L'invention concerne un procédé d'assemblage de deux pièces, en particulier comportant des surfaces d'appui complémentaires. Elle se rapporte plus particulièrement à l'assemblage de pièces au moyen d'éléments de fixation. L'invention a aussi pour objet un système de fixation destiné à etre implanté sur un support. Les procédés d'assemblage de deux pièces ou davantage, connus, sont pour la plupart difficiles à mettre en oeuvre, notamment par les particuliers qui désirent réaliser des assemblages solides pouvant éventuellement efte démontés par la suite ; ces procédés necessitent un outillage et des accessoires complexes, et coûteux dans certains cas, et les résultats obtenus ne satisfont pas toujours le particulier à cause du manque de solidité, d'esthétique, de la difficulté du démontage de ces assemblages. Dans la plupart des systèmes connus, on emploie des clous ou des vis qu'on enfonce, visse ou boulonne dans I une au moins des pièces ; il est nécessaire d'aléser ou de tarauder l'une au moins des pièces ; les inconvénients de ces systèmes resultent d'un desserrage de la liaison mécanique en service ; outre un manque de résistance à la traction, ces éléments de fixation peuvent dégrader, lors de leur mise en place ou par usure, la surface de l'une des pièces. Pour remédier à ces inconvénients on a proposé, notamment dans le cas d'accrochage de supports, comme les porte-manteaux, les systèmes de suspension de tableaux ou d'autres objets, à des parois en matière fragile, d'enfoncer dans une telle paroi un bloc de forme pyramidale dont la base se trouve dans le plan de la paroi, et qui est percé de conduits pour assujettir le bloc à la paroi ; ce dispositif présente plusieurs inconvénients. II est en effet nécessaire de pratiquer dans la paroi, avant la mise en place du bloc, un évidement pyramidal difficile à réaliser, notamment par un particu lier ; ceci présente évidemment des inconvénients quand la paroi est friable. Lors de l'enlèvement du dispositif de la paroi, l'évidement, qui peut etre important, doit etre rebouché. De plus, les conduits pratiqués dans le bloc pour recevoir les clous de fixation débouchent aux sommets de la base du bloc ; ce fait, ainsi que la disposition particulière des conduits, entraîne des difficultés évidentes d'usinage du bloc ; lors du cloutage du bloc sur la paroi, il est possible d'endommager celle-ci. En outre, le bloc ne peut supporter de gros efforts de traction, ses dimensions étant nécessairement limitées. La présente invention apporte une solution à ces problèmes. L'invention a pour objet un procédé d'assemblage de deux pièces ayant des surfaces d'appui complémentaires, procédé consistant à enfoncer dans l'une des pièces au moins, n éléments de fixation prenant appui sur l'autre pièce et dont les axes longitudinaux sont non coplanaires, c'està-dire de manière à ce qu'aucun des axes longitudinaux de ces éléments de fixation ne se trouve dans le meme plan que l'un quelconque des autres éléments de fixation. Le procédé selon l'invention permet donc de réaliser de manière simple des assemblages de pièces par simple application de l'une des pièces sur une autre, et enfoncement d'éléments de fixation ; en particulier il n est pas nécessaire de préparer, par usinage par exemple, ou de transformer les surfaces extérieures d'appui des pièces. L'outillage nécessaire à la réalisation de l'assemblage est simple et le particulier en dispose facilement. Dans une variante du procédé de l'invention, on pratique, dans l'une au moins des pièces à assembler, un nombre n de logements, dont les axes longitudinaux sont confondus avec ceux des éléments de fixation, et dans lesquels on engage les éléments de fixation destinés à être enfoncés dans l'autre pièce. Ces logements permettent de guider les éléments de fixation et de les enfoncer dans l'autre pièce à assembler, de façon simple. Dans une autre variante du procédé de l'invention, on ménage dans les deux pièces à assembler, des logements destinés à recevoir les éléments de fixation. Cette variante permet notamment