La présente invention concerne un procédé de fabrication de fil de polyamide partiellement orienté, et plus spécifiquement de fils de nylon 6 (polycapronamide) un procédé de fabrication de fils texturés à partir desdits fils préorientés, et les fils texturés ainsi obtnus. Le fil de nylon 6 préorienté est en lui-même un produit nouveau et il constitue un-objet de la présente invention0 La préparation de fils partiellement orientés, directement lors de la filature a acquis un grand intérêt industriel, en particulier pour la préparation de fils texturés à partir desdits fils préorientés. Ledit procédé a été appliqué industriellement aux fils de polyester, qui sont produits à de hautes vitesses de filature et ont de ce fait un degré plus ou moins marqués de préorientation et qui sont ensuite texturés par fausse torsion, par fixatinn à chaud de la fausse torsion et achèvement simultané de l'éti- rage-. On connaît de longue date la fabrication de-fils polyester préorientés à un degré plus ou moins marqué par filature à haute vitesse. Au contraire, les fils de polyamide, et en particulier les fils de nylon 6 (polyzapronamide obtenu généralement par polymérisation du caprolactame) n'ont pas été réalisés par un procédé de ce type. Il est vrai que le brevet US ! n" 3 601 972 au nom de Rogers décrit la préparation de fils de nylon en texturant un fil partiellement préétiré, l'étirage étant terminé concurremment avec la texturation, ou texturisation avec un rapport entre le taux d'éti-rage au cours de la phase de texturation et le taux d'étirage au cours de la phase de préétirage varant de préférence entre 0,3 et 0,8 et un taux d'étirage total au cours des deux opérations qui est d'environ de 1:3 (inférieur au taux d'étirage normal du nylon 66).Cependant, ledit fil préorienté'n'est pas préparé par filature à grande vitesse. La vitesse de filature du nylon 6 est normalement comprise entre 600 et 1200 mètres à la minute-, et est au plus de 1500 mètres à la minute. Le fil est extrudé de filières appropriées, refroidi, puis on lui applique un produit de finition, le fil est alors renvidé ou reçu dans un dispositif deréceptiono un tel fil est pratiquement non orienté, ou bien il peut être considéré comme tel. A première vue, il pourrait sembler que la vitesse de renvidage du fil pourrait être augmente ; et qu'en augmentant ladite vitesse, on pourrait obtenir un fil progressivement plus orienté. cependant, il est pratiquement impossible de travailler de cette manière, en tout cas à l'échelle industrielle. Ce qui se réalise en fait est que lorsqu'on augmente la vitesse de renvidage du nylon 6, et plus particulièrement lorsque cette vitesse dépasse 1500 mètres à la minute, on obtient en fait une certaine orientation du fil, mais les caractéristiques dynamométriques du fil lui-même deviennent extrêmement irrégulières, et ce phénomène est facilement mis en évidence au moyen de diagrammes représentant la variation de l'allongement en fonction de la charge appliquée qui mettent en évidence des caractéristiques. variables dtun point du.fil à l'autre.De plus, quand on augmente la vitesse, le renvidage sur une bobine devient de plus en plus difficile, les enroulements et les couches de fil tendant à se chevaucher et à glisser les uns sur les autres, le résultat étant que la bobine devient inutilisable parce qu'il est impossible d'en dévider régulièrement le fil, et si la vitesse est encore plus augmentée, la bobine s'écroule complètement. En conséquence, l'homme de l'art concluerait qu'il est impossible de fabriquer industriellement un fil de nylon 6 partiellement orienté, en particulier dans le but de le texturer ensuite. Il convient de noter qu'un comportenent de ce type n'est pas constaté lorsqu'on traite un fil de polyester qui est fabriqué industriellement à haute vitesse, du fait quton peut l'obtenir à toute vitesse de filature d-ésirée, et avec un degré d'orientation qui augmente régulièrement avec la vitesse Il est vrai qu'on sait déjà depuis longtemps que les fils synthétiques se détériorient avec laye, après une certaine période de temps, en raison de phénomènes de cristallisation et d'autres causes, de sorte que des fils non orientés ne peuvent pas être stockés pendant plusieurs mois puis être utilisés sans