La présente invention concerne un dispositif de surveillance corporelle, comprenant un boîtier et une capsule, la capsule comprenant au moins une microaiguille, la capsule présentant une première face présentant la ou les microaiguille(s), la capsule étant configurée pour s’engager avec le boîtier de façon amovible, le dispositif comprenant un patch, le patch présentant une deuxième face, de sorte que l’adhésion du patch à la peau par la couche d’adhésif entraîne un maintien de la ou des microaiguilles dans la peau, l’adhésif étant choisi de sorte à entraîner une résistance au pelage du patch comprise entre 0,001 N/mm et 1,4 N/mm, le boîtier comprenant un corps principal et des moyens d’attache au corps de l’utilisateur adaptés à ce que le corps principal exerce une pression sur le patch lors de l’attachement du dispositif au corps de l’utilisateur. Figure pour l’abrégé : Fig. 1 SYSTEME DE SURVEILLANCE CORPORELLE AVEC ADHESIF DOMAINE DE L'INVENTION La présente invention concerne un dispositif de mesure d’un analyte corporel. Plus précisément, elle concerne un dispositif de surveillance corporelle par une analyse de liquide corporel, typiquement interstitiel. ETAT DE LA TECHNIQUE Certaines pathologies comme le diabète nécessitent une surveillance quotidienne de paramètres biochimiques du corps humain, en particulier des concentrations en certains composés (la glycémie dans l’exemple du glucose). Pour cela, il est courant de piquer un point de la peau de sorte à faire perler une goutte de sang, et d’analyser cette goutte soit de façon réactive (par exemple avec une bandelette), soit de façon électronique (par exemple par au moins d’un capteur analytique), de façon à estimer le ou les paramètres cibles. On connait aujourd’hui des systèmes évolués bien moins invasifs qui se contentent d’analyser le liquide interstitiel, c’est-à-dire le fluide qui remplit l'espace entre les capillaires sanguins et les cellules. Il a en effet une composition ionique proche de celle du plasma sanguin. Ces systèmes évolués permettent ainsi de surveiller les paramètres biochimiques souhaités de façon transcutanée, sans nécessité de percer régulièrement la peau et de prélever. En particulier, il a été proposé un dispositif porté au poignet appelé GlucoWatch, mettant en œuvre un phénomène appelé iontophorèse (ou ionophorèse) dans lequel champ électrique permet « d’attirer » le liquide interstitiel à travers la peau jusqu’à un capteur sur la paroi du dispositif. Ce concept a cependant été abandonné rapidement car 6% seulement des patients supportaient la douleur d’extraction électrique. De surcroît les résultats des mesures étaient peu fiables. Il a été proposé alternativement des sondes transcutanées prenant la forme d’un patch autocollant plaquant un « capteur-aiguille » juste sous la peau, de sorte à mettre le capteur en communication fluidique permanente avec le liquide interstitiel, pour une surveillance continue. Certaines de ces sondes transcutanées de type patch comprennent des moyens de communications sans fil permettant de remonter les mesures sur le liquide interstitiel à un terminal mobile, pour un stockage et/ou un traitement des mesures (vérification de seuils et de variations, réalisation de statistiques, déclenchement d’alertes si nécessaire, etc. ). On citera par exemple les systèmes sugarBEAT TM ou FreeStyle Libre. De tels systèmes apportent satisfaction (les patchs sont nettement plus fiables et moins douloureux que les dispositifs à ionophorèse), mais s’avèrent contraignants et couteux du fait du patch, à usage unique, qu’il faut changer régulièrement. De plus les patchs ont tendance à se décoller, s’arracher lorsque l’on change ses vêtements ou fait de mouvements brusques. De tels systèmes sont très visibles : le porteur peut être stigmatisé comme « malade ». De tels systèmes peuvent entraîner des allergies ou une agression de la peau. Enfin, de tels systèmes ne tolèrent pas d’erreur de placement du système sur la peau : l’insertion de l’aiguille va de paire avec l’adhésion du patch sur la peau. Une fois que le système adhère à la peau, il n’est plus possible, ou douloureux de déplacer le système. Un but de l’invention est de proposer une solution pour fabriquer un système permettant à un utilisateur de réaliser une erreur lors de la pose du patch sur la peau, sans pour autant entraîner