044.43 1 2081642 La présente invention concetne une tête de laminage qui est munie de rouleaux coniques supportés en porte-à-faux et inclinés vers l'axe de la pièce en cours de laminage, ces rouleaux pouvant être réglés contre la pièce 5 à laminer. De telles têtes de laminage peuvent être installées pour un laminoir à cylindres obliques de façon à réaliser la réduction d'une pièce laminée de section droite circulaire, quand la commande est effectuée par l'inter-10 médiaire d'un engrenage planétaire, de telle sorte que soient exécutées dans une seule opération de laminage des réductions importantes de section droite) -lu fait que les rouleaux sont conduits autour du produit à laminer de telle manière que ces rouleaux, en roulant sur le produit à laminer,communiquent 15 un avancement à ce dernier, sans le faire tourner. Il s'est avéré comme étant problématique d'exécuter le réglage de rouleaux de ce genre. Etant donné que le réglage détermine la section droite de sortie, il est souhaitable de créer un dispositif qui, moyennant une 20 faible dépense de travail, permette un changement rapide, régulier, de la position axiale des rouleaux et qui permette en outre de déplacer des rouleaux choisis séparément en leur assurant des déplacements ayant les valeurs correctrices nécessaires. Des dispositifs de réglage de ce genre se sont 25 avérés en outre problématiques du fait qu'il est nécessaire de maintenir les rouleaux coniques sur leurs axes de sorte qu'ils puissent être remplacés. Dans le cas des dispositifs de fixation habituels pour les rouleaux, il est nécessaire, pour procéder au remplacement de ces rouleaux, de faire reculer 30 leurs axes sur une distance importante qui dépasse souvent la zone de déplacement nécessaire pour le réglage, compte tenu des dimensions différentes des produits à laminer et des dimensions différentes des rouleaux coniques. L'invention a pour objet un dispo-25 sitif au moyen duquel la position axiale de rouleaux coniques dans des têtes de laminage pourra être déterminée et réglée rapidement sans que cela nécessite une dépense technique considérable et qui permettra grâce à la constitution du dispositif pour le serrage du rouleau de maintenir petite la 40 zone de déplacement nécessaire et de limiter ainsi le choix 71 04443 2 2081642 de cette zone uniquement en raison de la zone de variation nécessaire pour le réglage. Conformément à l'invention, ce problème est résolu du fait que les axes des rouleaux coniques 5 se présentent sous la forme d'arbres creux dans lesquels des manchons coulissants, immobilisés par leur forme contre une rotation, sont maintenus par des moyens de déplacement déterminant leur position axiale et du fait que les manchons coulissants sont traversés par des tiges de serrage, chacune 10 de ces tiges reposant par un collet sur un épaulement du manchon coulissant correspondant et serrant au moyen d'un filetage les rouleaux coniques contre l'extrémité libre des manchons coulissants. Les manchons coulissants sont munis 15 avantageusement de filetages hélicoïdaux qui sont engagés dans des filetages de douilles de déplacement prévues dans les arbres creux et bloquées contre tout déplacement axial. Les douilles de déplacement peuvent être assemblées avec les arbres creux d'une manière les empêchant de tourner de telle sorte 20 que peut être évité en service tout déplacement non voulu. On a eu de bons résultats en donnant aux douilles de déplacement une forme telle qu'après l'enlèvement de l'assemblage les empêchant de tourner elles puissent tourner par rapport à l'arbre creux du moyen de dispositifs de commande. On obtient 25 ce résultat du fait que les douilles de déplacement peuvent être utilisées avec un ou plusieurs dispositifs de commande. Dans une forme de réalisation préférée, on peut renoncer à l'utilisation de dispositifs de déplacement séparés du fait que sont associées aux douilles de déplacement des douilles 30 d'accouplement pouvant être commandées qui, dans l'une de leurs positions, relient les douilles de déplacement, d'une manière les empêchant de tourner, à l'enveloppe de la tête de laminage et qui, dans leur autre position, relient les douilles de déplacement à l'arbre creux. Dans la première de 35 ces