Il existe de nombreux systèmes qui comportent des tuyaux véhiculant des fluides sous pression élevée. Dans les centrales électriques à vapeur connues, par exemple, on fait circuler de l'eau dans un échangeur de chaleur, tel qu'un coeur de réacteur nuclaire situé dans une cuve sous pression qui est entourée d'une enceinte de sécurité primaire. La vapeur ainsi produite est prélevée de la cuve sous pression par des tuyaux de vapeur (ou conduites) et envoyée à un turbo-générateur à vapeur qui est souvent implanté à une assez grande distance de la cuve sous pression.Il existe naturellement beaucoup d'autres tuyaux raccordés à la cuve sous pression et logés à l'intérieur de l'enceinte de sécurité primaire, comme les conduites de circulation de réfrigérant et, dans le cas d'une chaudière à vapeur nucléaire, des tuyaux pour envoyer un réfrigérant de secours au coeur du réacteur nucléaire. L'enceinte primaire contient aussi d'autres équipements d'importance vitale tels que les appareils-de détection et de mesure et leurs circuits électriques. Dans l'éventualité peu probable où l'un des tuyaux sous pression viendrait à se rompre ou casser, les forces importantes dues au jet de fluide sous pression élevée qui stéchapperait (ou poussée de recul) pourraient entrainer un mouvement de fouettement du tuyau, c'est-à-dire le faire se déplacer dans une direction faisant un certain angle avec la direction initiale de son axe. S'il n'est pas retenu, un tel tuyau pourrait, en fouettant, heurter d'autres éléments tels que la paroi de l'enceinte, d'autres tuyaux, des instruments, cibles électriques et objets analogues, aggravant ainsi les avaries causées au système. Il est en conséquence souhaitable de prévoir des organes de retenue qui limiteraient les déplacements d'un tuyau rompu et ltempecheraient d'endoumager par des chocs les éléments avoisinants. Il est souhaitable qu'un tel dispositif de retenue pour tuyaux ait les caractéristiques suivantes 1 - il doit absorber énergie du tuyau en mouvement, avoir une capacité d'absorption d'énergie élevée et un rendement élevé du matériau ; 2 - il doit assurer un jeu normal relativement grand entre ltorgane de retenue et le tuyau pour permettre les déplacements normaux du tuyau sous l'effet de la chaleur, faciliter l'inspection en service du tuyau et permettre l'utilisation d'un matériau d'isolation classique du tuyau. 30 - il doit avoir des dimensions réduites parce que l'espace dans l'enceinte primaire est strictement limité ; 4 -il doit empêcher que le tuyau ne soit soumis à des efforts de retenue localisés pour éviter que ce tuyau ne se trouve prématurément écrasé, avec possibilité de casser, auquel cas, une extrémité cassée du tuyau pourrait devenir un projectile ; 50 - il doit titre facile à démonter pour des remplacements ou réparations de tuyauteries 60 - il doit réduire le plus possible les charges appliquées à l'élément de construction auquel le tuyau est fixé ; 70 - il doit réduire le plus possible le rebondissement du tuyau ; et 80 - il doit assurer une absorption d'énergie et un comportement de déformation sous la charge qui soient prévisibles. Les dispositifs de retenue précédemment envisagés pour les tuyaux ne présentent pas ces caractéristiques souhaitables. Par exemple, des dispositifs de retenue rigides ou élastiques ont de grandes dimensions et gênent les déplacements normaux du tuyau ; ils peuvent faire rebondir le tuyau et appliquer des charges élevées à celui-ci et à la fixation du dispositif de retenue. Une autre conception antérieure comportait l'utilisation d'une relativement grande quantité d'un matériau pouvant s'écraser autour du tuyau. Outre son encombrement excessif, cette solution gêne pour les contres et réparations de tuyauteries.La présente invention nta naturellement rien à voir avec des organes de Suspension de tuyaux (selles ou berceaux) comme ceux qui sont décrits, par exemple, dans les brevets des Etats Unis n0 2.291.148 ; 3.623.686 ; 3.539.136 et analogues. De tels organes de suspension sont en contact direct avec le tuyau puisque leur but est de supporter