La présente invention concerne les connecteurs pour fibres optiques. Les voies de télécommunications par fibres optiques présentent des perspectives très intéressantes qui les destinent à remplacer dans le futur les fils et les câbles utilisés à l'heure actuelle. Elles ont une plus grande capacité d'acheminement d'information, elles sont plus légères et de plus faibles dimensions, et elles- sont potentiellement plus économiques que leurs équivalents fonctionnant par conduction électrique. En outre, les fibres optiques sont insensibles aux perturbations électromagnétiques et haute fréquence, et présentent des caractéristiques avantageuses pour l'élimination de la diaphonie et l'assurance du secret des communications. Les lignes due transmission à fibres optiques ont fait l'objet récemment de perfectionnements très importants, aussi bien en performances qu'en résistance mécaniques et ces perfectionnements promettent une utilisation très étendue dans un avenir très proche. Cependant, l'application pratique des fibres optiques aux télécommunications continue à soulever un certain nombre de difficultés dans le domaine des connecteurs entre fibres optiques. On peut énoncer simplement le problème delta connexion de fibres optiques. Les extrémités de fibres adjacentes doivent etre planes, perpendiculaires à l'axe et polies, et doivent en outre être alignées axialement et transversalement. Les difficultés apparaissent lorsqu'on considère les tolérances dimensionnelles. Pour maintenir les pertes optiques à un niveau négligeable, c'est-à-dire de l'ordre de 0,1 dB, l'erreur d'alignement transversale doit être inférieure au vingtième du diamètre du coeur de la fibre, et la séparation axiale doit être inférieure à la moitié du diamètre du-coeur. Pour des fibres multimodes utilisées en pratique, le diamètre du coeur est de l'ordre de 50 à 250 pm, si bien que des erreurs de position du coeur de la fibre optique ne dépassant pas 2,5 pm conduisent à des pertes mesurables.Une autre contrainte, qui ne s'applique pas aux connecteurs pour fils, porte sur la propreté des connexions. L'établissement ou la rupture d'une connexion ne doit pas produire de débris susceptibles d'obstruer le chemin de la lumière, ou de perturber l'alignement des fibres. On pourrait obtenir l'alignement nécessaire en réali sant un connecteur réglable, mais ceci conduirait à une procédure malcommode et à un dispositif couteux. De nombreuses structures comprenant un grand nombre de pièces complexes usinées avec des tolérances très serrées fonctionnent de manière satisfaisante, en particulier avec les fibres ou les faisceaux de fibres des plus grandes dimensions-. On se reportera par exemple à ce titre à l'article de T. Bowen, intitulé "Fiber Optics as an Interconnecting Medium", paru dans la revue Electronic Packaging and Production, pages 17-32 (Avril 1976). Il reste encore à démontrer si de telles structures, une fois standardisées et réalisées en grandes quantités, atteignent un coût raisonnable. L'invention a donc pour but de réaliser un connecteur pour fibres optiques qui soit simple, précis et économique. L'invention a également pour but d'éviter la nécessité d'un usinage important de pièces de connecteur, avec des tolérances serrées et critiques, en permettant d'assembler essentiellement le connecteur à partir de composants de précision économiques et immédiatement disponibles. Le connecteur pour fibres optiques de l'invention comprend un manchon cylindrique élastique, et trois pièces cylindriques parallèles (tiges extérieures) fixées à la surface intérieure du manchon. Les tiges extérieures sont séparées les unes des autres, et leum centres sont situés sur des rayons à 1200 les uns des autres. Les tiges extérieures s'étendent parallèlement à l'axe du manchon. Chaque fibre à connecter comporte des parties d'extrémité montées dans des demi-connecteurs males qui peuvent être insérés dans le manchon. Chaque demi-connecteur comprend un second jeu de trois pièces cylindriques parallèles (tiges intérieures) qui sont mutuellement en contact sur leur longueur, de façon à former entre elles une ouverture cylindrique.La fibre est fixée aux tiges intérieures, dans l'ouverture, et les tiges intérieures et la partie d'extrémité de la fibre se terminent au niveau d'une surface plane pratiquement perpendiculaire à l'axe du cylindre. Les diamètres des tiges intérieures et extérieures sont adaptés mutuellement de façon que lorsqu'on