Le procédé clinique le plus courant pour obtenir une mesure quantitative de la teneur en micro-organismes dans un échantillon liquide est ce qu'on appelle la technique de versage sur plaques. Selon ce procédé, on prépare une série (environ six) de dilutions 5 de l'échantillon liquide. On transfère un volume connu de chaque dilution dans une plaque de Pétri séparée contenant un agar-agar (non durci) qui renfeirae une substance nutritive introduite à une température d'environ 45 °C. 1'agar-agar purifié constitue le milieu de suspension préféré pour la substance nutritive, car il 10 est inerte, non toxique et dépourvu de valeur nutritive pour la plupart dœ micro-organismes. Dans chaque cas, on incorpore par agitation le volume de la dilution d'échantillon dans le mélange de 1'agar-agar avec la substance nutritive et on laisse ensuite gélifier. On obtient des valeurs quantitatives après incubation 15 en comptant les colonies par unité de surface dans une ou plusieurs plaques de Pétri présentant une densité appropriée de colonies. Cette technique est trop fastidieuse et trop longue pour des opérations courantes. De plus, la technique de versage sur les plaques pose des exigences volumiques relativement impor-20 tantes pendant l'incubation. Un procédé de culture du type semi-quantitatif, qui a été mis au point pour améliorer les facteurs économiques d'un filtrage massique des bactéries de l'urine, consiste à utiliser une pipette compte-gouttes pour distribuer une seule goutte d'urine 25 quand on maintient l'extrémité de la pipette à proximité d'une plaque revêtue d'agar-agar (qui contient une substance nutritive ajoutée). On répète cette opération avec des échantillons d'urine provenant de patients différents jusqu'à ce qu'une goutte d'urine ait été déposée sur chacune des dix surfaces séparées de la pla-30 que. On place la plaque dans un incubateur pour une durée d'incubation de 12 à 18 heures. Après incubation, on compare l'aspect des colonies dans chaque jgoutte,ainsi que l'aspect de la bordure de cette goutte^à une série d'images normalisées qui correspondent à des comptes de bactéries connus. 35 Une autre tentative pour simplifier ce procédé est ce que l'on appelle la technique "d'immersion de plaquettes" consistant à retirer d'un récipient stérile une surface revêtue d'une substance nutritive (par exemple une plaquette de verre ou une cuillère recouverte d'un mélange d'agar-agar et de substance nutri-40 tive), à plonger cette surface dans l'échantillon liquide de 72 11794 2 2132422 manière que la totalité de la substance nutritive soit immergée, puis à égoutter la surface et à la remettre dans le récipient stérile hermétiquement femé pour incubation. Une autre façon encore d'aborder ce problème consiste à utiliser des récipients 5 stériles en polystyrène transparent revêtus du mélange de 1*agar-agar et de la substance nutritive. On verse l'échantillon liquide dans le récipient, on le verse hors du récipient et on ferme le récipient pour isoler le milieu cultivé qu'on soumet à l'incubation. Ce dernier procédé est décrit dans "A Simple Quantitative 10 and Qualitative Microbiologie»! Screening Test for Bacteriuria" Macfcay-Scollay (J.clin.Path., 1969, 22,651-653). Un procédé instrumental de comptage de bactéries viables et de détermination de leur réponse aux antibiotiques est décrit dans "Capillary - Tube Scanner for Mechanized Microbiology" par 15 Bowman et ses Collaborateurs (Science, Vol. 158, pages 78-83). On ajoute la suspension de bactéries (et éventuellement les antibiotiques) au mélange fondu de la substance nutritive et de 1*agar-agar. On mélange toutes ces matières et on utilise le mélange ainsi obtenu pour remplir le nombre désiré de tubes 20 capillaires. On ferme hermétiquement les tubes remplis à leurs extrémités en utilisant de la cire à cacheter rouge ou des bouchons en matière plastique. On examine par exploration les tubes capillaires ainsi préparés aussi bien avant qu'après l'incubation. En variante, on stipule que les tubes capillaires (qui seront 25 ultérieurement remplis d'un mélange de l'échantillon et de la substance nutritive) sont préalablement revêtus "d'une dose uniforme normalisée d'un antibiotique". l'antibiotique est dispersé dans un milieu de suspension, par