La présente invention a trait à un procédé de préparation d'échantillons trempés de fontes nodulaires ou vermiculaires. On sait qu'il est d'usage courant depuis de nombreuses années de prélever des échantillons de fer ou d'acier en fusion, destinés à l'étude ou au contrôle de certaines propriétés du métal en fusion. C'est ainsi qu on prélève normalement des échantillons qui, après leur refroidissement, sont étudiés au moyen du spectromètre à émission. I1 est également d'usage courant de déterminer les courbes de refroidissement (solidus, liquidus) d'échantillons, à partir descuelles des propriétés intéressantes, telles que l'équivalent de carbone, la teneur en carbone, la teneur en silicium, etc., peuvent être déduites. Toutefois, ces deux sortes d'essais demandent, dans la plupart des cas, qu'on dispose d'échantillons trempés, obtenus par l'adjonction aux échantillons liquides d'un additif approprié, tel que le tellure, dont la tâche est d'assurer une trempe (slidi- fication blanche) parfaite. Toutefois, il s'est avéré impossible jusqu a présent, du moins dans la pratique, de préparer des échantillons trempés absolument impeccables des fontes nodulaires ou vermiculaires, de sorte que les essais précédents ne pouvaient pas être effectués et qu'il fallait souvent avoir recours à des méthodes d'analyse fastidieuses et laborieuses. Cela est surtout dû au fait que les fontes considérées ont une teneur excessive en silicium et que l'emploi de tellure à titre d'additif favorisant la formation de carbures est exclu en raison du fait que cet élément interfère avec le magnésium, le cérium ou le calcium présent dans la fonte nodulaire. Or, l'invention se propose de fournir une solution efficace au problème posé ci-dessus. Le procédé qu'elle préconise à cet effet consiste principalement en l'addition à ltéchantillon métallique en fusion d'au moins un corps capable de lier le magnésium, le cérium ou le calcium, l'échantillon étant ensuite traité au tellure de manière habituelle. Des corps capables de lier le magnésium ou le cérium, qui entrent en ligne de compte pour le procédé selon l'invention, sont en tout premier lieu le soufre et ltoxygène. Ces additifs peuvent être ajoutés à l'état pur, ou bien sous forme d'alliages ou de composés chimiques, qui se décomposent dans le métal en REVENDICATIONS 1.- Procédé de préparation d'échantillons trempés de fontes nodulaires ou vermiculaires, caractérisé en ce qu'il consiste en l'addition à l'échantillon métallique liquide d'au moins un corps capable de lier le magnésium, le cérium ou le calcium, l'échantillon étant ensuite traité au tellure de manière habituelle. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que 11 additif capable de lier le magnésium, le cérium ou le calcium se compose de soufre et/ou d'oxygène. 3.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le soufre et/ou l'oxygène sont ajoutés à l'état pur ou sous forme d'alliages ou de composés chimiques, qui se décomposent dans le métal en fusion. 4.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'additif est choisi dans le groupe des sulfates, sulfures, oxydes et carbonates. 5.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'additif est mélangé avec du tellure. 6.- Procédé selon 11une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit additif, mélangé ou non avec du tellure, est déposé sous forme d'une goutte, d'une tache ou d'une mince couche sur au moins une paroi intérieure du godet de mesure destiné à la détermination de la courbe de solidification, ou de l'entonnoir d'alimentation d'une coquille. fusion de manière à libérer le soufre ou I'oxygène, qui est ainsi en mesure de se combiner avec le magnésium ou le cérium. Des exemples de tels composés chimiques sont le sulfure de fer (FeS2), des sulfates, d'autres sulfures, des oxydes, des carbonates, etc. Il va de soi qu'on pourra également ajouter des associations de ces additifs et qu'on pourra choisir des composés capables de libérer aussi bien du soufre que de l'oxygène, tels que par exemple des sulfates. De bons résultats s'obtiennent par exemple avec des sulfures, tels que le sulfure de fer. Lesdits additifs pourront être ajoutés à la cuillère avec laquelle on prélève l'échantillon du bain métallique en fusion. Il est toutefois préférable de les introduire dans le godet employé à la détermination de la courbe de solidification ou dans l'entonnoir d'alimentation de la coquille, sous forme d'une mince couche de revêtement ou d'une goutte, et conjointe- ment avec du tellure. La dose d'additif à ajouter n'est pas très critique, étant donné qu'un léger excès n' a pas d'effets nuisibles sur les mesures à effectuer sur l'échantillon On sait que la valeur maximum de la teneur en magnésium de la fonte nodulaire s'élève à environ 0,06% en poids, de sorte que cette valeur peut servir de base au calcul de la dose d'additifs. Pour assurer une bonne adhérence de l'additif, par exemple à la paroi d'un godet de mesure, le corps choisi pourra être dilué avec un produit approprié, tel que le ciment ou autre, le mélange ainsi obtenu étant déposé sous forme de goutte, de tache ou de couche sur la paroi considérée. Bien entendu diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention.