La présenteEinvention se rapporte à un procédé et dispositif pour la formation de revêtements de protection à l'intérieur de conduites destinées au transport de fluides. Dans les conduites utilisées pour le transport de fluides il est indispensable d'assurer ltétanchéité des joints entre les différents tronçons de tubulures. Une telle exigence est particulièrement né~essaire dans le cas de conduites de distribution de gaz dans lesquelles des fuites éventuelles provoquent économiquement des pertes et, dans certains cas, constituent un danger. Pour certains fluides il est en outre nécessaire de protéger la surface intérieure des canalisations par un revetement en matière inerte afin d'empêcher la corrosion des parois intérieures des tubulures pouvant aller jusqu'à leur perforation. L'invention vise en particulier un procédé permettant de faire varier à volonté et d'une manière très simple ltépaisseur des revêtements protecteurs à appliquer et ceci également sur des conduite#s enterrées. Ainsi, pour les revêtements intérieurs, il est prévu pour leur réalisation, en principe un -dispositif épandeur qui projette périphériquement une matière plastique appropriée sur les parois tout en la répartissant le long de la conduite. La vitesse d'aspersion est choisie en fonction de I'B- paisseur de la couche de revêtement à obtenir. La matière plastique épandue de cette manière adhérant parfaitement à la surface intérieure des conduites préalablement nettoyées, s'adapte aisément aux variations éventuelles de leur diamètre et remplit n'importe quelle cavité quel que soit le genre de conduites à revêtir. Une forme d'exécution préférentielle, mais non limitative, du dispositif permettant de réaliser le procédé est représenté sur le dessin anne vé. Fig. 1 montre schématiquement, en coupe longitudinale, le dispositif épandeur préconisé introduit dans une conduite à proximité d'un joint; Fig. 2 se rapporte à une coupe transversale de la conduite de la Fig. 1 avec dispositif épandeur engagé; Fig. 3 et 4 ont trait en deux vues orthogonales à un détail du dispositif concernant des galets de roulement; Fig. 5, 6 et 7 illustrent schématiquement trois différents genres de tuyères d'épandage dont le dispositif épandeur peut être muni; Fig. 8 et 9 indiquent en coupe longitudinale des raccords de conduites ayant subis le traitement préconisé par ce procédé; Fig. 10 montre schématiquement comment peut fonctionner le dis positif épandeur dans le cas d'une conduite souterraine. Le procédé de revêtement visé par l'invention prévoit l'utilisation d'un dispositif 1 comprenant un cylindre rigide 2 de diamètre inférieur au diamètre intérieur de la conduite 3 à revêtir. Ce dispositif est muni aux extrémités de galets 4tournant fou, disposés radialement et extérieurement au cylindre 2 et montés sur des supports 5. Les supports 5 sont munis de ressorts 6 (Fig. 3 et 4) agissant sur l'axe des galets 4 en les poussant radialement vers la périphérie. De cette façon les galets 4 sont appuyés contre la surface intérieure de la conduite 3 et le dispositif 1 engagé dans la conduite 3 peut se déplacer le long de celle-ci tout en se maintenant en position. centrée et s'accommodant aux variations éventuelles de diamètre de la conduite. Bien entendu, au cas où les conduites devaient présenter des diamètres très différents, il serait nécessaire d'avoir recours à des dispositifs d'encombrement adaptables en conséquence. Â l'intérieur du cylindre 2 sont placés deux réservoirs 7 et 8 contenant l'un, la résine à appliquer et l'autre, un catalyseur de polyméri sation. Â une extrémité du cylindre 2 est monté une tuyère 9 qui asperge la matière à épandre en direction radiale. Cette tuyère est reliée par une conduite 10 aux réservoirs 7 et 8 précités. Ces réservoirs 7 et 8 sont reliés entre eux de manière que, lors de l'opération d'épandages la résine se mélange au catalyseur dans un dosage prédéterminé et sous forme d'une fine pulvérisation. Le temps de polymérisation stétablit en dosant convenablement résine et catalyseur et peut varier entre quelques minutes et quelques heures. Pour la formation du revêtement intérieur toutes les résines synthétiques, applicables par épandage, du type élastomères, plastomères et autres conviennent. Des exemples de telles résines sont entre autres, les résines furaniques, époxidiques, alocyliques, polyesters insaturés, polyesters composites, polyamides, résines sulfamidiques, chlorure de polyvinyle, polystyrène, résines