Les procédés conventionnels de pistolage pneumatique pour la peinture, notamment des carrosserdeede véhicules automobiles, ont un rendement relativement mauvais puisque seulement 60 ffi environ de la peinture atteint la surface à revêtir. Cela provient du fait que les pistolets sont peu directifs et produisent des aérosols de peinture liquide, en partie entrainés par l'air de ventilation nécessaire à lthygiène respiratoire du personnel. Par conséquent, près de 40 % de la peinture émise est perdue, généralement collectée dans un rideau d'eau chargé de -carbonate de soude destiné à la rendre non collante et à faciliter son agglomération. Actuellement, ce produit résultant n'est pas récupéré, mais enfoui après décantation. On connaît déjà certains procédés destinés à améliorer le rendement de l'opération ci-dessus. L'un deux consiste à pulvériser la peinture sous haute pression, de manière à réduire le débit d'air nécessaire à la pulvérisation pneumatique classique. La réduction du brouillard formé améliore le rendement de l'ordre de 20 . Un autre procédé, dit électrostatique, consiste à imposer une différence de potentiel de plusieurs dizaines de milliers de volts entre l'objet à peindre et la buse de pistolets spéciaux. Les particules de peinture électriquement chargées sous ltaction du champ électrique ainsi créé sont entrainées vers l'objet à peindre. Le rendement est là encore augmenté d'environ 20 . Cependant, un inconvénient important inhérent au procédé ci-dessus réside dans l'obligation dtalimenter le pistolet en haute tension, ce qui implique un certain risoue pour l'utilisateur ainsi que la gene résultant de la présence d'un cable relativement rigide. De plus le dispositif est onéreux, ce qui est d' autant plus ressenti que, dans les cabines de peinture pour véhicules automobiles, il y a à chaque poste de travail autant de pistolets que de couleurs utilisées. L'objet de la présente invention a pour but de permettre la récupération de la peinture qui échappe aux surfaces à revêtir, d'améliorer le rendement de la pulvérisation et de diminuer le coût des installations. L'invention sera décrite au regard des figures 1 à 18 ci-jointes données à titre d'exemple non limitatif et qui décrivent respectivement - Figure 1 : une coupe transversale d'une installation selon l'invention. - Figure 2 : une vue analogue d'une première variante de l'invention. - Figure 5 : une vue analogue d'une deuxième variante. - Figure 4 : une vue analogue d'une troisième variante. - Figure 5 : un détail grossi en coupe transversale de la grille et du tamis montrant la disposition de leurs ouvertures en quinconce. - Figure 6 : une vue en plan de la grille ci-dessus représentant ltesplacement des picots disposés en triangle. - Figure 7 : une coupe transversale des éléments de la figure 5 indiquant la présence des picots. - Figure 8 : une vue en pla1 dtwne variante de la grille de la figure 6, dans laquelle les picots sont disposés en carré. - Figure 9 : une coupe transversale d'une quatrième variante du dispositif selon l'invention. - Figure 10 : une vue analogue d'une cinquième variante. - Figue 11 : indique l'impact et le trajet des particules de peinture, selon leur grosseur, sur un double tamis filtrant. - Figure 12 a et b : la forme de la tôle au voisinage des ouvertures de ce double tamis filtrant. - Figure 13 : une variante des figures Il et 12 selon laquelle le double tamis filtrant est constitué de tôles ondulées. - Figure 14 et 15 : un détail d'une variante du dispositif de filtration vu respectivement en coupe transversale et en plan. - Figure 16 : une vue en coupe d'une deuxième variante du dispositif de filtration. - Figure 17 A et B : des vues en coupe transversale dIune troisième variante du dispositif de filtration. - Figure 18 : une quatrième variante du dispositif de filtration. Considérons en premier lieu la figure 1. La cabine de peinture 1 comporte des arrivées dtair 2 situées à sa partie supérieure ; le fluide balaye la zone de travail et stévacue au travers du plancher constitué d'une grille de sustentation 3, en dessous de laquelle se trouve respectivement une seconde grille de récupération 4, un tamis de filtration 5 et enfin la partie inférieure 6 de la cabine munie d'orifices d'évacuation de l'air 7. La caisse 8 à peindre est