La présente invention concerne un chariot de manutention transformable à usages multiples. Pour illustrer un mode d'utilisation du chariot de l'invention, on va se référer plus particulièrement à la manutention des radiateurs de chauffage central installés dans des habitations, mais il faut bien comprendre que l'utilisation du chariot de l'invention n'est pas limitée à cette application. Les radiateurs de chauffage central sont des objets longs, hauts, relativement étroits et installés pratiquement contre les murs. Pratiquement, on ne peut accéder à un radiateur que par devant. Le déplacement d'un radiateur posé contre un mur comporte généralement plusieurs opérations successives. Premièrement, il faut le soulever de quelques centimètres pour pouvoir le dégager des crochets ou des pieds supports. Ensuite, il faut l'écarter du mur. Enfin, il faut souvent le transporter dans une autre pièce. Les chariots de manutention actuellement connus ne permettent pas de réaliser ces diverses opérations de façon pratique. En effet, si on utilise chariot simple du type diable, le radiateur ne monte pas dans son plan vertical et le mur peut etre abîmé. D'autre part, lors d'un transport avec passage d'une porte, la longueur du radiateur est généralement plus grande que la largeur de la porte et il est impossible de passer le diable par la porte en le roulant. On connaît également des petits transporteurs à roulettes, tels que ceux utilisés par des déménageurs; ils nécessitent que le radiateur soit posé sur eux après l'avoir soulevé manuellement; d'autre part, on ne peut avec une charge importante accomplir un trajet long, en particulier sur un sol inégal. En résumé, les chariots actuels nécessitent pratiquement d'etre servis par deux hommes, soit pour passer une porte avec un diable, soit pour poser un radiateur sur un transporteur à roulettes. Un objet de la présente invention consiste à prévoir un chariot de manutention ne présentant pas les inconvénients mentionnés ci-dessus, c'est à dire un chariot qui permet de soulever le radiateur ou un meuble du meme type pour le décrocher de sa position de repos, de transporter celui-ci dans les mêmes conditions qu'avec un diable, sans fatigue anormale et sur une distance appréciable et de passer les portes ou les endroits étroits en faisant rouler le chariot. Un autre objet de l'invention consiste à prévoir un chariot qui puisse être servi par un seul homme, dans des conditions de sécurité très satisfaisantes. Un autre objet consiste à prévoir un chariot comprenant des moyens accessoires qui lui permettent de transporter des objets, tels que des meubles, dont la profondeur est relativement importante par rapport aux autres dimensions. Suivant une caractéristique de l'invention, il est prévu un chariot de manutention comportant un châssis solidaire d'un dossier sensiblement vertical auquel sont fixés des poignées ou des brancards, muni de deux petites roues portées par des fourches solidaires du bas du dossier, le châssis étant de plus muni de roulettes, les fourches des petites roues pouvant prendre deux positions verrouillées, l'une haute dans laquelle les petites roues ne sont plus en contact avec le sol, le roulement du chariot n'étant plus assuré que par les roulettes et l'autre basse dans laquelle les petites roues portent sur le sol, le bas du dossier reposant sur les axes des petites roues de manière que le chariot puisse être utilisé comme un diable. Suivant une autre caractéristique, le dossier est solidaire du corps d'un cric dont la partie mobile est solidaire d'un plateau destiné à recevoir la charge à transporter. Suivant une autre caractéristique, ledit plateau est muni d'un second dossier sensiblement vertical, dont les montants coulissent à l'intérieur des montants du premier dossier solidaire du chassies. D'autres caractéristiques de la présente invention apparattront plus clairement à la lecture de la description suivante d'un exemple de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints, parmi lesquels: la Fig. 1 est une vue de coté d'un chariot de manutention suivant l'invention, la Fig. 2 est une vue de face du chariot de la Fig. 1, et la Fig. 3 est une vue schématique de coté permettant de mieux comprendre le fonctionnement du chariot de manutention suivant l'invention. Le chariot représenté schématiquement à la Fig. 3 comprend un chgssis 1 muni d'un dossier 2. Le ch ssis 1 est supporté par des roulettes 3 à axes horizontaux fixées au châssis 1 par des liaisons à axes verticaux de manière que les roulettes puissent Entre orientées librement autour de leurs axes verticaux. Au repos, le châssis 1 a une position horizontale. Le dossier 2 est solidaire du châssis 1 avec lequel il forme une équerre indéformable. Le dossier 2 supporte le corps 4 d'un cric disposé verticalement. La tige d'appui mobile 5 du cric est solidaire d'un plateau 6 muni d'un dossier 7. Bien que non