positions, on obtient, en actionnant les arbres creux et en maintenant fixes les douilles de déplacement, une rotation relative, produisant le réglage, entre arbres creux et douilles de déplacement, tandis que, dans la seconde position de la douille d'accouplement, cette liaison est interrompue et les 40 douilles de déplacement se trouvent bloquées. On a reconnu 71 04443 3 2081642 10 qu'il était avantageux d'associer dans chaque cas aux douilles d'accouplement un dispositif de réglage à fluide sous pression, capable de manoeuvrer suivant les besoins les douilles d'accouplement. On a reconnu en outre qu'il était avantageux de prévoir les dispositifs de réglage à fluide sous pression pour qu'ils agissent unilatéralement et de les faire fonctionner contre l'action de ressorts antagonistes mettant en précontrainte les douilles d'accouplement dans le sens d'un engagement positif dans l'arbre creux. En mettant en précontrainte le rouleau conique au moyen d'une tige de serrage séparée, par rapport aux manchons coulissants, on arrive déjà à ce que, pour remplacer les rouleaux coniques, il soit seulement nécessaire de les faire reculer quelque peu, axialement. Le rempla-cernent se trouve facilité du fait que chacun des rouleaux coniques est relié à une pièce d'entraînement, de préférence amovible, les tiges de serrage étant engagées dans ces pièces d'entraînement qui, par des moyens faisant saillie positivement, sont maintenuesd'une manière les empêchant de tourner et sont 20 ainsi serrées contre les manchons coulissants. On peut ainsi obtenir une sécurité particulière contre les surcharges., qui est capable d'entrer en jeu,non seulement contre des sollicitations exagérées provenant de la force de laminage, mais aussi contre des couples exagérés. Dans la zone de racine des rouleaux 25 coniques, les pièces d'entraînement sont protégées au moyen d'emplacements de rupture qui sont sollicités par la force de réglage s'exerçant dans chaque cas ainsi que-par le couple de commande. On peut éviter complètement d'avoir à faire reculer les rouleaux coniques pour procéder à leur remplacement 30 si la pièce d'entraînement, côté manchon coulissant, présente une forme conique telle que l'angle du sommet du cône dépasse le double de l'inclinaison de l'axe du rouleau par rapport à l'axe du produit à laminer. L'invention sera mieux comprise en 35 regard de la description ci-après et des dessins annexés représentant un exemple de réalisation de l'invention, dessins dans lesquels : - la figure 1 représente un axe de rouleau dont les rouleaux coniques peuvent être réglés pneu-40 matiquement au moyen du moteur de superposition d'un engrenage 71 04443 4 2081642 planétaire disposé en amont et dans lequel les rouleaux coniques peuvent^être remplacés sans aucun déplacement axial, - la figure 2 montre un axe de rouleau d'une tête de laminage constitué d'une manière analogue, ^ dans le cas duquel il faut, avant de remplacer les rouleaux coniques, faire tout d'abord reculer ces rouleaux axialement. Sur la figure l,on a représenté un rouleau conique 1 d'une tête de laminage qui comporte trois rouleaux coniques disposés à intervalles de 120°. Chacun de 1Q ces rouleaux coniques est muni d'un filetage à gauche pour recevoir la pièce, d'entraînement 2. En choisissant un filetage à gauche on arrive à ce que sous l'action du couple exercé en service,' la pièce d'entraînement 2 se visse plus fortement dans le rouleau conique 1. La pièce d'entraînement 2 est de 15 forme conique, le cône ayant un grand angle en isommet,et elle s'applique par la base du cône contre des surfaces d'appui du rouleau conique. A la hauteur de ces surfaces d'appui, la section droite de la pièce d'entraînement 2 présente un étranglement 3 correspondant à une valeur prescrite de rupture, 20 et dans la zone antérieure de la pièce d'entraînement 2 SOnt prévues des rainures verticales qui sont destinées à fournir une prise à des outils servant à l'introduction de la pièce d'entraînement 2 dans le rouleau conique et à son enlèvement Hors de ce rouleau. Mais ces nervures sont destinées à servir 25 en particulier quand le restant d'une pièce d'entraînement 2, cisaillée à l'emplacement de rupture 3, doit être enlevé d'un rouleau conique. Le rouleau