La présente invention concerne un procédé de fabri- cation d'un câble à fibres optiques qui comporte une ou plu- sieurs fibres optiques entourées par une gaine. Dans la fabrication des câbles à fibres optiques, on entoure de façon caractéristique une ou plusieurs fibres optiques par des éléments de gainage et d'armature, en fonction des besoins, pour permettre la fabrication, l'ins- tallation et le fonctionnement du câble tout en évitant de détériorer les fibres optiques Par exemple, on prend de façon caractéristique des mesures destinées à empocher le flambement des fibres optiques sous l'effet de forces lon- gitudinales de compression pendant la fabrication, ou par la suite, pendant la durée d'utilisation du câble, afin d'évi- ter l'apparition d'un niveau notable d'atténuation par microcourbures L'atténuation par microcourbures augmente l'atténuation du rayonnement optique dans les fibres, ce qui limite la longueur de transmission dans une fibre; voir par exemple l'article de Gardner, "I Microbending Loss in Optical Fibers", Bell System Technical Journal, Vol 54, n O 2, pages 457465, février 1975 Le brevet U S. 4 242 979 montre un type de structure de câble Dans ce câble, on réduit notablement ou on supprime l'atténuation par microcourbures en découplant les fibres optiques par rapport au câble qui les entoure Ainsi, les fibres optiques, qui sont de façon caractéristique organisées en rubans, sont placées à l'intérieur d'une gaine intérieure, avec un espace suffisant entre les rubans et la gaine pour éviter que des forces longitudinales provenant de la gaine aient une action notable sur les fibres En plus, on donne aux rubans une légère torsion pour réduire les efforts de flexion. Pour empêcher l'entrée d'eau dans les câbles, y compris les câbles à fibres optiques, on peut utiliser un composé de remplissage pour emplir les espaces qui entourent les fibres, à l'intérieur du câble (voir par exemple le bre- vet U S 4 259 540) On appelle quelquefois le câble résul- tant un "câble rempli" Le composé de remplissage est de façon caractéristique sous la forme d'un gel, ce qui préser- ve la flexibilité du câble tout en évitant une entrée d'eau notable Cependant, lorsqu'on utilise des composés de rem- plissage avec des câbles à fibres optiques, ils peuvent coupler les fibres optiques à la gaine environnante, ce qui fait que les efforts longitudinaux dans la gaine sont trans- mis dans une certaine mesure aux fibres Ainsi, si une con- traction de la gaine se produit pendant le processus de fabrication ou pendant que le câble est en service, les câbles remplis peuvent produire pour les fibres optiques qu'ils contiennent un niveau d'atténuation par microcourbu- res trop élevé pour être acceptable Une telle contraction a une plus grande probabilité d'avoir un niveau important lorsque la gaine est constituée par un polymère, comme il est caractéristique. Dans le passé, pour éviter que de tels efforts soient transmis aux fibres optiques, on a incorporé des éléments d'armature (par exemple des fils d'acier longitu- dinaux) dans les câbles à fibres optiques remplis, pour éviter qu'une contraction notable se produise pendant la fabrication De tels éléments d'armature sont placés de façon caractéristique au centre du câble, ou à l'intérieur d'un groupe de fibres optiques, ou bien ils sont enrobés dans la gaine intérieure en polymère Le procédé ci-dessus présente cependant des inconvénients importants Par exem- ple, dans de nombreux cas, il est souhaitable d'éviter la complexité et le poids supplémentaires qu'imposent les élé- ments de renfort En outre, de tels éléments compliquent la conception du matériel destiné à saisir le câble, qui est nécessaire pour l'installation Il est donc souhaitable de trouver un autre procédé pour fabriquer un câble à fibres optiques ayant une gaine qui entoure une ou plusieurs fibres optiques et qui est couplée à ces dernières, qui élimine ou réduisenotablement l'atténuation par microcour- bures dans les fibres. On a inventé un procédé de fabrication d'un câble à fibres optiques selon lequel une gaine de polymère est appliquée de façon à entourer une ou plusieurs fibres optiques La gaine est couplée à l'une