Papier de sécurité comportant des matières de camouflage pour protéger ses caractéristiques d' authenticité. La présente invention concerne un support ae données portant des informations codées par la présence et/ou l'absence de substances de marquage excitables à des positions prédéterminées sur ce support de données, et comportant d'autres matières ajoutées pour camoufler les substances de marquage; elle concerne également un procédé de fabrication de ce type de support de données et un procédé de protection d'informations codées sur des supports de données par'la présence et/ou l'absence de substances deimarquage excitables à des positions prédé- terminées sur ou dans le support de données. Des supports de données concernées par l'inven- tion sont des papiers de sécurité tels que des cartes d'identification et des papiers fiduciaires ainsi que des chèques, des cartes de contrôle, des billets de banque, et ainsi de suite. Ce type de papier de sécurité, particulièrement le papier fiduciaire doit bien entendu être protégé par- des caractéristiques spéciales de sécurité contre l'imi- tation, la contre-façon et les dommages. Ces caractéris- tiques de sécurité ont généralement le caractère d'infor- mations qui peuvent comprendre un ou plusieurs bits. Les informations peuvent avoir une fonction de classification ou une fonction d'identification, dans la mesure o l'in- vention est concernée. Les informations sont de classifi- cation par exemple lorsqu'elles déterminent le volume de crédit de cartes de crédit, indiquent une différence de valeur pour les billets de banque ou règlent l'accès à certaines zones limitées pour des permis. Des informa- tions de classification, dans la mesure o l'invention est concernée, prouvent que le support de données est un spécimen authentique d'un groupe de documents équivalents. Dans le cas le plus simple, une information d'un bit garantissantsimplement l'authenticité uu Document comme un marquage d'authenticité suffit à cet effet. Par ailleurs, les informations d'identification selon l'invention prouvent que le support de données considéré est un certain spécimen d'un groupe de sup- ports équivalents de données. Un exemple de ces informa- tions est le numéro de série de billets de banque et documents similaires. L'invention ne concerne pas toutes les infor- mations qui peuvent être utilisées pour garantir l'authen- ticité de documents; elle est limitée aux information présentes sous une forme codée. Ces informations convien- nent particulièrement pour la protection de papiers de sécurité qui peuvent être utilisés dans des appareils automatiques car les dispositifs de contrôle automatique peuvent particulièrement bien détecter et traiter des in- formations codées. Les informations que concernent l'invention sont donc essentiellement différentes des informations d'authenticité connues, comme les filigranes ou les gra- vures en creux sur acier prévus pour un contrôle visuel. La garantie d'authenticité de ces caractéristiques cou- rantes est basée sur la nécessité d'une grande habileté manuelle pour leur production -et de grande ressource tech- nique qui ne sont généralement pas à la portée du contre- facteur. La sécurité des documents protégés par des in- formations codées dépend aussi essentiellement du fait que le contrefacteur ne peut pas réussir à contrefaire les informations d'authenticité ou au moins à les imiter dans la mesure o elles sont reconnues comme authentique par le dispositif de contr8le. Ce résultat peut être ob- tenu en pratique en utilisant comme des matières de m-- quage des substances inhabituelles qui sont très diffi- ciles à se procurer et.ou par une technologie très éla- borée de leur production et/ou par la mise au point de caractéristiques des matières de marquage qui sont très difficiles à détecter par des procédés d'essaiset qui sont en outre choisies de manière que la composition de ces matières ne puisse en être simplement déduite. Il est avantageux de choisir des matières de marquage qui ne peuvent être détectées visuellement et dont les qualités qui sont utilisées pour le marquage ne puissent être détectées par les sens humains. Il y a en outre grand avantage pour la garantie d'authenticité que la matière de marquage ne puisse être identifiée, ni par ses propriétés physiques ni par ses propriétés chi- miques. Ce type de matière de marquage ainsi que les opérations de camouflage de leurs propriétés physiques sont connues dans les milieux d'experts. Ils ne sont donc pas l'objet de l'invention. L'objet de l'invention est le camouflage de propriétés chimiques de matières de mar- quage qui sont connues-en elles-mémes. Le Brevet de la République Fédérale Allemande NO 12 61 790 par exemple décrit le marquage de billets de banque avec des substances radioactives et/ou acti- vables. Leur rayonnement est analysé quant à l'intensité et l'énergie pour le contrôle d'authenticité. L'identi- fication des matières de marquage par leurs propriétés physiques est rendue difficile parl'utilisation de plu- sieurs substances en mélange. Mais les documents protégés par ce type de caractéristiques ne le