La présente invention concerne un polymère amphotérique associatif hydrosoluble et son utilisation dans un fluide de forage ou de traitement souterrain, par exemple dans les domaines tels que la récupération souterraine d’hydrocarbures, la construction ou encore la géothermie. POLYMERE AMPHOTÉRIQUE ASSOCIATIF HYDROSOLUBLE COMME MODIFICATEUR DE RHEOLOGIE POUR TRAITEMENT SOUTERRAIN DOMAINE TECHNIQUE DE L’INVENTION La présente invention concerne un polymère amphotérique associatif hydrosoluble et son utilisation dans un fluide de forage ou de traitement souterrain, par exemple dans les domaines tels que la récupération souterraine d’hydrocarbures, la construction ou encore la géothermie. ETAT ANTERIEUR DE LA TECHNIQUE Lors des opérations de forage, que ce soit pour les puits de pétrole ou dans la construction, un fluide de forage circule entre la surface terrestre et le fond du forage. Le fluide de forage est généralement injecté à l’intérieur de la tige de forage. Ensuite, il passe à travers le trépan de forage avant de retourner à la surface terrestre par un anneau. Un espace entre la tige de forage et un tube entourant la tige de forage permet la remontée les déblais de roches et de terre, et le fluide de forage peut être ensuite récupéré, traité et réutilisé. Le fluide de forage a plusieurs rôles cruciaux dans les opérations de forage, notamment la lubrification et le refroidissement du trépan de forage, ou l’élimination des déblais de roche générés. Pour permettre au fluide de forage d’assurer ces rôles, il est possible d’ajouter au fluide un agent alourdissant (particule insoluble comme de la baryte ou l’hématite) ou encore un modificateur de rhéologie. Ce modificateur de rhéologie permet d’assurer la suspension de l’agent alourdissant et des déblais à éliminer en rendant le fluide de forage plus visqueux. En permettant la suspension de l’agent alourdissant, on augmente la densité du fluide, ce qui permet d’éviter l’effondrement du puits sur lui-même ou encore l’infiltration du fluide de forage dans les parois du forage. Ces deux phénomènes sont dus à une différence de pression entre le fluide de forage et la terre, le modificateur rhéologique participe à compenser cette différence de pression. Le choix du modificateur de rhéologie est donc très important, d’autant plus qu’il est soumis à de nombreuses contraintes. Ces contraintes peuvent être mécaniques avec un risque de dégradation dû aux cisaillements lors du passage du fluide de forage dans la tige de forage et dans le trépan. Elles peuvent également être physicochimiques à cause des températures élevées, à un pH extrême ou encore à la présence de radicaux libres, notamment dans les opérations de forage à grande profondeur. Enfin, elles peuvent être dues à des interactions ioniques lorsque le fluide d’injection est fortement chargé en sels. Depuis longtemps les polyacrylamides ont été utilisés comme modificateurs de rhéologie dans de nombreux domaines. Les propriétés de modification rhéologique de ces polymères dépendent fortement de leur poids moléculaire. De manière générale, dans le cas des polyacrylamides, possédant des charges anioniques de type carboxylates, les sels multivalents vont interagir avec les groupements ioniques du polymère provocant une contraction des chaines, voire même une précipitation du polymère, réduisant ainsi l’effet épaississant de ce dernier. Lors des forages où la température et/ou le pH sont élevés, l’acrylamide peut s’hydrolyser rapidement, provoquant une accélération du phénomène décrit ci-dessus et donc participant à la réduction de la viscosité. Enfin, l’association d’espèce(s) réductrice(s) et d’oxygène peut engendrer la formation de radicaux libres qui vont dégrader le poids moléculaire du polymère modificateur de rhéologie et donc réduire sa capacité à engendrer de la viscosité. Il est possible d’incorporer dans le polymère modificateur de rhéologie des monomères associatifs qui sont connus pour leur résistance à la température et aux sels. Les monomères associatifs présentent généralement une fonction chimique leur permettant de réagir et d’être intégrés dans un polymère et une longue chaine à caractère plutôt hydrophobe ayant en général entre 6 et 30 atomes de carbone. Les chaines hydrophobes vont, en fonction des conditions physico-chimiques du fluide de forage, interagir et former un réseau physique réversible. Ce réseau permet ainsi d’améliorer la viscosité tout en gardant une bonne résistance aux différentes contraintes vues plus haut. Les documents CN 103113518 et CN 102372818 décrivent l’utilisation de polymères amphotériques associatifs comme épaississants dans le domaine des forages. Bien que ces polymères aient une meilleure résistance à la température et aux sels que des polymères classiques, le risque de dégradation et le manque de stabilité reste importants, notamment à des températures supérieures à 100 °C et/ou à des salinités supérieures à 2000 mg/L. Le document WO 2014/183495 propose donc une alternative avec l’utilisation d’un polymère amphotérique associatif en combinaison avec un tensioactif comme épaississant pour un fluide de fracturation. Le tensioactif est généralement ajouté lors de la préparation du fluide de fracturation. De nombreuses études existent sur l’effet synergétique entre les polymères amphotériques associatifs et les tensioactifs, comme le document " Effect of surfactant on the solution properties of hydrophobically modified polyacrylamide " de S. Biggs, J. Selb, and F. Candau. Les tensioactifs permettent d’augmenter le temps de vie des interactions hydrophobes entre les chaînes de polymères améliorant ainsi la viscosité de la solution dans laquelle ils se trouvent. Les tensioactifs peuvent être ajoutés lors de la préparation des polymères, notamment par polymérisation en émulsion, ou lors de la préparation des fluides de forage. Malgré tous les progrès qui ont été réalisés dans le domaine des modificateurs de rhéologie pour le forage, il existe encore aujourd’hui des besoins non satisfaits dans ce domaine. Les forages se faisant à des profondeurs de plus en plus importantes, dans des conditions de plus en plus extrêmes, que ce soit en termes de température, de pH, de présence de radicaux libres ou de salinité (quantité importante de sels), il existe encore un besoin pour disposer de modificateurs de rhéologie pouvant être efficaces quelles que soient les conditions souterraines. La Demanderesse a découvert, de manière surprenante, que les conditions de préparation du modificateur de rhéologie et sa