La présente invention concerne un convertisseur statique de courant comportant : au moins une valve principale commandée conduisant par moments le courant fourni à une charge par une source de tension continue ; en parallèle sur cette valve principale, le montage en série d'un condensateur d'extinction et d'au moins une valve extinctrice commandée qui, à son amorçage,décharge e condensateur sur ladite valve principale et éteint cette dernière ; une branche de retour renfermant une inductance au moins et, en série avec celle-ci, une valve qui, après l'extinction de la valve principale, prend soin du courant de décharge du condensateur d'extinction. I1 peut par exemple s'agir là d'un hacheur de courant continu selon le brevet allemand nO 1 242 289, d'un convertisseur de courant continu à une seule alternance selon le brevet allemand en publication formelle nO 1 267 322 ou d'un convertisseur de courant statique autopiloté avec dispositif de commutation forcée selon le brevet allemand n0 1 246 861. On a constaté que, dans un tel convertisseur statique de courant, le condensateur d'extinction doit présenter une capacité considérable pour assurer la conutation, de la valve principale à la valve asservie, dans toutes les conditions de fonctionnement dudit convertisseur. Une réduction de la capacité représente en général une diminution du temps de ménagement de la valve principale. À moins que l'on ne prenne des mesures particulières, le temps de désionisation ou de relaxation, physiquement déterminé, de la valve principale fixe donc une limite inférieure à cette réduction de la capacité. L'invention a pour objet un convertisseur statique de courant du type annoncé dans lequel on puisse réduire la capacité du condensateur d'extinction sans diminuer du meme fait b temps de ménagement de la valve principale. Ce convertisseur statique de courant est caractérisé par le fait qu'il utilise comme inductance de retour une inductance saturable dont le temps de non-saturation et la réactance sont calculés en sorte que, après l'amorçage de la valve extinctrice et en présence d'un courant de charge compris entre le courant à vide et le courant de charge maximal, le condensateur d'extinction se décharge, dans un premier intervalle de temps, essentiellement à travers la charge et, dans un deuxième intervalle de temps, à la fois à travers la charge et à travers le montage en série de l'inductance et de la valve de retour, le condensateur d'extinction n'étant déchargé à la tension zéro au plus t8t qu'après l'écoulement du temps de désionisation de la valve principale si l'on part de l'instant d'amorçage de la valve extinctrice. L'invention est avantageusement utilisable dans tous les genres de convertisseurs statiques de courant à branche de retour, notamment dans un hacheur de courant continu, un convertisseur de courant continu à une seule alternance ou un convertisseur de courant statique avec dispositif de commutation conformes aux brevets allemands précités nO 1 242 289, 1 267 322 ou 1 246 861. Dans un mode de réalisation préféré, l'inductance de retour est calculée en sorte que son temps de non-saturation mesuré en présence du courant de charge maximal soit au moins aussi grand que le temps de désionisation de Ta valve principale et que sa réactance dans l'air soit telle qu'en présence du courant à vide la somme du temps de non-saturation de ladite inductance de retour et du quart de l'inverse de la fréquence de retour du circuit formé par le condensateur d'extinction, par la valve extinctrice et par la branche de retour soit au moins égale au temps de désionisation de la valve principate. Si l'on utilise dans ce calcul les valeurs limites indiquées, on peut se contenter d'une capacité particulièrement faible du condensateur d'extinction. On entend par inductance saturable une bobine d'inductance qui, à partir de l'instant où elle est attaquée par une tension, entre en saturation à l'expiration de son temps de non-saturation. Une telle inductance saturable doit Btre réalisée en pratique avec un entrefer très faible ou sans aucun entrefer. Dans un but déco omie, on cherche à se contenter d'une faible réactance dans l'air de l'inductance de retour.La valeur limite inférieure que l'on peut utiliser dans le convertisseur selon l'invention, est donnée par la formule Ll = 4 (tq - tzo)/C # , (1) dans laquelle X qui t et C désignent respectivement la réactance dans l'air, le temps de désionisation de la valve principale, le temps de non-saturation de l'inductance de retour en cas de courant à vide et la capacité du condensateur d'extinction. I1 est possible de réaliser l'inductance de retour en une bobine normale de transformateur avec un noyau magnétique en tôles de fer doux. I1 est cependant plus économique de la constituer par deux piles juxtaposées de noyaux magnétiques à travers lesquelles on fait passer plusieurs fois un conducteur électrique. L'avantage d'une telle bobine de retour réside non seulement dans de plus faibles pertes dans le fer, mais aussi dans la possibilité d'obtenir une très faible réactance dans l'air, voisine de la valeur indiquée dans la formulè (1) ci-dessus. I1 suffit d'un petit nombrede noyaux. Le temps de non-saturation de cette bobine de retour est réglable par le nombre des spires et des noyaux magnétiques. On utilisera avantageusement, comme noyaux magnétiques, des noyaux comprimés en fer fritté afin de réduire particulièrement les pertes dans le fer. De tels noyaux magnétiques possèdent une faible intensité de champ coercitive. La pratique a montré que ces noyaux magnétiques plusieurs fois traversés par un conducteur électrique engendrent peu de chaleur et de bruit en service. Selon l'invention, le processus de décharge du condensateur d'extinction en présence d'un courant de charge compris entre le courant de charge maximal et le courant à vide se répartit entre deux intervalles de temps. Dans le premier in tervalle,ledit condensateur d'extinction se décharge, avec une constante de temps relativement grande, à travers la charge. Le passage du courant à travers l'inductance saturable est en meme temps barré pour une forte part. Dans le second intervalle, qui suit immédiatement, le condensateur d'extinction se décharge, avec une constante de temps relativement faible, aussi bien à travers l'inductance saturable, désormais saturée qu'à travers la charge. La durée de chacun des deux intervalles est fonction du courant de charge. Dans chaque cas de charge, leur somme, c'est-àrdire la durée totale de la décharge, est, par suite des caractéristiques précitées, supérieure ou au moins égale au temps de désionisation de la valve principale, si bien que l'on est constamment assuré d'une parfaite capacité de fonctionnement du convertisseur. La décharge du condensateur d'extinction étant fonction du courant de charge , on a besoin de moins d'énergie capacitive et , par rapport au cas où l'on utiliserait au lieu de la bobine saturable une bobine d'inductance usuelle, par exemple à air ou avec entrefer , il suffit d'une plus faible capacité du condensateur d'extinction sans que le temps de ménagement de la valve principale sten trouve réduit. Autre avantage : la charge de courant dans la valve extinctrice et dans la valve de circuit oscillant est diminuée On peut utiliser par conséquent aussi une valve extinctrice et/ou une valve de circuit oscillant de plus faible puissance nominale , La perte de conduction de la valve extinctrice et/ou de la valve de circuit oscillant étant réduite par suite de la plus faible charge de courant , il en résulte aussi, au total, un rendement amélioré du convertisseur et une sollicitation thermique moindre de l'entourage. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description détaillée de plusieurs modes de réalisation pris comme exemples non limitatifs et illustrés, par le dessin annexé, sur lequel la figure 1 est le schéma d'un hacheur de courant continu, avec branche de retour , dont l'inductance de retour est établie en inductance saturable les figures 2a et 2b représentent deux diagrammes en fonction du temps pour la pleine charge du hacheur selon la figure 1 les figures 3a et 7b représentent deux diagrammes en fonction du temps pour une charge partielle du hacheur selon la figure 1 les figures 4a et 4b représentent detx diagrammes en fonction du temps pour la marche à vide du hacheur selon la figure 1 la figure 5 est une vue en coupe d'un exemple de réalisation de la bobine de retour la figure 6 est le schéma d'un convertisseur statique de courant avec un dispositif de commutation et un certain nombre d'inductances de retour établies en inductances saturables. D'après la figure 1, la borne