La présente invention concerne un procédé et appareil permettant de mesurer les dimensions d'un corps humain ou similaire, et a trait notam- ment à un procédé et un appareil permettant de mesurer les dimensions de la totalité ou d'une partie déterminée du corps à mesurer, en projetant des rayons sur le corps et en détectant la silhouette grandeur nature du corps. Jusqu'à présent, on a effectué des mesures du corps humain sui- vant trois dimensions par la mise en oeuvre de divers procédés, qui sont en général de deux types: procédés de mesure manuelle et procédés de mesure mécanique. En ce qui concerne les premiers, qui sont pratiqués depuis long- temps, la personne à mesurer reste immobile debout ou assise, et la personne chargée de la mesure, à l'aide éventuellement d'un collaborateur, effectue des mesures suivant trois dimensions du corps humain à l'aide d'un instru- ment simple, tel que instrument de mesure du type Martin, un mètre à ruban, une règle ou instrument de mesure d'angles maintenu en contact avec le corps. Cette méthode est très utilisée et présente l'avantage important que les di- mensions d'une partie quelconque du corps peuvent être mesurées suivant trois dimensions, selon le besoin et convenablement. Toutefois, ce procédé exige une grande habileté et prend beaucoup de temps, ce qui fait que la personne à mesurer se fatigue ou se sent mal à l'aise. Le procédé présente donc le grave inconvénient qu'il n'est pas toujours possible d'obtenir les mesures désirées. Les procédés mécaniques de mesure du corps humain comprennent le procédé utilisant un appareil de mesure à glissement, le procédé par silhouette, le procédé de moirage, etc. Le procédé utilisant un appareil de mesure à glissement consiste en un certain nombre de barres glissantes parallèles qui sont disposées perpendiculairement à un plan de référence. Ces barres sont mises en contact avec la surface du corps humain par les ex- trémités avant, et on détecte les distances entre les extrémités et le plan de référence et on analyse les résultats obtenus à l'aide d'un système tri- dimensionnel de corps donnés orthogonaux pour obtenir les mesures. Bien que ce procédé convienne à la mesure des dimensions de parties incurvées lo- cales du corps humain et à la détection du mouvement des muscles, ce procédé n'est pas satisfaisant parce que les extrémités avant d'un grand nombre de barres glissantes sont en contact avec le corps. Selon le procédé par silhouette, on photographie, à l'échelle ré- duite, en face ou latéralement, une silhouette de la totalité du corps hu- main pour obtenir des mesures par relecture. Bien que ce procédé permette de mesurer avec précision, suivant deux dimensions, les dimensions du corps, il ne permet pas d'effectuer avec précision des mesures suivant trois di- mensions. Le procédé de moirage, qui est un proc5dé de mesure photographi- que mettant en oeuvre un phénomène de moirage, permet d'obtenir des inter- valles de contour liés au corps humain pour mesurer les dimensions du corps. Les intervalles sont analysés par voie géométrique pour obtenir les mesures. Bien qu'il convienne à la détection de forme incurvée ou tridimensionnelle, ce procédé ne s'avère pas satisfaisant comme procédé de mesure du corps humain parce qu'il entraîne des difficultés pour obtenir avec précision des mesures absolues, nécessite une habileté particulière et prend beaucoup de temps pour faire l'analyse. On connait également un procédé mettant en oeuvre un digitaliseur pour mesurer les dimensions du corps humain. Selon ce procédé, la surface ou la silhouette du corps humain est balayée à l'aide d'un oscillateur ou capteur spécial pour obtenir des positions tridimensionnelles ou bidimension- nelles dans le corps et les données obtenues sont analysées par un ordinateur pour obtenir des mesures selon trois dimensions ou selon deux dimensions. Ce procédé, appliqué au corps humain, permet d'obtenir des mesures de parties spéciales ou peut servir de procédé de mesure auxilaire. Ainsi, les divers procédés connus pour mesurer le corps humain ont un emploi limité. Ces procédés présentent chacun le même inconvénient que le procédé, qui commence par les mesures et qui finit par le calcul des résultats, est long. Pour certains de ces procédés, l'instrument est adapté pour être en contact avec le corps à mesurer mais, à l'exception de quelques cas particuliers, il faut à tout prix éviter un tel contact en vue de la psychologie de la personne intéressée. En-outre, les méthodes selon les- quelles les silhouettes du corps humain sont projetées directement mettent la personne concernée mal à l'aise et doivent être par conséquent évitées dans la mesure du possible. Eu égard aux inconvénients de l'art antérieur décrit ci-dessus, le but principal de la présente invention est de fournir un procédé et un appareil permettant de mesurer de manière automatique les dimensions de la totalité ou d'une partie déterminée du corps humain ou analogue en un temps court et avec la précision voulue mais sans utilisation d'un élément de me- sure en contact direct avec le corps. Pour atteindre ce but, l'invention a pour objet un procédé pour mesurer les dimensions de la totalité ou d'une partie déterminée du corps humain ou analogue, qui consiste à placer le corps en position immobile entre, d'une part, au moins un dispositif de projection de la lumière desti- né à projeter des rayons lumineux et, d'autre part, des moyens de réception de la lumière disposés en face des moyens de projection de la lumière, à faire tourner les moyens de projection de la lumière et les moyens