La présente invention concerne un connecteur pour le raccordement d'au moins deux conducteurs de lumière afin de transmettre le flux lumineux de l'un des conducteurs ou conducteur. émetteur à l'autre conducteur ou conducteur récepteur, ce connecteur comportant pour chaque paire de conducteurs un système optique intermédiaire. L'invention s'applique à toutes les fibres optiques et, d'une façon plus générale, à tous les conducteurs de lumière, qu'ils soient monobrins ou multibrins, et quel que soit le nombre de conducteurs de lumière assemblés en un ou plusieurs câbles raccordés sur le connecteur. Toutefois, l'invention trouve plus particulièrement son domaine de plein emploi et d'exploitation rationnelle dans le raccordement de câbles multiconducteurs de lumiére à géométrie nominale rigoureusement définie; cette géométrie étant assortie de tolérances connues, à la fois strictes pour définir une fourchette de réalisations compatibles, et réalistes de façon à tenir compte des aléas et des dispersions de fabrications normaux, tant avec les technologies présentes qu'en prévision de technologies et de matériaux futurs sur les câbles et sur les connecteurs. Le problème du raccordement des conducteurs de lumière soulève de nombreuses et importantes difficultés. S'il s'agit de raccorder un conducteur de lumière "émetteur" à un conducteur de lumière "récepteur", quelle que soit la précision des moyens utilisés pour positionner ces deux conducteurs de lumière l'un par rapport à l'autre, les centres des deux conducteurs ne coincideront pas rigoureusement, et cet écart, venant s'ajouter éventuellement aux différences de dimensionnement des sections droites de l'un et l'autre conducteur, fera que les surfaces utiles des deux conducteurs ne coïncideront pas exactement et qu'en conséquence une partie du flux lumineux sortant du conducteur émetteur ne sera pas transmise au conducteur récepteur. D'autre part, pour assurer le positionnement l'une par rapport à l'autre des sections utiles des deux conducteurs, ii faudra, soit dénuder les deux conducteurs en enlevant leur revêtement de protection, soit utiliser les cotes extérieures de ce revêtement de protection comme références dans le procédé de positionnement. L'expérience montre que, dans le premier cas, l'opération est hasardeuse et qu'il est difficile d'éviter un endommagement du conducteur de lumière, tandis que dans le second cas le résultat du positionnement est mauvais en raison des tolérances sur les dimensions transversales et le centrage du revêtement de protection, tolérances toujours moins bonnes que celles du conducteur de lumière lui-même. Si, au lieu d'une seule paire de conducteurs comportant un conducteur émetteur et un conducteur récepteur, il s'agit de raccorder simultanément plusieurs paires de conducteurs, les difficultés se trouvent encore considérablement amplifiées, du fait que l'on retrouve au niveau de chaque paire de conducteurs les problèmes spécifiques que l'-on vient d'évoquer à propos du raccordement des conducteurs d'une paire unique, et que viennent en plus s'y ajouter les problèmes d'identification et d'adressage d'un conducteur en un point défini du connecteur et les problèmes des tolérances sur les positionnements respectifs des conducteurs à l'intérieur des câbles. Toutes ces difficultés font que, dans la construction des connecteurs connues pour conducteurs de lumière, on est obligé de respecter des tolérances draconiennes, qui augmentent de façon importante le prix de revient du connecteur et qui compliquent considérablement sa mise en oeuvre, sans que pour autant un résultat irréprochable soit obtenu dans la transmission des flux lumineux. L'invention a pour but de remédier à ces difficultés et de créer un connecteur pour conducteurs de lumière dont les tolérances de construction, tout en étant sévères, n'excèdent pas celles couramment utilisées dans l'industrie mécanique de précision, et qui, avec une mise en oeuvre simple, permet une transmission très satisfaisante des flux lumineux. A cet effet, l'invention concerne un connecteur caractérisé en ce qu'il transforme sans perte de flux appréciable le faisceau lumineux émis par. le conducteur émetteur en un faisceau dont la section droite, au niveau de la face d'entrée du conducteur récepteur, présente une surface minimale s'inscrivant dans la surface utile du conducteur récepteur et offrant dans toutes les directions une dimension sensiblement moindre que la dimension homologue du faisceau émetteur, l'angle solide enveloppe du faisceau ainsi transformé étant moindre que celui défini par l'ouverture numérique du conducteur récepteur. Selon une réalisation préférentielle, le connecteur selon l'invention comporte en premier lieu une pièce centrale portant l'ensemble des systèmes optiques de liaison disposés selon le plan nominal du câble, cette pièce centrale étant munie de moyens de positionnement coopérant de chaque côté des systèmes optiques avec des moyens de positionnement constituant des points de -référence sur le contour extérieur des câbles, des butées permettant de contrôler la position longitudinale des câbles par rapport aux systèmes optiques; en second lieu, deux pièces intermédiaires ou sensiblement symétriques, chacune liée à une extrémité des câbles à raccorder, et comportant chacune essentiellement un corps rigide entourant le câble auquel il est lié de façon précise et portant, du côté de l'extrémité du câble, une partie rectifiée précise capable de coulisser sur la pièce centrale et munie de moyens de butées permettant de repérer la position longitudinale du câble, des moyens de -s er