La présente invention concerne les chenets et/ou les barbecues. On sait que chaque chenêt est genéralement réalisé en un ou non seul élément venu de fonderie/et qu'il ne peut plus ensuite être modifié. Le fabricant doit donc concevoir et stocker de nombreux modèles de chenêts pour que sa clientèle puisse choisir en fonction des dimensions des cheminées à garnir. De plus, dans le cas d'un feu "ouvert" rayonnant, réalisé à l'aide de grosses bûches disposées au-dessus et à l'arrière d'un petit feu classique (comme cela est décrit dans la demande de brevet n' 76 39120 déposée le 27 Décembre 1976, pour "Procédé et dispositif pour le chauffage par feux de bois ou analogue".) On utilise actuellement deux jeux de chenêts de formes et hauteurs différentes, ce qui augmente encore le nombre de modèles à fabriquer et à stocker. Un problème analogue se pose pour les barbecues, à bois, charbon de bois ou similaires. Pour remédier à ces inconvénients et à d'autres l'inventeur a eu l'idée de réaliser des dispositifs tels que chenêts et barbecues caractérisés en ce qu'ils sont forméschacunwpar un socle approprié et par des éléments amovibles assujettissables verticalement les uns aux autres et sur le socle de façon à déterminer soit un ou des montants, soit un porte-bûches, soit à la fois un porte-btches et un ou des montants. Chaque socle comporte des moyens d'assujettissements qui coopèrent avec ceux des éléments pour assurer une bonne fixation.Suivant un mode de réalisation le socle est constitué d'une barre horizontale avec piètements avant et arrière, barre agencée pour permettre la fixation des éléments à placer au-dessus d'elle dans la position voulue, les agencements pouvant consister à réserver, à la fonderie, des trous verticaux formant mortaises pour l'assujettissement de tenons prévus à la base des éléments à fixer. Ainsi une même paire de socles peut servir successivement à la construction de plusieurs types de chenets ou de barbecues. Pour assurer une bonne fixation les tenons doivent être suffisamment longs et généralement être plus longs que la barre est épaisse. Dans ce cas sous chaque orifice est prévue une chambre spéciale de maintien du tenon correspondant, déterminée dans le piètement ou dans un pied supplémentaire. Les mortaises sont disposées en ligne de façon à laisser à l'utilisateur un grand choix de variantes d'emplois, avec au moins une mortaise dans le piètement avant, une autre à une certaine distance entre les deux piètements, et une série à l'arrière. Le piètement arrière est formé par une semelle reliée par ses extrémités à la barre horizontale sous laquelle elle est disposée, et cette semelle comporte aussi des mortaises correspondantes à celles de la partie arrière de la barre pour le passage et le maintien des tenons des éléments à fixer au-dessus. Les éléments amovibles sont de formes spécifiques à l'usage envisagé, généralement sur un premier élément assujetti au socle on peut fixer un second élément identique ou différent, et ainsi de suite, permettant à l'usager de construire un dispositif approprié à la hauteur voulue. Pour construire des chenêts classiques il suffit donc d'as sujettir sur le socle un montant avant vertical formé d'une ou plusieurs pièces fixées les unes aux autres par tenons et mortaises. Ce montant peut être torsadé, ou présenter un relief quelconque pour évoquer un style ou une époque et se terminer par un enjoliveur à sa partie supérieure, tel qu'une boule, une figure, une coupelle ou autres. Un même socle peut servir à former des chenêts de styles eÇou d'époques différents. Dans le cas de chenêts destinés à un chauffage par rayonnement (dénommé aussi à feu 1,ouvert"), réalisé à l'aide d'un premier feu classique fait de façon usuelle sur les socles, et d'un deuxième feu sensiblement vertical disposé au-dessus et à l'arriè- re du précédent, on utilise, selon l'invention, une seule paire de chenêts pour les deux feux, chenêts que l'on munit d'éléments supplémentaires propres à supporter le deuxième feu.Ces éléments supplémentaires sont appelés ci-après supports de bûches't. Chaque support de bûches est fixé sur le piètement arrière (dans un plan passant par l'axe du chenet); il est avantageusement constitué de bas en haut par : un tenon, un court montant, une partie horizontale, et prolongeant cette dernière vers le devant, une partie droite ou courbée. Ces deux dernières parties peuvent déterminer un angle vif ou