Probiotique et ses utilisations Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement Institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement Université Clermont Auvergne Institut d’enseignement supérieur et de recherche en alimentation, santé animale, sciences agronomiques et de l’environnement Assistance Publique – Hôpitaux de Paris Université de Paris La présente description est relative à une composition comprenant des bactéries de la souche L. casei SGC-K déposée à la Collection Nationale de Cultures de Microorganismes de l’Institut Pasteur le 8 mars 2021 sous le n° CNCM I-5663. La description concerne aussi les utilisations nutritionnelles et thérapeutiques de ladite composition. Figure pour l’abrégé : PAS DE FIGURE Probiotique et ses utilisations La présente description se rapporte au domaine du traitement de situations de dénutrition, pathologiques ou non pathologiques, entraînant une perte de masse musculaire et/ou impliquant la présence d’une dérégulation de l’insulino-sensibilité. La dénutrition affecte un nombre croissant d’humains, y compris dans les pays développés. Selon un rapport de la Société Francophone, Nutrition Clinique et Métabolisme, une prévalence de la dénutrition allant de 5% à 10% de la population peut être estimée. Elle est supérieure dans la population française âgée, dont la proportion de personnes âgées de plus de 75 ans atteindra une personne sur cinq en 2050 (Données de l’INSEE), dont deux millions d’individus déments (Projection de la cohorte Paquid, 2003). Il existe ainsi une population âgée dénutrie et fortement sarcopénique, généralement dépendante, vivant en institution, et en état de sous nutrition chronique (Buckinx et al., Archives of Public Health – Archives belges de santé publique, Vol. 73(1) : 19). Comme cela est connu, la dénutrition résulte d’un déséquilibre entre (i) les besoins nutritionnels d’un sujet et (ii) les apports nutritionnels dudit sujet. Les besoins nutritionnels d’un sujet sain, à un moment donné, peuvent varier par exemple selon l’intensité de l’exercice physique pratiqué quotidiennement, ou encore par la nécessité d’assurer une croissance physique appropriée. Les besoins nutritionnels d’un sujet malade, à un moment donné, peuvent également par exemple être augmentés du fait de la nécessité de contrecarrer une pathologie, ce qui peut conduire à terme à un état de cachexie, le cas échéant chez un sujet affecté d’un cancer. Ainsi, qu’il s’agisse d’un sujet sain ou d’un sujet affecté d’une pathologie, il est remédié à un état de dénutrition par l’apport audit sujet de nutriments dont la quantité et/ou la qualité sont adaptées à l’objectif nutritionnel ou à visée médicale qui est poursuivie. Ainsi, la dénutrition est définie dans l’état de la technique comme étant un « état d’un organisme en déséquilibre nutritionnel » (Voir, « Diagnostic de la dénutrition de l’enfant et de l’adulte – Méthode Recommandations pour la pratique clinique », Novembre 2019, Haute Autorité de Santé et Fédération Française de Nutrition), ledit déséquilibre étant caractérisé par un bilan énergétique et/ou protéique négatif. Cette définition englobe une pluralité de situations pouvant conduire à un état de dénutrition, comme un déficit d’apport isolé en nutriments, un accroissement des dépenses ou des pertes induisant un déséquilibre. Le déséquilibre inhérent à la dénutrition conduit à des effets délétères sur le corps, accompagnés de changements mesurables des fonctions corporelles et/ou de la composition corporelle, ces changements pouvant être associés à une aggravation de l’évolution de maladies desquelles peut être affecté le sujet. Il existe deux grandes formes de dénutrition, chacune à l’extrémité d’un même continuum physiopathologique. Les deux formes peuvent co-exister. Des critères cliniques ont été précisés pour ces deux formes. À l’une des extrémités, le marasme, sans œdème, par carence d’apport isolée, dont la traduction est principalement anthropométrique (amaigrissement et/ou IMC (Indice de Masse Corporelle) faible), par exemple lors de l’anorexie mentale non décompensée. À l’autre extrémité, la forme hyper-catabolique avec œdèmes. Cette forme associe une carence d’apport et un stress métabolique, à l’origine d’une