La présente invention est relative à une fraise de désilage, notamment pour silos plats, comprenant un tambour pouvant être entraîné, muni d'outils fraiseurs disposés dans des régions de section distribuées uniformément sur la longueur du tambour, de préférence décalés entre eux et constitués par des lames se dressant à la paroi latérale du tambour vers l'extérieur. Les silos et surtout les silos plats, vu leur construction plus simple, sont devenus indispensables en agriculture, car ils ne servent plus seulement à emmagasiner du fourrage, mais spécialement à préparer du fourrage fermente, et le fourrage ensilé est déjà donné comme aliment toute l'année, dans l'engraissement des bovins et des porcs et aussi, pour le bétail de pâturage, principalement en hiver. Pour obtenir un fourrage fermenté approprié et empêcher l'apparition de bactéries causant la putréfaction, il faut autant que possible damer les plantes fourragères ensilées et les laisser subir la fermentation lactique à l'abri de l'oxygène de l'air. On obtient ainsi une masse ensilée dure et compacte dont le retrait exige des outils spéciaux.Jusqu'ici, il existe des fraises de désilage munies d'outils en forme de dents dirigés radialement, d'outils hacheurs dirigés parallèlement à l'axe ou de lames servant d'outils et présentant chacune un tranchant dirigé radialement et un tranchant dirige axialement, ces outils étant censés bien extraire le produit ensilé en vertu de leur action d'arrachage, de grattage, de hachage ou de coupage et de hachage. Toutefois, cela ne conduit au succès désiré que pour des fourrages formés de plantes hachees court comme le mais, etc.,., car on n'obtient pas dans ce cas une masse d'ensilage aussi enchevêtrée qu'avec des plantes à longues fibres, par exemple du fourrage vert. Toutefois, le debit reste très réduit, même dans le cas du mais ou plantes similaires, de sorte que l'extraction est longue.Le fourrage vert ensilé ne peut pas être désilé avec ces fraises connues et jusqu'ici il faut le couper péniblement avec des scies à main ou le diviser avec des dispositifs spéciaux de coupage de blocs, mais pour diviser les blocs retirés du silo, il faut à nouveau un travail manuel pénible. C'est pourquoi l'invention a pour but d'eliminer ces in conyenients et de fournir une fraise de desilage du genre défini plus haut qui permette, avec un grand debit, d'extraire de façon satisfaisante n'importe quel produit ensilé et surtout aussi le fourrage vert. Selon l'invention, le probiène est résolu par le fait que les lames sont disposées par paires, que les lames de chaque paire définissent approximativement par l'extrémité libre de leurs tranchants un cercle de coupe commun et que, lors de la rotation du tambour, les paires de lames enveloppent par leurs tranchants des corps de révolution immédiatement adjacents ou sécants entre eux. Ainsi, le fourrage ensilé n'est plus retiré par grattage, par arrachage ni par hachage avec ou sans entaille, mais il est découpe, sur toute la longueur du tambour de fraise, en disques en forme de coin, ce qui assure un rendement élevé et, surtout, indépendant de la nature du produit ensilé. Etant donné que les régions d'action individuelle des différentes lames se succèdent immédiatement et même se chevauchent en partie, on obtient dans l'ensemble une surface de coupe relativement plane > le produit ensilé peut être extrait de façon constante et uniforme et il suffit à cet effet de déplacer simplement la fraise le long de la paroi de produit ensilé dont il s'agit, En outre > grâce à l'utilisation d'outils seulement coupants, l'énergie d'entrainement nécessaire à la fraise de désilage peut être maintenue extrêmement réduite malgré le débit élevé, Il est particulièrement avantageux, selon l'invention, que les lames soient courbées transversalement à leur direction de rotation ou présentent de manière en elle-même connue une forme de croissant, On obtent une bonne coupe en traction, ce qui est surtout important lorsqu'on extrait du fourrage vert ensilé, car la masse ensilée fibreuse feutrée oppose une grande résistance à la pénétration des outils. Un mode d'exécution convenant principalement au malus ou à d'autres produits ensilés divisés est caractérisé par des lames doubles en elles-mêmes connues dont les élénents s'écartent l'un de l'autre en faisant un angle avec un axe situé dans la direction de rotation, les éléments de lame étant avantageusement de longueur différente, de manière en elle-même connue. Ces lames doubles assurent un effet de division particulièrement grand et peuvent être fabriquées sans difficultés. On obtient une fraise de désilage très peu coûteuse et de grande puissance qui, toutefois, étant donné l'allure rectiligne des lames, s'applique surtout dans le cas de produits ensilés faciles à détacher. Un developpement avantageux de l'invention est caracte- risé par le fait que le tambour presente, pour le montage des outils, des brides