L'invention est relative aux étoffes pour entoilages de vêtements et à leurs procédés de fabrication. On sait que l'-entpilage traditionnel d'un vêtement, tel qu'un veston, doit avoir une résistance à la flexion variable selon la zone du vêtement à laquelle il correspond et,qu'àcet effet,il est constitué par l'ensemble d'une toile, d'un plastron et, quelquefois, d'un renfort d'emmanchure et d'un renfort de piqûre cousu le long-de la cassure du revers, à cheval sur le plastron et la toile. Le plastron peut être soit volant, soit piqué, soit thermocollé et son but est de donner une tenue suffisante à l'endroit de la poitrine qui se trouve dans le haut du devant du vêtement. Un premier inconvznient de zet entoilage traditionnel est qu'il nécessite la coupe de différentes pièces et leur application séparée au vêtement, ce qui complique et renchérit le travail de confection du vêtement. Un deuxième inconvénient est que la superposition de ces diverses pièces crÉe des variations brusques d'épaisseur et contribue à marquer les tissus de dessus et les doublures par incrustation au moment des opérations de pressage sur presses à thermocoller ou sur presses de finition. L'invention a pour but de créer une étoffe pour entoilage qui remédie au premier et, éventuellement aussi, au- deuxième de ces inconvénients. Dans ce but, l'étoffe pour entoilage de vêtements, conforme à l'invention, est caractérisée par le fait quelle est constituée d'une base non tissée formée essentiellement de fibres synthétiques coupées, fibres dont la longueur est comprise entre 10 et 100 mm et qui sont orientées selon au moins deux directions perpendiculaires,et recouverte, sur l'une de ses faces et sur une partie seulement de sa largeur, d'une bande de renfort, les parties non recouvertes et recouvertes de la base étant associées deux par deux avec chacune une largeur de l'ordre de 40 cm. Dans le sens travers, étoffe peut comprendre soit uniquement une partie non recouverte et une partie recouverte (le lé étant approximativement égal à 80 cm), soit deux parties non recouvertes et deux parties recouvertes, ces deux dernières étant adjacentes (le lé étant alors approximativement égal à 160 cmJ. Selon un premier mode de réalisation, la bandé de renfort est constituée de plusieurs voiles de carde disposés dans le sens machine et assemblés à la base par aiguilletage ou liage. Selon un deuxième mode de réalisation, la: bande de renfort est constituée d'une structure synthétique alvéolaire~, telle qu'une très fine mousse de polyuréthane. Pour atténuer les variations d'épaisseur de l'entoilage, la bande de renfort peut avoir une épaisseur qui augmente graduellement ou progressivement en travers de l'étoffe. En particulier, les voiles de carde constituant la bande de renfort peuvent avoir des largeurs différentes de façon que l'épaisseur de la bande corresponde, en travers, successivement à des nombres progressifs de voiles. Dans le but susindiqué, le procédé de fabrication d'étoffes pour entoilages de vêtements, conforme à l'invention, est caractérisé par le fait qu'on prépare une base non tissée formée essentiellement de fibres synthétiques coupées, fibres dont la longueur est comprise entre 10 et 100 mm et qui sont orientées selon au moins deux directions perpendiculaires, qu'on recouvre cette base, sur une partie seulement de sa largeur, d'une bande de renfort de façon que les parties non recouvertes et recouvertes de la base soient associées deux par deux avec chacune une largeur de l'ordre de 40 cm et qu'on assemble, de façon permanente, la bande de renfort à la base. Selon une première solution, on prépare séparément la bande de renfort sous forme de voiles de carde et on les applique dans le sens machine sur la base non tissée. Dans ce cas, on peut assembler par aiguilletage les voiles de carde à la base non tissée préalablement soumise à un liage chimique ou assembler, en une opération commune de liage chimique, les voiles de carde à la base non tissée et non soumise préalablement à un liage chimique définitif. Selon une seconde solution, on prépare séparément la bande de renfort sous forme d'une structure alvéolaire synthétique telle qu'unie très fine mousse de polyuréthane. L'invention pourra, de toute façon, être mieux comprise à l'aide du complément de description qui suit et des dessins ciannexés, lesquels complément et dessins sont relatifs à des modes de réalisation préférés. Les figures 1 et 2 montrent, respectivement en plan partiel et en coupe selon