La présente invention concerne des agents fongicides à base de carbamates dérivant du benzimidazole et leur prepara- tion. On sait utiliser des agents phytosanitaires sous forme de poudres pour bouillies. En général, on additionne ces poudres d'eau avant leur application et on les pulvérise sur les plantes sous forme d'une suspension ou émulsion aqueuse. A côté d'une ou de plusieurs substances actives, les poudres pour bouillies contiennent généralement des dispersants et/ou des mouillants, et en fonction des besoins et du but d'emploi, souvent des adhésifs, des stabilisants et, avant tout, en cas de matières actives à bas point de fusion ou de dureté moyenne, des adjuvants de broyage, pour que le produit ne bouehe pas le broyeur par suintement ou fusion pendant le broyage. On sait aussi que l'on peut améliorer l'effet de poudres pour bouillies fongicides en ajoutant à leurs suspensions aqueuses, avant l'application, des huiles ou des concentrés émulsifiables avec des huiles comme véhicules. On a décrit une augmentation d'activité d'agents fongicides à base de cuivre, de zinc et de manganèse par addition d'huile (voir Torgeson "Fungicides", New York et Londres 1967, volume I, pages 47 et 49) et de fongicides en général par addition de substances tensioactives (voir 1,Fungicides, volume I, page 174). On peut présumer que de tels additifs augmentent la perméabilité des cellules de sorte que les substances actives peuvent pénétrer plus facilement dans l'intérieur de l'organisme. Par conséquent, on le nomme agents de pénétration". Souvent ils confèrent aux substances actives un certain effet systénique, en particulier aux agents fongicides (voir la littérature indiquée). En pratique, l'addition d'agents de pénétration aux bouillies parfois provoque des complications, car des émulsions huileuses agglomèrent, dans la plupart des cas, les fines particules solides des poudres pour bouillies et les séparent comme boue, à la suite de quoi l'amélioration de 1'effet est perdue à cause dtune distribution mauvaise de la substance active. Une addition plus haute de substances tensio-actives pour éviter cette agglomération provoque la formation de grandes quantités - --,se et, par conséquent, elle n'est pas praticable. De plus, des quantités plus grandes de substances tensio-actives et/ou d'émulsionnants réduisent parfois notablement la tolérabilité des compositions par les plantes. Or la Demanderesse a trouvé que 1 'on peut éviter les inconvénients mentionnés ci-dessus si l'on ajoute à la substance active, dans la préparation des poudres pour bouillies, outre les adjuvants usuels, un agent de pénétration approprié adsorbé sur un support inactif. Lorsque l'on utilise des supports appropriés ayant un haut pouvoir d'adsorption on obtient des poudres sèches et friables, malgré la haute proportion d'agent de pénétration, qui sont faciles à disperser dans de l'eau et se distinguent par un effet fongicide amélioré et une tolérabilité très bonne en comparaison de poudres pour bouillies correspondantes sans addition d'agents de pénétration. Dans le texte suivant on nomme les poudres conformes à 1 'inven- tion des "poudres à huile" bien que les agents de pénétration utilisés ne soient pas exclusivement des huiles. On prépare les poudres à huiles conformes à l'in- vention ou bien a) en mélangeant intimement un véhicule minéral adsorbant approprié avec, comme agent de pénétration, des alcanols ayant de 6 à 8 atomes de carbone, des esters liquides de monoalcools ayant de 1 à 12 atomes de carbone et d'acides carboxyliques ayant de 2 à 12 atomes de carbone, les esters ayant au moins 8 et en cas d'esters monocarboxylflques au plus 12 atomes de carbone et en cas d'esters d'acides dicarboxyliques au plus 32 atomes de carbone, des éthers aliphatiques