au moins des fibres, de façon caractéristique par un composé de remplissage qui est placé à l'intérieur de la gaine, dans les interstices entre les fibres Le procédé de l'invention comprend les opérations consistant à choisir une matière de gainage ayant un module viscoélastique d'équilibre suffisamment faible pour produire un flambement pratiquement nul des fibres, et également à maintenir une tension longitudinale sur la gai- ne jusqu'à ce que le module d'équilibre soit obtenu Le câble de l'invention qui est ainsi obtenu ne contient de façon caractéristique aucun élément, à l'intérieur de la gaine intérieure, ou enrobé dans cette dernière, qui soit soumis à un effort longitudinal de compression notable pen- dant la fabrication ou les conditions de service prévues pour le câble. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre d'un mode-de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels: La figure 1 représente un câble à fibres optiques de type caractéristique fabriqué conformément au procédé de l'invention; et La figure 2 représente une opération caractéristi- que d'extrusion de gaine employant le procédé de l'invention. La description détaillée qui suit porte sur un procédé de fabrication d'un câble à fibres optiques Ce pro- cédé est avantageusement utilisé pour réduire l'atténuation par microcourbures pendant la fabrication chaque fois qu'une gaine intérieure est couplée à des fibres optiques situées à l'intérieur Un tel couplage se produit, par exemple, lorsqu'on introduit un composé de remplissage dans les interstices entre les fibres, pendant la fabrication. La figure 1 représente un câble à fibres optiques de type caractéristique, fabriqué conformément à la techni- que de l'invention La structure fondamentale de ce câble est expliquée par ailleurs dans le brevet U S 4 241 979 précité Dans ce câble, une gaine intérieure 102 est extru- dée ou formée de toute autre manière sur des fibres opti- ques 100 qui sont organisées en rubans 101 On place un composé de remplissage 109 à l'intérieur de la gaine, de façon caractéristique pendant l'extrusion de la gaine sur les rubans, et ce composé couple ainsi la gaine intérieure aux rubans D'autres éléments de gainage et divers éléments d'armature 103-108 sont établis autour de la gaine intérieu- re, comme il est expliqué de façon plus détaillée dans le brevet précité En ce qui concerne l'invention, l'expression "gaine intérieure" désigne la première gaine qui est formée sur une fibre optique ou des rubans de fibres optiques, et cette expression englobe le cas dans lequel une seule gaine est présente dans un câble L'expression "fibre optique" est utilisée ci-après dans un sens qui englobe à la fois les fibres optiques rev 8 tueset non revêtues De telles fibres peuvent être organisées en rubans ou selon d'autres configu- rations, dans lesquelles un grand nombre de fibres sont réunies ensemble avant de former sur ces fibres une gaine qui a de façon caractéristique une forme cylindrique. Lorsque le composé de remplissage sous forme de gel est présent dans le câble, le coefficient de couplage entre la gaine intérieure et les fibres est de façon carac- téristique pratiquement égal à un Ceci signifie qu'une contraction longitudinale de 1 % dans la gaine intérieure produit une compression longitudinale des fibres optiques égale à 1 % Du fait que le verre qui est de façon caracté- ristique la matière constitutive des fibres optiques, est pratiquement incompressible, la compression de la fibre optique s'accomplit habituellement par un flambement des fibres, qui induit l'atténuation par microcourbures mention- née ci-dessus L'invention est souvent mise en oeuvre avan- tageusement chaque fois que le coefficient de couplage dépasse 0,1, et dans certains cas elle est avantageuse pour des coefficients de 0,01 ou même inférieurs à cette valeur. Dans le cas de fibres optiques multimodes, il existe de façon caractéristique un grand nombre de fibres à l'inté- rieur d'un câble Cependant, dans certains cas, en particu- lier-dans le cas de fibres optiques monomodes, une seule fibre peut être présente à l'intérieur d'un câble L'inven- tion peut être avantageusement mise en oeuvre dans