II-II figure 1, une étoffe pour entoilage conforme à un premier mode de réalisation de l'invetion Les figures 3 et 4 montrent, semblablement à la figure 1 et en coupe selon IV-IV figure 3, une étoffe pour entoilage conforme à un deuxième mode de réalisation de l'invention. Les figures 5 et 6 illustrent, en perspective, deux procédés de fabrication conformes à-l'invention pour entoilages de vêtements. Comme montré aux figures 1 à 4, on constitue l'étoffe pour entoilage d'une base non tissée 1 formée essentiellement de fibres synthétiques coupées,et recouverte, sur l'une de ses faces et sur une partie seulement de sa largeur, d1une bande de renfort 2, les parties non recouvertes et recouvertes de la base étant associées deux par deux avec chacune une largeur 1 de 1 tordre de 40 cm. Comme montré aux figures 3 et 4, l'étoffe peut comprendre uniquement une partie non recouverte et une partie recouverte, le lé étant égal à 21, soit environ 80 cm. Comme montré aux figures 1 et 2, elle peut aussi comprendre deux parties non recouvertes et deux parties découvertes, ces deux dernière étant adjacentes Et disposées de préférence au centre de la base ; dans ce cas, le lé est égal à 41, soit environ 160 cmo Selon un premier mode de réalisation (figures I à 4), la bande de renfort 2 est const;iFtlée de plusieurs voiles-de carde, par exemnle trois tels voiles ga,2b,2c, disposés dans le sens machine et assemblés àala base 1--par aiguilletage ou liage chimique. Selon un deuxième mode de réalisation (non-représenté), la bande de renfort 2 est constituée..d'une très mousse de polyuréthane ou structure synthétique. alvéolaire -an-alogue, à cellules ouvertes ou fermées. Pour atténuer les variations d'épaisseur -de lrentoilage, la bande de renfort ? peut avoir une épaisseur qui augmente graduellement, notamment lorsqutelle est formée de: voiles de carde, ou progressivement, lorsqu'elle est formée de mousse de polyuréthane. En particulier, comme montré aux figures 3 et 4, les voiles de carde 2a,2b,2c peuvent avoir des largeurs -différentes, le voile 2a touchant la base 1 étant le plus large et égal à 1 et les voiles 2b et 2c ayant des largeurs progreZs-iyem-ent décroissantes. On va décrire ci-après plusieurs procédés de fabrication d'un entoilage conforme à l'invention. Exemple 1 (figure 5) Sur une des faces d'une base non tissée 1 de 60 g/m2 fabriquée en 160 cm de largeur utile (41), réalisée à partir de voiles croisés de carde comprenant des fibres coupées (50 mm de longueur environ) de polyester, de polyamide ou de viscose, ces voiles ayant été assemblées par liage chimique au moyen de liants à base de caoutchouc naturels ou synthétiques, on dépose plusieurs voiles de carde 2a,2b,2c, de même nature que ceux de la base 1 mais orientés dans le sens machine, en 80 cm de largeur (21) et faisant de 10 à 15 g/m chacun. Le meilleur effet est obtenu, comme montré, avec trois voiles, soit un dépôt d'environ 45 g/m2. Ces voiles 2a,2b,2c n'étant pas liés, ils sont assemblés à la base 1 Par aiguilletage dans une ou plusieurs aiguilleteuses 3. Pour rendre cette étoffe complexe thermocollanelors des opérations de montage chez le confectionneur ou le tailleur, il suffira de déposer sur la face non renforcée (face inférieure à la figure 5) une quantité déterminée soit de polyéthylène, soit de polyamide, soit de tout autre produit thermocollant, qu'il soit sous forme de poudre, de solution ou de pâte. Exemple 2 (figure 6) Une technique analogue à celle de l'exemple 1 peut être appliquée en utilisant une base 1 faite des mêmes voiles croisés de carde mais non liés chimiquement et en déposant sur cette base 1 un ou plusieurs voiles de carde 2a,2b,2c. On imprègne l'ensemble de liant dans un bac 4 et on fait ensuite coaguler le liant dans un four 5, ce qui donne à l'ensemble la cohésion nécessaire. L'effet désiré sera optimum si, entre la bande de renfort 2 et la base 1, il y a une différence d'au moins 50 g/m. Exemple 3 Les exemples 1 et 3 peuvent être repris avec l'utili sation,-our la base 1,d'un voile de fibres coupées fabriqué, non pas sur cardes, mais sur une machine pneumatique classique où les fibres sont entrainées par un courant d'air et déposées au hasard sur un écran perforé. Les autres opérations du procédé sont conformes à celles de l'exemple 1 ou 2. Exemple 4 Sur une face d'une base non tissée telle que celle de l'exemple 1 on amène une nappe de mousse de polyuréthane de 80 cm de large et d'épaisseur décroissante dans le sens transversal depuis la ligne