La présente invention concerne un capteur sensible au courant continu, ainsi qu'un système électronique utilisant ce capteur pour assurer le déclenchement rapide d1un coupe-circuit. Les réseaux de distribution d'électricité sont prévus pour distribuer des puissances de plus en plus grandes, atteignant maintenant des valeurs qu'il notait pas possible d'envisager- au- paravant. Parmi les organes les plus importants de ces réseaux, les coupe-circuits protègent toute l'installation et ses composants contre les surintensités et les courts-circuits. Un autre organe important est constitué par le système de déclenchement ou le sys tème de détection permettant de repérer rapidement un défaut dans le réseau à protéger. En raison de la forte intensité du courant transporté par les réseaux de haute puissance, la mesure du courant doit être extrèmement rapide. Suivant l'invention, le système de déclenchement est extrèmement sensible au courant circulant dans le conducteur à protéger. Le capteur de courant peut être monté sur le conducteur ; il est moins encombrant et moins coûteux que les capteurs du genre des transformateurs de courant utilisés par le passé. Comme on le verra plus loin, le capteur est un dispositif à éléments solides, et il comporte les avantages généralement attribués à ces dispositifs : rapidité de fonctionnement, fiabilité accrue, entretien réduit, fabrication facile. Le capteur objet de l'invention comprend un éliment à effet Hall placé dans le champ magnétique entourant le conducteur à protéger ; ltélément peut, par exemple, être placé dans l'entrefer d'un circuit magnétique. La tension de sortie de ltelément de Hall donne des indications sur l'intensité du courant, ainsi que sur le sens de ce courant. Cette tension de sortieest proportionnelle au courant traversant l'élément suivant un de-ses axes, ainsi qu'à 1' induction magnétique régnant au voisinage de ltélément suivant un axe perpendiculaire.Si ltélément de Hall est polarisé par un cou rant constant, la tension de sortie, mesurée suivant le troisième axe perpendiculaire, est essentiellement conditionnée par l'inten sité du champ magnétique qui, dans la situation considérée, est proportionnelle au courant qui circule dans le conducteur à proté ger. L'invention a également pour objet l'application de ce capteur à un système électronique assurant le déclenchement rapide du coupe-circuit consécutivement à une indication signalant que le courant dans le conducteur dépasse une valeur ddterminée. Un détecteur de niveau peut être utilisé pour exciter l'organe de déclenchement d'un coupe-circuit, lorsque la tension de l'élément de Hall correspond à cette valeur déterminée. Suivant une forme de réalisation préférée, le détecteur de niveau provoque la décharge d'un condensateur, afin de produire le déclenchement du coupe-circuit. On connatt d'autres systèmes de déclenchement rapide d' un coupe-circuit à courant continu, mais ils utilisent en général un circuit magnétique pour comparer un courant de référence au courant résultant d'un defaut. Le coupe-circuit se déclenche lorsque la force magnétomotrice due au courant de défaut, dépasse celle qui résulte du courant de référence. L'un des inconvénients de ces systèmes réside dans le fait que la fiddlité de leur fonctionnement dépend de la stabilité de l'alimentation qui fournit le courant de référence. De plus, leur fonctionnement est affecté par leur âge et leur mauvais état : par exemple, la corrosion des pièces polaires et les poussières peuvent modifier les conditions de fonctionnement. Le système suivant l'invention ne comporte pas ces inconvénients. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit, donnée à titre d'exemple non limitatif, et illustrée par les figures jointes en annexe. Fig. 1 : un capteur suivant une forme de réalisation de l'invention Fig. 2 : le schéma synoptique d'un système électronique de déclenchement utilisant le capteur suivant l'invention. Figs 3 à 8 : des schémas donnant des exemples de rdali- sation de chacun des circuits indiqués par des rectangles sur la figure 2. Le capteur suivant l'invention fait appel à l'effet Hall, effet bien connu, suivant lequel une plaquette de certains matériaux, traverse par un courant, est le siège d'un champ électrique transversal, lorsqu'elle est placée dans un champ magnétique. Ainsi, sur la figure 1, le courant qui circule dans un conducteur 10 crée un champ magnétique dans ltentrefer 14 d'un circuit magnétique 12. Une plaquette à effet Hall 16, placée dans l'entrefer 14, est traversée par un courant d'intensite constante It, fourni par une source 18o On