é>9 21856 t 2038091 La présente invention concerne-une chaussure de •ski pouvant être fixée sur un ski muni d'une fixation de sécurité . " .. ' Là régularité, c'est-à-dire la certitude avec laquelle une telle chaussure de ski s'échappe par glissement hors 5 de sa fixation sur le ski, dès qu'une surcharge intervient, par exemple à la suite d'une chute, en raison de laquelle la fixation de sécurité doit s'ouvrir, est essentiellement conditionnée par le fait que la chaussure de ski glisse bien sur la zone de pose de la chaussure du ski. Cela n'est pas toujours le cas, et de 10 beaucoup, en-particulier pour les chaussures de ski modernes, h semelles de caoutchouc coulées sur la chaussure, et l'on a déjà cherché à y remédier en munissant le ski de faces de glissement spéciales sur lesquelles les semelles peuvent bien glisser» Le montage de telles faces de glissement es.taependant relativement 15 onéreux et exige des perçages supplémentaires dans le ski, ce qui est considéré comme un inconvénient. L'invention a pour objet de prévoir un contact bien glissant entre le ski et lâ ehaussure de ski, s.ans= qu'il; soit nécessaire d'apporter des modifications au ski kui-même. 20 Cet objet est atteint, conformément à l'invention, du fait que , sur la fac^inférieure de la semelle d'une chaussure de ski, dont la libération certaine par son glissement hors de la fixation di ski, s'ouvrant en câs dé danger, oh prévoit au moins dans la partie de la plante, 'une 'zorie de glissement présentant , 25 par rapport à la pose de la chaussure sur le ski, face en contact avec la semelle, une plûs grande aptitude au glissement que le reste de la face de semelle • ; - Les différentes aptitudes au glissement'peuvent . .être définies, par les, coefficients de ..frottement-,que-'yp&ésentent, ' 3Q d.'une part , la face de la ••zon^.,d%-.gJUss©pen$i,et, d'autre part , le reste de la face de semelle4veç;„vla\fâ.cei.de,.pose de la chaussure sur le ski. Dans ce cas, on suppose que les faces ne présentent aucune formation à arêtes vives susceptibles de pénétrer dans la face de pose de la chaussure sur le ski, ce qui ferait obs-35 tacle a une comparaison des aptitudes au glissement à l'aide des coefficients de frottement et irait d'ailleurs à 1'encontre du but de l'invention. Il y a lieu de considérer que des profilages a arêtes vives prévus sur des surfaces de semelle relativement 69 21856 2 203809t molles, par exemple d'un fond de chaussure mpulé en caoutchouc, se déforment, de manière à présenter une face d'appui plus large, lors de leur, application sur la face àe pose, et ne .pénètrent donc pas dans/a face de pose . Pour un matériau,plus dttr de la 5 zone de glissement, des profilages à arêtes vives- doivent, par contre^ être évités à priori« Une telle zone de glissement peut, en principe, être réalisée par l'apport de substances aptes au glissement sur une partie correspondante de la face de semelle. On peut fixer, par collage ou par vulcanisationr ^d^s couches de 10 matériau d'aptitude élevée au glissement, sur la partie correspondante de la semelle. En particulier, d'assez épaisses couches glissantes sont avantageusement encastrées dans la semelle, de sorte que la surface de la couche glis s ante cons tituant la zone . de glissement, forme un plan, dans le cas d'une semelle non bom~ t5 bée, avec, le reste de la face de semelle# - , • , Dans , le cas des semelles en caoutchouc ou en maté riau analogue fabriquées par moulage, les couches glissantes sont, de préférence, directement incorporées par moulage dans la semelle, lors de la fabrication. 20 Comme matériaux employés pour les couches glissan tes, entrent de préférence en ligne des produits synthétiques relativement durs, comme le téflon, ou aussi des métaux résistants à la corrosion® - Afin que le porteur de la chaussure, quand il a ■25 . quitté ses skis, trouve encore un appui le meilleur possible dans ; la neige, foulée et durcie, la surface constituant la. zone de glis- sement; est, de préférence, munie d'un profilage . Selon la dureté . du.matériau constituant la couche glissante, les arêtes, du côté du;; s,ol, du profilage* ne .doivent pas, être étro-it esr,r mais au con-30 traire; doivent obligatoirement former des nervures ou -autres sçulptures à surface étendue pour éviter avec: certitude une péné-, - .•>. tration des arêtes, profilées dans la- face de £ose %% .par conséquent une; diminution de l'aptitude au glissement coftciitionnée ^>ar le :choix du matériau*- . • - - . — ir 35 . . . La zone de glissement est prévue de préférence dans la partie de la plante de la semelle, parce que c'est ici que peuvent se présenter .les plus grandes forces de pression entre la face de la semelle et la face de pose, lors de la suppression de la 69 21856 3 2038091 liaison entre la chaussure de ski et le ski. De plus, la zone de glissement peut présenter la forme d*une bande partant de la partie intérieure de plante et allant à la partie extérieure de plante, mais elle peut aussi avoir une" forme de demi-lune et 5 S'étendre en particulier dans la partie extérieure de plante. L*objet de 1^invention sera encore mieux compris à l'aide de la description suivante d'un exemple de réalisation non limitatif de la chaussure de skir conforme à l'invention, et représenté sur le dessin annexé,, sur lequel î ' 1O la figure 1 montre une vue par en dessous de la semelle d'une