celui-ci en fonctionnement normal. Ils ne sont pas conçus pour etre normalement sans contact avec le tuyau ni pour absorber l'énergie de frottement d'un tuyau rompu ou cassé. L'invention a pour but de fournir un dispositif de retenue pour tuyaux qui présente les caractéristiques souhaitables mentionnées précédemment. Ce but, en mesme temps que d'autres est obtenu au moyen d'un dispositif de retenue pour tuyaux qui comporte des barres (ou éléments) de retenue en forme de U qui entourent le tuyau à une certaine distance de celui-ci. Les extrémités de barres de retenue sont fixées à un élément d'ossature au moyen de liaisons pivotantes, comme par exemple, des pattes à oeillet et des étriers. Une plaque de support malléable en forme de C est portée par chaque barre de retenue pour répartir la charge et réduire le plus possible ltécrasement local du tuyau. Le matériau et le diamètre des barres de retenue sont choisiesf d'après la charge supposée de fouettement, de façon à assurer un allongement plastique de ces barres avec absorption de l'énergie du tuyau qui fouette.En outre, les plaques de support sont conçues pour s'enrouler autour du tuyau pour réduire le rebondissement. La description qui va suivre se réfère aux figures annexles qui représentent, respectivement Figure 1 une vue en élévation d'une chaudière à vapeur disposée dans une enceinte de sécurité avec un système de tuyaux sous pression 5 Figure; à a 2c, le dispositif de retenue de tuyau suivant l'invention t Figures 3a à 3c, la façon dont le dispositif de retenue agit pour absorber l'énergie d'un tuyau en mouvement ; Figures 4a à 4d, le cas général de fonctionnement du dispositif de retenue suivant l'invention pour arrenter un tuyau-en mouvement ; Figure 5, la courbe effort-déformation d'un matériau convenable pour les organes de retenue ; Figure 6, une courbe de l'énergie absorbée en fonction de la déformation construite à partir de la courbe de la figure 5 ;; et Figure 7, les cotes d'exemples particuliers de dispositifs de retenue de tuyaux suivant I'invention, les valeurs sont données dans le tableau I. t A titre d'exemple d'une application de l'invention, on a représenté sur la figure 1 sous une forme simplifiée et partiellement schématique, un système de production de vapeur. Ce système comporte une cuve de vapeur sous pression ou chaudière 10 qui contient par exemple, un coeur de réacteur nucléaire. La chaudière sous pression 10 est entourée d'une paroi de protection ou écran 112 en béton armé par exemple. La chaudière sous pression 10 et l'écran 11 sont à leur tour enfermées à l'intérieur d'un compartiment pouvant rentre fermé d'une façon étanche ou enceinte de sécurité 12. Il y a un grand nombre de tuyaux sous pression raccordés à la chaudière 10 qui sont ainsi logés dans l'enceinte de sécurité 12 ou qui la traverse. Des exemples de tels tuyaux sont, comme le montre la figure 1, un collecteur principal de vapeur 13 un tuyau d'eau alimentaire 14, un système de tuyauterie 16 pour la circulation du réfrigérant et des tuyaux d'adduction de réfrigérant de secours 17 et 18. (Les conduites qui traversent les parois de l'enceinte de sécurité 12 sont munies de vannes d'isolement telles que la vanne 19 sur la conduite d'adduction d'eau alimentaire). On peut se rendre compte des graves conséquences qu'aurait le fouettement d'un tuyau stil-ntétait pas retenu en se plaçant dans l'hypothèse d'une rupture ou cassure de b conduite principale de vapeur 13, par exemple en un endroit désigné par le repère 21. Si le tuyau n'est pas retenu, la vapeur sous pression élevée qui s'échappe par une telle rupture entratnerait vraisemblablement un fouettement de la portion du tuyau 13 qui -se trouve à gauche de la rupture 21 vers la gauche (sur la fig.1) suivant une trajectoire en arc de cercle indiquée généralement par la flèche incurvée en pointillé 22. Un tel fouettement du tuyau mettrait évidemment en danger d'autres tuyauteries et d'autres éléments constitutifs du système dans le compartiment 12.Pour éviter de tels mouvements des tuyaux, des dispositifs de retenue suivant