L'invention a pour objet des dérivés d'esters phos phoriques. Elle vise également les applications de ces dérivés, plus particulièrement en tant qu'agents propres à modifier les propriétés rhéologiques des dispersions en milieu organique, no tamment des plastisols. Les dérivés d'esters phosphoriques conformes à l'in vention sont constitués par le produit de la neutralisation au moyen d'un excès d'oxyde et/ou d'hydroxyde et/ou de carbonate de calcium, magnésium ou baryum des esters obtenus par réaction de l'anhydride phosphorique, de l'acide polyphosphorique ou, dans certains cas, de l'acide orthophosphorique avec un dérivé organi que ayant au moins un groupe hydroxyle et choisi notamment parmi - les alcools en C1 à C22 et, de préférence, en C8 à C18, éventuellement oxyalcoylénés, - les phénols, de préférence les alcoylphénols, éven tuellement oxyalcoylénés, - les glycérides à groupement hydroxyle, éventuelle ment oxyalcoylénés. Suivant un mode de réalisation avantageux, les sus dits alcools sont oxyéthylénés ou oxypropylénés. Suivant un autre mode de réalisation avantageux, les susdits phénols sont choisis parmi les alcoylphénols et plus particulièrement parmi les octyl-, nonyl- et dodécylphénols, notamment oxyalcoylénés, les naphtols, notamment le ss-naphtol condensé avec 8,5 moles d'oxyde d'éthylène. Suivant encore un autre mode de réalisation avanta geux, le susdit glycéride est l'huile de ricin. Suivant encore un autre mode de réalisation avanta geux, l'excès d'agent de neutralisation est inférieur à 100 équivalents-gramme par équivalent-gramme acide et est, de pré férence, compris entre 2 et 20 équivalents-gramme par équivalent gramme acide. Suivant encore un autre mode de réalisation, les pro portions molaires de dérivé organique à au moins un groupe hy hydroxyle (de formule ROH) et d'anhydride phosphorique P205 ou d'acide polyphosphorique sont choisies dans les intervalles sui vants 4/1 # ROH # 2/1 P2O5 1/1 # ROH # 2/1 acide polyphosphorique Conformément à l'invention, les dérivés d'esters phosphoriques susdéfinis sont appliqués en tant qu'agents propres à modifier les propriétés rhéologiques des dispersions en milieu organique, notamment des plastisols, étant entendu que l'on désigne par ce terme toutes dispersions de matériaux synthétiques, de charges minérales ou de leurs mélanges (notamment de caout- choucs naturels et synthétiques, de chlorure de polyvinyle, de copolymères de chlorure de vinyle et d'acétate de vinylé, de résines polyesters, de résines alkydes ou polyacryliques, les charges minérales pouvant être de la craie, de l'argile, du talc et autres1 dans des agents plastifiants (notamment des phtalates doctyle; de 2-éthylhexyle ou-d'isooctyle, l'adipate d'octyle, le dioctanoate de polyglycols] en présence d'agents stabilisants et éventuellement de pigments, lesdits plastisols étant utilisés dans la fabrication de certains papiers peints, de certains revêtements de sol, dans la fabrication des cuirs synthétiques, notamment ceux connus sous l'appellation SKAI et dans l'obtention sur des surfaces métalliques de revêtements contre la corrosion. Selon un mode de réalisation avantageux, les dérivés d'esters phosphoriques conformes à l'invention, dans leur application en tant qu'agents modifiant la viscosité, sont mis en oeuvre à raison de 0,05 à 10 % en poids, de préférence à raison de 0,1 à 5 % en poids par rapport aux plastisols traités. L'invention a également pour objet, en tant que produits industriels nouveaux, les plastisols dans lesquels a été incorporée une quantité efficace des susdits dérivés d'ester phosphorique. Suivant un mode de réalisation avantageux du procédé de préparation des dérivés d'esters phosphoriques conformes à l'invention, la neutralisation du produit de la réaction d'estérification est effectuée en présence d'un barbotage de CO2. Mises à part les susdites dispositions, l'invention vise encore d'autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et qui vont être décrites ci-après. Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description et des exemples qui suivent et qui sont donnés en rapport avec des modes de réalisation avantageux. Se proposant donc de constituer les dérivés d'esters phosphoriques conformes à l'invention, on fait tout d'abord réagir l'anhydride phosphorique, l'acide polyphosphorique ou éventuellement l'acide orthophosphorique avec un dérivé organique comportant au moins un groupe hydroxyle choisi parmi les alcools en C1 à C22 éventuellement oxyalcoylénés, les phénols, les alcoylphénols et les glycérides à fonction OH éventuellement oxyalcoylénés. La réaction est réalisée par mélange progressif des réactifs à une température généralement de l'ordre de 40 à 70-C sous agitation puis, une fois le mélange réalisé, la température est portée à 70-100 C et maintenue à cette valeur pendant une durée généralement de l'ordre de 30 minutes à 2 heures et en tout cas suffisante pour que l'estérification se produise. Dans le cas de l'utilisation de l'acide polyphosphorique, labréaction est conduite en 8 heures à 90-1000C et, de préférence, en 4 heures à la même température, la température du milieu étant voisine de 40-70 C au moment de l'introduction de l'acide. Les produits obtenus qui peuvent contenir de l'alcool n'ayant pas réagi ainsi que de l'acide libre peuvent être caractérisés par leur indice d'acide qui représente le nombre de mg de potasse-nécessaires pour neutraliser un gramme de produit. Le stade de la réaction d'estérification que l'on se propose d'atteindre peut être mis en évidence en suivant l'évolution de l'indice d'acide. Les proportions molaires d'anhydride ou d'acide polyphosphorique et de dérivé ROH à fonction hydroxyle sont en général comprises entre les limites suivantes 1 4 P205 1 ROT 2 TI ( acide polyphosphorique La réaction d'estérification se fait généralement en l'absence de solvants. Parmi les alcools mis en oeuvre, ce sont ceux en C8 à C18 qui sont préférés. Il peut s'agir d'alcools saturés ou non, naturels ou synthétiques. Ces alcools peuvent être oxyéthylénés ou oxypropylénés, le taux d'oxyalcoylation étant en général de 1 à 100, de préférence de 1 à 25. Les oxydes de butylène et de styrène peuvent également être condensés sur l'alcool. Parmi les phénols mis en oeuvre, on préfère es alcoylphénols oxyalcoylénés, notamment les octyl-, nonyl-, dodécyl- et dinonylphénols, les naphtols notamment oxyalcoylénés tels que le B-naphtol condensé avec 8,5 moles d'oxyde d'éthylène. Enfin, comme glycérides à groupe hydroxyle, on peut citer l'huile de ricin oxyalcoylénée ou non. Une fois la réaction terminée, on peut refroidir le milieu réactionnel, qui est acide, notamment à une température de l'ordre de 30 à 50"C, et on procède à une neutralisation au moyen d'un excès d'oxyde et/ou d'hydroxyde et/ou de carbonate d'un ou plusieurs des métaux alcalino-terreux du groupe comprenant le calcium, le magnésium et le baryum. Pendant laneutralisation, il peut être avantageux de maintenir la température entre les susdites limites. La réaction de neutralisation est mise en oeuvre au sein d'un solvant organique ou d'un mélange de solvants dont certains au moins sont choisis en fonction de leur pouvoir polaire qui doit permettre à la réaction de neutralisation de type ionique de se dérouler ; les solvants non polaires éventuellement présents sont choisis en fonction de leur faculté de contribuer à la déshydratation du milieu par formation d'azéotropes. Parmi les solvants polaires susceptibles de convenir, on peut citer l'eau, les alcools en C1 à C8 et, de préférence, en C1 à C4. Parmi les solvants non polaires, on