amenée par un convoyeur aérien 9, connu on soi, et reliée par des électrodes 10 au polo + d'un générateur de courant (à haute tension) ; elle est isolée du rail convoyeur. Le tamis de filtration 5 est également relié au pôle + du morne générateur. Au contraire, le pistolet 11, la grille de sustentation 3 et la grille de récupération 4 sont mis à la masse. On constate ainsi que le pistolet 11 est de structure normale, donc meilleur marché et plus maniable que celui qui est utilisé habituellement au cours dSun procédé électrostatique de peinture. Cependant, le champ électrique à gradient élevé est bien présent entre ledit pistolet et la caisse à peindre, si bien que l'on bénéficie encore des avantages de rendement décrits précédemment et qui découlent de la charge des particules de peinture projetées. Par ailleurs, les particules de peinture qui néanmoins échappent à la surface à peindre sont recueillies pour partie sur la grille 4 à larges mailles de l'ordre de 2 cm x 2 cm et le restant capté , par le tamis de filtration 5 chapositivement. Après ce trajet, le gaz, considéré épuré, s'échappe de la cabine par les orifices 7. Nous remarquons que le tamis de filtration 5 est relié à la partie inférieure 6 de la cabine par l'intermédiaire d'isolateurs 12 et qu'il forme un dièdre dirigé vers le bas, au droit duquel se trouve une rigole inclinée 13 pour la récupération de la peinture qui s'écoule le long du tamis. Le dièdre peut être constitué d'un treillis métallique à mailles fines, nouées, dont les dimensions sont de tordre de 0,5 à 5 mm. En variante au dispositif ci-dessus et malgré les inconvénients déjà cités, on pourrait utiliser une installation telle que celle qui est décrite à la figure 1, mais selon laquelle la caisse à peindre serait reliée à la masse tandis que la buse du pistolet serait positivement en haute tension. La présente disposition différerait des installations antérieurement connues par la présence du tamis de filtration 5 et par la grille de récupération 4 tous deux au même potentiel que l'objet à peindre, permettant la purification de l'air de ventilation avec un rendement supérieur a 90 . Le générateur électrostatique de haute tension utilisé est de faible puissance, ne délivrant pas d'intensité supérieure à 0,1 mA, mais sous une tension 20 000 à 150 000 volts et pour lesquels le potentiel chute rapidement quand l'intensité débitée augmente. La variante de la figure 2 a pour but de pallier un inconvénient résultant de la mise sous tension de la carrosserie telle que décrite à la figure 1. En effet, le volume et la masse d'un tel objet donnent naissance à une capacité électrique importante qui peut être dangereuse - pour le personnel, car génératrice de décharges électriques violentes, sources éventuelles d'électrocution, d'explosion ou d'incendie. Selon cette disposition, la caisse 8, le pistolet 11 et la grille de récupération 14 sont à la masse, seul le tamis de filtration 5 étant sous haute tension. Le déplacement des particules de peinture s'effectue donc de façon analogue à ce qu'il serait dans une cabine classique, les particules échappant à la caisse et entraînées par l'air de ventilation étant alors captées par le tamis 5 porté à une haute tension sous l'action du gradient de champ électrique provoqué par l'association du tamis 5 et de la grille 14. Comme précédemment, la peinture accumulée sur ces éléments s'écoule par simple gravité dans la gouttière inclinée 13 et récupérée. On peut améliorer le nettoyage du tamis 5 par lavage à l'aide d'un solvant, lors des arrêts de l'installation et notamment de la ventilation. On remarquera la présence des picots 15 de la grille 14, dirigés vers le tamis 4. Ceux-ci ne sont pas indispensables, mais peuvent cependant améliorer le rendement de 11 épuration de l'air de ventilation. Nous remarquerons que la disposition ci-dessus peut être facilement adaptée sur des cabines de peinture telles que décrites dans le brevet français n0 1.475.032 de la demanderesse. A cette fin, il suffit de remplacer les cloisons inclinées génératrices des rideaux d'eau captant les particules de peinture par un tamis métallique, porté à tension élevée au moyen d'un ou plusieurs générateurs de faible ou de moyenne puissance, associé à une gouttière de récupération de peinture. On peut également