La présente invention concerne un appareil de répartition au sol d'engrais ou d'amendements présentés sous forme pulvérulente ou en granulés. On connaît déjà des dispositifs de répartition recevant la matière à épandre contenue dans une trémie montée sur un véhicule agricole et qui se composent d'un organe de répartition s'étendant perpendiculairement à la direction de déplacement, en position de travail, et pouvant se démonter ou se replier au-dessus du véhicule sur lequel ils sont montés. En général, de tels organes de répartition sont en trois parties : une partie médiane fixe et deux parties latérales repliables sur la partie médiane. De tels appareils sont d'un cot de fabrication particulièrement élevé et d'une mise en oeuvre peu facile. En outre, la présence de la partie médiane de 1 t organe de répartition empêche toute commande séparée des deux parties latérales et donc ne permet pas de réaliser une répartition différente d'engrais sur les parties gauches et droites de I'appareil. D'autre part, dans chacune des parties latérales, la quantité de matiere à épandre diminue au fur et à mesure que l'on se rapproche de l'extrémité extérieure du véhicule, et, en conséquence, il est très difficile d'obtenir une répartition uniforme de l'engrais ou de l'amendement. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients en créant un appareil de répartition au sol d'engrais ou d'amendements simple , d'un prix de revient relativement faible, et pouvant se replier en position de repos de façon à ne pas dépasser le gabarit autorisé. A cet effet, la présente invention concerne un appareil de répartition au sol d'engrais ou amendements, caractérisé en ce qu'il comporte un organe de répartition constitué par une rampe gauche et une rampe droite pouvant prendre une position de travail dans laquelle il est perpendiculaire à la direction de déplacement du véhicule porteur et une position de repos dans laquelle il se trouve replié de part et d'autre des bords latéraux du véhicule porteur. Le fait que les rampes soient repliées le long des bords latéraux du véhicule porteur améliore nettement la stabilité et la rigidité de l'ensemble du véhicule. Selon une autre caractéristique de l'invention, chacune des rampes gauche et droite comporte un moyen de convoyage du produit à répartir au sol, chacun de ces moyens de convoyage étant entraîné individuellement par un dispositif dont la vitesse peut être contrôlée isolément depuis le poste de conduite du véhicule porteur. Ainsi, il est possible de réaliser, si on le désire, pour une raison quelconque, une répartition différente de chaque côté du véhicule porteur. On peut utiliser des moyens quelconques pour réaliser le convoyage des engrais, tels que par exemple des convoyeurs à chaines ou à raclettes ou une vis d'Archimède tournant dans un tube de tôle. Une telle vis est actionnée soit mécaniquement, soit par un moteur hydraulique dont la vitesse peut être contrôlée par un dispositif connu en lui-même. Pour des raisons d'économie, il sera particulièrement avantageux d'utiliser, comme matériel de base, une vis d'Archimède du commerce utilisée généralement pour la manutention du grain ou des engrais. Selon une autre caractéristique de l'invention, le tube extérieur de la vis d'Archimède est percé d'orifices d'échappement destinés à laisser échapper une certaine quantité du produit contenu dans le tube et acheminé sous l'effet de la rotation de la vis depuis l'ouverture d'introduction vers l'extrémité de la rampe. Selon une autre caractéristique de l'invention, la distance séparant deux orifices d'échappement successifs est proportionnelle au débit de produit constaté pour des orifices de même rang sur un appareil de référence utilisé dans les conditions de fonctionnement. Le débit de la matière à travers les orifices d'échappement est fonction du degré de remplissage du tube, et donc décroît régulièrement de l'origine jusqu'à l'extrémité de la rampe. Or, on cherche à obtenir une uniformité aussi grande que possible de la répartition du produit sur le sol, résultat que permet d'atteindre la disposition adoptée selon la présente invention. On peut, par exemple, se fixer un écart maximal compatible avec la qualité de travail recherchée, qui sera l'intervalle de perçage au voisinage du point d'alimentation de chacune des rampes, et définir ensuite, par le calcul, les autres intervalles de perçage