La présente invention concerne un procédé et un appareil de soudage qui seront décrits d'une façon générique comme un procédé et un appareil de soudage à l'arc à électrode consommable. Des exemples spécifiques des techniques de soudage qui peuvent être appliquées selon l'invention sont le soudage à gaz -métal-arc, le soudage à arc submergé et le soudage à électrode enrobée. L'invention convient particulièrement au soudage des grandes conduites, mais ses applications n'y sont pas limites. A titre d'exemple, l'invention sera dcrite en détails dans son application au soudage d'une conduite mais cette application ne doit pas être considérée comme limitative. Différentes techniques utilisant des équipements de soudage automatique ont dté essayées pour souder des conduites. Ainsi, le procédé dit CRC est un procédé de soudage à gaz-mAtal-arc imposant une préparation spéciale du joint, y compris la formation d'un chanfrein sur les bords intérieurs des tronçons de tuyau à assembler. Dans ce procédé, la passe de base est faite intérieurement par des chalumeaux qui sont disposés à l'intérieur des tronçons de tuyau. Dans le procédé ',ESSO" (nom de marque) les tronçons de tuyaux à assembler sont placés bout à bout et une lame de scie qui précède immédiatement le chalumeau coupe un intervalle de 1,5mu à la surface de contact. Une électrode consommable de Imm est introduite dans cet intervalle. Cette électrode doit être maintenue directement au centre de l'intervalle s'il y a lieu d'obtenir des résultats constants. En pratique, ce centrage s'est avéré si difficile à maintenir que ce procédé n'est pratiquement pas utilisé commercialement. Bien qu'il ne soit pas très répandu pour le soudage des conduites, le procédé de soudage TIG (tungstène-gaz inerte) est largement appliqué dans les techniques aérospatiales et nucléaires, autres applications auxquelles l'invention peut convenir. Dans le procédé TIG, un arc est produit entre une électrode de tungstène et la matière de base à souder. La matière de base fond et une tige d'apport est introduite dans la masse de métal fondu, et elle fond elle-même. Ce procédé TIG est un procédé relativement lent ( 50 à 300 mm de soudure par minute). L'autre technique couramment appliquée pour le soudage des conduites est le soudage classique à électrodes enrobées. les spécialistes en la matière connaissent bien les nombreux problèmes inhérents à ce procédé. Pendant l'opération de soudage CrMA (gaz-métal-arc) de grosses et de petites gouttes de métal fondu tombent de l'électrode à des instants aléatoires. L'apparition d'une grosse goutte peut nuire à la stabilité de l'arc et ainsi, un petit défaut peut être créé. Si l'arc est instable, cela entrain souvent qu'un côté de la pièce (matière de base) en cours de soudage s'échauffe davantage que l'autre et il est généralement admis qu'une mauvaise répartition de chaleur conduit à de mauvaises caractéristiques de solidité de la soudure terminée. Un facteur important en soudage est la pénétration obtenue. La pénétration est une fonction de l'entrée de chaleur et, si l'arc est instable, il est nécessaire de ralentir l'opération de soudage pour obtenir la pénétration voulue. Pour cette raison, les soudeurs ralentissent généralement leur vitesse d'avance et par conséquent, fournissent à la matière de base davantage de chaleur qu'il n'est nécessaire. Mais la production de plus de chaleur qu'il n'est nécessaire dans la matière de base est indésirable car elle dégrade les propriétés physiques et métallurgiques de cette matière. Selon l'invention, il est apparu que la-plupart des problèmes et inconvénients des techniques antérieures de soudage peuvent entre éliminés en faisant osciller ou vibrer l'électrode consommable dans l'intervalle entre les tronçons à souder et en faisant en sorte que le chalumeau (ou un élément associé avec l'électrode) rencontre des butées aux deux limites de sa course, de manière que du métal fondu provenant de l'électrode consommable soit repoussé contre les parois latérales délimitant l'intervalle. Il est cependant bien entendu que même si la description détaillée qui va suivre concernera un procédé dans lequel une soudure est faite dans un intervalle, l'invention nty est pas limitée. Le procédé peut s'appliquer par exemple au surfaçage dur, par exemple lorsque la lame d'un engin de terrassement ou les dents