L'invention concerne le montage étanche d'un élément tubulaire dans une ouverture. L'élément tubulaire peut être un tube d'échangeur de chaleur, pouvant être fixé de manière étanche dans une ouverture d'une plaque à tubes. L'invention peut concerner, en variante, le montage étanche d'un obturateur tubulaire dans un tube d'échangeur de chaleur, qui lui-même est scellé dans une plaque à tubes. L'invention n'est cependant pas limitée à'une ou l'autre de ces possibilités. Bien que diverses techniques mécaniques, hydrauliques, ou autres aient été proposées ou utilisées, l'une des techniques préférées pour la fixation d'un tube dans une ouverture d'une plaque à tubes, ou pour la fixation d'un obturateur tubulaire dans un tube d'échangeur de chaleur, par exemple de condenseur, présentant une fuite, consiste à faire exploser une charge dans un élément rapporté inerte, absorbant l'énergie, par exemple en polyéthylène, emmanché étroitement dans la lumière du tube ou de l'obturateur, de manière à établir à force un contact intime entre la surface de ce tube ou de cet obturateur et celle de l'ouverture ou la surface intérieure du tube. Pour obtenir des résultats optimaux, le tube doit être expansé de manière permanente, c'est-à-dire qu'il doit présenter une déformation plastique.Cependant, la plaque à tubes ne doit être déformée qu'élastiquement, de manière que l'ouverture, expansée radialement, se contracte élastiquement pour enserrer le tube et former avec lui un joint étanche. L'élément explosif ou autre permettant d'obtenir un tel joint doit évidemment être réglé avec précision afin d'établir cette relation critique de contraintes entre le tube et la plaque à tubes. Les cycles thermiques produisent des dilatations et des contractions non seulement axiales, mais également radiales du tube. Les dilatations et contractions radiales peuvent faire apparaître des fuites autour des surfaces dilatées de l'obtura- teur du tube au bout d'un certain temps de service et il est alors nécessaire d'intervenir de nouveau. L'invention concerne donc un procédé de réalisation d'un joint entre un premier élément et un second élément logé dans le premier, au moyen d'un organe élastique d'étanchéité comprimé entre ces deux éléments. Le second élément peut être tubulaire et la compression de l'organe d'étanchéité peut être obtenue par dilatation du second élément dans une ouverture du premier. La dilatation est de préférence telle que le second élément entre en contact avec le premier élément de part et d'autre d'un joint sans fin réalisé par l'organe d'étanchéité. Dans la forme préférée de réalisation selon l'invention, la dilatation est obtenue par des moyens explosifs. Elle peut être déterminée de manière à former un joint mécanique étanche ou une soudure métallurgique totale. Selon une première caractéristique de l'invention, lorsque les éléments doivent être soumis à des cycles thermiques en cours d'utilisation, la matière de l'organe d'étanchéité peut être choisie de manière que sa vitesse de relaxation élastique ne soit pas inférieure, mais soit de préférence supérieure à la vitesse à laquelle la dilatation ou la contraction différentielle des deux éléments tend à élargir l'espace mesuré dans la direction de l'épaisseur de l'organe d'étanchéité. Une matière convenable est un élastomère au silicone, par exemple celui commercialisé sous l'appellation "Silcoset". Il est possible, en variante, d'utiliser un néoprène , mais il est préférable d'employer un élastomère au silicone en raison de sa plus faible tendance à prendre une déformation permanente.Dans tous les cas, la matière choisie doit être suffisamment résistante aux températures d'utilisation prévues. En outre, le degré de compression de l'organe d'étanchéité doit être tel que cet organe reste suffisamment comprimé pour maintenir l'étanchéité, même dans le cas d'un espacement maximal pouvant résulter d'une dilatation ou d'une contraction différentielle des éléments. Selon une autre caractéristique de l'invention, il est possible de mettre en oeuvre le procédé consistant à dilater un élément tubulaire dans une ouverture d'un premier élément lorsque les forces résultantes, exercées sur le premier élément et nécessaires pour former un joint étanche par contact entre les deux éléments, dépassent la limite d'élasticité du premier élément. Ce procédé peut également être mis en oeuvre