La présente invention se rapporte à un procédé de fabrication de fenêtres, portes-fene#tres, châssis vitrés et similaires, et aux articles de menuiserie ainsi obtenus, Plus particulièrement, la pente invention concerne un tel procédé de fabrication par lequel, au cours de l'usinage des feuillures des divers montants et traverses des cadres dormants et des cadres des ouvrants, on peut récupérer des chutes de bois importantes pouvant être utilisées dans 11habillage des fenAstres, portes-fen#tres, etc... sous forme de couvre#Joints, pareloses, petits bois et garnitures similaires, ces feuillures permettant en outre d'améliorer l'étanchéité à liteau et à l'air de ces articles de menuiserie. Actuellement, les techniques utilisées en menuiserie tendent à minimiser les pertes de matière première, ctest-à-dire de bois, lors de l'usinage des pièces devant constituer les montants et traverses des cadres dormant et ouvrant, par exemple d'une fe nbetre, mais ces pertes sont encore très importantes et influencent deavorablement le prix de revient. Par ailleurs, les pièces réalisées ont de nombreux profils différents et doivent être débitées dans des bois de sections différentes, ce qui occasionne la nécessi- té d'utiliser de nombreux outils de types divers, le pointage et le dépointage des machines de manière répétée et par-là, une main d' oeuvre spécialisée et multipliée. En conséquence, c'est un des principaux objets de la présente invention de fournir un procédé de fabrication de fenêtres, portes-fenêtres, etc... qui élimine la majeure partie des inconvénients précités de la technique antérieure et qui, en particulier, n occasionne que des pertes insignifiantes de matière première, car la presque totalité des chutes peut être utilisée. Un autre objet de la présente invention est de fournir un tel procédé de fabrication par lequel il est possible d'obtenir une étanchéité parfaite entre l'extérieur du cadre de l'ouvrant et 1' intérieur du cadre dormant, sans nécessiter des profils à chicanes compliquées, mais en prévoyant seulement un évidement périphérique de décompression d'air et d'évacuation des eaux d'infiltration ainsi qu'un joint souple. Selon la présente invention, un tel procédé de fabrication de feutres, portes-fene"tres, châssis vitrés et autres articles de menuiserie similaires, consiste a) à utiliser des sections de bois de même épaisseur pour l'usina ge des montants et traverses respectifs du cadre dormant et du cadre de l'ouvrant, et b) à usiner dans chacune de ces sections dans le sens de leur épais seur des feuillures profondes de manière que, - usinage des feuillures entre montants et traverses respec tifs du cadre dormant et du cadre de l'ouvrant permette de récupérer un liteau pouvant être utilisé comme couvre-joint pour la fenêtre, ou similaire, posée et que ces feuillures coopèrent pour constituer en liaison avec une gorge pratiquée dans le fond de la feuillure intérieure au cadre dormant, un conduit périphérique au cadre de l'ouvrant, fermé par un joint du côté en direction de l'intérieur de la pièce d'habitation, et permettant la décompression de l'air ainsi que l'évacuation des eaux pouvant stinfiltrer entre feuillures depuis l'exté- rieur, et de manière que, - l'usinage des feuillures intérieures au cadre de l'ouvrant, destinées à la pose du vitrage, permette de récupérer plusieurs parcloses qui pourront Astre utilisées, dans le cas de vitrage simple, comme contre-parclose dtappui de ce dernier et de re cueillement des eaux de condensation côté pièce d'habitation, et dans le cas de vitrage isotherme, comme parclose extérieu re de maintien de ce dernier. De manière plus spécifique et selon la présente invention, ce procédé prévoit l'usinage dd'une rainure à proximité, mais en ar- rière, de la gorge dans la feuillure intérieure des montants et traverses du cadre dormant, cette rainure étant conçue pour la pose d'un joint d'étanchéité à lèvre souple sur laquelle appuie une partie de la feuillure périphérique extérieure du cadre de l'ouvrant lorsque celui-ci est fermé. A ce sujet, cette partie de feuillure d'appui de joint, est usinée sous forme d'un gradin en biseau pratiqué pour être situé face à la gorge de la feuillure correspondante du cadre dormant.D'autre part, dans la gorge de la traverse inférieure ou dormant du cadre dormant, débouche au moins un trou prévu en pente descendante vers l'extérieur, et débouchant également à l'extérieur après être passé au-dessus d'un second trou ramifié pratiqué