La présente invention est relative à de nouveaux appareils protecteurs de la tête, pour, notamment, skieurs, motocyclistes et autres personnes se déplaçant a des vitesses relativement élevées ou, plus généralement, dans des conditions qui les soumettent à un certain danger. I1 est connu d'assurer cette protection, dans une large mesure, par ce que l'on appelle un "casque intégral", c'est- -dire par un casque d'une seule pièce, qui recouvre et entoure toute la tel te, en ne ménageant, a l'avant, pour la vision, que des ouvertures pourvues de lunettes transparentes.De tels casques présentent cependant divers inconvénients : ils sont lourds et volumineux, ce qui gêne évidemment leur usager, ils présentent un maitre-couple sensible, ils "emprisonnentt le chef du porteur, ce qui a pour conséquences fâcheuses d'occasionner une respiration difficile et une condensation de lthaleine sur la paroi interne des lunettes, cela bien évidemment au détriment de la sureté et de la sécurité en cours de déplacement. Par ailleurs, les casques de ce genre sont adaptés une seule et même tête, ce qui oblige a une grande multi plication des tailles de ces appareils, dès lors assez coûteux. Enfin, ce genre de casques constitue un ensemble rigide s'adapant mal sur le visage. I1 doit être suffisamment large pour permettre le passage de la tête, ce qui lui confere un grand volume, donc un encombrement et un poids relativement importants On a également eu recours è des appareils protecteurs du genre en question, constitués en deux parties indépendantes : d'une part, celle antérieure ou masque, d'autre part, celles supérieure et postérieure ou casque proprement dit. Les masques alors utilisés comportent les lunettes, avec leurs montures, quelque fois un protecteur pour le nez, ainsi que, le plus souvent, une bride, élastique ou non, pour être appliquée derrière la tête, afin d' assujettir le masque sur le visage.Quant au casque-, il est normalement muni d'une jugulaire propre a passer sous le menton, ce qui lui permet d'être tenu en place sur la tête. Cet ensemble offre toutefois aussi certains désavantages : tout d'abord, le bas du visage de l'usager se trouve à l'air libre et, si cet usager vient è ouvrir la bouche lorsqu'il se déplace à grande vitesse, il subit une véritable suffocation, épreuve fort désagréable qui risque de compromettre sa sécurité.Par ailleurs, dans un tel ensemble, il y a indépendance totale entre le masque et le casque, en sorte que le masque peut, soit par sa partie supérieure se trouver en recouvre ment imparfait sur le casque, ce qui n'est pas souhaitable pour une bonne étanchéité des deux organes sur la peau, soit, au contrai rew s'en trouver séparé, ce qui laisse alors a découvert une partie du front, les tempes, la bouche, les oreilles, parties sensibles, au contactavec l'air vif à grande vitesse, ou en cas de chocs, etc.. De plus, ce défaut d'étanchéité peut être la source de pénétration d'insectes entre-organe protecteur et visage, ce qui occasionne nombre d'inconvénients. Enfin, cet état de choses est évidemment préjudiciable aux caractéristiques aérodynamiques. En dernier lieu, quand on avait recours à un masque seul, celui-ci comportait les lunettes et leur monture qui recouvrait plus ou moins le nez, mais laissait a découvert les autres organes de la face (parties du front, tempes, bouche,oreilles), ce qui entrat- nait tous les inconvénients signalés plus haut. La présente invention a pour objet des appareils protecteurs du genre en question dénués notamment des inconvénients venant d'être cités. L'invention- consiste principalement en ce que le masque desdits appareils, comportant les lunettes et leur monture propre a s'appliquer de manière étanche sur le visage du porteur est prolongé vers le bas d'une-étendue telle que, lorsque mis en place, il couvre aussi, outre le nez, la bouche du porteur, tout en -réservant un intervalle de commodité entre ce prolongement et cette me- me bouche située en vis-a-vis. L'invention consiste également en certaines autres dispositions qui ressortiront bien de la description ci-après, laquelle n'est donnée qu'a titre d'exemple préféré de réalisation, en référence aux dessins ci-annexés qui montrent - en figures 1 et 2, en perspective, le masque d'un