positive d'une source de tension continue 2, par exemple d'une batterie dont la tension de distribution continue est de 110 V, est reliée, à travers une valve principale commandée 3, à la borne 4 d'un récepteur de courant continu 5. La borne négative de la source de tension continue 2 est reliée directement à l'autre borne 6 dudit récepteur de courant continu 5. Celui-ci comporte une part de charge ohmique 5a et une part inductive 5b. Il consiste, dans le cadre de l'invention, en un récepteur quelconque, notamment un moteur . La valve principale commandée 3 est de préférence un thyristor. Le courant de charge I peut en moyenne Qtre très élevé et atteindre par exemple 500 A. La valve principale commandée 3 fait partie d'un hacheur de courant continu qui comporte aussi un dispositif d'extinction branché en parallèle sur elle pourl'ételnde de nouveau après son amorçage. Ce dispositif se compose du montage en série dans l'ordre indiqué, entre l'anode et la cathode de la valve principale 3, d'un condensateur d'extinction 7 et d'une valve extinctrice commandée 8. Sur cette dernière, elle aussi de préférence un thyristor,est branchée en antiparallèle une valve de circuit oscillant 9 non commandée montée en série avec une inductance de circuit oscillant 10 .Une valve de récupération non commandée 11 directement branchée entre les bornes 4 et 6 du récepteur coopère avec ce dernier Une branche de retour composée d'une valve 12 non commandée et d'une inductance 13 branchée en série avec celleci est en outre associée à la valve principale . Après l'extinction de celle-ci, elle prend passagèrement soin du courant de décharge du condensateur d'extinction 7. L'inductance de retour 13 est établie en inductance saturable.Un appareil de commande 14 assure l'amorçage de la valve principale 3 et de la valve extinctrice 8 Onwadmettra tout d'abord que le condensateur d'extinction 7 soit chargé avec une polarité opposée à celle qu'il porte sur la figure l.Si l'on amorce alors la valve principale 3 elle assume non seulement le courant de charge I, mais aussi le courant de transfert du condensateur d'extinction 7 à travers l'inductance et la valve de transfert de charge 10 et 9. C'est seulement après l'achèvement du processus de transfert et la charge du condensateur d'extinction 7 à la polarité de la figure que l'on peut amorcer au moyen de l'appareil de commande 14 la valve extinctrice 8 pour provoquer l'extinction de la valve principale 3. L'inductance de retour 13 est calculée en sorte que le condensateur d'extinction 7 se décharge en deux intervalles de temps a, b après l'amorçage de la valve extinctrice 8 La décharge a lieu : avec une relativement grande constante de temps, et essentiellement à travers la charge 5, dans le pre zonier intervalle a ; avec une faible constante de temps et aus Si bien à travers le montage série de l'inductance et de la valve de retour 13 et 12 qu'à travers la charge 5 dans le deuxième intervalle b . C'est l'établissement de l'inductance de retour 13 en inductance saturable qui donne naissance au premier intervalle de temps a et allonge de la sorte la durée de la décharge.Celle-ci se poursuit jusqu'à ce que la tension u 7 du condensateur soit de zéro volt Le condensateur d'extinction 7 se charge ensuite à l'autre polarité, le potentiel de l'électrode tournée vers la valve principale 3 redevenant alors positif et celui de l'électrode tournée vers la valve extinctrice 8 négatif. On suivra mieux ce processus sur les figures 2a à 4b. Sur la figure 2a, on a porté en fonction du temps la réactance L 13 de l'inductance de retour 13. Le diagramme concerne le cas de la charge complète, dans lequel le courant de charge I est égal au courant de charge maximal possible 1m L'instant t O est celui auquel la valve d'extinction 8 s'amorce. La réactance L 13 présente alors une valeur formée de la réactance dans l'air Ly et de la réactance dans le fer. Après écoulement du temps de non-saturation t zm' l'inductance de retour 13 entre en saturation. Sa réactance L13 tombe en même temps à la valeur L [- de la réactance dans l'air. Dans le calcul de l'inductance de retour 13, il faut veiller à ce que la différence ( h - L t) soit particulibrement grande et que la réactance dans l'air Lp soit faible. Le temps de non-saturation t zm de l'inductance de retour 13 est choisi, comme on