La présente invention se rapporte à un procédé pour le réglage exact du temps de maintien d'un matériau à chauffer, en particulier de tablettes de combustible nucléaire à fritter, dans un four continu. Les fours continus sont en général des fours tunnels dans lesquels le matériau à traiter, de préférence monté sur des nacelles de transport, est introduit dans le four par la nacelle à chaque fois nouvellement amenéeqie transporte à l'intérieur du four. Le dispositif dTentratnement se trouve donc constamment à l'extérieur du four. A l'intérieur du four lui-même ne se trouve aucune partie mobile. De tels fours sont de préférence utilisés pour le traitement à haute température des pièces, par exemple pour le frittage de matières céramiques, en particulier des tablettes de combustible nucléaire.Le temps de maintien du matériau à traiter dépend en pareil cas de la vitesse d'avance du système d'entratnement qui peut par exemple être pneumatique, hydraulique ou électrique. Du fait des forces de frottement des nacelles de transport à l'intérieur du four, il peut se produire des variations de vitesse du système d'entratnement provoquant des différences dans le temps de maintien du matériau à l'inté- rieur du four, en particulier dans la zone de chauffage, et par conséquent des différences de qualité du matériau. La présente invention a par conséquent pour obJet de réaliser un procédé aussi simple que possible pour le réglage du temps de maintien du matériau dans un tel four, et ce, en mettant en oeuvre une quantité aussi petite que possible de moyens de réglage. Ce résultat est atteint selon 11 invention par le fait que pour le matériau à l'intérieur du four, on prévoit un transport discontinu pour la commande duquel l'avance du matériau, s'effectuant à une vitesse supérieure à celle qui serait nécessaire pour un passage continu, est mise en route à des laps de temps exactement prédéterminés At, et, après parcours d'un tronçon prédéterminé a , est à nouveau arrêtée avant l'expiration du laps de temps b;t. On n'effectue ainsi aucun réglage proprement dit de la vitesse. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description d'un mode de réalisation pris comme exemple, mais non limitatif, et illustré par le dessin annexé sur lequel, en plus d'un four de passage représenté schématiquement, on a porté le diagramme en fonction du temps correspondant au trajet du matériau à l'intérieur du four. Le four 1 comporte une zone de frittage 3 dans sa partie centrale, La longueur de cette zone est divisée en différents tronçons identiques a, voir également l'ordonnée du diagramme désignées par s. Le matériau 2 à traiter dans le four est empilé sur des nacelles qui sont introduites dans le four par un système d'entratnement non représenté et qui poussent devant elles le matériau s'y trouvant déjà. Le matériau à introduire qui peut avoir différentes longueurs est pourvu de marquages 4 appliqués à des distances a les uns des autres.Dans la zone d'entrée du four, des déclencheurs 5 et 6 sont également espacés de la distance a ou d'un multiple de cette dernière. Sur l'abscisse du diagramme on a porté le temps t fractionné en différents laps de temps individuels At. Au début de chaque nouveau laps de temps At, un chronorelais délivre, de façon non représentée, un ordre d'enclenchement au dispositif d'entratnement, non représenté, du four. Pour le réglage du temps de maintien exact du matériau à traiter à l'intérieur du four, il suffirait théoriquement d'observer une vitesse constante qui est représentée par la ligne VO. Du fait des forces de frottement ou autres perturvations inévitables, il est toutefois impossible d'observer une telle vitesse constante si bien que le temps de maintien effectif est toujours plus long. Selon l'invention, la vitesse d'entratnement est à priori choisie supérieure à VO. Elle est par exemple de V1, de sorte que le traJet associé au laps de temps At est déjà parcouru avant 11 expiration de ce laps de temps At. Le parcours effectué est signalé par les déclencheurs 5 et 6 qui arrêtent le système d'entrat- nement. Au début du nouveau laps de temps, le chronorelais délivre