La présente invention concerne les procédés d'ouverture successive et de traitement complexe des roches entourant un puits, plus précisément les procédés de perforation par jet hydraulique abrasif d'un tubage de puits et de fracturation hydraulique ultérieure de louche productrice. Le procédé proposé est de préférence appliqué à la fracturation hydraulique des couches gazifères et pétrolifères dans les gisements multicouches ou à une seule couche de grande épaisseur. En outre, le procédé proposé peut être utilisé pour n'importe quel-genre de traitement de la couche, par exemple par l'acide chlorhydrique, par l'acide et la boue, par le méthanol, ou pour le traitement de la couche par des agents tensio-actifs ou par d'autres substances. Le procédé proposé permet aussi de créer le nombre nécessaire de fissures de fracturation hydraulique disposées à une distance prédéterminée entre elles, faites durant une course des tubes de pompage à l'intérieur du puits sans avoir recours à des garnitures d'étanchéité ou "packers'r. Lors de l'exploitation des gisements multicouches et des gisements à une seule couche de grande épaisseur, par exemple de gaz ou de pétrole on a parfois besoin d'augmenter le débit de gaz ou de pétrole. Ce problème peut entre résolu par différents procédés. Suivant un procédé connu, on réalise la fracturation hydraulique de la couche en laissant sous tubage la partie du puits passant par la ou les couches productrices dont il est nécessaire d'augmenter le débit en gaz ou en pétrole et on injecte sous pression dans le puits le milieu liquide indispensable pour effectuer la fracturation hydraulique de la couche. Dans ce cas, une ou plusieurs fissures de fracturation hydraulique~ se forment dans la partie- la plus affaiblie de la couche. Les études réalisées montrent qu'en présence de plusieurs couches, chaque couche est caractérisée par des propriétés différentes. Toutes les couches ne reçoivent pas le milieu liquide injecté dans le puits, pour réaliser la fracturation hydraulique, et pas toutes les couches des puits exploités fournissent le pétrole. Par conséquent, lors de l'exploitation des gisements comportant plusieurs couches ou une seule couche de grande épaisseur, et dans lesquels il est nécessaire de réaliser un traitement individuel de chaque couche ou d'un intervalle de couche de grande épaisseur, on utilise un procédé d'ouverture successive des couches productrices ou des intervalles d'une couche de grande épaisseur.Par "intervalle" de la couche de grande épaisseur on entend la distance entre les fissures de fracturation hydraulique qu'il faut créer pour augmenter la productivité en pétrole de la couche de grande épaisseur. Lors de la fracturation hydraulique successive de la couche, les fissures de fracturation hydraulique sont créées en des endroits préalablement choisis de la couche de grande épaisseur ou de plusieurs couches ouvertes au moyen d'un seul puits t. Les endroits de formation des fissures de fracturation hydraulique peuvent être choisis suivant les courbes de diagraphie. Un autre procédé connu de fracturation hydraulique d'une couche de grande épaisseur consiste à perforer (à former des orifices) le tubage du puits au niveau du plus bas des endroits choisis pour la formation des fissures de fracturation hydraulique. La perforation est réalisée par différents procédés. On peut avoir recours à une perforation par jets de liquide contenant une charge de matière abrasive, à une perforation par explosion cumulative ou bien à un autre procédé connu de perforation. Apres avoir réalisé les orifices dans le tubage du puits, on fait descendre dans ce dernier les tubes de pompage munis d'une garniture d'étencheité, et, en injectant dans le puits le liquide sous pression de fracturation hydraulique, on réalise la fracturation hydraulique de la couche. Ensuite, l'intervalle de la couche comportant la fissure de fracturation hydraulique formée est rempli de sable, les tubes de pompage munis de la garniture d'étanchéité sont montés en surface et le tubage du puits dans l'intervalle suivant de la couche productrice est perforé. Après cela, on fait descendre de nouveau dans le puits les tubes de pompage avec la garniture d'étanchéité et on réalise la fracturation hydraulique de la couche du deuxième intervalle. En suivant le même ordre des opérations, on réalise la fracturation hydraulioue dans tous les intervalles choisis de la couche. Selon un autre procédé, avant de réaliser la perforation du tubage du