des douleurs dues au retrait et à la réinsertion d’une aiguille dans la peau de l’utilisateur. Ce but est atteint dans le cadre de la présente invention grâce à un dispositif de surveillance corporelle, comprenant un boîtier et une capsule, la capsule comprenant au moins une microaiguille adaptée à être insérée dans la peau d’un utilisateur, la capsule présentant une première face présentant la ou les microaiguilles et adaptée à être mise en contact avec la peau, la capsule étant configurée pour s’engager avec le boîtier de façon amovible, le dispositif comprenant un patch, le patch présentant une deuxième face et comprenant une couche d’adhésif recouvrant au moins en partie la deuxième face, de sorte que l’adhésion du patch à la peau par la couche d’adhésif entraîne un maintien de la ou des microaiguilles dans la peau, le dispositif étant caractérisé en ce que : - l’adhésif est choisi de sorte à entraîner une résistance au pelage du patch comprise entre 0,001 N/mm et 1,4 N/mm, notamment comprise entre 0,002 et 0,03 N/mm, et préférentiellement comprise entre 0,01 N/mm et 0,02 N/mm, et - le boîtier comprend un corps principal et des moyens d’attache au corps de l’utilisateur adaptés à ce que le corps principal exerce une pression sur le patch lors de l’attachement au corps de l’utilisateur. L'invention est avantageusement complétée par les caractéristiques suivantes, prises individuellement ou en l’une quelconque de leurs combinaisons techniquement possibles : - l’adhésif comprend une couche d’élastomère sensible à la pression, - l’adhésif comprend au moins un élément choisi parmi du caoutchouc naturel, du caoutchouc de silicone dit silicone, du caoutchouc d'acrylonitrile, du caoutchouc de polyuréthane et des polyisobutylènes de bas poids moléculaire, et du gel de silicone, - les moyens d’attache au corps sont choisis au moins parmi un bracelet configuré pour entourer un membre de l’utilisateur et préférentiellement un bracelet-montre, une sangle, les moyens d’attache au corps étant réutilisables, - les moyens d’attache sont un bracelet-montre, le patch s’étendant sous le corps principal ainsi qu’au moins sous une partie du bracelet-montre, le patch présentant préférentiellement des oreilles agencées en regard du bracelet-montre, - le boîtier présente une troisième face en regard du patch, la troisième face présentant au moins un bossage adapté à venir exercer une pression sur le patch supérieure à la pression exercée par le reste de la troisième face sur le patch lors de l’attache du dispositif au corps d’un utilisateur, - le ou les bossages(s) sont agencés de sorte à exercer une pression en périphérie du patch, et préférentiellement à exercer une pression à moins de 5 mm d’une bordure du patch, notamment à moins de 3 mm d’une bordure du patch et préférentiellement à moins de 2 mm d’une bordure du patch, - le patch est attaché de façon amovible à la capsule. Un autre aspect de l’invention est un patch configuré pour être utilisé dans un dispositif conforme à l’invention. Un autre aspect de l’invention est un procédé de montage d’un dispositif conforme à l’invention, comprenant au moins les étapes de : - positionnement sur la peau d’un utilisateur d’un patch présentant une deuxième face et comprenant une couche d’adhésif recouvrant au moins en partie la deuxième face, l’adhésif étant choisi de sorte à entraîner une résistance au pelage du patch comprise entre 0,001 N/mm et 1,4 N/mm, notamment comprise entre 0,002 et 0,03 N/mm, et préférentiellement comprise entre 0,01 N/mm et 0,02 N/mm, et d’ - engagement du boîtier avec la capsule et d’attache du dispositif au corps d’un utilisateur. Un autre aspect de l’invention est un kit comprenant : - une capsule comprenant au moins une microaiguille adaptée à être insérée dans une peau d’un utilisateur, la capsule présentant une première face adaptée à être mise en contact avec la peau, la première face présentant la ou les microaiguilles, la capsule étant configurée pour s’engager avec un boîtier de façon amovible, le boîtier comprenant un corps principal et des moyens d’attache au corps de l’utilisateur adaptés à ce que le corps principal exerce une pression sur le patch et sur la peau de l’utilisateur. - un patch présentant une deuxième face et comprenant une couche d’adhésif recouvrant au moins en partie la deuxième face, de