L'invention concerne un appareil électrique, commandé manuellement et/ou par inertie, pour interrompre un circuit électrique installé sur un véhicule, et pour interrompre et/ou fermer d'autres circuits électriques indépendants. Le but principal de l'invention est de réaliser un interrupteur à inertie, muni d'une ou plusieurs paires de contacts auxiliaires, dont les fermetures et les ouvertures sont liées directement et/ou inverseaent à celles de l'interrupteur à inertie. Un autre but de l'invention est de réaliser un interrupteur à inertie du type défini ci-dessus, dans lequel une masse pesante ouvre un circuit électrique par la force d'inertie qui s'exerce sur elle dans une direction quelcbnque et dans lequel cette masse reprend une position propre à fermer le circuit grâce à une commande à action manuelle. Un autre but- de l'invention est de faire en sorte que l'interruption du circuit du véhicule se fasse sur commande manuelle de linterrupteur à inertie, qui, dans ce cas aussi, permet l'ouverture et/ou la fermeture des paires de contacts auxiliaires constituées par un ou plusieurs micro-interrupteurs ou organes équivalents tels que des électrovalves et organes similaires. D'autres buts de l'invention apparaltront au cours de la description d'une exécution préférée de l'invention ci-après, qui sera faite en se référant à la figure unique, donnée à titre d'exemple non limitatif, exécution prévue pour des véhicules automobiles avec moteur à explosion, moteur diesel, moteur à piston rotatif, etc... Ce mode d'exécution de l'invention est particulièrement propre à éviter des risques d'incendie du véhicule sous l'action du courant électrique à la suite d'un choc, d'un impact, d'une rencontre, d'un tamponnement, dtune collision, d'un renversement, etc... La figure unique est une coupe médiane verticale montrant quelques éléments de llinterrupteur à inertie muni d'une seule paire de contacts auxiliaires. L'interrupteur à inertie est du type à masse pesante sphérique qui, dans le cas décrit, constitue shunt entre les extrémités diamétralement et verticalement opposées d'un circuit. Cet interrupteur est inséré entre le pôle négatif de la batterie et la carrosserie 4 du véhicule pour assurer, en position de fermeture, la liaison de la batterie à la masse, tandis que la paire de contacts auxiliaires, constituée par un micro-interrupteur 5 inséré entre la bobine et le rupteur, permet, en position de fermeture, ltalimentation en courant des appareils à haute tension du véhicule. On sait que dans les moteurs à explosion alimentés par dynamo et batterie ou par alternateur et batterie, avec allumage électronique ou à bobine d'induction, il existe pendant la marche du véhicule un courant suffisant pour le fonctionnement de ces organes même si la liaison de la batterie à la masse est interrompue. Par conséquent, lappareil selon l'invention, au moyen d'au moins une paire de contacts auxiliaires, empêche que les appareils à haute tension puissent se trouver sous courant meme après une collision entre véhicules qui, par exemple, ont pu poursuivre leur course sur une certaine distance. Par contre, pour les moteurs à combustion interne (diesel), l'ouverture des contacts auxiliaires du micro-interrupteur aura pour effet d'actionner une électrovalve appropriée de manière à fermer immédiatement l'alimentation du combustible à la pompe drinjection du véhicule. En ce qui concerne particulièrement llinterrupteur à inertie, on notera qutil est constitué par une botte en matière électriquement isolante formée par une coupe 8 et par une coquille 9en calotte fixée par des vis 10, ou qui valents, à l'intérieur d'un siège annulaire de l'évasement 11 de la partie périphérique de la coupe 8. Les deux parties 8 et 9 sont assemblées de façon étanche et munies de nervures de renforcement 12 de manière en elle-meme connue. Dans la zone centrale de la coupe 8 est prévue siège de la tEte-hexagonale 13, évidée en calotte sphérique 14, d'un boulon métallique à tige 15, muni d'un passage axial 16 logeant une tige isolante 17. La tige. 15, filetée au moins en sa partie qui dépasse de la coupe 8 est fixée surÉelle-ci par un écrou 18. Un support 19 en lame métallique est fixé à la carrosserie 4 et serré contre l'écrou 