Les télérupteurs, ou commutateurs électriques commandés à distance, ont aujourd'hui de nombreuses applications. Ils servent beaucoup à des fins domestiques, pour commander des courants de puissance moyenne, de l'ordre du kilowatt par exemple. Dans ce domaine, se présentent deux contraintes principales d'ordre électrique. La première tient au faut qu'il faut un contact de très bonne qualité pour conduire un fort courant. Ceci suppose une pression de contact suffisante, qui doit pouvoir être obtenue à chaque actionnement du télérupteur. La seconde contrainte apparat t lors du changement d'état de l'appareil. Il est nécessaire que ce changement d'état soit suffisamment franc, pour éviter en particulier un rebond lors de la fermeture des contacts, et des étincelles à leur ouverture. Pour satisfaire ces contraintes, on emploie généralement une solution à changement d'état brutal, qui introduit évidemment un choc important. L'inconvénient majeur des télérupteurs de ce genre est le bruit de claquement à chaque cozmutation. Il se double d'un autre inconvénient qui tient à la nécessité de limiter la puissance d'excitation de la bobine pour éviter un échauffement excessif de celle-ci, lors d'une commande maintenue en permanence de manière artificielle. Cette contrainte qui limite le couple moteur disponible conduit généralement à utiliser un circuit magnétique fermé ou presque pour limiter les pertes ; cette disposition produit généralement un bruit de vibration, surtout si l'armature mobile tend à s'ouvrir sous l'action d'un ressort antagoniste. Le but essentiel de la présente invention est de s'affranchir des inconvénients ci-dessus en supprimant les bruits de claquement et de vibration du circuit magnétique tout en maintenant une force de commande suffisante pour assurer une bonne pression des contacts électriques.Un autre but est d'apporter une solution particulièrement satisfai sanve aux problèmes d'échauffement en particulier dans le cas dé l'utilisation d'une bobine de dimensions réduites à consom- maton élevée. Pour cela, les principes classiquement admis dans les télérupteurs ont été complètement révisés. Bien entendu, le télé rupteur conserve sa structure de base, à savoir - une bobine d'excitation, susceptible d'être commandée, - un noyau magnétique mobile, monté pour être actionné par coopération magnétique avec la bobine d'excitation lorsque cette dernière est commandée, et - un mécanisme commutateur, couplé au noyau magnétique, pour faire changer l'état ouvert ou fermé d'un contact électrique, à chaque actionnement du noyau magnétique, consécutif à l'excitation de la bobine. Selon l'invention, la coopération magnétique ne fait pas intervenir un circuit magnétique fixe, et le noyau magnétique est une portion d'anneau de préférence d'environ trois quarts de cercle, et mobile en rotation à l'encontre d'un rappel élastique. De préférence, une pièce non magnétique complémentaire du noyau magnétique, est associée à ce dernier pour former avec lui un anneau complet, en vue d'améliorer l'équilibrage mécanique en rotation. Le mécanisme commutateur comprend un chariot, mobile entre deux positions d'arrêt, dans lesquelles il maintient le contact électrique en état d'ouverture et de fermeture, respectivement, et un couplage mécanique du noyau magnétique áu chariot, pour faire changer ce dernier de position avec le- mouvement du noyau, consécutif à l'excitation de la bobine. Ce couplage mécanique du noyau mobile au chariot comprend deux éléments : d'une part une came coopérant avec le chariot pour le faire changer de position d'arrêt alternativement, et d'autre part un encliquetage à rotation entre le noyau magnétique et ladite came. Le noyau magnétique en portion d'anneau entrasse cet encliquetage, en rotation autour d'un axe situé au voisinage de l'axe de la portion d'anneau. En d'autres termes, ltencliquetage à rotation transforme le mouvement d'aller-retour du noyau en un déplacement angulaire, toujours dans le mAme sens, de la came.Cette dernière est choisie de sorte que ce déplacement angulaire puisse faire passer le chariot alternativement de sa position de fermeture du contact électrique à sa position diouverture du contact électrique, et inversement. Comme précédemment indiqué, cet entraînement comprend avantageusement un encliquetage à rotation comportant une roue à rochet entraînant la came, et cette roue à rochet est susceptible d'être mue par un cliquet dont l"axe est