sorte que l’adhésion du patch à la peau par la couche d’adhésif entraîne un maintien de la ou des microaiguilles dans la peau, l’adhésif étant choisi de sorte à entraîner une résistance au pelage du patch comprise entre 0,001 N/mm et 1,4 N/mm, notamment comprise entre 0,002 et 0,03 N/mm, et préférentiellement comprise entre 0,01 N/mm et 0,02 N/mm. DESCRIPTION DES FIGURES D’autres caractéristiques, buts et avantages de l’invention ressortiront de la description qui suit, qui est purement illustrative et non limitative, et qui doit être lue en regard des dessins annexés sur lesquels : La illustre schématiquement un dispositif selon un mode de réalisation de l’invention. La illustre schématiquement une coupe d’une partie d’un dispositif selon un mode de réalisation de l’invention. Sur l’ensemble des figures, les éléments similaires portent des références identiques. Les distances et les proportions sont choisies pour illustrer des modes de réalisation de l’invention de manière purement schématique. DEFINITIONS On entend par « élastomère sensible à la pression » la classe d’élastomère nécessitant l’application d’une pression déformant l’élastomère pour être adhésive. De manière préférentielle, l’élastomère comprend du silicone. L’élastomère peut également comprendre un mélange de silicone et d’adhésif acritique. L’adhésif peut également être une mousse élastomère. On entend par « microaiguille » une aiguille, creuse ou pleine, dont la taille du diamètre à la base de l’aiguille (à l’extrémité opposée de la pointe de l’aiguille), est comprise entre 1 µm et 900 µm. Dispositif (1) de surveillance corporelle comprenant : - un boitier (5) comprenant un corps principal (11) et un bracelet (8) configuré pour entourer un membre d’un utilisateur ; - une capsule (2) comprenant une première face (Fc) destinée à être mise en contact avec la peau et une microaiguille (4) montée sur la première face (Fc), la microaiguille étant destinée à être insérée dans la peau d’un utilisateur ; - un patch (6) présentant une deuxième face (Fa) et comprenant une couche d’adhésif (7) recouvrant au moins une partie de la deuxième face (Fa) ; caractérisé en ce que le boitier (5) est adapté à exercer une pression sur le patch (6) lors de l’attachement du dispositif (1) au corps de l’utilisateur ; le boitier (5) comprend une troisième face (Fb) en face du patch (6) et de la capsule (2), la troisième face (Fb) comprend un ou plusieurs bossage(s) (10) adapté(s) à venir exercer une pression en périphérie du patch (6) de manière à maintenir en contact le patch (6) avec la peau. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel les bossages (10) sont arrangés en un réseau de bossages (10) ponctuels ou quasi ponctuels. Dispositif selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel les bossages (10) décrivent une ligne ou un réseau de lignes. Dispositif selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le ou les bossage(s) (10) sont agencé(s) sur la troisième face (Fb) de sorte à exercer une pression en périphérie du patch (6), préférentiellement à au moins de 5 mm d’une bordure du patch (6), notamment à moins de 3 mm du patch, à moins de 2 mm d’une bordure du patch (6). Dispositif selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel l’adhésif (7) est choisi de sorte à entraîner une résistance au pelage du patch (6) comprise entre 0,001 N/mm et 1,4 N/mm, notamment comprise entre 0,002 et 0,03 N/mm, et préférentiellement comprise entre 0,01 N/mm et 0,02 N/mm. Dispositif selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel l’adhésif (7) est un élastomère sensible à la pression. Dispositif selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel l’adhésif comprend au moins un élément choisi parmi du caoutchouc naturel, du caoutchouc de silicone dit silicone, du caoutchouc d'acrylonitrile, du caoutchouc de polyuréthane et des polyisobutylènes de bas poids moléculaire, et du gel de silicone. Dispositif selon l’une des revendications précédentes, dans lequel le patch (6) est attaché de façon amovible à la capsule (2). Dispositif selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le ou les bossage(s) (10) présente(nt) une arrête pointue ou une forme arrondie. Dispositif selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le bossage (10) forme un cercle en bordure du corps principal (11).