69100;7 . 2005398 ; La présente invention se rapporte d'une façon.générale aux appareils et procédés d'impression, et elle concerne plus . particulièrement l'impression de marques en code sur des objets qui doivent être triés ou séparés après marquage conformément 5 à un code imprimé sur chaque objet. On a déjà proposé pour le marquage en code d'utiliser un véhicule contenant -une poudre magnétique, une substance fluorescente, un pigment coloré ou une substance phosphorescente. Lorsqu'il s'agit d'imprimer des marques en code 10 sur des objets dont les surfaces ont des teintes, des textures et des contours différents, l'utilisation de substances phosphorescentes est préférée» Après marquage, on irradie- les surfaces des objets à l'aide d'une sourcë lumineuse convenable et tous les signaux lumineux qui sont détectés après irradiation. 15 et après écoulement d'un laps de temps connu proviennent obligatoirement et sans aucune équivoque possible des marques en code, ce qui confère davantage de sûreté au procédé de tri. L'expression "phosphorescente" est utilisée dans le présent mémoire pour désigner une substance qui continue à 20 émettre de la lumière d'une fréquence caractéristique pendant une période caractéristique après avoir été excitée par un • rayonnement d'une fréquence plus élevée. Les encres que l'on utilise pour les rubans .de - ■ • machines à écrire comprennent habituellement un colorant 25 entièrement soluble à titre d'agent de coloration, et l'on doit éviter absolument d'incorporer des matières particulaires à la seule exception d'ion noir de carbone de granulométrie extrêmement fine. Il en est ainsi du fait qu'il est indispensable d'assurer le libre écoulement de l'encre en dedans de la 30 toile tissée formant le ruban, pour réapprovisionner les. zones, qui ont été privées-d 'encre à la suite d'une opération d'impression. " ''' • ' Etant donné que les poudres phosphorescentes sont toujours des matières solides cristallines ou vitreuses, on 35 doit les utiliser sous forme de suspensions de poudres dans un véhicule approprié ou une encre convenable. Cependant, la fine pulvérisation qui est essentielle pour la plupart des encres a pour effet de réduire l'efficacité de phosphorescence de la matière phosphorescente. 40 Des poudres phosphorescentes grossièrement pulvérisées 6910057 2 „ „ 2005398 ne conviennent•pas pour être utilisées avec des techniques à "base d'encres mais peuvent être utilisées quand on les incorpore dans un véhicule : convenable , au moyen de la technique à clinquant d'estampille bien connue pour l'apposition de 5 marques sur des objets de formes- complexes tels que les reliures de livres et les flacons. Un tel procédé présente l'inconvénient de ne permettre l'utilisation que d'une petite fraction seulement de la matière appliquée sur le clinquant et toute nouvelle utilisation est impossible car on ne peut pas éviter la présence 10 de zones entièrement dépourvues de matière. De même, en raison de la complexité du véhicule pouvant, comporter plus d'une couche de matière séparément appliquée sur le clinquant, il n'est pas avantageux de détacher, la matière du clinquant pour la récupérer. 15 Lorsqu'il s'agit de véhicules pour des poudres magnéti ques et des pigments colorés, on ne se heurte pas nécessairement à la difficulté du broyage fin mais l'utilisation de techniques à clinquant d'estampille n'en.demeure pas moins non économique pour les mêmes raisons que précédemment. , 20 ' Selon la présente invention, un ruban destiné à servir dans un appareil d'impression est confectionné avec des fibres tissées en une armure serrée qui sont imprégnées et enrobées d'uné suspension d'une poudre détectable dans un véhicule comprenant des ingrédients choisis parmi les cires, les, résines, 25 les polymères et les plastifiants d'origine naturelle ou ■ synthétique, les propriétés de ce .véhicule étant telles qu'il est solide et présente une surface ayant des propriétés d'adhérence médiocres aux températures ambiantes usuelles et qu'il est fluide et poisseux à des températures comprises entre 30^60 et "90°0 (les deux valeurs limites étant incluses). La. poudre détectable peut être une poudre magnétique ou une poudre phosphorescente. .. Si l'on utilise une poudre phosphorescente, le véhicule .doit, êtçe aussi de nature à . permettre l'activation de. la substance phosphorescente.» 