La présente invention se rapporte de façon générale à un appareil à dessiner destiné à créer des images en trois dimensions et,plus particulièrement.à un appareil destiné à dessiner ou tracer des images individuelles en deux dimensions sur des écrans et à permettre de les observer stéréoscopiquement sous la forme d'une image composite tri- dimensionnelle ou en relief. L'avènement de la reproduction en trois dimen- sions dans les moyens de communication visuels, tels que les films en relief et l'holographie, a créé un besoin pour un appareil à dessiner dans les trois dimensions, utilisable comme instrument éducatif pour développer la sensibilité à la vision stéréoscopique, la perception spatiale et la capaci- té de dessiner dans les trois dimensions. Cet appareil pourrait aussi être utilisé comme passe-temps, de façon à créer un nouveau débouché à l'expression visuelle personnelle. Il convient par ailleurs que le prix de l'appareil à dessiner reste minimal, de façon à être accessible à une large couche de la population. Le champ de vision de la surface sur la- quelle le dessin est tracé doit être assez grand, afin de permettre d'exécuter avec l'appareil une grande variété de dessins ou décors. Divers jouets existant sur le marché permettent d'obtenir une image en deux dimensions en traçant un modèle sur un écran qui est recouvert d'une composition constituée de poudre métallique. Lorsque l'utilisateur désire former un nouveau dessin sur l'écran, il lui suffit de secouer le jouet pour reformer sur l'écran un revêtement -de la composi- tion métallique ou métallisée. Ces jouets ne présentent pas les possibilités stéréoscopiques mentionnées ci-dessus et comportent souvent un écran à surface courbe, accentuant les traits qui y sont tracés en déformant l'image désirée. La présente invention concerne un appareil à dessiner dans les trois dimensions, peu coûteux, très sûr et ayant un grand angle de champ. L'appareil comprend deux écrans transparents, une composition pour gravure constituée de poudre métallique, qui forme normalement un revêtement sur la face inférieure,ou face porte-dessin, de ces écrans, des éléments traceurs destinés à former simultanément des dessins presque identiques dans ce revêtement, un organe de manoeuvre qui est actionné par l'utilisateur et qui est destiné à déplacer simultanément ces éléments traceurs de manière à former les dessins désirés sur les écrans et un dispositif optique d'observation, destiné à permettre de voir stéréoscopiquement les images individuelles formées par les dessins sous la forme d'une image composite tridimensionnelle. D'autres buts et avantages de l'invention ap- paraîtront à l'examen de la description détaillée suivante, faite à titre illustratif et nullement limitatif en regard des dessins annexés sur lesquels: la figure 1 est une vue en perspective d'un appareil à dessiner dans les trois dimensions selon l'inven- tion la figure 2 est une coupe longitudinale à plus grande échelle de l'appareil, dans le sens des flèches Il-II de la figure 1 la figure 3 est une coupe horizontale de l'appareil, dans le sens des flèches III-III de la figure 2; la figure 4 est une coupe horizontale de détail de l'appareil, dans le sens des flèches IV-IV de la figure 2; la figure 5 est une coupe verticale dans le sens des flèches V-V de la figure 2; la figure 6 est une coupe horizontale à plus grande échelle, dans le sens des flèches VI-VI de la figure 2; la figure 7 est une coupe à plus grande échelle d'une articulation utilisée dans l'appareil; la figure 8 est une coupe horizontale à plus grande échelle, dans le sens des flèches VIIIVIII de la figure 2; et la figure 9 est une coupe verticale à plus grande échelle, dans le sens des flèches IX-IX de le figure 2. Les figures 1 et 2 représentent un appareil à dessiner dans les trois dimensions, comprenant essen- tiellement les trois modules suivants: (1) un module 11 d'observation optique; (2) un boîtier 12; et (3) un module 13 à dessiner ou tracer. Cette conformation modulaire de l'appareil à dessiner, décrite ci-dessous de manière plus particulière, contribue à la rapidité d'assemblage et de démontage pour entretien ou réparation. Le module 11 d'observation optique comprend deux écrans transparents plans 14, qui sont avantageusement des plaques