sont pas contre la reconnaissance des substances de marquage par une analyse chimique. Le Brevet de la Confédération Helvétique NO 194 466 décrit également des opérations destinées à in- terdire l'identification de la matière caractéristique par ses propriétés physiques. Ce Brevet décrit la protec- tion de papier fiduciaire par des matières fluorescentes possédant un spectre d'émission caractéristique. Compte tenu de l'état avancé du développement de l'analyse par fluorescence, l'identification de la matière caractéris- tique par son spectre d'émission est rendu difficile par le fait que cette matière caractéristique adhère sur les fibres du papier par un fixatif qui lui-même peut être une matière fluorescente. Ainsi, il se produit une "fluorescence mixte" dont les matières de marquage sous- jacentes ne peuvent être facilement déterminées à partir de leur comportementspectral. Ce procédé de protection qui date de 1938 ne ré- pond plus aux conditions actuelles; en outre, il est possible qu'un codage dépassant une information d'un bit ne puisse être protégé de la manière décrite. La détec- tion de la matière caractéristique sur la base de ses propriétés physiques n'est que difficile; sa possibilité n'est pas éliminée. Ce type de documents n'est pas du tout protégé contre l'identification de la matière caractéristique sur la base de ses propriétés chimiques. Selon le Brevet de la Confédération Helvétique NO 516 196, des supports de données, par exemple des bil- lets de banque, sont codés avec des bandes étroites de matières de marquage luminescente. Le code consiste en la présence et/ou l'absence de certaines luminophores qui peuvent être détectés clairement sur la base de leurs raies d'émission de bandes très étroites. Les lumino- phores utilisés dans ce but sont principalement des chélates métalliques de terres rares qui émettent de façon prédominante dans la plage visible du spectre op- tique (VIS). Le codage à luminescence décrit en ce Brevet con- vient très bien pour la lecture automatique des docu- ments; mais les informations codées ne sont pas proté- gées contre la contrefaçon et la falsification dans le cadre de l'invention. Les luminophores en eux-mêmes sont invisibles, si possible, et par conséquent non détecta- bles, mais ils émettent dans le spectre visible lorsqu' ils sont excités et peuvent donc être remarqués. Bien qu'elle soit difficile, la détection de la composi- tion des matières de marquage peut se faire selon les procédés d'analyse chimique. Le terme "analyse chimique' concerne dans lecas présent tous les procédés qui sont généralement utilisés pour déterminer la composition chimique d'une substance. Il convenait donc de découvrir les opérations grâce auxquelles des supports de données qui sont codées avec des matières de marquage peuvent être protégés contre ce type d'analyse. Entre-temps, des procédés sont apparus avec lesquels ce type de support de données peut être protégé - contre une analyse sur la base de ses propriétés physi- ques. A cet effet, d'autres matières sont additionnées aux matières de marquage pour les camoufler. Ces matières de camouflage sont par exemple également des lumino- phores dans le spectre d'émission desquels le signal uti- lisé en codage est invisible. Cela peut se faire de deux façons. Tout d'abord, des luminophores à émission à large banîe, organiques par exemple, sont utilisés pour camoufler la raie d'émis- s ion caractéristique qui ne peut alors être remarquée que comme une petite crête ajoutée au spectre d'émission de la matière de camouflage. En variante, un ou plusieurs luminophores à bandes étroites sont ajoutés à la matière de marquage, émettant à d'autres longueurs d'ondes et dont les raies d'émission ne sont pas évaluées dans l'essai d'authenticité. Etant donné que le contrefacteur.ne peut au départ distinguer entre les matières de marquage et les matières de camouflage, l'analyse ainsi que limitation sont essentiellement entravées par la complexité des don- nées mesurées. Tous les autres prodédés connus dans la techni- que antérieure ont en commun qu'ils n'offrent pas une pro- tection contre l'identification de la composition chimique et de la structure de la matière de marquage. Cela est par- ticulièrement vrai lorsque les informations ne sont pas des informations d'un seul bit, c'est-à-dire une caracté- ristique d'authenticité, mais plutôt des informations à plusieurs bits, c'est-à-dire un mot de passe dans le sens décrit ci-dessus. En raison de la nécessité de la protection com- plète du papier fiduciaire en particulier contre la contre- façon, la falsification et les dommages, il convient donc d'interdire les possibilités d'analyse chimique qui peuvent être la base de contrefaçons ou de falsifica- tions. L'invention a donc pour objet de protéger des informations codées sur des supports de données par des matières de marquage contre la détection, la lecture et l'analyse de matières par des procédés d'examens chimi- ques. Ce problème est résolu par le fait que des matiè- res de marquage possédant des propriétés physiques carac- téristiques sont utilisées avec des matières de