inconvénients, et il en résulte que la stabilité des fils stockés est une fonction de la vitesse de réception. Cependant, si le fil de polyester est utilisé immédiatement après sa fabrication ou peu de temps après, il est complètement satisfaisant quelle que soit la vitesse -à laquelle il a eté filé.En ce qui concerne leur vieillissement, les fils de polyester qui sont filés par exemple à environ 2500 mètres à minute, ont également jà une durée de vie de stockage parfaitement satisfaisante0 La Demanderesse a découvert de façon surprenante ou'il est possible d'obtenir un fildepolyamide présentant un degré désiré de préorientation et des caractérisitiques stables dans le temps et de ce fait une vie de stockage satisfaisante, et que l'on peut obtenir des bobines de ce fil qui sont excellentes et régu lièrement formées, qui peuvent être facilement dévidées et sont appropriées à un usage industriel, par exemple pour une texturation subséquente, par un procédé caractérisé par le fait que le fil est filé selon la technique de filature normale comprenant les étapes consistant à refroidir les filaments extrudés et à en appliquer des produits de finition sur ces filaments, le fil étant ensuite passé dans une zone de conditionnement maintenue à une température qui est en corrélation avec la vitesse de renvidage d'tune manière spécifiée ci-dessous, et qui est ensuite reçu à une vitesse qui n'est pas inférieure à 3000 mètres à la minute et qui est de préférence supérieure å cette vitesse La corrélation entre les températures de conditionnement et la vitesse de renvidage est définie par le diagramme de la figure 4 qui sera décrit ci-après, lequel diagramme définit les températures auxquelles la zone de conditionnement doit être maintenue pour chaque vitesse de renvidage, avec une tolérance d'environ25%'en plus ou en moins. Il n'y a pas de limite supérieure à la vitesse de réception, mais en pratique le fil est à peu près totalement orienté lorsque la vitesse dépasse 4700 à 5ooe mètres à la minute. Le fil obtenu de cette manière présente un degré d'orientation qui est parfaitement satisfaisant en--vue d'une texturation subséquente et il garantit une stabilité des caractéristiques du fil au vieillissement qui sont pratiquement illimitées pour des buts industriels. Ledit fil doit être-considéré comme un produit nouveau du fait qu'il combine les propriétés du degré de preorientation désirée, une constance des caractéristiques du fil de point en point et une régularité du dévidage, qui ne pouvaient être obtenus précédemment qu'avec des fils non orientés, et avec une stabilité desdites propriétés dans le temps qu'un fil non orienté ne possède pas. Ledit fil préorienté peut être subséquemment texturé par tout procédé connu, par exemple en le faisant passer dans un appareil om il est soumis à une fausse torsion et où il est chauffé pour fixer la fausse torsion, ltétirage étant terminé concuremmentv Le fait que cet étirage est terminé concunxmment à la texturation et donc à chaud dans des conditions qui ne sont pas normales pour un fil de polyamide, a été constaté comme n'étant pas néfaste. Si désiré, l'achèvement de l'étirage et la texturation peuvent être effectués en séquence immédiate au lieu de concurremment. Il est également possible d'effectuer un second traitement comprenant une autre fixation àchaud pour obtenir des fils gonflants possédant les caractéristiques désirées. En général le mot de "texturation" ou "texturisation" doit être compris dans ce brevet comme comprenant tous les traitements connus qui sont appliqués actuellement aux fils depolyamide orientés Les dessins ci-annexés illustrent un certain nombre de modes de réalisations dessins sur lesquels - la figure 1 représente schématiquement un appareil-pour effectuer la préparation du fil préorienté la figure 2 représente un appareil -connu en soi - pour texturer et terminer l'étirage du fil préorienté la figure. 