La présente invention est relative à un dispositif à décharge nouveau et perfectionné et se rapporte plus particulièrement à un ensemble de lampe à arc court et de haute intensité perfectionné. Dans les appareils de projection optique impliquant la produc-5 tion et le rayonnement commandé avec précision d'impulsions longues de lumière non cohérente, tels que ceux utilisés en spectroscopie, microscopie et simulation solaire, outre les appareils de projection classiques, le besoin se fait sentir de disposer d'une source lumineuse capable de produire la plus grande densité de flux possible, 10 c'est-à-dire de fournir la plus grande quantité possible de lumière pour le plus petit volume possible. L'idéal serait une source ponctuelle produisant une quantité de lumière illimitée. Parmi les dispositifs électriques permettant d'engendrer de la lumière non cohérente sous la forme d'impulsions de durée substan-15 tielle, les dispositifs à décharge offrent la possibilité de produire la plus grande densité de flux de lumière. En particulier, la densité de flux lumineux pouvant être produite par les dispositifs à incandescence ou luminescents est limitée par la quantité d'énergie qui peut être concentrée dans les matériaux solides qui servent d' 20 émetteurs de lumière avant qu'un changement d'état, de l'état solide à l'état gazeux, se produise dans ces matériaux, tandis qû'un dispositif à décharge ne présente pas de tel changement d'état dans le milieu émetteur de lumière, quelle que soit la concentration d'énergie. 25 La quantité d'énergie qui peut être concentrée dans une décharge peut être rendue maximale en réduisant l'écartement entre les électrodes du dispositif et en augmentant la pression du milieu gazeux, la tension à laquelle la décharge s'effectue et le courant transporté par l'arc qui s'étend entre les électrodes. On a constaté que 30 pour une tension et un courant donnés quelconques, on obtient la plus grande densité du flux lumineux lorsque l'écartement entre les électrodes et la pression du gaz sont réglés de manière à produire un arc de forme générale sphérique (autrement dit, la longueur de l'arc est à peu près égale à ses dimensions transversales). Avec ce mode 35 de fonctionnement, l'écartement des électrodes est inférieur à deux centimètres et habituellement à un centimètre. Les dispositifs à décharge conçus pour fonctionner suivant ce mode sont appelés dispositifs à "arc court" pour les distinguer des autres dispositifs tels 72 02347 2 2123387 que ceux à "arc moyen" et à "arc long" qui peuvent produire des quantités de lumière plus importantes mais avec une densité de flux lumineux beaucoup plus faible. L'invention constitue un perfectionnement par rapport à la lam-5 pe à arc court décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 3 502 929. Cette lampe de la technique antérieure comprend une enceinte étanche dont une partie courte et annulaire est en matière céramique afin d'assurer l'isolation électrique entre une cathode et une anode qui sont séparées par une distance inférieure à 2 cm afin 10 de définir entre elles un espace de décharge étroit. L'enceinte contient également un gaz ionisable sous une pression de par exemple 25 atmosphères. Une fenêtre en saphir constitue une extrémité de 1' enceinte et un réflecteur est fixé à l'autre extrémité de l'enceinte, soit sous la forme d'une partie de celle-ci soit de façon séparée. 15 Dans le mode de réalisation ordinaire de cette lampe de la tech nique antérieure, l'anode est suspendue dans l'axe de la lampe, près de la fenêtre. Il y a conversion en chaleur au niveau de l'anode de près de 70 "fo de l'énergie de la décharge. Cette chaleur doit être dissipée à travers l'ensemble supportant l'anode et ensuite à travers 20 des brides reliées thermiquement à cet ensemble de support. L'ensemble de support est mince car la lumière doit le traverser. Les brides sont minces afin de permettre une dissipation rapide de la chaleur dans la zone critique du joint situé au niveau de la fenêtre. Bien que cet ensemble soit extrêmement efficace pour des consomma-25 tions d'énergie allant jusqu'à environ 150 ¥, pour les puissances supérieures à ce niveau, la chaleur ne peut être dissipée convenablement et le joint se détériore. Ces joints doivent être eux-mêmes minces pour permettre une dilatation convenable lorsqu'ils absorbent de la chaleur. 