La présente invention se rapporte au traitement d'organes et elle a trait plus particulièrement à la conservation ou préservation et à la perfusion clinique et en laboratoire d'organes vivants. La conservation d'organes vivants à des fins de transplantation ehirur-5 gicale et similaires a pris une importance croissante. La conservation de l'organe dans un état qui se rapproche approximativement de l'état physiologique naturel est d'une importance particulière en vue de conserver l'organe de la meilleure façon possible et d'éviter son altération. Par le passé, on a effectué la perfusion d'organes principalement à 1' 10 aide de systèmes de pompage volumetr i que s rotatifs, entraînés par moteurs électriques. Les systèmes de types connus utilisent l'électricité mais ils ne donnent pas complètement satisfaction du fait de la nature non-pulsatoire de l'écoulement et de la pression du fluide de perfusion ou perfusat. En conséquence, la perfusion d'un organe n'est pas physiologique et l'écoulement du 15 perfusat dans l'organe est constant indépendamment de la pression. La pression est par conséquent fonction de la résistance d'un organe et ce dernier peut être aisément endommagé s'il subit un étranglement physiologique et s'il est soumis à des pressions accrues. Egalement, l'utilisation d'électricité dans les systèmes de types connus 20 introduit le grand risque que l'organe soit soumis intempestivement à des chocs électriques et soit amené à conduire du courant. L'invention concerne un procédé et un appareil de perfusion et de conservation d'organes vivants qui sont d'une grande souplesse d'application. L'invention consiste à faire passer un écoulement pulsatoire du perfusat dans un 25 organe d'une manière simulant étroitement les conditions naturelles et physiologiques d'écoulement et de pression du sang. Egalement, l'invention concerne un dispositif de commande d'écoulement d'un type nouveau qui permet un réglage sélectionné du taux de pulsation et de la période de systole. L'invention a pour objet un procédé et un appareil de conservation d'or-30 ganes vivants. L'invention a également pour objet un procédé et un dispositif de commande d'écoulement d'un type nouveau. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen des dessins annexés qui représentent, à titre d'exem-35 pies non limitatifs, des modes de réalisation de l'invention. Sur les dessins : la figure 1 représente schématiquement un appareil suivant l'invention ; les figures 2 et 3 sont des schémas de circuits d'une unité de commande 70 35851 2 2064151 qui peut faire partie de l'appareil de la figure 1 ; la figure H est un schéma du circuit d'une autre unité de commande qui peut également être utilisé dans l'appareil de la figure 1 ; Sur la figure 1, l'appareil de conservation d'organes, désigné par 20, est alimenté par une source pneumatique 22 fournissant de préférence de 1' oxygène comprimé. Le cas échéant, on peut utiliser une source pneumatique de laboratoire classique capable de produire des pressions de l'ordre de 13U à 1 s75 kg/cm2. L'oxygène comprimé est transmis par l'intermédiaire d'un tuyau 2k à une unité de commande désignée par 26. L'unité de commande 26 comporte plusieurs boutons 28, 3b et 36 ainsi que des manomètres 30 et 31 permettant un réglage et un contrôle sélectifs de l'oxygène comprimé fourni par l'intermédiaire du tuyau 2U. Egalement l'unité de commande 26 assure la pulsation de l'oxygène d'entrée, cet oxygène puisé étant débité à la sortie 32 de l'unité 26. Les commandes 3^ et 36 peuvent être utilisées pour contrôler le taux de pulsation et la période de systole à la sortie de l'unité de commande. Il est également prévu un interrupteur 27 et des contacteurs de manomètres 13^ et 138. Une description plus détaillée de la structure et du fonctionnement de l'unité de commande 26 sera donnée dans la suite en référence à la figure 2. La pression puisée, appelée pression systolique, obtenue à la sortie de l'unité de commande 26, est transmise par l'intermédiaire du tuyau 38 à une pompe Ho. Un mode de réalisation de la pompe Ho comprend une vessie cylindrique flexible (non représentée) pourvue à ses deux extrémités de clapets d'arrêt (non représentés) du type tricuspide, en caoutchouc aux silicones et servant à obtenir un écoulement unidirectionnel. Le carter rigide h6 de la pompe entoure la vessie et assure son étanchéité aux deux extrémités, les pressions pulsatoires pneumatiques obtenues à la sortie de l'unité de commande 26 étant transmises entre la vessie de pompe et l'intérieur du carter b6. Un perfusat, tel que du sang, placé à l'intérieur de la vessie de la pompe Ho est canalisé par l'intermédiaire du conduit k2 jusqu'à l'aorte simulée sous la forme d'impulsions à haute pression par l'intermédiaire du tuyau 38. L'aorte simulée est une chambre réceptrice de sang ou de perfusat et elle comporte une vessie tubulaire en silicone (non représentée) qui est enfermée dans un carter cylindrique rigide H8. L'intérieur du carter cylindrique H8 communique sous une pression constante avec un tuyau 50 qui est lui-même relié à l'unité de commande 26. La pression dans le tiçrau 50 a une grandeur présélectionnée de manière à exercer une force de poussée sur le sang se trouvant dans l'aorte HH. La pression de poussée est de préférence sélectivement réglable dans une plage d'environ 0 à 200 mm de mercure au-dessus de la 70 35851 3 2064151 pression ambiante.■En conséquence, la pression de poussée exercée sur le sang sert de pression minimale ou diastolique. Le sang refoulé dans l'aorte par la pompe HO est canalisé par l'intermédiaire d'un tuyau 52 jusqu'à un "bain à température constante 5^. Bien qu'on 5 puisse utiliser tout type approprié de bain à température constante, il est préférable de prévoir un bain d'eau à température constante dans lequel est placé un serpentin. Le sang sortant du bain 5^ est ensuite canalisé par l'intermédiaire d'un orifice 56 jusqu'à l'intérieur d'un réceptacle d'organe 58. Le réceptacle 58 10 est de préférence formé d'une matière transparente telle que par exemple une matière plastique acrylique de façon que l'organe (non représenté)- puisse être commodément observé visuellement sans dérangement de l'environnement. Le réceptacle 58 est agencé de manière à pouvoir résister à des pressions internes élevées, par exemple de l'ordre de 3 atmosphères. Egalement, l'intérieur du 15 réceptacle 58 est de préférence réglé en température à l'aide d'un échangeur de chaleur 238 de type classique (figure h). En conséquence, le réceptacle 58 maintient un organe (non représenté) dans une ambiance de température et de pression sélectionnées. De préférence, un tube 60 est relié à l'organe de manière à recevoir des 20 déchets ou des sous-produits sécrétés par l'organe en cours de perfusion, par exemple de l'urine, de la bile (lorsque l'organe est respectivement un rein ou un foie). Les sécrétions sont canalisées jusqu'à un accumulateur 62 où elles sont rendues disponibles en vue d'un examen ou d'un contrôle en laboratoire. Les sécrétions peuvent ou non être recyclées dans le système sous 25 forme de perfusat en fonction des impératifs de conservation de l'organe particulier . Après que le sang puisé a passé dans l'organe, il est évacué de ce dernier par l'intermédiaire d'un conduit 6k aboutissant à un oxygénateur 66. L' oxygénateur 66 peut être de tout type approprié et classique, par exemple un 30 oxygénateur à membrane. De l'oxygène frais est fourni à 1'oxygénateur 66 par l'unité de commande 26 par l'intermédiaire du tuyau 68. Dans l'oxygénateur 66, le gaz carbonique contenu dans le sang est échangé avec de l'oxygène, le fluide riche en gaz de carbone étant évacué de 1*oxygénateur 66 par l'intermédiaire du tuyau 70 relié à 1'-unité de commande 26. 