composition monomérique permettent d’améliorer les performances de celui-ci et sa résistance aux conditions extrêmes (température élevée, pH, radicaux libres, salinité élevée). La préparation des polymères de l’invention s’inscrit dans un principe général d’amélioration des performances des produits et plus particulièrement d’amélioration du pouvoir modificateur de rhéologie. Les meilleures performances des polymères selon l’invention permettent de réduire la quantité de produit nécessaire à l’application, ce qui implique donc une réduction des rejets de gaz à effets de serre tels que le CO 2 associés à la fabrication et à l’utilisation de polymères synthétiques. La présente invention concerne un polymère amphotérique associatif hydrosoluble d’au moins un monomère dérivé d’un acide sulfonique et/ou un de ses sels et d’au moins un monomère cationique associatif de formule (I) : avec : R 1 , R 2 étant indépendamment l’une de l’autre un hydrogène, CH 3 , ou C 2 H 5 ; R 3 : une chaîne alkyle, arylène-alkyle ou aryl-alkyle comportant de 8 à 50 carbones ; X - : un contre ion de charge négative, par exemple un halogénure, notamment le bromure, le chlorure, l’iodure ou le fluorure ; le polymère étant obtenu par polymérisation des monomères en l’absence de tensioactif(s) ; la quantité de monomère dérivé d’un acide sulfonique et/ou un de ses sels étant d’au moins 75 mol%, par rapport au nombre de moles de monomères polymérisés. La présente invention concerne également une méthode de préparation dudit polymère amphotérique associatif hydrosoluble. La présente invention concerne également l’utilisation dudit polymère amphotérique associatif hydrosoluble comme modificateur de rhéologie et/ou agent suspensif. La présente invention concerne également un fluide, avantageusement de forage, comprenant ledit polymère amphotérique associatif hydrosoluble. Enfin, la présente invention concerne également l’utilisation d’un fluide de forage ou de traitement souterrain comprenant ledit polymère amphotérique associatif hydrosoluble pour des utilisations souterraines, notamment dans les domaines du forage, de la construction et de la géothermie. Description de l’invention Selon la présente invention, le terme « polymère » désigne un copolymère d’au moins deux monomères ioniques différents et de ionicité différente. Il s’agit donc d’un copolymère (i)/ d’au moins un monomère anionique, (ii) d’au moins un monomère cationique, (iii) optionnellement d’au moins un monomère non-ionique et, (iv) optionnellement d’au moins un monomère zwitterionique. Par polymère hydrosoluble, on désigne un polymère qui donne une solution aqueuse sans particule insoluble lorsqu’il est dissous sous agitation pendant 4 heures à 25 °C et avec une concentration de 5 g.l -1 dans de l’eau déionisée. Par utilisation souterraine, on désigne toutes utilisations se réalisant sous la surface de la terre. Par exemple, et de façon non limitative, une utilisation souterraine peut être pour le forage d’un puits de pétrole, un procédé amélioré de récupération du pétrole par balayage d’une formation souterraine avec une solution de polymère, une opération de fracturation hydraulique, des opérations de modification de la perméabilité à l’eau d’un puits de pétrole comme les opérations de conformance ou encore pour la construction d’immeubles ou de tunnels. Monomère dérivé d ’ un acide sulfonique et/ou un de ses sels L’invention repose sur une combinaison spécifique de monomères et sur l’absence de tensioactifs lors de leur polymérisation. De manière préférée, le monomère dérivé d’un acide sulfonique et/ou un de ses sels présente une seule insaturation éthylénique (double liaison entre deux atomes de carbone). Le monomère dérivé d’un acide sulfonique est avantageusement choisi dans le groupe constitué par les acides vinyl sulfoniques, de préférence parmi l’acide 2-acrylamido-2-méthylpropane sulfonique, l’acide 2-méthacrylamido-2-méthylpropane sulfonique, l’acide styrène sulfonique, les dérivés d’acides allyéther sulfoniques ou l’acide 3-allyloxy-2-hydroxypropane sulfonique. Préférentiellement, le monomère dérivé d’un acide sulfonique est l’acide 2-acrylamido-2-méthylpropane sulfonique. Dans un mode particulier de l’invention, le monomère dérivé d’un acide sulfonique peut être salifié. Par salifié, on entend que la fonction acide du groupement acide sulfonique est remplacée par un sel neutralisant la charge négative de la fonction sulfonate. Autrement dit, la forme non salifiée correspond à la forme acide du monomère, par exemple -S(=O) 2 OH dans le cas de la fonction acide sulfonique, alors que la forme neutralisée du monomère correspond à la forme -S(=O) 2 -O - A + , A + correspondant à un sel. La neutralisation de la fonction acide sulfonique peut être partielle ou totale. La forme salifiée correspond avantageusement aux sels de métaux alcalins (Li, Na, K…), de métaux alcalino-terreux (Ca, Mg…) ou d’ammonium (par exemple l’ion ammonium ou un ammonium tertiaire). Les sels préférés sont les sels de sodium. La salification peut se faire avant, durant ou après la polymérisation. Dans un mode particulier de l’invention, le monomère d’acide sulfonique comprend entre 0 % et 100 % de forme salifiée, par exemple entre 0 et 50 % ou entre 50 et 100 %. De manière générale, les expressions « entre X et Y » et « de X à Y » incluent les bornes X et Y. Dans un mode particulier de l’invention, le monomère dérivé d’un acide sulfonique est l’acide 2-acrylamido-2-méthylpropane sulfonique sous sa forme hydratée. La forme hydratée de l’acide 2-acrylamido-2-méthylpropane sulfonique est une forme particulière de l’acide 2-acrylamido-2-méthylpropane sulfonique qu’il est possible d’obtenir par cristallisation contrôlée du monomère d’acide 2-acrylamido-2-méthylpropane sulfonique. Le document US 10759746 décrit comment obtenir la forme hydratée de l’acide 2-acrylamido-2-méthylpropane sulfonique. Généralement, la quantité de monomère dérivé d’un acide sulfonique dans le polymère amphotérique associatif hydrosoluble est comprise entre 75 mol% et 99,999 mol%. Elle est généralement d’au moins 80 mol%, préférentiellement d’au moins 85 mol%, plus préférentiellement d’au moins 90 mol%, plus préférentiellement d’au moins 95 mol%, encore plus préférentiellement d’au moins 99 mol%. Elle peut donc être comprise entre 90 et 99,999 mol%. Monomère cationique associatif de formule (I) La sélection du monomère associatif est également cruciale pour l’invention. Ainsi le monomère associatif est un monomère cationique de formule (I) ci-dessus. Comme déjà