La présente invention concerne des compositions de po lypropylene cristallin à bas indice de fluidité à l'état fondu qui peuvent etre calandrées en pellicules d'un indice de fluidité à l'état fondu de moins de 5. Elle se rapporte, en outre, à un procédé de préparation de telles compositions qui permet d'utiliser des polypropylènes en poudre (par exemple des poudres pouvant pour 80% en poids traverser un tamis à mailles de 410 microns et de préférence de 250 microns suivant la norme ASUM Ell61). Ces pellicules peuvent être gaufrées et/ou thermofaçonnées en produits manufacturés. les techniques du calandrage sont classiques et ont été appliquées avec succès depuis de nombreuses années au poly (chlorure de vinyle). Des essais de calandrage du polypropylène ont été effectués dès que ce polymère est devenu disponible vers 1960. Le calandrage offre la.possibllfté dune fabrication rapide. I1 offre aussi celle de produire des pellicules au départ de polypropylène en poudre, alors que la plupart des techniques industrielles d'extrusion exigent que la poudre soit d'abord convertie en granules, habituellement d'une dimension de 1 à 3 mia, au cours d'une opération supplémentaire qui est onéreuse. le calandrage offre de plus la possibilité de produire des pellicules plus minces que celles fabriquées par extrusion. Au cours des 15 dernières années, les tentatives de calandrage du polypropylène à l'échelle industrielle ont échoué et il est mentionné dans t'Plastiques Modernes et Elastomères" mai 1970, page 245, que le calandrage des polyoléfines n'est pas courant. La raison en est probablement que le polypropylène subit une dégradation rapide dans les états fondus aux divers stades du calandrage. Cette dégradation fait adhérer le polypropylène aux cylindres de calandre et rend ainsi le calandrage sans intérêt industriel,surtout pour la production de pellicules à surface lisse. Cette dégradation conduit à des altérations de coloration et à des dégagements d'odeurs inadmissibles et confère aux compositions converties en pellicules unindice de fluidité à l'état fondu de plus de 5 qui rend ces pellicules inacceptables du point de vue industriel pour de nombreuses de leurs applications possibles. La Demanderesse a découvert à présent qu'à la eondi- tion d'etre additionnés d'un savon et d'une matière inorganique particulaire,de même que de systèmes stabilisants hautement ef ficaces, les polymères et copolymères de propylène à bas indice de fluidité acquièrent une résistance adéquate à la dégradation dans les états fondus associés à un calandrage. Cette découverte est surprenante du fait que de nombreuses chargesacomme le talc, qui contiennent des ions de métaux de transition favorisent généralement la dégradation du polypropylène. L'invention a donc pour objet une composition propre au calandrage en pellicules, qui comprend a) un homopolymère cristallin de propylène et/ou un copolymère cristallin de propylène avec jusqu'à 25% (de préférence plus de 5% jusqu'à 17%) en poids d'éthylène, -b) 0,1 à 1,5% (de préférence 0,15 à 0,3%) en poids d'un système stabilisant hautement efficace comme défini ci-après, c) 0,1 à 2,00 (de préférence 0,15 à 0,8%) en poids d'un savon comme défini ci-après, et d) l0à 60% (de préférence 15 à 45%) en poids d'une matière inorganique particulaire solide. Ces pourcentages sont exprimés sur la base du poids du polymère et/ou copolymère que contient la composition. Pour la fabrication de pellicules qui peuvent être gaufrées et/ou thermofaçonnées, il est; désirable que la composition dont la pellicule est faite ait un indice de fluidité l'état fondu n'excédant pas 2. 