoulement tangentiel et d'écoule-20 ment normal, s ' accompagnant des inconvénients pîrécités de l'écoulement tangentiel. Les dispositifs connus pour le guidage en largeur de nappes de marchandises en suspension ont donc entre autres l'inconvénient, soit de ne pas stabiliser la position de la nappe en sus-25 pension ou de ne la stabiliser qu'insuffisamment/ soit de conférer au coussin de gaz une efficacité trop faible pour le traitement proprement dit prévu, par exemple le séchage, la fixation, le traitement chimique, etc. Le but que s'est fixé l'invention est donc d'éliminer 30 les inconvénients sus-mentionnés et de réaliser un dispositif de guidage à buses à jet oblique, dans lequel la nappe de marchandise à traiter est guidée en suspension et en l'absence de tension, avec ou sans chaînes à aiguilles ou pinces. Le nouveau.dispositif doit être agencé en premier lieu de façon que la résistance à l'écoule-35 ment dans les canaux de retour du fluide de traitement qui s'échappe augmente au fur et à mesure que la distance séparant la marchandise de chaque caisson à buses diminue. L'invention atteint ce but, grâce.au fait que chaque canal de retour est une fente ou intervalle.ouvert entre deux cais-40 sons à buses et que, pour des buses à jet oblique prévues de part 72 12067 4. 2134371 et d'autre de chaque canal de retour, les jets obliques s'échappant des buses sont dirigés dans la zone entre le' canal de retour et le plan de circulation de la nappe de marchandise, de telle sorte que les jets obliques qui sortent de caissons à bùses se faisant vis-à-vis par rapport au canal de retour s'interpénétrent deux à deux et s'écoulent à travers le canal deJ retour, normalement au plan de la nappe, ensemble et après un changement de direction sur la nappe de marchandise. Dans le nouveau dispositif, l'écoulement du fluide de traitement du "coussin d'air" dans les cana.ux de retour est étranglé d'autant plus fortement que la distance séparant la nappe de marchandise de chaque caisson à buses est plus petite. En pratique, cet effet d'étranglement est optimal lorsque les buses à jet oblique sont installées de manière appropriée par rapport à la nappe de marchandise, au canal de retour et au caisson à buses. Les buses à jet oblique du dispositif selon l'invention peuvent être aussi bien des buses à fente, transversales par rapport à la direction de circulation de la nappe de marchandise, que des buses à trou. L'utilisation prévue par l'invention de buses à fente permet d'obtenir en outre une très bonne stabilisation transversale de la nappe de marchandise. Par stabilité transversale on entend la tendance qu'a la nappe de marchandise à prendre constamment une position parallèle aux caissons à buses dans une coupe normale à la direction de sa circulation. En raison du comportement différent du courant de retour sur la nappe de marchandise comparativement à des buses à fente, il n'est généralement pas possible d'atteindre une stabilité transversale suffisante avec des jets de buses à trou sans prendre des mesures supplémentaires. Pour une largeur donnée, la marchandise s'infléchit en S entre*les caissons à buses se faisant .vis-à-vis (par rapport à la nappe de marchandise) et risque de se détacher lorsqu'on utilise des chaînes à aiguilles pour le guidage latéral. Avec des buses à trou, la stabilité transversale ne pouvait être obtenue que par une obturation partielle des canaux de retour (voir la DAS 1 156 749 précitée). Il faut néanmoins accepter alors les inconvénients sus-mentionnés de 1'écoulement latéral. Un avantage essentiel de la présente invention réside par conséquent en premier lieu en ce que la stabilité transversale de la marchandise est assurée d'emblée avec des buses à fente. Pour rendre plus efficace le traitement proprement 72 12067 5. 