La présente invention est relative à un procédé de traitement d'extraits lipidiques destiné lus particulièrement à préparer des acides gras à partir de tels extraits ainsi qu'à isoler les autres composés présents dans lesdits extraits. Certains organisme unicellulaires tels que par exemple les levures, sont utilisés depuis longtemps dans l'alimentation, soit sous ieur forme originale soit après hydrolyse. On a trouvé depuis quelques années des procédés de production permettant d'obtenir de très grandes quantités d'organismes unicellulaires, en utilisant la possibilité de développement desdits organismes sur des substrats constitués par des hydrocarbures ou par d'autres sources de carbàne -: méthanol, etc... La demanderesse a mis au point à ce sujet plusieurs procédés de production d'organismes unicellulaires tels que certaines levures à partir de mélanges d'hydrocarbures contenant uniquement des hydrocarbures paraffiniques normaux ou bien toutes les classes d'hydrocarbures telles que cilles présentes dans les coupes de distillation de pétrole. On a constaté que dans ces cas les organismes unicellulaires sélectionnés utilisent pour leur métabolisme uniquement certaines classes d'hy- drocarbure en laissant les autres classes inaltérées. Ils synthétisent comme tous les organismes vivants, non seulement des protéines, -mais également des glucides et des lipides. Ainsi, si le milieu nutritif organique -est constitué par des n-alcanes, les organismes unicellulaires, peuvent utiliser pour leur métabolisme l'ensemble des hydrocarbures et dans ce cas, le mélange. protéines/lipides ne contient plus d'hydrocarbures- et peut être considéré comme alimentaire.Mais par contre, ce qui est le cas le plus fréquent, lorsque le substrat est constitué par une coupe comprenant également d'autres hydrocarbure tels qu 'en particu- lier des hydrocarbures isoparaffiniques et naphténiques, voire aromatiques, ceuxci restent inaltérés et doivent donc être séparés des protéines synthétisées. Il est toutefois très difficile de séparer les lipides des hydrocarbures lorsqu'on utilise des procédés d'extraction usuels et les lipides ainsi récupérés sont souvent souillés par une quantité importante d'hydrocarbures très divers. D'autre part, la longueur de chaîne des lipides dépend en partie de la longueur de chaîne des hydrocarbures choisis pour alimenter les organismes unicellulaires. On a trouvé- qu'accessoirement à la fabrication des protéines, il était possible également de fabriquer des acides gras et d'orienter la longueur de leur chaîne par le choix de la longueur de channe des hydrocarbures de départ. D'autre part, les lipides produits lorsque la matière première est constituée par un mélange d'hydrocarbures d'origine pétrolière contiennent-comme le pétrole, à la fois des channes à nombre pair et des chaînes à nombre impair d'atomes de carbone. Les lipides synthétisés par les organismes unicellulaires tels qu'en particulier les levures, sont constitués principalement par un mélange de glycérophospholipides, de triglycérides et peuvent cpntenir aussi des acides gras libres. Un tel mélange peut être laissé dans la levure lorsque celle-ci a été nourrie avec un n-alcane ou un mélange de n-alcanes ou extrait par ùn solvant. Mais 8L, par contre, le substrat nutritif utilisé est un mélange d'hydrocarbures tels que le naphta, un pétrole, une coupe gas-oil etc..., ces lipides doivent obligatoirement autre extraits. On les obtient alors souillés par les hydrocarbures non consommés par les microorganismes qui peu vent êtrej selon le substrat de départ, un naphta, un pétrole, un gas-oil, appauvris en n-alcanes, etc... et souillées aussi par des composés divers provenant de l'hydrolyse partielle des protéines comme des amino-acides ou des impuretés ayant pour origine les réactifs utilisés tels que par exemple le solvant employé pour l'extraction. On désignera dans la suite de la description, le mélange complexe de lipides souillé ou non par des hydrocarbures et contenant ou non des impuretés diverses, par le terme "extrait lipidique!', La