exemple 1'agar-agar purifié, qui est inerte, en vue de l'introduction dans les tubes capillai-30 res sous forme d'un filament qu'on sèche ultérieurement. Les dispositifs faisant l'objet de la présente invention améliorent grandement la simplicité de la technique d'échantillonnage et l'efficacité du procédé tout entier, en combinant les fonctions d'échantillonnage et de culture. Le dispositif préféré 35 est un tube transparent, intérieurement stérile, qu'on jette après usage (par exemple une pipette préalablement obturée du type qu'on utilise en bactériologie ou en sérologie ou une pipette compte-gouttes) dont une superficie connue de la surface intérieure a été préalablement revêtue d'un milieu de culture pour les micro-40 organismes capables de former des colonies (c'est-à-dire des 72 11794 3 2132422 bactéries, des levures ou des moisissures). De plus, on prévoit un dispositif composite formant à la fois un récipient pour l'échantillon et un tube de culture, dans lequel le tube de culture (dont la surface intérieure est revêtue d'un milieu 5 nutritif) est monté de façon amovible sur une paroi du récipient pour l'échantillon, l'intérieur du tube de culture étant en communication d'écoulement avec l'intérieur du récipient contenant l'échantillon. Par ce moyen, on peut exposer l'intérieur du tube de culture à l'échantillon liquide, à la demande, 10 sans avoir à enlever l'échantillon liquide de son récipient. L'expression "solide" utilisée dans le présent mémoire pour décrire l'état des dépôts de milieu nutritif et d'agar-agar signifie que la matière est présente sous forme d'un gel rigide capable d'un support autonome sous forme d'une eouche 15 le long d'une paroi. D'autres buts et avantages de l'invention ressortiront de la description détaillée qui va en être faite ci-après en se référant au dessin annexé, sur lequel : La figure 1 est une vue en élévation d'une pipette inté-20 rieurement stérile, partiellement en arrachement pour faire apparaître le revêtement de milieu nutritif et les obturateurs à chaque bout qui servent à préserver l'état de stérilité à l'intérieur de la pipette. La figure 2 représente une modification de la pipette 25 selon la figure 1, dans laquelle des segments de tubulure pouvant être assemblés portent sur leurs surfaces intérieures des préparations différentes de milieux nutritifs, ces segments étant reliés ensemble pour faciliter le diagnostic et/ou les essais de réponse aux antibiotiques à l'aide du dispositif 30 selon l'invention. La figure 3 représente une pipette compte-gouttes (intérieurement revêtue et obturée à son extrémité inférieure selon l'invention), cette pipette étant logée dans un récipient stérile. 35 La figure 4, enfin, est une vue en élévation, partielle ment en arrachement, montrant le dispositif composite qui forme à la fois un récipient pour l'échantillon et un tube de culture. Sur la figure 1, une pipette 10 est représentée comme étant formée en une matière transparente, de préférence une matière 40 plastique. Dans le passage 12 à l'extrémité fomaat l'embouchure 72 11794 4 2132422 du cylindre 13 de la pipette, est introduit un "bouchon 11 en coton ou une matière fibreuse analogue. la surface interne du passage 12 est recouverte, au moins en partie, d'une couche 14 d'un milieu de culture solide approprié. Cette même matière est 5 utilisée pour former le bouchon terminal 15 à l'extrémité inférieure. Après l'enlèvement du bouchon 15, comme on le verra plus loin, on aspire le liquide qu'on désire titrer vers le haut dans l'intérieur de l'alésage et pour cela, on exerce une succion sur l'embouchure, par exemple avec la bouche comme cela se pratique 10 normalement ou en utilisant une poire flexible (non représentée). La présence de la barrière stérile (bouchon 11) assure la protection nécessaire contre le passage des micro-organismes à travers cette barrière dans l'un ou dans l'autre sens. En même temps,si on foime tua milieu ambiant convenable pour la culture 15 (c'est-à-dire une atmosphère contenant de 1'oxygène pour les bactéries du type aérobie ou une atmosphère pauvre en oxygène ou entièrement dépourvue d'oxygène pour des bactéries du type anaérobie), la présence du bouchon 11 évite d'avoir à fermer hermétiquement l'embouchure de la pipette 