'l'indice de fluidité à l'état fondu est mesuré suivant une variante de la norme BS 2782 Part 1/105C/1970 sous une charge de 2,6 kg, l'opération étant effectuée à 23000 plutôt que 190 C. Toutefois, comme la présence de nombreuses charges augmente la viscosité des polypropylènes, le polypropylène exempt de charge peut avoir un indice de fluidité à l'état fondu atteignant 15. Il est préférable que les pellicules destinées au thermofaçonnage en récipients aient une épaisseur de moins de 0,5 mm et que les compositions contenant des matières inorgani ques faisant l'objet; de l'invention puissent être calandrées enpellicules d'une épaisseur n'atteignant que 0,1 mm,alors qu'à la connaissance de la Demanderesse, les pellicules extrudées ont une épaisseur minimale de plus de 0,2 mm. Par conséquent, l'invention a aussi pour objet une nouvelle pellicule de polypropylène dont la particularité est que son épaisseur est inférieure à 0,2 mm, l'appréciation de l'optimum du savoir-faire au calandrage de la composition faisant l'objet de l'invention, indique qu'il est probable de pouvoir produire des pellicules d'une épaisseur d'à peine 0,05 mm sinon moins. I1 est préférable que les pellicules destinées au gaufrage aient une épaisseur de 0,) à 2,0 mm. Par conséquent, l'invention a pour objet de nouvelles pellicules de polypropylène gaufrées, de préférence d'une épaisseur de 0,5 à 2,0 mm et spécialement d'une d'épaisseur de l'ordre de 1,0 mm, par exemple de 0,85 à 1,15 mm,qui ont été calandrées au départ d'une composition de polypropylène conforme à l'invention. les polypropylènes de l'invention peuvent comprendre des homopolymères de propylène, mais les copolymères comprenant 8 à 17% en poids d'éthylène copolymérisé sont supérieurs par la résistance au choc et la flexibilité. les copolymères préféré rés sont les copolymères dits séquencés. Ils sont obtenus par conduite d'une homopolymérisation du propylène jusqu'à un point où de nombreuses chaînes polymères ont cessé de croire, puis par introduction d'éthylène dans la zone de polymérisation. Il en résulte que tant des unités de propylène que des unités d'éthylène sont introduites dans les chaînes encore en croissance et que la proportion d'éthylène augmente avec le temps. Des copolymères séquencés de ce genre sont décrits par E G Heggs dans "Chemistry and Industryt', 7 juin 1969 page 744. Par mélange de 5 à 15% en poids de caoutchouc, il est possible de conférer aux homopolymères de propylène des résistances au choc et des flexibilités tombant dans l'intervalle des résistances au choc et flexibilités des copolymères séquencés. Des exemples de caoutchoucs qui conviennent sont les polyisobutylènes, les différents caoutchoucs butyle et les caoutchoucs d'éthylène et de propylène,comme ceux décrits aux pages 255 à 258 de "Chemistry and Industry" 16 mars 1974. les caoutchoucs d'éthylène et de propylène modifiés par un diène sont spécialement appropriés.Iies quantités précises de caoutchouc nécessaires pour conférer la résistance au choc et la flexibilité voulues au polypropylène, varient d'un caoutchouc à l'autre et peuvent être déterminés par des essais courants de résistan- ce au choc et de flexibilité. ries compositions utilisées pour l'exécution de l'in vention comprennent un système stabilisant hautement efficace spécialement; en quantité n1 excédant pas 0,7% du poids du polymère et/ou copolymère. le fait qu'un système stabilisant est ou non hautement efficaces détermine comme décrit ci-après. Un homopolymère de propylène ayant un indice de fluidité à l'état fondu de 2 est introduit dans un mélangeur Banbury et chauffé jusqu'à la température de 170 C,à laquelle il est fondu. La charge fondue est transférée rapidement dans un malaxeur à deux cylindres fonctionnant à une température de 180 à 1850C. rie polymère du malaxeur à deux cylindres est alors amené graduellement à une calandre à quatre cylindres en 1 heure et calandré en une pellicule d'une épaisseur de 0,3 mm. ries cylindres de la calandre sont agencésen "1" inversé