La présente invention concerne un procédé pour la préparation d'une cyclobutanone de la formule générale I ou d'une cyclobuténone de la formule générale II formules dans lesquelles chaque A représente un atome d'halogène ayant un nombre atomique non supérieur à 35, un atome d'hydrogène ou un groupe d'hydrocarbure substitué ou non. Les alpha-halogénocyclobutanones mentionnées dans le brevet britannique 1 194 604 sont obtenues par cycloaddition (2+2) d'halogénocétènes à des oléfines. Cette cycloaddition peut être effectuée comme décrit dans J.A.C.S. 87 (1965) 5257-9 et Tetrahedron Letters W t, pages 135 à 139 (1966), par déchlorhydratation de chlorure de dichloroacétyle avec de la triéthylamine. Le dichiorocétène, formé in situ, réagit avec une oléfine pour donner une alpha-chlorocyclobutanone, qui, toutefois est obtenue avec un bas rendement, parce qutelle réagit avec la triéthylamine avec formation d'un chlorure d'ammonium quaternaire. La cycloaddition peut aussi être effectuée comme décrit dans J. Org. Chem. Lî (1966) 626-8, par déshalogénation d'un bromure d'alpha-halogénoacétyle avec de la poudre de zinc dans un solvant inerte0 Ce dernier article décrit la préparation de dichlorocétène seulement, à partir de bromure de trichloroacétyle et de zinc. Le dichlorocétène est isolé dans des solvants hydrocarbonés comme l'he- xane ou l'octane et les solutions ainsi obtenues sont utilisées comme source de dichlorocétènes (voir le brevet britannique précité, qui indique qu'après que les sous-produits indésirables ont été éliminés de la solution de l'halogénocétène, on fait réagir ce dernier avec une oléfine).Ltarticle ne révèle absolument rien concernant l'isolement d'un monohalogénocétène préparé à partir d'un halogénure de dihalogénocétyle et de zinc. Ce qui suggère que cet isolement est impossible, un mqnohalogénocétène étant un composé instable, qui'se polymérise facilement, même à très basse température.Cette suggestion est corroborée par Synthesis, aoQt 1971, pages 415 à 422, où il est dit que quand un monochlorocétène est préparé par déshalogénhydratation de chlorure de monochloroacétyle avec de la triéthylamine en présence de chloral, un mélange de cis- et trans4-trichlorométhyl-2-oxétanones est produit, tandis que~ la préparation de monochiorocétène par déshalogénhydratation de chlorure de dichloroacétyle avec du zinc en présence de chloral donne seulement du dichloroacétate dalpha,bêta-dichlorovinyle. Par conséquent, les procédés de déshalogénhydratation et de déshalogénation ne sont pas équivalents. La demanderesse a trouvé en fait que l'isolement de monochlorocétène est impossible, parce que le chlorure de dichlorea- cétyle et le zinc dans l'oxyde éthyle forment un mélange de réaction qui ne contient pas du tout de monochiorocétène et qui, après élimination du zinc, ne donne pas du tout de cyclobutanone par addition de 2,5-diméthyl-2-butène. D'une manière surprenante, on a trouvé que le monochlorocétène formé in situ par déshalogénation est capable de participer à une cycloaddition (2+2j. L'invention peut être définie comme concernant un procédé pour la préparation d'une cyclobutanone de la formule générale I ou d'une cyclobuténone de la formule générale II formules dans lesquelles chaque A représente un atome dthalogène ayant un nombre atomique non supérieur à 35, un atome d'hydrogène ou un groupe d'hydrocarbure substitué ou non, procédé selon lequel on met en contact un halogénure de 2-halogénoacyle de la formule générale dans laquelle A a la signification décrite ci-dessus et Rai représente un atone d'halogène ayant un nonbre atomique non supérieur à 35, dans un solvant polaire aprotique inerte avec un composé éthy lêniquement non saturé ou un alcyne à une température supérieure à 5C en présence de zinc et/ou d'étain. Le procédé selon la présente invention et l'halogénure de 2-halogénoacyle de la formule générale III sont appelés ci-après le nouveau procédé et l'halogénure d'acyle, respectivement. La cyclobutanone de la formule générale I et la cyclobuténone de la foriule générale Il sont appelées ensemble le composé cyclique. Le composé éthyléniquement non saturé et l'alcyne sont appelés ensenble ci-après le composé non saturé. Le cétène formé in situ a la formule générale dans laquelle A a la signification mentionnée ci-dessus. Le nouveau procédé est de préférence mis en oeuvre avec du zinc, parce que ce métal donne habituellement de plus hauts rendements en composés cycliques que l'étain. Les deux symboles Hal dans la formule générale III représentent des atomes de fluor, de chlore ou de brome dans une combinaison quelconque. Les deux atomes ou groupes A dans la formule générale III doivent rester analtérés durant la mise en oeuvre du nouveau procédé. Ils peuvent être identiques ou différents. Un groupe dhy- drocarbure représenté par un symbole A peut être un groupe alcoyle, cycloalcoyle ou aryle ou une combinaison de tels groupes. Le nombre d'atomes de carbone des groupes d'hydrocarbure n'est pas critique, Des exemples de groupes d'hydrocarbures substitués sont des groupes d'hydrocarbures contenant des atomes d'halogènes ou des groupes alcoxy de, par exemple, un à six atomes de carbone. Les groupes alcoyle peuvent avoir une chaîne droite ou ramifiée. Les groupes alcoyle peuvent contenir, par exemple, jusquà 20 et en particulier Jusqu'à six atomes de carbone.L'effet surprenant mentionné ci-dessus est produit en particulier par les halogénures de 2,2-dShalogénoacyle. On obtient habituellement de très bons résultats avec des halogénures de 2-halogénoalcanoyle, en particulier avec des halogénures de 2, 2-dihalogénoalcanoyle. Des exemples de groupes A sont les groupes méthyle, éthyle, propyle, isopropyle, butyle, sec-butyle, tert-butyle, benzyle, phenéthyle, trityle, cyclopentyle, cyclohexyle, phényle, naphtyle, tolyle et xylyle. Des exemples de composés de la formule générale III sont le chlorure de monochloroacétyle, le chlorure de dichloroacéthyle, le chlorure de trichloroacétyle, le chlorure de 2-chloropropanoyle, le chlorure de 2,2-dichîoropropanoyle, le chlorure de 2-chlorobutanoyle, le-chlorure de 2,2-dichlorobutanoyle, le chlorure de ionochloromonophénylacétyle, le chlorure de dichloroionophényl- acétyle, le