La présente invention se rapporte d un fil texturé de filaments synthétiques présentant des torsions en S et Z groupées alternativement, l'une des parties de torsion S et Z groupées étant de forme compacte et celle de l'autre partie étant gonflante, ainsi qu'à un procédé pour la production de ce fil texturé synthétique. Avec le procédé conventionnel de production d'une armure crêpe avec un fil de multifilaments synthétique thermoplastique, après avoir conféré au fil une première torsion montée, on soumet ce fil à une action thermique par l'application de chaleur sèche ou humide de façon à fixer la torsion conférée à ce fil; ensuite on procède à une détorsion jusqu'8 ce que le nombre de torsions par unité de longueur du fil dépasse le point de torsion zéro, de sorte qu'on obtient ainsi un fil ondulé d'une grande voluminosité à couple potentiel élevé. On traite ensuite ce fil ondulé avec un produit d'encollage pour annuler temporairement le couple de rotation potentiel du fil. Le produit d'encollage peut être ensuite éliminé par un désencollage en milieu neutre ou faiblement basique. Le fil traité dans ces conditions, ou le fil gonflant qui n'a pas été encollé, est utilisé comme fil de trame dans le tissage d'un tissu où une paire de fils très gonflants de torsion opposée ou encore une paire de fils de deux groupes différents de fils de grande voluminosité de sens de torsion opposé sont appelés alternativement et conduits dans la foule de la chaîne, le désencollage étant alors effectué sur le tissu écru tissé dans ces conditions. Ce traitement de désencollage a pour effet de développer le couple de torsion potentiel du fil de trame de sorte que le tissu présente de nombreuses ondulations très fines qui lui confèrent son caractère crêpe.Ce tissu écru fait alors l'objet d'un traitement au mouillé de désencollage à chaud et des vibrations mécaniques ou manuelles sont appliquées à ce tissu au cours du traitement de désencollage de sorte qu'un couple de torsion potentiel est effectivement conféré au fil de trame et l'étoffe tissée avec ce fil est un crêpe. Ce tissu crêpe est ensuite séché et fixé thermiquement sur rame et, si nécessaire, peut être aussi teint et apprête. Selon une tendance récente, pour la production de tissus crêpe, on utilise maintenant de préférence un fil de multifilaments de grande voluminosité dont la frisure est obtenue par un procédé de texturation par fausse torsion en raison de la grande production des appareils de texturation utilisés à cet effet, ctest-a-dire des avantages économiques de ce procédé. Toutefois le couple de rotation potentiel du fil ainsi obtenu par fausse torsion est moindre que celui du fil mentionné en premier provenant du procédé torsion-fixage thermique - détorsion1 de sorte que le processus de détorsion doit etre poussé à un degré excessif pour augmenter le potentiel de rotation. L'expérience montre que effet crêpe de l'étoffe ainsi tissée avec le fil texturé par fausse torsion n'est pas très marqué de sorte que ce tissu apparatt comme étant plutôt plat comparativement à celui tissé avec un fil dont les ondulations sont obtenues par le processus de torsion-fixage thermique-détorsion. En outre le toucher du tissu de fil texturé par fausse torsion manque de tenue, aussi ce type de tissu crepe est-il d'un emploi limité. D'autre part, on se rend compte que le tissu crêpe de fil ondulé par torsion-fixage thermique-détorsion répond aux exigences de qualité requises pour de nombreuses utilisations pratiques. Toutefois, il est une de ces exigences particulières qui ne peut pas être satisfaite représentée par la production d'un effet crepe plus caractéristique et nerveux" au toucher. Pour satisfaire cette exigence particulière, plusieurs procédés ont été proposés en vue de produire un fil texturé spécial. L'un d'eux est décrit dans le brevet japonais 18072/1970 et un autre dans le brevet japonais 34976/1972. Dans le premier cas, on procede au doublage de deux fils de multifilaments dont les points de fusion sont différents et on soumet ces fils ainsi assemblés à une opération de texturation par fausse torsion à une température particulière, située entre les points de fusion précités. I1 s'ensuit que les différents filaments constitutifs du fil de multifilaments qui présentent le point de fusion le moins élevé fondent partiellement de sorte qu'ils s'agglomerent ensemble. Cependant, si avec ce procédé le but poursuivi mentionné ci-dessus peut être atteint, par l'emploi du fil texturé dans ces conditions; par ailleurs, le tissu crêpe obtenu est grossier et d'un toucher plus rêche. D'autre part, avec le procédé indiqué en dernier, une pluralité de fils de multifilaments sont d'abord doublés, puis soumis à un traitement thermique pour faire fondre partiellement les différents filaments. Ensuite, le fil qui a été traité thermiquement est texturé par fausse torsion.Etant donnd que les différents filaments fondent partiellement au cours de la texturation par fausse torsion, le couple potentiel conféré au fil par la fausse torsion est moins élevé et, de plus, le fil texturé devient rêche au toucher. L'objet principal de l'invention est donc un fil texturé doté d'un couple potentiel, suffisant pour produire un tissu crêpe présentant un effet crêpe distinctif caractéristique laissant une impression de plus