M""M- ' SOinoSl" La présente invention est relative à un nouveau procédé suivant lequel on peut appliquer une composition de couchage photosensible sur un support en bande de façon à obtenir une couche fine et uniforme. Le procédé de la présente invention s'applique d'une façon 5 générale à la fabrication des produits photographiques qui comprennent un support sur lequel on applique au moins une couché d'une composition photosensible . En outre, la présente invention est relative à un appareil perfectionné permettant la mise en oeuvre des procédés précités. 10 Les compositions photosensibles classiques destinées à la préparation des couches photosensibles se présentent généralement sous la forme de solutions aqueuses ou de dispersions de colloïdes hydrophiles qui contiennent éventuellement des substances dissoutes ou dispersées. Ces compositions présentent la consistance de liquide dont la viscosité rela-15 tirement faible, par exemple, inférieure à environ 150 mPl, et, la plupart du temps, comprise entre 5 "PI et 100 mPl. Après que l'on appliqué ces compositions liquides sur la surfaoe du support, on les soumet à des températures qui sont réglées de façon à figer et/ou à sécher la couche obtenue. La composition chimique et, plus encore, les caractéristiques physiques des 20 compositions de couchage utilisées en photographie sont très variables, de même que sont très variables les différents supports sur lesquels on applique ces compositions. Les matériaux dont on peut faire des supports sont par exemple le papier, les films, le verre, des éxoffes et le support lui-même peut se présenter sous la forme de feuilles séparées ou sous la forme 25 d'une bande continue. La fabrication des produits photographiques constitue une technique extrêmement complexe qui demande un contrôle très soigné. A la différence des techniques de couchage utilisées ailleurs qu'en photographie, où il suffit de recouvrir complètement une surface en lui conférant un 30 aspect agréable, il est indispensable en photographie de contrôler avec plus de précision les caractéristiques de l'opération de couchage et les propriétés de la couche obtenue. Ito. particulier, un produit photographique comporte des couches dont l'épaisseur, très faible, ne dépasse pas, par exemple, à l'état humide, 0,015 } la plupart du temps, l'épaisseur de 35 ces couches n'excède même pas 0,001 cm. Une fois terminée l'opération de couchage, on doit laisser les couches se figer et sécher avant de manipuler le produit et de lui faire subir les traitements de finition en vue d'améliorer le poli de sa surface et l'uniformité de l'épaisseur de la couche. Far conséquent, la composition de couchage que l'on a appliquée sur 40 le support doit fournir à l'état sec une couche capable de supporter BAD ORIGINAL 69 18136 2 2010051 certains traitements sans que* son épaisseur et son uniformité en soient affectées. Ainsi qu'on l'a indiqué ci-dessus, l'épaisseur d'une couche photographique est extrêmement faible, et, puisque la variation maximum que l'on tolère pour l'épaisseur de la'coùche est égale à plus ou «oins 5 et, 5 dans certains cas, à plus ou moins 1 on comprend que la tecfcnique de fabrication des produits photographiques soit complexe et comporte des exigences inhabituelles. De* plus, les difficultés résultant de la nécessité de réaliser une couche à la fois très mince et très uniforme, sont encore amplifiées par le fait que les compositions de couchage sont appliquées dans 10 la pratique sur des bandes continues dont la laxgeur peut être supérieure au mètre,1'opération elle-même étant effectuée à des vitesses élévées de l'ordre, par exemple, de plusieurs centaines de centimètres par second*. Bien que l'on connaisse de nombreux procédés pour appliquer une composition photosensible sur un support en vue de préparer un produit 15 photographique, la seule technique que l'on utilise dans la pratique est celle connue sous le nom de couchage au ménisque. Suivant cette technique, on déplace la surface de la bande devant recevoir la composition de couchage de façon à ce qu'elle se trouve en contact avec la composition, celle-ci formant continuellement un ménisque au contact de cette surface en mouvement. 20 Le mouvement du support par rapport à ce ménisque entraîne ce dernier et l'applique sur le support sous forme d'une couche. 11 suffit de réaliser une alimentation en composition de couchage telle qu'au niveau de ce ménisque, elle compense au moins la quantité de matière qui est entraînée par le support en déplacement. lie cette alimentation dépend la stabilité du 25 ménisque et ceci nécessite que la composition de couchage soit guidée par une surface de support jusqu'à proximité immédiate, c'est-à-dire jusqu'à ce que la distance la àâparant de la surface de la bande en mou-veaent, soit comprise entre 0,02 et 0,04 cm. Cette surface de support fait généralement partie de l'appareil de couchage, lequel contient des organes 30 permettant d'alimenter de façon continue le ménisque avec la composition de couchage. Suivant ce qui est décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 289 798, cette surface de support est constituée d'un rouleau plongeant dans un bac contenant la composition de couchage, et transportant cette composition jusqu'à l'endroit où se forme le ménisque. D'autre part, comme 35 cela est décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 681 294, cette surface peut etre constituée d'une trémie d'où s'écoule une nappe de la composition ie couchage, et cette nappe alimente un ménisque qui se forme entre la bande en mouvement et une des lèvres de la trémie. Dans ce cas, la vitesse d'alimentation au niveau du ménisque est choisie en fonction de l'épaisseur 40 à l'état humide de ia couûÉe que l'on désire appliquer, compte-tenu du fcAD ORIGINAL. 69 18136 3 2Ô1Ô0S1 support utilisé et de la viscosité de la composition de couchage. La technique lu couchage du ménisque présente néanmoins certains inconvénients qui limitent son utilisation. Par exemple, la largeur de l'espace ménagé entre là surface de la bande en mouvement et la lèvre de 5 la trémie constitue un paramètre critique dans la mesure où cette largeur doit être uniforme tout en étant par ailleurs très faible. En effet, on a déjà indiqué que cet espace est compris entre 0,02 et 0,04 om et qu'il est par oonséquent juste un peu plus grand que l'épaisseur de la couche humide appliquée sur le support. La très faible dimension de cet espace 10 rend la fabrication des produits photographiques très délicate, et elle a pu provoquer des pertes excessives des produits lorsque l'opération de couchage est interrompue, par exemple lorsqu'un raccord de la bande arrive au niveau du couchage. Si ce raccord, par exemple, une coILure, présente une épaisseur trop forte qui l'empêche de passer la zone le couchage, il est 15 nécessaire de reculer la trémie, puis, après avoir fait passer le raccord, de la replaoer dans sa position initiale afin de reformer le ménisque. Il peut arriver que l'espace entre la bande et les lèvres de la trémie soit suffisant pour permettre le passage du raccord, mais même dans ce cas, on constate que le passage de ce raccord affecte le ménisque et modifie par 20 conséquent l'épaisseur et l'uniformité de la couche tant que le ménisque n'a pas retrouvé son équilibre. La stabilité du ménisque, lorsqu'elle est ainsi dérangée, n'est parfois recouvrée qu'au bout d'un temps assez long, temps pendant lequel une longueur considérable de produit a pu être pourvue d'une couche présentant des irrégularités. Cette longueur le produit est 25 inutilisable et, par conséquent, des couches appliquées pendant de tels incidents doivent être envoyées au rebut. En outre, l'espace séparant les bandes en mouvement de la lèvre de la trémie, et dont dépend la stabilité du ménisque, permet néanmoins, un certain entraînement de l°air ambiant, ce qui se traduit par la présence de bulles dans la composition de couchage, 30 Ces bulles qui sont momentanément emprisonnées entre le rouleau, ou la lèvre de la trémie, et le support provoquent dans la couche les défauts connus sous la dénomination de "lignes fines". i)8 même, des variations dans l'épaie-seur du support peuvent entraîner des variations dans la.couche qu'on applique sur ce support. 35 L'utilisation de la technique de couchage du ménisque comporte encore d'autres inconvénients, par exemple, cette technique ne permet pas d'appliquer des compositions de couchage sur les feuilles séparées que l'on ferait passer au contact du ménisque ; chaque passage de l'une de ces feuilles causeraient en effet la rupture du ménisque, et il faudrait attendre 40 qu'il se reforme avant de faire passer la feuille suivante. De plus, dans BAD.QFUGJ&Àt 6 4 2Ô10ÔSÎ cette technique, on ne peut choisir les différents paramètres, par exemple, la viscosité de la composition et la vitesse de couchage dans des limites aussi larges qu'on pourrait le désirer. Si l'on veut utiliser des vitesses de couchage élevées, on doit généralement diminuer la viscosité de la com-5 position de couchage en la diluant avec de l'eau ou avec un autre liquide. Nais dans ce cas, plus poussée sera la dilution de la composition, plus importante sera la quantité de liquide qu'il sera ultérieurement nécessaire d'éliminer de la couche. En conséquence, l'intérêt pratique du dispositif de couchage au ménisque est, dans ce cas, limité par les dispositifs de 10 séchage que l'on peut mettre en oeuvre pour éliminer le liquide utilisé lors de la dilution de la composition de couchage. Cet inconvénient est particulièrement gênant lorsqu'on travaille à des vitesses de couchage élevées. Ainsi, dans beaucoup de cas où l'on utilise des compositions de couchage photographiques dont la viscosité est trop élevée pour être 15 compatible avec la technique le couchage du ménisque, il est nécessaire d'appliquer ces compositions à l'aide d'une autre technique. La présente invention a pour objet un nouveau procédé pour appliquer des compositions photosensibles de viscosité variable sur un support en bande de façon à préparer un produit photographique comprenant 20 au moins ce moins ce support et sur ce support, au moins une couche de la dite composition photosensible. La présente invention a en outre pour objet un appareil