d'une forte pelle reçoivent un dépôt de métal par soudage sur leurs surfaces pénétrant dans le sol. Le procédé peut également s'appliquer à l'étanchéité de la tige de combustible par rapport au tube d'un réacteur nucléaire. Dans ces cas, l'électrode consommable vibre simplement sur la surface ou sur l'intervalle à fermer et frappe contre des butées aux deux limites de sa course. Le procédé est avantageux dans l'application précitée au r#ac- teur nucléaire, car la soudure obtenue peut être étalée sur la surface de soudage et la pénétration n'est pas excessivement profonde. Une faible pénétration est souhaitable dans cette application par ticulière car il y a lieu d'éviter toute déformation thermique et toute dilution de matière de base. Le procédé est également avantageux pour le surfaçage dur en raison de la pénétration relativement faible qui en résulte. Ainsi, si le présent procédé est appliqué dans ce cas, la surface dure de la lame ou de la dent est constituée principalement de matière de soudage dure plutôt que principalement d'un alliage de matière de base et de matière de soudage comme c'est le cas lorsqu'un surfaçage dur est effectué selon un procédé WIIG (métal-gaz inerte) courant. Selon un aspect, l'invention concerne donc un procédé d'exécution d'une soudure dans un intervalle entre les parois de deux pièces métalliques à souder ensemble, selon lequel une électrode consommable comportant une extrémité libre se déplace dans une torche de soudage, puis dans l'intervalle, tandis que par ailleurs, la torche de soudage se'déplace par rapport aux deux pièces de métal de manière à déplacer la torche le long de l'intervalle, ou reci- proquement, une tension suffisante étant appliquée entre les deux pièces de métal et l'électrode consommable pour faire éclater un arc qui fond l'électrode consommable et une partie au moins des parois des deux pièces de métal, l'~lectrode consommable oscillant en travers de l'intervalle; selon l'invention, la fréquence d'oscillation de l'électrode consommable est au moins 6 Hz, pendant l'exécution de la soudure ltextrémité libre de l'électrode consommable est maintenue dans l'intervalle et aux extrémités de chaque alternance d'oscillation de cette électrode, une force d'impact lui est appliquée pour interrompre son mouvement vers la paroi de la pièce dans la direction de laquelle elle se déplaçait avant l'application de la force d'impact et, immédiatement après l'appli cation de cette force, l'électrode consommable est écartée de cette paroi vers la paroi opposée des pièces métalliques de sorte que du métal fondu à l'extrémité libre de l'électrode est projeté contre la première paroi. Selon un autre aspect, l'invention concerne un appareil de soudage à l'arc destiné, avec une électrode consommable, à former une soudure entre des surfaces métalliques séparées par un intervalle; l'appareil comporte une torche de soudage, un dispositif destiné à faire avancer une électrode consommable dans cette torche et dans l'intervalle, un dispositif destiné à déplacer l'extrémité de l'électrode le long d'un trajet longitudinal prédéterminé dans l'intervalle, un dispositif destiné à faire osciller l'électrode en travers du trajet prédéterminé et un dispositif destiné à appliquer une force d'impact à l'électrode à la fin de chaque alternance d'oscillation afin d'interrompre le mouvement et de projeter du métal fondu sur celle des surfaces vers laquelle l'électrode se déplaçait avant le choc; la torche de soudage comporte un support d'électrode pivotant que traverse l'électrode en contact avec lui, le dispositif faisant osciller l'électrode en travers du trajet prédéterminé comprenant un dispositif qui déplace le support d'électrode, le dispositif qui déplace le support d'électrode comprenant un dispositif électromagnétique et une armature associée attirée ma gnétiquement par le dispositif électromagnétique lorsqu'il est excité, ce dispositif électromagnétique ou l'armature étant associé. avec le support et un dispositif étant prévu pour exciter le dispositif électromagnétique. L'invention ne doit pas être confondue avec la technique connue de soudage manuel ou OMG (gaz-métal-arc) consistant à déplacer lentement l'électrode dans l'intervalle pour le remplir. Dans cette opération, la fréquence est beaucoup plus faible que la fréquence voulue selon l'invention, et aucun