On connais déjà bon nombre de propositions d'utilisation de l'onde de pression, qui se manifeste lors de la coupure de l'arc electrique par un disjoncteur et qui agit sur le gaz contenu dans un volume de compression ou de stockage en l'utilisant comme gaz de soufflage de l'arc électrique. Cependant, des disjoncteurs de ce type, qui prévoyaient un contact direct entre les gaz brûlants de l'arc et le gaz d'extinction dans le volume de stockage ou de compression, sont décrits, par exemple, dans les brevets suisses nO 143.494 et n0 173.516 ainsi que dans le brevet allemand nO 732.879. Le fait que le gaz d'extinction se trouvant dans le volume de stockage puisse être contaminé immédiatement par un contact direct avec le gaz de l'arc brodant et risque de provoquer ainsi un allumage en retour de l'arc, a conduit à proposer des disjoncteurs, dans lesquels les gaz à haute pression se formant dans la chambre de l'arc actionnent un piston ou tout au moins déclenchent la commande du piston, qui à son tour comprime le gaz d'extinction se trouvant dans le volume de compression. Ce gaz souffle ensuite l'arc grâce à une buse de soufflage. Les disjoncteurs de ce type, équipés d'un piston, sont décrits dans le brevet suisse nO 186.647 (figure 4) ainsi que dans la demande de brevet allemand nO 23 50 832. En effet, il existe pour ces disjoncteurs deux distances d'interruption et au cours du mouvement de mise hors circuit, un arc électrique est amorcé pour chacune de ces distances, La poussée par compression résultant de l'un de ces deux arcs entratne la commande du piston et le gaz déplacé par ce dernier hors du volume de compression souffle alors l'autre arc électrique. L'invention concerne un disjoncteur à gaz comprimé, avec un contact fixe et un contact mobile, qui peuvent être amenés ensemble en contact et hors contact, une buse de soufflage déplacée par le plot de contact mobile au cours de l'opération de mise hors circuit. Cette buse est reliée à un volume de compression comprenant un piston et à une chambre d'arc. Cette chambre est reliée au cté du piston opposé au volume de compression. L'invention a pour but la réalisation d'un disjoncteur semblable ne comportant qu'une seule distance d'interruption, ce qui réduit la dépense de fabrication et permet en même temps, tout en conservant les dimensions extérieures, d'agrandir la distance entre les deux plots de contacts en position d'interruption, donc la longueur de l'arc, sans pour cela provoquer une surcharge de la commande de l'interrupteur. Selon l'invention, le disjoncteur à gaz comprimé comporte un piston construit comme piston libre se trouvant du côté de la buse de soufflage tourne vers le plot de contact fixe, cette buse étant elle-même située à une certaine distance axiale et se trouvant en position d'enclenchement, contre une butée manoeuvrable à l'aide d'un plot de contact mobile. Il est avantageux que le piston de la pompe soit poussé par un ressort contre la butée. C'est pourquoi le piston se déplace le long d'une pièce de séparation entourant le plot de contact fixe ; cette pièce se compose partiellement d'unematière isolante, par exemple, un isolant dégageant un gaz sous l'action de l'arc électrique. La pièce de séparation peut ainsi présenter des ouvertures du coté opposé au volume de compression. Cette pièce de séparation peut envelopper le plot de contact fixe à une distance radiale. En position d'enclenchement, le piston se trouve contre une butée qui peut autre un épaulement sur le plot de contact mobile, du côté tourné vers le plot de contact fixe. Par ailleurs, la butée peut être construite avec une bielle déplaçable, grâce à un plot de contact mobile ; cette bielle peut, quant à elle, pénétrer et se déplacer dans le corps de la buse de soufflage. D'autres caractéristiques sur les modes d'exécution préférés du disjoncteur à gaz comprimé proposé sont données dans les revendications Des exemples d'exécution du disjoncteur à gaz comprimé proposé sont expliqués ci-dessous à l'aide des dessins ci-joints - figures 1 à 3 : une coupe axiale schématique d'une première variante d'exécution des différentes positions, - figure 4 : une coupe axiale à travers une