i 2007943 Un crayon lumineux du type décrit dans un article intitulé "Light-Pen Links Computer to Operator" de B.M. Gurley et C„E. Woodward, paru pages 58 à 87 de la revue Electronics du 20 Novembre 1959, peut être considéré comme un type particulier d'indicateur utilisable avec les écrans 5 de tube à rayons cathodique commandés par un ordinateur. Le crayon qui a sensiblement la forme et la dimension d'un crayon classique comprend un détecteur de lumière et un dispositif convertissant cette lumière en impulsions électriques. Le crayon est tenu à la main et dirigé sur une partie d'une image, d'un symbole similaire affiché sur l'écran du tube à 10 rayonscathodique, Lorsque le faisceau électronique qui dessine l'image provoque l'allumage de la partie de l'écran située à proximité de la pointe du crayon, ce dernier détecte la lumière et émet une impulsion électrique servant de signal d'interruption de l'ordinateur. Les mots binaires décrivant l'image à tracer sur l'écran sont en-15 registrés dans la mémoire de l'ordinateur et lus en séquence pour être appliqués au dispositif d'affichage graphique. Ce dernier traduit les mots en signaux de déviation et de modulation d'intensité du faisceau électronique pour tracer l'image. Généralement, la matière électroluminescente de l'écran étant à 20 persistance relativement brève, l'image doit être recréée (régénérée) à un rythme suffisamment élevé pour éviter une scintillation désagréable. L'ordinateur fournissant les informations de régénération doit être relié au dispositif de visualisation par des lignes de communication à bandes relativement larges. 25 A chaque instant l'ordinateur lit un emplacement particulier de sa mémoire et concurremment le dispositif de visualisation dessine l'élément d'image correspondant. Donc, si la demande d'interruption produite par un crayon lumineux est émise immédiatement et que l'ordinateur est interrompu dès la réception de cette demande, lbrdinateur reste à l'adresse précise 30 du mot binaire correspondant à l'élément d'image en cours de synthèse sur l'écran et sur lequel est dirigé le crayon lumineux. Bans un tel cas les modifications de l'image demandées par l'opérateur du crayon lumineux peuvent être effectuées de manière simple. Par exemple l'ordinateur étant programmé de manière appropriée, l'opérateur peut provoquer la modification des infor-35 mations enregistrées dans l'emplacement de mémoire correspondant de manière que la ligne que désigne le crayon lumineux soit effacée. Comme autre exemple le crayon lumineux peut être dirigé sur un tracé de courbe et le programme choisi par l'opérateur peut déplacer ce tracé d'une certaine distance dans 69 14507 2 2007943 un sens donné. On pourrait citer de nombreux autres exemples de programme. Le fonctionnement du crayon lumineux décrit ci-dessus est parfaitement satisfaisant à trois conditions : premièrement l'ordinateur doit être proche du dispositif d'affichage, deuxièmement l'interruption produite 5 par le crayon lumineux doit avoir la priorité sur toutes les autres demandes d'interruption et troisièmement la bande passante du canal d'interconnexion doit être suffisamment large pour permettre une régénération continue de l'image et un renvoi rapide de tout signal d'interruption à 1^ordinateur. De nombreux systèmes modernes dans lesquels serait utile un dispositif à 10 crayon lumineux ne satisfont pas ces conditions. Par exemple, l'ordinateur peut être à plusieurs kilomètres du dispositif de visualisation et utilisé en partage de temps. L'interconnexion entre le dispositif de visualisation et l'ordinateur peut être un canal à bande passante très étroite, par exemple une ligne téléphonique ordinaire. De plus, dans le cas d'un ordinateur 15 à partage de temps, il peut être impossible d'attribuer à l'un des utilisateurs la priorité sur les autres. Dans de tels systèmes le fonctionnement classique du crayon lumineux est inapplicable. L'étroitesse de la bande passante de la ligne d'inter^ connexion ne permet pas à l'ordinateur de régénérer continuellement l'image. 