35 La composition exacte du. véhicule dépend des; propriétés exigées, par exemple des propriétés d,!absorption optique, du point de fusion de ce véhicule, de son intervalle de fusion, de sa viscosité à .l'état fondu et. des propriétés adhésives dé sa surface sur im .certaiqu. intervalle xt.e températures. ' 40 Le ruban peut être .une, toile .ajourée ayant des 6910057 3 2005398 propriétés de conductibilité thermique relativement médiocres, line résistance à la traction relativement élevée, une bonne résistance à l'abrasion et une flexibilité sans déformation permanente. Le ruban doit également avoir une faible extensi-5 bilité et doit convenir pour de multiples usages. La résistance mécanique relativement élevée du ruban permet des imprégnations et des enductions répétées quand cela est nécessaire. Le ruban est une toile à armure serrée en coton, toile de lin, nylon ou autre fibre ou matière filamentaire appropriée d'origine naturelle ou synthétique et, d'une façon générale, ce ruban est du même type que celui qu'on utilise pour la fabrication de rubans de machines à écrire. Une 15 matière appelée habituellement toile à tamis convient parfaitement. Un ruban satisfaisant consiste en un ruban propre confectionné en coton avec une armure de 48 à 52 fils par p centimètre dans chaque direction et pesant 68 g/m » Egalement selon l'invention, un procédé d'impression 20 de marques en code sur la surface d'un objet consiste à amener la surface en position adjacente à une première zone d'un ruban sans fin formé de fibres tissées à armure serrée du type précédemment décrit, à imprimer une série d'une ou plusieurs marques en code sur la surface par mise en contact d'une 25 face de cette première zone du ruban avec un ou plusieurs organes chauds d'impression du code et par pressage de l'autre face de cette première zone du ruban pour la mettre en contact avec ladite surface, à écarter le ou chaque organe du ruban, à déplacer ce ruban après un nombre prédéterminé d'opérations 30 d'impression afin d'exposer une autre zone du ruban en préparation à line nouvelle opération d'impression, à réimprégner et à réenduire la première zone du ruban avec le véhicule contenant la matière phosphorescente en suspension avant d'exposer ultérieurement cette première zone en préparation 35 à une nouvelle opération d'impression. Un appareil d'impression de marques en code selon l'invention comprend des moyens pour déplacer une boucle sans fin de ruban de fibres tissées en une armure serrée du type précité en passant par un poste d'impression, un ou plusieurs 40 organes d'impression en code disposés à ce poste conjointement 6910057 » 2005398 avec des moyens pour chauffer au moins les surfaces d'impression du ou de chaque organe, un mécanisme pour actionner le ou une combinaison choisie d'organes d'impression pour imprimer une ou plusieurs marques en code sur la surface 5 d'un objet au poste d'impression en pressant le ruban contre la surface et d'autres moyens pour guider le ruban à partir du poste d'impression vers un poste de réimprégnation et de ré-enduction et pour ramener ensuite ce ruban au poste d'impression. "10 Un autre procédé d'impression en code selon l'invention consiste à amener la surface de l'objet en position adjacente à un premier tronçon longitudinal d'un ruban de fibres tissées en une armure serrée du type précité, à imprimer line série d'une ou plusieurs marques en code sur la surface par mise 15 en contact d'une face de la première zone du ruban avec un ou plusieurs organes chauds d'impression en code et par pressage de l'autre face de la première zone du ruban contre la surface de l'objet, à écarter le ou chaque organe du ruban, à déplacer ce ruban après tua nombre prédéterminé d'opérations d'impression 20 pour exposer une autre zone du ruban en préparation à une nouvelle opération d'impression, et à faire passer la première zone entre d'autres surfaces dont 1'une au moins est chauffée pour effectuer sur la première zone un ramollissement et un étalement du véhicule qui soient suffisants pour permettre la 25 réutilisation de cette zone au cours d'une autre opération d'impression. Un appareil pour la mise en oeuvre de ce dernier