La présente invention se rapporte aux appareils de per- fusion et concerne en particulier un tel appareil et son mode de commande. Le brevet des Etats-Unis décrit un appareil de perfusion assurant le pompage d'un produit fluide ou semi- solide d'une section d'amont à une section d'aval. La pompe comporte des sections de conduite d'amont et d'aval et une cassette amovible établissant une communication entre ces deux sections. La cassette présente une fenêtre et un diaphrag- me disposé en travers de cette fenêtre. Des moyens portés par la pompe agissentsur le diaphragme pour faire varier le volume de la chambre de pompage définie par la cassette. La cassette présente des orifices d'entrée et de sortie communiquant, sans interposition de valve, avec ladite chambre. Le pompage de fluide dans les sections de conduite est opéré par étran- glement et ouverture de ces sections en des emplacements d' amont et d'aval et déplacement approprié du contenu de la cavité ou chambre de pompage de la cassette. L'appareil de perfusion décrit dans cette demande offre des avantages notables par rapport à de nombreuses structures selon la technique antérieure. L'absence de valves dans la cassette améliore notablement la fiabilité et réduit ainsi la complexité de fabrication et donc le prix de revient. La con- ception de la cassette assure en outre une meilleure préci- sion que celles selon la technique antérieure. Par commande adéquate du pincement subi par les tubes à l'entrée et à la sortie de la cassette, les débits sont rendus bien constants, même lorsqu'ils sont très faibles. Toutefois, on a observé que, dans l'appareil de perfu- sion décrit ci-dessus, la présence d'air dans la chambre de pompage de la cassette risque d'affecter fâcheusement le fonctionnement de l'appareil. Ces effets fâcheux résultent de trois phénomènes. Tout d'abord, avec de fortes contre- pressions, le niveau de fluide s'élève, dans la chambre de goutte-à-goutte qui alimente l'appareil, du fait d'une dila- tation subie par l'air comprimé quand la valve d'admission s' ouvre avant le remplissage. Ce refluement vers le haut de fluide jusque dans lachambre de goutte-à-goutte peut déclen- cher inutilement des dispositifs avertisseurs, tels que signa- lisateur d'épuisement de la bouteille. En second lieu, le débit diminue à mesure que la contre-pression et le volume d'air augmentent, ce qui affecte sa précision. En troisième lieu, en présence de contre-pressions faibles ou négatives (apparaissant par exemple quand l'aiguille est à une distance importante de -30 à -90 cm, au-dessous de la cassette), le débit délivré augmente, du fait que l'air se dilate lors de l'ou- verture de la valve de sortie, ce qui affecte aussi la pré- cision. On peut réduire sensiblement ou supprimer les effets de l'air présent dans la cassette en donnant à la sortie de la chambre de pompage un emplacement tel que les bulles d'air progressent vers cette sortie et soient refoulées dehors avec le fluide ou semi-solide expulsé. Un tel principe est appli- qué dans la cassette décrite dans le brevet US 4 140 118 pu- blié le 20 Février 1979. Bien que satisfaisant, un tel agen- cement risque de provoquer à l'occasion une confusion chez le personnel hospitalier cherchant à identifier l'entrée. Cet- teambiguité découle de ce que la plupart,des appareils de per- fusion ou goutte-à-goutte courants existants sont conçus en sorte que l'écoulement ait lieu en continu vers le bas. En outre, la cassette selon le brevet US 4 140 118 contient de petites valves d'entrée et de sortie et est par conséquent onéreuse pour une application o la cassette est jetée après un seul usage ou au bout de 24 heures, pour des raisons de stérilité. La présente invention a pour buts de proposer - une combinaison de pompe et de cassette pour goutte-à- goutte, et un procédé pour sa commande; - plus particulièrement, un goutte-à-goutte comportant la combinaison de pompe et de cassette, remarquable en