l'invention sont placés en des positions stratégiques autour des divers tuyaux comme on le voit indiqué par les repères 23 sur la figure 1. Les dispositifs de retenue 23 sont ancrés à des parties voisines convenables de la structure de l'enceinte de sécurité telles que la paroi écran 11, un plancher 24, une poutrelle 26 ou analogues. Un dispositif de retenue pour tuyaux suivant l'inventionest représenté en détail sur les figures 2a à 2c. Le dispositif de retenue 23 est constitué par un ou plusieurs éléments de retenue 31 comportant chacun une barre de retenue 32 coudée en Ug une plaque de support 33 des étriers 34(1) et 34 (2) fixés aux extrémités de la barre de retenue 32, et deux pattes à oeillet 36 (1) et 36(2). Les pattes 36 (1) et 36 (2) sont fixées (par soudure par exemple) à des plaques de base correspondantes 37 (1) et 37 (2) et elles sont assemblées, reliées de façon pivotante, aux étriers 34 (î) et 34 (2) par des broches 38 (1) et 38 (2).Les plaques de base 37 (1) et 37 (2) sont fixés (par exemple par soudure) à un élément d'ossature adéquat 39 (tel que la paroi écran 11, le fond 24, la poutrelle 26 (figez) ou éléments analogues). La plaque de support incurvée 33 est attachée à la barre de retenue 32 à faible distance de ses extrémités 41 (1) et 41 (2) par des moyens adéquats comme, par exemple, un certain nombre de brides 25 fixées à la plaque de support 33 par soudure ou par un autre moyen.Les barres de retenue 32 en forme de U avec les plaques de support incurvées 33 qui leur sont attachées sont placées autour du tuyau sous pression à retenir (par exemple un tuyau en acier 43) à une certaine distance de celui-ci et en laissant un espace libre autour de lui .(Le tuyau 43 peut etre recouvert d'une isolation thermique normale indiquée par le repère 44). Les extrémités 35 (1) et 35 (2) de la barre de retenue 32 peuvent être soudées aux étriers 34 (1) et 34 (2) comme on le voit sur les figures 2a et 2b. Suivant une autre possibilité, la barre de retenue 32 peut titre formée avec des extrémités de plus fort diamètre filetées 45 comme le montre la figure 2c, les étriers 34 (1) et 34 (2) comportent alors des trous taraudés correspondants. Ces extrémités de fort diamètre 45 réduisent les risques de rupture à fond de filet des barres de retenue. Comme on le montrera plus en détail ci-après, le matériau constitutif des barres de retenue, le nombre des éléments 31 et le diamètre des barres de retenue sont choisis en tenant compte de l'énergie qui doit être absorbée dans l'éventualité de la rupture supposée du tuyau sous pression 43. Les figures 3a à 3c illustrent le fonctionnement du dispositif de retenue 23 pour absorber l'énergie d'un tuyau 51 qui fouette en supposant que les forces soient telles qu'elles fassent se déplacer le tuyau 51 vers le bas comme 11 indique la flèche sur la figure 5b. Le tuyau 51 et le dispositif de retenue 23 sont représentés dans leur position normale sur la figure 3a. La figure 3b est une vue de l'état final une fois le mouvement du tuyau 51 arrêté par le dispositif de retenue 23. Les barres de retenue 32 se sont déformées (allongées) en absorbant l'énergie de fouettement du tuyau. Les plaques de support 33 répartissent les contraintes sur la circonférence et empêchent un écrasement total du tuyau bien que la section de celui-ci prenne une forme oblongue. Les plaques de support 33 coudées autour du tuyau partiellement écrasé et les extrémités libres 41 (1) et 41 (2) ont tendance à s'enrouler autour du tuyau 51 pour l'empêcher ainsi de rebondir. La figure 3c est une vue de coté une fois le mouvement du tuyau 51 arrêté par le dispositif de retenue 23. L'utilisation de plusieurs éléments de retenue 31 assure une répartition axiale de l'énergie de fouettement du tuyau 51 sur la longueur de celui-ci (à la différence, par exemple, de l'utilisation d'une seule forte barre de retenue). L'aptitude des plaques de support à épouser la forme de la surface du tuyau 51 répartit également les charges. L'utilisation de plusieurs éléments 31 pour former le dispositif de retenue de tuyau 23 diminue les