La présente invention, due à la collaboration de Monsieur Christian ROTURIER, se rapporte à une réalisation de brocheuse verticale à broches multiples, notamment destinée à permettre de brocher des réseaux réguliers de trous dans des plaques à trous multiples, telles que les plaques tubulaires pour échangeurs de chaleur. Dans une telle application, la pièce à brocher est déplacée entre chaque passe pour amener une nouvelle série de trous dans les axes des broches correspondants. Lorsque le travail s'effectue en bordure du réseau de trous de la pièce å brocher, un nombre variable de broches auxquelles ne correspondent pas de trous doit alors être neutralisé, et la nécessité d'une intervention manuelle constitue un frein à la production. La présente invention a pour objet une re#alisation de machine a brocher verticale à broches multiples particulièrement adaptée pour résoudre avec avantage (rapidement et commodément) toutes opérations de brochage sélectif. A cet effet, la brocheuse verticale à broches multiples selon l'invention comportant des moyens de descente des broches destinés à les amener au travers des trous d'une pièce à brocher, en engagement de verrouillage avec un bloc de traction destiné d tirer entièrement les broches au travers des trous, est essentiellement caractérisé en ce que lesdits moyens de descente sont constitués pour chaque broche par un vérin à flu#ide sous pression, de sorte que la sélection d'emploi des broches dépend de la mise en action sélective des vérins correspondants. En particulier, en outre, chaque broche est liée à la tige de piston du vérin correspondant par un dispositif de verrouillage libérable par un organe de buie disposé dans une portion de la course de descente de la tige de piston faisant suite a celle de verrouillage de la broche avec ledit bloc de traction. Une forme de réalisation d'une brocheuse selon l'inven- tion est ci-après décrite à titre d'exemple et en référence au dessin annexé, dans lequel - la figure 1 est une vue en élévation de face de la machine avec coupe partielle principale dans l'axe du bloc de traction ion - la figure 2 est une vue en élévation de côté de la machine, à plus petite échelle, avec coupe partielle principale du bâti dans 1 t axe du bloc de traction - la figure 3 est une vue de dessus schématique de la machine illustrative de l'implantation de ses différents composants et de l'enveloppe des déplacements de pièces à brocher constituées par des plaques de contour circulaire. La brocheuse représentée au dessin comprend un bâti dont la partie inférieure désignée par 1 dans son ensemble forme support d'une table de brochage 2 et logement du dispositif de traction désigné par 3 dans son ensemble, tandis que la partie supérieure du bâti constitue un col de cygne 4 supportant un bloc porte-broches 5. Les broches 6 sont ici au nombre de douze formant un réseau en deux rangées de six. La table 2 présente un réseau analogue de trous de passage 7 des broches et sous elle un bloc de traction 8 porte en correspondance desdits trous douze têtes de verrouillage 9 des extrémités inférieures de broche destinées à y être engagées. Ces têtes de verrouillage à libération du verrouillage par poussoir à ressort ne sont pas ici décrites comme étant de réalisation bien connue en soi et définie notamment par la norme française CNOMO 266550 et 51 ou allemande DIN 1418, et on notera aussi que de telles têtes sont prévues pour assurer et maintenir une orientation angulaire déterminée de la broche autour de son axe. Le bloc de traction 8 est monté coulissant sur deux colonnes 10 fixées dans la partie inférieure 1 du bâti de part et d'autre d'un vérin hydraulique 11, dont la tige de piston 12 est rendue solidaire du bloc en sa partie inférieure centrale. Chaque broche 6 est liée par une tête de verrouillage 13 à la tige de piston 14 d'un vérin à fluide sous pression, dont le cyiindre 15 est fixé sur ledit bloc porte-broches 5. Chaque tête de verrouillage 1' à libération du verrouillage par poussoir à ressort, est constituée de -façon analogue aux têtes de verrouillage 9, selon les normes précédemment définies. Les tiges 14 des vérins sont elles-mêmes d'un profil assurant leur maintien en une orientation angulaire donnée, par exemple d'une section à trois lobes. Le bloc porte-broches 5 est pourvu de quatre colonnes pendantes 16 de soutien d'une traverse 17 présentant des passages individuels de broches 18, de diamètre tel que la traverse 17 forme arrêtoir pour le poussoir#a#-ressort de dé verrouillage de chaque tête > apparent en 13alors de la descente des broches sélectivement commandée par l'intermédiaire du vérin 14-15 correspondant à chaque broche. De part et d'autre de la table de brochage 2, transversalement au col de cygne 4, sont disposées des chandelles 19 à galet orientable 20 de support du porte à faux de la pièce à brocher P hors de la table. Associée à la table de brochage 2 qui est fixe, est disposée en avant du col de cygne 4, une table mobile 21 de support de la pièce à brocher, déplaçable suivant deux axes rectangulaires. A cet effet, la table 21 est montée guidée ici par l'in termédiaire de galets de roulement et support 22, dans le sens du mouvement dit "longitudinal" L, sur un chariot 23 disposé transversalement au col de cygne en avant de celui-ci, le déplacement de la table 21 par rapport au chariot 23 étant commandé par 1'in- termédiaire d'un mécanisme à vis-écrou, dont la vis 24 portée par le chariot est actionnable par l'intermédiaire d'un moteur non représenté.Le chariot 23 est lui-même monté guidé à cheval sur un chemin à double glissière 25 s'étendant dans le sens du mouvement dit "transversal" T, le déplacement de ce chariot étant commandé par l'intermédiaire d'un mécanisme à vis-écrou, dont la vis 26 est portée par le chemin à glissière 25 et actionnable par l'intermédiaire d'un moteur non représenté. Ce mouvement transversal T est d'une amplitude telle qu'il permet d'effectuer en fin de passe de brochage, un dégagement total de la pièce à brocher par rapport aux broches avant remontée de celles-ci. En outre, le mouvement transversal T et le mouvement longitudinal L peuvent. être programmés pour brocher tous les trous de la pièce P suivant un programme de déplacements successifs de la pièce comportant notamment des mises en action sélectives des broches en bordure de la zone de brochage, ici résolues par la mise en action sélec- tive des vérins individuels de broches à chaque passe de brochage considérée. La figure 3 représente en trait plein et pointillé trois positions caractéristiques de la pièce P en cours de brochage, l'une en trait plein dans l'axe du mouvement transversal T, les deux autres en trait pointillé correspondant 9 celles d'extrémité dans-le sens longitudinal L et donnant les limites dans lesquelles peuvent être brochés tous les trous que peut présenter l'une des moitiés de la pièce P, cette dernière devant être ensuite tournée de 1800 sur la table mobile 21 où elle est bridée, pour le brochage des trous de son autre moitié de surface.On a également illustré en trait mixte à la figure 3, les positions de recul de la pièce à brocher P correspondant a chacune des trois positions précitées, et qui sont indicatives du déplacement transversal de sens T qui doit être appliqué pour chacune en fin de passe afin de dégager le passage de remontée des broches, l'enveloppe de ces positions définissant la limite de déplacement des pièces au cours du brochage Chaque passe de brochage proprement dite se déroule comme suit à partir de la position d'attente des broches 6 repré sentée à la figure 1, les trous à brocher de la pièce P étant sup- posés correctement positionnés en regard des trous 7 de la table de brochage 2 par le déplacement programmé appliqué à la table 21 comme on vient de le voir. Ainsi qu'on l'a dit, c'est la sélection d'actionnement des vérins individuels de broche 14-15 qui gouverne la descente des broches 6 requises pour la passe de brochage considérée, et les vérins individuels actionnés entraînent la descente des broches correspondantes, dont les extrémités inférieures viennent s'engager librement dans les trous de la pièce P, de la table 2 et dans les têtes de verrouillage 9, qui sont en appui déverrouillé avec le bloc de traction 8 contre la table de brochage 2. Dès le début de course enchaîné du bloc de traction 8 assuré par le vérin il les têtes de verrouillage 9 agrippent les extrémités Inférieures des broches 6 par leur gorge 6a, et les tirent vers le bas au travers des trous de la pièce P à brocher. Les vérins 14-15 et têtes de verrouillage 9 assurent un mouvement d'accompagnement de la course de brochage jusqulà ce que les poussoirs de déverrouillage des têtes 9 rencontrent la traverse arrêtoir 17 et libèrent ainsi les extrémités supérieures des broches que le bloc de traction 8 va continuer de tirer jusquten dessous de la pièce P dans les trous de la table 2. En fin de passe, la pièce P peut ainsi être reculée par déplacement transversal de sens T afin de ne pas remonter les broches au travers des trous venant d'être brochés, mais uniquement au travers des trous de la table 2 par un mouvement inverse du vérin 11. Les broches ainsi remontées viennent de nouveau s 'enga- ger à leur extrémité supérieure dans les têtes de verrouillage 9 restées appuyées en attente contre la traverse arrêtoir 17, le mouvement des vérins 14-15 s'enchaînant alors avec celui du vérin 11 et les têtes 9 se verrouillant sur les broches, tandis que les extrémités inférieures de ces dernières se trouvent ensuite déverrouillées lorsque les têtes 13 du bloc de traction 8 reviennent en appui sous la table de brochage 2. Les vérins 14-15 terminent alors seuls le relevage en position initiale des broches sélec -tionnées pour la passe de travail considérée. On a également représenté au dessin à titre illustratif, un bac inférieur 26 d'huile d'arrosage et de recueil des copeaux, dans lequel puise la pompe d'arrosage du brochage, et dans lequel est partiellement immergé un convoyeur à chaîne sans fin 27 de récupération des copeaux les remontant hors de la fosse dans laquelle est implanté le bâti inférieur 1 de machine. Bien entendu, d'autres variantes d'agencement général de la machine peuvent être imaginées sans pour autant sortir du domaine de l'invention revendiquée. REVENDICATIONS 1. Brocheuse verticale à broches multiples comportant des moyens 2e descente des broches destinés à les amener au travers des trous d'une pièce à brocher, en engagement de verrouillage avec un bloc de traction destiné à tirer entièrement les broches au travers des trous, caractérisée en ce que lesdits moyens de descente sont constitués pour chaque broche par un vérin à fluide sous pression, de sorte que la sélection d'emploi des broches dépend de la mise en action sélective des vérins correspondants. 2. Brocheuse verticale à broches multiples selon la revendication 1, caractérisée en ce que chaque broche est liée à la tige de piston du vérin correspondant par un dispositif de verrouillage libérable par un organe i bude disposé dans une portion de la course de descente de la tige de piston faisant suite à celle de verrouillage de la broche avec ledit bloc de traction. 3. Brocheuse verticale à broches multiples selon la revendication 2, caractérisée en ce que les organes de butée des tiges de pistons sont constitués par une traverse intermédiaire fixe présentant des passages de traversée des broches. 4. Brocheuse verticale à broches multiples selon les revendications 2 ou 3, comprenant une table de support fixe des pièces à brocher présentant des passages de broches par rapport auxquels est positionnée la pièce pour le brochage, caractérisée en ce que les broches sont tirées jusqu'en dessous de la pièce, de façon à effacer celle-ci avant remontée des-broches. 5. Brocheuse verticale à broches multiples selon l'une des revendications précédentes,caractérisée en ce que la tire de piston de chaque vérin est puidée suivant une orientation angulaire donnée.