La présente invention est relative à un cône de teinture. On sait qu'un tel dispositif se présente généralement sous la forme d'une paroi tronconique perforée autour de la face externe de laquelle on bobine le fil à teindre. Pour pratiquer la teinture, on empile les cônes ainsi bobinés petite base contre grande base, avec intercalation dtune pièce de raccord permettant de rattraper la différence de diamètre que présentent ces deux bases, puis on provoque la circulation, à haute pression, du bain de teinture à l'intérieur de la colonne ainsi définie par les faces internes des diffeents cônes empilés ; étant donnée la pression importante à laquelle on établit cette circulation, le bain de teinture sort via les orifices de la paroi vers le fil bobiné, qutil traverse en en provoquant la teinture. Malheureusement, on constate que la circulation du bain à travers de tels cônes manque d'homogénéité, et qutil subsiste des zones moins pénétrées par le bain de teinture à proximité de la petite base et de la grande base du tronc de cône, cet inconvénient étant d'ailleurs bEaucoup plus sensible au niveau de la petite base. Le but de la présente invention est de remédier à cet inconvénient en proposant un nouveau cone de teinture qui assure une bonne répartition du bain dans toute la masse du fil bobiné et permette donc de diminuer le nombre des passages de bain nécessaires à une teinture unie. Un autr but de l'invention est de rendre les manipulations préalables à la teinture moins nombreuses, en proposant un cône de teinture dont le mode de réalisation permette de se dispenser de pièces intermédiaires lorsque l'on empile les cônes. Le cône de teinture selon l'invention présentant une face interne cylindrique de révolution autour de l'axe du tronc de cône définissant sa face externe, les conduits définis par les faces internes des différents cônes selon l'invention lorsqu'on empile ces derniers se raccordent exactement, ce qui permet d'éviter les turbulences que l'on constate dans le bain de teinture lorsque celui-ci circule dans une colonne formée de connes de teinture de conception traditionnelle, turbulences ducs aux variations brusques de diamètre intérieur de la colonne lorsque le bain de teinture passe d'un cône au cône suivant, la face interne des cônes de teinture de conception traditionnelle étant tronconique ; la circulation du bain de teinture dans de tels cônes étant généralement établie de leur grande base vers leur petite base, ces turbulences se constatent essentiellement à proximité immédiate de la grande base de chaque cône, zone qui suit immédiatement ltétranglement défini par la petite base du cône de teinture précédent. En l'absence de telles variations de diamètre intérieur dans le cas de l'invention, le bain de teinture se répartit équitablement dans tous les orifices et l'on constate une nette amélioration de la qualité de la teinture notamment dans les spires du fil situées à proximité immédiate de la grande base de la face externe du cône. De plus, du fait que la face interne du cône présente un diamètre constant sur toute la hauteur de celui-ci alors que sa face externe reste tronconique, il est possible, en donnant aux cônes de teinture selon llinvention une conformation appropriée3 de les empiler petite base contre grande base sans pièce intermédiaire, par exemple par emboîtement direct de 1 'extrémité transversale d'un cône correspondant à la petite base de sa face externe à l'intérieur de llextrémité transversale dlun deuxième cône correspondant à la grande base de la face externe de ce dernier. Cet emboîtement peut etre aisément réalisé au moyen dlun décrochement de la face interne du cône et de sa face d'extrémité transversale correspondant à la grande base de sa face externe, lequel décrochement peut être aisément obtenu lors même de la fabrication du cane de teinture, par exemple par moulage. I1 est à noter que ce moulage ne se trouve en rien compliqué par la réalisaion dune face interne cylindrique plutôt que tronconique, et que le cône selon l'invention, qui pernet de se dispenser de pièces intermédiaires lors de-son empilement et des manutentions que cela implique, se révèle particulièrement économique de fabrication comme d'utilisation. I1 est à noter enfin. que, selon un mode de réalisation préféré du cône selon l'invention les orifices de sa paroi, qui livrent passage au bain de teinture vers le fil bobine, sont orientés de fanon à définir un faisceau divergent de sa face interne vers sa face externe, étant notamment inclinés vers ses extrémités lorsqulils sont situés à proximité de ces dernières, ce qui permet d'obtenir une teinture uniforme sur toute la hauteur du fil bobiné en supprimant les zones mortes au niveau des extrémités du cane. Le cône de teinture selon I?invention, présentant une face externe tronconique de révolution autour d'un axe et susceptible de recevoir extérieurement un eTouiant de fils une face interne délimitant un conduit traversant le cône axialement, d'une base du tronc de cône à 1 llautre, et dans lequel est susceptible de circuler un bain de teinture, deux faces transversales reliant les dites faces respectivement à proximité de l'une et l'autre bases du tronc de cône, et des orifices mettant