La présente invention concerne un procédé de préparation d'une solution dans la N-méthyl-2-pyrrolidone d'un polymère générateur de fibres dont au moins 90 moles % des motifs sont des motifs de métaphénylène-isophtalamide. Plus particulièrement, l'invention concerne un procédé de préparation d'une solution homogène d'un poly(métaphénylène-isophtalamide) ou d'un de ses copolymères, dont les motifs constitutifs sont à 90 moles * au moins des motifs de métaphénylène-isophtalamide dans la R-méthyl- 2-pyrrolidone, la concentration de l'homopolymère ou du copolymère étant élevée. Pour simplifier, on appelle ci-après l'homopolymère et le copolymère précédemment indiqués polymères de métaphénylèneisophtalamide. Un des objets de l'invention est une solution concentrée stable de polymère de métaphénylène-isophtalamide obtenue en le dissolvant dans la N-méthyl-2-pyrrolidone. L'invention concerne également une solution concentrée du polymère de métaphénylèneisophtalamide qu'on peut facilement façonner sous forme de fibres, de pellicules, de feuilles, de pellicules de revetement et simi lairds. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui suit. On sait que les polyamides aromatiques et en particulier les polyamides totalement aromatiques polymérisés à partir de diamines aromatiques et de diacides carboxyliques aromatiques ou de leurs dérivés fonctionnels possèdent d'excellentes propriétés physiques et chimiques telles que les propriétés électriques, la résistance à la décomposition thermique, la résistance à l'attaque par les agents chimiques, la résistance aux rayonnements de haute énergie, une ininflammabilité inhérente, etc.. mais que malgré ces remarquables propriétés leur solubilité dans les solvants organiques est médiocre.Par conséquent, il est difficile de les transformer en fibres, pellicules, feuilles et pellicules de revêtement. Par exemple, bien que la solution à 6 % dans le diméthylformamide du p oly (mét aphénylène -i sopht ai amide) soit, telle qu'on vient de la préparer, stable pendant un certain temps, elle se trouble immédiatement et le polymère s'insollubi- lise lorsqu'on la laisse reposer ou qu'on la chauffe. Comme indiqué dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 287 324, le produit insoluble formé dans ce cas ne peut etre redissous par chauffage ou dilution.De plus, on sait que la N-méthyl-2-pyrro lidone est l'un des solvants les plus actifs parmi les solvants de type amide0 Cependant, il est établi qu'on ne peut obtenir une solution concentrée stable de pol.gbnétaphényléne -i sophtala- mide) même lorsqu'on utilise ce solvant si l'on n'incorpore pas des sels tels que le chlorure de lithium et le chlorure de calcium.En pratique, pour supprimer le danger qu'implique la manipulation d'une telle solution instable, on conduit la transformation par exemple en utilisant une solution diluée à une concentration pondérale inférieure à 10 % bien que cela soit très désavantageux ou comme décrit dans le brevet des Etats-Unis d'métrique nO 3 068 188 et le brevet britannique nO 871-580 en aåoutant une petite quantité d'un sel minéral. Cependant le premier procédé ne peut être utilisé que dans le cas où on désire former une pellicule mince de revêtement. Et même dans ce cas, on ne peut supprimer les inconvénients économiques et les difficultés techniques qu'implique l'élimination de la grande quantité de solvant.Bien que le dernier procédé consistant à ajouter un sel soit efficace en pratique car il augmente la stabilité de la solution, il présente des inconvénients en ce que le sel ajouté demeure dans l'article façonné obtenu et qu'il est nécessaire d'éliminer le sel de l'article façonné par exemple par lavage. Par conséquentt il est nécessaire de procéder à des opérations compliquées consistant à mettre l'article façonné au contact de l'eau à température élevée pendant une durée prolon gée. De plus, on ne peut éviter des inconvénients tels qu'une augmentation de la décomposition thermique de l'article façonné ou une altération importante de ses propriétés électriques lorsqu'il demeure une simple trace de ces sels dans l'article façonné.De plus, on a tenté d'améliorer la solubilité du polymère lui-même selon des techniques telles que la copolymérisa- tion. Cependant, pour améliorer