La présente invention se rapporte à. un dispositif de réception et de transfert de flans constitués par des plaques de carton prédécoupées et décortiquées en vue de la constitution de caisses d'emballage de formes variees. En sortie d'une machine de decortiquage, telle que par exemple celle décrite dans le brevet français 2.424.111 de la deman deresse, il est nécessaire de réceptionner et transférer, généralement sur palette, les flans décortiqués et sortant un par un de la machine. On utilise actuellement dans ce but un dispositif de réception et de transfert de plaques comportant en ligne - un dispositif de comptage des plaques sortant de la machine de décortiquage, généralement positionné en sortie d'un convoyeur horizontal placé immédiatement apyres cette machine, - un dispositif de transfert en vue d'empilage classique, constitué par un tapis convoyeur-élévateur mobile verticalement en étant articulé autour de sa partie amont, et déversant les plaques à son extrémité aval, - un dispositif de réception placé en sortie dudit convoyeur-elevateur et permettant optionnellement soit la confection d'une. pile sur palette,soit la confection de paquets, le choix entre pile ou paquets étant dicté par des impératifs de manutention dépendant essentiellement du format des flans : on confectionnera en général des paquets dans le cas de flans de petit format, et des piles dans le cas de flans de grand format. Ces dispositifs connus présentent l'inconvénient de ne pas permettre, sur une même palette, de former des piles multiples dans le sens longitudinal, ou, en termes de métier, de réaliser une "multipose en ligne". En effet, de telles piles ne peuvent être réalises de manière stable que si elles sont jointives, ce qui est impossible à effectuer avec les machines connues actuellement en raison de l'encombrement relativement important dans le séns longitudinal dû au dispositif de formation optionnelle de paquets. Le dispositif de réception et de transfert de flans predécoupés et décortiqués conforme à l'invention ne présente pas l'inconvénient des dispositifs connus actuellement, et permet donc la multipose de piles en ligne tout en permettant la formation optionnelle de paquets en fonction des impératifs de manutention. Il est caractérisé en ce qu'il comporte un tapis- convoyeur-élévateur dont la partie amont est relevable de manière à ce qu'en position haute, elle soit placée à hauteur de la section de sortie de la décortiqueuse de façon à réaliser un transfert direct des- flans sur ledit tapis, et à ce qu'en position basse, elle soit placée sous un appareil escamotable de formation de paquets placé en sortie de la décortiqueuse, de façon que les paquets alors formés tombent sur ladite partie amont dudit tapis. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description. suivante d'un exemple non limitatif de réalisation, en référence aux dessins annexes dans lesquels~: - la figure 1 est une vue latérale schématique du dispositif de l'invention en position de transfert direct des plaques en vue d'empilage en sortie- de- la machine - la figure 2 représente le dispositif de la figure 1 en position de formation et de. transfert de paquets. Sur la figure 1, on a désigné par la référence l le tapis sans-fin servant au transfert horizontal des flans décortiqués à l'aide d'un dispositif par exemple selon le brevet français 2.424.111 précité. De manière connue en soi, les flans 2 circulant sur ce tapis sont soumis à un balayage par air comprimé à l'aide de rampes de soufflage telle que la rampe 3 représentée en sortie du tapis 1, de manière à nettoyer la plaque des déchets dus au décortiquage, qui tombent alors dans un bac de récupération 4 comme représenté sur le dessin. Le tapis sans fin 1 est entrainé en synchronisme avec le reste de la machine par l'intermédiaire de son rouleau amont, n'apparaissant pas sur le dessin, son rouleau aval 5 étant un rouleau fou. De manière classique, la rampe de soufflage 3 est alimentée en air de soufflage par une canalisation 6, en provenance d'un ventilateur non