La présente invention a pour obJet un patin de glissement pour coulisse de table en bois compassée d'au moins deux lames montées coulissantes l'une par rapport à l'autre, ce patin constituant une plaquette pourvue de moyens d'ancrage dans l'une des lames et comportant sur ses bords respectifs parallèles à la direction de coulissement, deux ailes orientées obliquement l'une vers l'autre et destinées à etre engagées à contact glissant dans des rainures de forme correspondante taillées dans la face adjacente de l'autre lame. Tel qu'il est actuellement utilisé, le patin de glissement est une pièce en tôle d'acier découpée et pliée, comportant sur chaque bord, outre une aile rabattue de retenue et de glissement, deux pattes coudées prévues pour être encastrées dans des rainures de la première lame pour créer un ancrage que complète une vis traversant une ouverture ménagée au centre de la plaquette. En raison du contact bois-métal, les caractéristiques de glissement du patin en acier laissent à désirer et provoquent à la longue une usure dans la seconde lame. De plus, dans une ambiance humide, un blocage de la coulisse risque de se produire sous l'effet de la rouille et du gonflement du bois. Pour remédier à ces inconvénients Itinvention propose de réaliser le patin en une matière plastique moulée, telle que le nylon, présentant de bonnes caractéristiques de glissement le coulissement des lames de la coulisse est ainsi rendu beaucoup plus doux et est encore amélioré par le fait que les ailes venues de moulage stétendent sur toute la longueur de la plaquette, ce qui n'est pas le cas dans les patins en acier dont les ailes sont interrompues au droit des pattes d'ancrage. le contact bois-matière plastique, à faible coefficient de frottement, rend l'usure pratiquement nulle, comme l'ont montré des essais d'endurance. Un autre avantage de la disposition proposée est que la coulisse équipée de patins de glissement en matière plastique est insensible à l'humidité. En effet, la matière plastique non seulement ne subit aucune altération mais encore, grâce à sa souplesse relative, peut en se déformant absorber dans une large mesure les variations dimensionnelles du bois dues à l'hygrométrie de l'air. Ainsi des coulisses stockées dans un entrepôt où règne une certaine humidité ne risquent pas de se coincer et de devenir inutilisables. L'exécution en matière plastique du patin de glissement permet également de perfectionner les moyens d'ancrage dans la première lame, grâce å la présence sur la face de la plaquette qui est opposée aux ailes glissantes de deux ailes d'ancrage, qui elles aussi s'étendent sur toute la longueur de la plaquette et sont orientées obliquement l'une vers l'autre, pour être embêtées dans des rainures complémentaires de la première lame, la retenue axiale du patin étant alors assurée par un tenon en saillie sur la plaquette destiné à pénétrer dans une mor taise de la première lame. la face terminale de ce tenon forme avantageusement un plan incliné raccordé à la face plane adjacente de la plaquette, ce qui permet de mettre en place le patin dans la première lame en introduisant à travers le bout des rainures les ailes d'ancrage qui se déforment élastiquement sous l'effet du glissement du plan incliné au contact de la face-d'appui de la première lame et se resserrent finalement au contact des flancs internes des rainures au moment où le tenon s'emboîte dans la mortaise en créant une liaison qui est rendue irréversible par la mise en butée de l'extrémité de la plaquette qui est opposée à la partie la plus épaisse du tenon contre une surface taillée à cet effet dans le bois de la lame correspondante. le montage est ainsi simplifié par suppression de la vis et il est aussi plus sdr car, dans les patins connus, l'expérience montre que la présence de la vis constitue un risque supplémentaire de blocage de la coulisse, du fait que la tête de la vis peut se casser, par l'effet d'une ouverture brutale