chaussure conforme a l'invention, et la figure 2 montre une coupe suivant la ligne II-II dé la figure t. La semelle en caoutchouc désignée dans son ensera-15 ble par la référence t est coulée sur la tige 2 de la chaussure de ski (figure 2) et est munie (figure 1) d'un profilage 4 sur sa face inférieure 3„ Dans la semelle t est encastrée par moulage une couche glissante 5, ancrée dans la semelle par des portées 6. La surface inférieure de la couche glissante 5 est munie d'un 20 profilage nervuré 7 et s'aligne avec la face inférieure profilée 3 de la semelle 1• De plus, les nervures en saillie du profilage ? présentent* sur leurs dos tournés vers le sol, des surfaces d*une largeur telle que ces nervures ne peuvent pénétrer dans la face de pose de la chaussure sur le ski. Les faces dorsales 8 des 25 nervures forment dans leur ensemble la' face d* appui entre la chaussure de ski et la face de pose du ski, face permettant avec certitude une libération de la chaussure par le glissement de cette dernière, hors de la fixation, en raison du faible coefficient de frottement existant entre cette face dorsale S et la fa-30 ce de pose de la chaussure sur le ski» Là réduction du coefficient de frottement entre les faces dorsales 8 de la'couche glissante 5 et la face de pose du ski par rapport au coefficient de frottement entre la face de la remelle entière et la face de pose, est conditionnée par le choix du matériau de la couche glissante 5. Cette 35 couche glissante 5 est constituée r. dans le cas présent, par un produit synthétique relativement dur» La figure 1 montre la surface inférieure de la couche glissante 5, qui forme la zone de glissement 9 et s'étend en 69 21856 4 2038091 une large bande en travers de la semelle, à partir de la partie intérieure jusqu'à le. partie extérieure de la plante de la semelle» Bien entendu* on peut imaginer-aussi une autre disposition et une autre conformation de la couche glissante 5 et par suite 5 de la zone de glissement 9» Ainsi, en particulier, la part prise par la zone de glissement 9 sur l'ensemble de la face inférieure de semelle peut être bien plus grande, ou aussi bien plus petite qu'elle n'est figurée sur le dessin. On voit sur la figure 2 que les faces dorsales 8 ÎQ des nervures de profilage forment un plan avec les arêtes du pro— filage 4 non représenté de la face inférieure de semelle 3, de sorte que, sur la face inférieure de semellQ&'existe aucun décrochement empêchant un appui uniforme de l'ensemble de la face profilée de la semelle sur le support correspondant. Grâce à cela, 15 on obtient que, lors de la charge par pression s'exerçant, en particulier dans la partie de la plante, entre le ski et la chaussure, charge provoquant la libération de la fixation en cas de danger, ce sont , en premier lieu les faces dorsales 8 de la zone de glissement 9 qui portent sur la face de pose du ski, tandis 20 qu'à l'état normal et en particulier aussi lorsque les skis déchaussés, une partie 1s plus grande possible de la semelle prend appui sur la face de pose correspondante. Il y a encore lieu de remarquer que, dans la représentation du profilage de la couche glissante 5 sur la figure 25 1, ne sont représentées que les lignes limitant les faces dorsales 8. 69 21856 5 2038091 REVENDICATIONS 1 - Chaussure de ski pouvant être fixée sur un ski muni d'une fixation de sécurité, caractérisée en ce qu'en vue d'une libération certaine de la chaussure par son glissement hors de la fixation sur le ski, sbuvrant en cas de danger, la 5 face inférieure de la semelle est munie, au moins dans la partie de la plante, d'une zone de glissement qui présente, par rapport à la face de pose de la chaussure sur le ski, face en contact avec la semelle, une plus grande aptitude au glissement que le 10 reste de la face de semelle. 2 - Chaussure de ski selon la revendication 1, caractérisée en ce que la zone de glissement est réalisée en forme d'une bande qui s'étend à travers de la face inférieure de semelle en partant de la partie intérieure et allant jusqu'à la 15 partie extérieure de la plante. 5 - Chaussure de ski selon la revendication 1, caractérisée en ce que la zone de glissement présente approximativement une forme de demi-lune et s'étend, en particulier, dans la partie extérieure de la plante de la face inférieure de 20 semelle. 4 - Chaussure de ski selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que, dans la semelle,est encastrée une couche glissante dont la surface formant la zone de glissement se confond essentiellement avec le plan de la face 25 inférieure de semelle. 5 - Chaussure de ski selon la revendication 4, munie d'une semelle de caoutchouc ou de matière analogue, fabriquée par moulage, caractérisée en ce que la couche glissante est incorporée par moulage dans la semelle. 30 6 - Chaussure de ski selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la surface formant la zone de glissement est munie d'un profilage. 7 - Chaussure de ski selon l'une des revendications 4 à 6, caractérisée en ce que la couche glissante est constituée 35 par un matériau synthétique, comme le polytétrafluoréthylène ou produit analogue, glissant mieux sur la face de pose du ski que le matériau constituant la semelle. 8 - Chaussure de ski selon l'une des revendications 4 à 6, caractérisée en ce que la couche glissante est constituée par un métal résistant à la corrosion.