L'invention est relative à un procédé pour manoeuvrer des feuilles une à une, et par exemple pour tourner automatiquement ou semiautomatiquement les pages d'un livre ou d'une revue, ainsi qu'à un dispositif pour tourner automatiquement ou semi-automatiquement d'un ensemble de feuilles reliées entre elles mettant en oeuvre le procédé. Un tel procedé et un tel dispositif peuvent avoir une appui cation particulièrement intéressante auprès des personnes privées momen tanément ou définitiveinent de l'usage de leurs membres antérieurs. Ces personnes en effet ne peuvent, sans l'assistance d'une autre personne, lire un livre ou une revue étant donné qu'elles sont dans l'incapacité d'en tourner les pages. Deux phases en général nécessaires pour tourner la page d'un livre. Dans une première phase, la page est decollée des autres pages, et dans une deuxième phase5 elle pivote et est déposee de l'autre côte du livre. Les procédés et les dispositifs actuellement existants décollent la page par dépression, ce qui est d'ailleurs l'usage courant et traditionnel dans la manutention de matériaux en feuilles. Dans les dispositifs actuellement existants, lorsque la page est décollée, un élément helicoldalsingage sous la page décollée pour la faire pivoter et pour la déposer de l'autre côté du livre. Ces dispositifs comportent un grave inconvénient, à savoir qu'ils aspirent la feuille par dépression. Ceci nécessite la présence d'une pompe à vide qui augmente de manière sensible le coût du disposi- tif. Par ailleurs5 les moyens quille mettent en oeuvre sont hétérogènes, car ils sont à la fois pneumatiques et mecaniques. D'autre part, ltelement-helicoidal empêche la réversibilité des dispositifs actuellement existants qui ne permettent de tourner les pages que dans un seul sens, et avec lesquelles donc il est impossible de revenir en arrière. De plus, la réalisation des dispositifs existants ne permet pas l'adaptation rapide à tous les formats de livres ou de revues courants, ni le reglage de l'inclinaison du livre. Ce dernier point est cependant important, car il est nécessaire d'adapter le dispositif à la position de son utilisateur. Un des buts de la présente invention est de proposer un pro céde et un dispositif qui mettent en oeuvre des moyens homogènes et reversibles. Un autre but de la présente invention est de proposer un dispositif qui s'adapte rapidement et simplement à la position du malade, et qui soit utilisable pour tous les formats courants de livres ou de revues. D'autreshuts de la présente invention apparaitront au cours de la description qui va suivre, cette description n'étant pas cependant destinée à limiter la présente invention. Le procedé pour manoeuvrer des feuilles- une à une, et par exemple pour tourner automatiquement ou semi-automatiquement les pages d'un livre ou d'une revue est caractérisé par le fait que l'on applique dans une zone au moins de la feuille à manoeuvrer une pastille d'un matériau partiellement mou et partiellement collant, que l'on déplace la dite pastille ce qui entraine la feuille dans son mouvement, et que pour décoller la feuille de la ou des pastilles, on provoque un mouvement relatif de l'un par rapport à l'autre. Le dispositif pour tourner automatiquement ou semi -automatique- ment les feuillets d'un ensemble de feuilles reliées entre elles, et par exemple les pages d'un livre ou d'une revue, comprenant une table sur laquelle est positionné l'ensemble des feuillets, est caractérisé par le fait qu'au moins une pastille d'un matériau partiellement collant est mis en contact d'au moins une zone du feuillet à tourner, puis est mis en mouvement entrainant ainsi le dit feuillet. L'invention sera mieux comprise Si l'on se réfère à la description ci-dessous, ainsi qu'aux dessins en annexe qui en font partie intégrante. La figure 1 est une vue schématique générale en perspective du dispositif selon l'invention dans un mode d'exécution non limitatif. La figure 2 est une vue de dessus du dispositif selon la figure 1 au niveau de la table. La figure 3 est une vue schématique en coupe partielle du bras porteur de la pastille. Le procédé selon l'invention, permettant de manoeuvre des feuil les telles que par exemple > des feuilles de papier consiste à appliquer en au moins une zone de la feuille une pastille d'un matériau partielle ment collant et partiellement mou. Lors de cette application, les pastilles adhèrent