L'invention, due à la collaboration de Monsieur André NARTOWSKI, concerne les dispositifs de régulation pour carburateurs destinés notamment à réduire la pollution lors des régimes de décélération des moteurs de véhicules. Ce résultat est généralement atteint en créant une arrivée additionnelle de mélange combustible au moteur pendant ces périodes de décélération, cette mesure étant cependant supprimée pour les hauts régimes du moteur afin de conserver un frein moteur suffisant. Naturellement pour les très bas régimes cette mesure est également supprimée pour permettre au moteur de reprendre son ralenti normal, et elle n'a pas non plus à intervenir lors des périodes d'accélération. Pour résoudre ce problème on utilise le plus souvent un organe pneumatique dit "ouvreur de papillon" actionné par la dépression moteur et commandé par un appareil du type régulateur centrifuge placé dans la boite de vitesse et actionnant un interrupteur électrique.Cet appareil, dénommé habituellement "COCEN", agit par l'intermédiaire d'une électrovanne qui met en communication la dépression de la tubulure d'admission avec l'ouvreur de papillon, et ceci dans une plage de vitesses bien déterminée par un réglage approprié. Cette installation présente cependant l'inconvénient d'entre assez onéreuse étant donné qu'elle utilise des appareils électro-mécaniques motteux, en particulier le régulateur centrifuge et également son interrupteur et son électrovanne. Le but de l'invention est de réaliser un dispositif équivalent au point de vue 'fonctionnement, possibilité de réglage et sensibilité de commande, tout en étant beaucoup moins onéreux que le dispositif ci-dessus. L'invention consiste à utiliser un simple tiroir cylindrique avec une douille intermédiaire réglable faisant communiquer la dépression du collecteur d'admission avec l'ouvreur de papillon à dépression de type habituel, ce tiroir étant commandé par une capsule à dépression, dite capsule motrice avec ressort de rappel, actionnée également par la dépression du collecteur d'admission, I'ensemble btant réglé de telle manière que le tiroir assure la transmission de la dépression à l'ouvreur de papillon seulement pour les dépressions moyennes correspondant à la plage de vitesses désirées et interrompt cette communication pour les dépressions plus faibles et plus fortes. A titre de perfectionnement, l'ensemble peut se compléter par une deuxième capsule à dépression d'armement d'une section plus grande que la précédente et munie d'un ressort de rappel plus fort, cette capsule agissant sur l'autre extrémité du tiroir par simple contact et dans le sens opposé à l'action de la précédente, de telle manière qu'en partant des dépressions les plus fortes pour lesquelles ce contact ntest pas établi, le tiroir n'est actionné que par la capsule motrice qui, lorsque la dépression ést tombée à une certaine valeur, repousse le tiroir jusqu'à une position qui ouvre la communication, et que le contact du poussoir de la capsule d'armement avec le tiroir a lieu lors de l'accélération et en conséquence d'une baisse sensible de la dépression au collecteur d'admission, l'action antagoniste prépondérante du ressort de rappel de la capsule correctrice repoussant alors ce-tiroir vers sa position initiale, ce qui évite tout à-coup dans le fonctionnement ultérieur en décélération. D' autres particularités de l'invention apparaîtront dans la description qui va suivre d'un mode de réalisation pris comme exemple et représenté-sur le dessin annexé, sur lequel - la figure 1 est une coupe longitudinale de l'ensemble de l'appareil sans ses auxiliaires, - les figures 2, 3 et 4 sont des coupes axiales partielles de la partie centrale montrant diverses phases de fonctionnement du tiroir distributeur. L'appareil comporte un tiroir cylindrique 1, muni d'une gorge 2 ou d'un orifice transversal, et coulissant dans une douille cylindrique 3 elle-même fixée, de manière réglable axialement au moyen d'une vis 4, dans un corps 5 muni de deux embouts 6 et 7 situés dans le prolongement l'un de l'autre. Ces deux embouts 6 et 7 communiquent l'un avec l'autre, par l'intermédiaire d'orifices 8 et 9 percés dans le corps 5 et