L'invention concerne une seringue dentaire comportant un dispositif destiné à rendre la piqûre indolore et un autre dispositif destiné à effectuer automatiquement le lancement de l'aiguille hors de la seringue. pans les soins dentaires, il convient, pour de multiples raisons, de limiter le plus possible la douleur éprouvée par le patient. En particulier, une douleur est généralement ressentie lors de la pénétration de l'aiguille d'une seringue dans l'os maxillaire ou même lors de l'injection du liquide contenu dans la seringue. Pour éviter un tel inconvénient, on a proposé d'utiliser des bombes aérosols permettant de refroidir et donc d'insensibiliser la zone où l'on veut effectuer la piqûre. Toutefois, ces bombes aérosols ne sont pas satisfaisantes notamment parce qu'elles manquent de précision et ne sont pas d'un emploi commode dans certains cas délicats. On a également proposé d'adjoindre à une seringue telle que cellesutiliséesen stomatologie, un dispositif permettant de projeter un liquide réfrigérant sur la zone où l'on veut effectuer la piqûre. De telles seringues sont loin d'être parfaitement satisfaisantes entre autre mais non exclusivement parce qu'il est quelquefois difficile d'actionner à la fois la seringue proprement dite et le dispositif d'expulsion du liquide réfrigérant du fait que ce dispositif ne fait pas partie intégrante de la seringue On connaît également, par ailleurs, des seringues utilisables en médecine dans lesquelles un dispositif, actionné manuellement, permet de projeter l'aiguille hors du corps fixe de la seringue. Le dispositif comprend généralement une première partie servant à bloquer l'aiguille en position rentrée dans le corps fixe de la seringue et une deuxième partie, souvent sous la forme d'un ressort hélicoidal, sollicitant l'aiguille vers l'extérieur du corps fixe de la seringue une fois que la première partie du dispositif est débloquée. Cependant, les seringues connues sont généralement destinées aux injections hypodermiques devant, par exemple, être effectuées par le patient lui-même De telles seringues' ne possèdent donc pas la précision que nécessite une seringue à usage exclusivement dentaire et à cet effet elles ne sont absolument pas applicables en stomatologie. D'autre part, elles ne comportent pas de dispositif destiné à rendre la piqûre indolore. La présente invention vise à remédier à tous les inconvénients précédents en proposant une seringue à usage dentaire comportant un dispositif destiné à rendre la piqûre indolore et un autre dispositif destiné à effectuer automatiquement le lancement de l'aiguille hors de la seringue La seringue selon l'invention combinant les deux dispositifs précédemment mentionnés est supérieure aux seringues dentaires classiques en ce qu'elle permet de résoudre le problème connu de la douleur accompagnant la pénétration de l'aiguille, et aussi par les nombreux autres avantages qu'elle possède. Le premier dispositif mentionné composant la seringue et cons tituant une originalité de celle-ci, permet de rendre la pénétration de l'aiguille et l'injection du liquide indolores et cette action d'insensibilisation se fait en un point très précis sans risquer de toucher des zones sensibles. Le deuxième dispositif mentionné dont l'application à une seringue dentaire et dont les dispositions constructives proprement dites constituent respectivement des originalités, permet de faciliter considérablement la pénétration osseuse et plus précisément le septum interdentaire c'est-à-dire la zone située entre les dents et dépourvue de corticale osseuse. Outre les avantages présentés par la seringue objet de la présente invention, celle-ci vise également à atteindre les buts suivants - éviter la torsion de l'aiguille lors de sa pénétration, torsion qui se produit lorsque les efforts exercés sur la seringue se font avec des variations d'axe - garder constamment un angle de pénétration constant par rapport à l'axe de la dent ce qui est une règle impérative; - éviter un contact trop intime entre l'os et l'aiguille au niveau du biseau de l'aiguille ce qui empêcherait la diffusion du liquide anesthésiant. Tous ces buts et bien d'autres sont atteints par une seringue à usage dentaire comportant d'une part un corps principal fixe dans lequel est monté un piston coulissant et d'autre part une aiguille pour l'injection d'un liquide contenu