Domaine technique. La présente invention concerne un dispositif de manutention de tissus en rouleaux et particulièrement un dispositif pour ltenroulement, le transport et le déroulement de tissus sur des rouleaux horizontaux comprenant un mandrin médian supporté par un arbre axial faisant saillie à chaque extrémité du mandrin, ledit dispositif servant, lors de la fabrication et des diverses opérations ultérieures, notamment depuis le métier à tisser, puis aux tables de visite et aux machines de traitement. Problème posé. Dans un tissage, le tissu est enroulé à la sortie du métier à tisser sur des rouleaux ou ensouples d'enroulement qui doivent etre transportés pour différents autres examens et traitements, tels que la visite de contrôle de qualité, l'ébouriffage, la teinture, etc... Le problème est de réaliser la manutention entre ces différents stades de traitement ou de fabrication avec le minimum de manipulation, le moindre risque de détérioration du tissu et au prix de revient le plus faible. Etat de la technique antérieure et inconvénients. Dans l'état actuel des choses, et en particulier, pour le tissage des peluches, notamment du velours, les rouleaux à la sortie des métiers sont manutentionnés à la main. A cet effet, la longueur de tissu qui est enroulée est de l'ordre d'une cinquantaine de mètres pour que le poids ne soient pas trop important pour l'ouvrier manutentionnaire qui transporte ce rouleau jusqu'à l'opération de visite qui se fait soit à partir du rouleau, soit encore à partir du tissu qui aura été préalablement déroulé et empilé en zi-zag sur un chariot ou brouette et qui poursuivra sa manutention vers d'autres opérations, telles que l'ébourlffave, sur d'autres chariots ou brouettes où il repose de la même façon en zig-zag. Cette pratique présente de nombreux inconvénients, en particulier pour les velours, par exemple ceux tissés sur métiers en double pièce. Dans la manutention manuelle, l'ouvrier est pratiquement obligé de prendre le rouleau dans sa partie médiane et d'appliquer des efforts sur le tissu qu'il détériore nécessairement au point de contact en couchant les poils qui sont parfois cassés en ces endroits. Un autre inconvénient résulte de la faible longueur des pièces tissées car, si un défaut apparait dans la pièce, on est obligé de fractionner la pièce de tissu quelque fois en tronçons trop courts pour être classés dans le premier choix. En troisième lieu l'entassement du tissu en zig-zag sur les chariots ou brouettes provoquent des plis de celui-ci et des "cassures" détériorant le poil. Enfin la longueur relativement courte des pièces (50 m) augmente la fréquence des opérations de manutention et par conséquent grève le prix de revient. La présente invention est destinée à remédier à ces divers inconvénients. Exposé de l'invention. La présente invention est caractérisée principalement par la combinaison a) de chariots sur roulettes pivotantes, avec un chassis ou cadre inférieur horizontal rectangulaire de guidage, de dimensions bien définies, et des superstructures de support d'au moins un rouleau par l'intermédiaire de paliers supportant les deux extrémités de l'arbre axial, l'une de celles-ci comportant desdents destinées à coopérer avec l'embrage dont il sera question dans le paragraphe suivant, b) des têtières sur chacune des machines devant traiter les rouleaux de tissu, chacune de ces têtières combinant - des moyens de guidage et de mise en position correcte du chariot par rapport à la têtière coopérant avec le cadre inférieur rectangulaire de guidage des chariots, ladite position ayant été déterminée pour le bon fonctionnement de la machine et le bon enroulement, respectivement le bon déroulement du tissu, - des arbres munis d'embrayages à dents avec manchons coulissants actionnés par levier à fourchette, lesdits manchons devant coopérer avec les dents des extrémités d'arbres axial des rouleaux de tissus dont il est fait mention ci-dessus, lesdits arbres étant actionnés en rotation à la vitesse requise par un mouvement venant de la machine servant, respectivement desservant les rouleaux. Plus précisément, les chariots sont constitués d'un cadre rectangulaire avec des roulettes pivotantes à chaque angle et des montants à partir du milieu de chaque petit côté du cadre, lesdits montants comportant les supports des arbres des rouleaux et étant renforcés par des contreforts partant verticalement des quatre angles du cadre pour s'incurver sur le haut des montants. Quant aux moyens de guidage des têtières, ils comportent essentiellement un cadre rectangulaire horizontal - dont il manque un grand côté, - dont les dimensions intérieures correspondent aux dimensions extérieures du cadre