L'invention, due à Khaim Shlemovich Grois, Vladislav Alexandrovich Kapustin, Vladislav Alexeevich Merzheevsky, Anatoly Xikhailovich Monastyrsky, Igor Nikolaevich Shaposhnikov, German Vasilievich Karasev, concerne les lignes de transport de l'énergie électrique à courant continu et, en particulier, les proce- dés de régulation de l'intnsité-de courant des demi-circuits des lignes de transport bipolaire d'énergie électrique à courant continu. -On connait et on applique largement un procédé de régulation de la puissance transportée par les lignes de transport dténergie à courant continu par des régulateurs de courant, agissant sur les électrodes de commande des soupapes dtun redresseur, de manière à modifier la valeur de la tension redressée, pour faire varier la valeur de la tension redressée entre les pbles du redresseur et, respectivement, l'intensité du courant dans la ligne. Pour régler la valeur de la puissance transmise, on utilise également, en combinaison avec des régulateurs de courant, une modification de la tension aux pôles, réalisée en débranchant une partie des ponts de soupapes du redresseur et de l'on- douleur. Alors, dans les lignes de transport bipolaire d'énergie électrique à courant continu, les régulateurs de courant, indépendamment du nombre de ponts en fonctionnement, maintiennent des intensités du courant de service égaux dans les deux demicircuits à une polarité. En ce régime, il n'y a pas de courant aux points milieu mis à la terre des sous-stations de conversion. Le procédé de réglage décrit possède un inconvénient important consistant en ce que, lorsque la ligne de transport d'é- nergie électrique à courant continu fonctionne avec des nombres différents de ponts branchés, mais avec des valeurs identiques de l'intensité; de courant de service dans les deux circuits à une polarité, une dissipation de puissance élevée a lieu. Le dispositif pour la réalisation du procédé susvisé comporte un dispositif de consigne de la puissance transmise, un ensemble de calcul des valeurs de réglage du régulateur des courants des demi-circuits,dont l'entrée est raccordée à la sortie du dispositif de consigne de la puissance transmise, un bloc de conversion des valeurs de réglage du régulateur des courants des demi-circuits, dont l'entrée est raccordée à la sortie de l'ensem ble de calcul des valeurs de réglage du régulateur des courants des circuits à une polarité, et un bloc de détermination du schéma de branchement de service des ponts de soupapes. Dans le dispositif pour la réalisation du procédé susvisé, les valeurs de réglage des régulateurs de courant sont déterminées par le calcul de celles-ci selon les valeurs de la puissance assignée et de la tension de service de la ligne de transport de l'énergie électrique. Le dispositif est installé au poste de départ (poste redresseur).A partir du dispositif de consigne de la puissance à transmettre, on envoie à l'ensemble de calcul une consigne de maintien d'un niveau déterminé de la puissance transmise par la ligne de transport de l'électricité. Simultané- ment à cet ensemble de calcul sont envoyés des signaux indiquant la valeur de la tension entre les pales de la ligne de transport d'énergie électrique à courant continu, l'intensité du courant dans la ligne (la réaction) et le signal de verrouillage "la ligne de transport d'énergie ne fonctionne pas". La valeur du courant redressé, calculée d'après la grandeur de la puissance de consigne et la grandeur de la tension entre les pôles, est transformée en valeur de réglage du régulateur de courant. L' inconvénient du dispositif décrit réside dans le fait qu'il n'assurepas l'optimisation du régime de fonctionnement de la ligne de transport d'énergie électrique selon un minimum de dissipation de la puissance active qui, pour une puissance à transmettre déterminée, dépend du nombre de ponts de soupapes en service, du schéma de branchement de ceux-ci, de la tension de service des demi-circuits et de la répartition des courants entre les demi-circuits. La présente invention a pour but l'élimination des incon v énients indiqués. L'invention vise la création d'un procédé de réglage du courant de service des demi-circuits d'une ligne de transport d'énergie électrique bipolaire à courant continu, et un dispositif pour