insère un demi-connecteur dans une extrémité du manchon, chaque tige extérieure vienne en contact avec deux tiges intérieures adjacentes. On insère un demi-connecteur dans l'autre extrémité du manchon, jusqu'à ce que les surfaces planes des tiges intérieures soient en contact, ce qui aligne les parties d'extrémité des fibres. Les extrémités des tiges sont de préférence courbes pour faciliter l'insertion des demi-connecteurs. Dans un mode de réalisation, le manchon consiste en un tube métallique, et les tiges extérieures sont soudées à sa surface intérieure. Dans un second mode de réalisation prévu pour -le montage d'un réseau de connecteurs, le manchon est en une matière analogue au caoutchouc, et les tiges extérieures sont moulées dans cette matière. Les manchons sont montés dans plusieurs trous ménagés dans un support rigide, pour assurer la résistance mécanique, et pour -définir la configuration du réseau. Une caractéristique importante du connecteur de l'invention réside dans la disposition des tiges extérieures, qui est telle que ces tiges ne sont pas mutuellement en contact. En association avec l'élasticité du manchon, cette configuration permet un alignement automatique des demi-connecteurs. Par exemple, dans le cas où les tiges intérieures ont unie taille légèrement inférieure à la valeur nominale, sous l'effet de la sollicitation du manchon les tiges extérieures se contractent autour des tiges intérieures pour effectuer llalignement, et, inversement les tiges extérieures s'écartent dans le cas de tiges intérieures d'une taille légèrement supérieure à la valeur nominale. Une autre caractéristique réside dans l'adaptation mutuelle des diamètres des tiges intérieures et extérieures de façon que la force que le manchon exerce par l'intermédiaire des tiges extérieures tende à maintenir les tigres intérieures en contact les unes avec les autres. L'invention offre l'avantage de permettre d'utiliser la technologie bien établie de l'industrie des roulements à aiguilles, en employant pour les tiges intérieures et extérieures du connecteur des roulements à aiguilles cylindriques qui sont économiques, précis et uniformes. Ces aiguilles standardssont disponibles dans le commerce à un prix de l'ordre de 5 centimes pièce. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre d'exemples de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels La figure 1 est une coupe d'un connecteur pour fibres optiques correspondant à un exemple de réalisation de l'invention La figure 2 est une représentation schématique éclatée qui montre comment on- utilise le connecteur de la figure 1 pour aligner une paire de fibres optiques La figure 3 est une représentation d'un réseau d'ensembles tiges externes/manchons montés dans un support rigide, conformément à un autre mode de réalisation'de l'invention La figure 4 est une coupe d'une fibre optique caractéristique ; et La figure 5 est une représentation d'un connecteur empli d'un matériau d'étanchéité contenant un colorant. On se reportera maintenant aux figures 1 et 2 qui représentent un connecteur pour fibres optiques 10, comprenant un manchon cylindrique élastique 12 et trois pièces cylindriques parallèles 14 (tiges extérieures) fixées à la surface intérieure du manchon 12. Les tiges extérieures 14 sont placées à une certaine distance les unes des autres,et leurs centres se trouvent sur des rayons 16 qui sont séparés pratiquement par des angles de 1200. Les fibres 18 à connecter comportent des parties d'extrémité montées dans des demi-connecteurs mâles 20 qui peuvent être insérés dans le manchon 12. Chaque demiconnecteur 20 comprend un second jeu de trois pièces cylindriques parallèles 22 (tiges intérieures) qui sont en contact les unes avec les autres sur leur longueur, de façon à former une ouverture cylindrique intérieure 19.La fibre 18 est fixée aux tiges intérieures 22, à l'intérieur de l'ouverture 19, en remplissant par exemple l'espace 24 entre la fibre 18 et les tiges 22 par de la résine époxy ou tout autre adhésif approprié. Les tiges intérieures 22 et la partie d'extrémité de la fibre 18 se terminent au niveau d'une surface plane qui est pratiquement perpendiculaire à l'axe du manchon 12, c'est-à-dire perpendiculaire à l'axe longitudinal de la fibre 18. Les diamètres des tiges intérieures 22 et des tiges extérieures 14 sont adaptés mutuellement de façon que lorsqu'on introduit un demi-connecteur 20 dans une extrémité du manchon 12, chaque