La présente invention concerne la production d'objets stratifiés ou lamifiés, cette expression désignant des objets ou produits présentant une construction "sandwich" formée par une pellicule en une matière plastique entourant un noyau ou une 5 âme en matière plastique différente, sauf dans la zone correspondant à la carotte du moulage, comme indiqué plus loin. On a déjà proposé de produire de tels objets à partir de matières plastiques par un procédé de moulage par injection selon lequel les matières plastiques sont injectées successivement 10 dans une cavité de moule, de sorte que la seconde matière et toute matière ultérieurement injectée pénètre jusqu'à l'intérieur de la première matière et provoque l'expansion de la première matière qui constitue une enveloppe,. Un tel procédé est décrit dans le brevet britannique 15 n° 1.156.217, selon lequel les matières plastiques sont des matières thermoplastiques et la matière formant le noyau ou l'âme peut être transformée en mousse. Quand on injecte des matières plastiques à l'état fluide, c'est-à-dire en fusion, à travers un canal de carotte (c'est-à-20 dire un canal d'alimentation dans lequel une carotte se forme), dans une cavité de moule de section droite constante, ces matières s'écoulent vers l'extérieur à partir du canal de carotte jusqu'à ce que le front de la masse en fusion soit arrêté localement lorsqu'il rencontre les parois de la cavité du moule. 25 Normalement, le front de la charge en fusion vient en contact avec les parois de la cavité du moule en certains endroits avant d'autres, c'est-à-dire que les longueurs des trajets d'écoulement à partir du canal de carotte vers les extrémités de la cavité du moule diffèrent d'une partie à l'autre de ce moule. 30 Ceci est vrai également lorsque, comme cela est plus souvent le cas, la cavité n'a pas une section droite constante. Quand une seconde matière est injectée jusqu'à l'intérieur de la première matière après qu'une quantité prédéterminée de celle-ci a été injectée, cette seconde matière provoque l'étale-35 ment de la pellicule enveloppante de première matière jusqu'à ce que la cavité du moule soit remplie. A cause des différents trajets d'écoulement, la pellicule enveloppante doit subir une extension ou un étalement plus prononcé dans certaines directions que dans d'autres et il demeure en conséquence une-plus grande 40 quantité de pellicule en certains points de la périphérie du 71 42848 2 2115487 moulage qu'en d'autres points» Dans d'autres cas, il peut être désirable d'obtenir une distribution plus irrégulière de l'épaisseur de la pellicule dans l'objet moulé que celle qui serait autrement obtenue. Par exemple, il peut être désirable de produire une semelle de chaussure ayant une partie mince formant la semelle proprement dite, munie d'une pellicule épaisse, et une partie plus épaisse formant le talon, munie d'une pellicule plus mince. Bien qu'il soit souvent possible de modifier la distribution de la matière formant la pellicule par rapport à la matière formant le noyau en changeant la position de la carotte et (ou) l'épaisseur de l'objet désiré, il est désirable également de créer un autre processus qui puisse être utilisé en plus de cette modification de la position de la carotte et (ou) de l'épaisseur de l'objet, afin de donner encore plus de liberté au mouleur. L'invention repose sur le principe de l'injection des matières à travers plusieurs canaux de carotte. Dans le brevet britannique n° 1.157.217, bien qu'il ait été préféré.d'injecter les matières formant la pellicule et le noyau par le même canal de carotte, on a également envisagé la possibilité d'utiliser des canaux de carotte séparés, à condition que les deux canaux soient suffisamment voisins pour que la matière formant le noyau soit injectée de façon à pénétrer jusqu'à l'intérieur de la matière formant la pellicule. Cela signifie que les deux canaux de carotte doivent être suffisamment voisins l'un de l'autre pour que, après l'injection de la matière formant la pellicule, cette matière ait rempli la cavité du moule à un degré tel que le canal de carotte prévu pour la matière formant le noyau soit recouvert par la matière formant la pellicule. Bien que cette technique laisse une latitude au mouleur pour modifier la distribution des matières formant la pellicule et le noyau dans la cavité du moule, il est désirable d'obtenir une plus grande latitude encore. Suivant l'invention, ce résultat est atteint en injectant à la fois les matières formant la pellicule et le noyau à travers un canal de carotte et une nouvelle quantité de matière formant la pellicule et (ou) le noyau à travers un autre canal de carotteo L'invention est matérialisée en conséquence dans un procédé 71 42848 3 2115487 pour la production d'objets munis d'une pellicule de matière plastique entourant un noyau ou une âme en matière plastique différente, selon lequel la matière formant la pellicule et la matière formant le noyau sont injectées successivement à l'état 5 fluide dans une cavité de moule à travers un premier canal de carotte, la matière formant le noyau étant injectée jusqu'à l'intérieur de la matière formant la pellicule tandis que cette matière formant la pellicule est fluide, de manière à provoquer l'étalement de la matière formant la pellicule enveloppante, 10 caractérisé en ce que, pour obtenir la distribution désirée de la matière formant la pellicule et de la matière formant le noyau dans le moulage, on injecte une nouvelle quantité de matière formant la pellicule et (ou) de matière formant le noyau à l'état fluide dans la cavité du moule, par un second canal de carot-15 te écarté du premier canal, cette nouvelle quantité de matière étant constituée par de la matière formant la pellicule ou bien par de la matière formant la pellicule suivie de matière formant le noyau, et étant injectée à un moment tel qu'elle vienne en contact avec la matière formant la pellicule injectée par le 20 premier canal de carotte tandis que cette dernière matière est fluide, de sorte que la matière formant la pellicule injectée à travers le second canal de carotte "fusionne" avec la matière formant la pellicule injectée par le premier canal de carotte ou pénètre jusqu'à l'intérieur de celle-ci, et lorsque la nou-25 velle quantité de matière est une matière formant le noyau, cette matière est injectée après que la matière formant la pellicule injectée par ce premier canal de carotte ou par un autre canal de carotte ait subi un étalement jusqu'à venir au-dessous du second canal de carotte, et alors que cette matière formant 30 la pellicule est fluide, de telle sorte que la nouvelle quantité de matière formant le noyau soit injectée jusqu'à l'intérieur de la matière formant la pellicule0 On comprendra qu'il existe trois modes de mise en oeuvre possibles formant des variantes. Tout d'abord, la matière in-35 jectée par le second canal de carotte est simplement de la matière formant la pellicule. Dans le second cas, il s'agit de matière formant le noyau, tandis que dans le troisième cas il s'agit de matière formant la pellicule suivie de matière formant le noyau» Afin d'avoir la certitude que la matière formant 40 le noyau est entourée par la pellicule, on doit injecter une 71 42848 4 2115487 quantité suffisante de matière formant la pellicule pour être sûr que, lorsque la pellicule enveloppante subit un étalement sous l'effet de la matière formant le noyau, pour remplir la cavité du moule, cette pellicule enveloppante ne soit pas rompue. 