un cas comme dans l'autre De plus, la gaine intérieure peut être couplée à une ou plusieurs fibres, sans présence d'un compo- sé de remplissage On peut voir que l'invention peut égale- ment être mise en oeuvre dans de telles situations. En ce qui concerne l'invention, on définit l'expression "flambement pratiquement nul" en considérant le niveau admissible d'atténuation supplémentaire due aux microcourbures d'une fibre optique, par comparaison à l'atténuation en l'absence de microcourbure Dans les opéra- tions de fabrication actuelles, il est souhaitable d'éviter que l'atténuation par microcourbures dépasse 10 % de l'atté- nuation de la fibre optique avant le câblage, et il est préférable qu'elle soit inférieure à 5 % Par exemple, une fibre optique multimode ayant une atténuation de 6 d B/km à une longueur d'onde de rayonnement de 0,85 pum avant câblage, doit avoir une atténuation supplémentaire due aux microcour- bures inférieure à 0,6 d B/km, et de préférence inférieure à 0,3 d B/km après l'opération de câblage D'autres atténua- tions supplémentaires qui apparaissent pendant la fabrica- tion (par exemple l'atténuation due aux épissures) ne sont pas comprises dans cette valeur A titre d'autre exemple, une fibre optique monomode fonctionnant à une longueur d'onde de 1,3 pm doit avoir de façon caractéristique une atténuation supplémentaire due aux microcourbures inférieu- re à 0,1 d B/km, et de préférence inférieure à 0,05 d B/km. L'invention permet d'obtenir une atténuation par microcourbures faible au cours de la fabrication de fibres optiques, dans laquelle une gaine intérieure est extrudée sur une ou plusieurs fibres, en choisissant tout d'abord une matière de gainage avec un coefficient de fluage élevé Secondement, on maintient une charge sur le câble après extrusion, de façon que la contraction thermi- que de la gaine soit compensée par le fluage On maintient cette charge jusqu'à ce qu'on obtienne un effort longitu- dinal d'équilibre pratiquement nul pour la gaine intérieure. Pour formuler une description quantitative de ce procédé pour éviter le flambement, on effectue une analyse thermoviscoélastique linéaire Comme il est connu de l'homme de l'art, on utilise habituellement divers termes liés entre eux pour décrire le comportement d'un polymère en présence d'un effort ou d'une déformation Le terme "module viscoélas- tique" désigne le module de la matière en fonction du temps qui rend compte de l'écoulement visqueux (fluide) du polymère Lorsqu'on fait également intervenir les effets de la température sur le module, on utilise le terme "module thermoviscoélastique" Le terme "coefficient de fluage" est une mesure de la déformation dans la matière en fonction d'un effort constant appliqué C'est également de façon caractéristique une fonction du temps et de la température. On utilise également fréquemment le terme "module de rela- xation", et c'est une mesure de l'effort dans la matière pour une déformation constante appliquée Il est également de façon caractéristique fonction du temps et de la tempé- rature. Une condition suffisante pour éviter un flambe- ment des fibres est que la charge longitudinale supportée par la gaine soit inférieure à la charge longitudinale totale sur le câble (l'âme à l'intérieur de la gaine doit supporter une partie de toute charge), à tous moments après le couplage Ainsi, si cr(x, t) est l'effort longitu- dinal instantané à un certain point x dans la gaine à l'instant t, pour éviter le flambement des fibres il suffit d'avoir: F(t) > ('x, t)d A (l) A s en permanence pendant le couplage, en désignant par F(t) la charge longitudinale instantanée sur le câble et As l'aire de section droite de la gaine Toute valeur en excès du membre de gauche de l'inégalité ( 1) est supportée par les fibres et les matières associées dans l'âme. L'effort instantané dans une matière thermovisco- élastique dépend de son historique ainsi que de l'état cou- rant: en négligeant tout d'abord les variations de tempéra- ture, on a en tout point x t (-x, t) = o E(t-t) d 9 _N dat, ( 2) Jt d t O en désignant par E le module élastique qui diminue habi- tuellement de façon monotone lorsque l'argument augmente, par g la