La présente invention concerne une flèche ou perche utilisable comme châssis de pulvérisation suscep- tible d'être réalisée en plusieurs éléments, sur un appareil de protection de plantes. Il est connu que les flèches portant des têtes de pulvérisation dans un appareil de protection de plantes se composent de structures en treillis bi- dimensionnelles et tridimensionnelles (les derniers éléments sont éventuellement formés de poutres pourvues d'évidements) Les flèches à structures en treillis classiques sont fabriquées à partir de tubes d'acier ou d'autres profilés fermés Du fait du faible assorti- ment des grosseurs de tubes et profilés disponibles, ainsi que de la diminution nécessaire du choix existant pour des raisons de technologie de production et de rentabilité, la poutre, sollicitée dynamiquement et chargée dans la plupart des cas par son poids propre, n'a plus une résistance uniforme Les barres du treillis doivent être dimensionnées pour résister au flambage. En conséquence, la flèche a un poids bien supérieur, au moins du triple, à celui d'une poutre d'une résistance théoriquement uniforme Les tubes, en particulier les profilés fermés, sont coûteux L'agen- cement des points de croisement des tubes dans une structure en treillis est compliqué, coûteux et en outre le soudage des tubes minces est difficile pour obtenir la qualité nécessaire par les procédés classiques de soudage car il se produit souvent un brûlage de la matière. En outre, on connaît en République Démocra- tique Allemande une solution dans laquelle on a fabriqué une flèche ou perche d'une longueur de 9 mètres au maxi- mum à partir d'un tube en tôle monobloc, de forme conique et de section droite circulaire, l'intérieur du tube étant rempli d'une mousse de matière plastique. La flèche formée d'un tube en tôle confor- mément à la solution adoptée en République Démocratique Allemande ne peut pas être utilisée à grande échelle à cause de ses inconvénients évidents La flèche est sollicitée à la flexion par son poids propre et par la charge extérieure, le tube en tôle mince qui doit résis- ter à une telle sollicitation devant être agencé sur le plan de la structure d'une manière extrêmement défavora- ble A cause de la section droite circulaire, la flèche ne peut pas être divisée car l'agencement pratique, du point de vue de la construction, du point central d'ar- ticulation signifie que les points d'articulation néces- saires pour la décomposition en plusieurs éléments devraient être relevés à la hauteur maximale par suite des difficultés rencontrées en ce qui concerne l'appli- cation des forces, ce qui se traduirait par une augmen- tation de poids de la structure Le volume intérieur du tube en tôle est grand de sorte que son remplissage nécessite une quantité relativement importante de mousse de matière plastique, qui se traduit par une augmentation des frais de fabrication et du poids déjà élevé. Il en résulte que le maintien de la décompo- sition en plusieurs éléments, selon cette solution, ne peut être appliqué qu'à de faibles largeurs de travail et à des machines auto-motrices. L'invention a pour but de remédier aux in- convénients précités, c'est-à-dire de réaliser une flèche qui possède de meilleures propriétés par comparaison aux réalisations connues. Ce problème peut être résolu conformément à la présente invention en utilisant des plaques de ren- forcement pour une construction agencée en utilisant une tôle d'entretoisement plus mince que la tôle de ceintura- ge. Pendant les travaux de mise au point de la Demanderesse, il a été envisagé, comme objectif, la réalisation d'une flèche qui soit légère, chargée unifor- mément et qui se compose de matériaux peu coûteux tout en faisant intervenir aussi peu de main d'oeuvre que possible et en utilisant un procédé technologique aussi productif que possible. Le problème posé est résolu dans le cas de la flèche du type défini cidessus en ce qu'on utilise une poutre en caisson ayant une structure composée de voiles formant coquilles se rétrécissant uniformément. En vue d'obtenir la plus grande longueur pos- sible et une possibilité de sollicitation mécanique avantageuse dans la plupart des cas, il est avantageux d'adopter un mode de réalisation o deux tôles dites d'entretoisement sont pliées d'un certain angle et sou- mises à un bordage ou à une incurvation, les tôles étant reliées entre elles dans le plan d'une partie médiane non pliée, et o il est en outre prévu des plaques dites de renforcement qui sont reliées, dans le plan de la partie médiane, avec des bords pliés ou des lisières. En vue d'une simplification de la fabrica- tion et de l'augmentation de la résistance, il est avantageux d'adopter un mode de réalisation dans lequel les tôles dites de ceinturage et les tôles dites d'en- tretoisement sont reliées entre elles par leurs bords pliés ou leurs lisières, et en outre le volume compris entre les tôles de ceinturage et les tôles d'entretoi- sement est rempli d'une mousse dure de matière plasti- que de faible densité. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention seront mis en évidence dans la suite de la description, donnée à titre d'exemple non limitatif, et en référence aux dessins annexés auxquels on se reportera pour la bonne compréhension de la présente invention, les dessins devant être considérés comme incorporés à la description par la référence qui leur est faite ici, et dans lesquels: la figure 1 représente une flèche ou perche conforme à l'invention qui est montée sous forme d'un châssis de pulvérisation sur un appareil de protection de plantes, la figure 2 est une vue latérale d'une partie de la flèche selon l'invention, la figure 3 est une coupe de la flèche de la figure 2, et la figure 4 est une coupe d'un autre mode de réalisation de la flèche selon l'invention. Comme le montre la figure 1, la flèche 10 selon l'invention est fixée sur un appareil de protec- tion de plantes 9 en arrière de celui-ci et d'une manière classique. Un mode de réalisation de la flèche io repré- senteesur la figure 2 montre clairement que la flèche ou perche conforme à la présente invention est formée d'une poutre en caisson ayant une structure en coquilles se rétrécissant uniformément Le long de la flèche 10, il est prévu des plaques de renforcement 5 réparties à intervalles en correspondance avec le calcul de résis- tance et qui sont avantageusement fixées par soudage Les plaques de renforcement 5 sont disposées symétrique- ment de chaque côté de la flèche 10. Comme le montre la figure 3, deux tôles dites de ceinturage 1 formant semelle supérieure et semelle inférieure sont pourvues de bords pliés ou collets 6 et sont profilées en "U" Lesdites tôles de ceinturage 1 sont reliées à l'aide de deux tôles dites d'entretoisement 2 formant l'âme de la structure Les tôles d'entretoisement 2 qui sont pliées d'un certain angle sont pourvues sur leurs lisières d'un bord plié ou collet respectif 3, les bords pliés 3 étant reliés avec les bords pliés 6 La tôle d'entretoisement 2 est pourvue d'une partie médiane 11 et les deux tôles d'entretoisement 2 sont également reliées entre elles au niveau de leurs parties médianes Il en contact l'une avec l'autre Sur la tôle dite d'entretoisement 2, il est prévu une pluralité de groupes de deux plaques de renforcement 5 Dans les plaques de renforcement 5 sont ménagés des évidements 8 qui sont de préférence placés sur l'axe de symétrie Le bord plié ou collet 6 de la tôle dite de ceinturage 1, le bord plié 3 de la tôle dite d'entretoisement 2 ainsi que le bord plié ou col- let 14 de la plaque de renforcement 5 sont reliés entre eux par soudage par points ou de façon continue mais il est cependant possible d'utiliser d'autres types d'as- semblage du domaine de la technologie des tôles, par exemple un sertissage ou un collage De la même manière, on effectue la liaison du bord plié ou collet 15 (repré- senté sur la figure 3) de la plaque de renforcement 5, avec la partie médiane 11 Le pliage de bords et le pro- filage des tôles et des plaques sont effectués par plia- ge et par cintrage, le rayon de courbure étant supérieur au rayon critique. Dans un autre mode de réalisation, tel que celui représenté sur la figure 4, la tôle dite d'en- tretoisement 2 est profilée tout à fait différemment par rapport au mode de réalisation précédemment décrit et représenté sur la figure 3 Dans ce mode de réalisation la tôle d'entretoisement 2 est pourvue d'un grand rayon pour obtenir une forme en U Dans le second mode de réalisation, les tôles d'entretoisement 2 sont en con- tact l'une avec l'autre le long de leurs parties médianes 12 mais il est cependant possible d'obtenir un mode de réalisation dans lequel ce contact est supprimé Entre les parties incurvées des tôles d'entretoisement 2 et de la tôle de ceinturage 1, il existe un volume 4 qu'il s'est avéré avantageux, pour une raison statique, de remplir avec une mousse dure de matière plastique de renforcement ayant une faible densité Le bord plié ou collet 6 de la tôle de ceinturage 1, la lisière 7 de la tôle d'entretoisement 2 ainsi que le bord plié ou collet 14 des plaques dites de renforcement 5 sont assem- blés dans ce cas