chlorure de monochloromonocyclohexylacétyle et le chlorure de dichloromonocyclohexylacétyle et les halogénures d'acyle obtenus quand un ou plusieurs des atomes de chlore dans ces composés sont remplacés par des atomes de broie. On a obtenu de très bons résultats avec le chlorure de dichloroacétyle. Des composés éthyléniquement non saturés asymétriques en ce qui concerne la double liaison peuvent former deux cyclobutanones différentes et des alcynes asymétriques en ce qui concerne la triple liaison peuvent former deux cyclobuténones différentes, suivant la régiospécificité de la cycloaddition concernée. Pour une explication du concept de "régiosspécificité", , voir "Methoden der Organischen chemie" (Houbel-Weyl), 4ème édition (1971), Vol. IV/4, page 143. Les composés non saturés peuvent être des hydrocarbures ou ils peuvent porter des substituants non-hydrocarbures tels que des groupes alcoxy, benzyloxy, oxo ou éthoxycarbonyle, comme c'est le cas par exemple dans l'oxyde disopropyle et de 3-méthyl-2-butényle, l'oxyde de benzyle et de 3-méthyl-2-butényle, le 2,3,5-trimé thyl-2,4-hexadiénoate d'éthyle et la 6-méthyl-5-heptène-2-one. Toutefois, les composés non saturés substitués donnent habituellement les composés cycliques avec des rendements relativement bas, par exemple moins de 20%, par rapport à l'halogénure d'acyle. Les composés non saturés non substitués donnent habituellement les composés cycliques avec un rendement plussélevé et sont donc préférés. Les alcènes sont particulièrement préférés ; ils donnent habituellement les cyclobutanones avec un rendement compris entre 50 et 75%. Les alcènes peuvent avoir une chaine droite ou ramifiée et peuvent avoir une structure cis ou trans. Des exemples d'alcènes sont l'éthène, le propène, le 1-butène, le cis-2-butène, le trans2-butène, l'isobutène, le 2-pentène, le 2-hexène, le 3-hexène, le 2-heptène, le 3-heptène, le 2-méthyl-2-butène, le 3-méthyl-2-pentène, le 3-méthyl-3-hexène, le 2,4-diméthyl-3-hexène, le 2,3,4triméthyl-2-pentène, le 1-octène, le 2-octène, le 3-octène, le 1nonène, le 1-décène, le 1-dodécène, le 1-tétradécène, le 1-pentadécène, le l-hexadécène, le 1-eicosène, le 1-docosène, le méthylène cyclobutane, le méthylène cyclopentane, le méthylène cyclohexane, les isopropylidène cycloalcanes correspondants et le 3-phényl-1propène.On a obtenu de très bons résultats avec le 2,5-diméthyl2-butène et le 2-méthyl-2-pentène. On a trouvé que le 2,5-diméthyl-2,4-hexadiène réagit de manière stéréospécifique avec le monochlorocétène pour donner de la trans-2-chloro-4,4-diméthyl-3-(2-méthyl-1 -propényl) cyclobutanone et de la trans-2-chloro-3,3-diméthyl-4-(2-méthyl-1 -propényl) cyclobutanone avec une haute sélectivité. Pour une explication du concept de "stéréospécificité", voir nMethoden des Organischen Chemie" (Houben-Weyl), 4ème édition (1971), Vol. IV/4, page 143. 'l'importance de cette stéréospécificité est expliquée davantage ci-après. Les composés non saturés contenant une structure allénique donnent des alcoylidèneoyclobutanones. Des exemples de composés non saturés alléniques sont l'allène, le 1,2-butadiène, le 2,3-pentadiène, le 2,4-diméthyl-2,3-pentadiène, le 3,5-diéthyl3,4-heptadiène, le 5-méthyl-1,2-hexadiène, le 2,8-diméthyl-4,5nonadiène, le 3-nonyl-1,2-dodécadiène, le 1,2-pentadécadiène, l'allénylbenzène et le tétraphénylallène. Quand le composé éthyléniquement non saturé est un composé cyclique ou hétérocyclique, des composés bicycliques contenant un noyau de cyclobutanone sont formés. Le composé cyclique de départ peut être, par exemple, penta-, hexa-, hepta- ou octogonal, peut être substitué ou non et peut avoir une deuxième double liaison carbone-carbone. L'un des charnons du cycle peut être un atome d'o- xygène. Des exemples de substituants sont des atomes d'halogènes non fixés sur un atome de carbone comportant une double liaison dans une molécule contenant une seule double liaison carbone-carbone et des groupes alcoyle.Des exemples de composés cycliques non saturés sont le cyclohexène, le cycloheptène, le cyclooctène, le 1,2-diméthylcy- clopentène, le 2-méthylcyclohexène, le 3-méthylcyclohexène, le 2,5diméthylfuranne, l'indène, le 2,3-diméthylindène et le 2H-3,4-dihy- dropyranne Des exemples alcynes sont le propyne, le 1-butyne, le 2-butyne, le 1 -pentyle, le 2-pentyne, le 1-hexyne, le 1-heptyne, le 1-dodécyne, le 2-méthyl-1-pentyne, le phényléthyne et le 3-phényl 1-propyne. Les atomes de carbone à double et triple liaison dans les composés éthyléniquement non saturés et les alcynes qui contiennent une seule double ou triple liaison, respectivement, ne peuvent pas porter de substituants désactivants, tels que des atomes dchalo- gènes ou des groupes carboxyle ou carboxyle estérifié, parce que ces composés non saturés substitués ne forment que très peu de composés cycliques, ou même pas du tout. On a trouvé que la réaction doit être conduite dans un solvant polaire aprotique inerte de manière à empocher ou à diminuer autant que possible les réactions secondaires. On a trouvé que des éthers, spécialement des oxydes alcoyle et des alcanones, spécialement des cétones dont pas plus d'un des atomes de carbone reliés au groupe carbonyle n'est quaternaire, sont des solvants très utilisables. Il est possible aussi de conduire la réaction selon la présente invention dans un mélange de solvants polaires aprotiques inertes tel qu'un mélange d'oxyde d'éthyle et de méthyltert-butyl cétone0 De petites quantités de solvants inertes comme de toluène ou de xylène peuvent aussi être tolérées. Des exemples dtoxydes d'alcoyle sont l'oxyde d'éthyle, l'oxyde de n-propyle, oxyde de n-propyle et d'isopropyle, ltoxy- de d'isopropyle et oxyde de n-butyle. Parmi les éthers, l'oxyde d'éthyle est préféré, parce que dans ce solvant on obtient habituellement les plus hauts rendements en composés cycliques. 