comme illustré à la figure du dessin annexé. les deux cylindres supérieurs de la calandre sont maintenus à 185 C, tandis que le cylindre médian est maintenu à1800C et le cylindre inférieur,à 175 C. l'indice de fluidité à l'état fondu du polymère prélevé dans de la pellicule qui a été produite pendant les 2 premières minutes -de calandrage est mesuré et il en est de même de l'indice de fluidité à l'état fondu du polymère prélevé dans de la pellicule produite au cours des 2 dernières minutes de calandrage. Ces deux indices de fluidité à l'état fondu doivent différer de moins de 15% pour que le système polymère soit considéré comme hautement efficace et l'expression système stabilisant hautement efficace" est définie sur cette base. Tous les composés stabilisants ne sont pas également efficaces et ainsi, bien que certains stabilisants soient suffisamment efficaces pour que les compositions puissent ne contenir qu a peine o,î% en poids du système stabilisant, d'autres stabilisants moins efficaces doivent être pris en concentrations plusélevéespour être qualifiés de "systèmes stabilisants haute ment efficaces Des stabilisants hautement efficaces qui sont préférés sont le tétra- p -3,5-di-t-butyl-4-hydroxyphénylpropionate du pentaérythritol et l'isocyanurate de tris(3,5-di-t-butyl-4 hydroxybenzyle), mais des stabilisants tels que le 2,6-di-tbutyl-4-méthylphénol et le 1,1,3-tris(2'-méthyl-5'-t-butyl-4'- hydroxyphényl)butane sont efficaces aussi. les composés ayant une strucutre analogue à celle des quatre stabilisants précités ont également un bon pouvoir de stabilisation et, en particulier, des radicaux alkyle inférieurs supplémentaires peuvent être fixés sur le cycle benzénique ou et les radicaux alkyle déjà présents peuvent être modifiés. Par radical alkyle inférieur, il convient d'entendre un radical de l à 6 atomes de carbone. les savons utilisés pour la conduite de l'invention sont définis comme étant des substances qui agissent comme lubrifiants entre la composition et les cylindres des calandres. les savons typiques sont les sels métalliques d'acides carboxyliques et de préférence d'acides monocarboxyliques de 12 à 18 atomes de carbone, comme l'acide laurique, l'acide palmitique, l'acide oléique et l'acide stéarique. Les ions métalliques doivent dériver de métaux des groupes 1, 2 et 3 du tableau périodique de Mendeleef lorsqu'il est désirable de fabriquer des produits manufacturés thermofaçonnés durables,ou bien ils doivent dériver des métaux de transition lorsqu'il est désirable de fabriquer des produits manufacturés photodégradables. Des exemples spécifiques de ces savons sont les oléates et stéarates de sodium, de calcium, de magnésium et de zinc pour les produits manufacturés durables et le stéarate ferrique (de préférence mélangé à de l'acide stéarique libre) pour les produits manufacturés dégradables. D'autres savons utiles sont décrits dans la seconde édition de Encyclopedia of Chemical Technology R E Kirk et D F Othmer, volume 7, page 284. La matière inorganique particulaire a de préférence une dureté de moins de 6,8 sur l'échelle de Nous. Des exemples de matières inorganiques sont la farine d'ardoise, la dolomie (Mohs 3,5 à 4,5), la barytine (Mohs 2,5 à 3,5), les carbonates de calcium (craie Mohs 3,0), le kaolin (Mohs 2,0 à 2,5), le-gypse (Mohs 1,5 & ' 2) et le talc (Mohs 1,0). ries matières inorganiques les plus appropriées ont une dureté de 3,0 sinon moins sur l'échelle de Mous. Une matière inorganique tendre est, croit-on, essentielle pour faciliter le thermofaçonnage et se révèle aussi avoir un effet favorable sur le toucher de la pellicule thermofaçonnée. I1 est préférable que la matière inorganique soit exempte de tout constituant fibreux, comme des fibres d'asbest;e,parce que celui-ci po-rrait avoir un effet; nuisible sur l'aptitude de la pellicule