PROCEDE ET DISPOSITIF POUR L'INSERTION D'UN FIL DE TRAME DANS LA FOULE D'UN METIER A TISSER. L'invention concerne un procédé pour l'insertion d'un fil de trame dans la foule d'un métier à tisser ; elle se rapporte également à un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé; enfin, elle couvre également les métiers à tisser équipés de la sorte. Dans les brevets français du Demandeur 1 562 147 et 2 100 696,correspondant aux brevets américains 3,543,808 et 3,908,709,on a décrit un procédé pour insérer un fil de trame dans la foule d'un métier à tisser en le lançant sous forme de boucle,dont l'un des brins est tenu par un organe quelconque (pince, etc...), dénommé par la suite "brin tenu" ou également "brin assujetti", et dont l'autre brin est lancé par un organe approprié (dénommé "brin lancé"). En se déroulant, cette boucle libère l'énergie cinétique du fil en mouvement et la transforme en une force tirant le fil à l'encontre des frottements dans l'air. Un moyen avantageux pour la mise en oeuvre de ce procédé, c'est-à-dire pour accélérer le fil de trame à insérer, se compose d'un levier présentant une roulette à son extrémité libre. Toutefois, la nécessité de disposer le fil étendu dans l'axe de son mouvement, avant son lancement, augmente considérablement l'encombrement du mécanisme. On connalt également un autre dispositif d'insertion (voir brevet britannique 941,282 et l'article paru dans le magazine "Textile Institute and Industry" Mars 1970 pages 65 à 70),dans lequel on pince le fil entre deux disques à action intermittente donnant ainsi une vitesse et une direction désirées. Ce dernier dispositif a l'inconvénient d'un démarrage difficile. En effet, si le démarrage est très rapide, c'est-à-dire s'effectue seulement sur quelques centimètres, alors la boucle se forme bien, mais les tensions de démarrage dans le fil sont si excessives que cela entrain des casses de fil si l'on opère aux vitesses souhaitées industriellement.En revanche, si le démarrage est lent, les tensions de démarrage sont faibles, mais la boucle est alimentée par un fil toujours plus rapide qui vient alors buter contre les parties du fil déjà lancé à une vitesse plus petite. I1 se forme alors des zig-zags entraînant un bourrage ou un pelotton assez conséquent qui augmente alors la résistance de l'air et fait tomber les fils, spécialement les fils fins. En outre, ce lanceur rotatif a encore l'inconvénient, en l'absence d'un réglage très délicat, de livrer le fil à une vitesse bien déterminée.Or il se peut, spécialement avec les fils fins, c'est-à-dire avec les fils dont le titre est inférieur à 30 Tex, (ce qui représente la partie essentielle des fils de trame), que l'avance du fil soit ralentie lorsque le frottement de l'air est plus grand que la force de propulsion donnée par le passage de la masse de ce fil du brin lancé au brin tenu. En effet, on sait que le brin lancé est soumis à une force propulsive V2 T Mg dans laquelle V désigne la vitesse de la boucle, M le numéro métrique du fil et g la gravitation, et à une force de freinage R due à la résistance de l'air. La résultante de ces deux forces accélère ou retarde le mouvement de ce brin lancé. Pour les fils fins, la résistance de l'air R peut etre prépondérante et peut diminuer la vitesse du brin lancé. Ainsi,avant que le brin du fil lance ne quitte le lanceur, c'est-à-dire avant que la boucle n'atteigne le milieu de l'empeignage, la vitesse de ce fil peut diminuer. Dans ce cas, le fil étant fourni à une vitesse plus grande qu'il n'est absorbé par la boucle, il se détendra et formera des zigzags ou des bouchons qui augmenteront alors la résistance de l'air et comme déjà dit tendront à faire chuter le mouvement du fil. Aussi, en pratique avec ce type de lanceur, on est obligé de rechercher en permanence un compromis entre les vitesses de lancement du fil et les caractéristiques de celui-ci, tout en jouant sur l'écartement entre les disques. L'invention pallie ces inconvénients. Elle concerne tout d'abord un procédé d'insertion d'un fil de trame dans la foule d'un métier à tisser dans lequel on mesure préalablement la longueur du fil de trame à insérer, puis dans lequel ledit fil de trame est inséré sous forme d'une boucle ayant un brin tenu ou assujetti et un brin lancé se déplaçant plus vite que le brin tenu, ladite boucle étant lancée par pinçage entre deux disques à action intermittente, qui se caractérise en ce que pendant l'accélération du brin lancé, entre la sortie de l'organe de lancement et l'entrée de la foule, on maintient et on propulse ledit fil en forme de boucle dans le plan de ladite boucle. Avantageusement, ce maintien s'effectue au moyen d'un courant d'air dont la force est suffisante pour accélérer ladite boucle afin qu'elle soit toujours tendue et propulsée en avant. En d'autres termes, l'accélération de la boucle correspond à celle nécessaire pour absorber le fil fourni par l'accélération du brin lancé. De la sorte, on pourra démarrer suffisamment lentement pour que les tensions de démarrage du fil de trame ne dépassent pas les valeurs admissibles, tout en ayant une boucle bien tendue. Par ailleurs, on pourra également accélérer le fil avant que le lanceur rotatif n'entre en fonction. Ainsi on pourra utiliser un lanceur en forme de cabestan qui n'entraînera le fil qu'en fonction de la traction que le champ de force de maintien exerce sur lui. Un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé, c'està-dire pour l'insertion d'un fil de trame dans la foule d'un métier à tisser, comporte, de manière connue - une réserve de fil de trame située hors de la foule, - un organe destiné à mesurer une longueur prédéterminée de fil de trame correspondant à la longueur à insérer, - un organe de lancement du fil de trame ainsi mesuré sous forme de boucle, et se caractérise en ce qu'entre l'organe de lancement et l'entrée de la foule, il présente un organe destiné à maintenir et à propulser ledit fil en forme de boucle, dans le plan de ladite boucle. Comme déjà dit, cet organe de maintien est un courant d'air, avantageusement canalisé dans un ajutage qui s' étend depuis l'organe de lancement jusqu'à la lisière du tissu. Un calcul montre que pour accélérer une boucle de fil de titre NmlO soit 100 Tex ou de Nm40 sct 25 Tex sur une longueur de 15 centimètres, il suffit d'avoir une vitesse d'air respectivement de 100 m/seconde pour le fil fin de titre 100 Tex ou de 60 m/seconde pour le fil de titre 25 Tex. Naturellement, il s'agit là de valeurs moyennes qui dépendent également de la configuration du fil, notamment si celui-ci est poilu ou lisse, léger ou lourd. Pour ces valeurs, les tensions de démarrage dans le fil seront de l'ordre de grandeur de 60 grammes pour un fil de 100 Tex et de 15 grammes pour un fil de 25 Tex. La manière dont l'invention peut être réalisée et les avantages qui en découlent ressortiront mieux des exemples de réalisation qui suivent donnés à titre indicatif et non limitatif. La figure 1 montre schématiquement en coupe un dispositif d'insertion conforme à l'invention. La figure 2 représente ce même dispositif en plan et à la même échelle. La figure 3 illustre une vue de détail de l'organe de lancement et la figure 4 une coupe transversale de l'organe (buse) de maintien. La figure 5 représente le diagramme des différents organes en fonction du temps pendant un cycle d'insertion. Les figures 6 à 11 montrent la position des différents organes dans un cycle d'insertion. Les figures 12 et 13 représentent respectivement en coupe latérale et en coupe perpendiculaire selon l'axe 1' une autre forme d'exécution d'un organe de lancement dans lequel les disques ont été équipés d'embarrages. Les figures 15 et 16 illustrent également en coupe et en détail un autre mode d'execution d'un lanceur à disques. En se référant aux figures 1 et 2, le fil de trame 1 est tiré de la réserve (bobine) 2 par un mesureur 3 constitué par des tambours tournant en sens inverse, pinçant le fil 1 et débitant une longueur bien déterminée par cycle de tissage correspondant à la longueur à insérer. Ce fil 1 s'accumule dans un organe 20 d'un type en soi connu, par exemple mécanique ou pneumatique (voir par exemple brevet américain 3,233,634 de NISSAN ou britannique 1,241,988 de STRAXE) et servira pour la prochaine duite. Le fil 4 ainsi mis en