PROCEDE REGLE DE FRACTIONNEMENT DES PROTEINES. La présente invention concerne de façon générale un procédé réglé de fractionnement des protéines. Plus particulièrement, l'invention concerne de nouvelles combinaisons technologiques qui permettent l'addition simultanée de solvants dénaturants potentiellement nuisibles a des solutions de protéines à des débits réglés, l'échange efficace simultané de la chaleur produite par l'addition de ces solvants au liquide, et la régulation de la concentration des protéines et du solvant, du pH et de la force ionique de mélanges complexes de protéines tels que le plasma sanguin.Egalement, on peut utiliser cette technologie pour éliminer les solvants organiques de solutions de pro téines en évitant l'effet de dénaturation important que provoque l'élimination des solvants par cryodessiccation, évaporation instantanée ou lyophilisation et pour supprimer la centrifugation dans certaines phases du procédé à I 'étha- nol froid de Cohn en particulier les procédés 6 et 9 de Cohn. Le procédé s'adapte de façon idéale à un procédé continu à l'éthanol froid pour le fractionnement des protéines ou du plasma. Enfin, l'addition du solvant organique de la façon décrite dans l'invention permet d'obtenir de façon particulièrement efficace de petites particules lors de la precipitation. La régulation de la température, du pH et de la force ionique, la formation de petites particules lors de la précipitation et l'effet d'agglomération de l'emploi de fibres creuses réduisent de façon synergique la durée totale de la préparation de la fraction V de Cohn (albumine) de 5 à 7 jours à moins de 3 jours avec un rendement et une pureté élevés et une dénaturation minime. On fractionne généralement les protéines du sang selon le procédé de précipitation à l'alcool décrit par E.J. Cohn (brevets des Etats-Unis d'Amérique Nos. 2 390 074 et 2 770 616). Bien que selon ce procédé on réussisse à fractionner les protéines, de nombreux indices montrent que les protéines isolées principalement par emploi d'alcool et d'autres précipitants des pro téines, ne sont pas des produits naturels. L'albumine humaine et en particulier la y-globuline immunitaire contiennent toujours des agrégats lorsqu'on les isole avec de l'éthanol. Ces agrégats sont présents en des quantités qui indiquent qu'une dénaturation s'est produite.Beaucoup de produits du commerce préparés par fractionnement par l'éthanol et par emploi d'autres précipitants des protéines contiennent jusqu'à 25% d'agrégats (voir le brevet des Etats Unis d'Amérique No. 4 136 094). Le procédé proposé par Cohn repose sur l'équilibrage de l'action préci- pitante du solvant organique et des actions sol vantes des électrolytes présents. Dans un tel procédé1 cinq variables indépendantes ont été ajustées uniquement à des degrés variables: la concentration en électrolyte, la concentration en alcool, la concentration en ions hydrogène, la température et la concentration en protéines. La pureté des rendements et l'importance de la dénaturation de chacune des protéines plasmatiques isolées dépendent de la mesure dans laquelle on règle ces variables. Le procédé de Cohn est habituellement mis en pratique de façon discontinue. On traite du plasma refroidi avec des composés réagissants dans de très gros récipients. En pratique, après avoir ajuste le pH du plasma ou de sa sous-fraction, on refroidit la solution de protéines à une température déterminée égale ou inférieure à 0 C pour réduire la dénaturation des pro téines par le solvant et obtenir des conditions convenant à la précipitation. Pour effectuer la précipitation, on ajoute le précipitant (généralement 1'éthanoi) en agitant, en une quantité prédéterminée pour qu'on obtienne la concentration finale appropriée à la séparation de la fraction de protéine désirée. La façon dont on opère à ce jour ne permet pas d'éviter les variations localisées de température, les variations localisées de la concentration des protéines ni les variations localisées de la concentration en alcool. 1-1 n'est pas rare d'observer des variations localisées de température atteignant +15 C. On ne peut pas agiter le mélange de façon efficace sans qu'il se produise un moussage excessif indésirable. Le procédé est par nature lent, si bien que la concentration du précipitant varie de façon continue jusqu'à ce que la totalité du précipitant ait été ajoutée. Par conséquent, la précipitation des fractions s'effectue progressivement et une période prolongée de vieillissement est nécessaire pour qu'on approche de l'équilibre final. En pratique, il est très rare qu'on atteigne la condition d'équilibre necessaire et le produit final est presque toujours souillé et dénaturé. Ces systèmes de traitement de quantités importantes ont l'inconvénient de soumettre continuellement des gros volumes de plasma à des risques dus à une panne de l'installation ou à une erreur humaine. L'incorporation dans des conditions appropriées à l'obtention d'un cycle complet de fractionnement selon le procédé de Cohn nécessite 160 heures, soit environ 7 jours. Cohn dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique No. 2 469 193 indique que lorsqu'on doit précipiter une protéine se dénaturant facilement telle qu'une y-globuline, on doit prendre des précautions considérables pour ajouter le précipitant au plasma ou à sa sous-fraction. Il est ainsi recommandé qu'après ajustement approprié du pH et de la température du plasma ou de sa sous-fraction, on ajoute le précipitant par l'intermédiaire d'une membrane semi-perméable pour éviter la denaturation. Ceci n'a pas été possible dans des systèmes en grand. Cependant, l'addition de l'alcool par diffusion à travers des membranes semi-permeables ne permet pas d'éviter les fluctuations importantes de la concentration en protéines, de la concentration en alcool ou de la tem pérature. Il est prévisible que le procédé soit lent par nature et que la concentration du précipitant varie continuellement jusqu'au moment ou tout le précipitant a été ajouté. Des périodes prolongées de vieillissement sont nécessaires pour qu'on approche de l'équilibre final. Le caractère inapproprié des temps nécessaires est exposé dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique No. 3 826 740 qui concerne un procédé et un appareil pour traiter des systèmes en phases multiples et le brevet des Etats-Unis d'Amérique No. 3 769 009 qui concerne un système amélioré pour le fractionnement du plasma sanguin. Habituellement, la mise en pratique du procédé de Cohn nécessite une installation importante, les rendements de certaines fractions sont faibles et les protéines doivent être exposées pendant des durées prolongées à des concentrations élevées en alcool qui ont un effet dénaturant sur certaines d'entre elles. Jusqu'à ce jour, la régulation des cinq variables n'a été que partielle et toujours loin des conditions optimales. Le fait que les y-globulines fractionnées par l'éthanol froid selon le procédé de Cohn contiennent des agrégats moléculaires, les rendent inappropriées à l'administration intraveineuse.Ce fait est cité et établi dans les brevts dds Etats-Unis d'Amérique Nos.3 763 135 et 3 869 436. Même lorsqu'on suit rigoureusement~les recommandations du procédé de Cohn, on constate que les protéines isolées avec de ltal- cool comme précipitant présentent des agrégats d'albumine et d'immunoglobu lime séflque. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique No. 3 764 009 précité tend à effectuer la régulation de la température et de l'addition de l'alcool dans un procédé de fractionnement de solutions de protéines en particulier de plasma selon lequel on combine des jets convergents dans l'espace avec le précipitant de la protéine pour former un mélange dans lequel la protéine plasmatique est précipitée instantanément et dont on la sépare ensuite. En pratique, on indique que les jets projetes dans l'espace sont suffisamment fins pour qu'en combinaison avec le plasma, le mélange soit pratiquement instantané. Selon ce brevet, on obtient la réaction exothermique de l'addition de I'alcool au plasma et la dissipation de la chaleur produite lorsque les jets fusionnent sans heurt pour former un courant composé qui frappe ensuite une surface froide pour éviter toute élévation indésirable de la température susceptible de dénaturer la protéine. Les turbulences qui constituent un autre problème de l'addition de l'alcool sont réduites au minimum ou à une valeur négligeable. Le degré de reguwation des cinq variables détermine le rendement, la pu aete et l'importance de la dénaturation des fractions de protéine obtenues. Une denaturat9ion des proteines peut se produire par suite d'une combinaison quelconque des facteurs suivants: la turbulence et le moussage, des concentra ions élevées en alcool9 Sa chaleur produite par l'addition de l'alcool, l'impossibilité de ellaintenir a une valeur constante la température de la solution, et dans le dernier stade9 l'élimination de l'alcool de la protéine. A l'exception de la concentration des protéines qui est le seul élément ajusté au début du procédé, ces variables demeurent essentiellement libres pratiquement jusqu'aux étapes finales de chaque stade. Pendant les phases critiques, qui existent lorsqu'il se produit des différences localisées de la concentration en alcool, on observe une chaleur importante, une concentration élevée en alcool et une concentration faible en protéines. Ces variations importantes qui résultent de l'impossibilité de maîtriser les facteurs critiques entrai~ nent une dénaturation des protéines, une faible pureté et de faibles rendements.Pour réduire au minimum deux variables critiques, c'est-a-dire la concentration en alcool et la température, on ajoute l'alcool très lentement à la solution de protéines et avec le minimum d'agitation pour éviter la dé- naturation par moussage. Par conséquent, environ 7 jours sont nécessaires pour l'achèvement du cycle total. En plus du temps important nécessaire, on n'a jamais pu ajuster de façon appropriée les concentrations en protéines. Enfin, en raison de son effet important de dénaturation et de la libération exothermique de chaleur lors de son addition à des concentrations élevées à des solutions aqueuses, on doit ajouter l'alcool éthylique lentement et à des concentrations assez faibles (55%), ce qui nécessite que le volume combine soit quadruple de celui du liquide ou du plasma de départ. L'invention regroupe plusieurs principes permettant l'ajustement précis à tout moment des six variables principales du procédé de Cohn, à savoir: (l) la concentration en proteines, (2) la régulation du débit de l'addition d'alcool, la régulation de la température selon un système d'échange de chaleur particulier, la la régulation du pH, t5) la régulation de la conductivité, et (5) la régulation de I'agglomération de la protéine qui précipite. On peut ainsi, pour la première fois, obtenir la régulation des variables importantes du procédé de Cohn. Le temps nécessaire à l'achèvement du cycle complet de fractionnement est réduit de 7 à 3 jours, le rendement et le pu reté sont accrus et le degré de dénaturation est considérablement réduit. De façon générale, l'invention concerne un procédé réglé de fractionnement des protéines qui comporte les stades suivants: - On fait circuler une solution froide contenant des protéines, telle que du plasma, dans un espace fermé limité par un côte d'une membrane poreuse cons tituée par exemple par des fibres creuses. - On ajuste la température de la solution de protéines par circulation d'une solution d'un liquide précipitant les protéines en contact avec le cOté opposé de la membrane. - L'accroissement du débit et l'ajustement de la contre-pression provoquent la pénétration de la solution précipitante à travers la membrane, ce qui provoque la précipitation de particules fines de protéines plasmatiques le long du premier côté de la membrane. - On sépare ensuite les particules de protéines précipitées. - On peut soumettre le système à un contre-rinçage avec des tampons pour ajuster le pH, la concentration en Na+ et la force ionique. D'autres buts et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description suivante et des figures jointes, données à titre illustratif mais non limitatif, et dans lesquelles les éléments correspon dants portent les mêmes numéros de référence. La Figure 1 représente schématiquement une forme de système selon l'in vention. Les Figures 2A et 2B représentent schématiquement une forme de cellule de fractionnement, la Figure 2A illustrant un mode opératoire et la Figure 2B un autre mode opératoire. La Figure 3 représente schématiquement le débit d'addition- et la concen tration de l'alcool dans le plasma, la température du plasma entrant et sor tant et la température de l'alcool entrant et sortant, ces valeurs étant me surées dans la pratique de l'Exemple 1. La Figure 4 représente graphiquement les débits d'addition de l'alcool et ses concentrations dans le plasma, la température du plasma entrant et sortant avant et après addition de l'alcool et la température de l'alcool d'échange de chaleur entrant et sortant, ces valeurs étant mesurées dans la pratique de l'Exemple 2; et la Figure 5 illustre graphiquement les conditions mesurées dans la pra tique de l'Exemple 3. Le mode de réalisation préféré de l'invention va maintenant être décrit. La Figure 1 illustre un exemple de système pour la mise en pratique du procédé de fractionnement de l'invention. Ce système comporte un récipient isolé 10 de plasma, un récipient isolé 11 d'alcool et un récipient 12 de tampon, munis chacun d'un agitateur 13, d'un échangeur de chaleur 14 et d'un indicateur de température 15. De plus, le récipient 12 est muni d'un détecteur de conductivité 16 et d'un détecteur de pH 17. Deux récipients 18 pour le fractionnement, l'échange de chaleur et le mélange de l'alcool et du plasma sont montés en parallèle. Comme le montre mieux la Figure 2, chaque récipient ou cellule 18 comporte plusieurs membranes