i 2137415 La présente invention concerne un procédé perfectionné pour la fabrication rationnelle de "bandes de matière filtrante, notamment des bandes de papier crêpées ou cannelées longitudi-nalement comportant des fibres relâchées et détachées, aptes 5' à être ramassées en direction transversale sous la forme d'un boudin filtre qui peut être divisé en tronçons de filtre et en bouchons filtres pour cigarettes et autres produits à tabac, les opérations consistant à ramasser et envelopper la bande de matière ou de papier cannelée longitudinalement peuvent s'effec-10 tuer immédiatement à la suite de leur fabrication ou bien les bandes cannelées longitudinal ement peuvent être enroulées sous forme de bobines, puis stockées et ensuite amenées aux: boudineuses usuelles pour obtenir un boudin filtre enveloppé et diviser celui-ci en tronçons de filtre. Des bandes de ma-15 tière ou de papier cannelées longitudinal ement sont déjà connues et décrites dans les brevets français 1 146 796 et 1 524- 779. Lors de la fabrication de ces bandes cannelées longi-tudinalement le papier est guidé à travers l'espace compris entre des cylindres métalliques s'engageant les uns dans les 20 autres et munis de nervures annulaires, en prenant soin que la formation des cannelures longitudinales dans la bande de papier s'effectue en partie au moins aux dépens de l'épaisseur du papier. Dans ce cas, la bande de matière ne peut pas se déplacer transversalement à la direction d'avance et se trouve par 25 conséquent étirée en direction transversale. Avec ce procédé le papier est avantageusement rendu flexible avant la formation des cannelures longitudinales afin que même en cas d'étirement transversal relativement important la cohésion transversale de la bande de papier ne se trouve pas détruite, bien que cet 30 étirement transversal puisse être accru jusqu'à l'apparition de courtes fissures longitudinales discontinues dans le papier. Après être passée entre les cylindres métalliques s'engageant les uns dans les autres, la bande de matière ou de papier présentant des cannelures longitudinales est ensuite séchée. 35 Suivant une autre variante de ce procédé la bande de matière reste, après sa sortie de l'espace entre les cylindres, placée sur au moins un des cylindres chauffés suivant un angle d'enroulement déterminé et est ainsi séchée partiellement dans des zones longitudinales parallèles et raidie de façon que la 71 36805 2 2137415 structure relâchée se trouve fixée dans ces zones. Ensuite, tout en restant placée sur le cylindre cité, la "bande de matière traverse un deuxième espace entre ce cylindre et un troisième cylindre identique et est alors prise en charge par ce troisième 5 cylindre, c'est-à-dire qu'elle reste placée sur celui-ci suivant un angle d'enroulement déterminé, conformément au brevet No 484.743. Les procédés cités se sont révélés satisfaisants et sont utilisés industriellement sur une grande échelle pour la fabri-10 cation de filtres de cigarettes à partir de papier. Dans le procédé décrit ci-dessus la bande de matière est le plus souvent humectée et en conséquence séchée par la suite avant d'entrer dans le premier espace entre les cylindres coopérants présentant des nervures annulaires. Lorsqu'on aug-15 mente la vitesse de la bande à traiter afin d'accroître la production horaire, c'est-à-dire pour exploiter les machines concernées aussi rationnellement que possible, le temps disponible pour l'humectation par cm de longueur de bande devient de plus en plus court et d'autre part la dépense d'énergie 20 nécessaire au séchage de plus en plus importante. Ces difficultés se trouvent fortement réduites lorsque la bande de matière, avant d'entrer dans l'espace entre les cylindres, est humectée avec produit d'imprégnation très volatil pour être à nouveau débarrassée de celui-ci après être sortie dudit espace, comme 25 décrit dans la demande de brevet française 70.15.712. Par produit d'imprégnation très volatil, il faut entendre ici des liquides dont le point d'ébullition à la pression atmosphérique concernée est inférieur à celui de l'eau et qui présentent une chaleur d'évaporation inférieure à celle de l'eau, de préfé-30 rence inférieure à 250 cal/kg, comme par exemple l'alcool et l'acétone. La formation de cannelures longitudinales et l'étirement transversal de bandes de papier par les procédés décrits ci-dessus a pour effet de mettre à nu des fibres constitutives 35 du papier jusqu'à ce qu'il se produise de nombreuses courtes fissures longitudinales discontinues, sans que toutefois la cohésion transversale de la bande de papier soit détruite. Cet effilochage permet alors d'obtenir l'aptitude, bien connue pour les filtres de cigarettes fabriqués à partir de telles 71 36805 3 2137415 bandes de papier, à retenir à un haut degré des particules liquides et solides indésirables contenues dans la fumée de tabac aspirée. On était donc naturellement amené à chercher à intensifier 5 le degré d'effilochage de telles bandes de papier cannelées longitudinalement afin d'accroître encore davantage le pouvoir de rétention. A cette fin, on faisait passer par exemple, comme décrit dans les brevets cités plus haut, la bande de papier cannelée longitudinalement encore entre deux cylindres moletés 10 ou bien la bande était encore munie de perforations ou d'impres-, sions en relief avant ou après la formation des cannelures longitudinales. XL a été également proposé et tenté (brevet français No 1.524.779) de soumettre les bandes à de multiples opérations successives de formation de cannelures et en même 15 temps à rm étirement transversal effectué avec des nervures annulaires à profondeur croissante de mise en prise. Soutes ces mesures ont également conduit à un certain accroissement du pouvoir de rétention des bouchons filtres réalisés à partir de telles bandes de papier. 