Un procédé permet la fabrication d’un assemblage de première et seconde pièces. Ce procédé comprend une étape (10-40) dans laquelle on réalise une seconde pièce avec au moins deux pattes latérales par emboutissage dans une presse, puis on place une première pièce, préalablement réalisée, sur cette seconde pièce, sans déplacer cette dernière de la presse, et l’on replie les pattes latérales au-dessus de la première pièce avec la presse afin de réaliser l’assemblage. Figure à publier avec l’abrégé : Fig. 1 PROCÉDÉ DE FABRICATION D’ASSEMBLAGES DE PIÈCES EMBOUTIES Domaine technique de l’invention L’invention concerne la fabrication d’assemblages de première et seconde pièces embouties. Etat de la technique Dans certains domaines techniques, comme par exemple celui des véhicules (éventuellement de type automobile), on utilise des assemblages de première et seconde pièces embouties. A titre d’exemple, un tel assemblage peut être destiné à faire partie d’un mécanisme de fermeture d’un ouvrant (éventuellement une porte d’un véhicule), et dans ce cas les première et seconde pièces sont ce que l’homme de l’art appelle souvent et respectivement une « romaine » et une « cage ». Actuellement, le procédé de fabrication d’un assemblage de première et seconde pièces comporte trois étapes. Dans une première étape les secondes pièces sont réalisées en série avec des pattes latérales non repliées, par emboutissage au moyen d’une première presse, sous le contrôle d’un premier technicien (ou opérateur), puis entreposées. Dans une deuxième étape les premières pièces sont réalisées en série au moyen d’une deuxième presse sous le contrôle d’un deuxième technicien (ou opérateur), puis entreposées. Dans une troisième étape un troisième technicien, préalablement approvisionné en premières et secondes pièces embouties, commence par placer manuellement dans une troisième presse une seconde pièce (avec ses pattes latérales non repliées), puis place manuellement une première pièce sur cette seconde pièce, puis déclenche le repliement par la troisième presse des pattes latérales au-dessus de la première pièce afin de réaliser l’assemblage. On comprendra qu’un tel procédé nécessite les interventions d’au moins trois techniciens (ou opérateurs) et l’utilisation de trois presses, ce qui est chronophage et onéreux. L’invention a donc notamment pour but d’améliorer la situation. Présentation de l’invention Elle propose notamment à cet effet un procédé destiné à permettre la fabrication d’un assemblage de première et seconde pièces. Ce procédé se caractérise par le fait qu’il comprend une étape dans laquelle on réalise une seconde pièce avec au moins deux pattes latérales par emboutissage dans une presse, puis on place une première pièce, préalablement réalisée, sur la seconde pièce, sans déplacer cette dernière de la presse, et l’on replie les pattes latérales au-dessus de la première pièce avec la presse afin de réaliser l’assemblage. Ainsi, on peut réduire le nombre d’opérations nécessaires à la réalisation d’un assemblage, le nombre de techniciens, le nombre de presse, et donc aussi les coûts. Le procédé selon l’invention peut comporter d’autres caractéristiques qui peuvent être prises séparément ou en combinaison, et notamment : - dans son étape chaque première pièce, préalablement réalisée, peut être placée dans un bol vibrant dans l’attente d’être assemblée, et l’on peut placer automatiquement sur la seconde pièce réalisée une première pièce délivrée par une sortie de ce bol vibrant ; - en présence de la première option, dans son étape la seconde pièce peut être installée dans une position prédéfinie sur la presse au moyen d’un dispositif de positionnement, puis la première pièce peut être placée automatiquement sur la seconde pièce en étant retenue dans la position prédéfinie par le dispositif de positionnement ; - dans son étape on peut replier partiellement les pattes latérales de la seconde pièce avec la presse avant de placer une première pièce sur cette seconde pièce ; - dans son étape on peut réaliser la seconde pièce avec deux pattes latérales sur un premier bord et deux autres pattes latérales sur un second bord opposé au premier bord ; - en présence de la dernière option, dans son étape chaque première pièce peut être une « romaine », et chaque seconde pièce réalisée peut être une « cage » ; - en présence de la dernière sous-option, dans son étape chaque assemblage peut être destiné à faire partie d’un mécanisme de fermeture d’un ouvrant. L’invention propose également un véhicule, éventuellement de type automobile, et comprenant au moins un assemblage réalisé par la mise en œuvre d’un procédé du type de celui présenté ci-avant. Brève description des figures D’autres caractéristiques et avantages de l’invention apparaîtront à l’examen de la description détaillée ci-après, et des dessins annexés (obtenus pour certains en CAO/DAO (« Conception Assistée par Ordinateur/Dessin Assisté par Ordinateur »), sur lesquels : illustre schématiquement un exemple d’algorithme mettant en œuvre un