non, ou se présenter sous la forme d'un arc de cercle décalé vers le haut et 11 avant avec ou sans plage dirigée vers l'arrière. La partie avant du porte-buches peut être prolongée par un ou plusieurs éléments droits assujettissables de façon verticale ou inclinée.Il est ainsi possible de mettre une, deux, trois bûches, ou plus, sur le support, selon les dimensions de la cheminée et/ou la chaleur désirée. Les éléments fixables à l'arrière pour l'obtention d'un feu rayonnant peuvent aussi hêtre conçus pour former deux montants parallèles par socle. L'ensemble des quatre montants arrières des deux chenêts déterminent alors un emplacement dans lequel il est possible de mettre du bois de petite section, notamment des brindilles qu'il est avatageux de comprimer pour obtenir une espèce de panneau vertical, pour utilisation en barbecue éventuellement. I1 est aussi possible d'utiliser le dispositif hors cheminée, comme barbecue. Dans ce cas on agence les montants pour obtenir un panneau vertical à l'avant, et le montant à porte-broches est monté à l'arrière du socle, dans l'une des mortaises prévues à cet effet, ce qui permet de régler la distance des broches du foyer avant. Pour élaborer le panneau vertical on utilise deux montants par socle. On assujettit un montant dans la mortaise intermédiaire prévue entre les piètements avant et arrière le montant peut être droit ou comporter à sa base un porte-bûche. Le deuxième montant avant peut être monté sur ce porte-bûche ou dans la mortaise prévue dans le piètement avant. Comme il y a deux montants à l'avant par socle, et qu'il y a deux socles, on comprend aisément que les quatre montants déterminent un espace convenable pour la mise en place de bois (bûches, buchêttes, brindilles) pour obtenir un foyer vertical sous forme de panneau. On conçoit ainsi qutà partir d'une paire de socles et d'un certain nombre d'éléments il est possible de construire divers dispositifs selon l'usage voulu. Pour mieux faire comprendre l'invention il;est donné ci- après des exemples de réalisation, en référence aux dessins annexés dans lesquels Fig. 1 est une vue éclatée en perspective d'un chenet avec support de broche1 Fig. 2 est une vue schématique d'un feu dit "ouvert" et/ ou rayonnant Fig. 3 à 9 montrent schématiquement différentes variantes de montage, Fig. 10 et il montrent un système d'articulation, Fig. 12 à 15 montrent schématiquement différents mode de montage en barbecue. Le chenêt représenté en Fig. i comporte un socle 1, un support de bûches arrière 2 et un montant avant 3. Le socle 1 est constitué par un piètement avant 4 comportant trois pieds 4a, 4b, 4c, une barre horizontale 5 et un piètement arrière 6 déterminé par une semelle 7 dont les extrémités sont reliées à la barre 6. Dans cette barre sont prévus six trous ou mortaises référencés 8 à 13. La mortaise 8 est prolongée dans le pied 4a. La mortaise 9 est prolongée dans un pied supplémentaire 14 venu de fonderie, les mortaises 10 à 13 font face à des mortaises correspondantes 10' à 13' réservées dans la semelle 7. Le support de bûches 2 est représenté en trois éléments 15, 16, 17. L'élément bas 15 comporte un tenon 18 surmonté d'une partie verticale 19 solidaire d'un arc de cercle 20 dont la partie avant est plus importante que la partie arrière, et se termine par un tenon 21. Avantageusement, un trou borgne 22 à usage de mortaise est prévu dans le prolongement du tenon i8. L'élément droit 16 peut être fixé à l'extrémité de la branche avant de l'arc de cercle' par exemple ainsi que cela saura exposé plus loin. Le dernier élément 17 est un enjoliveur, et accroche bûches. Le montant avant 3 est constitué de trois éléments 23, 24, 25. L'élément de base 23 comporte un tenon 23a à sa partie inférieure et un trou borgne 23b à sa partie supérieure, à usage de mortaise. L'élément 24 est identique, et comporte en plus un porte-broche 26. Le dernier élément 25 est un enjolivuer à boule à coupelle ou autre. En se reportant à la Fig. 1, on comprend aisément le processus de montage sans qu'il soit nécessaire de le préciser davantage. La Fig. 2 rappelle le principe du chauffage par rayonnement. Un premier feu classique 27 est fait sur les socles1 qui allume le feu 28, fait sur le support 15, et le maintient rougeoyant. Ce feu est constitué de préférence par des grosses lû- ches qui se consument lentement avec leurs parties rougies 28a tournées vers l'avant, la chaleur se propageant