de verre, dont les faces inférieures ou faces porte-dessin sont destinées à étre normalement revêtues com- plètement d'une composition 15 destinée à recevoir le tracé ou dessin,et dite "composition pour gravure">,formée d'un mélange de poudre métallique, de bronze ou d'aluminium par exempleet de petites billes de matière plastique ou de verre, ayant par exemple 1,0 mm de diamètre. Une composition connue de ce genre adhère à la face inférieure des écrans 14 en y formant un revêtement opaque ou translucide d'épaisseur sen- siblement constante, lorsque l'appareil est secoué. Le modu- le 13 à dessiner ou tracer comprend deux éléments traceurs 16, destinés à exécuter simultanément des dessins identiques en deux dimensions, dans le revêtement, sous l'effet de la manoeuvre d'un élément 17 actionné par l'utilisateur et com- portant un levier 18 de manoeuvre. Un dispositif optique d'observation 19 est placé au-dessus de chaque écran 14 de façon à permettre de voir stéréoscopiquement, sous la forme d'une image composite tridimensionnelle, les images individuelles tracées sur ces écrans. Les dessins formés.ipar les éléments traceurs 16 pro- viennent du balayage qui écarte un peu de revêtement de com- position de gravure, de façon à former des lignes foncées sur la surface réfléchissante plus claire de la partie restan- te de ce revêtement. L'utilisateur est donc en mesure de voir avec chaque' oeil une image distincte en représentant des vues légèrement différentes de la même image, et il peut par ailleurs les voir en stéréoscopie sous la forme d'une image tridimensionnelle. Chaque élément optique 19 du module d'obser- vation 11 comprend un oculaire opaque 20,en forme de cuvette> réalisé en une matière plastique ou en du caoutchouc. L'ocu- laire est fixé à l'extrémité extérieure d'un support tubu- laire transparent 21 en tronc de cône, réalisé en une ma- tière translucide ou mieux, transparente. Une lentille con- vergente plan-convexe 22 en matière plastique ou en verre meu- lé est fixée entre l'oculaire et le support, avec une pla- quette de couverture 23 en verre, destinée à la protéger. Chaque lentille 22 a la forme appropriée pour que son foyer se trouve dans le plan de la face inférieure 24 (face porte-dessin) de l'écran 14 respectif. Le rapport entre la distance focale des lentilles et la distance de la face inférieure est déterminé de manière que les deux images vues par les yeux de l'observateur puissent aisément se confondre en formant l'image composite tridimensionnelle résultante. Comme mentionné plus haut, les supports 21 sont transparents afin de laisser passer la lumière et éclairer les écrans 14. En fait, la situation naturelle dans laquelle le point sur lequel les deux yeux convergent est recréée et chacun des yeux accomode séparément sur ce point. Une autre considération affectant les paramètres de conforma- tion optique de l'appareil à dessiner consiste en ce que, plus l'ensemble de la scène paraît rapproché à l'observateur, mieux il peut combiner stéréos-copiquement les différences entre images dans l'espace à trois dimensions. Dans une forme de réalisation, l'appareil a été conçu de façon que le plan médian en profondeur apparente se trouve à une dis- tance moyenne de vision rapprochée égale à environ 500 mm, c'est-à-dire qu'un trait tracé dans ce plan médian semble se trouver à une distance de 500 mm environ. En raison de la nécessité mentionnée ci-dessus de faire coïncider le point de convergence binoculaire et la distance à laquelle l'oeil accomode, la distance focale des lentilles doit être un peu plus grande que la distance de ces lentilles au plan image, afin que les yeux accomodent comme s'ils le faisaient sur un objet éloigné de 500 mm. Le fait de créer une troisième dimension en profondeur avec l'appareil à dessiner a pour conséquence que le point de convergence binoculaire varie obligatoirement de part et d'au- tre du plan médian apparent, tandis que la plage d'accomoda- tion reste constante. Par suite, lorsque le point de conver- gence binoculaire s'écarte du plan médian, les yeux s'écar- tent de leur coordination normale et habituelle. Cependant, puisque l'accomodation et la convergence binoculaire sont pratiquement synchronisées, cette variation ne présentera aucune difficulté optique significative