20 La présente invention a pour objet d'accroître le degré d'effilochage de telles bandes de matière et notamment de papier, afin d'améliorer l'action séparatrice des bouchons filtres ou pour obtenir avec une moindre dépense en matière que précédemment des bouchons filtres présentant un pouvoir de rétention 25 déterminé. La présente invention est caractérisée en ce que la bande de matière est d'abord étirée dans line première direction dans de nombreuses zones parallèles successives de façon que la structure fibreuse soit relâchée, après quoi la bande de matière est soumise au moins à un processus d'étirement 30 supplément aire effectué dans une autre direction dans de nombreuses zones parallèles successives, au moins l'une des zones étirées étant orientée approximativement en direction longitudinale de la bande de matière afin de faciliter le ramassage de la bande et la cohésion de celle-ci étant conservée en dépit 35 des zones étirées. La présente invention concerne en outre un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé et qui est constitué par un dispositif pour dérouler une bande de matière à partir d'un rouleau de stockage et par des moyens pour guider la bande de 71 36805 4 2137415 matière à travers des postes de travail placés les uns à la suite des autres. Le dispositif est caractérisé en ce qu'il présente au moins deux postes de travail destinés à étirer la "bande de matière qui y passe et dont chacun possède des cylindres com-5 mandés munis à leur surface de nervures s'engageant les unes dans les autres sans cependant se toucher, la direction des nervures par rapport à l'axe de rotation des cylindres étant différente pour les postes de travail successifs. La présente invention est expliquée ci-dessous avec plus 10 de détail à l'aide de quelques exemples de réalisation non limitatifs illustrés aux dessins annexés. La fig. 1 est une vue latérale schématique d'un exemple de réalisation d'un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention. 15 La fig. 2 est -une coupe transversale à plus grande échelle des cylindres étireurs s'engageant l'un dans l'autre 6 et 7 du dispositif de la fig. 1, observés en direction perpendiculaire à leurs axes de rotation. La fig. 3 est une coupe transversale d'un autre exemple de 20 réalisation du cylindre étireur 6 suivant la fig. 2. Les fig. 4 et 5 sont respectivement une coupe longitudinale et une vue latérale d'un autre exemple de réalisation d'un cylindre étireur 6, 7 du dispositif suivant la fig. 1. La fig. 6 est une photographie des bagues d'étirement pré-25 vues pour un cylindre étireur suivant les fig. 4 et 5- La fig. 7 est une représentation photographique de trois échantillons de différentes bandes de papier 40 fabriquées avec un dispositif suivant la fig. 1. Les fig. 8 et 9 sont des photographies représentant des 30 bandes de papier avec un grossissement à l'échelle 1:10. Les fig. 10 à 12 représentent schématiquement en vue de dessus des bandes de papier comportant des zones étirées s'é-tendant obliquement. Suivant un exemple de réalisation préféré du procédé sui-35 vant l'invention pour le traitement d'une bande de papier fibreuse plate et lisse, celle-ci est d'abord rendue flexible. Une telle bande de papier, qui est constituée par exemple par des fibres broyées seulement à un faible degré, mais présentant une résistance suffisante au déchirement à l'état humide et un 71 36805 5 2137415 p poids spécifique de 30 à 40 g/m , peut être rendue flexible par humectation avec de l'eau ou avec d'autres liquides appropriés, de préférence très volatils, comme par exemple l'alcool, l'acétone et analogues. 5 Dans l'exemple de réalisation représenté schématiquement à la fig. 1 d'un dispositif approprié à cette opération la bande de papier 1 passe à partir du rouleau de stockage 2 à travers le poste d'humectation constitué par les rouleaux 3 et 5 de façon à être humectée avec le liquide 4. On peut évidem- 10 ment utiliser aussi d'autres opérations connues dans l'industrie papetière telles que la pulvérisation d'un liquide ou l'application de vapeur humide ou surchauffée. Il faut cependant utiliser un procédé à fonctionnement continu pour l'humectation de la bande de papier puisque celle-15 ci doit traverser le dispositif de la fig. 1 à des vitesses élevées allant jusqu'à 400 m/mn. Dans cet exemple de réalisation la bande de papier humectée est d'abord étirée en direction longitudinale, deux étroites