La présente invention concerne les pieds des tables roulantes et démontables devant supporter des charges importantesp résister aux chocs et garantir une parfaite stabilité. Elle s'applique donc particulièrement aux pieds des tables de chantier sur lesquelles on voudrait installer des machines, faire de ces tables, en quelque sorte, des ateliers ambulants démontables à volonté, aisément transportables dans un break, pratiques pour les travaux à effectuer aux domiciles des clients. En fait on hésite beaucoup, en l'état actuel des choses, à utiliser des machines de corroyage dans des lieux déjà aménagés et meublés, car on craint à juste raison d'y répandre la poussière et de détériorer les revêtements de sol. Si on peut envisager la possibilité dtintégrer à la table en question un appareillage d'aspiration autonome parfaitement efficace, il reste à résoudre les problèmes de stabilité et de douceur d'appui, à priori contradictoires dans le cas d'une table mobile, car si les roues sont suffisamment souples pour ne pas écraser les tapis sous leur passage, le moindre heurt, les poussées inhérantes à l'utilisation des machines, tout appui involontaire la feront tanguer comme une barque dans la houle.Cela peut nuire non seulement à la qualité du travail mais également à la sécurité de ltouvrier. Cependant, il va de soi que tout roulement est évité grâce à des freins. On voit que la situation est loin d' être satisfaisante. Mais les tables roulantes de chantier sont également promises à des sols moins délicats et plus ou moins bosselés. Là se pose seulement le problème de la stabilité. On peut mettre des roues dures, mais il faudra caler par dessous pour empêcher les claudications. Cela ntest guère commode. Les quatre pieds tubulaires suivant la présente invention permettent d'éviter tous ces inconvénients sur sols de toutes natures. En outre, on les monte et démonte en un tournemain. On les allonge individuellement en tournant une bague, et cet allongement produit deux effets complémentaires lrun de l'autre : le premier est d'écarter du sol les roues qui sont très souples, le deuxième est d'assurer la stabilité absolue sans calage et même la mise à niveau intégral si on veut. Chacun des quatre pieds est introduit individuellement dans une douille légèrement conique incorporée à une équerre d'angle soudée à la ceinture métallique de la table supposée rectangulaire. A un bout de la table, les deux pieds sont chacun équipés d'une roue. A l'autre bout, les deux autres pieds n'en ont pas, mais ils sont reliés par une traverse posée après coup, porteuse d'une roue directrice rétractile. A part cela, les quatre pieds sont tous exactement semblables, du moins dans leur partie haute. Chacun est constitué de deux tubes enfilés l'un dans l'autre. S'il comporte une roue, ctest du tube externe qu'elle est solidaire. Le haut du pied est fermé par un culot légèrement conique fait pour s'emboiter dans la douille. C'est une pièce massive évidée de l'intérieur, dans laquelle est suspendu un court ressort à boudin extensible dont l'autre bout tire un axe solidaire du tube interne. Les deux extrémités de cet axe débordent chacune à l'extérieur en traversant une mortaise pratiquée d'un même coup dans le tube externe et une fourrure, filetée extérieurement, qui ltenveloppe sur dix centimètres de long, fixée avec celui-ci dans le périmètre du bas du culot. Vissée sur la fourrure, une bague-écrou appuie sa circonférence sur les deux bouts de l'axe, de sorte que la rotation de celle-ci dans un sens abaisse le tube interne, tandis que la rotation en sens inverse provoque le retrait par l'action du ressort. En bas, le tube interne dépasse le tube externe d'une longueur presque équivalente au rayon de la roue lorsque I'axe précité se trouve à mi-chemin de l'étendue de la mortaise, dloù il résulte que la roue et le tube interne touchent le sol tous les deux. Etant donné que llaxe de la roue est fixé au tube externe en le traversant de part en part, il faut que le tube interne soit mortaisé pour monter ou descendre. Donc le tube interne comportant un axe en haut est mortaisé en bas, tandis qu'inversement le tube externe mortaisé en haut est traversé en bas par l'axe porteur de la roue. Ainsi, contrairement à ce qutil peut sembler au premier abord, les deux roues de pieds ne sont pas rétractiles. Elles ne s'élèvent du sol que par l'abaissement des tubes internes. I1 va de soi que les mortaises du bas nlont pas lieu d'exisF ter sur les deux pieds qui n'ont pas de roue. La description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, permettra de mieux comprendre l'invention. La figure 1 est un schéma indiquant la disposition des quatre pieds vue par dessous. Les figures 2 et 3 indiquent un procédé de fabrication pour les équerres d'angle devant contenir les douilles des pieds. La figure 4 représente un pied, relativement proportionné par rapport aux trois précédentes figures Les figures 5 et 6, en grandeur nature, sont des vues en coupe dlélévation représentant la partie haute du pied. Les figures 7 et 8, en grandeur nature, sont des vues en coupe d'élévation représentant la partie basse du pied. Il n'a pas été jugé utile de dessiner enentier le plateau de la table qui ne comporte en soi rien de-particulier, sauf les trous de fixation des machines, les trous périphériques dtunion avec la ceinture