10. Il s'agit d'une 20 caractéristique importante car on empêche ainsi automatiquement ou on réduit au minimum la formation d'une buée sur la paroi de la pipette, ce qui est un inconvénient sérieux et fréquent dans les dispositifs de culture entièrement clos. Pour introduire la couche 14 et le bouchon 15 de matière 25 nutritive, on aspire la substance nutritive dans la pipette stérile dans un état tiède et avec écoulement libre jusqu'à une hauteur désirée et ensuite, on permet à la matière nutritive de ressortir par gravité. Un mince enduit de substance nutritive demeure dans la pipette et constitue un revêtement uniforme sur 30 la surface interne du cylindre 13. La matière nutritive se géli-' fie et, étant donné que la dernière portion de la substance en cours d'évacuation est également plus visqueuse par suite d'un début de gélification, elle s'accumule dans l'extrémité 16 du compte-gouttes pour former le bouchon 15. La présence de ce bou-35 chon 15 est une indication certaine du fait que la pipette a été revêtue et n'a pas encore été utilisée. De cette façon, aussi bien la couche nutritive 14 que le bouchon 15 en cette même matière (dont le but est d'entretenir les conditions stériles à l'intérieur de la pipette en coopération avec le bouchon 11) 40 sont formés au cours d'un seul et même processus. Immédiatement 72 11794 5 2132422 avant usage, il suffit d'appliquer une pression dans l'alésage (par exemple en soufflant dans l'embouchure) d'une valeur suffisante pour éjecter le bouchon 15. la disparition de ce bouchon dégage l'extrémité 16 pour les opérations d'échantillonnage et 5 de culture et aussi pour laisser la surface plastique exposée dans te passage 12 à l'emplacement de l'extrémité 16 pour permettre le collage ultérieur d'un bouchon d'argile (non représenté) dont il sera question plus loin. De plus, l'extrémité 16 reprend ses dimensions initiales et les conditions précédentes de sa sur-10 face, déterminant les propriétés d'écoulement et d'évacuation par gravité. En service, on aspire le liquide dans la pipette jusqu'à un niveau prédéterminé qui est situé au-dessous de la limite supérieure de la couche 14 et on laisse ensuite ce liquide re-15 descendre. En conséquence, le contact entre le liquide et la substance nutritive est établi au moins deux fois quand on utilise des pipettes avec bouchage préalable. Si,d'autre part, on utilise des tubes non bouchés (sans bouchon 11), on peut établir un seul contact entre le liquide et la matière nutritive, si on 20 le préfère, en faisant monter le liquide dans le tube, puis en retournant rapidement le tube et en permettant l'échappement du liquide. Dans le cas de la pipette 10, on rebouche ensuite l'extrémité ouverte 16 du compte-gouttes, par exemple en enfonçant cette 25 extrémité 16 dans une mince couche d'argile ; on désinfecte la surface extérieure de la pipette 10 et l'ensemble est alors prêt à l'incubation en position verticale à la température ambiante ou dans une étuve (non représentée) à réglage thermostatique. Normalement, on effectue l'incubation à une température d'environ 30 37°G pendant une durée d'environ 18 à 24 heures. On peut incuber ou emmagasiner un très grand nombre de telles pipettes dans tua. petit espace. Après incubation, on peut facilement examiner la pipette pour déterminer la croissance de micro-organismes (par exemple 35 de colonies de bactéries) en utilisant de la lumière réfléchie sur le fond, en disposant pour cela la pipette de manière que son are longitudinal fasse un petit angle avec les rayons émanant de la source lumineuse. On obtient facilement des déterminations visuelles pour des concentrations de bactéries allant de 103 à 40 109 bactéries par millilitre. 