réserve pendant le cycle précédent est tenu par la pince 5 (partie fixe) - 5' (partie mobile) et est entraîné par un ergot 6 qui le prend entre la pince 5 et le guide fixe 7 et l'apporte ainsi devant le disque lanceur 8 qui tourne dans la direction indiquée par la flèche 9. Les disques 8 et 11 sont entraînés en mouvement en synchronis- me avec l'arbre principal du métier. La partie du fil 4 située entre l'ergot 6 et sa réserve est poussée par l'ergot 10 dans l'espace situé entre le disque lanceur 8 et le disque presseur 11. Par ce mouvement, le fil 4' (figure 2) est porté devant l'entrée d'une buse d'aspiration 12 dans laquelle est créé un courant d'air entraînant le fil 4' formant organe de maintien et de propulsion du fil dans le plan de la boucle. Pour assurer une bonne prise du fil 4' dans le courant d'air, avant l'accélération du brin lancé 4 par pression du disque presseur 11 sur le disque lanceur 8, une certaine longueur de fil, accumulée à cet effet par l'ergot d'embarrage 13 situé entre le frein 14 et la pince 5, est libérée et permet à la boucle 4" de se former (voir figure 2). La buse d'aspiration 12 est formée avantageusement d'une tuyère d'entrée 30 constituée en coupe (voir figure 4) de deux renflement 15 et 16 reliés entre eux par une partie plate 17. Dans cette tuyère (voir figure 1), debouche aussi dans un réservoir 31, une arrivée d'air 34, reliée à une source d'air sous pression et qui débouche dans la buse d'aspiration 12 par des canaux inclinés 32, de manière à ce que le courant d'air ainsi formé soit dirige dans la direction de la foule 21 et dans le plan de la boucle 4". De cette manière, la boucle 4" se déploie bien et ses deux brins tenus et lancés se trouvent dans une position bien tendue. La buse d'aspiration 12 s'étend avantageusement depuis les disques de lancement 8, 11 et la foule 21 respectivement les ciseaux. On peut prévoir une arrivée d'air modulée dans la tuyère 30, notamment pour éviter que l'extrémité du fil 4, après sa libération du lanceur 8-11, ne soit influencé par un courant d'air plus rapide qui le replierait sur lui-même. Cette modulation est réglée de telle sorte que la vitesse de l'air dans la tuyère 30 soit plus petite que la vitesse de lancement du fil, alors que l'extrémité du fil quitte le lanceur et au moins jusqu'! ce que cette extrémité ait quitte la tuyère 30. A cet effet, on prévoit une vanne 33 située sur la conduite d'air 34 alimentant la tuyère 30, cette vanne 33 étant actionnée au rytme du métier par une tringlerie 35. On peut aussi prévoir un piston, actionné par le métier, soufflant périodiquement de l'air dans la tuyère 30. On pourra ainsi retirer l'ergot 10 avant même que le fil soit pincé dans le lanceur 8-11, ou même supprimer complètement l'ergot 10. Le mouvement de cet ergot 10 peut être combiné avec celui de l'ergot 6. A cet effet, (voir figure 3) un levier 23 pivotant sur l'organe d'entraînement 24 de l'ergot 6 porte à une de ses extrémités l'ergot 10 et à l'autre un butoir 25 qui vient buter contre la butée 26. La fin du mouvement de l'organe 24 servira ainsi à déplacer l'ergot 10 et le fil 4' dans l'axe de lancement du lanceur. Ainsi, le brin lancé sera disposé dans le renflement 15 et le brin tenu dans le canal opposé 16 pour être inséré dans l'axe du lanceur rotatif 8-11. On peut augmenter la précision de la position du fil dans les diverses phases de sa préparation au lancement en ajoutant, à côté du frein 14,un organe de blocage temporaire du fil. Par exemple un sabot 18, commandé par une came, non représentée, vient serrer et libérer alternativement le fil 4 contre la base fixe 19. L'action de cet organe de blocage est visible dans la figure 5 qui représente de gauche à droite le diagramme des différents organes en fonction du temps. Sur cette figure 5, on a porté en abscisse le chemin des différents organes et en ordonnée le temps pour un cycle total de métier. La courbe I représente le mouvement de l'ergot 6 qui apporte le fil. La courbe II représente le mouvement de l'ergot 10 de mise en place qui dépend du mouvement I. La courbe III illustre le mouvement de l'embarrage 13 qui libère le fil lors de sa prise par