le voit, un peu plus grand que le temps dedésionisation tq de la valve principale 3. Dans le cas de charge complète intéressant la figure, ce temps t zm a la valeur spéciale de 1,25 tq I1 résulte de ce choix qu'à pleine charge la branche de retour 12, 13 n'intervient pas dans la décharge du condensateur d'extinction 7 et que les charges et transferts de charge se font essentiellement à travers la seule charge 5. Dans ce cas de fonctionnement, l'inductance de retour 13 n'entre donc pas en saturation.Le choix du temps de non-saturation tza, supérieur ou égal à tq, se règle sur le niveau maximal de la tension continue U et sur le courant de charge maximal 1m La figure 2b représente la variation c?e la tension u7 et du courant de décharge i7 du condensateur en fonction du temps t. Ce diagramme concerne lui aussi le cas de la pleine charge I = Im - On voit qu'il circule essentiellement un courant de dé- charge constant i7 = Im, tandis que la tension u7 du condensateur décroSt de façon sensiblement linéaire d'une valeur initiale à la valeur zéro.Cette valeur nulle de la tension est atteinte au bout d'un temps ftq qui représente le temps de dé- zind cn tq de la valve principale 3 multiplié par un facteur de sécurité f supérieur ou égal à 1. Il est à remarquer sur ce diagramme de la figure 2b que le condensateur d'extinction 7 n'est déchargé qu'après le temps de désionisation t de la q valve principale 3. On a choisi spécialement un facteur de sécurité f de 1,25. Le temps de non-saturation t et le temps ftq peuvent différer l'un de l'autre. Il ressort en outre de la figure 2b que le temps de ménagement ts de la valve prin cipale 3 est égal à ft . I1 est donc plus grand que le temps q, de désionisation t nécessaire. q L'inégalité tzm # tq faisant que, dans le cas de la pleine charge, la branche de retour 12, 13 ne participe pas au processus de décharge en fonction du courant de charge et n'est parcourue par aucun courant, il est possible d'adopter une capacité du condensateur d'extinction 7 aussi faible que dans le cas d'un hacheur de courant continu sans branche de retour 12, 13. On considèrera ensuite les figures 4a et 4b, valables pour le cas de la marche à vide I = Io étant entendu que le courant à vide 10 doit être voisin de zéro. La figure 4a représente elle aussi la réactance L13 de l'inductance de retour 13 en fonction du temps t. Par comparaison avec la figure 2a, on voit que le temps de non-saturation t est fonction du courant I. I1 diminue avec le courant de charge I et prend sur le diagramme de la figure 4a sa plus faible valeur t Cette valeur tzo égale à 0,5 ftq, est plus faible que le temps de désionisation tq Le temps de non-saturation tzo de l'inductance de retour 13 mesuré en présence du courant à vide Io doit représenter au moins 50 % du temps de désionisation de la valve principale 3. Lorsque ce temps de non-saturation t est expiré, l'inductance de retour 13 entre en saturation. Du fait que le temps de non-saturation t est plus petit que le temps de désionisation tqX le processus de décharge du condensateur d'extinction 13 se divise ici en deux intervalles. Dans le premier intervalle a , déterminé par le temps de non-saturation t la branche de retour 12, 13 est bloquée. La décharge a lieu essentiellement à travers la charge 5, avec une constante de temps relativement grande. Dans le deuxième intervalle b, la réactance L13 est tombée à la valeur de la réactance dans l'air Ll . Le condensateur d'extinction 7 se décharge alors, avec une plus faible constante de temps essentiellement à travers la branche de retour 12, 13, mais partiellement aussi, et toujours, à travers la charge 5. Sur la figure 4b, on a reporté la tension u7 et le courant de décharge i7 du condensateur 7 en fonction du temps t. A partir de l'instant t = t la tension u7 du condensateur décroît sinusoldalement de sa valeur initiale à la valeur zéro. Le condensateur d'extinction 7 se charge ensuite sinusoï- dalement à l'autre polarité.En même temps, le courant de décharge i7 croft et décroît de façon'sinusoidale. I1 ressort de cette figure 4b que l'inductance de retour 13 35t calculée en sorte que, dans le cas de la marche à vide I = Io, le condensateur d'extinction 7 ne soit déchargé à la tension zéro, à partir de l'instant d'amorçage t = O de la valve extinctrice l'écoulement 8, que quelque temps