indiqué, le groupement R 3 de la formule (I) est une chaîne alkyle, arylène-alkyle ou aryl-alkyle comportant de 8 à 50 atomes de carbone, préférentiellement entre 10 et 38 atomes de carbone, et encore plus préférentiellement entre 10 et 30 atomes de carbone. De manière générale, le nombre d’atomes de carbone d’un groupement d’au moins 8 atomes de carbone correspond à une moyenne en nombre. Par exemple, un monomère de formule (I) dans laquelle le groupement R 3 est en C16 correspond à un mélange de monomères de formule (I), avec, en moyenne en nombre, R 3 en C16. Dans un mode particulier de l’invention, le monomère cationique associatif est choisi parmi les dérivés de la formule (I), où R 3 est une chaîne alkyl, arylène-alkyle ou aryl-alkyle ayant 16 à 18 atomes de carbone. Dans un mode préféré de l’invention, le monomère cationique associatif est choisi parmi les dérivés de la formule (I), où R 3 est une chaîne alkyle, arylène-alkyle ou aryl-alkyle avec 16 atomes de carbone. Dans un mode préféré de l’invention, le monomère cationique associatif est choisi parmi les dérivés de la formule (I), où R 3 est une chaîne alkyle, arylène-alkyle ou aryl-alkyle avec 18 atomes de carbone. Dans un mode préféré de l’invention, le groupement R 3 de la formule (I) est une chaîne alkyle linéaire ou branché, plus préférentiellement une chaîne alkyle linéaire. Généralement, la quantité de monomères cationiques associatifs est comprise entre 0,001 mol% et 10 mol%. Elle est généralement inférieure à 5 mol%, préférentiellement inférieure à 2 mol%, plus préférentiellement inférieure à 1 mol%, encore plus préférentiellement inférieure à 0,2 mol%. P répar ation du polymère amphotérique associatif hydrosoluble La Demanderesse a découvert que de meilleures performances sont obtenues grâce au polymère amphotérique associatif hydrosoluble de l’invention en raison de la sélection des monomères le composant combinée à l’absence de tensioactifs (huile dans eau ou eau dans huile) lors de la polymérisation de monomères sélectionnés. Le polymère amphotérique associatif hydrosoluble de l’invention peut être obtenu selon toutes les techniques de polymérisation bien connues de l’homme du métier à condition que la polymérisation se fasse en l’absence de tensioactif. Il peut notamment s’agir de l’une des techniques suivantes : polymérisation en solution ; polymérisation en gel ; polymérisation par précipitation dans un solvant ; polymérisation par extrusion réactive ; polymérisation par précipitation dans une saumure. Ainsi, le polymère amphotérique associatif hydrosoluble n’est pas obtenu par polymérisation en émulsion, directe ou inverse, car ces techniques impliquent la présence d’un tensioactif huile dans eau ou eau dans huile. La polymérisation est généralement une polymérisation à radicaux libres. Par polymérisation à radicaux libres, nous incluons la polymérisation par radicaux libres au moyen d’initiateurs UV, azoïques, redox ou thermiques ainsi que les techniques de polymérisation radicalaire contrôlée (CRP) ou les techniques de polymérisation sur matrice. Les initiateurs de polymérisation avantageusement utilisés peuvent être tous les composés qui se dissocient en radicaux dans les conditions de polymérisation, par exemple : les peroxydes organiques, les hydroperoxydes, le peroxyde d’hydrogène, les persulfates, les composés azoïques et les catalyseurs rédox. L’utilisation d’initiateurs solubles dans l’eau est préférée. Dans certains cas, il est avantageux d’utiliser des mélanges de divers initiateurs de polymérisation, par exemple des mélanges de catalyseurs redox et de composés azoïques. Dans un mode particulier de l’invention, la méthode de préparation du polymère amphotérique associatif hydrosoluble peut comprendre une étape de séchage du polymère tel que le séchage par pulvérisation (ou « spray drying »), le séchage et granulation par pulvérisation (ou « spray granulation »), le séchage sur tambour, le séchage par rayonnement électromagnétique (micro-ondes, haute fréquence) ou encore le séchage en lit fluidisé. Dans un mode particulier de l’invention, le polymère est obtenu par polymérisation en gel. La polymérisation en gel est avantageusement suivie d’un séchage et d’un broyage pour l’obtention de particules de polymère de taille moyenne désirée et optionnellement d’un tamisage pour obtenir des particules de polymère ayant la bonne granulométrie. Dans un mode particulier de l’invention, le polymère est obtenu par polymérisation par précipitation. Les solvants pouvant être utilisés pour la polymérisation par précipitation sont avantageusement des solvants polaires, préférentiellement l’eau, un alcool ou une cétone, plus préférentiellement choisis dans le groupe comprenant : l’eau, le méthanol, l’éthanol, le 1-propanol, 2-propanol, 2-méthyl-2 propanol, 1 butanol, 2-butanol, diméthylcétone, diéthylcétone, pentan-2-one, butanone, tetrahydropyrane, tétrahydrofurane, 2-méthyltetrahydrofuran, 1,3-dioxane, 1,4-dioxane, saumure de sulfate d’ammonium. Le mélange de solvants polaires est de préférence un mélange de solvants protiques (donneurs de protons). Polymère amphotérique associatif hydrosoluble Le polymère amphotérique associatif hydrosoluble de l’invention peut également comprendre au moins un autre monomère anionique et/ou au moins un autre monomère cationique et/ou au moins un monomère non ionique et/ou au moins un monomère zwitterionique. De manière préférée, ces monomères présentent une seule insaturation éthylénique (double liaison entre deux atomes de carbone). Le ou les autres monomères anioniques pouvant être utilisés dans le cadre de l’invention peuvent être choisis dans un large groupe. Ces monomères peuvent présenter une fonction vinylique notamment acrylique, maléique, fumarique, malonique, itaconique, ou allylique. Ils peuvent également contenir un groupe carboxylate, phosphonate, phosphate, sulfate, ou un autre groupe à charge anionique. Le monomère anionique peut être sous forme acide ou bien sous forme de sel de métal alcalino-terreux, de sel de métal alcalin ou de sel d’ammonium. Des exemples de monomères convenables comprennent l’acide acrylique ; l’acide méthacrylique ; l’acide itaconique ; l’acide crotonique ; l’acide maléique ; l’acide fumarique ; les monomères de type acide fort présentant par exemple une fonction de type acide phosphonique, tels que l’acide vinylphosphonique, l’acide allylphosphonique ; et les sels hydrosolubles de ces monomères comme leurs sels de métaux alcalins, de métaux alcalino-terreux, ou d’ammonium. Préférentiellement, le