Cette invention concerne de nouveaux alcoyle inférieur benzènes substitués basiques, un procédé permettant de les préparer et des préparations pharmaceutiques qui contiennent ces nouveaux composés, ainsi que leur application. Cette invention concerne en particulier des 4-(phényl)-pipéridines de formule générale I R1 - Ph - R2 (i) où R1 représente un radical de formule où R3 représente un benzyle non-substitué, Ph représente un radical p-phényl éventuellement substitué par un alcoyle inférieur, un alcoxy inférieur, un nitro et/ou un halogène et R2 représente un alcoyle inférieur, sous forme libre ou sous forme de sel. Ci-dessus comme ci-dessous, il faut comprendre en particulier sous le terme "composés organiques inférieurs" (ainsi que les radicaux qui en dérivent) les composés et les radicaux qui présentent jusqu'à 7, et avant tout jusqu'à 4 atomes de carbone. Un alcoyle inférieur contient par exemple jusqu'à 7, et avant tout jusqu'à 4 atomes de carbone et peut être ramifié et lié en position quelconque, mais est de préférence à chat- ne droite. Comme exemples il faut mentionner avant tout le butyle, le propyle, l'isopropyle et tout spécialement l'éthyle et le méthyle. Un alcoxy inférieur contient par exemple jusqu'à 7, et avant tout jusqu'à 4 atomes de carbone et peut être ramifié, et le groupe oxy peut être lié en position quelconque, mais est de préférence à chaine droite. Comme exemples, il faut mentionner le butoxy, le propoxy, l'isopropoxy, l'éthoxy et en particulier le méthoxy. Un halogène est par exemple un halogène dont le numéro atomique est inférieur ou égal à 35, en particulier le chlore. Les composés de formule générale (I) et leurs sels utilisables en pharmacie possèdent des propriétés pharmacologiques utiles. Ils ont ainsi un effet antithrombogène prononcé, que l'on peut par exemple montrer chez le cobaye grâce à l'effet d'inhibition de la thrombocytopénie, par exemple après induction par de 1'ADP à des doses d'environ 100 à 300 mg/Kg p.o., à la réaction d'Arthus dans un intervalle de doses allant d'environ 30 à 300 mg/Kg p. o. et à la réaction de Forsmann dans un intervalle de doses allant d'environ 100 à 300 mg/Kg'p. o., de même que chez le lapin, grâce à l'inhibition de l'embolie pulmonaire induite par l'acide arachidonique à des doses allant d'environ 100 à environ 300 mg/Kg p.o. Les nouveaux composés peuvent donc être appliqués comme antithrombogènes pour traiter les maladies thrombotiques, par exemple celles qui ont un composant inflammatoire. Cette invention concerne en premier lieu les composés de formule générale I, où R1, R3 et Ph ont les significations mentionnées et où R2 représente un alcoyle inférieur à chaîne droite, sous forme libre ou sous forme de sel. L'invention concerne en particulier les composés de formule générale I, où R1 a la signification donnée ci-dessus, où Ph représente un p-phénylène éventuellement mono-substitué par un alcoyle inférieur, avant tout ayant jusqu'à 4 atomes de carbone, comme le méthyle, un alcoxy inférieur, surtout ayant jusqu'à 4 atomes de carbone, comme le méthoxy, ou un halogène, surtout un halogène dont le numéro atomique est inférieur ou égal à 35, comme le chlore, R2 représente un alcoyle inférieur à chaîne droite ayant jusqu'à 7, par exemple jusqu'à 4 atomes de carbone, et R3 représente un benzyle sous forme libre ou sous forme de sel. L'invention concerne avant tout les composés de formule générale I, où R1 est le 1-benzyl-pipéridyl-(4) Ph représente un p-phénylène mono-substitué par un alcoyle inférieur ayant jusqu'à 4 atomes de carbone, comme le méthyle, un alcoxy inférieur ayant jusqu'à 4 atomes de carbone, comme le méthoxy, ou un halogène dont le numéro atomique est inférieur ou égal à 17, comme le chlore, ou de préférence un p-phénylène non-substitué, et R2 représente un alcoyle inférieur ayant jusqu a 4 ato mes de carbone, comme le butyle, le propyle ou avant tout l'éthyle ou le méthyle, sous forme libre ou sous forme de sel. L'invention concerne notamment les composés de formule générale I mentionnés dans les exemples, sous forme libre ou sous forme de sel. Les nouveaux composés peuvent être préparés par des procédés classiques. Un des modes opératoires préférés consiste à cycliser un composé de formule générale où X1 de l'un des radicaux X1 et X1 représente un groupe hydroxy estérifié éventuellement réactif et l'autre un groupe amino de formule R3-NH- , ou un sel de ce corps, et, si on le désire, à transformer le composé obtenu en un autre composé de formule générale I, à dédoubler un mélange d'isomères obtenu (mélange racémique) pour obtenir les isomères purs (racémates), à dédoubler un racémate obtenu pour obtenir les antipodes optiques et/ou à transformer un composé libre obtenu en un sel ou un sel obtenu en le composé libre ou en un autre sel. Le groupe hydroxy estérifié réactif est par exemple un groupe hydroxy estérifié par un acide fort, par exemple un acide minéral, comme un acide halohydrique, par exemple l'acide iod-, brom- ou chlorhydrique, ou par un acide sulfonique organique, par exemple l'acide benzène-, p-toluène-, p-bromobenzène-, méthane- ou éthane-sulfonique. La cyclisation se produisant avec séparation de HX1 peut s'effectuer de manière habituelle, par exemple par réchauffement ou chauffage modéré, par exemple jusqu'à 2000, à sec ou si nécessaire en présence d'un solvant inerte et/ou en présence d'un agent de condensation. - En partant de composés où Xlest un hydroxy estérifié réactif, on utilise par exemple un agent de condensation basique, comme une amine tertiaire, par exemple la triéthylamine ou la pyridine, ou une base organique, par exemple un carbonate ou hydroxyde de métal alcalin ou alcalino-terreux, comme l'hydroxyde de potassium.En partant de composés où X1 est un hydroxy, on travaille par exemple en présence d'un liant aqueux, par exemple de dicyclohexylcarbodiimide et/ou avec élimination par distillation de l'eau de réaction, par exemple par distillation azéotropique avec du benzène, du toluène ou un xylène. Les produits de départ de formule II sont connus ou peuvent être préparés par des procédés classiques, par exemple par réaction d'un composé de formule IIa avec un agent de sulfonation ou d'halogénation, comme un halogénure d'acide sulfonique organique, avec du chlorure de thionyle ou du tribromure de phosphore, suivie par une réaction du composé obtenu de formule IIb où au moins l'un des radicaux XO représente un groupe hydroxy estérifié réactif et l'autre représente éventuellement un hydroxy, avec une amine de formule R3-NH2 ou un sel de ce corps de manière habituelle. On peut en outre préparer les nouveaux composés en remplaçant par un benzyle le radical X2 d'un composé de formule générale (III) où X2 représente