-1 - SCELLAGE D'OPERCULES MINCES SUR DES RECIPIENTS La fermeture de récipients par des opercules minces collés sur l'embou- chure de ces récipients est un procédé très répandu et qui se développe encore quotidiennement. Il est utilisé aussi bien pour des récipients ri- gides, tels que bouteilles et pots en verre, que pour des récipients en matériau plus souple tels que les récipients en matière plastique et com- posite. Ce mode de fermeture a l'avantage d'être à la fois économique et étanche. Lorsque le récipient a une paroi très mince, il n'est pas possible de coller l'opercule sur la tranche de l'embouchure. On réalise alors à la partie supérieure de l'embouchure un évasement en forme de collet sensible- ment plan pour donner une surface de collage suffisante. A l'heure actuel- le, de nombreux pots de yaourt en plastique se présentent sous cette forme. Les opercules minces sont généralement enduits surune face d'une couche de produit thermocollant, puis appliqués par une tête de scellage chaude souvent appelée "électrode",sur l'embouchure. Ce mode de fermeture dit "à plat" a l'inconvénient que, si par accident un corps étranger solide ou liquide est tombé sur la face supérieure de l'embouchure, il reste emprisonné lors du scellage entre les surfaces pla- nes en regard de l'embouchure et de l'opercule. Il entraîne un défaut d'étanchéité. Pour pallier à ces-problèmes, depuis un certain temps, on pratique de préférence le scellage dit "en cordon". La tête de scellage est pourvue d'une nervure périphérique en relief qui applique énergiquement l'opercule le long d'une bande (ou cordon) périphé- rique étroite. Les corps étrangers ont ainsi toute chance d'être expulsés de part ou d'autre de cette bande étroite, soumise à une forte pression. Si le récipient est en matériau relativement souple au moins à chaud tel qu'une matière plastique ou un composite stratifié aluminium-plastique, le scellage en cordon a également l'avantage de pallier à des défauts de planéité de la face supérieure du récipient. La nervure de la tête de scel- -2- lage imprime à travers l'opercule une rainure dans la face supérieure de l'embouchure à obturer. L'opercule mince se trouvant entre la tête et l'embouchure est également déformé selon une rainure étroite qui s'appli- que dans celle du récipient. Cependant, si un opercule doit assurer une fermeture étanche et économi- que du récipient, il doit aussi permettre une ouverture facile sans se déchirer ni obliger le consommateur- à effectuer l'ôoverture en plusieurs étapes au risque de se tacher et de disperser plusieurs fractions d'oper- cule peu esthétiques. On s'est efforcé de résoudre ce problème en recherchant des produits ther- mocollants d'adhérence suffisante, mais cependant minimale, pour permettre un décollage facile. On connaît ainsi de nombreux mélanges de produits adhésifs de propriétés variées soigneusement dosées. Le problème de l'ouverture est encore plus difficile dans le cas du scel- lage en cordon que dans celui du scellage à plat. L'opercule adhère à la paroi du récipient, non seulement du fait de l'adhérence de la couche de produit thermocollant, mais aussi: du fait de l'encastrement de la rainure de l'opercule dans celle du récipient. Lors de l'ouverture, le consomma- teur n'a pas à séparer deux surfTces planes, mais deux surfaces tourmentées. Enfin, on ne peut utiliser certains produits à faible pouvoir adhérent du fait qu'ils ont aussi une faible viscosité et qu'ils seraient eux-mêmes chassés par la forte pression quA s'exerce le long du cordon. L'objet de la présente invention est une solutioncé ce problème de ferme- ture étanche et, cependant, d'ouverture facile des opercules minces. Au lieu de rechercher un produit thermocollant de pouvoir adhésif limité, et bien dosé, on enduit une partie seulement des surfaces en présence de l'opercule et de l'embouchure à obturer. Cette enduction pourrait être ponctuelle, mais on aurait alors des défauts d'étanchéité entre les surfa- ces ponctuelles recouvertes de colle. La surface collée doit dessiner une ligne fermée autour de l'orifice du récipient. On ne peut limiter l'enduc- tion de colle sur l'opercule à une mince ligne