L'invention se rapporte à un épiscope étanche comportant deux éléments optiques, séparés par un cadre intercalaire, logés dans deux demi-boitiers comportant chacun une fenêtre et une bride percée de trous permettant d'assembler ces demi-boîtiers grâce à un système de serrage par vis. Un semblable épiscope est décrit dans la demande de déport de brevet français No 7.334.684 du 27 Septembre 1973 établie au nom de la demanderesse et non encore publiée. Ce type d'épiscope destiné en particulier à être monté sur des engins militaires doit pouvoir subir sans dosage des immersions plus ou moins prolongées sous plusieurs mètres d'eau. Selon le mode de réalisation décrit dans la demande No 7.334.684, les prismes sont logés dans deux demi-bottiers rigides assemblés grâce à un système de serrage par vis-écrous, I1étanchéité étant assurée par des cordons d'un mastic constitué d'une résine durcissable. L1étanchéité obtenue est parfaite et les épiscopes réalisés ont donné toute satisfaction Néanmoins, l'opération d'injection des cordons de mastic est longue et requiert une main d'oeuvre assez qualifiée. Afin de réduire les coûts, on a cherché à simplifier la fabrication. Se- lon la présente invention, les deux demi-bottiers sont réalisés en un élastomère, leurs dimensions étant telles qu7il subite entre un collierraidisseur fixé à l'une des brides et l'autre bride un certain espace avant blocage dn système de serrage, cet espace s'annulant lorsque le système de serrage est bloqué de manière à ce que, d'une part, l'autre bride vienne se plaquer d'une façon étanche contre le collier raidisseur et que, d'autre part, les lèvres entourant les fenêtres viennent également se plaquer d'une façon étanche contre les faces correspondantes du ou des éléments optiques. Selon une caractéristique de l'invention, une armature métallique est noyée au moulage, autour des fenêtres, dans l'épaisseur de la paroi des deni-boitiers. Selon une autre caractéristique de l'invention une lèvre en relief entoure l'ouverture des fenêtres côté intérieur. Dans le cas le plues fréquent de réalisation dfun tel épiscope, l'optique est constituée de deux éléments identiques en verre ou ennt8thacrylate juxtaposes. Ces optiques en deux parties sont en général préférées anx optiques mono- bloc car, - lorsqu'un projectile frappe l'épiscope - l'élément extérieur est seul détruit et aucun éclat de verre ou de méthacrylate ne peut venir blesser l'observateur situé dans l'engin, ce qui ne manquerait pas de se produire avec une optique monobloc. Etant donné que les boitiers de protection sont réalisés en une matière souple, il est optiquement dune grande importance que les deux éléments puissent etre maintenus fermement et rigoureusement alignées. Darus ce but, et selon une autre caractéristique de l'invention le cadre intercalaire est réalisé en une matière rigide et fait corps avec deux gaines rigides opposées ayant chacune une longueur voisine de la demi-hauteur des faces parallèles des éléments. Les descriptions qui vont suivre permettront une meilleure compréhension de l'invention. La fig. 1 représente en vue de coté une optique monobloc. La fig. 2 représente en vue de côté une optique constituée de deux élé ments identiques. La fig. 3 représente en vue de côté et en coupe une première forme de réalisation d'un épiscope selon l'invention, le système de serrage des demi-boitiers étant serré. Ls fig. 4 représente en vue de côté et en coupe une première forme de réalisation d'un épiscope selon l1invention, sans son système de serrage. La fig. 5 représente en vue de côté et en coupe une deuxième forme de réalisation dtun épiscope selon l'invention. Sur la fig. 1 est représentée en vue de côté une optique 1 monobloc pour épiscope. Sur la fig. 2 est représentée en vue de côté une optique pour épiscope constituée par deux éléments identiques 2. Ces optiques sont