La présente invention concerne un procédé de culture de plantes a tiges telles que arbres, arbustes et similaires et un dispositif d'irrigation pour la mise en oeuvre dudit procédé. Le secteur technique de l'invention est celui de l'agriculture et notamment de l'arboriculture. On sait que la plantation d'un verger doit faire l'objet des plus grands soins. De nos jours, l'arboriculteur opère généralement comme si seules existaient les parties apparentes de l'arbre : le tronc, les branches, les feuilles et les fruits. Quant aux racines, qui pourtant plus que tous autres organes conditionnent la vie de l'arbre, il procède seulement au moment de la plantation à un défonçage du sol, à une fumure de fond qui est d'ailleurs rapidement épuisée et dans les cas les plus favorables, à un amendement du sol après analyse du terrain. I1 termine enfin par des travaux de surface : sarclage des mauvaises herbes, épandage de fumures etc S'il est aisé de corriger la partie extérieure de l'arbre et de modifier à tout moment le choix des variétés, l'enracinement de l'arbre, abandonné à lui-même et croissant de façon anarchique échappe à tout contrôle.Les racines dont on ignore la situation exacte dans le sol ne pourront être irriguées à coup sûr qu'en déversant sur le terrain une grande quantité d'eau ; elles ne pourront être nourries qu'en répandant une grande quantité de fumure. On sait que les racines d'un arbre se composent des racines principales, des racines secondaires et des radicelles. Les racines principales, peu nombreuses, on un pouvoir d'échange très limité ; leur rôle principal est d'ancrer l'arbre dans le sol en même temps que de collecter les matières nutritives et de l'eau apportée par les racines secondaires. Les racines secondaires généralement moins plongeantes que les racines principales desquelles elles partent, sont douées d'un sens (tropisme) qui les dirige vers la zone alimentaire préférentielle. Les radicelles, elles, sont des racines extrêmement fines qui sont elles-mêmes pourvues de poils absorbants. Elles sont le lien nourricier entre le sol et l'arbre. Comme les racines secondaires, les radicelles se dirigent vers les zones les plus nutritives du terrain, mais leur direction est fortement influ encée par les résistances rencontrées et par l'aération. Elles peuvent prospérer jusqu'à la surface du sol et étant fragiles, elles sont souvent abimées au cours de travaux effectués en surface. Cette proximité du niveau du sol les met à la merci de leurs ennemis: taupins, vers blancs et autres. I1 ressort de ce qui précède que le système radiculaire d'un arbre a besoin d'un sol sain, aussi riche, aussi meuble et aussi profond que possi bic. Il est indispensable que les racines et particulièrement les radicelles et leurs ramifications ne soient pas blessées par des outils agricoles, ni attaquees par des parasites. La présente invention vise a améliorer la culture des plantes à tiges. L'objectif à atteindre est un procédé de culture qui permette à l'ar boriculteur de conditionner la culture de telle façon que l'implantation des racines secondaires et des radicelles soit préférentiellement déterminée par lui afin qu'il puisse leur apporter localement eau et fumure.L'objectif concerne également un dispositif d'irrigation pour la mise en oeuvre de ce procedé Cet objectif est atteint grâce au procédé de culture de plantes a tiges, telles qu'arbres, arbustes et similaires selon l'invention, caractérisé en ce que l'on creuse une cavité dans le sol; en ce qu'on introduit au fond de cette cavité une masse spongieuse d'une épaisseur comprise entre trente et cinquante centimètres; en ce qu'on nivelle cette masse, en ce qu'on dispose sur cette masse spongieuse une deuxième masse d'un pouvoir absorbant plus grand que celui de la première masse ; en ce qu'on nivelle cette deuxième masse de telle sorte que sa partie supérieure se situe entre vingt-cinq et trente-cinq centimètres du niveau du sol; en ce qu'on dispose sur cette deuxième masse spongieuse un dispositif d'irrigation adoptant la forme d'une rampe perforée; en ce qu on dispose la plante à proximité dudit dispositif et en ce qu'on enfoui les racines de ladite plante dans une masse spongieuse d'une composition analogue à celle de ladite deuxième masse. Selon un mode d'application dudit procédé, on dispose la plante à l'intérieur de l'espace délimité par ledit dispositif d'irrigation, lequel adopte la forme d'une rampe annulaire et est disposé entre deux couches de pierres ( on entend par pierres du gros gravier et également des platras dont on aura éliminé les éclats de briques ou les éclats de pierres aux arêtes agressives ). On dispose sur la couche de pierres