par la méthode indiquée ci-dessus. Selon une autre caractéristique de l'invention, les registres sont en acier inoxydable. Selon une autre caractéristicue de l'Invention, l'appareil comporte des étriers ou des colliers de rus tien permettant d'immobiliser les registres dans une position prédéterminee par des moyens appropriés. Cette disposition permet de régler, d'une façon particulièrement facile, le pourcentage d'obturation des orifices d'échappement. Selon une autre caractéristique de l'invention, les étriers sont disposés obliquement par rapport à l'axe des registres et comportent une rainure dans laquelle peuvent coulisser des taquets solidaires des registres, de façon qu'un déplacement des taquets parallèlement-a l'axe des étriers entrasse un déplacement démultiplié des registres parallèlement à eux-mêmes, permettant ainsi un réglage très précis du pourcentage d'obturation des orifices d'échappement. Cette disposition permet un contrôle extrêmement précis du degré d'obturation des orifices d'échappement puisque, si l'on admet que l'axe des taquets coulissant dans les étriers forme, avec le grand axe des registres, un angle aigu 9 , un déplacement d du taquet entraîne un déplacement dsin o; des registres. Selon une autre caractéristique de l'invention, les moyens permettant d'amener chaque rampe de la position de travail à la position de repos se composent d'un bras perpendiculaire à l'axe principal des rampes dont l'une des extrémités est articulée sur une rotule montée sur le châssis du véhicule porteur et dont l'autre extrémité repose sur un rail permettant de soulever l'ensemble pour passer par-dessus les roues et les gardeboue, t solidaire du châssis par l'intermédiaire d'un galet, ainsi que d'un système de hauban fixé, d'une part, en un point haut du véhicule porteur et, d'autre part, vers l'extrémité de l'une ou l'autre des rampes. Cette disposition permet, d'une part, de manoeuvrer les rampes pour les amener de la position de travail à la position de repos, et permet, d'autre part, de maintenir ces rampes aussi bien dans la position de travail que dans la position de repos. Un support de sécurité peut immobiliser chaque rampe en cours de déplacement. Selon une autre caractéristique de 11 invention, le haubanage de chaque rampe est constitué par un câble unique passant sur une poulie orientable fixée sur la partie haute du véhicule porteur, dont la longueur est réglable et dont l'un au moins des points de fixation sur la rampe ou sur le véhicule, par l'intermédiaire de la poulie, est réglable. Selon une autre caractéristique de l'invention, l'articulation du bras est constituée par une rotule dont la sphère est fixée sur le châssis porteur et dont la coupelle comporte un verrouillage rendant la rampe aisément amovible. L'invention sera décrite plus en détails à l'aide des- dessins annexés qui se rapportent uniquement à une ràmpe droite à partir de laquelle la rampe gauche se déduit par simple synétrie. - La figure 1 est une vue arrière d'un appareil de répartition au sol engrais ou d'amendements selon la présente invention; - La figure 2 est une vue de détail de la face inférieure du tube de tôle de la vis d'Archimède de l'une des rampes; - La figure 3 est une vue de dessus de ce même appareil; - La figure 4 est une vue de côté de cet appareil. Dans ces figures, la rampe a été représentée en pointillés en position repliée. Selon la figure 1, l'appareil de répartition au sol d'engrais ou d'amendements qui fait l'objet de l'invention est un organe de répartition constitué par deux rampes 1 recevant la matière à épandre contenue dans une trémie 2 montée sur un véhicule agraire 3. Les rampes 1 peuvent prendre une position de travail représentée en traits pleins et une position de repos représentée en pointillés dans laquelle les rampes 1 se trouvent repliées de part et d'autre des bords latéraux du véhicule porteur 3. Cette position de repli est particulièrement avantageuse car elle permet, d'une part, d'éviter le repli vers le haut des rampes des véhicules de l'art antérieur améliorant ainsi la stabilité de l'ensemble de l'appareil et n'entrain aucune gêne au cours du remplissage de la trémie. Sélon la figure 2, chaque rampe 1 est constituée par, par exemple, une vis d'Archimède (non représentée) tournant dans un tube de tôle 10. Cette vis peut etre actionne mécani quement, ou par un moteur hydraulique dont la vitesse