lorsque l'épaisseur du premier élément autour du joint est faible, par exemple lorsque le joint est réalisé dans une plaque à tubes dont les ouvertures sont séparées les unes des autres par de. minces bandes. Selon cette caractéristique du procédé de l'invention, il est possible d'utiliser la compression de l'organe d'étanchéité pour former le joint. Il existe deux moyens d'utiliser la compression de l'organe d'étanchéité. Le premier de ces moyens est d'exercer sur l'élément tubulaire une force suffisante pour en provoquer une déformation plastique et pour soumettre l'organe d'étanchéité à la compression nécessaire; cependant, la force résultante exercée sur le premier élément peut être maintenue dans les limites d'élasticité de ce dernier. En variante, les deux éléments peuvent être soumis à des contraintes dépassant leurs limites d'élasticité. Le retour élastique du premier élément n'est plus essentiel en raison de la compression de l'organe d'étanchéité. Ce dernier procédé peut être appliqué en particulier lorsqu'un tube en matière dure et à haute limite d'élasticité, par exemple en titane, doit être monté de manière étanche dans une plaque en matière plus tendre, ayant une limite d'élasticité plus faible, par exemple en laiton naval. Dans chacune des variantes de l'invention décrites précédemment, l'organe d'étanchéité est de préférence placé dans une gorge réalisée dans l'un des éléments, bien que cette disposition ne soit pas essentielle. L'organe d'étanchéité peut faire saillie de la gorge. Cependant, dans le cas où cette dernière est réalisée dans le premier élément, l'organe d'étanchéité ne doit pas réduire l'aire de la section droite de l'ouverture suffisamment pour gêner l'introduction du second élément dans le premier élément. Dans le cas où la gorge est réalisée dans le second élément, le diamètre de l'organe d'étanchéité ne doit pas être plus grand que celui de l'ouverture du premier élément. Lorsque l'organe d'étanchéité est logé dans une gorge réalisée dans le premier élément et qu'un élément tubulaire est expansé dans le premier élément, l'organe d'étanchéité est de préférence suffisamment compressible pour permettre à l'élément tubulaire de s'expanser dans la gorge et de s'y bloquer. Dans la forme préférée de réalisation selon l'invention, l'organe d'étanchéité affleure sensiblement la surface intérieure de l'ouverture avant l'expansion de l'élément tubulaire dans cette dernière. Lorsque l'organe d'étanchéité est logé dans une gorge réalisée dans l'élément tubulaire, cette gorge peut correspondre à une diminution locale de l'épaisseur de la paroi de l'élé- ment, sur toute la largeur de ladite gorge et dans le plan de l'organe d'étanchéité qu'elle loge. Une expansion et une déformation avantageuses de la zone de paroi d'épaisseur réduite peuvent ensuite assurer l'application de la compression nécessaire sur l'organe d'étanchéité. Dans ce cas, l'organe d'étanchéité peut être disposé de manière à affleurer la surface extérieure de l'élément tubulaire avant l'expansion de ce dernier. La diminution de l'épaisseur de la paroi, demandée pour produire la compression nécessaire de l'organe d'étanchéitéw dépend de la matière constituant l'élément tubulaire et, le cas échéant, de l'épaisseur initiale de la paroi de cet élément tubulaire. Une diminution de l'ordre de un tiers à deux tiers de l'épaisseur initiale de la paroi donne généralement satisfaction. Une diminution inférieure soulève le risque d'une compression insuffisante dé l'organe d'étanchéité, et une diminution supérieure soulève le risque d'un déchirement de l'élé- ment tubulaire à l'emplacement de la gorge. Cependant, une plus large plage de valeurs peut être utilisée de manière satisfaisante avec certaines matières et avec certaines constructions tubulaires. L'organe d'étanchéité et la gorge peuvent avoir des sections droites correspondantes, de sorte que l'organe remplisse sensiblement ladite gorge. Il est possible d'utiliser diverses formes différentes de section droite. Les sections droites convenant à l'organe d'étanchéité ont des profils circulaires, semi-circulaires et rectangulaires. Une autre matière pouvant être utilisée pour l'organe d'étanchéité est un polytétrafluoréthylène. Cependant, une telle matière présente une vitesse relativement faible de relaxation élastique et elle peut ne pas convenir dans certains cas pouvant être résolus