à s'étirer pendant le thernofaçon nage. I1 est préférable aussi que la matière inorganique ait une structure lamellaire ou feuilletée probablement parce que les lamelles ont l'aptitude de glisser les umes par rapport aux autres et ainsi de faciliter le mouvement interne dans la pellicule pendant le thermofaçonnage. ria matière lamellaire ou feuilletée préférée est le talc,surtout de la variété contenant moins de 1,0% de fibres d'asbeste. Les meilleurs résultats ont été obtenus par la Demanderesse au moyen de talc de Chine dit talc de Haichen. les particules de la matière inorganique sont de préférence capables de traverser un tamis AS2M nO 140, c'est-àdire à mailles de 105 microns et, de préférence, les particules sont pour 97% en poids capables de traverser un tamis. AS'PU n 325, c'est-à-dire à mailles de 44 microns. ries matières préférées comprennent au moins 30% en poids de particules dont la plus grande dimension est de 10 à 18 microns. La présence de particules très grossières a un effet défavorable sur le toucher de la pellicule et nuit au thermofaçonnage. La Demanderesse a découvert aussi que les pellicules contenant une matière inorganique et en particulier du talc sont moins susceptibles de présenter des défauts visibles comme des lignes, givrures ou motifs irréguliers, qui n' ont pas d'effet sensible sur les propriétés physiques de la pellicule, mais lui donnent un vilain aspect. Il est préféré aussi que les compositions de l'invention comprennent 1 à 8% en poids d'un pigment ayant une dureté de moins de 6,8 sur l'échelle de Mohs et de nombreux pigments classiques pour le polypropylène satisfont à ce critère. La présence du pigment est particulièrement désirable pour constituer un fond uniforme prenant l'impression. En vue de l'impression, le pigment préféré est le dioxyde de titane. rie dioxyde de titane de la variété anatase est préféré,parce qu'il n'a qu'une dureté de 5,5 à 6 sur l'échelle de Mohs et parce 'iL gêne donc moins le thermofaçonnage et le pliage de la pellicule. Néanmoins, le dioxyde de titane de la variété rutile d'une dureté de 6 à 6,5 induit moins de dégradation à long terme de la pellicule et peut être préférable si celle-ci doit être utilisée dans des récipients pour lesquels une longue durée de service est prévue. ries pigments de dioxyde de titane tant de la variété rutile que de la variété anatase sont de préférence enrobés d'alumine en quantité atteignant 5% en poids et de silice en quantité atteignant 2% en poids, ces pourcentages étant rapportés au poids total du pigment. Ces pourcentages sont exprimés sur la base du poids du dioxyde de titane. le pigment peut être utilisé conjointement avec jusqu'à 0,5% en poids d'un agent de blanchiment optique, comme le bleu outremer. La surface des produits manufacturés thermofaçonnés au départ des pellicules faites des compositions contenant la matière inorganique -a, en général, une bonne aptitude à prendre les encres d'imprimerie. Toutefois, cette aptitude peut être améliorée davantage par exposition de la surface à un traitement d'oxydation du type décrit aux pages 542 et 543 de la seconde édition de l'ouvrage intitulé "Polythene" de Renfrew et Morgan publié chez Iliffe. le plus commode de ces traitements est celui effectué par décharge avec effluves. rie traitement d'oxydation est désirable lorsque des récipients sont thermofaçonnés au départ de pellicules faites de compositions ne contenant pas de matière inorganique. L'invention a, en outre, pour objet un procédé defabri cation de pellicules calandrées au départ des compositions de l'invention, suivant lequel a) on introduit la composition à l'état pulvérulent dans un mélangeur à cisaillement et on fait fondre à l'aide de celuici le polymère ou copolymère constitutif de la composition, b) on transfère la composition du mélangeur