deuxième variante d'exécution pendant l'opération d'interruption, - figure 5 : une coupe axiale à travers une troisième variante d'exécution, également pendant l'opération d'interruption, - figures 6 à 8 : une coupe axiale schématique à travers une quatrième variante d'exécution des trois différentes positions, - figure 9 : une coupe axiale schématique d'une autre variante d'exécution, dans laquelle la moitié gauche correspond à la position de fermeture et la moitié droite à la position précédant l'ouverture. Sur les dessins, les mêmes pieces sont toujours désignées par les mêmes chiffres, même si elles n'ont pas toujours exactement la même forme ou le même dessin. Le disjoncteur à gaz comprimé blindé 10, représenté sur les figures 1 à 3, présente un bottier tubulaire 11 en métal ou matière isolante. Dans celui-ci est situé un plot de contact fixe 14 en tulipe, situé dans une cloison 12 de séparation et de maintien, grâce à une pièce conductrice 13, menant à un contact de raccordement non représenté. A son extrémité libre se trouve un jeu de doigts de contact 15 à ressort. Un plot de contact mobile 16 en forme de broche estadjoint à ces doigts de contact ; il est situé coaxialement dans le bottier 11 et est accouplé à une commande non représentée, qui lui permet de bouger de position d'enclenchement (figure 1) en position hors circuit (figure 3), dans l'axe du bottier.Ce plot de contact mobile 16 enferme, en position d'enclenchement et pendant une grande partie de l'opération de mise hors circuit la partie la plus étroite d'une buse de soufflage 17 fabriquée dans une matière isolante, et se trouve à une distance axiale du plot de contact fixe, au milieu du corps 18 de la buse, solidement fixé dans le bottier. A l'entrée, la buse de soufflage 17 est directement reliée au volume de compression 19 situé du côté tourné vers le plot de contact fixe 14, dans lequel un piston 29 construit comme piston libre se déplace axialement. Le piston cylindrique 29 est pratiquement étanche, toutefois il se déplace sur le côté extérieur d'une pièce de séparation 20 cylindrique entourant le plot de contact fixe, fixée par un côté sur la paroi de séparation et de maintien 12, et présentant de l'autre, un coussinet annulaire 21 dépassant de l'intérieur et qui libère une ouverture directe 22 dont le diamètre intérieur correspond environ à celui de la partie la plus étroite de la buse de soufflage 17 et qui est relâché par le plot de contact mobile seulement au cours de l'opération d'interruption. L'extrémité de la pièce de séparation 20 avec le coussinet annulaire 21 présente un creux 24 en forme d'écuelle situé sur le cflté du corps 18 de la buse tourné vers le piston 29, dont la bordure périphérique 23 forme en même temps une butée, qui délimite la course de travail du piston 29. L'espace clos par la pièce de séparation 20 peut autre considéré comme chambre de l'arc 25, dans laquelle le plot de contact fixe 14 pénètre et est relié à la chambre d'expansion 27 par des ouvertures 26 situées dans la pièce de séparation ZO, à proximité du point de fixation sur la paroi 12 de séparation et de maintien. Cette chambre d'expansion est située du côté du piston opposé au volume de compression. Dans la chambre d'expansion 27, il existe aussi un ressort de pression 28 supporté par la paroi de séparation et de maintien 12 et le piston 29, qui charge ce dernier en remontant vers le corps 18 de la buse. Dans le cas de la variante d'exécution des figures 1 à 3, une partie de la chambre d'arc 25 est formée par l'espace intermédiaire en forme de gaine, compris entre le côté extérieur du plot de contact fixe 14 et le côté intérieur de la paroi de séparation 20. Pour permettre une arrivée directe dans la chambre d'expansion 27 des gaz de l'arc à haute pression sur le plot de contact fixe 14, des ouvertures 30 se trouvent dans le plot de contact fixe 14, à proximité de son point de fixation. Plusieurs bras de support 31 sont fixés sur le plot de contact mobile dont deux seulement sont montrés. A l'extrémité libre de chacune d'elles est ancrée une tige de poussée 32 qui, au cours de l'opération d'enclenchement est poussée à travers les ouvertures 33 