temporairement à la feuille, et il est possible de déplacer celle -ci en déplaçant les pastilles. Pour décoller la feuille des pastilles, il suffit de provoquer un mouvement relatif de la feuille par rapport aux pastilles dans le sens d'un décollement. Ce mouvement relatif peut consister par exemple à re tenir la feuille tout en maintenant le mouvement des pastilles. Il est nécessaire que le matériau constituant les pastilles soit partiellement collant, afin de ne pas détériorer la feuille lors du décollage, ni laisser de trace indélébile. Par ailleurs, le fait qu'il est partiellement mou fait que lors de son application sur la feuille, la surface de contact est augmentee, et s'adapte au relief de la feuille. Ce matériau par ailleurs ne doit pas sécher au contact avec l'air ni se durcir extérieurement par exemple par polymérisation au contact de l'air. A titre d'exemple non limitatif, on a obtenu de bons résultats en utilisant de la pâte à joint qui presente les caracteristiques d'être partiellement collant, partiellement mou, et qui ne durcit qu'au bout d'un temps- relativement long de quelques mois. Le dispositif pour tourner automatiquement ou semi-automatiquement les pages va maintenant être décrit à titre indicatif en référence aux figures 1 à 3. La figure 1 est une vue générale qui représente un livre ou une revue 2 positionne sur une table 3. La table est montée sur tout-dispositif approprié, et par exemple sur un support 4, tel que cela est représenté en figure 1. Ce support comporte dans sa partie inférieure quatre pieds 5 munis respectivement d'une roulette 6 a leur extrémité . Tout dispositif approprié, à la portée de llHomme de l'Art, et par exemple ceux schématisés en 7 et 8 permettent respectivement de regler la hauteur de la table et son inclinaison. De préférence, le support 4 est monté latéralement, en decalage par rapport à la table 3, ce qui permet d'introduire l'ensemble du dispositif latéralement par rapport à un lit ou un fauteuil. Les figures 2 et 3 sont plus particulièrement relatives à la partie 1 du dispositifconstituée principalement par la table 3 sur laquelle est disposé le livre ou la revue 2 et par les moyens qui permettent de tourner automatiquement ou semi-automatiquement les pages. Dans la figure 2, un livre ou une revue est schématisé en 2 par le trait mixte. Ce livre est positionné sur une table 3 qui présente toute forme appropriée, et, par exemple la forme de pentagone symétri- que représenté dans les figures. Les dimensions de cette table sont au moins supérieures à la dimension du plus grand livre ou de la plus grande revue dont le dispositif selon l'invention est destiné à faciliter la lecture. De préférence, les dimensions seront plus grandes au moins dans les coins supérieurs droit et gauche 9 et 10 de la table ainsi que dans sa partie supérieure centrale 11. Une règle 12 assure le maintien du livre en position. Cette règle est par exemple rectangulaire, et présente dans sa partie centrale une echancrure 13. La couverture du liVre ou de la revue, ou leur page de garde sera engage entre la table 3 et les parties 14 et 15 situées de part et d'autre de l'echancrure 13. La partie centrale 16 du livre ou de la revue, c'est-à-dire sa zone reliée est positionnée au niveau de l'échancrure 13 et ne pose donc aucun problème pour le positionnement du livre sur la table. La règle est fixee de manière amovible et réglable sur la table par tout moyen approprié, et par exemple par vissage. Des lumières 17 et 18 percées dans la table parallèlement à son axe de symetrie 19 permettent le réglage de la règle en profondeur. Dans un mode préferentiel de réalisation, afin de faciliter le positionnement de la règle, celleci présente une échancrure allongee 20 à l'une de ses extrémites latérales, orientée sensiblement perpendiculairement à l'axe 19, et à; l'autre extrémité une echancrure 55 orientée parallèlement à la lumière 18. Ces deux échancrures sont positionnées de manière à définir avec les lumières 17 et 18 des orifices permettant la fixation de la règle sur la table. Le positionnement lateral du livre est déterminé de manière à ce que sa zone reliée 16 recouvre approximativement une partie de l'axe de symétrie 19 de la table, et vienne se loger dans l'échancrure 13 de la règle. Le positionnement selon l'axe 19 est determiné de manière à ce que l'extrémité supérieure des pages soit au moins -l'aplomh