72 11794 6 2132422 A titre d'exemple, on considère d'-une façon générale que des échantillons d'urine contenant plus de 10^ bactéries viables par millilitre proviennent de patients ayant une infection active des voies urinaires. A une concentration plus faible (jusqu'à 10^ bactéries/cm^, y compris), la pipette apparaîtra comme sensiblement exempte de colonies» De même, à des concentrations très élevées (10*7 à 10^ bactéries/cm^), le cylindre de la pipette peut sembler (à l'oeil nu) comme étant exempt de colonies sauf dans la zone marginale entre la matière nutritive inoculée et la matière non inoculée, car à cet endroit on peut observer clairement un anneau bien défini. En examinant cet anneau, l'observateur saura que les colonies individuelles ne sont pas visibles du fait qu' elles sont microscopiques ou encore parce que la substance nutritive a été entièrement submergée par la croissance de bactéries, ce qui indique évidemment une très forte concentration bactérienne. A une concentration dans l'intervalle de 10^ à 10^ bactéries/em^, on peut observer des densités proportionnelles de colonies par unité de longueur de la pipette. On peut utiliser divers milieux de suspension (autres que 1'agar-agar purifié), comme par exemple, l'agarose, des dérivés cellulosiques, des gommes, des pectines et de la gélatine. En ce qui concerne les substances nutritives qu'on introduit dans le milieu de suspension, ces dernières peuvent être, par exemple, le bouillon de soja tryptiease, l'infusion de veau ou une infusion cerveau-co eur. On peut facilement identifier les cultures d'échantillons (par exemple d'urine) qui ont été prélevés chez des patients différents si l'on utilise un codage de couleurs (par exemple des couches d'argile de couleurs différentes qu'on force dans la pointe du compte-gouttes ou des repères colorés à l'embouchure de le pipette) ou si l'on utilise un ruban adhésif pottant deux fois le même numéro, qu'on sépare en deux en collant une extrémité sur l'embouchure de la pipette et en conservant l'autre. Après usage, on peut facilement se débarrasser des pipettes en matière plastique, en les chauffant à la température de stérilisation qui est supérieure au point de ramollissement de la matière plastique, ce qui permet de réduire encore plus l'espace nécessaire pour les pipettes usagées. La structure de la pipette elle-même (par opposition à un simple tube de petit diamètre ayant été revêtu de la façon décrite) 72 11794 7 2132422 est particulièrement efficace étant donné que l'orifice restreint à la pointe confère des caractéristiques importantes d'écoulement à ce dispositif. Ainsi, l'étranglement de l'orifice permet à l'opérateur de contrôler l'entrée d'un échantillon liquide sous 5 forme d'une masse cohérente et aussi de contrôler la vitesse de vidage de manière à assurer une répartition uniforme de l'échantillon liquide sur la surface revêtue de la substance nutritive, le contrôle indiqué en premier lieu permet l'admission d'un bou-chon, et son inoculation, d'un volume intérieur à 0,2 cm , à 7 10 l'aide d'une pipette dont la capacité nominale est de 1 cm , ce qui est une caractéristique particulièrement importante lorsqu'on effectue des cultures sur des échantillons d'urine de bébés ou de personnes âgées, ou encore de personnes pourvues d'un cathétère. Cette exigence d'un petit volume d'échantillon permet de dispo-15 ser d'une plus forte proportion d'un échantillon donné pour effectuer les essais microscopiques et chimiques. Tout tube de culture, par exemple celui qui a été décrit dans l'article de Mackay-Scollay (voir supra) dans lequel on peut facilement verser un échantillon liquide, exige au moins deux à trois centimètres 20 cubes d'échantillon liquide pour inoculation efficace. Si l'on considère une section quelconque transversale à l'axe central du tube longitudinal revêtu de substance nutritive selon l'invention, on préfère que la surface ouverte (c'est-à-dire l'alésage délimité par le revêtement nutritif) ait un péri-25 mètre compris entre un maximum d'environ 12,7 mm (afin de réduire à une valeur acceptable le volume nécessaire de l'échantillon) et un rfiiniffliirn d'environ 3,81 mm (afin de réduire les possibilités d'tme confusion entre les colonies occupant des positions diamétrales pendant l'examen). Cependant on peut utiliser des périmè-30 très d'alésage allant d'environ 1,52 à environ 22,9 mm. Bien que les tubes utilisés soient normalement des cylindres réguliers (à l'exception de l'extrémité formant compte-gouttes), il n'est pas indispensable que la structure (ainsi que le passage 12) ait cette forme particulière mais on peut également utiliser 35 une autre forme géométrique dont la section serait triangulaire, carrée, etc. la pipette constitue également un instrument efficace pour mélanger ou brasser un échantillon liquide (par exemple un échantillon d'urine) afin de le rendre homogène avant la culture. 