dans le corps 18 de la buse, qui la tient toujours enfermée, et dont les extrémités supérieures forment des butées 33, qui au cours du mouvement d'enclenchement, repoussent l'action du ressort 28 contre le piston 29 en position de départ. Dans ce déplacement du piston 29 vers sa position de départ, le volume de la chambre de compression 19 s'agrandit d'une part et d'autre part le volume de la chambre d'expansion 27 diminue, et à la suite de la pénétration du plot de contact 16 dans la chambre de l'arc, le volume de cette dernière se réduit également. Pour permettre ainsi le remplissage du volume de compression avec du gaz d'extinction, par exemple SF6, il existe dans ce corps 18 une valve d'aspiration automatique 34 indiquée de façon schématique, qui est chargée par un ressort faible, de sorte qu'elle puisse autre définie aussi comme valve anti-retour ouvrant sur le volume de compression 19. Par ailleurs, au cours de l'opération d'enclenchement, c'est-à-dire lors du déplacement du piston 29 en position de départ, pour ventiler la chambre d'expansion 27 comme la chambre de l'arc 25, le plot de contact mobile 16 présente une ouverture axiale 35, qui est toujours reliée à la chambre de réception ou au réservoir 37 du coté du corps de la buse opposé au volume de compression 19, grâce à des ouvertures radiales 36. Le fonctionnement du disjoncteur décrit dans les figures l à 3 est le suivant : prenons comme point de départ la position enclenchée représentée sur la figure 1. Au cours de l'opération de mise hors circuit, le plot de contact mobile 16 est retiré de l'intérieur de la pièce 14. Dès que l'extrémité du plot de contact 16 quitte les doigts de contact 15, un arc 37' se produit, qui entratne directement une montée considérable de la pression dans la chambre d'arc 25. Cette pression accrue se dégage en faible partie par l'ouverture axiale 35, toutefois elle agit de façon prépondérante sur la chambre d'expansion 27 et sur le piston 29 libéré entre-temps par les extrémités 33 des tiges de poussée 32 et pousse celui-ci vers le bas avec l'aide du ressort de pression 28. Ceci provoque une forte compression du gaz d'extinction dans le volume de compression 19, dont la sortie (buse de soufflage 17) est toujours fermée par le plot de contact mobile. Dès que l'extrémité libre du plot de contact mobile 16 a dépassé la partie étroite de la buse de scufflage 17, un puissant soufflage de l'arc électrique 37' se produit grâce au gaz d'extinction frais et fortement comprimé dans le volume de compression 19 ; ce soufflage conduit, lors du premier passage par zéro du courant, à une extinction certaine de l'arc électrique 37'. L'effet d'extinction de l'arc électrique peut être encore augmenté si le corps 18 de la buse et/ou la pièce de séparation 20, au moins pour le coussinet annulaire 21, se compose d'un isolant libérant un gaz d'extinction sous l'action d'un arc (par exemple du TEFLON ou DELRIN). Les différences essentielles des variantes d'exécution de la figure 4 comme des figures 1 à 3 sont que la pièce de séparation 20 entoure le plot de contact fixe 14 presque entièrement et que la- longueur axiale du coussinet annulai re 21 est agrandie, ce qui fait que le passage 22 laissé libre prend pratiquement la forme d'un cylindre, auquel est adjoint comme piston, le plot de contact mobile 16, tant que celui-ci demeure dans l'ouverture 22, au cours de l'opération de mise hors circuit. Dans cette forme d'exécution, le coussinet annulaire 21 sert aussi de pièce d'insertion de forte épaisseur insérée (et amovible) dans la partie principale de la paroi de séparation 20.Cette pièce d'insertion, comme déjà mentionné, se compose d'une matière dégageant un gaz d'extinction sous l'action de l'arc 37'. La valve d'aspiration ou d'anti-retour 34 se trouve déplacée contre la périphérie de l'enfoncement. Cette valve d'aspiration ou d'anti-retour 34 peut aussi se trouver ailleurs, tant qu'elle relie la chambre de stockage au volume de compression 19 et s'ouvre en cas de dépression dans ce dernier.Dans la variante d'exécution de la figure 4, les gaz se dégageant dans la chambre de l'arc arrivent toujours directement par les ouvertures 30, 26 