la présente invention a pour objet un procédé d'extraction hydraulique de charbon. L'extraction par voie hydraulique de charbon présente différents avantages. Si cette technique est conduite de façon appropriée, elle rend possible une extraction plus complète du charbon disponible dans un gisement et elle réduit de façon importante le cotit de l'exploitation gce à la diminution de la main-d'oeuvre et du matériel par rapport aux autres procédés d'exploitation. L'extraction plus poussée du charbon du gisement est la conséquence de la possibilité de choisir avec plus de précision les zones de la mine de charbon qui doivent être exploitées, de sorte qu'li est possible de transférer le charbon extrait å un système de transport et d'arrêter l'abattage hydraulique lorsque le charbon d'une zone particulière d'une veine est épuisé et que les schistes, ou le rocher, sont atteints. Dans l'exploitation hydraulique d'une mine de charbon il est souhaitable de créer à travers la veine de charbon une galerie présentant une pente vers le haut. Pour ce faire un courant ou Jet d'eau à forte pression est dirigé sur la face, le toit et les côtés de la galerie, en créant ainsi une brèche dans la veine de charbon et en formant une boue de charbon. La boue formée de charbon et d'eau s1 écoule par gravité le long de la galerie en pente, après quoi la boue peut être partiellement déshydratée et est ensuite avantageusement amenée à un autre emplacement pour être séchée et subir tout autre traitement qui peut etre souhaitable. Un autre avantage important de l'exploitation hydraulique est qu'il est possible d'attaquer une veine de charbon surmontée de couches de terre de couverture importantes, c'est-à-dire dans des conditions qui ne permettent pas une exploitation à ciel ouvert. De mee une veine de charbon qui présente un pendange important peut être exploitée par voie hydraulique, à l'inverse d'une exploitation mécanisée pour laquelle le coût du matériel et sa mise en oeuvre sont prohibitifs. C'est ainsi que des galeries dont la pente est de un mètre sur une distance de trois à quatre mètres ne peuvent pas, pwr des raisons pratiques, être exploitées avec des moyens mécaniques en raison de l'absence de surface de niveau.D'autre part l'abattage hydraulique est remarquablement approprié pour l'exploitation de gisements inclinés, quel que soit le degré d'inclinaison et, dans ce cas, c'est pratiquement le seul procédé économique, si l'on fait abstraction de l'abattage manuel dont le coût en main-d'oeuvre et le faible rendement sont prohibitifs. Jusqutà présent il était très difficile d'utiliser l'abattage hydraulique d'un charbon présentant une dureté relativement grande. Ceci est du au fait que le Jet tranchant à haute pression découpe normalement le charbon en fragments ou blocs, qui sont trop volumineux pour permettre un transport économique hors de la mine, en particulier si le transport hydraulique doit être utilisé. L'un des buts de l'invention est de proposer un procédé d'abattage hydraulique de charbon à partir d'une veine ou dtun panneau de charbon. C'est plus précisément un but de l'invention de réaliser une technique d'extraction de charbon d'une veine avec un taux de production élevé et avec l'utilisation d'un minimum de main-d'oeuvre tout en permettant d'extraire la quantité maximale du charbon disponible dans le gisement. L'exploitation hydraulique est économique par son colt et peut être réalisée dans des veines de charbon à fort pendange, de dureté variable, qui ne peuvent pas être exploitées par d'autres procédés pour des raisons commerciales. Le procédé suivant l'invention sera décrit dans ses diverses applications, y compris dans l'extraction du charbon du gisement de Balmer. Le présent procédé est toutefois applicable à ltextraetion d'autres types de charbon, en fonction de la dureté ainsi que des caractéristiques de tenue, de clivage et de friabilité. Suivant le procédé proposé par l'invention, on exécute tout d'abord deux galeries présentant une pente vers le haut à travers une veine de charbon, tel que celui qui se trouve dans la veine nO 10 de Balmer dans la région de Natal, du bassin Fernie, en Colombie Britannique, qui est décrite dans le fascicule 68-35 de "The Geological Survey of Canada, Department of Energy, Mines and Resources, 1968" intitulé "The Petrology of the n" 10 (Balmer) Coal Seam in the Natal Area of the Fernie Basin, British Columbia". Dans