ce que l'effet exercé sur la précision par l'air présent dans la cassette est sensiblement éliminé et en ce que la cassette est facile à poser dans la pompe et ne soulève pas d'ambigui- té pour la mise du goutte-à-goutte en état de marche; - un procédé pour la commande d'un goutte-à-goutte qui minimise l'effet exercé sur la précision par la présence d' air dans la chambre de pompage. D'autres buts de l'invention apparaîtront à l'homme de l'art d'après la description que l'on va maintenant donner en se référant au dessin annexé, sur lequel: la figure 1 est une vue schématique d'un goutte-à-goutte réalisé selon la présente invention; la figure 2 est une vue en coupe droite éclatée d'une cassette pour le goutte-à-goutte selon la figure 1; les figures 3 et 4 sont des vues en coupe droite schéma- tiques illustrant le fonctionnement de la pompe selon la figure 1; et la figure 5 est un diagramn illustrant le fonctionnement du moyen moteur à cames représenté sur la figure 3. D'une manière très générale, l'appareil de perfusion ou goutte-à-goutte selon l'invention (figure 1) déplace par pom- page un fluide ou semi-solide d'une section de conduit flexi- ble d'amont 11 jusqu'à une section de conduit flexible d'aval 13. La section de conduit d'amont 11 peut être en communica- tion avec une source 12 de fluide, et la section de conduit flexible d'aval 13 peut être fixée de manière à administrer comme il se doit le fluide ou semi-solide à un patient 14. L' appareil comprend une pompe 15 qui comporte (voir figure 3) des moyens 16 et 17 de support des sections de conduit 11 et 13 respectivement. De premiers moyens d'étranglement 21 sont prévus pour étrangler et ouvrir sélectivement la section de conduit d'amont 11. De second moyens d'étranglement 22 sont prévus pour étrangler et ouvrir sélectivement la portion de conduit d'aval 13. Une cassette remplaçable présente des moyens 23 et 24 à relier respectivement aux sections de con- duit d'amont 11 et d'aval 13. La cassette 18 définit une cham- bre de pompage 25 partiellement délimitée par un diaphragme flexible 26. Des moyens 27 supportent de manière amovible la cassette en position interposée entre les sections de conduit d'amont et d'aval en vue de son raccordement à celles-ci. Des moyens de manoeuvre 28 agissent sur la membrane 26, et sont mobiles entre une position de pleine rétraction (figure 3) et une position de pleine extension (figure 4) pour déplacer un volume prédéterminé dans la chambre de pompage. Des moyens 29 agissent sur le moyen de manoeuvre et sur lespremier et second moyens d'étranglement en une séquence telle que du fluide ou du semi-solide soit refoulé de la section de conduit d'amont dans la section de conduit d'aval. Afin de minimiser les effets fâcheux de l'air présent dans la chambre de Dortpage 1) les moyens de manoeuvre sont commandés de façon à augmenter sensiblement le volume de la chambre de pompage avant l'ouver- ture de la section d'amont en vue du remplissage de la cavité; et 2) les moyens de manoeuvre sont commandés de façon à ra- mener le volume de la chambre de pompage à une valeur rési- duelle inférieure à 0,07 ml environ, une fois la section d' amont fermée et la section d'aval ouverte pour expulser le contenu de la chambre. Par conséquent, le volume maximum d' air qui peut subsister dans la cassette est d'environ 0,17 ml étant donné que les voies d'entrée et de sortie peuvent aussi contenir environ 0,10 ml d'air. Cette faible quantité d'air (0,17 ml) n'exerce qu'un effet négligeable sur la précision du débit. On va maintenant considérer en particulier la figure 1, qui représente l'appareil selon l'invention sous la forme d'un goutte-à-goutte interveineux pour l'administration à un pa- tient 14 d'un fluide provenant d'un réservoir ou moyen de sto- ckage de fluide 12. Le fluide est introduit par voie intra- veineuse à travers un cathéter approprié 30, fixé à la sec- tion d'aval 13 du goutte-à-goutte. Un ruban adhésif 