L'invention concerne un dispositif destiné empêcher l'enlèvement non autorisé d'un objet qui est fixé de façon amovible ou déplaçable à une structure rigide, notamment d'un panneau qui est fixé à cette structure pour en interdire une ouverture d'accès, lsensemble étant tel qu'il apparaisse entre la structure et l'objet ou panneau un interstice propre à assurer à ce dernier le jeu voulu pour qu'il puisse être enlevé ou déplacé après libération d'une serrure ou système de sûreté analogue. Dans de nombreux cas, une telle structure rigide limite avec le panneau un espace où peuvent autre rangés des biens plus ou moins précieux (billets de banque, pièces de monnaie, valeurs, oeuvres d'art, mobilier, etc.). Le panneau est en général assujetti à la structure rigide à l'aide d'au moins une serrure ou système de sûreté analogue (cadenas, par exemple).A titre dtexemple de structures i panneaux, portes ou trappes de fermeture, on peut citer les parcmètres, taxiphones, distributeurs automatiques (de marchandises, de billets de##anque, de pièces de monnaie, de tickets de transport et d'accès aux quais de gare, etc.), billards électriques, chambres fortes, coffres-forts, cassettes, tiroirs-caisses, troncs d'église, boites aux lettres, coffres et boites a' gants de véhicules automobiles, fourgons blindés, portes extérieures d'appartements ou de maisons particulières, etc L'invention n'est d'ailleurs pas limite aux cas ou objet fixé-à-la structure rigide est un panneau de fermeture -mais elle stetend en particulier aux cas où cet objet a de la valeur par#lui-même et doit donc être soustrait aux convoitises de personnes sans=scrupules. Dans cet or#dre d'idées, on peut mentionner les moteurs hors-bords, la structure rigide susvisée faisant alors partie d'un bateau. Comme on le sait, il est souvent beaucoup moins difficile d'arracher le susdit objet de la structure rigide que de forcer la serrure ou système de sécurité analogue. En effet, dans le cas -d'un panneau-mobile ou amovible, il subsiste, entre celuici et la structure rigide, des interstices qui sont en général parallèles à un plan de séparation et dans lesquels des cambrioleurs peuvent introduire l'extrémité d'un levier (pice-monseigneur, lame de tournevis ou de couteau, etc.) ou des coins en vue d'arracher le panneau amovible ou déplaçable tout en laissant la serrure en position de fermeture. C'est ce qu'on appelle l'effraction lorsque le panneau en question constitue la porte d'entrée d'un appartement, d'une maison ou de leurs dépendances.Dans les autres cas d'application de l'inven ion, de tels interstices sont aussi nécessaires pour assurer à l'objet susvisé le jeu voulu pour qu'il puisse être enlevé ou déplacé par rapport à la structure rigide. Ceci étant rappelé, l'invention a pour but d'empêcher ou tout au moins de'gêneur considérablement l'insertion de leviers ou coins dans les interstices visibles qui existent entre l'objet amovible ou déplaçable et la structure rigide. Pour atteindre ce but, le dispositif défini en préambule est essentiellement caractérl;sé en ce que la structure rigide et l'objet ou panneau sont limités chacun, en leurs zones de contact mutuelles, par des surfaces en zig-zag ou ondulées dont les formes sont conjuguées de façon à ne laisser apparaître entre Slles que le susdit interstice qui est ainsi dépourvu de parties rectilignes, parallèles au plan de séparation entre l'objet ou panneau et la structure rigide ou relativement peu inclinées par rapport à ce plan, parties dont la longueur soit suffisante pour l'introduction d'un levier ou coin. De plus,l'encastrement qui se produit lors de la fixation du panneau ou objet analogue a pour effet de renforcer ce dernier Selon un mode-de réalisation avantageux, les surfaces en zig-aag ou ondulées ont un contour visible qui est défini par des segments rectilignes inclinés d'au moins 450 par rapport au plan moyen de séparation entre la structure et l'objet ou panneau et/ou par des arcs de courbe dont les tangentes sont inclinées d'au moins 450 par