rage de la gaine sur le corps rigide étant prévus ainsi que, éventuellement, des moyens d'amarrage des éléments de renforcement adjoints à la gaine du câble, des moyens de verrouillage en position sur la pièce homologue de l'autre câble étant également prévus, des moyens de positionnement prenant leur référence sur chaque extrémité du câble, de la même~façon que les moyens portés par la pièce centrale. L'invention concerne également un procédé de montage et de mise en oeuvre du connecteur, caractérisé en ce qu'après enlèvement de la gaine du câble sur une longueur convenable, on introduit l'extrémité de ce câble dans une pièce intermédiaire du connecteur, dans laquelle on l'immobilise longitudinalement par les moyens de serrage, puis on dispose l'ensemble ainsi constitué par l'extrémité du câble et la pièce intermédiaire dans un gabarit de coupe permettant à la fois de positionner le câble perpendiculairement à l'outil de coupe et de prédéterminer la distance de la coupe par rapport aux butées de positionnement longitudinales portées par la pièce intermédiaire, et on tranche l'extrémité du câble sans dénudage préalable des conducteurs, l'outil de coupe ayant des qualités de grain suffisantes pour assurer en même temps le poli optique et le dressage de la face terminale du câble ainsi définie, après quoi on assemble les pièces intermédiaires associées à l'extrémité de chacun des câbles avec la pièce centrale portant les systèmes optiques du connecteur, de façon que les butées des pièces intermédiaires viennent au contact des butées de la pièce centrale, ce qui assure le positionnement longitudinal des faces terminales des câbles par rapport aux systèmes optiques de transmission, sans qu'il y ait contact direct entre ces faces terminales des câbles et ces systèmes optiques, et enfin on met en place les moyens de verrouillage. L'invention va être expliquée plus en détail ci-dessous en se référant aux dessins ci-joints, dans lesquels - La figure 1 est un tracé géométrique permettant d'expliquer les contraintes intervenant lors du raccordement de deux conducteurs de lumière; - La figure 2 est un schéma d'un dispositif connu de positionnement de deux conducteurs de lumière raccordés; - La figure 3 est un tracé schématique permettant d'expliquer le fonctionnement du connecteur de lumière selon l'invention; - La figure 4 est un dessin schématique en perspective montrant la disposition des parties essentielles du connecteur selon l'invention; - La figure 5 est un tracé géométrique illustrant différents calculs relatifs au connecteur selon l'invention; - Les figures 6a et 6b représentent des formes particulières des optiques de transmission utilisées dans les connecteurs selon l'invention;; - La figure 7 est une coupe longitudinale schématique du connecteur selon l'invention montrant l'assemblage des différentes parties constituantes de ce connecteur. Sur le tracé géométrique de la figure 1, sont représentés deux conducteursde lumière, que, pour simplifier l'exposé, on a supposé homogènes et cylindriques, à savoir s Le conducteur émetteur de centre 01 et de diamètre 1 et le conducteur récepteur de centre 2 et de diamètre 2. La différence entre 1 et 2 provient - soit de fibres de lots ou de constructeurs différents, - soit des dispersions de diamètre sur des fibres à l'intérieur d'un même lot. Supposons que l'on veuille assurer une continuité de liaison lumineuse entre la fibre 1 et la fibre 2. D'une façon générale, quelle que soit la précision des moyens utilisés pour positionner les deux conducteurs de lumière l'un par rapport à l'autre, il subsistera, comme sur la figure 1 - une excentration d entre les centres 1 et 02, - une différence entre les deux diamètres 1 et 2. Seule la zone de recouvrement des deux surfaces sera susceptible de transmettre tout ou partie du flux lumineux émis par le conducteur I. Le problème reste le même, quelle que soit la forme des conducteurs de lumière, et peut se compliquer d'une distorsion angulaire de positionnement pour toute forme non circulaire. En supposant les extrémités parfaitement dressées optiquement, on voit que tout raccordement de deux conducteurs de lumière entratne une perte de flux lumineux, sauf dans le cas - où le conducteur émetteur présente une section droite d'aire inférieure à celle de la section droite du conducteur récepteur, - et où l'excentration du conducteur récepteur par rapport au conducteur émetteur est inférieure à la différence des rayons des deux conducteurs. On doit entendre, dans le cas des fibres à coeur, ou à indice progressif,-que les termes diamètres et excentration s'appliquent, non pas au contour des conducteurs, mais à la portion utile de la section droite des conducteurs. Une approche de la solution consiste (voir figure 2) à mettre les conducteurs en appui sur les deux faces d'un "vé" à 600 soigneusement usinées par rapport à une face de référence F, en sorte que l'axe du "vé" soit à une distance D connue et contrôlée de cette face; on peut ainsi amener les axes de deux fibres dans un meme plan, dans des limites de tolérances connues. Toutefois, deux conducteurs de diamètre 1 et 2 sont toujours excentrés d'une quantité d=l -2 I1 faudra donc prévoir un moyen de rattrapage précis supplémentaire permettant de compenser, et si possible d'annuler, la distance. Dans les domaines de tolérances (env. 1 z requis, de tels moyens sont coûteux. Le système en "vélo peut être avantageusement combiné avec l'invention objet de ce brevet, on verra qu'il mène, dans de telles conditions, à des domaines de tolérances couramment utilisées en mécanique. Les difficultés qui viennent