L'invention concerne un procédé pour extraire de trous formes dans des organes de support des éléments tubulaires allongds. En particulier, le procédé comprend le reformage simultané du trou pour qu'il puisse recevoir un élément tubulaire de rechange. Lorsqu'un grand nombre dtéléments tubulaires sont logés dans un organe.de support pour servir par exemple dans un échangeur de chaleur, un évaporateur ou un condenseur, on peut aisOment comprendre qu'il se produira à l'usage, entre les éléments tubulaires et l'organe de support, une corrosion par laquelle l'assemblage primitif à frottement doux des elle ments tubulaires ne pourra pratiquement plus Outre débloqué, sinon avec de grandes difficultés et des frais levés de maind'oeuvre. Lorsque l'échangeur de chaleur ou le condenseur est installe par exemple dans une usine de force motrice, les éléments tubulaires peuvent avoir une longueur qui atteint 9 m ou même 21 m ce qui nécessite plusieurs organes de support répartis sur leur longueur. De plus, le nombre de ces éléments tubulaires peut dépasser 200 000 dans le cas où plusieurs oon- tenseurs sont utilisés dans une même installation. Les problèmes que soulevait jusqu'ici le remplacement de ces dents tubulaires sont considérables. On avait l'ha- bitude de sectionner les éléments tubulaires en des points situes de part et d'autre de chaque organe de support, de sorte que des "moignons" sortent de chaque trou. Puis les moignons étaient enlevés individuellement de force et le trou, qui avait été formé par la corrosion et par l'extractioà de l'élément tubulaire, était ensuite reformé par alésage ou brochage. Il a été suggéré qu'il serait peut-être possible d'extraire les éléments tubulaires par une action de traction directe, la soudure due à la corrosion au niveau de chaque trou étant brisée par le retrait de l'élément tubulaire sous l'effet de la traction, mais cela n'élimine pas le problbme de la déformation des trous0 C'est pourquoi la présente invention a pour but de fournir un procédé pour extraire de trous formés dans des organes de support des éléments tubulaires allongés, procédé qui puisse être appliqué plus rapidement et plus facilement qu'auparavant, laisse les trous dans un état qui se prête à l'insertion immédiate de tubes de rechange et, en outre, réduise dans une mesure notable le temps et les frais impliqués lorsqu'un système d'éléments tubulaires, par exemple le faisceau d'un condenseur dans une usine de force motrice, doit entre remis en état. L'invention fournit donc un procédé pour extraire d'un trou formé dans un organe de support un élément tubulaire allongé et pour reformer simultanément ce trou afin qu'il paisse recevoir un élément tubulaire de rechange, ce procédez comprenant les phases qui consistent à fixer, à l'extrémité avant de 11 élément tubulaire, un raccord creux qui constitue, lorsqu'il est ainsi fixé, un prolongement de ltélément tubulaire, à insérer à travers l'élément tubulaire et le raccord creux une tige dont la longueur totale est supérieure à la somme des longueurs de l'élément tubulaire et du raccord, à fixer cette tige au raccord dans la région de l'extrémité avant de l'élément tubulaire, à fixer une broche à la tige dans la région de l'extrémité arrière de l'élément tubulaire, à exercer une traction sur l'élément tubulaire en direction axiale par des moyens de préhension appropriés qui agissent, au moins au début, sur le raccord pour extraire du trou l'élément tubulaire et, de la sorte, attirer la broche à travers le trou pour réformer celui-ci. Le procédé décrit ci-dessus est particulièrement utile lorsque l'élément tubulaire doit Outre tiré à travers les trous de plusieurs organes de support, comme tel est le cas dans les exemples cités par ailleurs dans le présent mémoire. De façon avantageuse, le procédé comprend la phase supplémentaire consistant, immédiatement après la fixation du raccord, à l'extrémité avant de l'élément tubulaire, à exercer une traction préliminaire