L'invention concerne un appareil pour le piégeage des germes mi- crobiens contenus dans un certain volume d'air, en vue de contrôler la pollution microbiologique de l'atmosphère et de faciliter les mesures de conservation de 1' hygiène, dans les activités médicales ou alimentaires ou, simplement, dans les lieux fréquentés par le public. On connaît, depuis longtemps, des appareils fournissant le nombre précis de bactéries et de champignons dans un volume d'air donné, mais ces appareils sont coûteux et difficiles à transporter et ils doivent être manipulés par des opérateurs spécialement entraînés. D'autres appareils, simples et portatifs, présentent cependant 1' inconvénient de ne pas assurer des prélèvements assez précis, en particulier lorsqu'on en fait un certain nombre, à la suite les uns des autres, dans des locaux de degrés de pollution différents. L'invention a pour objet de fournir un appareil de piégeage des germes microbiens, léger, de prix de revient faible, facile à utiliser par une personne non spécialisée, mais permettant cependant une évaluation précise et indépendante du prélévement précédent ou des milieux environnants rencontrés dans un transport éventuel. L'appareil de piégeage suivant l'invention comporte une buse d' écoulement de l'air, munie d'une résistance électrique chauffante, un réceptacle muni de moyens de fixation d'une boîte du genre de celles de Pétri, un dispositif d'entraînement de l'air, un organe de commande de mise en marche et d'arrêt de la résistance chauffante et un organe de commande de mise en marche et d'ar rêt du dispositif d'aspiration. L'appareil précité permet de faire précéder l'opération de piégeage par un balayage par air chaud des cavités internes de l'appareil, pour stériliser ces dernières, puis par un refroidissement des cavités par une partie de l'air même du local ou du lieu concerné par le prélèvement. Dans une réalisation préférée de l'appareil suivant l'invention, le réceptacle est disposé entre la buse d'écoulement et le dispositif d'entraînement de l'air, ce dernier étant alors une turbine aspirante. Ainsi, l'air admis dans le réceptacle a traversé uniquement la buse d'écoulement où la température a été la plus élevée et où la stérilisation est entièrement obtenue. La réalisation préférée de l'appareil suivant l'invention adopte un réceptacle qui comporte, comme moyen de fixation des boîtes, des plots en matériau élastique répartis sur les parois latérale et du fond intérieures du réceptacle. Ces plots permettent d'utiliser n'importe quel modèle de boîte de Pétri, en particulier les plus ordinaires. D'autres particularités et avantages de l'appareil de piégeage suivant l'invention apparaîtront dans la description suivante d'une réalisatior. donnée à titre d'exemple non limitatif, en référence aux dessins annexés, parmi lesquels - la figure 1 est une représentation en coupe longitudinale d'une réalisation de l'appareil de piégeage de germes suivant l'invention - la figure 2 est une coupe du réceptacle de l'appareil représenté à la figure 1, montrant des détails de réalisation - la figure 3 est une représentation schématique des organes de commande électrique de l'appareil. En référence à la figure 1, l'appareil de piégeage de germes suivant l'invention est constitué par une buse d'écoulement d'air 1, fixée à un réceptacle 2, lui-même fixé à une enveloppe 3, cylindrique par exemple, contenant un dispositif d'entraînement de l'air 4. L'appareil peut être facilement porté à la main par l'opérateur grâce à une poignée en crosse 5, par exemple. La buse 1 comporte à l'intérieur une résistance chauffante 6 fixée à un support isolant 7 lui-même maintenu par la paroi intérieure de la buse 1. La poignée 5, dans la réalisation décrite, supporte un organe de commande de mise en marche et d'arrêt 8 de la résistance 6, et un organe de commande de mise en marche et d'arrêt 9 du dispositif d'entraînement de l'air 4. Dans la réalisation décrite de l'appareil de piégeage de germes suivant l'invention, le réceptacle 2 est placé entre la buse d'écoulement d'air 1 etl'enveloppe 3 contenant le dispositif d'entraînement de l'air 4 qui est constitué par une turbine aspirante 11 entraînée par un moteur électrique 12. Le réceptacle 2 (voir figure 2) est constitué par une cuvette 13, cylindrique par exemple, dont le fond, ouvert, est prolongé par une collerette 14 qui s'engage dans l'enveloppe 3 à laquelle elle est fixée. La cuvette 13 reçoit, du côté opposé à la collerette 14, un couvercle 15, fixé à la cuvette 13, dans une réalisation préférée, par une articulation à charnière 16, qui peut être maintenue en position fermée par une attache élastique 17 à manipulation rapide, d' un type habituel. Le couvercle 15, comme la cuvette 13, est ouvert dans sa partie centrale et est prolongé par une collerette 18 qui s'engage dans une gorge 19, circulaire par exemple, à l'extrémité de la buse d'écoulement d'air 1 (voir figure 1). Le couvercle 15 et la buse 1 peuvent être fixés l'un à l'autre par des boulons ou par toute autre attache rapportée habituelle. Sur la paroi du fond de la cuvette 13, comprise entre la paroi latérale de celle-ci et la collerette 14, des plots 21, en matériau élastique tel que du néoprène, sont fixés, par exemple au moyen de vis noyées. Des plots semblables 22 sont fixés sur la paroi latérale. Cet ensemble de plots permet de positionner et de maintenir fermement les boîtes de Pétri utilisées pour le piégeage. Dans la réalisaion décrite, l'appareil est alimenté par le réseau de distribution d'énergie éleCtrique, conformément au schéma représenté par la figure 3. Un organe de commande 31 de mise en marche et d'arrêt de la résistance chauffante 6 permet d'appliqueç la tension électrique du réseau à celle-ci. De mane, un organe de commande 32 de mise en marche et d'arrêt du moteur 12 est utilisé pour opérer convenablement l'introduction de l'air dans la buse d'écoulement d'air 1 et le réceptacle 2. 