20 L'éloignement relativement important de l'ordinateur et de son terminal et la nécessité de transmettre la demande d'interruption relativement lentement du fait de la bande passante étroite du canal d'interconnexion, font que généralement l'ordinateur en est à une phase ultérieure de son programme ne correspondant plus à la position du crayon lumineux à l'instant ou la 25 demande d'interruption arrive enfin à l'ordinateur. Il peut également se faire que l'ordinateur soit en train de traiter le programme d'un autre utilisateur à l'instant d'arrivée de la demande d'interruption et il n'est alors pas possible d'interrompre le programme pour donner la priorité à la demande d'interruption du crayon lumineux. Dans certains cas extrêmes, 30 le programme du dispositif de visualisation peut être' hors de la mémoire interne de l'ordinateur au moment ou la demande d'interruption du crayon lumineux est reçue par l'ordinateur. La présente invention a donc pour objet un système pratique et relativement peu coûteux permettant à une station terminale de visualisa-35 tion à crayon lumineux de correspondre avec un ordinateur, notamment à temps partagé. • - ■ 69 14507 3 2007943 Dans une forme illustrée de la présente invention un appareil de visualisation comporte un système d'affichage graphique sur un écran et un dispositif de traduction de caractères codés appliqué au système en information graphique affichable sur l'écran. Un ordinateur relié au 5 système de visualisation fournit des caractères codés successifs représentatifs d'informations graphiques à visualiser sur l'écran. Un dispositif associé au système de visualisation permet de produire un signal de sortie à un instant correspondant au tracé d'un certain élément de l'information graphique visualisé sur l'écran alors qu'un autre disposi-10 tif associé au système de visualisation permet de traduire le signal de sortie en information codée représentative du point de la séquence de caractères codés fournit par l'ordinateur correspondant à l'instant de tracé dudit élément d'information graphique affiché s'ur l'écran, un troisième dispositif transmettant ladite information codée à l'ordinateur. 15 Plus précisément, le dispositif de traduction fournit une information codée sous la forme d'une adresse de mémoire qui est retransmise à l'ordinateur de manière à enregistrer une opération de programme à ladite adresse de mémoire. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront. 20 mieux compris à l'aide de la description qui va suivre et des dessins annexés sur lesquels : - la figure 1 est un schéma synoptique du système de visualisation graphique selon l'invention, - la figure 2 est un exemple d'image tracée sur l'écran cathodique 25 du dispositif de la figure 1. Le système de la figure 1 est associé à un ordinateur à temps partagé 10 connecté à de nombreuses stations terminales dont l'une est le dispositif selon l'invention. La station terminale illustrée comprend un système de visualisation 18, 20 auquel est associé un crayon lumineux 30 34. La sortie de l'ordinateur 10 est constituée par des informations binaires générées à très grande vitesse en parallèle. Ces informations binaires sont converties en forme sérielle dans le bloc 12 et traduites, en tonalités audiblessusceptibles d'être transmises relativement lentement et en série sur une ligne de transmission à bande passante relativement 35 étroite, telle qu'une ligne téléphonique 14. Dans une forme de la présente invention les bits sont transmis sous forme de caractères ASCII à ,8-bits (7 bits d'information et 1 bit de parité). 69 14507 4 2007943 A'l'autre extrémité de la ligne téléphonique 14, c'est-à-dire au poste de l'utilisateur, est monté un démodulateur 16 convertissant les .nformations audibles en signaux électriques. Ces signaux sont par exemple appliqués au système représenté par les blocs 18 et 20. Un tel sys-5 tème est décrit dans un article des présents inventeurs intitulé "Simple Display for Remote Computer Graphics" publié dans le rapport "1968 International Solid State Circuits Conférence", pages 76 et 77. Dans le système 18, 20 les informations d'entrée en série sont converties en un caractère à 7 bits en parallèle dans un convertisseur 10 série-parallèle 2. Ces 7 bits constituent un caractère ASCII. Le 8ème bit,ou bit de parité,peut être ignoré dans la présente explication. Un tel caractère peut être un code d'instruction ou de mode de fonctionnement. Les caractères d'instruction indiquent par exemple le début d'un message, l'effacement de l'image visualisée, etc!.. Les caractères de mode 15 de fonctionnement indiquent les ordres d'intensification du faisceau électronique du dispositif 20. Ces caractères peuvent également indiquer la direction et l'angle de déplacement du faisceau électronique. En d'autres termes, dans le cas d'une ligne, ces caractères indiquent la longueur de la ligne et son orientation. 