L'invention se rapporte a un élément de plancher d1 assise préfabriqué, en béton armé. Dans la construction classique, lorsque l'on ne souhaite pas de sous-sol vor ou de cave, il faPutyun vide sanitaire sous le plancher bas de lahaison. Ce plancher se réalise, en général, de façon analogue aux autres, avec pose de poutrelles, de hourdis et coulage d'une dalle de béton d'agrégats moyens. Il faut, de plus, pour obtenir un vide sanitaire, couler un mur en béton banché sur tot le pourtour du bâtiment, ainsi que sous les murs de refend. Ce coulage de béton, ainsi que son coffrage nécessitent des matériaux et un travail de qua- lité, ainsi qu'un delai de séchage important avant de continuer les travaux. Cette technique subsiste encore pour les maisons préfabriquées et en particulIer pour les pavillons industrialisés où l'on a voulu pousser la préfabrication et la standardisation assez loin. De plus, le décoffrage et le ragréage demandent des heures de main-d'oeuvre très qualifiée et les planches de coffrage sont difficilement récupérables, en vue d'une utilisation identique. L'invention vise à remédier ces inconvénients enbrocurant un plancher d'assise unitaire préfabriqué, tout équipé, d'un seul tenant, formant un vide sanitaire par simple pose sur le sol ou sur des fondations courantes, par exemple des dès de béton. Avec ce type de plancher préfabriqué, les fondations seront d'emblée nivelées parfaitement au ras du sol, sans coffrage et sans préparation spéciale. Ces dimensions sont telles que, par juxtaposition de plusieurs éléments, on couvre rapidement et facilement la surface au sol d'un pavillon ou d'une maison individuelle, pour poursuivre ensuite directement son édification. Il permet d'économiser un nombre important d'heures de main-d'oeuvre qualifiée et de matériel mis en oeuvre, donc de gagner en prix de revient, en ne nécessitant que des fondations courantes et en réalisant simultanément le vide sanitaire et le plancher du rez-de-chaussée. On peut citer un temps de pose de2 heures à 5 hommes pour un plancher fini de 8 éléments couvrant 80 m2. La surface supérieure de ces éléments est parfaitement plane et lisse, permettant le collage direct de pratiquement tous les revêtements de sol (tapis, feutrés, moquettes, carrelages, parquets, dalles plastiques, etc... L'invention sera bien comprise en se référant à la description suivante faite à titre d'exemple non limitatif et au dessin annexé dans lequel: - la figure 1 est une vue en plan d'un élément de plancher selon l'invention, avec vue d'éléments voisins et zone d'assemblage. - la figure 2 est une vue en coupe transversale selon la ligne II-II de la figure 1 - la figure 3 est une vue en coupe transversale selon la ligne III-III de la figure 1 - la figure 4 est une vue en coupe longitudinale au niveau d'un pan extérieur. L'element de plancher, selon l'invention, se fabrique d'un seul tenant, de préférence en béton armé, vibré et pressé dans un moule unique approprié. I1 se compose d'un corps 1 tabulaire rectangulaire, comprenant un plan 2 dont la surface supérieure, lisse et dressée, constitue le plancher destiné à recevoir directement le revêtement de sol choisi et dont la face inférieure se trouve prolongée vers le bas, à intervalles réguliers, par des poutres longitudinales 3, parallèles entre-elles et aux grands côtés du plan rectangulaire. Le pourtour dudit plan 2 comporte un prolongement continu vers le bas sur trois de ses côtés consécutifs, afin de former un piettement plein 4, d'un seul tenant, sous la forme de trois pans verticaux contigus 5,6,7 sur les bords inférieurs desquels repose l'ensemble, en contact avec le sol ou avec des dés de fondation courante en béton tels que 8. Les trois bords inférieurs continus constituent l'assise de l'élément de plancher selon l'invention, leur hauteur se réalise plus ou moins importante suivant le volume du vide sanitaire désiré. On aménage ainsi un volume intérieur libre ventillé par une ouverture 9 grillagée, réalisée à mi-longueur au niveau de la jonction du plan 2 et du pan extérieur appelé à constituer une partie du périmètre extérieur du plan de sol de la construction. Au moins un côté du van 2 est laissé libre, au niveau d'une poutre longitudinale constituant une joue ouvrante 3a indiquée sur la figure 2 par des pointillés. Dans le cas d'un assemblage par deux éléments seulement, c'est par ce côté libre que l'on effectuera la juxtaposition, avec un élément voisin doublant ainsi le volume intérieur libre. Ce volume se trouve ventillé par deux ouvertures homologues, telles que 9, disposées en regard. Les intervalles entre les poutres longitudinales 3 forment des logements plats, dans lesquels on colle des plaques 10 de matière isolante de bonne épaisseur (par exemple 4 cm), de préférence réaliséesen polystyrène expansé et découpées aux dimensions des logements. Le plan 2 est armé à son intérieur par un treillis plan 11 de tiges, de préférence en acier. Ce treillis vient se prendre sur ses extrémités dans les tiges verticales d'armature des plaques latérales. Le plan 2 possède, à chacun de ses quatre coins, un évidement carré, à fond plat, tel que 12 duquel émergent deux boucles de levage 13 et 14 prises dans la masse et en communication ou en continuité, à leur partie inférieure, avec une armature longitudinale 15 et 16 incorporée dans la base d'un pan respectivement latéral et longitudinal sur toute la longueur de celui-ci. Après la pose et lors de l'assemblage par juxtaposition des éléments de plancher, selon l'invention, les évidements 12 sont placés côte à côte d'évidements homologues d'éléments de plancher voisins. La tête de boucle de levage est coupée dans l'axe, la tige restante recourbée horizontalement sur la face inférieure de l'évidement contigu 12 voisin, ainsi que le montre la figure 1. La même opération s'effectue pour la boucle de levage de l'évidement 12 voisin. Une soudure est possible pour solidariser les deux tiges et un mortier de ciment coulé dans les deux évidements en effectue le scellement. Bien que l'invention ait été décrite à propos d'une forme de réalisation particulière, il est bien entendu qu'elle n'y est nullement limitée et qu'on peut y apporter diverses modifications de formes, de matériaux et de combinaisons, sans pour cela s'éloigner du cadre et de l'esprit de l'invention. Revendications 1) Elément unitaire de plancher d'assise préfabriqué en béton armé, destiné principalement aux maisons individuelles et aux pavillons industrialisés sur vide sanitaire, caractérisé en ce qu'il se compose d'un corps tabulaire rectangulaire 1, d'un seul tenant, comprenant un plan 2 armé d'un treillis 11, par exemple métallique, à face supérieure lisse, plan prolongé vers le bas sur au moins trois de ses côtés voisins par des pans verticaux continus 5, 6 et 7, sur les bords inférieurs desquels l'élément prend contact avec le sol aménageant ainsi entre le sol et la face inférieure du plan 2 un volume libre ventillé, prolongeable par juxtaposition d'un deuxième élément et en ce que la face inférieure du plan 2 se prolonge à intervalles réguliers par des poutres longitudinales 3, les espaces existant entre-elles étant tapissés de plaques 10 de matière isolante. 2) Slêment selon la revendication 1 caractérisé en ce que le plan 2 possède,à-chacun-de ses coins, un évidement carré 12 à fond plat duquel émergent au moins une boucle de levage 13 et/ou 14 prise dans la masse du pan vertical correspondant et en prolongement avec son armature intérieure longitudinale, boucle coupée dans l'axe lors de l'assemblage des éléments par juxtaposition et rabattue sur l'évidement voisin.