tige extérieure 14 vienne en contact, pratiquement sur toute sa longueur, avec deux tiges intérieures adjacentes 22.On insère un second demiconnecteur 20 dans l'autre extrémité du manchon, jusqu'à ce que les surfaces planes formées par les extrémités des tiges inté rieures 22 viennent en contact, ce qui aligne les parties d'extrémité des fibres. Les extrémités des tiges sont de préférence courbes ou sphériques pour faciliter l'insertion des demiconnecteurs. La configuration emboîtée particulière des tiges intérieures et extérieures est importante pour l'alignement automa tique deys fibres. Plus précisément, les tiges extérieures sont séparées, c'est-à-dire qu'elles ne sont pas mutuellement en contact, si bien que lorsqu'on insère les tiges intérieures, le manchon élastique peut se dilater légèrement, puis se contracter pour amener ies tiges intérieures en alignement. En outre5 cette configuration permet de tolérer des écarts dimensionnels des tiges, en particulier lorsqu'une ou plusieurs des tiges intérieures at diamètre légèrement inférieur à la valeur nominale. Une autre caractéristique des tiges emboîtées réside dans l'utilisation de tiges extérieures 14 de diamètre supérieur, pour amener les tiges intérieures 22 en contact les unes avec les autres. A cet égard, on a constaté que le rapport entre le diamètre des tiges extérieures et tiges intérieures doit être supérieur ou égal à 1,5. Avec des rapports plus faibles, la force que le manchon 12 transmet par les tiges extérieures 14 tend à séparer les tiges intérieures 22, et peut provoquer des erreurs d'alignement, ou meme craqueler la résine époxy ou l'adhésif qui fixe la fibre 18 aux tiges 22. -La figure 4 représente une fibre 18 caractéristique. Cette fibre comprend un coeur 181 entouré par une gaine 182. Ces deux parties sont généralement en verre. Un revêtement de Nylon 183 entoure la gaine, et une gaine de protection 184, en PVC (chlorure de polyvinyle) entoure le revetement. La figure 2 montre que les demi-connecteurs 20 comprennent un manchon thermorétractable 26 qui atténue les efforts s'exerçant sur l'ensemble, en particulier à l'extrémité arrière du demi-connecteur. Le manchon thermorétractable 26 ne couvre qu'une partie des tiges 22 qui se trouve en arrière des surfaces planes, et il laisse à nu la partie avant des tiges 22, pour permettre une insertion aisée dans le manchon 12. Le manchon thermorétractable 26 adhère à la gaine de PVC 184 de la fibre 18, ainsi qu'à un ancrage en époxy, 32, qui entoure les tiges intérieure s 22. On notera en outre que le revêtement de Nylon 183 qui entoure la gaîne 182 est compressible sous l'action de la force qu'exerce les tiges intérieures 22. Ainsi, comme il sera envisagé ultérieurement, ce revêtement fait fonction d'élément variable centrage automatique. Dans un exemple de réalisation particulier du connecteur optique de l'invention, les tiges intérieures et extérieures proviennent de roulements à aiguilles cylindriques disponibles dans le commerce. La précision de ces roulements est suffisante : la tolérance globale sur le diamètre est de +2,5pm, et pourrait être choisie, si nécessaire à 0,6 pm. Chaque aiguille standard coûte environ 5 centimes et est réalisée en acier au chrome, avec rodage et polissage sur ses extrémités. Ces aiguilles (tiges) de précision sont des articles disponibles en stock, dans une série de diamètres variant par pas de 0,4 mm, avec un grand choix de longueurs. La tige standard a une extrémité sphérique qui assure le guidage des demiconnecteurs 20 dans le manchon 12. Le cylindre de diamètre maximal (diamètre correspondant au coeur de la fibre et à sa gaine) qui peut pénétrer dans l'ouverture 19 que formentles tiges intérieures 22 est directement lié au diamètre des aiguilles. Le rapport est de i à 6,4641. Ainsi, pour les dimensions standards des aiguilles, les ouvertures 19 disponibles pour positionner une fibre optique ont des diamètres de 0,12, 0,18, 0,24 mm, etc Par exemple, une fibre ayant un coeur de grand diamètre, réalisée en vue de l'utilisation avec des sources lumineuses non cohérentes dans un système de commutation électronique, convient bien à l'ouverture de diamètre de 0,24 mm. Cette fibre, représentée sur la figure 4, comprend un coeur de verre 181 de 0,13 mm, entourée par une gaine épaisse en verre 182, de 0,04 mm, ce qui donne pour l'ensemble coeur-gaine un diamètre de l'ordre de 0,21 mm. Un revêtement de protection mince en Nylon, 