La présente invention concerne un équipement pouvant servir à récupérer des matériels échoués ou bien des matériels coulés et des matières immergées ; elle vise en particulier un équipement permettant d'assurer le sauvetage de navires de mer ou de bateaux de rivière ; mais un tel équipement peut aussi être utilisé en drague ; enfin à échelle réduite il peut devenir un jouet. Sous un autre aspect, l'invention concerne l'ajustement de la flottabilité et de la stabilité d'un navire à flot ou d'un navire coulé en munissant ce navire d'éléments flottants supplémentaires, susceptibles de positionnement ajustable par rapport audit navire. Le brevet américain nO 1 691 738 (Powell) décrit un équipement servant à récupérer des matériels échoués ou bien des matériels coulés et des matières immergées et constitué par des structures particulières du genre pontons, dont on peut faire varier la flottabilité, et qui sont munies de bras tous liés à des équipements de saisie agissant en tenailles, ces bras étant articulés sur un axe et disposés de façon que lesdits éléments de saisie soient en face l'un de l'autre et qu'en faisant varier la flottabilité des pontons lesdits éléments de saisie soient amenés à se rapprocher l'un de l'autre en exerçant une action de pinçage analogue à celle d'une tenaille.Malheureusement, de telles structures utilisées sans moyens appropriés de guidage s'avèrent instables, soumises à un roulis excessif et difficiles à commander. Il est alors nécessaire de disposer d'une commande précise de la flottabilité et ceci peut être difficile à réaliser pratiquement. L'équipement suivant le brevet précité utilise des ancrages flottants reliés à des treuils, eux-mêmes disposés à chacune des extrémités de chaque ponton pour guider l'équipement au-dessus du navire à récupérer. Ces treuils sont commandés par un opérateur se tenant dans un compartiment spécial de ltéquipe- ment. D'un autre côté, dans le même équipement suivant le brevet précité, la commande précise de l'amenée de l'équipement en contact franc avec le navire à récupérer ne dépend que de la mise en oeuvre d'un système complexe de valves permettant d'ajuster la flottabilité des pontons. Dans l'une des formes de réalisation suivant la présente invention, on supprime tout besoin de mise en oeuvre précise d'un système de valves pour exécuter l'étape de saisie franche dans l'opération de récupération.Suivant la présente invention, la structure en couches d'épaisseur avec bras immobilisables permet une manoeuvre relativement simple en utilisant l'ajuste ment de flottabilité et la commande des moyens de verrouillage de façon contrôlée ; à n'importe quel moment, on peut verrouiller les bras "en compas à la position qu'ils ont atteinte. D'ailleurs, dans une forme préférée de réalisation, en positionnant avec soin des réservoirs pivotants sur le pourtour d'un équipement de sauvetage (ou plus généralement de tout équipement susceptible d'être immergé en cours d'emploi) et en permettant à ces flotteurs de pivoter d'une façon particulière, on arrive à améliorer grandement les facilités de manoeuvre ; on peut aussi mettre en oeuvre un équipement de sauvetage opérant sous la surface de l'eau, sans avoir à subir de roulis intempestif même en l'absence des treuils proposés par le brevet précité. Sous un premier aspect, l'invention propose un équipement permettant de récupérer des matériels échoués ou bien des matériels coulés et des matières immergées, cet équipement comportant au moins deux réservoirs flottants allongés, de flottabilité ajustable à volonté, et dont une portion terminale est pourvue d'un bras lui-même porteur soit d'éléments de pinçage, soit dt éléments de ramassage, chaque bras de réservoir flottant étant d'une part articulé sur les autres bras de réservoirs flottants par un axe de pivotement, d'autre part d'une forme et d'un agencement tels que, lors de la mise en oeuvre de l'équipement, lesdits éléments de pinçage ou de ramassage se présentent les uns en face des autres et soient amenés, du simple fait de la gravité agissant sur la région de l'axe de pivotement de l'équipement, à se rapprocher les uns des autres, à la manière des branches d' un compas d'épaisseur, cet équipement se caractérisant en ce que lesdits bras sont munis de moyens de verrouillage progressifs et libérables, permettant d'immobiliser ces bras l'un par rapport à l'autre, en ce que lesdits éléments de pinçage ou de ramassage sont pourvus de capteurs de pression permettant de transmettre l'information correspondante auxdits moyens de verrouillage en Xue d'amener ceux-ci au travail et d'empêcher tout nouvel accroissement de pression entre les éléments de pinçage ou de ramassage, une fois que cette pression a atteint une valeur prédéterminée, enfin en ce que les réservoirs flottants et leurs bras sont agencés pour permettre à l'équipement de retenir le matériel récupéré pratiquement à la surface de l'eau. Sous un second aspect préféré au précédent, l'invention propose un équipement permettant de récupérer des matériels échoués ou bien des matériels coulés et des matières immergées, cet équipement comportant au moins deux réservoirs flottants allongés, de flottabilité ajustable à volonté, et dont une portion terminale est pourvue d'un bras lui-même porteur soit d'éléments de pinçage, soit d'éléments de ramassage, chaque bras de réservoir flottant étant d'une part articulé sur les autres bras de réservoirs flottants par un axe de pivotement, d'autre part d'une forme et d'un agencement tels que, lors de la mise en oeuvre de l'équipement, lesdits éléments de pinçage ou de ramassage se présentent les uns en face des autres et soient amenés, du simple fait de la gravité agissant sur la région de l'axe de pivotement de l'équipement, à se rapprocher les uns des autres, à la manière des branches d'un compas d'épaisseur, cet équipement se caractérisant en ce qu'au moins deux des réservoirs flottants sont montés pivotants, par rapport à leurs bras associés, chacun autour d4un axe propre, dans un plan sensiblement vertical, entre une position horizontale et une position d'inclinaison maximale inférieure à 900, sont répartis autour de l'équipement de manière une fois inclinés à pouvoir le stabiliser, en cours de mise en oeuvre, à l'encontre du roulis, enfin sont munis chacun d'un arrêtoir capable de le retenir au moins dans ses positions limites d'horizontabilité et d'inclinaison maximale. Sous un troisième aspect, l'invention propose un procédé d'ajustement de la flottabilité d'un équipement et d'amélioration de sa stabilité vis-à-vis du roulis une fois cet équipement immergé, ce procédé se caractérisant en ce qu'il consiste à munir l'équipement d'au moins deux réservoirs