la réalisation de ce procédé, assurant le fonctionnement de la ligne de transport d'énergie électrique avec des pertes minimales pour toutes les valeurs de consigne de la charge de la ligne de transport d'énergie électrique. Selon l'invention, le problème posé est résolu par le fait que, pour chaque valeur de consigne de la puissance à transmettre, on met en service un nombre optimal de ponts dans les demi-cir cuits, et on établit les valeurs de réglage optimales dans les régulateurs de courant des demi-circuits, en partant de la condition de minimisation de la somme des composantes de dissipation de puissance dans la ligne de transport d'énergie, qui dépendent du nombre de ponts enclenchés, de l'intensité du courant de service et de la valeur de la tension de service. On peut, soit totalement automatiser la régulation selon ce procédé, en débitant des signaux de commande aux organes de commande et de réglage, soit réaliser une automatisation partielle, sous la forme d'un conseil du dispatcher avec affichage des recommandations sur le schéma de branchement des ponts à soupapes et sur les intensités des courants dans les demi-circuits par exemple sur un tableau d'affichage lumineux ou sur une imprimante. L'application de l'invention peut procurer une économie importante. Par exemple, pour une ligne de transport d'énergie à courant continu réelle avec quatre ponts dans chaque demicircuit, l'utilisation du procédé de régulation proposé permet, pour une charge partielle de la ligne de transport d'énergie électrique, d'améliorer son rendement de 1 à 2%. Les caractéristiques de l'invention ressortiront plus particulièrement de la description suivante, donnée à titre d'exemple, et faite en se référant aux dessins donnés en annexe, qui représentent la figure 1, le schéma de principe d'un poste redresseur d'une ligne de transport d'énergie électrique à courant continu bipolaire avec le schéma synoptique du système de régulation du courant et de branchement automatique des ponts à soupapes, commandés selon le procédé conforme à l'invention la figure 2, le schéma structurel et fonctionnel du dispositif semi-automatique pour la réalisation du procédé proposé ; ; la figure 3, un exemple du graphique de dissipation de la puissance active dans une ligne de transport d'énergie électrique à courant continu, en fonction de la puissance transmise et du nombre de ponts branches dans les demi-circuits la figure 4, un exemple de réalisation du schéma de principe d'un dispositif semi-autoiatique pour la réalisation du procédé proposé. Le procédé proposé de régulation du courant de service des demi-circuits d'une ligne de transport d'énergie électrique bi polaire, comportant dans chaque demi-circuit plusieurs ponts à soupapes raccordés entre eux, à l'aide de régulateurs de courant agissant sur des électrodes de commande des soupapes, en combinaison avec une modification du nombre de ponts branchés, consiste en ce que, pour une valeur de consigne de la puissance à transmettre, on met en service un nombre optimal de ponts et on établit les valeurs de réglage optimales des régulateurs de courant, le nombre de ponts en service et l'intensité du courant de travail dans chaque demi-circuit étant déterminés en partant des conditions de minimisation de la somme des composantes des pertes dans la ligne de transport d'énergie électrique, qui dépendent de la quantité de ponts en service, de l'intensité du courant de travail et de la valeur de la tension de service des demicircuits, tandis que la différence entre les courants des demicircuits est envoyée à la masse. La figure 1 représente la sortie d'une ligne à courant continu comportant deux demi-circuits isolés l'un de l'autre 1 et 2 de polarités différentes. La sous-station de conversion se compose également de deux demi-circuits, l'élément conformateur de chacun des deux demi-circuits étant constitué par une barre omnibus 3 à courant continu, raccordée par une extrémité à travers une bobine de réaction de ligne 4 à l'un des demi-circuits 1 (ou 2) de la ligne, et par l'autre extrémité, au point milieu 5 de la sous-station de conversion. Le demi-circuit comporte également des ponts à soupapes 6 raccordés à la barre omnibus correspondante et des transformateurs 7-des convertisseurs qui sont raccordés