On sait que dans une mécanique d'armure la sélection des crochets s'effectue avec comme support d'information des cartons ou papiers préalablement perforés sur des machines usuellement appelées "piqueuses". Lorsqu'une mécanique d'armure est destinée à coopérer avec un métier dont les fils de chaîne sont en nombre réduit, ou pour d'autres raisons, on peut se contenter d'une mécanique ne comportant que huit rangs de crochets au lieu de seize dans le sens longitudinal. Les "piqueuses' usuelles sont agencées pour perforer le papier suivant des zones comportant cinquante-six rangées de huit trous, lesquelles zones sont séparées par un espace non perforé. On comprend aisément que lorsqu'une mécanique à huit rangs de crochets est utilisée, il existe un nombre correspondant d'aiguillettes destinées à palper le papier de sorte qu'il faut que la mécanique comporte des moyens de faire travailler les aiguillettes deux fois dans chaque zone. Il est donc nécessaire d'utiliser des piqueuses spécialement aménagées sur lesquelles le papier est déplacé suivant deux courses différentes, la première correspondant à la demi-hauteur de chaque zone tandlb que l'autre doit être égale à ladite demi-hauteur augmentée de L'espace compris entre deux zones. Comme le travail avec une mécanique à y huit crochets est relativement rare, il semble anormal de créer une piqueuse spéciale. On a alors pensé de n'utiliser que la moitié des trous de chaque zone de telle sorte qu'on travaille carton par carton sur la mécanique d'armure comme habituellement. Mais bien entendu une telle façon de travailler entraîne un gaspillage important de papier puisqu'en fait on en utilise deux fois plus que nécessaire. Les perfectionnements qui font l'objet de la présente invention à réaliser une mécanique d'armure pourvue d'un dispositif de palpage du papier susceptible d'effectuer la lecture successive des perforations des deux moitiés d'un même carton. Fig. 1 est une vue partielle d'un papier Verdol perforé utilisé sur une mécanique d'armure conventionnelle. Fig. 2 à 7 illustrent les différentes phases de fonctionnement d'un mécanisme susceptible de faire avancer le papier conformément à l'invention. Les trois premières figures correspondent à la plus grande rotation du tambour porte-papier, tandis que les trois autres se rappor- tent à la plus faible course d'avance. On a représenté en fig. 1 la partie latérale d'un papier Verdol affecté de la référence générale 1 et dont chacun des bords comporte une série de perforations 2 longitudinales destinées à recevoir des griffes 2503 742 radiales portées par un tambour rotatif assurant l'entraînement dudit papier. Celui-ci est destiné à être perforé dans des zones successives Z de largeur déterminée et qui sont séparées par un espace transversal non perforé référencé e. Lorsqu'on a affaire à un papier standard, les trous sont disposés en rangées 3 comprenant chacune deux files 3a, 3b de huit trous dans le sens du défilement du papier tandis que dans le sens transversal il existe vingt-huit rangées ce qui donne un total de quatre-cent-quarante- huit possibilités de perforations. Dans la figure considérée on a représenté une seule rangée 3 comportant deux files 3a, 3b de huit trous décalés longitudinalement. L'espacement des trous est tel que la distance entre les axes géométriques du premier trou de la rangée 3a au dernier de la rangée 3b correspond à la distance Z précitée. On rappellera que chaque trou d'une zone Z est attribué à un élément de lecture ou aiguillette qui vient buter sur le papier s'il n'existe pas de trou ou au contraire traverse celui-ci en vue d'actionner une aiguille qui se trouve en relation avec un crochet. On ne reviendra pas plus en détail sur cet agencement bien connu dans la pratique. Dans une mécanique standard chaque zone est palpée en une seule fois, les informations recueilles correspondant à la sélection des crochets pour le passage d'une duite. Cette zone est appelée aussi carton'. Lorsqu'on utilise une mécanique à huit rangs de crochets on désire lire deux sélections successives sur le même carton cosse on l'a expliqué plus haut en vue d'économiser du papier et aussi d'augmenter la vitesse. Dans ces conditions la zone Z est partagée en deux bandes de méme largeur comportant chacune une succession de deux rangées 3 de quatre trous. Chacune de ces bandes a été référencée Z 1 et Z 2 dans la figure considérée. Au moment de la lecture la disposition