183, d'environ 0,025 mm, amène le diamètre à 0,28 mm. Lorsque cette fibre est serrée entre les trois tiges intérieures 22 (on enlève préalablement la gaine de PVC 184), le revêtement de Nylon est légèrement déformé, ou "extrudé" dans l'espace disponible, mais l'ensemble coeur-gaine, en verre, n'est soumis à aucune contrainte, et est correctement centré à +0,01 mm près. On notera qu'il n'est pas nécessaire d'enlever le revêtement de protection en Nylon, et que la présence de ce revêtement permet en fait une tolérance plus large sur. le diamètre de l'ensemble coeur-gaine. A titre drexemple de spécifications pour la fibre optique, on a fixé une plage de 0,20 à 0,?4 mm pour le diamètre de l'ensemble coeur-gaine. Sur environ 10q extrémités de fibrepréparées, en utilisant du personnel non expérimenté et un outillage de première génération, on a obtenu un centrage à 0,01 mm près dans environ 80% des cas. Ces résultats montrent qu'on peut obtenir un rendement de fabrication acceptable avec une spécification qui impose un centrage sur le coeur et la gaine de la fibre optique qui correspond à cette tolérance. Le diamètre des aiguilles (tiges) elles-memes que l'on trouve dans le commerce est extrêmement uniforme, mais on a contrôlé à 0,25 pin prés les dimensions des trois tiges intérieures assemblées 22, à l'aide de jauges femelles. Il apparaît que l'erreur de- centrage dépend dans une large mesure de la fibre à centrer-, et on dispose d'une latitude considérable du fait que le revêtement de Nyl-on fait fonction de manchon variable à centrage automatique, pour l'ensemble coeur-gaine des fibres. Le tableau suivant indique les -combinaisons admissibles de fibres optiques non revêtues, et d'aiguilles standards. Les dimensions sont exprimées en millimètres, et la tolérance sur le diamètre de toutes les tiges est de 40 et -5 pm. OUVERTURE POUR UNE DIAMETRE STANDARD DIAMETE PROPOSE FIBRE CYLINDRIQUE DES TIGES (AIGUIL- POUR LES TIGES- (AIGUIL NON REVETUE LES) INTERIEURES LES) EXTERIEURES 0,122 0,79 1,19 0,184 1,19 1,98 0,245 1,59 2,38 0,308 1,98 3,18 0,368 2,38 3,98 0,430 2,78 4,76 Comme il a été indiqué précédemment, le manchon 12 guide les demi-connecteurs précis 20 au cours de la réaliser tion d'une connexion. Pour réaliser économiquement ce guidage avec la précision nécessaire, on utilise à nouveau des aiguilles standards pour les tiges extérieures 14. Les tiges extérieures 14, qui sont de préférence plus grandes que les tiges intérieures 22, font fonction de rails à alignement automati que le long desquels glissent les tiges intérieures 22.Cependant,il suffit que les tiges extérieures soient rectilignes pour qu'elles accomplissent leur fonction . Il est préférable d'utiliser des tiges extérieures d'un diamètre égal à 1,5 fois celui des tiges intérieures, du fait que les tiges extérieures exercent une force résultante de compression sur les demiconnecteurs. Le positionnement des tiges extérieures 14 dans le manchon 12 permet une insertion aisée de l'ensemble formé par les tiges intérieures, tout en appliquant une force suffisante pour réaliser l'alignement automatique de l'ensemble du connecteur. Cette force doit être également suffisante pour vaincre les efforts que le connecteur peut recevoir à partir de l'extérieur, correspondant par exemple au poids des câbles optiques, ou à la technique de mise en place des câbles. Dans un mode de réalisation du connecteur précédent, le manchon 12 est constitué par un tube d'acier inoxydable à paroi mince. La tension du tube est définie par l'épaisseur de la paroi et par la forme du tube. On a constaté par exemple qu'il était possible de déformer de façon non élastique un tube de 7,6 mm de diamètre, avec une paroi de 0,152 mm, en utilisant un mandrin à 3 mors, pour réaliser un réglage fin du diamètre du cercle inscrit dans les tiges extérieures. Le diamètre des tiges extérieures et intérieures est respectivement de 2,38 mm et 1,58 mm. Dans un second mode de réalisation, convenant au montage d'un réseau de connecteurs représenté sur la figure 3, le manchon consiste en une pièce annulaire 121, en une matière analogue au caoutchouc, portée par un support ou panneau rigide 30. En pratique, les tiges extérieures 14 sont moulées dans le manchon de caoutchouc, et le panneau 30 est en polystyrène. Le manchon de caoutchouc a l'avantage de permettre l'adaptation du diamètre extérieur du manchon à un corps rigide, tandis que dans le mode de réalisation précédent, le