zones parallèles séparées d'une distance d'environ 4 mm par 20 exemple étant chaque fois retenues et la zone intermédiaire de la bande de papier étant poussée perpendiculairement à la surface du papier vers le bas ou vers le haut, par exemple de 1,5mm. Ceci produit un étirement de la bande de papier en direction longitudinale de celle-ci de façon que la largeur de la zone 25 transversale qui était initialement d'environ 4 mm. se trouve portée approximativement à 5,5 mm, ce qui correspond à un étirement longitudinal de 35% environ. Si cet étirement longitudinal se produit dans des zones transversales successives, on constate un allongement de l'ensemble de la bande de papier de 30 plus de 20 à 30%, qui est obtenu aux dépens de l'épaisseur du papier dans les zones transversales étirées longitudinalement. Dans le dispositif suivant la fig. 1, 1"étirement longitudinal s'effectue au moyen des deux cylindres coopérants 6 et 7 qui sont représentés à plus grande échelle à la fig. 2. Ces 35 cylindres 6 et 7 sont munis de nervures transversales s'étendant parallèlement aux axes de rotation et s'engagent avec ces nervures l'un dans l'autre à la façon de deux roues dentées d'un engrenage sans cependant se toucher. Les deux cylindres 6 et 7 sont commandés dans la direction des flèches, mais leur 40 vitesse de rotation est réglable par rapport au mécanisme de 71 36805 6 2137415 commande déterminant la vitesse de la bande de papier 1. Comme indiqué à la fig. 2, la bande de papier 1 passant entre les deux cylindres 6 et 7 dans la direction des flèches est étirée dans la direction d'avance par les nervures transversales 5 s'engageant les unes dans les autres des deux cylindres, puisque ces nervures transversales retiennent chaque fois des zones transversales parallèles étroitement voisines de la bande de papier 1. Suivant la fig. 2 les nervures transversales ont une forme arrondie en coupe transversale, ce qui est possible dans 10 le cas de cylindres présentant un diamètre suffisamment important puisque dans ce cas plusieurs nervures transversales successives des deux cylindres retiennent la bande de papier 1 et empêchent la papier de glisser en direction d'avance sur les nervures transversales et de ne pas subir d'étirement. 15 Lorsque les cylindres 6 et 7 présentent un diamètre rela tivement faible, il peut être avantageux d'utiliser des nervures transversales à section transversale angulaire, comme représenté à la fig. 3« Par exemple, dans le cas d'un diamètre de cylindre de 80 ma, on a obtenu un étirement longitudinal des bandes de 20 papier de 30 à 50% en utilisant des nervures transversales présentant approximativement la section transversale suivant la fig. 3 avec une largeur tangentielle de la face frontale externe des nervures de 1,5 mm, une distance de centre en centre des nervures de 6 mm et une profondeur de gorge d'environ 2,5mm. 25 ïïn exemple de réalisation préféré de la forme de construc tion d'un tel cylindre d'étirement longitudinal est représenté aux fig. 4- et 5. Ici chaque eylindre est constitué par un cylindre central creux 14 qui présente un certain nombre de rainures 15 réparties régulièrement sur la circonférence et dans 30 lesquelles sont disposés des éléments chauffants électriques 16 munis d'une enveloppe isolante. Ces éléments chauffants sont reliés électriquement à des bagues collectrices correspondantes prévues sur l'axe du cylindre central(non représenté) et connectés par l'intermédiaire de balais appropriés à une source 35 de courant externe, de préférence réglable. Sur le cylindre central H sont emmanchées les unes derrière les autres des bagues 17 dont la face externe est munie de nervures transversales de la forme indiquée à la fig. 2 ou 3 et qui sont ajustées de telle façon les unes par rapport aux autres au moyen de 71 36805 7 2137415 goujons d'assemblage et d'alésages que les nervures transversales des différentes bagues 17 s'adaptent exactement les unes aux autres, c'est-à-dire que le cylindre central 14 muni de telles bagues 17 constitue ton cylindre étireur présentant des 5 nervures transversales continues. Les bagues 17 sont appuyées les unes contre les autres et contre la bague de butée 18 au moyen d'un ressort de compression élastique afin de compenser d'éventuelles dilatations axiales lors du chauffage. La fig. 6 montre un exemple de réalisation de telles bagues 17 présen-10 tant un diamètre interne d'environ 160 mm, une largeur axiale de 60 mm ainsi que des nervures transversales présentant la forme indiquée à la fig. 3 et une face frontale externe d'environ 1 mm de largeur tangentielle. La bande de papier flexible 1 sortant du poste d'humecta-15 tion 3» 4, 5 de la fig. 1 est donc étirée et allongée dans la direction d'avance lors de son passage entre les cylindres d'étirement longitudinal 6, 7» Une telle bande de papier comporte certes des zones transversales successives présentant une structure fibreuse relâchée et de nombreuses fibres de papier 20 détachées, mais ne se prêterait pas, après un séchage, à être transformée telle quelle en un boudin filtre enveloppé pour la fabrication de tronçons de filtre et de