annulaires ou parties similaires à chacune desquelles sont fixées quatre lames d'allure différente, ces lames présentant deux à deux une allure à peu près symétrique autour du plan de la bride. Ainsi, il ne faut plus que des lames de deux formes fondamentales et, en outre, on peut se contenter de moyens réduits pour le montage et la disposition des lames. Un mode d'executi-on avantageux est caractérise par le fait que les deux lames situees plus près du plan de la bride forment une paire et que les deux autres lames sont adjointes chacune à une lame correspondante fixée à la bride annulaire voisine. La paire intérieure de lames coupe ainsi le bourrelet de matiere situé hors de portée des deux lames extérieures, de sorte que, par le fraisage, on obtient sur le produit ensilé une surface de paroi régulière à profil très aplati. Selon l'invention, les brides annulaires peuvent présenter, pour le montage des outils, des parties courbées hors de leur propre plan. Etant donné que les lames ont une allure s'écartant du plan de la bride, il est possible, au moyen de ces parties de bride, de monter à l'avance les lames avec. une inclinaison appropriée, ce qui fait que la forme proprement dite des lames est plus facile à réaliser. Selon la portée et l'allure des lames, celles-ci peuvent, selon l'invention, être fixées au choix à l'un ou à l'autre côté frontal des brides annulaires. Un mode d'exécution est caractérisé par le fait qu'en plus des lames, le tambour porte, de maniere en elle-même connue, des pales de projection ou éléments similaires, formés de matière élastique à la flexion, par exemple de caoutchouc et de préférence disposés le long d'une helice. Ces pales arrivent jusque dans la région exterieure de coupe des lames et débarrassent la surface d'ensilage du produit ensile peu adhérent, ce qui empêche une fermentation secondaire extrêmement désagréable ou une moisissure du produit ensilé. En outre, ces pales facilitent l'éjection de la matière coupée hors de la region de coupe et permettent, uniquement avec la fraise, d'amener directement le produit ensilé à un transporteur approprié ou à un récipient collecteur. S'il s'agit d'enlever une paroi verticale de produit dans un silo plat, il est particulierement avantageux, selon l'invention, que les lames soient disposées de façon telle que, lors de la coupe, leurs tranchants soient tournés vers le haut On évite ainsi que le processus d'extraction ne soit entravé par du produit ensilé déjà coupe qui tombe le long de la paroi d'ensilage. On peut aussi, grâce à cette action de transport par le haut, obtenir une plus grande distance d'éjection et améliorer l'amenée du produit ensilé coupé à un récipient collecteur ou similaire et assurer le remplissage de celui-ci.Pour permettre même dans ce cas un fraisage dans un même sens, on dirige également l'avance de la fraise de bas en haut, ce qui ne comporte aucune difficulté puisque le tambour doit de toute façon pouvoir monter et descendre Toutefois, en principe, un fraisage à contre-sens serait concevable aussi. Etant donné qu'une coupe dirigée de bas en haut convient surtout aux fourrages verts fermes et produits similaires et que le malus ensilé, plus divise, peut être plus facilement extrait de haut en bas, le dos des lames forme, selon l'invention, un tranchant secondaire et llentraînement du tambour est réversible. Ainsi, avec une même fraise, en adaptant convenablement le mode de travail, il est possible d'extraire de façon optimale n'importe quel genre de produit ensilé. Un mode d'exéctuion particulièrement avantageux comporte un déflecteur recouvrant la région superieure du tambour, monte de façon mobile transversalement a l'avance du tambour et sollicité par ressort en direction de la paroi diensilage à enlever. Ce déflecteur intercepte pour ainsi dire le produit ensilé projeté vers le haut et dirige sa trajectoire de la façon desiree, vers le récipient collecteur, etc... I1 empêche en outre un trop fort tourbillonnement de produit coupe et permet un frai sage net, même dans la région du bord supérieur de la paroi d'ensilage. Grâce à la force de ressort, le déflecteur est toujours amene aussi pres que possible de la paroi ou même, dans la région du bord, pousse par dessus celui-ci. Pour améliorer l'action du déflecteur, celui-ci presente, selon l'invention, un tablier antérieur élastique à la flexion, s'a vançant à peu pres jusque dans la région de coupe des lames. Ce tablier se plie de façon correspondante et s'applique toujours directement contre la paroi d'ensilage, ce qui fait que l'espacement situe au dessus de la région de frai sage entre le déflecteur et le produit ensilé est toujours complètement recouvert. Au bord superieur de la paroi d'ensilage, le tablier va jusque par dessus le bord et avec l'aide du déflecteur poussé en avant par la force de son ressort, il permet ici aussi une extraction et une évacuation nettes de la matière. Il est particulièrement