'l'halogénure d'acyle peut Entre utilisé à une concentration quelconque dans oxyde d'alcoyle et de préférence à une concentration inférieure à 1 mole par litre d'oxyde d'alcoyle, parce qu'à de plus fortes concentrations le rendement en composé cyclique diminue quand la concentration augmente. Cette concentration est de préférence comprise entre 0,1 et 0,6 mole par litre. Le composé non saturé et lthalogénure acyle peuvent être dissous dans un rapport molaire quelconque dans l'oxyde dtal- coyle. Les composés cycliques sont obtenus à des rendements croissants quand on augmente les rapports molaires du composé non saturé à l'halogénure d'acyle ; par exemple, avec un rapport molaire de 4, ce rendement a atteint une valeur de plus de 90%. Pour cette raison, le rapport molaire est de préférence compris entre 2 et 20 et en particulier entre 2 et 10, Les cétones, en particulier les alcanones, sont les solvants les plus intéressants trouvés jusqutà présent, parce que des rendements élevés des composés cycliques sont obtenus dans ces solvants à des concentrations de l'halogénure d'acyle très supérieures à t mole par litre. Cela s'applique particulièrement aux alcanones qui ont au moins deux ramifications dans le squelette carboné de la molécule et dont pas plus d'un des deux atomes de carbone reliés au groupe carbonyle n'est quaternaire. La diisobutyl cétone et la iéthyl tert-butyl cétone sont préférées. Dans des cétones, l'halo- génure d'acyle est transformé partiellement en composés cycliques et partiellement en polymères, tandis que le reste reste inchangé. La présence d'halogénure d'acyle inaltéré est un avantage de l'utilisation de cétones, qui n'est pas fourni par les oxydes d'alcoyle; dans ces derniers solvants, l'halogénure d'acyle est partiellement transformé en composé cyclique et le complément en matière de masse moléculaire élevée. Dans certaines cétones, des quantités relativement grandes de matières polymères peuvent être formées, qui pro viennent de l'halogénure d'acyle ou du composé non saturé ou des deux. Il ne se forme que peu ou très peu de polymère dans la diisobutyl cétone et dans la méthyl tert-butyl cétone. Le rendement en composés cycliques diminue à mesure qu'on utilise de plus fortes concentrations de l'halogénure d'acyle dans une cétone. Ces rendements, toutefois, sont encore très élevés à des concentrations allant jusqu'à 15 et en particulier Jusqu'à 10 moles par litre de cétone. Pour cette raison, l'halogénure d'acyle est de préférence utilisé à une concentration comprise entre 1 et 15 moles et en particulier entre 3 et 10 moles par litre de la cétone. Le rendement diminue rapidement avec des concentrations croissantes du composé non saturé au-dessus de 15 moles par litre, quelle que soit la concentration de l'halogénure d'acyle, l'halogénure de zinc et l'halogénure d'étain formés devenant de moins en moins solubles dans le liquide environnant.A des concentrations stélevant au-dessus de 40 moles par litre, ces halogénures sont très peu solubles ou même ne le sont pas du tout et, en conséquence, des composés cycliques ne sont formés qu'avec de grandes difficultés, ou mdme pas du tout. La sélectivité envers les composés cycliques quand on utilise des cétones cogne solvant n'est guère influencée par les rapports molaires du composé non saturé à l'halogénure d'acyle croissant au-dessus de 0,5. Pour cette raison, ce rapport molaire est de préférence choisi entre 0,5 et 10 et en particulier entre 1 et 2. La sélectivité envers le composé cyclique augmente avec un accroissement des rapports molaires du zinc ou de l'étain à l'halogénure d'acyle. En conséquence, ce rapport est de préférence choisi entre 1 et 10 et en particulier entre 1 et 5. On obtient habituellement de très bonnes sélectivités avec des rapports molaires compris entre 3,5 et 4,5. La sélectivité en composé cyclique est aussi favorablement influencée par une distribution homogène du zinc ou de l'étain dans le liquide. Cette sélectivité est relativement basse quand on utilise de la poudre de zinc, qui a une surface spécifique relativement grande, mais est bien plus élevée quand les particules de zinc ont une surface spécifique relativement petite, par exemple quand on utilise des particules de zinc ayant une plus grande dimension dtau moins 0,1 mm par exemple.On a obtenu de hautes sélectivités avec des particules ayant une plus grande dimension comprise entre 0,5 et 5 mm. Quand on modifie le nouveau procédé en adoptant une température non supérieure à 5 C, aucune cycloaddition mesurable ne se produit. On a trouvé que le rendement en composé cyclique augmente à des températures qui s'élèvent au-dessus de 50C, atteint un maximum à une température comprise entre, habituellement 25 et 60 C, et diminue quand les températures 8 1 élèvent au-dessus de celle correspondant au rendement maximal. Pour cette raison, le nouveau procédé est de préférence mis en oeuvre à une température comprise entre 15 et 1 ooe C et en particulier entre 25 et 6oe C. On obtient habituellement les meilleurs résultats quand on met en oeuvre le procédé à une température comprise entre 35 et 50 C. La mise en contact peut entre effectuée d'une manière désirée quelconque. Par exemple, l'halogénure d'acyle est ajouté à une suspension agitée de zinc ou d'étain dans une solution du composé non saturé, soit en une seule fois, soit, ce qui est préféré, progressivement en une période allant par exemple jusqu'à 5 heures. L'halogénure d'acyle est de préférence ajouté assezsrapiaement, en une période comprise par exemple entre 0,25 et 0,75 heure. Des temps d'addition plus longs diminuent habituellement le rendement en composé cyclique. Une addition progressive de l'halogénure d'acyle est particulièrement préférée dans le cas d'halogénures de 2,2-di- et de 2,2,2-trihalogénoacyle, parce quelle a une influence favorable sur la sélectivité en composé cyclique car ces halogénures forment in situ des mono- et des dihalogénocétènes, respectivement, qui sont transformés facilement en matière de masse moléculaire élevée indésirable.Dans certains cas, toutefois, la cycloaddition peut démarrer brusquement après que la majeure partie ou la totalité de lthalogénure d'acyle a été ajoutée, avec dégagement de chaleur concomitant et formation considérable de polymère. La cycloaddition commence habituellement immédiatement et 'effectue d'une manière douce sans accroissement important de la concentration dthalogénure acyle quand successivement une suspension de zinc ou d'étain dans un solvant contenant moins de 25%, de préférence de 2 à 10% de la quantité totale d'halogénure d'acyle à utiliser est