La présente invention a pour objet un dispositif perfectionné d'alimentation de laminoirs pour tubes non soudés, du type généralement connu sous le nom de laminoir à pas de pélerin. On soit que ce type de laminoirs est utilisé dons une phase d'usinage intermédiaire, au cours de laquelle l'ébauche déjà creusée, est mise aux dimensions voulues(épaisseur du tube notomment), en fonction d'o pérations ultérieures de calibrage et de finition.Le laminoir à pas de pélerin comprend essentiellement deux cylindres cannelés entre lesquels on introduit le tube qui vient d'être ébauché, déjà monté sur le mandrin. L'é- bauche à laminer est introduite entre les cylindres dans le sens contraire à leur sens de rotation ; les cannelures des cylindres de laminage étant excentriques (d'un demi-tour environ) au moment où l'ébauche est introduite dons les cylindres, ceux-ci la font reculer, en l'écrasant sur le mandrin et en lui donnant ainsi l'épaisseur voulue, tandis qu'au tour suivant, ils l'abandonnent ; dans ces conditions, le tube revient à sa position initiale et, gra^ce à un mécanisme d'alimentation, avance d'urndistance fixe de telle sorte qu'une nouvelle portion de l'ébauche soit laminée au cours du demitour suivant. A chaque tour des cylindres de laminage, l'ébauche et le piston du dispositif d'alimentation, sont contraints d'effectuer un recul, dépendant du diamètre (calibre) du tube à laminer, ainsi que de la forme du diamètre des cylindres du laminoir. Dans les dispositifs de commande traditionnels, le piston du dispositif d'alimentation se déplace dans une chambre fermée (alimentée par de l'air sous une pression constante mais réglable) ; la pression régnant dans ladite chambre exerce donc en permanence un effet de refoulement et en outre, la pression maximale atteinte dans cette même chambre dépend non seulement de la pression d'alimentation (c'est-à-dire de la pression régnant au début du recul du piston), mais également de la longueur de la chambre, ainsi que de la course que les cylindres du laminoir ont imposée au piston. A cet égard, il ne fout pas oublier que la pression de l'air dans la chambre mentionnée plus haut présente une courbe polytropique. Pour obtenir une grande vitesse de laminage et donc une productivité élevée du laminoir, il est nécessaire d'augmenter le plus possible la pression finale dans la chambre où coulisse le piston porte-mandrin, en fin de recul de ce piston ; or, ladite pression finale qui engendre sur le piston une force antagoniste par rapport à l'action des cylindres du laminoir, ne doit pas atteindre des valeurs pouvant provoquer un glissement re latif entre les cylindres du laminoir et l'ébauche à laminer, et dans certains cas l'écrasement du tube, notamment lorsqu'il présente une paroi de faible épaisseur. On a observé dans la pratique que la poussée-que les cylindres de laminage peuvent imprimer au tube et donc au piston porte-mandrin, sans provoquer un glissement sensible, est généralement proportionnelle au diamètre du tube à laminer et que la grandeur et la forme des cylindres de laminage étant égales, l'augmentation de la poussée admissible est plus que proportionnelle à l'augmentation du diamètre des tubes à laminer. On constate en outre généralement que lorsque le diamètre du tube à laminer augmente, soit sous l'effet de l'augmentation du diamètre du tube, soit sous l'effet de la grosseur des cylindres de laminage (grosseur qui en effet augmente aussi, bien que non proportionnellement au diamètre du tube), la course du piston porte-mandrin augmente aussi, en cours de laminage. De plus, pour maintenir la pression finale de l'air dans la chambre où coulisse le piston à des valeurs ne provoquant pas le glissement mentionné plus haut (valeurs proportionnelles ou presque au calibre du tube à laminer), il est nécessaire d'accrottre la longueur de la chambre du piston porte-mandrin ; cet accroissement doit naturellement être calculé et ne pas être libre ni arbitraire. Pour résoudre ce problème, dans les dispositifs suivant l'ancienne technique (à l'exception des systèmes plus anciens où la longueur de la chambre était fixe, aux dépens de la productivité) on règle la longueur de la chambre au moyen d'un fond pouvant être déplacé par un mécanisme à vis. Ceci implique naturellement que, à chaque fois que le diamètre du tube à laminer change, on procède à un réglage préalable de la position du fond mobile, en fonction du diamètre du tube. Or, à -la suite d'un mauvais réglage de la longueur de la chambre du piston porte-mandrin, ou à cause d'une course anormale de ce piston (anomalie qui peut dépendre