de récep- tion de la lumière autour du corps et par rapport à celui-ci d'un angle glo- bal déterminé mais de manière intermittente d'un petit angle à la fois tout en maintenant le dispositif de projection de lumière et le dispositif de ré- ception de lumière en face l'un de l'autre, à détecter une silhouette gran- deur nature du corps à chaque fois que les moyens tournent du petit angle afin d'obtenir des mesures par le fait que le dispositif de réception de lu- mière reçoit des rayons provenant du dispositif de projection de lumière, et à analyser la silhouette grandeur nature en tant que donnée. La présente invention a également pour objet un appareil de me- sure pour la mise en oeuvre du procédé décrit ci-dessus, appareil qui com- prend au moins un dispositif de projection de lumière destiné à projeter des rayons lumineux, un dispositif de réception de lumière disposé en face du dispositif de projection de lumière pour recevoir des rayons lumineux émis par celui-ci pour détecter une silhouette grandeur nature du corps humain ou corps analogue, un sol situé entre le dispositif de projection de lumière et le dispositif de réception de lumière et sur lequel on place le corps, et un dispositif d'entraînement en rotation destiné à entraîner en rotation le dis- positif de projection de lumière et le dispositif de réception de lumière autour du corps, par rapport à celui-ci, de manière intermittente, pour qu'ils tournent d'un petit angle à la fois, tout en maintenant le dispositif de projection de lumière et le dispositif de réception de lumière situé en face l'un de l'autre. Une forme d'exécution de la présente invention est décrite ci- après à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels: la figure i est une vue en perspective, avec arrachement, et représente un mode de réalisation du système de mesure conforme à l'invention; - la figure 2 est un schéma du système de ce mode de réalisation; et, - les figures 3a et 3b sont des schémas représentant un corps humain pour illustrer, à titre d'exemple, les parties du corps à mesurer. Sur la figure 1, on voit un mode de réalisation de l'appareil de mesure conforme à l'invention, comprenant une cabine I d'une hauteur de 270 cm, d'une longueur de 200 cm et d'une largeur de 200 cm et devant laquelle est disposé un rideau 2. Des marches 3 sont prévues pour la personne à mesu- rer. La cabine I comporte au centre de sa partie inférieure un disque fixe 4, d'un diamètre d'environ 120 cm, formant le sol sur lequel la personne se place. Ce disque porte des empreintes de pieds 4 à son centre sur lesquelles la personne se place tout en restant immobile. Ce disque 4 est entouré d'un organe rotatif 5 sous forme de plaque à fleur du sol 4. Des rails de guidage verticaux 9 fixés sur l'organe rotatif 5 portent un cadre mobile 6 pouvant se déplacer vers le haut ou vers le bas sur les rails 9. L'organe rotatif 5 peut se déplacer lentement dans le sens indiqué vers la flèche. A chaque fois que l'organe rotatif 5 tourne d'un angle de 150, le cadre mobile 6 se dépla- ce rapidement versleLautet vers le bas. Ce cadre mobile 6 porte huit moyens de projection de lumière 7 et huit moyens de réception de lumière 8 pour établir un plan de projection de lumière et un plan de réception de la lu- mière qui sont parallèles entre eux. Selon ce mode de réalisation qui permet d'effectuer des mesures du corps entier de la personne à mesurer, les moyens de projection de lumière 7 et les moyens de réception de lumière 8 sont dis- posés à des intervalles égaux vers le bas dans le plan de projection de lu- mière et le plan de réception de lumière, respectivement, afin d'obtenir des silhouettes grandeur nature du corps entier. Un moteur 10 entraîne l'organe rotatif 5 par l'intermédiaire d'un engrenage réducteur. L'organe rotatif 5 est entraîné en rotation sur 1800 pour effectuer une opération de mesure, et est ensuite entraîné automatiquement en arrière pour reprendre sa position initiale. Des cylindres à air (dont un seul est représenté) Il sont raccordés à un compresseur 12 pour permettre de déplacer rapidement le cadre 6 vers le haut et ou vers le bas pour permettre au moyen de projection de lumière 7 et au moyen de réception de lumière 8 de balayer le corps. Le cadre mobile 6 pesant 5 à 60 kg, les rails de guidage 9 sont prévues en au moins quatre emplacements, et des cylindres à air Il en au moins deux emplacements. Chaque moyen de projection de lumière 7 comprend 400 éléments d'émission de lumière séparés, tels que diodes électroluminescentes infrarouges,disposées à des intervalles de 3 mm. De même, chaque moyen de réception de lumière 8 comprend 400 éléments de détection de lu- mière séparés, tels que des phototransistors, disposés à des intervalles de 3 mm. Les moyens 7 et 8 sont déplacés vers le bas par des cylindres à air 11, selon un pas de 3 mm, pour balayer le corps entier de la personne afin d'ob- tenir une silhouette grandeur nature. La position angulaire du cadre mobile 6, apte à être entraîné en rotation par l'organe rotatif 5, c'est-à-dire la position angulaire des moyens 7 et 8,estdétectée à chaque intervalle de 150, par exemple, à l'aide d'un disque rotatif (non représenté) pouvant tourner avec l'organe rotatif 5 et comportant, sur sa périphérie extérieure, des saillies radiales disposées des intervalles de 150 et un photomicrocapteur fixe (non représenté) qui émet un signal électrique à chaque fois que la lumière qu'il reçoit est in- terrompue par une saillie. Pendant que les moyens de projection de lumière 7 et les moyens de réception de lumière 8 se déplacent vers le