La présente invention cnncerne un nouveau procédé pour la culture des endives, encore dénommées chicorées de Bruxelles, ou chicorée Witloof, Elle concerne également les appareils pour mettre en oeuvre ledit procédé. Les endives sont actuellement cultivees en couches spécia les ou parfois en cave et en chantier couvert pour obtenir des feuilles serrréFs en pomme qui constituent un legume particulièrement appr-ci > *La culture de l'endive est rendue très délicate en raison de la grande sensibilité de cette plante à la température. En effet, alors que la chaleur fournie à la racine est favorable au développement, par contre, une atmosphère froide retarde la végétation de ces racines et permet d'éviter un allonoement trop rapide des feuilles au détriment de la grosseur. On utilise cette particularité pour l'application à la présente invention. En effet, actuellement, on cultive les racines en pleine terre et on les déplante en août, septembre et octobre pour les mettre en forcerie. Cette déplantation doit entre dosée et est de faible importante car, à cette époque, la demande du marché est faible. Par contre, à l'approche du quinze octobre, il faut activer la déplantation en pleine terre pour éviter les pluies, le mau vas temps et la gelée. Comme le marché ne peut absorber tous les légumes récoltés, il faut le placer en silo, et les pousser en forcerie au fur et à mesure des besoins. Cette mise en silo est toutefois soumise à la température de la terre.En effet, au-dessus de + 120 C, qui est la température de végétation, l'endive pousse et file sans faire de radicelles et la récolte est compromise de plus de 20 iv. En dessous de + 120 C, la végétation est retardée et meme arrêtée ce qui est propice à l'attente. Or, en septembre et en octobre la terre est souvent à une température de + 120 C et ce n1 est généralement que vers le quinze octobre qu'elle descend en dessous de cette température fatidique. Si par malheur la température est douce relativement tard en saison, l'endvier est obligé de pousser sa production et comme tous ses coproducteurs en sont réduits au meme point, les cours baissent et les ventes se font dans de mauvaises conditions. Par ailleurs, dans les conditions habitueLes,l t endivier est oblige d'arracheur toutes ses racines en pleine terre autour du quinze octobre pour éviter le mauvais temps et les gelées, ce qui mobilise unenain d'oeuvre importante pendant un temps tres court qui est d'autant plus écourté qu'à cette période de l'année les journées sont beaucoup moins longues. I1 en résulte également un cout élevé de la main dtoeuvre qui est mal utilisée et qui grè- ve le prix de revient. Le but de la présente invention est principalement de pouvoir régler l'importance des arrachages suivant la demande et de choisir la période d'arrachage, en ltetalant dans le temps autant que possible, à une periode de l'année plus favorable, ctestc à-dire à la fin du mois tout et aux mois de septembre et octobre pour terminer les ensilages au premier novembre. Le procédé suivant l'invention est caractérisé principa- le?entr le fait qu'on cultive l'endive en pleine terre pour la récolter à sa maturité normale smr une période s'adaptant au mieux aux possibilités, puis qu'on stocke la racine le-temps désiré dans un milieu maintenu artificiellement à une température constante inférieure à sa température de végétation, c'est-à-dire inférieure à + 80 C, et enfin qu'on la chanae de ce milieu au fur et à mesure des besoins pour la forcer dans des conditions contrIées pour obtenir la qualité optimum voulue.Les endives étant placées dans le milieu maintenu à basse température constante peuvent attendre aussi longtemps qu l'on désire la mise en route du forçage par la chaleur afin d'obtenir des endives de qualité et en quantité op- optimum, Pour appliquer le procédé qui vient d'être défini, il est commode dsemployer deux circuits enterrés, un pour produire de la chaleur et l'autre pour produire le froid. Le fluide chaud est produit par une chaudière à circulation d'eau. La chaleur peut aussi être obtenue par une résistance électrique. Suivant un autre mode de réalisation, le milieu à basse température est un silo constitué par une enceinte dans laquelle on fait circuler de l'air réfrigéré, dont