La présente invention concerne d'une façon générale des compositions et des procédés agricoles et horticoles servant à traiter des arbres ou d'autres formes végétales de plantes portant des fruits afin d'augmenter la récolte des fruits0 Plus particulièrement l'invention concerne des mélanges d'hormones de croissance de plantes et des procédés de traitement des pommiers et des arbres producteurs de fruits à noyaux avec des hor monels0 La production de pommes et de fruits à noyaux dépend, en ce qui concerne l'efficacité économique, d'un certain nombre de facteurs qui sont en dehors du contrtle du cultivatel1r. Ainsi, par exemple, l'une des raisons sérieuses d'une récolte insuffisante, à savoir le développement non adéquat des fruits, peut provenir d'une pollination inefficace, par exemple à la suite de conditions atmosphériques défavorables ou de l'activité insuffisante des insectes. Les demandeurs ont maintenant mis au point un traitement comportant l'utilisation d'une combinaison particulière d'hormones de croissance de végétaux, capable d'augmenter notablement les productions de pommes et de fruits à noyaux. Selon un de ses aspects, 1'i n v e n t i o n a pour objet un procédé pour augmenter la production de fruits sur un arbre ou une autre forme végétale produisant des pommes ou des fruits à noyaux, procédé qui consiste à appliquer à des sites de formation potentielle des fruits sur la plante avant et/ou pendant le développement des fruits, des doses efficaces d'une auxine, d'une gibbérélline et une urée substituée de formule R1NHC0NHR2 dans laquelle R1 est un atome d'hydrogène, un groupe hydrocarbyle substitué ou non substitué, un hétérocycle substitué ou non sub stitué, alors qùg R2 est un radical phényle substitué ou non substitué. L'expression "fruits à noyaux" englobe notamment les fruits du genre Prunus et également les cerises, les prunes, notamment les reines-claude et les prunes de Damas, les abricots, les pe- ches et les nectarines. On peut appliquer uniquement des petites quantités d'auxine, de gibberelline et d'urée substituée, ce qui estsuffisant pour augmenter la production des fruits; ainsi par exemple on a constaté qu'on pouvait appliquer des quantités suffisantes en pulvérisant sur les plants entiers, jusqu'à dégoulinement, une compo sition liquide contenant 10 à 500 ppm de gibbérélline, 10 à 250 ppm d'auxine et 10 à 1000 ppm d'urée substituée, Bien que l'auxine, la gibbérelline et l'urée substituée puissent être appliquées successivement sur les végétaux traités, il est plus commode de les appliquer simultanément, par exemple sous forme d'une composition comprenant, en qualité d'ingrédients actifs, toutes les trois substances. En conséquence, l'invention a également pour objet une composition permettant d'augmenter la production de fruits, comprenant comme ingrédients actifs une auxine, une gibbérélline et une urée substituée de formule R1NHCONHR2, dans laquelle R1 est un atome d'hydrogène, un groupe hydrocarbyle substitué ou non substitué, un hétérocycle substitué ou non substitué alors que R2 représente le radical phényle éventuellement substitué. Les auxines et les gibhérllines sont des régulateurs de la croissance des végétaux dont on connait de nombreuses variétés. Les auxines dont de nombreuses variétés sont utilisées à l'échelle industrielle comme herbicides, peuvent etre définies comme des substances capables de promouvoir le grossissement des cellules. De nombreuses auxines synthétiques ont une action similaire à celle de l'auxine naturelle. Dans cet ordre d'idée, l'acide indolylacétique et les divers composés synthétiques sont utilisés avantageusement pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention. En général, les substances ayant une activité analogue à celle de l'auxine peuvent etre définies par l'essai sur les coléoptiles du blé et par l'essai sur les hypocotyles du pois. Parmi les auxines utilisables aux fins de l'invention, on mentionnera les dérivés naphtyliques, par exemple l'acide 1-naphtylacétique et l'acide 2-naphtoxyacétîque. On mentionnera également les acides phénoxyalcanoiques tels que les acides phénoxyacétiques, par exemple l'acide 4-chloro-2-méthylphénoxyacétique (MCPA), l'acide 2,4-dichlorophénoxyacétique (2,4D) et l'acide 2,4,5-trichlorophénoxyacétique (2,4,5-T) ; les acides phénoxypropioniques, par exemple l'acide 2-(4-chloro-2-méthylphénoxy) propionique (CMPP ou mecoprop) et l'acide 2-(2,4-dichlorophénoxy) propionique (2,4DP ou dichlorprop) ; et les acides phénoxybutyriques, par exemple l'acide 4-(2,4-dichlorophénoxy) butyrique (2,4-DB) et l'acide 4-(4-chloro-2-méthylphénoxy) butyrique (MCPB).Une autre catégorie d'auxines est constituée par les acides benzoïques tels que l'acide 2,4,5-trichlorobenzoique (TBA), l'acide 3,5-dichloro-2-méthoxybenzoïque (dicamba), l'acide 2,3,5-trichloro-6-méthoxybenzoïque (tricamba) et l'acide 3-amino 2,5-dichlorobenzoique (amiben). Tous ces acides sont actifs sous forme de leurs sels et esters, par exemple leurs sels de sodium, de potassium, d'ammonium, de