bas pour effectuer le balaya- ge intermittent tous les 3 mm, comme on l'a déjà décrit, le niveau de ces moyens est détecté, par exemple, à l'aide d'un dispositif en forme de cré- maillère (non représentée) pouvant se déplacer avec le cadre 6 vers le haut et vers le bas et comportant des saillies espacées à des intervalles de 3 mm, et d'un photomicrocapteur fixe (non représenté) qui émet un signal électrique lorsque la lumière qu'il reçoit est interrompue par une des saillies. Un calculateur 14 qui, par exemple, est constitué par un micro- ordinateur comprenant une mémoire tampon de 512 K bits, est raccordé à une machine à écrire 13 servant d'unité de sortie pour matérialiser les ré- sultats des mesures. On voit en 21 un panneau de commande et en 15 un inter- rupteur à pied qui, lorsqu'on l'actionne, déclenche l'appareil conforme à l'invention pour qu'il effectue une opération de mesure automatique. On va décrire maintenant le mouvement de l'organe rotatif 5, le mouvement de balayage des moyens de projection de lumière 7 et des moyens de réception de lumière 8 et l'introduction dans la mémoire du calculateur des j données relatives au modèle de silhouette grandeur nature, du point de vue de leur synchronisation. L'organe rotatif 5 est mis en marche lorsqu'on appuie sur l'interrupteur à pied 15. En même temps, les moyens 7 et 8 sont mis dans leur position limite supérieure, et la mémoire du calculateur est mise à son état initial. Lorsque l'organe rotatif 5 commence à tourner à faible vitesse pendant environ 1/2 seconde, par l'intermédiaire d'un engre- nage dit de Genève, les moyens 7 et 8 commencent un mouvement de balayage. A.isi,,à chaque fois que chaque paire de moyens 7 et 8 se déplace vers le bas de 3 mm, 400 données numériques par paire, relatives à la silhouette de la personne à mesurer, sont introduites dans la mémoire de l'ordinateur 14 par une unité d'entrée (correspondant à l'interface de contrôle mécanique mentionnée ci-dessous). Le présent mode de réalisation comporte huit paires de moyens 7 et 8, de sorte que les huit moyens de réception de lumière 8 envoient séparément ces groupes de données à la mémoire pour établir une silhouette grandeur nature sous un angle de 0 . Lorsque l'organe rotatif 5 a terminé sa rotation à faible vitesse pendant environ 1/2 seconde à 0 , c'est-à-dire lorsque les moyens 7 et 8 ont terminé le mouvement de balayage à 0 , l'organe rotatif 5 tourne à une vi- tesse plus élevée, et, en même temps, les moyens 7 et 8 reviennent à leurs positions limites supérieures. Après avoir effectué une rotation de 15 , l'organe rotatif 5 tourne à faible vitesse pendant environ 1/2 seconde, par l'intermédiaire de l'engrenage dit de Genève, pour permettre aux moyens de projection de lumière 7 et aux moyens de réception de lumière 8 de balayer le corps de la manière décrite ci-dessus, ce qui fait que les huit moyens de réception de lumière 8 introduisent individuellement dans la mémoire de l'or- dinateur 14 des données numériques relatives à une silhouette du corps, per- mettant ainsi d'établir une silhouette grandeur nature à l'angle derotation de 15 . On procède de la même façon pour établir une silhouette grandeur na- ture pour les angles 30 , 450,..., 1800. On va décrire maintenant le procédé de mesure des dimensions du corps humain à l'aide de l'appareil décrit ci-dessus. La personne à mesurer ouvre d'abord le rideau 2, monte les marches 3, entre dans la cabine 1, se place sur le sol 4 en forme de disque fixe, ses pieds placés sur les empreintes 4a, et place ses mains sur sa taille, les coudes pliés. Ainsi la personne reste immobile dans la position représentée sur les figures 3a et 3b. Dans ce cas, les coudes doivent s'étendre vers l'extérieur, pliés à angle droit. Il faut maintenant que la personne reste immobile dans cette posi- tion pendant une durée déterminée, par exemple, comprise entre 13 et 25 se- condes. Lorsque celui chargé d'effectuer la mesure appuie sur l'interrupteur de mise en marche, à savoir l'interrupteur à pied 15, de l'appareil de me- sure, l'organe rotatif 5 tourne dans le sens indiqué par la flèche. A chaque fois que cet organe rotatif 5 tourne de 15 , chaque paire des moyens de pro- jection de lumière 7 et des moyens de réception de lumière 8 se déplace vers le bas et vers le haut pour effectuer le balayage et le retour, la silhouette grandeur nature de la personne est convertie en signaux électriques, étant ensuite automatiquement introduite dans la mémoire du calculateur 14 sous forme de données en chiffre binaire. Lorsque l'organe rotatif 5 a tourné de 1800, il s'arrête automa- tiquement et, étant mis automatiquement en marche arrière, tourne rapidement pour retrouver sa position initiale, après quoi il s'arrête. La personne quitte ensuite l'appareil. Pendant l'opération décrite, 13 silhouettes grandeur nature du corps entier de la personne, prises d'abord directement en face, et ensuite à des intervalles angulaires de 150 et enfin depuis l'arrière, sont stockées dans la mémoire de l'ordinateur. Chacun des moyens de projection de lumière 7 comprend 400 éléments d'émission de lumière disposés horizontalement à des intervalles de 3 mm et projette des rayons 90 fois à des intervalles de 3 mm tout en se déplaçant vers le bas pour effectuer le balayage et envoyer une silhouette au dispositif de réception de lumière correspondant 8. Par conséquent un modèle de silhouette grandeur nature du corps-entier de la personne à mesurer est projeté sur un plan, les éléments d'images étant disposés avec un espacement de 3 mm tant dans le sens horizontal que dans le sens