déformation mécanique instantanée à l'instant t, et par to l'instant le plus précoce dans l'historique de l'échantillon qui intervient dans la détermination de 6 C, c'est-à-dire l'instant auquel le couplage âme-gaine commence. En combinant les relations ( 1) et ( 2) on obtient: t F(t) > E(t-Z) d () d Z d A ( 3) J E d (d As to en tant que condition suffisante pour l'absence de flambe- ment du guide de lumière. Lorsque la gaine refroidit après extrusion, la contraction thermique de la gaine se produit à une vitesse égale à O(T) d T/dt, en désignant par T la température ins- tantanée et par d le coefficient de dilation thermique à T Pour éviter le flambement des fibres, on compense cette contraction par une déformation mécanique, qui peut être produite par une charge longitudinale (effort) Si on égale la vitesse de déformation mécanique à la vitesse de contrac- tion thermique, on obtient: d E + d T O LIE-+ -OT Z, ( 4) dt dt On peut maintenant écrire: t F(t)> E(t-t) " (T) d T d Zd A ( 5) dr AS to en tant que condition suffisante pour l'absence de flambe- ment des fibres. L'équation ( 2) ne fait pas apparaître explicite- ment les variations de température mais il ressort claire- ment de la nature de l'équation ( 5), avec sa dépendance explicite vis-àvis de la température, que l'équation ( 2) doit être généralisée pour tenir compte des variations de température: t C(t) E dt' d E(Z) d Z ( 6) a T(T-To) d t to Le nouvel argument de E, c'est-à-dire Jdt'/a T(T-TO), est appelé le temps réduit Il représente la différence de temps effective et il est calculé en appliquant une fonction de pondération dépendant du temps, a T, au retard de temps d'horloge entre la génération de la déformation et l'évalua- tion de l'effort Cette forme plus généralisée conduit à une version plus généralisée de l'équation ( 5), c'est-à-dire la condition d'absence de flambement, qui est: t Et* dr, _ d T(Z) F(t)> E dt' 1 (T) a L) d Zt d A ( 7) J l a T(T(t)-To) dt A to On sépare maintenant l'intégrale par rapport au temps qui figure dans l'inégalité ( 7) en deux intervalles de temps: (lorsque T + température ambiante) t 1 t t J> > + ( 8) t t t t 0 o r Dans le cas ou t > tr, la seconde intégrale du membre de droite de l'équation ( 8) disparaît du fait que d T/d Z O entre ses limites De façon générale, F F(-t) même après tr, du fait que E = E(t) Cependant, au bout d'un certain temps, la valeur de E à l'intérieur de la première intégrale de l'équation ( 8) peut, pour certaines matières, être prise par approximation égale à une constante de la matière, c'est-à-dire le module d'équilibre (Ee) Dans de tels cas, F devient une constante et on peut récrire l'inégalité ( 7) sous la forme t -tr F > -E O f(T (Z) d T (r) d td A ( 9) As to pour t suffisamment supérieur à t, Ou bien, du fait que toutes les fonctions présentes ici sont différentiables en tout point T r F > -E (T) d T d A ( 10) A T s o Si on néglige maintenant la dépendance vis-à-vis de la tem- pérature du rayon et de l'azimut à l'intérieur de la paroi de la gaine et si on évalue l'intégrale intérieure sous la forme d'une moyenne '( -=ô, on obtient la relation F > Ee A o de la gaine. On a maintenant terminé la description quantita- tive qu'on recherchait, et qui est matérialisée par l'iné- galité ( 9) et par le cas particulier important de l'inéga- lité ( 11) L'inégalité ( 7) indique qu'aussi longtemps qu'une charge, F(t) , est appliquée à la gaine à tous les instants t et est supérieure à l'intégrale du membre de droite, il ne peut pas y avoir de flambement des fibres. On notera que cette charge nécessaire dépend non seulement des valeurs instantanées des paramètres qui dépendent du temps, mais également de l'historique de ces paramètres. Si on attend jusqu'à ce que la gaine soit à le température ambiante et si on peut fixer un module d'équilibre pour la matière de la gaine, la charge nécessaire, F, pour empêcher le flambement des fibres ne dépend plus du temps, et on peut la déterminer à partir de l'expression plus simple de l'inégalité ( 11). Si le module d'équilibre est pratiquement égal à zéro, une fois qu'il est atteint, il n'est plus nécessaire de maintenir une charge pour éviter un flambement des fibres. Ce