dans une capsule disposée dans la seringue caractérisée par le fait qu'elle comporte en outre un premier dispositif mécanique à commande manuelle destiné uniquement à projeter l'aiguille axialement vers l'extérieur du corps principal fixe, un organe de commande susceptible d'être manoeuvré indépendamment du dispositif précédent et permettant d'effectuer l'injection du liquide contenu dans la capsule, un second dispositif à commande manuelle indépendante, fonctionnant simultané ment ou non avec le premier dispositif mécanique et l'organe de commande et destiné à projeter sur la zone à piquer un produit réfrigérant afin de ren dre cette zone insensible et la pénétration de l'aiguille indolore. L'invention sera mieux comprise grâce à la description ulté rieure d'une forme d'exéeution non limitative faite en référence aux dessins annexés dans lesquels La figure 1 est une vue en coupe de la seringue par un plan passant par son axe principal et perpendiculaire à son axe secondaire. La figure 2 est une vue de la seringue en coupe par un plan passant par l'axe principal et l'axe secondaire La figure 3 est une vue grossie d'un détail de la figure 2. La figure 4 est une vue de l'extrémité active de la seringue seinZa flèche F de la figure 2. En se référant aux figures l et 2, une seringue selon l'inven tion comporte un corps principal fixe 1 de forme générale cylindrique et d'axe la et, à une extrémité 2 dite extrémité de commande de la seringue, un corps fixe secondaire 3 d'axe général 3a perpendiculaire à l'axe 1 a. L'extrémité 4 du corps 1 opposée à l'extrémité 2 constitue 11 extrémité de travail où se trouve une aiguille 5. Le corps principal fixe est creux de sorte que à l'intérieur sont logés un porte-capsule 6 voisin de l'extrémité 4 et une tige de comman de 7 s'étendant entre le porte-capsule 6 et l'extrémité de commande 2 et sortant par un orifice 8 pour se terminer,8 l'extérieur du corps principal fixe par une poignée non représentée ou tout autre organe équivalent. La tige de commande 7, montée axialement dans le corps 1 fait office, à son extrémité la plus voisine de l'extrémité 4, de piston. Le corps fixe secondaire 3 comporte deux parties 3b et 3c s'étendant respectivement de part et d'autre de l'axe la. La partie 3b sup- porte un organe désigné dans son ensemble par la référence 9 et destiné à actionner un premier dispositif projetant l'aiguille 5 parallèlement à l'axe la vers l'extérieur du corps principal 1. Ce premier dispositif sera décrit ultérieurement La partie 3c contient un second dispositif relié à un conduit 10 se dirigeant vers l'extrémité 4, dispositif destiné à projeter sur la zone à piquer un produit réfrigérant afin de rendre cette zone insensible. Ce second dispositif sera également décrit complètement ultérieurement. Dans le corps principal 1 est monté à coulissement un fourreau 11 dont l'extrémité avant lia est susceptible de sortir du corps principal 1 par un orifice 12 ménagé dans celui-ci. La partie avant lia du fourreau 11 est percée par un conduit 13 permettant le passage de l'aiguille 5 communiquant avec une capsule 14 disposée dans le porte-capsule 6. Plus précisément, un nez conique 15 enserrant l'aiguille 5 est fixé sur la partie avant 1 la du fourreau 11. I1 convient de signaler pour la bonne compréhension de l'in vention, bien que cela ne soit pas un de ses objets, que la capsule 14 est du type comportant un bouchon mobile formant piston. A son autre extrémité, une telle capsule comprend un opercule perforable pour le passage de l'aiguille. La tige de commande 7 comporte deux parties 7a et 7b res pectivement à grand et à petit diamètres, séparées par un épaulement 7c. La partie 7a à grand diamètre s'étend -entre l'épaulement 7c et le portecapsule 6 tandis que la partie à petit diamètre 7b s'étend entre l'épaule- ment 7 c et l'orifice 8 ainsi qu'à l'extérieur du corps principal fixe 1 vers l'arrière de celui-ci. L'extrémité avant de la partie 7a, > opposée à l'épau- lement 7c vient donc en appui sur le bouchon-piston de la capsule 14 de sorte que tout déplacement de la tige 7 provoque le déplacement dudit bouchon-piston. Une pièce de forme générale annulaire 16 montée coulissantedans le corps principal 1 et entourant la partie 7a de la tige 7 permet, grâce à un bouton-poussoir de commande 16a coulissant parallélement à l'axe 1 a, de disposer la capsule 14 