vertical. Le modèle est introduit dans la mémoire du calculateur sous forme de données numériques électriques constituées d'un certain nombre de "0" et "1", selon que les trajets optiques entre les éléments d'émission de lumière et les éléments de détection de lumière sont interrompus la pré- sente invention, "0" représente la partie silhouette. Une fois les modèles de silhouette grandeur nature obtenus, le calculateur intervient pour calculer les mesures de la partie à mesurer du corps. Avant ce calcul, le calculateur compare le modèle de silhouette gran- deur nature avant(par des angles de rotation: 0 ) du corps avec le modèle de silhouette arrière grandeur nature (angle de rotation: 180 ) afin de dé- tecter, dans des limites admissibles, si la personne à mesurer a bougé. Si l'on constate qu'elle n'a pas bougé, le calculateur analyse les 12 modèles autres que le modèle arrière mentionné ci-dessus, selon un programme auto- matique, afin de calculer les mesures de la partie désirée. Par exemple, le calculateur calcule les mesures de longueur linéaire entre deux points, la longueur circonférentielle et la courbure d'une surface incurvée, et effec- tue en outre des calculs permettant de dessiner des formes en section du corps humain. Lorsque la circonférence d'une partie comprenant un creux doit être mesurée, la mesure est calculée comme étant la longueur périphérique la plus courte, comme lorsqu'il s'agit de prendre une mesure à l'aide d'un mètre à ruban. Les mesures calculées de cette façon sont dactylographiées et la forme en section déterminée est affichée. Le temps nécessaire pour effec- tuer cette calculation, bien qu'il soit fonction du nombre de mesures à ef- fectuer, est en général de plusieurs minutes. En se référant à la figure 2 qui représente le diagramme du sys- tème de l'appareil de mesure de la figure 1, chaque paire des moyens de pro- jection de lumière 7 et des moyens de réception de lumière 8 est animée d'un mouvement de va et vient entre une position 16 et une position 17 (re- - présentées pour la paire supérieure) à chaque fois que l'organe rotatif tourne de 15 pour effectuer les mouvements de balayage et de retour déjà décritsen regard de la figure 1. L'appareil conforme à la présente invention est mis automatiquement en marche à l'aide de l'interrupteur à pied 15. Les silhouettes grandeur nature obtenues par les moyens 7 et 8 sont introduites et stockéesdans la mémoire tampon du calculateur 14 sous forme de données numériques, avec les données d'angles de rotation. Ces données sont trans- férées de manière sélective entre le calculateur 14 et le circuit de comman- de des capteurs, à savoir l'interface de commande mécanique 18, à des fins de contr8le. Les silhouettes stockées dans la mémoire tampon sont analysées automatiquement en réponse à une instruction émise par le panneau de com- mande 19, et les mesures sont calculées selon le mode opératoire imposé par une mémoire morte programmable de 28K bits faisant partie du calculateur 14. Les résultat sont visualisés à l'aide d'une machine à écrire 13 ou d'un affi- chage (non représenté). Lorsque des silhouettes grandeur nature ont été en- registrées pour toutes les positions angulaires, c'est-à-dire-lorsque l'or- gane rotatif 5 a tourné complètement de 1800, l'organe 5 revient rapidement à la position O' en réponse à un signal de remise à zéro émis par le calcu- lateur. L'interface de commande mécanique 18 peut être installée en un em- placement quelconque, par exemple, sur le cadre mobile 6 ou sur le plafond ou la paroi latérale de la cabine 1, à condition que les conducteurs sor- tant de l'interface 18 ne gênent pas la rotation des éléments rotatifs. Pour prendre des mesures du corps humain à l'aide de l'appareil conforme à l'invention, la personne doit rester immobile, par exemple, pen- dant une dizaine de seconde tout nu sauf pour un slip, les pieds écartés d'environ 30 cm et les mains placées sur la taille et les coudes pliés. Des silhouettes grandeur nature de la personne sont ensuite prises à des inter- valles angulaires égaux sur un angle de rotation compris entre 0 et 1800 au- tour de la personne. Les mesures des parties du corps sont calculées à par- tir de ces silhouettes. En ce qui concerne la mesure d'une partie déterminée du corps, le spectre de la silhouette de cette partie recouvrira celui d'une autre partie du corps, en fonction de la position angulaire concernée, ce qui a pour résultat un manque de données. Le terme spectre de silhouette dé- signe l'emplacement et la largeur de la partie de la silhouette dans une certaine ligne ou colonne comprise dans le plan des éléments d'images (plan contenant un ensemble d'éléments d'images) pour la position angulaire concer- nee. Ce manque de données constitue un inconvénient, notamment lors- qu'il s'agit de mesurer des longueurs circonférentielles ou périphériques. Après des recherches intensives, toutefois, on a pu constater que cet incon- vénient peut être éliminé en est-'iia:{ avec précision les mesures manquan- tes par un procédé particulier d'interpolation de données. Le tableau I donne les positions angulaires pour lesquelles les données sont absentes lorsque diverses régions du corps sont mesurées, pour obtenir des longueurs circonférentielles ou périphériques, pour chaque rotation angulaire de 15 . Tableau I Régions o il y a manque de mesures circonférentielles _-.Angle (degré) Région - Cou Epaule Au-dessus du coude Coude Au-dessous du coude Poitrine Abdomen Taille Ceinture Hanche Mi-cuisse Au-dessus du genou Genou Mollet Cheville 0 15 30 0 0 0 0 0 0 0 0 O 0 0 0 0 O O 