La présente invention est relative aux éponges utilisées en chirurgie, en particulier dans les laparotomies, qui sont habituellement dénommées rampons abdominaux". Les tampons abdominaux sont souvent utilisés dans les opérations chirurgicales qui entrainent l'ouverture de la paroi abdominale par une incision ckururgicale de sorte que des organes, des membranes et des tissus délicats sont découverts. Ces parties délicates du corps, lorsqu'elles sont exposées à l'air, sont soumises à des conditons d'environnement radicalement différentes de celles auxquelles elles sont normalement exposées dans le milieu humide et chaud de l'intérieur du corps. On considère par conséquent comme un bon procédé chirurgical de simuler un environnement qui est plus voisin de l'environnement naturel en utilisant des tampons abdominaux qui sont mouillés au moyen d'une solution saline chaude. Ces tampons humidifiés sont introduits dans la cavité afin de protéger et d'isoler des chocs accidentels et des risques de l'environnement de la zone opératoire directe les organes internes et les tissus du corps qui ne sont pas directement interessés. Dans la zone opératoire elle-mEme, on utilise des tampons abdominaux soit secs soit seulement légèrement humidifiés afin d'éponger et d'absorber toutes quantités excédentaires de fluides organiques. Les tampons abdominaux ont été développés au cours de nombreuses années d'utilisation dans le domaine chirurgical. Les tampons abdominaux utilisés actuellement essaient de présenter à la fois les avantages des couches uniques minces, douces et souples et les propriétés d'absorption d'amortissement et d'isolement des tampons plus épais. Par suite, les tampons abdominaux sont traditionnellement constitués par des couches multiples d'une matière analogue à de la gaze, mince, douce et à mailles larges, qui sont réunies suivant des lignes largement espacées, habituellement longitudinales ou transversales mais dans quelques cas, dans les deux sens. La réunion des différentes couches est jusqu'à présent réalisée soit par des lignes de couture à la machine lorsque le tampon est formé de couches séparées, soit, d'une façon plus courante, en repliant sur elle-même une seule largeur de tissu, soit encore en entrelaçant des fils de différentes couches d'un tissu à plusieurs couches, comme décrit dans les demandes de brevets déposées aux Etats-Unis sous le NO 250.238 le 4 mai 1972 et sous le NO 93.191 déposée le 27 novembre 1970. Des morceaux de fils se séparent- facilement des bords coupés des tissus à mailles ouvertes larges, et leur présence est, bienentendu, tout à fait indésirable dans une éponge ou un tampon destiné à être utilisé à l'intérieur d'une cavité du corps. Les morceaux de fils ne sont pas digérés ou assimilés par les fluides organiques, mais au lieu de cela 1'organisme humain réagit vis à vis de ces fils comme à l'égard de corps étrangers et tente de les enrober, ce qui provoque une douleur et une irritation ou mEme encore à des symptômes plus graves, chez le malade. I1 est de pratique courante par conséquent, de replier vers l'intérieur les bords coupés bruts d'un tampon abdominal à plusieurs couches et de coudre solidement ces bords repliés vers l'intérieur afin d'empêcher leur effilochage. Une réaction encore plus grave à l'égard des corps étrangers se produit lorsque la totalité d'un tampon abdominal est oubliée, par inadvertance, dans une cavité du corps après l'achèvement d'une opération. Pour se protéger contre une telle éventualité, on compte rigoureusement les tampons utilisés au cours d'une opération, et le nombre de ces tampons est vérifié à chaque fois qu'un tampon est retiré de la eavité du corps. A titre de précaution supplémentaire, une boucle constituée par un ruban tissé, habituellement coloré, est fréquemment fixée à un angle du tampon et est laissée pendante à l'extérieur de l'incision tandis que le tampon se trouve dans le corps. Malgré ces mesures de sécurité, des tampons ont été perdus, en particulier lorsqu'une circonstance inattendue pertube le déroulement normal de l'opération. Le comptage des tampons est suet à l'erreur humaine. Il est devenu par conséquent de plus en plus courant de munir les tampons abdominaux-d'une pièce rapportée souple non irritante, ou témoin indicateur, qui est opaque aux rayons X. Ainsi, dans le cas d'une contestation ou d'un défaut de pointage du compte. dans la salle d'opération, ou encore dans le cas de troubles post-opératoires inexplicables chez le patient, on amène une source portative-de rayons X jusqu'au malade, et l'exposition aux rayons X de celui-ci révèle la présence ou l'absence d'un tampon égaré.Une plaque photographique négative constitue