La presente invention est relative à un dispositif de freinage pour un bâtiment flottant. Elle s'applique plus particulièrement au freinage de bâtiments de gros tonnages, par exemple du type navires, cargos, paquebots, péor@l@era. Les très gros bateaux, quel que soit leur genre 3U leur uti- lisation, nécessitent, du fait de leur tonnage important, des dis- tances de freinage qui sont de l'ordre de plusieurs kilomètres avan d'êtie totalement arrêtés, On sait par exemple que la distance nécessaire pour Stopper un bâtiment de cent mille tonnes naviguant à la vitesse de trente kilomètres â ] 'heure, est d'au moins quinze kilomètres, Les dispositifs de freinage utilisés actuellement sur les bâtiments flottants de gros tonnages ne permettent pas de réduire cette distance, ni par conséquent le temps exigé par la manoeuvre de freinage d'un bâtiment Jasqu'à son arret total. Le présente invention a pour but de fournir un nouveau dispositif de freinage pour un bâtiment flottant, ledit dispositif @ermattant de réduire considérablement la distance et le tempe necessaires avant l'immobilisation du bâtiment flottant. En outr@, le dispositif de freinage selon l'invention, peut a@sément âtre utilisé soit à titre principal, soit à titre auxi @laire, pour les manoeuvies simultanées de virages ou de gouver ;c maritins @ du bâtiment lorsque l'on exécute la manoeuvre de freinage : en d'autres termes, au fur et à mesure du ralentissement @n tateau, i@ est possible, en utilisant toujours le dispositif de frèinage seion l'invention, de manoeuvrer progressivement le bateau vers la droice ou vers la gauche, pour le diriger avec précision vers ou à l'intérieur du port. La présente invention a pour objet le produit industriel nou @@au qui conatitue un dispositif de freinage pour un bâtiment @lettart caructerisé par le fait qu'il sa compose d'au moins un @@let disposé sur chac@n des deux flaues de la carène dans la zone située én arrière de la pro@ d@ bâtiment, ledit volet étant @obile et articulé sur le fla@@ de la earene autour d'un axe sensiblement vertical et étant rélié au bá@imein par au moins un organe d'ouverture et de fermeture dudit volet, ce dernier étant replié contre la carène pendant la marche normale du bâtiment et étant ouvert au moins partiellement pendant la manoeuvre de freinage de ce bâtiment. Dans un mode préféré de réalisation de l'invention, le volet mobile obture, en position de repli contre le flanc de la carène, au moins une cavité dans laquelle est disposé l'organe d'ouverture et de fermeture du volet ; chaque organe d'ouverture et de fermeture d'un volet est un vérin, de préférence hydraulique ; les organes d'ouverture et de fermeture des volets sont soit manoeuvrables indépendamment sur l'un et l'autre flancs de la carène, soit reliés à un même système de commande, apte à les manoeuvrer simultanément sur les deux flancs de la carène ; l'axe d'articulation d'au moins un volet sur le flanc de la carène est sensiblement confondu avec un bord vertical, soit le bord avant, soit le bord arrière dudit volet. Bien entendu, il est déåà connu de modifier la coque d'un bateau pour lui adjoinre des portillons ou volets mobiles le long de la coque. D & elles transformations sont exposées dans la description du Brevet français 1 040 515 et plus précisément dans la description de son premier Certificat d'Addition 62 592. On observe cependant que, dans tous les cas, l'adJonction de tels volets est exclusivement prévue à la proue du bateau, de chaque côté de l'étrave. Les-volets disposés de la sorte à la partie avant du bateau ont pour but, en fait, de Jouer un rôle totalement différent de celui qu'assurent les volets du dispositif selon l'invention. Oim constate en effet que l'incorporation de volets à la partie avant d'un hateau permet de réduire l'effort de propulsion, c'est-à-dire qu'en même temps que lesditsvolets provoquent la gouverne par l'avant du bateau, ils facilitent l'avancement de celui ci : par conséquent, à forces de propulsion égales, un bateau dont la proue est munie de volets mobiles avance plus vite qu'un bateau non modifié; ou encore,à vitesseségaleq un bateau dont a proue est munie de volets mobiles exige un effort de propulsion moindre qu'un bateau non modifié. Le dispositif selon l'invention, tout au contraire, permet lors de l'ouverture de ses volets deduire l'effort de freinage, c' est-à-dire qu' la différence des disposilifs antérieurs, il facilite le freinage du bateau et non son avancement : en d'autres termes, un bateau muni sur les flancs de sa carène, en arrière de la proue, de volets de freinage, freinera plus vite, avec