procédé comprend des moyens pour déplacer un tronçon de ruban de fibres tissées en une armure serrée du type précité en passant par 30 un poste d'impression, un ou plusieurs organes d'impression en code disposés à ce poste ensemble avec des moyens pour chauffer au moins les surfaces d'impression du ou de chaque organe, un mécanisme pour actionner l'organe ou une combinaison choisie d'organes d'impression pour imprimer une ou plusieurs marques 35 en code sur la surface de l'objet au poste d'impression, en appuyant le ruban contre ladite surface, et d'autres surfaces munies de moyens pour chauffer au moins 1'une d'entre elles et dont la disposition et le fonctionnement sont étudiés de manière que le passage du ruban entre ces 40 sttrfaces provoque un ramollissement et un étalement du véhicule. 6910057 5 2005398 Lesdites secondes surfaces peuvent être les surfaces de rouleaux métalliques entre lesquels le ruban est entraîné par les moyens de déplacement. La description qui va suivre en regard du dessin annexé 5 donné à titre drexemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue schématique de côté d'un modo de réalisation d'un appareil selon l'invention. La figure 2 est une vue analogue à la figure 1 10 montrant une variante de réalisation. La figure 3 représente schématiquement et en vue de côté un appareil dans lequel les bains d'enduction sont remplacés par des rouleaux chauffés. Le ruban est une toile tissée en une armure serrée 15 en fibres de coton, nylon ou autre type de fibres ou de filaments naturels ou synthétiques, la matière étant habituellement celle qu'on utilise pour la fabrication des rubans de machines à écrire. Le véhicule utilisé pour la suspension de poudre est 20 composé d'une cire, d'une résine, d'un polymère et/ou de -matières chimiques plastifiantes, d'origine naturelle ou synthétique, comme le savent bien les spécialistes des produits d'enduction et des adhésifs. Le véhicule doit être solide et avoir une surface dont les propriétés d'adhérence sont 25 médiocres à la température ambiante et aux températures très légèrement élevées, c'est-à-dire de 15°C à 40°C par exemple. La composition exacte de ce véhicule est aussi choisie .de manière à établir les valeurs désirées pour le point de fusion, l'intervalle de fusion, la viscosité à l'état fondu, les 30 propriétés adhésives de la surface et les propriétés optiques. On commence par imprégner le ruban .et à l'enduire en le faisant passer pour cela à travers un bain qui contient une poudre phosphorescente ainsi qu'une substance.volatile qui est uii bon solvant 40 En "variante, on peut effectuer l'imprégnation en 6910057 6 2005393 faisant passer le-, ruban à travers un bain contenant le véhicule à l'état fondu. Dans les deux cas, on règle par des techniques normalisées bien connues le poids de la suspension séchée par unité de longueur du ruban. 5 les exemples suivants concernant les véhicules de suspension, les poudres phosphorescentes et les procédés d'imprégnation et d'enduction des rubans montreront bien comment l'invention peut être mise en oeuvre (les parties et les pourcentages sont en poids sauf stipulation contraire). 10 EXEMPLE 1 î La substance phosphorescente est une amino-résine préparée par le procédé décrit dans le brevet britannique ïf° 870 504 et consistant à faire réagir de l'acide cyanurique avec du paraformaldéhyde en présence d'environ 1 % d'acide 15 carbazole-3-sulfonique à titre d'activant. On pulvérise la substance phosphorescente à une granu-lométrie moyenne d'environ 3 microns. On met alors en suspension cette poudre phosphorescente dans une solution de gomme laque pure dans de l'alcool dans 20 les proportions suivantes : 5 g de poudre phosphorescente pour 20 g de gomme laque et 75 g d'alcool. On fait passer un ruban propre confectionné en coton, de 48 à 52 fils par centimètre dans les deux directions et 2 A pesant 68 g/m -, une ou plusieurs fois à travers un bain qui 25 contient la solution de la poudre phosphorescente en suspensiony en éliminant le solvant par de l'air chaud entre les passages successifs, si le nombre de passages à travers le bain est supérieur à un. Le ruban est ainsi enduit et imprégné de façon uniforme par le mélange phosphorescent. 