La présente invention concerne un procédé pour la prépa- ration d 1une solution aqueuse de sulfate de zinc utilisable comme charge de départ dans un procédé pour la preparation électro- lytique de zinc. Parmi les minerais de zinc qu'on trouve dans la nature, les minerais sulfures (blendes) forment couramment les principales sources de matières premières pour la métallurgie du zinc. Dans presque tous les cas, les minerais ont une trop basse teneur en zinc pour traitement direct. Ils sont donc dépouillés d'abord par flottation d'une grande partie de la roche secondaire sans intéret, donnant ainsi un concentré de minerai Alors que la teneur en zinc d'un minerai peut etre par exemple de 4 i 9% en poids, la teneur en zinc d'un concentré est comprise en général entre 48 et 62% en poids. L'étape suivante dans la préparation du zinc est le grillage du concentré de minerai avec de l'oxygène (de l'air) durant lequel la réaction principale est la suivante Le produit de cette étape, c'est-à-dire la "matière grillée", a une teneur en zinc qui est comprise en général entre 55 et 73% en poids. Pour la préparation électrolytique de zinc, on traite la matière grillée avec de l'acide sulfurique de manière à dissoudre 1 'oxyde de zinc : Cela s'appelle lessivages de la matière grillée. La solution aqueuse résultante de sulfate de zinc est électrolysée dans des cellules électrolytiques Le zinc précipite sur la cathode et peut en être enlevé. Comme le montre l'équation de réaction, de l'acide sulfurique se forme aussi durant l'électrolyse. Cet acide est présent dans le liquide qui est évacué des cellules électrolytiques après la fin de l'électrolyse. Sa teneur en acide et son origine (les cellules électrolytiques) expliquent le nom "acide de batterie" qui est généralement donné à ce liquide. On part généralement pour l'électrolyse d'une solution neutre de sulfate de zinc contenant de 120 à 220 grammes environ de zinc par litre. L'"acide de batterie" contient généralement de 100 à 300 grammes environ de R2504 par litre et de 30 à 70 grammes de zinc par litre. I1 en résulte que le zinc n'est pas précipité en totalité de la solution durant l'électrolyse. Comme la matière grillée n'est pas constituée de ZnO pur, dans la pratique le procédé n'est pas aussi simple qu'indiqué cidessus. Les composés présents dans la ratière grillée peuvent étre classés dans les groupes suivants 1) Composés du zinc qui sont facilement solubles dans l'acide sulfurique. Ils comprennent en premier lieu ZnO. De plus, la ratière grillée peut contenir déjà un peu de ZaS04. 2) Composés du zinc qui sont moins facilement solubles dans l'acide sulfurique, c' est-à-dire qui se dissolvent seulement dans de 1' acide sulfurique assez concentré à température élevée. Le principal composé de ce type est le ferrite de zinc, qui peut être représenté par la formule ZnO.Fe293. La quasi-totalité du fer présent dans le concentré de minerai est transformée en ferrite de zinc par les techniques classiques de grillage. 3) Composés qui ne sont pas solubles dans l'acide sulfu- risque. Il existe de très nombreux composés de ce type, comme PbSO4, AgCl, SiO2, CaS04. 4) Composés (pas de zinc) qui se dissolvent dans l'acide sulfurique. Ils comprennent des composés d'un grand nombre d'élé ments tels que Co, Cu, Cd, Sb, As, Mg, Mn. Durant le traitement de lessivage, les composés mention- nés en (1), (3) et (4) posent peu de problèmes. Les composés du groupe (1) se dissolvent facilement. Les composés du groupe (3) ne se dissolvent pas et sont déchargés comme "résidu de lessivage". Les composés du groupe (4) se dissolvent et entrent dans la solution de sulfate de zinc. Les composés de certains éléments (Mg, Mn) n'ont que peu ou pas du tout d'effet perturbateur sur l'électrolyse, tandis que les composés d'autres éléments (Co, Cu, Cd, Sb, As) sont extrênement perturbateurs. Pour cette raison, on utilise toujours dans la pratique une étape de purification entre le lessivage et l'électrolyse, de manière à éliminer de la solution de sulfate de zinc les composés des éléments perturba tueurs. Cette étape connue de purification n' a pas besoin d'être étudiée ici, car l'invention concerne l'exécution du lessivage. Tout fois, les composées du groupe (4) jouent un rCle négligeable. Les problèmes dans le lessivage sont causés par les com- posés du groupe (2). Si le lessivage est effectué dans des conditions relativement douces telles