La présente invention a pour objet une machine mobile de traitement des voies ferrées telle que par exemple mais non exclusivement une bourreuse assurant simultanément le bourrage du ballast sous les traverses de la voie ferrée et le nivellement et le dressage de celle-ci. Les machines actuelles utilisées pour ces travaux sont satisfaisantes et répondent bien aux exigences des réseaux de chemins de fer en ce qui concerne la précision et la qualité de leurs prestations de travail. Pour leurs transferts de gare en gare ou de gare en chantier, ces machines doivent être capables de se déplacer par elles-mêmes au moins à 80 km/h ou bien d'être remorquées dans un convoi normal à 100 km/h. En conséquence, leur construction doit remplir les prescriptions en vigueur pour l-a construction des véhicules destinés à faire partie de convois ferroviaires normaux. Ces contraintes obligent les constructeurs à doter ces machines de ch8ssis et d'organes de roulement et de freinage spécialement adaptés à la fois à ces prescriptions et au genre de traitement de la voie à effectuer. I1 va de soi que ce genre de construction est extrêmement cot- teux, car l'incidence du prix de ces équipements spéciaux par rapport au prix de la machine elle-même est très importante. Et cette incidence est d'autant plus grande que la machine est plus petite, comme par exemple dans le cos d'une bourreuse légère. I1 y a donc là un problème que les constructeurs d'efforcent actuellement de résoudre. Certains d'entre eux ont proposé deux solutions applicables aux machines d'un poids égal ou inférieur à 15 - 16 tonnes. La première solution consiste à réaliser des machines que l'on puisse charger sur un wagon marchandise d'un convoi normal pour leurs transferts. La seconde solution consiste à réaliser des machines que l'on puisse transférer par route, sur remorque spéciale attelée à un tracteur par exemple. Ces deux solutions permettent bien d'éviter de doter ces machines des équipements spéciaux précités, mais elles ne sont pas applicables aux machines de plus de 16 tonnes et nécessitent par contre d'autres types d'équipements appropriés à leurs transbordements, aussi bien de wagon à rails pour la première solution, que de route a' rails pour la seconde, et vice versa. De plus, ces transbordements ne peuvent que rarement se faire sur les lieux mêmes des interventions mois à la gare la plus proche, ce qui nécessite encore de petits transferts autonomes ou remorqués sur la voie ferrée, et le temps de ces transferts est pris sur celui des intervalles alloués aux interventions. Réalisée selon l'enseignerent de la revendication 1, la machine selon l'invention apporte une solution à ces problèmes b la fois techniques et économiques, dans ce sens qu'elle comporte des équipements conformes aux prescriptions et produits en grandes séries, et de ce fait relativement peu motteux, lui pettant de rouler sur la voie à une vites se suffisante pour pouvoir être insérée et remorquée dans un convoi ferroviaire normal. Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention adaptée au bourrage, nivellement et dressage de la voie ferrée. La figure 1 en est une vue d'ensemble. La figure 2 est une vue de l'un de ses éléments constitutifs. Les figures 3, 4 et 5 représentent trois variantes de l'un de ses équipevents. La tachine mobile représentée figure 1 en appui sur les rails 1 d'une voie ferrée est une bourreuse-niveleuse-dresseuse comportant un chassies roulant en deux parties 2A et 2B reliées par un bâti en pont 3 porteur d'unités de bourrage 4 et de déplacesent 5 de la voie. Les deux parties 2A et 2B du châssis roulant de cette machine sont constituées par les deux parties correspondantes d'un wagon-plateforme 6, représenté figure 2, coupé entre ses deux appuis roulants en un endroit choisi C de son chassies. Ce wagon plateforme 6 est choisi parmi les wagons standards fabriqués en série comportant tous les équi piments conformes aux prescriptions régissant la circulation en convois ferroviaires.Le wagon plateforme représenté ici comporte deux appuis roulants constitués par deux essieux 7 et 8 dont l'empattement est choisi de préférence inférieur b l'empattement désiré pour la échine d'une différence égale sensiblement à la longueur du bâti porteur 3 destiné à relier les deux parties 2A et 28 de ce wagon, dans un but d'économie. Ce bsti porteur 3 en forme de pont est relié rigidement aux deux parties précitées par ses deux pieds, par exemple par soudage aux longerons de caisse du châssis du wagon, et les unités de traitement de la voie ferrée qu'il comporte, de bourrage 4 et de déplacement 5, sont disposées dons l'espace libre compris