Installation pour capter et exploiter ltenergie solaire La présente invention concerne une installation destinee à capter l'énergie solaire pour l'exploiter dans un recepteur. On sait que, dans son mouvement diurne apparent, le soleil parcourt un arc de cercle d'est en ouest, culminant au-dessus de l'horizon à une hauteur angulaire o. Aux équinoxes (21 mars et 21 septembre), en un lieu de latitude A on a : # = 90 - # .Au solstice d'eté (21 juin), O = 90 - A + 23 27', et au solstice d'hiver (21 decembre) O = 900 - A - 23027'.Cette valeur fixe de 23 27', valable en tous lieux, est l'inclinaison, par rapport au plan de ltequa- teur, du cercle appele écliptique que le soleil semble decrire sur la sphère céleste pendant toute une annee. O prend ainsi toutes les valeurs intermédiaires entre les deux valeurs extremes indiquées ci-dessus. Dans le Midi de la France, par exemple, pour une latitude de 43 30', la hauteur maximale du soleil au-dessus de l'horizon est égale à : 50 - 43030' + 23 27', soit à très peu près 70 . En outre, d'est en ouest, l'angle total embrassé par le soleil, à la eme latitude, est de 1800 le 21 mars et 21 septembre, de 113 le 21 décembre , de 1300 le 21 juin. Par ailleurs, l'éclairement énergétique fourni par le rayonnement solaire est de l'ordre de 1 kpar mètre carré de surface réceptrice normale aux rayons. Pour augmenter cet éclairernent et, conséquemnient, la température obtenue au niveau du récepteur, on fait appel à des concentrateurs de rayonnement dont le plus classique est le miroir parabolique. Or, les divers déplacements angulaires du soleil présentent de trop grandes amplitudes pour que lion puisse obtenir des concentrations notables au moyen d'installations de captation ne comportant que des éléments fixes. C'est pourquoi il s'avère nécessaire -dans la pratique de suivre le soleil avec plus ou moins de précision selon que l'on recherche une concentration d'énergie rayonnante plus ou oins élevée. La presente invention concerne de telles installations, plus précisément dans le cas où le récepteur est fixe tandisque le capteur (et éventuellement un concentrateur associé) est mobile. Le récepteur reçoit alors le rayonnement solaire par le moyen de miroirs orientables appelés héliostats, soit plans soit plus ou moins focalisants, qui suivent le soleil dans sa course. Les données fixes, imposées par la nature, sont les directions extrêmes du rayonnement solaire. Les données variables sont : la direction que l'axe optique des faisceaux de rayonnement doit finalement avoir pour entrer dans le recepteur et la position relative du ou des héliostats et du recepteur. Les facteurs à prendre en compte pour optimiser la solution sont : le grandissement linéaire maximal admissible des dimensions des heliostats, travaillant obliquement, par rapport aux dimensions des sections droites des faisceaux solaires captés, la distance maximale admissible entre les héliostats et le recepteur;la diminution ou mieux la suppression de l'occultation par le récepteur des faisceaux captés par les héliostats; la facilité de mise en oeuvre du récepteur, la facilite d'implantation et de mise en oeuvre des héliostats. Dans les installations connues, l'axe moyen des faisceaux entrant dans le récepteur agénéralement une direction faisant avec l'horizontale un angle compris entre environ + 200 et + 600. Les angles sont affectes du signe + ou du signe selon qu'ils sont mesurés au-dessus ou au-dessous de I 'hôri- zontale. Les valeurs proviennent du faut qu'il est généralement fait appel à de nombreux héliostats repartis sur un terrain horizontal ou de déclivité relativement peu importante, et qu'on est conduit, dans ces conditions, à placer le récepteur en hauteur, par exemple sur une tour Le mouvement du soleil est relativement symétrique autour de l'axe optique de réception, ce qui peut être l'un des avantages que l'on recherche. En revanche, ces installations présentent des inconvénients considérables - le récepteur est placé sur une tour généralement élevée. Les projets existants retiennent pour la hauteur de la