La présente invention concerne un dispositif pour le dépôt et la protection de sédiments sur les fonds de la mer, des lacs, des rivières ou autres étendues d'eau. On connait divers dispositifs pour la protection des fonds marins et des ouvrages qui y sont mis en place En particulier le brevet français 2.122.164 décrit un dispositif comportant une structure constituée de deux pans inclinés se rejoignant pour former une arête et dont les pentes sont de Tordre de 1/2 à V 5. La présente invention concerne un dispositif apportant des perfectionnements aux dispositifs connus de ce type, et permet plus particulierement la protection des ouvrages sous-marins tels que pipe-lines et cabales, la protection des cOtes; le dispositif de l'invention permet également d'éviter ltenvasement des voies navigables. Un objet de lfinvention est plus particulièrement de fournir un moyen de protection contre les dommages provoqués par les dragues et ancres de bateau, ainsi que les filets ou chaluts de pêche. L'invention a également pour objet un procédé pour la mise en place d'un tel dispositif. Le dispositif conforme d la présente invention pour le dépôt et la protection de sédiments au fond des étendues d'eau, comprend une structure en forme de plaque tirée, déposée sur le fond, comportant une partie centrale d'axe longitudinal située au-dessus du fond etdaux pans inclines s'étendant longitudinalement, dont les faces supérieures s'écartent l'une de l'autre vers le fond, pour former avec celui-ci un angle de 10 à 30 environ, cette structure en òrme de plaque ayantdes dimensions suffisamment larges et étant fabriquée en un matériau de poids spécifique suffisamment important pour qu'il ne soit pas nécessaire de l'ancrer au fond. Conformément à l'invention, un tel dispositif peut être remorqué Jusqutau lieu d'utilisation à proximité du fond, à partir d'un navire se déplaçant en surface, ou sous lteau. Les caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront plus en détail dans les figures annexées qui représentents Figure 1: vue en coupe deun dispositif de protection selon l'invention. Figure 2s vue en plan d'une variante du dispositif de l'invention. Figure 3: coupe suivant l'axe I-I sur la figure 2. Figure 4: coupe d'un dispositif de protection comportant des pans séparés. Figures 5 et 6: coupe de deux formes d'accrochage des pans supérieurs représentés sur la figure 4, à échelle plus grande. Figure 7: w e en plan d'un dispositif de protection allégé par des canaux. Figure 8: coupe suivant l'axe II-II de la figure 7. Figure 9: coupe à plus grande échelle, suivant l'axe III-III de la figure 7. Ligure 10: coupe longitudinale d grande échelle des extrémités inférieures d'un support suivant ltaxe IV-IV de la figure 13. Figure 11: vue en plan d'un type spécial de rattachement à charnières. Figure 12: coupe suivant l'axe V-V de la figure 11. Figure 13: coupe d'un dispositif de protection renforcé par des épaulements. Figure 14: we en plan d'un dispositif de protection à bords circulaires. Figure 15: coupe suivant l'axe VI-VI de la figure 14. Figure 16: élévation d'un véhicule sous-marin approprie portant un dispositif de protection. Figure 17: coupe suivant l'axe VII-VII de la figure 16. Figure 18: élévation dtun véhicule sous-marin placé au fond de lteau et relié à un navire de surfate. Figures 19 et 20: élévations à plus grande échelle de détails de la ìgure 18. La forme du dispositif de protection suivant l'in- vention est conçue pour procurer une résistance suffisante sans requérir l'emploi d'une trop grande quantité de matériau pour sa fabrication, évitant par conséquent un poids excessif. Comme représenté sur la figure 4, la partie 1, ou tout autre partie, peut être constituée doune plaque mince si elle est de forme ondulée. L'ondulation peut ètre sinusoidale, trapé20idale, ou en dents de scie, etc.. Les ouvertures ou les fentes pratiquées dans le dispositif (cf. 8 sur la fig.4), permettent le passage de l'eau qui provoque le remplissage de sédiments dans 1'espace en forme d'ondulation entre le bord 2 et la plaque inférieure 5. SUivant une variante, des trous 6 peuvent être pratiqués sur l'un ou l'autre des pans (figures 4, 7, 8). La plaque mince 3 (figures 1 et 13) peut également entre renforcée par des étançons 4. De préférence, le dispositif de protection suivant l'invention comporte une ou plusieurs jambes 1, de part et d'autre de l'axe longitudinal (figures 3t 4, 8, 13) Si le dispositif de protection est divisé en deux moitiés symétriques articulées suivant l'arête, comme représenté sur les figurer 2-3-4-7-8-16, le