représenté. Après leur passage sous la rampe aval de soufflage 3, les flans 2 passent entre un rouleau accélérateur 7 et une brosse 8 de nettoyage, formant également contrepartie. Les derniers déchets enlevés par la brosse 8 tombent dans le bac 4 le long de la plaque de guidage 9. Le rouleau accélérateur 7 est entrainé en permanence, à l'aide du mouvement général de la machine et par un système classique de pignons multiplicateurs, à une vitesse angulaire de l'ordre de 50% supérieure à celle des autres rouleaux tel que le rouleau 5. Ceci permet de séparer pour comptage et empilage l'un sur l'autre deux flans 2 qui seraient adjacents dans le sens longitudinal, parce que découpés à l'origine dans une même plaque de carton. En sortie du rouleau accélérateur 7, les flans 2 sont comptés grâce à la cellule de comptage 10 et sont transférés horizontalement, en s'appuyant sur un rouleau de transfert 11, sur le tapis convoyeur d'empilage 12. Le tapis d'empilage 12, tout à fait classique, est du type selon lequel le rouleau moteur 13 placé à l'amont sert d'articulation pour le tapis dont la partie aval s'élève autour et à mesure de l'empilage comme représenté par la flèche sur le dessin. Un dispositif de tension 14 à rouleaux 15 et 16 permet de conférer au tapis sans fin 12 la tension nécessaire. Le déversement correct des flans 2 sur le sommet de la pile 17 en formation est assuré par les positions relatives des rouleaux d'extrémité (18, 19), et assisté facultativement par un rouleau supérieur 20., relevable par rotation de son support 21 autour d'un axe d'articulation 22; de manière connue pour ce genre d'appareils.L'entrée correcte, c'est-à-dire en particulier sans flottement latéral des flans 2 sur le tapis 12, est avantageusement assurée par la coopération dudit tapis avec un rouleau supérieur 23, également relevable par rentrée de la tige d'un vérin de support 24 et rotation d'un second support 25 autour d'une articulation 26. Dans la fonction d'empilage direct des flans qui est représentée sur la figure 1, le convoyeur 12 a, conformément à l'invention, son rouleau amont 13 positionné à hauteur des rouleaux de sortie (5, 7, 11) de la section de dêcortiquage et comptage. Ceci est obtenu, comme représenté sur le dessin, par sortie de la tige de deux vérins 27 qui, poussant sur deux bielles 28 roulant sur le sol grâce à des galets 29 et articulées autour d'un axe transversal 30, placent le tapis 12 en la position haute représentée. Les autres éléments, tous escamotés, apparaissant sur le dessin à hauteur de la portion amont 13 du tapis d'empilage 12 sont relatifs à l'utilisation du dispositif pour la formation de paquets en sortie de la décortiqueuse et seront donc décrits ultérieurement en référence à la figure 2. En aval du tapis 12, on retrouve une section d'empilage des flans sur palette qui, tout à fait classique, ne sera décrite ici que brièvement. Les palettes vides 31 sont amenées sur un convoyeur à rouleaux 32 en position de réception des flans a. empiler sur le convoyeur 33. Dans le cas où, comme selon la réalisation de la figure 1, on désire. empiler deux piles (17, 34) en ligne sur une même palette 35, on amène tout d'sabord la palette 35, alors vide., à cheval sur les deux convoyeurs 32 et 33 de- manière à ce que seule sa moitié aval soit sur le convoyeur 33.On amène alors la plaque de butée avant d'empilage 36 en position correspondante au format des flans, par coulissement de ses barres de support longitudinales 37 dans le chariot 38, lui-meme porté par le portique avant 39-, puis on réalise l'empilage de la première pile 34, la partie aval (19, 18) du tapis 12 et la butée 36 montant progressivement le long du portique. 