L'invention a pour objet un appareil d'entranement au cyclisme. Pour permettre aux cyclistes de s'entraîner toute l'année à leur sport, il existe des appareils utilisables en salle de sport et en appartement; il s'agit d'appareils généralement désignés sous le terme d' "entraîneurs". Ces appareils peuvent être divisés en deux catégories. Les uns comportent essentiellement trois tambours ou cylindres d'axes parallèles, dont deux sont assez rapprochés et délimitent un berceau dans lequel prend appui la roue arrière do cycle, et dont le troisième est situé à une distance du plan médian vertical,passant entre les deux tambours arrière, égale à l'écartement entre les axes des roues avant et arrière d'un cycle, ce troisième tambour servant de surface d'appui à la roue avant du cycle.Dans les appareils de ce type, les deux tambours arrière sont entraînés en rotation par la roue arrière du cycle, qui est elle-même mue par le cycliste; et le tambour avant est entraîné par l'un des tambours arrière au moyen d'une transmission généralement par poulies et courroie. Les entraîneurs de ce type sont efficaces, mais présentent l'inconvénient de nécessiter une très grande adresse pour permettre au cycliste de conserver son équilibre. I1 n'est même pas exagéré d'affirmer que la pratique de l'entraînement au moyen de tels appareils tient un peu de l'acrobatie. De plus, ces entraîneurs ne sont pas utilisables si le cycliste ne pédale pas suffisamment vite. Ce n'est en effet qu'à partir d'une vitesse minimale déterminée que le cycliste peut conserver son équilibre Les appareils du second type ne présentent pas cet inconvénient de difficulté d'équilibre. Bien qu'ils comportent deux tambours arrière délimitant le berceau dans lequel prend appui et roule la roue arrière du cycle, ils présentent en effet un support sur lequel est adaptée et fixée la fourche avant du cycle. Le cycliste n'a donc aucune difficulté à maintenir son équilibre avec de tels -appareils entraîneurs; mais en contrepartie la mise en service de ces appareils est plus longue, car elle nécessite le démontage de la roue avant du cycle. Là n'est cependant pas leur principal inconvénient. I1 réside dans le fait qu'en raison de cette rigidité de fixation du cycle au niveau de la fourche, il y a rapidement détérioration de la fourche; et de plus la liaison rigide entre le cycle et un support fixe amène le cycle et le cycliste à avoir un comportement entierement différent de celui habituel sur route. Il n'existe donc pas d'appareils entraîneurs alliant les avantages essentiels suivants : facilité d'utilisation, absence de toute détérioration du cycle et possibilité de réaliser l'entraînement dans les mêmes conditions que si le cycle se déplace sur une route. Il s'agit là d'une lacune que l'invention pallie. Elle a pour objet, à cet effet, un appareil entraîneur qui comporte, en combinaison deux tambours d'axes parallèles sur lesquels repose et roule la roue arrière du cycle, une gouttière dans laquelle prend librement appui sa roue avant et des moyens qui maintiennent latéralement le tube de selle du cycle. Ces organes et moyens sont groupés sur un même bâti formé par une embase solidaire d'un piètement et sur laquelle sont fixés les axes porteurs des deux tambours, une colonne verticale portant les moyens de maintenue du tube de selle, et un profils en forme de gouttière devant servir d'appui à la roue avant. Ces moyens de maintenue du tube de selle consistent avantageusement en une fourche fixée à l'extrémité d'un tube horizontal susceptible de coulissement et de blocage dans un collier constituant l'extrémité d'une potence susceptible de coulissement et de blocage sur la colonne portée par le chassis. Quant au profilé en forme de gouttière, il est de préférence non pas monté fixe sur le chassis, mais est articulé sur lui autout d'un axe horizontal, afin de pouvoir occuper soit une position horizontale qui est celle d'utiliosation de l'appareil, soit une position verticale qui est celle de repos dans laquelle l'encombrement de l'appareil est réduit au minimum. Le plus important est cependant de considérer que, grâce à son agencement, cet appareil peut être utilisé avec des cycles de toutes dimensions, et