tour des valeurs de 150 m, 300 m, 600 m et même, pour 1 tun d'eux de 1.200 m. il se pose alors de graves problèmes technologi-ques et pratiques : dimensions du récepteur nécessairement limitées, coût de construction très élevé, service et maintenance difficiles, voire dangereux, vulnérabilité aux agessions, etc... - La pupille d'entrée du récepteur c'est-à-dire l'ouverture par laquelle pénètrent les rayonnements est obligatoirement orientee vers le bas, ce qui constitue une limitation dans la conception du récepteur; - La distance entre les héliostats et le récepteur est néces sairement très grande; - Le recepteur en position élevee et son support (par exem ple une tour) occultent une partie non négligeable du rayon nement utilisable. La présente invention apporte un progrès sensible en permettant de diminuer dans des proportions importantes les dimensions des héliostats et leurs distances au récepteur, en supprimant toute occultation du rayonnement utilisable, en permettant de placer le récepteur dans un bâtiment banal, au sol ou du moins à une hauteur peu élevée, ou même en sous-sol, en facilitant la mise en oeuvre de ce récepteur, en optimisant des solutions qui sont également valables pour un seul héliostat ou un petit nombre d'héliostats. L'invention sera bien comprise par la description detaillée ci-après faite en référence au dessin annexé. Bien entendu, la description et le dessin ne sont donné qu'à titre d'exemple indicatif et non limitatif. - La figure 1 est un schéma montant entre quelles limites et dans quelle zone angulaire l'invention situe les directions des axes moyens des faisceaux de rayonnement entrant dans le récepteur. - La figure 2 est un Schéma montrant, dans le cadre des instal lations selon l'invention, les variations concomitantes de la dimensi-on d'un héliostat et de la distance de cet hé liostat à la pupille d'entree du récepteur. - La figure 3 est une vue schématique en coupe verticale d'une installation conforme à l'invention comprenant un seul hé liostat plan captant le rayonnement à travers une lucarne pratiquee dans le plafond d'un local et renvoyant le rayon nement autour d'un axe horizontal vers un concentrateur fixe associe à un récepteur. - La fiaure 4 est une vue analogue a la précédente, l'axe du faisceau de rayonnement entrant dans le recepteur étant in cliné de - 20 par rapport à l'horizontale. - La figure 5 est une vue analogue à la figure 3, mais avec un héliostat focalisant et un récepteur sans concentrateur associé. - La figure 6 est une vue schématique en coupe verticale mon trant une installation dans un bâtiment recevant le rayonne ment par une ouverture pratiquée dans une de ses parois verticales. - Les figures 7 et 8 montrent schématiquement en coupe verticale et en plan; respectivement , une installation conforme à l'in vention comportant plusieurs héliostats plans, et un récepteur associe à un concentrateur fixe. L'invention concerne une installation pour capter l'énergie horaire rayonnante et pour l'exploiter dans un récepteur, tel qu'un four* associé éventuellement a un dispositif de concentration, du type comprenant au moins un miroir héliostat mobile susceptible de renvoyer pendant au moins une partie de la course diurne du soleil un faisceau de rayonnement solaire vers une entrée du recepteur orientée sensiblement vers le sud caractérisée en ce qu'en position active de ladite installation, l'axe moyen du faisceau entrant dans le récepteur fait avec l'horizontale (H) en un lieu de latitude A ,un angle O dont les valeurs extrêmes, comptées trigonométriquement sont d'une part une valeur telle que d + d' sin ( 00 - 19 )) 2 max et1 d'autre part,la valeur: 1130 30' - A - 2A cos max et qui est compris de préférence entre 0 et 113030' - A - 2 #2 Arc cos 1, max étant la valeur prédéterminée comme limi2 te supérieure acceptable pour les distances entre l'hélio- stat et l'entrée de flux du récepteur ; la hauteur minimale de captation des rayons solaires au-dessus de l'horizon ; d, la dimension linéaire moyenne de la section droite dans un plan axial vertical