La présente invention a pour objet à titre de produit industriel nouvean un dispositif permettant d'adapter une grenade défensive à main sur une grenade anti-char à fusil afin d'obtenir un projectile anti-personnel d'une puissance comparable à un obus de mortier de moyen calibre avec l'avantage d'être mis en oeuvre au fusil lance-grenade en tir courbe ou tendu. La présente invention s'applique aux grenades défensives à main et aux grenades anti-char à fusil. Actuellement de nombreux modèles de grenade à fusil sont en service dans l'armée française ; sans prendre en considération les grenades à effet spé ci aux, on en compte plus de six sortes dont les puissances sont tres varia- bles. Ainsi, un combattant qui disposerait d'une grenade anti-char spéciale de 32 millimètres, modèle 1952 ne pourrait lutter efficacement ni contre du personnel embusqué ni contre un char car la perforation maximale pouvant être atteinte n'est que de 60 millimètres de blindage à cent cinquante mètres en considérant que la visée est bonne et l'angle d'incidence à l'impact correct, ce qui est rarement réalisé dans les conditions d'emploi habituelles.Par contre, si oe même combattant dispose de grenades à fusil anti-char Modèle 1950 ou Modèle 1961, il dispose d'une arme redoutable pour la lutte contre les blindés Bais peu efficace contre le personnel. De même le combattant équipé de grenades à fusil de 34 millimètres Modèle 1952/1960 ou Modèle 1948, dispose d'une bonne arme anti-personnel mais inéfficace sur un blindé. la seule grenade qui permet d'obtenir les deux effets est la grenade mixte Modèle 1956, nais la puisszane de perforation s'en trouve très réduite. Ainsi, Si l'on augmente la puissance de feu du fantassin pour la lutte anti-personnel, on diiinne sa puissance de feu pour la lutte sati char et réciproquement.Or l'instruction est orientée de plus en plus vers la lutte anti-char et il apparaît donc logique de doter le groupe de combat d'une puissance de feu anti-char maximale. La présente invention a pour but de mettre à la disposition du groupe de combat le nombre maximal règlementaire de grenades à fusil anti-char de puissance comparable aux grenades AC ale 1950 ou 1961 en service, au lieu de les répartir en gramde anti-char et anti-personnel, tout en permettant au groupe de disposer d'une puissance de feu anti-personnel maximale avec ces mêmes grenades.Cette invention permet d'éliminer toutes les grenades à fusil d'une puissance inférieure, dont la grenade dite sixte et de sim- plifier ainsi l'instruction ; de plus, selon la façon dont elle est mise en oeuvre, elle permet au fantassin de disposer d'une grenade défensive à main et d'une grenade anti-char à fusil, ou dune grenade anti-personnel à fusil, ou d'une grenade anti-personnel à main à manche, ou d'une Bine anti personnel. La présente invention permet aux groupes de combat en opérations de com- mando de réaliser des opérations multiples avec un minimum de matériels de poids et d'encombrement. Toutefois, pour l'utilisation de l'engin en grenade anti-personnel à fusil, il y aura lieu de prévoir les corrections de visée nécessaires et le renforcement éventuel du dispositif lance-grenade dont est équipé le fusil car le poids de ce projectile dépasse le kilogramme. La figure 1 représente une grenade défensive à nain dont le oorpe (1) en fonte aciérée préfragmentée ou non, est de forme cylindro-bi-ogivale et comporte en sa partie centrale deux filetages (2) et (3) coniques. La mise à feu de cette grenade est obtenue de façon classique telle que le bouchon allumeur automatique modèle 1935 (4) ou à l'aide d'une fusée percutante dont on enlève la coiffe lors du lancement pour persettre le d- roulement d'une tresse qui extrait la goupille de sécurité durant la tra jeotoire de l'engin. La tenue en nain et les caractéristiques restent sen- siblement les mêmes qu'une grenade défensive à main modèle 1937 modifiée 1946. La figure 2 représente une grenade à fusil antiehar vue en cope. Cette grenade est remarquable dans le fait qu'elle comporte une ogive (5) démon- table (8) et qui comporte à son extrèmité un filetage (7) protégé par une capsule (6) ; sur le revêtement de cuivre (9) de la charge creuse se trouve un filetage (10). Ces modifications ne font pas varier de façon sensible les caractéristiques de cette grenade qui sont comparables à celles des grenades anti-char à fusil modèle 1950 ou 1961 ; le dispositif de mise à feu est le même. La figure 3 est une coupe montrant le montage et le positionnement de la grenade défensive à main décrite par la figure l,dans la grenade anti-char à fusil décrite par la figure 2. Après avoir démonté l'ogive (5), la grenade (11) débarassée de son bouchon allumeur est vissée sur le revêtement de cui- vre (9) de la grenade anti-ohar grâce au filetage conique (10) puis l'ogive (5) est remise en place. Dans cette position, la grenade anti-ohar à fusil devient une grenade anti-pereonnel d fusil ; la mise à feu est obtenue par le dispositif d'allumage de la grenade à fusil dont on enlève la goupille de sécurité lors du tir oourbe ou tendu. La figure 4 représente le même dispositif que celui décrit précédemment mais la grenade défensive à main se trouve dans la position inverse pour permettre l'emploi d'un allumeur de tête. Si l'allumeur de tête utilisé est une fusée percutante, l'enginpeut être tiré au fusil. Si l'allumeur de tête utilisé est un bouchon allumeur automatique modèle 1935, l'engin devient une grenade défensive à manche, l'empennage de la grenade anti-char faisant office de manche. Ce dernier cas peut-être intéressant pour le com- battant armé d'un pistolet mitrailleur car il augmente notablement la portée de la grenade, comparativement à celle d'une grenade défensive à main modèle 1937 modifié 1946.Si l'allumeur de tête est un allumeur à traction lequel peut être réalisé à partir d'une fusée percutante, l'engin devient une mine anti-personnel en enterrant l'empennage de la grenade anti-char 3 dans ce dernier cas, quelques grenades judicieusement disposées permettent de protéger efficacement les abords du campement d'une section de combat. La figure 5 représente l'empennage de la grenade anti-char. Celui-ci est remarquable dans le fait qu'il possède des ailettes (13) démontables. En soulevant la lamelle (14) du corps (12) de l'empennage, on peut éjecter facilement la ailettes (13). Ce dispositif permet de faciliter l'emploi de la grenade en grenade à manche ou en Bine. Il est bien entendu que la présente invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui constitue seulement un exemple auquel de nombreuses modifications peuvent être apportées sans qu'on s'écarte de la présente invention ce dispositif peut s'appliquer à des engins mi- litaires autres telles que des roquettes de petit calibre. R E V E N D I C A T I O N S 10 Dispositif qui permet d'adapter une grenade défensive à main dans une grenade anti-char à fusil. 20 Dispositif selon la revendication 1 caractérisé par le fait que la grenade défensive à main s'emboîte dans la charge creuse de la grenade anti -char à fusil. 30 Dispositif selon la revendioation 2 caractérisé par le fait que la grenade défensive à main comporte un corpe cylindro-bi-ogival. 4' Dispositif selon la revendication 3 caractérisé par le fait que le corps cylindro-bi-ogival comporte deux filetages dans sa partie centrale. 5. Dispositif eelon la revendication 2 caractérisé Par le fait que l'ogive de la grenade anti-char à fusil est démontable. 6 Dispositif selon la revendication 5 caractérisé Par le fait que l'o- give de la grenade anti-char à fusil permet d'employer un allumeur de tête. 70 Dispositif selon la revendication 1 caractérisé par le fait que le revêtement métallique de la charge oreuee comporte un filetage correspondant au filetage du corps de la grenade à main. 8 Dispositif selon la revendication 1 caractérisé par le fait que la mise à feu de la grenade à main est obtenue par le dispositif de mise à feu de la grenade à fusil. 9 Dispositif selon la revendioation 1 caractérisé par le fait que les ailettes de l'empennage sont démontables.