39 au fur et à mesure de la constitution de la pile, de. manière classique pour les dispositifs d'empilage de ce type. Lorsque, sous commande de la cellule de comptage 10, la pile 34 est terminée, la butée 36 se relève encore plus, la palette 35 avance de la moitié de sa longueur, puis la butée et le tapis 12 descendent en leur position basse extrème le long du portique 39, et l'empilage de la seconde pile 17 peut alors commencer. Evidemment, l'amenée des flans est stoppée pendant toutes les opérations intermédiaires. Lorsque les deux piles (34, 17) sont terminées, la palette pleine 35 est évacuée à l'aide du convoyeur 33 tandis que la palette vide suivante 31 est mise en place pour la constitution de deux nouvelles piles. On remarque donc bien que l'on peut constituer à l'aide du dispositif de l'invention, deux piles en ligne jointives séparées uniquement par la faible épaisseur de la plaque de butée 36. La figure 2 montre le dispositif de l'invention en position de formation de paquets au lieu de piles. Conformément à l'invention, le dispositif 40 de formation de paquets est placé immédiatement en sortie de la section de décortiquage-comptage, de manière à être situé au dessus du rouleau amont 13 du tapis-convoyeur 12, alors en position basse. En conséquence, on a rentré la tige des vérins 27, ce qui a entrainé le basculement de la bielle 28 et donc la descente du rouleau 13 dans sa position basse représentée. De même on a, par rentrée de la tige du vérin 24, escamoté le rouleau 23 vers le haut et fait de même pour le rouleau 20, par remontée à la verticale du support 21, l'ensemble afin de laisser le libre passage pour les paquets. Le dispositif 40 destiné à la formation des paquets, qui, dans le cas de l'utilisation de la figure 1 était escamoté vers le haut de façon à ne pas gêner le passage des flans en transfert direct sur le tapis d'empilage1 est mis en position de travail par coulissement aussi bien vertical que longitudinal comme indiqué par les deux flèches sur le dessin. Le dispositif 40 est de type courant et ne sera donc décrit ici que brièvement. En sortie du rouleau 11, les flans 2 tombent dans un entonnoir bordé à l'avant par la butée 42 du dispositif 40 et à l'arrière par un tapis sans fin vertical 43 s'enroulant autour du rouleau moteur 11 tournant dans le sens trigonométrique et du rouleau fou 44, le tapis 43 ayant pour rôle d'aider à la descente de la partie arrière des flans. Les flans se posent alors sur une grille formée par deux ensembles de doigts 41 formant deux peignes articulés autour d'axes horizontaux 45 et 46 et maintenus en position haute par deux vérins non représentés, ces dispositifs étant bien classiques. Lorsque la cellule 10 a compté le nombre de flans prédéterminé correspondant à un paquet, un signal d'ouverture provoque la mise à la verticale et vers le bas des doigts 41, de sorte que le paquet formé 47 tombe sur la partie amont du convoyeur 12, où il est retenu vers l'arrière par la butée 48. Les doigts se relèvent aussitôt, de sorte qu'un nouveau paquet commence à se former, alors que les paquets formés 47 se déplacent vers l'aval sur le convoyeur 12 qui est alors maintenu fixe en position, aussi bien à l'amont qu'à l'aval, sa partie aval ayant été néanmoins avantageusement positionnée pour être à hauteur d'homme, de telle façon que les paquets soient déversés, comme représenté, sur une table de travail 49 ou ils sont repris un par un par un opérateur 50. De façon à ne pas gêner les opérations, la butée d'empilage 36 a été escamotée vers le haut par remontée du chariot 38 et le plus possible vers l'amont par rentrée des tiges 37 comme indiqué par les flèches sur le dessin. REVENDICATIONS 1. Dispositif de réception et de transfert de flans prédécoupés et décortiqués, caractérisé en ce qu'il comporte un tapis convoyeur-élévateur (12) dont la partie amont (13) est relevable de manière à ce qu'en position haute (figure 1), elle soit placée à hauteur de la section de sortie (5, 11) de la décortiqueuse de façon à réaliser un transfert direct des flans (2) sur ledit tapis, et à ce qu'en position basse (figure 2) elle soit placée sous un appareil escamotable (40) de formation de paquets placé en sortie de la décortiqueuse, de façon que les paquets alors formés (47) tombent sur ladite partie amont dudit tapis. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un rouleau accélérateur (7) placé en sortie de la décortiqueuse.