La présente invention est relative un procédé d'épuration des eaux usées. Elle concerne plus particulièrement l'épuration des eaux usées prove nant d'installations sanitaires collectives dont le nombre d'utilisateurs varie de façon importante au cours de l'année, comme c'est le cas par exemple des ins tallations sanitaires des hôtels, des villages de vacances, des terrains de cam ping, des centres de loisirs, des restaurants, des aires d'autoroute , dont le nombre d'utilisateurs varie considérablement suivant la saison. Actuellement, l'épuration des eaux usées provenant de petites et moyen nes collectivités de ce type met en oeuvre une station comportant une enceinte fermée, généralement enterrée, dans laquelle les eaux à épurer sont recueillies et subissent successivement un cycle d'aération par diffusion d'oxygène, pour favoriser le développement de la flore et une floculation après que des agents floculants aient été le cas échéant injectés, puis une phase de décantation physique des boues et de reprise des eaux épurées, pour rejeter celles-ci à l'égout ou en rivière suivant les possibilités locales et la réglementation en vigueur. L'enchaînement des cycles est généralement commandé en fonction du niveau supérieur des eaux dans l'enceinte, le passage du cycle d'aération-flocu lation à. la phas##écantaflon-repnse s'effectuant lorsque le niveau supérieur des eaux dépasse un maximum prédéterminé, et le retour au cycle d'aeration floculation s'effectuant quant à lui lorsque la quantité d'eau épurée reprise a été suffisante pour ramener le niveau supérieur des eaux à un niveau minimal prédéterminé. Pour que l'eau reprise dans une telle station soit effectivement une eau épurée, il est indispensable que la station soit apte à traiter entre deux reprises consécutives une quantité d'eau usée correspondant au volume tampon défini comme le volume de l'enceinte entre le niveau maximal prédéterminé et le niveau minimal prédéterminé. L'expérience montre que le volume tampon ainsi défini correspond généralement au tiers du débit journalier de la station, ce chiffre étant donné à titre d'exemple non limitatif, pour un volume de l'enceinte en-dessous du niveau minimal prédéterminé des eaux dans celle-ci , ou volume d'activation, également fonction de ce débit et en outre de la charge deseaux usées en pollution Pour une dimension d'enceinte donnée, il est possible de faire varier ces volumes dans une certaine mesure, pour adapter le fonctionnement de la sta tion à des besoins légèrement différents dans le temps ; ainsi,une station prévue pour traiter les eaux usées provenant d'une utilisation quotidienne par cent personnes peut être adaptée pour donner satisfaction lorsque le nombre d'utilisa teurs quotidien varie entre 30 et 125 personnes, ces chiffres étant donne s a titre d'exemple non limitatif et variant notamment en fonction du taux de pollution des eaux à traiter. Ces possibilités d'adaptation sontnéanmoins insuffisantes lorsqu'il s'agit d'épurer les eaux provenant d'installations sanitaires dont le nombre d'utilisateurs connait des variations saisonnières importantes, comme c'est par exemple le cas des installations connaissant une grande affluence pendant les périodes de vacances avec un faible nombre moyen d'utilisateurs quotidiens le reste de l'année. C'est pourquoi on a envisagé de grouper en une même installation plusieurs enceintes aptes à fonctionner suivant le cycle décrit plus haut, et présentant de préférence des volumes différents, et d'acheminer les eaux usées soit vers l'une de ces enceintes, soit vers une autre, soit simultanément vers plusieurs enceintes alors alimentées en parallèle, en fonction du volume d'eau usée à épurer à un moment donné. Malheureusement, il apparaît qu'une station d'épuration groupant ainsi une pluralité d'enceintes dont au moins certaines ne sont alimentées que par intermittence ne peut fonctionner de façon satisfaisante, c'est-à-dire fournir des eaux convenablement épurées, si l'on se contente d'alimenter alternativement en eaux usées l'une ou l'autre, ou l'une et l'autre branchées en parallèle, et de reprendre des eaux à leur sortie pour les évacuer directement vers l'égout ou la rivière. En effet, il apparaît que, lorsque l'on met en service une enceinte