La présente invention concerne les dispositifs connus pour la détection électronique des séquences de passage des axes des véhicules dans une section routière, par exemple aux entrées des autoroutes, où l'élément détecteur est constitué par une petite plateforme, ou carcasse en caoutchouc, à tenue étanche, contenant une pluralité de contacts électriques, dont l'actionnement se produit par simple pression et qui sont placés parallèlement entre eux et normalement à la direction de marche des véhicules. lies signaux détectés par ces contacts sont envoyés à un appareil logique d'analyse des séquences du trafic. Ces contacts sont contenus dans des trous correspondants, prévus longitudinalement dans le corps même de la plateforme, ou carcasse, ancrée et fixée au sol par des vis sur un support en fer muni de grappins et noyé dans un bloc de fondations en ciment. Ces contacts sont essentiellement constitués par des éléments prismatiques creux dont les parois supérieure et inférieure sont formées de bandes de caoutchouc. Sur leurs côtés opposés, dirigés vers l'intérieur, on applique, grâce à un clouage, des lamelles de contact, généralement en acier inoxydable, tandis que les parois latérales sont formées de bandes de toiles caoutchoutées particufièrement flexibles, ceci étant absolument nécessaire afin d'assurer l'élasticité des contacts à l'intérieur de la carcasse. Les plateformes de ce type qui étaient connues jusqu'ici présentent de nombreux défauts. Les bandes latérales en toile caoutchoutée, en particulier à la suite de flexions répétées, tendent rapidement à s'user et à s'effiler, raison pour laquelle, quand la tenue d'étanchéité de la carcasse n'est pas parfaite et qu'elle permet l'infiltration de l'eau, les contacts ne sont plus protégés et l'analyse des séquences oui en résulte se trouve altérée. D'autre part, étant donné l'emplacement des contacts à l'in- térieur de la carcasse, il n'est pas possible de vérifier périodiquement l'état d'usure. Or, cette vérification serait désirable, afin d'éviter préventivement l'apparition d'anomalies dans la détection des données. Il faut également tenir compte du fait que le remplacement des contacts hors d'usage exige beaucoup de temps et présente des difficultés notables, En premier lieu, il exige l'enlèvement de la plate-forme de son support et, par conséquent, la fermeture du passage pendant tout le temps nécessaire à cette intervention, tandis que la tenue étanche de la carcasse, réalisée généralement au moyen de rubans auto-vulcanisés à froid, ne présente pas, souvent, une durée satisfaisante. Enfin, l'expérience a démontré que les plates-formes, ou carcasses, ainsi conçes, malgré les précautions adoptées sont plutôt rigides, c'est-à-dire qu'elles offrent une certaine inertie mécanique, tendant à rendre le dispositif peu sensible à la détection des signaux produits par les véhicules légers, spécialement s'ils sont en phase d'accélération. La présente invention concerne un dispositif simple, pratique, économique, d'un contrôle et d'un entretien aisés, très sensible, apte à détecter avec une certitude absolue les séquences de passage des axes des véhicules en liaison avec la chape deys pneus de ces mêmes véhicules, la vitesse et la direction de mouvement par rapport à l'axe du dispositif, ce qui permet l'identification des détections imparfaites. Par rapport aux dispositifs connus, le dispositif selon la présente invention assure les avantages suivants - l'élimination des interventions périodiques -d'entretien préventif - la possibilité d'exécuter d'éventuelles réparations, loca lement et d'une façon rapide, sans devoir déplacer le dis positif - un accès aisé aux appareils vidangeurs pour les opérations de nettoyage, indépendemment de l'installation elle-mtme ;; - la réduction du temps de mise hors service - cottes de première installation et colts de fonctionnement et de contrôle sensiblement réduits, lie dispositif, selon la présente invention, comprend un support présentant à son niveau supérieur une pluralité de rainures dans lesquelles sont insérés, par simple encastrement, des détecteurs pression, à raison d'un pour chaque- rainure, chacun de ces détecteurs consistant en un transducteur mécanique électrique qui réalise la fermeture d'un contact à potentiel libre chaque fois qu'il est actionné par la pression d'un pneu. Chaque détecteur est essentiellement constitué par une gaine en caoutchouc ayant un profil particulier qui, dans sa partie inférieure, est capable de s'encastrer parfaitement dans la rainure correspondante du support et qui, dans sa partie supérieure, est apte à assurer la détection du passage de n'importe quel véhicule ayant dea roues