L'invention concerne un nouveau procédé de culture des plantes à tubercule telles que la pomme de terre (Solanum tuberosum Loi), le topinambour (Helianthus Ruberosus L.) etc.. qui comportent des yeux dormants (embryonnaires) dans les aisselles. Le procédé selon l'inventions qui permet de multiplier la production de tubercules par unité de superficie, peut s'appliquer en agriculture dans les cultures en pleine terre, en serre, etc0. L'invention concerne aussi un dispositif nouveau destiné à servir dans ce procédé. De façon bien connue, les plantes productrices de tubercules, spécialement la pomme de terre, sont cultivées pratiquement de la même façon depuis longtemps (voir par exemple Nordisk Familjebok (1915), volume 22, colonnes 57 et 58 et B.Svensson "Potatis 1961, SPOR, pages 37 à 47). Selon ce procédé de culture bien connu, on plante les tubercules de semence en rangs dans un champ, puis on recouvre de terre. Quand les pantes ontpouisé a une certaine distance au dessus de la surface du sol, on butte habituellement les pommes de terre, c'est-à-dire, que l'-n ramène vers les tiges des plants une partie de la terre qui se trouve entre les rangs pour former une couvhe de terre qui s'incline de haut en bas depuis les tiges.Le buttage s'effectue de une a trois fois au cours du développement des pommes de terre, le but principal étant de protéger les tubercules contre la lumière et d'empêcher ainsi une coloration verte. De façon bien connue, ce procédé de culture nécessite une certaine distance minimale entre les rangs de plants et aussi entre les différents plants de chaque rang:, ce qui veut dire qu'il exige beaucoup de superficie. Selon les statistiques, le nombre moyen de plants de pomme de terre en Suède est d'environ 4,3 par mètre carré, le nombre de tiges étant d'environ 20 par mètre carré. Le nombre de -tubercules ayant un diamètre d'au moins 1 cm est d'environ 60 par mètre carré (voir aussi G,Rosoi(1975), "Develament and structure of springsowed crops"). Il est possible dfaccrottre le rendement par-unité de superficie dans ce procédé de culture grâce à des méthodes améliorées de fertilisation et à la création de variétés nouvelles de plantes, mais l'accroissement de rendement est relativement limité. L'invention a pour objet un procédé entièrement nouveau de culture des plantes à tubercules comportant des yeux dormants (embryonnaires) dans les aisselles. Le nouveau procédé de cultu re permet de multiplier par exemple par neuf la production par unité de superficie, ce qui fait qu'environ 90% de la superficie actuellement utilisée pour la culture des pommes de terre et plantes similaires sont libérés pour d'autres cultures et/ou pour une culture accrue de ces mimes plantes. Etant donné le rendement plus élevé par unité de superficie, le procédé convient aussi extrêmement bien à la production industrielle en serre et en pareilWcasX on peut accrottre encore le rendement total en cultivant toute l'année, ce qui aboutit à au moins deux récoltes par an.Etant donné que la nouvelle technique de culture ne nécessite pas de grandes superficies les cultures indus trielles peuvent être situées près des grandes villes - où la demande est plus grande - ou en des lieux où l'on dispose de source d'énergies appropriées, par exemple de chaleur perdue provenant de centrales nucléaites, de geysers, etc.. Le procédé selon l'invention peut aussi servir avantageusement à créer des variétés améliorées, par exemple de pomme de terre, étant donné que l'on peut accélérer la multiplication de la variété sélectionnée. L'importance des avantages ci-dessus, fournis par le procédé selon l'invention, est évidente. Le nouveau procédé de culture selon l'invention est basé sur cette découverte que l'on peut forcer les yeux dormants (embryonnaires) des aisselles des tiges sorties des plantes cul tivées à tubercules à produire des stolons et des tubercules si on les recouvre, à mesure qu'ils se forment, de nouvelles couches de terre pratiquement horizontales. Selon l'invention,pour tirer parti de cette propriété, on effectue la culture dans des caisses ou des châssis que l'on remplit à plusieurs reprises de nouvelles couches de terre pour former un entassement de plus en plus haut. A ce propos, il faut noter que le mot %hssis" désigne une caisse qui n'a pas de fond mais seulement des parois latérales.Il est préférable d'utiliser des caisses ou châssis que l'on puisse empiler l'un sur l'autre à mesure que l'on applique de nouvelles couches de terre. En pareil cas, il est évident que seule l'unité inférieure de la pile peut etre une véritable caisse, c'est-à-dire munie d'un fond. Par contre, il n'est pas nécessaire que l'unité inférieure soit munie d'un fond, mais on peut placer directement un châssis inférieur sur (ou dans) la terre, spêcaleiaent