ce en raison - d'une part, de ce que la roue avant du cycle peut reposer en une zone quelconque du profilé prolongeant le chassis vers l'avant, cependant que la roue arrière prend toujours immuablement appui sur les deux tambours mobiles, - et d'autre part de ce que la fourche constitutive des moyens de maintenue latérale du tube de selle peut être positionnée de façon règlable longitudinalement et verticalement, ce qui lui permet d'enserrer le tube de selle, quelles que soient les dimensions du cycle. Cet appareil présente donc les principaux avantages ci-après - il permet un entraînement en toute sécurité, car le cycle est maintenu latéralement à proximité de sa zone la plus haute, et ce sans cependant nécessiter aucune fixation à l'appareil; - cette absence de fixation et le fait que le cycle ne nécessite ni modification, ni règlage permettent une utilisation pratiquement instantanée de l'entraîneur, - il est utilisable avec des cycles de toutes dimensions, y compris ceux d'enfants, et le passage d'une dimension à une autre est facile et rapide, car il ne nécessite que la manoeuvre de deux volants ou autres organes de règlage; - son profilé avant étant articulé sur le bâti, l'appareil peut être replié sous un encombrement réduit qui facilite son transport et son rangement. L'invention sera bien comprise d'ailleurs à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de cet entraîneur Figures et 2 en sont des vues en perspective, respectivement en position de repliement et donc de repos, et en position de dépliement et donc d'utilisation; Figure 3 est une vue de côté montrant l'entraîneur en cours d'utilisation. Dans ce dessin, I désigne un chassis monté sur un piètement formé de deux tubes parallèles 2 dont les extrémités sont munies d'embouts 2 destinés à reposer sur le sol. De ce chassis 1 sont solidaires deux axes qui, non visibles au dessin, servent au support et à la rotation de deux tambours cylindriques, respectivement 4a - 4b. Ces deux tambours sont parallèles et ont leur génératrice inférieure située très près du sol. Leur diamètre est de tordre d'une dizaine de centimètres. Du chassis 1 est solidaire une colonne verticale 2 avantageusement constituée par un tube de section carrée. Sur cette colonne 2 est monté coulissant un court tube 6 qui forme chariot et qui estimmobfisabi sur la colonne 5 au moyen d'une vis de pression qui, non visible au dessin, est commandée par un volant de manoeuvre 7. De ce chariot 6 est solidaire une courte potence 8 terminée par un collier 9 d'axe horizontal. Ce collier sert de support à un tube 10 qui peut être immobilisé par serrage du collier au moyen d'un système à vis et écrou commandé par un volant de manoeuvre 12. Le tube 10 qui est situé horizontalement dans un plan vertical passant par les deux tambours 4a - 4b se termine à son extrémité arrière par un embout JI servant de poignée, et à son extrémité avant par une pièce 14 en forme de fourche. Le chassis 1 comporte enfin, à son extrémité considérée comme celle avant, un orifice servant de palier à un axe qui est parallèle à celui des tamboùrs 4a - 4b et est solidaire d'une pièce 15 servant au support et à la fixation d'un profilé 16 en forme de cornière. A proximité de son extrémité libre, ce profilé reçoit un court tube 32 dont est solidaire un tube transversal 18 muni de deux embouts JI jouant le rôle de piètement. Lorsque l'appareil est en position de repos, il se présente comme le montre la figure 1. Dans cette position, la gouttière 16 occupe une position sensiblement verticale grâce à laquelle l'encombrement de l'appareil est très faible, ce qui permet de ranger ledit appareil, par exemple dans un placard. Pour passer l'appareil de sa position de repos à celle d'utilisation, il suffit de rabatte le profilé 16 vers l'avant jusqu'à ce que, par son piètement 19, il prenne appui sur le sol. C'est la position visible à la figure 2. Lorsque l'appareil est dans cette position, son utilisation ne nécessite que la mise en place de la roue avant 21 du cycle dans la gouttière 16 et de la roue arrière 22 sur et dans le berceau délimité par les deux tambours 4a - 4b, en ayant soin d'introduire le tube de selle dans la fourche 14. Le cycle est ainsi