puits, on remplit ce dernier de boue de craie. Ensuite on fait descendre dans le puits les tubes de pompage avec un perforateur à jet hydraulique abrasif que l'on dispose en face de la plus basse des couches productrices à traiter. Il en résulte qu'après la réalisation de la perforation, dans la roche sont formés des canaux disposés uniformément dans un mEme plan. Après cela on fait remonter à la surface les tubes de pompage avec le perforateur, on fait descendre dans le puits les tubes de pompage avec la garniture d'étanchéité, que l'on dispose plus-haut oue l'intervalle perforé, et on réalise la fracturation hydraulique de la couche à l'endroit entaillé. Ensuite-les tubes de pompage-avec la garniture d'étanchéité est monté en surface et dans le puits-sont redescendus les tubes avec le perforateur, que l'on dispose en face de l'intervalle suivant, et on réalise la perforation. Une fois obtenu le nombre requis de fissures de fracturation hydraulique des couches, on fait descendre le tubage de pompage jusqu'au fond du puits et on lave le puits.Afin d'éliminer la boue de craie des couches et le cake de craie de la surface des canaux de perforation formés dans le tubage du puits, celui-ci et traité avec de l'acide chlorhydrique. Ensuite le puits est soufflé et mis en exploitation. Il existe aussi un procédé de fracturation hydraulique successive de la couche, réalisée de haut en bas du puits et qui consiste en ce que, au début, on traite l'intervalle le plus haut de la couche, ensuite, en installant la garniture d'étanchéité plus bas que la fissure de fracturation hydraulique, on sépare du reste du puits la fissure de fracturation hydraulique formée, et enfin on procède à la fracturation hydraulique du deuxième intervalle de la couche. Les opérations se répètent jusqu'à la formation d'un nombre prédéterminé de fissures de fracturation hydraulique. On connart aussi un procédé dans lequel on fait descendre dans le puits, jusqu'à une profondeur donnée, un perforateur cumulatif, dans le corps d'aluminium duquel sont disposées six charges. Dans le tubage du puits sont perforés trois orifices de deux côtés opposés de façon que les canaux de perforation de chaque côté se croisent en un point. Après cela on fait descendre dans le puits les tubes de pompage avec la garniture d'étanchéité et on réalise la fracturation hydraulique de la couche. Pour former la fissure suivante, on isole la première avec du sable ou par d'autres procédés connus et on répète avec du sable ou par d'autres procédés connus et on répète les opérations mentionnées. On utilise aussi unprooédd de fracturation hydraulique de la couche, dans lequel on découpe dans le tubage du puits et dans la roche des encoches de guidage en V disposées à l'endroit où l'on doit réaliser la fissure de fracturation hydraulique. A cet effet, on descend dans le puits, au moyen de tubes de forage, un outil coupant auquel sont fixes des couteaux. Sous la pression du liquide injecté, les couteaux se déplacent en avant et, à la rotation de l'outil, le tubage du puits et la roche sont entaillés. Ensuite, les tubes de forage avec l'outil coupant sont montés en surface, les tubes de pompage avec la garniture ald*anehéitd sont descendus dans le puits, et on procède à la fracturation hydraulique de la couche. La fissure suivante est réalisée par le même procédé après isolement temporaire de la fissure réalisée précédemment. Dans les procédé décrits ci-dessus, pour créer chaque fissure de fracturation hydraulique, on doit réaliser sucfessive- ment trois opérations : perforation du tubage du puits, fracturation hydraulique de la couche et isolement temporaire de la fissure formée. Dans les gisements multicouches et les gisements à une seule couche de grande épaisseur, la réalisation de ces opérations s'accompagne d'un grand nombre de manoeuvres de descente et de montée des tubes de pompage, étant donné que leur nombre augmente proportionnellement au nombre des couches ou d'intervalles de couche épaisse à traiter.L'inconvénient de tous ces procédés réside dans le fait que leur réalisation pratique exige beaucoup de -main-d'oeuvre et qu'il n'est pas contrôlable du point de vue de l'ouverture de la fissure à l'endroit prédéterminé de la couche. Or, dans la pratique de l'extraction du gaz et du pétrole, la possibilite de former des fissures aux endroits prédéterminés, choisis suivant les courbes de diagraphie, a une grande importance. Actuellement on connaît un procédé de réalisation d'orifices dans