est contrôlée par un dispositif connu en lui-même. Sa longueur est aussi grande que le permettent les organes de suspension, qui seront décrits plus en délai3 ci-dessous. Dans le cas général, elle sera égale à 5 ou 6 mètres. Le long de la génératrice inférieure du tube 10 sont percés des orifices circulaires 4 d'échappement des engrais ou amendements qui doivent etre épandus sur le sol. Ces orifices 4 sont d'un diamètre constant adapté à la nature du produit à épandre, en général compris entre 10 à 30 mm. Ils sont destinés à laisser échapper certaines quantités de produit contenu dans la rampe 1 et acheminé sous l'effet de la rotation de la vis d'Archimède depuis l'ouverture d'introduction 5 vers l'extrémité 7 de la rampe. L'écoulement du produit à l'extrémité 7 de la rampe 1 est laissé libre de façon à éviter tout risque de bourrage. Il est particulièrement important d'obtenir, sur le sol, une répartition aussi uniforme que possible. Or, le débit de la matière à travers les orifices d'écoulement 4 est fonction du degré de remplissage de la rampe 1 qui, bien entendu, decrott régulièrement depuis l'ouverture d'introduction 5 jusqu'à l'extrémité 7 de la rampe 1.En conséquence, si l'on place tous les orifices 4 à égale distance les uns des autres, les surfaces se trouvant au-dessous des régions de la rampe proche de l'ouverture d'introduction 5 recevront beaucoup plus d'engrais que les surfaces se trouvant à l'extrémité 7. Pour éviter cet inconvénient, -on répartit les orifices 4 à des intervalles qui sont proportionnels au débit enregistré à travers chacun d'eux. La loi des décroissances de débit peut etre notamment déterminée sur une rampe expérimentale que l'on fait fonctionner avec un produit de référence et qui est alimentée selon le débit recherché.On se fixe un écart maximal compatible avec la qualité du travail recherché, en général de l'ordre de 20 à 30 cm, qui sera l'intervalle de perçage au voisinage du point d'alimentation 5 de. la rampe 1. Les autres intervalles de perçage sont définis par le calcul en fonction du débit observé, comme il est décrit ci-dessus. Afin de pouvoir employer d'autres produits que le produit qui a servi à la détermination des intervalles de perçage, un réglage complémentaire du débit du produit à épandre à travers les orifices d'écoulement 4 a été prévu. Ce réglage est constitué par des registres rectangulaires 6 qui peuvent être, par exemple, en acier inoxydable, de quelques centimêtres de largeur, et qui sont disposés en bordure de la ligne de perçage des orifices d'échappement 4 et peuvent être déplacés arall- lement à eux-memes de façon à obturer plus ou moins les orifices 4. Ces registres 6 sont maintenus dans la position désirée au moyer de petits étriers métalliques 8 soudés sur le tube 10 et immobi lisés par exemple au moyen de vis de pression 9. Les étriers 8 sont disposés obliquement par rapport à l'axe des registres 6 et forment un logement 11 dans lequel peuvent coulisser des taquets 12 solidaires des registres 6. Les taquets 12,qui sont de forme, par exemple, parallélépipédique, forment un angle aigu i avec le grand axe des registres. L'ensemble registres 6 - taquets 12 est disposé de façon que, dans une position extrême des taquets 12, le bord des registres 6 affleure le bord des orifices d'écoulement 4.Le déplacement des taquets 12 dans les étriers 8 parallèlement à leur grand axe, d'une distance d, entraîne un déplacement dsin i du registre dans la direction perpendiculaire à l'axe de la rampe 1, ce qui provoque la fermeture ou l'ouverture partielle des orifices 4 de la rampe 1. Cette disposition permet donc d'obtenir un réglage particulièrement précis du degré d'obturation des orifices 4 par "démultiplication" du mouvement des taquets 12. La position du-registre 6 peut être repérée grâce à une graduation située sur le bord des taquets 12. Selon les figures 1, 3 et 4, chaque rampe 1 peut être amenée de sa position de travail (représentée en traits pleins) à sa position de repos (représentée en pointillé) par l'intermédiaire d'un bras 13 perpendiculaire à l!axe principal de la rampe 1. Ce bras 13 est articulé à l'une de ses extrémités sur une rotule 14 dont la sphère 15 est fixée sur le châssis porteur et dont la coupelle 16 comporte un verrouillage rendant la rampe aisément amovible. Le bras 13 repose, d'autre part, sur un rail sphérique 17 guidant le mouvement du bras 