La présente invention concerne un véhicule de transport de matériel pour lignes de télécommunications et se rapporte, plus particulièrement, à un véhicule permettant le transport de poteaux téléphoniques et de tourets de cabales, alternativement ou même simultanément, dans les limites de sa capacité de charge. Le réseau téléphonique est composé en partie de lignes aériennes dont l'installation nécessite essentiellement à la fois des câbles et des poteaux téléphoniques qui leur servent de supports. Ces poteaux téléphoniques doivent autre amenés à pied d'oeuvre, généralement le long des voies de communication routière, et sont déposés chacun au voisinage immédiat de l'emplacement où il doit être dressé. I1 en va de même pour les cibles qui se présentent enroulés sur des tourets pour être ensuite déroulés facilement au fur et à mesure de leur pose sur les poteaux. Poteaux et tourets sont donc à transporter du lieu ou ils sont entreposés au site d'installation, lieux qui peuvent être éloignés l'un de l'autre de plusieurs dizaines de kilomètres. Actuellement, le problème est résolu en utilisant deux remorques, l'une pour le transport des poteaux, l'autre pour le transport des tourets. On a adopté une telle solution par le fait que le véhicule tracteur de la remorque est un véhicule servant aussi au transport sur le site du personnel de ltéquipe de montage des lignes aériennes et qusil est souhaitable de limiter la charge roulante de ce véhicule afin que son chauffeur n'ait pas besoin dSetre titulaire d'un permis de conduire les poids lourds. Mais, ltinconvénient d'une telle solution réside dans l'existence de deux remorques alors qu'évidemment il nty en a toujours qutune seule en service à la fois. De plus, dans la remorque porte-poteaux, les poteaux téléphoniques sont généralement posés en porte-à-faux contre le tablier avant de cette remorque, ce qui augmente la hauteur du chargement, accroSt son ballant et limite le nombre de poteaux transportés simultanément. La présente invention a donc pour objet principal une remorque qui puisse répondre à ces deux types de transport -celui des poteaux et celui des tourets- aussi bien séparément, l'un après autre, que simultanément, pourvu que soit respectée la capacité de charge du véhicule. A cette fin, la remorque proposée par l'invention comporte des ridelles renforcées et arrangées de façon à pouvoir porter des tourets et aménagées pour permettre le guidage des tourets lors de leur mise en place sur le véhicule et leur ancrage. A cette fin, les deux montants verticaux et le longeron horizontal de chaque ridelle sont étrésillonnés pour renforcer la charge admise par le longeron horizontal destiné à recevoir, avec son homologue de l'autre ridelle, une extrémité de l'axe sur lequel est monté le touret de câbles. Le montant vertical arrière de chaque ridelle comprend une rampe de guidage qui coopèrearec ltextrémité corres pondante de 1 t axe da touret pour amener cet axe sur le longeron horizontal des ridelles lors du hissage d'un touret sur la remorque.Des sabots de fixation amovibles peuvent autre montés en plu- sieurs points des longerons horizontaux de manière à fixer solidement les axes des tourets -donc les tourets eux-mêmes- sur le véhicule. En outre, la remorque est aménagée pour transporter les poteaux téléphoniques de la façon la plus rationnelle, c'est-à-dire à plat sur le châssis du véhicule, et pour faciliter leur chargement et leur déchargement. Ces deux opérations sont rendues aisées du fait que les ridelles sont rabattables et peuvent ainsi constituer un plan incliné jusqu'au sol le long duquel les poteaux peuvent glisser. Les poteaux sont transportés à plat ce qui, entre autres, présente l'avantage d'augmenter le nombre de poteaux transportés simultanément par rapport au matériel déjà existant. Cependant, comme les poteaux sont longs, la remorque doit avoir au moins leur longueur pour permettre leur transport ; mais cette longueur est inutile quand la remorque circule à vide ou qu'elle véhicule des tourets de câbles. La présente invention a donc un autre objet qui consiste à ce que la longueur de la remorque s'adapte à chacun des types de transport. A cette fin, le timon d'attelage de la remorque se prolongepar une poutre centrale creuse