en communication les dites faces, est caractérisé en ce que la face interne est cylindrique de révolution autour du dit axe et en ce qu t il comporte, à proximité immédiate de l'une au moins des dites faces transversales, des moyens de raccordement à un cône de teinture analogue, à proximité de l'une des faces transversales de ce dernier, de façon à permettre la formation de colonnes de cônes de teinture empilés dont les conduits se raccordent bout à bout. L'invention sera mieux comprise si l'on se réfère à la description ci-dessous, relative à un mode de réalisation non limitatif, ainsi qu'aux dessins annexés qui font partie intégrante de cette description. La figure 1 montre un cône selon 1 invention, intercalé entre deux cônes identiques dans un empilement, vu en coupe par deux plans radiaux par exemple suivant les lignes I-I de la figure 2. La figure 2 montre une vue de llempilement en coupe par un plan transversal, par exemple suivant la ligne II-II de la figure 1. La figure 1 montre en I un cône selon l'invention intercalé entre deux ornes identiques la et lb, -dans un empilement d'axe vertical 2 coïncidant avec 1 ' axe de ces différents cônes. Le cône de teinture 1 selon l'invention présente, de façon traditionnelle, une face externe 3 tronconique de révolution autour de l'axe 2 et susceptible de recevoir extérieurement un enroulement de fil schématis ici en 4. I1 présente en outre deux faces transversales situées respectivement à proximité immédiate de l'une et 1 ' autre base du tronc de cône ; ces deux faces sont ici définies par deux collerettes planes 5 et 6 orientées transversalement par rapport à l'axe 2, sur lequel elles sont centrées, et définissant respectivement llextrémité supérieure 7 et l'extrémité inférieure 8 du cône 1, qui correspondent dans 1 'exemple illustré espectivement à la petite base et à la grande base du tronc de cône formé par la face externe 3. Le cône de teinture 1 présente également une face interne 9 délimitant un conduit le traversant axialement, d'une extrémité à llautre et dans lequel est susceptible de circul er le bain de teinture. Selon l'invention, cette face interne 9 du cône 1 est cylindrique de révolution autour de l'axe 2. La surépaisseur de la paroi 10 du cône qui en résulte au niveau de son extrémité 8 par rapport à son extrémité 7, la face externe 3 du cône restant tronconique de façon traditionnelle, permet avantageusement de prévoir un raccordement bout à bout des diffe- rents cônes par emboîtement de llextrémité la plus fine de l'un dans l'extrémité la plus large de l'autre, comme il est illustré ici. En effet, le cône de teinture selon l'invention comporte, à proximité immédiate de l'une au moins de ses extrémités transversales, des moyens de raccordement à un cône de teinture analogue, par l'une des extrémités transversales de ce dernier, de façon à permettre la formation de colonnes de cônes de teinture empilés façon que leus fac internes respectives, tells que 9, 9a et 9b dans l'exemple illustré, définissent un tube dans lequel on peut faire circuler le bain de teinture, lequel sort des différents cônes et se diffuse dans le fil bobiné tel que 4 via des orifices tels que 11 de la paroi telle que 10 du cône tel que 1. Naturellement, il est préférable que ce raccordement sleffec- tue de façon étanche, ce qui est effectivement le cas dans l'exemple illustré. Dans cet exemple, les moyens de raccordement d'un cône à l'autre comportent un décrochement annulaire 12 de la face d'extré- mité transversale correspondant à la grande base du tronc de cône défini par la paroi externe 10, c'est-à-dire ici par un décrochement dans la collerette 6 située à l'extrémité inférieure 8 du cône 1. Ce décrochement 12 est ici délimité par une face 13 tronconique de révolution par rapport à l'axe 2,située entre les faces externe 3 et interne 9 du cône et jointive de la collerette 6 ves l'intérieur de celle -ci, et par une face 14 orientée transversalement par rapport à l'axe 2 et joignant la face tronconique 13 à la face interne 9 du dispositif. De préférence, la face 14 présente une forme et des dimensions identiques à celle de la collerette 5 et la face 13 présente, par rapport à l'axe 2, une inclinaison identique à celle de la face externe 3 des cônes de façon à permettre un emboîtement aussi précis que possible d'une zone d'un cône tel que lb située à proximité immédiate de l'extrémité supérieure 7b de celui-ci, c'est-à-dire de son extrémité la plus fine, dans le décrochement tel que 12 d'un cône tel que 1. I1 est ainsi possible d'éviter au maximum les fuites au niveau du raccordement entre deux cônes successifs ; de plus, la forme des surfaces en contact de deux cônes successifs permet un emboîtement et un déboltement faciles. Selon un mode de réalisation préféré du cône de teinture selon l'invention, les orifices tels que Il de sa paroi telle que 10 sont orientés de façon à définir un faisceau divergent de la face interne 9 vers la face externe 3. Dans l'exemple illustré, ceux des orifices qui sont les plus proches de lrune des extrémités du cône de teinture sont inclinéq vers cette extrémité par rapport à un plan transversal par rapport à l'axe 2, l'inclinaison des orifices variant progressivement d'une