flottants allongés, de flottabilité ajustable à volonté, à monter ces réservoirs pivotants, chacun dans un plan sensiblement vertical, entre une position horizontale et une position d'inclinaison maximale infErieu- re à 900, répartis autour de l'équipement de manière une fois inclinés à pouvoir le stabiliser, en immersion, à l'encontre du roulis, enfin munis chacun d'un arrêtoir capable de le retenir au moins dans ses positions limites dthorizontabilité et d'inclinaison maximale. En général, la tendance à descendre, sous l'action de la gravité de l'axe longitudinal de pivotement de l'équipement peut être accentuée en augmentant la flottabilité des réservoirs flottants, en cours de mise en oeuvre de l'équipement, et en soumettant ainsi ces réservoirs à des forces ascendantes, qui viennent contribuer à l'action de fermeture du genre compas d'épaisseur, tenant à l'agencement des bras. Les moyens de verrouillage, progressifs mais libérables peuvent être par exemple de type hydraulique. L'équipement suivant l'invention peut faire l'objet d'une forme de réalisation de grande échelle, utilisable comme équipement de sauvetage, pour la récupération de navires échoués, et en particulier de pétroliers. Dans ce genre d'applications, les extrémités des bras portés par les réservoirs flottants peuvent être munies d'éléments de pinçage dont chacun peut être en forme de tampon compressible ou paillet ou doté de moyens d'ajustement de sa flottabilité. On peut aussi réaliser la commande de l'équi- pement en ajustant la flottabilité des réservoirs flottants et des éléments de pinçage soit indépendamment, soit en disposant de moyens de transfert d'air ou d'eau de ballast, des réservoirs flottants vers les éléments de pinçage ou vice versa. La largeur de l'équipement dans la région de l'axe longitudinal de pivotement'est de préférence ajustable pour pouvoir s'adapter aux dimensions des matériels à récupérer. En outre, les bras montés à leurs bases sur les réservoirs flottants, sont de préférence en forme de jambes faisant un certain angle avec la verticale et inclinées à partir des réservoirs flottants vers l'intérieur c'est-à-dire vers le plan de symétrie de l'équipement. Ces jambes peuvent porter des traverses dirigées vers l'intérieur, reliées entre elles par l'axe de pivotement et se prolongeant au-deld de celui-ci pour se terminer par des extensions descendantes elles-mêmes porteuses des éléments de pin çage. D'une autre façon les jambes, traverses et extensions des cendantes peuvent constituer des structures unitaires.Mais dans l'un et l'autre cas la structure de chaque bras, depuis le réservoir flottant jusqu'a l'élément de pinçage, est en forme générale de U et deux au moins de ces structures sont articulées à pivotement l'une sur l'autre, en un point de la base de l'une des branches de chaque U pour former en définitive une structure du genre compas d'épaisseur, telle que les éléments de pinçage soient en face l'un de l'autre. Les réservoirs flottants sont de préférence de forme allongée, un équipement suivant l'invention utilisant deux tels réservoirs flottants, eux-mêmes porteurs d'au moins une paire de bras pivotants du type décrit ci-dessus et munis d'éléments de pinçage, peut être utilisé au sauvetage de pétroliers ou autres navires dont la section transversale estde forme et de dimensions suffisamment uniformes. La structure préférée d'un équipement de sauvetage de la sorte comporte deux paires de bras pivotants, respectivement disposées aux deux extrémités opposées d'une paire de réservoirs allongés disposés parallélement l'un à l'autre. Les deux paires de bras sont montées pivotantes autour d'un axe commun qui court en direction de la longueur de l'équipement, sensiblement parallèlement aux réservoirs dans un plan de symétrie par rapport à ceux-ci et au-dessus d'eux.Des moyens de verrouillage sont de préférence disposés entre les extensions descendantes, porteuses des éléments de pinçage, et les traverses des deux bras respectivement de chaque paire. On peut aussi prévoir des superstructures de renforcement entre les deux paires de bras au long de chaque réservoir flottant. Le processus d'utilisation d'un tel équipement pour la récupération d'un navire tel qu'un pétrolier, comporte les étapes suivantes. a) on ajuste en cas de besoin la largeur de l'équipement pour qu'elle corresponde à celle du navire a récupérer b) on amène l'équipement à se trouver à flot, à cheval au-dessus du navire à récupérer, les deux paires de bras ayant leurs extensions descendantes de part et d'autre du navire c) on ajuste la flottabilité des réservoirs flottants pour que l'équipement en s'élevant ou en s'abaissant, "encadre" le navire, et (ou) la flottabilité des éléments de pinçage, pour empêcher la partie centrale de l'équipement de trop descendre d) on met au repos les moyens de verrouillage e) on amène les éléments de pinçage au contact franc avec les flancs du navire f) on bloque les moyens de verrouillage g) on ajuste la flottabilité de l'ensemble du navire et de l'équipement de sauvetage en agissant sur celle des réservoirs flottants. La venue en contact des éléments de pinçage avec les flancs du navire peut être commandée au moyen de capteurs de pression logés dans les éléments de pinçage et transmettant automatiquement l'information correspondante aux moyens de verrouillage, pour que ceux-ci se bloquent, dès que la pression a atteint une valeur prédéterminée et empêcher ainsi tout nouvel accroissement de pression sur les flancs du navire, en éliminant tout risque d'écrasement de celui-ci. Les éléments de pinçage peuvent aussi servir à obturer des ouvertures dans la coque du navire, en utilisant par exemple un tampon ou paillet de dimensions appropriées. Un équipement tel qu'il vient d'être décrit peut être utilisé au sauvetage de navires coulés en réduisant simplement la flottabilité des réservoirs et en augmentant la quantité d'eau de ballast dans ceux-ci dans la mesure voulue pour que l'équipement tout entier s'enfonce dans l'eau. On peut suivre ensuite les différentes étapes exposées ci-dessus, la flottabilité de l'ensemble du navire et de l'équipement étant finalement accrue suffisamment pour que cet ensemble remonte tout entier à la surface de l'eau. Une fois en surface -s'il ne l'était pas déjà initialementon peut conduire l'ensemble du navire et de l'équipement dans un port et faire supporter le navire par d'autres moyens en remettant lentement au repos les moyens de verrouillage progressifs mais libérables et en réduisant la flottabilité des réservoirs flottants. Ceci a pour effet de supprimer l'effet de pinçage exercée à la façon d'un compas d'épaisseur et d'amener l'équipe- ment à s'enfoncer dans