comportement est ce qu'on cherchait: il ne reste plus de force susceptible de produire un fiambement des fibres On utilise ici le terme "équilibre" pour désigner l'état de la gaine, au bout d'un temps suffisamment long après l'extru- sion, dans lequel il ne se produit pratiquement plus de variation ultérieure du module pendant la durée de vie du câble Ainsi, au moment du relâchement de la charge longitu- dinale, si le module d'équilibre (E e) est faible, il ne se produit pratiquement aucune rétraction, et une force de compression pratiquement nulle est appliquée aux fibres. L'équilibre est habituellement atteint lorsque la gaine extrudée s'est refroidie à la température ambiante, mais une relaxation supplémentaire peut également se produire après ce moment dans certains cas La rapidité avec laquel- le une matière atteint son Ee et l'écart de la valeur de ce paramètre par rapport à zéro sont des considérations d'importance pratique primordiale Le temps doit être raisonnablement court, de l'ordre du temps de fabrication, et Ee doit être proche de zéro. On a trouvé que le chlorure de polyvinyle (PVC) était une matière convenable à cet égard, pour l'utilisa- tion en tant que gaine intérieure L'exemple qui suit illustre davantage l'opération d'extrusion employant la technique de l'invention. EXEMPLE En considérant la figure 2, on voit que des rubans de fibres optiques 21 traversent une extrudeuse 22 dans laquelle le composé de remplissage est injecté Ce composé de remplissage a avantageusement la composition indiquée dans le tableau I ci-dessous L'extrudeuse extrude également la gaine intérieure 23 dans les interstices desquels est logé le composé de remplissage, et la gaine passe ensuite à travers une filière de calibrage 24 Le diamètre extérieur de la gaine est d'environ 7,87 mm et le diamètre intérieur est d'environ 6,35 mm La gaine est extrudée à une température d'environ 1930 C, à une vitesse d'environ 15 cm/s La composition de la matière de la gaine est donnée dans le tableau II ci-dessous On refroidit ensuite la gaine en la faisant traverser une cuve d'eau 25 mesurant environ 12 m de longueur Une température de l'eau dans une plage de 10 à 21 C convient On applique ensuite d'autres couches du câble, qui peuvent comprendre d'autres gaines, des armatures, une couche d'armure, une enveloppe extérieure, etc, comme il est indiqué schématiquement en 26. Le câble passe ensuite à travers un cabestan de traction 28 qui maintient une traction appropriée sur la gaine pour empêcher la contraction envisagée précédemment On a trouvé qu'une force de traction sur la gaine d'environ 2,2 à 4,4 Newton convient à cet égard Le câble passe ensuite sur un touret récepteur 29 On a trouvé que l'écoulement d'une durée d'environ 90 S depuis l'extrusion de la gaine intérieure jusqu'à la sortie du cabestan de traction est suffisant pour que la gaine de PVC atteigne un état pratiquement tota- lement relaxé; c'est-à-dire qu'il n'y a pratiquement aucun effort de compression dans la gaine, ce qui fait qu'il n'y a pratiquement aucune atténuation par microcourbures induite dans les fibres optiques qui se trouvent dans la gaine. TABLEAU I Composition du gel de remplissage Composants (Parties enr poids) Copolymère en masse de styrène-éthylène-butylène (Kraton G 1650) 7 Huile minérale (naphténique) (Drakeol 35) 93 Anti-oxydant (Irganox 1035) 0,2 TABLEAU II Composition de la gaine Composants (Parties en poids) Chlorure de polyvinyle 100 Phtalate de diundécyle 30 Composqants (Parties en poids) Sulfate de plomb tribasique 7 Trioxide d'antimoine 2 Stéarate de plomb dibasique 0,4 N,N'-éthylène-bis-stéaramide 0,4 Il est également possible d'enrouler directement le câble sur un touret récepteur avant d'autres opérations de câblage Dans ce cas, une partie du temps de relaxation peut être obtenue après enroulement sur le touret Ceci réduit ou supprime le refroidissement nécessaire par la cuve d'eau, par exemple On doit alors enrouler la gaine sous une tension suffisante pour éviter le flambement, comme indiqué ci-dessus, pendant que le câble se refroidit jusqu'à la température ambiante, sur le touret On peut employer d'autres procédés de refroidissement et de mise