d'être évoquées et qui sont notamment dues aux tolérances sur les diamètres des conducteurs ne sont pas les seules à résoudre. Dans le système monoconducteurs (mono ou multibrins), pour positionner le conducteur de lumière, soit dans un "vé", soit dans un alésage calibré qui sera ensuite réglé en position par rapport à son homologue, il faut, en plus, soit dénuder le conducteur, soit utiliser les cotes extérieures du revêtement de protection du monoconducteur comme référence de positionnement. Dans le premier cas, l'opération est hasardeuse en raison des casses possibles, des contraintes appliquées à la fibre et des séquelles de corrosion susceptibles d'attaquer la fibre dans sa partie résiduelle dénudée, en créant localement une zone à forte atténuation. Dans le second cas, le résultat de l'opé- ration est mauvais, en raison des tolérances de diamètre et d'excentration du revêtement de protection, tolérances toujours supérieures à celles de la fibre elle-même. Les difficultés se trouvent considérablement amplifiées dans le cas du système multiconducteurs de lumière, car si l'on y retrouve, au niveau de chaque conducteur, les problèmes spécifiques qui viennent d'être évoqués à propos d'un seul conducteur, on y trouve en outre, au niveau de chaque conducteur, le problème d'identification et d'adressage de ce conducteur en un point défini du connecteur, si la géométrie du câble n'est pas rigoureusement définie; et au niveau de l'ensemble des conducteurs, les problèmes des tolérances sur les positionnements respectifs de ces conducteurs et, si la géométrie du câble n'est pas définie, un problème complémentaire de croisements avec torsions, etc... Cet aperçu des problèmes soulevés par le raccordement des. conducteurs de lumière ou des fibres optiques permet de comprendre que de tels raccordements aient acquis une réputation de difficulté majeure associée à des tolérances draconiennes. Les caractéristiques générales de l'invention vont maintenant être exposées en se référant à la figure 3 sur laquelle sont représentés deux conducteurs de lumière, l'un E étant émetteur, l'autre R étant récepteur. On a représenté, pour la simplicité de l'exposé, les deux conducteurs cylindriques et de diamètres utiles respectivement 1 et qui 2. Toutefois, la généralité de l'invention n'est pas limitée à la forme cylindrique et s'applique à toutes les formes géométriques convexes limitées par un contour fermé unicursal et sans point double. On a également représenté les deux axes des conducteurs dans un même plan et parallèles, et supposé la coupe du système réalisée dans le plan des axes, chaque axe étant décentré par rapport à un axe nominal x'x. Soient el l'excentration du conducteur émetteur e2 l'excentration du conducteur récepteur Les deux faces terminales S1 et S2 des fibres ont été dressées optiquement de façon satisfaisante, tant du point de vue de leur perpendicularité à l'axe de continuité idéale x'x que du point de vue de leurs qualités de surface. Les faces S1 et S2 sont éloignées l'une de l'autre d'une distance convenable C1 C2, dans un milieu d'indice de réfraction égal à l'indice moyen des conducteurs. I1 existe, au moins en théorie, un système optique L qui, centré convenablement par rapport à un point C intermédiaire entre C1 et C2, donne une image B'1, C'1, H'1 de la face S1 sur la face S2 d'entrée de la fibre réceptrice, cette image étant dans un rapport de grandissement G = 1 g par rapport à la face émettrice objet, avec g > 1. Même si le système optique n'est pas rigoureusement aplanétique et sans aberrations, il suffit que la lucarne de sortie du système optique défini - par la face S1, terminale de la fibre émettrice comme lucarne d'entrée, - par le système optique L se forme sur la face d'entrée S2 de la fibre réceptrice quelles que soient les aberrations, pourvu qu'elle soit diminuée en surface et que l'angle solide des rayons émergents extrêmes soit compatible avec l'ouverture numérique de la fibre réceptrice. Sur la figure 3, on a représenté le schéma théorique en utilisant le symbolisme classique d'une optique mince dans l'approximation de Gauss. Dans ce cas, on voit immédiatement les avantages d'un tel système. L'excentration el, est ramenée à ex/9, Le diamètre 1 est ramené à 0 l/g. Dans le cas théorique irréalisable, mais approchable, où g est très grand, on voit immédiatement que les paragraphes e1 et 01 n'interviennent plus et qu'il suffit que l'excentration du conducteur 2 n'excède pas son rayon pour que la totalité de la lumière issue de la fibre 1 pénètre dans la fibre 2. On discutera les limites réelles ci-dessous dans le cas des câbles multiconducteurs, en fonction de g et des tolérances de réalisation des câbles et de l'optique. I1 est toutefois net d'ores et déjà que la solution proposée permet de substituer des tolérances en centièmes de millimètre à des tolérances en microns. Pour tenir compte des contraintes de réalisation technologiques, rappelons - que les surfaces terminales à prendre en considération sont les surfaces utiles, - que les rayons utiles émergents de la face émettrice S1 forment un cône de lumière dont la section va en s'agrandissant au fur et à mesure que l'on s'éloigne de S1; il existe donc une distance maximale à laquelle on peut placer le système optique, limitée en particulier par le pas d'assemblage dans les systèmes multiconducteurs; - que l'angle maximal des pinceaux de lumière émergents extrêmes doit être inférieur à l'angle défini par l'ouverture numérique du conducteur de lumière récepteur; - que le rapport entre l'angle maximal d'incidence et l'angle maximal de sortie du système