d'une faute d'inattention de l'opérateur ou d'erreurs de laminage), il peut se produire que la pression finale régnant dans la chambre du piston porte-mandrin, augmente subitement pour atteindre des valeurs inadmissibles, entrainant, dans le meilleur des cas, pour les parties mécaniques une surcharge importante et, dans certains cas, un choc du piston porte-mandrin contre le fond de la chambre, mis en place mécaniquement. Selon certaines solutions tres récentes, on a adpoté, au lieu d'un réglage mécanique, un réglage oléo-pneumatique de la position du fond mobile de la chambre du piston porte-mandrin. Dans ce cas, le fond de la chambre en question est constitué d'un piston double dont la face terminale postérieure se déplace dans une chambre à air, alimentée en air sous une pression égale ou correspondant à celle que l'on veut atteindre dans la chambre où coulisse le piston porte-mandrin, au cours du laminage d'un tube d'un certain diamètre ; entre la face avant dudit piston mobile formant le fond et la face ou extrémité arrière mentionnée plus haut, se trouve une chambre pouvant être alimentée en huile sous pression et dont la fonction consiste à compenser la pression d'air mentionnée plus haut, dans la phase avancée du piston porte-mandrin (c'est-à-dire lorsque la pression décroît dans la chambre où coulisse le piston), empêchant ainsi un déplacement en avant du fond. Dans le cas d'une course anormale du piston porte-mandrin, c'està-dire d'une course dont la longueur est supérieure à celle fixée en fonction du diamètre du tube à laminer, l'excès de pression régnant dans la chambre où coulisse le piston porte-mandrin, se décharge sur le piston double, permettant ainsi au fond mobile de se déplacer automatiquement vers l'arrière, sans que l'on enregistre une augmentation inadmissible de la pression de l'air et donc sans que se posent les problèmes et inconvénients mentionnés plus haut.La position du fond mobile peut ensuite être rétablie sans que l'on ait à interrompre le travail de laminage, en déchargeant au moyen d'une vanne spéciale, l'huile de la chambre intermédiaire du piston double, d'une quantité égale à celle qui avait été automatiquement introduite dans le but de déplacer le fond de la chambre où coulisse le piston porte-mandrin. Cette solution qui présente des avantages indéniables ne résoud cependant pas les problèmes spécifiques, à savoir d'une part, l'automaticité complète du réglage de la longueur de la chambre où coulisse le piston porte-mandrin en fonction de la course de ce piston et donc du calibre du tube à laminer, et d'autre part le rétablissement, également automatique de la postion du fond. Ces inconvénients et problèmes et d'autres encore, sont résolus par le dispositif suivant la présente invention qui consiste en un dispositif de régulation de la caisse hydro-pneumetique d'alimentation du piston porte-mandrin pour laminoirs à pas de pélerin, du type suivant lequel le piston porte-mandrin coulisse dans une chambre délimitée à une extrémité, par un fond mobile, constituant l'une des deux faces terminales d'un piston double, le second piston dudit piston double pouvant coulisser dans une chambre séparée et coaxiale à la première, caractérisé en ce que ledit premier piston est soumis à une pression compensatrice d'air présente tant une valeur préalablement définie et constante, s'opposant au recul du piston porte-mandrin et en ce que ledit second piston est soumis à une pression d'huile agissant au moment du recul du piston porte-mandrin, ledit second piston ayant un diamètre inférieur à celui dudit premier piston. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront plus clairement de la description suivanX d'une forme d'exécution préférée de l'invention, en regard des dessins annexés, sur lesquels: La figure 1 est un schéma, partiellement en coupe, du dispositif d'alimentation suivant la présente invention; La figure 2 est un schéma, semblable a celui de la figure 1, montrant le dispositif de la figure 7 dans une configuration d'exécution différente ; Le figures3 et 4 représentent respectivement le dispositif de la figure 1 encore plus schématisé et le diagramme des pressions de l'air dans les chambres où coulissent le piston porte-mandrin et le piston double ; et 8 Les figures 5 et 6 ainsi que 7/sont des schémas semblables à ceux des figures 3 et 4 représentant d'autres conditions de travail du dispositif suivant la présente invention. Par référence notamment à la figure 1 représentant le dispositif suivant la présente invention, c'est-à-dire le dispositif de régulation de la caisse hydro-pneumatique