La plupart des coffres de strette, tels qu'ils peuvent exister dans des établissements bancaires ou chez des particuliers doivent présenter une surface frontale dépourvue de saillies ou de parties en recouvrement ou de creux importants pour notamment éviter qu'il n'existe des points d'appui ou d'accrochage d'outils servant à forcer le coffre. De ce fait, la porte du coffre qui constitue la majeure partie de cette surface frontale est encastrée entre les parois latérales inférieure et supérieure, c'est-à-dire que le plan de la face externe de la porte se trouve dans le plan des chants frontaux de ces parois. I1 faut,en outre, que le jeu existant entre les faces internes de ces parois et les chants de la porte soit le plus faible possible. De plus, pour les mimes raisons, les charnières d'articulation de la porte doivent être invisibles, donc inaccessibles de l'extérieur. Enfin, les charnières ne doivent pas créer un point affaibli dans les panneaux du coffre, qui sont épais et généralement en métal. Pour satisfaire à toutes ces exigences; il existe de nombreuses solutions. Cependant ces dernières offrent l'inconvénient d'être très onéreuses parce que mettant en oeuvre des éléments mécaniques compliqués d'usinage précis et donc de prix de revient très élevé. La présente invention concerne un coffre-fort qui satisfait à ces exigences d'encastrement et de robustesse comportant notamment des éléments d'articulation simples et bon marché. L'une des caractéristiques principales de l'invention réside dans l'adaptation d'une charnière connue à double bielle pour articuler la porte par rapport aux parois du coffre. Or, ce type de charnière tel qu'il est notamment mis en oeuvre dans l'industrie du meuble nécessite un encastrement dans l'un ou l'autre des éléments articulés entre eux d'une partie de la charnière, ce qui n'est pas acceptable dans le domaine concerné d'abord parce qu'il y aurait création d'un point faible et ensuite parce que l'encastrement nécessiterait un usinage de métal précis et la mise en oeuvre de moyens spécifiques d'ancrage de la partie de charnière dans son logement.En outre, la mise en oeuvre générale de ce type de charnière concerne des portes en applique, c'est-à-dire prenant appui sur le plan de façade du meuble et non s'y confondant. Plus précisément, l'invention a pour objet un coffre-fort ou analogue, comportant un p a n n e a u de porte épais, articulé par l'un de ses côté, sur l'une des parois latérales du coffre au moyen d'au moins un élément d'articulation invisible et inaccessible de l'extérieur lorsque la porte est fermée, la porte étant logée dans cette position, à l'intérieur de l'ouverture du coffre délimitée par le bord frontal de ses parois latérales, supérieures et inférieures, de manière que la face avant dela porte et le bord frontal desdites parois soient contenus sensiblement dans le même plan et que le jeu séparant la face interne desdites parois et les chants de la porte soit minimal.Selon l'invention l'élément d'articulation susdit est constitué par une charnière comportant une première pièce solidaire de l'une des parois latérales susdites, d'une seconde pièce, solidaire du panneau de porte, ces deux pièces formant avec deux bielles de liaison un quadrilatère articulé tandis que la fixation d'au moins la pièce susdite d'articulation sur le panneau de porte est réalisée en applique sur la face interne dudit panneau. Dans un mode de réalisation, chacune des pièces susdites comporte une semelle de fixation et deux ailes parallèles perpendiculaires à ladite semelle entre lesquelles s'étendent les axes d'articulation des bielles, l'écartement desdites ailes étant égal dans l'une et l'autre pièce, le bord frontal des ailes de la pièce solidaire de la paroi latérale constituant une butée pour, d'une part, le bord des ailes parallèle à la semelle de l'autre pièce lorsque la porte est fermée et, d'autre part, pour le bord des ailes perpendiculaire à cette semelle lorsque la porte est ouverte à 900. L'invention sera mieux comprise au cours de la description donnée ci-après à titre d'exemple indicatif et non limitatif qui permettra d'en dégager les avantages et les caractéristiques secondaires. I1 sera fait référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 