La présente invention concerne un dispositif de sécurité destiné à fermer automatiquement les portes d'un immeuble lors d'un sinistre, lesquelles sont pourvues d'un ferme-porte dont le bras de commande se termine par un patin susceptible de coulisser dans une glissière installée sur la traverse supérieure de l'huisse- rie correspondante. Lorsqu'un sinistre se déclenche dans un immeuble, il arrive frequemment que sa vitesse de propogation soit si rapide que l'ampleur qu'il prend avant l'arrivée des secours rend la tâche de ceux-ci extrêmement difficile et dangereuse. Plusieurs solutions sont actuellement proposées pour limiter la gravité des sinistres. Ainsi l'emploi de matériaux de construction ignifuges permettant de limiter au maximum les possibilités d'alimentation des incendies a tendance à se généraliser. Par ailleurs, l'installation de dispositifs de sécurité commandant la fermeture systematique de toutes les portes de l'immeuble devient fréquente. Ces derniers dispositifs, dont le but principal est d'empêcher oue les foyers d'incendie soient alimenter en air frais, n'ont toutefois pas l'efficacité souhaitée car ils entrent généralement trop tard en action. La présente invention se propose de remédier à cet inconvénient et, pour ce faire, elle a pour objet un dispositif de sécurité du type sus-mentionné qui se caractérise en ce qu'il comprend un circuit électrique comportant une source de courant continu, au moins un détecteur de sinistre constituant un interrupteur entrant en action en présence d'un sinistre, et un électro-aimant associé à chacune des portes, chaque électro-aimant étant placé devant ltextrémité antérieure d'un levier monté pivotant dans la glissière de la porte correspondante et portant un organe de verrouillage à son extrémité postérieure, ledit levier pivotant entre une position active dans laquelle, tant que l'état du circuit électrique n'est pas modifie, son extrémité antérieure est maintenue contre l'éleetro- aimant tandis que l'organe de verrouillage est en place pour retenir le patin venant jusqu'a lui lorsque la porte est amenée dans sa position extrême d'ouverture, et entre une position inactive dans laquelle, lorsque l'état du circuit électrique est modifie, son extrémité antérieure s'éloigne de l'electro-aimant de sorte que le patin peut se libérer de l'organe de verrouillage. Grâce à cette disposition, il est possible maintenant, en disposant des détecteurs de sinistre dans les différents points névralgiques d'un immeuble, de fermer automatiquement l'ensemble des portes de cet immeuble, et ce dès le début d'un sinistre. En effet, lorsqu'un détecteur entre en action, il modifie l'étant du circuit électrique ainsi que l'excitation des différents electro-aimants, ce oui provoque par conséquent la libération des patins des différents ferme-portes. Selon une première variante, le circuit électrique est normalement fermé en l'absence de sinistre ; le levier portant à son extrémité antérieure un plot métallique qui est attiré par l'electro-aimant lorsque le circuit est ferme et oui ne l'est plus lorsque le détecteur de sinistre, en entrant en action, ouvre le circuit. Selon une deuxième variante, le circuit électrique est normalement ouvert en l'absence de sinistre ; le levier portant à son extrémité antérieure un aimant permanent qui se maintient au contact de l'electro-aimant lorsque le circuit est ouvert et qui est repoussé par l'electro-aimant lorsque le détecteur de sinistre, en entrant en action, ferme le circuit. De préférence, le patin éloigne momentanément le levier de sa position active en le faisant pivoter à l'encontre de l'action d'un organe élastique de rappel, soit pour venir en prise avec l'organe de verrouillage lors de l'arrivée d? la porte dans sa position extrême d'ouverture, soit pour se libérer de cet organe lors de l'application sur la porte d'une force dont la direction correspond au sens de fermeture et qui est supérieure à la force d'attraction de l'élee- tro-aimant. Les portes peuvent