supérieure, une épaisseur de papier comprenant plusieurs feuilles superposées, de telle sorte que les interstices laissés entre les pierres ne soient obstrués. Ladite première masse spongieuse est un mélange de terre et de tourbe comprenant entre quinze et vingt pour cent de tourbe, celle qui enveloppe les racines de la plante est également un mélange de terre et de tourbe mais qui comprend entre trente-cinq et cinquante pour cent de tourbe. Le dispositif d'irrigation permettant la mise en oeuvre dudit procedé est caractérisé en ce qu'il se compose d'au moins un élément tubulaire perforé formant un anneau, lequel comporte une tubulure d'alimentation débouchant à I'intérieur dudit élément tubulaire Selon une forme de réalisation, ce dispositif se compose de deux élements annulaires concentriques communiquant entr'eux au moyen de trois tubes. La tubulure d'alimentation est coudée et est fixée latéralement à un desdits éléments tubulaires annulaires de sorte qu'une de ses parties s' étend dans le plan desdits éléments et l'autre dans une direction sensiblement perpendiculaire audit plan. Les éléments tubulaires annulaires sont de préférence en matériau déformable et comportent à leur partie sur lesquels ils reposent, des perforations pratiquées de part et d'autre de la génératrice s 'étendant le long de chacun desdits éléments tubulaires à leur point le plus bas. On comprendra mieux l'invention à la lecture de la description suivante uniquement donnée à titre d'exemple non limitatif et du dessin annexé sur lequel La figure 1 est une vue en coupe illustrant la plantation d'un arbre suivant le procédé selon l'invention. La figure 2 est une vue en perspective d'un dispositif d'irrigation pour l'application dudit procédé. La figure 3 est une vue en coupe suivant III III de la figure 2. Pour la création d'un verger selon le procédé suivant l'invention, on doit tout d'abord nettoyer d'une manière en soi connue, toute la surface du terrain, par exemple par sarclage ou par brûlage. Le terrain étant ainsi préparé, on creuse des trous 1 dans le sol (figure 1) ces trous étant d'un volume de un mètre cubo.et on élimine la terre la plus profonde, environ vingt centimètres, soit approximativement deux cents litres, dont le volume sera compensé par de la tourbe 2. Notons que d'une manière bien connue, il est recommandé de creuser ces trous, un ou deux mois avant la plantation,dans la mesure évidemment où le temps est favorable. Egalement, il convient de faire procéder à l'analyse du terrain et de demander au laboratoire consulté, les amendements et fumures de fond à faire pour chaque espèce d'arbre prévue. Au moment de la plantation, on fait les amendements et fumures de fond, sur la terre de remplissage du trou 1, avant qu'elle ne soit déversée dans ce dernier et l'on incorpore à cette terre ainsi amendée environ dix-huit pour cent de tourbe délitée. On divise cette terre en deux tas égaux, le tas 3 et le tax 4. Le tas 3 étant mis en réserve, on incorpore de nouveau au tas 4 environ vingt-cinq pour cent de tourbe délitée, ce qui revient à obtenir un tas 4 ayant environ quarante-trois pour cent de tourbe. On dispose un tuteur 5 enfoncé dans le sol au fond du trou, en terre ferme et l'on fait une garniture-avec la terre du tas 3, d'une hauteur d'environ quarante centimètres.que l'on arrose pour améliorer le tassement. Dès que l'eau de tassement de la couche 3 s'est résorbée, on ajoute une partie 4a du tas 4 que l'on tasse et que l'on nivelle, de sorte que la profondeur du trou soit ramenée à environ trente centimètres du niveau du sol. On forme sur ce fond un lit 6 de gros gravier ou de plâtras dont on a éliminé les éclats de briques ou de pierres aux arêtes agressives et l'on dispose sur ce lit 6 un dispositif d'irrigation annulaire 7 qui sera décrit ultérieurement. On recouvre ledit dispositif par une couche de pierres 8 analogues à celles référées 6 et l'on dispose sur cette couche de pierres 8 une épaisseur de papier poreux 9 composée de huit à dix feuilles superposées.Ce papier a pour effet de protéger les interstices laissés entre les pierres des couches 6 et 8 afin qu'ils ne s'obstruent, ce qui provoquerait corrélativement l'obstruction des orifices de distribution du dispositif d'irrigation 7;au cours de sa décomposition il se transformera en humus. On met en place le sujet à planter 10, dont la racine aura été de préférence préalablement trempée dans une solution aux hormones, en respectant la profondeur par rapport à sa taille : le bourrelet de greffe ne devant pas se trouver enfoui lorsque la plantation est terminée. On introduit dans le trou, la deuxième partie 4b du tas 4 qui vient recouvrir le sujet 10 et