La présente invention concerne un nouveau procédé de transmission de données en code binaire, par impulsions lumineuses ou électriques. Les données qui sont ainsi transmises constituent des messages réalisés en valeurs binaires O ou I, lesdites données étant fournies sous forme de série. De façon plus précise, le procédé selon l'invention permettant la transmission de données en code binaire est notamment remarquable en ce que lesdites impulsions qui sont émises en série, séparées d'une période t, avec une amplitude égale, ont une durée différente suivant que la valeur binaire correspondante est O ou 1. Selon une variante, lesdites impulsions ont pour support un fais ceau optique. Selon une autre variante, lesdites impulsions ont pour support une ligne omnibus. La présente invention concerne également un dispositif permettant la liaison conversationnelle entre divers ensembles ou sous-ensembles, utilisant le procédé de transmission selon l'invention, où lesdites impulsions ont pour support une ligne omnibus sur laquelle sont montés en dérivation les divers ensembles ou sous-ensembles. D'autres avantages et caractéristiques de la présente invention ressortiront mieux à la lecture de la description qui va suivre, faite en regard des figures données à titre indicatif et nullement limitatif, parmi lesquelles - la figure 1 représente la forme des diverses impulsions en fonction du temps utilisées dans le procédé de transmission selon l'invention, - la figure 2 illustre schématiquement l'application du procédé selon l'inven tion à un dispositif permettant la liaison conversationnelle entre plusieurs modules, et - la figure 3 représente les deux types de signaux apparaissant dans l'applica tion illustrée à la figure 2. Ainsi quvil apparat dans la figure 1, le message X à transmettre est composé de valeurs binaires Oou 1; ce message est produit à l'aide d'un générateur dtimpulsions lumineuses ou électriques, lesdites impulsions étant de forme rectangulaire, d'amplitude constante et espacées d'une période t. Selon l'une des caractéristiques de l'invention, les impulsions émises sont soit de courte durée, soit de longue durée, suivant que la valeur binaire représentée par l'impulsion est O ou 1. A titre d'exemple non limitatif, la courte durée pourra être choisie égale à t, et la longue durée sera alors égale à 2t. -3 Le signal A reçu, qui correspond au message X émis, sera alors trai- té conformément au procédé selon l'invention. C'est ainsi que le signal A sera dérivé, aboutissant au signal B dont on conservera uniquement la dérivée positive en la mettant en forme (signal C). Ce signal C sera alors retardé (signal D); avantageusement, ce retard sera égal à2t, mais cette valeur n'est pas limitative, l'essentiel étant que ladite valeur soit située entre les valeurs des courte et longue durées précitées. Ensuite, le signal D est comparé au signal A, par utilisation d'une fonction ET, telle que E = A.D. Des circuits électroniques appropriés permettent de mémoriser les signaux E et ainsi de reconstituer les différents digits d'un message transmis sous forme série telle que X, cette transmission se faisant sans risque d'erreur grâce au procédé selon l'invention. Comme cela a été mentionné plus haut, les impulsions peuvent être électriques ou lumineuses; dans ce dernier cas, le générateur d'impulsions sera avantageusement une diode électroluminescente, le signal étant analysé et décodé par un récepteur placé en regard dudit émetteur. Le procédé selon cette variante permet la transmission de données binaires fournies sous forme série, au moyen d'un seul faisceau optique, la forme du signal permettant la restitution des impulsions de synchronisation, nécessaires aux circuits électroniques associés pour la reconstitution du message initial. I1 a été trouvé que dans le cas où les impulsions étaient électriques, une application avantageuse du procédé de transmission selon l'invention, consistait à utiliser ce procédé dans un dispositif permettant une liaison conversationnelle entre plusieurs ensembles ou sous-ensembles, par l'intermédiaire de liaisons électriques, ces liaisons étant ramenées à un nombre minimum de conducteurs. On appellera, dans la suite de la description et dans les revendications, ligne omnibus, l'ensemble de ces conducteurs électriques de liaison. Par ailleurs, la ligne omnibus doit constituer le seul élément de liaison entre les différents ensembles d'une installation, le raccordement de chaque élément se faisant par simple montage en dérivation sur la ligne omnibus. I1 est ainsi possible de compléter une installation existante par simple allongement de la ligne et