dont le rayon est supérieur au minimum préétabli. Par exemple, pour une plate-forme installée à l'entrée d'une autoroute, le rayon minimum prévu pourra être avantageusement celui correspondant aux roues des véhicules admis à circuler sur l'autoroute elle-même. D'autres caractéristiques et avantages de l'objet de l'invention apparattront dans la suite de la description et dans le dessin annexé dans lequel est représenté, à titre d'exemple indicatif mais non limitatif, une forme préférée de réalisation. Dans ce dessin : La figure 1 représente une section transversale d'un détecteur à pression selon la présente invention ; La figure 2 représente une section transversale d'un support du dispositif selon la présente invention où, pour sim- plifier cette figure, un seul détecteur a été repré senté. Le support 1 du présent dispositif est constitué par une plaque rectangulaire en métal, en matière plastique ou similaire, longue et étroite, dont le côté le plus grand est égal à la largeur de la chaussée, présentant longitudinalement une pluralité de rainures parallèles 2 de section trapézoSdsle en queue d'aronde. Ce support 1 est fixé à une embase (non représentée) solidaire de la piste, la jonction entre cette embase et ce support étant réalisée, par exemple, au moyen d'écrous vissés sur des boulons enfermés dans l'embase et passant à travers les orifices 3 des manchons 4 prévus en un certain nombre le long des plus grands côtés du support lui-m & e. Aux extrémités de ce support 1 sont, en outre, prévoeides cavités protégées par une grille et qui sont nécessaires pour les liaisons électriques, pour le nettoyage des tuyaux d'écoulement de l'eau et pour une rapide substitution des détecteurs hors d'usage. Sous la face inférieure du support 1, on peut avantageusement appliquer, au moyen d'un collage à froid, une couche 5 de caoutchouc ayant la fonction de constituer un coussin antivibrations ; rien n'empêche, cependant, que le support 1 soit appliqué directement à l'embase sans cette couche de caoutchouc 5. Entre chaque rainure 2 est logé un seul détecteur de pression 6. Si le support prévoit un seul détecteur, on aura un simple 8i- gnal de contr8le, utilisable par exemple pour la mesure de la distance des axes ou comme alignement pour des mesures de vitesse, ce qui permet d'obtenir en définitive des résultats semblables à ceux fournis par une photo-cellule normale ; si les détecteurs sont au nombre de deux, on pourra également avoir le sens de direction en plus du signal ; mais pour disposer d'un signal sur lequel on puisse compter pour dénombrer les axes, les détecteurs doivent entre plus de deux. L'expérience a démontré que le nombre idéal des détecteurs est de quatre. Comme décrit précédemment, les détecteurs de pression 6 sont essentiellement constitués par une gatne de caoutchouc 7 ayant un profil particulier comme celui représenté sur la figure 1 qui présente, dans sa partie inférieure, une section trapézodale capable de stinsdrer parfaitement dans la rainure correspondante 2 du support 1, tandis que dans sa partie supérieure est prévue une saillie 8 également de section trapézoTdale, à arttess arrondies, dépassant le plan de la face supérieure du support, alignée sur le mme niveau de la piste de circulation des véhicules. Cette saillie 8 a pour fonction de définir de la meilleure façon possible lé contact entre le détecteur et la périphérie de la roue en cours de passage.. L' inclinaison du flanc des détecteurs est déterminée de telle façon que le caoutchouc puisse travailler i la compression sans effort de cisaillement et pour enpEcher le renvsr-- sement du détecteur quand celui-ci est sollicit transversalement. Sur les deux parois internes face à face, supérieure et inférieure de la gaine 7 sont vulcanisées à chaud les lamelles de contact 9, en acier inoxydable, dont chacune est solidaire du conducteur d'un petit câble bi-polaire reliant le dispositif de détection à un appareil d'enregistrement de type connu. lie caoutchouc de la gaine 7 est vulcanisé et additionné d'élé ment s à action spécifique contre le vieillissement, les radiations solaires, ltozone, les huiles minérales ; en particulier, sa composition doit garantir une parfaite élasticité, une bonne résistance mécanique et des caractéristiques diélectriques appropriées. Les sections extrêmes de la gaine sont fermées de façon étanche par vulcanisation à chaud. La position réciproque des détecteurs (distance entre détecteurs parallèles) doit entre à même de permettre l'actionnement 8i- multané d'au moins deux détecteurs, de telle sorte que, lorsque cesse un contact, dès ce moment commence l'actionnement d'un troisième contact, afin que l'analyse de