L'invention concerne un support de rideau coulissant ou curseur universel pour tringles "chemin de fer" à coulissement intérieur, composé d'une tête en T, d'un col muni de bras de blocage orientés suivant la direction du coulissement et présentant la forme de lames de ressort, qui portent à leurs extrémités libres des doigts de retenue orientés de bas en haut, d'une partie médiane ayant la forme d'une plaquette de guidage, et d'une partie inférieure portant un oeillet ou un crochet. On connais déjà un tel support coulissant universel, par exemple d'après le Modèle d'Utilité allemand n" 7 411 479. Ce support est utilisable avec toutes les tringles t'chemin de fer" courantes à coulissement intérieur et peut être introduit en n'importe quel point de la tringle dans la fente longitudinale de cette dernière, soit à la main, en saisissant successivement les supports individuels, soit à l'aide d'un dispositif d'insertion tel qu'il est décrit dans le Modèle d'Utilité allemand n- 7 401 181 ou dans la demande de brevet allemand publiée sous le nO 25 27 956.5. Ce dispositif d'insertion guide les supports coulissants par leurs plaquettes de guidage le long d'une baguette auxiliaire en direction de la tringle et les y introduit, après quoi lesdits supports subissent une rotation de 90" autour de leur axe, ce qui provoque leur- encliquetage dans la tringle. Toutefois, il stest avéré que la rotation des supports autour de leurs axes dans le dispositif d'insertion rencontrait une résistance 'croiSSant en fonction du poids du rideau, de sorte que, lorsque e poids -atteint une certaine valeur, la résistance qui siopposè la rotation des supports est trop forte pour que ces'derniers puissent pénétrer dans la tringle et s'y encastrer. L'invention a donc pour but d'éviter les inconvénients précités en apportant au support de rideau ainsi décrit des perfectionnements tels qu'une rotation dudit support ou curseur autour de son axe puisse s'effectuer autant que possible sans résistance quel que soit le poids du rideau utilisé. Ce but est atteint, selon l'invention, en partant du support universel décrit ci-dessus et en reliant sa partie médiane, qui prend la forme d'une plaquette de guidage, à son "col" par une articulation pivotante. Ce mode de construction évite d'avoir à faire tourner la plaquette de guidage en meme temps que le support, la rotation ne concernant' plus que la partie supérieure dudit support au moment du processus d'encliquetage dans la tringle et cette rotation n'étant nullement affectée par le poids du rideau. Dans cet agencement, l'articulation est judicieusement conçue de manière à permettre une rotation relative de 360' des pièces qu'elle réunit. Dans le détail, suivant une caractéristique avantageuse de l'invention, l'articulation pivotante se compose d'une part, de renflements aplatis formés, à une certaine distance l'un de l'autre, sur le "col" du support, et d'autre part d'une plaquette comportant une encoche qui part de l'un de ses bords et qui s'étend jusque dans sa partie médiane, afin d'y recevoir la partie dudit "col" comprise entre lesdits renflements aplatis. Grâce à ce mode de construction, l'articulation pivotante est axialement rigide, tout en autorisant une rotation complète sur 360 des deux pièces ainsi assemblées, mais en interdisant toute inclinaison réciproque de ces éléments.Cette articulation peut judicieusement être maintenue en position en prolongeant le "col" vers le bas, au-delà du renflement aplati inférieur, par un tourillon qui dépasse la plaquette à encoche pour s'insérer derrière une paroi élastique qui appartient à la partie du support portant l'oeillet ou le crochet, ladite paroi assurant alors le maintien de l'ensemble. L'emploi d'une telle articulation pivotante permet de donner à deux au moins des bords de la plaquette à encoche une configuration' rectiligne, de sorte que celle-ci forme un organe de guidage qui, pour son déplacement dans le dispositif dtin- sertion précité, présente une surface de contact relativement importante. Afin de réduire encore davantage la résistance qui s'oppose à la rotation de la partie supérieure du support après l'introduction de ce dernier dans la tringle, on peut, suivant une autre particularité de l'invention, donner aux doigts de retenue portés par les bras de blocage élastiques une forme d'arête de prisme. Cette dernière caractéristique permet, surtout en utilisant le dispositif d'insertion indiqué, d'extraire aussi les supports de la tringle, la forme prismatique des doigts de retenue facilitant l'application de l'effort vers le bas sur les bras de blocage élastiques, ce qui permet d'assurer la rotation des supports en sens opposé à celui de leur introduction. La description qui'va suivre, faite en regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatif, permettra de mieux comprendre l'invention. La fig. 1 est une vue en élévation latérale de la moitié supérieure du support de rideau ou curseur selon l'invention. La fig. 2 est une vue de face de la moitié supérieure du support selon la fig. 1. La Fig. 3 est une vue en élévation de la moitié inférieure du support, servant d'organe de guidage et de fixation de l'oeillet. La fig. 4 est une vue de dessus de la partie inférieure du support selon la fig. 3. Sur la fig. 1, la partie supérieure du support est désignée par 1 et se compose d'une tête 2 en T dont l'épaisseur est telle qu'elle puisse être introduite dans la fente d'une tringle de rideau "chemin de fer". La partie supérieure 1 se compose en outre d'un col 3 qui se prolonge, dans la direction du coulissement, par deux bras de blocage Sa et 5b portant à leurs extrémités libres des doigts de retenue 4a et 4b orientés de bas en haut. Ces doigts de retenue s'encastrent dans la fente longitudinale de la tringle lorsque le support a effectué une rotation correspondante autour de son axe, ce qui interdit toute nouvelle