vertical de deux bras 21 et 22. Ces- bras sont positionnés dans la partie supérieure de la table, et sont orientés sensiblement perpendiculairement à l'axe 19. A titre d'exemple, la figure 3 représente en coupe partielle l'un de ces bras. Ij presente une partie allongée 23 rigide, qui se prolonge de préférence par une partie 24 elastiquement déformable. Cette partie 24 peut être realisée par exemple par une lame d'acier déformable formant ressort. Cette lame est solidarisée à la partie 23 par tout moyen approprie, et par exemple par vissage. A l'extrémité du bras la plus proche de l'axe 19 de la table, est fixé à la partie 24 du bras un patin 25. De préférence, ce patin présente une forme trapézodale dont la plus grande des faces parallèles est fixée sur la partie 24. La plus petite face parallèle 26 est orientée vers la table, c'est-à-dire vers le livre ou la revue.A cette face 26 est fi par tout moyen approprié, par exemple par collage ou par sijnple pression, une pastille 27 d'un matériau partiellement collant, qui de préférence est également partiellement-mou. Le rôle de cette pastille sera expliqué ultérieurement. Dans un mode préférentiel de réalisation, l'intérieur du patin est creux afin d'en alléger le poids. A son extrémité opposée au patin 25, le patin est articulé autour d'un axe 28 par rapport un palier 29. Les paliers 29 et 30 ont été reperes respectivement pour les bras gauche et droit dans les figures 1 et 2. L'articulation est d'un type connu, et permet aux bras d'osciller dans un mouvement de rotation autour de l'axe 28 L'axe 28 est approximativement parallèle au plan défini par la table, et de préférence parallèle à l'axe 19 de symétrie de la table. Dans un mode préférentiel de réalisation, le bras est entraîne dans son mouvement oscillant par une tige 30 qui traverse l'épaisseur de la table 3 ainsi que la partie inférieure 31 du palier. Dans son mouvement, cette tige exerce une pression sur l'extrémité du bras, qui par ailleurs est rappelée élastiquement par exemple par un ressort 32. La tige quant à elle est entraînée en mouvement par une came 33 montée sur un arbre 34. Ainsi, lorsque l'arbre sera entraîné en ro talion selon la flèche 35, la ti-ge sera déplacée parallèlement à la flèche 36, et l'extrémité du bras portant le patin 25 oscillera dans une direction schématisée par la flèche 37. La longueur des bras est déterminée de manière à ce que leurs extremites respectives portant le patin soient à proximité de l'aplomb vertical de la zone reliée 16 du livre ou de la revue. Un autre élément du dispositif selon l'invention est constitué par la came 38. Cette came est mobile en rotation autour d'un axe 39 situe dans la partie supérieure 11 de la table, sur l'axe 19 et perpendiculaire au plan de la table. Dans le plan de la figure 2, la came 38 présente un axe de symétrie confondu avec l'axe de symetrie 19 de la table. La forme de la came est allongée, et rétrécie dans la partie centrale. Dans la partie supérieure 40, elle présente la forme approximative de deux crochets situés de part et d'autre de l'axe de symétrie 19. La pointe de ces crochets respectifs est constituée par un doigt, 41 et 42. Ces doigts sont orientes sensiblement parallèlement à l'axe 19, de part et d'autre de celui-ci.De préférence, la distance entre l'axe 39 et l'extrémité des doigts 41 et 42 est sensiblement égale à la distance entre l'axe 39 et les pastilles 27 des deux bras respectifs 21 et 22. A partir de l'extrémité des doigts 41 et 42, le contour de la came 38 decrit respectivement de part et d'autre de l'axe 19 deux encoches 43 et 44 sensiblement convergentes et orientées vers la partie superieure de la came. La distance entre l'axe 39 et le fond des encoches 43 et 44 est inférieure la distance séparant l'axe 39 de l'ex trémité supérieure de la zone relié 16 du livre ou de la revue. Le contour exterienr 45 de la came, à partir de l'extrémité des deux doigts 41 et 42 décrit une courbe arrondie qui peut être convexe puis concave et qui délimite la partie supérieure de la came. Dans sa partie inferieure, la came comprend tout d'ahord de part et d'autre de l'axe 19 deux encoches 47 et 48. La forme de ces encoches est déterminée de manière à ce que les bras 20 et 21 puissent s'abaisser en direction des pages du livre sans heurter la came, lorsque celle-ci est dans la position représentée en figure 2. A partir de ces encoches 47 et 48, le