un tubage de puits au moyen de perforations par jet hydraulique abrasif à des profondeurs différentes, qui consiste à faire descendre dans le puits un perforateur hydraulique muni de buses résistant à l'usure par abrasion, à le fixer à l'intérieur du puits et à pomper, sous une pression suffisante pour former les orifices dans les parois du tubage du puits, un Liquide contenant une matière abrasive. Quand les orifices dans les parois du tubage du puits sont faits, on augmente la pression du liquide injecté à travers les buses, ce qui force les buses de se déplacer en avant jusqu'à ce qu'elles s'appuient sur les parois du tubage du puits.Lorsque les buses sont ainsi serrées contre les parois du tubage du puits, on augmente la pression du liquide injecté à travers les buses jusqu'à la fracturation hydraulique de la couche. Dans ce procédé, l'orifice forme dans la paroi de la colonne de tubage a une forme irrégulière quelconque, d'où il résulte oue lors de la réalisation de la fracturation hydraulique, de la couche, le liquide se trouvant dans ltespace situé au-delà de la colonne de tubage revient dans celle-ci, ce qui abaisse l'efficacité de la fracturation hydraulique de la-couche, étant donné nue pour la fracturation hydraulique des la couche n'est utilisée qu'une partie de l'énergie cinétique du jet de liquide contenant la matière abrasive. En outre, ce procédé comprend des opérations supplémen tares visant à porter la pression du liquide injecté à travers les buses jusqu'à la valeu * écessaire pour réaliser la fracturation hydraulique de la couche après la formation des orifices dans les parois du tubage du puits. Le but de la présente invention est de remédier aux inconvnients mentionné s. Un autre but de la présente invention est d'accroître l'efficacité de la fracturation hydraulique de la couche par pompage, à travers les buses, du liquide contenant la charge de matière abrasive, et de diminuer le nombre d'opérations relatives à la perforation et la fracturation hydrauliques de la couche. De plus, la présente invention a pour but d'éviter l'utilisation de garniture d'étanchéité lors de la fracturation hydraulique de la couche. A cet effet, l'invention se propose de créer un procédé d'ouverture successive de couches productrices au moyen d'un liquide contenant une matière abrasive et pompé à travers deS buses, dans lequel presque toute l'énergie cinétique du jet de liquide contenant la matière abrasive serait utilisée pour la création de la pression de fracturation hydraulique de la couche productrice. Ce problème est résolu du fait que contre les parois du tubage du puits, en face de l'endroit prédéterminé de formation de la fissure de fracturation hydraulique, on serre étroitement des buses dont le canal les traversant de part en part à un diamètre qui, à un débit constant prédéterminé du liquide contenant la matière abrasive à pomper, assure une pression suffisante pour réaliser la fracturation hydraulique de la couche, on crée, à un débit constant du liquide contenant la matière abrasive et pompé à travers les buses, une pression suffisante pour former un orifice dans la paroi du tubage du puits, mais non inférieure à la pression de fracturationhydraulique de la couche avant la formation dans la paroi du tubage du puits, d'un orifice ayant un diamètre sensiblement égal au diamètre des canaux pratiqués de part en part dans les buses, et, après la formation de l'orifice, on change le débit du liquide contenant la matière abrasive et pompé à travers les buses, en créant dans la couche au moins une pression constante non inférieure à la pression de fracturation hydraulique de la couche productrice. Le fait que lors de la réalisation du procédé de l'invention on serre étroitement les buses contre les parois du tubage du puits permet de créer dans les parois des orifices ayant un diamètre sensiblement égal à celui des canaux des buses, et par conséquent d'utiliser à peu près toute l'énergie cinétique du Set de liquide pompé à travers les buses pour réaliser la fracturation hydraulique de la couche. En outre, la réalisation simultanée des opérations visant à pratiquer les orifices dans les parois du tubage du puits et à assurer la fracturation hydraulique de la couche, permet de réaliser, durant une course de ltéquipement utilisé, l'ouverture successive des couches productrices dans les gisements multicouches ou de plusieurs intervalles d'une couche dans les gisements à une seule couche de grande épaisseur. Dans l'exposé