ajouter en série au dispositif de filtration, ci-dessus, un dispositif à rideau dreau pour l'épuration finale des gaz. La figure 3 représente une installation du type de celle de la figure 2, c'est-à-dire dans laquelle seul le tamis de filtration est porté au potentiel positif élevé, la surface à peindre ainsi que la buse du pistolet étant reliées à la masse. On remarque que la coupe transversale du tamis de filtration 35 est constituéepar une ligne brisée, de façon à donner lieu à plusieurs dièdres 36, augmentant ainsi la surface de contact entre le tamis et l'air de ventilation chargé en particules de peinture à recueillir. Sous chaque extrémité inférieure de dièdre est située une gouttière 37 associée à une canalisation 38 d'évacuation de la peinture recueillie et du solvant utilisé pour le nettoyage du tamis, émis à partir de dispositifs d'arrosage 39 fonctionnant lors des arrêts de l'installation. Selon cette variante, la grille de récupération 4 est remplacée par un ensemble de plaques 34 planes verticales et parallèles, stengageant dans les dièdres 36 et solidaires de la grille de sustentation 3. L'installation de la figure 4 est analogue à celle de la figure 3, en ceci que seul le tamis 35, constitué de plusieurs dièdres 36, est porté à un potentiel élevé positif, mais on retrouve, comme dans la figure 2, une grille 44 dont la maille est de l'ordre de 2 x 2 cm, munie de picots extérieurs 45 de longueur comprise entre 10 et 100 mm, constituant des dièdres 46 situés à l'intérieur des dièdres 36 constitués par le tamis de filtration. On retrouve comme précédémment des dispositifs 39 de dispersion de solvant sur le tamis récoltant les particules de peinture et les gouttières 37 associées aux canalisations 38 d'évacuation de la peinture recueillie, mélangée au solvant projeté en dehors du fonctionnement de l'installation. Le tamis 35 peut également etre constitué d'élémentsamovibles que l'on change périodiquement et que liron immerge dans des bacs de solvant, ou encore de bandes sans fin dont une partie du trajet parcourt des bacs à solvant destinés à la régénération dudit tamis. Le tamis 35 peut être constitué d'une tôle conductrice percée de trous dtw diamètre compris entre 0,1 mm et 10 mm et dont la transparence globale est inférieure à 20 #. Les hautes tensions utilisées sont comprises entre 10 000 et 150 000 volts, la distance entre la grille 44 et le tamis 35, qui dépend de la tension choisie, est telle qutaucune effluve ne jaillisse des pointes. Ltexpérience, par temps sec, donne par exemple 20 mm pour 20 000 volts et 150 mm pour 150 000 volts. Dans ces conditions, la récupération de la peinture s'élève à 80 et meme 99 % de la quantité qui est actuellement perdue dans les installations classiques. D'une façon générale, la grille de récupération de 1 mm d'épaisseur est de maille carrée, losange DU hexagonale, dont le coté est compris entre 10 et 50 mm ; elle est munie de pointes perpendiculaires à son plan et dirigées vers le tamis, dont la longueur se situe entre 10 et 150 mm, et régulièrement réparties, distantes les unes des autres de 100 à 300 mm. Le tamis filtrant; dont l'épaisseur est voisine de celle de la grille, lui est parallèle à une distance comprise entre 0,2 et 1 mètre ; sa maille, qui peut etre carrée, a un côté de longueur de l'ordre de 0,05 à 10 mm et donne au tamis une transparence globale au fluide gazeux inférieure à 20 #. La tension électrique à laquelle il est soumis, par référence à la grille, est située entre 0 et 150 000 volts. On a en effet constaté, contrairement à ce que l'on pouvait supposer, qu'une différence de potentielle nulle entre grille et le tamis ne diminuerait le rendement de récupération de la peinture que de 10 à 15 %. La figure 5 représente une telle réalisation ; on remarque que la grille 50 et le tamis 51 ont leurs ouvertures respectives disposées en quinconce. A la figure 6, qui est une vue en plan de la figure 5, on constate la disposition des picots 52 de la grille disposés en triangle tous les 6 ma environ et dont le diamètre est de l'ordre de 2 mm. La figure 7 montre en coupe transversale la disposition de ces différents éléments tandis que la figure 8 indique en plan une autre disposition des picots, en carré, que celle qui est représentée à la figure 6. Selon la