un hydrogène, ou d'un sel de ce corps, et si on le désire, en procédant à une ou plusieurs des opérations supplémentaires mentionnées ci-dessus. Le remplacement de l'hydrogène par un benzyle s'effectue de manière habituelle, par exemple par réaction ha bituelle avec un agent benzylant, comme un ester réactif, de préférence un ester d'acide halogéné ou d'acide sulfonique, par exemple l'ester de l'acide chlorhydrique, bromhydrique, ou iodhydrique ou l'ester de l'acide benzène-, p-toluène-,pbromobenzène-, ou méthanesulfonique, de l'alcool benzylique, ou dans des conditions réductrices avec le benzaldéhyde, par exemple en présence d'un dihydrure de métal léger, comme un borohydrure de métal alcalin, par exemple de borohydrure de sodium, ou d'acide formique ou de ses sels, si nécessaire dans un solvant inerte et/ou sous une pression augmentée et/ou à une température augmentée.On obtient les produits de départ de formule III par exemple en séparant d'un composé de formule un radical séparable X2, Les radicaux séparables X2 de ce genre sont avant tout des radicaux séparables par hydrolyse. Les radicaux séparables par hydrolyse sont par exemple des radicaux acyles, comme les radicaux acyles d'acides organiques, par exemple des radicaux alcanoyles inférieurs éventuellement halogénés, par exemple fluorés, comme le butyryle, le propionyle, l'acétyle ou le trifluoroacétyle, ou des radicaux benzoyles, ou des groupes carboxyles éventuellement fonctionnellement modifiés, par exemple des groupes carboxyles estérifiés, comme des radicaux alcoxycarbonyles, par exemple le radical tert-butoxycarbonyle ou le radical méthoxycarbonyle, des radicaux aralcoxycarbonyles, comme les radicaux phénylalcoxyinférieur-carbonyles, par exemple le carbobenzoxy, ou encore des radicaux halogènecarbonyles, par exemple le radical chlorocarbonyle, les radicaux -arylsulfonyl-éthoxycarbonyles, comme le t-toluène-sulfonyl- ou le p-bromobenzènesulfonyl-éthoxycar- bonyle. L'hydrolyse s'effectue de manière habituelle, par exemple en présence d'agents acides, comme par exemple un acide minéral aqueux, comme l'acide sulfurique ou un acide halohydrique, ou un acide organique, par exemple un acide carboxylique approprié, comme un acide i-halogène-alcane-carboxylique, par exemple l'acide trifluoro- ou chloracétique, un acide sulfonique organique, par exemple placide benzène- ou toluènesulfonique, ou des échangeurs d'ions acides, ou en présence d'agents basiques, par exemple d'hydroxydes alcalins, comme l'hydroxyde de sodium, ou d'ammoniac ou d'amines, par exemple l'hydrazine, si nécessaire à une température augmentée. Les produits de départ de formule générale (IIIa) sont connus ou peuvent être préparés par des procédés connus, par exemple en faisant réagir une l-X2-4-phénylpipéridine correspondante, éventuellement substituée dans la partie phényle, en présence de trichlorure d'aluminium avec un halogénure d'alcanoyle inférieur et, dans la 1-X2,-4-(alcanoyle inférieurphényl)-pipéridine ainsi obtenue, en réduisant le groupe alcanoyle inférieur en alcoyle inférieur de manière habituelle, par exemple par action de l'hydrogène en présence de palladium/ charbon.On peut par exemple préparer les l-X2-4-phényl-pipé- ridines utilisées à cet effet en faisant réagir un bromure de phénylmagnésium avec la l-benzyl-4-pipéridone puis en l'hydrogénant en présence de palladium/charbon et en introduisant dans la 4-phényl-pipéridine ainsi obtenue le radical X2 par réaction avec l'halogénure correspondant. On peut en outre préparer les composés de formule (III) à partir d'un 4-(p-R2-phényl)- & valérolactame par une réduction du groupe oxo lactamique de manière habituelle, par exemple avec de l'hydrure de lithium-aluminium. On peut encore préparer les nouveaux composés en réduisant la(les) double(s) liaison(s) du radical R1 et/ou du radical R2, dans un composé de formule générale IV R1, - Ph - R2 (IV) où R1, représente un radical R1 et où R2' représente un radical R2, à la condition qu'au moins l'un de ces radicaux présente au moins une double liaison, ou dans un sel de ce corps, et, si on le désire, en procédant à une ou plusieurs des opérations additionnelles mentionnées ci-dessus. Le radical R1, présentant au moirs une double liaison est par exemple un radical 4-pyridyle éventuellement partiellement hydrogéné, N-benzylé inférieur. Le radical R2, présentant au moins une double liaison est par exemple un radical hydrocarbure aliphatique non saturé, comme l'alcényle inférieur, par exemple le méthallyle, l'isopropényle, le propène-2-yle, le vinyle ou l'allyle, ou l'alcynyle inférieur, comme l'éthynyle ou le propargyle. La réduction s'effectue comme d'habitude, par exemple avec de l'hydrogène catalytiquement activé, par exemple en présence de nickel de Raney ou d'un catalyseur en métal noble, comme le platine, éventuellement sous la forme de l'oxyde ou sur charbon, en pratique dans un solvant inerte, par exemple un alcanol, ou le dioxanne, et éventuellement sous pression. Mais il est également possible d'opérer cette réduction avec de l'hydrogène en formation, par exemple avec du sodium dans l'éthanol. Il est recommandé de choisir toujours les conditions de la réaction de manière que d'autres groupes de la molécule, par exemple le groupe p-phénylène, ne soit pas attaqué. On peut en outre réduire les radicaux N-benzyle-l, 2,5,6-tétrahydropyridyle et N-benzyl-pyridinium R1' dans les composés de formule (IV) par réaction avec un hydrure de dimétal léger de manière habituelle lors de la réduction des composés de N-benzylpyridinium-N-ben2yl-1,2,S,6-tétrahydro- pyridyle, par exemple avec du borohydrure de sodium, par exemple dans un alcanol inférieur comme l'isopropanol ou lors de la réduction des composés de l-benzylpipéridyle avec de l'hydrure de lithium aluminium, par exemple dans un éther aliphatique comme le diéthyléther, le dioxanne ou le tétrahydrofuranne. Les produits de départ de formule générale (IV) sont connus ou peuvent être préparés par des procédés connus. On peut par exemple obtenir les composés de formule (IV) où R1 représente un radical N-benzyl-pyridinium, par réaction habituelle d'une 4-métal-pyridine, par exemple de 4lithium-pyridine, avec un composé de formule R2,-Ph-Hal où Hal est un halogène, par exemple le brome ou le chlore et où R2' est différent de l'éthynyle et représente un radical hydrocarbure aliphatique éventuellement insaturé. A partir des composés pyridyliques obtenus par exemple ainsi, on peut ensuite obtenir par une quaternisation habituelle, par exemple avec un halogénure de benzyle, les composés de N-benzyl-pyridinium correspondants. On peut par exemple préparer les composés de formule (fiv) où R1' représente un radical N-benzyl-4-(1,2,5,6-tétrahydro)- pyridyle