30 En inversant les positions de la cathode et de l'anode, de telle sorte que la cathode se trouve près de la fenêtre, on place l'anode dans l'embase de la lampe dans laquelle on peut utiliser des ensembles plus massifs pour assurer une meilleure dissipation thermique. Par le passé, toutefois, les essais effectués pour inverser les po-35 sitions de la cathode et de l'anode ont été limités par la nécessité d'isoler thermiquement les réflecteurs antérieurs par rapport à 1* anode. De plus, les essais effectués antérieurement pour placer la cathode près de la fenêtre, l'anode étant située près de l'embase, 72 02347 >• 2123387 ont soulevé un nouveau problème annulant les avantages d'une plus grande dissipation thermique. En particulier, le point de plus grande intensité de l'arc dépend de la position de la cathode (et non de l'anode) et doit être situé au foyer du réflecteur pour obtenir la 5 plus grande densité du flux lumineux. De petites erreurs de positionnement réduisent considérablement la densité de flux, lorsque la cathode est située dans l'embase, le positionnement de la cathode et par conséquent le positionnement du point de plus haute intensité par rapport au foyer du réflecteur est assez facile car le réflec-10 teur et la cathode sont montés dans le même ensemble. Toutefois, les essais antérieurs effectués pour placer la cathode près de la fenêtre dépendaient du maintien de tolérances étroites dans un certain nombre de parties, comprenant l'ensemble d'anode, l'ensemble de réflecteur et dans les joints brasés entre la partie annulaire en matière 15 céramique et ces ensembles. En raison des problèmes rencontrés pour respecter de telles tolérances, les lampes ordinaires de la technique antérieure ont leur anode disposée au voisinage de la fenêtre afin d'obtenir la plus grande densité de flux lumineux, même si la capacité maximale de puissance de la lampe est ainsi limitée. 20 Les recherches effectuées pour créer une lampe capable de four nir une densité de flux lumineux accrue indiquent que le montage d' une anode dans l'embase d'une enceinte en matière céramique solide dont une extrémité comporte une surface réfléchissante venue de matière, et d'une cathode dans une position prédéterminée par rapport 25 à cette extrémité permet d'obtenir une lampe qui peut être assemblée de façon plus précise et qui présente de meilleures caractéristiques de dissipation thermique. La lampe perfectionnée comprend notamment un ensemble de support de cathode monté contre l'extrémité de l'enceinte afin de placer la cathode sur l'axe de l'enceinte de façon 3C espacée par rapport à l'anode, de sorte que le point de plus haute intensité de la décharge à arc est situé au foyer du réflecteur. La dite extrémité de la lampe est scellée par une fenêtre montée contre l'ensemble de support de la cathode, tandis qu'un tube de support d' anode, thermiquement conducteur, s'étend à travers l'autre extrémité 35 de l'enceinte et est pincé pour compléter l'étanchéité de la lampe. Le tube conduit la chaleur entre l'anode et un radiateur thermique prévu sur l'embase de l'enceinte afin de dissiper efficacement la chaleur émise par la lampe. 72 02347 4 2123387 Dans un mode de réalisation, la surface solidaire est métallisée afin de constituer une surface convenant à la réception d'une couche métallique réfléchissante, tandis que dans un autre mode de réalisation la surface solidaire est munie et revêtue d'une couche 5 glacée régulière qui est elle-même recouverte d'une couche métallique réfléchissante. L'invention a pour but de fournir : - une lampe à arc de haute intensité, nouvelle et perfectionnée, dans laquelle une cathode est montée près d'une fenêtre et est 10 positionnée avec précision par rapport à une stirface réfléchissante; - une lampe présentant une fréquence de résonance acoustique plus grande, de sorte qu'elle peut être modulée à des fréquences plus élevées ; - une lampe dans laquelle la scintillation du faisceau lumineux, 15 qui apparaît dans les lampes de la technique antérieure, est réduite; - des dispositifs perfectionnés destinés à dissiper la chaleur à partir de l'embase de la lampe; - un réflecteur de lumière présentant de meilleures propriétés de réflexion spéculaire tout en étant plus simple à fabriquer. 