contour de la came décrit une courbe concave 52 qui définit une surface recouvrant partiellement le livre ou la revue lorsque la came est dans la position représentée en figure 2. Des zones symétriques 49 , situées à; la jonction entre les encoches 47 et 48 et la courbe concave 52 constituent les bords d'attaque de cette partie de la came et sont légèrement ceinturées vers l'extérieur, dans la direction opposée à; celle du livre et de la table. La distance entre l'axe 39 de rotation de la came et ses ex trématés supérieure et inférieure sera facilement déterminée par l'Homme de l'Art. De préférence, elle est inférieure la distance entre l'axe 39 et l'extrémité inferieure du livre. Il faut remarquer que plusieurs cames de dimensions différentes pourront être utilises sur le dispositif selon la présente invention, de manière à s'adapter aux differents formats de livres ou de revues. La came 38 peut coulisser le long de l'axe 39. Cependant, elle est rappelée et comprimée en direction de la table 3 et du livre 2 par tout moyen approprié, et par exemple par un ressort de compression ou de traction. La came est en tout materiau approprié transparent, et par exemple en matière plastique présentant un indice de réfraction voisin de 1. Dans un mode préférentiel de realisation, des moyens moteurs uniques entraînent en mouvement les parties mobiles du dispositif, c'est - -dire la came 38 et les deux bras 21 et 22. Ces moyens sont par exemple un moteur electrique réversible transmettant son mouvement par exemple par des engrenages à l'axe 39 et aux deux axes 34 des bras respectifs 21 et 22. Le fonctionnement du dispositif selon l'invention est cyclique, et le demarrage du cycle peut être commande par tout dispositif approprié, mais qui sera adapté avec un soi-n particuller aux possibilités motrices de son utilisateur. De nombreux dispositifs de commande sont actuellement connus et pourront être facilement adaptés par l'Homme de l'Art au présent dispositif. Cependant, ce dispositif de commande doit être susceptible de donner deux ordres différents suivant le sens dans lequel les pages doivent être tournées. A titre d'exemple, on peut citer comme dispositif de commande des dispositifs hasés sur le mouvement de la tête, sur des signaux mio-électriques sur la voix, le soufle, les yeux, etc....En figure 1, la référençe 50 schématise un depressiomètre 50 dont le signal de commande est percu par l'interme- diaire d'un tuyau 51 dans lequel l'utilisateur souffle. Il est nécessaire de remarquer que le moteur entraînant en mouvement les parties mobiles du dispositif peut être Qu bien electri- que ou bien pneumatique. tl pourra être en tous les cas facilement adapte par 1'Homne de l'Art de manière à être au moins conforme aux normes de sécurité en usage dans les endroits dans lesquels le dispositif est destine à etre utilisé. De préférence, le moteur sera un moteur à courant continu, alimenté en bas voltage, ce qui permet de réaliser simplement la reversibilite du dispositif. En position de repos, au départ du cycle, les deux bras 21 et 22 sont en position basse, c'est-à-dire que les patins 25 et les pastilles 27 sont sur le livre, et la came 38 est dans la position représentée dans la figure 2, son axe de symétrie étant confondu avec l'axe 19 de la table. Un cycle consiste pour les deux bras à monter en décollant les pages droite et gauche du livre grâce aux pastilles 27, puis à redescendre, et pour la came à; réaliser un tour complet. Naturellement, le dispositif de comnande comprend outre l'organe de commande de départ du cycle tout dispositif approprié à la portée de l'Homme de l'Art pour que les differents éléments mobiles decrivent un cycle complet et reviennent à; leur position initiale en fin de cycle dans l'attente du nouveau cycle. En début de cycle, les deux bras sont en position basse puis montent entrainant les pages droite et gauche du livre. Ce mouvement est obtenu par la rotation des axes 34 et des cames 33 décrites précédemment. Le contact des pastilles 27 ayec les deux pages droite et gauche du livre s'effectue dans les échancrures 47 et 48 de la came qui commence son mouvement de rotation.Selon à page que l'on desire tourner, et selon l'ordre de commande qui a ete donne, cette rotation s'effectue ou bien dans la direction de la seche 53 ou dans celle de la flèche 54. A titre d'exemple, le mouvement sera -décrit pour une rotation de la