iESORIPTION - a) - la présente invention concerne les arbalètes, harpons ou fusils permettant la chasse sous-marine. b) - Dans ltétat actuel de la technique, il existe trois types d'armes sousemarines. Arbalètes à Sandows Elles sont rudimentaires. Les flèches sont enclanchées dans le système de détente, restent nues sur toute leur longueur et repo sent à l'estrémité de l'arme dans une bague guide. Les flèches sont pourvues à leur extrémité postérieure d'enco ches recevant le fil d'acier reliant les sandows, eux-mêmes fixés en bout de l'arbalète. Les flèches sont tenues à l'arbalète par un fil souple de plusieurs mètres. Pour armer, il est nécessaire de tirer sur les sandows d'avant en arrière afin 8'accrocher le fil placier dans l'encoche de la flèche. Pour esécuter ce mouvement, le chasseur doit mettre la crosse en appui sur son estomac ou son sternum, il ne peut voir si l1arme- ment se fait correctement. Les dangers et inconvenients des arbalètes sont multiples. Sn effort, le chasseur peut être blessé aux doigts ou aux mains si le fil d'acier des sandows casse ou s'il est mal positionné dans 11 encoche de la flèche (ce qui arrive souvant), ou si ces mimes encoches présentent des aretes-rendues vives par l'usure. Inconvénients dans au fil souple qui retient la flèche a l'arbalète, celui-ci s'enroule fréquemment autour des sandows ou dn corps de l'arme, retenant ainsi la flèche au moment de l'expulsion et formant des noeuds. Pour éviter que le fil ne gêne, le chasseur doit le tenir dans sa main libre (les bagues pour accrocher le fil sont peu efficaces) ce qui l'handicape sérieusement lorsqu1il veut plonger, changer de direction etc... Fusils à Ressort : Ils ont eu leurs heures de gloire en 1945-50, depuis, peu de perfectionnement ont été apportés. Ces fusils sont généralement munis d'un ressort a boudin travaillant à l'extention, il est placé directement dans le canon, sa eonicité ne permet pas un guidage assurant un tir précis, son extrémité postérieure est fermée, la queue de la flèche vient s'y placer, son extrémité antérieure est fixée en bout du fusil. Pour armer, on enfonce la flèche dans le ressort en la tenant par le corps ou pour les ressorts puissants, en se servant dtun armeur en plastique qu'il convient d'avoir en permanence sur soi, en principe accroché à un poigné et sans lequel l'opération est impossible, voire dangereuse. l'a flèche est enfoncée jusqu'à ce que l'extrémité postérieure du ressort vienne s1enclancher dans le système de détente. Si le chasseur lache la flèche ou l'armeur avant que le système de détente ne bloque le ressort, celle-ci est éjectée sans que le manipulateur ne puisse exercer aucun contre : risques de blé sa sures graves de la main, coup de crosse dans le bas ventre. Ce type de fusil n'élimine pas les inconvénients dQs au fil de retenue de la flèche cités plus haut et surtout, utilise des flèches lourdes de gros diamètre, d'une vitesse réduite dans l'eau Fusils Pneumatiques : Mimes façons de les armer, mimes dangers que précédemment. Ces fusils sont réputés peu puissants, fragiles (mécanisme délicat). Les fusils pneumatiques en général ne flottent pas, ils sont lourds et encombrants, ils utilisent aussi des flèches lourdes de gros diamètre. Ils n'éliminent pas les inconvénients du fil de retenue de la flèche, cités plus haut. c) - Le fusil à ressort objet de l'invention est d'une manipulation aisée: léger dans l'eau, bien équilibré et flottant, d'un tir précis et puissant, il est pratique et fiable. Il permet de par sa conception, d'éviter tous dangers de blessures pour le chasseur ainsi que pour les autres baigneurs pouvait se trouver à proximité l'es inconvénients du fil de retenue de la flèche sont radicalement supprimés. Dans celui-ci en effet, l'armement de la flèche se fait en un point situé apres le ressort par une bague ou culasse d'armement dotée d'une poignée et d'un anneau diamétralement opposés. La culasse tracte la flèche dans le canon vers la crosse, et tourne sur son axe horizontal d'une façon angulaire suivant trois positions : T, A, S. Nota : Pour des raisons de facilités, l'inventeur dans sa description ne précisera que les positions de la poignée