L'invention concerne des perfectionnements aux marteaux piqueurs hydrauliques, en particulier aux marteaux pour briser le béton, ces perfectionnements résidant dans le mode d'assemblage du corps du marteau. Comme on le sait, un marteau piqueur hydraulique comporte un corps dans lequel coulisse le percuteur et dans la partie inférieure duquel agit le fleuret dont le corps est situé & son tour à l'intérieur d'une carcasse. Jusqu'à présent, pour constituer ce corps du marteau, qui se compose de la tête distributrice, de la chemise et du porte-fleuret, on assemblait ces trois pièces au moyen de tiges longitudinales qui les maintenaient serrées l'une contre l'autre grace à des vis situées à leurs extrémités. Ce procédé unique utilisé actuellement présente des inconvénients de deux types : d'une part on n'évite pas totalement qu'il se produise un désalignement axial entre un élément et l'élément adjacent; ce désalignement peut atteindre un dixième de millimètre. Ainsi, quand les désalignements ne se compensent pas mutuellement mais s'additionnent, il peut en résulter dans l'ensemble un désalignement inadmissible. D'autre part, les tiges d'assemblage des éléments, mentionnées plus haut, telles qu'on les utilise actuellement, pèsent environ 3 kg et les écrous à peine 1 kg, présentant une section très réduite pour l'effort nécessaire pour maintenir assemblés trois corps qui pèsent au total environ 700 kg. La fatigue qui se produit dans ces tiges par suite du mouvement alternatif du corps du marteau piqueur est telle quelle cause évidemment des ruptures de fréquence excessive. Pour éviter ces inconvénients sérieux, on réalise l'assemblage des trois éléments de la façon suivante la tête distributrice est réunie à la chemise au moyen d'un filetage que présente cette chemise et qui s'adapte au taraudage de la tête distributrice et, à son tour, la chemise s'assemble au porte-fleuret au moyen d'un écrou complémentaire qui les met en place coaxialement et les serre fortement et qui, une fois que le serrage désiré est obtenu, les maintient fermement assemblés au moyen de vis qui, en traversant l'élément extérieur, s'intro- duisent dans des trous pratiqués à cet effet dans l'élé- ment intérieur fixé à celui-ci, ce qui empêche le serrage de se relScher. Les effets obtenus par ces moyens sont les suivants - la fréquence de résonance est déplacée étant donné que la masse des éléments d'assemblage, au lieu d'être de 3 à 4 kg, devient égale à la masse totale des éléments à assembler, environ 800 kg; - étant donné que l'on dispose d'une section considérablement plus grande pour l'assemblage, les efforts, par unité de surface, dus aux vibrations et la fatigue & BR Les pressions internes utilisées dans le marteau piqueur peuvent donc être augmentées de plue de 100 *, en passant d'environ 80 atmosphères à environ 200, la puissance utilisée étant multipliée par deux; - l'effet de désalignement axial entre les éléments est totalement supprimé. On décrit ci-après, à l'aide des dessins annexés, un mode d'exécution concret de l'invention, ce qui implique qu'on peut fabriquer des marteaux piqueur hydrauliques munis des perfectionnements indiqués, présentant toutes formes et grandeurs désirées et fabriqués en toutes matières désirées, pour l'application concrète dont il s'agit, sans que ces modifications, ni celles qui portent accessoirement sur la présentation et l'organisation mais non sur la conception de l'assemblage, sortent du cadre de l'invention; on souligne donc que tous les marteaux piqueun hydrauliques fabriqués dans le cadre de l'idée générale exposée et présentant de telles modifications quelconques ne seront que des variantes également comprises dans l'invention. La figure 1 montre un ensemble en coupe longitudinale. La figure 2 est une coupe suivant la ligne A-A de la figure 1. On décrit maintenant l'invention en se référant aux dessins. La chemise 8 est réunie à la tête distributrice 4 grâce aux filetages et taraudages 3 prévus respectivement à l'extérieur de la chemise et à l'intérieur de la tête. La chemise 8 est reliée au corps inférieur 13 au moyen d'un écrou auxiliaire de retenue 10. On visse l'écrou 10 avec force jusqu'à ce que chacun des quatre taraudages qu'il présente se trouvent en face de fentes 12 (figures 1 et 2) du corps 13; on introduit et on visse alors des vis d'arrêt 11 dans les taraudages. Dans le corps inférieur 13 (figure 2) sont prévues quatre séries de fentes 12, comportant chacune quatre fentes. De cette manière, on peut faire colncider chacune des quatre vis d'arrAt 11 vissées dans l'écrou auxiliaire de retenue 10 avec l'une de ces quatre fentes 12 de chaque série que présente le corps inférieur 13. De cette façon, le corps inférieur est immobilisé par rapport à l'écrou de retenue. On arrive ainsi à ce que la tête supérieure distributrice 4, la chemise 8 et le corps inférieur ou portefleuret 13 constituent pratiquement un seul corps. A l'intérieur de cet ensemble d'éléments ainsi assemblés coulisse le percuteur 9 et à sa partie inférieure le fleuret 17 qui se déplace entre deux clavettes 14 qui limitent son mouvement. Le guide inférieur 16 du fleuret est fixé au corps inférieur 13 au moyen de goupilles 15. De façon similaire, pour réunir la chemise 8 à la tette supérieure distributrice 4, on dispose des vis d'arrêt 5 qui, une fois les éléments fortement vissés, les empêchent de se dévisser. On introduit ces vis dans des fentes 6 que présente la chemise et elles traversent la têtue supérieure d-istributrice 4. Le corps doit se placer à l'intérieur d'une carcasse ou enveloppe 7 qui porte dans sa partie supérieure un ensemble de ressorts 2 et un amortisseur 1 pour diminuer l'effet du mouvement de percussion du marteau à sa partie supérieure pendant le travail. REVENDICATION Marteau piqueur hydraulique notamment pour le béton, caractérisé par le fait que les trois éléments fondamentaux du corps, à savoir la tête supérieure distributrice (4), la chemise (8) et le corps inférieur (13) guidant le fleuret (17) sont assemblés par vissage, en formant un bloc ramassé gracie à un filetage (3) prévu à la partie supérieure de la chemise et à un taraudage prévu dans la tête supérieure distributrice (4) et qui sont vissésfortement entre eux, différentes vis d'arrêt (5) étant ensuite introduites dans chacune des fentes (6) qui se trouvent en face des vis correspondante, l'assemblage entre la chemise (8) et le corps inférieur (13) étant assuré par un écrou auxiliaire (10) qui s'appuie sur la chemise (8) et est vissé fortement sur le corps inférieur (13), des vis d'arr8t (11) étant ensuite introduites, de façon analogue à l'arr8t entre la chemise et la teste supérieure, dans chacune des fentes (12) qui se trouvent en face de ces vis, les vis d'arr8t traversant le corps situé à l'extérieur, les fentes étant pratiquées dans le corps situé à l'intérieur, sous forme allongée, parallèlement à l'axe du marteau.