composition d'un tel extrait lipidique peut être par exemple, ceci pour faciliter la compréhension de l'invention, celle d'un extrait lipidique obtenu par extraction d'une levure qui siest développée sur un gas-oil, Une telle composition est, en moyenne, la suivante - gas-oil 15 7. environ - acides gras libres 3 Z environ - triglycérides 25 7. environ - glycérophospholipides 45 % environ - solvant (tel que ltisopropanol) % 2 % environ - divers (amino-acides, eau...) 10 Z environ. Lorsque la culture a été entreprise sur des n-alcanes, l'extrait lipidique obtenu ne contient pas d'hydrocarbures. La composition moyenne devient alors - acides gras libres 2 % environ - triglycérides 32 % environ - glycérophospholipides 55 Z environ - solvant 1 Z environ - divers (eau,..) 10 % environ. La presente invention a pour objet plus particulibrement la fabrication diacides gras à partir de tels extraits lipidiques. L'objet de l'invention est de fabriquer des acides gras en scin- dant les phospholipides et les glycerides et en récupérant les acides gras que les glycérides et les phospholique contiennent. On connaît déjà-de nombreuses méthodes pour séparer les insaponifiables des acides gras, elles présentent toutes des inconvénients qui les rendent inexploitables sur le plan industriel, soit en raison des difficultés d'application, soit qu'elles produisent des produits, non conformes aux exigences du marche, contenant trop d'insaponifiables. Ainsi, on peut mettre en oeuvre, un procédé de saponification à pression atmosphérique suivi d'une extraction au solvant. Il se produit au cours de ce procédé des phénomènes de moussage et le coût d'exploitation est très onéreux. Un autre procédé consiste en une saponification partielle ou à une neutralisation des acides gras suivie d'une distillation des insaponi-fiables sur un mélange de savons, de triglycérides et de phospholipides. Mais les acides gras entraînés, pressentent une teneur en insaponifiables nettement trop elevee. En effet, le pourcentage d'insaponifiables totaux, font que le produit ne peut être utilisé pour la plupart des-applications, qui demandent une teneur en insaponifiables inférieure à 0,5-1 Z. Le procédé objet de la présente invention, permet d'éviter les inconvénients susnommés et a pour avantage principal de produire des acides gras à teneur en insaponifiables faible, répondant aux diverses exigences d'utilisation de cette classe de produits. Le procédé suivant l'invention permet notamment de séparer ; les hydrocarbures tels que le gas-oil, Si l'extrait lipidique- a été obtenu par extraction de levures cultivées sur un substrat ne contenant; pas uniquement des n-paraffines ; le ou les solvants remployés pour l'extraction des lipides des microorganismes, comme par exemple l'isopropanol ;- les polyols ou les al cools produits par la scission des lipides, tels que le glycérol provenant des triglycérides ou les amino-alcools comme l'éthanolamine provenant de la scission des phospholipides, -l'ion P04 sous forme d'acide ou de sel, provenant de la scission dm glycéropho;spholipides ; les acides gras à faible teneur en insaponifiables. Le procédé objet de la présente invention comprend donc essen- tiellement une réaction de neutralisation et saponification totale en phase liquide par un hydroxyde de métal monovalent ; une distillation sous vide du mélange saponifié liquide destiné à séparer le mélange saponifié en deux parties : d'une part, le distillat contenant essentiellement des insaponifiables, et d'autre part, un résidu constitué essentiellement par des.. savons alcalins, des phosphates alcalins et des impuretés non distillables ; un traitement aboutissant ;à la scission des savons obtenus dans le résidu afin d'isoler des acides gras bruts; une distillation pour isoler les différentes fractions d'acide gras et une séparation des différents acides gras.Ce procédé peut éventuellement être précédé par une scission par hydrolyse des glycérides et des glycérophospholipides en acides gras, glycérides et ion P04 eventuellement sous forme de sel. Le