5 Cette quantité peut être déterminée facilement par un petit nombre de moulages d'essais simples, en utilisant des quantités différentes de matière formant la pellicule. Dans le premier cas, lorsque la matière injectée par le second canal de carotte est de la matière formant la pellicule, 10 elle-peut être injectée avant, pendant ou après l'injection de la matière formant la pellicule introduite par le premier canal de carotte de sorte que, conjointement à la matière formant la pellicule injectée par ce premier canal de carotte, elle constitue la matière formant la pellicule qui subit un étalement 15 lors de l'injection de la matière formant le noyau. De préférence, la matière formant la pellicule est injectée par le second canal de carotte après que la matière formant la pellicule injectée par le premier canal de carotte a subi un étalement pour venir jusque sous le second canal de carotte. En 20 outre, il est possible d'injecter la matière formant la pellicule dans la cavité du moule à travers le second canal de carotte après que l'injection de la matière formant le noyau par le premier canal de carotte a commencé. Suivant ce mode de mise en oeuvre, il est préférable que la matière formant la pellicule 25 soit injectée par le second canal de carotte avant que la matière formant le noyau injectée par le premier canal de carotte ait subi un étalement jusqu'à venir au-dessous du second canal de carotte, de telle sorte que la matière formant la pellicule injectée par le second canal de carotte ne soit pas injectée 30 jusqu'à l'intérieur de la matière formant le noyau. Toutefois, dans certains cas, il peut être désirable, pour provoquer la pénétration de la matière formant le noyau à travers la matière formant la pellicule à un degré plus prononcé dans une direction que dans une autre, d'injecter la matière formant la pellicule à 35 travers le second canal de carotte pendant ou après l'injection de la matière formant le noyau par le premier canal de carotte et après que cette matière formant le noyau injectée par le premier canal de carotte ait subi un étalement jusqu'à venir au-dessous du second canal de carotte, de telle sorte que la matiè-40 re formant la pellicule injectée par le second canal de carotte 71 42848 5 2115487 pénètre jusqu'à l'intérieur du noyau, en déplaçant par suite celui-ci. Dans le second cas, lorsque la matière injectée en premier par le second canal de carotte est la matière formant le noyau, 5 il est nécessaire, afin que le noyau ne soit pas enrobé par la pellicule (sauf dans la zone du moulage correspondant à la carot te comme indiqué plus loin), que la matière formant le noyau injectée par le second canal de carotte soit injectée après que la matière formant la pellicule injectée elle-même par le pre-10 mier canal de carotte ou par un autre canal de carotte ait subi un étalement jusqu'à venir au-dessous du second canal de carotte de sorte que la matière formant le noyau injectée par ce second canal de carotte est injectée jusqu'à l'intérieur de la matière formant la pellicule. Bien que la matière formant le noyau 15 injectée par le second canal de carotte soit de préférence injectée après que la matière formant le noyau injectée par le premier canal de carotte ait subi un étalement jusqu'à venir au-dessous du second canal de carotte, de sorte que la matière formant le noyau injectée par ce second canal de carotte pénètre 20 dans la matière formant le noyau injectée par le premier canal de carotte et en fasse partie intégrante, dans certains cas, lorsqu'il est désirable d'obtenir dans l'objet des zones présentant des parties en matière formant la pellicule entourant un noyau séparé par des régions constituées simplement par la ma-25 tière formant la pellicule, la matière formant le noyau peut être injectée par le second canal de carotte avant que la matière formant le noyau injectée par le premier canal de carotte ait subi un étalement jusqu'à venir au-dessous du second canal de carotte. En fait, dans ce cas, la matière formant le noyau 30 peut être injectée par le second canal de carotte avant que la matière formant le noyau ne soit injectée par le premier canal de carotte. On comprendra que la matière formant le noyau injectée par le second canal de carotte peut être si désiré différente de 35 celle injectée par le premier canal de carotte, de sorte que l'on peut produire des moulages ayant des caractéristiques physiques différentes dans des zones également différentes. Par exemple, cette technique peut être utilisée pour la production de semelles de chaussures lorsqu'on peut employer une matière 40 formant le noyau souple ou flexible dans la partie constituant 71 42848 6 2115487 la semelle proprement dite et une matière formant le noyau rigide dans la partie constituant le talon Suivant la troisième variante de mise en oeuvre, lorsque la matière formant la pellicule suivie par la matière formant le 5 noyau est injectée par le second canal de carotte, cette matière formant la pellicule peut être injectée avant, pendant ou après l'injection de la matière formant la pellicule par le premier canal de carotte, ou bien pendant ou après l'injection de la matière formant le noyau par ce premier canal de carotte, mais 10 de préférence avant que la matière formant le noyau injectée par le premier canal de carotte ait subi un étalement jusqu'à venir au-dessous du second canal de carotte. De même, la matière formant le noyau peut être injectée par le second canal de carotte avant, pendant ou après l'injection des matières formant 15 la pellicule ou le noyau par le premier canal de carotte. Toutefois, la matière formant le noyau est de préférence injectée par le second canal de carotte après que la matière formant le noyau injectée par le premier canal de carotte a subi un étalement jusqu'à venir au-dessous du second canal de carotte, de tel-20 le sorte que la matière formant le noyau injectée par le second canal de carotte pénètre dans la matière formant le noyau injectée par le premier canal de carotte et en devienne partie intégrante bien que, comme indiqué précédemment, par rapport au mode de mise en oeuvre selon lequel la matière formant le noyau est 25 injectée par le second canal de carotte, il peut exister des cas dans lesquels il est désirable d'injecter la matière formant le noyau par le second canal de carotte avant que la matière formant le noyau injectée par le premier canal de carotte ait subi un étalement jusqu'au-dessous du second canal de carotte. 