agitée, le composé non saturé est introduit dans la suspension agitée et on ajoute le complément de l'halogénure d'acyle.Les sélectivités sont aussi favorablement influencées quand on ajoute progressivement du zinc ou de l'étain à une solution de l'halogénure d'acyle et du composé non saturé ou, en particulier, quand l'halogénure acyle et le composé non saturé sont ajoutés ensemble à une suspension agitée de zinc ou d'étain dans un solvant. La sélectivité envers les cyclobutanones ou les cyclobuténones est habituellement àméliorée quand le nouveau procédé est mis en oeuvre en présence d'un halogénure inorganique. Des quantités catalytiques de ces halogénures sont très utilisables, de préférence comprises entre 0,1 et 10 moles %, par rapport à l'halogénure de 2-halogénoacyle. Des halogénures inorganiques très utilisables sont l'iodure mercurique, le chlorure de sodium et en particulier ltio- dure de potassium et le chlorure d'ammonium. Les composés cycliques préparés par le nouveau procédé peuvent être isolés à l'état pur par distillation du mélange de réaction après élimination du zinc ou de étain et lavage à l'eau pour éliminer l'halogénure de zinc ou d'étain obtenu. Quand les composés cycliques sont des 2-halogénocyclobutanones, le mélange de réaction peut, après élimination du zinc ou de I'étain, et de leurs halogénures, Outre chauffé avec de l'eau en présence d'une base, pour effectuer une contraction des cycles avec formation de sels d'acides cyclopropanecarboxyliques de la formule générale qui sont souvent obtenus avec un rendement de 90 à 100%, par rapport à la 2-halogénocyclobutanone. Des esters cyclopropanecarboxyliques substitués sont particulièrement utilisables comme insecticides, parce qulils associent une haute activité insecticide à une faible toxicité pour les mammifères. Ainsi, la présente invention concerne aussi un procédé pour la préparation d'acides cyclopropane carboxyliques de la formule générale V en préparant un composé de la formule générale I ou II par réaction d'un halogénure de 2-halogénoacyle de la formule gS nérale III dans un solvant polaire aprotique inerte avec un composé éthyléniquement non saturé ou un alcyne à une température de plus de PC en présence de zinc et/ou d'étain et en chauffant le ou les comme posés obtenus avec de l'eau en présence d'une base et en transformant le sel de l'acide cyclopropane carboxylique obtenu en l'acide libre. Par exemple, comme spécifié ci-dessus, on peut faire réagir du 2,5-dimAthyl-2,4-hexadiène avec du monochlorocétène formé in situ avec formation de 2-chloro-4,4-diméthyl-3-(2'-méthyl-1'-pro- pényl)cyclobutanone et de 2-chloro-3,3-diméthyl-4-(2'-méthyl-1 '-propényl)cyclobutanone.Ces deux derniers composés sont transformés par le procédé de contraction de cycles mentionné ci-dessus en un mélange de sels d'acide cis et trans-chrysantemummonocarboxylique (acide 2,2-diméthyl-3-isobuténylcyclopropanecarboncylique), qui peut entre transformé facilement en l'acide libre. Environ 96% de l'acide chrysanteiummonocarboxylique a la structure trans, ce qui constitue une particularité intéressante, parce que l'acide trans-chrysante mummonocarboxylique a une activité insecticide considérablement supérieure à celle de acide cis-chrysantemummonocarboxylique. Quand on fait réagir du 2,4-diméthyl-2,3-pentadiène avec du monochlorocétène formé in situ, il se forme de la 2-chloro-3,3diméthyl-4-isopropylidènecyclobutanone et de la 2-chloro-4,4-diméthyl-3-isopropylidènecyclobutanone. Ces deux derniers composés sont transformés par le procédé de contraction de cycle mentionné ci-dessus en sels d'acide 2,2-dimethyl-3-isopropyllidènecyclopropanecarbo xylique. Les acides cyclopropanecarboxyliques peuvent être précipités des solutions aqueuses de leurs sels par addition d'une solution aqueuse d'un acide minéral fort. L'acide carboxylique précipité obtenu quand on soumet une 2-halogéno-cyclobutanone au procédé de contraction de cycle/conversion a une plus haute pureté et une couleur moindre quand il y a moins de polymère formé en même temps dans le nouveau procédé. En conséquence, la méthyl tert-butyl cétone et la diisobutyl cétone sont les solvants préférés quand des 2-halo génocyclobutanones sont préparées comme progéniteur d'acides cyclopropanecarboxyliques. Les cyclobuténones peuvent 3trie hydrogénées en cyclobutanones correspondantes, qui peuvent être utilises comme décrit cidessus. L'invention est encore illustrée par les exemples suivants. Les expériences décrites ont été conduites dans un ballon à trois tubulures, équipé d'un agitateur à palettes, d'un entonnoir de dosage avec robinet, d'un thermomètre, d'une entrée pour l'azote et d'un condenseur à reflux refroidi par eau comportant un tube desséchant. Les expériences ont été conduites sous azote. Certains des composés répondant aux formules I, II ou V sont des composés nouveaux. Les expériences décrites dans les exemples I à IV ont été conduites comme suit, à moins d'indication contraire. On introduit dans le ballon du 2,3-diméthyl-2-butène, des granules de zinc et 1 litre d'oxyde d'éthyle séché. Les granules de zinc ont une plus grande dimension de 1 nmi. La suspension dans le ballon est maintenue à l'ébullition avec reflux, on ajoute du chlorure de dichloroacétyle goutte à goutte par ltentonnoir de dosage pendant une période de 4 heures et le mélange réactionnel ainsi formé est agité avec chauffage au reflux pendant une période supplémentaire de 8 heures. Pendant toute la durée des expériences, l'agita- teur maintient le zinc distribué de manière homogène dans le liquide. Le chlorure de dichloroacétyle est complètement transformé partiellement en 2-chloro-3,3,4,4-tétraméthylcyclobutanone, que l'on appelle ci-après composé A", et le complément en produits de masse molécu- laire élevée. Le 2,3-diméthyl-2-butène qui a réagi est transformé complôtement en composé A. Le rendement en composé A est calculé par rapport au chlorure de dichloroacétyle de départ. Les composés 2,3diméthyl-2-butène et chlorure de dichloroacétyle sont appelés DMB et DCAC, respectivement, et leurs concentrations sont exprimées en moles par litre de solvant. Exemple I On conduit cinq expériences, en utilisant les concentrations de DMB et de DCAC et les