camoufla- ge qui donnent les mimes résultats que les matières de marquage quand les procédés chimiques habituels d'analyse sont utilisés, mais qui ne peuvent étre activéespar les mêmes moyens ou de la mime manière que les matières de marquage. D'autres caractéristiques apparaîtront par la suite. Selon l'idée de base de l'invention, le support de données contient de plus des matières pour le camou- flage des matières de marquage excitables, ces matières de camouflage donnant les mêmes résultats que les ma- tières de marquage dans une analyse chimique, mais n'étant pas excitables comme les matières de marquage ou au moins pas avec les mimes moyens et de la mime ma- nière. Ces matières de camouflage sont déposées aux mimes endroits que les matières de marquage, ou entre ces en- droits. Lorsque le code consiste par exemple en un code à 'batonnets, les batonnets portant les informations sont faits des matières de marquage et les matières de camouflage peuvent remplir les intervalles entre ces batonnets. Il n'est alors pas possible de distinguer entre les batonnets du code et les batonnets de camouflage par les moyens chimiques. Tout au plus, une surface régulière ou une dis- tribution régulière de la même matière peut être détectée et aucune information ne peut en etre déduite. Par contre, s'il n'existe pas de batonnets de ca- mouflage, il serait possible de tenter de découvrir le code avec de bonnes chances de succès en divisant le sup- port de données en petites zones et en analysant chacune d'entre elles. A cet effet, les quantités de matières utilisées pour l'analyse peuvent être augmentées si néces- saire en divisant plusieurs documents équivalents de la mime manière et en rassemblant les zones correspondantes. Il n'existe bien entendu aucune restriction con- cernant les distributions codées. Ainsi, par exemple, l'utilisation d'une configuration matricielle est possi- ble avec les mêmes avantages. Dans le cas Je plus simple, cette configuration matricielle peut avoir la forme d'un damier dans lequel le codage est imprimé. Les zones qui ne reçoivent pas de matières de marquage pour le codage reçoivent la matière de camouflage selon l'invention. Si la matière de camouflage est imprimée exactement entre les zones marquées, toute la surface portant des informa- tions apparalt homogène chimiquement. Il est essentiel pour l'invention que l'identifi- cation des matières de camouflage et de marquage sur la base d'une analyise chimique ne conduise pas aux proprié- tés utilisées pour le marquage. Cela peut se faire éga- lement sans une certaine forme prédéterminée de marquage tel que des batonnets, des carrés, etc., en simulant juste des régions de signes de codage elles-mimes. Par exemple, la matière de marquage et la matière de camouf- lage peuvent être additionnées à de l'encre avec laquelle les symboles d'un numéro de série sont imprimés. Les in- formations sont alors présentes sous forme d'informations binaires selon les symboles formée avec la matière de marquage, en relation avec les symboles formés avec la matière de camouflage. Jusqu'à présent, les informations qui contrôlent l'authenticité d'un support de données par sa classifica- tion ou son identification à la manière d'un mot de passe ont été considérées. Une possibilité appropriée d'appli- cation consiste à différencier entre les valeurs de dif- férents sous-groupes d'un système de papiers fiduciaires comme des billets de banque. Dans le cas spécial. de la caractéristique d'authenticité, une zone d'un seul bit qui enregistre si le document est authentique ou non est prévue pour toute information. Dans ce cas, il est parfaitement clair que la protection selon l'invention peut également se faire en appliquant la matière de camouflage au même en- droit que la matière de marquage. Pendant des investiga- tions, le contrefacteur trouve alors un système à con- stituants multiples à ces endroits qu'il est naturelle- ment plus Difficile d'analyser chimiquement et qui impo- sent aussi des ressources considérablement plus impor- tantes pour l'imitation et la contre-façon au cas o il réussirait à analyser la caractéristique. Il n'est bien entendu pas nécessaire que la matière de marquage ou la matière de camouflage soient appliquées ou imprimées sur la surface du support de données. Particulièrement dans le cas de supports de données en papier, il peut être avantageux dans certains cas d'introduire la matière de marquage et la matière de camouflage dans la pàte à papier. Cela peut se faire par exemple en additionnant les matières appropriées à la pâte pendant la préparation du papier ou avec l'aide de groupes d'impression à jet d'encre dans la bande sur la machine à papier avant son égouttage, comme cela est décrit par exemple en détail dans le Brevet de la République Fédérale Allemande Il0 29 05 441. Des matières de marquage qui sont utilisées selon l'invention sont déjà décrites dans la technique antérieure. L'invention concerne le camouflage de ces matières contre l'identification de leurs propriétés chi- miques. Si des isotopes radioactifs sont utilisés pour le marquage, les isotopes correspondants