sur le raccord pour tirer l'élément tubulaire dans la direction axiale mentionnée tandis que son extrémité arrière est maintenue fermement, de façon à soumettre le métal ductile de l'élément tubulaire à un effet d'étirage pour réduire son diamètre, après quoi l'extremité arrière de l'élément tubulaire peut outre libérée avant l'extraction. Il convient que les moyens de préhension soient conçus pour exercer au début, qttr le raccord, une traction par pas successifs, une course de traction et de préhension alternant avec une course de retour sans préhension. Lorsque l'opération de traction préliminaire est achevée et que le diamètre de l'élément tubulaire a été suffisamment réduit, la seconde extrémité de l'élément tubulaire est libérée et l'action par pas successifs des moyens de préhension est reprise pour l'extraction de 11 élément tubulaire, pendant laquelle les moyens de préhension sont en contact avec l'élé- ment tubulaire lui-même. Les moyens de préhension sont constitués opportunément par un dispositif à mandrin susceptible d'exercer un effet de poussée ou de traction sur une tige ou un objet allongé, oomprenant un corps dans lequel mi trou traversant est formé en position centrale, plusieurs passages pratiqués dams le corps de maniere à traverser celui-ci en direction généralement radiale, ces passages étant en communication avec le trou central, plusieurs mâchoires mobiles montées chacune dans l'un des passages de manière à pouvoir se déplacer entre une position active dans laquelle une extrémité de cette mOchoire fait saillie dans le trou central et une position inactive en retrait, et des moyens élastiques qui ont tendance à amener les mâchoires dans leur position active. De préférence, les mâchoires sont montées à pivotement dans les passages pour faciliter leur retrait en position inac tive, produit par un mouvement relatif entre le dispositif à mandrin et la tige ou traverse sur laquelle agit ce dispositif. En outre, le dispositif à mandrin comprend avantageu sement des moyens de verrouillage pour maintenir les mâchoires dans leur position inactive. Ces moyens de verrouillage sont constitués opportunément par une bague de verrouillage susceptible d'être mise en prise avec l'extrémité distale de chaque lâchoire par rapport au trou central du corps. Dans l'exemplé qui sera décrit ci-apre's, la tige de piston creuse d'un système cylindre-piston annulaire classiquo est fixéee en position coaxiale au corps du dispositif, mais il est bien entendu que la traction exercé. par le dispositif à mandrin, qui peut être continue ou par pas successifs, peut être provoquée par une plaque presseuse ou un autre dispositif agissant comme un Joug entre deux ou plusieurs systèmes cylindre-piston disposés radialement qui peuvent opportunément réagir contre la structure qui comporte le trou d'où l'objet doit être extrait. Si on le désire, on peut utiliser-plusieurs dispositifs à mandrin, destinés à exercer successivement sur la tige ou la traverse une action de poussée ou de traction, la construction et la disposition étant telles que l'un au moins de ces dispositifs exerce une action de préhension sur la tige ou la traverse pour la tirer ou la pousser, tandis qu'il se produit un mouvement relatif de glissement entre la tige ou une tige associée et les mâchoires du ou des dispositifs inactifs. I1 est opportunément prévu deux dispositifs à mandrin qui sont agencés de manière à fonctionner en tandem, de sorte qu'au moment où l'un d'entre eux achève sa course active et relâche la prise de ses mâchoires, le second dispositif saisisse la tige ou la traverse et prenne en charge l'opération, tandis que la tige ou la traverse glisse à travers les mâchoires du premier dispositif. En outre, il s'est révélé particulièrement avantageux que la broche utilisée pour reformer le trou soit une broche à- auto-centrage. Elle se composera opportunément d'un corps allongé, muni à l'une de ses extrémités de moyens pour son