La présente invention est relative à un perfectionnement aux scies à ruban. Une installation de scie à ruban du type classique,par exemple pour débiter en planches une pièce de bois,- comprend essentiellement deux volants rotatifs, à axes parallèles et de préférence horizontaux, un ruban de scie,sans fin, qui est enroulé autour des deux volants, et est entratné par eux. Un moteur rait tourner au moins un des volants, et met de ce fait la scie en mouvement. La tension du ruban est assurée usuellement par déplacement relatif des volants. La scie opère donc dans un plan,normalement vertical tangent aux deux volants, et des moyens sont généralement prévus pour amener l'objet à scier aucontact du ruban, ainsi que pour absorber la for exercée sur l'objet par le ruban dans la direction de son mouvement. De par sa conception, une telle installation exige que le ruban ne subisse pas de torsion tendant à le faire sortir de son plan normal d'action,lequel plan est un plan. tangent aux volants. Une telle torsion peut se produire en deux occasions: la première correspond au cas où l'objet à scier arrive devant le ruban en suivant un trajet qui s'écarte du plan normal d'action, par exemple si I1objet tourne sur lul-niSme en cours de sciage.Dans les petites installations à main, il appartient à l1opérateur de corriger ce défaut, et dans les installations plus importantes, il est évité à l'aide de dispositifs convenables,par exemple un chariot roulant sur des rails et sur lequel l'objet à scier est solidement fixé. La seconde occasion où une torsion de la lame peut se produire correspond au cas où l'objet à scier est amené trop rapidement au contact avec le ruban,et avec une longueur d'attaque importante. Le ruban tend alors à être repoussé en arrière et à se tordre sur lui-mSme , c'est-à-dire à prendre la forme de deux surfaces en hélice de sens opposé,de part et d'autre de l'objet. On évite habituellement cet inconvénient en ralentissant le déplacement de l'objet au moment de son premier contact avec le ruban. Une fois que celui-oi a pratiqué dans l1objet une rainure correspondant à une fraction importante de la largeur du ruban, les bords de cette rainure maintiennent ce dernier dans son plan, et une vitesse d'avance plus grande peut être pratiquée. Cette manière de faire présente l'inconvénient suivant: dans le cas où l'objet à scier est de dimensions importantes,par exemple une pièce de bois pouvant peser plusieurs centaines de kilos, la meilleure productivité exige qu'on amène l1objet à une vitesse assez élevée Jusqu'd proximité de la scie,puis on doit le ralentir , et ensuite reprendre de la vitesse. On doit donc Vaincre deux fois les forces d'inertie,au ralentissement et à l'acéldration,d'oW nécessité de moyens d'entratnement et de freinage de l'objet beaucoup plus puissantghue si on déplacait celui-ci à vitesse constante.De lus, ces variations ttii des manutaetni?nde vitesse sont gênantes pour une automåtisation des manutentions,et occasion- nent une importante perte de temps. La présente invention apporte une solution à ce problème, et permet de supprimer tout risque de torsion de la lame tout en conservant une vitesse d'avance constante pour l'objet à scier. Le dispositif selon l'invention comprend, de façon classique,deux volants à axes parallèles,montés sur un chaAssis,un ruban de scie continu enroulé autour desdits volants et des moyens pour entraîner un des volants en rotation et ainsi mettre le ruban en mouvement,mais il présente la particularité que le châssis qui porte les volants est susceptible de pivoter autour d'un axe perpendiculaire au plan dans lequel se déplace le ruban au voisinage de sa zone d'attaque. L'invention va entre expliquée plus en détails en s'aidant des figures jointes relatives à un exemple non limitatif de réalisation selon l'invention,par lesquelles: Fig.l est une vue de côté du dispositif; Fig.2 est une vue de face du même dispositif. Le dispositif qui fait l'objet des figures est une machine à scier des pièces de bois, telles que des grumes,pour les débiter Il comprend mi châssis 1 qui porte deux volants 2,3 de même diamètre, montés sur deux arbres horizontaux et parallèles et qui sont placés l'un au-dessus de l'autre. L'arbre du volant inférieur 2 porte une poulie d'entratnement 4. Un ruban de scie 5 s'enroule autour des deux volants de façon à présenter un plan d'attaque vertical. Le châssis 1 est fixé sur un bâti 6,ancré au sol,par une articulation horizontale comprenant deux arbres 7a, 7b , qui traversent des épaulements 8a, 8b solidaires du châssis 1 et des épaulements ga, 9b solidaires du bâti 6..Les deux arbres 7a, 7b sont en prolongement l'un de l'autre, et leur axe commun est perpendiculaire ê la direction des axes des volants. Le châssis porte en outre deux guide-lames 20,21 Jle guide lame supérieur étant réglable en hauteur. Sur le -bEti 6 est en outre monté un dispositif de basculement du châssis 1. Ce dispositif comprend un moteur 10 à double sens,un réducteur de vitesse ll,un volant 12 et une bielle 13,qui s'articule d'une part sur le volant 12 et d'autre part sur le cnasl 1. Sur la figure 1 on a représenté en 1 , 3', 5', 13 la position du châssis 1 (en partie)1 du volant 3 et du ruban 5 (en partie) et la bielle 13 dans une position inclinée, c'est-à-dire avec lta- xe du volant 3 non horizontal. Comme il