rapport à ce plan. Grace à une telle inclinaison, même si une personne mal intentionnée arrive à introduire un instrument quelconque dans l'interstice susvisé, la pesée qu'elle peut exercer avec cet instrument ne se traduit pas par une composante tendant à écarter l'objet ou panneau de la structure rigide. La dentelure des surfaces de contact peut être obtenue soit directement sur la structure rigide et sur le panneau ou objet analogue, dans le cas notamment où il s'agit de pièces découpées ou moules par injection, soit indirectement par fixation d'une garniture rapportée, de dessin approprie, sur les zones de contact mutuelles de la structure rigide et du panneau ou autre objet. L'invention va être maintenant décrite plus en détail à l'aide des dessins annexés. La fig.l illustre le principe de l'invention. La fig.2 représente, en perspective, les éléments essentiels d'un coffre conforme à l'invention. La fig. 3 représente, en perspective, un parcmètre conforme à l'invention. La fig. 4 représente, en perspective, une porte palière d'appartement conforme à l'invention. La fig. 5 montre, vue du dessus, la porte de la fig.4. La fig. 6 représente une variante de la fis 5. La fig. 7 montre, en perspective, une variante de la fig .4. La fig. 8 enfin illustre, également en perspective, l1appli- cation de l'invention à un tiroir. La figure 2 représente un coffre dont une structure rigide ou paroi verticale 1 est munie d'une ouverture 2 que peut obturer une porte 3, laquelle est montée sur la paroi 1 à l'aide de charnières 4 d'axe vertical X-X. La paroi 1 et les charnières 4 sont agencées de façon telle, qu'en position de fermeture, la porte 3 s'appuie sur une surface verticale en retrait 5 et que sa surface extérieure se trouve dans le même plan vertical que la surface extérieure de la paroi 1. Dans cette position, le pène 6 d'une serrure 7, qui peut être manoeuvré à l'aide d'une clé 8, vient stengager dans une gâche (non représentée) qui est fixée intérieurement à la paroi La porte 3 étant généralement rectangulaire, il subsiste en général, entre celle-ci et le bord de l'ouverture 2, un interstice continu de forme également rectangulaire qui n'est masqué localement que par les charnières 4. Dans chacun des quatre segments rectilignes de cet interstice, il est- possible- d'insérer l'extrémité d'un levier ou des coins en vue d'arracher la porte en faisant sauter les charnières 4 et/ou le pène 6. C'est pour empêcher ou tout au moins gêner considérablement une telle insertion que, conformément à l'invention, la paroi let le panneau 3 sont limités chacun, en leurs zones de contact mutuelles, par des surfaces en zig-zag ou ondulées 9 et 10 dont les formes sont conjuguées de façon à ne laisser apparaitre entre elles, en position de fermeture, qu'un interstice 11 (voir fig.1) propre à assurer à la porte 3 le jeu voulu pour qu'on puisse la faire tourner autour de l'axe X-X après escamotage du pène 6. Dans le présent cas où la porte 3 doit pouvoir tourner autour d'un axe tel que X-X, on comprend que les surfaces 9 et 10 doivent autant que possible constituer des secteurs de surfaces de révolution autour de cet axe. Au contraire, si la porte ou trappe 3 était destinée à s'extraire par une translation perpendiculaire au plan de la paroi 1, les surfaces 9 et 10 seraient de forme prismatique ou cylindrique avec des génératrices perpendiculaires à ce plan (fig.8). Comme le montre la fig.1, les surfaces 9 et 10 ont un contour visible qui est défini par des segments rectilignes qui, avec le plan moyen de séparation P, forment des angles tels que A et B qui sont d'au moins 45~. Si les surfaces 9 et 10 étaient ondulées, il en serait de même avec leurs tangentes. Dans ce cas toute#fois, le contour de ces surfaces peut comprendre des arcs ayant des tangentes parallèles ou presque parallèles au plan P mais dont la longueur (parallèlement au plan P) est insuffisante pour permettre la pénétration de l'extrémité d'un levier. Si l'extrémité d'un levier est introduite entre deux segments rectilignes