dans la chambre d'expansion 27. il ne résulte pratiquement aucune dérivation pour le courant de ces gaz lorsque les doigts de contact 15 quittent l'extrémité du plot de contact 16, comme c'est le cas dans la variante d'exécution des Figures 1 à 3, et ceci gracie à l'existence de l'espace intermédiaire existant entre les pièces constituantes 14 et 20. Du reste, le fonctionnement de cette forme d'exécution est par analogie le même que celui des Figures 1 à 3. La variante d'exécution de la Figure 5 est aussi très semblable à la variante d'exécution des Figures 1 à 3. Dans cette troisième variante d'exécution, le domaine de la pièce de séparation 20 situé à proximité du point de fixation sur la paroi de séparation et de maintien 12 est élargie en forme de pied creux 38. Les orifices 26 conduisant de la chambre de l'arc 25 à la chambre d'expansion 27 sont situés dans la pièce de séparation 20, dans l'évidement 38, parallèlement à l'axe du commutateur, et de plus sont équipés d'une pièce de fermeture 39 montée sur ressort, qui ouvre l'orifice 26 correspondant en cas d'une certaine surpression dans la chambre de l'arc 25 et le referme immédiatement en cas de chute de pression dans cette mme chambre 25.Toutefois, pour permettre une ventilation effective de la chambre d'expansion 27 au cours de l'opération d'enclenchement, le piston 29 présente des ouvertures 40, auxquelles sont adjointes des pièces de fermeture 41, montées sur ressort et s'ouvrant sur la chambre d'expansion 27. Sur la Figure 5 le fait que les ouvertures 40 s'alignent avec les tiges de poussée 32 est représenté en traits mixtes 42. Comme représenté à droite sur la figure 5, en pointillé, les tiges de poussée 42 traversent d'abord, au cours de l'opération de m enczcut, les ouvertures 40, déplacent ensuite les pièces de fermeture 41 en position ouverte et poussent enfin le piston 29 en position de départ.Au cours de l'opé- ration d'enclenchement, un équilibrage de pression pratiquement sans résistance est rendu possible entre le volume de compression 19 et la chambre d'expansion 27, d'autant que la valve d'aspiration 34 peut aussi fonctionner. Du reste, le fonctionnement de la variante d'exécution de la Figure 5, est dans le principe le m8me que celui des Figures 1 à 4, ou il faut toutefois remarquer qu'il doit d'abord se créer une certaine surpression dans la chmabre de l'arc 25, avant que celle-ci ne soit transmise à la chambre d'expansion 27. A ce moment, les tiges de poussée 32 ont déjà relâché les pièces de fermeture 41 qui sont immédiatement revenues dans leur position de fermeture. Une forme d'exécution particulièrement simple à la construction est représentée sur les Figures 6 à 8. Le plot de contact fixe, dont on montre à titre de simplification seulement, les doigts de contact 15, est entouré d'une électrode d'arc 43, conductrice, en forme de pot, avec une ouverture 44 pour le plot de contact mobile 16. L'électrode d'arc 43 est reliée électriquement au plot de contact fixe 14. Lors de la mise hors circuit, l'arc électrique 37' est ainsi commuté sur l'électrode d'arc 43, dès que l'extrémité du plot de contact mobile 16 quitte l'ouverture 44 ce qui réduit l'usure par l'arc des doigts de contact 15 au minimum. Le piston 29 se trouvant entre le corps de la buse 18 et le plot de contact fixe 14 étant soumis à l'influence du ressort 28, présente une ouverture de guidage 46, centrale, entourée par une encoche 45, à travers laquelle le plot de contact mobile 16 se déplace. Celui-ci présente un épaulement 47 tourné vers le plot de contact fixe 14 servant de butée pour le piston 29, contre lequel le piston 29 se trouve au cours de l'opération d'enclenchement et en position enclenchée. La buse de soufflage 17 présente, différemment des formes d'exécution des Figures 1 à 5, un coussinet annulaire de forme allongée 48, comprenant une section de diffusion et dont la partie la plus étroite a un diamètre intérieur correspondant au plus grand diamètre extérieur du plot de contact mobile 16. Sur les Figures 1 à 5, une telle section de diffusion allongée est également possible. Dans cette variante d'exécution, les chambres d'arc et d'expansion sont les mêmes, c'est