après/du temps de désionisation t q de la valve principale 3.La chute sinusoidale de la tension u7 du condensateur dans le second intervalle de temps b correspond au -quart de la valeur inverse T de la fréquence de retour du circuit formé par le condensateur d'extinction 7, la valve extinctrice 8 et la branche de retour 12, 13. On reconnatt aussi que la réactance dans l'air Lu de l'inductance de retour 13 a été choisie en sorte que la somme du temps de nonsaturation t dans le premier intervalle a et d'un auart de période T/4 soit plus grande que le temps de désionisa- tion t q de la valve principale 3.La somme de ces deux temps t et T/4 donne dans le cas de la marche à vide le temps de ménagement t5 de la valve principale 3. I1 est quelque peu supérieur au temps de désionisation tq, si bien que dans ce cas aussi on est assuré d'un parfait fonctionnement du hacheur de courant continu. I1 est également supérieur au temps de non saturation t zo La période d'oscillation T du circuit de retour 7, 8, 12, 13 a pour expression De cette ex pression et de la condition (tzo + T/4)tq il résulte que la réaction dans l'air Ll doit avoir une valeur non inférieure à Ll = 4 (tq - tzo)/C # . (1) Dans la réalisation pratique, on choisira une réactance dans l'air Lt, égale ou seulement un peu supérieure à la valeur de cette formule (1). La valeur de capacité C qu'elle renferme se règle d'après la tension u7 maximale du condensateur. Les figures 3a et 3b sont relatives à un cas de charge partielle qui correspond sensiblement à I w 0,5 10 - Le courant de charge I est ainsi compris entre le courant à vide Io et le courant de charge maximal Im et, de même, le temps de non-saturation de est compris entre les temps de non-satu- ration minimal t et maximal t - Sur la figure 3b, on observe que, par rapport à la figure 4b, la décharge du condensateur d'extinction 7 a lieu plus rapidement dans le premier intervalle de temps a par suite de la valeur plus grande du courant de décharge I . Dans le deuxième intervalle b , la tension u7 et le courant de décharge i7 du condensateur suivent de nouveau un cours sinusoïdal. Ici aussi, le temps de ménagement t5 de la valve principale 3 est plus grand que le temps de désionisation t q et également que le temps de non-saturation t L'utilisation d'une inductance saturable cone inductance de retour 13 permet de combiner l'avantage d'un hacheur de courant continu sans circuit de retour, à savoir celui d'une faible capacité du condensateur d'extinction 7, avec l'avantage d'un hacheur muni d'un tel circuit, à savoir celui d'un bon comportement dynamique de régulation. La capacité étant réduite, il s'écoule à travers la branche de retour 1?, 13 un courant plus faible que dans un hacheur de courant continu avec inductance de retour linéaire.On peut donc utiliser une valve extinctrice 8 et/ou une valve de retour 12 de moindre capacité de charge en courant. On obtient enfin cet autre avantage d'un moindre dégagement de chaleur par le convertis- seur statique de courant et d'un rendement accru. La figure 5 représente en coupe une forée de réali- sation préférée de l'inductance de retour 13. Elle permet d'obtenir une réactance dans l'air Ll particulièrement faible, voisine de la valeur minimale autorisée selon la formule (1). Cette inductance de retour 13 se compose de noyaux magnétiques 20, 21 disposés en deux piles juxtaposées dont les axes 22, 23 soit parallèles entre eux. Dans l'exemple représente, chaque pile est formée de six noyaux magnétiques 20 ou 21. le nombre nézesFaire se règle sur le temps de non-saturation souhaité. Lesdits noyaux magnétiques 20, 21 forment des cylinarea creux superposés axialement par leurs faces planes. Un conducteur électrique 24 passe plusieurs fois à travers les cavités des deux piles, celles-ci étroitement juxtaposées, si bien qu'elles ne sont en pratique séparés par aucun entrefer. Les noyaux magnétiques 20 et 21 sont en fer fritté comprimé. Ce matériau présentant une faible intensité de champ coercitive, la bobine de retour 13 ne fonctionne en service qu'avec de faibles pertes et les noyaux magnétiqwes 20 et 21 ne s'échauffent que faiblement. Ce matériau fait aussi que les noyaux magnétiques 20, 21 n'engendrent pas de bruit en service le temps de non-saturation est réglé par le choix au nombre des- noyaux magnétiques 20, 21 et