donc être amenées dans leur position maximum d'ouverture, ou au contraire en être éloignées, sans qu'il soit nécessaire de modifier l'étant du circuit électrique. Il suffit en effet d'exercer sur elles une force suffisante pour que les patins fassent pivoter les leviers à l'encontre de la force d'attraction exerce sur eux. De préférence encore, l'organe de verrouillage est constitué par un bossage présentant une rampe sur sa face postérieure, le patin portant une protubérance de forme complémentaire coopérant avec la rampe du bossage avant de venir devant celui-ci lorsque la porte est dans sa position maximum d'ouverture. On conçoit aisément que le bossage et la protubérance, dont la réalisation ne pose d'ailleurs aucun problème particulier de fabrication, contribuent à l'obtention d'un verrouillage sûr du patin lorsque la porte arrive dans sa position d'ouverture maximum. Avantageusement, le levier est articulé sur un axe faisant saillie dans au moins une ouverture longitudinale réalisée dans la paroi de la glissiere, cet axe étant porté par une plaque sur laquelle l'éleetro-aimant est fixé et qui est susceptible de coulisser longitudinalement dans la glissière. Il convient de noter que l'angle d'ouverture maximum de la porte peut être réglé en faisant coulisser la plaque dans la glissière. Etant portés par cette plaque, le levier et l'éleetro-aimant occupent toujours la même position relative, ce qui permet donc au dispositif de sécurité de fonctionner dans les meilleures conditions quel que soit le réglage effectue. Selon une disposition partieulière, le patin est articulé par son extrémité postérieure sur une bielle qui est elle-même articulée sur l'extremite libre du bras de commande, lequel est monté pivotant sur la glissière, en un point séparé de son extrémité libre par une partie oblique s'écartant du levier. Un mode d'exécution de la présente invention est représenté à-titre d'exemple sur les dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue en perspective montrant une porte d'un immeuble dont la fermeture est commandée par le dispositif de sécurité conforme à l'invention ; - la figure 2 représente le circuit électrique du dispositif de sécurité - la figure 3 est une vue en coupe selon la ligne III-III de la figure 1 - la figure 4 est une vue selon la flèche F de la figure 3 ; et - la figure 5 est une vue analogue à la vue de la figure 3, mais montrant l'électro-aimant et le levier dans une position différente. En se référant tout d'abord à la figure 1, on voit une porte 1 articulée sur une huisserie 2 et dont la fermeture est commandée par un ferme-porte 3 classique en soi. Ce ferme-porte est pourvu d'un bras de commande 4 formé de deux tronçons articulés l'un par rapport à l'autre, le premier tronçon étant calé sur l'axe de commande 5 du ferme-porte tandis que le second est articulé au voisinage de son extrémité libre, autour d'un axe 6 prévu sur une glissière 7 fixée sur la traverse supérieure de l'huisserie 2. En se référant plus particulièrement aux figures 3 et 5, on remarquera que le second tronçon se prolonge au-delà de l'axe 6 par une partie oblique 8 à l'extrémité libre de laquelle est articulée une bielle 9 sur laquelle est à son tour articulé un patin 10 logé dans la glissière 7. Le dispositif de sécurité conforme à l'invention permet de fermer automatiquement l'ensemble des portes d'un immeuble lors d'un sinistre. Toutefois, pour de simples questions de clarté, il ne sera décrit ci-après que dans le cas où il commande uniquement la fermeture de la porte 1. Comme on peut le voir sur la figure 2, le dispositif de sécurité comprend un circuit électrique normalement fermé, qui comporte une source 11 de courant continu, des détecteurs de sinistre 12 disposés dans tous les points névralgiques de l'immeuble et dont un seul a été représenté, un électro-aimant 13 situé dans la glissière 7 et un voyant lumineux 14 qui reste allumé aussi longtemps que le détecteur 12 n'entre pas en action. La source de courant continu peut