en pratique la solubilité, le copolymère doit être tel que la concentration des motif s du comonomère doit être supérieure à 10 moles % dans la composition de copolymère. D'autre part, on sait qu'un copolymère ayant une copolymérisation aussi importante a généralement une cristallinité médiocre et que les articles façonnés obtenus à parlai d'un t e 1 polymère ont une stabilité dimensionnelle médiocre à température élevée.De plus, la résistance de ces articles façonnés est diminuée et ils sont susceptibles d'être altérés par la chaleurs En étudiant de près la solubilité des polymères de métaphénylène-isophtalamide précités c 'est-à-dire de poly(métaphénylè- ne-isophtalamide) constitué entièrement de motifs métaphénylèneisophtalamide de formule et de copolymères dans lesquels au moins 90 moles % des motifs structuraux sont des motifs de métaphénylène-isophtalamide de formule (3) ci-dessus, on a découvert qu'en utilisant la N-méthyl2-pyrrolidone comme solvant on peut préparer une solution concentrée stable sans ajouter des sels minéraux.Selon l'invention, par exemple dans le cas d'un mélange de poly(métaphénylène-isophtalamide) et de N-méthyl-2-pyrrolidone dans le quel le polymère a une concentration pondérale supérieure à 10*, il existe une limite inférieure critique de la température à laquelle le polymère se dissout dans la N-méthyl-2-pyrrolidone, cette limite inférieure étant déterminée par la concentration et la composition des motifs du polymère. A une température inférieure à cette température critique, on ne peut obtenir une solution homogène stable. D'autre part, il existe également une limite critique supérieure de la température qui est déterminée par la composition et la concentration du polymère et à des températures supérieures à cette limite/ il est impossible d'obtenir une solution homogène et stable. De plus, un tel système ne peut exister sous forme d'une solution homogène que dans une zone de température délimitée par les deux températures critiques précitées. On a également découvert que le produit insolubilisé formé à une température supérieure à la température critique supérieure, ne peut se redissoudre par chauffage ou dilution. L'idée généralement admise que les procédés classiques tels que le mélange et/ou le chauffage sont insuffisants pour former une solution stable à concentration élevée dudit polymère et dudit solvant est erronée. I1 semble que cette erreur soit due au fait que l'on ignorait la zone de température précitée dans les tentatives de dissolution antérieures. Selon l'invention, on peut dissoudre le polymère de méta phénylène-isophb alamide dans la N-méthyl-2-pyrrolidone de façon homogène et à des concentrations élevées en chauffant le polymère et le solvant constitué d'au moins 80 % en poids de N méthyl-2-pyrroîidone à des températures qui ne 50 it pas inférieures à la température (tri) déterminée par la relation suivante T1 = -18 + 3C - 1,5x ,,...,.,, (1) et à une température ne dépassant pas la température (T2) déterminée par la relation suivante T2 = 330 - lOC + 7x ..ooo..a.o...(2) dans lesquelles T1 et T2 sont les températures en OC;; C est le pourcentage pondétal du polymère dans le système du polymère et du solvant et X est le pourcentage molaire des motifs autres que les motifs de métaphénylène-isophtalamide contenus dans le polymère. Selon l'invention, on peut également dissoudre de façon ho mogène et à une concentration élevée le polymère de métaphénylène-isophtalamide dans la N-méthyl-2-pyrrolidone selon un procédé consistant à mélanger le polymère et un solvant constitué d' au moins 80 % en poids du solvant précité à une température inférieure à la température 21 déterminée par la relation (1) ci-dessus mais supérieure à -200C, pour former la suspension puis à chauffer la suspension ainsi formée à une température qui n'est pas inférieure à la température 21 déterminée par la relation (1) ci-dessus et qui n'est pas supérieure à la température T2 déterminée par la relation (2) précédemment indiquée. Comme précédemment indiqué, on utilise dans l'invention comme polymère dissous le poly (métaphénylène -i sophtalamide) qui est un homopolymère constitué entièrement de motifs de métaphénylène-isophtalamide, s'il est générateur de fibres. De plus, on peut