considérée pose des problèmes car le déplacement nécessaire pour placer l'une des bandes perforée sous le dispositif de lecture n'est pas de valeur constante. On constate en effet que pour passer d'une bande à une autre il faut d'abord déplacer le papier d'une course C correspondant à la largeur de la bande Z 1 afin de faire lire les perforations de la bande Z 2, puis en vue d'amener la bande Z 1 sous le dispositif de lecture, il faut avancer le papier d'une quantité C 1 telle que: C 1 - Z 2 + e. On note en passant que la somme P des courses C et C 1 est égale à quatre fois le pas p des trous d'entraînement 2 du papier. Il est donc nécessaire de prévoir d'avancer le papier de manière discontinue avec deux courses différentes, ce qui n'est pas le cas dans les mécaniques usuelles dont les avances sont régulières. Le dispositif de commande suivant la présente invention comprend comme illustré en fig. 2 à 7 une croix de malte 4 calée sur l'arbre du tambour d'entraînement du papier et un entraîneur simple 5 tournant en continu. La croix de malte 4 comporte deux rainures perpendiculaires 4a, 4b constituant quatre encoches réparties de manière régulière sur sa périphérie, tandis que l'entraîneur 5 est pourvu de deux goujons 5a, 5b dont les distances au centre de l'entraîneur sont différentes. C'est ainsi que la distance d séparant le goujon 5a du centre de l'entraîneur est plus grand que celle dl qui sépare le goujon 5b dudit centre. L'entraîneur 5 est calé sur un arbre non représenté entralné de manière appropriée afin de communiquer à la croix de malte les déplace- ments angulaires désirés. Au départ du mouvement le goujon 5a se trouve à l'entrée de la rainure 4b qui est orientée de manière à déterminer avec l'horizontale un angle supérieur à 45 d'une valeur. L'entraîneur 5 provoque en tournant la rotation de la croix de malte 4, le goujon 5a effectuant comme à l'accoutumée un aller-retour dans la partie correspondante de la rainure 4b. Il ressort de celle-ci lorsque la croix de malte 4 a effectué une rotation dans le sens contraire à celle de l'entraîneur 5 c'est-à-dire dans le sens horaire, d'un angle supérieur à 45 de la quantité OC. Dans ces conditions la rotation totale de la croix de malte 4 est de 900 + 2Id. Le débouché de la rainure 4a de la croix de malte se trouve alors orient& par rapport à l'horizontale suivant un angle de 450 -_ d (fig. 5). C'est à cette orientation que le goujon 5b pénètre dans ladite rainure 4a pour entraîner la rotation de la croix de malte 4. Là encore le goujon 5b fait un aller-retour dans la rainure considérée pour sortir de cette dernière (fig. 7) lorsqu'elle orientée d'un angle de 45 -CX en dessous de l'horizontale. Dans ces conditions la croix de malte 4 a décrit un angle de 90 - 2 O(. La rainure 4d est alors orientée obliquement suivant un angle de 450 +0 et 1600. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et quelle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. v 57ç3 74 t R E V E N D I C A T I 0 N S 1. Mécanique d'armure pourvue d'un dispositif de palpage d'un carton du type Jacquard par l'actionnement des crochets de commande des lisses, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens d'effectuer le palpage successif des deux moitiés de chaque "carton" d'un papier perforé usuel. 2. Mécanique d'armure suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens d'effectuer le palpage des deux moitiés d'un carton sont réalisés sous la forme d'un mécanisme pourvu de moyens de commander l'avance du papier perforé de deux pas successifs différents afin que l'une des avances permette de passer de la lecture de la première moitié des perforations à la seconde d'un même carton tandis que la deuxième avance le papier afin que la lecture puisse s'effectuer au niveau de la première moitié des perforations du carton suivant séparé du précédent par une zone non perforée. 3. Mécanique d'armure suivant la revendication 2, caractérisée en ce que le mécanisme de commande de l'avance du papier comprend une croix de malte à quatre encoches perpendiculaires et un entraîneur à deux doigts diamétralement opposés et situés à des distances différentes du centre. 4. Mécanique d'armure suivant la revendication 3, caractérisée en ce que la croix de malte entraIne l'arbre portant les systèmes d'avance du papier par l'intermédiaire d'un réducteur a rapport de réduction 9/1 en vue d'obtenir 18 avances du papier pour un tour d'arbre.