grande nervosité au toucher Pour atteindre ce but, des reverches approfondies ont été nécessaires.Ces recherches ont montré que,s- a toxturation par fausse torsion est effectuée dans des conditions particulières, caractérisées par l'emploi d'une température telle que les différents filaments dun fil retordu thermoplastique de multifilaments peuvent être rassembles sous une forme compacte, de longueur et intervalles de hasard et que des groupes retordus gonflants de filaments individuels peuvent être fors entre les parties compactes de filaments rassemblés mentionnés ci-dessus, un fil texturé peut astre obtenu dont le couple potentiel est suffisant pour que le tissu crêpe fait avec ce fil présente l'effet crêpe distinctif et caractéristique précité. En conséquence, le fil de multifilaments texturé suivant le procédé de l'invention présente une configuration particulière caractérisée par la présence de torsions S et de torsions Z groupées alternativement l'une des parties de torsion S et Z grcupées étant dans un état compact tandis que l'autre partie retordue formée est dans un état gonflant. L'tnvention sera mieux comprisse à la lecture de la description qui suit et en se référant aux dessins ar;nees sur lesquels la figure 1 est une courbe représentant l'aptitude à la texturation d'un fil synthétique de multifilaments en fonction de la température appliquée au cours de la texturation de ce fil par fausse torsion; la figure 2 représente un fil type synthétique texturé de multifilaments produit par le procédé conventionnel de fausse torsion; la figure 3 représente un fil synthétique de multifilaments texturé suivant le procédé de l'invention; la figure 4 est une coupe transversale du fil texturé3 suivant la ligne IV-IV de la figure 3; la figure 5 est une coupe transversale du fil texturé, suivant la ligne V-V de la figure 3; ; la figure 6 est une microphotographie d'un fil synthétique texturé de multifilaments produit suivant le procédé de l'invention; les figures 7A, 7B, 7C, 7D, 7E et 7F sont des graphiques représentant la distribution de la fréquence en fonction de la longueur des parties compactes ou d a celle des parties partielles gonflantes des fils texturés réalisés selon l'invention, pour différentes températures de texturation; la figure 8 est une courbe donnant les résultats de la texturation dans différentes conditions de température selon le nombre diffé::en ic tors ions appliquées pour la texturation; la figure 9 est une vue en élc r~ n latérale d'un appareil de mesure du couple potentiel du fil texture suivant l'invention; la figure 10 est une coupe transversale de la pince du bas de l'appareil de la figure 9; les figures llA, llB et -llC sont des vu a=ématiques illustrant le principe de la mesure du couple potentiel du fil; la figure 12 est une courbe représentant la relation entre la "force de flexion" et la "force extérieure de déformation d'une matière élastique la figure 13A est une photographie montrant le développement de l'effet crêpe caractéristique sur un tissu crêpe suivant l'invention;; la figure 13B est une photographie montrant les effets crêpe d'un- tissu crêpe de comparaison tissé avec un fil produit suivant le procédé classique de texturation. Dispositions principales de l'invention L'expérience a montré que la tetmpérature à laquelle la texturation par fausse torsion est effectuée est un facteur très important dans la texturation des différents filaments constitutifs du fil de multifilaments. Cet effet sera décrit maintenant en se référant à la courbe de la figure I.Dans cette description l'expression "aptitude à la texturation" représente le rapport (longueur de fil texturé de multifilaments à l'état allongé sous une charge qui n'est pas plus grande qu'une tension qui engendre un allongement élastique des différents filaments de ce fil)/(longueur de ce fil en relaxation). I1 est bien connu que l'aptitude à la texturation d'un fil synthétique de multifilaments (désigné simplement par "fil" dans ce paragraphe)augmente en même temps que la température de texturation. Cependant, avec des températures élevées de texturation, l'aptitude du fil à la texturation augmente graduellement jusqu'à une certaine limite maximale, puis diminue progressivement. Cette zone de températures de texturation est désignée ci-après par "première zone".Cependant avec de plus fortes élévations de la température de texturation, l'aptitude de fil à la texturation augmente graduellement jusqu'à ce qu'une limite maximale soit atteinte à partir de laquelle l'aptitude de fil à la texturation diminue progressivement. Cette zone de températures sera désignée ci-après par "seconde zone". Cependant si la température de texturation est éleyée davantage, l'aptitude du fil à la texturation diminue considérablement et, iorsque cette température dépasse celle de fusion de la matière, aL n'est pratiquement plus possible de procéder à la texturation. Cette zone de température est désignée ici par "troisième zone", La configuration du fil texturE de multifilaments varie en fonction de la température de texturation, c'est-à-dire que dans la premier zone, chaque filament individuel conserve sa configuration ondulée indépendamment des autres filaments individuels comme le montre la figure 2 et, par conséquent, la voluminosité du fil de multifilaments