dimensions et le poids des pièces élémentaires en vue de permettre un maniement plus commode de la fabrication lors de l'installation et en cas de remplacement et elle réduit le prix de revient grtce à l'utilisation d'éléments multiples semblables.De plus, avec cette solution modulaire, la capacité d'absorption d'énergie d'un dispositif de retenue donné peut se régler dans un intervalle raisonnable simplement par un choix adéquat du nombre d'éléments dont il est formé. La façon dont agit le dispositif de retenue pour tuyau suivant l'invention pour arrêter le tuyau qui a cassé est représentée plus spécialement sur-les figures 4a à 4d. Un avantage essentiel du dispositif de retenue pour tuyau suivant l'invention est qu'il est capable d'arrêter un mouvement du tuyau sous un certain angle par rapport à l'axe normal 53 passant par les centres du tuyau 51 et du dispositif de retenue 23, en conséquence, on décrit le cas général d'une force de fouettement F du tuyau faisant p un angle x avec l'axe 53. La figure 4a montre les positions normales du dispositif de retenue 23 et du tuyau 51. La cote D1 est l'espace libre initial entre le tuyau et la plaque de support 33. La cote B est l'épaisseur de la plaque de support 33 et C la longueur-dela barre de retenue 32 entre l'étrier 34 et un axe 54 passant par le centre du tuyau 51, R est le rayon (extérieur) du tuyau et R1 le rayon de courbure normal dela barre de retenue 32, mesuré à partir de l'axe longitudinal du tuyau 51. De la sorte, la longueur active normale de la barre de retenue 32 est rr R1 + 2 C. 2 En supposant une rupture de tuyau qui ait pour effet de lui appliquer une poussée instantanée F faisant l'angle x avec l'axe 53, le tuyau se déplace p d'une quantité égale à l'espace libre initial D1 avant de venir en contact avec la plaque de support 33 comme le montre la figure 4b. Puisque le rayon R1 de la barre de retenue 32 est plus grand que le rayon R du tuyau, la barre de retenue 32 et la plaque de support 33 doivent se déformer pour épouser la forme du tuyau. Aussi, une fois que le tuyau 51 est arrivé en contact avec le dispositif de retenue comme le montre la figure 4b, le tuyau et le dispositif de retenue se déplacent ensemble sur une distance D2 (dite course d'adaptation des formes) jusqu'à ce que la barre de retenue 32 se trouve tendue. Pendant ce parcours de la course d'adaptation D2, le dispositif de retenue 23 épouse la forme du tuyau comme le montre la figure 4c, mais elle n'oppose pas de résistance importante au mouvement du tuyau. Ainsi, le tuyau se déplace d'une distance, dite de parcours libre, égale à la somme du jeu initial D1 et de la course d'adaptation des formes D2 avant que le dispositif de retenue 23 ne commence à résister efficacement au déplacement du tuyau et à absorber l'énergie de son fouettement. En pratique, il est souhaitable de réduire le plus possible cette distance de parcours libre de façon à éviter que l'énergie cinétique du tuyau rompu ne devienne trop grande. Quand le dispositif de retenue 23 se trouve déformé au-delà de la distance de parcours libre par le tuyau qui se déplace, la barre de retenue 32 cède en se déformant plastiquement par traction ou extension de façon à absorber l'énergie cinétique de fouettement du tuyau. La barre de retenue 32 qui s'allonge applique au tuyau 51 une force de réaction suivant la relation effort-déformation ou caractéristique de déformation sous charge de l'élément de retenue. La figure 4d montre le dispositif de retenue 23 après déformation sur une distance D3 (qu'on appelle la déformation efficace) au-delà de la distance de parcours libre. On peut établir des relations mathématiques pour prévoir le comportement du dispositif de retenue 23 sous la charge due au fouettement du tuyau. Une telle relation est fondée sur lthypothèse que les deux c8tés S1et S2 de la barre de retenue 32 se déforment d'une mEme quantité (D3) bien que, dans le cas général, les deux côtés soient de longueurs différentes. (Un modèle simple de cette relation avec déformations égales est celui de deux barres séparées de longueurs