à eux. Le système de sectionneurs polaires 8 et d'appareils de shuntage 9 permet de mettre en service tous ou une partie des ponts à soupapes 6. Simultanément, on peut raccorder ou déconnecter des barres à courant alternatif 10 les transformateurs 7 de conversion à l'aide des disjoncteurs 11. Le fonctionnement avec un nombre incomplet de ponts peut être réalisé sous une charge inférieure à la valeur nominale, en débranchant un nombre de ponts, de transformateurs de conversion ou un autre équipement mis en réparation ou en réserve. La figure 1 représente un cas de branchement du demi-circuit 1 avec deux ponts, tandis que le demi-circuit 2 ne comporte qu'un pont. Le point milieu 5 de la sous-station de conversion est raccordé à travers une ligne 12 de mise à la masse à une prise de terre de service 13. Le schéma de la figure 1 représente une variante de réalisation du système de régulation selon la présente invention. Le dispositif 14 de télécommunication transmet l'information concernant la puissance de consigne à un dispositif 15, prévu pour la réalisation du procédé proposé. Le dispositif est attaqué par des signaux transmis automatiquement, en particulier, par le dispositif 14 ou à la main, par le personnel opérateur, concernant les limitations de la possibilité de mise en service des ponts, et les consignes des valeurs admissibles limites du courant de travail pour chaque demi-circuit. En se basant sur ces données, dans le dispositif 15, d'après le programme introduit dans ce dernier, est déterminé le nombre optimal de ponts à mettre en service, leur répartition entre les demi-circuits et les valeurs optimales des intensités de courant dans les demi-circuits.Les signaux correspondants sont transformés et envoyés à partir du dispositif 15 à l'automation d'enclenchement des ponts (le schéma de la fig. 1 représente, conventionnellement, seulement les liaisons avec les appareils de shuntage 9) et aux dispositifs d'établissement des valeurs de réglage des régulateurs de courant 16, où, en se basant sur la comparaison avec les signaux provenant-des transformateurs de courant 17, sont élaborés les signaux de commande attaquant des électrodes de commande 18 des soupapes des ponts 6. La variante de réalisation du dispositif 15 assurant le réglage semi-automatique de la répartition de la puissance dans les demi-circuits est représentée sur la fig. 2. Le dispositif comporte un dispositif de consigne 19 de la puissance à transmettre, un ensemble 20 de calcul des valeurs de réglage du régulateur des courants des demi-circuits, un détecteur 21 de la zone de la puissance transmise, un chercheur d'optimum 22, une matrice 23 de choix du schéma de branchement pour le travail des ponts, un bloc 24 de consigne des limites, un bloc 25 de détermination du schéma de branchement pour le travail des ponts à soupapes et des blocs 26 et 27 de conversion des valeurs de réglage du régulateur 16 des courants des demi-circuits. La première entrée de l'ensemble 20 de calcul des courants des demi-circuits est raccordée à la première sortie du dispositif 19 de consigne de la puissance à transmettre, .la seconde sortie du dispositif de consigne 19 est raccordée à l'entrée du détecteur 21 de la zone de puissance, dont la sortie est raccordée à l'entrée du chercheur d'optimum 22, dont la sortie est raccordée à la première entrée de la matrice 23 de choix, dont la seconde entrée est raccordée à la sortie du bloc 24 de consigne des limites, la première sortie de la matrice 23 de choix est raccordée à l'entrée du bloc 25 d'assignation du schéma de branchement des ponts à soupapes pour le fonctionnement, tandis que les sorties des blocs 26 et 27 de conversion des valeurs de réglage du-régulateur des courants sont raccordées à la sortie de l'ensemble 20 de calcul des valeurs de réglage du régulateur des courants des demi-circuits, et la deuxième entrée de la matrice 23 de choix est raccordée à la deuxième entrée de l'ensemble 20 de calcul des valeurs de réglage du régulateur des courants des demi-circuits. Selon le schéma structurel et fonctionnel représenté sur la fig. 2, le signal provenant du dispositif de consigne de la puissance 19 attaque l'ensemble 20 de calcul des courants des demi-circuits et le détecteur 21 de la zone de la puissance