ou aliphatiques-aromati--;;ues liquides ou fondant à une température inférieure à 50 C, des paraffines linéaires ou ramifiés ayant de 9 à 25 atomes de carbone, des triglycérides liquides, N (C1 à C4 - alkyl)-formamides ou -pyrrolidones, et/ou des sels à bas point de fusion d'acides naphténiques naturels, dans une proportion pondérale de 1:1 à 10 : 1 et on broie la poudre sèche obtenue avec un composé de formule dans laquelle R est un radical alkyle ayant de 1 à 4 atomes de carbone, en ajoutant des adjuvants usuels sans action émulsion nante, dans une proportion pondérale d'agent de pénétration au composé actif de 5 : 100 à 50 : 100, jusqu'à ce que la poudre ait une grandeur des particules désirée, ou bien b) on broie d'abord le composé actif avec les adjuvants susmentionnés et on mélange la matière broyée avec une poudre d'un agent de pénétration adsorbée sur un véhicule selon a), dans le rapport pondéral indiqué. L'utilisation des composés répo4ant à la formule I comme agents fongicides est connue (voir le brevet anglais nO 1 190 614). Dans ce brevet on a décrit que l'on peut ajouter à des(benzimidazolyl-2)-carbamates d'alkyles une série de dispersants et mouillants, émulsionnants, huiles, du xylène,, des alcools, des hydrocarbures chlorés, des naphtalènes alkylés, et des enzymes, dans des proportions plus grandes qu'usuellement, comme agents de pénétration. Mais on ne trouve pas des indications concrètes concernant la préparation de poudres pour bouillies avec des agents de pénétration.Selon le renseignement général du brevet ci-dessus on ne peut pas obtenir des poudres pour bouillies stables avec des agents de pénétration liquides dont les propriétés de mise en suspension et d'atomisation satisfont aux normes internationaux. Comme véhicule adsorbant on peut utiliser des terres à diatomées, le kieselguhr, le sépiolite, le bentonite, des kaolins, du charbon en poudre, ou leurs mélanges, et, de préférence, de l'acide silicique synthétique adsorbant. Des agents de pénétration, que l'on peut utiliser dans le procédé conforme à l'invention, sont les substances suivantes : l'hexanol, l'heptanol, l'octanol, le nonanol, le décanol, l'undécanol, de préférence le dodécanol, le tétradécanol, l'hexa- décanol, l'octadécanol, ou des mélanges d'alcanols linéaires ayant de 6 à 18 atomes de carbone (types d'Alfols (marque déposée)); des esters carboxyliques aliphatiques ayant de 6 à 10 atomes de carbone, par exemple des acides caproique, caprique, caprylique et pélargonique, ou d'acides carboxyliques aromatiques, par exemple les acides benzoSque, tolyulique, salicylique et phtalique. Comme composants alcooliques des esters on mentionnera le butanol, le n-octanol, l'i-octanol, le dodécanol, le cyclopentanol, le cyclohexanol, le cylooctanol, ou l'alcool benzylique. Des exemples d'esters appropriés sont l'acétate de benzyle, le caproate d'éthyle, le pélargonate d'éthyle, le benzoate de méthyle et d'éthyle, le salicylate de méthyle, de propyle ou de butyle, surtout des diesters de l'acide phtalique avec des alcools aliphatiques ou alicycliques (Cl-Cl2) saturés, par exemple le phtalate de diméthyle, le dibutyle, de diisooctyle, de didodécyle, de dicyclopentyle, de dicyclohexyle ou de dicyclooctyle, de préférence le phtalate de diisooctyle. Comme éthers aliphatiques ou aliphatiques-aromatiques liquides ou fondant à une température inférieure à 500C on utilisera les éthers diisoemylique, dioctylique, diheptylique, dihexyfique, dodécylique et dibenzylique, de préférence des éthers de l'alcool laurylique et du phénol avec des alcool (Cl-Cl2) aliphatiques, tels que l'éther dodécylique ou l'anisole, ltéther laurylglycidique qui est préféré. Des paraffines linéaires ou ramifiées à utiliser sont ceux ayant un point d'ébullition supérieur