La présente invention est relative à un procédé pour fabriquer du coke métallurgique utilisable notamment comme constituant de la charge des hauts fourneaux. La fabrication de coke métallurgique généralement pratiquée à l'heure actuelle consiste à enfourner les matières premières, principalement du charbon cokéfiable, dans des cellules de carbonisation ét à chauffer ces matières qui, par distillation et agglutinationv donnent des produits ayant la forme bien connue du coke utilisé dans les usines sidérurgiquesw On rencontre actuellement des difficultés d'ordre économique dans une telle fabrication à cause de la diminution des réserves de charbon cokéfiable et de l'augmentation du prix de ces charbons. Ces difficultés deviennent également plus aigues du fait de la nécessité de diversifier les sources énergétiques mises en oeuvre dans l'industrie, en vue de mieux adapter la consommation aux réserves existantes. Depuis de nombreuses années déjà, on a cherché à remédier aux difficultés et inconvénients décrits ci-dessus, en utilisant un pourcentage aussi élevé que possible de charbon non cokéfiable. On connais ainsi des procédés consistant à agglomérer du charbon fin cokéfiable ou non, par exemple sous forme de boulets ou de briquettes, avec éventuellement des additions de solvants et/ou liants, et à enfourner ces agglomérés crus dans une cellule de carbonisation avec du charbon fin cokéfiable. L'addition la plus fréquente est constituée par le brai ; celui-ci toutefois présente l'inconvénient d'être coûteux et son utilisation comme liant dans la fabrication de l'aggloméré à base de charbon fin se fait lourdement sentir dans le prix de revient du coke métallurgique ainsi obtenu. On a cherché d'autres matières possédant des propriétés aptes à jouer le rôle soit de solvant, soit de liant. Des essais de procédés de remplacement effectués par le demandeur ont permis de constater que le coke métal- lurgique obtenu de cette façon possède de bons indices de qualité et permet d'augmenter la productivité du four de cokéfaction, sans nuire à la qualitd du gaz. La présente invention a précisément pour objet un tel procédé de remplacement. Ce procédé est fondé sur les considérations suivantes. On sait que le goudron de houille est impropre à son utilisation comme solvant et/ou liant en présence de charbon fin non cokéfiable en vue de fabriquer du coke métallurgique. Cependant, au cours de ses recherches, le demandeur a fait la constation tout à fait inattendue qu'en soumettant le goudron à un traitement thermique, on confère à ce matériau des propriétés qui le rendent apte à une telle fabrication de coke métallurgique. Cette constatation est très importante, non seulement par les nouvelles possibilités offertes dans la fabrication de coke métallurgique à partir de charbon cokéfiable ou non, mais également pour la valorisation du goudron de houille et de ses éléments constitutifs. En conséquence, le procédé objet de la présente invention, dans lequel on agglomère du charbon fin cokéfiable ou non pour enfourner ensuite ledit aggloméré cru dans une cellule de carbonisation avec du charbon fin cokéfi- amble, est essentiellement caractérisé en ce que l'agglomération du charbon fin est effectuée en présence d'un solvant et/ou liant comportant au moins du goudron de houille chauffé une température comprise entre 2000C et 6000C, et de préférence entre 3000C et 4500C, pendant le temps nécessaire et suffisant pour qu'il y ait polycondensation. Suivant une modalité de l'invention, le goudron de houille utilisé comme solvant et/ou liant est constitué par le goudron résiduel de la fabrication de coke métallurpique. Le chauffage du goudron de houille est avantageusement effectué par mise en contact avec une source de chaleur, en particulier avec un échangeur calorifique classique ou de préférence avec un échangeur calorifique vertical le long duquel le goudron descend en l'enveloppant sous la forme d'un film Suivant une autre modalité de l'invention, le goudron chauffé est immédiatement mélangé au charbon, auquel il doit servir de solvant et/ou liant et contribue ainsi au chauffage dudit charbon avant la mise en forme ultérieure du melange. Suivant l'invention, les produits résiduels du chauffage du goudron de houille à utiliser comme solvant et/ou liant, sont récupérés en vue d'être soit brûlés soit traités, soit vendus, en fonction de leur composition et de l'état du marché. REVENDICATIONS 1. Procédé pour fabriquer du coke métallurgique, dans lequel on agglomère du charbon fin cokéfiable ou non pour enfourner ensuite ledit aggloméré cru dans une cellule de carbonisation avec du charbon fin cokéfiable, c a r a c t é r i s é en ce que l'agglomération du charbon fin est effectuée en présence d'un solvant et/ou liant comportant au moins un goudron de houille chauffé à une température comprise entre 2000C et 600ex, et de préférence entre 3000C et 450*C, pendant le temps nécessaire et suffisant pour qu'il y ait polycondensation. 2. Procédé suivant la revendication 1, c a r a c t é r i s é en ce que le goudron de houille utilisé comme solvant et/ou liant est constitué par le goudron résiduel de la fabrication de coke métallurgique. 3. Procédé suivant l'une ou l'autre des revendi cations 1 et 2, c a r a c t é r i s é en ce que le chauffage du goudron de houille est effectué par mise en contact avec une source de chaleur, en particulier avec un échangeur calorifique classique. 4. Procédé suivant la revendication ), c a r a c t é r i s é en ce que le chauffage du goudron de houille est effectué par mise en contact avec un échangeur calorifique vertical le long duquel le goudron descend en l'enveloppant sous la forme d'un film. 5. Procédé suivant l'une ou l'autre des reven dications 1 à 4, c a r a c t é r i s é en ce que le goudron chauffé est immédiatement mélangé au charbon, auquel il doit servir de solvant et/ou liant et contribue ainsi au chauffage dudit charbon, avant la mise en forme ultérieure du mélange. 6. Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications là 5, c a r a c t é r i s é en ce que les produits résiduels du chauffage du goudron de houille à utiliser comme solvant et/ou liant sont récupérés en vue d'être soit brûlés, soit traités, soit vendus.