diméthylamine et d'éthanolamine et leurs esters méthyliques, éthyliques, propyliques ^ butyliques. L'utilisation la plus courante est sous forme de tels sels ou esters et il en est de même conformément à l'invention. Les gibbéréllînes sont une catégorie de régulateurs de croissance de végétaux dont les formes industrielles initiales provenaient des cultures du mycète Gibberella fujikori. Une description de ces substances qui contribuent à l'agrandissement des cellules et dont la majorité contiennent le noyau gibbane est donnée par J.F. Grove dans "The Gibberellins", Quarterly Reviews, 1961, 15, 56 -71 publiée par Chemical Society (Londres). Les gibbéréllines comprennent notamment la gibbérélline A3, qu'on connaît également sous le nom d'acide gibbéréllique et qui est décrite dans le brevet G.B.N 783.611 et la gibbérélline A4 Un autre exemple est décrit dans le brevet G.B. M 914.893 et il s'agit de la gibberélline A7. Les brevets mentionnés ci-dessus décrivent également la préparation des sels d'ammonium, de métaux alcalins et de métaux alcalino-terreux des gibbéréllines A3 et A7 Dans le commerce, on trouve la gibbérélline A7 sous forme d'un mélange avec une proportion égale de gibbérélline A4 et on utilise ce mélange pour régler la croissance de végétaux. Comme décrit ci-dessus, les urées substituées qu'on utilise selon l'invention répondent à la formule R1NHCONHR2 dans laquelle R1 représente un atome d'hydrogène, un groupe hydrocar byle substitué ou non substitué ou un hétérocycle substitué ou non substitué et R2 est un radical phényle substitué ou non sub stitué. Les groupes hydrocarbyles R peuvent être aliphatiques ou aromatiques mais on préfère des groupes aryles. Parmi les groupes aliphatiques appropriés, on citera les radicaux alkyle à chaine droite ou ramifiée contenant I à 12 atomes de carbone, par exemple les radicaux méthyle, éthyle, propyle, isopropyle, n-butyle,sec-butyle, t-butyle, amyle, hexyle, heptyle, octyle, nonyle, ddcyle, undécyle et dodécyle ; les ra dicaux alcényle et alcaryle de 1 à 12 atomes de carbone ; èt les groupes cycloalkyles, comme par exemple cyclohexyle. Le ra dical aryle préféré est le radical phényle mais on peut également utiliser un radical 1- ou 2-naphtyle. Parmi les hétérocycles appropriés, on citera les groupes pyridyle, pyrrolyle, quinolyle, indolyle, morpholyle et furyle.Les groupes hydrocarbyles et les hétérocycles représentés par R1 ainsi que les radicaux phényles R2 peuvent être facultativement substitués par un ou plusieurs de nombreux su@@t@@@ants parmi l@squels il convient d'indiquer les groupes alkyle, alcoxy, haloalkyle, carboxy, carboxyalkyle, cyano, amino et nitro, ainsi que par un halogène quelconque (F, C1, Br et I). parmi les composes efficaces, on citera les suivants Composé N R1 R2 1 C6H5 C6H5 2 C6H5 p-F.C6H4 3 H -Br.C6H4 4 4-pyridyle C6H5 5 C6H5 N02-4CH3.C6H3 6 H 3,4-Cl2.C6H3 7 CH3 C6H5 8 m-CH3.C6H4 m-F.C6H4 Les demandeurs préfèrent particulièrement la diphénylurée pour la m se en oeuvre de l'invention en raison de son activité, de la facilité de sa fabrication et des propriétés apparemment favorables aussi bien du point de vue toxicologique que pour l'environnement. Les urées substituées qu'on utilise selon l'invention sont des composés chimiques connus (a quelques exception près) et on peut les préparer par de nombreux procédés connus de syn- thèse. Ces procédés comprennent par exemple une hydrolyse d' isocy3nates ou une réac'ion d isocyanates avec des mines. Les proportions des trois composés présents dans les compositions selon l'invention ne sont pas spécialement critiques. On préfère que le rapport pondéral de l'urée substituée à la gibbérélline soit compris entre 0,2:1 et 20:1, en particulier entre 0,5:1 et 20:1 et, mieux encore, entre 1:1 et 15:1. Le rapport pondéral de l'auxine à la gibbérélline est avantageusement de 1:100 à 10:1, en particulier da 1:20 à 5:1 et, mieux encore, de 1:10 à 5:1. Etant donne que la gibbérélline doit être préparée par des procédés coûteux de fermentation, ce composant est de loin le plus onéreux et il est donc souhait@ble de l'utiliser en une quantité efficace minimum. Les compositions selon l'invention comprennent normalement les ingrédients actifs mélangés avec un diluant ou un véhicule. On préfère que les compositions contiennent également un - agent tensio-actif pour faciliter l'étalement des compositions sur les surfaces des plants auxquelles elles sont appliquées. Les compositions selon l'invention peuvent être solides ou liquides et comprennent, notamment, des compositions diluées protes à servir immédiatement et des compositions concentrées qu'on doit diluer avant utilisation. De préférence, les compositions contiennent au total de 0,01 à 90 % en poids d'ingrédients actifs. Les compositions diluées prêtes à servir contiennent avantageusement 0 > 01 à 2 % des ingrédients actifs alors que les compositions concentrées peuvent contenir au total 10 à 90 % d'ingrédients actifs ou, mieux encore, de 10 à 50 %. Les compositions solides peuvent être sous forme d'une poudre dans laquelle les ingrédients actifs sont mélangés avec un diluant solide pulvérulent. Les diluants solides peuvent être par exemple la terre à foulon, le kaolin en poudre, le gypse, la craie et le kieselguhr.