centre de gravité de chaque moitié doit se trouver au-delà de la jambe de support de façon à procurer un maxiaum de stabilité à ltensemble. Si le dispositif de l'ln- vention est destiné à la protection d'un pipe-line, seul un poids négligeable est transfer~ du dispositif de protection au pipe-line même lors de la mise en place du dispositif de protection. La protection contre les dommages occasionnés par les dragues et ancres de bateau ainsi que les chaluts, peut être assurée par différents moyens. Dans chaque cas, les conditions locales, ctest-à-dire la qualité du fond, la profondeur de l'eau, le nombre et la dimension des navires de transport qui y passent, etc., déterminent le choix du moyen de protection particulier à utiliser. Le dispositif de protection représenté sur la figure 1 se termine pour chaque côté par une face abrupte 7 ayant une hauteur appropriée pour que le passage des ancres sur le dispositif de protection ne puisse pas provoquer l'accrochage des bords inférieurs du dispositif. La largeur du dispositif mesurée entre les faces abruptes 7, ne doit pas être très inférieure à la largeur du dispositif sans ses faces abruptes, sinon lteffet de prévention de l'affouillerent ntest pas obtenu. Comme protection complémentaire contre les ancres et ~ les chaluts, les bords 2 du dispositif peuvent être séparés de la partie inférieure 5 sur laquelle ils peuvent glisser (figure 4). Le pan libre 2 est souvenu par une ligne de points d'attache articulés 8 et, stil est accroché par une ancre, il glisse sur le dispositif emportant ainsi l'ancre au-delà sans aucun dommage pour le dispositif de protection; la partie enlevée du dispositif peut ensuite être remise en place. L'attache 8 peut ètre réalisée sous la forme représentée sur les figures3 et 6. Sur la figure 5, la partie libre du pan 2 est munie de barres 9 qui s'engagent dans les trous correspondants prévus dans la partie inférieure 5. Ces barres 9 empêchent les bords 2 de s'écarter de la partie inférieure 5 mais pas de pivoter autour des attaches 8 ou de glisser vers le haut s'ils sont accrochés et entratnés par une ancre. Sur la figure 62 les attaches 8 sont faites de plaques minces élastiques, par exemple en acier inoxydablet boulonnées au pan libre de bordure 2 par l'intermédiaire de la plaque angulaire 11, et accrochées à la partie inférieure 5 sur le crochet 12. Dans la majorité des cas, un chalut trainé sur le fond doit glisser par-dessus le dispositif de protection sans accrocher les pans de bordure 2. POur éviter de trop fréquents décrochages de ces pans 2, l'attache 8 peut être conçue et dessinez pour procurer un minimum de résistance aux chocs de faible intensité, de telle sorte que seul un chalut ou une ancre tratné au fond et s'accrochant au pan de bordure 2 puisse le déplacer au contraire d'un simple mouvement vertical régulier.Par exemple, la partie intérieure des barres 9 peut avoir une forme de crochet ou de tampon, ou encore la surface de contact entre le pan 2 et la partie inférieure 5, au niveau de l'attache 8, peut avoir une rugosité suffisante pour procurer une certaine isistance par friction etc. Selon une variante du dispositif de protection conforme à l'invention, représentée sur la figure 3, les pans libres 13 peuvent pivoter par rapport au reste du dispositif au niveau de l'attache, de telle sorte qu'une ancre qui sty accrocherait serait soulevée suivant un arc de cercle, et retomberait de l'autre côté du dispositif.Une forme particulière de mise en oeuvre représentee sur la ligure 2 comporte plusieurs éléments de forme étroite 13, flexibles, pouvant pivoter autour d'une charnière, qui peuvent être maintenus ensemble par un câble 14. Ainsi, lorsque l'ancre qui a accroché le bord du dispositif de l'invention est passée par-dessus celui-ci pour retomber de l'autre coté, ltélément dont l'ancre stest ainsi décrochée se trouve rament d sa position initiale au moyen du cible 14 fixé aux éléments voisins 13 qui servent de contrepoids.Pour procurer une plu5 grande flexibilités il est également possible d'incorporer au dispositif une deuxième rangée de plaques 15 plus larges comme représenté sur la fig.2* Une deuxième possibilité pour éviter les dommages occasionnés par les chaluts et les ancres, consiste à prévoir des barres 16 s'étendant longitudinaiement corme représenté sur la figure 1, qui peuvent pivoter autour deune charnière par rapport aux pans de bordure au moyen des barres de liaison 17. Dans ce cas, une ancre trainée au fond accrochera la barre 16 dont le pivotement la fera retomber sur le pan de protection 