L'invention concerne des perfectionnements aux engins élévateurs de charges, telles que par exemple des camions, autocars, tramways, châssis ou carrosseries de ces véhicules, etc; ltinvention concerne en particulier un engin de ce type comportant un organe support constitué d'un chariot élévateur à fourches prenant appui sur un cadre-gaide constitué de montants en matériau profilé, un arbre fileté rotatif situé verticalement sensiblement selon l'axe du chariot à fourche et entre les montants du cadre-guide, un écrou de levage solidaire du chariot élévateur, le chariot reposant sur les montants du cadre-guide par des galets mobiles et suivant les déplacements de ltécrou de levage. On connaît déjà des engins de ce type comportant un cadre-guide constitué de profilés en U à entre-deux disposés en regard. Le chariot élévateur, solidaire de l'écrou de levage déplacé vers le haut ou vers le bas par la rotation de Arbre fileté commandée par un moteur électrique, repose latéralement dans ces dispositifs connus, sur des galets roulant à l'intérieur des entre-deux des profilés en U . Ces galets servent en meme temps à transmettre les forces exercées sur le chariot élévateur par la charge placée sur ce dernier et permettent ainsi leur absorption par le cadre-guide. En cours de fonctionnement, les dispositifs de ce type, étant donné leur mode de construction et la disposition de leurs différents éléments et notamment en raison de la position excentrique de la charge par rapport à l'axe du levage et à l'axe de l'arbre fileté ainsi que de la longueur du bras de levier ainsi créé, déterminent un couplede flexion sur l'arbre fileté, ce couple de flexion devant être supporté par les galets prévus pour le guidage du chariot élévateur le long du cadre-guide. L'expérience a montré en outre quten cours d'utilisation le centre de gravité de la charge est rarement situé exactement selon l'axe du chariot et done selon l'axe de itarbre fileté . Dans ce cas, llaxe de l'arbre fileté est soumis à des couples de flexion latéraux, lesquels stajoutent aux couples décrits précédemment et s'exerçant dans Ie plan médian du chariot. Ces couples de flexion additionnels doivent également être supportés par le cadre-guide. Clest pourquoi dans les dispositifs connus les galets d'appui constituant les organes de roulement du chariot élévateur et reposant sur les montants du cadre-guide, sont prévus avec un flasque latéral ou boudin tandis que les galets d'appui reposent et roulent sur la face interne d'une aile d'un montant en U, le boudin qui leur est associé repose sur le chant de cette aile qui constitue alors un rail de roulement. Evidemment le diamètre des galets d'appui est prévu inférieur à ltécartement des deux ailes du profilé en U afin d'empeocher des frottements parasites lors du fonctionnement. Les forces reportées sur les ailes des profilés par suite de la disposition des galets d'appui exercent une pression tendant à écarter l'une de l'autre les deux ailes du profilé, ce qui entraîne, après une durée de fonctionnement relativement brève, non seulement une déformation des ailes des profilés rendant impossible llapplication rectiligne continue des galets sur leurs surfaces de roulement, mai6 aussi une déformation de l'ame des profilés; ces phénomènes compromettent sérieusement le parallélisme des ailes desdits profilés servant de surfaces de roulement.I1 en résulte un appui défectueux, les surfaces étant soumises à des contraintes anormalement élevées, d'où l'apparition et le développement rapide de phénomènes d'usure sur les surfaces de roulement des galets et, par voie de conséquence, la nécessité de leur remplacement. D'autre part les écartements subis en cours d'utilisation par les profilés n'ont pas une allure régulière ;il se présente alors des discontinuités dans la surface de contact entre les galets d'appui et les ailes des profilés, s'opposant à un fonctionnement silencieux et régulier. En outre les galets de guidage ne conservent pas un appui uniforme sur toute la longueur des montants du dispositif.Outre les inconvénients ci-dessus sur le plan de la limitation des bruits et de la durée d'utilisation du matériel, la sécurité de fonctionnement du dispositif connu se trouve sérieusement compromis e . Le gauchissement des ailes des montants entraine de mauvaises conditions d'appui et il suit qu'une partie des forces et couples de flexion apparaissant dans le dispositif doivent être absorbés à la fois par écrou de levage et par le filetage de l'arbre fileté. Ti en résulte pour les filetages en présence une usure dangereuse ;; Ia quantité d'énergie électrique nécessaire à l'entral- nement de l'arbre fileté croit dans des proportions considérables avec l'usure du filetage de Arbre. Une telle usure a d'autre part pour conséquence que, le point d'application de la charge sur le chariot élévateur restant identique pendant le déplacement de l'écrou de levage dans