permettant la mise en oeuvre du procédé précité. Le procédé suivant la présente invention a déjà été utilisé pour 25 appliquer des coucnes de peinture ou pour l'snduetion de différents objets en vue de réaliser des emballages. Suivant la présente invention, on applique sur un support une composition de couchage en faisant passer le dit support à travers un rideau ou une pellicule sn sfeuta libre constitué par cetts composition» A la différence des procédés de es type utilisée précé-30 demnisnt, la procédé de l'invention permet de régler- exactement las caractéristiques du rideau en chute libre , en tenaat compte des relations critiques existait entre las divers paramètres dosai dépend le système, ©t de fanon à réaliser constamment un"rideau en ckate libre- à la fois extrêmement fin et extrêmement uniforme» Ainsi qu'on l'a déjà indiqué, l'utilisation d'une technique l'application au moyen d'un rideau en chute libre est nouvelle en photographia. Bien que cette technique ait déjà été utilisée dans d'autres domaines, on peut considérer qu'elle mettait en jou des compositions de couchage dont la viscosité n'était pas comparable à la viscosité des compo— 40 sitions de couchage photographiques. BAD ORIGINAL 69 18136 5 2Ô1ÔÔS1 I)o même, étant donné les vitesses d'écoulement faibles, nécessitées pas la finesse extrême des couches photographiques, étant donné en outre les caractéristiques très précises exigées du produit final, on peut considérer qu'il n'était pas évident que la technique de couchage au 5 rideau remplisse les conditions exigées pour la fabrication d'un produit photograpnique compte-tenu des résultats qu'elle avait donnée dans les utilisations precitées. Enfin, si l'on conduit une opération de couchage au rideau avec tout le soin désirable, en ajustant les paramètres dont dépend le traitement entre les limites critiques évoquées ci-dessua, on peut 10 alors préparer un produit photographique de très haute qualité,sans commune mesure avec les qualités que l'on pouvait obtenir auparavant et surtout sans les inconvénients dus aux limitations d'utilisation que l'on rencontrait en particulier dans la technique de couchage au ménisque. Suivant la présente invention, on prépare un produit photographique comprenant 13 un support et au moins une couche d'une composition photosensible de la façon suivante ; on déplace le support devant recevoir la couche suivant un trajet au cours duquel il traverse un rideau de la composition de couchage tombant en chute libre dans une direction verticale et transversale au sens du déplacement ; ce rideau s'étend sur toute la largeur du support 20 *t heurte donc la surface de ce support qui est en déplacement de façon à y former une couche d'épaisseur uniforme de cette composition. Comme on le décrira ci-après en détail, le procédé de l'invention comporte des moyens appropriés pour réaliser un rideau dont la vitesse d'écoulement est uniforme sur toute la largeur de la bande en déplacement. On doit en particuJisr 25 ajuster la vitesse d'écoulement du rideau par rapport à la vitesse de déplacement de la bande de façon à ce que la couche formée par le contact entre ce rideau et le support en déplacement présente aussi les caractéristiques d'uniformité requises en photographie, notamment quand à son épaisseur. Suivant un mode de réalisation particulièrement avantageux, la 30 composition de couchage qui se présente, comme on l'a indiqué plus haut sous forme d'un liquide de viscosité faible, passe sur une surface inclinée appelée ci-après surface d'écoulement, le long de laquelle elle subit par gravité une accélération etjseulement à la sortie de cette surface d'écoulement, elle amorce une chute libre sous forme de rideau. L'accélé-35 ration acquise le long ie cette surface d'écoulement, qui est inférieure évidemment à l'accélération acquise au cours de la chute libre^est néanmoins suffisante pour uniformiser le courant fluide sur toute la largeur de l'écoulement. En outre, le passage sur cette surface d'éooulement communique à la composition fluide une quantité de mouvement faible si bien que la 40 vitesse à l'instant où commence la chute libre, est elle-même faible . ÇA0 ORIGINAL 69 18136 6 2010051 Un mode de réalisation avantageux consiste à alimenter cette couche fluide au moyen d'une fente à'écoulement « disposée horizontalement, de forme allongée et étroite, a'où la composition fluide s'écoule le long de la suiface inclinée. w Ainsi qu'on l'a déjà indiqué, la présente invention a pour objet un appareil permettant la mise en oeuvre au procédé décrit ci-dessus. Suivant un mode de réalisation préféré, cet appareil comprend des moyens pour déplacer la bande utilisée comme support sur un trajet déterminé, et à raison d'une vitesse choisie à l'avance, de façon à lui faire traverser 10 une zone de couchage ; l'appareil comprend en outre une trémie destinée à recevoir la composition de couchage et qui est munie d'un orifice par où peut s'écouler la composition de couchage. L'appareil comporte enfin une surface d'écoulement pour la dite composition, surface comportant une partie inclinée se terminant par une lèvre située à la verticale de la bande 15 située en contre-bas. ûe ce fait, la composition de couchage s'écoule par gravité sous forme d'une nappe fine et uniforme jusque sur la lèvre à partir de laquelle elle tombe en chute libre sous forme d'un rideau sur la bande en mouvement. L'appareil peut accessoirement comporter différents dispositifs permettant de faire varier la distance verticale séparant la 20 lèvre de la trémie de la bande en déplacement, permettant en outre de faire varier xa vitesse à laquelle la bande elle-même se déplace et enfin de faire varier le débit suivant lequel on alimente la trémie avec la composition de couchage. Au dessin annexé donné seulement à titre d'exemple : 25 - la Fig. 1 représente suivant une section verticale un mode de réalisation d'une trémie de couchage que l'on peut utiliser pour préparer des produits photographiques suivant le procédé de l'invention ; - la Fig. 2 est une vue en coupe suivant une section verticale d'un type de trémie particulièrement avantageux lorsqu'on l'utilise pour 30 le procédé de la présente invention ; - la Fig. 3 est une vue en perspective d'un type de trémie dérivé de celui représenté à la Fig. 1j - les Fig. 4 et 5 représentent respectivement une vue en coupe suivant une section verticale et une vue en élévation d'appareils ae cou- 3 5 chage que l'on peut avantageusement utiliser suivant la présente invention; - la Fig. ô est une vue -en coupe suivant une section verticale d'une variante de l'appareil représenté à la Fig. 4} - les Fig. 7 et 8 représentent des vus^a en perspective montrant différentes formes de guides, latéraux utilisables pour stabiliser la .chute 40 libre du rideau; .... • ' BAD ORIGINAL 69 18136 7 2Ô1ÛÔ51 - la Fig. 9 est une vue en élévation suivant une seotion latérale montrant un mode de réalisation d'écrans qui comporte un dispositif penumatique capable d'aspirer l'air à la surface du support avant le point de chute du rideau ; 5 - la Fij. 10 est une vue en perspective montrant une variante de guide latéral utilisable pour stabiliser la chute libre du rideau ; - la Fig. 11 est une vue schématique montrant comment l'on peut ajuster la trace de la chute libre du rideau sur un rouleau portant le support, par rapport au plan vertical contenant l'axe de ce rouleau 5 •JO - la Fig. 12 est une vue schématique représentant un mode de réalisation différent d'appareil utilisable suivant la présente invention; - les Fig. 13 à 16 sont des courbes représentatives des carac-tériatiques de l'opération de couchage d'une solution aqueuse de gélatine en fonction des différents paramètres. 15 Ainsi qu'on l'a décrit ci-dessus, le procédé de la présente invention consiste à appliquer sur un support une composition photosensible fluide en utilisant la chute libre d'une nappe de cette composition sous forme d'un rideau de telle sorte que ce rideau arrive en contact avec 1® support en déplacement au terme de cette chute libre. Les diverses forces 20 qui s'exercent sur un tel rideau soumis à une chute libre provoquent au fur et à mesure de cette chute une diminution de l'épaisseur du rideau. En d'autres termes, la vitesse de la chute augmente sous l'action de la pesanteur et par suite, l'épaisseur du rideau décroît en proportion. Cependant, on a découvert que si le rideau est produit à partir d'une nappe 25 uniforme et dépourvue de toute turbulence,c'est-à-dire à partir d'une nappe "en mouvement dont le débit est le même en tout point d'une lign® perpendiculaire à ce mouvement, et sur toute la largeur de cette nappe, il conservera des caractéristiques constantes pendant toute la durée de sa chute libre, même lorsque son épaisseur sera devenue très faible. En conséquences 30 la couche appliquée de cette façon sur le support aura un© épaisseur constante. On a en outre découvert des moyens pour conférer au rideau en chute libre un débit dont la valeur est constante sur tout® sa largeur, et conforme aux impératifs présidant à la fabrication des produits photographiques. Ces moyens consistent à conférer au rideau, à 1'instant où commence 35 la chute libre, une quantité de mouvement faible. C'est-à-dire que, suivant la présente invention, les moyens précités seront par exemple constitués par un dispositif à la sortie duquel une nappe d'une composition de couchage sera animée d'une quantité de mouvement aussi faible que possible avant d'amorcer une chute libre. D'une façon plus précise, un mode de réalisation 40 avantageux de l'invention consiste#au moment où commence la chute libret BA© OFHÔINAL 69 18136 201ÔÔSi à maintenir une vitesse initiale, inférieure à 20 cm/s, et de préférence à 10 cm/s. Au terme de la chute libre, c'est-à-dire au moment où le rideau arrive au contact du support, il possède une vitesse qui est la somme de 5 la vitesse initiale communiquée à la nappe fluide à l'instant où commence la chute libre et de la vitesse acquise durant cette chute libre sous l'action de l'accélération de la pesanteur. On peut augmenter la valeur de cette vitesse finale en augmentant la hauteur de chute libre à volonté, pourvu que le rideau oonserve des caractéristiques uniformes sur tout* sa 10 largeur. Ainsi qu'on l'a indiqué oi-dessus, oe point est essentiel pour la bonne réalisation du procédé d« la présente invention, et on devra donc veiller, pendant toute la durée de la ohute libre, à protéger le rideau'de toute influence perturbatrice telle que les courants d'air. On a déjà indiqué que la largeur du rideau peut être supérieure 15 & la largeur du support sus lequel tombe ce rideau. Par conséquent, le débit de oe rideau doit être constant, non sur tout* la largeur du ridean, mais seulement sur la largeur de oe rideau correspondant en repérage à la largeur du support. De plus, on peut déoouper et éliminer les marges longitudinales du support car elles peuvent présenter des variations 20 parasites d'épaisseur et, par suite, l'uniformité du débit n'est pas non plus requise dans oes bandes marginales. £n conclusion, il suffit suivant la présente invention que le débit du rideau soit constant sur la plus grande partie de sa largeur et, notamment, sur la plus grand* parti* d* sa largeur qui correspond à la largeur du support. 