La présente invention concerne le stockage des matières et plus précisément celui des matières nocives ou radioactives. L'invention concerne plus précisément un procédé permettant un stockage commode d1une matière, notamment r.o- cive ou radioactive, le procédé comprenant le piégeage de la matière dans un solide par bombardement de celui-ci avec des ions de la matière, de manière que celle-ci ait une certaine concentration dans le solide. Selon un mode de réalisation de l'invention, le bombardement est réalisé avec une énergie suffisante pour que la matière soit implantée au-dessous de la surface du solide et l'érosion de celui-ci, due à la pulvérisation, est réglée de manière que la matière ne puisse pas ne pas etre retenue dans le solide. La pulvérisation peut etre utilisée pour l2accumu- lation du solide simultanément à l'implantation de la matière qui doit & re piégée de manière que l'épaisseur du solide soit accrue. Dans une variante, l'implantation de la matière à piéger et l'accumulation du solide par pulvérisation sont réalisées alternativement. D'autres procédés conviennent pour la formation du solide, par exemple le dépit en phase vapeur. On pense que le solide peut étre choisi parmi une large plage de substances - métalliques et céramiques. On pense que les métaux et les alliages présentent les propriétés les plus avantageuses selon 11 invention. Par exemple, lSuti- lisation des métaux-réfractaires présente ltavantage d'une stabilité thermique élevée. Une application de ltinvention, donnée à titre pu -rement illustratif, est le stockage des gaz radioactifs qui sont obtenus lors d1un retraitement des combustibles nucléaires. Un problème particulier posé par ce retraitement est la libération de krypton gazeux piégé dans le combustible irradié. 7 à 8 % environ du krypton gazeux obtenu au cours du retraitement sont sous forme de isotope 85 du krypton. Comme lXisetope 85 du krypton a une période d'environ 10 ans, les procédés de stockage du krypton gazeux contenant cét isotope doivent assurer un confinement str du gaz pendant 100 à 200 années. Le stockage du gaz sous pression dans des récipients cylindriques classiques à gaz pendant de telles périodes présente le danger d'une corrosion des récipients et d'une libération ultérieure du gaz radioactif, Le stockage à basse pression est peù commode étant donné la dimension des récipients nécessaires. Selon l'invention, du krypton contenant isotope 85 de cet élément est piégé dans un solide, par exemple du nickel ou du cuivre métallique, par bombardement du solide par des ions krypton de manière qutil se forme des bulles de krypton dans le solide Dans un mode de réalisation de l'invention, le solide est formé par pulvérisation. La dimension des bulles dépend de la température, mais leur diamètre est par exemple de l'ordre de quelques centaines d'angstroms. Les bulles sont stables au moins jusqu'à la température à laquelle elles sont formées. Ainsi, lorsque le bombardement du solide par des ions krypton est réalisé à tempérture élevée (par exemple 5000C), la température de libération est bien supérieure aux températures ambiantes de stockage. Le bombardement du solide à température élevée permet donc le piégeage du gaz avec réduction du risque de libération, lorsque 1e solide est accidentellement soumis à un chauffage en cours de stockage, par exemple au cours d'un incendie. Ltinvention s'applique en principe au piégeage de matières très diverses qui doivent autre stockées. Ainsi, en plus du krypton, on pense par exemple que le xénon, llhé- lium et le tritium peuvent Qtre avantageusement piégés. En fait, le xénon et le krypton sont produits ensemble lors du retraitement des combustibles nucléaires. Cependant, le xénon a une période courte et il est intéressant au point de vue industriel si bien qu'on le sépare du mélange krypton-xénon avant le stockage du krypton. Lors de la mise en oeuvre de l'invention pour le piégeage des matières légères -telles que l'hélium et le tri-: tium, le fait que, bien que les matières légères puissent autre implantées facilement, la pulvérisation par les matières légères est faible, doit titre pris en-compte. Ainsi, pour que la pulvérisation puisse autre utilisée pour ltaccumulation du solide, une autre matière gazeuse telle que l'argon, qui peut être utilisé pour la pulvérisation, est incorporée à la matière légère qui doit zetre implantée. On considère qutenviron 340 1 au maximum-de krypton dans les conditions normales peuvent être stockés dans un litre de nickel selon l'invention (soit 8,9 kg de nickel). Dans