20 Le dispositif de visualisation 20 comprend un tube mémoire à rayons cathodiques sur l'écran duquel des images, des symboles ou similaires restent suffisamment visibles pendant une durée appréciable, de l'ordre d'une heure ou plus. Ce dispositif ne nécessite donc pas de mémoire locale de régénération ni de régénération continue par l'ordinateur. 25 Les circuits de commande 18 sont connectés à un décodeur de début de message 22 lui-même relié aux entrées de démarrage ou de remise à zéro de deux compteurs à six étages 24 et 26. Les compteurs sont reliés par un interrupteur 28 à convertisseur parallèle-série. Il est à noter que chaque compteur comporte sept sorties, correspondantes aux bits 2° à 2^ 30 sans complément et une sortie complémentaire 2 . Ceci permet la conversion des nombres binaires à 6 bits en code ASCII à 7 bits. Le convertisseur 30 est connecté par une porte 32 au modulateur-démodulateur 16. Un clavier 70 permet à l'utilisateur de communiquer avec l'ordinateur. Les touches du clavier, lorsqu'elles sont actionnées, provoquent 35 l'émission de signaux représentatifs des caractères correspondants. Ces signaux sont émis en série par le modulateur-démodulateur 16 et la ligne téléphonique 74 vers l'ordinateur 10. Comme dans .1 'a.utre sens de trans- ; mission, les signaux sont émis sous forme de tonalité audible modulée sur 14507 5 2007943 la ligne 74. Le clavier comprend également un rouleau de papier sur lequel s'imprime automatiquement les informations transmises par l'ordinateur 10 ur la ligne 14. Le dispositif à clavier est un appareil courant du commerce tel qu'une imprimante modèle 35 fabriquée par la société Teletype Corp. Le système de la figure 1 comprend également un crayon lumineux 34. Ce crayon est constitué par un cylindre ayant approximativement la forme et les dimensions d'un crayon ordinaire et il est équipé d'un interrupteur commandé par le doigt. Un détecteur photo-électrique qui peut être une photodiode est monté à l'intérieur du crayon. En variante, le détecteur photo-électrique peut être dans le bloc 36 auquel le crayon lumineux est alors relié par un faisceau de fibres optiques. Dans ce cas, l'interrupteur peut être un simple obturateur ou un interrupteur électrique sur le châssis du bloc 36. Pour se servir du crayon lumineux il suffit de placer, la pointe contre l'écran du tube à rayons cathodiques et d'appuyer sur l'interrupteur. Si une image est en train d'être dessinée sur l'écran, au moment ou la portion d'image adjacente à la*pointe du crayon s'allume, ce dernier détecte la lumière et les circuits 36 associés produisent une impulsion'd'amplitude relativement élevée. En fonctionnement normal cette impulsion sert de demande d'interruption pour un ordinateur placé à courte distance du crayon. L'ordinateur à la réception du signal d'interruption arrête les opérations au point du programme enregistré correspondant à l'emplacement de l'écran vers lequel est dirigé le crayon lumineux. L'ordinateur déclenche alors un programme exécutant certaines opérations sur l'écran du tube à rayons cathodiques en fonction des désirs de l'opérateur tenant le crayon. L'ordinateur peut par exemple provoquer l'effacement de la ligne sur laquelle est appliquée le crayon. Une seconde opération classique consiste à faire dessiner par l'ordinateur la ligne que trace le déplacement du crayon lumineux. On pourrait citer de nombreux autres exemples. Dans le système de la présente invention l'ordinateur est situé à distance et,pour les raisons citées brièvement dans l'introduction, il est difficile et parfois impossible d'interrompre son fonctionnement à l'instant précis où le crayon lumineux produit une impulsion. Le système de la présente invention permet par contre au circuit 3.6 d'arrêter les compteurs 24 et 26 lorsque le crayon produit une impulsion et de. déclencher la porte 32 qui applique les signaux représentatifs des bits produits par le convertisseur parallèle-série 30, au modulateur-démodulateur.16. 