25 Suivant la présente invention, on oomnunique la stabilité désirable à la ohute libre du rideau, o'eat-à-dire qu'on réalise un écoulement ininterrompu en tous les points de ce rideau, en utilisant une napp* fluide dont le débit est au moins égal & environ 0,5 cm^/s et par c*ntimfetr* d* largeur du rideau. Ainsi, il est possible de produire un rideau dont le 30 débit *st uniforme sur toute sa largeur. Ces deux conditions, si *ll*s sont nécessaires, ne sont néanmoins pas suffisantes pour assurer la bonne marohe du procédé de la présente invention. On a en outre découvert que, pour obtenir un rideau présentant à la fois une très faible épaisseur et une tris grande uniformité sur toute sa largeur, il était nécessaire que le rapport 35 ^ débit et de la vitesse à laquelle est déplaoé le support présent* un* valeur oritiqu*;si on mesure le débit en ml/s et par cm de largeur du rideau, et si on mesure la vitesse du support en cm/s,le rapport précité doit être inférieur à 0,015 pour que 1* rideau présente les caractéristiques requises. En résumé, on a défini suivant la présente invention les valeurs 40 oritiqu** qui permettent d'utiliser la technique du couchage au ride«a 69 18136 9 20100S1 pour fabriquer des produits photographiques, et ces valeurs critiques sont les suivantes : il est nécessaire de former un rideau tombant en chute libre à raison l'un débit au moins égal à 0,5 om^/s et par centimètre de largeur ie ce rideau, et il est en outre nécessaire que, mesuré avec les 5 ur—ués irtcitées. ie rapport entre ce débit et la vitesse du support soit inférieur à û,013* On constate donc que la technique de couchage au rideau utilisée suivant la présente invention pour préparer des produits photographiques doit, pour donner dans ce domaine particulier des résultats avantageux, 10 être différente des techniques de couchage au rideau utilisées en peinture ou pour l'emballage des produits. Par exemple, suivant un mode de réalisation classique on a déjà utilisé une technique de couchage consistant à produire un rideau en laissant s'écouler un fluide au-dessus d'une cuve réceptrice. Cependant, une telle méthode ne permet de produire qu'un rideau 15 dont l'épaisseur présente des variations et dont l'uniformité est insuffisante pour former une couche telle qu'une couche photographique. Même si les procédés de la technique antérieure utilisent des rideaux dont la quantité de mouvement initial est faible, ce qui est une condition souhaitable suivant la présente invention, ils ne permettent pas la préparation 20 des couches photographiques, car les rideaux ainsi produits ne présentent pas des caractéristiques d'uniformité suffisante. D'autre part, un procédé bien connu dans la technique antérieure du couchage au rideau consiste à expulser un fluide à travers une fente distributrice, sous l'action d'une pression élevée. Ce procédé ne peut également etre appliqué pour préparer 25 des produits photographiques. En effet, les compositions de couchage photosensibles présentent la consistance de fluides de faible viscosité et, si on les fait passer par une trémie d'extrusion sous pression, on constate qu'à la sortie, le fluide présente des turbulences qui provoquent des défauts dans le rideau, notamment sous forme de stries que l'on 30 retrouve dans la couche sèche, et qui la rendent inutilisable en photographie. De plus, on a découvert que l'on améliore la stabilité du rideau tombant en chute libre en utilisant des débits faibles, tels que les débits utilisés habituellement pour préparer des produits photographiques, si au moment où commence la chute libre on communique au rideau une 35 vitesse initiale faible. Dans le cas où le fluide est distribué sous l'action d'une forte pression à travers une fente distributrice, il est préférable que la vitesse initiale du rideau soit relativement élevée. Lorsqu'on utilise la technique de couchage au rideau dans les domaines où il n'est pas nécessaire de maintenir avec précision l'épaisseur 40 de la couche à une valeur constante, on peut admettre des variations dans 69 18136 10 201Û0S1 le débit, même ai elles entraînent des perturbations dans le rideau tant que l'équilibre n'est pas rétabli. Cependant, il est évident que cette tolérance ne peut plus être admise aans la fabrication de produits photographiques, dans laquelle les normes précises doivent être respectées, 5 notamment er. oe qui concerne l'épaisseur de la coucLe. i)e plus, si on utilise la technique de coucnage au rideau pour recouvrir un objet d'une teinture ou l'une laque, il est toujours possible, si une première couche n'a pas donné satisfaction, d'en appliquer une seconde qui recouvrira les défauts ie la première, ûn conçoit qu'une telle façon de procéder ne peut 10 être admise pour fabriquer un produit photographique, puisque dans ce cas, on icit appliquer une composition sur une grande longueur de support sur laquelle il n'est pas possible de déposer localement deB surcouches eanB perturber l'uniformité du produit. Ûn peut trouver des renseignements concernant les procédés de 15 couchage utilisés dans la technique antérieure dans de nombreux brevets tels que les brevets des Etats-Unis d'Amérique 3 067 060, 3 132 968, 3 205 089, et 3 341 354* Des considérations théoriques'concernant ce procédé de couchage au rideau sont données dans Journal of Fluid Mechanics, Vol. 10, Partie 2, Pages 297-305 (196OJ et dans Modem Plastics, 40, 134 20 (1962). On décrit maintenant plus en détail les différents modes de réalisation représentés au dessin annexé. La Fig. 1 représente un appareil permettant suivant la présente invention d'appliquer une composition de couchage photographique de consis-25 tance fluide, sur la surface d'un support. Cet appareil comprend une trémie 21 alimentée avec une composition de couchage par l'intermédiaire de l'orifice d'admission 22. Le fond de la trémie 21 est muni d'une fente distributrice allongée 23 doni l'écartement peut être modifié au moyen du système à excentrique 22'. La trémie 21 et la fente distributrice 23 sont 30 disposées dans un sens transversal au sens de déplacement du support que l'on a indiqué par P. Jes montants latéraux 24 sont placés à chaque extrémité de la trémie et lui servent de châssis, en même temps qu'ils servent de guides latéraux pour stabiliser la chute libre du rideau 27 sortant de la trémie. En dessous du support P, se trouve un bac collecteur 35 25 destiné à recueillir l'excédent de la composition de couchage, de façon à éventuellement le recycler jusque dans la trémie 21 ^ar des moyens appropriés (non représentés sur le dessin), moyens qui permettent notamment une élimination des bulles d'air. Dans ce bac collecteur 25, on a disposé une surface réceptrice 26 dont le rôle est de faciliter la formation du 40 rideau à la sortie de la fente distributrice 23, et d'empêcher que, par 69 18136 11 2010051 suite d'éclaboussur*s trop fortes, lors de la chute du liquide dans ce bac, il se forme trop de bulles d'air. L'appareil étant en état de marche, on alimente la trémie avec une composition de couchage photographique fluide, par exemple une émulsion 5 aux gélatino-halogénures d'argent, de façon à maintenir un débit d'au moins 0,5 cm^/s et par centimètre de largeur de rideau, et à maintenir la stabilité de oe rideau entre les guides latéraux 24. On notera qu'à la place d'une composition de oouohage fluide expulsé* sous pression de façon classique à travers la fente distributrice 23, on peut utiliser une trémie fonctionnas* 10 à niveau oonstant sous la pression atmosphérique, le rideau étant dans oe cas simplement produit sous l'aotion de la pesanteur. Suivant oe mode d* réalisation particulier, il est possible de produire un rideau de fluid* possédant une quantité de mouvement initial faible, ainsi qu'on l'a indiqué ci-dessus. Bans certains cas* il est nécessaire que la fente distributrice 15 présente un éoartement plus faible du oêté de 1& face où s* trouve l'orifice d'admission 22 afin d* compenser les variations de perte de charge qui résultant du fait que l'alimentation n'est réalisée que d'un seul côté d* la trémi*. En utilisant oe type de trémie, avec lequel on fait passer la composition fluide à travers une fente distributrice sous l'aotion de la 20 pesanteur, afin de former un rideau, une vitesse initiale faible, inférieure à 10 cm/s assure la stabilité de oe rideau lorsqu'il est formé de fluid* p«u visqueux et distribué à raison d'un débit faible, ce qui *st précisément le cas des conditions de fabrication des produits photographiques. On p*ut souhaiter de régler la hauteur de ohute libre du rideau 27 pour les raisons 25 indiquées précédemment ; à cet effet, la trémie 21 est montée sur les montants latéraux 24 de façon à pouvoir être déplaoée par rapport au plan horizontal dans lequel se trouve la bande en mouvement. Un système à crémaillère R dans lequel peut s'engager un pignon H' permet de régler cette hauteur de chute libre. 