L'invention est relative aux fermetures accrochantes, ou auto-agrippants, comportant un ruban ou une feuille dont l'une au moins des faces est munie d'un grand nombre d'éléments d'accrochage, du type crochet ou analogue, destinés à coopérer, dans une liaison d'accrochage, avec une surface complémentaire -susceptible d'être accrochée et présentant une surface bouclée, feutrée, fibreuse, cellulaire ou autre, cette surface complémentaire étant celle d'un ruban ou d'une feuille fixé sur un article ou étant l'article lui-même. L'invention se propose defournir un nouveau type de fermeture d'un pouvoir accrochant particulièrement élevé. L'invention s'applique en particulier, mais non exclusivement, au cas où la fermeture coopère profondément avec une structure fibreuse, à fibres continues ou discontinues entremêlées, et plus particulièrement au cas où la structure à retenir est à plusieurs couches assujetties l'une à l'autre de manière plus ou moins ferme. Elle s'applique également, mais non exclusivement, au cas où la fermeture, une fois en place, n'a pas, ou seulement occasionnellement, à être défaite. Le dispositif selon l'invention, constitué d'une base portant sur au moins une face un grand nombre d'éléments accrochants séparés, du type crochet ou ardillon, est caractérisé par le fait que les éléments accrochants sont constitues par une tige s'étendant à partir de ladite base, en général perpendiculairement à celle-ci, et portant au moins deux lèvres, inclinées de leur point d'attache à la tige vers ladite base, lesdites deux lèvres étant espacées le long de la tige pour fournir des accrochages à des hauteurs dfférentes. Chaque lèvre peut entre multiple et comporter au moins deux éléments de lèvre attachés à la même hauteur sur la tige et répartis angulairement autour de la tige, par exemple de chaque côté. Les lèvres séparées, réparties le long de la tige, peuvent avoir des inclinaisons et/ou des longueurs différentes. Les éléments d'accrochage peuvent être prévus sur une seule ou sur les deux faces de la base. On comprendra bien l'invention à la lecture de la description qui va suivre et en référence au dessin annexé dans lequel Fig. i à 7 montrent schématiquement en coupe divers profils possibles d'un élément accrochant du dispositif selon l'invention, Fig. 8 montre, en coupe, le mode de coopération d'un élément accrochant avec une structure multicouche à fibres, et Fig. 9 illustre schématiquement, en perspective, le mode de fabrication du dispositif selon l'invention. Sur les fig. 1 à 8, on n'a représenté, dans un but de clarté, qu'un seul élément accrochant par face de la base, mais il est entendu que, dans la réalité, il existe un très grand nombre de tels éléments, distincts les uns des autres mais relativement rapprochés dans les deux directions. Sur les fig. 1 à 7, le dispositif selon l'invention comporte une base 1 à partir de laquelle s'étend, en général perpendiculairement à celle-ci, une tige 2 qui porte au moins deux lèvres 3, 4 inclinées, de leur point de jonction 5, 6 à la tige 2, vers la base 1. L'angle d'inclinaison des lèvres sur la tige est de, par exemple, 20 à 45". Les points de jonction 5, 6 sont espacés le long de la tige, le point 5 étant de préférence situé à l'extrémité libre pointue 12 de pénétration de la tige 2 et le point 6 étant situé en position intermédiaire. Les lèvres 3, 4 sont, par exemple, rectilignes ; elles peuvent aussi être courbes, la concavité étant par exemple opposée à la base 1. Chaque lèvre 3, 4 présente une surface externe de pénétration 7 et une surface interne de retenue 8 définissant avec la tige 2 une poche 9 de retenue. La surface interne 8 est moins inclinée sur la tige 2 que ne l'est la surface externe 9, de manière que, d'une part, la lèvre présente à la base une résistance suffisante et, à son extrémité libre, un amincissement facilitant la pénétration par flexion dans la matière. Les lèvres 3, 4 et la tige 2 sont, de préférence filiformes, de section appropriée (circulaire, carrée, rectangulaire, etc..). Comme montré à la fig. 1, les lèvres 3, 4 peuvent avoir la même inclinaison et des longueurs différentes, la lèvre extrême 3 étant plus longue que la lèvre 4. Les lèvres peuvent aussi(fig. 2) avoir la même inclinaison et la même longueur. Elles peuvent aussi (fig. 3) avoir des inclinaisons différentes, la lèvre 3 étant moins inclinée sur la base et plus courte que la lèvre 4. Elles peuvent encore (fig. 4) avoir la même inclinaison, la lèvre extrême 3 étant plus longue. Comme montré sur les fig. 5 à 7, les lèvres peuvent aussi ne pas être à l'aplomb l'une de l'autre. Ainsi, dans la fig. 5, les lèvres 3, 4 sont doubles, les éléments symétriques de lèvre étant situés de chaque côté de la tige 4. Dans la fig. 6, chaque lèvre 3, 4 est simple, les lèvres étant situées de part et d'autre de la tige et ayant, par exemple, même longueur mais des inclinaisons différentes. De préférence,leses s is éléments accrochants voisins d'un bord longitudinal de la base sont inclinés vers ledit bord pour renforcer la tenue transversale. Enfin, sur la fig. 7, la base I porte un elément d'accrochage sur chaque face. A titre d'exemple, les lèvres 3, 4 de l'élément supérieur sont doubles, de même inclinaison et de longueurs à peu près égales tandis que les lèvres 3, 4 de l'élément inférieur ont une inclinaison différente, la lèvre extrême étant plus inclinée. D'une manière générale, les lèvres peuvent etre simples ou multiples et d'inclinaison et/ou de longueur égale ou différente, suivant les besoins. Les lèvres