La présente invention se rapporte à une machine de développement pour supports de couches sensibles photographiques, qui est équipée d'un dispositif de chauffage électrique à réglage thermo silique servant à chauffer au moins l'un des liquides de traitement, d'un dispositif de lavage et d'un séchoir chauffé destiné à sécher lesdits supports de couches. Les appareils de ce type, qui sont principalement utilisés pour le développement des films radiologiques, présentent l'inconvénient d'exiger en général un raccordement d'eau froide et un raccordement d'eau chaude. Un robinet mélangeur à commande thermostatique règle l'arrivée d'eau mélangée à une température constan- te et bien appropriée pour le lavage. Cette construction comportant un robinet mélangeur augmente considérablement le prix de revient du raccordement ainsi que de l'appareil lui-même. Le but de l'invention est de réaliser une machine du type cité ci-dessus, sous une ferme qui n'exige pas de raccordement d'eau chaude, ni de dispositif mélangeur, et dans laquelle le liquide de développement ne risque pas de refluer dans le réseau d'eau potable. Suivant l'invention, ce problème est résola par le fait que la machine comporte un premier échangeur de chaleur monté dans le séchoir, raccordé à la conduite d'eau du réseau et qui débite directement dans le dispositif de lavage, et un autre échangeur de chaleur disposé dans le dispositif de traitement chauffé, in tercalé dans un circuit séparé, qui est muni d'une pompe, dans lequel on fait circuler le liquide de lavage, et qui débite dans le dispositif de lavage. L'échangeur de chaleur destiné à réchauffer l'eau du réseau et logé à l'intérieur du séchoir est capable de porter l'eau qui le traverse à une température dBjà nettement supérieure à la température normale de Xeau froide. Â la sortie de cet échangeur, la température n'est plus considérablement inférieure à la température de régime du bain de traitement dans lequel se trouve le deu- xième échangeur de chaleur, de sorte que ce deuxième échangeur n'extrait pas de ce bain une quantité de chaleur supérieure à celle qui est nécessaire pour assurer un réglage suffisamment précis de la température de ce bain de traitement.L'eau sortant du deuxième échangeur de chaleur possède donc une température qui est maintenue au niveau le plus faible qui est nécessaire pour entretenir la température du bain de lavage. Dans la forme de réalisation suivant l'invention, les deux échangeurs de chaleur ne sont pas connectés directement en série, mais, au contraire, la sortie du premier échangeur de chaleur débouche librement, c'est-à-dire qu'elle débouche au-dessus de la surface libre du liquide contenu dans le bac de lavage, tandis que l'échangeur de chaleur contenu dans le bac de développement n'est en contact qu'avec l'eau qui se trouve dans le bac de lavage.Même en cas de défaut d'étanchéité de l'échangeur de chaleur contenu dans le liquide de développement, ce liquide de développement ne peut atteindre au maximum que le bac de lavage et, du fait de la différence de niveau, il ne peut en aucun cas atteindre l'orifice de sortie de l'échangeur de chaleur monté dans le séchoir et qui est alimenté par l'eau du réseau, D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description détaillée qui va suivre, dans laquelle on se référera aux dessins annexés. Sur ces dessins t - la figure 1 représente une forme de réalisation de l'invention équipée de trois échangeurs de chaleur - la figure 2 représente une forme de réalisation de l'invention qui ne comporte que deux échangeurs de chaleur. Sur la figure 1, on a représenté en 1 un film photographique du type plat, qui est saisi à l'entrée d'une machine de développement 2 par une paire de rouleaux d'entrainement 3, 4.Cette paire de rouleaux mène le film à un support de rouleaux de guidage 5, constitué par un râtelier sur lequel sont montées en série despaires de rouleaux d'entratnement 6,7 qui guident le film le long d'un trajet en U, suivant lequel le film descend,puis remonte, pour atteindre un râtelier suivant 8. Le râtelier 5 est contenu dans un bac 9, par exemple en matière thermoplastique, qui est rempli de liquide de développement. Le niveau de la surface libre de ce liquide dans le bac 9 est réglé par un tube de trop-plein 10,qui est en communication avec un écoulement 11.Au fond du bac 9 est prévu un orifice d'écoulement 9a,auquel est raccordée la conduite d'aspiration d'une pompe de circulation 12. Le côté refoulement de la pompe communique avec une conduite reliée à un orifice de retour 9b. Au fond du bac 9 est monté un dispositif de chauffage 30 à réglage thermostatique, destiné à chauffer le liquide de développement et qui peut titre constitué, par exemple,par un barreau chauffant qui est placé dans la région de l'orifice de retour 9b. En amont de la pompe 12, l'orifice 9a est relié à la canalisa tion d'écoulement 11, la liaison pouvant autre interrompue par un robinet 13. En sortant du bac de développement, le film atteint le râtelier 8, qui est disposé dans un bac 14, analogue au bac 9 mais légère- ment moins profond, et qui contient le liquide de fixage. L'entrat- nement du film, la régulation du niveau de la surface libre du liquide et la circulation du bain s'effectuent de la mme façon que dans le cas du bac 9. En aval du bac de fixage 14 est agencé un bac de lavage 15, dans lequel le guidage du film, la circulation du bain et la régulation du niveau de la surface libre de ce bain s'eifectuent de la mEme façon que dans le bac 14. Â la sortie du bac de lavage 15, le film passe entre deux rou leaux d'essorage 16, 17 qui sont suivis d'un rouleau de séchage 18 