Panneau de façade végétalisé, procédé de fabrication et ouvrage ainsi équipé Panneau de façade (2) à fixer sur un ouvrage, comportant : Une partie arrière (20) comportant un ou plusieurs compartiments contenant un substrat (5) permettant la pousse de végétaux, une partie avant (10) de parement, recouvrant la partie arrière (20), comportant une ou plusieurs ouvertures ou alvéoles (11) débouchant sur la face avant (12) du panneau et communiquant avec le ou les compartiments arrière, les parties arrière et avant étant réalisée dans un matériau cimentaire. Figure pour l’abrégé : Fig. 3 Panneau de façade végétalisé, procédé de fabrication et ouvrage ainsi équipé La présente invention concerne le domaine de la végétalisation de constructions telles que des bâtiments. Il existe un intérêt pour amener de la verdure dans les villes et la réalisation d’un mur végétal figure parmi les moyens à la disposition des architectes pour y parvenir. De très nombreuses solutions ont été proposées à ce jour pour faire pousser des végétaux en façade des bâtiments. Des exemples de ces solutions sont donnés dans les publications EP3228184A1, US7627983, US7818919B1, US9015991B2, WO2017/058611A1 ou FR2857396. Les murs végétaux existants reposent souvent sur l’hydroponie ou l’utilisation de blocs superposés qui forment des jardinières accueillant un volume de substrat relativement limité. Ces murs présentent des inconvénients, à savoir une dépendance élevée au bon fonctionnement d’un système d’irrigation artificiel, un développement souvent limité des végétaux en raison du faible volume de substrat, et une installation parfois complexe et longue. Il demeure un besoin pour bénéficier d’une solution permettant de réaliser un mur végétal esthétique, minimisant le besoin d’entretien et d’irrigation des végétaux, favorisant leur développement, durable et facile à installer. L’invention vise à y répondre, et elle y parvient selon un premier de ses aspects, grâce à un panneau de façade à fixer sur un ouvrage, comportant Une partie arrière comportant un ou plusieurs compartiments contenant un substrat permettant la pousse de végétaux, une partie avant de parement, recouvrant la partie arrière, comportant une ou plusieurs ouvertures ou alvéoles débouchant sur la face avant du panneau et communiquant avec le ou les compartiments arrière, les parties arrière et avant étant réalisée dans un matériau cimentaire. Par « panneau » on désigne un élément de forme générale aplatie, avec de préférence L/p>3, mieux L/p>5, encore mieux L/p>7, et de préférence également l/p>3, mieux l/p>5, où p désigne la profondeur du panneau (hors système de fixation), L sa longueur (hors système de fixation), et l sa largeur (hors système de fixation). Le panneau peut être plus long que large, avec par exemple L/l>1,2, voire L/l>1,5 La partie arrière et la partie avant sont toutes deux réalisées dans un matériau cimentaire, par exemple en deux temps, dans un même matériau ou dans des bétons différents. De préférence, le panneau comporte un système de fixation sur l’ouvrage, permettant une fixation de la partie arrière à distance de celui-ci. Cela permet de ménager un espace entre le panneau et l’ouvrage. Cet espace est de préférence destiné à être rempli de substrat, afin de former une colonne de substrat s’étendant continûment entre le panneau et l’ouvrage. Cet espace peut encore être utilisé pour y disposer un matériau capable de transmettre par capillarité de l’eau ou un liquide nutritif. L’invention présente de nombreux avantages. Tout d’abord, la façade obtenue peut offrir aux végétaux un volume de substrat relativement élevé, qui favorise un enracinement profond et ainsi permet aux végétaux de mieux résister à des conditions climatiques extrêmes. Les systèmes racinaires des plantes ont suffisamment d’espace pour se développer et se maintenir. De plus, le volume de substrat disponible constitue une réserve relativement importante en éléments nutritifs minéraux et en eau disponibles pour les plantes. Lorsqu’il existe une continuité de substrat entre le ou les compartiments arrière et une colonne de substrat s’étendant verticalement en arrière des panneaux, entre ces derniers et la façade, on peut avoir un développement racinaire au-delà du ou des compartiments. Cela favorise la régénérescence du milieu artificiel : le volume de racines favorise la richesse de la vie du sol (micro et macrofaune) et la création de biomasse (processus d’excrétion racinaire). L’invention permet alors à la façade d’accueillir un plus large panel d’espèces végétales que les murs végétalisés existants sur le marché. L’irrigation est également facilitée, puisque la continuité du substrat maintient plus facilement par capillarité une certaine humidité à l’ensemble. Il devient notamment possible d’éviter, si on le souhaite, l’installation d’un système d’irrigation complexe ; on ne sort toutefois pas du cadre de la présente invention en prévoyant un système d’irrigation. L’habillage de l’ouvrage peut s’effectuer rapidement, car les panneaux peuvent être préfabriqués hors site avec le ou les compartiments déjà remplis de substrat. De plus, les panneaux peuvent être de dimensions relativement grandes, par exemple au moins 2m de hauteur et au moins 1,2m de largeur, mieux au moins 1,5m de largeur, de sorte que l’on peut couvrir une grande étendue de façade d’ouvrage avec un nombre relativement faible de panneaux, comparativement à certaines solutions de l’art antérieur reposant sur l’utilisation d’éléments de construction beaucoup plus petits, nombreux et longs à assembler. L’invention est compatible avec une grande diversité d’implantation des ouvertures