bouchons filtres, puisqu'elle devrait à cette fin être ramassée en direction transversale, ce qui n'est guère possible du fait que les zones 25 transversales non relâchées se trouvent à nouveau raidies après le séchage. Au contraire, la bande de papier étirée longitudinalement doit de préférence à l'état encore humide non complètement séché être munie de manière connue de rainures longitudinales étroitement voisines, comme décrit dans les brevets 30 cités plus haut. A cette fin la bande de papier est amenée à un poste de formation de cannelures comportant les cylindres de formation de cannelures 8, 9, 10 susceptibles d'être chauffés et munis de nervures annulaires étroitement voisines et s'engageant les unes dans les autres sans cependant se toucher. En 35 même temps que la formation de cannelures longitudinales, il se produit dans ce cas un"étirement en direction transversale et et la bande de papier relâchée et effilochée, ainsi étirée dans deux directions mutuellement différentes, quitte le poste de formation de cannelures en passant par les rouleaux, de renvoi 71 36805 8 2137415 11 et 12. Etant donné que la bande de papier reste, flans le poste de formation de cannelures, chaque fois placée sur les cylindres 9 et 10 suivant un angle d'enroulement d'environ 180°, il se produit au moins un séchage partiel, notamment lorsque 5 l'humectation a été effectuée avec un produit d'imprégnation hautement volatil 4, qui peut éventuellement être évacué au moyen d'une hotte 14- par le conduit 15 et être régénéré. Les cylindres 8, 9 et 10 du poste de formation de cannelures présentent de préférence la même forme de construction que celle des cylindres d'étirement longitudinal décrits plus haut à propos des fig. 4 et 5> cependant à cette différence près évidemment que les "bagues à emmancher ne présentent pas de nervures transversales suivant les fig. 2 ou 3 mais des nervures annulaires analogues à celles décrites plus haut en détail à titre d'exemple dans le "brevet mentionné ci-dessus No 494 584. Du fait que les cylindres d'étirement longitudinal 6, 7 et les cylindres de formation de cannelures 8, 9, 10 sont construits de la même façon, il existe la possibilité, par un réglage de l'énergie de chauffage, d'adapter le degré de séchage de la bande de papier dans le poste d'étirement longitudinal et dans le poste de formation de cannelures aux conditions présentes d'un cas à l'autre. En outre, la vitesse de rotation plus élevée des cylindres 8, 9 et 10 du poste de formation de cannelures, qui dans le présent procédé est nécessaire en raison de l'allongement de la bande de papier dans le poste d'étirement longitudinal 6, 7» peut être réglée facilement par l'intermédiaire d'une transmission réglable et, le cas échéant, être commandée automatiquement de manière connue par un palpeur s'appuyant sur la bande de papier et influant sur cette transmission. Il peut être avantageux de prévoir également entre la commande du poste d'humectâtion et le poste d'étirement longitudinal 6, 7 un. dispositif de réglage de la vitesse à fonctionnement manuel ou automatique. La bande de papier cannelée longitudinalement 40 passant 35 à partir du poste de formation de cannelures par les rouleaux de renvoi 11 et 12 et déjà dans une large mesure débarrassée du produit d'imprégnation est amenée directement à la trémie d'entrée 41 d'une boudineuse de type connu, en même temps que la bande d'enveloppement 48 qui se déroule du tambour de stockage47. 71 36805 9 2137415 lia bande cannelée longitudinalement et ramassée en direction transversale quitte la trémie 41 sous forme de "boudin cylindrique enveloppé,de 8,0 mm de diamètre par exemple, ensuite le "bord saillant 42 de l'enveloppe est muni d'une couche de 5 colle par l'appareil 43, puis rabattu et collé en place lors du passage à travers l'outil de formage chauffé 44 de façon à obtenir le boudin filtre enveloppé terminé 49. Afin de vaincre le frottement la bande transporteuse sans fin 46 passe par les rouleaux de renvoi 43 et la trémie 41 ainsi que par l'outil de 10 formage 44. Le boudin filtre sans fin terminé 49 est divisé de manière usuelle en tronçons de filtre qui présentent une longueur de 66 à 120 mm, soit six fois la longueur des différents bouchons filtres. Il est évidemment aussi possible, comme décrit dans les 15 brevets mentionnés ci-dessus, d'amener la bande de papier 40 passant par les rouleaux de renvoi 11 et 12 non pas directement à une boudineuse mais de l'enrouler d'abord sous forme de bobine et de ne la dérouler qu'ultérieurement de la bobine en vue de l'alimentation d'une boudineuse et la transformer en un bou-20 din filtre enveloppé, en tronçons de filtre et bouchons filtres. Le cas échéant, la bande de papier 40 peut à la suite du rouleau de renvoi 12 également, lors du passage par un appareil de séchage de type connu, être débarrassée entièrement du produit d'imprégnation éventuellement encore présent dans le papier, 25 pour n'être amenée qu'ensuite à la trémie d'arrivée 41 d'une boudineuse ou être enroulée sous forme de bobine. La fig. 7 représente des échantillons de bandes de papier susceptibles d'être obtenues