l'eau au fur et à mesure que la structure "compas" s'ouvre. La flottabilité de l'équipement peut alors être ajustée pour empêcher l'équipement de couler complètement ou de s'effondrer sur le navire en remettant au travail les moyens de verrouillage. pour maintenir ouverte la structure en compas". Pour appuyer cette action, on peut munir les réservoirs flottants de tuyères à chasse d'eau ou d'air sous forte pression en vue d'exercer sur les réservoirs des poussées en rapprochement tendant à provoquer l'ouverture de la structure en compas. On se rendra compte facilement que l'ajustement de la flottabilité de l'équipement, impliquant si nécessaire des réservoirs flottants sur les éléments de pinçage est de première importance dans l'utilisation de l'équipement. On peut faire varier les possibilités de commande de flottabilité en fonction des conditions opératoires. Il faut même envisager que l'enlèvement ou la démolition partielle des superstructures du navire puisse être nécessaire pour permettre la mise en oeuvre de l'équipement suivant l'invention. Si le navire à récupérer a une section transversale de forme moins uniforme que celle d'un pétrolier, on peut utiliser un équipement unique muni de flotteurs segmentés aux lieu et place de plusieurs équipements plus petits. Dans ce cas, il faut pouvoir adapter à la mesure voulue la largeur de chacune des paires de bras pivotants à la largeur correspondante du navire à récupérer, c'est-à-dire la distance d'écartement initiale des éléments de pinçage associés a ladite paire de bras. L'équipement suivant l'invention peut etre amené sur les lieux d'un sinistre ou de l'opération de sauvetage à effectuer par remorquage, ou bien disposer de moyens moteurs propres de propulsion, auquel cas il devient un engin de sauvetage complètement autonome en navigation. L'équipement peut aussi être utilisé à une extrémité seulement d'un navire, par exemple pour suppléer à une insuffisance de flottabilité de cette extrémité, sur un navire en détresse. Dans une cale sèche convenable dont les murailles sont pourvues d'épaulements, on peut se servir de l'équipement pour supporter un petit navire en donnant par dessous accès facile à sa coque. Ceci est obtenu en faisant entrer à flot, dans la cale remplie d'eau, l'ensemble du navire de l'équipement, en faisant ensuite descendre les réservoirs flottants sur les Xpau- lements des murailles de la cale par assèchement de celle-ci. En général, la forme de section des réservoirs flottants est conçue pour qu'ils présentent inférieurement une face sensiblement plane (en réduisant ainsi le risque d'engagement avec des objets immergés, en particulier dans le cas où l'on a besoin aussi d'un faible tirant d'eau en gardant aux réservoirs flottants une flottabilité notable) et une surface supérieure arquée de façon continue. Dans le processus de cale sèche décrit ci-dessus on peut utiliser des réservoirs flottants spécialement renforcés et de section sensiblement carrée ou rectangulaire pour mieux résister aux contraintes au moment où > l'ensemble du navire et de l'équipement une fois entré dans la cale, on procède à l'as- sèchement de celle-ci en faisant reposer l'équipement sur les épaulements des murailles de la cale. L'équipement suivant l'invention lorsqu'il est conçu pour le sauvetage peut être de n'importe quel gabarit en fonction du tonnage du navire à récupérer. Comme emplois possibles d'un tel équipement, on peut citer les suivants a) sauvetage de navires de tous types coulés ou non b) assistance par octroi de flottabilité additionnelle à des navires en détresse pour leur permettre d'être ramenés en sûreté dans un port de séparation c) remise à flot de navires s'étant échoués et réduction du tirant d'eau de gros navires en "bridant" l'équipement sur un tel navire, soit en attendant la marée haute suivante, soit en utilisant immédiatement les possibilités d'ajustement de flottabilité de l'équipement, pour remettre le navire à flot en diminuant son tirant d'eau ;; d) inspection (à partir de l'équipement) de navires, audessous de leur ligne de flottaison, au cours d'opérations de sauvetage, sans avoir besoin de plongeurs ou d'hommes-grenouilles e) pose au fond de l'eau de canalisations, de câbles ou de tunnels, etc.. f) sauvetage commandé à distance de matériels de tous types. On se rendra compte que bien des opérations de relevage et de sauvetage peuvent être entreprises au moyen d'un équipement suivant l'invention. On n'a pas besoin d'aussières et les opéra tions peuvent être menées de façon beaucoup plus sure que par les méthodes traditionnelles de sauvetage, cela en raison de la possibilité d'ajuster la flottabilité de l'équipement en fonction des conditions de chaque cas particulier, en évitant ainsi les tensions et contraintes. Un équipement du type décrit peut d'ailleurs être pourvu en outre de possibilités de déjaugeage, pour lui permettre de manoeuvrer autour d'un navire qui s'est échoué sur un haut fond à marée basse. Dans une autre forme de réalisation de l'équipement suivant l'invention, les éléments de pinçage sont remplacés par des éléments de ramassage, liés aux extrémités des bras des réservoirs flottants, de façon à réaliser un équipement de dragage . Les éléments de ramassage peuvent par exemple prendre la forme de grandes demi-coquilles de type pelles peu profondes ou encore d' auges, godets ou bennes plus compacts. La forme précise à retenir dépend de la nature des opérations de dragage- ou d'affouillement envisagées. En fonction de son gabarit, un équipement de la sorte peut être utilisé à des travaux de toutes sortes : dragages à grande échélle de sable ou de vase dans des estuaires de rivières, enlèvement de glace dans des régions polaires à des fins d'irrigations dans des climats plus doux, relevage de modules minéraux au fond de la mer, affouillement et transport d'aggrégats pour l'industrie du bâtiment. Le même équipement peut aussi être utilisé à des travaux de constructions sous-marines, à la décharge de déchets dans la mer, à la collecte de goémon comme engrais, et à vrai dire à tous travaux sous-marins de dragage ou d'affouillement. L'emploi d'un équipement de dragage et d'affouillament d'un tel type est analogue à celui d'un équipement de sauvetage de navire coulé en ce sens que l'équipement est à remorquer ou à conduire par ses propres moyens sur les lieux de travail, à noyer les réservoirs flottants pour amener l'équipement à s'en- foncer dans l'eau, puis à l'actionner sous l'eau, par un mouvement de "compas" de façon à exercer une action d'affouillement par les éléments de ramassage, enfin à redonner aux réservoirs flottants leur flottabilité initiale pour amener l'équipement et sa charge à faire