La présente invention > réalisée par la demanderesse avec la collaboration de Monsieur Alain STEINER, architecte D.P.L.G., se rapporte à un complexe d'isolation phonique vitré pour isoler phoniquement tout ou partie d'un bâtiment. On connaît des ensembles d'isolation phonique utilisant des éléments préfabriqués en divers matériaux assurant cette isolation, ces éléments étant assemblés à leur incorporation dans le bâtiment et rendus solidaires des murs extérieurs. La présente invention a pour objet un complexe préfabriqué assurant une isolation très poussée, avec une réduction de l'ordre de 60 db (A). De plus, de par sa conception, ce complexe étant totalement indépendant par rapport au mur, sa mise en place et son démontage s'en trouvent grandement facilités. Un tel complexe est essentiellement caractérisé par le fait qu'il associe une partie vitrée et une cloison de doublage, la partie vitrée ayant au moins deux glaces parallèles espacées bordées par des cadres et châssis absorbant le bruit et associés à des châssis s'incorporant dans la baie du mur, et une cloison de doublage constituée par des panneaux en particules agglomérées associés à des matelas en matériau ayant des propriétés d'isolation acoustique et à des encadrements liés d'une part auxdits cadres de la partie vitrée etd'au# part au mur extérieur, des joints étant prévus pour assurer l'étanchéité et pour isoler la cloison de doublage au moins en partie du cloisonnement intérieur. D'autres caractéristiques de l'invention ressortiront de la description ci-après faite d'un mode de réalisation du complexe d'isolation acoustique vitré, donné à titre d'exemple en regard des dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 représente une vue en élévation du com- plexe - la figure 2 est une vue en plan du complexe monté dans un mur ; - la figure 3 est une vue latérale du même complexe - la figure 4 montre une coupe à plus grande échelle suivant la ligne brisée IV - IV de la figure 1 - la figure 5 est une coupe à plus grande échelle suivant la ligne V - V de la figure 1. En se reportant aux figures 1 à 3, on voit un complexe d'isolation selon l'inventionsscomportant une partie vitrée V montée dans une cloison de doublage C qui l'entoure. Ce complexe est monté avec sa partie vitrée dans l'ouverture d'un mur extérieur M, la cloison de doublage s'encastrant entre deux cloisons intérieures Il, I2 et entre un hourdis horizontal inférieur Hi et supérieur H En se reportant maintenant aux figures 3 et 4, on voit que la partie vitrée V comprend du côté extérieur une glace 1, par exemple de 10 mm d'épaisseur, maintenue par un mastic 2 contre une parclose 3 en aluminium fixée sur un cadre en bois 4, le tout maintenu sur un châssis de façade 5 en bois, engagé contre un épaulement 6 du mur M et fixé à ce dernier par des scellements au droit de la baie 7 dans ce mur.Le mastic 2 est protégé au dehors par un joint obturateur 8 à base de silicone. La partie vitrée V comprend ensuite une partie intermédiaire constituée d'un cadre 9 en une matière absorbant le bruit, tel que par exemple 1' "Isorel" mou ou similaire, ce cadre étant maintenu d'un côté par la parclose 3 et du côté opposé par un U en aluminium 10 à l'intérieur duquel s'engage l'extrémité du cadre. Du côté intérieur, un cadre 11 en un profilé creux de matière plastique de section en forme générale tubulaire sensiblement rectangulaire, est fixé d'un côté par un appendice rectangulaire creux lla, prolongeant un petit côté du rectangle et fixé sur l'âme de rU10, de préférence par collage,et de l'autre côté par un appendice symétrique llb disposé à l'opposé d'une diagonale du rectangle de 11 et collé sur l'extrémité de la face intérieure d'un panneau 12 de la cloison de doublage et sur une pièce de calage 13 en bois. Cette dernière est interposée dans l'encoignure du cadre 11 entre un grand côté du cadre et le côté d'extrémité du panneau 12 et est encadrée sur ses deux côtés d'une part par l'appendic#lb et d'autre part par une nervure llc parallèle à une prolongation lld du premier petit côté du rectangle.Le deuxième grand côté du cadre 11 présente un décrochement île vers le premier côté. La patte lla du cadre li comporte sur feuillure de la face opposée à l'U 10 un joint d'étantéité 14, contre lequel vient s'appuyer l'extrémité de la face extérieure d'un châssis 15 également en matière plastique et du meme profil que celui du cadre 11, mais tourné de 1800 par rapport à ce dernier et raidi par un insert métallique intérieur 16. La patte 15a du châssis 15 comporte1 également sur feuilluresun joint d'étanchéité 17 qui vient en appui contre l'extrémité de la face intérieure du cadre 11. Entre ce dernier et le châssis 15 est ainsi créé un espace vide 18 fermé par les deux joints 14 et 17. Le châssis 15 supporte une glace 19 de moindre épaisseur, par exemple de 6 mm.Cette glace est fixée sous une parclose 20 de forme sensiblement trapé zoidale, dont une première nervure 20a est enserrée entre les nervures 15c et 15d du châssis 15 et une deuxième nervure 20b, parallèle à la première, positionne la parclose par rapport au grand côté du châssis 15. Des joints 21 et 22 fixés respectivement en feuillure sur la face intérieure de l'appendice 15b du châssis 15 et sur la face extérieure de la parclose 20, fixent la glace 19 et assurent