appareil selon l'invention, vu de trois quarts avant et arrière, respectivement, - en figure 3, en coupe axiale passant par la ligne XY, ce même masque, avec partie de certains autres organes de l'appareil, - en figure 4, en perspective, vu latéralement, le susdit appareil, certaines parties arrachées, - en figure 5, enfin, en perspective, vue de trois quarts avant, la cagoule, supposée enlevée et restant en forme, de ce même appareil. Le masque M est constitué essentiellement par une monture 1 (figures 1 à 3), en métal léger (aluminium, notamment), ou en ma tière plastique conformée par moulage d'une manière conventionnel le, par e"le en polyester armé de fibres de verre, en polycar- bonate, en polyéthylène ou polypropylène, en résine dite ABS.Cette monture présente deux ouvertures, ou mieux une ouverture double, contre laquelle sont montées les lunettes, sous forme d'une pellicule 2, en matière plastique (en acétate de cellulose, particulièrement), de préférence légèrement teintée en jaune dans la masse pour éviter l'éblouissement et préalablement soumise à nn traite nt physico-chimique la rendant insensible aux buées de la respi ration. Cette pellicule 2, mise en forme, est montée sur la partie antérieure d'un support 3, en caoutchouc, qui est fixé, contre la monture l, par des rivets tels que 4. Le support 3 comporte un pour- tour transversal 5, dans lequel ont été ménagés des trous 6 pour faciliter l'aération au voisinage des yeux de l'usager, et prévenir ainsi mieux encore toute condensation sur la pellicule 2. Le support 3, sur le côté intérieur de son pourtour transversal 5, comporte, venue de fabrication, une surface périphérique 7, substantiellement perpendiculaire a ce pourtour. Contre la face arrière de cette surface 7 est rapportée, par collage, une bande B, en caoutchouc ou plastique dit "mousse", sur laquelle est avantageusement contre-collée une bande correspondante 9 d'un tissu laineux, destine, lui, à s'appliquer contre le visage. La monture 1 du masque, semi-rigide ou plasto-rigide se prolonge vers le bas, bien au-dessous des yeux, jusqu'à arriver à la hauteur, non seulement du nez du porteur, mals aussi de sa bouche, comte il appert clairement de la figure 3. Ce prolongement de la monture se fait, de préférence, sous la forme d'une espèce de diè- dre 10, cintré sur les extrémités de ses ailes et ménageant, lorsque le masque est mis en place sur le visage, un intervalle de com- modité en 11 entre lui et la bouche du porteur. Le bord inférieur du dièdre 10, c'est-à-dire le masque lui-meme, qui se situe normalement entre la bouche et la base du menton, est soit agencé en bonrrelet arrondi, soit muni d'une gaine de caoutchouc 12, cela à titre de protection pour le porteur Aux susdites extrémités des ailes du dièdre 10, est fixée, par l'entremise des rivets 4, une sangle 13, an deux parties que I 'on peut réunir par une boucle réglable, avec coulisseau, non représentée, et qui est de préférence constituée par un tissu tissé en fils 1astiques et synthétiques texturés. Enfin sur l'arête du dièdre 10, extérieurement, a la partie basse la plus proéminente, est rapportée, par simple collage, par exemple une pièce de tissu 14, sur laquelle ont été piqués des rochets de monofilaments synthétiques (en polyamide, par exemple). Si l'appareil protecteur comporte aussi un casque, comme c'est 1-e plus souvent le cas, il est très opportun de constituer le masque tel qu'il vient d'être décrit et illustré, avec ce second organe, pour constituer un ensemble qui, tout en maintenant les avantages de ce masque, soit susceptible, au porter,de coagir avec lui pour offrir d'autres avantages décisifs A cet effet, et comme le montre clairement la figure 4, et sflieux encore la figure 3, le casque 15 qui, par l'entremise d'une coiffe 16, est propre a s'appliquer sur les parties supérieure, postérieure, frontale et latérale de la tête de l'usager, peut, dans cette situation, venir au contact, par son bord inférieur 17, avec le pourtour transversal 5, le bord correspondant 18 de la coiffe 16 tant interposé entre le bord 17 du casque et la surface pé- riphérique 7. On assure par là une jonction souple, qui, par consaquent, tout en assurant une correcte solution de discontinuité, permet néanmoins des débattements