18 par un contre-écrou 20. Une bofte électriquement isolante 21 dun micro-interrupteur est vissée en bas de la tige 15. La coquille 9, percée en sa zone. apicale 22, partieulièrement épaissie relativement aux autres parties de la coquille, est munie d'une saillie cylindrique creuse 23 avec une fente 24. destinée au passage d'un câble flexible 25.Cette saillie 23 guide, dans les coulissements décrits ci-après, un doigt métallique 26 dont la partie inférieure 27, évidée en calotte sphérique, présente un passage central 28 logeant la tête 29 d'une tige 30 qui passe à travers le doigt 26 et à travers le cylindre conducteur 31, muni en bas d'un collet 32 et fileté extérieurement au moins en 58 partie qui dépasse de la coquille 9o Un écrou 33 vissé en haut sur le cylindre 31 serre le collet 32 contre la coquille et la cosse 34 du câble 24, qui, par son autre extrémiste, est soudé au doigt 26. Le contre-écrou 35, vissé en haut sur le cylindre 31, serre contre l'écrou 33 la borne 36 du cable 37. La bille conductrice 38, dont'le rayon est égal à celui des évidements 27 et 14, assure la continuité du circuit, meme si le véhicule se déplace à une vitesse soutenue en terrain accidenté ou subit un freinage brusque à n'importe quelle vitesse, grace au ressort d'appui 39, de force appropriée, placé entre la cavité du doigt 26 et la partie 22 de la coquille. Ce ressort 39, poussant sur le doigt 26 et donc sur la bille 38 et sur la tige 17 surmonte la résistance de la paillette flexible élastique 40, appuyant sur la lamelle 41 en fermant la paire de contacts 42, 43 et assurant de eette manière l'alimentation en courant des appareils à haute tension, et de ltelec- trovalve dans les moteurs diesel, pendant le fonctionnement du moteur. La boite 21 du micro-interrupteur est fermée de façon étanche dans le bas par un couvercle 441grtce à des encastrements et à un adhésif, de manière en elle-m & e connue. Lorsque la bille 38 a été soumise à une accélération négative (déeélération), par exemple par suite dtun choc ou collision du véhicule ou incident similaire, au point de-surmonter la résistance du ressort 39 et le poids du doigt 26, la bille se déplace vers la périphérie de la coupe, soulevant le doigt 26. En allant à la position 45 indiquée en tireté sur la figure, la bille 38 provoque l'interruption de la liaison de la batterie à la masse, et par le soulèvement de la tige 17 actionnée par la paillette 40, interrompt l'alimentation en courant des appareils à haute tension ou de ltelectrovalve, par ouverture de la paire de contacts 42, 43 du micro-interrupteur. Le doigt 26, obligé par la bille 38 à se déplacer vers le haut à 11 intérieur de la saillie 23, accomplit tout de suite après, sous l'action du ressort 39, un déplacement en sens contraire pour revenir à la position indiquée en trait continu sur la figure 1. Pendant ces déplacements du doigt, la fenêtre 24 de la saillie 23 permet un déplacement analogue de I'extrémité inférieure du cible 25o Pour ramener la bille 38 de la position 45 à la position où elle constitue à nouveau shunt, il sufit du exercer une traction sur la tirette 46 de la tige 30 pour soulever le doigt 26 dans le mesure suffisante pour que la bille 38 roule par gravité sur la coupe 8 et retourne sur l'évidement en calotte 14 de la tête 13. Le retour de la bille 38 sur la ttte 13 n'est pas suffisant pour pousser la tige 17 vers le bas de manière à rétablir de façon continue et sûre un contact entre les paillettes 40 et 41. Quand on lâche la tirette 46, le ressort 39 ramène la bille 38 dans l'axe du dispositif, comprimant la tige 17 vers le bas et rétablissant la liaison de la batterie à la masse, en fermant aussi les contacts qui permettent l'alimentation en courant des appareils à haute tension ou de ltélectrovalve par le microinterrupteur 5o Âvec le dispositif représenté, le retour de la masse 38 sur la calotte de la tête 13 n'est possible que si ltinelinaison relativement à l'horizontale du véhicule sur lequel est monté l'appareil est inférieure à l'inclinaison structurale de la coupe 8 relativement à l'horizontale. En examinant la figure , on comprend que l'interrupteur à inertie peut etre actionné manuellement. En effet, il suffit de tirer sur la tirette 46 pour