transmise. Ce dernier est prévu pour détecter les zones, dans les limites desquelles il existe une séquence déterminée et invariable des schémas de branchement des ponts d'après les conditions de minimisation de la somme des composantes des pertes de puissance dans la ligne de transport d'énergie, et pour l'élaboration d'un signal codé, qui est transformé par le chercheur d'optimum 22, selon le programme introduit, en une séquence de priorité des codes des schémas de branchement des ponts, en commençant à partir d'un minimum optimal au point de vue des pertes pour la zone de puissance donnée. Puis, selon la figure 2, la séquence prioritaire des codes de l'état du schéma de la ligne de transport d'énergie électrique est transmise à partir du chercheur d'optimum 22 à la matrice de choix 23. Le bloc 24 de consigne des limites sert à élaborer des signaux de limitation de la possibilité de mise en service des ponts, et à assigner les valeurs limites de l'intensité du courant de chaque demi-circuit. Les limitations du type "le pont N ... est mis en réparation", "le demi-circuit N" ... est mis en réparation", "le courant du demi-circuit NO ... ne doit pas dépasser . . .fil, "le courant du demi-circuit N" ... ne doit pas être inférieur à . . fl, etc., peuvent être introduites à la main ou automatiquement dans le bloc de consigne de limitations 28. La matrice de choix 23 peut être réalisée sous la forme d'une matrice à diodes à coïncidences, sous la forme d'une matrice à noyaux en ferrite ou sous la forme d'un assemblage de relais électromécaniques ; elle est prévue pour comparer le code de l'état du schéma choisi par le chercheur d'optimum 22 avec le code des limitations de la possibilité de mise en service des ponts, élaboré par le bloc de consigne des limitations 24. Les résultats de la comparaison des signaux du code des limitations et du code des- états du schéma arrivent à l'ensemble 20 de calcul des valeurs de réglage des courants et au bloc 25 de détermination du schéma de travail de branchement des ponts. En cas de coïncidence des codes, le schéma correspondant est exclu du calcul, à l'aide du chercheur d'optimum 22, et un nouveau code d'état est élaboré. Cette opération peut être répétée à plusieurs reprises. En cas d'absence de coïncidences des signaux de la matrice 23 de sélection et du bloc 24 de consigne des limites 24, des signaux sont envoyés à partir de la matrice 23 de choix à l'ensemble 20 de calcul, qui commande le calcul de la répartition de la charge entre les demi-circuits. Les valeurs du courant continu trouvées dans l'ensemble 20 de calcul d'après lesdites données, et en accord avec le programme assigné, sont comparées aux signaux de limitation des courants des demi-circuits provenant d'un bloc 24. Si les valeurs calculées des courants sortent des limites admissibles, au point de vue des conditions de limitation, le schéma correspondant est exclu du calcul et un nouveau code de l'état du schéma est élaboré en agissant sur le chercheur d'optimum 22.Si les valeurs calculées de l'intensité du courant rentrent dans les limites assignées, une permission est donnée pour l'envoi des signaux de la matrice 23 au bloc 25 de détermination du schéma de branchement des ponts pour le travail, et à partir de l'ensemble 20 de calcul, à travers les blocs 26, 27 de conversion des valeurs de réglage aux régulateurs de courant 16 des demi-circuits ; en conséquence, un nouveau schéma de travail de la sous-station de conversion est formé et un régime optimum de fonctionnement de la ligne de transport d'énergie est établi. A titre d'exemple, considérons le fonctionnement du dispositif de la figure 3. La fig. 3 représente en fonction de la puissance transmise P, le graphique des pertes totales /sP dans une ligne de transport d'énergie à courant continu (les pertes totales A P et la puissance P sont rapportées à la puissance nominale Pn). Le graphique est construit pour une ligne de transport d'énergie à courant continu bipolaire conventionnelle avec des blocs convertisseurs couplés en série (des ponts) dans chaque demi-circuit. Les courbes indiquées correspondent à tous les schémas de connexion possibles des ponts en service des sous-stations de conversion. Pour chacun de ces schémas, les courbes sont calculées pour les rapports