par réaction habituelle d'un composé de formule R2'-Ph MgHal, où Hal représente un halogène, par exemple le brome ou le chlore, et où R2' représente un radical hydrocarbure aliphatique éventuellement insaturé différent de l'éthynyle, avec une N-benzyl-4-pipéridone et élimination d'eau à partir de la N-benzyl-4-p-R2-phényl-4-hydroxy-pipéridine ainsi obtenue, par exemple au moyen d'un acide protonique, par exemple avec l'acide ptoluènesulfonique dans le benzène, le toluène ou un xylène. On peut en outre obtenir les composés de formule (IV) où R1, représente un radical N-benzyl-4-(1,2,5,6-tétrahydro)-pyridyle par réaction habituelle avec un composé de formule R2-Ph-CH(CH3)=CH2 avec le formaldéhyde; par exemple sous forme d'oligomère, par exemple sous forme de paraformaldéhyde, ou en solution aqueuse, c'est-à-dire avec la formaline, et une benzylamine ou un sel de ce corps en présence d'un acide protonique, par exemple d'un acide halohydrique comme l'acide chlorhydrique. On peut par exemple préparer les composés de formule (IV) où R2' représente un alcényle inférieur ou un alcynyle inférieur en transformant, dans un composé correspondant de formule alcanoyle inférieur-Ph-R1,, le groupe alcanoyle inférieur soit pour donner le groupe i-hydroxy-alcoyle-inférieur correspondant, par exemple par réaction avec un alcoylure de phosphore, comme un composé de formule (Phényl)3-P=alcoylydène inférieur, ou par réaction avec du borohydrure de sodium suivie par une déshydratation de ce corps par catalyse acide, soit pour donner le groupe d, i -dichloroalcoyle inférieur correspondant, par exemple par chloruration avec du pentachlorure de phosphore, suivie par traitement avec une base forte, comme la lessive de soude ou le méthanolate de sodium, pour aboutir à l'alcynyle inférieur. On peut obtenir les composés d'alcanoyle inférieur mentionnés par exemple par réaction d'un composé de formule R1'-Ph-H avec un halogénure d'alcanoyle inférieur en présence de trichlorure d'aluminium. On peut en outre préparer les nouveaux composés en remplaçant dans un composé de formule générale V R1,, - Ph - R2 (v) où R1,, représente un radical R1 et/ou R2" représente un radical R2, avec la précision qu'au moins l'un de ces radicaux porte au moins un radical X3 remplaçable par un ou deux atomes d'hydrogène, ou dans un sel de ce corps, le ou les radicaux X3 par de l'hydrogène, et éventuellement en procédant à une ou plusieurs des opérations supplémentaires mentionnées ci-dessus. Les groupes X3 remplaçables par un atome d'hydrogène sont par exemple des groupes carboxy, des groupes sulfonyle dérivés d'acides sulfoniques organiques ou en particulier des groupes hydroxy éventuellement éthérifiés ou surtout estérifiés ou des groupes mercapto éventuellement éthérifiés, en particulier les groupes du genre mentionné ci-dessus liés à un atome de carbone benzylique. Les groupes hydroxy éthérifiés sont par exemple des groupes alcoxy inférieurs, comme le méthoxy ou l'é- thoxy. Les groupes hydroxyle estérifiés sont par exemple des groupes hydroxy estérifiés par un acide minéral ou un acide carboxylique ou sulfonique organique. Les acides carboxyliques organiques sont par exemple des acides benzoïques éventuellement substitués, des acides alcane-, surtout alcane inférieurs- carboxyliques, par exemple l'acide benzénique ou l'acide acétique. Les acides sulfoniques organiques sont par exemple l'acide benzène-, p-toluène-, p-bromobenzène-, méthane-, éthane- ou éthènesulfonique. Les acides minéraux sont de préférence des acides halohydriques, par exemple l'acide chlorhydrique, l'acide bromhydrique ou l'acide iodhydrique. Les groupes mercapto éthérifiés sont par exemple des groupes mercapto alcoylés inférieurs ou alcénylés inférieurs, comme le méthylthio, l'éthylthio ou l'éthylènethio. Les groupes X3 remplaçables par deux atomes d'hydrogène sont par exemple les groupes oxo ou thiono, les groupes semi-carbazono ou les groupes hydrazono éventuellement substi tués en position p par un sulfonyle organique, comme le benzène-, le p-toluène-,le p-bromobenzène-, ou le méthanesulfonyle. Le même atome de carbone peut porter plusieurs groupes X3 de ce genre remplaçables par un hydrogène, par exemple deux groupes remplaçables chacun par un atome d'hydrogène, comme les groupes hydroxy, halogène ou mercapto éthérifiés, par exemple I'éthylène-dithio, ou un groupe remplaçable par deux atomes d'hydrogène ainsi qu'un groupe remplaçable par un atome d'hydrogène, comme un groupe oxo et un groupe hydroxy éventuellement estérifié ou éthérifié. Le remplacement par de l'hydrogène peut s'effectuer de manière habituelle, dans le cas de groupes hydroxy ou mercapto éventuellement estérifiés ou éthérifiés, de groupes sulfonyle et de radicaux X3 remplaçables par deux atomes d'hydrogène, par exemple par réduction. Un carboxy peut par exemple être remplacé par un atome d'hydrogène par une décarboxylation habituelle, par exemple thermique. Comme agents réducteurs il faut mentionner en particulier : l'hydrogène naissant, par exemple par action d'un composé ayant un hydrogène labile sur les métaux, par exemple d'un acide protonique, comme un acide halohydrique ou un acide alcane inférieur-carboxylique, sur le fer ou le cas échéant sur le zinc, le magnésium ou l'aluminium amalgamé, ou activé par de l'eau sur, de préférence, l'aluminium, le magnésium ou le sodium amalgamés, par exemple sur amalgame de sodium, ou l'hydrogène catalytiquement activé par un catalyseur d'hydratation, comme un catalyseur au nickel ou en métal noble, par exemple le nickel de Raney ou le platine se présentant sous une forme liée chimiquement ou sur un support, par exemple sous forme d'oxyde, comme l'oxyde de platine, ou encore les composés de métaux de transition de faible valence, comme les sels d'étain II ou de chrome II, par exemple le chlorure d'étain II,ou les hydrures comme l'hydrure de calcium ou le complexe borohydruretétrahydrofuranne, ou les hydrures de di-métal léger, comme l'hydrure de sodium- ou de lithium-aluminium, l'hydrure de sodiumbis-(2-méthoxyéthoxy)-aluminium ou l'hydrure de sodium-tris-(2diméthylaminoéthoxy)-aluminium, le borohydrure de sodium ou le cyanoborohydrure de sodium. La réduction peut s'effectuer de manière habituelle par réaction avec l'un des réducteurs mentionnés régulièrement dans les ouvrages spécialisés comme appropriés. On peut remplacer de manière réductrice par un hydrogène les groupes hydroxy éventuellement estérifiés ou éthérifiés, liés à un atome de carbone benzylique ainsi que les groupes oxo cétoniques et aldéhydriques, en particulier par une réaction habituelle avec, par exemple, comme il a été dit ci-dessus, de l'hydrogène catalytiquement activé, par exemple avec de l'hydrogène en présence de