raccordement à un porte-outil ou similaire et, à son extrémité opposée de moyens de butée d'extrémité, ce corps présentant un segment intermédiaire cylindrique, et d'un aanchon qui entoure ce segment intermédiaire et est maintenu captif en service contre les moyens de butée d'extrémité de manière à ne permettre un mouvement qu'en direction radiale de la broche, ce manchon présentant une surface extérieure qui porte des dents de brochage et un trou intérieur de diamè- tre plus grand que le segment intermédiaire du corps de fa çon à permettre ledit mouvement dans la direction radiale de la broche, le manchon étant muni en outre d'un bord d'attaque auto-guidant. Ainsi le manchon peut effectuer un mouvement radial par rapport au trajet de la broche à travers plusieurs trous successifs et, pourvu que le manchon ait une longueur axiale inférieure à la distance entre deux trous successifs t il sera recentre sur chaque trou, au moyen du bord d'attaque autogui dant, quelle que soit la précision de l'alignement des trous par rapport à ce trajet. On va maintenant décrire en détail et en référence aux dessins ci-annexés un procédé selon l'invention. I1 est bien entendu que cette description n'est donnée qu'à titre d'exemple de l'invention et sans aucune valeur limitative. La figure 1 des dessins représente sous forme schématique un ensemble d'outils en place immédiatement avant la traction exercée sur un élément tubulaire en direction axiale afin de l'extraire de plusieurs organes de support. La figure 2 représente un raccord utilisable dans le cadre du procédé de l'invention. La figure 3 représente une broche0 La figure 4 représente des moyens de préhension en élévation latérale et en coupe partielle La figure 5 représente la partie terminale d'une tige utilisable dans le cadre du procédé. La figure 6 est une coupe transversale dans le plan passant par la ligne VI-VI de la figure 5. La figure 7 représente une rondelle en C destinée à être adaptée sur la tige des figures 5 et 6. La figure 8 est une vue fragmentaire d'une.partie de la figure 1 à échelle agrandie. La figure 9. est une représentation schématique de deux dispositifs à mandrin travaillant en tandem La figure tO est une vue schématique en plan de quatre dispositifs travaillant en coopération. La figure 11 représente une broche susceptible d'être utilisée avantageusement dans le cadre du procédé de l'invention. La figure 12 enfin représente un autre modèle de broche comprenant plusieurs corps & chacun desquels est associé un manchon, cette figure étant représentée en partie sous forme éclatée. Le procédé qui va Outre décrit sera expliqué dans le contexte d'un système de condenseur1 tel qu'utilisé par exemple dans un central électrique, ce système de condenseur se composant de plusieurs sections comprenant chacune quelque 30 000 éléments tubulaires horizontaux qui s'étendent d'un cêté à à l'autre d'une chambre comportant une double paroi et des organes de support ou plaques intermédiaires, à travers les trous desquels passent les éléments tubulaires afin d'évi- ter un flichissement excessif. Lorsqutarrive l'époque de la remise en état, le système de condenseur est mis hors service en vue du remplacement de ses tubes. Ceux-ci auront été fixés rigidement dans les trous des parois et des plaques anti-fléchis- sement par la corrosion. Selon un mode opératoire préféré de l'invention, un tube 2 qui doit Outre extrait des trous formés dans les parois 4 du condenseur et dans les plaques anti-fléchissement 6 placées en position intermédiaire, est muni d'un raccord 8 (voir figure I et 2) qui se présente sous la forme d'un prolongement du tube 2 et comporte un nez conique 10. Le nez, qui est muni d'un filetage, est introduit à force dans 1'extrémité avant du tube creux jusqu'à ce qu'il soit maintenu fermement, l'extrémité avant dii tube présentant alors une forme légèrement évasée. I1 est normal, dans un système de condenseur1 qu'une extrémité de chaque tube soit évasée