contenant le liquide à injecter dans le porte-capsule 6. Ce montage se fait en compressant un ressort hélicoidal 17 monté en appui à une de ses extrémités dans une cuvette 16b de la pièce 16 et, à son autre extrémité dans une cuvette 18a d'une pièce mobile 18 appartenant au premier dispositif destiné à projeter l'aiguille 5 vers ltex- térieur du corps principal 1. Le premier dispositif en question est essentiellement composé de la pièce mobile 18, d'un ressort 19 et de l'organe de commande 9. La pièce 18 d'axe général 1 a est agencée pour pouvoir coulisser dans le corps principal fixe 1. Elle comporte également un trou 20 dans lequel coulisse la partie 7b de la tige 7. Le trou 20 a un diamètre intérieur plus petit que le diamètre extérieur de la partie 7a de la tige 7 de sorte que l'épaulement 7c vient en butée dans le fond de la cuvette l8a à pa#rtir de laquelle s'étend le trou 20. Une seconde cuvette 18b dirigée vers l'extrémité 2 alors que la cuvette 18a est dirigée vers l'extrémité 4 reçoit, sur son fond, l'extré- mité avant 19a du ressort 19. L'extrémité arrière 19b de ce ressort est en appui sur la partie arrière de la seringue partie désignée par la référence 21 et dans laquelle est ménagé l'orifice 8. Comme on l'a bien compris le trou 20 fait communiquer la cuvette 18a et la cuvette 18b. A la périphérie de la pièce mobile 18 se trouve une encoche 22 placée en regard d'une ouverture 23 ménagée dans le corps I lorsque la pièce imobile 18 est en position arrière c'est-à-dire ramenée vers l'extré- mité de commande 2. En regard de l'ouverture 23 se trouve un ergot 24 faisant partie d'une gachette 25 montée pivotante autour d'un axe 26, ledit ergot 24 étant sollicité vers l'axe la c'est-à-dire vers l'ouverture 23 grâce à un ressort 27 ou tout organe équivalent prenant appui d'une part sur la partie 3b et sur la gachette 25. En conséquence, l'ergot 24 s'éloigne de l'ouverture 23 lorsque l'on exerce une pression sur la gachette 25 et que l'on t::omprime le ressort 27ét libère la pièce 18 vers l'avant. Il résulte de la disposition constructive précédente que lorsque la pièce mobile 18 est ramenée vers l'arrière,ctest-à-dire vers l'extrémité de commande 2, elle est automatiquement maintenue dans cette position par l'ergot 24 qui passe par l'ouverture 23 pour venir dans l'encoche 22: La partie arrière de la pièce mobile 18 comporte une collerette 18c qui vient s'appuyer en butée sur un épaulement 28 du corps principal 1 lorsque le ressort 19 est détendu c'est-à-dire lorsque l'aiguille 5 est en position"sortie'.' Sur l'épaulement 28 est disposée une rondelle 29 en un matériau souple, par exemple du caoutchouc,et qui a deux fonctions. En premier lieu, la rondelle assure un amortissement en fin de projection.de l'aiguille En second lieu, du fait que la rondelle 29 possède une certaine élasticité,elleest d'abord compriméelors de la projection de la collerette 18c puis reprend une position définitive. Il en résulte que l'aiguille 5 effectue un mouvement axial vers l'extérieur du corps 1 puis un très petit mouve ment de retrait vers l'intérieur de ce corps ce qui a pour effet de dégager l'orifice en biseau de l'aiguille en évitant que celui-ci ne soit bouché par un contact trop intime avec l'os et en facilitant de cette manière l'injection du liquide contenu dans la capsule 14. Le second dispositif destiné à projeter sur la zone à piquer un produit réfrigérant afin de rendre cette zone insensible comporte un ré- servoir 30 placé dans le corps fixe secondaire 3 et contenant un liquide tel que lé fréon ou tout liquide équivalent permettant de refroidir la zone à piquer. Naturellement, le réservoir 30 comporte les pièces d'étanchéité classiques De préférence, on utilise un réservoir à paroi transparente permettant de repérer le niveau du liquide Un organe d'admission 31 est monté sur le réservoir 30 afin de pouvoir effectuer le remplissage de ce lui-ci.Un organe de commande manuelle 32 permet d'envoyer le liquide contenu dans le réservoir 30 à travers le conduit 10 dont l'autre extrémité s ouvre au niveau de la partie avant lla du fourreau 11.L'organe de com mande 32 peut présenter des formes d'exécution très diverses lui restent bien entendu tout-à-fait dans l'esprit de l'invention, l'essentiel étant qu'en actionnant cet organe le produit réfrigérant contenu dans le réservoir 30 passe dans le conduit 10 