~On peut appliquer ces compositions solides sous forme do saupoudrage des feuilles ou bien on peut les diluer avec de-l'eau et les appliquer par pulvérisation. Une autre forme d'une composition solide comprend les ingrédients actifs finement divisés en combinaison avec un agent désintégrateur, par exemple un mélange d'acide citrique avec un bicarbonate de métal alcalin. Une telle composition peut etre moulée en tablettes, qui, introduites dans l'eau, se désintègrent rapidement et donnent une suspension pulvérisable. Les compositions liquides peuvent être des solutions ou des dispersions des ingrédients actifs dans de l'eau contenant facultativement un agent tensio-actif, ou bien des solutions ou des dispersions des ingrédients actifs dans un diluant organique contenant facultativement un agent tensio-actif. Un autre type de composition liquide est une solution des ingrédients actifs dans un solvant non miscible avec l'eau, en dispersion sous forme de g@uttelettes dans de l'eau. Comme agents tensio-actifs utilisables dans les com poslt n- selon l'invention, on peut indiquer les produits de condensation de l'oxyde d'éthylène avec l'une des sXIbstarces suivantes : des phénols substitués par des radicaux alkyle, comme ltoctylphénol et le nonylphénol ; le monolaurate de sorbitanne ; l'alcool oléylique ; et un polymère d'oxyde de propylène. D'autres agents tensio-actifs efficaces sont le dodécylbenzènesulfonate de calcium et les lignosulfonates de calcium, de sodium et d'ammonium. Dans le cas d'une composition concentrée, les ingrédients actifs sont finement divisés et sont dispersés dans l'eau en présence d'un agent tensio-actif et d'un agent de suspension. Les agents de suspension préférés sont ceux qui confèrent des propriétés thixotropiques au concentré- et en augmentent la visco sité. Parmi les agents de suspension préférés, on indiquera les silicates minéraux colloïdaux hydratés, par exemple une montmorillonite, une beidellite, une nontronite, une hectorite, une saponite et une saucorite. On préfère particulièrement la bentonite. D'autres agents de suspension sont des dérivés cellulosiques et des alcools polyvinyliques. Quand on prépare des compositions concentrées selon l'invention, pouvant être stockees, transportes et mises en vente, on préfère éviter dans la mesure du possible la présence d'eau. I1 en est ainsi du fait que la plupart des dérivés de gibbérélline ne restent pas stables pendant des périodes prolongées en présence d'eau. D'autre part, les urées substituées selon l'invention sont en général hautement insolubles dans l'eau; pour un maximum d'efficacité, les compositions doivent être sous une forme finement divisée au moment de l'application aux plants. Lors de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, pour provoquer le développement des fruits sur un pommier, l'auxine, la gibbérélline et l'urée substituée, de préférence sous forme d'une composition du type décrit plus haut, peuvent être appliquées une ou plusieurs fois aux plants qui sont au stade de floraison ou qui ont déjà fleuri , de préférence après le début de la chute des pétales et, mieux encore, pas plus de quinze jours après l'achèvement de la chute des pétales. On n cependant constaté que l'application de l'auxine, de la gibbérélline et de l'urée substituée à un stade plus tardif, par exemple jusqu'à cinq semaines après la chute de 50 % des pétales, permettait d'obtenir une meilleure récolte de pommes, probablement par suite de la réduction d'un phénomène connu sous le nom de "chutes de juin" et aussi par suite de l'agrandissement des fruits, un tel traitement étant englobé dans le cadre de l'in vention. Quand il s'agit de plantes produisant des fruits à noyau, l'auxine, la gibbérélline et l'urée substituée, de préférence sous forme d'une composition comme expliqué plus haut, peuvent être appliquées sur les plantes en une ou plusieurs fois, de préférence pendant la période allant de l'ouverture des bourgeons de fleurs jusqu'à cinq à six semaines après la chute des pétales. Comme on le verra plus clairement a l'examen des résultats d@s essais présentés dans les exemples ci-après, le traitement selon l'invention induit ou augmente le développement des fruits et leur rétention sur l'arbre, ainsi d'ailleurs qu'un grossissement des fruits. C'est ainsi que l'invention aboutit à des augmentations surprenantes des rendements ; dans le cas des fruits à noyau, l'augmentation exprimée par le nombre de fruits obtenus peut être parfois de vingt fois. Quand il s'agitde pommes outre l'amélioration ou l'augmentation de la récolte, l'application dune auxine, d'une gibbérélline et d'une urée substituée à des fleurs non pollinées selon l' rvention a pour effet surprenant la formation de fruits parthénocarpiques. C'est ainsi que le procédé selon l'invention