par l'utilisation d'un élastomère aux silicones ou d'un néoprène Dans toutes les formes de réalisation de l'invention décrites précédemment, un certain nombre d'organes d'étanchéité peuvent être disposés axialement les uns à la suite des autres. Comme indiqué brièvement ci-dessus > des charges explo silves constituent un moyen convenable pour produire une expansion du tube et une compression de la matière logée dans la gorge. Cependant, l'invention n'est pas limitée à un tel moyen et cette expansion peut être obtenue par des moyens mécaniques, hydrauliques, électromagnétiques et électrohydrauliques. L'élément tubulaire peut être un tube ou un obturateur tubulaire, et l'ouverture tubulaire le recevant peut être une ouverture d'une plaque à tubes ou bien la lumière d'un tube présentant une fuite et fixée dans une telle plaque. Cette ouverture est de préférence d'un diamètre uniforme. Les gorges sont de préférence usinées dans L'ouverture de la plaque à tubes, car 1|épaisseur de la paroi des tubes entrant dans la fabrication des échangeurs de chaleur est généralement insuffisante pour qu'il puisse y être réalisé une gorge de profondeur convenable. Cependant, lorsque épaisseur de la paroi du tube le permet, les gorges peuvent être aisément réalisées dans la surface extérieure du tronçon du tube à expanser. Dans le cas d'obturateurs, l'épaisseur de leur paroi est en général suffisante pour qu'il soit possible d'y réaliser les gorges.La puissance de la charge explosive ou de tout autre moyen mis en oeuvre pour provoquer l'expansion n'est pas critique, mais elle doit seulement dépasser une force minimale et suffisante pour provoquer une expansion radiale du tube de l'obturateur et pour comprimer suffisamment la matière remplissant la gorge. L'invention concerne également un procédé de production d'impulsions progressant le long d'un trajet fermé. Ce procédé est particulièrement utile pour joindre deux éléments par la mise en oeuvre de techniques explosives. L'invention concerne en outre un dispositif explosif comprenant une charge explosive répartie le long d'un trajet fermé, une partie de densité explosive réduite étant située en un premier point du trajet Le dispositif peut être déclenché en un second point du trajet, de manière que des fronts d'ondes de détonation , se déplaçant en sens opposés à partir du second point, arrivent à peu près en même temps au premier point. L'invention concerne également un procédé de production d'impulsions progressant le long d'un trajet fermé. Ce procédé consiste à placer un explosif le long du trajet, de manière qu'une partie ayant une densité explosive réduite soit disposée en un premier point, et à déclencher une détonation de ltexplo- sif en un second point, afin que des fronts d'ondes de détonation se déplacent en sens opposés, à partir du second point, et arrivent à peu près en même temps au premier point. Le premier point peut ne pas comporter d'explosif. Le trajet peut être à peu près circulaire. La distance comprise entre les deux points, dans les deux sens le long du trajet, peut être sensiblement la même et la vitesse de progression des ondes de détonation peut être la même dans les deux sens. Le dispositif peut être conçu de manière que l'explosif établisse des conditions d'impulsions réparties sensiblement uniformement sur la'totalité du trajet. La dimension axiale du trajet peut être relativement limitée. Par exemple, ce trajet peut être sensiblement en forme d'anneau. L'explosif peut être utilisé pour expanser ou contracter un premier élément vers un second élément. Par exemple, il peut être utilisé pour introduire à force un premier élément dans une gorge d'un autre élément et/ou pour comprimer un organe d'étanchéité entre les deux éléments, comme décrit précédemment. L'invention concerne donc deux éléments et un dispositif explosif comprenant un explosif réparti le long d'un trajet fermé et ayant une partie de densité explosive réduite, de manière que l'explosif puisse être mis à feu en un point espacé de ladite partie afin que les fronts d'ondes de détonation, partant en sens opposés dudit point espacé, arrivent à ladite partie à peu près en même temps. L'un des éléments peut être un tube. Un organe d'étanchéité peut être disposé entre les éléments de manière à être comprimé entre eux sous l'effet de la détonation du dispositif explosif. L'invention s'applique également à deux éléments joints l'un à l'autre par la mise en oeuvre d'un procédé ou d'un dispositif tel que décrit précédemment. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels - les figures 1A et 1B sont des coupes transversales partielles d'une plaque à tubes et d'un tube d'échangeur de chaleur, respectivement avant et après l'expansion du tube dans une ouverture de la plaque > un organe d'étanchéité, logé dans une gorge de la plaque1 étant disposé entre cette dernière et le tube; - la figure 2 est une coupe axiale d'un ensemble à organe rapporté et charge explosive, pouvant être utilisé pour l'expansion d'un tube tel que celui montré sur les figures 1A et lB;; - les figures 3A et 3B et les figures 4A et 4B sont des coupes transversales partielles, analogues à celles des figures lA et 1B, mais montrant différents montages de l'organe d'étanchéité; - la figure 5 est une coupe axiale partielle d'un dispositif destiné à fixer le tronçon extrême d'un tube à une bride; et - la figure 6 est une vue en bout, dans le sens indiqué par la flèche A de la figure 5, d'un dispositif explosif utilisé dans le montage représenté sur la figure 5. La figure 1 représente une plaque 10- à tubes en laiton naval ou en acier doux. Un tube 12 d'échangeur de chaleur, en matière dure, à haute limite d'élasticité, par exemple en titane, doit être monté de manière étanche dans une ouverture 14 de la plaque 10. A cet effet, le tube est introduit dans l'ouverture avec un faible jeu, comme indiqué en 16 sur la figure lA. Un organe rapportél8, constitué d'une matière convenable transmettant l'énergie1 par exemple en polyéthylène, est logé dans le tronçon du tube 12 introduit dans l'ouverture de la plaque 10.Cet organe 18 présente un alésage axial recevant une charge explosive 20 qui peut être un détonateur classique à mise à feu dectriqueo Lorsque ce détonateur est mis à feu, il repousse à force le tube 12 vers l'extérieur pour l'appliquer contre la paroi de l'ouverture présentée par la plaque 10. Etant donné que le tube 12 est réalisé dans une matière dure et à haute limite d'élasticité, une charge importante est nécessaire pour en provoquer une déformation plastique et pour l'appliquer à force contre la plaque 10 à tubes. Dans le cas où cette dernière est réalisée dans une matière tendre et à faible limite d'élasticité, par exemple en laiton naval, et en particulier lorsque les ouvertures adjacentes de la plaque 10 ne sont séparées les unes des autres que par de minces bandes, la force résultante, exercée sur ces bandes, peut dépasser la limite d'élasticité de la matière et provoquer une déformation permanente de celle-ci. On ne peut donc obtenir un joint convenable par simple contact entre les surfaces métalliques. Cependant, selon l'invention, une bague 22 d'étanchéité en élastomère au silicone est logée dans une gorge 24 usinée dans l'ouverture de la plaque 10. Cette bague 22 présente une section droite de forme en D, de sorte que sa surface intérieure affleure sensiblement la surface intérieure de l'ouverture avant l'expansion du tube, comme montré sur la figure lA. On peut obtenir ce résultat par une technique spéciale de fabrication de la bague 22 ou par positionnement d'une bague torique dans la gorge et par élimination de la matière en excès par usinage. Lorsqu'on met en oeuvre la technique explosive, indiquée précédemment, pour expanserle tube 12, le tronçon de ce dernier aligné avec la gorge 24 est bombé vers l'extérieur, comme indiqué en 26 sur la figure 1B, de manière à comprimer la bague 22 dans la gorge. Le tronçon bombé 26 se bloque dans la gorge 24 de manière à résister aux efforts axiaux pouvant être exercés sur le tube 12 en cours d'utilisation. La charge 20 peut être supérieure ou inférieure à celle nécessaire pour réaliser un joint par simple contact mécanique entre le tube 12 et la plaque 10, la compression de la bague 22 étant utilisée pour assurer l'étanchéité. Néanmoins, un contact est réalisé entre le tube et la plaque, de part et d'autre de la gorge 24J de manière à enfermer la bague 22 et à appuyer son action d'étanchéité.La plaque à tubes peut subir une déformation plastique sans que le joint réalisé par la bague comprimée en soit affecté. Sous l'effet des cycles thermiques rencontrés en cours d'utilisation, il apparaît une tendance à l'élargissement de l'espace compris entre le tronçon 26 du tube 12 et la