tube d'acier doit être libre pour être élastique. L'utilisation d'un manchon en une matière analogue au caoutchouc permet d'assembler plusieurs manchons pour former un panneau de connecteurs, en perçant simplement des trous dans un panneau approprié. La tension qu'exerce ce mode de réalisation est fonction de la matière analogue au caoutchouc, de la taille du trou qui reçoit l'ensemble manchon-tiges extérieures, et de la structure du noyau utilisé dans l'opération de moulage. Ce noyau doit être tel que les tiges extérieures 14 définissent un cercle inscrit légèrement inférieur au cercle circonscrit nécessaire pour maintenir les tiges intérieures 22, tout en assurant le jeu nécessaire au lìbre déplacement le long des tiges extérieures du manchon 12. A titre de matière analogue au caoutchouc qui s'est avérée satisfaisante, on peut citer le polyuréthane de dureté 50 dans l'échelle Shore A (mesure de dureté instantanée avec un appareil Shore A, défini par l'organisme "American Society of Testing Materials" -Volum-e 35).Cette matière est disponible dans le commerce. L'une des opérations les plus importantes dans la fabrication du connecteur consiste dans l'alignement et le collage des trois tiges intérieures 22 sur la fibre 18. Les trois tiges intérieures doivent être maintenues strictement parallèles les unes aux autres et en contact mutuel, puis collées avec la fibre en place. On utilise dans ge but un montage de maintien .Ce montage comporte. une paire de mâchoires capables de se déplacer horizontalement, qui forment Une ouverture tra pézoidale lorsqu'elles sont fermées, et une mâchoire qui peut se déplacer verticalement et qui peut être fermée au sommet de l'ouverture trapézoidale. On bloque tout d'abord deux tiges intérieures parallèlement l'une à l'autre, en les plaçant l'une à côté de l'autre à la partie inférieure de l'ouverture trapézoidale, et en fermant les mâchoires horizontales. On place ensuite le long de l'intersection des deux tiges une partie d'extrémité de la fibre5 préalablement dénudée de la gâtine de PVC, et revêtue de résine époxy. On met ensuite la troisième tige intérieure en place au sommet des deux autres, et on abaisse la mâchoire verticale pour amener la fibre en place. On chauffe ensuite l'ensemble pour faire durcir la résine époxy. La quantité de résine époxy utilisée est choisie de façon à déborder légèrement de l'ouverture 24, et à sortir par les extrémités, sans toutefois gêner l'insertion ultérieure du demi-connecteur 20 dans le manchon 12. A titre d'exemple, la résine époxy utilisée consiste en un adhésif un seul composant du type Scotch Weld nO 2214, qui durcit à la chaleur (40 minutes à 1200G), et réalise un collage très résistant avec: les métaux, le verre et certaines matières plastiques. Cet adhésif époxy est fabriqué par la firme 3M Company, Minnesota, E.U.A. A ce stade du processus de fabrication, la fibre s'étend au-delà des extrémités des tiges intérieures, sur quelques millimètres ou davantage, pour permettre une préparation et un polissage appropriés de l'extrémité. Comme il a été mentionné précédemment, le revêtement de protection 184 de la fibre optique doit être fixé par des moyens appropriés aux tiges intérieures 22, pour réduire les contraintes et éviter une courbure prononcée à l'endroit aù la fibre pénètre dans les tiges intérieures. La figure 2 montre un procédé dans lequel la résine époxy qui colle les tiges intérieures est également utilisée pour former un ancrage 32 vers l'arrière du demi-connecteur 20. On applique ensuite plusieurs couches de manchon thermorétractable 26, en fonction des besoins, pour former une poignée et pour atténuer les contraintes. Le manchon 26 adhère au revêtement extérieur 184 de la fibre 18. Ce revêtement est constitué de façon caractéristique par du PVC de 2,54 mm de diamètre.On peut utiliser une simple pince élastique (non représentée), ou d'autres moyens appropriés, pour fixer ensemble; les demi-connecteurs et le manchon 12, afin que la connexion entre fibres optiques demeure en place une fois qu'elle a été réalisée. Comme il a été indiqué précédemment, la réalisation d'une connexion entre deux fibres optiques consiste à aligner, axialement et transversalement, leurs extrémités planes, perpendiculaires et polies. Un moyen simple pour préparer une extrémité de fibre, consiste à rompre la fibre en la rayant, puis en la pliant. Cependant, ce procédé'ne donne pas une extrémité perpendiculaire à