optique étant lié au grandissement du système optique, l'efficacité de celui-ci sera d'autant meilleure; - que le rapport d'angle d'ouverture numérique/ angle maximal des rayons émergents sera plus grand : ceci est en faveur des fibres du type Selfoc et des fibres à indice progressivement variable d'une façon générale, - que le système optique sera plus sophistiqué, ce qui est contraire à l'économie. Dans le cas de fibres à indice progressif, on peut obtenir des grandissements g de 3 à 4 avec des lentilles classiques uniques à deux courbures égales et de 5 ou plus avec des lentilles à deux courbures inégales. Des systèmes plus élaborés permettent des valeurs de g supérieures. La précision des rayons de courbure et le degré d'aberration des optiques ne sont pas critiques. Le seul point-nécessitant un soin particulier est un traitement de surface adéquat limitant les réflexions de lumière du côté émetteur. Le plein intérêt de l'invention réside dans la connexion entre des câbles multiconducteurs de lumière, bruts de fabrication, sans positionnement préalable individuel des conducteurs dans le connecteur. Soit un câble multiconducteur de lumière, caractérisé en ce que les conducteurs sont distribués dans la section droite selon une loi connue, éventuellement très complexe, mais rigoureuse.en ce qui concerne les dimensions nominales, supportant des tolérances de fabrication définies et réalistes mais sévères; le réseau géométrique de distribution des conducteurs est référencé par rapport à deux points liés au contour du câble, par un ensemble de cotes définies et tolérancées. Il est évident que l'on entend par contour du câble une portion du câble liée directement aux conducteurs de lumière, hors des gaines, armures et autres éléments éventuels de protection ou de traction du câble. On peut citer par exemple, pour fixer les idées, un réseau sur damier carré ou rectangulaire, sur damier quinconcé, sur damier hexagonal ou équilatéral, sur cercle repéré, une seule rangée dé points, etc. Pour simplifier l'exposé, nous utiliserons un damier carré régulier, tel qu'il résulterait de l'empilage de câbles plats bien réalisés, dans des tolérances serrées que nous allons préciser. Une telle structure et cet exemple sont simplement très repérer sentatifs mais ne sauraient, en aucun cas, être limitatifs de la portée de l'invention. Toujours pour simplifier l'exposé, et afin de ne pas l'embarrasser des contraintes de réalisation propres aux systèmes optiques employés, nous allons supposer à nouveau qu'il s'agit d'une lentille mince parfaite, satisfaisant aux hypothèses de Gauss et de grandissement l/g avec g > 1. De même, nous allons prendre l'hypothèse de fibres optiques cylindriques, mais la généralité de l'invention n'est pas limitée, ni au type d'optique cité, ni à la forme, ni à la variété précise de conducteurs de lumière désignés par l'appellation "fibres optiques". Selon une particularité de 11 invention, le câble multiconducteur est présenté dans le connecteur, coupé droit, la surface de coupe étant rigoureusement perpendiculaire (dans les tolérances admises), à l'axe des conducteurs de lumière, et étant dressée optiquement en une seule opération commune de polissage grâce à des instruments convenables permettant de réaliser le meilleur compromis possible entre le coût de l'opération d'une part, et l'atténuation maximale admissible sur la connexion d'autre part. Selon une autre particularité de l'invention, les deux faces du câble, côté émetteur et récepteur, sont préparées de la même façon et sont présentées chacune dans la partie convenable du connecteur. Selon une troisième particularité de l'invention, la partie centrale du connecteur est constituée par un assemblage de systèmes optiques tels que définis ci-dessus, selon un réseau identique au réseau du câble, mais réalisé en matériau rigide, selon les mêmes dimensions nominales que le réseau du câble, et présentant des tolérances généràles plus serrées que celles du cabale, tant par la précision de la réalisation que par les qualités mécaniques du matériau. Dans le cas particulier, non limitatif, examiné, le damier de distribution est carré; une représentation d'un exemple démonstratif, mais non limitatif, correspondant à 3 x 6 conducteurs optiques, est donnée par la figure 4. Dans cette figure, le câble émetteur E a été représenté à gauche avec trois couches de 6 conducteurs de lumière numérotés de 1 à 18, au pas p. Pour améliorer la lisibilité, toutes les parties auxiliaires du connecteur :-guides, filetages, etc. ont été omises, ne laissant apparaître que la partie centrale L portant les optiques de transmission. On a supposé, pour mieux illustrer la géométrie spatiale de l'ensemble, que le matériau d'assemblage des câbles était transparent, et que les conducteurs optiques et le bloc portant les optiques n'étaient pas transparents. Enfin, on a supposé que les conducteurs 1 à 4 et 7 et 8 avaient été enlevés du câble du côté réception pour donner vue sur le bloc-optique L. On a tracé, en se limitant au cas du conducteur de lumière 13, l'axe x'x de continuité optique de ce conducteur passant - à l'excentration près, due à la tolérance de fabrication du câble par l'axe du conducteur 13 émetteur, - aux tolérances de réalisation près, par le centre optique du système optique de rang 13, dans le bloc L, - à l'excentration près, due à la tolérance de fabrication sur le câble, par l'axe du conducteur 13 récepteur. On a représenté, à titre d'exemple non limitatif, des protubérances P1 et P2 liées au câble émetteur, et permettant de le centrer et de le guider dans la partie émetteur