que l'oxyde de zinc se dissolve, mais pas le ferrite de zi la matière solide restant après le lessivage (le "résidu de lessivage") contiendra encore du zinc, de sorte que le 'rendement du lessivage" (c'est-à-dire le pourcentage du zinc qui était présent dans la matière grillée et qui a été dissous) est relativement bas. Si le lessivage est effectué dans des conditions plus sévères, telles que l'oxyde de zinc et le ferrite de zinc se dissolvent tous deux, ce dernier conformément à l'équation on obtient une solution qui contient une quantité relativement grande de fer en plus du zinc.Toutefois, une solution de sulfate de zinc à partir de laquelle du zinc va litre préparé par lectro- lyse doit contenir seulement une faible proportion de fer. Dans le passé, il était usuel d'effectuer le lessivage dans des conditions conduisant å une dissolution minimale du ferrite de zinc. On obtient ce résultat en effectuant le lessivage à un bas degré d'acidité (pE de 4 environ ou plus élevé. Ce traitement de lessivage est appelé "lessivage neutre". L'acide utilisé est généralement de acide de batterie". Si on neutralise cet acide avec de l'oxyde de zinc, la solution de sulfate de zinc résultante aura automatiquement la concentration de sulfate de zinc désirée pour l'électrolyse. Au bas degré d'acidité indiqué, une faible proportion de fer qui s'est néammoins dissoute précipite à l'état d'hydroxyde. Pour cela, il est important, toutefois, que le fer soit dans la forme ferrique et non terreuse. Pour cette raison, on ajoute souvent un oxydant (généralement de l'air, parfois du manganèse ou même du permanganate de potassium). Le lessivage neutre est généralement effectué à la température ambiante ou à une température légèrement élevée (le plus souvent pas plus élevée que 60-70-C environ) et à ce propos on peut noter que l'élévation de la température peut quelquefois être avantageuse pour la précipitation du fer. Le lessivage neutre peut être effectué d'une nanière discontinue ou continue et en une seule ou plusieurs étapes, dans ce dernier cas éventuellement selon le principe du contre-courant. Après le lessivage neutre (et, dans le cas d'une opération à étapes multiples, éventuellement après chaque étape), suit une séparation solide/liquide, qui peut être effectuée selon une technique désirée quelconque, mais qui dans la pratique est effectuée le plus souvent avec un ou plusieurs "épaississeurs". Ces derniers sont des récipients dans lesquels le mélange solide/ liquide est introduit et ensuite on laisse déposer les particules solides. Du sommet de de l'épaississeur, un liquide clair est évacué comme surverse. DU fond de I'épaississeur, une bouillie de particules solides dans du liquide est évacuée comme sousver se. Le fait qu'une bouillie est évacuée signifie que la séparation solide/liquide n'est pas complète.Toutefois, cela présente l'avantage pratique qu 'une bouillie peut encore s'écouler et être pompée comme un liquide. Evid-xent, après l'utilisation d'un épaississeur, on peut améliorer encore la séparation, par exemple en filtrant ou en centrifugeant la bouillie. Cela sera effectué en particulier quand un constituant de la bouillie est sans intérêt (par exemple un tel constituant sans intérêt consiste en particules solides qui peuvent être déchargées comme déchet) tandis que l'autre constituant est intéressant (par exemple un tel constituant intéressant consiste en liquide qui est encore utilisable et peut être recyclé dans le procédé). Le liquide obtenu dans la séparation solide/liquide est la solution aqueuse déiisée de sulfate de zinc. Les particules solides sont le résidu de lessivage du lessivage neutre0 Ce résidu de lessivage contient les composés insolables du groupe (3), le ferrite de zinc non dissous et un peu d'oxyde de zinc, parce que durant le lessivage neutre il est presque inpossible de dissoudre l'oxyde de zinc quantitativement à partir de la charge de grillage. De plus, le résidu de lessivage peut contenir un peu d'hydroxyde de fer, précipité durant le lessivage neutre. Autrefois, le traitement de lessivage neutre terminait le lessivage et on déchargeait le résidu de lessivage. I1 aurait été possible, comme on 1a expliqué ci-dessus, de dissoudre aussi le ferrite de zinc par lessivage dans des conditions plus sévères, mais cela aurait causé en même temps la dissolution d'une assez grande quantité de fer. Si ce fer est précipité sous