avec un dispositif suivant la fig.1 en utilisant des cylindres d1 étirement longitudinal du type 30 décrit à propos de la fig. 3 et présentant un diamètre de 80 mm ainsi que des cylindres de formation de cannelures présentant des nervures annulaires à section transversale rectangulaire présentant des faces frontales larges de 0,3 mm, une distance de centre en centre de 1 mm et une profondeur de gorge d'environ 35 1,5 mm. De telles bandes ont été réalisées dans les conditions suivantes. On utilise une bande de papier brut d'une largeur 2 de 210 mm et d'un poids spécifique de 35 g/m en se servant d'eau comme agent mouillant. La vitesse est réglée à environ 60 mètres par minute, les cylindres d'étirement longitudinal 71 36805 10 2137415 n'étant pas chauffés et le chauffage des cylindres de formation de cannelures étant réglé de façon que la "bande de papier provenant du poste de formation de cannelures soit pratiquement sèche. Afin de mettre en évidence l'allongement de la "bande de 5 papier obtenue par le présent procédé, des rubans transversaux noirs parallèles sont imprimés sur la bande de papier. Les échantillons suivant la fig. 7 sont prélevés derrière le rouleau de renvoi 12 et ce pour les trois modes opératoires différents décrits ci-dessous. 0 Echantillon A : Ici, les cylindres d'étirement longitudinal 6,7 sont écartés l'un de l'autre et la bande de papier n'est munie de cannelures longitudinales que dans le poste de formation de cannelures en étant ainsi étirée en direction transversale «jusqu'à apparition des courtes fissures longitudinales discon-5 tinues clairement visibles à la fig. 7A. La bande de papier ainsi réalisée correspond au papier décrit dans les brevets mentionnés plus haut et utilisée sur une grande échelle industriellement pour des filtres de cigarettes. Echantillon B : Etant donné qu'il s'agit ici seulement de mettre 0 en évidence l'action des cylindres d'étirement 6, 7» cet échantillon est réalisé en écartant les cylindres de formation de cannelures 8, 9 et 10 les Tins des autres, ces derniers ne servant qu'à sécher la bande de papier passant autour d'eux. Par conséquent, l'échantillon 7& ne présente que des zones transver-5 sales parallèles à structure fibreuse relâchée due à 1'étirement longitudinal effectué par les nervures transversales des cylindres 6, 7 s'engageant les unes dans les autres. L'allongement de la bande de papier dû à l'étirement longitudinal subi entre leè cylindres 6 et 7 apparaît clairement. 0 Echantillon C : Cette bande de papier est réalisée suivant le présent procédé, c'est-à-dire en étirant d'abord la bande initiale en direction longitudinale au moyen de cylindres d'étirement longitudinal 6, 7 et en la munissant ensuite dans le poste de formation de cannelures au moyen des cylindres 8, 9» 5 10 de cannelures longitudinales de façon à l'étirer en même temps en direction transversale. La bande de papier suivant l'échantillon C est réalisée directement à la suite de celle suivant l'échantillon A, tous les réglages de la machine étant laissés inchangés et seuls les cylindres étireurs 6, 7 étant 71 36805 n 2137415 mie en prise en supplément. Par conséquent, les échantillons A et C peuvent être comparés directement l'un à l'autre et montrent que l'allongement de la "bande de papier pouvant être obtenu en combinant un étirement longitudinal avec la formation de 5 cannelures longitudinales et un étirement transversal présente le rapport 150:110, soit un accroissement d'environ 45%. La fig. 70 montre en comparaison de la fig. 7A un relâchement beaucoup plus important de la structure fibreuse qui a évidemment pour conséquence un effilochage plus important. 10 A partir de bandes de papier de 280 mm de large et d'un poids spécifique de 0,33 g/m2 on réalise à une vitesse de bande d'environ 150 m/mn des tronçons de filtres normaux de 8,0 mm de diamètre et de 66 mm de long et ce d'abord (type D) en utilisant seulement un traitement de formation de cannelures longitu-15 dinales et un étirement transversal, et ensuite, en supplément, un étiremesnt longitudinal (type E). La résistance à la traction des tronçons de filtre, exprimée en millimètre de colonne d'eau pour un courant d'air déterminé, est mesurée de la manière connue usuelle. La valeur moyenne obtenue chaque fois pour 40 20 tronçons de filtre s'établit comme suit: Bande de papier Késistance à la traction. Poids de 10 tronçons de filtre Type D Type E 120 mm 140 mm 7, 40 g 5, 80 g 25 far conséquent, l'économie de poids due à l'allongement de la bande de papier n'est ici certes que de 1,60 g pour 10 tronçons de filtre ou d'environ 21 %, mais la résistance à la traction des tronçons de filtre D se trouve en même temps accrue d'environ 16 %. Si, par conséquent, on réalisait à partir de la 30 bande de papier (type E) également des tronçons de filtre d'une résistance à la traction de 120 mm, la quantité de papier nécessaire à cette fabrication serait réduite d'environ 16%. Les économies de papier obtenues en combinant 1'étirement longitudinal et la formation de cannelures longitudinales accompagnée 35 d'un étirement transversal seraient donc au total de 