d'assembler des pièces métalliques dans lesquelles il est difficile d'enfoncer des éléments de fixation ; cette variante facilite aussi la mise en oeuvre du procédé de l'invention ; en outre, il est ainsi possible de constituer un assemblage provisoire mais néanmoins résistant. Le procédé de l'invention apporte une solution simple à l'assemblage de pièces dont l'une d'entre elles présente des surfaces d'appui coplanaires ; le positionnement des pièces est très facile dans ce cas, par simple application des pièces l'une sur l'autre. Selon une variante préférée du procédé de l'invention, les axes longitudinaux des éléments de fixation se déduisent les uns des autres par 360" rotation d'angle de , n étant le nombre d'éléments de fixation. Cette disposition particulière des éléments de fixation confère à l'assemblage une résistance élevée aux contraintes quelles que soient leurs directions ; cette disposition permet aussi d'enfoncer très aisément les éléments de fixation, du fait de l'orientation divergente de ces éléments. Dans une autre variante du procédé de l'invention, l'axe, qui permet de déduire par rotation de 360 les axes longitudinaux des éléments n de fixation, est choisi de façon à etre normal aux surfaces d'appui des deux pièces à assembler. Dans une variante préférée du procédé de l'invention, on emploie des goupilles comme éléments de fixation. Cette forme d'éléments de fixation donne au procédé l'avantage d'etre simple à mettre en oeuvre et facile à démonter. L'invention a aussi pour autre objet l'application du procédé d'assemblage ci-dessus appliqué à la fixation d'une pièce sur un support, notamment un mur. L'invention a encore pour autre objet l'assemblage constitué par deux pièces dans lequel les surfaces d'appui des deux pièces sont de formes complémentaires, et qui comporte un nombre n d'éléments de fixation péné trant dans l'une des pièces au moins, prenant appui sur l'autre pièce et possédant des axes longitudinaux non coplanaires. L'invention a aussi pour objet l'assemblage de deux pièces dont l'une entre elles au moins comporte n logements d'axes longitudinaux confondus avec les axes longitudinaux des éléments de fixation, lesdits élé ments de fixation étant engagé; dans lesdits logements et enfoncés dans l'autre pièce. Dans une variante de réalisation de l'assemblage de l'invention, les deux pièces à assembler comportent des logements destinés à recevoir les éléments de fixation. L'invention a pour autre objet un assemblage de deux pièces dont l'une d'entre elles possède des surfaces d'appui coplanaires. Selon une variante préférée de l'assemblage de l4invention, les éléments de fixation y occupent une disposition particulière: les axes 3600 de ces éléments se déduisent les uns des autres par une rotation d'angle Cette disposition des éléments de fixation assure à l'assemblage une grande solidité et une grande résistance aux contraintes de traction quelles que soient leurs directions. Dans une autre variante de l'assemblage de l'invention, l'axe, qui 3600 permet de déduire par rotation de ~ les axes longitudinaux des éléments n de fixation, est normal aux surfaces d'appui des deux pièces assemblées. Une caractéristique préférée de l'invention réside en ce que les éléments de fixation sont des goupilles. Selon une autre caractéristique de l'invention, les éléments de fixation sont munis d'une partie filetée ; cette partie filetée permet par vissage d'un écrou, de retirer les éléments de fixation d'un assemblage réalisé d'après l'invention. L'invention a aussi pour objet un système de fixation destiné à être implanté sur un support, notamment un mur ; ce système de fixation comprend une embase, un nombre n de logements non coplanaires et traversant de part en part l'embase, et des éléments de fixation ; ces éléments de fixation sont engageables dans lesdits logements et destinés à être enfoncés dans le support ; ils coopèrent avec l'embase de manière à appliquer celle-ci contre le support. La caractéristique essentielle du système de fixation de l'invention réside en ce que