69 14507 6 2007943 Dans le système de la présente invention on suppose que l'ordinateur à temps partagé 10 commande le tracé d'une figure simple par le système 18, 20, tel que le tube représenté à la figure 2 sur l'écran du tube à rayons cathodiques. Les instructions de tracé d'une telle figure sont 5 enregistrées en succession dans des emplacements consécutifs de la mémoire centrale de l'ordinateur. Il faut à ce point faire une digression pour expliquer comment les informations sont réellement enregistrées dans la mémoire de l'ordinateur, et, pour simplifier la présente explication, comment ce processus sera 10 expliqué dans ce qui suit. Dans un mode de fonctionnement du système, dans une certaine zone de la mémoire centrale de l'ordinateur peuvent être enregistrées ce qu'il est convenu d'appeler des macro-instructions en code machine autre que le code ASCII, qui en fait peut donner les adresses d'autres zones de la mémoire'. Par exemple, pour le programme de dessin d'un tube décrit à 15 la figure 2, la première opération peut être l'adressage d'un emplacement de la mémoire de l'ordinateur. Cet emplacement peut contenir l'adresse d'un second groupe d'emplacement de mémoire que l'on peut considérer comme un "fichier" du programme "dessin d'un cube". A la lecture de ce fichier l'ordinateur est tout d'abord automatiquement programmé pour émettre un signal 20 de début de message bien que celui-ci ne soit pas enregistré dans le fichier. Un groupe de caractère ASCII peut ensuite être extrait d'un premier groupe d'emplacement de mémoire qui, lorsqu'il est traduit par le système de visualisation graphique 18, 20 indique un déplacement du faisceau électronique du point 50 au point 52 sans intensification. 25 Un autre mode d'exploitation du système consiste à placer dans le fichier des informations en language machine concernant des coordonées des points de l'écran entre lesquels on désire déplacer le faisceau et des informations d'allumage ou d'extinction de ce dernier. Ces informations peuvent ensuite être traitées par les circuits arithmétiques de l'ordinateur 30 en réponse aux instructions du programme enregistré pour produire des caractères ASCII qui sont retransmis aux systèmes de visualisation 18, 20. '' Dans le système dé visualisation graphique illustré, le déplacement du faisceau électronique ne peut se faire que dans l'une des huit directions différentes. Si la ligne 50, 52 n'est pas orientée dans l'une 35 de ces huit directions, il est nécessaire de fournir un certain nombre de caractères ASCII spécifiant par exemple un premier déplacement horizontal du faisceau puis une descente verticale. En variante, dans le cas où le faisceau doit être intensifié, lé déplacement le long de la ligne intensifiée 14507 7 2007943 50, 52 peut nécessiter par exemple 20 à 30 caractères ASCII différents (enregistrés directement ou indirectement dans 20 à 30 emplacements successifs du fichier) provoquant chacun un léger déplacement dans une direction particulière constituant une ligne brisée entre 50 et 52. Les segments constituant la ligne brisée étant extrêmement courts, cette dernière semble être une ligne droite pour l'oeil de l'observateur. En réponse à une seconde phase du programme l'ordinateur peut adresser un second emplacement de mémoire dans la première zone. Dans cet emplacement est enregistrée l'adresse d'un second groupe d'emplacements de mémoire du fichier contenant directement ou indirectement des codes ASCII permettant de tracer la ligne 54, et ainsi de suite. Tous ces détails ne concernant pas directement la présente inven-tiorAe mode de fonctionnement sera supposé plus simple dans la description qui suit. On supposera que des caractères ASCII sont enregistrés dans toutes les adresses au lieu d'avoir recours à l'adressage indirect et/ou a des coordonnées en language machine, comme dans la réalité. On supposera également qu'il y a correspondance d'un à un entre un segment de trait sur l'écran et un emplacement de mémoire. Dans l'exemple de la figure 2 le premier emplacement de mémoire du programme "dessin d'un cube" est supposé contenir le caractère "début de message". Le second emplacement de mémoire est supposé contenir un caractère ASCII unique commandant le déplacement du faisceau électronique de la position 50 à la position 52 et l'extinction du faisceau pendant ce déplacement. Le troisième emplacement de mémoire sera supposé contenir un caractère ASCII unique conditionnant le système 18, 20 pour tracer une ligne (généralement appelé vecteur) 54. Les emplacements suivants sont supposés contenir des caractères indiquant le tracé des vecteurs 55 à 60, et ainsi de suite. On voit donc que,dans ce qui suit,le terme adresse mémoire est un terme générique qui désigne un emplacement de la mémoire ne contenant qu'un caractère capable de provoquer le tracé d'une ligne sur l'écran et les adresses d'un certain nombre d'autres emplacements contenant chacun des caractères ASCII ou autres commandant une micro-opération, dont l'ensemble est nécessaire pour le dessin d'une