pour être expulsé. Un embout 33 se monte à la partie avant du corps principal 1 par friction. Sa face interne a sensiblement même forme que la face ex terne du nez 15. Une cavité 34 est ménagée entre la face interne de l'em bout 33 et la face externe du nez 15 même lorsque l'aiguille 5 est en posi tionllsoktie !' Le conduit 10 débouche dans la cavité 34 qui elle-même s'ou vre vers l'extérieur par des orifices 35 ménagés sur la partie extrême 33a de l'embout 33 (voir figure 3 et figure 4). A cet effet, l'embout 33 pos sède une ouverture 36 en forme générale de trèfle par exemple, trèfle dont le cercle inscrit est le cercle délimitant la paroi latérale externe de l'ai guille 5. De la sorte, les orifices 35 sont constitués par la partie de l'ou verture 36 placée à l'extérieur de l'aiguille 5.( une autre forme que le trèfle est possible). La figure 3 montre une paroi 36a délimitant l'ouverture 36. Il résulte de ce qui précède que, par action sur l'organe de commande 32, le produit contenu dans le réservoir 30 peut s'échapper de l'extrémité de travail 4 par les orifices 35 pour former un jet d'axe la Non seulement l'embout 33 permet l'expulsion du jet de produit refrigérant mais encore il assure le guidage de l'aiguille ce qui permet d'éviter la torsion de celle-ci, but qui est visé par la présente invention. Par ailleurs, cet embout a une forme conique telle qu'en l'appuyant sur la gencive, l'angle de pénétration de l'aiguille dans le septum interdentaire soit constant ce qui est une règle impérative. Cet angle de pénétration est de 400 par rapport à l'axe de la dent. Naturellement, il faut voir que l'invention peut faire l'objet de nombreuses variantes qui n'en changent en rien l'esprit.. Il en est en particulier ainsi en ce qui concerne l'organe de commande 9, le boutonpoussoir 16a et l'organe de commande 32. Il en est aussi de même en ce qui concerne l'organe d'admission 31, le ressort 27 et le système à encoche 22, ouverture 23 et ergot 24. On peut par exemple prévoir à la place de l'encoche 22 un téton rentrant dans un logement correspondant pratiqué sur une pièce mobile constamment sollicitée par un organe de rappel vers cet ergot. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description du mode de fonctionnement de la seringue. En ce qui concerne d'abord le premier dispositif mécanique destiné à projeter l'aiguille, son fonctionnement est le suivant En tirant vers soi la tige de commande 7 c'est-8-dire en la sortant du corps principal 1, on entraxe automatiquement la pièce mobile 18 une fois que l'épaulement 7 c vient en appui sur le fond 18a de la cuvette. Ce mouvement s'opère en agissant à l'encontre du ressort 19 c'est-à-dire en le comprimant. Ce mouvement se poursuit jusqu'à ce que l'encoche 22 vienne en regard de l'ouverture 23. A ce moment, l'ergot 24 sollicité vers l'axe la par le ressort 27 rentre dans l'encoche 22 en bloquant la pièce mobile 18 en position arrière. Lors du mouvement de la pièce mobile 18 vers l'arrière, le fourreau 11 et le nez 15 qui lui est solidaire sont également déplacés vers l'arrière de sorte que l'aiguille 5 rentre dans l'embout 33 et que la cavité 34 s'élargit. Si l'on exerce une pression sur la gachette suivant le sens indiqué par la flèche S on éloigne l'ergot 24 de l'axe la de sorte que l'encoche 22 est libéréeet que la pièce mobile 18 se déplace vers l'avant vers ltextré- mité 4 sous l'action du ressort 19. Ce mouvement se poursuit jusqu'à ce que la collerette 18c vienne buter contre la rondelle 29. Comme il a été déjà indiqué il se produit alors un léger mouvement de retrait de l'aiguille 5. Dans sDn mouvement, la pièce mobile 18 entrafne vers l'avant la tige de commande 7 qui rentre à l'intérieur du corps principal 1 du fait que ltépaulement 7c est en appui sur le fond de la cuvette 18a . Lorsque le mouvement vers l'avant de la pièce mobile 18 est achevé, la position de la tige de commande 7 est telle qu'il est encore possible de la déplacer vers l'avant en déplaçant le bouchon -piston de la capsule 14 et en évacuant le liquide contenu dans cette capsule. Par ailleurs, le mouvement vers l'avant;de la pièce mobile 18 entrafne le mouvement vers l'avant du fourreau 11 et ce grâce à un décrochement 37. L'aiguille 5 étant fixée sur le nez 15 solidaire du fourreau 11, il se produit donc un mouvement de l'aiguille 5 vers l'extérieur du corps principal