perte protéique, d’une perte de masse et de fonction musculaires. La traduction du stress métabolique est principalement biologique (syndrome inflammatoire et/ou albumine diminuée). Les conséquences de la dénutrition sont multiples et représentent un enjeu de santé publique : allongement des durées d’hospitalisation, augmentation des risques d’infection nosocomiale, de chute, de fracture ou d’entrée dans la dépendance, déficit immunitaire, dépression, aggravation des maladies chroniques avec pour conséquence ultime une augmentation de la mortalité. Les situations étiologiques favorisant la dénutrition sont les situations où il existe une réduction de la prise alimentaire, un trouble de l’absorption intestinale et/ou une situation d’hypercatabolisme protéique avec ou sans syndrome inflammatoire que l’on nomme situation d’agression. Le diagnostic de dénutrition repose donc sur la présence d’un critère étiologique et de la présence d’au moins un critère phénotypique. Ainsi, les nouveaux critères HAS 2019 ont émis les critères suivants pour les sujets entre 18 et 70 ans : - Perte de poids ≥ 5 % en 1 mois ou ≥ 10 % en 6 mois ou ≥ 10 % par rapport au poids habituel avant le début de la maladie - les sujets ayant un indice de masse corporelle (IMC) inférieur à 18.5 kg/m2 - Réduction quantifiée de la masse et/ou de la fonction musculaire. Pour les sujets âgés de plus de 70 ans, les critères diagnostiques sont en cours de réévaluation par la HAS car maintenant considérés comme trop anciens. Mais, ils tiendront compte également de l’IMC (Indice de Masse Corporelle), de la cinétique de perte de poids et de la fonction/force musculaire. Il est important de noter que le sujet âgé est à très haut risque de présenter une dénutrition du fait de la fréquence plus élevée de comorbidités et donc d’état hypercatabolique, de troubles bucco-dentaires, de polymédication pouvant altérer la prise alimentaire. La diminution des apports alimentaires peut également être favorisée par un contexte social inadéquat. L’isolement social et/ou familial, le manque d’aide pour l’organisation des courses et la préparation des repas, l’insuffisance des ressources financières ont un impact sur la qualité des repas. La diminution des capacités psychiques (dépression, démence…) et physiques de la personne âgée entraînent une perte d’autonomie pour les actes de la vie quotidienne et peuvent participer à l’apparition d’une dénutrition qui elle-même va aggraver l’état physiologique du patient. Aujourd’hui, l’évaluation de la masse musculaire et/ou de la force/fonction musculaire sont devenus des critères diagnostiques car de nombreux travaux montrent l’importance des conséquences de la fonte musculaire ou sarcopénie dans le pronostic des patients. La sarcopénie (mot issu du grec qui peut être traduit par « manque de chair »), initialement définie par une perte de masse squelettique musculaire, est actuellement caractérisée par une perte de masse musculaire associée à une dégradation fonctionnelle. Elle constitue un facteur de gravité de la dénutrition. La plus grande partie des personnes dénutries sont retrouvées dans les établissements de santé. Ainsi, en France, dans un établissement de court séjour, la proportion de personnes dénutries est respectivement (i) de 20% pour les enfants, (ii) de 45% pour les adultes et (iii) de 60% pour les personnes âgées. Toutefois, la dénutrition concerne aussi des populations d’humains qui ne sont pas directement affectées par une malnutrition provoquée par l’impossibilité d’un accès à une quantité suffisante de nourriture. Il s’agit, comme rappelé ci-dessus, notamment des personnes âgées mais aussi des personnes affectées par une pathologie entraînant une dénutrition, tels que les patients cancéreux en cours de traitement thérapeutique. La dénutrition affecte notamment les patients cancéreux affectés d’une cachexie, laquelle est accompagnée d’une réduction de la fonction d’organe, d’une altération de l’état immunitaire et d’une diminution de la force musculaire. Il existe aussi des situations de dénutrition chez les personnes obèses qui pratiquent un régime pouvant entraîner une carence alimentaire. Chez les personnes obèses, une situation de stress, par exemple consécutive à