30 ZXELiPLE 2 : On maintient à une température de 90°C, dans un bain chauffé à la température appropriée, une masse en fusion comprenant 25 % de 1'amino-résine phosphorescente pulvérisée de l'exemple 1, 12,5 % de résine de polystyrène et 62,5 % 35 de diphényle. On fait passer: une fois le ruban à enduire et à imprégner dans ce bain et ensuite on le fait passer entre des , rouleaux métalliques dont on' maintient la températurè à environ 90°G,.: Une fois enduit:, le ruban porte la matière soli- ■ 2 ' difiée à raison de.5»5 mg/cm • 6910057 7 2005398 EXEHEGE 3 : On dilue très fortement le mélange utilisé dans l'exemple 2 avec du toluène et on enduit le ruban par le même procédé que dans 11 exemple 1. 5 EXELŒLE 4 : On installe dans un bain chauffé une masse fondue comprenant 67 % d'un mélange de cires et de polymères vinyliques (ce mélange est vendu par Samuel Jones and Company Limited, 69 Peckham Groove, Londres, sous le numéro de catalogue 12/91/6) 10 et 33 % de 1'amino-résine phosphorescente pulvérisée de l'exemple 1. On enduit ensuite un ruban comme décrit dans p l'exemple 2 de manière à obtenir 5 mg d'enduit par cm de la surface du ruban. On va maintenant décrire diverses formes de réalisation 15 de l'appareil d'impression selon l'invention en se référant au dessin annexé. La figure 1 représente une première forme de réalisation de l'appareil» Cet appareil comprend des postes séparés 1 et 2 dont le premier est un poste d'impression et dont le second est 20 un poste d'enduction et d'imprégnation. Un ruban 3 qui a déjà été enduit et imprégné se déroule d'une bobine d'alimentation 4 pour passer sur des rouleaux de guidage 5 et 6 avant d'être enroulé sur une bobine de reprise 7 faisant partie du poste d'impression. La bobine de reprise 7 est entraînes par un mé-25 canisme indiqué schématiquement en 7A. Le ruban passe ensuite à côté d'un dispositif indiqué schématiquement par la référence 8 et contenant un certain nombre de matrices métalliques espacées d'impression, des moyens pour maintenir ces matrices à la température voulue et un mécanisme pour projeter l'une des matrices 30 ou plusieurs matrices sélectionnées vers le ruban et obliger ainsi ce dernier à venir en contact avec la surface d'un objet qui est supporté sur une plate-forme fixe ou un tampon similaire 9 situé au-dessous d'une partie du brin d'avancement d'une courroie transporteuse 10 qui achemine l'objet jusqu'au 35 poste d'impression. Le poste d'imprégnation et d'enduction comprend un bain chauffé 11 contenant le produit d'enduction, un dispositif 12 de réglage de l'épaisseur de l'enduit, ce dispositif pouvant comporter des rouleaux, des raclettes, etc..., et -un dispositif 15 à ajutages multiples de projection d'air dont le rôle est 6910057 8 2005398 d'envoyer de l'air contre le ruban qui émerge du dispositif 12. Si le bain 11 contient le produit d'enduction sous forme fondue, le dispositif 13 distribue de l'air froid tandis que si le bain contient un produit au sein d'un solvant volatil, le 5 dispositif 13 envoie de l'air chaud contre le ruban. Au poste 2, le ruban est amené d'une bobine d'alimentation 14 pour passer sur des rouleaux de guidage 15, 16 et 17 et aboutir à une bobine de reprise 18 commandée par un mécanisme d'entraînement 18A. L'objet supporté sur la plate-forme 9 reçoit une 10 ou plusieurs marques de repérage par sélection d'une ou plusieurs matrices d'impression que l'on fait sortir du dispositif 8 afin de presser les zones adjacentes du ruban contre la surface de l'objet. Une partie de l'enduit du ruban est transférée sur la surface de l'objet et adhère à celle-ci. On fait alors 15 avancer le ruban pour exposer une nouvelle zone et on répète le procédé sur l'objet suivant, etc... La nouvelle zone peut comprendre des parties du ruban situées entre celles qui viennent d'être mises en contact avec les matrices et l'objet par la sélection des matrices d'impression, ou même des parties qui 20 eapiètent sur les premières. Quand on utilise certains types de véhicules de mise en suspension de la substance phosphorescente, par example le produit décrit dans l'exemple 4, on peut obtenir jusqu'à huit impressions successives avec la même zone du ruban avant 25 qu'il ne soit nécessaire de réimprégner et de réenduire ce ruban. Dans un tel cas, il n'est pas nécessaire d'exposer une nouvelle