une zone du gisement de Balmer où le procédé suivant l'invention a été expérimenté, l'épaisseur moyenne de la veine de charbon est d'environ quinze mètres et le pendange moyen est d'environ 300. L'invention présente une efficacité remarquable dans de telles veines de charbon relativement larges et inclinées, du fait quelles permettent au Jet de coupe de travailler sur un grand angle à la fois horizontalement et verticalement. C'est ainsi que la lance d'extraction hydraulique peut balayer à droite et à gauche une zone de 1800 à partir du point de la galerie où elle est installée, et elle peut tailler le charbon sous un angle vertical de presque 900, la limite dans ce cas d'orientation vers le haut étant donnée peur la sécurité de l'opérateur. La grande largeur de la veine de Balmer et son pendange de 300, ou davantage, sont des caracté ristiques qui représentent un bon exemple des possibilités d'utilisation de l'invention. Les galeries parallèles sont exécutées vers le haut à travers la veine jusqu'8 un point prédéterminé, suivant une pente moyenne d'envi -ron 7 , les galeries étant espacées horizontalement d'une distance d'environ dix mètres. La distance peut toutefois atteindre Soixante mètres, ou bien s'abaisser Jusqu'à six mètres, selon les caractéristiques du charbon, la pression de 1 'eau, etc. La distance sur laquelle un charbon ayant des caractéristiques de tenue, de clivage et de friabilité données peut hêtre extrait est d'autant plus grande que la pression est plus élevée et que le débit d'eau émis par le Jet est plus grand.L'économie en maind'oeuvre et en temps passé, qui peut être obtenue dans une exploitation hydraulique,est d'autant plus grande que la distance entre galeries adJacentes,et par conséquent la dimension du panneau à abattre, est plus grande, car la maJeure partie du coût est représentée par l'exécution des galeries, méme lorsque les galeries peuvent être réalisées par abattage hydraulique ou par un système combiné comprenant une taille classique et une évacuation hydraulique. Après que les galeries ont été exécutées, on met en place dans l'une d'entre elles une lance à eau qui est adaptée pour subir un mouvement pivotant en direction verticale et en direction horizontale, ainsi qu'il a déjà été dit, et qui comporte une buse pour l'émission d'un Jet d'eau à haute pression. Des moyens sont prévus pour l'alimentation de la buse en eau sous pression, et d'autres moyens situés loin de la buse permettent de commander à distance la direction du Jet. On met en place,dans la galerie adJacente parallèle, une seconde lance à eau identique à la première. Pendant ltexploitation de l'eau est émise par la buse de la lance, dans des conditions déterminées, suivant un débit moyen qui est d'au moins 3800 litres par minute (1/mon) et elle est dirigée sur les surfaces du panneau de charbon qui doit être extrait. Toutefois le débit d'eau peut varier entre 1900 et 11 400 1/mon, suivant les conditions d'exploitation. La pression du Jet émis par la lance était, dans la mine de 2 Balmer, comprise en moyenne entre 130 et 155 kg/cm2. La gamme de pression peut toutefois, en fonction de la dureté du charbon et de ses caractéristiques de tenue, de clivage et de friabilité, s'étendre entre 35 et 210 kg/cm2 . L'un des aspects maJeurs de l'invention est qu'elle permet d'uti liser les très hautes pression de coupe auxquelles il a été fait allusion et que, simultanément, elle résout le problème de l'évacuation des gros blocs qui habituellement ne sont pas transportables. Suivant l'invention le charbon détaché est repris et mis en circulation sur une grille mobile qui amène le charbon à un broyeur, ou concasseur, dont l'action consiste à fragmenter le charbon en éléments ayant moins de quinze centimètres de section. Cette machine de reprise et de fragmentation dépose le charbon dans un canal ou goulotte, sous la forme d'une poudre et de grains ou morceaux d'une grosseur qui, normalement, n'exige pas une fragmentation subséquente. Ix charbon forme une boue en raison de l'eau émise par le jet de coupe. Après l'achèvement de l'abattage la lance à eau est déplacée en arrière, c'es-t-à-dire qu'elle est reculée à l'intérieur de la galerie sur une distance moyenne d'environ 12 à 15 mètres. La distance réelle dépend de la nature du charbon et elle peut être comprise entre 3 et 30 mètres, cette distance étant mesurée suivant la pente de la galerie, pour définir une