La présente invention concerne des perfectionnements aux chaussures. De manière plus particulièrement intéressante, quoique nullement limitative, elle vise les chaussures destinées à enserrer étroitement les pieds, les chevilles et la partie inférieure des jambes des utilisateurs, telles que les bottes, les chaussures de travail, les chaussures de sport et, notamment, les chaussures de ski et les chaussures de montagne. Plus précisément, les dispositions revendiquées dans le présent brevet, ont pour objet d'éviter le blocage circulatoire et la compression nerveuse sur les principaux trajets vasculo-nerveux au niveau de la jambe, de la cheville et du pied. En effet, dans ce cas, la compression des éléments vasculaires, qu'ils soient artériels, lymphatiques ou veineux, entraÇne une perturbation des échanges métaboliques au niveau du pied, ainsi qu'une anomalie dans le réchauffement ou le refroidissement de ce dernier, lesquels aboutissent fréquemment à des douleurs, puis à des complications. La compression des éléments nerveux aggrave ces phénomènes et accelere l'apparition des douleurs. Ainsi, le port des chaussures de ski qui nécessitent un serrage énergique du pied, occasionne très souvent une compression excessive des trajets vasculonerveux de la partie inferieure de la jambe laquelle peut être la cause de gelures plus ou moins graves des extrémités. Divers moyens ont éte proposés pour tenter de s'opposer à l'apparition des phé- nomènes ischémiques dûs à la compression anormale du pied. I1 est courant, par exemple, d'interposer des rembourrages de nature diverse entre la tige ou la coque de la chaussure et le pied, afin d'assurer un contact plus souple sur ce dernier. Cependant, la conformation ou la disposition de ces rembourrages ignore généralement la physiologie, l'anatomie et l'état circulatoire du pied sur lequel ils exercent une pression uniforme, de sorte qu'ils ne permettent pas d'éviter le blocage des principaux trajets vasculo-nerveux de ce dernier. I1 est connu également de ménager, suivant différents procédés, une aération entre la tige ou coque extérieure de la chaussure et la doublure ou le chausson intérieur. Toutefois, cette aération ne supprime pas la compression des principaux éléments vasculaires et nerveux du pied lorsque la chaussure est étroitement serrée, comme cela est nécessaire pour qu'elle remplisse parfaitement sa fonction. En effet, la doublure ou le chausson exerce toujours, dans ce cas, une forte pression sur lesdits principaux éléments vasculaires et nerveux. Un but poursuivi et atteint par l'objet de la présente invention est donc de remédier aux inconvénients susmentionnés gracie à une chaussure permettant de maintenir une bonne circulation artérielle, lymphatique et veineuse dans le pied et evitant la compression anormale de ses principaux éléments nerveux,tout en autorisant un bon serrage de ce dernier. Plus précisément, un objectif des dispositions revendiquees, est de soustraire à la pression, au niveau du cou-de-pied, les principaux éléments vasculaires comprenant l'artère tibiale antérieure, les veines qui l'accompagnent et les lymphatiques régionaux ; ainsi que les principaux éléments nerveux comprenant le nerf tibial anterieur et ses branches de division, le musculo-cutane et ses branches de division. Un autre objet de l'invention, est d'éviter qu'une pression ne s'exerce, au niveau de la zone sous-malléolaire interne, sur les principaux éléments vasculaires comprenant l'artère tibiale postérieure, ses veines satellites, et les lymphatiques de cette région rétromalléolaire, ainsi que sur le nerf tibial postérieur. Selon une premiere caractéristique, la chaussure selon l'invention est remarquable en ce qu'elle comporte, dans l'une au moins de ses parties destinées à venir au contact des zones dans lesquelles sont situes les principaux trajets vasculo-nerveux du pied, une gouttière s'ouvrant à l'intérieur de ladite chaussure et de profondeur telle que son fond ne puisse venir comprimer le trajet vasculo-nerveux concerne après serrage de ladite chaussure. Selon une autre caractéristique, la ou l'une des gouttières est disposée dans la partie de la chaussure destinée à venir au contact du cou-de-pied. Selon une autre caracteristique, la ou l'une des gouttieres est disposée dans la partie de la chaussure destinée à