préchauffé par le séchoir adjacent. Ensuite, le film pénètre dans le séchoir 19, dans lequel il défile à contre-courant par rapport à un flux d'air de séchage 21, le long d'un trajet incgr- vé. A l'extrémit6 du parcours de séchage défini par les paires de rouleaux, d'entratnement 20, le film tombe dans un bac récepteur 22. Le flux d'air de séchage est produit par une soufflerie, non représentée, présentant une forme de construction connue et équipée d'un dispositif de chauffage à réglage thermostatique placé en aval.Ce flux d'air de séchage, qui s'écoule en sens inverse du défilement du film, pénètre à l'extrémité inférieure du séchoir par un répartiteur 23 et, à l'extrémité supérieure du séchoir, il subit un changement de direction pour s'écouler dans des canaux d'évacuation 24 et 25. Ces canaux sont en communication avec le côté aspiration de la soufflerie. flans cette soufflerie, on peut ajouter une certaine proportion d'air frais à l'air du circuit fermé, afin de ne pas laisser la teneur en humidité de l'air de séchage excéder un niveau déterminé. Dans le conduit 24 d'éyacuation de l'air est disposé un échangeur de chaleur 26. Cet échangeur est constitué par un tube recourbd en anse et entouré d'ailettes constituées par des rondeIisou par un filet hélicordal, de sorte qu'on dispose d'une surface suffisan- ment grande pour assurer la transmission de la chaleur entre l'air chaud et humide sortant du séchoir et l'eau du réseau qui circule dans le tube. L'échangeur de chaleur 26 est raccordé à une conduite d'eau dt réseau, en aval d'une électrovanne coimandée par les rouleaux 3,4 formant palpeurs. L'interrupteur 28 de ce palpeur a pour fonction d'ouvrir l'électrovanne 27, cette électrovanne restant fermée en l'absence de passage d'un film sous le palpeur. Le côté de sortie de l'échangeur de chaleur 26 est relié par une conduite montante appropriée 32 à une arrivée 33 qui débouche nettement au-dessus du niveau de la surface libre du liquide contenu dans le bac de lavage 15. L'écoulement du bac 15 est relié à la pompe de circulation 12b. Toutefois, cette pompe ne débite pas directement dans le bac, mais dans léchan- geur de chaleur 29 qui est contenu dans le bae de développement. Ce n'est qu'après avoir traversé également l'autre échangeur de chaleur 31, logé dans le bac de bain de fixage et placé en série avec l'échangeur 29, que le liquide revient au bac 15. Cette disposition a pour effet de supprimer absolument tout risque de reflux de l'eau de lavage chargée de produits chimiques dans la conduite d'eau du réseau. Le niveau de la surface libre du liquide contenu dans le bac 15 est maintenu à une hauteur maximum par le trop-plein relié à la conduite d'écoulement 11, de sorte que le niveau du liquide ne peut pas atteindre l'orifice 33 de l'arrivée d'eau du réseau. De ce fait, le liquide du bain de lavage ne risque pas de refluer de ce bain dans la conduite d'eau du réseau, par aspiration,mEme en présence d'une dépression dans cette conduite. Par contre, grâce au dispositif de circulation équipé de la pompe 12a et aux échangeurs de chaleur 29 et 31, le liquide de développement est refroidi et ramené à une température plus constante et sa chaleur est utilisée pour le chauffage de l'eau de lavage.Cette forme de réalisation est ex trtmement avantageuse, non seulement du point de vue du bilan énergétique, mais également du point de vue de la sécurité, ceci grace à la suppression du risque de pollution de l'eau potable. La figure 2 représente une variante de réalisation qui diffère de la forme de la figure 1. Dans ce cas, l'échangeur de température 31 prévu dans le bain de fixage est supprimé et l'échangeur de température 29 contenu dans le bac de développement débite directement dans le bain de lavage 15. Dans le cas où on prévoit des moyens de circulation supplémentaires dans le bac de lavage, par exemple des chambres de traitement parcourues par le liquide, ces moyens de circulation doivent être prévus en supplément de la pompe de circulation 12b, parcs qu'il se produirait, par écoulement dans les échangeurs de cha leur 29 et/ou 31, une perte de charge importante qui réduirait considérablement l'effet de l'eau sur les émulsions qu'il s'agit de débarrasser des produits chimiques. REVENDICATIONS 1.- Machine de développement pour supports de couches sensibles photographiques qui est équipée d'un dispositif de chauffage électrique à réglage thermostatique servant à chauffer au moins l'un des liquides de traitement, d'un dispositif de lavage et d'un séchoir chauffé destiné à sécher les supports de couches, cette machine étant caractérisée en ce qu'elle comporte un premier échangeur de chaleur monté dans le séchoir, raccord8 à la conduite d'eau du réseau et qui débite directement dans le dispositif de lavage, et un autre échangeur de chaleur disposé dans le dispositif de traitement chauffé, intercalé dans un circuit séparé s qui est muni d'une pompe, dans lequel on fait circuler le liquide de lavage, et qui débite dans le dispositif de lavage. 2.- Machine de développement suivant la revendication 1, caractérisée en ce que l'échangeur de chaleur intercalé dans le deuxième circuit et logé dans le bac de développement débite directement dans le bac de lavage. 3.- Machine de développement suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que, au bac de lavage sont raccordés les conduits d'aspiration de deux pompes, dont l'une refoule de l'eau à travers l'échangeur de chaleur logé dans le bain de développement et/ou de fixage,tandis que l'autre prélève l'eau destinée à une chambre de traitement à circulation qui est située au-dessus de la surface libre de l'eau.