30 On comprendra que, suivant ce mode de mise en oeuvre, selon lequel les deux matières formant la pellicule et le noyau sont injectées par le second canal de carotte, on peut sans aucune importance considérer que l'un des canaux est le premier canal de carotte et que l'autre est le second canal de carotte ou in-35 versement. Bien que l'invention ait été décrite ci-avant dans le cas de deux canaux de carotte, on peut si désiré prévoir un nombre de canaux supérieur à .deux. Ce qui est essentiel pour la mise en oeuvre de l'invention, c'est simplement que les matières formant 40 la pellicule et le noyau soient injectées successivement à 71 42848 7 2115487 travers l'un des canaux de carotte et que les matières formant la pellicule et (ou) le noyau soient injectées par les autres canaux de carotte. Ainsi, par exemple, les matières formant la pellicule et le noyau peuvent être injectées successivement à 5 travers un canal de carotte, la matière formant la pellicule à travers un second canal de carotte et la matière formant le noyau à travers un troisième canal de carotte» Dans un tel cas, il n'est pas nécessaire que le second canal de carotte soit recouvert par la matière formant la pellicule injectée à travers 10 le premier canal de carotte avant 1'inj ection de la matière formant le noyau à travers le second canal de carotte, étant donné que le second canal de carotte peut être recouvert par la matière formant la pellicule injectée par le troisième canal de carotte. L'emploi d'un nombre de canaux d'alimentation su-15 périeur à deux est décrit en outre dans la demande de brevet déposée en Grande Bretagne au nom de la Demanderesse sous le n* 48.711/71. Afin de modifier encore la distribution des matières formant la pellicule et le noyau à l'intérieur du moule, on peut 20 injecter dans la cavité du moule une quantité de matière formant la pellicule supérieure à celle qui est désirable, et l'excès de matière formant la pellicule peut être refoulé à travers le canal de carotte par lequel elle a été injectée, sous l'effet de l'injection de la matière formant le noyau. 25 Cette technique est également décrite dans la demande de brevet britannique n* 48.712/71 déposée au nom de la Demanderesse. On comprendra que la matière injectée par le second canal de carotte doit être injectée à un moment tel qu'elle vienne en contact avec la matière formant la pellicule injectée par 30 le premier canal de carotte alors que cette dernière est à l'état fluide, de telle sorte que la matière injectée par le second canal de carotte "fusionne" avec la matière formant la pellicule injectée par le premier canal de carotte ou pénètre jusqu'à l'intérieur de celle-ci. 35 On comprendra que les dimensions des différents canaux de carotte peuvent être différentes et que la quantité de matière injectée par les différents canaux de carotte peut également varier. Lorsque les matières plastiques sont thermoplastiques, elles doivent être refroidies afin de provoquer leur solidifi-40 cation à partir de l'état fluide dans lequel elles ont été 71 42848 8 2115487 injectées dans la cavité du moule» De préférence, pour favoriser ce durcissement, le moule est refroidi, niais le choix de la température du moule dépend des matières mises en oeuvre» D'une façon générale, des températures de moule comprises dans la gam-5 me allant de 0° à 100° C conviennent. Toutefois, si les canaux de carotte sont à une certaine distance l'un de l'autre, il peut être nécessaire de chauffer le moule ou la partie du moule qui entoure les canaux de carotte afin d'avoir la certitude que la matière formant la pellicule injectée par un canal de carotte 10 va se trouver à l'état fluide lorsque la matière injectée par un autre canal de carotte vient en contact avec la première, de telle sorte qu'elle fusionne avec la matière formant la pellicule injectée à travers ce premier canal de carotte ou qu'elle pénètre jusqu'à l'intérieur de cette matière» La zone du moule en-15 tourant les canaux de carotte peut être chauffée pendant le cycle de moulage puis refroidie pour permettre aux matières plastiques de se solidifier (s'il s'agit de matières thermoplastiques). Suivant une variante, lorsque la matière injectée à travers un canal de carotte doit pénétrer jusqu'à l'intérieur de 20 la matière formant la pellicule injectée par un autre canal de carotte, les canaux de carotte peuvent être chauffés au moyen d'une sonde déplaçable qui peut être déplacée de façon à percer la matière formant la pellicule injectée par cet autre canal de carotte après qu'elle a recouvert le premier canal de carotte, 25 pour permettre l'injection de la matière injectée par ce premier canal de carotte» Les matières plastiques qui peuvent être utilisées suivant l'invention sont celles pouvant être injectées dans une cavité de moule alors qu'elles sont sous forme d'un liquide visqueux 30 et pouvant ensuite subir une solidification dans la cavité du moule. Ainsi, on peut utiliser des matières résineuses thermoplastiques, qui peuvent être injectées sous la forme de-masses fondues visqueuses et qui peuvent se solidifier dans la cavité du moule par refroidissement. Suivant une variante, on peut uti-35 liser des matières résineuses thermodurcissables, qui peuvent être injectées dans la cavité du moule sous forme d'un liquide visqueux et dont la solidification peut être provoquée en effectuant une réticulation tandis qu'elles sont dans cette cavité. D'une façon générale, les matières résineuses thermodurcissables 40 sont réticulées par chauffage» 71 42848 9 2115487 A titre d'exemples de résines thermoplastiques moulables par injection convenables qui peuvent être utilisées ici, on peut citer les polymères et les copolymères d'alpha-oléfines, comme le polyéthylène haute et basse densité, le polypropylène, 5 le polybutène, le poly-4-méthyl—pentène -1, les copolymères propylène/éthylène, les copolymères de 4-méthyl—pentène-1 avec des alpha-oléfines linéaires renfermant de 4 à 18 atomes de carbone et les copolymères éthylène/acétate de vinyle; les polymères et les copolymères de chlorure de vinyle, d.'acétate de 10 vinyle, de vinyl-butyraldéhyde, de styrène, de styrènes substitués comme 1 * alpha—méthyl—styrène, d'acrylonitrile, de butadiè-ne, de méthacrylate de méthyle, de chlorure de vinylidène. Comme exemples spécifiques de ces polymères, on peut citer les homo-polymères de chlorure de vinyle et les copolymères de chlorure 15 de vinyle avec