partie du ruban après chaque impression. On n'expose une nouvelle partie du ruban qu'après que le nombre autorisé d'impression ait été exécuté avec la partie précédente du ruban. Bn variante, on peut déplacer le ruban après chaque opération d'impression d'une fraction prédéterminée de la distance nécessaire pour amener une surface entièrement neuve au poste d'impression, de sorte que l'impression suivante est exécutée partiellement avec la zone du ruban précédemment uti-35 lisée et partiellement avec une zone de ruban qui n'a pas encore servi. On fait ensuite avancer les objets portant les repères en code vers un appareil automatique de tri et de séparation et, dans cet appareil, on irradie la surface pour exciter la substan— 40 . ce phosphorescente et faire ^paraître les marques en code sur 6910057 9 2005373 la surface. L'irradiation se fait à l'aide de la lumière visible, ou d'une lumière ultraviolette ou infrarouge de fréquence appropriée.On peut ainsi détecter les marques en code et les lire afin de contrôler le fonctionnement du mécanisme 5 de tri et de séparation. On préchauffe les matrices métalliques à la température choisie qui est supérieure au point de fusion de la composition d'imprégnation sur le ruban, mais qui n'est pas suffisamment élevée pour que l'objet à imprimer risque d'être endommagé. 10 Habituellement, la température des matrices sera comprise entre 90 et 150°G, et de préférence entre 105 et 130°C lorsque l'objet à imprimer est en papier. La Demanderesse a constaté que les produits décrits dans les exemples 1 et 2 se comportent . de manière satisfaisante quand les températures des matrices 15 sont respectivement de 140 et 130°C. La partie du produit d'imprégnation et d'enduction qui vient en contact direct avec la matrice métallique fond instantanément. Ceci facilite une transmission rapide de la chaleur à travers l'enduit et une pellicule de fluide existe 20 momentanément dans la zone requise. La proportion de l'enduit fondu qui est transféré à l'objet est déterminée par l'équilibré entre les forces superficielles qui existent sur l'objet et sur- le ruban lui-même au moment où la matrice se retire. La quantité de matière ainsi transférée est réglée par le poids 25 total de la matière par unité de longueur du ruban, par la température de la matrice et par la durée du contact entre la matrice et le ruban. Ainsi, lorsqu'on applique des marques phosphorescentes sur des lettres ou autres articles postaux, l'intensité de luminescence de la marque et l'épaisseur de la 30 pellicule congelée qui se trouve au-dessus de la surface de l'objet peuvent être réglées très étroitement. Après que tout le ruban a été ainsi utilisé, ce ruban ■porte toujours une fraction importante de la suspension pulvérulente. On peut cependant rétablir l'état initial du 35 ruban 3 en répétant simplement le processus dTenduction. ... La bobine de reprise ? qui est alors pleine est enlevée et est remise à la place de la bobine d'alimentation 14, puis on enfile le ruban autour des rouleaux de guidage 15» 16 et 17 et on le fait passer à travers le bain de fluide 11 avant de 40 .i'enrouler sur la bobine de reprise 18.' Après cela, on transfère 6910057 2005398 cette "bobine au poste d'impression. Si les postes 1 et 2 sont très proches l'un de l'autre, il peut être plus avantageux de faire passer le ruban directement de la bobine 7 par les rouleaux et bobines du poste 2 5 et le faire revenir sur la bobine 4, Un mécanisme d'entraînement approprié étant prévu à cet effet. le mode de réalisation représenté à la figure 1 pourrait également fonctionner avec un ruban en boucle fermée. Au poste d'impression, on remplace les bobines 4- et 7 par des 10 rouleaux de guidage et on entraîne le ruban sans fin sur les divers rouleaux et bobines jusqu'au moment où une réimprégnation et une réenduction deviennent nécessaires, après quoi on enlève le ruban et on le transfère au poste 2 pour le faire passer dans le bain 11. Normalement, on utilise au moins deux rubans 15 dont l'un est monté sur les bobines du poste d'impression pendant que l'autre subit les opérations d'enduction et d'imprégnation en attendant qu'il soit nécessaire de l'utiliser au poste d'impression. On conçoit qu'il n'est pas indispensable que les postes 1 et 2 soient adjacents» 20 Le poste de réimprégnation et de réenduction pourrait faire partie intégrante de l'appareil d'impression ; dans ce cas, le ruban 3 est sous forme d'une boucle fermée, comme à la figure 2, et il est entraîné sur les rouleaux 5, 6, 20, 21, 15, 16, 17 et 22 (sous commande d'un mécanisme 20A), de la façon 25 indiquée, et les opérations de réimprégnation et de réenduction suivent automatiquement la ou les opérations d'impression. La figure 3 représente schématiquement un autre type d'appareil dans lequel les bains des exemples précédents sont remplacés par des rouleaux chauffés. 