différentes assemblées par une cheville avec une charge appliquée à ce joint chevillé. De la sorte, la force de réaction calculée sur la base de cette hypothèse d'égale déformation est Fr étant la force de réaction de l'élément de retenue contre le tuyau ; D3 la déformation efficace de l'élément de retenue ; A la surface de la section droite de la barre de retenue ; L1 la longueur efficace du c8té court (S1)- de la barre de retenue t L2 la longueur efficace du côté long (S2) de la barre de retenue ; n l'exposant qui figure dans la relation (donnée ci-après) entre la contrainte et la déformation pour le matériau de la barre de retenue dans son domaine plastique ; et K le coefficient figurant dans la relation entre contrainte et déformation pour le matériau de la barre de retenue dans son domaine plastique. Tandis que la barre de retenue 32 s'allonge sous l'effet de la force de poussée F du tuyau, il y a frottement entre la plaque de support 33 et une p portion incurvée 56 de la barre de retenue 32 qui est en contact avec la plaque de support 33. A cause de ce frottement, la contrainte ou tension se trouve réduite dans cette partie incurvée 56 et, en conséquence, la retenue pour 32 n'est pas aussi efficace dans son absorption#d'énergie qu'un élément de même longueur sous tension uniforme.En d'autres termes, la barre de retenue 32 a une longueur efficace qui est inférieure à sa longueur réelle. Aussi pour tenir compte de cette diminution d'efficacité, la relation (1) fait intervenir des termes de longueur effective L1 et L2 respectivement pour le c8té court S1 et pour le coté long S2 de la barre de retenue. Les longueurs efficaces L1 et L2 peuvent se déterminer à partir de la configuration géométrique et d'un coefficient de frottement f comme -suit C1 étant la longueur de la partie rectiligne normale d'un cOté de la barre de retenue 32 t R1 le rayon intérieur normal de la partie courbe de la barre de retenue 32 ;; x l'angle de la force de poussée P du tuyau-avec l'axe normal 53 p y2 l'angle de contact entre le tuyau 51 et la plaque de portage 33 du côté long de la barre de retenue t R le rayon extérieur du tuyau 51 y l'angle de contact entre le tuyau 51 et la plaque de support 33 du côté court de la barre de retenue n l'exposant qui figure dans la relation entre contrainte et déformation (donnée ci-après) pour le matériau de la barre de retenue dans son domaine plas#tique ; e la base des logarithmes népériens ; et f le-coefficient de frottement entre la barre de retenue 32 et la plaque de support 33. On trouve des tables du coefficient de frottement pour divers matériaux dans beaucoup d'aide-mémoires connus, Ces valeur#s de f données dans les aide-mémoires (de l'ordre de 0*5 entre des éléments en-acier à sec) s'avèrent un peu élevées pour la présente application. Aussi, pour des matériaux particuliers et dans un cas particulier, le mieux est de déterminer une valeur exacte de f par expérimentation classique.Pour une barre de retenue 32 en acier inoxydable, nuance américaine "304" et une plaque de support en acier au carbone, on trouve que le coefficient de frottement f pour des surfaces métalliques propres et non lubrifiées est de Of2. On peut réduire le frottement en utilisant des revetements anti-friction de substances telles que le graphite, le polytétrafluoréthylène ou analogues. Le coefficient K et l'exposant n-mentionnés ci-dessus interviennent dans la relation bien connue entre la contrainte et la déformation dans le domaine plastique du matériau : (4) S = s, S étant la contrainte ou la force t et s la déformation ou allongement. Le coefficient K et l'exposant n se déterminent très bien expérimentairement par un essai de traction sur un échantillon du matériau dont doit être constituée la barre de retenue 32. Un tel essai classique bien connu donne des résultats à partir desquels on peut construire une courbe des contraintes en fonction des allongements. Une courbe représentative des contraintes en fonction des allongements obtenue, à partir d'essais de traction sur de l'acier inoxydable type "3Q4" dans son domaine