20 D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaî tront au cours de la description suivante, donnée uniquement à titre d'exemple et faite en référence aux dessins annexés, dans lesquels : la Fig. 1 est une vue en coupe transversale d'un mode de réalisation de la lampe suivant la technique antérieure, décrite dans le 25 brevet précité; la Fig. 1A est une vue de devant de la lampe représentée à la Fig. 1, prise suivant la ligne 1A-1A dans le sens des flèches; la Fig. 2 est une vue en coupe transversale d'un mode de réalisation d'une lampe à arc court de grande intensité, construite sui-30 vant les principes de l'invention; la Fig. 2A est une vue de devant de la lampe représentée à la Fig. 2, prise suivant la ligne 2A-2A dans le sens des flèches; la Fig. 2B est une vue de derrière de la lampe représentée à la Fig. 2, prise suivant la ligne 2B-2B dans le sens des flèches; 35 la Fig. 3 est une vue de derrière d'un type de radiateur qui peut être fixé à l'embase de la lampe de l'invention; la Fig. 3A est une vue latérale du radiateur représenté à la Fig. 3, prise suivant la ligne 3A-3A dans le sens des flèches; 72 02347 5 2123387 la Fig. 4 est une vue en coupe transversale d'un autre mode de réalisation d'une lampe construite suivant les principes de l'invention, représentant un réflecteur perfectionné comportant une surface glacée et recouverte d'une couche métallique. 5 Les Fig. 1 et 1A représentent un mode de réalisation de la lam pe suivant la technique antérieure. Une extrémité d'une partie annulaire 40 en matière céramique, qui est en alumine polycristalline, est brasée sur une bague 42 en métal ductile (en cuivre par exemple) qui est elle-même brasée sur -un élément métallique 44 (en "Kovar" ou 10 en acier inoxydable par exemple) de l'enceinte de la lampe. L'élément métallique 44 peut être sphérique, ellipsoïdal ou parabolique. La bague en métal ductile 42 sert à supprimer les contraintes de l'enceinte. La surface interne de l'élément 44 sert de réflecteur solidaire 46. L'autre extrémité de la partie annulaire 40 en matière céramique 15 est brasée sur une bague métallique ductile 48 qui est elle-même brasée sur un côté d'une bague d'extrémité métallique et rigide 50. La bague 50 est brasée sur une autre bague en métal ductile 52 qui est elle-même brasée sur la bride d'un support de fenêtre 54 métallique, rigide et tubulaire. Comme dans le cas de la bague 42, les bagues en 20 métal ductile 48 et 52 servent à supprimer les contraintes. La périphérie d'une fenêtre 56 en forme de disque, qui peut être en saphir par exemple, est légèrement évidée et est brasée sur le support de fenêtre 54. Une anode métallique 58 en forme de barreau (en tungstène par 25 exemple) est supportée dans l'axe de la partie annulaire 40 par trois éléments de support métallique et triangulaires 60 qui peuvent être en molybdène par exemple. Chaque élément de support 60 comporte une encoche dans laquelle est brasée la bague d'extrémité 50. Les supports 60 forment des parcours conducteurs de l'électricité entre 1' 30 anode 58 et la bague 50. Chacun des éléments de support 60 est replié en spirale afin de supprimer les contraintes pendant les états à température élevée. Une cathode 62 en forme de barreau (par exemple en tungstène thorié) est supportée près de l'anode 58 sur son axe, par une cuvet-35 te métallique 64. Cette cuvette, qui peut être en "Kovar" par exemple et qui fait partie de l'enceinte étanche, est brasée sur la périphérie d'un trou ménagé dans l'élément 44. Une tubulure d'évacuation 66 en cuivre communique par l'intermédiaire de la cuvette avec l'in 72 02347 6 2123387 térieur de l'enceinte. Lorsque l'enceinte a été remplie de xénon par exemple et a été mise sous pression, la tubulure 66 est fermée par pincement, ce qui bloque le gaz sous pression à l'intérieur de l'enceinte scellée. 