L'invention a pour objet une machine qui facilite et accélère la fabrication des mouches artificielles utilisées pour la pêche au lancer. Jusqu 'a présent les mouches artificielles sont fabriquées en totalité à la main à partir d'un hameçon sur la hampe duquel on enroule une plume spéciale - en général une plume de cou de coq appelée hackle, On fait tenir en place cette plume sur l'hameçon à l'aide d'un fil et on complète lteffet qu'elle produit en continuant l'enroulement de ce fil, ou d'un second fil différent, à la suite de la plume enroulée. Du fait de son enroulement sur la hampe à faible grosseur de l'hameçon le hackle prend une apparence ébouriffée et simule les ailes battantes d'un insecte tandis que le ou les fils enroulés ressemblent au corps allongé de ce dernier. La confection d'une mouche nécessite une certaine dextérité des doigts et beaucoup de soin Si l'on veut obtenir une mouche artificielle qui donne bien l'illusion d'être naturelle. L'enroulement de la plume est une opération délicate car tout mouvement de torsion sur elle-même qui lui. est donné pendant l'enroulement aboutit fréquemment à sa rupture. Selon la manière classioue de procéder, l'hameçon est tenu à la main ou au moyen d'une pince à main dans la zone de sa partie incurvée et les diverses opérations s'exécutent avec l'aide de l'autre main qui reste seule totalement libre0 L'invention a pour but principal d'apporter une machine simple qui facilite grandement la confection des mouches artificielles. Cette machine ne fabrique pas ellemême les mouches mais elle rend plus aisées et plus rapides les diverses opérations successives de sorte qu'elle permet un gain de temps appréciable. Selon les mouches, qui sont plus ou moins complexes, la machine de l'invention permet dans 11ensemble de les réaliser 3 à 5 fois plus vite que-si on les confectionnait à la main. On atteint ce but, selon l'invention, avec une machine qui comprend un support général, un moteur électrique à vitesse de rotation commandée, un arbre entraîné par ce moteur à une vitesse de rotation réglable entre 0 et 100 t/mn, une pince a serrage et à desserrage rapide réunie à cet arbre pour tourner avec lui et apte à tenir un hameçon avec la hampe de celui-ci confondue avec l'axe géométrique de rotation. De préférence, l'arbre est muni d'un porte-bobine pouvant porter au moins une bobine de façon à tourner avec l'hameçon. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, la pince est disposée dans le prolongement axial de l'arbre ; de préférence elle fait corps avec celui-ci et elle en constitue la partie extrême libre opposée au moteur. Cette partie extrême se termine par un amincissement progressif et une fente longitudinale centrale divise cet amincissement en deux mâchoires souples, grâce à l'élasticité naturelle de la matière, donnant à l'ensemble l'apparence d'un bec. Un moyen de serrage et de desserrage permet de serrer l'une contre l'autre les deux mâchoires, ou de les libérer pour qu'elles se desserrent d'elles-memes. De préférence, le moyen de serrage et de desserrage est un levier pourvu d'une came monté pivotant autour d'un axe de façon à pousser une mâchoire contre l'autre dans une première position et à libérer cette mâchoire dans une seconde position. Selon un mode de réalisation de l'invention, le levier à came est monté pivotant autour d'un axe transversal qui est supporté à une distance appropriée de la surface d'une première mâchoire par une vis qui traverse les deux mâchoires et la fente longitudinale, la came ayant un évidement central dans lequel est contenue librement cette vis. Cette dernière est réglable dans les deux sens et permet de rapprocher ou d'éloigner l'axe transversal de la première mâchoire, en fonction de la grosseur de l'hameçon à serrer dans la pince. On donnera maintenant, sans intention limitative, une description d'un exemple de réalisation d'une machine selon l'invention. On se reportera au dessin annexé dans lequel : - la figure 1 est une vue générale en perspective de la machine de l'invention, - la figure 2 est une vue agrandie de détail montrant la pince de la machine de la figure 1, - la figuré 3 est une vue partielle à plus petite échelle analogue à la figure 2, montrant la pince pourvue d'un porte-bobines. Les organes moteurs de la machine de l'invention sont fixés sur un support général et sont dissimulés sous un capot de protection 1. Ces organes sont connus et n'ont pas besoin d'être décrits. Ils comprennent un