35 Le sang oxygéné sortant de 1'oxygénateur 66 est canalisé par le tuyau 72 jusqu'à un atrium simulé 7^-. Une quantité additionnelle de sang ou d'un autre perfusat arrive également dans l'atrium jk par l'intermédiaire du tuyau j6. La source de perfusat est maintenue dans un réservoir 78 de manière à compen- 70 35851 it 2064151 ser une réduction de volume de sang dans le système par suite de la sécrétion de fluide transmis à 1'accumulateur 62 par l'intermédiaire du tuyau 60. Egalement, il est à noter que le réceptacle 58 est placé à un niveau vertical supérieur à celui de 1'oxygénateur 66, ce dernier étant lui-même placé à un niveau supérieur à celui de l'atrium 7^. En conséquence, le sang sortant de l'organe placé dans le réceptacle 58 et passant dans 1'oxygénateur 66 et dans l'atrium 7^ s'écoule par gravité. L'atrium 7^ est un réceptacle ou chambre en caoutchouc aux silicones qui est destiné à recevoir du sang ou un autre perfusat provenant de 1'oxygénateur 66 et du réservoir j8. L'atrium 7^ contient une quantité importante de sang et en conséquence, il assure une alimentation ininterrompue de la pompe en sang et également il établit une pression statique relativement uniforme permettant un remplissage passif de la pompe H-0. En conséquence, l'atrium 7^-coopère avec la pompe Ho de manière à simuler étroitement des conditions physiologiques naturelles. Pour résumer brièvement le procédé de conservation d'un organe dans le réceptacle 58, le circuit est d'abord rincé avec un perfusat tel que du sang et il est purgé de tout l'air ou gaz se trouvant dans les conduits de passage du sang. Un fluide sous pression, tel que de l'oxygène comprimé, est puisé par l'unité de commande 26 qui assure à son tour l'actionnement de la pompe H-0 en refoulant du sang dans l'aorte puis dans le bain de commande de température 5H de manière qu'il arrive dans l'organe (non représente). Une pression de poussée exercée dans l'aorte et réglée par l'unité de commande 26 permet d'obtenir dans le système une pression diastolique minimale. Des déchets ou sous-produits liquides sécrétés par l'organe et transmis au réceptacle 58 en cours de perfusion et de conservation sont déchargés par l'intermédiaire de conduits appropriés dans le tube 60 qui canalise ces produits de sécrétion jusqu'à l'accumulateur 62, où ils sont disponibles en vue d'un examen et/ou d'un essai en laboratoire, ces produits pouvant éventuellement être recyclés dans le système sous forme de perfusat. Un réservoir de perfusat J8 règle et maintient un volume fixe de sang dans l'appareil afin de compenser des pertes de fluide évacuées par l'intermédiaire du tube 60 sous forme de sécrétions. Une pression statique est produite dans 1'oxygénateur 66 et dans l'atrium lb du fait que le réceptacle d'organe 58 se trouve à un niveau supérieur à celui de 1'oxygénateur 66, 1'oxygénateur étant lui-même placé plus haut que l'atrium 7^. Cette pression statique est suffisante pour entraîner le sang dans 1'oxygénateur 66. Egalement, le système de commande 26 est ajusté manuellement de manière à régler et contrôler le taux d'oxygénation nécessité par 70 35851 5 2064151 1'organe. Le sang oxygéné pénétrant dans 1'atrium jk est fourni à la pompe ko d'une manière ininterrompue afin que cette pompe puisse être efficacement remplie de sang lorsque le tuyau pneumatique 38 est déchargé à la pression ambiante, par 5 exemple entre des impulsions successives de pression systolique. Lorsque le tuyau pneumatique 38 est déchargé à la pression ambiante, la pression statique dans l'atrium Tb ouvre la soupape supérieure de la pompe (non représentée) et permet un remplissage de la pompe avant amorçage d'un autre cycle de pompage. En référence à la figure 2, l'unité de commande 26 comprend une source 10 de pression 22 qui peut être de l'oxygène comprimé. Il est préférable que la pression produite par la source 22 pénètre dans l'unité de commande 26 à une valeur d'environ 1,k kg/cm2. La pression de la source 22 est transmise par 1' intermédiaire d'un tuyau 90 à un circuit oscillateur 92. Le circuit oscillateur 92 comporte une porte OU/NI 9k dont un coté est relié aux tuyaux 90. 15 L'autre coté de la porte 9^ communique par l'intermédiaire d'un tuyau 96 avec un condensateur pneumatique 98. Une soupape à aiguille 100 contrôle l'écoulement de fluide entre le condensateur 98 et une résistance fixe 102 et également une porte OU/NI 10H. La pression réglée fournie à la porte 9^ traverse librement cette porte 20 jusqu'à ce qu'une pression de commande suffisante s'établisse dans le condensateur 98 de façon à fermer la porte 9t. Lorsque cette porte est fermée, le condensateur se décharge dans la soupape à aiguille 100 et par l'intermédiaire de l'orifice d'étranglement 102. Lorsque la pression dans le condensateur