came dans le sens de la flèche 53 Les deux bras amorcent leur remontee entraînant ainsi les pages gauche et droite qu'ils- soulèvent. La page gauche se decollera alors de la pastille 27 du bras 21, etant donné que la partie 46 came l'oblige à revenir dans sa position initiale. De l'autre côté, le bras 22 soulève la page à tourner et le doigt 42 vient s'engager socs cette page, du coté de sa face non visible.Les bras 21 et 22 continuent alors leur remontée. Le bras 21 duquel la page gauche s'est decollée précédemment continue sa remontée seul , le bras 22 quant à lui ccntinue également sa montée, et dans ce mouvement la page droite est décollée du fait qu'elle est retenue par la zone reliée 16 du livre. Il ;favt re- marquer que le matériau qui compose les pastilles 27 doit être choisi de manière à; ce que l'adhérence temporaire sur la page peut être réalisée par simple pression, et que le décollage se réalise sans détériorer pages ou leur laisser de marques.Par ailleurs, les parties élastiquement- dêformables 24 des bras concourent à; ce que les patins 25 et les pastilles 27 exercent une légère pression sur les pages du livre, etâ ce que le decollage se fasse sans détérioration des pages. Les bras reviennent alors dans leur position initiale hase dans l'attente d'un nouveau cycle. La came continue sa rotation,-et le doigt 42 progresse en direction du côte gauche du livre. L'extrémité superieure de la page à tourner s'engage dans l'échancrure 44 ie a came, ainsi que le schématise la came representee dans la figure 2 en ponoti- les. Du fait du mouvement de celle-ci, la page à; tourner sera entaînée de l'autre côté du livre et se dégagera du doigt 42 et de ltechancrure 44.Durant cette phase de la rotation, la partie supérieure 49 de la came dans la partie droite du livre retient les pages situees s;zs a page à; tourner, et dans la partie gauche applique la page à toirnier sur ce côte du livre. Dans la phase suivante de la rotation de la came, la partie 46 de celle-ci après avoir quitté la surface du livre revient sur relle- ci par l'extrémité supérieure du côté droit. A cet effet, son bord d'attaque 49 légèrement cintré yers l'extérieur permet d'aplatir les pages du côté droit qui auraient pu se soulever légèrement lors des phases precedentes du mouvement. Le cycle de la came se termine lorsqu'elle revient dans la position représentée en figure 2, sa partie 46 recouvrant une partie de la surface du livre. Naturellement, les mouvements de la came et des bras sont coordonnés et le synchroni.sme est réglable d'après la positron des cames 33 sur les axes 34, et pourra être facilement détermine par l'Homme de l'Art. Tel qu'il vient d'etre décrit, le dispositif selon l'invention est utilisable depuis une position horizontale jusqu'à une position depassant la verticale. Du fait de sa conception, et des moyens homogènes qu'il met en oeuvre, ce dispositif est particulièrement fiable et peu coûteux Naturellement, son aspect extérieur pourra être modifie par un capot d'habillage, ou la forme de certains éléments qui viennent d'être décrits pourra être modifiee de manière à donner à l'ensemble un aspect plus esthétique. Le procédé et le dispositif qui viennent d'être décrits ne sont naturellement donnés ici qu'à titre indicatif, et l'on pourrait adopter d'autres mises en oeuvre et d'autres modes de réalisation de la présente invention sans pour autant sortir du cadre de celle-ci. En particulier, les pastilles 27 pourraient être montées sur d'autres dispositifs équivalents awbras, animés d'un mouvement qui permet de donner à la feuille le mouvement voulu, et l'on pourrait augmenter le nombre de pastilles partiellement collantes de manière à assurer une meilleure prise de la feuille. Egalement, les pastilles 27, au lieu d'être solidarisees directement au bras par l'intermédiaire des patins 25 pourraient être montés sur un équipage mobile telle qu'une roulette excentree rappelée en position initiale par un ressort de rappel, ou tout autre dispositif tendant à rapprocher les pastilles 27 de l'axe 19 lors du mouvement de remontée du bras, favorisant ainsi le décoliement de la page à tourner REVENDICATtON5 1. Procédé pour manoeuvrgdes feuilles de petites dimensions une à; une, et par exemple pour tourner automatiquement ou semi-automatiquement les pages d'un livre ou d'une revue, caractérisé par le fait que l'on applique dans une zone au moins de la feuille manoeuvre une pastille d'un matériau partiellement mou et partiellement collant, que l'on déplace les dites pastilles qui entratnent la feuille dans son mouvement, et que pour decoller la feuille de la ou des pastilles, on provoque un mouvement relatif de l'un par rapport à l'autre. 