du connecteur. Dans la pratique, il ne serait pas économique de créer de telles protubérances, mais il est de pratique courante, dans l'industrie des câbles plats, d'utiliser des reliefs extérieurs, d'origine purement fonctionnelle, ou créés à cet effet,- solidaires du capable, pour des opérations de contrôle, de mesure ou de découpe des rives, etc. (soit en cours de processus, soit en reprises) et il est de pratique courante d'obtenir pour des profils plus élaborés que celui représenté sur la figure 4, des positionnements au centième de millimètre près, ou mieux, selon les procédés employés. On a représenté une protubérance P' sur le bloc L alignée avec P1, et son pendant, la protubérance P" symétrique, alignée avec P2 : ces éléments illustrent à titre démonstratif et sans préjudice des-technologies de réalisation et donc de façon non limitative, une façon de faire coïncider les références du câble avec celles du connecteur, au prix d'un usinage soigneux mais nullement prohibitif. Le câble récepteur a été représenté avec sa protubérance P4 inférieure partiellement visible en raison des conventions de représentation choisies. La protubérance P3 ntest pas représentée, en raison de la suppression des conducteurs 1 à 4 et 7 et 8, la protubérance P3 étant directement solidaire des conducteurs 3 et 4. Nous allons discuter maintenant les avantages retirés de la solution de raccordement selon l'invention, en fonction des tolérances sur les câbles et des caractéristiques du système, en partant du cas où toutes les tolérances sont cumulées dans le sens défavorable. Le cas le plus défavorable correspond à celui où le bord I de l'image de l'émetteur est tangent au contour de l'élément récepteur (voir figure 5). Si l'on suppose le grandissement G = g de l'optique, g tel que g min > 1, on voit que, si h 0 est l'expression de la tolérance maximale sur le diamètre nominal , le cas le plus défavorable correspond à - diamètre émetteur maxi : + 6 - diamètre récepteur mini : -. g.' Soit O la position nominale du centre du conducteur le plus extérieur du câble, projetée dans le plan du centre optique. Soit C la position réelle du centre optique du système optique décalée, par suite des tolérances de fabrication d'une quantité 6 c maximale en ce cas. Soit E la projection dans le plan du centre optique du centre de l'image de la fibre émettrice, si a c est beaucoup plus petit que ss p (voir ci-dessous), ce qui est le cas général, alors, au premier ordre. CE = # P + # c g min g min avec n p = tolérance extrême de positionnement latéral d'un conducteur de lumière par rapport aux repères de positionnement, et g min = valeur minimale de g dans une réalisation courante. Soit enfin R la projection dans le plan du centre optique, du centre du conducteur récepteur, on a : R I = RO + OC + CE + EI (2) soit : # - # # = # p + # c + #p + #c + # + # # 2 g min g min ou encore : #p = 1 g min - I - 1 ## - # c # 2 g min + I 2 # # (3) Sous cette forme, la tolérance de réalisation des câbles se trouve exprimée en fraction du diamètre , et en fonction du grandissement ou de son inverse g min. I1 est à noter qu'une liaison sans optique est telle que g = 1 et # c = 0 d'où : #p = - 1 . ## # 2 # Or, # p doit être positif, il en résulte qu'il n'y a de tolérance possible que si # # est négatif, c'est-à-dire si le conducteur émetteur est plus petit que le conducteur récepteur. Si les diamètres des conducteurs de lumière sont repartis au hasard, un multiconducteur de n conducteurs a une probabilité égale à 1/2n d'avoir toutes ses connexions réalisées sans pertes de lumière, quels que soient les moyens de rattrapage mis en oeuvre. Cette remarque montre l'étendue du gain apporté par l'invention par rapport à l'art antérieur. Si l'on admet que lton sait tenir des tolérances > fois meilleures sur la pièce L réalisée en usine, que sur toute la longueur d'un câble, on peut écrire flc = a on a :: #p = # gm g min - 1 #p g min + 1 # 1 O 2 0,333 0,112 2,5 0,428 0,157 3 0,5 Q,1817 4 0,6 0,23 5 0,666 0,256 6 0,715 0,277 8 0,777 0,302 10 0,819 0,32 Dans le cas banal de > = 5 et h / qui = 0,05, on a donné à titre indicatif les valeurs obtenables pour # p/#. On a ainsi les moyens d'ajuster une fonction économique au meilleur compromis de rendement entre les coûts du câble et ceux des connecteurs. Une pratique courante dans le domaine des câbles plats de qualité ordinaire est # p = 0,01 1 1 étant la largeur du câble. Des matériaux très nobles permettent de tenir couramment dans l'état actuel de l'art bp = ozones 1 dans une large gamme d'environnement climatique et de vieillissement. Cette fourchette peut être améliorée pour des productions particulières et il est réaliste de considérer qu'elle sera de pratique courante dans les années à venir; nous adoptons p p = 0,0025 1 et, avec = 0,1 mm, on a 9 1 40 (5) Des grandissements correspondant à g voisin de 4 à 5 permettent donc de réaliser des câbles de largeur 10 mm dans les conditions actuelles de l'art. Des largeurs plus grandes peuvent être espérées au fur et' à mesure - des progrès dans les matériaux d'assemblage, - que les tolérances sur câbles seront améliorées, - que les coûts de systèmes optiques de grandissement important seront améliorés. On peut enfin déterminer la distance D maximale entre le centre optique du système optique et la face émettrice. Soit io l'angle maximal sous lequel émergent les rayons sortant de la face émettrice. Soit p le plus petit pas du damier de positionnement, qui est en même-temps le pas du câble dans le cas examiné, mais ceci n'est donné qu'à titre indicatif et non limitatif. Soit pO l'épaisseur de paroi