entre ce bâti 3 et la voie ferrée et fixées audit bâti, Les unités de bourrage 4 représentées comportent des pioches vibrantes et pivotantes 9 montées par paires et en opposition sur des supports 10 mobiles verticalement et travaillant par plongée et rapproche ment successifs dans le ballast entourant chaque traverse de la voie, h chaque pas d'avance de la machine. L'unité de déplacement de la voie 5 comporte des pinces à rails 11 dites "universelles" montées sur un support 12 mobile à la fois verticalement et transversalement à la voie. Cette unité de déplacement 5 travaille à chaque pas d'avance de la machine en effectuant des déplacements correctifs sous le contrôle d'un dispositif automatique de détection des erreurs ou défauts de nivellement et d'alignement des deux files de rails de la voie, selon la technique en vigueur. Ces unités de traitement 4 et 5 sont montées et animées de manière habituelle et leurs positions par rapport aux deux essieux 7 et 8 sont déterminantes pour le choix de l'endroit de la découpe C du wagon plateforme constituent le châssis roulant de la machine. Sur ce chassies sont également montés, de part et d'autre du bâti porteur 3, une cabine de contrôle 13, et une centrale hydraulique 14 alimentant les unités de traitement de la voie précitées ainsi qu'un dispositif d'avance pas-à-pas 15, escamotable, représenté à plus gronde échelle figure 3. Ce dispositif d'avance pas-à-pas, indépendant des organes de roulement de la machine, se compose : - d'un lorry 16 prenant appui sur chaque file de rails par deux galets 17 entre lesquels est fixée une pince à rails 18 animée par un vérin hydraulique 19, - d'un vérin hydraulique 20 d'animation en translations al ternatives du lorry 16, à deux effets, reliant obliquement ce dernier au chassis de la machine, - d'un dispositif de relevage et de verrouiliage du lorry 16 fixé au ch8ssis de la machine et comprenant un treuil 21 et un étrier 22 à broche de verrouillage dans lequel vient s' engager un étrier correspondant 23 du lorry en fin de cour- se de relevage de ce dernier. Le circuit d'alimentation des vérins 19 et 20 de ce dispositif d'avance pas-à-pas est commandé depuis la cabine de contrôle 13 de telle sorte qu'entre chaque cycle de bourrage d'une traverse, un pas d'avance de la machine est obtenu par actions successives de relachement de la pince à rails 18, d'avance d'un pas du lorry 16 puis de blocage de la pince 18 et enfin d'avance d'un pos de la machine. Simple, robuste et peu onéreux, ce dispositif d'avance pas-àpas offre en plus l'avantage de ne pas nécessiter de reprises mécaniques des organes de roulement du wagon plateforme d'origine constituant le ch8ssis roulant de la tachine et d'être anisé par sinople dérivation du circuit hydreulique propre des unités de traitement de la voie. De plus, son action ne provoque pas de frottements nuisibles aux surfaces de roulement des rails de lo voie, contrairement aux systèmes d'avance pas pas obtenue par l'action d'un essieu moteur de la machine. Dans ce .S. esprit d'économie et de préservation du matériel constituant le wagon plateforie d'origine, la figure 4 montre un dispositif d'avance continue lente qui peut soit Outre adjoint à la bourreuse décrite, pour assurer de petits parcours autonomes, soit équiper une a- chine assurant un traitement d'un autre type nécessitant une avance continue lente en travail, comme par exemple le compactage par rouleavx vibrants. Ce dispositif d avance continue lente se compose d'un groupe moteur-réducteur hydraulique 24 escamotoble par relevage, suspendu et articulé c8té moteur à une console 25 du châssis de la machine et relié c8té réducteur à une deuxième console 26 par un vérin hydraulique de relevage 27 à deux effet. L'arbre de sortie du réducteur de ce groupe moteur-réducteur est équipé d'un galet de friction 28 disposé à l'aplomb du bandage d'une roue d'un essieu 29 du châssis roulant de la machine, Dans cette variante également les organes d'animations, vérin 27 et moteur-réducteur 24, peuvent être alimentés par la centrale énergétique alimentant les unités de traite ont de la voie équipant la machine.L'arc de trajectoire du galet à friction 28 obtenu par pivotement du groupe moteur-réducteur 24 autour de la console 25 est choisi sécant au cercle de contact du bandage de la roue de l'essieu 29 de tanière qu'à l'abaissement de ce groupe à l'aide du vérin 27 la friction dudit galet soit positive et fonction de la pression d'aliventetion dudit vérin. Il est enfin possible d'appliquer un système de propulsion en avance continue utilisant une transmission par channe sans nécessiter de démontage ni de reprises notables des