voit que la plaquette 16 comporte deux électrodes d'entrée 20 et 21 reliées à la source 18, et deux électrodes de sortie 22, entre lesquelles apparat une tension V2 pouvant servir d'indication à un circuit d'utilisation représenté sous la forme de deux bornes 24, 25. Il est connu que la tension de sortie V2 est proportionnelle au courant I1 et à l'induction B au voisinage de la plaquette 16 suivant l'expression : V2 = K,I1,B, où K est la constante de Hall de la plaquette0 En pratique, le courant d'entrée I1 peut avoir une intensité de 30 mA, et la tension de sortie peut être de l'ordre de 0,2 volt avec une induction de 1000 gauss. Par le fait que le circuit magnétique 12 entoure le conducteur transportant le courant à contrôler 10, l'induction B est fonction du courant transporté. La tension de Hall V2 est donc également fonction de ce courant. Dans la réalisation du capteur de la figure 1 } la plaquette à effet Hall 16 peut autre en bismuth, et le circuit magnétique 12 peut être disposé perpendiculairement au conducteur 10. Le flux, dans l'entrefer du circuit, est fonctionne l'intensité du courant dans le conducteur. Dans ces conditions, cet arrangement peut remplacer les capteurs plus coûteux et plus volumineux utilisant des transformateurs de courant, et diffère des arrangements connus, utilisant l'effet Hall, dans lesquels le flux est constant, tandis que le courant d'entrée est la variable en question. La figure 2 est un schéma simplifié montrant le capteur à effet Hall de la figure 1 utilisé dans un système assurant le déclenchement très rapide d'un coupe-circuit, dès la détection d'un court-circuit ou d'une surintensitéO Le système de la figure 2 est relié aux bornes 24, 25 du capteur de la figure 1 et en constitue le circuit d'utilisation. Ce système comprend un indicateur de niveau 30 suivi d'un temporisateur 32, d'un éclateur 34, et de la bobine de commande 36 du coupe-circuit utilisé. La tension de sortie V2 du capteur 16, proportionnelle au courant dans le conducteur 10, est polarisée dans le même sens que ce courant, Quand la tension V2 dépasse une valeur V5, à laquelle le détecteur de niveau a été réglé, le détecteur 30 produit une impulsion, et le front avant de cette impulsion est retardé d'une certaine durée par le temporisateur 32. L'éclateur 34 s'amorce et alimente la bobine 36, pour déclencher le coupe-circuit si, consécutivement à une surintensité, le capteur de Hall 16 délivre une tension V2 qui dépasse la tension de seuil Vs pendant une durée plus longue que le retard du temporisateur.Les contacts du coupe circuit S'ouvrent au bout d'un temps t c après que ltéclateur 34 se soit amorce Toutefois, I'éclateur 34 ne s'amorce pas si la tension V2 dépasse la tension de seuil V5, pendant une durée moins longue que le retard td.Cet arrangement ne commande donc le déclenche ment que dans le cas d'un défaut d'importance et de durée prédéter minées Par exemple, dans une installation de ce genre, le seuil de détection d'un défaut peut correspondre à un courant de 4 000 ampères et à une vitesse de montée égale à 10 000 ampères par mil seconde, Un défaut serait détecté en 400. 10 6s. Avec un retard de 250. 10 6s, ltéclateur 34 s'amorcerait donc 650. 10 6s après le début du défaut.Si le retard t c inhérent à la bobine et aux systèmes de verrouillage du coupe-circuit est égal à 500. 10-6s cette valeur étant classique, la séparation des contacts du coupecircuit se produit 1150. 10 s après le début du défaut. En raison de ces retards, le courant peut être sensiblement différent du courant de seuil lorsque les contacts se sépa- rent, notamment si la montée du courant est rapide. Ainsi, le courant peut être deux fois plus fort que le courant de seuil au moment de l'excitation de la bobine 36, et cinq fois plus fort au moment de ltouverture des contacts. Cela montre qu'il est néces- saire de prévoir une excitation rapide de la bobine 36 en réduisant le plus possible le retard tc. Une façon d'obtenir ce résultat consiste à utiliser le système décrit ci-après, dans lequel des circuits réalisées à l'aide de dispositifs à ltetat solide ont l'avantage de procurer une très grande vitesse de fonctionnement. Comme déjà noté plus haut, le système de déclenchement comprend trois parties, à savo-ir : le capteur, le circuit électronique et le coupe-circuit, ainsi que leurs interconnexions0 On a également noté que le capteur est d'un type fournissant une tension continue en réponse au courant continu circulant dans la barre omnibus du coupe-circuit. Dans la partie circuit électronique et coupe-circuit, il est prévu un circuit de réglage du niveau