est probablement le plus utile pendant les années ou ltépanouissement des fleurs a été endommagé par des gelées tardives ou lorsque la pollination a été réduite par une activité insuffisante des insectes. Le procédé selon l'invention peut également permettre d'établir des cultures de pommiers et d'autres arbres produIsant des fruits à noyau dans des régions qui étaient considérées précédemment comme inacceptables en raison des risques de gelées. Le procédé peut également constituer une alternative à la pratique actuelle consistant à faire pousser des arbres spéciaux de pollination dans les variétés dont la pollination est difficile. Les compositions selon l'invention peuvent avoir d'au- tres ut lisrt ons pour traiter des fruits autres aue les pommes et les fruits noyau. Les exemples suivants dans lesquels toutes les proportions sont en poids sauf stipulation contraIre servent à illustrer l'invention sans aucunement en limiter la portée. EXEMPLE I Cet exemple décrit une composition selon l'invention. On prépare trois compositions de réserve comme suit On prépare la solution de réserve A en utilisant 2 x 10 M (404 ppm) d'acide 2-naphtoxyacétique (NOXA) et pour cela on dissout 0,404 g de NOXA dans 10 ml d'éthanol, on ajoute 1 ml d'une solution de "Tween 20" (marque déposée d'agent tensio-actif) et on complète jusqu' 1,00 litre avec de l'eau distillée. On prépare la solution - rte 13 en utilisant 3 x 10-3M (1029 ppm) d'acide gibbéréiiiquo (GA3) en solution et pour cela on dissout 1,029 g de GA3 dans 30 ml d'éthanol, on ajoute 1 ml d'une solution à 1 % de "Tween 20" et on complète jusqu 1,00 litre avec de l'eau distillée. On prépare une suspension de réserve C en utilisant 4 x 10-@M (848 ppm) de NN'-diphénylurée (DPU) en dissolvant 0,848 g de DPU dans 20 ml d'éther, en ajoutant ensuite 1 ml d'une solution à 1 % de "Tween 20" et en complétant jusqu'à 1,00 litre avec de l'eau distillée. On prépare une composition selon l'invention en prenant 10 ml de la solution de réserve A, en ajoutant 33 ml de la solution de réserve B et 50 ml de la suspension de réserve C et en complétant jusqu'a' 100 ml avec de l'eau distillée. Une telle composition contient 2 x 10-4M (40,4 ppm) de NOXA, 10-3M (343 ppm) de GA3, 2 x 10-3M (424 ppm) de DPU, 1,1 % d'éthanol, 1,0 @ d'éther t 0,00093 % de "Tween 20". Le produit "Tween 20" est un agent tensio-actif comprenant du monododécanoate de polyoxyéthylène-sorbitanne. EXEMPLE 2 Cet exemple décrit une autre composition selon l'invention préparée à partir des compositions de réserve de l'exem- ple 1. On prépare une composition selon l'invention en utilisant 10 ml de la solution de réserve A,en y ajoutant 3,3 ml de la solution de réserve Bet 50 ml de la suspension de réserve C e' en complétant à 100 ml avec de l'eau distillée. Cette composition contient 2 x 10-4M (40,4 ppm) de NOXA, 10-4M (34,3 ppm) de GA3, 2 @ 10-3 2 x 10 M (424 ppm) de DPU, 0,2 @@ d'éthanol, 1 % d'éther et 0,00063 % de "Tween 20". EXEMPLE 3 Cet exemple décrit une autre composition selon l'invention. On prépare une solution de DPU danc le diméthylforma- mide (DMF) en dissolvant 10 g de DPU dans 50 ml de DMF et en complétant jusqu'à 100,0 ml avec du DMF. On ajoute 0,75 mi de cette solution à 10 ml de glycérol chaud avec agitation vigoureuse. Une suspension se forme. On dissout 0,075 g de GA3 et 0,01 g de NOXA dans environ 200 ml d'eau et on ajoute avec agitation vigoureuse la suspension de DPU dans le DMF et le glycérol. On utilise un supplément de 2,5 ml de glycérol pour transférer dans lteau la totalité do la suspension de DPU. On ajoute finalement 1 mi d'une solution à 1 X de "Tween 20" et on complète le mélange avec de l'eau distillée jusqutà 250,0 mi. Cette composition contient 300 ppm de GA3, 40 ppm de NOXA, 300 ppm de DPU, 5 % de glycérol, 0,3 % de DMF et 0,004 % de "Tween 20". EXEMPLE 4 Cet exemple décrit une autre composition selon l'invention. On dissout 30 g de DPU dans 250 ml de diméthylformamide et on dissout 4 g de NOXA dans 50 ml d'éthanol. On dissout 11 tablettes de "Berelex" (marque déposée) s o i t 9,9 g de GA3 dans 15 litres d'eau et on ajoute la solution de NOXA et la solution de 1 % de "Tween 20" (100 ml). Finalement, on ajoute la-solution de DPU avec agitation vigoureuse pour obtenir une suspension et on complète le mélange jusqu'à 25 litres avec de l'eau. EXEMPLE 5 Cet exemple décrit le traitement de fleurs stérilisées de pommiers par le procédé selon l'invention, les essais ayant été effectués au printemps 1972 dans le Comté de Kent (Angleterre). Les compositions utilisées sont celles des exemples 1 et 2. On pulvérise chaque composition, sans aucune dilution supplémentaire, sur 100 fleurs qui ont été précédemment stérilisées par excIsIon des stigmates et des anthères, une semaine après la chute de 50 cÓ des pétales. On groupe les 100 fleurs par séries de vingt sur cinq, branches de pommiers de la variété "Cox Orange Pippin". On utilise également deux témoins non pulvérisés dont le premier porte des fleurs stérilisées et l'autre des fleurs