ou alvéoles sur la partie avant de parement, étant donné que cette partie avant qui sert de parement peut ne pas jouer de rôle structurel ; on peut ainsi facilement donner l’impression, si on le souhaite, d’une répartition aléatoire des ouvertures ou alvéoles, pouvant contribuer à renforcer le côté naturel du mur végétal ainsi crée. De préférence, les parties avant et arrière sont moulées d’un seul tenant, par exemple en deux étapes, comme détaillé plus loin. On évite alors de les réaliser de façon séparée et de les assembler ; en variante, les parties arrière et avant sont réalisées séparément puis assemblées. De préférence, la partie arrière est structurelle et comporte un ferraillage comportant des armatures s’étendant au sein de la partie avant. Le panneau peut comporter le cas échéant une ouverture dans laquelle est reçue une fenêtre ou un ouvrant. Cela permet de réaliser facilement une façade végétalisée avec des fenêtres ou portes. Substrat Par « substrat », on désigne tout matériau permettant l’enracinement des végétaux, par exemple une terre végétale. Le substrat peut notamment être tout matériau non inerte et adapté à la végétalisation de la façade. Partie arrière La partie arrière joue de préférence un rôle structurel, étant alors encore appelée « exosquelette » ; dans ce cas elle joue un rôle de maintien de la partie avant de parement, porte le poids de celle-ci, du substrat et des végétaux, et supporte les moyens de fixation du panneau sur l’ouvrage. La partie arrière permet le levage du panneau et assure sa solidité lors du transport. La partie arrière est de préférence réalisée en béton armé, et peut comporter un ferraillage comportant des armatures s’étendant au sein de la partie avant. La partie arrière peut présenter une alternance de vides et de pleins et par exemple une forme générale de grille, définissant une pluralité de compartiments remplis de substrat. La partie arrière peut comporter un ensemble de poutres horizontales et verticales en béton armé, qui se croisent et définissent entre elles les compartiments précités, contenant le substrat. Le nombre de compartiments par panneau est par exemple compris entre 1 et 250, mieux entre 10 et 100, encore mieux entre 30 et 70. Le nombre de compartiments au m 2 est par exemple compris entre 1 et 50, mieux entre 1 et 25 au m 2 , encore mieux entre 5 et 25 au m 2 . Tous les compartiments peuvent avoir même forme, ou non. Le ou les compartiments peuvent avoir, lorsque le panneau est observé de face, une section constante ou non, de forme polygonale ou non. De préférence le panneau comporte des compartiments de forme parallélépipédique, notamment cubique, mais les compartiments peuvent présenter d’autres formes, par exemple cylindrique de section circulaire ou hexagonale. Le volume d’un compartiment est par exemple compris entre 1 et 100 dm 3 , par exemple entre 2 et 6 dm 3 , notamment entre 3 et 4 dm 3 . L’épaisseur de la partie arrière est par exemple supérieure ou égale à 100mm, étant de notamment comprise entre 120 et 250mm. Le ou les compartiments sont de préférence ouverts à l’arrière, de manière à permettre au substrat contenu dans le ou les compartiments d’être au contact d’une colonne de substrat ou d’un moyen d’irrigation par capillarité présent derrière les panneaux, entre ceux-ci et l’ouvrage. En particulier, le ou les compartiments peuvent notamment être totalement ouverts à l’arrière, c’est-à-dire que le matériau cimentaire ne recouvre pas l’arrière du ou des compartiments. On maximise de cette façon la surface d’échange du substrat contenu dans le ou les compartiments avec celui présent en arrière des panneaux. Le panneau peut être moulé en deux temps, à savoir dans une première étape on réalise la partie arrière, et ensuite, après prise du matériau, on moule la partie avant sur la partie arrière. Cette façon de procéder permet d’utiliser, pour réaliser les alvéoles, des poches gonflables ou sacs ou autres moyens de formation de réservations, qui sont posés sur la partie arrière structurelle, avec interposition par exemple entre les deux d’une couche d’un matériau perméable au système racinaire et/ou aérien des végétaux, tel qu’une toile de jute ou un feutre. Les réservations peuvent être de tailles variables, et disposées relativement les unes aux autres en fonction de l’aspect recherché. En utilisant des sacs ou poches, on peut facilement retirer la poche ou le sac en le vidant et en le déformant, et réaliser ainsi aisément des alvéoles présentant des contre-dépouilles, et donc des cavités favorisant la rétention d’eau et de substrat. Le panneau peut comporter sur sa face arrière des éléments de retenue transversaux, par exemple sous forme de cornières métalliques, formant saillie vers l’arrière, destinés à freiner l’écoulement vers le bas du substrat contenu dans l’espace entre le panneau et l’ouvrage. Ces éléments de retenue peuvent s’étendre chacun sur une partie seulement de la largeur du panneau, et être disposés chacun horizontalement, les éléments de retenue étant de préférence décalés latéralement les uns par rapport aux autres. Ces éléments de retenue peuvent être disposés en quinconce sur la hauteur du panneau. De préférence, ces éléments de retenue sont rapportés sur le matériau cimentaire de la partie arrière. Cela peut simplifier le moule utilisé pour réaliser la partie arrière. La partie arrière présente de préférence des profils sensiblement complémentaires sur ses côtés inférieur et supérieur. Cela permet un emboîtement des panneaux dans le sens vertical. De préférence, la partie arrière présente sur son côté supérieur une nervure qui fait saillie vers le haut et