du faisceau solaire capté ; d'g la dimension linéaire homologue à d dans le plan de l'entrée de flux du récepteur ;K max la valeur maximale du rapport P D étant la dimension linéaire moyenne de l'héliostat ; Led point (P) le plus haut de la partie fixe de l'installation etant de préférence au plus tangent au plus bas des rayons captes. En se reportant à la figure 1 du dessin, qui est un schema dans un plan vertical Nord-Sud, on voit que deux hauteurs du soleil au-dessus de l'horizon sont prises en considération la hauteur angulaire minimale 0o à partir de laquelle on choisit de capter utilement le rayonnement solaire, et la hauteur maximale #max que le soleil peut atteindre au cours de l'année.Dans l'exemple représenté sur la figure 19 0o est égal à + 20 . Cette valeur est établie dans chaque cas particulier en considération du site et de l'environnement dont on dispose, de la latitude du lieu (#0 pouvant être d'autant plus grand que la montée du soleil à son lever est plus rapide, ciest-à-dire qu'on se rapproche des tropiques) des conditions atmosphériques moyennes habituelles au voire sinage de l'horizon aux heures de lever pour ce lieu.La valeur de amaXgelle, dépend strictement comme cela a été rappelé plus haut de la latitude A du lieu: 0max 900 - A Z 23030' ~ 113 30' - A Dans l'exemple illustre par la figure 1, on a supposé A = 430 30' ce qui correspond à une latitude du Midi de la France, soit une valeur de 70" pour e max Le faisceau de rayonnement solaire capté est ici, pour simpli fier*supposé de section carrée de côte désigné par d. La valeur de d dépend de la quantité d'énergie qu'on désire capter, le soleil fournissant environ 1 kilowatt par mètre carré de section droite.Les héliostats sont supposes avoir une pu pille d'entree de flux rectangulaire dont la dimension en hauteur est désignée par D et la dimension en largeur par D', chacune de ces dimensions étant égale au quotient de d par le cosinus du plus grand angle que peut faire la normale à l'héliostat avec la drection du soleil dans le plan axial contenant la dimension considérée. L'héliostat renvoie le faisceàu capté vers un récepteur muni ou non d'un concentrateur, dont la pupille d'entrée a une section supposée carrée de côté d' égal à d dans le cas d'un héliostat plan. Il va de soi que l'héliostat peut avoir un contour de forme quelconque adapté au contour de la pupille d'entrée de flux du récepteur ou de son concentrateur associé.Par exemple, le récepteur peut être tubulaire ou longiforme et la pupille d'entrée de flux peut alors etre un rectangle allongé. Une concentration peut alors être opérée essentiellement dans les plans perpendiculaires à l'axe du récepteur tubulaire. Afin que cette pupille d'entrée 1 n'occulte pas le faisceau capté, l'inclinaison #1 de l'axe moyen O du' faisceau entrant dans le récepteur est plus petite que 0o ,(inclinaison consi dérée comme minimale pour le soleil). L'écart entre O et e. est assez grand pour que la distance O '1 entre l'héliostat 3 et la pupille 1 soit inférieure à une longueur limite acceptable prédéterminée, l max. On voit dans les triangles rectangles ayant 0" comme sommet commun : d + d' 00'1 = 2 = d ; (d' étant ici égal Sin (#0 - #) Sinuez - o- ) à d) selon une des caractéristiques principales de l'invention, # compté trigonometriquement, est déterminé pour que : d Sin (#0 - e max telle est la limite superieure de #. Sur le schéma de la figure 1, #1 est égal à + 10 , ce qui correspond à une longueur 1max de l'ordre de 17 m, pour d'-=d=3 m. L'héliostat 3, ayant à faire tourner de 10 le faisceau capté, est incliné de 5 par rapport à l'axe de ce faisceau. Son grandissement linéaire D1requis pour capter intégralement le faisceau est alors négligeable (##### = 1,003). Si on adopte pour e une valeur plus faibte, la distance du récepteur à l'héliostat diminue, tandis qu'augmente le grandissement linéaire de l'héliostat requis pour qu'il capte tout le faisceau. D'autre part, ce grandissement requis, D/d,augmente au fur et à mesure que le soleil s'élève audessus de l'horizon.Si on designe par # l'écart angulaire entre la direction du faisceau entrant dans le récepteur et la direction du soleil, on trouve:: D = 1 cos En designant pat k le rapport de grandissement linéaire D et en prédéterminant pour k une valeur k max considérée comme limite supérieure acceptable, on peut optimiser la valeur de l'angle o. Seul entre ici en ligne de compte le grandissement linéaire dans le plan axial vertical car c4est dans ce plan que le mouvement apparent du soleil provoque les grandissements lineaires les plus importants. Comme on le verra plus loin, dans le plan approximativement est-ouest, perpendiculAire au plan axial vertical, on peut toujours faire en sorte que le grandissement linéaire reste acceptable.Cette optimisation consiste à adopter pour l'angle # une valeur maximale #max telle que l'on ait 1 kmax soit: cos #max max 2 #max = 2 Arc cos 1 kmax La valeur maximale max correspond,par ailleurs, à la hauteur maximale amax du soleil au-dessus de l'horizon, laquelle est égale comme déjà rappelé, à : 113 30' - A .L'angle e2* comp- té trigonométriquement, que fait avec l'horizontale H l'axe moyen du faisceau entrant dans le récepteur est alors égal à #max - #max, soit, selon une des caractéristiques principales de l'invention #2 = 113 30' - A - 2 Arc cos k max Telle est la seconde limite pour o. Dans l'exemple representé sur la figure 1, la valeur prédéter- minée pour k max est supposée fixée à 1,5. La latitude A étant supposee égale à 43 30', on retient : 82 ~ 70" - 1000 = -30 La distance 00'2 entre le centre de l'héliostat en position 4 et le centre de la pupille d'entrée 5 du récepteur, est alors de 3,25 m (pour d = 3 m). On voit que, dans cet exemple, la direction de l'axe moyen du faisceau entrant dans le récepteur se situe optimalement entre les deux limites précisées ci-dessus dans un secteur angulaire d s'étendant de + 10 à 30G par rapport à l'horizontale. Au contraire, dans les instaliations antérieurement connues, la direction de cet axe moyen se situe généralement dans le secteur angulaire a , environ, dans l'exemple de la figure 1, de + 200 à + 600, avec les inconvénients qui ont été signalés. On remarque qu'une captation " la verticale" serait particulierement defavorable. La pupille d'entrée du récepteur serait en position horizontale, telle qu'en 6 et l'héliostat 7 aurait une dimension linéaire de l'ordre de 17 m, pour d = 3 m. Quant à la captation du rayonnement solaire dans le plan de son mouvement d'est en ouest, l'écart angulaire 5 entre la direction du faisceau entrant dans le récepteur et la direction du soleil est au plus de + 900, et , dans la pratique, de l'ordre de + 60". Le problème de l'occultation par le récepteur du rayonnement capté ayant été résolu selon l'invention dans le plan vertical, ne se pose plus dans ce plan Est-Ouest. Le grandissement linéaire correspondant, ~= 1 pour cos #/2 l'héliostat, est donc au plus de l'ordre de 1,4 et, dans la pratique, de 1 l'ordre de 1,15, ce qui ne pose pas de problème majeur. Selon l'invention, le résultat peut encore être amélioré en considérant les variations concomitantes de la dimension li neaire D d'un héliostat et de sa distance 1 à la pupille d'entrée du récepteur. La figure 2 montre un exemple de ces variations concomitantes en fonction de l'angle #, pour dl = d = 3 m 0o= + 200 et e max 10 . La courbe 8 représente la variation de D et la courbe 9 la variation de l. La distance l est la distance minimale nécessaire pour que la pupille d'entrée du récepteur n'occulte pas le faisceau du rayonnement capté. Jusqu'à une certaine valeur de e, se situant ici vers - 40 , seul le faisceau de rayonnement solaire d'inclinaison minimale 0e intervient dans ce problème d'occultation.Mais au delà de cette valeur, la distance 1 devient assez petite pour que la pupille d'entre occulte les faisceaux solaires provenant de directions correspondant à un angle o plus grand que 00 et notamment occulte le faisceau extrême de direction 0max (voir, par exemple, sur la fig. 1, le cas de l'héliostat 6 pour e-- = 90 ). Il est alors nécessaire, pour éviter