Argument : Il s'agit de perfectionnements apportés aux rebords des grands récipients et à ceux de leurs couvercles associés, en particulier aux cuves et citernes destines à càntenir un produit alimentaire tel que du lait, récipients qui sont en général munis d'un dispositif de lavage intégré. Ces perfectionnements consistent à donner aux surfaces d'appui des rebords de récipients et des rebords de couvercles des profils complémentaires assurant, par leurs contacts, une étanchéité telle que lton peut se dispenser de munir de joints les rebords de ces récipients. Art antérieur : Les cuves et citernes destinées à contenir un produit alimentaire, et en particulier celles utilisées pour le stockage du lait à la ferme entre deux opérations de ramassage par camions-citernes, sont très généralement équipées dtun dispositif de lavage intégré. Les conditions de conservation du lait exigent en effet une propreté absolue des récipients servant à le conserver. C'est ainsi qu'un dispositif de "toute rotative à jets pluridirectionnels" pouvant être utilisé pour le lavage des citernes, a fait l'objet d'une demande de brevet n 73 44070 du 5 Décembre 1973 par le même demandeur.Grâce à un dispositif de ce genre disposé à I'intérieurdu récipient on assure une projection sous pression du liquide de lavage à la fois sur les parois intérieures et sur les éléments annexes au contact du lait, en particulier sur le joint d'étanchéité entre la cuve et son couvercle ou sur celui qui se trouve entre la citerne et la porte de fermeture du trou d'homme , cette opération se faisant toutes ouvertures fermées. L'expérience montre toutefois, d'une part qu'il est très difficile pour le liquide de lavage d'agir de façon parfaite sur toute la surface du joint sans en laisser des parties encore souillées, car difficiles à atteindre par le jet de lavage, d'autre part que le maintien en place du joint exige qu'il soit collé sur le rebord où il est posé, et enfin que ltindustrie des joints et des colles ntest pas en masure d'assurer que les produits qu t elle fournit sont en toute certitude "alimentairetP, c,est-à-dire n'ayant aucune influence sur l'ali ment liquide, lait en particulier, avec lequel ils sont en contact. Ces divers inconvénients entraRnent finalement la nécessité de procéder manuellement à un lavage et un brossage méticuleux des joints de cuves et citernes utilisées pour la conservation des liquides alimentaires si l'on veut être sOr d'une hygiène parfaite. Exposé général : L'invention consiste à donner aux rebords de cuves ou citernes, dans leurs parties qui sont au contact avec les couvercles, et aux parties correspondantes de ceux-ci, une forme telle que les surfaces d'appui des unes sur les autres soient identiques et que l'étanchéité soit assurée ainsi par leur simple contact, aussi bien de l'intérieur vers l'extérieur qu'an sens inverse. Un premier avantage de l'invention est alors de simplifier la construction de telles cuves et citernes par suppression des opérations de pose de joint, ce dernier étant devenu inutile. Un second avantage est de permettre, pour les cuves et citernes équipées de dispositif de lavage intégré, comme celles qui sont utilisées dans l'industrie laitière, un écoulement parfait du liquide de lavage sur la totalité des surfaces intérieures, sans en laisser aucune partie imparfaitement lavée. Un autre avantage, qui découle du précédent, est la rapidité de ce lavage, puisqu'il n'est plus besoin d'effectuer, par mesure d'hygiène, un lavage et un brossage supplémentaires du joint d'étanchéité, celui-ci ayant été supprimé. Les récipients utilisés pour la conservation temporaire du lait, appelés d'habitude "tanks à lait", ont en général la forme soit de demi-cylindre circulaire à axe horizontal et présentant une ouverture supérieure rectangulaire, soit dtun cylindre circulaire à axe horizontal et présentant une ouverture supérieure circulaire dite trou d'homme. Dans ce dernier cas on les appelle aussi citernes. Ces récipients comportent une paroi intérieure dite cuve contenant le liquide, entourée d'un matériau calorifuge, lui-meme contenu dans une paroi extérieure dite double enveloppe, le tout surmonté d'un couvercle et équipé d'un dispositif de refroidissement et d'un dispositif de lavage intérieur. Tout ceci est