traitement préalable d'hydrolyse des glycérides et des gly- cerophospholIpides, facultatif, pour obtenir tes acides gras, est effectué en appliquant les procédés d'hydrolyse classiques tels que par exemple le procédé Twitcheli consistant à travailler à pression atmosphérique en présence d'un catalyser acide tel que par exemple un; acide alcoylarylsulfonique. On peut également travailler sous pression en utilisant ou non l'un des catalyseurs choisis habituellement dans ce type de réaction, tel que par exemple l'oxyde de. zinc. On poursuit en général la réaction pour obtenir un taux d'hydro-. lyse de préférence supérieur à 95 %, -mais qui peut, éventuellement, autre infé- rieur à 95 Z si on désire.uniquement éliminer.le phosphore. L'hydrolyse appliquée aux extraits de lipides tels que mentionnés dans la présente demande, est assez rapide et elle n1 impose pas, le plus souvent, l'utilisation d'un catalyseur, ceci même aux pressione relativement modérées. En effet, les glycérophospholipides présents dans les extraits lipidiques, sont de bons agents émulsionnants qui favorisent la réaction. Ce premier stade facultatif présente néanmoins l'avantage d'accélérer les opérations subséquentes. La réaction de saponification peut être appliquée directement aux extraits lipidiques sans passage par la réaction d'hydrolyse susmentionée, et peut être effectuée par l'utilisation d'un hydroxyde de métal monovalent, tel que par exemple l'hydroxyde de sodium ou de potassium. Cette réaction se déroule en phase liquide. Une telle phase liquide peut être obtenue au stade de neutralisation et de saponification, par une élévation de la température qui conduit à une augmentation de la pression, puisque l'on travaille en présence d'eau. Cette opération doit donc être réalisée dans un autoclave sous une pression suffisante. Cette pression de vapeur peut être comprise entre 5 et 20 bars . La liquéfaction du mélange peut également être réalisé ou facilitée. par addition limitée d'eau ou en utilisant de la potasse caustique à la place de la soude caustique ou encore un mélange de soude et de potasse, de telle façon qu'il se produise des "savons eutectiques" possédant un point de fusion plus bas que les savons potassiques. l'opération de saponification, est conduite de telle façon que la quantité d'hydroxyde alcalin soit calculée pour qu'à la fin de' l'opération, il en existe un léger excès de telle façon que le pH du produit dispersé dans l'eau soit égal à environ 8,5, c'est-à-dire que la réaction à la phénolphtaléi ne donne lieu à une couleur légèrement rosée. Ce traitement permet ainsi d'aboutir à un mélange contenant des savons alcalins, des phosphates alcalins, du glycérol, des aminoalcools, la triméthylamine, le solvant d'extraction tel qu'un monoalcool si l'opération n'a pas été précédée par une hydrolyse, des hydrocarbures tels que du pétrole, du gas-oil, si culture des microorganismes n'a pas été effectuée sur des n-al- canes purs, ainsi que des sels de métal lourd inaltérés ou modifiés qui ont servi à transformer des impuretés sulfurees. I1 est possible également à ce stade de l'opération, d'éliminer les impuretés sulfurées qui pourraient être entratnées dans les produits fabriqués et constituer éventuellement un lnconvénient lors de leur utilisation dans les procédés catalytiques où ils peuvent empoisonner le catalyseur. On peut additionner au stade de la saponification ou éventuellement aux stades ultérieurs, des réactifs se combinant au soufre corrosif contenu dans l'hydrogène sulfuré et dans certains thiols. On additionne aini-dans.ce but, un hydroxyde ou un sel de métal lourd pouvant entrer en réaction avec les composés sulfurés.A titre d'exemple, on peut utiliser la litharge qui est éventuellement ajoutée à la soude caustique ou alors du plombite de soude. On procède ensuite à- la distillation~dans -le but de séparer le mélange obtenu par saponification en deux parties, d'une part, un distillat contenant la totalite des insaponifiables tels que les hydrocarbures résiduels s'il en existe dans l'extrait lipidique ; les