un sens, par exemple le sens ascendant, le filetage ntest plus soumis aux mêmes conditions lorsque écrou de levage se déplace dans le sens opposé, par exemple le sens descendant.Ces conditions deviennent encore plus défavorables en cas de variation du point d'application de la charge, et elles se détériorent meme davantage lorsque le centre de gravité de la charge est situé en dehors de l'axe du chariot élévateur, par suite de llapparition de forces et de couples transversaux additionnels. Le gauchissement des profilés constituant les montants du cadre-guide du dispositif connu entraîne par ailleurs une autre conséquence défavorable. Les forces sfexerSant sur les ailes des profilés et tendant à agir sur l'arbre fileté par l'intermédiaire de 11 écrou de levage, n1 étant plus absorbées dans le cas de déformation desdites surfaces2 risquent de solliciter l'arbre fileté et de le fléchir jusqu'a ce que les galets d'appui, par suite du gauchissement corrélatif de l'arbre fileté, reviennent en contact avec les ailes.Sous l'influence non seulement de la variation du gauchissement en différents points de la longueur des montants, mais aussi du mouvement de rotation nécessaire pour le déplacement ascendant et descendant du chariot élévateur, l'arbre fileté se trouve lui-meme soumis à des flexions variables, meme pour une position centrale du centre de gravité de la charge. Cette variabilité des contraintes de flexion outre qu'elle a pour effet une usure importante des filetages, compromet sérieusement la sécurité du guidage ; elle entrains des phénomènes de fatigue du métal au niveau même de l' me de arbre fileté.Ces phénomènes de fatigue sont non seulement préjudiciables a la longévité du dispositif connu, d'où une hausse de son coût, mais encore constituent un facteur important d'insécurité pour l'exploitation d'un tel dispositif, Ces conditions défavorables subissent par ailleurs une aggravation sensible lorsque, comme cela est très fréquemment le cas dans la pratique, le centre de gravité de la charge occupe une position excentrique par rapport à l'axe du chariot éléva- teur. il est connu que ces effets défavorables décrits à propos des dispositifs antérieurs avec montants profilés en U sont rapidement progressifs et en stralnent un accroissement de l'usure des différentes pièces en particulier des paliers de l'arbre fileté, par suite des déformations différentielles subies par ce dernier, ainsi qulune augmentation corrélative des frais d'entretien et de pièces de rechange, d'où une hausse sensible du colt d'exploitation des dispositifsconsidérés, et certains aléas non négligeables dans l'utilisation de ces mêmes dispositifs La présente invention a pair objet d'éliminer ces inconvénients, et de réaliser avec des moyens simples et bon marché un appareil élévateur dont le fonctionnement soit à la fois silencieux, régulier et aussi sQr que possible pour un minimum d'usure et qui, comparé aux dispositifs connus constitue, non seulement à l'achat, mais aussi sur le plan de l'entretien, un outil économique pour ltexécution de révisions et de réparations par exemple sur des camions, des autocars, des tramways, sur leurs ch ssis, carrosseries et autres véhicules. n est apparu en effet, de façon assez surprenante, que des profilés en double T peuvent etre utilisés comme montants avec une résistance au flambage égale à celle des profilés en U constituant le cadre-guide du disposés tif connu, ces profilés en double T étant disposés de telle sorte que leur ame occupe une position sensiblement parallèle à l'axe du chariot, tout en évitant, malgré l'allègement résultant d'un meilleur dimensionnement des profilés considérés et compte tenu des charges-limites admissibles, les effets néfastes de gauchissement des ailes des montants des dispositifs connus. La présente invention permet donc d'éliminer dans une très large mesure les inconvénients des dispositifs connus. L'invention utilise également des galets d'appui disposés comme dans les dispositifs connus Par suite de la plus faible profondeur,de ltentre-deux du profilé en double T, formant un montant suivant llinvention (par comparaison avec les profilés en U de l'art antérieur) on diminue les dimensions des galets d'appui du chariot élévateur, à l'aide desquels ledit chariot prend appui sur les faces internes des ailes du profilé en double T. Toutefois pour éviter que le galet roulant dans ltentre-deux du profilé en double T selon l'invention ne vienne frotter sur les ailes on prévoit des galets ayant un diamètre inférieur à 11écartement entre les deux ailes du profilé; cependant on ne peut éliminer complètement les contraintes subies par l'écrou de levage. Si en effet les autres inconvénients cités plus haut pour les dispositifs connus résultant du gauchissement des profilés se trouvent évités, une contrainte continue cependant à s'exercer, mesme dans le cas d'application centrale de la charge, sur les