le dispositif d'irrigation 7 et l'on tasse cette couche 4b, éventuellement on comble le trou 1 avec ce qui reste du tas 3. On tasse et on arrose abondamment. Le dispositif d'irrigation 7 (figure 2) se compose, selon une forme de réalisation de deux éléments tubulaires annulaires concentriques 7a/7b reliés entr'eux par des portions de tube 7, disposées à cent-vingt degrés. Ces éléments tubulaires 7a, 7b, 7c, sont déformables, de manière à se prêter aux mouvements du sol aussi bien qu'au passage des racines. Ils sont réalisés en une matière plastique d'une résistance à la compression suffisante pour faire face à un tassement normal et à l'action des racines au cours de leur croissance. Les tubes 7c débouchent, par leurs extrémités, à l'intérieur des éle- ments annulaires 7a/7b et sont fixés par soudure ou par tout autre moyen équivalent. Lesdits éléments annulaires 7a/7b sont alimentés par une tubulure rigide 7d coudée. Cette dernière est fixée latéralement à la paroi, côté interne de l'élément 7a. Sa partie 7e s'étend orthogonalement vers le centre de l'élé- ment 7a et dans le plan dans lequel se situent les éléments 7a/7b. Sa partie 7f s'étend vers le haut dans une position sensiblement perpendiculaire audit plan. Les éléments 7a/7b (figure 3) comportent des perforations 7g à leur partie sur laquelle ils reposent. Ces perforations 7g sont pratiquées suivant des Iignes diamétrales L, LI, formant un anglé a, par exemple 30 , de telle sorte que les perforations soient disposées à égale distance et de part et d'autre de la génératrice G desdits éléments s'étendant le long de leur diamètre extérieur au point le plus bas. Le procédé de culture, selon l'invention, permet ainsi la création de vergers ou de plantations de plantes à tiges, dans des conditions nettement améliorées, en regard des procédés actuellement connus pour mettre les fumures en présence des radicelles. Selon un de ces procédés, on creuse une tranchée pour enfouir les engrais au pied de l'arbre; le chevelu est alors généralement détruit par le creusement de la tranchée, là où précisément 1 engrais est apporte. Selon un autre de ces procédés, on injecte de l'engrais soluble à l'aide d'un pal. On conçoit qu'il est impossible,de l'extérieur, de prévoir d'atteindre les endroits ou l'engrais doit être préférentiellement apporté, de plus ce procédé est d'une portée très limitée lorsque le pal est bien placé dans les plans vertical et horizontal; il est d'une portée nulle dans tous les autres cas. Le principal avantage du procédé selon l'invention réside dans le fait qu'il permet d'apporter directement et sans gaspillage aux radicelles, le potassium et le phosphore dont la plante a besoin ; il est en effet reconnu que, contrairement aux engrais azotés qui progressent rapidement dans le sol, le potassium et le phosphore sont fortement retenus par celui-ci, au point de demeurer pratiquement à leur point de chute. L'anneau nourricier se formant, au cours de la croissance des racines, dans la zone chargée en tourbe et dans laquelle est enfouie le dispositif d'irrigation 7, apporte aux radicelles les engrais et autres amendements nécessaires à la fertilisation du sol. Le procédé, selon l'invention, procure, en outre, d'autres avantages. Tous les terrains, même les plus déshérités, deviennent pratiquement propres à la culture fruitière ; dans le cas extrême d'un sol rocheux, il suffira d'apporter la terre amendée et enrichie, environ huit cents litres, nécessaire pour combler le trou dans lequel l'arbre est placé. Un terrain en forte peint ccnvient également ; il suffit de laisser pousser l'herbe pour retenir la terre. Il n'est pas nécessaire de défoncer le sol avant la plantation. La fumure de fond ne se fait que dans le volume de terre remplissant chaque trou, ce qui représente une économie de quatre-vingt à quatre-vint-dix pour cent sur cette fumure. L'irrigation périodique se fait toujours avec une quantité d'eau réduite aux stricts besoins de l'arbre. Un autre avantage, qui est un des aspects les plus intéressants, réside dans l'entretien du sol. L'irrigation étant souterraine, de même que l'apport d'engrais, il n'est pas nécessaire de façonner mécaniquement le sol, ce qui pourrait entraîneur des meurtrissures aux racines superficielles. L'entretien du verger pourra être prévu dès sa plantation en procédant par enherbement. Ce dernier effectué en luzerne, trèfle, sainfoin, raygrass d'Italie par exemple, présente de gros avantages : formation d'humus par les racines qui se renouvellent toutes les années, aération du sol, conservation de l'humidité etc... . Il suffit de maintenir l'herbe rase, sa partie coupée étant répartie sur le sol de manière qu'elle