31 main- tient le cathéter en place sur le bras du patient 14, d'une manière bien connue de l'homme de l'art. Le réservoir de flui- de 12 peut être une bouteille courante pour goutte-à-goutte intraveineux, suspendue à un support 32. Une chambre de goutte-à-goutte 33, fixée à la partie inférieure de la bou- teille 12, peut être de structure traditionnelle. Un avertis- seur d'épuisement de bouteille non représenté,de structure appropriée, peut être placé au-dessus de la chambre 33 ou fixé à celle-ci pour signaler l'épuisement du contenu de la bouteille 12. Le contenu de la bouteille 12 traverse la sec- tion de conduit d'amont 11 du goutte-à-goutte constituée, dans l'exemple illustré, par un tuyau souple. Bien que, telle que représentée, la bouteille 12 soit placée sur le support 32 à un niveau élevé par rapport au patient 14, comme c'est le cas pour de nombreux goutte-à- goutte intraveineux, il n'est pas indispensable avec l'appa- reil selon l'invention de placer la bouteille aussi haut, attendu que le fluide parvient au patient sous l'effet de pompage positif de la pompe 15. La pompe 15, représentée sur la figure 1, est avantageusement contenue dans une enveloppe 34 munie de boutons de commande tels que 35. La pompe 15 peut reposer sur une table de chevet 39 ou autre structure adéqua- te et est interposée entre les sections d'amont 11 et d'aval 13 du goutte-àgoutte. Des rondelles 41 assurent l'étanchéité des sections d'amont 11 et d'aval 13 à l'entrée et à la sortie de l'enveloppe 34, respectivement. L'appareil selon l'invention comporte,dans la pompe 15, une cassette remplaçable 18. La cassette utilisée dans l'appa- reil selon l'invention n'exige aucune valve, ce qui simplifie beaucoup l'appareil et réduit énormément le coût de sa section remplaçable. En outre, l'appareil selon l'invention comporte une cassette dans laquelle un volume notable est déplacé à chaque course de pompage. Ce volume déplacé est de préférence, dans l'appareil selon l'invention, d'au moins 0,25 ml. La cassette est représentée isolément sur la figure 2. Essentiellement, cette cassette ne comporte que trois pièces. La pièce principale est un boîtier moulé 43 en matière plas- tique de qualité médicale appropriée. Le pourtour du boîtier est de préférence de forme générale circulaire dessinant tout de même des coins, mais qui sont arrondis. Il est prévu un embout 23 à relier à la section de conduit d'amont de l'appa- reil de perfusion, et (du côté opposé du boîtier 43) un em- bout 24 à relier à la section de conduit d'aval de cet appa- reil. A la différence de nombreuses cassettes selon la tech- nique antérieure, les embouts ne contiennent pas de valves. Le boîtier 43 définit la chambre de pompage 25, qui est en forme générale de cylindre présentant un côté ouvert. Un évi- dement annulaire 45 entoure le côté ouvert de la chambre de pompage et reçoit la lèvre annulaire 47 d'un diaphgrame ou membrane flexible 26. Ce diaphragme 26 est en une matière flexible de qualité médicale appropriée, imperméable aux flui- des ou semi-solides à pomper et capable de fléchir comme dé- crit ci-dessous dans une mesure suffisante pour permettre de déplacer le volume souhaité, comme aussi décrit en détail ci- dessous. Pour maintenir le diaphragme flexible en place, une bague de montage 49 s'emboîte complémentairement dans un re- bord annulaire 51 saillant sur le boîtier 43 et est herméti- quement fixé sur le boîtier, par exemple par soudage par ul- trasons, pour former un joint et maintenir le diaphragme 26 en place en travers du côté ouvert de la chambre de pompage 25. Comme indiqué précédemment, des moyens d'étranglement 21 et 22 sont prévus pour étrangler et ouvrir séquentiellement les sections de conduit d'amont 11 et d'aval 13 respectivement, en une séquence de nature à assurer à la manière de valves le pompage de fluide de la section de conduit d'amont 11 dans la section de conduit d'aval 13 du goutte-à-goutte. Bien qu'on puisse