plastique est représentée sur la figure 5.Cette courbe montre les caractéristiques de contrainte et d'allongement de ce matériau depuis sa limite élastique qui est d'environ (24 daN/mm ) jusqu'à sa charge de rupture qui est de l'ordre de (62 daN/mm2) avec un allongement à la rupture Su d'environ 55 %. Le coefficient K et l'exposant n qui figurent dans la relation (4) - précédente peuvent se déterminer d'une manière bien connue par un calcul d'adaptation à la courbe de traction expérimentale. Pour la courbe contraintesallongements de l'acier inoxydable type t304 représentée sur la figure 5, la valeur du coefficient K est d'environ 104.000 et celle de l'exposant n est d'environ 0,24. La déformation efficace D3 qui assure la retenue peut s 'exprimer comme suit en fonction des caractéristiques de contrainte et d'allongement du matériau : Pour assurer une limite de calcul assez prudente pour la déformation efficace D3 on choisit une valeur nominale sd de l'allongement s qui soit une certaine fraction (par exemple la moitie de l'allongement maximum du matériau particulier dont est faite la barre de retenue ; ainsi (6) D3 (limite pour le projet) Sd étant la limite d'allongement choisie pour le matériau de la barre de retenue. La surface comprise sous la courbe contrainte-allongement d'un matériau particulier (comme sur la figure 5 pour l'acier inoxydable Type "304" depuis l'allongement s à la limite élastique JUsqU'à l'allongement SU à la y rupture représente la capacité d'absorption d'énergie du matériau. Cette aire, et par conséquent l'énergie correspondante E, peut se déterminer par intégration de la relation donnant les contraintes en fonction des allongements. La figure 6 est une courbe représentative de la relation donnant l'énergie en fonction des allongements pour l'acier inoxydable type "304" obtenue par intégration de la courbe effort-déformation de la figure 5. (Les courbes de contraintes et d'énergie en fonction de l'allongement peuvent évidemment titre obtenues d'une manière analogue pour d'autres matériaux). A partir des considérations qui précèdent, on peut déterminer les caractéristiques de construction d'un élément de retenue suivant l'invention pour absorber l'énergie de fouettement d'un tuyau dans une application particulière. La longueur initiale ou normale de la barre de retenue 32 est déterminée par la dimension du tuyau 51, la distance entre le tuyau et l'élément d'ossature 39 auquel Itélément de retenue est fixé, et l'espace libre ou jeu initial D1 exigé. Le choix du matériau, de la largeur et de l'épaisseur de la plaque de support 33 est un compromis entre une rigidité suffisante pour réduire l'écrasement du tuyau et une malléabilité suffisante pour lui permettre de s'enrouler et d'épouser la forme du tuyau. Le nombre d'éléments modulaires de retenue 31, et par suite le nombre de barres de retenue 32 dans le dispositif de retenue se choisit pour assurer la répartition longitudinale voulue de la force de retenue Fr sur le tuyau et pour la commodité de la fabrication et du maniement, un minimum de quatre barres de retenue par dispositif de retenue est rMecommandé. Le matériau constitutif des barres de retenue 32 est choisie pour assurer une capacité élevée d'absorption d'énergie.Parmi les matériaux qui peuvent convenir, on donne la préférence à l'acier inoxydable type "304". Etant donnée la longueur des barres de retenue le nombre des éléments modulaires et ainsi de barres de retenue par dispositif de retenue ainsi que le matériau, le diamètre des barres de retenue se déterminent en fonction de l'énergie de fouettement du tuyau par les relations indiquées ci-dessus et d'après les courbes des figures 5 et 6, par exemple, en admettant un "cas le plus défavorable" d'un angle. de déformation x prévu maximum et en limitant l'allongement dans le c8té court de l'élément de retenue à l'allon gement limite sd fixé pour # projet.Il peut être nécessaire de faire quelques itérations pour arriver à un équilibre pratique entre le diamètre des barres de retenue et le nombre de ces barres dans le dispositif. Si par