lié au noyau ma gnetique mobile. De façon simple, le chariot comporte deux galets, qui coopèrent avec la came de façon qu'à deux positions d'arrêt consécutives de la came correspondent alternativement la position de contact électrique fermé et la position de contact électrique ouvert pour le chariot mobile; la roue à rochet comportant au moins deux dents, le pas angulaire est de plus de 1800. Dans un mode de réalisation préférentiel, chaque dent de la roue à rochet est délimitée d'un ctté par un flanc droit ou concave, situé radialement sur, cette roue, et de l'autre côté par un flanc en forme d'arc de cercle, dont l'axe est décentré par rapport à l'axe de rotation de la roue à rochet, ces deux axes étant écartés d'une distance prédéterminée. Le noyau magnétique est monté pour tourner décentré exactement de la même fa çon, sur un flanc radial de la roue à rochet lorsque cette dernière est dans l'une quelconque de ses positions de repos ou d'arrêt. Le cliquet vient en prise sur ce Ere flanc radial, et est monté à friction sur un axe solidaire du noyau mobile, cet axe étant tangent au flanc en arc de cercle de la même dent, possédant le flanc radial sur lequel il vient en prise.Après avoir fait tourner la roue à rochet d'une dent, c'est-à-dire d'un pas, le noyau mobile et le cliquet reviennent ensemble à leur position de repos, le retour du cliquet se faisant tangentiellement au flanc en arc de cercle de la dent suivante de la roue à rochet, et un moyen tel qu'un pion fixe est prévu pour remettre le cliquet en prise sur la roue à rochet à la fin de ce mouvement de retour. La roue à rochet présente alors avantageusement un pas angulaire de 1800 le noyau mobile en arc de cercle étant capable d'une rotation de 1800 au moins à l'excitation de la bobine. En. d'autres termes, laroue à rochet est constituée de deux demidisques, accolés par leur face diamétrale, mais avec un décalage égale au double de la distance prédéterminée, évoquée plus haut. Cette réalisation est particulièrement intéressante avec, montée sur le meAme axe, une came en disque excentré. Pour améliorer la stabilité des positions d'arrêt, le disque constituant la came comporte un méplat dans sa région d'excentrement maximum, et le chariot porte-contact est soumis à rappel élastique dans ces deux positions d'arrêt. Dans la position de contact fermé, le rappel élastique est fourni naturellement par la pression de contact. Cette dernière est obtenue par exemple par le fait que le chariot comporte pour chaque contact un logement enfermant un ressort rappelant un porte-contact en butée sur une extrémité de ce logement. Dans la position de contact ouvert, une butée fise se substitue à l'autre extrémité du logement du ressort de l'un des porte-contacts pour solliciter ce ressort. Ceci permet d'obtenir également un rappel élastique dans cette seconde position d'arrêt du chariot. Enfin, l'échauffement qui serait à crafndre dans une telle bobine de petite dimension coopérant avec un noyau à entrefer important, à l'occasion d'une excitation prolongée, est combattu par la mise en série d'une résistance à coefficient de température positif dans le circuit d'excitation de la bobine, cette résistance étant de plus couplée thermiquement à la bobine. En fonctionnement les télérupteurs ainsi obtenus tirent - leur silence, du circuit magnétique mobile à l'intérieur de la bobine, directement actionné par celle-ci ; - leur force, du volant d'inertie dans lequel on accumule l'énergie pendant le temps de commande - leur sécurité, de la protection de leur bobine au moyen d'une résistance à coefficient de température positif placée en série - leur régularité de fonctionnement, de l'égalisation des forces de commande, qu'il s'agisse de fermer ou d'ouvrir un contact. Cela est contraire au fonctionnement habituel dans lequel la phase d'ouverture des contacts nécessite moins de force que celle de fermeture par suite de la restitution de couple du ai reladhement des ressorts de contact. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparattront à la lecture de la description détaillée qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés, donnés uniquement à titre non limitatif, et sur lesquels : - la figure 1 est une vue détaillée, en perspective avant montage, des éléments du télérupteur de l'invention ; - la figure 2 est une vue schématique en perspective après montage, des principaux éléments du télérupteur, et - les figures 3 et 4 sont des vues en plan sous forme de schéma simplifié permettant de mieux comprendre le fonctionnement du télérupteur ; elles sont respectivement destinées à illustrer la situation du noyau mobile au début et à la ftn de son mouvement. Sur la figure 1, apparaissent les éléments consécutifs du télérupteur de l'invention. Une embase 1 comporte quatre logements parallélipipédiques 2. Chacun de ces logements reçoit une borne à vis 3 en matériau électriquement conducteur. On remarquera que les bornes ne sont pas toutes représentées, et certaines incomplètement illustrées (pas de vis) pour simplifier la figure 1. Deux rebords parallélipipédiques 4 sont alignés de fa çon à définir un appui rectiligne, qui sert à guider la translation du chariot, comme on le verra plus loin. Ils peuvent également former cosse, comme par exemple pour les bornes du circuit de la bobine d'excitation. L'embase 1 supporte également un axe 5. Dans sa partie basse 50, l'axe 5 comorend un disque qui sert de guide au mouve- ment du chariot. Dans sa partie centrale 51, l'axe forme un axe de rotation, concentrique au disque 50. Dans sa partie supérieure 52, il définit un autre axe de rotation, dont le centre est écarté de celui de l'axe de 51, l'écartement étant égal à la distance prédéterminée évoquée plus haut. L'embase supporte encore un logement de bobine 6. A proximité du logement de bobine, est disposé un pion 7 de réengagement du cliquet. Enfin, entre les deux logements de contact 2, à droite de la figure apparatt un taquet 8. Ce taquet est la butée fixe qui coopère avec l'un des ressorts du chariot pour produire un rappel élastique sur la came dans la position de contact ouvert, comme on le verra ci-après. Le chariot 10, qui s'étend longitudinalement, comporte à chacune de ses deux extrémités deux saillies il et 12, se faisant face. Comme cela est représenté, les saillies il et 12 sont agencées pour loger un ressort 13 qui vient appuyer un portecontact 14 sur la saillie 12, Chaque porte-contact 14 porte symétriquement deux éléments de contact de part et d'autre du chariot 10. Les deux éléments de contact mobiles situés à chaque extrémité du chariot peuvent venir ou non toucher respectivement les éléments de contact fixes associés, portés par les bornes 3, suivant la position du chariot, comme cela est représenté, Le chariot 10 porte encore deux galets 15 et 16, dont les axes sont fixés au chariot, ces deux galets étant symétriquement disposés par rapport à une ouverture axiale 17 du chariot. Au droit des galets 15 et 16 et de l'orifice axial 17, les parois latérales 18 et 19 du chariot sont parallèles, Ces parois latérales 18 et 19, les parois principales, (c'est-à-dire longitudinales) de l'orifice 17, et la direction définis par les axes des galets 15 et 16, sont toutes parallèles entre elles, et servent à définir le mouvement du chariot 10. Pour ce mouvement, l'orifice axial 17 du chariot est engagé sur le disque 50 de même dimension faisant partie de l'axe 5, tandis que la paroi latérale 18 est guidée par les rebords 4. Le télérupteur comporte encore deux pièces 20 et 21, qui sont illustrées séparées sur la figure 1, mais qui sont en fait mécaniquement liées l'une à'l'autre. La pièce 20 est une came circulaire excentrée par rapport à son orifice 22, au moyen duquel elle tourne sur la partie médiane 51 de l'axe 5. Elle c porte dans sa région d'excentrement maximum un méplat 23. Dans le mode de réalisation représenté, la pièce 21 forme une roue à rochet dont le pas est de 1800. Autour d'un orifice de guidage de pivotement 24, coopérant aussi avec l'axe 51, la roue à rochet 21 comporte deux demi-disques 25 et 26 qui sont décalés sur leur diamètre commun-du double de l'écart entre l'axe du pivot 51, et l'axe du pivot 52, que l'on a appelé distance prédéterminée. La roue à rochet et la came sont solidaires l'une de l'autre et, ici, l'excentrement maximal de la came se trouve dans la direction, perpendiculaire au diamètre commun des demi-disques 25 et 26 formant la roue à rochet. L'orifice de pivotement 24 de la roue 21 traverse le corps de la roue elle-même, et en plus, dans-ce mode de réalisation, un manchon cylindrique 27 fixé à la roue. Ce manchon 27 sert d'entretoise avec un noyau magnétique mobile 30. Le noyau magnétique mobile 31 est une portion d'anneau, en arc de cercle, s'étendant sur environ trois quarts de circonférence. La partie annulaire proprement dite 31 est liée à son axe de