Principe actif cosmétique issu la famille des Ericaceae pour la préparation ou la restauration de l’épiderme, composition l’incluant et utilisations L’invention concerne l’utilisation d’un extrait d’au moins un végétal de la famille des Ericaceae, ou d’une composition cosmétique en contenant, ledit extrait comprenant une quantité de polyphénols d’au moins 0,05 mg/g d’extrait liquide, ou d’au moins 5 mg/g d’extrait sec, exprimée en équivalent d'acide gallique, pour la protection, le renforcement ou la restauration, au niveau de l’épiderme, de l’effet barrière, de l’hydratation, du renouvellement cellulaire, de l’homéostasie, de la communication intercellulaire, de la cohésion cellulaire, de la desquamation, de la protection contre les attaques microbiennes, de la protection contre le stress oxydatif, en particulier du aux facteurs environnementaux tels que UV et pollution urbaine ou digitale, et de la plasticité. PRINCIPE ACTIF COSMETIQUE ISSU DES GENRES ERICA ET CALLUNA POUR LA PROTECTION OU LA RESTAURATION DE L’EPIDERME, COMPOSITION L’INCLUANT ET UTILISATION La présente invention se rapporte à l'utilisation cosmétique ou dermatologique d’un extrait d’au moins un végétal de la famille des Ericaceae comprenant des polyphénols, en tant que principes actifs cosmétiques ou dermatologiques renforçant, au niveau de l’épiderme, les effets barrière, hydratant et régénérant, la communication et la cohésion intercellulaire, l’homéostasie, la plasticité, la protection contre les pathogènes et le stress oxydatif, en particulier liés aux facteurs environnementaux tels que UV et pollution urbaine ou digitale. La famille des Ericaceae comprend environ une centaine de genres parmi lesquels on peut citer à titre d'exemple les genres Erica et Calluna. Le genre Erica comporte plus de huit cent soixante espèces parmi lesquelles on peut citer Erica cinerea, Erica arborea, erica carnea, erica erigena, E. multiflora, E. scoparia, E. tetralix, E. ciliaris et E. lusitinaca. Le genre Calluna ne comporte quant à lui qu’une seule espèce, Calluna vulgaris. Erica cinerea est connue en phytothérapie pour soigner la cystite grâce à son effet diurétique. Calluna vulgaris est une plante communément utilisée dans la médecine traditionnelle, principalement par voie orale sous forme d’infusions et décoctions. Elle a différentes utilisations ethnopharmacologiques comme dans le traitement de l'eczéma, des plaies et de l'acné, des douleurs rhumatismales et des problèmes d'arthrite et des effets remarquables sur le traitement des infections urinaires. Le brevet français FR 2 814 950 A1 décrit l'utilisation, au niveau du derme, d’un extrait végétal de la famille des Ericaceae pour inhiber la dégradation du collagène par l'inhibition des collagénases. Le brevet N° ES2420514 (B1) rapporte l’utilisation, au niveau du derme, d’un extrait d’Erica erigena comme antioxydant, inhibiteur de radicaux ou stimulateur fibroblastique. L'épiderme exerce une fonction barrière de protection contre son environnement et ses agressions par un processus complexe de différenciation des kératinocytes, qui aboutit à l'élaboration d'une couche cornée hautement protectrice. Ce programme correspond à l'expression de nombreux gènes spécifiques activés puis réprimés de manière séquentielle et coordonnée, et implique de nombreux facteurs de transcription, enzymes, lipides et protéines structurales. Les jonctions assurent la cohésion cellulaire et l'organisation spatiale du cytosquelette cellulaire, et jouent un rôle fondamental dans la stratification des kératinocytes. Elles assurent également une protection de la peau vis-à-vis de la déshydratation et des infections. De nombreuses protéines transmembranaires et intracellulaires constituent ces jonctions, qui sont des zones d'ancrage pour les tonofilaments de kératine, protéine synthétisée par les kératinocytes. Dans les dernières étapes de la différenciation kératinocytaire, la plupart des constituants intracellulaires sont dégradés par protéolyse, alors qu'apparaît une nouvelle structure, l'enveloppe cornée, à laquelle sont associées de nombreuses protéines rendues insolubles par la formation de ponts grâce à l'action de transglutaminases spécifiques et calcium dépendantes. Un ciment intercellulaire lipidique, notamment constitué de céramides, confère à la couche cornée ses propriétés imperméables. La desquamation, régulée par des protéases spécifiques et compensée par un apport constant de cellules épidermiques, contribue à l'homéostasie épidermique. L'épiderme est ainsi un système dynamique dont l'activité métabolique est largement régulée par l'intégrité de la barrière. À mesure que la peau vieillit, la fonction barrière, le nombre de cellules épidermiques et le taux de renouvellement épidermique déclinent. Une réduction significative de la claudine-1 (cld-1) expression a été démontrée au cours du vieillissement. Avec l’âge et les agressions, la récupération de la fonction barrière se fait ainsi de plus en plus lentement. La cascade de changements liés au ralentissement du renouvellement cellulaire et de la perte de l’effet barrière ont pour conséquence de rendre la surface de la peau plus rugueuse et terne ainsi que de développer une sensibilité accrue aux irritants, polluants et aux pathogènes. La préservation, au niveau de l’épiderme, de la capacité de renouvellement cutané et de sa fonction barrière apparaissent comme essentiels pour lutter contre les phénomènes de vieillissement, de déshydratation et protéger la peau contre les agressions externes. L’objectif de la présente invention est de proposer une