On extrait 1' aluminium métallique de composés, tels que l'alu- mine (Al2O3), par électrolyse dans un bain de sels en fusion ou dans un électrolyte. Dans la production d'aluminium par le procédé électrolytique classique, appelé couramment procédé "Rail-Heroult", la cellule d'électrolyse comprend, d'une manière générale, un caisson d'acier dans lequel est disposé un garnissage ou un revêtement de carbone. le fond du revetement, conjointement avec une couche d' aluminium fondu produite par voie électrolytique, qui s'accumule sur celui-ci pendant le fonctionnement, constituent l'ensemble cathodique ou la cathode de la cellule.Une ou plusieurs anodes de carbone consumables s'abaissent du sommet de la cellule et plongent, par leur extrémité inférieure, dans une couche d'électrolyte en fusion qui est disposée dans la cellule. En fonctionnement, I1 électrolyte ou le bain, qui est un mélange d'alumine et de cryolite, est introduit dans la cellule et on fait passer un courant électrique à travers celle-ci, de l'anode à la cathode, à travers la couche d'électrolyte fondu. Ce courant dissocie 1'alumine de sorte que l'aluminium se dépose sur la cathode d'aluminium liquide, tandis que 1' oxy- gène est libéré à l'anode de carbone, sous forme de monoxyde et de bioxyde de carbone. Une croûte d'électrolyte solidifié et d'alumine se forme à la surface du bain, croûte qui est généralement couverte d'une réserve d'alumine. Dans les procédés électrolytiques classiques, on utilise deux sortes de cellules d'électrolyse, notamment celles dites à anode "pré-cuite" et celles connues sous le nom de cellules à anode "So- derberg". Dans les deux cas, le processus de réduction fait intervenir exactement les mêmes réactions chimiques. La principale différence est une différence de structure. Dans le procédé à anode précuite, les anodes de carbone subissent une cuisson avant d'être in stable., tandis que dans le procédé Sbderberg, l'anode est cuite sur place, c'est à dire, pendant le fonctionnement de la cellule d' électrolyse, utilisant ainsi une partie de la chaleur engendrée par le processus de réduction. La présente invention s'applique aussi bien à un procédé qu'à l'autre. Beaucoup d'efforts ont été dépensés dans le passé pour diminuer la résistance (et, partant, augmenter ltefficacité) des divers élé- monts de la cellule et, en particulier, de l'électrolyte lequel est responsable des deux tiers environ de la chaleur totale engendrée. Or, une partie seulement de la chal-eur engendrée dans l'électrolyte est indispensable pour le chauffage et pour maintenir celui-ci à la température de fonctionnement. le reste de la chaleur ainsi engen drée doit être dissipé d'une manière quelconque pour empocher que la cellule n'atteigne des températures excessives qui diminueraient 1' efficacité d'utilisation du courant. En vue de réduire la chaleur engendrée dans r électrolyte, de nombreux efforts ont visé à diminuer les températures.de fonctionnement de l'électrolyte et à augmenter la conductibilité de celui-ci. La limite inférieure de la température de fonctionnement est fixée par la température de liquidus de la cyrolite. On peut abaisser cette température par des additions de fluorure de sodium, de fluorure d'aluminium et d'alumine. On considère généralement que l'addition de fluorure de sodium est indésirable en ce qu'elle favorise la formation d'un brouillard de métal à la cathode et, de ce fait, la pratique générale consiste à opérer avec des électrolytes conte nant un excès analysable de fluorure d'aluminium. Toutefois, en raison de sa volatilité, le fluorure d'aluminium ne peut être utilisé qu'en quantités limitées par exemple, jusqu'à 10% au-dessus de la quantité stoechiométrique dans la cryolite.En conséquence, on a utilisé du fluorure de calcium dans des proportions s'élevant jusqu' à 12,5% pour diminuer davantage la température de liquidus déjà partiellement abaissée par l'action de fluorure d'aluminium. La limite pratique de solubilité de 1 'alumine est d'environ 8% et la teneur en alumine diminue à mesure que