qui va suivre, l'invention est expliquée par la description d'un exemple de réalisation non limitatif illustré par les dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente schématiquement une buse serrée contre la colonne de tubage lors de la formation de la fissure de fracturation hydraulique - la figure 2 est un banc d'essai pour étudier les caractéristioues hydrauliques des buses ; - la figure 3 est un graphique représentant la variation de la pression dans la couche productrice au-delà du tubage du puits, créée par le liquide pompé à travers les bustes, en fonction de l'aire de section transversale du canal pratiqué de part en part dans la buse et de l'orifice formé dans la paroi du tubage du puits ;; - la figure 4 représente la variation de la pression au-delà du tubage du puits en fonction du rapport des aires de section transversale des canaux centraux pratiqués de part en part dansa buse - la figure 5 représente la position du dispositif dans le puits pour réaliser la perforation et la fracturation hydrauli que ; - la figure 6 représente un puits où se trouve le dispositif pour réaliser la'perforation et la fracturation hydrauliques, et la fissure de fracturation hydraulique déjà formée ;; - la figure 7 représente la position du dispositif pour réaliser la perforation et la fracturation hydrauliques lors de la formation d'une deuxième fissure de fracturation hydraulique - la figure 8 est un schéma illustrant la disposition de ltéPuipement installé pour la réalisation du procédé proposé d'ouverture des couches - la figure 9 est un graphique représentant les variations dans le temps, de la pression, du débit et de la concentration du sable dans le liquide lors de la réalisation de la perforation hydraulique du tubage du puits et de la fracturation hydraulique de la couche. Le procédé proposé est réalisé de la façon suivante. En tenant compte des caractéristiques géologiques des couches productrices, on détermine les profondeurs nécessaires et le nombre requis de fissures de fracturation. En cas de couches airant une grande épaisseur, on détermine le nombre indispensable de fissures de fracturation hydraulique à réaliser dans cette couche, et en cas de présence de plusieurs couches on détermine le nombre requis de fissures à former dans chaque couche. Ensuite on prépare pour la descente dans le puits déjà tubé le dispositif au moyen duquel on réalisera successivement la perforation et la fracturation hydrauliques de la couche. Ce dispositif peut être, par exemple, un dispositif déjà connu, servant au traitement des roches entourant un puits. Comme éléments devant obligatoirement faire partie d'un tel dispositif, sont utilisées des buses en matériau résistant à l'usure par abrasion, à travers lesquelles sera pompé le liquide contenant la matière abrasive. On détermine d'après l'expression suivante le poids spécifique minimum, admissible pour réaliser en toute sécurité l'ouverture de la couche productrice, du liquide à matière abrasive utilisé pour la perforation hydraulique : t H (1) dans laquelle : X est le poids spécifique du liquide contenant la matière abrasive (kg/cm3) p' est la pression de couche (kg/cm2) est le coefficient de dépassement de la valeur de la pression hydrostatique par rapport à la valeur de la pression de couche lorsque H lorsque H > 1200 m, on a&alpha;;= 1,05 - 1,10, H étant la profondeur à laquelle se situe l'endroit choisi pour former la fissure de fracturation. En tenant compte du débit de liquide prévu pour assurer la fracturation hydraulique, on choisit des buses appropriées dont le diamètre du canal central pratiqué de part en part Est déterminé suivant l'expression dans laquelle : d désigne le diamètre du canal central de part en part de la buse (cm) ; Q désigne le débit de liquide qu'il faut assurer pendant la fracturation hydraulique (cm3/s) ; G est le coefficient adimensionnel de débit du liquide ;; - désigne le poids spécifique du liquide pour la concentration prévue de sable dans le jet (kg/cm3) g désigne l'accélération de la pesan-teur (cm/s2) tP1 3 exprime la chute de pression à l'intérieur des buses, (kg/cm2), qui est égale à la différence des pressions du liquide avant son entrée dans la buse et à la sortie de cette dernière. Les études réalisées avec 11 emploi d'un banc d'essai ont montré que la valeur de la pression créée au-delà la colonne de tubage lors de la perforation par jet abrasif dépend d'une série de facteurs, y compris de la chute de pression dans la buse, c'est-a-dire