transformateur électrique 220 V/12 V pour l'alimentation d'un moteur électrique 12 V à deux sens de rotation, à vitesse réglable au moyen d'une pédale 2. Un inverseur 3 accessible sur la face avant du capot 1 permet de choisir le sens de rotation. Ce moteur électrique 12 V est associé à un réducteur de vitesse accouplé à un arbre de sortie 4 qui est en saillie par rapport à une face latérale du capot 1. Le réducteur entraine l'arbre 4 dans un sens de rotation ou dans le sens opposé à une vitesse allant de O à 100 t/mn, selon la pression exercée sur la pédale 2. L'arbre 4 est équipé d'une pince 5, à serrage et à desserrage rapide, capable de tenir un hameçon avec sa hampe 7 confondue avec l'axe géométrique de rotation. De nombreuses dispositions mécaniques équivalentes peuvent etre adoptées pour la réalisation de la pince 5. Il est particulièrement avantageux de prévoir que la pince 5 se trouve dans le prolongement de l'arbre 4 ; il est préférable même que la pince 5 fasse partie intégrante de l'arbre 4 et en constitue la partie extrême libre. Une manière particulièrement simple de réaliser cette pince 5 consiste à pratiquer une fente longitudinale centrale 8 à partir de la face extrême libre de l'arbre 4 et de terminer ce dernier par un amincissement progressif 9 ; on obtint ainsi une sorte de bec comprenant deux mâchoires opposées 10A, 103. A l'état libre, ces deux mâchoires sont séparées par la fente 8. On peut les serrer l'une contre l'autre en exploitant l'élasticité naturelle de la matière. Tout moyen approprié de serrage peut convenir. Un moyen de serrage et desserrage à manoeuvre rapide est préférable. Il est particulièrement avantageux d'utiliser un moyen comprenant un levier Il pourvu d'une came 12 et monté pivotant autour d'un axe 13 de façon telle que, dans une première position de fermeture, la came 12 est appliquée contre la face extérieure d'une mâchoire 10A et elle pousse celle-ci contre la mâchoire opposée 103. Dans une seconde position d'ouverture du levier Il la came 12 est éloignée de la mâchoire 10A et celle-ci est libérée. De préférence, l'axe .13 est disposé transversalement à la fente longitudinale 8, au-dessus de la surface extérieure de la mâchoire 10A, à la distance appropriée a la manoeuvre de la came 1?. De cette fa çon, le levier Il est situé dans un plan longitudinal perpendiculaire au plan de la fente 8. Plusieurs moyens peuvent être adoptés pour tenir à sa position l'axe transversal 13. Dans l'exemple décrit ici, un trou 14 est percé à travers les deux mâchoires 10A, 103 et à travers la fente 8 et une vis 15 est engagée librement dans ce trou 14. La came 12 a un évidement central 16 réalisé en sens longitudinal dans le plan du levier 11. Cet évidement est assez étendu pour laisser passer la vis 15 et pour permettre la manoeuvre de la came 12 entre les deux positions du levier 11.Pendant ces mouvements la vis 15 traverse la came 12 entre deux parties latérales de celle-ci : de préférence la face extérieure de la mâchoire 10A présente une zone incurvée 17 qui procure une meilleure surface de travail aux deux parties latérales de la came 12. L'axe 13 est percé d'un trou taraudé 18 qui reçoit la vis 15. De cette façon, en faisant tourner cette dernière, on peut éloigner ou rapprocher de la mâchoire 10A la surface active de la came 12 et ajuster la course de serrage des deux mâchoires sous l'effet du mouvement du levier Il entre ses deux positions. La fente 8 a une largeur qui est un peu supérieure à la grosseur des hameçons 7 de plus grande taille. Quand il s'agit des hameçons de plus petite taille, on tourne la vis 15 pour rapprocher l'sexe 13 de la mâchoire 10A. Dans tous les cas un simple geste rapide de manoeuvre du levier 11 permet de serrer dans la pince 5, ou-de libérer de celleci, des hameçons de toutes grosseurs. Le levier Il et sa came 13 étant montés d'une manière assez lâche au moyen d'une seule vis 15, il est possible qu'ils ne restent pas dans le plan longitudinal qui les contient. Pour cette raison, un compas 19 relie une face latérale du levier Il à une face latérale de l'arbre 4 ; de préférence, on profite d'un trou qui marque la fin de la fente 8 pour y fixer une vis qui sert d'articulation à l'une des extrémités d'une branche du compas 19,- l'extrémité de l'autre branche étant articulée sur le levier 11. Grâce à la machine de l'invention, l'hameçon 7 est tenu par la pince 5 en position de travail et les deux mains de l'utilisateur sont libres. La rotation de