fermée correspondant au dessin de la nervure de la tête de scellage, car, dans une installation 3- industrielle, cette ligne ne se trouvera pas toujours en concordance avec la nervure de la tête au moment du scellage. La solution de ce problème est de réaliser sur l'opercule une enduction selon les lignes d'un réseau maillé, les surfaces entre lignes du réseau n'étant pas enduites de produit thermocollant. Pour être certain de l'étanchéité de l'ouverture, la distance maximale entre les surfaces enduites, c'est-à-dire la longueur des diagonales des mailles du réseau doit être inférieure à la largeur développée de la nervure de la tête de scellage, et, de préférence, inférieure à la lar- geur de lapartie frontale de la nervure. L'invention sera mieux comprise par la description ci-après d'un exemple particulier: La figure 1 représente en coupe axiale une tête de scellage, une capsule et l'embouchure d'un récipient avant fermeture. La figure 2 représente également en coupe les mêmes éléments au moment o la tête de scellage vient appliquer la capsule sur l'embouchure du réci- pient. La figure 3 représente en vue de dessus le récipient fermé par un oper- cule supposé transparent et laissant apparaître le réseau de produit ther- mocollant appliqué sur sa face inférieure. La figure 4 représente à plus grande échelle un détail de cette vue de dessus au niveau de la rainure formée dans l'opercule. Sur la figure 1, on voit distinctement la tête de scellage chaude (1) se présentant au-dessus de l'opercule (2) mince et plat lui-même au-dessus du récipient (3) en matière plastique qui comporte un collet plat (4) per- mettant d'avoir une surface de scellage suffisante. La tête de scellage (1) comporte une rainure périphérique en relief (5) de largeur (1) et de hauteur (h). -4-- En figure 2, la tête de scellage est abaissée sur le récipient (3) en appliquant l'opercule (2) sur le collet (4). La pression de la tête (1) sur le collet (4) a imprimé dans celui-ci une rainure (6) et embouti dans celle-ci l'opercule selon une rainure complémentaire (7) dont, après remontée de la tête, détente et refroidissement du collet (4), la largeur est (1) et la hauteur (h') peu différentes de la hauteur (h) et de la nervure (5). Sur la figure 3, on voit les lignes du réseau à trame carrée selon lequel a été appliqué le produit thermocollant. Le détail de ce réseau est plus visible sur la figure 4. Dans le cas particulier représenté, la largeur (1) de la rainure (7) est de 1,5 mm et sa hauteur (h') de 0,3 m-. Le réseau de produit thermocollant est constitué de lignes (8) d'épaisseur e = 0,3 mm, se croisant à angle droit. Les surfaces carrées non enduites (9) sont ainsi des carrés de I mi de côté dont la diagonale (d) a une lon- gueur de 1,4 mm qui est inférieure à la largeur (1) de la rainure (7). On voit qu'au fond de la rainure (7), on peut tracer une ligne continue d'étanchéité (10) figurée ici en pointillés. La trame du réseau de produits thermocollants est ici une trame de lignes droites également espacées et se croisant à angle droit, mais on pourrait atteindre le même résultat avec des lignes droites se croisant selon un autre angle ou encore des lignes courbes sinusoïdales, ou bien encore des lignes brisées s'entrecroisant pour former un réseau fermé. REVENDICATIONS / - Procédé de fermeture de récipients par opercules minces partielle- ment enduits sur une face de produits thermocollants, caractérisé en ce que l'enduction se fait uniquement selon les lignes d'un réseau maillé, les surfaces entre les lignes du réseau n'étant pas enduites. / - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les diago- nales (d) des surfaces non enduites ont une longueur inférieure à la lar- geur (1) du fond de la rainure imprimée dans l'opercule et le récipient. / - Dispositif de fermeture de récipient selon revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la surface enduite de colle est limitée à un ré- seau de lignes maillées. / - Dispositif selon revendication 3, caractérisé en ce que les diago- nales (d) des surfaces non enduites ont une longueur inférieure à la largeur (1) du fond de la rainure imprimée dans l'opercule et le réci- pient.