la forme de Fe(0E)3 de la manière mentionnée ci-dessus, on obtient une grande quantité d'un dépôt volumineux et on rencontre des difficultés pratiquement insurmontables pour séparer ce dép8t du liquide. Par la suite, toutefois, on a trouvé des procédés pour précipiter sélectivement le fer à partir de solutions contenant une assez grande quantité de fer en plus du zinc, sous la forme d'un précipité pouvant être séparé facilement du liquide. Un de ces procédés est la précipitation sélective du fer sous la forme de jarosite. Ce "procédé à la jarosite" est décrit dans l'article "Die Eisenf llung als Jarosiet und ihre Anwendung in der Nassme- tallurgie des Zincs" (la précipitation du fer sous la forme de jarosite et son utilisation dans l'hydro-métallurgie du zinc) de G. Steinveit dans "Erzmetall" 23 (1970), pages 532-539.Il est donc possible maintenant de traiter le résidu de lessivage du lessivage neutre si énergiquement avec de 1' acide sulfurique que le ferrite de zinc se dissolve (et avec lui évidemment l'oxyde de zinc et l'hydroxyde de fer présents dans le résidu également). Le résidu de lessivage du lessivage neutre est traité ensuite à température élevée (le plus souvent entre 80 et llO.C, de préférence à 95-C environ) avec un excès d'acide sulfurique assez concentré. Selon la référence mentionnée, la concentration de cet acide sulfurique doit être environ 180-250 grammes de H2 S04 par litre, mais dans la pratique on a trouvé qu'il est suffisant d'utiliser un acide sulfurique d'une concentration d'environ 130250 grammesdde H2S04 par litre. A cet effet, on peut utiliser de acide de batteries, complété éventuellement par de l'acide sulfurique concentré frais.A la fin du traitement, le liquide doit être encore assez fortement acide ; selon la référence cidessus, il doit y avoir encore présents environ 80-120 grammes de H2S04 par litre, mais dans la pratique on a trouvé qu'une quantité d'environ 40-120 grammes de H2S04 par litre est suffisante. Ce traitement est appelé "lessivage acide à chaud", ce nom s'expliquant par la température élevée et le degré élevé d'acidité. Cosse le lessivage neutre, le lessivage acide à chaud peut être effectué de manière discontinue ou continue et en une seule ou plusieurs étapes. Le lessivage acide à chaud est suivi d'une séparation solide/liquide, comme dans le cas du lessivage neutre. Les particules solides peuvent être déchargées comme résidu de lessivage. Le liquide contient les sulfates de zinc et de fer dissous et l'acide sulfurique en excès non-consos é. Le liquide est passé alors à la "précipitation de jarosi- te" où le fer est précipité sélectivenent sous la forme de jarosite, à température élevée (approximativement la même température que dans le lessivage acide à chaud). La formule de la jarosite est X2/ Fie6(SO4)4 (OH)12 /, dans laquelle X est un ion d'ammonium ou de métal alcalin. Il en résulte immédiatement que des ions d'ammonium ou d'un métal alcalin doivent généralement être ajoutés durant la précipitation de jarosite, par exemple sous la forse d'un sel ou d'une base.Dans le cas de l'addition d'ions d'am- ionium sous la forme d'ammoniaque, l'équation de réaction peut 8 'écrire : Pour ne pas contaminer inutilement le liquide, on n' ajoute pas plus d'ions d'ammonium ou de métal alcalin que ce qui est nécessaire pour la formation de la jarosite. Il est possible d'utiliser moins que la quantité équivalente. Une certaine proportion du fer précipite alors sous la forme de (H30)2jFe6(504)4 (OH)12 j. Dans ce cas, toutefois, la précipitation steffectue un peu plus lentement. D'après l'équation de réaction indiquée, il apparat que de l'acide sulfurique est formé durant la réaction. De plus, le liquide contient l'acide sulfurique en excès qui n'a pas été con sommé durant le lessivage acide à chaud. Cette quantité totale d'acide sulfurique est trop grande pour une bonne précipitation de jarosite. Pour que l'on obtienne la précipitation la plus rapi de et la plus complète possible du fer sous la forme de jarosite (et donc la plus basse teneur possible en fer dans le liquide restant), on fait généralement en sorte que cette précipitation se termine finalement à un pH de 1,0-1,5 environ, bien qu'il soit possible d'opérer aussi avec un degré final d'acidité un peu plus élevé, suivant le temps disponible et la teneur en fer acceptable du liquide restant.Dans tous les cas, toutefois, il est nécessaire d'ajouter