cette nouvelle cause d'occultation, que 1 ait une valeur plus grande. Il en résulte un point de rebroussement 10, à partir duquel la courbe 9 se relève. Il est tenu compte, selon l'invention, de cette particularité pour optimiser plus finement la valeur de l'angle # en fonction de la valeur prédéterminée 1max fixée pour 1. On voit sur la figure 2 que la valeur maximale extrême de e peut être, eu égard à 1 (courbe 9 ), égale à 0 Si lmax on fixe de l'ordre de 8m, et la valeur maximale, e egard à D (courbe 8), egale à - 30 , si on prédétermine kmax = 1,5, ou égale à - 50 si on prédétermine kmax= 2. Pour emax = 0 , on a 1 ~ 8,5met D # 3,66m Pour min = -30 , D ~ 4,5m et 1 ~ 3,25m Pour emin = -50", D ~ 6m et i ~ 2,5m. Selon une caractéristique intéressante,kmax est prédé- terminé à la valeur ce ce qui conduit à #min = -20 . L'écart préfé- rentiel #'(fig 1) pour l'angleos'étendalors de 0 à -20 . Selon une caractéristique de l'invention, l'axe moyen du faisceau entrant dans le récepteur, fait avec 1 'hori- zontale un angle nul, autrement dit est lui-même hori zontal 5 le rayonnement pouvant entrer dans le récepteur par une porte en position habituelle dont il est muni. La figure 3 montre une installation de ce type, c'est- -dire selon lequel l'angle e est égal à 0 .Dans cet exemple, le récepteur est un our il muni d'un concentrateur 12 L'énergie rayonnante pénètre dans le four par une ouverture latérale verticale 13 qui peut etre une porte du type traditionnel. Cette situation est optimale pour un four solaire. L'installation conforme à cet exemple comporte un seul héliostat. En outre, selon d'autres caractéristiques de l'invention - le récepteur et éventuellement le ou les héliostats sont placés dans un local dans lequel unelucarne est menagée pour le passage des rayons. - La lucarne est ménagée dans le plafond du local et reçoit le rayonnement avant réflexion par le ou les héliostats qui sont au moins en partie situés dans le local, celui ci pouvant être souterrain. Ainsi, sur la figure 3, un plafond 14 est représente dans lequel une lucarne 15, ouverte ou vitrée, est prévue pour recevoir le faisceau de rayonnement solaire avant sa reflexion par l'héliostat 16. De cette manière, l'instal lation est protégée contre les intempéries, les souillures, voire les agressions. On comprend que le "plafond" peut être aussi bien au niveau du sol, ce qui signifie que toute l'ins- tallation peut être particulièrement bien abritée et pro tégée. Selon une caractéristique de l'invention, 1 'héliostat (ou les héliostats) mobile est associé à un mécanisme moteur relié à un organe de commande susceptible d'être soumis à un programme devant régler les orientations relatives du ou des heliostats d'une part et de l'axe moyen du faisceau capté d'autre part. Le mouvement de l'héliostat, lui permettant de suivre le soleil dans la partie utile de sa course, est obtenu par tout dispositif suiveur automatisé connu. La hase du miroir peut,.par exemple, coulisser sur un rail 17 en s'appuyant.sur une butee fi;ce 1S, ce qui constitue une maniée simple de réaliser le mouvement nécéssaire pour suivre la course apparente verticale du soleil.Ce mouvement peut être obtenu, par exemple, au moyen de vérins 19 dont les conduites d'alimentation 20 sont contrôlées-par des electro-vannes. Dans le sens estouest-, un mouvement de rotation est combiné perpendiculairement avec le mouvement vertical.(sauf, a la rigueur, dans le cas d'un récepteur longiforme ou tubulaire et d'une installaticn a concentration relativement faible, auquel cas on se contente d'orienter le eçept9ur et 1 'héliostat approximativement est-ouest de manière fixe ou réglable manuellement). Be mouvement est obtenu, par exemple, au moyen d'un moteur (non représen té) entralnant une plate-forme horizontale 21 montée sur un chemin de roulement 22. L'énergie rayonnante entrant dans le récepteur est d'autant plus grande et constante que le pointage vers le soleil est plus rigoureux. Selon une caractéristique de l'invention on dérègle volontairement le pointage pour graduer ou moduler l'admission