pour le chirurgien l'assurance que lui-même et ses aides opératoires ne sont pas coupables de négligence. I1 y a plusieurs années, on a parfois, dans les hopitaux, cousu dans l'épaisseur d'un tampon, un morceau d'une feuille de métal, ou même une rondelle en métal, afin de permettre l'identification du tampon aux rayons X. Ce travail était fastidieux, conteur, et gênait le lavage des tampons. On a remplacé ces expédients, dans les tampons abdominaux disponibles dans le commeree, soit au moyen d'une patte ou d'une pièce rapportée en une matière polymère souple, soit au moyen d'un fil ou d'un filament d'une telle matière, le polymère étant dans chaque cas charge d'une substance opaque aux rayons X, habituellement du sulfate de baryum. La fixation de ces pièces rapportées dans la masse d1un tampon abdominal implique une couture, un entrelacement ou toute autre sorte de moyen de fixation, ce qui de nouveau segmente le prix de revient du tampon. Par conséquent, bien que les tampons abdominaux actuels opaques aux rayons X donnent satisiaetion de point de vue utilisation, ils sont relativement coûteux par comparaison avec les autres types d'éponges. Ce fait, et leurs dimensions, relativement grandes (30 x 30 cm, 20 x 90cm et 45 x 20 cm), rendent nécessaires la récupéra- tion de ces tampons.Il est ge pratique presque couvrante, par con- séquent, de blanchir, d'envelopper dans des linges stériles et de stériliser de nouveau ces tampons et de les re-utiliser. D'une fa- çon évidente, la récupération de ces tampons est effectuée au prix de quelques dépenses, dont une grande partie est constituée par les frais de main-d'oeuvre Ce que l'on désire et qu'il n'a pas été possible de réaliser jusqu'à l'invention, est un tampon abdominal opaque aux rayons X, analogue à de la gase, présentant toutes les caractéristiques souhaitables des tampons utilisés jusqu'à présent mais fabriqué de façon à diminuer son prix de revient.De tels tampons doivent normalement pouvoir titre jetés (ce qui doit titre possible sans entraSner une perte d'argent) lorsque les frais de récupération sont élevés. t'un des obJets de l'invention est un tampon abdominal détectable aux rayons X, comprenant plusieurs couches de tissu, dont les bords de ce tampon sont fixés dans une position s'opposant à un effilochage au moyen d'une matière polymère de fixation, molle et non irritante, cette matière étant appliquée sur une partie impor-' tante d'au moins l'un desdits bords coupés, et contenant une substance opaque aux rayons X. Un autre objet de ltinvention est un tampon de ce type, dans lequel le composant polymère de la matière de fixation est un copolymère de chlorure de vinyle et d'acétate de vinyle. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparat tront au cours de la description qui va suivre, faite en se référant au dessin annexé donné uniquement à titre d' exemple, dans lequel - la Fig. 1 est une vue en élévation de face d'un tampon ab dominaî.suivant l'invention - la Fig. 2 est une vue en coupe transversale du tampon représenté à la Fig. 1, suivant la ligne 2-2 de cette figure - la Fig. 3 est une vue en élévation de face d'un autre mode de réalisation d'un tampon suivant l'invention. Comme le montre les dessins, le tampon abdominal 10 tissé-re- présenté à la Fig. 1 est partiellement coupé satin de montrer l1a- gencement des couches qui le composent. I1 comprend une couche supérieure 11, une couche intermédiaire 21, et une couche inférieure 15 qui sont réunies entre elles par un bord en lisière 19, et par trois bords 12, 13, 14 fixés et résistant à l'effilochage, ainsi que par des noeuds 16, 17, et 18 disposés dans le sens de la chat- ne. Les noeuds sont de préférence réalisés. en disposant le tissage de telle sorte que les fils noués soient communs à plusieurs des couches dn tissu ou encore ces noeuds peuvent autre effectués par couture. Une partie importante, et de préférence la totalité, d'au moins l'un des bords fixés, tel que le bord 13, est collé au moyen d'un agent de collage polymère souple, mou, contenant du sulfate de baryum ou une substance analogue non toxique opaque aux rayons X Ce bord 13 est ainsi différent par sa composition des bords 12 et 14. Une telle fixation opaque aux rayons X peut être réalisée en appliquant sur les couches de tissu entrelacées, à des intervalles appropriés dans le sens longitudinal une bande d'une pellicule d'un polymère thermo-plastique, fondu ou ramolli, contenant du sulfate de baryum,-en comprimant la pellicule ramollie dans et à travers les couches de tissu, en laissant la pellicule se solidifier de nouveau par refroidissement et en fendant ou coupant le tissu dans la zone fixée afin de former des tampons