30 La Fig. 2 représente un autre type de trémie 21' au moyen duquel on peut former un rideau tombant en ohute libre. On utilise d* préférence un tel système parce qu'il permet d'obtenir pluB facilement un rideau stable et uniform* avec un liquide peu visqueux et à raison d'un débit faible. Dans ce type de trémie, l'alimentation en composition de couchage est réalisée 35 à raison d'un débit oonstant choisi en fonction de l'épaisseur de la oouche que l'on désire appliquer sur le support et en fonction de la vitesse de c* support. A oet effet, la trémie est reliée à une pompe d'alimentation non représenté* sur la Figur* . Sous l'aotion de cette pompe, la composition fluide est envoyée dans une chambre 10,puis elle passe dans une fente 40 distributrice étroit* et allongée 11, à la sortie cL* laquelle elle d*so*nd 69 18136 12 201Û OS 1 le long d'une surface d'écoulement inclinée 12. La nappe L ainsi formée à la sortie de la fente 11 est relativement épaisse, mais d'épaisseur uniforme^ et elle progresse sous l'action de la pesanteur le long de la surface d'écoulement 12. Au moment où elle atteint la lèvre inférieure 13 de la 5 surface d'écoulement pour tomber en chute libre et former le rideau 27', elle présente une épaisseur exactement constante. Bans une telle trémie munie d'une surface d'écoulement, on forme une couche de liquide d'épaisseur uniforme avant de faire tomber ce liquide en chute libre sous forme de rideau ; la vitesse d'une telle couche au moment où elle quitte la surface ^0 d'écoulement pour amorcer une chute libre, est très proche de zéro, tout au moins en ce qui concerne la composante verticale de cette vitesse, et par conséquent, au début de la chute libre, la quantité de mouvement du rideau peut être considérée comme minimale. Un tel procédé permet d'obtenir des couches photographiques possédant une épaisseur bien uniforme, oe qui 13 peut être considéré comme un résultat inattendu, compte tenu de la faible viscosité de la composition de couchage et de son faible débit. Ce résultat est particulièrement remarquable lorsqu'on ajoute à la composition de couchage un agent tensio-actif ; en effet, dans ce cas, pendant que le fluide glisse le long de la surface d'écoulement, l'agent tensio-actif peut 20 diffuser dans l'interface du fluide et par conséquent, il abaisse la tension superficielle du fluide au moment où il tombe en chute libre, oe qui accroît la stabilité du rideau. On n'a pas représenté à la Fig. 2 le support sur lequel on applique la composition fluide, mais on précise seulement que ce support traverse le rideau à une vitesse constante. 25 La Pig. 3 représente une vue en perspective d'un appareil de couchage qui est une variante de oelui représenté à la Fig. 1. A l'examen de cette figure on peut constater de quelle façon le support en déplacement traverse le rideau tombant en chute libre. Les bords latéraux du rideau 27" s'écoulant de la trémie 21" s'engagent dans les guides latéraux 24' qui sont 30 disposés de telle façon qu'ils définissent une largeur de rideau supérieure & la largeur du support 29. De plus, ces guides latéraux se prolongent au-dessous du support 29» jusque sur un bac récepteur non représenté sur la figure. Les guides latéraux 24* facilitent la formation du rideau et empêchent les bords de s'étrangler durant la chute libre ce qui permet de 35 maintenir le rideau uniforme sur une largeur suffisante pour recanrir le support sur toute sa largeur. Ces guides latéraux 24* jouent le même rôle que les montants latéraux 24 représentés à la Fig. 1. Le rideau a tendance à être plus épais sur les bords et par conséquent, si les guides latéraux étaient placés de telle façon que,la largeur du rideau soit identique ou 40 inférieure à celle du support, il se produirait des surépaisseurs sur les 69 18136 13 2010051 bords de oe dernier. De telles irrégularités entraînent des complications lors du séchage de la couche à moins que l'on n'élimine en les découpant les bords du support. C'est pourquoi la largeur du rideau 27" est généralement supérieure à celle du support de façon à ce que la couche qu'on y 5 applique soit d'épaisseur uniforme sur toute sa largeur. L'excédent de la composition fluide qui s'écoule de chaque côté du bord du support est recueillie dans le bac récepteur et recyclée dans la trémie. Les Fig. 4 et 5 représentent des modes de réalisation préférés d'appareils utilisables pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention. 10 Ces appareils sont particulièrement avantageux pour appliquer une couche photographique sur la surface d'un support en bande continue. L'appareil comprend une trémie à surface d'écoulement 21' à peu près identique à celle représentée à la Pig. 2. Comme précédemment, on alimente l'appareil au moyen d'une pompe fournissant un débit constant avec une composition de -15 couchage photosensible. La pompe, non représentée sur la figure, envoie à raison d'un débit constant la composition fluide dans une cavité 10 à partir de laquelle elle est envoyée à travers une fente distributrice et s'écoule alors sur une surface inclinée 12. A sa sortie de la fente distributrice 11, la nappe de liquide L présente une épaisseur à peu près 20 uniforme et sa largeur est supérieure à celle du support sur lequel on doit l'appliquer. Elle s'écoule en chute libre en quittant la surface d'écoulement 12 sous l'aotion de la pesanteur. Au moment où elle quitte la lèvre 13 de la surface d'écoulement la nappe présente une épaisseur presqu'exac-tement uniforme et l'uniformité de cette épaisseur se conserve pendant la 25 chute libre. Dans cet exemple précis, la surface d'éooulement est inclinée "sur l'horizontale d'un angle environ égal à 15°• Pour que la nappe de liquide s'écoulant le long de sa surface inclinée quitte proprement la lèvre 13, la surface elle-même se termine par une lèvre dont le rayon est au plus égal à environ 2,5 cm et la partie inférieure de cette lèvre fait avec 30 l'horizontale un angle d'environ 30°. Le rideau qui se forme lorsque la nappe quitte la lèvre 13 tombe sur une bande 29* qui, se déplaçant de façon continue, passe sur un rouleau 35 lequel constitue une partie du dispositif utilisé pour déplacer la dite bande au travers du rideau de couchage. Suivant ce qui est représenté à la Pig. 5» 1£ largeur du rideau 35 27* est quelque peu supérieure à celle du support 29*, et pour empêcher une certaine quantité de liquide de déborder du support sur les extrémités du rouleau 35» la largeur de oe dernier est inférieure à celle de la bande. Pour les raisons indiquées ci-dessus, il est souhaitable que l'appareil comporte un dispositif pour régler la hauteur de la chute libre du rideau 40 27' de façon à déterminer une valeur optimale de cette hauteur, en fonction 69 18136 14 2Ô10051 des conditions dans lesquelles-on travaille. A cet effet, on peut monter la trémie 2$' sur un châssis réglable, par exemple au moyen de montants latéraux tels que ceux représentés à la Fig. 1jde telle sorte que l'on puisse régler à volonté la distance verticale séparant la lèvre 13 de la 5 trace du rideau sur le rouleau 35» Ainsi qu'on l'a représenté de façon plus distincte à la Fig. 5.»deux tiges 34 servent de guides latéraux et relient la lèvre 13 au rouleau 35* Les bords du rideau 27' viennent s'engager dans ces guides latéraux. Les guides latéraux déterminent une largeur supérieure à celle de la bande 29' et les bords inférieurs de ces 10 guides se prolongent en dessous de cette bande jusqu'à des bacs collecteurs 3^/^Scquels on peut recueillir l'excès de composition fluide qui s'écoule des bords de la bande. La composition fluide en excès recueillie dans les bacs collecteurs 36 est rassemblée dans un collecteur principal 37 à partir duquel elle est renvoyée dans la trémie par des moyens non repré-15 sentés sur la figure. A l'examen de la Fig. 5 on constate que les guides latéraux 34 Bont espacés de sorte que les bords de nappe L de liquide descendant le long de la surface d'écoulement doivent s'étrangler légèrement pour venir s'engager dans ces guides. Cependant cette particularité n'est pas essentielle au bon fonctionnement de l'appareil et, si on le désire, 20 les guides latéraux peuvent être séparés par une distance exactement égale à celle de la nappe au moment où celle-ci quitte la surface d'écoulement. Ainsi qu'on l'a représenté à la Fig. 4t un ou plusieurs écrans recourbés sont suspendus à la trémie 21' et leur extrémité inférieure est pratiquement adjaoente au plan de la bande 29*• 11 est évident que la 25 hauteur de la chute libre pouvant être ajustée à volonté, il est également possible de régler la longueur et la position de ces écrans de façon à maintenir leur extrémité inférieure dans la position précitée. Grâce à la présence de ces écrans 32, le rideau., pendant sa chute libre, est protégé des turbulences de l'air, et l'air lui-même se trouvant à la surface de la 30 bande est éliminé juste avant que celle-ci ne traverse le rideau de couchage. Les écrans diminuent l'épaisseur ou la stabilité de la barrière d'air se trouvant à la surface du support, barrière d'air qui gêne la chute du rideau puisqu'elle l'oblige à forcer une certaine résistance. Un déflecteur 38 que l'on a représenté seulement à la Fig. 4 est placé entre 35 les guides latéraux 34 > l'extrémité inférieure de ce déflecteur se prolongeant jusque dans ce bac collecteur 37 j ce déflecteur 37 est monté de façon à pivoter, antre les positions représentées en trait plein et en pointillé. Lorsqu'il est dans la position représentée en pointillé, le déflecteur intercepte la chute libre du rideau, et lorsqu'il est dans la 40 position représentée en traits pleins, il laisse la chute se produire 69 18136 15 2010051 normalement. Suivant un mode de réalisation équivalent, le déflecteur 38 peut être monté de façon à pouvoir coulisser jusqu'à intercepter la ohute libre du rideau juste avant qu'il n'atteigne la bande 29*. Fendant la marche de l'appareil, la composition fluide de cou-5 chage est mise en circulation au moyen d'une pompe volumétrique à engrenage qui n'est pas représentée sur la figure, et qui envoie un débit constant dans la cavité 10, ce débit étant calculé en fonction de l'épaisseur de couche que l'on désire obtenir. La composition fluide s'échappe par la fente distributrice 11,dont la forme est étroite et allongée^et forme sur 10 la surface d'écoulement 12 une nappe L de liquide dont l'épaisseur est à peu près uniforme. Cette nappe de liquide s'écoule ensuite le long de la surface 12 sous l'aotion de la pesanteur et, au moment où elle atteint la lèvre 13» son épaisseur est devenue exactement