l'axe, et, du fait des contraintes internes élevées qui sont inhérentes à leur structure, de nombreuses fibres optiques ne se rompent pas de façon nette ou uniforme. Une technique plus intéressante consiste à polir les extrémités. Le demi-connecteur, avec la fibre collée fermement aux tiges intérieures, est préparé et poli à la main, en deux étapes, en utilisant tout d'abord de l'alumine (grains de 3 )zm), puis de l'oxyde de cérium. On obtient ainsi une extrémité polie, avec une forme légèrement concave pour le coeur de la fibre. On place enfin sur les extrémités de la fibre comme les tiges intérieures 22 un revêtement de protection en un composé de caoutchouc aur silicones. Ainsi, lorsqu'on amène les deux demi-connecteurs 20 l'un contre l'autre, ce composé fait fonction d'élément intermédiaire et dlétanchéité. On peut utiliser dans ce but des couches de caoutchouc aux silicones de 0,012 mm. Le contrôle d'un connecteur optique consiste en grande partie en un contrôle des tolerances dimensionnelles. En respectant les tolérances mécaniques, -et en polissant les extrémités des fibres, on peut obtenir des performances optiques satisfaisantes. On contrôle l'ensemble correspondant aux tiges intérieures à l'aide d'une série de jaugesfeineTLes,latge eorrecte cct respondant à 3,41 mm pour des tiges intérieures de 0,58 mm de diamètre. On contrôle le centrage du coeur de la fibre en faisant tourner l'ensemble dans la jauge, et en observant le fauxrond à l'aide d'un microscope grossissant 400 fois. On introduit ensuite de la lumière à partir de l'autre extrémité de la fibre, et on observe l'uniformité et la répartition circulaire de la lumière. Cn peut prévoir l'obtention d'un centrage extrêmement précis, s'approchant de la précision des aiguilles, en définissant de mieux en mieux les dimensions des fibres. Les connecteurs et les enceintes comportant un boîtier sont souvent emplis d'un solide hydrofuge, généralement un dérivé du pétrole, pour éviter la pénétration de l'eau dans les conducteurs. Bien que cette pratique soit généralement satisfaisante, il peut arriver que l'eau pénètre néanmoins et endommage les conducteurs, par corrosion. Il est utile de connaître l'existence d'une pénétration d'eau, pour pouvoir en supprimer la cause dès la première pénétration. Dans ce mode de réalisation de l'invention, on mélange au matériau de remplissage une poudre colorante soluble dans l'eau et finement divisée. Sous l'effet de l'exposition du connecteur ou du câble à l'eau, la poudre colorante- colore l'eau, si bien qu'un examen visuel permet d'identifier instantanément un câble ou un boîtier de connecteur qui est ainsi exposé à l'eau. Si le connecteur est opaque, l'intrusion de l'eau est signalée par les traces de couleur qui sortent du connecteur. La couleur demeure visible après la pénétration de l'eau, et même après que l'eau s'est évaporée. L'interaction colorant-eau teinte de façon permanente le matériau de remplissage. Le colorant est de préférence mélangé à un matériau qui emplit un boîtier de connecteur transparent ou translucide. Dans ce cas, on peut observer la présence d'eau à l'intérieur du connecteur.On peut avantageusement utiliser un matériau de remplissage qui soit lui-même au moins partiellement transparent. La figure 5 est une représentation en perspective d'un connecteur correspondant à l'invention, empli avec un matériau d'étanchéité contenant un colorant. Sur la figure 5, le connecteur 100 est représenté partiellement ouvert, pour plus de clarté. La moitié de connecteur 110 loge un bloc 120 traversé par des canaux 130 qui contiennent des fibres optiques 140 du type représenté sur la figure 4. La moitié supérieure 150 du connecteur s'accouple avec encliquetage à la moitié inférieure 110, pour enfermer et enserer les conducteurs à fibres optiques 140. Le boîtier du connecteur contient un matériau de remplissage 160. Ce matériau est une substance hydrofuge qui empêche la pénétration de l'eau dans le boîtier. C'est généralement un produit pétrolier semblable à une graisse. Ce matériau de remplissage contient un colorant soluble dans l'eau qui est également oléophile , c'est-àdire qu'il ne se dissout pas dans le matériau de remplissage, et est incolore dans ce matériau.Les colorants courants solubles dans l'eau remplissent généralement cette condition. Dans un mode de réalisation particulier, le matériau de remplissage 160 consiste en une gelée à base de pétrole contenant 0,1 % de