l,embase comporte au moins une zone d'appui de forme complémentaire à celle de la surface extérieure du support sur laquelle l'embase est appliquée ; ceci permet de fixer de façon très simple le système de fixation au support. Une autre caractéristique de l'invention réside en ce que la zone d'appui de l'embase se trouve dans un même plan. Selon une autre caracteristique de l'invention, les axes longitudinaux des logements1 dans lesquels s'engagent les éléments de fixation, s'écartent constamment les uns des autres en direction de la surface extérieure du support. L'écartement des axes des logements permet à l'embase d'être solidement assujettie au support par l'intermédiaire des éléments de fixation et particulièrement lorsque le support est constitué, par exemple, par une cloison en platre. Selon une caractéristique de l'invention, les axes des logements du système de fixation se déduisent les uns des autres par rotation d'angle 3600 n Dans une variante de réalisation des éléments de fixation de l'in- vention, les éléments de fixation sont des goupilles de forme conique et les logements sont des trous ; la forme des goupilles assure, par un effet de coincement sur l'embase, une résistance améliorée au système de fixation. Selon une autre variante de réalisation du système de fixation de l'invention, les éléments de fixation comprennent une partie filetée qui peut coopérer avec un écrou correspondant, ceci pour faciliter le retrait des éléments de fixation. Selon une autre variante du système de fixation de l'invention, l'angle d'inclinaison du logement de chaque élément de fixation sur la surface extérieure du support, au point de contact de l'élément de fixation et de la surface extérieure du support, est compris approximativement de préférence entre 400 et 60 . On va maintenant décrire différents exemples de réalisation, non limitatifs, en se référant aux figures qui représentent - figure I : une vue en coupe illustrant l'assemblage de l'invention. - figure 2: une vue en perspective d'une variante de réalisation de l'invention. - figure 3 : une vue en perspective d'une autre variante de réalisa tion de l'invention. - figure 4: une vue en perspective d'une autre variante de réalisa tion de l'invention. - figure 5: une vue en perspective d'un mode de mise en oeuvre préféré du procédé de l'invention. - figure 6 : une vue en coupe d'un mode de réalisation de l'assem- blage de l'invention. - figure 7 une vue en perspective d'un exemple de réalisation d'un système de fixation selon l'invention. - figure ô: un exemple de réalisation préféré des éléments de fixation de l'invention. On va maintenant décrire la figure 1 qui représente une variante de réalisation de l'assemblage et du procédé d'assemblage de l'invention. Le procédé consiste à assembler les pièces 2 et 3 ayant des surfaces d'appui 4 et 5 de formes complémentaires au moyen des éléments de fixation 6, 7, 8. Ces éléments de fixation sont enfoncés dans la pièce 3 et prennent appui sur la pièce 2 par un épaulement 9 de manière à appliquer celle-ci contre la pièce 3 ; les axes longitudinaux 16, 17, 18, des éléments 6, 7, 8 sont non coplanaires, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas situés deux à deux dans un meme plan ; grâce à cette disposition, l'assemblage est capable de résister à des efforts d'arrachement de direction quelconque ; cette résistance aux efforts dépendra du nombre d'éléments de fixation et de leurs dimensions qui dépendent eux-mêmes de la dimension des pièces à joindre. On va maintenant décrire la figure 2 qui représente une autre variante de mise en oeuvre du procédé selon l'invention ; on reconnait la plupart des éléments décrits en se référant à la figure I, notamment les pièces 2 et 3, et les éléments de fixation 6, 7, 8. Dans le cas de cette variante de réalisation les surfaces d'appui 4 et 5 sont planes et situées dans un même plan. La pièce 2 comporte des logements sensiblement cylindriques 10, Il, 12 la traversant de part en part et destinés à recevoir les éléments de fixation 6, 7, 8. Pour assembler