surface de la gorge 24 en raison de la dilatation différentielle du tube et de la plaque. La vitesse de relaxation élastique de la bague 22 d'étanchéité doit donc être supérieure à celle à laquelle la dilatation ou la contraction différentielle tend à élargir l'intervalle o#ccupé par la bague d'étanchéité, afin d'éviter l'apparition d'une fuite momentanée dans les conditions dynamiques apparaissant au cours des cycles thermiques. De plus, le degré de compression de la bague 22 d'étanchéité doit être telle que cette dernière assure l'étanchéité pour toutes les températures pour lesquelles le joint est conçu. La matière d'étanchéité doit satisfaire à d'autre conditions, à savoir a) éviter la tendance à prendre une déformation sous l'effet de la compression, ce qui réduit la vitesse de relaxation élastique indiquée précédemment; et b) résister aux conditions de température rencontrées en cours d'utilisation. Une matière convenable est l'élastomère du type "Silcoset". Les figures 3A et 3B montrent une autre forme de réalisation dans lequel le tube et la plaque à tubes portent les mêmes références numériques et présentent entre eux un espace 16, analogue au précédent, avant l'expansion du tube. Deux bagues 28 d'étanchéité en élastomère, ayant une section droite rectangulaire,sont logées dans cet intervalle 16. Après expansion du tube, des nervures intérieures 30 entourent les bagues comprimées 28. Ce montage permet la réalisation efficace d'un joint, mais il présente certains inconvénients par rapport à la forme de réalisation montrée sur les figures 1A et 1B, car les bagues 28 tendent à gêner l'opération d'introduction du tube 12 dans la plaque, et aucun effet de blocage ne résulte de l'expansion du tube 12. Les figures 4A et 4B montrent une forme de réalisation convenant au montage étanche d'un obturateur tubulaire, ou d'un tube 32 à paroi épaisse, dans une plaque à tubes. Dans ce cas, la gorge, représentée en 34, peut être réalisée dans la paroi du tube 32 et une bague 36 d'étanchéité, de section en D, peut être logée dans cette gorge. La surface extérieur de la bague 36 affleure la surface extérieure du tube 32 avant l'expansion, comme montré sur la figure 4A. La diminution de l'épaisseur de la paroi du tube à proximité de la gorge 34 a pour effet de favoriser l'expansion de la paroi du tube dans cette zone, ce qui provoque l'application à force de la bague 36 contre la surface adjacente de la plaque 10 afin d'appliquer à cette bague 36 la compression nécessaire.L'expansion avantageuse du tronçon réduit de la paroi est indiquée par l'apparition d'un "creux" dans la surface intérieure du tube, comme montré en 38 sur la figure 4B. Il est possible d'utiliser, à la place d'une bague de section en D, une bague de section rectangulaire, comme montré sur les figures 3A et 3B, et des gorges modifiées de manière correspondante. Une modification analogue peut être apportée à la forme de réalisation montrée sur les figures lA et 1B, Lorsque le tube 32 à paroi épaisse fait partie d'un obturateur, il doit être destiné à être fermé à droite du tronçon montré sur les figures 4A et 4B. Il est possible alors d'interposer un tube supplémentaire d'échangeur de chaleur (non représenté,entre l'obturateur 32 et la plaque 10, et de fixer ce tube supplémentaire dans la plaque. Dans le cas où la plaque 10 présente une ouverture de 25,4 mm de diamètre, la gorge 24 ou 34 peut être de section droite semi-circulaire ou rectangulaire et avoir un rayon ou une profondeur d'environ 1,6 mm. On pense qu'il est souhaitable de donner à la gorge une dimension axiale d'au moins 3,2 mm. Il peut être souhaitable, dans certains cas, de réduire la profondeur de la gorge, par exemple en donnant à celle-ci une aire en section droite partiellement circulaire, mais plus petite que semi-circulaire. La profondeur réduite peut également convenir à une plaque dont les ouvertures sont séparées par de minces bandes, tout en assurant la compression nécessaire de l'organe d'étanchéité. En diminuant la dimension axiale de la gorge, il est plus difficile d'obtenir l'effet de blocage indiqué précédemment car les efforts demandés pour déformer l'organe d'étanchéité augmentent. Dans le cas où la gorge 34 a une profondeur de 1,6 mm, le tube ou l'obturateur peut avoir une épaisseur de paroi de 4,8 mm tout en assurant la compression nécessaire de la bague d'étanchéité. La