la différence des pressions du jet de liquide en amont de la buse et en aval ote cette dernière, ainsi que de l'aire de section transversale de l'orifice pratiqué dans la paroi de la colonne de tubage, En cas de perforation par jet abrasif réalisée suivant le procédé proposé, un orifice d'un diamètre prédéterminé peut titre obtenu.C'est pourquoi les facteurs dont dépend la valeur de la pression maximale admissible au-delà de la colonne de tubage peuvent être choisis ou modifiés par utilisation de buses ayant les caractéristiques hydrauliques appropriées et par variation de la chute de pression à l'intérieur de ces buses L'égalité des diamètres des orifices effectués dans la paroi du tubage du puits et des diamètres des canaux pratiqués e part en part dans les buses est nécessaire pour que sensiblement toute l'énergie cinétique du jet de liquide pompé à travers les buses soit utilisée pour créer une pression dynamique dans la couche productrice et, par conséquent, soit transformée en pression de fracturation hydraulique. La valeur de cette pression est en fonction directe du rapport existant entre l'aire de section transversale du anal pratiqué de part en part dans la buse à travers laquelle est pompé le liquide à matière abrasive et l'aire de sectiontransversale de l'orifice réalisé dans la paroi du tubage du puits. Les auteurs de l'invention ont constaté qu'il existe le rapport suivant entre la pression dans la couche productrice au-delà du tubage du puits, créée par le liquide à matière abrasive pompé à travers les buses et les aires de section transversale du canal pratiqué de part en part dans la buse et de l'orifice ménagé dans la paroi du tubage du puits, ainsi qu'entre cette pression et la chute de pression à l'intérieur de la buse : : où P est la pression à l'intérieur du canal de perforation, nécessaire pour la formation de la fissure de fracturation hydraulique (kg/cm2) ; PH désigne la pression hydrostatique à l'intérieur de la colonne de tubage à la profondeur de la formation de la fissure de fracturation hydraulique (kg/cm2) AP1 3 exprime la chute de pression à l'intérieur de la buse (kg/cm2), qui est égale à la différence P1 - P3, où P1 désigne la pression du liquide en amont de la buse, et P3, la pression du livide à la sortie de cette dernière fl désigne l'aire de section transversale I-I (figure 1) du canal traversant la buse de part en part (cm2) f3 est l'aire de section transversale III-III de l'orifice dans la paroi de la colonne de tubage (cm2) G1,2 et G3 sont les coefficients adimensionnels de vitesse, dont les valeurs dépendent des caractéristiques hydrauliques des buses. Par '1caractéristiques hydrauliques" des buses on entend la variation de la pression créée au-delà de la colonne de tubage ant paramètres donnés du processus, en fonction des dimensions des canaux pratiqués de part en part dans les buses. La figure 1 représente schématiquement la buse 1 en position de fonctionnement, c'est-à-dire serrée contre le tubage 2 du puits. Pendant le processus de perforation, le jet abrasif qui se forme dans le canal central 3 traversant la buse de part en part et ayant une aire de section transversale fl (section I-I) acquiert une vitesse V1 et une pression P1 et érode la paroi du tubage 2 suivant une surface f3 (section III-III) avec une vitesse V3 et sous une pression P3. Le fluide usé est évacué de l'endroit de perforation à travers dea canaux d'évacuation 4. Dans le tubage 2 se forment des orifices ayant des dimensions strictement conformes à celles prescrites et une aire de section transversale f3. Ensuite le jet pénètre dans l'espace au-delà du tubage du puits et perd de sa vitesse. La réduction de la vitesse du jet a pour effet d'élever la pression à l'intérieur du canal de perforation, ce qui entraîne.la fracturation de la couche. A la section Il-Il correspond une pression P2 à une vitesse V2 pratiquement égale à zéro, toute lténergie cinétique étant utilisée pour créer cette pression P2. Est considéré comme critère d'une caractéristique hydraulique optimale d'une buse ltobtention de la pression maximale possible au-delà de la colonne de tubage pour une chute de pression prédéterminée à l'intérieur de cette buse. La valeur de cette pression est fonction directe du rapport existant entre les deux dimensions f1 et f3 de la buse et elle ne dépend pas de l'aire de section des canaux d'évacuation. Pour la déduction de la formule précitée on a eu recours aux suppositions suivantes - l'orifice perforé