répondant à une tension de sortie du capteur qui correspond à l'excitation de la bobine ; comme on le verra plus loin, une capacité est également prévue qui emmagasine lténergie de l'impulsion requise par la bobine, et un interrupteur de puissance déchargeant la capacité pour amorcer le déclenchement.On rappelle aussi que l'un des désavantages des systèmes de coupure rapide connus réside dans le fait que la valeur du courant de référence varie fortement au moment où le défaut se produit. Ainsi, on a remarqué que les baisses de tension résultant du défaut empèchent de prévoir si l'énergie emmagasinée dans la capacité est suffisante pour garantir la protection. La figure 3 donne le schéma d'un circuit redresseur et régulateur utilisable dans un convertisseur de puissance commandé, auquel peut être appliquée l'invention. Ce redresseur et régulateur a pour fonction de permettre au système de déclenchement suivant l'invention de fonctionner sous une tension de polarisation pratiquement indépendante de la tension à l'entrée de la source de commande. Les valeurs données sont des valeurs de fonctionnement typiques avec une source auxiliaire de commande alimentée sous 125 volts, courant continu. Le circuit fonctionne comme suit. La diode D-101 fixe à 55 V la tension émetteur-base des transistors Q-101, Q-102. Donc, le courant émetteur de ces transistors est ddterminé par cette tension de 55 V et par leur résistance de charge respective. Les transistors, en montage Darlington, procurent un fort gain en courant. Le courant émetteur du transistor Q-102 est donc négligeable comparativement au courant emetteur du transistor Q-lOI, courant déterminé par la diode Q-lOI et par la résistance de charge R1 du transistor. L'équivalent de la charge R1 est principalement donné par la sortie du convertisseur de puissance, et sous le courant d' excitation du transformateur T-601. Avec environ 3 watts, le courant primaire du transformateur est de 70 mA environ. Le régulateur débite un courant de charge total de 200 mA environ sous 56 V à la prise médiane du transformateur T-601 et avec une résistance de charge égale à 280 ohms. Le régulateur de la figure 3 doit également être capable de fonctionner en court-circuit, c'est-à-dire avec R1 = O, en assurant la charge du condensateur. Pour cela, la résistance R-611 limite le courant de court-circuit à une valeur non-dangereuse, mais suffisamment levée pour que le condensateur se charge rapidement. Le courant de court-circuit peut par exemple avoir une intensité de 2,4 A. On voit également que le condensateur C-101 et la résistance R-601 participent à la protection du régulateur contre les surtensions transitoires pouvant apparaitre à entrée. Le condensateur C-102 agit en parallèle avec le condensateur C-101 pour assurer cette fonction. Toutefois, le condensateur C-101 est choisi de plus forte capacité pour absorber les transitoires rapides. Avec les valeurs indiquées sur le schéma, le circuit supporte des pointes de 0,4 à 0,8 watt-seconde suivant l'amplitude des surtensions. Le circuit comprend également un pont de diodes DB-101, de telle sorte qu'il est indépendant de la polarité et peut être utilisé aussi bien en courant alternatif qu'en courant continue Le condensateur C-102 assure un filtrage en alternatif. La sortie +6,2 V, borne 104 du régulateur, sert à piloter les transistors de l'onduleur décrit plus loin. Cette source de tension sépare permet un démarrage convenable de l'onduleur sur une charge capa citiveO Avec R1 = O, la sortie +6,2 V délivre de 3 à 5 V, ce qui est suffisant pour produire un bon fonctionnement. La figure 4 donne le schéma d'un onduleur permettant d' obtenir une onde rectangulaire pouvant être utilisée par un transformateur, à partir du courant continu de sortie du régulateur de la figure 3. La structure de l'onduleur est essentiellement celle d'un multivibrateur astable classique, connecté à des étages de puissance. Comme ci-dessus, cette structure assure un démarrage sur charge capacitive. On peut voir que l'entrée de l'onduleur est reliée à la sortie du régulateur de 1a figure 3. Dans l'onduleur de la figure 4, le condensateur C202 est soumis à des variations de tension égales au double de la tension d'alimentation qui arrive à la borne 205 par la résistance R-210 et le condensateur C-201 reliés en série. La fréquence de commutation du transistor Q-204 est donnée par l'expression classique : f = 1/ 2R. C. ln2. Les étages de sortie de ltonduleur > comprennent les transistors Q-201 et Q-208, prévus pour se saturer avec un courant collecteur égal ou supérieur à 3 A, sans demander que