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 O O O 0 0 0 0 0 0 O O O 0 0 0 0 0 0 60 75 90 105 120 135 150 165 O O O O O O O O 0' O O O O O O O _ - - O O..DTD: o - - - - O O O _ - - O O..DTD: - - - 0 - - 0 o o, - o - - o o O O O O O O O O o o o o o o o o o o o o o o o o o - - o - - o o o - - o - - o o o - - O - o o o - - o - - o o o - - o - - o o o -N O. CO oo co Sur le tableau 1, le symbole "0" indique qu'une mesure est disponible et le symbole "-" indique que la mesure doit être estimée. La mesure manquan- te peut être estimée par la méthode d'approximation linéaire ou par la mé- thode d'approximation polynome. La méthode utilisée dépend de la région à mesurer. Lorsqu'il s'agit de mesurer les dimensions d'un corps humain confor- mément à l'invention, la personne doit se tenir, en position immobile, entre les moyens de projection 7 et les moyens de réception de lumière 8. Pour prendre les mesures du corps entier, la personne se tient de préférence de- bout en position immobile. Pour prendre les mesures seulement de la moitié supérieure du corps, la personne reste de préférence en position assise; elle est de ce fait moins susceptible de changer de position lors de la me- sure. Dans ce cas, un tabouret ou chaise sans dossier sert à éviter des pro- blèmes qui seraient autrement rencontrés lors d'une prise de silhouette. Pour prendre des silhouettesgrandeur nature conformément à l'inven- tion, les moyens de projection de lumière 7 et les moyens de réception de lumière 8 sont entraînés en rotation autour de la personne à mesurer, rela- vivement à celle-ci, pour projeter des rayons sur elle. L'axe de rotation est une ligne verticale qui passe par le centre de la personne. L'axe peut être, bien entendu, une ligne verticale décalée par rapport au centre de la per- sonne. Les moyens 7 et 8 sont entraînés en rotation, relativement à la per- sonne, pendant que celle-ci se tient sur le sol fixe 4, comme dans le cas du mode de réalisation illustré. En variante, on peut faire tourner la personne tandis que les moyens 7 et 8 restent fixes. Dans ce cas, le sol est entraîné en rotation et sert également d'organe rotatif. La première disposition est à préférer parce qu'il y a moins de risques que la personne bouge. Le plan de projection de lumière des moyens 7 et le plan de réception de lumière des moyens 8so^t disposésde façon que les rayons émis par les moyens 7 puissent être reçus par les moyens 8 selon un plan perpendiculaire au sens de projection des rayons. Par exemple, ces plans sont disposés en pa- rallèle. Le plan de projection de lumière peut être oblique ou incurvé dans la mesure o le plan de réception de lumière des moyens 8 est perpendiculaire à la direction de projection des rayons par les moyens 7. Les moyens 7 et 8 sont écartés d'une distaêce telle que la personne à mesurer n'entre pas en contact avec ces moyens. - Les moyens de projection de lumière 7 comprenant des éléments d'émis- sion de lumière séparés sont disposés de manière fixe ou mobile dans un plan et sur une superficie nécessaire pour prendre des silhouettes grandeur nature. Les moyens de réception de lumière 8 comprenant des éléments de dé- tection de lumière séparés sont disposés de manière analogue. Pour obtenir des modèles de silhouettesgrandeur nature du corps entier de la personne à mesurer, il est avantageux de prévoir, mobiles, des paires de moyens 7 et 8 en vue de leur coût, ce qui permet de réduire le nombre d'éléments d'émission de lumière et d'éléments de détection de-lumière. Toutefois, lorsqu'il s'agit d'un appareil adapté pour mesurer seulement des régions locales du corps humain et comprenant par conséquent un nombre relativement faible d'éléments d'émission de lumière séparés et d'éléments de détection de lumière séparés, une ou plusieurs paires de moyens 7 et 8 peuvent être prévues fixes, à condi- tion que ces moyens soient disposés sur une surface nécessaire pourpermettre d'obtenir des modèles de silhouette grandeur nature de la région locale. Des exemples d'éléments d'émission de lumière pouvant être utilisés sont ceux qui émettent des rayons continus, tels que diodes électrolumines- centes qui émettent des rayons visibles, ultraviolets ou infrarouges, et ceux qui émettent des rayons laser. Ces rayons sont inoffensifs en ce qui concerne le corps humain et ne risquent pas de perturber la psychologie de la personne à mesurer. Des exemples d'éléments de détection de lumière pou- vant être utilisés sont les phototransistors, photodiodes, etc. En fonction- nement, ces éléments de détection de lumière convertissent la lumière en si- - gnaux électriques, c'est-à-dire en une tension, ou bien en une tension et en- suite en un courant. Les éléments d'émission de lumière séparés, ainsi que les éléments de détection de lumière séparés, sont disposés de façon à réaliser un réseau de points espacés d'intervalles égaux compris entre 2 et 10 mm dans un plan et sur une surface nécessaire pour permettre d'obtenir des modèles de silhouette grandeur nature. En ce qui concerne le type à balayage, de tels éléments sont disposés à des intervalles égaux compris entre 2 et 10 mm dans le sens hori- zontal pour réaliser les moyens 7 et 8, comme on le voit sur la figure 1, les moyens 7 étant adaptés pour balayer à des intervalles compris entre 2 et IOmm verticalement pour obtenir des modèles de silhouettes. L'organe rotatif 5 est entraîné en rotation de manière intermittente pour parcourir un petit angle compris entre 3 et 45 à chaque fois. L'angle de rotation est fonction de la 1 3 précision des mesures recherchées. La vitesse de rotation