d'alimentation du laminoir, comprenant un cylindre 10 dans lequel coulisse le piston porte-mandrin 11, la chambre du piston 11 désignée par la référence 12, est délimitée à l'arrière par la face avant 14 du piston avant 15, assemblé de manière rigide à un piston arrière 16 par une tige 17. il ressort clairement de la figure que l'ensemble composé du piston avant 15, du piston arrière 16 et de la tige 17 constitue un piston double dont le piston arrière 16 coulisse dans uFgcylindre 18. Entre le fond 13 du cylindre 10 et la face arrière ~ piston avant 15, se trouve délimitée une chambre 20 munie d'un orifice d'entrée 21 dont nous indiquerons la fonction plus loin. Le piston 16 partage à son tour le cylindre 18 en-deux chambres, respectivement 22 et 23, munis de raccords d'entrée respectifs 24 et 25. Enfin, un conduit axial 26 (représenté sur la figure par des lignes en pointillé) qui traverse toute la tige 17 pour déboucher dans la chambre 12, sert à alimenter cette dernière chambre en air sous une pression convenant au laminage, c' est-à-dire en air agissant sur le piston porte-mandrin 11. A cet effet, le conduit 26 est relié, par un clapet de retenue 27 et une vanne commandée 28, avec une source d'air sous pression (non représentée), pression qui sera constante quel que soit le calibre à laminer. La chambre 20 communique, par le raccord 21,la vanne commandée 29 et le clapet de retenue 30, avec une source d'air sous pression (non représentée) susceptible de produire la pression antagoniste à la pression agissant dans la chambre 12. La chambre 22 est en communication par le raccord 24, le clapet de retenue 31 et la vanne commandée 32, avec un réservoir ou accumulateur 33 d'huile sous pression. Enfin,la chambre 23 communique par le raccord 25, la vanne commandée 34 et le clapet de retenue 35, avec une source d'air sous pression (non représentée), ou éventuellement aussi avec l'atmosphère. il est intéressant de noter que le réservoir ou accumulateur d'huile sous pression 33 communique, par une vanne commandée 36 et un clapet de retenue 37, avec une source de pression. il convient en outre de signaler que tout au long de cette description, on a fait allusion à l'air et à l'huile comme fluides de travail, mais il est bien entendu que l'un et/ou l'autre peuvent être remplacés par d'autres fluides fournissant des prestations équivalentes. Voyons maintenant le fonctionnement du dispositif suivant la présente invention Avant de commencer le laminage, sans se préoccuper de la dimension de l'ébauche à laminer, on alimente la chambre 12, par l'intermédiaire du clapet de retenue 27 et de la vanne commandée 28, avec de l'air à une pression convenant au laminage, pression qui, comme on l'a déjà mentionné, sera maintenue constante, indépendamment du calibre de l'ébauche à laminer. Puis on alimente la chambre 20, par le clapet de retenue 30 et la vanne commandée 29, en air à une pression préalablement définie, d'une valeur supérieure à celle alimentant la chambre 12, mais également toujours constante, quelque soit le diamètre de l'ébauche à laminer, En ouvrant à ce moment la vanne commandée 32, l'huile se trouvant dans la chambre 22 peut retourner au réservoir 33, permettant ainsi au piston double 15-16 (et donc au fond de la chambre 12 constitué par la face 14 du piston 15) de se déplacer complètement vers l'avant (vers la gauche sur la figure 1), réduisant ainsi la longueur de la chambre 12 à la plus petite longueur de chambre nécessaire pour le laminage ; la vanne commandée 32 est alors fermée. En début de laminage, au cours de la phase d'ajustage, le piston 11 commence ses courses périodiques en arrière et en avant, et la longueur des courses augmente rapidement, en quelques tours des cylindres de laminage, de zéro à la valeur de régime. Pendant la course de recul (vers la droite sur la figure 1), le piston 11 provoque dans la chambre 12 une augmentotion de la pression de l'air, augmentation d'autant plus importante que la réduction de la longueur de la chambre 12 a été grande, par suite du déplacement en avant de la face 14 du piston 15. La préparation initiale de la chambre 12 à sa longueur minimale entraîne, au cours de la phase d'ajustage et par suite des courses plus courtes du piston porte-mandrin, une augmentation plus rapide de la pression dans la chambre 12 et par conséquent une augmentation de la poussée de réqction agissant-sur le piston, ce qui facilite la pénétration dv mandrin avec l'ébauche entre les cylindres de laminage. Ceci signifie en outre que chaque fois que commence un cycle de laminage d'une nouvelle ébauche1 