choc n'est produit. Ce mouvement manuel de ltélectrode a été automatisé, comme cela est évident, par exemple selon le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 1 767 585. Elais de même que la version manuelle, les versions automatiques sont à basse fréquence et ne produisent pas d'impact. Dans tous les cas, le mouvement d'aller et retour selon la technique antérieure a simplement pour but de remplir l'intervalle tandis que selon l'invention, les vibrations et les chocs ont pour but de produire une soudure avec dépôt de métal sur les parois latérales du joint et une coalescence légèrement en arrière. D'autres caractéristiques et avantages de l'inventionseront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation et en se référant au dessin annexé sur lequel la figure 1 est une vue schématique en élévation d'une torche de soudage qui peut entre utilisée pour la mise en oeuvre de l'in- vention, la figure 2 est une coupe suivant la ligne 2-2 de la figure I, la figure 3 représente une conduite en cours de soudage au moyen d'une torche selon l'invention, les figures 4 et 9 montrent deux tronçons qui doivent être soudés ensemble, et les figures 5 à 8 et 10 montrent différents types de soudure, la figure 6 étant une soudure selon la technique antérieure. La figure 1 représente donc schématiquement une torche de soudage qui peut être utilisée pour la mise en oeuvre de l'invention. Cette torche comporte une bobine tournante 10 de fil d'électrode 11 qui est entratnée par un moteur électrique 12 dans la torche et qui sort par son extrémité de contact 13. Comme cela est courant en soudage NIG, bien que n'apparaissant pas sur la figure, des dispositions sont prises pour amener un mélange de gaz inertes à la bruche, ce mélange circulant autour de l'électrode 11, servant à améliorer l'arc et à éviter qu'une oxydation se produise dans la région de la soudure. Des moyens, non représentés, sont prévus pour commander la vitesse du moteur 12 afin de modifier la vitesse de sortie de l'électrode à l'extrémité de contact 13. La torche de soudage décrite ci-dessus est essentiellement de type courant. Elle est cependant modifiée en disposant le tube 14 conducteur de l'électricité qui guide le fil d'électrode il entre le moteur 12 et l'extrémité 13 de manière qu'il pivote autour d'un axe horizontal plutôt que d'être fixe. Les broches d'articulation du tube 14 sont représentées en 15 sur la figure 2. Deux doigts 17 en fer sont montés sur un support 16 fixé luimême sur le tube 14. Sur un cflté de chaque doigt 17 se trouve un électro-aimant 18 qui reçoit des impulsions rectangulaires de tension provenant d'une source appropriée, non représentée, et dont la fréquence de sortie est variable. Lorsqu'ils sont excités, les électro-aimants 18 attirent les doigts 17 voisins faisant ainsi vibrer le tube 14 et le fil d'électrode 11, comme le montrent les doubles flèches, à une fréquence déterminée par la fréquence du signal de sortie de la source. Les doigts 17 sont agencés de manière à frapper contre les électro-aimants associés, les chocs ~;s'étant avérés importants pour obtenir les résultats voulus. Eventuellement, le moteur 12 peut être fixé sur les doigts 17 et osciller avec eux, augmentant ainsi le moment d'inertie et produisant un choc plus puissant. La figure 4 montre deux pièces 19 et 20 qui doivent être soudées ensemble. Ces deux pièces peuvent être considérées comme des parties de deux tronçons de tuyaux. Les parois latérales 21 et 22 des deux tronçons sont chanfreinées à 60 par rapport à la verticale et sont séparées l'une de l'autre de 3mm environ au point où leur écartement est le moindre. Les angles et écartements ci-dessus ne sont pas critiques mais se sont avérés donner de bons résultats quand les tronçons à assembler ont une épaisseur de 12,5mm.Contrairement au procédé "SUS0" il importe de noter que pour la mise en oeuvre de l'invention, un écartement minimal entre les deux tronçons représentés sur la figure 4 a été modifié de 1,5 à 4mm tout en produisant des soudures très acceptables pourvu que l'amplitude de vibration de l'électrode il soit réglée de façon appropriée. Pour des raisons d'uniformité, il est souhaitable que l'écartement entre les deux tronçons soit le même en tous Zes points autour du tuyau. C'est cependant une caractéristique de l'invention que des variations considérables