aminoalcools, le glycérol et éventuellement le solvant et des traces de cetones lourdes qui auraient pu se former par pyrogénation des savons et d'autre part, un résidu constitué essentiellement par des savons alcalins, éventuellement un phosphate alcalin ou des impuretés non distillables. Comme précédemment il est possible d'additionner au mélange des réactifs se combinant au soufre, tels que définis plus haut. Pour aboutir à des savons exempts d'insypQnifiables, il est né- cessaire de régler la température de distillation de telle façon que les extraits lipidiques saponifiés ou les produits non distillables qui restent en fond de cornue ou en fond de tour, quelle que soit leur composition, soient toujours à l'état liquide afin de permettre la volatilisation parfaite des produits distillables. Le chauffage du mélange est effectué par un procédé évitant une surchauffe locale pouvant entraîner une pyrogénation excessive des sac vons. On obtient ainsi de bons résultats en utilisant un fluide caloporteur, ou un circuit d'eau sous pression complété éventuellement par un bain de métal fondu tel que le plomb ou un alliage de plomb. La. température devra é-galement être ajustée pour qu'il ne se produise pas de.décomp9sition thermique du glycérol ou des savons. Les températures de distillation et les températures moyennes en fond de tour sont donc fonction, d'une part, de la nature et du poids moléculaire des acides gras, qui interfèrent sur le point de fusion des savons et, d'autre part, de la nature et de la courbe de distillation des insaponifiables que l'on désire éliminer. Ces températures peuvent donc varier avec chaque typé d'extrait lipidique, en fonction des composés présents. Ainsi, à titre purement indicatif, pour un extrait lipidique obtenu au départ d'une coupe de gas-oil dont les températures extrêmes de distillation sont 300 et 385 C, la température de distillation variera entre 140 et 2000C sous une pression de 10 torr.La pression finale pour éliminer les dernières traces d'hydrocarbures est abaissée à 1 torr, le savon étant alors à 380 C. Dans ces conditions, le glycérol obtenu dans le mélange saponifié ainsi que les divers aminoalcools sont éliminés sous vide sans décomposition thermique. il est possible également au cours de la distillation, de séparer les alcools et polyols ou au moins d'obtenir des fractions plus riches en tel ou tel composant en séparant ces mêmes fractions dans des intervalles de température bien déterminés. En fin d'opération, et Si l'on travaille en discontinu en fond de tour de distillation, le mélange composé de savons anhydres est liquide et ne doit plus contenir d'insaponifiables distillables. Ce résultat est plus facilement atteint par barbotage de vapeur surchauffée (voire d'un gaz inerte) de façon à volatiliser les dernières parties de produit distillable, ou à l'aide d'un vide plus ou moins profond et pouvant atteindre 0,1 à 10 torr par exemJ ple. Les savons présents dans le résidu de distillation sont ensuite soumis à une scission acide. Cette opération consiste essentiellement à procéder à une scission des savons obtenus à l'aide d'un acide fort qui peut être, par exemple, une solution d'acide sulfurique ou une solution d'acide phosphorique. Bien entendu, tous les autres acides répondant à cette définition peuvent être utilisés. Le savon fondu liquide est coulé-dans la solution acide de préférence chaude. On peut également diluer préalablement ledit savon dans de l'eau. La quantité d'acide est calculée de telle façon qu'on se trouve à un pH acide voisin de la neutralité et que la totalité du sel alcalin-- ou- biendes sels alcalins d'acides gras soit décomposée en sels et acides gras.L'excès d'acide est calculé par exemple pour que le pH de la solution aqueuse après scission soit comprise entre 3 et 4 et que la solution fasse virer le méthylorange. Au cours de l'opération de scission, le milieu réactionnel peut être agité- par un moyen mécanique ou par barbotage de vapeur ou de gaz. On arrête l'agitation en fin d'opération et le mélange est décanté, la