pneu matique 98 atteint un niveau minimal prédéterminé, la porte 9^ est à nouveau 25 ouverte de manière à transmettre la pression de 1kg/cm2 à la porte 10H par l'intermédiaire du tuyau 106. En conséquence, une pression de 1kg/cm est alternativement fournie à la porte 10H et déchargée par l'intermédiaire de la résistance 102. Le taux d'alternance est appelé le "taux de pulsation", ce taux étant déterminé par le réglage de la soupape à aiguille 100 ; cette sou-30 pape à aiguille 100 contrôle la vitesse de charge et de décharge du condensateur 98. La soupape à aiguille 100 peut être actionnée manuellement par rotation d'un bouton 9k (figure 1). Un régulateur de pression 108 réduit la pression d'entrée de 1,4kg/cm2 à une valeur de 0,7 kg/cm2 puis il transmet la pression réduite à la porte 10H 35 par l'intermédiaire du tuyau 110. Une impulsion à haute pression transmise par le tuyau 106 fait commuter la porte 10H dans la position d'ouverture de sorte que la pression de 0,7 kg/cm2 transmise par le tuyau 110 est appliquée sous forme d'une impulsion, par l'intermédiaire du tuyau 112, à la soupape 70 35851 6 2064151 fluid.iq.ue ou de commande 116. La soupape fluidique 116 reagit à l'impulsion de pression en provenance de la porte 10U en ouvrant la communication entre le tuyau 118 et la sortie 32 de l'unité de commande 26 (voir également figure 1). Le tuyau 118 transmet 5 la pression de la source 22, un régulateur 120 étant branché dans les tuyaux de manière à permettre un réglage sélectif de la pression transmise à la pompe HO (figure 1). Lorsque la porte 10H est bloquée, c'est-à-dire lorsque, l'oscillateur 92 est relié à la résistance fixe 102, la soupape fluidique 116 est actionnée de 10 manière à décharger la pression établie dans la pompe Ho. La soupape fluidique 116 est poussée en direction de la position de décharge par la pression du fluide existant dans le tuyau-122. Un régulateur de pression 12H est branché dans le tuyau 122 et règle la pression fournie sur le coté droit de la soupape fluidique 116. En conséquence, le réglage du régulateur 120 détermine la pres-15 sion nécessaire pour déplacer la soupape 116 de la position limite de gauche jusque dans la position limite- de droite en vue de faire arriver du fluide sous pression à la sortie 32. La période pendant laquelle du fluide d'entraînement est débité par la sortie 32 est augmentée en donnant à la pression établie par le régulateur 12H une valeur supérieure. En conséquence, le régu-20 lateur 12H détermine la période ou durée de la pression systolique. Un condensateur pneumatique 126 est interposé entre le.régulateur 12k et la source de pression 122 de manière à amortir de petites fluctuations de pression provoquées par le circuit oscillateur 92. La pression du fluide fourni par la source 22 est transmise par l'inter-25 médiaire d'un tuyau 128 à l'aorte HH (figure 1) comme décrit plus haut. Un régulateur 130 commandé par un bouton 28 (figure 1) est branché dans le tuyau 128 et est réglable de manière à ajuster la pression du fluide de poussée s' écoulant dans le tuyau 128 à une valeur prédéterminée correspondant à une pression diastolique minimale. 30 Le manomètre 30 est relié à un commutateur 1(voir également figure 1) prévu dans le conducteur 136. Lorsque le commutateur 13H se trouve dans une position, la pression d'entraînement de la pompe H0 est enregistrée sur le manomètre 30. Lorsque le commutateur est placé dans l'autre position, la pression de poussée fournie à l'aorte 3U est indiquée sur le manomètre 30. L'au-35 tre manomètrë 31 est relié à un commutateur 138 branché sur le conduit iHo. Dans une première position, le commutateur 138 oblige le manomètre 31 à enregistrer la pression d'alimentation fournie par la source 32 alors que, dans la position opposée, il oblige le manomètre 31 à enregistrer la pression ré 70 35851 7 2064151 gnant sur le coté droit de la soupape fluidique 116. L'unité de commande désignée par 1^4 et représentée en détail sur la figure 3 a de nombreux aspects sensiblement identiques à l'unité de commande 26, des parties correspondantes portant des références numériques similaires. L' 5 unité de commande 1 l+H comporte un