exemple de procédé de fabrication d’assemblages selon l’invention, illustre schématiquement, dans une vue en perspective, un exemple de seconde pièce emboutie, avec ses pattes latérales non repliées et avant assemblage, illustre schématiquement, dans une vue en perspective, un exemple de première pièce emboutie, avant assemblage, et illustre schématiquement, dans une vue en perspective, l’assemblage des première et seconde pièces embouties respectivement des figures 3 et 2. Description détaillée de l’invention L’invention a notamment pour but de proposer un procédé destiné à permettre la fabrication d’un assemblage AP de première P1 et seconde P2 pièces embouties. Dans ce qui suit, on considère, à titre d’exemple non limitatif, que les assemblages AP sont destinés à équiper des véhicules de type automobile. Mais l’invention n’est pas limitée à cette application. En effet, les assemblages AP peuvent équiper n’importe quel véhicule (terrestre, maritime (ou fluvial), ou aérien), installation (y compris industrielle), appareil (y compris grand public), ou bâtiment. Par ailleurs, on considère dans ce qui suit, à titre d’exemple non limitatif, que les assemblages AP sont destinés à faire partie de mécanismes de fermeture d’ouvrant, et dans ce cas leurs première P1 et seconde P2 pièces sont respectivement une « romaine » et une « cage ». Mais l’invention n’est pas limitée à ce type d’assemblage. Elle concerne en effet tout assemblage de première pièce emboutie et de seconde pièce emboutie et comprenant au moins deux pattes latérales à replier. Comme indiqué plus haut, l’invention propose un procédé destiné à permettre la fabrication d’un assemblage AP de première P1 et seconde P2 pièces embouties. On a schématiquement illustré sur la un exemple de procédé de fabrication d’assemblages AP selon l’invention. Ce procédé comprend une étape 10-40 dans laquelle on commence par réaliser une seconde pièce P2 avec au moins deux pattes latérales PL par emboutissage dans une presse. Cela peut se faire, comme illustré, en une première sous-étape 10 dans laquelle on place une tôle sur la presse, puis une deuxième sous-étape 20 dans laquelle on réalise par emboutissage la seconde pièce P2 avec la presse. Un exemple de seconde pièce P2 emboutie, avec ses pattes latérales PL non repliées et avant assemblage, est illustré sur la . Ici, la seconde pièce P2 définit une cage, comme indiqué plus haut. L’étape 10-40 du procédé se poursuit alors par le placement d’une première pièce P1, préalablement réalisée, sur la seconde pièce P2, sans déplacer cette dernière (P2) de la presse. Cela constitue, comme illustré, une troisième sous-étape 30. Un exemple de première pièce P1 emboutie, avant assemblage et avant son placement sur la seconde pièce P2 emboutie, est illustré sur la . Ici, la première pièce P1 définit une romaine, comme indiqué plus haut. Enfin, l’étape 10-40 du procédé se termine par le repliement des pattes latérales PL de la seconde pièce P2 au-dessus de la première pièce P1 avec la presse afin de réaliser l’assemblage AP. Ce dernier (AP) peut alors être retiré de la presse. Cela constitue, comme illustré, une quatrième sous-étape 40. Un exemple d’assemblage AP de première P1 et seconde P2 pièces embouties est illustré sur la . L’invention permet avantageusement de réduire le nombre d’opérations devant être effectuées pour réaliser un assemblage AP, le nombre de techniciens (ou opérateurs), le nombre de presse, et donc aussi les coûts. En effet, désormais un unique technicien contrôle la réalisation par une unique presse de la seconde pièce P2 et de l’assemblage de cette dernière (P2) à une première pièce p1 par pliage de ses pattes latérales PL. Par exemple, dans l’étape 10-40 chaque première pièce P1, préalablement réalisée, peut être placée dans un bol vibrant dans l’attente d’être assemblée. Dans ce cas, dans l’étape 10-40 on place automatiquement sur la seconde pièce P2 venant d’être réalisée (et plus précisément emboutie (sans pliage de ses pattes latérales PL) une première pièce P1 délivrée par une sortie du bol vibrant. Cette option permet de réduire encore le nombre d’opérations devant être effectuées par le technicien (ou opérateur) contrôlant la presse, puisqu’il n’a plus à placer manuellement la première pièce P1 sur la seconde pièce P2 emboutie, ce qui permet de gagner du temps et de réduire encore plus les coûts. Il est rappelé qu’un bol vibrant est un réceptacle dans lequel on place des pièces (ici des premières pièces P1) et que l’on fait vibrer afin qu’il délivre sur sa sortie les pièces (P1) dans une position prédéfinie et de façon sensiblement périodique. Ce bol vibrant doit donc être installé à côté de la presse afin que sa sortie puisse délivrer, dans la zone où est temporairement placée dans une position prédéfinie une seconde pièce P2 venant d’être emboutie, chaque première pièce P1 dans une position identique à celle de cette seconde pièce P2, de manière à permettre immédiatement un pliage des pattes latérales PL de cette dernière (P2). Dans une variante de