En médecine et plus particulièrement en chirurgie l'on se sert de coffrets ou boites propres a renfermer les instruments, outils ou autres dispositifs a utiliser au cours d'une opération ou autre. Ces coffrets, prévus métalliques, comportent un fond et un couvercle perforés qui facilitent la stérilisation à l'étuve en atmosphère de vapeur ou d'air chaud. On a imaginé un grand nombre de types de tels coffrets, mais en général les instruments n'y sont pas retenus en place ou ne le sont que dans une mesure insuffisante, de sorte qu'ils glissent et se heurtent lors du transport. On a cherché à y remédier en prévoyant des éléments ou supports de retenue, mais les résultats obtenus n'ont pas été satisfaisants, les supports en question étant insuffisants ou compliqués. L'invention vise a permettre d'établir un coffret dans lequel les éléments ou supports de retenue des instruments ou autres ne comportent pas les inconvénients de la technique antérieure. Conformément a l'invention le plateau inférieur du coffret comporte une ouverture pour chaque élément ou support de retenue et cet élément est lui-même constitué pa un goujon comprenant une embase en forme de disque, un col et une pointe Le col réalise un étranglement qui relie l'embase à la pointe et il est prévu de forme substantiellemeot complémentaire à celle de l'ouverture dans laquelle il est moleté de façon à ne pouvoir coulisser axialemene- Quant à 15 pointe elle va en s'amincissant en direction de son entremît ire, Le dessin anoxé, donne à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les cancte-.rIstiques qu'elle présente et les avantages quelle est susceptible de procurer Fìg. i est une vue en perspective montrant une partie du plateau inférieur ou fond dans coffret destiné à la stérilisation de dispositifs chirurgicaux, plusieurs corps ou goujons de support suivant l'invention étant montés sur lui. On a indiqué en traits mixtes dans cette vue un tel instrument maintenu en position par certains de ceux-ci. Fig. 2 est une coupe à grande échelle suivant 2-2 (fig. 1), montrant l'un des corps ou goujons de support montés sur le plateau précité en indiquant la position de ce corps par rapport au couvercle du coffret, tandis qu'on y a représenté en traits mixtes un instrument médical disposé a 11 intérieur de ce dernier. Fig. 3 est une vue en plan d'un corps ou goujon de support suivant l'invention. Un coffret propre à recevoir des objets de médecine ou de chirurgie et qu'il convient de stériliser à cet effet, tels que les instruments ou Les implants orthopédiques, comporte un fond et un couvercle fixée l'un 2 l'autre de façon amo'ible. A la position fermée ces deux pièces constituent un ensemble à peu près rectangulaire. En fig. 1 l'on a représenté une partie d'un tel coffret, désigné par la référence générale C. La paroi supérieure, référencée T en fig. 2 et qui fait pártie du convercle, s'étend en position fermée parallèlement au fond ou plateau inférieur B. A ce plateau ou fond sont fixés plusieurs goujons ou supports de retenue 1 qui s élèvent perpendiculairement à celui-ci en direction du couvercle T et dont le rôle consiste a maintenir à l encontre de déplacements importants dans le sens latéral, c est-a-dire parallelement au plateau B, les objets que le coffret C renferme, tels par exemple que des instruments chirurgicaux conne celui indiqué par le tracé en traits mixes I. Chaque goujon 1 est constitué par un corps d'une seule place fait en nu polymère stérilisable, susceptible d'être chauffé au moins jusqu'à 100 C et préférablement vers 140 à 145 C. On pet utiliser. par exemple à cet effet la résine synthétique vendue par la firme américaine du Pont de Nemours sous la marque de fabrique DELRIN. Te goujon , qu'on a représenté à l'état isola en fige 33 comporte une embase ou pied 10 et une partie supérieure ou pointe 30 reliés l'un à l'autre par un cal. 20 cylindrique de moindre diamètre, qui représente par équent un étranglement. L'embase 10, prévue en forme de disque, est sitée dans le bas par une face inférieure circulaire plane 13, sur le par unne paroi cylindrique verticale 14 qui se raccorde à la précédente, dans le haut par une face horizontale annulaire 16.Sa dimension nale mesurée perpendiculairement à l'axe du goujon, c'est-à-dire son diamètre, as supérieu a celui de l'ouverture 0, de sorte que la face 16 -ien- porter contre celle inférieure du plateau B, l'embase 10 ag-ssant ainsi comme butée d'arrêt à l'encontre de tout déplacement du goujon 1 an direction du peut. Le col 20 est délimité par une paroi latérale cylindrique qui traverse sans jeu l'ouverture 0 précitée en comportant substantielle- ment les mêmes dimensions que celle-ci en diamètre et en hauteur, cette hauteur étant donc sensiblement égale à l'épaisseur du plateau B.Le goujon 1 est ainsi monté dans l'ouverture 0 de façon rigide ou à tout le mon sens possibilité de déplacement axial ou de basculement. La pointe 30, de forme générale tronconique, est reliée au col 20 Far une face inférieure annulaire 32 et elle comporte une paroi latérale 34 qui converge vers le haut pour aboutir vers l'extrémité supérieure libre du goujon 1 à une facette convexe à peu près hémisphérique 36. La dimension transversale, c'est-à-dire le diamètre maximal, de cette paroi 34 se trouve ainsi à son extrémité inférieure, c'est-à-dire à son intersection avec la face annulaire 32 et il est plus grand que celui de l'ouverture 0, tandis qu'a son extrémité supérieure où elle se raccorde avec la facette 36, son diamètre est à peu près le même, ou