fixe 1 En ce qui concerne le second dispositif, son fonctionnement peut s'expliquer de la manière suivante En actionnant l'organe de manoeuvre 32, le produit contenu dans le réservoir 30 passe, du fait de la pression, dans le conduit 10 et de là dans la cavité 34 pour être finalement-expulsé de la seringue sensiblement selon l'axe la et par les orifices 35. Enfin, en agissant sur le bouton-poussoir 16a pour comprimer le ressort 17, on peut monter la capsule 14 sur le porte-capsule 6 et ce, lorsque la seringue est désarmée c'est-à-dire dans la position représentée à la figure 1 où l'aiguille 5 est rentrée dans le corps principal 1. Le mode d'utilisation de la seringue selon l'invention est le suivant On recharge tout d'abord le réservoir 30 en fréon ou en un produit équivalent grace à l'organe d'admission 31. Ensuite on dispose une capsule 14 dans le porte-capsule 6 en agissant sur le bouton-poussoir 16a ainsi qu'il a été indiqué précédemment. Ensuite on met en place l'aiguille 5 fixée sur le nez 15 et l'embout 33. Après ces étapes préliminaires, il est possible de passer à l'opération d'anesthésie qui se déroule en plusieurs temps. En agissant sur l'organe de commande 32 du second dispositif, on projète sur la gencive au niveau du septum interdentaire du fréon ou le produit équivalent contenu dans le réservoir 30. Cette phase a pour but de refroidir la gencive et de l'insensibiliser. On fait ensuite pénétrer le biseau. de 11 aiguille qui se trouve en position armée et on injecte une goutte de liquide anesthésique. Cette infiltration est indolore du fait du refroidissement préalable et il est de toute façon possible de prolonger le refroidissement pendant l'inJ6ction en agissant sur l'organe 32. On retire ensuite l'aiguille 5 de la gencive. En tirant vers soi la tige de commande 7 c'est- à-dire en la sortant du corps principal 1, on place l'ergot 24 dans l'encoche 22 ce qui correspond à l'armement de la seringue (figure 1). Ensuite on appuie l'embout sur la gencive en respectant ainsi une inclinaison de 40 et on presse sur la gachette 25 ce qui déclenche, comme on l'a vu précédemment, le lancement de l'aiguille 5 vers l'extérieur du corps principal 1. Comme il a déjà été dit, ce lancement se fait sans torsion de l'aiguille qui est guidée dans son mouvement par l'embout 33 et avec en fin de course un léger recul de 1' aiguille évitant que 1' orifice de celle-ci ne soit bouché. Comme il résulte des explications précédentes, on constate que la seringue selon l'invention permet d'une part de rendre la piqûre indolore, d'effectuer automatiquement le lancement de celle-ci, d'éviter sa torsion lors de la pénétration, de garder constamment un angle de pénétration constant par rapport à l'axe de la dent, d'éviter un contact trop intime entre l'os et l'aiguille au niveau du biseau de 1' aiguille. Naturellement, l'invention peut faire l'objet de très ombreuses variantes qui n'en changent en rien l'esprit et son mode d'utilisation est également variable c'est-à-dire que par exemple il est possible d'utiliser la seringue sans lancement de l'aiguille Plus généralement, une seringue qui ne comporterait que l'un des deux dispositifs décrits (lancement de l'aiguille, projection du fluide réfrigérant) reste tout-à-fait dans l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1. - Seringue à usage dettaire comportant d'une part un corps principal fixe dans lequel est monté un piston coulissant et d'autre part une aiguille mobile pour llinjection d'un liquide contenu dans une capsule disposée dans la seringue, caractérisée par le fait qu'elle comporte en outre un organe de commande manuelle permettant de déplacer le pist on pour injecter le liquide contenu dans la capsule 14 et l'un ou/et l'autre d'un premier et second dispositifs, le premier dispositif étant à commande manuelle indépendante 9, et étant destiné à projeter l'aiguille 5, axialement vers l'extérieur du corps 1, le second dispositif étant également à commande manuelle indépendante 32 fonctionnant simultanément ou non avec le premier dispositif et l'organe de commande et étant destiné à projeter sur la zone à piquer un fluide réfrigérant afin de rendre cette zone insensible et la pénétration de l'aiguille indolore. 