les parois sont refroi- dies et dont ltatmosphère est maintenue à l'hygrométrie convenable. Cette enceinte peut avoir la forme étant trémie qui se remplit par le haut au fur et à mesure des récoltes et se vide par le bas au fur et à mesure des besoins de l'air froid fourni par un frigorifore étant injecté à la partie basse et repris à la partie haute pour être restitué vers le frigorifère, la circulation étant accélérée par ventilateur, un ruissellement d'eau froide étant en outre prévu sur les parois internes de la trémie ou dans les con- duits de ventilation. Grâce à ce procédé et à ces dispositifs, on peut emploi yer une équipe moins importante pour ltarrachage puisqu'elle est utilisée au-hoins deux mois et pendant une période où les intempéries sont moins fréquentes et les jours plus longs. Les endives ensilées à une température inférieure à + 80 C même au début du mois de septembre, ont leur végétation totalement arrêtée et les pertes sont réduites au strict minimum. Enfin, on peut faire passer en forcerie une récolte d'importance voulue au moment voulu. Ce procédé permet d'être maitre des températures culturales, de faire avancer ou retarder les récoltes par tous moyens de réfrigération des couches contenant les racines avant le forçage. I1 permet d'avoir une température constante en dessous de la température de végétation de + 80 C pour obtenir une longue conservation des racines en pleine terre sites llarrachage. Ce procédé de -longue coaservation sans variation de température permet une grande formation de radicelles, une augmentation de rendement sur la méthode actuelle : meilleure quaw lité, poids donnant une plus value à la vente, marchandise plus saine. La réfrigération peut entre faite par tous les moyens connus à ce jour à laquelle il peut être adjoint la combinaisqn automatique de la climatisation par application du thermostat agis sant sur le chauffage et la réfrigération pour assurer la tempé- rature constante dans les couches, point capital de ce procédé. De tout ceci il résulte une meilleure exploitation, un meilleur prix de revient de culture, un meilleur prix de vente des produits suivant les besoins du marché et au total un excellent rendement financier de l'opération, La description ci-après donne un exemple non limitatif des appareils objets de l'invention qui sont illustrés par le dessin annexé dans lequel La figure 1 est un schéma de l'installation frigorifique sur les couches ; ; La figure 2 est une coupe transversale d'une couche i'i pée avec une inttAlation de réfrigération C de réchauffement pour forcerie La figure 3 est une coupe schématique verticale d'une enceinte ou silo réfrigéré0 Avant de décrire le procédé, il, est nécessaire de ripper ler les conditions requises pour produire une marchandise saine, de de qualité, ctest-à-dire des endives à pomme bien blanche et bien serrée. La racine produite par la semence est arrentée dans soé- veloppement par l'arrachage et la coupe des feuilles. Tout le problème consiste à remettre les racines en vie active > tout en respectant certaines conditions qui diffèrent des conditions matérielles de végétation, Tout d'abord, la racine > comme toute plante, a besoin pour se développer, d'eau et de chaleur. La racine placee dans la couche, en premant les précautions bien connues des praticiens, va lancer des radicelles pour pomper l'eau nécessaire à sa vitalité. La culture de l'endive est rendue trés délicate en rair son de la grande sensibilité de cette plante aux variations de temps pérature. En effet, la chaleur fournie à la racine est favorable au développement de l;-endive et les racinesnaintenues dans une atmosphère froide ont une végétation retardée ceci afin éviter un allongement trop rapide des feuilles de l'endive au détriment de la grosseur, d'où la perte de poids et de qualité. I1 faut donc avant tout lutter contre les Intempéries et être maitre de la conduite des couches. Avec ce procédé suivant l'invention, l'endivier est certain de récolter toutes les racines cultivées, à condition que l'ensilage soit terminé avant le premier novembres ou qutil dispose d'un moyen de stockage permettant de consefver les racines sous + 6 à 80 C. Le seul obstacle au travail de l'endive de cette façon est la température