l'hameçon est commandée au pied à l'aide de la pédale 2 de manière progressive, très lentement pour l'exécution de quelques tours, très rapidement pour un enroulement du fil. Par exemple un hackle 20 est fi-é par une extrémité grâce à un fil 21 à l'extrémité de la hampe 7 d'un hameçon puis il est muni d'un poids 22 à son extrémité opposée et enroulC par suite de la rotation de l'arbre 4. Cette opération délicate s'effectue beaucoup plus commodément qu'à la main puisque i 'hameçon est solidement tenu et entraîné régulièremert et lentement en rotation. Tout risque de vrillage et de cassure du hackle 20 est éliminé. Le même fil 21 peut servir ensuite à confectionner le corps de la mouche artificielle, en conbinaison avec un second fil dont on peut alterner les enroulements avec le premier fil Si on le juge bon. Afin de pouvoir utiliser des bobines sans avoir à couper le fil pendant les périodes d'enroulement d'un autre fil, et sans risquer de voir le premier fil se torsader ou se vriller, il est prévu sur l'arbre 4, en arrière de la pince 5 et du levier 11, une partie dégagée 23 destinée au montage d'un porte-bobines 24. De cette façon quand un fil 21 provenant d'une bobine est laissé en attente, la bobine est mise sur le porte-bobines 24 et elle tourne avec l'hameçon pendant l'enroulement d'un autre fil. En définitive, la machine de l'inven- tion permet un gain de temps important par rapport au travail totalement manuel ; il a été constaté que, selon la complexité de la mouche confectionnée, le temps passé est 3 à 5 fois plus court. REVENDICATIONS 1) Machine pour la confection des mouches artificielles pour la pêche, à partir d'un hame çon, comprenant un support général, un moteur électrique à vitesse de rotation commandée, un arbre (4) entraîné par ce moteur, caractérisée en ce que ce moteur est pourvu d'une pédale (2) de commande de la rotation de l'arbre (4) de façon réglable et progressive entre O et 100 t/mn et une pince (5) à serrage et desserrage rapide est réune à l'arbre (4) pour tourner avec lui et pour tenir un hame çon (6) avec la hampe (7) de ce dernier confondue avec l'axe géométrique de rotation. 2) Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que la pince (5) est disposée dans le prolongement axial de l'arbre (4). 3) tchine selon la revendication 2, caractérisée en ce que la pince (5) fait corps avec l'arbre (4) et en constitue la partie extree libre avec un amincissement progressif (9) et une fente centrale longitudinale (8) qui. font apparaître un bec comprenant deux mâchoires opposées (10A, 102) mettant à profit l'élasticité naturelle de la matière pour leur serrage et leur desserrage sous l'effet d'un moyen de serrage et de desserrage. 4) Machine selon la revendication 3 caractérisée en ce que le moyen de serrage et de desserrage comprend un levier (11) avec une came (12) monté pivotant autour d'un axe (13) de façon à pousser une mâchoire (10A) contre l'autre mâchoire (103) dans. une première position et à libérer cette mâchoire (1OA) dans une seconde position. 5) Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que le levier (11) à came (12) est monté pivotant autour d'un axe transversal (13) supporté à une distance appropriée de la face extérieure d'une mâchoire (îOA), le levier (11) se trouvant dans un plan longitudinal perpendiculaire au plan de la fente (8). 6) Machine selon la revendication 5 caractérisée en ce qu'un trou (14) est percé à travers les mâchoires (10A, lOB) et à travers la fente (8), une vis (15) est engagée librement dans ce trou et elle se visse dans un trou fileté (18) ménagé dans l'axe (13), la came (12) ayant un évidement central (16) dans lequel est contenue librement la vis (15), la manoeuvre de celleci permettant le réglage de la distance de l'axe (13) à la mâchoire voisine (10A) et par conséquent le réglage de la course de serrage de la came (12). 7) Machine selon la revendication 6 caractérisée en ce qu'un compas (19) est articulé par ses extrémités d'une part sur une face latérale du levier (11) d'autre part sur un c8té de l'arbre (4) afin de tenir le levier (11) dans son plan de manoeuvre. 8) Machine selon la revendication 1 caractérisée en ce que l'arbre (4) comprend une partie (23) en arrière de la pince (5) destinée au montage d'un porte-bobines (24) 9) Machine selon la revendication 1 caractérisée en ce que le moteur d'entrainement de l'arbre (4) est un moteur à deux sens de rotation, grâce à un inverseur (4) accessible à proximité de l'arbre (4).