peut citer les hydrocarbures aromatiques légers tels que le xylène, le toluène, les hydrocarbures cycloaliphatiques tels que le cyclohexane, les hydrocarbures aliphatiques tels que les essences E, F et autres. Outre les susdits solvants, le milieu réactionnel contient une ou plusieurs huiles minérales ou synthétiques servant de véhicule ou support au produit de l'invention. La quantité de composé basique doit être suffisante pour que le milieu réactionnel final en contienne un excès pouvant atteindre 100 équivalents-gramme de métal alcalino-terreux par équivalent-gramme acide et, de préférence, de 2 à 20 équivalentsgramme de métal alcalino-terreux par équivalent-gramme acide, étant rappelé que l'on appelle équivalent acide la quantité de produit acide en grammes qui neutralise exactement une molécule- gramme de soude ou de potasse 100 %, et équivalent-gramme de calcium ou de magnésium la quantité de produit en grammes qui neutralise exactement une molécule-gramme d'acide chlorhydrique ou une demi-molécule-gramme d'acide sulfurique 100 %. La neutralisation peut se faire par introduction du produit acide résultant de la réaction d'estérification dans une dispersion de l'agent neutralisant au sein d'un milieu constitué de la susdite huile minérale et des susdits solvants ou viceversa par introduction de la dispersion ou de l'agent neutralisant à l'état solide dans le produit d'estérification. Pendant la neutralisation, on réalise de préférence un barbotage de CO2. Ce barbotage est effectué pendant le mélange des réactifs puis maintenu pendant 2 à 5 heures et, de préférence, pendant quatre heures après mélange, la température pouvant égale- ment être maintenue entre les susdites limites. Par élévation de la température du mélange, on élimine tout d'abord les solvants polaires et au moins partiellement les solvants non polaires, puis on porte la température du mélange au reflux des solvants non polaires encore présents et on maintient cette température en présence d'un barbotage de C02 pendant une durée suffisante pour que la réaction de carbonatation se déroule ; en général, cette durée est de 2 à 5 heures. Les produits ainsi obtenus sont entre autres caractérisés par leur indice d'alcalinité qui mesure l'excès d'agent neutralisant fixé, et correspond à un nombre de mg de potasse 100 % par gramme de produit lorsque l'on dqse ce dernier dans l'acide acétique en présence de phénolphtaléine par un excès d'acide chlorhydrique titré par de la soude titrée. Ils ont la propriété de modifier les comportements rhéologiques des dispersions organiques et notamment des plastisols lorsqu'ils sont additionnés à ces produits à raison de 0,05 à 10 % et, de préférence, de 0,1 à 5 %. Ils sont capables d'agir sur les différents comportements tels que la dilatance, la thixotropie, la rhéopexie, la plasticité et les différents phénomènes de mémoire (action de tous les cisaillements antérieurs à l'étude rhéologique proprement dite) de ces dispersions et plastisols. Ainsi, certains d'entre eux sont des épaississants cela signifie que la viscosité de certaines de ces dispersions ou plastisols présente après l'addition desdits produits une viscosité 2 supérieure a celle d'une formule témoin ne contenant pas l'additif quel que soit le couple de valeurs (D,T) choisi dans une plage de valeurs (D,T) données, étant entendu que par T et D on désigne respectivement la tension de cisaillement (dynes/cm2) et le gradient de vitesse (seconde ), T étant enregistré en fonction de D au moyen d'un viscosimètre, par exemple au moyen d'un viscosimètre de la marque ROTOVISKO RV 2 équipé d'un programmateur par exemple de type PG 114 de la marque HAAKE et d'un thermostat par exemple de la marque HAAKE et coopérant avec une table traçante par exemple de la marque IFELEC, ce grâce à