ligne ou d'une autre partie de l'image à visualiser. En conservant à l'esprit cette simplification, on suppose que le crayon lumineux est dirigé vers le vecteur 55 et que l'ordinateur contient les instructions de transmission des caractères représentatifs du cube illustré' ; sur la figure 2. L'ordinateur qui fonctionne en temps partagé 14507 8 2007943 envoie vers le système de visualisation 18, 20 des caractères successifs de 7 bits constituant les ordres suivants : (1) début de message, (2) déplacement du faisceau électronique du point 50 au point 52 sans intensification, (3) tracé du vecteur 54, (4) tracé du vecteur 55, (5) tracé du vecteur 56 et ainsi de suite. En réponse au premier caractère transmis c'est-à-dire au caractère de début de message le décodeur 22 produit une sortie qui met à zéro les compteurs 24 et 26. Le compteur 26 est un compteur précis à six étages qui compte de 1 à 64 puis revient à 1. Le compteur 26 comporte également un décodeur qui à chaque fois qu'un comptage de 64 est atteint produit unt impulsion appliquée au compteur 24. A ce point le compteur 24 peut être ignoré. Il n'entre en action que lorsque la figure à tracer est complexe et nécessite plus de 64 ordres de l'ordinateur. Immédiatement après la réception de chaque nouveau caractère par les circuits de commande 18, un signal de remise à zéro est généré de manière interne pour remettre à zéro le registre 3 Ce signal de remise à zéro sert donc au comptage des caractères. Lorsque le décodeur de début de message 22 actionne le compteur, on peut adopter comme convention que ce dernier prend la valeur 1. Lorsque le premier caractère du message arrive, provoquant le déplacement du faisceau électronique des positions 50 à 52 sans allumage, le compteur 26 reçoit une impulsion par la ligne 53 et progresse jusqu'à 2. Au vecteur 54 le com-teur marque 3, au vecteur 55 il marque 4. Il faut se rappeler que l'on a supposé que le crayon lumineux était appliqué contre 1'écran sur le vecteur 55 et que son interrupteur était fermé. Lorsque le vecteur 55 est tracé,le crayon lumineux enregistre un "éclair". En d'autres termes, le crayon lumineux produit une impulsion de sortie qui provoque l'arrêt des compteurs 24 et 26 par les circuits 36. A cet instant le compteur 26 contient le nombre 4 (et le compteur 24 est à zéro) ceci signifiant que "l'éclair" s'est produit à la phase n° 4 du programme. Il est à noter que l'interrupteur relie les deux compteurs au convertisseur 30. Une telle connexion peut être obtenue en appliquant par le clavier 70 un caractère au décodeur 72 au début du fonctionnement du crayon lumineux. Ce caractère positionne une bascule contenue dans l'étage 28 qui applique le niveau de potentiel continu voulu pour maintenir l'interrupteur fermé pendant ce mode de fonctionnement du crayon lumineux. 69 14507 9 2Ô07943 Le convertisseur parallèle-série comprend un dispositif convertissant séquentiellement la première sortie du compteur 26 en forme sérielle puis la sortie du compteur 24 en forme également sérielle. On peut donc dire que le convertisseur parallèle-série produit une succession de 5 deux caractères ASCII à 7 bits. (Le 8ème bit ou bit de parité est ignoré dans la présente description). Le bit produit par le crayon lumineux est transformé dans les circuits 36 en un signal de validation de la porte 32 durant le temps nécessaire pour la conversion parallèle-série. A titre d'exemple,le circuit 36 10 peut comporter un circuit de transformation d'impulsion tel qu'un multivibrateur monostable fournissant une impulsion de durée appropriée. La série de bits passant par la porte 32 est convertie en 16 en impulsions modulées en audiofréquences et appliquées à la ligne téléphonique 74 qui revient vers le bloc 12. Ce dernier comprend un circuit de démodulais tion des impulsions sérielles audibles en impulsions électriques sérielles et de conversion en mots de 7 bits en parallèle. Ces derniers sont appliqués à l'ordinateur 10. Les bits reçus sont enregistrés dans une mémoire temporaire de l'ordinateur qui est programmé pour les traiter à l'instant voulu. (Cette 20 mémoire intermédiaire sera décrite plus en détail dans le cadre du programme de "poursuite"). Au moment ou l'ordinateur reçoit ces bits il est possible qu'il soit en train de dessiner un autre segment de l'image visualisé sur l'écran 20 ou qu'il soit au service d'un autre utilisateur. Cependant, après une durée très courte, généralement une fraction de se-25 conde, l'ordinateur rend le contrôle au programme de l'utilisateur du crayon lunineux et examine les caractères contenus dans la mémoire temporaire. Ces caractères contenant l'état des compteurs 24, 26 sont interprétés par le programme comme "un indicateur" dirigé vers un emplacement de mémoire correspondant au vecteur désigné . Dans le présent exemple, 30 cet emplacement de mémoire est celui de la phase 4 du programme "tracé d!un cube". On se rappelle que l'emplacement 4 peut contenir une adresse en language machine d'un ou plusieurs emplacements de mémoire consécutifs du fichier contenant, le ou les codes ASCII nécessaires au dessin de la ligne 55. 