associée au moyen dune ossature métallique aux deux ridelles et au chassies. Cette poutre centrale creuse sert de logement et de glissière à une seconde poutre centrale également creuse associée à deux montants verticaux rabattables comme les ridelles. C'est cette seconde poutre centrale coulissante qui permet dtaugmenter la longueur de la remorque lorsque celle-ci est destinée au transport des poteaux. Le fait que les poutres soient creuses est utilisé pour le passage des circuits électriques de signalisation routière du véhicule.Ceci présente l'avantage de les protéger et de loger simplement le moyen de rappel du cible de ces circuits rendu nécessaire par les positions entre mes que peut occuper la seconde poutre coulissante. Vers l'avant de la remorque, un bouclier est solidaire de la poutre centrale associée au timon d'attelage. Il est prévu pour empêcher les poteaux de glisser vers lavant et pour supporter des moyens, tels qutun treuil, pour hisser les tourets sur les ridelles. Différentes autres caractéristiques de l'invention seront mieux comprises à la lecture de la description qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif, en se reportant aux figures annexées qui représentent - la figure 1, une vue en perspective du véhicule de ltin- vention effectuée à partir du timon d'attelage - la figure 2, une vue en perspective effectuée à partir de l'arrière du véhicule dans la position de transport des poteaux - la figure 3, une vue en perspective du véhicule dans la position de déchargement des poteaux - la figure 4, une vue en perspective du véhicule lors du chargement d'un touret de câbles - la figure 5, une vue du dispositif de blocage sur les ridelles de l'axe servant de support au touret de cibles - la figure 6, une vue du dispositif de freinage utilisé pour limiter la vitesse de dévidage du touret de cibles On va commencer la description en se reportant tout d'abord à la figure 1 dans laquelle apparaissent les divers éléments constituant le véhicule faisant l'objet de l'invention.Ce véhicule est, en fait, une remorque susceptible d'être tractée ; en conséquence, il comporte des éléments connus classiques qui sont l'essieu 1 associé aux deux roues 2 et 3, son dispositif de suspension non visible sur la figure, le timon 4, le crochet 5 pour l'attelage au véhicule tracteur, le système de freinage habituel qui agit sur les tambours de frein des roues par l'intermédiaire de cibles tels que le cible 6, la tringle 7 elletmême commandée soit manuellement par la poignée 8 quand celle-ci est manoeuvrée dans la direction de la flèche 9, soit automatiquement par le système à inertie -interne au timon- dont est seulement visible irenveloppe 10 du ressort de compression. Une béquille 11 prend appui sur le sol lorsque la remorque est séparée du véhicule tracteur. Le raccordement de ses circuits électriques s t effectue de façon classique au moyen du cible 12 et du connecteur 13. En dehors de ces éldments connus, la remorque est essentiellement constituée par le châssis 14, la poutre centrale creuse 15 solidaire des bras 16, 17, 18, 19 associés aux ridelles 20 et 21, par le bouclier 22 et par la rallonge comportant la poutre coulissante 23 solidaire des bras 24, 25 et des montants 26, 27. On va examiner maintenant plus en détails ces derniers éléments qui, parmi d'autres, font l'originalité de la remorque de l'invention en se reportant également aux autres figures dans le cas où les moyens employés y sont mieux illustrés que sur la figure 1. On notera que les mêmes éléments portent les mêmes références sur les diverses figures. Le châssis 14 repose sur l'essieu 1. Il est formé d'un cadre métallique en cornière profilée de façon à présenter la rigidité et la solidité nécessaires. Sur ce cadre, on a soudé la poutre centrale 15 qui est solidaire du timon 4.Deux jambes de force -telles que 28 seule visible sur les figures- assurent à la poutre 15 sa position centrale sur le châssis et lui évitent toute possibilité de basculement latéral. Vers lavant de la remorque, la poutre centrale 15 est solidaire des bras 16 et 17. Ces bras sont semblables et leurs extrémités homologues se terminent par une mâchoire 29 en forme de Xun. Chaque machoire sert de logement à un montant vertical 30 ou 31 qui peut être