montage en dérivation des ensembles supplé dentaires. Le dispositif vise à minimiser le colt du raccordement et des liaisons d'un nombre important d'ensembles, ceci au moyen d'une interconnexion comportant peu de conducteurs et de raccordement simple. Un tel agencement pallie l'inconvénient majeur des dispositifs connus utilisant une multiplicité de condueteurs d'où une complexité de l'installation limitant les possibilités pratiques de celle-ci. Le dispositif selon l'invention est illustré schématiquement dans la figure 2 où l'on voit que la ligne omnibus qui assure la liaison entre les modules est constituée de deux lignes bifilaires L1 et L2; on aboutit donc seulement à quatre conducteurs. La ligne Ll est affectée à la transmission du message Y proprement dit, alors que la ligne 12 constitue une ligne dite d'occupation et transmet un message d'occupation Z qui englobe le message transmis sur L1. Comme indiqué à la figure 3, le message transmis sur L1 se compose de deux parties - un signal Y1 ayant un nombre n de digits qui constitue l'adresse de destina tion du message, c'est-à-dire le numéro du module à qui le message est des tiné; - un signal Y2 ayant un nombre m de digits qui constitue les instructions ou les valeurs à transmettre à ce module. I1 est certain que la transmission par les modules est totalement synchrone, c'est-à-dire qu'à n'importe quel moment un message peut être transmis sur la ligne, Si deux messages étaient transmis simultanément, il y aurait perturbation et incompatibilité de lecture, d'où la nécessité de la ligne L2 qui véhicule un signal d'occupation dès qu'un message est présent sur LI, ce qui interdit toute émission autre que celle en cours. Le fonctionnement de ce dispositif va maintenant sommairement être décrit. Supposons que la ligne L2 est disponible; le module M1 veut transmettre un message. I1 commence par réserver la ligne L2 en transmettant un signal Z d'occupation sur L2. Tous les modules, sauf Ml, ont leur circuit d'émission E bloqué par leur propre circuit de blocage B. Le circuit E de M1 transmet son message sur la ligne L1; le message Y2 est reçu par exemple par le circuit R de Mp, si l'adresse figurant en tête de message est p, c'est-àdire si le signal Y1 correspond à p. Si durant cette transmission un autre module a un message à transmettre, il devra attendre la disparition du signal d'occupation Z sur 12 pour le faire, mais dès que la ligne 12 est disponible, le processus recommence, et une nouvelle transmission pourra voir lieu. Le dispositif permet donc bien une liaison conversationnelle entre ensembles ou modules, au moyen d'une transmission en forme de série d'un message et ceci par interconnexion de tous les ensembles sur une ligne omnibus constituée uniquement de deux câbles bifilaires. REVENDICATIONS 1) Procédé de transmission de données en code binaire par impulsions, caractérisé en ce que lesdites impulsions qui sont émises en série, séparées d'une période t, avec une amplitude égale, ont une durée différente suivant que la valeur binaire correspondante est O ou 1. 2) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite durée est courte, par exemple t/3, pour la valeur binaire 0. 3) Procédé selon la revendication l, caractérisé en ce que ladite durée est longue, par exemple 2t/3, pour la valeur binaire 1. 4) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le signal émis et comprenant lesdites impulsions est traité selon les étapes suivantes : dérivation du signal initial, restitution de la dérivée positive après remise en forme, décalage de ladite dérivée positive, coiparaisen avec le signal initial. 5) Procédé selon les revendications 2, 3 et 4, caractérisé en ce que le décalage est égal à t/2. 6) Procédé selon l'une quelconque des revendications l à 5, caractérisé en ce que lesdites impulsions ont pour support un faisceau lumineux. 7) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que lesdites impulsions ont pour support une ligne omnibus. 8) Dispositif permettant la liaison conversationnelle entre plusieurs ensembles ou sous-ensembles, où la transmission de signaux se fait grâce au procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que la ligne omnibus se compose de deux lignes bifilaires. 9) Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'une desdites lignes est une ligne d'occupation, l'autre ligne étant la ligne de transmission, lesdits ensembles ou sous-ensembles étant montés en dérivation sur lesdites deux lignes. 10) Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que chaque ensemble ou sous-ensemble comprend un circuit d'émission, un circuit de réception et un circuit de blocage.