35 Par un programme d'instructions approprié,1'utilisateur communi que à l'ordinateur re qu'il désire faire du mot contenu dans cet emplacement. Dans un mode d'exploitation, après qu'un éclair ait été enregistré par le crayon lumineux, l'utilisateur appuie sur certaines touches du 69 14507 10 2007943 clavier 70 pour signaler à l'ordinateur la fonction qu'il désire lui faire exécuter. L'utilisateur peut par exemple demander,par l'intermédiaire du clavier 70,à l'ordinateur de modifier la valeur du mot binaire contenu dans l'emplacement de la phase 4 du programme "tracé d'un cube" pour comman-5 der une extinction du faisceau électronique pendant qu'il décrit le vecteur 55. Ceci peut impliquer la lecture d'un ou plusieurs caractères correspondants à la phase 4 du programme en mémoire, la modification voulue du ou des caractères ?par exemples dans l'unité arithmétique de 1"cràina .feaï puis le renvoi du caractère modifié vers le même emplacement de mémoire. ->0 L'utilisateur peut également programmer l'ordinateur de manière à redessiner la figure modifiée. L'ordinateur, dans l'exemple mentionné plus haut, redessine le cube représenté à l'exception de la ligne 55. Les instructions données à l'ordinateur peuvent évidemment être beaucoup plus complexes cependant le fonctionnement du crayon lumineux est en tout point similaire 15 et ne nécessite pas de description détaillée. Il se peut que la figure dessinée soit extrêmement complexe et comporte par exemple plusieurs centaines ou plusieurs milliers de segments élémentaires. Dans ce cas, les deux compteurs 24 et 26 sont nécessaires. Les phases du programme de l'ordinateur 10 envoyées aux systèmes 18, 20 20 peuvent être divisées en bloc de 64. Le compteur 24 peut ainsi indiquer le bloc de programme et le compteur 26 la phase à l'intérieur du bloc. Le crayon lumineux peut par exemple détecter un "éclair" à la phase 19 du bloc 12 d'un programme complexe. Ces informations sont retransmises à l'ordinateur à temps partagé et à ce point l'utilisateur peut vouloir 25 demander à l'ordinateur d'effacer toute la figure à l'exception de la partie correspondante au bloc 12 du programme puis redessiner continuellement les informations du bloc 12. L'ordinateur n'envoie donc qu'une partie des informations de la figure complète correspondant au bloc 12 du programme pour dessiner la partie correspondante sur l'écran du tube 30 à rayons cathodiques et, par une programmation appropriée, ceci peut se faire à échelle agrandie. L'utilisateur peut alors désigner un point de la ligne définie par une phase de programme de ce bloc pour indiquer à l'ordinateur sur quelle phase du bloc 12 il désire travailler. En variante l'utilisateur peut ne pas désirer effacer l'image 35 et,par une programmation appropriée de 1'ordinateur,le bloc d'information peut être envoyé de manière que la ligne intéressée soit tracée continuellement tout d'abord dans un sens (en lisant le bloc en séquence ascendante) puis dans le sens opposé (en lisant le bloc en séquence descendante) . 69 14507 11 2007943 Il est courant avec un tel crayon lumineux d'employer des figures "de poursuite" telles que l'octogone a, b h représenté à la figure 2. L'opérateur peut en désignant l'un des côtés, déplacer l'octogone par incréments successifs dans une direction donnée. L'ordinateur peut par 5 exemple être programmé pour déplacer l'octogone vers le sud-est par incréments successife lorsque le crayon lumineux désigné le côté f. Un tel mode de fonctionnement est également possible avec le système selon la présente invention. Les informations introduites par le clavier indiquent à l'ordinateur et au décodeur 72 que l'on désire travaille) 1er en mode "poursuite". En réponse à cette instruction le détecteur 72 ne relie que le compteur précis 26 au convertisseur parallèle-série 30. L'ordinateur est informé qu'il n'a à traiter qu'un seul