un effort de freinage identique, qu'un bateau non modifié ; ou encore pour obtenir un freinage sur unBhzême distance, un bateau modifié selon l'invention exigera un effort de freinage moindre qu'un bateau non modifié. I1 est donc slair que le dispositif selon l'invention utilise des moyens connus, dans un but différent, pour aboutir à l'obtention de résultats également différents. I1 y a donc indiscutablement contribution originale de la part de l'inventeur à la solution du problème du freinage des bâtiments flottants. En outre, il est indéniable que, puisque l'adjonction de valets mobiles sur la proue d'un bateau est connue depuis au moins un quart de siècle et que personne, et notamment l'homme du métier, n'a pensé à transposer leur utilisation en tant que moyen de réduction de lweffort de propulsion et de moyen de gouverne d'un bateau à une utilisation en tant que moyen pour le freinage dudit bateau, l'opération consistant à placer d'autres volets articulés sur les flancs de la carène n'est pas évidente. Enfin, alors que des volets mobiles placés à la proue d'un bateau facilite l'avancement de ce dernier, la caractère inattendu du résul tat obtenu en plaçant des volets mobiles en arrière de la proue sur les flancs de carène, à savoir le freinage amélioré du bateau, est une preuve supplementaire de l'absence d'évidence de 1' invention. Pour mieux faire comprendre l'objet de la présente invention, on va décrire ci-après, à titre d'exemples purement illustratifs et non imitatifs, divers modes de réalisation du dispositif de freinage selon l'invention, représenté sur le dessin annexé. Sur ce dessin - La figure 1 est une vue schématique de dessus, d'un bâtiment flottant naviguant en marche normale, c'est-à-dire avec ses volets de freinage reliés. - La figure ? est une vue de dessus du bâtiment de la figure 1 représenté pendant sa manoeuvre de freinage, c'est-à-dire avec ses volets mobiles ouverts au moins partiellement. - Les figures 3 a et 3 b sont des vues de dessus d'une moitié, respectivement gauche et droite,du bateau des figures 1 et 2, muni d'un volet - - de freinage mobile, articulé -autour d'un de ses bords verticaux, respectivement avant et arrière. - La figure 4 est une vue de dessus du bateau de la figure 3 a schématisant le fonctionnement du vérin hydraulique constituant l'organe de manoeuvre du volet de freinage lors de la commande d'ouverture dudit volet. En se référant au dessin, on voit que l'on a désigné par 1 dans son ensemble le bâtiment flottant selon l'invention. Ce bâtiment est sensiblement symétrique par rapport au plan longitudinal vertical et median 2 schématisé par une ligne en traits mixtes. Sur chacun des deux; côtés de la partie immergée de la coque du bâtiment située située sous la ligne de flottaison, et dans la zone de cette dernière située en arrière de la proue 8, c'est-à-dire sur chacun des deux flancs 3 de la carène, le bâtiment comporte au moins un volet 4 mobile et articulé sur le flanc de ladite carène. L'axe d'articulation du volet mobile est sensiblement vertical et confondu soit avec le bord vertical avant 5 a, soit avec le bord vertical arrière 5 b dudit volet mobile. Chaque volet 4 est en outre relié au bâtiment 1 par au moins un organe 6 commandant leouverture et la fermeture du volet, ledit organe assurant l'application du volet contre la carène pendant la marche normale du bâtiment flottant (figure 1) et le déplacement au moins partiel du volet des flancs du bâtiment pendant la manoeuvre de fréinage de ce dernier (figure 2). Avantageusement, chaque volet mobile 4, dans sa position de repli contre la carène c'est-à-dire lors de la marche normale du bâtiment, obture au moins une cavité 7 à l'intérieur de laquelle se trouve disposé un vérin, de préférence hydraulique, constituant en règle générale l'organe 6 d'ouverture et de fermeture du volet. Pendant la marche normale du bâtiment flottant, on commande, à l'aide d'un tel vérin hydraulique, la fermeture de chaque volet pour le replier parfaitement contre la carène (figures 1 et 3) et éviter ainsi que la partie immergée du bâtiment ne présente une saillie capable de freiner l'avance du bâtiment. Par contre, si l'on désire ralentir et/ou immobiliser complètement le bâtiment, on commande à l'aide du vérin hydraulique l'ouverture au moins partielle de chaque volet (figures 2 et 4) : chaque volet 4, débordant la ligne de contour de la carène, Joue le rôle de frein et permet ainsi une réduction notable de la vitesse d'avancée du bâtiment, l'arr8t de ce dernier pouvant même se faire sur des distances réduites dans un rapport de l'ordre de un