solution cosmétique efficace capable de préserver ou restaurer les fonctionnalités de l’épiderme impliquées dans la lutte contre le vieillissement cutané. A cet effet, l’invention concerne l’utilisation d’un extrait d’au moins un végétal de la famille des Ericaceae, ou d’une composition cosmétique en contenant, ledit extrait comprenant une quantité de polyphénols d’au moins 0,05 mg/g d’extrait liquide, ou d’au moins 5 mg/g d’extrait sec, exprimée en équivalent d'acide gallique, pour la protection, le renforcement ou la restauration, au niveau de l’épiderme, de l’effet barrière, de l’hydratation, du renouvellement cellulaire, de l’homéostasie, de la communication intercellulaire, de la cohésion cellulaire, de la desquamation, de la protection contre les attaques microbiennes, de la protection contre le stress oxydatif, en particulier dû aux facteurs environnementaux tels que UV et pollution urbaine ou digitale, et de la plasticité. Au sens de l’invention, un « extrait liquide » est un extrait obtenu après un procédé d’extraction à l’aide d’un solvant, avant élimination du solvant. Au sens de l’invention, un « extrait sec » est un extrait obtenu après un procédé d’extraction à l’aide d’un solvant, après élimination du solvant. Les teneurs en polyphénols de l’extrait liquide seront préférentiellement d’au moins 0,9 mg/g, plus préférentiellement d’au moins 1 mg/g ou d’au moins 1,2 m/g d’extrait. Les teneurs en polyphénols de l’extrait sec seront préférentiellement d’au moins 10 mg/g, plus préférentiellement d’au moins 20 m/g, d’au moins 30 m/g, d’au moins 40 m/g, d’au moins 50 m/g, d’au moins 60 m/g, d’au moins 70 m/g, d’au moins 80 m/g, d’au moins 90 m/g d’extrait. Préférentiellement, dans le cadre de l’invention, l'extrait de la famille des Ericaceae est un extrait préparé à partir de matériel issu d'au moins un végétal appartenant à un genre choisi parmi les genres Erica et Calluna. Selon un premier mode de réalisation, l'extrait est préparé à partir de matériel issu d'au moins un végétal appartenant au genre Erica et à une espèce choisie parmi les espèces Erica cinerea, E. arborea, E. arborescens, E. carnea, E. erigena, E. multiflora, E. scoparia, E. tetralix, E. ciliaris et E. lusitinaca. Préférentiellement, le végétal appartient à l'espèce Erica cinerea. Selon un second mode de réalisation, l'extrait est préparé à partir de matériel issu d'au moins un végétal appartenant à l’espèce Calluna vulgaris. Selon un troisième mode de réalisation, l'extrait de végétal selon l'invention est un extrait préparé à partir d’un mélange de matériel issu d'au moins un végétal du genre Calluna et de matériel issu d'au moins un végétal du genre Erica. L'extrait d'au moins un végétal utilisé selon l'invention peut être obtenu à partir de matériel végétal issu de plante entière ou de parties de plante comme les feuilles, les tiges, les fleurs, ou encore des cellules dédifférenciées. Par cellules végétales dédifférenciées, on entend toute cellule végétale ne présentant aucun des caractères d'une spécialisation particulière et capable de vivre par elle-même et non en dépendance avec d'autres cellules. Préférentiellement selon l'invention, on utilise les fleurs. Toute méthode d'extraction connue de l'homme du métier et permettant d’extraire les polyphénols peut être utilisée pour préparer l'extrait contenu dans la composition selon l'invention. Parmi les solvants adaptés, on peut citer ainsi l'eau elle-même, les solvants hydroalcooliques en toute proportion ou encore les solvants constitués d'eau et d'un composé comme le propylène glycol, le butylène glycol, le propanediol, le glycérol en toute proportion. Parmi les solvants alcooliques on peut citer notamment l'éthanol. La préparation des extraits convenant à l'invention se déroule selon des techniques conventionnelles et mettent généralement en œuvre une étape de broyage suivie d'une étape d'extraction. Les modalités d'extraction relèvent clairement des compétences de l'homme de l'art. D'une manière générale, elles mettent en œuvre un solvant d'extraction qui est bien entendu choisi pour son aptitude à extraire les polyphénols contenus dans les végétaux considérés. Ce solvant d'extraction peut être un solvant polaire, en particulier un solvant aqueux tel que de l’eau, ou hydroglycolique, c’est-à-dire un mélange d’eau et de propylène glycol, de butylène glycol ou de propanediol, ou un solvant hydroglycérique, c’est à dire un mélange eau/glycérol ou un solvant hydroalcoolique formé par mélange d'eau avec au moins un solvant tel que méthanol, éthanol. Préférentiellement, l’extrait est un extrait aqueux, alcoolique, hydroglycolique, glycolique, hydroalcoolique ou hydroglycérine. Selon un mode de réalisation de l’invention, les polyphénols contenus dans l’extrait comprennent, à titre de polyphénols majoritaires, un ou plusieurs polyphénols choisis parmi l’acide chlorogénique, ou l’un de ses dérivés ou analogues, la catéchine ou l’un de ses dérivés ou analogues, l’épicatéchine ou l’un de ses dérivés ou analogues, la myricétine ou l’un de ses dérivés ou analogues, l’isorhamnétine-O-rhamnoside, la quercétine ou l’un de ses dérivés ou analogues, la proanthocyanidine ou l’un de ses dérivés ou analogues, la 3,5,7,tetrahydroxy-4′-methoxy-flavanone 8-deoxyhexoside, le kaempférol ou l’un de ses dérivés ou analogues. Préférentiellement encore, l’extrait est formulé dans une composition cosmétique qui comprend de 0,01 à 10% dudit extrait en poids de matière sèche par rapport au poids total de la composition. Une composition cosmétique convenant à l’utilisation selon