illustre schématiquement une partie de coffre fort ou analogue selon l'invention, en position fermée - la figure 2 illustre,selon le schéma de la figure 1, la position ouverte de ce coffre ; et - les figures 3 et 4 illustrent une variante préférée de la réalisation des figures 1 et 2. En se référant à ces figures 1 et 2, on voit un panneau latéral 1 de coffre-fort sur lequel est articulé un panneau 2 formant porte. La porte est un panneau plein, épais, disposé de manière encaÖtrée, c'est-à-dire que la surface extérieure 2a de la porte est contenue dans le plan des bords frontaux tels que la des parois latérales 1 du coffre, et que le jeu j séparant la face interne des parois latérales 1 et les bords latéraux respectifs tels que 2b de la porte 2 est minimal. Une telle disposition est nécessaire pour réduire le plus possible les aspérités, fentes ou points d'ancrage formant point d'appui pour un outil au moyen duquel on pourrait forcer l'ouverture de la porte. L'articulation du panneau de porte 2 sur la paroi latérale 1 est réalisée au moyen d'au moins une charnière référencée 3 sur les figures constituée par une pièce 4 fixée à la paroi 1 et une pièce 5 fixée au panneau de porte 2, articulées l'une à l'autre au moyen de deux bielles 6 et 7. On utilisera généralement deux charnières pour l'articulation de la porte mais la rigidité de ces articulations permet l'usage d'une seule charnière pour les portes étroites. En outre on peut prévoir une charnière de grande hauteur (pratiquement la hauteur totale du panneau de porte) qui, si elle est réalisée en matériaux de haute résistance permet d'obtenir une très grande rigidité dans le maintien de la porte.La pièce 4 comporte une semelle 4a pour sa fixation proprement dite sur la face interne du panneau latéral 1 et deux ailes 4b et 4c parallèles entre elles et perpendiculaires à ladite semelle. De même, la pièce 5 comporte une semelle Sa fixée sur la face interne du panneau de porte 2 et deux ailes 5b et 5c parallèles entre elles et perpendiculaires à la semelle Sa. La distance d séparant les deux ailes 4b et 4c est identique à celle séparant les deux ailes 5b et 5c. Les pièces 4 et 5 sont ainsi en forme de U l'intérieur duquel s'étendent les bielles 6 et 7. Les axes d'articulation de ces bielles sont portés par lesdites ailes. Vus en plan, les quatre axes d'articulation forment les sommets d'un quadrilatère déformable. Il est important de noter que la forme en U des pièces 4 et 5 offre l'avantage de pouvoir, au moins en ce qui concerne la pièce 5 solidaire du panneau de porte, fixer la charnière en applique, c'est-à-dire sans réaliser d'encastrement, dans l'épaisseur du panneau lui-même, de ladite pièce. Ainsi, on évite une opération coûteuse d'usinage du panneau qui est généralement en métal plein et la mise en oeuvre de moyens spécifiques à l'immobilisation d'une pièce encastrée dans une paroi métallique. En outre, il n'est pas créé de point d'affaiblissement du panneau de porte. Par ailleurs, les ailes 4b et 4c de la pièce 4 présentent un bord avant ou frontal 8b et 8c tels qu'ils forment butée pour les bords 9b et 9c des ailes de la pièce 5 parallèles à la semelle Sa lorsque le panneau de porte est en position fermée (figure 1) et pour les bords lOb et lOc de ces ailes, perpendiculaires à ladite semelle lorsque le panneau de porte est ouvert. Ainsi, tout choc ou effort venant de l'extérieur et dirigé vers l'intérieur du coffre, appliqué sur la porte en position ouverte ou fermée, est encaissé par les pièces 4 et 5 et non par les axes d'articulation des bielles 6 et 7 sur ces pièces.On minimise ainsi les risques de détérioration des axes de la charnière qui sont les pièces les plus fragiles de l'ensemble. Il faut > bien entendu, pour que les contacts desdits bords entre eux soient assurés, que les dimensions des pièces 4 et 5 et l'emplacement des axes d'articulation soient déterminés avec précision et de manière compatible. On aura également remarqué sur les dessins, la forme des bielles 6 et 7, dont les courbures sont définies de manière à permettre un débattement d'au moins 90" du panneau de porte 2, entre sa position ouverte et sa position fermée, tout en préservant à l'ensemble d'articulation, des