5 Les Fig. 2, 2A et 2E représentent une lampe à arc court à gran de intensité qui comprend un cylindre 10 en matière céramique. Le cylindre 10 peut être en matière céramique, comme par exemple en alumine AD995A fabriquée par la Société Coors Porcelain Corporation, Golden, Colorado, Etats-Unis d'Amérique. Ce type d'alumine présente 10 une surface presque optique, ce qui rend plus facile le stade éventuel de polissage final. Une surface de réflecteur 11 est formée en découpant une face 19 du cylindre 10 suivant un axe longitudinal 10a du cylindre. On donne à la surface 11 une forme permettant d'obtenir le faisceau désiré. La surface 11 est représentée avec une forme pa-15 rabolique mais le réflecteur peut être par exemple sphérique ou ellipsoïdal. Le réflecteur est représenté avec une partie longitudinale 12 dont la signification est expliquée ultérieurement. Un trou 13 est percé dans le fond (ou le côté gauche en regardant la Fig. 2) de la surface réfléchissante suivant l'axe 10a du cy-20 lindre 10 à travers le reste de celui-ci. Le trou 13 comprend deux parties cylindriques 14 et 15 à peu près égales. La partie 15 présente un diamètre légèrement inférieur à celui de la partie 14. Un tube 16 de conductibilité thermique élevée, en cuivre par exemple, ayant un diamètre égal à celui de la partie 15 est introduit à partir de 25 l'embase 10b du cylindre 10, à travers la partie 15 dans la partie 14 du trou. Le tube 16 comporte un trou 18 formé diamétralement. Comme expliqué ci-après, le trou 18 sert à mettre la lampe sous vide et à la remplir. Il est nécessaire que le trou 18 soit à l'intérieur de la partie 14 pour permettre l'évacuation et le remplissage de gaz 30 mais l'alignement précis représenté à la Fig. 2 n'est pas nécessaire A la Fig.2, le trou 18 est représenté situé exactement à l'extrémité de gauche de la partie 14 du trou mais la lampe fonctionne également bien lorsque le trou 18 est situé à droite de l'intersection entre la partie 14 du trou et la partie 15 ou lorsque le trou 18s'étend 35 dans la partie 15. Une anode 17 par exemple en tungstène est introduite dans l'extrémité du tube 16 et est scellée par brasage. Il n' est pas nécessaire que l'embase de l'anode 17 soit exactement en ali gnement avec le trou 18, comme représenté à la Fig. 2. La lampe 72 02347 7 2123387 fonctionne convenablement si l'embase ou l'extrémité gauche de l'anode 17 située à gauche ou à droite de la partie représentée à la Fig. 2, à condition que le trou 18 débouche dans la partie 14 du trou et à l'intérieur du tube 16. 5 Dans une bague 20 ayant un diamètre externe égal à celui du cy lindre 10 et un diamètre interne légèrement inférieur à celui de la . face 19 du cylindre 10 est brasée sur celle-ci. La bague 20 peut être en un alliage de fer, de nickel et de cobalt avec un coefficient de dilatation thermique approchant celui de la matière céramique. Un tel 10 alliage est vendu sous la dénomination commerciale de "Kovar". Une autre bague 21 en forme de L est représentée brasée sur la surface de la bague 20. La bague 21 comporte une partie 25 s'étendant à partir du bord interne de la face 19, vers l'extérieur en direction du bord externe de la bague 20, à l'endroit où la bague 21 s'écarte de 15 la bague 20 pour former un bord 24 horizontal. La hauteur du bord 24 est choisie suivant les besoins comme décrit ci-après. Une bague 22 est brasée sur l'extérieur du cylindre 10 et est en contact avec la partie 24 de la bague 21. On forme une soudure au tungstène par soudage à l'arc au gaz inerte à l'endroit où la partie 24 rencontre la 20 bague 22. La bague 22 sert à protéger l'extrémité avant de la lampe pendant le fonctionnement. Trois supports minces 27 de forme générale rectangulaire avec un coin coupé 28 peuvent être en molybdène par exemple. L'angle coupé est tel qu'un bord 29 présente une longueur à peu près égale à 1' 25 épaisseur des bagues 20 et 21. Chaque support 27 est brasé dans une encoche ménagée dans la bague 20 au niveau du