l’invention, contiendra préférentiellement un extrait selon l’invention lui conférant une teneur en polyphénols comprise entre 1 et 10 mg pour 100g de composition. Une telle composition pourra bien entendu comprendre un ou plusieurs autres composés tels que des colorants, des agents filmogènes, des tensio-actifs, des parfums, des conservateurs, des émulsionnants, des huiles, des filtres UV, des vitamines, ou tout autre composé adapté à l’application cosmétique de la composition. Par ailleurs, une telle composition pourra se présenter sous toute forme adaptée à l’application sur la peau, telle qu’une crème, une lotion, un sérum ou un gel. La présente invention concerne encore un extrait issu d'au moins un végétal appartenant à la famille des Ericaceae et comprenant une quantité de polyphénols d’au moins 0,05 mg/g d’extrait liquide, ou d’au moins 5 mg/g d’extrait sec, exprimée en équivalent d'acide gallique. Avantageusement, les polyphénols contenus dans l’extrait comprennent, à titre de polyphénols majoritaires, un ou plusieurs polyphénols choisis parmi l’acide chlorogénique, ou l’un de ses dérivés ou analogues, la catéchine ou l’un de ses dérivés ou analogues, l’épicatéchine ou l’un de ses dérivés ou analogues, la myricétine ou l’un de ses dérivés ou analogues, l’isorhamnétine-O-rhamnoside, la quercétine ou l’un de ses dérivés ou analogues, la proanthocyanidine ou l’un de ses dérivés ou analogues, la 3,5,7,tetrahydroxy-4′-methoxy-flavanone 8-deoxyhexoside, le kaempférol ou l’un de ses dérivés ou analogues. La présente invention est ainsi basée sur la découverte inattendue que des extraits, notamment des genres Erica et Calluna, comprenant des polyphénols, présentent des effets notables au niveau de l’épiderme avec des propriétés cosmétiques très intéressantes. En effet, de manière surprenante et inattendue, la société déposante a mis en évidence une induction des gènes impliqués dans diverses jonctions intercellulaires et leur maturation conduisant à une desquamation. Les jonctions serrées contrôlent les voies de signalisation cellule-cellule. Elles sont indispensables au maintien de la fonction barrière et à la cohésion de l'épiderme. Les composants moléculaires des jonctions serrées peuvent être classés en deux groupes, à savoir les protéines transmembranaires et les protéines membranaires périphériques. Parmi les gènes régulés, CLDN1, CLDN4 et CLDN7, codant respectivement pour les protéines transmembranaires, claudine-1, -4 et -7 sont régulés à la hausse par un extrait selon l’invention, en particulier issu d’un végétal des genres Erica ou Calluna. Le gène OCLN est également induit par le traitement avec un extrait selon l’invention, en particulier issu des genres Erica ou Calluna. L'occludine est une autre protéine transmembranaire jouant un rôle majeur dans les jonctions serrées. Outre leur rôle dans la cohésion et la fonction barrière de l'épiderme, les protéines occlusives ont une fonction de transmission d'informations au niveau des sites de jonction. Elles interagissent avec les protéines d'adhésion et jouent ainsi un rôle dans l'adhésion cellule-cellule. Elles participent également à la régulation du processus de différenciation des kératinocytes. DSG1 et DSP, codant respectivement pour la desmogléine-1 et la desmoplakine, deux composants des desmosomes, sont également régulés par un extrait selon l’invention, en particulier issu des genres Erica ou Calluna. Les desmogléines sont des glycoprotéines transmembranaires. Elles assurent le niveau d'adhésion intercellulaire alors que les parties desmosomes cytoplasmiques s'associent aux protéines de la «plaque dense externe» comme la plakoglobine ou la desmoplakine. La desmoplakine elle-même interagit avec les filaments intermédiaires de kératine de la «plaque intérieure dense» permettant la fixation des réseaux cytosquelettiques à la membrane plasmique. Les protéines de desmoplakine sont les composants les plus abondants du desmosome. CDSN est également régulé par le traitement avec un extrait selon l’invention, en particulier issu des genres Erica ou Calluna. Au cours de la différenciation, les desmosomes sont mûris dans les cornéodesmosomes de la couche cornée pour maintenir la cohésion entre les cornéocytes et assurer la fonction de barrière de la couche cornée. Le composant principal de ces structures est la cornéodesmosine (CDSN). Le CDSN présente des propriétés adhésives et joue un rôle essentiel dans le maintien de l'intégrité de l'épiderme. La dégradation du CDSN pendant le processus de desquamation est accomplie par les peptidases 5 et 7 apparentées à la kallikréine de type protéase (KLK5 et KLK7), qui influencent l'épaisseur de la couche cornée et l'apparence de la surface de la peau. SPINK5 est également régulé par le traitement avec un extrait selon l’invention, en particulier issu des genres Erica ou Calluna. L'inhibiteur de sérine protéase Kazal de type 5a ou LEKTI-1 (inhibiteur lympho-épithélial de type kazal de type 5) est codé par SPINK5. Il est impliqué dans la régulation du processus de desquamation en inhibant KLK5 et KLK7. L'activité incontrôlée de KLK5 et KLK7 contribue à une barrière cutanée défectueuse, facilite la pénétration des allergènes et des microbes et génère des signaux menant au processus d'inflammation. La régulation stricte de l'activité protéase épidermique est donc essentielle pour l'homéostasie cutanée. Un autre point remarquable de la présente invention est la contribution importante des extraits selon la présente invention sur l'expression de gènes codant pour plusieurs des protéines impliquées dans la