par exemple être constituée par un bloc transformateur-redresseur branché sur le réseau de distribution et délivrant une tension continue de 24 V. Quant au détecteur de sinistre, il se comporte comme un interrupteur s'ouvrant par exemple en présence d'une élévation anormale de température ou lors d'une émission accidentelle d'un gaz, ou en présence d'un dégagemment de fumée. En se référant maintenant aux figures 3 à 5, on remarquera que l'éleetro- aimant est placé devant un plot métallique 15 prévu à l'extrémité antérieure d'un levier 16 monté pivotant autour d'un axe 17 et portant un bossage 18 à son extrémité postérieure. Lorsque le circuit électrique est fermé; l'électro-aimant est excité et attire le plot 15, ce qui contraint le levier à pivoter autour de son axe jusqu'à ce qu'il vienne dans sa position active visible sur les figures 3 et 5. Grâce à un ressort 19 agissant sur son extrémité postérieure, le levier ne peut d'ailleurs pas s'écarter intempestivement de sa position active. Sur ces figures, on remarquera par ailleurs que le bossage 18 présente une rampe 20 sur sa face postérieure tandis que le patin 10 porte une protubérance 21 présentant quant à elle une rampe 22 sur sa face antérieure. Selon une caractéristique particulière de l'invention, l'électro-aimant et l'axe portant le levier sont fixés sur une cornière 23 susceptible de coulisser longitudinalement dans la glissière 7. Ils peuvent donc être déplacés à l'intérieur de celle-ci tout en conservant la même position relative. Comme on peut le voir sur les figures 3 et 4, la glissière est pourvue de fentes longitudinales 24 réalisées sur ses faces supérieure et inférieure. Les extrémités de l'axe 17 qui font saillie hors de ces fentes servent ainsi de guide à la cornière lorsqu'elle est déplacée entre ses positions extrêmes représentées sur les figures 3 et 5. Il convient de noter que l'angle d'ouverture maximum de la porte dépend de la position de la cornière et qu'il augmente au fur et à mesure que celle-ci se rapproche de sa position représentée sur la figure 5. Le fonctionnement du dispositif de sécurité conforme à l'invention sera maintenant décrit en supposant que le détecteur 12 ntest pas en action et que le circuit électrique est fermé. L'électro-aimant étant excité, le levier 16 est donc dans sa position active. Au fur et à mesure que l'on ouvre la porte, le patin 10 se déplace longitudinalement dans la glissière en se rapprochant du levier. Puis, quand la porte arrive dans une position voisine de son ouverture maximum, la protubérance 21 entre en contact avec le bossage 18 et fait ensuite pivoter le levier 16 à l'encontre de l'action du ressort 19 jusqu'à ce qu'elle vienne devant le bossage, comme représenté sur les figures 3 et 5. On remarquera que le plot 15 s'écarte momentanément de l'électro-aimant lorsque la protubérance dépasse le bossage 18. La force d'attraction que l'électro-aimant exerce sur le levier étant supérieure à la force de rappel du ferme-porte, la porte 1 reste donc en position d'ouverture. Si maintenant un sinistre prend naissance au voisinage du détecteur 12, celui-ci entre immédiatement en action et, en ouvrant le circuit électrique, il commande la désexcitation de l'électro-aimant. Le plot 15 n'étant plus attiré, le patin 10, sous l'action de la force de rappel du ferme-porte, fait pivoter le levier à l'encontre de l'action du ressort 19 jusqu'à ce que sa protubérance 21 se libère du bossage 18. N'étant plus entravée, la porte se ferme alors automatiquement. il convient de noter que la porte peut etre fermée manuellement mème lorsque le circuit électrique reste fermé. il suffit en effet d'exercer sur elle, dans le sens correspondant à sa fermeture, une force suffisante pour faire pivoter le levier 16 à l'encontre de la force d'attraction qu'exerce l'électro-aimant sur le patin 15. Pour être complet, on notera que le plot 15 prévu à l'extrémité antérieure du levier pourrait être remplacé par un aimant permanent se maintenant au contact des pâles