La présente invention concerne une boucle constituée de deux éléments et munie d'une fermeture de sécurité à cliquet, destinée à assurer le raccordement des deux extrémités d'une bande souple ou d'éléments similaires, dans des conditions telles qu'il est difficile de les désolidariser ultérieurement. Cette boucle se compose essentiellement d'une partie principale en forme d'étrier comportant un élément de verrouillage pouvant s'écarter par cédage élastique et d'un ardillon muni d'une arête de blocage pour encastrement dans l'élément de verrouillage. Les boucles répondant à la description qui précède sont utilisées par exemple au niveau des batons de ski pour réaliser la dragonne dont est munie la poignée. I1 est en l'occurrence essentiel que la boucle ainsi constituée reste fermée dans les conditions normales d'utilisa tion des bâtons. Mais la fermeture à cliquet doit par contre, lorsque des efforts de traction extrêmement importants sont ap pliqués à la dragonne, comme ce pourra être le cas si un bâton reste malencontreusement accroché dans la suspension du téléski, s'ouvrir instantanémént de manière à libérer la main du skieur. Dans la boucle déjà connue, corres pondant au brevet FR-PS 23 80 041, l'élément de verrouillage se compose d'un collier à mâchoire de grande longueur par rapport à sa section, dans lequel on introduit par un effort de pression une tige cylindrique dont le diamètre correspond au gabarit de passage idtérieur de ce collier, tige qui est réali sée solidaire par moulage de l'ardillon. Pour augmenter l'élas ticité du système, la partie du collier à mâchoire opposée à sa fente d'ouverture comporte sur toute sa longueur une perforation allongée et est reliée à un évidement cylindrique qui se trouve derrière, dans des conditions telles que lorsque 1' on introduit, en exerçant une pression, l'ardillon, les parois du collier s'écartent, par flexion, assez facilement, pour le laisser passer. Mais cet avantage se trouve par con tre contrebalancé par l'inconvénient de ce que, lorsque l'on exerce sur l'ardillon l'effort inverse, le collier s'ouvre avec une égale facilité et libère l'ardillon. Au niveau de la dragonne d'un bâton de ski, ceci peut être très ennuyeux et gênant en ce sens que la fermeture à cliquet saute déjà sous 1' action de toute sollicitation à la traction relativement importante, et non pas, contrairement à ce qui est recherché, uni quement en cas d'urgence. L'invention se propose donc d'amélio rer la fermeture à cliquet de la boucle dans des conditions telles qu'il soit bien sûr toujours possible de la verrouiller facilement, mais qu'elle ne puisse être par contre libèrée que sous l'action d'efforts de traction dont l'importance constituerait un réel danger pour le poignet du skieur. Cet objectif se trouve réalisé suivant la présente invention par le fait que la partie principale en forme d'étrier de la boucle se compose de deux parois latérales qui sont reliées ensemble au niveau de leurs extrémités par des baguettes transversales et sensiblement au niveau de leur partie centrale par une barrette transversale, 1' élément de verrouillage opèrant en combinaison avec la barrette transversale étant en l'occurrence réalisé de manière à constituer une barrette de blocage, qui est relié, par l'intermédiaire de deux bras de levier venus de moulage à disposition latérale, à la baguette transversale avant dans le sens de l'introduction de l'ardillon, formant en l'occurrence une seule pièce, et qui est pivotant autour de cette barrette transversale dans la limite de l'élasticité en rotation de celle-ci, et également par le fait que l'arête de blocage de l'ardillon encastrable derrière la barrette de blocage comporte une surface d'appui ou d'application cuneiforme aussi bien dans la direction de l'introduction que dans celle du retrait. Avec un système de fermeture à cliquet réalisé suivant un tel principe on est assuré que la fermeture ne pourra pas s'ouvrir d'elle-même sous l'action d'une sollicitation normale mais ne se dégagera qu'en cas d'urgence. Cet effet peut, suivant une autre particularité de l'invention, être encore augmenté si l'arête supérieure de la barrette de blocage à disposition articulée est disposée, lorsque la boucle n'est pas sollicité, entre les deux baguettes transversales, et si l'extrémité de la bande fixée sur la partie principale en forme d'étrier de la boucle est disposée sous les baguettes transversales et sur la barrette de blocage dans des conditions telles que lors de l'in troduction de l'ardillon l'extrémité de la bande sous tension augmente encore la force d'application s'exerçant sur lå barrette de blocage. Plus on tire sur la boucle et plus la force d'application de la barrette de blocage articulée sur l'ardillon augmente et plus il est par conséquent difficile de faire sortir de dessous la barrette de blocage l'arête de 1' ardillon. La partie inférieure des baguettes transversales peut en l'occurrence comporter, venues de moulage, des pointes qui viennent cramponner la bande introduite dans la boucle. L'extrémité de la bande n'a ainsi plus besoin d'être ancrée sur la baguette transversale arrière. Il suffit simplement de l'introduire dans l'étrier de la boucle en procé dant comme indiqué. Ceci présente I'avantage pour le skieur de pouvoir régler facilement la boucle formée par la dragonne en fonction du diamètre de sa main gantée. La planche de schémas ci-jointe illustre un exemple de réalisation de l'invention, dont nous allons donner dans ce qui suit une description plus détaillée. Les différents schémas représentent respectivement Figure 1 - une vue en coupe de la partie principale en forme d'étrier, suivant I-I, Figure 2 - La partie principale en forme d'étrier de la boucle, vue du dessus Figure 3 - une vue en coupe de l'ardillon de la boucle, suivant III - III, Figure 4 - l'ardillon de la boucle, vu du dessus, Figure 5 - une boucle en position de fermeture, et Figure 6 - la boucle dans la réalisation du noeud coulant qui constitue la dragonne de la poignée d'un bâton de ski. La partie principale en forme d'étrier de la boucle (1), illustrée aux figures 1 et 2, se compo se de deux parois latérales (3) et (4), ainsi que de deux barres transversales (() et (6), qui sont reliées ensemble de façon rigide au niveau de leurs extrémités. Elle comporte en outre, sensiblement au niveau de sa partie médiane, entre les barres transversales (5) et (6) une barrette transversale (7) réalisée solidaire par moulage des parois latérales (3) et (4), ainsi qu'une autre barrette trànsversale (8) disposée mobile sur la précédente.Cette barrette est réalisée solidaire par moulage par l'intermédiaire de deux bras de levier (9) et (10) à disposition latérale venus de moulage, de la barre transversale (6) qui est la barre avant dans le sens de e introduction de l'ardillon (2) de la boucle, barre à partie de laquelle elle est à même de réaliser un mouvement de pivotement, et elle est en l'occurrence disposee à une distance telle des parois latérales (3) et (4) que l'élasticité en rotation des tourillons (11), entre les bras de levier (9) et (10) et les parois latérales (3) et (4) permet le cèdage par déformation élastique de la barrette transversale (8). Les figures 3 et 4 illustrent 1 'ar- dillon de la boucle (2) correspondant, que l'on introduit entre la barrette transversale rigide (7) et la barrette de blocage à disposition pivotante (8) et qui vient en l'occurrence s'encliqueter à l'arrière de la barrette de blocage (8) au moyen de 1 'arête de blocage (12) qu'il comporte å sa partie avant. (figure 5). Pour permettre l'introduction et le dégagement de l'ardillon (2) leareAte de blocage (12) comporte, en di rection de chaque côté, une face d'application de forme conique (13) et (14).La face d'application (13) est en l'occurrence, pour une meilleure opportunité pratique. inclinée dans des conditions telles que le sens d'application de l'effort sur le rebord inférieur (20) de la barrette de blocage (8)est, lors de l'introduction de l'ardillon (2),sensiblement tangentiel à 1' arc de pivotement de la barrette de blocage (8). L'autre face d'application (14) comporte par contre une inclinaison telle que le sens d'application de l'effort sur le rebord inférieur (20) devance l'axe de rotation "A dans la proportion d'une distance relativement réduite (a). I1 s'ensuit que, par suite du bras de levier relativement court Za" il est nécessaire de met tre en oeuvre un effort "F" en correspondance d'autant plus grand pour tirer l'ardillon de la boucle (2) sous l'arête de blocage (8 > . La partie principale formant étrier (1) de la boucle peut etre reliée de diffèrentes façons avec 1 'extrémité de la bande (16). On peut par exemple faire passer l'extrémité de la bande (16) autour de la barre transversale de gauche (5) et la relier de manière à former une boucle. On relie de la même façon également l'ardillon de la boucle avec 1' autre extrémité de la bande (19), en la faisant passer autour d'une barre transversale (18) et en réalisant une boucle (figure 5). Suivant une forme de réalisation préférentielle de l'invention on fait passer l'extrémité de la bande (16) tout d'abord sous la barre transversale (5) puis sur la barrette de blocage (8) et pour terminer on la fait repasser sous la barrette transversale (6), les barres transversales (5) et (6) comportant en l'occurrence, au niveau de leur face inférieure, toute une série de petites pointes (17) qui, lors de l'application de la bande (16),viennent s'encastrer dans la surface de la bande, et empêchent tout glissement de la boucle le long de celle-ci.La barrette de blocage (8) est à cet effet disposée entre les deux barres transversales (5) et (6) dans des conditions telles que l'arête supérieure (15) de celle-ci se trouve déjà lorsqu'aucune sollicitation n'est appliquée à la boucles au-dessus des pointes (17), ce qui fait que l'extré- mité de la bande (16) passe en zig-zag autour des barres transversales et de la barrette de blocage. Lors de l'introduction de l'ardillon de la boucle (2) la barrette de blocage (8) se relève, ce qui fait qu'une force d'application supplémentaire se trouve encore appliquée sur la barrette de blocage (8) par l'extrémité de la bande (16) tendue entre les barres transversales (5) et (6). La boucle réalisée suivant l'invention remplit une fonction de sécurité non seulement au niveau des dragonnes des bâtons de ski (figure 6), mais peut être également utilisée partout où il s'agit de relier ensemble deux pièces dans des conditions telles qu'il sera difficile de les désolidariser ultérieurement, applications telles que par exemple les boucles des brides d'épaule des bleus de travail, ou dans le cas de sacs tyroliens, sacs en bandoulière, valises ou applications analogues, cette énumération ne devant pas être considèrée comme étant limitative. Pour être sûr, dans tous ces cas, que la boucle ainsi constituée ne vrillera pas, on peut encore prévoir, au niveau de l'ardillon et, ou encore, de l'étrier de la boucle, des organes de blocage d'une utilisation générale courante à cet effet, et que nous n'avons pas fait figurer sur les schémas, et qui interdisent toute introduction à l'envers de l'ardillon de la boucle (2). Cependant, suivant l'application concernée, la position dans laquelle l'ardillon de la bou cle sera introduit pourra n'avoir aucune importance. Dans un tel cas, l'arête de blocage (12) sera réalisée au moulage avec ses faces d'application (13) et (14) disposées des deux côtés pour une meilleure opportunité pratique, ce qui rendra ainsi possible 1'encliquetage de l'ardillon dans n'importe quelle position d'introduction de celui-ci. Revendications 1 - Boucle en deux parties avec fermeture de sécurité à cliquet, destinée à assurer le raccordement des deux extrémités d'une bande souple, ou d'éléments similaires, dans des conditions telles qu'il soit difficile de les désolidariser ultérieurement, et se composant d'une partie principale en forme d'étrier comportant un élément de verrouillage pouvant s'écarter par cèdage élastique, et d'un ardillon muni d'une arête de blocage pour encastrement dans l'élément de verrouillage, s e c a r a c t é r i s a n t p a r 1 e f a i t que la partie principale en forme d'étrier de la boucle (1) se compose de deux parois latérales (3) et (4) qui sont reliées au niveau de leurs extrémités par des barres transversales (5) et (6) et sensiblement au niveau de leur partie médiane par une barrette transversale (7), l'élément de fermeture opérant en combinaison avec la barrette transversale étant en l'occurrence réalisé sous la forme d'une barrette de blocage (8), qui est, par l'intermédiaire de deux bras de levier (9) et (10) latéraux venus de moulage, relié, de manière à former une seule pièce, à la barre transversale avant (5) dans le sens de l'introduction de l'ardillon de la boucle, et qui est, dans les limites de l'élasticité en rotation de la barre transversale (5) disposé capable de pivoter autour de celle-ci, et par le fait que l'arête de blocage (12),encliquetable à l'arrière de la barrette de blocage, de l'ardillon de la boucle (2) est muni dans le sens de son introduction comme dans celui de son retrait, respectivement d'une face d'application conique (13) et (14). 2 - Boucle suivant la revendication 1, se caractérisant par le fait que la barrette de blocage pivotante (8) a son arête supérieure (15) qui, lorsqu'aucune sollicitation n'est appliquée à la boucle, se trouve disposée entre les deux barres latérales (5) et (6) et que l'extrémité de la bande (16) fixée sur la partie étrier de la boucle (1) passe sous les barres latérales (5) et (6) et sur la barrette de blocage (8) dans des conditions telles que lorsque l'on introduit l'ardillon de la boucle (2) l'extrémité de la bande tendue (16) exerce encore une force d'application supplémentaire sur la barrette de blocage (8). 3 - Boucle suivant la revendication 1 ou 2, se caractérisant par le fait que les barres transversales (5) et (6) comportent, venues de moulage, au niveau de leur face inférieure, de petites pointes (17) qui viennent s' encastrer dans la surface de l'extrémité de la bande (16) qui passe au travers de celles-ci.