Il est connu, pour former une boucle ou une 5 onction à l'extrémité des câbles en acier, de sertir à froid un manchon en métal sur les extrémités du ou des câbles à réunir, Le fiuage du métal entre les torons du câble assure un assemblage offrant une sécurité maximale. Ce sertissage est effectué en utilisant une matrice en acier entre les deux parties de laquelle est placé le manchon brut dans lequel ont été convenablement mises en place les extrémités de câble à réunir, Mais les câbles utilisés sont de section croissante, et des difficultés sérieuses se présentent lorsqu'il s'agit, comme c1 est maintenant le cas, de sertir sur des câbles d'acier pouvant atteindre 60 mm de diamètre des manchons dont le diamètre extérieur s'approche de 120 mm.En effet, les matrices à utiliser alors sont dtun poids de l'ordre de 150 kgo les manoeuvres de manipulation, de montage et de démontage de telles masses dans la presse de sertissage utilisée ne peuvent plus être effectuées quten recourant à des engins de lavage, ce qui ralentit beaucoup les opSrations et rend la fabrication plus onéreuse. La présente invention remédie efficacement à cet inconvénient, grâce à un dispositif qui permet de manipuler rapidement et commodément les outils de sertissage du genre en question. A cet effet, et suivant ltinvention, les deux parties de la matrice de sertissage sont chacune formées de deux éléments assemblés, savoir un corps de matrice destiné à être fixé sur le plateau correspondant de la presse, et un outil de sertissage monté dans celui-ci par des moyens aisément libérables, et comportant seul les surfaces de travail de la matrice. I1 devient ainsi possible de prévoir, pour un même corps de matrice, une série d'outils de sertissage correspondant aux diamètres échelonnés des câbles à manchonner, tous ces outils possédant des dimensions extérieures identiques relativement réduites puisque la section nécessaire de la matrice est donnée par le corps de celle-ci. Suivant l'invention encore, les organes de verrouillage des outils de sertissage dans le corps de matrice sont constitués par de simples étriers en fer rond dont les branches horizontales, superposées dans un plan vertical, sont engagées dans des perçages correspondants des outils de sertissage et du corps de matrice. Deux étriers de ce genre, orientés dans deux plans per pendiculaires, assurent déjà une immobilisation suffisante de l'outil de sertissage dans le corps de matrice. I1 est cependant jugé préférable de disposer deux de ces étriers de part et d'autre de l'axe du manchon à sertir. Pour des raisons technologiques d'usinage, les perçages circulaires recevant la branche supérieure de ces deux étriers seront ménagés partie dans l'outil de sertissage et partie dans le corps de matrice, ces perçages étant ainsi constitués chacun par deux gorges de section semi-circulaire, usinées par fraisage en même temps que les surfaces d'assemblagê correspondantes. L'invention sera décrite plus en détail à l'appui des dessins annexés, dans lesquels La figure 1 montre schématiquement une presse hydraulique équipée d'une matrice réalisée suivant l'invention. la figure 2 représente le corps de matrice, en élévation et à plus grande échelle; la figure 3 est une vue en coupe de celui-ci, suivant le plan III-III de la figure 2; la figure 4 représente en élévation le corps de matrice et l'outil de sertissage assemblé à celle-ci, et la figure 5 est une vue de profil correspondante. La partie supérieure 1 de la matrice est fixée de la façon habituelle au plateau supérieur 2 de la presse, la partie inférieure 3 de ladite matrice étant elle-mEme fixée au plateau inférieur 4. De la façon habituelle, cette fixation est assurée par des boulons 5 traversant des brides 6. En outre, des goujons 7 assurent une localisation précise des deux parties de la matrice. Ces deux parties sont identiques, et llune seule d'entre elles sera décrite plus en détail ci-après. Chacune des deux parties de la matrice, suivant l'invention, est constituée par un corps de matrice désigné par 3 dans les figures 2, 3, 4 et 5, et par un outil de sertissage proprement dit2 désigné par 10. Le corps de matrice 3 forme à sa partie supérieure un chambrage 8 débouchant sur les faces antérieure et postérieure du corps de matrice, ce chambrage étant délimité latéralement par des parois verticales 9 et vers le bas par une paroi horizontale ll Dans le onarorage 8 s'ajuste l'outil de sertissage 10 qui, suivant l'invention, est interchangeable. I1 est prévu une série d'outils 10 dont les dimensions extérieures sont toutes identiques, pour etre interchangeables dans le corps de matrice 3, et dont la