également utiliser dans l'invention des copolymères constitués de motifs de métaphénylène-isophtalamide de formule (3) ci-dessus et d'autres motifs, dans lesquels les premiers motifs constituent au moins 90 moles % de la totalité des motifs. Pour simplifier lors qu'on désigne ces copolymères on les appelle simplement ci-après copolymères de méta phénylène-isophtalamide On peut également utiliser l'un quelconque de ces copolymères à condition qu'il soit générateur de fibres. En général, on utilise parmi ces homopolymères et copoly- mères ceux ayant une viscosité inhérente, comme définie ci-après, de 0,6 à 3,0 et de préférence de 0,9 à 2,5. Comme motifs copplymères, (ou constituants copolymères) autres que le métaphénylène-isophtalamide, entrant dans la composition de copolymère, on peut citer par exemple le métaphénylènetéréphtalamide, le paraphénylène-isophtalamide et le paraphénylène-téréphtalamide. Cependant on peut utiliser tout motif ou composant copolymère capable de former un copolymère de métaphé- nylène-isophtalamide générateur de fibres par copolycondensation avec le métaphénylèneisophtalamide. Ces motifs copolymères (ou composants copolymères) peuvent être des motifs amides aromatiques dérivant d'un acide benzènedicarboxylique et d'une phénylènediamine tels que le métaphénylè ne-téréphtalamide, le paraphénylène-isophtalamide et le paraphé nylène-téréphtalamide précités ou un motif méta- ou para-benzamide; ou un motif amide contenant un noyau benzène tel que le 2,6-naphtylène, le 4,4'-biphénylène et le 4,4'-oxodiphénylène; et également un motif alkylène-amide.De plus, ces motifs ou composants copolymères peuvent avoir une structure dans laquelle l'hydrogène du noyau benzénique ou l'hydrogène fixé à l'atome d'azote de l'amide est substitué par exemple par un atome d'halogène, un groupe halogéno, nitro, sulfone, alcoxy, carboxyle ou un de leurs dérivés fonctionnels (par exemple un groupe alcoxycarbonyle ou alcoxycarbonyle substitué), des groupes alky- le inférieurs et amino secondaires. De fagon semblable, le motif copolymère précité peut avoir une structure dans laquelle un ou plusieurs des atomes d'hydrogène d'un ou plusieurs noyaux benzéniques ou des groupes amides du motif de métaphénylèneisophtalamide est substitué par un substituant comme précédemment indiqué.On peut introduire ces motifs copolymères (ou composants copolymères) dans le motif de métaphénylène-isophtala- mide dans des limites telles qu'ils ne nuisent pas aux bonnes propriétés du poly(métaphénylène-isophtalamide) telles que sa résistance aux températures élevées, sa cristallinité, sa blancheur, son caractère autoextinguibOD, sa résistance aux solvants, sa résistance aux agents chimiques et aux rayonnements radioactifs. Lorsqu'on désire particulièrement obtenir une bonne résistance aux températures élevées et aux solvants, on préfère n'utiliser qu'une faible proportion du motif copolymère.Ces polymères de métaphénylène-isophtalamide (y compris les homo polymères) peuvent être ceux préparés selon les procédés connus tels que le procédé de polycondensation en solution à basse température (brevet des Etats-Unis d'amérique nO 3 063 966), le procédé de polycondensation interfaciale (brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 006 899) ou le procédé à l'oligomère (brevet des Etats-Unis d!Amérique nO 3 640 970 et brevet britannique nO 1 265 732) ou tout autre procédé. De plus, le polymère qu'on dissout dans l'invention peut contenir une petite quantité d'eau dont l'importance correspond de préférence à l'humidité adsorbée. De plus, le motif copolymère (ou composant copolymère) du copolymère de métaphénylène-isophtalamide qu' on dissout dans l'invention peut comporter une liaison d'extension de chaîne autres que le groupe amide, par exemple un groupe ester, imide, benzimidazole, benzoxazole ou oxadiazole tant qu'il ne nuit pas aux excellentes propriétés précitées que possède le poly(métaphénylène-isophtalamide). Le polymère de métaphénylène-isophtalamide, constitué de l'homopolymère ou des copolymères précités, qu'on utilise dans l'invention peut être mélangé avec une petite quantité d'un ou plusieurs des copolymères précédemment cités ou d'un polymère constitué d'un ou plusieurs des composants polymères cités ou d'autres