de l'éleetro-aimant du circuit électrique qui serait normalement ouvert en l'absence d'un sinistre ; l'électro-aimant repoussant cet aimant lorsque le détecteur, monté de façon à fermer le circuit lors d'un sinistre, entrerait en action. REVENDICATIONS 1. Dispositif de sécurité destiné à fermer automatiquement les portes d'un immeuble lors d'un sinistre, lesquelles sont pourvues d'un ferme-porte dont le bras de commande se termine par un patin susceptible de coulisser dans une glissière installée sur la traverse supérieure de l'huisserie correspondante, caractjrisé en ce qu'il comprend un circuit électrique comportant une source de courant continu, au moins un détecteur de sinistre constituant un nterrupteur entrant en action en présence d'un sinistre, et un électro-aimant associé à chacune des portes, ehaque électro-aimant étant placé devant l'extrémité antérieure d'un levier monté pivotant dans la glissière de la porte correspondante et portant un organe de verrouillage à son extrémité postérieure, ledit levier pivotant entre une position active dans laquelle, tant que l'état du circuit électrique n'est pas modifié, son extrémité antérieure est maintenue contre l'électro-aimant tandis que l'organe de verrouillage est en place pour retenir le patin venant jusqu'à lui lorsque la porte est amenée dans sa position extrême d'ouverture, et entre une position inactive dans laquelle, lorsque l'état du circuit électrique est modifié son extrémité antérieure s'éloigne de l'électro-aimant de sorte que le patin peut se libérer de l'organe de verrouillage. 2. Dispositif de sécurité selon la revendication 1, caractérisé en ce que le circuit électrique est normalement fermé en l'absence de sinistre ; le levier portant à son extrémité antérieure un plot métallique qui est attiré par l'électro- aimant lorsque le circuit est fermé et qui ne l'est plus lorsque le détecteur de sinistre, en entrant en action, ouvre le circuit. 3. Dispositif de sécurité selon la revendication 1, caractérisé en ee que le circuit électrique est normalement ouvert en l'absence de sinistre ; le levier portant à son extrémité antérieure un aimant permanent qui se maintient au contact de l'électro-aimant lorsque le circuit est ouvert et qui est repoussé par l'éleetro- aimant lorsque le détecteur de sinistre, en entrant en action, ferme le circuit. 4.Dispositif de sécurité selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le patin éloigne momentanément le levier de sa position active en le faisant pivoter à l'encontre de l'action d'un organe élastique de rappel, soit pour venir en prise avec l'organe de verrouillage lors de l'arrivée de la porte dans sa position extrême d'ouverture, soit pour se libérer de cet organe lors de l'application sur la porte d'une force dont la direction correspond au sens de fermeture et qui est supérieure à la force d'attraction de l'électro- aimant. 5. Dispositif de sécurité selon l'une quelconque des revendicationspréeé- dentes, caractérisé en ce que l'organe de verrouillage est constitué par un bossage présentant une rampe sur sa face postérieure, le patin portant une protubérance de forme complémentaire coopérant avec la rampe du bossage avant de venir devant celui-ci lorsque la porte est dans sa position maximum d'ouverture. 6. Dispositif de sécurité selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le levier est articulé sur un axe faisant saillie dans au moins une ouverture longitudinale réalisée dans la paroi de la glissière, cet axe étant porté par une plaque sur laquelle l'électro-aimant est fixé et qui est susceptible de coulisser longitudinalement dans la glissière. 7. Dispositif de sécurité selon l'une quelconque des revendications pré cédentes, caractérisé en ce que le patin est articulé par son extrémité postérieure sur une bielle qui est elle-même articulée sur l'extrémité libre du bras de commande, lequel est monté pivotant sur la glissière, en un point séparé de son extrémité libre par une partie oblique s'écartant du levier.