la séquence de passage soit absolument sûre, ce qui élimine l'incertitude découlant des altérations de la séquence provoquées par un déplacement parallèle à l'axe des pistes. La déviation maximum consentie, correspondant à une situation réelle, est d'environ quinze degrés. Si l'angle de déviation devait être supérieur à celui admis, les deux roues d'un même axe apparaitraient comptées séparément, trompant ainsi l'analyseur. La distance entre deux détecteurs successifs est fixée, évidemment, en fonction du rayon de la roue la plus petite admise à circuler sur le tronçon routier controAlé. L'alimentation de l'installation peut etre comprise indifféremment entre des valeurs de 24 à 100 Vcc. L'installation du dispositif ne réclame pas de précautions particulières. Après avoir préparé, lors de la construction de la piste, l'embase d'ancrage, le support 1 est installé et fixé à son niveau par des boulons. Le profil particulier des détecteurs ne réclame pas d'instructions particulières étant donné que l'élément en saillie est tel qu'il assurejdans n'importe quelle situation, l'actionnement du contact. Il est en effet nécessaire, pour analyser exactement la séquence, otest-à-dire pour enregistrer le passage effectif d'un axe, que soient transmises les quatre impulsions. Toutefois, pour une plus grande garantie, on met en place le support avec une pente contraire au sens normal de déplacement, égale à un pour cent. Successivement, on introduit les détecteurs à leurs places respectives, on effectue les liaisons électriques et on fixe les plaques de couverture des cavités latérales bloquant de cette façon les tettes des détecteurs. l'installation s'avère ainsi prête à fonctionner. REVEljDIChTIONS 1.- Dispositif pour la détection électronique des séquences de pas sage des véhicules dans une section routière, particulièrement aux entrées des autoroutes, caractérisé par le fait que celui ci est essentiellement constitué par une plaque ou support en métal, en matière plastique ou similaire, de forme rectangulai re longue et étroite, dont le côté le plus grand est égal à la largeur de la chaussée, présentant longitudinalement une plu ralité de rainures parallèles de section trapézöSdale, à queue d1 aronde, dans lesquelles s'insèrent parfaitement, par pression, et y restent emprisonnés, à raison d'un pour chaque rainure, des détecteurs isolés, essentiellement constitués par une gatne en caoutchouc, fermée aux extrémités de façon étanche, ayant dans sa partie inférieure une section égale à celle des rainu res et présentant dans sa partie supérieure une saillie, éga lement de section trapézoIdale, dépassant du niveau du support aligné sur le plan de la piste de circulation des véhicules les deux parois face à face, supérieure et inférieure de la ca vité de cette gaine, de section généralement rectangulaire avec le cEté plus long disposé horizontalement, portant des lamelles de contact, de préférence en acier inoxydable et fixées par vulcanisation à chaud, dont chacune est solidaire de l'un des conducteurs d'un petit câble bi-polaire passant d'une façon é tanche à travers l'une des extrémités de la gaine et prévu pour la liaison du détecteur correspondant avec un appareil d'enre gistrement de type connu. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'entre le support et l'embase solidaire de la piste peut titre prévu une couche de caoutchouc placée contre la face inférieu re du support lui-même. 3.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait quel1inolinaison du flanc des détecteurs est telle que le ca outchouc travaille seulement sous pression, sans effort de ci saillement. 4.- Dispositif selon les revendications 1 et 3, caractérisé par le fait que le nombre idéal de détecteurs pour chaque support est de quatre, 5.- Dispositif selon les revendications 1, 3 et 4, caractérisé par le fait que la distance entre deux détecteurs successifs est telle que, en rapport avec le rayon des roues les plus petites admises à circuler, soit assuré l'actionnement simultané d'au moins deux détecteurs et que la cessation d'actionnement d'un détecteur soit précédée par l'actionnement d'un troisième dé tecteur successif aux deux premiers. 6.- Dispositif selon les revendications précédentes, caractérisé par le fait que le support est placé sur l'embase avec une lé gère inclinaison contraire au sens de déplacement des véhicu les. 7.- Dispositif selon les revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'aux extrémités latérales du support sont prévues des cavités protégées par une grille, aptes à permettre la ra pide substitution des détecteurs hors d'usage, les liaisons é lectriques et les tuyaux d'écoulement de l'eau.