La présente invention concerne une balance électrique portant un élément pour la manoeuvre d'un interrupteur de commande. Les éléments de manoeuvre classiques de ce type se présentent généralement sous la forme de boutons, touches ou autres organes -ronds ou carrés, qu'il faut localiser visuellement avant la manoeuvre. On connait également (DE-03 23 39 219)un élément de manoeuvre ayant la forme d'une touche en saillie sur le carter de la balance et reliée-à Un élément de ccmmutation,situé à l'intérieur de la balance et agissant sur l'interrupteur de commande. La touche, que des ressorts maintiennent dans une position centrale neutre, doit être relativement stable afin que son mouvement précis, requis pour la commutation, soit obtenu même dans le cas d'une manoeuvre excentrique. L'invention a pour objectif une réalisation constructive plus simple, avec laquelle la stabilité de guidage de l'élément de manoeuvre n'est pas critique, et qui permet simultanément une manipulation facile et sure de l'élément de manoeuvre. Selon une caractéristique essentielle de l'invention, l'élément de manoeuvre, réalisé sous forme d'une touche oblongue, repose sur deux interrupteurs de commande fonctionnellement équivalents. Il en résulte l'avantage suivant: l'emplacement de manoeuvre de la touche n'est pas critique, même quand la touche manoeuvrée n'effectue pas le même déplacement sur toute sa longueur. La touche peut même être relativement élastique et permettre néanmoins une manoeuvre à l'aveugle. La liaison d'action directe touche-interrupteur de commande n'exige en outre aucun élément de commutation pour la transmission. Dans une forme de réalisation préférentielle, la touche fait partie du carter de la balance, à l'intérieur de laquelle elle est fixée par un support. Selon une autre caractéristique de l'invention, la touche et le support sont avantageusement réalisés sous forme d'une seule pièce plastique moulée. Il en résulte déjà une nouvelle simplifi- cation très importante de la construction. Il est encore possible de pousser cette simplification en prévoyant sur le support des évidements qui forment des points d'articulation. Il n'y a plus dans ce cas qu'un seul élément intégré. Les faibles forces élastiques des points d'arti- culation permettent en outre des forces extrêmement faibles pour l'enfoncement de la touche. Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention,les interrupteurs de commande sont montés sur un circuit imprimé, dans une saillie du socle de la balance affleurant la touche. Cette réali- sation donne une forme fonctionnelle claire, peu-met une protection simple de la touche contre les surcharges (car elle peut alors s'appli- quer par enfoncement sur le socle de la balancez et supprime en outre un inconvénient de la touche connue précitée. La touche selon l'inven- tion n'est plus en saillie à l'extérieur, de scarte qu'il est par exemple pratiquement impossible de l'accrocher par inadvertance. Le plan de joint entre la touche, le carter et le socle de la balance est utilement réalisé en labyrinthe, afin d'assurer la protec- tion contre la poussière ou les projections d'eau*. Dans une autre forme de réalisation préférentielle, la touche repose sur deux paires d'interrupteurs de commande fonctionnellement équi- valents, une paire étant disposée devant et la seconde paire derrière une fixation de la touche formant articulation. Cette réalisation permet d'enfoncer et de lever la touche. Lorsque les quatre interrupteurs de commande sont fonctionnellement équivalents, l'opérateur enfonce ou lève la touche à son gré. Une autre réalisation semble toutefois plus avantageuse, dans laquelle des fonctions différentes sont affectées aux paires antérieure et postérieure d'interrupteurs de conmande. Des fonctions différentes sont alors sélectées lors de l'enfoncement et du -levage de la touche. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide de la description détaillée ci-dessous de deux exemples de réalisation et des dessins annexes s-:r lesquels la figure 1 est le plan de la touche vue par en dessous; la figure 2 est une coupe longitudinale partielle de la balance à touche incorporée, suivant l'axe 2 -2 de la figure 1; la figure 3 représente le schéma de fonctionnement des interrupteurs de commande; la figure 4 est le plan de la touche du second exemple de réalisation, vue par en dessus; et la figure 5 est une coupe de cette touche suivant l'axe5 -5 de la figure 4. Exemple I (figures 1 à 3) La touche 10 du premier exemple de réalisation est une pièce fabriquée par injection d'une matière plastique, un polyamide par exemple. Elle présente sensiblement la forme d'un U large, dont les deux branches 12 constituent simultanément le support et le guidage. Chaque branche 12 comporte à son extrémité un épaulement 14 muni d'un trou 16 pour la fixation. Entre l'épaulement 14 et le dos 18 de la touche, chaque branche comporte un rétrécissement, présentant un trou oblong 20 d'un côté et deux gorges 22 de l'autre. Les deux caractéris- tiques produisent une force de rappel minimale. Une gorge continue 24 est prévue à proximité des trois côtés extérieurs du dos 18. La figure 2 représente en coupe la touche 10 montée. Le socle 26 de la balance comporte une saillie 28, qui se raccorde à l'avant et sur les côtés à une paroi 30. La saillie 28 est recouverte pour l'essentiel par le capot 32 de l'afficheur 33; ce capot constitue une partie amovible du carter de la balance. La fixation de ce capot 32 sur la saillie 28 s'effectue par vissage (vis 34, épaulement 36, cale de fixation 38). Un circuit imprimé 40 est en outre fixé sur l'épaulement 36, son équipement comprend notamment deux interrupteurs de commande 42, dis- posés successivement par rapport au plan de la figure 2. La touche 10 repose sur leurs poussoirs 44 vis 48. La figure 3 illustre l'équivalence des interrupteurs de commande 42. La fermeture d'un des deux interrupteurs délivre la même impulsion de commande au montage électrique 50 de la balance, qui est schémati- quement représenté par une case, car sa constitution ne contribue pas à la compréhension de l'invention. Au repos, la touche 10 est portée par la force élastique des interrupteurs de commande 42 et repose donc librement sur les poussoirs 44. La gorge 24 prévue sur trois Câtésde la touche 10 forme un laby- rinthe contre l'encrassement avec la paroi 30 de la saillie 28, réalisée en conséquence. La touche entoure de la même façon le bord inférieur antérieur de la vitre 52 du capot 32 de l'afficheur, afin de produire une étanchéité poussée (gorge 54 sur la figure 2). L'enfoncement de la touche 10 actionne un des interrupteurs de commande 42 ou les deux, selon le point d'application de la force d'enfoncement, ce qui produit la délivrance de la même instruction de commande au montage 50. Par suite de la disposition a distance de deux interrupteurs de commande 42 équivalents, il n'est pas gênant que la touche 10 ne soit par exemple enfoncée qua' une extrémité, tout en conservant pratiquement la position de repos à l'autre extrémité, c'est-a-dire prenne une position inclinée suivant son grand axe, ce que permet l'élasticité du support 12. Un enfoncement trop brutal de la touche 10 n'est également pas nuisible, car elle vient en butée sur la paroi 30 avant la fin de la course du poussoir 44. Divers modèles sont utilisables comme interrupteurs de commande 42. on utilise de préférence des microrupteurs, mais des mats de ccn- mutation (morceaux de conducteur insérés dans des nopes de caoutchouc) conviennent par exemple aussi. L'interrupteur de commande 42 peut par principe déclencher des fonctions quelconques. Sur une balance à deux portées, il peut servir de commutateur de portée; il s'agit d'un inter- rupteur de tarage dans la plupart des cas. Il est également possible d'utiliser l'interrupteur de commande 42 de façon à permettre l'appel séquentiel de plusieurs fonctions, mais cela n'est pas l'objet de l'invention. Le montage selon l'exemple I permettant la manoeuvre dans une seule direction (enfoncement), la connexion avec le secteur doit être établie d'une autre façon a l'aide soit d'un interrupteur secteur séparé, soit d'un circuit d'attente, qui établit la connexion avec le secteur dès l'enfichage du cordon secteur dans la prise de courant. xemple II (figures 4 et 5) La touche monobloc 110 est, comme dans le premier exemple, réalisée sensiblement en forme de U, avec un dos 118 et deux-branches 112. Ces dernières sont toutefois notablement plus rigides, par suite des exigences sensiblement différentes (cf. figure 5). La touche 110 est fixée sensiblement au centre des branches 112. Un épaulement latéral 114 de chaque branche comporte un trou 116 pour la fixation