palladium sur charbon, si nécessaire dans un solvant inerte, comme un alcanol inférieur, un acide alcanoique inférieur ou un éther aliphatique, par exemple dans l'éthanol, l'acide acétique ou le dioxanne, et/ou à une pression augmentée et/ou une température augmentée. De manière analogue on peut aussi réduire les groupes carboxyle, en particulier ceux qui ne sont pas benzyliques, en groupes méthyle. On peut en outre réduire les groupes oxo cétoniques, les groupes sulfonyles et les groupes mercapto éthérifiés par réaction habituelle avec de l'hydrogène naissant, par exemple produit comme il a été dit ci-dessus, par exemple selon le procédé de Clemmensen, de préférence avec du zinc et de l'acide chlorhydrique. On peut en outre remplacer par de l'hydrogène les halogènes ainsi que les groupes oxo lactamiques ou amidiques par réaction habituelle avec un hydrure de dimétal léger approprié, comme un de ceux qui ont été mentionnés ci-dessus, si nécessaire dans un solvant inerte et/ou à une température augmentée, par exemple. à la température d'ébullition, en partant de composés halogénés, par exemple avec du borohydrure de sodium dans l'eau, les alcools, comme I'éthanol, les glycoléthers, comme le monométhyléther d'éthylèneglycol, ou les amines comme la triéthylamine, avec de l'hydrure de sodium-bis-(2-méthoxyéthoxy)-aluminium dans des hydrocarbures aromatiques ou araliphatiques, comme le benzène ou le toluène, ou avec de l'hydrure de sodium-tris-(diméthylaminoéthoxy)-aluminium ou en partant de lactames, par exemple avec de l'hydrure de lithiumaluminium dans un éther aliphatique, par exemple dans le diéthyléther, le tétrahydrofuranne ou le dioxanne, si nécessaire à la température d'ébullition. On peut remplacer par de l'hydrogène les groupes hydrazono substitués comme il est dit ci-dessus, par exemple le B-(p-toluènesulfonyl)-hydrazono, en particulier par une réaction habituelle avec un hydrure de dimétal léger, par exemple avec du cyano-borohydrure de sodium dans le triamide de l'acide hexaméthylphosphorique, si nécessaire à une température augmentée.On peut en particulier remplacer-par de l'hydrogène les groupes semi-carbazono ou hydrazono non substitués, en particulier par une réaction habituelle avec une base forte, par exemple selon le procédé de Wolff-Kishner, avec un alcoolate alcalin, par exemple avec du méthylate de sodium, si nécessaire sous une pression augmentée et/ou à une température augmentée ou selon la modification de Huang-Minlon avec un hydroxyde de métal alcalin, par exemple l'hydroxyde de potassium, dans un solvant inerte à haut point d'ébullition, par exemple dans le di- ou le triéthylèneglycol ou le monométhyléther du diéthylèneglycol. Dans une variante préférée du procédé ci-dessus on part par exemple d'un composé de formule générale (V), où R1" représente un radical R1 substitué en position 4 par un groupe hydroxy éventuellement éthérifié ou estérifié comme il a été dit ci-dessus, et/ou R2, représente un radical R2 substitué par un groupe hydroxy éventuellement éthérifié ou estérifié comme il a été dit ci-dessus, par un oxo et/ou, sur un atome de carbone terminal, par un oxo et éventuellement un hydroxy éthérifié, par exemple un alcoxy inférieur, et on laisse agir, par exemple comme il a été dit ci-dessus, de l'hydrogène catalytiquement activé, par exemple de l'hydrogène en présence de palladium sur charbon, par exemple dans l'acide acétique comme solvant inerte et si nécessaire sous une pression augmentée et/ou à une température augmentée. Dans une autre variante préférée du présent procédé, on part par exemple d'un composé de formule générale V, où R1,, représente un radical de formule où R3' représente un groupe benzoyle ou phénylhydroxymethyle, et on réduit le groupe oxo ou hydroxy par une réaction habituelle avec un hydrure de di-métal léger mentionné, par exemple avec l'hydrure de lithiumaluminium, dans un solvant inerte, par exemple dans le diéthyléther ou le tétrahydrofuranne, si nécessaire à la température d'ébullition. Dans une autre variante préférée, on soumet par exemple un composé de formule V, où R1,, représente un radical à une décarboxylation, par exemple thermique. Les produits de départ de formule (V) sont connus ou peuvent être préparés par des procédés connus. On peut par exemple obtenir les composés de formule (V), où R1,, représente un radical pipéridyle R1, substitué en position 4 par un hydroxy, par une réaction habituelle d'une l-benzyl-4-pipéridone avec un composé de formule R2-Ph-MgCl, -MgBr ou -MgI dans un solvant inerte, par exemple le diéthyléther ou le tétrahydrofuranne. A partir de composés 4-hydroxyde formule (V) ainsi obtenus on peut ensuite, par réaction avec un agent estérifiant, comme un halogénure d'acide carboxylique ou d'acide sulfonique ou un agent halogénant, par exemple avec le chlorure de thionyle ou le tribromure de phosphore, obtenir les composés de formule V correspondants, où X4 est un groupe hydroxy estérifié. On peut par exemple obtenir les composés de formule V, où X3 est un carboxy ou un sulfonyle, par réaction d'un ester d'acide phénylacétique ou d'une benzyl-sulfone correspondants avec une N,N-bis-(2-halogènéthyl)-benzyl-amine de manière habituelle et éventuellement par hydrolyse de l'ester obtenu. On peut par exemple obtenir les composés de formule V où Rl't représente un radical 4-(2-oxo)-pipéridyle par fermeture habituelle du noyau d'un acide A -benzyl- t-amino-2-(p-R2-phényl)- valérianique. On peut par exemple obtenir les composés de formule V, où R2, représente un radical R2 substitué en position tEpar un oxo, par une réaction habituelle d'un composé de formule Rl-Ph-H avec un acide carboxylique dérivé d'un composé de formule R2-H ou son anhydride ou chlorure, par exemple selon Friedel-Crafts en présence d'un acide de Lewis, par exemple de chlorure d'aluminium, dans un solvant inerte, par exemple dans le dichloroéthane ou le sulfure de carbone. A partir de ces corps on peut ensuite obtenir les composés hydrazono correspondants par une réaction habituelle avec une hydrazine éventuellement substituée comme il est dit ci-dessus ou, par réaction avec un agent de sulfuration, par exemple avec du pentasulfure de phosphore ou du trisulfure d'aluminium, les composés thiono correspondants. On peut cependant également préparer les composés de formule V où R2, représente un radical R2 substitué en position oepar un oxo ou un hydroxy, par une réaction habituelle d'un composé de formule R1-Ph-M, où M représente un métal alcalin, par exemple le lithium, ou un groupe -MgCl, -MgBr ou -MgI, avec un halogénure d'acide, un aldéhyde ou une cétone dérivés d'un composé de formule R2-H, de préférence dans un solvant inerte, par exemple le diéthyléther ou le