uniforme. La nappe, animée d'une vitesse faible, franohit ensuite la lèvre et tombe en chute libre, 15 formant ainsi le rideau 27'. Ce rideau, dont l'épaisseur est également uniforme, possède une quantité de mouvement initiale pratiquement nulle. De plus, ce rideau tombe avec un débit faible et uniforme en tout point de sa largeur. En attendant qu'un rideau absolument stable soit formé, on place le déflecteur de façon à faire s'écouler la composition vers le bac ool-20 lecteur 37» même temps qu'on accélère la bande jusqu'à la vitesse désirée. Ensuite, on fait pivoter le déflecteur 38 » le rideau tombe alors sur la bandç/en mouvement et il dépose une couche uniforme de composition fluide sur le support en déplacement. Lorsque pour une raison quelconque, on ne désire pas recycler 25 l'excès de composition fluide qui déborde du support, on peut utiliser des guides latéraux tels que ceux représentés aux Fig. 7 et 8. A la Fig. 7» l'extrémité inférieure 39 de chaque guide latéral 34* est munie d'un pinceau 40 constitué de quelques soies. L'extrémité 39 de chaque guide est à une distanoe variant de 0,3 cm à 0,6 cm environ de la surface du support 30 29' et les soies du pinoeau dépassent de l'extrémité 39 & 1»25 cm environ» de manière à s'appuyer sur la surface du support. Grâce & ce dispositif, le rideau 27' peut, si on le désire, avoir la même largeur que le support. Ceci permet, non seulement d'éliminer les problèmes que l'on peut rencontrer lorsqu'il est nécessaire que la composition fluide déborde du support, comme 35 dans le mode de réalisation représenté aux Fig. 4 et 5» mais en ce cas le rouleau 35 peut être de largeur égale ou supérieure à la largeur du support et on peut utiliser une seule longueur de rouleau pour des supports ayant des largeurs différentes. On peut aussi prévoir des guides latéraux supplémentaires pour diviser le rideau 27' en deux ou plusieurs rideaux. 40 La Fig. 8 illustre un mode de réalisation avantageux du dispo- 69 18136 16 2010051 sitif représenté à la Fig. 7« Dans ce mode de réalisation, chaque guide latéral 34'> constitué par une tige de petit diamètre, par exemple en acier inoxydable, présente à son extrémité inférieure 39 une fente axiale 41 dans laquelle est fixée une languette 40a en matériau flexible élastique. La 5 languette 40a est avantageusement un fragment de support de film photographique, mais elle peut être aussi en acier inoxydable présentant une élasticité et une flexibilité appropriées, Les guides latéraux sont orientés de manière que les languettes 40a qui sont au oontact de la surface du support soient déviées latéralement vers les bords du support 29'. Ce 10 montage permet d*étaler l'excès de composition de couchage qui tend à se former près des bords du rideau 27', du fait que la composition fluide s'écoule le long des guides latéraux. Comme on l'a indiqué, l'écartément des guiti.es latéraux 34* peut être tels que les languettes 40a permettant l'étalement de la couche jusqu'aux bords latéraux du support 29' ou bien, 15 comme le montrent les Fig. 7 et 8, la position des guides peut être réglée de manière que la couche ne soit appliqué* qu'à une certain* distano* des bords du support. L'étalement de la oouche obtenu par le dispositif dont sont munis les guides latéraux permet d'uniformiser les conditions du processus de séchag* en tous les points de la couche appliqué* sur 1* 20 support. Si les guides 34* ont la forme représentée aux Fig. 7 et 8, il est souhaitable qu'ils soient montés rotatifs pour permettre l*ur réglage. Pour oe faire, la trémi* 21* est pourvue d'un couvercle 42 qui pqrt* à l'une de ses extrémités un organe de fixation 43 disposé comme le montre 25 la Fig. 6. Le rôle de cet organe de fixation est de maintenir les guides latéraux 34' dans une position donnée par rapport à la trémie 21* et an. rouleau 35* Chacun des guides latéraux est analogue à celui représenté à la Fig. 8 et est muni d'un bouton de réglage 44 (Fig. 6) qui permet sa rotation de manière à faire varier l'angle de la languette 40a par rapport 30 au plan de déplacement du support. On remarquera que ce mode de réalisation ne comporte pas de bac coll*ct*ur, puisque le rideau d* composition fluid* n'est jamais plus large que le support à recouvrir. D*s écrans 32 fixés à la trémi* 21' sont disposés dans le voisinage immédiat du support 29* pour réduire la barrière d'air, comme décrit précédemment* 3 5 La Fig. 9.représent* un autre dispositif que l'on p*ut utiliser dans l'appareil de oouohage suivant l'invention. Dans oe dispositif, l'écran 32' est droit et non recourbé, et est muni d'un* v*ntous* d'aspiration 45 disposé* à proximité immédiat* du support *t raccordé* à un* pomp* aspirant*, non représentée, qui permet d* créer une dépression dans 40 1* sens ds la flèch*. Ce montage permet d'améliorer la stabilité du rid*aa, 69 18136 17 2010051 non seulement en le mettant à l'abri des courants d'air ambiants, mais aussi en aspirant une partie de l'air entraîné par le support, juste avant que ce dernier parvienne sous le rideau tombant en chute libre. Dans le mode de réalisation représenté, les extrémités des guides 34' sont munies de 5 languettes d'étalement 40a analogues à celles de la Fig. 8. La Fig. 10 illustre un autre mode de réalisation des guides latéraux qui permet de maintenir la stabilité du rideau, même lorsque le débit est très faible. Chacun des guides latéraux 34" est creux et présente une rainure longitudinale dans laquelle s'engage le bord du rideau. La 10 partie creuse 46 s'étend sur toute la longueur de chaque guide et est pourvue d'un tube en matière poreuse dans lequel on envoie un liquide inerte, par exemple une solution limpide de gélatine, qui exsude par les rainures des guides latéraux 34"• Bien qu'il soit avantageux d'appliquer la couche sur le support 15 au moment où ce dernier est sur le rouleau 35» on peut aussi opérer avec une machine de couchage du type représenté à la Fig. 12. Cette machine comprend une trémie 21' qui forme un rideau 27', tombant en chute libre entre des guides latéraux 34 dont l'écartement est plus grand que la largeur du support 29'» et un bac collecteur 37' pour recevoir la composition de 20 couchage en excès et la recycler. La partie du support 29' qui traverse le rideau 27' est tendue de manière à ne pas vibrer lorsqu'elle franchit le poste de couchage. On peut aussi utiliser des guides latéraux et des écrans du type précité. Comme on l'a indiqué, le dispositif d'entraînement du support est réglable pour permettre de faire varier la vitesse de déplacement 25 du support. Comme le montre schématiquement la Fig. 11, il n'est pas indispensable, pour obtenir des résultats satisfaisants, que le rideau soit dans un plan vertical passant par l'axe du rouleau 35* Si le support s'enroule sur le rouleau 35 de manière que la surface de contact entre le support et le rouleau soit assez grande, on obtient des résultats satis-30 faisants, que le rideau soit dans le plan vertical passant par l'axe du rouleau, comme le montre la flèche 27a, ou bien dans des plans différents indiqués par les flèches 27b et 27c. Toutefois, le rideau ne doit pas être trop éloigné du plan vertical passant par l'axe du rouleau, car le rideau doit venir au contact du support lorsque oelui-ci est pratiquement horizontal. 35 Le procédé suivant l'invention est applicable à toute composition de couchage photographique fluide et on peut l'utiliser.avec n'importe quel type de support photographique. Le terme "photographique" désigne normalement un produit sensible à un rayonnement électromagnétique, mais toutes les couches qu'on applique 40 sur un support au cours de la fabrication de produits photographiques ne 69 18136 18 2010051 sont pas en elles-mêmes sensibles à un tel rayonnement. Par exemple, on applique souvent des substratums, des pellicules protectrices, des couches-filtres, des couches antihalo, etc, qui ne sont pas sensibles à un rayonnement électromagnétique. L'invention concerne l'application de telles 5 couches e$ l'expression "composition de couchage photographique" utilisée présente dans la/description comprend les compositions à partir desquelles ces couches sont formées. Sien entendu, l'invention s'applique aussi à tous les produits sensibles à un rayonnement électromagnétique, y compris les produits pour 1'électrophotographie et les produits sensibles à un rayonnement 10 invisible ou visible. On utilise généralement des compositions de couchage en milieu aqueux, mais l'invention concerne aussi les compositions de couchage pour lesquelles on utilise tous les véhicules liquides usuels dans la fabrication des produits photographiques. Les couches photographiques appliquées par le procédé suivant 15 l'invention peuvent contenir des composés photosensibles tels que des halogénures d'argent, de l'oxyde de zinc, du bioxyde de titane, des sels de diazonium, des colorants photosensibles, etc, ainsi que d'autres composés utilisables dans la préparation des couches photographiques, par exemple des agents de matage tels que de la silice ou un polymère en particules, 2D des développateurs, des mordants, et des composés du type décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 297 446. Les couches photographiques peuvent aussi contenir divers colloïdes hydrophiles, par exemple des protéines telles que la gélatine, des dérivés protéiniques, des dérivés cellulosiques, des polysaccharides tels que l'amidon, des sucres tels que le dfcxtrane, 25 des gommes végétales, etc, des polymères synthétiques tels que l'alcool polyvinylique, le polyaorylamide, la polyvinylpyrrolidone, et d'autres colloïdes hydrophiles tels que ceux décrits au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 297 446 préoité. On peut utiliser, si on le désire, des mélanges de ces colloïdes. 30 Divers types de supports peuvent être utilisés pour la prépara tion des produits photographiques. Ces supports comprennent des supports de films tels qu'un film de nitrate de cellulose, d'acétate de cellulose, d'acétal polyvinylique, de polycarbonate, de polystyrène, de polytéréphta-late d *éthylène glycol, etc, le papier, le verre, le tissu, etc. On peut 35 aussi utiliser des supports de.papier recouverts de polymères alpha-olé-finiques, par exemple de polyéthylène ou de polypropylène, ou d'autres polymères tels que des esters d'acides organiques cellulosiques ou des polyesters linéaires. Le support peut être sous forme d'une bande continue ou de feuilles séparées mais, en fabrication industrielle, le support est 40 le plus souvent sous forme d'une bande continue. 