une cornière ayant un profil, par exemple, en "I" ou en nct. Chaque montant vertical est maintenu entre les branches du 'tUt? de sa mâchoire 29 au moyen d'un tourillon 32 autour duquel il peut effectuer une rotation de 1800 par rapport à la position qu'il occupe sur la figure 1.Afin que ce mouvement de rotation ne se fasse qui à volonté et pour maintenir fixe la position verticale des montants 30 et 31, on a prévu une clavette 33 qui traverse lesdeux branches de chaque mâchoire 29 ainsi que le montant lui-mdme, Par sécurité, chaque clavette est verrouillée dans sa position enfichée par une goupille 34 (voir figure 2) qui empeche tout retrait involontaire de la clavette. Chaque goupille 34 et chaque clavette 33 sont munies de chaînettes 35 et 36 qui sont fixées sur les mâchoires 29 et évitent ainsi la perte des clavettes et goupilles respectives quand celles-ci sont retirées de leurs logements. On notera que les montants 30 et 31 comportent deux poignées 37 et 38 dont le ralle sera expliqué ultérieurement en relation avec la figure 2. Tout ce qui vient d'être décrit à propos des bras 16 et 17 s'applique exactement aux bras 18 et 19 associés aux montants 39 et 40- ainsi qu'aux bras 24 et 25 de la rallonge associés aux montants 26 et 27. Par souci de la clarté des dessins, on nta pas reporté toutes les références des éléments décrits en rapport avec les bras 16 et 17 mais les mêmes références seront utilisées dans les autres figures selon les besoins de la description. Les ridelles 20 et 21 sont formées respectivement par les montants verticaux 30 et 39 soudés au longeron horizontal 41 et par les montants verticaux 31 et 40 soudés au longeron horizontal 42. Ces longerons 41 et 42 peuvent être également en cornière profilée, par exemple en tIn ou en nC", Une rampe de guidage 43, 44 des axes de tourets de cibles -dont le ralle sera expliqué en rapport avec la figure 4- est associée avec chaque montant 39 et 40; elle est constituée par un profilé plat en forme générale de "V" dont 12 une des branches aboutit au niveau du chant 45 des longerons 41 et 42. On notera que les chants 45 sont percés en divers endroits de façon à permettre le montage judicieux de sabots de fixation des axes de tourets tels que les sabots 46 et 47 de la figure 1.Pour renforcer les ridelles et les rendre indéformables afin quelles puissent supporter le poids des tourets de cabales, on a disposé des étrésillons 48 entre les montants verticaux et le longeron horizontal de chaque ridelle. La rallonge, on l'a vu, est constituée essentiellement par la poutre coulissante 23, les bras 24-25 et les montants 26-27. Sur la figure 1 elle est dans la position où la poutre 23 est entiere- ment rentrée dans la poutre 15. C'est la raison pour laquelle on va décrire cette rallonge en se reportant plus spécialement à la figure 2 sur laquelle elle est plus visible. Sur cette figure, la poutre 23 a été tirée vers l'arrière de la remorque pour correspondre à la longueur des poteaux à transporter, ce qui est particulièrement aisé puisque la poutre 23 coulisse à l'intérieur de la poutre 15. La face arrière des bras 24 et 25 porte les dispositifs de signalisation routière habituels qui sont les triangles réflecteurs de lumière 49 et les boîtiers 50 de signalisation électrique.Les triangles 49 sont associés à un bras 51 en forme de "T" renversé soudé aux bras 24, 25 et à l'extrémité de la poutre 23. Les boîtiers 50 sont raccordés électriquement par les cibles 52 et 53 qui pénètrent à l'intérieur de la poutre creuse 23, puis de la poutre creuse 15 pour aboutir au cible 12 et au connecteur 13 de la figure 1. On notera qutun dispositif d'enroulement automatique de cabre est disposé à l'intérieur de la poutre 15 afin que le câble puisse ssenrou- ler ou se dérouler à volonté selon la longueur nécessitée par la position occupée par la rallonge. Deux plateformes 54 et 55 sont associées aux bras 24, 25 et leur roule appar ttra en relation avec la figure 4.Ainsi qu'on l'a déjà noté, le système de pivotement et de verrouillage des montants 26 et 27 est identique à celui des montants 30 et 31 déjà décrit en rapport avec la figure 1 de sorte qu'il n'en sera rien dit de particulier. Enfin, les montants 26 et 27 sont munis de poignées 56 et 57 -tout comme les