s’étend sur toute la largeur du panneau à distance de sa face arrière ; la surface en arrière de la base de la nervure peut s’étendre avec une légère pente vers le bas jusqu’à la face arrière du panneau. Le côté inférieur de la partie arrière peut présenter un décrochement ménageant un renfoncement permettant d’accueillir la nervure du côté supérieur du panneau inférieur adjacent. Ainsi, chaque panneau contribue au maintien du panneau supérieur en bloquant son côté inférieur vis-à-vis d’un mouvement tendant à l’éloigner de l’ouvrage. Cette disposition où le panneau comporte sur son côté supérieur une nervure formant saillie vers le haut, se raccordant à sa base à une pente vers l’intérieur et le bas, et du côté inférieur un logement dans lequel peut s’engager la nervure du côté supérieur d’un panneau inférieur, permet également de favoriser l’écoulement de l’eau de ruissellement à la surface du panneau vers l’intérieur du panneau, afin de contribuer de cette manière à l’irrigation du substrat. Le substrat présent dans le ou les compartiments de la partie arrière peut être contenu dans une ou plusieurs boîtes d’un matériau biodégradable, notamment une ou plusieurs boîtes en carton. Ces boîtes peuvent servir au coffrage des compartiments de la partie arrière. Le fond des boîtes, situé entre les compartiments et l’ouvrage, peut être conservé pour maintenir le substrat contenu à l’intérieur durant la manutention du panneau. Le fond se dégrade avec le temps et finit par permettre le passage des racines du compartiment vers la colonne de substrat. Le dessus des boîtes peut être enlevé avant de couler le matériau cimentaire de la partie avant, le substrat étant retenu du côté avant par la couche de matériau perméable précitée. Système de fixation Le système de fixation est de préférence configuré pour permettre un réglage latéral de la position du panneau par rapport à des éléments de fixation présents sur l’ouvrage, et de préférence également un réglage vertical de l’altimétrie du panneau. Le système de fixation peut comporter au moins un rail horizontal, du type rail HALFEN par exemple, ancré dans la partie arrière, dans lequel sont retenus des éléments de fixation, ces derniers pouvant être engagés dans des attaches (encore appelées « sabots ») présentant une partie de réception en U, fixées sur l’ouvrage. De préférence, le panneau comporte sur au moins l’un de ses côtés supérieur et inférieur un ou plusieurs profilés de guidage qui dépassent vers le haut ou vers le bas pour permettre à un panneau inférieur de bloquer le mouvement d’un panneau supérieur adjacent vers l’intérieur, c’est-à-dire vers l’ouvrage. Ce ou ces profilés peuvent guider le mouvement d’un panneau qui est descendu vers un panneau déjà posé, afin de faciliter l’opération. Par exemple, le panneau comporte un profilé supérieur central qui dépasse vers le haut de son côté supérieur, ce profilé supérieur étant fixé contre sa face arrière à l’aide d’un élément de fixation, de préférence retenu dans le même rail horizontal que celui servant à l’accrochage du panneau sur l’ouvrage. Le panneau peut également comporter deux profilés inférieurs qui dépassent vers le bas de son côté inférieur. Ces profilés inférieurs peuvent être fixés contre la face arrière du panneau à l’aide d’éléments de fixation retenus chacun dans un rail horizontal ancré dans la partie arrière, par exemple un rail de type HALFEN. Le profilé supérieur d’un panneau peut s’engager entre les profilés inférieurs du panneau supérieur adjacent. Le système de fixation peut permettre le maintien de la face arrière du panneau à une distance comprise par exemple entre 8 et 12 cm de l’ouvrage. L’épaisseur de la colonne de substrat s’étendant en arrière des panneaux est par exemple de 10cm. Partie avant La partie avant comporte une ou plusieurs alvéoles ou ouvertures. Par « alvéole », on désigne une cavité ayant une certaine profondeur, et dont la section peut évoluer avec la profondeur, en direction de la partie arrière. De préférence, les alvéoles s’étendent sur toute l’épaisseur du matériau cimentaire de la partie avant. La partie avant sert de parement, et sa face avant peut présenter toute finition convenant au résultat recherché. Les alvéoles peuvent accueillir des espèces végétales et/ou animales. Ainsi, certaines alvéoles peuvent servir de nichoirs par exemple et/ou être laissées libres de végétaux. La partie avant protège le substrat contenu dans le ou les compartiments de la partie arrière des chocs thermiques (sécheresse/gel) et de l’évapotranspiration (exposition non directe à l’atmosphère). Elle permet avantageusement la condensation et la rétention de l’eau pour nourrir les plantes par capillarité. Les ouvertures ou alvéoles donnent un accès aux plantes à l’eau et la lumière. Les alvéoles permettent de limiter l’érosion du substrat. Comme évoqué plus haut, les ouvertures ou alvéoles de la partie avant peuvent être de formes différentes et agencées selon une disposition irrégulière sur la face avant du panneau. Les alvéoles peuvent présenter des contre-dépouilles, conduisant à une ouverture rétrécie en face avant. Les alvéoles peuvent communiquer avec les compartiments arrière au travers d’au moins une couche d’un matériau perméable au système racinaire et/ou aérien des végétaux, ce matériau perméable au système racinaire étant par exemple formé d’une toile de jute ou d’un feutre. La section maximale d’une ouverture ou alvéole de la partie avant est de préférence inférieure à la section du ou de chaque compartiment de la partie arrière avec lequel il y a recouvrement au moins partiel, lorsque le panneau est observé selon son épaisseur. Le