30 Le ruban 3 est entraîné autour des rouleaux 5, 16, 1$ et 20 (sous commande du mécanisme 20a) mais, après avoir quitté le dispositif d'impression 8, il est dévié par des rouleaux 23 de nanière à passer entre des rouleaux 24 qui sont montés dans une enceinte 25 faisant partie du dispositif 8, de sorte que la 35 même source de chaleur peut desservir les deux dispositifs. On maintient les rouleaux à une température qui, pour la vitesse de déplacement du ruban 3, est suffisante pour ramollir le. produit; et- 1' étaler pour produire à nouveau une enduction sensiblement égale après■élimination d'une certaine 40 quantité du produit pendant l'impression. 6910057 2005398 Le ruban peut avoir la forme d'une boucle sans fin, comme sur la figure 3, ou il peut être ion tronçon de ruban qui se déroule d'une bobine dhlimentatdon, puis qui arrive au dispositif 8 d'impression à travers les rouleaux 24 pour 5 aboutir à une bobine de reprise. Quand la longueur totale du ruban a été utilisée, on intervertit les bobines de sorte que la bobine de reprise devient la bobine d'alimentation et vice— versa. Il est impossible d'utiliser un mécanisme inverseur du sens de la marche pour ces bobines car le ruban doit toujours 10 passer sur les rouleaux 20 après avoir quitté le dispositif d'impression 8. L'interversion des bobines tend à répartir sur une plus grande étendue du ruban l'usure due aux matrices d'impression. On voit que le ruban selon l'invention offre divers 15 avantages dont les principaux sont mentionnés ci-dessous : (a) l'épaisseur et 1'uniformité des impressions en code peuvent être réglées avec précision ; (b) le ruban est normalement froid et non. adhésif, de sorte que le mécanisme d'entraînement peut être très simple ; 20 (c) le produit d'enduction n'a pas besoin de s'écouler régulièrement et continuellement dans l'armure du ruban à température ambiante et, par conséquent, il n'est pas indispensable que la poudre mise en suspension soit pulvérisée à une granulométrie ultra-fine ; cela signifie que l'efficacité 25 des poudres phosphorescentes n'est pas réduite ; (d) dans le cas où le procédé de réenduction se fait séparément et non en continu, il suffit de maintenir la suspension à une température élevée jsndant des périodes relativement brèves seulement, et cette caractéristique contribue à empêcher 30 la détérioration de certains types de matières phosphorescentes t. (e) on utilise pratiquement 100 % de la poudre, de sorte que l'on bénéficie d'économies évidentes ; (f) avec certains produits d'enduction, le ruban peut être utilisé pour plusieurs opérations successives 35 d'impression avant qu'il soit nécessaire de rêimprégner et de réenduire ce ruban ou de le traiter par des surfaces chauffées ; (g) la présence d'une pellicule de matière fondue sur la pointe de chaque matrice d'impression accélère le passage de la chaleur à travers le ruban et le ramollissement de la 40 zone désirée. 6910057 12 2005398 Il va de soi que la poudre incorporée dans le produit d'enduction pourrait être, une poudre magnétique de type connu, ou qu'elle pourrait être un pigment coloré, par exemple l'un des pigments que l'on utilise couramment pourla préparation 5 de certaines encres d'impremerie connues. les objets que l'on marque de la façon indiquée peuvent être des articles de courrier, par exemple des lettres ou des paquets-poste, ou bien ils peuvent être des récipients d'un autre genre, tels que des boîtes de conserve, des paquets, 10 des cartons, ou encore des objets plats comme des tickets ou des chèques. 