de l'énergie rayonnante dans le recepteur. Selon une variante, programme alors des dérèglages des mécanismes suiveurs afin d'obtenir, par exemple, une admission progressivement augmentée ou diminuée pendant le temps de la modulation. L'emploi de l'installation selon l'invention est ainsi rendue Dlus souple. La figure 4 montre une installation analogue à celle représentée sur la figure 3 mais avec un angle 0 égal à - 200.. Ainsi on diminue la distance 1 de l'héliostat à la pupille d'entrée du concentrateur associé au récepteur. Pour d' = d = 3m, par exemple, cette distance 1 devient ici égale à 4,2m environ, au lieu de 8,5m environ avec l'exemple de la figure 3. La dimension lineaire D de l'héliostat devient, par contre, égale à 4,25m, au lieu de 3,66 m précédemment. En outre, le four 11 doit être incliné de 20 ou pré senter une ouverture inclinée (comme representé) ce qui a 1 'inconvénient d'exiger une construction spéciale (ouver ture inclinée) ou de créer des contraintes pour l'utilisa tion (inclinaison de tout le four). Ainsi, l'invention permet de déterminer concrètement les caractéristiques d'une installation à partir de données que l'on se fixe. Si l'on préfère une entrée de four verti cale et un heliostat de 3,6su mais une distance 1 rela tivement grande de 8 m, on choisira la construction de la figure 3. Si, au contraire, le paramètre le plus important est l'encombrement et que l'on doive minorer la distance 1, on determinera e de telle manière que 1max soit diminuée (par exemple comme représenté sur la figure 4). La figure 5 montre un schema analogue à celui de la figure 3, dans le cas d'un mode de réalisation mettant en oeuvre un héliostat 23 qui n'est plus plan mais focalisant, de sorte qu'on peut se passer du concentrateur fixe associe au récepteur 24. La forme donnée à l'héliostat 23 sur cette figure est arbitraire et doit être considerée comme symbolisant simplement un héliostat produisant un effet de convergence en focalisant le faisceau de rayonnement capté vers le recepteur.Celui-ci reçoit le faisceau focalisé par une pupille d'entrée 25 de dimension linéaire d'. La dimension d' étant plus petite que la dimension homologuee (supposée égale à d) dans l'exemple représenté sur la figure 3, la distance 1 de l"héliostat à la pupille d'entree peut être diminuée. Le point P marquant le bord supérieur de cette pupille peut être rapproché de 1 'héliostat par rapport à la position qu'il avait dans le cas d'un héliostat plan (fig. 3), ce, sans produire d'occultation du faisceau capte.La distance 1 est donnée par la relation mentionnée plus haut d+d' = 2 (sin 80 - e ) Si d' est égale par exemple à 0,5 m et d t 3 m, on trouve 1 ~ 5 m (au lieu de 8,5 m dans le mode de réalisation représenté sur la figure 3). En partant d'une valeur prédéterminée 1max' pour 1, on peut, comme il a été dit, optimiser la valeur de selon l'invention, en tenant compte cette fois d'une valeur de d' différente de celle de d. Selon une autre caractéristique de l'invention, la lucarne est ménagée dans une paroi verticale du local et reçoit le faisceau entrant après réflexion sur le ou les heliostats, lesquels sont situes hors du local et éven tuellemant disposés les uns au-dessus des autres, par exemple sur une surface fortement inclinée. La figure 6 montre schématiquement une telle variante de réalisation. Le recepteur 26 et son dispositif concentrateur associé 27 sont placés dans un local tandis qu'un héliostat 28 est placé à l'extérieur. Comme dans le cas de la figure 3, # = 0 et le faisceau entrant est hori- zontal. Le bord supérieur de la pupille d'entrée du concentrateur 27 est placé le plus près possible du plafond afin que celui-ci occulte le moins possible le faisceau de rayon nement capté. Quand on doit mettre en oeuvre un champ-de nombreux héliostats, afin de capter beaucoup d'énergie, ces héliostats peuvent être étagés par lignes. Sur les figures 6 et 7, on voit un exemple d'une telle installation. On peut placer le récepteur 29 et son concentrateur eventuel 30 dans un étage d'un bâtiment 31, la plus basse ligne 32 des héliostats se trouvant alors au sol ou dans une fosse. L'implantation des héliostats peut être faite sur un mur ou sur une paroi naturelle de forte pente (de l'ordre de 600 par rapport à l'horizontale, dans l'exemple représenté sur la figure 7). 