volume d’une alvéole est par exemple compris entre 100 et 4000 cm 3 . L’épaisseur de la partie avant est par exemple comprise entre 80 et 120mm, étant par exemple de 100mm. La partie avant peut être réalisée sans ferraillage, en béton fibré. Cela offre plus de possibilités dans la disposition des alvéoles. Façade L’invention a encore pour objet, selon un autre de ses aspects, une façade formée d’un ensemble de panneaux selon l’invention. Ouvrage L’invention a encore pour objet un ouvrage équipé d’une façade selon l’invention. Les panneaux sont de préférence fixés sur l’ouvrage à distance d’un mur structurel de celui-ci et l’espace entre les deux est rempli au moins partiellement, et mieux totalement, d’un substrat dans lequel peut se développer le système racinaire des végétaux et/ou d’un matériau dans lequel de l’eau et/ou un liquide nutritif peut diffuser. Le mur structurel peut être revêtu sur sa face en regard des panneaux d’un film d’étanchéification, par exemple un film d’étanchéité bitumineux. Les panneaux peuvent être fixés à l’ouvrage par un système de fixation par accrochage par le dessus. Ainsi, les panneaux peuvent reposer par leur poids sur les attaches fixées sur le mur structurel. On évite qu’un panneau situé à une hauteur donnée supporte le poids des panneaux situés au-dessus de lui. Au moins un panneau peut comporter une ouverture dans laquelle est reçue une fenêtre ou un ouvrant. Continuité du substrat L’ouvrage peut présenter une continuité verticale du substrat présent entre les panneaux et le mur structurel, éventuellement jusqu’à la pleine terre dans le sol. L’ouvrage peut comporter une terrasse végétalisée dont le substrat vient en contact avec la colonne de substrat, de manière à assurer une continuité avec cette colonne de substrat. On peut profiter du drainage du substrat de la terrasse pour irriguer la colonne de substrat présente entre les panneaux et le mur structurel, ce qui tend à diminuer les besoins d’irrigation du substrat. Il est aussi possible de rajouter du substrat par le dessus dans l’espace entre les panneaux et le mur structurel, en cas de besoin. Ainsi, lorsque le mur structurel est surmonté d’un acrotère, le substrat peut s’étendre au- dessus de celui-ci de façon à assurer la continuité recherchée. Dans ce cas, les panneaux supérieurs de la façade s’étendent avantageusement au-dessus du niveau de l’acrotère. Procédé d’installation L’invention a encore pour objet un procédé d’installation des panneaux selon l’invention sur un mur structurel d’un ouvrage, comportant les étapes consistant à : fixer sur le mur structurel des premiers éléments de fixation en attente, les panneaux étant munis de deuxièmes éléments de fixation, amener chaque panneau suspendu par un engin de levage à proximité du mur structurel, et descendre le panneau de manière à accrocher les deuxièmes éléments de fixation sur les premiers, remplir de substrat l’espace situé entre les panneaux et le mur structurel. On peut commencer par poser les panneaux par la rangée du bas, remplir de substrat l’intervalle avec le mur structurel, puis monter rangée par rangée. L’avantage de commencer par la rangée du bas est de faciliter le remplissage de l’espace situé entre les panneaux et le mur structurel, en évitant d’avoir à contenir le substrat sur les côtés de chaque panneau. Préalablement à la pose des premiers éléments de fixation, on peut poser sur le mur structurel un film d’étanchéification, par exemple un film bitumineux. De préférence, on utilise des chevilles à scellement chimique pour ancrer les premiers éléments de fixation dans l’ouvrage, ce qui diminue encore le risque d’infiltration d’humidité. On peut compléter localement l’étanchéification par une nouvelle épaisseur de film bitumineux au niveau de ces chevilles. En variante, une étanchéification de type résine bitume-polyuréthane mono-composant peut être utilisée. Procédé de fabrication L’invention a encore pour objet un procédé de fabrication d’un panneau selon l’invention, comportant des partie avant et arrière toutes deux réalisées au moins partiellement en un matériau cimentaire, ce procédé comportant les étapes suivantes : installer des ferraillages de la partie arrière structurelle dans un moule destiné à mouler la partie arrière, un feutre étant de préférence disposé sous les ferraillages préalablement à leur installation, disposer une ou plusieurs boîtes en matériau biodégradable, contenant le substrat, au(x) emplacement(s) destiné(s) à former le ou les compartiments arrière, couler un matériau cimentaire autour de la ou des boîtes, recouvrir la partie arrière d’au moins une couche d’un matériau perméable au système racinaire ou aérien des végétaux, former des réservations, notamment en disposant des sacs ou poches gonflables sur ladite couche, en fonction des alvéoles que l’on souhaite réaliser, couler le matériau cimentaire de la partie avant de parement, la partie arrière comportant des fers de liaison pris dans le matériau cimentaire de la partie avant, procéder au décoffrage, la ou les boîtes contenant le substrat étant laissées au moins en partie en place au sein de la partie arrière, procéder à une finition éventuelle de la face avant du panneau. Le procédé de fabrication peut également comporter une étape de finition de la face avant de la partie avant de parement ; par exemple, on peut enlever la laitance de ciment avec une éponge pour accroître la rugosité. Les sacs ou poches peuvent comporter le cas échéant un cerclage au niveau de leur ouverture pour imposer une forme à celle-ci ; par exemple, les sacs ou poches comportent des cerclages de forme circulaire, conférant à l’ouverture