nouvelle position de travail en regard du panneau de charbon. Entre temps la seconde lance à eau, située dans la galerie parallèle, est mise en action pour l'exécution d'une extraction dans des conditions identiques. Cette séquence d'opération sera désignée dans la suite par l'ex- pression "recul alterné". La boue formée par le charbon et l'eau est introduite dans la goulotte et transportée hors de la zone exploitée pour être déshydratée et subir éventuellement d'autres traitements. Le procédé suivant l'invention sera maintenant décrit d'une fa çon plus précise en référence au dessin annexé, dans lequel - la fig. 1 est une coupe d'une formation géologique contenant une veine de charbon et représentant des cavités, ou galeries d'avancement, utilisées pour la mise en oeuvre du procédé; - la fig. 2 est une vue en plan de l'une des galeries d'avancement de la figure 1 qui illustre le mode de travail suivant l'invention; - la fig. 3 est une vue en perspective d'un mode d'exécution préféré de lance à eau utilisée pour la mise en oeuvre du procédé; - la fig. 4 est une vue en coupe d'une buse à eau utilisée pour la mise en oeuvre de l'invention. La figure 1 est une coupe d'une partie de la formation géologique contenant une veine de charbon telle que la veine de Balmer n" 10, qui est située dans la région de Natal du bassin Fernie, en Colombie Bri tannique. la veine de charbon a un pendage d'environ 30 et son épaisseur est en moyenne de quinze mètres. Pour la mise en oeuvre du présent procédé d'abattage hydraulique du charbon de lmer, on exécute deux galeries d'attaque 11 et 12 présentant une pente moyenne de 70 plus 20. Elles sont à peu près parallèles l'une à l'autre et sont espacées d'une distance moyenne d'au moins six mètres, et plus souvent comprise entre trente et quarante mètres. Les galeries ont, d'une façon générale, le profil représenté en coupe à la figure 1 et qui est défini par des cintres dont le centre est situé à un mètre cinquante. Elles sont reliées à une galerie principale s'étendant à travers la mine, qui n'est pas représentée. Une lance à eau 13 est disposée dans la galerie 11 et une lance à eau identique (non représentée) est disposée dans la galerie 12. La lance 13 (fig. 3) comporte des moyens pour l'émission d'un Jet d'eau à haute pres sinon, comprenant une buse amovible et elle est reliée à une conduite qui l'alimente en eau à haute pression en provenance d'une pompe non représentée. Dans un mode d'exécution efficace du présent procédée la pression d'eau dans la buse 14 de la lance est d'environ 130 à 155 kg/cm 2 et le dé- kg/cm bit d'eau est d'environ 4200 I/mn. La lance à eau 13 est placée en un emplacement de la galerie qui est directement adJacent à la face du panneau de charbon qui doit être extrait et elle détache le charbon du panneau dans les limites de portée de la lance, qui peut être d'environ 18 à 22 mètres, mais qui peut atteindre Jusqu'à 60 mètres selon les circonstances. La lance 13 peut subir un mouvement pivotant et elle est commandée en direction verticale et en direction horizontale par des moyens situés à distar.ce, comme représenté en 16, pour exécuter le mouvement pivotant. La buse 14 représentée à la figure 4 est en métal et elle est adaptée pour être fixée par vissage sur la lance 13. La buse comporte un embout 24 dans lequel débouche un alésage 23 de forme conique convergente.Suivant une disposition rationnelle, telle que celle représentée à la figure 4, l'alésage 23 peut se resserrer sur une distance d'environ 120 mm, à partir d'un diamètre d'environ 50 mm jusqu'à un diamètre, dans l'embout 24, qui peut être compris entre 18 et 30 mm. Les dimensions de la buse sont toutefois fonction de la pression désirée et du débit d'eau, et elles peuvent donc varier de façon correspondante. Par exemple le diamètre de la buse peut atteindre 40 mm pour certaines applications spéciales. Parmi les buses de lance à eau qui ont été expérimentées, une buse ayant un diamètre interne d'environ 24 mm dans ltembout a donné satisfaction pour l'abattage de charbon à une distance d'environ 12 à 21 mè- tres. La nature du charbon du panneau détermine dans une large mesure la consistance de la boue de charbon et d'eau et, par conséquent, la quantité d'eau à utiliser. Ainsi, à grande distance le rapport en poids peut être de 1/2 (le débit d'eau peut être de quatre tonnes par minute et la quantité de charbon de deux tonnes par minute). A