lui rende ce qu'elle lui a pris. Par irrigation et par le jeu des variations de la température et de la pression atmosphérique, des courants d'air très faibles et à sens alterné s'établissent au niveau des couches superficielles du sol. Des échanges continuels se font ainsi avec l'ambiance extérieure. L'anneau nourricier se prête particulièrement à ces échanges respiratoires puisqu'il est très meuble et qu'il dispose, en outre, d'une ouverture sur l'extérieur par le dispositif d'irrigation dont la tubulure d'alimentation émerge du sol. Le pourridié s installe de préférence dans les sols humides peu aérés. Grâce à sa bonne aération, ledit anneau constitue un terrain peu favorable aux champignons responsables de cette maladie. Par ailleurs et même si elle se déclarait, le dispositif 7 permettrait d'amener aux racines les fongicides nécessaires au traitement. Enfin, le procédé, selon l'invention et le dispositif d'irrigation par sa mise en oeuvre, présentent des avantages financiers non négligeables, tant au moment de l'investissement qu au moment de l'exploitation. Bien entendu, sans sortir du cadre de l'invention, diverses modifications peuvent être apportées au procédé et au dispositif qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemple. REVENDICATIONS 1 - Procédé de culture de plantes à tiges, telles que arbres, arbustes et simi laires, caractérisé en ce que'on creuse une cavité dans le sol; en ce qu'on introduit, au fond de cette cavité, une masse spongieuse d'une épais seur comprise entre trente et cinquante centimètres; en ce qu'on nivelle cette masse; en ce qu'on dispose sur cette masse spongieuse, une deuxième masse d'un pouvoir absorbànt plus grand que celui de la première masse, en ce qu'on nivelle cette deuxième masse de telle sorte que sa partie supé rieure se si tue entre vingt-cinq et trente-cinq centimètres du niveau du sol; en ce qu'on dispose sur cette deuxième masse spongieuse un dispositif d'irrigation adoptant la forme d'une rampe perforée; en ce qu'on dispose la plante à proximité dudit dispositif et en ce qu'on enfoui les racines de ladite plante dans une masse spongieuse d'une composition analogue à celle de ladite deuxième masse. 2 - Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que l'on dispose la plante à l'intérieur de l'espace délimité par ledit dispositif d'irriga tion, lequél adopte la forme d'une rampe annulaire. 3 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que ledit dispositif d'irrigation est disposé entre deux couches de pierres. 4 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'on dispose sur la couche de pierres supérieure, une épaisseur de papier comprenant plusieurs feuilles superposées afin que les instertices laissés entre les pierres ne s'obstruent. 5 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que ladite première masse spongieuse est un mélange de terre et de tourbe - comprenant entre quinze et vingt pour cent de tourbe. 6 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que ladite deuxième masse spongieuse qui enveloppe les racines de la plante est un mélange de terre et de tourbe comprenant entre trente-cinq à cin quante pour cent de tourbe. 7 - Dispositif d'irrigation pour la mise en oeuvre du procédé, selon l'une quel conque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il se compose d'au moins un élément tubulaire perforé formant un anneau, lequel comporte une tubulure d'alimentation débouchant à l'intérieur dudit élément tubulaire. 8 - Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il se compose de deux éléments annulaires concentriques communiquant entr'eux au moyen d'au moins un tube débouchant à l'intérieur desdits éléments. 9 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 7 et 8, caractérisé en ce que ladite tubulure d'alimentation est coudée et est fixée latérale ment à l'un desdits éléments tubulaires annulaires, de sorte que l'une de ses parties s 'étend dans le plan desdits éléments et l'autre s'étend dans une direction sensiblement perpendiculaire audit plan. 10- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisé en ce que lesdits éléments tubulaires annulaires comportent à leur partie sur lesquels ils reposent, des perforations pratiquées de part et d'autre de la génératrice s'étendant le long de chacun desdits éléments tubulaires au point le plus bas. 11- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 7 à 10, caractérisé en ce que lesdits éléments tubulaires-annulaires sont réalisés en un matériau déformable d'une résistance à la compression suffisante pour résister, d'une part à un tassement normal du sol, et d'autre part à l'action des racines au cours de leur croissance.