de l'acétate de vinyle, du propylène, de 1'éthylène, du chlorure de vinylidène, des acrylates d'alcoyle comme l'acrylate de 2-éthyl-hexyle, les fumarates d'alcoyle, les éthers alcoyl-vinyliques comme l'éther cétyl-vinylique, et les N-aryl-maléimides comme le N-o-chlorophénylmaléimide; l'acétate 20 de polyvinyle, le polyvinyl-butyraldéhyde; le polystyrène, les copolymères styrène/acrylonitrile; le polyacrylonitrile; les copolymères de butadiène avec du méthacrylate de méthyle et (ou) du styrène et éventuellement de 1'acrylonitrile; le méthacrylate de polyméthyle; les copolymères de méthacrylate de méthyle avec 25 de petites quantités d'acrylate d'alcoyle comme l'acrylate de méthyle, l'acrylate d'éthyle et l'acrylate de butyle; les copolymères de méthacrylate de méthyle, de N-aryl-maléimides et éventuellement de styrène; et les copolymères chlorure de vinylidène/acrylonitrile, les copolymères pouvant être mis en 30 oeuvre en fusion de tétrafluoréthylène et d'hexafluoropropylène. On peut utiliser des polymères ou des copolymères halogénés par exemple des polymères d*alpha-oléfines halogénés, comme le polyéthylène chloré ou les polymères de chlorure de vinyle halogénés, comme le poly(chlorure de vinyle) chloré. 35 D'autres polymères thermoplastiques moulables par injec tion qui peuvent être utilisés comprennent les polymères de condensation comme les "grades" pour moulage par injection de polyesters linéaires tels que le téréphtalate de polyéthylène; les polyamides comme le polycaprolactame, les polyhexaméthylène-40 adipamides et les copolyamides comme les copolymères d'adipate 71 42848 10 2115487 d'hexaméthylène-diamine et d'isophtalate d'hexaméthylène— diamine, en particulier ceux contenant de 5 à 15% en poids d'isophtalate d'hexaméthylène-diamine; les polysulfones et les copoly-sulfones; les oxydes de polyphénylène; les polycarbonates, les 5 polymères et les copolymères thermoplastiques du formaldéhyde; les polyuréthanes linéaires thermoplastiques; et les dérivés thermoplastiques de la cellulose comme l'acétate de cellulose, le nitrate de cellulose et le butyrate de cellulose, et les esters cellulosiques mixtes, par exemple 1'acéto-butyrate de cel-10 lulose. Quand on utilise un copolymère, la quantité de comonomères utilisée dans le copolymère dépend entre autres des propriétés requises pour le moulage. Les résines thermodurcissables comprennent les matières 15 plastiques qui subissent une réticulation d'elles-mêmes ou bien en présence d'un durcisseur ou catalyseur lorsqu'elles sont chauffées à une température suffisamment élevée. Ainsi, cette expression comprend une matière tombant dans le sens habituel du terme "thermodurcissable", et également une matière plastique 20 qui est normalement thermoplastique mais qui contient un agent de réticulation tel qu'un peroxyde, qui provoque la réticulation quand la matière plastique est chauffée à une température suffisamment élevée. Comme exemples de résines thermodurcissables convenables 25 pouvant être utilisées, on peut citer les résines phénol-aldéhyde les résines amine-formaldéhyde, les résines époxydes, les résines polyesters, les polyuréthanes thermodurcissables et les caoutchoucs vulcanisables. Les résines peuvent renfermer un agent durcisseur ou un 30 catalyseur quand cela est nécessaire pour permettre le durcissement de la résine. Comme matières thermoplastiques réticulables pouvant être moulées par injection, on peut citer les copolymères de méthacrylate de méthyle et de diméthacrylate de glycol et les copoly— 35 mères éthylène/acétate de vinyle renfermant un agent de réticulation. On peut employer des mélanges de matières plastiques. Le choix des matières à partir desquelles l'objet doit être produit va dépendre de l'utilisation finale ou de la des-40 tination de cet objet. Toutefois, le procédé suivant l'invention 71 42848 11 2115487 fournit un moyen particulièrement utile pour produire des objets comprenant un noyau ou une âme en matière relativement peu coûteuse, muni d'un bon état de surface. Par exemple, le noyau peut être en une matière thermoplastique renfermant une charge, 5 tandis que la pellicule extérieure peut être en une matière fournissant le fini de surface désiré. Si le procédé doit être utilisé pour produire des éléments ou parties decarrosseries de véhicules automobiles, une pellicule extérieure rigide va alors être requise et le polypropylène chargé est une résine particu-10 lièrement bonne à partir de laquelle on peut former la pellicule extérieure. Toutefois, si un moulage souple ou flexible est requis, par exemple pour former le garnissage intérieur d'un véhicule automobile, un polymère de chlorure de vinyle plastifié va convenir de façon remarquable pour former la couche extérieure 15 du moulage. Quand la matière formant la pellicule est injectée par plusieurs canaux de carotte, on comprendra que les matières formant la pellicule peuvent être différentes, à condition qu'elles soient compatibles de façon à pouvoir fusionner pour 20 créer une liaison résistante entre elles. D'une façon générale, ces matières différentes formant la pellicule ne vont différer qu'en ce qui concerne les additifs qu'elles contiennent, par exemple les pigments, de sorte que l'on peut produire des objets de deux couleurs ou de plusieurs couleurs, ou bien les additifs 25 qui modifient les propriétés de la matière formant la pellicule. Ainsi, par exemple, des différentes matières formant la pellicule peuvent être du poly(chlorure de vinyle) plastifié, d'une part, et du poly(chlorure de vinyle) plastifié contenant un caoutchouc de nitrile, d'autre part. Le caoutchouc de nitrile 30 confère une résistance à l'usure additionnelle à la composition. La matière formant le noyau peut être la même que la matière formant la pellicule, à l'exception des additifs qui sont incorporés à l'une ou l'autre des matières ou aux deux, mais selon des proportions différentes. Suivant une variante, les ma-35 tières plastiques peuvent être entièrement différentes et peuvent également contenir des additifs différents. Suivant un mode de mise en oeuvre préféré, la matière formant le noyau peut être transformée en mousse. De préférence, elle comprend une matière polymère et un agent d'expansion qui 40 dégage un gaz par chauffage au-dessus d'une certaine température, 71 42848 12 2115487 dénommée ici température d'activation, par exemple par volatilisation (quand la pression exercée sur la composition est réduite) ou par décomposition, et elle est injectée à une température supérieure à la température d'activation de l'agent d'expansion. 