meme de diamètre inchangé, et notamment pour les faibles épaisseurs de paroi, le dispositif suivant Invention permet d'exploiter les avantages mentionnés plus haut relatifs à la phase d'ajustage, puisqu'il est possible, et prévu, de faire revenir le piston double à sa position initiale (chambre 12 de longueur minimale). En même temps, la pression augmente dans la chambre 12 de la valeur d'alimentation à une valeur de plus en plus grande, au fur et à mesure que la course du piston 11 s'accroît. La courbe pression-volume est polytropique et, si le fond de la chambre 12 (représenté par k piston avant 15) avait une position fixe, la courbe serait celle représentée par la ligne en pointillé AîT de la figure 6 ou par la ligne en pointillé A2T de la figure 8. La position du piston 15 et donc de la phase 14 est en réalité déterminée initialement uniquement par la pression de l'air alimentant la chambre 20 par la vanne 30 ; c'est la raison pour laquelle lorsque augmente la pression de l'air de la chambre 12 (s'opposant à l'air précédent), le piston double (et avec lui la face 14) se déplace vers l'arrière, entraînant une augmentation de la longueur de la chambre 12.En définitive, la pression finale de l'air contenu dans la chambre 12 diminue, tandis que la réduction du volume de la chambre 20 provoque une augmentation de la pression de l'air qu'elle contient, air qui ne-peut s'échapper à travers le clapet de retenue à moins que l'on n'actionne la vanne commandée 29. Le recul du piston double 15-16 jusqu'à la position de régime, s'effectue naturellement par des ajustements successifs, consécutifs à l'augmentation du recul du piston T1, jusqu'à ce que se rétablisse l'équilibre entre la poussée due à la pression finale atteinte par l'air dans la chambre 12 et la poussée due à la pression atteinte par l'air de la chambre 20 sous l'effet du déplacement vers l'arrière du piston double. Le déplacement vers l'arrière du piston double et notamment du piston 16 nécessite la présence dans la chambre 22 de l'huile sous pression ou d'un autre fluide contenu dans le réservoir 33. Pendant la course d'avancée suivante du piston 11, la pression de l'air de la chambre 12 diminue, tandis que le piston double et donc le fond mobile, constitué par la face 14, reste dans la nouvelle position atteinte, puisque l'huile déjà présente dans la chambre 22 ne peut retourner dans le réservoir 33, le con duit de liaison entre la chambre 22 et le réservoir étant bloqué par le clapet de retenue 31 qui ne permet que l'écoulement dans le sens contraire. Si le laminage se poursuit normalement, c'est-à-dire si la course du piston 11 reste pratiquement constante, le piston double 15-16 reste dans la même position pendant le laminage de toute l'ébauche et la pression finale de l'air dans la chambre 12 reste celle préalablement définie, réglée automatiquement. Dans le laminage d'un tube de petit diamètre, le recul du piston 11 est faible, et par conséquent l'augmentation de la pression de l'air de la chambre 12 est également limitée : en conséquence, le recul initial du piston double et donc du fond mobile de la chambre 12 est limité, de même que l'allongement de cette chambre. Pendant le laminage d'une ébauche de grand diamètre, la course de recul du piston porte-mandrin 11 est plus grande et provoque par conséquent une augmentation plus importante de la pression de la chambre 12 ; il s'ensuit que le piston double doit se déplacer plus vers l'arrière, faisant ainsi augmenter la pression de la chambre 20 jusqu'à ce que s'établisse un nouvel équilibre des pressions entre la chambre 12 et la chambre 20, évidemment à des valeurs de pression plus élevées et avec une chambre 12 plus allongée. La figure 3 représente schématiquement une position de départ (avant le début du laminage d'une ébauche tubulaire) du piston 11 et du piston double 15-16, ainsi que la valeur relative des pressions d'air respectivement dans la chambre 12 de longueur 1o (fig. 4, courbe Ao) et dans la chambre 20 (courbe Bo). La courbe Bo, plus décalée vers le haut que la courbe A0, traduit le fait que la pression d'air d'alimentant de la chambre 23 est plus élevée que la pression de l'air alimentation la chambre 12. La figure 5 représente la course du piston 11 pendant le laminage d'une ébauche de petit diamètre et, en face, la figure 6 représente la courbe polytropique (A1) de la pression de l'air dans la chambre 12 dont la longueur est maintenant lî, par suite de la course du piston 11, ainsi que le déplacement vers l'arrière (s1) du piston double avec la courbe polytropique correspondante (B1 de la