texturé est accrue en fonction de ltélévation de la température de texturation. Dans ces conditions, le couple potentiel du fil n'est pas suffisamment élevé pour créer la frisure recherchée, même si ce fil est doux au toucher. La température de texturation au-dessus de la température optimale d'obtention d'une aptitude maximale à la texturation est voisine de la température de ramollissement de la matière qui correspond à la limite entre la seconde et la troisième zone et qui conduit à une dégradation de l'aptitude à la texturation ainsi qu'il a été dit ci-dessus. Dans cet état, la configuration de la frisure des différents filaments devient grossière, ou, en d'autres termes, la forme de la frisure ou de l'ondulation des différents filaments devient de plus en plus plate. I1 en résulte une diminution de la voluminosité du fil texturé en relation avec l'élévation de la température de texturation. Lorsque la température de texturation s'élève au-dessus de la température de ramollissement de la matière, la tendance précitée à l'aplatissement de la frisure ou de l'ondulation de chaque filament individuel est accrue de sorte que les différents filaments se rassemblent en formant un faisceau retordu occupant de nombreuses positions longitudinales du fil comme le montre la figure 3. En conséquence, les différents filaments des parties de faisceau de fils retordues se rassemblent comme le montre la figure 4. Ces parties de faisceaux de fils retordues seront désignées ciaprès par "parties compactes". De nombreuses parties gonflantes sont créées chaque fois entre deux parties consécutives compactes. Dans ces parties gonflantes, les différentes fibres sont disposées dans un état espacé comme le montre la figure 5. I1 est important de noter que,dans l'opération de texturation par fausse torsion, avec une température de texturation dans la troisième zone, un fil texturé présentant une configuration particulière peut etre produit, celle-ci étant caractérisée par une pluralité de parties compactes réparties au hasard le long du fil et par une pluralité de parties gonflantes composées par des filaments individuels texturés réparties en chaque cas entre deux parties compactes consécutives. Des essais renouvelés à l'échelle industrielle ont confirmé, dans la majorité des parties de ce fil texturé, qu'une torsion S ou Z est conférée alternativement aux parties compactes tandis que les parties gonflantes présentent une torsion de sens opposé à celle des parties compactes voisines.Ces essais ont confirmé également que le sens de la torsion des parties compactes est le même que celui de la fausse torsion engendrée dans l'opération de texturation tandis que, dans une paire de parties compactes et dans une partie gonflante du fil formée entre ces parties compactes, le sens de la torsion dans la partie gonflante est opposé à celui de la torsion dans les parties compactes. Le nombre total des torsions dans les parties compactes est substantiellement égal au nombre total de torsions conférées à la partie gonflante texturée.Etant donné que le sens de la torsion de ces deux sortes de torsions est opposé, le nombre de torsions dans les parties gonflantes texturées devient caractéristique et distinctif de sorte qu'on peut produire un fil texturé à couple potentiel un peu plus élevé que le couple d'un fil texturé normal produit à une température de texturation dans la première zone. Lorsque la température de texturation dépasse la limite supérieure de la troisième zone, c 'est--dire lorsqu'elle est supérieure au point de fusion de la matière, une fusion partieLle des differents filaments se produit qui les agglomère et il n'est plus possible de procéder à une opération de texturation dans ces conditions. Dans le but d'illustrer le changement de configuration du fil texturé suivant le procédé de l'invention, le fil de multifilaments sous tension a été soumis à la texturation et on a modifié la température de texturation. Cela a conduit à la conclusion que,si la matière du fil est alimentée dans la zone de fausse torsion dans des conditions de suralimentation, la fréquence des parties compactes tend à augmenter en relation avec le taux de suralimentation. La La longueur et la fréquence de chaque partie compacte de filaments individuels varIent en relation avec les conditions de la texturation telles que température de texturation, nombre de fausses torsions conférées au fil, tension appliquée à la matière et vitesse d'entrainement de la broche de fausse torsion. Cependant; des essais renouvelés ont montré que, si la température de texturation est augmentée jusque vers le point de fusion de la matière, lequel correspond à la limite supérieure de la troisième zone, la longueur des parties compactes partielles et celle des parties gonflantes partielles tendent devenir plus courtes progressivement tandis que la fréquence de la création de ces parties tend à augmenter. C'est ce que montrent le tableau I et les graphiques'des figures 7A, 7B, 7C, 7D, 7E et 7F. Ces données ont été obtenues à partir des essais suivants : un fil de multifilaments de téréphtalate de polyéthylene de titre 75 d/24 f a été texturé par fausse torsion à l'aide d'un appareil conventionnel de fausse torsion (type CS-9 de la firme E.Scragg Co.,British Corporation) dans les conditions suivantes (a) Vitesse