une intervention chirurgicale, notamment de chirurgie de l’obésité, peut entraîner une dénutrition alors que l’indice de masse corporelle est supérieur à 30. Une partie des personnes en surpoids ou obèses est affectée d’une susceptibilité accrue à développer un diabète, par exemple un diabète impliquant une insulino-résistance, ou des pathologies cardiovasculaires, et présentent une perte accrue de masse musculaire et le cas échéant une altération de leur composition corporelle, ce qui complique la détermination de traitements adaptés de l’obésité par la mise en œuvre de régimes hypocaloriques (Barazzoni et al. (2018, Obesity Facts, Vol. 11(4) : 294-305). Chez les obèses astreints à un régime alimentaire hypocalorique, il est connu que la perte de masse grasse peut être accompagnée d’une perte de masse musculaire. Une situation de dénutrition peut aussi survenir en cas de pathologie digestive chronique, d’insuffisance rénale ou encore de bronchopathie chronique ou d’infections respiratoires. Une dénutrition peut aussi être consécutive à un mauvais état bucco-dentaire, un trouble de la déglutition, ou encore à un régime alimentaire drastique. Une dénutrition peut également survenir chez la femme enceinte. Les sujets sportifs ont des besoins protéiques et énergétiques considérables aux fins de soutenir une activité physique intense. Ce besoin énergétique accru, s’il n’est pas accompagné d’un régime alimentaire approprié, peut conduire à une perte de la masse musculaire. Cette diminution de la masse musculaire, consécutive à un effort physique intense, peut être compensée par l’ingestion de compléments alimentaires, notamment par la prise orale de compléments protéiques, d’apports d’acides aminés spécifiques comme la leucine, etc, l’ingestion de ces compléments alimentaires visant à préserver la masse maigre. Les sujets sportifs peuvent anticiper ces besoins protéiques et énergétiques par l’ingestion de compléments pendant et/ou après l’effort, dans l’objectif de maintenir et/ou reconstituer les réserves nutritionnelles. Ainsi, qu’il s’agisse des personnes âgées fragiles, de patients atteints de cancers ou des individus obèses soumis à un régime hypocalorique, la problématique de la fonte musculaire est un élément clé, dans un contexte d’apport alimentaire inférieur aux besoins, tant au niveau énergétique que protéique, lequel est accompagné d’une perte de la masse grasse mais aussi d’une perte de la masse musculaire. La prise en charge thérapeutique de personnes affectées d’une dénutrition repose sur une pluralité de principes, parmi lesquels (i) une évaluation de l’état nutritionnel, le plus rapidement possible et (ii) le choix d’une approche nutritionnelle selon les apports alimentaires spontanés de la personne dénutrie et selon la sévérité de la dénutrition. La prise en charge thérapeutique de personnes dénutries peut inclure la prise orale de compléments nutritionnels, destinés notamment à réduire la perte concomitante de masse musculaire. Parmi les compléments nutritionnels qui ont été étudiés dans l’état de la technique, on peut citer les compléments nutritionnels comprenant des probiotiques. Plusieurs essais ont été réalisés chez des enfants dénutris. On peut, par exemple se référer à un essai clinique randomisé (étude PRONUT) visant à évaluer l’efficacité clinique et nutritionnelle d’un mélange alimentaire comprenant quatre bactéries probiotiques ( Pediococcus pentosaceus , Leuconostoc mesenteroides , Lactobacillus paracasei, Lactobacillus plantarum ) en combinaison avec quatre types de prébiotiques (inuline, pectine, son d’avoine, amido-résistant) chez des enfants malawites âgés de 5 à 168 mois (Kerac et al., 2009, Lancet, Vol. 374 : 136-144). Aucune amélioration significative de l’état nutritionnel, la mortalité, la prise pondérale, temps de guérison ou la prévalence de symptômes cliniques tels que diarrhées, fièvre ou problèmes respiratoires n’a été observée. A l’inverse, un autre essai clinique, non randomisé, a démontré qu’une supplémentation en probiotiques permettait d’augmenter le poids et la taille d’enfants indiens avec un retard de croissance (Saran et al., 2002, Nutrition, Vol. 18 : 393-396). Il peut également être fait référence aux travaux de Matsuo et