tétrahydrofuranne, dans la réaction avec les chlorures d'acide on a avantage à procéder à une température fortement abaissée et/ou en ajoutant un halogénure de cadmium, par exemple le bromure de cadmium. On peut cependant également obtenir les composés hydroxy à partir des composés oxo correspondants par réduction habituelle du groupe oxo, par exemple avec de l'hydrure de lithiumaluminium. A partir des composés hydroxy, on peut ensuite préparer les composés correspondants, où R2' présente un groupe hydroxy ethérifié ou estérifié, par réaction avec des agents éthérifiants ou estérifiants, par exemple avec du sulfate de diéthyle, avec un halogénure d'acide carboxylique ou d'acide sulfonique ou un agent halogénant, comme le chlorure de thionyle ou le tribromure de phosphore. A partir des composés halogénés, obtenus par exemple ainsi, on peut ensuite obtenir les acides carboxyliques de formule V correspondants par réaction habituelle avec du cyanure de sodium ou de potassium et hydrolyse du nitrile obtenu ou par réaction avec du magnésium puis avec du dioxyde de carbone. Mais on peut également obtenir les composés de formule V, où R2' représente un radical R2 substitué par un carboxyle, par réaction d'un composé de formule V, par exemple obtenu selon l'un des modes de formation ici exposés, où R2, contient un oxo, avec un ester de I'acide o( -halogène-alca- nuque et du zinc, où selon les conditions de la réaction on obtient un ester og insaturé ou un p-hydroxyester, ou par condensation aldolique avec un acide alcanolque inférieur, par exemple l'acide acétique ou un ester de ce corps, par exemple selon le procédé de Perkin, où l'on obtient des acides ou des esters o(, -insaturés.Les esters éventuellements obtenus peuvent ensuite être hydrolysés de manière habituelle pour obtenir les acides. On peut en outre préparer les nouveaux composés en laissant agir un agent acide approprié sur un mélange de composés de formules générales Ro - Ph - H (VI) et R '-X4 (vII) où l'un des radicaux Ro et R0' représente un radical R1 et l'autre représente un radical R2, et X4 représente un groupe hydroxy estérifié éventuellement réactif ou une liaison dirigée vers un atome de carbone voisin, et en effectuant éventuellement une ou plusieurs des opérations supplémentaires mentionné nées. Le radical X4 est avant tout un hydroxy estérifié réactif, en particulier un halogène dont le numéro atomique est égal ou supérieur à 17, comme le chlore. Les agents acides appropriés sont par-exemple des acides minéraux, comme l'acide fluorhydrique ou des acides oxygénés du soufre ou du phosphore se présentant éventuellement sous forme d'anhydride, par exemple l'acide phosphorique, l'acide diphosphorique, les acides polyphosphoriques ou encore le pentoxyde de phosphore ou l'acide sulfurique, ou avant tout les acides de Lewis, comme les halogénures d'éléments des groupes principaux III, IV et V et des groupes secondaires Il et VIII de la classification périodique des éléments, comme du bore, de l'aluminium, du gallium, de l'étain, de l'antimoine et du fer, par exemple, outre le trichlorure de fer, le chlorure de zinc, le chlorure d'étain et le pentachlorure d'antimoine, avant tout le trichlonire et le trifluorure de bore, et le trichlorure et le tribromure d'aluminium, ou encore les acides métalliques complexes, comme l'acide tétrafluoroborique ou l'acide d'hexachloro-antimoine. La réaction s'effectue de manière habituelle, par exemple dans un solvant inerte, comme le sulfure de carbone, le nitro-benzène, le tétrachlorométhane, le diéthyléther, le tétrahydrofuranne ou un excès du produit de départ de formule VII, à une température normale, légèrement augmentée ou abaissée, par exemple entre environ -30 et environ 1O00C, de préférence dans une atmosphère dépourvue d'humidité et/ou sous un gaz protecteur, par exemple sous azote. Dans une variante préférée du présent procédé, on laisse par exemple agir du trichlorure d'aluminium sur un mélange de composés de formules (VI) et (VII), où Ro représente un radical R1, Ro' un alcoyle inférieur et X4 un chlore ou un brome, et on travaille de préférence dans du sulfure de carbone bouillant. Les produits de départ de formule VI sont connus ou peuvent être obtenus de manière classique. On peut par exemple préparer les composés de formule VI, où Ro représente un radical R1, en faisant réagir une l-benzyl4-pipéridone correspondante avec une bromure de phénylmagnésium éventuellement substitué et en déshydratant le composé de l-ben- zyl-4-hydroxy-4-phényl-pipéridine ainsi obtenu, et en hydrogénant et en débenzylant le produit de manière habituelle, par exemple en présence de palladium/charbon. On peut en outre préparer les nouveaux composés en faisant réagir les uns avec les autres des composés de formules générales Ro - Ph - X5 (VIII) et R ' - X (IX) où l'un des radicaux Ro et Ro' représente un radical R1 et l'autre un radical R2, et où l'un des radicaux X5 et X6 représente un atome de métal alcalin ou un groupe -MgHal et l'autre un atome d'halogène Hal, et en effectuant si on le désire une ou plusieurs des opérations supplémentaires mentionnées ci-dessus. L'atome de métal alcalin est par exemple le lithium. Comme atome d'halogène il faut mentionner par exemple le chlore, le brome ou l'iode. La réaction peut s'effectuer de manière habituelle, par exemple dans un solvant inerte, comme un éther aliphatique, par exemple dans le diéthyléther, le tétrahydrofuranne ou le dioxanne, ou en partant de composés de lithium (VIII) ou (IX) dans un hydrocarbure, comme l'hexane ou le bzneène, si nécessaire en présence d'un agent catalytique, comme un sel de métal de transition, par exemple d'un halogénure, comme le chlorure, de cuivre et/ou à une température augmentée, par exemple à la température d'ébullition. Les produits de départ de formules générales VIII et IX sont connus ou peuvent être obtenus par des procédés classiques. On prépare de préférence in situ les composants où X5 ou X6 représente un métal alcalin ou un groupe -MgHal, par exemple par réaction habituelle du composé halogéné correspondant avec un métal alcalin, par exemple le lithium, ou avec du magnésium, de préférence sous une forme finement divisée dans un solvant inerte, comme un éther aliphatique, par exemple l'un de ceux qui sont mentionnés, et on a avantage à utiliser ces composants sans les isoler.On peut obtenir de manière habituelle les composés halogénés introduits dans ce but et pour la réaction selon cette invention, par exemple par une halogénation habituelle, par exemple avec du brome ou du chlore ou avec du N-chlorosuccinimide, d'un composé de formule Ro-Ph-H ou par réduction du groupe oxo dans une alcoyle inférieur-4-oxo-pipéridine pour donner le groupe hydroxy, puis par