adopter des moyens quelconques propres à étrangler les sections de conduit de la manière qu'on décrira ci-dessous, dans l'appareil représenté à titre d'exemple sur les figures 3 et 4, les moyens d'étranglement 21 et 22 sont les extrémités coniques de barres mobiles, 63 et 65 respectivement. Ces bar- res sont supportées, par des moyens adéquats non représentés, de manière à être mobiles à l'intérieur de l'enveloppe ou corps 34 de la pompe 15. Les sommets arrondis de leurs extré- mités coniques 21 et 22 portent contre les sections de con- duit respectives, d'amont 11 et d'aval 13. Ces sections de conduit sont supportées dans des gorges complémentaires mé- nagées dans un châssis 16 intérieur au corps 34 de la pompe 15. Une membrure 53 s'étend en travers du châssis 16, comme représenté, pour constituer un joint entre la région de la cassette 18 et lesmoyensmoteurs décrits ci-dessous. Les moyens de manoeuvre 28 sont constitués par l'extré- mité arrondie d'une barre oblongue 67 mobile dans un support convenable, non représenté,-monté sur le châssis 16. Les moyens de manoeuvre constitués par le bout arrondi de la barre 67 portent contrele diaphragme 26 sur tout le côté ou- vert de la chambre de pompage 25 de la cassette 18. Quand la cassette est correctement montée, les moyens de manoeuvre 28 distendent légèrement le diaphragme 26 vers l'intérieur,même en fin de course de rétraction, demeurant ainsi constamment en contact avec le diaphragme pendant toute la course de pom- page. Le volume de la chambre de pompage présente, dans cette position de rétraction maximale de la barre 6-7, sa valeur opératoire maximale. A mesure que la barre 67 se déplace vers l'intérieur, elle distend la membrane vers l'intérieur comme représenté sur la figure 4, ce qui réduit le volume de la chambre de pompage 25. La pompe 15 présente une porte articulée 27, qui s'ouvre pour permettre la pose et la dépose de la cassette 18 et des tronçons des sections d'amont 11 et d'aval 13 situées à l'inté- rieur du corps de pompe 34. Comme on le voit d'après les fi- gures 3 et 4, quand la porte 27 est fermée, un ressort à bou- din 55, maintenu dans un évidement 57 ménagé dans la porte et recouvert par une plaque 59, appuie une coupelle presseuse 61 contre le bottier de cassette 43, maintenant ainsi ce boîtier en place contre le châssis 16. Il est prévu des blocs pres- seurs 62 et 64, respectivement fixés à la porte par des vis de réglage 66 et 68. Le bloc 62 est placé du côté de la sec- tion de conduit d'amont 11 opposé à la barre 21. Pareillement, le bloc 64 est placé du côté de la section de conduit d'aval 13 opposé à la barre 22. En réglant judicieusement les posi- tions des blocs 62 et 64 à l'aide des vis 66 et 68, on peut ajuster pendant la fabrication la pression exercée en service par les moyens d'étranglement 21 et 22 pour assurer la ferme- ture complètement étanche et donc totale des tronçons de con- duit comme décrit. Pour assurer la séquence souhaitée de déplacement des moyens d'étranglement 21 et 22, ainsi que des moyens de ma- noeuvre -28, les extrémités des barres mobiles 63, 65 et 67 si- tuées à l'opposé de la cassette et des sections de conduit portent des palpeurs de came appropriés 71 pressés (par des ressorts non représentés) contre les surfaces de cames 91, 93 et 95. Ces cames 91,93 et 95 sont montées sur un arbre à ca- mes 97 qui tourne sous l'action d'un moteur d'entraînement 103. Ce moteur 103 est un moteur pas à pas pour faire tourner par incréments l'arbre et donc assurer par incréments le dépla- cement et la commande des barres mobiles. Sur la figure 3, le second moyen d'étranglement, infé- rieur, 22 est en position voulue pour étrangler ou intercep- ter par pincement la section de conduit flexible d'aval 13. Du fait de la succion (dépression) engendrée par la rétrac- tion de l'organe 28, comme exposé ci-dessous, la chambre de pompage 25 de la cassette 18 se remplit. La course de pompage est illustrée