à 1400C, par exemple le nonane, le décane, l'undécane, le dodécane, le tridécane, le tétradécane, de préférence ceux dont le point d'ébullition est supérieur à 2600C comme le pentadécane, l'hexadécane ou leurs mélanges commercials avec des homologues à plus haut point d'ébullition (Essobayol, Shellsol, marques déposées) ou leurs mélanges industriels avec des paraffines ramifiées portant de 9 à 25 atomes de carbone. Comme triglycérides liquides on mentionnera l'huile de colza, l'huile de coton, l'huile d'arachide et l'huile de coco. Parmi les N-alkyl-pyrrolidones on préfère la Nméthylpyrrolidone et l'alkyl-formamide préféré et le di-nbutyl-formamide. Le naphténate de calcium (Soligen) est nommé comme sel à bas point de fusion d'acidesnaphténiques naturels. Les agents de pénétération mentionnés ne possèdent pas un effet émulsionnant eux-mêmes, et, même s'ilssont insolubles dans l'eau, on peut les utiliser pour préparer les poudres à huile conformes à l'invention sans addition d'émulsionnants. Comme émulsionnants on entend des composés susceptibles d'émulsionner les agents de pénétration insolubles dans l'eau, par exemple des alkyl-aryl-alcools polyéthoxylés, des produits de condensation de l'oxyde d'éthylène avec des alcanols à chalne longue, des mercaptans, et des amines, des esters d'acides gras et de monoanhydrosorbitol, des esters d'acides gras et de polyoxyéthylène-monoanhydrosorbitol, des esters d'acides gras et de polyéthylène-glycol, des sels aminés de sulfates d'alcools gras et des sels oléosolubles de sulfonates de dérivés du pétrole. En cas où on utilise des agents de pénétration hydrosolubles, il nlest pas nécessaire, naturellement, d'ajouter des émulsionnants. Pour le broyage on utilise les broyeurs connus pour un broyage fin, par exemple un broyeur à couronnes dentées, un broyeur à soufflage, un broyeur à jet d'air ou des broyeurs à marteaux rapides. La quantité de véhicule nécessaire pour adsorber l'agent de pénétration dépend de son pouvoir adsorbant, pour lequel on peut donner tordre suivant Kaolinite ( sépiolite ( acide silicique synthétique. Il faut utiliser l'agent adsorbant dans une quantité telle que l'agent de pénétration reste lié aussi pendant le -broyage. En général, on utilise l'agent adsorbant (A) et l'agent de pénétration (P) dans un rapport pondéral de 1 : 1 à 10 : l, de préférence 1,5 : 1 à 5 : 1. Si lton utilise de l'acide silicique synthétique très cher ayant un bon pouvoir adsorbant, un rapport inférieur peut être suffisant, mais cela peut entraîner le danger d'agglomération de la poudre à huile selon les- conditions de stockage, ou les propriétés de broyage peuvent en souffrir.Un excès d'agent adsorbant n'est pas nuisible Le rapport pondéral de l'agent de pénétration (P) à la matière active (M) est compris entre 5 : 100 et 50 : 100, de préférence 10 4 100 à 30 : 100. I1 est possible de mettre en jeu des proportions plus élevées d'agent de pénétration, mais cela peut provoquer des encrassements dans le broyage. Dans les poudres à huile finies la proportion de substance active est d'environ 20 à 60%. Dans des poudres contenant plus de 50% de matière active, la proportion de l'agent de pénétration est inférieure à la proportion maximum de 50 par rapport à la substanceactive. Outre l'agent de pénétration et l'agent adsorbant les poudres à huile conformes à l'invention contiennent les adjuvants usuels, tels que des mouillants, des dispersants, des adhésifs et éventuellement des adjuvants de broyage. On ajoute aux poudres à huile les mouillants de manière usuelle dans une quantité d'environ 0,1 à 5% en poids, les dispersants dans une quantité allant de 2 à 12 en poids et les adhésifs dans une quantité de 1 à 5% en poids. Comme adjuvant de broyage on utilisera avantageusement le véhicule