le cas du-stockage classique dans- des récipients de gaz, 170 l de krypton seulement dans les conditions normales peuvent étre conservés par litre de gaz, pour une pression de récipient environ 1,54.107 Pa. Ltutilisation dtun métal pour le piégeage du krypton présente l'avantage que la chaleur dégagée par les éléments radioactifs au cours du stockage est dissipée. Lorsque le gaz a été piégé dans le solide, celui-ci peut autre enrobé de manière que le risque de libération au cours d'un stockage prolongé soit encore réduit. L'inver.tion concerne aussi un appareil destiné à assurer'le piégeage d'une matière qui doit & re conservée dans un solide, par bombardement de celui-ci par des ions de la matière de manière que celle-ci ait une certaine concentration dans le solide, l'appareil comprenant deux électrodes faisant partie d'un ensemble à décharge, et un dispositif destiné à maintenir autour des électrodes une atmosphère contenant la matière qui doit autre stockée, l'appareil étant tel que les électrodes peuvent être excitées par une alimentation ectrique-telle que les ions de la matière à stocker peuvent être implantés, si bien que la matière est piégée dans le solide. Une première électrode peut constituer le solide dans lequel est piégée la matière qui doit étire stockée. Dans un mode de réalisation, appareil peut étre une combinaison avec une alimentation électrique qui est réglable de manière que l'une des électrodes augmente de volume par pulvérisation à partir de l'autre électrode. Dans un mode de réalisation de l'invention, lappa- reil comprend un récipient hermétique destiné à contenir une atmosphère contenant la matière qui doit etre stockée, et destiné à former une première électrode d'un ensable à décharge, une électrode placée dans le récipient étant destinée à former une seconde électrode ; la disposition est celle que les électrodes peuvent ttre excitées par une alimentation électrique de manière que les ions de la matière qui doit etre stockée puissent être implantés si bien que la matière est piégée dans une paroi du récipient hermétique. Le récipient est-a-çantageusement un cylindre de section droite circulaire pratiquement. Il faut noter que l'ensemble du récipient peut Qtre enune matière différente du solide capable de piéger la matière, celui-ci étant simplement sous forme dtun revttement à I'intérieur d'un récipient en une autre matière solide. D'autres caractéristiques et avantages de l'inven- tion ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est un schéma d'un appareil d'implan- tation d'une matière dans un solide et d'accumulation du solide par pulvérisation - la figure 2 est un schéma d'un appareil dsim- plantation d'une matière dans une feuille ou un film dtun solide - la figure 3 est un schéma d'un mode de réalisation d'électrode destinée à l'appareil de la figure 2 ; - la figure 4 est un schéma d'un autre appareil d::implantation d'une matière dans un solide et d'accumulation du solide par pulvérisation - la figure 5 est un schéma d'un autre appareil d'implantation dune matière dans un solide et d'accumulation dudit solide par pulvérisation ; et - la figure 6 est un schéma d'une variante de l'appa- reil de la figure 5. Sur les figures 2 et 3, les références identiques désignent des éléments analogues. Sur la figure 1, une chambre hermétique 1 comporte une tuyauterie 2 reliée à une installation 3 de vide par une vanne 4. Deux électrodes solides 5 et 6 sont portées dans la chambre i et sont en un solide capable de piéger une matière gazeuse, la chambre contenant de plus une électrode perméable 7. Les électrodes 5, 6 et 7 sont reliées à u-ne alimentation électrique non représentée par des conducteurs 8, 9, 10 respectivement. Les électrodes 5 et 6 comportent un dispositif permettant la circulation d'un fluide de refroidissement, comme indiqué par l-es références 11, 12, de manière que la chaleur dégagée lors du fonctionnement de l'appareil soit dissipée. Une tuyauterie 13 comportant une vanne 14 de commande permet l'introduction dtune matière gazeuse dans la chambre 1. Lors du fonctionnement, la chambre 1 est d'abord mise sous un vide d'environ 0,1 torr, à l'aide de la tuyauterie 2, de l'installation 3 et de la vanne 4. Ensuite, la matière gazeuse qui doit autre implantée et piégée dans un solide, par exemple du krypton comprenant l'isotope 857 est introduite dans la chambre 1 par une tuyauterie 13 et une vanne 14 de manière qu'elle entoure les électrodes 5, 6 et 7. La vanne 14 peut autre commandée automatiquement par la pression dans la chambre i