fertilisées. A la récolte des fruits en aotomne, on obtient les résultats suivants indiqués dans le tableau I. TABLEAU I Nombre de fruits Poids moyen Traitement à la récolte d'un fruit en % de fleurs (g) Composition de l'exemple 1 6,0 79,8 Composition de l'exemple 2 3,0 63,7 Témoin stérilisé 0,8 69,9 Témoin fertile 14,6 76,5 Ces résultats font ressortir que les compositions de l'invention peuvent provoquer un degré notable de développement des fruits dans des conditions où la fertilisation est impossible. La composition de l'exemple l est plus efficace que celle de l'exemple 2. EXEMPLE 6 Cet exemple décrit le traitement, par le procédé selon l'invention, de fleurs stérilisées de pommiers au printemps 1972 dans le Comté de Kent (Angleterre). On pulvérise sur 200 fleurs groupées par séries de vingt sur 10 branches de cinq pommiers de la variété "Grenadier", au stade de la floraison complète, la composition de l'exemple 3 (non diluée). Précédemment on avait stérilisé les fleurs par excision des stigmates et des anthères. De même que dans l'exemple 5, on utilise deux témoins non pulvérisés dont l'un est stérilisé et l'autre fertile. A la récolte en automne, on obtient les résultats qui sont résumés dans le tableau Il TABLEAU Il Nombre ae fruits Poids moyen à la récolte d'un fruit Traitement en % de fleurs (g) Parthéno- Ferti- m@@@l Parthéno- Ferti Total carpique lisé - carpique lisé Composition-de l'exemple 3 15 1 16 52,30 53,11 Témoin stérilisé 1 1 2 31,10 46,99 Témoin fertile 2 49 51 43,15 58,57 EXEMPLE 7 Cet exemple décrit un traitement à plus grande échelle des pommiers par le procédé selon l'invention. I1 s'agit d'un essai effectué dans le Comté de Kent pendant la saison 1973 avec de bonnes conditions de pcllinatlon. Pour l'essai > on utilise une parcelle rectangulaire d'une superficie de 0,4 ha de Cox's Orange Pippin dans un verger mixte de culture de pommes des variétés "Cox's Orange Pippin", 1worcester Pearmain" et "Lord Lamhourne", suivant un schéma régulier. On divise la parcelle en quatre zones rectangulaires égales séparées par deux lignes d'arbres de protection se coupant à angle droit au centre de la parcelle. Trois de ces zones contiennent chacune 32 arbres alors que la quatrième n'en contient que 31. On appliqueala composition de l'exemple 4, diluée avec de l'eau jusqu'à 100 litres aux arbres de deux des quatre zones à raison de 446 1/ha une s e m a i n e après la chute de 50 s des pétales. On effectue l'application sur les côtés opposés de chaque arbre en utilisant un pulvérisateur industriel remorqué par un tracteur. Les deux zones traitées sont opposées en diagonale l'une à l'autre dans la parcelle. On cueille les fruits Cox entre ' 30 septembre et le 3 octobre et on les envoie à la coopérative locale des cultivateurs pour stockage et détermination de la qualité. Les résultats obtenus sont les suivants (après application du facteur approprié de correction parce que l'une des zones ne contenait que 31 arbres) : poids total des fruits provenant des arbres traités 6598 kg ; poids total des fruits provenant des arbres non traités 6013 kg, c'est-à-dire que l'augmentation de poids est de 9,8 . Cette augmentation se manifeste principalement par des fruits d'un plus petit format mais cependant d'une grosseur vendable sur le marché ; les nombres des plus gros fruits sont pratiquement les mêmes dans le cas des pommiers traites' t dans le cas des pommiers témoins. EXEMPLE 8 Dans cet exemple, on procède à deux séries d'essais différents : dans la première série, on détermine l'effet de la pulvérisation d'hormones sur la formation de bourgeons de fruits alors que, dans la seconde série d'essais, on détermine l'effet de pulvérisation sur des fruits de très petits formats pour en augmenter la dimension finale sur des arbres ayant subi un trai- tement de pulvérisation hormonal pendant la saison précédente. On traite six arbres pendant la saison de 1973 et pour cela on commence par stériliser les fleurs et ensuite on applique la composition pulvérisable uniquement sur les branches de la moitié de chaque arbre. Lors de l'examen au printemps 1974, on constate qu'il n'existe aucune différence entre le nombre de boutons de fleurs sur une longueur donnée de branche ae la moitié pulvérisée et de la moitié non pulverisée de l'arbre. D'autre part, les fleurs sur les arbres en question sont vivaces et abondantes. En utilisant les mêmes arbres, on effectue en 1974 une pulverisatinn cinq semaines après la chute des pétales. En 1974, la chute de 50 t de pétales a lieu le 13 mai et c'est le 18 juin qu'on pulvéris@ un mélange contenant environ 500 ppm d'acide gibberéllique (GA3), 300 ppm de NN'-diphénylurée (DPU) et 50 ppm d'acide 2-naphtoxyacétique (NOXA) sur la moitié (choisie au hasard) de chaque arbre de manlère à mouiller efficacement les petits fruits. L'autre moitié de l'arbre ne reçoit pas de pulvérisation. On prépare la matière de pulvérisation comme suit On dissout 0,127 g d'acide gibbérélllque et 0,0126 g d'acide 2-naphtoxyacétique dans 5 ml d'éthanol et