pourquoi l'espace situé entre la paroi de séparation et de maintien 12 et le piston 29 est désigné 25, 27. A nouveau le corps de la buse 18 est équipé d'une valve de sortie 34. Le mode de travail de la variante d'exécution des Figures 6 à 8 est le suivant. Après l'opération d'enclenchement, le piston 29 est maintenu en position supérieure de départ grâce à l'épaulement 47, le volume de compression 19 a atteint son plus haut volume et est rempli de gaz d'extinction frais, aspiré hors de l'espace 37 par la valve d'aspiration 34. Au cours de l'interruption, le plot de contact mobile 16 s'abaisse, le piston 29 le suit, sous l'effet du ressort 28 et de l'élévation de la pression du gaz due aux gaz de l'arc brûlants dans l'espace 25,27. Le mouvement du piston se produit toutefois contre la résistance croissante du gaz d'extinction comprimé dans le volume de compression 19 encore clos. C'est pourquoi le piston 29 rela- che l'épaulement 47 sur le plot de contact mobile 16 ; l'ouverture de guidage 46 reste pourtant fermée par la section terminale du plot de contact mobile. Lorsque la buse de soufflage 17 est liberée complètement par le plot de contact mobile, il se produit un puissant soufflage et l'extinction de l'arc 37' grâce au gaz d'extinction se dégageant à haute pression dans l'espace de compression 19 (Fig. 8). Le fait que les gaz de l'arc fortement dilatés (c'est-à-dire, déjà refroidis), s'écoulent hors de l'espace 25,27, par les ouvertures 46 ne constitue pas un inconvénient. Ces gaz ne peuvent en effet s'écouler d'eux-mSmes dans le volume de compression 19, même quand l'ouverture de guidage 46 est libérée, que si la buse de soufflage 17 est libérée ; étant donné que jusque là il régnait dans le volume de compression 19 une pression de gaz supérieure à celle de la chambre 25, à cause du ressort 28, le piston 29 constituant un piston libre. A la place de l'épaulement 47, le plot de contact mobile 16, pourrait, dans la forme d'exécution des Figures 6 à 8 être également de forme cylindrique sur sa longueur totale, et autre équipé de bras supports et de tiges de poussée traversant le corps 18, comme c'est le cas dans la forme d'exécution des Figures 1 à 5. Tandis que, pour les formes d'exécution des figures 1 à 5, le piston de pompage 29 peut être fabriqué dans une matière isolante ou conductrice, selon la matière choisie pour le boîtier, par contre dans les formes d'exécution des figures 6 à 8, il est en isolant. Pour la matière du corps de la buse 18 et celle du piston 29 des figures 6 à 8, ce qui précède est valable. Les disjoncteurs à gaz comprimé décrits possèdent, en comparaison avec les disjoncteurs à gaz comprime semblables déjà connus, de bien meilleures propriétés d'extinction, notamment par rapport au brevet allemand no 732.879 cité au début et même pour des petits courants de coupure. Dans les exemples d'exécution exposés précédemment, le- piston de compression est poussé contre la butée au moyen d'un ressort réalisé sous forme de ressort de compression qui, d'un côté a un support fixe, et d'un autre côté repose sur la partie du piston de compression opposée au volume de pompage. Le rôle de ce ressort de pression est de supporter la pression de fonctionnement qui se développe dans l'espace de l'arc électrique et agit sur la partie du piston opposée au volume de pompage au moment de l'interruption, c'est-à-dire lorsque la pièce de contact mobile s'éloigne de la pièce de contact fixe, et lorsque la course du piston commence. Cependant, au cours de cette course, la force auxiliaire qui se dégage du ressort de pression diminue, de sorte que, lors du relâchement de la buse de soufflage par la pièce de contact mobile, tout d'abord seul le gaz de soufflage jusqu'alors comprimé, produit l'effet de soufflage recherché. Mais ensuite, la pression engendrée par l'arc électrique, dans la mesure où celle-ci n'a pas encore disparu, réagit sur le volume de compression et, par là, sur le mouvement de compression du piston.Particulièrement, lors de l'extinction de courants relativement faibles, en présence desquels la poussée de pression initiale de l'arc, également faible, n'est pas en mesure de donner au