al. (2013, Internal Sociéty of Exercise and Immunology, 11th symposium, Newcastle, Australia) qui ont montré, dans un modèle murin de muscle squelettique endommagé par l’injection d’une cardiotoxine, que l’administration orale de L. casei a provoqué une récupération de la masse musculaire et une régénération du tissu musculaire. Ni et al. (2019, Mol Nutr Food Res, Vol. 63 : 1900603) ont montré qu’une supplémentation de souris jeunes ou âgées avec L. casei ou Bifidobacterium longum permettait d’accroître la fonction et la force musculaire. Concernant la désignation de certains probiotiques, et en particulier des bactéries du genre Lactobacillus , il est important de noter les changements récents intervenus dans leur classification taxonomique, comme cela est rapporté dans l’article de Zheng et al. (2020, Int. J Syst Evol Microbiol, Vol. 70 : 2782-2858). Ainsi, certains probiotiques du genre Lactobacillus documentés dans la littérature publiée précédemment à ces changements taxonomiques sont aujourd’hui désignés selon la nouvelle nomenclature en vigueur. A titre illustratif, certains changements de désignation d’espèces de Lactobacillus apportés selon la nouvelle classification en vigueur sont décrits dans le Tableau 1 ci-dessous. Tableau 1 : Correspondance entre l’ancienne et la nouvelle désignation taxonomique de certaines espèces de Lactobacillus . La correspondance entre des désignations taxonomiques selon l’ancienne et la nouvelle nomenclature peut aussi être retrouvée sur internet à l’adresse suivante : http://lactobacillus.ualberta.ca/. Concernant le traitement de la dénutrition concomitante à un cancer, on peut citer l’étude de Bindels et al. (2012, PloS one, Vol. 7(6) : e37971) qui ont étudié le microbiote intestinal dans un modèle de souris cachectiques affectées d’une leucémie aigüe. Le traitement de ces souris avec une supplémentation orale contenant Lactobacillus reuteri a entraîné une diminution de marqueurs de l’atrophie musculaire dans les muscles gastrocnémiens et tibiaux antérieurs. Par ailleurs, Varian et al. (2016, Oncotarget, Vol. 7(11) : 11803-11816) ont montré, dans un modèle murin de cachexie, qu’une supplémentation avec une bactérie commensale, L. reuteri , permettait de réduire les indices systémiques de l’inflammation et d’inhiber la cachexie. Également, la supplémentation avec certains probiotiques, telles que certaines souches de Lactobacillus , de Bifidobacterium , de Clostridium ou encore de Ak k ermansia , Blautia , F. prausnitzii peut apporter des changements bénéfiques dans des situations d’insulino-résistance (Izabel et al., 2020, Diabetol Metab Syndr, Vol. 12 : 98). Il demeure un besoin pour des traitements de sujets dénutris, y compris de sujets âgés, de sujets obèses et/ou diabétiques, de sujets dont l’exercice physique a entraîné une perte de masse musculaire ou encore de sujets cancéreux affectés d’une cachexie. La présente description concerne une composition comprenant des bactéries de la souche L. casei SGC-K déposée à la Collection Nationale de Cultures de Microorganismes de l’Institut Pasteur le 8 mars 2021 sous le n° CNCM I-5663. Dans certains modes de réalisation, les bactéries de la souche L. casei SGC-K sont combinées avec les bactéries d’une ou plusieurs autres souches bactériennes probiotiques, ce qui inclut d’autres souches bactériennes probiotiques d’origine commensale. Les autres souches bactériennes probiotiques peuvent être choisies parmi les genres Bifidobacterium , Lactobacillus (et les nouvelles espèces décrites des nouveaux genres décrits) , Lactococcus , Enterococcus , Streptococcus , Kluyveromyces , Saccharomyces , Faecalibacterium , Blautia , Christensenella , Bacteroides , Eubacterium , Roseburia , Coprococcus et leurs combinaisons. Les autres souches bactériennes peuvent être choisies parmi les espèces Bifidobacterium longum , Bifidobacterium lactis , Bifidobacterium breve , Bifidobacterium infantis , Bifidobacterium adolescentis , Lactobacillus acidophilus , La ctobacillus casei , Lactobacillus paracasei, Lactobacillus salivarius , Lactobacillus lactis , Lactobacillus rhamnosus , Lactobacillus johnsonii , Lactobacillus plantarum , Lactobacillus salivarius , Lactococcus lactis , Enterococcus faecium , Enterococcus faecalis , Saccharomyces cerevisiae , Saccharomyces boulardii , Faecalibacterium prausnitzii ou leurs mélanges, de préférence choisis dans le groupe constitué par Bifidobacterium longum NCC3001 (ATCC BAA-999), Bifidobacterium longum NCC2705 (CNCM 1-2618), Bifidobacterium longum NCC490 (CNCM 1-2170), Bifidobacterium lactis NCC2818 (CNCM I- 3446), Bifidobacterium breve souche A, Lactobacillus paracasei NCC2461 (CNCM 1-2116), Lactobacillus johnsonii NCC 533 NCC533 (CNCM 1-1225), Lactobacillus rhamnosus GG (ATCC53103), Lactobacillus rhamnosus NCC4007 (CGMCC 1. 