dimensions aussi réduites que possible, notamment dans le sens transversal de l'ouverture. Le débordement de la charnière dans l'ouverture du coffre est ainsi mininal en position ouverte, malgré une fixation en applique de cette dernière. Enfin, on notera qu'une telle charnière est invisible, c'est-à-dire qu'aucun de ses éléments n'apparaît à l'extérieur du panneau de porte lorsque celui-ci est fermé. Sur les figures 3 et 4 on a représenté un mode de réalisation légèrement différent de celui selon les figures 1 et 2. Cependant on y retrouve certains des éléments décrits avec les mêmes références. Ainsi la paroi 1 présente un décrochement lb le long de sa partie frontale qui détermine une face lc parallèle à son bord frontal la. La largeur L de cette face lc est au moins égale à l'épaisseur e augmentée de la largeur 1 ou encombrement de la pièce 5. De ce fait, lorsque le panneau de porte 2 est ouvert (figure 4) aucun élément d'articulation ne fait saillie par rapport à la face interne ld de la paroi latérale 1. En outre si ladite largeur L est légèrement supérieure à la somme de e et 1 la porte peut s'ouvrir sur plus de 90" (95 à 1000), l'angle A pouvant atteindre 85 à 800, moyennant également un léger décrochement 11 dans les bords 8b et 8c de la pièce 4. La pièce 4 est fixée sur la surface lc au moyen de sa semelle 4a. L'invention présente l'avantage important de permettre de manière simple l'articulation d'un panneau de porte encastré dans un cadre avec un jeu minimal de quelques dixièmes de millimètres, sans nécessiter d'implanter de manière encastrée les pièces d'articulation dans la porte ou la paroi latérale adjacente. Ainsi son application s'étend à des meubles métalliques ou en bois dans lesquels il est soit impossible soit non souhaité d'encastrer l'articulation. Bulle trouve une application intéressante dans le domaine de la fabrication des meubles de sécurité. Elle n'est pas limitée à la description qui vient d'en être donnée mais couvre,au au contraire, toutes les variantes qui pourraient lui être apportées sans sortir de son cadre ni de son esprit. REVENDICATIONS 1. Coffre (ou armoire), comportant un panneau de porte épais, articulé par l'un de ses côtés sur l'une des parois latérales du coffre au moyen d'au moins un élément d'articulation invisible et inaccessible de l'extérieur lorsque la porte est fermée, la porte étant logée dans cette position à l'intérieur de l'ouverture du coffre, délimitée par le bord frontal de ses parois latérales supérieures et inférieures de manière que la face avant de la porte et le bord frontal desdites parois soient contenus sensiblement dans le meme plan et que le jeu séparant la face interne desdites parois et les chants de la porte soit minimal caractérisé en ce que l'élément d'articulation susdit est constitué par une charnière, comportant une première pièce solidaire de l'une des parois latérales susdites, d'une seconde pièce solidaire du panneau de porte, ces deux pièces formant avec deux bielles de liaison un quadrilatère articulé, tandis que la fixation d'au moins la pièce susdite d'articulation sur le panneau de porte est réalisée en applique sur la face interne dudit panneau. 2. Coffre selon la revendication 1, caractérisé en cé que chacune des pièces susdites comporte une semelle de fixation et deux ailes parallèles perpendiculaires A ladite semelle entre lesquelles s'étendent les axes d'articulation des bielles, l'écartement desdites ailes étant égal dans l'une et l'autre pièce, le bord frontal des ailes de la pièce solidaire de la paroi latérale constituant une butée pour, d'une part, le bord des ailes parallèle à la semelle de l'autre pièce lorsque la porte est fermée et, d'autre part, pour le bord des ailes perpendiculaire à cette semelle lorsque la porte est ouverte. 3. Coffre selon la revendication 2, caractérisé en ce que la paroi latérale susdite est pourvue d'une surface parallèle à son bord frontail, formée par un décrochement dans son épaisseur de la partie frontale de ladite paroi, de largeur sensiblement égale à l'épaisseur du panneau de porte augmentée de celle de la pièce d'articulation qui lui est solidaire et formant surface de fixation pour la semelle de l'autre pièce d'articulation.