le courant permanent ddpasse 200 mA. La réserve de puissance est prévue pour assurer un passage rapide dans la rdgion de transition. Dans le transformateur, la transition dure environ 50 microsecondes, mais seulement 6 microsecondes s'émoulent dansa région active. il faut noter que la structure est symétrique par rapport à la portion formant le multivibrateur astable. Le transformateur T-601 (figures 3 et 4) comporte un primaire avec prises à 48 Vcc, 115 Vca/125 Vcc et 230 Vca/250 Vcc, et un secondaire avec deux enroulements 27 V et un enroulement 2300 V. La capacitance entre le primaire et l'enroulement hautetension 2300 V pose un problème, car l'-isol2ment utilisé est plus fort que ce qui est normalement nécessaire. L'isolement supplémentaire sert à réduire le courant d'excitation et à décharger les circuits de l'onduleur et du régulateur, Dans la connexion qui relie la sortie du régulateur à la borne 110 (figure 3) et à borne 210 (figure 2), le courant de sortie est de l'ordre de 70 mA. Les bornes 203 et 213 (figure 4) reçoivent le-courant et la tension d'entrée du transformateur0 La figure 5 donne le schéma de l'alimentation en courant continu basse tension.Comme indiqué à gauche du schéma, le régulateur fonctionne sur les enroulements secondaires 27 V du transformateur T-601 et délivrent (aux bornes 501 et 514) les tensions de polarisation -15 Vcc au circuit de mesure et au circuit logique décrits plus loin. La fonction de régulation double celle qui est fournie par le régulateur de la figure 3, afin de garantir que la polarisation 15 V utilisée se développe avant la tension 2300 V de l'enroulement haute tension du transformateur T-601. De cette façon, la fonction de mesure ddcrite plus loin s'effectue convenablement au démarrage. On peut noter que le circuit particulier de la figure 5 est dans l'ensemble identique à celui de la figure 3, à cela près qu'un régulateur positif et un régulateur négatif sont prévus. Les diodes Zener R-503 et R-504 servent à protéger le régulateur de la figure 5 quand la bobine du coupe-circuit est excitée par suite d' un ddfaut de courant ayant une durée égale ou supérieure au retard td du temporisateur. La figure 6 représente le circuit pilote de ltélément de Hall de la figure 1, ainsi que le détecteur de niveau indiqué sur la figure 2 par le composant 30. Sur la figure 6, la partie détecteur de niveau comprend l'amplificateur en circuit intégré Q-301 et les transistors Q-302 et Q-303. On voit que l'amplificateur Q-301 est en boucle fermée, et que la sortie de ltélément de Hall (bornes 24, 25) est reliée à l'amplificateur par les bornes 608 et 609 suivant une configuration différentielle. Donc, la partie amplificateur de la figure 6, Q-301, réponå seulement aux signaux qui produisent une tension entreses bornes.Le gain commun de l'amplificateur Q-301 est inférieur à 0,001, de telle sorte qu' il ne répond pratiquement pas aux signaux qui modifient le potentiel des deux bornes dans une mesure égale par rapport au potentiel de la masse, Par exemple, si les deux bornes d'entrée de l'amplifi cateur, Q-301, sont portées à un potentiel de 1 V par rapport à la masse en raison du bruit dans les connexions de l'élément de Hall, la tension différentielle sera nulle et l'amplificateur délivrera 0,001 V à sa sortie. Toutefois, si la tension de sortie de l'élément de Hall crée une tension différentielle de 0, 2 V, la tension de sortie pourra etre de 4 V, ce type d'amplificateur pouvant avoir un gain différentiel de 20.Le bruit de 1 V en question produira toujours le même bruit de 0,001 V à la-sortie, ce qui amènera la tension de sortie totale à 4,001- V. Cette différence est négligeable. La liaison entre les bornes 24, 25 de l'élément de Hall et les bornes 608, 609 de l'amplificateur est faite avec un fil torsadé de façon à assurer une faible inductance mutuelle réduisant le niveau de bruit. Le détecteur de niveau de la figure 6 comprend un circuit de commutation formé par les transistors Q-302 et Q-303. L' émetteur de Q-302 est maintenu à -0,5 V par la diode D-306 qui est polarisée en direct à travers la résistance R-327 à partir de la connexion - 15 V reliée à la basse tension (borne 602) du régulateur de la figure 50 Ainsi, la base du transistor Q-302 oscille autour du potentiel zéro dans une mesure plutôt positive donnée par la chute de tension en direct base-émetteur de ce transistor. il faut aussi noter que la chute de tension base-émetteur de ce transistor Q-302 et la chute aux bornes de la diode polarisée en direct D-306 suivent les variations de température, la diode D-306 étant choisie dans ce