on ajoute cette solution à 200 ml d'eau. A lc solution ainsi obtenue, on ajoute avec agitation 1 ml d'une solution à 1 % de "Tween 20" et 0,75 mi d'une solution à 10 % de diphénylurée dans le diméthylformamide, pour obtenir ainsi une suspension. Après avoir ajouté suffisam- ment d'eau pour obtenir un total de 250 mi, on obtient un mélange dont la composition est la suivante Acide gibbéréllique 508 ppm Acide 2-naphtoxyacétlque 50,4 ppm NN'-diphénylurée 300 ppm Ethanol 2 % Diméthylformamide 0,3 % "Tween 20" 0,004 % On récolte les fruits le 9 et le 13 septembre, c'esta-dire plusieurs jours avant la cueillette dans le restant du verger. Les détails des nombres de fruits cueillIs, les poids de ces fruits et leurs rapports longueur/diamètre sont donnés dans le tableau III ci-après TABLEAU III Nombres totaux et poids (kg) Poids moyen d'une pomme des fruits cueillis sur chaque partie de l'arbre (g) et (rapport L/D) Arbre Pulvérisé Témoin Différence Pulvérisé Témoin A 164 (11,92) 72 (4,29) 92 (7,63) 72,6 (0,81) 59,4 (0,82) B 162 (12,79) 188(13,37) -26(-0,58) 78,9 (0,78) 71,1 (0,79) C 139 (1t,27) 48 (3,60) 91 (7,67) 80,9 (0,80) 74,8 (0,80) D 162 (13,31) 46 (3,45) 116 (9,86) 82,1 (0,80) 74,6 (0,80) E 149 (13,39) 104 (8,61) 45 (4,79) 90,2 (0,80) 82,6 (0,79) F 211 (16,90) 129 (9,10) 82 (7,79) 80,0 (0,79) 70,5 (0,80) Moyenne 165*(13,26**) 98*(7,07**) 67 # 53 80,4***(0,80) 72,1***(0,80) (6,19+3,87) * Chiffres notablement différents à P = 0,05 ** Chiffres notablement différents à P = 0,01 *** Chiffres notablement différents à P = 0,001 On peut voir dans le tableau III que les moitiés pul- vérisées des arbres portent beaucoup plus de fruits que les moitiés non pulvérisées. D'autre part, le poids total des fruits sur les moitiés pulvérisées est bien plus grand que sur les moitiés non pulvérisées. En outre, les fruits pulvérisés ont la meme forme que les fruits non pulvérisés. EXEMPLE 9 On prépare une composition de pulvérisation comme suit: On dissout 0,299 g d'acide gibbéréllique et 0,040 g d'acide 2-naphtoxyacétique dans 10 ml d'éthanol et on ajoute la solution résultante à 500 ml d'eau. On introduit dans la solution avec agitation 5 ml d'une solution à 1 % de "Tween 20" et 0,310 g de NN'-diphénylurée en solution dans 10 mi de diméthylformamide Pt or obtient ainsi une suspension.Après addition d'eau jusqu'à 1 litre, les proportions des ingrédients sont les suivantes acide gibbéréllique 299 ppm acide 2-naphtoxyccétique 40 ppm NN'-diphénylurée 310 ppm éthanol 1 % diméthylformamide 1 % "Tween 20" 0,005 % On choisit sept arbres de la variété "Cox*Orange Pippin" poussant dans un verger important à Wye, dans le Coté de Kent, de manière que ces arbres fournissent quatre branches par arbre permettant d'obtenir 100 fleurs stérilisées par branche On choisit au hasard une branche sur chaque arbre et on pulverise le mélange hormonal ci-dessus à un stade auquel les arbres environnants ont atteint la phase de chute de 50 % de pétales.On choisit au hasard une autre branche de chaque arbre et on pulvé- rise avec le meme mélange mais cinq jours plus tard, et finalement on pulvérise une troisième branche dix jours après la chute de 50 % des pétales. La quatrième branche de chaque arbre reste une branche témoin sans pulvérisation. On cueille les fruits sur ces arbres quelques jours avant la récolte générale et on obtient les résultats suivants Moyenne de fleurs stérilisées produisant des pommes mûrès Fleurs pulvérisées à la chute de 50 % des pétales 4 > 0* Fleurs pulvérisées 5 jours plus tard 0,4 Fleurs pulvérisées 10 jours plus tard 0,4 Témoins (fleurs non pulvérisées) 0,9t * Chiffres notablement différents à P = 0,05 On voit que seules les fleurs pulvérisées au moment de la chute de 50 % des pétales donnent notablement plus de fruits que les fleurs non pulvérisées. EXEMPLE 10 Cet exemple décrit l'application du procédé selon l1invention à des cerisiers. On prépare une composition de pulvérisation comme suit On dissout 3 tablettes de "Berelex" (contenant chacune 0,9 g d'acide gibbéréllique) dans 4 1 d'eau distillée et on ajoute une solution de 0,25 g d'acide 2-naphtoxyacétique dans 10 ml d'éthanol. On ajoute ensuite 10 ml d'une solution à 1 % de "Tween 20", puis 1,5 g de NN'-diphénylurée en solution dans 50 mi de diméthylformamide, on agite rapidement le mélange pour former une suspension et on ajoute de l'eau distillée ,usqú'à un total de 5 litres. La composition ainsi obtenue contient 540 ppm d'acide gibbéréllique, 50 ppm d'acide 2-naphtoxyacétique, 300 ppm de diphénylurée, 0,5 % de diméthylformamide, 0,002 % de "Tween 20" et 0,2 % d'éthanol. On utilise huit cerisiers de grande taille de la variété "Early-Rivers" poussant dans le verger expérimental East Malling pour l'essai envisagé. On choisit quatre branches ayant envIron 7,5 cm de circonférence sur chaque arbre à une hauteur d'environ 1,5 à 2 metres. On choisit au hasard deux branches sur chaque arbre et on pulvérise la composition décrite ci-dessus de manière à mouiller les fleurs et les feuilles. On applique le mélange le 6 