un agent de neutralisation basique, Pour éviter une perte d'acide, on utilise un composé basique du zinc. DU ZnO pur serait idéal, mais il est trop comateux, de sorte que dans la pratique on utilise de la matière grillée. Eventuellement, la précipitation de la jarosite peut être divisée en deux parties, à savoir une "pré-neutralisation" et la "précipitation réelle de jarosite". Dans la pré-neutralisation, une certaine proportion de la matière grillée névessaire comme agent de neutralisation est alors ajoutée au liquide, de manière que le pH soit déjà porté près de la valeur désirée. Dans la précipitation réelle de jarosite, on ajoute alors le reste de la matière grillée nécessaire et les ions d'ammonium ou de métal alcalin. Après la précipitation de jarosite, suit une autre séparation solide/liquide. (Si la précipitation de jarosite est divisée en une pré-neutralisation et une précipitation réelle de jarosite, il est évidemment possible de faire suivre chaque étape d'une séparation solide-liquide, dans laquelle le résidu de la pré-neutralisation peut être recyclé au recyclage acide à chaud). Le liquide est une solution aqueuse de sulfate de zinc qui, compte tenu du pH durant la précipitation de jarosite, contient encore un peu d'acide. Ce liquide est généralement recyclé au lessivage neutre, où l'acide est neutralisé. La matière solide est appelée le "résidu de jarosite". El7e contient principalement la jarosite précipitée. Toutefois, elle contient aussi d'autres constituants, qui proviennent de la matière grillée ajoutée comme agent de neutralisation durant la précipitation de jarosite. Ce cette matière grillée, à peu près seulement l'oxyde de zinc se sera dissous (bien que pas quantitativement) durant la précipitation de jarosite, tandis que le fer rite de fer présent dans la matière grillée sera resté sensiblement non-dissous et que les constituants insolubles seront évi gemment restés non dissous. Toutes ces matières non-dissoutes sont donc présentes dans le résidu de jarosite. Comme proposé dans l'article de Steinveit mentionné cidessus, il est possible d'améliorer encore le rendement du lessivage en traitant de nouveau à l'acide sulfurique le résidu de jarosite de manière à dissoudre les ferrites de zinc. Ce "lavage acide de la jarosite" est effectué dans des conditions un peu plus douces que celles du lessivage acide à chaud. Après une séparation solide/liquide, on obtient une ma- tière solide sensiblement exempte de zinc qui peut être déchargée et un liquide acide contenant des sulfates de fer et de zinc. On doit éliminer le fer de ce liquide, ce qui évidemment s'effectue très facilement en recyclant le liquide à la précipitation de j arosite. De cette manière, on arrive donc tau moins théoriquement) à ce qu'aucun résidu contenant encore du zinc soluble ne soit déchargé du système. Sur la figure 1, le procédé connu le plus élaboré Invention né ci-dessus est représenté schématiquement sous la forme d'un procédé continu. Sur cette figure,le lessivage neutre est désigné par I et, pour plus de simplicité, est représenté comme une opération en une seule étape. On y fait arriver de la matière gril lée franche par une canalisation 1, de lacide sulfurique par une canalisation 2 et de l'air par une canalisation 3. Le produit du lessivage neutre passe par une canalisation 4 à un épaississeur Il, dans lequel a lieu une séparation donnant une solution de sulfate de zinc et une bouillie de particules solides.La solution de sulfate de zinc est déchargée par une canalisation 5 comme surverse de l'épaississeur Il. La bouillie est déchargée par une canalisation 6 comme sousverse de l'épaississeur II et passe au lessivage acide à chaud, désigné par III et qui pour plus de simplicité est représenté comme une opération en une seule étape. On y fait aariver de l'acide sulfurique par une canalisation 7. Le produit du lessivage acide à chaud passe par une canalisation 8 à un épaississeur IV, dans lequel a lieu une séparation donnant un li quide et une bouillie de particules solides.Le liquide est déchargé de l'épaississeur IV par une canalisation 9 comme surverse et passe à la précipitation de jarosite, désignée par V et qui pour plus de simplicité est représentée comme une opération en une seule etape. De l'épaississeur IV, la bouillie est déchargée comme sousverse par une canalisation 10. Cette bouillie passe au filtre Vl, où elle est séparée en