bord 29. Les trois supports portent une cathode métallique 30 en forme de barreau, en tungstène thorié par exemple. L'anode 17 et la cathode 30 sont disposées sur l'axe 10a de la lampe. L'anode 17 et la cathode 30 sont séparées 30 l'une de l'autre par une distance inférieure à deux centimètres et de préférence inférieure à un centimètre. La cathode 30 est positionnée de façon que le point de plus grande intensité lumineuse de l'arc soit situé au foyer de la surface réfléchissante 11. L'enceinte de la lampe comprend une fenêtre 31 en forme de dis-35 que, par exemple en saphir. La fenêtre 31 est brasée sur une bague d'étanchéité 23 en forme de L et ayant une partie 32 brasée sur la partie 25 de la bague 21. Le point auquel la soudure à l'arc est formée entre les bagues 21 et 22 doit être isolé thermiquement de la 72 02347 8 2123387 fenêtre. Pour cette raison, il est commode que la bague 22 et la partie 24 de la bague 21 s'étendent au-delà de la surface externe de la fenêtre 31. Outre le fait de faciliter l'opération de soudage, ceci permet à la bague 22 de constituer une protection pour la fenêtre 31. 5 Lors de la préparation de la surface 11 du réflecteur avant tout assemblage, la surface peut être métallisée d'une manière bien connue et être polie ensuite pour former un réflecteur. A titre d'exemple, la surface métallisée 11 peut être formée en recouvrant la surface en matière céramique mise en forme par un traitement au molymanganè-10 se afin de former une couche à laquelle adhère une couche de cuivre électrolytique. La couche de cuivre est polie pour former une surface régulière en vue de recevoir une couche évaporée d'un matériau réfléchissant, par exemple de l'argent ou du rhodium. La surface longitudinale 12 est normalement non métallisée. En 15 particulier, il est clair que bien qu'une lampe de ce type fonctionne à une tension très faible, 20 V par exemple, une fois en fonctionnement, des tensions élevées de l'ordre de 20 000 V par exemple doivent être appliquées à l'espace de décharge pour amorcer la lampe. Ces tensions sont fournies par exemple par une source à haute fré-20 quence (non représentée). Afin d'aider à empêcher le courant de passer le long de la surface réfléchissante 11 et dans l'intervalle formé entre le trou 13 et 1'anode 17, la surface longitudinale 12 est laissée normalement non métallisée. Ceci signifie que la surface réfléchissante 11 n'est en contact électrique ni avec la cathode 30 ni 25 avec l'anode 17. Après assemblage, la lampe est mise sous vide au moyen du tube 16 et est ensuite remplie dë gaz, du xénon par exemple, à une pression d'environ 25 atmosphères. Le tube 16est ensuite scellé au moyen d'un pincement 35. 30 Une plaque 36, en cuivre par exemple, est brasée sur l'embase 10b du cylindre 10 en céramique. Un trou 37 au centre de la plaque 36 reçoit le tube 16. La plaque 36 est en contact thermique avec le tube 16. Comme mentionné ci-dessus, une partie aussi.élevée que 70 % de l'énergie de la décharge est transformée en chaleur au niveau de 35 l'anode d'une lampe à arc court. Cette chaleur se propage facilement de l'anode 17, à travers le tube 16, jusqu'à la plaque 36. La construction simple de l'embase 10b de cette lampe rend possible la fixation de radiateurs de construction relativement simple. Un radia- 72 02347 9 2123387 teur de ce type est représenté aux Fig. 3 et 3A. le radiateur se compose d'un cylindre 81, d'une bague 82 espacée radialement du cylindre 81 et d'une ailette en serpentin 80 placée entre le cylindre 81 et la bague 82 et fixée à ceux-ci. Les parties supérieures de 1' 5 ailette 80 et de la bague 82 arrivent au ras du dessus du cylindre 81. Toutefois, comme représenté à la Fig. 3A, le cylindre 83 s'étend longitudinalement en dessous de l'ailette 80 tandis .que celle-ci s' étend longitudinalement en dessous de la bague 82. Trois trous 75 sont ménagés dans l'embase 10b de la lampe. Des boulons (non repré-10 sentés) sont ensuite introduits dans les trous 76 du cylindre 81 et dans les trous 75 de l'embase 10b. La' construction simple de l'embase 10b permet à la surface externe de la plaque 