parallèles et voisins 12,13 des surfaces 9 et 10 et qu'une pesée est exercée sur l'autre extrémité du levier, deux forces#égales et opposées F et F' se trouvent ainsi exercées sur les segments 12 et 13, perpendiculairement à ces derniers. En raison de l'existence de l'interstice 11, ces forces ont simplement pour effet d'arc-bouter les surfaces 9 et 10 les unes contre les autres, sans faire naître de composante appréciable perpendiculairement au plan P. Les tentatives de forcement se trouvent donc annihilées.D'ailleurs, en raison des faibles hauteurs (perpendiculairement au plan P selon la figure 1) des zig-sags, les segments rectilignes de l'interstice 11 ne peuvent accueillir que des lames étroites, ce qui limite l'intensité des forces telles que F et F. La fig. 3 représente un parcmètre qui est lui aussi conforme à l'invention. Un tel parcmètre comprend une porte 14 qui, lorsqu'elle est ouverte à l'aide dune clé 8,permet d'accéder à un réceptable à pièces de monnaie. Cette porte, qui peut pivoter autour d'un axe inférieur vertical, est munie sur ses bords de surfaces dentelées 10 qui viennent coopérer, en position de fermetures avec les surfaces dentelées conjuguées 9 qui limitent l'ouverture d'accès 2 De plus, le bottier du parcmètre est constitué de deux moitiés 15 et 16 qui sont accolées et assem- blées par des moyens à vis ou semblables, lesquels sont accessibles par 11 ouverture 2 pour permettre d'extraire le mécanisme du parcmètre aux fins de contrtle, de réglage et de réparation.Comme il ressort de la fig. 3, ces demi-bottiers 15 et 16 sont manies respec vivement de surfaces d1 interpénétration conjuguées 9a et îOa analogues aux susdites surfaces 9 et 10, ce qui, sans faire perdre au bottier son caractère démontable, empoche les tentatives de forcement par insertion de l'extrémité d'un levier entre les demibottiers 15 et 16. Les fig. 4- et 5 illustrent l'application de l'invention a une porte palière d'appartement, Sur ces figures, on voit un chair branle ou dormant 17 qui est scellé dans un mur 18 et sur lequel est montéeune porte battante 19 à l'aide de charnières telles que 20. Le sens d'ouverture dgla porte 19 a été schématisé par une flèche f, ce qui signifie que l'intérieur de l'appartement se trouve à l'arrière de la fig. 4 ou sur le haut de la fig. 5. Dans ce cas aussi, le chambranle 17 et la porte 19 sont munis de surfaces en zig-zag ou dentelées conjuguées 9b et lob Pour faciliter la construction, ces surfaces ne sont pas nagées dwrectement sur la porte 19 et le chambranle 17 mais sur des garnitures 21 et contregarnitures 22 qui sont encastrées respectivement dans la porte 19 et le chambranle 17. Selon le mode de réalisation représenté, ces garnitures et contre-garnitures 21 et 22 sont fixées à l'aide de vis 23 qui, comme celles 24 des charnières 20, sont placées de façon que leurs têtes ne soient accessibles que lorsque la porte 19 est ouverte. A titre de précaution supplémentaire, on peut prévoir des surfaces dentelées conjuguées telles que 9c et lOc entre la garniture 21 et la mortaise d'encastrement de la porte i9, tout au moins sur la partie visible de l'extérieur de l'appartemente. Il est à noter que cette précaution supplémentaire n'est pas indispensable car il n'y a pas ici de feuillure mobile à défendre. De telles garnitures 21 et contre-garnitures 22 peuvent se vendre par couple, au mètre linéaire, dans les quincailleries et grands magasins et s'adapter à la demande sur les portes existantes ou sur les portes d'appartements en en construction. Selon le mode de réalisation représenté à la fig. 4, les génératrices des surfaces dentelées 9b et lob sont parallèles au plan de la porte 19 mais il est évident que ces génératrices pourraient tout aussi bien être perpendiculaires à ce plan, voire obliques par rapport à ce plan connue le montre schématiquement la fig. 6. Cette dernière solution est d'ailleurs moins commode à appliquer et elle n'a été représentée que pour illustrer la grande variété des modes de réalisation de