On connais déjà pour l'érection accélérée du gros-oeuvre des immeubles des panneaux préfabriqués auto-coffrants dont les côtés latéraux et la tête de chaque panneau sont chacun en forme de gouttière en U à ouverture en extrémité du panneau, tandis que le pied de ce panneau est å emboîtement sur une pièce basse pour assurer son autoblocage. Les différents panneaux juxtaposés dans le plan d'un même mur sont scellés ensemble deux à deux par coulée de béton dans le coffrage formé par deux gouttières latérales en U opposées et en contact de manière à constituer un poteau de soutènement; l'autocoffrage est également formé lors de la mise en place du chaînage par les gouttières alignées des têtes de panneaux Au niveau d'une porte ou d'une fenêtre, on utilise pour réaliser le jambage des profilés préfabriqués spéciaux à gouttières latérales qui sont assemblés chacun avec un panneau préfabriqué adjacent toujours par coulée de béton. Quant à la pose des contre-cloisons, elle s'effectue soit de la façon traditionnelle dite n platrière ", soit par juxtaposition d'éléments spéciaux préfabriqués en forme de larges rigoles plates dont les bords viennent s'emboîter sur les ailes des gouttières des panneaux conformées à cet effet. De telles dispositions ont notamment fait l'objet du brevet Praçais~no 74.19903déposé le 10 Juin 1974 au nom de la Société Demanderesse. La présente invention est relative à des perfectionnements à ces aménagements pour simplifier encore l'édification du grosoeuvre tout en améliorant le pouvoir d'antifissuration et en créant le monolithisme entre les jambages et les murs d'immeubles. Elle a pour objet un panneau préfabriqué autocoffrant pour mur d'immeuble, les côtés latéraux et la tête du panneau étant chacun en forme de gouttière à ouverture en extrémité de panneau, et le pied du panneau s'emboîtant sur une pièce basse pour assurer son autoblocage caractérisé en ce que, d'une part chacune des gouttières latérales du panneau est profilée intérieurement sensiblement en demi-lune avec, en extrémité de la partie tournée vers la façade, un ergot formant clavetage lors de la coulée du poteau de béton, et d'autre part la gouttière de tête a un fond longitudinal en forme de chapeau de gendarme, les joues latérales de cette gouttière présentant deux nervures longitudinales sur lesquelles vient reposer le chaînage, le bord supérieur de la joue cté intérieur à l'immeuble étant encoché longitudinalement en V pour l'embolte- ment du bord d'une cloison de doublage. Selon un autre point de l'invention, la gouttière, coté latéral d'un panneau contigu a la baie prévue pour une porte ou une fenêtre, est remplacée lors de la préfabrication par le jambage correspondant avec incorporation des taquets et linteau en bois nécessaires. Selon encore un autre point de l'invention, la cloison de doublage est aussi constituée de panneaux préfabriqués juxtaposés, chaque panneau de doublage comporte un pied à ergot longitudinal se bloquant au montage dans une semelle basse, tandis que la tête de ce panneau est bordée par un becquet longitudinal se coinçant dans l'encoche en V du panneau correspondant du mur, deux panneaux de doublage adjacents s'embouant latéralement l'un dans l'autre par deux nervures mâle et femelle coopérantes. D'autres particularités faisant également partie de l'invention apparaîtront au cours de l'exposé ci-après se référant au dessin ci-annexé montrant quelques exemples non limitatifs de réalisation des panneaux de mur d'immeuble, des panneaux à jambage incorporé et des panneaux pour cloison de doublage, tels que définis génériquement ci-dessus. Sur ce dessin, La figure 1 est une vue en coupe horizontale d'un panneau préfabriqué pour mur d'immeuble. La figure 2 en est une vue en coupe verticale. La figure 3 est une vue de face de la tête de ce panneau avec coupe longitudinale de la gouttière correspondante. La figure 4 est une vue en coupe horizontale d'un panneau pour mur d'immeuble à jambage incorporé au niveau de la baie d'une porte. La figure 5 en est une vue en coupe verticale. La figure 6 en est une vue de face. La figure 7 est une vue en coupe horizontale d'un panneau pour cloison de doublage. La figure 8 en est une vue en coupe verticale. La figure 9 est une vue en coupe partielle horizontale d'un mur fini monté avec les panneaux préfabriqués des figures 1 à 3 d'une part, et des figures 7 et 8 d'autre part. La figure 10 en est une vue en coupe verticale montrant les chaînages haut et bas. Dans la description qui suit, on insistera surtout sur les particularités propres A l'invention, la structure générale des panneaux préfabriqués pour murs