L'invention se rapporte à la technique du formage par extrusion-soufflage de corps creux en matière plastique et plus particulièrement à la rigidification des faces d'un réservoir. En général pour rigidifier une surface on y accole des poutres ou autres surépaisseurs de soutènement. Dans le moulage par injection, cette solution est facile à réaliser par exemple en pourvoyant la surface en cause de nervures de section convenable voire renforcée d'armatures surmoulées. Le formage par extrusion-soufflage d'une paraison ne permettant d'obtenir que des objets dont l'épaisseur de la paroi est constante interdit la constitution de nervures par surépaisseur, donc suffisamment efficaces susceptibles de s'opposer aux efforts déformants (charge - pression etc...). Comme le montre le brevet n0 72 359.44 publié sous le n0 2.201.961 le surmoulage d'une pièce d'insertion ou " insert est très délicat par formage par extrusion-soufflage. Il est généralement admis, qu'en raison du chauffage préalable de la zone de contact de l'insert, ce procédé ne peut s'appliquer avec satisfaction que dans les cas où cette zone est relativement peu importante. Jusqu'à présent cette technique n'a été utilisée que pour soit des cas où le degré de solidarisation mécanique (par exemple : étiquette brevet français n0 1 164 855) n'importe pas, soit des cas où la pièce injectée rapportée sur la pièce soufflée n'est que partiellement surmoulée par cette dernière (par exemple : poignée ou goulot de bidon, brevet français n0 2.113.868). La présente invention vise à réaliser des renforcements efficaces sous forme de poutres surmoulées faisant partie intégrante des parois d'un réservoir obtenu par formage-soufflage telles que ces poutres soient intérieures au dit réservoir. Les avantages de cette disposition sont nombreux - gain de volume, gain qui peut être d'une grande importance dans le cas de réservoir à essence pour automobile puisque pour une garde au sol imposée, le réservoir enfermant les poutres est plus grand qu'un réservoir à poutres extérieures ou utilisation maximale d'un encombrement disponible sous le capot d'un moteur; - autoportance pouvant éventuellement dispenser des berceaux de fixation traditionnels pour autant que les poutres soient prolongées au-delà des faces latérales du réservoir et pourvues de moyens de fixation; - suppression de l'usure des parois due au frottement contre les berceaux sous l'effet des vibrations;; - solidarité de l'ensemble réservoir/poutre s'opposant à la déformation due aux contraintes normales (poids du contenu) ou assurant une déformation provisoire et reversible de l'ensemble dans le cas de contraintes excessives accidentelles (surpression provoquant un gonflement du réservoir, dilatation thermique modifiant les dimensions) alors que l'emploi de profilés indépendants ou insuffisamment solidaires de la paroi se traduisent par une séparation et un déchaussement desdits profilés, qui ne retrouvent pas leur place après reldchement des contraintes; - possibilité d'utiliser des profilés comportant de fortes contredépouilles. D'autres avantages apparaitront ê la lecture de la description des dessins annexés sur lesquels La figure 1 représente en coupe transversale un réservoir rep forcé selon l'invention. Les figures 2 à 6 sont des coupes transversales des diverses poutres de renforcement surmoulées. Comme on le voit à l'examen de ces figures, on peut obtenir un réservoir 1 en matière plastique par extrusion-soufflage d'une paraison en disposant dans le moule avant sa fermeture, un certain nombre de poutres tel que 2. Dans le cas le plus simple, où les poutres ne ressortent pas en bouts au travers des extrémités du réservoir pour etre conformées en vue de constituer des moyens d'attache, il est nécessaire de fixer les pièces à surmouler par rapport au moule (picots ou rainure) de manière à positionner ces pièces et à les maintenir en place pendant l'opération de gonflement de la paraison. Ces pièces à surmouler 2 obtenues par extrusion à la filière ou injection comportent une semelle 2a, une ame 2b dont la hauteur est calculée pour que son moment d'inertie soit satisfaisant en regard des contraintes prévues. La semelle 2a peut entre aménagée d'alvéoles comme 2c destinées d recevoir les picots de centrage faisant saillie sur le moule ou une fente axiale 2d ayant mgme objet. La semelle 2a peut également comporter une surépaisseur devant entre placée dans une rainure pratiquée de façon adéquate dans la paroi intérieure du moule; dans ce cas cette surépaisseur fait légèrement saillie sur le nu de la paroi extérieure du réservoir. L' me 2b peut etre pleine ou creuse voire armée d'une barre métallique 3. La poutre peut comporter une forte aontre-dépouille comme visible sur la figure 6. On peut imaginer aussi que cette poutre ne soit surmoulée qu'à ses extrémités, c'est-à-dire aux endroits où le décollement dd aux contraintes (par exemple par surpression intérieure) est le plus à craindre, cela serait plus particulièrement intéressant dans le cas où la poutre ne serait qu'une armature 3 enrobée ou non. Cette ame 2b est cannelée sur toute sa longueur de manière à ce que les arêtes formant saillies puissent entre à amener à une température égale ou à peine inférieure-du point de ramollissement sans que le reste de la pièce puisse atteindre une température suffisante pour lui faire perdre une rigidité indispensable à son transport. Ce préchauffage s'effectue avant le positionnement dans le moule, mais il n'est pas exclus de faire ce chauffage dans le moule. Les pièces à insérer doivent être faites dans le même matériau que celui constituant les parois du réservoir ou tout au moins dans une matière qui lui est miscible et a point de ramollissement voisin, pour qu'il y ait non un simple collage mais une réelle interpénétration des molécules des deux éléments adjacents en vue d'obtenir un ensemble monolithe. Bien entendu rien ne s'oppose à ce qu'à la matière de l'insert on ajoute des charges inertes, notamment des fibres de verre. Comme il est actuellement exclus de souffler des réservoirs de grande capacité en matière plastique renforcée de fibres à la fois en raison des difficultés techniques et du prix prohibitif, le renforcement des parois selon l'invention permet de diminuer l'épaisseur de celle-ci, donc de diminuer et le poids et le prix. REVENDICATIONS 1 - Corps creux et notamment réservoir réalisé par la technique de l1extrusion-soufflage de matière plastique pourvu d'au moins un insert surmoulé caractérisé en ce que cet insert se présente sous la forme d'une poutre solidaire de la paroi du réservoir qu'elle doit renforcer. 2 - Corps creux selon la revendication 1 caractérisé en ce que cet#insert-poutre fait saillie sur la face intérieure de la paroi renforcée. 3- - Corps creux selon la revendication 1 caractérisé en ce que cet insert-poutre comporte des moyens de fixation dans le moule avant l'opération de gonflement de la paraison. 4 - Corps creux selon la revendication 2 caractérisé en ce que cet insert-poutre comporte une- semelle et une âme cannelée dont les saillies sont avant l'opération de gonflement, chauffées à une température voisine du point de ramollissement de la matière. 5 - Corps creux selon la revendication 1 caractérisé en ce que les extrémités de cette poutre dépassent les parois du - réservoir et sont aménagées pour servir comme moyen d'attache