conique 1, avec sa pièce d'entraînement 2, est serré au moyen d'un axe de serrage 6, contre un évidement, de forme conique appropriée, d'un manchon 30 coulissant 5 qui s'appuie par son collet 7 contre un épaulement 8 du mancnon coulissant 5» L'extrémité antérieure de l'axe de serrage est munie d'un filetage qui est engagé dans un taraudage correspondant de la pièce d'entraînement 2. L'axe de serrage 6 peut être serré ou desserré au moyen d'un outil que l'on 35 applique sur le carré 9 prévu à l'extrémité postérieure de l'axe de serrage. La pièce d'entraînement 2 est immobilisée contre toute rotation par une clavette 10 qui est engagée dans des rainures, se faisant vis-à-vis, de la pièce d'entraînement et de la douille coulissante 5« 40 Le manchon coulissant 5 peut être 71 04443 5 2081642 déplacé ldïigitudinalement et il est maintenu dans l'arbre creux 12, immobilisé d'une manière positive contre toute rotation par une clavette 11 engagée dans des rainures. L'arbre creux 12 peut être commandé, au moyen des roues coniques 13 et l4, 5 par l'arbre planétaire 15* La position axiale du manchon coulissant peut être réglée au moyen d'une douille de déplacement 16 comportant un filetage qui est engagé dans un taraudage du manchon coulissant 5> La douille de déplacement l6 est maintenue dans l'arbre creux de manière à pouvoir tourner. 10 La douille de déplacement 16 est immobilisée contre les déplacements axiaux par un collet 17 dont un flanc s'appuie contre la surface d'extrémité du coussinet l8 et dont l'autre flanc s'appuie contre une surface d'extrémité d'un anneau d'appui 19* On obtient, grâce à cette construction, que lorsque 15 tourne la douille de déplacement, supportée en soi de manière à pouvoir tourner , mais: s'appuyant d'une manière qui lui interdit les déplacements axiaux, le filetage de cette douille continueà se visser dans le taraudage du: manchon coulissant 5 qui est empêché positivement par la clavette 11 de prendre 20 part à la rotation. Au moyen d'une rotation relative de la douille de déplacement 16 par rapport au manchon de déplacement 5 et par rapport à l'arbre creux 1, on peut déterminer à volonté la position axiale du manchon coulissant et par suite aussi du rouleau conique 1. En principe, une telle rotation 25 pourrait être produite à la main au moyen d'un outil et il convient qu'après exécution du réglage la douille de déplacement 16 soit bloquée en position du fait qu'elle est assemblée avec le manchon coulissant 5 ou avec l'arbre creux 12 d'une manière résistant à la rotation. Toutefois, dans l'exemple 30 de réalisation, le déplacement exécuté est commandé par le moteur, sans qu'on ait besoin d'une commande particulière supplémentaire. La commande pouvant être produite par l'intermédiaire de l'arbre planétaire 15, commande qui peut être produite par exemple par le moteur de superposition de la 35 commande planétaire de la tête de laminage, peut être, ainsi qu'on l'expliquera plus loin, appelée à participer au déplacement axial des trois rouleaux coniques de la tête de laminage. Sur l'extrémité postérieure de la douille de déplacement 16 est prévu un manchon d'accouplement 20 qui est coulissant, 40 qui, au moyen d'appendices 21 engagés dans des rainures du 71 04443 6 2081642 10 manchon de déplacement l6, est maintenu d'une manière l'empêchant de tourner et qui est mis en précontrainte au moyen d'un ressort 22 dans la position de travail représentée. Dans cette position initiale, des dents 23 de la douille d'accouplement 20 sont engagées positivement dans des intervalles entre dents, leur faisant vis-à-vis, de l'arbre creux» Le piston annulaire 24, guidé dans une chambre cylindrique annulaire qui reçoit de l'air comprimé par l'intermédiaire d'un raccord 25, est repoussé en arrière contre la force antagoniste du ressort 26 et il entraîne par l'intermédiaire de la rondelle 27 la douille d'accouplement 20. Les dents 23 de la douille d'accouplement 20 sortent alors axialement de la denture, qui leur fait face, de l'arbre creux 12 de sorte que la liaison interdisant toute rotation, entre l'arbre creux et la'douille d'accouplement et par suite aussi avec la douille de déplacement l6, se trouve supprimée .Lors de l'achèvement de la course du piston