piston de compression une accélération suffisante et de l'énergie cinetique, pour que l'inertie de la masse du piston de compression du fait de l'inefficacité de la buse de soufflage, suffise à surmonter la pression qui revient agir sur le volume de compression. Dans cet état de choses, un autre but de l'invention consiste à ameliorer le disjoncteur à gaz comprime de telle sorte que la compression pendant la course du piston est aidée par une force auxiliaire qui augmente en même temps que le parcours de la pièce de contact mobile0 Le disjoncteur à gaz comprimé permet d'obtenir ce résultat du fait que le piston de compression est accouplé à la pièce de contact mobile au moyen d'un ressort de traction. Au cours de l'interruption, le ressort s'allonge par étirement et, ce faisant, il augmente la force d'action sur le piston de compression. Quand la course de la pièce de contact mobile est supérieure à la course du piston de compression, le ressort de traction reste armé en position d'ouverture et l'énergie ainsi emmagasinée assure avec efficacite l'opération de fermeture suivante, de sorte qutune puissance moins importante est nécessaire Le ressort de traction peut, d'un côté, être fixe à un bras dispose lateralement et d'un autre côte, à une barre de traction fixée au piston de compression et traversant la buse de soufflage4 Inversement, le ressort de traction peut autre aussi accroche d'un ceté directement à la partie du piston de compression tournée vers le volume de compression et d'un autre c8té, à une barre de traction qui part du bras de la pièce de contact mobile et coulisse à travers le corps de Ia buse de soufflage. Il est intéressant que le ressort de traction soit armé en position de fermeture, tout au moins de façon approximative. La présence du ressort de traction n'exclut pas que, pour une autre forme d'exécution choisie de préférence, le piston de pompage-soit poussé en avant contre la butée au moyen d'un ressort de pression supporté par la partie opposée au volume de compression. Par un choix approprié des caractéristiques aussi bien du ressort de pression que du ressort de traction, on peut atteindre une caractéristique idéale de force et de parcours (en se référant à la position relative instantanee existant lors de l'interruption de la pièce de contact mobile et du piston de compression). La figure 9 decrit d'une façon plus détaillée un exemple d'une telle varian te d'exécution de l'invention. Sur la représentation du disjoncteur 10, on reconnart 'enveloppe 11 (fabri- quée dans ce cas dans une matière isolante) ; dans la cloison frontale supérieure 12 de celle-ci est scellée une pièce conductrice de raccordement 13 à l'extrémité intérieure de laquelle est vissée au moyen d'un boulon 49 la pièce de contact fixe 14. Celle-ci présente une couronne de doigts de contact avec ressorts 15, qui, entourés d'une électrode d'arc 43 en forme de calot et munie de l'ouverture de passage 44, sont fixés au moyen du boulon 50 à la circonférence d'une pièce de jonction 51 vissée à la pièce conductrice 13 par le boulon 49.Sur les doigts de contact 15 peut venir se placer la pièce de contact mobile allongée 16 qui est pourvue de l'ouverture axiale 35, dont l'extrémité inférieure située au-dessus du passage 36 (seulement ébauché), communique avec l'espace de réception et de réserve 37 du gaz d'extinction, par exemple le SF6. La pièce de contact mobile 16 est reliée au moyen d'un couplage articulé 52 à une commande non représentée, et est, au moyen d'un ensemble de doigts de contact avec ressorts 65 également entourés d'une électrode d'arc 66, en liaison avec une autre pièce conductrice de raccordement non représentée ici. A l'avant de la pièce de contact fixe 14 et en rapport axial avec celle-ci, se trouve la buse de soufflage 17, dont le coprs 18 avec sa circonférence externe est fixé à la paroi interne de l'enveloppe 11 par des moyens dont la représentation n'est pas détaillée. Sur la partie du corps de buse 18 tournée vers la piè- ce de contact fixe 14, est disposé le volume de compression 19 de forme annulaire, qui est limité vers ltextérieur par la paroi interne de l'enveloppe 11 et vers l'intérieur par la