réaction avec un agent halogénant, par exemple le chlorure de thionyle ou le tribromure de phosphore. On emploie en pratique, pour effectuer les réactions selon cette invention, les produits de départ qui conduisent aux groupes de produits finaux particulièrement mentionnés ci-dessus et surtout aux produits finaux spécialement décrits ou mis en relief. Dans les composés de formule générale (I), obtenus par exemple comme il a été dit ci-dessus, on peut, dans le cadre de la définition des produits finaux, introduire, transformer ou retirer des substituants. On peut ainsi, dans les composés de formule (I), introduire un ou plusieurs des substituants mentionnés, en particulier un halogène ou un nitro, où le radical Ph présente au moins un atome d'hydrogène substituable. La substitution phénylique peut s'effectuer de manière habituelle, pour introduire un halogène, par exemple par réaction avec un agent habituel d'halogénation des noyaux, par exemple avec du brome en présence de fer ou avec du N-chlorosuccinimide ou son complexe avec le diméthylformamide, si nécessaire dans un solvant inerte et, pour introduir e un nitro, par une nitration habituelle, par exemple avec de l'acide nitrique fumant. Mais l'introduction d'un alcoxy inférieur ou d'un halogène peut également s'effectuer en nitrant d'abord le composé à substituer de manière habituelle, par exemple au moyen d'un mélange acide nitrique/acide sulfurique, en réduisant de manière habituelle, dans le composé nitré obtenu, le groupe nitro en groupe amino, par exemple avec de l'hydrogène catalytiquement activé, en diazotant le groupe amino de manière habituelle, par exemple avec de l'acide nitreux et en faisant réagir le sel de diazonium obtenu de manière habituelle avec un halogénure de cuivre I, par exemple selon le procédé de Sandmeyer, ou en concentrant ce sel de diazonium avec un alcanol inférieur, sur quoi on obtient le composé de formule I correspondant substitué par un halogène ou un alcoxy inférieur. On peut en outre, dans les composés de formule I, séparer du radical Ph des substituants, en particulier un halogène. La séparation de substituants peut s'effectuer de manière habituelle. Un halogène peut par exemple être détaché de manière réductrice, par exemple par réaction avec de l'hydrogène en présence d'un catalyseur d'hydrogénation, comme un de ceux qui sont mentionnés ci-dessus, par exemple de palladium sur charbon ou de nickel de Raney, si nécessaire dans un solvant inerte et/ou sous une pression augmentée et/ou à une température augmentée, ou avec un hydrure de di-métal léger approprié, par exemple 1 'hydrure de sodium-bis-(2-méthoxyéthyl)-aluminium dans un solvant inerte, par exemple le benzène ou le toluène, si nécessaire à chaud. Les réactions mentionnées s'effectuent de manière habituelle en présence ou en l'absence de diluants, d'agents de condensation et/ou d'agents catalytiques, à une température abaissée, habituelle ou augmentée, éventuellement dans un récipient fermé. Selon les conditions du procédé et les produits de départ, on obtient les composés de formule générale I sous forme libre ou sous la forme, également comprise dans 1 'invention,de leurs sels, de préférence de leurs sels d'addition acides. On peut ainsi par exemple obtenir des sels basiques, neutres ou mélangés, et éventuellement aussi des hémi-, mono-, sesqui- ou polyhydrates de ces corps. Les sels d'addition acides des nouveaux composés peuvent être transformés de manière classique pour donner le composé libre, par exemple avec des agents basiques, comme des bases ou des échangeurs d'ions. D'un autre côté, les bases libres obtenues peuvent former des sels avec des acides organiques ou inorganiques. Pour préparer des sels d'addition acides on utilise en particulier les acides qui sont appropriés à la formation de sels utilisables en thérapeutique.Parmi ces acides, on mentionnera par exemple : les acides halohydriques, les acides sulfuriques, les acides phosphoriques, l'acide nitrique, l'acide perchlorique, les acides carboxyliques ou sulfoniques aliphatiques, alicycliques, aromatiques ou hétérocycliques, comme l'acide formique, l'acide acétique, l'acide propionique, l'acide succinique, l'acide glycolique, l'acide lactique, l'acide malique, l'acide tartrique, l'acide citrique, l'acide ascorbique, l'acide maléique, l'acide hydroxymaléique, l'acide pyruvique, l'acide phénylacétique, l'acide benzoïque, l'acide p-amino-benzo- que, l'acide anthranilique, l'acide p-hydroxybenzolque, l'acide salicylique, l'acide p-amino-salicylique, l'acide embonique, l'acide méthanesulfonique, l'acide éthane-sulfonique, l'acide hydroxyéthanesulfonique, l'acide éthylène-sulfonique, les acides halogènebenzènesulfoniques, 1 'acide toluènesulfonique, 1 'acide naphtalènesulfonique ou l'acide sulfanilique. Ces sels ou d'autres sels des nouveaux composés, comme par exemple les picrates, peuvent également servir à purifier les bases libres obtenues, en transformant les bases libres en sels, en fractionnant ces sels et en libérant à nouveau les bases à partir des sels. Etant donné les étroites relations qui existent entre les nouveaux composés sous forme libre et sous la forme de leurs sels, il faut comprendre, ci-dessus et ci-dessous, en théorie comme en pratique, lorsque l'on mentionne les composés libres, éventuellement aussi les sels correspondants. Cette invention concerne également les variantes d'un procédé dans lesquelles on interrompt un procédé à une étape quelconque, ou bien où l'on part d'un produit obtenu comme produit intermédiaire à une étape quelconque et où l'on effectue les étapes manquantes, ou bien où l'on utilise un produit de départ sous forme d'un sel et/ou d'un racémate ou d'antipodes, ou bien en particulier où l'on forme un produit de départ dans les conditions de la réaction. Les nouveaux composés peuvent se présenter, selon le choix des produits de départ et des modes opératoires, sous la forme de l'un des différents stéréoisomères ou sous forme de mélange de stéréoisomères, par exemple selon le nombre d'atomes de carbone asymétriques, sous forme d'isomères optiques purs, par exemple sous la forme d'un antipode pur, ou sous forme de mélanges d'isomères, comme de racémates, de mélanges de diastéréoisomères ou de racémates. Les mélanges de diastéréoisomères et les mélanges de racémates obtenus peuvent être dédoublés de manière classique, en se basant sur les différences physico-chimiques des composants, pour donner les diastéréo-isomères ou racémates purs, par exemple par chromatographie et/ou par cristallisation fractionnée. On peut dissocier les racémates obtenus, selon des procédés classiques, pour donner les antipodes optiques, par exemple par recristallisation à partir d'un mélange de solvants