généralement réalisées en verre lais peuvent etre aussi réalisées dans d'autres matériaux transparents présentant de bonnes qualités optiques tel que du méthacrylate de méthyle. Les faces 3, 4 et 5 sont polies, las faces 5 sont en outre revêtues par traitement sous vide d'un dépôt d'aluminium réfléchissant et ensuite d'un vernis protecteur. Les faces parallèles 6 ne subissent aucun traitement particulier. Le fonctionnement d'une telle optique est classique et des plus simples; disons simplement qu'un rayon lumineux entrant par une face 3 se réfléchit tour à tour sur les faces 5 pour ressortir par l'autre face 3. On voit donc que, dans le cas le plus fréquent d'une optique formée de deux éléments identiques 2, il importe que ces deux éléments soient en toutes circonstances rigoureusement alignés, c'est è dire, que les faces 3, 4 et 5 d'un élément 2 soient rigoureusement parallèles aux faces correapondantes de l'autre élément 2. Dans ce but, les deux éléments identiques sont maintenus d'une manière connue contre un cadre intercalaire 7 (voir fig. 3 et 4). Ce cadre intercalaire 7, réalisé en une matière rigide telle que par exemple une matière plastique du type adiprène, fait corps avec deux gaines rigides opposées 8 ayant chacune une longueur voisine de la demi-hauteur des faces parallèles 6 des éléments 2. Ces deux éléments 2 s'ajustent sans jeu dans les gaines rigides 8. De cette façon, leur alignement optique est assuré en toutes circonstances. Il est bien évident qu'avec une optique monobloc, le cadre intercalaire 7 et les gaines 8 sont supprimés . Par mesure de sécurité supplémentaire, bien que, comme nous allons le voir, les demi-bottiers extérieurs soient déjà parfaitement étanches, afin d'éviter toute entrée d'eau ou de buée dans l'interface 9 ce qui aurait pour effet de troubler la vision, des joints de colle 10 sont disposés aux extrémités des gaines rigides 8 tout contre les faces parallèles 6 des éléments 2. L'ensemble ainsi réalisé est logé dans deux demi-bottiers Il et 12 coi- portant chacun une fenêtre 13 et une bride 14 et 15. La bride 15 est percée de trous 16 permettant d'assembler ces boitiers grâce å un système de serrage par vis 17 comme cela sera décrit plus loin. Les deux demi-bottiers Il et 12 sont réalisés en un élastomère tel que par exemple du néoprène, leurs dimensions sont telles, et en particulier leur dimension longitudinale par rapport à la dimension longitudinale de l'ensemble formé par les deux éléments optiques 2 logés dans les gaines 8 et espacés par le cadre intercalaire 7, qu'il subiste entre un collier raidisseur 18 fixé par adhérisation au moment du moulage à la bride 14 et l'autre bride 15 un certain espace E (voir fig. 4) avant blocage du système de serrage par vis 17. Le collier 18 comporte des trous taraudés 19, correspondant aux trous 16 pratiqués dans la bride 15, dans lesquels viennent se visser les vis de serrage 17 qui par ailleurs prennent appui sur un collier raidisseur 20muni d'alésages 21. Une armature métallique 22 est noyée au moulage, autour des fenêtres 13, dans ltépaisseur de la paroi des demi-bottiers Il et 12. En outre une lèvre 23 en relief venue de moulage entoure l'ouverture des fenêtres 13 côté intérieur. Lorsque l'on serre les vis 17, les deux demi-bottiers 11 et 12, grâce à leur élasticité, s'allongent et l'espace qui subsistait entre le collier raidisseur 18 et la bride 15 diminue pour s'annuler complètement comme cela est visible sur la fig. 3 et finalement produire un certain écrasement de la bride 15 sur le collier 18 afin d'assurer une étanchéité parfaite. L'allongement élastique des deux demi-bottiers il et 12 dd au serrage des vis 17 provoque, par ailleurs, le placage des lèvres 23 contre les faces 3 des éléments 2. Grâce aux armatures métalliques 22, l'effort élastique est uniformément réparti ce qui permet d'obtenir une étanchéité