poreuses sous forme de fibres 19 qui communiquent toutes à une extrémité avec la chambre d'entrée 20 et à l'autre extrémité avec une chambre d'évacuation 21. Chaque récipient est muni d'un orifice d'entrée 22 et d'un orifice d'évacuation 23 ayant chacun un détecteur de température 15. Toutes les fibres 19 traversent une chambre centrale 24 qui les entoure et qui a un orifice d'entrée 25 et un orifice d'évacuation 26 munis également chacun d'un détecteur de température 15. La Figure 2A illustre la cellule selon un mode de fonctionnement (1) avec de l'éthanol (indiqué en hachures) traversant les fibres 19 et du plasma traversant l'espace entourant les fibres.La Figure 2B montre le mode opposé (2) selon lequel le plasma traverse les fibres et l'alcool, également indiqué par des hachures, passe dans l'espace environnant. Le récipient de plasma 10 est raccordé aux cellules de mélange 18 par une canalisation ou une tubulure formant la ligne 27 qui réunit le récipient 10 aux orifices d'entrée 22 des cellules de mélange. La ligne 27 comporte une pompe doseuse à régulation 28 qui fait circuler le plasma. De plus, il existe un détecteur de température 15, un détecteur de pH 17, un détecteur de la concentration de l'alcool 29, un détecteur de protéines 30, un débitmètre 31, un régulateur de pression 33 et un manomètre 34 pour la détection et le réglage des conditions d'écoulement du liquide dans la ligne. Des vannes à trois voies 32 montées sur la ligne permettent de diriger l'écoulement à la demande. Les orifices d'évacuation 22 des cellules de mélange 18 sont raccordés au récipient de plasma 10 par des canalisations ou des tubulures formant les lignes 35 qui comportent des détecteurs de température 15, des détecteurs de pH 17, des détecteurs d'alcool 29, des débitmètres 31, des soupapes de pression 36 et des manomètres 34 pour permettre la détection et le réglage des conditions d'écoulement. Le récipient d'alcool il est raccordé par la ligne 37 et la pompe 28 à l'orifice d'entrée 25 de la cellule de mélange 18 et par la ligne 38 à l'orifice d'évacuation 26 de cette cellule. La ligne 37 comporte un débitmètre 31, une soupape de pression 36 et un régulateur de pression 33. Le récipient de tampon 12 est raccordé de façon semblable par les lignes 39 et 40 â l'autre cellule de mélange. Le procédé implique de préférence l'emploi de fibres creuses en Teflon, divinylacrylonitrile, polysulfone ou acétate de cellulose. Sinon, les systèmes peuvent utiliser des membranes tubulaires enroulées en spirale ou des systèmes à plaque et à châssis utilisant des membranes de composition et de diamètre des pores semblables. Les membranes sous forme de fibres creuses que l'on préfère sont fabri quées sous forme de structures unitaires cohérentes qui résistent aux pressions de chaque côté de la surface active de-la membrane sans rupture ou sans dommage de la structure servant de support. On prépare les fibres creuses par "filage" d'une solution polymère qui, lorsqu'elle fait prise ou se solidifie, forme une membrane anisotrope tubulaire. Ces fibres creuses comportent une surface lisse très mince délimitant la lumière avec une densité des pores déterminée et un coefficient déterminé de rejet moléculaire et une structure spongieuse rugueuse sur l'extérieur de la fibre avec une configuration des pores plus lâche ou plus ouverte. Cette structure de la membrane permet à la fibre creuse de bien résister aux pressions intérieures. et extérieures. Lorsqu'on utilise le module à fibres creuses pour l'ultrafiltration, on met sous pression l'intérieur des fibres creuses. Lorsqu'on opère le contre-rinçage, on met sous pression le côté ex terreur ou côté calandre des fibres creuses. La possibilité d'effectuer un contre-rinçage des fibres creuses est importante lorsqu'on utilise les fibres creuses pour l'addition de l'éthanol froid dans le procédé de Cohn. Bien que l'éthanol soit l'agent précipitant des protéines que l'on pre- fère, on peut utiliser de nombreux autres solvants et solutions. On peut en particulier utiliser l'éthanol, le butanol, l'acétone, les membres de la série du glycol, le polyéthylèneglycol, le dioxane, etc., des sels neutres tels que des phosphates, sulfates, etc., ou un mélange de composésréagissants tels qu'un alcool et des sels, et enfin un copolymère séquencé d'oxyde d'éthy lene et de polyisopropylène. Bien que l'invention soit décrite relativement au fractionnement du plasma sanguin, elle s'applique au-fractionnement de solutions de protéines d'origine quelconque animale (humaine, bovine, porcine, etc.), bactérienne ou végétale. On pompe le plasma entre 4 et -70C à travers la lumière des fibres creuses. On peut, pour ajuster de façon sensible et précise cette température, pomper de l'éthanol entre 50 et 80%, à des températures comprises entre -20 et -10 C à l'extérieur des fibres creuses. On ajoute l'éthanol froid au plasma recyclé à l'intérieur des fibres par simple élévation du débit et ajustement de la contre-pression à l'extérieur des fibres creuses à des valeurs suffisantes pour que l'alcool pénètre à travers les pores des fibres creuses. Lorsqu'on met ainsi en contact l'éthanol froid et le plasma, l'accumulation locale de chaleur est minime par suite de la vitesse (0,6-3 m/s) du plasma à travers les fibres creuses et de la minceur (monomoléculaire) de la couche d'alcool venant continuellement en contact avec le plasma à la surface de la membrane. L'importance de la surface de contact creée par les membranes sous forme de fibres creuses provoque la precipitation de particules très petites -v.risant i obtention c... fractions nettes avec un rendement élevé et une durée minimale de contact pour l'obtention de la précipitation complète. On obtiens cr.-t%e réçu ula-i;lon critique de la température du plasma à l'in- terface alcool-plasma par ajustement des facteurs suivants dont la régulation est facile La texperatu-ge et le débit de l'alcool agissent de concert pour réaliser un échange de chaleur efficace et instantané et agissent en synergie avec le débit et la température du plasma. Par conséquent, la dissipation de la chaleur est efficace, les concentrations localisées d'alcool sont réduites au minimum et la concentration en protéines du plasma est maintenue à des valeurs favorisant la formation optimale de précipités de protéines de taille optimale. On peut effectuer l'addition des tampons selon un mode de contre-rinçage semblable pour permettre un équilibrage rapide et-régulier à diverses valeurs du pH, de la concentration en Na+ et de la force ionique. On peut ajuster de façon précise l'addition de l'alcool froid et des solutions tampons par la différence de pression entre l'intérieur (lumière) des fibres creuses et l'extérieur (côté calandre) des fibres creuses. La vitesse élevée du plasma qui s'écoule dans la lumière des fibres favorise un contact très efficace de l'alcool avec le plasma et provoque une agglomération produisant des particules fines de plasma précipitées tout en réduisant au