par la figure 4, sur laquelle les seconds moyens d'étranglement 22 sont rétractés pour ouvrir complètement la section de conduit 13 et lespremiers moyens d'étranglement 21 sont en extension pour étrangler ou intercepter la section de conduit d'amont 11. En se déplaçant vers l'intérieur, les moyens de manoeuvre 28 réduisent le volume de la chambre de pompage 25, provoquant l'expulsion d'une proportion invaria- ble ou préfixée du contenu vers la section d'aval du goutte-à- goutte. La distance parcourue vers l'intérieur par les moyens de manoeuvre 2 détermine le volume déplacé pendant la course de pompage. Les courses de remplissage et de pompage ont lieu en séquence et se répètent conformément à la rotation de l'ar- bre à cames 97 et à la configuration des cames 91, 93 et 95. La figure 5 est un diagramme illustrant les mouvements décrits, en fonction des degrés de rotation de l'arbre, par chacune des trois barres coulissantes 63,65 et 67. Dans la position extrême gauche, de 00, indiquée sur le diagramme, la barre d'amont 63 est en position de fermeture tandis que les barres 65 et 67 sont en positions d'ouverture. En passant de la position d'ouverture totale à celle d'occlusion, la barre 67 déplace une quantité prédéterminée précise du contenu de la chambre de pompage 25. Après ce mouvement, la barre 65 prend la position d'occlusion pour intercepter la section de conduit d'aval 13. Après cette occlusion, la barre 67 se dé- place vers la position d'ouverture. Grâce à l'élasticité du diaphragme, la chambre de pompe se dilate. La barre 63 amorce son mouvement vers la position d'ouverture une fois que la barre 67 a décrit environ 20 % de sa course de rétraction totale, ce qui assure un nouveau remplissage de la chambre de pompage. A 2700 environ, la barre mobile d'amont 63 passe de la position d'ouverture à cèlle de fermeture et, ensuite, la barre mobile d'aval 65 prend la position d'ouverture. L' appareil se trouve ainsi prêt à commencer la course de dépla- cement suivante, qui s'amorce à 0 . Attendu que-la barre 67 rétracte le plongeur 28 pour augmenter sensiblement le volume de la chambre de pompage avant l'ouverture de la section d' amont, un refluement vers la chambre de goutte-à-goutte est interdit. Par augmenter "sensiblement", on entend augmenter dans une mesure suffisante pour absorber la dilatation maxi- maie prévisible de l'air présent dans la chambre. Une augmen- tation d'environ 20 % subie par le volume de la chambre de pompe avant l'ouverture de la section d'aval s'avère typi- quement satisfaisante. Pour des applications types de l'invention, les pressions effectives maximales sont d'environ 172 kPa. On choisit donc en conséquence la "rigidité" de la cassette 18. Il est préfé- rable que les moyens de manoeuvre portent contre le diaphrag- me pendant toute leur course et que le diaphragme subisse tou- jours une légère sollicitation vers l'intérieur. Pour que la précision soit satisfaisante, il est préférable que l'aire non soutenue du diaphragme ne dépasse pas 75 % de l'aire tota- le de diaphragme (de fenêtre). Aux cames motrices représentées à titre d'exemple, on pourra substituer, pour manoeuvrer les moyens d'étranglement, d'autres moyens moteurs, tels que vis-mères. Toutefois, la commande par incréments du mouvement du diaphragme est impor- tante pour l'obtention d'une précision et d'une commande adéquates. Une conception judicieuse permet de choisir pour chaque opération le volume déplacé souhaité. Une commande numérique est alors facilement possible avec des micropla- quettes de micro-calculateur disponibles dans le commerce et relativement peu coûteuses. Des fonctions telles que surveil- lance du débit, du volume total délivré et des erreurs sur le débit peuvent être aisément établies par des techniques con- nues de calcul numérique. Il est usuellement préférable de concevoir l'appareil pour qu'il fonctionne de façon que les courses de retour des barres 63,65 et 67 aient