de manière que la matière gazeuse soit introduite et renouvelle celle qui a été implantée dans le solide. Il faut noter que, dans certains cas, le pompage continu dans la chambre 1 peut étire nécessaire pour le maintien de la pression réduite voulue. Lors du réglage convenable de l'alimentation électrique reliée aux électrodes 5, 6 et 7, il apparaît une décharge électrique dans la matière gazeuse si bien que celleci est implantée dans le corps des électrodes 5 et 6, par ses faces tournées vers l'électrode perméable 7. L'implantation des ions dans les électrodes 5 et 6 s'accompagne dune pulvérisation de la matière solide dont elles sont formées En conséquence, les surfaces des électrodes sont normalement érodées jusqurà libération de la matière gazeuse implantée. Cependant, lorsque l'alimentation électrique reliée aux électrodes est convenablement réglée (de manière que par exemple une électrode reçoive quatre fois plus de matière que l'autre), la surface de l'électrode 6 accumule la matière pulvérisée à partir de l'électrode 5, Ainsi, l'élec- trode 5 joue un rtle d'électrode consommable et elle stéride, la matière gazeuse implantée dans cette électrode étant libérée à l'intérieur de la chambre 1 alors que l'électrode 6 a une épaisseur qui augmente et piège simultanément la matière gazeuse. L'alimentation électrique peut autre réglée de manière que l'implantation des ions et l'accumulation de la matière soient simultanées ou de manière que ces deux opérations soient alternées. Le réglage de l'alimentation électrique peut autre obtenu par exemple par réglage de la valeur et/ou de la polarité du potentiel appliqué à une électrode particulière et/cu du temps pendant lequel le potentiel est appliqué à une électrode particulière, de manière bien connue dans le domaine des décharges électrodes. L'alimentation en gaz radioactifs de la chambre 1 peut autre interrompue et, dans le cas d'un gaz radioactif tel que le krypton comprenant l'isotope 85, une atmosphère dxun gaz non radioactif (par exemple d'argon ou de krypton non radioactif) peut étre introduite dans la chambre 1. Ainsi, ltélectrode 6 peut recevoir un traitement final de manière quelle possède une couche de krypton non radioactif adjacente à sa surface. Le krypton ou un autre gaz non radioactif tel que l'argon peut être utilisé pour la pulvérisation de. matière sur ltélectrode 5, avec formation d'une couche finale de matière ne contenant pratiquement pas de gaz. Lorsque l'électrodé 6 a augmenté d'épaisseur jus qutà la valeur voulue et lorsque la quantité voulue de matière gazeuse a été piégée, la chambre 1 est ouverte et l'électrode 6 qui constitue alors un- bloc de stockage de matière solide contenant des bulles de gaz, est retirée en vue d'un stockage, éventuellement après enrobage. Un solide comportant une couche de gaz non radioactif près de sa surface ne dégage partiquement pas de matière gazeuse jusqu'à sa température drébullition. L'appareil décrit jusqu'à présent peut astre modifié de manière que l'électrode perméable 7 soit supprimée, et le bombardement et la pulvérisation peuvent autre réalisés uniquement avec deux électrodes (correspondant aux électrodes 5 et 6). Lors du fonctionnement, l'électrode 5 joue à nouveau le ruile drune électrode consommable alors que l'électrode 6 augmente dlépaisseur, Il faut noter que, dans l'appareil décrit jusqu'à présent, les électrodes- sont représentées schématiquement et, en pratique, la configuration géométrique des électrodes et le blindage de celles-ci sont choisis en fonction de la technologie des décharges luminescentes, d'après des critères particuliers et de manière que la décharge apparaisse dans la région voulue. Les calculs montrent que lorsque les deux électrodes 5 et 6 sont sous forme de deux plaques de nickel ayant chacune une surface de 25 cm2, la vitesse d'augmentation dtépais- seur de la plaque correspondant à lrélectrode 6 peut être de l'ordre de 5 mm/j (avec une implantation donnant un pourcentage atomique de krypton de 10 %), pour une tension de travail de 3 kV à 180 kW. Ces calculs sont relatifs à un appareil de traitement de 100 l/j de matière gazeuse. On utilise dans les calculs effectués selon l'in vention la relation suivante donnant la valeur du courant électrique-: 1m 1 + Im = 1 + 1 It CS dans laquelle Im est lrintensité du courant parvenant à ltélectrode qui fournit la matière solide destinée à ltaccu- mulation par pulvérisation (c'est-à-dire 1 'électrode consommable), It est le courant vers l'électrode cible (c'est-àdire celle sur laquelle le solide est accumulé