d'immeubles étant maintenant connue. Comme reprOsenté par les figures 1 à 3, le panneau 10 appelé aussi, en terme de métier, voile de béton, a comme le montre la figure l une section horizontale rappelant celle d'une table à pieds obliques constituant ici les nervures longitudinales 11 du panneau; la conformation interne de chaque gouttière latérale 12 est sensiblement celle d'une demi-lune se prolongeant à 1 'extrémi- té du panneau, c8té extérieur, par un ergot longitudinal 13 tourné vers l'intérieur de la gouttière et dont l'intérêt apparaîtra plus loin lors de la description d'un mur d'immeubles, les bords entre mes latéraux de l'ergot et de la nervure sont alignés entre eux perpendiculairement au plan du mur à édifier, comme l'indique la figure 1. Les figures 2 et 3 montrent que la gouttière 14 de la tête du panneau a un fond longitudinal 15 en forme de chapeau de gendarme, ou plus exactement selon un angle obtus très ouvert dont le sommet se trouve dans le plan médian transversal du panneau 10. Les joues latérales de la gouttière se terminent en partie haute par les deux nervures 16 et 17 sur lesquelles viendra reposer un chai- nage; en outre la joue latérale côté interne à l'immeuble est échancrée selon une encoche longitudinale 18 à section en V à aile verticale le long de la nervure 16 et à aile oblique vers l'intérieur de 1'immeuble. Le rôle de ces différents détails de structure apparattra ultérieurement lors de la description du montage d'un mur d'immeuble. Pour constituer de façon simple et rationnelle l'encadrement de la baie 20 d'une porte, chaque panneau destiné à former un jambage sera préfabriqué avec les modifications indiquées par les figures 4 à 6; en coupe verticale le panneau est identique au précédent comme le montre la figure 5, mais d'après la coupe horizontale de la figure 4, la gouttière latérale de gauche est remplacée au niveau de la future baie par un jambage 19 orienté perpendiculairement à la façade du panneau, la gouttière latérale de droite restant inchangée. De l'autre côté de la baie 20, ainsi que cela est indiqué en pointillé sur la figure 4, le panneau à utiliser a une disposition identique mais symétrique de celle dû panneau de droite par rapport à la baie.On conçoit que se trouve réalisé ainsi le monolithisme entre les jambages et le mur du gros-oeuvre, ce qui réduit la main d'oeuvre, rend la pose plus facile, évite la coulée de poteaux en béton et ne laisse aucun raccord en façade, ce qui exclue tout risque de fissuration. En outre lors de la préfabrication de ces panneaux de jambages, on y incorpore aux emplacements voulus (voir notamment la figure 6) des taquets de bois 21 destinés à recevoir la menuiserie de la porte, ainsi qu'un linteau 22 dans une encoche 23 en tête de panneau coté adjacent à la baie. La mise en place d'une porte se fera donc de façon simple et rapide; des dispositions analogues seront prévues pour les baies de fenêtres. Toutes les cloisons de doublage connues jusqu'S ce jour, même en préfabriqué, doivent être posées avec des taquets de bois ou des lisses hautes et basses; dans le cadre de l'invention, ces accessoires sont à présent superflus et sont supprimés. La cloison est constituée, de même que le mur de façade qu'elle recouvre, à partir de panneaux préfabriqués dont la structure particulière est représentée, selon un exemple non limitatif de réalisation, par les figures 7 et 8. Un tel apnneau de doublage comporte une couche de base 24, soit entièrement en plate, soit en plate et liège, soit en béton; une seconde couche interne 25 est en polystyrène. La couche 24 est cou lée de manière à comporter à son pied un ergot longitudinal 26 et la tête se prolonge pour s'emboîter au mur par un becquet longitudinal 27 (fig. 8) de manière à former un V plein complémentaire de l'encoche en V creux 18 des figures 2 et 5; en coupe horizontale (fig. 7), on voit que la couche de base se termine d'un c6té par une nervure mâle 28 et de l'autre coté par une nervure femelle 29 en vue de l'assemblage des différents panneaux de doublage deux à deux.Sur cette même figure 7, on voit des conduits verticaux 30 ménagés éventuellement au moulage pour l'installation du chauffage électrique intégré. Les figures 9 et 10 montrent un mur fini réalisé dans sa partie pleine avec les panneaux des figures 1 à 3, 7 et 8. Chaque panneau de façade 10 est autobloqué par sa base en 31 de la manière connue, par exemple sur le panneau d'un étage inférieur; sur la tête vient s'appliquer sur le dessus des nervures 16 et 17 des joues de la gouttière, le chaînage 32 d'un plafond. On a supposé que le panneau formait la partie terminale supérieure