polymère amphotérique associatif hydrosoluble de l’invention ne comprend pas plus de 24,999 mol% de monomères anioniques n’étant pas dérivés d’acide sulfonique, préférentiellement pas plus de 19,999 mol%, plus préférentiellement pas plus de 14,999 mol%, plus préférentiellement pas plus de 9,999 mol%, plus préférentiellement pas plus de 4,999 mol%, encore plus préférentiellement pas plus de 0,999 mol%. Dans un mode préféré de l’invention, le polymère amphotérique associatif hydrosoluble de l’invention ne comprend pas d’autres monomères anioniques que le dérivé de l’acide sulfonique et/ou un de ses sels. Le ou les monomères cationiques pouvant être utilisés dans le cadre de l’invention peuvent être de type vinylique, notamment de type acrylamide, acrylique, allylique ou maléique possédant une fonction ammonium (avantageusement ammonium quaternaire). On peut citer, en particulier et de façon non limitative, l’acrylate de diméthylaminoéthyl (ADAME) quaternisé ou salifié, le méthacrylate de diméthylaminoéthyle (MADAME) quaternisé ou salifié, le chlorure de diméthyldiallylammonium (DADMAC), le chlorure d’acrylamido propyltriméthyl ammonium (APTAC) et le chlorure de méthacrylamido propyltriméthyl ammonium (MAPTAC). Préférentiellement, le polymère amphotérique associatif hydrosoluble de l’invention ne comprend pas plus de 24,999 mol% d’autres monomères cationiques que le monomère cationique associatif, de formule (I) préférentiellement pas plus de 19,999 mol%, plus préférentiellement pas plus de 14,999 mol%, plus préférentiellement pas plus de 9,999 mol%, plus préférentiellement pas plus de 4,999 mol%, encore plus préférentiellement pas plus de 0,999 mol%. Dans un mode préféré de l’invention, le polymère amphotérique associatif hydrosoluble de l’invention ne comprend pas d’autres monomères cationiques que le monomère associatif cationique de formule (I) précédemment décrit. Le ou les monomères non-ionique pouvant être utilisés dans le cadre de l’invention peuvent être choisis dans le groupe comprenant les monomères vinyliques solubles dans l’eau, et particulièrement l’acrylamide ; le N-isopropylacrylamide ; le N,N-diméthylacrylamide ; la N-vinylformamide ; l’acryloyl morpholine ; le N,N-diéthyl acrylamide ; le N-tert-butyl acrylamide ; le N-tert-octylacrylamide ; la N-vinylpyrrolidone ; la N-vinyl caprolactame ; la N-vinyl-imidazole, l’hydroxyéthyl méthacrylamide, l’hydroxypropylacrylate, l’isoprenol et la diacétone acrylamide. Généralement, le polymère amphotérique associatif hydrosoluble de l’invention ne comprend pas plus de 24,999 mol% de monomères non-ioniques, préférentiellement pas plus de 19,999 mol%, plus préférentiellement pas plus de 14,999 mol%, plus préférentiellement pas plus de 9,999 mol%, plus préférentiellement pas plus de 4,999 mol%, encore plus préférentiellement pas plus de 0,999 mol%. Dans un mode préféré de l’invention, le polymère amphotérique associatif hydrosoluble de l’invention ne comprend pas de monomère non-ionique. Le polymère amphotérique associatif hydrosoluble de l’invention peut également contenir un ou des monomères zwitterioniques et/ou des monomères associatifs différents des monomères cationiques associatifs de formule (I) précédemment décrits. Les quantités des différents monomère(s) seront ajustées par l’homme du métier afin de ne pas dépasser 100% molaire lors de la préparation des polymères hydrosolubles selon l’invention. Dans un mode préféré de l’invention, le polymère amphotérique associatif hydrosoluble de l’invention est constitué d’acide acrylamido-2-méthyl-2-propane sulfonique et/ou un de ses sels et d’au moins un monomère associatif dérivé de la formule (I). Dans un autre mode préféré de l’invention, le polymère amphotérique associatif hydrosoluble de l’invention est un polymère constitué d’acide 2-acrylamido-2-méthylpropane sulfonique et/ou un de ses sels et d’au moins un monomère associatif dérivé de la formule (I), où R 3 est une chaîne alkyle, arylène-alkyle ou aryl-alkyle ayant 10 à 38 atomes de carbone. Dans un mode préféré de l’invention, le polymère amphotérique associatif hydrosoluble de l’invention est un polymère constitué d’acide 2-acrylamido-2-méthylpropane sulfonique et/ou un de ses sels et d’au moins un monomère associatif dérivé de la formule (I), où R 3 est une chaîne alkyle, arylène-alkyle ou aryl-alkyle ayant 8 à 50 atomes de carbone, avantageusement 10 à 30 atomes de carbone. Dans un mode préféré de l’invention, le polymère amphotérique associatif hydrosoluble de l’invention est un polymère constitué d’acide 2-acrylamido-2-méthylpropane sulfonique et/ou un de ses sels et d’au moins un monomère associatif dérivé de la formule (I), où R 3 est une chaîne alkyle, arylène-alkyle ou aryl-alkyle ayant 16 à 18 atomes de carbone. Dans un mode préféré de l’invention, le polymère amphotérique associatif hydrosoluble de l’invention est un polymère constitué d’acide 2-acrylamido-2-méthylpropane sulfonique et/ou un de ses sels et d’au moins un monomère associatif dérivé de la formule (I), où R 3 est une chaîne alkyle, arylène-alkyle ou aryl-alkyle avec 16 carbones. Dans un mode préféré de l’invention, le polymère amphotérique associatif hydrosoluble de l’invention est un polymère constitué d’acide 2-acrylamido-2-méthylpropane sulfonique et/ou un de ses sels et d’au moins un monomère associatif dérivé de la formule (I), où R 3 est une chaîne alkyle, arylène-alkyle ou aryl-alkyle avec 18 carbones. Dans un mode préféré de l’invention, le polymère amphotérique associatif hydrosoluble de l’invention est un polymère constitué d’acide 2-acrylamido-2-méthylpropane sulfonique et/ou un de ses sels et d’au moins un monomère associatif dérivé de la formule (I), où R 3 est une chaîne alkyle linéaire ou branché, plus préférentiellement une chaîne alkyle linéaire. Selon l’invention, le polymère amphotérique associatif hydrosoluble peut avoir une structure linéaire, branchée, réticulée, en forme d’étoile (ou « star ») ou en forme de peigne (ou « comb »). Ces structures peuvent être obtenues, selon les connaissances générales de l’homme du métier, par exemple par sélection de l’amorceur, de l’agent de transfert, de la technique de polymérisation telle que la polymérisation radicalaire contrôlée dite RAFT (transfert de chaîne réversible par addition-fragmentation, de l’anglais « reversible-addition fragmentation chain transfer »), NMP (polymérisation en présence de nitroxydes, de l’anglais « Nitroxide Mediated Polymerization ») ou ATRP (polymérisation radicalaire par transfert d’atomes, de l’anglais « Atom Transfert Radical Polymerization »), de l’incorporation de monomères structuraux, ou de la concentration. Le polymère amphotérique associatif hydrosoluble peut en outre être structuré par au moins un agent ramifiant, pouvant avantageusement être choisi dans le groupe comprenant des monomères à insaturation polyéthylénique (ayant au minimum deux fonctions insaturées), comme par exemple les fonctions vinyliques, notamment allyliques, acryliques et époxy. On peut notamment citer par exemple le méthylène bis acrylamide (MBA), la triallylamine, le chlorure de tetraallylammonium, ou encore par des macroamorceurs tels que les polyperoxydes, polyazoiques et les polyagents de transfert tels que les polymères polymercaptants. Généralement, pour un polymère structuré, la quantité d’agent ramifiant est avantageusement comprise entre 0,001 et 0,15 % massique par rapport à la masse totale de monomères constituant le polymère amphotérique associatif hydrosoluble. Plus préférentiellement, elle est comprise entre 0,01 et 0,1 % massique. La quantité d’agent ramifiant est déterminée par rapport au poids des monomères, elle n’est pas comprise dans les pourcentages (molaires ou massiques) des monomères. Lorsque le polymère amphotérique associatif hydrosoluble selon l’invention comprend un agent ramifiant, le polymère amphotérique associatif hydrosoluble reste soluble dans l’eau. L’homme du métier saura ajuster la quantité d’agent ramifiant, et éventuellement la quantité d’agent de transfert afin d’arriver à ce résultat. Dans un mode particulier de l’invention, le polymère amphotérique associatif hydrosoluble de l’invention ne comprend pas d’agent ramifiant. Généralement, le polymère amphotérique associatif hydrosoluble selon l’invention a un poids moléculaire moyen en poids avantageusement compris entre 0,5 et 30 millions g/mol, préférentiellement supérieur à 1 million g/mol, plus préférentiellement supérieur à 3 millions g/mol, encore plus préférentiellement supérieur à 5 millions g/mol, encore plus préférentiellement supérieur à 10 millions g/mol, encore plus préférentiellement supérieur à 15 millions g/mol. Le poids moléculaire correspond au poids moléculaire moyen en poids. Le polymère amphotérique associatif hydrosoluble peut également avoir un poids moléculaire entre 100 000 et 500 000 g/mol. Le poids moléculaire peut être déterminé par la viscosité intrinsèque du polymère. La viscosité intrinsèque peut être mesurée par des méthodes connues de l’homme du métier et peut être calculée à partir des valeurs de viscosité réduite pour différentes concentrations en polymère par méthode graphique consistant à relever les valeurs de viscosité réduite (axe des ordonnées) sur la concentration (axe des abscisses) et d’extrapoler la courbe jusqu’à concentration nulle. La valeur de viscosité intrinsèque est relevée sur l’axe des ordonnées ou en utilisant la méthode des moindres carrés. Le poids moléculaire peut alors être déterminé par l’équation de Mark-Houwink : [η] = K M α [η] représente la viscosité intrinsèque du polymère déterminée par la méthode de mesure de viscosité en solution. K représente une constante empirique. M représente le poids moléculaire du polymère. α représente le coefficient de Mark-Houwink. K et α dépendent du système particulier polymère-solvant. Selon l’invention, le polymère amphotérique associatif hydrosoluble peut se présenter sous forme liquide (par exemple, sous la forme d’une solution aqueuse ; il peut être utilisé sous forme d’une solution concentrée, ou d’une solution diluée), gel ou solide lors de son utilisation. Préférentiellement, le polymère amphotérique associatif hydrosoluble selon l’invention se présente sous forme solide et peut être utilisé ainsi. La mise sous forme de particules solides du polymère amphotérique associatif hydrosoluble est une étape connue de l’homme du métier, qui saura adapter et choisir la technique nécessaire en fonction de la polymérisation. Il peut s’agir à titre d’exemple, et de façon non limitative, de séchage par pulvérisation (ou « spray drying »), le séchage et granulation par pulvérisation (ou « spray granulation »), le séchage sur tambour, le séchage par rayonnement électromagnétique (micro-ondes, haute fréquence) ou encore le séchage en lit fluidisé. La taille des particules de polymère amphotérique associatif hydrosoluble peut varier en fonction du procédé de polymérisation. L’homme du métier saura adapter la taille de particules de polymère à l’application, et saura adapter le procédé de préparation du polymère pour réaliser des particules ayant la taille souhaitée. Généralement, la taille des particules solides de polymère amphotérique associatif hydrosoluble est avantageusement comprise entre 5 nm et 5 mm, plus avantageusement entre 50 nm et 5 mm, préférentiellement entre 100 nm et 2 mm, encore plus préférentiellement entre 200 µm et 1 mm. Elle peut notamment être comprise entre 50 nm et 1 mm, ou entre 500 µm et 5 mm, ou entre 5 µm et 1 mm, ou encore entre 100 µm et 1 mm. A titre d’exemple et de façon non limitative, lorsque les particules de polymère amphotérique associatif hydrosoluble sont obtenues par polymérisation par précipitation dans un solvant ou dans une saumure, la taille des particules est alors généralement comprise entre 50 nm et 2 mm, préférentiellement entre 100 µm et 1 mm, encore plus préférentiellement entre 200 µm et 1 mm. Lorsque les particules de polymère amphotérique associatif hydrosoluble sont obtenues par polymérisation par gel, la taille des particules dépend alors du post-traitement par séchage, broyage et tamisage, la taille des particules est alors généralement comprise entre 10 µm et 5 mm, préférentiellement entre 50 µm et 2 mm, encore plus préférentiellement entre 200 µm et 850 µm. Les particules de polymère amphotérique associatif hydrosoluble peuvent avoir une forme régulière et sphérique, comme des billes, ou non régulière. Par « taille des particules », on désigne la taille moyenne, en nombre, des particules de polymère amphotérique associatif hydrosoluble. Elle correspond à la dimension la plus importante, par exemple le diamètre pour des particules sphériques, mesurée préférentiellement avec un appareil de mesure laser utilisant les techniques conventionnelles qui font partie des connaissances de l’homme du métier. Un appareil de type Mastersizer de la société Malvern, par exemple le MS2000 pourra être utilisé à cet effet. Ce type d’appareil permet de mesurer, par diffraction laser, la distribution granulométrique des particules en milieu