pivotement 30 par une nervure 32, qui porte elle-même un pivot à friction 33 dans lequel s'engage l'axe 34 d'un cliquet dont la saillie 36 coopère avec la roue à rochet 21. Dans une bobine d'excitation 40, qui vient se placer dans son logement 6, apparat une pièce 38 en matériau non magnétique, qui, par-un ensemble languette-rainure représenté, vient compléter le noyau magnétique 31 afin de réaliser un anneau complet pour l'équilibrage magnétique. Enfin, un ressort 42 fournit un rappel élastique du noyau annulaire 31 à sa position de repos, la boucle 43 du ressort s'engageant sur le pivot à friction 33, tandis que l'autre extrémité du ressort s'appuie sur une partie fixe, par exemple sur le logement 6 de la bobine d'excitation. La figure 2 illustre schématiquement les différentes pièces qui viennent d'être décrites, maintenant engagées les unes sur les autres, à l'exception de l'embase, et de certains des accessoires qu'elle supporte. On se réfèrera à cette figure pour mieux comprendre l'invention. Sur les figures autres que la figure 1, le complément non magnétique 38 du noyau magnétique mobile a été omis, pour clarifier le dessin. Pour simplifier également la description, 1'"extrémité" du noyau magnétique mobile désigne ses jonctions avec le complément non magnétique. On remarquera également que, le noyau magnétique 31 étant au repos sur la figure 2, la nervure 32, l'axe de cliquet 33 et le cliquet lui-même 35 devraient se trouver du côté de la bobine 40. Ils ont été mis de l'autre côté pour mieux laisser voir la roue à-rochet 21, la came 20, les galets 15 et 16, et le chariot 10. On va maintenant décrire l'interaction des différentes pièces, tout d'abord avec le noyau magnétique mobile dans sa position de repos, le chariot étant par exemple dans la position de contact fermé. Ceci apparatt sur la représentation schématique de la figure 3. Sur la figure 3, on voit clairement que, dans la position de repos du noyau magnétique, l'une de ses extrémités est légèrement engagée à l'intérieur d'un côté de la bobine 40, son autre extrémité se trouvant donc à un quart de tour à l'extérieur de l'autre côté de cette bobine. Le cliquet 35 est alors en prise par sa saillie 36, sur le flanc radial saillant sur un grand diamètre de l'un des deux demi-disques 25 et 26 qui forment la roue à rochet 21 de la figure 1. Dans la position de contact fermé, il s'agit du demi-disque 25. Le diamètre commun des deux demi-disques de la roue à rochet est perpendiculaire à la direction d'excentrement maximum de la came, et par là perpendiculaire à la direction de déplacement du chariot, lorsque l'ensemble de ces pièces est au repos dans une position normale d'arrêt. Il est bien évident que la situation des pièces pourrait être différente et que ces trois directions pourraient aussi être quelconque, parallèles entre-elles par exemple. La came 20, illustrée en tireté, est excentrée vers la gauche de la figure 3, et agit par l'intermédiaire des'galets 15 et 16 pour solliciter le chariot 10 de sorte que les portecontacts mobiles 14 et 14A viennent s'appuyer sur les portecontacts fixes 3.Comme on le voit sur la figure 3, au lieu de venir en butée sur la saillie 12, les porte-contacts 14 viennent s'appuyer sur les porte-contacts fixes 3, et les ressorts 13 et 13A fournissent alors la pression de contact. Il est clair que la pression de contact ainsi obtenue est au moins égale à la pression de tarage obtenue pour les ressorts 13 lorsqu'ils sont enfermés dans leur logement entre les saillies 71 et 12. Il convient maintenant d'examiner de plus près le mouvement du noyau mobile 31, en réponse à l'excitation de la bobine 40. Cette excitation se fait bien entendu par les conducteurs d'entrée de cette bobine (figure 2). Il y a lieu de remarquer que l'angle de rotation nécessaire pour l'actionnement complet de la roue à rochet 21 est de 1800, et il est mécaniquement quelque peu surprenant d'utiliser répétitivement un angle.de rotation aussi important dans un noyau magnétique annulaire mesurant 2700 environ. Cela est encore plus surprenant si l'on se rappelle le principe de la technique antérieure, suivant lequel on utilise rapidement une énergie importante afin d'obtenir un fonctionnement satisfaisant d'un télérupteur. l'amplitude du déplacement du noyau magnétique selon l'inve tion peut s'expliquer de la façon suivante : lors de l'excitation, l'extrémité du noyau magnétique qui est déjà engagé dans la bobine va être