à cisaillement aux cylindres de calandre tandis qu'on maintient le polymère ou copolymère -à l'état fondu, c) on calandre la composition, et d) on refroidit la composition calandrée pour la solidifier en pellicule les compositions peuvent être calandrées sur des matières textiles revêtues ou non pour la fabrication de produits manufacturés comprenant une matière textile intégrée. ries mélangeurs à cisaillement sont des mélangeurs qui dégagent de la chaleur en soumettant le polymère ou copolymère à un cisaillement et dans lesquels cette chaleur est utilisée pour élever la température du polymère depuis au moins Jute sous le point où il est solide jusque justeau-delà du point où il est fondu. Des mélangeurs à cisaillement cc,nvenables sont décrits au chapitre 15 de l'ouvrage "Polythene" précité. De préférence, la température du polymère ou copolymère est portée à environ 1700C dans un mélangeur interne. les mélangeurs internes à cisaillement qui sont préférés sont le mélangeur Banbury et la combinaison d'une extrudeuse avec un malaxeur à deux cylindres. La charge fondue quittant le mélangeur à cisaillement est de préférence transférée aux cylindres de calandre au-sor tir d'un malaxaur à deux cylindres ou d'une extrudeuse qui peut ou non faire partie du mélangeur à cisaillement rie malaxeur à deux cylindres ou l'extrudeuse permet un apport graduel de la charge à la calandre. Il est préférable que le malaxeur à deux cylindres fonctionne a une température de plus de 17500 ou, en variante, que l'alimentation amenée à la calandre au sortir de l'extrudeuse quitte celle-ci à une température de plus de 17500. I1 est préférable aussi que le cylindre le plus chaud de la calandre se trouve à une température de 1800C ou davantage. Lorsqu'on soumet l'alimentation de la calandre à un mélange avec cisaillement au moyen d'un malaxeur à deux cylindres et d'une extrudeuse, le malaxeur à deux cylindres doit fonctionner à une température de 180 à 2000C et l'extrudeuse doit amener le polymère ou le copolymère à une température maximale dxau moins 200 C et de préférence atteignant 220 C. les pellicules,de préférence d'une épaisseur de 0,05 à 0,5 mm,produites suivant l'invention peuvent être thermofaçonnées en récipientsXcomme des godets pour graisses comestibles, plateaux présentoirs pour bonbons en chocolat et boîtes pour applications horticoles. Des pellicules plus épaisses, par exemple d'une épaisseur de 0,5 à 2,0 mm, peuvent être thermofaçonnées, par exemple sous dépression, en produits manufacturés, notamment utilisés dans la construction des automobiles, comme des baguettes décoratives, des garnitures de portes, des garnitures de sols ou de plafonds, des éléments de sièges, des portepaquets et des cache-roues, des garnissages pour tours de refroidissement et des garnissages pour le traitement dteffluents. Pour certains produits, il pourrait être nécessaire de remplir le produit manufacturé façonné d'une matière cellulaire appropriée, par exemple en polyuréthanneçou d'un autre support. les techniques de revêtement par dépression sont applicables également. L'invention a de plus pour objet un procédé de production d'une pellicule de matière plastique gaufrée, suivant lequel on utilise une pellicule calandrée faite d'une composition conforme à l'invention, on chauffe la pellicule jusqu'à ce qu'au moins sa surface soit rendue plastique, par exemple à une température de 180 à 220 C, on imprime un motif dans la pellicule chauffée au moyen d'un outil à gaufrer,qui est de préférence un cylindre de pression portant le motif voulu,et on refroidit la pellicule gaufrée. Ces pellicules gaufrées peuvent être alors thermofaçonnées en produits manufacturés du type général cidessus. EXE1PIS DE COMPARAISON. A - E ET EXEMPLES 1 - 5. On utilise deux copolymeres de propylène contenant 8% et 15% en