comme le montre la figure 8, cette disposition faisant partie du mode de construction classique. Il se peut donc que le nez du raccord élargisse simplement l'évasement déjà présent. Toutefois, si l'on fixe le raccord & l'extrémité évasée ou en cloche du tube il est nécessaire de former un évasement ou une cloche à la seconde extrémité ou extrémité arrière du tube afin de la fixer dans la paroi 4, selon ce qui sera expliqué ci-après. La partie principale du raccord est munie de gorges annulaires 12, pour des raisons qui apparattront ci-après. Une tige 14 est alors insérée à travers le raccord creux et le tube 2. Cette tige est formée de segments susceptibles d'entre raccordés entre eux qui sont assemblés bout & bout Jusqu t à ce que le premier segment de la tige émerge à l'extrémité arrière du tube. On adapte alors un segment terminal 16 de la tige. Comme le montre la figure 5, ce segment 16 comprend une partie terminale moletée 13 et une partie intermédiaire dans laquelle sont formées des enco- ches 20, plus nettement visibles sur la vue en coupe transversale de la figure 6. Une rondelle 22 en C (figure 7) est prévue pour être insérée dans une encoche apprâpriée, selon ce qui sera expliqué ci-après. Un dispositif de préhension 24 est alors monté sur le raccord 8. Ce dispositif de préhension 24 comprend un mandrin annulaire tel que représenté sur la figure 4, comportant un corps principal 26 percé axialement d'un trou central 28 à travers lequel passent le raccord et, au fur et à mesure que progressent les phases du procédé le tube 2. Le corps 26 est muni de trois passages 30 espacés et dirigés radialement, dans chacun desquels est monté une mâchoire de mandrin pivotante 32. Ces mâchoires 32 sont montées de manière à pouvoir se déplacer entre une position active dans laquelle l'extrémité 34 de la mâchoire fait saillie dans le trou central 28 et une position inactive on retrait. Des moyens solliciteurs, sous la forme de ressorts de comprend sion 38 (dont un seul a été représenté), sont agencés de sorte que les mâchoires aient tendance & occuper leur position active. Des moyens de verrouillage, sous la forme d'une bague de verrouillage 38, sont prévus pour le cas où il y aurait lieu de bloquer les mâchoires 32 dans leur position de retraite. il est visible qu'en faisant tourner la bague sur son filetage de sorte qu'elle se déplace vers la droite en considérant la figure, on amène un rebord annulaire 39 à s'appliquer contre un ergot 40 prévu sur chaque mâchoire 32, pour faire pivoter celle-ci contre l'action antagoniste du ressort de compression. Les extrémités 34 des mâchoires 32 sont munies de dentures 42, le pas des dents de ces dentures correspondant au pas des gorges annulaires formées dans le raccord 8. Au corps 26 du dispositif à mandrin est fixée la tige de piston creuse 44 d'un système cylindre-piston annulaire 46 de type classique qui réagit en service contre la paroi 4 du condenseur. Le dispositif à mandrin est monté de manière à pouvoir être déplacé d'un tube à l'autre du système sur un portique de montants verticaux supportant des barres horizontales le long desquelles le dispositif & mandrin peut être déplacé entre deux opérations. Comme on l'a déjà mentionné l'extrémité arrière du tube 2 est fixée dans la paroi 4 à droite de la figure I, au moyen d'une partie évasée ou en cloche qui est représentée à échelle agrandie sur la figure 8. Au début de l'intervention du dispositif à mandrin, des moyens de préhension 24, ses mâchoires 32 sont amenées à saisir les gorges 12 du raccord 8 et la tige de piston 44 est déplacée vers la gauche, repoussant les mâchoires dans la même direction. Il en résulte un effet de traction sur le tube 2 en direction axiale. La course du système cylindre-piston est de 30,8 mm et, à la fin de ce mouvement, la tige de piston est ramenée par un dispositif de rappel & ressort, ce qui provoque le pivotement des mâchoires 32 dans leur position de retrait et le patinage de leurs