de la broche 300.000 tfmn (b) Fausse torsion (essai groupe Aj 3390 torsions Z (essai groupe B) 420 torsions Z (c) Pourcentage de suralimentation du fil alimenté dans la zone de fausse torsion (d) Pourcentage de suralimentation du fil au renvidage 5% (d) Température de texturation essai groupe A 215, 237 et 240 C essai groupe B 243, 246 et 249 C Des éprouvettes sont prélevées sur les bobines de fil texturé et les parties compactes partielles ainsi que les parties gonflantes sont observées dans le sens longitudinal au microscope de faible grossissement. On mesure successivement la longueur des parties compactes et celle des parties gonflantes.Dans essai expérimental mentionné ci-dessus, on a prélevé 10 éprouvettes écantillonnbes au hasard et on a effectué 10 mesures sur chaque éprouvette. Sur les graphiques des figures 7A à 7F l'abscisse représente la longueur (la en mm) des parties partielles compactes ou la longueur (lb en mm) des parties partielles gonflantes tandis que l'ordonnée represente la fréquence f, la température de texturation étant indiquee sur chaque graphique.Dans le tableau I ci-dessous les données des colonnes 2 et 5 représentent respectivement la moyenne arithmétique de la longueur observée des parties partielles compactes (La) et celle des parties partielles gonflantes (lb) T A B L E A U I Température de Nombre de fausses texturation la en mm lb en mm torsions par metre en C a 215 impossible à impossible à 3390 Z dénombrer dénombrer 237 " " 3390 Z 240 " " 3390 Z 243 0,62 5,59 4200 Z 246 0,60 4,11 4200 Z 249 0,49 2,14 4200 7 Pour obtenir confirmation de l influence du nombre de fausses torsions conférées au fil sur la configuratio du fil texturé selon le procédé de l'invention, on a procédéàVessai ci-dessous. Le même fil et le méme appareil de texturation que dans l'essai indiqué ci-dessus ont été utilisés, pour obtenir confirmation de l'influence de la tempéracure de texturation Dans cet essai la broche de fausse torsion était entraînée à 300.000 trime avec le même pourcentage de suralimentation que dans l'essai précédent. Les mêmes conditions de texturation que pour ltexernple 1 qui sont décrites ci-après étaient employées, à l'exception du nombre de fausses torsions conférées au fil et des températures de texturation. T A B L E A U II N0 Nombre de Température Conditions Moment de d'essai fausses de textura- de la tex- rotation du torsionsl -tion en C turation fil mesuré mètre (note 1) (note 1) en cm/mg (note 2) 1 3500 220 0 10,5 Fil conven tionnel 2 4000 210 o Essai 3 4000 220 o 4- 4100 210 n Essai 5 4100 220 A 6 4200 21G X 7 4200- 220 X 8 4200 230 o Essai 9 4200 240 O 16,5 10 4200 250 0 17,0 11 4200 253 X 12 4400 230 13 4400 240 Essai 14 4400 250 O 15 4400 253 X T A B L E A U II suite3 NO Nombre de Température Conditions Moment de d'essai fausses de textura- de la tex- rotation du torsions tion en C turation fil mesure mètre (note 1) (note 1) en cm/mg (note 2) 16 4600 230 X 17 4600 240 A 18 4600 250 0 19 4600 253 X 20 4800 230 X Essai 21 4800 240 X 22 4800 253 X 23 5000 250 t 24 5000 253 X 25 5200 250 X Note 1 : Dans la colonne "Conditions de la texturation", le symbole O représente des conditions dans lesquelles l'opération de texturation est effectuée régulièrement, sans casses de fil.Le symbole A représente des conditions dans lesquelles l'opération de texturation est effectuée avec quelques casses de fil, mais son exécution est possible; le symbole X représente des conditions dans lesquelles l'opération de texturation ne peut être effectuée en raison d'une grande fréquence de casse de fil ou de la fusion de la matière de texturation. Note 2 : Le couple du fil est mesuré avec l'appareil représenté par les figures 9 et 10. + La courbe de la figure 8 représente la relation générale entre le nombre de torsions de fausse torsion dans l'opération de texturation et la température de texturation. On voit qu'il existe une ligne limite représentée par la ligne U.L. On peut se rendre compte également que l'opération de texturation peut entre effectuée dans les limites d'une zone définie par la ligne U.L., par I'axe X, l'axe Y et une ligne AB, qui représentent une température de texturation légèrement inférieure au point de fusion de la matière du fil. En conséquence, le fil texturé suivant l'invention ne peut etre produit que dans les conditions définies par la ligne U.L. dans la seconde zone. De plus, il a été confirmé que la température de texturation et le taux de suralimentation étant choisis dans des conditions appropriées, on peut obtenir un fil texturé qui présente des parties compactes distribuées au hasard de différentes longueurs, ainsi que des parties gonflantes formées à chaque cas entre deux parties compactes consécutives . Le couple potentiel du fil texturé est suffisant pour produire des effets crêpe uniques distinctifs tres marqués dans un tissu crêpe. En conséquence, dans la texturation à échelle industrielle, il est nécessaire de choisir des conditions de texturation basées sur les connaissances fondamentales exposées ci-dessus. Pour cela, si le fil texturé doit servir à tisser un tissu crêpe, les conditions de la texturation pourront être établies d'après les résultats de la mesure de couple potentiel du fil. Pour obtenir confirmation de la possibilité de créer un couple potentiel distinctif