caractère ASCII au lieu de deux. Dans ce mode de fonctionnement, lorsque l'utilisateur a, par l'in-15 termédiaire du clavier 70, ordonné à l'ordinateur 10 d'envoyer l'octogone et de le suivre (programme "poursuite") il lui suffit de placer le crayon lumineux a proximité du bord de l'octogone représentant la direction de la poursuite et d'appuyer sur l'interrupteur du crayon lumineux. L'ordinateur envoie les caractères successifs définissant l'octogone qui sont convertis 20 dans le système 18, 20 en information électrique nécessaire à la déviation du faisceau électronique du tube mémoire. (Pour éviter que l'octogone soit mémorisé de manière permanente sur l'écran, le faisceau électronique est wobbulé à haute fréquence de sorte que l'octogone est tracé par un faisceau qui ne reste pas en un même point pendant une durée appréciable). Les carac-25 tères successifs peuvent correspondre aux ordres suivants (1) début de message, (2) (en supposant que le faisceau électronique soit initialement au point 80), tracé du vecteur a, (3) tracé du vecteur b, (4) tracé du vecteur c, (5) tracé du vecteur d, (6) tracé du vecteur e, (7) tracé du vecteur f, et ainsi de suite. Le message peut se terminer par un caractère "pas de mes-30 sage". En réponse à un "éclair" détecté par le crayon lumineux sur le vecteur f, un caractère unique est envoyé à l'ordinateur 10 représentant la valeur contenue dans le compteur 26. Ce caractère peut être choisi parmi les caractères peu utilisés tels que " [/' ou "c*. " ou "2" , etc... (La 35 conversion de la valeur de comptage en un tel caractère peut être effectuée par un étage transcodeur contenu dans le modulateur-démodulateur 16, en réponse à l'instruction du programme "poursuite" préalablement introduite par le clavier 70). En réponse à ce caractère,1e programme d'ordinateur 69 14507 12 2ÔQ7943 provoque une nouvelle transmission d'un chaîne de caractères définissant l'octogone après avoir modifié la position origine du faisceau électronique (alors qu'il est éteint). Ceci est réalisé en incrémentant la valeur de comptage des systèmes 18, 20 de la quantité désirée dans un sens conve-5 nable. Là encore la description n'est qu\ne simplification du fonctionnement réel. En pratique l'ordinateur à temps partagé compote, comme on l'a vu précédemment, une mémoire intermédiaire associée à la station terminale décrite et des mémoires intermédiaires associées aux autres stations termi-10 nales du système. L'ordinateur analyse successivement ces mémoires pour dé-tmniner quel utilisateur il doit servir. Lorsqu'un utilisateur fait une demande de service, lbrdinateur lui alloue une tranche de temps de traitement, de l'ordre d'une fraction de seconde, puis continu l'analyse des mémoires intermédiaires. Dans le programme "poursuite" à chaque fois que 15 l'ordinateur atteint la mémoire correspondant à l'utilisateur du crayon lumineux, en l'absence de nouvelles instructions, il envoie les données de l'octogone pendant toute la fraction de seconde allouée à l'utilisateur. Dans la présente explication on peut supposer que l'ordinateur envoie 10 octogones à chaque fraction de seconde allouée. 20 En supposant maintenant que 1'utilisateur a placé son crayon lumineux sur l'un des côtés de l'octogone et que l'ordinateur à temps partagé émet des octogones pendant toute la fraction de seconde allouée, le crayon enregistre 10 éclairs au lieu d'un seul pendant la fraction de seconde correspondante. Du fait des divers retards introduits par le système, 25 parmi lesquels le temps nécessaire à la progression des compteurs, ' le temps de traduction de ladsortie des compteurs en série et le temps nécessaire à la transmission de ces informations en série vers l'ordinateur, au moment ou l'ordinateur analyse la mémoire intermédiaire associée au système décrit, cette dernière peut contenir de nombreux éclairs. Il se peut en effet que 30 10, 20 ou 30 éclairs aient été enregistrés pendant la période de temps correspondante. En réponse aux informations enregistrées dans la mémoire intermédiaire l'ordinateur envoie vers le système 18, 20 le même nombre d'ordres de progression du compteur. Par exemple si 10 éclairs sont enregistrés 35 pour le côté f de l'octogone, l'ordinateur provoque le déplacement de la figure de 10 incréments dans la direction sud-est. Cependant, pour permettre à l'utilisateur une poursuite continue de l'octogone, ces incréments sont extrêmement petits. L'octogone semble donc se déplacer en un mouvement con 69 14507 13 2007943 