d'armement. Sn position T (poignée vers le bas), les doigts arrières de la flèche Fig 3 (2) passent par les lumières de la bague d'armement fig 6 (9). En position Â (poignée-à l'horizontale), les doigts arrières de la flèche ne sont plus en face des lumières (9), ils appuient sur la faoe postérieure de la bague d'armement fig 6. Lorsque la flèche est introduite dans le canon et que les doigts fig 3 (2) ont dépassé la bague d'armement, le chasseur sans effort met la poignée en position A, dès lors la flèche est verrouillée, ensuite il met en appui la crosse du fusil sur son sternum, saisit de la main gauche la poignée d'armement, de la droite l'anneau et imprime une traetion vigoureuse vers lui de façon à amener la partie postérieure de la flèche dans le système de détente fig 8 (24) qui la bloquera. Si le chasseur cesse son effort avant l'enclenchement ou Si l'enclenchement est incorrect, le ressort fig 9 (25) ne tractera la flèche que sur une dizaine de centimètres. En effet, la poignée d'armement vient en buté à l'extrémité de la glissière fig 5 (5). Si l'armement est correct, le chasseur verrouillera totalement la flèche en mettant la poignée armement sur lapsition sécuri- té -(poignée vers le haut) fig 6. Les inconvénients dfls au fil de retenue de la flèche sont sap- primés, puisqu'il est rappelé automatiquement dans la crosse à travers le canon par 1' enrouleur-moulinet. Les dangers de blessures aux mains sont également supprimés, l'armement se faisant au niveau arrière de la flèche. d3 - Le fusil objet ae l'invention comporte : Une J'lèche fig 3 & 4 du type tahitienne ou de diamètre plus important. Près de la pointe est fixé un ardillon, dans son sens transversal et dépassant de ses flancs, à bonnes longueurs sont fixés des doigts (1 & 2). Les doigts (2) sont plus courts que les doigts (1) de façon à circuler librement dans le tube fig 7 (12). bans son extrémité postérieure, la flèche supporte une encoche (3) prévue pour recevoir le doigt (15) fig 8 du système de détente De cette encoche, un perçage horizontal (4) traverse la dernière partie de la flèche pour déboucher en son extrémité. Le perçage est prévue pour la fixation du fil souple de retenue, luietee relié à l'enrouleur-moulinet. Un Canon fig 5 & 7 Composé d'un tube extérieur fixé à la croie Far une vis (6) le traversant latéralement. Il supporte sur ses flancs, près de la crosse deux cannelures diamétralenient opposées (5). Dans ces canne lures et suivant leurs contours circulent d'une part la poignée d1armement d'autre part l'anneau d'armement fig 6, tous deux sont solidaires de la bague d'armement ajustée librement. A l'intérieur de la partie avant du canon sont ajustées deux bagues entretoises fixes ( & 14), la bague en bout du canon est cannelée horizontalement (10). Les deux bagues sont reliées par le tube (12) cannelé sur sa mi-longueur antérieure (13). Le tube (12) est ajusté et fixé sur les bagues (11 & 14). Le ressort fig 9 (25) travaillant à 7a compression est guidé par le meme tube (12). Une Crosse fig 8 supportant dans sa partie antérieure le sys tème de détente fig 8 (24) dans sa partie postérieure l'enrouleur- moulinet, tous deux positionnés suivant l'axe horizontal du canon. Te système de détente est composé d'un doigt (15) et d'une gachette (16) tous deux rappelés par leur ressort. L'enrouleur-moulinet est pourvu d'un frein, d'un ressort fig 8 (17) solidaire à son axe, d'un remontoir fig 1 (28), d'une bobine (18) et de deux roues dentées (19) servant de transmission entre la bobine et le ressort, tout en démultipliant les tours de l'une par rapprt à l'autre. Il est à noter que l'enrouleur-moulinet incorporé dans la crosse évite l'emploi dangereux de moulinets placés sur la ceinture ou baudrier du chasseur (de nombreux chasseurs se sont faits décapiter ainsi, après avoir harponné de grosses pièces). Le fil de retenue de la flèche, relié à la bobine de l'enrou- leurinoulinet traverse le système de détente en passant au-dessus du doigt (15), il est guidé par les congés (20) et suit l'axe horizontal du canon. La poignée de la crosse est creuse de façon à recevoir un matériau flottant. Un flotteur fig 1 & 2 placé sous le canon0 Dans un premier