exemple le diamètre trouvé est trop grand, on peut choisir un plus grand nombre de barres de retenue. Les exemples d'une famille de neuf dispositifs de retenue sont donnés dans le tableau I ci-dessous en connexion avec la figure 7. Ces dispositifs de retenue sont conçus pour être utilisés avec divers tuyaux dans un système de chaudière à réacteur nucléaire fonctionnant sous une pression d'environ 70 atmosphères à une température d'environ 3160. Les barres de retenue sont en acier inoxydable type 't 304". Les autres pièces peuvent être en acier au carbone. La "charge" indiquée sur le tableau I est la capacité de charge maximum du dispositif de retenue à l'allongement maximum des barres de retenue. La figure 7 montre aussi une autre possibilité de liaison articulée entre les barres de retenue et les plaques de base qui comporte des embouts taraudés à oeillet 134 (au lieu d'étriers) montés aux extrémités des barres de retenue 32 et disposés entre des pattes à oeillets fixées aux plaques de base 137. TABLEAU I. N du Charge dispositif a(cm) b(cm) c(cm) d(cm) g(cm) h* j(cm) r(cm) t(cm) u(Cm) en kg de retenue 10-3 1 11,43 0,635 0,792 32,38 13,51 4 2,44 16,90 43,81 2,54 14,3 2 16,81 02635 0,792 35,07 13,51 2 2,44 19,59 46,51 2,54 7,12 3 27t30 1227 1,58 26,03 22,91 6 4,42 25188 51*76 5,08 81,6 4 32138 1,27 1,58 28,57 22,91 4 4t42 28,42 54,30 5f08 54,4 5 50,8 2,54 3,17 28,57 35,99 2 8,53 39,68 6325 10,16 102,5 6 55288 2s54 3,17 35111 35,99 4 8,53 42123 66,0410,16 205 7 60,96 2,54 3s17 33*65 35,99 6 8053 44177 68,5810,16 307,5 8 66,04 2,54 3,17 36,19 35199 4 8,53 47,31 71,1210,16 205 9 71,12 2,54 3,17 37*73 35,99 6 8,53 49,85 73,66 10,16 307,5 * h représente le-nombre d'éléments de retenue par dispositif. REVENDICATIONS 1 - Dispositif de retenue prévu dans un système de production de vapeur -qui comporte un tuyau véhiculant un fluide sous haute pression afin de limiter le déplacement dudit tuyau en cas de rupture, caractérisé par le fait qu'il comprend : au moins un élément de retenue comportant une barre de retenue en forme de U placée autour dudit tuyau à distance de celui-ci un support fixé à un élément d'ossature dudit système à proximité de chaque extrémité de ladite barre de retenue ; et un moyen d'articulation entre chaque extrémité de ladite barre de retenue et ledit support, le matériau et les dimensions de ladite barre de retenue étant choisis pour assurer un allongement plastique de celle-ci avec absorption de l'anergie dudit tuyau à la suite de son impact contre ladite barre de retenue en cas de rupture dudit tuyau. 2 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit moyen d'articulation est constitué par un dispositif à étriers. 3 - Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que ledit dispositif- à étriers comporte des étriers fixés aux extrémités de ladite barre de retenue et des pattes à oeillets fixées audit support etassemblées auxdits étriers par des broches. 4 - Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé par le fait que les extrémités de ladite barre-de retenue ont un diamètre plus grand et sont filetés et en ce que les étriers sont réunis aux extrémités de ladite barre par des filetages. 5 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qutil comporte en outre une plaque de support fixée à ladite barre de retenue entre celle-ci et ledit tuyau, et à distance de ce dernier. 6 - Dispositif suivant la revendication 5, caractérisé par le fait que ladite plaque de support est fixée à ladite barre de retenue loin de ses extrémités, en conséquence de quoi ladite plaque de support a tendance à s'enrouler autour dudit tuyau après avoir reçu le choc de celui-ci k la suite dgune rupture dudit tuyau. 7 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit dispositif de retenue comprend plusieurs éléments de retenue disposés à côté les uns des autres. 3 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit moyen d'articulation comprend des pattes à oeillet fixées aux extrémités de ladite barre de retenue et des broches engagées dans lesdits oeillets desdites pattes et fixées audit support.