minimum la chaleur de réaction provoquee par le mélange du plasma et de l'alcool froid. La formation de particules de taille optimale lors de la précipitation, la régulation de l-a température, la régulation du pH et l'effet d'agglomération des fibres creuses agissent en synergie pour réduire la durée totale nécessaire à l'obtention de la fraction V de Cohn (albumine humaine) de 5 à 7 jours à moins de 3 jours. Un autre avantage de l'emploi proposé de la fibre creuse pour ajouter les précipitants des protéines tels que l'éthanol froid au plasma, est qu'il rend inutile l'emploi de cuves ouvertes, ce qui réduit les risques d'obtention de lots pyrogènes de protéines plasmatiques. On peut mettre ce procédé en oeuvre dans des cuves fermées car on ajuste le pH, la température et l'addition d'alcool dans le module a fibres creuses. L'emploi de dispositifs spe- ciaux de mélange et d'addition de l'alcool dans les cuves est également inutile car le mélange et l'addition de l'alcool s'effectuent dans les fibres creuses.Comme on peut obtenir une régulation fine de la température, de la taille des particules et du pH grâce à l'emploi des fibres creuses, l'emploi de pompes à faible cisaillement très coûteuses est inutile et on peut utiliser des pompes centrifuges modifiées à faible cisaillement de prix modéré. Certains spécialistes ont suggéré que le cisaillement provoqué par le pompage et l'écoulement à travers des canaux tubulaires étroits (fibres creuses) provoque une dénaturation considérable. (Cf. S.E.Charm: "Shear Inactivation in Processing Biologic Materiel11, DIEW Publication No. NIH 78-1422, p.27). Cependant, on a utilisé des fibres creuses Romicon pour traiter des enzymes à l'échelle industrielle avec une diminution minime de l'activité enzymatique. Ces systèmes industriels utilisent également des pompes centrifuges. D'autres spécialistes (Cf. P. Dunhill: "The Action of Shear on Enzymic Proteins", DHEW Publication No. NIK 78-1422, p.40) ont suggéré que le cisaillement n'était pas en soi nuisible (dénaturation) aux enzymes et aux protéines labiles mais que l'exposition à l'action de l'oxygène (air) et/ou de températures élevées constitue les conditions de dénaturation qui provoquent une diminution de l'activité enzymatique et de l'intégrité des protéines. Cette hypothèse semble être confirmée par un travail concernant le traitement d'enzymes et de protéines plasmatiques avec des fibres creuses Romicon. Il est possible que ce qui a été interprété comme une dénaturation par cisaillement des enzymes et des protéines soit en réalité une dénaturation pro voquée par les températures élevées et l'exposition à l'air, en particulier par le moussage. La possibilité d'ajuster la température avec de l'ethanol froid à l'exterieur ou à l'intérieur des fibres creuses constituant en quelque sorte un échangeur de chaleur tubulaire, avec une surface de 140 ou 245 dm2 par module, supprime pratiquement tout échauffement localisé,etl'élimination de l'emploi de cuves ouvertes et de mélangeurs dans les cuves de traitement discontinu évite le moussage et l'exposition excessive à l'air. On peut donc utiliser des pompes centrifuges avec des fibres creuses pour pomper le plasma tout en ajustant l'addition de l'alcool froid par emploi d'une cuve réfrigérée sous pression ou d'une cuve réfrigérée associée à une pompe centrifuge. Ces conditions réduisent au minimum la dénaturation des agrégats de protéines et les risques de contamination par des agents pyrogènes. On peut aussi ajouter l'alcool au plasma par inversion des compartiments, c'est-à-dire faire s'écouler l'alcool à l'intérieur des fibres creuses et faire circuler le plasma à l'extérieur. Dans le mode 1 illustré par la Figure 2A, l'alcool circule à l'intérieur des fibres creuses; dans le mode 2 illustré par la Figure 2B, l'alcool circule à l'extérieur des fibres creuses. Enfin, la possibilité d'ajuster la concentration des protéines rend inutile l'emploi des gros récipients de stockage utilisés en pratique courante par suite du quadruplement du volume que provoque l'addition de l'alcool. L'invention sera d'ailleurs mieux comprise à la lecture de la description des exemples suivants donnés à titre illustratif mais non limitatif. EXEMPLE 1 I conditions opératoires - Opération Cohn No. 12 - Mode li Figure 2a Plasma cryoprécipité. Séparation de la fraction I L'unité pilote utilisée pour ces exemples est illustrée par la Figure 1. Les compartiments de l'alcool et du plasma dans les cellules 18 sont illustrés par les Figures 2A et 2B. Le mélange de l'alcool et du plasma et l'échange de chaleur s'effectuent à l'interface. On refroidit à +1 C le plasma cryoprécipite de départ (1,6 litre; 12,2 mS à 24 C; contenant 93g de protéines totales: 54,4g d'albumine et 13,5g d'IgG) sans permettre la formation de glace. On ajoute 3 ml de tampon acétate de sodium (acide acétique 4,0M + acétate de sodium 0,2M, pH 4,0) pour aJuster le pH du plasma de 7,86 à 7,1 + 0,1 (on effectue toutes les déterminations du pH sur des dilutions 1/5 de l'echan- tillon avec du soluté salé à 0,9%). On agite l'alcool ajouté ( 80%) dans un récipient clos à une température de -110C. On agite le plasma dans un recipient clos et on ajuste la température pour obtenir les conditions désirées. On recycle les protéines à l'extérieur des fibres creuses à un débit de 2 500 ml/mn. En même temps, on recycle l'ethanol froid à l'intérieur des fibres à un débit de 300 ml/mn.Pour obtenir la concentration finale de 8% d'éthanol dans le plasma, on ajoute 178 ml d'éthanol à 80% au plasma en accroissant le débit d'écoulement de l'éthanol jusqu'à ce qu'on observe une contre-pression de 1,4 bar. Dans ces conditions, l'addition de l'alcool s'achève en 70 minutes. Pendant ce temps, la concentration en éthanol du plasma s'élève de O à 8%, la température du plasma s'abaisse de O à -2,50C et la température de l'éthanol s'élève de -11 a -8,5 C. La vitesse d'addition et la concentration de l'alcool dans le plasma, la température du plasma entrant (avant le mélange avec l'alcool), la température du plasma sortant (après l'addition de l'alcool) et la température de l'alcool entrant et sortant sont illustrées par la Figure 3. On élimine le précipité I par centrifugation pendant 15 mn a 27 000 x G. On remet le précipité I en suspension avec de la glace à un volume de 420 ml. Ce précipité est constitué principalement de fibrinogène. il contient 1,9g de protéines totales (0,6g d'albumine et 0,49 d'IgG). Le surnageant I contient 879 de protéines totales (51g d'albumine, 12,19 d'IgG) dans un volume de 1 550 ml. La conductivité du surnageant I est de 9,7 mS à 24 C. On nettoie la cuve de refroidissement des protéines et l'extérieur des fibres creuses avec de l'eau distillée et on rince avec de l'éthanol à 20%. Séparation de La fraction Il + III On place le surnageant I dans la cuve de refroidissement du plasma et -on le maintient entre -2,5 et -30C. On ajuste le pH à 6,8 + 0,05 par addition de 3,1 ml de tampon acétate de sodium. On porte la