5 II est préférable que la matière plastique soit chauffée à la température de transformation en mousse, c'est-à-dire au-dessus de la température d'activation, lorsqu'elle est injectée dans le canal de carotte, en comptant sur l'échauffement dynamique qui se produit lorsque la matière traverse la buse d'injection 10 de la machine de moulage par injection. Si la matière formant le noyau est injectée aux vitesses et pressions d'injection usuelles utilisées lors du moulage par injection, il ne se produit sensiblement pas de formation de mousse jusqu'à ce que la quantité désirée de matière formant le 15 noyau ait été injectée. Lorsqu'on utilise une matière formant le noyau transformable en mousse, deux modes de mise en oeuvre possibles, constituant des variantes, peuvent être utilisés. Selon le premier mode de mise en oeuvre, la quantité de matière -formant la pellicule et de matière formant le noyau pouvant être 20 transformée en mousse, mais non encore à l'état de mousse, est insuffisante pour remplir la cavité du moule, et on permet à la matière formant le noyau de se transformer en mousse, en étalant en même temps la matière formant la pellicule enveloppante jusqu'aux extrémités de la cavité du moule. Suivant le second 25 mode de mise en oeuvre, la quantité de matière formant la pellicule et de matière formant le noyau transformable en mousse, mais non encore à l'état de mousse, qui est injectée, est telle que la cavité soit remplie avant qu'une production de mousse notable ne se produise, et la cavité du moule est ensuite agran-30 die pour permettre la formation d'une mousse. Il est préférable d'utiliser le second de ces modes de mise en oeuvre, étant donné qu'il fournit une structure cellulaire plus régulière dans le noyau de l'objet moulé, et du fait qu'il produit également un objet ayant un fini de surface supé— 35 rieur. Suivant ce mode de mise en oeuvre préféré pour la production de moulages cellulaires ou expansés indiqué précédemment, l'augmentation de volume de la cavité du moule peut être assurée de l'une ou l'autre de deux manières. Un ou plusieurs des élé-40 ments du moule délimitant cette cavité peuvent être rappelés en 71 42848 13 2115487 arrière par une force extérieure quelconque, qui peut augmenter instantanément le volume de la cavité au degré désiré, ou qui peut réaliser une augmentation de volume progressive. Suivant une variante, lorsqu'on utilise un moule à détente vertical, la 5 pression de serrage maintenant les moitiés du moule ensemble peut être réduite de telle sorte que la pression des gaz engendrée par la décomposition ou la volatilisation de l'agent d'expansion provoque l'augmentation de volume de la cavité du moule; ici encore, la pression de verrouillage peut être réduite progrès 10 sivement, en permettant une augmentation de volume progressive de la cavité du moule, ou bien de façon instantanée, en permettant une augmentation de volume brusque. La conception du moule doit être telle qu'il se produise une perte minimum de matière à partir du moule pendant le cycle 15 de moulage, en particulier quand les matières sont sous pression élevée. Des recherches ont montré que des moules du type dénommé "moules à détente verticaux" conviennent particulièrement bien quand il est désirable d'augmenter le volume de la cavité du moule. Quand il existe une possibilité de rétention d'air 20 entre les fronts en cours de progression de matière formant la pellicule dans la cavité du moule, des évents peuvent être prévus dans le moule pour permettre l'échappement de l'air ainsi retenu. La taille et la forme de la cavité du moule dépendent de 25 l'objet produit, mais des moules ayant une épaisseur de cavité maximum inférieure à 25 mm et comprise de préférence entre 2 et 10 mm conviennent particulièrement bienc Le procédé suivant l'invention est judicieusement mis en oeuvre en utilisant une machine comprenant un cylindre de mou-30 lage par injection correspondant à chaque canal de carotte, dont les actionnements sont synchronisés pour obtenir le cycle de moulage requis. Il est préférable de prévoir des robinets pour commander l'écoulement de la matière à partir des cylindres d'injection, en direction de la cavité du moule, en particulier 35 l'écoulement de la matière à travers le premier canal de carotte, de telle sorte que la matière injectée par le premier canal de carotte soit empêchée d'être refoulée dans le cylindre d'injection sous l'effet de l'injection de la matière à travers le second canal de carotte, à moins que ceci ne soit spécialement 40 désiré. De même, si le procédé suivant l'invention est utilisé 71 42848 14 2115487 pour produire des moulages à noyau cellulaire et si le volume de la cavité du moule doit être augmenté pour permettre l'expansion de la charge de matière transformable en mousse, cette augmentation de volume du moule doit être prévue dans la program-5 mation de la machine. Comme indiqué précédemment, le procédé suivant l'invention fournit des objets ayant une pellicule en matière plastique entourant un noyau en matière plastique différente, avec lequel elle est en contact, sauf éventuellement dans les zones corres-10 pondant aux carottes de moulage de l'objet. D'une façon générale, les objets moulés par injection sont extraits de la cavité du moule avec la matière qui s'est solidifiée dans les canaux de carotte fixée sur ces objets. Ces carottes ne font pas généralement partie de l'objet désiré et elles 15 sont en conséquence séparées du moulage quand ce dernier a été enlevé de la cavité du moule. La partie de l'objet dont la carotte est détachée est dénommée ici "zone correspondant à la carotte". Quand la matière formant le noyau est injectée dans la 20 cavité du moule par un canal de carotte de façon à pénétrer jusqu'à l'intérieur de la matière formant la pellicule, une pe-/3e matiere tite quantité/formant le noyau apparaît à la surface de la zone correspondant à la carotte de l'objet quand la carotte en est séparéec 25 La quantité de matière formant le noyau exposée dans cette zone correspondant à la carotte peut être réduite en injectant ' une autre petite quantité de matière formant la pellicule par le même canal de carotte à travers lequel la matière formant le noyau a été injectée, après l'injection de cette matière formant 30 le noyau, de telle sorte que, lorsque la carotte est séparée du moulage, seul un anneau étroit de matière formant le noyau demeure exposé. Cet anneau étroit résulte de la matière formant le noyau qui n'est pas éjectée par balayage du canal de carotte par l'injection de cette petite charge supplémentaire de matière 35 formant la pellicule, étant donné qu'elle adhère aux parois du canal de carotte. Toutefois, en utilisant des vitesses d'injection élevées et des canaux de carotte chauffés, de telle sorte que très peu de matière formant le noyau demeure sous forme d'une couche adhérente sur les parois du canal de carotte, l'an-40 neau étroit de matière formant le noyau qui demeure exposé dans 71 42848 15 2115487 la zone correspondant à la carotte de