suivant les flèches F. La Fig. 3 représente un chenêt de faible hauteur avec boche une seule bûche 29, placée sur un porte-/formé d'un seul élément 15. Lorsque la cheminée le permet, cet élément 15 est prolongé par l'élément 16 (pouvant être creux avec une base arrondie) disposé incliné (Fig. 4), horizontalement (Fig. 5), ou verticalement (Fig. 6) ce qui facilite le positionnement d'une deuxième bûche 30 comme désiré. Cet élément 16 peut lui-même être prolongé par un ou plusieurs éléments 31 (du type représenté en 23 sur la Fig. 1), ce qui permet d'ajouter une ou plusieurs bûches 32. Les Fig. 8 et 9 montrent une variante permettant d'utiliser du bois relativement fin, et notamment des brindilles pour une utilisation en barbecue éventuellement. Dans le cas de la Fig. 8 on utilise un élément 15 et 16 comme indiqué en Fig. 6, et des éléments 32 à 35 (du type représenté en 23 sur la Fig. i). Le tenon de l'élément 32 est enfoncé dans la mortaise 22, et les éléments 33 et 34 prolongent cet élément 32. De même l'élément 35 prolonge l'élément 16. L'espace 37 compris entre les deux séries d'éléments terminés par 34 et 35 est suffisant pour loger le bois'necssaire au eu. Si des brindilles sont utilisées, il est préférable de les comprimer pour obtenir une espèce de panneau vertical pour utilisation en barbecue. La Fig. 9 représente une variante dans laquelle le panneau 38 repose sur le socle 1, les éléments 15 et 16 étant supprimés, les montants sont constitués d'éléments de base 39 et 42 assujettis directement dans les mortaises 13 et 10 du socle 1. l'élément 39 est surmonté d'éléments 40 et 41 identiques, et de même l'élément 42 est surmonté d'éléments 43 et 44. Les Fig. 10 et Il donnent des exemples d'assujettissement de l'élément 16 sur l'élément 15. L'élément 15 se termine en arrondi à sa partie supérieure, d'où émerge le tenon 21, de manière à déterminer de chaque côté du tenon des rampes courbes 45-45'. L'extrémité du tenon 21 se termine également suivant une courbe 46. L'élément 16 est creux et sa base est élaborée suivant une courbe 47 complémentaire de la courbe 45, avec une échancrure 48 à la sortie avant. Cette échancrure est découpée comme indiqué en Fig. 10 afin d'entourer l'extrémité supérieure des plages 45-45' qui forme ainsi butée. En outre la pièce 16 comporte une échancrure 49 laissant passer le tenon 21. Dans la position de la Fig. 10, l'élément 16 est assujetti verticalement (comme représenté schématiquement en Fig. 6). Dans la Fig. Il l'élément 16 est en prolongement de l' élément 15 (comme dans la Fig. 4) et les courbes 45 et 47 sont appliquées l'une sur l'autre; le tenon 21 pénètre avec un faible jeu à l'intérieur de l'élément 16 qui se trouve ainsi assujetti. Les Fig. 8 et 9 précédemment décrites, on montré qu'il est possible d'obtenir un foyer se présentant sous la forme d'un panneau vertical au-dessus du piètement arrière 6, notamment pour l'utilisation du dispositif en barbecue. Pour obtenir cette utilisation hors cheminée, d'autres montages sont représentés en Fig. 12, 13, 14. Par rapport aux exemples précédents, on retourne les socles 1, l'avant devenant l'arrière et réciproquement, et l'on forme le panneau vertical à proximité du piètement 4. Au dessus du piètement 6 à semelle 7, dans l'une des mortaises 10, 11, 12, 13 est assujetti un montant 50 (identique au montant 3 de la Fig. 1) avec un nombre approprié d'éléments 23 et 24 munis de leur porte-broches 26a-26b tournés soit vers l'avant soit vers l'arrière.Ces possibilités d'utiliser trois mortaises, et de mettre les broches en 26a ou 26b permet de placer ces dernières plus ou moins loin du foyer panneau. Selon la Fig. 12, ce foyer est obtenu en assujettissant deux montants parallèles, l'un 51 dans la mortaise avant 8 (prévue dans le piètement 4), l'autre 52 dans la mortaise 9 (prévue dans le pied supplémentaire du milieu 14). Ces montants peuvent être constitués uniquement d'éléments 23, mais peuvent comporter aussi des éléments 24 avec porte-broches 26 tournés vers l'exté- rieur du panneau. Le foyer"moyen"53 est ainsi contenu entre quatre montants parallèles (deux par socle) et peut être alimenté en bûchettes. La Fig. 13 montre une variante pour foyer large permettant d'utiliser des grosses buches; l'élément de base 23 de l'un des montants 54-55 (ou les deux) étant remplacé par un portebûche 2 dont l'élément évasé est tourné vers l'extérieur du panneau 56. La Fig. 14 montre une