de cet écartement peuvent être tolérées contrairement au procédé "ESSE". Bien qu'un joint préparé comme le montre la figure 4 puisse convenir pour la mise en oeuvre de l'invention, la forme préférable est celle représentée sur la figure 9. Dans ce joint, les parois latérales 21a et 22a (12,5mm d'épaisseur) sont inclinées de 70 par rapport à la verticale et portent des parties en saillie 24, chacune d'une hauteur de 0 ,75mu, dirigées vers ltextérieur sur une longueur de 0,75mm à partir des parois associées, les extrémités en regard de ces parties en saillie étant distantes de 1,25mu. Mais de bonnes soudures ont été obtenues avec un écartement aussi réduit que 0,75mm en utilisant un fil d'électrode de O,9mm, et avec des écartements aussi élevés que 3mm. Mais avec des écartements plus grands, une succion peut se produire. Si l'écartement est augmenté ou diminué, l'amplitude des oscillations et la vitesse du fil doivent aussi être augmentées et diminuées en proportion. Pour la mise en oeuvre de l'invention, la torche est montée surun équipement qui la déplace autour des tronçons de tuyaux ou elle est maintenue fixe et le tuyau est mis en rotation. Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 3, une bande 30 qui constitue le guide d'un chariot 31 est serrée sur l'un des tronçons de tuyau à une distance uniforme de l'intervalle 23 entre ces tronçons, Les deux tronçons 19 et 20 sont maintenus bout à bout et à une courte distance l'un de l'autre au moyen d'une pince intérieure (non représentée) de type courant, actionnée pneumatiquement. Le chariot 31 supporte la bobine 10 et la torche de soudage, cette dernière pouvant pivoter sur un arbre horizontal 32 sur lequel elle peut entre fixée. Le chariot 31 comporte des roues 33 qui roulent sur le guide 30 et qui sont entraînées par un moteur électrique 34 par l'intermédiaire de chaînes et de roues dentées, non représentées. Le chariot 31 comporte également quatre pattes 35 avec des galets qui s'appuient au-dessus, au-dessous et sur les c8tés du guide 30 pour maintenir le chariot 31. Des chariots et des bandes de guidage de ce genre sont connus dans la technique. Il faut noter qu'un boulon de réglage 35 permet de modifier l'angle de la torche. Il s'est avéré que l'axe longitudinal de cette dernière doit se trouver sur un rayon des tronçons de tuyaux ou que l'extrémité de contact 13 doit être en avance de 20 à 60 dans la direction du déplacement de-la torche. Une inclinaison vers l'arrière a tendance à chasser l'air. Le fil d'électrode il est introduit dans l'intervalle 23 entre les parois latérales 21 et 22, un courant est fourni au fil d'électrode il par l'intermédiaire du tube 14, en provenance d'une source d'alimentation courante pour produire un arc, le fil d'électrode 11 est avancé à une vitesse contrôlée parle m-oteur 12 et la torche est entraînée par rapport aux tronçons de tuyaux (ou réciproquement) le long de l'intervalle 23. Pendant que cela se produit, l'excita- tion des électro-aimants 18 fait vibrer l'électrode 11 en travers de l'intervalle 23. L'amplitude des oscillations du fil est réglée de manière à éviter que ce dernier ne frappe les parois latérales 21, 22. Mais il se produit des chocs entre les doigts 17 et les électro-aimants 18.Immédiatement après l'impact, le sens du mouvement du fil d'électrode 11 est inversé de sorte qu'il s'écarte de la paroi vers laquelle il se dirigeait avant l'impact. L'effet a été observé par photographie à grande vitesse et il est apparu que le métal fondu à l'extrémité du fil d'électrode 11 est chassé du fil et projeté contre les parois latérales 21 et 22. En même temps, un bain de métal fondu est formé entre les deux tronçons, derrière l'arc et dans la partie inférieure de l'intervalle 23. La soudure qui en résulte se présente comme le montre la figure 5 tandis que les -techniques antérieures tendent à produire une passe de base telle que représentée sur la figure 6. Cette dernière configuration est indésirable en raison de l'effet de dame. Ainsi, à la seconde passe, l'arc rencontre le point de la passe de base le plus proche de l'électrode, à savoir le dôme; il en résulte une accentuation de ce d8me et l'absence de remplissage immédiatement contre les parois latérales du tronçon 19 et 20. Ce manque de fusion sur les parois latérales est indésirable. Le résultat est encore plus accentué quand