organes de roulement du wagon plateforme 6 de 4épart. Cette variante représentée partiellement en coupe figure 5 consiste à pratiquer simplement in-situ, à l'aide d'un tour de rectification des roues de wagons d'usage courant, une saignée circulaire 30 dans le bandage d'une roue 31 d'un essieu du wagon plate forme et à y rapporter et fixer à l'aide de vis 32 une couronne dentée 33. Cette couronne dentée 33 est reliée par une chopine de transmission au pignon de sortie d'un groupe .oteur-réducteur hydroulique non représenté fixé au châssis de la machine.Cette variante sera préférée à la précédente représentée figure 4 lorsqu'une avance continue à la fois lente pour le travail et plus rapide pour la marche haut-le-pied autonome sera désirée. Des variantes pourront entre apportées dans la réalisation de la machine selon l'invention en fonction de l'importance et du type de traitement auquel elle est destinée. Ainsi pour une bourreuse légère destinée essentiellement à mécaniser les petites interventions humaines, par exemple sur les voies des gares, le dispositif d'avance autonome, pas-à-pas ou continu, pourra ne pas être installé. I1 en sera différemment pour une bourre use dite "lourde" affectée à des travaux plus importants tels que par exemple le bourrage des aiguillages et des croisements sur laquelle en outre le bflti porteur 3 pourra être prolongé sur les deux parti es 2A et 28 de son ch8ssis par une structure de renforcement. D'autre part, le wagon-plateforme standard choisi pour une "o- chine lourde pourra être un wagon à deux boggies et dans ce cas les groupes moteurs tels que ceux décrits et illustrés par les figures 4 et 5 seront évidemment fixés sur les caisses de ces boggies. Enfin lorsque le passage des outils des unités de traitement ne nécessitera pas un dégagement total de l'espace compris entre le b8ti porteur 3 et la voie ferrée, la découpe C du wagon-plateforme pourra S-- tre partielle et limitée aux structures comprises entre ses longerons de caisse, comme par exemple dans le cas d'une compacteuse à dames vibrantes. REVENDICATIONS 1. Machine mobile de traitement des voies ferrées comprenant un chassies roulant sur la voie équipé de deux appuis roulants espacés et au moins une unité de traitement disposée sur ce châssis entre les deux appuis roulants, caractérisée en ce qu'elle colporte un ch8ssis roulant constitué par un wagon plateforme standard de série (6) découpé au moins partiellement entre ses deux appuis roulants (7 et 8), un bâti porteur (3) de l'unité de traitement relié en pont aux deux porties (2A et 2B) du wagon plateforme entourant la découpe de ce dernier, et en ce que cette découpa (C) est de nature à libérer le passage des outils (4 et 5) de l'unité de traitement entre le bati porteur et la voie ferrée, de sorte qu'ainsi constituée cette machine peut être insérée dans un convoi ferroviaire normal et planifiée comme ce dernier sans nécessiter la réalisation et l'emploi d'un choisis roulant spécialement conçu à la fois pour cette insertion et pour le type de traitement à effectuer. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que la découpe (C) du wagon plate-forme (6) est complote et sépare les deux parties (2A et 2s > de son châssis. 3. Machine selon la revendication 1, caractérisée en chaque la découpe (C) du wagon plateforme (6) est partielle et limitée oux structures comprises entre ses longerons de caisse. 4. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle est équipée d'un dispositif d'avance pas-à-pas indépendant des or gantes de roulement (7 et 8) de son châssis roulant. 5. Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que le dispositif d'avance pas-à-pas se compose d'un lorry (16) équipé de pinces-à-rails (18) et d'un vérin (20) à deux effets d'animetion en translation alternative du lorry sur la voie reliant ledit lorry au châssis de la machine. 6. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce qu' - elle est équipée d'un dispositif d'avance continue composé d'un groupe moteur-réducteur (24) monté pivotant et dont l'arbre de sortie est équi pé d'un galet de friction (28) maintenu pressé en service sur le bandage d'une roue d'un essieu (29) du châssis roulant par un vérin (27) de comme mande du pivotement du groupe moteur-réducteur (24). 7. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle est équipée d'un dispositif d'avance continue à transmission par charnue reliant le pignon de sortie d'un groupe moteur-réducteur à une couronne dentée (33) rapportée et vissée dans une saignée circulaire (34 pratiquée dans le bandage d'une roue (31) d'un essieu du vagon-plateforme constituant son châssis roulant (2A, 2B).