à la verticale de la rainure de goutte d'eau, et constituant en coopération avec ce second trou une sorte de siphon antirefoulement des eaux évacuées depuis la gorge. Par ailleurs et selon la présente invention, dans ce procédé il est prévu que l'opération de pose du joint d'étanchéité dans la rainure du cadre dormant ntintervienne qu'après l'opération de peinture de celui-ci, cette rainure étant protégée durant cette dernière opération, afin que ladite pose puisse tre faite par simple pression et que le joint garde toute sa souplesse et son efficacité. On doit noter en outre, que dans le cas de pose d'un vitrage simple, ce procédé prévoit que la contre-parclose tirée de la feuillure intérieure au cadre de l'ouvrant présente une section en forme de trapèze rectangle et soit posée dans le coin intérieur de cette feuillure avec son côté en pente divergent vers le vitrage, la contre-parclose du côté inférieur à chaque vitre étant en outre pourvue de plusieurs trous d'évacuation des eaux de condensation débouchant dans des trous correspondants prévus dans la traverse inférieure ou jet d'eau du cadre de l'ouvrant pour déboucher dans la gorge de la traverse inférieure ou dormant du cadre dormant. Par contre, dans le cas de pose d'un vitrage isotherme, ce procédé prévoit-que la parclose tirée de la feuillure intérieure au cadre de 1rouvrant présente également une section en forme de trapèze rectangle mais soit posée dans la feuillure contre le côté extérieur de ce vitrage avec son côté en pente convergent vers ce dernier, Si bien que la fenêtre ou similaire, se présentera avec un châssis de petits bois identique aussi bien à 11 intérieur qu'à l'extérieur de la pièce d'habitation, la parclose inférieure étant en outre dépourvue de trous. On doit convenir que par ce procédé, il est donc aisé d' obtenir des fenêtres, portes-fenêtres, châssis vitrés ou articles de menuiserie similaires qui comprennent chacun un cadre dormant et un cadre d'ouvrant de même épaisseur dont les feuillures respectives,.externespour ce dernier cadre et internes pour le cadre dormant, coopèrent en position de fermeture pour former un conduit périphérique de décompression d'air et d'évacuation des eaux d'in- filtration entre feuillures pouvant provenir de l'extérieur à la pièce d'habitation, mais bloquées par un joint d'étanchéité agencé pour fermer efficacement ce conduit en direction de cette pièce d'habitation, la traverse inférieure du cadre dormant comportant en outre au moins un trou ramifié formant siphon anti-refoulement reliant le conduit à sa partie inférieure à l'extérieur de ce cadre. Il est également très facilement compréhensible que par ce procédé, il est possible d'obtenir des châssis vitrés dont le cadre dormant est constitué des traverses et montants ayant le m- me profil et dont le cadre de l'ouvrant ou vantail, peut Astre monté au choix en fonction de la position des paumelles ou charnières, pour s' ouvrir'# la française"à droite, '# la française"à gauche et à soufflet. D'autres caractéristiques de la présente invention appa raltront de la description suivante, faite en relation avec les dessins ci-joints, montrant quelques modes de réalisation, non limitatifs, de fenêtres et châssis vitrés. Dans ces dessins : La figure 1 est une vue en coupe verticale sur une fene- tre. La figure 2 est une vue en coupe horizontale sur un châssis vitré à un vantail. La figure 3 est une vue en coupe horizontale sur un meneau et les deux montants des châssis qui ltencadrent, par exemple, dans une fenêtre à plusieurs vantaux contigus. La figure 4 est une vue en coupe sur un châssis dont le cadre dormant est constitué de pièces de même profil. Comme le montre la figure 1, la fenêtre fabriquée par le procédé, objet de la présente invention, comporte un cadre dormant dont les traverses supérieure 1 et inférieure 2, ainsi que les montants,ont la même épaisseur A, et un cadre ouvrant dont les traverses supérieure 3 et inférieure 4 ainsi que les montants ont également la même épaisseur A. Dans ces traverses et montants des deux cadres, les feuillures ont été pratiquées suffisamment profondes et droites pour permettre la récupération de chutes de bois pouvant être utilisées, soit en tant que couvre-joint du cadre dormant, soit en tant que parclose 7 ou contre-parclose 8 pour la pose du vitrage sous forme de vitrage simple 9 ou de vitrage isotherme 10.Les feuillures entre montants et traverses respectifs de chacun des deux cadres coopèrent pour constituer, en