dans le cas de la culture en pleine terre. Quand on pratique le procédé selon l'invention, il se forme donc un entassement de terre qui devient de plus en plus haut à mesure que l'on ajoute des couches de terre, la forme de section de l'entassement correspondant à la forme de la caisse ou du châssis qui l'entoure. Les yeux axillaires dormants qui sont couverts de terre donnent naissance à des stolons et à des tubercules. On commence la culture de la façon usuelle en plantant un tubercule de semence, de préférence prégermé, une tige ou une semence, dans la terre d'une première unité de caisse ou de chtrsis. Quand on utilise une caisse comme première unité (unité inférieure) de culture, on applique sur le fond de la caisse une couche initiale de terre de profondeur appropriée, par exemple cinq à huit centimètres. On dispose la première unité de caisse ou de chassies en pleine terre, dans une couche chaude, dans une serre etc.. On utilise de préférence une terre sablonneuse pour la plantation initiale ainsi que pour les recouvrements qui suivent. On ajoute pendant tout le temps de culture des quantités appropriées d'eau et d'engrais.Les tiges qui poussent donnent continuellement naissance à de nouvelles feuilles et a de nouveaux yeux axillaires que l'on recouvre périodiquement de nouvelles couches de terre sans les couper. Quand on cultive la pomme de terre il est préférable d'appliquer une nouvelle couche de terre quand les tiges ont atteint une hauteur d'environ cinq à huit centimètres au dessus de la surface du sol tandis qu'une plus grande hauteur, par exemple d'environ dix huit centimètres au dessus du sol, est préférable lorsqu'on cultive le topinambour. Lorsque le niveau du sol approche du bord supérieur de l'unité supérieure de châssis, on place une autre unité de châs- sis par dessus celle-ci etc.. Quand on applique de nouvelles couches de terre, il est préférable de ne pas recouvrir toute la plante car cela nuirait au procéssus d'assimilation qui entretient la formation de tubercules. Ainsi, de préférence, le méristème apical est situé à la surface du sol ou est recouvert d'une couche de terre d'environ un centimètre. On poursuit la culture jusqu'a ce que le plant ait atteint le stade de développement désiré, ce qui -pour la pomme de terre - peut signifier par exemple un entassement de soixante quinze à cent centimètres et on récolte alors les tubercules obtenus (Bien entendu, la vitesse de développement des plants varie selon des facteurs tels que la température, les conditions de lumières etc..). Le moment de la récolte est aussi dicté par la qualité désirée des tubercules.Ainsi, on récolte les tubercules lorsqu'ils sont de petite ou moyenne grosseur Si 1lon désire par exemple des pommes de terre riches en protéines tandis -que l'on récolte à un stade plus tardif des pommes de terre riches en fécule. On peut aussi améliorer la qualité gustative si l'on restreint l'accès de l'eau à la fin du temps de culture de sorte que le sol devient plus sec. Il n'est pas nécessaire Fon plus de récolter tout l'entassement en même temps, mais on peut, Si on le désire, récolter en premier lieu les tubercules des unités inférieures de caisse ou de châssis, (par exemple au bout de trois mois et demi à quatre mois pour les pommes de terre) et continuer alors comme précédemment la culture dans les unités supérieures.De cette manière, il est possible d'obtenir plusieurs récoltes en partant-d'un m"eme tubercule de semence (ou d'une même tige ou d'une même semence). Il est possible d'obtenir de bow résultats, dans le nouveau procédé de culture selon l'invention, en plantant deux ou plusieurs tubercules de semences (tiges ou semence dans chaque entassement, mais il est préférable de planter un seul tubercule (tige ou semence) dans chaque entassement. On peut signaler par exemple que l'utilisation d'unités de châssis carrées mesurant environ 1/3 x 1/3 (par exemple trente a quarante centimètres de côte), ce qui est une grandeur appropriée pour cultiver une pomme de terre de semence (tige ou semence) et permet de cultiver 9 tubercules de semence par mètre carré, ce qui fait que la densité de tubercules- - est plus que doublée relativement à la technique actuelle de culture.Un autre avantage de planter un seul tubercule ou un petit nombre de tubercules de semence dans chaque unité de châssis est que l'on peut réduire au minimum les dommages à là culture étant donné que l'on peut contrôler efficacement les plants de chaque entassement d'unités de chassis et éliminer pendant la durée de la culture les plants infestés de champignons ou de virus (en retirant l'entassement infesté), ce qui empêche la propagation de l'attaque. On peut alors désinfecter le sol de l'entassement infesté spar exemple par la chaleur) et le