par pulvéristion), C est la concentration atomique du krypton dans le solide et S est le rapport de pulvérisation pour le solide (nombre d'atomes éjectés par ion incident). La profondeur d'implantation de la matière avec l'appareil décrit dépend de l'énergie utilisée, mais elle correspond à environ 100 2 au-dessous de la surface du solide par exemple. Dans une variante à une implantation et une accumu- lation simultanées ou alternées comme décrit précédemment, la matière gazeuse peut gtre implantée dans un film ou une mince feuille (25 microns d'épaisseur) d'un solide (par exemple de nickel ou de cuivre) de manière qutelle forme une couche de matière gazeuse dans le solide. Cette implantation peut être obtenue par exemple par utilisation d'un ensemble à deux électrodes fonctionnant sous pression réduite, une électrode étant la feuille de matière solide. La figure 2 représente une chambre hermétique 15 qui comporte une tuyauterie 16 reliée à une installation 17 de vide par-vne vanne 18. Deux rouleaux 19 et 20 destinés à porter une feuille ou un film 21 d'un solide capable de piégune matière gazeuse sont supportés dans-la chambre 15. Celle-ci contient aussi un système d'électrodes représenté par la référence 22. Les rouleaux 19 et 20 et en conséquence la feuille ou le film 21 sont reliés électriquement à une alimentation (non représentée) par un conducteur électrique qui porte la référence 23. Le système 22 est aussi relié à l'alimentation électrique par un ensemble de conducteurs électriques représenté par la référence 24. Une tuyauterie 25 ayant une vanne 26 de réglage est destinée à l'introduction d'une matière gazeuse dans la chambre 15. Lors du fonctionnement, la chambre 15 est d'abord mise sous une pression environ 0,1 torr, par la tuyauterie 16, l'installation 17 et la vanne 18. Ensuite, la matière gazeuse qui doit être implantée et piégée dans un solide, par exemple du krypton contenant l'isotope 85, est introduite dans la chambre 15 par la tuyauterie 25 et la vanne 26 de manière quelle entoure la feuille ou le film 21 et le système 22 d'électrode. La vanne 26 peut être commandée automatiquement par la pression dans la chambre 15 de manière que la matière gazeuse soit introduite et rem place la matière qui a été implantée dans le solide. Il faut noter que, dans certains cas, le pompage continu dans la chambre 15 peut être nécessaire pour que la pression réduite voulue soit maintenue. Lorsque l'alimentation électrique reliée au système 22 et au film 21 (qui forment une électrode) par l'ensemble 24 et le conducteur 23 respectivement est convsiblement réglée, il apparatt une décharge électrique dans la matière gazeuse si bien que celle-ci est implantée des deux cotés du film 21. Il faut noter que le système 22 d'électrodes peut entre disposé de manière que la matière gazeuse soit implantée dans un seul des cotés du film 21 le cas échéant. Gr ce aux rouleaux 19 et 20, le film 21 se déplace par rapport au système 22 d'électrodes si bien que de la matière solide neuve peut autre présentée pour -l'implantation de la matière gazeuse. De cette manière, un film 9 peut être déroulé du rouleau 20 par exemple, et peut passer près du système 22 d-'électrodes de manière que la matière gazeuse soit implantée, avant enroulement sur le rouleau 19. Suivant la quantité de matière qui doit être implantée dans une partie quelconque du film, un film ou une partie de film peut passer près du système 22 plusieurs fois de manière qu'il subisse plusieurs implantations. Il faut noter qutun dispositif de refroidissement peut être nécessaire pour le retait de la chaleur dégagée dans le film au cours du fonctionnement de l'appareil. Lorsque la quantité voulue de matière gazeuse a été piégée, le film 21 est retiré de la chambre 15 de manière qu'il soit stocké après enrobage éventuel. La figure 3 représente sous forme schématique un mode de réalisation particulier d'électrode du système 22 de la figure 2. Les électrodes 22 sont représentées sous forme de chambres 22a ayant des orifices 22b près desquels est disposée la partie du film 21 qui doit subir l'implantation. Comme décrit en référence à la figure 2, le film 21 se déplace sous la commande des rouleaux 19, 20. De manière analogue, la connexion à l'alimentation électrique est réalisée par les conducteurs représentés par les références 23, 24. Lors du fonctionnement, une décharge luminescente apparais au niveau des orifices 22b et la matière gazeuse est implantée dans le film 21. Les figures 2 et 3 représentent schématiquement un appareil, mais il faut