but. Toutefois, on voit aussi que le potentiel de la base du transistor Q-302 est maintenu négatif par la résistance R-332 retournant à la connexion - 15 V. Le transistor Q-302 ne se débloque donc que lorsque la tension de sortie de l'amplificateur Q-301 est suffisamment positive pour s'opposer d ce potentiel négatif. La diode D-305 sert seulement à limiter la tension inverse du transistor Q-302 et peut être négligée dans cet exposé. La tension délivrée par l'amplificateur Q-301 et suffisante pour débloquer le transistor Q-302 peut se déduire de ltexpression: V3 / R-321 = 15.R-322 dans laquelle : V3 est la tension développée par le transistor S301 au point commun des résistances R-330, R-331 et R-321 ; 15 est la basse tension du régulateur prélevé sur la borne 602 de la figure 6. Avec les valeurs indiquées sur la figure, cette expression se réduit à : R-322 2 240 / V3. Le.tableau suivant s'applique à une situation, dans laquelle RB désigne la résistance R-322, résistance de base du transistor Q-302. On voit que différentes combinaisons des résistances R-322 à R-325 déterminent la tension de base, donc point de déblocage du transistor Q-302. X 8R prise 5,2 V 47 1,25 7 34 2 9 27 3,15 12,4 19 5 V3 est la tension à laquelle le transistor Q-302 commence à être conducteur avec les valeurs de résistance indiquées0 La position des prises donne des indications sur ce point de déblocage lorsque plusieurs des résistances R-322 à R-325 sont connectées en parallèle. Le point de déblocage du transistor Q-302 sera appelé point de détection du détecteur de niveau; La tension de sortie au collecteur du transistor Q-303 est négative antérieurement à l'état conducteur du détecteur de niveau. Au moment où le transistor Q-302 commence à conduire, la tension de sortie passe à + 15 V, basse tension du régulateur prélevée à la borne 501 et amenée à la borne 614 du détecteur. Du fait que la détection de niveau est obtenue par la variation du point de détection suivant les variations de l'amplificateur Q-3O1, le retard de l'amplificateur varie avec les prises et prend les valeurs indiquées au tableau ci-dessous : prise retard 1,25 18 microsecondes 2 25 3,15 31 5 44 On voit que le retard td, résultant. du choix de la résistance, né varie pas beaucoup en fonction de la position des prises ci-dessus, compte-tenu de ce que la majeure partie du retard total résulte de la fonction de déclenchement (décrite plus loin) consécutivement à l'excitation de la bobine du coupe-circuit. Le rôle des transistors amplificateurs Q-305 (figure 6) est défini à propos de la figure 8. La figure 7 donne le schéma du circuit qui assure le déclenchement-du coupe-circuito En particulier, les transistors Q-401 et Q-402 fonctionnent en réponse à la tension de sortie du détecteur de niveau prélevée sur la borne 601 (figure 6), lorsque cette tension devient positive et amorce le thyristor Q-403. On voit que la sortie du détecteur de niveau est appliquée aux cathodes des diodes D-401 et D-402, dont l'une, D-402, est ramenée à la masse et devient conductrice lorsque le détecteur de niveau ne détecte aucun défaut. En s'amorçant, le thyristor Q-403 décharge un condensateur C-403 par la résistance R-408 et par le primaire d'un transformateur d'impulsions de haute tension I-602 (figure 8) relié aux bornes 712 et 714. Le condensateur C-402 cause un retard d'environ 200 microsecondes entre la détection du niveau et l'amorçage du thyristor Q-403. Ce retard, ajouté à celui du tableau précédent, cQns- titue le retard de 250 microsecondes indiqué dans le texte et sur la figure 2. Avec les valeurs indiquées sur les figures, la décharge de C-403 produit une tension d'environ 10 kV au secondaire du transformateur T-602 ; cette tension est suffisante pour amorcer l'éclateur Q-601 (figure 8). L'énergie emmagasinée dans le condensateur C1 se décharge alors dans la bobine du coupe-circuit qui, comme montré Figure 8, est reliée à la borne 814 et à l'électrode P de l'éclateur Q-6Ol. La figure 8 montre également une alimentation auxiliaire prévue pour charger le condensateur C-403, en lui communiquant une énergie suffisante, pour amorcer le thyristor .Q-403 indépendamment de l'alimentation basse tension réglée de la figure 5. Cette alimentation auxiliaire comprend les résistances R-602, R-603 et R610 en série dans la sortie d'un pont de diodes DB-601 alimenté par le plus haut des enroulements secondaires du transformateur T-601. La diode Zener D-606, en parallèle sur R-603 et reliée à la borne 808, participe à la régulation d'une source auxiliaire +15C. De même, les diodes Zener D-605 et D-606, en parallèle sur R-602 