annulaire, les dents 28 pénètrent dans une denture 29 qui est rigidiement solidaire de l'enveloppe 30 de l'axe. La douille de déplacement 16 est ainsi maintenant reliée, par l'intermédiaire 20 de la douille d'accouplement 20, d'une manière l'empêchant de tourner, à l'enveloppe 30 de l'axe. Si l'on met maintenant sous tension le moteur de superposition de l'engrenage planétaire ,1'arbre planétaire 15 est commandé et il commande de son côté l'arbre creux 12. Ce dernier entraîne dans sa rotation 25 le manchon coulissant 5, de sorte que maintenant le manchon coulissant est mis en rotation vis-à-vis de la douille de déplacement 16 reliée d'une manière l'empêchant de tourner à l'enveloppe 30 d'axe quand le piston annulaire est manoeuvré et qu'en outre, au moyen des filetages reliant le manchon 30 coulissant 5 et la douille de déplacement l6, sont produits un déplacement axial du manchon coulissant et par suite un réglage du rouleau conique 1. Ainsi que le montrent les représentations fournies par les dessins, il suffit seulement, pour le 35 réglage axial des rouleaux coniques, que le piston annulaire de ces rouleaux soit soumis à l'action d'air comprimé de telle sorte que les douilles d'accouplement 20 de ces rouleaux soient déplacées pour être amenées de leur position- initiale'dans leur position active. Si l'on met maintenant en circuit le 40 moteur de superposition, cela produit une commande contrôlée 71 04443 7 2081642 des arbres planétaires 15 de la tête de laminage et par suite des arbres creux 12 avec leurs manchons coulissants 5» Toutefois, les douilles de déplacement correspondantes l6, reliées par les douilles d'accouplement subordonnées 20 aux enveloppes 5 d'axe 30 correspondantes, ne prennent pas part à cette rotation et elles produisent, par leur rotation relative vis-à-vis des manchons coulissants 5, le déplacement axial de ces derniers, qui se transmet aux rouleaux coniques 1 en tant que mouvement de réglage de ces derniers par rapport à la pièce 31 en cours 10 de laminage. Etant donné qu'il suffit en général d'effectuer de tels déplacements alors que la tête de laminage est immobile, il n'est pas nécessaire de provoquer une amenée de fluide sous pression formant pont pour la rotation . Il 15 suffit d'alimenter chacune des chambres cylindriques se trouvant devant les pistons annulaires 2k à partir d'une conduite annulaire de fluide sous pression, munie d'un raccord 35 ; quand on met à l'arrêt la tête de laminage pour l'exécution de mouvements axiaux de réglage des rouleaux coniques, une 20 source fixe de fluide sous pression est reliée, par exemple par l'intermédiaire de tuyaux flexibles, au raccord 35,. de sorte que désormais tous les pistons annulaires de la tête de laminage sont soumis uniformément à l'action du fluide sous pression et que toutes les douilles d'accouplement sont déplacées 25 en même temps en position active pour effectuer des déplacements axiaux. Entre la conduite circulaire de fluide sous pression et les chambres cylindriques devant recevoir le fluide, sont prévus dans chaque cas des robinets d'arrêt qui permettent d'exclure touti déplacement des pistons "annulaires 2k et par 30 suite des douilles d'accouplement 20 et de procéder à des corrections du réglage axial des différents rouleaux coniques de la tête de laminage. Si, par contre, il ne s'agit pas de procéder à un réglage des rouleaux coniques, mais s'il faut 35 changer ces rouleaux ou s'il faut, après rupture d'une pièce, d'entraînement 2 à l'endroit 3 prévu, enlever la partie de pièce restante reliée à un manchon coulissant 5, on donne accès, en enlevant le couvercle 32 de l'enveloppe d'axe en cause, au carré 9 de la tige de serrage 6, de sorte que la partie de k0 pièce demeurée peut être enlevée par devissage hors de la pièce 71 04443 8 2081642 d'entraînement 2. Quand la tige de serrage 6 a été tirée vers le haut ^suffisamment pour que le flanc postérieur de son collet 7 vienne heurter la surface d'extrémité de la douille de déplacement l6, le rouleau conique 1 ainsi que la pièce d'en-^ traînement 2 se trouvent libérés. Le cône de la pièce d'entraînement 2 étant un cône plat, cela permet d'extraire cette pièce vers l'avant (vers la droite, sur le dessin) sans qu'il soit nécessaire de faire reculer auparavant les manchons coulissants 5 ou de les déplacer axialement. 