préférablement un peu moindre, que celui de ladite ouverture. A titre d'exemple le tiers supérieur de la pointe 30 peut être ainsi moins gros que l'ouvertu- re précitée. De toute manière la partie supérieure du goujon définie par la facette d'extrémité 36 est plus fine que 11 ouverture 0. En d'autres termes il est prévu à l'extrémité libre de la pointe 30 une zone dont le diamètre est inférieur à celui de ladite ouverture. Lors du montage on engage d'abord le goujon dans l'ouverture 0 par sa pointe 30, puis on le repousse dans celle-ci. Quand on arrive à la position finale, la face annulaire 32 porte sur la face supérieure du plateau B et empêche tout retour en arrière. La facette d'extrémité 36 est de révolution par rapport à l'axe du goujon et se raccorde progressivement par son bord à la paroi latérale 34. Ce raccordement et la convexité de ladite facette 36 facilitent l'introduction du goujon dans l'ouverture 0. Pour fixer le goujon 1 au plateau B, on le repousse ainsi en partie dans l'ouverture 0 suivant la direction axiale en faisant passer d'abord la facette 36, puis le reste de la pointe 30, jusqu'à ce que la paroi latérale cylindrique 22 du col 20 se trouve dans l'ouverture précitée et que la face annulaire 16 de l'embase 10 porte contre la face inférieure du plateau B. Lors de cette introduction, la pointe 30 est momentanément déformée par voie élastique, de sorte que le goujon s'enclenche en position lorsque le col 20 a atteint l'ouverture précitée. La longueur axiale du goujon 1 doit être suffisante dans le sens vertical, c'est-à-dire axial par rapport au goujon, pour que l'écartement ou jeu a entre la facette d'extrémité 36 de celui-ci et la surface inférieure du couvercle T du coffret C soit inférieur à la dimension verticaleb de l'instrument I, ou plus exactement de la partie cet instrument qui est retenue par le goujon 1. Bien que l'instrument I ou tout autre objet ainsi retenu puisse se déplacer quelque peu latéralement, ainsi d'ailleurs que verticalement dans les limites fixées par la hauteur du coffret, il ne lui est pas possible de glisser suivant toute la longueur ou la largeur de l'intérieur de celui-ci. Moyennant montage de plusieurs goujons de retenue 1 sur le plateau B de ce coffret C, il est donc possible de maintenir chaque instrument à la position désirée. Lors des opérations chirurgicales, le coffret C et les objets qu'il renferme sont stérilisés dans un autoclave en étant alternativement chauffés à la vapeur ou à l'air, puis soumis à l'action du vide. Cette stérilisation s'effectue à des températures supérieures à 1000C et préférablement de l'ordre d'au moins 1400C. Pour que cela se réalise dans les meilleures conditions possibles, on fait avantageusement comporter au plateau ou fond B, et/ou au couvercle T, un certain nombre d'ouvertures convenablement réparties. Ces ouvertures peuvent être distinctes de celles 0 des goujons ou bien être constituées par.ces dernières. Cette seconde forme de réalisation permet de monter des goujons 1 dans les ouvertures correspondant aux objets ou instruments à rapporter dans le coffret, les autres ouvertures restant libres pour la stérilisation. Le plateau B peut faire partie du fond du coffret C, c'est-à-dire constituer ce fond en étant par exemple solidaire de deux parois latérales du coffret. Mais ce peut être aussi une plaque horizontale intermédiaire séparée montée de façon amovible dans ce dernier. Cette plaque peut en outre être pourvue de-rebords pour constituer une sorte de cuvette intérieure. Il y a encore lieu de noter que le coffret suivant l'invention pourrait renfermer non seulement des instruments chirurgicaux tels que I, mais encore d'autres objets qu'on pourrait désirer stériliser avant une opération, notamment des implants, des plaques d'ostéosynthèse et analogues, retenus en place par le moyen des goujons. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Coffret ou boîte propre à recevoir au moins un objet (I) destiné à être utilisé dans l'art médical, chirurgical ou analogue, du genre comprenant un plateau inférieur (B), une paroi supérieure (T) et au moins un élément ou support propre à retenir l'objet (I) à l'intérieur du coffret, caractérisé en ce que le plateau inférieur (B) comporte une ouverture pour chaque élément de retenue, en ce que cet élément est constitué par un goujon (1), comprenant une embase (10) en forme de disque, un col (20) et une pointe (30), en ce que le col (20) réalise un étranglement qui relie l'embase (10) à la pointe (30), en ce qu'il est substantiellement de forme complémentaire à celle de l'ouverture (0) dans laquelle il est monté sans pouvoir coulisser axialement, et en ce que la pointe (30) va en s'amincissant en direction de son extrémité libre. 2. Coffret suivant la revendication L, caractérisé en ce que vers l'extrémité libre de la pointe (30) est prévue une zone dont les dimensions transversales sont inférieures à celles de L'ouverture (0','. 3. Coffret suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la zone de la pointe (30) qui se raccorde au col (20) présente une forme tronconique avec le sommet du cô en direction de l'extrémité libre de cette pointe. 4. Coffret suivant 11 une quelconque des revend,cations J à 3, caractérisé en ce que la ponte (30) est délilaitee à son extrémité libre par une facette incurvée convexe (35) qui se raccorde régullèronent à la paroi latérale (34) du reste de la pointe (30). 5. Coffret suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le gouJon (1) est constitué par un corps d'une seule pièce