13 et solidaire du châssis par l'intermédiaire d'un galet 18. Un système de haubans 19 fixé, d'une part, en un point haut 20 du véhicule porteur 3 et, d'autre part, vers l'extrémité 21 de la rampe 1, maintient la rampe 1 dans la position voulue. Le haubanage 19 est constitué par un câble unique 22 passant sur une poulie orientable 23 fixée sur la partie haute du véhicule porteur 3 et dont la longueur est réglable. L'un au moins des points de fixation du câble 22. sur la rampe 1 par l'intermédiaire de la poulie 23, est lui aussi réglable. Bien entendu, l'invention n'est pas linitée a l'exemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, à partir duquel on pourra prévoir d'autres variantes, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 10) Appareil de répartition au sol d'engrais ou amendements, caractérisé en ce qu'il comporte un organe de répartition constitué par une rampe gauche et une rampe droite pouvant prendre une position de travail dans laquelle il est perpendiculaire à la direction de déplacement du véhicule porteur et une position de repos dans laquelle il se trouve replié de part et d'autre des bords latéraux du véhicule porteur. 20) Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que chacune des rampes gauche et droite comporte un moyen de convoyage du produit à répartir au sol, chacun de ces moyens de convoyage étant entraîné individuellement par un dispositif dont la vitesse peut être contrôlée isolément depuis le poste de conduite du véhicule porteur. 30) Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 et- 2, caractérisé en ce que les moyens de convoyage sont des vis d'Archimède dont le tube extérieur est percé d'orifices d'échappement disposés selon une génératrice inférieure. 40) -Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les moyens de convoyage sont des convoyeurs à chaînes ou à raclettes dont la tôle de fond est percée d'orifices d'échappement. 50) Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la distance séparant deux orifices d'échappement successifs est proportionnelle au débit de produit constate pour des orifices de même rang sur un appareil de référence utilisé dans les conditions de fonctionnement. 60) Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la partie inférieure des rampes comporte des registres, par exemple rectangulaires, disposés en bordure de la ligne de perçage des orifices d'échappement et pouvant être déplacés parallèlement à eux-mêmes de façon à obturer plus ou moins les orifices d'échappement. 70) Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comporte des étriers ou des colliers de maintien permettant d'immobiliser les registres dans une position prédéterminée par des moyens appropriés. 80) Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les étriers sont disposés obliquement par rapport à l'axe des registres et comportent une rainure dans laquelle peuvent coulisser des taquets solidaires des registres, de façon qu'un déplacement des taquets parall- lement à l'axe des étriers entralne un déplacement "démultiplié" des registres parallèlement à eux-mêmes, permettant ainsi un réglage très précis du pourcentage d'obturation des orifices d'échappement. 90) Appareil selon l'une quelconque des revendications I à 8, caractérisé en ce que les moyens permettant d'amener chaque rampe de la position de travail à la position de repos se composent d'un bras perpendiculaire à l'axe principal des rampes dont l'une ces extrémités est articulée Cur une rotule montée sur le châssis du véhicule porteur et dont l'autre extrémité repose sur un rail sphérique, solidaire du châssis par l'intermédiaire d'un galet, ainsi que d'un système de hauban fixé, d'une part, en un point haut du véhicule porteur et, d'autre part, vers l'extrémité de l'une ou l'autre des rampes. 100) Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le haubanage de chaque rampe est constitué par un câble unique passant sur une poulie orientable fixée sur la partie haute du véhicule porteur, dont la longueur est réglable et dont l'un au moins des points de fixation sur la rampe ou sur le véhicule, par l'intermédiaire de la poulie, est réglable. 11 )-Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que liarticulation du bras est constituée par une rotule dont la sphère est fixée sur le châssis porteur et dont la coupelle comporte un verrouillage rendant la rampe aisément amovible.