L'invention a -pour obj-et un tube d'un nouveau type pour ltexécution d'analyses médicales ainsi que pour. toutes opérations analogues et toutes réactions chimiques. Pour les analyses médicales et pour un grand nombre de réactions chimiques on utilise couramment des tubes à essais, qui sont constitués par un cylindre ouvert à une extrémité et fermé à l'extrémité opposée par une demi-sphère. Pour faire reposer ces tubes en posItion verticale, on emploie des supports qui comprennent au moins deux plaquettes tenues espacées en sens vertical dont l'une, la plaquette supérieure, est percée d'une rangée de trous et dont l'autre présente une rangée correspondante de trous borgnes ayant le profil d'une calotte sphérique. I1 existe aussi des supports composés de plusieurs paires de plaquettes se succédant horizontalement dans un meme plan ou décalées successivement en sens vertical comme les marches d'un escalier. Le déposant a pris conscience que ces tubes et ces supports ne sont pas propices, ainsi qu'il apparaîtra plus loin, à des progrès importants qui sont possibles et même qui sont rendus nécessaires en matière de sûreté et de rapidite des analyses, principalement des analyses médicales. -L'invention a-donc pour but principal d'apporter un tube pour analyse d'un nouveau type et un support pour ce tube, grâce auxquels les opérations d'analyse pourront être exécutées de manière plus rapide, plus sûre et, dans une grande mesure, pourront être exécutées de façon automatique ou semi-automatitWe. On atteint ce but, selon l'invention, au doyen d'un tube ayant une partie tubulaire creuse avec une ouverture à une extrémité et un fond à l'extrémité opposée, ce tube étant pourvu au-delà du fond d'un prolongement. De préférence, le prolon- gement a un profil qui montre en section droite au moins une ace présentant l'un de deux éléments de nature opposée, nervure saillante-rainure, s'étendant longitudinalement le long du prolongement à partir de l'extrémité libre de ce dernier. Un support conforme à l'invention pour un tube du type défini ci-dessus comprend au moins deux blocs parallèles séparés par une fente dont la largeur est déterminée pour que cette fente reçoive avec un léger serrage le prolongement d'un tube disposé perpendiculairement à la direction générale de cette fente. Selon un mode de réalisation de l'invention, le prolongement de chaque tube a deux nervures saillantes placées symétriquement sur deux faces opposées de ce prolongement et la fente du support est limitée par les faces en regard de deux blocs espacés, l'une de ces faces au moins étant creusée de sillons aptes à recevoir chacun une nervure saillante d'un prolongement d'un tube. Selon un aspect plus élaboré de 11 invention, plusieurs tubes et plusieurs prolongements sont réunis côte à côte pour constituer un ensemble monobloc susceptible d'être mis en place en une seule fois dans la fente d'un support. De préférence la partie tubulaire des tubes de l'invention a une section droite dont le profil présente deux faces opposées planes et parallèles. Pour mieux faire apprécier l'invention et les conséquences importantes qui en découlent, on donnera maintenant une description de plusieurs exemples de réalisation et d'utilisation d'un tube et d'un support. On se reportera aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue en élévation d'un tube pour analyses médicales conforme à l'invention ; - la figure 2 est une vue en coupe selon II-II de la fig-e 1 - la figure 3 est une vue en coupe selon III III de la figure I ; - la figure 4 est une vue en perspective d'un support pour des tubes due la figure 1 ; - la figure 5 est une vue en élévation d'un ensemble monobloc de tubes selon l'invention - la figure 6 est une vue en perspective d'un support pour des ensembles de tubes de la figure 5. Un tube 1 conforme à l'invention comprend une partie tubulaire creuse 2 ayant à une extrémité une ouverture 3 et à l'extrémité opposée un