lui-même mais on peut aussi utiliser d'autres matières inertes, par exemple la craie en poudre, la poudre de quartz contenant du kaolinite (Sillitin Z), des silicates naturelles, des argiles et des sels comme le bicarbonate, le sulfate, le thiosulfate, le carbonate et le polyphosphate de sodium. Les mouillants et dispersants à utiliser sont ceux n t ayant pas un effet émulsionnant eux-mAmes, par exemple des mouillants et des dispersants anioniques et le polypropylèneet polyéthylène-glycol (comme mouillant). Des mouillants préférés sont des alkyl-benzènesulfonates de sodium, de alkylnaphtalène-sulfonates de sodium (Leonil DB), des sels de sodium d'esters de l'acide sulfosuccinique (Deceresol OT), des sulfates d'alcools gras (Levapon OL), le sel de sodium de N-méthyl-tauride (Hostapon T), des polyéthylène- et polypropylène-glycols hydrosolubles. Comme dispersants anioniques on met en Jeu généralement des sels de lignine-sulfonates (Reax, Vanisperse, Maraspersi , dinaphtylméthane-disulfonates (Tamol NNO) > sulfonates de polyvinyle (Darvan II et III (R)), sels de sodium de produits de polycondensation de l'acide hydroxynaphtalène-sulfonique avec du formaldéhyde et du métacrésol (Disperglermittel SS), ainsi que le sulfite de sodium. Comme adhésifs on utilisera, en général, des résines naturelles et synthétiques, des alcools polyvinyliques, des cires végétales ou animales, des albumines, la dextrine et la gomme arabique. En comparaison avec les poudres habituelles pour bouillies, les compositions à base des poudres à huile conformes à l'invention se signalent par un nombre d'avantages. L'activité du benzimidazolyl-carbamate de méthyle dépend de sa distribution, à savoir la grandeur des particules (voir le brevet anglais nO 1 190 614) et, par conséquent, il est désirable de broyer aussi finement que possible les matières fongicides à utiliser selon l'invention. Par exemple dans le brevet ci-dessus on a décrit la préparation de compositions à base de benzimidazolyl-carbamates, dans lesquelles la matière active a une grandeur des particules inférieure à 5 microns. Mais, en règle r,énérale, on ne peut obtenir des poudres ayant des particules tellement fines qu'en broyant à plusieurs reprises, ce qui rend la fabrication beaucoup plus chère.De plus, l'amélioration de effet fongicide de petites particules est accompagnée d'inconvénients d'application. Du fait de forces d'attraction plus élevées (van der Waals), l'aptitude des poudres sèches à la mise en suspension diminue fortement de sorte que des agglomérats peuvent se former dans les bouillies. Dans les poudres à huile conformes à l'invention un broyage fin à des grandeurs des particules inférieures à 5 microns n'est pas nécessaire, il est suffisant d'avoirdes grandeurs comprises entre 5 et 30 microns, comme on peut les obtenir dans les broyeurs usuels dans une seule étape. Pour ces finesses les poudres à huile conformes à l'invention présentent des propriétés systémiques et curatives nettement meilleures que les poudres pour bouillies connues à base de benzimidazciyî 2-carbamates. Un autre avantage est l'absence d'émulsionnants, ce qui réduit le danger d'effets secondaires phytotoxiques. Bien que les poudres ne contiennent pas d'émulsionnants, aucune floculation ne se produit dans la préparation des bouillies, tandis que les poudres pour bouillies connues à base de benzimidazd carbamates floculent sans addition d'émulsionnants. I1 est surprenant que les poudres à huile conformes à l'invention se laissent facilement émulsionner dans de l'eau en absence d'émulsionnants. Les exemples suivants illustrent la présente invention. EXEMPLE 1 Dans un mélangeur rapide on introduit 4 kg d'acide silicique (Wessalon S), on ajoute à une vitesse de rotation de 100 tours par minute, 4 kg de phtalate de diisooctyle en 5 minutes et on mélange le tout pendant 30 minutes. Puis on ajoute 5 kg de benzimidazolyl -2-carbamate de méthyle, 0,5 kg de dinaphtylméthane-sulfonate de sodium (Tamol BDJO), 0,1 kg d'acétate de polyvinyle partiellement saponifié (Mowiol 70/88), 0,2 kg de N-oléylméthyl-taurate de sodium (Hostapon T) et 0,2 kg de poly propylène-glycol (P.M."