polyacryliniques, polyuretanes et autres. Le type de tuyère 9 à adopter varie en fonction du diamètre de la conduite 3 à traiter. En particulier, pour les tubulures de faible diamètre, il est recommandé une tuyère 9 de type statique (Fig. 5) constituée par un. disque centré par rapport au cylindre 2 et comportant une pluralité d'ori- fices 91 disposés radialement. Pour les conduites de plus gros diamètre, la tuyère 9 est formée par un pistolet rotatif pouvant émettre un jet radial 9a (Fig. 6) ou un jet oblique 9b (Fig. 7). La rotation s'effectue en tout cas autour de l'axe du dispositif 1. Le pistolet à jet oblique 9b tourne sous l'effet de la poussée qu'il reçoit pendant l'épandage, tandis que le pistolet à jet radial 9a est mu par un moto-réductèur électrique, hydraulique ou à air comprimé Il placé dans le cylindre 2. Â l'extrémité opposée de celle comportant la tuyère 9 est prévu une sonde électronique ou électromagnétique 12 de type connu, destinée à signaler les discontinuités de la conduite 3, par exemple au voisinage des joints 13 entre les différents tronçons. Le dispositif I est relié avec l'extérieur par un raccord 14 comprenant une conduite pour l'air comprime alimentant soit la tuyère 9, soit le moteur éventuel à air comprimé 11, un câble électrique permettant de traduire à l'extérieur les indications en provenance de la sonde 12, un câble de commande du débit de la tuyère 9 et autres. Le dispositif 1 est relié en outre à des câbles de traction 15, actionnés aux extrémités du tronçon de conduite à traiter, pour son déplacement le long de celui-ci. Pour la réalisation du procédé selon llinventions la conduite 3 à traiter est subdivisée en tronçons de longueurs pouvant varier entre 50 et 250 m et, en cas de courbes et de dénivellations, dans des tronçons moindres, afin que ceux-ci puissent faire office d'alignements pratiquement droits pour permettre le passage dans ceux-ci du dispositif 1. Pendant l'opération, le tronçon à traiter doit être mis hors service ou il doit présenter, notamment pour les conduites enterrées, à chacune des extrémités, une fouille 16 (Fig. 10) dans le sol pour pouvoir accéder à ces conduites. Le procédé peut aussi être appliqué sur des -nouvelles conduites pour former une couche intérieure 17 près des joints (Fig. 8) ou sur toute l'étendue ou encore sur des conduites déjà en usage en vue de rétablir le revêtement ou ltétanchéité défectueuse près des joints ou sur d'autres points si besoin est. Au cas où l'application du revêtement 17 doit se faire sur des tubulures déjà usagées, il sera normalement nécessaire de procéder préalablement à un nettoyage intérieur de celles-ci. après séchage intérieur et aspiration de tout résidu poussiéreux, il sera introduit dans la conduite le dispositif 1 en le faisant déplacer axialement tandis que la tuyère 9 va répandre le mélange résine-catalyseur dosé dans la proportion convenable. le cette façon, il est constitué un revêtement intérieur 17 dont l'epaisseur dépend du type de tuyère 9 utilisée, de la vitesse de rotation de celle-ci (dans le cas où elle est rotative) et de la vitesse d'avancement du-dispositif 1 dans la conduite. il est ainsi possible d'obtenir un revêtement intérieur 17 adhérent et homogène dont ltépaisseur peut varier de 1 à 10 mm et davantage. Le dispositif 1 est à déplacer de préférence dans le sens de la flèche À (voir aussi Six. 1 et 10) pour éviter le passage des galets de roulement 4 sur la matière qui vient d'être déposée. Dans le cas d'application d'un revêtement à des conduites destinées à la distribution de gaz, le procédé s'effectue de manière discontinue en appliquant le revêtement 17 aux joints 13. Ce genre de conduites étant généralement en fonte, l'unique détérioration probable est celle de la garniture des joints, lesquels joints sont du type à emboitement. La présence des joints 13 est signalée par la sonde 12 qui met en fonction la tuyère 9 aspergeant une couche de résine 17 qui recouvre le joint. La vitesse de translation du dispositif 1 peut être constante de manière à obtenir un revêtement 17 d'épaisseur uniforme ou elle peut être réglée de manière à obtenir des épaisseurs variables. Dans ce dernier cas il est obtenu une couche 18 (Fig. 8) d'épaisseur différenciée et le remplissage de la jointure de plus gros diamètre en réalisant ainsi une garantie d'étanchéité la plus favorable possible, Pour un contrôle visuel des opérations une caméra de télévision 19 (Fig. 10) à circuit fermé peut etre reliée au dispositif 1, laquelle permet de suivre, sur un écran approprié 20, l'avancement des opérations. Les revêtements intérieurs ainsi réalisés présentent une adhérence parfaite à la surface interne de la conduite, une étanchéité à toute épreuve et une élasticité appropriée pour pouvoir résister, dans le cas de conduites enterrées, aux trépidations- provoquées par des véhicules circulant en surface. Le dispositif 1 peut être aussi muni d'un compteur de préférence électronique pour contraler le nombre des tours effectues par la tuyère. Le procédé suivant l'invention peut être appliqué à des tubulures en fonte, en acier ou en autres métaux,# béton, éternit, matière plastique et en général à n'importe quelle autre matière utilisée pour ce genre d'objets. Dans la réalisation pratique l'invention pourra subir des modifications et-rariantes compatibles avec les problèmes particuliers pouvant se poser pour sa mise en oeuvre, sans pour celà sortir des limites de sa protection. RE7E##ICÂTI01TS 1) Procédé destiné à la formation d'un revêtement en matière plastique à l'intérieur de conduites transportant des fluides, caractérisé en ce qu'il consiste à introduire à l'intérieur de la conduite et à déplacer le long de celle-ci un dispositif épandeur aspergeant périphériquement sur les parois la matière plastique appropriée conjointement avec le catalyseur. 2) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que comme matière plastique de revêtement il est utilisé entre autres des résines synthétiques élastomères ou plastomères applicables par aspersion. 3) Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la matière plastique est choisie entre autres dans le groupe constitué par les résines furamiques, époxidiques, résines alecyliques, polyesters insaturés, polyesters composites, polyesters polyamides, résines sulfamidiques, élastomère de polyvinyle, polystyrène, résines polyacryliques et polyuréthanes. 4) Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 1 et 2 et la revendication 3, caractérisé en ce que le déplacement du dispositif d'épandage à l'intérieur de la conduite est constant de manière à former une couche de revetement d'épaisseur uniforme et comprise entre 1 et 10 mm. 5) Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisé en ce que la matière plastique n'est répandue qu'au droit des joints. 6) Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le déplacement du dispositif épandeur est réglable de manière à obtenir des épaisseurs différenciées de la couche de revêtement. 7) Dispositif destiné à réaliser un revêtement en matière plastique à l'intérieur de conduites transportant des fluides suivant le procédé selon les revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend un cylindre rigide (2) de diamètre inférieur au diamètre intérieur de la conduite (3) à traiter, muni aux deux extrémités et extérieurement de galets de roulement (4) disposés radialement et montés sur des supports (5) pourvus de ressorts (6) poussant les galets (4) vers la périphérie, le cylindre (2) étant en outre muni intérieurement de deux réservoirs (7, 8) contenant l'un la résine à appliquer et l'autre un catalyseur, reliés à une tuyère (9) située å une des extrémités du dispositif et répandant ce mélange radialement sur la paroi interne de la conduite (3) traitée. 8) Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé on ce que la tuyère (9) est constituée par un disque (9) centré dans l'axe du cylin- dre et accusant une multitude d'orifices radiaux (9'). 9) Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la tuyère(9) est constituée par un pistolet rotatif (9a) à jet radial mû par un moto-réducteur. 10) Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la tuyère est constituée par un pistolet (9b) à jet oblique. 11) Dispositif suivant l'une ou l'autre des revendications 7 à 10 caractérisé en ce qu'il est muni d'une sonde électronique ou électromagnetique (12) signalant les discontinuités dans la conduite (3). 12) Dispositif suivant l'une ou l'autre des revendications 7 à 11, caractérisé en ce qu'il est muni, à une extrémité de câbles de traction (15). 13) Dispositif suivant l'une ou l'autre des revendications 7 à 11 caractérisé en ce qu'il est pourvu d'une caméra de télévision (19) à circuit fermé, reliée à un écran (20). 14) Dispositif suivant l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est muni d'un.compte-tours pour la tuyère (9).