L'invention est relative à la détection d'interférence d'un engin de levage avec un obstacle, fixe ou mobile, par exemple avec un autre engin de levage opérant sur le même site0 Dans le cas, par exemple, de deux grues à tour opérant sur un même site, chacune d'elles, par la rotation de sa flèche, est susceptible de balayer une zone de travail effectif cylindrique dont l'axe est celui de la tour et dont le rayon est égal à la distance entre l'extrémité de la flèche et cet axe. Il n'y a jamais interférence Si, en plans les cercles décrits par les extrémités respectives des flèches ne se coupent pas. Par contre, il y a risque d'interférence si, à la fois, les cercles sont sécants et le chariot porté par la flèche la plus haute eat trop avancé, de sorte que le capable partant verticalement de ce chariot peut venir en contact avec la flèche de l'autre grue si la charge qu'il supporte est à un niveau plus bas que celui de ladite autre flèche. Dans le cas de ponts roulants superposés, il y a risque d'interférence si la charge suspendue au pont supérieur est trop basse. L'invention a pour but de fournir un dispositif simple et fiable permettant de détecter cette interférence ou son immi nonce, Â cet effet, le dispositif selon l'invention, pour la détection d'interférence d'un engin de levage avec un obstacle, est caractérisé par le fait qu'il comporte : des premiers moyens détecteurs des paramètres instantanés de fonctionnement de l'engin de levage, et des seconds moyens agencés pour recevoir des données correspondant à la position de l'obstacle et des données correspondant auxdits paramètres, pour traiter ces données et pour émettre au moins un signal d'avertissement et/ou de sécurité en cas d'interférence ou d'imminence d'interférence de l'engin avec l'obstacle. Dans le cas de deux engins de levage, chacun d'eux comporte de tels premiers et seconds moyens. De préférence, les seconds moyens sont constitués par un microprocesseur ou un processeur câblé. On comprendra bien l'invention à la lecture de la description qui va suivre et en référence au dessin annexé dans lequel: Fig.1 est une vue schématique en plan de deux grues à tour opérant sur un même site; et Fig.2 est un schéma du dispositif selon l'invention. La description ci-après sera faite dans le cas où l'obstacle est constitué par un autre engin. On a montré à la fig.1 deux grues à tour, 2 comportant chacune: une flèche horizontale 3, 4, avec son chariot 5, 6 et son contre-poids 7, 8, une tour 9, 10 et l'axe géométrique vertical 11, 12 de rotation de la flèche. Quand les flèches tournent, les extrémités actives des flèches 3, 4, c'est-à-dire les extrémités opposées aux contre-poids, décrivent chacune, vu en plan, un cercle Ci, C2 centré sur l'axe 11, 12. Il y a risque d'interférence entre les flèches 3, 4 Si les cercles Ci, G2 se coupent et si les flèches sont sensiblement à la même hauteur; c'est pourquoi, systématiquement, on dispose à des niveaux différents les flèches de grues travaillant sur un meme chantier.Par exemple, la flèche 3 de la grue 1 est située plus haut que la flèche 4 de la grue 2, de manière qu'elle puisse passer librement au-dessus de la flèche 4. Le risque d'interférence entre les flèches de grues étant supprimé, il subsiste néanmoins un autre risque d'interférence, par exemple entre le câble de levage de la grue 1, partant du chariot 5, et la flèche 4 de la grue 2. En effet, pour les positions du chariot 5 comprises entre la position la plus avancée sur la flèche 3 (représentée par le cercle C) et une position intermédiaire définie par le cercle G6 tangent au cercle C2, le câble de levage, le moufle ou la charge de la grue 1 peut venir heurter la flèche 4 si l'extrémité de celle-ci est à l'intérieur du cercle Cg et si la charge portée-par la grue 1 est plus basse que la flèche 4. Pour éviter cette interférence, on a recours au dispositif selon l'invention montré à la fig.2. Ce dispositif comporte deux ensembles 13, 14, associés respectivement aux grues 1 et 2. Chaque ensemble 13, 14 comporte une unité centrale 15, 16 propre à recevoir sur des entrées 17, 18 et 19, 20 respectivement les données de fonctionnement de l'engin associé et les données de fonctionnement de l'autre engin, à envoyer à l'autre unité les données de fonctionnement de l'engin qui lui est associé, à traiter les données reçues et à émettre sur des sorties. 