40 Dans le cas de tubes transparents portant un revêtement 72 11794 8 2132422 interne uniforme d'une substance nutritive et ne comportant pas de bouchon 11 ou de bouchon 15 dans le compte-gouttes 16, on peut stériliser les tubes facilement après la fabrication en les enfermant dans un récipient en matière plastique et en les soumettant 5 à une irradiation. Après inoculation, on peut fermer hermétiquement les tubes aux deux bouts. Eventuellement, le passage 12 peut être revêtu d'une série de couches successives de substances nutritives différentes, chaque couche empiétant partiellement sur la couche précédente, 10 de sorte qu'on expose un alésage portant plusieurs milieux nutritifs différents, successivement, au processus d'inoculation et qu'on dispose d'un mécanisme efficace pour le diagnostic. Ainsi, on revêt intérieurement une pipette d'une capacité nominale de 1 ml d'une couche d'agar-agar de soja trypticase (ASï) 15 et on recouvre cette couche partiellement (à peu près à mi-hauteur du cylindre)d'un agar-agar MaeConkey. On cultive un organisme gram-positif. Les bactéries gram-positives se développent sur le AST mais ne se développent pas sur l1agar-agar MacConkey, comme il était prévu. 20 En outre, l'une des matières nutritives dans cette structure superposée peut contenir des antibiotiques mélangés avec la matière, ce qui permet de déterminer en même temps la réponse aux antibiotiques des organismes cultivés. De telles couches minces d'agar-agar et de substance nutritive peuvent être appliquées 25 dans les pipettes, dans des conditions telles que les couches coûteuses de la substance nutritive et d'agar-agar peuvent être utilisées économiquement. Sur la figure 2, on a représenté une construction modifiée du dispositif permettant l'exposition de milieux multiples, ce 30 dispositif comportant une série de modules 21 qui, une fois qu'ils sont assemblés, donnent une construction sensiblement tubulaire. Pour préparer les modules, on peut munir chacun d'eux d'un revêtement 22 constitué d'une substance nutritive différente et on dispose ainsi d'un choix de milieux nutritifs en vue d'une 35 inoculation par le même échantillon. L'un des modules 23 qui peut constituer l'embouchure du dispositif contient un bouchon 24 en coton ou une matière cellulaire convenable. Le module 26 peut servir de compte-gouttes. TJne fois que les modules sont assemblés, par exemple par enclenchement, plusieurs modules 21 définissent 40 conjointement un alésage tubulaire revêtu de matières nutritives 72 11794 9 2132422 et préalablement bouché, en vue d'une utilisation sensiblement sur le même mode que le dispositif selon la figure 1. lia construction modulaire de la figure 2 ne permet pas seulement de déterminer facilement la réponse à un certain nombre 5 d'antibiotiques mais elle facilite également l'utilisation de concentrations différentes d'antibiotiques pour déterminer, à la fois, l'antibiotique qui sera le plus approprié et la concentration optimale. D'autre part, ce dispositif analytique reste bon marché en raison de la minceur de couches nécessaires des subs-10 tances nutritives et des milieux de suspension. Comme représenté sur la figure 3, une pipette compte-gouttes 31, par exemple du type qu'on utilise pour mettre des gouttes dans le nez,' est logée de façon amovible dans un récipient stérile 32, ce compte-gouttes ayant été modifié conformé-15 ment à l'invention. Le cylindre 33 de la pipette porte un revêtement intérieur uniforme constitué d'une couche 34 (milieu nutritif et milieu de suspension, le tout comme décrit à propos des précédents modes de réalisation) et avec une telle construction, on obtient également un bouchon 36 dans la pointe. On uti-20 lise la pression d'air (comme dans les précédents modes de réalisation) pour transférer l'échantillon liquide du récipient à la couche nutritive. P0ur cela, on applique une aspiration à la pipette compte-gouttes 31 en comprimant une poire flexible 37 (par exemple en caoutchouc) et en libérant ensuite cette poire 25 de la pression. Pour préparer la culture, on enlève la pipette 3i (avec la poire 37 et le capuchon 38 en place) du récipient 32, on expulse le bouchon 36 