parfaite entre les lèvres 23 et les faces 3 des éléments 2. La fig. 5 représente, en vue de côté et en coupe, une deuxième forme de réalisation d'un épiscope selon l'intention dans laquelle les fenêtres 13 sont munies de glaces de protection 24 montées dans des gorges 25 en forme d'U pratiquées au moulage sur le pourtour des fenêtres 13 dans l'épaisseur de la paroi des demi-boitiers 11 et 12. Le montage de ces glaces 24 peut être réalisé par surmoulage au cours du moulage des demi-boitiers ou par engagement lors du montage. Ces glaces 24 ayant pour fonction essentielle d'assurer la protection des faces polies 3 contre les chocs et les rayures, en particulier lorsque les éléments optiques sont réalisés dans des matériaux tendres tels que méthacrylate ou autre matière plastique, il peut être avantageux d'en augmenter la résistance aux chocs, par une trempe thermique ou chimique et de pratiquer, par dépôt sous vide, un traitement spécial aug- mentant considérablement sa résistance à l'abråsion et ayant pour autre propriété d'être anti-réfléchissant. D'après les descriptions qui précèdent on voit que l'épiscope objet de l'invention aura un prix de revient inférieur à celui des épiscopes connus tout en présentant une étanchéité parfaite, une excellente résistance aux chocs et aux vibrations. Â titre d'exemple des épiscopes comportant des gaines 8 en adiprène et des demi-boitiers 11 et 12 en néoprène de dureté shore 70, munis d'armatures métalliques 22 en acier trempé de 1,5 n d'épaisseur ont subi avec succès les nombreux tests auxquels ils ont été soumis. REVENDiCATIONS 1. Episcope étanche comportant deux prismes, séparés par un cadre intercalaire, logés dans deux demi-boftiers comportant chacun une fenêtre et une bride percée de trous permettant d'assembler ces demi-boîtiers grâce à un système de serrage par vis, caractérisé en ce que les deux demi-boltiers Il et 12 sont réalisés en un élastomère, leurs dimensions étant telles qu'il subsiste, entre un collier raidisseur 18 fixé à l'une des brides 14 et l'autre bride 15, un certain espace E avant blocage du système de serrage 17, cet espace s'annulant lorsque le système de serrage 17 est bloqué de manière à ce que, d'une part, a bride 15, vienne se plaquer d'une manière étanche contre le collier raidisseur 18 et que, d'autre part, des lèvres d'étanchéité 23 entourant les fenêtres 13 viennent également se plaquer d'une façon étanche contre les faces 3 correspondantes du ou des éléments optiques 1, 2. 2. Episcope étanche selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'unie armature métallique 22 est noyée au moulage, autour des fenêtres 13, dans l'épaisseur de la paroi des demi-bottiers 11, 12. 3. épiscope étanche selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que des glaces de protection 24 sont montées dans des gorges 25 en forme d'U pratiquées sur le pourtour des fenêtres dans l'épaisseur de la paroi des demi-bottiers Il et 12. 4. épiscope étanche selon les revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que les glaces de protection 24 sont trempées et reçoivent par dépôt sous vide, un traitement anti-rEflechissant et anti-abrasion. 5. Episcope étanche selon la revendication 1, caractérisé en ce que le cadre intercalaire 7 réalisé en une matière rigide fait corps avec deux gaines rigides 8 opposées ayant chacune une longueur voisine de la demihauteur des faces parallèles 6 des éléments 1, 2. 6. épiscope étanche selon les revendications 1 et 5, caractérisé en ce que des joints de colles 10 sont déposés aux extrémités des gaines 8. 7. Episcope étanche selon la revendication 1, caractérisé en ce que le collier raidisseur 18 est fixé par adhérisation au moment du moulage sur l'une des brides 14 ou 15. 8. Episcope étanche selon les revendications 1 et 7 caractérisé en ce que le collier raidisseur 18 comporte des trous taraudés 19.