et R-603, permettent d'obtenir une tension régulée +115 V sur la borne 809. Cette dernière tension sert à charger le condensateur C-403 en lui communiquant l'énergie requise pour piloter le primaire du transformateur d'impulsions T-60?. La précédente source +15 C est appliquée auEircuit émetteur du transistor Q-4C32 (figure 7) pour faciliter la conduction de ce transistor en cas de variations de la tension fournie par le régulateur de la figure 5, de façon à assurer une tension suffisante pour exciter la bobine du coupe-circuit en presence d'un défaut s En particulier, dans le circuit de base du transistor Q-402, la résistance R-404 est r-amenée au +15 V à partir de la borne basse tension 504 du régulateur.Cette résistance est telle que le transistor Q-402 (PNP) devienne conducteur sous l'influence de la source auxiliaire +15 C, lorsque le potentiel +15 V chute d'environ 10 V, comme dans le cas où l'alimentation de commande est inopérante. L'éclateur Q-601 s'amorce alors, et -la bobine est excitée, car maintenant tous les circuits fonctionnent sur l'éner- gie emmagasinée. Le circuit du transformateur d'impulsions T-602 et le circuit de ltéclateur Q-601 de la figure 8 fonctionnent co-njointement. Plus précisément, l'éclateur est polarisé sous 2300 V suivant le schéma et nécessite environ 2 000 V pour s'amorcer. Son électrode de commande R est alimentée par le secondaire du transformateur d'impulsions à travers la résistance R-605. Dans une forme de réalisation de l'invention, la capacitance entre l'électrode de polarisation Q de l'éclateur et son électrode de commande était 2,5 pF, la résistance entre les électrodes Q et P étant de l'ordre de 11 méghoms et l'écartement de ces électrodes d'environ 18 mm. La tension de polarisation de 2300 V est fournie par le pont de diodes DB-601 à partir du transformateur T-601. Le circuit comprend également un indicateur de mauvais fonctionnement du système de déclenchement ; l'indicateur utilise un bouton-poussoir de contrôle, un voyant IL et un relais K-501. Le bouton-poussoir, non représenté, est connecté entre les bornes 22 et 20 du capteur de la figure 1 ; il est normalement ouvert. Ces bornes servent à éviter la surcharge du capteur, tout en lui permettant de fournir un signal suffisant aux détecteurs de niveau. Le bouton-poussoir est destiné à fournir à l'amplificateur Q-3Q1 de la figure 6 un signal plus fort que celui qui indique un défaut, de façon à faire fonctionner les circuits en aval dans les mêmes conditions que si le système à contrôler présentait un défaut. Donc, le coupe-circuit se déclenche lorsque lton appuie sur le bouton-poussoir. Le circuit du voyant comprend les transistors Q-304 et Q-305, ainsi que les diodes D-303 et 304 de la figure 6, connectés en circuit "ET" et alimentant le voyant IL relié au transistor Q-305 par la borne 615. Suivant une forme de réalisation, le voyant est très brillant lorsque- la sortie de l'amplificateur Q-301 est supérieure à 0,2 V en valeur absolue, et que la sortie du dispositif de Hall est supérieure à 1 V. La première de ces conditions assure que la sortie du capteur de la figure 1 est convenable. La seconde condition indique que ce capteur ne présente aucun défaut à son en triée. Sur la figure 6, le transistor Q-304 du circuit '2ET'2 comporte une borne reliée à la sortie de l'amplificateur Q-301 par les résistances R-312 et R-330.La seconde entrée de ce circuit "ET" se raccorde aux résistances R-307 et R-309, respectivement connectées aux bornes 25 et 24 du capteur de la figure 1. Le collecteur du transistor Q-304 fournit une tension négative qui bloque le transistor Q-305 et alimente le voyant ILo Le relais K-501, relié au transistor Q-408 de la figure 7 par la borne 707, commande un dispositif de protection contre une tension trop basse (WD) et le relais X. En particulier, le relais K-501 est alimenté par la sortie d'uh deuxième circuit "ET". Le schéma montre que le relais K-501 est ouvert quand le transistor Q-407 est conducteur.Cela se produit lorsque le condensateur de déclenchement est chargé sous une tension inférieure à 2000 V, lorsque le circuit de la bobine du coupe-circuit est interrompu, et lorsque l'entrée du capteur de la figure 1 est supérieure à 5 V ou inférieure à 1 V. La première de ces conditions met en jeu la résistance R-427, la seconde met en jeu la résistance R-421 reliée à la borne 705, et les troisième et quatrième conditions mettent en jeu les diodes D-410 et D-406 respectivement.Quand le transistor Q-407 est bloqué et le relais K-501 fermé, le relais X s'excite pour permettre une fermeture manuelle du coupe-circuit, ou