rapports molaires du zinc au DCAC indiqués dans le Tableau I. Ce tableau indique aussi les rapports molaires calculés du DMB au DCAC et présente les rendements en composé A. Tableau I Expérience Concen- Moles/litre Rapport molaire Rendement N tration, de DCAC DMB:DCAC Zn:DCAC en A, DMB % 1 0,24 0,77 0,31 9,2 22 2 0,24 0,32 0,75 7,4 57 3 0,24 0,18 1,53 10 52 4 0,49 0,10 5 2 > 90 5 1,96 0,10 20 2 > 90 Exemple II On conduit cinq expériences, en utilisant du DMB et du DCAC, chacun à une concentration de 0,24 mole par litre, et avec les rapports molaires du zinc au DCAC indiqués dans le Tableau II. Ce tableau présente aussi les rendements en composé A. Tableau II Expérience N Rapport molaire Rendement en A, Zn:DCAC % 1 1,0 17 2 1,1 27 3 1,5 58 4 2,0 62 5 4,0 64 Exemple III On conduit cinq expériences, en utilisant des quantités molaires égales de DMB et de DCAC, un rapport molaire du zinc au DCAC de 2 et les concentrations de DCAC indiquées dans le Tableau III. Dans les expériences 4 et 5, le DCAC est introduit pendant des périodes de 16 et de 24 heures, respectivemént, au lieu de quatre heures. Le Tableau III présente aussi les rendements en composé A. Tableau III Expérience No Concentration de DCAC Rendement A, moles moles Par litre 1 i) 0,24 62 2 0,42 41 3 0,84 38 4 0,42 38 5 0,84 37 ) comme exemple II, expérience 4. ExemPle IV Un mélange de DCAC et de DMB (au lieu de DCAC seulement) est ajouté à un mélange agité d'oxyde d'éthyle et de granules de zinc (au lieu d'un mélange de DMB, de granules de zinc et d'oxyde éthyle). On conduit trois expériences de cette manière, en utilisant un rapport molaire du zinc au DCAC de 2 et les rapports molaires du DMB au DCAC ainsi que les concentrations de DCAC spécifiés dans le Tableau IV. Ce tableau présente aussi les rendements en composé A. Tableau IV Expérience W Concentration de Rapport molaire Rendement DCAC, moles par DMB:DCAC en A, % ~~~~~~~~~~~~~ litre ~~~~~~~~~~~~~~~ 1 0,42 1,0 53 2 0,42 1,1 52 3 0,84 1,0 42 Les rendements obtenus dans les expériences 1 et 3 sont plus élevés que ceux des expériences 2 et 3, respectivement, de l'Exemple III, où on a utilisé les mêmes concentrations de DCAC. Exemple V Expérience A On conduit une expérience en utilisant un rapport Diolai- re de DMB à DCAC de 0,75 et un rapport molaire du zinc à DCAC de 7,4. On introduit dans le ballon 400 cm3 d'oxyde d'éthyle au lieu de 1 litre. On utilise le DCAC dans une quantité de 0,16 mole dissoute dans 100 c d'oxyde d'éthyle. Le mélange réactionnel est agité pendant une période supplémentaire de deux heures, au lieu de huit, après l'introduction du DCAC. Le rendement en composé A est de 57X. Expérience B : (pas selon l'invention) Un mélange de 50 c d'oxyde dtéthyle, de 0,012 mole de DCAC et de 0,036 mole de granules de zinc ayant une plus grande ditension de 1 n est agité énergiquement avec chauffage au reflux à une température de 340 C. Après t6 heures d'agitation, le DCAC a complètement disparu. Ensuite, le zinc est éliminé par décantation et on ajoute 0,012 mole de DMB au liquide obtenu. Le mélange ainsi formé est agité énergiquement pendant 3 heures à une température de 340 C. A la fin de cette période, aucune quantité détectable de cyclobutanone n'est présente dans le mélange. Les expériences décrites dans les Exemples VT à x sont conduites comme suit, à moins d'indication contraire. Dans un ballon à trois tubulures, on introduit 10 moles de DCAC, 0,6 mmole de KI, 96 mmoles de tournure de zinc ayant une plus grande dimension de 0,841 mm et 20 cm3 d'un solvant. La tempé- rature initiale du mélange ainsi formé est de 380 C. On chauffe le mélange à 430 C, on agite pendant t heure et ensuite on ajoute en une seule portion 48 mmoles (5,7 cm ) de DM3. Ensuite, on introduit 52 mmoles de DCAC en une période de 35 minutes et le mélange réactionnel ainsi formé est agité pendant une période supplémentaire de 1,25 heure, à une vitesse de l'agitateur de 2000 tours par minute. Exemple VI On conduit six expériences, en utilisant les solvants mentionnés dans le Tableau VI. Ce tableau présente aussi les rendements en composé A, par rapport au DCAC de départ. Tableau VI Exp. Solvant Rendement Polymère Couleur du mélange N. ~~~~~~~~~~~~~~~ en A, % formé de réaction 1 acétone 21 beaucoup brun foncé 2 méthyl éthyl cétone 30 un peu brun clair 3 méthyl isobutyl cétone 38 un peu brun clair 4 diisobutyl cétone 54 très peu jaune 5 méthyl tert-butyl cétone 53 peu jaune 6 di-tert-butyl moins de beaucoup brun foncé cétone 0,8 Les polymères formés dans les expériences 1 et 2 proviennent de DCAC et de DMB. Le DMB qui a réagi dans les expériences 3, 4 et 5 est complètement transformé en composé A. Le ZnC12 formé dans l'expérieXce 6 sur la surface des particules de zinc ne se dissout pas. Plus il y a de polymère formé, plus la couleur du mélange de réaction est foncée. Exemple VII On conduit quatre expériences en utilisant de la diisobutyl cétone comme solvant et les concentrations de DMB et de DCAC indiquées dans le Tableau VII. Ce tableau indique aussi les rapports molaires de DMB à DCAC calculés d'après ces concentrations et présente les rendements en composé A. Tableau VII Expérience Concentration, Moles/litre Rapport molaire Rendement No DMB de DCAC DMB:DCAC en A. % î1) 2,4 3,1 9,78 2 4,8 3,1 1,55 58 3 12,0 3,1 3,87 56 4 46,5 3,1 15,0 O 1) comme Exemple IX, expérience 1. Il se forme très peu de polymère et le DMB qui réagit est complètement transformé en composé A. Le ZnCl2 formé ne se dissout pas complètement dans Itexpérience 3 et il ne s'en dissout pas du tout dans l'expérience 4. Exemple VIII On conduit trois expériences en utilisant de la diisobutyl cétone comme solvant, 62 mmoles de DCAC et les rapports molaires du zinc au DCAC indiqués dans le Tableau VIII. Ce tableau présente aussi les rendements en composé A. Le DM3 qui réagit est complètement transformé en composé A. Tableau VIII Expérience Rapport molaire Rendement en A, N zinc:DCAC 1 , 1 51 2 1,55 70 3 3,9 75 Exemple IX On conduit trois expériences en utilisant de la diisobutyl cétone comme solvant et un rapport molaire de DMB à DCAC de 0,78. Le Tableau IX indique les concentrations dans lesquelles on utilise DMB et DCAC et présente les rendements en composé A. Tableau IX