avalée par cette dernière, le mouvement tendant à se prolonger jusqu'à ce que le noyau magnétique se trouve dans une position symétrique par rapport au plan médian transversal de la bobine 40. les observations à la base de l'invention ont montré qu'à partir de sa position de repos de la figure 3, le mouvement du noyau magnétique peut être décomposé en trois zones de taille sensiblement égale - de O à 600 ; il y a un transvert important d'énergie entre la bobine d'excitation 40 et le noyau magnétique 31.Ce dernier accélère progressivement, compte teng de sa grande inertie par rapport aux équipages magnétiques classiques dans les télérupteurs ; - de 60 à 1200 ; l'énergie transmise par la bobine d'excitation 40 au noyau magnétique 31 diminue progressivement, car l'entrefer du noyau magnétique se trouve maintenant dans une position nettement moins asymétrique par rapport à la bobine ; cette énergie contribue cependant à accélérer encore un peu le mouvement du noyau magnétique ; l'énergie cinétique acquise par ce dernier au cours de la phsse précédente prend toutefois peu à peu une importance prépondérante - de 120 à 1800 ; l'énergie transmise par la bobine au noyau magnétique devient de plus en plus faible (elle n'est théo- riquement nulle qu'à la position de symétrie exacte du noyau par rapport à la bobine, mais devient négligeable avant cela) le noyau magnétique continue son mouvement par l'énergie cinétique qu'il a précédemment acquise, et son énergie résultante sera pratiquement nulle lorsque l'amplitude de son mouvement atteint 1800, ctest-à-dire au momen od il doit s'arrêter. 1a figure 4 représente le noyau magnétique 31 à ce point extrême de son mouvemant après 1800 d'excursion angulaire. le cliquet 35 a amené la roue à rochet 21 à tourne également de 1800 et les deux demi-disques 25 et 26 ont échangé leur position respective par rapport à la figure 3. Sur la figure 4, l'excentrement de la came 20 se trouve donc vers la droite de la figure. La came a tourné de 1800 sur les galets 15 et 16, et le chariot 10 s'est déplacé vers la droite ; les porte-contacts mobiles 14 sont alors séparés des porte-contacts fixes 3. La position ainsi obtenue après l'actionnemer.t du noyau mobile 31 subsiste, car la roue à rochet et la came restent en place, tandis que sous l'action du ressort de rappel 42 de la figure 1, le noyau mobile 31 et son cliquet 35 reviennent à leur position de repos. A la fin de ce- mouvement de retour, le pion 7 coopère avec le cliquet 35 pour remettre la saillie 36 de ce dernier en prise sur le flanc diamétral saillant du demi-disque 26 de la roue à rochet 21. Le télé rupteur est alors prêt pour un nouveau fonctionnement qui se produirait comme précédemment, mais qui aurait cette fois pour effet de faire passer les contacts de l'état ouvert à l'état fermé. Les dents à flanc circulaire de la roue à rochet, le cliquet monté à friction, et son pion de ré-engagement constituent, avec le décentrement du noyau magnétique par rapport à l'ensemble roue à rochet-came, une caractéristique importante de l'invention. Le décentrement du noyau mobile a d'abord un effet propre car il fait apparattre un bras de levier entre le noyau magnétique d'une part et l'ensemble roue à rochet-came d'autre part. Ce bras de levier permet une meilleure transmission à la came de l'énergie acquise par le noyau, comme le comprendra l'homme de l'art, s'agissant d'un mouvement alternatif du noyau mobile. Il y a aussi et surtout un avantage très important, pour le cas où le noyau mobile ne ferait pas une excursion complète de 1800. Ceci peut être dA par exemple à une excitation trop brève de la bobine. En effet, si l'on considère le mouvement de retour du noyau mobile et du cliquet sur la figure 4, on voit que la saillie 36 du cliquet va décrire exactement un cercle qui coincide avec la périphérie externe du demi-disque 26. En effet, le noyau mobile est décentré par rapport à la roue à rochet d'une distance égale à la moitié de l'écart entre les demi-disques, mesuré sur leur diamètre commun. L'écart entre le centre de la roue et le centre du demi-disque 26 est lui aussi régal à la moitié de ltécart diamétral. Par conséquent, le centre de rotation du noyau mobile 31 coïncide alors avec le centre du demidisque 26 lorsque le noyau revient à sa position de repos après une excursion aller de 1800. Bien entendu, ceci serait également vrai pour le demi-disque 25, lors du passage de la position ouverte