2. Dispositif mettant en oeuvre le procedé selon la revendication 1, pour tourner automatiquement ou semi-automatiquement les feuillets d'un ensemble de feuilles reliées entre elles, et par exemple les pages d'un livre ou d'une revue, comprenant une table sur laquelle est positionné l'ensemble de feuillets, caractérisé par le fait qu'au moins une pastille d'un matériau partiellement collant est mis en contact d'au moins une zone du feuillet à tourner puis est mis en mouvement entraînant ainsi le dit feuillet. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le materiau partiellement collant constituant la pastille est également partiellement mou. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que le mouvement de la pastille est déterminé de façon que dans une position extrême elle vienne au moins en contact avec le feuillet à tourner, et que dans l'autre position extrême, elle a exercé une tension sur le feuillet entre la zone d'adhérence et la reliu re telle que le feuillet s'est décolle de la dite pastille. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la ou les pastilles sont montees respectivement à; l'extrémité d'un bras relié par articulation la table. 6. Dispositif selon la revendication 4, caractérise par le fait qu'un patin ou une roulette excentrée lie entre le bras et la pastille. 7. Dispositif selon les revendications 5 et 6, caractérisé par le fait qu'au moins une partie du bras située entre le patin et l'articulation est élastiquement déformable. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisé par le fait que le patin et le bras portant la pastille sont animés d'un mouvement oscillant de rotation autour d'un axe approximativement parallele au plan défini par la table. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à; 4, caractérisé par le fait qu'un doigt s'engage sous le feuillet à tourner, du côté de sa face non visible, lorsque la pastille entraîne le feuillet par adhérence, et progresse de manière à; le faire tourner de l'autre côte de l'ensemble de feuillets. 10. Dispositif selon la revendication 9, caractêrisê.par le fait que le doigt fait partie d'une came sensiblement plane de faible épaisseur, mobile en rotation autour d'un axe sensiblement perpendi-culaire au plan défini par la table et situe approximativement dans le prolongement de la zone de reliure des feuillets, et que le dit doigt est orienté sensiblement perpendiculairement à un rayon de la dite came. 11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé par le fait que la partie de la came comprenant le doigt présente une forme approximative de crochets dont la largeur d'une section transversale augmente depuis son extrémité constituée par le dit doigt. 12. Dispositif selon les revendications 10 et 11, caractérisé par le fait qu'une autre partie de la came recouvre au moins une partie de la surface du feuillet lorsque le dispositif est-au repos, cette partie excluant les zones oû les pastilles adhèrent, et que cette partie présente un bord d'attaque légèrement cintré vers l'extérieur. 13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 10 à 12, caractérisé par le fait que la came est mobile dans une direction parallèle à son axe de rotation, et élastiquement comprimée sur l'ensemble de feuillet et la table. 14. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé par le fait que le mouvement de la came et du ou des bras sont coordonnés et cycliques, un cycle consistant pour les bras à réaliser un mouvement montant puis descendant, et pour la came à réaliser un tour autour de son axe de rotation, et que des moyens moteurs uniques réalisent l'ensemble des mouvements. 15. Dispositif selon l'une quelconque des revendications precédentes, caractérisé par le fait que la came est symétrique par rapport à un plan sensiblement perpendiculaire au plan de la table, et passant approximativement par la zone de rotation du feuillet, qu'au moins deux pastilles portées par des bras sont montées symétriquement par rapport au dit plan et que les dits moyens moteurs sont reversibles, ce qui permet de tourner les pagels dans un sens ou dans un autre.