Experiencé Concentration, Moles/litre Rendement en A, N DMB de DCAC % 1) 2,4 3,1 54 2 4,8 6,2 50 3 9,6 12,3 37 1) comme exemple VII, expérience 1. Temple X On conduit trois expériences en utilisant de la diisobutylcétone comme solvant,-aux températures indiquées dans le Tableau X. Ce tableau présente aussi les rendements en composé A. Tableau X Expérience Température, Rendement Polymère Couleur du mé No OC en A, X formé lange de réaction 1 24 36 peu jaune 2 43 54 peu jaune Exemple XI Une quantité de 10,3 noies de DCAC est ajoutée à une suspension agitée de 240 mmoles de tournure de zinc (mêmes dimensions que dans ltExemple VI), de 6 mmoles de chlorure d'ammonium et de O,6mmole d'iodure de potassium dans 20 cm3 de diisobutylcétone à une température de 380 C. La solution vire au jaune dans les trois minutes et on observe une élévation de température. La température est maintenue entre 40 et 450 C. Après 10 minutes, on ajoute 96 mmoles de 2-méthyl-2-pentène en une seule portion.Ensuite, on aJoute 51,7 mmoles de DCAC en une période de 30 minutes. Le mélange est ensuite agité à une température comprise entre 40 et 45 C pendant 1,25 heure. La solution jaune-orangé ainsi formée est décantée dans un entonnoir à décantation, le zinc en excès est lavé trois fois avec de l'acétone, les liqueurs de lavage acétoniques sont ajoutées à la solution jaune-orangé et le mélange ainsi formé est lavé avec 200 cm3 d'eau. Il se forme un pe de précipité, qui se dissout après acidification avec quelques gouttes d'acide chlorhydrique aqueux concentré. La solution acidifiée, qui contient de la 2-chloro-3-éthyl4,4-diméthyl-cyclobutanone et de la 2-chloro-4-éthyl-3,3-diméthylcyclobutanone, qui sont des composés nouveaux, est ensuite agitée avec 110 cm3 de solution aqueuse 1 M d'hydroxyde de sodium à une température de 22 C pendant 0,75 heure. Ensuite, le mélange est séparé en une couche aqueuse et une couche organique. La couche aqueuse est acidifiée avec 7,5 cm3 d'acide chlorhydrique aqueux concentré. L'huile ainsi formée est extraite à l'oxyde d'éthyle et la phase d'extrait est séchée sur du sulfate de magnésium anhydre. L'évaporation de l'oxyde d'éthyle laisse 3,8 g d'une huile visqueuse contenant 84% en poids d'acide 2 ,2-diméthyl-3-éthylcyclopropanecarboxylique. Le rendement en ce nouvel acide est de 42%, par rapport à DCAC. La sélectivité envers cet acide est de plus de 50%. Environ 60% de cet acide a la structure trans. Exemple XII Une quantité de 10,3 mmoles de DCAC est ajoutée à une suspension agitée de 240 noies de tournure de zinc (mêmes dimensions que dans l'Exemple VI), de 6 mmoles de chlorure d'ammonium et de 0,6 noie d'ioduré de potassium dans 20 cm3 de diisobutyl cétone à une température de 40 C. La solution vire au jaune dans les trois minutes et on observe une élévation de température. La température est maintenue entre 40 et 450 C. Après 8 minutes, on ajoute 96 moles de 2,5-diméthyl-2,4-hexadiène en une seule portion. Ensuite, on ajoute 51,7 mmoles de DCAC en une période de 30 minutes. Le mélange est ensuite agité à une température comprise entre 40 et 450C pendant une heure. La solution ainsi formée est décantée dans un entonnoir à décantation, le zinc en excès est lavé trois fois avec de l'acétone, les liquides de lavage acétoniques sont ajoutés à la solution jaune-orangé et le mélange ainsi obtenu est lavé avec 175 cm3 d'eau. Le mélange lavé, qui contient les deux composés nouveaux 2-chioro4,4-diméthyl-3-(2-méthyl-1-propényl)-cyclobutane et 2-chloro-3,3diméthyl-4-(2-méthyl-1-propényl)-cyclobutanone, est agité avec 110 cm3 dune solution aqueuse 1 M dthydroxyde de sodium à une température de 22 C pendant 0,75 heure. Ensuite, le mélange est séparé en une couche aqueuse et une couche organique. La couche aqueuse est acidifiée avec 7,5 cm3 acide chlorhydrique aqueux concentré. L'huile ainsi formée est extraite au chloroforme et la phase d'extrait est séchée sur du sulfate de magnésium anhydre. L'évaporation du chloroforme de la phase d'extrait laisse 5,5 g d'une huile visqueuse contenant 70% en poids d'acide chrysantemummonocarboxylique. Le rendement en cet acide est de 37%, par rapport à DCAC. Environ 96% de cet acide a la structure trans. Exemple XIII Une quantité de 10,3 mmoles de DCAC est ajoutée à une suspension agitée de 240 mmoles de tournure de zinc (mêmes dimensions que dans l'exemple VI), de 6 mmoles de chlorure d'ammonium et de 0,6 mole d'iodure de potassium dans 20 cm3 de diisobutylcétone à une température de 40 C. La température est maintenue entre 40 C et 45 C. Après 3 minutes, on ajoute en une seule portion 48 noies dtoxyde d'isopropyle et dé 3-méthyl-2-butényle. Ensuite, on ajoute 51,7 mmoles de DCAC en une période de 20 minutes. Le mélange est ensuite agité à une température comprise entre 40 et 450C pendant 0,25 heure. La solution jaune ainsi formée est décantée dans un entonnoir à décantation, le zinc en excès est lavé trois fois avec de l'acétone, les liquides de lavage acétoniques sont ajoutés à la solution Jaune et le mélange ainsi obtenu est lavé avec 175 cm3 d'eau. Le mélange lavé, qui contient les deux composés nouveaux 2-chloro-4isopropoxyméthyl-3,3-diméthylcyclobutanone et 2-chloro-3-isopropoxyméthyl-4,4-diméthylcyclobutanone, est agité avec 110 cm3 d'une solution aqueuse 1 M d'hydroxyde de sodium à une température de 22 C pendant 0,75 heure. Ensuite, le mélange est séparé en une couche aqueuse et une couche organique. La couche aqueuse est acidifiée avec 7,5 c13 d'acide chlorhydrique aqueux concentré. L'huile ainsi formée est extraite au chloroforme et la phase d'extrait est séchée sur du sulfate de magnésium anhydre. L'évaporation du chloroforme de la phase d'extrait laisse 2,65 6 d'une huile visqueuse contenant 64% en poids dtacide 2,2-diméthyl-3-isopropoxyméthylcyclopropane- carboxylique.Le rendement en ce nouvel acide est de 15%, par rapport à DCAC. Une proportion des deux tiers environ de cet acide a la structure trans. Exe XIV Une quantité de 51,7 mmoles de DCAC est ajoutée à une suspension agitée de 1200 moles de tournure de zinc (mêmes dimensions que dans l'Exemple VI), de 29,9 mmoles de chlorure d'ammonium et de 3,0 mmoles d'iodure de potassium dans 100 cm de diisobutyl cétone à une température de 350 