rectangulaire des chariots, - dont la hauteur à partir du sol est la même que celle du cadre des chariots, - dont il manque un pralth côté, - dont les extrémités libres des petits côtés sont chanfreinés, s'est-a-dire écartées vers l'extérieur, - et qui- possède des moyens de réglage de la position angulaire autour d'un axe vertical. Suivant une forme préférée de réalisation, les arbres à embrayage à dents des têtières sont actionnés en rotation à partir du mouvement alternatif d'une biellette venant de la machine desservie, ladite biellette actionnant une manivelle coaxiale à une roue libre calée sur un arbre à embrayage, une deuxième roue libre inversée, calée sur l'arbre, et s'appuyant sur le bâti de la têtière empêchant le mouvement inverse de l'arbre, l'amplitude de rotation de l'arbre à chaque oscillation de la biellette étant limitée par une liaison élastique de ladite biellette sur la manivelle en coopération avec le couple résistant du rouleau, étant entendu que les autres arbres sont entrafnés de manière similaire par des bielles prenant leur mouvement sur la première biellette. Suivant une variante, les arbres à embrayages a dents des têtières sont actionnés en rotation à partir du mouvement de rotation d'un organe de la machine à laide d'une chaîne cinématique contenant les éléments habituels tels que des arbres, des engrenages, des chaines, des coupleurs à glissement et autres avec les démultiplications appropriées. Suivant une troisième variante, les arbres à embrayages à dents des têtières sont actionnés en rotation à partir du mouvement de rotation d'un organe de la machine par une trans mis si on hydraulique. Essentiellement sur les métiers a tisser, lorsque l'entraînement des embrayages s dents des têtières est discontinu à cause du mouvement alternatif des bielles, il se produit des secousses et pour amortir ces mouvements qui risqueraient de détériorer les peluches, on préfère garnir le mandrin médian autour de l'arbre axial d'une épaisse couche de mousse élastique. Solution au problème, avantages et résultat industriel. On comprend que le tissu est directement enroulé dès sa fabrication à la sortie du métier à tisser, sur de gros rouleaux qui sont supportés par les chariots de manutention. Ces mêmes chariots servent à transporter les rouleaux de tissus au cours des différents stades de fabrication et aussi à dévider le tissu dans chaque-machine de traitement ou de controle du tissu ainsi qu'à enrouler le tissu qui aura été contrôlé ou traité dans ces machines. Les rouleaux sont supportés uniquement par les extrémités de leur arbore axial et le tissu ne supporte aucun effort lors des différentes manutentions. Il subit uniquement des efforts dans les machines de traitement ou de contrôle habituel- les. Par conséquent il n'y a plus de détérioration due aux efforts pratiquéE sur la pièce de tissu elle-même que l'on avait lors de la manutention manuelle comme on élimine l'entassement en zig-zag, on supprime les cassures ; enfin on peut se permettre de manutentionner des pièces de tissu de bien plus grandes longueurs ; en pratique on a triplé la longueur des pièces, ce qui diminue considérablement le métrage de tissu déclassé ; la plus grande longueur des pièces réduit aussi la fréquence de manutention dans le rapport de leur longueur. C)n gagne par conséquent sur plusieurs tableaux. LZinvention sera mieux comprise à laide de la descrip- tion ci-après qui en donne un exemple non limitatif de réalisation pratique et qui est illustré par les dessins Joints. Brève description des figures. Dans les dessins La figure 1 est une vue en perspective d'un chariot engagé dans une têtière. La figure 2 est une vue en perspective d'un chariot en voie d'engagement dans une têtière. La figure 3 est une vue schématique en élévation du mécanisme d'entraînement des arbres d'embrayave a dents d'une têtière de métier à tisser dont le mouvement provient d'une biellette animée alternativement. La figure 4 est une vue de profil d'un embrayage dents de têtière. La figure 5 est une vue en perspective de l'extré- mité de l'arbre axial d'un rouleau destiné à coopérer avec un embrayage à dents. Description d'un mode de réalisation. En se reportant aux figures 1 et 2, on reconnait un chariot 1 s'engageant dans une têtière 2. Le chariot 1 est destiné à supporter des rouleaux horizontaux 3, 4 comprenant un mandrin médian 5 supporté par un arbre axial faisant saillie à chaque extrémité du mandrin, par exemple en 6. Le chariot 1 repose sur des roulettes 7, 8, 9 et comprend un châssis ou cadre inférieur 10 horizontal rectangulaire qui sert aussi au guidage. A cet effet, le cassis 10 a des dimensions bien définies. A partir du milieu de chaque