de la terre. En effet, à cette période de étant née, c'est-à-dire en septembre et en octobre, la terre est au-dessous de + 120 Cs et, de plus, la température extérieure varie de + 15 à 200 C. A cette température l'endive pousse et file sans fairede radicelles et la récolte est compromise dans de grandes propos~ tionsj car la terre et la racines sont à plus de + 120 Cw et la tem pérature de végétation est dépassée. C'est pour cette raison qu'actuellement dans les endiveries, en début de saison, il faut ensiler très peu, juste ce qu'il faut pour suivre le chauffage des couches, et ce ntest qutaprès le quinze octobre que la terre de forçage se refroidit et qu'elle arrive au-dessous de + 9 à fi 100 C. C1 est donc vers le quinze octobre qu'il faut procéder au plus gros de la déplantation et de l'ensilage ; car, après cette date, des pluies, des gelées surviennent et il est préférable que les ensilages soient terminée avant le premier novembre. zon a pensé qu'il était possible dtéviter ou de suppri mer certains aléas de culture dûs aux températures exterieures, sit trop basses ou trop hautes. C1 est ainsi qu'on est arrivé à con dure que pour mener à bien en toute saison une culture d'endives il tallait disposer à la fois de la chaleur et du froid pour pouvoir par un réglage convenable, obtenir une température constante par toutes les températures, point capital de la réussite de ce procédé.Grâce à une installation frigorifique appropriée, constituée par un compresseur frigorifique ayant la particularité de comprimer un gazfrigorigène qui est envoyé dans un condenseur pour être liquéfié, soit au contact de l'air ou de lMau. A la sortie de ce condenseur, le fluide frigorifique est détendu dans un serpentin qui produit le froid pour entre communiqué à une saumure emmagasinée dans un bac. Cette saumure est descendue à - 5 c. ElZ le est ensuite véhiculée par une motopompe qui la refoule vers les batteries réf rigérantes se trouvant dans chaque couche. L'avantage de cette installation frigorifique est de permettre d'ensiler et de stocker toute la récoltes de la refroidir sitôt l'ensilage ou le stockage en silos ou local climatisé, sans s'occuper des dates ni de la température extérieure pour tenir la totalité des couches d'attente réfrigérées à une tempéra ture constantes vers t 6 à 80 C ensuite de les porter, au for çaoe au fur et à mesure dds possibilités de sortie. Les racines qui ont été cultivees en pleine terre sont arrachées et disposees soit dans les couches représentées aux tigures 1 et 2, soit dans l'enceinte ou silo représenté à la figure 3. Dans ce dernier cas, elles doivent être repiquées dans la for- cerie; Les repères 1 à 10 servent à désigner des couches qui peuvent se transformer en rov ie. Les racines 11 sont plantées normalement et recouvertes d'une couche isolante 12 composee de paille et de terre comme il est haDituel en culture. Chaque couche ou silo est disposee au-dessus de tubulures F de réfrigération et de tubulures G de chauffage. Les tubulures G peuvent être rempla- ces par des résistances électriques.Les tubulures F sont aliirien- fées par des collecteurs H de saumure qui provient d'un bac B et qui circule grâce à la pompe D. Le bac B est refroidi par un serpentin R qui est alimenté par le groupe frigorifique A. Les racines 11 qui ont éte arrachées sont places dans des couches ou silos 1 à 10 que l'on recouvre de la couche isolant te 12 et quelton réfrigère immédiatement en faisant passer la saumure dans les tubulures F. On s'arrange pour que la température de la couche soit nettement inférieure à la température de végétation, ctest-à-dire inférieure à + 80 C. Au fur et à mestre des besoins, on coupe l'alimentation en saumure en fermant les vannes 13 qui relient le collecteur H aux tubulures F relativement à l'une des couches 1 à 10 qui ont été choi- sies. Simultanément, on réchauffe la couche en admettant un fluide chaud dans les tubulures G ou en alimentant les résistances électriques correspondantes. La végétation des endives 11 part à nouveau jusqu'au moment plus précis où elle convient pour la consom maton Le silo ou enceinte réfrigéré représenté à la figure 3 est composé d'un récipient 28 en bois, béton, briques ou t81e dont la partie inférieure a la forme