liquide ou sous forme solide, de préférence dans une suspension polyphasique. Les particules de polymère amphotérique associatif hydrosoluble peuvent avoir une forme régulière et sphérique, comme des billes, ou non régulière. Dans un mode particulier selon l’invention, le polymère amphotérique associatif hydrosoluble peut se présenter sous la forme d’une suspension polyphasique de particules solides dans une saumure ou une solution salée, ou sous la forme d’une suspension polyphasique de particules solides dans une huile anhydre ou encore d’une suspension polyphasique de particules solides dans une huile mélangée à une saumure ou une à solution salée. La présente invention concerne également une méthode de préparation d’un polymère amphotérique associatif hydrosoluble à partir d’au moins un monomère dérivé d’un acide sulfonique et/ou un de ses sels et d’au moins un monomère cationique associatif de formule (I), décrite ci-dessus, et polymérisés en l’absence de tensioactifs. La présente invention concerne également l’utilisation dudit polymère amphotérique associatif hydrosoluble comme modificateur de rhéologie et/ou agent suspensif. Fluide de forage ou de traitement souterrain comprenant le polymère amphotérique associatif hydrosoluble La présente invention concerne également un fluide de forage ou de traitement souterrain comprenant ledit polymère amphotérique associatif hydrosoluble. Le fluide de forage ou de traitement souterrain selon l’invention comprend généralement : - Un fluide aqueux avantageusement choisi parmi : l’eau de mer, une saumure, une eau douce, une boue, un ciment, ou un fluide d’espacement ; - Le polymère amphotérique associatif hydrosoluble selon l’invention, avantageusement, entre 0,1 % et 5,0 % en poids, par rapport au poids du fluide de forage ou de traitement souterrain. Par « fluide d’espacement », on désigne tout liquide utilisé pour séparer physiquement un liquide d’un autre. A titre d’exemple et de façon non limitative, les fluides d’espacement peuvent être utilisés lors du changement de type de boue ou pour séparer la boue du ciment lors des opérations de cimentation. Dans le changement de type de boue, un fluide à base d’huile doit être séparé d’un fluide à base d’eau. Dans ce cas, le fluide d’espacement peut être une huile de base. Dans la séparation de la boue du ciment lors des opérations de cimentation, un fluide d’espacement à base d’eau traitée chimiquement sépare généralement la boue de forage du coulis de ciment. La quantité de polymère amphotérique associatif hydrosoluble présente dans le fluide de forage ou de traitement souterrain dépend de nombreux paramètres (température, salinité, profondeur…). Elle est généralement comprise entre 0,1 % et 5 % en poids, préférentiellement entre 1 % et 3 % en poids, par rapport au poids du fluide de forage ou de traitement souterrain. L’homme du métier saura ajuster cette quantité en fonction des conditions du forage ou de traitement souterrain et de la viscosité souhaitée. Par saumure, on désigne une solution comprenant de l’eau et des sels organiques ou inorganiques. Les sels peuvent servir à fournir une densité au fluide de forage ou de traitement souterrain suffisante, par exemple pour compenser la pression lors des forages ou encore pour réduire les interactions entre le fluide de forage ou de traitement souterrain et les argiles hydratables que l’on retrouve notamment sous terre. Les sels peuvent être choisis pour des raisons de compatibilité entre différents fluides utilisés dans les opérations de forage ou de traitement souterrain. Par exemple, le fluide de forage (ou de traitement souterrain) et le fluide de complétion/nettoyage peuvent nécessiter des phases identiques ou différentes. Les sels peuvent permettre d’ajuster la densité des fluides en fonction des besoins. Le fluide de forage ou de traitement souterrain selon l’invention peut, en outre et de façon non limitative, comprendre d’autres additifs et produits chimiques qui sont couramment utilisés dans les applications concernées, notamment le forage. Ces additifs peuvent comprendre, par exemple, des diluants, des gélifiants, des inhibiteurs de schiste, des tampons de pH... D’autres matériaux peuvent être ajoutés au fluide de forage ou de traitement souterrain pour améliorer la composition de celui-ci. Ces autres matériaux peuvent inclure, par exemple : des additifs pour réduire ou contrôler la rhéologie à basse température ou pour fournir un diluant, des additifs pour améliorer la viscosité, des additifs pour contrôler la pression à haute température. Le fluide de forage ou de traitement souterrain selon l’invention peut comprendre un ou des tensioactifs. Dans un mode particulier de l’invention, le fluide de forage ou de traitement souterrain selon l’invention ne comprend pas de tensioactif. Utilisation du polymère amphotérique associatif hydrosoluble Le polymère amphotérique associatif hydrosoluble selon l’invention peut être utilisé comme modificateur de rhéologie ou agent suspensif pour les opérations de forage et de traitement souterrain. Ces opérations de forage et de traitement souterrain comprennent, sans toutefois s’y limiter, les opérations de forage pour la construction civile, les opération de forage pour la géothermie, les opérations de forage dans le pétrole, comme le forage de nouveaux puits, les traitements de stimulation tels que les opérations de fracturation, les opérations de complétion et le procédé de récupération améliorée du pétrole par balayage d’une formation souterraine avec une solution de polymère, ou des opérations de modification de la perméabilité à l’eau d’une formation souterraine comme les opérations de conformance. Le polymère amphotérique associatif hydrosoluble selon l’invention convient et peut être utilisé dans toutes les conditions de température qui existent. Il peut être utilisé par exemple à des températures comprises entre 20 et 100 °C, ou comprises entre 100 et 200 °C ou encore comprises entre 200 et 300 °C. Préférentiellement, la température est comprise entre 80 et 300 °C, plus préférentiellement entre 100 et 250 °C, et encore plus préférentiellement entre 120 et 225 °C. Le polymère amphotérique associatif hydrosoluble selon l’invention convient et peut être utilisé à un pH compris entre 0 et 14. Il peut être utilisé, par exemple, à un pH compris entre 0 et 7, ou compris entre 6 et 14, ou compris entre 10 et 14, ou compris entre 4 et 12. Le pH dépend du domaine d’utilisation du polymère et notamment de la nature du fluide de forage ou de traitement