optiquement actif, à l'aide de micro-organismes, ou par réaction d'un produit final basique avec un acide optiquement actif formant des sels avec la base racémique et séparation des sels obtenus de cette manière, par exemple en se basant sur leurs différences de solubilité, pour donner les diastéréoisomères, à partir desquels on peut libérer les antipodes en faisant agir des produits appropriés. Les acides optiquement actifs particulièrement utilisés sont par exemple les formes D et L de l'acide tartrique, de l'acide di-o-toluyltratrique, de l'acide malique, de l'acide mendélique, de l'acide camphosulfonique ou de l'acide quinique. On a avantage à isoler le plus actif des deux antipodes. Les sels utilisables en pharmacie de la présente invention peuvent être utilisés par exemple à la préparation de préparations pharmaceutiques, qui contiennent une quantité efficace de la substance active adjointe à ou mélangée avec des supports utilisables en pharmacie, solides ou liquides, inorganiques ou organiques, adaptés à l'administration entérale.On utilise de préférence des comprimés ou des capsules de gélatine, qui contiennent le principe actif avec des diluants, par exemple le lactose, le dextrose, le saccharose, le mannitol, le sorbitol, la cellulose et/ou la glycine, et des lubrifiants, par exemple la silice, le talc, l'acide stéarique ou des sels de ce corps, comme le stéarate de magnésium ou de calcium, et/ou le polyéthylèneglycol; les comprimés contiennent également des liants, par exemple le silicate de magnésium, des amidons, comme l'amidon de mais, de blé, de riz ou de marante arundinacée, de la gélatine, de la gomme adragante, de la méthylcellulose, de la carboxyméthylcellulose sodique et/ou de la polyvinylpyrrolidone, et, si on le désire, des solvants, par exemple les amidons, l'agar-agar, l'acide alginique ou un sel de ce corps, comme l'alginate de sodium, des enzymes, des liants et/ou des mélanges effervescents, ou des agents d'adsorption, des colorants, des agents de sapidité et des agents adoucissants. Les préparations injectables sont de préférence des solutions ou suspensions aqueuses isotoniques, des suppositoires ou des onguents, surtout des émulsions ou suspensions grasses.Les préparations pharmacologiques peuvent être stérilisées et/ou contiennent des adjuvants, par exemple des agents de conservation, des agents de stabilisation, des agents mouillants et/ou des agents émulsifiants, des tiers solvants, des sels destinés à régler la pression osmotique et/ou des tampons. Les présentes préparations pharmaceutiques, qui, si on le désire, peuvent contenir d'autres substances pharmacologiquement utiles, se préparent de façon classique, par exemple au moyen de procédés classiques de mélange > de granulation, ou de dragéification, et contiennent d'environ 0,1% à environ 75%, et en particulier d'environ 1% à environ 50% de substance active. L'invention est décrite plus en détail dans les exemples qui suivent. Les températures sont données en degrés Celsius. Exemple 1 Tout en agitant, on met en suspension dans 300 ml d'éthanol et on chauffe au reflux pendant 5 h 8 g de 4-(p-éthylphényl)-pipéridine, 4,2 g de chlorure de benzyle et 16 g de carbonate de potassium anhydre. On laisse refroidit un peu, on sépare par aspiration de la fraction insoluble et on concentre jusqu a siccité sous une pression réduite. On mélange le résidu avec 200 ml d'eau et on extrait deux fois avec à chaque fois 170 ml de diéthyléther. On purifie les extraits d'éther, on les lave avec 100 ml de lessive de soude 2 N puis avec 100 ml d'une solution saturée de sel de cuisine, on sèche sur sulfate de sodium et on concentre jusqu'à siccité.On obtient le 1benzyl-4-(p-éthylphényl)-pipéridine, que l'on peut transformer par dissolution dans l'éthanol et acidification avec de l'acide chlorhydrique éthanolique pour donner le chlorhydrate de l-benzyl-4-(p-éthylphényl)-pipéridine. On peut obtenir le produit de départ par exemple comme suit: On mélange une solution de 12,0 g deo(--(4-pipé- ridyl)-phényl7-éthanol dans 120 ml d'acide acétique avec 1,2 g de palladium (à 5% sur charbon) et on hydrogène à pression normale à 40-500 jusqu'à absorption d'un équivalent d'hydrogène. On filtre alors le catalyseur et on concentre le filtrat sous vide jusqu'à siccité. On peut purifier encore la 4-(4éthylphényl)-pipéridine brute restant dans le résidu de concentration par traitement avec du charbon actif suivi par une transformation pour donner le chlorhydrate. Le point de fusion du chlorhydrate s'établit à 198-202 (à partir de l'éthanoléther). Exemple 2 De manière analogue à ce qui a été décrit dans l'exemple 1 on obtient la N-benzyl-4-(2,4-diméthylphényl)-1,2,- 5,6-tétrahydropyridine par transformation de 34 g de 4-bromo m-xylène en le composé de bromomagnésium selon Grignard, réaction de ce corps avec 38 g de N-benzyl-4-pipéridone suivie par un départ d'eau au moyen d'acide acétique-acide chlorhydrique. I1 bout sous 0,05 mm Hg à environ 1700. Exemple 3 De manière analogue à ce qui est décr t dans l'exemple 2, on obtient 17 g de N-benzyl-1,2,5,6-tétrahydro- 4-(méthylphényl)-pipéridine par transformation de p-bromotoluène avec du magnésium pour donner le composé de magnésium et par réaction avec la N-benzyl-4-pipéridone suivie par un départ d'eau. I1 fond à 40-41 (à partir du pentane froid). Exemple 4 On peut préparer des comprimés contenant 100 mg de substance active, par exemple l-benzyl-4-(p-éthylphényl)pipéridine, ou son chlorhydrate, ayant par exemple la composition suivante Composition Par comprimé Substance active par exemple l-benzyl-4 (p-éthylphényl) -pipéridine 100 mg Lactose 50 mg Amidon de blé 73 mg Acide silicique colloïdal 13 mg Talc 12 mg Stéarate de magnésium 2 mg 250 mg Préparation On mélange le principe actif avec le lactose, une partie de l'amidon de blé et l'acide silicique colloïdal et on fait passer le mélange à travers un tamis. On transforme en empois une autre partie de l'amidon de blé avec une quantité 5 fois plus importante d'eau en utilisant un bain d'eau et on pétrit le mélange pulvérulent avec cet empois jusqu'à ce qu'il se forme une masse faiblement plastique. On fait passer cette masse à travers un tamis d'environ 3 mm d'ouverture de maille, on sèche et on fait encore passer le granulé sec à travers un tamis. On ajoute alors le reste de l'amidon de blé, le talc et le stéarate de magnésium. On transforme le mélange obtenu en comprimés de 250 mg avec une (des) encoche(s). REVENDICATIONS 1) Les nouveaux alcoyl-inférieur-benzènes substitués basiques de formule générale I R1 - Ph - R2 (I) où R1 représente un radical de formule où R3 représente un benzyle non-substitué, Ph représente un radical p-phényl éventuellement substitué par un alcoyle inférieur, un alcoxy inférieur, un nitro et/ou un halogène et R2 représente un alcoyle inférieur, sous forme libre ou sous forme de sel. 2) Les composés de formule générale I, où R1 a la signification donnée dans la revendication 1, Ph représente un p-phénylène éventuellement mono-substitué par un alcoyle inférieur, un alcoxy inférieur ou un halogène, R2 représente un alcoyle inférieur à chaîne droite ayant jusqu'à 7 atomes de carbone et R3 représente un benzyle sous forme libre ou sous forme de sel. 3) Les composés de formule générale I où R1 est un l-benzyl-pipéridyl-(4) Ph représente un p-phénylène monosubstitué par un alcoyle inférieur ayant jusqu'à 4 atomes de carbone, un alcoxy inférieur ayant jusqu'à 4 atomes de carbone ou un halogène dont le numéro atomique est inférieur ou égal à 17, ou non substitué, et R2 représente un alcoyle inférieur ayant jusqu'à 4 atomes de carbone. 