C. La solution vire au jaune dans les cinq minutes et on observe une élévation de température. La température est maintenue entre 40 et 45 C. Après 5 minutes, on ajoute en une seule portion 240 mmoles d'oxyde de benzyle et de 3-méthyl-2-butényle, ce qui produit une élévation de la température à 50 C. Dix minutes après l'addition de l'oxyde de benzyle et de 3-méthyl-2-butényle, on ajoute 310 mmoles de DCAC en une période de 35 minutes.Le mélange est ensuite agité à une température comprise entre 40 et 45aC pendant 0,75 heure. La solution ainsi formée est décantée dans un entonnoir à décantation, le zinc en excès est lavé trois fois avec de ltacé- tone, les liquides de lavage acétoniques sont ajoutés à la solution et le mélange ainsi obtenu est lavé avec 500 cm3 d'eau. Le mélange lavé, qui contient les deux composés nouveaux 2-benzyloxyméthyl-4chloro-3,3-diméthylcyclobutanone et 3-benzyloxyméthyl-2-chloro-4,4diméthylcyclobutanone, est agité avec 550 cm3 d'une solution aqueuse 1 M d'hydroxyde de sodium à une température de 22 C pendant 0,75 heure. Ensuite, le mélange est séparé en une couche aqueuse et une couche organique. La couche aqueuse est acidifiée avec 40 cm d'acide chlorhydrique aqueux concentré.L'huile ainsi formée est extraite au chloroforme et la phase d'extrait est séchée sur du sulfate de ma- gnésium anhydre. L'évaporation du chloroforme de la phase d'extrait laisse 14,0 g dune huile visqueuse contenant 53% en poids du composé nouveau acide 2-benzyloxyméthyl-3,3-diméthylcyclopropanecarboxyli- que. Le rendement en cet acide est de 8%, par rapport à DCÂC. Environ 57% de cet acide a la structure trans. E:xelule 2V - Dans un ballon à trois tubulures, on introduit 10 cm) d'oxyde éthyle, 3 mmoles d'un composé non saturé et 6 mmoles de granules de zinc et on agite le mélange à une température de 3PC. Ensuite, on ajoute 6 mmoles de DCAC en une seule portion. On conduit sept expériences, chacune avec un autre composé non saturé. Le Tableau XI indique quels composés non saturés on utilise et présente les rendements en composés cycliques formés, par rapport à DCAC, à divers moments après le début de ltexpérience. Les composés cycliques formés, à l'exception de la 2-chloro-3,3,4,4-tétraméthylcyclobutanone, sont nouveaux. TABLEAU XI Composés non Composés cyclique formés Rendement en composés sature cycliques après ... min, % 15 30 60 120 180 Propéne 2-chloro-4-méthylcyclobutanone et 2-chloro-3-méthylcyclobutanone 28 34 35 Cis-2-butène 2-chloro-3,4-diméthylcyclobutanone 12 39 43 43 Trans-2-butène 2-chloro-3,4-diméthylcyclobutanone 45 53 54 Isobutène 2-chloro-4,4-diméthylcyclobutanone et 2-chloro-3,3-diméthylcyclobutanone 10 21 49 51 2-méthyl-2-butène 2-chloro-3,4,4-triméthylcyclobutanone et 2-chloro-3,3,4-triméthylcyclobutanone 50 55 55 67 2,3-diméthyl-2- 2-chloro-3,3,4,4-tétraméthylcyclobutanone 43 59 67 36 butène 2-butyne 4-chloro-2,3-diméthylcyclobutèn-2-one 29 35 Exemple XVI Dans un ballon à trois tubulures, on introduit 1 litre d'oxyde d'éthyle desséché, 0,54 mole de granules de zinc ayant une plus grande dimension de 1 mm et 0,24 mole de 2,3-diméthyl-2-butène. La suspension dans le ballon est maintenue à l'ébullition avec reflux et une solution de 0,24 mole de DCAC dans 50cm d'oxyde d'é- thyle desséché est introduite goutte à goutte par l'entonnoir de dosage en une période de quatre heures. Le mélange réactionnel ainsi formé est agité avec chauffage au reflux pendant une période supplédentaire de 8 heures. Après refroidissement à une température de 20 C, le mélange de réaction est lavé avec un volume égal d'eau. On sépare les deux phases et la couche organique obtenue, contenant le composé A, est agitée avec une solution de 0,5 mole d'hydroxyde de sodium dans 500 cm3 d'eau et tandis qu'on agite,l'oxyde d'éthyle est chassé par distillation.Ensuite, consécutivement, de l'acide chlorhydrique aqueux à 20% en poids est aJouté au résidu obtenu jusqu'à ce que le pH atteigne une valeur de 2,5, la solution est soumise à une distillation à la vapeur d'eau et le distillat est séparé par filtration en un liquide aqueux et en acide 2,2,3,3-tétraméthylcyclopropanecrboxylique solide. Le rendement en cet acide est de 57%, par rapport à DCAC. Exemple XVII Le mode opératoire décrit dans l'Exemple XVI est répété avec quatre autres composés éthyléniquement non saturés. Le Tableau XII indique les composés non saturés utilisés et présente les noms des cyclobutanones et des acides cyclopropanecarboxyliques formés, les rendements dans lesquels ces composés sont obtenus et certaines propriétés physiques de ces composés. TABLEAU XII Composés non Cyclobutanone formé Acie cyclopropane- Propriétés saturé carboxylique formé physiques Nom Rende- Nom Rendement ment 2,4-diméthyl- 2-chloro-4,4-diméthyl- 30 acide 2,2-diméthyl- 23 Point d'é2,3-penta- 3-isopropylidènecyclo- 3-isopropylidènecy- bullition diène butanone * et 4-chloro- clopropanecarboxyli- 70 C/10 mm 3,3-diméthyl-2-isopro- que pylidènecyclobutane 2,5-diméthyl- 2-chloro-4,4-diméthyl-3- 42 acide 2,2-diméthyl- 25 Point de 2,4-hexadiène (2-méthyl-1-propényl)cy- 3-(2-méthyl-propényl)- fusion 53 C clobutanone * et 2-chloro- cyclopropanecarboxy3,3-diméthyl-4-(2-méthyl- lique (acide chrysan1-propényl)cyclobutanone thémummonocarboxylique * Ce composé est nouveau. TABLEAU XII (suite) Composé non Cyclobutanone formé Acide cyclopropane- Propriétés saturé carboxylique formé psysiques Nom Rende- Nom Rendement ment éthyl 2,3,5- 2-chloro-3,3-diméthyl-4- 38 Acide 2-(1-méthyl- 14 triméthyl- (1-méthyl-2-éthoxycarbonyl- 2-carboxy-1-propé2,4-hexa- 1-propényl)cyclobutanone*; nyl)-3,3-diméthyldiènoate 2-chloro-4,4-diméthyl-3- cyclopropanecarbo (1-méthyl-2-éthoxycarbonyl- xylique* et ses 1-propényl)cyclobutanone*; isoméres 2-chloro-3,4-diméthyl-3éthoxycarbonyl-4-(2-méthylpropényl)cyclobutanone*, et 2-chloro-3,4-diméthyl-4éthoxycarbonyl-3-(2-méthylpropényl)cyclobutanone*. 