6910057 13 2005398 1 ^ Tînt ICtl'IOÏS 1Ruban destiné à servir dans un appareil d'impression, caractérisé en ce qu'il est confectionné avec des fibres tissées en une armure serrée qui sont .imprégnées 5 et enrobées d'une suspension d'une poudre détectable dans un véhicule comprenant des ingrédients choisis parmi les cires, les résines, les polymères et les plastifiants d'origine naturelle ou synthétique, les propriétés de ce véhicule étant telles qu'il est solide et présente une surface ayant des 10 propriétés d'adhérence médiocres aux températures ambiantes usuelles et qu'il est fluide et poisseux à des températures comprises entre 60 et 90°C (les deux valeurs limites étant incluses). 2.- Ruban selon la revendication 1, caractérisé 15 en ce qu'il comprend une toile à armure serrée tissée à partir de fibres qui sont des fibres de coton, de lin ou de nylon. 3«- Ruban selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est confectionné en une toile à tamis. 4.- Ruban selon la revendication 1, caractérisé en 20 ce qu'il est tissé en coton présentant de 48 à 52 fils par centimètre dans le sens longitudinal et dans le sens transversal, o le poids de ce ruban étant de 68 g/m . Ruban selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la poudre détectable est une poudre 25 phosphorescente (c'est-à-dire une substance qui continue à émettre de la lumière d'une fréquence caractéristique pendant une période caractéristique après avoir été excitée par un rayonnement d'une fréquence plus élevée), et en ce que le véhicule possède la propriété supplémentaire de permettre 30 l'excitation de la substance phosphorescente. 6.—Procédé d'impression de marques en code sur une surface d'un objet, caractérisé en ce qu'il consiste à amener la surface en position adjacente à une première zone d'un ruban sans fin tel que spécifié dans la revendication 1 ; à 35 imprimer une série d'une ou plusieurs marques en code sur la surface en mettant en contact une face de cette première zone du ruban avec un ou plusieurs organes chauds d'impression du code et en pressant l'autre face de cette première zone pour la mettre en contact avec ladite surface ; à écarter le 0057 -M 2005398 ou chaque organe du ruban ; à déplacer ce ruban après un nombre prédéterminé d'impressions afin d'exposer une autre zone du ruban en préparation à une nouvelle opération d'impression ; et à soumettre la première zone du ruabn à une réimpression et une 5 réenduction à l'aide du véhicule contenant ladite poudre avant d'exposer à nouveau la première zone en préparation à une nouvelle opération d'impression. 7«— Procédé d'impression de marques en code sur la surface d'un objet, caractérisé en ce qu'il consiste à 10 amener la surface de l'objet en position adjacente à une première zone d'un tronçon de ruban tel que spécifié dans la revendication 1 ; à imprimer une série d'une ou plusieurs marques en code sur la surface en mettant en contact une face de la première zone avec un ou plusieurs organes chauds 15 d'impression en code et en pressant l'autre face de cette première zone pour la mettre en contact avec ladite surface ; à écarter le ou chaque organe du ruban ; à déplacer ce ruban après un nombre prédéterminé d'impressions afin d'exposer une autre zone du ruban en préparation à une nouvelle opération 20 d'impression ; et à faire passer la première zone entre dJautres surfaces dont l'une au moins est chauffée pour effectuer sur la première zone un ramollissement et un étalement du véhicule qui soient suffisants pour permettre la réutilisation de cette zone au cours d'une autre opération d'impression. 25 8.- Appareil d'impression de marques en code, caracté risé en ce qu'il comprend des moyens de déplacement d'une boucle sans fin d'un ruban tel que spécifié dans la revendication 1, de manière à faire passer les zones successives par un poste d'impression ; un ou plusieurs organes d'impression en code 30 installés au poste d'impression ; des moyens pour chauffer au moins la surface d'impression du ou de chaque organe j un mécanisme pour actionner l'organe ou une combinaison choisie d'organes d'impression pour imprimer une ou plusieurs marques en code sur la surface d'un objet au poste d'impression 35 en appuyant une zone du ruban contre la surface de l'objet ; et d'autres moyens pour guider le ruban vers un appareil de réimpression et de réenduction de ce ruban avec 3e véhicule contenant la poudre et ensuite pour ramener ce ruban au poste d'impression. . , 6910057 15 2005398 9.