solution aqueuse inférieure est séparée, les acides gras surnageant sont lavés à l'eau jusqu'à neutralité. L'utilisation d'acide phosphorique permet d'obtenir un mé lange de sels constitué uniquement par des phosphates qui peuvent également être valorisés alors que 11 utilisation d'acide sulfurique conduit obligatoirement à un mélange de sulfates et de phosphatas moins facilément -utilisable. Ceci n'est vrai, toutefois, que si l'extrait lipidique n'a pas été hydrolysé avant la saponification, et contient du phosphore La solution saline ainsi obtenue est légèrement acide et peut entre neutralisée pour formet des sels alcalins soluble ou traités avec de la chaux afin de précipiter Belon'le cas le sulfate, le phosphate de calcium ou un mélange de sulfate-phosphate de calcium,qui est ensuite récupéré et éventuéllement sdché.- On traite ensuite les acides gras par des procédés de purification et d'isolement des fractions par distillation. Les acides gras bruts produits au cours de cette opération, après la scission acide et-lavage, sont impurs, et il peut être nécessaire de les-purifier et de séparer les différents acides. On procéde ainsi à une dis- tillation sous vide. On applique à cet effet le procédé de distillation sous vide des acides gras connu en-lui-même ainsi que les- autres procédés de traitement de ces acides tels que la séparation en fonction de la longueur de chatne ou en fonction du point de fusion lié à l'insaturation desdits acides. On. peut également à cette étape, rajouter des réactifs se combinant avec le soufre ré pondant à la définition donnée précédemment. Après redistillation des acides gras bruts, sous vide, avec éventuellement élimination de la fraction dans laquelle se concentre l'insaponifiable qui pourrait rester, on obtient des fractions d'acides gras dont la teneur en insaponifiables est de l'ordre de 0,1 à 0,5 % et ne dépasse pas 1 Z;; Dans le cas particulier de l'utilisation d'un gas-oil, distillant entre 30D et 385 C, on fabrique des acides gras'dont le nombre d'atomes de car- bone est compris principalement entre 15 et 13 et dont le, chaînes, sont -à nombres d'atomes de carbone pairs et impairs, parmi lesquels la fraction contenant 17 atomes de carbone est relativement importante. On constate que la fraction comportant 15 à 16 atomes de carbone est surtout saturée alors que la fraction compor- tant 17 à 18 atomes de carbone est essentiellement insaturée et contient même une proportion importante acides polyinsaturés. On procède dans ce cas particulier à une séparation au cours de la distillation des fractions en C 15 - C 16 et d'autre part, des fractions C 17 -C 18, puis l'on sépare dans la fraction C 17 - C 18 les acides saturés des acides insaturés, de sorte-que l'on fabrique toute une gamme d'acides gras de grande valeur pouvant être utilisés en particulier dans l'industrie des peintures, la savonnerie, la fabrication des agents de surface. Si l'on utilise comme matière première des n-alcanes dont le nombre- d'atomes de carbone est identique à ceux des alcanes contenus dans le gas-oil, la composition des acides. gras obtenus est très voisine. Pour ce qui concerne le distillat contenant des insaponifiables insolubles dan l'eau tels que les hydrocarbures et des insaponifiables solubles dans l'eau tels que les amino-alcools et les glycérols, on procède tout d'abord à un lavage avec de l'eau, ce qui permet de séparer ces deux classes de constituants. Par le procédé de lavage, on obtient de8 hydrocarbures qui peur vent être utilisés après séchage et purification par barbotage de vapeur ai la fraction est assez lourde, et d'autre part une solution aqueuse et contenant le glycérol, les aminoalcools, la triméthylamine, évent,uel-lement l'alcool qui est utilise comme solvant pour extraire les lipides des protéines. Dans le cas particulier de l'utilisation comme solvant de l'isopropanol, le-ttaitement du distillat insoluble dans l'eau ne pose pas particulièrement de problème. Par contre, en ce qui concerne ie distillat soluble dans l'eau, le traitement peut varier suivant