poids d'éthylène copolamérisé comme précisé au tableau I, sous la forme d'une poudre drune granulométrie moyenne de 250 microns. On mélange les copolymères avec différentes combinaisons d'additifs en poudre comme indiqué au tableau I en introduisant le copolymère et les additifs dans un mélangeur à fluidisatinn à bras rotatif Renschel. On transfère chaque mélange pulvérulent ainsi obtenu à son tour, dans un mélangeur Banbury où on le chauffe à 1700C, c'est-à-dire juste au-dela du point de fusion du copolymère. -On transfère la charge chauffée alors du mélangeur Banbury à un malaxeur à deux cylindres fonctionnant à une température de 175 à 1800C. On amène la charge du malaxeur alors graduellement à un train de quatre cylindres de calandre chauffés à la vapeur agencés en "L" . inversé comme illustré à la figure. ries deux cylindres supérieurs sont chauffés à 185 C,-le cylindre médian est chauffé à 18O0C et le cylindre inférieur est chauffé à 1750C. JJorsque la chose est possible, on amène la charge à la calandre en 1 heure au cours de laquelle on poursuit le calandrage régulièrement en pellicules d'une épaisseur de 0,3 mm. On surveille l'indice de fluidité à l'état fondu des compositions alimentant la calandre pour disposer d'une indication sur le degré de dégradation subi. On note également llalté- ration de coloration des compositions. ries résultats sont rassemblés au tableau Il. ries essais de calandrage de compositions de polypropylène ne contenant; pas de savon conduisent à une dégradation qui fait adhérer les compositions aux cylindres de calandre et empêche ainsi tout calandrage efficace. Les pellicules produites dans les exemples 1 à 5 se prêtent au thermofaçonnage en cuvettes à margarine. Une calandre convenant pour l'application de l'in vention est illustrée au dessin annexé dont la figure représente des cylindres de calandre agencés en "L"inversé. Comme le montre la figure, la calandre comprend des cylindres 1, 2, 3 et 4 agencés en "ri" inversé. La composition fondue 5 est amenée graduellement à l'intervalle entre les cylindres 1 et 2 au sortir d'un malaxeur à deux cylindres non re présenté. La composition 5 est calandrée en une pellicule 6. Légende du tableau I. a : exemple b * pourcentage pondéral d'éthylène dans le copolymère c : indice de fluidité à l'état fondu du copolymère d : pourcentage pondéral de stabilisant 1 [tétra-ss-3,5- di-t-butyl-4-hydroxyphénlpropionate du pentaérythri tol], qui est un stabilisant hautement efficace e : pourcentage pondéral de stabilisant 2 [2,2'-méthylène- bis-(4-méthyl-6-t-butylphénol)] f : pourcentage pondéral de stabilisant 3 [diphosphite de distéaryle et du pentaérythritol] g : pourcentage pondéral de Stabilisant 4 /2,5-di-t- butyl-4-méthylphénol] h : pourcentage pondéral de thiodipropionate de dilauryle (L) ou de distéaryle- (s) i : pourcentage pondéral de stéarate de calcium j : pourcentage pondéral de talc (ce talc est du talc de Raichen dont les particules traversent pour 9Xk un tamis AS2M n 325 et ont pour au moins 29% un diamè tre maximum de 10 à 20 microns) k : pourcentage pondéral de TiO2 (TiO2 de la variété ana tase enrobé de 1,5% en poids d'alumine et de 0,7% en poids de silice,sur la base du poids de TiO2 ). TABLEAU I a b c d e f g h i j k A 8 2 0,25 - - - - 0,5 - B è 2 0,018 - - 0,063 0,153 S 0,180 - C 2 - - - 0,5 - 0,5 - D 8 2 - 0,1 0,1 - - 0,5 - E 8 2 0, - - - 0,50 l 0,20 0 0 1 8 2 0,25 - - - - 0,5 40 2 8 2 0,25 - - - - 0,5 20 3 8 2 0,20 - - - 0,50 L 0,20 40 4 8 2 0,25 - - - - 0,5 40 4 5 15 10 0,25 - - - - 0,5 40 TABLEAU II Evolution de l'indide de fluidité à l'état fondu avec le temps Exemple Altération de coloration 0 15 min 30 min 45 min 60 min A 0,34 0,46 - 0,48 0,74 altération de coloration acceptable B 0,45 1,37 20,60 48,40 Ab# faible altération de coloration C 2,64 3,24 Ab# - - altération de coloration acceptable D 1,40 1,60 1, 55 Ab# - altération de coloration grave E 0,70 0,79 0,92 0,96 1,00 altération de coloration grave 1 0,15 0,13 0,16 0,15 0,15 altération de coloration acceptable 2 0,16 0,17 0,20 0,21 0,21 altération de coloration acceptable 3 0,12 0,12 0,13 0,14 0,13 altération de coloration aceptable 4 0,18 0,15 0,22 0,22 0,29 pas d'altération de coloration discernable 5 0,83 0,90 0,92 0,95 0,97 altération de coloration acceptable Ab# : abandonné REVENDICATIONS 1.