et l'observateur s'y adaptera aisément. La surface intérieure 25 du support transluci- de 21 de la lentille est diffusante et diffuse donc la lu- mière incidente en éclairant uniformément la surface porte- dessin 24. L'écran de verre circulaire 14 est fixé à l'extré- mité inférieure du support 21 par une garniture élastomère annulaire 26 et deux bagues 27 et 28 en matière plastique. La garniture 26 retient hermétiquement la composition 15 pour gravure dans une enceinte 29 et absorbe aussi les contraintes de choc appliquées à l'appareil, en empêchant l'écran de verre 14 de se briser. Un élément monobloc 30, destiné à fixer et porter les deux supports 21 assembléscomporte deux couron- nes opaques 31 en matière plastique. Cet élément contribue à délimiter l'enceinte 29,et son extrémité inférieure repose sur des rebords périphériques de garnitures élastomères (en caoutchouc) 32 en forme de soufflets. Les enceintes 29 sont donc protégées de la lumière, de façon à augmenter le con- traste entre les traits tracés sur les surfaces 24 par les éléments traceurs 16 et le revêtement de composition pour gravure de ces surfaces. Le boîtier 12 comprend essentiellement un socle 33 sur lequel est fixé le module à dessiner 13 et un corps 34, sur lequel le module d'observation 11 est monté. En général, le corps est monté télescopiquement sur le socle et y est fixé, puis les garnitures 32 sont mises en place de la manière re- présentée sur la figure 2. Ensuite, le module d'observation 11 est inséré télescopiquement de haut en bas dans le corps 34, en comprimant les rebords des garnitures 32 entre l'ex- trémité inférieure des couronnes 31 et une plaquette de re- tenue 35, fixée à ce corps. Le socle et le corps qui composent le boltier 12 peuvent être formés d'une matière plastique usuelle résis- tant bien aux chocs. Le socle et le corps, ainsi que les. autres éléments en matière plastique relativement fixes de l'appareil à dessiner peuvent être fixés les uns aux autres par un adhésif usuel et/ou thermosoudé de manière classique. En variante, il est possible d'utiliser des vis de fixation ou des éléments analogues pour fixer l'un à l'autre le socle et le corps, ainsi que le module d'observation 11 sur ce corps, de façon à faciliter le démontage pour entretien ou réparation. Comme le représentent les figures 2 et 3, le levier de manoeuvre 18 du dispositif 17 actionné par l'uti- lisateur est relié à chaque élément traceur 16 par une trin- glerie 36, de façon à déplacer sélectivementet simultanément ces deux élé- ments traceurs en leur faisant exécuter les dessins désirés sur les écrans 14. Il est possible de faire pivoter le levier de manoeuvre dans tous les sens de manière à déplacer les éléments traceurs selon un premier mode, dans le sens X-X (figure 2), selon un second mode, dans le sens Y-Y (figure 5) et dans une infinité de sens intermédiaires, c'est-à- dire suivant toute combinaison désirée des déplacements X-X et Y-Y. De plus, il est possible de faire tourner le levier de manoeuvre selon un troisième mode, dans le sens Z-Z (figure 6), pour modifier à volonté la distance qui sépare les deux éléments traceurs, ainsi qu'on le décrira plus loin de manière plus détaillée. Le levier de manoeuvre 18 comporte un arbre 37, à l'extrémité supérieure duquel est fixé un bouton 38 destiné à être manoeuvré par l'utilisateur. L'arbre 37 est monté de façon à pouvoir tourner dans un manchon 39, à l'ex- trémité inférieure duquel un segment sphérique 40 est fixé de façon à monter le levier à rotule dans une emboiture sphérique 41 du corps 34 du boîtier. Le joint à rotule formé de la sorte entre le levier de manoeuvre et le boîtier per- met de déplacer ce levier dans tous les sens à l'intérieur d'un renforcement tronconique 42 formé aussi dans le corps du boîtier. Comme le représentent les figures 4 et 5, le segment sphérique 40 est articulé sur un cadre 43 au moyen de deux pivots coaxiaux 44, ce qui permet de faire pivoter le levier de manoeuvre dans le sens X-X (figure 2) par rapport à ce cadre. Ainsi qu'on le voit sur les figures 2 à 4,le cadre 43 est articulé sur le socle 33 du boîtier au moyen de deux pivots coaxiaux espacés 45 et 46, disposés dans le même plan que les pivots 44. Par conséquent, lors- qu'on fait pivoter le levier de manoeuvre 18 dans