montré sur la Fig. 3, les montants du dossier 7 sont embottés dans les montants du dossiers 2 suivant un montage télescopique qui évite tout basculement vers l'avant du plateau 6. Le cric comporte une manivelle classique 8. D'autre part, une roue 9 à axe horizontal parallèle à I'arête déterminée par le châssis 1 et le dossier 2 est réunie au dossier 2 par une fourche de suspension 10. La suspension 10 est rendue solidaire de 2 par un axe horizontal 11, ce qui permet de faire pivoter la fourche 10 et la roue 9 pour écarter cette dernière du sol quand on le désire. En fait, le chariot comporte évidemment deux roues 9 dont les axes sont réunis. Quand la fourche 10 est verticale comme le montre la Fig. 3, l'axe des roues 9 passe au-dessous du pied du dossier 2 ou sous des pattes fixées au pied de 2, de manière que le poids du chariot repose directement sur l'axe des roues 9 et non par l'intermédiaire des fourches 10. Dans la position montrée à la Fig. 3, les roulettes 3 ne portent pas sur le sol et, l'axe de 9 étant verrouillé sous 2, le chariot peut être utilisé comme un diable. Si l'on relève les roues 9 comme l'indique la Fig. 1, les roulettes 3 viennent en contact avec le sol et le chariot peut notamment être déplacé de profil. Le cric 4 se manoeuvre contre un cric ordinaire et la manivelle 8 permet de déplacer verticalement le poteau 6 par rapport au chassies 1. On va maintenant décrire plus en détails le chariot en se référant aux Figs. 1 et 2. Le châssis 1 est formé par deux fers horizontaux en U 12 et 13, dont les parties ouvertes sont tournées vers l'intérieur. Le dossier 2 est formé par deux fers verticaux en U 14 et 15 avec leurs parties ouvertes vers l'intérieur, les fers 14 et 15 étant réunis par des traverses telles que 16, 17 et 18 assurant la rigidité de 2. Le fer 14 est soudé au fer 12 pour former une équerre de même que 15 est soudé à 13. Le cric 4 est fixé au dossier 2 par les traverses 17 et 18. La tige 5 du cric qui peut coulisser dans la fente verticale du cric est soudée à une patte verticale 19 et à deux tiges obliques 20 et 21, les tiges et la patte étant solidaires de l'ensemble 6, 7.Le plateau 6 est formé par deux fers horizontaux en U 22 et 23 reliés par une cornière ou un fer en U 24 et des traverses telles que 25 et 26. Une plaque peut être fixée sur les fers 22 et 23 pour former un plateau plein. La patte 19 est soudée au fer 24. L'écartement des fers 22 et 23 est tel que le plateau en position basse se trouve entre les fers 12 et 13 du châssis. Le dossier 7 est formé de de deux fers en U verticaux 27 et 28 réunis par des traverses telles que 29 et 24 auxquelles 27 et 28 sont soudés de manière à former un ensemble rigide. Les fers 27 et 28 ont une largeur externe légèrement inférieure à la largeur interne des fers 14 et 15 du dossier 2 de manière à pouvoir y coulisser dans le sens vertical. Les tiges 20 et 21, légèrement obliques, sont soudées aux fers 27 et 28 et assurent le centrage du dossier 7 par rapport à la tige 5. Les Figs. 1 et 2 montrent également des plaquettes horizontales 30 et 31, qui sont solidaires du dossier 7, mais qui présentent à leurs extrémités des coudes en S de manière à recouvrir, au moins partiellement, les champs des fers 14 et 15. Ces plaquettes évitent tout frottement entre l'objet transporté et le dossier 2 quand ledit objet est, avec le plateau, soulevé au moyen du cric 4. Le dossier 7 comporte encore une tige verticale 32 soudée entre la traverse 29 et la tige 5 du cric. La tige 32 sert de guide à un crochet 33 comportant un anneau coulissant sur 32 et terminé par un coude. Le crochet permet de maintenir l'objet transporté contre le dossier 7. Le dossier 2 comporte encore deux poignées telles que 34 que l'opérateur utilise notamment quand il se sert du chariot comme d'un diable, Enfin, deux pattes obliques telles que 35 peuvent être ajoutées pour renforcer la rigidité de l'ensemble 6, 7. On remarque encore à l'arrière du chariot la roue 9, la seconde 36 est cachée à la Fig. 1, reliée par la fourche 10 à l'axe 17 solidaire de 14. Les roues 9 et 36 sont réunies par un axe 37. Comme l'indique l'arc de cercle passant par l'axe de 9, les roues peuvent pivoter autour de 11 pour être en position haute avec l'axe 37 accroché dans l'encoche d'une patte d'accrochage 38 fixée au cric 4 ou en position basse avec l'axe 37 accroché dans l'encoche d'une seconde patte d'accrochage 39 fixée au milieu d'une traverse reliant 12 et 13. La patte 39 est maintenue tirée vers le haut par un ressort 40. Quand 9 et 36 sont en position haute, le châssis repose sur les roulettes 3 et les roues ne frottent pas sur le sol. Quand 9 et 36 sont en position basse, l'axe 37, dans l'encoche de 39, est appliqué contre la face inférieure de deux pattes de soutien, telles que 41 solidaires des pieds de 27 et 28. Dans ces conditions, quand le chariot est utilisé en diable, le poids du chariot est directement