l'objet peut être rendu si étroit que, virtuellement, il ne peut pas être décelé. Par suite, il est préférable d'injecter une nouvelle quantité de matière formant pellicule à travers le premier canal de 5 carotte et (ou) le second canal de carotte si la matière formant noyau a été injectée à travers ceux-ci, après l'injection de cette matière formant noyau. Le procédé suivant l'invention peut être utilisé pour produire une grande diversité d'objets. Comme indiqué précédem-10 ment, ce procédé est particulièrement utile lors de la production de moulages comprenant une partie mince et une partie épaisse comme des semelles de chaussures. Des objets munis d'une pellicule rigide ou souple peuvent être produits par le procédé suivant l'invention. Comme exemples d'objets comportant une pel— 15 licule rigide, on peut citer les pièces ou articles d'ameublement et les panneaux, qui peuvent être des panneaux de construction ou bien des panneaux destinés à former les carrosseries de véhicules automobiles et de voitures de chemins de fer. Outre les semelles de chaussures, on peut citer comme eœmples d'objets mu-20 nis d'une pellicule souple ou flexible pouvant être produits les parties de garnissages intérieurs de véhicules automobiles, de wagons ou voitures de chemins de fer, de caravanes, d'avions et une grande diversité d'autres applications. Suivant un mode de mise en oeuvre de l'invention, au moins une partie d'une ou 25 plusieurs parois de la cavité du moule peut être munie, avant l'injection des matières dans cette cavité du moule, d'un revêtement amovible en une matière qui conserve sa forme aux températures auxquelles les matières plastiques sont injectées dans la cavité du moule. Les matières plastiques vont alors adhérer 30 sur ce revêtement quand elles sont injectées dans la cavité du moule et l'objet à structure en "sandwich" muni d'un revêtement adhérant fermement sur lui peut être démoulé après solidification des matières plastiqueso Ainsi, cette technique peut être utilisée pour fournir un revêtement ou support rigide, par exem-35 pie pour un objet cellulaire muni d'une pellicule non cellulaire. Ceci est particulièrement utile pour la production de moulages souples ou flexibles pour le garnissage intérieur de véhicules automobiles, lorsqu'il est désirable de disposer d'un garnissage élastique muni d'une surface d'aspect agréable, pouvant 40 être monté rigidement dans le véhicule automobile. Dans ce cas, 71 42840 16 2115487 une des parois du moule peut être revêtue de façon à constituer un support pour le montage du garnissage, tandis que l'autre n'est pas munie d'un revêtement, ce qui fournit ainsi une surface d'aspect agréable. Comme exemples de matières de revêtement 5 convenables, on peut citer des feuilles de bois, par exemple du contreplaqué et du carton dur, ou bien des tôles, ou encore des feuilles de matières thermoplastiques qui conservent leur forme, c'est-à-dire qui sont stables? à la déformation, à la température de moulage. Suivant une variante, le revêtement pourrait, si 10 désiré, être en une matière flexible ou souple, comme les matières formant la tige d'une chaussure, d'un soulier ou d'une botte, sur laquelle la semelle est moulée par le procédé suivant l'invention. La description qui va suivre, faite en regard des dessins 15 annexés, donnés -à titre non limitatif, permettra de mieux comprendre encore comment l'invention peut être mise en oeuvre. Les fig. 1 à 16 sont des vues en coupe transversale d'une cavité de moule munie de deux canaux de carotte montrant différentes séquences de remplissage de la cavité du moule,, 20 Les fig. 17 et 18 sont des vues analogues à celles formant les fig. 1 à.16, mais montrant une cavité de moule munie de trois canaux de carotte. Sur les dessins, pour plus de simplicité, chaque canal de carotte est représenté muni d'un robinet simple à plusieurs 25 voies présentant un seul perçage. Toutefois, de préférence, chaque robinet présente un perçage séparé pour chaque matière devant être acheminée à travers le canal de carotte. Ces robinets sont décrits dans le brevet britannique 1.219.097. Lorsque, sur les dessins, le robinet est représenté en position fermée, le 30 perçage est rempli par la matière injectée à travers ce robinet avant sa fermeture. Egalement, pour plus de simplicité, la cavité est représentée avec une section droite constante et avec la même forme pour chaque séquence de remplissage. On comprendra que, dans la pratique, certaines séquences sont plus utiles 35 dans le cas de cavité ayant une section droite uniforme ou irrégulière. Sur la fig. 1, on a représenté un procédé suivant la technique antérieure, selon lequel on utilise un seul des deux canaux de carotte 1,2. Dans ce cas, la matière formant la pelli-40 cule est injectée à travers un canal d'alimeiitation 3 dans la 71 42848 17 2115487 cavité du moule, par un robinet 4, au voisinage du canal de carotte 1. Quand une quantité prédéterminée de matière formant la pellicule a été injectée, le robinet 4 est actionné pour permettre l'injection de la matière formant le noyau à partir du 5 canal d'alimentation 5. La matière formant le noyau provoque l'étalement de la matière formant la pellicule enveloppante jusqu'aux extrémités de la cavité du moule, afin de fournir la condition visible sur la fig. 1. Au cours du processus d'étalement de la matière formant la pellicule vers les extrémités de 10 la cavité, la pellicule devient plus mince, et ceci donne lieu sur le moulage, en des points écartés du canal de carotte 1, à des parties ayant des pellicules plus minces que celles voisines du canal de carotte 1, c'est-à-dire que le moulage présente une épaisseur de pellicule irrégulière» 15 Suivant le mode de réalisation selon la technique antérieu re représentée sur la fig, 2, le canal de carotte 1 et le robinet 4 ne sont pas utilisés, et les matières formant la pellicule et le noyau sont introduites dans la cavité plus près d'une extrémité de celle-ci par le canal de carotte 2, par 1'intermédiai-20 re du robinet 6 et des canaux d'alimentation 3 (pour la matière formant la pellicule) et 7 (pour la matière formant le noyau)» Bien qu'une telle technique puisse être utilisée pour fournir une variation marquée dans-l'épaisseur de la pellicule du moulage, elle manque de souplesse», 25 On a représenté sur les fig® 3 à 6 une séquence de rem plissage de la cavité du moule suivant l'invention. Dans ce cas, les deux canaux de carotte et les deux robinets sont utilisés. Tout d'abord, comme visible sur la fig. 3, la matière formant la pellicule est injectée par les deux canaux de carotte à partir 30 du canal d'alimentation 3. On comprendra que l'injection à travers les deux canaux n'a oas besoin d'être simultanée. Le robinet 4 est ensuite amené à une position "d'arrêt", tandis que le robinet 6 est