noter ou'en pratique, la configuration géométrique des électrodes et le blindage de celles-ci sont choisis en fonction de la technologie des décharges luminescentes, suivant des critères particuliers et de manière que la décharge apparaisse dans la région voulue. On se réfère maintenant à la figure 4 qui représente un récipient cylindrique 31 en une matière solide conductrice capable de piéger une matière gazeuse, comportant une tuyauterie 32 qui communique avec l'intérieur du récipient 31 et qui est reliée à une installation 33 de vide par une vanne 34. Une tuyauterie 35 comportant une vanne 36 de réglage communique avec l'intérieur du récipient 31 et est destinée à assurer l'introduction d'une matière gazeuse a l'intérieur du récipient 31. Une électrode 37 qui est elle aussi un solide conducteur capable de piéger une matière gazeuse, est placée dans le récipient 31 qui la supporte. Ce récipient et l'électrode 37 sont reliés à une alimentation électrique à haute tension (non représentée) par des conducteurs 38 et 39. Dans une variante, le récipient 31 peut être maintenu au potentiel de la masse. L'électrode 37 est isolée par rapport au récipient 31 par un isolateur 40. L'électrode 37 et le récipient 31 comportent un dispositif de refroidissement destiné à dissiper la chaleur dégagée lors du fonctionnement de l'appareil. Dans le cas de l'électrode 37, le dispositif de refroidissement comprend un dispositif de circulation d'un fluide de refroidissement, comme indiqué par la référence 41. Dans le cas du récipient 31, le refroidissement est assuré par une double enveloppe non représentée qui entoure le récipient 31 et un dispositif non représenté qui fait circuler un fluide de refroidissement dans la double enveloppe. Lors du fonctionnement, le récipient 31 est sabord mis sous vide, à une pression d'environ 0,1 torr, par ltin- termédiaire de la tuyauterie 32, de l'instalration 33 de vide et de la vanne 34. Ensuite, la matière gazeuse qui doit Btre implantée et piégée dans un solide, par exemple du krypton contenant isotope 85, est introduite dans le récipient 31 par la tuyauterie 35 et la vanne 36 de manière qutelle entoure l'électrode 37. vanne 36 peut être réglée'automatiquement par la pression dans le récipient 31 de manière que la matière gazeuse puisse être introduite et remplace celle qui a été implantée dans le solide. Il faut noter que, dans certains cas, le pompage continu dans le récipient 31 peut être nécessaire pour que la pression réduite voulue soit maintenue. La description qui précède montre que l ' électrode 37 et le récipient 31 forment deux électrodes d'un ensemble destiné à créer des décharges électriques. Ainsi, lors de Itutilisation convenable réglée d'une alimentation électrique reliée à l'électrode 37 et au récipient 31 (par des conducteurs 39 et 38 respectivement), ou à l'électrode 37, lorsque le récipient 31 est au potentiel de la masse, une décharge luminesce'nte apparat dans la matière gazeuse Si bien que celle-ci est implantée dans l'électrode 37 et les parois du récipient 31. Comme décrit précédemment en- référenoe à la figure 1, ltimplantation des ions dans une matière solide s'accompagne d'une pulvérisation de la matière solide. De plus, comme décrit précédemment, lorsque ltalimentasion électrique est convenablement réglée (c'est-à-dire de manière qu'une électrode reçoive par exemple quatre fois la décharge de l'autre électrode), la surface interne du récipient 31 reçoit la matière pulvérisée par ltélectrode 37.De cette manière, l'électrode a a un rêle consommable et elle est érodée, la matière ga- zeuse implantée étant libérée de cette électrode et étant dégagée à l'intérieur du récipient 51 alors que 1 ' épaisseur des parois du récipient 31 augmente, la matière gazeuse étant piégée dans ces parois. Le réglage de l'alimentation électrique peut autre assuré par exemple par réglage de la valeur e/cu de la polarité du potentiel appliqué à une électrode particulière et/ou du temps pendant lequel un potentiel est appliqué à une électrode particulière, de manière bien connue dans la technologie des décharges électriques Lorsque la quantité voulue de matière gazeuse a été implantée, l'alimentation en gaz radioactifs du récipient 31 peut zetre interrompue et, dans le cas d'un gaz radioactif tel que le krypton contenant l'isotope 85, une atmosphère d'un gaz non radioactif (par exemple d'argon ou de krypton non radioactif) est introduite dans le récipient 31* Ainsi, les parois peuvent subir un traitement final destiné à la formation d'une couche de gaz non radioactif