par une forte compression de la poire 37, on introduit la pointe de la pipette 31 dans l'échantillon liquide et on 30 interrompt la compression de la poire 37, ce qui permet à cette dernière de reprendre sa forme normale. L'aspiration ainsi créée entraine l'échantillon liquide dans la pipette 31 pour revêtir une portion donnée de la couche 34. On expulse ensuite le liquide et on remet la pipette 31 dans le récipient 32, après quoi on 35 revisse le capuchon 38 sut ce récipient. On procède à l'incubation de l'ensemble 39 tout entier (pipette inoculée 31 et récipient 32). Un autre dispositif qui remplit à la fois la fonction d'échantillonnage et la fonction de culture est représenté sur 40 la figure 4. Ce dispositif 40 est spécialement efficace dans les 72 11794 10 2132422 cas où le donneur dépose le liquide à titrer, par exemple l'urine, dans un bocal 41 muni d'un couvercle 42 fixé hermétiquement au "bocal (par exemple par emmanchement ou par vissage) après que l'échantillon a été donné. Dans la construction représentée, un 5 tube de culture 43 est relié de façon amovible au couvercle 42 au moyen d'une jonction hermétique au rebord 44» ce qui permet d'établir la communication entre la capacité 46 et la capacité 47 (l'intérieur du bocal 41). la paroi intérieure du tube 43 est recouverte de façon uni-10 forme et sur une surface connue d'un milieu de culture solide convenable. Il suffit donc de retourner le dispositif 40 pour obliger l'échantillon liquide à pénétrer dans le bocal 41 sans risque de contamination et sans exposition non stérile, de sorte que le liquide vient en contact avec la couche 48 du milieu de 15 culture. Après inoculation, on remet le dispositif 40 dans sa position verticale précédente pour stockage ou transport. On peut effectuer l'inoculation très peu de temps après avoir obtenu l'échantillon et par la suite (par exemple pendant le transport de l'échantillon de la clinique au laboratoire), le 20 tube 43 va se vider. Après drainage, il suffit de séparer le tube 43 du couvercle 42, le munir d'un bouchon ou capuchon (non représenté) et le soumettre à l'incubation en position verticale, le reste de l'échantillon liquide dans le bocal 41 peut être protégé d'un couvercle convenable en attendant les autres essais. Ainsi 25 la structure particulière du dispositif 40 évite d'avoir à enlever l'échantillon liquide du récipient, par exemple par versage, pour obtenir une culture. les dispositifs selon l'invention sont spécialement utiles pour obtenir des comptages de micro-organismes dans les échantil-30 Ions d'urine, par exemple pour filtration. De plus, on peut examiner un liquide quelconque, même dans le domaine non médical, pour en déterminer la teneur en micro-organismes dans l'intervalle des concentrations dont la détermination est possible avec le dispositif selon l'invention. 35 Pour cultiver des organismes en milieu anaérobie, on doit maintenir la pipette dans un environnement exempt d'oxygène ou pauvre en oxygène, pendant l'incubation, ou bien on peut (après l'inoculation) charger la pipette d'un tel environnement et ensuite la fermer hermétiquement. 72 11794 n 2132422 Avec des matières nutritives qui subissent un changement de couleur à mesure du développement de la croissance bactérienne, il peut être nécessaire de déposer une couche relativement épaisse de matière nutritive dans le cylindre de la pipette ou du 5 tube de culture. Un spécialiste n'aura aucune difficulté à effectuer cette opération en se conformant aux enseignements de l'invention. On choisit line pipette d'un diamètre suffisamment grand pour que le passage qui demeure après l'application du revêtement nutritif présente une section transversale en dedans des 10 limites prescrites par l'invention. On sait que de nombreux essais bactériologiques sont tributaires de l'identification de certains critères de la croissance des colonies, c'est-à-dire la dimension et la forme des colonies, les propriétés de sa surface, la couleur et la brillance, ainsi 15 que les changements de couleur dans le ou les agar-agars utilisés. Ainsi le tube ou la pipette doit être construit en une matière qui permet de sectionner facilement sa paroi dans la zone contenant une colonie quelconque qu'on désire étudier pour permettre de transférer cette colonie dans un instrument approprié pour son étude par des techniques normalisées. Gomme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. 