extrémités .34 le long du raccord 8. A la fin de la course de retour, les dentures 42 se remettent en prise avec une nouvelle section du raccord et il se produit une nouvelle course de traction.Il est bien entendu qu'à la place du dispositif de rappel à ressort, on peut utiliser un système cylindre-piston à double effet0 Â la fin d'un nombre prédéterminé de ces courses, au nombre de six dans le présent exemple, l'intervention du dispositif à mandrin est interrompue, le tube 2, qui est fabriqué au cupro-nickel, ayant été étiré dans mie mesure telle que son diamètre est réduit. Cela a en pour effet de rompre la corrosion formée entre le tube et les plaques anti-fléchissement 6 d'acier doux, ainsi qu'entre le tube et les parois de laiton 4. La partie en cloche de l'extrémité arrière du tube 2 est alors éliminée par une opération de perçage effectuée dans le sens des flèches tracées sur la figure 8. Une broche 48 est alors fixée à la tige 14 dans la région de l'extrémité arrière du tube 2. Cette broche est munie d'un col 50 de diamètre réduit dont le rôle apparatura ci-après dans la description. Le calibre de la broche sera choisi de sorte qu'il produise des trous ayant le diamètre requis pour un tube de rechange. A l'extrémité avant du tube 2, la rondelle 22 en C est adaptée sur le segment en saillie 16 de la tige 14 dans celle des encoches 20 qui est la plus proche de l'extrémité gauche du raccord 8. jon obtient ainsi une fixation efficace de la tige au tube 2. L'opération par courses successives du dispositif à mandrin est alors reprise, Cette fois, le tube 2 est attiré en bloc en direction axiale et, étant donné que la tige est maintenant fixée fermement au tube par la rondelle en C qui porte contre le raccord, la tige est elle aussi tirée à travers les trous. Toutefois, la broche est fixée à l'extrémité arriè- re de la tige et, au moment où le tube quitte chaque trou dans les parois 4 et dans les plaques 6, la broche est tirée à travers ceux-ci à la suite de la tige et elle reforme avec précision les trous. La traction exercée par le dispositif à mandrin est poursuivie jusqu'à ce que le tube soit complètement extrait. Toutefois, afin de réduire le temps nécessaire pour achever l'extraction, il est possible de passer outre à la commande automatique de traction et d'accélérer le mouvement chaque.fois que l'extrémité arrière du tube parcourt, avec la broche, l'intervalle compris entre deux plaques anti-fléchissement voisines.Celles-ci sont disposées à intervalles de 1,5 m environ et on comprendra aisément que le fait de parcourir cette distance par pas successifs de 50,8 mm peut se traduire par une perte de temps considérable. Il est donc possible, pendant la course de retour du dispositif à mandrin, de saisir le tube et de l'extraire à la main jusqutà ce qu'on rencontre une résistance au moment où l'extrémité du tube approche de la plaque suivante. Les mâchoires du dispositif à mandrin patineront simplement le long du tube pendant que celui-ci est manipulé de cette manière. Pus le dispositif 9 mandrin recommence à par par pas successifs sur le tube pour tirer la broche à travers le trou de la plaque.On notera que la traction manuelle du tube est facilitée par la réduction du diamètre de celui-ci, produite par la traction initiale du tube fixé, selon ce qui a été expliqué ci-dessus. Il est envisageable de prendre des dispositions pour que l'outrepassement de l'action du dispositif à mandrin, selon ce qui vent d'outre décrit, se produise automatiquement une fois que la broche à traversé avec succès chaque trou. Cette phase d'outrepassement automatique peut entre déclenchée opportunément par la variation de l'énergie nécessaire pour tirer le tube au moment où la broche est libérée. Au moment où l'extrémité arrière du tube traverse la paroi 4 du condenseur et où la broche a reformé le trou définitif, il est souhaitable que des dispositions soient prises pour éviter que les mâchoires du dispositif à mandrin