souterrain. Ainsi lorsque le fluide de forage ou de traitement souterrain est de l’eau de mer, une saumure, une eau douce, une boue, ou un fluide d’espacement pour des applications dans les domaines liés au pétrole ou au gaz ou à la géothermie, comme par exemple et de manière non limitative, dans les opération de forage pour la géothermie, les opérations de forage dans le pétrole, comme le forage de nouveaux puits, les traitements de stimulation tels que les opérations de fracturation, les opérations de complétion et le procédé amélioré de récupération du pétrole par balayage d’une formation souterraine avec une solution de polymère, ou des opérations de modification de la perméabilité à l’eau d’une formation souterraine comme les opérations de conformance, le pH du fluide de forage ou de traitement souterrain est généralement compris entre 0 et 14, préférentiellement entre 4 et 12, et encore plus préférentiellement entre 6 et 10. Lorsque le fluide de forage ou de traitement souterrain est un ciment pour des applications dans le domaine de la construction, comme par exemple et de manière non limitative, les opérations pour la construction civile, les opérations pour la construction dans la géothermie, ou pour la construction de nouveaux puits dans le pétrole ou le gaz, le pH du fluide de forage ou de traitement souterrain est généralement compris entre 0 et 14, préférentiellement entre 8 et 14 et encore plus préférentiellement entre 10 et 14. Le polymère amphotérique associatif hydrosoluble selon l’invention convient et peut être utilisé dans toutes les conditions de salinité du fluide de forage ou de traitement souterrain. Il peut être utilisé par exemple pour des fluides dont la salinité est comprise entre 1000 mg/L de sels et saturation du fluide, préférentiellement entre 10 000 mg/L et saturation du fluide, encore plus préférentiellement entre 50 000 mg/L et saturation du fluide. Les sels du fluide peuvent inclure des sels monovalents, des sels bivalents, des sels trivalents, et leurs mélanges. Le polymère amphotérique associatif hydrosoluble selon l’invention peut être dissous dans un mélangeur avant son utilisation. A titre d’exemple et de manière non limitative, un tel mélangeur peut être choisi parmi les réacteurs avec agitateurs, les réacteurs boucles, les mélangeurs statiques, les microréacteurs, et les réacteurs pistons. Il peut notamment s’agir d’un PSU (pour Polymer Slicing Unit) permettant à la fois de broyer et de disperser le polymère sous forme de poudre dans l’eau de dissolution. Le polymère amphotérique associatif hydrosoluble selon l’invention peut être ajouté en une fois, de façon séquencée, discontinue ou de façon continue lors de la préparation du fluide de forage ou de traitement souterrain. Il peut également s’agir d’une injection en ligne. L’invention et les avantages qui en découlent ressortiront mieux des exemples suivants donnés afin d’illustrer l’invention, et non de manière limitative. EXEMPLES Une liste des abréviations utilisées dans les exemples suivants est donnée ci-dessous : - ATBS : Acide 2-acrylamido-2-méthylpropane sulfonique, - C16 : Monomère associatif de formule (I) avec R 1 et R 2 des atomes d’hydrogène et R 3 une chaine alkyle linéaire de 16 atomes de carbone, - TAAC : Chlorure de tetraallylammonium, - ATBS-Na : Sel de sodium de l’acide 2-acrylamido-2-méthylpropane sulfonique, - AMD : Acrylamide, - AA : Acide acrylique, - C12 : Monomère associatif de formule (I) avec R 1 et R 2 des atomes d’hydrogène et R 3 une chaine alkyle linéaire de 12 atomes de carbone, - C22 : Monomère associatif de formule (I) avec R 1 et R 2 des atomes d’hydrogène et R 3 une chaine alkyle linéaire de 22 atomes de carbone. Préparation des polymères Polymère 1 (invention) – Le polymère 1 est préparé à l’aide d’un réacteur de 2 litres à double paroi équipé d’une colonne de distillation, d’une sonde pH, d’un thermomètre, d’un agitateur puissant, d’une buse d’injection d’azote et d’une entrée de gaz ammoniac. 1400 g de tertiobutanol (2-méthyl-2-propane) pur et 35 g d’eau sont initialement introduits dans le réacteur. 262,8 g d’ATBS acide sont ensuite ajoutés sous agitation. Le monomère est ensuite entièrement neutralisé grâce à un flux d’ammoniac gazeux qui est passé dans la suspension jusqu’à ce que le pH atteigne 6,2, l’introduction d’ammoniac est alors arrêtée. 7,4 g de C16 (à une concentration en poids de 61,3 % dans l’eau) et 7,3 g de TAAC sont ensuite ajoutés. La solution est ensuite dégazée à l’azote pendant une heure tandis que la température est portée à 64 °C. Lorsque la température est stabilisée à 64 °C, 1,6 g de peroxyde de dibenzoyle sont ajoutés à la solution pour amorcer la réaction et précipiter le polymère formé. Une fois que la température a cessé d’augmenter, le solvant est évaporé sous vide pour obtenir directement une poudre sèche de très faible granulométrie d’environ 1 µm. Polymère 2 (invention) – Dans un bécher de 2L, sont dissous 1499g d’ATBS-Na (à une concentration en poids de 50% dans l’eau) et 1g de C16 pour obtenir une teneur d’environ 50% en principe actif. La solution est ensuite agitée, refroidie et neutralisée par l’ajout de soude caustique. La solution est ensuite placée dans un vase de Dewar et dégazée avec un flux d’azote pour éliminer l’oxygène. La polymérisation est initiée par un couple red/ox. Le gel obtenu est laissé dans le vase de Dewar pendant 3 heures. Le gel est ensuite broyé et laissé sécher pendant la nuit dans un four. Une poudre blanche est obtenue et est à nouveau broyée. Polymère 3 (exemple comparatif) – Le polymère 3 est préparé classiquement par émulsion inverse (eau dans huile, en présence de tensioactifs) comme décrit dans le document US 2020/040252, avec la composition décrite dans le tableau 1 ci-dessous. Polymère 4 (exemple comparatif) – Le même procédé que celui utilisé pour le polymère 2 est appliquée, sauf que l’ATBS-Na est remplacé par de l’acide acrylique (à une concentration en poids de 50% dans l’eau) qui est neutralisé avec de la soude jusqu’à ce que le pH atteigne 7. Polymère 5 (exemple comparatif) – Le même procédé que celui utilisé pour le polymère 2 est appliquée, dans lequel le C16 est remplacé par l’acrylate de stéaryle. Polymère 6 (invention) – Le même procédé que celui utilisé pour le polymère 1 est appliqué, sauf que 238 g d’ATBS sont utilisés avec 52,2 g d’AMD (50% en poids dans l’eau), 8,8 g de C16 dans 1372 g de tertiobutanol (2-méthyl-2-propane) pur et 24,1 g d’eau. Polymère 7 (exemple comparatif) – Le même procédé que celui utilisé pour le