La présente invention a pour objet un procédé de construction de cloisons en plâtre et les cloisons obtenues par ce procédé. Le secteur technique de l'invention est celui de la construction des bâtiments. On connaît les lattis formés de roseaux ou de baguettes fendus assez blés entre eux pour former une claie, appelés couramment cannisses. Ces cannisses ont été déjà utilisés dans la construction comme lattis d'accrochage des enduits talochés sous plafond. On connaît d'autre part des procédés pour construire des cloisons en projetant du plâtre sur des lattis métalliques constitués de panneaux en métal déployé ou en treillis,doublés d'une feuille de papier, lesquels panneaux sont fixés sur des ossatures formées de montants en profilés métalliques ou en chevrons qui restent incorporés dans la cloison. Un objectif de la présente invention est de fabriquer des cloisons en plâtre projeté sur un lattis au moyen d'un procédé moins onéreux que les procédés existants grâce a l'utilisation d'un lattis bon marché. Un autre objectif de l'invention est de procurer un procédé de fabrication de cloisons en plâtre projeté sur un lattis, procédé plus rapide que les procédés connus grâce à l'utilisation d'un lattis facile à découper et à mettre en place, sans aucun outillage complexe. Les objectifs de l'invention sont atteints au moyen d'un procédé de construction de cloisons en plâtre projeté sur un lattis fixé sur des montants verticaux, lequel procédé est caractérisé en ce que le lattis est constitué par des cannisses. Un procédé selon l'invention pour construire une cloison simple comporte les étapes suivantes : on fixe des montants en bois entre le plancher et le plafond, on fixe ensuite les lattis en cannisses sur une des faces latérales desdits montants de sorte que les cannises soient jointives ; on projette du plâtre sur la face des cannisses qui est opposée aux montants ; après durcissement du plâtre, on enlève les montants et on projette du plâtre sur la deuxieme face des cannisses. Bien entendu, on lisse les faces visibles des cloisons avant durcissement du plâtre. Afin de faciliter le démontage des montants en bois, ceux-ci sont fixés entre le plancher et le plafond au moyen de cales en forme de coin facilement démontables, et les cannisses sont agrafées sur les montants. Le résultat de l'invention est un nouveau produit constitué par une cloison composée uniquement de plâtre et d'une armature en cannisses. Cette cloison présente les avantages des cloisons monobloc en plâtre. Par rapport aux cloisons maçonnées en briquas enduites sur leurs deux faces, le coût de la main-d'oeuvre de construction est nettement réduit pour un coût de matériaux sensiblement identique. Par exemple, alors qu'il faut une équipe de quatre maçons et deux aides pour construire 50m2 de cloison maçonnée, un seul ouvrier qualifié et un aide peuvent construire la même surface par le procédé selon l'invention. Les cloisons en plâtre projeté permettent d'utiliser du plâtre contenu dans un silo, ce qui supprime toute manutention de sacs de plâtre sur le chantier et conduit à une meilleure organisation et à une plus grande propr té du chantier. Par rapport aux procédés de construction de cloisons en plâtre projeté déjà connus, le procédé selon l'invention présente l'avantage d'utiliser des matériaux moins coûteux. Le prix du m2 de cannisses est de l'ordre de grandeur de la moitié du prix du m2 des lattis métalliques connus. D'autre part,le procédé selon l'invention permet de récupérer les montants tandis que les montants restent incorporés à la cloison dans les procédés connus. Au total, l'économie réalisée sur-le coût des matériaux est de l'ordre de cinq francs par m2 de cloison, ce qui est très important. L'emploi de lattis en cannisses au lieu de lattis métalliques présente l'avantage d'une plus grande facilité de manutention, les lattis en cannisses étant plus légers et moins encombrants car ils peuvent être roulés. Les lattis en cannisses sont également faciles a découper avec une scie ou un sécateur tandis que le découpage des lattis métalliques nécessite l'utilisation de cisailles. Les lattis métalliques connus et utilisés pour construire des cloisons en plâtre projeté comportent une feuille de papier pour les rendre étanches. I1 en résulte que l'accrochage du plâtre sur la face constituée par la feuille de papier est mauvais. Les lattis en cannisses présentent l'avantage d'entre suffisamment étanches pour retenir le plâtre projeté tout en laissant pénétrer celui-ci légèrement entre les baguettes à la condition de placer celles-ci horizontalement, et l'accrochage du plâtre et du lattis est très bon sur les deux faces. Un autre avantage du procédé de construction, selon