entrent en contact avec les dents de la broche, ce qui pourrait produire des endommagements. C'est pourquoi la broche 48 est munie du cor 50 déjà mentionné, dont le diamètre réduit est inférieur à celui de la position de préhension des mâchoires 32 du mandrin. La longueur axiale du col est choisie de sorte quelle soit supérieure & la course du dispositif à mandrin, cette longueur étant de 57w15 mm dans le présent exemple. Le dispositif à mandrin ne peut donc pas saisir la broche elle méme et, s'il est laissé sans surveillance, il poursuivra sa course sans inconvénients Lorsque l'opération d'extraction est achevée, les moyens de préhension sous forme du dispositif à mandrin sont déplacés, depuis l'emplacement du trou nouvellement broché, vers le tube voisin le long de la barre horizontale du portique sur lequel ils sont montés.L'opération complète est alors répétée. Au cas où il est nécessaire que les dispositifs déplacent un objet lourd par poussé, il peut être prévu plus d'un dispositif pour agir sur chacune de plusieurs tiges fixées 9 l'objet, désignées par M sur la figure 9. A chaque dispositif 24 est adjointe une surface S contre laquelle le système cylindre-piston réagit pour pousser les mâchoires vers l'avant. Lorsque la course active du premier dispositif est achevée, le second dispositif saisit la tige R qui lui est associée et poursuit l'action de poussée (vers la gauche en condidérant la figure 9). Lorsque, comme dans le cas de la figure 102 une plate-forme 25 doit être soulevée à un niveau supérieur par déplacement progressif vers le haut au moyen de tiges de support, il peut être opportun d'utiliser quatre disposå- tifs 24 en faisant intervenir à tour de rôle ceux qui se trouvent dans des angles opposés en diagonale, de manière à soulever la plate-forme en un mouvement pratiquement continu, les dispositifs qui agissent empSchant la plate-forme de retomber vers le niveau du sol pendant que les mâchoires des deux autres dispositifs sont libérées. La figure 11 représente la première des broches qu'on décrira, se composant d'un corps allongé 62 qui est muni, à l'une de ses extrémités, de moyens pour son assem- blage avec un raccord 64, sous forme d'un tenon fileté 66. A l'extrémité opposée du corps 62 est -prévue une butée d'extrémité sous la forme de l'épaulement 68 d'un chapeau d'extrémité 70 qui- présente des pans 72 pour une clef. Une partie cylindrique intermédiaire 74 du corps 62 reçoit le manchon 76 dont la surface extérieure est munie de dents de brochage 78 et dont le trou traversant intérieur a un diamètre supérieur à celui de la partie intermédiaire 74. C'est ce qui apparat plus nettement sur la figure 12 où l'on a indiqué en 80 un Jeu qui correspond au Jeu (non indiqué) dans la broche de la figure 11. Le raccord 64 correspond fonctionnellement à la partie lisse d'attaque d'une broche classique, telle que désignée par 48 sur la figure 3 des dessins qui représente une broche allongée munie de dents fixes de brochage de forme classique, prévues dans sa partie arrière. Dans le présent exemple, le raccord 64 est muni d'une partie 82 de diamètre réduit, correspondant & la partie 30 de la broche 48 des autres dessins, pour des raisons qui seront indiquées ci-après dans le présent mémoire. Pour assembler la broche de la figure 11, on enfile le manchon 76 sur la partie intermédiaire 74 du corps 62. puis le tenon 66 est vissé dans un trou fileté correspondant du raccord 64, jusqu'à ce que le manchon soit maintenu captif sans possibilité de mouvement axial entre l'épaulement 68 et la face d1extrémité du raccord 64. Toutefois, en raison du Jeu mentionné précédemment entre le manchon 76 et la partie intermédiaire 74, un léger mouvement radial est possible dans une mesure qui est fixée par le contact d'une surface conique d'attaque auto-guidante 64 du manchon 76 avec le bord du trou ou de l'ouvergure à brocher. La figure -12 illustre un second exemple dune broche selon l'invention, dans lequel un certain