C3AS 3 La présente invention concerne un procédé de fabrication de récipients en matière thermoplas- tique pourvue d'une ou de plusieurs couches de pro- tection, dans lequel, dans la fabrication, on transforme une-préforme en récipient et plus préci- sément, dans la fabrication du récipient, on ne munit la préforme de la couche de protection qu'après étirage de la préforme en direction axiale de la préforme. Il était déjà connu de fabriquer des réci- pients de matière thermoplastique qui pussent résister à une pression intérieure apparaissant par exemple lors de la conservation de boissons conte- nant du gaz carbonique, notamment des boissons telles que de la limonade ou de la bière. Lorsqu'on emploie par exemple du poly(téréphtalate d'éthylène),appelé dans la suite PET, il est possible de fabriquer les récipients avec des parois relativement minces. De tels récipients de PET à parois minces présentent cependant, dans une certaine mesure, de la perméabilité aux gaz, par exemple au gaz-carbo- nique. De l'oxygène du milieu ambiant,, ainsi que la lumière, peuvent également traverser les parois. Ces circonstances ont une influence défavorable sur le goût du contenu du récipient. Dans maints cas d'application, on désire donc souvent que le récipient possède une couche de protection qui ne permette le passage de gaz ou de lumière que dans une mesure limitée. Il existe une série de procédés différents connus pour munir des récipients de couches de ce genre. Par exemple, on peut apporter une couche de protection à des réci- pients finis, procéder à la coextrusion d'une matière dont une couche contient une matière protectrice, ou procéder à l'apport d'une couche de protection inté- rieure ou extérieure a une préforme. Dans la technioue suivant iacuelle on munit une préforme d'une cu de plusieurs couches de pro- tection, il se presente la difficut acue chaoue couche de protection diminue fortemernt dIépaisseur lors de la transformati5on de la préforme en réci- oient. L'emploi d'une couche de protection est ce- pendant nécessaire dans beaucoup de cas d'applica- tion, de sorte qu'on a développé une série de pro- cédés dans lesquels on apporte sur la préforme une couche de protection de l'épaisseur nécessaire avant de transformer la préforme en récipient. Dans l'un de ces procédés, on apporte la couche de protection en plusieurs fois, par exemple par immersion répé- tée avec éventuellement séchages intermédiaires; dans un autre procédé, le licuid- dans lequel on -plonge la préforme est relativement visqueux, tan- dis que dans un autre procédé, une matière coagula- ble et une dispersion aqueuse -orment après séchage un polymère approprié, générateur d'une pellicule. Une couche de protection souvent employée est faite de polychlorure de vinylidère;ou PVDC apporté en dispersion dans de l'eau. Après l'apport, on: sèche le mélarne à temoérature relativement basse pour empacher la formation indésirable d'une peau à la surface du mélange, ce cui. autement, rendrait le séchage difficile, c'est-à-dire rendrait diffi- cile le départ de l'eau de la couche située en dessous de la surface de mélange. Lorsqu'il faut une couche épaisse, l'apport de la couche de pro- tection se fait en plusieurs éetapes, chacue couche nouvelle étant séchée de la manière décrite. La présente invention concerne un procédé de fabrication d'une couche de protection dans un réci- S5 pient, dans lequel on reduit l'épaisseur de la couche de protection lors de son apport à la matière du récipient. Suivant l'invention, on étire la pré- forme axialement, en principe de manière correspon- dant à l'extension axiale totale qui est nécessaire dans la transformation de la préforme en récipient avant apport de la couche de protection. De cette façon, lors de la transformation en récipient, la couche de protection apportée n'est réduite en principe, par rapport à l'étirage de la matière, que perpendiculairement à la direction axiale. Lors du changement de forme d'une préforme en PET pour donner un récipient, on tache qu'au moins dans le corps proprement dit du récipient, c'est-à-dire dans la partie cylindrique lorsqu'il s'agit d'une bouteille, la matière soit étirée dans les deux di- rections axiales, au triple environ de sa dimension, Par l'invention, on réduit ainsi la diminution d'épaisseur de la couche de protection apportée sur la préforme, d'environ 9 fois à environ 3 fois, l'apport de la couche de protection sur la préforme se trouvant notablement simplifié. Avant la transformation de la