la composition et l'on peut se contenter dans un premier cas d'une simple distillation fractionnée partiellement sous pression atmosphérique, partiellement sous vide pour séparer les divers constituants. Ainsi, certains aminoalcools provenant de la scission des glycérophosphatides, tels que la choline ne sont pas distillables sous pression atmosphérique at doivent être obtenus par d'autres moyens. La choline est thermiquement décompo- sée en glycol qui peut être séparé du glycérol au cours de la distillation. Une autre méthode peut consister à neutraliser par un acide fort tel que l'acide sulfurique, qui bloque la totalité des amines et aminoalcools sous forme de sels non distillables. Dans ces conditions, une distillation sous vide ou plutôt une rectification sous vide permet de séparer les alcools légers tels que l'isopropanol, du glycérol En ce qui concerne les résidus, on peut les soumettre à une alcalinisation suivie d 'une distillation ou d'un entrainement à la vapeur d'eau, afin de séparer les divers amines et aminoalcools qu'ils contiennent, et principalement les aminoéthanols et la triméthylamine. Ce procédé de traitement des extraits lipidiques- s'applique, bien entendu, à tous les "extraits lipidiques" qui contiennent ou non des insa- ponifiables et quelle que soit la nature de la courbe de distillation des hydrocarbures ou autres composés organiques constituant le milieu nutritif. Ces trai tements s'appliquent également à tous les extraits lipidiques quelle que soit la nature du ou des organismes unicellulaires ou pluricellulaires (levures ou bac téries) qui ont synthétisé lesdits lipides et phosphatides à partir des hydro- carburea ou de tout autre substrat carboné nutritif. Les exemples suivants, sont destinés à. faciliter la compréhension de l'invention, sans toutefois présenter pour celle-ci un caractère limitatif. EXEMPLE 1 On utilise comme matière première un "extrait lipidique" obtenu par extraction-d'une levure cultivée sur un gas-oil distillant à une température comprise entre 300 et 385 C. Les caractéristiques principales de cet extrait lipidique sont - teneur en hydrocarbures et autres insaponifiables 14,5 % - acides gras totaux libres et combinés 49,5 % - indice d'acide 42,7 - phoaphore 2,2 % Cet extrait lipidique est soumis tout d'abord à une hydrolyse limitée en traitant avec l'eau à 2120C environ et sous une pression d'environ 20 bars, sans catalyseur pendant 1 heure.- On obtient ainsi une matière première déphosphorée et qui est un extrait lipidique hydrolysa présentant les caractéris- tiques suivantes - eau 1,5 % - insaponifiables 15,5 Z - indice d'acide 103,2 - indice de saponification 143 - phosphore inférieur à 0,01 % 1000 kg d'extrait lipidique ne contenant plus de phosphore sont soumis à la saponification dans un autoclave a 150 C sous pression de 5 bars pendant 1 heure à l-'aide de 357 kg de soude caustique. à 30 %. Le mélange de savon et d'insaponifiables obtenu possède un pH de 8,5. Ce mélange est envoyé à l'état liquide dans un appareil à distiller, où l'on conduit l'opération de telle façon que celle-ci s'achève sous un vide de 2 torr avec injection de vapeur vive, la température des savons étant de 3850C en fin d'opération. On obtient 552 kg de distillat contenant 224 kg d-'insaponifia- bles divers et 805 kg de savon anhydre fondu. Ce savon est envoyé dans une solution aqueuse d'acide sulfurique à 10 % portée à 100 C et sous reflux, la quantité d'acide anhydre utilisée est de 133 kg. Après lavage à l'eau jusqu'à neutralité, les acides gras bruts obtenus sont distillés sous vide, sans injection de vapeur et fournissent 530kg d'acides gras distilles et 135 kg de brai possèdant les caractéristiques suivantes - acides gras , Indice d'acide 211 indice de saponification 212 indice d'iode 64,2 , teneur en insaponifiables 0,4 7. - brai indice d'acide 156 , indice de saponification 168 . point de goutte "bille et anneau" 260c, Ce brai mou formé d'acides gras polymérisés peut être utilisé par exemple comme agent émulsionnant pour les bitumes. On peut Fventuel- lement