L'invention a pour objet un fermoir pour chaînes de bijouterie et plus particulierement un fermoir simple et économique. Pour les chaînes constituant des bijoux précieux, on connaît des fermoirs d'un prix correspondant qui répondent par ailleurs à toutes les exigences de ltesthétique. Par contre, les fermoirs du Commerce, destinés aux bijoux simples, ne sont conçus que pour leur fonction de fermeture, sans qutune importance quelconque ne soit attachée à leur aspect agréable. Ces fermoirs connus consistent par exemple en anneaux creux guidant un coulisseau sollicité par un ressort pour fermer un tassage ou bien en une longuette élastique qui peut être glissée dans une encoche ad hoc où elle s'accroche dans un cran correspondant sous l'action de sa propre élasticité. Ces deux mo èles connus de fermoirs sont disgracieux et nullement propres à compléter l'effet ornemental de la chaîne. L'invention a pour but de créer un fermoir simple et économique pour chaînes de bijouterie, constituant d'une part un complément ornemental du bijou lui-même, ce qui signifie qu'il ne se présente pas comme un corps étranger, uniquement fonctionnel,greffé sur celui-ci, mais présentant d'autre part toutes les qualités de fiabilité et de sécurité de fonctionnement que l'on peut spécifier pour la fermeture d'une chaîne. La solution crnsiste en ce que deux branches, substantiellement symétriques l'une par rapport à l'autre, forment ensemble un coeur à la pointe duquel elles sont articulées entre elles autour d'un axe perpendiculaire au plan dudit coeur, tandis que leurs bouts libres comportent des organes d!encliquetg conjugués lesquels, en position de fermeture, s'accrochent en passant l'un derrière l'autre rns le plan du coeur et s' oppo- sent au mouvement d'ouverture autour de l'axe d'articulation, et que l'espace compris entre les deux branches en position de fermeture présente sa plus grande largeur libre dans la région de la courbure des branches qui se dirigent vers les organes d'encliquetage, normalement à l'axe de symétrie du coeur. Ce fermoir est d'une construction extremement simple, puisqu'il ne se compose que de deux pièces simples à confection ner, qu'il suffit d'articuler en un point, ce qui ne nécessite aucun travail difficile ni long de montage. ialgré cette simplicité de construction et de fabrication, le fermoir selon l'invention présente une forme esthétiquement attrayante et assure sa fonction en toute sécurité. tant donné que les branches passent l'une derrière l'autre selon la direction d'ouverture, le fermoir ne peut s'ouvrir que sous l'action d'une force assez considérable, suffisante pour déformer les branches, en surmon tont leur élasticité propre, jusqu'à ce qu'on puisse dégager l'un de l'autre les organes d'encliquetage, la forme cardiolde ayant par ailleurs pour effet d'empêcher que des efforts de traction exercés à l'intérieur de 1 chaîne ne viennent faciliter, voire même provoquer l'ouverture de l'encliquetage. L'invention est décrite d'une façon plus détaillée à l'aide de la description ci-après, se rapportant à l'exemple d'exécution, sans caractère limitatif, illustré au dessin. La fig. 1 est une vue plane du fermoir en osition de fermeture. La fig. 2 est une vue plane du fermoir en position d'ouverture. La fig. 3 est une vue en coupe selon la ligne III-III de la fig. 1. Je fermoir consiste en une première branche 10 et en une seconde branche 12, lesquelles se complètent, en position de fermeture, pour former un coeur ayant un axe de symétrie 14. A la pointe de ce coeur, les branches ît et 12 sont articulées entre elles à l'aide (l'un boulon rivé 16, ae manière à pouvoir pivoter autour c4'un axe perpendiculaire au milan du dessin, c'està-dire du coeur. es deux branches 10 et 12 sont, à cet effet, utilement réduites à la moitié Ie leur épaisseur dans la réion de leurs épaulements 18 et 20 situés en regard