-750) adsorbé sur de l'acide silicique synthétique (Wessalon S) et on mélange pendant 10 minutes. On broie le mélange dans un broyeur à couronnes dentées ou à soufflage à grande vitesse. L'aptitude à la mise en suspension de la poudre obtenue est de 79, après un stockage de deux 2 semaines soirs une pression de 25 g/cm (essai CIPAG) à 549C elle est encore de 76%. EXEMPLE 2 Dans un mélangeur rapide on introduit 2 kg d'acide silicique (Wessalon S), on ajoute à une vitesse de rotation de 100 tours par minute 2 kg de phtalate de diisooctyle en 5 minutes et on mélange pendant 30 minutes (mélange A). On broie à grande vitesse un mélange de 6 kg de benzimidazolyle-2-carbamate de méthyle, 1,7 kg d'acide silicique (Wessalon S), 0,5 kg de dinaphtylméthane-disulfonate de sodium (Tamol NNO), 0,2 kg d'acétate de polyvinyle partielletrent saponifié (Mowiol 70/88), et 0,2 kg de polypropylène-glycol (mélange B). La finesse de la poudre obtenue correspond à celle de la poudre de l'exemple 1. On mélange les composants A et B dans un mélangeur rapide ou dans un broyeur à croisillon lent et on obtient une poudre pour bouillies dont l'aptitude à la suspension et la finesse sont les mêmes que celles de la poudre de l'exemple 1. Dans les exemples suivants indiqués dans le tableau I, les compositions 1 à 15 sont préparées à la manière décrite dans les exemples 1 et 2. En cas de liquides visqueux, ils sont chauffés à environ 60 - 80 C avant leur adsorption sur l'acide silicique. Vérification de l'activité biologique. EXEMPLE I ; On infecte fortement des plants de pommier au stade de 4 feuilles avec des conidies de la tavelure du pommier (Fusicladium cendriticum et on les met dans une chambre humide à 200C au degré hygrométrique de 100ffi. Au bout de deux jours on place les plants infectés dans une serre à 180C et au degré hygrométrique de 90 - 95. Après un temps d'infection de 6 jours, au cours duquel les conidies peuvent germer et pénétrer à l'intérieur des feuilles, on traite les plants avec des suspensions aqueuses des compositions indiquées dans le tableau I aux concentrations de 400, 200, 100 et 50 mg de substance active par litre de bouillie. Comme agent de comparaison on utilise une poudre à base de benzimidazolyle-2-carbamate de méthyle (BCM) ayant une composition normale. Lorsque le dépôt est sec on remet les plants en serre et après une durée d'incubation de 21 jours on examine le degré d'infection par la tavelure qui est exprimé, dans cet exemple et dans les exemples suivants en pourcentage de la surface des feuilles attaquées, par rapport à des plants infectés mais qui n'ont pas été traités = 100%. Les résultats sont rassemblés dans le tableau II. EXEMPLE Il On infecte des plants de tomate du type "Bonner Beste", au stade de 3 feuilles, avec des conidies de la tavelure brune (Cladosporium fulvum) et on les place dans une chambre climatique à 25"C et au degré hygrométrique de 100%. Au bout de 24 heures on les met en serre à 25"C et au degré hygrométrique de 90-95ffi. Après une période d'infection de 6 jours, on traite les plants avec les poudres pour bouillies et l'agent de comparaison du tableau I aux concentrations de 250, 125 et 60 mg de substance active par litre de bouillie. Après séchage on remet les plants en serre et après une période d'incubation de 21 jours on les examine pour déterminer le degré d'attaque par la tavelure brune. Les résultats sont indiqués