système auxiliaire de commande désigné par 1^9 et comprenant une soupape fluidique 1H6 qui est poussée par un ressort 1^8 vers la position de décharge. En conséquence, en l'absence d'une impulsion systolique à haute pression sur le côté gauche de la soupape fluidique 1H6, la pompe l+O (figure 1) est déchargée par l'intermédiaire de la soupape îk6. La 10 poussée du ressort élimine la nécessité de prévoir une source de pression de fluide réglée pour actionner la soupape fluidique dans sa position de décharge (c'est-à-dire pour faire cesser la période systolique). La durée de la période systolique est commandée par les portes OU/NI 150 et 152 et par la soupape à aiguille 15^, comme cela va être décrit dans la 15 suite. Les signaux puisés sortant de l'oscillateur 92 assurent l'ouverture de la porte 150, de manière à canaliser le fluide du tuyau 156 jusqu'à l'entrée 160 de la porte 152 par l'intermédiaire de la porte 150 et de l'étranglement 158. Il est à noter que le fluide se trouvant dans le conduit 156 est commandé par un condensateur pneumatique 162 qui est lui-même relié au tuyau d'entrée 20 16H. Le condensateur 162 fournit une pression constante au circuit oscillateur 92. Le tuyau d'entrée 16h communique avec la source de fluide 22 lorsque le commutateur 166 se trouve dans la position "marche" (représentée). Le commutateur 166 permet une régulation de la pression d'alimentation avant de placer l'unité de commande 1UH dans la condition de marche. La régulation de pression 25 est assurée par le régulateur 168. Du fluide produit par la source est initialement filtré par le filtre 170 et, lorsque le commutateur 166 se trouve dans la position de fermeture représentée, la pression réglée de fluide est transmise par l'intermédiaire d'un tuyau 16H au condensateur 162 et elle est fournie à la porte 150. 30 Lorsque la porte 150 se trouve dans la condition d'ouverture, comme dé crit plus haut, une impulsion de pression est appliquée à la porte 152 de manière à assurer son ouverture. En conséquence, la porte 150 isole la commande auxiliaire de systole 1^9 du circuit oscillateur 92. Lorsque la porte 152 se trouve dans la condition d'ouverture, le fluide 35 du tuyau 156 est transmis par l'intermédiaire du tuyau 172 au coté gauche de la soupape fluidique 1H6 en établissant par l'intermédiaire de cette soupape une communication entre le tuyau 118 et la pompe par la sortie 32 (figure 1). La valeur de la pression nécessaire pour amener la porte 152 en condition d' 70 35851 8 2064151 ouverture est réglée par la soupape à aiguille 15^-. En conséquence, la soupape à aiguille 15b est réglée de manière à contrôler la période du signal systolique fourni par la soupape fluidique 1H6. Lorsque la porte 152 revient dans la condition de fermeture, le ressort 1H8 ramène la soupape fluidique 1k6 dans 5 la position de décharge, le fluide se trouvant du côté gauche de la soupape 1H6 étant déchargé par l'intermédiaire de l'étranglement 17^-. Il est à noter que, dans l'unité de commande 1UH, le manomètre 31 et le commutateur 138 sont reliés de manière que, dans une position, le manomètre 31 contrôle la pression réglée avant de placer le commutateur 136 dans la con-10 dition "marche" alors que, dans la position opposée, il contrôle la pression fournie au circuit oscillateur. L'unité de commande 1HU présente l'avantage d'exercer une commande plus efficace de l'action de commutation de la soupape fluidique 1hG. L'unité de commande représentée sur la figure H et désignée par 180 est 15 similaire aux unités de commande 26 et 1HU décrites plus haut, des parties correspondantes étant désignées par des références numériques similaires. L'unité de commande 180 est différente du fait qu'elle établit un circuit parallèle commandant simultanément deux pompes à fluide. Egalement, l'unité 180 est agencée de manière à pouvoir fonctionner dans des conditions hyperbares. 20 La plupart des composants de l'unité de commande 180 sont logés dans une chambre hyperbare 182 qui peut être délimitée par une paroi en matière plasti- -que acrylique et -qui est-con&truite--de-#açoBt-à-maintenir-un-environnement hyperbare. La chambre 182 contient également le réceptacle d'organe 58 (non représenté sur la figure H). 