surface, en terminant par une évacuation de la charge. La présente invention s'étend d tout procédé de sauvetage de navires utilisant un équipement qui soit sensiblement du type décrit ci-dessus, ainsi qu'à tout procédé de dragage ou d'affouillement utilisant un équipement qui soit sensiblement du type également décrit ci-dessus. L'invention englobe aussi un équipement miniaturisé tel qu'un jouet et comportant une certaine longueur de tuyauterie, reliée à au moins un réservoir flottant et permettant à un opérateur d'ajuster la flottabilité de celui-ci, lorsque le jouet est dans l'eau, en faisant entrer de l'air dans le réservoir flottant ou en faisant sortir de l'air de ce réservoir, par la tuyauterie dans les deux cas. Si le jouet est suffisamment gros il peut etre radio-commandé et porter une source d'air comprimé ainsi commandée pour permettre l'ajustement de la flottabilité des réservoirs flottants. L'invention vise encore une structure de réservoir flottant susceptible d'être utilisée dans un équipement de sauvetage ou de dragage du type décrit ci-dessus et comportant un tube allongé, fermé a ses deux extrémités, renfermant au moins un compartiment de ballast, ayant une paroi constituée par une épaisseur flexible maillée, tel que chaque ballast a au moins une paroi faisant partie intégrante de celle du tube et est muni d'un sac gonflable ainsi que d'une source de gaz comprimé, de façon telle que si la paroi du tube vient à être endommagée on puisse gonfler le sac pour pouvoir remplir complètement le ballast, en cas de besoin, en réalisant la flottabilité maximale par expulsion de I'eau-au travers de ladite épaisseur flexible maillée. La paroi du tube comporte également de préférence une épaisseur extérieure en matériau rigide, l'épaisseur flexible maillée formant une couche interne. Une paroi extérieure de structure rigide n'est pas nécessaire sur un réservoir inhabité mais sur un ponton de fort gabarit comportant un espace habitable par des opérateurs, une telle structure à deux épaisseurs est indispensable et l'épaisseur flexible maillée ne s'étend pas autour de la face intérieure de cette partie de la paroi du tube qui correspond audit espace habitable. L'épaisseur extérieure rigide peut par exemple être en bois, acier, béton, fibre de verre, matière plastique rigide et l'épaisseur flexible maillée en filet d'acier, en filet d'acier revêtu de nylon, ou dans des structures de petit gabarit, en filet de matière plastique. Dans le cas où la paroi extérieure rigide est faite de certains matériaux tels que béton, il n'est pas nécessaire de prévoir un doublage flexible maillé. On peut utiliser en fait pour le ballast la même structure que celle exposée ci-dessus en se contentant comme paroi d'une unique épaisseur rigide. Comme on l'a déjà mentionné, le tube a de préférence une section comportant inférieurement une face sensiblement Slate. -- Cependant on peut pratiquement recourir à toute forme convenable de section ; dans le cas où l'on prévoit d'avoir à utiliser le processus en cale sèche décrit ci-dessus on donnera aux flotteurs une structure de section sensiblement carrée ou rectangulaire, à parois renforcées. Chaque flotteur peut aussi comporter des tuyères à chasse d'air ou d'eau sous forte pression, en vue de pouvoir ajuster la position de l'équipement une fois immergé et (ou) des flexibles résistant à des pressions élevées pour pouvoir chasser par lavage la boue d'un navire coulé à retirer d'un banc de sable ou qui s'est échoué de n'importe quelle façon sur un haut fond. Les moyens (éventuels) de verrouillage de la charpente déformable en compas" de l'équipement suivant l'invention peuvent, comme on l'a déjà mentionné, être de type hydraulique. Ce choix permet d'obtenir un certain degré de finesse dans la commande du verrouillage. Les moyens de verrouillage peuvent être montés sur le dessus de la charpente "en compas" ou en tous points convenable- des côtés de la charpente (surtout si l'qui pement est de gabarit relativement petit). Les moyens de verrouillage peuvent comporter des fers plats associés en forme de quart de cercle ou bien des mécanismes à encliquetage pour pouvoir verrouiller la charpente en diverses positions. Sur un équipement miniaturisé suivant l'invention (par exemple sur un jouet) on peut utiliser comme moyens de verrouillage sur une première moitié de la charpente des broches à déplacer à l'air comprimé et sur l'autre moitié de la charpente, des renfoncements coopérants, pour permettre ce verrouillage en différentes positions. Un exemple de moyens de verrouillage appropriés est donné par un système progressivement libérable constitué par un robinet à deux voies normalement fermé (du type ouvrable par pression) utilisé en liaison avec une valve normalisée de sûreté à forte levée - les deux étant fabriqués par la Société dite : Samuel Birkett Limited, Queens Street Works, Heckmondwicke, Yorkshire, Angleterre. On préfère en général la forme de réalisation suivant l'invention, comportant des réservoirs flottants pivotants en vue d'une meilleure stabilité, un tel équipement pouvant être utilisé à la manière déjà décrite (tout ce qui concerne les moyens de verrouillage de la structure en compas" n'étant pas à reprendre si de tels moyens sont absents - mais on préfère en disposer). I1 y a cependant quelques différences dues à l'emploi de ces réservoirs flottants pivotants. Ces différences -tenant au mode d'utilisation- entre cette forme de réalisation à réservoirs pivotants et la forme générale de réalisation décrite ci-dessus apparaitront clairement à l'homme de l'art à la lecture de la description qui suit. L'équipement à réservois flottants pivotants comporte de préférence quatre réservoirs de la sorte, soit deux de chaque côté. Dans cette structure les deux réservoirs d'un côté quelconque sont montés de façon à pouvoir pivoter dans un même plan vertical en sens opposés, ce qui veut dire que lorsque l'un tourne dans le sens horaire, l'autre tourne dans le sens anti horaire. Cet agencement permet dsobtenir la stabilité voulue vis-à-vis du roulis. On a constaté que l'angle optimum d'inclinaison des réservoirs flottants et d'environ 680, cet angle correspondant à un maximum de stabilité. Les réservoirs flottants sont de préférence d'une longueur telle que lorsqu'ils sont immobilisés à une inclinaison d'environ 680, leurs extrémités opposées à leurs axes de pivotement par rapport aux bras viennent à un niveau supérieur à celui de l'axe longitudinal de pivotement de l'équipement. Dans le--cas-où-lJ-équipement-estwappelc d cfWeetmer desw travaux sous marins tels que dragage, ramassage d'agrégats minéraux, pose d'ouvrages de maçonnerie ou de canalisations au fond de l'eau, ou