3 représente,-en comparaison l'une par rapport à l'autre, une bobine de fil telle qu'elle serait obtenue par le procédé classique, mais en utilisant une vitesse supérieure à la normale, et telle qu'elle est obtenue selon le procédé selon l'invention la figure 4 est un diagramme illustrant la corrélation entre la vitesse de renvidage (en mètres à la minute), portée en abscisse, et la température du tube d'accompagnement (en"C ), portée en ordonnée ; et la figure 5 est un diagramme qui représente la corrélation préférée entre la vitesse de renvidage (en mètres à la minute), portée en abscisse, et la longueur du tube d'accompagnement (en mètres), portée en ordonnée. L'appareil permettant de préparer le fil selon l'invention comprend une filière 10 de laquelle sortent des faisceaux de filaments 11 , un tube 12 dans lequel le fil est refroidi par des moyens connus, et non illustrés,par exemple en faisant circuler un courant d'air transversalement par rapport audit tube, des guide-fils 13 qui servent également à lui appliquer un produit de finition ou qui peuvent avoir toute structure appropriée, un tube de conditionnement chauffé 14, des cylindres 15 pour appliquer un produit de finition et un dispositif de renvidage 16 sur lequel sont formées les bobines 1 7. Dans les dispositifs illustrés spécifiauemen, deux bobines de fil spnt produites concurremment, et deux guides-fil sont'présents pour maintenir une distance appropriée entre les fils lors de l'opé- ration de renvidage. Le dispositif de renvidage n'est pas illustré car il peut être de tout type connu. La figure 2 montre comment, en appliquant l'un des systèmes connus de texturation, le fil préorienté 20 obtenu au moyen du dispositif de la figure 1 est dévidé de la bobine 1 8, repris par un groupe de cylindres (ou délivreurs) 21, passé à travers un premier dispositif de fixation, par exemple par contact avec une plaque chauffante22, puis passé dans un dispositif de fausse -torsion de tout type -approprié, est étiré par un -groupe de cylindres 21 qui tournent à une vitesse suffisante pour terminer l'étirage, est passé dans unsecond dispositif de fixation, par exemple un four ferme 25, est étiré par un second groupe de cylindres 26, et est renvidé en 27.Le dispositif 25 et les cylindres 26, dont le but est de réduire l'élasticité et d'augmenter le gonflant du fil, peuvent être omis dans d'autres systèmes de texturation et les dispositifs illustrés peuvent être remplacés par d'autres dispositif s connus. La figure 3 représente en (A) une bobinie de fil 30 qui a été obtenue par filature selon une technique connue à la vitesse environ 2000-2500 mètres à la minute et en (B) une bobine 31 qui a été obtenue en mettant en oeuvre l'invention. On voit que la première est irrégulière et déformée à un point tel qu'il est impossible de la dévider et de l'utiliser. La vitesse de renvidage pour la formation des bobines 17 de la figure 1 est d'au moins 3000 m/mn. La gamme de vitesses les plus basses qui est préférée est comprise entre 3200 et 3300 mètres à la minute L'étirabilité résiduelle du fil, c'est-à-dire le rapport selon lequel il devrait encore être étiré pour terminer son orientation, est compris entre 1,15 et 1,3 selon la gamme préférée des vitesses0 L'appareil de la figure 2 devrais être réglé en conséquence pour terminer l'étirage. La longueur du tube de conditionnement 14 est de préférence plus grande que la distance qui sépare ltentrée-du tube des filières et peut être par exemple de l'ord-re de 1,5 à 4 mètres, et de préférence de2 à 3 mètres, dans la gamme préférée des vitesses. D'autres longueurs peuvent être adoptées comme cela apparaîtra ci-après. Les autres caractéristiques de l'appareil en particulier les filières, le tube de refroidissement, les moyens d'application des produits de finition de même que les caractérisitiques de ces produits etc..-peuvent être classiques. La température moyenne du tube de conditionnement, mesurée en tant que température de l'air qui s'y trouve, pour des vitesses de renvidage de 3200 à 3300 mètres à la minute, est de préférence d'environ 800C ; la température à chaque point peut varier en général le long du tube, étant plus élevée dans sa partie supérieure. La figure 4 représente un diagramme définissant la corrélation entre la vitesse de renvidage et la température de la zone de conditionnement verticale à travers laquelle les filaments extrudés passent après leur solidification par refroidissement avant d'être rassemblés, zone qui est normalement définie par le tube de conditionnement, respectivement à son entrée (point le plus élevé) où elle est