diminuer la quantité de brai par injection de vapeur d'eau au cours dela distillation des acides gras. La nature et la composition des acides gras ainsi préparés sont indiqués dans le tableau suivant, à titre d'exemple Longueur de chatne des Nombre de doubles % en poids approxicatif acides (chaîne droite) liaisons C 14 O 0,2 ) 0,2 C 14 C 15 O 1,9 | 2,0 C 15 C 15 1 0,1 C 16 O 8,8 i 14,1 C 16 C 16 1 5,3 C 17 O 12,7 C 17 1 , 33,0 52,2 C 17 C 17 2 6,5 C 18 O 5,2 C 18 1 10,6 C 18 2 9,3 | 28,8 C 18 C 18 3 3,7 C 19 0 O 0,4 C 19 insaturé 0,5 0,9 C 19 non dosé - 1,8 1,8 100,0 Cé qui correspond approximativement à - acides gras satures .29. % environ - ac-ides gras monoinsaturés 50 % environ - acides gras di-insaturés 16 Z environ acides gras tri-insaturés 4 % environ;; Cette composition est uniquement indicative, et peut être sujette à des variations selon la matière première, la courbe de distillation dea car- bures d'hydrogène et les conditions de fabrication des protéines. La séparation est obtenue. par des moyens analytiques habituellement utilisés dans ce domaine tels que la chromatographie en phase gazeuse. La séparation peut entre effectuée sur le plan industriel par dis tillation fractionnée, en séparent les insaturés des saturés par cristalisation. EXEMPLE 2 On utilise un extrait lipidique obtenu à partir d'une coupe.-de pétrole distillant entre 280 et 3609C ayant la composition suivante : - hydrocarbures 12 Z -acides gras libres 35 % -glycérides 25 % - glycérophospholipides 45 Z -isopropanol 2 % -divers (aminoacides, eau) 13 Z. Le mélange est saponifié directement sans hydrolyse préalable d 160 X pendant une heure avec une solution à 50 Z de potasse caustique additionnée de 0,1 % de lithrage. Le mélange de savons et d'insaponifiables est traité comme décrit dan l'exemple précédent et permet d'obtenir - hydrocarbure 12 % acides gras bruts totaux 53 Z (indice 215, % insaponifiables O,S) - glycérol 8 % environ - aminoalcools 5 % - isopropanol 1,8 % - acide phosphorique (ion PO4) exprimé en H3PO4 6 % (ce produit reste dissous dans l'eau). EXEMPLE On utilise un extrait lipidique obtenu par culture de Candida tro picalis sur un mélange de alcanes distillant entre 2500C et 294 C et contenant principalement 90 % d'hydrocarbures' en C 14 - C 15 - C 16 et-C 17.-Après métabolisation de tous les hydrocarbures ', les lipides ont été extraits par de l'isopropanol ou de l'éthanol qui après atomisation par des distillations a permis d'obtenir un extrait contenant moins de 0,05 % d'hydrocarbures. Cet extrait lipidique saponifié avec de la soude caustique et traité dans les mêmes conditions que dans l'exemple 1 permet d'obtenir 55 % d'acides gras distillés possédant un indice d'acide de 210 et moins de 0,1 Z d'insaponifiables. REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement d'extraits lipidiques contenant ou ne contenant pas d'hydrocarbures caractérisé par le-fait que l'on soumet lesdits extraits lipidiques successivement à une réaction de neutralisåtion et saponification totale en phase liquide par un hydroxyde d'un métal monovalent ; à une distillation sous vide du mélange liquéfié permettant de séparer ledit mé- lange saponifié en deux parties, constituées d'une-part par un distillat contenant les insaponifiables et d'autre part un résidu anhydre contenant des savons alcalins ; à un traitement de scission acide desdits savons afin d'isoler les acides gras bruts - 2.Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'étape de neutralisation et saponification est précédée par une réaction d'hydrolyse en vue de scinder les glycérides et les phospholipides. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que la réaction de saponification est effectuée par un hydroxyde d'un métal alcalin ou un mélange d'hyaroxyde de métaux alcalins formant un eutectique pour obtenir un point de fusion minima-l desdits savons. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications l à 3, caractérisé par le fait que l'on élimine les impuretés soufrées soit lors de l'étape de saponification, soit lors de la distillation, en utilisant un hydroxyde ou un sel de mé-tal lourd entrant en réaction avec les composés soufrés. 