2811U 2030038 La présente invention se rapporte à des. désactivateurs des métaux qui sont utiles comme additifs pour les lubrifiants et, en particulier, à des sels obtenus par réactiôn d'un amide de formule générale 0 H H ÎSH /~Ô\ ê - H - M - o - KE2 R 10 15 20 25 30 35 où E représente un atome d'hydrogène ou d'halogène ou un radical alkyle, alkényle, hydroxyle ou nitro uni au radical phényle, avec un. acide mônocarboxylique, dicarboxylique ou polycarboxy-lique de 6 à 40 atomes de carbonej ou un composé de formule: - H ' H " ■ HH + ■ri H . - - H - N - C - ïïïï- XJ •n- n 40 où E représente un atome d'hydrogène ou d'halogène pu un radical alkyle, alkényle, hydroxyle ou nitro uni au radical.phényle et Xn" représente l'anion d'un acide monocarboxylique,.dicarboxylique ou polycarboxylique de 6 à 40 atomes de carbone, qui peut être partiellement ou totalement dissocié et n représente le nombre des radicaux carb'oxylates. Les désactivateurs des métaux faisant 1!objet de l'invention sont des additifs utiles pour les esters lubrifiants synthétiques et pour les lubrifiants paraffiniques.. Les difficultés suscitées par les systèmes de lubrification pour les turbines à gaz et.moteurs à combustion interne se sont accrues avec la modernisation de ce matériel. Un lubrifiant extrait du pétrole ou un ester lubrifiant synthétique ne résiste pas tel quel dans des conditions de service sévères de ces moteurs modernes . Les moteurs à combustion interne et les turbines sollicitent les lubrifiants et provoquent une série de réactions chimiques qui affectent la qualité des lubrifiants. Les moteurs à pistons fonctionnent d'habitude dans, des conditions modérées, 69 28110 » 2030038 mais ils sont ventilés et l'accroissement du contact avec l'air provoque des dégradations rapides du lubrifiant par oxydation. Lors de l'utilisation des esters lubrifiants synthétiques, ceux-ci se décomposent sous l'effet de cette sollicitation avec formation des acides de départ et d'oléfines, ce.qui se traduit par un accroissement de l'indice d'acide et de la viscosité. Les métaux dont sont faits les moteurs constituent des catalyseurs qui favorisent l'oxydation lorsqu'ils sont attaqués par les acides libres. Les turbines à gaz ne comprennent pas. de systèmes de lubrification ventilés, mais fonctionnent à des températures plus élevées qui provoquent aine oxydation rapide,, laquelle, comme dans les moteurs à pistons, est accélérée par l'effet eatalytique des métaux. On a ajouté déjà aux lubrifiants de nombreux composés visant à, atténuer l'oxydation du lubrifiant et à .inhiber l'activité eatalytique des métaux des moteurs. Parmi les composés utilisés, il convient de citer la N-phényl-C( -naphtylamine, la phénothiazine, le N-butyl-p-amihophénol, le 2,6-di-t-butyl-p-crésol et la N,N'-disalicylidène propylènediamijne, mais ces composés sont moins efficaces aux températures élevées et leur utilisation s'accompagne souvent d'une accumulation dans les moteurs de boue insoluble. Du fait que ces composés, tant seuls qu'.en combinaison, n''ont pas supprimé toutes les difficultés résultant de l'oxydation des lubrifiants sous l'effet de la catalyse, par les métaux, il est resté intéressant de mettre au point des désactivateurs des métaux qui soient plus efficaces pour les lubrifiants destinés aux moteurs modernes. On a découvert à présent que les composés de l'invention ont des propriétés étonnamment bonnes pour la désactivation des métaux. Ils sont plus efficaces que les désactivateurs des métaux d'usage courant qui ont été décrits ci-dessus et permettent d'éviter aussi les inconvénients qu'ils offrent. Certains ces composés sont aussi très efficaces pour atténuer la formation de boue dans les lubrifiants. . L'invention concerne des composés que. l'on peut utiliser comme désactivateurs- des métaux pour les lubrifiants destinés aux moteurs. Ces composés sont des sels