non rayonnants et/ou non activables doivent être utilisés comme matières de camouflage selon l'invention. Bien entendu, ces iso- topes ne peuvent être séparés des matières de marquage par des procédés chimiques. Lorsque des matières de ca- mouflage équivalentes chimiquement sont appliquées aux zones binaires non traitées avec des matières de marquage, les informations ne peuvent ttre obtenues par des procé- dés chimiques. Lorsque des luminophores à émission en bandes étroites sont utilisés comme matières de marquage, pour le moment principalement des ions métalliques de terrés rares dans des réseaux fondamentaux appropriés, des ma- tières de camouflage sont utilisées qui ne peuvent se distinguer - ou seulement avec de grandes difficultés,- des matières de marquage et qui nepossèdent pas les me- mes propriétés de luminescence que les matières de mar- quage ou si possible, aucune luminescence du tout. Il faut d'abord noter que les métaux de terres rares ne se distinguent que par une occupation différente des couches électroniques inférieures, et qu'ils présentent donc un comportement chimique très similaire. Ils sont donc ex- trémement difficiles à séparer par des procédés chimi- ques. Il est tout à fait évident qu'une analyse qui est très difficile en elle-même peut ttrenendue encore plus difficile en augmentant le nombre des constituants simi- laires. Il n'y a cependant pas lieu de se limiter à faire en sorte que l'analyse chimique soit difficile; il est également possible de la rendre totalement impos- sible en choisissant correctement les constituants. A cet effet, les substances de camouflage et de marquage peuvent 'être choisies de manière qu'il soit impossible de les distinguer par les méthodes d'analyse chimique, de la manière définie ci-dessus. Les propriétés des luminophores utilisés pour le marquage sont nobles, et ne sont normalement pas présentesde façon courante. La production de matières de camouflage selon l'invention est donc réussie lors- que certaines phases du procédé de production sont mo- difiées pour les substances spécifiques de marquage. Trois procédés importants sont décrits ci-après. Il est connu que dans la production de ce type de matière luminescente, de très légères impuretés, ap- pelées des "inhibiteurs de luminescencen comme des mé- taux lourds peuvent suffire àempêcher la luminescence de ces luminophores; les légères quantités d'inhibiteurs de luminescence ne peuvent être détectées par une analyse chimique. En outre, les perturbations mécaniques provo- quées par les opérations de broyage dans la production des luminophores peuvent conduire à une diminution d'émis- sion par luminescence jusqu'à un niveau d'intensité ré- duit, non utilisable. Dans le but d'obtenir des lumino- phores utilisables, les poudres correspondantes doivent être soumises, après broyage, à un traitement thermique approprié. Si cela n'est pas fait, une matière de ca- mouflage appropriée selon l'invention est obtenue pour la matière de marquage correspondante. Les opérations de préparation peuvent aussi être conduites de manière que les métaux de terres rares ne soient pas incorporés dans les réseaux prévus, mais soient simplement mélangés avec les réseaux correspondants sous la forme d'autres composés comme des oxydes métalli- ques de terres rares. Les mêmes constituants chimiques sont présents dans ce type de mélange de sorte qu'il ne peut être distintué chimiquement d'une matière fluores- cente correspondante; mais étant donné que le réseau et l'ion métallique de terres rares ne peuvent réagir phy-. siquement, ce type de mélange ne présente aucune émission par luminescence. Les procédures mentionnées et d'autres opérations possibles pour éviter la luminescence, qui sont généralement évitées à tout prix, conduisent à la production de matières de camouflage qui peuvent être uti- lisées selon l'invention. Ainsi, le premier procédé simple de camouflage de codes luminescents contre l'analyse chimique est dé- crit. Un luminophore de métal de terres rares est dé- veloppé et une matière de camouflage appropriéeest pro- duiteen même temps selon l'un des procédés décrits, ou leurs combinaisons. Quand cette matière decamouflage est imprimée en une configuration codée, alternée avec la matière de marquage, l'impression d'une distribution uniforme qui ne peut contenir d'informations appara t si une investigation chimique est effectuée. Bien entendu, non seulement un système à un con- stituant peut etre utilisé comme matière de marquage ou comme matière de camouflage; exactement de la mime maniè- re des composés peuvent être utilisés comme matière de marquage ou de camouflage contenant plusieurs constitu- ants actifs ou inactifs, rendant encore plus confuse l'affaire pour le contrefacteur. Ces camouflages sont très utiles et efficaces, suffisants pour la plupart des problèmes pratiques, dans le cas dtinformations codées par lminescence sous la forme d'un mot de passe. Par contre, pour le camouflage d'informations à un bit, c'est-à-dire pour des caractéristiques d'au- * thenticité, d'autres améliorations qui vont au-delà de l'utilisation de systèmes