par boulonnage grâce auxquels l'un et l'autre peuvent se dissocier aisément afin d' alléger la manutention, les divers orifices pratiqués éventuellement pour y passer des tuyaux d'aspiration dont volume et emplacement restent à déterminer, et quatre trous permettant de visser les pieds par dessus. On voit que sur la figure 1 les quatre pieds sont posés individuellement aux quatre coins d'une carcasse composée dtune ceinture en cornière 1 consolidée par quelques entretoises 2 et quatre équerres 3 axsquelles sont intégrées les douilles 4 qui sont les réceptacles des culots desdits pieds. Seuls les pieds A et B comportent une roue. Les pieds C et D, qui n'en ont pas, sont reliés par une traverse 5 posée après coup , supportant une roue folle 6 à pivot excentrique qu'on rétracte au moyen d'un système à levier lorsque la table est amenée à ltendroit voulu. La figure 2 représente une plaque de forte tôle percée,de deux larges orifices circulaires qui, pliée suivant les deux lignes pointillées, devient l'une des quatre équerres 3 (figure 3) soudées aux quatre angles de la ceinture 1. Les planches II et III ont été exécutées en grandeur nature, sans quoi la complexité des dessins n'eût pas permis toute la netteté souhaitable. Or, la longueur du pied par rapport à son diamètre empêchait de le représenter en entier, ainsi qu'on peut s'en rendre compte en considérant la figure 4 dessinée sur la planche I. On a donc décidé d'en exclure complètement la partie médiane, inintéressante, pour ne représenter que la partie haute (planche II) et la partie basse (planche III). Examinons d'abord la partie haute, représentée par les figures 5 et 6 qui expliquent par la même occasion le mode de fixation à la carcasse de la table. On voit au sommet un bout du plateau posé facultativement sur la ceinture 1. La douille 4 est enchâssée indéfectiblement dans l'équerre 3 soudée à la ceinture. Elle est alésée en cône à l'intérieur, etréciproquement le culot 7 du pied est conique au même degré. Le vissage par dessus opère un véritable sertissage qui exclut tout danger de ballottement. Evidemment, quand on dévissera le boulon, le culot restera collé dans la douille, mais il suffira de donner un léger coup de marteau sur la tête du boulon pour le décoller. Dans le centre du culot, suivant le sens longitudinal, est creusé par dessous un profond évidement 8 traversé ainsi que la paroi circulaire par un petit axe 9 dont les deux bouts qui débordent légèrement, calés dans deux encoches de la douille, empêchent de placer le pied roulant dans une position en biais. Au milieu de cet axe, dans l'évidement, est accroché un ressort à extension 10 dont l'autre bout tire un gros axe 11. A la suite du culot, le tube externe 14 est ceint d'une fourrure 12 filetée extérieurement à pas mécanique sur laquelle se visse une bague-écrou 13. Culot, fourrure et tube externe forment ensemble un corps unique et inerte comme si le tout était une masse taillée dans un seul bloc. A un espace suffisant du sommet du pied pour qu'on puisse passer la main à son aise sous 1 angle de la ceinture, la fourrure et le tube externe sont percés ensemble de deux mortaises 16 se faisant face diamétralement, à l'intérieur desquelles l'axe 11 tendu par le ressort 10 et retenu à ses deux bouts par la bague-écrou 13, monte ou descend selon le sens dans lequel on tourne ladite bague. Ltaxe 11 étant solidaire du tube interne 15, la rotation de la bague fait est en conséquence monter ou descendre celui-ci. La bagueeoSetxtérieu- rement molletée ou cannelée afin de permettre le vissage à main nue, mais il serait bon que de surcroît quelques trous y soient ménagés pour l'introduction éventuelle d'une broche, car il faut tenir compte du poids de la table avec sa charge de machines, qui risque de durcir le jeu des filetages. La planche III représente le bas du pied A ou B. Le tube externe 14 est traversé par l'axe 17 de la roue 18 jantée de caoutchouc. L'axe est emmanché à force et bloqué par goupilles. Une mortaise 19 pratiquée dans le tube interne 15 permet le coulissement. Le même tube interne est à son extrémité chaussé d'un jonc 20 en forme de cerceau, comme le sont d'ailleurs ceux des quatre pieds. L'empreinte laissée par chacun d'eux sur un tapis ne pourra être qu'un tout petit cercle qu'un coup de brosse suffira à faire disparaitre. Tout le long du pied, le risque de grippage du coulissement est évité grâce aux segments 21 en matière plastique Des modifications peuvent être apportées au mode de réalisation décrit, dans le domaine des équivalences techniques,sans s'écarter de 11 invention. REVENDICATIONS 1. Piétement tubulaire pour table de chantier, comprenant deux pieds télescopiques roulants, deux pieds télescopiques sans roue, et une roue directrice rétractile, caractérisé par le fait que chaque pied est emmanché individuellement dans une douille conique et bloqué par le dessus de la table. 2. Piétement tubulaire selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'élongation ou l'accourcissement de chaque pied, dans la mesure voulue, s'obtient en tournant à droite ou à gauche une bague-écrou située en haut du pied, agissant sur le tube intérieur. 3. Piétement tubulaire selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'élongation de chaque pied roulant tend à écarter du sol sa roue qui est solidaire du tube extérieur.