surmonter l'action du ressort 39 et soulever le doigt 26 relativement à la bille 38. Il est évident que la tige 30 peut être maintenue en traction grâce à un dispositif en lui-meme connu, non représenté, capable de verrouiller la tige 30 en position soulevée. De cette façon, l'interrupteur à inertie joue le rôle d'un interrupteur général du circuit. Cette mesure sera particulibre- ment utile en hiver et/ou dans les longues périodes d'inactivité du véhicule en permettant d'éviter le déchargement de la batterie par perte de courant. Cette mesure joue aussi le rôle de dispositif antivol.Il est évident également que l'appareil électrique que l'on vient de décrire peut être appliqué à des installations extinctrices d'incendie sur les aéronefs et véhicules similaires, sur les véhicules munis de moteurs électriques ou à turbine, étant donné que le mode d'exécution décrit et représenté sert d'exemple et n'est nullement limitatif Bien que cela ne soit pas représenté sur la figure, l'appareil selon l'invention peut être muni d'un capuchon propre à couvrir la tirette 46 et les écrous 33 et 35 pour éviter toute infiltration d'eau à l'interieur de l'appareil pendant le lavage extérieur du moteur du véhicule. Il est évident que pour la réalisation de l'invention, on peut utiliser des interrupteurs à inertie du type à masse pesante penaulaire,à suspension, à cardans, ou à masse pesante quelconque, sans pour cela sortir du cadre des réalisations possibles de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Appareil électrique de sécurité caractérisé par le fait qu'il est constitué par au moins un interrupteur à inertie et comporte au moins une paire de contacts auxiliaires dont la fermeture et couverture sont en liaison directe et/ou opposée avec celles de l'interrupteur à inertie. 2.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'interrupteur à inertie est constitué par un socle en coupe, isolant, au centre duquel est prévu le siège destiné à la tête évidée en calotte sphérique d'un boulon métallique, par des agencements qui assujettissent le boulon au socle et à la masse duxéhicule, par une bille métallique appuyée sur la calotte sphérique de la tête du boulon, par une coquille à calotte porteuse munie d'un passage central, isolante et fixée au socle, par des agencements reliés à la coquille et qui maintiennent une bille poussée élastiquement contre la tête du boulon, ces agencements étant à leur tour reliés à une source de courant. 3.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait. que la paire de contacts auxiliaires est constituée par un microinterrupteur actionné dans le sens de la fermeture et de l'ouverture par un interrupteur à inertie. 4.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la paire de contacts auxiliaires est constituée par une électrovalve actionnée par un interrupteur à inertie. 5.- Appareil selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le micro-interrupteur est constitué par une bolte étanche, par deux paillettes portant les contacts et par une tige isolante qui, sous l'aetion de 11 interrupteur à inertie, oblige au moins une paillette à se rapprocher de l'autre en fermant les contacts. 6.- Appareil selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la coquille à calotte porteuse de l'interrupteur à inertie est munie vers l'intérieur d'une saillie cylindrique creuse, coaxiale au trou central de la coquille, ayant un plus grand diamètre intérieur que celui-ci et munie d'au moins une fenêtre pour le passage d'un câble flexible. 7.- Appareil selon les revendications 2 et 6, caractérisé par le fait que les agencements qui maintiennent la bille conductrice poussée élastiquement contre la tête du boulon sont constitués par un doigt cylindrique de diamètre extérieur peu inférieur au diamètre intérieur de la saillie cylindrique creuse dans laquelle elle est logée et par un ressort prévu entre la zone apicale de la calotte et l'intérieur creux du doigt et poussant le doigt. 8.- Appareil selon la revendication 7, caractérisé par le fait que le doigt est maintenu soulevé relativement à la bille grâce à une tige passant à travers le doigt et la zone apicale de la calotte et à des agencements vèrrouillant la tige en position soulevée.