- Appareil d'impression de marques en code, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour déplacer un tronçon du ruban tel que spécifié dans la revendication 1 par un poste d'impression, zone après zone ; un ou plusieurs organes 5 d'impression en code disposés à ce poste ensemble avec des moyens de chauffage pour chauffer au moins les surfaces d'impression du ou de chaque organe ; un mécanisme pour actionner l'organe ou une combinaison choisie d'organes d'impression pour imprimer une ou plusieurs marques en code sur la surface 10 d'un objet au poste d'impression, en appuyant pour cela une première zone d'impression contre la surface de l'objet ; et d'autres surfaces coopérantes, munies de moyens pour chauffer au moins l'une d'entre elles, qui sont agencées et qui fonctionnent de manière que le passage du ruban entre lesdites 15 surfaces provoque le ramollissement du véhicule et son étalement sur la première zone. 10.— Variante du procédé selon la revendication 6, caractérisée en ce qu'on déplace le ruban après chaque opération d'impression, d'une fraction prédéterminée de la distance exigée 20 pour exposer une zone entièrement nouvelle du ruban en préparation à la nouvelle opération d'impression. 11.— Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'appareil de réimprégnation et de réenduction du ruban comprend un bain qui contient le véhicule renfermant 25 la poudre, des moyens pour guider le ruban vers le bain, à travers ce bain et hors de celui-ci, un dispositif pour enlever tout l'excès de liquide de ce ruban à sa sortie du bain, et un montage pour envoyer un jet d'air contre le ruban, à sa sortie de ce dispositif. 30 12.— Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens de chauffage chargés de chauffer au moins les surfaces d'impression de l'organe ou de chaque organe d'impression en code constituent également une source de chaleur pour ladite surface supplémentaire. 35 13»— ïtocédé de fabrication d'un ruban tel que spécifié dans la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à dissoudre les constituants du véhicule dans un solvant approprié, à disperser la poudre détectable dans ce véhicule, à faire passer le ruban, une ou plusieurs fois dans, 40 à traveis et hors de la solution contenant la poudre en suspension, 6910057 15 2005398 et à enlever le solvant du ruban, à chaque stade au moyen d'un courant d'air chaud. 14.- Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que la solution dans laquelle est suspendue la poudre 5 comprend 20 parties de gomme laque, 75 parties d'alcool éthyli-que et 5 parties d'une poudre de substance phosphorescente, telle que définie dans la revendication 5* 15»- Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que ladite poudre phosphorescente est une poudre d'une . 10 résine aminée. 16.— Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que le véhicule comprend 1 partie de résine de polystyrène pour 5 parties de diphényle, le solvant étant le toluène. 17«- Procédé de fabrication d'un ruban tel que 15 spécifié dans la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à faire fondre les constituants du véhicule, à disperser la poudre détectable dans ce véhicule fondu, à faire passer le ruban dans le bain, à travers le bain et hors de celui-ci, à travers un dispositif de réglage de l'épaisseur de l'enduit, 20 et à refroidir le véhicule sur le ruban à l'aide d'un courant d'air froid. 18.— Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce que le véhicule comprend 1 partie de résine de polystyrène pour 5 parties de diphényle, dans lequel sont dispersées deux 25 parties d'une résine aminée de substance phosphorescente. 19.— Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce que le véhicule fondu comprend 1 partie en poids d'une substance phosphorescente pour 2 parties en poids d'un mélange de cires et de polymères vinyliques» 30 20.- Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce que le dispositif de réglage de l'épaisseur de l'enduit est constitué par deux rouleaux chauffés à la température du véhicule fondu. 21.— A titre de produit industriel nouveau, un ruban. 35 fabriqué par le procédé selon l'une quelconque des revendications 13 à 20.