d'une technique connue. Dans un tank à lait de forme demi-cylindrique conforme à l'invention la paroi de la cuve est, à se partie supérieure et sur ses quatre côtés pliée vers l'extérieur de ma nière à former, par dessus la double enveloppe, un rebord de quatre lèvres planes délimitant entre elles un premier tronc de pyramide, dont le sommet serait à l'intérieur de la cuve. La double enveloppe est aussi pliée à sa partie supérieure, de fagon identique à la cuve, de manière à former ainsi un deuxième rebord de quatre lèvres qui sont exactement appliquées sous celles de la cuve. Les deux rebords ainsi formés sont en outre reliés par soudure. Le bord du couvercle du tank à lait est relevé une première fois vers l'extérieur et sur ses quatre c8tés, de ma- nière à présenter ainsi quatre lèvres planes délimitant un rebord en forme de tronc de pyramide de meme géométrie que le tronc de pyramide du rebord de cuve, de façon que leurs surfaces s'appliquent exactement les unes sur les autres quand le couvercle est en place. Le bord extrême du couvercle est enfin rabattu vers le bas pour former rabat de protection par dessus le bord extrême du rebord de cuve, et participer ainsi à ltétanché- ité en empêchant tout liquide ou solide étranger dtatteindre les surfaces de la cuve et du couvercle qui sont appliquées l'une sur l'autre. On réalise ainsi à l'interieur du tank à lait, et à sa partie supérieure, là ou s'établit le contact couverclecuve, un agencement de surfaces intérieures planes, dont le lavage par projection de liquide-sous pression est facile, l'écou- lement de ce liquide ne rencontrant aucun obstacle. Dans un tank à lait ayant la forme d'un citerne cylindrique circulaire d'axe horizontal conforme à l'invention, ce sont les surfaces de contact de l'ouverture formant trou d'homme et du couvercle du dit trou qui sont formées de manière à stappliquer parfaitement l'une sur l'autre ; mais dans ce cas, au lieu d'être planes cas surfaces sont coniques. Le trou d'homme se présente comme un court cylindre circulaire à axe vertical, au-de-ssus de xia citerne, à doubles parois, l'une de cuve, l'autre de double enveloppe, enserrant entre elles le matériau calorifuge.Le bord de la cuve est usiné de manière à être rabattu vers l'extérieur et à 8treraccordé par soudure au bord de la double enveloppe réalisent ainsi entre cuve et double enveloppe une surface tronconique à axe de symétrie vertical. Le bord du couvercle du trou d'homme est formé de manière à présenter une première surface tronconique correspondant à celle mentionnée plus haut et à pouvoir ainsi s'appliquer exactement sur le trou comme et en assurer l'étanchéité, la dite première surface tronconique étant prolongée par ure autre surface. elle aussi tronconique de même axe de symétrie mais orientée en sens inverse, de manière à former rebord de protection sur la double enveloppe du trou d'homme et participer ain Si à l'étanchéité de la mme façon qu'indiquée plus haut pour le couvercle du tank a lait de forme demi-cylindrique. Enoncé des figures La Fig. 1 est une vue cavalière d'un tank à lait dont les rebords -sont conformes à l'invention. La Fig. 2 est une vue en coupe partielle du même et de son couvercle. La Fig. 3 est une vue cavalière d'un trou d'homme de citerne dont les bords sont conformes à l'invention, et La Fig. 4 est une vue en coupe partielle du trou d'homme de la Fig. 3 et de son couvercle. Description détaillée d'une forme de réalisation Sur la Fig. 1 on voit un tank à lait 1 en forme de demi-cylindre circulaire à axe horizontal, avec sa cuve 2 destinée à contenir le lait, sa double enveloppe 4 et les rebords 11, 12, 13 et 14 sur lesquels vient s'appuyer le couvercle (non représenté). Sur la Fig. 2 on aperçoit la cuve 2, la double enveloppe 4, le matériau calorifuge 3,compris entre la cuve 2 et la double enveloppe 4, et le couvercle 6. Le bord de la cuve 2 est plié en 21 de manière à obtenir un rebord 22, qui forme un dièdre avec la paroi intérieure 23 de la cuve 2. Le dièdre formé par les deux plants 22 et23 est d'un angle d'ouverture légèrement supérieur à 90 degrés. La double paroi 4 est pliée en 41 de manière à obtenir un rebord 42 qui forme un dièdre avec la paroi extérieure 43 de la double enveloppe; Le rebord 42 ainsi formé est parallèle au rebord 22 