de l'organe rotatif, c'est-à-dire la vitesse de rotation des moyens 7 et 8, est comprise approximativement entre 0,5 et tours par minute. Pendant la mesure, la personne à mesurer doit rester immobile pendant environ 5 à 30 secondes. Cette durée varie selon la cons- truction de l'appareil. Le temps nécessaire pour analyser les données, bien qu'il varie en fonction du nombre de mesures obtenues, est beaucoup moins long que dans le passé parce que l'analyse s'effectue automatiquement à l'aide d'un calcula- teur. Normalement, les données peuvent être traitées en quelques minutes. Conformément à la présente invention, il est préférable qu'au moins les moyens 7 et 8, le sol 4 et l'organe rotatif 5 soient logés dans la cabi- ne 1. Cela permet d'éviter des perturbations psychologiques de la personne à * mesurer lors de la mesure et procure une valeur commerciale accrue à l'appa- reil de mesure. Le calculateur 14, l'unité de sortie 13 ou des accessoires tels que le compresseur 12 de la figure 1 peuvent également être logés dans la cabine 1. Pour la mise en oeuvre de la présente invention, on peut utiliser comme calculateur 14, un grand ordinateur, tel qu'une unité de traitement central ou un microcalculateur. En plus de la machine à écrire 13, on peut utiliser un dispositif de visualisation et autre comme unité de sortie. Si un appareil de mesure conforme à l'invention sert d'unité termina- le d'un système couture automatique, en combinaison avec un ordinateur, il est possible d'utiliser, en plus d'une machine à écrire, d'autres unités de sortie, telles qu'une visualisation, une machine à dessiner automatique pour dessiner des patrons de robe, une machine automatique pour couper les tissus, etc. En outre, si l'on utilise un appareil de mesure conforme à l'inven- tion en combinaison avec un ordinateur de taille moyenne comprenant un fichier de grande capacité, il est possible de réaliser un système de traitement de données permettant d'étudier les dimensions de corps d'un groupe de personnes et d'effectuer des examens de santé. Comme il ressort de ce qui précède, le terme "modèle de silhouette grandeur nature" ou "silhouette grandeur nature", utilisé dans la présente description, désigne une silhouette graphique grandeur nature obtenue en sou- mettant la totalité ou une partie d'un corps humain à une irradiation par un faisceau de rayons parallèles et en projetant le faisceau sur un écran pla- naire perpendiculaire au faisceau et matérialisé par une multiplicité de points d'éléments d'image. Le modèle est introduit dans le calculateur sous forme de données numériques à deux valeurs. Les points des éléments d'image sont constitués par des points de réseau disposés à des intervalles égaux par exemple, à des intervalles de 3 mm tant horizontalement que verticalement dans le cas du mode de réalisation illustré, selon une disposition correspon- dant à la disposition des éléments de détection de lumière séparés. Les corps à mesurer conformément à la présente invention comprennent le corps humain, ou des mannequins en gypse, c'est-à-dire des modèles de corps humains. Ainsi, ils comprennent des modèles de corps humains de grandeur nature ou à une échelle réduite, des modèles de parties du corps humain, telles que la moitié supérieure ou inférieure du corps, de la tête, de la main, de la jambe, etc. Er-mesnrant les dimensions de ces modèles, on peut étu- dier l'équilibre et les proportions de corps humains et des diverses parties de ceux-ci. Comme il ressort de ce qu'il précède, la présente invention se carac- térise par l'obtention de données relatives aux dimensions réelles et par la prise de modèles de silhouette grandeur nature pour chaque petit angle de ro-. tation, ce qui le distingue nettement des procédés connus de mesures des di- mensions du corps humain. L'analyse du logiciel par calculateur conformément à l'invention fournit non seulement des mesures de longueur linéaire et de longueur circonférentielle ou périphérique mais aussi des reproductions de formes en section du corps humain selon une direction horizontale ou verti- cale. Une analyse combinée de ces données permet d'obtenir des mesures dési- rées suivant trois dimensions du corps humain. En bref, grâce à la présente invention, on peut obtenir des mesures suivant trois dimensions du corps humain automatiquement, rapidement et avec précision sans la mise en contact d'un appareil de mesure quelconque avec le corps humain. Lorsqu'il s'agit d'un système de couture automatique de vête- ment, l'invention permet de mettre en oeuvre, en un temps court, un procédé continu grâce à la possibilité de prendre des mesures pour réaliser des pa- trons. L'invention permet également, à toutes fins utiles, d'investiguer et classer les types de corps. L'appareil de la présente invention convient en outre à étudier les enfants et les adultes pour suivre la croissance de leur corps et s'avère par conséquent utile pour contrôler la santé. L'inven- tion présente par conséquent divers avantages. Le procédé de mesure conforme à l'invention sera décrit à l'aide des exemples suivants dans lesquels on utilise, comme calculateur, un micro- calculateur du type INTEL 8085 (INTEL Corp., U.S.A.), à mémoire tampon de 512K bits. Exemple I On a obtenu, à l'aide de l'appareil de mesure automatique représenté sur la figure 1, des modèles de silhouettesgrandeur nature du corps entier d'un joueur (mâle) de baseball âgé de 31 ans. On lui a demandé de rester de- bout, immobile pendant 13 secondes, tout nu à l'exception d'un slip, et ses pieds placés sur les empreintes 4a sur le sol fixe 4 en