La présente invention concerne un procédé pour laver du linge et pour l'essorer dans une machine de nettoyage à sec, suivant lequel on augmente la vitesse de rotation d'un tambour, empli de linge et tournant dans une enveloppe autour d'un axe essentiellement horizontal sous l'action d'un moteur, d'une vitesse de lavage à une vitesse plus élevée d'essorage. Dans une machine à laver connue par la demande de brevet publiée en République Fédérale Allemande sous le No. 2 620 464, on élève la vitesse de rotation avant l'essorage tout d'abord à une vitesse de rotation comprise entre celle de lavage et celle d'essorage et on mesure le balourd du tambour à cette vitesse constante de rotation. Si le balourd dépasse ce qui est admissible, on freine jusqu'à obtenir à nouveau la vitesse de lavage,puis on augmente à nouveau la vitessejusqutà la vitesse de rotation mentionnée ci-dessus et on mesure à nouveau le balourd. Si celui-ci est encore trop grand, on recommence l'opération et on la répète jusqu'à ce que le balourd mesuré soit inférieur à une valeur donnée. Ce procédé est fastidieux et goûteux en appareillage,puisqu'il nécessite des dispositifs pour mesurer le balourd et puisque les opérations peuvent avoir à être répétées très souvent. L'invention vise un procédé et une installation permettant pratiquement d'éviter des balourds d'une manière simple et peu coûteuse. Le procédé suivant l'invention consiste à augmenter, lentement et d'une manière continue, pendant 10 à 60 secondes environ, la vitesse de rotation dans une plage de vitesses, comprise entre la vitesse de lavage et celle d'essorage, pour laquelle l'aceélé- ration centrifuge est comprise entre 0,8 g et 1,3 g, g étant l'ae- célération de la pesanteur, et, ensuite, à augmenter rapidement la vitesse de rotation à la vitesse d'essorage, c'est-à-dire que l'élévation de la vitesse de rotation dans la plage mentionnée dure 10 à 6o secondes environ, cette plage étant parcourue pendant cettedurée assez longue, donc assez lentement.Les vitesses de rotation nécessaires à l'obtention des accélérations de centrifugation mentionnées peuvent être calculées à la manière classique pour un diamètre donné du tambour,puisque l'accélération de la pesanteur est connue. Pour les vitesses de rotation pour lesquelles il règne à la périphérie extérieure du tambour une accélération centrifuge comprise entre une valeur légèrement inférieure à 1 g et une valeur légèrement supérieure à 1 g, il s'établit une répartition du linge à la périphérie du tambour. Les linges qui, lors de la rotation dans la plage de vitesses de rotation, se trouvent dans un rayon où règne encore une accélération centrifuge nettement inférieure à 1 g, se détachent lors de la rotation et se posent en un autre endroit de la périphérie où ils sont à une distance radiale plus grande du centre du tambour. Après que cette plage critique de vitesses de rotation entre 0,8 g et 1,3 g environ a été parcourue lentement, le linge est réparti d'une manière uniforme à la périphérie du tambour. Le balourd est négligeable. La vitesse de rotation peut alors etre augmentée sans danger très rapidement, à la vitesse élevée d'essorage. L'effet de répartition du linge de la périphérie du tambour est d'autant meilleur que la plage précitée de vitesse de rotation est parcourue plus lentement, c'est-à-dire que l'on prend davantage de temps pour augmenter la vitesse de rotation dans cette plage. Une bonne valeur de compromis est une durée de 30 secondes. L'augmentation de la vitesse de rotation dans cette plage doit s'effectuer de la manière la plus uniforme possible et, de préférence, d'une manière linéaire. Pour gagner du temps, on peut faire commencer l'augmentation de vitesse déjà pendant l'évacuation du liquide de lavage du tambour. Une installation pour effectuer cette augmentation de vitesse de rotation se compose d'une machine de nettoyage à sec ayant un tambour de lavage tournant dans une enveloppe autour d'un axe essentiellement horizontal sous l'action d'un moteur. Pour modifier la vitesse de rotation à la manière souhaitée, il est prévussuivant l'invention,que le moteur soit un moteur à courant continu dont la vitesse de rotation peut être régulée par un circuit régulateur, un générateur de signaux étant prévu en vue d'obtenir un signal linéaire croissant, par exemple un signal en dents de scie qui peut être envoyé au circuit régulateur à titre de grandeur de référence. On peut avantageusement modifier la croissance et la durée du signal de sortie du générateur de signaux représentant la gran deur de référence pour le circuit régulateur, donc la valeur de consigne de la vitesse de rotation. Ce signal de sortie a la forme d'une rampe dont la pente peut être modifiée, ce qui peut etre obtenu par exemple à l'aide d'un générateur de signaux en dents de scie. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple : La figure 1 est un graphique représentant la variation de la vitesse de rotation du tambour de lavage. La figure 2 est une vue en élévation du moteur et de lten- veloppe du tambour, et La figure 3 représente un montage pour obtenir la courbe souhaitée des vitesses de rotation A la figure 1 on a porté la vitesse de rotation n en fonction du temps t. Comme il ressort du graphique, après le lavage la vitesse de rotation est augmentée d'une manière linéaire à partir de la vitesse n1 de lavage ou au moins d'une vitesse n2 pour laquelle l'accélération centrifuge à la périphérie du tambour est d'environ 0,8 g,jusqusà une vitesse n3 pour laquelle l'accélération centrifuge est de 1,3 g. L'augmentation de n2 à n3 s'effectue lentement, ctest-à-dire en une durée to choisie à l'avance qui est de 10 à 60 secondes environ.Cette augmentation a la forme d'une rampe peu inclinée. Peu après avoir atteint la vitesse n3, on porte le tambour rapidement à la vitesse n4 d'essorage qui est d'environ 600 à 700 tours par minute. La figure 2 représente l'enveloppe 1 du tambour de la machine de nettoyage à sec et le moteur 2 qui entraine le tambour 3 (représenté en tiretés) tournant dans l'enveloppe. La vitesse n de rotation du moteur 2 à courant continu est envoyée suivant la figure 3 au régulateur 5,à titre de grandeur de réglage, après avoir été transformée par la génératrice 4 tachymétrique en une tension. Le signal de sortie du régulateur 5 commande d'une manière connue le pont 6 de thyristcrs par lequel le moteur 2 est mis sous tension. Le pont 6 de thyristors est alimenté par le réseau par l'intermédiaire d'un fusible 7. En plus de la tension de la génératrice 4 tachymétrique, on envoie aussi au régulateur 5 par l'intermédiaire d'un dispo sitif 8 de commutation une grandeur de référence qui, ensemble avec la tension de la aénératrice, détermine la vitesse de ro tation du moteur. Le dispositif 8 de commutation commandé par un générateur de programmes,qui n'est pas représenté, relie d'abord la sortie d'un circuit 9,qui fournit un signal de sortie (en courant ou en tension) proportionnel à la vitesse de rotation de lavage,à l'entrée du régulateur 5.Le lavage achevé, lorsque le liquide de lavage doit être évacué du tambour, le dispositif 8 branche l'entrée du régulateur 5 à la sortie d'un générateur 10 de signaux dont les signaux de sortie ont l'allure en forme de rampe déjà décrite à la figure 1, c'est-à-dire une allure linéaire. La croissance et la durée de ce signal sont telles que la vitesse de rotation pendant la durée t0 n'augmente que de n2 environ jusqu'à n4 environ. Le circuit 10 de commande peut comprendre dans l'exemple représenté un générateur de signaux en dents de scie. Lorsque la durée t0 prescrite est expirée, le commutateur 8 relie l'entrée du régulateur 5 à la sortie du circuit il qui fournit un signal de sortie proportionnel à la vitesse de rotation d'essorage de sorte que le tambour est amené rapidement à cette vitesse de rotation. Grâce à l'invention, on peut donc porter le tambour à des vitesses d'essorage très élevées tout en ayant des balourds faibles. Il va de soi que l'invention peut être utilisée non seulement dans des machines de nettoyage à sec travaillant à l'aide de solvants organiques servant de liquide de nettoyage, mais aussi dans des machines à laver dont le liquide de lavage est l'eau. REVENDICATIONS 1) Procédé pour laver du linge et pour l'essorer dans une machine de nettoyage à sec, suivant lequel on augmente la vitesse de rotation d'un tambour, empli de linge et tournant dans une enveloppe autour d'un axe essentiellement horizontal sous l'action d'un moteur, d'une vitesse de lavage à une vitesse plus élevée d'essorage, caractérisé en ce qu'il consiste à augmenter, lentement et d'une manière continue, pendant 10 à 60 secondes environ, la vitesse de rotation dans une plage de vitesses, comprise entre la vitesse de lavage et celle d'essorage, pour laquelle l'accélération centrifuge est comprise entre 0,8 g et 1,3 g, g étant l'accélération de la pesanteur, et, ensuite, à augmenter rapidement la vitesse de rotation à la vitesse d'essorage. 2) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à parcourir la plage de vitesses de rotation en une durée de 30 secondes. 3) Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il consiste à augmenter linéairement la vitesse de rotation dans la plage des vitesses. 4) Procédé suivant l'une des revendications 1 à 3, caracté- risé en ce qu'il consiste à évacuer le liquide de lavage du tambour pendant l'augmentation de la vitesse de rotation. 5) Installation pour exécuter le procédé suivant l'une des revendications précédentes, comprenant une machine de nettoyage à sec ayant un tambour tournant dans une enveloppe autour d'un axe essentiellement horizontal sous l'action d'un moteur, caractérisée en ce que le moteur est un moteur à courant continu dont la vitesse de rotation est régulée par un circuit régulateur, un générateur de signaux étant prévu pour l'obtention d'un signal qui croît linéairement et qui peut etre envoyé au circuit régulateur à titre de grandeur de référence. 6) Installation suivant la revendication 5, caractérisée en ce que la croissance et la durée du signal de sortie du générateur de signaux peuvent etre modifiées.