les pièces 2 et 3, on engage les éléments de fixation dans les logements 10, Il, 12 de la pièce 2, puis on les enfonce notamment au moyen d'un marteau dans la pièce 4. Les extrémités actives 13, 14, 15 des éléments 6, 7, 8 comportent une partie effilée afin de faciliter leur pénétration dans la pièce 3. Les logements 10, Il, 12, dont les directions d'axes sont non coplanaires, déterminent les directions d'enfoncement des éléments de fixation. Du fait de leur inclinaison les éléments 6, 7, 8 prennent appui sur la paroi intérieure des logements 10, Il, 12 et appliquent la pièce 2 contre la pièce 3. De préférence, on le verra sur la figure 8, ces éléments de fixation sont légèrement coniques, ce qui contribue à bloquer la pièce 2 contre la pièce 3. On va maintenant décrire la figure 3 qui représente une variante de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, dans le cas où les surfaces d'appui entre les deux pièces ne sont pas coplanaires. On reconnaît la plupart des éléments décrits en se référant aux figures précédentes, notamment les pièces à assembler 2 et 3, les éléments de fixation 6, 7, 8, les logements 10, 11, 12 d'axes non coplanaires. Les surfaces d'appui 34, 35 sont de formes complémentaires, comportent deux parties distinctes, l'une sensiblement cylindrique 36, l'autre sensiblement plane 37. Un évidement 38 est aménagé entre les deux pièces. L'un des éléments de fixation 8 traverse cet évidement. On va maintenant décrire la figure 4, qui représente une variante de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, notamment destiné à l'assemblage de pièces métalliques difficiles à percer par simple percussion au marteau. On reconnait la plupart des éléments décrits en se référant à la figure 2. Les surfaces d'appui 4 et 5 des pièces à assembler 2 et 3 sont coplanaires. Dans cette variante de réalisation, chacune des pièces 2 et 3 comportent des logements. La pièce 2 comporte des logements sensiblement cylindriques 10, Il, 12 la traversant de part en part et destinés à recevoir les éléments de fixation 6, 7, 8. La pièce 3 comporte aussi des logements sensiblement cylindriques 40, 41, 42 correspondant respectivement aux logements 10, I1, 12. Pour réaliser l'assemblage des pièces 2 et 3, on les applique l'une sur l'autre de manière à mettre en regard et aligner les logements 10, 11, 12 avec les logements 40, 41, 42. On engage alors les éléments de fixation 6, 7, 8 dans les logements 10, Il, 12 puis 40, 41, 42. Ce procédé évite, dans l'assemblage ou la fixation de pièces métalliques les boulonnages et les filetages. Les pièces assemblées 2 et 3 font masse, grace aux éléments de fixation et la résistance de l'assemblage est assurée, quel que soit le sens des efforts Les logements 40, 41, 42 peuvent ou non traverser de part en part la pièce 3. De préférence, dans le cas de cette variante, les éléments de fixation sont légèrement coniques de maniere à s'autobloquer dans l'une des pièces au moins. Plus généralement, afin d'éviter tout dégagement de l'élé- ment de fixation hors de son logement, on peut prévoir un moyen pour le maintenir en place dans ce logement. On va maintenant décrire la figure 5 qui représente un mode de mise en oeuvre préféré de l'assemblage de l'invention. On reconnait la plupart des éléments décrits dans les figures précédentes, notamment la figure I ; les éléments de fixation 6, 7, 8 sont représentés engagés dans les logements 10, Il, 12 de la pièce 2, et enfoncés dans la pièce 3. Les axes lonsitudinaux 56, 57, 58 respectifs des éléments de fixation 6, 7, 8 sont disposés dans des plans différents et se déduisent les uns des autres par rotation autour d'un axe R.Sur la figure 5, le nombre n d'éléments de fixation étant de 3, les axes 56, 57, 58 se correspondent par rotation d'angle 3360% 120 autour de l'axe de rotation, matérialisé R sur la figure 5 ; sur cette figure, les angles AOB, BOC et C0A représentent les angles de correspondance des axes 56, 57, 58 entre eux. De préférence, on choisit l'axe de rotation R de telle façon qu'il soit sensiblement