polymères compatibles. Dans ce cas, la quantité du composant qu'on mélange ne dépasse de préférence pas 10 % en poids. Dans ce cas, également, la quantité ajoutée doit de préférence, être telle qu'elle ne nuise pas de façon importante aux bonnes propriétés du poly(métaphénylène-isophtalamide). Bien qu'on utilise comme solvant dans l'invention la Nméthyl-2-pyrrolidone, on peut en remplacer une partie par d'autres solvants, par exemple un solvant de type amide ou du diméthylsulfoxyde, etc.. Les solvants de type amide qu'on utilise de préférence sont par exemple le N-N-diméthylformamide , le N,N- diméthylacétamide, la N,N,N' ,N' tétraméthylurée, le N-méthylcaprolactame et le N,N,N',N',N" ,N"-hexaméthylphosphoramide, Dans la plupart des cas, un remplacement ne dépassant pas 30 % en poids et en particulier ne dépassant pas 20 % en poids ne nuit pas de façon importante à la stabilité de la solution du polymère de métaphénylène-isophtalamide précitée. De plus, on peut également remplacer une partie de la N-méthyl-2-pyrrolidone par une petite quantité d'un diluant. Pour cela on peut utiliser un composé tel que l'acétone, la méthyléthylcétone, la cycl & exa- none, la tétraméthylènesulfone et le tétrahydroturanne. Dans ce cas également, pour conserver la stabilité de la solution de polymère de métaphénylène-isophtalamide, on utilise ces composés à une concentration ne dépassant pas 10 po et en particulier ne dépassant pas 5 %. Ainsi, on-utilise de façon avantageuse dans l'invention un solvant constitué d'uu moins 90% en poids et mieux de 95 % en poids de N-méthyl-2-pyrrolidone. Les solvants qu'on a purifiés par distillation de façon habituelle conviennent parfaitement à cet effet. Selon l'invention, on peut transformer le polymère de métaphénylène-isophtalamide précité et le solvant contenant au moins 80 % en poids de N-méthyl-2-pyrrolidone en une solution homogène de polymère en les mélangeant en agitant à une température comprise dans la gamme ayant pour limite inférieure la température T1 déterminée par la relation (1) précédente et comme limite supérieure la température T2 déterminée par la relation (2) précédente et ne dépassant pas une valeur supérieure de 15O0C. Cependant, un procédé particulièrement favorable consiste à mélanger tout d'abord le polymère et le solvant jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de particules grossières de polymère et qu'on obtienne une suspension ayant le maximum d'uniformité, après quoi on chauffe la suspension à la température comprise dans la gamme précitée. Dans ce dernier cas, il arrive parfois que la dissolution se produise localement en empêchant un malaxage uniforme. On préfère donc généralement opérer à une température inférieure à la température T1 précitée correspondant à la relation (1) mais supérieure à -200C pour former une suspension uniforme. Quel que soit le procédé utilisé on préfère selon l'invention mélanger le polymère de métaphénylèneîsophtalamide et le solvant constitué essentiellement de N-méthyl-2-pyrrolidone dans une gamme de pourcentages telle que la concentration du polymère ne dépasse pas 35 % et mieux 30 % et où la concentration du polymère soit d'au moins 10 % et en particulier d'au moins. 15%. Bibn que la limite de la concentration pondérale du polymère varie selon sa structure détaillée, la vitesse de copolymérisation, le rapport du mélange avec les autres polymères, l'utilisation de solvants et de diluants autres que la N-méthyl2-pyrrolidone, etc... on préfère de façon générale que la teneur en polymère ne dépasse pas 35 % en poids et en particulier 30 % en poids. Dans le cas du second procédé de dissolution, on peut facilement éliminer de la suspension obtenue la majeure partie des bulles d'air formées lors du malaxage en abaissant la pression, à une température inférieure à la température T1 dominée par la relation (1) précitée. Ensuite, lorsqu'on chauffe la suspension in situ à la température T1 indiquée par la relation (1) précitée ou à une température plus élevée, la dissolution se produit immédiatement et elle s'achève généralement en environ 10 minutes à environ 1 heure selon les conditions de malaxage et la température de dissolution. Lorsqu'on agite doucement la solution ainsi obtenue sous pression réduite, par exemple sous une pression d'environ 100 à 200 mm Hg, on peut éliminer l'air contenu dans la solution et en même temps la conditionner et la rendre propre à l'utilisa- tion immédiate dans des opérations de façonnage telles que la filature et la formation d'une pellicule. Si la température lors de la dissolution est trop élevée1 il tend à se produire des inconvénients tels qu'unie perte de solvant lors de la désaération, une altération thermique du solvant, un chauffage irrégulier, ainsi qu'une insolubilisation du polymère.On préfère donc généralement une tempérabure inférieure à 1500C et en particulier inférieure à 1300C t surtout une température ne dépassant pas la température T2 indiquée par la relation (2) précitée. La solution dA polymère de métaphénylène-isophtalamide ainsi obtenue peut être conservée par exemple dans une cuve de stockage pendant une durée prolongée avant d'être filée, transformée en pellicules ou en un revêtement pelliculaire. Dans ce cas on maintient de préférence la solution à une température qui n'est pas inférieure à la température T1 indiquée par la relation (1) précitée et qui ne dépasse pas la température T2 indiquée par la relation (2) précitée et de plus qui est inférieure à 1500C, en particulier à 1300 a. Si on maintient la solution à une température inférieure à la température T1 indiquée par la relation (1), le polymère précipite progressivement et le système perd sa fluidité et son homogénéité0 Le polymère précité est caractérisé par le fait qu'on ne peut le redissoudre par chauffage. D'autre part1 Si la température de la solution dépasse la température 22 de la relation (2), le système devient trouble par endroits et avec le temps perd sa fluidité et son homogénéité et parfois un produit grossier cristallin insoluble du polymère précipite. Ce produit trouble ou insolubilisé est caractérisé par le fait qu'on ne peut le redissoudre en le chauffant à nouveau ou en ajoutant un excès d1un solvant. Donc la température utilisée pour préparer la solution du polymère de métaphénylène-isophtalamide dans le solvant constitué essentiellement de N-méthyl-2-pyrrolidone et la température à laquelle on maintient la solution obtenue doivent de préférence ne pas être inférieures à la température T1 indiquée par la relation (1) et suffisamment inférieures à la température T2 indiquée par la relation (2) et de plus ne pas dépasser la limite supérieure de 1500C et de préférence 1300 C. En maintenant la solution de polymère obtenue selon l'invention dans cette zone de températureS on peut la conserver stable pendant au moins 24 heures et plus et dans la plupart des cas plusieurs jours sans qu'il soit nécessaire d'ajouter un sel minéral.De plus, tant qu'on maintient la solution dans cette zone de température on n'observe pas de difficulté même lorsqu'on transfère la solution dans une conduite en utilisant des pompes. L'invention est illustrée par les exemples suivants La visoosité inhérente du polymère de métaphénylène-isophtalamide indiquée ci-après est la valeur obtenue à 300C en utilisant une solution de 0,5 g de polymère dans 100 ml d'acide sulfurique à 95%. Dans les exemples les parties sont exprimées en poids. Exemple 1 On broie 25 g de poly(m-phénylène-isophtalamide) ayant une viscosité inhérente de 1,5 pour qu'ils passent au tamis de 0,149 mm d'ouverture de mailles/ après quoi on ajoute ce polymère à 100 g de N-méthyl-2-pyrrolidone préalablement refroidi à 100C. On agite ensuite énergiquement le mélange et on le dé saère en le laissant reposer pendant 30 minutes sous une pression réduite de 100 rnm de Hg en maintenant sa température en dessous de 100 C. On chauffe alors le mélange à 600C en obtenant en plusieurs minutes une solution homogène ayant une bonne transparence et ne contenant pas de bulles. On peut conserver la solution sans modification pendant une durée prolongée à condition de la maintenir à 600 C. Dans ces conditions la tem pérature T1 donnée par l'équation (1) est de 420C et la tempé rature T2 donnée par l'équation (2) est de 130 C. Exemple 2 On broie pour qu'ils passent au tamis de 0,100 mm d'ouverture de mailles, 350 g de copolymère de m-phénylène-isophtalamide et de m-phénylène-téréphtalamide (ayant une viscosité inhérente de 1,6) et contenant 8 % de m-phénylène-téréphtalamide après quoi on ajoute le mélange à 1 000 g de N-méthy1-2-pyrroll- done refroidie préalablement à OOG, On agite énergiquement le mélange pendant 5 minutes.On désaère la suspension ainsi obtenue en la laissant -reposeir pendant 30 minutes sous une pression réduite de 100 mm de IIg en la maintenant à OOC. On chauffe alors la suspension à lOO0C en obtenant en 10 minutes une solution homogène ayant une bonne transparence qui est totalement exempte de bulles. Cette solution est stable pendant une durée prolongée (plus de 24 heures) à 1000 C . Dans ce cas 21 = 480C et 22 = l260C. Exemple 3 On ajoute 350 g d'un polymère identique à celui utilisé dans l'exemple 2à 1000 g de N-méthyl-2-pyrrolidone chauffée préalablement à 600 C, on agite énergiquement le mélange en maintenant sa température à 6O0C. Après une heure d'agitation, on prélève 20 g du mélange qu!on désaère et on note une légère quantité de particules gélifiées translucides flottant dans le mélange. Lorsqu'on poursuit l'agitation pendant plusieurs heures à 600 C, les particules de gel forment une dispersion fine et on obtient une solution presque homogène CT1 = 480C; T2 = l260C). Exemple 4 On broie pour qu'ils passent au tamis de 0,100 mm d'ouverture de mailles, 25 g d'un copolymère de m-phénylène-isophtalamide (ayant une viscosité inhérente de 1,3) copolymérisé en remplaçant 5 moles % de la diamine par de l'acide 3,5-diaminoben zolque après quoi on ajoute ce copolymère à 100 g-de N-méthyl-2 pyrrolidone à la température ordinaire (environ 250 C) et on agite énergiquement le mélange obtenu. On chauffe ce mélange à l300C en l'agitant.On désaère ensuite le mélange en laissant reposer pendant 60 minutes sous une pression réduite de 100 mm de Hg en maintenant la température à 1300 C. On obtient une solution homogène et transparente, stable pendant une durée prolongée (plus de 24 heures). (T1 = 34,50C;T2 = 1650ci) Exemple 5 On broie pour qu'ils passent au tamis de 0,149 mm d'ouver ture de m aille s 300 g d'un copolymère de m-phénylène-isophtala- mide (ayant une viscosité inhérente de 1,3) copolymérisé en remplaçant 5 moles % du chlorure d'acide par du monochlorure de l'anhydride trimelllique et on les ajoute à 1 000 g de N-méthyl2-pyrrolidone à OOC, en agitant énergiquement le mélange et en maintenant sa température à 0 C.Ensuite, en maintenant le mélange refroidi, on le désaère en le laissant reposer pendant 30 minutes sous une pression réduite de 100 mm de Hg.Le mélange forme une suspension stable pendant une durée prolongée en dessous de 0 C. Lorsquton chauffe ce mélange à 700C, il se forme une solution homogène et transparente en 10 minutes. Cette solution est stable pendant une durée prolongée (plus de 24 heures) à 800C (T1 = 43,50C; T2 = l350C). Exemple 6 On ajoute 25 g de poly(m-phénylène-isophtalamide) ayant une viscosité inhérente de 1,5 à 100 g de N-méthyl-2-pyrrolidone préalablement refroidie à-100C après quoi on triture soigneusement le mélange obtenu à une-température detO à l50C. On chauffe ensuite le mélange à 900C et on le désaère en le laissant reposer pendant 30 minutes sous une pression réduite de 100 mm de Hg. La solution ainsi obtenue est stable pendant une durée prolongée à 50 - 130 C. (e1 = 42 C; 22 = 1300C). Témoin 1 On ajoute 25 g de poly(m-phénylène-isophtalamide) ayant une viscosité inhérente de 1,5 à 100 g de N-néthyl-2-pyrrolidone et on dissout en chauffant dans un bain à l?00C. Lorsque la température du mélange atteint 150 C on observe un trouble dû à la formation d'un produit gélifié. Lorsque la température du mélange atteint 1700C, on obtient un gel translucide. Même lorsqu'on refroidit ce produit à 600C il demeure sous forme d'un gel translucide. Exemple 7 On broie pour qu'ils passent au tamis de 0,149 mm d'ouverture de mailles, 316 g d'un copolymère de m-phénylène-isophtala- mide et de m-phénylène-téréphtalamide (ayant une viscosité inhérente de 2,0) contenant 3 % de m-phénylène-téréphtalamide et on les ajoute à 1 000 - de N-méthyl-2-pyrrolidone préalablement refroidie à 50C en agitant énergiquement le mélange obtenu. En maintenant la température du mélange en dessous de 100C, on le désaère en le laissant reposer pendant 30 minutes sous une pres sion réduite de 100 mm Hg. On chauffe ce mélange à 700C en obtenant en 10 minutes une solution homogène ayant une bonne transparence et ne contenant pas de bulles d'air.On peut conserver cette solution stable pendant une durée prolongée en la maintenant à 70 C (g1 = 49,5 C; 22 = 111 C). Témoin 2 Lorsqu'on chauffe à 1100C 20 g de la solution obtenue dans l'exemple 7 et qu'on les maintient à cette température, ils deviennent troubles en deux à trois heures et 24 heures plus tard on obtient un produit gélifié translucide ayant une faible fluidité. On refroidit ce produit à 700C et on l'observe pendant une durée prolongée sans qu'il perde son état gélifié. Exemple 8 On ajoute 316 g d'un polymère identique à celui utilisé dans l'exemple 7 a 1 000 g de N-méthyl-2-pyrrolidone préalablement chauffée à. 600C puis on agite pendant 3 heures. Bien qu'on maintienne la solution ainsi obtenue à 700C et qu'on-la désaère en laissant reposer pendant 3 heures sous une pression réduite de 100 mm de Hg, on observe de petites bulles qui demeurent dans la solution. Lorsqu'on poursuit la désaération en laissant reposer la solution'pendant encore 3 heures sous une pression réduite de 50 mm de Hg, on obtient une solution homogène ayant une bonne transparence et ne contenant pas de bulles. Lorsqu'on maintient 20 g de la solution ainsi obtenue à 300C, elle devient trouble en plusieurs heures et 24 heures après on obtient un produit gélifié translucide. Lorsqu'on le chauffe à 700 C, on obtient en plusieurs minutes une solution homogène transparente (21 = 49,50C; 22 = 111 C). Exemple 9 On broie pour qu'ils passent au tamis de 0,149 mm d'ouverture de mailles/23 g de poly(m-phénylène-isophtalamide) ayant une viscosité inhérente de. 1,8 et 6 g d'un copolymère de m-phénylène- isophtaîamida copolymérisé en remplaçant 10 % de la diamine par du 2,4-diaminotoluène, puis on les mélange avec 100 g de N-méthyl- 2-pyrrolidone et on agite. énergiquement le mélange. On chauffe le mélange à 100 C en obtenant en plusieurs minutes une solution transparente homogène (21 = 46,40C; T2 = 1190C). Exemple 10 On mélange 15 g de N,N-diméthylformamide et 85 g de N-mé- thyl-2-pyrrolidone et on les refroidit à OOC. On ajoute à ce mélange de solvants 39 g d'un copolymère de m-phénylène-isophtalamide (ayant une viscosité inhérente de 1,9) copolymérisé en remplaçant 5 moles * de la diamine par du 2,4-diaminotoluène, puis on agite énergiquement le mélange obtenu pendant 5 minutes. On désaère ce mélange en le laissant reposer pendant 30 minutes sous une pression réduite de 100 mm Hg en maintenant la température du mélange en dessous de 10 C. Lorsqu'on chauffe ce mélange à 600 C, on obtient en plusieurs minutes une solution homogène ayant une bonne transparence et ne contenant pas de bulles. On peut conserver cette solution stable pendant une durée prolongée en la maintenant à 600C (21 = 58,50C; T2 = 850C). Exemple 11 lorsqu'on maintient à 200C la solution transparente homogène obtenue dans l'exemple-8,eîle se trouble en 24 heures et sa gélification progresse. Lorsqu'on chauffe à 600C le produit gélifié ainsi formé, on obtient à nouveau une solution transparente homogène (21 = 49,50C; 2 = 1110C). Exemple 12 On broie pour qu'ils passent au tamis de 0,149 mm d'ouverture de mailloe, 25 g d'un copolymère de m-phénylène-isophtalamide et de m-phénylène-téréphtalamide (ayant une viscosité inhérente de 1,9) et contenant 3 % de m-phénylène-téréphtalamide et on les ajoute à 100 g de N-méthyl-2-pyrrolidone contenant 10 % de tétrahydrofuranne et préalablement refroidi à 100C.Après avoir agité énergiquement ce mélange on le chauffe à 600C en obtenant en plusieurs minutes une solution homogène ayant une bonne transparence. On peut conserver cette solution stable pendant une durée prolongée à 1000 C. (21 = 37,50 C; T2 = 151 C). Exemple 13 On mélange à la température ordinaire 19 g de poly(m-phény- lène-isophtalamide) ayant une viscosité inhérente de 2,00 dans 100 g de N-méthyl-2-pyrrolidone (16 en poids) et on laisse reposer, le mélange devient tout d'abord transparent puis après plusieurs heures ilse trouble et perd sa fluidité. Lorsqu'on chauffe ce mélange à 500 C, on obtient une solution homogène transparente. A une température élevée de 16O0C, il ne se produit pas d'ins1ubilisation globale de la solution même après une durée prolongée0 Cependant, on ne peut empêcher la formation d'une peau à la surfaceetune décoloration de la solution.Donc, il est difficile d'utiliser cette solution comme solution de filage. ( = 300C; T2 = l700C). Exemple 14 On ajoute de la poudre de poly(m-phénylène-isophtalamide) (ayant une viscosité inhérente de 1,6) à de la N-méthyl-2-pyrro- lidone refroidie à 100 C. Après avoir agité énergiquement le mélange on le chauffe à diverses températures. Le comportement à ces températures figure dans le tableau suivant Concentration T1 T2 Température ( C) (%) ( C) ( C) O 20 60 5 -3 280 O O 0 8 6 250 X O 0 17 33 160 X x O Dans le tableau ci-dessus le symbole non indique l'obtention d'une solution transparente, homogène et stable tandis que le symbole "X" indique la présence dans la solution d'une matière gélifiée translucide. 21 et 22 sont les températures limites ( C) données respectivement par les équations (1) et (2). Lorsqu'on extrude la solution de polymère à 17 % ci-dessus, avec une filière ayant un diamètre de 0,1 mm dans une solution aqueuse à 40 % de chlorure de calcium et qu'on lave à l'eau, étire et traite à chaud le filament fraîchement filé, on obtient un fil brillant ayant une ténacité de 4,8 g par denier, un allongement de 28 * et une bonne transparence. D'autre part, dans le cas de la solution à 5 % de polymère le bobinage initial est impossible et dans le cas de la solution à 8 % de polymère on n'obtient qu'un fil blanc opaque ayant une ténacité de 1,8 g par denieretunallongement de 15 % en utilisant la même technique de filage. REVENDICATIONS =========================== 1.- Procédé de préparation d'une solution homogène d'un polymère dont les motifs constitutifs sont essentiellement des motifs de métaphénylène-isophtalamide/ caractérisé par le fait qu'on chauffe un mélange constitué d'un polymère générateur de fibres, dont 90 moles * au moins des motif s structuraux sont des motifs de métaphénylène-isophtalamide, et un solvant constitué d'au moins 80 * en poids de N-méthyl-2-pyrrolidone à une température qui n'est pas inférieure à la température déterminée par la relation suivante (1) :: Tî = -18 + 3C - 1,5x ......... (1) dans laquelle T1 est la température en OC, C le pourcentage pondéral du polymère dans le système constitué du polymère et du solvant et x est le pourcentage molaire des motifs structuraux autres que les motifs métaphénylène-isophtalamide contenus dans le polymère, et qui n'est pas supérieure à une température 22 déterminée par la relation suivante (2) T2 = 330 - 10C + 7x ............ (2) dans laquelle T2 est la température en 0C et C et x ont la même définition que ci-dessus, de façon à dissoudre le polymère dans le solvant. 2.- Procédé selon la revendication 1, dans lequel on com mence par malaxer le polymère générateur de fibres à une tem pérature supérieure à -200C pour former une suspension, après quoi on chauffe la suspension obtenue à une température qui n'est pas inférieure à la température déterminée par la relation (1) ci-dessus et qui n'est pas supérieure à la température T2 déterminée par la relation(2) ci-dessus. 3.- Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, dans lequel le polymère est en solution dans le solvant à une concentration d'au moins 10 yo en poids. 4.- Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, dans lequel le polymère est en solution dans le solvant à une concentration d'au moins 15 % en poids. 5.- Procédé selon la-revendication 1, dans lequel on chauffe le polymère et le solvant à une température qui n'est pas inférieure à la température 21 déterminée par la relation (1) et qui n'est pas supérieure à 150 C et qui n'est pas non plus supérieure à la température T2déterminée par la relation (2) de façon à dissoudre le polymère dans le solvant. 6.- Procédé selon la revendication 2, dans lequel on dissout le polymère dans le solvant en chauffant la suspension du polymère et du solvant à une température qui n'est pas inférieure à la tem rature Tj déterminée par la relation (1) et qui n'est pas supé- rieure à 1500C et qui n'est pas supérieure à la température T2 déterminée par la relation (2). 7.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, dans lequel le polymère est un poly(métaphénylène-isophtalamide) générateur de fibres.