la buse 12. La courbe IV montre le mouvement du disque lanceur 11 et la courbe V celle du sabot de blocage 18. Sur la courbe IV, on remarque le moment précis G où commence l'accélération du brin lancé 4. Les figures 6 à 11 illustrent comme déjà dit corrélativement à la figure 5, la position des différents organes lors d'un cycle de métier. La figure 6 correspond à la position A de la figure 5, c'est-à-dire le début du cycle. Ici, le fil 1 est-tiré de la réserve 2 par le mesureur 3 qui le lance dans l'accumulateur -20 où s'exerce alors une aspiration par un organe connu, non représenté Lorsque la longueur de fil débité est suffisante, la pince mobile 5 se déplace vers la gauche en même temps que l'ergot 6 se plaque contre la branche fixe 5' de la pince et le fil 1 continue à se dérouler sur la droite de ces deux organes pour former la boucle 101 (voir figure 7 qui correspond au point B de la figure 5,c'est-à-dire début de la mesure du fil).Tandis que la branche 5 de la pince reste stationnaire sur la branche 5', l'ergot 6 continue son mouvement et apporte la boucle de fil vers l'aval du lanceur dont les disques 8-11 sont écartés (voir figure 8 qui correspond au point C de la figure 5,c'est- à-dire le début de la phase de libération du fil 4 par sa prise dans la buse 12). Les deux branches de cette boucle sont portées alors la téralement au lanceur. Un ergot 10 déplace alors le brin du fil tiré de l'accumulateur et le glisse entre les disques 8 et îl du lanceur. qui sont écartés à cet instant (voir figure 9 qui correspond a la position D de la figure 5). Pendant ce temps, le mesureur 3 a continué à débiter le fil 1 qui forme une boucle mise en réserve dans l'accumulateur 20. C'est à ce moment qu'une petite longueur de fil est fournie par l'ergot d'embarrage 13 qui permet au fil d'être amorcé dans la buse d'aspiration 12. Le fil est prêt à être lancé, les disques 8 et li se rapprochent et un des brins 102 est lancé dans la foule 21 tandis que l'autre 103 est tenu par la pince 5.Les ergots 6 et 10 peuvent alors revenir dans leur position de repos (voir figure 10 correspondant au point E de la figure 5), le brin tenu 103 est alors coupé par les ciseaux 22 et la portion 104 de fil ainsi coupée et libérée est reprise par l'accumulateur 20,puisque la pince 5-5' s'est ouverte, tandis que le brin lancé 1.03 continue son chemin dans la foule (voir figure 11 correspondant au point F de la figure 5). Une forme de lanceur spécialement avantageuse qui permet d'augmenter l'efficacité du dispositif consiste à utiliser des disques à embarrages à la place des disques simples, à surface continue, décrits précédemment. En effet, l'avance du fil livré par l'embarrage correspond à la demande qui lui est faite, par la buse de démarrage, car ici le fil est poussé par les embar rages, ce qui permet de vaincre les résistances du fil situé en amont. En outre, les surfaces des disques lisses pinçant le fil doivent être distantes d'environ 1/3 du diamètre du fil à lan cer pour obtenir une accélération de départ ni trop forte ni trop lente. Etant donné la masse des disques, il sera diffici le de faire varier cette distance pendant le passage du fil en fonction de son-épaisseur souvent variable d'une façon anar chique. En outre, l'utilisation successive de plusieurs dui tes de diamètres différents avec le même lanceur compliquerait un tel équipement. En plus des avantages recherchés par l'invention, c'est à-dire notamment la formation d'une boucle propre au démarrage, ce dispositif à embarrages permet de maintenir tendu le fil lancé pendant l'insertion dans la première moitié de la foule, le fil pouvant se ralentir suivant le rapport entre la résis tance de l'air et la masse dudit fil. Les figures 12 et 13 représentent respectivement en coupe latérale et en coupe perpendiculaire à la précédente, un tel dispositif lanceur à embarrages, dans lequel les disques à surface de contact cylindrique ont été remplacés par des disques rotatifs 50 et 51 entraînés en rotation par l'arbre principal du métier à une vitesse égale à celle du lancement. Ces disques 50 et 51 sont rotatifs autour de leur axe fixe respectivement 52 et 53.Ces