minimale entre deux systèmes optiques adjacents, P - Po - # D # 2 tg io (6) 2 tg i0 Dans d'autres réalisations, et en particulier dans des réalisations mettant en jeu des fibres positionnées par des rainures en "vé" précises, juxtaposées selon une géométrie définie, par usinage, par moulage ou par extrusion, on trouve les mêmes avantages de l'invention, le principe général étant toujours que la partie principale du connecteur est un assemblage de systèmes optiques agencés entre eux selon la géométrie définie du câble, lesdits systèmes optiques ayant un grandissement inférieur à 1. Selon une particularité de l'invention, les optiques peuvent être réalisées individuellement en sorte qu'elles sont toutes identiques quelsquesoientle type et la forme du connecteur, pour une même classe de conducteurs de lumière (dans une fourchette de diamètres de conducteurs de lumière donnée) et qu'elles peuvent être alors produites en grande série. Elles sont alors montées en usine dans des types de grille correspondant au type de câble, individualisant le connecteur pour le type de câble considéré, on peut ainsi réaliser à partir d'un type unique d'optique des connecteurs plats à une rangée, des connecteurs rectangulaires à plusieurs rangées quinconcées ou non, des connecteurs circulaires sur des damiers hexagonaux, ou carrés, ou selon plusieurs cercles concentriques, ou selon des géométries quelconques. I1 apparats ici une particularité importante de l'invention : à la condition de satisfaire à la réalisation de tolérances indiquées en (4), les conducteurs de lumière connectés peuvent être de nature et de fournisseurs différents. Le type de connecteur réalisé selon le principe de l'invention permet une standardisation très poussée du point de connexion. Selon une autre particularité de l'invention, les optiques nécessaires peuvent être réalisées de façon "monobloc" en utilisant toutes les ressources techniques connues dans ce domaine, y compris des verres à indice variable et des profils particuliers, etc. Le compromis performance-coût guidera les réalisations. Le terme '1optique" n'implique pas forcément une conception classique avec une partie centrale solide à contours plus ou moins compliqués et à indices de réfractions en général supérieurs à celui du milieu ambiant.Au même titre que celles-ci, sont réputés être des optiques au sens de l'invention, en particulier, des liquides ou graisses convenables emprisonnés ou maintenus entre des parois convenabiement taillées d'un ou plusieurs autres matériaux transparents et réalisant une diminution sensible et quasi isotrope d'un facteur au moins égal à 2 de la surface de la section droite du faisceau de lumière émergent de la face émettrice d'un conducteur de lumière, sans diffraction ou dispersion, ni perte de flux lumineux, et acheminant ce faisceau en sorte que la partie la plus étroite et la plus diminuée du faisceau frappe la face d'entrée du conducteur récepteur dans un angle solide compatible avec son ouverture numérique. En particulier, des solides de révolution de forme tronconique droite ou galbée comme ceux de la figure 6 (schématique) de cotes telles que E et S 44, réalisés en matériau à indice progressivement variable du centre vers l'extérieur avec une longueur et un profil permettant de toujours assurer la réflexion totale, sont des optiques de liaison au sens de l'invention. On gardera toutefois, au sens de l'invention, une préférence pour les systèmes optiques qui, indépendamment et en plus de la diminution du diamètre du faisceau incident, présentent-un comportement analogue à celui d'un système optique classique possédant un centre optique, en ce sens que l'excentration de la face émettrice soit diminuée, ctest-à-dire que le centre du faisceau à l'entrée sur le conducteur récepteur est rapproché de l'axe de transmission théorique, ou confondu avec lui. En résumé, et sans préjudice de la façon dont sont réalisées les optiques de transmission, pourvu qu'elles fournissent un faisceau émergent présentant une diminution sensible de la section droite du faisceau incident, sans perte de flux lumineux, et un recentrage de celui-ci, un connecteur selon l'invention comprend au moins trois parties (voir figure 7). Une pièce centrale 1 portant l'ensemble des optiques de liaison P disposées selon le plan nominal du câble. Ladite pièce centrale étant munie de moyens de positionnement r adéquats et précis prenant leur référence de chaque côté des optiques sur chacune des extrémités du câble (et en particulier sur des protubérances ou des reliefs liés au câble comme expliqué ci-dessus), lesdits moyens r pouvant être des rainures longitudinales usinées avec précision selon un profil convenable perpendiculairement au plan des optiques P. Des butées précises b et b' permettent de contrôler la position longitudinale de chacun des câbles C1 et C2 par rapport aux optiques. Deux pièces identiques ou sensiblement symétriques 2 et 3, chacune liée à une extrémité des câbles à raccorder, comportent essentiellement - un corps rigide entourant le câble auquel il est lié de façon précise portant, du côté de l'extrémité du câble, une partie rectifiée précise hh' capable de coulisser sur la pièce précédente, et munie de moyens de butée c, c' permettant de repérer la position longitudinale du cabale. - des moyens de serrage s, s' de la gaine sur ledit corps et éventuellement des moyens d'amarrage des éléments de renforcement adjoints à la gaine du câble. - des moyens de verrouillage v en position sur la pièce homologue de l'autre câble. - des moyens de positionnement r' prenant leur référence sur chaque extrémité