la même durée quels que soient le débit et le volume de fluide administré. Ainsi, le débit peut être plus régulier si les moyens de manoeuvre se rétrac- tent à une vitesse fixe relativement grande alors que leur vitesse d'extension (refoulement) est variable. Grâce aux possibilités dont on dispose dans le domaine digital, un tel fonctionnement est facile à obtenir. Le rapport entre la grandeur des orifices de sortie et d'entrée et celle du diaphragme est important. Avec des ori- fices d'entrée et de sortie trop grands, le renfluement de- vient asser important pour affecter fâcheusement la précision. Il est donc préférable d'établir entre la section de passagr des orifices d'entrée et de sortie et l'aire de diaphragme ou de fenêtre un rapport ne dépassant pas 0,3 environ. Comme c'est le cas pour toute pompe à cassette, la pré- sence d'air dans la cassette peut affecter la précision du débit de pompage. Pour éviter de telles difficultés, l'appa- reil selon l'invention présente en combinaison deux caracté- ristiques qui, conjointement, améliorent notablement la pré- cision. Tout d'abord, l'organe 67 se rétracte partiellement (environ 20 %) avant que la section d'amont soit ouverte par rétraction de l'organe 63. On évite ainsi que l'air en cours de détente dans la chambre de pompage ne fasse monter le ni- veau de fluide dans la chambre de goutte-à-goutte. En second lieu, le volume résiduel que la chambre de pompage présente quand l'organe 67 est en pleine extension est choisi (par choix judicieux de la longueur de course et de la géométrie de la chambre de pompage) inférieur à environ 0, 07 ml et, mieux, 0,05 ml. A ce volume s'ajoute celui des tronçons de conduit allant de la cassette aux régions de pincement, typi- quement de 0, 1 ml, ce qui donne un volume maximum d'air occlus de 0,17 ml. A ce niveau, l'effet exercé par l'air sur la précision du débit demeure tolérable. Tout air présent dans la cassette en quantité dépassant le volume résiduel majoré du volume des tronçons de conduit précité se trouve expulsé de la cassette et peut être décelé par des moyens appropriés s'il est excessif. Outre ceux énoncés ci-dessus, le goutte-à-goutte selon l'invention offre d'autres avantages par rapport à de nombreu- ses structures antérieures. En choisissant à bon excient la configuration des cames et les dimensions des éléments d'é- tranglement mobiles, on peut obtenir des débits bien constants, même jusqu'à des valeurs très faibles. Par exemple, le goutte- à-goutte selon l'invention peut assurer la perfusion à un débit d'un millilitre par heure à raison d'un incrément d'in- jection toutes les 26 secondes et avec un temps de re-remplis- sage d'une seconde seulement. De manière générale, les dispositions décrites se prêtent à divers modifications sans sortir, pour autant, du cadre de l'invention. il REVEND I CAT IONS 1. Appareil de perfusion pour le pompage de fluides ou semo-solides d'une section de conduit flexible d'amont de l'appareil à une section de conduit flexible d'aval de ce dernier, caractérisé en ce qu'il comprend une pompe (15) comportant des moyens (16,17) de support desdites sections de conduit, de premiers moyens d'étranglement (21) pour étran- gler et ouvrir sélectivement ladite section de conduit d' amont (11), de seconds moyens d'étranglement (22) pour étran- gler et ouvrir sélectivement ladite section de conduit d' aval, une cassette (18) présentant des moyens (23,24) de raccordement avec lesdites sections de conduit d'amont (11) et d'aval (13), cette cassette définissartune chambre de pom- pe (25) et comportant un diaphragme ou membrane flexible (26) qui définit une partie de ladite chambre de pompe (25), des moyens (27) prévus sur ladite pompe pour supporter de manière amovible ladite cassette en position interposée entre lesdi- tes sections de conduit d'amont (11) et d'aval (13), des moyens de manoeuvre (28) qui portent contre ladite membrane (26) et sont mobiles pour