est de forme cylindrique et a une aire de section transversale égale à l'aire de section transversale du canal central pratiqué de part en part dans la buse suivant sa surface en contact avec le tubage du puits - le coefficient de non-uniformité des vitesses dans les sections de l'écoulement f1 et f3 est considéré comme étant -al à l'unité; Afin de vérifier l'admissibilité des formules de calcul déduites pour la réalisation des calculs pratiques, on a effectué des essais sur le banc illustré schématiquement sur la figure 2. A partir d'un groupe de pompage (non représenté) le liquide était amené à travers une tubulure 5 à la buse 1 à essayer, et était évacué en surface par une autre tubulure 6. A ltextrémité de la tubulure 6 on a monté une vanne 7 à l'aide de laquelle était réglée la pression à l'ihtérieur du banc d'essais. Au cours du travail avec emploi du liquide abrasif la vanne était complètement ouverte et reliée à une boîte à buses 8. Dans ce cas, à l'intérieur du banc d'essais, la pression était réglée par variation des diamètres des buses ou par variation du nombre de buses se trouvant dans la botte à buses. Aux tubulures 5 et 6 étaient reliés les manomètres 9 pour mesurer la pression créée : un manomètre était disposé en amont de la buse, et l'autre, en aval de l'éprouvette à perforer 10. Afin de réaliser les essais on a fabriqué des buses 1 dont le -rapport f1 était compris entre 0,1 et 1, et des éprouvettes 10 ayant des orifices de perforation correspondants. A l'intérieur du banc d'essais on a installé une buse 1 et une éprouvette 10 à rapports f7 prédéterminés, on a f3 complètement ouvert la vanne 7 et au moyen du groupe de pompage on a commencé à pomper de l'eau à travers la buse. Ensuite on a fermé prorressivement la vanne 7 jusqu'à ce que l'écoulement du fluide à partir des canaux de dérivation 4 de la buse 1 soit devenu faible. Dans cette position on a relevé les indications des manomètres 9.Les indications du premier manomètre 9 ont été considérées comme étant la chute de pression à la buse, tadis que les indications du deuxième manomètre ont été adoptées comme représentant la pression maximale pouvant être obtenue au-delà du tubage du puits pour la buse considér4o Les résultats des essais sont illustrés par le graphique représenté sur la figure 3. La ligne discontinue désigne la courbe théorique, et la ligne continue, la courbe expérimentale. Sur l'axe des abscisses sont portées les valeurs , , et sur l'axe 3 des ordonnées, la valeur Le graphique de la figure 3 montre que les données des essais concordent assez bien avec celles calculées. C'est pourquoi il est justifié d'utiliser les relations déduites pour les calculs pratiques. Lors de la déduction des équations calculées on a supposé que l'orifice de perforation obtenu est de forme cylindrique et que son aire de section transversale est égale à lire de section transversale du canal central 3 de la buse 1 suivant sa surface de contact avec le tubage 2. Afin de vérifier la justesse d'une telle supposition on a perforé au banc d'essai plusieurs éprouvettes en faisant usage à différents rapports ft . On a ainsi établique dans lesobstacles f3 se forment toujours des orifices de perforation f3 dont la forme et les dimensions sont les mêmes que celles du canal central 3 de la buse 1 à ltendroit où cette dernière se trouve en contact avec le tubage du puits, ce qui confirme la justesse de la supposition adoptée pour les calculs. En utilisant le même banc d'essai on a déterminé aussi la pression qui doit être créée à l'intérieur du canal de perforation avant l'ouverture de B fissure de fracturation hydraulique (quand le volume total du fluide est encore éjecté à travers les canaux d'évacuation 4)des buses 1 vers l'intérieur du tubage du puits. A cet effet, on a installé sur le banc une buse et une éprouvette à rapports f1 prédéterminés. Après avoir 3 complètement fermé la vanne 7, on a pompé de l'eau à travers la buse 1, en accélérant progressivement la cadence d'injection de l'eau jusqu'à l'obtention, en amont de la buse, d'une pression de 300 kg/cm2. En même temps on a relevé les indications du manomètre 9 monté en aval de l'éprouvette 10.Les essais ont été effectués dans une gamme de variations du rapport fl f1 comprise entre 0,1 et 1. f3 Les résultats des essais ressortent du graphique montré sur la figure 4, où sur l'axe des abscisses est porté le rapport f1 , et sur l'axe des ordonnées, la pression P 3 en atmosphere. La courbe L illustre la pression