horizontaux et/ou verticaux entre masque et casque (voir flèches), suivant, notamment la morphologie du porteur. Le casque est maintenu assujetti sur la tête, comme a l'habi- tude, par une jugulaire conventionnelle 19, a boucle de réglage courante, et qui sert en même temps de support de mentonnière, pour le cas où cette pièce (non représentée) serait aussi utilisée. Mais, avantageusement, la bride 13 qui est mise en place en s'appliquant étroitement sur la partie arrière du casque, participe ainsi à la liaison du masque et du casque. Cette liaison est avantageusement consolidée en prévoyant un moyen de fixation, aisément libérable, entre- cette bride et le casque.Cela peut etre réalisé en munissant ce dernier, par collage, en un endroit de sa partie médiane postérieure, d'une pièce de tissu 20, semblable a la pièce 14, sur laquelle viendra s'agripper l'une des deux demi-brides 20 convenablement serrées sur le casque 15 (fermeture connue entre' autres sous la marque VELCROj.La liaison entre la bride et le casque peut également être assurée par un ou plusieurs boutons-pression ou rivets portes, partie male par l'un, partie femelle part l'autre,de ces deux éléments. Enfin, pour améliorer encore la liaison du masque et du cas que sans le rendre rigide et pour parachever 1 t étanchéité a l'air a la jonction de ces deux organes, on a avantageusement recours a une cagoule C, souple et élastique (cf. figure 5) qui, lorsque le masque M et le casque 15 sont mis en place, est a même de s'appliquer étroitement.sur les parties externes de ces deux organes, sauf, bien entendu, sur la partie avant du masque qui présente une large échancrure 21 en regard de la pellicule 2 des lunettes dudit masque. Cette cagoule est de préférence constituée par un tricot en fils synthétiques texturés et est enduite sur une face (qui sera la face extérieure de la cagoule), de façon a être étanche a l'humidité.Elle résulte d'un assemblage de bandes telles que 22 d'un tel tissu et se présente ainsi "en forme" (cf. figure 5), pour faciliter son engagement et son application sur l'ensemble masquecasque. Un fil élastique 22a est avantageusement passé dans l'ourlet ménagé à la base de la cagoule, afin d'assurer une mise en place sans défaut de cette cagoule sur les deux organes principaux de l'appareil protecteur et, par la, contribuer d l'étanchéité re cherchée A sa partie médiane antérieure basse, la cagoule est munie d'une pièce de tissu 23, rapportée par couture, présentant des fils texturés dont les boucles sont susceptibles de venir s'agripper dans les crochets des monofilaments de la piece 14 rapportée a la base de l'arête du diedre 10 du masque (type fermeture marque VEL CRU)* Ainsi, la cagoule C se trouve-t-elle, lorsque tout l'ensemble est en place, solidarisée a l'avant en 14-23 avec le masque, a l'ar rière en 13-20 avec le casque, assure-t-elle donc une très bonne liaison, souple néanmoins, entre ces deux organes. Avec le mode de réalisation venant d'etre indiqué, il devient possible de munir le casque 15 d'une coiffe qui se prolonge par deux protege-oreilles 24 (cf. figure 4), au-del de la base 25 dudit casque. Ces protège-oreilles sont intérieurement renforcés par des sangles 26, qui se dégagent a la partie centrale située au droit de chaque oreille, où ne subsiste donc que le simple tissu enveloppant. De la sorte, la perception auditive est bonne, puisqu'aucun corps rigide ne se trouve en vis- -vis de 1'oreille. Enfin, avantageusement, sur la cagoule C est fixée, de maniere amovible, extérieurement, sur sa partie arrière, par exemple avec l'aide de boutons-pression, une crête 27, en plastique, de polyuréthane par exemple, qui, on le sait, a essentiellement pour objet de briser les mouvements tourbillonnaires de l'air qui peuvent se produite l'arrière de la tête du skieur, notamment lorsque ce dernier est lancé a très grande vitesse. D'une manière ou d'une autre, un appareil de protection agencé conformément a l'invention, et tel notamment qu'il vient d'être décrit, présente de sérieux avantages qui ressortent déjà en grande partie de ce qu'il vient d'être dit. En particulier, grâce au masque ci-dessus caractérisé, l'usager, du fait de la monture prolongée vers le bas a l'avant, a les organes principaux de son visage