petit côté du cadre 10 s'élèvent des montants il, 12 comportant des paliers supports 13, 14 des arbres 6 et qui sont renforcés par des contreforts 15, 16, 17, la partant verticalement des quatre angles du cadre ou châssis 10 pour s'incurver au niveau du haut des montants 11, 12. Ces contreforts 15, 16, 17, 18 servent aussi essentiellement de protection aux quatre angles du chariot 1 pour préserver les rouleaux de tissu des manutentions.Les extrémités des arbres axiaux 6 qui traversent les paliers 13, 14 et qui dépassent le montant li destiné à se placer du côté de la têtière 2 comportent des dents 19 (figure 5) destinées à coopérer avec les manchons 20, 21 des embrayages à dents prévus sur la têtière 2. La tetière 2 comprend une boite à mécanique 22 qui supporte Justement les manchons 20, 21, et un cadre de guidage et de mise en position correcte 23 du chariot 1. Le cadre 23 est rectangulaire et horizontal et a des dimensions intérieures qui correspondent aux dimensions extérieures du châssis ou cadre inférieur 10 du chariot 1. I1 ne comporte cependant que trois côtés, à savoir un grand côté 24 et deux petits côtés 25 et 26.Les extrémités libres des petits côtés 25 et 26 sont chanfreinéz en 27 et 28 en s'écartant vers l'extérieur pour faciliter l'enga- gement du chariot 1 lorsque celui-ci se déplace suivant la flèche 29 (figure 2). Le cadre 23 possede des moyens de réglage pour son horizontalité (qui ne sont pas représentés) et de sa position anglllaire autour d'un axe horizontal qui sont constitués par des bielles dont l'une est repérée en 30. La longueur des bielles 30 peut être réglée et la position de la têtière 2 avec le cadre 23 peut être modifiée grâce aux galets 31, 32. La boite à mécanique 22 comprend des paliers 33, 34 dans lesquels tournent des arbres tels que 35 (figure 4) sur lesquels peuvent coulisser axialement des manchons 20, 21 lesaits manchons étant cependant entraînés en rotation avec les arbres 35 grâce à des clavettes 36. Le déplacement axial des manchons 20, 21 est réalisé, de façon classique, gracie à une collerette 37 qui coopère avec une fourchette 38 à l'extrémité du levier 39 de commande oscillant autour d'un axe 40 porté par un support 41 fixé sur la paroi de la boite 22. Les manchons 20, 2i possèdent des encoches, telles que 42 dans lesquell viennent s'engager les dents 19 des arbres 10 qui sont ainsi entraînés en rotation solidaires avec des arbres tels que 35 de la têtière 2.On comprend qu'une oscillation du levier 39 suivant la flèche 43 puisse faire agir la fourchette 38 sur la collerette 37 et dégager le manchon 20 des dents 19 et de l'arbre 6 pour pouvoir retirer le chariot 1 et en amener un autre. Les arbres 35 à embrayage à dents de la têtière 2 peuvent être entraînés en rotation de différentes manières. L'une d'elles est représentée à la figure 3 lorsque l'on dispose d'une biellette-44 animée d'un mouvement alternatif représenté par la flèche 45 en étant connecté à un organe d'un métier à tisser, par exemple. La biellette 44 est articulée en 46 à une équerre 47 oscillant sur un axe 48 suivant la flèche 49. A l'autre extrémité de 1 'équerre 47 est articulé en 50 une tige 51 sur laquelle sont articulees en 52 et 53 deux manivelles 54 et 55 oscillant autour de roues libres 56 et 57 solidaires des deux arbres 35 et 351 relatifs à chacun des paliers 33, 34. Des deuxièmes roues libres coaxiales aux roues libres 56 et 57, mais orientées en sens inverse, possèdent des butées 58 et 59 s'appuyant sur le bâti de la boite 22.Grâce aux mouvements des deux roues libres, les arbres 35 et 351 sont obligés de se mouvoir suivant le sens des flèches 6(), 61 lorsque la tige 51 se meut suivant le mouvement alternatif de la flèche 62. En fait le mouvement de rotation des arbres 35 et 351 nta pas toujours la même amplitude en fonction de la résistance des arbres G des rouleaux 3, 4. En effet, au fur et à mesure que le tissu s'enroulé sur ces rouleaux, ceux-ci grossissent, leur diamètre augmente et à une même longueur de tissu enroulé correspond un plus petit arc de rotation. Pour compenser cela, on prévoit en fait que la tige 51, au niveau des articulations 52 et 53, glisse dans une glissière sur laquelle s'appuient respectivement des ressorts 63, 64 qui sont bloqués sur la tige 51 par des butées 65, 66. Ce dispositif dZentrainement n'est pas exclusif et on peut aussi imaginer un dispositif classique d'entraînement des arbres 35 et 351 à partir d'un organe en mouvement de rotation continu de la machine à laide d'arbres, d'engrenages, de renvois d'angles, de chaines. Dans ce cas, le glissement nécessaire aux différences de vitesse de rotation des rouleaux dûes à leur grossissement, sont réalisés par des