La présente invention concerne le domaine des installations sportives, notamment des terrains de sport, et a pour objet un procédé de construction d'un tel terrain. L'invention a également pour objet un terrain de sport réalisé par application de ce procédé. La plupart des terrains de sport, en particulier des courts de tennis, sont actuellement construits en dur, c'està-dire que leur surface est à base de ciment, ou analogue. Ces terrains ne demandent généralement que peu d'entretien, de sorte qu'ils sont utilisables par tous temps, et leur prix de revient est notablement moindre que celui des terrains en terre battue, ou analogue. Cependant, ces terrains en dur existants sont plus fatigants pour le sportif, et risquent de provoquer chez ce dernier des accidents musculaires et tendineux, qui sont pratiquement inexistants sur la terre battue. La présente invention a pour but de pallier ces inconvénients des terrains en dur existants, tout en offrant les avantages de ceux en terre battue. Elle a, en effet, pour objet un procédé de construction d'un terrain de sport, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à réaliser sur un terrain naturel muni d'une couche de gravillons compactés des fondations en béton au moyen de coffrages perdus, à fixer sur les planches verticales longitudinales de ces coffrages, à intervalles réguliers, des planches transversales reliant les planches de deux coffrages voisins entre elles, à remplir les intervalles entre coffrages et entre planches transversales avec du mâchefer de houille compacté, puis à recouvrir l'ensemble d'un feutre bitumé, et enfin, à fixer sur les planches transversales des plaques planes en amiante-ciment au moyen de vis, de pointes, ou analogues, les joints entre les plaques étant fermés au moyen d'un joint au v néoprène. L'invention a également pour objet un terrain de sport réalisé par application du procédé décrit ci-dessus, et constitué par des fondations en béton coulées dans des coffrages perdus, par des planches transversales reliant les planches verticales longitudinales des coffrages perdus, par un remplissage de mâchefer de houille compacté, par un feutre bitumé de recouvrement de l'ensemble, par des plaques planes en amiante-ciment fixées sur les planches transversales au moyen de vis, de pointes, ou analogues, et par des joints au néoprène. L'invention sera mieux comprise grâce à la description ci-après, qui se rapporte à un mode de réalisation préféré, donné à titre d'exemple non limitatif, et expliqué avec référen- ce au dessin schématique annexé, dont la figure unique est une vue partielle en perspective et en coupe d'un terrain conforme à l'invention. Comme le montre le dessin annexé, le procédé de construction d'un terrain de sport consiste à réaliser sur un terrain naturel muni d'une couche de gravillons compactés des fondations en béton 1 au moyen de coffrages perdus 2, et à fixer sur les planches verticales longitudinales 3 de ces coffrages 2, à intervalles réguliers, des planches transversales 4 reliant les planches 3 de deux coffrages 2 voisins entre elles. Les intervalles entre ces derniers et entre les planches 4 sont remplis avec du mâchefer de houille compacté 5, puis l'ensemble est recouvert d'un feutre bitumé 6. Des plaques planes 7 en amiante-ciment sont alors fixées au moyen de vis, de pointes, ou analogues, sur les planches 4, et les joints entre lesdites plaques 7 sont fermés au moyen d'un joint au néoprène 8. Ce mode de réalisation d'un terrain de sport permet l'obtention d'une surface de jeu souple analogue à celle des terrains en terre battue, tout en permettant une utilisation par tous temps comme les terrains en dur existants. L'invention a également pour objet un terrain de sport réalisé par application du procédé décrit ci-dessus, et essentiellement constitué par des fondations en béton 1 coulés dans des coffrages perdus 2, par des planches transversales 4, qui relient les planches verticales longitudinales 3 des coffrages 2, par un remplissage 5 de mâchefer de houille compacté, par un feutre bitumé 6 de recouvrement de l'ensemble, par des plaques planes 7 en amiante-ciment fixées sur les planches 4 au moyen de vis, de pointes, ou analogues, et par des joints au néoprène 8. Grâce à l'invention, il est possible de réaliser un terrain de sport particulièrement stable dans toutes les con ditions atmosphériques, nécessitant très peu d'entretien, et d'un prix de revient relativement faible. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté au dessin annexé. Des modifications restent possibles, notamment du point de vue de la constitution des divers éléments, ou par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour autant du domaine de protection de l'invention. -REVENDICATIONS 1. Procédé de construction d'un terrain de sport, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à réaliser sur un terrain naturel muni d'une couche de gravillons compactés des fondations en béton (1) au moyen de coffrages perdus (2), à fixer sur les planches verticales longitudinales (3) de ces coffrages perdus (2), à intervalles réguliers, des planches transversales (4) reliant les planches (3) de deux coffrages (2) voisins entre elles, à remplir les intervalles entre coffrages (2) et entre planches transversales (4)- avec du mâchefer de houille compacté (5), puis à recouvrir l'ensemble d'un feutre bitumé (6), et enfin, à fixer sur les planches transversales (4) des plaques planes (7) en amiante-ciment au moyen de vis, de pointes, ou analogues, les joints entre les plaques (7) étant fermés au moyen d'un joint au néoprène (8). 2. Terrain de sport réalisé par application du procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est essentiellement constitué par des fondations en béton (1) coulées dans des coffrages perdus (2), par des planches transversales (4), qui relient les planches verticales longitudinales (3) des coffrages perdus (2), par un remplissage (5) de mâchefer de houille compacté, par un feutre bitumé (6) de recouvrement de l'ensemble, par des plaques planes (7) en amiante-ciment fixées au moyen de vis, de pointes, ou analogues, sur les planches transversales (4), et par des joints au néoprène (8).