18. En raison de la souplesse du raccordement des barres 16 et 17, dans les directions perpendiculaires à l'axe de la charnière 19, 1'ancre se décrochera facilement et passera sans dommage sur le dispositif de protection de l'invention. Pour la protection d'un pipe-line ou d'un conduit du meme type, on peut utiliser un dispositif tel que celui représenté sur les figures 8 et 13 dont les éléments peuvent être suffisamment lourds pour qu'une ancre qui sty accroche soit fortement retenue, obligeant ainsi le navire à manoeuvrer pour remédier d cette situation. Il est également possible de concevoir la charnière 20 de telle sorte que le dispositif de l'invention se divise si l'angle entre les deux~moitiés symétriques, dont l'une est soulevée, déchoit jusqu'à une valeur déterminée.Une ancre qui se serait accrochée au bord du dispositif de l'invention et qui serait entraînée avec suffi- samment de force pour déplacer ltune des moitiés du dispositifs provoquerait alors le glissement de celle-ci par-dessus l'autre moitié sans accrocher le pipe-line lui-meme. Les figures 11 et 12 décrivent un mode de réalisation d'une telle charnière 20. Ltune des moitiés du dispositif de protection conforme à l'in- vention comporte des barres 21 faites par exemple d'acier inoxydable ou d'aluminium, placées à intervalles réguliers. L'extrémité de chaque barre comporte un élément 22 autour duquel peut tournerune agrafe munie de chevilles 23 maintenues par un ressort à spirale 27, ou par des élastiques, ou par tout autre forme de ressort. La partie opposée comporte un alvéole 24 en forme d'entonnoir se terminant par un alvéole plus large 25. Lorsque lton assemble les deux moitiés du dispositif de protection, les deux branches de l'agrafe 23 sont resserrées l'une contre l'autre au passage dans ltentonnoir 24t-et reprennent leur position initiale dans l'alvéole 25, empOchant ainsi la séparation des deux moitiés du dispositif. L'épaule- ment 26 constitue une butée. Lorsque les deux moitiés tournent l'une autour de l'autre cette butée 26 provoque la rupture du ressort 27 ou de l'agrafe 23, et la libération des deux moitiés. Afin de faire en sorte que les jambes d'appui 1 s'enfoncent suffisamment dans le sol, pour conférer au dispositif une résistance suffisante aux forces exercées horizontalement, on peut donner à leur extrémité inférieure une forme en dents de scie, ou en ondulations, ou nervures, etc. comme indiqué sur la figure 10. Suivant les conditions du fond, ctest-à-dire la qualité du sol, la régularité de la surface,-etc., chaque élément du dispositif de l'invention peut être d'une longueur importante, de façon à réduire au minimum le nombre de joints et procurer une résistance maximum à l'accrochase des ancres ou des chaluts.En particulier, si lton utilise des éléments relativement courts, il est avantageux d'utiliser des joints qui effacent tout débordement entre deux éléments consécutifs, Par exemple, sur les figures 7 et 9, les pièces de transition 28 de forme triangulaire, peuvent pivoter les unes par rapport aux autres, et par rapport à ltélément de protection adjacent. Etant donné tutelles forment un angle l'une par rapport d l'autre lorsque deux éléments consécutifs sont au même niveau, les surfaces de ces pièces de transition se tendent lorsque l'un des éléments s'enfonce plus profondément que l'autre dans le sol, conférant ainsi une certaine souplesse au raccordement entre les éléments du dispositif de l'invention. Une réduction du poids du dispositif de protection conforme à l'invention peut entre obtenue en pratiquant des canaux 6 dans les éléments de protection, comme représenté sur les figures 4 et 8. En obturant ces canaux 6 au moyen de valves, on peut s'en servir comme bouées pour réduire les effets du poids du dispositif pendant son transport et sa mise en place, puis comme ballast une fois que le dispositif est mis en place. Pour permettre d'assurer ltentretien et le contrdle du pipe-line ou de tout autre ouvrage protégé par le dispositif de l'invention, des troues d'homme refermés par des capots, peuvent être placés à intervalles réguliers. POur assurer la protection des câbles ou de conduits de faible diamètre, une variante du dispositif telle que reprd- sentée sur les figures 14 et 1S, est particulièrement appropriée. La forme circulaire des bords prévue pour 1'accrochage des éléments les uns aux autres, permet de suivre les courbes du câble à protéger. La face supérieure des éléments constituant le dispositif de l'invention est ondulez transversalement, et 1'amplitude des ondulations décroit