à composants multiples pour la matière de marquage et la matière de camouflage de la manière décrite ci-dessus sont souhaitables. Un pro- cédé particulièrement valable pour camoufler les infor- mations codées avec des matières decamouflage selon l'invention consiste à utiliser des matières de marquage et des matières de camouflage correspondantes contenant chacune des constituants activables ainsi que non acti- activables. Les matières de marquage et de camouflage consistent ici en les mêmes constituants et ne peuvent donc être distinguées par une analyse chimique. Mais, étant donné que la matière de marquage contient dei con- stituants dans une forme activable différente de la ma- tière de camouflage, il est encore possible de les dis- tinguer par les moyens physiques. En utilisant les mêmes ions et/ou paires d'ions métalliques de terres rares en des constituants activables et non activables, les différences peuvent être iimitées à des effets physiques d'un ordre supéri- eur, et ainsi, les propriétés physiques ainsi que les propriétés chimiques des matières de marquage peuvent tre effectivement camouflées en même temps. L'expert sait que cela peut se faire de la même manière avec ie plus grand nombre de constituants. A cet effet, une substance A est produite, contenant par exemple un ion métallique S de terres rares dans un réseau W1, qui se représente comme suit: A a S-W1. La matière peut être produite d'une manière activable, c'est-à-dire qu'elle est capable de lumines- cence; elle est alors marquée par un astérisque: A* A S*-W1. Ou elle peut etre produite d'une façon non activable, c'est-à-dire sous,une forme non luminescente: A AS-W1; elle se représente alors sans astérisque. De la mtie manière, une seconde substance B est produite en incorporant le même ion métallique S de terres rares dans un autre réseau W', de manière que les deux varian- tes se représentent à nouveau sous la forme Be S-W1 pour la forme activable (+*) et B à S-W2 pour la forme non activable (sans astérisque). La combinaison AeB peut ttre utilisée par ex- exemple pour l'état logique "1" dans le codage et la com- binaison PBA pour l'état logique "0". Parmi les deux com- binaisons, l'une correspond à la désignation "matière de marquage" utilisée jusqu'ici et l'autre correspond à la désignation "matière de camouflage". Il est évident que les deux matières sont équivalentes chimiquement. Leurs spectres d'émission ne diffèrent que par des détails d'un ordre supérieur, contrairement aux systèmes de ca- mouflage. Ainsi, les raies d'émission sont presque à la mme position dans les deux cas. Elles peuvent différer en intensité, en temps d'évanouissement et en détails spectraux similaires qui sont difficiles à spécifier si le réseau est choisi en conséquence. Il est néanmoins possible pour l'expert d'utiliser ces détails caractéris- tiques du spectre pour le contrôle avec les moyens connus, dans la mesure o il a connaissance du système utilisé comme matière demarquage et comme matière de camouflage. Avec le procédé de camouflage présentement décrit, des informations à plusieurs bits peuvent être protégées de façon extrêmement efficace contre la contrefaçon, la fal- sification et les abus, car les propriétés physiques aus- si bien que les propriétés chimiques des matières de mar- quage sont identiques à celles des matières de cam ouflage à l'exception d'effets d'un ordre supérieur. Le contre- facteur ne peut donc détecter une différence entre la ma- tière de camouflage et la matière de marquage par des moyens physiques ou chimiques, même dans un examen très élaboré et très complexe. Il ne peut donc ni lire ni contrefaire les informations. Ce système protège également des informations d'un bit, c'est-à-dire des caractéristiques d'authenti- cité à un degré élevé; lorsque par exemple la combinai- son A B indique l'authenticité, le contrefacteur ne peut, par des investigations physiques ou chimiques, déterminer si la caractéristique d'authenticité est la combinaison A*B ou &A. Même s'il arrivait à la reconnaltreen partie, il tenterait probablement de développer une substance A* B* co Fe une imitation, qui serait également détectée dans le contrôle d'authenticité. Les réseaux W1 et W2 dans ce procédé de camouflage peuvent être des composants très similaires, ne différant par exemple que par la stoechiométrie, mais ils peuvent aussi consister en des matières non cristallines, par exemple du verre. Il peut aussi âtre avantageux d'assembler l'un des réseaux (W.1) d'une partie seulement des constituants de -'àutre réseau (w2) et de déposer le reste des constituants (de W2) dans le mélange hétérogène sans aucun effet sur la lumines- cence. Ce type de réalisation de L'invention sera dé- crit en détail ci-après dans l'exemple 4. Il est encore possible d'augmenger davantage l'effet de protection du systeme de matières de marquage et de camouflage. Il est connu par des Brevets que ce type de oodage par luminescence peut aussi être effec- tué avec des luminophores a quasi-résonance. Les lumino- phores à quasi-résonance sont des luminophores qui sont exclusivement excitables dans une bande