2134371 dit désiré, il peut en outre être favorable de diriger des jets rectilignes supplémentaires normalement à la nappe de marchandise. Afin que la résistance à l'écoulement de l'air s'échappant dans les canaux de retour augmente au fur et à mesure que la 5 distance séparant la marchandise du caisson à buses diminue, il est judicieux dans beaucoup de cas de prévoir en plus, dans l'entrée des canaux de retour et sur toute leur longueur, des piè.ces de déplacement subdivisant chaque canal en deux canaux partiels à l'entrée de ce canal, c'est-à-dire du côté tourné vers la nappe de 10 marchandise. Ces pièces de déplacement, par exemple des barres d'étranglement, sont utilisées avantageusement lorsque les buses à jet oblique sont des buses à trou ; elles peuvent toutefois procurer aussi des avantages notables avec des buses à fente à jet oblique, notamment lorsque les caissons à buses sont relativement lar-15 ges, par exemple plus larges que 5 à 10 cm et ce, selon la conformation des buses et la pression du gaz de traitement. Un effet favorable analogue à celui des pièces de déplacement peut être obtenu, avec des buses à jet oblique et des caissons à buses de grande largeur, par le choix d'une distance ap-20 propriée entre les buses à jet oblique et le bord du caisson à buses. Pour une division fixe en direction de circulation de la marchandise, c'est-à-dire sans changement du reste de la géométrie, il est possible en particulier d'élargir les caissons à buses au détriment des canaux de retour, ce qui peut être très avantageux 25 pour l'admission du fluide de traitement sur de grandes largeurs de travail. C'est ainsi, par exemple, que, pour une section transversale trapézoïdale des parties des caissons à buses tournées vers la nappe de marchandise, ceci signifie dans le cas présent que les buses sont disposées sur les bords obliques du trapèze au-dessus 30 de leurs milieux. De façon générale et indépendamment de la forme des caissons à buses, il est judicieux selon 1* invention de choisir un rapport de l'ordre de 1/5 à 5 entre la largeur du canal de retour et la distance séparant les buses de ce canal. Le rapport 1/5 correspond donc à une distance relativement grande entre les buses 35 et le canal de retour. La plage de variation admissible pour la valeur du rapport précité est fonction toutefois de la largeur des caissons à buses. Pour les caissons à buses utilisés normalement, cette plage de variation s'étend souvent de 1/4 à 4. L'action conforme à l'invention des pièces de déplace-40 ment est accrue lorsque celles-ci font saillie hors des canaux de 72 12067 2134371 retour et sont suffisamment rapprochées de la nappe de marchandise pour que leurs faces tournées vers cette nappe se trouvent dans le même plan que le bord du caisson à buses tourné vers la nappe. Si l'on recherche des propriétés de portage particuliè-5 rement bonnes dans un dispositif selon l'invention avec des caissons à buses au-dessous ou au-dessus de la nappe, par exemple pour une marchandise très lourde ou très humide, il est avantageux de donner aux pièces de déplacement entre les caissons à buses inférieurs (leur géométrie restant par ailleurs inchangée) une largeur 10 plus grande que celle des pièces de déplacement situées entre les caissons à buses supérieurs. De cette manière, il est possible en général d'obtenir également une position stable en suspension au voisinage des caissons à buses supérieurs. Si l'on souhaite au contraire , stabiliser la position de suspension au voisinage des 15 caissons à buses inférieurs, il est préférable de conférer aux pièces de déplacement situées entre les caissons supérieurs une largeur plus grande que celle des pièces se trouvant entre les caissons à buses inférieurs. En règle générale, les caissons à buses conformes à 20 l'invention sont prévus au-dessous et au-dessus de la nappe de marchandise. Celle-ci repose alors véritablement entre deux coussins d'air (dans le sens le plus strict), donc entré deux ressorts pneumatiques ; compte-tenu de la définition générale sus-mentionnée de l'expression "coussin d'air", on peut dire aussi bien que la mar-25 chandise repose sur un coussin d'airs On obtient ainsi un traitement simultané de la nappe de marchandise sur ses deux faces. Il est cependant possible de ne prévoir des caissons à buses qu'au-dessous de la nappe de marchandise, en particulier dans la zone d'entrée du nouveau