nombre de manchons 76 sont assemblés sur des corps allongés 62 raccordés bout à bout. Comme on peut le voir du côté gauche de la figure, le raccord 64 représenté sous forme fragmentaire pour des raisons de commodité, reçoit le tenon 66 d'un élément de butée intermédiaire 70' dont la fonction correspond à celle de l'élément de butée d'extrémité 70 de la figure 11, en ce sens qu'il est également muni d'un épaulement 68. Tou- tefois, l'élément 70' est prolongé de manière à présenter un trou 86 de logement d'un tenon, destiné à recevoir le tenon 66 d'un élément de butée d'extrémité 62 dans le eas illustré par la figure ou, si on le désire, le tenon d'un autre élément de butée intermédiaire. L'élément 70' est muni de pans 72' pour une clef, afin de faciliter l'assem blage. En service, l'une comme l'autre des deux broches décrites peuvent être utilises aisément on position horizontale pour passer successivement à travers une série de trous alignés avec plus ou moins de précision dans plusieurs plaques ou parois. Sous l'effet de la gravité, les manchons 76 tombent jusqu'à ce que la surface d'attaque 84 fasse saillie sur la pièce 64, si bien qu'en prenant contact avec le bord du trou à brocher, le manchon effectue un mouvement radial jusqu'à ce qu'il se trouve dans l'alignement du trou dont le décalage par rapport à l'axe du trajet de la broche peut par exemple mesurer 0,127 mm. Les broches décrites ci-dessus sont utilisées opportunément, selon la présente invention, pour remplacer des tubes de condenseur dans une usine de force motrice, condenseur dans lequel les parois d'extrémité et les plaques anti-fléchissement intermédiaires peuvent avoir des trous de logement des tubes qui sont légèrement désalignés. - REVENDICATIONS I. Dispositif a mandrin susceptible d'exercer un effet de traction ou de poussée sur une tige ou une entretoise, caractérisé en ce qu'il comprend un corps dans lequel un trou est formé en position centrale, plusieurs passages pratiqués dans le corps de manière à traverser celui-ci en direction généralement radiale, ces passages étant en communication avec le trou central, plusieurs mâchoires mobiles montées chacune a pivotement dans l'un des passages de manière à pouvoir se déplacer entre une position active dans laquelle une extrémité de la mâchoire fait saillie dans le trou et une position inactive en retrait, ainsi que des moyens élastiques qui tendent à amener les mâchoires dans leur position active, une tige creuse de piston d'un dispositif à cylindre-piston hydraulique étant fixée concentriquement sur le corps du dispositif. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens de verrouillage pour maintenir les mâchoires dans leur position inactive. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens de verrouillage sont constitués par une bague de verrouillage susceptible d'être adaptée sur l'extrémité de chaque mâchoire située à distance du trou pratiqué dans le corps. 4. Système de plusieurs dispositifs selon la revendication 2, agencés de façon à exercer successivement un effet de poussée ou de traction sur des objets allongés, caractérisé en ce que sa construction et sa disposition sont telles que l'un au moins des dispositifs exerce une action de préhension sur un élément allongé pour tirer ou pousser celui-ci, tandis qu'il se produit un mouvement relatif de glissement entre l'élément allongé ou un élement allongé associé à celui-ci et les mâchoires du ou des dispositifs qui sont inactifs. 5. Système de deux dispositifs selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'ils sont agencés de manière à fonctionner en tandem, de sorte qu'au moment ou un premier dispositif achève sa course active, c'est-à-dire son action de traction ou de poussée et qu'il relâche la prise de ses mâchoires, le second dispositif saisisse l'objet allongé et prenne en charge l'action de traction ou de poussée, tandis que l'objet allongé glisse à travers les mâchoires du premier dispositif.