venir au contact de la région r & romalleo- laire interne du pied. Selon une autre caractéristique, les bords délimitant l'entrée de la ou des gouttieres, ont un profil courbe convexe. Selon une autre caractéristique, la ou lesdites gouttières ont une largeur de 5 à 10mm, suivant la taille de la chaussure. Ces buts, avantages et caractéristiques, et d'autres encore, ressortiront mieux de la description qui suit et des dessins annexés dans lesquels La figure 1 est une vue de côté, avec arrachement partiel, d'une chaussure de ski dotée des perfectionnements selon l'invention, et montrant, notamment, la face intérieure du côté interne du chausson logé dans ladite chaussure. La figure 2 est une vue de dessous considérée suivant la ligne 2 - 2 de la figure 1. La figure 3 est une vue de côté et en coupe de la chaussure serrée sur le pied. La figure 4 est une vue en coupe suivant la ligne 4 - 4 de la figure 3, passant par le cou-de-pied et la zone sous malleolaire interne. La figure 5 est une vue de détail, en coupe transversale, illustrant le profil d'une gouttiere. On se reporte auxdits dessins pour décrire un exemple de mise en oeuvre inte- ressant de l'invention qui, dans ce cas, est appliqué, de maniere très avantageuse et plus particulièrement visée par le present brevet, à une chaussure de ski. Cependant, comme indiqué précédemment, les perfectionnements revendiqués se rapportent, de façon plus générale, à la réalisation de chaussures de différents types nécessitant un serrage ferme du pied et, notamment, aux chaussures à tige montante telles que chaussures de montagne, chaussures adaptées à la pratique de certains sport, bottes, chaussures de travail, etc... Selon l'exemple illustré, la chaussure de ski comprend, de manière classique, une tige ou coque extérieure 1, par exemple réalisée en toute matiere plastique convenable, et un chausson intérieur souple 2 comportant avantageusement un rembourrage exécuté en matière plastique cellulaire ou en caoutchouc mousse. Selon l'invention, une gouttiere est ménagee dans l'une au moins des parties de la chaussure destinées à venir au contact de l'une au moins des régions dans lesquelles se trouvent les principaux éléments vasculaires et nerveux du pied. Les principaux trajets vasculo-nerveux du pied etant situes, comme indiqué pré cédemment, d'une part, au niveau du cou-de-pied et, d'autre part, en arrière et au-dessous de la malléole interne, la chaussure suivant l'invention comporte, de préférence,une première gouttière 3 ménagée dans sa partie destinée à venir au contact du cou-de-pied et une seconde gouttière 4 disposée dans sa partie destinée à venir en appui sur la zone rétromalléolaire interne du pied. Suivant le genre de chaussure, la gouttière 3 pourra être exécutée dans la surface intérieure du chausson amovible 2, dans cellede la tige pourvue ou non d'un rembourrage, ou dans celle de la languette dudit chausson ou de la chaussure proprement dite. De même, la gouttiere 4 peut être realisee dans la surface intérieure du chausson amovible 2 ou dans celle de la tige de la chaussure dotee ou non d'un rembourrage. La gouttiere antérieure 3 a une longueur s'étendant, au moins, de haut en bas, de la zone du tendon inferieur du muscle jambier antérieur, jusqu'au voisinage de la tête du deuxième métatarsien. La gouttière interne 4 s'étend, au moins, de haut en bas, de la partie moyenne du tendon d'Achille jusqu'à une zone située en avant de la malléole interne M (figure 3), en passant en arrière et sous cette derniere. Cependant, on prevoit, de manière intéressante, de prolonger vers le haut, les gouttières 3 et 4, jusqu'au bord supérieur du chausson 2 ou de la tige de la chaussure, afin d'autoriser une circulation d'air dans ces derniers. D'autre part, il est egalement envisagé d'étendre les gouttieres 3 et 4 vers le bas et en direction de l'avant du chausson ou de la chaussure, de façon à permettre une communication entre lesdites gouttières. Suivant la pointure de la chaussure, les gouttières 3 et 4 ont, de manière avantageuse, une largeur de l'ordre de 5mm (chaussure d'enfant) à iOmm (chaussure d'adulte). Ces gouttieres ont une profondeur P telle que leur fond ne puisse venir comprimer les éléments vasculaires et nerveux à protéger,après serrage de la chaussure sur le pied. Pour cela, la profondeur P des