pression de l'air dans la chambre 20. Le piston double trouve sa position lorsque les deux courbes (A1 et B1) ont atteint la même hauteur, c'est-à-dire lorsque les pressions de l'air dans les deux chambres 12 et 20 sont égales, ou correspondantes si les sections sur lesquelles agissent les deux pressions sont différentes. Comme il a déjà été dit, la ligne en pointillé A1T de la figure 6 trace la variation hypothétique de la pression dans la chambre 12 dans le cas où le piston double et donc le fond de la chambre 12, aurait une position fixe. Les figures 7 et 8 représentent de la meme manière, la situation relative au laminage d'une ébauche tubulaire de grand diamètre (courbes A2, B2, An, dont la longueur de la chambre 12 est égale a 12 et le dépla cement du piston double à En début de laminage (lorsque la course de recul du piston Il augmen te rapidement de zéro aux valeurs normales), la pression de l'ai dans 1o d'a men a io chambre 12 croît très rapidement et en des temps très courts, des valeurs à des valeurs pouvanepasser légèrement la pression de l'air alimentant la chambre 20;; le piston double est ainsi repoussé vers l'arrière à une vitesse qui est d'autant plus grande que celle du piston 11, que le poids du piston double est important, c'est-à-dire que la masse du piston 15-16est plus élevée. Si le piston double avait une masse égale à zéro, la vitesse de recul du piston double serait pratiquement égale à celle, déjà grande, du piston 11, tandis qu 'avec un piston double de masse élevée, ce recul commence avec un certain regard, mais la vitesse maximale de recul est beaucoup plus importante. Ces vitesse élevées nécessitent que l'huile soit à nouveau introduite dans la chambre 22, avec des débits instantanés importants qui exige- raient des clapets de retenue de très grandes dimensions et qui, précisément par suite de ces dimensions, ne présentent pas une grande précision de fonctionnement. Pour remédier à cet inconvénient, il est possible de réduire le vo lume de l'huile contenue dans la chambre 22 (ce qui réduit le débit de l'huile devant passer à travers le clapet de retenue 31)i on peut y parvenir en agrandissant convenablement le diamètre de la tige 17 de liaison entre le piston avant 15 et le piston arrière 16. Dans ce cas, cependant, la pression de l'huile augmenterait au cours du laminage (par suite de la réduction de la section de la chambre 22) et il serait alors nécessaire d'augmenter également l'épaisseur du piston double et donc son poids ; en conséquence immédiate, la vitesse de recul du piston double augmenterait encore plus, aggravant encore le problème de l'arrivée instantanée d'huile dans la chambre 22, par le clapet de retenue 31. Pour résoudre ce problème, on a imaginé, et ceci constitue un aspect spécifique de la présente invention, d'adopter une tige de liaison entre les deux pistons 15 et 16 du piston double, dont le diamètre est réduit au minimum possible compte tenue des nécessités de résistance aux sllici- tations en leu ; en même temps, le tiomètre du piston 16 est plus petit que celui du piston 15, de manière à ce que le rapport entre la section du piston 15 et celle du piston 16 soit compris entre 2,5 et 12, de préférence entre 5 et 10, de façon à réduire au minimum possible le volumess'hui- le de la chambre 22, sans provoquer une augmentation trop importante de la pression d'huile dans cette chambre.En outre, afin d'éviter que la pression de l'air nécessaire pour équilibrer la pression finale que l'air atteint dans la chambre 12, n'atteigne des valeurs trop élevées, donc dangereuses, on introduit la pression de l'air d'équilibrage dans la chambre 20 et non dans la chambre 23, ce qui permet de ne pas avoir à tenir compte de la dimension du piston 16 et donc d'opérer à des pressions d'air d'équilibrage de l'ordre des pressions qui s'établissent dans la chambre 12. On peut, par ailleurs, prévoir d'utiliser la chambre 23 -qui ne remplit plus la fonction de chambre principale de pression de l'air d'équilibrage de la pression s'établissant dans la chambre 12- comme réservoir partiel ou total de l'huile (comme il ressort de la figure 2), en recourant notamment à de petits clapets de retenue 38, montés dans le corps du piston arrière 16, interceptant les passages axiaux 39 pratiqués dans le corps du piston 16. il est intéressant de noter que grace à ce dernier artifice, la mise en pression du réservoir 33 fait subir au piston double une poussée en avant supplémentaire, qui a pour avantage de réduire encore la pression de l'air à introduire dans la chambre d'équilibrage 20. La liaison entre les chambres22 et 23 peut naturellement s'effectuer par des conduits extérieurs (équivalents aux passages 39) munis de clapets de retenue. Pour résumer les caractéristiques et les avantages qui distinguent la présente invention de la technique antérieure, on peut dire que la description précédente fait apparaître clairement que 1) il n'est plus nécessaire de procéder à un réglage préalable de la longueur de la chambre 12 et que la variation de cette longueur correspondant à un changement de diamètre de l'ébauche tubulaire à laminer, s'effectue automatiquement sans qu'il soit nécessaire d'intervenir de l'extérieur. 