bien protégés, tout spécialement sa bouche, qui se trouve néanmoins à l'air libre, ce qui lui permet, en toutes circonstances, de parler librement, d'être entendu sans difficulté, d'avoir la bouche protégée aussi du froid a grande vitesse sans être suffoqué (quand l'utilisateur ouvre la mâchoire, l'air qui est dans sa bouche est en dépression et non en surpression). Par ailleurs, ce masque protecteur peut garantir ega liement le porteur en cas de chute. Un appareil protecteur selon l'invention présente aussi l'avantage de séparer d'une manière étanche la partie visuelle (écran transparent du masque) de la partie respiratoire et d'éviter ainsi la formation de buees. Dans un tel appareil, le casque et le masque étant deux organes indépendants permettent une adaptation parfaite suivant la morphologie de l'usager. L'enveloppement de ces deux organes étant assuré par la cagoule, le porteur dispose en définitive d'un appareil de protection léger, aérodynamique, d'encombrement réduitr a la fois bien étanche et souple dans son articulation, n'occassionnant aucune gêne a 11 emploi. I1 va sans dire que l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation plus spécialement décrit et en embrasse au contraire toutes les variantes, telles que comprises dans les revendications ci-annexées. REVENDICATIONS i/ Appareil protecteur de la tête, pour skieur et motocyclistes notamment, comprenant un masque comportant une partie haute transparente formant visière, destinée à être appliquée au droit des yeux et une partie basse située en prolongement de la partie haute sur une étendue telle que, lorsque miseen place1 elle recoure aussi le nez et la bouche du porteur, tout en réservant un inter-walle de commodité entre ce prolongement et cette même bouche située en vis-a-vis, caractérisé en ce que la partie haute formant visière est constituée par une lunette de ski dont la monture s'applique de manière étanche sur le visage, et en ce que la partie basse est séparée de manière étanche de la partie haute transparente par le bord inférieur de la monture de la lunette applique fermement contre le visage. 2/ Appareil protecteur, selon la revendication 1, comprenant égal-e- ment un casque, recowrant les parties supérieure, postérieure et laté- rale de la tête, du type comportant en outre une cagoule souple et élastique, propre à revetir sans solution de discontinuité, ledit casque et ledit masque, à l'exception de la partie située en regard des lunettes du masque, caractérisé par le fait que la cagoule est à base d'un tricot en fils synthétiques texturés, pourvu sur une face, d'un enduit étanche à l'hurnidité. 3/ Appareil protecteur, selon revendication 2, caractérisé par le fait que la monture de la lunette comporte un rebord supérieur et le casque avec sa coiffe un rebordantérieur, tels que lorsque mis en place, ils sladaptent librement. l'un avec 4/ Appareil protecteur dans lequel le masque est pourvu d'une bride pour l'arrière de la tete et le casque d'une jugulaire pour le dessous du menton, pouvant servir aussi de porte-mentonniere, selon revendication 3, caractérisé par le fait que, lors de la mise en place, la bride du masque s'applique sous tension sur la partie arrière du casque. 5/ Appareil selon revendication 2, caractérisé par le fait que l'un au moins des deux organes masque et casque1 ou l'un au moins des élSments qui sont lies à lui, comporte au moins un moyen pour le fixer de manière amovible sur la partie de la cagoule située en vis-à-vis de cet organe ou de cet élément. 6/ Appareil selon revendication Si caractérise par le fait que ce moyen est constitue par l'entremêlement des fils synthétiques texturés d'un tricot avec les crochets de monofilaments synthétiques montés sur une base textile rapportée sur le susdit organe ou élément. 7/ Appa-reil 'selon revendication 6, caractérisé par le fait que ladite base est rapportée extérieurement sur la partie du masque située, lorsque le masque est mis en place, au droit de la partie proéminente du visage de l'usager. 8/ Appareil selon revendication 6, caractérisé par le fait que ladite base est rapportée extérieurement sur la partie arrière du casque la hauteur où passe la bride d" masque lorsque l'appareil est mis en place lace sur la toute de l'usager.