gouttières 3 et 4 a une dimension supérieure à celle de la réduction diepaisseur résultant de la compression possible du chausson ou du rembourrage. D'autre part, les bords 5 délimitant l'entrée des gouttières 3 et 4 et destines à venir au contact du pied, de la cheville et de la partie inferieure de la jambe, ont un profil courbe convexe (figure 5), ou un profil évasé. Les gouttières 3 et 4 sont exécutées suivant tout procédé de formage adequat. L'intérêt et les avantages de la chaussure perfectionnée selon l'invention ressortent bien de la description qui précède et des dessins annexes. Le port de cette chaussure parfaitement adaptee à la physiologie, à l'anatomie et à l'état circulatoire du pied s'oppose à la naissance des phénomènes d'ischémie et de douleur. Elle est, par suite, d'un très grand confort. D'autre part, la présence des gouttieres de protection des régions comprenant les principaux trajets vasculo-nerveux, a pour autre avantage d'assurer un meilleur serrage de la chaussure sur les autres zones du pied, puisque lesdites gouttitres autorisent les échanges métaboliques dans le pied et une bonne circulation. Ce parfait serrage est très utile, notamment dans l'application aux chaussures de ski dont il ameliore ainsi notablement la technicite. REVENDICATIONS 1. - Chaussure et, notamment, chaussure de sport telle que chaussure de ski comprenant, par exemple, un rembourrage ou un chausson interieur souple, caractérisee en ce qu'elle comporte > dans l'une au moins de ses parties destinées à venir au contact de l'une au moins des zones dans lesquelles sont situés les principaux trajets vasculaires et nerveux du pied, une gouttiere s'ouvrant à l'inté- rieur de la chaussure et de profondeur telle que son fond ne puisse venir comprimer le trajet vasculo-nerveux concerné,après serrage de ladite chaussure sur le pied. 2. - Chaussure et, notamment, chaussure de sport telle que chaussure de ski suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte une gouttiere disposée dans sa partie destinee à venir au contact du cou-de-pied. 3. - Chaussure et, notamment, chaussure de sport telle que chaussure de ski, selon la revendication 2, caractérisée en ce que ladite gouttière anterieure s' etend, de haut en bas, de la zone du tendon inférieur du muscle jambier ante- rieur, jusqu'au voisinage de la tête du deuxieme métatarsien. 4. - Chaussure et, notamment, chaussure de sport telle que chaussure de ski, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'elle comporte une gouttière disposée dans sa partie destinée à venir au contact de Ta région rétro et sous-malléolaire interne du pied. 5. - Chaussure et, notamment, chaussure de sport telle que chaussure de ski, selon la revendication 4, caractérisée en ce que ladite gouttiere interne s'étend, de haut en bas, de la partie moyenne du tendon d'Achille jusqu a une zone située en avant de la malléole interne, en passant en arrière et sous ladite malléole interne. 6. - Chaussure et, notamment, chaussure de sport telle que chaussure de ski,suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la ou lesdites gouttières se prolongent, vers le haut, jusqu'au bord superieur du chausson ou du rembourrage de ladite chaussure. 7. - Chaussure et, notamment, chaussure de sport telle que chaussure de ski,suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la ou lesdites gouttières se prolongent vers le bas et vers l'avant, de façon à permettre une communication entre elles. 8. - Chaussure et, notamment, chaussure de sport telle que chaussure de ski,suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caracterisee en ce que la ou lesdites gouttieres ont, suivant la pointure de ladite chaussure, une largeur de l'ordre de 5 à 10mu. 9. - Chaussure et, notamment, chaussure de sport telle que chaussure de ski,sui vant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que les bords délimitant l'entrée de la ou desdites gouttières ont un profil courbe convexe ou un profil évasé. 10. - Chaussure et, notamment, chaussure de sport telle que chaussure de ski,selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 4, caractérisée en ce que la profondeur de la ou desdites gouttières a une dimension supérieure à celle de la reduction d'épaisseur résultant de la compression possible du chausson ou du rembourrage de ladite chaussure.