d'un amide .issu de 1l'acide benzoîque ou d'un acide benzoîque substitué et de bicarbonate d'aminoguaaLdine et d'un acide carboxylique aliphatique ou tri is> fît# aromatique propre à former un sel et comptant environ 6 à 40 atomes de carbone. On prépare les sels de l'invention en formant d'abord les amides intermédiaires. On obtient ces amides à partir de 5 bicarbonate d1aminoguanidine et d'un acide benzoîque. Les acides benzoîques utiles pour la synthèse des amides intermédiaires peuvent porter des radicaux alkyle, alkényle ou hydroxyle ou des atomes d'halogène, entre autres, en remplacement d'un atome d'hydrogène du cycle benzénique. Des exemples spécifiques d.'acides 10 benzoîques convenant pour la préparation.des composés de l'invention sont l'acide salicylique, l'acide orthonitrobenzoîque, l*acide orthoehlorobenzoîque et l'acide benzoîque proprement dit. Les acides carboxyliques propres à former des sels qui conviennent pour la préparation des sels de l'invention peu-15 vent être choisis parmi les acides monocarboxyliques, dicarbo- xyliques et polycarboxyliques,aromatiques ou aliphatiqrues comptant' environ 6 à 40 atomes de carbone. Des exemples de ces acides carboxyliques sont l'acide benzoîque, l'acide oléique, l'acide stéarique, l'acide isostéarique (décrit dans le brevet des Etats-20 Unis d'Amérique n° 2*812,342), l'acide adipique, l'acide azélaîque, l'acide dodécanedioîque et les acides gras du tallol, outre ,d'autres acides gras non saturés, comme les acides gras d'huile de soya, les acides gras d'huile de lin et les acides gras d'huile • de coton. Ces acides peuvent être utilisés seuls ou en combinaison. 25 Les acides gras du tallol ou les autres acides gras non saturés conduisent aux meilleurs résultats lorsqu'ils sont utilisés en combinaison avec les acides résiniques. Les sels de l'invention sont de préférence obtenus en deux stades. L'amide intermédiaire est préparé par réaction de 30 quantités équimoléculaires de l'acide benzoîque et du bicarbonate d'aminoguanidine en milieu alcoolique. La solution est chauffée à 60°C sous agitation constante jusqu'à fin du dégagement de gaz . (environ 20 minutes). Le milieu alcoolique peut être un mélange d'alcools, par exemple d'isopropanol et de méthanol, mais certains 35 alcools, comme le méthanol, peuvent être utilisés seuls on prend des mélanges d'isopropanol et de méthanol, une combinaison particulièrement efficace comprend 12fo en poids d'isopropanol et 88fo en poids de méthanol. Le recours à un alcool, tel que le méthanol, offre l'avantage qu'après la formation du sel, celui-ci 40 peut être conservé à l'état de solution pour la production à plus 69 tn i tu mmfêM I 10 15 20 grande échelle et pour la commodité de la manipulation. L'acide propre à former le sel est ajouté à'ia soliition alcoolique de l'amide en une quantité équimoléculaire par rapport à l'amide formé au stade précédent. La température de la solution est maintenue à 60°C sous agitation constante. Comme on lra indiqué, le sel existant en solution peut être conservé à l'état de solution méthanolique ou peutlêtre séché. Sous une forme comme sous l'autre, le sel est stable et peut être conservé longtemps. On est porté à croire que les composés de l'invention répondent, lorsque l'acide propre à, former le sel est tm acide monocarboxylique, à la formule suivante: H l H m :: i H ■ c - m. 25 où R représente un atome d'hydrogène ou d'halogène ou ua radical alkyle, alkényle, nitro ou hydroxyle et X représente tm radical d'acide monocarboxylique de formule: R- - 0 30 35 40 où R.j représente un radical aliphatique ou aromatique d'environ 5 à 39 atomes de carbone, et, lorsque l'acide propre à former le sel est un acide dicarboxylique. à la formule suivantes 0 H H MH || I i !i C-N-N-C-M- X Eïl H H 0 Il I i fi E^N-C-H-H-C 69 28110 2030038 où R a la signification qui lui a été donnée ci-dessus et X