différenciation des kératinocytes et la formation des enveloppes cornées , SPRRA1 (Small Proline-Rich Protein 1A or cornifin-A), IVL (involucrin), LOR (loricrine), CASP14, (caspase-14), TGM1 (transglutaminase-1), SCEL (scielline) et SFN (stratifine). Les SPRR 1 sont en effet essentielles à la différenciation terminale des kératinocytes et à la formation de l’enveloppe cornée. Au cours de la différenciation tardive, les SPRR sont exprimées avec d'autres gènes qui codent pour des protéines telles que l'involucrine. Dans les couches les plus externes de la peau, ces protéines sont réticulées à la périphérie de la cellule par des transglutaminases. Avec les lipides, elles forment l’enveloppe cornée sous la membrane des kératinocytes. En tant que partie intégrante de l’enveloppe cornée, les SPRR sont donc impliquées dans la fonction de barrière et la stabilité mécanique de l'épiderme. Elles interviennent également comme piégeurs d'espèces réactives de l'oxygène vis à vis des stress oxydatifs, avec une fonction importante sur les bords des plaies. La loricrine (LOR), est une protéine synthétisée dans la couche granulaire lors de la cornification. Pendant la formation de la couche cornée, la loricrine migre vers la périphérie cellulaire et est liée de manière covalente par la transglutaminase-1 à plusieurs protéines telles que l'involucrine, les SPRR, etc., pour former la couche cornée. La loricrine est le composant principal de l'enveloppe cornifiée épidermique et est essentielle pour la résistance mécanique de l'épiderme. L’involucrine (IVL) est un autre composant de l’enveloppe cornée (CE). C'est un composant précoce dans l'assemblage de l’enveloppe cornée qui fournit un échafaudage sur lequel d'autres protéines deviennent ensuite réticulées. Dans la peau, la caspase-14 (CASP14) ne s'exprime que dans les couches différenciantes et cornifiantes de l'épiderme et du follicule pileux. La caspase-14 joue un rôle dans le traitement correct et la dégradation de la profilaggrine en filaggrine bien connue pour son rôle dans l'hydratation de la peau. Les transglutaminases (TGases) sont connues pour participer à la formation de l'EC. Les TGases 1 et 3 sont activées par protéolyse contrôlée pendant la différenciation des kératinocytes. La TGase-1 (TGM1) est principalement exprimée dans la couche granulaire de l'épiderme mais est également exprimée à des stades ultérieurs de différenciation. Au niveau de la membrane cellulaire des kératinocytes en différenciation, la TGase 1 réticule diverses protéines structurelles pour la formation de CE. De plus, la TGase 1 contribue à la formation d'une enveloppe liée aux lipides par estérification (réticulation) des céramides sur des protéines CE. La scielline (SCEL), un précurseur de l'enveloppe cornifiée, se localise à la périphérie des cellules et fonctionne dans l'assemblage ou la régulation des protéines dans l'enveloppe cornifiée. Elle est également connue pour être un substrat des transglutaminases. Le SFN codant pour la stratifine est une protéine capable de se lier et de moduler les protéines riches en phosphosérine / thréonine. Dans les kératinocytes, la stratifine est considérée comme un marqueur associé à la différenciation des kératinocytes. Elle est également impliquée dans la signalisation via les protéines kinases C, dans la régulation de la croissance cellulaire et a une fonction en interaction avec les fibroblastes. La forme de stratifine sécrétée par les kératinocytes est en effet impliquée dans la surexpression de métalloprotéinases telles que MMP-1, MMP-3, MMP-8, MMP10 et MMP-24 par les fibroblastes. Outre la présence et la disposition des protéines des cornéocytes, la présence de composés hautement hygroscopiques joue un rôle dans la capacité de rétention d'eau de la couche cornée. Dans les couches supra-basales, de nombreux gènes codant pour des protéines impliquées dans la production de facteurs hygroscopiques, dans le transport et le confinement des molécules d'eau au sein de l'épiderme sont également essentiels pour l'hydratation des tissus. Parmi ces gènes, un gène particulièrement intéressant est régulé à la hausse par un extrait selon l’invention, en particulier issu des genres Erica ou Calluna : AQP3 (aquaporine-3). Parmi la famille des AQP cutanés, seule l'AQP3 dans l'épiderme est strictement pertinente pour la physiologie cutanée et joue ainsi un rôle important dans l'hydratation de l'épiderme. L'AQP3 est perméable à l'eau et au glycérol. L’aquaporine-3, exprimée à partir de la couche basale jusqu'à une couche de cellules sous le SC, agit pour faciliter le mouvement de l'eau entre la couche basale de l'épiderme et le SC afin de maintenir un niveau constant d'hydratation dans l'épiderme. Dans ce contexte, un extrait selon l’invention, en particulier issu des genres Erica ou Calluna se montre donc particulièrement intéressant pour son effet potentiel sur la différenciation de l'épiderme, permettant d'assurer une bonne fonction barrière et une bonne hydratation cutanée. Un autre point remarquable de la présente invention est la contribution importante des extraits selon l’invention, notamment issus des genres Erica et Calluna , et comprenant des polyphénols , sur l'expression de plusieurs gènes codant pour des enzymes impliquées dans la synthèse, le transport ou la transformation des lipides dans les corps lamellaires ou dans la matrice lipidique extracellulaire. La fonction de barrière de perméabilité de la CE implique une réticulation des protéines cornéocytaires ainsi qu'un remodelage orchestré des lipides. Cela empêche la perte excessive de