2. - Seringue selon la revendication 1 caractérisée par le fait que le premier dispositif destiné à projeter l'aiguille vers l'extérieur du corps principal 1 comporte une pièce mobile 18 montée à coulissement dans le corps 1 et entrafnant, lors de son mouvement vers l'extrémité avant 4 de la seringue où se trouve l'aiguille 5, ladite aiguille, un premier organe sollicitant la pièce mobile 18 vers l'extrémité 4, un second organe actionné manuellement et permettant de déplacer la pièce mobile 18 vers l'extrémité arrière 2 de la seringue, un dispositif de blocage automatique de la pièce mobile en position arrière, un organe de commande manuelle agissant sur ledit dispositif de blocage afin de le débloquer et donc de libérer la pièce mobile 18 vers l'avant sous l'action dudit premier organe en projetant l'aiguille 5 vers l'extérieur du corps principal 1. 3. - Seringue selon la revendication 2 caractérisée par le fait que la pièce mobile 18 entraine, dans son mouvement vers l'avant, l'aiguille 5, par l'intermddiaire d'une pièce annexe 11, formant fourreau, mobile à coulissement, à l'extrémité avant de laquelle est montée l'aiguille 5 et formant le porte-capsule 6 pour recevoir une capsule 14 contenant le liquide à injecter. 4. - Seringue selon la revendication 2 caractérisée par le fait que le dispo sitif de blocage automatigue de la pièce mobile 18 en position arrière est constitué par une pièce montée sur le corps 1, comportant une saillie ou un logement et constamment sollicitée vers un logement ou une saillie de la pièce mobile 18 de telle sorte que le logement coopère avec la saillie lorsque la pièce mobile est en position arrière. 5. - Seringue selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisée par le fait qu'elle comporte à son extrémité avant 4, un embout 33 porté par le corps 1 et perforé pour permettre d'une part le passage et le guidage axial de l'aiguille 5 et pour ménager, d'autre part, un ou plusieurs orifices 35 de communication entre l'extérieur et une cavité 34 délimitée par la face interne de l'embout 33 et la face externe de la pièce annexe 11, le ou lesdits orifices 35 étant placés au voisinage de l'aiguille 5. 6. - Seringue selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisée par le fait que le second dispositif destiné à projeter sur la zone à piquer un produit réfrigérant est constitué d'une source de fluide réfrigérant, d'un organe de commande 32, actionné manuellement et permettant d'envoyer ledit fluide dans un conduit 10 s'ouvrant à son extrémité "aval" dans la ca vité 34, de sorte que le fluide réfrigérantnexpulsé vers l'extérieur de la seringue au voisinage de l'aiguille 5. 7. - Seringue selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 caractérisée par le fait qu'elle comporte un organe amortissant le déplacement de l'ai guille 5 en fin de course vers 11 avant et provoquant, après projection, un léger mouvement de retrait de l'aiguille 5 vers l'intérieur du corps fixe 1 8. - Seringue selon l'une quelconque des revendications 1 à 7 caractérisée par le fait qu'elle comporte une tige 7 constituant à la fois l'organe de commande permettant d'effectuer l'injection du liquide contenu dans la capsule et le second organe permettant de déplacer la pièce mobile 18 vers l'arrière de la seringue, ladite tige 7 coulissant axialement dans le corps 1, sortant de celui-ci par une ouverture 8 de la partie arrière du corps 1, munie à l'extérieur de la seringue d'une pièce de préhension, comportant vers l'avant une partie 7a à grand diamètre et vers l'arrière une partie à petit diamètre 7b, la séparation entre les deux zones à diamètres différents constituant un épaulement circonférentiel 7c. 9. - Seringue selon l'une quelconque des revendications 1 à 8 caractérisée par le fait que la pièce mobile 18 est pourvue d'un trou 20 permettant le coulissement de la partie 7b à petit diamètre de la tige 7 et empêchant le coulissement de la partie 7a à grand diamètre. 10. - Seringue selon l'une quelconque des revendicaaons 1 à 9 caractérisée par le fait qu'elle comporte un dispositif permettant le montage d'une capsule, composé d'une pièce 16 formant manchon coulissant dans le corps 1, constamment sollicitée vers l'extrémité avant 4 de la seringue par un ressort 17 en appui d'une part sur le manchon 16 et d'autre part sur la pièce mobile 18 et par un bouton-poussxr 16a permettant de déplacer le manchon 16 vers l'arrière en comprimant le ressort 17 afin de disposer la capsule 14 sur le porte-capsule 6.