n'ayant pas fonctionné pendant un moment,comme c'est par exemple le cas lorsque les besoins s'accroissent au passage de la morte saison à la pleine saison dans le cas d'une installation plus particulièrement utilisée pendant les vacances, cette enceinte ne peut fonctionner à plein régime pendant un temps plus ou moins long lié au fait que le processus d'activation de la flore par diffusion d'oxygène, qui constitue la première phase du cycle d'épuration, nécessite la présence à l'intérieur de l'enceinte d'une certaine quantité de boues qui, en se mêlant aux eaux usées nouvellement introduites, ensemencent celles-ci ; ainsi, une enceinte n'ayant pas fonctionné pendant un temps supérieur à quelques semaines n'est pas opérationn#b avant qu'une certaine quantité de boue y soit formée, ce qui peut demander plusieurs semaines pendant lesquelles il faut alimenter cette enceinte en eaux usées en fonction de ses possibilités instantanées d'épuration si l'on veut y reprendre des eaux effectivement épurées ; il n'est par conséquent pas possible de répondre à une brusque augmentation des besoins d'épuration en utilisant telequ#le une installation groupant plusieurs enceintes d'épuration alimentées à volonté en parallèle. En outre, lorsque la quantité d'eau usée à épurer en morte saison augmente momentanément généralement sans atteindre le niveau moyen correspondant au passage au régime de pleine saison, par exemple en fin de semaine dans le cas des collectivités de loisirs, l'enceinte d'épuration correspondant à la morte saison, alors en service, se sature en eaux usées qu'elle ne peut épurer complète ment, et l'installation rejette à l'égout ou en rivière des eaux encore polluées. Le but de la présente invention est de remédier à ces inconvénients, c'est-à-dire de permettre un fonctionnement satisfaisant d'une sation d'épuration groupant plusieurs enceintes mises en service en fonction desbesoins ; plus pre- cisément, le but de l'invention est que les eaux reprises en installation soient effectivement des eaux épurées quelles que soient les variations dans le régime moyen d'alimentation en eaux usées. A cet effet, l'invention propose, en régime de morte saison, d'évacuer les eaux reprises dans l'enceinte d'épuration alors en service suivant le cycle alterné d'aération et de décantation - reprise évoqué ci-dessus non pas direc tement à l'égout ou en rivière mais vers l'entrée de l'autre enceinte ou des autres enceintes éventuelles, que l'on utilise pour imposer à ces eaux une decan tation supplémentaire permettant de les épurer aussi complètement que possible au cas ou elles neleseraient pas après avoir subi le cycle d'aération et de dé cantation-reprise ; ainsi, les eaux rejetées à l'égout ou en rivière sont réel lement des eaux épurées même lorsque l'installation subit un surcroît de charge en eaux usées pendant quelques jours. En outre, l'invention prévoit, lors du passage du régime de morte sai son au régime de pleine saison, d'introduire dans les enceintes d'épuration alors mises en service suivant le cycle alterné d'aération et de dêcantation-reprise des boues prélevées dans l'enceinte ou les enceintes ayant fonctionné suivant ce cycle pendant la morte saison ; ainsi, en dépit d'une inactivité de plusieurs semaines si ce n'est plusieurs mois, l'enceinte ou les enceintes alors remises en service peuvent fonctionner îuwnédiatement à plein régime, l'ensemencement y étant assuré par les boues reprises dans les enceintes déjà en service aupara vant, et éventuellement par les boues apparues lors de l'utilisation en décanteur simple L'installation d'épuration est ainsi apte à répondre à des variations importantes dans les besoins, et à fournir des eaux réellement épurées. Pour affiner l'adaptation du régime de fonctionnement de chaque enceinte aux besoins du moment, l'invention prévoit enfin un reglage,en fonction de la p#Iuti#n-admise,du niveau minimal prédéterminé des eaux dans l'enceinte, c'est à-dire du volume tampon et du volume d'activation dèfinisplus haut ; chaque enceinte connaît ainsi à chaque instant son régime de fonctionnement optimal pour avoir ppe biodegradation satisfaisante, invention sera mieux comprise S1 l'on se réfère à la description ci- dessous, relative à un mode de mise en oeuvre non