temps fig 9 suiva-nt coupe A A, la flèche est introduite dans le canon tirée par le fil souple, lui-même sollicité par l'enrouleur-moulinetQ Les doigts (1) glissent dans les cannelures (13). l'a culasse ou bague d'armement (27) est positionnée en 2 (poignée vers le bas) laissant ainsi passer les doigts (2), les doigts (i) sont en buté sur l'extrémité antérieure du res ort à boudin (26). Dans un deuxième temps fig 10 suivant coupe À A, la bague d'armement est positionnée en A (poignée à l'horizontale). Les évidements (9) de la bague d'armement ne sont plus en face des doigts (2). En imprimant une traction -;igoureuse d'avant en arrière sur la poignée et l'anneau d'armement, par l'intermédiaire de la culasse on tracte la flèche accrochée par les doigts (2) vers le système de détente situé dans la crosse. Simultanément les doigts (1) compriment le ressort (26) qui est en appui sur la bague entretoise fixe (14). L'enrouleur-moulinet tire toujours le fil de retenue de la flèche. En fin de course, la flèche vient se positionner dans le système de détente (24) en suivant l'alésage (21). L'encoche (3) de la flèche reçoit le doigt (15) qui joue sur son axe (22), tiré vers le haut par le ressort (23) et bloqué à son autre extrémité par la gachette (16). Il verrouille la flèche0 Dans le même temps les doigts (1) sont arrivés en fin de course dans les cannelures (13), le ressort (26) est compressé. En positionnant la poignée d'armement en sécurité (poignée vers le haut), la flèche est doublement verrouilléee7 Dans le cas où la flèche serait mal verrouillée par le doigt (15), la poignée d'armement ne pourrait pas être positionnée sécurité (S), Si le manipulateur relache son effort, la flèche est arrêtée dans sa course en bout des cannelures (5) par la poignée et l'anneau d'armement, les lumières (9) de la bague d'armement n'étant pas en face des doigts (2)o Pour expulser la flèche après le verrouillage de celle-ci par le système de détente et la mise de sécurité, il convient de positionner la poignée d'armement en À (à l'horizontale)7 de pousser celle-ci en bout des cannelures (5), puis de la positionner en T vers le bas.Ainsi, les évidements (9) de la culasse sont positionnés horizontalement, laissant le libre passage des doigts (2). En appuyant sur la gachette (16), celle-ci ait basculer et descendre le doigt (15) dont le centre dsarpui sutt la lumière (25). La flèche se trouve ainsi libérée et propulsée hors du canon par le ressort (26) qui se détend, elle est guidée par les doigts (1) qui glissent dans les cannelures (13) et l'empêchent de tourner. Le ressort (17) ayant été remonté manuellement fig 1 en (27). Pendant sa trajectoire, la flèche tracte le til souple qui se déroule de la bobine (18) tournant libremrnt sur son axe. Lorsque la flèche arrive en bout de course, en appuyant sur le levier du frein fig 2 (28), celui-ci rend la bobine solidaire du ressort (17) qui se détend, entratnant ainsi dans un mouvement inverse, par l'intermédiaire des roues dentées (19), la bobine qui rappelle le fil et la flèche vers le canon R E V E N I C À T I O N S i. Arbalette ou fusil-harpon pour la chasse sous-marine, caractérisé en ce que le moyen de propulsion de la flèche ou harpon est constitué par un ressort à boudin travaillant à la compression, et en ce qu'il comporte des moyens permettant, simultanément, de tracter la flèche ou harpon, à travers le ressort à boudin, jusqu'à un mécanisme de détente assurant son armement, et-de comprimer ledit ressort. 2. Arbalette ou fusil-harpon pour la chasse sous-marine selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens sont constitués, d'une part, par un ou plusieurs doigts et, de préférence, par deux doigts diamétralement opposés dont est dotée la flèche ou harpon au voisinage de son extrémité postérieure, et par un organe d'entrainement disposé à l'arrière du ressort, ledit organe étant solidaire d'une poignée et d'un anneau de manoeuvre et permettant, par son extrémité arrière, 11 appui desdits doigts de la flèche, et, d'autre part, par un ou plusieurs ergots et, de préférence, par deux ergots diamétralement opposés dont est pour vue la flèche, en avant et à distance convenable desdits doigts, et destinés à prendre appui contre l'extrémité antérieure dudit ressort. 