forme de disque, tout en plaçant ses mains sur la taille et pliant les coudes. On a obtenu ensuite 13 modèles de silhouettesgrandeur nature, d'abord directement par l'avant, ensuite à des intervalles de rotation angulaire de 150 et enfin directement par l'arrière. On a introduit les modèles automatiquement dans la mémoire du calculateur. Avant d'analyser les données, le calculateur a superposé le modèle avant et le modèle arrière l'un sur l'autre pour vérifier s'il a bougé. On a calculé les mesures des dimensions du corps nécessaires à la réalisation d'un vêtement à partir des données de modèles de silhouettes selon un programme automatique. On a effectué neuf mesures. On les voit sur les figures 3, à savoir: hauteur globale debout a, longueur globale posté- rieure b, hauteur de la fourche c, largeur d'épaules d, tour de poitrine e, tour de taille f, tour de hanche g, tour de cuisse h et tour de cheville i. Ces dimensions se divisent en deux catégories: des longueurs linéai- res telles que la hauteur debout, la longueur globale postérieure, la hauteur de la fourche et la largeur d'épaules, et des longueurs périphériques ou cir- conférencielles de la poitrine,de la taille, des hanches, de la cuisse et de la cheville, mesuréeshorizontalement. Pour déterminer la longueur linéaire, on dispose 2 points particu- liers dans les limites de la forme de la silhouette, et on détermine la dis- tance entre les deux points par analyse par calculateur. La précision de la mesure est telle que les erreurs intervenant se situent dans les limites de l'intervalle entre les points des éléments d'image, c'est-à-dire 3 mm. Du fait que le rapport entre la hauteur de la partie à mesurer (taille, hanche, etc.) depuis le sol et la hauteur debout de la personne se situe dans des limites déterminées, on détermine un point particulier de la forme de la silhouette dans ces limites pour déterminer la hauteur précise depuis le sol de la partie dont la longueur circonférentielle est à mesurer. En ce qui concerne les longueurs (largeur) des spectres des douze modèles de silhouettesà cette hauteur, supposons que les longueur xl, x2,... x.1 et xu2 correspondent aux positions angulaires 00, 15 ,... 1500 et 165 sur une certaine ligne dans le plan des éléments d'image. La longueur circonféren- tielle au niveau de la hauteur donnée, L, peut être calculée à partir de l'équation suivante: 12 L=( T x /12) x 7i (1) i=1I i La valeur est la même que celle obtenue à l'aide d'un mètre à ruban. La pré- cision de la mesure est telle que l'erreur intervenue se situe dans les li- mites des intervalles entre les points des éléments d'image, c'est-à-dire de 3 mm. Du fait que certains spectres de silhouettes sont absents pour cer- taines positions angulaires, les longueurs circonférentielles ont été déter- minées par une méthode d'interpellation de données appropriée. Il est facile pour une personne normale de rester immobile pendant environ 13 secondes. Toutefois, si la personne à mesurer bouge, on ne peut obtenir des mesures précises avec l'appareil conforme à l'invention. Par conséquent, la position doit être vérifiée rapidement par une méthode quel- conque. En ce qui concerne la présente invention, le modèle de silhouette avant et le modèle de silhouette arrière retournés sont supperposés l'un sur l'autre à cette fin. Cette méthode s'est avérée utile. Exemple 2 Comme pour l'exemple 1, on obtient douze modèle de silhouettes grandeur nature de mannequins grandeur nature d'une femme, d'abord directe- ment par l'avant et ensuite à des intervalles angulaires de 15 , à l'aide de l'appareil représenté sur la figure 1. Les modèles sont introduits successivement et automatiquement dans la mémoire du calculateur. Sur la base desdonnées de ces modèles,- on dessine la section trans- versale de la taille. Les spectres horizontaux des silhouettes pour les po- sitions angulaires respectives de la taille servent à réaliser le-dessin. Ainsi, les douze modèles de silhouettes fournissent ces spectres xn (n = 1, 2, 3,..., 12). Ces données sont représentées par (On, Xn) (2) o n = 1, 2, 3,..., 12, et On (angle de rotation) = (n - 1) x 15 . Du fait que le corps humain est symétrique par rapport à la ligne médiane verticale, le spectre xn peut être séparé en une partie de gauche et une partie de droite au niveau du centre de rotation des moyens de pro- jection de lumière 7 et des moyens de réception de lumière 8. Par rapport à un côté du centre de rotation du corps humain, les données ci-dessus peuvent être substituées aux données devant être obtenues à des intervalles angulai- res de 15 dans des limites de 0 à 3600. Les données peuvent être exprimées ainsi: (at, Pi) (3) o g représente 1, 2, 3,...., 24, et Pt représente le spectre de silhouette du côté droit ou du côté gauche du centre de rotation et aú (angle de rota- tion) est égale à (t - 1) x 150. On trouve la relation suivante entre les formules (2) et (3) Xi = Pi + Pi + 12 (4) o i représente 1, 2, 3,..., 12. Ainsi l'équation (4) représente la relation entre 0n et ag. Pour dessiner la section transversale de la taille, on utilise les données (3) selon un système de coordonnées orthogonaux quadratiques. Ainsi, y.sin at + r.cosat = Pî (5) o g représente 1, 2, 3,..., 24. Lorsque des équations s imultanées sont établies pour l'équation (5) par rapport à g et ú + 1, la solution est l'intersection de deux lignes pour t et g + 1. Ces intersections sont déterminées en succession, et les points médians entre les intersections voisines sont reliées par des lignes, ce qui permet de réaliser la section transversale. Du fait que certains