l'électrolyse se poursuit. L'addition de fluorure de calcium ainsi que les additions de fluorure d'aluminium et d'alumine réduisent de façon indésirable la conductibilité de l'électrolyte. De plus, le fluorure de calcium est indési- rable en ce qu'il réduit la différence de densités entre 1 ' leotro- lyte et l'aluminium fondu. Dans la pratique, un compromis doit être adopté entre les propriétés contradictoires des divers matériaux entrant dans la: composition de l'électrolyte. Un bain électrolytique typique utilisé dans des installations industrielles de production d'alumine peut avoir la composition suivatnte: 1 - 10% d'alumine 0 - 10% de fluorure d'aluminium 5 - 12,5 de fluorure de calcium et 80 - 90% de cryolite (Na3AlF6) En fonctionnement, la composition de l'électrolyte est généralement restreinte à un rapportpandéral de fluorure de sodium et de fluorure d'aluminium compris entre 1,20 et 1,50, tandis que la teneur en fluorure de calcium est restreinte entre 7 et 9% environ. On a également découvert que le fonctionnement de la cellule pouvait être amélioré par l'addition d'un composé de lithium. Un exposé intéressant sur les avantages qui peuvent résulter de l'utilisation judicieuse de substances à base de lithium se trouve dans le brevet des Etats Unis d'Amérique N2 3 034 972 de Robert A. lewis. Comme il y est expliqué, la substance à base de lithium qui est. ajoutée peut prends la forme de divers composés qui sont compatibles avec les autres constituants de l'électrolyte et qui n'introduisent pas de quantités excessives d'impuretés dans la cellule. les composés particulièrement efficaces sont le fluorure de lithium lui-même, qui est aussi le produit uitimide l'addition des autres composés de lithium, le fluorure d'aluminium et de lithium (cryolite de lithium), le carbonate de lithium, l'hydroxyde de lithium et l'aluminate de lithium. Pour obtenir la teneur nécessaire de lithium pour 1' électro- lyte, ces composés peuvent être utilisés séparément ou en combinaisons. Quel que soit le composé utilisé, parmi ceux de la liste cidessus, le résultat final, en ce qui concerne la composition d'électrolyte fondu, est le même. Ceci est dû à ce que le composé de lithium réagit avec les ions fluorure présents dans l'électrolyte pour former finalement du fluorure de lithium. Ces divers sels peuvent être considérés comme pratiquement inertes en ce sens qu'ils ne participent pas à la réaction principale qui est la réduction de l'alumine pour former l'aluminium. Toutefois, la concentration de ces sels dans lUlectrolyte en fusion diminue avec le temps. On présume que ceci est dA soit à des réactions secondaires indésirables, soit à une volatilisation, ou bien, plus probablement à une combinaison de ces deux phénomènes. Ainsi, en plus de l'alimentation de la cellule avec 1' alumine destinée à la réaction, la composition de 11 électrolyte doit. être réglée de temps en temps. Dans la pratique ceci se fait en distribuant les composants formant les sels de l'électrolyte sur la crotte solidifiée de la cellule en plus d'une couche d'alumine destinée à compléter 1' alimentation. Périodiquement on brise la couche et on introduit les matériaux dans le bain où ils se dissolvent. Des pertes considérables résultent de ce que ces matériaux se vaporisent facilement et de ce qu'une grande partie d'entre eux ne parvient jamais dans le bain. Une quantité considérable de travail est aussi nécessaire. B'un des avantages de l'invention est qu'elle permet de réduire la consommation des composants formant les sels de ltélectrolyte et en même temps la main d'oeuvre nécessaire pour desservir les cellules d'électrolyse. Un autre avantage de la présente invention est qu'elle assure un fonctionnement plus stable des cellules. I1 a été découvert que les composants de formation de sel de l'électrolyte peuvent être mélangés uniformément dans la masse de carbone non-cuite de l'anode, qu'elle soit précuite ou cuite sur place (procédé Sderberg) dans des proportions qui ne nuisent pas à la quali- té du carbone cuit.Quand l'anode