dispositif. La force portante des caissons à 30 buses est alors choisie de façon qu'elle corresponde au poids de la marchandise. Des relations existant dans la solution selon l'invention entre l'action de portage et la largeur des caissons à buses, la largeur des canaux de retour, l'inclinaison des buses, la distance entre les buses et les bords des caissons à buses, la lar-35 geur des pièces de déplacement par rapport à la largeur des canaux de retour, ainsi que la pression des buses, on peut définir, pour chaque distance intéressante de la nappe, une géométrie conforme à l'invention pour les buses, les caissons à buses et les canaux de retour, afin que la marchandise soit portée de façon stable à la 40 distance souhaitée. Il est possible naturellement de ne prévoir r 72 12067 7. 2134371 des caissons à buses qu'au-dessous de la nappe de marchandise dans la zone de sortie du nouveau dispositif, de la même manière que dans la zone d'entrée. Selon la méthode de traitement désirée, il peut être avantageux de plus de munir au moins une partie des caissons à buses de moyens destinés à refroidir la nappe de marchandise, à l'asperger ou à la traiter à l'a vapeur. Il est favorable de grouper alors en un sous-ensemble de construction les caissons à buses et les vaporisateurs par exemple. Il peut être également avantageux d'utiliser au moins une partie des pièces de déplacement comme dispositif d'amenée des agents destinés aux traitements précités. Etant donné que, dans le dispositif'conforme à l'invention, la nappe de marchandise est généralement guidée dans un plan et que la distance entre la nappe et chacun des caissons à buses s'élève à plusieurs centimètres, la place dispotfible permet de prévoir des chaînes à aiguilles ou à pinces pour égaliser la largeur de la nappe de marchandise. " " * D'autres caractéristiques de l'invention sont décrites ci-après en référence aux dessins schématiques annexés relatifs à des exemples de réalisation. On se référera principalement d'abord à l'exemple de réalisation selon l'invention d'un sécheur à flui-disation. Le dispositif conforme à l'invention est représenté schë-matiquement à la Fig. 1. Au-dessous et au-dessus de la nappe de marchandise 1 déplacée en direction de la flèche sont installés respectivement des caissons 2 et 3 à buses. Entre ces caissons se trouvent ménagés des canaux de retour 4 et 5. Sur leurs bords voi- ï sins de ces canaux de retour, les caissons 2 et 3 sont munis de buses 6 et 7 à jet oblique. Les jets obliques 8 et 9 sortant de ces buses se croisent et s'interpénétrent en des points d'intersection 10, un peu avant ou approximativement dans le plan qui est prévu pour la nappe de marchandise, c'est-à-dire sensiblement à mi-distance entre les caissons à buses. Dans les canaux de retour peuvent être montées des pièces de déplacement 11, ainsi qu'il sera exposé plus loin. Sur la Fig. 2 est reproduite la répartition de la vitesse de l'air w (m/s) sur la largeur B des canaux de retour (distance d'un caisson à buses à l'autre). Les courbes a et b obtenues par des paliers de mesures sont relativement irrégulières en raison de la turbulence des jets. Ces courbes a et b de la Fig. 2 cor- 72 12067 8. 2134371 respondent au cas où les buses à jet oblique sont des buses à trou dans le dispositif selon l'invention. La courbe a se rapporte au cas où la nappe de marchandise occupe a peu près la position médiane désirée entre les caissons à buses. Les mesures effectuées 5 montrent qu'il s'établit sur les bords du canal de retour des vitesses maximales correspondant à l'entrée convergente dans le canal. La vitesse de circulation est donc la plus faible au milieu du canal de retour. Pour une petite distance entre la marchandise et le caisson à buses, il se forme par contre clairement - comme 10 le montre la courbe b - un maximum de vitesse dans le milieu du canal de retour. Ce maximum s'explique par le fait qu'au-dessus du milieu du canal de retour, les jets obliques qui sont déviées exactement à l'opposé l'un de l'autre par la nappe de marchandise et ne sont 15 pas encore mis en turbulence par interférence forment une véritable fbntaine des jets. Il en résulte que si l'on dispose au milieu du canal de retour les pièces de déplacement 11 précitées (Fig. 1), celles-ci opposent à l'écoulement de retour une résistance plus grande lors-20 que la marchandise est à faible distance du caisson à buses que lorsque cette distance est plus grande. La force exercée sur la nappe de marchandise au fur et à mesure que la distance la séparant de la buse diminue est par conséquent encore plus énergique qu'elle ne le serait en l'absence de la.pièce 11 dans le canal de retour. 