une distance relativement plus courte la proportion en poids du charbon à l'eau peut varier de 1/2 à 4/1, de sorte qu'on peut obtenir quatre tonnes de charbon par tonne d'eau dans un charbon très tendre. Une buse de 22 mm peut être utilisée pour un charbon très dur, à toutes distances allant Jusqu'à environ six mètres, avec un rapport charbon/eau allant de 1/4 à 1/3 en poids approximativement. Dans des conditions extrbmement dures une production de six cents tonnes peut être atteinte en 400 minutes (durée totale du poste). Dans un charbon tendre et en utilisant une buse large de 24 mm, une production de l'ordre de 2200 tonnes par poste peut être obtenue en 400 minutes. Lorsque la lance i eau 13 est en position, la buse 14 est orientée vers la face du panneau de charbon qui, comme on l'a indiqué, est immédiatement adJacente à la buse . On fait arriver l'eau sous une pression d'environ 2 130 à 155 kg/cm2. Le Jet d'eau est émis par la buse 14 à un débit compris entre 3400 et 5700 l/mn, avantageusement de 4200 1/mn, et peut Autre dirigé dans des conditions déterminées sur le panneau. Le trajet décrit par le Jet projeté contre le panneau peut varier. Selon un mode opératoire, on peut exécuter une coupe en sousoeuvre s'étendant sur une période ne dépassant pas dix pour cent du temps total du cycle d'abattage hydraulique, les opérations d'extraction du charbon de toit et des piliers étant exécutées pendant une durée de soixante pour cent du temps total et l'opération de fragmentation représentant environ trente pour cent du temps. La suite des opérations exécutées au moyen de la lance à eau 13, qu'elles soient manuelles ou automatiques, varie suivant la nature du charbon. L'opérateur peut Juger avantageux d'attaquer tout d'abord en sousoeuvre le panneau, procéder ensuite à l'extraction de la paroi en surplomb ou du toit et des piliers, et d'exécuter une opération de fragmentation pour fractionner davantage le charbon au moyen du jet à haute pression. Toutefois cette séquence est souvent modifiée, car il peut ne pas être necessaire de procéder à la fragmentation. De mAeme la taille en sous-oeuvre n' est pas toujours exécutée. Le rapport moyen des éléments solides à l'eau dans la boue de charbon produite en application du procédé présentement décrit, est compris entre environ 1/4 et environ 1/0,5. La boue peut être ensuite séchée ou déshydratée. La productivité de l'exploitation est toutefois d'autant plus grande que le rapport du charbon à l'eau est plus élevé. Au cours de l'exploitation il est nécessaire de disposer de galeries dont la pente assure l'écoulement par gravité de la boue de charbon et d'eau hors de la zone où l'abattage est exécuté, et ensuite dans la goulotte jusqu'8 l'installation de déshydratation. La goulotte,ou canal, peut être exécutée en un matériau quelconque présentant des caractéristiques de durabilité. Dans le processus présentement décrit des goulottes en acier sont utilisées et la pente de 70 (qui peut varier de plus 2") donne, dans des conditions satisfaisantes, un écoulement par gravité dans la me ma le sure ou le charbon est fragmenté en éléments dont la dimension ne dépasse pas la moitié de la largeur de la goulotte.Lorsqu'on utilise d'autres matières pour l'exécution des goulottes, la pente de la goulotte peut être modifiée en raison du frottement. Par exemple une goulotte en fibres due verre donne satisfaction pour ltécoulement de boues de charbon et d'eau, avec une pente inférieure à celle qui doit être adoptée pour les goulottes d'acier, cette pente étant par exemple de 4" plus 2". Des matériaux différents peuvent être utilisés en fonction des conditions d'exploitation, du coût, de la longévité et de divers autres facteurs, comme les spécialistes pourront en Juger. Un système à goulotte pour le transport du charbon abattu procure un autre avantage dans une exploitation hydraulique, par comparaison avec d'autres procédés continus ou semi-continus d'exploitation, qui utilisent des transporteurs à courroie pour l'évacuation du charbon. Les transporteurs à courroie sont d'une installation très coûteuse et leur entretien est également onéreux. De plus les courroies ou tapis transporteurs sont incommodes du fait que la longueur du système transporteur est d'un réglage difficile, et ils sont pratiquement inutilisables lorsqu'il est nécessaire de procéder à un déplacement rapide le long des galeries pour exécuter le recul, conformément