autre variante pour foyer étroit 58 conçu comme en Fig. 8 avec des montants 57-58 assujettis dans la même mortaise avant 4 ou mieux la mortaise intermédiaire en 14. Avantageusement les montants comportent des éléments 24 portebroche 26. D'autres modes de montage peuvent être envisagés sans pour cela sortie du cadre de l'invention. L'invention peut être réalisée par tout moyen connu, relevant par exemple de l'art de la fonderie ou du fer forgé. R E v E N D I C A T I O N 5 1. Dispositif tel qu'une paire de chenêts pouvant ou non être munis d'une broche et faire office de barbecue, caractérisé en ce que chaque chenêt est constitué par un socle approprié et par des éléments amovibles assujettissables verticalement sur ce socle, et éventuellement entre-eux, de façon à déterminer soit un ou des montants, soit un porte-bûche supplémentaire, soit à la fois un porte-bûche et un ou des montants. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque socle comporte des moyens d'assujettissement qui coopèrent avec ceux des éléments amovibles pour assurer leur bonne fixation, ces moyens consistant en des tenons et mortaises venus de fonderie ou non. 3. Dispositif, selon l'une quelconque des revendications précédentes, dont chaque socle est constitué par une barre portée par des piètements avant et arrière, caractérisé en ce que la longueur des tenons des éléments amovibles est supérieure à l'épaisseur de la barre et que sous chaque orifice de mortaise est prévue une chambre de maintien de tenon formé dans l'épais- seur de la dite barre et prolongée dans un piètement existant, ou dans un pied supplémentaire spécialement conçu à cet effet. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par la disposition en ligne des mortaises dans la barre, au moins une à l'avant, une entre les deux piétements et une série à l'arrière. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que le piètement arrière comporte une semelle reliée par ses extrémités à la barre horizontale sous laquelle elle est disposée, semelle comportant en outre des mortaises correspondant à celles de la partie arrière de la barre pour le passage du tenon. 6. Dispositif à usage de chenêts pour feu dit "rayonnant" selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que chaque chenêt comporte, outre le socle, à l'arrière un élément support de bûches muni à sa base d'un tenon s'emmanchant dans une mortaise du socle, et à l'avant un montant vertical muni à sa base d'un tenon s'emmanchant dans la mortaise avant du socle. 7. Chenet selon la revendication 6, caractérisé en ce que la pièce support de bûche est formée d'un, deux ou trois éléments, l'élément de base étant en arc de cercle avec un tenon à sa partie avant supérieure pour l'addition éventuelle d'un élé ment droit-avec mortaise correspondante, lequel peut être prolongé par un autre élément droit ou un élément enjoliveur. 8. Chenêt selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'élément droit peut être vertical ou incliné sur la pièce support de bûche laquelle présente une rampe courbe de chaque côté du tenon supérieur,-la base de l'élément droit comportant une courbe complémentaire avec une encoche pour le blocage. 9. Chenêt selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le montant avant est en plusieurs éléments, un premier élément fixé dans la mortaise avant du socle, un deuxième élément se fixant sur le premier par tenon et mortaise, et un troisième élément enjoliveur, le deuxième élément pouvant être muni d'un support de broche. 10. Dispositif à usage de chenêts ou barbecue, selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que chacun des deux socles est muii à l'arrière de deux montants verticaux, agencés de façon que les quatre montants (pour les deux socles) puissent maintenir entre eux un foyer arrière présentant l'aspect d'un panneau vertical. 11. Dispositif à usage de barbecue, selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que il est constitué par une paire de socle, chaque socle étant muni à l'arrière d'un montant avec éléments porte-broches assujettissable dans l'une des mortaises arrières, et à l'avant de deux montants agencés de façon que les quatre montants "avant" (pour les deux socles) puissent maintenir entre eux un foyer avant présentant l'aspect d'un panneau vertical. 12. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que l'un des montants avant est assujetti dans la mortaise intermédiaire.