3. Arbalette ou fusil-harpon pour la chasse sous-marine selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que son sys tème d'armement comporte une poignée et un anneau comprenant deux leviers coulissant dans deux fentes ménagées dans le canon, ou dans une botte de culasse disposée dans le prolongement du dit canon, de préf érence sur les cotés dudit canon ou de ladite botte de culasse. 4. Arbalette ou fusil-harpon pour la chasse sous-marine selon l'une des revendications 2 ou 3, caractérisé en ce que les moyens d'armement comprennent une bague dotée intérieurement de canne lures dans lesquelles peuvent coulisser les doigts de la flèche ou harpon, ladite bague étant mobile longitudinalement et suscep tible d'un mouvement angulaire de rotation, dune position sui vant laquelle lesdits doigts peuvent coulisser dans lesdites rainures à une position selon laquelle ce coulissement est inter dit, les doigts se trouvant alors retenus en appui contre l'entré mité postérieure de ladite baguef et vice-versa. 5. A:rrDalette ou zEusiS arL,on tour la crase sous-marine selon les revendications 3 et 4, caractérisé en cc qua la position dans laquelle la flèche ne eut coulisser dan la bague d'armement correspond à une position suivant laquelle les leviers solidaires de ladite bague peuvent coulisser dans les fentes m-nngées longitudinalement dans le canon ou dans la botte de culasse, cette position permettant de tracter la flèche jusqu'au mécanisme de détente et constituant une sécurité après armement, tandis que la position dans laquelle la flèche peut coulisser dans la bague d'armement correspond à des ositions suivant lesquelles lesdits leviers armement se trouvent engagés dans des entailles prévues aux extrémités desdites fentes et perpendiculairement à ces dernières, 6. Arbalette ou fusil-harpon pour la chasse sous-marine selon les revendications 3 et 4, ou selon la revendication 5, caractérisé en ce qulil est doté d'une seconde sécurité constituée par des entailles prévues aux extrémités postérieures des fentes, perpendiculairement à ces dernières et à l'opposé des entailles permettant le tir, et dans lesquelles peuvent s'engager les levers solidaires de la bague d'armenent. 7. Arbalette ou fusil-harpon pour la chasse sous-marine selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que le ressort de propulsion est monté sur un tube logé dans le canon, entre deux bagues-entretoises fixes entourant les extrémités du dit tube lequel est fendu longitudinalement sur une partie de sa longueur pour autoriser le coulissement des ergots de guidage et de compression de la flèche ou harpon, la bague-entretcise dispo sée à l'avant dudit tube comportant des cannelures disposées dans le prolongement des fentes dont est pourvu le tube, afin de per mettre le passage desdits ergots. 8. Arbalette ou fusil-har-on pour la chasse sous-marine selon l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisé en ce que les doigts dont est dotée la flèche au voisinage de son extrémité postérieure, ont une dimension plu réduite que celle des ergots prévus en avant et à distance convenable desdits doigts lesquels peuvent ainsi circuler librement à l'intérieur du ressort et, plus particulièrement, à l'intérieur du tube selon la revendica tion 70 9.Arbalette ou fusil-harpon pour la chasse sous-marine selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le mécanisme d'armement comprend un canal de guidage dans lequel peut coulisser l'extrémité postérieure de la flèche et interdisant tout mouvement latéral de cette dernière dont ladite extrémité postérieure comporte une encoche dans laquelle se loge, lors de l'armement, la détente proprement dite du mécanisme de détente. 10. Arbalette ou fusil-harpon pour la chasse sous-marine selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le moyen de rappel de la flèche après le tir est constitué par un enrouleur-moulinet à ressort, s'enroulant autour d'un axe fixe logé dans la crosse et solidaire, par son extrémité externe, par exemple au moyen d'un fil ou câble souple, de l'extrémité posté- rieure de la flèche.