encore si l'équipement est destiné à être utilisé sur des fonds sous-marins de relief très irrégulier, on peut attacher à mi-longueur de l'équipement un cadre additionnel (par exemple un cadre en A ou un cadre en U si les matériaux à manutentionner sont relativement encombrants), ou encore toute une série de tels cadres. Ces cadres ont des pattes télescopiques extensibles que l'on peut faire sortir lorsque l'équipement est proche du fond, par exemple de la mer ou d'une rivière, pour supporter l'équipement, pendant le mouvement "de compas" nécessaire par exemple à la récupération.D'ailleurs, la structure "en compas" elle-même (c'est-à-dire les bras liés aux réservoirs flottants) peut avoir des prolongements extensibles. L'équipement peut être doté de caméras sous-marines de télévision et de sondeurs. L'équipement peut voir sa flottabilité ajustée à une valeur lui permettant une fois immergé, de rester entre deux eaux sans pratiquement monter ou descendre. Dans ce cas, des poids suspendus à des chaînes de longueur donnée peuvent être accrochés aux deux côtés de ltéquipement pour l'amener à s'enfoncer dans l'eau jusqu'à ce queleas poids touchent le fond et cessent alors d'exercer une traction sur l'équipement. On a là un moyen d'être sûr que l'équipement atteint une profondeur déterminée (donc une hauteur également déterminée au-dessus du fond de la mer ou de la rivière) et se stabilise à cette profondeur. De préférence, les réservoirs flottant pivotants sont pourvus de moyens spéciaux de verrouillage permettant de les immobiliser en n importe quelle position voulue entre celle d' horizontalité et celle d'inclinaison maximale. La structure à réservoirs flottants pivotants suivant l' invention permet de mieux commander la descente et la remontée de l'équipement dans l'eau et de réduire les risques de roulis excessif. On peut dans certains cas ajuster la flottabilité de 1' équipement de façon telle qu'une fois l'opération de sauvetage proprement dite achevée en eau agitée, l'équipement retenant le matériel sauveté garde immergés celui-ci et la plus grande partie de sa superstructure, ce qui permet une navigation sure de 1' équipement au niveau de la surface de l'eau. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit et à l'examen des dessins annexés correspondants dans lesquels - la figure 1 est une vue schématique en bout d'un équipement suivant l'invention, pour permettre un exposé des caractéristiques générales - la figure 2 est une vue schématique par côté d'une forme de réalisation comportant des réservoirs flottants pivotants ; - la figure 3 est une vue schématique en bout de l'équipement de la figure 2, mais doté d'un cadre en A. Dans cette description les références ne sont spécifiques que des figures auxquelles elles se rapportent. On se refèrera d'abord à la figure 1 représentant un équipement suivant l'invention en cours d'utilisation pour le sauvetage d'un navire i. L'équipement comporte des bras 7 qui sont montés par une de leurs extrémités sur des réservoirs flottants 2 et terminés à leur autre extrémité par des parties arquées 10, elles-mêmes porteuses de tampons compressibles 3 constituant des moyens de pinçage (ou de ramassage). Les tampons compressibles 3 sont disposés de façon à pouvoir prendre contact avec le navire 1 et peuvent être utilisés à obturer n importe quelles ouvertures existant dans la coque du navire 1. Les bras 7 sont articulés à pivotement autour d'un axe central 5 et sont disposés opposés l'un à l'autre de façon telle qu'un accroissement de flottabilité des réservoirs 2 a pour effet d'amener les tampons 3à se rapprocher l'un de l'autre à la manière des deux branches d'un compas d'épaisseur. Des moyens de verrouillage 4 sont montés de part et d'autre de l'axe central 5 et les tampons 3 renferment des capteurs de pression (non représentés) qui transmettent à ces moyens de verrouillage une information relative à la pression exercée par les tampons 3. En raison de la force descendante s'exerçant sur l'axe 5 par suite du poids de l'équipement dans la région de cet axe, on comprend qu'en mettant au repos les moyens de verrouillage 4, l'axe central 5 à tendance 3 descendre.Bien entendu cette tendance se voit opposer toute forme de frottement tendant à empêcher le déplacement des réservoirs 2 en rotation latérale. La largeur9 de l'équipement entre les parties arquées des bras est de préférence calculéour pouvoir être adaptée à une certaine gamme de largeurs d'engins ou matériels à récupérer. Les réservoirs 2 coportent des compresseurs d'air ou des cylindres 8 à air comprimé permettant d'envoyer de l'air à l'intérieur 6 de ces réservoirs en vue d'ajuster leur flottabilité nette et par suite la flottabilité nette de l'équipement. Pour être mis en oeuvre, l'équipement est remorqué -ou conduit par ses propres moyens moteurs stil en est muni- sur les lieux mêmes où se trouve le navire ou le matériel à récupérer, les moyens 4 étant verrouillés de façon telle que les tampons 9 soient écartés l'un de l'autre. Une fois parvenu.en ces lieux, l'équipement est amené au-dessus du navire ou du matériel à récupérer, les moyens de verrouillage 4 sont mis au repos et la flottabilité des réservoirs 2 est accrue de façon que les tampons 3 viennent en se rapprochant l'un de l'autre, à saisir le navire 1. Bien entendu si le navire se repose sur le fond de l'eau et ntest pas simplement échoué, l'équipement peut parfaitement être positionné et mis en oeuvre sous l'eau (au besoin en étant commandé par radio), la flottabilité des réservoirs 2 étant en conséquence ajustée après que les moyens 4 ont été verrouillés pour que les tampons 3 soient écartés l'un de l'autre. Une fois que la pression exercée par les tampons 3 a atteint une valeur prédéterminée, les capteurs de pression -(non représentés qutils renferment) transmettent l'information correspondante aux moyens de verrouillage 4 pour que ceux-ci se verrouillent et que l'équipement forme avec le navire 1 un ensemble rigide unique. Il est bien entendu possible de transmettre cette information de pression à partir des tampons 3 à un organe de commande se trouvant à la surface de l'eau ou bien sur la terre ferme, cet organe pouvant à son tour provoquer le verrouillage des moyens 4. La commande automatique et la transmission d'information de pression aux moyens 4 ne sont pas essentiels à l'invention. L'ensemble unique constitué par le navire 1 et ltéquipe- ment le saisissant peut ensuite être remonté à la surface de l'eau en augmentant fortement la flottabilité des réservoirs 2, les moyens 4 demeurant fermement verrouillés. Une fois l'ensem- ble remonté à la surface de l'eau -à moins que le navire 1 soit simplement échoué et que toute