La présente invention concerne un procédé de séparation de l'étain, notamment par volatilisation à partir aussi bien des minerais d'étain que de tout autre genre de matériaux qui le contiennent, en particulier de ceux qui, en outre, renferment certaines quantités de FeO et de SiC2. le procédé de l'invention permet de séparer l'étain du fer, cul est un constituant de ces minerais et matériaux cités. la volatilisation de l'étain au moyen au SnS est connue, comme on sait, depuis longtemps, mais présente des inconvénients d'une importance indéniable, du fait qu'elle nécessite presque toujours une addition de soufre et, de ce fait, provoque une contamination atmosphérique avec S02, ce qui suppose, ou bien de supporter cet inconvénient avec ses résultats, ou bien de recourir â l'élimination de ce gaz par des systèmes-qui sont toujours très coûteux, et staUoutent aux frais du procédé employé. On connaît également la volatilisation ae l'étain au moyen de SnC12, effectuée presque toujours dans des convertisseurs qui brûlent de l'air, de l'huile, du gaz ou un mélange de ceux-ci au travers de la charge. Ce procédé présente aussi un grave inconvénient, oui est le préjudice que subit le revêtement en raison du mouvement du contenu. En outre, il est impossible d'aXpliquer directement ce procédé aux minerais. e procédé suivant l'invention a pour but de pallier les inconvénients précités. i1 permet en outre un plus grand rendement en étain et des frais d'obtention minima. Cette nouvelle méthode e laquelle nous nous référons est, essentiellement constituée par une succession d'opérations sans solution de continuité, dont la première est de chauffer les matériaux dans un four électrique j us qu a la température où commence la réduction du Si, c'est-à-dire, supérieure à 1500 degrés centigrades, conditions où le SnO se libère de son silicate et peut être recueilli sous forme de SnO2. Dans une seconde phase, on réduit ensuite ce Sn02 en étain métal, par des méthodes conventionnelles et connues. 'absence de brúlaUe permet & la charge de rester au repos total, de sorte que disparaissent les attaques contre le revête ment. Le plus, l'absence totale ctaddition de soufre élimine la contamination avec S02, et çar la température obtenue, on arrive à la réduction du SiC2 sans ajouter aucun agent réducteur. 11 invention sera mieux comprise à la lecture ae la description détaillée qui suit de quelques exemples non limitatif s de plusieurs modes de réalisation suivant l'invention. Selon ces exemples de réalisation, la méthode que l'on pré conise consiste à introduire les minerais d'étain ou les matériaux qui le contiennent, spécialement ceux renfermant une certaine quantité ae BeO et SiC2, dans un four électrique ou similaire, du type à arc ou à arc submergé, où il n'existe aucun problème quant à un revêtement spécial avec ou sans refroidissement, pour que ces matières arrivent à atteindre une température suffisante pour que commence la réduction du Si, c' est-à-dire supérieure aux 1.500 degrés centigrades. Cette température atteinte, le SnO se libère de son silicate et se recueille comme Sn02, de remarquable pureté. Par des procédés classiques et connus, on réduit cet oxyde en étain métal. Cette méthode n'a donc besoin d'aucun agent réducteur, et l'on peut forcer la volatilisation en soufflant ce l'air sur la surface du bain, bien que cette opération ne soit ni essentielle ni nécessaire. De même on peut diminuer la viscosité de la scorie fondue par l'addition de Na20, CaO, A12O9 ou autres produits analogues, sans que ces opérations auxiliaires ne supposent une variation dans la méthode. Les exemples ci-après ont été effectués en laboratoire Exemple I On chauffe dans un creuset, dans un four électrique de laboratoire, 400 g. de scorie d'étain renfermant 4,- de Sm, 21, de BeO, 35,v C-e SiO2. Après une heure, il reste 390 g. de scorie renfermant 0,2 % de Sn, 21, de FeO et 94, de SiO2. Exemple Il On chauffe 300 g. concentrés d'étain de solive (renfermant 18o Sn, 24, BeO, 30 SiO2) dans les mêmes conditions que dans l'exemple 1. Après 70 minutes, on obtient un résidu de scorie renfermant ù,3, de Sn, 29R de FeO et 35, de SiC2. On réalise ces essais non seulement en laboratoire, mais dans des fours industriels avec des résultats hautement satisfai sants, analogues à ceux mentionnés antérieurement. Ceci montre que la méthode, suivant l'invention, répond aux plus grandes exi Lences, éliminant tous les inconvéiiients que résentent les procédés actuellement connus et permettant l'obtention de rendements supérieurs, non seulement en produit final, mais aussi dans les phases intermédiaires par l'absence 'atmosphères contaminées et de dommages aux revêtements des convertisseurs et appareillage employés. Dans le procédé de l'invention, on utilise un four où la volatilisation peut se faire d'une façon simple, dans des conditions telles que le SnO visse se volatiliser sans flamber aucunement au travers de la charte, de sorte que celle-ci reste totalement en repos. Bien entendu, l'invention n1 est nullement limitée aux exemples aécrits et représentés, elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art suivant les applications envisagées et sans qu'on s'écarte pour cela de l'esprit de l'invention. C'est ainsi que la forme, les dimensions du four, les matières premières,peuvent varier. - REVENDICATIONS 1. - Procédé de séparation d'étain par volatilisation de minerais d'étain ou autres matériaux qui le contiennent, caractérisé ence qu'on introduit les minerais à traiter ou les matériaux renfermant de l'oxyde d'étain dans un four de caractéristiques adéquates, on chauffe lesdits matériaux, sans addition de réducteurs d'aucune sorte, à des températures supérieures à 15000C pour obtenir la réduction du silicate et la libération de SnO de son silicate, on recueille SnO et, dans le four même SnO2 d'une remarquable pureté, puis on transomme ces oxydes en étain métal. 2. - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on diminue la viscosité de la scorie fondue par addition de Na20, CaO ou A1203.