filetages de écrou de levage et de l'arbre fileté, au moment du changement de direction du chariot élévateur en charge, par exemple lorsque lechariot chargé passe de la position ascendante à la position descendante.La nécessité d'un dimensionnement différent du diamètre des galets et de l'écartement des profilés des montants peut donc là encore entrafner un gauchissement modéré, mais conservant néanmoins un caractère tenant, de l'arbre fileté, ces forces parasites, s'exerçant non seulement sur les filetages et sur l' me de l'arbre fileté, mais aussi sur ses paliers et même sur les organes de transmission le reliant mécaniquement au dispositif d'èntrabement. L'invention a également pour objet d'éliminer ces inconvénients, et selon une autre caractéristique le guidage du chariot élévateur est ainsi conçu que les forces résultant du chargement dudit chariot peuvent etre absorbées par le cadre-guide sans qu'aune contrainte s'exerce sur l'arbre fileté. Suivant un mode de réalisation préféré le guidage par galets du chariot élévateur sur le cadre-guide peut etre réalisé de telle façon que les montants du cadre-guide soient sollicités à la compression par leur face externe. Suivant ce développement de líinvention le nombre des galets de guidage peut etre doublé ; en effet au lieu d'un galet placé dans l'entre-deux du profilé constituant chacun des montants et venant en contact avec la face interne de l'une ou l'autre des ailes dudit profilé, on utilise deux galets d'appui, roulant chacun sur la face externe d'une des ailes des profilés en double T selon l'invention, ce qui évite les inconvénients résultant du guidage des galets à l'in- térieur de l'entre-deux des profilés. Il est d'ailleurs également possible d'utiliser le meme nombre de galets que dans le cas de guidage à l'intérieur de I'entre-deux des montants, tout en conservant les avantages liés au roulement des galets sur la face externe des ailes des profilés en double T. A cet effet, le galet d'appui supérieur est disposé de manière à rouler sur llaile du profilé en double T située du côté opposé au chariot élévateur, tandis que le galet appui inférieur est disposé de manière à rouler sur la face externe de l'aile opposée, On voit que ce système permet d'éliminer de manière simple et économique l'inconvénient résultant de la nécessité, inhérente à la disposition des galets dans lXentre-deux des profilés des montants de dimensionner différemment le diamètre des galets et l'écartement des ailes desdits profilés. En outre les galets peuvent etre disposés de telle sorte que la transmission des forces aux profilés se fasse dans l'âme desdits profilés.Ceci a pour effet de réduire encore davantage les risques de déformation des profilés et de permettre à résistances au flambage égales, un accroissement des charges. En vue de l'amortissement des forces transversales transmises par le chariot élévateur au cadre-guide, du fait de l'excentricité du centre de gravité de la charge par rapport à l'axe du chariot élevateur, on peut prévoir les galets de guidage avec un flasque latéral ou boudin s rappliquant sur le chant des ailes des profilés formant rail. Les différents modes de réalisation de l'invention, qui ont pour caractéristique commune l'utilisation de galets de guidage à boudin en vue d'absorber les forces transversales résultant de ltexcentricité du centre de gravité,présen- tent toutefois un inconvénient dont on n'a pas parlé. Il se produit en effet, dans le cas d'excentricité du centre de gravité de la charge, un frottement des flasques ou boudins des galets sur les surfaces de roulement correspondantes des profilés des montants; il ne stagit pas ici d'un roulement mais d'un véritable meulage . ll est donc inévitable qu'apparaissent, des phénomènes d'usure des flasques ou boudins des galets de guidage ainsi que des surfaces de roulement correspondantes. Par suite après une certaine durée d'utilisation, on voit apparaître un jour entre les flasques et les surfaces de roulement correspondantes des ailes des montants de largeur variable suivant la position angulaire des galets de guidage considérés par rapport à leur axe de rotation, ces espacements étant reconnaissables lorsque le dispositif est chargé sur sa partie centrale. Ces interstices rendent encore possible, lorsque la charge est appliquée excentriquement, un fléchissement de l'arbre fileté, ce fléchissement se poursuivant jusqu'à ce que les efforts de flexion appliqués sur l'arbre se trouvent arretés par suite de la remise en contact des flasques avec leur surface de roulement.Bien que ces conditions défavorables soient considérablement atténuées dans le mode de réalisation de l'invention avec galets de guidage à flasques latéraux roulant sur le chant des ailes des profilés en double T, il n'est cependant pas encore possible, meme dans cette forme de réalisation, de les éliminer complètement. S'il est vrai que les contraintes exercées