le sens Y-Y de la figure 5, il fait pivoter le cadre 43 sur les axes des pivots 45 et 46. Un dispositif d'immobilisation 47 coopère avec le pivot 45 de façon à appliquer un effort de friction retenant le segment sphérique 40 lorsque l'utilisateur lâche le levier de manoeuvre 18. Ce dispositif agit en particulier pendant l'effacement, lorsque l'utilisateur secoue l'appareil à dessiner de façon à redéposer un revêtement sur les surfa- ces porte-dessin 24 et à les rendre opaques. Le dispositif 47 comporte un coussinet 48 dans lequel une extrémité du pi- vot 45 peut tourner. Le coussinet est monté coulissant dans une encoche 49 du socle 33 du boîtier. Un ressort hélicoïdal de compression 50 est monté entre le socle et le coussinet de façon à pousser ce dernier et le pivot vers le haut sur la figure 2. Une boutonnière 51 formée dans le socle loge le pivot 45 et celui-ci tourne dans un alésage 52 du coussinet. Le pivot est solidaire du cadre 43. On voit sur la figure 2 que, lorsqu'aucune poussée de haut en bas n'est appliquée sur le levier de ma- noeuvre 18 une fois que l'utilisateur l'a lâché, le ressort 50 sollicite le coussinet 48, le pivot 45 et le cadre 43 vers le haut, de manière à ménager un interstice entre ce pivot et le fond de la boutonnière 51. Ainsi que le montre la figure 5, la sollicitation de bas en haut exercée sur le cadre applique sur les pivots 44 une poussée de bas en haut qui met la surface extérieure du segment sphérique, dont l'étendue est appréciableen contact de friction avec l'emboîture 41 en immobilisant le levier 18 et donc la tringlerie 36 et les éléments traceurs 16, ce qui permet de secouer l'appareil à dessiner pour reformer un revêtement sur les surfaces porte- dessin 24. Par contre, lorsque l'utilisateur appuie sur le levier de manoeuvre pour commencer un tracé, le contact de friction entre le segment sphérique et l'emboiture est supprimé, ce qui permet de manoeuvrer librement ce le- vier. L'interstice utile ménagé entre les surfaces de portée du segment et de l'emboîture peut être maintenu minimal. On remarquera par ailleurs sur la figure 2 qu'il est possible de donner à la liaison du pivot 46, entre le socle 33 en matière plastique et le cadre 43, une flexibilité suffisante pour permettre de rendre minimal le déplacement que doivent subirle cadre et les éléments qu'il porte du côté du pivot pour que le dispositif 47 puisse fonctionner de la ma- nière qui vient d'être décrite. Ainsi que le représentent plus clairement les figures 2 et 3, la tringlerie 36 comprend deux bielles 53 et 54, qui sont chacune articulées sur le levier de ma- noeuvre 18 et sur l'élément traceur 16 respectif. On voit sur la figure 5 que les premières extrémités des bielles 53 et 54 sont articulées sur des pivots 55 et 56, respective- ment. Les pivots 55 et 56 sont formés par des tiges qui sont pliées de façon à comporter des parties verticales 57, 58 et des parties coudées 59, 60. Au montage, les tiges, dont les parties 59 et 60 ne sont pas encore coudées, sont insé- rées de bas en haut dans un manchon 61, puis ces parties 59 et 60 sont coudées comme l'indique la figure 5. Ce sous- ensemble composé du manchon et des tiges est alors inséré de bas en haut dans un alésage 62 façonné à l'extrémité in- férieure de l'arbre 37 et y est fixé par une rondelle et une bague élastique 63 fixée amoviblement à ce manchon. On peut donc constater sur la figure 2 qu'un pivotement du levier de manoeuvre 18 selon le premier mode, dans le sens X-X, sur les axes des pivots 44 (figure 5) aura pour effet de déplacer longitudinalement les bielles 53 et 54. Un pivotement du levier selon le second mode de déplacement, dans le sens Y-Y de la figure 5, sur les axes des pivots 45 et 46 (figure 2) aura pour effet de faire pivoter ensemble le segment sphérique 40 et le cadre 43, les articulations sur les pivots 55 et 56 restant statiques. Le troisième mode de déplacement, dans le sens Z-Z, c'est-à- dire la rotation de l'arbre 37 du levier de manoeuvre sur son axe longitudinal (figure 6) aura pour effet de déplacer longitudinalement les bielles 53 et 54 l'une par rapport à l'autre, en modifiant la distance qui sépare les pointes des éléments traceurs 16, en créant une modification de pro- fondeur à l'examen stéréoscopique alors que l'on a exécuté