liaison avec une gorge pratiquée dans le fond de la feuillure intérieure au cadre dormant, un conduit périphérique 5 fermé par un joint 6 posé dans une rainure pratiquée à proximité de ladite gorge. On doit noter en outre que comme représenté en pointillés, un trou 11 ramifié sous forme de siphon est prévu pour permettre l'évacuation des eaux d'infiltration recueillies dans la gorge de la traverse inférieure 2 du cadre dormant.On doit remarquer,. par ailleurs, que dans le cas d'utilisation d'un vitrage simple 9, la contre-parclose inférieure 8 ser vant d'appui à ce vitrage est en pente descendante vers celui-ci et percée de trous communiquant avec d'autres trous 11t débouchant dans le conduit 5 pour permettre l'évacuation des eaux de condensation éventuelles par le même trou 11 que pour les eaux d'infiltration. Comme le montre la figure 2, le châssis à un vantail réalisé selon le procédé objet de la présente invention, est de construction similaire à celle de la fenêtre de la figure 1. En effet, les montants 12, 13 ainsi que les traverses du cadre de l'ouvrant ont la même épaisseur A, tout comme les montants 14, 15 ainsi que les traverses du cadre dormant. Comme pour la fenêtre de la figure 1, dans ces traverses et montants des deux cadres, les feuillures ont ét# pratiquées suffisamment profondes pour fournir des chutes de bois ré-utilsables en tant que couvre-joints et parcloses 7 ou contre-parcloses 8 suivant le vitrage utilisé isotherme 10 ou simple 9.Les feuillures entre montants et traverses respectifs de chacun des deux cadres coopèrent pour constituer un conduit périphérique 5 fermé par un joint 6 posé dans une rainure intérieure au cadre dormant. La figure 3 montre comment est conçu un meneau entre deux vantaux. Ce meneau 22 a la même épaisseur A que les montants contigus respectifs 20 et 21 des vantaux. Les feuillures de part et d' autre de ce meneau sont pratiquées aussi profondément que celles des montants et coopèrent avec elles pour constituer de chaque co- té un conduit 5 fermé par un joint 6, ce meneau comportant deux rainures opposées pour la pose de ces joints. La figure 4 montre encore un autre mode de réalisation d'un chassies dont les traverses et montants 18, 19 ont le même profil en coupe. Ces traverses et montants ont la même épaisseur A que les traverses et montants 16, 17 du cadre de l'ouvrant et leurs feuillures respectives correspondantes coopèrent pour constituer, en liaison avec une gorge intérieure au cadre dormant > un conduit périphérique fermé par un joint 6 posé dans une rainure intérieure à ce dernier cadre et située très proche de la gorge. On doit remarquer en outre que dans ce châssis les traverses et montants 16, 17 du cadre de l'ouvrant ont également le même profil en coupe, si bien qu'il est possible d'obtenir, suivant la position à laquelle on place les charnières, une fenêtre '1à la française ouvrant à gauche (comme représenté), une fenêtre "à la française" ouvrant à droite ou encore une fenêtre ouvrant "à soufflet". La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparaitront à l'homme de l'art. REVENDIGATIONS 1 - Procédé de fabrication de feutres, portes-fenêtres, châssis vitrés et autres articles de menuiserie similaires, caractérisé en ce qu'il consiste a) à utiliser des sections de bois de même épaisseur pour l'usina ge des montants et traverses respectifs du cadre dormant et du cadre de l'ouvrant, et b) à usiner dans chacune de ces sections dans le sens de leur é paisseur des feuillures profondes, de manière que - 1usinage des feuillures entre montants et traverses respec tifs du cadre dormant et du cadre de l'ouvrant permette de ré cupérer un liteau pouvant être utilisé comme couvre-joint pour la fenêtre, ou similaire, posée et que ces feuillures coopè- rent pour constituer en liaison avec une gorge pratiquée dans le fond de la feuillure intérieure au cadre dormant, un con duit périphér#que au cadre de l'ouvrant, fermé par un joint du côté en direction de l'intérieur de la pièce d'habitation, et permettant la décompression de l'air ainsi que l'évacuation des eaux pouvant s'infiltrer entre feuillures depuis l'exté- rieur, et de manière que, - l'usinage des feuillures intérieures au cadre de l'ouvrant, destinées à la pose du vitrage, permette de récupérer plusieurs pareloses qui pourront être utilisées, dans le cas de vitrage simple, comme contre-parclose d'appui de ce dernier et de re cueillement des eaux de condensation côté pièce d'habitation, et dans le cas de vitrage isotherme, comme parclose extérieu re de maintien de ce dernier. 