sur l'arbre fileté et en particulier sur le filetage dudit arbre ainsi que sur celui de écrou de levage sont très sensiblement réduites par rapport aux dispositifs connus antérieurs, le mode de réalisation précédemment décrit ne donne pas cependant des résultats optimaux.A ceci s'ajoute le fait que selon l'importance et le type de la charge ainsi que le nombre de cycles successifs de fonctionnement sous la charge considérée il se produit très souvent et de façon imprévisible, une usure irrégulière de faible antérieure ou postérieure des montants. n s'ensuit nécessairement, bien qu'après une durée d'utilisation relativement longue par comparaison avec les dispositifs antérieurs, un appui irrégulier des flasques ou boudins des galets de guidage sur les surfaces de roulement correspondantes entraînant non seulement une plus grande usure des surfaces de roulement des flasques,ou meme leur destruction, mais aussi une inclinaison de l'axe de rotation des galets de guidage et par voie de conséquence une usure irrégulière des surfaces de roulement des dits galets; cela peut entrainer en fin de compte un risque d'inclinaison de l'écrou de levage par rapport à l'arbre fileté. n en résulte à la fois des contraintes parasites et une usure prématurée des filetages ainsi que la possibilité d'un fléchissement de l'arbre et par suite de contraintes néfastes pour les paliers de l'arbre fileté. Une nouvelle caractéristique de l'invention vise à éliminer ces inconvénients; selon cette caractéristique on a prévu un appui supplémentaire pour le chariot élévateur contre le cadre-guide permettant la transmission au cadre-guide des forces appliquées latéralement. Suivant un mode de-réalisation préféré, l'appui supplémentaire du chariot élévateur est constitué de galets disposés de telle sorte que leur surface de roulement est constituée par la face interne de l' me du profilé en double T du montant du cadre-guide correspondant. Ces galets d'appui supplémentaire peuvent avantageusement être groupés par paires. Les galets d'appui additionnels sont prévus pour rouler sur la surface de l'amie des profilés des montants et soit d'un côté, soit de l'autre. Par exemple on peut adopter une disposition suivant laquelle les galets d'appui roulent sur les surfaces placées en regard l'une de l'autre des deux profilés en T constituant le cadre-guide. Cependant une solution particulièrement avantageuse, en raison de la simplification et des facilités, et par suite de la diminution des coûts, qu'elle introduit dans la fabrication, le montage et l'ajustage, consiste à disposer les galets d'appui additionnels de telle sorte que ces galets reposent sur le côté extérieur de l'amie du profilé en double T. Ainsi qu'il a déjà été indiqué, on observe, lors du fonctionnement du disposés tif, une contrainte de flexion affectant plus particulièrement les montants du cadre-guide. Ceux-ci doivent donc présenter une résistance au flambage appropriée;à cbt égard les dispositions suivant l'invention précédemment décrites ont permis, pour une résistance au flambage et une capacité portante égales compte tenu des coëfficients de sécurité à respecter, de réduire de fa çon sensible le poids, et par suite le coût de fabrication, du cadre-guide par rapport aux dispositifs antérieurs et, à poids égal, d'accroitre la resistance au flambage du cadre-guide et de ses montants, cet accroissement rendant possible une hauteur de levage supérieure, meme en tenant compte des marges de sécurité imposées par les normes. On avait cherché précédemment un accroissement de la hauteur de levage en renforçant le cadre-guide et le chariot à fourche par des entretoises. Cela permet sans aucun doute d'obtenir un accroissement de la résistance au flambage des montants du cadre-guide, d'où une augmentation de la hauteur de levage. Ces constructions connues présentent cependant l'inconvénient que les montants sollicités à la flexion se trouvent chargés en porte-à-faux à leur partie supérieure.Par suite, il se produit en pratique sur les dispositifs connus de ce type des fléchissements assez mal placés dans les profilés én U,lorsque le dispositif travaille dans. de mauvaises conditions et que le chariot se trouve dans la partie supérieure de sa course de levage; les déformations subies par les montants se communiquent au palier supérieur de l'arbre fileté, ce qui entraíhe un fléchissement de l'arbre fileté, et des contraintes néfastes non seulement pour cet arbre 2 mais aussi pour les filetages de lté- crou de levage et de l'arbre fileté. Les caractéristiques de ltinvention luron vient de décrire assurent une rigidité effective du cadre-guide sans commune mesure avec les réalisations connues; toutefois les dispositions décrites ne parviennent pas à éliminer complètement les effets défavorables résultant du principe de construction. De plus, et en particulier dans le cas du mode de réalisation de l'invention avec guidage du