séparés. Une grande variété de polymères thermo-plastiques souples et mous peuvent. étre chargés avec une grande quantité de sulfate de baryum sans perdre les propriétés qui leurs permettent de former une pellicule. Des polymères oléfiniques, tels que le polyisobutylène, constituent une catégorie de ces produits, mais dans le but de faciliter les manipulations et d'assurer de bonnes propriétés adhésives, on préfère utiliser un copolymère de chlorure de vinyle (50-8646) et un acétate de vinyle (5014%) mélangé avec du sulfate de baryum, qualité pharmaceutique, dans un rapport de quatre à cinq parties de polymère pour six à cinq parties de sulfate.Pour donner au polymère de meilleures propriétés thermo-plastiques, on préfère le plastifier avec trente à cent parties d'un plastifiant tel que le phthalate de dioctyle ou le phthalate de di-iso-octyle, selon le rapport particulier chlorure-acétate présent dans le polymère de base. Bien que lton puisse utiliser d'autres procédés d'application d'un agent de fixation des bords opaques aux rayons I, tel qutune pulvérisation au pochoir ou l'application dtune solution de solvant ou dtun plastisol de polymère, la fixation longitudinale est de préférence réalisée par application d'une pellicule ramollie, comme décrit plus haut. Pour réaliser les fixations transversales 12 et 14, on utilise de préférence la machine et le procédé décrits dans le brevet des Etats-Unis NO 3.506.518.Les bords 12 et 14 peuvent être réalisée au moyen d'un agent de fixation opaque aux rayons I si on le désire, mais habituellement un seul bord opaque aux rayons I, tel que le bord 13, assure une excellente identification d'un tampon abdominal sur une plaque photographique exposée aux rayons I. La Fig. 3 montre un autre mode de réalisation de l'invention dans lequel un tampon 25 comporte deux couches 26 et 27 munies de deux lisières 34 et 35 et de bords collés 36 et 37 résistant à lteffilochage. Dans ce mode de réalisation, les noeuds tissés 29, 30, 31, 32 et 33 s'étendent dans le sens de la haine, tandis que les noeuds 28 s'étendent dans le sens de la trame. Le bord fixé 36 est collé au moyen d'un agent de fixation opaque aux rayons X, tandis que le bord 37 peut si on le désire étre collé au moyen dtun agent de fixation non opaque aux rayons I. On a constaté qu'en général l'application d'une pellicule d'un copolymère de vinyle opaque aux rayons x ayant une épaisseur de 0,03 à 0,10 millimètre, donne une bonne opacité aux rayons X, et bien que molle et souple, résiste à des blanchissages répétés. Pour entrelacer les couches de tissu, on tisse de préférence les seuls fils de chaine, ou les fils de trame, ou les deux, de façon alternée entre les couches, d'une façon bien connue dans la technique du tissage et, comme représenté à la Fig. 2, dans laquelle les fils de chaîne 16, 17 et 18 réunissent les trois couches de gaze 11, 21 et 15 par intervalles, entre le bord en lisière 19 et le bord coupé collé 13 opaque aux rayons X. Le fil noué 28 de la Sig. 3 est un fil de trame dont la disposition est également facilement comprise par les techniciens du tissage. Les noeuds peuvent autre prévus à l'un quelconque des intervalles habituels utilisés actuellement pour réunir-les couches entre les bords des tampons abdominaux classiques dans lesquels les couches de tissu sont cousues ensemble . D'une façon générale, des noeuds disposés à des intervalles d'environ 25 millimètres à 125 millimètres dans l'un ou l'autre sens donnent toute satisfaction, un intervalle d'environ 75 millimètres étant le plus répandu. Plus les noeuds sont proches, moins le tampon présente les caractéristiques de minceur, de douceur et de souplesse de la couche de tissu unique, et plus il représente les propriétés d'absorption, d'amortissement et d'isolation des tampons piqués. - RETENDICAGIONS 1 - Tampon absorbant abdominal, opaque aux rayons X, ayant des bords résistant à lteffilochage, caractérisé en ce qu'il comprend plusieurs couches d'un tissu absorbant à mailles ouvertes, interdépendantes, réunies par leurs bords et assemblées suivant au moins une ligne intermédiaire entre les bords du tampon par au moins un fil commun à plusieurs d'entre elles, qui sur les bords coupés du tampon sont fixées de façon à pouvoir résister à lreffilochage au moyen dtun agent de fixation thermo-plastique souple non toxique, dont une grande partie, sur au moins un bord du tampon, contient une substance qui est opaque aux rayons I. 2 - Tampon suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'agent de fixation polymère est un copolymère plastifié de chlorure de vinyle et d'acétate de vinyle et la substance opaque aux rayons X est du sulfate de baryum. - - -