Pour assurer l'étanchéité entre deux éléments animés 1Sun par rapport à l'autre d'un mouvement relatif, angulaire ou de translation axiale ou radiale, on utilise souvent des joints pouvant tourner ou glisser sur les éléments; mais ces joints sont relativement compliqués, donc comateux, s'usent par suite du frottement et se déforment sous certaines conditions d'emploi. La présente invention a pour objet un manchon simple et économique palliant ces inconvénients. Le manchon d'étanchéité selon l'invention est réalisé en une matière élastomère et est caractérisé en ce qu'il comporte un corps annulaire muni à sa périphérie d'une série de nervures parallèles longitudinales, une première collerette annulaire, qui termine lJune des extrémités du corps et dont le diamètre extérieur est inférieur au diamètre s'inscrivant à ltintérieur des fonds des nervures du corps, et un soufflet annulaire qui prolonge le corps, à son autre extrémité, en formant diaphragme rentrant, et se termine par une seconde collerette annulaire. Le manchon selon l'invention peut, en particulier1 autre utilisé pour assurer l'étanchéité des articulations coaxiales du type oscillant, telles que les articulations de suspension ou d'essieux de véhicules automobiles. On a décrit ci-après, à titre d'exemple-non limitatif, un mode de réalisation du manchon selon l'invention, avec référence au dessin annexé dans lequel : La Fig. 1 représente le manchon, la moitie supérieure en élévation et la moitié inférieure en coupe longitudinale suivant I - I de la Fig. 2, La Fig. 2 en est une vue en bout, avec arrachement. Tel qu'il est représenté au dessin, le manchon selon l'inven- tion, qui est désigné d'une façon générale par la référence 1, est destiné à assurer l'étanchéité entre deux éléments coaxiaux 2 et 3 pouvant osciller l'un par rapport à l'autre ddun angle limité, autour de leur axe commun. L'élément 3 est terminé par une queue 3a à laquelle il se raccorde par une partie cylindrique 3b et une partie tronconique 3c et qui est emmanchée dans l'élément 2. Le mancbon 1 qui est en matière élastique, comprend un corps cylindrique mince 4 qui est muni d'une série de nervures longitudinales parallèles 5, de section avantageusement curviligne, disposées sur l'ensemble de la périphérie du corps. Le corps 4 comporte, à l'une de ses extrémités0 une collerette annulaire 6 dont le diamètre extérieur est au plus égal à celui s'inscrivant à ltinté- rieur des fonds 7 des nervures et dont le diamètre intérieur est sensiblement égal au diamètre extérieur de l'élément 2. Cette collerette se raccorde au corps par 1' intermédiaire d'un voile radial 8 obturant l'une des extrémités des nervures 5. A son extrémité opposée à la collerette 6, le corps 4 est prolbngé par un soufflet annulaire 9 formant un diaphragme rentrant qui comprend un voile tronconique 10 et est terminé par une collerette interne 11; le diamètre interne de cette collerette est sensiblement égal au diamètre extérieur de la partie 3b de l'élément 3. Les nervures longitudinales 5 se raccordent au soufflet annulaire 9 et le voile 10 est de meme conicité que la partie 3c de l'élément 3. La collerette 6 est emmanchée sur l'élément 2 et est pressée sur cet élément par un jonc 12. De manière analogue, la collerette 11 est emmanchée sur la partie 3b de l'élément 3 de façon que le voile 10 soit appliqué sur la partie tronconique 3c de cet élément, et est pressée sur ce dernier par un jonc 13. Le jeu ou le manque de rigidité radiale entre les deux éléments 2 et 3 est très facilement absorbé par une Ugère déformation angulaire au niveau des décrochements de jonction existant entre la collerette 6, le voile 8, le corps 4, ainsi qutau niveau du soufflet annulaire 9. Le déplacement axial relatif possible, qui est ici la distance a existant entre la face d'extrémité de llélé- ment 2 et la partie cylindrique 3b de l'élément 3, est absorbé par le développement du soufflet annulaire 9 qui se déforme à la manière dtun doigt de gant.Enfin, le déplacement angulaire relatif des deux éléments, dA au pivotement de l'un d'eux par rapport à lJau- tre, est absorbé par le corps 4 dont les nervures 5 se vrillent toute empêcbantle corps de s'aplatir. On voit ainsi que le manchon 1 assure une excellente étanchéité de la jonction des deux éléments 2 et 3, vis-à-vis aussi bien du lubrifiant qui ne peut sortir, que des poussières qui ne peuvent entrer, tout en permettant les déplacements relatifs de deux éléments qui peuvent se produire en fonctionnement et en n'entrainant aucune usure de frottement, usure qui se produit dans le cas des joints tournants usuels. Il va de soi que la présente invention ne doit pas etre considérée comme limitée au mode de réalisation décrit et représenté, mais en couvre, au contraire, toutes les variantes, REVENDICATIONS I - Manchon destiné à assurer l'étanchéité entre deux.élé- ments pouvant subir un certain déplacement l'un par rapport à l'autre et réalisé en une matière élastomère, caractérisé en ce qu'il comporte un corps annulaire muni à sa périphérie d'une série de nervures parallèles longitudinales, une première collerette annulaire, qui termine l'une des extrémités du corps et dont le diamètre extérieur est inférieur au diamètre s'inscrivant à l'in- térieur des fonds des nervures du corps, et un soufflet annulaire qui prolonge le corps, à son autre extrémité, en formant diaphragme rentrant, et se termine par une seconde collerette annulaire. 2. - Manchon selon la revendication 1, caractérisé en ce que les nervures présentent une section curviligne. 3o - Manchon selon l'une quelconque des revendicatiom 1 et 2, caractérisé en ce que son corps est relié à la première collerette par un voile radial obturant l'une des extrémités des nervures. 4. - Manchon selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les nervures du corps se raccordent au soufflet. 5. - Manchon selon-l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le soufflet comporte une partie tronconique. 6. - Manchon selon la revendication 5, dans lequel a seconde collerette est destinée à etre emmanchée sur une partie cylindrique de l'un des éléments, qui est suivie d'une partie tronconique, caractérisé en ce que la conicité de la partie tronconique du soufflet est égale à celle de la partie tronconique de l'élément