de Longueur d'onde étroite et qui émettent dans cette bande ou im- médiatement au voisinage. Dans le cas de ces lumino- phores, l'émission est annulée ou camouflée par la lu- mière d'excitation qui est plus intense de plusieurs or- dres de grandeur. Contrairement aux luminophores habi- tuels, la lumière produite par luminescence ne peut être séparée de façon simple de la nlumière d'excitation par exemple par des bandes spectrales. Par conséquent, l'émission par luminescence de ces luminophores ne peut être détectée ou mesurée par des procédures spectro- graphiques courantes. De nombreux dispositifs d'essai méticuleux sont nécessaires pour détecter ce type d'émis- sion qui est possible par exemple par la durée de per- sistance. Si ces luminophores à quasi-résonance qui sont connus sont utilisés pour marquer et camoufler des informations dans le système précité à constituants mut- tiptes, un procédé de protection est obtenu qui peut être considéré comme pratiquement impossible à falsi- fier. L'invention sera maintenant décrite plus en détails sur la base de quatre exemples. Exemple 1 Un luminophore qui convient pour une matière de marquage, avec la formule chimique: Y2,Fe4InO12:. 0,2 est produit de la manière suivante: 63,22 g d'oxyde d'yttrium, 7,.t5 g d'oxyde d'erbium, 64 g d'oxyde de fer, 27,76 g d oxyde d'indium et 60 g de sulfate de sodium déshydraté sont mélangés de façon ho,.ogene, chauffés à P'40 C pendant t heures dans un creuset d'oxyde d'alumi- nium, broyés à nouveau et chauffés à 11000C pendant 14 autres heures. Après le refroidissement, le produit de réac- tion est broyé, le flux est lavé avec de l'eau, et il est séché à l'air à 100 C. Pour obtenir un grain aussi fin que possible, la poudre est alors broyée dans un broyeur à billes à secousses À Une poudre vert claire avec une grosseur moyenne des grains inférieure à 1 micron est ob- tenue qui produit une luminescence dans l'infrarouge à 1,5 microns lorsqu'elle est excitée par de la lumière visible. Pour produire une encre d'impression par Off- set contenant des substances luminophores et de camouflage selon l'invention, 100 g d'une résine alkyde uréthane modifiée à l'huile, 10 g d'octoate de zirconium, 60 g de pàte de nettoyage, 160 g d'huile de lin décolorée>250 g de résine cqlophane modifiée au phénol et 210 q d'huile minérale non aromatique a haut point d'ébulli- tion sont mélanges de façon homogène dans un broyeur à trois rouleaux. 100 g du luminophore Y2, Fe4In 012: ErO,2 avec 100O g de la matière de camouflage décrite ci-après et 100 g du pigment coloré bleu Iostaperm AR (nom de mar- que Hoechst) sont additionnés à ce vernis. L'encre d'im- pression produite de cette manière présente une couleur bleue intense comme le pigment utilisé. Pour la matière de camouflage à l'oxyde de zinc un sulfure de zinc activé avec du cuivre est mélangé avec un oxyde métallique mixte contenant du cerium, du néodyme, du lanthane, du terbium, du samarium et des traces d'autres éléments. Le pigment lumineux au sul ure de zinc du com- merce présente une luminescence à large bande avec une couleur verte et camoufle donc en plus sans perturber la détection de la matière de marquage. Si un papier de sécurité imprimé avec cette encre est décomposé chimiquement en quantité suffisante et étudié quant à sa composition, il n'est possible de re- connattre - mime sur la base d' un travail qualifié avec un équipement approprié - que pratiquement tous les mé- taux terres rares sont présents dans la mwme concentra- tion, avec certains autres éléments. Il est pratiquement impossible de déduire la matière de marquage des données d'analyse. Exemple 2 Y2,RFe4In 012: Ero,2 est également produit dans ce cas comme matière de marquage, comme dans l'exemple 1. Pour la production de la matière de camouflage correspondante, les memes substances de base dans la meme o10 composition sont mélangées de façon homogène et sont chauffées à R00OC pendant 6 heures dans un creuset d'alu- minium. Après un nouveau proyage, aucun autre traitement thermique n'est applique. La matière de camouflage produite de cette ma- nière ne présente pas une émission notable par luminescen- ce dans les infrarouges. Des informations sous la forme d'un code à batonnets sont imprimées sur le papier avec la matière de marquage. La configuration codée est com- plétée dans le second cycle d'impression, dans Lequel la matière de camouflage est imprimée sur les endroits qui ne sont pas traités avec de ta matière de marquage. La surface traitée de cette manière présente les mtmes-:prop- riétés chimiques. Les informations ne peuvent donc Utre détectées par des moyens chimiques. Par contre, seuls, les batonnets en matière de marquage produisent une émis- sion par luminescence dans les infrarouges à 1,5 microns après avoir été excités en conséquence. Les informations peuvent encore étre -lues par des moyens appropriés en rai- son de cette différence des propriétés physiques des ma- tière de marquage et de camouflage. Exemple 3 Y2, Fe4In 012: Er.2 est également produit dans ce cas comme matière de marquage, comme dans l'exemple 1. Le composé (Lao,45Yo,3Ndoo4Dyo,2Ero,01)22S