La présente invention a pour objet un procédé de fabrication de gabions en grillage métallique du type de ceux employés pour la retenue de talus1 ainsi qu'une machine semi-automatique pour sa réalisation Les gabions suivant la présente invention sont constitués a partir d'une nappe de grillage rectangulaire avec des lisières latérales longitudinales et deux volets, dits tetiers, d'une superficie globale du quart de-la superficie de la nappe, posés sur la nappe de manier a constituer au moment de la mise en volume un parallélépipède rectangle dont la nappe forme les grands cotés et les têtiers les côtés en bout. Le principal objet de l'invention est le mode de fixation d'un des bords de chaque tetier sur une des lisières de manière a les solidariser tout en laissant pivotants les têtiers et la nappe. Le procédé de solidarisation consiste a torsader les extrémités dites "picots" du grillage des têtiers, sur les lisières de la nappe et rabattre les bouts libres des picots sur les torsades obtenues, La nappe ainsi équipée de tetiers est prête au pliage au stockage et au transport ainsiqu'a la mise en volume au lieu d'utilisation. Ce procédé comporte les deux stades principaux suivants Premier stade opérationnel De part et d'autre d'une table, dite table de pré parution, constituée d'élements démontables en tube carré, tolées, de la hauteur du plan de travail, la nappe grillagee de gabion préalablement coupée a dimension, est positionnée. Les deux têtiers, correspondant au type de gabion a fabriquer, sont mis en place sur les lisières de la nappe, par exemple entre le quart avant et la moitié arrière de la nappe. on présenter par translation de la nappe, les têtiers, devant les nez de torsion de l'ensemble électro- pneumatique de fixation, c'est-a-dìre les organes disposés de part et d'autre de la table a l'écartement voulu pour torsader les picots des têtiers sur les lisières de la nappe. Le positionnement des ergots des têtiers s'effec- tue en regard des nez de torsion par une tôle de blocage découpée a cet effet et escamotable. Deuxième stade L'ensemble en grillage (nappe + têtier) se trouve bloqué par une presse à commande électro-pneumatique. On provoque l'avance des nez de torsion face aux picots des têtiers, puis la torsade des picots par double rotation sur eux-mêmes des nez de torsion actionnee par une chaine commandée par un vérin pneumatique a double effet. On rabat ensuite les picots sur la double torsade, ainsi réalisée par action d'un arbre a cames sur les talons de poussoirs rabatteurs, actionné lui-même par un système pignons-chaine a vérin pneumatique a double effet. qn rappelle l'ensemble électro-pneumatique de fixation à sa position d'origine. Ce combiné électro-pneumatique de fixation est constitué de deux éléments situés de part et d'autre de la table de finition sur laquelle est positionné le grillage. Un élément est. fixe, l'autre est mobile, monté sur glissières pouvant ainsi être placé à la dimension désirée suivant la largeur de la nappe de gabion a traiter. Tous les déplacements du b ti porteur des nez de torsion et des poussoirs, les rotations des nez et le coulissement des poussoirs, sont commandés au poste de contrôle équipé d'organes électro-pneumatiques usuels. Les nez de torsion sont des cylindres dont la tête présente un logement biseauté taillé pour recevoir les picots des têtiers et deux alésages pour le passage des tiges poussoirs actionnées par cames. L'ensemble est solidaire d'un chariot qui peut se déplacer sur rails par rapport à la table de travail. On décrira plus en détail ci-après les gabions suivant l'invention ainsi que la machine pour leur fabrication, en référence au dessin annexé sur lequel La figure 1 est une vue en perspective schématique d'un gabion -terminé. La figure 2 est une vue en perspective schématique des deux éléments constituant le gabion avant pliage, soit une nappe grillagée et ses deux volets grillagés dénommés "têtiers". La figure 3 est une vue en plan schématique de l'ensemble de la machine et du plan de travail. La figure 4 est une vue en plan d'un têtier. La figure 5 est une vue en plan montrant la mise en place de deux têtiers sur la nappe. La figure 6 est une coupe à plus grande échelle suivant VI-VI de la figure 5, montrant l'engagement des picots sur les lisières de la nappe. La figure 7 est une vue analogue è la figure 6 montrant les picots croisés sur les lisières de la nappe. La figure 8 est une vue en plan d'un des deux ensembles presse et dispositif a torsader les picots pour chaque têtier. La figure 9 est une vue de face de la tôle de blocage des picots. La figure 10 est une vue en coupe transversale au niveau des pignons d'entralnement des nez de torsion des picots. La figure 11 est une vue en