l'opération de sauvetage soit conduite à la surface de l'eau- on peut bien entendu conduire l'ensemble du navire et de l'équipement suivant l'invention vers la destination voulue. On peut alors libérer le navire en diminuant la flottabilité des réservoirs 2 et en débloquant les moyens de verrouillage 4 de façon progressive. Comme le montre la figure 2, les bras se comportant à la manière des branches d'un compas d'épaisseur, constituent la charpente principale 8 de l'équipement. Cette charpente est tenue assemblée par une poutre maitresse 1. La poutre 1 constitue l'axe longitudinal de pivotement et fait partie intégrante du côté marqué A (à la figure 3) de la charpente 8. Les deux bras constituant le côté B (figure 3) de la charpente 8 ne font pas corps avec la poutre 1 à la différence des bras du côté A, mais peuvent pivoter autour de la poutre 1 lorsque les moyens de verrouillage 9 sont débloqués. Les réservoirs flottants 2 sont disposés de part et d'autre de l'équipement et peuvent être amenés par des mouvements de sens opposés, à pivoter autour d'axes transverses 5 jusqu'à atteindre une inclinaison maximale de 680. Les contours 3 en points-tirets de la figure 2 montrent les réservoirs 2 en position relevée au maximum, à laquelle ils atteignent un niveau un peu supérieur à celui de la poutre la. Des fers plats 4 arqués de 900 d'extension permettent d'immobiliser les réservoirs à différents niveaux de relevage, au moyen d'arrêtoirs 10. Des arrêtoirs lOA permettent de maintenir les réservoirs 2 en position horizontale lorsqu'on vient faire travailler l'équipement à la surface de 11 eau. Des butées 11 disposées aux extrémités des fers plats 10 empêchent les réservoirs 2 de dépasser les positions limites d'horizontalité et de relevage maximal. Chacun des réservoirs 2 est pourvu d'un conduit 6 permettant les entrées et sorties d'air, ainsi que d'une ouverture 7. Des patins de serrage 12 sont disposés sur les quatre bras (un pour chaque réservoir 2) qui constituent la charpente 8. La figure 2 montre que de chaque côté de l'équipement court une demi-coquille de dragage 16. On a représenté à la figure 3 un cadre 13, en A qui est attaché à la poutre a. il y a en fait un tel cadre 13, en A, à chacune des extrémités de la poutre 1, bien qu'on n'en voit qu'un à la figure 3. Mais en variante on peut utiliser un seul et unique cadre 13, en A, disposé alors à mi longueur de l'équipement. En tout cas ce(s) cadre(s) 13 permettent par leur forme de maintenir hors de contacts intempestifs le navire ou autre matériel à sauveter. Chaque cadre 13 a des pattes extensibles 14 (les extensions étant indiquées en points-tirEs à la figure 3) se terminent par des semelles plates 15. A l'emploi, les réservoirs 2 étant initialement pleins d'air, du fait que les conduits 6 sont ouverts, on permet à 1' eau d'entrer dans ces réservoirs par leurs ouvertures 7, en chassant par les conduits 6 l'air qu'ils contiennent. Ceci amène les réservoirs 2 à pivoter autour des axes 5 jusqu'à leur inclinaison maximale d'environ 680, ou fait que les arrêtoirs 10 sont enlevés et que l'équipement commence à s'enfoncer. Bien entendu les réservoirs peuvent être verrouillés en n'importe qu'elle inclinaison intermédiaire au moyen d'arrêtoirs 10 placés sur les fers plats 4, si cela est nécessaire dans le cas de l'opération de sauvetage particulière à conduire. Les conduits d'air 6 aboutissent à un tableau de commande (non représenté) et l'air peut être évacué à l'atmosphère à travers ce système. Lorsqu'un robinet (non représenté) du tableau de commande est fermé, l'air est empêché de s'échapper par les conduits 6 à partir des'réservoirs 2 et par suite l'eau, de continuer à entrer dans les réservoirs 2 par leurs-ouvertures 7; c'est ainsi que l'on peut ajuster le degré de flottabilité des réservoirs 2 et commander l'enfoncement de l'équipement dans 1' eau. Une fois que l'équipement a atteint le fond de l'eau, on permet à l'air de s'échapper par les conduits 6 et les réservoirs 2 ainsi noyés reviennent à leur position horizontale en laquelle on peut les verrouiller au moyen des arrêtoirs 10, 10A . Le mouvement de descente des réservoirs 2 se fait par simple gravité mais, en cas de besoin, on peut adjoindre des moteurs à l'équipe- ment pour commander les pivotements de baisse et de levée des réservoirs 2. Lorsque l'équipement est en position au-dessus de l'épave à sauveter, on met au repos les verrouillages 9 et on fait entrer de l'air dans les réservoirs 2 par les conduits 6, en chassant de l'eau par les ouvertures 7. Ceci a pour effet de faire se rapprocher l'un de l'autre les patins de serrage 12 et de les faire se saisir de ltépave,au fur et à mesure que les réservoirs 2 tendent de plus en plus à sortir de l'eau, du fait de leur flottabilité croissante. La charpente 8 se déforme alors à la manière d'un compas d'épaisseur. Lorsque l'épave a été saisie par les patins 12 exerçant sur elle une pression suffisante, on bloque les moyens de verrouillage 9 pour maintenir assemblés l'épave et l'équipement, et on retire les arrêtoirs 10, lOA. Puis on fait entrer de l'air dans les réservoirs 2 par les conduits 6, ce qui amène ces réservoirs à se relever en une position inclinée à laquelle on les verrouille. On peut maintenant envoyer suffisamment d'air dans les réservoirs pour faire remonter l'ensemble de l'épave et de ltéquipement à la surface de liteau. La remontée peut bien entendu être commandée par le pompage d'air et si la remontée est trop rapide par une évacuation d'air par les conduits 6. On peut de cette façon faire en sorte que la pression à l'intérieur des réservoirs 2 s'écarte peu de celle régnant à l'extérieur. Une fois l'équipement remonté à la surface de l'eau, on chasse entièrement l'eau des réservoirs 2 et on ferme les conduits 6 pour empêcher tout échappement d'air à partir des réservoirs 2. L'ensemble de ltéquipement et de l'épave peut alors être conduit par ses propres moyens ou par remorquage vers la destination voulue. Bien entendu, il n'est pas toujours indispensable d'utiliser la possibilité de pivotement des réservoirs 2, à la manière décrite ci-dessus. Si en effet le centre de gravité de l'en- semble constitué par l'épave et 1 1équipement est suffisamment bas, on n'a pas besoin de faire pivoter les réservoirs 2 vers le haut lors de leur remontée, cependant l'utilisation de réservoirs 2 ainsi inclinables permet d'améliorer l'efficacité des commandes. Les conduits d'air 6 peuvent avoir un tronc commun ne permettant des mouvements d'air que sur les deux réservoirs 2 à la fois ou bien être complètement indépendants l'un de l'autre en donnant de plus grandes possililités d'ajustement des flottabilités des réservoirs. On peut d'ailleurs