25 L'unité 180 comprend un circuit oscillateur 18U sensiblement similaire au circuit oscillateur 92 décrit plus haut, ce circuit 18H comprenant une porte 9^, un condensateur fluidique 98 et une soupape à aiguille 100. L'unité de commande 180 diffère de l'unité de commande 92 en ce qu'il est prévu un étranglement 186 entre le tuyau 106 et l'étranglement 102. L'étranglement 186 ré-30 ■ duit au minimum le volume de fluide pneumatique nécessité par l'unité 180 et il permet également de réduire au minimum les dimensions du condensateur 98. Le fonctionnement de l'oscillateur 18H est sensiblement identique à celui de l'oscillateur 92 décrit plus haut. La sortie de l'oscillateur 18H prévue dans le tuyau 106 est mise simulta-35 nément en communication avec chacune des deux commandes auxiliaires 1^9 à soupapes fluidiques, qui sont identiques à la commande auxiliaire 1^-9 décrite plus haut en référence à la figure 3. Les commandes auxiliaires 1^-9 sont reliées en parallèle et sont raccordées entre elles par l'intermédiaire du tuyau 192 qui 70 35851 9 2064151 égalise les pressions de fluide entre les portes 150, une liaison étant également établie avec le tuyau 19^ qui alimente simultanément en fluide les portes 152 par l'intermédiaire du tuyau 156. Chaque soupape fluidique lh6 est reliée à une pompe séparée 196, 198. 5 En référence à la figure H, du fluide fourni par la source 22 est trans mis par l'intermédiaire du filtre 170 au régulateur 168, comme décrit plus haut (figure 3). L'appareil est mis en service lorsque le commutateur 170 est déplacé de la position "arrêt" représentée sur la figure H jusque dans la position "marche" placée à l'opposé de la position de la figure H. Dans la posi-10 tion "marche", l'oscillateur 18H est excité et un signal pulsatoire est produit par les circuits auxiliaires ll+9 de manière a entraîner les pompes 196 et 198. La pression d'entrée transmise par le régulateur 68 est également appliquée par l'intermédiaire du tuyau 200 à un commutateur 202 de manière que le manomètre 20k mesure la pression transmise par l'intermédiaire du tuyau 206 15 à 1'oxygénateur 66. Un étranglement 208 amortit les fluctuations de la pression dans la ligne reliée au manomètre 20k de façon à le protéger contre des coups de "bélier. La pression fournie par la source 22 est également transmise aiXrégulateurs 210 et 212 qui commandent respectivement la pression de travail des pom-20 pes 198 et 196. Il est prévu un commutateur 21H pour enclencher ou arrêter sélectivement la pompe 198 de manière qu'une seule pompe puisse être mise en service le cas échéant. Egalement, le commutateur 216 permet dans une position l'enregistrement de la pression de pompe 196 sur le manomètre 218 et, dans la position opposée, le contrôle de la pression de pompe 198 sur le manomètre 25 218. Le manomètre 218 est relié au commutateur 220 qui, dans la position représentée, contrôle la pression dans l'une des pompes 198 ou 196 et qui, dans la position opposée, contrôle la pression dans l'aorte. Un régulateur 222 commande la pression fournie à l'oxygénateur 66 et un débit-mètre 22^ surveil-30 le et commande le débit fourni a l'oxygénateur. Les diodes 226 et 228 empêchent l'application d'une contre-pression au manomètre 218 afin d'éviter son endommagement. Un régulateur 230 établit et règle la pression dans la chambre hyperbare 182 et une soupape de sûreté 232 évite une surpression dans la chambre 182. 35 La pression dans cette chambre 182 est contrôlée par un manomètre 23^ qui est protégé contre les fluctuations de pression par un étranglement 236. Le cas échéant, comme indiqué sur la figure H, la chambre hyperbare 182 peut être munie d'un échangeur de chaleur 238 afin de maintenir une tempéra 70 35851 10 2064151 ture prédéterminée constante à l'intérieur de la chambre 122 et/ou dans le perfusat. Le fonctionnement du circuit de commande 180 est sensiblement similaire à celui du circuit de commande 1HH (figure 3) décrit plus haut. Cependant, 5 l'unité 180 entraîne simultanément deux pompes qui peuvent être reliées au même organe ou à des organes différents. Ce système permet de conserver un organe d'une manière se rapprochant étroitement des conditions physiologiques réelles et il est possible d'utiliser une grande diversité de commandes pour obtenir l'effet de préservation optimal. 