3724), Enterococcus faecium SF 68 (NCC2768 ; NCIMB10415), et leurs combinaisons. Dans certains modes de réalisation, la composition comprend de plus un ou plusieurs prébiotiques. La présente demande concerne aussi l’utilisation d’une composition telle que définie dans la présente description, pour maintenir ou accroître la masse et/ou la fonction musculaire chez un sujet en ayant besoin, en particulier chez un sujet dénutri, chez un sujet âgé, en particulier un sujet âgé dénutri, et chez un sujet pratiquant un exercice physique intense. La présente demande est également relative à une composition telle que définie dans la présente description pour son utilisation en tant que médicament. La présente demande a aussi trait à une composition telle que définie dans la présente description, pour son utilisation pour le traitement de la perte de masse et/ou de fonction musculaire chez un sujet en ayant besoin, en particulier chez un sujet choisi parmi les sujets en surpoids et les sujets obèses soumis à un régime alimentaire, les sujets cancéreux affectés d’une sarcopénie, les sujets diabétiques soumis à un régime alimentaire. La présente demande est aussi relative à une composition telle que définie dans la présente description, pour son utilisation pour réduire l’insulino-résistance chez un sujet en ayant besoin, en particulier chez un sujet diabétique, et plus particulièrement un sujet affecté d’un diabète de type 2. La présente description concerne aussi la souche L. casei SGC-K déposée à la Collection Nationale de Cultures de Microorganismes de l’Institut Pasteur le 8 mars 2021 sous le n° CNCM I-5663. représente la perte de masse maigre à J 58, à la fin du protocole d’essai de 60 jours. En abscisse, les groupes d’animaux testés, respectivement (i) « AL » groupe d’animaux témoin nourris ad libitum en blanc, (ii) « R », groupe d’animaux à nutrition restreinte ayant reçu le tampon PBS témoin sans probiotique en noir, (iii) « R+ SGC-K » : groupe d’animaux à nutrition restreinte ayant reçu le probiotique L. casei SGC-K dans le tampon PBS en gris. En ordonnées, la perte de masse maigre, exprimées en grammes. Un changement de lettre (a, b, c) indique une différence significative entre les groupes. Ainsi, la différence est statistiquement significative ( p représente l’état d’insulino-sensibilité des animaux illustré par les résultats du calcul de l’HOMA-IR. En ordonnées, chaque groupe de deux barres illustre les résultats à J0 (barre de gauche en noir) et à J60 (barre de droite en rayé), respectivement pour les groupes d’animaux suivants (n=53) : (i) « AL » groupe d’animaux témoin nourris ad libitum , (ii) « R », groupe d’animaux à nutrition restreinte ayant reçu le tampon PBS témoin sans probiotique, (iii) « R+ SGC-K » : groupe d’animaux à nutrition restreinte ayant reçu le probiotique L. casei SGC-K dans le tampon PBS. représente l’état d’insulino-sensibilité des animaux illustré par les résultats de glycémie suite à un test oral de glucose (OGTT – Oral glucose tolerance test) après 60 jours de restriction et traitement au probiotiques SGC-K. La courbe supérieure (cercles blancs) illustre les résultats obtenus pour le groupe d’animaux « AL », qui est le groupe d’animaux témoin nourris ad libitum . La courbe médiane (cercles noirs) illustre les résultats obtenus pour le groupe d’animaux « R », qui est le groupe d’animaux à nutrition restreinte ayant reçu le tampon PBS témoin. La courbe inférieure (cercles gris) illustre les résultats obtenus pour le groupe d’animaux « R+ SGC-K », qui est le groupe d’animaux à nutrition restreinte ayant reçu le probiotique L. casei SGC-K dans le tampon PBS. Un changement de lettre (a, b, c) indique