représente un radical d'acide dixarboxylique de formule; -00 _ tl i! _ o-6-r2-c-o 5 où R2 représente tm radical alkylène d'environ 4 à 38 atomes de carbone. On prépare un sel préféré de l'invention en faisant réagir des quantités équimoléculaires d'acide salicylique et de 10 bicarbonate d'aminoguanidine pour obtenir un amide, puis en faisant réagir cet amide avec une quantité équimoléculaire des acides du tallol en solution isopropanolique/méthanolique, suivant la technique décrite ci-dessus. Dans là forme de réalisation préférée ci-dessus, les acides du tallol doivent comprendre des 15 acides gras et des acides résiniques, lesquels peuvent représenter 10 à 40$ et de préférence 15 à 25$ du poids total des acides du tallol• Les acides gras du tallol sont formés principalement par de l'acide oléique et de l'acide linoléique et par des quantités mineures d'acide stéarique, d'acide linoléique et d'acide 20 palmi tiq^ue. On a découvert que les sels issus d'acides dicarboxyli-ques constituent des additifs particulièrement efficaces pour atténuer la formation de boue dans les lubrifiants. L'acide dicarboxylique préféré est l'acide dodécanedioïque. 25 Les sels de l'invention peuvent' être ut'ilisés comme désactivateurs des métaux dans la plupart des esters lubrifiants synthétiques, sinon dans tous, et notamment dans ceux préparés à partir de diverses combinaisons d'acides aicarboxyliques et monocarboxyliques aliphatiques d'environ 6 à 40 atomes de carbone 30 et d'alcools monohydroxylés et polyhydroxylés aliphatiques d'environ 4 à 20 atomes de carbone» Parmi les esters lubrifiants dans lesquels les sels peuvent être utilisés, il convient de citer les esters simples, comme l'azolate de diisooctyle, l'azélate de di-2-éthylhexyle, le sébaçate de di-2-éthylhexyle, l'adipate de 35 di-2-éthylhexyle,. le succinate de di-lauryle, le sébaçate de di-2-éthoxyéthyle, le tétravalérate de pentaérythritol, le dimérate de di-2»éthylhexyle et les esters complexes comme .ceux de formule: X—Y—Z—Y—X, où X représente tm radical d'alcool monohydroxylé, X représente un radical d'acide dibasique et Z représente un 69 28110 6 2030038 radical de glycol, ou de formule: A-B-C-B-A, où A représente un radical d'acide monocarboxylique, B représente un radical de glycol et C représente un radical d'acide dicarboxylique. Des exemples d'esters complexes dans lesquels les sels peuvent être utilisés sont les produits de réaction du 2-éthyl-1,3-hexanediol avec l'acide sébacique et l'acide 2—éthylhexanoîque, de l'acide adipique avec le diéthylène glycol et l'acide 2-éthylhexanoîque, de l'acide sébacique avec le triméthylopnopane et l'acide pélar-gonique, de l'acide sébacique avec le triméthyloléthane et l'acide hexanoîque, et de l'acide sébacique avec le 1,3,5,7-octanetétraol et l'acide pentanoîque. Les sels de l'invention peuvent être utilisés dans les fluides de base pour compositions lubrifiantes en quantités variables, mais généralement mineures, à savoir d'environ 0,001 à 0,5 et de préférence d'environ 0,01 a 0,10$ du poids total de la composition lubrifiante* Parmi les autres additifs qui peuvent être mis en oeuvre avec les sels de l'invention, il convient de citer les agents améliorant l'indice de viscosité, d'autres antioxydants, des additifs extrême—pression, des détergents et des.agents abaissant le point d'écoulement. Des exemples de ces additifs sont la diphénylamine, la phényl-^-naphtylamine, la dioctyl diphénylamine la quinizarine et les composés vendus sous les noms de Acryloid 710 et Acryloid HP 866. Un fluide de base pour compositions lubrifiantes dans lequel les composés de l'invention se sont révélés particulièrement efficaces est l'azélate de diisodécyle* Les exemples, suivants illustrent davantage l'invention sans la limiter- . exemple 1.