La présente invention concerne un câble de distribution de courant électrique, imprégné par une huile. Plus précisément, elle concerne un tel câble dont l'huile est obtenue à partir dematières premières de composition particulière et par mise en oeuvre d'un procédé particulier de fabrication, le câble ayant une couche d'isolement formée d'un film composite comprenant un film de polyoléfine et un papier isolant. Au cours des dernières années, on a demandé J.0 de plus en plus aux câbles de distribution de courant électrique, imprégnés par une huile, de supporter des tensions élevées. On a donc réalisé divers progrès concernant la structure des câbles de distribution et notamment la couche d'isolement, pour satisfaire cette demande. Par exemple, on a tenté de remplacer les pa- piers classiques d'isolement par un film de polyoléfine ayant une rigidité diélectrique plus importante et de moindres pertes diélectriques, dans une couche d'isole- ment de câble. Cependant, les films de polyoléfine, im- prégnés des huiles classiques d'imprégnation présentent parfois un gonflement qui provoque des inconvénients, par exemple l'augmentation de la résistance à la cir- culation de l'huile. On a aussi proposé de remédier à ces inconvé- nients de la technique connue par utilisation à la fois d'un film de polyoléfine et d'un papier d'isolement, l'ensemble formant une couche d'isolement pour câble de distribution. Cependant, dans ce cas, lorsqu'un tel procédé, du type utilisé pour la fabrication des condensateurs imprégnés par une huile, c'est-à-dire comprenant simplement le recouvrement et l'enroulement d'un film de polyoléfine et d'un papier isolant, est utilisé pour la fabrication des câbles, il apparaît parfois des coupures par cisaillement et des plis en- tre les éléments de l'isolement du fait du fléchisse- ment du câble. Le film de polyoléfine et le papier isolant doivent donc être liés l'un à l'autre d'une manière quelconque afin que les coupures par cisaillement et des plis ne puissent pas apparaître. Dans ce cas, des précautions doivent être prises afin que la résistance d'adhérence ne soit pas réduite, lors de l'utilisation d'une imprégnation par de l'huile pendant une longue durée. Les huiles classiques d'imprégnation laissent à désirer à cet égard. Evidemment, le problème pré- cité de la résistance à la circulation de l'huile reste important même dans le cas d'un câble de distri- bution ayant un tel film composite formé d'un film de polyoléfine et d'un papier isolant. L'invention concerne un câble de distribution de courant électrique, imprégné par une huile et ne pré- sentant pas les inconvénients précités des câbles clas- siques de distribution imprégnés par une huile. Elle concerne aussi un tel câble de distribu- tion de courant électrique, imprégné par une huile, permettant l'utilisation de tensions de charge accrues, présentant des pertes diélectriques réduites ainsi qu'une faible résistance à la circulation d'une huile, sans faire apparaître de coupures par cisaillement ou de plis lorsque le câble fléchit. Plus précisément, l'invention concerne un câble de distribution de courant électrique, imprégné par une huile, et comprenant une couche d'isolement formée par enroulement d'un film composite,d'un film d'une polyoléfine et d'un papier isolant, sur un con- ducteur électrique, la couche étant imprégnée par une huile convenable, cette huile d'imprégnation étant for- mée de distillats ayant une plage de températures d'ébullition (déterminée à la pression atmosphérique) comprise entre 265 et 3600C, les distillats étant ob- tenus par mise en contact d'un mélange d'hydrocarbures, lui-même formé par craquage thermique d'hydrocarbures du pétrole à une température de 700'C ou plus et qui contient essentiellement des constituants ayant une plage de températures d'ébullition comprise entre 75 et 1980C, contenant essentiellement des composés aromati- ques monocycliques et contenant en outre des oléfines aromatiques dans la plage d'ébullition indiquée précé- demment, en phase liquide et avec un catalyseur acide. Le mélange d'hydrocarbures qui peut être utilisé pour la fabrication de l'huile d'imprégnation selon l'invention peut être obtenu par craquage thermi- que d'hydrocarbures du pétrole, à une température de 700'C ou plus, contenant essentiellement des consti- tuants ayant une plage de températures d'ébullition comprise entre 75 et 1980C, sous forme essentiellement de composés aromatiques monocycliques et contenant en outre des oléfines aromatiques dont la température d'ébullition est comprise dans la plage précitée. Le mélange d'hydrocarbures peut être par exemple un distillat contenant essentiellement des constituants dont la température d'ébullition est comprise entre 75 et 1980C, choisis parmi les dis- tillats formant les sous-produits obtenus lorsque des hydrocarbures du pétrole, tels qu'un brut, un naphta, du kérosène, du gaz liquéfié de pétrole, du butane ou analogue, subissent un craquage à une température de 7000C et plus, en vue de la formation, d'éthylène et de propylène. Les distillats, bien que leur composition varie suivant les hydrocarbures du pétrole utilisés pour le craquage thermique, contiennent des composés aromatiques monocycliques ayant 6 à 10 atomes de car- bone comme constituant principal et en outre 5 à 15 % en poids d'hydrocarbures aliphatiques saturés, 2 à 10 % en poids d'hydrocarbures aliphatiques insaturés et 2 à % en poids d'oléfines aromatiques. Les distillats peuvent être utilisés tels quels comme mélange d'hy- drocarbures selon l'invention, mais les constituants des distillats isolés et synthétisés peuvent être éventuellement ajoutés et mélangés les uns aux autres, - ou ils peuvent être utilisés par addition ou mélange à ces distillats. Selon une variante, un mélange d'hydrocarbures ayant la même composition que l'huile précitée formant un sous-produit de craquage, obtenu par addition ou mélange à des distillats ayant des températures d'ébullition comprises dans la plage prédéterminée, tirés d'une huile d'hydrocarbures du pétrole ayant subi un reformage catalytique telsque le naphta, d'autres constituants ayant des températures d'ébullition comprises dans la plage précitée et obtenus par craquage d'hydrocarbures du pétrole, peut aussi être utilisé comme mélange d'hydrocabures selon l'in- vention. On considère que, parmi les constituants des distillats précités dont la température d'ébullition est comprise dans la plage allant de 75 à 1980C, les composés aromatiques monocycliques tels que le benzène, le toluène, les xylènes, le cumène,les pro- pylbenzènes, les méthyléthylbenzènes,-les triméthyl- benzènes, les diéthylbenzènes et les tétraméthylben- zènes réagissent avec d'autres constituants oléfini- ques en présence d'un catalyseur acide et forment ainsi un constituant lourd ayant une plage de températures d'ébullition, déterminée à.pression normale, comprise entre 265 et 3600C et utile comme huile d'imprégnation. Ce constituant lourd est un mélange de divers hydrocar- bures aromatiques dans lequel la présence de produits lourds formés par utilisation comme matière première d'un mélange d'hydrocarbures contenant des oléfines telles que le styrène, le méthylstyrène, les éthylsty- rènes et analogue, est essentielle pour l'huile d'impré- gnation utilisée selon l'invention. Il faut donc que le mélange d'hydrocarbures formant la matière première contienne essentiellement des constituants dont les températures d'ébullition sont comprises dans la plage allant de 75 à 1980C, parmi les constituants obtenus par craquage thermique des hydro- carbures du pétrole. Les constituants ayant une plage de tempéra- tures d'ébullition dépassant 1980C contiennent des hy- drocarbures aromatiques polycycliques condensés tels que le naphtalène et les alkylnaphtalènes, alors que les constituants ayant une plage de températures d'é- bullition inférieure à 750C contiennent beaucoup de diènes tels que le cyclopentadiène, et la présence de tous ces constituants provoque la formation de composés visqueux à température élevée d'ébullition après le traitement en présence d'un catalyseur acide. Les catalyseurs acides utilisés selon l'in- vention sont de préférence des catalyseurs acides soli- des, des acides minéraux ou des catalyseurs de Friedel et Crafts. Par exemple, des matières minérales argi- leuses acides telles que l'argile acide et l'argile active, l'acide fluorhydrique, l'acide sulfurique, l'acide phosphorique, le chlorure d'aluminium, le chlo- rure de zinc et le fluorure de bore peuvent être utili- sées. Les matières minérales argileuses naturelles sont des exemples avantageux de catalyseurs acides so- lides. De telles matières minérales argileuses sont par exemple la matière argileuse kaolinique contenant de l'halloysite et la matière minérale argileuse à base de montmorillonite, connuessous le nom d'argile acide et de sous-bentonite.On peut aussi utiliser une argile active obtenue par traitement de matières minérales argileuses précitées par exemple avec un acide minéral tel que l'acide sulfurique ou chlorhydrique ou un aci- de organique tel que l'acide acétique ou formique, ou une solution aqueuse d'un tel acide. La silice-alumine de synthèse est un catalyseur acide solide avantageux, en plus des matières minérales argileuses naturelles. L'utilisation d'un acide minéral tel que l'acide sulfu- rique, phosphorique ou fluorhydrique est aussi avanta- geuse, avec prise en considération convenable des pro- blèmes de corrosion de l'appareillage. Le traitement par un catalyseur acide doit être effectué en phase liquide. A cet effet, le mélange d'hy- drocarbures formant la matière première peut être main- tenu en phase liquide à la température réactionnelle, par application d'une pression convenable. Les conditions du traitement par un catalyseur acide sont habituelle- ment telles que la température réactionnelle est com- prise entre 0 et 2000C et le temps de séjour du liquide de 0,1 à 5,0 h. La température réactionnelle, au cours du traitement par le catalyseur acide, est importante. Au-dessous de 00C, des substances goudronneuses indé- sirables se forment par une réaction de polymérisation des constituants insaturés de l'huile craquée si bien que le rendement de l'huile d'imprégnation est réduit. Au-delà de 200'C, la dégradation thermique du mélange réactionnel provoque une détérioration des propriétés des distillats formant l'huile d'imprégnation. La tem- pérature réactionnelle varie avec le catalyseur utili- ' sé. Des températures avantageuses sont supérieures à 'C dans le cas d'un catalyseur acide solide et in- férieures à 1000C dans le cas d'un catalyseur de Friedel et Crafts ou d'un-acide minéral. Le temps de séjour du liquide est de préfé- rence compris entre 0,1 et 5 h. Si ce temps est infé- rieur à 0,1 h, la réaction des constituants insaturés et notamment des oléfines aromatiques contenus dans le mélange d'hydrocarbures formant la matière première, n'est pas totale si bien que la quantité d'huile d'im- prégnation utile obtenue est réduite de façon indési- rable. D'autre part, le contact avec le catalyseur aci- de pendant un temps supérieur à 5 h n'est pas souhai- table car il provoque une nouvelle décomposition du produit de la réaction. Il est avantageux que la concentration des oléfines aromatiques présentes dans le système réac- tionnel à traiter par un catalyseur acide, soit infé- rieure à 10 % en poids afin que les distillats de l'huile d'imprégnation soient formés avec un rendement élevé. Une concentration trop élevée d'oléfines aroma- tiques et d'autres constituants insaturés dans le sys- tème réactionnel provoque une augmentation de la quan- tité de constituants goudronneux lourds par polymérisa- tion des constituants insaturés si bien que la quantité de distillats de l'huile d'imprégnation qui est obtenue est réduite de façon importante. Les polymères insaturés formés sont aussi incorporés aux distillats de l'huile d'imprégnation. Comme la teneur en oléfines aromatiques des distillats de l'huile craquée ayant une plage d'ébullition comprise dans la plage précitée, est ha- bituellement de 10 % en poids ou plus, il est avanta- geux que, lors de la mise en oeuvre de la réaction, des composés aromatiques, y compris du xylène et du distillat n'ayant pas réagi, soient ajoutés afin que la teneur en oléfines aromatiques du système réaction- nel soit réglée à une valeur inférieure à 10 % en poids. Parmi les produits formés par traitement du mélange d'hydrocarbures constituant la matière première par un catalyseur acide, les distillats dont la plage de températures d'ébullition (déterminée à pression normale) est comprise entre 265 et 3650C sont utilisés comme huile d'imprégnation du câble de distribution de courant électrique, imprégné par une huile, selon l'in- vention. Les distillats contenant des constituants dont les températures d'ébullition dépassent 3650C ont une viscosité si importante que leurs propriétés d'im- prégnation sont mauvaises. D'autre part, les distillats dont la température d'ébullition est inférieure à 2650C ont un point d'éclair trop faible pour être souhaitables dans une huile d'imprégnation. L'huile d'imprégnation précitée peut être pu- rifiée par un traitement par l'hydrogène ou par une argile. L'huile d'imprégnation décrite jusqu'à pré- sent et préparée selon l'invention, se caractérise en ce que sa résistance d'isolement et sa rigidité diélectrique propres sont élevées, de même que sa ca- pacité d'absorption de l'hydrogène gazeux, et les pro- priétés d'étalement et d'imprégnation de films de po- lypropylène ou d'autres polyoléfines sont excellentes avec une faible tendance de ces films à présenter un gonflement. L'huile d'imprégnation peut être mélangée à d'autres huiles connues d'imprégnation telles que des huiles minérales, un alkylbenzène, du polybutène, un alkylnaphtalène, un alkylbiphényle et un diarylalcane. Par exemple une huile minérale peut être incorporée afin que le coût soit réduit, ou une huile de silicone peut aussi être utilisée afin qu'elle améliore encore la propriété de résistance au gonflement. L'huile d'imprégnation utilisée selon l'in- vention contient habituellement des composés du soufre en quantité comprise entre 10 et 500 ppm et avantageu- sement entre 10 et 100 ppm, du fait de la présence de tels composés dans la matière première. Le câble de dis- tribution de courant électrique, imprégné par l'huile précitée contenant du soufre, présente une excellente stabilité thermique et des propriétés antioxydantes. Lors de la fabrication du câble de distribu- tion de courant électrique imprégné par une huile, se- lon l'invention, l'huile d'imprégnation préparée de la manière précitée imprègne la couche d'isolement formée par un film composite constitué d'un film de polyoléfi- ne et d'un papier isolant. Plus précisément, le film composite comporte au moins une couche d'un film de polyoléfine et au moins - une couche de papier isolant, les deux couches étant collées l'une à l'autre par exemple par adhérence ob- tenue lorsque la matière est fondue et/ou par liaison chimique. Une structure particulièrement avantageuse est telle que le papier d'isolement est collé sur une face ou sur les deux du film de polyléfine. Les polyoléfines citées précédemment sont des homopolymères d'oléfines alpha ayant jusqu'à 12 atomes de carbone, tels que l'éthylène, le propylène, le butène-1, le 4-méthyl-pentène-1 par exemple, des poly- éthylènes et polypropylènes de haute densité, moyenne densité et basse densité ainsi que des copolymères de ces oléfines tels que des copolymères d'éthylène et d'autres oléfines alpha, ayant la propriété indiquée précédemment, et notamment les copolymères ayant des densités comprises entre 0,890 et 0,945. Les poly- oléfines sont obtenues par polymérisation en suspension, en solution ou en phase vapeur par exemple d'éthylène en présence d'un catalyseur du type de Ziegler, formé d'un composé contenant du titane et/ou du vanadium et d'un composé organique de l'aluminium, ou d'un cataly- seur à base d'oxyde de chrome. Le catalyseur de Ziegler contient aussi parfois un composé du magnésium. La poly- mérisation de l'éthylène à pression élevée en présence d'un agent générateur de radicaux est aussi un procédé permettant la formation d'une polyoiéfine. Un exemple avantageux de film composite con- tenant de telles polyoléfines est formé par extrusion à l'état fondu de polyoléfines puis par liaison de la matière fondue de la polyoléfine extrudée à un papier isolant. L'extrusion à l'état fondu est réalisée de manière que la polyoléfine fonde par chauffage, dans une extrudeuse ou analogue, et soit extrudée sous forme d'un film sur un papier isolant, dans une filière en T ou analogue, suivie de rouleaux assurant la liaison par application d'une pression afin que le film compo- site soit formé. Dans ce cas, avant la solidification de la polyoléfine par refroidissement, un papier supplémentaire d'isolement ou un film orienté de polyoléfine tel qu'un film de polypropylène à orien- tation biaxiale, peut aussi être collé par application d'une pression. Au cours de la formation du film composite, il est avantageux que les polyoléfines utilisées aient une cristallinité relativement élevée, et l'utilisation du polypropylene est par exemple préférable à celle du polyéthylène. Les polyoléfines utilisées selon l'invention peuvent être de type réticulé modifié obtenu par exemple par introduction d'un groupe fonctionnel réticulable dans les polyoléfines puis par réticulation. De telles polyoléfines réticulées modifiées sont notamment des polyoléfines greffées par des silanes et réticulées. Un film composite comprenant de telles polyoléfines peut être préparé par collage à l'état fondu d'une polyoléfine greffée par des silanes sur un papier d'isolement, la réticulation ayant lieu ensuite en pré- sence d'un catalyseur de condensation de silanol, par exemple par mise en oeuvre du procédé décrit dans le brevet britannique n 1 536 562. Plus précisément, des composés du type silane (appelés tout simplement "silane" dans la suite du pré- sent mémoire) tels que le vinyltriméthoxysilane et le vinyltriéthoxysilane, ayant des groupes vinyle ou ana- logue permettant le greffage sur des polyoléfines et des groupes silyle hydrolysables, sont malaxés à chaud en présence d'un activateur radicalaire, à l'aide d'une extrudeuse ou analogue afin que le silane puisse se greffer à la polyoléfine en formant une polyoléfine greffée par un silane. Cette polyoléfine parvient alors à une extrudeuse avec un catalyseur de condensation de silanol tel le dilaurate de dibutylétain ou le diacé- tatede dibutylétain, puis elle est extrudée par une fi- lière en T sur un papier d'isolement et, avant solidi- fication par refroidissement, elle est mise au contact d'un autre papier d'isolement, et l'humidité du pa- pier d'isolement réagit alors avec le silane greffé sur la polyoléfine et provoque une réticulation totale. il L'humidité du papier isolant lui-même peut être utilisée comme eau de réticulation, ou, dans une variante, de la vapeur d'eau ou de l'eau tiède peut provenir de l'exté- rieur. Le catalyseur de condensation de silanol peut être malaxé avec la polyoléfine greffée comme indiqué précédemment. Dans une variante, la polyoléfine gref- fée peut être liée à l'état fondu et sous pression au papier, et le stratifié résultant peut recevoir une pulvérisation d'une solution ou dispersion du catalyseur de condensation de silanol ou peut être immergé dans une telle solution ou dispersion. En plus de la liaison à l'état fondu sur un stratifié, entre la polyoléfine greffée et un papier isolant, le stratifié peut aussi être formé par appli- cation d'une solution chaude dans le xylène de la po- lyoléfine greffée, sur le papier isolant. De plus, dans ce cas, le catalyseur de condensation de silanol est ajouté au préalable dans la solution ou peut adhérer à la surface