est synthétisé de façon cristalline comme matière de ca- mouflage, de la manière connue, en bràlant les oxydes métalliques de terres rares correspondants en présence d'un flux contenant du soufre. La matière de marquage et la matière de camouflage sont additionnées à la pfte à papier sous forme d'une suspension aqueuse pen- dant la fabrication du papier. Le papier produit de cette manière, lorsqu'il est incinéré et analysé chi- miquement, permet dans le plus mauvais cas de découvrir que pratiquement tous les métaux de terres rares sont présents comme constituants. Il n'est pas possible de déduire la matière de marquage à partir des données d'analyse. Exemple 4 Un système de camouflage est produit à partir de la matière de marquage luminescente Gd,95Eu0 0503/ B203 et d'une matière de camouflage amorphe également luminescente Gd 195Euoo503.B203, de manière que les matières de marquage et de camouflage diffèrent par leurs temps d'affaiblissement mais non par leurs formules de sommation chimiques ou par la longueur d'onde de la raie d'émission. La matière de marquage Gd1,95Euo,503/B203 est produite de la manière suivante: De l'oxyde de gadolinium activé par de L'Europium est produit de la manière connue en précipi- tsnt les oxalates d'une solution aqueuse des chlorures. Les oxalates sont décomposés en oxydes mixtes dans l'air à 1000 C. 36,2 g d'oxyde de gadolinium obtenus de cette manière et activés avec l'Europium sont mélangés avec g d'acide borique en une poudre homogène produisant une forte fluorescence rouge sous l'effet d'une irradia- tion par de la lumière ultraviolette et avec une demi- durée de vie de 8 ms. Pour produire la matière de camouflage amor- phe Gd 1,95EuO,O503-B203, 35,34 g de Gd203, 0,88 g de Eu203 et 20 g d'acide borique sont mélangés de façon homogène et chauffés à 1150 C pendant 30 minutes dans un creuset de platine. Après refroidissement à la tempéra- ture ambiante, un produit incolore est obtenu qui est 1R écrasé puis broyé en une fine poudre dans un broyeur à billes. Il produit une forte fluorescence rouge avec une demi-durée de vie de 2 ms en lumière ultraviolette. Les deux constituants produisent une forte fluorescence rouge en lumière ultraviolette mais rqui di- farent considérablement par la demi-durée de vie. Les deux constituants présentent la même composition élémer- taire dans une analyse chimique soignée. REVENDICATIONS 1 - Support de données, tel qu'un papier de sécurité, un papier fiduciaire ou autres, portant des informations codées sous la forme de présence ou d'ab- sence de matières de marquage activables dans des posi- tions prédéterminées, et d'autres matières additionnées pour les camoufler, support de données caractérisé en ce que des matières de marquage possédant des propriétés physiques caractéristiques sont utilisées avec des ma- tières de camouflage qui donnent les mimes résultats que les matières de marquage quand les procédés habituels d'analyse chimique sont utilisés mais qui ne peuvent Otre activés par les mimes moyens ou de la mime manière que les matières de marquage. 2 - Support de données selon la revendication 1, caractérisé en ce que les matières de camouflage sont présentes dans les mêmes positions que les matières de marquage. 3 - Support de données selon la revendication 1, caractérisé en ce que les matières de camouflage sont présentes entre les positions dans lesquelles sont dépo- sées les matières de marquage. 4 - Support de données selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les in- formations sont présentes sous la forme d'un code à baton- nets de matière de marquage. 5 - Support de données selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les infor- mations sont présentes sous la fûrme d'un code matriciel en matière de marquage. t) - Support de données selon la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce que les matières de camouflage sont présentes en s'adaptant exactement dans les inter- valles qui ont été laissés ouverts quand les matières de marquage ont été utilisées pour un codage. 7 - Support de données selon l'une quelconque des revendications 1 à b, caractérisé en ce que le codage est appliqué en torme imprimée reconnaissable visuelle- ment, portant d'autres informations comme des numéros de série. g - Support de données selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les ma- tières de marquage et les matières de camouflage ne sont présentesqu'àcertaines positions sur le support de don- nées, la présence des matières de marquake attestant l'authenticité du support de données. 9 - Supo rt de données, e. articulier papier de securité, selon. 1'u1i te1orque des revendications 1 & 7, caractérise en ce que les infor- mations représentent des données identifiant le support de données, tel qu'un numéro de compte. - Support de données, en particulier papier de sécurité, solon l'une gu. elconoue des revendications 1 a 7, caracte-ise errn ce que les in- formations représentent des données de classification du support de données, comme une différentiation de la valeur de billet de banque. 