préforme en récipient fini, on échauffe la matière de la préforme à la température de formage convenable. Suivant l'invention, dans des exemples de cas d'application déterminés, on fait en sorte que cet échauffement suive le processus de durcissement de la couche de protection apportée et la liaison corrélative entre la matière de la préforme étirée et la matière qui constitue la couche de protection. La diminution d'épaisseur de la couche de protection de la pré- forme, qui est possible grêce à la présente inven- tion, facilite un tel procédé. Suivant une forme de réalisation de l'inven- tion, on produit la préforme par adaptation d'une préforme partielle intérieure dans une préforme partielle extérieure, le diamètre extérieur de la préforme partielle intérieure ne se situant que dans une faible mesure en dessous du diamètre in- térieur de la préforme partielle extérieure. On apporte la couche de protection sur la surface extérieure de la préforme partielle intérieure et/ou sur la surface intérieure de la préforme par- tielle extérieure avant de réunir les deux préfor- mes partielles pour en constituer la préforme composée. L'emploi de deux préformes partielles qui forment une préforme composée dans laquelle la cou- che de protection se trouve entre les deux préfor- mes partielles, entraine entre autres les avantages que lorsque le récipient est rempli, son contenu ne vient pas en contact direct avec la couche de protection du récipient et que la matière de pro- tection, du fait de son incorporation entre la pa- roi intérieure et la paroi extérieure du récipient, est dans l'impossibilité de se détacher d'une sur- face du récipient. On a constaté que, notamment lorsque la couche de protection est réalisée comme revêtement de la surface extérieure du récipient, le gaz carbonique, dans le cas de la conservation de boissons qui en contiennent, traverse la paroi du récipient, ce qui fait que la couche de protec- tion peut se détacher de la surface extérieure de la paroi du récipient. L'incorporation entre les deux parois partielles du récipient, que l'on ob- tient par l'application de l'invention, empêche que la couche de protection se détache de la paroi du récipient. Suivant une variante de forme de réalisation de l'invention, les deux préformes partielles sont pourvues d'une couche de protection, une couche s'opposant à la pénétration de gaz et l'autre s'opposant à la pénétration de la lumière, ou bien l'une des couches s'opposant à la pénétration d'oxy- gène et l'autre s'opposant à la pénétration de gaz carbonique. Dans ce cas, la couche qui arrête l'oxy- gène sera apportée de préférence à la préforme par- tielle extérieure. Dans une autre variante encore de l'inven- tion,l'une des préformes partielles, de préférence la-préforme partielle intérieure, est pourvue de deux ou de plusieurs couches de protection l'une au-dessus de l'autre. Par le fait que les couches de protection ont, lors de l'échauffement et du changement de forme qui lui fait suite pour trans- former la préforme composée en récipient, une bonne application contre les couches de matière et une incorporation sûre entre les couches de matière, la fonction des couches de protection est assurée, Dans une autre forme de réalisation de l'invention, on emploie la préforme partielle éti- rée axialement et couverte d'une couche de protec- tion, comme une préforme partielle qui, avec une ou plusieurs préformes partielles dans lesquelles aucun étirage axial n'a encore eu lieu, forme la préforme composée. Ladite combinaison de préformes partielles trouve application notamment lorsqu'une ou certaines des préformes partielles est (sont) faite(s) d'une matière que l'on ne peut étirer à température relativement basse, c'est-à-dire à des températures qui se situent dans la région en dessous de la région de la température de transition vitreuse (Tg). Dans beaucoup de cas, il est néces- saire d'employer de telles matières pour obtenir une couche de matière qui donnera au récipient formé les 2483314- propriétés nécessaires en ce qui concerne la per- méabilité aux gaz, la perméabilité à la lumière, la réaction avec l'atmosphère ambiante ou la matière conservée dans le récipient, et qui ne peuvent être obtenues par le seul apport d'une couche de pro- tection sur les surfaces des préformes partielles dans chaque cas, ou des préformes. Il est possible aussi de munir la surface extérieure d'une des préformes partielles d'une impression et/ou d'un motif décoratif. L'exécution de l'impression et/ou