particules solides et en liquide. Les particules solides séparées subissent un traitement de lavage secondaire sur le filtre avec de l'eau arrivant par une canalisation 11 et sont ensuite déchargées par une canalisation 12. Tout le liquide provenant du filtre est passé par une canalisation 13 à la précipitation de jarosite V. Pour cette précipitation de jarosite, on fait arriver de l'ammoniaque par une canalisation 14 et de la matière grillée par une canalisation 15. Le produit de la précipitation de jarosite passe par une canalisation 16 à un épaississeur VII, dans lequel a lieu une séparation donnant un liquide et une bouillie de matière solide. Le liquide est déchargé de ltepaississeur VII comme surverse par une canalisation 17 et revient au lessivage neutre. La bouillie est déchargée de l'épaississeur VII comme sousverse par une canalisation 18 et passe au lavage acide de la jarosite, désigné par VIII, et qui pour plus de simplicité est représenté comme une opération en une seule étape. On y fait arriver de l'acide sulfurique par une canalisation 19. Le produit du lavage acide de la jarosité passe par une canalisation 20 à un épaississeur IX, dans lequel a lieu une séparation donnant un liquide et une bouillie de matière solide. Le liquide est déchargé de 1 'épaississeur IX comme surverse par une canalisation 21. La bouillie est déchargée de l'épaississeur IX comme sousverse par une canalisation 22 et passe à un filtre X, dans lequel la bouillie est séparée en ma- tière solide et en liquide. La matière solide séparée subit un lavage secondaire sur le filtre avec de l'eau arrivant par une canalisation 23 et elle est ensuite déchargée par une canalisation 24. Tout le liquide provenant du filtre est combiné par une canalisation 25 avec le liquide arrivant par la canalisation 21. Le courant liquide combiné est ramené par une canalisation 26 à la précipitation de jarosite V. L'acide sulfurique utilisé dans la pratique est princi palment de acide de batterie", mais l'addition d'un peu d'acide sulfurique frais (ou d'ions sulfate sous une autre forme quelconque) est aécessaire pour maintenir le bilan de sulfate du système, parce que du sulfate (sous la forme de jarosite) est -décharg continuellement du système. Cela s'effectue très efficacenent en introduisant de 1 'acide sulfurique concentré frais dans le lessivage acide à chaud. La présente invention est basée sur le principe quil est possible d'omettre le lavage acide de la jarosite et d'obtenir néanmoins le même rendement de lessivage, du moment que le résidu de jarosite entier est recyclé au lessivage acide à chaud. Les composés du zinc présents dans le résidu de jarosite se dissolvent durant le lessivage acide à chaud. La jarosite elle-même ne se redissout que dans une mesure très faible, de sorte que la majeure partie de la jarosite, et de beaucoup, peut être déchargée avec le résidu. On a trouvé qu'aucune conplication ne résulte de la présence de quantités assez petites d'autres impuretés né- galliques. Le procédé selon l'invention est représenté schératiqne- ment sous la forme d'un procédé continu sur la figure 2. Après l'explication de la figure 1 qui a été donnée ci-dessus, il parattrait superflu de donner une explication de la figure 2. L'invention concerne donc un procédé pour la préparation d'une solution aqueuse de sulfate de zinc utilisable comae charge de départ dans un procédé polar la préparation électrolytique de zinc, par lessivage d'une matière grillée, comprenant un lessivage neutre, un lessivage à chaud et une précipitation de jarosite, suivis chacun d'une séparation solide/liquide, procédé selon lequel le résidu de la précipitation de jarosite est recyclé au lessivage acide à chaud. On peut obtenir une amélioration supplémentaire en faisant passer le résidu du lessivage neutre non pas au lessivage acide à chaud, mais à la précipitation de jarosite. Cette amélioration est représentée sur la figure 3, pour laquelle une explication supplémentaire est également superflue. Cette amélioration est basée sur le fait que le résidu de lessivage neutre contient encore de l'oxyde de zinc et un peu de Fe(OH)3. En ne faisant pas passer ces substances (comme sur le figure 2) au lessivage acide à chaud, moins d'acide sulfurique est nécessaire dans le lessivage acide à chaud sur le figure 3 que sur la figure 2. En faisant passer ces substances à la précipitation de jarosite, on a