avantageux que le déflecteur soit monté dans la région du tambour par l'intermédiaire de leviers pivotants sollicités par ressort et qu'il soit guidé dans sa région terminale opposee au tambour par des doigts s'engageant dans des trous allongés. Ainsi, les conditions d'extraction et d'éjection restent approximativement les mêmes pendant tout le processus de fraisage puisque le déflecteur, grâce aux leviers pivotants, se meut à peu près suivant la circonférence de la fraise et peut ainsi toujours intercepter de la façon désirée le produit coupé. L'objet de l'invention est représenté schématiquement par les dessins annexés sur lesquels Les figures 1 et 2 montrent de profil et en élévation une fraise de dépilage conforme à l'invention ; La figure 3 est un schéma de fonctionnement de cette fraise à plus grande échelle ; Les figures 4, 5 d'une part, 6, 7 d'autre part, montrent deux autres exemples d'exécution, respectivement de profil et en élévation, et La figure 8 est une vue schématique de profil illustrant l'extraction de fourrage vert d'une paroi d'ensilage verticale. Un tambour 1, muni de brides annulaires 2 distribuees uniformément sur sa longueur, porte, par chacune de ses brides annulaires, deux lames diriges vers l'exterieur, les lames présentant deux à deux une allure symétrique autour du plan de la bride. Selon les figures -1 et 2, les lames 3, 4, 5, 6 sont courbées transversalement à leur direction de rotation et en forme de croissant. Comme le montre la figure 3, les lames 3, 4, 5, 6 sont disposées par paires ; chaque paire 3, 4 et 5, 6, définit par ses tranchants 7, 8, 9, 10 un cercle extérieur de coupe commun 11, 12 et la région d'action des tranchants de paires voisines 3, 4 et 5, 6 se chevauche, de sorte que l'on obtient une surface de coupe continue sur toute la longueur du tambour.A cet effet, naturellement, les lames 3, 4 de chaque bride annulaire 2 sont adJointes aux lames respectives 4, 3 des brides annulaires voisines et les deux lames adjointes 5, 6 de chaque bride coupent la partie de matière qui subsiste entre les lûmes 3, 4. Les tranchants 7, 8, 9, 10 de toutes les lames 3, 4, 5, 6 agissent ainsi sur toute la longueur du tambour 1, de sorte que même des fourrages verts compacts très fermes peuvent être extraits sans difficulté et que, même après le fraisage, la paroi d'ensilage 13 présente une surface nette relativement lisse. Pour éviter un travail saccadé et assurer une coupe uniforme, les lames 3, 4, 5, 6 sont décalées entre elles d'une bride annulaire 2 à l'autre, suivant des hélices. Selon les figures 4, 5 et 6, 7, aux brides annulaires 2 du tambour 1, sont fixées des lames doubles 14, 15, 16, dont les élé- ments font un angle entre eux. Par une disposition appropriée des lames doubles, dont les éléments peuvent parfaitement avoir une longueur différente, on peut realisser des conditions similaires à celles de lames courbes et, même avec les lames doubles qui sont plus simples, on obtient ainsi une-surface de coupe continue sur toute la longueur du tambour ; il faut toutefois renoncer à la coupe plus douce assurée par la lame courbée en croissant. Les lames, qu'elles soient courbes ou planes, peuvent, selon la position, la portée et les conditions de place, être fixées au choix à l'un ou à l'autre côté frontal de chacune des brides annulaires et les brides peuvent présenter, pour le montage des lames, des parties 17 courbées hors de leur plan, de sorte que l'on évite d'avoir des lames présentant un pied trop fortement coudé ou courbé. Pour débarrasser la surface d'ensilage de fragments détachés et aussi pour évacuer le produit ensilé vers un transporteur déterminé ou un récipient collecteur, des pales de projection 18 en matière élastique à la flexion sont prévues sur le tambour 1, en plus des lames, pour soutenir l'action de nettoyage et de projection assurée par les lames elles-mêmes. La figure 8 représente l'extraction de fourrage vert ensilé d'une paroi d'ensilage verticale 19. Pour assurer un déroulement sans perturbation du fraisage et une grande distance d'éjection, le tambour 1 porte des lames courbees en croissant 3', 4', 5', 6' presentant des tranchants 7, 8, 9, 10 orientés en fonction d'une coupe de bas en haut et leur avance est.egalement dirigée de bas en haut en vue diun fraisage dans un même sens. Afin que l'on puisse avec cette fraise couper aussi de haut en bas et surtout, extraire de haut en bas le mais ensilé, le dos des lames forme des tranchants secondaires 7', 8', 9', 10' qui n'ont même pas besoin d'être affûtés et qui suffisent à l'extraction du mais ensilé.Pour permettre de choisir le sens de rotation ou d'avance desiré du tambour 1, l'en- traînement de celui-ci est réversible et le tambour est monte entre des bras pivotants 20 que l'on peut relever et abaisser autour d'un axe horizontal. Un déflecteur 21 recouvre la région supérieure du tambour 1 et présente, sur son coté frontal tourné vers la paroi