mai, c'est-à-dire quand les fleurs ont atteint le stade de chute de 50 % des pétales.On utilise pour chaque branche environ 0,25 litre de la composition de pulvérisation. Les deux branches restantes de chaque arbre constituent des témoins non pulvérisés. Le 7 juin, c'est-e-dire au moment où l'abscission est terminée, on compte les fruits qui restent sur chaque branche et les résultats sont indiqués dans le tableau IV ci-après. TABLEAU IV Nombre de Nombre total Arbre Traitement bourgeons de fruits A/B de fruits (A) développés (B) a hormone 359 543 1 513 hormone 985 1035 1,051 témoin 596 67 O, 112 témoin 1076 51 0,047 b hormone 927 1018 1,098 hormone 921 1000 1,086 témoin 619 6 0,010 témoin 611 13 0 > 021 c hormone 706 508 0,720 hormone 483 512 1,060 témoin 688 8 0,012 témoin 1014 80 0,079 d hormone 486 445 0,916 hormone 729 842 1,155 témoin 680 19 0,028 témoin 373 5 0,013 e hormone 400 279 0,698 hormone 574 407 0,709 témoin 433 6 0,014 témoin 641 9 0,014 TABLEAU IV (suite) Nombre de Nombre total Arbre Traitement bourgeons de fruits A/B de fruits (A) développés (B) f hormone 638 819 1,284 hormone 652 480 0,736 témoin 691 63 0,091 témoin 557 62 0,111 g hormone 762 548 0,719 hormone 506 440 0,870 témoin 625 8 0,013 témoin 674 10 0,015 h hormone 782 581 0,743 hormone 574 592 1,031 témoin 463 1 témoin 1035 76 0,073 Total moyenne pour hormones 655 628 0,952*** moyenne pour témoins 673 30 0,041*** *** Chiffres notablement différents a P = 0,001. Aucune abscission supplémentaire ne se produit jusqu'à la récolte. Lors de la récolte, on cueille les frliits ts et on uti- lise pour les estimations qualitatives les fruits non abîmés par les oiseaux. On effectue un triage qualitatif d'un échantillon comprenant environ 90 fruits de chaque branche et pour cela on utilise les normes E.E.C. pour cerises précoces. Le tri moyen de qualification des produits sur les seize branches ayant subi la pulvérIsatIon donne les résultats suivants Extra (20 mm et plus) 53,4 % Catégorie I (15-19,9 m) 43,4 % Catégorie III (au-dessous de 15 mm) 3,2 3,2 En raison du faible nombre de fruits sur les branches non pulvérisées, il est impossible d'effectuer une estimation analogue. Il ressort des resultats ci-dessus qu'on obtient sur les branches pulvérisées vingt-trois fois plus de fruits développés que sur les branches non pulvérisées. De plus, une proportion importante des fruits obtenus sont d'une qualité supérieure et donc faciles à vendre. REVENDICATIONS 1. Composition permettant d'augmenter la production de fruits caractérisée en ce qu'elle comprend, en qualité d'in- grédients actifs, une auxine, une gibbérélline et une urée substituée de formule R1NHCONHR2, dans laquelle R1 représente un atome d'hydrogène, un groupe hydrocarbyle substitué ou non substitué ou un hétérocycle substitué ou non substitué et R2 représente un radical phényle substitué ou non substitué. 2. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que auxine est un dérivé aphtylique, notamment l'acide 1-naphtylacétlque, l'acide 2-naphtoxyacétique ou un sel ou ester d'un tel acide. 3. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'auxine est un acide phénoxyalcanolque ou un sel ou ester d'un tel acide, notamment l'acide 4-chloro-2-méthylphénoxyacétique, l'acide 2,4-dichlorophénoxyacétique, l'acide 2,4,5 trichlorophénoxyacétique, l'acide 2-(4-chloro-2-méthylphénoxy)- propionique, l'acide 2-(2,4-dichlorophénoxy)-propionique ou l'acide 4-(4-chloro-2-méthylphénoxy)-butyrique ou un sel ou un ester diun tel acide. 4. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'auxine est un acide benzoïque substitué ou un sel ou ester d'un tel acide, notamment l'acide 3,5-dichloro-2,-méthoxy- benzoïque, l'acide 2,4,5-trichlorobenzoïque, l'acide 3,5-dichloro-2-méthoxybenzoïque, l'acide 2,3,5-trichloro-6-méthoxybenzoï aue, l'acide 3-amino-2,5-dichlorobenzoïque ou un sel ou ester d'un tel acide. 5. Composition selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la gibbérélline est la gibbérélline k3, la gibbérélline A4 ou la gibbérélline A7. 6. Composition selon l'une quelconque des revendica @ions 1 à 5, caractérisée en ce que R1 représente un radical @l@yle, alcényle ou alcaryle substitué ou non substitué contenant 1 W 12 atomes de carbone QU un radical cycloalkyle substitué ou non substitué. 7. ComposItIon selon l'une quelconque des revendica tions N 5, caractérisée en ce que R1 représente un groupe py- ridule, pyrrolyle, quinolyle, indolyle, morpholyle ou furyle substltu ou non substitué. 8. Composition selon l'une quelconque des revendica tions 1 à 5, caractérisée en ce que R représente un groupe aryle substitué ou non substitué. 9. Composition selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que les substituants des groupes hydrocarbyliques ou hétérocycliques R1 @t/ou du groupe phénylique R2 sont choisis parmi les radicaux alkyle, alcoxy, halo@lkyle, carboxy, carboxyalkyle, cyan, amino et nitro et les atomes d'ha- logène . 10. Composition selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que l'urée substituée est la diphénylurée. 