à la position fermée des contacts. On évite ainsi tout risque de coincement qui pourrait apparattre si le cliquet était rappelé élastiquement afin que sa saillie 36 reste au contact de la périphérie du demi-disque 26 (ou 25 dans l'autre cas). Mieux encore, si l'excursion aller du noyau mobile est incomplète, la roue à rochet tournera de moins que 1800, et le retour dû cliquet va se faire sur un diamètre progressivement croissant du demi-disque concerné de la roue à rochet. Si le cliquet était rappelé élastiquement, il'y aurait coincement-à coup sûr, et le déblocàge de l'appareil nécessiterait un démontage du bottier du télérupteur. Au contraire, selon l'invention, le cliquet étant mon e té à friction, le noyau mobile peut en tous cas revenir à sa po- sition de repos, la roue à rochet et la came restant malgré tout dans une position intermédiaire indésirable. Une nouvelle excitation du noyau mobile permet alors d'amener le cliquet en prise sur la roue à rochet, dans cette position intermédiaire où elle est restée, et de compléter son mouvement et celui de la came, obtenant par là le changement d'état désiré des contacts électriques Bien entendu, le méplat de la came 20 contribue à donner un caractère stable aux deux positions d'arrêt de la came, pour 11 ouverture et la fermeture des contacts respectivement. Dans la position de fermeture des contacts, la pression de contact déterminée par les ressorts 13 et 13A entre les porte-contacts fixes et le chariot produit une réaction entre le galet 15 et le méplat 23 (figure 3). Par contre, dans la position d'ouverture des contacts, les ressorts 13 sont logés entre deux parties fixes du chariot, et il n'y a pas de force de rappel. La butée 8 des figures 1, 3 et 4 a pour effet de remédier à cet état de chose. Comme on le voit sur ces figures, cette butée peut s'engager dans une échancrure de la saillie ll solidaire du chariot. Dans la position du chariot qui est illustrée sur la figure 4, la butée 8, qui est solidaire de l'embase 1, vient se substituer à la saillie ll solidaire du chariot.- le ressort 13, qui coopère maintenant avec cette butée 8, applique alors une force de maintien entre le méplat 23 de la came 20 et le galet 16 du chariot. De cette façon, le chariot est soumis à rappel élastique dans ses deux positions d'arrêt, ce qui renforce encore le caractère stable du contact du galet et du méplat de la came dans ces positions. le télérupteur qui vient d'être décrit est très peu bruyant. On peut considérer que ceci est dû notamment à la limitation de la vitesse angulaire du noyau mobile, en raison de son inertie. De plus, le mouvement du noyau est très progressif et sans à-coup, au lieu d'être brutal comme dans la technique antérieure. Cette progressivité se trouve au niveau de l'encliquetage à rotation (mouvement rotatif unidirectionnel) fourni par la roue à rochez, et elle est surtout accentuée par le profil régulier circulaire de la came excentrée. le méplat de la came fournit la stabilité des positions d'arret, surtout en liaison avec le rappel élastique du chariot dans ces deux positions. le montage à friction du cliquet évite tout risque d'immobilisation de 11 ensemble came-roue à rochet, avec coincement du noyau mobile en position intermédiaire, à la suite d'une excitation trop courte de la bobine. Dans le cas inverse d'une excitation trop prolongée de cette dernière1 on peut craindre son échauffement, d'autant plus que la faible dimension requise, pour l'énergie qui lui est demandée, ne facilite pas la dissipation thermique. Il est avantageux de mettre dans le circuit d'excitation de la bobine une résistance à coefficient de température positif (PTC), comme cela est illustré sur la figure 2. La résistance PTC est également thermiquement à la bobine, ce qui permet d'éviter un échauffement excessif malgré l'entrefer large présenté par le noyau mobile. REVENDICATIONS i) Télérupteur, du type comprenant une bobine d'excitation susceptible d'être commandée, un noyau magnétique mobile, monté pour être actionné par coopération magnétique avec la bobine d'excitation lorsque cette dernière est commandée, un mécanisme-commutateur, couplé au noyau magnétique, pour faire changer l'état d'un contact électrique ouvert ou fermé, à chaque actionnement du noyau magnétique, consécutif à l'excitation de la bobine1 caractérisé en ce que le noyau magnétique est une portion d'anneau, de préférence d'environ trois quarts de cercle, mobile en rotation à l'encontre d'un rappel élastique. 