perpendiculaire aux surfaces d'appui 4 et 5 des pièces 2 et 3. La disposition des éléments de fixation 6, 7, 8, décrite ci-dessus, donne à l'assemblage des pièces 2 et 3 une grande résistance aux contraintes d'arrachement ou de traction, quel que soit le sens de ces contraintes. On va maintenant décrire la figure 6 qui illustre une caractéristique subsidiaire de l'invention. La figure 6 est une vue en coupe de l'assemblage de deux pièces 2 et 3 sur laquelle on reconnaît la plupart des éléments décrits aux figures précédentes, et où les éléments de fixation 6, 7 et 8 sont des goupilles logées et prenant appui dans la pièce 2 et enfoncées dans la pièce 3, les axes de ces goupilles étant non coplanaires. Les extrémités 13, 14, 15 des goupilles 6, 7, 8 sont de préférence affinées ou effilées, ce qui est particulièrement appréciable lors de l'assemblage d'un objet sur un matériau friable comme le plâtre. Accessoirement, les éléments de fixation 6, 7, 8 comportent une partie filetée 60, 61, 62 respectivement, à l'une de leurs extrémités, opposée à l'extrémité active. Pour démonter l'assemblage des pièces 2 et 3, on visse un écrou 63 sur chacune de ces parties filetées ; cet écrou 63 vient en butée contre un épaulement 64 de la pièce 2. On extrait les éléments de fixation 6, 7, 8 de la pièce 3 en serrant l'écrou. La figure 7 représente une application du procédé de l'invention à l'implantation d'un système de fixation sur un support, par exemple un mur; par système de fixation, on entend un dispositif destiné à supporter une charge, notamment un porte-manteaux, un tableau... etc. Sur la figure 7, le système de fixation comprend une embase 72 dans laquelle on a ménagé des logements non coplanaires 80, 81, 82 traversant cette embase ; le système comprend aussi des éléments de fixation 76, 77, 78 engageables respectivement dans les logements 80, 81, 82 et destinés à etre enfoncés dans le support 73. Les éléments de fixation 76, 77, 78 coopèrent par leur surface avec la surface intérieure des logements 80, 81, 82 de l'embase 72 et/ou avec la surface de l'embase 72, de manière à appliquer l'embase 72 contre le support 73.Les surfaces d'appui 74 et 75 de l'embase 72 et du support 73, respectivement, sont complémentaires ; dans le cas de la figure 7, ces surfaces 74 et 75 sont sensiblement planes, la surface 75 étant un mur. Dans la variante de réalisation représentée, destinée à fixer une étente à linge sur un poteau ou sur un mur, l'embase 72 supporte une poulie 79, sur laquelle est enroulé un câble 83 au moyen d'un dispositif connu 84. Les axes longitudinaux des logements 80, 81, 82 pratiqués dans l'embase 72, s'écartent constamment les uns des autres en direction de la surface 75 du mur 73. Afin d'implanter le système de fixation sur le support 73, en l'occurrence un mur, on applique la surface 74 de l'embase sur la surface complémentaire 75 du mur, puis on engage les éléments de fixation 76, 77, 78 dans les logements 80, 81, 82 de l'embase et on les enfonce dans le mur, avec un marteau par exemple ; ainsi il est inutile de percer un trou auparavant- dans le mur afin d'y loger le système de fixation. Du fait de la disposition particulière des éléments de fixation dans l'assemblage ainsi réalisé, la liaison entre le mur etle système de fixation est très résistante, que le mur soit vertical ou horizontal et quel que soit le sens d'application des contraintes au système. Ce résultat est particulièrement avantageux dans le cas de l'implantation d'un système de fixation dans une paroi ou un mur en un matériau peu résistant ou friable comme le plate ; dans ce cas, en général, les cloisons ou plafonds en plâtre ont une épaisseur de 20 mm environ ; les éléments de fixation seront enfoncés dans toute llépaisseur du plâtre et iI suffira de laisser dépasser légèrement de l'embase les tetes de ces éléments pour pouvoir les retirer avec une pince ou une tenaille. Le procédé de l'invention permet d'implanter des objets volumineux dans des matériaux fragiles, les dimensions et le nombre d'éléments de fixation utilisés