11. Composition selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisée en ce que le rapport pondérai de l'urée substituée à la gibbérélline est compris entre 0,5:1 et 20:1, et, de préférence, entre 5:1 et 15:1. 12. Composition -selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisée en ce que le rapport de auxine à la gibbérélline est compris entre 1:100 et 10:1 et, de préférence, entre 1:10 et 5:1. 13. Composition selon itune quelconque des revendications l à 12, caractérisée en ce qu'elle est sous forme d'une solution ou d'une dispersion des ingrédients actifs dans l'eau ou dans un diluant organique. 14. Composition selon la revendication 13, caractérisiée en ce qu'elle contient en outre un agent tensio-actif. 15. Composition selon la revendication 14, caractéri- sée en ce que l'agent tensio-actif est choisi parmi les composés suivants : dodécylbenzènesulfonate de calcium, lignosulfonate de calcium, de sodium ou d'ammonium, produit de condensation de l'oxyde d'éthylène avec un alkylphénol, le monolaurate de sorbitanne, l'alcool oléylique et les polymères d'oxyde de propylène. 16. Composition selon l'une quelconque des revendica t ons 1 à 12, caractérisée en ce qu'elle est sous forme d'une poudre dans laquelle les ingrédients actifs sont mélangés ve@ un diluant solide pulvérulent,ledit diluant étant de préférence la terre àfoulon ou une poudre de kaolin, de g';pse, de craie ou de kiesel- guhr. 17. Composition selon l'une quelconque des revendca- tions 1 à 16, caractérisée en ce qu'elle comprend au total 0,01 à 2 % en poids d'ingrédients actifs. 18. Composition selon l'une quelconque des revendications 1 a 12 > caractérisée en ce qu'elle est sous forme d'une tablette comprenant les ingrédients actifs et un ou plusieurs agents de désintégration. 19. Composition selon l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisée en ce qu'elle est sous forme d'un concentré contenant au total 10 à 90 % en poids d'ingrédients actifs, lesdits Ingrédients actifs étan de préférence finementdivi- sés et dispersés dans l'eau en présence d'un agent tensio-actif et d'un agent de suspension. 20. Procédé pour augmenter la production de pommes sur un arbre ou une autre forme végétale produisant des pommes, caractérisé en ce qu'il consiste a' appliquer sur les sites de la formation potentielle des pommes avant et/ou pendant le développement des pommes des proportions efficaces d'une auxine, d'une gibbérélline et d'une urée substituée telle que définie dans la revendication 1. 21. Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce qu'on effectue ladite application après la floraison, après le début de la chute des pétales mais pas plus de quinze jours après l'achèvement de la chute des pétales. 22. Procédé selon la revendication 20 ou 21, caractérisé en ce que l'auxine, la gibbérélline et l'urée substituée sont telles que définies dans l'une quelconque des revendications 2 à 10. 23. Procédé selon la revendication 20 ou 21, caracté- risé en ce u'on applique l'auxine, la gibbérélline et l'urée substituée simultanément sous forme drune composition telle que définie dans l'une quelconque des revendications 1 à 17. 24. Procédé selon la revendication 23, caractérisé en ce qu'on applique l'auxine, la gibbérélllne ct l'urée substituée sous forme d'une pulvérisation aqueuse dirigée sur la totalité du plant jusqu'à dégoulinement. 25. Procédé selon la revendication 23 ou 24, caractérisé en ce que la composition contient 10 à 500 ppm de gibbérél line, 10 à 250 ppm d'auxine et 10 à 1000 ppm d'urée substituée. 26. Procédé pour at augmenter la production de fruits sur un arbre ou une autre forme végétale produisant des- frui s à noyau, caractérisé en ce qu'il consiste @e à appliquer sur les sites de la formation potentielle des fruits avant et/ou pendant le développement des fruits des proportions efficaces d'une auxlne, d'une gibbérélline et d'une urée substituée telle que définie dans la revendication 1. 27. Procédé selon la la revendication 26, caractérisé en ce qu'on applique l'auine, la gibbérélline et l'urée substituée pendant la période allant de l'éclosion des bourgeons de fleurs jusqu'à six semaines après la chute d pétales. 28. Procédé selon la revendication 26 ou 27, caractérise en ce que l'auxine, la gibbérélline et l'urée substituée sont telles que définies dans l'une quelconque des revendications 2 à 10. 29. Procédé selon la revendication 26 ou 27, caracté- risé en ce qu'on applique l'auxine, la gibbérélline- et l'urée substituée simultanément sous forme d'une composition telle que définie dans l'une quelconque des revendications 1 à 17. 30. Procédé selon 1 -evendication 29, caractérisé en ce qu'on applique l'auxine, la gibbérélline et l'urée substituée sous forme d'une pulvérisation aqueuse dirigée sur la totalité du plant jusqu'à dégoulinement. 31. Procédé selon la revendication 29 ou 30, caracté- risé en ce que la composition contient 10 à 500 ppm de gibbérél- line, 10 2 250 ppm d'auxine et 10 à 1000 ppm d'urre substituée.