des alvéoles une forme circulaire sur la face avant du panneau. Procédé de végétalisation d’un ouvrage L’invention a encore pour objet un procédé pour végétaliser un ouvrage comportant un mur structurel et des panneaux fixés sur ce mur structurel, ménageant avec ce dernier un espace, les panneaux comportant chacun une ou plusieurs alvéoles ou ouvertures débouchant sur leur face avant et une réserve de substrat présente dans un ou plusieurs compartiments de la partie arrière, ces compartiments communiquant avec les alvéoles ou ouvertures et avec une colonne de substrat située entre les panneaux et le mur structurel de l’ouvrage, ce procédé comportant l’étape consistant à ensemencer et/ou planter des végétaux dans les alvéoles et/ou compartiments, de manière à permettre à leur système racinaire de se développer dans les compartiments et dans la colonne de substrat située entre eux et le mur structurel. La plantation et/ou l’ensemencement peuvent se faire une fois la façade réalisée ; en variante, ils se font préalablement à la pose des panneaux, voire avant le coulage du béton des panneaux. L’invention pourra être mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui va suivre, d’un exemple de mise en œuvre non limitatif de celle-ci, et à l’examen du dessin annexé, sur lequel : la représente en élévation, de manière partielle et schématique, un exemple de façade selon l’invention (l’emplacement des compartiments relativement aux alvéoles apparaissant par transparence sur cette figure), la est une vue arrière de la façade de la , prise au niveau du mur structurel de l’ouvrage supportant les panneaux (le substrat n’a pas été représenté), la représente en perspective, de manière partielle et schématique, un panneau de façade en place sur le mur structurel, la illustre les moyens de fixation des panneaux, la illustre la réalisation de la partie arrière du panneau, la représente le moule après prise du béton de la partie arrière, la est une coupe longitudinale de la partie arrière obtenue, la illustre la mise en place des sacs utilisés pour former les réservations de la partie avant, précédent le coulage du matériau cimentaire de la partie avant, la représente un exemple de système de fixation d’un panneau sur le mur structurel, la illustre la coopération de formes entre deux panneaux successifs dans le sens vertical, la illustre la possibilité d’avoir une continuité du substrat entre une terrasse et la façade, la illustre la possibilité d’avoir un ou plusieurs ouvrants au sein de la façade, et la illustre la possibilité de disposer des éléments de retenue du substrat sur la face arrière du panneau. Description détaillée On a représenté sur la un exemple de façade 1 selon l’invention, en vue de face. Cette façade 1 comporte une pluralité de panneaux 2, lesquels sont fixés sur un mur structurel 3 d’un ouvrage tel qu’un bâtiment, représenté partiellement aux figures 11 et 12. Le mur 3 est constitué par exemple d’un voile vertical en béton armé. Les panneaux 2 sont fixés à une distance d du mur 3, de manière à former entre les panneaux 2 et le mur 3 un espace 7 qui peut être rempli d’une colonne d’un substrat 5, par exemple une terre végétale. Chaque panneau 2 comporte, comme on peut le voir notamment sur la , une partie avant de parement 10, présentant une face avant 12 destinée à rester apparente après la pose du panneau sur l’ouvrage à habiller, à la manière d’une vêture, et une partie arrière structurelle 20 par laquelle s’effectue la fixation du panneau sur le mur 3. Les parties avant 10 et arrière 20 sont réalisées au moins partiellement dans un matériau cimentaire. La partie arrière 20 est par exemple réalisée en béton armé, et la partie avant dans un béton fibré. La partie arrière 20 peut comporter, comme illustré sur la notamment, un ensemble d’éléments connectés sous forme de poutres horizontales 21 et verticales 22, qui dans l’exemple considéré se croisent perpendiculairement, donnant à la partie arrière la forme générale d’une grille. Bien entendu, l’invention n’est pas limitée à une telle forme, et d’autres formes produisant une alternance de vides et de pleins sont possibles. Les poutres 21, 22 délimitent entre elles des compartiments 24 qui sont remplis de substrat. Les poutres horizontales 22 peuvent porter, le cas échéant, des éléments 100 de retenue du substrat, qui font saillie vers l’arrière, comme illustré à la . Ces éléments de retenue peuvent s’étendre sur plusieurs niveaux, et être décalés latéralement les uns par rapport aux autres. Ils sont par exemple constitués de profilés sous forme de cornières, par exemple métalliques, fixés sur le matériau cimentaire de la partie arrière 20. La partie arrière 20 porte un système de fixation 25, visible plus particulièrement sur les figures 4 et 9, destiné à permettre l’accrochage du panneau 2 sur l’ouvrage. Ce système de fixation 25 peut comporter, comme illustré, un rail 26 du type rail HALFEN, qui est ancré dans le béton de la partie arrière 20, et qui retient deux éléments de fixation 27 chacun avec une possibilité de coulissement dans le rail 26. Ces éléments de fixation 27 s’accrochent par exemple sur des attaches 30 fixées sur l’ouvrage, ces attaches présentant par exemple chacune à l’avant une plaque 31 en U dans laquelle peut s’engager un élément 27 correspondant. L’attache 30 peut comporter une platine de fixation 37 qui est plaquée contre le mur structurel. La plaque 31 en U peut être reliée par une plaque horizontale 38 et par une plaque verticale 39 à la platine 37. Une équerre 36 est fixée à sa base par une vis 35 sur la plaque horizontale 39, et présente un montant ayant une forme de