des charges des demi-circuits optimaux, au point de vue des pertes dans la ligne de transport d'énergie.On a tenu compte alors des pertes qui dépendent de l'intensité du courant dans la ligne et de l'équipement des sous-stations, de la tension sur la ligne, du nombre d'équipements branchés de la sous-station de conversion, ainsi que des pertes dues aux besoins auxiliaires, qui ne dépendent pas de la charge. Le graphique est divisé en plusieurs zones (dans le cas donné, en huit zones), de telle manière que, dans les limites de chaque zone de la puissance transmise, il existe une séquence prioritaire de branchement des schémas, déterminée et invariable dans les limites de cette zone, sous condition d'une répartition de la charge totale entre les demi-circuits optimale pour l'éner- gie totale à transmettre et pour chaque schéma de branchement. Lorsque le schéma de la sous-station de conversion est plus compliqué (pour un plus grand nombre de ponts raccordés en série, en cas de présence de ponts branchés en parallèle), la quantité éventuelle de schémas de connexion de ceux-ci possibles en exploitation (de combinaisons), et par conséquent, le nombre de zones de puissance caractérisées plus haut, augmentent. Supposons qu'on assigne un service avec une puissance é- gale à 50% de la valeur nominale. Le détecteur de zone de puissance 21 indique la zone 8. Le chercheur d'optimum 22 indique la séquence prioritaire des schémas (selon le nombre de ponts dans un demi-circuit) : 2+2, 2+1, 2+0, 1+1. Si la matrice 23 ne relève pas de limitations dans le bloc 25 de détermination du schéma de branchement des ponts de tramail, un signal est préparé selon le schéma optimal 2+2. Simultanément, les données sur le schéma de branchement sont envoyées à l'ensemble 20 de calcul qui, selon un programme assigné, détermine le régime optimal, c'est-à-dire l'égalité des courants dans les demi-circuits. Les données sur le régime sont transmises aux blocs 26, 27 de conversion et au bloc 25 de détermination du schéma de travail. En cas de présence de la limitation : "mise du pont en réparation", le code de la limitation interdit le passage du signal à travers la matrice 23 vers le bloc 25, alors on agit sur le chercheur d'optimum 22, qui indique le schéma 2+1, tandis que l'ensemble de calcul 20 indique un rapport optimal entre les intensités du courant dans le demi-circuit à deux ponts et le demicircuit àun pont égal à 1,5:1,0. Les autres types de limitations amènent au schéma 2+9 ou à un schéma plus défavorable 1+1 (dans ce dernier cas, sous réserve de l'égalité des courants dans les demi-circuits). Le schéma de la fig. 2 décrit fait voir que le dispositif selon la variante semi-automatique est desservi par un opérateur (le dispatcher). Le bloc 25 est constitué dans ce cas par un indicateur (un tableau d'affichage, une imprimante) pour l'indication (la recommandation) du schéma de branchement des ponts ; les blocs 26 et 27 sont des appareils indicateurs pour la lecture des valeurs de courant de réglage des régulateurs. L'opérateur (le dispatcher) constitue un élément du système de commande, agissant sur le chercheur 22 d'optimum dans la direction nécessaire, si une recommandation concernant les conditions de limitation n'est pas délivrée L'opérateur (le dispatcher) introduit la limitation concernant l'introduction des ponts dans le bloc 24 de consigne des limitations, puis on lit sur le tableau 25 le schéma recommandé de branchement des ponts et, sur les appareils indicateurs 26 et 27, les valeurs calculées des intensités de courant des demicircuits. Si aucune recommandation n'est affichée au tableau (à cause des conditions de limitation), ou si les valeurs calculées sortent des limites assignées, l'opérateur agit sur le chercheur d'optimum 22. En se basant sur la recommandation obtenue, l'opérateur (le dispatcher) assigne les valeurs de réglage des régulateurs de courant 16 des demi-circuits et met en marche, à l'aide des schémas correspondants d'automation de l'enclenchement des ponts, les appareils de shuntage 9 (fig. 1). La fig. 4 représente, à titre d'exemple, le schéma de principe d'un dispositif semi-automatique pour la réalisation du procédé proposé pour une ligne de transport d'énergie électrique bipolaire, comportant deux blocs de ponts