quoi on dispose de la valeur de la viscosité # = T/D exprimée en poises pour tout couple de valeurs (T,D). La susdite mesure est effectuée par exemple pour un plastisol auquel on a ajouté le produit conforme à l'invention, c'est-à-dire l'agent modifiant la viscosité. Elle peut être effectuée soit immédiatement après un repos de 10 minutes, soit 24 heures ou plusieurs jours après la préparation du plastisol et cela ou bien après agitation préalable d'une façon normalisée (1 minute par exemple à l'aide d'un mélangeur, par exemple un mélangeur ménager de marque MOULINEX), ou bien sur le plastisol laissé au repos. Dans une plage de valeurs de D donnée, la pate constituant le plastisol : - est dite newtonienne si q est constant pour toutes les valeurs D, - est dite pseudoplastique si Q décrit pour des valeurs croissantes de D, - est dite thixotrope si Q fonction de (T,D) par valeurs croissantes de D est supérieur à Q fonction de (T,D) par valeurs décroissantes de D et - est dite dilatante si Q est croissant pour des valeurs croissantes de D. Pour fixer les idées, on signale que les dérivés d'esters selon les exemples 1, 2 et 3 décrits plus loin constituent des épaississants. Certains autres des dérivés d'esters conformes à l'invention sont des agents de pseudoplasticité, c'est-à-dire que la viscosité des dispersions dans lesquelles ils sont introduits diminue plus vite que celle du témoin (sans additif) à mesure que le gradient de vitesse augmente et cela pour une plage de valeur de D donnée. Pour fixer les idées, on signale que les dérivés des exemples 1 et 2 ci-après sont des agents de pseudoplasticité dans le sens susdéfini. Certains autres des dérivés d'esters conformes à l'invention sont des agents de plasticité, c'est-à-dire que certaines des dispersions traitées présentent, quand ces derniers leur sont incorporés, un seuil d'écoulement supérieur à la même formule témoin sans dérivé d'ester conforme à l'invention, ledit seuil d'écoulement pouvant être caractérisé par la tension critique de cisaillement. Pour fixer les idées, on signale que les dérivés selon les exemples 1 et 2 ci-après sont des agents de plasticité. Ceci étant, on.décrit ci-après la préparation de quelques exemples de dérivés d'esters conformes à l'invention. EXEMPLE 1 Dans un réacteur tricol équipé d'un agitateur, d'un thermomètre réfrigérant et d'un barboteur à C02, on introduit tout d'abord - 150 parties d'un phosphate de nonylphénol ayant fixé 10 molécul-es dioxyde d'éthylène et d'indice d'acide égal à 80 (préparé en faisant réagir à une température de 45 à 500C 93,8 parties, soit 155 millimoles dudit nonylphénol avec 6,2 parties, soit 43,7 millimoles d'anhydride phosphorique que l'on charge peu à peu dans le milieu réactionnel sous agitation, la température étant ensuite maintenue à 900C environ pendant 30 minutes) - 150 parties de méthanol - 150 parties de xylène et - 150 parties d'huile naphténique. On introduit ensuite sous agitation et par petites portions - 6 parties de chaux vive - 50 parties de chaux éteinte en maintenant le milieu réactionnel à une température comprise entre 250 et 300C. Lorsque l'introduction est terminée, on carbonate le mélange en insufflant du C02 par le barboteur pendant 4 heures, tout en maintenant la température entre 25- et 300C, le débit de C02 étant de 6,27 litres/heure. On chauffe ensuite le mélange pour éliminer le méthanol et liteau, et l'on arrête la distillation lorsque l'on atteint dans la masse la température de reflux du xylène. On porte ensuite le mélange pendant 4 heures à température de reflux du xylène en insufflant du C02 à un débit de 2 litres/heure. Le mélange s'épaissit assez rapidement et devient homogène. On distille ensuite sous léger vide la totalité du xylène, et l'on obtient une pâte facilement coulable à