progressivement de la périphérie vers le centre, de telle sorte qu'une ancre qui s t y accrocherait aurait tendance à pousser les bords des éléments vers le bas, dans le sols provoquant ainsi un mouvement de rotation de l'élément qui supporte 1'ancre et évite que celle-ci ne staccroche au c ble. Le coût global drun dispositif de protection conforme à l'invention dépend notamment des opérations de mise en place qui doivent donc être étudiées avec soin;l'inven- tion a précisément pour objet un procédé pour la mise en place du dispositif de façon rationnelle et i moindre coût. Lorsque l'on désire installer le dispositif de protection sur une plage ou en eau peu profonde, on peut se contenter de le remorquer sur le fond. Dans des eaux plus profondes, il faut transporter les éléments constitutifs du dispositif de protection suivant l'invention, à proximité du fond pendant tout le traJet depuis la côte jusqu'au lieu de mise en place. Cette opération doit être relativement indépendante des conditions climatiques afin de pouvoir être effectuée autant que possible å tout moment de l'annde. L'action des vagues i proximité du fond est minimale et s'exerce sensiblement horizontalement. Le dispositif de l'invention a aussi l'avantage que sa 10ttabilitd peut Ftre mise à profit pour réduire son poids et faciliter son déplacement. Lorsque ce déplacement s'effectue à proximité du fond, les éléments constitutifs du dispositif de l'invention peuvent être soutenus simplement par des câbles raccordés i des navires en surface. Il est également possible de transporter et mettre en place le dispositif de l'invention au moyen de véhicules sous-marins commandés à distance ou manuellement comme représenté sur les figures 16 et 17. Le recours à des plongeurs se trouve ainsi réduit au minimum. Un véhicule approprié peut être par exemple constitué par des réservoirs de flottaison tels que des tubes 29 de grande longueur, relies les uns aux autres par un reseau de barres 30. Les tubes 29 sont réalisés de préférence en matière plastique afin de leur procurer une flottabilité et une flexibilité maximum. La flottabilité est contrôlée par une pompe injectant ou-retirant de l'eau à l'intérieur des tubes. Le véhicule peut etre autopropulsé par des moteurs 31, ou remorqué à partir d'un navire de surface ou deun sous-marin. Pour les manoeuvres verticales et horizontales, il peut etre muni de moteurs 31 susceptibles dt agir dans différentes direc tisons. Par ailleurs, la rotation des moteurs dans un ou plusieurs plans permet de réduire leur nombre. L'élément de protection 32 peut être soutenu par un systbme de ventouses 33 plaquées directement sur sa surface, permettant le maintien et le largage de tous les éléments constitutifs du dispositif de l'invention simultanément. Pour la mise en place précise au fond de lteaus les angles entre les moitiEs symétriques peuvent être ajustés au moyen des pistons hydrauliques 34. Des sondeurs ultrasonores montés sur le véhicule de transport contrôlent la distance le séparant du fond, et commandent automatiquement les moteurs pour maintenir l'ensemble à une distance approprlée. Un système de sonars comportant-des récepteurs informe ltopérateur et lui permet de vérifier la position du véhicule ou de la ligne de véhicules relies les uns aux autres afin de donner d l'ensemble une position appropriSe. Si le but visé est par exemple de protéger un pipe-llne, un système automatique permettant d'en suivre le contours peut être utilisé pour la mise en place. Quand le véhicule portant le dispositif de protection est arrivé à proximité de la partie du pipe-llne d protéger, un système de cameras de télévision placées à chaque extrémité du vdhicule permet d'assurer une mise en place précise au-dessus de ltendroit choisi, jusqu'à ce que la mise en place précise soit effectue. Le système comporte une paire de magnétomatres à chaque extrémit~ du véhicule, placés symétriquement de part et d'autre de son axe longitudinal. Toute différence entre les degrés d'absorption des champs magnetiques par le pipe-line est enregistrée et une impulsion de correction est automatiquement appliquée aux moteurs pour éliminer la différence correspondante entre les deux distances séparant les magnétomètres du pipe-line Pour la mise en place d'éléments de dimensions plus réduites, comme représenté sur les figures 14 et 15, le véhicule sous-marin est de préférence directement en appui sur le fond au moyen de roues, chenilles ou rouleaux 35 comme représenté sur la figure 18. De tels éléments de petite dimension peuvent être mise en place