déplacer, entre une position de pleine rétraction et une position de pleine extension, un volume prédéterminé dans ladite chambre de pompage (25), ce volume prédéterminé étant tel qu'il subsiste dans ladite cham- bre de pompage un volume résiduel inférieur à 0,07 ml envi- ron, et des moyens (29) pour manoeuvrer lesdits premiers et seconds moyens d'étranglement (21,22) et lesdits moyens de manoeuvre (28) en une séquence voulue pour pomper des fluides ou semi-solides de ladite section de conduit d'amont (11) dans ladite section de conduit d'aval (13), cette séquence étant telle que lesdits moyens de manoeuvre se déplacent vers la position de pleine rétraction pour augmentersensiblement le volume de la chambre de pompage (25) avant que ladite section de conduit d'amont (11) ne soit ouverte par lesdits premiers moyens d'étranglement (21). 2. Appareil de perfusion selon la revendication 1, ca- ractérisé en ce que ledit volume prédéterminé est d'au moins 0,25 ml environ. 3. Appareil de perfusion selon la revendication 1, ca- ractérisé en ce que lesdits moyens de raccordement et lesdites sections de conduit définissent, entre ladite chambre de pompage (25) et lesdits moyens d'étranglement (21,23), un volume contigu à ladite chambre de pompage, et en ce que la somme de ce volume contigu et dudit volume résiduel de la chambre de pompage est inférieure à 0,17 ml environ. 4. Procédé de commande d'un appareil de perfusion pour le pompage de fluides ou semi-solides d'une section de con- duit flexible d'amont (11) de l'appareil à une section de conduit flexible d'aval de ce dernier, caractérisé en ce qu' il comporte une pompe (15) comportant des moyens pour suppor- ter lesdites sections de conduit (11, 13), de premiers moyens d'étranglement (21) pour étrangler et ouvrir sélectivement ladite section de conduit d'amont (11), de seconds moyens d' étranglement (22) pour étrangler et ouvrir sélectivement la- dite section de conduit d'aval (13), une cassette (18) com-- portant des moyens (23,24) de raccordement auxdites sections de conduit d'amont (11) et d'aval (13), ladite cassette défi- nissant une chambre de pompage (25) et comportant un diaphrag- me ou membrane flexible (26) qui définit une partie de ladite chambre de pompage (25), des moyens (27) prévus sur ladite pompe (15) pour supporter de manière amovible ladite cassette (18) en position interposée entre lesdites sections de con- duit d'amont (11) et d'aval (13), des moyens de manoeuvre (28) portant contre ladite membrane (26) et mobiles pour déplacer, entre une -position de pleine rétraction et une position de pleine extension, un volume prédéterminé dans ladite chambre de pompage (25), et des moyens (29) pour manoeuvrer lesdits premiers et seconds moyens d'étranglement (21,22) et ledit moyen de manoeuvre (28) en une séquence voulue pour pomper des fluides ou semi-solides de ladite section de conduit d' amont (11) dans ladite section'de conduit d'aval (13), ledit volume prédéterminé étant tel qu'il subsiste dans ladite chambre de pompage (25) un volume résiduel inférieur à 0,07 ml environ, ladite séquence étant telle que lesdits moyens de manoeuvre (28) se déplacent vers la position de pleine ré- traction pour augmenter sensiblement le volume de la chambre de pompage (25) avant l'ouverture de ladite section de conduit d'amont (11) pour mouvement desdits premiers moyens d'étran- glement (21). 5. Appareil de perfusion selon la revendication 4, ca- ractérisé en ce que ledit volume prédéterminé est d'au moins 0,25 ml environ. 6. Appareil de perfusion selon la revendication 4, ca- ractérisé en ce que lesdits moyens de raccordement (23,24) et les tronçons desdites sections de conduit interposés en- tre ladite chambre de pompage (25) et lesdits moyens d'étran- glement (21,22) définissent un volume contigu à ladite cham- bre de pompage, et en ce que la somme de ce volume contigu et dudit volume résiduel de la chambre de pompage est infé- rieure à 0,17 ml