chariot élévateur par des galets roulant sur la face externe des montants constitués de profilés en double T et par des galets complémentaires roulant sur les faces externes de ltame de ces profilés en double T on rencontre des difficultés de construction notamment lorsqu'on veut raccourcir les sections des montants exposées au flambage en disposant entre leurs extrémités des renforcements. L'invention comporte une autre caractéristique visant à résoudre ce problème. L'invention est encore caractérisée en ce que la liaison du cadre-guide au chassies du chariot élévateur est renforcé par des tirants supplémentaires, de telle sorte que les montants dudit cadre-guide soient maintenus par leurs extrémités. Suivant un mode de construction particulièrement avantageux, par ce que facile à mettre en oeuvre, et permettant de réaliser un guidage du chariot éléva- teur par des galets roulant sur la face externe des profilés en double T ainsi que sur la face externe de l'ame desdits profilés, les tirants supplémentaires sont réunis du côté du cadre-guide , à la traverse assemblant les extrémités supérieures des montants du cadre-guide. Il est nécessaire, dans les dispositifs antérieurs, de caler les châssis du cha riot élévateur de manière à le maintenir en position horizontale. A cet effet ces dispositifs sont munis drappareils indicateurs de niveau tels que niveaux d'eau ou fils à plomb. Si toutefois un dispositif de levage de ce type vient à etre utilisé sur un sol en pente, donc dans une position inclinée, il est alors soumis à des forces transversales sollicitant à la flexion non seulement les montants du cadre-guide mais aussi arbre fileté avec toutes les conséquences défavorables que cela comporte pour la sécurité et la longévité du dispositif considéré. Au contraire le dispositif suivant l'invention ntest absolument pas conditionné dans son fonctionnement par la position horizontale du chariot à fourche, et il peut donc etre utilisé sans difficulté même sur un sol en pente dès lors quril n'existe pas de risque de glissement du chariot. L'invention exclut pratiquement toute possibilité de contrainte ou flexion de l'arbre fileté. Il est par ailleurs possible, suivant l'invention, à titre de sécurité supplémentaire ainsi que dans le but d'éliminer complètement toutes les forces susceptibles de provoquer un fléchissement de l'arbre fileté, et ce meme dans le cas des constructions dans lesquelles le roulement des galets amortissant lesdites forces et les transmettant au cadre-guide s'effectue dans l'entre-deux des profilés des montants, de réaliser entre le chariot élévateur et écrou de levage une liaison à cardan. Dans les dispositifs de levage connus, il est indispensable, par suite du mode de construction du cadre-guide déjà décrit plus haut et de son entretoisement avec le chariot que l'avant train présente un empattement aussi grand que possible, de façon à éviter, gr ce à une surface portante de configuration appropriée, les effets de gauchissement, extrèmement néfastes pour le fonctionnement et entratnant les inconvénients décrits précédemment, du chariot à fourche et du cadre-guide ainsi que les distorsions subies de ce fait par les deux paliers de l'arbre fileté.Pour cette raison on a utilisé un avant-train présentant un empattement correspondant sensiblement à celui du train de roues opposées ; cet avant train comporte un timon formant levier, de telle sorte que si on appuie sur ledit timon les roues viennent en contact avec le sol ce qui a pour effet, de soulever le ch ssis. Cependant, meme en ne tenant pas compte du fait aucun tel mode de construction avec grand empattement en train une assez mauvaise maniabilité de l'avant-train et par là meme de l'engin de levage dans son ensemble, il constitue comme on a pu le constater dans la pratique, une cause d'accidents sérieux.Il est en effet nécessaire pour décoller du sol le chassies de-llengin élévateur, d'exercer une pression sur le timon. C'est la raison pour laquelle les dispositifs connus ont provoqué des accidents, le timon échappant par suite de la masse considérable de ltengin, des mains de l'opérateur et frappant celui-ci au menton. Les risques liés aux dispositifs connus sont encore plus grands, tant pour l'opé- rateur que pour le matériel manutentionné, lorsque ces dispositifs sont utilisés le chariot élévateur étant en charge. L'invention permet au contraire de réaliser un engin de levage du type mentionné plus haut indépendamment de la configuration de son châssis. En par - ticulier l'avant-train peut etre prévu avec des dimensions étroites sans qutil en résulte d'effets défavorables sur les conditions et la durée d'utilisation ou sur la résistance à l'usure. Ceci permet d'obtenir, avec un dispositif suivant l'invention, un très faible rayon de braquage et la grande facilité de manoeuvre qui en résulte ; l'engin élévateur comporte à cet effet, un avanttrain orientable articulé au