fond 4. A partir de ce fond 4, le tube comprend un prolongement 5. Ce dernier peut avoir, en section droite, un profil quelconque cependant il est préférable que l'une des faces du prolongement 5 présente une nervure centrale saillante longitudinale 6. En variante, cette nervure 6 pourrait être remplacée par un élément de nature opposée, par exemple une rainure longitudinale (non représentée). En outre, pour une autre raison qui apparaîtra plus loin, il est préférable que le prolongement 5 possède une symétrie et qu'il présente deux nervures 6 (figure 3) symétriques se trouvant sur deux faces opposées. L'invention n1 impose pas la longueur du prolongement 5 ; il suffit que cette longueur-soit de quelques centimètres, out autrement dit, suffisante pour la tenue du- tube. Selon l'inventIon la partie tubulaire 2 n'est pas cylindrique ; elle a, au contraire, un profil qui présente au moins deux faces opposées planes et parallèles, respectivement 9 et 10 (figure 1). Une section droite rectangulaire satisfait à cette condition. Dans ce cas, les deux autres faces3 respectivement 7 et 8, sont parallèles aussi. En outre3 il est préférable que les faces 9, 10 soient parallèles dans la zone inférieure de la partie tubulaire 1 et qu'elles s T évasent dans la zone supérieure comme le montre la figure 2. On dispose ainsi d'une ouverture 3 nettement rectangulaire et notablement plus grande dans un sens que dans le sens perpendiculaire. Pour faire tenir en position verticale le tube 1 de l'invention on utilise un support (figure 4)- comprenant au moins deux blocs (celui de la figure 4 comprend trois blocs 11, 12, 13) parallèles séparés deux à deux par une fente 14, 15. La largeur de ces fentes 14, 15 est -choisie pour que le prolongement 5 des tubes 1 puisse y être introduit avec un léger serrage. L'in- troduction se fait verticalement c'est-à-dire perpendiculairerlent à la direction générale de la fente 14 ou 15. Chaque fente est limitée-par deux faces en regard de deux blocs espacés. Ces faces peuvent être planes et lisses, comme les faces 16, 17 qui limitent la fente 15. Les blocs 12, 13 sont alors en matière plutôt rigide comme une matière plastique ferme pour que l'on obtienne un serrage suffisant des prolongements qui y sont introduits surtout lorsque ces prolongements sont cylindriques, par exemple. Toutefois, quand les prolongements 5 ont une nervure longitudinale 6, il est préférable de prévoir dans l'une des faces 18 des sillons espacés 20.Ces derniers sont aptes à recevoir au moins la partie la plus en saillie des nervures 6 et ils sont espacés diun pas approprié - n - Dans Dan ce cas, le bloc 12 qui a la face 18 avec les sillons 20 peut encore être en matière plastique mais il est préférable que le bloc 11 qui présente la face opposée 19 soit en matière souple, par exemple en caoutchouc. Une petite encoche 21 peut être prévue dans la face 19, en regard de chaque sillon 20, pour faciliter l'introduction des prolongements 5 et pour les guider. Avec un support composé de deux blocs 11, 12 dont l'un est en caoutchouc avec une face 19 dépourvue de sillons 20 et dont l'autre est en matière plastique avec une face 18 pourvue de sillons 20, les tubes 1 sont bien tenus, dans une position bien définie. Toutefois, si les prolongements 5 n'avaient une nervure que sur une seule face, il serait nécessaire de les orienter correctement pour mettre la nervure 6 en face d'un sillon 20. Afin d'éviter la nécessité de cette orientation, il est préférable de prévoir sur les prolongements 5 des nervures symétriques 6 comme on le voit sur la figure 3. En variante, on pourrait prévoir des rainures à la place des nervures sur les prolongements des tubes et des nervures à la place des sillons sur les faces des blocs das supports. Il s'agit là d'une simple équivalence. Ainsi qu'on l'a dit plus haut, le prolongement 5 des tubes 1 de l'invention peut avoir un profil quelconque en section droite, avec deux nervures