caractéristique pour tisser le tissu crEpe, les fils texturés produits dans l'opération conventionnel-le de texturation par fausse torsion à une température de texturation déterminée, dans les limites de la troisième zone, ont été soumis à un essai expérimental en vue de mesurer le couple potentiel de ce fil, essai qui sera décrit plus loin.En se référant aux figures 9 et 10 > on voit que l'appareil utilisé pour mesurer ce couple potentiel comporte une pince supérieure 1 supportée par le rebord supérieur 3a du chassies 3 de l'appareil et une paire de guide- fil 3b, 3c en saillie horizontale hors du chassis 3 pour guider une éprouvette (fil texturé) 4 suspendue à la pince supérieure 1, un support horizontal 5 ayant la forme d'une fourche à deux branches qui est relié rigidement à une tige de connexion horizontale 6, comportant un manchon 7 qui est supporté en rotation par un arbre vertical 8, une tige mince élastique 10 montée rigidement sur le chassies 3 dans une position verticale, un support mobile 11 comprenant trois éléments de guidage horizontaux lla, llb, llc, qui est en prise avec possibilité de coulissement sur la tige mince 10 et-un support 15 muni d'un évidement 15a. Le support 15 est monté rigidement sur le haut d'une tige verticale 16. Une échelle graduée verticale 13 est montée fixement sur le chassis 3 La tige verticale 8 est supportée à coulissement par une paire dé guides 8as 9b fixés sur le chassies 3 et elle est munie d'une partie de vis sans fin engrenant avec une roue 18 montée sur un arbre 18a qui tourne dans un palier (non représenté) fixé sur le chassis 3. Un volant de manoeuvre l9Xest calé sur l'axe 18a. La tige verticale 8 peut ainsi être déplacée vers le haut et le bas en tournant le volant 19 La tige verticale 16 est supportée à coulissement par deux guides 17a, 17b fixés sur le chassies 3 et elle comporte une partie de vis sans fin 16a engrenant avec une roue hélicotdale 22 calée sur un arbre 22a tournant dans un palier (non représenté) fixé sur le chtssis 3. Un volant de manoeuvre 23 est monté rigidement sur l'arbre 22a. En conséquence, ia tige verticale 16 peut se mouvoir vers le haut et vers le bas par actionnement du volant 23. La tige verticale 12 peut être déplacée vers le haut ou le bas de même manière que la tige verticale 16 en ce sens que la tige verticale 12 coulisse dans deux guides 14a, 14b fixés sur le chassies 3 et qu'elle comporte une partie de vis sans fin 12a engrenant avec une roue 20 montée rigidement sur un arbre 20a prenant appui, avec possibilité de rotation sur un palier (non représenté) fixé sur le chassis 3 de sorte que, en tournant le volant de manoeuvre 21, monté sur l'arbre 2osa, en effectue le déplacement mentionne ci-dessus de l'arbre i2.Sur l'appareil le support mobile 11 est fixé horizontalement sur l'arbre vertical 12 comme représenté et un index 13 s'avance horizontalement vers l'échelle graduée 13. Une pince inférieure 2, qui serre une extrémité inférieure de l?éprouvette 4 comporte une partie efilée conique 2a et une partie creuse 2a formant une cavité 2c à concavité 2d et deux axes horizontaux 2e fixés sur la partie creuse 2c dans une position symétrique par rapport à l'axe longitudinal de la pince 2. Le point le plus bas de la partie effilée 2a est représenté par 2b.Une petite pièce 2f est munie d'un tube guide-fil 2 qui traverse le long de l'axe longitudinal de cette pièce et qui comporte une surface extérieure conique de façon que la pièce 2f puisse s'insérer dans la cavité concave 2d de la pince inférieure 2. La position relative du support horizontal 5 et des axes horizontaux 2e de la pince inférieure 2 est conçue de façon que le support horizontal 5 peut venir occuper une première position déterminée dans laquelle la pince inférieure 2 prend appui sur le support horizontal 5 au-dessus du support 15 avant que commence la mesure du couple potentiel, et peut aussi venir se placer dans une seconde position déterminée dans laquelle la pointe 2b de la pince inférieure 2 repose sur la partie centrale de l'évidement 15. du support 15 et il peut également venir se placer dans une troisième position prédéterminée au-dessous de la seconde position. La position relative de ltextrémité supérieure de la mince tige élastique 10 est légèrement supérieure aux axes horizontaux 2e de la pince inférieure 2 qui prend appui sur le support horizontal 5 situé à la seconde position de cette pièce. La mesure du couple potentiel est effectuée de la manière suivante. On insère d'abord une extrémité de l'éprouvette dans le tube 2g de la petite pièce 2f que l'on insère dans la cavité 2d de la pince inférieure 2. On place le support 5 dans la première position et la pince inférieure 2 prend appui sur le support horizontal 5. Ensuite, on amène le support horizontal 5 dans la seconde position en tournant le volant de manoeuvre 9, puis on pinte provisoirement l'autre extrémité de l'éprouvette 4 avec la pince supérieure 1. Au cours de cette opération, l'éprouvette 4 est insérée dans les guide-fil 3U; 3c en la faisant passer dans les fentes (non représentées) de ces guidefil 3b, 3c. I1 est important que dans cette opération l'éprouvette 4 soit tendue par le poids de la pince inférieure 2. Ensuite, on serre de manière stable l'extrémité de l'éprouvette 4 avec la pince supérieure l. On amène le support