U, dans lequel s’engage l’élément 27. La présence de cette équerre 36 permet de régler l’altimétrie de l’élément 27, en tournant la vis 35. Une entretoise 34 peut être insérée si nécessaire. La partie arrière 20 porte également des profilés de guidage 41, 42 qui sont fixés sur la face arrière du panneau 2, comme visible sur les figures 4 et 10 notamment. Plus précisément, dans l’exemple illustré, le panneau 2 peut comporter un profilé supérieur 41 qui dépasse vers le haut du panneau, et qui est fixé à la partie arrière 20 par exemple à l’aide d’un élément de fixation retenu dans le rail 26. Le panneau 2 peut également comporter deux profilés inférieurs 42 qui dépassent vers le bas et sont fixés sur la face arrière du panneau 2 à l’aide de rails 43, ancrés dans le béton de la partie arrière 20. La fixation des attaches 30 sur le mur 3 peut s’effectuer à l’aide de chevilles à scellement chimique 54. On voit également sur les figures 4 et 10 que la partie arrière 20 peut comporter sur son côté supérieur une nervure 45 destinée à s’emboîter dans un dégagement correspondant 46, pratiqué sur le côté inférieur du panneau. La partie avant 10 comporte un ensemble d’alvéoles 11, visibles sur la notamment, qui débouchent sur la face avant 12 du panneau à une extrémité, et sur la partie arrière 20 à l’autre extrémité. Les alvéoles 11 sont, dans l’exemple considéré, de tailles différentes et sont positionnées non régulièrement sur la face avant, donnant l’aspect d’une répartition naturelle, aléatoire. Dans l’exemple illustré, la face avant 12 est sensiblement plane, les alvéoles 11 se situant en retrait de la face avant 12. En variante, la face avant 12 peut présenter des reliefs, et les alvéoles peuvent être délimitées au moins partiellement par des portions saillantes de la partie avant 10. On va maintenant décrire en référence aux figures 5 à 8 un exemple de procédé de fabrication d’un panneau 2. On commence par réaliser la partie arrière structurelle 20, au moyen d’un moule dans lequel on dispose un feutre puis des armatures 26 destinées à s’étendre le long des poutres 21 et 22, comme illustré sur la . On dispose également dans le moule des boîtes 27 en un matériau biodégradable tel que du carton, remplies avec le substrat, pour constituer des réservations permettant de réaliser les compartiments 24. Une fois les boîtes 27 mises en place, on peut placer sur le moule une grille 60, visible sur la . On peut voir sur la que les armatures comportent des fers en attente 28, qui s’étendent plus haut que les boîtes 27. Ces fers 28 peuvent être accrochés à des barres amovibles 62 supportées par des barreaux 64 de la grille 60. Les barreaux 64 peuvent également porter des plaques 61 qui appuient sur le dessus des boîtes 27 pour les empêcher de remonter lorsque le béton est coulé. Des inserts (non représentés) pour crochets de levage sont également placés dans le moule, sur le côté supérieur du panneau. Une fois le béton coulé entre les boîtes 27, on obtient une partie arrière 20 en béton armé, dont les compartiments 24 sont déjà remplis du substrat contenu dans les boîtes 27. Un fois que la prise du béton a eu lieu, on peut découper le dessus des boîtes qui dépasse du béton, au niveau de la face supérieure du béton. On obtient alors une partie arrière 20 telle qu’illustrée sur la . On peut recouvrir la partie arrière 20 d’une couche 32 d’un matériau ajouré, par exemple une toile de jute ou un feutre, et venir déposer sur cette couche des sacs 30 remplis de sable ou tout autre moyen de formation d’une réservation, par exemple une poche gonflable que l’on peut dégonfler après prise du béton, pour procéder à son retrait. Les sacs 30 présentent des tailles variées, et sont disposés de façon non régulière sur la partie arrière 20, en veillant à ce qu’ils recouvrent au moins partiellement un compartiment 24, là où l’on souhaite que l’alvéole communique avec le compartiment. Les sacs 30 peuvent présenter, le cas échéant, un cerclage (non représenté) pour imposer à l’ouverture de l’alvéole une forme particulière. Une fois les sacs 30 installés, on peut couler le matériau cimentaire destiné à la réalisation de la partie avant 10, par exemple un béton fibré. Lorsque ce matériau a fait prise, on peut réaliser le cas échéant une finition, puis procéder à au décoffrage ; les sacs 30 peuvent être vidés de leur sable, et extrait des alvéoles 11 par l’avant. La finition peut consister par exemple à enlever la laitance du béton avec une éponge, de façon à faire ressortir les granulats contenus dans celui-ci. On obtient alors un panneau 2 qui présente une face avant 12 sensiblement plane, dans laquelle débouchent les alvéoles 11, comme illustré à la . Des végétaux ou graines peuvent être plantés à travers les alvéoles 11 dans les compartiments internes 24 avant la pose du panneau 2, ou en variante après. La pose des panneaux 2 s’effectue en commençant par la rangée de panneaux la plus basse. Au sein d’une rangée horizontale, les panneaux 2 sont disposés côté à côté comme illustré sur les figures 1 et 2. Le nombre de rangées successives, dans la direction verticale, est par exemple compris entre 1 et 10, notamment entre 2 et 10, par exemple 2 et 5. Pour poser un panneau 2, celui-ci est amené suspendu à un outil de levage le long du mur structurel 3 de l’ouvrage, puis descendu de façon à ce que les éléments de fixation s’engagent dans les attaches 30 en attente sur le mur structurel 3. Au cours de cette opération, les profilés de guidage inférieurs 42 du panneau en cours de pose s’engagent derrière le panneau inférieur déjà posé, et le profilé supérieur 41 de celui-ci s’engage derrière le panneau en