1,2-diméthyl- 6-chloro-1,4-diméthylbicy- 20 acide 1,5-diméhylbi- 12 Point de cyclopentène clo [3.2.0] heptanone-5* cyclo [3.1.0] hexane- fusion (endo et exo) 6-carboxylique* 62 C *Ce composé est nouveau. Exemple XVIII Le mode opératoire décrit dans l'Exemple XVI est répété avec 0,5 mole de poudre d'étain au lieu de 0,5 mole de granules de zinc. Le composé A est obtenu avec un rendement de 25%. REVENDICATIONS 1 - Un procédé pour la préparation d'une cyclobutanone de la formule générale I ou d'une cyclobuténone de la formule générale II formules dans lesquelles chaque Â représente un atome d'halogène ayant un nombre atomique non supérieur à 35, un atome d'hydroEèale ou un groupe d'hydrocarbure substitué ou non, procédé selon lequel on net en contact un halogénure de 2-halogénoacyle de la formule générale dans laquelle A a la signification décrite ci-dessus et Hal représente un atome d'halogéne ayant un nombre atomique non supérieur à 35, dans un solvant polaire aprotique inerte avec un composé éthylénique ment non saturé ou un alcyne à une température supérieure à 9 C C en présence de zinc et/ou d'étain. 2 - Un procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'halogénure de 2-halogénoacyle de la formule générale III est un halogénure de 2,2-dihalogénoacyle 3 - Un procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'halogénure de 2,2-dihalogénoacyle est du chlorure de dichloroacétyle. 4 - Un procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que lthydrocarbure éthyléniquement non saturé est un alcène ayant une ou deux doubles liaisons carbone-carbone. 5 - Un procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'alcane est du 2,3-diméthyl-2-buténe, du 2-méthyl-2-pentène ou du 2,5-diméthyl-2,4-hexadiène. 6 - Un procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on utilise comme solvant un oxyde alcoyle ou une cétone, 7 - Un procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on utilise de l'oxyde d'éthyle comme solvant. 8 - Un procédé selon l'une des revendications 6 et 7, caractérisé en ce que l'halogénure de 2-halogénoacyle de la formule générale III est utilise à une concentration comprise entre O,t et t mole par litre de préférence entre 0,1 et 0,6 mole par litre d'oxyde d'alcoyle. 9 - Un procédé selon lune des revendications 6 à 8, ca caractérisé en ce que le rapport molaire du (composé éthyléniquement non sature ou alcyne) à l'(halogénure de 2-halogénoacle de la formule générale III) est compris entre 2 et 20, de préférence entre 2 et 10. tO - Un procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le solvant utilisé est une alcanone qui comporte au moins deux ramifications dans le squelette carboné de la molécule et dont pas plus d'un des deux atomes de carbone reliés au groupe carbonyle nest quaternaire. 11 - Un procédé selon la revendication tOX caractérisé en ce qu'on utilise comme solvant de la diisobutyl cétone ou de la mé thyl tert-butyl cétone. t2 - Un procédé selon l'une des revendications 6, 10 ou 11, caractérisé en ce que l'halogénure de 2-halogeuoacyle de la formule générale III est utilisé à une concentration comprise entre 1 et 15 moles par litre, de préférence entre 3 et 10 moles par litre de la cétone. 13 - Un procédé selon l'une des revendications 6, 10, il ou 12, caractérisé en ce que le rapport molaire du (composé éthyléniquement non saturé ou de l'alcyne) à l'(halogénure de 2-halogénoacyle de la formule générale III) est compris entre 0,5 et 10, de préférence entre 1 et 2. 14 - Un procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le rapport molaire du zinc ou de l'étain à l'halogénure de 2-halogénoacyle de la formule générale III est compris entre 1 et 10, de préférence entre 1 et 5. 15 - Un procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le zinc est utilisé sous la forme de particules ayant une plus grande dimension d'au moins 0,1 mm. 16 - Un procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est mis en oeuvre à une température comprise entre 25 et 60 C, de préférence entre 35 et 500C. 17 -Un procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en cequ'on le met en oeuvre en ajoutant progressivement l'halogénure de 2-halogénoacyle de la formule générale III à une suspension agitée de zinc ou d'étain dans une solution du composé éthyléniquement non saturé ou de l'alcyne. 18 - Un procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce qu'on agite une suspension de zinc ou d'étain dans un solvant contenant moins de 25% de la quantité totale de l'halogé- nure de 2-halogénoacyle de la formule générale III à utiliser. et qu'on ajoute à la suspension agitée le composé éthyléniquement non saturé ou l'alcyne et ensuite le reste de l'halogénure de 2halogénoacyle de la formule générale III. 19 - Un procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est mis en oeuvre en présence de 0,1 à 10 moles % d'un halogénure inorganique, par.rapport à l'halogé- nure de 2-halogénoacyle de la formule générale. III. 20 - Un procédé selon la revendication 19., caractérisé en ce qu'il est mis en oeuvre en présence d'iodure de potassium et/ou d chlorure.d'ammonium. 21 - Des cyclobutanones de la formule générale I ou des cyclobuténones de la formule générale II selon la revendication 1, caractérisées en ce qu'elles sont préparées par un procédé selon l'une des revendications précédentes. 22 - A titre de composés nouveaux, les composés suivants: 2-chloro-3-éthyl-4,4-diméthyl-cyclobutanone 2-chloro-4-éthyl-3,3-diméthyl-cyclobutanone 2-chloro-4,4-diméthyl-3-(2-méthyl-1-propényl)-cyclobutanone 2-chloro-3,3-diméthyl-4-(2-méthyl-1-propényl)-cyclobutanone 2-chloro-4-isopropoxyméthyl-3 ,3-diméthylcyclobutanone 2-chloro-3-isopropoxyméthyl-4,4-diméthylcyclobutanone 2-benzyloxyméthyl-4-chloro-3,3-diméthylcyclobutanone 3-benzyloxyméthyl-2-chloro-4,4-diméthylcyclobutanone 2-chloro-4-methylcyclobutanone ; 2-chloro-3-méthylcyclobutanone; 2-chloro-3,4-diméthylcyclobutanone ; 2-chloro-4,4-diméthylcyclobutanone; 2-chloro-3,3-diméthylcyclobutanone; 2-chloro-3,4,4-triméthylcyclobutanone ; 2-chloro-3,3,4-triméthylcyclobutanone; 4-chloro-2,3-diméhylcyclobutèn-2-one; 2-chloro-4,4-diméthyl-3-isopropylidènecyclobutanone ; 2-chloro-4,4-diméthyl-3-(2-méthyl-1-propényl)cyclobutanone 2-chloro-3,3-diméthyl-4-(1-méthyl-2-éthoxycarbonyl-1-propényl) cyclobutanone ; 2-chloro-4,4-diméthyl-3-(1-méthyl-2-éthoxycarbonyl-1-propényl) cyclobutanone 2-chloro-3,4-diméthyl-3-éthoxyearbonyl-4-(2-methyl-propényl) cyclobutanone ; 2-chloro-3,4-diméthyl-4-éthoxyearbonyl-3-(2-méthyl-propényl) cyclobutanone ; 6-chloro-1,4-diméthylbicyclo [3.2.0]heptanone-5.