- On prépare du N-guanidinosalicylamide, qui est tm composé intermédiaire pour la synthèse des sels de l'invention, en faisant réagir 136,8 g de bicarbonate d'aminoguanidine avec 138 g d'acide salicylique dans 400 ml d'un mélange alcoolique (à 12$ d'isopropanol et 88$ de méthanol)® On agite le mélange pendant 15 minutes sans le chauffer, puis pendant 30 minutes à une température constante de 60°Cc On introduit alors le mélange de réaction dans un ballon à trois cols de 500 ml et on chasse le mélange alcoolique sous agitation à chaud et sous vide pour obtenir le N-guanidinosalicylamide. 69 2btru ' 2030038 EXEMPLE 2.- On prépare un autre intermédiaire suivant la technique de l'exemple 1, mais au moyen de 122,1 g d'acide benzoîque au lieu d'acide salicylique. On recueille le produit, qui est le 5 N-guanidinobenzamide, et on le conserve pour préparer tin sel» EXEMPLE 3.- On prépare un sel en ajoutant 50 g du N-guanidinosali"-cylamide formé dans l'exemple 1 à 300 ml de méthanol et à 72,3 g des acides du tallol qui sont des acides gras et des acides 10 résiniques en mélange. Ces acides gras du tallol comprennent des acides de 14 à, 18 atomes de carbone, dont environ 50$ sont des acides non saturés. Les acides gras représentent 80$ du poids de l'ensemble des acides. Les autres acides sont principalement des acides résiniques de type abiétique et primarique comprenant 15 un noyau de phénanthrène» Ces acides sont non saturés et dès lors réactifs. La fraction non saponifiable de cette résine (3 à 10$) contient des hydrocarbures et des alcools de poids moléculaire élevé» Après agitation pendant 15 minutes, on distille la solution alcoolique de l'amide et des acides dans un ballon à trois cols 20 d'une capacité de 500 ml sous agitation à chaud et sous vide. On recueille le produit lorsque la température atteint 120°C. EXEMPLE 4.- On forme un sel de la façon décrite dans l'exemple 3, mais au moyen de 42,1 g d'acide dodécanedioîque au lieu des acides 25 du tallol. EXEMPLE 5.- On forme un sel suivant la technique décrite dans l'exemple 3, mais au moyen de 106,0 g d'acide dimère, qui est un acide oléique polymérisé vendu sous le nom de Empol 1016, au lieu 30 des acides du.tallol. EXEMPLE 6.- On forme un sel suivant la technique décrite dans l'exemple 3, mais au moyen de 55,4 g du produit intermédiaire formé dans l'exemple 2 au lieu du H-guanidinosalicylamide. 35 EXEMPLE 7.- On forme un sel suivant la technique décrite dans l'exemple 3, mais au moyen de 82,7 g d'acide isostéarique, qui est un acide gras modifié décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 2.812.342, au lieu des acides du tallol. 40 . EXEMPLE 8.- 69 28110 o 2030038 On prépare tin sel suivant la technique décrite dans l'exemple 3, mais au moyen de 72,2 g d'acide oléique au lieu des acides du tallol. EXEMPLES 9 à 24.- On met chacun des sels préparés dans les exemples 3 à 8 en composition avec d'autres additifs habituels pour lubrifiants dans des esters lubrifiants synthétiques constituant les fluides de base. Les constitutions de ces fluides sont précisées au tableau I. A titre de comparaison , on prépare, dans les exemples 22 et 23, deux compositions lubrifiantes synthétiques ne contenant pas les sels de l'invention. A txtre de comparaison, on remplace dans l'exemple 24 un sel de l'invention par un désacti-vateur des métaux disponible dans le commerce, à.savoir le benzotriazole• On soumet les produits des exemples 17 et 19 à 21 du tableau 1 à un essai suivant la Norme Fédérale a® 791, procédé -5308, à diverses températures. Les résultats des essais montrent que les compositions lubrifiantes de l'invention ont une bonne stabilité à l'oxydation, un effet faible sur les métaux et une teneur faible en boue. Sur la base de ces résultats, on peut affirmer que les lubrifiants conviennent pour les moteurs Diesel, tableau: i ■ o Exemple 9 lo" 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 4 Fluide Dodécane-dioate de di- ' • 2-éthylhexyle 20 pj N de base 94,93 93,73 94,93 O Ester — de ' C penta- , éxythritol 94,93 93,73 93,73 93,73 94,93 94,93 Azéiate de di- iSodécyle 90,23 Azéiate de di- tridécyle 97,45 Azéiate de di- octyl.e . 