polymère 1 est appliqué, sauf que seulement 231,6g d’ATBS sont utilisés avec 66g d’AMD (50% en poids dans l’eau) et 9,2g de C16 dans 1372 g de tertiobutanol (2-méthyl-2-propane) pur et 24,1g d’eau. Polymère 8 (invention) – Le même procédé que celui utilisé pour le polymère 2 est appliqué, dans lequel le C16 est remplacé par du C12. Polymère 9 (invention) – Le même procédé que celui utilisé pour le polymère 2 est appliqué, dans lequel le C16 est remplacé par du C22. Tous les polymères préparés sont résumés dans le tableau 1. Tableau 1 : Polymères préparés (CE = exemple comparatif) Préparation des fluides de forage Différents fluides de forage sont préparés comprenant les polymères 1 à 9. Le fluide de forage F1 comprend le polymère 1, le fluide de forage F2 comprend le polymère 2 et ainsi de suite. Les fluides de forage sont préparés en mélangeant du chlorure de calcium CaCl 2 , un antimousse, une solution tampon (NaOH dans de l’eau) et de l’eau au moyen d’un mélangeur Hamilton Beach pendant 10 minutes. Le CaCO 3 est ensuite ajouté et mélangé pendant 10 minutes. Enfin, le polymère est lentement ajouté et mélangé au fluide de forage pendant 20 minutes. Différents fluides de forage ont été préparés (tableau 2). Tableau 2 : Fluides de forage préparés Exemple 1 – Test de résistance à 12 1 °C et une salinité de 540g/L Les propriétés rhéologiques des polymères 1 à 9 ont été évaluées dans les fluides de forage F1 à F9 (voir les tableaux 2 à 4). Les échantillons des fluides F1 à F9 sont soumis à un test de stabilité à 121 °C pendant 16h dans un four à étuve roulante (tableau 3). Ils sont ensuite vieillis dans un four standard à 121 °C pendant encore 7 jours en position statique (tableau 4). Ces deux tests permettent de simuler les contraintes réelles auxquelles les polymères seront confrontés sur la durée dans les formations souterraines. Les tests rhéologiques sont réalisés avec un rhéomètre Fann®. Des contraintes constantes de cisaillement (lecture directe du viscosimètre) à des taux de rotation multiples, 600, 300, 200, 100, 6 et 3 rpm (rotation par minute), sont enregistrées et montrées dans les tableaux 3 et 4. La sédimentation correspond à l’observation visuelle de la tendance du fluide de forage à floculer. Idéalement, il ne faut pas observer de floculation qui correspond à une perte des propriétés rhéologiques du polymère présent dans le fluide de forage. Tableau 3 : Rhéologie des compositions F1-F9 après 16 heures à 121 °C Tableau 4 : Rhéologie des compositions F1-F9 après 7 jours à 121 °C D’après ces tableaux, on peut voir que les polymères de l’invention (F1, F2, F6, F8 et F9) offrent de meilleures performances dans des conditions de vieillissements. L’effet de modificateur de rhéologie et d’effet suspensif est également meilleur pour les polymères de l’invention avec aucune voire très peu de sédimentation. Polymère amphotérique associatif hydrosoluble d’au moins un monomère dérivé d’un acide sulfonique et/ou un de ses sels et d’au moins un monomère cationique associatif de formule (I) : avec : R 1 et R 2 étant, indépendamment l’un de l’autre, un hydrogène, CH 3 , ou C 2 H 5 ; R 3 : une chaîne alkyle, arylène-alkyle ou aryl-alkyle comportant de 8 à 50 carbones ; X - : contre ion de charge négative ; le polymère étant obtenu par polymérisation des monomères en l’absence de tensioactifs ; la quantité de monomère dérivé d’un acide sulfonique et/ou un ses sels étant d’au moins 75 mol%, par rapport au nombre de moles de monomères polymérisés. Polymère amphotérique associatif hydrosoluble selon la revendication 1, caractérisé en ce que le monomère dérivé d’un acide sulfonique est choisi dans le groupe constitué par l’acide 2-acrylamido-2-méthylpropane sulfonique, l’acide 2-méthacrylamido-2-méthylpropane sulfonique, l’acide styrène sulfonique, les dérivés d’acides allyéther sulfoniques et l’acide 3-allyloxy-2-hydroxypropane sulfonique. Polymère amphotérique associatif hydrosoluble selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le monomère dérivé d’un acide sulfonique est l’acide 2-acrylamido-2-méthylpropane sulfonique. Polymère amphotérique associatif hydrosoluble selon l’une des revendications précédentes, caractérisé en ce que, dans le monomère cationique associatif de formule (I), R 3 est une chaîne alkyle, arylène-alkyle ou aryl-alkyle ayant 10 à 38 atomes de carbone. Polymère amphotérique associatif hydrosoluble selon l’une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la quantité de monomères cationiques associatifs est comprise entre 0,001 mol% et 10 mol%. Polymère amphotérique associatif hydrosoluble selon l’une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le polymère amphotérique associatif hydrosoluble est constitué d’acide 2-acrylamido-2-méthylpropane sulfonique et/ou un de ses sels et d’au moins un monomère cationique associatif de formule (I), où R3 est une chaîne alkyle, arylène-alkyle ou aryl-alkyle ayant 8 à 50 atomes de carbone. Polymère amphotérique associatif hydrosoluble selon l’une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le polymère amphotérique associatif hydrosoluble est obtenu par polymérisation en gel ou par polymérisation par précipitation. Polymère amphotérique associatif hydrosoluble selon l’une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu’il se présente sous forme solide. Polymère amphotérique associatif hydrosoluble selon l’une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le polymère amphotérique associatif hydrosoluble se présente sous la forme de particules solides ayant une taille moyenne comprise entre 5 nm et 5 mm. Utilisation du polymère amphotérique associatif hydrosoluble selon l’une des revendications 1 à 9 comme modificateur de rhéologie et/ou agent suspensif. Fluide de forage ou de traitement souterrain comprenant : - un fluide aqueux choisi parmi : l’eau de mer, une saumure, une eau douce, une boue, un ciment, ou un fluide d’espacement ; - entre 0,1 et 5,0 % en poids du polymère amphotérique associatif hydrosoluble selon l’une des revendications 1 à 7, par rapport au poids du fluide de forage ou de traitement souterrain. Utilisation du fluide selon la revendication 11 comme modificateur de rhéologie ou agent suspensif pour des opérations de forage ou de traitement souterrain. Utilisation selon la revendication 12, caractérisée en ce que la température d’utilisation est comprise entre 80 °C et 300 °C. Utilisation selon l’une des revendications 12 ou 13, caractérisée en ce que la salinité du fluide est comprise entre 1000 mg/L de sels et saturation du fluide.