fluides corporels, mais fournit en outre une barrière efficace contre les xénobiotiques environnementaux et les infections de l'hôte par des agents pathogènes. Les lipides les plus courants trouvés dans la matrice lipidique extracellulaire de la couche cornée sont les céramides, le cholestérol et les acides gras non estérifiés (AG). La céramide glucosyltransférase appelée également glucosylcéramide synthase (UGCG) catalyse la première étape de glycosylation dans la biosynthèse des glycosphingolipides. Le glucosylcéramide est le principal glycosphingolipide de l'épiderme. Il est considéré comme un précurseur intracellulaire et un support de céramide extracellulaire. Parmi les enzymes participant à la maturation des lipides lamellaires, la SMPD1 (sphingomyéline phosphodiestérase), une enzyme délivrée par les corps lamellaires qui convertit la sphingomyéline en céramides, est induite par un extrait selon l’invention, en particulier issu des genres Erica ou Calluna. Les transporteurs de cassette de liaison à l'ATP (ABC) (ABCA12) sont des protéines de transport lipidique transmembranaire des kératinocytes associés au transport des lipides via les granules lamellaires. ABCA12 est considéré comme transportant les lipides, y compris les céramides, pour former une matrice lipidique extracellulaire dans la couche cornée de l'épiderme, ce qui est essentiel pour la fonction de barrière cutanée. Un extrait selon l’invention, en particulier issu des genres Erica ou Calluna induit également l'expression de CERS3 codant pour la céramide synthase 3. La céramide synthase 3 est exclusivement requise pour la synthèse de céramides avec des acides gras à chaîne ultra longue, qui sont des composants clés de la matrice lipidique extracellulaire. Un extrait selon l’invention, en particulier issu des genres Erica ou Calluna régule également à la hausse l'expression de la diacylglycérol O-acyltranférase 2 (DGAT2). Cette enzyme catalyse l'étape terminale de la synthèse du triacylglycérol (TAG). L'hydrolyse du TAG est essentielle pour la formation d'une barrière de perméabilité fonctionnelle. Les défauts de synthèse ou de catabolisme des TAG entraînent un manque de ω- (O) -acylcéramides, qui sont des précurseurs lipidiques essentiels pour la formation de l'enveloppe lipidique des cornéocytes. Cette structure joue un rôle important dans la liaison de la matrice lamellaire enrichie en lipides à des protéines cornéocytaires hautement réticulées. Un autre point remarquable de la présente invention est la contribution importante des extraits selon l’invention, en particulier issu s des genres Erica ou Calluna , sur l’induction des systèmes de défense cutané e notamment à travers la synthèse de peptides a ntimicrobiens . La peau rencontre en permanence des agents pathogènes microbiens. Pour se défendre contre cela, les cellules de l'épiderme et du derme ont développé plusieurs stratégies innées pour prévenir l'infection. Les peptides antimicrobiens sont l'un des principaux mécanismes utilisés par la peau aux premiers stades de la défense immunitaire. Les peptides antimicrobiens ont une large activité antibactérienne contre les bactéries gram-positives et négatives et présentent également une activité antifongique et antivirale. Parmi les gènes de peptides antimicrobiens, la RNASE7 (ribonucléase 7) est régulée positivement par un extrait selon l’invention, en particulier issu des genres Erica ou Calluna. Cette protéine possède une activité ribonucléase et est active contre une variété d'agents pathogènes. En plus d'une expression constitutive, l'ARNm de RNase 7 joue un rôle important dans le système de défense immunitaire inné des épithéliums humains. L'induction de RNASE7 par un extrait selon l’invention augmenterait la capacité de l'épiderme à se protéger contre les attaques microbiennes. Un autre point remarquable de la présente invention est la contribution importante des extraits selon l’invention, en particulier issu s des genres Erica ou Calluna , sur la protection cellulaire vis-à-vis des stress oxydatifs , par exemple dus aux ultra-violet s et à la pollution . Les mitochondries sont considérées comme une source majeure d'espèces réactives de l'oxygène ou de radicaux libres (ROS), qui sont délétères en cas de surproduction, par exemple dans des conditions stressantes, en particulier l'exposition aux UV. Les ROS sont bien connus pour favoriser le vieillissement cellulaire. Pour se protéger contre la production excessive de ROS, la cellule a mis en place des systèmes antioxydants de type non enzymatique (production de molécules antioxydantes) et de type enzymatique, comme la catalase, la superoxyde dismutase, la glutathion peroxydase etc. Ces enzymes agissent à différents niveaux pour neutraliser les radicaux libres et maintiennent l'équilibre du potentiel d'oxydoréduction de la cellule. Un extrait selon l’invention, en particulier issu des genres Erica ou Calluna, permet d’induire HMOX1 et NQO1, deux enzymes antioxydantes et cytoprotectrices. HO-1 ou hème oxygénase-1 codée par HMOX1 est connue pour montrer un effet protecteur contre le stress oxydatif. Le gène est induit rapidement après exposition aux radicaux libres. NQO1, en plus de son rôle catalytique dans la réduction des quinones, intervient pour piéger le superoxyde directement. Cette propriété fournit une activité supplémentaire de protection contre le stress oxydatif. Un extrait selon l’invention, en particulier issu des genres Erica ou Calluna, induit également l'expression de RORA. Le ROR-alpha est capable d'induire l'expression de deux enzymes antioxydantes, à