L'invention concerne les pains de savon et plus.particuliè- rement, bien oue non exclusivement, les pains de savon de petites dimensions destinés à la toilette et couramment dénommés "savonnettes". On sait que les savonnettes, lorsqu'elles ont été en majeure partie utilisées et ont trempé dans l'eau qui subsiste toujours sur les supports et les alvéoles de lavabos, prennent une consistance pâteuse qui les rend désagréables et peu commodes à utiliser. Pratiquement, les savonnettes sont , la plupart du temps, jetées lorsqu'elles ont été réduites à un volume qui représente une fraction qui n'est nullement négligeable de leur taille primitive, surtout dans le cas où elles sont de petites dimensions à l'état neuf. La présente invention vise à fournir un pain de savon permettant d'écarter cet inconvénient et de l'utiliser de façon pratiquement complète tout en réduisant notablement le caractère désagréable de l'emploi pour la toilette d'un corps de consistance pâteuse et gluante. Dans ce but, l'invention propose notamment un pain de savon dont une partie de la surface au moins présente des saillies localisées aiguës , destinées à pénétrer dans un reste de pain de Savon similaire ou non, présentant une consistance molle, pour se solidariser de ce reste. La solidarisation du pain de savon neuf et du reste qui serait inutilisable tel quel ne présente aucune difficulté. En effet, le savon à l'état sec est extrêmement dur et pénètre sans difficulté dans une masse pâteuse et qui, du fait de sa consistance, s'encastre dans les zones entourant les saillies et adhère au pain neuf de façon suffisante pour qu'une désolidarisation ne soit pas à craindre dans les conditions courantes d'emploi. Pratiquement, les saillies pourront présenter diverses formes. Il pourra par exemple s'agir de pointes réparties suivant un réseau régulier ou non,de nervures suivant un quadrillage ou plusieurs, ou de nervures présentant une disposition figurant un emblème ou une marque. Par ailleurs, dans le cas (le plus courant pour les savonnettes) où le pain de savon présente une forme plate, l'une seulement des grandes faces opposées sera, sur tout ou partie de sa surface, munie de saillies. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la descrip tion qui suit de produits qui en constituent des modes particu liers de réalisation donnés à titre d'exemples non limitatifs, La description se réfère au dessin qui l'accompagne, dans lequel: - la figure 1 est une vue en coupe très schématique d'une savonnette présentant une forme ovoïde, réalisée selon l'inven tionP - la figure 2 est une vue en élévation d'une savonnette de forme plate suivant un Second mode de réalisation de l'invention. La savonnette 10 illustrée en figure 1 présente, en section suivant un plan perpendiculaire à ses grandes faces, une forme ovale. En plan elle peut etre rectangulaire ou se rapprocher d'une ellipse ou d'un ovale.L'allure générale peut également être celle d'un corps de révolution autour d'un axe qui, sur la figure 1, peut être vertical ou horizontal dans le plan de la figure. Si l'on suppose, pour simplifier, que la forme de la savonnette est telle qu'elle présente deux faces d'allure générale rectangulaire, l'une de ces faces (la face inférieure sur la figure 1) sera lisse, tandis que l'autre face (la face supérieure sur la figure 1) sera munie de saillies 11. Ces saillies sont, par exemple, constituées par des picots dont la hauteur est maximum dans la partie centrale de la face et diminue progressivement pour se fondre dans une partie lisse constituant le pourtour de la face supérieure. Une telle forme est aisément réalisée par moulage des pains de savon lorsque ceux-ci sont à l'état pâteux. Le savon ainsi constitué, une fois sec, présente des saillies dont la dureté est très élevée. Il faut incidemment noter qu'on n'arriverait pas du tout au même résultat en partant d'un savon sec et en essayant de découper des parties présentant des arêtes vives. Sous la pression d'une lame, le savon ne se coupe pas sous forme régulière, mais forme des éclats de petite taille qui rendent impossible la réalisation de la forme illustrée en figure 1. Une savonnette ainsi constituée peut être utilisée telle quelle, d'autant plus qu'une des faces, étant lisse d'origine, ne s'use pas plus rapidement que la face d'une savonnette classique. La savonnette sera évidemment utilisée dans ce cas en frottant à laide de cette face lisse. Lorsqu'au contraire on dispose d'un reste de savonnette déjà en majeure partie utilisée et arrivée à l'état pâteux, il suffira de plaquer violemment con tre ce reste la face munie de saillies 11 d'une savonnette neuve 40. La surface en saillie stenccstre alors dans le reste de sa vonnette, présentant par exemple la forme indiquée en 12 en trait mixte sur la figure 1. On constitue ainsi un bloc qui pourra être utilisé en évitant le gaspillage qui caractérisait l'emploi des produits antérieurs. Le pain de savon 10a, illustré en figure 2, se différencie essentiellement du precédent en ce que les saillies y sont de hauteur constante. Elles' sont ménagées sous forme de nervures transversales sur l'une des grandes faces du pain de savon. Là encore, on solidarise un pain de savon neuf dtun reste de savon en les plaquant l'un contre l'autre, le reste venant occuper les interstices entre les nervures, comme indiqué en 12a. L'invention est évidemment susceptible de nombreuses variantes de mise en oeuvre. En particulier, comme il a été indiqué plus haut, les parties en saillie peuvent affecter des formes très diverses. L'invention s'applique à tous les produits savonneux dont la consistance est suffisamment élevée à l'étant sec pour qu'ils puissent s'enfoncer,dans une masse de consistance plus ou moins pâteuse du même matériau ou d'un matériau similaire. La surface munie de saillies peut évidemment être constituée par le fond d'un alvéole ménagé, à cet effet, dans lune des grandes faces du pain de savon. Enfin, si une seule des grandes faces est munie de saillies, l'autre face peut être soit entie- rement lisse, soit munie d'inscriptions en relief ou en creux pouvant constituer une marque. Toutefois, rien n'empêche en général de prévoir des saillies sur les deux faces. Enfin, les saillies peuvent avoir toute forme appropriée et présenter un angle ou un dièdre au sommet qui varie dans de larges limites, bien qu'un angle compris entre 30 et 60 soit celui qui convienne le mieux en général. I1 va sans dire que la portée du présent brevet s'étend à toutes ces variantes, ainsi plus généralement qu'à toutes celles restant dans le cadre des équivalences. REVENDICATIONS 1. Pain de savon, caractérisé en ce cutine partie au moins de sa surface présente des saillies localisées aiguës, destinées à pénétrer dans un reste de pain de savon similaire ou non, présentant une consistance molle, pour se solidariser de ce reste. 2. Pain de savon suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'angle ou le dièdre au sommet des saillies est compris entre 30 et 60". 3. Pain de savon suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les saillies sont en forme de pointes réparties suivant un réseau régulier ou non, de nervures suivant un quadrillage ou plusieurs, ou de nervures présentant une disposition figurant un emblème ou une marque. 4. Pain de savon suivant l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que les saillies sont de hauteur constante. 5. Fain de savon suivant l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que les saillies ont une hauteur décroissante depuis la partie centrale de la zone munie de saillies jusqu'à sa périphérie. 6. Pain de savon suivant 1 'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les saillies occupent le fond d'un alvéole. 7. Pain de savon suivant 1 'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le pain est de forme plate et est muni de saillies sur une seule de ses grandes faces. 8. Pain de savon suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il est muni de saillies sur deux faces opposées.