après application de la solution. On suppose qu'une partie des groupes silyle hydrolysables de la polyoléfine greffée réagit direc- tement avec les groupes hydroxyle alcooliques et se lie à ces groupes dans la molécule de cellulose cons- tituant le papier isolant; en conséquence, la résis- tance de la liaison entre le film de polyéthylène et le papier isolant et la résistance à l'huile du film com- posite sont améliorées. Au cours de la formation d'un film composite mettant en oeuvre une telle réticulation de groupes silane, l'utilisation des polyéthylènes parmi les polyoléfines, est très avantageuse car elle permet une réaction du silane par greffage avec une étendue satisfaisante et permet la formation d'un film compo- site ayant une résistance élevée de liaison. Parmi les polyéthylènes, les polyéthylènes haute densité sont en outre préférables car ils contribuent à l'amélioration de la résistance aux huiles. Dans le film composite faisant partie du câble de distribution de courant électrique selon l'invention, il est souhaitable que l'épaisseur du film de polyéthylène soit comprise entre 40 et 120 mi- crons, que celle du papier d'isolement soit comprise entre 10 et 60 microns, que le film composite, portant un papier isolant collé aux deux faces du film de poly- oléfines, ait une épaisseur comprise entre 100 et 250 microns, et qu'un film composte ayant un papier isolant et un film de polyoléfine collés l'un à l'au- tre à raison d'une couche chacun, aient une épaisseur comprise entre 50 et 180 microns. La couche d'isolement du câble de distribution de courant électrique selon l'invention est formée par un film composite comprenant un film de polyoléfine, par exemple de polyéthylène ou de polypropylène, et un papier d'isolement, la constante diélectrique com- posite du film composite étant relativement proche de celle de l'huile d'imprégnation préparée de la manière précitée, cette propriété étant l'une des raisons pour lesquelles le câble de distribution de courant électri- que, imprégné par une huile, préparé selon l'inven- tion, a une rigidité diélectrique, et surtout une ten- sion de claquage par impulsions aussi élevées. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'exemples de mise en oeuvre de l'invention, donnés à titre purement illustratif. Exemple de préparation d'huile d'imprégnation. On place un litre d'une huile formant un sous-produit d'un craquage utilisé pour la préparation d'éthylène, un litre de xylène et 100 g d'argile acide dans un autoclave de 10 1. L'huile contient 94,6 % en poids de constituants dont la température d'ébullition entre dans la plage comprise entre 75 et 1980C, la tem- perature de distillation initiale étant 680C alors que la température de distillation de 97 % du produit est de 1750C, l'huile contenant 13,7 % en poids de composés aliphatiques saturés, 68,5 % en poids de composés aro- matiques monocycliques, 17,8 % en poids d'oléfines, essentiellement d'oléfines aromatiques, et 48 ppm de composés du soufre. L'autoclave est mis à une pression de 30 bars avec de l'azote puis est chauffé sous agi- tation et est maintenu à une température de 1500C. Au cours de la montéeen température jusqu'a 150'C, lorsque l'élévation de la température est rapide autour de 1100C, du fait de la chaleur réactionnelle, il est avantageux que le chauffage externe soit temporairement interrompu. * Ensuite, on ajoute goutte à goutte et sur une période de 3 h, 5 1 supplémentaires de l'huile précitée formant un sous-produit. Après la fin de l'addition, on pour- suit le chauffage avec agitation pendant 1 h supplé- mentaire. Après refroidissement, on sépare l'argile aci- de par filtration. On récupère alors 3,65 kg de distil- lat léger, ayant une température de distillation infé- rieure à 1900C, par distillation à pression atmosphé- rique. On récupère alors les distillats suivants séparés par distillation sous pression réduite de 3 torrs. UOTqTTTIsTp ap npTsqE gTqvavduIoo aTduIGxxT ap ú qeTTTqSTa uoTtuaAuT 