réaliser une combinai son des deux systèmes. La disposition des robinets utilisés auprès du tableau de commande varie bien entendu en fonction du système de conduits d'air utilisé. Si l'équipement a été mis en oeuvre pour amener à la surface de l'eau l'épave ou tout autre matériel à récupérer, les réservoirs 2 étant relevés, on peut tenir l'épave davantage sortie de l'eau en faisant revenir les réservoirs 2 à leur position horizontale. On peut y arriver en échouant l'équipement sur une grève convenable et en retirant les arrêtoirs 10 pour permettre aux réservoirs 2 de revenir à leur position horizontale par simple gravité, à marée basse. On peut alors verrouiller les réservoirs 2 en cette position horizontale avant que l'ensemble de l'équipement et de l'épave soit remis à flot par la marée haute suivante. On peut avoir besoin d'une série d'échouages pour pouvoir ramener complètement les réservoirs 2 en position horizontale. On se rendra compte parfaitement que l'emploi de conduits d'air 6 séparés pour les réservoirs 2 permet ureplus grande facilité de manoeuvre en ce qui concerne le positionnement de l'équi- pement et le degré de roulis qu'il prend une fois immergé. Dans le cas où lion peut redresser et récupérer un avion ayant coulé, on peut se servir à la manière décrite de deux équipements ou davantage, l'un étant utilisé d'abord à retourner et à redresser l'avion, puis l'autre à le maintenir dans la position redressée, que le premier a réaliséeau mieux avant la remontée. L'équipement suivant l'invention peut aussi être utilisé à draguer, à poser des conduites ou des ouvrages de maçonnerie à collecter des agrégats minéraux au fond de la mer, etc.. Lors de tels usages on se sert des coquilles draguantes 16 ainsi que des cadres 13 en A disposés aux deux extrémités de la poutre maîtresse 1 (voir figure 3). La récupération de matériaux à partir du fond de la mer se fait en utilisant l'équipement de façon que les pattes extensibles 14 soient abord rétractées. On peut ensuite déposer ces matériaux à l'endroit voulu en faisant s'enfoncer l'équipement jusqu'à ce que les semelles 15 des pattes 14 en extension touchent le fond.En réduisant la flottabilité des réservoirs 2 ceux-ci tendent à se rapprocher l'un de l'autre en provoquant un renversement du mouvement de compas de la charpente 8, donc une ouverture des demi-coquilles 16 en vue de déposer lesdits matériaux. Les pattes 14 peuvent être munies d'extensions motorisées ; ou bien les extensions peuvent être rétractées par simple déverrouillage (les extensions 14 des pattes sont munies de dispositifs de verrouillage non représentés), et en réduisant la flottabilité de l'équipement pour amener les pattes 14 à se rétracter lorsque ltéquipement s'enfonce avec les semelles 15 reposant sur le fond. Lorsqu'on a à travailler en eau très profonde, un clapet à bille (non représenté) peut être logé dans chaque réservoir 2 de façon à s'opposer à l'expansion de l'air dans les réservoirs 2 lorsque la pression extérieure tombe par suite de la remontée de l'équipement à partir d'une grande profondeur. Le clapet peut ainsi aider à contrôler une remontée trop rapide et à équilibrer les pressions à l'intérieur et à l'extérieur des réservoirs 2. REVENOICATfONS 1. Equipement permettant de récupérer des matériels échoués ou bien des matériels coulés ou des matières immergées, cet équipement comportant au moins deux réservoirs flottants allongés, de flottabilité ajustable à volonté, et dont une portion terminale est pourvue d'un bras lui-mdme porteur soit d'éléments de pinçagetsoit d'éléments de ramassage, chaque bras de réservoir flottant étant d'une part articulé sur les autres bras de réservoirs flottants par un axe de pivotement, d'autre part d'une forme et dtun agencement tels que, lors de la mise en oeuvre de I'équipement, lesdits éléments de pinçage ou de ramassage se présentent les uns en-face des autres et soient amenés, du simple fait de la gravité agissant sur la région de l'axe de pivotement de l'équipement, à se rapprocher les uns des autres, à la manière des branches d'un compas d'épaisseur, caractérisé en ce que les bras l'un par rapport à l'autre, en ce que les éléments de pinçage ou de ramassage (3) sont pourvus de capteurs de pression permettant de transmettre l'information correspondante aux moyens de verrouillage en vue d'amener ceux-ci au travail et d'empêcher tout nouvel accroissement de pression entre les éléments de pinçage ou de ramassage, une fois que cette pression a atteint une valeur prédéterminée, enfin en ce que les réservoirs flottants et leur bras sont agencés pour permettre à l'équipement de retenir le matériel récupéré (l) pratiquement à la surface de liteau. 2. Equipement selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens de verrouillage (4) sont de type hydraulique. 3. Equipement selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que chaque élément de pinçage (3) est constitué par un tampon compressible. 4. Equipement selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que chacun des éléments de pinçage ou de ramassage (3) est muni d'un conduit d'air indépendant (8) permettant d'ajuster la flottabilité du réservoir correspondant. 5. Equipement selon l'une quelconque des revendication 1 à 4, caractérisé en ce que chaque bras (7) de réservoir flottant est en forme de U renversé, et en ce que deux au moins de Ces bras sont articulés à pivotement en un point (5) de la base de II une des branches de l'U de chaque bras, de façon à réaliser une structure du genre de celle d'un compas d'épaisseur. 6. Equipement selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé en ce qu'il comporte deux réservoirs flottants (2) porteurs d'au moins une paire de bras pivotants (7). 7. Equipement selon l'une quelconque des revendications 1 b 5, caractérisé en ce qu'il comporte au moins deux paires de réservoirs flottants (2) porteurs chacun d'au moins d'une paire de bras pivotants (7). 8. Equipement selon la revendication 6 ou 7, caractérisé en ce que les réservoirs flottants (2) sont disposés en lignes parallèles. 9. Equipement selon la revendication 8, caractérisé en ce que les bras (7) sont articulés à pivotement deux à deux autour d'un axe qui court en direction de la longueur de l'équipement, sensiblement parallélement aux réservoirs flottants, dans un plan de symétrie par rapport à ceux-ci et au-dessus d'eux. 10. Equipement selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il comporte une super structure de renforcement disposée entre les bras (7). 