chassies de ltengin et muni de roues de faible em empattement. Suivant un autre développement de l'invention on peut prévoir, pour décoller du sol le chassies de l'engin et de façon à accroftre la mobilité de ltensemble du dispositif, une installation hydraulique, permettant dlélever ou d'abaisser le "train orientable" par rapport à son articulation sur le ch ssis. Gr ce à cette disposition on évite les risques inhérents au mode de construction décrit plus haut avec timon levier.Selon une forme de réalisation d'une grande simplicité, et rendant le montage et l'entretien particulièrement commodes et économiques, l'articulation du "train orientable" avec le chariot à fourche est constituée par un vérin hydraulique solidaire de ltessieu du train orientable, par son piston mobile en rotation autour de son axe et mû par l'action d'une pompe hydraulique. D'autres caractéristiques résultent de la description plus précise ci-après celle-ci n'étant donnée qutà titre d'exemple - complétée par un exemple de réalisation représenté sur les dessins annexés. Sur ces dessins La figure 1 est une-vue schématique en élévation latérale d'un exemple de réalisation de l'invention, certaines parties du chariot élévateur étant éclatées de manière à permettre la représentation du guidage par galets sur le cadre-guide. La figure 2 est une vue du dispositif de levage suivant la direction indiquée par la flèche B de la figure 1, certaines parties du chariot élévateur et des montants étant éclatées de manière à permettre la représentation des détails, et le chariot étant d'autre part partiellement représenté en coupe. La figure 3 est une vue en plan du aispositif de levage suivant les figures 1 et 2 et suivant la direction de la flèche C de la figure 1, certaines parties du chariot étant pareillement éclatées en vue de la représentation des détails. Sur les figures 1, 2 et 3, l'engin sera d'une manière générale, désigné par le numéro 4. Ce chariot est constitué d'un chassies comportant deux longerons en forme de fourches séparés par un intervalle, à ltextrémité libre desquels sont disposés libres en rotation les galets de roulement antérieurs 17a et 17b. Ces longerons (du type à caisson) sont réunis à leur aigre extrémité par un pont 18. A l'extrémité située du côté du pont sont disposées, symétriquement par rapport à l'axe longitudinal A, deux plaques de raccordement 19a, l9b, supportant un vérin hydraulique llb disposé dans l'axe longitudinal A de l'engin 4 et sensiblement perpendiculaire au chaossis 4a. Le piston 11 sert d'axe de rotation à un avant-train orientable muni de roues 12a et 12b, et à faible empattement, et comportant un timon 15. Lorsque l'engin doit autre déplacé, on-:actionne la pompe hydraulique 14, ladi- te pompe, comprise dans l'installation hydraulique globalement désignée par 13 étant placée ainsi qu'il apparait sur la figure 1, au dessus du vérin hydraulique. Sous l'action du fluide sous pression envoyé dans le vérin hydraulique I lb, le piston se déplace vers le bas, et les roues 12a et 12b sont amenées en contact avec le sol, la poursuite du mouvement du piston entrafnant l'éléva- tion du vérin hydraulique 1 lob par rapport au piston et, par l'intermédiaire des plaques de raccordement 19a et l9b, le décollement du sol de l'extrémi- té 4b de ltengin, Comme d'autre part le piston du vérin hydraulique n'est pas seulement mobile en translation, mais aussi en rotation, l'ensemble de I'engin peut etre déplacé par simple manoeuvre du timon 15 jouant le rôle d'organe de traction et de commande, le train à roues 12a et 12b de faible empattement permettant un rayon de braquage particulièrement faible et par voie de conséquence une remarquable maniabilité. Si après avoir amené l'engin à sa position d'intervention, on veut l'immobiliser dans cette position on actionne l'installation hydraulique 13 au moyen de la pompe 14, de façon que le vérin hydraulique 11h s'abaisse par rapport à son axe et du meme coup par rapport à la tige de piston 1 la tenant lieu d'axe au train orientable, ce qui amène le charssis de l'engin au contact avec le sol. Symétriquement par rapport à l'axe A de ltengin sont disposés deux montants la et lb, réunis à leurs extrémités supérieures par une traverse 3 Ces montants sont constitués de profilés en double T, et sont désignés collectivement sur la figure 1 par Ie numéro 1. La traverse 3 déborde légèrement de chaque coté des montants la et lb. A chacune de ses extrémités sont raccordés deux tirants 10a et IOb, dont l'extrémité opposée est réunie à l'extré- mité 4a du châssis de l'engin à proximité du train avant On obtient ainsi une construction du cadre-guide très résistante à la flexion et à la torsion. Sur la figure 2 le cadre-guide est désigné globalement par le numéro 2. Sur la traverse inférieure 18 de l'engin est fixé le palier inférieur 20 d'un arbre fileté 7, le palier supérieur 21 dudit arbre étant fixé, à la verticale