concentration en éthanol du surnageant de 8 à 20% par addition de 310 nil d'éthanol a 80%, dans les mêmes conditions de débit et de pression que dans la section "séparation de la fraction I". La Figure 3 montre que pendant les 30 mn où s'effectue cette addition, la température du surnageant I s'abaisse à -6 C tandis que la tempé- rature de l'éthanol s'élève de -130C à -6 C. On élimine le précipité il + III par centrifugation pendant 15 mn à -6 C et 27 000 x G. On remet le précipité en suspension avec de la glace à un volume de 1,16 litre. Il contient 19,7g de protéines totales (1,9g d'albumine et 10,5g d'IgG). Le surnageant Il + III contient 6O,5g de protéines totales (43,79 d'albumine et l,Gg d'IgG3 dans un volume de 1,7 litre. Sa conductivité est de 4,8 mS à 24 C. On rince la cuve de refroidissement des protéines et l'extérieur des fibres creuses avec de l'eau distillée et de I'éthanol à 40%. On laisse la température de l'éthanol à 80% s'abaisser à -15 C pour préparer la séparation de la fraction 1V1. Séparation de la fraction IVa On réintroduit le surnageant II + III dans la cuve de refroidissement du plasma et on le maintient à -6 C. On ajuste le pH à 5,4 t 0,1 par addition de 13 ml de tampon acétate de sodium. On dilue le surnageant à 18% d'éthanol par addition de 190g de glace broyée d'eau distillée et-on laisse le mélange s'effectuer jusqu'à ce que la glace soit dissoute. Ce stade dure 25 minutes. On sépare le précipité 1V1 par centrifugation pendant 15 mn à -60C et 27 000 # G. On remet en suspension avec de la glace à un volume final de 830 ml. Le précipité 1V1 contient 6,6g de protéines totales (1,69 d'albumine et O,9g d'IgG). Le surnageant 1V1 contient 50,4g de protéines totales (39,49 d'albumine et 0,2g d'IgG) dans un volume de 1,8 litre. Sa conductivité est de 5,3 mS â 240C. On nettoie à l'eau distillée la cuve de refroidissement des protéines. On évacue l'éthanol à 40% de l'extérieur des fibres creuses. Séparation de La fraction IV4 On introduit le surnageant 1V4 dans la cuve de refroidissement et on le maintient à -6 C. On ajuste le pH à 5,8 + 0,05 par addition de 20 ml de bicarbonate de sodium 1,OM. On fait passer le surnageant de 18% d'éthanol à 40% d'éthanol par addition de 998 ml d'éthanol 80%. On utilise les mames débits initiaux que dans la séparation de la fraction I, mais pendant l'addition on accroit le débit d'éthamol jusqu'à ce qu'on observe une contre-pression de 1,7 bar. La Figure 3 montre que pendant les 80 mn de cette addition, on maintient la température du plasma entre -6 et -9 C et la température de l'éthanol en dessous de -70C. On élimine le précipité IV0 par centrifugation pendant 15 mn à -6 C et @ OCO # G et ou le @@@t en @@ @@@@ @@@ la glace pour obtenir un volume @nst de @@@ mn. @@@ ent 6,6g à protéines totales (1,6g d'albumine et @g d'igú). Le surpageane IV0 contient 40,2g de protéines totales (35,8g d'albumine @ 0,0@ @@@@@@@ns , volume de 2,68 litres. Sa conductivité est de 2,5 mS à @4 C. On nectoi@ la cu@e de rai@dissement des protéines avec de l'eau dis @@lée et on la séparées la cellule à fibres creuses. On nettoie alors la cellule à fibres crauses et la cuve de refroidissement de l'éthanol. Séparation de la fraction V On place le surnageant 1V4 dans la cuve de refroidissement et on le maintient entre -7 et -11 C. On ajuste le pH à 4,8 + 0,05 par addition de 38 ml de tampon acétate de sodium. Le plasma devient blanc laiteux. Ce stade nécessite 60 à 70 mn et la température du plasma y demeure inférieure à -7 C. On élimine le précipité V par centrifugation pendant 15 mn à -60C et à 27 000 x G et on le remet en suspension avec de la glace à un volume de 3,0t. Ce précipite est principalement constitué d'albumine. il contient 37,59 de protéines totales selon la méthode du Biuret (37,79 d'albumine par détermi- nation immunochimique et 0,0g d'IgG). Le surnageant V contient 2,69 de protéines totales (0,1g d'albumine et 0,0g d'IgG) dans un volume de 2,18. Sa conductivité est de 3,0 mS à 240C. Les caractéristiques essentielles telles que les rendements en protéines totales, en IgG et en albumine figurent dans le Tableau I, ci-après. EXEMPLE 2 a Conditions opératoires - Opération Cohn No. 14 - Mode 1 et Mode 2 Plasma humain stabilisé. On prépare le plasma humain stabilisé selon le procédé décrit dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique Nos. 3 998 946 et 4 136 094. La stabilisation du plasma entraîne l'élimination du fibrinogène, des facteurs de coagulation, du système complémentaire, des kininogènes, des lipoprotéines et de l'enzyme protéolytique fibrinolysine-profibrinolysine. Comme ce plasma stabilisé ne contient pas de fibrinogène, le stade de séparation de la fraction r est inutile. Dans le présent exemple, selon le Mode No. 1 (Figure 2A), on recycle les protéines à l'extérieur des - res creuses. Selon le Mode No.2 (Figure 2B) on ajoute i a cool alors cue les protéines sont à l'intérieur des fibres creuses. La vitesse d'addition de l'alcool et la concentration de 'alcool dans le plasma ja température du plasma entrant et sortant avant et TABLEAU I EXEMPLE 1 - Opération COHN No. 12 (Plasma humain cryo-précipité) Stade de Volume Rendement en protéines* Rendement en albumine** Rendement en IgG** Conductivité fractionnement (ml) g % g % g % (mS) à 24 C Matière de départ ..... 1600 92,8 100,0 54,4 100,0 13,5 100,0 12,2 Surnageant I .......... 1550 87,0 93,8 51,0 93,8 12,1 89,6 8,7 Précipité I ........... - 1,8 1,9 0,6 1,1 0,4 3,0 Surnageant II + III ... 1700 60,5 65,2 43,7 80,3 1,4 10,4 4,8 Précipité II + III .... - 19,7 21,2 1,9 3,5 10,5 77,8 Surnageant IV1 ........ 1800 50,4 54,3 39,4 72,4 0,2 1,5 5,3 Précipité IV1 ......... - 6,6 7,1 1,6 2,9 0,9 6,7 Surnageant IV4 ........ 2680 40,2 43,3 35,8 65,8 0,0 0,0 2,5 Précipité IV4 ......... - 8,0 8,6 2,0 3,7 0,1 0,7 surnageant V .......... 2180 2,6 2,8 0,1 0,2 0,0 0,0 3,0 Précipité V ........... - 37,5 40,4 37,7 69,3 0,0 0,0 * Par la méthode du Biuret. ** Par des méthodes immunochimiques. après addition de l'alcool et la température de l'alcool d'échange de chaleur (entrant et sortant) sont représentées graphiquement par la Figure 4. Séparation de La fraction Il + III On refroidit à +1 C le plasma stabilisé de départ (1,8 litre, 11,4 mS à 240C, contenant 120,lg de protéines totales: 98,lu d'albumine et 11,49 d'IgG) sans permettre la formation de glace. On ajoute 4 ml de tampon acétate de sodium (acide acétique 4,OM + acétate de sodium 0,2M, pH 4,0) pour ajuster le pH de 7,53 a 7,1 + 0,1 (on effectue toutes les déterminations du pH pour des dilutions de l'échantillon de 1/5 avec du soluté salé a 0,9%). On agite l'alcool ( 80%) utilisé pour l'addition dans une cuve fermée à la température de -11,5 C. On agite le plasma dans une cuve fermée et on ajuste la température aux conditions désirées. On recycle les protéines par l'exte- rieur des fibres creuses (Mode No.1) à un débit de 2 500 ml/mn. En même temps, on recycle l'éthanol froid à l'intérieur des fibres à un débit de 300 ml/mn. Pour obtenir