4) La l-benzyl-4-(p-éthylphényl)-pipéridine ou son chlorhydrate La l-benzyl-4-(2,4-diméthylphényl)-1,2,5,6-tétra- hydropyridine, ou la l-benzyl-4-(p-méthoxyphényl)-1,2,5,6-tétrahydro- pyridine. 5. Un procédé de préparation de nouveaux alcoyleinférieur-benzènes substitués basiques de formule générale I R1 - Ph - R2 (I) où R1 représente un radical de formule où R3 représente un benzyl non-substitué, Ph représente un radical p-phényl éventuellement substitué par un alcoyle inférieur, un alvoxy inférieur, un nitro et/ou un halogène et R2 représente un alcoyle inférieur, sous forme libre ou sous forme de sel, caractérisé en ce que l'on cyclise un composé de formule où X, l'un des radicaux X1 et X1, représente un groupe hydroxy estérifié éventuellement réactif et l'autre un groupe amino de formule R3-NH et R3, Ph et R2 ont les significations mentionnées, ou un sel de ce corps. 6. Un procédé de préparation de nouveaux alcoyleinférieur-benzènes substitués basiques de formule générale I R1 - Ph - R2 (I) où R1 représente un radical de formule où R3 représente un benzyl non-substitué, Ph représente un radical p-phényl éventuellement substitué par un alcoyle inférieur, un alcoxy inférieur, un nitro et/ou un halogène et R2 représente un alcoyle inférieur, sous forme libre ou sous forme de sel, caractérisé en ce que dans un composé de formule générale où n, Ph et R2 ont les significations mentionnées et où X2 représente un radical hydrogène, ou dans un sel de ce corps, on remplace X2 par un benzyle. 7. Un procédé de préparation de nouveaux alcoyleinférieur-benzènes substitués basiques de formule générale I R1 - Ph - R2 (I) où R1 représente un radical de formule où R3 représente un benzyl non-substitué, Ph représente un radical p-phényl éventuellement. substitué par un alcoyle inférieur, un alcoxy inférieur, un nitro et/ou un halogène et R2 représente un alcoyle inférieur, sous forme libre ou sous forme de sel, caractérisé en ce que l'on réduit la(les) double(s) liaison(s) du radical R1 et/ou du radical R2 dans un composé de formule R1 - Ph - R2 (IV) I ' représente un radical où R'1 et où R'2 représente un radical R1 et où R'2 R2, avec la précision qu'au moins l'un de ces radicaux présente au moins une double liaison et Ph, R1 et R2 ont les significations mentionnées, ou dans un sel de ce corps. 8. Un procédé de préparation de nouveaux alcoyleinférieur-benzènes substitués basiques de formule générale I R1 - Ph - R2 (I) où R1 représente un radical de formule où R3 représente un benzyl non-substitué, Ph représente un radical p-phényl éventuellement substitué par un alcoyle inférieur, un alcoxy inférieur, un nitro et/ou un halogène et R2 représente un alcoyle inférieur, sous forme libre ou sous forme de sel, caractérisé en ce que l'on remplace par de l'hydrogène le radical ou les radicaux X3 dans un composé de formule générale ft Il R1 - Ph - R2 (V) où R;; représente un radical RI et/ou R2 représente un radical R2, avec la précision qu'au moins l'un de ces radicaux porte au moins un radical X3 remplaçable par un ou plusieurs atomes d'hydrogène, et où R1, Ph et R2 ont les significations mentionnées, ou dans un sel de ce corps. 9. Un procédé de préparation de nouveaux alcoyleinférieur-benzènes substitués basiques de formule générale I R1 - Ph - R2 (i) où R1 représente un-radical de formule où R3 représente un benzyl non-substitué, Ph représente un radical p-phényl éventuellement substitué par un alcoyle inférieur, un alcoxy inférieur, un nitro et/ou un halogène et R2 représente un alcoyle inférieur, sous forme libre ou sous forme de sel, caractérisé en ce que l'on laisse agir un agent acide approprié sur un mélange de composés de formules générales Ro - Ph - E (vu) et Ro - X4 (vII) où l'un des radicaux Ro et Ro représente un radical R1 et l'autre un radical R2, et X4 représente un groupe hydroxy estérifié éventuellement réactif ou une liaison s'étendant jusqu'a l'atome de carbone voisin et Ph et R2 ont les significations données, ou sur un sel de ce corps. 10. Un procédé dc préparation d nouveaux alcoyleinférieur-benzènes substitués basiques de formule générale I. R1 - Ph - R2 (I) où R1 représente un radical de formule où R3 représente un benzyl non-substitué, Ph représente un radical p-phényl éventuellement substitué par un alcoyle inférieur, un alcoxy inférieur, un nitro et/ou un halogène et R2 représente un alcoyle inférieur, sous forme libre ou sous forme de sel, caractérisé en ce que l'on sépare une molécule d'eau d'un composé de formule 11.Un procédé de préparation de nouveaux alcoyleinférieur-benzènes substitués basiques de formule générale I R1 - Ph - R2 (I) où R1 représente un radical de formule où R3 représente un benzyl non-substitué, Ph représente un radical p-phényl éventuellement substitué par un alcoyle inférieur, un alcoxy inférieur, un nitro et/ou un halogène et R2 représente un alcoyle inférieur, sous forme libre ou sous forme de sel, caractérisé en ce que l'on fait réagir l'un avec l'autre des composés générales de formules Ro - Ph - X5 (VIII) et R - X6 (dix) où l'un des radicaux Ro et Ro représente un radical R1 et l'autre un radical R2, où R1, Ph et R2 ont les significations mentionnées, et où l'un des radicaux X5 et X6 représente un atome de métal alcalin ou un groupe -MgHal et l'autre un atome d'halogène. 12. Procédé selon l'une des revendications 5 à 11, caractérisé en ce que lton transforme le composé obtenu en un autre composé de formule générale I, on dédouble un mélange d'isomères obtenu (mélange de racémates) pour donner les isomères purs, on résoud un racémate obtenu pour donner les antipodes optiques et/ou on transforme un composé libre obtenu en un sel obtenu en le composé libre ou en un autre sel. 13. Les préparations pharmaceutiques contenant un ou plusieurs composés'selon l'une des revendications 1 à 4 avec un support pharmaceutique.