3e cette maniere, la hauteur du récepteur au-dessus du sol est beaucoup plus petite que dans le cas des installations anterieurement connues où les heliostats sont implantés horizontalement ou sur un terrain de pente peu forte. En outre, l'axe moyen du faisceau entrant dans le récepteur peut être horizontal ou, du moins, peu incliné, ce qui est, comme on l'a vu, un avantage considerable. La figure 8 montre schématiquement une vue en plan de la même installation. L'invention n'est pas limitée aux seuls modes de réalisation décrits et représentés mais en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVE'D ICATIOS 1 - Installation pour capter l'énergie solaire rayonnante et pour l'exploiter dans un récepteur, tel qu'un four (11 24 - 26 - 29 ), associé éventuellement à un dispositif de concentration (12 - 27 - 30), du type comprenant au moins un miroir héliostat mobile (4 - 16 - 23 - 32), susceptible de renvoyer pendant au moins une partie de la course diur ne du soleil un faisceau de rayonnement solaire vers une entrée (13 - 25) du récepteur orientée sensiblement vers le sud, caractérisée en ce qu'en position active de ladite installation, l'axe moyen du faisceau entrant dans le re cepteur fait avec l'honzontale (H) en un lieu de latitude A, un angle e dont les valeurs extrêmes, comptées tri gonométriquement sont, d'une part une valeur telle que d + d' 2 max"0 - # )" et, d'autre part, la valeur: 113030' - A - 2Arc cos k max et qui est compris de préférence entre 0 et 113 30' - À - 2 ArccosA > 1max étant la valeur prédéterminée comme limite superieure acceptable pour les distances en tre l'héliostat (4 - 16 - 23 - 32) et l'entrée (13 - 25) de flux du récepteur (11 - 24 - 26 - 29) ; 00 , la hauteur mi nimale de captation des rayons solaires au-dessus de 1 'ho- rizon ; d, la dimension linéaire moyenne de la section droite dans un plan axial vertical du faisceau solaire capte ; d', la dimension linéaire homologue à d dans lé plan de l'entrée (13 - 25) de flux du récepteur (11 - 24 26 - 29) ; kmax, la valeur maximale du rapport -, D D étant la dimension linéaire moyenne de l'héliostat (4 - 16 - 23 32) ; le point (P) le plus haut de la partie fixe de l'ins tallation étant de préférence au plus tangent au plus bas des rayons captés. 2 - Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'axe moyen du faisceau entrant dans le récepteur,(11- 24 - 26) fait avec l'horizontale un angle nul, autrement dit est lui-meme horizontal, le rayonnement pouvant entrer dans le récepteur (11 - 24 - 26) par une porte en position habituelle (13) dont il est muni. 3 - Installation selon l'une quelconque des revendications 1 et 2 > caractérisée en ce que le récepteur (11) et éventuel lement le ou les heliostats (16) sont places dans un local dans lequel une lucarne (15) est ménagée pour le passage des rayons. 4 - Installation selon la revendication 3, caractérisée en ce que la lucarne (15) est ménagée dans le plafond (14) du local et reçoit le rayonnement avant reflexion par le ou les héliostats (16) qui sont au moins en partie situés dans le local, celui-ci pouvant être souterrain. 5 - Installation selon la revend-ication 3, caractérisée en ce que la lucarne est ménagée dans une paroi verticale du local (31) et reçoit le faisceau entrant après réflexion sur le ou les héliostats (28 - 32), lesquels sont situes hors du local (29) et éventuellement disposés les uns au-dessus des autres, par exemple sur une surface fortement inclinée. 6 - Installation selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisée en ce que l'héliostat (ou les héliostats) mobile est associé à un mécanisme moteur relié à un organe de commande susceptible d'être soumis à un programme devant regler les orientations relatives du ou deshéliostats d'une part et de l'axe moyen du faisceau capté d'autre part.