savoir la superoxyde dismutase 2 (SOD2) et la glutathion peroxydase 1 (Gpx1). Il a été démontré que la mélatonine, connue pour ses propriétés antioxydantes dans la peau, agit en se liant au récepteur ROR-alpha. Les caractéristiques de l'invention mentionnées ci-dessus, ainsi que d'autres, apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d’exemples de réalisation. Exemple 1 : préparation d’extrait s aqueux de la famille des Ericaceae L’extraction est obtenue par extraction aqueuse de 200 g de plante par Kg d’eau, comprenant une étape de réaction enzymatique avec un cocktail d’enzymes. Avantageusement, l’étape de réaction enzymatique a lieu à pH neutre, à une température inférieure à 50°C et avec un cocktail d’enzymes ayant au moins une activité protéase, une activité amylase, une activité glucanase et une activité cellulase. Après désactivation de (s) enzymes(s), l’extrait est centrifugé puis filtré sur membranes jusqu’à 2um. Exemple 2 : préparation d’extrait s en eau/glycérine de la famille des Ericaceae L’extraction est obtenue par extraction de 200 g de fleurs dans 1 Kg d’un mélange eau/glycérine (30/70 poids/ poids). L’extraction est réalisée à température ambiante et sous agitation pendant 48 heures. L’extrait est ensuite filtré sur poches puis filtré sur membranes jusqu’à 2um. Exemple 3 : préparation d’extrait s hydroglycolique s de la famille des Ericaceae 50 g de fleurs ont été soumis à une macération pendant 30 min à 50 ° C avec 1000 ml d'eau d, éthanol: eau (1: 1) ou éthanol. L’extrait est ensuite filtré sur poches puis filtré sur membranes jusqu’à 2um. Les solvants sont évaporés sous vide. Exemple 4 : teneur en polyphénols totaux par la méthode Folin-Ciocalteu Les teneurs en polyphénols totaux d’extraits obtenus selon les exemples 1 à 3 sont déterminées par la méthode bien connue Folin-Ciocalteu. Les résultats obtenus pour la teneur en polyphénols totaux par la méthode Folin-Ciocalteu sont présentés dans la Table 1 ci-dessous : Exemple 5 : c aractérisation et quantification des principaux composés phénoliques par UPLC-DAD-MS Les résultats de caractérisation et de quantification de l’extrait Erica Cinerea selon l’exemple 2 sont présentés dans la Table 2 ci-dessous : Substances Teneur en µg/g extrait eau/glycérine Acide chlorogénique (5-CQA) (a) 27,8 Catéchine (b) 6,9 Epicatéchine (b) 5,3 Myricétine- O -rhamnoside (d) 8,3 Myricétine méthyl éther- O -rhamnoside (d) 37,0 Isorhamnétine- O -rhamnoside (d) 8,3 Quercétine (d) 6,8 quantifié en équivalent acide chlorogénique à 320nm quantifié en équivalent catéchine à 280nm quantifié en équivalent acide caféique à 320nm quantifié en équivalent quercétine à 360nm Les résultats de caractérisation et de quantification de l’extrait Calluna vulgaris selon l’exemple 3 sont présentés dans la Table 3 ci-dessous : SUBSTANCES Teneur en µg/g Acide quinique 21,2 Trimère proanthocyanidines 19,8 Tétramère proanthocyanidines 9,9 3,5,7,tetrahydroxy-4′-methoxy-flavanone 8-deoxyhexoside 49,8 Methoxy myricetin deoxyhexoside 324,5 Quercetin-deoxyhexoside 110,6 Kaempferol deoxyhexoside 3,4 Myricetin deoxyhexoside 10,1 Quercetin 129,8 Kaempferol 48,7 Myricetin 59,9 Exemple 6 : effet barrière, cohésion cellulaire, plasticité, exfoliant et homéostasie de l’épiderme . Etude transcriptomique L'étude a été réalisée sur des cultures 2D in vitro de kératinocytes épidermiques humains normaux (NHEK) irradiés aux UV. Les effets de différents extraits selon l’invention sur l'expression de gènes impliqués dans la biologie épidermique sont évalués par qRT-PCR. 24h avant les traitements, les NHEK sont ensemencés dans des flacons de culture. Les extraits sont ensuite solubilisés directement dans un milieu de culture pendant 18 heures. Après 18 heures de traitement, les cellules sont irradiées par des UVA à 5 J / cm2 (en l'absence des éléments à tester). Puis les extraits à tester sont réappliqués dans un milieu de culture pendant 6 heures supplémentaires. Le Table 4 résume les effets significatifs des extraits selon l’invention d’Erica cinerea sur l'expression des gènes, plus spécifiquement l’expression des gènes après 24h de traitement des kératinocytes et une irradiation aux UVA effectuée après 18h de traitement. La valeur RQ est présentée : elle correspond à la quantification relative de l'expression du gène cible par rapport à la condition de contrôle (contrôle non traité irradié). symbole gène Gene ERI-CI Eau-glycérine ERI-AR Eau CAL-VU Hydroalcoolique SPRR1A Cornifin-A (Small proline-rich protein IA) 146,1 127,2 131,2 HMOX1 Heme oxygenase (Decycling) 1 86,9 75,9 82,4 CDSN Corneodesmosin 82,7 67,3 71,5 CLDN4 Claudin-4 38,0 27,8 29,3 KLK7 Kallikrein-7 34,3 26,4 28,7 IVL Involucrin 31,3 25,7 28,2 RORA Nuclear receptor ROR-alpha 27,7 21,3 19,7 TGM1 Protein-glutamine gamma-glutamyltransferase K (Transglutaminase-1) 23,2 19,8 21,2 OCLN Occludin 11,6 9,8 9,9 CASP14 Caspase-14 11,5 9,9 8,7 LOR Loricrin 8,36 7,28 7,15 ABCA12 ATP-binding cassette sub-family A member 12 7,31 5,75 5,65 CLDN1 Claudin-1 5,22 4,37 4,31 DGAT2 Diacylglycerol O-acytransferase 2 5,03 2,39 3,14 RNASE7 Ribonuclease 7 4,88 2,54 3,21 DSP Desmoplakin 2,97 3,20 2,99 KLK5 Kallikrein-5 2,90 3,71 2,93 SMPD1 Sphingomyelin phosphodiesterase (Acid sphingomyelinase) 2,88 3,45 2,75 NQO1 NAD(P)H dehydrogenase [quinone] 1 2,81 3,31 2,78 SCEL Sciellin 2,78 3,15 2,59 DSG1 Desmoglein-1 2,32 2,23 2,36 SPINK5 Serine protease inhibitor Kazal type 5 2,29 1,98 2,21 AQP3 Aquaporin-3 (Aquaglyceroporin-3) 2,15 2,45 1,98 CERS3 Ceramide synthase 3 2,15 2,37 1,99 UGCG Ceramide glucosyl transferase 1,85 2,14 1,77 SFN Stratifin 