la soudure est faite dans les deux quadrants inférieurs. Une soudure faite selon l'invention ne présente pas cette caractéristique en dôme. Les défauts précités sont ainsi évités. Par ailleurs, avec une passe de base du type produite selon l'invention, il existe une tendance pour qu'une crique apparaisse le long de la soudure lorsqu'elle se solidifie. Cet inconvénient peut être éliminé en effectuant la passe suivante immédiatement derrière la passe de base avant qu'elle ait eu le temps de se refroidir et de former une crique. En pratique, ce résultat est obtenu en montant une seconde torche à une dizaine de centimètres derrière celle qui effectue la passe de base. Avec une épaisseur de pièce de 12,5nom, la seconde passe est suivie par une troisième passe et une passe finale et la soudure résultante est représentée sur la figure 7. Bien que des vibrations puissent aussi être utilisées pour les deux dernières passes, et toute autre passe de remplissage, il s'est avéré que cela n'était pas nécessaire.Dans le cas d'utilisation de vibrations, la-fréquence peut être inférieure à la fréquence la plus basse acceptable pour la passe de base. A titre d'exemple d'application de l'invention, un joint a été préparé comme le montre la figure 4 (angle de 60 et écartement de 3mm) entre deux tronçons de tuyaux d'acier, chacun d'une épaisseur de paroi de 12,5mm. Pour la passe de base, un courant a été fourni à un fil d'électrode il par une source d'alimentation modèle M400 de Hobart (nom de marque) fabriquée par Hobart Brous. Company, Troy, Ohio, Etats-Unis d'Amérique; l'intensité était 230 Ampères pour un arc de 23 volts. Le fil avançait de 16,25 mètres à la minute et la vitesse linéaire de la torche était 500mm par minute. Un fil Hobart HB 18 de 0,875mm a été utilisé, faisant saillie à l'extrémité de 12,5mm. Le mélange de gaz inertes utilisés consistait en O,14 m3/heure de C02 et 0,98 m3/heure d'argon. Le fil oscillait à une fréquence de 19,4 Hz, produisant ainsi 38,8 impacts par seconde. L'opération de soudage a été observée en utilisant une caméra à grande vitesse. Des images ont été prises à la cadence de 4000 par seconde. Comme cela a été indiqué précédemment, l'électrode en vibrations recouvrait de métal fondu les parois latérales des deux tronçons à assembler et trois modes différents de soudage ont pu être observé, à savoir le transfert par bain, le transfert par gouttes, et le transfert par pulvérisation, les deux derniers étant prédominants. Une passe de base entièrement satisfaisante du type représenté sur la figure 5 a été obtenue. La soudure de la passe de base a été exécutée selon le mode opératoire décrit ci-dessus mais en modifiant la fréquence de vibration du fil d'électrode. Dans les conditions particulières notées dans l'exemple, il n'était pas possible d'obtenir une soudure satisfaisante à une fréquence de vibration inférieure à 6 Hz, ce qui ne veut pas dire que dans des conditions différentes, des fréquences inférieures ne puissent convenir. Aux fréquences basses, la tendance existe que le métal fondu tombe simplement dans l'inter- valle 23 ou en soit soufflé. La soudure de la passe de base a été exécutée selon le mode opératoire décrit ci-dessus, mais avec des fréquences de vibration plus élevées. Des soudures tout à fait convenables ont été produites à 40 Hz. Mais, à environ 114 Hz, il est apparu que l'arc s'élève dans l'intervalle, laissant un creux au-dessous de la soudure comme le montre la figure 8. Ce creux est géyant dans une conduite car il crée des turbulences de liquides ou de gaz pouvant entratner des propriétés physiques et métallurgiques indésirables, par exem- ple une corrosion par contrainte. Ce cr ux est également inacceptable dans des réservoirs sous pression car il crée une augmentation de contrainte pouvant entratner une rupture. Mais il est bien évident que dans des conditions différentes, des fréquences de cette valeur ou de valeur supérieure pourraient sans doute convenir. Dans des applications où ce creux n'est pas gênant, des fréquences plus élevées peuvent convenir. Par exemple, des fréquences plus élevées peuvent être utilisées lorsque la passe de base est effectuée par un soudage intérieur. La source d'alimentation utilisée dans l'exemple précédent est une source normalement utilisée dans les opérations courantes de soudage commercial et de soudage MIG