11. Equipement selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que sa longueur est susceptible d'être ajustée dans la région de l'axe longitudinal de pivotement (5) pour pouvoir s'adapter aux dimensions des matériels à récupérer; 12. Equipement selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que les réservoirs flottants (2) sont pourvus de tuyères à expulsion d'eau ou d'air sous pression, en vue de pouvoir exercer sur ces réservoirs des poussées en rap prochement, amenant les éléments de pinçage ou de ramassage (3) à s'éloigner les uns des autres. 13. Equipement selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que les réservoirs flottants (2) sont de section sensiblement carrée ou rectangulaire et soit renforcés pour leur permettre de supporter les contraintes qu'ils auront à subir lorsque l'équiperent s'appuiera sur eux en cale sèche. 14. Equipement selon l'une quelconque des revendications 1 b 13, caractérisé en ce qu'il est muni de moyens de déjaugeage lui permettant de manoeuvrer autour d'un matériel à récupérer en un lieu ou la hauteur d'eau est inférieure au tirant d'eau de l'équipement. 150 Equipement permettant de récupérer des matériels échoués ou bien des matériels coulés et des matières immergées, cet équipement comportant au moins deux réservoirs flottants al- longés, de flottabilité ajustable à volonté, et dont une portion terminale est pourvue d'un bras lui-même porteur soit d'léments de pinçage, soit d'éldmenX de ramassage, chaque bras de réservoir flottant étant d'une part articulé sur les autres bras de réservoirs flottants par un axe de pivotement, d'autre part d'une forme et d'un agencement tels que, lors de la mise en oeuvre de l'équipement, lesdits éléments de pinçage ou de ramassage se présentent les uns en face des autres et soient amenés, du simple fait de la gravité agissant sur la région de l'axe de pivotement de l'qui pement, à se rapprocher les uns des autres, à la manière des branches d'un compas d'épaisseur, caractérisé en ce qutau moins deux des réservoirs flottants (2) sont montés pivotants, par rapport à leurs bras associés, chacun autour d'un axe propre (5) dans un plan sensiblement vertical, entre une position horizontale et une position d'inclinaison maximale (3) inférieure à 90., ces réservoirs flottants pivotants (2) étant répartis autour de 1' équipement de manière une fois inclinés à pouvoir le stabiliser, en cours de mise en oeuvre, à l'encontre du moulin, enfin sont munis chacun d'un arrêtoir (10) capable de le retenir,au moins dans ses positions limites dthorizontalité et d'inclinaison maximale (figures2 et 3). 16. Equipement selon la revendication 15, caractérisé en ce que les bras de réservoirs flottant. pivotants sont munis de moyens de verrouillage (9) progressifs et libérables, permettant dtimmobiliser ces bras l'un par rapport à l'autres 17. Equipement selon la revendication 15 ou 16, caractérisé en ce qu'il comporte quatre réservoirs flottants pivotants (2), en deux lignes de deux de part et d'autre de l'équipement0 18. Equipement selon la revendication 17, caractérisé en ce que les deux réservoirs flottants (2) de l'un et l'autre côté de l'équipement sont montés pivotants en sens opposés, court à dire que lorsque l'un (2a) pivote dans le sens horaire, l'autre (2b) pivote dans le sens anti horaire. 19. Equipement selon l'une quelconque des revendications 15 à 18, caractérisé en ce que les réservoirs flottants pivotants (2) peuvent etre immobilisés à une inclinaison maximale d'environ 680, 20e Equipement selon la revendication 19, caractérisé en ce que les réservoirs flottants pivotants (2) sont d'une longueur telle qu'une fois inclinés d'environ 680 leurs extrémités opposée à leurs axes de pivotement (5), atteignent un niveau supérieur à celui de l'axe longitudinal de pivotement (1). 21. Equipement selon l'une quelconque des revendications 19 à 20, caractérisé en ce qu'il comporte attaché à lui, un cadre 13), ou une série de tels cadres (13), chacun en forme de A ou de U, ayant des pattes (14) télescopiques extensibles, ce(s) cadre (13) étant capable(s) de supporter l'équipement, une fois celui-ci arrivé au fond de l'eau. 22. Equipement selon la revendication 21, caractérisé en ce qu'il comporte deux cadres (13) en A, respectivement attachés aux deux extrémités opposées de l'axe de pivotement longitudinal (1). 23. Equipement selon la revendication 21, caractérisé en ce qu'il comporte un seul et unique cadre (13) en A, attaché b l'équipement b mi-longueur de celui-ci. 24. Equipement selon l'une quelconque des revendications 19 b 23, caractérisé en ce qu'il comporte des réservoirs flottants pivotants (2) en deux lignes parallèles, en ce que les bras de ces réservoirs sont articulés à pivotement deux à deux autour d' un axe longitudinal (1) qui court en direction parralèle à ces réservoirs (2), dans un plan de asymétrie par rapport à ceux-ci et au dessus d'eux. 25. Equipement selon l'une quelconque des revendications 19 à 24, caractérisé en ce que chaque arrêtoir (10) peut verrouil ler son réservoir flottant pivotant (2) associé à n'importe quelle inclinaison voulue entre les positions limites d'horizontalité et d'inclinaison maximale (3). 26. Equipement selon l'une quelconque des revendications 19 à 26, caractérisé en ce qu'il comporte des fers plats arqués (4) permettant de verrouiller les réservoirs flottants pivotants et telle ou telle position d'inclinaison voulue. 27. Equipement selon l'une quelconque des revendications 15 à 26, caractérisé en ce que chacun des bras de réservoirs flots tants est connecté à une-demi-coquille allongée (16) susceptible de coopérer avec une demi- coquille associée. -28. Equipement- selon l'une quelconque des revendications 19 à 27, caractérisé en ce que chaque réservoir flottant pivotant (2) est muni d'un conduit (6) permettant les entréds et sorties d'air nécessaires à l'ajustement de la flottabilité dudit réservoir. 29. Equipement selon l'une quelconque des revendications 19 b 28, caractérisé en ce que chaque réservoir flottant pivotant (2) est muni d'une ouverture (7) proche de son axe de pivotement propre (5) par rapport au bras correspondant. 30. Procédé d'ajustement de la flottabilité d'un équipement et d'amélioration de sa stabilité vis à vis du roulis une fois cet équipement immerge, caractérisé en ce qu'il consiste à munir ltéquipement d'au moins deux réservoirs flottants allongés (2), de flottabilité ajustable à volonté, à monter ces réservoirs pivotants, chacun dans un plan sensiblement vertical, entre une position horizontale et une position d'inclinaison maximale (3) inférieure à 90., -répartis autour de l'équipement de manière, une fois inclinés,-h pouvoir le stabiliser, en immersion, à 1' encontre du roulis, enfin munis chacun d'un arrêtoir (10) capable de le retenir au moins dans ses positions limites d'horizontalité et d'inclinaison maximale (3)0