a présente invention concerne une cloison amovible coupe-feu. Actuellement on connait d'une part des modèles de cloisons amovibles et d'autre des cloisons fixes ou mobiles pouvant jouer le rôle de coupe-feu en cas d'incendie. Le but de l'invention est de mettre à la disposition des utilisateurs une cloison amovible qui possède l'avantage de servir de coupe-feu avec une résistance contrôlée de deux heures à 10000 C ce qui est exceptionnel pour ce genre de construction. La cloison, objet de l'invention, est constituée par une structure métallique comprenant des poteaux en tube d'acier carré et deux lisses longitudinales, haute et basse, accouplant bux panneaux en aggloméré d' amiante-ciment, par exemple mais non exclusivement, retenant entre eux une matière isolante et ignifuge, l'ensemble complété par des plinthes à fonctions décorative et d'étanchéité. Cette cloison est caractérisée par le fait que ces panneaux sont solidarisés aux poteaux par des moyens susceptibles d'absorber leur dilatation au feu et que les poteaux sont eux-mêmes capables de subir cette dilatation sans flambage. Ces propriétés associées au pouvoir coupe-feu des matériaux utilisés assurent une bonne résistance de la cloison, en retarde la déformation et par là même prolonge son action en cas de sinistre. les détails de l'invention ressortiront bien de la description qui va suivre, se référant aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est une vue en coupe transversale d'un poteau et des panneaux; - la figure 2, une vue en coupe longitudinale; - la figure 3, une vue de détail des lumières oblongues découpées dans les étriers support. Sur la figure 1, le dispositif représenté comprend un poteau 1, constitué par un tube en acier carré dont deux ailes en vis à vis ont été découpées en haut et en bas, pour l'introduction de la semelle d'une lisse longitudinale à profil spécial : 2 à la partie inférieure et 3 à la partie supérieure. Ces lisses sont alliage spécial, par exemple mais non exclusivement du genre " AGS Fi5", leur profil est conçu pour remplir différentes fonctions : accouplement des poteaux, logement de joints, accrochage de clips. C'est ainsi qu'à la partie inférieure on rencontre un joint 4 remplissant les creux de la lisse et prévu, dans le cas considéré en"31 Spintex 643fl, un joint central 5 pour rupture de pont thermique, réalisé dans l'exemple décrit en "Abesto- lux" et, à la partie supérieure, is joints respectivement semblables 6 et 7. Au droit de chaque-poteau, la semelle de la lisse supérieure 3, introduite dans les échancrures du tube carré 1, comporte un vérin 8, constitué par une vis dont la tête 9 est emboitée dans un creux central du profil de la lisse. Sur la tige du vérin, l'écrou de blocage 10 vient en butée contre un épaulement Il de la lisse, à l'encontre d'un ressort de compres- sion 12, retenu ainsi prisonnier entre ledit écrou et une platine 13, solidaire du poteau, prolongée en son centre par un tube de guidage 18 de la tige du vérin.On peut donc, au montage de ces structures les ajuster parfaitement en effectuant un réglage par manoeuvre de l'écrou 10 et, il va de soi que le système décrit présente, en cas de sinistre, l'avantage d'absorber la dilatation des poteaux par le jeu du ressort de compression 12. Cette structure montée, il convient d'appliquer les panneaux contre les poteaux. Ces panneaux 14 - 14'représentés également figure 2 sont construits à partir de matériaux isolants et ignifuges, ils ensserent entre leurs flancs une matière telle que de la laine de verre, par exemple "BI Spintex 643". Ces panneaux comportent, à intervalles réguliers des goujons à tête conique 16 qui s'engagent respectivement dans les lumières oblongues 21 - 21' pratiquées dans les ailes latérales d'étriers 17 fixés aux poteaux 1 à coulissement. les têtes des goujons 16 s'enclenchent dans des clips rivés sur la face intérieùre des ailes de l'étrier. Les étriers 17 sont eux-mêmes fixés à coulissement sur la hauteur des poteaux 1, à distances régulières et judi- cieuses, par une vis épaulée 19 avec écrou 20. Cette vis traverse une lumière oblongue 22 pratiquée dans l'amie de chaque étrier (figure 3). Ce dispositif permet la dilatation des poteaux sans affectation des panneaux par le glissement des étriers sur les goujons 16 et les vis 19 dans les lumières oblongues 21-21' 22. Comme il vient d'être exposé, les panneaux 14-14' sont maintenus de part et d'autre des poteaux 1 pur les goujons 16, pour compléter cette fixation, des clips inférieurs 23 et supérieurs 24 sont disposés de manière à s'accrocher respectivement laut et bas, aux nervures 25 - 26 des lisses, à venir en butée contre les épaulements respectifs 27 - 28 des lisses ce qui interdit tout basculement des panneaux ainsi coiffés. Les clips 23 et 24 présentent par ailleurs des le- vres 29 - 30 sur lesquelles viennent s'agrafer des plinthes longitudinales 31 - 32 à fonctions décorative et d'étanchéité. Dans la réalisation décrite, elles sont en " AGS T5", elles pourraient être en aluminium anodisé de différentes couleurs ou autre matière. Leur clipage leur permet un dégagement latéral et, en cas de dilatation des poteaux sous l'action du feu, un dégagement vertical. Pour assurer une bonne étanchéité et une certaine souplesse au montage on a prévu des joints du genre "Cerafelt" repérés 33 entre les lisses le sol et le plafond, entre les panneaux et les poteaux. Ces joints pourraient être réalisés en toute matière à caractéristiques comparables. Â partir de la description qui vient d'être faite, on comprend l'intérêt que présente une telle cloison, en particulier en cas de sinistre où la dilatation des poteaux est absorbée sans entraîner la déformation des panneaux, apportant ainsi un élément retard à la destruction, retard qui peut, dans certains cas s' avérer salutaire. REVENIkICÂTIONS 1- Cloison amovible coupe-feu, comprenant des poteaux en tube d'acier carré et deux lisses longitudinales, haute et basse, assemblant deux panneaux en aggloméré d'aEiante-ciment par exemple mais non exclusivement, retenant entre eux une sat re isolante et ignifuge, l'ensemble complété par des plinthes à fonctions décoratives et d'étanchéité, caractérisée par le fait que ces panneaux sont accouplés aux poteaux par des moyens susceptibles d'absorber la dilatation des poteaux et que lesdits poteaux sont eux-mêmes capables de subir cette dilatation srans flambage donc sans déformation des panneaux. 2- Cloison suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que les moyens de fixation des panneaux sur les poteaux sont des étriers montés à coulissement le long des poteaux par l'intermédiaire d'une vis épaulée traversant une luxiee oblongue pratiquée dans l'amie de 1'étrier et bloquée par un écrou. 3- Cloison suivant les revendications i et 2, carac térisée par le fait que les moyens de fixation des panneaux sur les étriers sont des goujons à tête conique qui s'engagent respectivement dans une lumière oblongue pratiquée dans les ailes de l'étrier. 4- Cloison suivant la revendication 3, caractérisée par le fait que les têtes des goujons s'enclenchent dans des clips dont les lèvres s'ouvrent verticalement et qui sont rivés sur la face intérieure des ailes de l'étrier. 5- Cloison suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que les extrémités des poteaux sont découpées de manière à redevoir la semelle d'une lisse haute et basse. 6- Cloison suivant la revendication 5, caractérisée par le fait que les lisses comportent des nervures pour l'accro- chage respectif des clips;-des épaulements servant de butée aux clips et, enfin des évidements pour le logement de joints. 7- Cloison suivant la revendication 6, caractérisée par le fait qu'un vérin à vis est placé entre la semelle de la lisse supérieure et une platine fixée au poteau et se prolongeant par un tube de guidage de la tige du vérin. 8- Cloison suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que des joints en "Cerafelt 3" par exemple, mais non exclusivement, sont prévus entre les poteaux et les panneaux, entre les points d'appui de la cloison avec sol, leur, plafond. 9- Cloison suivant les revendications 1 et 7, caractérisée par le fait qu1un ressort monté sur la vis du vérin est intercalé entre la semelle de la lisse supérieure et la platine fixée au poteau.