montants 39 et 40 de poignées 58 et 59- qui sont identiques aux poignées 37 et 38 de la figure 1 et dont on expliquere le rôle ultérieurement. La remorque comporte également un bouclier 22 (figure 1) qui se présente sous la forme d'une croix à trois branches constituée par un montant central et trois barreaux de section carrée 60, 61 et 62. La position de ces barreaux est déterminée -comme on le verra ultérieurement- par la position des rangées de poteaux de façon que les poteaux de chaque rangée viennent buter contre l'un de ces barreaux et ne puissent glisser vers l'avant de la remorque sous l'effet du freinage du véhicule tracteur. Après cette description des parties constitutives de la remorque, on va examiner maintenant ses différents modes d'utilisation en se reportant aux figures 2 à 4. On commencera par décrire l'utilisation de la remorque en porte-poteaux téléphoniques en relation avec les figures 2 et 3. Avant le chargement des poteaux, on fait coulisser vers ltarrière de la remorque la poutre 23 de telle sorte que la rallonge soit dans une position correspondant à la longueur des poteaux. Ceux-ci sont ensuite chargés. A titre dexemple, on a dessiné sur la figure 2 une rangée de six poteaux en bois 63. Chaque poteau de cette rangée repose de façon fiable sur les bras 24 et 25, 18 et 19, 16 et 17 (figure 2) comme ltindi- que le poteau 64 de la figure 3. Comme on le voit aussi sur cette dernière figure, une extrémité du poteau 64 est en butée contre le barreau 60 du bouclier de sorte qutil lui est impossible de glisser vers l'avant de la remorque lors des freinages ou des décélérations du véhicule tracteur. Il en va évidemment de meme pour les autres poteaux de cette première rangée. Puis, une autre rangée de poteaux est chargée sur la première et les poteaux de cette rangée non représentée sur les figures butent contre le barreau 61 (figures 1 et 3) tandis que les poteaux de la troisième rangée viennent contre le barreau 62.0n notera que la hauteur des montants verticaux 30, 31 et 39, 40 des ridelles est prévue pour trois rangées de poteaux de façon à ce qu'on ne puisse pas dépasser la charge admise par la remorque et le véhicule tracteur.Si l'on se reporte à la figure 2, on notera le rôle des poignées des montants verticaux. Chaque rangée de poteaux, ou deux rangées ou les trois à la fois peuvent être ceinturées par un moyen quelconque 65 -sangle ou cible par exemple- qui se fixe sur les poignées 56 ou 57 selon la convenance. Un ceinturage semblable est évidemment possible avec les poignées 58 et 59 ainsi que 37et 38 de la figure f. Quand la remorque ainsi chargée arrive aux différents sites où doivent être mis en place les poteaux, on procède au dé charge ment. Pour ce faire, les moyens de ceinturage 65 (figure 2) sont détachés des poignées correspondantes pour libérer les poteaux. Puis, le déchargement se faisant normalement vers la berme de la route, on enlève les goupilles 34 de façon à retirer les clavettes 33 (figures 1 et 2) qui verrouillent les montants 30, 39 et 26. Il ne reste plus qu:à faire pivoter ces montants autour de leur tourillons respectifs 32 (figure 1) jusqu'à ce qu'ils touchent le sol et se trouvent dans la position illustrée par la figure 3. On décharge le poteau en le faisant rouler sur les montants 30, 39, 26, comme indiqué par le poteau 66. Puis, on remet la ridelle et le montant 26 en position verticale, on les verrouille avec les clavettes 33 et les goupilles 34 et l'on tracte la remorque vers le site suivant où la m8me opération se répète jusqutà ce qutil ne reste plus de poteau à décharger.A ce moment, on ramène la rallonge dans la position qutelle occupe sur la figure 1 en faisant coulisser vers l'avant la poutre 23 dans la poutre 15. On va examiner maintenant l2utilisation de la remorque lors du transport de tourets de cibles en se reportant à la figure 4. Dans ce type de transport, la rallonge se trouve comme illustré par la figure 1. De plus, pour le chargement du touret, on a dévérouillé les montants 26 et 27 et on les a fait pivoter pour outils reposent sur le sol de manière à ce qu'ils ne gênent pas l'accès aux deux rampes de guidage dont seule la rampe 43 est visible sur la figure. Les plateformes 54 et 55 de la figure 2 servent d'appui à deux rails