du précédent sur la traverse supérieure 3. L'arbre fileté 7 est libre en rotation dans les paliers 20 et 21 ; il est commandé, par l'intermédiaire d'un mécanisme de transmission 22, par un moteur électrique placé sur la partie transversale 18 du chassies de ltengin. Sur I'arbre fileté 7 est monté un écrou de levage mobile 8 empêché de tourner et se déplaçant vers le haut ou vers le bas selon le sens de rotation dudit arbre. Cet écrou de levage 8 est solidaire au moyen d'un joint de cardan représenté schématiquement sur la figure 2 sous la forme d'un palier 23 du chariot élévateur 6 Les forces résultant de la charge, appliquée dans le sens de la flèche G de la figure 1, sont reportées sur la surface de chargement 6a du chariot élévateur 6 au moyen des galets de guidage 5a à 5d, lesquels transmettent aux montants les forces ou couples considérés, ceux-ci étant ainsi absorbés par le cadre-guide.Ces galets de guidage sont groupés par paires, de telle sorte que le galet 5a roule sur la face externe de l'aile la" du profilé en double T et que le galet 5b, disposé en dessous du galet 5a à une certaine distance de celui-ci, roule sur la face externe de l'aile la" ' du profilé en double T voisine de la charge, le galet 5c roulant de la meme manière sur la face externe de l'aile lb" du profilé en double T et le galet 5d, disposé au dessous du galet 5c et à une certaine distance de celui-ci, sur la face externe de l'aile lut!' du profilé en double T voisine de la charge. Les galets 5 à 5d, montés libres en rotation sur le chariot élévateur 6, sont disposés et dimensionnés de telle sorte que leurs surfaces de roulement répercutent les forces et couples transmis par le chariot élévateur 6 dans l'ame na et nb des profilés la et lb ; cette disposition permet de limiter au maximum les contraintes de flexion s 'exerçant sur les profilés en double T des montants. On a prévu en outre quatre galets supplémentaires 9a à 9d dont les surfaces de roulement cylindriques 9a' , 9b', 9c' et 9d' roulent sur la face externe des montants la et Ib, les galets d'appui supplémentaires 9a et 9b échelonnés verticalement venant en contact avec la surface, placée en regard, de lt me la' et les galets d'appui supplémentaires 9c et 9d, reposant sur la- surface placée en regard de l'ame lb'. Gracie à ces galets supplémentaires 9a à 9d le guidage du chariot élévateur 6 s'effectue de telle manière qu'il ne puisse subir aucun mouvement de déviation. En outre toutes les forces ou couples parasites et qui apparaissent plus particulièrement lorsque le centre de gravité de la chargeymbolisé par la flèche G - reposant sur la surface de chargement 6a- du chariot élévateur 6 n'est pas situé dans l'axe de lrengin 3 2 sont amortis et reportés sur le cadreguide 2, de telle sorte que l'arbre fileté 7 ainsi que la liaison hélicoidale entre celui-ci et l'écrou de levage 8 sont soustraits à toute contrainte.Le guidage par les galets 5a à 5d et 9a à 9d suivant l'exemple de réalisation pré féré de l'invention représenté aux dessins exclut par des moyens simples et économiques toute possibilité dtélargissement ou de rétrécissement des entre-deux des profilés en T la et lb ;de plus on réalise non seulement un guidage et un appui surs du chariot élévateur 6 sur le cadre-guide 2, garantissant le minimum d'usure et donc la plus grande durée d'emploi possible, mais on accroit, avec un prix de revient de fabrication réduit pour l'ensemble du dispositif, la hauteur de levage limite ainsi que la force portante limite admissibles.Le mode de construction suivant l'invention pour le cadreguide 2, par le choix non seulement des types de profilés la et lb formant les montants, mais aussi des points de fixation des extrémités des montants sur l'engin 4 d'une part et surlátraverse 3 d'autre part2 contribue également à accroître la hauteur de levage et la force portante limites admissibles. En effet ces dispositions, outre qu'elles confèrent au cadre-guide 2 une résistance exceptionnelle à la flexion et à la torsion, constituent une solution assurant l'appui des galets meme lorsque la position de fonctionnement du chariot élévateur se trouve à la limite supérieure. On voit sur la figure 2 la représentation partielle d'un soufflet en accordéon désigné par le numéro 24. Ce soufflet2 qui entoure l'arbre fileté 7, est fixé, d'une part aux paliers supérieur et inférieur 20 et 21 de l'arbre fileté 7, et d'autre part à l'écrou de levage 8 ainsi qurà une pièce du chariot élévateur 6 et suit le déplacement dudit écrou. Ce soufflet 24 est destiné à protéger le filetage de l'arbre 7 contre le sable, les poussières et autres particules dont la présence est inévitable pendant le fonctionnement du dispositif de levage. Si en effet des corps étrangers pénétrent dans les filets de l'arbre fileté 7 et s'y maintiennent, il arrive un moment où on ne peut plus garantir un fonctionnement sans frottements, quelle que soit la perfection