La présente invention a pour objet un tenon radiculaire pour prothèse dentaire. Certaines prothèses dentaires comportent l'emploi d'un tenon généralement constitué par une aiguille cylindroconique. Comme montré à la figure 1 du dessin annexé, cette aiguille 2 est introduite comme un pivot dans le canal 3 d'une racine dentaire 4 dans lequel elle est scellée par un ciment. La te te 5 de cette aiguille est associée à un élément prothétique, tel qu'une couronne artificielle 6. Le scellement du tenon dans le canal de la racine pose quelques problèmes mal résolus. Ct est ainsi que pour permettre le reflux hors de la dent du ciment excedentaire peu fluide, il faut que le diamètre du tenon soit nettement inférieur a celui du canal. Dans ces conditions, il n'y a pas de solidarisation directe du tenon avec la paroi du canal, la contention étant assurée seulement par la présence de ciment qui occupe l'espace lacunaire entre le pivot et la paroi canalaire. Or, les ciment utilises habituellement présentent les principaux défauts suivants - Ils adhèrent mal a la paroi du canal toujours humide en profondeur. - Ils se rétractent légèrement au moment de leur prise et de leur aurcissement. - Ils sont acides (phosphoriques) et provoquent une lente érosion des parois calcaires. - Du fait de leur acidité, ils sont favorables au développement microbien et à la putridité de la décomposition organique génératrice de décalcification. Pour ces raisons, la contention du pivot est précaire et l'on constate souvent des descellements spontanés. Enfin, cette solution ne ménage pas de place dans le canal pour des substances médicamenteuses, en vue d'une action antiseptique ou autre. La présente invention vise a remédier à ces inconvé nients. A cet effet, le tenon qu'elle concerne est de forme trigono-pyramidale, c'est-à-dire de forme pyramidale avec une section transversale de forme générale triangulaire. Dans ces conditions, le tenon n'est en contact avec le canal qui est de section sensiblement circulaire que selon trois lignes correspondant aux trois arêtes. Le tenon étant réalisé en un matériau plus dur que l'ivoire de la dent, tel qu'un alliage métallique, un léger enfoncement de celui-ci provoque une incrustation des arêtes dans la paroi du canal. Le tenon est alors fixé et immobilise dans le canal sans l'intervention d'un ciment Il est intéressant de noter qutentre les trois lignes d'incrustation du tenon dans le canal la totalité de la surface pariétale du canal est libérée de l'occultation par le tenon et le ciment. Les trois espaces segmentaires compris entre le tenon et la paroi canalaire peuvent ttre utilisés pour y placer en grande quantité des substances autres que du ciment. Il est ainsi possible de placer dans ces volumes de l'oxyde de calcium "lourd", gui a des prprie'te's opposées a celle des ciments dentaires, dont les principales sont les suivantes - Très avide d'eau, l'oxyde de calcium absorbe l'humidité des parois, qui e' tait jusqu'ici un obstacle a l'adhérence du ciment de scellement. - En s'hydratant, il augmente considérablement de volume au lieu de se rétracter et, de ce ce fait, pénètre dans les canalicules de l'ivoire et tous les espaces lacunaires. - La masse de l'oxyde-hydroxyde de calcium, bloquée dans son expansion par le parois durcit non par prise cimentaire, mais par condensation, comme les formations crayeuses ou marmoréennes, et enserre le tenon a la façon d'un étau concentrique, ce qui constitue une contention complémentaire. - L'oxyde de calcium lourd e' tant alcali et non pas acide comme un ciment, est antiseptique et antiputride, et de ce fait détruit toute la matière organique dentaire mortifiée. - Par son apport de calcium, il recalcifie l'ivoire décalcifie par un processus carié. Selon une forme avantageuse d'exécution de l'invention, les faces reliant les arêtes du tenon ne sont pas planes mais incurvées vers l'intérieur. Il en résulte un double intérêt - Les arttes du tenon ont un angle inférieur à 600 et sont de ce fait plus acérées et plus tranchantes, ce qui favorise l'incrustation dans l'ivoire. - Le volume cavitaire des trois espaces ménagés entre le tenon et le canal est augmenté, ce qui permet d'y loger une plus grande quantité dioxyde de calcium et d'augmenter l'effet d'expansion et de contention secondaire. Selon une première possibilité, chaque surface reliant deux arates du tenon est courbe et incurvée vers l'intérieur. Selon une autre possibilité, chaque surface reliant deux arases du tenon est constituée par deux demi-plans formant un dièdre, et dont l'intersection est située du côté de l'intérieur du tenon, par rapport au plan reliant les deux arêtes considérées. Selon une autre caractéristique de l'intention, des fentes transversales sont ménagées dans les arêtes du tenon, et des perçages transversaux sont ménagés dans le tenon, de manière à faire communiquer deux à deux les trois espaces segmentaires. Les fentes et perçages constituent des voies de communication dans lesquelles le matériau oxycalcique pénètre lors de son expansion, et durcit, formant autant de verrous. Il est également possible d'utiliser ces voies de communication pour y loger des tiges métalliques débordant dans les espaces segmentaires, où elles sont bloquées lors du durcissement du matériau oxycalcique. Dans ces conditions, le tenon ne peut plus être descellé. En outre, au niveau de la tête du tenon, formée par un méplat, est ménagée une perforation transversale. Cotte perforation permet de former un verrou pour la fixation de la