des spires du conducteur 24 . Il suffit d'un bien moins grand nombre de noyaux magnétiques 20,21 que dans un dispositif de bobine à noyaux magnStique8 alignés sur un seul conducteur. La figure 6 représente enfin un autre conwrtisseur statique- :le courant dans lequel l'invention est utilisable avec succès. I1 s'agit d'un convertisseur statique 33 autopiloté avec un dispositif de commutation dont la structure de principe est connue d'après la figure 1 du brevet allemand nO 1 246 K1. Ce convertisseur de courant 33 est destiné à alimenter une charge 42 pouvant en particulier entre une machine triphasée. Du côté courant continu, ilest relié à une source de tension continue non représentée consistant par exemple en une batterie ou en un redresseur commandé. Le convertisseur de courant 33 renferme deux systèmes de valves montés en ponts triphasés. L'un comporte des valves principales 34 à 39 commandées, notamment des thyristors, l'autre des valves de retour 40 à 45 non commandées. Avec chacune des valves principales 34 à 39 et des valves de retour 40 à 45 est branchée en série une bobine d'inductance 84 à 89 et 90 à 95. Ces bobines, destinées essentiellement à limiter l'ac- croissement du courant, peuvent etre établies en inductances saturables à faible temps de non-saturation. Deux inductances de retour 64 et 67, 65 et 68, 66 et 69 sont disposées l'une à c8té de l'autre sur chaque branche de la charge 32. Chacune d'elles est en série avec une des valves principales 34 à 39. Ces inductances de retour 64 à 69 sont établies, dans le sens de l'invention, en inductances saturables. Le dispositif de commutation se compose de six valves extinctrices commandées 52 à 57, en série une à une avec un me condensateur d'extinction 51 et une même inductance d'extinction 50, et de deux valves de commutation commandées 48 et 49, chacune en série avec une autre inductance 46 ou 47. Les bobines d'inductance 46 et 47 sont destinées à limiter l'accroissement de la tension. Elles peuvent également être établies en inductances saturables avec faible temps de non-saturation. v disposition est telle que, abstraction faite des diverses Se- tances, l'amorçage simultané d'une des valves de commutation 48, 49 et d'une des valves extinctrices 52 à 57 branche chaque fois le condensateur d'extinction 51 en parallèle sur une des valves principales 34 à 39. L'utilisation d'inductances saturables comme inductances de retour 64 à 69 détermine le fonctionnement que l'on va exposer. Pendant le temps de non-saturation d'une des i- Uuctanvs di retour 64 à 69, le condensateur d'extinction 51 n'est déchargé, pour inversion, que par le courant de charge I. Si la décharge de ce condensateur 51 dure plus longtemps que le temps de ménagement nécessaire de la valve principale 34 à 39 à éteindre, le noyau de fer de l'inductance de retour 64 à 69 intéressée entre en saturation et il se branche un circuit de retour avec la réactance dans l'air de ladite inductance de retour.Le condensateur d'extinction 51 se trouve ainsi rapidement déchargé, comme on va l'exposer encore plus en détail d'après un processus de commutation choisi arbitraire ment. On supposera tout d'abord les valves principales 34 et 39 amorcées. Il circule ainsi un courant de la borne positive à la borne négative à travers la valve principale 34, la bobine d'inductance 84, 1'inductance de retour 64, la charge 32, la bobine de retour 69, la bobine d'inductance 89 et la valve principale 39. Le condensateur d'extinction est en mGIne temps chargé avec la polarité représentée. A l'instant t G O la valeur extinctrice 52 s'amorce. La tension du condensateur d!extinction 51 est alors appliquée endirection de biocage à la valve principale 34 et cette dernière s'éteint.Ledit condensateur 51 se décharge à travers l'inductance d'extinction 50, la valve extinctrice 52, l'inductance de retour 64, la charge 32, l'inductance de retour 69, la bobine dtinduc- tance 89, la valve principale 39, la source de tension contiwe, la valve de commutation 48 et la bobine d'inductance 46.Ce par- cours de courant est libre dans le premier intervalle de temps a, tandis que le parcours à travers la bobine d'inductance de commutation 67 et la valve de retour 40 n'est pas accessible, cette dernière n'étant pas encore entrée en saturation Lorsque le temps de non-saturation de l'inductance