dans le tableau III. EXEMPLE III Après avoir enlevé les cotylédons, on traite les faces inférieures do feuilles de plants de concombre au stade de 2 feuilles, au moyen d'un micro-applicateur, avec des suspensions aqueuses des agents indiqués dans le tableau I. On recouvre de papier filtre les faces supérieures et la terre pour qu'elles ne soient pas contaminées par les matières actives. Les concentrations utilisées sont de 500, 250, 125 mg de matière active par litre de bouillie. Après séchage du dépôt, on infecte fortement les faces supérieures des feuilles des conidies de 1'sodium du concombre (Erysiphe cichoracearum) et on met les plants en serre à 22 - 230C et au degré hygrométrique de 80 - 90%. Après une période d'incubation de 14 jours on examine les plants pour déterminer le degré d'attaque. Les résultats sont indiqués dans le tableau IV. On voit que la matière active BCM dans la poudre pour bouillie normale ne pénètre dans les feuilles que très lentement et à un degré minime, de sorte qu'elle ne peut pratiquement pas empêcher ltinfection avec ltoidium qui commence à la face supérieure. Par contre, les poudres conformes à l'invention se distinguent par une action systémique très bonne. Préparation de la poudre à base de BCM servant de comparaison. Dans un broyeur à couronnes dentées on broie finement à grande vitesse 60 % en poids de benzinidazolyle-carbamate de méthyle (BCM) 30 % en poids d'acide silicique -(Wessalon S) 5 % en poids de lignine-sulfonate de sodium (poix cellulosique) 2 % en poids de dibutylnaphtalène-sulfonate de sodium (Leonil DB) 2 % en poids de Mowiol 70/88 et 1 % en poids de polypropylène-glycol. La finesse de la poudre est identique à celle de la poudre de l'exemple 1. L'aptitude à la mise en suspension est supérieure à 90%. T A B L E A U I Compositions des poudres pour bouillies en % en poids Prép. Acide si- Tamol Leonil Hosta- Mowiol Mowiol Polypropyn BCM Additif licique NNO DB pon T 30/88 70/88 lène-glycol 1 50 20 phtalate de diisooctyle 21 5 2 - - 1 1 2 50 10 phtalate de diisooctyle 28 5 2 - 2 2 1 3 50 5 phtalate de diisooctyle 32 5 2 2 2 2 4 50 10 phtalate de dibutyle 28,5 5 1 1 1,5 2 1 5 50 20 C12-C18 n-alcools 21 5 - 2 - 1 1 6 50 10 huile de parraffine 30 5 2 - - 2 1 7 50 20 di-n-butylformamide 21 5 - 2 - 1 1 8 50 14 n-dodécylbenzène 19 5 2 5 2 2 1 9 50 14 n-méthylpyrrolidone 19 5 2 5 2 2 1 10 50 10 salicylate de méthyle 23 5 2 5 2 2 1 11 50 5 naphténate de calcium 35 5 - 2 2 - 1 12 50 10 d'éther laurylglycidique 23 5 2 5 2 2 1 Activité biologique des poudres pour bouillies du tableau I Prép. TABLEAU II TABLEAU III TABLEAU IV No. % d'attaque par Fusicladium pour % d'attaque par Cladosporium % d'attaque par l'oïdium (mg) de matière active par litre pour (mg) de matière active du concombre pour (mg) de par litre matière active par litre 400 200 100 50 250 125 60 500 250 125 1 0 0 10 15 0 0 8 0 0 8 2 0 0 10 18 0 0 12 0 0 10 3 0 0 5 18 0 0 5 0 0 10 4 0 0 10 15 0 0 8 0 0 10 5 0 0 10 15 0 0 10 0 0 10 6 0 0 8 15 0 0 10 0 010 7 0 0 12 18 0 0 15 0 0 8 8 0 0 12 18 0 0 10 0 0 10 9 0 0 15 20 0 0 10 0 0 10 10 0 0 15 20 0 0 8 0 0 12 11 0 0 10 15 0 0 8 0 0 10 12 agent compa- 0 0 8 15 0 5 0 0 8 raison BCM 18 25 38 54 5 15 30 35 60 100 plants non 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 traités R E V E N D I C A T I O N S 1.