sur les écrans des dessins presque identiques. En particulier, une rotation du bouton 38 dans l'un ou l'autre sens fera tourner l'arbre 37 et lui fera appliquer une torsion aux parties 57 et 58 des tiges (figure ), qui tendront à "rouler" sur leur axe commun et sur l'axe longitudinal colncident de l'arbre 37. Par suite, les bielles 53 et 54 subiront un léger déplacement dans des sens opposés (en s'éloignant ou en se rapprochant suivant le sens de la rotation du bouton 38), en provoquant une modification mini- me, mais très précise et sensible de la distance qui sépare les pointes des éléments traceurs 16. Cette modification sera maintenue sans empêcher l'action des pivots 55 et 56 si le levier 18 est déplacé en même temps dans le sens X-X (figure 2) par exemple. On remarquera sur la figure 6 que l'extrémité supérieure du manchon 39 comporte deux butées 64 diamétralement opposées, disposées chacune dans une gorge circonférentielle 65 de la face inférieure du bouton 38. Cet agencement constitue donc un dispositif d'arrêt limitant l'amplitude de rotation du bouton,et donc de l'arbre 37,à 120 par exemple. Comme le représentent les figures 2 et 3, les secondes extrémités des bielles 53 et 54 sont reliées aux éléments traceurs 16 par des articulations 66 et 67, respectivement. Etant donné que les articulations et les éléments traceurs ont respectivement des conformations et des dispositions pratiquement identiques, il ne sera décrit en détail qu'un seul de chacun d'eux. On voit sur la figure 7 que l'articulation 66 comprend un pivot 68 qui articule une extrémité fourchue de la bielle 53 sur une biellette 69. Le pivot 68 peut, comme représenté, se composer d'.un premier organe massif 70, emmanché à force dans un second organe creux 71. L'autre extrémité de la biellette 69 est articulée entre les branches de l'extrémité inférieure fourchue d'un organe tubulaire 72 de l'élément traceur 16, par un second pivot 73, disposé perpendiculairement au pivot 68. Ainsi que le montre la figure 3, le pivot 73 peut aussi être composé d'un premier et d'un second organes 74 et 75 montés télesco- piquement et emmanchés à force. Comme le représentent les figures 2 et 3, deux plaquettes de portée courbes 76 et 77 en acier ou en "Teflon" sont fixées intérieurement à deux longerons 78, écartés latéralement, du cadre 43, de façon à venir en contact avec les têtes des organes 74 et 75 et à guider la bielle 53-dans ses déplacements longitudinaux, en l'empê- chant de se déplacer latéralement par rapport à ce cadre. Ces longerons ont par ailleurs pour rôle d'empêcher le dépla- cement latéral ou une torsion préjudiciable de l'organe tu- bulaire 72 (figure 8). Un agencement semblable est prévu pour la bielle 54, comme on le voit sur la figure 3. Ainsi que le représentent les figures 2 et 8, l'organe 72 est articulé entre les longerons du cadre 43- par un pivot 79, qui est disposé parallèlement au pivot 73. Par conséquent, un mouvement de va-et-vient de la bielle 53, sous l'effet d'un déplacement du levier de manoeuvre 18 dans le sens X-X de la figure 2, fait pivoter l'organe 72 dans ce sens. Un rebord annulaire intérieur 80 de la garni- ture 32 est monté (voir figure 9) dans une gorge annulaire 81 de l'organe 72 et y forme un joint empêchant la composition 15 pour gravure de fuir à cet endroit. L'élément traceur 16 comporte par ailleurs un style 82 en acier, dont l'extrémité supérieure forme une pointe 83 destinée à tracer le dessin voulu sur la surface revêtue 24 de l'écran 14. L'extrémité inférieure du style est ajustée dans un alésage 84 formé dans l'organe 72, de façon à y cou- lisser dans un sens et dans l'autre à la suite de l'action- nement du levier de manoeuvre 18 dans les sens X-X et/ou Y-Y. L'extrémité supérieure du style est guidée dans son 1l mouvement de va-et-vient par une douille d'acier 85, fixée à l'extrémité supérieure de l'organe 72 de manière à obturer un alésage 86 plus large, communiquant avec l'alésage 84 et coaxial à celui-ci. Un ressort hélicoïdal de compression 87 ou un élément analogue de sollicitation, disposé dans l'alé- sage 86, est monté entre l'organe 72 et un collier 88 fixé au style, de façon à repousser constamment la pointe 83 de ce style contre la surface porte-dessin 24. Le collier 88 est disposé de manière appropriée