symétriques 6. Cependant, il est préférable que le prolongement 5 soit constitué par une plaquette 22 dont la largeur est égale à celle de la partie tubulaire dans un plan perpendiculaire aux faces opposées planes et parallèles 9, 10. Cette largeur est définie par la distance qui sépare les faces 7, 8. Les nervures 6 sont en saillie par rapport aux faces principales opposées de cette plaquette, ainsi qu'on le voit sur les figures 1 à 3. Un tube ainsi constitué se prête plus facilement à la fabrication d'un ensemble monobloc 23 de tubes comme celui de la figure 5. Les tubes sont accolés et réunis par leurs faces parallèles 7, 8 dans un plan perpendiculaire à leurs faces opposées planes et parallèles 9, 10. De préférence, mais non néces -sairement, ces tubes sont réunis aussi par les tranches latérales des plaquettes 22. Sous chacun des tubes 1 accolés s'étendent les nervures 6. Dans cet exemple, l'ensemble monobloc 23 comprend huit tubes que l'on peut déplacer et manipuler d'un seul geste. On peut aussi mettre en une seule fois les huit prolongements 6 entre les faces 18, 19 des blocs 11, 12 d'un support. Un support pour des ensembles monoblocs 23 peut être composé d'une pluralité de blocs successifs limitant entre eux une pluralité de fentes comme on le voit sur la figure 6. Comme un ensemble monobloc 23 est mieux tenu dans un support que des tubes isolés, on peut utiliser des blocs 13 en matière plastiquera faces planes opposées 16, 17. Toutefois, il est préférable de pouvoir immobiliser positivement les ensembles monoblocs 23 dans leur support à l'aide d'un moyen de verrouillage. Ce moyen peut être constitué, par exemple, par deux entailles 24 ménagées aux deux extrémités opposées, en sens longitudinal, du prolongement 5 de l'ensemble monobloc 23. Sur le support se trouve d'un côté une barre fixe 24 disposée longitudinalement pour traverser toutes les fentes 15 et pour pénétrer dans l'une des entailles 24. Sur le côté opposé est articulee une barre mobile 26, par l'intermédiaire d'un ressort de rappel 27. Cette barre mobile 26 peut être écartée des fentes 15 et elle peut être remise transversalement à cellesci, parallèlement à la barre fixe 25, pour s'engager dans l'en- taille opposée 24. Avec un tel moyen de verrouillage, on peut manipuler et déplacer en une seule fois sans crainte de perte ou de chute une quantité considérable d'ensembles monoblocs 23 et, par conséquent, de tubes 1.On économise beaucoup de temps et de main-d'oeuvre pour l'exécution d'opérations -s'accomplissant simul- tanément sur plusieurs tubes (centrifugation, obturation, lavage, passage dans un four, vidage, nettoyage, etc...). Sur la figure 6, on a repéré par des letises A, B ...., X les tubes 1 successifs des ensembles monoblocs 25 et on a repéré par des chiffres romains I, II, III, ... les rangs successifs des ensembles monoblocs 23 dont le premier est destiné en trait plein et le deuxième est suggéré par le tracé en trait mixte des ouvertures des tubes. Ainsi, même sur un support à nombreuses fentes 15, chaque tube peut être parfaitement désigné par ses coordonnées -B-I ou D-II ou F-VI. Comme toutes les ouvertures sont situées dans un même plan, on peut poser sur ces ouvertures des caches ayant-des trous juste au-dessus de certains tubes pour verser dans ceux-ci, en fonction de leurs coordonnées matérialisées par les trous, un réactif ou un autre.Ainsi cette opération se fait plus vite- et avec une suppression totale des risques d'erreur ou de chute accidentelle de réactif les coches pouvant porter des signes ou des instructions à suivre. De même, pour faire un transvasement, on peut verser simultanément le contenu de tous les tubes d'un ensemble monobloc 23 dans les tubes correspondants -d'un autre ensemble 23. Cette opération est facilitée par ltouverture allongée de la partie supérieure des tubes. Selon l'invention, les tubes 1 isolés et les tubes de tout ensemble monobloc 23 présentent deux faces