réutiliser. L'invention a aussi pour objet un système de châssis destiné à la mise -en oeuvre du procédé de culture selon l'invention et caractérisé par le fait qu'il comprend plusieurs unités de chas sis conçues pour être empilées l'une sur l'autre en formant une pile en forme de caisse, chaque unité de châssis comprenant au moins deux éléments de paroi rectangulaires, carrés ou cylindriques qui sont reliés entre eux et de préférence formés d'une matière plastique (par exemple de polytetrafluoréthylène), au moins un élément de paroi de chaque unité présentant au moins un pied qui fait saillie vers le bas et au moins- un évidement correspondant qui se dirige vers le bas en partant du bord supérieur de l'élément de paroi et qui est conçu pour recevoir un pied d'une unité de châssis adjacente, la longueur des pieds étant supérieure à la profondeur des évidements de manière à former un espacement d'air entre les unités de chpassis adjacentes empilées l'une sur l'autre. D'autres détails du système de châssis selon l'invention apparaitront dans la description suivante qui porte sur certains modes d'exécution non limitatifs de l'invention et se réfère aux dessins annexés dans lesquels Les figures 1 et 2 dont des perspectives de deux types différents d'unité de caisse et d'une unité de châssis correspondante à section carrée, les figures 3, 4 et 5 illustrent des liaisons articulées entre éléments de paroi adjacents de la même unité de châssis les figures 6, 7 et 8 sont des perspectives d'unités de caisse se et de chassies ayant une forme de section différentes et les figures 9 et 10 sont des coupes schématiques d'un entassement de culture à différents stades du temps de culture. La figure 1 montre une unité de caisse 1 destinée à servir d'unité inférieure d'une pile de culture selon l'invention et une unité de chassies 2 conçue pour etre placée par dessus l'unité de caisse 1 ou par dessus une autre unité de châssis 2. L'unité de caisse 1 présenteune plaque de fond pratiqueFent carrée 3, de préférence perforée comme on l'a indiqué en 4. quatre parois latérales rectangulaires 5 sont fixées fermement à la plaque de fond 3 Ut aux parois latérales adjacentes 5. A chaque angle de l'unité de caisse 1 est prévu un pied triangulaire 10 fixé aux parois latérales adjacentes et à la plaque de fond 3. Chaque pied 10 présente une surface supérieure de butée 11.L'unité de châssis 2 est identique à l'unité de caisse 1 si ce n'est qu'elle n'a pas de plaque de fond 3 et que les pieds d'angle 10' dépassent en dessous des bords inférieurs des parois latérales 5a. Dans chaque unité de caisse et de châssis, la distance du bord supérieur des parois latérales 5 à la surface de butée Il du pied 10 ou 10' est inférieure d'environ deux à cinq millimètres à la longueur de la partie en saillie du pied 10'. De cette manière on obtient un espacement d'air d'environ deux à cinq millimètres entre les bords respectivement supérieur et inférieur de parois latérales adjacentes 5 dans une pile formée d'une unité de caisse 1 etXou d'unités de châssis 2. Ces bords sont de préférence plans et pratiquement perpendiculaires à la surface principale des parois latérales 5 de manière à former un espacement d'air,ne causant qu'une évaporation limitée de l'eau contenue dans le sol tout en assurant une fourniture suffisante d'air au sol. La figure 2 montre une variante des unités de caisse et de châssis de la figure 1. ce mode d'exécutioh diffère de celui de la figure 1 par le fait que les parois latérales 5a de chaque unité de chtssis 2 ne sont pas rigidement fixées entre elles mais sont reliées par des articulations. Une autre différence est que les pieds que chaque unité de châssis ont une structure différente. Ainsi, chaque paroi latérale 5a présente deux pieds iOa partant du bord inférieur et chaque paroi latérale 5a, 5 présente deux evidements correspondants 12 dans son bord supérieur.La longueur des pieds 10a est supérieure d'environ deux à cinq millimètres à la profondeur des évidements 12 de sorte que l'on obtient un espacement d'air correspondant entre unités adjacenteS de la pile. La structure concrète des articulations et de la coopération entre les pieds IOa et les évidements 12 est indiquée par les figures 3, 4 et 5qui montrent des parties d'une unité de chassies 2 en position de rangement, deux parois latérales adjacentes 5a étant disposées dans un même plan, l'espacement d'air entre les parois latéralesde deux unités de chassies adjacentes étant indiqué en 13. L'articulation entre les deux parois latérales 5a est formée par le fait que le bord latéral d'une paroi latérale 5a présente deux parties en saillie 14 et des parties intermédiaires en retrait 15 tandis que l'autre paroi latérale 5a présente trois parties en saillie correspondantes 16 et