élévation partie en coupe des nez de torsion et des poussoirs de l'ensemble du dispositif a torsader en position d'attente. La figure 12 est une vue analogue partielle montrant l'engagement du nez de torsion dans les picots d'un des têtiers La figure 13 est une vue analogue partielle montrant le nez de torsion engagé, après avoir tourné de deux fours-et provoqué une torsade des picots. La figure 14 est une vue analogue partielle montrant la sortie des poussoirs repoussant les picots parallele- ment a la nappe. La figure 15 est une vue analogue partielle, le nez de torsion étant dégagé des picots et montrant le têtier terminé fixé sur la nappe, les picots rabattus parallèlement a la nappe. La figure 16 est une vue de détail des extrémités d'une des tiges poussoirs. En se référant aux figures 1 et 2, on voit que le gabion est forme d'une nappe de grillage 1 et de deux volets grillagés ou tetiers identiques.2 solidarisés par leur picots d'extrémité 3 sur les lisières 4 de la nappe. Après solidarisation des têtiers et de la nappe, gabion peut être préparé pour le stockage et le transport par pliage desparties la et lb de la nappe autour des bords transversaux 2a, 2b des têtiers 2. Un premier travail de préparation est fait à la main sur le plan de travail 5, constitué d'une table ayant par exemple les dimensions de 4 m x 2 m. De chaque côté de la table sont situés les presses 6 destinées à bloquer les têtiers sur la nappe 1 et les dispositifs 7 pour torsader les picots 3 des têtiers. Un des ensembles 6, 7 peut être mobile par rapport à l'autre sur les rails 9 suivant les dimensions requises pour le gabion. Un cylindre latéral 8 est destiné à l'engagement du gabion vers la machine à plier. En référence aux figures 4 à 7, chaque têtier, de par exemple 1 m x 1 m, est constitué par un grillage qui est découpé de maniere à présenter sur un côté les deux extrémités libres du grillage appelées picots 3 : ces picots 3 sont, après la coupe du grillage, relevés perpendiculairement au plan du têtier de façon à pouvoir venir s'engager de part et d'autre sur les lisières 4 de la nappe (fig. 6). Cette opération est manuelle, mais pourrait être rendue automatique par un dispositif redresseur. Une deuxième opération manuelle consiste à croiser sur les lisieres 4 de la nappe les picots 3 de façon à emprisonner lesdites lisières de la nappe de chaque côté longitudinal de celle-ci (fig. 7). Les opérations suivantes sont automatiques et commandées du poste de contrôle à l'aide de mécanismes électropneumatiques ou hydrauliques non représentés ici. On engage la nappe 1 garnie de ses deux têtiers 2, dont les bords 3 ont été accrochés, comme dit ci-dessus, aux lisières 4 de la nappe 1 sous une presse 6 disposée de chaque côté de la table de travail 5. Cette pressecomprendune semelle X unensembi de patins 10 montés sur un bâti 36 (fig. 8 et 11). En outre, une tôle encochée 11 réalise le positionnement correct des picots 3 avant l'entrée en action de la presse 6 pour maintenir l'écartementrégulier entre les picots 3 engagés sur les lisières 4. Cette tôle est montée verticalement sur le bati de la presse 6 et guidée par des leviers et biellettes non représentés. Cette tôle est ensuite escamotée avant ltentrée en jeu du dispositif à torsader.- Ce dispositif a torsader est constitué par des nez de torsion 12 régulièrement espacés en correspondance des picots 3 des têtiers 2 bloqués sous les presses 6.Ces nez de torsion 12 sont des cylindres dont l'extrémité active est entaillée suivant deux biseaux inversés de façon à présenter deux rampes 14 destinées à recevoir les deux picots 3 de chaque rangée de grillage du têtier ; ces cylindres sont également percés de deux alésages longitudinaux symétriques 15 destinés à recevoir des tiges poussoirs coulissantes 16. La partie active 37 de ces tiges poussoirs est en forme de broche 38, tandis que les extrémités opposes présentent des talons 20. Des ressorts de rappel 17 sont interposés entre les nez 12 et leur bâti support 18, tandis que des ressorts de rappel 19 sontmontés sur les tiges poussoirs 16 entre ces mêmes bâtis 18 et leur talon 20. Le bâti 18 avec ses nez de torsion et ses poussoirs est eolidaire d'un chariot 21 coulissant sur deux rails 22. Un vérin 23 de commande par l'intermédiaire d'un pignon de renvoi 24 un arbre à cames 25 dont les cames 26 actionnent les talons 20 des poussoirs. En se référant aux figures 10 å 15, on va maintenant décrire le travail des nez de torsion afin de provoquer deux torsades de l'extrémité des picots 3. La figure 10 montre, à titre d'exemple, comment provoquer la rotation de ces nez de torsion. Le pignon moteur 30 actionne, par l'intermédiaire d'une chaîne 31 montés sur galets 32 et les pignons d'extrémité 33 des