automatique et consiste en une source à forte résistance. Les sources d'alimentation utilisées avec des équipements de soudage automatique présentent normalement une réactance beaucoup plus basse. Etant donné le fait que l'opération de soudage exécutée dans l'exemple ci-dessus était automatique, l'utilisation d'une source d'alimentation du type à forte réactance, au moins pour la passe de base, produit un arc "doux" qui s'est avéré très souhaitable. Au contraire, pour les passes de remplissage, il est apparu préférable d'utiliser une source d'alimentation courante pour un équipement de soudage automatique permettant une bonne pénétration dans la passe précédente. L'importance de l'impact a été démontrée en réalisant et en utilisant une torche de soudage mise en oscillation par une came tournante, la torche étantrappelée par un ressort contre la came. Avec cette disposition, aucun impact n'a lieu et, à des fréquences dépassant 6 Hz, les résultats ne sont pas satisfaisants, la soudure étant brillée. Dans les conditions établies dans l'exemple spécifique noté ci-dessus, la tension d'arc s'est avérée importante pour obtenir les résultats voulus. Il est ainsi apparu que si la tension d'arc est réduite à 21 volts ou au-dessous, le métal fondu a tendance à être chassé de l'intervalle 23 tandis que si la tension est augmentée jusqu'à 25 volts ou au-dessus, l'arc a tendance à s'élever dans ltintervalle 23, avec le manque de pénétration qui en résulte. Mais cela ne veut pas dire qu'une tension d'arc d'environ 23 volts soit essentielle pour l'invention. La tension d'arc varie avec la grosseur du fil, la distance des pièces à souder et le type de mélange de gaz inertes. Elle varie également avec le degré de saillie de l'électrode à la pointe de contact, de sorte que dans des conditions différentes de celles décrites dans l'exemple, des tensions d'arc dif#férentes peuvent donner des résultats meilleurs. Par exemple, dans une opération à arc submergé, un fil plus gros peut être utilisé et une tension d'arc ssus élevée peut entre prévue. En ce qui concerne le mélange des gaz inertes, pour la passe de base et la suivante, un mélange de 95 ffi envolume d'argon et de 5 % de C02 est utilisé de préférence, mais de larges variations sont possibles pour obtenir encore d'excellents résultats. Ainsi, des rapports 80/20 ont été utilisés avec succès. L'utilisation de C02 seul doit entre évité car alors le mode de transfert par pulvérisation n'est jamais obtenu, ce dont il résulte une mauvaise pénétration et un manque de fusion. Par ailleurs, l'utilisation d'argon seul donne un arc trop chaud pouvant entratner un soufflage. A chaque passe de remplissage et à la passe finale, un mélange de gaz qui réduit les projections est souhaitable, par exemple un rapport d'argon à C02 de 80/20. A titre d'autre exemple de mise en oeuvre de l'invention, un joint entre des tubes d'acier d'une épaisseur de 12,5mm a été préparé comme le montre la figure 9 qui a été décrite ci-dessus, la distance entre les parties en saillie 24 étant 1,2fmm. Pour la passe de base, l'alimentation a été fournie au fil d'électrode il par une source d'alimentation Hobart Modèle bIC500 produisant un arc de 230 Ampères à 23 volts. Le fil de nom de marque "UNION" K5 Ni (0,9mm) avançait à 16,25 mètres par minute et la vitesse linéaire de la torche était 750 mm par minute. Un dépassement du fil de 12,5mm a été utilisé. Le mélange de gaz inertes consistait 3 en un débit de 1,7 m3/heure d'un mélange d'argon et de C02 dans un rapport de 95/5. Le fil oscillait à la fréquence préférée de 30 Hz, produisant 60 impacts par seconde. Une passe de base entièrement satisfaisante, du type représenté sur la figure 10, a été obtenue. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art au procédé et à l'appareil décrits à titre d'exemple nullement limitatif sans sortir du cadre de l'invention. RiVENDICATIONS ONS 1 - Procédé d'exécution d'une soudure dans un intervalle entre les parois de deux pièces de métal à souder ensemble, dans lequel une électrode consommable comprenant une extrémité libre est déplacée dans une torche de soudage et ensuite dans l'intervalle, tandis que les deux pièces de métal d'une part et la torche de soudage d'autre part sont animées d1un mouvement relatif de manière à déplacer ladite torche de soudage le long de l'intervalle ou réciproquement, une tension suffisante étant appliquée entre lesdites pièces de métal et ladite électrode consommable pour faire jaillir un arc qui fond ladite électrode et au moins une partie desdites parois desdites deux pièces de métal, ladite électrode consommable oscillant en travers dudit intervalle, procédé caractérisé en ce que la fréquence d'oscillation de ladite électrode consommable est au moins 6 Hz, pendant l'exécution de la soudure, ladite extrémité libre de ladite électrode consommable étant maintenue dans ledit intervalle et, aux extrémités de chaque alternan- ce d'oscillation de ladite électrode,-une force d'impact lui étant appliquée pour interrompre son mouvement vers la paroi dans la direction de laquelle elle se déplaçait avant l'application de ladite force d'impact, et immédiatement après l'application de ladite force dtimpact, ladite électrode consommable s'écartant de ladite paroi pour se rapprocher de la paroi opposée desdites pièces de métal de manière que du métal fondu à ladite extrémité libre de ltélectrode soit projeté contre ladite paroi. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite électrode consommable se déplace dans un guide de ladite torche de soudage, ladite force d'impact étant appliquée audit guide et, dudit guide, à ladite électrode consommable. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite électrode consommable oscille à une fréquence qui ne dépasse pas 114 Hz environ. 4 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ladite électrode consommable oscille à une fréquence de l'ordre de 30 Hz. 5 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la tension dudit arc est de l'ordre de 23 volts. 6 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la tension dudit arc est de l'ordre de 23 volts, ladite électrode consommable oscillant à une fréquence d'environ 30 Hz. 7 - Appareil de soudage à l'arc destiné à utiliser une électrode consommable pour former une soudure entre des surfaces métal ques séparées par un intervalle, appareil caractérisé en ce qu'il comporte une torche de soudage, un dispositif destiné à entraîner une électrode consommable dans ladite torche et dans ledit intervalle, un dispositif destiné à déplacer l'extrémité de ladite électrode le long d'un trajet prédéterminé dans la direction longitudinale dudit intervalle, un dispositif destiné à faire osciller ladite électrode en travers dudit trajet prédéterminé et un dispositif destiné à appliquer une force d'impact à ladite électrode à l'extrémité de chaque alternance d'oscillation afin d'interrompre son mouvement et de projeter du métal fondu sur l'une des surfaces vers laquelle ladite électrode se déplaçait avant l'impact, ladite torche de soudage comprenant un support d'électrode monté pivotant, ladite électrode passant dans ledit support en contact avec lui, ledit dispositif faisant osciller ladite électrode en travers dudit trajet prédéterminé comprenant un dispositif qui déplace ledit support d'électrode, le dispositif qui déplace ledit support d'électrode comprenant des dispositifs électromagnétiques et des armatures associées qui sont attirées magnétiquement vers lesdits dispositifs électromagnétiques lorsqu'ils sont excités, l'un desdits dispositifs électromagnétiques et l'une desdites armatures étant associés avec ledit support et un dispositif étant prévu pour exciter lesdits dispositifs électromagnétiques. 8 - Appareil de soudage selon la revendication 7, caractérisé en ce que ledit dispositif qui applique une force d'impact à ladite électrode consommable comporte ledit support d'électrode et un dispositif associé avec lui qui frappe ledit dispositif électromagnétique de manière que l'impact dudit dispositif associé avec ledit support d'électrode contre lesdits dispositifs électromagnétiques soit transmis audit support d'électrode et par son intermédiaire à ladite électrode consommable. 9 - Appareil de soudage selon la revendication 8, caractérisé en ce que ledit dispositif associé avec ledit support d'électrode et destiné à frapper ledit dispositif électromagnétique consiste en ladite armature, cette dernière étant associée avec ledit support d'électrode. 10 - Appareil de soudage selon l'une quelconque des revendica tions 7 à 9, caractérisé en ce que ledit dispositif faisant osciller l'électrode consommable la fait osciller à une fréquence d'au moins 6 Hz.