sur le style 82 et la longueur de l'alésage 84 est prédéter- minée de façon à permettre à la pointe 83 de ce style d'être repoussée contre les zones extérieures de la surface 24 sous l'action de la manoeuvre du levier 18. Si on le souhaite, on peut fixer sur le style 82 des rondelles 89 et les dis- poser de part et d'autre de l'extrémité supérieure d'une garniture élastomère 90 en forme de soufflet, afin de mainte- nir l'extrémité correspondante de cette garniture en place. L'extrémité opposée de la garniture comporte un bourrelet annulaire 91, monté dans une gorge annulaire 92 de l'organe 72. Chaque enceinte 29 est ainsi fermée hermétiquement et isolée. Dans une forme de réalisation de l'invention, le levier de manoeuvre 18 exécute un déplacement angulaire total dans les deux sens X-X et Y-Y d'environ 500, déterminé et limité par le renfoncement tronconique 42. Les pointes traceuses 83 ont une plus grande amplitude de déplacement dans le sens X-X, en raison des modifications de leur écarte- ment relatif que permet la rotation à volonté de l'arbre 37 du levier de manoeuvre dans le sens Z-Z (figure 6). Si l'on suppose que le levier de manoeuvre est disposé verti- calement dans sa position médiane, représentée sur la figure 2, la rotation du bouton 38 dans le sens Z-Z sur un arc de 600 inclinera chaque pointe traceuse de 30 à partir de sa position verticale, de sorte qu'elles s'inclineront au ma- ximum de 28 . Par conséquent, la distance angulaire horizon- tale maximale est portée à 560 au lieu des 50 du levier de manoeuvre. Mais les déplacements de ce levier et des pointes traceuses dans le sens Y-Y resteront les mêmes, c'est-à-dire correspondront à un déplacement angulaire total de 50 . Il va de soi qu'il est possible, sans s'écar- ter du domaine de l'invention, d'apporter diverses modifica- tions à l'appareil à dessiner dans les trois dimensions représenté et décrit. REVENDICATIONS 1. Appareil à dessiner dans les trois dimen- sions, caractérisé en ce qu'il comprend: un premier et un second écrans transparents (14) comportant chacun une face supérieure et une face inférieure (24) une composition pulvérulente (15) pour gravures qui recouvre normalement la face inférieure (24) de ces deux écrans un premier et un second éléments traceurs (16), destinés à former simultanément des dessins individuels dans la composition qui recouvre cette-face inférieure du premier et du second écrans, respectivement un dispositif de manoeuvre (17) actionné par l'utilisateur et destiné à déplacer simultanément ces élé- ments traceurs et à les déplacer aussi l'un par rapport à l'autre dans un sens prédéterminé sur la face inférieure des écrans, de façon à y former des dessins presque identiques'; et un dispositif optique d'observation (11) des- tiné à faire apparaître stéréoscopiquement les images indivi- duelles données par ces dessins sous la forme d'une image composite tridimensionnelle. 2. Appareil à dessiner selon la revendica- tion 1, caractérisé en ce que chacun des premier et second écrans transparents (14) est plan. 3. Appareil à dessiner selon la revendica- tion 2, caractérisé en ce que chacun des deux écrans transpa- rents (14) est monté à l'extrémité inférieure d'un support tubulaire transparent (21) correspondant, une lentille con- vergente (22) étant montée à l'extrémité supérieure de cha- cun de ces supports. 4. Appareil à dessiner selon la revendica- tion 1, caractérisé en ce que le dispositif de manoeuvre (17) actionné par l'utilisateur comprend un levier de ma- noeuvre (18) et une tringlerie (36) qui relie ce levier et les premier et second éléments traceurs (16), de façon à déplacer simultanément et à volonté ces éléments dans un premier sens (X-X), dans un second sens (Y-Y) perpendiculaire à ce premier et dans une infinité de sens intermédiaires sous l'effet de la manoeuvre de ce levier. 5. Appareil à dessiner selon la revendication 4, caractérisé en ce que la tringlerie (36) est reliée au levier de manoeuvre (18) et aux premier et second éléments traceurs (16) de façon à modifier à volonté la distance qui sépare ces éléments dans le premier sens (X-X) sous l'effet d'une rotation de ce levier sur son axe longitudinal. 