près de la surface. Un gaz non radioaatif peut etre utilisé pour la pul- vérisation de matière sur les parois, avec formation de la couche finale de matière ne contenant paatiquement pas de gaz. Lorsque les parois ont augmenté drépaisseur jus- qutà la valeur voulue et lorsque la quantité voulue dematière gazeuse a été piégée dans les parois, le récipient 31 est déconnecté de l'installation 33, de la tuyauterie 35, du dispositif 41 de refroidissement et de l'alimentation 38, 39 et il est retiré en vue de son stockage. Les considérations concernant l t implantation et l'accumulation simultanées ou alternées, faites précédemment en référence à la figure 1, s'appliquent aussi à appareil de la figure 4. il faut noter que la figure 4 n'est qutune représentation schématique de l'appareil et quten pratiqueS la configuration géométrique des électrodes et leur blindage sont réalisés en fonction de la technologie des décharges luminescentes, suivant des critères particuliers et de manière que la décharge apparaisse dans la région voulue. Dans des variantes de mise en oeuvre de l'invention à l'aide de décharges luminescentes comme décrit précédemment en référence aux figures 1, 2 et 3, d'autres techniques dtim- plantation d'ions peuvent autre utilisées selon l'invention, par exemple par mise en oeuvre de canons ioniques ou de dé charges entretenues par des électrons. La figure 5 représente un appareil destiné à la mise en oeuvre de l'inventlon par utilisation d'une décharge entretenue par des électrons. L' appareil représenté sur la figure 5 comprend une chambre hermétique 42, deux électrodes 43 et 44 formées d'une matière solide capable de piéger une matière gazeuse, une grille placée entre les élecirodes 43 et 44 et un filament 46 placé dans la grille 45. Les électrodes 43 et 44 sont reliées à une alimentation électrique non représentée par des conducteurs 47 et 48. La grille 45 est reliée à un dispositif non représenté destiné à appliquer un potentiel par un conducteur 49, et des conducteurs 50 et 51 permettent la circulation d'un courant de chauffage dans le filament 46. Ltappareil comprend de plus des dispositifs non représentés analogues à ceux quton a décrits en référence à la figure 1, pour la mise sous vide de la chambre 42, pour l'introduction d'une matière gazeuse et pour la dissipation de la chaleur dégagée par les électrodes 43 et 44 au cours du fonctionnement. La chambre 42 est mise sous vide, à une pression d'environ 0,01 torr lors du fonctionnement, et la matière gazeuse qui doit être implantée et piégée dans un solide est ensuite introduite dans la chambre 42 de manière quelle entoure les électrodes 43 et 44, la grille 45 et le filament 46. Un pompage continu peut entre nécessaire comme décrit précédemment. Un courant électrique est transmis au filament 46 et un potentiel électrique est appliqué à la grille 45 de manière qu'un plasma ou une région de décharge électrique soit forme au voisinage de la grille 45 et du filament 46. Un potentiel est appliqué aux deux électrodes 43 et 44 de manière que des ions positifs de matière à piéger soient retirés de la région du filament 46 et de la grille 45 et soient implantés dans les électrodes 43 et 44. Il faut noter que la matière de ces électrodes est pulvérisée par bombardement ionique et que l'alimentation électrique reliée aux électrodes 43 et 44 est réglée comme décrit précédemment pour ltaugmentation d'épaisseur d'une électrode, par exemple l'électrode 44, à l:aide de la matière pulvérisée à partir de l'autre électrode 43. L'intensité dans le filament peut aussi varier. L'électrode dont l'épaisseur augmente et qui contient la matière piégée peut autre ensuite retirée en vue du stockage, ou ensemble de la chambre peut autre retiré en vue du stockage. La figure 6 représente schématiquement un appareil du type représenté sur la figure 5, mais ayant une configuration concentrique. L'appareil de la figure 6 comprend un récipient hermétique 52 et, à l'intérieur de celui-ci, une grille 53 de section annulaire, entourant un filament cylindrique 54 et une électrode centrale 55. Le récipient 52 est relié par un conducteur 56 à une alimentation électrique non représentée ou à la masse de manière qu'il forme une électrode d'un système à décharge, et l'électrode 55 est reliée à l'alimentation électrique de manière quelle forme une se Conde électrode. Des connexions électriques non représentées permettent aussi l'application d'un potentiel à la grille 53 et la transmission d'un courant électrique au filament 54. Un dispositif non représenté est