limitatif, ainsi qu'aux dessins annexés qui font partie intégrante de cette description. Les figures 1 à 3 montrent des vues schématiques d'une station d'épuration groupant deux enceintes, et illustrent le fonctionnement de cette installation respectivement en régime minimal, en régime moyen et en régime maximal. Les figures 4 et 5 montrent une vue de la station respectivement en plan et en coupe par un plan vertical longitudinal. Le procédé selon l'invention est illustré sur l'exemple d'une installation ne comportant que deux enceintes d'épuration 1 et la, dont la première pre- sente un volume moindre de celui de la seconde, mais on comprendra que 1 'inven- tion peut éventuellement être mise en oeuvre au moyen d'un nombre d'enceintes suparieur; en outre, quel que soit leur nombre, les enceintes pourraient présenter des volumes identiques. Bien qu'elles puissent être logées dans des enveloppes différentes, les deux enceintes 1 et la ont été illustrées aux figures 4 et 5 dans un mode de réalisation préféré, où elles sont regrougées dans une même cuve étanche 2, de forme générale cylindrique de révolution autour d'un axe placé horizontalement, laquelle est subdivisée intérieurement par des cloisons verticales étanches 3 et 4; la cloison 3 relie la génératrice inférieure et la génératrice supérieure de la paroi cylindrique de la cuve 2 sur environ la moitié de la longueur de celleci; elle est jointive à l'une de ses extrémités de l'une des parois d'extrémité 5 de la cuve 2, et à son autre extrémité de la cloison 4 qui est quant à elle orientee transversalement par rapport à la direction longitudinale de la cuve 2, sensiblement à mi-longueur de celle-ci, et se raccorde à la paroi cylindrique de cette cuve 2 le long d'un demi cercle délimité par les génératrices respectivement suprieure et inférieure de celle-ci. Intérieurement, les deux enceintes 1 et la ainsi délimitées comportent les mêmes composants, désignés dans le cas de l'enceinte la par les mêmes références que dans le cas de l'enceinte 1, toutefois affectées de l'indice a. La conception générale de chacune des enceintes 1 et la et le processus d'épuration qiechacune d'elles met en oeuvre sont connus en eux-mêmes. A proximité de son extrémité transversale 5, suivant sa génératrice su périeure, la cuve 2 comporte une entrée unique 6 pour les eaux à épurer, provenant par exemple d'une installation sanitaire quelconque34 (voir également les figures 1 à 3); à l'intérieur de la cuve, l'entrée unique 6 se subdivise en deux conduits, respectivement 7 et 7a, débouchant respectivement de part et d'autre de la cloison 3, c'est-à-dire respectivement dans l'enceinte 1 et dans l'enceinte la, au dessus d'un niveau maximal prédéterminé 8 des eaux dans ces enceintes, lequel niveau est dans l'exemple illustré commun aux deux enceintes mais pourrait également être différent; une vanne 9 permet de mettre à volonté le conduit 7, ou le conduit 7a, ou ces deux conduits ensemble , en communication avec l'entrée 6 pour acheminer les eaux à épurer respectivement vers l'enceinte 1 vers l'enceinte la, ou parallèlement vers les deux enceintes. Intérieurement, autour des sorties respectives des conduits 7 et 7a, les enceintes 1 et la comportent une chambre, respectivement 10 et 10a, délimitee par une cloison siphoide étanche, respectivement 11 et lia; les chambres 10 et 10a débouchent d'une part, vers le haut, à l'air libre via un regard commun 12, et communiquent d'autre part vers le bas avec le reste de ltenceinte, respectivement 1 et la, à un niveau commun 13 intermédiaire entre un niveau maximal prédéterminé 14 des boues dans ces enceintes, ici commun aux deux enceintes mais qui pourrait être différent, et un niveau minimal prédéterminé 15 des eaux dans ces enceintes, également identique dans l'exemple illustré mais qui pourrait être différent; ainsi, les matières flottantes éventuellement chariées par les eaux en provenance de l'installation 34 piégées par les cloisons sipholdes 11 et lia, restent dans les chambres 10 et 10a d'osa elles peuvent être extraites via le regard 12, et seuls les liquides sont acheminés vers le reste des enceintes i et la. A sa partie inférieure et sur la plus grande partie de sa longueur, chacune des enceintes 1 et la comporte au moins