l'un de l'autre, façon qu'au voisinage de la fermeture proprement dite, ltépais- er totale du fermoir ne dépasse par sensiblement l'épaisseur de chacune des branches 10 ou 1 2. A leurs extrémités libres, les branches 1( et 12 sont respectivement pourvues d'organes d'encliquetage conjugués entre eux, la bruche 1(' portant un cran d'accrochage 22 sont l'ouver- ture est orientée approximativement à l'opposé de la pointe du coeur lorsque celui-ci est fermé, ce qui donne au boutre la branche 10 à-peu-près la forme d'un crochet.L'extrémité de la branche 12 a une configuration complémentaire, c'es-à-dire qu'elle porte un appendice crochu 26 situé à ltopposé de la pointe du coeur lorsque celui-ci est fermé, ainsi qu'une encoche 28, ces organes étant placés de telle manière qu'en position de fermeture, l'extrémité 24 en forme de crochet pénètre dans l'encoche 28, tandis que l'appendice 26 de la branche 12 pénètre dans le cran 22 de la branche 10. En outre, les extrémités crochues 24 et 26 ont une géométrie telle qu'au moment de la pénétration dans les crans ou encoches 28 et 22, elles passent l'une derrière l'autre , interdisant ainsi tout mouvementZd e2U8eux branches 10 et 12 autour du point d'articulation 16.L'ouverture de l'appareil ne devient donc possible que lorsque, dans la région des organes d'encliquetage 22, 24, 26, 28, les deux appendices crochus 24 et 26 sont dégagés l'un de l'autre grâce à une déformation élastique des branches 10 ou 12. Ainsi que le montre facilement la fig. 1, une traction exercée sur la branche 12 dans la direction approximativemende le flèche A Fig. 1 assiste d'une façon particulièrement efficace une telle ouverture, tandis qu'une traction exercée dans la direction de la flèche B ne pourrait produire le même effet que si elle était considérablement plus importante, étant donné que la déformation élastique nécessaire ne serait produite alors que par sa composante selon la flèche A. Etant donné que la forme cardioïde est choisie de façon que le plus grand diamètre libre à l'intérieur de l'espace inclus entre les deux branches 10 et 12 se trouve dans la région des secteurs incurvés 10a et 12a allant vers les organes d'encliquetage 22 à 28, ce diamètre étant perpendiculaire à l'axe de symétrie 14, l'apparition d'efforts de traction dans le corps même de la channe aura pour effet de faire glisser les anneaux 30, 32 attends au fermoir sur les branches 10 et 12, de manière qu'ils soient à la plus grande distancé possible l'un de l'autre, prenant la positioRindiquée en traits mixtes à la fig. 1: les efforts de traction agissent alors selon la direction de la flèche B ou la direction opposée sur l'autre branche. (!r, cette position est précisément celle dans laquelle il n'existe pratiquement aucune composante de force @@iss@nt dns le sens de la flèche A, et cui serait suscez- tible d'ouvrir le fermoir. Ainsi, la forme de coeur s'avère être non seulement un caractère ornemental du fermoir selon l'invention, mais encore un élément qui renforce la sécurité de l'encliquetage. REVENDICATIONa: Fermoir pour chaînes de bijouterie, caractérisé en ce qu'il comporte deux branches, sensiblement symétriques ltune de l'autre, qui se complètent pour former un coeur et sont articulées ensemble par la pointe de celui-ci de façon à pivoter autour d'un axe d'articulation perpendiculaire au plan dudit coeur, tandis que les bouts libres desdites branches portent des organes d'encliquetage conjugués qui, en position de fermeture, s'accrochent l'un derrière l'autre dans le plan du coeurdans le sens de l'interdiction du mouvement d'ouvertureo et que l'espace compris entre les deux branches en position de fermeture présente son plus grand diamètre dans la région incurvée des branches, au point où celles-ci s'orientent vers les organes d'encliquetage, ledit diamètre étant perpendiculaire à l'axe de symétrie du coeur.