des câbles, en particulier sur des protubérances ou des reliefs et exécutés de même façon que les moyens r mentionnés dans la description de la pièce 1. On a représenté sur la figure 7, uniquement pour fixer les idées d'une façon simple, et sans présumer aucunement d'une réalisation définitive, un schéma grossier de connecteur pour un câble rond, selon la description ci-dessus. Selon une particularité de l'invention, le principe de la préparation des extrémités consiste A monter la pièce 2 sur le câble dénudé de sa gaine, avec une extrémité libre systématiquement plus longue que la longueur strictement nécessaire définie par la face S2, et en complétant la pièce 2 par un gabarit épousant la forme de la pièce 1 et laissant émerger l'extrémité non préparée du câble, en sorte que le câble traversant la pièce 2 et le gabarit se trouve positionné comme dans le connecteur définitif après que l'on ait amené les faces c en butée sur les faces b du gabarit, par des moyens de serrage ou de verrouillage non représentés. Ces -moyens de serrage ou de verrouillage étant enclenchés, on peut - d'abord serrer la gaine sur la pièce 2 au moyen des écrous s, et éventuellement amarrer les armures ou les éléments de protection adjoints à la gaine et non représentés, - ensuite, en utilisant le gabarit, trancher et dresser, comme il a été dit, la face libre du câble, émettrice ou réceptrice, le gabarit étant prévu et dimensionné de telle façon que la face S soit positionnée correctement par rapport aux optiques, aux tolérances près, lorsque les faces b et c ou b' et c' des pièces 1 et 3 sont en contact dans l'assemblage définitif. - en observant ces principes, il est net que les faces et S2 peuvent être amenées en une seule opération au contact (pour certaines applications) ou à une distance définie et précise des optiques en sorte que les conducteurs de lumière ne sont soumis à aucune contrainte mécanique directe, les faces S1 et S2 étant libres, et les contraintes exercées étant appliquées aux protubérances de positionnement et à leur armature éventuelle. - pour prévenir l'effet des condensations ou de la poussière et des réflexions, le corps de la pièce 2 sera pourvu de moyens non représentés permettant d'injecter des liquides ou des graisses d'indice convenable dans l'espace compris entre les faces S et les optiques. Il est bien entendu que, dans le principe de base même, une optique de liaison est unidirectionnelle. En fait, bien que les conducteurs de lumière soient bidirectionnels, la transmission est unidirectionnelle, au long d'une ligne, du fait que les émetteurs et les détecteurs à chacune des extrémités sont spécialisés par leur fonction et assignent à la ligne installée un sens de transmission immuable pendant de longues périodes de sa durée de vie Les connecteurs eux-mêmes ne sont pas unidirectionnels, ils peuvent porter, selon le schéma de connexion spécifié définissant la grille de distribution des optiques, tout ou partie de leurs optiques adaptées à la transmission dans un sens donné, le reste des optiques étant adapté à la transmission en sens inverse, en sorte qu'une face de câble peut être à la fois émettrice et réceptrice, selon le sens des optiques de liaison, les vocables face émettrice et réceptrice ayant été utilisés pour simplifier l'exposé, mais ne limitant pas l'invention. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentés, à partir desquels on pourra prévoir d'autres modes et d'autres formes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 10) Connecteur pour le raccordement d'au moins une paire de conducteurs de lumière afin de transmettre le flux lumineux de l'un des conducteurs de la paire, ou conducteur émetteur, à l'autre conducteur de la paire, ou conducteur récepteur, connecteur caractérisé en ce qu'il comporte pour chaque paire de conducteurs un système optique intermédiaire, transformant sans perte de flux lumineux le faisceau lumineux émis par le conducteur émetteur en un faisceau dont la section droite, au niveau de la face d'entrée du conducteur récepteur, présente une surface minimale s'inscrivant dans la surface utile du conducteur récepteur et offrant dans toutes les directions une dimension sensiblement moindre que la dimension homologue du faisceau émetteur, l'angle solide enveloppe du faisceau ainsi transformé étant moindre que celui défini par ltouverture numérique du conducteur récepteur. 20) Connecteur selon la revendication l, caractérisé en ce que le système optique intermédiaire, par application d'une propriété connue des systèmes centrés, réduit, au niveau de la face d'entrée du conducteur récepteur, l'excentration du faisceau émetteur transformé dans la même proportion que le grandissement du système optique lui-même. 30) Connecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le système optique annule, au niveau de la face d'entrée du conducteur récepteur, ltexcentration du faisceau émetteur transformé, aux tolérances près de positionnement du système optique. 40) Connecteur selon l'une des revendications 1 à 3, prévu pour le raccordement de câbles mono ou multiconducteurs de lumière, câbles dans lesquels le ou les conducteurs de lumière sont tous définis en position dans la section droite du câble par un ensemble de cotes toutes explicitées et tolérancées par rapport à deux points au moins du contour extérieur du câble hors gaine, ce réseau de cotes nominal étant immuable tout au long d'un même tronçon de câble, sauf peut-être au voisinage immédiat des points d'épanouissement éventuellement prévus dans le dessin du câble, connecteur caractérisé en ce que les systèmes optiques de transmission sont regroupés en un réseau unique quant à ses références et sa localisation, bien que constitué éventuellement de plusieurs parties désolidarisables, ce réseau constituant la pièce centrale du connecteur, et définissant les centres de symétrie des sections droites des optiques conformément aux cotes et à la distribution géométrique des conducteurs des câbles connectés, et par rapport aux mêmes points de référence avec des tolérances convenables et en général sévères. 