sa fermeture par un circuit extérieur. Si le transistor Q-407 se débloque pour faire chuter le relais K-501, il en résulte l'ouverture du coupe-circuit, donc une protection contre une tension trop basse. Les résistances R-602, R-603 et R-610 connectées en diviseur de tension (figure 8) et le transistor Q-404 (figure 7) permettent d'obtenir un signal indiquant que le condensateur de déclenchement est chargé sous une tension inférieure à 2000 V. Cette tension de 2000 V a été choisie comme limite dangereuse dans une forme de réalisation de ltinvention, la tension requise pour le déclenchement du coupe-circuit étant 1700 V. Le transistor Q-407 se bloque et le-relais K-501 s'ouvre si la tension de charge est inférieure à 2000 V. Le condensateur est relié à la borne 817 de la figure 8, et il se charge à l'aide du pont de diodes DB-601 relié au secondaire 2300 V du transformateur T-601. Le diviseur de tension comprenant les résistances R-602, R-603 et R-610 fournit 12,7V à la borne 808, à partir de cette tension de 2000 VO Une résistance variable R-412 (figure 7) est réglée de telle façon que le transistor q-404 se débloque lorsque la tension à sa borne 715 devient inférieure à cette valeur de 12,7 V. Un signal positif sera donc appliqué par l'intermédiaire de la résistance R-427 pour débloquer le transistor Q-407. Le fait que le circuit de la bobine du coupe-circuit est interrompu est indiqué par la bobine elle-même et par le circuit comprenant les résistances R-606, R-607, R-608 et R-609 sur la figure 8. Si le circuit est fermé, sa faible résistance (environ 0,1 ohm en courant continu) shunte la résistance R-609 ; la tension VTC au point commun des résistances R-607 et R-609 (borne 814) est alors pratiquement nulle.Si le circuit s'ouvre, il se développe une tension positive d'environ 1,3 V sur la résistance R-609, due au circuit série reliant les 15 V de la borne 816 à la résistance R-609 par la voie des résistances R-606 et R-608. Il en résulte une tension VTC d'environ 0,6 V à la borne 814 qui est couplée à la résistance R-421 du deuxième circuit "ET" de la figure 70 Cette tension est suffisante pour débloquer le transistor 9-407 (figure 7) et ouvrir le relais K-5010 Auparavant, la tension VTC était insuffisante pour débloquer le transistor q-407. Dans ces arrangements, les diodes Zener D-503 et D-504 (figure 5), la diode D-607 et le condensateur C-404 (figure 7) sont prévus pour protéger les composants inclus dans le circuit de la bobine du coupe-circuit. Ils sont nécessaires, car la tension sur la bobine s'approche de 2300 V lorsque l'éclateur Q-601 amorce. Le fait que l'entrée du capteur de la figure 1 est supérieure à 5 V est indiqué par une diode Zener de 5 V (D-412 sur la figure 7) associée à la diode De410 Une telle indication correspond au cas où il existe une coupure dans le circuit d'entrée du capteur de la figure 1. Le schéma montre que la cathode de la diode Zener D-412 est reliée à la borne 20 de ltélément de Hall par 1' intermédiaire de la borne 703.Dans le cas où une coupure fait apparattre une tension supérieure à 5 V à la borne 20p l'excès de tension détecté par la diode Zener D-412 est transmis à l'anode de la diode D-418, et cela débloque le transistor Q-407. Si la tension à la borne 20 de l'élément de Hall est inférieure à 5 V, cela indique qu'il n'y a pas de coupure, et la diode Zener D-412 ne permet pas au courant de passer vers la diode D-410 pour débloquer le transistor Q-407. Le fait que l'entrée du capteur de la figure 1 est inférieure à 1 V est indiqué par la diode D-406 et le transistor Q-405 de la figure 7. Cette indication correspond au cas où l'en- trée du capteur est en court-circuit. En particulier, la résistance R-416 de la figure 7 est réglée de telle façon que le transistor 9-405 soit bloqué pour des tensions inférieures à 1 V sur la borne 703. Avec une tension plus faible, la tension positive du collecteur de Q-405 est suffisante pour débloquer le transistor Q-405 à travers la diode D-406. Avec une tension plus forte, le transistor Q-405 est passant et la chute de son potentiel collecteur évite le débloquage du transistor Q-407. La détection d'un courScircuit à l'entrée du capteur à effet Hall est également obtenue d'une autre manière. Une tension positive au collecteur de Q-405 produit une tension négative au collecteur du transistor suivant Q-406. Cette tension négative est reliée à son tour à l'entrée 610 de la figure 6, par l'intermédiaire de la borne 704 (figure 7) et de câbles non représentés. La tension négative bloque le transistor Q-305, et il en résulte que le courant traversant la