5. Procédé selon la revendication' 4, caractérisé par le fait qu'on utilise la litharge. 6. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le composé utilisé est du plombite de soude. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que l'on utilise lors de l'opération de neutralisation et de saponificatin une quantité d'hydroxyde alcalin calculé de telle façon qu'à la fin de l'opération il existe un excès dudit hydroxyde de façon que le pH soit alcalin, par exemple 8,5 environ. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que la température de distillation est telle que les extraits lipidiques saponifiés ou les produits restant en fond de-cornue ou en fond de tour, soient toujours à l'état liquide et que la température est ajustée de telle façon qu'il ne se produise pas de décomposition thermique notable du glycérol ou des savons. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait que lorsqu'on traite un extrait lipidique obtenu à partir d'une culture sur une coupe de gas-oil dont les températures extrêmes de distillation sont comprises entre 300 et 3850C, la température de distillation varia entre 140 et 2000C- et la pression est d'environ de 10 torr. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 8 ou 9, caractérisé par le fait que l'on élimine la dernière partie du-produit distillable, à une pression comprise entre 1 et lOtorr. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, carac térisé par le fait que l'on soumet le résidu de distillation à une scission acide à l'aide d'un acide fort. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé par le fait que l'acide utilisé est une solution d'acide phosphorique. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendications 11 et 12, caractérisé par le fait que la quantité d'acide est calculée de telle façon que la décomposition des savons soit complète. 14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé par le fait que le pH est inférieur à 7 de préférence ceci edwe3 et 4 après la réaction de scission. 15. Procédé selon l'une quélconque des revendications 1 à 14, carac tersé par le fait que l'on distille sous les acides gras résultant de la réaction de scission en ajoutant les sels de métaux lourds eut que l'on sépare les différents acides en fonction de la longueur de channe et de leur degré d'insaturation. 16. Procédé de traitement d'-extraits lipidiques selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le distillat contenant Is insaponifiables, est lavé à l'eau afin de séparer les insaponifiables insolubles dans l'eau des insaponifiables solubles dans l'eau, dans le cas où l'insaponifiable contient des hydrocarbures. 17. Procédé selon la revendication 16, caractérisé par le fait que le distillat soluble dans l'eau, est soumis à une distillation fractionnée partiellement sous pression atmosphérique et partiellement sous vide. 18. Procédé selon la revendication 16, caractérisé par le fait que l'on neutralise le distillat par un acide fort tel que l'acide sulfurique et qu'on procède ensuite à une distillation sous vide ou une rectification sous vide afin de séparer les alcools légers et le glycérol. 19. Procédé selon la revendication 18, caractérisé par le fait que le résidu de distillation contenant les amines et les aminoalcools sous formes de sels non distillables, est soumis à un traitement par un agent alcalin, puis à la distillation ou entratnement à la vapeur, afin de separer les diverses amines et aminoalcools qu'il contient. 20. Procédé de préparation d'acides gras de longueurs de chaine déterminées, caractérisé par le fait, que l"on utilise à titre de substrat dans le procédé de développement de microorganismes tels que les levures ou les bacté téries, des hydrocarbures paraffiniques à longueur-de chaîne en relation avec la longueur prévue pour les acides gras, et que l'on soumet l'extrait lipidique au traitement tel que revendiqué dans l'une quelconque des revendica- tions 1 à 14.