au procédé d'exploitation hydraulique développé dans le présent mémoire.En outre, lorsqu'un changement de direction relativement important, par exemple de 300, doit être prévu pour relier une galerie à un autre passage de la mine, des moyens de transfert coûteux sont nécessaires avec un système à tapis transporteur. A l'inverse les systèmes à goulottes, non seulement'ont une plus longue durée, mais peuvent eire démontés et réassemblés de façon économique pour modifier la longueur d'un système. En général le système à goulotte est constitué d'éléments individuels, ou de segments d'auge, de trois à quatre mètres de longueur, et d'environ 64 centimètres de largeur, de sorte que, lorsque les opérations d'extraction sont en cours, la longueur du système de goulotte peut hêtre réglée par l'opérateur par mise en place ou enlèvement d'un élément. De même, aux points de jonction où la direction d'écoulement de la boue doit changer, le système à goulotte peut être réglé manuellement pour assurer le changement de direction. Une autre particularité nouvelle de l'invention est qu'elle permet llusage dune machine d'abattage classique en combinaison avec un système à goulotte. En dépit des inconvénients d'une machine d'extraction continue, qui se présentent dans certains cas, on peut rencontrer des conditions dans lesquelles une machine d'extraction continue et le transport hydraulique assuré par la goulotte peuvent être avantageux.C'est ainsi que, dans les mines où la pente de la veine n'est pas très grand, par exemple de l'ordre de 7 à 12", et où la veine ne présente pas une grande épaisseur, étant par exemple de un à quatre mètres, la machine d'extraction continue peut être mise en oeuvre de façon efficace du fait que le charbon extrait, présentant un calibre approprié, peut être envoyé directement à la goulotte avec un courant d'eau de volume suffisant pour former une boue capable de transporter le charbon jusqu'à l'emplacement de la mine prévu pour la déshydratation et/ou pour l'évacuation hors de la mine.Ce système combiné est propre à réduire l'effectif du personnel, c'est-à-dire le coût de la main-d'oeuvre, et à supprimer la nécessité d'un matériel onéreux tel que les camions navette et les transporteurs à tapis qui sont couramment utilisés dans un système d'exploitation comportant une machine d'extraction en continu. I1 est possible de recourir à ce système combiné dans l'exécution des galeries d'attaque dans les mines hydrauliques. I1 y a lieu de remarquer que le système décrit peut store mis en oeuvre dans des mines dont l'accès se trouve au-dessus ou au-dessous du poste d'abattage. Les opérations d'extraction, présentement décrites en référence à la veine de Balmer n 10, sont exécutées à un niveau supérieur à l'accès de la mine, de sorte que la boue de charbon et d'eau s'écoulant dans la goulotte pour être évacuée de la mine circule exclusivement par gravité. rà où l'acces de la mine est situé à un niveau supérieur à la zone d'extraction, la boue s'écoule le long de la goulotte jusqu a une station de pompage située à un emplacement approprié au-dessous du fond (en général le point le plus bas de la mine), où le charbon peut être partiellement déshydraté, si besoin est, mais en tout cas où la boue (partiellement déshydratée ou non) est transportée hors de la mine. Ceci peut eAtre réalisé par un pompage à travers les conduites traversant le puits de la mine ou par tout autre procédé approprié. Il va de soi que le coût du transport par un tel système de pompage peut être plus élevé que le transport par gravité. Cependant il peut être avantageux d'utiliser le procédé d'abattage hydraulique avec un système de pompage, en raison des autres avantages économiques que présente le procédé d'exploitation hydraulique. La boue peut s'écouler Jusqutà la surface où le gisement en cours d'exploitation est à un niveau supérieur à celui de l'installation de déshydratation. Lorsque le dépôt de charbon est situé au-dessous de l'accès de la mine, le charbon peut être partiellement déshydraté au fond et peut ensuite être évacué par pompage, ou bien toute la boue de charbon et d'eau peut être extraite par pompage. Le calibre du charbon est déterminant à cet égard. Des procédés connus sont utilisés pour transporter le mélange de charbon et d'eau. La séquence d'opérations dépend des conditions régnant dans la zone d'exploitation, telles que la consistance du charbon, la masse des tsrres de couverture, la tendance du toit à s'affaisser, etc. La production peut varier entre environ 1400-1500 tonnes de charbon par Jour, et environ 4500-5000 tonnes par jour, une opération type correspondant à une production d'environ 2500 tonnes par Jour. La séquence suivante peut être donnée à titre d'exemple 1 - la taille en sous-oeuvre de la veine prend un minimum de 10% du temps disponible. Le rapport charbon-eau est de 1/4, pour un taux de production relativement bas. 2 - l'extraction du charbon de toit et des piliers peut demander 60 du temps disponible, avec un rapport charbon-eau de 1/2 à 1/1. 