actionné de façon à communiquer avec le canal 7 d'alimentation en matière 35 formant le noyau. La matière formant le noyau est ensuite injectée comme montré sur la fig. 4 à travers le canal de carotte 2 et elle provoque l'étalement de la matière formant la pellicule enveloppante, de sorte que cette dernière vient rejoindre en fusionnant avec elle la matière formant la pellicule injec— 40 tée par le canal de carotte 1, et repousse cette matière formant 71 42848 18 2115487 •/ la pellicule vers les extrémités de la cavité du moule. Le robinet 6 est ensuite amené dans une position "d'arrSt" comme montré sur la fig. 5. Si la matière formant le noyau peut être transformée en mousse, on peut provoquer son expansion en per-5 mettant à la cavité du moule de prendre un volume plus grand comme montré sur la fige 6C On voit que, par suite de l'injection de la matière formant la pellicule à travers le canal de carotte 1, on obtient une plus grande quantité de matière formant la pellicule dans la zone dans laquelle cette pellicule 10 doit, être encore allongée, et ainsi le moulage résultant présente une épaisseur de pellicule plus uniforme. On a représenté sur la fig. 7 une variante de mise en oeuvre du procédé étudiée de manière à fournir un moulage ayant une distribution non uniforme de la matière formant la pellicu— 15 le par rapport à la matière formant le noyau. Dans ce cas, la matière formant la pellicule est injectée, comme dans le cas de la fig. 3, à travers les deux canaux de carotte 1 et 2, à partir du canal d'alimentation 3. La matière formant le noyau est ensuite injectée à travers le canal de carotte 1 à partir du 20 canal d'alimentation 5. De cette manière, l'objet moulé présente une partie importante constituée simplement par la matière formant la pellicule, et une structure stratifiée dans laquelle la matière formant la pellicule entoure le noyau sur le reste de l'objet. 25 Sur la fig. 8, on a représenté une variante préférée du système visible sur la fig. 7. Après l'injection de la matière formant le noyau à travers le canal de carotte 1, le robinet 4 est actionné de façon à injecter de nouveau une petite quantité de matière formant la pellicule à travers le canal de carot-30 te 1, de sorte que, lorsqu'on détache les carottes formées dans les canaux de carotte 1 et 2 par rapport au moulage, on obtient un objet dans lequel la surface exposée par l'enlèvement de la carotte formée dans le canal 1 ne laisse apparaître qu'un anneau étroit de matière formant le noyau, au lieu de la zone 35 pleine en matière formant le noyau qui est exposée quand la carotte formée dans le canal 1 est séparée ou détachée du moulage réalisé au moyen du système visible sur la fig. 7. On a représenté sur la fig. 9 une autre variante du système visible sur la fig. 7 dans laquelle, après l'injection de la 40 matière formant la pellicule par le canal de carotte 2, le ro 71 42848 19 2115487 binet 6 n'est pas amené dans sa position "d'arrêt", mais demeure en communication avec le canal d'alimentation 3 et le canal de carotte 2. Lors de l'injection de la matière formant le noyau à partir du canal d'alimentation 5, à travers le canal de ca-5 rotte 1, une partie de la matière formant la pellicule est refoulée à travers le canal de carotte 2 jusque dans le canal d'alimentation 3. Sur les fig» 10 et 11, on a représenté une autre séquence selon laquelle la matière formant la pellicule est tout d'abord 10 injectée par un canal de carotte 2, au moins jusqu'à ce qu'elle ait rempli le canal de carotte 1 (comme montré sur la fig. 10), puis la matière formant lë noyau provenant des canaux d'alimentation 5 et 7 est injectée à travers les deux canaux de carotte 1 et 2 respectivement (comme montré sur la fig. 11), de sorte 15 qu'on obtient un objet présentant des parties à structure stratifiée constituées par la matière formant la pellicule entourant le noyau, séparées par une région ou zone constituée uniquement par la matière formant la pellicule. Sur les fig. 12 et 13, on a représënté une autre séquence 20 correspondant à une variante de celle visible sur les fig. 10 et 11. Dans ce cas, la matière formant la pellicule est injectée par le canal de carotte 1 à partir du canal d'alimentation 3, puis le robinet 4 est actionné de façon à injecter la matière formant le noyau provenant du canal 5 par ce canal de carotte 1. 25 Quand la matière formant le noyau s'est étalée jusqu'au-dessous du canal de carotte 2, le robinet 6 est actionné à partir de sa position "d'arrêt", afin d'injecter là matière formant le noyau provenant du canal d'alimentation 7 par ce canal de carotte 2, et le robinet 4 peut être amené à sa position "d'arrêt" (voir 30 la fig. 13). Dans le système représenté sur la fig. 14, qui est une variante de celui visible sur les fig. 12 et 13, la matière formant la pellicule est injectée au lieu de matière formant le noyau par le canal de carotte 2 après que la matière formant le 35 noyau injectée par le canal de carotte 1 s'est étalée jtisqu' au-dessous du canal de carotte 2C Selon la séquence opératoire représentée sur les fig. 15 et 16, la matière formant la pellicule est injectée par les deux canaux de carotte 1 et 2, puis la matière formant le noyau 40 est injectée par ces deux canaux (voir la fig. 15). L'injection 71 42848 20 2115487 de la matière formant le noyau provoque l'étalement de la matière formant la pellicule enveloppante , de sorte que les deux charges de matière formant la pellicule se rejoignent pour fusionner, afin de donner un objet comprenant deux zones de 5 structure stratifiée séparées par.une partie constituée simplement par de la matière formant la pellicule* Sur les fig. 17 et 18, on a représenté un système utilisant trois canaux de carotte 1, 2, 8, le canal de carotte additionnel 8 étant équipé d'un robinet 9» La matière formant la pelli-10 cule'est injectée par les canaux de carotte 2 et 8 (Fig. 17) et quand la matière formant la pellicule injectée par le canal de carotte 8 a rempli le canal de carotte 1, les robinets 4 et 6 sont actionnés de façon à injecter de la matière formant le noyau par les canaux de carotte 1 et 2. L'injection de la matiè-15 re formant le noyau provoque l'étalement de la matière formant la pellicule enveloppante, de sorte que les deux charges de matière formant la pellicule se rejoignent pour fusionner et que l'excès de matière formant la pellicule est refoulé à travers le canal de carotte 80 20 On donnera ci-après un exemple indiquant la manière selon laquelle le procédé peut être mis en oeuvre: - Une cavité de moule ayant la forme d'un disque de 20 cm de diamètre et de 4 mm d'épaisseur, muni d'une patte de 10 cm de longueur et de 3 cm de largeur s * étendant à partir de la pé-25 riphérie du disque, est délimitée par les éléments d'un moule à détente vertical. Il est prévu un premier canal de carotte au centre du disque et un second canal de carotte à la jonction entre le disque et la patte qui s'étend à partir de celui-ci. Le volume 30 total de la cavité du moule, y compris les canaux de carotte est d'environ 150 cm3. On injecte environ 40 cm3 de polypropylène à titre de matière formant la pellicule à travers le premier canal de carotte et en outre 15 cm3 de polypropylène à titre de matière formant la pellicule à travers le second canal de 35 carotte, simultanément à l'injection par le premier canal de carotte. Les matières formant la pellicule sont injectées à une —2 température de 240° C. et sous une pression d'environ 135 MNm~ . Dès que l'injection de la matière formant la pellicule est terminée, on injecte du polypropylène contenant 0,4% en poids. 