se consume au cours de la réaction électro-chimique, des sels sont ajoutés à l'électrolyte en fusion dans une mesure sensiblement égale à celle dans laquelle ces sels sont consumés. Cette procédure réduit à un minimum les pertes par vaporisation, diminue la main d'oeuvre nécessaire et a pour résultat un fonctionnement plus stable de la cellule, ce dont résulte une plus grande production de métal par unité de temps et par cellule. Quand l'électrolyte fondu contient du fluorure de lithium, en tant que l'un de ses composants, le composant de formation de sel qui est uniformément mélangé dans la masse de carbone de l'anode est choisi parmi les divers composés mentionnés ci-dessus, ceux -ci étant le fluorure de lithium, la cryolite de lithium, le aarbonate de lithium, l'hydroxyde de lithium, et 1' aluminate de Iithium. L'électrolyte en fusion utilisé pour la production d'aluminium contient presque toujours de la cryolite et le composant de formation de sel qui est uniformément mélangé à la masse de carbone de 1' ano- de peut être de la cryolite. Lorsque l'électrolyte en fusion contient du fluorure d'aluminium, le composant de formation de sel peut être le fluorure d'aluminium. les sels peuvent etre ajoutés isolément de cette manière ou en diverses combinaisons en les inoe rporant uniformément dans la masse de carbone de l'anode. C'est ainsi, par exemple, que quand ltélec- trotte en fusion contient du fluorure de lithium et de la cryolite, le composant de formation de sel peut être un mélange de cryo lite et de l'un des composés de lithium énumérés ci-dessus. De me- me, un composé de lithium et du fluorure dtaluminium peuvent être uniformément mélangés dans ltanode quand l'électrolyte fondu contient du fluorure de lithium et du fluorure d'aluminium.De plus, de la cryolite et du fluorure d'aluminium peuvent être uniformément incorporés dans la masse de carbone de l'anode pour compléter la cryolite consommée et le fluorure d'aluminium de l'électrolyte fondu. Enfin, il est bien évident que ces trois substances peuvent être ajoutées simultanément, à savoir, un composé de lithium, de la cryolite et du fluorure d'aluminium, pour compléter la composition de l'électrolyte fondu. En ce qui concerne les quantités de composants de formation de sel qui peuvent être mélangés uniformément dans l'anode selon l'invention, on a trouvé qu'environ 0,41% en poids de carbonate de lithium peut être mélangé à la masse de carbone de l'anode sans nuire aux propriétés de celle-ci. Environ 2,78% en poids de cryolite peut être mélangé à la masse de carbone de l'anode sans nuire à ses propriétés. Environ 2,7846 à environ 4n45% lu poids de fluorure d'aluminium peut être mélangé uniformément à la masse de carbone de 1' a- node sans nuire à ses qualités, bien que normalement selon la pratique sméricaine, la quantité de fluorure d'aluminium mélangée à la masse de carbone de l'anode soit d'environ 2,7870 en poids. La figure unique du dessin annexé montre un mode de réalisation d'une cellule d'électrolyse adaptée à la mise en eouvre du procédé selon l'invention. Dans le mode de réalisation représenté, 11 désigne un caisson ou une coquille métallique, généralement en acier, dans laquelle est disposée, de la manière habituelle, une couche isolante 12 qui peut être d'une matière quelconque, par exemple, d'alumine, de bauxite, d'argile, de brique ,de silicate d'aluminium, etc. Dans la couche isolante 12 est disposé un garnissage ou revêtement 13 qui peut être en une matière quelconque, par exemple, en carbone, en alumine, en alumine fondue, en carbure de silicium, en nitrure de silicium liée avec du carbure de silicium, etc. Le plus souvent, le revêtement se compose d'un certain nombre de blocs de carbone ou d'un mélange damé de carbone ou d'une combinaison d 'un mélange de carbone damé pour le fond du garnissage avec des parois latérales et d'est trémité construites en blocs de carbone.En variante, les parois latérales et d'extrémité pourraient être faites de bocs de carbure de silicium ou d'un autre réfractaire convenable. le