à cinq. Pour les bâtiments de très gros tonnées, l'axe d'articulation de chaque volet mobile 4 est, à titre préférentiel, confondu avec le bord vertical avant 5 a dudit volet, d'une part parce que les efforts demandés aux vérins 6 sont moindres et d'autre part parce que le freinage est davantage progressif, c'est-à-dire qu'il s'effectue avec beaucoup plus de douceur (figure 3 a).Par contre, pour les petites embarcations, l'axe d'articulation de chaque volet mobile 4 est de préférence confondu avec le bord vertical arrière 5 b dudit volet de sorte que l'angle d'ouverture dudit volet est généralement plus grand, que la résistance à l'avancement offerte par ledit volet croît et que l'arrêt de l'embarcation est obtenu encore plus rapidement (figure 3 b) ; ce dernier mode de freinage présente bien entendu deux inconvénients dans la mesure où il est soudain, et quelquefoås même brutal,et où il est limité dans son utilisation à la résistance mécanique des organes mobiles, c'està-dire à la résistance du volet 4 et du vérin 6. Les vérins hydrauliques de commande d'ouverture des volets articulés sont soit reliés à un même système de commande apte mazes manoeuvrer simultanément sur les deux flancs dB la carène, soit manoeuvrables iFdépendamment sur l'un et l'autre flancs. Lorsque, dans le premier mode de réalisation précité, les vérins sont manoeuvrées simultanément, la position respective des volets reste symétrique par rapport au plan longitudinal de symétrie 2 du bâtiment et ce dernier, lors de son ralentissement jusqu'à son immobilisation, continue sa progression en ligne droite.Par contre lorsque , selon un mode préférentiel de réalisation,les vérins de commande d'ouverture du ou des volets articulés ,sur le côté droit de la carène sont indépendants des vérins de commande d'ouverturedyd8 volets articulés sur le côté gauche de ladite ca rène, on conçoit que la position des volet peut être dissymétrique lorsqu'ils sont actionnés par des vérins commandés en des temps ou avec des puissances différentes : les volets, dans ce cas, lors de leur manoeuvre d'ouverture ont une double fonction puisqu'ils permettent le ralentissement du bateau et simultandment son orien- tation vers la gauche ou vers la droite pour virer et faciliter ainsi sa progression à l'intérieur d'un port. I1 évident que dans un tel cas les vérins hydrauliques à commande indépendante constituent des organes auxiliaires, et plus rarement des organes principaux, de gouverne maritime. Bien entendu, les modes de réalisation décrits ci-dessus ne sont aucunement limitatifs et ils pourront donner lieu à toute modification désirable, sans sortir pour cela du cadre de la présente invention. REVENDICAUIONS 10 Dispositif de freinage pour un bâtiment flottant du type navire, cargo, paquebot, pétrolier par exemple caractérisé par le fait qu'il se compose d'au moins un volet disposé sur chacun des deux flancs de la carène dans la zone située en arrière de la proue du bâtiment, ledit volet étant mobile et articulé sur le flanc de la carène autour d'un axe sensiblement vertical et étant relié au bâtiment par au moins un organe d'ouverture et de fermeture dudit volet, ce dernier étant replié contre la carène pendant la marche normale du bâtiment et étant ouvert au moins partiellement pendant la manoeuvre de freinage de ce bâtiment. 20 Dispositif selon la revendication 1 caractérisé par le fait que le volet mobile obture, en position de repli contre le flanc de la carène, au moins une cavité dans laquelle est disposé l'organe d'ouverture et de fermeture du volet. 30 Dispositif selon lune des revendications 1 et 2 caractérisé par le fait que chaque organe d'ouverture et de fermeture d'un volet est un vérin, de préférence hydraulique. 40 Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3 caractérisé par le fait que les organes d'ouverture et de fermeture des volets sont manoeuvrables indépendamment sur l'un et l'autre flanc de la carène. 50 Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3 caractérisé par le fait que les organes d'ouverture et de fermeture sont reliés à un même système de commande, apte à las manoeuvrer simul tânément sur les deux flancs de la carène. 60 Dispositif salon l'une des revendications 1 à 5 caractérisé par le fait que 1'axe d'articulation d'au moins un volet sur le flanc de la carène--est sensiblement confondu avec le bord vertical avant dudit volet. 70 Dispositif selon l'une des revendications 1 à 5 caractérisé par le fait que l'axe d'articulation d'au moins un volet sur le flanc de la carène est sensiblement confondu avec le bord vertical arrière dudit volet.