L'invention concerne un couvercle de récipients sous pression, particulièrement destinés à contenir des cartouches filtrantes dans le cas spécifique de fluides, et mieux connus sous le nom de filtres à cartouche. Comme on le sait, le problème technique le plus important rencontre jusqu'ici dans les solutions techniques actuelles concernant l'étanchéité des filtres à cartouche est celui de l'étanchéité entre les raccords d'alimentation et d'évacuation du fluide et la tête, ceci étant du au fait de la non homogénéité des matériaux. En fait, et de manière habituelle, les raccords sont réalisés en des matériaux ferreux alors que le couvercle, y compris les parties filetées, est réalisé en matière plastique. Il en découle que, du fait des coefficients de dilatation différents des deux matériaux, lorsqu'ils sont sous pression, celui du couvercle se dilate plus, ce qui provoque une perte de fluide présent dans le récipient par infiltration le long du filetage de la tête. Un autre inconvénient, qui provient toujours de la nature différente des matériaux, vient du vissage du raccord sur la tête qui peut se trouver forcé au point où le filetage est détruit de façon irréparable, la conséquence évidente étant que le couvercle du filtre doit alors être remplacé intégralement. Un autre-inconvénient encore, qui n'est pas le dernier, est dû au fait que l'utilisation de moyens courants, tels que du chanvre ou des mastics de scellement divers, pour obtenir une étanchéité parfaite entre les points d'attache du filtre et les raccords, provoque, au cours du temps, des corrosions et des altérations de la matière plastique, et les ruptures qui en découlent. De ce fait, l'invention vise à fournir un couvercle pour filtres éliminant complètement le risque de présence de zones potentielles de fuites. Un but qui en découle est de réaliser un couvercle de filtres permettant de visser facilement les raccords individuels d'alimentation et d'évacuation de manière à faciliter les opérations de montage et de démontage. Un autre but encore est de réaliser un couvercle nouveau qui soit rationnel, simple du point de vue constructif, de manière à réduire de façon notable les coûts de production et d'augmenter la productivité. Ces buts, ainsi que d'autres, qui apparaitront ci-dessous, sont atteints au moyen d'un couvercle de récipient sous pression, en particulier pour filtres, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un insert métallique noyé dans le couvercle pendant la phase de l'injection de la matière plastique dans le moule et destinée à obtenir le couvercle du filtre, cet insert se présentant essentiellement sous la forme d'un manchon à filetage interne et doté sur sa surface cylindrique externe d'une multiplicité de saillies. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaltront plus clairement à la lecture de la description détaillée d'une forme d'exécution préférée présentée à titre d'exemple non limitatif sur les dessins annexés dans lesquels la figure 1 est une vue en perspective d'un filtre à cartouche habituel pourvu d'un couvercle selon l'invention la figure 2 est une vue en coupe partielle du couvercle où l'on peut voir l'insert noyé, et la figure 3 est une vue détaillée et partiellement en coupe de l'insert métallique. Référence étant faite aux figures qui viennent d'etre citées, l'objet de l'invention est indiqué globalement par la référence 1 et il constitue le couvercle de fermeture d'un récipient habituel 2 où est contenue une cartouche filtrante 3 à fluide, le couvercle étant obtenu par injection de matière plastique dans un moule. Ce couvercle 1 est réalisé sous forme d'une pièce unique pourvue d'une queue filetée 4 destinée à coopérer avec un filetage correspondant du récipient 3, le couvercle comprenant un corps cylindrique plat 5 pourvu à sa partie supérieure d'un élément transversal 6. Dans ledit élément transversal 6 qui constitue le moyen de prise pour visser le couvercle sur le réservoir 3, sont prévus deux embouts cylindriques destinés respectivement à ltali- mentation 7 et à la sortie 8. Les extrémités desdits embouts 7 et 8 logent un insert métallique 9 noyé dans ledit couvercle lors de l'injection dans le moule, y compris quelques spires du filetage. Cet insert métallique 9 représenté sur la figure 3 est pourvu à l'intérieur d'un filetage 10 permettant de recevoir un raccord d'alimentation 11 et un raccord de décharge 12 (représentés sur la figure 1). Sur la surface cylindrique externe est prévue par ailleurs une multiplicité de saillies 13 disposées selon la génératrice de la surface cylindrique elle-même, dont le but est d'absorber les sollicitations en torsion pendant la phase du vissage, et de constituer des éléments d'ancrage dans le couvercle. La référence 14 désigne une couronne circulaire de section plus importante dans laquelle sont creusées, dans la partie frontale, une ou plusieurs gorges 5 de forme annulaire qui se trouvent remplies lors de l'injection dans le moule. La figure 3 montre comment la surface externe de l'insert métallique 9, et plus particulièrement les gorges 15 et quelques spires du filetage 10, sont noyés dans la matière plastique formant le couvercle 1. A partir de la description de cette forme de réalisation préférée mais non exclusive, on peut comprendre comment les inconvénients cités dans le préambule ont été éliminés. En fait, en utilisation, les sollicitations engendrées par la pression du fluide et provoquant un comportement différent de l'insert et du couvercle dû aux dilatations différentes sont éliminées par le matériau présent dans les gorges 15, qui se transforment en anneaux d'étanchéité, éliminant le problème des fuites, soit au niveau du filetage, soit surtout au niveau de la surface externe de l'insert métallique. Un autre avantage non négligeable ainsi obtenu vient de ce que le problème de l'association du raccord d'adduction de l'insert fileté est complètement éliminé du fait de la présence de matériaux ayant des caractéristiques quasi homogènes, ce qui permet d'obtenir un accouplement précis. Un autre avantage réside dans le fait que l'insert métallique est pourvu de dispositifs d'engagement en saillie, susceptibles de constituer des moyens d'ancrage valables et sûrs dans le couvercle. Un dernier avantage qui n'est pas non plus négligeable est constitué par le fait que l'on obtient un couvercle pour filtres réalisé en matière plastique et pourvu d'inserts métalliques filetés, donnant au filtre des caractéristiques de résistance presque identiques à celles de filtres analogues réalisés en des matériaux métalliques, avec l'avantage d'un coût de production nettement plus faible. I1 est clair que l on peut utiliser des matériaux divers et avoir recours à des dimensions quelconques en fonction des nécessités. REVENDICATIONS 1. Couvercle de récipient sous pression, en particulier pour filtre, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un insert métallique noyé dans le couvercle lui-meme pendant la phase d'injection de la matière plastique dans le moule et destinée à obtenir le couvercle du filtre, ledit insert se présentant essentiellement sous la forme d'un manchon à filetage interne doté sur sa surface cylindrique externe d'une série de saillies. 2. Couvercle selon la revendication 1, caractérisé en ce que les saillies dont est pourvue la surface cylindrique externe sont disposées selon les génératrices de la surface cylindrique elle-me me de manière à constituer des moyens de prise avec le couvercle et des moyens susceptibles de réagir aux sollicitations en torsion lors du vissage. 3. Couvercle selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ledit insert comprend une saillie annulaire à développement circonférentiel, susceptible de réaliser une tête de section plus importante, une gorge au moins étant prévue à l'intérieur de ladite tete, dans sa zone frontale. 4. Couvercle selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite gorge est de développement circulaire et a une section sensiblement en U.