variante de la figure 9, on remplace la grille de récupération par un fil conducteur 60 relié à la masse, tandis que le tamis filtrant 61 st disposé de façon cylindrique autour de ce fil formant son axe. La peinture recueillie sur le tamis peut ainsi s'écouler le long de la paroi du demi-cylindre où elle sera collectée dans sa partie basse comme précédemment au moyen de la gouttière 37 et de la canalisation 38. La tension à laquelle est soumis le tamis est d'autant plus grande que le rayon de ce dernier le sera. La figure 10 représente une installation analogue faisant appel à deux tamis demi-cylindriques 61 - 61t et à deux condcteurs 60 - 602 pour les mêmes raisons que celles qui ont inspiré la variante de la figure 4 par rapport à la réalisation de la figure 2. Cette installation pourrait être utilisée en combinaison avec un pistolet électrostatique dont la buse positive serait à la haute tension.;dans ce cas, les tamis 61 - 615 seraient à la masse tandis que les fils conducteurs 60 61 seraient également à la haute tension. Les figures 11 - 12 et 13 ont plus particulièrement trait à la constitution du tamis filtrant. La figure il montré l'effet obtenu sur la trajectoire des particules de peinture issues de la cabine, par l'interposition d'un double tamis filtrant constitué de deux tôles perforées 62 - 63 de faible transparence dont les trous sont disposés en quinconce. L'influence de la taille des particules de peinture est importante - Les plus grosses (comprises entre 1 et 5 mm de diamètre) ont une trajectoire essentiellemeilt verticale qui ne suit pas les déviations du courant gazeux qui les transporte. De ce fait, elles sont arrêtées par la première paroi rencontrée sur leur chemin et s'y accumulent en 64. - Celles qui sont de taille moyenne (de 0,1 à 1 mm de diamètre) ont une trajectoire qui résulte de plusieurs paramètres : la pesanteur, l1attrac- tion électrostatique, ltentrainement aérodynamique et leur inertie. On les retrouve en grande partie sur la seconde tole, en 65. - Les plus fines (inférieures à 0,1 mm de diamètre) seront fortement influencées par l'attraction électrostatique, les autres paramètres ayant un effet secondaire. Ce sont celles par conséquent qui s'échapperaient du dispositif de la figure 11, selon les trajets 66, si lionne sousettaitpas les tamis à une forte tension. Ceci est illustré par les exemples suivants Une grille unique comportant des trous de 3 mm de diamètre et dont la transparence est inférieure à 10 Xo permet la rétention de 70 % de peinture perdue, sous un débit d'air ambiant de 3 000 m3/h/m2, lorsque cette grille n'est pas sous tension. Lorsque celle-ci est portée à un potentiel de 60 000 volts, on récupère dans les mêmes conditions 85 % de la peinture. ~ L'utilisation de deux grilles ci-dessus selon la représentation de la figure 11 entraîne la récupération de plus de 90 % des particules de peinture perdues lorsqu2il nly a pas de différence de potentiel. Dans le cas contraire, sous 60 000 volts, le taux de récupération monte à 95 %. Les facteurs suivants influencent cette opération : le potentiel, la transparence, le diamètre des trous, l'épaisseur des tôles, la distance qui les sépare. Le diamètre des trous et la transparence sont limités par la perte de charge maximale admissible pour assurer une bonne ventilation de la cabine. Dans le cas précédent, cette perte de charge est inférieure à 10 mm d'eau. La figure 12 indique la forme particulière que l'on peut donner aux tôles au voisinage des trous pour éviter le colmatage. On voit ainsi qu'aux figures 12a une portion de la tôle est surélevée, l'ouverture étant dans ce cas située dans un plan vertical, tandis que dans les figures 12b, le pourtour entier de ltouverture est cloqué et peut donner lieu à une surface comportant un ensemble de cratères dont les ouvertures sont dans un plan horizontal. La figure 13 a trait à un dispositif à deux tôles 70 71 analogue à celui de la figure 11, mais qui en diffère en ce qu'elles sont ondulées, les ouvertures 72 - 73 - 74 étant toujours disposées en quinconce. Il est à noter l'importance d'un bon écoulement de la peinture déposée sur la grille de récupération et le tamis de filtration, en direction de la gouttière et de la canalisation dSévacuations notamment lors de la phase de régénération de la