40 d'azodicarbonamide à titre d'agent d'expansion à 210° C et sous 71 42848 21 2115487 _2 une pression d'environ 135 MNm , à titre de matière formant le noyau, à travers le premier canal de carotte. La quantité de matière formant le noyau non expansée injectée est d'environ 95 cm , de sorte que la cavité du moule est remplie par étale-5 ment de la matière formant la.pellicule enveloppante, qui fusionne avec celle injectée par le second canal de carotte quand elle vient en contact avec celle-ci, avant qu'il se produise une formation de mousse notable à partir de la matière formant 10 le noyau. On laisse ensuite les éléments du moule à détente vertical s'écarter l'un de l'autre, en supprimant la pression de serrage qui les maintient réunis, jusqu'à ce que la cavité ait une épaisseur de 10 mm, cé qui permet ainsi l'expansion de la matière formant le noyau. Le moulage est ensuite refroidi et 15 extrait de la cavité du moulee Des modifications peuvent être apportées aux modes de mise en oeuvre décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention0 71 42848 22 2115487 REVENDICATIONS 1.- Procédé pour la production d'objets comportant une pellicule en matière plastique entourant un noyau formé par une matière plastique différente, selon lequel les matières formant 5 la pellicule et le noyau sont injectées successivement à l'état fluide dans une cavité de moule par un premier canal de carotte, la matière formant le noyau étant injectée jusqu'à l'intérieur de la matière formant la pellicule alors que cette matière formant la pellicule est fluide, de manière à provoquer l'étalement 10 de la'matière formant la pellicule enveloppante, caractérisé en ce que, pour obtenir une distribution désirée des matières formant la pellicule et le noyau dans le moulage, une nouvelle quantité de matière formant la pellicule et (ou) le noyau est injectée à l'état fluide dans la cavité du moule par un second 15 canal de carotte, écarté du premier canal de carotte, et si la nouvelle quantité de matière est constituée par de la matière formant la pellicule, ou bien par de la matière formant la pellicule suivie par de la matière formant le noyau, elle est injectée à un moment tel qu'elle vienne en contact avec la matiè-20 re formant la pellicule injectée par le premier canal de carotte alors que cette dernière est fluide, de telle sorte que la matière formant la pellicule injectée par le second canal de carotte fusionne avec la matière formant la pellicule injectée par le premier canal de carotte ou pénètre jusqu'à l'intérieur de 25 cette matière, et si la nouvelle quantité de matière est de la matière formant le noyau, elle est injectée après que la matière formant la pellicule injectée par le premier canal de carotte ou par un autre canal de carotte se soit étalée jusqu'au-dessous du second canal de carotte et alors que cette matière 30 formant la pellicule est fluide, de sorte que cette nouvelle quantité de matière formant le noyau est injectée jusqu'à l'intérieur de la matière formant la pellicule. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la matière formant le noyau est injectée par le second canal 35 de carotte après que la matière formant le noyau a été injectée par le premier canal de carotte et a subi un étalement jusqu'au dessous du second canal de carotte, de sorte que la matière formant le noyau injectée par ce second canal de carotte pénètre jusqu'à l'intérieur de la matière formant le noyau injectée par 40 le premier canal de carotte et fusionne avec cette matière. 71 42848 23 2115487 3»- Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la matière injectée par le second canal de carotte est de la matière formant la pellicule suivie par de la matière formant le noyau, et la matière formant la pellicule est injectée par le 5 second canal de carotte avant que la matière formant le noyau injectée par le premier canal de carotte ait subi un étalement jusqu'au-dessous du second canal de carotte, de sorte que la matière formant la pellicule injectée par le second canal de carotte ne pénètre pas jusqu'à l'intérieur de la matière formant le 10 noyau injectée par le premier canal de carotteB 4.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que de la matière formant la pellicule est injectée par le second canal de carotte avant que la matière formant le noyau injectée par le premier canal de carotte ait subi un étalement 15 jusqu'au-dessous du second canal de carotte, de sorte que la matière formant la pellicule injectée par le second canal de carotte ne pénètre pas jusqu'à l'intérieur de la matière formant le noyau injectée par le premier canal de carotte. 5.- Procédé suivant la revendication 3 ou 4, caractérisé 20 en ce que de la matière formant la pellicule est injectée par le second canal de carotte après que la matière formant la pellicule injectée par le premier canal de carotte ait subi un étalement jusqu'au-dessous de ce second canal de carotte0 60- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 25 à 5, caractérisé en ce qu'une nouvelle quantité de matière formant la pellicule est injectée par un ou plusieurs des canaux de carotte par lesquels de la matière formant le noyau est injectée, après cette matière formant 'le noyau, 7.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 30 à 6, caractérisé en ce que la matière formant le noyau est une composition transformable en mousse contenant une matière polymère et un agent d'expansion et est injectée à une température supérieure à la température d'activation de l'agent d'expansion, 80- Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce 35 que la quantité de composition pouvant être transformée en mousse injectée est telle que la cavité du moule soit remplie avant que la formation de mousse se produise, et en ce que la cavité du moule est ensuite agrandie pour permettre cette transformation en mousse. 71 42848 " 2115487 9<>- Objets moulés, caractérisés en ce qu'ils sont obtenus par un procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8e