1T uoI -as uoTUbadUIT.ip TTlnH aiduexaT * 1p I;ITTTFsTa DO seuIlou uoUssOzT d v uoTTTIInq9,P OBUTI saaoq E 'UOTI -VITTqtSTP op abuTd iWTTTISTa 0o un 0s Ln -Y le OTT 0tM OMZ-981 E S99Z-S61 991-011 u ja, iLDugn 011-09 T On ajoute aux distillats 1 à 3 2,5 % en poids d'argile active, et on effectue le traitement par l'ar- gile sous atmosphère d'azote à une température de 50'C pendant une période de 2 h. Le tableau I qui suit indique les propriétés des distillats et d'huiles connues d'imprégnation qui sont une huile minérale HM, un alkylbenzène AB, un alkylnaphtalène AN et un polybutène PB. TABLEAU I huile d'imprégna- tion selon l'in- vention viscosité (cSt à 38 C) point d'éclair (vase clos, C) point d'écoule- ment, C résistivité en volume (80 C, n.cm) constante di- électrique, 80 C Tension de perce- ment, kV/2,5 mm, C tgS (%, 80 C) 4,9 = -50 4.1015 2,5 = 70 0,03 Exemple comparatif HM 6,4 AB AN PB ,5 10,0 137 140 135 -34 - -50 - -50 1.1014 9.1015 3,1015 2,1 0,02 2,2 2,4 0,02 = 70 0,03 -48 Distillat 3,4 = -50 Distillat 0) 2.1015 2,0 0,03 r' Ln 0n w Co Etant donné son faible point d'éclair, le distillat 1 n'est pas très avantageux pour des raisons de sécurité, comme huile d'imprégnation du câble de distribution de courant électrique imprégné par une huile selon l'invention. Le distillat 3 est aussi relativement peu avantageux à cause de son point élevé d'écoulement et de sa viscosité élevée, car des bulles résiduelles se forment facilement entre les éléments de l'isolement, au moment de l'imprégnation du câble par l'huile, et celle-ci s'écoule difficilement aux endroits relativement froids si bien que les pro- priétés du câble de distribution peuvent être réduites. Exemple de préparation d'un film composite Film composite 1 On colle l'une à l'autre deux feuilles de pa- pier kraft isolant (de 43 microns d'épaisseur) à l'aide de polypropylène extrudé à l'état fondu, dans une filière en T montée sur une extrudeuse, l'ensemble formant un film composite 1 ayant la structure suivante, les épais- seurs étant indiquées entre parenthèses: papier kraft (43 microns) /polypropylène (49 microns)/papier kraft (43 microns). On prépare de la même manière un film composite 1' n'ayant que deux couches avec la structure suivante papier kraft (43 microns)/polypropylène (49 microns). Film composite 2 On malaxe à chaud 100 parties en poids de polyéthylène haute densité, 0,15 partie en poids de peroxyde de dicumyle et 2,0 parties en poids de vinyltriméthoxysilane, à une température d'environ 2000C, dans une extrudeuse, afin que des granulés de polyéthylène greffé par un silane soient formés. On ajoute alors,à 100 parties en poids des granulés, 0,05 partie en poids de dilaurate de dibutylétain et on extrude le mélange entre deux feuilles de papier isolant, dans une filière en T montée sur l'extrudeuse, la liaison étant assurée par application d'une pression avant solidification par refroidissement. Dans ce cas, un traitement à la vapeur d'eau ou analogue peut être utilisé afin que la réticulation du silane soit totale. Cependant, ce traitement supplémentaire n'est pas né- cessaire habituellement, l'humidité dégagée lors du chauffage qui assure le séchage du film composite per- mettant à la réticulation d'avoir lieu. Le film ainsi formé a une structure suivante: papier kraft (43 mi- crons)/polyéthylène (49 microns)/papier kraft (43 mi- crons). On forme aussi de la même manière un film composite 2' avec deux couches seulement, et ayant la structure: papier kraft (43 microns)/polyéthylène (49 microns). Ensuite, à l'aide des films composites ainsi préparés et des huiles d'imprégnation indiquées précé- demment, on fabrique des exemples de câbles de distri- bution tels que chacun des films composites est décou- pé sous forme d'un ruban de 20 mm de largeur puis en- roulé, avec une contrainte de 5 N pour la largeur du ruban, sur un tube de cuivre de 30 mm de diamètre for- mant un conducteur électrique, la couche isolante ayant une épaisseur de 4,5 