l'invention. Bien que les diverses figures montrent des surfaces conjuguées telles que 9, 10 dont le profil est régulier et sont trique (les dents on ondes ayant toutes la zame forme sur les deux surfaces), il est possible de donner à ces surfaces des fores ir régulières, voire aléatoires, à la seule condition qu' elles soient conjuguées de la manière et aux fins qui ont été décrites ci-dessus. De plus, alors que, selon les fig. 4, 5 et 6, les généra- trices des surfaces conjuguées ont un dessin rectiligne ou quasirectiligne en plan, elles peuvent aussi, comme montré en 9e et 10e à la fig. 7, être disposées en plan, suivant un dessin en chevron, ce qui consolide la zone faible des charnières 20. Selon les divers modes de réalisation qui ont été décrits ci-dessus, en référence aux dessins annexés, l'objet mobile ou déplaçable est constitué par une porte 3 qui est reliée à la structure rigide par une charnière. Cependant, et conform#ment aux explications qui ont été données en préambule, l'invention n'est pas limitée à ce domaine d'application. C'est ainsi que, comme le montre schématiquement la figure 2, des surfaces dentées conjuguées 9d, 1od pourraient aussi être prévues entre une telle porte et ceux des éléments des charnières 4 qui sont solidaires de la structure rigide I ou entre cette structure rigide et ceux des éléments des charnières 4 qui sont/solidaires de la porte 3. D'une façon plus g6- nérale, l'objet amovible ou déplaçable n'est pas constitué néces- sairerent par un panneau destiné à interdire une ouverture d'accès, car il peut s'agir par exemple d'un moteur hors-bord ou de tout autre objet fixé de façon amovible ou déplaçable à une structure rigide. Enfin. an lieu de pouvoir se déplacer en rotation par rapport à la structure rigide, l'objet amovible ou déplaçable peut aussi être agencé de façon à pouvoir se déplacer en translation. C'est ce que l'on a schématisé à la fig 8 où l'on voit un tiroir 26 qui est mobile en translation par rapport à une structure rigide 27, selon la flèche double F, de façon à libérer ou obturer une ouverture 28 de cette structure. Dans ce cas, le bord du tiroir 26 et celui de l'ouverture~28 sont limités chacun par des surfaces en zig-zag ou ondulées 9f, lOf dont les génératrices sont parallèles à cette flèche. REVENDICATIONS 1 - Dispositif destiné à empêcher l'enlèvement non autorisé d'un objet qui est fixé de façon amovible ou déplaçable à une structure rigide, notamment d'un panneau qui est fixé à cette structure pour en interdire une ouverture d'accès, l'ensemble étant tel qu'il apparaisse entre la structure et objet ou panneau un interstice propre à assurer à ce dernier le jeu voulu pour qu'il puisse etre enlevé ou déplacé après libération d'fine serrure ou système de sûreté analogue, caractérisé en ce que la structure rigide et l'objet ou panneau sont limités chacun, en leurs zones de contact mutuelles, par des surfaces en zig-zag ou ondulées dont les formes sont conjuguées de façon à ne laisser apparaitre entre elles que le susdit interstice qui est ainsi dépourvu de parties rectilignes, parallèles au plan de séparation entre l'objet ou panneau et la structure rigide ou relativement peu inclinées par rapport à ce plan, dont la longueur soit suffisante pour l'introduction d'un levier ou coin. 2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les surfaces en zig-zag ou ondulées ont un contour visible qui est défini par des segments rectilignes inclinés d'au moins 450 par rapport au plan moyen de séparation entre la structure et'objet ou panneau. 3 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les surfaces en zig-zag ou ondulées ont un contour visible qui est défini par des arcs de courbe dont les tangentes sont inclinées d'au moins 45 par rapport à ce plan. 4 - Couple de garniture et contre-garniture, caractérisé en ce que la garniture et la contre-garniture ont des surfaces en zig-zag ou ondulées de forme conjuguée et sont agencées pour être incorporées au dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3.