d'ensilage 19, un tablier en saillie 22, élastique à la flexion, qui s'applique contre la paroi d'ensilage en se courbant selon le sens de mouvement. Le déflecteur 21 est monté de manière à pouvoir pivoter dans la région du tambour 1 par des leviers pivotants 23 et, dans sa région terminale, il est guidé de manière à pouvoir coulisser grâce å des doigts 25 s'engageant dans des trous allongés 24. Les leviers pivotants sont poussés par des ressorts 26 en direction de la paroi d'ensilage 19, de sorte que d'une part la fraise peut pénétrer sans entrave dans la paroi d'-ensilane et que, d'autre part, la région d'éjection de la fraise, conduisant vers le haut, est toujours entierement recouverte, Pour l'évacuation du produit ensilé éjecté, il s'établit toujours à peu près les mêmes conditions et par suite, le produit ensilé coupé peut être transporté avec une précision suffisante, uniquement avec la fraise et sans l'aide de transporteurs spéciaux, vers un récipient collecteur placé au sol et non represente, un remplissage complet du récipient etant assuré malgré la grande distance de projection. REVENDICATIONS 1. Fraise de désilage, notamment pour silos plats, comprenant un tambour pouvant être entraîné, muni d'outils fraiseurs disposés dans des régions de section distribuées uniformément sur la longueur du tambour, de préférence décalés entre eux et constitués par des lames se dressant à la paroi latérale du tambour vers l'ex térieur, fraise caractérisée par le fait que les lames sont disposées par paires, que les lames de chaque paire définissent approximati- vement par l'extrémité libre de leurs tranchants un cercle de coupe commun et que, lors de la ro-tation du tambour, les paires de lames enveloppent par leurs tranchants des corps de révolution immédiate- ment adjacents ou sécants entre eux 2.Fraise selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les lames sont courbees transversalement à leur direction de rotation. 3. Fraise selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que les lames présentent de manière en elle-même connue une forme de croissant. 4. Fraise selon la revendication 1, caractérisée par des lames doubles en elles-mêmes connues dont les éléments s'écartent l'un de l'autre en faisant un angle avec un axe situé dans la direction de rotation. 5. Fraise selon la revendication 4, caractérisée par le fait que les éléments de lame sont avantageusement de longueur diffé- rente. 6. Fraise selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée par le fait que le tambour présente, pour le montage des outils, des brides annulaires ou parties similaires à chacune desquelles sont fixées quatre lames d'allure différente, ces lames présentant deux à deux une allure à peu près symétrique autour du plan de la bride. 7. Fraise selon la revendication 6, caractérisée par le fait que les deux lames situées plus près du plan de la bride forment une paire et que les deux autres lames sont adjointes chacune à une lame correspondante fixée à la bride annulaire voisine. 8. Fraise selon les revendications 6 et 7, caractérisée par le fait que les brides annulaires présentent, pour le montage des outils, des parties courbés hors de leur propre plan 9. Fraise selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée par le fait que les lames peuvent être fixées au choix à l'un ou à l'autre côté frontal des brides annulaires. 10. Fraise selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée par le fait qu'en plus des lames, le tambour porte, de manière en elle-même connue, des pales de projection ou éléments similaires, formes de matiere elastique à la flexion, par exemple de caoutchouc et de préférence disposés le long d'une hélice. 11. Fraise selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, pour l'abattage d'une paroi d'ensilage verticale, caractérisée par le fait que les lames sont disposees de telle sorte que, lors de la coupe, leurs tranchants sont tournés vers le haut. 12. Fraise selon la revendication 11, caractérisée par le fait que le dos des lames constitue un tranchant secondaire et que l'entraînement du tambour -est réversible. 13. Fraise selon les revendications 11 et 12, caractérisée par le fait qu'elle comporte, de manière en elle-meme connue, un déflecteur recouvrant la région supérieure du tambour, monté de façon mobile transversalement à l'avance du tambour et sollicité par ressort en direction de la paroi d'ensilage à enlever. 14. Fraise selon la revendication 13, caractérisée par le fait que le deflecteur présente un tablier antérieur élastique à la flexion, s'avançant à peu près jusque dans la région de coupe des lames. 15. Fraise selon les revendications 13 et 14, caractérisée par le. fait que le déflecteur est monté dans la région du tambour par 1 'intermédiaire de leviers pivotants sollicités par ressort et qu'il est guidé, dans sa région terminale opposée au tambour, par des doigts s'engageant dans des trous allongés.