une concentration finale en éthanol dans le plasma de 8%, on ajoute au plasma 178 ml d'ethanol à 80% par élévation du débit de l'etha- nol jusqu'à ce qu'on observe une contre-pression de 1,7 bar. Dans ces conditions, l'addition de l'alcool s'achève en 25 mn. Pendant ce temps, la concentration en éthanol du plasma s'élève de O a 20%, la température du plasma s'abaisse de O à -5 C et la température de l'éthanol s'élève de -11,5 à -5,5 C (voir la Figure 4 - Il + III). Lorsqu'on utilise le Mode No. 2, on recycle les protéines à l'intérieur des fibres creuses a un débit de 400 ml/mn. Comme l'éthanol est recyclé à l'extérieur des fibres creuses, la contre-pression provoquée uniquement par le plasma est de 0,8 bar. On applique une pince à vis à la ligne de sortie de l'éthanol jusqu'à ce que la contre-pression totale atteigne 1,4 bar. L'addition nécessite 70 mn. On maintient la température de l'éthanol en dessous de -5 C et la température des protéines en dessous de -3 C pendant la totalité de l'addition. On élimine le précipité Il + III par centrifugation pendant 15 mn à -50C et à 27000 x G. On remet le précipité Il + III en suspension avec de la glace à un volume de 1 270 ml. Ce précipité est constitué principalement d'IgG. il contient 13,2g de protéines totales (3,49 d'albumine et 8,49 d'IgG). Le surnageant Il + III contient 89,19 de protéines totales (75,99 d'albumine, 2,59 d'IgG) dans un volume de 2 160 ml. La conductivité du surnageant Il + III est de 5,0 mS à 240C. On nettoie la cuve de refroidissement des protéines et l'extérieur des fibres creuses avec de l'eau distillée et on rince avec de l'éthanol a 40%. Séparation de La fraction 1V1 On réintroduit le surnageant Il + III dans la cuve de refroidissement et on le maintient à -3,5 C. On ajuste le pH a 5,4 + 0,1 par addition de 12 ml de tampon acétate de sodium. On dilue le surnageant a 18% d'éthanol par addition de 2409 de glace pilée d'eau distillée et on laisse mélanger jusqu'a dissolutior de la glace. Ce stade dure 25 mn. ,:addition de la glace abaisse la température du plasma é -8 C (voir Fleure 4 - IV). On élimine le précipité IV1 par centrifugation pendant 15 mn à -6 C et a 27 000 x G. On le remet en suspension avec de la glace un volume final de 960 ml. Le précipité IV1 contient 5,1g de protéines totales (2,0g dàlbumine et 1,49 d'IgG). Le surnageant IV1 centrent 86,3g de protéines totales (77,1g d'albumine et 1,0g d'tg.S) dans un volume de de 2 litres. Sa conduc tivité est de 5,4 mS â 24 C. On nettoie la cuve de refroidissement des protéines avec de l'eau distillée. On évacue l'éthanol à 40% de l'extérieur des fibres creuses. Séparation de la fraction 1V4 On place le surnageant IVI ans la cuve de refroidissement et on le maintient à -60C. On ajuste le pH a 5,8 + 0,5 par addition de 17 ml de bicarbonate de sodium i,OM. On porte la concentration du surnageant de 18% d'éthanol a 40% d'éthanol par addition de 1 294 ml d'éthanol à 80%. On utilise les mêmes débits et la même contre-pression que dans la séparation de la fraction II + III. Pendant ces 55 minutes d'addition, on maintient la température du plasma entre -6 et -8,5C et la température de l'éthanol en dessous de -90C (voir la Figure 4 - IV4). Lorsqu'on utilise le Mode No. 2, les conditions sont les mêmes que pour l'application du Mode No. 1 à la fraction II + III si ce n'est qu'on laisse la contre-pression atteindre 1,7 bar. On maintient la température de l'éthanol en dessous de -8 C et la température des protéines en dessous de -50C pendant la totalité de l'addition. On règle l'addition pour qu'elle s'achève en 250 minutes. On élimine le précipité IV, par centrifugation pendant 15 mn à -60C et à 27 000 x G et on le remet en suspension dans la glace pour obtenir un volume final de 1 100 ml. Il contient 19,9g de protéines totales (13,0g d'albumine et O,9g d'IgG). Le surnageant 1V4 contient 64,6g de protéines totales (56,4g d'albumine et O,Og d'IgG) dans un volume de 3,40 litres. Sa conductivité est de 2,4 mS a 240C. On nettoie la cuve de refroidissement des protéines avec de l'eau distillée et on la sépare de la cellule a fibres creuses. On peut alors nettoyer les fibres creuses et la cuve de refroidissement de l'éthanol. Séparation de La fraction On place le surnageant 1V4 dans la cuve de refroidissement et on le maintient entre -6,5 et -7,5 C. On ajuste le pH a 4,8 + 0,05 par addition de 33 ml de tampon acétate de sodium. Le plasma devient blanc laiteux. Ce stade nécessite 55 mn et la température du plasma y demeure inférieure à -6 C. Voir la Figure 4-V). On élimine 1e précipité V par centrifugation pendant 15 mn à --60C et a 27 000 # G et on le remet en suspention à volume de 2,8 litres avec de la glace. Ce précipité est constitué principalement d'albumine. Il contient 67,4g de proteines totales selon la méthode du Biuret (58,7g d'albumine par determination immunochimique et 0,0g d'IgG). Le surnageant V contient 3,8g de protéines totales (0,8g d'albumine et 0,0 d'IgG) dans un volume de 2,56l. Sa conductivité est de 2,8 mS à 24 C. Les caractéristiques essentielles concernant les rendements en IgG et en albumine de la présente opération figurent dans le Tableau II, ci-après. Le Tableau III également ci-après, résume les rendements en IgG et en albumine de cinq opérations portant sur un plasma humain cryoprécipité et quatre opérations portant sur un plasma humain stabilisé. Les rendements en albumine.sont en moyenne de 69,5 + 3,1% pour le plasma humain stabilisé et de 69,8 + 1,8% pour le plasma humain cryoprécipité. L'albumine isolée, dans ces opérations est souillée par moins de 2% d'autres protéines plasmatiques. Les précipités II + III (IgG) ont des concentrations appréciables en albumine, les rendements en IgG étant de 76,6 + 7,5% pour le plasma humain stabilise et de 73,9 + 4,3% pour le plasma humain cryoprecipite. Lorsqu'on traite à nouveau le précipité II + III dans ce système selon la méthode 6 de Cohn, on obtient de l'IgG essentiellement pure avec un rendement global par rapport à l'IgG présente dans le plasma de départ de 64,7%. U Régulation de la température du plasma pendant l addition de l'éthanol. Il existe des points capitaux concernant la nature précise de la régulation de la température que l'on obtient couramment dans ce système lors de l'addition et du mélange d'éthanol concentré au plasma. Tout d'abord, on peut ajouter l'alcool à travers les fibres creuses à des débits réglés qui peuvent être très lents ou assez rapides. Les Figures 3 et 4 montrent que l'on peut ajuster cette addition de façon à obtenir une addition d'éthanol constante et régulière. Ensuite, quel que soit le débit d'addition, on peut ajuster rigoureusement la température du plasma pendant l'addition del'éthanol pour qu'il y ait en moyenne une différence de 0,4 C entre la tem pérature du plasma immédiatement avant l'addition de l'éthanol et immédiatement après le mélange dans la fibre creuse.Cet ajustement fin de la température peut être obtenu par: (a) ajustement de la température et du débit de l'alcool dans les fibres creuses, et TABLEAU II EXEMPLE 2 - Opération COHN No. 12 (Plasma humain stabilisé) Stade de Volume Rendement en protéines* Rendement en albumine** Rendement en IgG** Conductivité fractionnement (ml) g % g % g % (mS) à 24 C Mati8re de départ .... 