violet de méthylène, tandis que le boîtier du connecteur est en polycarbonate transparent. Des essais ont démontré que cette combinaison signale 'effectivement la pénétration de l'eau à l'intérieur du connecteur. Parmi d'autres colorants utilisables, on peut citer: le bleu de méthylène, l'azur de méthylène, l'éthyl-violet, le vert brillant, le vert de malachite, le bleu d'aniline, le vert de naphtol B, et l'alphazurine A. Bien que ce mode de réalisation ait été décrit en relation avec les connecteurs à guides d'ondes optiques à fibres, on note évidemment qu'il s'applique tout aussi bien aux boîtes de raccordement par épissure, ainsi qu'aux fils et aux câbles électriques. I1 va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées aux dispositifs décrits et représentés, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Connecteur pour fibres optiques, comprenant au moins trois tiges intérieures qui s'étendent parallelement et en contact mutuel, de façon à former entre elles une ouverture cylindrique ; une fibre optique disposée dans cette ouverture; et des moyens de serrage cylindriques qui entourent les tiges, caractérisé en ce que trois tiges extérieures,au moins, sont fixées à la surface intérieure des moyens de serrage, et le diamètre des tiges extérieures est supérieur à celui des tiges intérieures, et est choisi de façon à exercer une force résultante de compression sur les tiges intérieures. 2. Connecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le diamètre des tiges extérieures est choisi de façon à assurer le contact entre chacune des tiges extérieures et une paire de tiges intérieures adjacentes, sur toute leur longueur, lorsque les tiges intérieures sont insérées entre les tiges extérieures. 3. Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le diamètre des tiges extérieures est au moins egal à 1,5 fois le diamètre des tiges intérieures. 4. Connecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de serrage cylindriques se présentent sous la forme d'un manchon et comprennent un tube métallique à pa;rai.minr ce; les tiges extérieures sont métalliques; et les tiges extérieures sont fixées à la surface intérieure des moyens de serrage par soudage, par un adhésif époxy, ou par d'autres moyens appropriés. 5. Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les moyens de serrage sont en une matière analogue au caoutchouc, et les tiges extérieures sont moulées dans cette matière. 6. Connecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un support rigide entoure les moyens de serrage, et comporte plusieurs trous distincts qui s'étendent entre des surfaces principales opposées de ce support ; et l'un particulier des moyens de serrage, comportant à l'intérieur des tiges extérieures moulées, est placé dans chaque trou. 7. Connecteur selon-l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les centres des tiges extérieures se trouvent sur des rayons disposés avec un écartement d'environ 1200 entre rayons adjacents. 8. Connecteur selon l'uns quelconque des revendications i à 7,-caractérisé en ce que les tiges intérieures et l'extrémité de la fibre se terminent dans une surface plane qui est pratiquement perpendiculaire à l'axe du cylindre. 9. Connecteur selon la revendication 8, caractérisé en ce que les tiges intérieures comprennent une partie avant à nu, près de la surface plane, tandis qu'une partie arrière de ces tiges est entourée par des moyens qui assurent une bonne résistance mécanique. 10. Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 9-, caractérisé en'ce qu'une partie au moins du connecteur est enrobée dans un matériau de remplissage hydrofuge contenant un colorant soluble dans l'eau qui est pratiquement incolore dans le matériau de remplissage, mais qui présente une couleur visible lorsqu'il est dissous dans l'eau. 11. Connecteur selon la--revendication 6, caractérisé en ce que le support est notablement transparent. 12. Connecteur selon ltune quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que le matériau de remplissage est notablement transparent. 13. Connecteur selon la revendication 12, caractérisé en ce que le matériau de remplissage est un dérivé du pétrole. 14. Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que le colorant est choisi dans le groupe qui comprend le bleu de méthylène, l'azur de méthylène, lléthyl-violet, le vert brillant, le vert de malachite, le bleu d'aniline, le vert de naphtol B et l'alphazurine A.