de la cuve, exactement appliqué contre lui et ces deux rebords sont assemblés par une soudure 5. Le couvercle 6 est plié en 61 de manière à obtenir un rebord 62 qui forme un dièdre avec la partie 63. Le rebord 62, ainsi formé, est, lorsque le couvercle 6 est posé sur le tank à lait, parallèle aux rebords 22 de la-cuve et 42 de la double enveloppe, et exactement appliqué sur le rebord 22. Le rebord de couvercle 62 est aussi plié en 64 de manière à obtenir un rabat 65 qui forme alors avec le rebord 62 un dièdre adJacent à celui formé par les parties 63 et 62. On voit alors qutun liquide de lavage, dont les projections sont figurées schématiquement par les flèches f1, f2 et f3, et émis par un dispositif non représenté, pourra atteindre sans obstacle toutes les parties intérieures du tank à lait, sans débordement vers l'exterieur. L'agencement des surfaces intérieures est tel que celles-ci forment toujours entre elles des angles d'au moins 90 degrés ; l'écoulement du liquide de lavage sur ces surfaces sera donc facile, régulier, continu et uniforme aussi bien sur celles de grande dimension telles que 2 et 6 que sur celles plus réduite telles que 22 et 63. Sur la Fig. 3 on voit un trou d'homme d'une citerne dont 7 est la cuve et 8 la double enveloppe. Le bord de la cuve 7 est rabattu en 71 vers la double enveloppe de façon à former une surface tronconique 72, soudée en 73 à la double enveloppe 8. Sur cette figure le couvercle n'est pas représenté. Sur la Fig. 4 le couvercle 9 du trou d'homme est relevé en 91 de façon que la partie 92 forme une surface tronconique de même géométrie que la surface 72 et qui s'applique exactement sur cette dernière lorsque le couvercle est posé sur le trou d'homme. Le bord extrême du couvercle 9 est en outre rabattu en 93 de façon à former un rabat de protection 94 qui couvre largement l'extrémité de la double enveloppe 8. On voit qu'une citerne, dont le trou d'homme et son couvercle présentant des surfaces de contact tronconiques conformes à l'invention, pourra être facilement et parfaitement lavée par un dispositif de lavage intégré, l'écoulement du liquide de lavage s'effectuant de façon aisée, régulière et continue sur les surfaces intérieures, sans rencontrer d'obstacle. REVENDICATIONS 1,- Récipient calorifuge à double paroi pour la conservation des liquides alimentaires, et en particulier du lait, présentant une ouverture supérieure, sur laquelle est adapté un couvercle, et incorporant des moyens d'étanchéité, caractérisé t - en ce que les moyens d'étanchéité comportent d'une part une première série de surfacesplanes appartenant au bord supérieur de la dite ouverture, inclinées vers l'intérieur du récipient, et délimitant entre elles un premier tronc de pyramide, et d'autre part une seconde série de surfaces planes appartenant au dit couvercle délimitant entre elles un second tronc de pyramide de même géométrie que le premier, et s'appliquant exactement sur celui-ci par coincidence de leurs surfaces quand le dit couvercle est posé sur la dite ouverture. 2.- Récipient calorifugé selon la revendication 1 caractérisé s - en ce que les moyens d'étanchéité comportent en outre un rabat de protection formé par le bord extrême du couvercle replié vers le bas par dessus le périmètre extérieur de l'ouver- ture supérieure, d'ou il résulte qu'aucun élément étranger liquide ni solide provenant de-ltextérieur ne peut atteindre les dites surfaces en coincidance. J,-Récipient calorifuge à double paroi pour la conservation des liquides alimentaires, et en particulier du lait, présentant une ouverture supérieure, sur laquelle est adapté un couvercle, et incorporant des moyens d'étanchéité, caractérisé - en ce que les moyens d'étanchéité comportent d'une part une première surface tronconique, appartenant au bord supérieur de la dite ouverture, inclinée vers l'intérieur du récipient et d'autre part une seconde surface tronconique appartenant au dit couvercle, et de même géométrie que la dite première surface tronconique et s'appliquant sur celle-ci par confidence de leurs surfaces quand le dit couvercle est posé sur la dite ouverture. 4.- Récipient calorifugé selon la revendication 3, caractérisé - en ce quelles moyens d'étanchéité comportent en outre un rabat de protection conforme à la revendication 2.