d'autres orifices 10 et ll pércés dans la douille 3 et enfin par l'intermédiaire de la gorge 2, lorsque celle-ci se trouve dans la position représentée sur la figure 3 alors qu'au coptraire lorsque cette gorge se trouve du côté gauche, comme représenté sur là figure 2, ou du côté droit comme représenté sur la figure 4, la communication est interrompue entre les embouts 6 et 7. L'embout 6 est destiné à être-relié, par une canalisation non représentée, à une source de dépression constituée par le collecteur d'admission du moteur, tandis que l'embout 7 est relié, par une autre canalisation non représentée, à la capsule à dépression de l'ouvreur de papillon ou du dispositif équivalent provoquant une alimentation du moteur en mélange air-essence lors de la décélération. Le tiroir 1 est relié directement par une tige 12 à la membrane 13 d'une capsule à dépression 14 comportant un ressort de rappel 15 et une vis de butée règlable 16, cette capsule 14 étant alimentée par un embout 17 réuni, au moyen d'une canalisation non représentée, au collecteur d'admission en aval du carburateur. Pour expliquer le fonctionnement, on suppose tout d'abord que le véhicule se met en décélération en partant des hauts régimes du moteur. Pour ces hauts régimes, la dépression dans le collecteur d'admission est forte, de sorte que la membrane 13 de la capsule motrice se trouve plaquée contre la vis de butée 16 dans la position représentée sur la figure 1, le tiroir étant alors dans la position représentée sur les figures 1 et 2. Le véhicule étant supposé en décélération, le régime du moteur baisse, et par suite de la dépression dans le collecteur diminue, de sorte que le ressort 15 repousse progressivement la membrane 13 de la capsule motrice'14, et par suite déplace le tiroir 1 par l'intersédiaire de la tige 12 vers la droite delta figure 1. Torsque la gorge 2 du tiroir 1 arrive au niveau des orifices 10 et 11, la dépression est transmise par l'embout 7 à l'ouvreur de papillon qui entre ainsi en fonction. Le régime du moteur continuant à baisser, le ressort 15 continue à repousser la membrane 13 ainsi que le tiroir 1 toujours dans le même sens, de sorte que la gorge 2-dépasse les orifices 1O et ll pour prendre la position représentée sur la figure 4. La dépression cesse alors d'être transmise à Itouvreur de papillon et celui-ci interrompt sa fonction. Cette interruption correspond au retour du moteur à un régime voisin de celui du ralenti. Grâce à la douille règlable 3 on peut règler le moment de l'établissement de la communication entre les orifices 10 et 11, et on peut par ailleurs règler par la position et la largeur des orifices 10 et 11 et la raideur du ressort 15, l'instant de l'interruption ainsi que la durée de la communication entre les embouts 6 et 7. L'appareil tel que décrit peut ainsi fonctionner sans la capsule de correction représentée sur la figure 1. Cependant dans ce cas, lorsqu'on accélère à partir du ralenti, le tiroir 1, qui, au ralenti se trouve dans la position représentée sur la figure 4 comme on vient de le voir, se déplace davantage encore vers la droite, du fait qu'au moment de l'accélération la dépression dans le collecteur diminue, ce qui permet au ressort 15 de repousser davantage encore la membrane 13 vers la droite Lors de la décélération qui suit, le tiroir 1 dait donc passer de la position représentée sur la figure 4 à celle représentée sur la figure 2 et qui correspond au début des explications. Ce passage ne peut pas se faire sans passer un court instant par la position représentée sur la figure 3, ce qui produit par conséquent momentanément un actionnement intempestif de l'ouvreur de papillon provoquant un à-coup en décélération, peu admissible avec de bonnes conditions de conduite. Pour éviter ce défaut, l'invention complète le dispositif à l'aide d'une deuxième capsule à dépression 18, ou capsule d'armement, représentée sur la partie droite de la figure 1. Cette capsule comporte une membrane 19 de plus grande section que la membrane 13 et un ressort de rappel -20 de plus grande force que le ressort 15. Comme on le voit sur la figure, cette capsule est montée dans le sens opposé à la préc