1800 120,1 100,0 89,1 100,0 11,4 100,0 11,4 Surnageant II + III .. 2160 98,1 87,1 75,9 85,2 2,5 21,9 5,0 Précipité II + III .. - 13,2 11,0 3,4 3,8 8,4 73,7 Surnageant IV1 ....... 2340 86,3 71,9 77,1 86,5 1,0 8,8 5,4 Précipité IV1 ........ - 5,1 4,2 2,0 2,2 1,4 12,3 Surnageant IV4 ....... 3400 64,6 53,8 56,4 63,3 0,0 0,0 2,4 Précipité IV4 ........ - 19,9 16,6 13,0 14,6 0,9 7,9 Surnageant V ......... 2560 3,8 3,2 0,8 0,9 0,0 0,0 2,8 Précipité V .......... - 57,4 47,8 58,7 65,9 0,0 0,0 * Par la méthode du Biuret ** Par des méthodes immunochimiques. TABLEAU III Résumé des rendements - Albumine et IgG Stades de Plasma humain stabilisé * Plasma humain cryo-précipité** fractionnement Albumine totale (%) IgG totale (%) Albumine totale (%) IgG totale (%) Matière de départ ... 100,0 # 0,0 100,0 # 0,0 100,0 # 0,0 100,0 # 0,0 Précipité II + III .. 3,3 # 0,3 76,6 # 7,5 2,8 # 0,7 73,9 # 4,3 Précipité V ......... 69,5 # 3,1 0,0 # 0,0 69,8 # 1,8 0,0 # 0,0 * n = 4 opérations ** n = 5 opérations Les valeurs sont les moyennes # l'erreur-type. (b) ajustement de la température et du débit du plasma dans les fibres creuses. Comme le montrent nettement les Figures 3 et 4, l'alcool constitue la source principale d'échange de chaleur et cette régulation est accrue par la conception et la structure du système à fibres creuses que l'on utilise selon l'invention. Temps nécessaire au fractionnement du plasma selon la méthode 9 de Cohn. Une autre caractéristique importante du procédé de l'invention est la diminution du temps nécessaire pour séparer totalement l'albumine du plasma humain. Comme le montre la Figure 3, le temps nécessaire pour chaque stade est peu important, le temps total écoulé étant de 1035 heures et on obtient un rendement moyen en albumine de 70% avec moins de 2% de contaminants autres que l'albumine. Lorsqu'on utilise du plasma stabilisé (Exemple 2 et Figure 4), le temps total est réduit à 8 heures et on obtient une albumine essentiellement pure avec un rendement de 70%. EXEMPLE 3 fi Diafi Itration. On peut utiliser la diafiltration pour remplacer la centrifugation et l'élimination du solvant. Le présent exemple illustre l'emploi de la diafiltration pour traiter l'albumine sans centrifugation et sans élimination du solvant selon d'autres procédés provoquant une dénaturation. Après l'addition d'éthanol à la concentration de 40%, on peut effectuer une diafiltration pour concentrer les protéines et éliminer l'éthanol. Le procédé est identique à celui des Exemples 1 et 2, jusqu'à la fin de l'addition de l'éthanol à une concentration dans le plasma de 40%. Les caractéristiques essentielles de la température du plasma, du volume du plasma, de la concentration en protéines et de la concentration en éthanol du plasma sont représentées sur la Figure 5. Avant la centrifugation, on concentre le plasma contenant 40% d'éthanol de 3,45 litres a 1,88 litre. On ajuste cette opération pour qu'elle s'achève en 250 minutes. On maintient la température des protéines en dessous de -30C. La concentration en pro téines du plasma s accroît de 26 mg/ml à 48 mg/ml. On pompe le plasma à l'intérieur des fibres creuses a un débit de 3 000 ml/mn, ce qui provoque une contre-pression de 1,7 bar. A la température indiquée, l'élimination du filtrat s'effectue à un débit moyen de 390 ml/h. On centrifuge le plasma concentré pendant 15 mn à -60C et 27 000 x G. Les compositions du précipité 1V4 et du surnageant IV4 sont les mêmes que pour les Exemples 1 et 2. Cependant, le volume du surnageant IV, a été réduit à 1,70 litre pour une concentration en protéines de 42,5 mg/ml. On introduit le surnageant IV dans la cuve de refroidissement et on le maintient a -6 C. Au lieu d'abaisser le pH à 4,8 après la centrifugation, on amène simplement le plasma à une concentration de 0% en éthanol par diafiltration avec de la glace et de l'eau fronde On recycle le plasma t l'intérieur des fibres creuses jusqu'a ce qu'on enserve une contre-pression de 1,7 bar Le débit du plasma est de 3 000 ml/mn. On ajoute 1200g d'eau distillée au plasma pour réduire la concentration en éthanol de 40 à 23%. Cette addition porte le volume du plasma à 2,95 litres. fandant la dissolution de ia glace9 la concentration s'effectue jusqu a ce que le volume du plasma@sott reduit å 1,95 litre On rajoute au plasma 120g de glace d'eau distillée yo réduire la concentration en éthanol de 23 à 10%. Cette addition porte le volume du plasma à 2,95 litres. Pendant la dissolution de la glace, la concentration effectue jusqu'à ce que le volume du plasma soit d'environ 2,50 litres, Le débit du filtrat est en moyenne de 900 ml/h pendant l'addition de la glace qu'on effectue en 120 minutes. Comme la concentration en éthanol du plasma est réduite à 10%, il est avantageux de laisser la température du plasma s'élever au-dessus de 0 C. La vitesse de concentration du plasma dépend beaucoup de la température et le débit de filtration s'élève de 900 ml/h à 5 800 ml/h lorsqu'on porte la température du plasma à #14 C. Pour réduire la concentration en éthanol de 10 à 0%, on ajoute 3,5 litres d'eau distillée froide au plasma en 2 heures. Comme la vitesse de concentration est supérieure à la vitesse d'addition de l'eaux le volume du plasma diminue jusqu'a une valeur finale de 1,6 litre et une concentration finale en protéines de 45,5 mg/ml. L'albumine obtenue est dépourvue d'alcool et d'IgG, elle est concentrée et on ne lia jamais laisse précipiter. Bien que la séparation de l'albumine par diafiltration ait été illustrée, on peut utiliser le même procédé pour éliminer et séparer l'alcool et d'autres solvants des fractions de protéines d'un stade quelconque du système global. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée aux exemples et modes de mise en oeuvre mentionnés ci-dessus; elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans que l'on ne s'écarte de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Prooedèréglé rapide de fractionnement et de concentration des proteines comprenant plusieurs étapes de séparation, caractérisé en ce qu'il comprend une première étape de séparation consistant à A) faire circuler une solution froide de protéines dans un espace fermé dé limité par.un côté d'une membrane poreuse, B) ajuster la température par circulation d'une solution d'un liquide préci- pitant les protéines en contact avec le côté opposé de la membrane, c) accroître le débit et la pression de la solution précipitante du côté opposé de la membrane pour que-la solution précipitant les protéines pénètre à travers la membrane, se mélange aux protéines de la solution sur le premier côté de la paroi de la membrane, et D) séparer les particules précipitées de protéines. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on ajuste la température de la solution de protéines par circulation d'une solution froide précipitant les protéines. 3.- Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comprend une deuxième étape de séparation consistant à A) abaisser à nouveau la température du surnageant obtenu, B) ajuster le pH, la concentration en Na+ et la force ionique du surnageant et recycler le surnageant dans I'espace fermé délimité par un côte d'une membrane poreuse, C) ajuster la température par pompage d'une solution froide d'un liquide précipitant les protéines en contact avec le côté oppose de la membrane, D) accroitre le débit et la pression de la solution précipitante du côté opposé de la membrane pour que la solution précipitant les protéines pénètre a travers la membrane, se mélange avec le surnageant et préci- pite de nouvelles particules fines de protéines sur le premier côté de la paroi de la membrane, et E) séparer les particules précipitées de protéines. 4.- Procédé selon une quelconque des revendications lâ3, caractérisé en ce qu'il comprend une troisième étape de séparation consistant à A) ajuster à nouveau le pH, la concentration en Na+ et la force ionique des surnageants successifs et a faire circuler ces surnageants en con tact avec un côté de la membrane, s) faire circuler à nouveau une solution froide précipitant les protéines en contact avec le côté opposé de la membrane pour ajuster la température du surnageant, c) accroître le débit et la pression de la solution précipitante pour qu'elle pénètre à travers la paroi de la membrane et précipite de nouvelles particules de protéines le long du premier côté de la paroi de la membrane, et D) séparer successivement les particules précipitées de protéines jusqu'à ce que toutes les fractions désirées aient été recueillies. 5.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le pH de la solution contenant les protéines est réglé par A) circulation d'un tampon acide en contact avec le côté opposé de la membrane, et s) accroissement du débit et de la pression du tampon pour qu'il pénètre à travers la membrane. 6.- Procédé selon une quelconque des revendications 1à5, caractérisé encaque: A) la membrane est constituée de plusieurs fibres creuses de petit diamètre, une desdites solutions circule à travers les fibres, et B) l'autre desdites solutions circule à l'extérieur des fibres. 7.- Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'on sépare les particules précipitées de proteines par centrifugation. 8.- Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu on concentre les particules-précipitées de proteines et élimine le solvant par diafiltration. 9.- Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que: A) on fait circuler une solution contenant les particules précipitées de protéines dans un espace fermé délimité par un côté d'une membrane poreuse, B) on fait circuler un autre liquide du côté oppose de la paroi de la mem brane, et c) on accroit le débit et la pression de la solution pour que le solvant qu'elle contient pénètre à travers la paroi de la membrane et pour con centrer les particules de protéines. 10.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que: A) la solution de protéines est constituée de plasma sanguin à une temps rature initiale comprise entre environ 4 et -7 C, et B) le précipitant des protéines est l'êthanol à une concentration initiale comprise entre environ 50 et 80% à une température initiale comprise entre environ -20et-100C. 11.- Procédé réglé rapide de fractionnement et de concentration des proteines par élimination des solvants contenus dans les solutions de proteines, ce procédé comprenant une étape de concentration consistant A) tout en maintenant une contre-pression, à ajouter de la glace à une solution froide de proteines de façon à augmenter le volume de la solution pour redui re la concentration des proteines et du solvant organique, cette glace agissant en tant que pompe thermique, B) a faire circuler la solution froide de protéines contenant le solvant organique a une température proche ou égale au point de congélation de la solution dans un espace fermé délimité par un coté d'une mem brane poreuse, C) à maintenir le débit de la solution de protéines pour panduire ladite contrez pression sur la membrane,pour réduire le volume de la solution et pour augmenter la consentration en protéines en forçant les matières dialy sables à passer au travers de la membrane, D) a augmenter graduellement la température de la solution de protéines pour éliminer le liquide comprenant le solvant organique par passage au travers de la membrane et réduire la concentration en solvant or ganique dans la solution, le passage du solvant organique au travers de la membrane augmentant avec la température, et E) a continuer le traitement jusqu'à ce que le solvant organique soit éliminé. 12.- Procédé selon la revendication 11, Caractérisé en ce que le liquide aqueux est amené à être en contact avec la face opposée de la membrane. 13.- Procédé selon la revendication 11 ou 12, caractérisé en ce que la protéine est une fraction de protéines sanguines et en ce que le solvant est un alcool. 14.- Procédé de concentration de protéines par élimination de solutions salines contenues dans des solutions proteiniques, ce procédé consistant: A) a faire circuler une solution froide de protéines contenant une solu tion de sel minéral neutre dans un espace ferme délimité par un côte d'une membrane poreuse, B) à maintenir le débit de la solution de protéines pour produire laditecontnb pression sur la membrane pour réduire le volume de la solution et augmenter la concentration en protéines en forçant les matières dialy sables à passer au travers de la membrane, C) à maintenir ladite contre-pression paratiitiond'eauà la solution de proteines de façon à augmenter le volume de la solution de protéines et réduire la concentration en protéines et sel, D) à augmenter graduellement la température de la solution de protéines pour éliminer le liquide comprenant le solvant organique par passage au travers de la membrane et réduire-la concentration en solvant organique dans la solution, le passage du solvant organique au travers de la mem brane augmentant avec la température, et E) à poursuivre le traitement jusqu'à ce que le sel soit éliminé ou qu'il soit ai 'osmolarité du sang 15.- Procédé selon une quelconque des revendications 11 à 14, caractérisé en ce que la protéine est une pâte. 16.- Procédé selon une quelconque des revendications 11 à 14, caractérisé en ce que la protéine est une poudre 17.- Procédé selon une quelconque des revendications 11 à 14, caractérisé en ce que la protéine est une suspension. 18.- Procédé selon une quelconque des revendications 11 à 14, caractérisé en ce que la protéine est de l'albumine. 19.- Procédé selon là revendication 14, caractérisé en ce que l'alcool est l'éthanol. 20.- Procédé selon une quelconque des revendications 12 à 19, caractérisé en ce que le sel consiste en phosphates ou sulfates.