50) Connecteur selon la revendication 4, caractérisé en ce que les systèmes optiques de transmission monovoie, indifférenciés, sont susceptibles d'être montés dans un support matérialisant la distribution géométrique des conducteurs des câbles. 6 ) Connecteur selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comporte des systèmes optiques de transmission spécialises, réalisés et assemblés en un seul bloc indissociable, adapté à un type de cabales. 70) Connecteur selon l'une quelconque des revendicallons 4 à 6, caractérisé en ce que la pièce (support ou bloc) regroul)ant les systèmes optiques de transmission est solidaire d'au moins deux glissières rigides portant des rainures perpendiculaires au plan de cette pièce, ces rainures étant usinées avec un profil et des tolérances tels qu'elles épousent, en étant susceptibles de glisser sur eux sans jeu à frottement gras, les contours d'au moins deux protubérances longitudinales continues venues de fabrication avec chacun des câbles et situées en des points choisis de telle façon que les arêtes su la combinaison des flancs de ces protubérances mat Cria- lisent les points de référence du contour extérieur du câble par rapport auxquels est coté le réseau nominal complet des centres des différents conducteurs de lumière formant le câble, les rainures portées par les glissières rigides étant en nombre au moins al à icelui des protubérances du câble, et étant positionnées par rapport à la pièce recevant les systèmes optiques de transmission de façon telle que, si le châle débarrassé de sa gaine est présenté droit, et si l'on engage les protubérances portées par le contour extérieur du cable dans les rainures, tous les conducteurs de lumière se trouvent, aux tolérances près, coaxiaux avec le système optique qui lueur est dévolu selon le plan du câble. 80) Connecteur selon l'une quelconque des revendications 4 à 7, caractérisé en ce qu'il comporte, en premier lieu, une pièce centrale (1) portant l'ensemble des systèmes optiques de liaison (b) disposés selon le plan nominal du câble, cette pièce centrale (1) étant munie de moyens de positionnement (r) coopérant de chaque coti des systèmes optiques avec des moyens de positionnement constituant des points de référence sur le contour extérieur dts c?es, es, butoirs (b, t') permettant de contrôler la position longitudinale des câbles par rapport aux systèmes optiques, en second lieu deux pièces intermédiaires identiques ou sensiblement symétriques (2, 3) chacune liée à une extrémité des câbles à raccorder, et comportant chacune essentiellement un corps rigide entourant le câble auquel il est lié de façon précise et portant, du côté de l'extrémité du câble, une partie rectifiée précise (h, h') capable de coulisser sur la pièce centrale (1) et munie de moyens de butées (c, c') permettant de repérer la position longitudinale du câble, des moyens de serrage (s, s') de la gaine sur le corps rigide étant prévus, ainsi que, éventuellement, des moyens d'amarrage des éléments de renforcement adjoints à la gaine du câble, des moyens (v) de verrouillage en position sur la pièce homologue de l'autre câble étant également prévus, ainsi que des moyens de positionnement (r') prenant leur référence sur chaque extrémité du câble, de la même façon que les moyens (r) portés par la pièce centrale (1). 90) Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les systèmes optiques de liaison rassemblés au sein d'un même connecteur peuvent appartenir à deux catégories se différenciant entre elles par le sens de la transmission lumineuse qu'elles assurent. 100) Procédé pour la mise en oeuvre du connecteur selon l'une quelconque des revendications 4 à 8, procédé caractérisé en ce que, après enlèvement de la gaine du câble sur une longueur convenable, on introduit l'extrémité de ce câble dans une pièce (2, 3) intermédiaire du connecteur, dans laquelle on l'immobilise longitudinalement par les moyens de serrage (s, s'), puis on dispose l'ensemble ainsi constitué, ltextrémité du câble et la pièce intermédiaire (2, 3, s, s') dans un gabarit de coupe permettant à la fois de positionner le câble perpendiculairement à ltoutil de coupe et de prédéterminer la distance de la coupe par rapport aux butées de positionnement longitudinales (c, c') portées par la pièce intermédiaire (2, 3), et l'on tranche ltextrémité du câble sans dénudage préalable des conducteurs, ltoutil de coupe ayant des qualités de grain suffisantes pour assurer en meme temps le poli-optique et le dressage de la face terminale du câble ainsi définie, après quoi on assemble les pièces intermédiaires (2, 3) associées à l'extrémité de chacun des câbles avec la pièce centrale (1) portant les systèmes optiques du connecteur, de façon que les butées (c, c') des pièces intermédiaires viennent en contact des butées (b, b') de la pièce centrale, ce qui assure le positionnement longitudinal des faces terminales des câbles par rapport aux systèmes optiques de transmission, sans qu'il y ait forcément contact direct entre ces faces terminales des câbles et ces systèmes optiques, et enfin on met en place les moyens de verrouillage (v).