36 d'être en contact thermique avec la totalité de la surface supérieure du radiateur. Un trou 77 ménagé au centre du cylindre 81 reçoit le tube 16 avec son 15 pincement d'étanchéité 35. Dans certaines applications utilisant une lampe à arc court, il est intéressant de moduler le courant passant dans l'espace de décharge, ce qui module la lumière produite par la lampe. Si la fréquence de modulation est égale ou voisine d'une fréquence de réso-20 nance acoustique de la lampe, les molécules de gaz de la lampe oscillent. Il en résulte que la pression dans l'espace de décharge varie d'une valeur presque nulle jusqu'à des valeurs maximales beaucoup plus grandes que celle de la pression normale de fonctionnement de la lampe. Pour ces valeurs maximales, le courant passant dans l'espace 25 de décharge ne peut plus être maintenu et la lampe s'éteint. Il est souhaitable que la plus faible des fréquences de résonance acoustique de la lampe soit aussi élevée que possible de façon qu'elle excède toute fréquence de modulation pouvant être utilisée. Cette plus faible fréquence de résonance acoustique augmente lorsque le volume 30 du gaz diminue. La lampe suivant l'invention et la lampe de la technique antérieure possèdent toutes les deux deux cavités couplées. La plus faible fréquence de résonance acoustique est une fonction complexe des fréquences de résonance de chacune de ces cavités couplées. Toute-35 fois, la contribution principale provient de la cavité dans laquelle se trouve l'espace de décharge. La construction simple de l'appareil de l'invention permet de réduire considérablement par rapport à la technique antérieure la distance entre le fond (ou surface interne) 72 02347 io 2123387 de la fenêtre 31 et le côté gauche de la surface réfléchissante 11. Ainsi, pour la même dimension du trou et pour la même forme du réflecteur, le volume de gaz contenu dans la chambre qui comprend l'arc est plus petit dans l'appareil de l'invention que dans la lampe de la 5 technique antérieure. Le volume plus grand de la lampe de la technique antérieure permettait au gaz de circuler librement dans la lampe. Le volume plus petit de la lampe suivant l'invention assure une plus grande stabilité du gaz. Il en résulte que la température en un point quelconque 10 de la lampe reste relativement constante pendant le fonctionnement. Toutefois, dans la lampe de la technique antérieure la température en un point donné changeait lorsque le gaz circulait. Il en résultait un effet fâcheux de scintillation du faisceau de la lampe. La stabilité plus grande du gaz dans la lampe suivant l'invention réduit 15 cet effet de scintillation. Bien qu'il ait été possible de placer l'anode dans l'embase de la lampe de la technique antérieure, il en résultait de plus grands risques d'erreur de positionnement du point de plus haute intensité dans l'espace de décharge par rapport au foyer du réflecteur. Si ce 20 positionnement devait être réalisé avec la précision désirée, toutes les pièces devraient être usinées avec une précision suffisante pour assurer que le foyer du réflecteur est situé à une distance précise du point de support de la cathode. Suivant l'invention, le cylindre en céramique peut être découpé à la forme désirée avec des tolérances 25 extrêmement précises à un prix relativement faible. Les éléments de support de la cathode sont alors rapportés directement à la surface du cylindre au niveau de la face 19. Ceci permet une mise en place extrêmement précise du point de plus haute intensité par rapport au foyer du réflecteur. 