cours de pose. Ensuite, lorsque le panneau 2 est descendu davantage, la nervure 45 du panneau inférieur s’engage dans le dégagement 46 prévu sur le côté inférieur du panneau. Une fois le panneau 2 en place, l’espace 7 situé derrière celui-ci peut être rempli avec le substrat, pour former la colonne de substrat 5 s’étendant en arrière des panneaux. En variante, le substrat 5 est déversé une fois l’ensemble des panneaux de la façade posés. On voit sur la que le mur structurel 3 peut être recouvert au préalable d’un revêtement d’étanchéité 52 sur sa face au contact de la colonne de substrat 5. Ce revêtement d’étanchéité peut être un film bitumineux conventionnel. Les chevilles 54 peuvent être fixées à travers ce film, puis une nouvelle épaisseur de film est appliquée localement, avant que les platines de fixation 37 des attaches 30 se soient posées dessus. Lorsque l’ouvrage présente une terrasse végétalisée, comme illustré à la , avec par exemple un acrotère 80 prolongeant vers le haut le mur 3, il est avantageux d’assurer une continuité du substrat 5 entre la terrasse et la façade, en prévoyant que le panneau supérieur dépasse le niveau de l’acrotère 80, et que le niveau de substrat 5 soit également supérieur à celui de l’acrotère 80. Dans une variante, le niveau de l’acrotère 80 est plus bas que celui illustré sur la , la continuité de substrat entre celui porté par la terrasse et la colonne située entre les panneaux et le mur s’effectuant sur toute la hauteur du substrat porté par la terrasse. Un ou plusieurs panneaux de la façade peuvent comporter une ouverture permettant d’accueillir une fenêtre 70, comme illustré à la . Dans ce cas, le bâti de la fenêtre 70 peut être fixé sur la partie arrière 20 du panneau. Un habillage extérieur 71 comportant notamment un appui 72 peut être monté au contact de la partie avant 10, pour assurer la finition. Bien entendu, l’invention n’est pas limitée à l’exemple qui vient d’être décrit. Par exemple, on peut réaliser les panneaux par assemblage, par exemple par boulonnage, de parties avant et arrière réalisées séparément l’une de l’autre, par exemple dans des moules séparés. Les épaisseurs des parties avant 10 et arrière 20 peuvent être modifiées. On peut donner aux alvéoles d’autres formes. On peut donner aux panneaux un galbe, le cas échéant. Certaines alvéoles 11 peuvent être non communicantes avec les compartiments 24, et servir alors de nichoirs par exemple. La partie arrière 20 peut être réalisée en béton haute performance, sans ferraillage et/ou avec une forme autre, par exemple en nid d’abeilles ou avec des compartiments de forme rectangulaire ou non polygonale en section, par exemple circulaire, voire une forme irrégulière. Le cas échéant, la partie arrière ne comporte qu’un seul compartiment, et la partie avant ne comporte qu’une seule ouverture par laquelle ce compartiment débouche sur la face avant du panneau. La partie avant peut présenter une face avant plane, les bords avant de toutes les alvéoles étant contenues dans un même plan ; en variante, les bords de certaines alvéoles peuvent se situer en retrait par rapport à d’autres, sur la face avant du panneau. On peut utiliser un panneau selon l’invention sans colonne de substrat placée derrière lui, entre le panneau et l’ouvrage ; on dispose par exemple dans l’intervalle entre le mur structurel et le panneau un feutre qui permet une diffusion par capillarité d’eau ou d’un liquide nutritif, au lieu de terre végétale. On peut profiter, comme expliqué plus haut, de la présence d’un espace entre les panneaux et le mur structurel pour y disposer un substrat ou autre matériau poreux et amener de l’humidité au substrat contenu dans les compartiments par l’arrière. Cela peut également permettre un échange d’humidité entre deux compartiments du panneau, via cet espace situé en arrière des panneaux. La continuité verticale du substrat présent en arrière des panneaux peut encore, bien que cela soit moins avantageux, n’être que partielle et ne pas faire toute la hauteur de la façade ; cette continuité peut être limitée, le cas échéant, à la hauteur d’un panneau ou d’une fraction de celle-ci. On peut encore fermer au moins partiellement certains compartiments à l’arrière. De préférence, l’isolation thermique du mur structurel s’effectue du côté intérieur de celui-ci, par exemple grâce à une épaisseur d’isolant thermique telle que de la laine de roche s’étendant entre le voile en béton et une cloison intérieure. En variante, cette isolation thermique est absente ou réalisée autrement, par exemple de l’extérieur. Panneau de façade (2) à fixer sur un ouvrage, comportant : Une partie arrière (20) comportant un ou plusieurs compartiments contenant un substrat (5) permettant la pousse de végétaux, une partie avant (10) de parement, recouvrant la partie arrière (20), comportant une ou plusieurs ouvertures ou alvéoles (11) débouchant sur la face avant (12) du panneau et communiquant avec le ou les compartiments arrière (24), les parties arrière et avant étant réalisée dans un matériau cimentaire. Panneau selon la revendication 1, comportant un système de fixation (25) sur l’ouvrage (3), permettant une fixation de la partie arrière (20) à distance ( d ) de celui-ci. Panneau selon l’une des revendications 1 et 2, la partie arrière (20) étant structurelle et comportant un ferraillage (26) comportant des armatures (28) s’étendant au sein de la partie avant (10), les parties avant et arrière étant de préférence moulées d’un seul tenant. Panneau selon l’une quelconque des revendications précédentes, la partie avant (10) comportant des alvéoles (11) de formes différentes et agencées selon une