grille et du tamis sous l'action d'un solvant, pendant l'arrêt des installations. Le choix du solvant se fait à partir de ceux qui sont peu volatils, tels ltisopropanol, le butanol, le butylcellosolve ou le naphta 90 - 160. Cependant, pour éviter l'évaporation du solvant, le choix du matériau cong titutif du tamis et de la grille doit s'effectuer selon les critères suivants : - faible capacité calorifique, - bon isolant thermique pour se refroidir sous l'influence de l'évaporation de petites quantités de solvant, - résistance mécanique suffisante, - bon conducteur de ltélectricité, - résistance chimique aux solvants et agents de décapage employés, - susceptibles dSêtre perforés et mis en forme sur une armature métallique. Un tel produit peut être obtenu par un double film perforé de polyéthylène métallisé à l'aluminium par évaporation sous vide et collé sur une trame de fils de nylon ou de tergal du type de celui qui est commercialisé en France, notamment par la Sté REXOTHERM. Par ailleurg, on ne sortirait pas de la présente invention en utilisant une installation comportant conjointement un des dispositifs de récupération de peinture tel que décrit ci-dessus,coupléavec une installation à rideau d'eau, décrite par exemple dans le brevet français 1.475.032 de la demanderesse La figure 14 et les figures suivantes ont trait à différentes variantes du dispositif de filtration des gaz chargés de particules de peinture présentant comme caractéristique de ntopposer qu'une faible perte de charge et qu'ale réduction minime de ltécoulement du dumélange ci-dessus pour les débits géné- lement utilisés (de tordre de 3 000 m3/h/m2). C'est ainsi que, selon les figures 14 et 15, le rôle de la grille de récif pération est tenu par un ensemble constitué d'un alignement de cornières en V, respectivement inversées 75 et droites 76, disposées en quinconce sous la grille de sustentation 3. Le métal utilisé pour ces cornières est préférentiellement de l'aluminium dont la surface est recouverte d'une pellicule antiadhérente, en tétrafluoréthylène ou en un élastomère siliconé, présentant une bonne adhérence sur le support métallique, afin de faciliter la récupération ultérieure de la peinture déposée à l'aide d'un solvant adéquat. D'autres métaux comme ltacier ou les alliages inoxydables à faible teneur en nickel peuvent aussi être utilisés dans les mêmes conditions. Les particules de peinture en suspension dans l'air stagglomèrent sur les faces des premiers éléments 75 et,de là, se répandent à l'intérieur de la cornière inférieure 76 qui peut être légèrement inclinée sur son axe longitudinal afin de favoriser 11 écoulement du dépôt vers un réceptacle adéquat. Il est cependant préférable, pour des raisons de sécurité, de démonter périodiquement les cornières 75-76 (éventuellement une fois par semaine) et de les tremper dans des bacs à solvant , le cas échéant sous agitation par ultra-sons, favorisant ainsi la mise en solution de la peinture. Les éléments égouttés et séchés sont alors remontés à leur place antérieure. Comme dans les variantes précédentes, il peut être souhaitable d'améliorer l'efficacité de la filtration de l'air en chargeant positivement les deux séries de cornières 75 - 76. Toujours dans la même optique, on peut être amené à multiplier par deux ou par trois le nombre de couplesde filtres 75 - 76 ; ceci est permis du fait de la faible perte de charge entraînée par le présent dispositif. Dans ce dernier cas, si lton désire créer un gradient de champ électrique, on alterne alors la pôlarité des couples de filtres qui sont ainsi alternativement positif et négatif. La figure 15 est une vue de dessus de cette installation qui se présente sous la forme de caillebotis constitués successivement des séries de cornières 75 et 76. Le dispositif des figures 14 et 15 peut être associé à un rideau dteau ultérieur captant les plus fines particules de peinture restantes. Mais ceci n'est pas nécessaire, si on fait suivre le filtre à choc ci-dessus, éventuellement électrifié, d'un ensemble filtrant complémentaire, constitué d'une ouate en fibres synthétiques du type DACRON, agglomérées entre elles par un liant résistant aux solvants utilisés et qui peut être du métacrylate de méthyl et de diéthylène glycol. La figure 16 a trait à une autre variante de filtre