10 Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés, elle est susceptible de nombreuses autres variantes, accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans que l'on s'écarte pour cela de l'esprit de l'invention. 70 35851 11 2064151 REVENDICATIONS 1.- Appareil de conservation d'organes, caractérisé en ce qu'il comprend un réceptacle d'organe, des moyens pour alimenter en perfusat l'organe situé dans le réceptacle, des moyens pour produire une pression pulsatoire dans le 5 perfusat fourni à l'organe, des moyens pour exercer une pression minimale de poussée sur le perfusat passant dans l'organe entre les impulsions de pression, des moyens d'oxygénation du perfusat passant dans l'organe et des moyens de commande de l'écoulement de sortie de la pompe comprenant des éléments pour régler la durée de chaque impulsion à haute pression. 10 2.- Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le récep tacle est disposé à l'intérieur d'une chambre destinée à maintenir une température et une pression sélectionnées pour l'exécution d'une perfusion hyperbare. 3.- Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens 15 d'alimentation en perfusat comprennent des éléments pour régler la température du perfusat avant son arrivée dans l'organe. H.- Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens d'oxygénation sont placés à un niveau supérieur à celui du réceptacle afin d' exercer sur les moyens d'oxygénation une pression hydrostatique produite par 20 gravité. 5.- Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un atrium placé entre les moyens d'oxygénation et les moyens d'alimen tation en perfusat, et comprenant un réservoir faisant arriver le perfusat dans les moyens d'alimentation de manière continue mais non obligatoirement 25 constante. 6.- Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend une aorte placée entre les moyens d'alimentation et l'organe, l'aorte présentant une capacité variable pour recevoir le perfusat, et des moyens exerçant une pression de poussée dans l'aorte afin de produire une pression diastolique 30 minimale sur le perfusat. 7*- Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un accumulateur et des moyens pour relier cet accumulateur à l'organe placé à l'intérieur du réceptacle afin que l'accumulateur collecte des produits sécrétés par l'organe. 35 8.- Appareil pour fournir un écoulement pulsatoire de perfusat à un organe vivant afin de simuler un écoulement physiologique naturel en vue de conserver l'organe, caractérisé en ce qu'il comprend une commande manuelle pour régler et faire varier la température et la pression du perfusat fourni à l'organe ; 70 35851 12 2064151 une pompe établissant -une circulation pulsatoire du perfusat ; des moyens de réglage de la fréquence d'impulsions et de la période de systole de chaque impulsion produite par la pompe ; une aorte simulée recevant le perfusat sortant de la pompe ; un oxygénateur recevant le perfusat sortant de l'organe et 5 comprenant des moyens pour enlever l'excès de gaz carbonique du perfusat et pour remplacer le gaz carbonique par de l'oxygène ; un réceptacle destiné à maintenir un organe à une température et à une pression prédéterminée, ce réceptacle permettant une observation visuelle de l'organe et comprenant des moyens permettant une perfusion hyperbare de l'organe ; un échangeur pour ré-10 gler la température du perfusat transmis de l'aorte simulée à l'organe à l'intérieur du réceptacle ; un accumulateur de sécrétions et des moyens pour relier cet accumulateur à l'organe de manière que des produits sécrétés par l'organe soient collectés par l'accumulateur ; un réservoir de perfusat communiquant avec un atrium de réception de fluide relié à la pompe, le réservoir 15 réglant et maintenant un volume prédéterminé de perfusat en vue de compenser une perte de liquide entre l'organe et 1'accumulateur de sécrétions ; et une source de fluide comprenant une source d'énergie pour le dispositif de commande et une source d'oxygène pour l'oxygénateur. 