chaud. Le dérivé d'ester surbasé ainsi obtenu a les caractéristiques suivantes - concentration dans l'huile : 59 %, - - stabilité : aucune sédimentation dans le temps, - indice d'alcalinité en milieu acétique : 161. EXEMPLE 2 Dans le même appareillage que celui décrit dans l'exemple 1, on introduit - 250 parties de méthanol - 100 parties de xylène - 69,5 parties de chaux éteinte. Sous agitation, on introduit ensuite en 2 heures la solution de phosphate d'alcoyle de composition suivante - 150 parties de phosphate d'alcool tridécylique ayant fixé 8 molécules d'oxyde d'éthylène et d'indice d'acide égal à 95 (préparé en faisant réagir vers 40-450C et sans dépasser 70 75ex, 92,2 parties ou 165 millimoles du susdit alcool tridécyli-que oxyalcoylénés avec 7,8 parties ou 54,9 millimoles d'anhydride phosphorique que l'on charge peu à peu dans le milieu réactionnel sous agitation que l'on maintient à 70-75"C pendant 2 heures) - 150 parties d'huile naphténique. Simultanément, on insuffle du gaz carbonique à un débit de 6,27 litres/heure. La température du milieu réactionnel étant ramenée à 25-30eC, le mélange devient rapidement homogène et commence à s'épaissir. L'introduction terminée, on continue le barbotage du C 2 pendant 2 heures au même débit. Le mélange réactionnel est ensuite chauffé progressive ment pour chasser le méthanol et l'eau, et l'on arrête la distillation lorsque 20 parties de xylène ont été distillées. On carbonate ensuite en insufflant du C02 à la température de reflux du xylène pendant 2 heures à un débit de 2 litres/heure. Le mélange devient relativement visqueux et l'on élimine sous léger vide la totalité du xylène. On obtient une pâte fluide à froid, de couleur jaunâtre, facilement manipulable. Le dérivé d'ester surbasé ainsi obtenu est à la concentration de 61 X, son indice d'alcalinité en milieu acétique est de 167,4 et lorsqu'on le dilue dans une huile minérale, on observe ni déphasage ni sédimentation dans le temps. EXEMPLE 3 Un mélange comprenant - 150 parties d'un phosphate d'alcool laurique en C12 C14, d'indice d'acide 185 [préparé en faisant réagir 78 parties ou 390 millimoles d'alcool de marque ALFOL en C12 - C14 avec 22 parties ou 155 millimoles d'anhydride phosphorique que l'on ajoute peu à peu sous agitation vers 50"-600C, le mélange réactionnel étant maintenu ensuite pendant 1 heure 30 minutes entre 70 et 900C] - 150 parties de méthanol - 150 parties de xylène - 150 parties d'huile naphténique et - 69,5 parties de chaux éteinte, est carbonaté et surbasé selon le mode opératoire décrit dans l'exemple 2. Ce mélange devient très visqueux après carbonatation et l'on est obligé d'ajouter 500 parties de xylène pour obtenir une pâte facilement agitable. Le produit final, après élimination du xylène, se présente à froid sous forme de gel stable. Sa concentration en matières actives est de 60 %, et l'indice d'alcalinité est de 150. EXEMPLE 4 Un mélange comprenant - 150 parties dun phosphate d'alcool tridécylique ayant fixé 8 molécules d'oxyde d'éthylène [préparé suivant le même mode opératoire que dans l'exemple 2] - 150 parties de xylène - 150 parties de méthanol - 150 parties d'huile naphténique et - 69,5 parties de chaux éteinte est carbonaté et surbasé selon le mode opératoire décrit dans l'exemple 1. Le produit final est plus visqueux que célui obtenu dans l'exemple 2. La concentration en matières actives est de 64 % et l'indice d'alcalinité est de 235. EXEMPLE 5 Le produit décrit à l'exemple 1 caractérisé par un indice d'alcalinité de 161 est dilué dans du méthanol dans le rapport 1:1 en poids et est filtré après une heure de repos. Le méthanol est ensuite distillé de façon à obtenir un produit ayant 51 % de matières actives dans l'huile minérale. On constate que l'indicé d'alcalinité est de 21,2. * Les cinq dérivés d'esters phosphoriques conformes à l'invention ainsi préparés ont été testés sur le plan de leurs aptitudes en tant qu'agents de modification de la viscosité des plastisols. La composition du plastisol utilisé était la suivante : - résine PVC de la marque LUCOVYL PE 1851, commercialisée par Rhône Poulenc ..... 