directement à partir d'un navire de surface 36. Les éléments sont amenés au fond, du navire vers le véhicule,dans un conteneur 40 guidé par des cibles 41 raccordant le navire de surface 36 au conteneur 39 du véhicule placé au fond. Ces cibles 41 peuvent etre réalisés en un matériau élastique, par exemple en caoutchouc afin d'absorber les mouvements verticaux du navire. Le conteneur 40 est constitué de deux parties 42 et 43 susceptibles d'être déplacées horizontalement l'une par rapport à l'autre. Quand le conteneur 40 est descendu et Rient au contact de ltélément supérieur se trouvant dans le conteneur 39, la partie 43 est séparée de la partie 42, provoquant ltouverture du verrouillage 44 empêchant la chute des éléments se trouvant dans le conteneur 4Q au cours de son trajet de la surface vers le fond, et la séparation des deux parties 42 et 43 permet alors à ces éléments de descendre pour venir prendre appui sur les consoles 54 dans le conteneur inférieur 39. Ce conteneur 39, solidaire du véhicule, porte une pile d'élé- ments 46 reposant sur une plaque ou une poutre inclinée 47 dont l'inclinaison est telle que ltélément inférieur 48, sous l'action de son propre poids 7 OU de celui des éléments imméditament au-dessus, glisse à travers ltouverture 49 pratiquée au fond du conteneur 39. Quand la partie arrière de cet 'élément du type représenté sur la figure 7, comportant unerainure passe sous la nervure correspondante de ltélément 52 situé immédiatement au-dessus cette nervure s'engage dans la rainure, provoquant ltentraSnement de lélément 52 glissant à la suite de l'élément 48. Il en résulte que tous les éléments glissent progressivement, à intervalles réguliers. La face supérieure de la plaque ou de la poutre 47 doit suivre une courbe telle que le glissement de l'élément 48 ne provoque pas de déplacement vertical de l'élément 52. En consEquences cette courbe doit être décomposée en deux moitiés symétriques raccordées suivant une arête placée sous l'extrémité inférieure de ltélément 52. Au lieu de faire appel au poids des éléments pour assurer leur mise en place, on peut également utiliser un convoyeur incliné à courroie sans fin entralnée par des roues ou des chenilles à la partie arrière du véhicule afin d'assurer le dépôt des éléments sur le fond. Afin de réduire au minimum le report du poids de la pile d'éléments sur L'élément inférieur 48, le bord inférieur de chaque élément peut reposer sur une console 54 dont la surface et l'inclinaison sont telles que chaque élément ne s'appuie que faiblement sur l'élément inférieur. L'arriare du véhicule peut glisser directement sur le fond, ou être supporté par des roues ou des chenilles comme indique ci-dessus. Si ltobjectif est de protéger un pipe-line, le véhicule peut être guidé le long de celui-ci par des moyens appropriés, par exemple des rouleaux montés sur le véhicule et s'appuyant de part et d'autre du pipe-line.Il est préférable que le véhicule soit automobiles son déplacement étant assuré par exemple par des moteurs hydrauliques alimentés à partir d'un navire de surface ou d'un sous-marin. Ce véhicule circulant au fond peut être équipe des mêmes dispositifs détecteurs que ceux décrits pour le véhicule de transport des élé- ments de grande dimension. Le système de magnétomètre5permet en particulier de suivre très précisément le câble à protéger, même si celui-ci se trouve par endroits recouvert par le sable. Dans de telles sections recouvertes par le sable, les éléments de protection sont placés direc~ement sur le sable, et si une érosion survient ultérieurement les éléments de protection s'enfoncent alors jusqu'au niveau du sable. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour le dépôt et la protection de sédiments au fond des étendues d'eau, comportant une structure en forme de plaque étirée déposée sur le fond, constituée d'une partie centrale d'axe longitudinal située au-dessus du fond et de deux pans inclinés s'étendant longitudinalement de part et d'autre de la partie centrale, dont les faces supérieures s'écartent l'une de l'autre vers le fond pour òrmer avec celui-ci un angle de 10 à 30 environ, les dimensions étant suffisamment larges, et le matériau utilisé ayant un poids spécifique suffisamment important pour éviter l'obligation d'un ancrage au sol. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les bords de chaque pan se terminent par une face d'inclinaison plus importante que le reste du dispositif, et de hauteur appropriée pour éviter 1'accrochage des bords par une ancre. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les bords de chaque pan peuvent pivoter par rapport au reste du dispositif. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que la charnière de pivotement est ouverte dans la direction de L'arête du dispositfff afin de permettre le glissement du pan dans cette direction. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que la charnière de pivotement peut résister à des chocs de faible intensité, et ne permet le glissement des pans que pour des forces de traction à partir d'une intensité minimale. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendi- cations précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte des barres longitudinales susceptibles de pivoter par rapport aux bords des pans auxquels elles sont rattachées par des barres de liaison, le raccordement de ces barres étant lâche dans les directions perpendiculaires à l'axe de pivotement. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu'il comporte, de part et d'autre de son arête, au moins une jambe d'appui stenfonçant dans le sol et comportant le cas échéant des nervures. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendi- cations précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte deux moitiés symétriques pivotant autour de l'arête centrale. 9. Dispositif selon la revendication 8 caractérisé en ce que les deux moitiés symétriques peuvent se séparer l'une de l'autre à partir d'un certain angle de pivotement. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte au moins sur une partie, des ondulations ou des trous le cas dchéant obturés par des valves. 11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte des pièces de forme triangulaire entre deux éléments constitutifs, articulées entreelles et les éléments du dispositif, et formant un angle avec la surface des éléments lorsque deux éléments consécutifs sont dans le meme plan. 12. Dispositif selon la revendication 1, caracterisé en ce que les bords sont de forme circulaire et comportent des rainures et des nervures assurant leur accrochage. 13. Dispositif selon la revendication 12, caractérisé en ce que sa surface présente des ondulations dont l'amplitude décroit des bords vers l'arete. 14, Procédé pour la mise en place d'un dispositif pour le dépôt et la protection de sédiments selon la revendi- cation 1, caractérisé en ce que lwon transporte-le dispositif sur le lieu dtinstallation, suivant un trajet proche du fond. 15. Procédé suivant la revendication 14, caractérisd en ce que le dispositif est remorqué à partir d'un navire de surface ou d'un véhicule sous-marin. 16. Procédé selon la xevendication 15, caractérisé en ce que le véhicule sous-marin comporte des moteurs dlentrat- nement permettant le déplacement horizontal et vertical, contrôlésle cas échéant par un dispositif de télévision, de sondeur ultrasonore, de sonar, et/ou de magnétomètres. 17. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que le véhicule sous-marin est maintenu automatiquement au-dessus du pipe-line sur lequel doit être déposé le dispositif de protection, à une distance constante, au moyen de magnétomètres placés symétriquement de part et d'autre de l'axe du véhicule, contrôlant ses déplacements latéraux par l'inter- médiaire des moteurs. 18. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que le dispositif est transporté par un véhicule sousmarin roulant et/ou glissant sur le fond. 19. Procédé selon la revendication 18, caractérisé en ce que les éléments constitutifs du dispositif de protection sont empilés en position inclinée, dans un conteneur fixé au véhicule sous-marin, chaque élément stappuyant sur une console pratiquée dans la paroi du conteneur, et étant mis en place par gravité, par glissement sur une poutre ayant la forme de deux courbes symétriques se rejoignant par une arête sous lteptrémité inférieure de ltélëment suivant. 20. Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce que les-éléments constitutifs du dispositif de protection sont descendus au fond à partir d'un navire de surface, au moyen d'un conteneur guidé par des câbles élastiques reliant le navire de surface au conteneur du véhicule sous-marins et constitué de deux parties susceptibles d'être séparées l'une de lwautre par un mouvement horizontal, la première étant guidée par les câbles, et la seconde comportant des consoles supportant les éléments du dispositif, le conteneur comprenant en outre un dispositif de verrouillage évitant la chute des éléments jusqu'à ce qu'il vienne heurter la face supérieure du premier élément se trouvant dans le conteneur du véhicule sous-marin.