à son point maximum, et à la sortie (point inférieur) où elle est à son minimum, les températures dans les parties intermédiaires étant naturellement comprises entre lesdits extrêmes.Les expressions "température de la zone verticale" ou "température du tube" désignent ici les températures de l'air dans ladite zone ou tube Pour chaque vitesse-de renvidage, portée en abscisse et ex primés en mètres à la minute, les températures optimales dans la zone de conditionnement verticale, à savoir dans le tube de conditionnement, sont comprises entre un maximum à l'entrée, indiqué par la courbe supérieure A, et un minimum à la sortie, indiqué par la courbe inférieure B. Comme on peut le voir, les deux courbes sont inclinées vers le bas et l'on passe des températures les plus élevées correspondant aux vitesses les plus basses à des températures progressivement plus basses à mesure que la vitesse augmente. Par exemple, alors qu'à la vitesse de renvidage de 3000 mètres à la minute, les températures optimales sont comprises entre 6b et 1300C, à 3500 mètres à la minute, lesdites températures sont comprises entre 42 et 880C. Au dessus de 3800 mètres à la minute, les courbes deviennent pratiquement horizontales et les températures varient approximativement entre 25 et 450C. Des variations qui sont fonction des températures optimales sont cependant admissibler, dans le champ d'application de l'in vention , en tout point et à toute- vitesse. Lesdites variations peuvent être de 25% supérieures ou inférieures aux valeurs optimales, avec naturellement un -minimum constitué par la température de la chambre de filature. On voit qu'à environ 3800 mètres à la minute, il est possible par un contrble approprié de la température de la chambre de filature, de ne pas avoir besoin d'un chauffage complémentaire, et donc d'omettre complètement le tube de conditionnement, sans s'éloigner de façon trop marquée des conditions ci-dessus mentionnées et de ce fait en restant dans les limites larges précisées par l'invention. Cependant, il existe une "zone de conditionnement' idéale dans ce sens que, lorsque les températures acceptables dans une certaine gamme de vitesses de réception sont obtenues dans la chambre de filature,-la "zone de conditionnement" peut être identifiée avec le local lui-même. La figure 5 illustre un aspect préféré de l'invention0 Il convient de noter que pour des raisons d'ingéniérie, il est est souhaitable que l'espace utilisé, en particulier la hauteur des unités de filature, soit maintenu à un minimum0 D'un autre côté, la hauteur peut varier de façon importante en faisant simplément varier la longueur du tube de conditionnement dans la mesure où les parties de l'ensemble situées audessus et au- dessous et que l'on peut appeler la 1,zone de solidification" et la "zone de réception'l ont des hauteurs minimales qui sont fixes de façon assez rigides par des conditions physiques et géométriques.De ce fait, il est souhaîtable de réduire la longueur du tube de conditionnement à un minimum0 Cependant, dans certains cas, l'augmentation d ladite longueur audessus du minimum, et jusqu'à un certain point, améliore la régularité de la filature et la- qualité du fil et compense ainsi l'augmentation de l'espace utilisé. l'a longueur optimale du tube dépend des températures, et comme celles-ci sont fonction de la vitesse de renvidage, ladite longueur variera en conséquence. Selon ce mode de réalisation préféré de l'invention, il existe des limites supérieures et inférieures préférées - la limite inférieure étant pratiquement obligatoire - pour la longueur du tube de conditionnement en fonction de chaque vitesse de renvidage. Lesdites limites de la longueur sont illustrées sur la figure 5 où les lignes At et B' indiquent respectivement les longueurs maximales et minimales du tube qui sont adoptées de préférence pour chaque vitesse selon ce mode de réalisation de l'invention. Il est clair que le tube pourrait également être plus long et que cela n'aurait pas d'influence sur la filature : mais le besoin d'espace additionnel qui en résulterait serait un inconvénient qui ne serait pas compensé par un avantage quelconque. Le graphique est interrompu à la vitesse de renvidage de 4000 mètres à la minute car au-dessus de cette