qui est constitué de cornières 80 disposées verticalement et se recouvrant partiellement de façon à forcer le fluide chargé de particules de peinture à briser leur parcours linéaire qui dans ce cas, est horizontal. Elles sont fixées sur des tringles 81 régulièrement espacées et disposées au-dessus de gouttières 82 recueillant la peinture 83 ~dEposée lors du passage du fluide. Comme dans la disposition des figures 14 et 15, les cornières sont métalliques, revêtues d'une couche de matière antiadhérente, peuvent être utilisées en plusieurs séries parallèles et amenées à un potentiel positif ou négatif. On ne sortirait naturellement pas de l'invention en disposant le support 81 de ces cornières dans un plan horizontal, le courant gazeux étant dans ces conditions également dévié de 900. Le dispositif des figures 17 À et B peut, lui aussi, être utilisé dans un plan vertical ou horizontal. Le fluide gazeux incident, visualisé par les flèches, rencontre des plaques 90 en aluminium et revêtues d'une couche antiadhérente. Les particules de peinture peuvent se présenter sous forme de grains secs 91 et se fixent sur la face des plaques 90 rencontrée par le fluide. Lesdites plaques 90 sont mobiles autour d'un axe 92 permettant de varier leur inclinaison jusqu'à un angle nul représenté à la figure 17 B. Des tringles 94 régulièrement espacées constituent un support aux plaques 90. il est à noter que la disposition des plaques est telle qu'elles se recouvrent partiellement et que dans la représentation 17 A leur inclinaison oblige le fluide gazeux incident à subir une déflexion lors de son passage au travers du filtre. La récupération des particules de peinture sèche déposées sur ce dispositif à planes orientables s'effectue en amenant l'installation de la position A, dans laquelle elle est active, à la position B correspondant à l'arrêt et à la régénération. La peinture sèche est alors éliminée par passage dtun aspirateur industriel à la surface des plaques ou par soufflage au moyen dSun dispositif 93 d'air sous pression en direction dtun dispositif de récupération. Une installation voisine est représentée à titre d'exemple à la figure 18. Des plaques 90 mobiles autour d'axes 92 et supportées par des tringles 94 sont régulièrement espacées entre elles et disposées selon deux plans inclinés entre eux d?un angles Une disposition symétrEue est indiquée au bas de la figure et constitue un deuxième élément de filtration. Le fluide incident figuré par les flèches traverse le premier filtre en s'écoulant entre les plaques 90g étant dévié au cours de ce passage, il laisse sur ces dernières les dépôts de peinture 95. La même opération se produit lors de la traversée du deuxième filtre inférieur qui retient une nouvelle quantité de particules de peinture 95. La peinture ainsi retenue par les plaques 90 s'écoule dans des gouttières collectrices 96, est récupérée dans un centre de stockage et éventuellement recyclée. REVENDICATIONS I - Dispositif de récupération des particules de peinture en suspension dans un fluide gazeux, notamment issues d'une cabine de peinture pour carros series de véhicules automobiles, caractérisé par le fait que l'on dispose en dessous du niveau du sol soutenant les opérateurs au moins deux filtres de récupération des particules de peinture, dont les ouvertures sont disposées en quinconce d'un filtre à l'autre, de façon à dévier l'air de sa direction incidente, impliquant ainsi le choc des particules transportées par le fluide sur les parois des filtres où elles demeurent, tandis que le fluide épuré s'échappe par les ouvertures desdits filtres. 2 - Dispositif de récupération des particules de peinture selon la revendi cation 1, caractérisé en ce que les filtres de récupération sont consti tués de grilles ou de plaques de tôles perforées. 3 - Dispositif de récupération des particules de peinture selon la revendi cation t - caractérisé en ce que l'un des filtres au moins est amené à un potentiel différent de celui de la masse de la cabine, la différence de potentiel étant de l'ordre de 20 000 à 150 000 volts mais délivrée sous une faible intensité. 