72,90 Tétrapen- tanoate • • .de penta- _ . érythritol - 22,00 94,93 22p0 1276-65R2 • ' 94,925 , v Adipate de di-2- o • éthylhexyle 5-p93 C u c c .•iEmery 33 833 ^ TMP(1210)34 ^f87 ' TABLEAU I (suite) EXEMPLE ' 9 10 11 12 13 lb 1? 16 17 18 19 20 2j 22 23 24 Additifs 4 O O C Sel de 1'ex.3 . 0,0? 0,05 0,0? 0,0? 0,0? 0,0? 0,0? 0,06 KJ 4 ' 0,0? 00 5 0,0? 6 0,0? 7 0,0? 8 0,0? Désactivateur \ • des métaux du . ^ commerce (benzo-. ■ . nrfi triazole) . . Antioxydant:du- 2,00 2,00 2,00 2,00 2,00 2,00 2,00 2,00 2,00 -2,00 2,00. 2,00 '2,00 2,00 2,0 0 2,ç0[ commerce Epaississant du 1,2 1,2 1,2 2,?0 . • 1,2 ' 1,2, commerce . ' ' . Détergent du if, 20 commerce Quinizarine 0,02. • , . . tcp 3,003,00.3,003,003,003,00 3,00 3,00 3,00 3,00 3,00 3,00 3po 3Pp Acide azélaï- .0,00? 0,005 OjCXB. ; que' , - ' . ' ^ . . . ■ . .?■ Ester de. mon'opentaérythritol et d'un mélange d1 acidesjnonobasiques aliphatiques en à Cç. ^ Ester de pentaérythritol de qualité.technique (12 % de dipentaérythritol et 88 % de monopentaérythritol) et d'un mélange dj açides monobasiques .^aliphatiques_en C& à. C^, . _ '• M ^ Ester.de triméthylolprop^ne et d'un mélange d1acidesJmonobasiques aliphatiques en C^ à Cç. W Le "1210" est un mélange d'acides monobasiques en Cç, et CQ contenant en moyenne 7 atomes O ^ de carboneo 00 69 28110 u 2030038 On soumet les compositions'lubrifiantes préparées ci-dessus à, un essai de stabilité à l'oxydation suivant la Norme Fédérale n° 791, Stabilité à la Corrosion et à l'Oxydation, Procédé 5308, modifié conformément a la norme Pratt & 'Witney PY/A 5 . 521-B. On exécute l'essai de stabilité à l'oxydation décrit dans la Norme Fédérale n° 791, Procédé 5308, en chauffant un lubrifiant exposé à l'action de l'air et contenant cinq morceaux de métal. Ces métaux sont le cuivre, l'acier, l.1 aluminium, le 10-J magnésium et l'argent. L'essai est exécuté à 218°C, au lieu de la température habituelle de 175°C, pendant 72 heures. Au terme de ce délai, le poids de chaque métal doit être resté constant à 2 0,30 mg par cm près et la viscosité du lubrifiant ne peut avoir augmenté de plus de 50$, 15 Le tableau II donne les résultats des essais exécutés sur les compositions du tableau I, Ces résultats montrent que les sels des exemples 3 à 6 et 8 utilisés' -dans les compositions lubrifiantes 9 à 12 et 14 à 16 ramènent efficacement la perte de poids des métaux entre des limites tolérables, alors que dans les 20 exemples témoins 22 et 23 où on n'utilise pas de. désactivateuï des métaux de l'invention, le cuivre et le "magnésium accusent .beaucoup des pertes de poids/supérieures aux pertes '-tolérables, La comparaison avec les résultats que donne le désactivateur des métaux du commerce utilisé dans l'exemple 24 montre aussi que les- sels 25 de 1'invention.sont supérieurs par leur aptitude à inhiber la perte de poids du métal. Le sel de désactivation utilisé dans l'exemple 13 n'est pas aussi efficace que les autres, mais dans la' corrosion du cuivre, il conduit à des résultats nettement meilleurs que ceux obtenus dans les exemples 22 à 24. 30 Les.sels de l'invention atténuent la variation de viscosité des lubrifiants, comme l'indique une comparaison des résultats des exemples 9 à 16 avec ceux des exemples 22 à 24 dans le tableau II. Parfois l'atténuation de la variation de viscosité n'est pas suffisante suivant la norme PFA 521-B, mais l'addition 35 d'un épaississant du commerce, comme dans les exemples 10 à 12, permet facilement de satisfaire à la norme P'WA--521-B, . Copy w. s* exemple 9 10 . il Variation de viscosité à 38°C Corrosion du cuivre (mg/cm2) • Corrosion de p l'acier (mg/cm ) Corrosion de l'argent (mg/cirr) 71,70 *1-8,9 ^6,2 -0,220 -0,09 -0,07 -0,008 +0.0? +0,06 -0,25if -0,02 -0,05 Corrosion de l'aluminium (mg/cm2) -0,023 -0,01 0 Corrosion du ma5 gnésiua (mg/cm ) -0,25^ -0,28 -0,07 Bo.ue (mg) 60,6 9,5 105 TABLEAU II 12 13 lb 15 16 18 ' 22 23 2h *f8,6 59,1 69,7 56,7 69,7 71,8 . 