besoin d'ajouter moins de matière grillée franche comme agent de neutralisation pour la précipitation de la jarosite.Le résultat de ces circonstances est que moins de liquide circule dans le circuit III-IV-V-VII de la figure 3 - que dans le circuit correspondant de la figure 2, de sorte que dans le cas de la figure 3 le matériel nécessaire peut être de plus petites dimensions et donc moins coûteux. Sur la figure 4, le procédé de la figure 3 est représenté d'une autre manière. La figure 4 montre plus clairement la simplicité du procédé. Exemple On peut se reporter pour cet exemple à la figure 3 ou à la figure 4. On fait arriver au lessivage neutre (60'C, temps moyen de séjour 2 heures) : par la canalisation 1 : 22,8 tonnes/heare de matière grillée (contenant 59% en poids de Zn, 11% en poids de Fe et 1,8% de S04) par la canalisation 2 : 72,7 m3/heure d'"acide de batterie" (contenant 159 grammes de H2S04 par litre 52 grammes de Zn par litre) et 25 m3/heure de liquide résiduaire contenant dn zinc provenant de divers départements de l'installation de production de zinc (contenant 53,1 grammes de H2504 par litre et 100 grammes de zil par litre) ; par la canalisation 3 : de l'air. De l'épaississeur Il, on décharge comme surverse par la canalisation 5 une quantité de 200 m3/heure de solution neutre de sulfate de zinc (contenant 139,5 grammes de Zn par litre). Par la canalisation 6, passe comme sousverse une bouillie constituée de 30 m3/h de liquide et de 12 152 kg/heure de matière solide. Cette matière solide contient 29,6X en poids de Zn et 22,55% en poids de Fe. Cette bouillie passe à la précipitation de jarosite (95C, durée moyenne de séjour 3,8 heures), à laquelle arrivent aussi 200 kg/heure d'ammoniac (sous la forme de gaz) par la canalisation 14 et 7 tonnes/heure de matière grillée par la canalisation 15. De l'épaississeur VII, on décharge par la canalisation 17 comme surverse 145 co3/heure de solution acide de sulfate de zinc (contenant 110 grammes de Zn par litre, 6,5 grammes de H2504 par litre, 1 gramme de Fe3+ par litre et 0,6 gramme de Fe2+ par litre). Cette solution revient au lessivage neutre. Par la canalisation 18, passe comme sousverse une bouillie constituée de 40 m3/heure de liquide et de 18 270 kg/heure de matière solide. Cette matière solide contient 13,79X en poids de Zn, 29,20% en poids de Fe et 15,65% en poids de 504. Cette bouillie passe au lessivage acide à chaud (95-C, durée moyenne de séjour 3 heures) où arrivent aussi 83,3 m3/heure d'acide de batterie" et l 419 litre/heure d'acide sulfurique à 96% en poids frais, par la canalisation 7. De l'épaississeur IV, sort comme surverse par la canalisation 9 une quantité de 87 m3/heure de liquide (contenant 50,8 grammes de H2504 par litre, 81,0 grasses de Zn par litre, 15,7 3+ grammes de Fe + par litre. Ce liquide passe à la précipitation de jarosite. De l'épaississeur IV, sort par la canalisation 10 comme sousverse une bouillie constituée de 50 m3/heure de liquide et de 11 500 kg/heure de matière solide.Cette matière solide contient 1,34% en poids de Zn, 28,24% en poids de Fe et 24,79% en poids de S04, Cette bouillie passe au filtre VI, où la matière solide séparée subit un lavage secondaire par pulvérisation avec 23 3/ heure d'eau arrivant par la canalisation 11. Par la canalisation 12, une quantité de 11 500 kg/heure de matière solide quitte le système. Cette matière solide est encore mouillée par 5 m3/heure de liquide (contenant 11,8 grammes de H2504 par litre, 28 grammes de Zn par litre, 6 grammes de Fe par litre). A partir du filtre VI, on obtient 68 m3/heure de liquide (contenant 36,5 grammes de H2S04 par litre, 57,5 grammes de Zn par litre, 11,1 grammes de Fe3+par litre). Ce liquide passe par la canalisation 13 à la précipitation de jarosite. Le rendement du lessivage est de 98,3%. REVENDICATIONS 1. Un procédé pour la préparation d'une solution aqueuse de sulfate de zinc utilisable corme charge de départ dans un procédé pour la préparation électrolytique de zinc, par lessivage d'une matière grillée, comprenant un lessivage neutre, un lessivage acide à chaud et une précipitation de jarosite, suivis chacun d'une séparation solide/liquide, caractérisé en ce que le résidu de la précipitation de jarosite est recyclé au lessivage acide à chaud. 2. Un procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le résidu du lessivage neutre est passé à la précipitation de jarosite.