axes 52 et 53 sont distants d'une valeur plus petite que la somme des deux rayons sur lesquels sont fixées les ergots 54 à la périphérie de ces disques 50 et 51. La commande desmodromique entraîne les ergots 54 a une vitesse périphérique égale. Les chemins des ergots 54 de chacun des disques 50 et 51 s'entrecroisent et il suffit de veiller à ce que les ergots 54 d'un des disques passent entre les ergots 54 de l'autre disque. Pour faciliter ce réglage, on a prévu, entre au moins un disque à ergot et sa commande, un accouplement de réglage 57. Dans certains cas, suivant le fil employé, le courant d'air radial produit par le nouveinant des disques 50-51 et - des ergots 54 peut influencer le mouvement de ce fil à sa sortie des disques on peut ménager sur ces disques un anneau perforé ou non 58 ou même un groupe d'ailettes (non représentées) .pour agir sur ce courant d'air. On peut aussi ménager une enveloppe 59-50 recouvrant la périphérie des disques 50 et 51 canalisant ainsi l'air entraîné par les ergots 54 et éventuellement par les ailettes remplaçant l'anneau 58. Une petite ouverture 61 laisse entrer le fil 4,tandis que vers la sortie de ce fil, en 62 une large ouverture terminée par un entonnoir 63 laisse sortir l'air propulsé par les disques 5051.Cet entonnoir 63 a aussi pour fonction de stabiliser les petits mouvements du fil 4 perpendiculairement à son axe, mouvements qui sont dus au nombre fini d'ergots d'embarrage 54. Pour faciliter l'enfilage du fil 4, on prévoit en outre une fente dans l'enveloppe 59-60 allant de l'ouverture 61 jusqu'à l'entonnoir 63. L'axe 52 est monté tournant dans un support fixe 64, tandis que l'axe 53 est monté tournant sur un levier 65 articulé dans le support 64. Lors de l'enfilage, le levier 65 est baissé par un mécanisme non dessiné jusqu a ce que les ergots 54 des deux disques 50-51 soient dégagés et permettent l'enfilage du fil 4 par un mouvement latéral (axial). La figure 14 montre une autre forme d'exécution dans laquelle les disques à embarrages ont été remplacés par des disques dentés. Ces disques 70 et 71 sont formés comme un jeu d'engrenages dont les dents respectivement 72 et 73 ont toujours et partout entre elles un jeu plus grand que l'épaisseur du fil. L'embarrage du fil se produit de la même manière que dans le dispositif illustré aux figures 12 et 13. Ce type de dispositif à dents a l'avantage de régler différemment le mouvement de l'air autour des fils. La buse de soufflage 12 est avantageusement montée à la sortie du fil. De l'air sous pression est introduit temporairement par la conduite 75 et soufflé dans le direction du mouvement du fil par les tuyères 32.Ce système de buse peut être combiné avec le guidage représenté dans la figure 12 prévu pour stabiliser le mouvement du fil dans son axe de lancement tout en renforçant le mouvement de l'air aidant le passage du fil. L'entralnement des disques 70 et 71 peut se faire au moyen d'un jeu d'engrenages 76, 77,78 et 79. Comme dans le dispositif des figures 12 et 13, une articulation est prévue pour pouvoir éloigner momentanément les axes des deux disques pour permettre l'enfilage du fil. Les axes des engrenages 76, 77 et 78 sont fixes, tandis que celui de l'engrenage 79 est dans un levier articulé autour de l'axe de.l'engrenage 78. Dans le dispositif illustré aux figures 12 à 14, l'avance du fil est assurée par le frottement des ergots sur le fil. La différence de tension entre le fil entrant et le fil sortant de l'embarrage est donnée par le formule classique T1 = T2 e , dans laquelle -T1 désigne la tension du fil à la sortie de l'embarrage, - T2 désigné la tension du fil à l'entrée de l'embarrage, - e désigne la base des logarithmes népériens, - ;L désigne le coefficient de frottement du fil sur 1'embarrage, - i design l'ange de déviation total du fil sur le sys- tème d'embarrage. Les figures 15 et 16 représentent une autre forme d'exécution de l'invention. Un disque 90 àla périphérie cylindrique duquel sont prévues des bosses ou des dents arrondies 91 est entouré sur un certain angle 9 par une surface d'appui telle qu'un ruban 92 par exemple en acier, fixé en 93 et tendu par un ressort 