I1 existe d nomoreuses méthodes pour rendre la surface des dalles tu carreaux antidérapante par un profilage. Ces profilages sont surtout intéressants lorscu'on exige un espace pour chasser la poussière et lorSquZon marche sur le revêtement avec des chaussures. Dans les endroits où l'on marche pieds-nus conine dans les installation sportives, piscines et vestiaires, doucnes, installations, de sources thermales, et similaires, les dalles profilées non vitrifiées ne peuvent être utilisées que d'une façon très limitée parce que le profilage donne une sensation désagréable aux pieds nus et peut causer des blessures si les arêtes sont vives.La petite mosaïque non vitrifiée de 2x 2 cm que l'on aime utiliser à cause du grand nombre de joints n'est pas toujours agréable au pied parce que lorsque le matériau de jointoiement à été enlevé par des lavages successifs, les arêtes vives des pierres pénètrent dans le pied' Dans le cas de dalles planes non vitrifiées, ces dalles sont suffisamment antidérapantes pour le pied nu tant qu'elles peuvent absorber encore un peu d'numidité, toutefois ces propriétés antidérapantes diminuent rapidement lorsqu'un film d'eau se trouve sur les dalles On a mis au point ces derniers temps des dalles partiellement vitrifiées dont les surfaces ou arêtes en saillie ne comportent pas de glaçure et dont les parties profondes sont remplies d'une glaçure le plus souvent colorée.Dans la pratique, on n'a pas obtenu des résultats auxquels on s'attendait sur le plan antidérapage. La glaçure appliquée à l'état fluide p-ouides raisons techniques de fabrication, entre les saillies sans glaçures présente pour ces dalles connues une surface lisse. Des accidents se sont produits également lorsque les surfaces vitrifiées étaient beaucoup plus petites que la surface sur laquelle le pied vient s'appuyer. De même, les techniques visant à rendre encore plus antidérapantes pour le pied nu les dalles vitrifiées sur toute leur surface par l'utilisation d'un profil ou par le saupoudrage de sable dans la glaçure ou en réalisant une glaçure ayant ellemême une forme en relief ne se sont pas révélées satisfaisantes. L'invention a pour objet de créer un corps vitrifié sur au moins une partie de sa surface offrant des propriétés antidérapantes pour le pied nu lorsque cette surface est recouverte d'un film d'eau. Gn exige également que la surface offre au pied nu qui vient s'y poser une sensation agréable et ne présente pas le danger de blessure. En outre, la surface doit être à peu pras comparable au point de vue propriétés de nettoyage aux surfaces habituelles revêtues d'une glaçure lisse. On entend par corps vitrifiés en particulier des dalles mais également des corps émaillés. rour les corps émaillés, on a souvent le même problème que pour les dalles. On ne citera, à titre d'exemple, que les bacs de douche émaillés. Les formes habituelles de profils améliorant les propriétés antidérapantes se sont avérées être peu efficaces dans ce cas. Lorsqu'on parle d'un corps "entièrement vitrifié sur au moins une partie de sa surface", on veut dire par là que la surface vitrifiée du corps possède, éventuellement avec les surfaces vitrifiées des corps voisins, une dimension de surface correspondant au moins aux surfaces d'appui du pied humain sur une surface d'appui plane. Pour résoudre le problème selon l'invention, on propose que sur un corps entièrement vitrifié le nombre de pointes provoquant la rugosité atteigne une densité de 1 à 100 sur au moins une partie de sa surface et de préférence 3 à 25 pointes au mm2. On peut obtenir cette rugosité en ajoutant à la glaçure un grain d'une granulométrie maximale de 300 y et de préférence de 40 à 200 fi , ne fondant pas à la température de cuisson de la glaçure. La poudre de corindon s'est avérée être une matière appropriée pour des grains, ne fondant pas aux températures habituelles de cuisson de la glaçure. On a constaté, en outre, qu'une proportion quantitative de 5 à 25 6/O du grain produisant la rugosité rapportée au poids total des constituants de la glaçure et du grain (poids à sec) donnait de bons résultats. On obtient alors les meilleures propriétés antidérapantes lorsque la partie principale des grains se trouvant à la surface de la glaçure est essentiellement exempte de glaçure tout au moins dans la zone des pointes. Jette exigence peut être satisfaite dans l'opération de fabrication en maintenant pendant toute l'opération de cuisson nne viscosité de la glaçure qui ne permet pas aux grains produisant la rugosité de s'enfoncer dans la glaçure a l'état liquide même lorsque la couche de glaçure appliquée est apaisse, de sorte que le grain qui produit la rugosité n'est pas recouvert par la glaçure. La structure de surface conforme à l'invention peut être conbinée avec le relief de la glaçure déjà connue. On entend par relief le résultat obtenu par l'application de la glaçure à des couches