150 parties en poids - phtalate de diéthyl-2 hexyle ....... 102,25 " " . Pour préparer le plastisol, on introduit tout d'abord le phtalate puis, sous agitation avec une défloculeuse, on ajoute lentement la résine. On ajoute ensuite l'agent de rhéologie choisi. On a mesuré, en procédant de la manière décrite plus haut, la viscosité, exprimée en poises, pour différentes valeurs du gradient de vitesse D - - de la susdite résine sans agent conforme à l'invention (témoin), - après addition de 1,5 parties en poids de chacun des agents selon les exemples 1 à 5 et, enfin, - en présence d'un produit du type 'anticoulure" du commerce connu sous la marque IRCOGEL 901 S ajouté à raison de 1,5 parties en poids. Une première série de mesures a été effectuée 30 minutes après préparation du mélange, à la température de 25 C et les résultats ont été réunis dans le tableau I. TABLEAU I Viscosité exprimée en poises Résine additionnée d'un agent modifiant la viscosité -1 (s-1) Témoin Produit des exemples IRCOGEL 901 S 5 4 1 3 2 5 - 51 51 51 51 51 51,5 10 43,2 48,2 40,6 45,7 43,2 43,2 45,7 14,1 41,3 44,8 37,7 43,1 43,1 43,1 46,6 19,9 41 44,45 36,8 42 42 42 43,2 28,2 38,7 41,4 36,9 40,5 40,5 40,5 41,4 39,8 38,1 39,4 35,6 38,7 38,7 39,4 40 56,3 37,2 37,7 35 37,7 37,7 38,2 38,2 79,6 36,2 35,87 34 36,5 36,5 37,5 37 Une deuxième série de mesures a été effectuée trois jours après la fabrication des mélanges. Les résultats enregistrés ont été réunis dans le tableau 11. TABLEAU II Viscosité exprimée en poises D Résine additionnée d'un agent modifiant la viscosité -1 (s-1) Témoin Produit des exemples IRCOGEL 901 S 5 4 1 3 2 5 56,1 71,4 56,1 81,6 71,4 71,4 81,6 10 48,26 61 48,3 68,6 61 61 66,1 14,1 46,67 57,44 46,7 62,8 55,64 55,64 59,23 19,9 44,45 53,44 45,7 58,4 52,1 52,1 58,5 28,2 43,2 49,5 45 54 48,6 48,6 50,4 39,8 40,64 44,45 42,55 49,53 45,72 45,72 47 56,3 39,1 41,3 41 46,7 43,55 43,55 44 79,6 37,8 38,7 39,1 43,5 41,3 41,3 41 Une troisième série de mesures a consisté à déterminer, au moyen d'un viscosimètre Brookfield RVT, mobile 5, l'évolution de la viscosité du susdit plastisol sans additif (témoin), additionné d'un produit du commerce (IRCOGEL 901 S), puis additionné successivement de l'un et l'autre agents selon les exemples 1 et 2. Les résultats enregistrés sont réunis dans le tableau III. TABLEAU III Viscosité Brookfield mesurée ab moyen d'un appareil de-modèle RVT à mobile 5 Vitesse Viscosité Viscosité Viscosité du plastisol de du témoin du plastisol additionné de l'agent rotation sans additionné de du mobile additif IRCOGEL 901 S selon l'ex. 1 selon l'ex. 2 (en t/mn) (en poises) (en poises) (en poises) (en poises) 0,5 i 80 80 160 240 1 60 80 105 180 2,5 56 64 104 120 5 52 56 84 96 10 46 48 68 76 20 42 45 56 64 50 38,4 41,6 48 53,2 Notes: a) Les additifs (IRCOGEL 901 S, agents selon les exemples 1 et 2) sont introduits dans le plastisol à raison de 1,5 parties en poids sous la forme d'une solution à 10 X dans une fraction du phtalate de diéthyl-2 hexyle utilisé. b) Les susdits résultats montrent que les agents selon les exemples 1 et 2 sont des agents de plasticité. De l'ensemble des susdites mesures, on peut conclure que l'addition des dérivés d'esters phosphoriques conformes à l'invention aux plastisols modifie avantageusement les propriétés rhéologiques de ces derniers. Plus particulièrement : - le produit selon l'exemple 2 présente des propriétés qui en font un agent épaississant, - ceux des exemples 1 et 2 sont des agents augmentant la pseudoplasticité, - ceux