94. On suppose que le coefficient de frottement de la surface du disque soit le même que celui du ruban (même matériau et meme état de surface). Dans les alvéoles créées entre les dents 91, le fil se gonfle en reprenant sa forme (figure 16) et subit ainsi une forme d'embarrage sur les dents 91. Le frottement du ruban 92 ayant tendance à freiner,le fil est équilibré par le frottement du disque qui agit en sens contraire. Reste alors l'influence de l'embarrage sur les dents 91 qui entraîne le fil. Naturellement, on peut choisir les ma tériaux et les états de surface tels que le frottement de la bande soit plus petit que celui du disque, ce qui augmente la force d'entraînement du système. Ce dispositif dans lequel on crée une variation d'épaisseur du fil 1 dont la section reste sensiblement constante est plus facile à réaliser et présente de nombreux avantages pratiques. L'invention est particulièrement adaptée aux métiers à tisser dans lesquels l'insertion du fil de trame dans la foule se fait sous forme de boucle. REVEND ICAT IONS 1/ Procédé d'insertion d'un fil de trame dans la foule d'un métier à tisser,dans lequel on mesure préalablement la longueur de fil de trame à insérer,puis dans lequel ledit fil de trame mesure est inséré sous forme d'une boucle ayant un brin tenu et un brin lancé se déplaçant plus vite que le brin tenu, ladite boucle etant lancée par pinçage entre deux disques à action intermittente, caracterisé en ce que pendant l'accele- ration du brin lancé entre la sortie de l'organe de lancement et l'entrée de la foule, on maintient et on propulse ledit fil en forme de boucle dans le plan de ladite boucle. 2/ Procédé selon la revendication 1,caractérisé en ce que le maintien s'effectue au moyen d'un courant d'air dont la force est suffisante pour accélérer ladite boucle afin qu'elle soit toujours tendue et propulsée en avant. 3/ Dispositif pour l'insertion d'un fil de trame dans la foule d'un métier à tisser sous forme d'une boucle qui comporte de manière connue - une réserve de fil de trame située hors de la foule, - un organe destiné à mesurer la longueur prédéterminée de fil de trame correspondant à la longueur de fil à insérer, - un organe de lancement du fil de trame ainsi mesuré sous forme de boucle, caractérisé en ce que,entre l'organe de lancement et l'entrée de la foule, il présente en outre un organe destiné à maintenir et à propulser ledit fil en forme de boucle dans le plan de ladite boucle. 4/ Dispositif selon la revendication 3,caractérisé en ce que cet organe de maintien est un courant d'air canalisé dans un ajutage qui s'étend de l'organe de lancement jusqu'à la lisière du tissu. 5/ Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'ajutage est formé d'une partie plat comportant au moins un renflement situé dans l'axe du brin lancé de la boucle du fil. 6/ Dispositif selon l'une des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que l'organe de lancement est constitué par deux disques cylindriques. 7/ Dispositif selon l'une des revendications 3 à 5,carac térisé en ce que l'organe de lancement est constitué par deux disques rotatifs présentant des embarrages disposés de telle manière que chaque embarrage des disques passe entre les eitarrages de l'autre disque sans les toucher. 8/ Dispositif selon la revendication 7,caractérisé en ce que -l'ensemble des deux disques présentant des embarrages est enveloppé dans un carter présentant une petite ouverture destinée à laisser entrer le fil et une large ouverture terminée par un entonnoir destiné à laisser sortir le fil propulsé par les disques. 9/ Dispositif selon l'une des revendications 3 à S,carac térisé en ce que organe de lancement est formé de deux disques présentant à leur périphérie des dents laissant entre elles un jeu supérieur à l'épaisseur du fil. 10/ Dispositif selon l'une des revendications 3 à 5,carac térisé en ce que l'organe de lancement est constitué par deux surfaces, l'une mobile,l'autre fixe, la surface mobile présen- tant des aspérités,alors que la surface fixe est lisse et flexible et est appuyée contre la surface mobile,de manière à ce que le fil soit pressé sur cette dite surface mobile.