du motif décoratif sera alors adaptée à l'étirage de la matière, qui a lieu - lorsqu'on transforme ensuite la préforme en réci- pient. Dans une forme de réalisation préférée de l'invention, on étire la matière de la préforme ou des préformes partielles en direction axiale et à une température de départ se situant dans ou en dessous de la région de la température de transi- tion vitreuse (Tg) de la matière.L'étirage de la matière se fait de préférence alors par un procédé mécanique dans lequel les préformes traversent un ou plusieurs anneaux d'étirage qui réduisent l'é- paisseur de paroi des préformes et ainsi aussi les diamètres extérieurs des préformes. Un tel procédé d'étirage est décrit dans la demande de brevet suédois No. SE 8004003-3.Par l'orientation mécani- que, on peut ainsi obtenir de façon simple, pour la préforme partielle intérieure, un diamètre ex- térieur que l'on puisse adapter exactement au dia- mètre intérieur de la préforme partielle extérieure et aux changements dimensionnels conditionnant l'ap- port de la couche de protection sur les préformes partielles. On donnera à présent une description plus détaillée de l'invention en se référant aux dessins joints au présent mémoire, sur lesquels: - la figure 1 est une coupe longitudinale d'une préforme; - la figure 2a est une coupe longitudinale d'une préforme étirée axialement, avec une couche de protection extérieure. - la figure 2b est une coupe longitudinale d'une préforme étirée axialement, avec une couche de protection intérieure; - les figures 3a et 3b sont des coupes lon- gitudinales de préformes qui sont prévues pour un étirage axial subséquent; - les figures 3c et Ad sont des coupes lon- gitudinales de préformes partielles étirées axia- lement, avec une couche de protection extérieure (figure 3c) et une couche de protection intérieure (figure 3d); - la figure 3e est une coupe longitudinale d'une préforme constituée de deux préformes par- tielles suivant les figures 3c et bd; - la figure 3f est un agrandissement partiel de la région indiquée par A à la figure 3e. Sur les figures 1 et 2, on reconnaît une préforme qui, après étirage axial, a formé une pré- forme lia étirée axialement, ou une préforme llb étirée axialement, avec une partie de fond cons- tituée d'une matière non étirée. La matière dans la préforme 10 est amorphe. Pour transformer la pré- forme en préforme étirée axialement, 11, on allonge la partie cylindrique de la préforme par un proces- sus d'étirage avec diminution simultanée de l'épais- seur de la paroi. Ceci se fait de préférence en faisant traverser par la préforme 10 un ou plusieurs anneaux d'étirage dont le diamètre intérieur n'atteint pas le diamètre de la préforme avant le passage. Pour former la préforme étirée axialement suivant la figure 2a, on complète le processus d'étirage en étirant aussi la matière dans la partie de fond de la préforme. A la figure 2b, la préforme étirée est garnie d'une couche de protec- tion intérieure 12b tandis qu'à la figure 2a la préforme étirée est revêtue d'une couche de pro- tection extérieure 12a. Sur les figures 3a à 3f, on a représenté une forme de réalisation de l'invention, suivant la- quelle les deux préformes 10a,10b sont accordées l'une sur l'autre, de telle façon qu'après étirage axial, elles forment les préformes étirées 13a,13b de dimensions telles qu'elles s'adaptent l'une dans l'autre. Après introduction de la plus petite pré- forme 13a dans la plus grande préforme 13b, les deux préformes constituent une préforme composée 15. La préforme plus petite 13a est montrée aux dessins comme couverte d'une couche de protection extérieure 14a et la préforme pluf grande 13b est pourvue d'une couche de protection intérieure 14b. De cette façon, dans la préforme composée, il y a, au passage entre les deux préformes, une région qui consiste en les deux couches de protection 14a,14b. A la figure 3f, les couches de protection ont été représentées avec une épaisseur exagérée. On échauffe la matière dans les préformes lla,llb ou dans la préforme composée 15 à la tempé- rature de formage, après quoi on change la forme de la préforme considérée pour en obtenir le réci- pient. Il est possible naturellement, avant de trans- former la préforme considérée en récipient, de munir la partie d'embouchure de la préforme considérée de dispositions de fermeture nécessaires pour le futur récipient, par exemple de filets. De même, il est possible, suivant l'invention, de partir de préfor- mes qui, avant l'étirage axial, ont été