25 La Fig. 3a montre que la disposition dans l'espace de la pièce de déplacement 11 dans le canal de retour 4 ou 5 (Fig. 1) influence pareillement l'action sur la marchandise. Sur la Fig. 3a; le rapport des forces F/F max en fonction de la distance x (en mm) entre la nappe de marchandise et le caisson à buses est porté pour 30 le cas où (faisceau de courbes A) des jets 12 normaux à la nappe 1 de marchandise sont dirigés selon la Fig. 3b sur cette nappe en plus des jets obliques 8 et 9. Ces jets normaux influencent en soi la force portante du nouveau dispositif, mais non défavorablement, comme le montre la comparaison du faisceau de courbes A avec les 35 courbes B et C de la Fig. 3a. La courbe B a été enregistrée avec utilisation exclusive de buses à jet oblique et la courbe C seulement avec des buses à jet normal. Des buses à jet normal n'exercent donc aucune action de portage, mais peuvent être néanmoins favorables, lorsqu'elles sont utilisées en même temps que des buses 40 à jet oblique, s'il apparaît nécessaire de renforcer le traitement 72 12067 9. 2134371 souhaité proprement dit. Le faisceau de courbes A de la Pig. 3a montre que la progression de la force sur la marchandise au fur et à mesure que la distance x (nappe de marchandise/buse) diminue est comparative-5 ment la plus grande lorsque la face frontale de la pièce de déplacement se trouve dans le même plan que les caissons à buses. Ce cas est indiqué dans la Fig. 3a par la courbe d = 0 mm (faisceau de courbes A). Si la face frontale de la pièce de déplacement est située à une distance d = 4 mm, 8 mm ou 14 mm au-dessous de la fa-10 ce frontale des caissons à buses, la progression de la force sur la marchandise diminue de plus en plus avec la distance x (voir le faisceau de courbes A). L'exposé fait jusqu'ici en référence au dessin concerne essentiellement l'utilisation de buses à trou. Le remplacement de 15 celles-ci par des buses à fente n'entraîne aucune modification essentielle de la géométrie de la disposition selon la Fig. 1. Des buses à fente fournissent toutefois, même sans pièces de déplacement, l'allure des forces souhaitée conformément à l'invention. Lorsque la marchandise se trouve à peu près dans la position média-20 ne désirée entre les caissons à buses, la répartition de la vitesse dans les canaux de retour est approximativement uniforme sur toute la largeur de ces derniers. Lorsque la marchandise se trouve par contre très voisine des caissons à buses, il se forme une fontaine de jets de plus en plus intensive, qui ne met plus à profit 25 qu'une partie du canal de retour en raison du rétrécissement et assure de ce fait par nature la progression désirée de la force pour une distance décroissante entre la marchandise et la buse. L'élévation de pression créée dans l'intervalle entre les ouvertures des buses et la marchandise par suite de la diminution de la 30 distance séparant cette marchandise des buses, détermine par conséquent, en général et sans aucune autre mesure, un effet de suspension suffisant lorsqu'on utilise des buses à fente. Pour des caissons à buses relativement larges (par exemple plus de 5 à 10 cm) la progression peut être ajustée à la valeur recherchée par 35 un choix approprié de l'angle de buse, de la distance comprise entre les buses et les bords des caissons à buses et/ou par l'utilisation de pièces de déplacement. Par "angle de buse" il faut entendre l'angle sous lequel le jet de la buse rencontre la nappe de marchandise par rapport à la normale. 40 Les buses sont agencées de telle sorte qu'en" projection 72 12067 10. 2134371 normale sur la nappe de marchandise la direction d'écoulement des gaz de traitement est, de préférence, à peu près parallèle à la direction de circulation de la nappe. A cet effet, l'angle de buse est compris avantageusement entre 15° et 50°C, en particulier entre 20° et 40°. Les caissons à buses de grande largeur précités sont nécessaires, par exemple, dans desmachines très larges, en raison des grandes quantités d'air indispensables. La Fig. 4 représente le rapport de forces F/F max pour le cas d'une largeur de caisson à buses de 120 mm et d'une largeur de canal de retour de 40 mm, en fonction de la distance x (en mm) entre la nappe de marchandise et le caisson à buses (de la même manière que sur la Fig. 3a). La courbe a de la Fig. 4 se rapporte à une disposition avec buses à fente sans pièces de déplacement. On constate que la courbe caractéristique de la force présente un maximum relatif pour une distance x de la marchandise de 30 à 40 mm. Cette allure indésirable de la force — conduisant à un équilibre indifférent de la marchandise dans une zone étendue - peut être totalement éliminée par l'utilisation dans le canal de retour d'une pièce de déplacement (ou des autres moyens indiqués plus haut), ainsi que le prouve la courbe b de la Fig. 4 qui a été établie, sans modification du reste de l'installation, avec une barrette de section 15 x 30 mm mise en place dans le canal de retour. Lorsqu'on utilise des buses à fente, on peut accroître encore davanta ge la progression de la force sur la nappe de marchandise au fur et à mesure que la distance séparant celle-ci du caisson à buses diminue si l'on confère aux ouvertures de sortie d'air des caissons à buses, non pas la forme de simples diaphragmes à fente ou à trou, mais celle de tuyères dans le sens propre du mot, qui n'étranglent pas le jet et l'étaient sur toute sa largeur à la sortie. Dans ce qui précède, il n'a été question que des forces exercées par un caisson à buses sur la nappe de marchandise. Lorsque des caissons à buses sont installés au-dessus et au-dessous de la nappe de marchandise traitée, les forces des caissons dirigés l'un vers l'autre doivent être additionnées. Pour obtenir un effet de suspension, il faut que la résultante des forces de l'air présente alors une pente ascendante aussi grande que possible. Sur la Fig. 5 ont été portés des résultats de mesures 2 correspondantes. La force résultante F (kp/m ) est indiquée en 72 12067 11. 2134371 fonction de la distance x (mm) entre la nappe de marchandise et le caisson à buses inférieur. Les courbes ont été mesurées pour une pression aux buses de 50 mm de colonne d'eau. La courbe a se rap- 2 porte à un tissu d'un poids superficiel de 164 p/m . (p = pond, 3 ' 5 poids de 1 cm d'eau à 4°C). La courbe b se rapporte à un tissu pour stores très per- 2 méable à l'air d'un poids superficiel de 32 p/m . Dans les deux cas, la résultante des forces de l'air F est suffisamment grande et supérieure de plusieurs fois au poids de la marchandise, de 10 sorte que l'effet de suspension désiré est remarquablement réalisé. Comme le montrent les courbes de la Fig. 5, les deux types de marchandise indiqués sont maintenus en suspension à une distance d'environ 50 à 60 mm au-dessus du caisson à buses inférieur. La courbe a est tracée sur la Fig. 5 le long d'une li-15 gne définie par des croix et des cercles. Les cercles concernent le cas où les caissons à buses, se font exactement vis-à-vis au-dessus et au-dessous de la nappe de marchandise. Les croix correspondent par contre au cas où les caissons à buses sont décalés, dans la direction de circulation de la nappe, de 25 mm, soit d'un 20 quart environ de la largeur d'un caisson à buses selon la Fig. 1. Il ressort de la courbe a de la Fig. 5 que ce décalage des caissons à buses n'a pratiquement aucune influence sur la force exercée sur la nappe de marchandise. Le dispositif selon l'invention peut être utilisé, par 25 exemple, comme sécheur par suspension, ainsi qu'il.a été déjà précisé. De manière inattendue, on a constaté que les