peuvent combiner les diverses possibilités décrites, de longueur, de répartition et d'inclinaison. De préférence, pour des raisons de fabrication, les lèvres sont situées dans le même plan. De préférence, les lèvres 3, 4 sont simples, de même inclinaison, de longueur croissante depuis l'êxtrémité libre de la tige et situées dans un même plan, du même coté de la tige pour faces liter la pénétration profonde dans la structure à accrocher. On a montré, à la fig. 8, le mode de coopération d'un élément accrochant avec une structure fibreuse 10 composée de fibres continues ou discontinues, solidarisées de manière aérée et aléatoire, pour constituer par exemple une garniture filtrante. Les fibres sont assemblées par exemple par aiguilletage ou à l'aide d'une résine. La structure 10 peut comporter deux couches lOa, lOb assemblées de manière peu solide ou même, simplement accolées, sans solidarisation. On voit que les lèvres 3 coopèrent avec la couche la plus profonde lOa et que les lèvres 4 coopèrent avec la couche externe lOb, les fibres étant retenues dans les poches 9. Grâce à la présence des lèvres à des hauteurs différentes, on assure un accrochage profond et un accrochage quasi superficiel, ces deux accrochages fournissant un ancrage très résistant et, le cas échéant, une solidarisation des deux couches iota, lOb. A la pénétration dans la structure, les lèvres 3, 4 écartent les fibres, éventuellement en fléchissant, puis, par effet de retour, des fibres viennent se loger dans les poches 9. La pointe 12 facilite la pénétration. On voit que l'élément d'accrochage de la fig. 8 est du type de celui de la fig. t. On a illustré à la fig. 9 un mode de fabrication possible du dispositif suivant l'invention. On extrude, dans une filière, une structure composée d'une base 1 portant, sur une ou deux faces, des profilés parallèles continus 11, dont la section correspond à celle de l'élément accrochant. La section représentée est celle de la fig. 1. On réalise ensuite, selon la flèche A, une série de tronconnages ou fraisage transversaux des seuls éléments profilés 11 jusqu'à la base l pour obtenir des éléments d'accrochage distincts comme montré en traits mixtes. Bien entendu, le dispositif selon l'invention peut coopérer avec une structure de nature différente, par exemple une mousse à cellules ouvertes. REVENDICATIONS 1. Dispositif du type fermeture accrochante, constitué d'une base portant sur, au moins une face, un grand nombre d'éléments accrochants séparée du type crochet, caractérisé par le fait que les éléments accrochants sont constitués par une tige s'étendant à partir de ladite base, en général pergepiculai- rement à celle-ci, et portant au moins deux lèvresginclines de leur point d'attache à la tige vers ladite base, lesdites deu tèvres étant espacées le long de la tige pour fournir des accrochages à des hauteurs différentes. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les lèvres sont rectilignes. 3. Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que les lèvres ont une même inclinaison. 4. Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que les lèvres ont des inclinaisons différentes. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la lèvre extrême est plus inclinée sur la base que la lèvre interne. 6. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la lèvre extrême est moins inclinée sur la base que la lèvre interne. 7. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que les lèvres ont la même longueur. 8. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que les lèvres ont des longueurs différentes. 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la lèvre extrême est plus longue que la lèvre interne. lO-. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la lèvre extrême est moins longue que la lèvre interne. 11. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que l'une au moins des lèvres est multiplex les éléments de lèvre étant répartis angulairement autour de la tige, de préférence dans le même plan. 12. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé par le fait que les lèvres sont réparties angulairement autour de la tige, de préférence dans le même plan. 13. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que les lèvres sont simples et situées d'un même côté de la tige, dans le même plan, pour faciliter la pénétration dans la structure à accrocher. 14. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé par le fait qu'il comporte des éléments d'accrochage sur les deux faces. 15. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 14 caractérisé par le fait que l'angle d'inclinaison des lèvres sur la tige est d'environ 20 à 45 . 16. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 15 caractérisé par le fait que les lèvres des éléments d'accrochage voisins d'un bord longitudinal de la base sont inclinées vers celui-ci. 17. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 16, caractérisé par le fait que la lèvre extrême est portée par l'extrémité libre de la tige. 18. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 17, caractérisé par le fait que l'extrémité libre de la tige est pointue, pour la pénétrationdansla structure à accrocher. 19. Dispositif selon l'une des revendications 1 et 3 à 18, caractérisé par le fait que les lèvres sont courbes, leur concavité étant de préférence opposée à la base. 20. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 19, caractérisé par le fait qu'il est adapté pour coopérer avec une structure fibreuse profonde à couche unique ou multicouche.