de la coulisse, et s'incruster dans le bois de la seconde lame. L'invention sera explicitée au cours de la description qui va suivre, en se référant au dessin annexé, dans lequel : - la fig. 1 est une vue en perspective d'une coulisse en bois à trois lames; - la fig. 2 est une vue en perspective d'un patin de glissement utilisé dans la coulisse de la figure 1; - la fig. 3 est une vue en coupe transversale, à grande échelle, de la coulisse de la figure 1, au droit d'un patin de glissement; - la fig. 4 est une vue en coupe suivant la ligne 4-4 de la figure 3; - la fig. 5 est une vue en coupe suivant la ligne 5-5 de la figure 4, à plus petite échelle. Ia coulisse de la figure I, représentée en position déployée, se compose de trois lames en bois 1, 2, 3, de section rectangulaire, dont les lames extra mes 1, 3, sont destinées à être fixées respectivement sur la partie fixe d'une table et sur un plateau mobile ou allonge de la table. La lame intermédiaire 2 et la lame eitree 3 sont montées à contact glissant, respectivement sur la lame fixe 1 et sur la lame intermédiaire 2, au moyen de deux paires X, 6 de patins de glissement 7 fixées sur ces deux dernières lames. Chaque patin de glissement 7 est constitué par une pièce moulée en nylon qui a la forme d'une plaquette 8 sur chaque face plane 9, 11 de laquelle sont formées, au droit des bords longitudinaux de la plaquette, deux ailes planes continues 12-12 et 13-13, s'étendant sur toute la longueur de la plaquette et orientées obliquement l'une vers l'autre.Les ailes 13, 13 sont des ailes d'ancrage serrées au contact du flanc interne 14 de deux rainures 16 taillées dans la lame correspondante qui, suivant la figure 3, est la lame extrême fixe I à laquelle le patin est fixé Ia face plane 11 de la plaquette est appliquée au contact d'une face plane 17 de la lame 1 qui est parallèle A la face verticale principale la, avec laquelle a un contact glissant la face adjacente 2a de la lame intermédiaire 2, cette face 17 étant taillée en retrait par rapport à la face la pour permettre à l'autre face plane, 9, de la plaquette d'avoir un Jeu transversal par rapport à la face 2a de la lame 2.Le patin est retenu longitudinalement au moyen d'un tenon 18 de forme générale cylindrique, qui est engagé dans une mortaise correspondante 9 formée dans la face en retrait 17 de la lame 1 Pour faciliter le montage du patin l'extrémité libre du teaon est biseautée de sorte que sa section terminale 15 forme un plan incliné qui se raccorde avec la face plane li de la plaquette (fig, 4) et que la partie la plus épaisse 18h du tenon est retenue axialement dans un sens par son contact avec la face cylindrique adjacente 19 de la mortaise 19. Une retenue axiale positive est aussi obtenue dans l'autre sens grssce au fait que l'extrémité 25 de la plaquette 8 qui est opposée à la partie épaisse î8a a la forme d'un arc de cercle ayant son centre 0 situé sur l'axe du tenon cylindrique 18 et vient en butée contre une sur~ face cylindrique 25a taillée dans la lame 1.Cette surface cylindrique a le mêine axe que la mortaise 19, de sorte qu'il est possible d'exécuter l'usinage de la mortaise et celui de la surface 25a en une mme opération, au moyen d'une mèche à deux diamètres. le patin de glissement est de préférence symétrique par rapport à un plan parallèle à la direction des ailes 12, 13, perpendiculaire à la plaquette 8 et passant par ltaxe du tenon 18, ce qui permet de mettre en place dans leurs logements, par glissement, deux patins identiques d'une merde paire 4 ou 6, en les introduisant par les extrémités respectives de la lame considérée, les ailes 12 assurent le montage coulissant de la lame mobile 2. A cet effet ces deux ailes sont engagées par leur bord interne 72a en contact glissant avec le flanc interne 21 de deux rainures 22 présentant une obliquité correspondante, formées dans la face principale 2a de la lame mobile 2. la partie 20 de la lame 2 comprise entre les deux rainures 