des exemples 1 et 2 sont des agents de plasticité. En suite de quoi et quel que soit le mode de réalisa tion adopté, on dispose ainsi de dérivés d'esters phosphoriques dont les caractéristiques résultent suffisamment de ce qui précède pour qu'il soit inutile d'insister à ce sujet et qui, en tant qu'agents modifiant la viscosité notamment des plastisols, présentent par rapport aux agents du genre en question qui existent déjà de nombreux avantages, notamment - celui d'être plus efficaces, - celui d'être plus accessibles sur le plan de la fabrication, - celui d'être facilement adaptables aux exigences les plus variées de l'utilisateur. Comme il va de soi et comme il résulte déjà d'ailleurs de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, butes les variantes. REVENDICATIONS 1. Dérivés d'esters phosphoriques constitués par le produit de la neutralisation au moyen d'un excès d'oxyde et/ou d'hydroxyde et/ou de carbonate de calcium, magnésium ou baryum des esters obtenus par réaction de l'anhydride phosphorique, de l'acide polyphosphorique ou de l'acide orthophosphorique avec un dérivé organique ayant au moins un groupe hydroxyle et choisi parmi - les alcools en C1 à C22 éventuellement oxyalcoylénés, - les phénols, éventuellement oxyalcoylénés, - les glycérides à groupement hydroxyle, éventuellement oxyalcoylénés. 2. Dérivés d'esters phosphoriques selon la revendication 1, caractérisés par le fait que le dérivé organique ayant au moins un groupe hydroxyle est choisi parmi les alcools en C8 à C18, éventuellement oxyalcoylénés. 3. Dérivés d'esters phosphoriques selon la revendication 1, caractérisés par le fait que le dérivé organique ayant au moins un groupe hydroxyle est choisi parmi les alcoylphénols éventuellement oxyalcoylénés. 4. Dérivés d'esters phosphoriques selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisés par le fait que le dérivé organique ayant au moins un groupe hydroxyle est choisi parmi les alcools oxyéthylénés ou oxypropylénés, les octyl-, nonyl- et dodécylphénols notamment oxyalcoylénés, les naphtols, notamment le f3-naphtol condensé avec 8,5 moles d'oxyde d'éthylène et l'huile de ricin éventuellement oxyalcoylénée. 5. Dérivés d'esters phosphoriques selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lesquels les proportions molaires de dérivé organique à au moins un groupe hydroxyle (de formule ROH) et anhydride phosphorique P205 ou d'acide polyphosphorique sont choisies dans les intervalles suivants 4/1 # ROH # 2/1 et P2O5 1/1 # ROH #2/1 . acide polyphosphorique 6. Dérivés d'esters phosphoriques selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, dans lesquels l'excès d'agent de neutralisation est inférieur à 100 équivalents-gramme par équivalent-gramme acide et est, de préférence, compris entre 2 et 20 équivalents-gramme par équivalent-gramme acide. 7. Dérivé d'ester phosphorique selon l'un des exemples 1 à 5. 8. Application des dérivés d'esters phosphoriques selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 en tant qu'agents propres à modifier les propriétés rhéologiques, notamment des plastisols. 9. Application suivant la revendication 7, caractérisée par le fait que les agents modifiant la viscosité sont mis en oeuvre à raison de 0,05 à 10 % en poids, de préférence à raison de 0,1 à 5 % en poids par rapport aux plastisols traités. 10. Produit industriel constitué par une dispersion en milieu organique, notamment un plastisol, et comprenant une quantité efficace d'au moins un dérivé d'ester phosphorique selon l'une quelconque des revendications 1 à 7. 11. Procédé de préparation des dérivés d'esters phosphoriques selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que la neutralisation du produit de la réaction d'estérification est effectuée en présence d'un barbotage de C02.