disposition irrégulière sur la face avant (12) du panneau. Panneau selon l’une quelconque des revendications 1 à 4, comportant une ou plusieurs alvéoles (11) présentant des contre-dépouilles. Panneau selon l’une quelconque des revendications précédentes, la ou les alvéoles (11) ou ouvertures de la partie avant communiquant avec le ou les compartiments (24) de la partie arrière (20) au travers d’au moins une couche (32) d’un matériau perméable au système racinaire ou aérien des végétaux, notamment une toile de jute ou un feutre. Panneau selon l’une quelconque des revendications précédentes, le substrat (5) présent dans le ou les compartiments (24) de la partie arrière (20) étant contenu dans une ou plusieurs boîtes (27) en un matériau biodégradable, notamment une ou plusieurs boîtes en carton. Panneau selon l’une quelconque des revendications précédentes, la partie arrière (20) présentant une forme générale alternant les vides et pleins, notamment une forme générale de grille, définissant une pluralité de compartiments (24) remplis de substrat. Panneau selon l’une quelconque des revendications précédentes, comportant une ouverture dans laquelle est reçue une fenêtre (70) ou un ouvrant. Panneau selon l’une quelconque des revendications 1 à 10, la partie avant (10) étant réalisée en béton fibré. Panneau selon l’une quelconque des revendications précédentes, le ou les compartiments (24) étant ouvert(s) à l’arrière. Panneau selon l’une quelconque des revendications précédentes, comportant sur son côté supérieur une nervure (45) formant saillie vers le haut, se raccordant à sa base à une pente vers l’intérieur et le bas, et du côté inférieur un logement (46) dans lequel peut s’engager la nervure du côté supérieur d’un panneau inférieur. Façade formée d’un ensemble de panneaux selon l’une quelconque des revendications 1 à 12. Ouvrage comportant une façade selon la revendication 13, les panneaux étant fixés sur l’ouvrage à distance d’un mur structurel (3) de celui-ci et l’espace entre les deux étant rempli au moins partiellement, et mieux totalement, d’un substrat (5) dans lequel peut se développer le système racinaire des végétaux et/ou d’un matériau dans lequel de l’eau et/ou un liquide nutritif peut diffuser. Ouvrage selon la revendication 14, le mur structurel (3) étant revêtu sur sa face en regard des panneaux de façade d’un film d’étanchéification (52). Ouvrage selon l’une des revendications 14 et 15, les panneaux étant fixés à l’ouvrage par un système de fixation (25,30) par accrochage par le dessus. Ouvrage selon l’une quelconque des revendications 14 à 16, présentant une continuité verticale du substrat (5) présent entre les panneaux (2) et le mur structurel (3), de préférence jusqu’à la pleine terre dans le sol. Ouvrage selon la revendication 17, comportant une terrasse végétalisée dont le substrat (5) vient en contact avec la colonne de substrat (5) située entre les panneaux et le mur structurel (3), de manière à assurer une continuité avec cette colonne de substrat. Procédé d’installation de panneaux (2) selon l’une quelconque des revendications 1 à 12 sur un mur structurel (3) d’un ouvrage, comportant les étapes consistant à : fixer sur le mur structurel (3) des premiers éléments de fixation (30) en attente, les panneaux (2) étant munis de deuxièmes éléments de fixation (27), amener chaque panneau suspendu par un engin de levage à proximité du mur structurel, et descendre le panneau de manière à accrocher les deuxièmes éléments de fixation sur les premiers, remplir de substrat (5) l’espace (7) situé entre les panneaux (2) et le mur structurel (3). Procédé de fabrication d’un panneau (2) selon l’une quelconque des revendications 1 à 12, comportant les étapes suivantes : installer des ferraillages (26) de la partie arrière (20) dans un moule destiné à mouler la partie arrière, disposer une ou plusieurs boîtes (27) en matériau biodégradable, contenant le substrat (5), au(x) emplacement(s) destiné(s) à former le ou les compartiments arrière (24), couler un matériau cimentaire autour des boîtes, recouvrir la partie arrière d’au moins une couche (32) d’un matériau perméable au système racinaire ou aérien des végétaux, former des réservations, notamment en disposant des sacs ou poches gonflables sur ladite couche, en fonction des alvéoles (11) que l’on souhaite réaliser, couler le matériau cimentaire de la partie avant de parement (10), la partie arrière comportant des fers de liaison (28) pris dans le matériau cimentaire de la partie avant, procéder au décoffrage, la ou les boîtes (27) contenant le substrat (5) étant laissées au moins en partie en place au sein de la partie arrière (20), procéder à une finition éventuelle de la face avant du panneau. Procédé pour végétaliser un ouvrage comportant un mur structurel (3) et des panneaux (2) fixés sur ce mur structurel, ces panneaux étant tels que définis dans l’une quelconque des revendications 1 à 12, les panneaux (2) ménageant avec le mur structurel (3) un espace (7), les panneaux comportant chacun une ou plusieurs alvéoles (11) ou ouvertures débouchant sur leur face avant (12) et une réserve de substrat présente dans un ou plusieurs compartiments (24) de la partie arrière (20), ces compartiments communiquant avec les alvéoles ou ouvertures et avec une colonne de substrat (5) située entre les panneaux et le mur structurel de l’ouvrage, ce procédé comportant l’étape consistant à planter ou ensemencer des végétaux dans les alvéoles (11) et/ou compartiments (24), de manière à permettre à leur système racinaire de se développer dans les compartiments et dans la colonne de substrat située entre eux et le mur structurel.