revêtement 13 délimite une chambre qui contient une certaine quantité d'aluminium fondu 14 et une masse ou un bain d'électrolyte 15, comme décrit. Lors de la mite en oeuvre du procédé de l'invention et pendant la production de l'aluminium, l'électrolyte 15 et la masse d'aluminium 14 sont tous deux à l'état liquide. Au-dessus de 11 électrolyte est suspendue une anode 16, qui y est partiellement immergée, cette anode étant une anode de carbone classique qui peut être soit précuite, soit à cuisson automatique (procédé Soderberg). L'électrolyte fondu 15 est couvert par une croûte 17 qui est constituée essentiellement par des constituants solidifiés de l'électrolyte et par de l'alumine supplémentaire. Quand l'alumine contenue dans l'élec- trolyte 15 a été .onsuiée, on brise cette croate et on introduit de l'alumine franche dans l'électrolyte. L'anode est connectée par des moyens appropriés (non-représentés) au pale positif d'une source électrique d'alimentation. Pour compléter le circuit électrique, on utilise des éléments de conduction du courant cathodique sous la forme de barres collectrices 18. Les barres 18 traversent des ouvertures appropriées ménagées dans la couche isolante du caisson métallique et daÈa le revêtement, leur extrémité intérieure s'avançant dans la couche isolante. Les extré- mités extérieures de ces barres collectrices sont connectées par des moyens appropriés, à des barres d'alimentation négatives -19. Des essais ont été faits pour comparer l'influence des divers additifs entrant dans la composition de l'électrolyte de la céllule avec des compositions standard, non-additives, de matière pour anodes Söderberg. Ceci a été réalisé en préparant une anode Sdderberg stratifiée. Les compositions standa@d étaient espacées, en couches, sur toute la hauteur de l'anode Söderberg pour contrôler les effets possibles des niveaux de hauteur de cuisson, les couches contenant les divers additifs étant intercalées entre celles-ci Les résultats de ces essais sont indiqués dans le tableau I ci-après. L'effet de hauteur s'est révéîénég1igeabîe, sauf pour l'échantillon supérieur (nQ 1) dont la cuisson était légèrement insùffisazte,comme l'indi- que sa résistivité électrique (E.R.) ùn peu élevée. TABLEAU I E s s a i SODERBERG avec 4 bains à additifs et 3 bains standard No. Pâte Densité Oxyde Oxydant % Söder- en Comp. comburant Anode cendres berg De- Braï vert cuit Résist.Résist g/6,4 cm2 (réel) (600 C) Type gré Allon electr.kg/cm2 800 C 30 min Théor. Descript. Positi- % gemt g/cm3 g/cm3 # -cm Vol. Pous- Total on : % sière 1 compos. Haut stand. 2 Coap.stand. + L03 3 Stand.+2,75% cryolite 4 Standard 5 Stand.+2,75% Â1F3 6 Std.+0,41 0o3: 2:7s5 Â1F3 ire m U N oe N o e Y Mev + 4 iH + + h O e +n e H e e e n n xS n i ^0 n O S g to g: O o 1t Q 0% hU OSm U 8 P +X io , S X R > S &num; 27,7 5,6 1,59 1,41 ,0087 270 ,304 ,026 ,330 1,10 0,74 (1,08) " 6,9 1,58 1,50 ,0074 325 ,280 ,036 ,316 1,08 6,59 (,035)(,014) (1,07) " 9.0 1,61 1,46 ,0076 308 ,302 ,058 ,360 1,14 2,13 (,047)(,349) (1,10) " 3,7 1,60 1,47 ,0072 315 ,291 ,015 ,306 1,06 0,94 (1,05) " 6,7 1,60 1,46 ,0067 321 ,266 ,018 ,284 1,06 3,97 (,015)(,281) (1,04) " 10,2 1,63 1,42 , 0080 300 ,243 ,085 ,328 1,25 1,58 (,0524)(,295)(1,17) " 4,2 1,59 1,43 ,0076 305 ,283 ,019 ,302 1,11 0,43 (1,10) Comme le montre le tableau I, l'échantillon 2 contenant 0,41% de carbonate de lithium présente des propriétés générales nettement améliorées. L'echantillon 3, contenant 2,75% de cryolite présente des propriétés acceptables avec une certaine augmentation des vitesses de combustion dans l'air et d'oxydation anodique même en réglant la teneur en additif du carbone consommé ou pulvérisé. L'échantillon 4 est un autre échantillon standard ayant de bonnes propriétés. L'échantillon 5 qui contient 2,75% de fluorure d'aluminium présente, lui aussi, des propriétés améliorées. L'échantillon 6, qui contient tous les additifs ci-dessus ne put maintenir ses propriétés moyennes, tout en conservant les propriétés acceptables. Sa résistivité électrique était augmentée, de