22 forme ainsi une queue d'aronde qui est retenue entre les deux ailes 12. Pour permettre aux ailes 12 de s'adapter par déformation à l'accroissement éventuel des dimensions du bois de la lame mobile dû à une augmentation du taux d'humidité, les rainures 22 sont taillées en usine, c'est-à-dire sur un bois relativement sec, avec une obliquité, par exemple de 5k0, qui est légèrement supérieure à l'obliquité, par exemple de 53 , des ailes 12, de sorte qu'au montage est créé un jeu 1 qui peut & re rattrapé par un gonflement provoqué par lthumidité et par une déformation correspondante des ailes 12, sans que les qualités de glissement soient affectées. De façon classique le déploiement de la coulisse est limité par des goupilles transversales non représentées. - R8VENDICATIONS 1 - Patin de glissement pour coulisse de table en bois composée d'au moins deux lames montées coulissantes l'une par rapport à l'autre, ce patin constituant une plaquette pourvue de moyens d'ancrage dans l'une des lames et comportant sur ses bords respectifs parallèles à la direction de coulissement, deux ailes orientées obliquement l'une vers ltautre et destinées à etre engagées X contact 1s- sant dans des rainures de forme correspondante taillées dans la face adjacente de l'autre lame, caractérisé en ce qu'il est en matière plastique moulée et en ce que ses deux ailes de glissement (12) s'étendent sur toute la longueur de la plaquette. 2 - Patin de glissement suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la face de la plaquette qui est opposée aux ailes de glissement comporte deux ailes d'ancrage (13) qui, elles aussi, s'étendent sur toute la longueur de la plaquette et sont orientées obliquement l'une vers l'autre, de manière à pouvoir entre emboîtées dans des rainures complémentaires (16) de la première lame ( 3 - Patin de glissement suivant l'une des revendications 1 et 2, caracté- risé en ce que pour la retenue axiale de la plaquette, la face opposée aux ailes de glissement est munie d'un tenon (18) destiné à être engagé dans une mortaise correspondante (19) de la première lame (1). 4 - Patin de glissement suivant la revendication 3, caractérise en ce que la section terminale du tenon forme un plan incliné, ou rampe, (15), qui se raccorde avec la face adjacente de la plaquette. 5 - Patin de glissement suivant l'une des revendications 3 et k, caraeté- risé en ce que le tenon (18) a une forme générale cylindrique. 6 - Patin de glissement suivant les revendications 4 et 5, caractérisé an ce que l'extrémité (25) de la plaquette (8), qui est opposée à la partie la plus épaisse (1 & ) du tenon (18), a la forme d'un arc de cercle dont le centre est situé sur l'axe du tenon. 7 - Coulisse de table en bois comprenant au moins deux lames montées coulissantes l'une par rapport à l'autre, au moyen d'au moins un patin de glissement suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la première lame (1) comporte une face plane en retrait (17) dans laquelle est formée une mortaise (19) qui reçoit le tenon (18) de la plaquette et dont la forme est de préférence cylindrique. 8 - Coulisse suivant la revendication 7, caractérisée en ce que la première lame (1) comporte une surface (25a) contre laquelle vient en butée ltextré- mité (25) de la plaquette (8) qui est opposée à la partie la plus épaisse (î8a) du tenon (18). 9 - Coulisse suivant la revendication 8, caractérisée en ce que la surface (2Ta) est une surface cylindrique qui a même axe que la mortaise cylindrique (19). 10 - Coulisse suivant l'une des revendications 7 à 9, caractérisée en ce que les rainures à flancs plats taillées dans la seconde lame (2) font initialement, avec le plan de joint (la, 2a) des deux lames (1, 2), un angle aigu qui est légèrement supérieur à l'angle aigu que font les ailes de glissement (12, 12) du patin avec le plan de la plaquette, de manière que soit créé un jeu (J) qui peut entre rattrapé par un gonflement éventuel du bois dt à l'humidité