rotation du support et supprime ainsi le risque d'une chute dudit support hors de la tringle. Le col du support comporte en outre une partie 6 formant guide et ayant pour but de guider le support dans le dispositif d'insertion connu précédemment évoqué, selon une position angulaire déterminée. Le dispositif d'articulation selon l'invention est désigné par 7 et forme la partie inférieure du col. Il se compose, dans l'exemple de réalisation décrit, de deux renflements aplatis 8a et 8b, formés à une certaine distance l'un de l'autre sur le col 3 et laissant subsister entre eux une section 9 du col qui s'introduit dans une encoche correspondante 19 prévue dans l'autre partie, c'est-à-dire dans la partie inférieure 11 du support (Fig. 3). Au-dessous du renflement aplati inférieur 8b, le col 3 se prolonge par un tourillon 10 orienté vers le bas. Les renflements aplatis 8a et 8b ont rationnellement la forme de disques circulaires. La fig. 2 est une vue de face de la partie supérieure du support coulissant qui permet de voir que les doigts de retenue faisant saillie vers le haut, par exemple le doigt 4b, se terminent à leur partie supérieure en arêtes de prismes, ce qui facilite davantage encore l'extraction du support de la tringle par rotation dudit support. La partie inférieure du support coulissant est illustrée en Fig. 3 et est désignée par 11. Cette partie se compose d'une plaquette de guidage supérieure 12, qui peut avoir par exemple une configuration rectangulaire ou carrée comme visible en Fig. 4, cette dernière étant une vue de dessus du dispositif de la fig. 3. La plaquette 12 est fendue par une encoche d'introduction 19 qui part de l'un de ses bords et atteint la partie centrale, ladite encoche permettant d'introduire la section médiane 9 du col de la partie supérieure 1. La partie du support qui porte le crochet présente, selon une méthode connue, la forme d'une épingle de sureté et se compose d'un crochet 17 qui comporte une extrémité libre 18 mobile, pouvant être accrochée derrière une paroi 14 en saillie. L'extrémité libre 18 repose alors entre cette paroi antérieure 14 et une paroi postérieure 16. En face de la paroi antérieure 14 se trouve un court élément de paroi 15, la paroi i4 et l'élément 15 étant élastiques et ménageant entre eux une fente par laquelle Qn introduit à force le tourillon 10 au moment de l'assemblage des organes réunis par l'articulation, lesdits éléments 14 et 15 étant alors comprimés pour laisser le passage. Lorsque la partie supérieure 1 du support coulissant a été introduite dans la partie inférieure 11, le tourillon to se trouve, en arrière des parois 14 et 15, ce qui interdit tout glissement réciproque tendant à désaccoupler les deux parties ainsi articulées. Après l'assemblage, le-renflement aplati 8a de la partie supérieure~1 vient an contact de la face supérieure de la plaquette de guidage 12, tandis que le renflement aplati 8b est logé dans une cavité 13 située au-dessous de ladite plaquette 12, avec la face inférieure de laquelle il peut éventuellement se trouver en contact, l'ensemble formant ainsi une articulation pivotante à axe rigide. Il convient de remarquer notamment que toutes les pièces formant le support coulissant selon l'invention peuvent être produites sans difficulté par moulage par injection sans coulisseaux. I1 est également évident que l'invention, qui n'est pas limitée à l'exemple de réalisation cité, peut comporter par exemple une partie inférieure porte-oeillet 17 confectionnée selon toute autre méthode classique pour assurer l'accrochage d'un rideau. D'autres modifications-encore peuvent dtre apportées aux modes de réalisation décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1. Support de rideau coulissant universel pour tringles "chemin de fer" à coulissement intérieur, composé d'une tête en T, d'un col muni de bras de blocage orientés suivant la direction du coulissement et formés de ressorts à lames qui portent à leur éxtrémité des doigts de retenue orientés de bas en haut, d'une partie médiane ayant la forme d'un plaquette de guidage et d'une partie inférieure portant un oeillet ou un crochet, caractérisé en ce que la partie médiane, qui a la forme d'une plaquette de guidage (12), est réunie au col (3) de la partie coulissante (1) par l'intermédiaire d'une articulation pivotante (7,12). 2.- Support de rideau suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'articulation cylindrique (7,12) se compose, d'une part, de renflements aplatis (8a, 8b) formés sur le col (3) de la partie supérieure coulissante (1) du support, à une certaine distance l'un de l'autre et, d'autre part, d'une plaquette (12) fendue par une encoche (19) qui, partant de l'un de ses bords, atteint sa partie centrale et dans laquelle vient se loger une section médiane (9) du col (3) disposée entre les deux renflements aplatis (8a, 8b). 3. Support de rideau suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le renflement aplati (8b) se prolonge vers le bas par un tourillon (10) qui; dépassant vers le bas la plaquette (12) fendue, vient se loger derrière des éléments de parois é lastiques (14, 15) de la partie inférieure formant crochet (11) du support et assure ainsi le maintien de l'articulation (7, 12) en position assemblée. 4.- Support de rideau suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'articulation pivotante (7, 12) permet une rotation relative des deux pièces articulées sur 3604. 5.- Support de rideau suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la plaquette fendue (12) présente au moins deux bords rectilignes, situés à ltopposé l'un de l'autre, qui assurent le guidage. 6.- Support de rideau suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les doigts de retenue (4a, 4b) portés par les bras de blocage (5a, 5b) en forme de ressorts à lames ont une forme qui se termine à leur partie supérieure en arête de prisme