4 - Dispositif de récupération des particules de peinture selon la revendi cation 1, caractérisé en ce que le premier filtre comporte des picots métalliques perpendiculaires à son plan dirigés vers le deuxième filtre, régulièrement espacés, dont la longueur est adaptée à la distance séparant les filtres de façon à ne pas laisser apparaitre dteffluve entre eux et le filtre sous-jacent. 5 - Dispositif de récupération des particules de peinture selon la revendi cation 1, caractérisé en ce que les filtres sont parallèles et constituent un ou plusieurs dièdres. 6 - Dispositif de récupération des particules de peinture selon la revendi cation 1, caractérisé en ce que le premier filtre est constitué d'un ensemble de plaques verticales relativement rapprochées et solidaires du sol de la cabine. 7 - Dispositif de récupération des particules de peinture selon lesrevendi cation et 5, caractérisé en ce que l2on dispose en dessous des sommets des dièdres constitués par les filtres des gouttières de récupération de la peinture recueillie par lesdits filtres. 8 - Dispositif de récupération des particules de peinture selon les revendi cations précédentes, caractérisé en ce que l'on dispose au voisinage des filtres des dispositifs d'arrosage dispersant sur ces derniers, lorsque la cabine est hors de fonctionnement, un solvant pour la peinture récupérée. 9 - Dispositif de récupération des particules de peinture selon la revendi cation 1, caractérisé en ce que le rôle du premier filtre est tenu par au moins un conducteur, disposé entre le sol et le dièdre formé par le second filtresqui est mis à la masselalors que le dièdre est porté à un potentiel fortement positif de façon à créer un gradient de champ électrique important entre ces deux éléments. 10 - Dispositif de récupération des particules de peinture selon les revendi cations 1 et 2, caractérisé en ce que les bords des ouvertures disposées dans les plaques sont dans un plan différent de celui des plaques. 11 - Dispositif de récupération des particules de peinture selon les revendi cations 1 et 2, caractérisé en ce que les filtres sont constitués par au moins deux tôles ondulées dont les ouvertures ne sont pas en correspondance 12 - Dispositif de récupération des particules de peinture selon la revendi cation 1, caractérisé en ce que les filtres sont constitués d'au moins un couple de rangées de cornières en V dont l'angle est dirigé respective- ment vers le sol de la cabine et vers sa partie inférieure, disposées selon son sens longitudinal et non jointives, les particules de peintures inci dentes captées par les parois inclinées de la première rangée de cornières pouvant s'écouler dans les gouttières constituées par la seconde rangée. 13 - Dispositif de récupération des particules de peinture selon la revendi cation 1, caractérisé par le fait que le fluide à épurer arrivant horizontalement, il rencontre des filtres constitués par des séries de cornières métalliques partiellement engagées les unes dans les autres, disposées horizontalement sur des supports verticaux qui les traversent, préférentiellement en aluminium revêtu d'un matériau antiadhérent tel le tétrafluoréthylène ou un élastomère siliconé. 14 - Dispositif de récupération des particules de peinture selon la revendi cation 1, caractérisé en ce que les filtres sont constitués de volets mobiles autour d'un axe horizontal, revetus d2un matériau antiadhérent, se recouvrant partiellement et formant un angle aigu par rapport au plan horizontal, mais susceptibles de stincliner pratiquement jusqu'à l'hori- zontal pour faciliter l'éliminationdes particules de peinture, sèches, par exemple au moyen d'un dispositif aspirant ou soufflant. 15 - Dispositif de récupération des particules de peinture selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les filtres sont consti tués d'éléments démontables, qui sont périodiquement immergés dans des bacs de solvant pour éliminer la peinture. 16 - Dispositif de récupération des particules de peinture selon l'une d?s revendications 11 à 15, caractérisé en ce qu'au moins un des filtres est porté à un potentiel élevé différent de celui de la cabine. 17 - Dispositif de récupération des particules de peinture selon ltune des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'au moins un des filtres est constitué d'un matériau obtenu à partir d'un double film de polyéthylène perforé, métallisé à l'aluminium par évaporation ssus vide et collé sur une trame de fils de nylon ou de tergal.