10 On peut apporter de larges variantes à l'invention, ainsi qu'on le montrera tout d'abord à l'aide de l'exemple de réalisation suivant la fi'gure 2, que l'on va décrire maintenant. Sur cette figure, on a représenté en coupe longitudinale un axe, muni d'un rouleau conique, 15 d'une tête de laminage disposant au total, comme la tête de laminage de la figure 1, de trois axes de laminage qui sont disposés à intervalles de 120°. On a supposé également que la commande de l'axe de laminage représenté était effectuée par l'intermédiaire d'un arbre planétaire et d'une paire de 20 roues coniques, ainsi qu'on peut le voir sur la figure 1. Suivant la figure 2, on utilise un rouleau conique 36 qui est serré directement contre une surface d'appui d'un manchon coulissant 37 et qui est empêché de tourner par rapport à ce manchon au moyen d'éléments de ce manchon qui sont engagés 25 positivement. Le serrage est obtenu au moyen d'une tige de serrage 38 qui traverse le manchon coulissant et qui repose par une tête sur une surface d'épaulement du manchon coulissarit. Le filetage de la tige de serrage 38 est engagé dans une pièce de serrage 39, qui de son côté traverse l'alésage central 30 du rouleau conique et qui est serrée au moyen d'un écrou annulaire 40. Entre une surface d'épaulement 4l du manchon coulissant 37 et la surface d'extrémité de la pièce de serrage 39, assemblée par vissage avec la tige de serrage 38, est formée une chambre 42 dont l'étanchéité est assurée au moyen 35 de joints 33 en forme de lèvres. Cette chambre peut être soumise à l'action du fluide sous pression par l'intermédiaire du canal 44 pour le fluide sous pression et de son raccord 45. Le fluide sous pression, quand il a pénétré dans la chambre, exerce sa pression sur la surface de butée 4l et sur la surface 40 d'extrémité, tournée vers cette dernière, de la pièce de 71 04443 9 2081642 serrage 39» H fait par conséquent travailler la tige de serrage à l'allongement et il 1'étire. De ce fait le serrage produit par l'écrou annulaire 40 est en partie diminué; le filetage qui le maintenait est soulagé et l'on peut enlever facilement, pour changer le rouleau;, l'écrou annulaire 40 prévu noyé dans la surface d'extrémité du rouleau conique 30. En même temps, le rouleau conique se trouve serré par une tension hydraulique préliminaire de la tige de serrage 38 ; le rouleau conique est amené tout d'abord dans sa position prescrite; le cas échéant, on peut introduire maintenant seulement la pièce de serrage 29 et la visser sur la tige de serrage-; on monte finalement l'écrou annulaire 40 et on le bloque au moyen d'un outil. On soumet ensuite la chambre 42 à une pression hydraulique*, la tige de serrage se trouve soumise à une tension préalable et il est possible de serrer davantage l'écrou annulaire 40 jusqu'à ce que soit atteinte la position souhaitée. Quand on décharge la chambre 4, la tige de serrage 38;se contracte quelque peu et la force de serrage qui est ainsi produite est utilisée maintenant seulement pour le serrage du rouleau conique 36. Dans l'exemple de réalisation suivant la figure 2 également, le manchon coulissant 37 est maintenu immobilisé contre toute rotation dans l'arbre creux 46 commandé par des roues dentées et son réglage axial est provoqué pari une douille de déplacement 49 qui est maintenue entre les paliers 47 et 48, de sorte qu'elle peut tourner par rapport à l'arbre creux mais ne peut pas être déplacée axialement. Si la douille de déplacement était équipée à son extrémité supérieure d'une manière telle qu'elle puisse être saisie positivement par des clés, il faudrait exécuter à la main le déplacement axial des rouleaux coniques 30. Toutefois dans l'exemple de réalisation suivant la figure 2 il est prévu de nouveau un déplacement par moteur assuré par le moteur de superposition de l'engrenage planétaire de commande, non représenté sur la figure, de la tête de liaminage. L'extrémité de la douille de déplacement 49 est entourée par une douille d'accouplement 50 en forme de cloche qui, sur toute l'étendue de la zone de déplacement, est en prise au moyen de ses clavettes 51 avec une pièce 52 à rainures