supporté par l'axe 37 et non par l'intermédiaire des fourches 10. Enfin on peut remarquer que les fers 12 et 13 sont relativement courts, ce qui correspond à une utilisation du chariot pour principalement déplacer des radiateurs. il est bien évident que des fers pourraient être plus longs. Toutefois, dans l'exemple décrit, on a préféré prévoir des rallonges télescopiques telles que 42 constituées par des fers en U. De même, les bras 22 et 23 du plateau 6 peuvent être prolongés par des branches télescopiques 43 réunies par des traverses amovibles telles que 44. Au repos, les rallonges 42 et les branches43 peuvent, ainsi que 44, être accrochées derrière la plaquette 31 qui est munie de moyens d'accrochage 45 classiques. Eventuellement, les branches 43 peuvent être coudées vers le bas si l'on désire pouvoir soulever des meubles dont la garde au sol est inférieure à la hauteur de 12 au dessus du sol. Le fonctionnement du chariot peut être le suivant, en supposant que l'on désire déplacer un radiateur fixé contre un mur. Le chariot est amené devant le radiateur et les roues 9 et 36 sont placées en position haute, le chariot reposant sur les roulettes 3. Le plateau 6 est descendu, au moyen du cric, pour pouvoir passer sous les éléments du radiateur, les bras 22 et 23 étant de préférence placés entre deux éléments pour assurer une meilleure stabilité transversale. L'opérateur remonte le cric au moyen de la manivelle 8 pour dégager le radiateur de ses crochets de fixation. Puis le chariot est reculé légèrement et l'opérateur déverrouille la patte 38 et appuie sur l'axe 37, en soulevant le chariot, pour l'ac-rocher à la patte 39 afin d'obtenir le diable de la Fig. 3. il peut se servir de son pied pour réaliser cette transformation. Le radiateur peut alors être commodément déplacé même sur une grande distance. S'il se présente une porte ou un passage étroit ou encore qu'il faille décharger le radiateur, l'opérateur déverrouille 39 et replace les roues en position haute, pour pouvoir se servir du chariot supporté par les roulettes 3. Pour le déchargement, on descend le plateau 6 au moyen du cric. A noter que la manoeuvre de l'axe 37 ne demande pas d'effort important à l'opérateur, car en inclinant légèrement le chariot en avant on dégage suffisamment de place pour faire pivoter les fourches 10, la charge étant fixé à 7 par le crochet 33. il apparaît donc très nettement que le chariot peut être servi par un seul opérateur, qu'il peut etre adapté au transport de meubles en prévoyant des bras de châssis et de plateau plus longs ou munis de rallonges. En effet, comme on l'a mentionné au début du préambule, on n'a pris l'exemple du transport d'un radiateur de chauffage que pour mieux illustrer la description. REVENDICATIONS 1) Chariot de manutention comportant un châssis solidaire d'un dossier sensiblement vertical auquel sont fixés des poignées ou dés brancards, caractérisé en ce que ledit châssis est Imuli de deux petites roues portées par des fourches solidaires du bas du dossier, le châssis étant de plus muni de roulettes, les fourches des petites roues pouvant prendre deux positions verrouillées, l'une haute dans laquelle les petites roues ne sont plus en contact avec le sol, le roulement du chariot n'étant assuré que par les roulettes, et l'autre basse dans laquelle les petites roues portent sur le sol, le bas du dossier reposant sur les axes des petites roues de manière que le chariot puisse être utilisa comme un diable. 2) Chariot suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le dossier est solidaire du corps d'un cric dont la partie mobile est solidaire d'un plateau destiné à recevoir la charge à transporter. 3) Chariot suivant la revendication 2, caractérisé en ce que ledit plateau est muni d'un second dossier sensiblement vertical, dont les montants coulissent à l'intérieur des montants du premier dossier solidaire du châssis. 4) Chariot suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les montants du premier dossier sont des fers en U, dont l'ouverture est tournée vers l'intérieur, et les montants du second dossier sont également des fers en U, la largeur interne des premiers étant légèrement supérieure à la largeur externe des seconds. 5) Chariot suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comporte une première patte de verrouillage munie d'une encoche et fixée à une traverse du premier dossier pour maintenir l'axe commun aux petites roues en position haute, et une second patte de verrouillage munie d'une encoche et fixée à une traverse du cassis pour maintenir l'axe commun aux petites roues en position basse sous une patte de soutien fixée à chaque pied de montant du premier dossier, l'une des pattes de verrouillage étant en service à la fois. 6) Chariot suivant l'une des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que le châssis et/ou le plateau peuvent recevoir des rallonges télescopiques.