avantageusement également par soudage par points Il est à noter que les parties médiane 12 de la tôle d'entretoisement 2 sont avantageusement reliées également par soudage par points dans le cas o elles se touchent La liaison entre la partie médiane 12 de la tôle d'entretoisement 2 et la plaque de renforcement est assurée par un bord plié 15, prévu sur cette der- nière, auquel cas on effectue à nouveau un soudage par points Pour réduire le poids, la tôle d'entretoisement 2 est pourvue d'évidements-13 Dans les deux modes de réalisation, la tôle d'entretoisement 2 a,en vue en plan, une forme de trapèze mais cependant, en fonction de cette forme de base, on pourrait donner à ses bords le profil désiré, comme le montrent les figures 3 et 4. On se reportera utilement aux figures 3 et 4 annexées pour bien comprendre la structure des éléments composant la poutre en caisson, ainsi que le mode d'as- semblage de ceux-ci. La flèche ou perche selon l'invention peut être fabriquée à partir de tôles fines relativement peu coûteuses et faciles à mettre en oeuvre et, en choisissant de façon appropriée l'épaisseur de tôle, la hauteur et la largeur, il est possible d'obtenir une structure por- tante possédant une résistance uniforme, le matériau étant concentré dans les parties chargées La flèche peut être fabriquée en utilisant le procédé classique de soudage par résistance ainsi que des procédés clas- siques de mise en oeuvre des tôles (découpage, pliage des bords, cintrage, etc), son poids est faible et on peut également facilement la déplacer en cours de fabrication Elle permet de réaliser des économies de matières, ce qui contribue dans des proportions impor- tantes à augmenter la rentabilité de l'appareil de pro- tection de plantes. Les points d'articulation établis sur les tôles de ceinturage 1 garantissent une transmission directe des forces de sorte que la décomposition en élé- ments est relativement simple et rend la flèche non com- pliquée. Dans le mode de réalisation faisant inter- venir de la mousse de matière plastique par comparaison à la solution adoptée en République Démocratique Allemande, comme décrit ci-dessus, qui fait également intervenir un remplissage de mousse en matière plastique mais qui est cependant fondamentalement différente la grosseur du volume à remplir de mousse de matière plastique est bien plus petite et en conséquence il est nécessaire d'utiliser une proportion bien plus faible de mousse de matière plas- tique relativement coûteuse La mousse de matière plas- tique prévue à l'intérieur du tube dans la structure selon l'invention est toujours chargée en pression et sa fonc- tion est essentiellement d'augmenter la stabilité des tôles d'entretoisement et d'assurer une protection inté- rieure du tube contre la corrosion. REVENDICATIONS 1 Perche agencée sous forme d'un châssis de pulvé- risation décomposable éventuellement en éléments et pou- vant être installée sur un appareil de protection de plan- tes, caractérisée en ce qu'il se compose d'une poutre en caisson ( 10) ayant une structure en coquilles se rétré- cissant uniformément. 2 Perche selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'il est prévu deux tôles de ceinturage ( 1), formant semelles supérieure et inférieure, pourvues d'un profil en "U" comportant des collets ( 6) (figures 3 et 4). 3 Perche selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que deux tôles d'entretoisement ( 2), formant l'âme de la structure, sont pliées d'un certain angle et sont pourvues de collets ( 3), en étant reliées entre elles au niveau d'une partie médiane ( 11) non pliée (figure 3). 4 Perche selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que deux tôles d'entretoisement ( 2) formant l'âme de la structure sont cintrées et sont re- liées entre elles au niveau d'une partie médiane non cin- trée (figure 4). Perche selon l'une des revendications 1 à 4, ca- ractérisée en ce qu'elle comporte des plaques de renfor- cement( 5) reliées dans le plan de ladite partie médiane avec les toles d'entretoisement ( 2) et les collets ( 3) ou bien les lisières ( 7) (figures 2 à 4). 6 Perche selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que les tôles de ceinturage ( 1) et les tôles d'entretoisement ( 2) sont reliées entre elles par leurs collets ( 3,6) ou leurs lisières ( 7). 7 Perche selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'un volume ( 4) existant entre les tôles de ceinturage ( 1) et les tôles d'entretoisement ( 2) 2922 est rempli à l'aide d'une mousse dure de matière plasti- que de faible densité et à effet de renforcement. (figure 4).