tinu et relativement lent que l'utilisateur peut facilement suivre avec son crayon lumineux. Dans une variante du système le crayon lumineux et les compteurs peuvent être inhibés pendant un intervalle de temps relativement court 5 après qu'un éclair ait été enregistré pour empêcher l'accumulation d'un trop grand nombre d'éclairs. L'inhibition du circuit du crayon lumineux peut être réalisée par un circuit de réaction contenu dans le bloc 36 qui inhibe le circuit générateur d'impulsions électriques pendant l'intervalle désiré. Les compteurs peuvent être inhibés en disposant une porte en série 10 avec la ligne 53 et en fermant cette porte pendant un court intervalle de temps après l'enregistrement de chaque éclair. D'autres variantes sont également possibles. Bien que la forme illustrée de l'invention ait été décrite dans le cas d'un système de visualisation évitant la nécessité d'une mémoire 15 de régénération par l'emploi d'un tube mémoire à rayons cathodiques, il va de soi que l'invention est également applicable à d'autres types de système de visualisation. Elle s'applique par exemple au système utilisant des mémoires de régénération à tores magnétiques, à lignes à retards, à disques magnétiques, etc... Le principe de l'invention qui reste le même consiste, 20 à la détection d'un éclair par le crayon lumineux, non pas à envoyer une demande d'interruption et les coordonnées du point de l'écran correspondant mais plutôt un caractère représentatif d'une adresse directe ou indirecte de la mémoire contenant la phase de programme relative à la partie de l'image sur laquelle est dirigée le crayon lumineux. Ce procédé est néttement 25 supérieur^par exemple,à l'envoi des coordonnées réelles du point de l'écran, où est situé l'information en question, car dans ce dernier cas tous les emplacements de mémoire doivent être examinés et comparés auxcoordonnées transmises par le crayon lumineux. Ce mode d'opération est extrêmement lent et nécessite en outre un équipement spécial pour transformer l'éclair 30 en informations de coordonnées. Enfin, bien que la forme illustrée de l'invention ait été décrite dans le cas d'un ordinateur à temps partagé, il va de soi qu'elle s'applique à tous systèmes de visualisation à distance reliés à une source d'information, telle qu'un ordinateur, par un canal de transmission à bande passante large ou à bande passante étroite comme 35 c'est le cas pour une ligne téléphonique. 69 14507 14 2007943 REVENDICATIONS 1 - Appareil de visualisation comprenant un système d'affichage 5 graphique constitué par un écran et un dispositif de traduction de caractères codés appliqués audit système en informations graphiques affichables sur l'écran, un ordinateur relié au système d'affichage pour lui appliquer successivement lesdits caractères codés représentatifs des informations graphiques à afficher sur l'écran, un dispositif monté dans le système d'af- 10 fichage pour produire un signal de sortie à un instant correspondant au tracé d'une partie déterminée des informations graphiques sur ledit écran, l'appareil d'affichage étant en outre caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif interne de traduction dudit signal de sortie en informations codées représentatives du point de séquence de caractères codé fournis par 15 l'ordinateur correspondant à ladite partie déterminée des informations graphiques affichées sur l'écran, et un dispositif de retransmission desdites informations codées vers l'ordinateur. 2 - Appareil de visualisation selon la revendication 1 dans lequel l'ordinateur comprend une mémoire dans laquelle sont enregistrés les carac- 20 t ères codés d'un programme, l'ensemble desdits caractères définissant les informations graphiques que l'on peut demander à l'ordinateur de fournir au système d'affichage graphique qui est en outre caractérisé en ce que le dispositif interne de traduction du signal de sortie en informations codées produit des informations codées repi&entatives de l'adresse de ladite mé- 25 moire à laquelle est enregistrée la phase de programme correspondante à ladite partie déterminée des informations affichées sur ledit écran. 3 - Appareil de visualisation selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit dispositif de traduction comprend un compteur, un dispositif de mise en route faisant avancer le compteur en réponse à la 30 transmission de chaque phase de programme par l'ordinateur et un dispositif d'arrêts commandé par ledit signal de sortie,pour arrêter le compteur.