11 - Support de données slon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que les ma- tières de marquage et les matières de camouflage sont présentes dans le volume du support de données. 12 - Support de données selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que les ma- tières de marquage et les matières de camouflage sont appliquées sur la surface du support de données. 13 - Support de données selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que les ma- tières de marquage et des matières de camouflage sont invisibles et ne peuvent ttre remarquées par un examen visuel. 14 - Support de données selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que des luminophores sont utilisés comme matières de marquage. - Support de données selon la revendication 14, caractérisé en ce que la luminescence est produite par des ions de métaux de terres rares dans des réseaux fondamentaux appropriés. 16 - Support de données selon la revendication , caractérisé en ce que la matière de camouflage cor- respondante contient les mtmes ions métalliques de terres rares dans un autre réseau de manière que ces matiSres de camouflage ne produisent pas de luminescen- D ce, ou au moins pas de la même manière que la matière de marquage. 17 - Support de données selon la revendication 16, caractérisé en ce que la matière de marquage et la matière de camouflage produisent une luminescence en quasi-résonance. 18 - Support de données selon l'une quelconque des revendications 1 à 17, caractérisé en ce que la ma- tière de camouflage contient la totalité ou presque la totalité des métaux de terres rares dans des réseaux correspondants. 19 - Support de données selon l'une quelconque des revendications 1 à 19, caractérisé en ce que les matières de marquage, ou les matières de camouflage, ou les deux, sont synthétisées en forme cristalline. 20 - Support de données,5 en particulier papier de sécurité, salon l'une que&lcçnque des revendications 19 à, caracterise en ce que la proportion en poids des matières de marquage, ou des matières de camouflage, ou des deux, atteint juste la limite de détection des procédés chimiques en labora- toire, notamment en spectroscopie atomique. 21 - Support de données selon l'une quelconque des revendications l à 20, caractérisé en ce que les matières de marquage et, si cela e et nécessaire, également les matières de camouflage, peuvent être excitées par de la lumière invisible, au moins les ma- tières de marquage émettant seulement de la lumière in- visible. 22 - Support de données selon la revendication 21, caractérisé en ce que l'excitation et l'émission se produisent dans la bande infrarouge du spectre op- tique. 23 - Support de données selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les ma- tières de camouflage ne sont pas luminescentes ou seule- ment avec une très faible intensité. 24 - Procédé se production d'un support de données selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les matieres de marquage acquie- rent leur possibilité d'activation caractéristique par certaines technologies de production. - Procédé de production d'un support de données selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la possibilité d'activation des ma- tières de camouflage qui diffère de celle des matières de marquage est obtenue en additionnant des inhibiteurs de luminescence. 26 - Procédé de production d'un support de don- nées selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, 13 caractérisé en ce que la possibilité d'activation des matières de camouflage qui diffère de celle des ma- tières de marquage est obtenue par un traitement thermi- que correspondant pendant la production. 27 - Procédé de production d'un support de don- nées selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la possibilité d'activation des ma- tières de camouflage qui diffère de celle des matiè- res de marquage est obtenue en contrblant les opérations de production de la manière que les métaux de terres rares ne soient pas incorporés dans les réseaux mais soient plut8t présents dans d'autres composés comme des oxydes, dans un mélange hétérogène avec les réseaux. 28 - Procédé de protection d'informations qui sont codées dans des positions prédéterminées sur des supports de données comme des papiers de sécurité, des papiers fiduciaires et autres, par la présence ou l'ab- sence de matières de marquage activables contre l'iden- tification des informations à l'aide d'une analyse chi- mique par l'addition d'autres matières pour camoufler les matières de marquage, procédé caractérisé en ce que les matières de camouflage donnent les mêmes résultats dans une analyse chimique que les matières de marquage activables, les matières de camouflage ne pouvant litre activées par les mêmes moyens ou de la même manière que les matières de marquage. 29 - Procédé selon la revendication 2P, carac- térisé en ce que les matières de camouflage sont pré- sentes dansles mêmes positions que les matières de mar- quage. - Procédé selon la revendication 29, carac- térisé en ce que les matières de camouflage sont présen- tes entre les positions dans lesquelles les matières de marquage sont déposées.