1,64 1,56 1,59 KRT10 Keratin, type I cytoskeletal 10 (keratin 10) 0,39 0,31 0,28 KRT1 Keratin, type II cytoskeletal 1 (keratin 1) 0,25 0,15 0,15 NOTCH1 Neurogenic locus notch homolog protein 1 0,21 0,14 0,19 Erica cinerea : ERI-CI (exemple 2) ; Erica arborescens : ERI-AR CI (exemple 1) ; Calluna vulgaris : CAL-VU CI (exemple 3). L’augmentation de l'expression de SPRR1A, IVL et KLK7 permet de renforcer la cohésion entre les cornéocytes, d’améliorer la fonction de barrière du stratum corneum, la plasticité de l’épiderme et d’éliminer les cellules mortes. Etude protéomique Les effets des extraits ont été évalués sur l'abondance de trois protéines : l'involucrine (IVL), la transglutaminase-1 (TGM-1) et la claudine-4 (CLDN-4) Les kératinocytes NHEKs ont été ensemencés en milieu complet, 24h avant le traitement. Ils ont ensuite été traités pendant 72h avec les extraits à une concentration de 3 %. En parallèle, des cellules ont également été cultivées en hyper-calcium (1,8 mM CaCl2) afin d'induire l'expression des 3 protéines cibles (traitement de référence). A l'issue des traitements, les kératinocytes NHEK ont été fixés et mis en présence des anticorps primaires spécifiques des 3 protéines d'intérêt. Des anticorps secondaires conjugués à la fluorescéine ont ensuite été utilisés pour détecter les anticorps primaires. Un extrait d’Erica cinerea (obtenu selon exemple 1) a été appliqué dans le milieu de culture de kératinocytes NHEKs pendant 72h. A la fin des traitements, les cellules ont été fixées et les immunocolorations des 3 protéines cibles ont été réalisées. Les valeurs moyennes et la quantification sont présentées dans la Table 5 ci-dessous en pourcentage du témoin non traité. Une analyse statistique t-student a été réalisée pour comparer l'effet de chaque traitement avec les contrôles respectifs. Les valeurs de 0,001 INVOLUCRINE TRANSGLUTAMINASE-1 CLAUDINE Témoin non traité 100 100 100 Ca 2+ 1,8 mM 4005 327 5834 ERICA cinerea 1369 596 20888 ERICA arborescens 1021 **** 356 ** 5980 *** CALLUNA vulgaris 784 *** 345 ** 8796 *** EFFET PROTECTEUR CONTRE LE STRESS OXYDATIF Il a été démontré que l'irradiation par les rayons ultraviolets A et d'autres oxydants régule positivement l'expression de l'ARNm de HO-1 dans la peau. L’activité anti-pollution a été réalisée à l’aide d’explants de peau humaine. Au jour 0 (J0), J1, J2 et J5 (4 heures avant l'exposition au polluant), les extraits d’Erica cinerea (obtenu selon exemple 1) ont été appliqués à la dose de 3% par voie topique. Les explants témoin s n'ont reçu aucun traitement hormis le renouvellement du milieu de culture. À J5, 4 heures après l'application du produit, les explants des lots ont été placés sur le système PolluBox®. Le polluant est un mélange de métaux lourds supplémentés en hydrocarbures polycycliques aromatiques et matière particulaire. À J6 (24 heures après l'exposition au polluant), les explants de chaque lot ont été recueillis. L'immunomarquage de HO-1 a été évalué par observation au microscope. Les résultats observés sont les suivants : Au jour 0, sur le témoin T0, la coloration de HO-1 est faible à modérée dans l’épiderme. A J6, sur le témoin « non pollué » (TJ6), l'expression de HO-1 est modérée dans l'épiderme. A J6, sur les explants « non pollués », l’application des extraits induit une légère diminution de l’expression de HO-1, témoignant d’un effet sur l’oxydation cellulaire basale. A J6, l'exposition aux polluants induit une augmentation nette de l'expression de HO-1 pour le témoin. La diminution de HO-1 dans les explants traités avec l’extrait confirme son effet protecteur vis à vis des stress oxydatifs. Le Table 6 indique les résultats de l’immunomarquage, en % du témoin. HO-1 ESPECES Vs témoin « non pollué » J6 Vs témoin « pollué » J6 ERICA cinerea -20% -16% ERICA arborescens -17% -14% CALLUNA vulgaris -15% -15% Ainsi, l'exposition aux polluants induit une augmentation de l'expression de HO-1. Les extraits obtenus selon l’exemple 2 présentent une bonne activité anti-pollution en inhibant l'augmentation de l'expression de HO-1 induite par l'exposition à des polluants. ACTIVITE HYDRATANTE L’activité hydratante d’un extrait d’Erica cinerea (obtenu selon exemple 2) ERI-CI est évaluée sur des explants cutanés. Les actifs ont été dilués dans de l'eau distillée à la concentration de 3% et placés sur la surface de la peau à raison de 4 µl / cm². La mesure de l'hydratation a été réalisée avec un cornéomètre à T0, 1, 2, 4, 8, 12 et 24h de culture. La Table 7 indique les moyennes d'hydratation (% / T0) avec et sans extrait en fonction du temps. (*** p Temps ( heures ) Témoin ERICA cinerea ERICA arborescens CALUNA vulgaris Moyenne Moyenne Moyenne Moyenne T0 100.00 100.0 100 100 1 96.46 128.6 124,7*** 117,5*** 2 103.05 123.8 124,2*** 118,4*** 4 97.92 118.6 119,8*** 115,8*** 8 100.48 122.5 116,3*** 114,9*** 12 100.00 124.2 115,7*** 118,3*** 24 97.34 114.2 115,4*** 114,2*** Les extraits présentent un effet hydratant immédiat et de longue durée. EFFET SUR LE RENOUVELLEMENT CELLULAIRE L’étude est réalisée sur 24 volontaires âgées entre 18 et 68 ans. La moyenne d’âge est de 47 ans. Le renouvellement cellulaire est mesuré grâce à une « méthode DHA ». Deux patchs semi-occlusifs contenant une crème à 5% de DHA sont appliqués sur la peau pendant deux heures, avec un temps de latence entre ces deux patchs de deux heures. Le renouvellement des cellules cornées entraîne la disparition de la coloration induite par le DHA. Les mesures colorimétriques de la peau sont effectuées avec un spectrophotomètre. Le turn-over cellulaire du Stratum Corneum est