69 18136 2010051 Les conditions optimales de mise en oeuvre du procédé suivant l'invention dépendent, en partie, des propriétés physiques de la compositiai de couchage et du support qu'on utilise. Par exemple, les caractéristiques du rideau et en particulier sa stabilité sont influencées par des pro-5 priétés physiques telles que la viscosité et la tension superficielle de la composition de couchage, et l'uniformité de la couche appliquée sur le support dépend de facteurs tels que l'état de surface plus ou moins lisse du support et ses caractéristiques d» mouillabilité. Les compositions de couchage sont des compositions liquides 10 présentant une viscosité relativement petite, c'est-à-dire une viscosité comprise entre 2 nPl et 150 raPl ou davantage, cette viscosité étant habituellement compris* entre 5 et 100 mPl environ. Toutefois, comme on l'a indiqué, on a constaté que le rideau avait une stabilité adéquate malgré cette faible visoosité, et qu'on obtenait une couche uniforme et 15 tris mince en opérant dans les limites précitées. La tension superficielle des compositions de couchage varie aussi suivant la nature de la composition Par exemple, les tensions superficielles des solutions aqueuses de gélatine sont comprises entre 40 et 50 dynes par centimètre. En raison de cette tension superficielle relativement élevée, il est généralement avantageux 20 d'incorporer des agents tension-actifs à la composition de couchage, afin de réduire la tension superficielle et d'accroître la stabilité du rideau. On peut utiliser divers agents tensio-aotifs pour modifier la tension superficielle et l'aptitude au couchage des compositions de couchage photographiques utilisées suivant l'invention. On utilisera, 25 par exemple, la saponine, des agents tensio-aotifs non ioniques tels que des oxydes de polyalcoylène, par exemple des oxydes de polyéthylène, et des produits d'addition solubles dans l'eau du glycidol et d'un alooyl-phénol, des agents tensio-aotifs anioniques tels que des sulfates et des sulfonates de poly(alcoylaryl éther), des agents tensio-actifs amphûtères 30 tels que les arylalcoyltaurines, les H-alooyl« et H-acyl-f3—aminopropionates, des bétaïnes comportant une fonction alooyle ammonium et une fonction acide sulfonique, etc. Des agents tensio-aotifs de ce type sont décrits, par exemple, au brevet français 1 111 062 et aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 2 739 891» 3 026 202 et 3 133 816. 35 Pour améliorer l'uniformité de la couche appliquée sur le support il est parfois souhaitable aussi de modifier les caractéristiques de la surfaoe du support. Ainsi, certains supports présentent des surfaces qui ne sont pas aisément mouillées par certaines compositions de couchage et, en oe cas» on peut améliorer sensiblement l'uniformité de la ooùohe si la 40 surface du support est soumise à un pré-mouillage avant d'atteindre le 20 ... 69 18136 2010051 poste de couchage. Ce pré-mouillage n'exige pas nécessairement l'application d'un liquide sur la surface, comme le terme pourrait le laiaser supposer, mais il peut consister en un vaporisage de la surface, ou bien en son passage àanB une chambre à vide en présence de vapeur, eto. Ce 5 pré-mouillage a tendance à réduire la barrière constituée par l'air sur la surface du support et à améliorer la mouillabilité de oette surfaoe par uns composition de oouohage donnée. On notera que le procédé suivant l'invention permet de faire varier considérablement la vitesse de couchage, c'est-à-dire la vitesse de 10 déplacement du support au poste de couchage. La vitesse minimale que l'on peut utiliser dans un cas donné dépend du débit de la composition d* oouohage et on la détermine suivant le critère préoité, selon lequel le rapport' du débit et de la vitesse de déplacement du support doit ttre inférieur à 0,015 environ. Toutefois, le support peut se déplacer à n'im-15 porte quelle vitesse pratiquement réalisable, aussi longtemps que ce rapport minimal n'est pas atteint. L*épaisseur à l'état humide des oouches de composition de oouohage déposées sur le support en mouvement est la mime que celle du rideai tombant en chute libre juste avant le point de rencontre quand la vitesse 20 du support est égale à la vitesse du rideau au moment de la rencontre. D'autre part, quand la vitesse de déplacement du support est supérieure à celle du rideau avant la rencontre, l'épaisseur à l'état humide des couches déposées sera inférieure à celle du rideau juste avant la renoantre, des vitesses de déplacement du support de plus en plus grandes entraînant 25 des oouches de plus en plus minoes. Des vitesses élevées de déplacement du support sont possibles puisque le rideau qui tombe en chute libre reste pratiquement vertical, et n'est pas entraîné dans la direction de déplacement du support, tant que la vitesse acquise par le rideau au point de rencontre est suffisante pour briser la barrière d'air existant sur la 30 surfaoe du support en mouvement et tant que la composition de oouohage mouille facilement la surfaoe du support. 11 n'y a pas de limites supérieures apparentes pour la vitesse à laquelle le support peut se déplacer, sauf dictées par des considérations particulières*. Une opération à des vitesses de plusieurs centaine de centimètres par secondeejusqu'à 1500 om/s 35 environ ou plus est entièrement réalisable. Quand la vitesse, à laquelle le support se déplace, est inférieure à celle du rideau au moment de la renoontre, l'épaisseur à l'état humide des oouches de composition de couchage déposées sur le support est supérieure à celle du rideau juste avânt la renoontre. Si cette différence de vitesse n'est pas trop grande, 40 on peut obtenir une coucheépaisse- uniforme jusqu'à oe que,à.une vitesse 69 18136 2010051 donnée, le rideau se replie sur lui—même, ce qui entraîne une non-uniformité de l'épaisseur de la couche qui rend alors le produit photographique inutilisable. Le point auquel le rideau se replie sur lui-même a lieu beaucoup plus tôt avec des compositions de couchage de faible viscosité, par 5 exemple 5 mPl, qu'avec des compositions de couchage de viscosité plus élevée, par exemple 100 mPl. Suivant l'invention, on obtient des résultats satisfaisants avec des compositions de couchage photographiques en opérant dans la limite du rapport du débit d'écoulement à la vitesse du support, indiqué précédemment. 10 Pour augmenter la vitesse de défilement du support à laquelle on peut obtenir un bon couchage, on peut utiliser des dispositifs pour réduire l'épaisseur de la couche d'air à la surface du support immédiatement avant que le support passe à travers le rideau vertical tombant en chute libre. Cette barrière d'air dépend des caractéristiques super-15 ficielles du support, cette barrière étant généralement plus importante pour des surfaces rugueuses que pour des surfaces lisses, par exemple les supports de film photographique présentent une barrière d'air au liquide de couchage moins importante que la papier photographique. On montre aussi que la barrière d'air est plus importante pour des vitesses élevées du 20 support que pour des vitesses lentes, probablement paroe que plus d'air est entraîné entre le support et le rideau tombant en chute libre quand la vitesse du support augmente. Des dispositifs pour réduire la barrière d'air à la surface du support sont, par exemple, des écrans protecteurs décrits précédemment. 25 On peut faire varier considérablement la hauteur de chute libre 'du rideau suivant l'application envisagée et les caractéristiques des compositions de couchage. Pour choisir la hauteur optimale de chute libre, on doit considérer que cette hauteur doit être aussi petite que possible, car plus cette hauteur est importante, plus le rideau peut être influencé 30 par les courants d'air et les couches obtenues ne sont plus uniforme. Cependant, pour choisir cette hauteur de chute libre, on doit se rappeler que le rideau doit avoir une quantité de mouvement appropriée au point de oontact avec le support pour traverser la barrière d'air entraînée par le support et pour adhérer à ce dernier. Il est donc souhaitable que l'appa-35 reil de couchage suivant l'invention permette de régler cette hauteur de chute libre dans un domaine important de hauteur. La barrière d'air dépendra de la nature de la surface du support, de l'efficacité des moyens mécaniques utilisés pour éliminer l'air entraîné et de la vitesse de déplacement du support. Comme la quantité de mouvement est le produit de la 40 masse par la vitesse, si l'on diminue le débit de la composition de couchage 69 18136 22 2010051 tout en maintenant la vitesse du support constante, on devra en général augmenter la hauteur de chute libre pour augmenter la vitesse de la composition de couchage à son point d'impact sur le support afin que la quantité de mouvement soit suffisante pour que le rideau traverse la 5 barrière d'air. En général, cette hauteur de chute libre sera d'environ 5 cm à environ 20 cm, mais on pourra utiliser des hauteurs différentes. En général, il sera approprié et commode d'orienter le support mobile par rapport au rideau de telle sorte que le support se déplace suivant un' plan horizontal dans le poste de couchage. Cependant, ceci 10 n'est pas essentiel et le support peut se déplacer suivant une trajectoire inclinée vers le haut ou vera le bas ou bien suivant une trajectoire qui est inclinée sur son aie -longitudinal, pourvu que la pente du support ne soit pas trop grande car la composition pourrait s'écouler après le couchage et rendre ainsi les couches enduites non uniformes. 