étant fonction de l'objet à implanter et de l'effort qu'il applique à la paroi. L'embase 72 de la figure 7 pourra etre métallique, en matière plastique, en bois ou toute autre matière selon la résistance, les formes désirées de l'ensemble ; le système de fixation entier peut aussi être moulé. On peut aussi prévoir dans l'embase des moyens d'accrochage des objets supportés par le système de fixation. Selon une variante préférée de réalisation de l'invention, les axes longitudinaux des logements 80, 81, 82, se déduisent les uns des autres 3600 par une rotation d'angle 360 ; dans le cas de la figure 7, n étant égal à 3, cet angle de rotation est de 1200. De préférence, l'angle d'inclinaison des logements des éléments de fixation par rapport à la surface extérieure du support est compris entre 40 et 60". De préférence, l'oblicité des axes des logements est telle que les éléments de fixation s'écartent du centre du support, c'est-à-dire de l'axe de rotation R. Cette orientation des logements permet de répartir les efforts d'arrachement à la périphérie du système de fixation de sorte qu'ils s'appliquent à une plus large surface du support ; cette disposition facilite aussi la mise en place des éléments de fixation dans les pièces à assembler. La figure 8 représente un exemple de réalisation préféré des éléments de fixation de l'invention. La figure 8 montre une goupille 90 de forme conique comportant une tête 91 et une extrémité active 92. La forme conique d'une telle goupille, lorsque celle-ci est enfoncée sur un support, tel que le mur de la figure 7, permet d'exercer en s'appuyant sur l'embase un effet de coincement supplémentaire. Si le mur support est en un matériau fragile comme le plâtre, les extrémités actives 92 devront être effilées afin de faciliter leur pénétration dans le mur et d'éviter l'éclatement du plâtre. Dans le cas d'assemblage mécanique, l'une au moins des pièces à assembler étant métallique, on perce la pièce métallique puis on peut l'aléser à l'aide d'alésoirs classiques de 2 % de conicité ; de cette manière, on évite les desserrages des liaisons réalisées avec les goupilles. Les éléments de fixation peuvent comporter une tête plus large que leur section active, la te te venant reposer sur un épaulement pratiqué dans I 'embase. Les goupilles telles que celle représentée à la figure 8 peuvent en variante comporter une partie filetée du coté de leur tête 91 ; cette partie filetée est destinée à faciliter le démontage du système de fixation. La partie filetée coopère avec un écrou qu'on visse pour retirer la goupille du mur dans laquelle elle est enfoncée. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés ; on peut y apporter des modifications suivant les applications envisagées sans sortir du cadre de l'invention. C'est ainsi que l'invention s'applique aussi à l'ancrage de structures sur les fonds marins, à la fixation dans les sols, à l'implantation de poteaux, de clôtures ou de murs... etc. L'invention ayant été maintenant exposée et son intérêt justifié sur des exemples détaillés, le Demandeur s'en réserve l'exclusivité pendant toute la durée du brevet, sans limitation autre que celle des termes des revendications ci-après. REVENDICATIONS 1. Procédé d'assemblage de deux pièces ayant des surfaces d'appui de formes complémentaires caractérisé en ce qu'il consiste à enfoncer dans l'une des pièces au moins, n éléments de fixation prenant appui sur l'autre pièce dont les axes longitudinaux sont non coplanaires. 2. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'on ménage dans l'une des pièces au moins, n logements dont les axes longitudinaux sont confondus avec ceux des éléments de fixation et dans lesquels on engage les éIéments-de fixation destinés à être enfoncés dans l'autre pièce. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on ménage dans les deux pièces lesdits logements. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que les surfaces d'appui de l'une des pièces à assembler sont coplanaires. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que les axes longitudinaux desdits éléments de fixation se déduisent les uns des autres 3600 par rotation d'angle de 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'axe, 3600 permettant de déduire par rotation de n les axes longitudinaux des élé- ments de fixation, est normal aux surfaces d'appui. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 4, 5, 6 caractérisé en ce que les éléments de fixation sont des goupilles. 8. Application du procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes à la fixation d'une pièce sur un support, notamment un mur. 9. Assemblage de deux pièces, caractérisé en ce que - les surfaces d'appui des deux pièces ont une forme complémentaire - il comporte n éléments de fixation pénétrant dans l'une des pièces au moins, prenant appui sur l'autre pièce, ayant des axes longitudinaux non coplanaires. 10. Assemblage de deux pièces selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'une des pièces au moins comporte n logements d'axes longitudinaux confondus avec les axes longitudinaux -des éléments de fixation, lesdits éléments de fixation étant engagés dans lesdits logements et enfoncés dans l'autre pièce. II. Assemblage selon la revendication 10, caractérisé en ce que les deux pièces comportent lesdits logements. 12. Assemblage selon l'une quelconque des revendications 9, 10, I1, caractérisé en ce que les surfaces d'appui de l'une des pièces à assembler sont coplanaires. 13. Assemblage selon la revendication 12, caractérisé en ce que les axes longitudinaux desdits éléments de fixation se déduisent les uns des autres 3600 par rotation d'angle de n 14. Assemblage selon la revendication 13, caractérisé en ce que l'axe 360a permettant de déduire par rotation de 3604 les aces longitudinaux des n éléments de fixation, est normal aux surfaces d'appui. 15. Assemblage selon l'une des revendications 12, 13, 14, caractérisé en ce que les éléments de fixation sont des goupilles. 16. Assemblage démontable de deux pièces selon l'une quelconque des revendications 9 à 15, caractérisé en ce que les éléments de fixation comprennent une partie filetée apte à coopérer avec un écrou correspondant, pour le retrait desdits éléments de fixation. 17. Système de fixation mettant en oeuvre le procédé selon la revendication 7, destiné à être implanté sur un support, notamment un mur, ledit système comprenant : - une embase - un nombre n de logements non coplanaires, traversant de part en part ladite embase - des éléments de fixation engageables dans lesdits logements. destinés à être enfoncés dans le support. coopérant avec l'embase de manière à appliquer celle-ci contre le support, ledit système de fixation étant caractérisé en ce que l'embase comporte au moins une zone d'appui de forme complémentaire à celle de la surface extérieure du support sur laquelle l'embase est appliquée. 18. Système de fixation selon la revendication 17, caractérisé en ce que ladite zone d'appui appartient sensiblement à un même plan. 19. Système de fixation selon la revendication 17 ou 18, caractérisé en ce que les axes longitudinaux desdits logements s'écartent constamment les uns des autres en direction de ladite surface extérieure du support. 20. Système de fixation selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les axes desdits logements se déduisent les uns des 3600 autres par rotation d'angle . n 21. Système de fixation selon l'une des revendications 17 à 20, caractérisé en ce que les éléments de fixation sont des goupilles de formeconique et les logements sont des trous. 22. Système de fixation selon l'une des revendications 19 à 21, caractérisé en ce que les éléments de fixation comprennent une partie filetée apte à coopérer avec un écrou correspondant, pour le retrait desdits éléments de fixation. 23. Système de fixation selon l'une des revendications 19 d 22, caractérisé en ce que l'angle d'inclinaison du logement de chaque élément de fixation par rapport à la surface extérieure du support, au point de contact dudit élément de fixation et de cette dernière, est compris entre 400 et 600.