munies de ces organes de fermeture. Dans ce qui précède, on a décrit qu'on réa- lise l'étirage axial des préformes en faisant tra- verser,par les préformes,des anneaux d'étirage qui présentent souvent des diamètres progressivement décroissants.On peut naturellement employer l'in- vention pour des procédés de fabrication aussi, dans lesquels on obtient l'étirage axial des préfor=- mes par d'autres moyens. Pour la forme de réalisa- tion de l'invention o des préformes partielles éti- rées axialement forment une préforme composée, éti- rée axialement, on supposes bien entendu, que les procédés d'étirage employés donnent des préformes partielles qui ont des tolérances permettant une adaptation des préformes partielles l'une dans l'au- tre. Par adaptation des couches de protection à des préformes étirées axialement, on apporte les couches de protection sur une surface qui, pour des récipients finis de mêmes grandeurs, est nettement plus grande que dans la technique utilisée jusqu'à présent lorsqu'on munissait de couches de protec- tion des préformes non étirées. Dans l'emploi du PET, par exemple, on s'efforce dans beaucoup de cas d'emploi, d'avoir une orientation biaxiale de la matière, que l'on obtient par le fait qu'on étire la matière au moins au triple de ses dimensions dans l'une des directions axiales. De cette façon, la matière acquiert, entre autres, les propriétés mécaniques qui sont nécessaires pour le cas d'ap- plication envisagé. Un étirage de la matière au tri- ple de ses dimensions dans les deux directions axiales, entraine le fait que la surface de la préforme et la surface du récipient sont dans un rapport mutuel d'environ 1:9, ce qui entraîne à son tour une dimi- nution, dans le même rapport, de l'épaisseur d'une couche de protection apportée sur la préforme. Dans certains cas d'application,on obtient les proprié- tés nécessaires par un étirage monoaxial d'à peu près au triple des dimensions, avec pour conséquen- ce un étirage transversal plus petit. Dans des exemples d'application o l'on emploie les rapports d'étirage qui viennent d'être indiqués, l'invention signifie que la couche de protection est diminuée au maximum au tiers, ce qui présente à son tour l'avantage que la couche de protection de la pré- forme ne doit pas être d'épaisseur égale à ce qu'elle est lors de l'application de la technique connue antérieurement. Comme l'apport de couches de protection épaisses représente une phase difficile pour la fabrication de récipients, on obtient, avec l'invention, une simplification notable du procédé de fabrication. En particulier, lors de l'emploi d'une pré- forme composée, il est avantageux, dans certains cas d'application, de permettre que le durcissement final de la couche de protection, ainsi que de la liaison à la matière de la préforme partielle, ait lieu après que les deux préformes partielles aient été introduites l'une dans l'autre. Par le fait que le durcissement des couches de protection n'a -30 lieu qu'après la disposition des préformes par- tielles l'une dans l'autre, et de préférence en même temps que l'échauffement de la préforme à la température de formage de la matière, on obtient une bonne application des couches de protection l'une à l'autre. Egalement, lors de l'emploi d'une seule couche de protection, le procédé qui vient d'être cité assure une bonne application à la matière de la préforme partielle qui ne porte pas de couche de protection. Suivant l'invention, on apporte une ou plu- sieurs couches de protection sur la préforme consi- dérée, par -immersion dans une solution qui contient la matière de protection. Dans des variantes de for- mes de réalisation, on pulvérise la couche de pro- tection sur la préforme. La pensée inventive s'ap- plique, bien entendu, aux cas d'autres procédés d'apport de la couche de protection. Dans la fabrication d'une préforme étirée axialement, 11,13,15, en PET, on part d'une préforme tubulaire 10. Le degré de cristallisation de la matière est inférieur à 10 %, et de préférence in- férieur à 5 %. Dans un ou plusieurs-processus suc- cessifs, l'épaisseur de la matière de la préforme est réduite à peu près au tiers de l'épaisseur ori- ginelle. La réduction se fait soit sur toute la longueur de la préforme, soit dans un ou plusieurs tronçons de la préforme. On emploie alors un anneau d'étirage dont la périphérie intérieure est réglée sur la périphérie extérieure de la préforme, de telle façon que l'anneau d'étirage, en se déplaçant en direction axiale de la préforme, produit