maintenu latéralement, sans risque de tomber. L'utilisateur peut alors facilement monter sur son cycle et pédaler, ce qui produit l'entraînement des deux tambours 4a - 4b par la roue arrière 22, cependant que la roue avant 21 est immobile, tout en étant guidée par le profilé 16 en forme de cornière Le cycliste peut ainsi s'entraîner facilement et sans aucun risque, sans qu'il lui soit nécessaire de respecter une vitesse minimale déterminée, et sans qu'il ait eu à apporter la moindre modification à son cycle. La seule opération préalable à effectuer est de régler l'appareil en fonction de la dimension du cycle. Cette opération consiste en le seul règlage de la position de la fourche 14 en fonction même de la hauteur du tube de selle et de sa position longitudinale par rapport à la roue arrière du cycle. Ce règlage se fait au moyen de deux volants 2 et 12 qui permettent de régler respectivement la position de la fourche 14, d'une part en hauteur et, d'autre part longitudinalement. Les avantage s de cet appareil d'entraînement au cyclisme se conçoivent aisément et peuvent être ainsi résumés - possibilité d'un entraînement en toute sécurité, bien qu'en réalité le cycle soit relativement libre par rapport à l'appareil, étant donné qu'il est seulement maintenu latéralement par la fourche 14 qui agit en un point situé très haut sur le cycle, à savoir sur le tube de selle; - possibilité d'utilisation avec n'importe quel cycle et de n'importe quelles dimensions, sans qu'il soit nécessaire d'apporter la moindre modification ou le moindre règlageau cycle; - et facilité de rangement et de transport, étant donné ga'à l'état replié il se présente sous un encombrement très réduit, tout en pouvant instantanément passer de la position de repos à la position d'utilisation et vice versa. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas bien entendu à la seule forme d'exécution de cet apparail d'entraine- ment qui a été ci-dessus indiquée et représentée à titre d' exemple; elle en embrasse au contraire toutes les variantes, quels que soient notamment - les moyens utilisés pour réaliser la liaison des divers éléments de l'appareil, moyens qui peuvent par exemple être conçus de manière à faciliter le montage et le démontage complet de l'appareil par l'utilisateur lui même; - et les divers accessoires susceptibles d'être montés sur l'appareil, tel que par exemple : système de freinage du ou des deux tambours, tachymètre et compteur kilométrique adaptés à l'un des tambours, ainsi que système permettant d'afficher la vitesse d'entraînement de deux ou plusieurs appareils pour provoquer l'émulation de deux ou plusieurs cyclistes s'entraînant simultanément. REVENDICATIONS 1.- Appareil d'entraînement au cyclisme, caractérisé en ce qu'il comporte, en combinaison, deux tambours d'axes parallèles sur lesquels repose et roule la roue arrière du cycle, une gouttière dans laquelle prend librement appui sa roue avant et des moyens qui maintiennent latéralement le tube de selle du cycle. 2.- Appareil d'entraînement au cyclisme selon la revendication 1, caractérisé ence que ses organes et moyens sont groupés sur un même bâti formé par une embase solidaire d'un piètement et sur laquelle sont fixés les axes porteurs des deux tambours, une colonne verticale portant les moyens de maintenue du tube de selle, et un profilé en forme de gouttière devant servir d'appui à la roue avant. 3.- Appareil d'entraînement au cyclisme selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les moyens de maintenue du tube de selle du cycle consistent en une fourche fixée à l'extrémité d'un tube horizontal susceptible de coulissement et de blocage dans un collier constituant l'extrémité d'une potence susceptible de coulissement et de blocage sur la colonne portée par le chassis. 4.- Appareil d'entraînement au cyclisme selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le profilé en forme de gouttière servant d'appui à la roue avant du cycle est articulé sur lui autour d'un axe horizontal, afin de pouvoir occuper soit une position horizontale qui et celle d'utilisation de l'appareil, soit une position verticale qui est celle de repos dans laquelle l'encombrement de l'appareil est réduit au minimum.