surface externe d'une pièce additionnelle 53 essentiellement en forme de coupe et ne formant qu'un tout avec le corps de buse 18. Dans le volume de compression 19, le piston de compression mobile 29 formé comme un piston libre, peut coulisser dans le sens axial.La pièce additionnelle 53 est montée sur le corps de buse 18 au moyen de la connexion 54 pourvue d'ouvertures 55, qui permettent un afflux libre à partir du volume de compression jusqu'à l'entrée de la buse de soufflage 17. Au fond de la pièce additionnelle 53, se trouve évidemment une ouverture centrale 56 qui laisse le passage à la pièce de contact mobile 16 et qui a à peu près le même périmètre intérieur que la buse de soufflage 17 à son endroit le plus étroit. L'espace compris entre la partie intérieure de la pièce additionnelle 53 et l'électrode d'arc 43 est la chambre 25 de l'arc électrique, qui d'ailleurs communique également, au moyen d'un passage 30 prévu dans la paroi de l'électrode 43, avec l'espace délimité par cette dernière. Aux extrémités libres de plusieurs bras de support 31 (un seul est ébauché schématiquement sur la partie droitede h fg. 9) en position radiale par rapport à la pièce de contact mobile 16, est fixée chacune des barres de poussée 32 qui se déplacent parallèlement par rapport à l'axe de l'enveloppe du disjoncteur 11 et coulissent à l'intérieur du corps de buse 18 en traversant des glissières 33', et l'extrémité supérieure 33 de ces barres vient, au moment de la fermeture, s'appuyer sur la partie du piston de compression 29 tournée vers le volume de compression 19 en servant de butée et ramène le piston à son point mort supérieur.D'autre part, plusieurs barres de traction 57 sont fixée au piston de compression 29 (une seule est représentée sur la partie gauche de la fig. 9)ettraversent l'espace de compression 19 et les glissières 58 du corps de buse, et à leur extrémité inférieure libre 59 est accrochée ltextrémité d'un ressort de traction 60. L'autre extrémité de ce ressort de traction 60 est accrochée à ltextremité supérieure d'une barre d'ancrage 62 qui part d'un bras 61, disposé latéralement par rapport au contact mobile 16. Ainsi le piston de pompage, qui continue à fonctionner comme piston libre au moment de l'interruption, est accouple à la pièce de contact mobile 16 au moyen d'une liaison élastique, de telle façon que cette liaison exerce sur le piston de pompage une force auxiliaire agissant dans la direction de la course du piston et croissant lorsqu'augmente la distance axiale relative comprise entre la pièce de contact mobile 16, ou le bras 61, et le piston 29. La course du piston 29 est d'un côté, limitée par la butée 63 formée dans la paroi intérieure de l'enveloppe 11, et d'un autre côté, par le bord situé à la périphérie du corps de buse. Comme cela est indiqué en lignes pointillées, le ressort de pression 28 peut également être présent en tant que mesure complémentaire et additionnelle dans cette forme d'exécution. Ainsi, au début du mouvement d'interruption, quand le ressort à traction 28 est encore armé, il existe une force auxiliaire qui agit sur le piston 29 et en soutient le mouvement pendant la course. il va de soi que la construction décrite à l'aide de la fig. 9 est adaptable à toutes les formes d'exécution précédemment decrites, et en grande partie à son fonctionnement, avec l'avantage supplémentaire que, la variation de la force auxiliaire du ressort agissant sur le piston de compression va dans le mime sens que le besoin également variable (suivant la position instantanée) d'une telle force auxiliaire. REVENDICATIoNS 1/ Disjoncteur à gaz comprimé comportant un plot de contact fixe (14) et un plot de contact mobile (16), qui peuvent être amenés ensemble en contact et hors contact, une buse de soufflage (17) traversée par le plot de contact mobile au cours de l'opération de mise hors circuit, ladite buse étant reliée à un volume de compression (24') comprenant un piston de compression (29), et à une chambre d'arc (25), elle-même reliée à un volume d'expansion (27) disposé du côté du piston situé du c6té oppose au volume de compression, caractérisé par le fait que le piston (29), formant piston libre, est disposé du côté de la buse de soufflage (17) qui est tourné vers le plot de contact fixe (14), ladite buse se trouvant à une certaine distance axiale dudit plot de contact fixe, et vient, en position de fermeture contre une butée (33, 47) manoeuvrable avec le plot de contact mobile (16). 