21, 22 des signaux d'avertissement et/ou de sécurité en cas dtinterférence ou d'imminence d'interférence entre lesdeux eqFns. Les entrées 17, 19 des unités 15, 16 sont alimentées par des détecteurs 23, 24 indiquant chacun un paramètre de fonctionnement de l'engin 1, 2 associé (position de l'axe 11, 12, orientation de la flèche 3, 4, position du chariot 5, 6 sur la flèche, longueur de la flèche, hauteur du moufle de levage, hauteur de la flèche, etc...). Ces paramètres détectés sont ceux qui peuvent intervenir dans l'interférence. Ces détecteurs sont d'un type bien connu et ne seront donc pas décrits. Les entrées 18, 20, schématisées par deux lignes, sont alimentées, après traitement, par les unités 16, 15 respectivement. Elles représentent, dans une unité, les paramètres de fonctionnement de l'engin associé à l'autre unité. Les données fournies par les entrées 17, 18 et 19, 20 sont traitées par les unités 15, 16 qui sont de préférence des microprocesseurs. Ces unités, en fonction de leur programmation, ont une structure et un fonctionnement bien connus de l'homme de l'art; elles ne seront donc pas décrits plus en détail. -Les sorties 21, 22 de chaque unité commandent, au choix ou de manière cumulative, un système 25 de visualisation ou d'affichage, un système 26 d'avertissement sonore ou optique et différents circuits 27 correspondant à chacun des mouvements possibles de l'engin associé (déplacement d'ensemble, rotation de la flèche, translation du chariot, descente du moufle de levage, e-tc...). Ces circuits 27 peuvent~être agencés pour émet-tre un signal d'avertissement et/ou pour interdire une variation aggravante du paramètre intéressé. Bien entendu, dans le cas d'un seul engin dont on veut éviter l'interférence avec un obstacle fixe, par exemple un bâtiment, on utilisera une seule unité centrale recevant les paramètres de l'engin et ceux de l'obstacle. Il ressort de ce qui précede que l'opérateur de chaque grue dispose donc des moyens très efficaces et simples pour la commande de son engin. REVENDIGAEIONS 1.- Dispositif pour la détection de l'imminence d'interférence d'un engin de levage avec un obstacle, caractérisé par le fait qu'il comporte : des premiers moyens détecteurs des paramètres instantanés de fonctionnement de 11 engin de levage et-des seconds moyens agencés pour recevoir des données correspondant à la position de l'obstacle et des données correspondant aux dits paramètres, pour traiter ces données et pour émettre au moins un signal d'avertissement et/ou de sécurité en cas d'interférence ou d'imminence d'interférence de l'engin avec l'obstacle. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que, dans le cas où l'obstacle est constitué par un autre engin travaillant sur le même site, à chaque engin sont associés des premiers et seconds moyens. 3.- Dispositif selon l'une des revendications i et 2, caractérisé par le fait que les seconds moyens sont constitues par un microprocesseur ou un processeur câblé, 4.- Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que les premiers moyens comportent des détecteurs de chacun des paramètres de fonctionnement pouvant intervenir dans l'interférence. 5.- Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par- le fait que les seconds moyens sont agencés pour commander un système de visualisation ou d'affichage, an systeme d'avertissement sonore ou optiques et/ou des circuits associés respectivement aux mouvements possibles de l'engin. 6.- Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait que lesdits circuits sont agencés pour émettre un signal d'avertissement et/ou pour interdire une variation ag gravanté du paramètre intéressé.