en amont de la buse et la courbe B représente la relation entre la pression existant au-delà de la colonne de tubage et la variation du rapport des aires de section transversale du canal central 3 de la buse 1. Le graphique de la figure 3 montre qu'avant la formation delta fissure de fracturation hydraulique, la pression créée dans le canal de perforation est considérablement plus élevée que la valeur maximale de la pression pouvant être atteinte au-delà du tubage du puits après la formation de la fissure de fracturation (lorsque l'écoulement du fluide à travers les canaux d'évacuation 4 des buses 1 vers l'intérieur du tubage 2 est arrêté). Dans la pratique, la pression réelle créée à l'intérieur du canal de perforation est encore plus élevée (cette élévation estXgale à la valeur des pertes de pression lors de l'écoulement du liquide à travers l'espace entre les tubes). Cela représente un avantage de plus du procédé faisant l'objet de l'invention, étant donné qu'avant l'ouverture de la fissure de fracturation hydraulique on a généralement besoin d'une pression plus élevée que la pression nécessaire après la formation de la fissure de franturation hydraulique. Le graphique de la figure 3 représentant la relation trouve par les inventeurs, montre qu'avec l'augmentation de l'aire desection transversale de l'orifice réalisé dans la paroi du tubage 2, la valeur de la pression pouvant etre atteinte dans la couche productrice diminue, la pression maximale étant obtenue lorsque le rapport entre l'aire de section transversale f1 du canal central 3 de la buse et l'aire de section transversale f3 de l'orifice réalisé dans la paroi du tubage du puits est égal à 0,82. Or, pour obtenir la pression maximale de fracturation hydraulioue de la couche productrice, dans la paroi du tubage du puits doivent être faits des orifices ayant une aire donnée de section transversale (f3 = 1,22f1). Ceci est obtenu du fait qu'après la descente dans le puits 11 du dispositif 12 (figure 5) au moyen duquel sera réalisée la fracturation hydraulique de la couche productrice 13, les buses 1 à travers lesquelles est pompé le fluide contenant la matière abrasive sont étroitement serrées contre la paroi du tubage 2.Dans la paroi du tubage 2 se forme alors un orifice dont le diamètre est égal au diamètre de l'extrémité de sortie du canal ménagé de part en part dans la buse 1. Dans le liquide pompé à travers les buses 1 estaintenue une pression qui n'est pas inférieure à la pression de fracturation hydraulique de la couche, la pression nécessaire du fluide contenant la matière abrasive pompée étant déterminée suivant la formule susmentionnée. La pression du fluide pompé à travers les buses est maintenue à une valeur constante non inférieure à la pression defracturation hydraulique. Gela peut être atteint par variation du débit du liquide à matière abrasive pompé à travers les buses. Après la formation de l'orifice dans la paroi du tubage 2, le liquide contenant la matière abrasive commence à arriver dans la couche 13. La pression sous laquelle est pompé le liquide assure la fracturation hydraulique de la couche 13 et la formation d'une fissure 14 de fracturation hydraulique (figure 6). Au moment de la formation de l'orifice dans la paroi du tubage 2 et de la fracturation hydraulique de la couche 13 correspond la cessation de l'écoulement du liquide à partir du puits 11, nui, lors de la perforation hydraulique de la paroi du tubage 2, s'écoulait de la cavité intérieure dudit tubage. D'après cet indice et aussi d'après la chute de pression brusaue, on constate que la fracturation hydraulique est réalisée et on commence à augmenter la quantité de sable amenée dans le liquide pour le pompage. L'injection du sable a pour but de prévenir la fermeture de la fissure de fracturation hydraulique lorsque le processus de fracturation hydraulieue proprement dit est terminé. Lorsque la quantité nécessaire de sable est pompée on vesse le pompage et on procède à la formation de la fissure de fracturation hydraulique suivante. A cet effet, le dispositif 12 au moyen duquel est réalisée la fracturation hydraulique est disposé en face de l'endroit choisi pour la formation de la fissure 15 de fracturation hydraulique suivante (figure 7) et on répète le processus décrit ci-dessus. Après la formation des fissures de fracturation hydraulique, la couche peut être soumise à différents traitements, exemple à un traitement à l'acide chlorhydrique, au cours duquel ce dernier est pompé dans la