30 La Fig. 4 représente un second mode de réalisation de la lampe 91 suivant l'invention qui comprend le cylindre 10 en céramique ainsi qu'une anode 17, une cathode 30, des supports 27 de cathode et ion ensemble de support de la fenêtre 31» similaires. Le cylindre en céramique peut être par exemple en alumine AD94A fabriquée par la Société 35 Coors Porcelain Corporation. Dans la lampe 91 du second mode de réalisation, le cylindre en céramique 10 est muni d'une surface 92 de forme telle que lorsqu'une couche 93 et une couche réfléchissante 94 sont déposées, il est formé un réflecteur 95 de forme désirée, par 72 02347 11 2123387 exemple ellipsoïdale. A titre d'exemple, la surface 92 peut être formée en pressant, de façon isostatique par exemple, des poudres de matière céramique non cuite sur un mandrin (non représenté) de forme appropriée. La couche 93 est capable de supporter les températures 5 relativement élevées de décharge et est de préférence une couche glacée, régulière et à haute température d'épaisseur relativement uniforme. La couche 93 peut être formée en particulier en appliquant à la surface 92 une fritte comprenant un véhicule et un composé de glaçage. Ce composé de glaçage peut être du silicate de potassium et d' 10 aluminium, tel que du "feldspar" Kingsman par exemple, ou un mélange classique de "feldspar" Custer, de kaolin et d'alumino-silicate vendu sous le nom de vernis IG-7 par la Société Coors Porcelain Corporation, Golden, Colorado, Etats-Unis d'Amérique. D'autres vernis à l'alumino-silicate ou au borosilicate peuvent être utilisés à condition que la 15 couche glacée 93 présente un coefficient de dilatation thermique comparable à celui de la surface 92, une surface brillante et ne s'infiltre pas dans la surface 92 pendant la cuisson. La fritte peut être appliquée, par pulvérisation par exemple, à la totalité de la surface 92 en quantité suffisante et avec une épais-20 seur uniforme pour former la couche achevée 93 avec une épaisseur uniforme et suffisante pour éviter la production d'un fini mat tout en évitant l'ondulation résultant d'une épaisseur excessive. L'épaisseur de la couche 93 achevée est de préférence de 50 microns à 150 microns. Le cylindre 10 est placé ensuite avec sa face 19 reposant 25 sur une surface horizontale et le composé de glaçage est cuit à line température excédant le point de fusion du composé de glaçage (comme par exemple à 1500°C - 50°C) afin de faire fondre le composé de glaçage et de donner à la couche glacée 93 l'épaisseur relativement uniforme requise, exempte d'ondulations, de craquelures et de piqûres. 30 La couche réfléchissante 94 est alors appliquée à la couche gla cée 93, en évaporant par exemple de l'argent sur la couche 93 afin de donner au réflecteur 95 la caractéristique de réflexion spéculaire améliorée. Il est clair que l'emploi de la couche glacée 93 rend inutiles les stades du procédé de métallisation. Ainsi, les stades tels que dépôt électrolytique et le polissage ne sont pas nécessaires pour produire la lampe 91 et il en résulte que les problèmes relatifs à l'excentricité du réflecteur 95 par rapport à l'axe 10a ainsi que les éraflures, etc.. sont éliminés. 72 02347 12 2123387 Revendications 1 - Lampe à arc caractérisée en ce qu'elle comprend une enceinte constituée par un corps en. céramique ayant des première et seconde faces d'extrémité et une surface en forme de réflecteur s'étendant à 5 partir de la première face d'extrémité vers la seconde dans le corps en céramique afin de former une première partie de l'enceinte, et une fenêtre montée sur le corps en céramique contre ladite première face d'extrémité afin de former une seconde partie de ladite enceinte, deux électrodes, un dispositif portant les deux électrodes dans l'en- 10 ceinte, espacées l'une de l'autre afin de former entre elles un espace de décharge, et des moyens prévus sur la surface formant réflecteur pour réfléchir le rayonnement produit par un arc établi dans ledit espace de décharge. 2 - Lampe à arc suivant la revendication 1, caractérisée en ce 15 que lesdites électrodes sont constituées par une cathode et une anode séparées par une distance inférieure à 2 centimètres afin de former entre elles un espace de décharge court. 3 - Lampe à arc suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'elle comprend un dispositif de support 20 pour porter l'anode sur l'axe de la lampe, dans un trou ménagé dans La surface iarmant réflecteur. 4 - Lampe à arc suivant la revendication 3, caractérisée en ce que le dispositif de support comprend des éléments formant un parcours par lequel de l'air peut être évacué de l'enceinte. 