une réduction de l'épaisseur de la matière. La matière a alors, immédiatement avant la réduction d'épais- seur, une température qui se situe en dessous de la région ou dans la région de la température de transition vitreuse (Tg) et qui, de préférence, est en dessous de la température de transition vitreuse d'au maximum 150C. Egalement, lorsque l'effet technique de l'invention s'établit à une température nettement plus basse, il est avantageux de travail- ler avec une température de départ qui se situe à proximité de la température de transition vitreuse (Tg), par exemple de 1 à 30C en dessous de la température de transition vitreuse (Tg), car cette température de départ de la matière permet une grande vitesse de déplacement de l'anneau d'étirage. Dans certains exemples d'application, l'anneau d'é- tirage coopère avec un organe de mise en forme in- térieur qui est disposé à l'intérieur de la préforme, l'organe de mise en forme intérieur ayant une limi- tation extérieure adaptée à la surface de limita- tion intérieure de la préforme. Dans d'autres cas d'application, on emploie uniquement l'organe de mise en forme intérieur.Lors du déplacement de l'anneau d'étirage et/ou de l'organe de mise en forme intérieur, l'épaisseur de la matière se réduit dans la préforme au contact avec l'anneau d'étirage et/ou avec l'organe de mise en forme. Pendant le processus de changement de forme, il se forme une zone de passage entre la matière ayant l'épaisseur originelle et la matière ayant l'épaisseur réduite, cette zone de passage se déplaçant peu à peu en direction axiale de la préforme. La matière dans la zone de passage est, pendant le processus de changement de forme, maintenue par élimination de chaleur par l'anneau d'étirage et/ou par l'organe disposé à l'intérieur de la préforme tubulaire, à une température qui se situe à proximité de la tem- pérature de transition vitreuse (Tg). Dans certains cas d'application, la matière dans la zone de pas- sage peut cependant prendre une température qui dépasse la température de transition vitreuse (Tg) de plus de 300C et de préférence d'au plus 150C. Dans certains cas d'application, on refroidit la matière dans la région proche de la zone de passage, immédiatement après réduction de l'épaisseur de la matière, à une température qui se situe en dessous de la température de transition vitreuse (Tg). Suivant l'invention, on a la possibilité de fabriquer une préforme étirée axialement,11,13,15, qui comporte une matière en principe orientée mono- axialement et à épaisseur de paroi réduite et dans laquelle, par rapport à la matière correspondante de la préforme, le pourtour extérieur a diminué et/ou le pourtour intérieur a augmenté. L'idée inventive embrasse la possibilité d'augmenter encore le degré de cristallisation par échauffement de la matière, en plus du degré de cristallisation apparaissant dans la matière lors- qu'elle est orientée monoaxialement. Ceci ne doit pas avoir lieu dans une mesure telle que l'aptitude de la matière à une déformation ultérieure soit com- promise. Normalement, le degré de cristallisation peut, dans une préforme étirée axialement, prendre une valeur maximale d'environ 30 %; de préférence, toutefois, on permet au degré de cristallisation de prendre une valeur de l'ordre de 10 à 25 %, le degré de cristallisation apparu par l'orientation monoaxiale s'élevant à environ 17 % au plus. Les valeurs du degré de cristallisation indiquées dans la présente demande de brevet se rapportent à la théorie exposée dans la publica- tion "'Die Makromolekulare Chemie "' 176, 2459-2465 (1975). La description qui précède repose sur l'hy- pothèse que la réduction de l'épaisseur de la ma- tière jusqu'à la valeur finale se fait en une étape de réduction unique. La pensée inventive s'étend cependant à la possibilité de diminuer l'épaisseur de la matière par un certain nombre d'étapes de réduction consécutives pour amener,dans la dernière étape,l'épaisseur - dans le cas du PET - à environ un tiers de l'épaisseur originelle. L'anneau d'éti- rage ou les anneaux d'étirage comprend (comprennent) ici un certain nombre d'anneaux partiels pour la réduction successive, par étapes, de l'épaisseur de la matière. La forme de réalisation décrite dans ce paragraphe s'applique de préférence lorsque la matière de la préforme a une grande épaisseur de paroi et/ou dans le cas de grandes vitesses d'avan- cement des anneaux d'étirage. La description qui précède concerne des pré- formes tubulaires de section transversale ronde. Il