ressort de ce qui précède, cette position est obtenue par pivotement autour de l'axe 7a, 7b, sous l'action de la bielle 13,entraSnée par le moteur 12. t'installation comprend d'autre part un chariot 14 qui peut rouler sur des rails 15,16 parallèles au plan d'attaque du ruban 5. Sur le chariot 14 muni d'organes 17 de préhension d'une grume ou bille de bois 18,ces organes de préhension, de type connu, étant déplaçables perpendiculairement à l'axe du chariot. Le fonctionnement de l'installation est le suivant Supposons qu'on amène,sur le chariot 14 une pièce ae bois 18 dont la face avant est verticale,cette pièce provenant,par exemple, du débitage d'un arbre. Le moteur 12 est actionné pour incliner le chssis 1 et par suite le ruban 5 d'un angle d'environ 300 sur la verticale (position 1', 5'),1'inclinaison pouvant se faire vers l'avant ou vers l'arrière. La pièce 18 vient en contact avec le ruban par son arête supérieure 19 ,de faible surface. Elle n'exerce par suite qu'un très faible frottement sur le ruban,si bien que celui-ci creuse très rapidement une rainure,sans avoir tendance à se déplacer ou à se tordre sur lui-me,mSme si la vitesse d'amenée de la pièce 17 est importante. Sitôt que la rainure faite par le ruban a une profondeur sufisante,de l'ordre par exemple de la moitié de la largeur du ruban, ce qui est obtenu très rapidement,le moteur 12 se met en route pour ramener progressivement le châssis 1 et le ruban 5 à la position verticale,puis s'arrête quand ils ont atteint cette position.'le sciage continue alors de façon classique. La vitesse d'avance de la pièce 18 est constante pendant toute l'opération,c'est-à-dire la période d'amenée jusqu'au contact du ruban, la phase du début, où le ruban est incliné puis se redresse, gt la phase de sciage de type classique. Le moteur lO,quant à lui, à la fin de l'opération de sciage, agit à nouveau pour incliner le châssis 1 , de façon à pouvoir commencer une nouvelle opération. la commande du moteur 10 peut être manuelle ou bien automatique,par exemple le passage de la face avant d'une pièce devant un capteur,qui peut être du type photo-électrique, peut commander l'inclinaison du baAti,sa remontée étant faite à une vitesse contrôlée et commandée par une minuterie déclenchée par le même capteur,cette minoterie pouvant être réglable en fonction du problème posé et, notamment de la vitesse d'avance de la pièce 17. Suivant une modalité intéressante de 1'invention, la position normale de travail, à laquelle revient le chssis après la phase initiale, n'est pas verticale mais inclinée sur lthori- zontale, ctest-à-dire sur la direction avance des pièces à scier. On sait en effet que, pour certains matériaux, une attaque selon laquelle la scie se déplace perpendiculairement à l'avance du produit n T est pas forcément la plus favorable. C'est le cas en particulier pour certains bois qu'il est préférable d'attaquer obliquement par rapport à la direction des fibres, laquelle est normalement confondue avec la direction dTavance de la grume. Dans certains cas, enfin, il est possible- d'opérer avec une inclinaison fixe du châssis. Dans ce cas , le moteur 10, le réducteur 11, le volant 12 peuvent être-supplwimés et remplacés par point d'attache solidaire du bti 6 pour la bielle 13. On peut changer l'inclinaison en faisant varier la longueur de la bielle ou la position de son point d'attache. Une telle disposition est évidemment plus simple et moins coûteuse. -REVENDIGATIONS- 1. Dispositif de sciage comprenant un châssis portant au moins deux volants à axes parallèles, un ruban de scie continu passant autour des volants ,un châssis portant les volants un moteur pour entratner l'un des volants en rotation et, par suite mettre le ruban en mouvement, des moyens pour amener l'objet à scier en contact avec le ruban et le déplacer en direction dudit ruban parallèlement au plan de celui-ci,dans la région d'attaque, caractérisé en ce que le châssis est monté de façon à pouvoir pivoter autour d'un axe perpendiculaire au plan du ruban dans la région d'attaque, de façon que le premier contact entre le ruban et un objet à scier puisse se faire dans une zone angulaire où la longueur d'attaque est réduite. 2. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que le châssis est articulé sur un bati fixe et en ce qu'un système de type bielImanivelle assure la variation de l'angle formé par le châssis et le bati fixe. 3. Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le pivotement du châssis est commandé automatiquement par l'avance de la pièce à scier. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comprend une minuterie qui,après le début du sciage,commande le retour du châssis à son inclinaison normale par rapport à la direction dTavance de ltobjet à scier, ce retour du cassis se faisant à une vitesse choisie à avance. 5. Dispositif selon ltune quelconque des revendications I à 4, caractérisé en ce que la position normale de travail, après la phase initiale est inclinée sur la direction d'avance de 11 objet à acier. 6. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le châssis est articulé aur un balai fixe et maintenu par une bielle reliée au bâti fixe, et en ce qu'on peut changer l'angle formé par le chtssis et le bati fixe en faisant varier la longueur de la bielle ou la position de son point d'attache sur le bâti