dans chaque circuit à une polarité, pour lequel est construit le graphique de la fig. 3. Le dispositif de consigne de puissance 19 se présente sous la forme d'un potentiomètre 19', dont le déplacement du balai 19" est proportionnel d la puissance de consigne, et est réalisé à l'aide d'une liaison cinématique, en particulier, d'une liaison à distance 19"' (à partir du dispositif 14, fig. 1). Simultanément, par la liaison cinématique 19ni, on agit sur le détecteur 21 de la zone de puissance. Le détecteur 21 est un disque divisé en huit secteurs (zones) conducteurs Z1 à Z8, dont les limites correspondent aux limites des huit zones de puissance de la fig. 3 (l'angle de rotation du disque est, dans ce cas, proportionnel à la puissance nominale de la ligne de transport d'énergie). Sur les secteurs glisse un balai S9, raccordé au potentiel zéro. Chacune des zones Z1 à Z8 est raccordée électriquement à un champ correspondant F1 à F8 du chercheur d'optimum 22. Chaque champ comporte cinq lamelles, analogues à des lamelles 1A à 1E du champ F1, sur lesquelles, lors de la commutation du chercheur, glisse le balai de contact se rapportant à ce champ. Les lamelles IA à 8E sont raccordées électriquement aux émetteurs des transistors des cellules de relais CR1 à CR5 de la matrice de choix 23 du schéma. Les relais RI à R5 fonctionnent lorsque, à l'émetteur du transistor correspondant (parmi les cellules CR1 à CR5 mentionnées) est appliqué le potentiel zéro à partir des lamelles déterminées du chercheur d'optimum 22, au cas de l'envoi simultané à la base du même transistor d'un potentiel négatif provenant du bloc 24 de consigne de limitations et représentant un décodeur de la position des clés K1 à 4.Les relais R1 à R5 avec leurs contacts lR1 à IRS se trouvant dans le bloc 25 de détermination du schéma de branchement des ponts pour le fonctionnement, enclenchent des voyants lumineux L1 à L5. Chacun de ces voyants correspond à un schéma de branchement particulier LI, un bloc dans un demi-circuit L2, un bloc dans chaque demi-circuit L3, deux blocs dans un demi-circuit L4, deux blocs dans un demi-circuit et un bloc dans l'autre L5, deux blocs dans chaque demi-circuit. Le bloc 24, en plus des quatre clés K1 à K4, qui servent à assigner les limitations de branchement de chaque bloc de la sousstation, comporte un décodeur binaire D-0 et des cellules logiques. Les sorties DOl à D15 du décodeur D-O sont raccordées à des cellules logiques "NON" CLI à CL5, et les sorties des circuits "NON" sont raccordées aux bases correspondantes des transistors CR1 à CR5. La commutation des lamelles du chercheur d'optimum 22 est réalisée par l'opérateur (le dispatcher). Pour le calcul des valeurs de réglage des courants dans les demi-circuits de la ligne de transport d'énergie, on utilise l'ensemble 20 de calcul des valeurs de réglage, qui comporte des contacts 2R1 à 3R5 des relais R1 à R5 et des résistances R11 à R25 raccordées à ceux-ci. Chaque contact raccorde le balai 19 du potentiomètre 19' aux appareils indicateurs 26 et 27 à travers des résistances 2R1-3R5, dont les valeurs sont préalablement calculées. A titre d'exemple, considérons le fonctionnement du schéma pour une puissance de consigne égale à 0,5 de la puissance nominale (dans la zone 8, selon la fig. 3). La fig. 3 met en évidence qu'à une répartition optimale de la puissance entre les demi-circuits de la ligne de transport d'énergie correspond le schéma de branchement de tous les ponts de la sous-station (deux blocs dans chaque demi-circuit). Supposons qu'å l'aide de la clé K1 du décodeur D-O, on assigne une limitation de l'enclenchement d'un pont du premier demicircuit. Alors de la sortie du décodeur D-O à la cellule logique "NON" CL5, est envoyé le potentiel zéro et le transistor CR5 est bloqué. Les autres transistors seront prêts pour l'enclenchement (des potentiels négatifs sont appliqués à leur base). Les relais R1, R2, R3 et R4 de ces transistors sont raccordés aux voyants lumineux de signalisation L1 à L4. Selon les conditions de l'exemple considéré, le balai 19wus du potentiomètre 19 se situe dans la zone Z8 du détecteur 21, le champ F8 du chercheur d'optimum 22 est raccordé à la zone Z8 à laquelle est appliqué un potentiel zéro. Si le balai de contact du champ F8 se situe sur la