du guidage du chariot élévateur et de la construction du cadre-guide, ces particules entraînant nécessairement une usure plus grande des filetages. De tels soufflets en accordéon sont déjà connus en eux-memes pour des engins de ce type. L'opinion a jusqu'ici prévalu dans les milieux spécialisés que seuls conviendraient, compte tenu des conditions difficiles de travail,des soufflets en cuir chromé, Or les soufflets en cuir chromé s'usent au bout d'une durée d'emploi relativement brève, ils deviennent cassants, et ne possèdent plus l'étancheité requise ; des particules étrangères s'introduisent alors jusqu'au filetage de l'arbre fileté par ces défauts d'étancheité du soufflet.Le soufflet en accordéon utilisé dans le cadre de l'invention présente la particularité de ne pas etre en cuir chromé, mais en un caoutchouc synthétique, tel que le néoprène. n est apparu en effet, de façon assez inattendue, que les soufflets en accordéon constitués en néoprène permettent même s'ils présentent une forme allongée, une durée d'emploi nettement plus grande et sont en outre moins sensibles à la rudesse de fonctionnement du dispositif de levage. La description ci-dessus de l'invention n'a été donnée qu'à titre d'exemple et diverses modifications peuvent y être apportées par }' homme de l'art sans sortir du cadre de ladite invention. En particulier le guidage des galets peut différer de l'exemple de réalisation préféré décrit et représenté aux dessins. Par exemple les galets d'appui 5a à 5d peuvent comporter à l'une ou à leurs deux extrémités des flasques ou boudins portant sur le chant des ailes en double T la", la" ' et lb", lb" ', les galets de guidage supplémen- taires pouvant alors etre supprimés. D'un autre coté on peut prévoir un système de guidage ne comportant que des galets d'appui roulant sur l'une des faces des âmes la' et lb' des montants profilés la et lb ou sur les faces internes des ailes en double T la", la" ' et lob" 2 t de ces mimes pro- filés, lesdits galets pouvant etre munis ou non de flasques ou boudins. Les galets d'appui 5a à 5d peuvent également présenter une faible longueur axiale ou être remplacés par plusieurs galets disposés parallèlement sur un meme axe avec interposition de pièces intermédiaires appropriées. REVENDICATIONS 1 - Engin élévateur notamment pour des charges,telles que camions2 autobus, tramways, cassis de véhicules, etc... du type comportant un chariot de levage monté mobile sur galets et prenant appui sur deux montants latéraux formant un cadre-guide du mouvement d'élévation du chariot,le le mécanisme d'élévation du chariot étant constitué par un arbre fileté monté rotatif entre les deux montants du cadre-guide et coopérant avec un écrou monté sans pouvoir tourner sur cet arbre et solidaire du chariot de levage caractérisé en ce que les montants du cadre-guide sont constitués de profilés en double T > disposés de telle sorte que leur me occupe une position sensiblement parallèle à l'axe longitudinal de l'engin. 2 - Engin élévateur suivant la revendication 1 caractérisé en ce que le chariot élévateur repose sur le cadre-guide par des galets roulant sur la face externe des montants constitués de profilés à section en double T. 3 - Engin suivant les revendications 1 et 2 ci-dessus caractérisé en ce que les galets de guidage du chariot élévateur sont disposés de telle sorte que les forces stexerçant sur les montants soient absorbées dans l' me des profilés. 4 - Engin selon les revendications 1, 2 et 3 ci-dessus caractérisé en outre en ce que le chariot élévateur comporte des moyens d'appui supplémentaires aptes à reporter sur le cadre guide les forces parasites s'exerçant perpendiculairement à l'axe d'élévation du chariot et à empêcher une distorsion du chariot par rapport à sa position verticale. 5 - Engin selon 4 ci-dessus dans lequel les moyens d'appui supplémentaires sont constitués de galets solidaires du chariot disposés sur ses côtés et roulant sur l'âme des profilés en double T constituant les montants 6 - Engin selon 5 ci-dessus dans lequel les galets supplémentaires sont disposés par paire, chaque paire appartenant à un meme coté du chariot et reposant sur un chemin de roulement constitué par la face externe de l'âme de chaque profilé en double T. 7 - Engin selon la revendication 1 ci-dessus dans lequel les montants du cadreguide sont réunis en leur sommet par une traverse supérieure. 8 - Engin selon la revendication 1 ci-dessus dans lequel le chariot élévateur est solidaire de l'écrou de levage monté sur l'arbre fileté central par l'intermédiaire d'un joint de cardan. 9 - Engin selon la revendication 1 ci-dessus comportant un train avant orientable à faible empattement. 10 - Engin selon 9 ci-dessus dans lequel le mouvement d'élévation par rapport au sol est obtenu par l'action d'un vérin hydraulique dont le piston est solidaire du train avant ce piston constituant l'axe de rotation du train avant orientable.