puissances de séchage ne diffèrent que peu de celles qui sont atteintes dans des sécheurs conventionnels sans effet de suspension. Dans le système selon l'invention, on peut accroître encore plus la puissance de 30 séchage en dirigeant sur la nappe de marchandise en plus des jets obliques des jets normaux et/ou en décalant mutuellement en direction de circulation de la marchandise les caissons à buses se faisant vis-à-vis. Ainsi qu'il a été exposé dans l'alinéa précédent, ce décalage mutuel des caissons à buses reste sans influence 35 sur les propriétés de portage du dispositif conforme à l'invention. Pour porter également en suspension une nappe de marchandise dans la zone d'entrée ou de sortie d'une machine à tension entre les chaînes à aiguilles ou à pinces (indépendamment d'avance et d'excédent de largeur), il est avantageux d'exécuter le 40 système de buses selon l'invention sous la forme de buses de porta 72 12067 12. 2134371 ge unilatérales. Il ne se trouve alors de buses qu'au-dessous de la nappe de marchandise, tandis qu'il n'existe pas de buses du côté opposé. Il est facile dans ce cas de régler la force de l'air des buses de façon qu'il règne un état d'équilibre entre cette force et le poids de la marchandise. Le dispositif selon l'invention permet d'effectuer, outre le séchage, d'autres traitements de nappes de marchandises. C'est ainsi, par exemple que des fibres de polyester texturées doivent être soumises à un traitement par la vapeur en raison du retrait par relaxation nécessaire. Pour rétrécir et fixer de tels articles, on a déjà utilisé des dispositifs à bande-support. Le rétrécissement ne peut être obtenu que si la bande-support est secouée à une fréquence réglée très exactement en fonction de la nature de la marchandise et du mode de traitement. Les bandes-suppôrts, pour la plupart en acier, consomment en outre de grandes quantités d'énergie, laissent fréquemment des marques sur la marchandise, ne permettent pratiquement pas un traitement de la marchandise par le dessous et doivent être souvent nettoyées, en particulier lorsqu'il s'agit d'une marchandise apprêtée. Ces mesures onéreuses disparaissent dans le dispositif selon l'invention, du fait que la nappe de marchandise est guidée sans contact et en l'absence de tension dans le système de buses et dans la zone d'entrée, ainsi qu'il a été déjà signalé. Le retrait par relaxation précité peut être déclenché avantageusement dans la zone d'entrée par des vaporisateurs de vapeur intégrés au système de buses. Deux exemples de réalisation de tels vaporisateurs de vapeur intégrés sont représentés schématiquement aux Fig. 6 et 7. Dans l'exemple de la Fig. 6, les pièces de déplacement 11 montées dans les canaux de retour 4 entre les caissons à buses 2 sont aménagées en pulvérisateurs de vapeur. Dans la disposition selon la Fig. 7, les caissons à buses 2 constituent avec les pulvérisateurs de vapeur une unité de construction, de telle sorte que la surface externe des caissons 2 tournée vers la nappe de marchandise 1 est agencée en pulvérisateur de vapeur 15 entre les buses 6 et 7. Pour obtenir en cas de besoin de meilleurs coefficients de rétrécissement, on peut prévoir également un ou plusieurs pulvérisateurs de vapeur de ce genre dans le système de buses à l'intérieur de la zone .principale ou dans la zone de sortie du dispositif selon l'invention (par exemple d'une chambre a cadre tendeur). 72 12067 3 2134371 REVENDICATIONS 1. Dispositif de guidage en largeur de nappes de marchandises en suspension sur un coussin d'air qui est engendré à 5 l'aide de caissons à buses, parallèles au plan de la nappe, s'étendant transversalement par rapport à la direction de circulation de celle-ci et comportant des buses à jet oblique, les caissons à buses alternant en direction de circulation de la nappe avec des canaux de retour pour évacuer l'air soufflé sur la nappe de marchan-10 dise, ce dispositif étant caractérisé en ce que chaque canal de retour (4) est un intervalle ou fente ouvert entre deux caissons à buses (2) et en ce que, pour des buses (6, 7) à jet oblique prévues de part et d'autre de chaque canal de retour , les jets obliques (8, 9) s'échappant desdites buses sont dirigés dans la zone 15 entre le canal de retour et le plan de circulation de la nappe de marchandise (1) de telle sorte que les jets obliques qui sortent de caissons à buses (2, 3) se faisant vis-à-vis par rapport au canal de retour s'interpénétrent deux à deux, interfèrent entre eux et s'écoulent à travers le canal de retour, normalement au plan 20 de la nappe, après un changement de direction sur la nappe de marchandise. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les buses à jet oblique sont des buses à fente, transversales par rapport à la direction de circulation de la nappe de 25 marchandise. 3. Dispositif suivant les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que, sur toute la longueur des canaux de retour, il est prévu des pièces de déplacement (11) orientées à peu près le long de la ligne médiane desdits canaux de façon à subdiviser cha- 30 que canal de retour dans son entrée en deux canaux partiels. 4. Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les pièces de déplacement sont installées dans les canaux de retour de telle sorte que leur extrémité tournée vers la nappe de marchandise se trouve dans le même plan que les parties 35 du caisson à buses tournées vers la nappe. 5. Dispositif suivant les revendications 1 et 3, caractérisé en ce que les buses à jet oblique sont des buses à trou. 6. Dispositif suivant la revendication 1 et l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que le rapport 40 entre la largeur du canal de retour et la distance séparant les bu 72 12067 14. 2134371 ses du canal de retour est compris entre 1/5 et 5. 7. Dispositif suivant la revendication 1 et l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que l'inclinaison des buses à jet oblique par rapport à la normale à la nappe 5 de marchandise est comprise entre 15° et 50°, et en particulier entre 20 et 40°. 8. Dispositif suivant la revendication 1 et l'une quelconque des autres revendications, caractérisé en ce qu'il n'est prévu de caissons à buses qu'au dessous de la nappe de marchandise, 10 en particulier dans la zone d'entrée du dispositif. 9. Dispositif suivant la revendication 1 et l'une quelconque des autres revendications, caractérisé en ce qu'il est prévu des caissons à buses au-dessous et au-dessus de la nappe de marchandise, en particulier dans,la partie principale du dispositif. 15 10. Dispositif suivant les revendications 3 et 9, carac térisé en ce que les pièces de déplacement (11) se trouvant entre les caissons à buses inférieurs (2) possèdent une largeur différente, en particulier plus grande, que les pièces se trouvant entre les caissons à buses supérieurs (3), la géométrie des caissons à 20 buses étant inchangée pour le reste. 11. Dispositif suivant les revendications 1 et 4, caractérisé en ce que les pièces de déplacement sont munies au moins en partie de moyens pour pulvériser de la vapeur, asperger ou refroidir la nappe de marchandise. 25 12. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les caissons à buses sont munis au moins en partie de moyens pour pulvériser de la vapeur, asperger ou refroidir la nappe de marchandise. 13. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé 30 en ce qu'il est prévu des chaînes à aiguilles ou à pinces pour étaler en largeur la nappe de marchandise. 14. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'une partie au moins des caissons à buses comporte, en plus des buses à jet oblique, des buses (12) soufflant normalement sur 35 la nappe de marchandise. 15. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que de part et d'autre de la nappe de marchandise les caissons à buses se faisant vis-à-vis sont décalés en direction de circulation de la nappe. 40 16. Dispositif suivant les revendications 1 et 7, carac 72 12067 15. 2134371 térisé en ce que les buses sont agencées de telle façon qu'en projection normale sur la nappe de marchandise, la direction d'écoulement du gaz de traitement est à peu près parallèle à la direction de circulation de la marchandise.