80,8 81,3 &t,6 -0,08 -0,285 -0,238 -0,161 -0,238 ~0,llf6 -1,070 ~1,32 -0,86 -0,02 +0,015 -0,092 -0,015 -0,092 +0,023 0 +0,05 +0,02 +0,02 -0,269 -0,238 -0,208 -0,238 +0,062 -0,238 -0,01 -0,02 +0,01 -0,061 -0,069 -0,06 -0,068 0 -0,010 -0,03 -0,02 -0,19 -1,0*1-6 -0,2^6 -0,lif2 -0,2if6 -0,020 -1,575 -0,15 -2,26 26,0 153,1 36,8 , ^9A 39,8 non filtra- 161 non filtra- ble ble 69 28110 13 2030038 Bien que divers modes et détails de réalisation aient été décrits pour illustrer l'invention, il va de soi que celle- ci est susceptible de nombreuses variantes et modifications sans sortir de son cadre. 69 28110 14 2030038 revendications 10 15 20 25 30 35 1.- Substance préparée par réaction d'un amide de formule générale! 0 H • H M • I-iri-c - m2 où E représente un atome d'hydrogène ou d'halogène ou un radical alkyle, alkényle, hydroxyle ou nitro uni au radical phényle, avec un àeide mono c arb oxy li que , dicarboxylique ou polycarboxyli-que de 6 à 40 atomes de carbone- 2.- Substance de formule générale: 0 II C H I H H' l H-*. EH .+ C - HH- x11- où B représente un atome d'hydrogène ou d'halogène ou un radical alkyle, alkényle, hydroxyle ou nitro uni au radical phényle et Xn"~ représente l'anion d'un acide monocarboxylique, dicarboxylique ou polycarboxylique de 6 à 40 atomes de carbone, qui peut être partiellement ou totalement dissocié et n représente le nombre des radicaux carboxylates» 3.- Substance suivant la revendication 1 ou 2, dans la formule de laquelle E représente un radical hydroxyle. 4.- Substance suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans la formule de laquelle Xn~ représente l'anion d'un acide monocarboxylique. 5.- Substance suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans la formule de laquelle Xn"~ dérive d'un mélange des acides gras de tallol et d'acides résiniques dans lequel la quantité des acides résiniques varie de 10 à 40$ et de préférence de 15 à 25$ du poids des acides gr.as de tallol. 69 28110 2030038 10 15 20 25 30 6.- Procédé de préparation d'un sel d'amide , caractérisé en ce qu'on fait réagir un amide de formule générale; /TVJ-Ï. H NH I il N - C - NH2 R 35 où R représente un atome d'hydrogène ou d'halogène , ou un radical, alkyle, alkényle, hydroxyle ou nitro, avec un acide monocarboxylique, dicarboxylique.ou polycarboxylique de 6 à 40 atomes de c arbone. 7.- Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce qu'on utilise Tin équivalent d'acide carboxylique par mole d'amide,. 8.- Procédé suivant la revendication 6 ou 7, caractérisé en ce qu'on exécute la réaction dans un milieu contenant un alcool de 1 à 3 atomes de carbone. 9.— Lubrifiant, caractérisé en ce qu'il contient une quantité majeure d'ion fluide de base et comme désactivateur des métaux une quantité mineure d'une substance suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5. 10.- Procédé de préparation d'un lubrifiant, caractérisé en ce qu'on incorpore une quantité mineure d'une substance suivant l'une quelconque des revendications.1 à 5 à une quantité majeure 'd'un fluide de basei 11.- Lubrifiant, caractérisé en ce qu'il contient une quantité majeure d'un fluide de base et comme désactivateur des métaux une quantité mineure d'une substance préparée par un procédé suivant l'une quelconque des revendications 6 à 8. 12.- Lubrifiant suivant la revendication 9 ou 11, caractérisé en ce que le désactivateur des métaux représente 0,001 à 0,5$ du poids du lubrifiant. 13.- Lubrifiant suivant la revendication 9, 11 otu.12, caractérisé en ce que le fluide de base est un ester lubrifiant. 14.- Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce que le fluide de base est un ester lubrifiant»