vitesse, il est possible de fonctionner à des températures qui sont si proches de la température du local et avec des longueurs de tube si courtes que la présence du tube de conditionnement n'a plus d'importance critique, mais si ce tube-existe, sa longueur ne peut plus être di- minuée à un degré significatif.L'homme de l'art n'azura pas de difficultés à-choisir la longueur optimale dans chaque cas, tenant compte deys températuresdu tube de conditionnement qui doivent - être adoptées, Un certain nombre de modes de réalisation de l'invention seront maintenant décrits avec référence aux tableaux 1 à 3 qui suivent. Le tableau 1 représente la préparation de fils préorientés selon l'invention (exemples 1 à 9). Du polymère de nylon 6, obtenu par polymérisation de caprolactame et tel qu'il est normalement utilisé dans l'industrie pour fabriquer des fils de nylon 6, a été employé dans chaque cas. On a utilisé des filières dont les orifices capillaires ont un diamètre de 25 microns pour la fila utilisé ture. Le produit de finitinta e-té un produit habituel disponible dans le commerce pour ce type de polymère. A la colonne 1, on a indiqué les vitesses de renvidage exprimées en mètres par minute. Les colonnes 2 et 3 indiquent les températures de l'air dans le tube de conditionnement 14,mesurées respectivement à proximité de la sortie du tube, à savoir à son extrémité inférieure, et à proximité de l'entrée du tube, à savoir à l'extrémité supérieure. Les colonnes 4,5, 6 et 7 indiquent les caractéristiques du fil obtenu : le titre en décitex et le nombre de filaments, la charge totale de rupture en grammes, le pourcentage d'allongement à la rupture, et le pourcentage de rétraction à la vapeur. Les caractéristiques structurelles et mécaniques du fil sont stables dans le temps et apparaissent pratiquement inchangées quand elles sont mesurées à nouveau après six mois et après un an. Le tableau 2 présente la préparation de fils texturés à partir de fils préorientés tels que ceux indiqués au tableau 1 (exemples 10 à 18). La colonne 1 indique les titres en d écitex et le nombre de filaments des fils0 La- colonne 2 indique le taux d'étirage à la texturation, à savoir le taux d'étirage résiduel des fils préorientés. La colonne 3 indique le nombre de tours de fausse torsion par mètre,- qui peuvent être indifféremment introduits dans le fil, quel que soit -le type de la broche ou du dispositif de torsion. Dans tous ces exemples toutes les opérations du diagramme complet de la figure2-n'ont pas été exécutées, et le second dispositif de fixation 25 ainsi que les cylindres 26 qui suivent ont été omis.Il n'y a donc eu qu'un seul dispositif de fixation qui dans le cas specifique était constitué par un four fermé, et la colonne 4 indique les températures de l'air dans ledit four La colonne 5 indique la vitesse de passage du fil au cours de la texturation0 Les colonnes 6, 7, 8- et 9 indiquent les caractéristiques des fils obtenus à savoir la résistance en grammes par décitex, l'allongement à la rupture, le pourcentage de rétraction à la vapeur et la rigiditéde la frisure mesurée par le procédé HATRA. Le tableau 3 illustre, de manière analogue à celle du tableau 1, la préparation de fils préorientés à des vitesses de renvidage supérieures à 3300 mètres à la minute, Comme on peut le voir, les caractéristiques de ces fils préorientés sont pratiquement les mêmes que celles des fils décrits au tableau 1, et ils peuvent donc êtreutilisés pour réaliser des fils texturés comme présentes au tableau 2. TABLEAU 1 Exemple N Col. 1 Col. 2 Col. 3 Col. 4 Col. 5 Col. 6 Col. 7 m/mn ( C) ( C) (dtex/N ) (gr.) (%) (%) 1 3000 70 100 28/6 123 72 9 2 3300 70 100 54/12 210 75 12 3 3000 60 90 57/12 233 80 9 4 3000 70 100 57/12 238 78 8.5 5 3300 70 100 97/18 390 77 10.5 6 3000 90 150 102/18 405 87 9.4 7 3000 80 120 101/18 442 87 5.9 8 3000 70 100 102/18 413 86 6.2 9 3300 70 90 124/28 550 73 11.3 TABLEAU 2 Exemple N Col.1 Col.2 Col.3 Col.4 Col.5 Col.6 Col.7 Col.8 Col.9 (dtex/N ) (K) tours/m ( C) m/mn (g/dtex) (%) (%) (%) 10 24/6 1.24 4120 175 300 4.6 35 12.3 52 11 46/2 1.20 3980 170 250 4.3 36 13.2 50 12 47/12 1.24 4000 175 258 4.2 40 12.7 48 13 47/12 1.24 4000 175 250 4.3 38 13 42 14 78/18 1.22 3300 165 209 4.3 40.8 14.5 46 15 79/18 1.28 3260 150 200 4.1 34.2 12.7 34 16 78/18 1.28 3260 160 200 4.2 35 13 44 17 79/18 1.28 3260 165 200 4.3 38 13.6 47 18 112/28 1.20 3090 160 150 4.2 39 14 35 TABLEAU 3 Exemple N Col. 1 Col. 2 Col. 3 Col. 4 Col. 5 Col. 6 Col. 7 m/mn ( C) ( C) (dtex/No) (gr.) (%) (%) 19 3500 45 85 28/6 128 72 9 Temp. Temp. 20 3800 ambiante ambiante 54/12 220 73 8 Temp. Temp. 21 4000 ambiante ambiante 28/6 124 69 10.5 Temp. Temp. 22 3800 ambiante ambiante 87/18 387 71 8.5 23 3500 45 85 124/28 548 70 9.2 REVENDICATIONS 1.