coupleurs à glissement. Une autre solution peut consister à prévoir une transmission hydraulique qui apporte toute la souplesse qui lui est connue à l'entraînement en rotation des arbres 35 et 351. hLVENDIGTI ONS 10/ Dispositif pour l'enroulement, le transport et le déroulement de tissus sur des rouleaux horizontaux comprend nana un mandrin médian supporté par un arbre axial faisant saillie à chaque extrémité du mandrin, ledit dispositif servant, lors de la fabrication et des diverses opérations ultérieures, notamment depuis le métier à tisser, puis aux tables de visite et aux machines de traitement, c a r a c t é r i s é par la combinaison a) de chariots sur roulettes pivotantes, avec un châssis ou cadre inférieur horizontal rectangulaire de guidage, de dimensions bien définies, et des superstructures de support d'au moins un rouleau par l'intermédlaire de de paliers supportant les deux extrémités de l'arbre axial, l'une de celles-ci comportant des dents destinées à coopérer avec l'embrayage dont il sera question dans la paragraphe suivant, b) de têtières sur chacune des machines devant traiter les rouleaux de tissu, chacune de ces têtières combinant - des moyens de guidage et de mise en position correcte du chariot par rapport à la tetière coopérant avec le cadre inférieur rectangulaire de guidage des chariotes, ladite position ayant été déterminée pour le bon fonctionnement de la machine et le bon enroulement, respectivement le bon déroulement du tissu, - des arbres munis d'embrayages à dents avec manchons coulissants actionnés par levier à fourchette, lesdits manchons devant coopérer avec les dents des extrémités d'arbre axial des rouleaux de tissu dont il est fait mention ci-dessus, lesdits arbres étant actionnés en rotation à la vitesse requise par un mouvement venant de la machine servant, respectivement desservant les rouleaux. 20/ Dispositif, tel que défini dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é par le fait que les chariots sont constitués d'un cadre rectangulaire avec des roulettes pivotantes à chaque angle et des montants à partir du milieu de chaque petit côté du cadre, lesdits montants comportant les supports des arbres des rouleaux et étant renforcés par des contreforts partant verticalement des quatre angles du cadre pour s'incurver sur le haut des montants. 3-0/ Dispositif, tel que défini dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é par le fait que les moyens de guidage des têtières comportent essentiellement un cadre rectangulaire horizontal - dont il manque un grand côté, - dont les dimensions intérieures correspondent aux dimensions extérieures du cadre rectangulaire des chariots, - dont la hauteur à partir du sol est la même que celle du cadre des chariots, - dont il manque un grand côtév - dont les extrémités libres des petits côtés sont chanfreinées, c'est-à-dire écartées vers l'extérieur, - et qui possède des moyens de réglage de la position angulaire autour d'un axe vertical. 40/ Dispositif, tel que défini dans la revendication 3 > c a r a c t é r i s é par le fait que les arbres à embrayage à dents des têtières sont actionnés en rotation à partir du mouvement alternatif alune biellette venant de la machine desservie, ladite biellette actionnant une manivelle coaxiale à une roue libre calée sur un arbre à embrayage, une deuxième roue libre inversée, calée sur l'arbre et s'appuyant sur le bâti de la têtière empêchant le mouvement inverse de arbre, l'amplitude de rotation de l'arbre à chaque oscillation de la biellette étant limitée par une liaison élastique de ladite biellette sur la manivelle en coopération avec le couple résistant du rouleau, étant entendu que les autres arbres sont entraînés de manière similaire par des bielles prenant leur mouvement sur la première biellette. 50/ Dispositif, tel que défini dans la revendication 3 > c a r a c t é r i s é par le fait que les arbres à embrayage à dents des têtières sont actionnés en rotation à partir du mouvement de rotation d'un organe de la machine à laide d'une channe cinématique contenant les éléments habituels tels que des arbres, des engrenages, des chaînes, des coupleurs à glissement et autres avec les démultiplications appropriées. 60/ Dispositif, tel que défini dans la revendication 3 > c a r a c t é r i s é par le fait que les arbres à embrayage à dents des têtières sont actionnés en rotation à partir du mouvement de rotation d'un organe de la machine par une transmission hydraulique. 70/ Dispositif, tel que défini dans lune quelconque des revendications 1 à 6, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que le mandrin médian autour de l'arbre axial est garni dune épaisse couche de mousse élastique.