directement proportionnel à la disparition de la coloration induite par le DHA puis, à l'augmentation des valeurs ITA ° (Individual Typologic Angle) après J0. Le pourcentage de taux de renouvellement cellulaire (Δ%) est calculé sur les valeurs ITA °, selon la formule suivante : D-1 : avant application du patch DHA ; D0 : après application du DHA et avant application d’un produit contenant un extrait obtenu selon l’exemple 2 (extrait en eau/glycérine), Di : à chaque mesure de temps après application du produit. Le produit accélère le taux de renouvellement cellulaire lorsqu'il est plus important sur la zone traitée que sur la zone non traitée. La Table 8 indique les taux de renouvellement cellulaire ou "turn-over" après trois, cinq, sept, dix, douze, quatorze et dix-sept jours d'utilisation. Cinétique Renouvellement cellulaire en % (moyennne ± ES) Significativité Sujets présentant une amelioration du renouvellement cellulaire en comparaison de la zone non traitée Zone traitée (TPZ2) Zone non traité (NTPZ) Δ(TPZ2–NTPZ) Δ D3 18%±3% 1%±3% 17%±4% Oui 87% Δ D5 38%±4% 14%±4% 25%±6% Oui 76% Δ D7 52%±5% 30%±6% 22%±6% Oui 81% Δ D10 73%±4% 51%±6% 22%±4% Oui 87% Δ D12 85%±3% 65%±5% 20%±4% Oui 87% Δ D14 90%±3% 75%±5% 16%±4% Oui 86% Δ D17 98%±1% 89%±3% 9%±2% Oui 74% P Après 17 jours d’utilisation biquotidienne et en comparaison à une zone non traitée, la crème ERI-CI a favorisée la vitesse de renouvellement cellulaire de D3 à D17. Utilisation d’un extrait d’au moins un végétal de la famille des Ericaceae, ou d’une composition cosmétique en contenant, ledit extrait comprenant une quantité de polyphénols d’au moins 0,05 mg/g d’extrait liquide, ou d’au moins 5 mg/g d’extrait sec, exprimée en équivalent d'acide gallique, pour la protection, le renforcement ou la restauration, au niveau de l’épiderme, de l’effet barrière, de l’hydratation, du renouvellement cellulaire, de l’homéostasie, de la communication intercellulaire, de la cohésion cellulaire, de la desquamation, de la plasticité et de la protection contre le stress oxydatif dû aux facteurs environnementaux tels que les UV et la pollution urbaine ou digitale Utilisation selon l’une des revendications précédentes, dans laquelle ledit extrait est un extrait issu d'au moins un végétal appartenant à un genre choisi parmi les genres Erica et/ou Calluna. Utilisation selon l’une des revendications précédentes, dans laquelle ledit extrait est un extrait issu d'au moins un végétal appartenant à une espèce choisie parmi les espèces Erica cinerea, E. arborea, E.arborescens, E. carnea, E. erigena, E. multiflora, E. scoparia, E. tetralix, E. ciliaris et E. lusitinaca, préférentiellement Erica cinerea. Utilisation selon l’une des revendications 1 à 2, dans laquelle ledit extrait est un extrait issu d'au moins un végétal appartenant à l’espèce Calluna vulgaris. Utilisation selon l’une des revendications précédentes, dans laquelle ledit extrait est issu de plante entière ou de partie de plante comme les feuilles, les tiges, les fleurs, ou encore des cellules dédifférenciées. Utilisation selon l’une des revendications précédentes, dans laquelle ledit extrait est un extrait aqueux, alcoolique, hydroglycolique, glycolique, hydroalcoolique ou hydroglycérine. Utilisation selon l’une des revendications précédentes, dans laquelle lesdits polyphénols comprennent, à titre de polyphénols majoritaires, un ou plusieurs polyphénols choisis parmi l’acide chlorogénique, ou l’un de ses dérivés ou analogues, la catéchine ou l’un de ses dérivés ou analogues, l’épicatéchine ou l’un de ses dérivés ou analogues, la myricétine ou l’un de ses dérivés ou analogues, l’isorhamnétine-O-rhamnoside, la quercétine ou l’un de ses dérivés ou analogues, la proanthocyanidine ou l’un de ses dérivés ou analogues, la 3,5,7,tetrahydroxy-4′-methoxy-flavanone 8-deoxyhexoside, le kaempférol ou l’un de ses dérivés ou analogues. Utilisation selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle les teneurs en polyphénols de l’extrait liquide seront préférentiellement d’au moins 0,9 mg/g, plus préférentiellement d’au moins 1 mg/g ou d’au moins 1,2 mg/g d’extrait. Utilisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, dans laquelle les teneurs en polyphénols de l’extrait sec seront préférentiellement d’au moins 10 mg/g, plus préférentiellement d’au moins 20 mg/g, d’au moins 30 mg/g, d’au moins 40 mg/g, d’au moins 50 mg/g, d’au moins 60 mg/g, d’au moins 70 mg/g, d’au moins 80 mg/g, d’au moins 90 mg/g d’extrait. Utilisation selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle ledit extrait est formulé dans une composition cosmétique qui comprend de 0,01 à 10% dudit extrait en poids par rapport au poids total de la composition. Extrait issu d'au moins un végétal appartenant à la famille des Ericaceae, caractérisé en ce qu’il comprend une quantité de polyphénols d’au moins 0,05 mg/g d’extrait liquide, ou d’au moins 5 mg/g d’extrait sec, exprimée en équivalent d'acide gallique gallique. Extrait selon la revendication 11, caractérisé en ce que lesdits polyphénols comprennent, à titre de polyphénols majoritaires, un ou plusieurs polyphénols choisis parmi l’acide chlorogénique, ou l’un de ses dérivés ou analogues, la catéchine ou l’un de ses dérivés ou analogues, l’épicatéchine ou l’un de ses dérivés ou analogues, la myricétine ou l’un de ses dérivés ou analogues, l’isorhamnétine-O-rhamnoside, la quercétine ou l’un de ses dérivés ou analogues, la proanthocyanidine ou l’un de ses dérivés ou analogues, la 3,5,7,tetrahydroxy-4′-methoxy-flavanone 8-deoxyhexoside, le kaempférol ou l’un de ses dérivés ou analogues.