des parties intermédiaires en retrait 17, les saillies et retraits étant en coopération et alignés entre eux. Uneperforation centrale 18 traverse toutes les saillies et tous les retraits et loge une une broche 19 munie d'une tête 20 de plus grand diamètre que la perforation 18. Un organe de blocage sous la forme d'une vis 21 bloque la broche 19 dans la perforation 18. De préférence, dans chaque unité de châssis, au moins une articulation n1 est pas bloquée de façon permanente et l'organe de blocage 21 est alors omis. En retirant la broche 19, on peut alors facilement déplier les unités de châssis pour obtenir une unité plane convenant au rangement. Des variantes des unités de caisse et de chassies selon 1'invention sont représentées par les figures 6 à 8. Ces modes d'exécution diffèrent seulement de ceux qu'on a décrit plus haut par le fait que la forme de section des unités est différente. Les figures 9 et 10 illustrent schématiquement la culture des pommes de terre selon ltinvention, on la commence dans une unité de caisse (fig.lOa) ou une unité de châssis sans fond (fig.9), tandis que les figures lOb à 10e montrent schématiquement des stades plus tardifs du developpement, ces figures montrant respectivement une, deux, quatre et six unités de châssis empilées par dessus l'unité inférieure de caisse ou de châssis Sur les figures 9 et 10, les yeux axillaires dormants sont indiqués en 6, les stolons et tubercules formés sont indiqués par 7 et les différentes couches de terre ajoutées périodiquement sont appelées 8. La référence 9 indique ltespacement d'air formé entre les unités adjacentes de caisse ou de châssis et qui sert à fournir au sol contenu dans la pile une quantité d'air suffisante sans causer une évaporation excessive d'eau de l'entassement de terre. R E Y E N D I f A T I O N S 1 - Procédé pour accroître le rendement dans la culture des plantes à tubercules, consistant à planter d'abord un tubercule desemence, une tige ou une semence1 caractérisé par le fait que l'on effectue la culture dans des unités de chassies en forme de caisse que l'on remplit à plusieurs reprises de nouvelles couches de terre pratiquement horizontales recouvrant les yeux axillaires embryonnaires formés dans les parties emergées des plants, ce qui force les yeux axillaires embryonnaires couverts de terre à produire des stolons et des tubercules. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lton effectue la culture dans des unités de châssis pouvant eatre empilées l'une sur l'autre et qu'on les empile de manière à former un entassement de plus en plus haut à mesure que l'on ajoute de nouvelles couches de terre. 3 - Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que l'unité inférieure de châssis est munie d'un fond de préférence perforé. 4 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé par le fait que l'on plante dans chaque unité un seul tubercule de semence, tige ou semence. 5 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 a' 4 caractérisé par le fait que l'on effectue la culture dans des unités de châssis à section pratiquement carrée 6 - Procédé selon la revendication 5 caracterisé par le fait que les dimensions de section des unités sont de l'ordre de trente à quarante centimètres de côté 7 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 caractérisé par le fait que l'on ajoute de nouvelles couches de terre quand les parties sorties des plants dépassent d'environ cinq à huit centimètres la surface du sol. 8 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7 caractérisé par le fait que lton continu l'apport de nouvelles couches jusqu'à ce que l'entassement de terre formé atteigne une hauteur dfenViron soixante quinze à cent centimètres 9 - Procédé selon l'une quelconque des revendications i à 8 caractérisé par le fait que la plante cultivée est la pomme de terre ou le topinambour 10 - Système de châssis destiné à la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9 caractérisé par le fait qu'il comprend plusieurs unités de châssis conçues pour autre empilées l'une sur l'autre en formant une pile en forme de caisse1 chaque unité de chassies comprenant au moins deux éléments de paroi rectangulaires, carrés ou cylindriques qui sont reliés entre eux & préférence formés d'une matière plastique (par exemple de polytétrafluoréthylène), au moins un élement de paroi de chaque unité présentant au moins un pied qui fait saillie vers le bas et au moins un évidement correspondant qui se dirige vers le bas en partant du bord supérieur de l'élément de paroi et qui est conçu pour recevoir un pied d'une unité de chtssis adjacente, la longueur des pieds étant supérieure à la profondeur des évidements de manière à former un espacement dtair entre unités de châssis adjacentes empilées l'une sur l'autre.