La présente invention concerne les ralentisseurs à courants de Foucault. Elle vise plus particulièrement un dispositif interrupteur commandant la mise hors circuit successive de plusieurs parties des bobines d'électro aimants d'un ralentisseur à courants de Foucault en fonction de la distance entre deux éléments constitués l'un par un essieu et l'autre par le châssis suspendu d'un véhicule de poids lourd. Un tel dispositif est destiné à être monté sur l'un de ces éléments et à être commandé par un levier solidaire d'un arbre monté pivotant dans le dispositif, levier relié de telle sorte à l'autre élément qu'à partir diun premier seuil prédéterminé lors d'une variation de ladite distance, due à une diminution de la charge du véhicule au niveau dudit essieu, au moins deux interrupteurs incorporés dans le dispositif sont actionnés successivement en vue de ladite mise hors circuit. Un ralentisseur monté sur un véhicule de poids lourd tel qu'un car, un camion, un tracteur de semi-remorque ou une remorque, doit pouvoir engendrer un couple de freinage relativement important, suffisant pour offrir une sécurité maximale lorsque le véhicule est chargé. Par contre, si le même couple était appliqué inopportunément dans le cas où la charge du véhicule est nulle ou faible, le ralentissement risquerait d'être trop fort ou même brutal.Cl est pourquoi on a cherché à réaliser des dispositifs assurant aionatiquement la mise hors circuit précitée. Dans l'un des systèmes connus déjà préconisés à cet effet, le levier précité faisait pivoter une came unique en secteur circulaire (ou cylindrique) à un lobe dans le trajet duquel étaient placés, l'un derrière l'autre, les poussoirs de plusieurs interrupteurs. Compte tenu de l'encombrement de ces derniers, il était inévitable que les poussoirs fussent relativement écartés et la nécessité d'agir sur les interrupteurs de façon successive au moyen d'un faible déplacement angulaire de 1 'arbre pivotant portant la came unique impliquait un diamètre de came important. le ce fait, l'encombrement de l'appareil devenait lui aussi suffisamment important pour poser des problèmes en raison de la place restreinte disponible au niveau des essieux sur beaucoup de véhicules pour l'implantation de cet appareil. Pour éviter cet inconvénient important, le dispositif du genre mentionné au début de la présente description est caractérisé, selon l'invention, par le fait que chacun des interrupteurs qui sont sensiblement alignés selon une direction parallèle à l'arbre est commandé, par l'intermédiaire d'un organe d'actionnement, par une came en forme de secteur circulaire dont la partie active présente un lobe et un talon circulaires reliés par un flanc incliné et centrés chacun sur l'aie de l'arbre, les cames étant montées parallèlement et coaxialement sur cet arbre, cependant que les points d'action des flancs sur lesdits organes d'actionnement présentent un décalage angulaire relatif assurant la succession désirée desdites mises hors circuit. L'invention sera bien comprise à la lecture de la description détaillée suivante dans laquelle on se réfère aux dessins annexés. Ceux-ci représentent à titre d'exemple non limitatif un mode de réalisation de l'invention. La figure 1 représente à l'échelle 1/1, vu de face et avec arrachements partiels du fond de boitier, un dispositif interrupteur selon l'invention. La figure 2 montre ce dispositif, vu en coupe selon la ligne II-II de la figure 1. La figure 3 est une vue schématique montrant l'implantation d'un dispositif selon l'invention au dessus du pont arrière d'un tracteur de semi-remorque. Comme cela ressort des figures 1 et 2, le dispositif interrupteur comprend un arbre 1 pivotant dans un palier 2 fixé dans le fond de boîtier 3 recouvert par un couvercle amovible 4. Un levier 5 fixé par 1 'une de ses extrémités sur le bout extérieur de l'arbre 1 est destiné à être articulé par son autre extrémité à une biellette non représentée qui le relie au pont arrière d'un tracteur de semi-remorque. Sur l'extrémité intérieure de l'arbre 1 est claveté un moyeu cylindrique 6 présentant un évidement annulaire périphérique 7, 8 dans chacune de ses faces et portant, ajustée dans chaque évidement et bloquée dans celui-ci au moyen d'un boulon de serrage 9, une came 10, 11 en forme de secteur cylindrique dont la partie active présente un lobe 12, 13 et un talon 14, 15 circulaires reliés par un flanc incliné 16, 17 et centrés chacun sur l'axe 18 de l'arbre 1. Les cames sont parallèles et coaxiales. Deux interrupteurs 19 et 20 montés sur le fond 3 au moyen d'un support 21 sont manoeuvrés respectivement au moyen de deux organes d'actionnement constitués respectivement par deux poussoirs 22 et 23 et deux billes 24 et 25 maintenues dans des conduits de guidage 26 et 27 entre l'extrémité libre des poussoirs et la surface active des cames 10 et 11. Le couvercle 4 est maintenu en position au moyen d'une vis ou tige filetée 28 solidaire du fond 3 contre lequel il est serré à l'aide d'un écrou 29 et d'une rondelle 30. les joints 31 entre le bord du couvercle et le fond 3, 32 entre la rondelle 30 et le couvercle, 33 entre le bout extérieur de l'arbre 1 et le palier 2, ainsi qu'un passe-fil 34, rendent le boîtier du dispositif étanche à lleau et aux poussières. les écrous borgnes 35 sertis dans le fond 3 permettent la fixation du dispositif sur le