une canalisation perforée, respectivement 16 et 16a, disposée horizontalement, apte à être reliée à volonté via une vanne commune 17 à un groupe compresseur d'air 18 également commun, y insufflant à volonté de l'air comprime que cette canalisation perforée 16 ou 16a diffuse dans les boues et les liquides contenus dans la cuve; la vanne 17 est choisie d'un type tel qu'elle permette d'alimenter à volonté soit la canalisation 16, soit la canalisation 16a, soit ces deux canalisations simultanément, et qu'elle puisse en outre être fermée pour isoler les canalisations 16 et 16a du compresseur 18. A proximité du fond de chaque enceinte est également disposée au moins une deuxième canalisation perforée, respectivement 19 et 19a, débouchant vers 1' extérieur au dessus du niveau maximal prédéterminé 8 des eaux, par exemple dans le regard de visite 12, pour collecter les boues en excès et les acheminer, via un groupe de pompage par exemple immergé non représenté dans le cas de l'enceinte la mais représenté et désigné par la référence 20 dans le cas de l'enceintel, soit vers une aire stockage ou une enceinte quelconque, soit vers l'intérieur de l'autre enceinte, respectivement la ou 1, en fonction de la position d'une van ne, respectivement 21 située à la sortie du groupe de pompage 20 et 21a située à la sortie du groupe de pompage analogue correspondant à la canalisation perforée 19a de l'enceinte la (voir les figures 1 à 3). Au niveau de la cloison 4, l'enceinte 1 comporte une sortie pour les eaux épurées, constituée par exemple par un conduit de sortie 22 traversant cette cloison à un niveau correspondant au niveau maximal prédéterminé 8 des eaux et débouchant à ce niveau à l'intérieur de l'enceinte la; au niveau de la deuxième extrémité transversale 23 de la cuve 2, l'enceinte la comporte un conduit de sor tie analogue 22a pour les eaux épurées, situé comme le conduit 22 à un niveau coïncidant sensiblement avec le niveau maximal prédéterminé 8 des eaux dans l'enceinte et menant à un lieu de déversement qui peut être un égout, une rivière, ou tout autre point de déversement conforme aux reglementations en vigueur. Respectivement à l'intérieur de l'enceinte 1 et à l'intérieur de lten- ceinte la, les conduits 22 et 22a se prolongent par un conduit rigide sensiblement vertical, respectivement 24 et 24a, dont l'extrémité inférieure s'infléchit sensiblement à l'horizontale à proximité immédiate du fond de la cuve 2 et se raccorde à un conduit souple, respectivement 25 et 25a; débouchant respectivement en 26 ou en 26a dans une rigole flottante horizontale, respectivement 27 et 27a, destinée à collecter les eaux épurées dans l'enceinte correspondante en vue de leur évacuation vers l'extérieur de cette enceinte via successivement les conduits 25, 24 et 22, ou 25a, 24a et 22a, respectivement; à la jonction respectivement entre les conduits 24 et 25 et entre les conduits 24a et 25a est prévu un clapet anti-retour, respectivement 28 et 28a, autorisant le seul passage des eaux vers l'extérieur de l'enceinte correspondante via le conduit 24 ou 24a et interdisant un passage en sens inverse. Les rigoles flottantes 27 et 27a sont portées par tout moyen tel que des ballonnets sustentateurs, respectivement 29 et 29a, qui en sont solidaires et flottent dans les eaux contenues dans l'enceinte correspondante de façon à maintenir cette rigole en dessous du niveau supérieur des eaux à reprendre, à une distance sensiblement constante de ce niveau où qu'il soit situé entre le niveau maximal 8 et le niveau minimal 15, mais toujours au dessus du niveau maximal 14 des boues après décantation de celles-ci et de préférence également au dessus du niveau 13 pour permettre l'introduction d'eaux usées dans les enceintes même lorsque l'on y effectue la reprise des eaux épurées, comme il apparaîtra plus loin; les rigoles 27 et 27a ont été illustrées en leur position extrême haute, qu'elles occupent lorsque le niveau des eaux dans les enceintes 1 et la coTncide avec le niveau maximal prédéterminé 8. De façon connue en soi, chacune des enceintes 1 et la peut fonctionner suivant un cycle comportant successivement une phase d'aération par insufflation d'air via la canalisation perforée, respectivement 16 ou 16a, et de floculation, phase au