2) Télérupteur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte une pièce non magnétique, complémentaire du noyau magnétique, cette pièce étant associée au noyau mobile pour former avec lui un anneau complet, en vue d'améliorer l'équilibrage mécanique en rotation. 3) Télérupteur selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que ledit mécanisme commutateur comprend un chariot, mobile entre deux positions d'arrêt, dans lesquelles il maintient le contact électrique en état d'ouverture et de fermeture, respectivement, et un couplage mécanique du noyau magnétique au chariot, pour faire changer ce dernier de position avec le mouvement du noyau, consécutif à l'excitation de la bobine. 4) Télérupteur selon la revendication 3, caractérisé en ce que ledit couplage mécanique comprend d'une part une came coopérant avec le chariot pour le faire changer de position alternativement, et d'autre part un encliquetage à rotation entre le noyau magnétique et ladite came, ledit noyau magnétique en portion d'anneau entraînant cet encliquetage, en rotation autour d'un axe situé au voisinage de l'axe de la portion d'anneau. 5) Télérupteur selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'encliquetage à rotation comprend une roue à rochet entraînant la came, la roue à rochet étant susceptible d'être mue par un cliquet dont l'axe est lié au noyau magnétique. 6) Télérupteur selon la revendication 5, caractérisé en ce que chaque dent de large à rochet est délimitée d'un côté par un flanc situé radialement sur cette roue, et de l'autre côté par un flanc en forme d'arc de cercle, dont l'axe est décentré par rapport à l'axe de rotation de la roue à rochet, ces deux axes étant écartés d'une distance prédéterminée, en ce que le noyau magnétique est monté pour tourner décentré exactement de la même façon , sur un flanc radial de la roue à rochet lorsque cette dernière est dans l'une quelconque de ses positions de repos ou d'arrêt, en ce que le cliquet vient en prise sur ce même flanc radial, et est monté à friction sur un axe solidaire du noyau mobile, cet axe étant tangent au flanc en arc de cercle de la même dent, possédant le flanc radial sur lequel il vient en prise, de sorte qu'après avoir fait tourner la roue à rochet d'une dent, c'est-à-dire d'un pas, le noyau mobile et le cliquet reviennent ensemble à leur position de repos, le retour du cliquet se faisant tangentiellement au flanc en arc de cercle de la dent suivante de la roue à rochet, et en ce qussun moyen tel qu'un pion fixe est prévu pour remettre le cliquet en prise sur la roue à rochet à la fin de ce mvemet da retour. 7) Télérupteur selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que la roue à rochet présente un pas angulaire de 1800, le noyau mobile en arc de cercle étant capable d'une rotation d'au moins 1800 à l'excitation de 18 bobine. 8) Télérupteur selon la revendication 4, caractérisé en ce que ladite came comprend un disque monté excentré sur la roue à roche t, et en ce que le chariot mobile porte deux galets, coopérant avec la came de telle façon qu'à deux positions d'arrêt consécutives de la came, séparées de 1800, correspondent alternativement la position de contact électrique fermi et la position de contant électrique ouvert pour le chariot mobile. 9) Télérupteur selon la revendication 8, caractérisé en ce que le disque comporte un méplat dans a région d'excentrement maximum et que le chariot est soumis à rappel élastique dans ses deux positions d'arrêt. 10) Télérupteur selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le chariot comporte au moins un logement enfermant un ressort rappelant un porte-contact en butée sur une extrémité de ce logement, ce qui fournit une pression de contact dans la position de fermeture du contact électrique. 11) Télérupteur selon les revendications 9 et 10, en combinaison, caractérisé en ce qutil comporte une butée fixe se substituant à l'autre extrémité du logement de ressort, quand le chariot est dans sa position d'ouverture de contact électrique, pour fournir le rappel élastique du chariot dans cette position. 12) Télérupteur selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'une résistance à coefficient de température positif est montée en série sur la bobine d'excitation et couplée thermiquement à elle, ce qui permet d'éviter un échauffement excessif malgré l'entrefer large présenté par le noyau mobile.