37% environ. L'allongement à conférer à la bande de papier et le degré d'accroissement de l'effilochage du papier dépendent naturellement fortement du réglage prévu chaque fois pour le poste 71 36805 12 2137415 d'étirement longitudinal et le poste de formation de cannelures. Cependant, en effectuant 1 ' étirement de la "bande de papier successivement dans des directions différentes, on peut, à condition de régler les cylindres d'étirement longitudinal et les 5 cylindres de formation de cannelures de manière appropriée, réaliser sans difficultés des économies notables en ce qui concerne les "besoins en papier pour des tronçons de filtre comparables. Etant donné que le coût du papier dans la production industrielle de filtres de papier, notamment pour cigarettes, est norma-10 lement supérieur à la moitié du coût total de fabrication, des économies de papier présentent un intérêt lorsqu'ils dépassent par exemple 20 %. Le degré accru d'effilochage pouvant être conféré aux bandes de papier en combinant l'étirage longitudinal et la 15 formation de cannelures longitudinales accompagnée d'un étirement transversal apparaît dans la photographie de la fig. 8 qui correspond à une bande de papier traitée de manière connue seulement par formation de cannelures longitudinales accompagnée d'un étirement transversal, en comparaison d'une bande 20 de papier représéntée à la fig. 9 et qui est obtenue suivant le présent procédé en procédant d'abord à un étirement longitudinal et ensuite à un traitement de formation de cannelures longitudinales accompagnée d'un étirement transversal. L'échelle de grossissement est la même pour les deux photographies et les 25 deux bandes de papier sont réalisées immédiatement l'une après l'autre avec le même dispositif. Les cylindres de formation de cannelures utilisés présentent des nervures annulaires à section rectangulaire présentant des faces frontales larges de 0,3 mm et des gorges larges de 0,7 mm, alors que les cylindres 30 d'étirement longitudinal mis en prise, en supplément, dans le cas de la bande de papier suivant la fig. 9 présentent des nervures transversales de la forme indiquée à la fig. 3 avec des faces frontales larges de 1 mm et des gorges larges de 2 mm. Les deux bandes de papier montrent clairement les canne -35 lures longitudinales s'étendant dans la direction d'avance (flèche de la fig. 8) et la fig. 9 montre les zones amincies s'étendant transversalement à ces dernières à des intervalles de 20 mm et qui sont obtenues par l'étirement longitudinal supplémentaire. 71 36805 13 2137415 Il est à noter qu'en dépit de l'étirement longitudinal important des bandes de papier représenté aux fig. 7C et 9, la cohésion de la bande de papier en direction longitudinale n'est en aucune façon complètement détruite et que le passage de la 5 bande de papier à travers les postes successifs du dispositif suivant la fig. 1 ne présente pas de difficulté. L'exemple de réalisation décrit plus haut à propos de la fig. 1 d'un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention est muni d'un poste de formation par cannelures 10 présentant trois cylindres susceptibles d'être chauffés 8, 9 et 10. Le cas échéant, on peut également utiliser un poste de formation de cannelures ne présentant que deux cylindres 8 et 9 et permettre à la bande de papier cannelée longitudinalement sortant de l'espace entre ces cylindres de continuer son mou-15 vement horizontal, c'est-à-dire ne pas la laisser placée sur la surface du ôylindre 9» Dans ce cas, il est recommandable de laisser la bande de papier passer d'abord par un dispositif de séchage avant de l'amener à la trémie d'entrée 41 d'une boudineuse ou de l'enrouler sous forme de bobine. Il est éga-20 lement à noter que différents types de papier brut sont suffisamment flexibles même sans humectation préalable, et peuvent par conséquent être amenés directement au poste d'étirement longitudinal et ensuite au poste de formation de cannelures de sorte que les cylindres de ces postes ne nécessitent aucun 25 chauffage. Le procédé suivant l'invention a été décrit ci-dessus pour le cas d'un étirement longitudinal en direction d'avance et pour un traitement de formation de cannelures longitudinales accompagné d'un étirement transversal simultané. Il n'est 30 cependant pas limité à cette forme de réalisation préférée et s'applique à toute combinaison de deux ou plusieurs opérations d'étirement successives de la bande de papier effectuées dans des directions différentes. Par exemple, au lieu d'un étirement longitudinal effectué avec des cylindres du type décrit à 35 propos des fig. 2 et 3)on peut également utiliser un étirement en direction oblique en ayant recours à des cylindres 6 et 7 présentant des nervures à la manière de roues d'engrenage dites à dentures hélicoïdales, de façon à obtenir derrière les cylindres 6, 7 une bande de papier présentant les zones étirées et 71 36805 14 2137415 relâchées s1 étendant obliquement par rapport à la direction d'avance, comme représenté à la fig. 10. En fonction de la forme des nervures prévues sur les surfaces des cylindres étireurs 6, 7 s'engageant l'un dans l'autre on