une différence significative ( p représente la masse (en grammes) de la somme des muscles de la patte arrière des rats obtenus après dissection de la patte (muscles gastrocnémien, Soleus, Tibialis antérior et Extensor digitorum longus) suite à 30 jours de restriction alimentaire et supplémentation avec le probiotique L . c as e i SGC-K. En abscisse, les groupes d’animaux testés (n=61), respectivement (i) « AL » groupe d’animaux témoin nourris ad libitum en blanc, (ii) « R », groupe d’animaux à nutrition restreinte ayant reçu le tampon PBS témoin sans probiotique en noir, (iii) « R+ SGC-K » : groupe d’animaux à nutrition restreinte ayant reçu le probiotique L. casei SGC-K dans le tampon PBS en gris. En ordonnées, la masse musculaire, exprimées en grammes. La différence est statistiquement significative ( p Souche bactérienne de L. casei SGC-K déposée le 8 mars 2021 auprès de la Collection Nationale de Cultures de Microorganismes de l’Institut Pasteur, 25 rue du Docteur Roux – 75724 Paris Cedex 15 (France), sous le n° CNCM I-5663. Composition comprenant des bactéries de la souche L. casei SGC-K déposée à la Collection Nationale de Cultures de Microorganismes de l’Institut Pasteur le 8 mars 2021 sous le n° CNCM I-5663. Composition selon la revendication 1, dans laquelle les bactéries de la souche L. casei SGC-K sont combinées avec les bactéries d’une ou plusieurs autres souches bactériennes probiotiques. Composition selon la revendication 2, les autres souches bactériennes probiotiques étant choisies parmi les genres Bifidobacterium , Lactobacillus , Lactococcus , Enterococcus , Streptococcus, Kluyveromyces , Saccharomyces , Faecalibacte riu m , Blautia , Christensenella , Bacteroides , Eubacterium , Roseburia , Coprococcus et leurs combinaisons. Composition selon l’une des revendications 2 et 3, les autres souches bactériennes probiotiques étant choisies parmi les espèces Bifidobacterium longum, Bifidobacterium lactis, Bifidobacterium breve, Bifidobacterium infantis, Bifidobacterium adolescentis, Lactobacillus acidophilus, Lactobacillus casei, Lactobacillus paracasei, Lactobacillus salivarius , Lactobacillus lactis , Lactobacillus rhamnosus , Lactobacillus johnsonii , Lactobacillus plantarum , Lactobacillus salivarius , Lactococcus lactis , Enterococcus faecium , Enterococcus faecalis , Saccharomyces cerevisiae , Saccharomyces boulardii , Faecalibacterium prausnitzii ou leurs mélanges, de préférence choisis dans le groupe constitué par Bifidobacterium longum NCC3001 (ATCC BAA-999), Bifidobacterium longum NCC2705 (CNCM 1-2618), Bifidobacterium longum NCC490 (CNCM 1-2170), Bifidobacterium lactis NCC2818 (CNCM I- 3446), Bifidobacterium breve souche A, Lactobacillus paracasei NCC2461 (CNCM 1-2116), Lactobacillus johnsonii NCC533 (CNCM 1-1225), Lactobacillus rhamnosus GG (ATCC53103), Lactobacillus rhamnosus NCC4007 (CGMCC 1. 3724), Enterococcus faecium SF 68 (NCC2768 ; NCIMB10415), et leurs combinaisons. Composition selon l’une des revendications 1 à 4, comprenant de plus un ou plusieurs prébiotiques. Utilisation d’une composition selon l’une des revendications 1 à 5, pour maintenir ou accroître la masse et/ou la fonction musculaire chez un sujet en ayant besoin, en particulier chez un sujet dénutri, chez un sujet âgé, en particulier un sujet âgé dénutri, et chez un sujet pratiquant un exercice physique intense. Composition selon l’une des revendications 1 à 4, pour son utilisation en tant que médicament. Composition selon l’une des revendications 1 à 4, pour son utilisation pour le traitement de la perte de masse et/ou de fonction musculaire chez un sujet en ayant besoin, en particulier chez un sujet choisi parmi les sujets en surpoids et les sujets obèses soumis à un régime alimentaire, les sujets cancéreux affectés d’une sarcopénie, les sujets diabétiques soumis à un régime alimentaire. Composition selon l’une des revendications 1 à 4, pour son utilisation pour réduire l’insulino-résistance chez un sujet en ayant besoin, en particulier chez un sujet diabétique, et plus particulièrement un sujet affecté d’un diabète de type 2. Souche L. casei SGC-K déposée à la Collection Nationale de Cultures de Microorganismes de l’Institut Pasteur le 8 mars 2021 sous le n° CNCM I-5663.