mobile 11 dans une position légèrement au-dessous du support 5 en manoeuvrant le volant 21, puis, on amène le support 5 dans sa troisième position en manoeuvrant le volant 19. Si alors la pièce 2 ne se trouve pas dans une position verticale, on manoeuvre le volant 23 de façon à déplacer le support vers le bas et à placer la pièce 2 verticalement. Etant donné que le support mobile 11 occupe sa position la plus élevée, la rotation de la pièce 2 autour d'un axe qui cotncide avec l'axe horizontal de l'éprou- vette 4 peut être évitée. La position de ltextrémité supérieure de la tige élastique mince 10 correspond alors au point zéro de l'échelle graduée 13. Lorsque ces différentes opérations préparatoires sont terminées, on manoeuvre le volant 21 pour amener vers le bas le support mobile 11. Lorsqu'un effort de flexion F (voir figure 9 et 11B) est conféré à la parte d'extrémité supérieure de la tige élastique mince lO, la flexion de cette tige 10 est accrue en fonction de la longueur libre de tige qui se trouve au-dessus du point de contact. supérieur du support mobile avec cette tige. Et, finalement, on fait passer l'axe 2e au-dessus de l'extrémité supérieure de la tige élastique mince 10. La position du point de contact supérieur du support mobile avec la tige 10, qui correspond à l'extrémité inférieure de la longueur libre de la tige est alors mesurée par l'aiguille lla sur l'échelle 13. La longueur de I'extrémit8 libre mentionnée ci-dessus de la tige 10 est désignée ci-après par "longueur de flexion". Le couple potentiel de l'éprouvette 4 peut donc être mesuré indirectement en mesurant la longueur de flexion précitée. Pour calculer le couple potentiel à partir de la longueur de flexion de la tige élastique mince 10, on a procédé à l'essai supplémentaire c- dessous. Après avoir déterminé le point de contact initial de l'axe horizontal 2e avec la tige élastique mince 10, la distance entre l'axe central longitudinal de la pince inférieure 2 et le point de contact précité est représentée par 1 (voir figure llA) tandis que la longueur de flexion de la o cige élastique mince 10 est représentée par ly (voir figure-llB). La position de l'extrémité supérieure de ia tige élastique mince 10 doit constituer un point constant étant donné que l'axe horizonal 2e doit passer au-dessus de l'extrémité supérieure de la tige élastique 10 lorsque la pince inférieure 2 commence à tourner sur son axe longitudinal en fonction du moment de rotation potentiel de l'éprouvette 4.En conséquence, le déplacement de ltextrémité supérieure de la tige 10 dans le sens horizontal est représenté par 12 qui est constante. Dans les conditions fondamentales indiquées, les forces qui sont nécessaires pour déformer la tige élastique mince 10 jusqu'à la longueur 12 ont été mesurées dans différentes conditions de ll par l'application d'un procédé de mesure de la force de flexion représenté par la figure llC. Avec ce procédé, une éprouvette 24 de même matière que la tige élastique mince 10 est pincée par une paire de pinces 25a, 25b de façon que l'éprouvette 24 soit maintenue dans une position horizontale . A l'aide d'une balance de torsion conventionnelle, on a mesuré une force F exercée sur une extrémité libre-de l'éprouvette 24. Dans cet essai, le déplacement vers le bas de l'extrémité libre de l'éprouvette 24 est fixé à une longueur constante 12, tandis que la longueur 11 de l'éprouvette 24 varie. La courbe de la figure 12 donnant la relation entre la longueur de flexion 11 et la force F nécessaire pour déplacer l'extrémité libre de l'éprouvette 24 d'une longueur 12 a été établie en utilisant un monofilament de "Nylon" pour ligne de pêcheur d'un titre de 100 deniers. Dans cet essai ce filament était utilisé à la place de la tige élastique mince 10. La force F correspondant à une longueur de flexion 11 peut donc être calculée en se référant à la figure 12. Ainsi, lorsque dans l'essai mentionné ci-dessus, on mesure la longueur 11 à l'aide de l'appareil de la figure 9, la force correspondante F est obtenue à partir de la courbe de la figure 12. Dans l'essai ci-dessus > la distance 12 était fixée à 15 mm. Pour cette distance de 12 le couple potentiel T est T = F x 12 = 1, 5F cm/mg (observation : généralement, le moment de rotation potentiel précité est désigné par "moment de torsion" Des essais à l'échelle industrielle ont montré que,si le couple potentiel du fil texturé est trop élevé, des difficultés sont rencontrées dans les opérations d'ourdissage ou de tricotage du fait de la formation de nombreuses vrilles dans le fil.Des recherches approfondies et renouvelées ont été effectuées pour résoudre ce problème, qui ont montré que ce couple potentiel excessif pouvait être réduit dans une mesure satisfaisante en appliquant une torsion supplémentaire déterminée au fil texturé considéré, de façon à lui conférer une torsion de mème sens que celle de la fausse torsion. Plusieurs exemples seront décrits maintenant de l'application de cette solution. Au cours d'une opération de tissage avec le fil texturé ci-dessus, on a constaté que le tissu crêpe de fil texturé suivant le procédé de l'invention était d'un toucher moelleux convenable même si des effets crêpe caractéristique étaient produits. Selon d'autres essais expérimentaux, si une torsion supplémentaire est conférée au fil texturé