du mur de l'immeuble, en sorte que la nervure latérale de gauche a été épaissie pour maintenir l'alignement vertical de la façade jusqu'au chaînage. La forme de chapeau de gendarme donnée au fond de la gouttière 14 a pour effet de contribuer à la stabilisation du panneau et au blocage de sa tête par le chaînage. Dans la formation proprement dite du mur, on voit sur la figure 9 que les deux gouttières latérales opposées de deux panneaux adjacents viennent s'appliquer bords à bords l'une contre l'autre selon un coffrage dans lequel est coulé du béton pour former le poteau de soutènement 33. Les deux ergots 13 adjacents et coopérants constituent un clavetagg bloquant de façon définitive deux panneaux juxtaposés, c'est-à-dire réalisant une antifissuration totale. Le panneau correspondant de doublage vient à la partie haute s' emboîter et se coincer par son becquet 27 dans l'encoche 18 du panneau de façage (fig. 10) et la face plate supérieure de la tête de la couche de base 24 vient porter contre le chaînage 32; le pied vient se bloquer de son cOté par son ergot 26 dans une semelle basse 34 scellée dans le plancher. Verticalement et latéralement les différents panneaux de doublage viennent s'assembler deux à deux par emboitement des deux nervures opposées mâle 28 et femelle 29; tous les panneaux se trouvent bloqués entre eux, complètement solidarisés avec le mur de gros-oeuvre et aucun flash ne peut plus se produire sur la hauteur. Une cloison de façade ainsi réalisée, avec choix des matériaux et de l'épaisseur conséquente des deux couches, donne avec le mur de façade un coefficient thermique de 0,32 convenant au chauffage électrique intégré. Il découle de l'exposé précédent que ltérection du gros-oeuvre d'un immeuble peut être effectuée avec une rapidité, une solidité et une souplesse non encore atteintes, et celà avec toutes les qualités requises d'antifissuration et d'isolation thermique. Enfin, selon une variante se référant aux figures 8 et 10, il serait possible de diminuer la hauteur de la cloison doublage 24, de telle sorte que l'on puisse accrocher cette cloison charpente terminée, laissant apparaître un joint, entre tête de cloison doublage - solivage bois (32) ou plancher béton, ce joint horizontal servant à recevoir la bordure correspondante de la plaque de placoplâtre formant plafond. On supprime ainsi le risque de fissuration entre le mur et le plafond. Par ailleurs, cette disposition facilite l'intervention ultérieure du platrier seulement une fois que le gros oeuvre est terminé et le batiment mis hors d'eau. REVENDICATIONS 1 - Panneau préfabriqué autocoffrant pour mur d'immeuble, les cotés latéraux et la tête du panneau étant chacun en forme de gouttière à ouverture en extrémité de panneau, et le pied du panneau s'emboîtant sur une pièce basse pour assurer son autoblocage, caractérisé en ce que, - d'une part chacune des gouttières latérales du panneau est profilée intérieurement sensiblement en demi-lune avec, en extrémité de la partie côté façade, un ergot formant clavetage lors de la coulée du béton d'un poteau de soutènement, - et d'autre part, la gouttière de tête a un fond longitudinal en forme de chapeau de gendarme, les joues latérales de cette gouttière présentant deux nervures longitudinales sur lesquelles viendra reposer un chaînage, le bord supérieur de la joue cté intérieur a un immeuble étant encoché longitudinalement en V pour l'emboitement du bord d'une cloison de doublage. 2 - Panneau préfabriqué suivant la revendication 1 caractérisé en ce que la gouttière, côté latéral d'un panneau devant être contigu à une baie de porte ou fenêtre, est remplacée lors de la préfabrication par le jambage correspondant avec incorporation au moulage des taquets et linteau en bois nécessaires à la pose d'une menuiserie. 3 - Panneaux préfabriqués selon les revendications 1 et 2, assemblés pour former une cloison de doublage pour mur de gros oeuvre, ladite cloison étant caractérisée en ce qu'elle est constituée de panneaux préfabriqués juxtaposés, chaque panneau de doublage comportant un pied à ergot longitudinal se bloquant au montage dans une semelle basse, tandis que la tête de ce panneau est bordée par un becquet longitudinal s'emboîtant et se coinçant dans l'encoche en V du panneau correspondant d'un mur de gros oeuvre, deux panneaux de doublage adjacents s'emboîtant latéralement l'un dans l'autre par deux nervures mâle et femelle coopérantes. 4 - iilur d'immeuble caractérisé en ce qu'il est totalement ou partiellement érigé avec des panneaux de façade, des panneaux à jambages et des panneaux de doublage suivant l'une des revendications 1, 2 ou 3.