peut également obtenir des 5 zones étirées qui se croisent, comme indiqué aux fig. 11 et 12. Au lieu de procéder à la formation de cannelures longitudinales accompagnée d'un étirement transversal simultané, comme décrit, on peut également renoncer à la formation de cannelures longitudinales lorsque pendant la dernière opération d'étirement les 10 zones étirées sont orientées de façon à s'étendre au moins approximativement dans la direction longitudinale de la bande et à faciliter ainsi suffisamment le ramassage de la bande de matière ou de papier sous forme de boudin-filtre; pour cela, il suffit que par exemple les zones obliques indiquées sur la fig. 15 10 s'étendent sous un angle de 20 à 40° par rapport à l'axe longitudinal de la bande. Le procédé suivant l'invention est caractérisé en ce que dans des zones parallèles successives on produit un étirement de la bande de matière ou de papier qui s'accompagne d'un relâ-20 chement correspondant de la structure fibreuse et d'une mise à nu d'un grand nombre de fibres détachées. Si, comme dans l'exemple de réalisation de la fig. 1, on procède d'abord à tin étirement en direction longitudinale et ensuite à la formation de cannelures longitudinales accompagnée d'un étirement transversal, 25 on obtient, à condition de régler de manière appropriée les vitesses de rotation du poste d'étirement longitudinal et du poste de formation de cannelures, un allongement de la bande correspondant à peu près à celui de l'échantillon C de la fig.7-Il est à noter qu'il est également possible de régler les vites-30 ses de rotation des postes d'étirement longitudinal et de formation de cannelures de telle façon que la bande de matière sortant du poste d'étirement longitudinal présente des plis transversaux plus ou moins profonds comme ils se produisent lors du passage par les cylindres 6 et 7 munis de nervures transversales 35 du type représenté à la fig. 2 ou 3. Une telle bande de papier permet alors, après passage entre les cylindres de formation de cannelures 8, 9» 10, d'obtenir "une bande étirée par zones dans deux directions différentes et qui en comparaison de bandes non soumises à un étirement longitudinal supplémentaire peut présenter 71 36805 15 2137415 le même poids par unité de longueur, mais qui est naturellement effiloché davantage et présente en conséquence une plus haute action filtrante. Des tronçons de filtre obtenus à partir d'une bande de papier ainsi traitée présentent par rapport à des tron-5. çons de filtre obtenus à partir de bandes de papier non étirées longitudinalement mais autrement identiques, une résistance à la traction accrue de 60% environ. 71 36805 16 2137415 REVENDICATIONS 1. Erocédé pour fabriquer des bandes matière filtrante, notamment des bandes de papier comportant des fibres relâchées et détachées aptes à être ramassées en direction transversale 5 sous forme d'un boudin-filtre qui peut être divisé en tronçons de filtre et en bouchons filtres pour produits à tabac, notamment pour cigarettes, caractérisé en ce que la bande de matière est d'abord étirée dans une première direction dans un grand nombre de zones parallèles successives de façon que la structure fibreuse soit relâchée, après quoi la bande de matière est soumise à au moins une opération d'étirement supplémentaire effectuée en une autre direction dans de nombreuses zones parallèles successives, l'une des zones étirées étant orientée approximativement en direction longitudinale de la bande de matière afin de faciliter le ramassage transversal de la bande de matière, et la cohésion de cette dernière étant conservée en dépit des zones étirées. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la bande de matière est d'abord étirée en direction longitudinale et munie de zones relâchées s'étendant perpendiculairement à la direction d'avance, après quoi elle est étirée en direction transversale de façon à obtenir des zônes relâchées s'étendant parallèlement à la direction d'avance. 3. Procédé suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que lors de la deuxième opération d'étirement la bande de matière est munie de cannelures longitudinales s'é-tendant parallèlement à la direction d'avance et qui sont conservées lors de la mise en oeuvre ultérieure de la bande de papier. 4. Procédé suivant la revendication 1, applicable à une bande de papier qui est guidée en continu entre des cylindres de formation de cannelures rotatifs qui sont munis d'étroites nervures annulaires s1engageant les unes dans les autres sans se toucher et s'étendant perpendiculairement à l'axe de rotation, de sorte que la bande de matière se trouve cannelée longitudinalement et étirée en direction transversale jusqu'à obtention d'un relâchement et d'une mise à nu de fibres sans que toutefois la cohésion transversale de la bande soit complètement détruite, caractérisé en ce que la bande de matière, avant 71 36805 17 2137415 d'entrer dans les cylindres de formation de cannelures, est guidée par au moins deux cylindres présentant des nervures s'engageant les unes dans les autres sans se toucher et s'étendant sous un angle par rapport à l'axe de rotation et se trouve 5 étirée dans des zones s'étendant parallèlement les unes aux autres sous un certain angle par rapport à la direction de mouvement de la bande. 