ci-dessus de l'invention, de façon à détordre les parties compactes du fil, un couple potentiel très efficace peut être engendré dans les parties compactes du fil dont le sens de torsion est différent de celui de la torsion supplémentaire. Les parties du fil compactes, auxquelles a été conféré ce nouveau couple potentiel, sont réparties au hasard sur la longueur du fil étant donné que le sens de torsion des parties compac res du fil texturé est produit par la texturation à fausse détorsion, et présentent une torsion S ou une torsion Z qui varie au hasard. En conséquence, on obtient ainsi des effets crêpe vraiment uniques sur un tissu en utilisant ce type de fil texturé.L'application de ce type de fil texturé est illustrée dans la suite par l'exemple 2(b). EXEMPLE 1 Un fil de multifilaments de téréphtalate de polyéthylène de titre 75 d/24 f a été texturé par fausse torsion à l'aide d'une machine conventionnelle de texturation (type CS-9, de la firme E.Scragg Co., British Corporation), dans les conditions suivantes (a) Vitesse des broches (tr/mn) 300.000 (b) Fausse torsion 4200 trimètre sens S ou Z (c) Température de texturation 240"C (d) % de suralimentation du fil alimenté dans la zone de la fausse torsion 27. (e) Pourcentage de suralimentation au renvidage 4% La configuration de ces fils texturés est représentée par la figure 3 (observation : la différence entre les deux fils précités est due uniquement à la différence du sens de torsion dans l'opération de texturation. En consbquence, dans l'opération décrite ci-après, l'expression "fil texturé" s'applique indifféremment à l'un ou à l'autre de ces fils). Le couple potentiel du fil texturé par l'opération de fausse torsion ci-dessus peut être contrôlé par le procédé de mesure du potentiel de rotation décrit plus haut. D'après cette mesure, le couple potentiel du fil texturé par le procédé conventionnel était de 10,5 cm/mg. A titre de comparaison, on a contrôlé également le couple potentiel d'un fil texturé produit avec une fausse torsion de 3500 tr/mètre avec une température de texturation de 220"C, ctest-à-dire dans la seconde zone. Le couple potentiel de ce fil était de 16,5 cm/mg. I1 est confirmé ainsi que le couple du fil texturé de cet exemple est tres élevé. Pour obtenir confirmation des avantages pratiques de ce fil texturé, on a procédé au tissage d'un tissu d'armure toile avec ce fil dans les conditions suivantes (a) fil de channe : (i) fil de multifilaments de téréphtalate de polyéthylène de titre 50 d/36 f auquel avait été conférée une torsion S supplémen- taire de 250 tr/m (ii) densité de piquage en peigne 95/38 cm 2 fils de chatne/dent (b) fil de trame (i) doubles duites avec le fil texturé ci-dessus (ii) le sens de torsion du fil de trame passait alternativement du sens S au sens Z à chaque double duite (iii) densité du tramage : 125 duites/3,8 cm (c) largeur du tissu écru : 112;5 cm. On a traité ensuite ce tissu écru au mouillé dans l'eau chaude cependant que des vibrations mécaniques lui étaient appliquées dans son état de relaxation. Sous l'influence de ce traitement au mouillé l'allongement temporaire conféré au fil de trame par l'opération de tissage a été éliminée à l'état de relaxation,~ ce qui a conféré un couple potentiel au fil texturé. La création de ce couple du fil de trame a conduit à la formation d'effets crêpe distinctifs caractérisés par des arrêtes aiguës, des cavités profondes et par des parties fortement en relief à la surface du tissu, engendrant un fort retrait de celui-ci. Ensuite ce tissu crêpe a fait l'objet d'un traitement conventionnel sur rame de façon à fixer thermiquement les effets crêpe à une température déterminée. Les effets crêpe de ce tissu étaient vraiment uniques ainsi que le montre la photographie de la figure 13A. Ce tissu a fait ensuite l'objet d'une opération de teinture Et d'apprêt. Le tissu crêpe produit dans cu coiio1tions présentait des effets crêpe caractéristique qui ont été fixés POOL les stabiliser. La photographie du tissu crêpe tissé avec un fil texturé par le procédé classique de texturation représenté par la figure 13B permet de se rendre compte par comparaison des caractéristiques avantageuses du tissu crêpe tisse avec le fil texturé suivant le procédé de l'invention. Etant donné que la configuration du fil texturé employé comme fil de trame est d'un type tout à fait singulier, ainsi que cela a été expliqué, ie toucher du tissu crêpe rapprêté présente une nervosité particulière qui la rend préférable. EXEMPLE 2 Un fil de multifilaments de téréphtalate de polyéthylène de titre 75 d/24 f a été texturé par fausse torsion avec la même machine que pour l'exemple 1 à une température de texturatísn de 2450C, température qui était donc différente de celle de ltexempAe Du fait de cette température plus éieêe,des difficultés étaient prévues au tissage provoquees par le vrillage du fil. aussi pour obtenir un tissu crêpe analogue à celui de l'exemple 1, a-t-on appliqué les deux procédés modifiés suivants (a) On a fixé temporairement le couple potentiel du fil texturé en appliquant à ce fil un traitement d'encollage, après l'avoir rebobiné sur une bobine. Un traitement de désencollage a été appliqué simultanément au traitement au mouillé décrit dans le cas de l'exemple 1. Le produit d'encollage et le produit de désencollage