cours de laquelle on laisse monter le niveau des eaux usées introduites en 7 ou en 7a jusqu'au niveau maximal prédéterminé 8, et une phase de décantation~ évacuation dont la mise en route est commandée automatiquement dès que le niveau dans l'enceinte atteint le niveau maximal prédéterminé 8; l'injection d'air via la canalisation perforée 16 ou 16a est alors arrêtée; une décantation physique par exemple de trente minutes à une heure est suivie d'une évacuation des eaux épurées respectivement vers l'enceinte la via la rigole 27, les conduits 25, 24 et 22, ou vers l'extérieur via la rigole 27a, les conduits 25a, 24a et 22a. Dans l'exemple illustré, cette reprise des eaux épurées par les rigoles flottantes 27 et 27a s'effectue par injection d'un gaz sous pression respectivement dans le conduit 24 en direction du conduit 22 et dans le conduit 24a en direction du conduit 22a, pour créer respectivement à l'intérieur des conduits 25 et 25a un appel des eaux épurées de la rigole correspondante vers la sortie. Le gaz sous pression utilisé à cet effet peut avantageusement être issu du groupe compresseur 18, qu'une vanne distributrice 30 permet de connecter à vo ponté soit vers la vanne 17 d'alimentation des canalisations perforées 16 et 16a, soit vers une vanne analogue 31 permettant d'alimenter en gaz sous pression soit un conduit 32 débouchant dans le conduit 24 avec une orientation telle que les directions respectives des conduits 32 et 24 à proximité immédiate de leur point de jonction 33 convergent dans un sens allant de la rigole 27 vers le conduit de sortie 22, soit vers un conduit 32a débouchant en 33a dans le conduit 24a avec une orientation telle que les directions respectives des conduits 32a et 24a convergent dans un sens allant de la rigole 27a vers la conduite de sortie 22a, soit simultanément vers ces deux conduits 32 et 32a. Lorsque, après la reprise des eaux épurées suivant ce cycle dans l'enceinte 1 ou dans l'enceinte la, le niveau maximal des eaux dans cette enceinte est ramené au niveau minimal prédéterminé 15, des moyens détecteurs provoquent automatiquement la reprise du cycle, c'est-à-dire le passage à la phase d'aéra- tion-floculation au cours de laquelle le niveau des eaux usées remonte progressivement jusqu'au niveau maximal prédétermine 8, ou d'autres moyens détecteurs provoquent le passage à nouveau à la phase de décantation-évacuation, etc Dans l'exemple de mise en oeuvre du procédé selon l'invention illustré aux figures 1 à 3, l'enceinte 1 de volume moindre est destinée à fonctionner seule suivant ce cycle lorsque la quantité d'eau à épurer se situe en dessous d'une première limite prédéterminée, au-delà de laquelle c'est l'enceinte la seule qui fonctionne suivant ce cycle (respectivement figures I et 2); au-delà d'une deuxième limite prédéterminée supérieure à la première, les deux enceintes 1 et la alimentées parallèlement en eau à épurer fonctionnent suivant ce cycle (figure 3). Dans le cas du régime minimal de fonctionnement illustré à la figure 1, la vanne 9 dirige# les eaux usées en provenance de l'installation 34 uniquement vers l'entrée 7 de l'enceinte 1, qui fonctionne suivant le cycle alterné décrit plus haut, au cours duquel notamment le distributeur 30 et les vannes 17 et 31 acheminent l'air provenant du compresseur 18 alternativement vers la canalisation perforée 16 pour provoquer l'aération des eaux usées et le développement de la flore puis, après une phase de décantation des boues ainsi obtenues, vers la conduite 32 pour provoquer l'évacuation des eaux épurées vers la sortie 22; les eaux épurées ainsi reprises au niveau de la sortie 22 de l'enceinte 1 ne sont pas directement évacuées vers un point de déversement tel que l'égout ou une rivière, mais sont dirigées vers l'enceinte la à l'intérieur de laquelle elles sont soumises à une nouvelle dêcantation; la reprise dans l'enceinte la des eaux ainsi décantées deux fois est provoquée de façon automatique par des moyens détecteurs qui, lorsque le niveau des eaux dans l'enceinte la atteint le niveau maximal pre- déterminé 8, provoquent la mise en route du compresseur 18 et un positionnement de la vanne 31 tel que celle-ci alimente la conduite 32a à l'intérieur de l'enceinte la, pour acheminer les eaux épurées