5 Dans le procédé suivant l'invention, on utilise avantageusement une machine de couchage telle que celle décrite ci-dessus où la nappe mince de composition liquide s'écoule, avant la formation du rideau» sur une surface inclinée sur laquelle son accélération par gravité est inférieure à l'accélération du rideau tombant en chute libre. Ce procédé permet de 20 réduire les variations d'épaisseur de la nappe avant qufelle franchisse l'extrémité de la surface inclinée pour tomber en chute libre, et permet au rideau d'avoir une quantité de mouvement initial très faible» ce qui est un avantage important. Pour permettre l'application de diverses compositions de couchage photographiques, la machine de couchage comporte avantageusement 25 des dispositifs pour f aire varier la distance entre la lèvre de la trémie et le support en mouvement, ainsi que pour modifier le débit de la composition de couchage et la vitesse de déplacement du support. Dans la plupart des cas, il est avantageux d'utiliser des guides latéraux pour maintenir le rideau tombant en chute libre, et un dispositif pour réduire l'épaisseur 30 de la couche d'air à la surface du support» comme décrit précédemment. L'utilisation d'une surface inclinée sur laquelle s'écoule la composition de couchage est particulièrement avantageuse lorsque cette dernière comprend les agents tensio-actifs, car elle laisse à ces derniers le temps de migrer jusqu'à l'interface air-liquide avant le début de la chute libre. 35 Les exemples suivants, non limitatifs, illustrent l'invention. EXEMPLE 1 ; On utilise un appareil analogue à celui représenté à la Fig. 1 pour appliquer des solutions aqueuses de gélatine sur des plaques de verre de 25 cm x 20 cm et sur des feuilles de support de film et de papier photographique de 32,5 cm x 21,5 cm. La trémie utilisée a une largeur de 37»5cm 40 et la distance de chute libre est de 10 cm. Les bords latéraux du rideau. 59 18136 23 lé'iWSf tombant en chute libre sont guidés par des plaques d'aluminium anoàisé fixées aux extrémités de la fente distributrioe de la trémie et descendant jusque dans le bac oollecteur. On utilise trois débits différents et deux vitesses différentes de déplacement du support pour chacune de trois solutions aqueuses différentes de gélatine et, dans chaque cas, on obtient une couche mince uniforme sur la surface du support. Les conditions d'opération et le titre mesuré à l'état humide sont indiqués au tableau 1. TABLEAU I Composition de % gélatine couchage Visoosité (■PI) Débit (ml/s/cm) Vitesse du support ( »/») Titre à humide (ml/a ) 5 6 1,31 3,05 43 5 6 1,64 3,05 54 5 6 1,97 3,05 65 5 6 1,31 4,57 29 5 6 1,64 4,57 36 5 6 1,97 4,57 43 10 20 1,31 3,05 43 10 20 1,64 3,05 54 10 20 1,97 3,05 65 10 20 1,31 4,57 29 10 20 1,64 4,57 36 10 20 1,97 4,57 43 15 43 1,31 3,05 43 15 43 1,64 3,05 54 15 43 1,97 3,05 65 15 43 1,31 4,57 29 15 43 1,64 4,57 36 15 43 1,97 4,57 43 Comme le montre ce tableau, on peut obtenir un titre donné, quelle que soit la visoosité de la composition de oouohage, en réglant convena-10 blement le débit et la vitesse de déplacement du support. Le procédé de l'invention se distingue donc nettement du prooédé de couchage au ménisque puisque, dans ce dernier procédé, à une vitesse donnée de déplacement du support, le titre à l'état humide croît avec la viscosité de la composition de oouohage, ou bien, pour une visoosité donnée, le titre à l'état humide 15 croît proportionnellement à la vitesse de déplacement du support. Pour obtenir un titre plus faible à une vitesse de déplacement du support donnée, •n utilisant le procédé de oouohage su ménisque, il est nécessaire de réduire la viscosité de la composition de couchage en la diluant, ce qui 69 18136 24 2010051 a pour effet de compliquer le processus de chauffage. Comme on le voit, oe problème est complètement éliminé par le procédé suivant l'invention. EXEMPLE 2 : Pour déterminer les effets du débit, de la viscosité et de la tension superficielle sur la stabilité d'un rideau formé à partir de solu-5 tions aqueuses de gélatine, on utilise une trémie analogue à celle représentée à la Fig. 1, dont la largeur est de 1,4 m et dont la fente distributrice a un écartement de 0,025 °®, et qui est munie de guides latéraux constitués par des fils métalliques fixés à 1,9 cm de chaque extrémité de la fente. Bans chaque cas, la hauteur de ohute libre du rideau est de 11,4o*« 10 Four mettre en évidence les effets de la tension superficielle, on utilise de* solutions aqueuses de gélatine contenant ou non des agents tensio-aotifs. Les résultats obtenus sont indiqués aux graphiques des Fig. 13, 14 et 15» La Fig.' 13 montre les débits auxquels peut être réduit, sans se rompre, un rideau .qui est d'abord formé suivant un débit élevé. La Fig* 14 montre 15 les débits que l'on peut utiliser pour que le rideau ne se rompe pas lorsqu'on introduit dans le rideau et qu'on déplace un objet tel fil'un crayon seo. La Fig. 15 montre les débits auxquels le rideau se reforme d* lui-même après qu'on l'ait volontairement rompu. Bans chacune de ces figures, l'agent t*nsio-actif A est de la saponine en solution aqueus* à 15/100 et 20 l'agent tensio-aotif B est une solution aqueuse à 6/lQO d'un éther alooyl-aryloxyalcoylénylsulfonate. On utilise l'agent tensio-aotif A à raison de 10 ml/l et l'agent tensio-aotif B à raison de 6 ml/l de solution de gélatine. Les Fig.13, 14 et 15 montrent que la visoosité a un effet marqué sur 1* débit nécessaire pour obtenir un rideau stable et que, en certains eas, il 25 existe une visoosité optimale. Ces graphiques montrent aussi que l'addition d'un agent tensio-aotif à la composition de couchage peut permettr* d* réduire notablement le débit nécessaire pour obtenir un rideau stable. EXEMPLE 3 EXEMPLE 4 t On utilise une trémie analogue à celle représentée & la Fig. 1 pour appliquer une oouche sur une bande de papier de 7,6 cm de largeur, la 35 composition de couchage étant constitué* par une solution aqueuse d* gélatine à 10/100 (28 mPl à 40°C) contenant 4,5. g de saponine pour 1QOO g de solution. Le support se déplaçant à un* vitesse, de 10 m/s, le titre aesurf à l'état humide est de 18,8 g/»*V EXEMPLE 5 i A l'aide d'une trémie analogue à celle représentée à la Fig* 1, 40 en applique sur un* band* de papier d* 7,6 om d* largeur une «olutio* aqueuse 69 18136 25 2010051 (contenant 925/10 000 da matière sèche et présentant une viscosité de 120 «PI à 40°C) d'un copolymère d'aorylate d'éthyle et d'acide acxylique, du type décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 062 674, contenant 4,5 g de saponine pour 1000 g de solution. La hauteur de chute libre du 5 rideau étant de 11,4 cm et la vitesse de déplacement du support de 9 m/s, on obtient un titre mesuré à l'état humide de 18,8 g/m . EXEMPLE 6 t On utilisa un appareil analogue à celui représenté à la Fig. 12 pour appliquer avec succès des compositions de couchage photographiques. La vitesse de déplacement du support varie de 38 cm/s à 13,30 m/s, la hauteur 10 de chute libre du rideau de 2,5 cm à 12,7 cm, et on obtient des titras 2 2 mesurés k l'état humide compris entra 16 g/m et 150 g/m . Les compositions de oouohage utilisées présentent des viscosités variant de 11 mPl à 120 mPl et sont constituées par des solutions aqueuses de gélatine, des solutions contenant de la gélatine et un phtalate polyvinylique, des solutions d'un 15 copolymère d'acrylate d'éthyle et d'acide acrylique, des solutions d'alcool polyvinylique, et dee émulsions pour la photographie en noir et blanc et pour la photographie en couleurs. EXEMPLE 7 t On utilise une trémie du type représenté à la Fig. 2 pour appliquer, sur un support de film en bande continua, une émulsion photo-20 graphique aux gélatino-halogénures d'argent présentant une visoosité da 22,5 mPl. Lorsqu'on applique une telle émulsion par le procédé de couchage au ménisque, la vitesse minimale de déplacement du support doit être de 1,25 m/s,et, à cette vitesse, on obtient un titre mesuré à l'état humide de 80 ml/a environ, la couche présentant des défauts provoqués par des 25 manques et du moutonnement. Avec le procédé de couchage au rideau suivant l'invention, en utilisant un débit de 0,8 ml/s/ca, on peut appliquer cette émulsion sans manques ni moutonnement, en déplaçant le support à des vitesses inférieures au minimum possible avec le procédé de couchage au ménisque. Les titres mesurés à l'état humide sont les suivants : Vitesse du support Titre à l'état humide (■/•> > 1 8a 1,5 52 2 39 30 EXEMPLE 8 t On utilise une trémie du type représenté à la Fig. 2 pour appliquer des solutions aqueuses de gélatine présentant une visoosité de 28 mPl environ sur un support de film en bande continue. On fait des essais en utilisant des compositions da couchage oontenant ou non un agent tensio-aotif et l'on obtient les résultats suivants t 26 69 18136 2Û100S1 Agent Concentration * Débit Vitesse du Titre à l'état tensio- de l'agent- (al/s/oa) support humidg actif tensio-aotif (en (■/•) (■!/■) g par 1000 ml de solution) Méant 0 1,05 1 105 A 2,65 0,98 1 98 B 1,1 0,56 1,5 37 B .3,3 0,66 2 33 Ces résultats montrent que le procédé suivant l'invention permet d'obtenir aisément de très faibles titres mesurés à l'état humide. EXEMPLE 9 t On applique une solution aqueuse à 15/100 de gélatine, présentant une viscosité de 100 mPl, sur une bande continue en utilisant des vitesses de déplacement et des débits faibles, à l'aide d'une trémie du type représenté à la Fig. 2, dont la lèvre est à 5*08 cm du support. On obtient les résultats suivants t Débit Vitesse dit support Titre à (ml/s/cm) (■/■) l'état humide («l/»2) 0,75 0,5 150 0,56 0,37 150 EXEMPLE 10 t On utilise une trémie analogue à celle représentée à la Fig. 2 pour appliquer, sur une bande continue de papier de 9,8 cm de large, 10 une solution aqueuse d'alcool polyvinylique à 34/1000 présentant une viscosité de 30 mPl, aveo un débit de 1,34 ml/s/cm et une vitesse de déplacement du support de 1,5 n/s. On obtient un titre mesuré à l'état humide de 89 ml/m . EXEMPLE 11 t On utilise une trémie du type représenté à -la Fig, 2 pour 15 appliquer, sur-une bande continue, une solution aqueuse de gélatine à 2/100 présentant une viscosité de 2 mPl à 40°C, et contenant 1 g d'agent tensio—actif B par 1000 ml de solution. On obtient les résultats suivants t Débit Vitesse du support Titre à l'état (ml/s/cm) (m/b) humide (ml/m^) 0,66 2 33 0,66 1 66 0,54 1 54 0,83 2,5 33 0*69 2,5 27 0,59 2,5 24 69 18136 27 2010051 EXEMPLE 12 t La relation entre la vitesse de oouohage, c'est-à-dire la vitesse de déplacement du support, et le titre mesuré à l'état humide, pour un débit donné de la composition de couchage, est représentée par le graphique de la Fig. 16, les résultats ^ant été