spectres de silhouettes sont absents pour certaines positions angulaires dans ce cas aussi, on peut utiliser une méthode de compensation de données approprlee. La méthode de réalisation décrite peut être utilisée pour diverses régions du corps humain. REVENDICATIONS 1. Procédé pour mesurer les dimensions de la totalité ou d'une partie déterminée d'un corps humain ou corps analogue, caractérisé en ce qu'il consiste à placer le corps en position immobile entre au moins un dis- positif de projection de lumière (7) destiné à projeter des rayons et un dis- positif de réception de lumière (8) disposé en face du dispositif de projec- tion de lumière, à entraîner en rotation le dispositif de projection de lu- mière et le dispositif de réception de lumière autour du corps de façon qu'ils parcourent une distance angulaire globale déterminée, mais de manière intermittente en parcourant un petit angle à la fois, tout en maintenant le dispositif de projection de lumière (7) et le dispositif de réception de lu- mière (8) en face l'un de l'autre, à détecter un modèle de silhouette gran- deur nature du corps à chaque fois que les dispositifs sont entraînés en rotation pour parcourir le petit angle afin d'obtenir des mesures du fait que les moyens de réception de lumière reçoivent des rayons émis par les moyens de projection de lumière, et à analyser le modèle de silhouette grandeur na- ture sous forme de données. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dis- positif de projection de lumière (7) et le dispositif de réception de lumière (8) sont entraînés en rotation de 1800 autour du corps,relativement à celui- ci. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les rayons émis par le dispositif de projection de lumière (7) sont des rayons visibles, ultraviolets, infrarouges, ou laser. 4. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le corps est maintenu immobile, et le dispositif de projection de lumière (7) et le dispositif de réception de lumière (8) sont entraînés en rotation. 5. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le dispositif de projection de lumière (7) et le dispositif de réception de lumière (8) sont maintenus immobiles, et on fait tourner le-corps. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le mo- dèle de silhouette grandeur nature est analysé sous forme de données numéri- ques comprenant deux valeurs. 7. Appareil pour mesurer les dimensions de la totalité ou d'une partie déterminée du corps humain ou d'un corps analogue, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un dispositif de projection de lumière (7) destiné à projeter des rayons, un dispositif de réception de lumière (8) disposé en face du dispositif de projection de lumière (7) pour recevoir les rayons émis par celui-ci afin de détecter un modèle de silhouette grandeur nature du corps, un élément de sol (4) prévu entre le dispositif de projection de lumière (7) et le dispositif de réception de lumière (8) sur lequel est pla- cé le corps, et un organe rotatif (5) destiné à entraîner en rotation le dispositif de projection de lumière (7) et le dispositif de réception de lu- mière (8) autour du corps, et relativement à celui-ci de manière intermit- tente pour parcourir un petit angle à la fois tout en maintenant le disposi- tif de projection de lumière (7) et le dispositif de réception de lumière (8) disposés l'un en face de l'autre. 8. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que le plan de projection de lumière du dispositif de projection de lumière (7) et le plan de projection de lumière du dispositif de réception de lumière (8) sont disposés parallèlement l'un à l'autre. 9. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que le dispositif de projection de lumière (7) et le dispositif de réception de lu- mière (8) sont montés sur l'organe rotatif (5) de façon à tourner avec lui, tandis que l'élément de sol (4) est fixe. 10. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'or- gane rotatif (5) constitue l'élément de sol (4) et le dispositif de projec- tion de lumière (7) et le dispositif de réception de lumière (8) sont prévus non rotatifs. Il. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que le dispositif de projection de lumière (7) comprend une pluralité d'éléments d'émission de lumière séparés et le dispositif de réception de lumière (8) comprend une pluralité d'éléments de détection de lumière séparés. 12. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que le dispositif de projection de lumière (7) et le dispositif de réception de lumière (8) sont montés sur un cadre mobile (6) de façon à pouvoir se dépla- cer avec lui. 13. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comprend une pluralité de dispositifs de projection de lumière (7) espacés les uns des autres dans un plan vertical, un nombre correspondant de dis- positifs de réception de lumière (8) espacés les uns des autres dans un plan vertical, chaque dispositif de projection de lumière (7) comprenant une plu- ralité d'éléments d'émission de lumière disposés en ligne droite, chaque dispositif de réception de lumière (8) comprenant une pluralité d'éléments de détection de lumière disposés en ligne droite, et un cadre mobile (6) des- tiné à porter les dispositifs de projection de lumière (7) et les dispositifs de réception de lumière (8) de façon à pouvoir se déplacer avec lui. 14. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que le dispositif de projection de lumière (7), le dispositif de réception de lu- mière (8), l'élément de sol (4) et l'organe rotatif (5) sont logés dans une cabine (1).