vers la sortie 22a; lorsque, à la suite de cette reprise des eaux épurées dans l'enceinte la, le niveau supérieur des eaux dans celle-ci atteint le niveau minimal prédéterminé 15, des moyens détecteurs interrompent la reprise en agissant sur le positionnement de la vanne 31 et éventuellement sur le compresseur 18 pour l'arrêter et, l'introduction des eaux sortant en 22 de l'enceinte 1 se poursuivant, le cycle recommence; on peut également prévoir une évacuation directe des eaux épurées de l'enceinte la, au fur et à mesure de l'arrivée d'eau en provenance de l'enceinte 1, la sortie 22a étant située au niveau 8 avec lequel le niveau des eaux dans l'enceinte 1 coincide alors constamment; lorsque le niveau des boues dans les enceintes 1 et la devient excessif, les groupes de pompage tels que 20 entrent en action et évacuent une partie de ces boues, via les vannes 21 et 21a, vers une aire ou une enceinte de stockage quelconque. Pour que l'épuration pratiquée au niveau de l'enceinte 1 soit satisfaisante pour des quantités variables d'eau à épurer introduite en 7, des moyens sont prévus pour régler à volonté l'un au moins des niveaux prédéterminés 8 et 15, en pratique le niveau 15, lesquels délimitent entre eux à l'intérieur de 1' enceinte 1 le volume tampon défini plus haut, le niveau 15 délimitant d'autre part avec le fond de l'enceinte le volume d'activation également défini plus haut; ainsi, le mode de fonctionnement couplé des enceintes 1 et#1a#illustré à:la#figure 1 peut être conservé pour une gamme de débits quotidiens moyens en eaux usées importante, pouvant correspondre par exemple à la quantité d'eau usée produite par une population quotidienne de 30 à 125 utilisateurs de l'installation 34. Lorsque la quantité d'eau usée à épurer dépasse les possibilités de l'enceinte 1, on adopte le couplage illustré à la figure 2 ou l'on voit que c'est l'entrée 7a de l'enceinte la qui est reliée via la vanne 9 à l'installation 34 et qui fonctionne suivant le cycle alterné d'aération et de décantation-évacuation décrit plus haut, au cours duquel le distributeur 30 et les vannes 17 et 31 relient le compresseur d'air 18 alternativement à la canalisation perforée 16a et, après la décantation, à la conduite 32a provoquant la reprise des eaux épurées vers la sortie 22a de l'enceinte la; le cycle est commande de façon automatique par des capteurs comparant le niveau maximal instantané des eaux à l'intérieur de l'enceinte la au niveau maximal prédéterminé 8 et au niveau minimal prédéterminé 15 dont on peut prévoir une possibilité de réglage comme il a été dit plus haut. Afin que l'enceinte la devienne immédiatement opérationnelle au moment ou on la substitue à l'enceinte 1, on y introduit au moment de sa mise en service ou préalablement à celle-ci des boues en provenance d'une enceinte 1 en positionnant de façon appropriée la vanne 21 et en provoquant le fonctionnement de la pompe 20; ces boues, jointes à celles qui se sont éventuellement déposées au cours de la phase de fonctionnement illustrée à la figure 1, ensemencent suffisamment les eaux usées à l'intérieur de l'enceinte la pour que celle-ci soit opérationnelle en quelques jours alors que plusieurs mois seraient nécessaires si l'on ne pratiquait pas cet apport de boue extérieur; lorsque la quantité de boue à l'intérieur de l'enceinte la devient excessive, la liaison via la vanne 21 et la pompe 20 est interrompue et les boues de cette enceinte la sont évacuées vers l'enceinte ou aire de stockage via la vanne 21a; éventuellement, lorsque la quantité d'eau à épurer devient insuffisante pour permettre une utilisation rationnelle de l'enceinte la suivant le cycle alterné, on peut reprendre le couplage illustré à la figure 1 en réintroduisant si cela est nécessaire dans l'enceinte 1 inutilisée pendant un moment des boues en provenance de l'enceinte la, via la vanne 21a et une pompe de reprise correspondante non représentée. En réglant de façon judicieuse les niveaux prédéterminés 8 et 15 dans l'enceinte la, il est possible de conserver le couplage illustré la figure 2 pour une gamme de quantité d'eau à épurer importante, variant par exemple de la quantité produite par une utilisation quotidienne moyenne de l'installation 34 par un nombre d'utilisateurs allant de 