dente en étant relié par un embout 21 également au collecteur d'admission au même endroit que l'embout 17.D'autre part, contrairement à la précédente, cette capsule å dépression 18 n'est pas reliée rigidement au tiroir 1, mais actionne simplement une butée 22 qui peut venir prendre contact sur l'extrêmité du tiroir let repous:: elui-ci vers la gauche de la figure, sans avoir la possibilité d'entratner ce tiroir lorsqu'il se déplace dans le sens opposé puisqu'il agit par simple contact unilatéral. En reprenant l'explication qui précède, en partant toujours des grandes dépressions dans le collecteur d'admission, la membrane 19 est au départ plaquée contre sa vis de butée. 23, de sorte que le poussoir 22 ne modifie en rien le.début du fonctionnement exposé précédemment.En partant d'une position voisine de celle représentée sur la figure 3, la chute de dépression simultanée dans les deux capsules 14 et 18, consécutive à ume accélération provoque le déplacement du tiroir 1, non plus vers la droite de la- figure comme précédemment, mais vers la gauche, c'est-à dire sensiblement dans la position représentée sur la figure 2, ceci étant simplement dRau fait que, comme on l'a indiqué plus haut, le ressort 20 de la capsule 18 est plus puissant que le ressort 15 de la capsule 14. Le résultat final est donc le même, puisqu'au ralenti on a toujours l'interruption de la dépression agissant sur l'ouvreur de papillon, mais cette fois le tiroirlse trouve déplacé vers la gauche. I1 en résulte que, lors d'une accélération produite à partir de ce régime de ralenti, comme précédemment la dépression continue à chuter dans le collecteur d'admission, ce qui fait que la butée 22 repousse davantage encore le tiroir 1 ainsi par conséquent que sa tige 12 et la membrane-13 contre la vis de butée 16. De la sorte lors de la décélération qui suit, la forte dépression qui se produit maintient cette membrane 13 en butée contre sa vis de butée 16, tandis que la membrane 19 vient elle-meme en butée contre sa vis 23, supprimant le contact du poussoir 22 sans pour autant entraîner le tiroir 1 dans sa course. Ce tiroir 1 reste donc pratiquement dans sa position et ne peut pratiquement actionner intempestivement l'ouvreur de papillon pendant cette décélération. On voit ainsi que l'invention permet, avec des moyens pneumatiques très simples et peu onéreux, de remplir les mêmes fonctions et de conserver les mêmes possibilités de réglage et de sensibilité que l'appareil électromécanique habituel coateux et fragile. Il est bien entendu que le mode de realisation ci-dessus décrit ne présente aucun caractère limitatif et pourra recevoir toutes modifications désirables sans sortir pour cela du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 - Dispositif de régulation pour carburateurs destinés à la commande dans une certaine plage de régimes déterminée lors des décélérations, d'un ouvreur de papillon à dépression ou d'un organe similaire destiné à assurer l'admission de mélange combustible au moteur en décélération, dispositif caractérisé par le fait qu'il comporte en combinaison une capsule à dépression entrainant dans les deux sens de déplacement un tiroir distributeur coopérant avec des lumières, l'ensemble étant réglé de manière à établir la communication de la dépression, entre un embout relié au collecteur d'admission et un embout relié à l'ouvreur de papillon, seulement pour les valeurs de la dépres- sion correspondant à la plage de régimes envisagée. 2 - Dispositif de régulation selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le tiroir coulisse dans une douille intermédiaire munie desdites lumières et réglable en position axiale dans un corps comportant lesdits embouts. 3 - Dispositif de régulation selon une des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comporte, en plus de ladite capsule à dépression ou capsule motrice, une deuxième capsule à dépression d'armement ayant une plus grande section utile et un plus fort ressort de rappel, cette capsule entrainant une butée mobile susceptible de venir agir sur ledit tiroir par simple contact unilatéral pour une dépression plus faible que celle de la plage de fonctionnement.