reportés sur des échelles 5 logarithmiques. Sur ce graphique, la droite oblique AB représente la variation du titre suivant la vitesse de déplacement du support, pour un débit constant de 0,56 ml/s/cm, lorsqu'on utilise une solution aqueuse de gélatine présentant une viscosité d* 40 mPl, appliquée par le prooédé suivant l'invention sur un support de film continu. Ce débit est voisin 10 du débit le plus faible que l'on peut utiliser avec des compositions de oouohage photographiques et permet néanmoins d'obtenir un rideau ayant la stabilité nécessaire. La droite horizontale AC représente le titre maximal couramment utilisable pour la préparation de produits photographiques. Le point d'intersection des deux droites, c'est-à-dire le point A, 15 indique que la vitesse minimale de déplacement du support pour oe débit est d'environ 37cm/s. A titre de comparaison, la Fig. 16 comprend aussi une courbe en trait discontinu qui représente les conditions dans lesquelles une solution aqueuse de gélatine ayant une viscosité de 40 mPl peut être appliquée par un procédé usuel de couohage au ménisque. Ainsi, le couohage par 20 un prooédé au ménisque est possible lorsque les conditions sont représentées par des points situés sur la courbe en trait discontinu ou dans la région au-dessus de celle-ci, mais non dans la région au-dessous de cette courbe. Le prooédé suivant l'invention permettant d'opérer dans des conditions réprésentées par tous les points situés dans la région délimitée par les 25 droites AB et AC, il apparaît donc que l'on peut obtenir des titres beaucoup plus faibles, pour une composition de couchage donnée, qu'avec un procédé de couchage au ménisque. Il apparaît aussi que le prooédé suivant l'invention permet une tràs grande souplesse opératoire, jusqu'ici irréalisable. 30 Les exemples préoités montrent que le prooédé et l'appareil sui vant l'invention permettent le couchage de compositions photographiques très diverses, et que les couches obtenues présentent les conditions d'épaisseur et d'uniformité exigées, pour la préparation de produits photographiques. On notera que le procédé suivant l'invention présente de nombreux 35 avantages importants par rapport au procédé de couchage au ménisque actuellement utilisé dans l'industrie photographique. Par exemple, il permet d'appliquer une couche sur des supports discontinus, alors que le procédé de couchage an ménisque n'est utilisable qu'avec tut support continu, puisque des supports discontinus ne permettent pas,de maintenir un ménisque 40 stable. Il présente en outre l'avantage que le support est à une distano* 69 18136 28 2010051 relativement grande de la lèvre de la trémie, si bien que les collures de la bande de support ne sont pas gênantes lorsqu'elles passent au poste de couchage, et l'épaisseur uniforme de la couche n'est pas affectée par des différences d'épaisseur ou des irrégularités de surface du support lui— 5 même. D'autre part, en raison de cette distance relativement grande entre le support et la lèvre de la trémie, on élimine complètement les défauts provoqués, lors du couohage au ménisque, par des petites particules ou des huiles emprisonnées entre la lèvre de la trémie et le support. Un autre avantage important du procédé suivant l'invention est qu'il permet une 10 souplesse beaucoup plus grande dans le choix des paramètres de couohage. Ainsi, par exemple, dans le procédé de couchage au ménisque, la vitesse de déplacement du support dépend de la viscosité de la composition de couchage et, potir utiliser des vitesses élevées, il est habituellement nécessaire de réduire la viscosité de la composition de couohage en la 15 diluant par addition d'eau ou de tout autre liquide. £n conséquence, la quantité d'eau qui doit être éliminée lors du séchage se trouve aoorue, et les limites imposées par les opérations de séchage restreignent sérieusement les possibilités d'aocroître la vitesse de couchage de oette manière. Ski revanche, avec le prooédé suivant l'invention, on peut déplacer le support 2) à des vitesses très élevées, en utilisant des compositions de oouohage de viscosité usuelle, tout en obtenant des oouches d'une finesse extrême. Il n'est dono pas nécessaire de diluer la composition de couohage lorsque le support se déplace à très grande vitesse, ce qui élimine les problèmes de séchage soulevés par la dilution de la composition de oouohage dans le 25 procédé de couchage au ménisque. 69 18136 29 2010051 &EVEHDIC ATIOKS i 1. - Procédé pour fabriquer un produit photographique consistant a déplacer un support soit en bande continue, soit en feuilles discontinues pour lui faire traverser un poste de couchage où l'on applique une couche 5 d'une composition photosensible, caractérisé en ce qu'on fait cette application en laissant tomber en chute libre un rideau de la composition photosensible fluide, avantageusement une éaulsion aux gélatino-kalogènures d'argent que l'on a fait préalablement passer par une fente distributrice étroite et allongée de telle façon que la trace de la 10 chute libre du rideau sur le support en déplacement soit transversale à la direction de ce déplacement, la largeur du rideau étant pratiquement égale à celle du support, ce procédé étant, en outre, caractérisé en ce que le débit de la composition photosensible est au moins égal à environ 0,5 ml par seconde et par centimètre de largeur du 15 rideau, et en ce que le rapport de ce débit, mesuré avec les mêmes unités, et de la vitesse de déplacement du support, mesurée en centimètres par seconde, est inférieur à environ 0,015» 2. — Procédé conforme à la revendication 1, caraotérisé en ce que, à la sortie de la fente distributrice, on communique à la composition photo-20 sensible fluide une accélération inférieure à celle de la pesanteur en la faisant s'écouler sous forme d'une nappe le long d'une surfaoe inclinée vers le bas et terminée par une lèvre surplombant le support en déplacement, de telle sorte qu'en quittant cette lèvre, la nappe amoroe une chute libre sous forme d'un rideau. 25 3. Prooédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la hauteur de chute libre du rideau est comprise entre environ 5 *t 20 cm. 4. - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3, carao térisé en ce que la composante verticale de la vitesse de la nappe au 30 moment eu s'amorce la chute libre, à une valeur inférieure à 20 cm par seconde et, avantageusement, inférieure à 10 cm par seconde. 5. - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 4* carac térisé en ce que, avant de faire passer le support à travers le rideau, on fait intervenir des moyens pour diminuer l'épaisseur de la barrière 35 d'air existant à la surfaoe de ce support. 6. - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 5» carac térisé en ce que l'on utilise des moyens pour stabiliser la ohute libre du rideau, ces moyens consistant essentiellement à guider les bords latéraux de ce rideau. 40 7. _ Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en oe que l'on incorpore un composé tensio-aotif à la composition 69 18136 30 2010051 de couchage photosensible âfin de diminuer la tension superficielle et par là d'accroître la stabilité du rideau. 8. — Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 7, caracté risé en ce qu'on mouille la surface du support avant d'y faire tomber 5 le rideau. 9. Appareil pour fabriquer un produit photographique en faisant tomber en chute libre un rideau d'une composition photosensible, notamment d'une émulsion aux halogénures d'argent, sur un support en déplacement, appareil qui comporte une trémie munie d'une fente distributrice étroite, 10 allongée, et disposée dans un plan horizontal, des moyens pour déplacer le dit support,et qui est caractérisé en oe que, à la sorti* de la fente distributrice, il comporte une surface d'écoulement inclinée vers le bas et terminée par une lèvre surplombant le support en déplacement, de telle sorte qu'à la sortie de la fente distributrice, la composition 15 photosensible s'écoule en une nappe jusqu'à la lèvre où la dite nappe amorce une chute libre sous forme de rideau sur le support en déplacement en contrebas. 10. - Appareil conforme à la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour faire varier la vitesse à laquelle on fait 20 se déplacer le support. 11. - Appareil conforme à l'une quelconque des revendications 9 ou 10, carac térisé en ce qu'il comprend des moyens pour faire varier la distance verticale séparant la lèvre de la surface d'écoulement et la trac* de la chute libre du rideau sur le support en déplacement. 25 12. - Appareil conforme à l'une quelconque des revendications 9 à 11, caractérisé en ce qu'il oomprend des moyens de guidage verticaux, adjacent* aux bords latéraux du support et agissant de façon à définir la largeur du rideau au moment où il arrive au contact du support. 13. - Appareil conforme à la revendication 12, caractérisé en oe que les 30 dits moyens de guidage sont constitués par des tiges verticales dont les extrémités supérieures sont adjacentes à la lèvre et dont les extrémités inférieures se prolongent au-dessous du plan du déplacement du support. 14. - Appareil conforme à la revendication 12, caractérisé en ce que les 35 moyens de guidage verticaux possèdent chacun une extrémité inférieur* élastique restant en contact avec les bords latéraux du support pendant le déplacement dec*lui—ci . 15. - Appareil conforme à l'une quelconque des revendications 9 à 14» carac térisé en ce qu'il comprend un rouleau qui définit exactement la 40 trajectoire du support. 69 18136 31 2010051 16. - Appareil conforme à l'une quelconque des revendications 9 à 15» caractérisé en oe qu'il comprend un agencement pour diminuer l'épais-seur de la barrière d'air existant à ]a surfaoe du support en déplacement juste avant qu'il ne traverse le rideau. 17* - Appareil conforme à la revendication 16» caractérisé en oe que le dit agencement est constitué par au moins un écran fixé au-dessous de la trémie et se prolongeant vers le bas de façon à oe que son extrémité inférieure soit pratiquement adjacente à la surfaoe du support. 18. - Appareil conforme à la revendication 17» oaractérisé en ce que 1* dit agencement comporte un dispositif pneumatique capable d'aspirer l'air se trouvant à la surfaoe du support.