une impulsion et met ainsi en route le système d'entratnement qui transporte plus loin le matériau à traiter. Ici il s'établit une vitesse de par exemple V2 si bien que le deuxième tronçon a est certes parcouru un peu plus longuement, mais toujours dans les limites du laps de temps At.Les déclencheurs 5 et 6 provoquent derechef un arrêt du système d'entraenement, puis, les chronorelais une remise en route, après quoi il peut s'établir une vitesse V3, etc. Par ce diagramme, on voit que les tronçons a sont toujours parcourus en un temps inférieur au laps de temps At et qu'ainsi il se produit constamment des temps d'arrêt plus courts ou plus longs du matériau à déplacer. Comme toutefois les différentes courbes de vitesse V1 - VS sont toujours plus raides que celle de la vitesse idéale VO, on obtient ainsi, par des moyens extrêmement simples, un réglage exact du temps de maintien du matériau à traiter à l'intérieur du four. L'action des marquages 4 sur le matériau à déplacer et sur les déclencheurs 5 et 6 est en pareil cas effectuée micani- quement, donc par exemple par des cames et des interrupteurs fin de course ou optiquement, par exemple par des barrières lumineuses ou encore par inductance ou capacité. Ces mécanismes sont généralement connus, si bien qu'il est inutile de les décrire en détail ici. Le choix des marquages et des déclencheurs à utiliser dépend en dernière en analyse de la nature du matériau à déplacer, et, dans certaines conditions, on peut même renoncer aux marquages sur le matériau lui-memeXsi l'on utilise constamment des nacelles de transport'c'égale longueur. En pareil cas, il est alors avantageux d'adapter le tronçon prédéterminé a à la longueur des nacelles de transport.Les déclencheurs peuvent alors être réalisés sous la forme de leviers capteurs d'interrupteurs fin de cours et entre montés dans la trajectoire fixe des nacelles de transport. Ce système de commande du temps de maintien des nacelles de transport du matériau à l'intérieur d'un four continu donne également la possibilité d'intervenir manuellement dans le déplacement, si par exemple, lors du signal de laps de temps enclenchant le déplacement, le mouvement d'avance n'a pas encore été arrêté par les déclencheurs 5 et 6, ce qui signifie qu'au moment du laps de temps intéressé, le tronçon a nta pas pu être encore parcouru, c'est-à-dire que des obstacles assez importants sont manifestemènt à l'origine de ces dérèglements. Un signal d'alarme invite alors le personnelde service à déterminer la perturbation et, ai possible, de l'éliminer par intervention directe dans le mécanisme d'avance. Ce procédé permet donc, par une méthode extrêmement simple, non seulement de garantir le réglage d'un temps de maintien exact du matériau, et par conséquent la régularité de sa sualité, mais également une signalisation automatique des dérèglements éventuels lors du fonctionnement. REVENDICATIONS 1. Procédé pour le réglage exact du temps de maintien d'un matériau à chauffer, en particulier de tablettes de combustible nucléaire à fritter, dans un four continu, caractérisé par le fait qu'on prévoit un transport discontinu du matériau dans le four et pour la commande duquel on met en route, à des laps de temps exactement prédéterminés At, l'avance du matériau à une vitesse V1 - 18 supérieure à celle qui serait nécessaire pour le passage continu VO, et qu'on l'arrêt à nouveau après parcours d'un tronçon prédéterminé a, mais avant l'expiration de chaque laps de temps At. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le matériau est, avant son entrée dans le four 1, muni de marquages (4) appliqués à des distances correspondant au tron çon prédéterminé , et dont l'arrivée sur chaque déclencheur fixe (5 et 65 provoque un arrêt du déplacement du matériau, tandis que l'expiration suivante du laps de temps At commandé par un chronorelais quelconque provoque une remise en route du déplacement du matériau. 3. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon les revendications I et 2, caractérisé par le fait que les marquages ainsi que les déclencheurs coopèrent mécaniquement, optiquement, inductivement ou capacitivement.