aussi utilisé comme dans le cas de l'appareil de la figure 5 pour la mise sous vide du récipient 52, pour l'introduction dtune mastère gazeuse et pour la dissipation de la chaleur dégagée dans les électrodes 52 et 55 au cours du fonctionnement. Le fonctionnement de l'appareil de la figure 6 est analogue à celui de la figure 5, mais le récipient 52 constitue la chambre et la première électrode si bien que la matière gazeuse est implantée dans les parois du récipient 52 qui ant une épaisseur qui croit du fait de la pulvérisation de la matière de l'électrode 55. Les considérations faites en référence à la figure 1 et relatives à l'implantation et l'accumulation simultanées ou alternées, et à la disposition d'une couche non radioactive ou d'une couche ne contenant pratiquement pas de gaz, stappli- quent aussi aux appareils des figures 5 et 6. il faut noter que les figures 5 et 6 sont des repré sentations schématiques et quten pratique, la configuration géométrique des électrodes et leur blindage sont choisis -suivant la technologie des décharges entretenues par des électrons, en fonction de critères particuliers et de manière que la décharge apparaisse dans la région voulue. On considère maintenant-quelques exemples de mise en oeuvre de l'invention. EXEMPLE 1 On implante de ltargon selon l'invention, dans un solide, par décharge luminescente à l'aide de deux électrodes planes en nickel séparées par un espace de 16 mm. On utilise une alimentation électrique donnant 4 mA sur 1,2 cm2 pour 6 kV, et une atmosphère d'argon ayant une pression de 0,1 torr, entourant les électrodes. La vitesse de dépit de nickel pulvérisé est égale à 3,5.1O- g/cm2.mA.h. EXEMPLE 2 On implante de l'argon dans du nickel, à l'aide d t électrodes cylindriques de nickel, pour démontrer la possibilité de l'utilisation dzune configuration cylindrique d'électrode. L'électrode interne a un diamètre de 1,25 cm et ltélectrode externe un diamètre de 3,25 cm, les deux électrodes ayant une longueur de 40 cm. Lorsque l'alimentation électrique reliée aux électrodes transmet 10 mA à 3 kV et lorsqu'une atmosphère d'argon à une pression de 0,08 torr entoure les électrodes, la vitesse de dépit du nickel pul vérisé par l'électrode interne est de 8,7.10 5 g/cm2.mA.h. Avec les mimes électrodes mais pour un courant de 20 mA à 1,6 kV et pour une pression deO,1 torr, la vitesse de dépôt est de 1,83.10-5-g/cm.mA.h. EXEMPLE 3 On implante aussi de l'argon dans du nickel à l'aide d'électrodes cylindriques de 17,5 et 70 mm de diamètre respectivement, ayant toutes deux 40 mm de longueur, avec un courant de 10 mA à 3 kV, sous une pression de 0,1 torr. La vitesse de dépit n'est pas mesurée. EXEMPLE 4 On implante de l'argon selon l'invention dans du nickel par une décharge entretenue par des électrons à laide de deux électrodes planes, une grille et un filament, dans un appareil du type représenté sur la figure 5. Les électrodes ont des dimensions 5 x 4 cm et sontséparées par 5 cm environ, et le filament est placé dans une grille cylindrique d'environ 1 cm de diamètre. Une atmosphère d'argon à une pression de 0,012 torr entoure les électrodes, la grille et le filament. La décharge dans la grille correspond à 125 mA à 50 V, et les électrodes sont destinées à recevoir 30 mA à 500 V négatifs par rapport à la grille. La vitesse de dépit du nickel pulvérisé correspond à 1,42.10 5 g/cm2.mA.h. Lors de la mise en oeuvre de l'invention avec une céramique, on utilise une décharge à haute fréquence permettant l'implantation de la matière qui doit autre stockée dans la céramique solide. Il est bien entendu que l'invention nXa été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir de son cadre, qui est défini dans les revendications annexées. REVEICATIONS 1. Procédé clu matière, notamment nocive ou radioactive, caractérisé en ce qu'il comprend le piégeage de la matière dans un solide par bombardement de celui-ci par des ions de la matière, de manière que celle-ci ait une certaine concentration dans le solide. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le bombardement est réalisé avec une énergie suffisante pour que la matière soit implantée au-dessous de la surface du solide, et l'érosion du solide, due à la pulvérisation, est réglée de manière que la matière ne puisse pas ne pas ètre retenue dans le solide. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la pulvérisation est utilisée pour l'accumulation-- dù solide simultanément à l'implantation de la matière qui doit autre piégée de manière que l'épaisseur du solide augmente. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'implantation de la matière qui doit é-t;re piégée et l'accumulation de la matière solide par pulvérisation sont réalisées de façon alternée. 5. Procédé selon la revendication3, caractérisé en ce que le solide est accumulé par dépit en phase vapeur. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le solide est bombardé par des ions de la matière, à l'aide d'une décharge électrique. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que la décharge électrique est une décharge luminescente ou une décharge entretenue par dés électrons. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la matière est un isotope radioactif, par exemple du krypton ou du xénon, ou est du tritium ou de l'hélium. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le bombardement par des ions est réalisé à température élevée 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la matière solide est un métal, par exemple le nickel ou le cuivre. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'une couche de solide contenant une matière non radioactive est formée près de la surface du solide. 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le solide comporte une couche de solide ne contenant pratiquement pas de gaz près de sa surface. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le solide est enrobé après implantation de la matière. 14. Procédé de préparation du stockage de krypton contenant isotope 85 du krypton, caractérisé en ce qutil comprend le piégeage du krypton dans un solide, par bombardement de celui-ci par des ions krypton de manière que des bulles de krypton soient formées dans le solide. 15. Appareil destiné au piégeage drune matière qui doit etre-stockée dans un solide, par bombardement de celui-ci à l'aide dtions de la matière qui a ainsi une certaine concentration dans le solide, ledit appareil étant caractérisé en ce qu'il comprend deux électrodes faisant partie d!un système de décharge, et un dispositif destiné à maintenir autour des électrodes une atmosphère contenant la matière qui doit zetre stockée, la disposition des électrodes et leur excitation par une alimentation électrique étant telles que des ions de la matière à stocker peuvent entre implantés, si bien que la matière est ainsi piégée dans le solide. 16. Appareil selon la revendication 15, caractérisé en ce qutune électrode forme le solide dans lequel la matière à stocker est piégée. 17. Appareil selon l'une des revendications 15 et 16, caractérisé en ce qu'lue électrode perméable est disposée entre les deux électrodes. 18. Appareil selon la revendication 16, caractérisé en ce que l'appareil comprend un récipient hermétique destiné à délimiter une atmosphère contenant la matière à stocker, et destiné à former une électrode dtun système de décharge, une électrode placée dans le récipient étant destinée à former une seconde électrode, la disposition des électrodes et l'excitation de celles-ci par une alimentation électrique étant telles que des ions de la matière à stocker peuvent étre implantés, Si bien que la matière est piégée dans la paroi du récipient hermétique. 19. Appareil selon la revendication 18, caractérisé en ce que le récipient est un cylindre-de section droite pratiquement circulaire. 20. Appareil selon l'une quelconque des revendications 15 à 19, caractérisé en ce qu'il comporte de plus une alimentation électrique qui est réglable de manière que ltépais- seur de l'une des électrodes augmente par pulvérisation de la matière de l'autre électrode. 21. Appareil selon l'une des revendications 18 et 19, caractérisé en ce que le récipient comporte un revêtement d'un solide capable de piéger la matière qui doit astre stockée. 22. Appareil selon la revendication 16, caractérisé en ce que le solide est sous forme d'une feuille ou dtun film qui forme une électrode et qui peut étre déplacé par rapport à l'autre électrode de manière que de la matière solide neuve puisse Autre présentée et puisse subir l'implantation. 23. Appareil selon l'une quelconque des revendications 15, 16, 18, 19 et 21, caractérisé en ce qutil comprend, en plus des deux électrodes, une grille et un filament, l'ensemble formant un dispositif capable de créer une décharge entretenue par des électrons. 24. Matière solide, caractérisée en ce qu'elle contient une substance radioactive introduite par bombardement et implantation d'ions. 25. Matière selon la revendication 24, caractérisésen ce qutelle est en nickel ou en cuivre et contient isotope 85 du krypton introduit par bombardement et implantation d'ions.