même que ses vitesses de combustion dans l'air et d'oxydation anodique, même en corrigeant la teneur en additif du carbone. l'échantillon 7 est un autre mélange standard présentant des propriétés moyennes. On voit donc que les essais révèlent que la présence des additifs est soit utile, c'est à dire, soit améliore les propriétés de la matière anodique, soit tolérable. On effectue des essais analogues avec une anode pré-cuite stratifiée pour déterminer la possibilité d'incorporer du carbonate de lithium dans le bain de la cellule au moyen du carbone anodique. A cette fin, on presse, on cuit à 1200OC et on soumet à des essais trois anodes ayant les compositions indiquées dans le tableau II ciaprès (O, 0,4 et 5 de carbonate de lithium). TABLEAU II Propriétés des anodes précuites quand la teneur en LiCO3 varie - Composition standard + 15,5% de braï à 110 C Comprimée à 350 kg/cm2, cuite à 1200 C Densité Composition Résist. Résist. % de va- Oxydant Oxydation dans l'air en vert après com- riation Anode g/cm3, 800 C g/cc cuisson # -cm press. à la Réelle 30 min. g/cc kg/cm2 cuisson Théor. Vol. Pous- Total moyen perte Pertes sière ne de de carpoids burant Mélange 1,56 1,49 ,0064 315 0,0 4,15 1,11 ,266 ,018 ,284 standard Mélange 1,56 1,48 ,0067 364 +0,9 4,40 1,07 ,292 ,031 ,323 standard +0,4% Li2CO3 Mélange 1,56 1,44 ,0076 258 -,34 8,90 1,22 ,257 ,018 ,275 standard +5,0% Li2CO3 Les trois anodes ci-dessus montrent une légère diminution de la résistance, de la densité et de la conductibilité électrique quand la teneur en carbonate de lithium augmente, tout en continuant de présenter des propriétés satisfaisantes pour le fonctionnement de la cellule. I1 se produit une certaine perte de lithium dans les anodes pré-cuites à cause de la cuisson à 1200qu. Â cette température, il se produit une certaine décomposition du carbonate avec formation de bioxyde de carbone. Ceci tend à diminuer la qualité de l'anode. En plus du dégagement de bioxyde de carbone, une certaine quantité de lithium se volatilise à cette température et est perdue. Toutefois, ceci peut être compensé en modifiant la composition du mélange anodique. On a également procédé à des essais à grande échelle, en utilisant des anodes Söderberg de dimensions industrielles fonctionnant, en moyenne, à une intensité d'environ 73 000 b, afin d'évaluer la possibilité pratiqué d'incorporer les matériaux dans la pâte et leur influence sur la productivité de la cellule. Pendant ces essais* on fait fonctionner 72 cellules, soit la moitié d'une ligne de production industrielle, avec un mélange de carbone contenant 0,41% de carbonate de lithium uniformément mélangé. Le but visé est de maintenir dans l'électrolyte une teneur en fluorure de lithium d'environ 2,6 à 2,8 en poids.En même temps, on fait fonctionner d'autres groupes de cellules avec une teneur en fluorure de lithium dans le bain de 3% réalisée par addition de carbonate de lithium à la crotte, ce carbonate de lithium étant introduit dans le bain quand on brise la croûte, comme décrit ci-dessus. Les résultats de ces essais sont indiqués dans le tableau III -ci-après qui montre qu'une pâte de carbonate de lithium à 0,4156 produit une teneur d'environ 2,6 à environ 2,8% en poids de fluorure de lithium dans le bain. TABLEAU III Cellule % Li2CO3 groupe dans la pâte mois mois mois mois mois mois 1 2 3 4 5 6 A - 2,8 2,6 2,6 2,8 3,0 3,4 B ,41 2,8 2,6 2,6 2,7 2,8 2,7 C - 2,5 2,5 2,8 2,8 2,8 2,9 D - 2,9 2,5 3,2 2,7 2,7 3,1 E - 2,8 2,8 3,2 2,8 2,7 3,0 Le tableau IV ci-après permet de comparer la production des groupes de cellules A et B du tableau III. TABLEAU IV Moyenne sur 8 mois A B kg Al / par jour 507 509 kg C03/ kg AI ,0058 ,0023 kg Carbone / kg AI ,511 ,513 Comme le montre le tableau IV, le groupe de cellules B, dans lequel le carbonate de lithium est incorporé dans la pâte de l'ano- de, permet d'obtenir une production d'alumine légèrement plus grande par jour que le groupe de cellules A dans lequel le carbonate de lithium est ajouté à la croûte. La quantité de carbonate de lithium nécessaire pour