125 à 450. Lorsque la quantité d'eau à épurer en provenance de l'installation 34 devient supérieure aux possibilités de l'enceinte la, il est possible d'avoir recours au couplage en parallèle illustré à la figure 3, où une vanne 35 d'équilibrage des niveaux d'eau dans les enceintes, aménagée dans la cloison 3, à un niveau intermédiaire entre les niveaux 13 et 15, et fermée pendant le fonctionnement suivant les couplages illustrés aux figures I et 2, met les enceintes 1 et la en intercommunication et où la vanne 9 alimente en parallèle les entrées respectives 7 et 7a des enceintes 1 et la dont chacune fonctionne suivant le cycle alterné d'aération et de décantation-evacuation; ; le distributeur 30 et les vannes 17 et 31 sont prévus pour alimenter en air provenant du compresseur 18, de façon appropriée et indépendante, au moment opportun, les conduites perforées 16 et 16a et les conduits 32 et 32a; le cas échéant, si l'une des enceintes n'a pas été utilisée suivant le cycle alterné pendant un moment, il est possible d'y réintroduire des boues provenant de l'enceinte qui vient d'être utilisée suivant ce cycle, de la façon décrite plus haut, en jouant sur le positionnement des vannes 21 et 21a et sur le fonctionnement des pompes telles que 20. Compte tenu des possibilités de traitement offertes par les enceintes 1 et la indiquées plus haut à titre d'exemple non limitatif, le couplage illustré à la figure 3 permet de répondre aux besoins d'une population quotidienne moyenne de 30 à 575 personnes, ces chiffres étant naturellement également donnés à titre d'exemple non limitatif. Lorsque les besoins décroissent, le passage du couplage illustré à la figure 3 à l'un ou l'autre des couplages illustres aux figures 1 et 2 ne présente aucune difficulté puisque les deux enceintes 1 et la, venant toutes deux de fonctionner suivant le cycle alterne, sont directement aptes à fonctionner seules suivant ce cycle. Naturellement, le mode de mise en oeuvre de l'invention qui vient d'être décrit ne constitue qu'un exemple non limitatif et, notamment, l'Homme de l'Art mettra l'invention en oeuvre au moyen d'enceintes présentant des caractéristiques de réalisation pratique différentes de celles qui ont été décrites et sur un nombre d'enceintes supérieur à deux sans sortir pour autant du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1) Procédé d'épuration d'eaux usées, mettant en oeuvre une pluralité d'enceintes aptes à recueillir les eaux usées et à les traiter suivant un cycle consistant à favoriser la formation de boues, à provoquer une décantation des boues dans l'enceinte, et à reprendre les eaux épurées, caractérisé en ce que l'on utilise alternativement les différentes enceintes suivant ledit cycle, en fonction du volume d'eau à épurer et du degré de pollution, en ce que l'on réintroduit les eaux épurées suivant le cycle dans au moins une autre des enceintes pour les y soumettre à une décantation, et en ce que l'on reprend les eaux ainsi décantées dans cette autre enceinte. 2) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on amorce la formation de boues à l'intérieur d'une enceinte commençant à fonctionner suivant ledit cycle en y introduisant des boues prélevées dans une autre enceinte ayant fonctionné ou fonctionnant suivant ce cycle. 3) Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, carac térisé en ce que l'on utilise simultanément suivant ledit cycle plusieurs enceintes. 4) Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, la reprise des eaux épurées dans une enceinte s'effectuant automatiquement lorsque le niveau de l'eau atteint à l'interieur de celle-ci un niveau maximal prédéterminé et jusqu'à ce que ce niveau atteigne un niveau minimal prédéterminé, caractérisé en ce que l'on adapte aux besoins la capacité d'épuration d'une enceinte travaillant su-ivant ledit cycle en réglant le niveau minimal prédéterminé des eaux dans cette enceinte en fonction de la pollution admise, de telle sorte que chaque enceinte fonctionne à chaque instant suivant son régime optimal pour avoir une biodégradation satisfaisante. 5) Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'on met les dites enceintes fonctionnant simultanément suivant ledit cycle en intercommunication pour y établir un même niveau.