parallèles 9, 10. Sur un support à une seule fente 15, ces faces parallèles 9, 10 sont totalement dégagées. On peut observer commodément le déroulement d 'une réaction. En outre, dans un photomètre automatique, on peut faire défiler les uns derrière les autres des supports à une seule fente de façon que l'appareil mesure successivement, à travers les faces dégagées 9, 10 l'opacité du contenu de chaque tube. Il est clair que le tube de l'invention permet un gain de temps considérable, une plus grande sûreté d'exécution des réactions et de mesure de leur résultat, notamment dans le domaine de ltammunologie. En plus de ces avantages qui donnent plus d'efficacité au travail manuel, l'invention donne la possibilité d 7 esecuter de façon automatique certaines opérations, sans inves tirs serment important. REVENDICATIONS 10/ Tube pour analyse ayant une partie tubulaire creuse avec une ouverture à une extrémité et un fond à l'ex- trémité opposée caractérisé en ce qu'il est pourvu au-del du fond d'un prolongement destiné à être introduit dans un logement correspondant d'un support de ce tube. 20/ Tube selon la revendication 1 caractérisé en ce que le prolongement a, en section droite, un profil ayant une face présentant l'un de deux éléments de nature opposée nervure saillante - rainure, s'étendant en sens longitudinal jusqu'à l'extrémité libre de ce prolongement. 30/ Tube selon la revendication 2 caraetérisé en ce que le prolongetent a deux faces opposées symétriquement, ces faces présentant respectivement des nervures longitudinales également symétriques, 4 / Tube selon la revendication 3 caractérisé en ce que le prolongement est une plaquette à section droite rectangulaire ayant une largeur égale à celle de la partie tubulaire, avec deux faces opposées portant chacune respectivement ltune des nervures longitudinales symétriques. 50/ Tube selon la revendication 1 caractérisé en ce que la partie tubulaire creuse a au moins deux faces opposées planes et parallèles. 60/ Tube selon la revendication 5 caraetérsé en ce que la largeur du prolongement est égale à la largeur d > -la partie tubulaire dans un plan perpendiculaire aux deux faces oppo sées planes et parallèles de cette partie tubulaire. 70/ Support pour tube selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comprend au moins deux blocs parallèles séparés par une fente dont la largeur est déterminée pour recevoir avec un léger serrage le prolongement d'un tube disposé perpendiculairement à la direction générale de cette fente. 80/ Support selon la revendication 7 caractérisé en ce que les blocs limitent la fente au moyen de deux faces parallèles dont l'une au moins présente des sillons espacés aptes à -recevoir chacun une nervure longitudinale d'un prolongement d-'un tube. 90/ Ensemble monobloc-de tubes selon la reven- dication 5 caractérisé- en ce qu'il est composé de plusieurs de ces tubes accolés et réunis côte à côte par leurs faces voisines dans un plan perpendiculaire aux faces opposées planes et parallèles de la partie tubulaire. 100/ Ensemble monobloc selon la revendication 9 caractérisé en ce que les tubes accolés et réunis ont respectivement des prolongements conformes à la revendication 6 et sont réunis aussi par les tranches latérales de ces prolongements. 110/ Ensemble monobloc selon la revendication 10 caractérisé en ce que les prolongements des tubes sont des plaquettes réunies par leurs faces latérales et portant chacune symétriquement sur leurs faces opposées des nervures longitudinales. 120/ Support pour ensemble monobloc de tubes selon la revendication 9 caractérisé en ce qu'il comprend plusieurs blocs parallèles limitant entre eux des fentes parallèles aptes à recevoir chacun les prolongements réunis d'un ensemble monobloc, ce support étant muni de moyens de verrouillage s'étendant transversalement aux fentes et coopérant avec les prolongements pour retenir chaque ensemble monobloc dans sa fente respective.