3 - la fragmentation et le transfert du charbon abattu sur l'appareil de reprise et de fragmentation prennent 30 du temps disponible. La proportion charbon-eau est comprise entre 1/1 et 4/1. Comme résultat des stades opératoires décrits cidessus, la boue de charbon et d'eau s'écoule vers le bas (en raison de la pente de la galerie qui est de 70 plus 2") et ést conduite par un ou plusieurs elé- de guidage et ments e retenue 17, 18 formés de planches de bois ou de tôles d'acier, dans une goulotte 19 d'où elle est transportée dans une autre zone de trai tement non représentée. Le temps d'exploitation hydraulique qui a été analysé ci-dessus est la période pendant laquelle une fraction importante du charbon disponible est extraite du panneau par la lance à eau occupant sa position de travail. Après cette période,une partie importante du panneau de charbon ayant été dégagée, la lance à eau 13 est déplacée en arrière sur une distance de 6 à 18 mètres, et le processus se répète. Le déplacement de la lance à eau exige que l'on démonte et que l'on retire des tronçons appropriés de la conduite hydraulique 15, ainsi que des raccords, et qu'ensuite on remonte la lance à eau 13 après son déplacement. D'autres éléments de l'équipement, tel que le téléphone 22 (fig. 2), les commandes à distance 16, la machine de reprise et de fragmentation 21, et les éléments 17,18 du système de retenue, sont reculés sur la même distance. Dès que l'abattage d'un panneau et que l'extraction ont été terminés dans la galerie nO 1, la seconde lance à eau est mise en action dans la galerie nO 2 pour l'exécution d'un abattage dans les mêmes conditions que celui qui a eu lieu dans la galerie nO 1. On va maintenant décrire, à titre d'exemple, le processus d'un cycle complet de préparation et d'extraction en référence à la figure 2, en supposant que dans la galerie adjacente (par exemple la galerie n0 1) l'abattage a eu lieu, que le toit a été dégagé et que la lance à eau avec ses éléments annexes doit être déplacée en arrière d'une distance d'environ treize mètres 1 - on dégage la lance et l'appareil de reprise et de fragmentation de la roche qui a pu s'accumuler; 2 - on débranche la lance à eau de la conduite hydraulique; 3 - on retire une longueur suffisante de conduite hydraulique et les raccords correspondants pour permettre un mouvement de recul de la lance; 4 - on branche de nouveau la lance à eau sur la conduite d'eau; 5 - on recule les commandes de la lance et on les met en place pour la reprise de 11 exploitation;; 6 - on enlève une longueur correspondante d'auge; 7 - on recule l'appareil de reprise; 8 - on enlève approximativement la même longueur de cintrgde toit; 9- on regroupe les éléments de conduite, les raccords, les cintres et les planches derrière le tableau de commande de la lance; 10 - on recule les conduites de ventilation et la ligne télé phonique; 11 - on met en place les éléments de retenue ou l'suge en face de la lance. L'exploitation peut alors commencer. Dès que l'abattage est terminé dans une galerie, l'extraction commence dans la galerie adjacente et le processus énoncé ci-dessus se répète dans cette galerie. Une autre caractéristique de l'invention est qu'il est possible d'utiliser deux lances à eau dans chaque galerie. A cet effet une lance à eau de coupe et une lance à eau de fragmentation sont mises en oeuvre. La lance de coupe, qui travaille à une pression relativement élevée permettant la taille du charbon sur une longueur appréciable, est utilisée pour la taille ou l'extraction du charbon du panneau en cours d'exploitation. La seconde lance à eau disposée dans la même galerie est ensuite mise en action pour fractionner ou broyer les blocs de charbon de grande dimension, c est-à-dire pour réaliser le stade de fragmentation mentionné précédemment.La