dimension axiale de la gorge peut être augmentée lorsque l'épaisseur de la paroi du tube croitet que la largeur des bandes séparant les ouvertures diminue. Le dispositif représenté sur la figure 2 peut également être utilisé dans lesformes de réalisation montrées sur les figures 3A, 3B et 4A, 4B. La vitesse de détonation de la charge explosive n'est pas critique dans tous les cas où seul un contact mécanique est demandé entre le tube et la plaque à tubes. Cependant, il peut être également possible d'utiliser une ou plusieurs bagues d'étanchéité du type montré sur les figures comme précaution supplémentaire dans le cas où le tube doit être soudé à la plaque. A ce moment, il peut être nécessaire de régler la vitesse de détonation de la charge explosive en fonction de la ou des vitesses du son dans les métaux à souder, comme ceci est bien connu dans le domaine du soudage par explosion. L'invention concerne également le produit obtenu par la mise en oeuvre du procédé décrit précédemment. En particulier, ce produit comprend une plaque à tubes dans laquelle un tube est monté de manière étanche au moyen d'un organe élastique intermédiaire d'étanchéité, comprimé entre le tube et la plaque. L'invention concerne également un produit comprenant un tube dans lequel un obturateur est monté de manière étanche au moyen d'un organe élastique et fermé d'étanchéité comprimé entre le tube et l'obturateur. L'assemblage montré sur la figure 5 comprend un tube métallique 50 sur lequel une bride extérieure 52 doit être montée. Cette bride comporte un bout tubulaire 54 en saillie dans lequel l'extrémité du tube 50 doit être fixée. Une gorge 56 est donc réalisée dans le bout 54 de manière à pouvoir contenir une bague annulaire 58 d'étanchéité qui peut être l'un des types indiqués précédemment. L'#expansion du tube 50 dans la gorge 56 pour comprimer la bague 58 doit être effectuée au moyen d'un anneau explosif 60. Cet anneau est aligné axialement avec le tube 50 et le bout 54 et il est disposé à peu près dans le même plan que la gorge 56 et la bague 58 d'étanchéité. L'anneau 60 présente une solution de continuité 62 ne contenant pas d'explosif. Cette solution de continuité 62 peut être placée dans n'importe quelle position par rapport à la gorge 56 et à la bague 58 d'étanchéité. Lors de l'utilisation, le dispositif explosif 60 est mis à feu en un point B diamétralement opposé à la solution de continuité 62. Il en résulte l'apparition de deux fronts d'ondes de détonation se déplaçant en même temps, en sens opposés, à partir de la position B, comme indiqué par les flèches sur la figure 6. La vitesse de détonation de l'explosif de l'anneau 60 est rendue uniforme, de sorte que ces fronts d'ondes de détonation- arrivent à peu près en même temps à la solution 62 de continuité et établissent dans cette zone des conditions de pression qui s'ajoutent. Les dimensions de la solution de continuité sont déterminées de manière que les impulsions produites par la pression apparaissant dans cette zone soient égales à l'im- pulsion produite par l'explosif en tout autre point de l'anneau. Ainsi, le tube 50 est expansé uniformément, suivant une configuration annulaire, dans la gorge 56 du bout 54, afin d'assurer la jonction entre ce dernier et le tube. Le montage représenté sur les figures 5 et 6 est particulièrement utile pour joindre des tubes à des brides de grand diamètre intérieur et de dimension axiale relativement faible. Il est difficile de souder un tube à une telle bride car: 1. Une charge centrale de soudage produit une onde de choc ayant une composante sensiblement axiale qui ne peut être limitée à la longueur axiale du bout 54, et il se produit un renflement du tube 50 au-delà du bout 54, à moins que la longueur axiale de ce dernier soit importante; et 2. Une charge annulaire, disposée à proximité du tube 50, doit être mise à feu en même temps sur toute sa périphérie, ce qui nécessite la réalisation difficile d'un "générateur de cône". L'invention n'est pas limitée à l'utilisation du dispositif explosif représenté sur la figure 6 pour relier l'un à l'autre deux éléments, ni à l'utilisation de dispositifs explosifs en forme d'anneau. L'invention n'est également pas limitée à la réalisation d'un joint mécanique entre des éléments, par exemple par emboîtement à force d'un élément dans une gorge de l'autre élément, comme montré sur les figures En