de hissage 67 et 68 sur lesquels s'engagent les joues 69 et 70 du touret de cibles Une barre cylindrique 71 est introduite dans l'ouverture centrale 72 du touret et un câble d'acier 73 est mis en place pour que ses deux branches 74 et 75 enserrent les extrémités de la barre 71 extérieures au touret et pour que les efforts de traction soient sensiblement identiques sur chacune de ces extrémité tés. Le moyen de traction n'apparat pas sur la figure mais il peut être constitué, par exemple, par un treuil fixé sur le montant 76 du bouclier-. Ainsi, la traction exercée dans le sens de la flèche 77 par ce treuil sur le câble 73 hisse progressivement le touret jusqu'à la position qutil occupe sur la figure 4.En poursuivant l'effort de traction, les extrémités de la barre 71 viennent sur la rampe 43 et son homologue de autre ridelle masquée par le touret. De la sorte, les joues 69 et 70 du touret quittent les rails de hissage 67 et 68. Quand la barre 71 atteint le sommet des rampes de guidage, elle porte sur le chant 45 des longerons horizontaux 41 et 42 des ridelles. Il suffit alors d'exercer une traction supplémentaire sur le câble 73 pour amener la barre 71 en butée contre les sabots de blocage, tels le sabot 46 ; ceux-ci sont fixés par des boulons -non représentés sur la figure 4- sur le chant 45 qui les supporte. Avant de terminer, on se reportera à la figure 5 qui illustre un exemple de maintien de la barre 71 servant d'axe-support au touret. On reconnatt le sabot 46, tel que celui de la figure 4, fixé sur le chant 45 par un boulon 78. Un autre sabot 79 fixé de la même manière sur le chant 45, est disposé contre ltaxe 71 du touret. De la sorte, la barre 71 -donc le touret- ne peut se déplacer ni vers l'avant, ni vers l'arrière de la remorque. En outre, le sabot 79 comporte une languette 80 qui emprisonne l'axe 71 et lui interdit de décoller du chant 45, éventualité qui pourrait se produire à la suite de forts cahots de la remorque avec des tourets vides, ou presque, en raison de leur faible poids. Si l'on se reporte une dernière fois à la figure 4, il convient de remarquer quton n'y a représenté qutun seul touret. Mais il est évident que, selon leur capacité, les tourets sont plus ou moins volumineux et qutil est possible d'en monter deux c8te à cote sur la même barre 71. Dans ce cas, on peut même envisager de transporter simultanément un deuxième jeu de tourets peu volumineux en utilisant une seconde barre 71 et de nouveaux sabots de blocage. On remarquera enfin que l'utilisation des tourets, c'està-dire le dévidage des cabales, se fait directement depuis la remorque sans aucune opération de déchargement, ni même la moindre intervention. Cependant, lors du dévidage, l'effort de traction exercé sur le câble par l'agent des lignes peut être tel que le touret poursuit sa rotation sur l'axe 71, en raison de son inertie, même après que l'agent ait cessé de tirer sur le câble. Pour éviter cet inconvénient, il suffit de freiner le touret lors du dévidage de façon que imagent des lignes n'ait qu'un effort de traction raisonnable à exercer pour tirer sur le cible tout en permettant que le touret arrête sa rotation dès que lteffort de traction cesse. A cette fin, comme illustré par la figure 6, on a prévu un dispositif simple de freinage essentiellement constitué par la barre 81 qui supporte des patins de freinage 82 et 83.On notera que ces patins peuvent, par des moyens connus, être disposés à l'emplacement voulu sur la barre 81 de manière à pouvoir frotter contre la tranche des joues 69 et 70 du touret, ce touret étant maintenu sur les longerons 41 et 42 par la barre 71 emprisonnée entre les sabots 46 et 79 comme on l'a vu avec la figure 5. Pour mettre en oeuvre le dispositif de freinage du touret, on amène les patins 82 et 83 contre la tranche des joues 69 et 70 de telle sorte que la pression exercée par les patins corresponde au freinage à exercer. Puis, on maintient les patins de freinage dans cette position en bloquant la barre 81 qui les supporte au moyen de sabots 84 -en tout point identiques aux sabots 46 (figure 5)- notamment en ce qui concerne leur fixation à itemplacement approprié sur les longerons 41 et 42. Quand on doit effectuer le déchargement du touret, il va de soi que l'on retire les