d'épaisseurs différentes dans des zones superficielles voisines. Dans ce cas, il est essentiel d'avoir pour le relief la rugosité prévue par l'invention dans toutes les zones de la surface et non pas seulement dans les zones en relief. Les méthodes permettant de donner du relief sont connues : par exemple, on peut obtenir un relief par impression, injection ou projection. Il s'est également avéré opportun, lors de la fabrication des corps vitrifiés conformes à l'invention, d'appliquer sur le corps de base tout d'abord une première glaçure exempte de grains puis d'appliquer sur cette première couche iine deuxième couche contenant le grain donnant la rugosité et enfin de cuire les deux couches en une même opération de cuisson. Les corps vitrifiés fabriqués selon l'invention ont été soumis aux essais suivants Jur uaplan incliné suivant une pente variable, on a placé les dalles fabriquées selon l'invention. On a arrosé ce plan incliné de lessive de savon. Une personne s'est placée sur le plan incliné dont on a augmenté progressivement l'inclinaison. On a constaté que la personne a eu un équilibre instable seulement lorsque l'angle d'inclinaison par rapport à l'horizontale a atteint 300. Cette valeur est extrêmement élevée. On ne s' attendait pas à ce que les dalles conformes à l'invention possèdant une microrugosité présentent de meilleures propriétés antidérapantes que les dalles connues à relief grossier. L'avantage propre à un corps vitrifié de pouvoir se nettoyer facilement subsiste sur les corps vitrifiés seloh l'invention malgré leur rugosité de surface. L'invention est utilisable tout particulièrement pour les dalles et pour les corps émaillés, par exemple les baignoires ou bacs de douches émaillés. Dans le cas d'une utileation sur les dalles, la solution conforme à l'invention offre tous les avantages propres aux dalles vitrifiées, en particulier elle permet à l'architecte une meilleure utilisation des couleurs, ce qui dans le cas d'un choix psychologique des couleurs, augmente la sécurité et le bien-être des utilisateurs. L'unique figure du dessin schématique annexé présente une forme d'exécution d'une dalle selon l'invention. La figure wMpreente une dalle céramique 10 revêtue d'une couche vitrifiée 12. Dans la couche vitrifiée 12, on voit des pointes 14 augmentant la rugosité. REVENDICATIONS 1. - orps entièrement vitrifié sur au moins une partie de sa surface, caractérisé en ce que la glaçure comporte 1 à 2 pointes au mm et à préférence 3 à 25 pointes au 2 100 pointes au mm et de préférence 3 à 25 pointes au mm augmentant la rugosité. 2. - Corps entièrement vitrifié sur au moins une partie de sa surface selon la revendication 1, caractérisé en ce que ce corps est un corps céramique. j. - Corps entièrement vitrifié sur au moins une partie de sa surface selon la revendication 1, caractérisé en ce que ce corps est un corps revêtu d'une glaçure du genre émail. 4. - Corps entièrement vitrifié sur au moins une partie de sa surface selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les pointes produisant la rugosité sont exemptes de glaçure. 5. - Procédé de fabrication d'un corps entièrement vitrifié sur au moins une partie de sa surface selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par l'addition dans la glaçure d'un grain non fusible à la température de cuisson de la glaçure, grain ayant une granulométrie maximale de 300 et de préférence de 40 à 200ss. 6. - Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que la glaçure contient de 5 à 25 % d'un grain procurant la rugosité, rapporté au poids total sec de la glaçure y compris le grain. 7. - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 5 et 6 caractérisé en ce que les grains procurant la rugosité, sont obtenus à partir de poudre de corindon. 8. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé en ce que, lors de la cuisson de la glaçure, la viscosité de celle-di est maintenue à une valeur telle qu'elle ne permette pas l'enfoncement total d'un grain, procurant la rugosité, dans la couche de glaçure, même lorsque celle-ci est très épaisse, de sorte que chaque grain procurant la rugosité ne soit pas recouvert par la glaçure. 9. - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisé en ce que la glaçure contenant le grain procurant la rugosité est appliquée régulièrement sur toute la surface de la dalle. 1. - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé en ce que la glaçure contenant le grain procurant la rugosité est appliquée en relief par impression, injection ou projection. a - rocédé suivant l'une quelconque des revendications 5 à 10, caractérisé en ce qu'il est appliqué sur le corps non vitrifié tout d'abord une glaçure exempte de grains après quoi il est appliqué sur cette première couche une dauxième couche contenant le grain procurant la rugosité, et les deux couches étant cuites en une seule et meme opération de cuisson.