2) L'emploi de la chambre 20 comme chambre destinée à recevoir l'air d'équilibrage de la pression d'air enregistrée à l'intérieur de la chambre 12, permet de travailler dans des conditions de sécurité, en évitant des pressions d'air dangereuses sur le plan de la résistance mécanique de la structure, de même que sur celui plus général ae la sécurité. 3) Le fait de libérer le second cylindre de la pression d'air d'équilibrage et de l'employer facultativement non seulement comme chambre pour l'huile sous pression, mais également comme chambre auxiliaire pour l'huile, permet de projeter et de dimensionner le second piston et sa chambre, sans se préoccuper des répercussions évetuelles sur le fonctionnement du dispositif et sur sa résistance mécanique en le maintenant à un poids et un encombremet minimums. 4) L'on a la possibilité de faciliter la phase initiale (ajustage) du laminage. On a décrit ici une forme préférée d'exécution de l'invention, il n'en reste pas moins que des modifications et des variantes équivalentes sur le plan de la conception et de la mécanique sont possibles et envisageables, sans pour autant sortie des limites de cette invention. R E V E N D i C A T i O N s 1. - Dispositif de régulation de la caisse d'alimentation de laminoirs à pas de pélerin pour tubes non soudés, du type dans lequel le piston porte-mandrin coulisse dans une chambre délimitée à une extrémité par un fond mobile, constituant l'une des deux faces terminales du premier piston d'un piston double, le second piston dudit piston double pouvant coulisser dans une chambre séparée et coaxiale par rapport à la première, caractérisé en ce que ledit premier piston dudit piston double est soumis à une pression compensatrice d'un fluide, notammet de l'air sous pression, s'opposant à la pression engendrée par le recul du piston porte-mandrin, ladite pression du fluide de compensation ayant une valeur préalablement définie et constante, ledit second piston étant soumis à une pression du fluide agissant en même temps que la course de recul du piston porte-mandrin, ledit second piston et son cylindre ayant un diamètre respectivement inférieur au premier piston et à son cylindre. 2. - Dispositif de régulation, suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le rapport entre la section du premier piston dudit piston double et la section du second piston est compris entre 2,5 et 12. 3. - Dispositif de régulation suivant la revendication 2, caractérisé en ce que ledit rapport a une valeur comprise entre 5 et 10. 4. - Dispositif de régulation, suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ledit second piston partage le cylindre dans lequel il coulisse en deux chambres, la chambre en amont dudit piston étant alimentée en huile, notamment sous pression, provoquant l'action accompagnant le mouvement de recul dudit piston porte-mandrin et donc dudit piston double, et la chambre en aval dudit piston étant alimentée en air à la pression atmosphérique. 5. - Dispositif de régulation suivant la revendication 4, caractérisé en ce que ladite chambre en aval est alimentée en air sous pression. 6. - Dispositif de régulation suivant la revendication 4, caractérisé en ce que ladite chambre en aval communique avec ledit réservoir d'huile sous pression. 7. - Dispositif de régulation suivant la revendication 6, caractérisé en ce que ladite chambre en aval communique avec ladite chambre en amont par des conduits, de préférence des conduits axiaux pratiqués dans le second piston, et des clapets de retenue permettant le passage de l'huile uniquement de ladite chambre en aval vers ladite chambre en amont. 8. - Dispositif de régulation suivant l'ensemble des revendications 1 et 4, caractérisé en ce que dans le circuit de l'huile ou d'un autre fluide sous pression, entre ladite chambre en amont et ledit réservoir, est montée une vanne commandée en parallèle avec un clapet de retenue, ce dernier permettant uniquement lgécoulement du réservoir vers ladite première chambre.