sabots de blocage 46 et 79 pour libérer l'axe 71. Eventuellement, on peut également enlever le dispositif de freinage en retirant les sabots 84 des longerons 41 et 42. On retient ensuite le touret sur les rails de hissage 67 et 68 (figure 4) si son poids est trop important au moyen du cible 73 et du treuil. Il est bien évident que la description qui précède n'a été donnée qutà titre d'exemple non limitatif et que de nombreuses variantes peuvent être envisagées sans sortir pour autant du cadre de l'invention. REVENDIGATIONS 1 - Véhicule de transport de matériel pour lignes de télécommunications permettant de transporter ensemble ou séparément des poteaux téléphoniques et des tourets de câbles, comprenant un timon d'attelage associé à un châssis à ridelles porté par un essieu, ledit véhicule étant caractérisé par le fait que les ridelles ont des dimensions et comportent des moyens de renforcement tels quelles peuvent porter des charges correspondant au moins au volume et au poids des tourets, des moyens de guidage étant prévus pour mettre en place les tourets sur les ridelles et des moyens de fin xation pour maintenir les tourets sur lesdites ridelles. 2 - Véhicule de transport de matériel pour lignes de télécommunications conforme à la première revendication caractérisé par le fait que les moyens de renforcement consistent en un étrésillon disposé entre chaque montant vertical et le longeron horizontal constituant une ridelle. 3 - Véhicule de transport de matériel pour lignes de télécommunications conforme à la première revendication caractérisé par le fait que les moyens de guidage sont constitués, sur chaque ridelle, par une rampe inclinée associée au montant arrière pour qu'elle ait une extrémité au même niveau que le longeron horizontal. 4 - Véhicule de transport de matériel pour lignes de té lé- communications conforme à la première revendication caractérisé par le fait que les moyens de fixation sont constitués par des sabots amovibles susceptibles titre montés en plusieurs points des longerons horizontaux, ces sabots étant de forme sensiblement triangulaire pour avoir une face fixée sur le longeron correspondant et au moins une face coopérant avec ltaxe supportant le touret. 5 - Véhicule de transport de matériel pour lignes de télécommunications conforme à la première revendication caractérisé par le fait que le châssis est constitué par deux éléments, l'un fixe solidaire du timon, de ltessieu et des ridelles, l'autre mobile pouvant prendre une position minimale pour laquelle le châssis a sensiblement la longueur de l'élément fixe et une position maximale pour laquelle à la longueur de l'élément fixe s'ajoute la longueur de l'élément mobile. 6 - Véhicule de transport de matériel pour lignes de télécommunications conforme à la première revendication caractérisé par le fait que le véhicule comporte des moyens de freinage constitués par des patins en matériau adéquat disposés de façon amovible sur un support fixé sur lesdites ridelles par lesdits moyens de fixatien, une telle disposition permettant que les patins de freinage exercent la pression voulue sur les joues du touret. 7 - Véhicule de transport de matériel pour lignes de télécommunications conforme à la cinquième revendication caractérisé par le fait que le chassis comporte au moins une première poutre creuse associée aux deux ridelles par une ossature métallique et au moins une seconde poutre creuse dont les dimensions sont prévues pour qutelle coulisse à ltintérieur de la première poutre la première poutre associée au timon d'attelage supportant un bouclier contre lequel viennent buter une des extrémités des poteaux après chargement, l'extrémité libre de la seconde poutre coulissante étant solidaire d'un cadre en forme de nU" constitué par deux montants verticaux rabattables se trouvant respectivement dans le plan de chaque ridelle et par un longeron horizontal sur lequel repose l'extrémité arrière d'une couche de poteaux après chargement, les circuits électriques du véhicule étant logés à l'intérieur des première et seconde poutres avec un dispositif de rappel de câble pour que les circuits électriques soient extensibles et correspondent à la longueur du véhicule déterminée par la position occupée par la seconde poutre coulissante.