résistance R-318 allume le voyant IL. Cela indique donc également un mauvais fonctionnement du circuit. Le relais K-501 est un relais à lame magnétique souple (type "reed") dont la bobine est prévue pour une tension nomihale de il V. Comme indiqué figure.5, lorsque le relais K-501 est fermd, le relais X permet une fermeture manuelle du coupe-circuit, ou sa fermeture par un circuit extérieur. Lorsque le relais K-501 est ouvert, le coupe-circuit s'ouvre par suite de l'action du dispositif WD qui assure la protection contre une tension trop basse.Les résistances R-505, R-506 et R-507, et les condensateurs C-505, C-506 et C-507 en parallèle sur les contacts A, B, C, servent à réduire d'environ 1000 V à environ 500 V la tension de pointe entre ces contacts0 La disposition générale des circuits décrits ci-dessus peut s'appliquer aux coupe-circuits à coupure rapide, aussi bien que semi-rapide. Dans les deux cas, le coupe-circuit ne déclenche que pour une direction choisie du courant. Les coupe-circuits à coupure rapide peuvent être conformes à un dispositif connu dans lequel un condensateur chargé sous haute tension emmagasine une énergie suffisante pour provoquer le déclenchement du coupe-circuit. La combinaison du coupe-circuit et du système de déclenchement suivant l'invention permet de réaliser un ensemble dont le fonctionne ment est suffisamment rapide pour limiter les surintensités à des valeurs supportables par tous les composants utilisés. Dans le cas d'un coupe-circuit à coupure semi-rapide, le déclenchement peut être obtenu à l'aide d'un dispositif équivalent à une bobine de déclenchement connectée en shunt. La puissance nécessaire à l'alimentation se réduit alors pratiquement à la puissance nécessaire à 11 amorçage du dispositif de commutation qui alimente le dispositif en shunt. -REVENDICATIONS 1. Capteur sensible au courant continu s'écoulant dans un conduc teur, notamment prévu pour commander un système électronique de déclenchement d'un coupe-circuit, caractérisé en ce qu'il comprend un circuit magnétique annulaire, entourant le conduc teur et comportant un entrefer, dans lequel une plaquette à effet Hall est placée perpendiculairement au champ magnétique réghant dans l'entrefer, ladite plaquette étant munie de deux électrodes de polarisation destinées à être reliées à une source de courant continu'eut de deux électrodes d'utilisation desti nées à être reliées au système électronique commandé par le capteur , les électrodes de polarisation étant disposées sur deux bords opposés de la plaquette de Hall, tandis que les é lectrodes d'utilisation sont disposées sur deux autres bords opposés de la plaquette, perpendiculairement au courant de polarisation et au champ magnétique. 2. Capteur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ledit circuit magnétique est tel qu'il développe un champ magnétique proportionnel au courant s'écoulant dans ledit conducteur. 3. Capteur suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le sens du courant de polarisation est tel que la tension de Hall, qui se développe entre les électrodes d'utilisation, varie dans le même sens que le courant s'écoulant dans le conducteur. 4. Système électronique de déclenchement d'un coupe-circuit, carac térisé en ce qu'il comprend des bornes d'entrée reliées à un capteur suivant une des revendications 1, 2 ou 3, ainsi qu'un condensateur dont la décharge est prévue pour alimenter la bo bine du coupe-circuit. So Système suivant la revendication 4, caractérisé en ce qutil com porte un circuit de commutation qui relie le condensateur à la bobine du coupe-circuit lorsque la tension entre les électrodes d'utilisation du capteur atteint une valeur déterminée indiquant une valeur prescrite de l'intensité du courant circulant dans ie conducteur. 6. Système électronique suivant la revendication 4 ou 5, caractéri sé en ce qu'il comporte en outre un détecteur de niveau sensi ble au moins à la valeur de ladite tension indiquant que l'in tensité du courant dans le conducteur est celle pour laquelle il convient que le coupe-circuit se déclenche. 7. Système suivant la revendication 6, caractérisé en ce que le condensateur est; connecté à la bobine du coupe-circuit par l'intermédiaire d'un dispositif commutateur de haute puissance commande par le signal de sortie dudit détecteur de niveau. 8. Système électronique suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le dispositif commutateur de haute puissance est commandé de telle façon-que la bobine de coupe-circuit soit alimentée lorsque la présence dudit signal de sortie s'est manifestée pendant une durée déterminée.