de clavette qui est reliée à la douille de déplacement 49. Dans la position active de la douille d'accouplement 50 représentée,les 71 04443 10 2081642 clavettes 53 de cette douille sont engagées dans des rainures correspondantes de l'enveloppe 54 de! l'axe. Quand on soulève la douille d'accouplement 50 en manoeuvrant la. vis 55, les clavettes 53 sortent des rainures de l'enveloppe de l'axe, et dans la position de travail, non représentée, de la douille d'accouplement 50, les clavettes 56 de cette dernière sont engagées dans des rainures de l'arbre creux 46. Dans la position active de la douille d'accouplement représentée, une commande de l'arbre creux 46 est ainsi capable de faire tourner le manchon coulissant 37 vis-à-vis de la douille de déplacement 49 de sorte qu'il se produit un réglage axial, tandis que dans la position de travail, non représentée, de la douille d'accoupl ment la douille de déplacement 49 est reliée d'une manière l'empêchant de tourner à l'arbre creux 46, de sorte que tout déplacement est empêché. L'actionnement de la douille d'accouplement est produit facilement au moyen des vis 55 de la tête de laminage et il est aussi possible,non seulement de régler dans des conditions identiques tous les rouleaux coniques d'une tête de laminage, mais aussi d'effectuer des corrections de la position axiale individuelle de rouleaux coniques quand ont été actionnées seulement certaines des douilles d'accouplement. L'invention est capable d'admettre d'autres variations; C'est ainsi qu'il est possible, ainsi qu'on l'a déjà indiqué,de déplacer les douilles de déplacement directement au moyen de clés appliquées à leurs extrémités libres. Ici encore, il est prévu, associé à ces douilles de déplacement,un dispositif à crans, ou dispositif de blocage, qui après qu'a été provoqué le déplacement souhaité, bloque les douilles de déplacement contre une manoeuvre non voulue. En outre, il est aussi possible de maintenir une douille de déplacement au moyen d'un filetage de serrage dans l'arbre creux correspondant; la liaison entre douille de déplacement et manchon coulissant doit être alors établie d'une manière telle que leurs positions axiales mutuelles soient déterminées mais permettent entre eux deux une rotation relative. Il convient de réaliser la liaison d'une manière telle que des parties importantes des surfaces d'extrémité de douilles de déplacement et de manchon coulissants reposent l'une sur l'autre de telle sorte que les forces axiales élevées prenant naissance au laminage soient transmises par de grandes surfaces. 71 04443 ii 2081642 Enfin, il est possible de modifier la fixation entre rouleaux coniques et manchons coulissants et de renoncer à des tiges de serrage traversant le dispositif sans sortir pour autant du cadre de l'invention. 5 Dans tous les cas, il est possible de procéder facilement au réglage axial des rouleaux coniques et d'exécuter simplement un remplacement des rouleaux coniques, ne prenant pas beaucoup de temps. Dans le cas des réalisations préférées, le réglage peut être exécuté, commandé par moteur avec 10 une dépense relativement faible, de sorte que les opérations de réglage ne prennent que peu de temps. La possibilité d'exécuter un réglage commun, synchrone, par une commande provenant d'un dispositif de commande simplifie en outre les opérations de réglage devenant nécessaires sans qu'on ait à renoncer *5 à la possibilité d'effectuer la correction du réglage axial de rouleaux coniques individuels. Dans le cas des réalisations préférées on peut remplacer les rouleaux coniques d'une manière simple, sans avoir à procéder à ce.t effet à des déplacements axiaux. 20 Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, à partir duquel on pourra prévoir d'autres modes et d'autres formes de réalisation sans pour cela sortir du cadre de l'invention. 