mm;-l'extérieur de la couche iso- lante est recouvert d'un tube d'aluminium ondulé, avec interposition d'un papier carboné, et les câbles ain- si fabriqués sont alors séchés sous vide, à 10-3 torr et 1100C pendant 12 h puis imprégnés d'une huile dé- gazée et séchée d'imprégnation. Après chauffage à 1000C pendant 30 jours, les câbles ainsi fabriqués sont sou- mis à l'essai de claquage par impulsions et les va- riations d'épaisseur de la couche d'isolement sont vérifiées, avant et après chauffage. On mesure aussi la tension de claquage en courant alternatif après essai de flexion. TABLEAU II Constitution Tension de claquage, de la couche par impulsions, isolante kV/mm initiale après 30 d -___à 100 C huile d'im- film composi- prégnation te 1 de l'exemple de préparation " film composi- te 2 comparatif 1 alkylnaph- film composi- talène te 1 " 2 polybutène " 2 " 3 alkylbenzène (dodécylbenzène)" 1 4 alkylbiphényle (monoisopropyl- diphényle) " " " 5 huile minérale " " exemple 3 huile d'im- film composi- prégnation te 1' de prépara- tion " 4 film composi- te 2' 98 88 55 60 60 Variation d'é- paisseur de la couche isolante après chauffage % Tension de cla- quage en courant alternatif, kV/mm avant apres %0 o Huile d'im- prégnation exemple 1 exemple il Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositfs et procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. REVEND ICATIONS 1. Câble de distribution de courant électrique, imprégné par une huile, caractérisé en ce qu'il comporte une couche d'isolement formée par enroulement d'un film composite comprenant un film de polyoléfine et un papier isolant, sur un conducteur électrique, la couche étant imprégnée d'une huile, celle-ci contenant des distillats qui ont une plage de températures d'ébullition à pres- sion normale comprise entre 265 et 360'C, les distillats étant obtenus par mise en contact, en phase liquide et avec un catalyseur acide, d'un mélange d'hydrocarbures provenant du craquage thermique d'hydrocarbures du pétrole à une température de 700'C ou plus, le mélange contenant essentiellement des constituants ayant une plage de températures d'ébullition comprise entre 75 et 1980C et contenant essentiellement des composés aromatiques monocycliques,le mélange contenant en outre des oléfines aromatiques dont la température d'ébullition est comprise dans la plage précitée. 2. Câble selon la revendication 1, caractérisé en ce que le traitement par le catalyseur acide a été mis en oeuvre à une température réactionnelle comprise entre 0 et 2000C, avec un temps de séjour du liquide compris entre 0,1 et 5 h, et avec une concentration initiale d'oléfines aromatiques inférieure à 10 % en poids dans le système réactionnel. 3. Câble selon la revendication 1, caractérisé en ce que le film composite est un stratifié obtenu par collage d'une couche au moins d'un film de poly- oléfine sur une couche au moins d'un papier isolant. 4. Câble selon la revendication 3, caractérisé en ce que le papier isolant est collé sur une face ou sur les deux faces d'une couche d'un film de polyolé- fine, par adhérence obtenue à l'état fondu ou par liaison chimique. 5. Câble selon la revendication 3, caractérisé en ce que le film de polyoléfine est un film d'une polyoléfine extrudée à l'état fondu sur le papier iso- lant. 6. Câble selon la revendication 4, caractérisé en ce que la polyoléfine est le polypropylène. 7. Câble selon la revendication 3, caractérisé en ce que le film de polyoléfine est un film d'une polyoléfine greffée par un silane et collée à l'état fondu sur le papier isolant, cette polyoléfine étant à l'état réticulé provoqué par la présence d'un cataly- seur de condensation de silanol. 8. Câble selon la revendication 7, caractérisé en ce que la polyoléfine greffée par un silane est du polyéthylène haute densité greffé par un silane. 9. Câble selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'huile d'imprégnation contient un composé du soufre en quantité comprise entre 10 et 500 ppm.