9.- Appareil suivant la revendication 8, caractérisé en ce qu'il est in-20 sensible à du sang utilisé comme perfusat. 10.- Appareil de commande de pression de fluide, caractérisé en ce qu'il pnmp-rp.iacL jinp_gmirfP fip fi m'snna pT-pqsî on, un oscillateur placé en communication fluidique avec ladite source de manière à produire à sa sortie des impulsions fluidiques et des moyens agissant en réponse aux impulsions flui- 25 diques pour fournir un fluide d'entraînement à la sortie de l'appareil pendant la durée de chaque impulsion. 11.- Appareil suivant la revendication 11, caractérisé en ce que la source de fluide sous pression comprend en outre un filtre d'épuration du fluide en vue d'obtenir un fonctionnement sûr de l'appareil. 30 12.- Appareil suivant la revendication 10, caractérisé en ce que l'oscil lateur comprend un amplificateur de pression commuté alternativement dans la condition d' "arrêt" ou de "marche" et un accumulateur de fluide qui se remplit cycliquement lorsque l'amplificateur est en marche et qui, lorsqu'il atteint sa capacité maximale, fait passer l'amplificateur de pression dans la 35 condition d'arrêt jusqu'à ce que la pression dans l'accumulateur atteigne un niveau faible prédéterminé, l'amplificateur de pression étant ensuite ramené dans la condition de marche et un autre cycle étant amorcé. 13.- Appareil suivant la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend 70 35851 13 2064151 une soupape de commande d.e la vitesse de remplissage de l'accumulateur en vue de déterminer la fréquence d'oscillation. 1U.- Appareil suivant la revendication 10, caractérisé en ce que les moyens sensibles aux impulsions de fluide comprennent une porte OU/NI recevant 5 dès impulsions de sortie de l'oscillateur et isolant une impulsion à haute pression de l'oscillateur ainsi que des soupapes fluidiques agissant en réponse au signal de sortie de la porte OU/NI pour canaliser périodiquement du fluide d'entraînement à la sortie de l'appareil. 15 •" Appareil suivant la revendication 1 H, caractérisé en ce qu'il comprend 10 en outre des moyens pour régler la période pendant laquelle la soupape fluidique canalise du fluide d'entraînement jusqu'à la sortie de l'appareil. 16.- Appareil suivant la revendication 1H, caractérisé en ce que la soupape fluidique est sollicitée à s'écarter de la condition d'établissement de communication. 15 17.- Procédé de conservation artificielle d'organes vivants, caractérisé en ce qu'on place l'organe dans un réceptacle, en ce qu'on assure, à l'aide d'une pompe, un écoulement puisé de perfusat dans l'organe, chaque impulsion ayant une durée prédéterminée par une commande fluidique de manière que le perfusat sorte uniformément de l'organe, en ce qu'on assure l'oxygénation du 20 perfusat sortant de l'organe à l'aide d'un oxygénateur et en ce qu'on contrôle la température et le taux de pulsation du perfusat traversant l'organe. 18.- Procédé suivant la revendication 17, caractérisé en ce qu'on exerce ■une pression constante de poussée sur le perfusat pompé de manière qu'il existe une pression positive minimale entre des impulsions à haute pression. 25 19.- Procédé de commande de débit de fluide, caractérisé en ce qu'on four nit un fluide sous pression à un oscillateur, en ce qu'on assure la pulsation de la pression de fluide, en ce qu'on isole les impulsions résultant de la phase de pulsation et en ce qu'on actionne une soupape fluidique avec chaque impulsion de manière à régler le débit de fluide disponible à la sortie de 30 1'appareil. 20.- Procédé suivant la revendication 19s caractérisé en ce que la phase de pulsation consiste à charger et décharger alternativement un, accumulateur de fluide communiquant avec un amplificateur de pression et un régulateur de décharge et en outre en ce qu'on règle la vitesse de charge et de décharge de 35 l'accumulateur afin de déterminer le taux de pulsation. 21.- Procédé suivant la revendication 19, caractérisé en ce que la phase d'actionnement consiste à solliciter la soupape fluidique.de manière que du fluide soit indisponible à la sortie jusqu'à ce qu'une impulsion antagoniste à haute pression soit reçue par ladite soupape.