71 04443 12 2081642 REVENDICATIONS 1°) Tête de laminage avec rouleaux coniques supportés en porte-à-faux et inclinés vers l'axe de la pièce en cours de laminage, ceux-ci pouvant être réglés par 5 rapport à la pièce, tête de laminage caractérisée en ce que les axes des rouleaux coniques sont constitués par des arbres creux dans lesquels sont maintenus des manchons coulissants, immobilisés positivement (clavettes) contre toute rotation par des moyens de déplacement (douilles de déplacement) déter-10 minant leur position axiale, les 'manchons coulissants étant traversés par des- tiges de serrage, chaque tige reposant par un collet sur un épaulement des manchons 'coulissants et serrant, au moyen d'un filetage associé à chacune d'elles, les rouleaux coniques contre l'extrémité libre des manchons coulissants. 15 2°) Tête de laminage suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les manchons coulissants sont munis de filetages qui s'engagent dans le filetage de douilles de déplacement prévues dans les arbres creux et bloquées contre tout déplacement axial. 20 3°) Tête de laminage suivant la revendication 2, caractérisée en ce que les douilles de déplacement sont assemblées avec les arbres creux d'une manière .les empêchant de tourner. 4°) Tête de laminage suivant l'une 25. des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que des dispositifs de commande sont prévus pour faire tourner les douilles de déplacement par rapport à l'arbre creux. 5°) Tête de laminage suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que les douilles 30 de déplacement sont reliées à des dispositifs de commande. 6°) Tête de laminage suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce qu'aux douilles de déplacement sont associées des douilles d'accouplement pouvant être commandées suivant les besoins qui, dans leur 35 position active, relient les douilles de déplacement, d'une manière les empêchant de tourner, avec l'enveloppe de l'axe et qui, dans leur position de travail, relient les douilles de déplacement aux arbres creux. 7°) Tête de laminage suivant la 40 revendication 6, caractérisée en ce qu'aux douilles d'accouplé- 71 04443 13 2081642 ment sont associés des ressorts qui les mettent en précontrainte par rapport à une butée définissant leur position de travail. 8°) Tête de laminage suivant l'une des revendications 6 et 7, caractérisée en ce qu'aux douilles 5 d'accouplement est associé un dispositif de réglage à fluide sous pression (piston annulaire). 9°) Tête de laminage suivant l'une des revendications 6, 7 et 8, caractérisée en ce que les dispositifs de réglage des douilles d'accouplement fonctionnent 10 contre l'action antagoniste de ressorts qui, dans la position de travail des douilles d'accouplement, soulèvent de ces dernières les surfaces de réglage. 10°) Tête de laminage suivant la revendication 8, caractérisée en ce que les chambres cylindri-15 ques des dispositifs de réglage à fluide sous pression sont raccordées à une conduite circulaire de fluide sous pression. 11°) Tête de laminage suivant la revendication 10, caractérisé en ce que la conduite circulaire de fluide sous pression présente un raccord pour le raccordement 20 à une source assurant l'alimentation en fluide sous pression. 12°) Tête de laminage suivant l'une des revendications 10 et 11, caractérisée en ce qu'il est prévu, entre la conduite circulaire de fluide sous pression et chacune des chambres cylindriques des dispositifs de réglage 25 à fluide sous pression, un robinet d'arrêt. 13°) Tête de laminage suivant l'une des revendications 1 à 12, caractérisée en ce que les pièces d'entraînement présentent dans la zone de leur racine des emplacements préparés pour la rupture qui sont sollicités dans 30 chaque cas par les forces de réglage ainsi que par les couples de commande. l4°) Tête de laminage suivant l'une des revendications 1 à 13, caractérisée en ce que les pièces d'entraînement présentent, du côté manchon coulissant, une 35 forme conique telle que les angles au sommet des surfaces latérales coniques dépassent dans chaque cas le double de l'inclinaison de l'axe du rouleau conique par rapport à l'axe du produit à laminer. 15°) Tête de laminage suivant 40 l'une des revendications 1 à l4, caractérisée en ce qu'entre 71 Ô4443 1k 2081642 les surfaces de collet, tournées l'une vers l'autre, des tiges de serrage et (ou) d'autres pièces associées aux précédentes, des chambres sont formées qui peuvent être soumises à l'action du fluide sous pression et qui, lorsque cette action s'exerce, allongent les tiges de serrage et soulagent ainsi les filetages qui serrent les rouleaux coniques.