5. Procédé suivant la revendication 1, applicable à une bande de papier qui est guidée en continu entre les cylindres 10 rotatifs de formation de cannelures qui sont munis d'étroites nervures annulaires s'engageant les unes dans les autres sans se toucher et s'étendant perpendiculairement à l'axe de rotation, de sorte que la bande de matière se trouve cannelée longitudinalement et étirée en direction transversale jusqu'à obtention 15 d'un relâchement et d'une mise à nu de fibres sans que toutefois la cohésion de la bande soit entièrement détruite, caractérisé en ce que la bande de matière, avant d'entrer dans les cylindres de formation de cannelures, passe par au moins deux cylindres présentant des nervures s'engageant les unes dans les autres 20 sans se toucher et s'étendant parallèlement à l'axe de rotation et se trouve étirée dans des zones s'étendant parallèlement les unes aux autres à peu près perpendiculairement à la direction de mouvement de la bande. 6. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce 25 qu'au moins lors de l'une des opérations d'étirement la bande de matière est munie de zones relâchées s'étendant obliquement par rapport à la direction de mouvement. 7. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins lors de l'une des opérations d'étirement la bande 30 de matière est munie de zones relâchées se croisant mutuellement. 8. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins lors de l'une des opérations d'étirement la bande de matière est munie de zones relâchées dont les unes s'étendent dans une direction différente des autres sur la bande. 35 9. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la bande de matière est humectée avant la première opération d'étirement et n'est débarrassée dans une large mesure du produit d'huaectation qu'à la suite de la dernière opération d'étirement. 71 36805 18 2137415 10. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la "bande de matière est humectée avant la première opération d'étirement et est chauffée au cours d'au moins l'une des opérations d'étirement et débarrassée de l'agent mouillant au moins 5 partiellement. 11. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la "bande de matière se trouve allongée par au moins une des opérations d1étirement. 12. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant la 0 revendication 1, caractérisé en ce qu'il est constitué par un dispositif pour dérouler une "bande de matière d'un rouleau de stockage et par des moyens pour guider la "bande de matière à travers des postes de travail disposés les uns à la suite des autres, caractérisé en ce qu'il comprend au moins deux postes 5 de travail prévus pour étirer la "bande de matière passante et dont chacun possède des cylindres commandés présentant à leur surface des nervures s'engageant les unes dans les autres sans cependant se toucher, la direction des nervures par rapport à l'axe de rotation des cylindres étant différente pour les postes 0 de travail successifs. 13- Dispositif suivant la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend un premier poste de travail comportant des cylindres qui présentent des nervures parallèles à l'axe de rotation. 5 14. Dispositif suivant la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un poste de travail comportant des cylindres qui présentent des nervures s'étendant obliquement par rapport à l'axe de rotation. 15» Dispositif suivant la revendication 12, caractérisé en 0 ce qu'il comprend au moins un poste de travail comportant des cylindres qui présentent des nervures qui se croisent. 16. Dispositif suivant la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un poste de travail comportant des cylindres qui présentent des nervures parallèles s'étendant 5 obliquement par rapport à l'axe de rotation, chaque nervure présentant cependant des directions différentes dans son étendue. 17. Dispositif suivant la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un poste de travail comportant des cylindres qui présentent des nervures annulaires s'étendant 71 36805 19 2137415 perpendiculairement à l'axe de rotation. 18. Dispositif suivant la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend des cylindres constitués par des "bagues emmanchées sur un cylindre central creux et qui sont à leur tour 5 munies à leur surface de nervure et sont fixées de telle manière les unes par rapport aux autres que toutes les "bagues forment ensemble une configuration prédéterminée de nervures. 19. Dispositif suivant l'une des revendications 12 à 18, caractérisé en ce que la surface des cylindres centraux présente 10 des rainures s'étendant parallèlement à l'axe de rotation et ri an g lesquelles sont placés des éléments chauffants électriques. 20. Dispositif suivant la revendication 12, caractérisé en ce qu'il est prévu sur la "bande de matière entre le premier et le deuxième poste de travail un organe palpeur pour influer sur 15 les vitesses de rotation de ces deux postes de travail.