maintenir la concentration de fluorure de lithium voulue dans l'électrolyte est environ la moitié et est, pour le groupe de cellules B, environ la moitié de celle du groupe A. En même temps, il se produit une très légère augmentation de la consommation de carbone dans le groupe de cellules B. On effectue aussi des essais sur l'action de l'addition de carbonate de lithium et fluorure d'aluminium à la pâte anodique de cellules Söderberg de mêmes dimensions. On effectue trois essais sur des anodes avec une addition de, en poids, 0,41 de carbonate de lithium et 2,78% de fluorure d'aluminium et trois autres essais avec une addition, en poids, de 0,41% de carbonate de lithium et 4,45% de fluorure d'aluminium. Ces additions re,résentent respectivement 50 et 80% de la consommation normale d'un groupe de cellules dans lesquelles l'addition du fluorure d'aluminium s'effectue par la crotte.Ces essais indiquent que ces quantités de fluorure d'aluminium dans la pâte ne sont pas nuisibles et que les quantités de carbonate, de lithium et de fluorure d' aluminium sont suffisantes pour maintenir les concentrations de ces deux substances dans l'électrolyte de la cellule au niveau désiré et pour produire un fonctionnement plus stable. On ajoute enfin du carbonate de lithium, du fluorure d ' alumi- nium et de la cryolite en même temps à une pâte d'anode préparée au laboratoire. Les résultats de cet essai sont indiqués dans le tableau V ci-après Opéra- Brai Li2CO3 AlF3 Cryolite Propriétés arès cuisson Densité Résist.Résist.au tion g/cm3 ohm-cm broyage NQ kgZcm2 Témoin 26 0 0 0 1,44 ,00656 322 1 26 0,30 2,1 2,1 1,49 ,00669 415 2 26 0,30 2,1 2,1 1,47 ,00687 287 3 26 0,30 3,1 3,1 1,46 ,00740 307 Ces résultats indiquent que l'on peut incorporer simultanément le carbonate de lithium, le fluorure d's minium et la cryolite à la pâte anodique tout en produisant un carbone cuit de bonne qualité. On fait ensuite fonctionner trois cellules avec des additions anodiques de 0,41% de carbonate de lithium, 2,78% de fluorure d'aluminium et 2,78% de cryolite. On n'observe aucun effet nuisible dans le carbone cuit. Les concentrations de fluorure de lithium et de fluorure d'aluminium sont aussi maintenues au niveau désiré dans le bain de la cellule. Ces essais montrent que les composants de formation de sel de 1' électrolyte peuvent être ajoutés, dans des conditions contrsslées à la masse de carbone de l'anode s'ils y ment mélangés uniformément, et permettent d'obtenir un carbone cuit de bonne qualité. De plus, ces résultats mettent également en évidence que la consommation des composants de formation de sel peut être sensiblement diminuée en les ajoutant de cette manière. Etant donné qu'il n'est plus nécessaire de disposer ces substances sur la croûte des cellules appelées à être alimentées en brisant cette croûte, la main-d'oeuvre nécessaire aux additions est diminuée. Le fonctionnement de l'installation de production d'aluminium est plus stable en ce que les composants de formation de sel sont introduits dans l'6lectrolyte fondu sensiblement à la même vitesse que celle à laquelle ils sont consommés et ce fonctionnement plus stable se traduit par une plus grande production de métal par cellule et par unité de temps. I1 va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées aux exemples représentés et décrits, sans sortir pourau- tant du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Procédé de production d'aluminium par réduction d'alumine dans une cellule de réduction électro-chimique, dans lequel un courant d'électrolyse circule entre une anode de carbone cuite consumable et un ensemble cathodique à travers un électrolyte contenant des sels fondus dans lequel l'alumine devant être réduite est dissoute et qui tend lui-même à être consommé pendant que le procédé se poursuit, caractérisé en ce que l'on utilise une anode qui a été préparée en mélangeant une quantité contrôlée d'un composant de formation de sel de l'électrolyte dans la masse de carbone non-cuite de l'anode, de sorte que pendant que cette anode se consume au cours de la rjaction électro-chimique, des sels sont ajoutés à l'électrolyte fondu dans une mesure sensiblement égale à celle à laquelle ils sont consommés, ce qui fait que la concentration des sels fondus dans la cellule est pratiquement stabilisée. 