surlace de travail 12 correspond aux diamètres échelonnés des manchons à sertir. Les contraintes dues au sertissage étant intégralement transmises au corps de matrice 3 par les outils 10, ces derniers peuvent Btre de dimensions extérieures réduites dans toute la mesure du possible, de sorte que les manipulations de ces outils seront faciles quel que soit le diamètre des manchons à sertir. Le verrouillage de sécurité des outils de sertissage 10 dans le corps de matrice 3 est assuré de façon très simple, conformément à l'invention, par de simples étriers en fer rond. Un premier étrier 14 est engagé par l'une de ses branches dans un perçage 15 du corps de matrice, son autre branche plus longue étant engagée dans des perçages 16, 17 correspondants, respectivement ménagés dans le corps de matrice 3 et dans l'outil de sertissage 10. Deux autres étriers 18 analogues, disposés de part et d'autre de l'outil de sertissage 10, sont engagés par l'une de leurs branches dans des perçages 19 du corps de matrice 3, et par leur branche supérieure plus longue dans des perçages 20 correspondants ménagés à la fois dans le corps de matrice 3 et dans l'outil de sertissage 10. En fait, ces perçages 20 sont constitués par une gorge semi-circulaire désignée par 20a ménagée dans la paroi latérale 9 du chambrage 8 et par une gorge identique ménagée dans la paroi latérale correspondante de chaque outil de sertissage, ces gorges pouvant être commodément formées au cours de l'usinage par fraisage desdites parois latérales. Comme le montre bien la figure 4 7 chaque outil de sertis- sage 10 comporte des parois latérales obliques 21 aboutissant à une gouttière 22, de part et d'autre du corps de matrice. Les bavures formées au cours de l'opération de sertissage sont conduites jusque dans ces gouttières 22 par les surfaces obliques 21 correspondantes, et elles seront ainsi comzAodémenU recueil lies. Un étrier 14 et deux étriers 18 sont en principe suffisants pour assurer le verrouillage de l'outil ce sertissage 10 dans le corps de matrice 30 Pien ne 51 oppose toutefois à ce que le nombre de ces étriers soit doublé, tul étrier 14 étant prévu sur chaque face latérale du corps de matrice, deux étriers 18 étant placés sur les faces avant et arrière de celle-ci. Bien entendu, de nombreuses modifications constructives pourront être apportées aux divers éléments du dispositif décrit et représenté, sans pour cela sortir du cadre de llinven- tion. De plus, il est évident que, si le sertissage des manchons sur des câbles d'acier constitue une application principale de l'invention, la matrice ainsi perfectionnée pourra être utilisée avec le même avantage en vue du travail d'autres pièces. REVÌ $DICATIOIS 1 - Matrice de sertissage à froid pour les manchons métalliques de jonction entre les extrémités des câbles en acier, ca ractérisée par le fait que ses deux parties sont chacune formée de deux éléments assemblés, savoir un corps de matrice destiné à etre fixé sur le plateau correspondant de la presse, et un outil de sertissage fixé dans celui-ci par des moyens aisément libérables, et comportant seul les surfaces de travail de la matrice. 2 - Matrice suivant la Revendication 1, caractérisée par le fait que pour chaque corps de matrice on prévoit une série d'outils de sertissage correspondant à des diamètres échelonnés de câbles à manchonner, tous ces outils de sertissage possédant des dimensions extérieures identiques relativement réduites. 3 - Matrice suivant la Revendication 1, caractérisée par le fait que les outils de sertis sage sont fixés dans le corps de matrice au moyen d'organes de verrouillage, 4 - Matrice suivant la Revendication 3, caractérisée par le fait que les organes de verrouillage sont constitués par des étriers en fer rond dont les branches horizontales, superposées dans un plan vertical, sont engagées dans les perçages correspondants des outils de sertissage et du corps de matrice. 5 - Matrice suivant la Revendication 4, caractérisée par le fait qu'au moins deux étriers de verrouillage sont utilisés, orientés dans deux plans perpendiculaires. 6 - Matrice suivant la Revendication 4, caractérisée par le fait que les perçages recevant les branches supérieures de deux étriers longitudinaux disposés de part et d'autre de l'ou- til de sertissage sont ménagés partie dans l'outil de sertissage et partie dans le corps de matrice. 7 - Matrice suivant la Revendication 1, caractérisée par le fait que chaque outil de sertissage est limité latéralement par deux surfaces obliques aboutissant à une gouttière correspondante ménagée dans le corps de matrice, et destinées à conduire les bavures jusque dans celle-cie