sous tension, soit en remplacement, soit en supplément. Dans le cas o les autres opérations de câblage sont effec- tuées en direct, comme il est représenté, avant l'enroule- ment sur le touret, il est souhaitable que la relaxation de la gaine intérieure conduise à un effort de compression pratiquement égal à zéro avant l'application des couches restantes du câble On peut aisément obtenir ceci dans le cas du PVC, pour les temps de fabrication qui interviennent de façon caractéristique Cependant, même après la fabrica- tion, les couches qui se trouvent à l'extérieur de la gaine intérieure peuvent dans certains cas supporter également un effort de compression résiduel produit par la gaine intérieu- re, empêchant ainsi la transmission de l'effort aux fibres. Dans tous les cas, pour empêcher le flambement d'une fibre optique en silice de type caractéristique, ayant un diamètre extérieur (diamètre de la gaine de la fibre) dans la plage de 90 à 150 pm, il est souhaitable de maintenir la force de compression longitudinale transmise à chaque fibre à moins de 4,45 x 10 3 N, et de préférence à moins de 0,445 x 10-3 N On notera que cette force est fonction de l'effort résiduel de la gaine intér 2 ieuxeà l'équi- libre, multiplié par le coefficient de couplage de la gaine vers la fibre L'effort pratiquement nul envisagé précédem- ment pour la gaine intérieure est obtenu de façon caractéris- tique pour un temps de relaxation qui est inférieur au temps de fabrication restant du câble, à la suite de l'extrusion de la gaine intérieure; ce temps est de façon caractéristi- que inférieur à 2 minutes Cependant, une relaxation par- tielle peut se produire pendant l'opération de gainage, comme indiqué cidessus, avec une relaxation supplémentaire après que le câble est enroulé sur un touret, comme indiqué ci-dessus Ceci s'oppose à la structure de câble rempli de l'art antérieur, dans laquelle l'effort se maintient de façon caractéristique dans la gaine intérieure pendant de longues durées après la fabrication et l'installation, tan- dis que des éléments de renfort situés dans le câble s'opposent à l'action de cet effort Dans la structure de l'invention, il n'y a de façon caractéristique aucun élé- ment situé à l'intérieur de la gaine intérieure, ou enrobé dans celle-ci, qui maintienne une charge longitudinale de compression de valeur notable dans les conditions de service prévues pour le câble. Le choix d'une matière de gaine ayant un effort pratiquement nul à l'équilibre (ce qu'on obtient par un coefficient de fluage élevé ou, en d'autres termes, un module viscoélastique faible) peut être effectué conformé- ment à des techniques d'analyses connues; voir par exemple "Strain Control and Stress Measurement for Relaxation", dans Creep And Relaxation Of Nonlinear Viscoelastic Mate- rials, par W N Findley et col, North-Holland Publishing Company, New York ( 1976) On peut également utiliser des mesures du module en fonction de la fréquence de la défor- mation appliquée La valeur du module dans ce qu'on appelle la "zone en plateau" pour la matière est avantageusement assez faible pour produire un flambement pratiquement nul des fibres; voir les chapitres 13-14 de l'ouvrage Visco- elastic Properties Of Polymers, 3 ème Edition, par J D. Ferry, édité par Wiley & Sons, New York ( 1976). L'application du polymère de gainage s'effectue de façon caractéristique par extrusion à une température éle- vée Cependant, on peut également former une gaine par appli- cation d'une bande longitudinale, de façon caractéristique à la température ambiante (voir la couche 103 de la figure 1). La relaxation d'une bande de chlorure de polyvinyle peut se produire à la température ambiante en quelques minutes ou moins, en fonction de la composition, de l'épaisseur, de la tension appliquée, etc L'homme de l'art pourra également envisager d'autres procédés d'application d'une gaine qui utilisent avantageusement la technique de l'invention. Le câble à fibres optiques rempli de l'exemple ci-dessus constitue un exemple de réalisation de l'invention, mais celle-ci peut également 8 tre employée dans d'autres situations Par exemple, le fait qu'on puisse appliquer sur une fibre optique