extrémité du cône de teinture à l'autre. Par exemple, cette inclinaison 0( varie de degré en degré, ici de 50 vers le bas par rapport à lthorizontalepour les orifices les plus proches de l'extrémité 8 d cône à 50 vers le haut par rapport à l'horizontalepour les orifices les plus proches de l'ex- extrémité supérieure 7 du cône. Cette orientation des orifices peut être obtenue par diffé- rents moyens tenant compte notamment de la forme de leur section transversale et d'une plus ou moins grande facilité de moulage. Dans l'exemple illustré, es orifices 11 sont cylindriques et l'axe de chacun estsitué dans un plan radial par rapport à l'axe avoir voir la figure 2). On peut également, pour des raisons de facilité de moulage, réaliser des orifices présentant une forme cônique, la génératrice supérieure des orifices inclinés vers le bas et la génératrice inférieure des orifices inclinés vers le haut étant par exemple horizontaleg On peut également donner aux orifices une section transversale carrée ou rectangulaire, s'évasant ou non de la face interne vers la face externe du cône de teinture, la face supérieure des orifices orientés vers le bas et la face inérieure des orifices orientés vers le haut étant par exemple horizontaei etc.... Naturellement, d'autres formes d'orifices pourraient encore être envisagées, pour des raisons de facilité dtécoulement du bain de teinture à travers eux et pour des raisons pratiques de moulage lorsque la pièce est destinée à être ainsi fabriquai. Il est à noter que le nombre des la répartition des orifices 11 sur la paroi 10 du cône 1 peuvent également varier dans une très nt mesure (on a représenté à la figure 1 que ceux des orifices qui étaient vus en coupe ; il est bien évident que la paroi 10 du cône de teinture présente de tels orifices sur toute sa surface, afin dlassurer une teinture uniforme du fil bobiné) Ouant à l'angle au sommet du tronc de cône défini par la nace externe 3 de la paroi 10, il pourrait naturellement varier egalement dans une grande mesure ; on préfèrera néanmoins lui donner une valeur telle qu'il soit possible de réaliser un emboîtement direct des cônes de la façon illustrée et décrite ci-dessus, d'autres modes dlemboltements étant cependant envisageables sans que l'on sorte pour autant du cadre de 1 t invention. Un tel cône selon l'invention peut être réalisé en tout matériau susceptible de résister aux conditions de travail propres à la teinture, et notamment en matière plastique. REVENDICATIONS 1) Cône de teinture, présentant une face externe tronconique de révolution autour d t un axe et susceptible de recevoir extérieure- ment un enroulement de fil, une face interne délimitant un conduit traversant le cône axialement, dune base du tronc de cône à l'autre, et dans lequel est susceptible de circuler un bain de teinture, deux faces transverstes reliant les dites faces respectivement à proximité immédiate de l'une et l'autre bases du tronc de cône, et des orifices mettant en communication les dites faces, caractérisé en ce que la face interne est cylindrique de révolution autour du dit axe et en ce qu'il comporte, à proximité immédiate de l'une au moins des dites fa ces transversales, des moyens de raccordement à un cône de teinture analogue, à proximité de 1 l'une des faces transversales de ce dernier, de façon à permettre la formation de colonnes de cônes de teinture empilés dont les conduits se raccordent bout à bout. 2) Cône selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de raccordement comportent un décrochement annulaire de la face transversale correspondant à la grande base du tronc de cône, le dit décrochement étant susceptible de recevoir intérieurement une zone annulaire complémentaire d'un cône analogue, à proximité de la face transversale de ce dernier correspondant à la petite base du tronc de cane. 3) Cône selon la revendicaton 2, caractérisé en ce que le dit décrochement annulaire et de révolution autour de l'axe. 4) Cône selon la revendication 3, caractérisé en ce que le décrochement est délimité par une deuxième face tronconique de révolution par rapport à l'axe, entre la face externe et la face interne,et par une face transversale joignant la dite deuxième face tronconique à la dite face interne, les dites faces du décrochement étant susceptibles d'épouser respectivement la face externe du dit cône analogue, à proximité de la face transversale de ce dernier correspondant à la petite base, et la dite face transversale du dit cône analogue. 5) Cône selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'inclinaison de la deuxième face tronconique par rapport à l'axe est identique à l'inclinaison de la face externe du cône par rapport au dit axe. 6) Cône selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les orifices sont orientes de façon à définir un faisceau divergent de la face interne vers la face externe du cône. 7) Cône selon la revendication 6, caractérisé en ce que les orifices les plus proches de l'une des faces transversales sont inclinés vers cette dernière par rapport à un plan transversal par rapport à l'axe. 8) Cône selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'inclinaison des orifices varie progressivement d'une face transversale à l'autre.