châssis du tracteur. L'exemple de montage représenté schématiquement sur la figure 3 montre le dispositif 36 fixé sur le châssis 37 dlun tracteur de semi-remorque ainsi que la biellette 38 reliant l'extrémité libre du levier 5 au pont arrière 39 du véhicule. Les deux interrupteurs 19 et 20 du dispositif 36 sont respectivement montés en série dans le circuit de commende de deux des quatre relais d'une boite à contacteurs non représentée telle que celle qui a fait l'objet du deuxième certificat d'addition nO 70 46 639 du 24 décembre 1970 au brevet France nO 1 509 155 du 1er décembre 1966, c'est-à-dire qu'ils sont respectivement intercalés entre deux des quatre pôles de camsande d'un commutateur de commande du ralentisseur et respectivement les bornes correspondantes des bobines d'attraction des deux relais. Bans la position du levier 5, correspondant sensiblement à celle que l'on voit sur les figures 1 et 3 ou dans une position encore plus relevée, les deux interrupteurs sont susceptibles de laisser passer le courant. Une diminution de la charge entraîne une augmentation de la distance châssis 37-pont 39 et, par conséquent, un pivotement du levier 5 dans le sens de la flèche 40. Le premier lobe 12 de la came 10 enfonce alors le poussoir 22 en mettant l'interrupteur 20 en position de coupure. Le premier relais de la boîte à contacteurs est ainsi mis hors circuit et, même si le conducteur du véhicule place la manette du commutateur dans sa première position, la partie correspondante des bobines d'électro-aimants du ralentisseur ne peut pas être alimentée. Lors d'une diminution plus importante de la charge, ou lors d'une suppression totale de celle-ci, le levier 5 continue à pivoter dans le sens de la flèche 40 en provoquant ainsi I'actionnement de l'autre interrupteur 19, et une autre partie des bobines d'électro-aimants du ralentisseur ne peut égale- ment plus être alimentée en courant. En sens inverse, au fur et à mesure que la charge du véhicule augmente, le levier 5 pivote dans le sens de la flèche 41 en rétablissant d'abord le circuit de commande de bobine d'attraction de relais comprenant l'interrupteur 19 et ensuite celui de la bobine, qui comprend l'interrupteur 20. Il est évident que dans le cas d'une charge moyenne du véhicule, c'està-dire d'une charge pour laquelle le levier 5 se trouve approximativement dans la position ressortant des figures 1 et 3, les cahots du trajet peuvent faire "battre" les équipages mobiles des relais quand le ralentisseur est en fonctionnement. Pour pallier cet inconvénient, il suffit de prévoir des dispositifs de temporisation dans la boite à contacteurs, dispositifs dont le temps de temporisation est supérieur à la durée d'action moyenne d'un cahot. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple décrit et représenté, elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme du métier suivant les applications envisagées et sans qu'on s'écarte pour cela du principe de l'invention. ainsi, les interrupteurs entre autres, pourraient être d'un type différent. Leur organe d'actionnement, par exemple, pourrait comporter un galet à la place de la bille et un levier à la place du poussoir. IEVKkDtCATIONS 1 - Dispositif interrupteur conmandant la mise hors circuit successive de plusieurs parties des bobines d'électro-aimants d'un ralentisseur à courants de Foucault en fonction de la distance entre deux éléments constitués l'un par un essieu et l'autre par le châssis suspendu d'un véhicule de poids lourd, ledit dispositif étant destiné à être monté sur l'un de ces éléments et à être commande' par un levier solidaire d'un arbre monté pivotant dans le dispositif, levier relié de telle sorte à l'autre élément qu'à partir d'un premier seuil prédéterminé lors d'une variation de ladite distance, due à une diminution de la charge du véhicule au niveau dudit essieu, au moins deux interrupteurs incorporés dans le dispositif sont actionnés successivement en vue de ladite mise hors circuit, caractérisé par le fait que chacun des intezw rupteurs (19, 20) qui sont sensiblement alignés selon une direction parallèle à l'arbre (1) est commandé, par l'intermédiaire d'un organe d'actionnement, par une came (10, 11) en forme de secteur circulaire dont la partie active présente un lobe (12, 13) et un talon (14, 15) circulaires reliés par un flanc incliné (16, 17) et centrés chacun sur l'axe (18) de l'arbre (1), les cames étant montées parallèlement et coaxialement sur cet arbre, cependant que les points d'action des flancs sur lesdits organes d'actionnement présentent un décalage angulaire relatif assurant la succession désirée desdites mises hors circuit. 2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que, sur lesdits organes d'actionnement, leurs points de contact avec les cames (10, li) sont sensiblement situés dans un plan contenant l'axe (18) dudit arbre (1), les flancs (76, 17) des cames présentant ledit décalage angulaire. 3 - Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que lesdits organes d'actionnement sont constitués chacun par un poussoir (22, 23) sortant des interrupteurs (19, 20) et par une bille (24, 25) maintenue guidée entre l'extrémité libre du poussoir et la partie active de la came (10, 11) correspondante. 4 - Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'il comporte deux cames (10 et 11) et deux interrupteurs (19 et 20).