d'une trémie et se termine par une trappe de vidange 29.A la partie basse du récipient 28 se trouve un diviseur 25 alimenté par un conduit 24 en air froid pulsé par un ventilateur 23 venant d'un frigorifère 22 dans lequel il est recyclé de ltair repris à la partie supérieure du silo par une tubulure 26-. Le frigorifère 22 comporte, Si le besoin s'en fait sentirs une entrée d'air additionnelle 27. Un tuyau percé de trous 21 fait tout le tour du récipient 28, à la partie supérieure, de ma nièce à pouvoir laisser écouler un léger courant d'eau réfrigérant sur les parois internes de ce récipient 28. Llhumidification est obtenue également par une pplverisation d'eau faite par un vaporisateur 30 en aval du ventilateur 23. Les moyens habituels de regur lation de température sont prévus. Le rapport température/froid et la ventilation peuvent castre combinés automatiquement par thermostat en fonction des températures exterieures. Les racines qui ont été cultivées en pleine terre et ar rachées, sont placéees dans le récipient 28 qui est maintenu à une température inférieure à + 30 C de manière à arrêter toute végétation. Au fur et à mesure des besoins, on soutire la quantite de ra cines nécessaires par la trappe 29 et on les replace dans les couches telles que celles qui sont repérées par 1 à 10 dans la figure 1 et celle qui est représenté coupée à la figure 2. L'invention vise particulièrement l'application à la culture des endives mais le mette dispositif peut slappliquer égale- ment à d'autres racines susceptibles d'être traitées de la même façon EBVENDICATIONS 1 ) Procédé pour la culture d'endives, c a r a c t é r i s é par le fait qu'on la cultive en pleine terre pour la récolter à sa maturité normale sur une période adaptant au mieux aux possibi- lités, puis qu'on stocke la racine le temps désiré dans un milieu maintenu artificiellement à une température constante inférieure à sa température de végétation, c'est-à-dire inférieure à + 80 C, et enfin qu'on la change de ce milieu au fur et à mesure des besoins pour la forcer dans des conditions contrôlées pour obtenir la qualité optimum voulue. 26) Procédé tel que défini dans la revendication 1 c a r a c t é r i s 6 par le fait que l'ensilage des racines se fait en septembre et en octobre pour se terminer appromimativement entre le quinze et le trente et un octobre, les racines étant ensuite placées dans le milieu maintenu à basse température constante pendant une période pendant laquelle on change progressivement ce milieu en élevant sa température pour forcer des quantités voulues de racines afin d'obtenir les endives de qualité et en quantité optimum. 30) Appareil pour mettre en oeuvre le procédé suivant les revendications 1 et 2, c a r a c t é r i s é par le fait que le milieu à basse température est une couche où sont prévus des moyens d'isolation habituels pour les silos, tels que paille, terre ou autre, des moyens de réfrigération et des moyens de chauffage. 40) Appareil tel que défini dans la revendication 32 c a r a c t é r i s é par le fait que les moyens de réfrigération et de chauffage sont des tubes enterrés dans lesquels circule un fluide froid ou chaud. 5.) Appareil tel que défini dans la revendication 4, e a r a e t é r i s é par le fait que le fluide froid ou saumure est produit par un appareil réfrigérant à compression avec échangeur. 6e) appareil pour mettre en oeuvre le procédé suivant la revendication 2, c a r a c t é r i s é par le fait que le milieu à basse température est un silo constitué par une enceinte dans laquelle on fait circuler de l'air réfrigéré, dont les parois sont refroidies et dont ltatmosphère est maintenue à l'hygrométrie convenable. 70) Appareil tel que défini dans la revendication 6, c a r a 1 t é r i s é par le fait que l'enceinte du silo a la forme d'une trémie qu'on remplit par le haut au fur et à mesure des récoltes et qui se vide par le bas au fur et à mesure des besoins, de l'air froid fourni par un frigorifère étant injecté à la partie basse et repris à la partie haute pour être recyclé vers le frigorifbret la circulation étant accélérée par ventilateur, un ruissellement d'eau froide étant en outre prévu sur les parois internes de la trémie et dans la gaine de refoulement du ventilateur0