couche à travers les mimes buses, ou bien à un traitement à l'acide à boue ou au méthanol, au cours duquel les liquides correspondants sont pompés dans la couche. Les essais expérimentaux et industriel s du procédé faisant l'objet de l'invention ont été effectués dans un puits à colonne de tubage de 114 mm. Le puits 16 (figure 8) a étéequipé d'un presse-étoupe 17 de tête de puits, d'une vanne 18 disposée sur la ligne d'injection, d'une vanne spéciale 19 pour régler la pression dans le puits, de vanne 20 et d'un manomètre 21. Les tubes 22 étaient reliés aux groupes de pompage, et les tubes 23, à un mélangeur de sable. Le dispositif au moyen duquel le procédé proposé a été réalisé, pourvu de trois buses à canaux centraux les traversant de part en part, dont le diamètre était égal à 6 mm, fi étant égal à 0,5, a été descendu au moyen de tubes de pompage à une profondeur de 600 m. Les groupes de haute pression étaient reliés au puits de façon que la communication se trouvant en surface pen-ette de réaliser aussi bien la circulation directe que lacirculation inverse du liquide. On a commencé à pomper dans la couche le fluide contenant la matirire abrasive. Comme matière abrasive était utilisé le sable fourni par le mélangeur correspondant. Tous les paramètres du processus ont été enregistrés et sont portés sur le graphique représenté sur la figure 9. Sur l'axe des abscisses est porté le temps t en minutes, et sur l'axe des ordonnées, la concentration C du sable dans le liquide, en grammes par litre, la pression P en kg/cm2 et le débit Q en 1/s. Les courbes Q, P et C du graphique representent respectivement la variation dans le tes du bit, de la pression et de la concentration du fluide en sable. Au bout de 7 minutes, pour un débit constant Q=14 1/s, la pression P a diminué de 210 k7cm2 à 170 kg/cm2. La quantité de liquide s'écoulant à partir du puits a brusquement diminué. Tout cela indiquait que dans la paroi du tubage du puits étaient normés les orifices et que la formation d91a fissure de fracturation hydraulique avait commencé. Après la formation de la fissure de fracturation hydraulique on a changé le débit du liquide de façon à maintenir constante la pression dans la couche productrice. En entre temps on a augmenté jusqu'à 740 g/l % concentration du sable dans le liquide pompé. se cette façon, 19 tonnes du sable ont été pompées dans la fissure de fracturation hydraulique formée. Une fois remplie de sable la fissure de fracturation hydraulique créée, le dispositif au moyen duquel avaient été réalisées la perforation et la fracturation hydrauyliques de la couche infrieure a été monté au niveau e la couche suivante se trouvant plus haut, et toutes les opérations ont été répétées. De cette façon, 11 fissures de fracturation hydrauli ue ont été formées dans un seul puits au cours d'une course de l'équipement utilisé. L'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation decrit et représente qui n'a été donné qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ai si Que leurs com@inaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre de la revendication ni suit. REVEmDICAPION Procédé d'ouverture successive de couches productrices, du type conststant à créer des fissures de fracturation hydraulique dans les couches après la formation d'orifices dans les parois du tubage d'un puits au moyen d'un liquide contenant une matière abrasive pompé sous pression à travers des buses, caractérisé en ce que contre les parois du tubage du puits, en face de l'endroit choisi pour la formation de la fissure de fracturation hydraulique, on serre étroitement des buses dont le canal les traversant-de part en part a un diamètre qui, pour un débit constant prédéterminé du liquide matière abrasive pompé, assure une pression suffisante pour réaliser la fracturation hydraulique de la couche, on crée, pour un débit constant du liquide à matière abrasive pompé à travers les buses, une pression qui est suffisante pour former-des orifices dans la paroi du tubage du puits, mais qui n'est pas inférieure à la pression de fracturation hydraulique de la couche avant la formation, dans la paroi du tubage du puits, d'un orifice ayant un diamètre sensiblement égal au diamètre desdits canaux des buses, et, après la formation de l'orifice, on change le débit du liquide à matière abrasive pompé à travers les buses,- én créant dans la couche une pression sensiblement constante, non inférieure à la pression de fracturation hydraulique de la couche productrice.