appartient bien entendu au domaine de l'invention de s'étendre aussi à des préformes tubulaires ayant d'autres formes en section transversale. On connaît dans l'industrie un grand nombre de matières du type polyester ou polyamide ayant des propriétés semblables à celles du poly(téré- phtalate d'éthylène). L'invention en elle-même s'applique aussi, totalement ou partiellement, à ces matières, les réductions d'épaisseur et les températures devant être adaptées aux conditions spécifiques de chaque matière. Des exemples de matières auxquelles l'in- vention, dans l'adaptation envisagée ci-dessus, est applicable sont offerts par le polyhexaméthylène- adipamide, la polycaprolactame, le polyhexaméthylène- sébaçamide, le polyéthylène-2,6 et 1,5- naphtalate, * le polytétraméthylène-1,2-dioxybenzoate et les copo- lymères de l'éthylène-téréphtalate, de l'éthylène- isophtalate et d'autres polymères analogues. REVENDICATIONS 1.- Procédé de fabrication d'un récipient en matière thermoplastique, de préférence en poly (téréphtalate d'éthylène), o l'on transforme, dans la fabrication, une préforme en récipient, et o l'on munit le récipient d'un certain nombre de couches de matière de protection, caractérisé en ce qu'on étire axialement la préforme (10) pour obtenir une préforme (11, 13,15) étirée axialement, en ce qu'on munit la préforme étirée d'une ou de plusieurs cou- ches de protection (12,14) et en ce qu'on échauffe ensuite la préforme étirée et en ce qu'on la trans- forme en récipient. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on apporte la matière pour produire la ou les couche(s) de protection (12,14) sur la préforme ou sur les préformes partielle(s) en l'immergeant ou en les immergeant dans une solu- tion qui contient la matière de protection. 3.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications-1 et 2, caractérisé en ce qu'on ob- tient la liaison finale entre la matière de la préforme étirée (11,13) et la matière formant la couche de protection (12,14) en chauffant la matière avant la transformation de la préforme en récipient. 4.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on étire la matière dans la préforme (10) par un procédé mécanique dans lequel la préforme traverse un ou plusieurs anneaux d'étirage qui diminuent l'épais- seur de paroi de la préforme en diminuant simulta- nément la périphérie extérieure de la préforme. 5.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'on fabri- que la préforme (15) étirée axialement, munie d'au moins une couche de protection (14a,14b), par as- semblage d'une préforme partielle (13a,13b) avec au moins une préforme partielle (13b,13a), l'une au moins des préformes partielles étant étirée axia- lement et pourvue d'au moins une couche de protec- tion. 6.- Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce qu'on dispose la couche de pro- tection considérée (14a,14b) de telle sorte que dans la préforme composée, elle soit entourée de la matière des préformes partielles. 7.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la pré- forme (10) est constituée de poly(téréphtalate d'éthylène) avec un degré de cristallisation infé- rieur à 10 % et de préférence inférieur à 5 %, et en ce que la préforme (10) est formée par un ou plusieurs processus de changement de forme successifs pour donner la préforme étirée axialement (11,13,15), de telle sorte que la matière étirée de la préforme (11,13,15) présente un degré de cristallisation d'environ 30 % au maximum et de préférence de l'or- dre de 10 à 25 %, et o le degré de cristallisation apparaissant dans la matière par suite de l'orienta- tion monoaxiale s'élève à 17 % au plus. 8.- Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce qu'un organe de mise en forme mé- canique déplace une zone de passage entre de la matière plus mince et de la matière plus épaisse, et en même temps allonge la préforme (10) dans la direction de déplacement de la zone de passage, et en ce qu'après le dernier processus de changement de forme, la matière plus mince reçoit de préfé- rence une orientation et de préférence une épais- seur correspondant à l'épaisseur que reçoit une plaque lors d'un étirage monoaxial libre jusqu'à écoulement de la matière si, immédiatement avant l'étirage, l'épaisseur de la plaque est la même que l'épaisseur originelle de la paroi de la préforme et si la tem- pérature de la matière de la plaque est la même que la température de la matière de la préforme immédiatement avant le dernier processus de change- ment de forme.