pression de la seconde lance, ou lance de fragmentation, est fonction du calibre et de la nature des blocs mais, en général, il n'est pas nécessaire qu'elle soit aussi élevée que dans la lance de-coupe ou lance n" 1. Les deux lances peuvent travailler de façon séquentielle, ou bien simultanément, en fonction des conditions d'exploitation. La descriptXon qui vient d'être faite met en relief les avantages du procédé proposé, mais il va de soi que des modifications, qui sont b la portée de l'home de l'art, peuvent Etre faites dans les limites de protection de l'invention et, en conséquence, la description et le contenu des des sins doivent être considérés comme indicatifs et non limitatifs à l'intérieur du domaine défini par les revendications. REUENDICATIONS 1 - Procédé d'extraction hydraulique de charbon à partir d'un panneau de charbon ayant une épaisseur moyenne déterminée, caractérisé en ce qu'on exécute au moins une galerie inclinée vers le haut, à travers le panneau, jusqu a un point prédéterminé, avec une pente moyenne d'au moins 5 , on met en place une lance à eau dans la galerie, cette lance comportant une buse dont le diamètre est compris entre environ 18 et environ 40 mm, qui est adaptée pour subir un mouvement pivotant verticalement et horizontalement et qui est reliée à des moyens d'alimentation en eau sous pression, on astreint la buse à émettre un jet d'eau à haute pression,ctest-à-dire à une pression 2 environ 210 2 comprise entre environ 35kgXcm2 et environ 210 kg/cm et à un débit compris entre environ 1900 et environ 11 400 l/mn, ce jet étant dirigé contre le panneau de charbon pour détacher le charbon de la face du panneau et frag n enter le charbon en blocs ou grains de grosseur variable, on fait passer le charbon détaché et fragmenté à travers des moyens de fragmentation pourréduire les blocs à une section dont la dimension maximale est inférieure à environ quinze centimètres, et on fait passer le charbon dans un système de goulottes ou canaux disposés dans la galerie pour permettre au charbon extrait d'être transporté avec l'eau émise par la buse,sous la forme d'une boue de charbon eut d'eau ayant une proportion charbon-eau comprise entre environ 1/2 et environ 4/1. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de fragmentation sont constitués par un appareil mécanique de reprise et de fragmentation. 3 - Procédé suivar,t la revendication 1, caractérisé en ce que la pression dans le Jet émis par la lance à eau est comprise entre environ 2 130 et environ 155 kg/cm 4- - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le débit d'eau émis par la lance est compris entre environ 3 400 et environ 5 700 1/mon. 5 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'on exécute au moins deux galeries parallèles adjacentes, dans un panneau de charbon, et en ce qu'on exécute l'extraction du charbon et le recul de l'équipement d'extraction de façon alternée, de telle sorte que le charbon est extrait d'un emplacement situé dans une galerie alors que le matériel d'extraction est reculé dans la galerie parallèle adjacente. 6 - Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que les deux galeries sont espacées l'une de l'autre d'au moins six mètres. 7 - Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que les deux galeries sont espacées l'une de l'autre d'une distance comprise entre six et soixante mètres. 8 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la taille et la fragmentation exécutées par la lance à eau se déroulent suivant un processus comprenant une taille en sous-oeuvre du panneau, une extraction du charbon de toit et des piliers, et une fragmentation destinée à fractionner le charbon. 9 - Procédé suivant l'une des revendications -1 à 8, caractérisé en ce que des éléments de guidage et de retenue sont mis en place à proximité de la surface attaquée pour faire passer l'eau de la lance à un canal ou goulotte. 10 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de fragmentation comprennent un Jet d'eau à haute pression émis par une seconde lance à eau disposée dans la galerie, qui soumet les blocs' de grande dimension qui ont été détachés et fragmentes à une nouvelle fragmentation, ou à un broyage, avant de les entratner hors de la zone d'exploitation. 11 - Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce que les Jets émis par les deux lances à eau sont maintenus approximativement à la même pression.