72 11794 12 2132422 REVENDICATIONS 1. Dispositif à jeter après usage et ayant la double fonction de prélever un échantillon de liquide et de cultiver les micro-organismes présents dans cet échantillon, caractérisé en 5 ce qu'il comprendlun élément longitudinal creux, dont la paroi est transparente et qui présente une première et une seconde extrémités j et au moins une couche d'une substance nutritive stérile pour la croissance des micro-organismes, recouvrant de façon uniforme la surface interne de l'élément creux, pour défi- 10 nir ainsi dans celui-ci un passage longitudinal revêtu de ladite substance nutritive, le périmètre dudit passage étant compris entre environ 22,9 et 1,52 mm, de sorte qu'un échantillon liquide peut être aspiré vers le haut dans l'élément creux en vue d'une mise en contact avec le revêtement de substance nutritive. 15 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une barrière poreuse est placée dans la première extrémité de l'élément creux pour empêcher le passage des micro-organismes mais permettre la libre circulation d'air à travers la barrière. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce 20 que la barrière est un bouchon en une matière fibreuse. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que la barrière est un bouchon en coton. 5. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la seconde extrémité de l'élément creux constitue la pointe 25 d'un compte-gouttes définissant un conduit restreint pour le passage du liquide, ledit conduit restreint contenant un bouchon amovible formé de ladite substance nutritive. 6. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la seconde extrémité de l'élément creux constitue la pointe 30 d'un compte-gouttes définissant un conduit restreint pour le passage du liquide, ledit conduit restreint contenant un bouchon amovible formé de ladite substance nutritive. 7. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le périmètre du passage revêtu de la substance nutritive est 35 compris entre environ 12,7 et 3,81 mm. 8. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'à la première extrémité de l'élément creux est fixé un organe élastique compressible qui ferme cette extrémité et qui permet d'expulser l'air à travers l'élément creux. 72 11794 13 2132422 9. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément creux est formé d'une série de segments tubulaires assemblés, au moins deux de ces segments étant revêtus intérieurement de substances nutritives différentes. 5 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que le segment fornant la première extrémité de l'élément creux contient une barrière poreuse. 11. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que le segment formant la seconde extrémité de l'élément creux 10 est sous forme de la pointe d'un compte-gouttes. 12. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'à la première extrémité de l'élément creux est fixé un organe élastique compressible qui ferme cette extrémité et qui permet d'expulser l'air à travers l'élément creux. 15 13. Dispositif ayant la double fonction de prélever un échantillon de liquide et de cultiver les micro-organismes présents dans cet échantillon, caractérisé en ce qu'il comprend;un récipient à paroi définissant une première capacité pour recevoir et contenir un liquide et muni d'un couvercle ; et un élément 20 longitudinal creux ayant une paroi transparente, relié hermétiquement par une extrémité à ce récipient et faisant saillie à partir de celui-ci, ledit élément étant obturé à son extrémité éloignée, au moins une couche d'une substance nutritive stérile pour la croissance des micro-organismes recouvrant la surface interne de 25 l'élément creux et définissant une seconde capacité qui est en communication d'écoulement avec ladite première capacité. 14. Dispositif selon la revendication 13, caractérisé en ce que le récipient et l'élément portant le revêtement nutritif sont assemblés par enclenchement. 30 15. Dispositif selon la revendication 13, caractérisé en ce que l'élément revêtu de la substance nutritive est Telié audit couvercle.