lamelle 8A, le potentiel zéro est appliqué à l'émetteur du transistor CR5, qui n'est pas pret au déblocage ; le déplacement du balai du champ F8 vers la lamelle 8B est effectué par l'opérateur, le potentiel zéro est alors appliqué à 11 émetteur du transistor CR4. Etant donné que ce transistor est préparé (par la base), il est débloqué, an courant passe par l'enroulement du relais R4, qui enclenche avec son contact 1R4 le voyant de signalisation L4 du schéma de connexion "deux blocs dans un demi-circuit et un bloc dans l'autre". Simultanément, les contacts 2R4 et 3R4 du relais R4 raccordent les résistances R14 et R24 au potentiomètre 19'. La valeur de ces résistances est telle que sur les indicateurs 26 et 27 sont affichées les intensités de courant des demi-circuits optimales pour le régime de transmission de l'énergie assignée pour la configuration choisie de la sousstation. Le rapport entre les intensités de courant est égal à 1,5 ; le courant dans les demi-circuits avec deux ponts est 1,5 fois supérieur à celui du demi-circuit à un pont. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Procédé de régulation du courant de travail des demicircuits d'une ligne de transport d'énergie à courant continu bipolaire, comportant plusieurs ponts de soupapes, raccordés entre eux en formant les demi-circuits, à l'aide de régulateurs de courant agissant sur des électrodes de commande des soupapes en combinaison avec la modification du nombre de ponts enclenchés, caractérisé en ce que, pour une valeur assignée de la puissance à transmettre, on met en service un nombre optimal de ponts de soupapes et on établit les valeurs de réglage optimales des régulateurs de courant, le nombre de ponts en service et l'intensité du courant de service de chaque demi-circuit étant déterminés d'après les conditions de minimisation de la somme des composantes de dissipation dans la ligne de transport d'énergie, qui dépendent du nombre de ponts mis en service, de l'intensité du courant de service et de la valeur de la tension de service des demi-circuits 2. Dispositif de régulation semi-automatique du courant de service des demi-circuits pour la réalisation du procédé selon la revendication 1, comportant un dispositif de consigne de la puissance à transmettre, un ensemble de calcul des valeurs de réglage du régulateur de courant des demi-circuits, dont une première entrée est raccordée à une première sortie du dispositif de consigne de la puissance à transmettre, un bloc de conversion des valeurs de réglage du régulateur des courants des demi-circuits, dont l'entrée est raccordée à la sortie de l'en semble de calcul des valeurs de réglage du régulateur des courants des demi-circuits, et un bloc de consigne du schéma de branchement des ponts de soupapes pour le travail, caractérisé en ce qu'il est doté d'un détecteur de zone de la puissance transmise, prévu pour détecter la zone dans les limites de laquelle existe une séquence déterminée et invariable de branchement des ponts, en partant de la condition de la minimisation de la somme des composantes de dissipation de puissance dans la ligne de transport d'énergie, un chercheur d'optimum, prévu pour élaborer la séquence des codes des schémas de branchement des pont de soupapes, en commençant par la puissance optimale dans la zone donnée, une matrice de choix, prévue pour le choix du schéma de travail de branchement des ponts de soupapes, et un bloc de détermination des limitations, qui sert à 1'élaboration de signaux de limitation de la mise en service des ponts de soupapes et de l'intensité du courant dans chaque demi-circuit, une seconde sortie du dispositif de consigne de puissance étant raccordée à l'entrée du détecteur de la zone de puissance, dont la sortie est raccordée à l'entrée du chercheur dwsptimum, la sortie duquel est raccordée à une première entrée de la matrice de sélection, dont la première sortie est raccordée à l'entrée du bloc de consigne du schéma de travail de branchement des ponts à soupapes, la seconde entrée de la matrice de sélection étant raccordée à la sortie du bloc de détermination des limitations, tandis que la sortie de la matrice de choix est raccordée à une seconde entrée de l'ensemble de calcul des valeurs de réglage du régulateur des courants des demi-circuits.