Pour réaliser un émail champlevé, on creuse des alvéoles dans un support métallique, le plus souvent par attaque par un acide, et on remplit les alvéoles d'émail que l'on cuit ensuite. Pour former des parties en relief ou en creux dans une plaque métallique, il est connu, notamment dans la technique des circuits imprimés, ou en héliogravure, de revatir la plaque d'une substance photo-sensible qu'on insole à travers un cliché , puis après traitement de la substance photo-sensible par un révélateur qui a pour effet de rendre insolubles les parties soit insolées, soit non insolées, suivant le type de substance, on retire les parties restant solubles de la substance et on traite la plaque par un agent attaquant le métal, par exemple par de l'acide nitrique. Des creux sont ainsi formés dans la plaque, aux endroits où la substance photo-sensible a été retirée. La présente invention a pour objet un perfectionnement apporté å ce procédé qui permet d'obtenir des plaques convenant a la fabrication d'émaux champlevés. Selon l'invention, on revit les deux faces de la plaque d'une substance photo-sensible, on insole l'une des faces à travers un cliché représentant la silhouette d'un objet et l'autre face à travers un cliché comportant, outre cette silhouette, des détails supplémentaires, notamment des traits séparant l'image de l'objet en différentes zones, et on procède a l'attaque cni- nique de la plaque sur ses deux faces. Les parties de la plaque qui ont été retirées de chaque côté forment ainsi un vide qui entoure le contour de l'objet, celui-ci pouvant éventuellement rester attaché à la plaque par des lignes de liaison, si ces lignes ont été prévues sur l'un des clichés. A l'intérieur de ce contour, l'objet présente des alvéoles qui s'étendent sensiblement à mi-épaisseur de la plaque et sont séparés les uns des autres par des lignes étroites en saillie correspondant aux traits de séparation prévus sur le second cliché. Il suffit ensuite de remplir ces alvéoles d'émail et de passer la plaque au four de façon à cuire 11 émail. On a décrit ci-après, à titre d'exemple non limitatif, un mode de mise en oeuvre du procédé selon l'invention avec référence au dessin schématique annexé dans lequel Les Fig. 1 à 3 montrent les premières étapes du procédé; Les Fig. 4 et 5 montrent des exemples de cliché pouvant etre utilisés dans l'invention; Les Fig. 6 à 8 montrent les étapes suivantes du procédé; La Figure 9 montre en élévation la plaque gravée obtenue; La Fig. 10 en est une coupe suivant X-X de la Fig. 9; La Fig, 11 est une vue semblable à la Fig, 10 et montre le remplissage des alvéoles avec de l'émail en poudre; La Fig. 12 est une vue en élévation montrant l'émail obtenu. Tel qu'il est représenté au dessin, le procédé selon l'invention est appliqué à la fabrication d'un objet, dans le cas présent le dessin d'un chat. Le procédé selon l'invention consiste a prendre une plaque métallique 1, par exemple en cuivre, et a revetir ses deux faces d'un produit sensible a la lumière 2 ou 3, par exemple d'un photopolymère (Fig. 2)o On supposera dans ce qui suit que ce polymère est du type né gaziez c'estL~Cr-djre que ses. parties insolées polymérisent a la lumière et demeurent plus insolubles que les parties non insolées, donc non polymérisées. Puis on insole la couche photo-sensible 2 en interposant entre elle et la source de lumière un négatif 4 représentant la silhouette 5 du chat a reproduire, cette silhouette étant reliée aux bords du négatif par des lignes 6. On insole également la couche photo-sensible 3 en interposant entre elle et la source lumineuse un négatif représentant avec un fort contraste le dessin du chat avec des lignes telles que 8 séparant l'une de l'autre deux régions du corps de l'animal (Figu- re 5. La netteté de la découpe de l'objet dépendant de la précision de la superposition des clichés 4 et 7, il y a avantage à fixer préalablement l'un å l'autre les deux clichés, après les avoir parfaitement superposés, puis à introduire ensuite la plaque entre les deux clichés, l'ensemble étant immobilisé dans un chassies pneumatique, lors de l'insolation ; la fixation des deux clichés peut être effectupar exemple par deux de leurs bords opposés, par le ruban adhésif 21. On révèle les images formées sur les couches 2 et 3. Les parties non insolées de ces couches sont ainsi retirées ; il ne reste plus que les parties 9 insolées séparées les unes des autres par des évidements 10 qui correspondent aux parties non insolées, c'est à dire aux noirs des négatifs 2 et 3 (Fig. 6). On procède ensuite a l'attaque des deux faces de la plaque, par exemple à l'aide d'acide nitrique jusqu'a découpe du chat.Si les parties non insolées de la couche 2 correspondent aux parties non insolées de la couche 3, on obtient ainsi un évidement 11 s'étendant de part en part de la plaque ; par contre, si la partie non insolée de la couche 3 a une surface plus petite que celle de la couche 2, il se forme dans l'une des faces de la plaque 1 des évidements 12 s'étendant simplement à mi-épaisseur (Fig. 7). Après quoi, on retire les parties restantes des couches photo-sensibles (Fig, 8). On obtient ainsi, dans le cas d'un chat, le dessin 13 du chat, dont le contour 14 est relié à un cadre 15 par des lignes 16 d'épaisseur réduite. Le trait 14 a une épaisseur égale a celle de la plaque et correspond au contour 5 , l'intérieur de ce dessin est partagé en plusieurs zones d'épaisseur réduite par exemple par une ligne 17 qui correspond à la ligne 8 (Fig. 9 et 10). Certains détails présents dans le négatif de laFig. 5, par exemple le contour des yeux ou des pattes, apparaissent également en saillie sur le dessin 13. Pour obtenir un émail à partir de la plaque ainsi gravée, il suffit de séparer le dessin 13 du cadre 15 en coupant les ligne 16, de placer de l'émail 19 ou 20, éventuellement de couleur différente, dans chacun des alvéoles délimités par les lignes intérieures telles que 17 et le contour 14, et de passer l'ensemble dans un four à émaux (Fig; 12). Il va de soi que la présente invention ne doit pas être considérée comme limitée au mode de réalisation décrit et représenté, mais en couvre, au contraire, toutes les variantes. C'est ainsi qu'on pourrait utiliser des résines photo-sensibles positives à condition d'utiliser pour l'insolation des images positives et non des négatifs. REVENDICATIONS 1 - Procédé d'obtention de plaques métalliques gravées convenant notamment à la fabrication des émaux, dans lequel on revit la plaque d'une substance photo-sensible, on insole cette substance a travers un cliché, on traite par un révélateur la substance photo-sensible insolée, et on traite la plaque par un agent attaquant le métal de la plaque, caractérisé en ce qu'on revit les deux faces de la plaque d'une substance photo-sensible, qu'on insole l'une des faces à travers un cliché représentant la silhouette d'un objet et l'autre face à travers un cliché comportant, outre cette silhouette, des détails supplémentaires, notamment des traits séparant l'image de l'objet en différentes zones, et qu'on procède a 11 attaque chimique de la plaque sur ses deux faces. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on fixe préalablement l'un a l'autre les deux clichés, par exemple par deux de leurs bords opposés, et en ce qu'on insère ensuite la plaque entre les deux clichés. 3 - Application du procédé selon la revendication 1 ou 2 a la fabrication d'émaux, caractérisée en ce qu'on place de l'émail en poudre dans les alvéoles formés et qu'on cuit l'émail.