6. Appareil à dessiner selon la revendication 4, caractérisé en ce que la tringlerie (36) comporte une première bielle (53) et une seconde bielle (54) qui sont articulées respectivement sur les premier et second éléments traceurs (16), ainsi que des éléments (66, 67) destinés à articuler ces bielles sur le levier de manoeuvre. 7. Appareil à dessiner selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comprend une articulation à rotule (40, 41) destinée à monter le levier de manoeuvre (18), de manière universelle sur cet appareil. 8. Appareil à dessiner selon la revendica- tion 7, caractérisé en ce que l'articulation à rotule comprend- un segment sphérique (40) fixé au levier de manoeuvre (18) et une emboîture sphérique (41) dans laquelle ce segment peut pivoter. 9. Appareil à dessiner selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif d'immobili- sation (47) destiné à maintenir le segment sphérique (40) en contact de frottement avec-l'emboîture (41) lorsque l'uti- lisateur lâche le levier de manoeuvre (18) et à supprimer ce contact de frottement quand l'utilisateur repousse ce levier (18). 10. Appareil à dessiner selon la revendication 6, caractérisé en ce que la tringlerie (36) comprend un cadre (43), un premier pivot (44) qui articule le levier de ma- noeuvre (18) sur ce cadre en lui permettant de se déplacer dans le premier sens (X-X) et des seconds pivots (45, 46) qui articulent ledit cadre sur l'appareil en permettant à ce cadre de se déplacer dans le second sens (Y-Y). 11. Appareil à dessiner selon la revendica- tion 5, caractérisé en ce que la tringlerie (36) comporte une première bielle (53) et une seconde bielle (54) qui sont articulées respectivement sur le premier et sur le second éléments traceurs (16), ainsi que des éléments de liaison (66, 67) destinés à articuler ces bielles sur le levier de manoeuvre (18). 12. Appareil à dessiner selon la revendica- - tion 11, caractérisé en ce que le levier de manoeuvre (18) comporte un manchon (39) dans lequel un arbre (37) est monté de façon à pouvoir y tourner, les éléments de liaison (66, 67) articulant la première bielle (53) et la seconde bielle (54) sur cet arbre (37). 13. Appareil à dessiner selon la revendica- tion 12, caractérisé en ce que les éléments de liaison (66, 67) comprennent deux tiges comportant chacune une partie verticale (57, 58), qui est montée dans l'arbre (37) sur son axe vertical,et une partie (55, 56) qui constitue un pivot articulant la bielle (53, 54) respective, de sorte qu'une rotation de cet arbre par rapport au manchon (39) applique aux parties verticales une torsion qui déplace ces bielles l'une par rapport à l'autre. 14. Appareil à dessiner selon la revendica- tion 13, caractérisé en ce qu'il comporte des butées (64) destinées à limiter l'amplitude de la rotation de l'arbre (37) par rapport au manchon (39). 15. Appareil à dessiner selon la revendica- tion 4, caractérisé en ce que chacun des deux éléments traceurs (16) comporte un organe tubulaire (72) et un pivot (79) qui articule cet organe tubulaire sur l'appareil en lui permettant de se déplacer dans le premier sens (X-X). 16. Appareil à dessiner selon la revendica- tion 15, caractérisé en ce que la tringlerie (36) comporte un cadre (43) articulé dans cet appareil de façon à pouvoir pivoter dans le second sens (Y-Y), chacun des éléments tu- bulaires (72) étant articulé sur ce cadre de manière à pou- voir se déplacer dans le premier sens (X-X). 17. Appareil à dessiner selon la revendication caractérisé en ce que le levier de manoeuvre (18) est arti- culé sur le cadre (43) de façon à pouvoir se déplacer dans le premier sens (X-X). 18. Appareil à dessiner selon la revendica- tion 15, caractérisé en ce qu'il comporte des garnitures (90) destinées à s'appliquer hermétiquement contre chacun des organes tubulaires (72), de façon à délimiter une en- ceinte (29) fermée, contenant la composition pulvérulente (15) pour gravure ou tracé. 19. Appareil à dessiner selon la revendica- tion 15, caractérisé en ce que chacun des deux éléments traceurs (16) comprend un style (82), qui est monté coulissant dans l'organe tubulaire (72) respectif et qui comporte à son extrémité supérieure une pointe traceuse (83) venant en contact avec la face inférieure (24) de l'écran (14) res- pectif et un organe élastique (87) qui repousse cette pointe contre cette face inférieure (24) de l'écran respectif.