réalisation dépourvue de bol vibrant, le technicien (ou opérateur) contrôlant la presse place manuellement la première pièce P1 sur la seconde pièce P2 emboutie. Egalement par exemple, dans l’étape 10-40 la seconde pièce P2 peut être installée dans la position prédéfinie sur la presse au moyen d’un dispositif de positionnement. Dans ce cas, la première pièce P1 est ensuite placée automatiquement sur la seconde pièce P2 (par la sortie du bol vibrant) en étant retenue dans la position prédéfinie par ce même dispositif de positionnement. A cet effet le dispositif de positionnement peut, par exemple, comprendre au moins deux protubérances verticales (par exemple des plots d’indexage) installées sur la surface de la presse où sont définies les secondes pièces P2 et traversant respectivement deux trous traversants T2 définis dans chaque seconde pièce P2 afin de les maintenir l’une après l’autre dans une position prédéfinie. Chaque première pièce p1 comprend alors également deux trous traversants T1 destinés à être également traversés par les deux protubérances correspondantes, une fois placée sur la seconde pièce P2 emboutie, afin de la maintenir dans la position prédéfinie en vue du pliage des pattes latérales PL. On notera que dans l’étape 10-40 on peut replier partiellement les pattes latérales PL de la seconde pièce P2 avec la presse avant de placer une première pièce P1 sur cette seconde pièce P2. Par exemple, ce repliement partiel peut se faire selon un angle compris entre 30° et 50°. A titre d’exemple ce repliement partiel peut se faire selon un angle d’environ 40°. Dans ce cas, lorsque la première pièce P1 a été placée sur une seconde pièce P2 ayant ses pattes latérales PL partiellement repliées, on termine de replier intégralement les pattes latérales PL (sensiblement à 180°) avec la presse afin que la première pièce P1 soit immobilisée par rapport à la seconde pièce P2 et donc qu’un assemblage (P1, P2) soit réalisé. Mais dans une variante de réalisation la première pièce P1 peut être placée sur une seconde pièce P2 dont les pattes latérales PL n’ont pas encore été repliées (même partiellement), et dans ce cas on réalise ensuite avec la presse le pliage intégral (en une seule fois) de ces pattes latérales PL pour réaliser l’assemblage (P1, P2). Par exemple, et comme illustré non limitativement sur les figures 2 et 4, dans l’étape 10-40 on peut réaliser la seconde pièce P2 avec deux pattes latérales PL sur un premier bord B1 et deux autres pattes latérales PL sur un second bord B2 opposé au premier bord B1. On notera que le nombre de pattes latérales PL sur chaque bord B1, B2 peut prendre n’importe quelle valeur supérieure ou égale à un. Procédé de fabrication d’un assemblage (AP) de première (P1) et seconde (P2) pièces, caractérisé en ce qu’il comprend une étape (10-40) dans laquelle on réalise une seconde pièce (P2) avec au moins deux pattes latérales (PL) par emboutissage dans une presse, puis on place une première pièce (P1), préalablement réalisée, sur ladite seconde pièce (P2), sans déplacer cette dernière (P2) de ladite presse, et l’on replie lesdites pattes latérales (PL) au-dessus de ladite première pièce (P1) avec ladite presse afin de réaliser ledit assemblage (AP). Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que dans ladite étape (10-40) chaque première pièce (P1), préalablement réalisée, est placée dans un bol vibrant dans l’attente d’être assemblée, et l’on place automatiquement sur ladite seconde pièce (P2) réalisée une première pièce (P1) délivrée par une sortie dudit bol vibrant. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que dans ladite étape (10-40) ladite seconde pièce (P2) est installée dans une position prédéfinie sur ladite presse au moyen d’un dispositif de positionnement, puis ladite première pièce (P1) est placée automatiquement sur ladite seconde pièce (P2) en étant retenue dans ladite position prédéfinie par ledit dispositif de positionnement. Procédé selon l’une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que dans ladite étape (10-40) on replie partiellement lesdites pattes latérales (PL) de la seconde pièce (P2) avec ladite presse avant de placer une première pièce (P1) sur cette seconde pièce (P2). Procédé selon l’une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que dans ladite étape (10-40) on réalise ladite seconde pièce (P2) avec deux pattes latérales (PL) sur un premier bord (B1) et deux autres pattes latérales (PL) sur un second bord (B2) opposé audit premier bord (B1). Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que chaque première pièce (P1) est une romaine, et chaque seconde pièce (P2) réalisée est une cage. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que chaque assemblage (AP) est destiné à faire partie d’un mécanisme de fermeture d’un ouvrant. Véhicule, caractérisé en ce qu’il comprend au moins un assemblage (AP) réalisé par la mise en œuvre d’un procédé selon l’une des revendications précédentes. Véhicule selon la revendication 8, caractérisé en ce qu’il est de type automobile.