25 5 - Lampe à arc suivant la revendication 4, caractérisée en ce que le dispositif de support est un tube inséré dans ledit trou. 6 - Lampe à arc suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'au moins un trou est formé dans la face d'extrémité extérieure à l'enceinte et opposée à la fenêtre. 30 7 - Lampe à arc suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le réflecteur est ellipsoïdal et en ce que l'espace de décharge est situé au voisinage du foyer du réflecteur 8 - Lampe à arc suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le réflecteur est paraboloïdal et en ce que l'espace de décharge 35 est situé au foyer du réflecteur. 9 — Enceinte pour lampe à arc, caractérisée en ce qu'elle est constituée par un corps en céramique comportant des première et seconde faces d'extrémité et une surface s'étendant à partir de la 72 02347 13 2123387 première face d'extrémité vers la seconde dans le corps en céramique afin de former une première partie de l'enceinte, deux électrodes, un dispositif monté contre la première face d'extrémité «fin de porter la première électrode, un dispositif adjacent à la seconde face 5 d'extrémité afin de porter la seconde électrode en regard de la première, une couche glacée formée sur ladite surface afiri de constituer une surface régulière, cette surface régulière étant recouverte d'une couche de matériau destinée à réfléchir le rayonnement d'un arc établi entre les première et seconde électrodes, et une fenêtre 10 montée dans le corps en céramique près de la première face d'extrémité afin de transmettre le rayonnement réfléchi et formant une seconde partie de l'enceinte. 10 - Lampe à arc caractérisée en ce qu'elle comprend un corps massif en matériau céramique ayant des première et seconde faces es- 15 pacées s'étendant perpendiculairement à un axe longitudinal, le corps comportant une surface s'étendant à partir de la première face symétriquement par rapport audit axe, ledit corps et ladite sur-face formant -une enceinte pour la lampe, une cathode, une anode, un premier dispositif pour fixer l'anode dans le corps près de la seconde face 20 et en alignement avec ledit axe, un second dispositif fixé à la première face pour fixer la cathode en alignement avec ledit axe et à une distance choisie de l'anode afin de permettre l'établissement d'une décharge entre l'anode et la cathode, lors du fonctionnement de la lampe, une fenêtre adjacente à la première face afin de fermer 25 l'enceinte, une couche glacée déposée sur ladite surface afin de former une surface secondaire régulière, et une couche réfléchissante formée sur ladite surface secondaire afin de réfléchir à travers la fenêtre le rayonnement émis par la décharge. 11 - Lampe à arc suivant la revendication 10, caractérisée en 30 ce que ladite couche glacée présente une épaisseur comprise entre 50 et 150 microns. 12 - Lampe à arc, caractérisée en ce qu'elle comprend une embase en matière céramique délimitée par des première et seconde extrémités s'étendant perpendiculairement à ion axe longitudinal, l'embase 35 ayant un trou la traversant symétriquement par rapport à l'axe, une première partie dudit trou s'étendant à partir de la première extrémité vers la seconde et ayant une forme présentant au moins un foyer, 72 02347 14 2123387 une seconde partie dudit trou coupant la première partie à l'intérieur de l'embase et s'étendant jusqu'à la seconde extrémité, une anode, une cathode, un tube conducteur de la chaleur et de l'électricité logé dans la seconde partie afin d'assurer le montage d'au 5 moins une partie de l'anode dans ladite première partie du trou, un dispositif fixé contre la première extrémité afin de maintenir la cathode en alignement avec l'axe à une distance choisie de l'anode afin de permettre l'établissement d'un arc entre l'anode et la cathode au foyer pendant le fonctionnement de la lampe, une couche gla-10 cée régulière ayant une épaisseur de 50 à 150 microns, formée sur la première partie du trou pour constituer une surface de réflecteur solidaire de l'embase, et une couche réfléchissante formée sur ladite surface de réflecteur afin de réfléchir le rayonnement émis par l'arc.