pignons intermédiaires 34 solidaires des axes des nez de torsion 12. A la figure 11, les picots, disposés comme on l'a dit dans des plans verticaux équidistants, sont présentés devant les logements les nez de torsion 12 positionnés par le dispositif 11 en regard des picots 3. A la figure 12, le chariot 21 est avancé vers la table 5 et les creusures d chaque nez de torsion emprisonnent les couples de picots 3 des têtiers. Les poussoirs 16 sont au contact des picots en position d'attente. A la figure 13, chaque nez de torsion 12 a effectué deux tours de rotation : la torsade est terminée emprisonnant la lisière 4 de la nappe. De ce fait, les nez de torsion 12 ont été repoussés de la longueur de la torsade et les ressorts 17 sont comprimés. Les poussoirs 16 sont toujours au contact des picots 3 en position d'attente. A la figure 14, les poussoirs 16 actionnés par les cames 26 de l'arbre 25 sortent et rabattent les picots torsadés 3 parallelement à la torsade par le jeu des rampes internes 28 de l'extrémité des poussoirs. Ces extrémités sont conformées en conséquence comme représenté à la figure 16. A la figure 15, les-picots 3 sont rabattus sur la torsade et les poussoirs 16 ont reculé avec les nez de torsion 12 ainsi que leur bâti 18 sur les rails 22. Les deux têtiers sont donc maintenant correct tement solidarisés avec la nappe et prêts à être distribues par les cylindres 8 soit pourl'utilisation, soit dirigés vers une machine à plier en vue de stockage. I1 doit être entendu que l'invention n'est pas limitée aux détails d'exécution de la machine à enserrer la nappe grillagée et ses têtiers sur le plan de travail, non plus qu'aux organes destinés à positionner les picots et à les torsader et que-de nombreuses variantes pourraient être prévues sans s'écarter du domaine de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Procédé de fabrication de gabions en grillage métallique de forme parallélépipédique, constitués à partir d'une nappe rectangulaire avec lisières et de deux volets de superficie égale au quart de celle de la nappe sur laquelle ils sont posés de manière à former les faces de bout gabion au moment de la mise en volume de la nappe, caractérisé en ce que les bouts libres ou picots 3 du bord longitudinal de chaque setier 2 sont relevés perpendiculairement à leur plan, engagés sur les lisières longitudinales 4 de la nappe 1, puis croisés sur elle, en ce que la nappe 1 accrochée à ses têtiers 2 est enserrée de chaque côté de la table de travail par un couple de presses 6 positionnant les picots, en ce qu'un couple de dispositifs à torsader 7 disposés depart et d'autre desdites presses provoque une double torsade des picots, et en ce que des tiges-poussoirs 16 rabattent ensuite les bouts libres 3a des picots sur les torsades-3b. 2.- Machine pour la mise en oeuvre du procédé suant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte de part et d'autre d'une table de travail 5 recevant la nappe 1 entre le quart avant et la moitié de sa longueur et de chaque côté un ensemble comprenant une presse 6 composée d'une semelle inférieure 9 et des patins 10r un dispositif à torsader 7 comprenant des nez de torsion 12 régulièrement espacés en correspondance de l'écart entre les couples de picots 3 de chaque setier, montés sur un chariot 21 coulissant sur rails 9, et recevant des tiges-poussoirs 16 coulissantes ainsi que des moyens pour commander le déplacement du chariot, la rotation des nez de torsion et le coulissement des tiges-poussoirs. 3.- Machine suivant la revendication 2, caractérisé en ce que chaque nez de torsion 12 est constitué par un cylindre dont l'extrémité active est creusée de deux logements 14 taillés en biseau prévus pour saisir les picots 3 et les tordre par rotation ainsi que de deux alésages longitudinaux 15 destine-s à recevoir les tiges-poussoirs 16. 4Machine suivant les revendications 2 et 3, caractérisée en ce que des iRts=orts de rappel 17 sont inter- posés entre les nez 12 et le bâti support 18 et des ressorts de rappel 19 sont montés sur des tiges,poussoirs entre ce même bâti 18 et l'étalon 20 des poussoirs. 5.- Machine suivant la revendication 2, caractérisée en ce que les tiges-poussoirs 16 sont actionnées par les cames 26 d'un arbre a cames 25 commandé par l'intermédiaire d'un pignon de renvoi 24 par un verin 23. 6.- Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'une tôle encochée 11 coulissante est prévue sous la semelle 9 de la presse pour positionner les picots 3 des étiers 2, en regard des nez de torsion 12 du bâti 18. 7.- Machine suivant les revendications 2 et 3, caractérisée en ce que l'extrémité active 37 des poussoirs 16 est en forme de fourche 38 disposée pour refouler les extrémités des picots 3 sur leur longueur torsadée.