prothèse proprement dite, et en outre elle permet, avant scellement, une bonne tenue du tenon par une pince en vue de sa manoeuvre par le praticien lorsqu'il doit modifier le tenon, par exemple pour réduire sa longueur ou sa section. De toute façon, l'invention sera bien comprise a l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annelé représentantS a titre d'exemples non limitatifs, plusieurs formes d'exécution de ce tenon. Figure 2 est une vue d'un tenon conforme à l'invention en position montée à l'intérieur du canal de la racine d'une dent, et portant une prothèse Figures 3 à 5 sont trois vues en perspective correspondant à trois formes d'exécution d'un tenon Figures 6 à 11 sont des vues en coupe transversale et à échelle agrandie de trois types de tenons on position montée à l'intérieur d'un canal. La figure 2 représente un tenon portant la référence générale 12 logé à l'intérieur d'un canal 13 ménagé à l'intérieur d'une racine 14 d'une dont, dont la partie supérieure du tenon sert à la fixation dune prothèse 15 constituée par une couronne. Les figures 3 à 5 représentent trois types de tenons vus en perspective. Le tenon 12a représenté à la figure 3 et aux figures 6 et 7 est de section triangulaire. Comme montré aux figures 6 et 7, il est en contact par ses arêtes 16 avec la paroi du canal 13, qui est de section sensiblement circulaire. Dans ce tenon 12a sont ménagés,sur toute la longueur de celui-ci, un certain nombre de fentes 17 et de perçages 18 constituant des voies de communication entre deux espaces segmentaires 19 ménagés entre une face du tenon et la paroi canalaire de la cavité 13. Les cavités 19 ainsi que les voies de communication l7 et 18 seront, après mise en place du tenon1 remplies d'un matériau tel que de l'oxyde de calcium lourd, assurant le verrouillage de l'ensemble dans le canal 13.Il est à noter que les perçages 18 peuvent servir de logements à des organes tels que des tiges métalliques par exemple qui, débordant dans les espaces segmentaires 19, sont bloqués dans ceux-ci lors du durcissement du matériau oxycalcique. Dans la toute 20 du tenon 12a, au niveau de laquelle est réalisée la fixation de la prothèse, est ménagé un perçage 22, destiné å la fois à favoriser la fixation de la prothèse et, d'autre part, à faciliter la manipulation du tenon à l'aide d'une pinte spécialement adaptée, préalablement à la mise en place de celui-ci. Les figures 4, 8 et 9 représentent un deuxième type de tenon 12b dans lequel deux arêtes adjacentes 16, sont reliées par une surface ?3, qt est courbe et incurvée vers l'intérieur du tenon. Cet agencement permet de disposer, au niveau des arêtes 16, d'angles inférieurs à 60 favorisant l'incrustation de celles-ci dans la paroi canalaire 13. Dans ce cas encore, et comme montré aux figures 8 et 9, le tenon présente des fentes 17 au niveau de ses arêtes et des perforations. Les figures 5, 10 et li représentent une troisième forme d'exécution dun tenon 12c dans lequel deux arêtes adjacentes 16 sont reliées par deux demi-plans 24 formant un dièdre, dont la ligne d'intersection 25 est située du côté de l'intérieur du tenon par rapport au plan passant par les deux arêtes 16 considérées. Dans ce cas encore, des fentes 17 et perçages 18 peuvent, comme montré à la figure 11, être ménagés dans les différentes branches que possède ce tenon. Comme il ressort de ce qui précède, la présente invention apporte une grande amélioration à la technique existante en fournissant un tenon de conception simple, ne nécessitant aucun élément pour sa fixation dans le canal de la racine d'une dent, et permettant le ménagement entre le tenon et la paroi du canal considéré d'un certain nombre d'espaces pouvant entre remplis d1un matériau antiseptique, antiputride, absorbant l'humidité de la paroi canalaire, et assurant une excellente contention du tenon. Comme il va de soi, l'invention ne e limite pa aux seules formes d'exécution de ce tenon, décrites ci-dessus à titre d'exemples ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation C'est ainsi notamment que les parois de ce tenon pourraient présenter une autre forme, ne pas posséder de fentes et de perforations ou des fentes et perforations de formes différentes sans que l'on sorte pour autant du cadre de l'invention. - REVENDICATIONS 1. - Tenon radiculaire pour prothèse dentaire, caractérisé en ce qu'il est de forme trigono-pyramidale, ctest-à-dire de forme pyramidale avec une section transversale de forme générale triangulaire. 2. - Tenon selon la revendication i, caractérisé en ce que les faces reliant les arêtes du tenon ne sont pas planes mais incurvées vers l'intérieur. 3. - Tenon selon la revendication 2, caractérisé en ce que chaque surface (23) reliant deux arêtes du tenon est courbe et incurvée vers l t intérieur. 4. - Tenon selon la revendication 2, caractérisé en ce que chaque surface reliant deux arêtes du tenon est constituée par deux demi-plans (24) formant un dièdre, et dont l'intersection (25) est située du côté de l'intérieur du tenon, par rapport au plan reliant les deux arêtes considérées. 5. - Tenon selon l'une quelconque des revendications t à 4, caractérisé en ce que des fentes transversales (17) sont ménagées dans les arêtes (16) du tenon, et des perçages transversaux (18) sont ménagés dans le tenon, de manière a' faire communiquer deux à deux les trois espaces segmentaires. 6. - Tenon selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qutau niveau de sa tête formée par un méplat, est ménagée une perforation transversale (22).