disposant convenablement les différents éléments, il est possible de les souder l'un à l'autre suivant une zone annulaire.Les conditions nécessaires à la réalisation de soudures par explosion sont à présent bien connues dans ce domaine, comme décrit, par exemple, dans ltouvrage "The Development of Explosive Welding and its Application in Engineering du professeur B. Crossland dans étals and Materimls" décembre 1971. Lorsqu'un organe élastique doit être comprimé entre des éléments dont au moins un est tubulaire, il n'est pas essentiel que cet organe soit fermé sur lui même. Il est souhaitable que le montage soit tel qu'un joint fermé soit obtenu après l'opération de déformation. Ce résultat peut cependant être obtenu au moyen d'un élément hélicoïdal, bobiné de manière que les éléments se chevauchent, ou bien au moyen d'un organe dont les deux extrémités sont faiblement espacées l'une de l'autre, de manière qu'une compression applique ces extrémités à force l'une contre l'autre. Il est évident qu'un joint de ce dernier type peut être constitué d'un certain nombre de tronçons dont les extrémités sont comprimées les unes contre les autres, bien qu'un tel montage soulève des difficultés pratiques importantes pour le positionnement préalable des différents tronçons. Selon une caractéristique de l'invention, l'opération de déformation peut consister en un resserrement d'un élément tubulaire extérieur sur un corps intérieur, plutôt qu'en une expansion d'un élément tubulaire intérieur. Ce type de procédé est préféré dans le cas où l'invention est appliquée à la réalisation de joints de tuyaux, car il peut être difficile de mettre en place avec précision une charge explosive à l'em- placement d'un joint le long d'une conduite de grande longueur. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au procédé décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention REVENDICATIONS 1. Procédé pour former un joint entre deux éléments dont au moins l'un est tubulaire, caractérisé en ce qu'il consiste à comprimer un organe élastique entre les éléments par déformation explosive dudit élément tubulaire. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la déformation consiste a expanser élément tubulaire dans une ouverture de l'autre élément. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'autre élément est une plaque à tubes ou un tube fixé dans une plaque à tubes. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la matière de l'organe d'éétanchéité est choisie de manière que sa vitesse de relaxation élastique ne soit pas inférieure à la vitesse à laquelle la dilatation ou la contraction différentielle des éléments tend à élargir l'espace mesuré dans la direction de l'épaisseur de l'organe d'étanchéité. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la déformation de l'élément tubulaire pour former un joint étanche par contact entre les deux éléments dépasse la limite élastique de l'autre élément. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'organe d'étanchéité est logé dans une gorge réalisée dans l'un des démentsv 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'élément tubulaire extér bur est expansé dans l'autre élément, l'organe d'étanchéité étant suffisamment compressible pour permettre à l'élément tubulaire, sous l'effet de son expansionlde pénétrer dans la gorge afin de se bloquer avec elle. 8. Procédé selon l'une des revendications 6 et 7, caractérisé en ce que l'organe d'étanchéité est disposé de manière à affleurer à peu près la surface dans laquelle la gorge est réalisée, avant la déformation de l'élément tubulaire. 9. Procédé selon l'une des revendications 6 et 8, caractérisé en ce que la gorge est réalisée dans l'élément tubulaire et provoque une diminution locale de l'épaisseur de la paroi de cet élément tubulaire, sur toute la largeur de ladite gorge. 13. Procédé pour produire des impulsions progressant le long d'un trajet fermé, caractérisé en ce qu'il consiste à disposer un explosif le long dudit trajet, avec une partie de densité explosive réduite située en un premier point dudit trajet, et à mettre à feu l'explosif en un second point, de manière que des fronts d'ondes de détonation, se déplaçant en sens opposés à partir du second point1 arrivent à peu près en même temps au premier point. 11. Ensemble de deux éléments joints par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9.