étaient les mêmes que dans l'exemple 3. Etant donné que le taux de fausse torsion était plus élevé que dans 1 exemple l, le couple potentiel du fil texturé était plus élevé que dans l'exemple 1 et par conséquent les effets crêpe distinctffs et la nervosité étaient également les mêmes de sorte que le tissu crêpe produit présentait le toucher de nervosité désirée (b) Pour réduire le couple potentiel et pour éviter ainsi le vrillage du fil au cours du tissage, on a conféré au fil texturé ci-dessus une torsion supplémentaire (500 tours de torsion supplémentairepar mètre de même sens que la torsion de fausse torsion). Le tissage et l'apprêt de ce tissu ont été effectués dans les mêmes conditions que dans l'exemple 1 et le tissu crêpe obtenu présentait une qualité similaire à celle de l'exemple 1. EXEMPLE 3 Un fil de multifilaments de polyamide (Nylon 6) de titre 120 d/30 f a été texturé par fausse torsion avec la même machine que dans l'exemple 1 dans les conditions suivantes (a) vitesse de la broche (tr/mn) 29 x 104 (b) nombre de tours de fausse torsion 3200 tr/m de sens S et de sens Z (c) température de texturation 210 C 'd) pourcentage de suralimentation à l'ali mentation du fil 1% (e) pourcentage de suralimentation au renvi dage du fil 5% Pour éviter toute difficulté due au vrillage du fil au cours du tissage, on a encollé le fil afin de fixer temporairement le moment de rotation du fil texturé; l'opération de désencollage a été effectuée sur le tissu. Voici comment on a procédé : le fil texturé par fausse torsion dans l'opéra- tion de texturation ci-dessus fait ltobjet d'un encollage au rouleau avec une colle constituée par un copolymère d'alcool de polyvinyle et d'ester acrylique, alors que le fil texturé se trouve dans un état allongé défrisé. On a tissé ensuite le tissu d'armure "crêpe' avec ce fil dans les conditions suivantes (a) fil de channe : la channe de tissage était composée alternativement par deux fils texturés de torsion de sens S et par deux fils texturés de torsion de sens Z. Densité de piquage en peigne : 93/3,8 cm 2 fils de chatne/dent de peigne (b) fil de trame : mêmes dispositions des fils de fausse torsion S et Z que pour les fils de channe Densité de tramage : 120 duites/3,8 cm (c) largeur du tissu écru : 115 cm Le tissu écru est ensuite désencollé dans une machine à laver conventionnelle. Ce désencollage a été effectuée dans une liqueur de désencollage constituée par un agent tensioactif non ionique et un détergent faiblement alcalin à base de carbonate de sodium, pendant 45 minutes, à température entre 95 et 100du. Pendant cette opération, des vibrations mécaniques sont appliquées au tissu de sorte que des effets crêpe distinctifs caractéristiques y ont été développés. Lorsque ce traitement de désencollage au mouillé a été terminé, le tissu a fait l'objet d'une opération de ramage conventionnelle pour fixer thermiquement l'effet crêpe, puis le tissu lavé et fixé thermiquement a été teint et apprêté. La confirmation a été apportée que le tissu produit dans ces conditions présentait des effets crêpe nouveaux caractérisés par une conf i- guration cubique stable et par un toucher élastique agréable. Ce tissu s'est avéré remarquable pour la confection de vttemeìts féminins de printemps et d'été. EXEMPLE 4 Un fil de multifilaments en polyamide (Nylon 6) de titre 120 d/30 f a été texturé par fausse torsion avec la même machine que dans l'exemple 1 et dans les mêmes conditions opératoires que dans l'exemple 3. Une torsion supplémentaire positive (500 tr/m) a été conférée aux fils texturés (fausse torsion de sens S ou Z) de façon que la torsion appliquée soit de sens opposé à celle appliquée par la broche de fausse torsion. Les opérations d'encollage, de tissage, de désencollage et d'apprêt étaient les mêmes que celles de l'exemple 3. Ces opérations ont conduit à la production d'un tissu crêpe unique dont les effets crêpe étaient plus fins que ceux de l'exemple 3. De surcrott ce tissu crêpe présentait au toucher une nervosité distinctive caractéristique. R E v E N D I C A T I O N S 1. Fil synthétique texturé de multifilaments caractérisé en ce qu'il présente une configuration particulière constituée par plusieurs parties compactes et plusieurs parties gonflantes formées à chaque cas entre les parties compactes consécutives, les parties compactes étant formées au hasard le long de l'axe longitudinal du fil et étant constituées par des filaments individuels rassemblés en une masse compacte par une torsion, chacune de ces parties gonflantes étant formée par des filaments individuels texturés,située indépendamment parrapport aux autres, la torsion du fil de multifilaments de chaque partie gonflante étant de sens opposé à celle du fil des deux dites parties compactes voisines. 2. Fil synthétique suivant la revendication I, caractérisé en ce qu'il comporte une torsion supplémentaire de meme sens que celui de la fausse torsion. 3. Fil synthétique texturé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le fil est en polyester. 4. Procédé de réalisation du fil synthétique texturé de multifilaments de la revendication 1, caractérisé en ce qu un fil synthétique de multifilaments est texturé par fausse torsion à une température comprise entre la température de ramollissement et la température de fusion de la matière constitutive.