médiane (épaisseur de 1,5 mm) qu'aux lisières (épaisseur de 0,8 mm). Cette nappe de mousse a été préalablement enduite d'une colle appropriée (par exemple la colle "Nylosol" de la Rhodiaceta) et, une fois cette nappe amenée sur la base non tissée, on procède au séchage. Quel que soit le procédé adopté, si le non-tissé de base se fabrique en 160 cm de large, on pourra, en bout de chaîne de fabrication, voire dans l'atelier de confection, découper en deux l'étoffe ainsi obtenue selon la ligne médiane X-X de la figure 1 et obtenir deux pièces de 80 cm de laize, renforcées chacune sur 40 cm. Avec chaque pièce de 80 cl de laize, il est possible de couper en travers un entoilage tel que 6 (figure 1), pour la moitié d'un veston, la partie renforcée correspondant au haut du veston. Grâce à l'étoffe complexe conforme à l'invention, il est clair que la coupe et la pose de la doublure sont rendues plus simples et plus économiques. En cutre, grâce au dégradé donné éventuellement à la bande de renfort 2, il est possible de supprimer les variations brusques d'épaisseur qui d'ordinaire contribuent à marquer les tissus de dessus, au moment des opérations de pressage du vêtement. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisa- tion de ses diverses partics, ayant été plus spécialement indiqués; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Etoffe pour entoilage de vêtement, caractérisée par le fait qu'elle est constituée d'une base non tissée formée essentiellement de fibres synthétiques coupées, fibres dont la longueur est comprise entre 10 et 100 mm et qui sont orientées selon au moins deux directions perpendiculaires, et recouverte, sur l'une de ses faces et sur une partie seulement de sa largeur, d'une bande de renfort, les parties non recouvertes et recouvertes de la base étant associées deux par deux avec chacune une largeur de l'ordre de 40 cm. 2. Etoffe selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comprend uniquement une partie non recouverte et une partie recouverte (étoffe de 80 cm de laize environ). 3. Etoffe selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comprend deux parties non recouvertes et deux parties recouvertes, ces deux dernières étant adjacentes (étoffe de 160 cm de laize environ). 4. Etoffe selon l'une quelconque des revendications pré cédentes, caractérisée par le fait que la bande de renfort est constituée de plusieurs voiles de carde disposés dans le sens machine et assemblés à la base par aiguilletage ou liage. 5. Etoffe selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que la bande de renfort est constituée d'une structure synthétique alvéolaire, telle qu'une très fine mousse de polyuréthane. 6. Etoffe selon l'une quelconque des revendications 1 à S, caractérisée par le fait que la bande de renfort a une épaisseur qui augmente graduellement ou progressivement en travers de l'étoffe. 7. Etoffe selon l'ensemble des revendications 4 et 6, caractérisée par le fait que les voiles de carde constituant la bande de renfort ont des largeurs différentes de façon que l'é- paisseur de la bande corresponde, en travers, successivement à des nombres progressifs de voiles. 8. Procédé de fabrication étoffe pour entoilage de vertement, caractérisé par le fait qu'on prépare une base non tis sée formée essentiellement de fibres synthétiques coupées, fibres dont la longueur est comprise entre 10 et 100 mm et qui sont orientées selon au moins deux directions perpendiculaires, qu'on recouvre cette base, sur une partie seulement de sa largeur, d'une bande de renfort de façon que leS~parties non recòuvèes et recouvertes de la base soient associées deux par deux atecl chacune une largeur de l'ordre de 40 cm et qu'on assemble, de façon permanente, la bande de renfort à la base. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait qu'on prépare séparément la bande de renfort sous forme de voiles de carde. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé par le fait qu'on assemble par aiguilletage les voiles de carde à la base non tissée préalablement soumise à un liage chimique. 11. Procédé selon la revendication 9, caractérisé par le fait qu'on assemble, en une opération commune de liage chimique, les voiles de carde à la base non tissée et non soumise préalablement à un liage chimique définitif. 12. Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait qu'on prépare séparément la bande de renfort sous forme d'une structure alvéolaire synthétique telle qu'une très fine mousse de polyuréthane.