une gaine produisant un effort faible élimine ou tout au moins réduit la nécessité de maintenir un jeu entre une ou plusieurs fibres et la gaine environnante, m 8 me dans des câbles dans lesquels on n'emploie pas de matière de remplissage Ceci peut donner par exemple un câ.ble d'encombrement plus réduit, ou procurer une certaine liberté dans le fabrication ou la conception, dans la mesu- re o un jeu intérieur pour les fibres n'est pas nécessaire. En outre, bien qu'on ait montré une gaine intérieure en tant qu'exemple de réalisation, d'autres couches de gainage peuvent également employer avantageusement l'invention. Ainsi, on peut appliquer une couche de gainage suivante sur des couches de câble sous-jacentes, de telle façon que le gainage soit couplé aux fibres optiques On peut également utiliser avantageusement la technique de l'invention pour éliminer le flambement qui se produirait par ailleurs du fait de l'application d'une telle couche de gainage Comme indiqué cidessus, la technique de l'invention et la structure de câble résultante suppriment de façon caracté- ristique la nécessité d'éléments d'armature absorbant une compression longitudinale On peut cependant employer des éléments d'armature dans d'autres buts, comme pour augmenter la résistance à la traction. Il va de soi que de nombreuses autres modifica- tions peuvent être apportées au procédé et au dispositif décrits et représentés, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 Procédé de fabrication d'un câble à fibres opti- ques, par les opérations comprenant l'application d'une gaine de polymère destinée à entourer une ou plusieurs fibres opti- ques, de façon à coupler l'une au moins des fibres à la gai- ne, caractérisé en ce que l'effort de compression longitudi- nale de la gaine à l'équilibre est suffisamment faible pour produire un flambement pratiquement nul des fibres, et on applique à la gaine une tension longitudinale jusqu'à ce que cet équilibre soit pratiquement obtenu. 2 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le coefficient de couplage de la gaine et de l'une au moins des fibres est au moins de 0,01. 3 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la gaine est une gaine intérieure consistant en chlorure de polyvinyle. 4 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'équilibre est pratiquement atteint au bout de 2 minutes après l'instant d'application. 5 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on applique la gaine à une température élevée, et l'équilibre est pratiquement obtenu lorsque la gaine s'est refroidie jusqu'à la température ambiante. 6 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on applique la gaine par extrusion. 7 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la gaine est une bande longitudinale. 8 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'effort-de compression à l'équilibre produit une force de compression longitudinale inférieure à 4,45 x 10 3 N sur les fibres qui ont un diamètre extérieur dans la plage de 90 à 150 Pm. 9 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le couplage de la gaine et des fibres est produit par une matière flexible qui est placée dans les interstices à l'intérieur de la gaine. Dispositif destiné à mettre en oeuvre le procé- 2 13388 dé de la revendication 4, comprenant une gaine intérieure en polymère qui entoure une ou plusieurs fibres optiques et qui a un coefficient de couplage d'au moins 0,01 avec l'une au moins des fibres, caractérisé en ce que, en l'absence d'éléments de renfort supportant une compression longitudi- nale situés à l'intérieur de la gaine ou enrobés dans celle- ci, la gaine transmet aux fibres un effort de compression longitudinale qui est suffisamment faible pour conduire à un flambement pratiquement nul des fibres. 11 Dispositif selon la revendication 10, caracté- risé en ce que la gaine intérieure consiste en chlorure de polyvinyle. 12 Dispositif selon la revendication 10, caracté- risé en ce que le couplage de la gaine et des fibres est produit pratiquement par une matière flexible située dans les interstices à l'intérieur de la gaine, et cette matière empêche pratiquement toute entrée d'eau dans la gaine.