saturable 67 s'est écoulé, la décharge du condensateur d'extic- tion 51 se poursuit en plus, dans le deuxième intervalle de temps b , par le parcours passant par l'inductance d'extinc- tion 50, la valve extinctrice 52, l'inductance saturable 64, l'inductance saturable 67, désormais saturée elle aussi, la bcbine d'inductance 90, la valve de retour 40, la valve de com mutatfflo: : O;î t la bobine d'inductance 46. Dans le preil-ler intervalle de temps a, la bobine d'inductance 67 oppose donc, par suite de sa forte réactance, une résistance élevée à la décharge. Dans le deuxième intervalle b, la décharge peut se poursuivre avec une faible constante de temps à travers les bobines d'inductance 64 et 67 en série entre elles. L'utilisation de bobines d'inductance saturables permet de se contenter, dans ce convertisseur statique 33 aussi, d'une capacité réduite du condensateur d'extinction 51. REVENDICÂTIONS 1. Convertisseur statique de courant compostant au moins une valve principale commandée conduisant par moments le courant fourni à une charge par une source de tension continue, en parallèle sur cette valve principale le montage en série d'un condensateur d'extinction et d'au moins une valve extinctrice commandée, laquelle, à son amorçage, décharge le condensateur d'extinction sur ladite valve principale et éteint cette dernière, et enfin une branche de retour renfermant au moins une inductance et, en série avec celle-ci, une valve qui, après l'extinction de la valve principale, prend soin du courant de décharge du condensateur d'extinction, convertisseur statique de courant caractérisé par le fait qu'il utilise comme inductance de retour une inductance saturable dont le temps de nonsaturation et la réactance sont calculés en sorte que, après l'amorçage de la valve extinctrice et en présence d'un courant de charge compris entre le courant à vide et le courant de charge maximal, le condensateur d'extinction se décharge1 dans un premier intervalle de temps, essentiellement à travers la charge et, dans un deuxième intervalle de temps, à la fois à travers la charge et à travers le montage en série de l'inductance et de la valve de retour, le condensateur d'extinction n1 étant déchargé à la tension zéro, au plus tSt,qu'après l'Sécoulement du temps de désionisation de la valve principale si on part de l'instant d'amorçage de la valve extinctrice. 2. Convertisseur statique de courant selon la revendication 1 caractérisé par le fait que le temps de non-satura me du courant ure tion de l'inductance de retour présence du courant de charge maximal est supérieur ou égal au temps de désionisation,ou de relaxation ,de la valve principale et la réactance dans l'air de cette mEme inductance de retour est choisie en sorte qu'en présence du courant à vide, la somme du temps de non-saturation de ladite inductance de retour et du quart de la valeur inverse de la fréquence de retour du circuit formé par le condensateur d'extinction, par la valve extinctrice et par la branche de retour soit supérieure ou égale au temps de désionisation de la valve principale. 3. Convertisseur statique de courant selon la revendication 2 caractérisé par le fait que la réactance dans l'air de l'inductance de retour est égale ou un peu supérieure seulement à la valeur 4 4 Ct g r tzo)2/C 82 I désignant le temps de désionisation de la valve principale, t le temps de non-saturation de l'inductance de retour en cas de courant à vide et C la capacité du condensateur d'extinction. 4. Convertisseur statique de courant selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé par le fait que la capacité du condensateur d'extinction est choisie en sorte qu'en présence du courant de charge maximal, il se décharge à la tension zéro, essentiellement à travers la charge, dans un temps qui représente le temps de désionisation de la valve principale multiplié par un facteur de securie. 5. Convertisseur statique de courant selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé par le fait que l'inductance de retour se compose de deux piles juxtaposées de noyaux magnétiques à travers lesquelles passe plusieurs fois un conducteur électrique. 6. Convertisseur statique de courant selon la revendication 5 caractérisé par le fait que les noyaux magnétiques sont constitués par du fer fritté comprimé de faible intensitéde champ coercitive.