2/ Disjoncteur à gaz comprimé, selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu le piston (29) est poussé contre la butée (33, 47) par un ressort (28). 3/ Disjoncteur à gaz comprimé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le piston de compression (29) coulisse le long d'une pièce de séparation (20), entourant le plot de contact fixe (14), ladite pièce de séparation étant munie d'ouvertures (26) du caté du piston (29) situé du côté opposé au volume de compression (19). 4/ Disjoncteur à gaz comprimé selon la revendication 3, caractérisé par le fait que la pièce de séparation (20) est composée au moins partiellement d'une matière isolante, par exemple une matière isolante dégageant un gaz sous l'action de l'arc électrique. 5j Disjoncteur à gaz comprimé selon la revendication 3, caractérisé par le fait que la pièce de séparation (20) entoure le plot de contact fixe (14) et est située radialement à une certaine distance (figures 1 à 3). 6/ Disjoncteur à gaz comprimé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la butée est un épaulement (47) du contact mobile (16), faisant face au plot de contact fixe (14) (figures 6 à 8). 7/ Disjoncteur à gaz comprimé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la butée est formée par une bielle mobile (32) gråce au plot de contact mobile (16) (figures 1 à 5). 8/ Disjoncteur à gaz comprimé- selon la revendication 7, caractérisé par le fait que la bielle (32) coulisse dans le corps (18) de la buse (17). 9/ Disjoncteur à gaz comprimé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que les ouvertures (26) de la pièce de séparation (20) sont contrôlées par des soupapes de surpression (39), s'ouvrant en cas de surpression et se fermant en cas de baisse de pression. 10/ Disjoncteur à gaz comprimé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que le piston (29) comporte des ouvertures (40) qui le traversent et sont géné- ralement contrôlées par la fermeture des valves (41) et qui peuvent s'ouvrir au cours de l'opération de fermeture (figure 5). 11/ Disjoncteur à gaz comprimé selon la revendication 6, caractérisé par le fait que le piston (29) présente une ouverture d'entrée (46) enfermant de façon étanche la section cylindrique comprise entre un épaulement (4?) et l'extrémité libre du plot de contact mobile (ils), ladite ouverture étant libérée que lorsque le piston (29) se trouve exactement au milieu de la course d'ouverture (figures 6 à 8, et plus particulièrement figure 7). 12/ Disjoncteur à gaz comprimé selon la revendication l, caractérisé par le fait qu'il existe au moins une valve d'aspiration (34) entre la chambre de compression (19) et la chambre de stockage (37), ladite valve s'ouvrant en cas de baisse de pression dans la chambre de compression (19). 13/ Disjoncteur à gaz comprimé selon la revendication 10, caractérisé par le fait que la valve d'aspiration (34) se trouve dans le corps (18) qui contient la buse de soufflage (17). 14/ Disjoncteur à gaz comprimé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le piston de compression (29) est accouplé au contact mobile (16) au moyen d'un ressort de traction (60). 15/ Disjoncteur à gaz comprimé- selon la revendication 14s caractérisé par le fait que le ressort de traction (60) est accroché d'un côté à un bras (61) écarté latéralement du contact mobile (16), et de l'autre, à une barre de traction (57) ancrée au piston de pompage (29) et traversant la buse de soufflage. 16/ Disjoncteur à gaz comprimé selon la revendication 14, caractérisé par le fait que le ressort de traction (60) est étiré en position de fermeture, tout au moins de façon approximative. 17/ Disjoncteur à gaz comprimé selon l'une des revendications 14 et 15, caractérisé par le fait que le piston de compression (29) est soumis à l'action d'un ressort de pression (28) se trouvant du côté opposé du volume de compression (19).