- Procédé de préparation de poudres pour bouillies à action fongicide contenant comme substance active un composé de formule I dans laquelle R est un radical alkyle ayant de 1 à 4 atomes de carbone, à côté de mouillants, de dispersants, d'adhésifs et éventuellement d'adjuvants de broyage sans action émulsionnante, procédé caractérisé en ce que a) on mélange intimement un véhicule minéral adsorbant approprié avec, comme agent de pénétration, des alcanols ayant de 6 à 8 atomes de carbone, des esters liquides dc monoalcools ayant de 1 à 12 atomes de carbone et d'acides carboxyliques ayant de 2 à 12 atomes de carbone, les esters ayant au moins 8 et en cas d'esters monocarboxyliques au plus 12 atomes de carbone et en cas d'esters d'acides dicarboxyliques au plus 32 atomes de carbone, des éthers ali phatiques ou aliphatiques-aromatiques liquides ou fondant à une température inférieure à 50 OC, des paraffines linéaires ou ramifiées ayant de 9 à 25 atomes de carbone, des trigly cérides liquides, des N- (c1 à C4) - alkyl-formamides ou -pyrrolidones et/ou des sels à bas point de fusion d'acides naphténiques naturels, dans une proportion pondérale de 1:1 à 10:1, et on broie la poudre sèche obtenue avec un composé de la formule I, en ajoutant des adjuvants usuels sans action émulsionnante, dans une proportion pondérale d'agent de péné tration au composé actif de 5 : 100 à 50 : loO, jusqu'à ce que la poudre ait une grandeur des particules désirée, ou bien b) on broie d'abord le composé actif avec les adjuvants susmentionnés et on mélange la matière broyée avec une poudre d'un agent de pénétration adsorbée sur un véhicule selon a), dans le rapport pondéral indiqué. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matière active est le benzimidazolyl-2-carbamate de méthyle. 3.- Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que l'agent de pénétration est un diester de l'acide phtalique et d'un alcool aliphatique ou alicyclique ayant de 1 à 12 atomes de carbone. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'on utilise comme véhicule adsorbant de la terre de diatomée, le kieselguhr, le sépiolite, la bentonite, des kaolins, le charbon en poudre ou de l'acide silicique synthétique. 5.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'on utilise comme mouillant un alkylbenzène-sulfonate de sodium, un alkylnaphtalène-sulfonate de sodium, un sulfosuccinate de sodium, des sulfates d'alcools gras, le sel de sodium du N-méthyltauride, ou du polyéthylèneou polypropylène-glycol. 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications I a' 4 > caractérisé en ce que lton utilise comme dispersant des sels de sulfates de lignine, des naphtylméthane-disulfonates de sodium, des sels de sodium de produits de condensation de l'acide hydroxynaphtalène-sulfonique avec du formaldéhyde et le méta-crésol, ou le sulfite de sodium. 7.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise l'agent adsorbant et l'agent de pénétration dans un rapport pondéral allant de 1,5 : 1 à 5 : 8.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise l'agent de pénétration et la matière active dans un rapport pondéral allant de 10 : 100 à 40 : 100. 9.- Véhicules pour poudres à huile fongicides caractérisés en ce qu'ils contiennent des alcanols ayant de 6' à 8 atomes de carbone, des esters liquidés de monoalcools ayant de 1 à 12 atomes de carbone et d'acides carboxyliques ayant de 2 à 12 atomes de carbone, les esters ayant au moins 8 atomes de carbone et au plus 12 atomes de carbone au cas où il s'agit d'esters d'acides monocarboxyliques et au plus 32 atomes de carbone en cas d'esters d'acides dicarboxyliques, des éthers aliphatiques ou aliphatiques-aroma tiqLe s liquides ou fondant au-dessous de 50 OC, des paraffines linéaires ou ramifiées ayant de 9 à 25 atomes de carbone, des triglycérides liquides, des N-(C1 à 4alkyl)-formamides ou -pyrrolidones et/ou des sels à bas point de fusion d'acidesnaphténiques naturels, adsorbés sur une matière minérale du groupe comprenant des terres de diatomées, le kieselguhr, le sépiolite, la bentonite, des kaolins, du charbon en poudre, ou de l'acide silicique synthétique, le rapport pondéral de la matière adsorbante à la matière adsorbée allant de 1 : 1 à 1 : 10.