l'étanchéité. La cloison de doublage C est constituée du côté du mur M d'un matelas 23 d'un matériau ayant des propriétés d'isolation acoustique tel que, par exemple, la laine de roche. Ce matelas n'est pas placé sur toute la face du mur, mais simplement sur une certaine surface au niveau des plans de joint. A titre d'exemple, l'épaisseur de ce matelas peut être de l'ordre de 150 mm. Du côté intérieur la cloison comprend les panneaux 12 faits de particules agglomérées, sur la face du côté mur desquelles a été collé un matelas 24 de matériau isolant d'une épaisseur, par exemple de 45 mm, ce matelas venant en appui contre le matelas 23. Un encadrement intermudiaire 25 en bois délimite le matelas 24. Aux extrémités latérales de la cloison, des montants 26 viennent en appui contre les murs ou cloisons intérieurs dont les isolent en partie des joints 27 en matière compressible. Des traverses inférieure 28 et supérieure 29 viennent respectivement à la partie basse et haute de la cloison, en appui contre les hourdis, avec isolement en partie par des joints 27. Comme représenté schématiquement à la figure 5, le châssis 15 avec la glace 19 peut pivoter sur des charnières supérieures 30 solidaires du cadre 11, de façon à venir dans la position 15' indiquée en pointillé à la figure 1, donnant ainsi accès aux glaces 1 pour leurs nettaoyage etdrsembuage. Bien entendu, on ne sortira pas du cadre de l'invention en utilisant des profilés de cadres ou châssis autres que ceux de l'exemple décrit et illustré. REVLNDîCATIONS 1. Complexe d'isolation acoustique vitré, caractérisé par le fait qu'il associe une partie vitre (V) ayant au moins deux glaces parallèles (1, 19) espacées bordées par des cadres et chassis (9, 11, 15) absorbant le bruit et associés à des châssis (5) s'incorporant dans la baie du mur, et une cloison de doublage constituée par des panneaux (12) en particules agglomé#rées associées à des matelas (23, 24) en matériau ayant des propriétés d'isolation acoustique et à des encadrements (5, 25) liés d'une part auxdits cadres (11, 9) de la partie vitrée et d'autre part au mur extérieur (M), des joints (1, 17, 27) étant prévus pour assurer l'étanchéité et pour isoler la cloison de doublage au moins en partie des murs (M). 2. Complexe d'isolation selon la revendication 1, caractérisée par le fait que l'une des glaces (1) étant maintenue de façon connue en soi par une parclose (3) dans un châssis de façade (5) fixé au mur (M), un cadre (9) en matière absorbant le bruit établit l'espacement entre les glaces (1, 19) et que la deuxième glace (19) est maintenue par des joints (21, 22) et une parclose (20) de forme appropriée dans un châssis pivotant (15) formé par un profilé creux approprié en matière plastique et solidaire de charnières de pivotement (30) fixées à un cadre (11) formé par un même profilé en matière plastique, entourant ledit châssis (15) et rendu solidaire dudit cadre (9) en matière absorbant le bruit et de la cloison de doublage. 3. Complexe d'isolation selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le cadre (9) en matière absorbant le bruit est maintenu d'un côté par la parclose (3) de la première glace (1) et le châssis de façade (5) et du côté opposé par un profilé métallique (10) fixé audit cadre (11) en matière plastique. 4. Complexe isolant selon les revendications 2 et 3, caractérisé par le fait que le profilé en matière plastique du cadre (11) et du chassis (15) présente une section de forme générale tubulaire sensiblement rectangulaire dont les petits côtés sont prolongés symétriquement par rapport à une diagonale par un appendice creux (lla, llb ou 15a, 15b) présentant chacun une feuillure pour la fixation d'un joint, tondis que l'un des grands côtés présente à l'opposé de l'appendice (llb ou 15b) une nervure (lic ou 15c) parallèle à un prolongement (lld, 15d) du petit côté et l'autre grand côté présente un décrochement (lac) vers le premier côté. 5. Complexe isolant selon la revendication 4f caractérisé par le fait que le cadre (11) en matière plastique est fixé audit profilé métallique (10) par un de ses appendices (lla) et auxdits panneaux (12) par l'appendice symétrique (llb). 6. Complexe isolant selon la revendication 5, caractérisé par le fait qu'une cale en bois (13) est interposée entre ledit panneau (12) et le grand côté du cadre plastique (11), et est coincée entre l'appendice (llb) et la nervure (lac). 7. Complexe isolant selon les revendications 4 et 5, caractérisé par le fait qu'un premier joint d'étanchéité (14) est fixé dans la feuillure de l'appendice (lia) du cadre (11), l'extrémité d'un petit côté du profilé du châssis (15) y prenant appui, tandis qu'un deuxième joint d'étanchéité (17) est fixé dans la feuillure de l'appendice (15a) du châssis (15), ce joint prenant appui sur l'extrémité du petit côté du profilé du cadre (11), un espace vide (18) étant formé entre le cadre (11) et le châssis (15). 8. Complexe selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la parclose (20) de la deuxième glace (19) est engagée entre les nervures (15a, 15c) du grand côté du profilé du châssis (15), le premier joint (21) de la deuxième glace (19) étant fixé dans une feuillure de la parclose (20), tandis que son deuxième joint (22) est fixé dans la feuillure de l'appendice (15b) du chassis (15).