2.- Procédé selon la revendication 1 dans lequel l'électrolyte fondu contient du fluorure de lithium en tant que composant et le composant de formation de sel de l'électrolyte que l'-on mélange uniformément à la masse de carbone non-cuite de l'anode est une substance telle que le fluorure de lithium, la cryolite de lithium, le carbonate de lithium, l'hydroxyde de lithium et l'aluminate de lithium; 3.- Procédé selon la revendication 1 dans lequel l'électrolyte fondu contient du fluorure de lithium en tant,que composant et le composant de formation de sel de l'électrolyte que l'on mélange uniformément à la masse de carbone non-cuite de 1' anode est le carbonate de lithium. 4.- Procédé selon la revendication 1 dans lequel l'électrolyte fondu contient de la cryolite en tant qie composant et le composant de formation de sel de l'électrolyte que l'on mélange uniformément à la masse de carbone non-cuite de l'anode est la cryolite. 5.- Procédé selon la revendication 1 dans-lequel l'électrolyte fondu contient du fluorure d'aluminium comme composant et le composant de formation de sel de l'électrolyte que l'on-mélange uniformément à la masse de carbone non-euite de l'anode est le fluorure d' aluminium. 6. Procédé selon la revendication 1 dans lequel l'électrolyte fondu contient du fluorure lithium et de la cryolite en tant que composants et le composant de formation de sel de 1'éle-ctrolyte que lton mélange uniformément à la masse de carbone non-cuite de 1' anode est un mélange de carbonate de lithium et de cryolite. 7.- Procédé selon la revendication 1 dans lequel l'électrolyte fondu contient du fluorure de lithium et du fluorure d'aluminium en tant que composants et dans lequel le conposant de formation de sel de ltélectrolyte que l'on mélange à la masse de carbone non-cuite de l'anode est un mélange de carbonate de lithium et de fluorure d'aluminium. 8.- Procédé selon la revendication 1 dans lequel l'électrolyte fondu contient de la cryolite et du fluorure d'aluminium en tant que composants et le composant de formation de sel de l'électrolyte que l'on mélange uniformément à la masse de carbone non-cuite de l'anode est un mélange de cryolite et de fluorure d'aluminium. 9.- Procédé selon la revendication 1 dans lequel l'électrolyte fondu contient du fluorure de lithium, de la cryolite et du fluorure d'aluminium en tant que composants et dans lequel le composant de formation de sel de l'électrolyte que l'on mélange uniformément à la masse de carbone non-cuite de l'anode est un mélange de carbonate de lithium, de cryolite et\de fluorure d'aluminium. 10.- Procédé selon la revendication 1 dans lequel l'électrolyte fondu contient du fluorure de lithium comme composant, et dans lequel le composant de formation de sel de l'électrolyte que l'on mélange uniformément à la masse de carbone non-cuite de l'anode est 1' hydroxyde de lithium. ll.-Procédé selon la revendication 1 dans lequel l'anode de carbone cuite consumable est une anode pré-cuite. 12.- Procédé selon la revendication 1 dans lequel l'anode de carbone cuite consumable est une anode à auto-cuisson. 13.- Procédé selon la revendication 3 dans lequel la quantité de carbonate de lithium incorporée dans la masse de carbone non-cui te de l'anode-est d'environ 0,415t en poids. 14.- Procédé selon la revendieation 4 dans lequel la quantité de cryolite incorporée dans la masse de carbone non-cuite de l'anode est d'environ 2,78% en poids. 15.- Procédé selon la revendication 5 dans- lequel la quantité de fluorure d'aluminium incorporée dans la masse-de carbone noncuite de 11 anode est d'environ 2,78 à environ 4,M5% en poids. 16.- Procédé selon la revendication 5 dans lequel la quantité de fluorure d'aluminium incorporée dans la masse de carbone noncuite de l'anode est d'environ 2,78% en poids.