l'invention, d'une cloison simple résulte de ce que l'enlèvement des montants permet d'obtenir une cloison formée de deux couches de plâtre -continues et d'épaisseur uniforme. La suppression de toute discontinuité dans la cloison, notamment des discontinuités formées parles montants, évite les fissurations dues aux dilatations différentielles. Un autre avantage du procédé selon l'invention réside dans le fait qu'il est facile d'accrocher aux cannisses,avant de projeter le plâtre, des gaines ou des tubes par exemple pourlepassage de câbles électriques, ce qui supprime les saignées et les risques de fissurations qu'elles entraînent. La présente invention constitue une application nouvelle des cannis ses dans le domaine de la construction. Cette application nouvelle aboutit à la construction de cloisons en plâtre projeté, résultat différent de l'uti lisation déjà connue des cannisses conne lattis d'accrochage des enduits talo chés sous plafond. La description suivante se réfère aux dessins annexés qui représentent, à titre d'exemple non limitatif les différentes étapes de la construction d'une cloison simple selon l'invention. La figure 1 est une vue en perspecrive d'une cloison en préparation. Les figures 2 et 3 sont des coupes horizontales aux différents stades de la construction. La figure I représente la premiere étape de la construction. L'emplacement 1 de la cloison est tracé sur le sol, les murs et au plafond. Sur le sol, on pose une bande mince d'isolation 2, par exemple une bande de feutre. On pose ensuite des montants en bois 3 entre le sol et le plafond. Ces montants sont par exemple des règles ou des chevrons régulièrement espacés, par exemple tous les 0,60m. Ils sont fixés par des coins 4 engagés de force entre une extrémité du montant et le plafond ou le plancher. Sur l'une des faces latérales des montants 3, on fixe des panneaux 5 de cannisses dont les baguettes sont horizontales. Ces panneaux sont placés bout à bout et jointifs afin de former une surface continue. Ils sont fixés aux montants 3, de préférence par des agrafes 6. La figure 2 représente, en coupe horizontale l'étape suivante du procédé. Sur la face 5a des cannisses opposées aux montants 3, on projette une couche de plâtre 7. L 'épaisseur de cette couche varie avec l'épaisseur de cloison entre par exemple 2,5cm. et 4cm. La face visible 8 est réglée et lissée avant que le plâtre n'ait durci. La figure 3 représente, en coupe horizontale, l'étape suivante du procédé. Après durcissement de la couche 7, on dépose les montants 3. Cette opération est très aisée. Il suffit de débloquer les coins 4 et d'arracher les montants 3 des agrafes 6 qui restent prisonnières dans la couche 7. On projette ensuite une seconde couche 9 sur la deuxième face 5b des cannisses et on règle et lisse la face visible 10. La partie droite de la figure 3 représente la cloison terminée. Elle est composée de deux couches de plâtre continues 7 et 9 et d'une armature 5 constituée par des cannisses. L'accrochage de la cloison peut être réalisé par tout moyen connu, par exemple par des pattes de scellement 11 fixées dans les murs latéraux et/ou dans le plafond. L'exemple décrit est relatif à une cloison simple. On peut également construire des doubles cloisons selon le procédé de 1 invention en projetant du plâtre sur des cannisses mais, dans ce cas, les montants restent en place entre les deux cloisons. REVENDICATIONS 1 - Procédé de construction de cloisons en plâtre suivant lequel on projette du plâtre sur un lattis fixé sur des montants verticaux, caractérisé en ce que ledit lattis est constitué par des cannisses. 2 - Procédé de construction selon la revendication 1 d'une cloison simple, ca ractérisé en ce que l'on fixe des montants en bois entre le plancher et le plafond ; on fixe lesdites cannisses sur une des faces latérales desdits montants de sorte qu'elles soient jointives ; on projette du plâtre sur la face des cannisses opposées auxdits montants ; après durcissement du plâ tre, on enlève les montants et on projette du plâtre sur l'autre face des cannisses. 3 - Procédé de construction selon la revendication 2, caractérisé en ce que lesdits montants en bois sont fixés entre le plancher et le plafond au moyen de cales en forme de coin facilement démontables. 4 - Procédé de construction selon la revendication 2, caractérisé en ce que lesdites cannisses sont agrafées sur lesdits montants. 5 - Procédé de construction selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits lattis sont constitués de cannisses dont les baguettes sont posées horizontalement. 6 - Produit nouveau constitué par une cloison, caractérisé en ce qu'elle est composée uniquement de plâtre projeté sur une armature en cannisses.