sur le circuit imprimé 140 (vis 148). Au voisinage du point de fixation, chaque branche 112 comporte une fenêtre 158 et une barrette 160 voisine. Cette réalisation se comporte comme un cardan, c'est-à-dire que l'enfoncement ou le levage du dos 118 de la touche fait pivoter cette dernière autour d'un axe voisin de la fixation (116, 148). La figure 5 représente en outre la saillie 128 de la partie anté- rieure de la balance. Le circuit imprimé 140 est fixé sur deux socles 162 successifs par rapport au plan du dessin; deux paires antérieure et postérieure d'interrupteurs de commande 142 (équipés chacun d'un poussoir 144) sont fixées sur le circuit 140. Les points d'appui des poussoirs 144 sont indiqués par des cercles 146 en points et tirets sur la figure 4. Des surfaces d'appui 156 correspondantes sont prévues sur les branches 112 pour les interrupteurs de commande 142 postérieurs (a droite sur la figure 5). La paroi antérieure 130 légèrement en retrait est visible sur la face extérieure de la saillie 128 (a gauche de la figure 5); les parties latérales 166 se prolongent par contre au-dessous de l'extré- mité de la touche 110, qui est donc dans ce cas aussi protégée contre les surcharges par un enfoncement trop brutal. Entre les parties laté- rales 166 se trouve un logement 164, qui permet le levage de la touche sur pratiquement toute la longueur. D'autres détails du carter de la balance, de l'affichage, etc. sont omis; ils correspondent pour l'essentiel a ceux représentés sur la figure 2. La variante décrite ci-dessus offre de multiples possibilités d'emploi. Il est ainsi possible de réaliser le montage de façon qu'une manoeuvre des interrupteurs de commande postérieurs par levage de la touche branche ou coupe le secteur, tandis qu'une manoeuvre des inter- rupteurs de commande antérieurs (enfoncement de la touche) déclenche une instruction de tarage. Une autre possibilité est envisageable: un levage de la touche coupe simplement la balance, tandis que l'enfonce- ment de la touche produit une instruction combinée "branchement de la balance-tarage", seule l'instruction de tarage étant activée quand la balance est déjà branchée. D'autres variantes sont enfin conce- vables (semblables à celles mentionnées précédemment pour l'exemple I), dans lesquelles un circuit d'attente est utilise et/ou l'enfoncement de la touche appelle séquentiellemsnt plusieurs fonctions et son levage coupe,la balance uniquement. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art au principe et aux dispositifs qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de l'invention. Revendications 1. Balance électrique portant un élément pour la manoeuvre d'un interrupteur de commande et caractérisée en ce que l'élément de manoeuvre, réalisé sous forme d'une touche oblongue (10; 110) repose sur au moins deux interrupteurs de commande (42; 142) fonctionnelle- ment équivalents. 2. Balance électrique selon revendication 1, caractérisée en ce que la touche (10; 110) est réalisée sous forme d'élément du carter (32) de la balance et fixée par un support (12, 1-12) à l'intérieur de cette dernière. 3. Balance électrique selon revendication 2, caractérisée en ce que la touche (10; 110) et le support (12; 112) forment une seule pièce plastique moulée. 4. Balance électrique selon une des revendications 2 et 3, carac- térisée en ce que le support (12) comporte des évidements (20, 22; 158) formant des points d'articulation. 5. Balance électrique selon une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que les interrupteurs de commande (42; 142) sont montés sur un circuit imprimé (40; 140), dans une saillie (28; 128) du socle (26) de la balance affleurant la touche (10, 110). 6. Balance électrique selon revendication 5, caractérisée par la réalisation en labyrinthe du plan de joint entre la touche (10), le carter (32) et le socle (26) de la balance. 7. Balance électrique selon une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la touche (110) repose sur deux paires d'interrupteurs de commande (142) fonctionnellement équivalents, une paire étant disposée devant et la seconde paire derrière une fixation de la touche (110) formant articulation. 8. Balance électrique selon revendication 7, caractérisée en ce que des fonctions différentes sont affectées aux paires antérieure (142) et postérieure d'interrupteurs de commande.