4ans la réalisation la plus simple de l'appareil, ces organes de commande 31 et 32 sont des interrupteurs actionnables manuellement. L'organe de commande 31 est monté en série avec la résistance chauffante 6 et l'organe de commande 32 est monté en série avec le moteur 12. Un commutateur 33, à double circuit et deux positions, maintient, en série avec la résistance chauffante 6, une résistance 34 et, en série avec le moteur 12, une résistance 35, dans le cas où la tension du réseau est de 220 volts. Pour le lonctionnement avec une tension de 110 volts, l'autre position du commutateur 33 non représentée) court-circuite les résistances 34 et 35. Pour l'utilisation de l'appareil de piégeage de germes suivant l' invention, on opère conformément aux étapes suivantes : on ferme le circuit de la résistance chauffante 6 par l'organe de commande 32. L'air est aspiré par la buse d'écoulement 1, chauffé par la résistance 6 et introduit dans le réceptacle 2 d'où il s'échappe par l'enveloppe 3, sous l'action de la turbine il entraînée par le moteur 12. La stérilisation de l'ensemble des cavités internes est obtenue au bout d'un temps déterminé, égal à quinze secondes environ dans le cas de la réalisation décrite. On ouvre le circuit de la résistance chauffante 6 par l'organe de commande 31, en laissant le circuit du moteur 12 fermé.L'ensemble des cavités internes de l'appareil est alors refroidi par de l'air du local où le prélèvement est effectué, ce qui ne risque pas de fausser le résultat de la mesure. On arrête le moteur 12 au moyen de l'organe de commande 32. On ouvre ie réceptacle 2 et on y introduit une boîte de Pétri contenant un milieu de culture approprié à la numération des germes recherchés, après avoir retiré le couvercle de la boîte. On referme le réceptacle 2 et on ferme le circuit du moteur 12 par lJorgane de commande 32 pour balayer la boîte avec un volume d'air déterminé en fonction du débit de l'appareil ; par exemple, dans le cas de la réalisa- tion décrite, on obtient un volume d'air de I m3 par un balayage de trois minutes environ. On retire a boîte de Pétri qui est refermée en attendant le traitement d'incubation au laboratoire, qui permettra ensuite de compter le nombre de colonies microbiennep par mètre cube d'air prélevé. Mais, dès le retrait de la boîte, on peut recormnencer l'opération pour un autre prélèvement, éventuellement dans un autre lieu moins pollué, sans risque d' interaction entre les mesu res, grâce à la stérilisation de l'appareil obtenue à la première étape de chaque opération. Grâce au maintien des boîtes de Pétri par les plots 21 et 22, en matériau élastique, ces boîtes peuvent être d'un modèle quelconque et, notamr,ent, du modèle le plus courant, avec les diamètres de 90 et 100 itin habituels, indiffé remnent. Il est clair que d'autres dispositifs de maintien en matériau élastique, tels que des coins en mousse de néoprène, pourraient être utilises. Dans une variante de réalisation, les organes de commande 31 et 32 peuvent être des interrupteurs commandés par un programmateur temporisé à relais ou à l'état solide. D'autres modifications peuvent être apportées à la réalisation décrite, et représentée par les dessins, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Appareil de piégeage pour le comptage des germes de l'air, caractérisé par le fait qu'il comporte une buse d'écoulement de l'air, munie d'une résistance électrique chauffante, un réceptacle muni de moyens de fixation d'une bol- te du genre de celles de Pétri, un dispositif d'entraînement de l'air, un organe de commande de mise en marche et d'arrêt de la résistance chauffante et un organe de commande de mise en marche et d'arrêt du dispositif d'aspiration. 2.- Appareil de piégeage suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le réceptacle est disposé entre la buse d'écoulement et le dispositif d'entraînement de l'air, ce dernier étant alors une turbine aspirante. 3.- Appareil de piégeage suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que le réceptacle comporte; comme moyen de fixation des boîtes, des plots en matériau élastique, répartis sur les parois intérieures latérale et du fond du réceptacle. 4.- Appareil de piégeage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que les organes de commande de mise en marche et d' arrêt de la résistance chauffante et du dispositif d'entraînement de l'air sont des interrupteurs électriques actionnés manuellement. 5.- Appareil de piégeage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que les organes de commande de mise en marche et d' arrêt de la résistance chauffante et du dispositif d'entraînement de l'air sont des interrupteurs électriques actionnés par un programmateur temporisé à relais ou à l'état solide.