- Procédé de fabrication de fils de polyamide partiellement orientés. en particulier de nylon 6 (polycepronamide) Ca- ractérisé par le fait que les filaments fils sont renvidés à une vitesse qui n'est pas inférieure à 3000 mètres à la minute et qu'on fait passer lesdits filaments à travers une zone de conditionnement après qu'ils aient été refroidis et avant d'être renvidés. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractéfise par le fait que la zone de conditionnement est une zone chauffée. 3.- Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que les températures de la zone de conditionnement sont en corrélation avec les vitesses de renvidage à la manière définie par le-diagramme de la fig. 4. 4.- Procédé selon la revendication 1, 2 ou 3, caract- risé par le fait que la vitesse de renvidage ne dopasse pas 5000 mètres à la minute. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la longueur de la zone de conditionnement est comprise entre 1,5 et 4 mètres. 6.- Procédé selon la revendication 1-, 2, 3, 4 ou 5, carac merise par le fait que les températures de la zone.de conditionnement, pour toute vitesse de renvidage, sont comprises entre 25% en plus et 25% en moins des températures définies par le diagramme de la fig. 4. 7.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les températures de la zone de conditionnement varient le long de ladite zone à partir d'un maximum situé à l'entrée jusqu'à un minimum situé à la sortie, lesdites t-empératures maximale et minimale étant définies par les courbes cela fig. 4, avec une tolérance de 25% au-dessus et au-dessous des valeurs définies dans ledit diagramme. 8.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la zone de conditionnement est pratiquement verticale. 9.- Procédé selon lune quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la zone de conditionnement est définie par un tube de conditionnement chauffé et pratiquement vertical. 10.- Procédé selon la revendication 1, 4, 5 ou 8, caractérisé par le fait que la vitesse de renvidage est d'au moins 3800 mètres à la minute et que la zone de conditionnement n'est pas chauffée. 11.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la longueur de la zone de conditionnement est comprise pour toute vitesse de renvidage. entre un maximum et un-minimum définis respectivement par les courbes A' et B' de la fig. 5. 12.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9 et 11 caractérisé par le fait que la température maximale de la zone de conditionnement varie de 1300C plus 25% à 450C plus 25% et que la température minimale de ladite zone varie entre 600C moins 25% et la température du local. 13.- Procédé de fabrication de fils de polyamide texturés, en particulier de nylon 6 (polycapronamide), caractérisé par le fait qu'il comprend l'étape consistant à préparer un fil partiellement orienté selon la revendication 1, et l'étape consistant à texturer et terminer l'étirage dudit fil concurremment. 14. Procédé de fabrication de fils de polyamide texturés, en particulier de nylon 6 (polyzapronamide) caractérisé par le fait qu'il comprend l'étape consistant en la préparation d'un fil partiellement orienté selon l'une quelconque des revendications 1 à 12 et l'étape consistant en la texturation et la finition de l'étirage dudit fil séquentiellement. 15.- Fil de polycapronamide, caractérisé par le fait qu'il est partiellement orienté, qu'il a une étirabilité résiduelle d'au moins 1,15, des caractéristiques uniformes de point en point et une haute stabilité au stockage. 16.- Fil de polycapro-namide selon la revendication 15, caractérisé par le fåit qu'il a une étirabilité résiduelle qui ne dépasse pas 1,3. 17.- Fil de polycapronamide partiellement orienté, obtenu selon le procédé de la revendication 1. 13 ou 14.