2 - Procédé de fabrication selon la revendication 1, caractérisé én ce qu'il comprend l'opération qui consiste à usiner une rainure à proximité, mais en arrière, de la gorge dans la feuil- lure intérieure des montants et traverses du cadre dormant, cette rainure étant conçue pour la pose d'un joint d'étanchéité à lèvre souple sur laquelle appuie une partie de la feuillure périphérique extérieure du cadre de l'ouvrant lorsque celui-ci est fermé. 3 - Procédé de fabrication selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comprend l'opération qui consiste à usiner la partie de feuillure extérieure du cadre de l'ouvrant où le joint s'appuie, sous forme dtun gradin en biseau pratiqùé pour être situé face à la gorge de la feuillure correspon dante du cadre#dormant. 4 - Procédé de fabrication selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comprend l'opération qui consiste à pratiquer au moins un trou dans la gorge de la traverse inférieure ou dormant du cadre dormant, ce trou étant prévu en pente descendante vers l'extérieur, débouchant à l'extérieur après tre passé au-dessus d'un second trou ramifié pratiqué à la verticale de la rainure de goutte d'eau, et constituant en coopération avec ce second trou une sorte de siphon anti-refoulement des eaux évacuées depuis la gorge, 5 - Procédé de fabrication selon lune quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qutil comprend en outre lto- pération de pose du joint d'étanchéité dans la rainure intérieure du cadre dormant, cette opération de pose -étant menée de façon qu' elle n'intervienne qu'après 11 opération de peinture de ce cadre, cette rainure étant protégée-durant cette dernière opération, afin que ladite pose puisse stre faite par simple pression et que le joint garde toute sa souplesse et son efficacitd. 6 - Procédé de fabrication selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que dans le cas de pose d'un vitrage simple, il prévoit que la contre-parclose tirée de la feuillure intérieure au cadre de l'ouvrant présente une section en forme de trapèze rectangle et soit posée dans le coin intérieur de cette feuillure son côté en pente divergent vers le vitrage, la contre-parclose du côté-inférieur à chaque vitre étant en outre pourvue de plusieurs trous d'évacuation des eaux de condensation débouchant dans des trous correspondants prévus dans la traverse inférieure ou Jet d'eau du cadre de l'ouvrant pour déboucher dans la gorge de la traverse inférieure ou dormant du cadre dormant. 7 - Procédé de fabrication selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que dans le cas de pose d'un vitrage isotherme, il prévoit que la parclose tirée de la feuillure intérieure au cadre de l'ouvrant présente également une section en forme de trapèze rectangle mais soit posée dans la feuillure contre le côté extérieur de ce vitrage avec son côté en pente convergent vers ce dernier, si bien que la fenêtre ou similaire, se présentera avec un châssis de petits bois identique aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de la pièce d'habitation, la parclose inférieure étant en outre dépourvue de trous. 8 - Fenêtres, portes-fenêtres, châssis vitrés, ou articles de menuiserie similaires obtenus par le procédé de fabrication selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisés en ce que chacun d'eux comprend un cadre dormant et un cadre d'ouvrant de même épaisseur dont les feuillures respectives, externes pour ce dernier cadre et internes pour le cadre dormant, coopèrent en position de fermeture pour former un conduit périphérique de décompres- sion dtair. et d'évacuation. des eaux d'infiltration entre feuillures pouvant provenir de l'extérieur à la pièce d'habitation, mais bloquées par un joint d'étanchéité agencé pour fermer efficacement ce conduit en direction de cette pièce d'habitation, la traverse inférieure du cadre dormant comportant en outre au moins un trou ramifié formant siphon anti-refoulement reliant le conduit à sa partie inférieure å l'extérieur de ce cadre. 9 - Châssis vitré ou article de menuiserie similaire selon la revendication 8, caractérisé en ce que son cadre dormant est constitué de traverses et montants ayant le même profil, le cadre de l'ouvrant ou vantail pouvant être monté au choix, en fonction de la position des paumelles ou charnières, pour pouvoir s'ouvrir à la française à droite, à la française à gauche et à soufflet.