- Composition de polypropylène cristallin se prêtant au calandrage en pellicules, qui comprend un homopolymère cristallin de propylène et/ou un copolymère cristallin de propylène avec jusqu'à 25 X en poids d'éthylène, caractérisée en ce qu'elle comprend aussi une combinaison de : a) 0,1 à 1,5 % en poids d'un système stabilisant hautement efficace, b) 0,1 à 2,0 % en poids d'un savon, c) 10 à 60 X en poids d'une matière inorganique particulaire solide. 2.- Composition suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le système stabilisant hautement efficace com prend du tétra -8 3,5-di-t-butyl-4-hydroxyphénylpropionate du pentaerythritol. 3.- Composition suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le système stabilisant hautement efficace comprend de l'isocyanurate de tris(3,5-di-t-butyl-4-hydroxybenzyle). 4.- Composition suivant lune quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la matière inorganique particulaire a une dureté de 3,0 sinon moins sur l'é- chelle de Mohs. 5.- Composition suivant la revendication 4, caractérisée en ce que la matière organique particulaire est la craie. 6.- Composition suivant la revendication 4, caractérisée en ce que la matière organique particulaire est le talc ou le kaolin. 7.- Composition suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les particules de la matière inorganique sont suffisamment fines pour traverser un tamis ASTM nO 325, c'est-à-dire à mailles de 44 microns. 8.- Procédé de production dtune pellicule calandrée, suivant lequel on introduit une composition de polymère dans un mélangeur à cisaillement qui fait fondre le constituant polymère de la composition, puis on transfère la composition à des cylindres de calandre tandis qu'on maintient le polymère à l'état fondu et on calandre la composition puis on la refroidit en une pellicule, caractérisé en ce que la composition comprend un homopolymère ou copolymère de propylène et des additifs suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7. 9.- Procédé suivant lis revendication 8, earactérise en ce qu'on transfère Iâ composition aux cylindres de calandre au départ d'un malaxeur à deux cylindres. 10.- Composition suivant la revendication 8, carac risée en ce qu'on transfère la composition aux cylindres de calandre au départ d'une extrudeuse. 11.- Pellicule calandrée faite d'une composition suivant l'une quelconque des revendications là 7. 12.- Pellicule calandrée suivant la revendication 11, obtenue par un procédé suivant l'une quelconque des revendications 8 à 10. 13.- Pellicule calandrée suivant la revendication 11 ou 12, caractérisée en ce qu'elle est gaufrée. 14.- Procédé de production d'une pellicule gaufrée par chauffage de la pellicule au moins jusqu a plasticité de la surface de la pellicule, par impression drun motif dans la pellicule chauffe'e à l'aide 'd'un outil à gaufrer et par refroidissement de la pellicule ainsi imprimée, caractérisé en ce que la pellicule est obtenue par calandrage d'une composition comprenant un homopolymère ou copolymère de propylène et des additifs suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7. 15.- Elément pour véhicule automobile, caractérisé en ce qu'il a été fabriqué par thermofagonnage d'une pellicule suivant l'une quelconque des revendications 11 à 13. 16.- Récipient,caractérisé en ce qu1il a été fabriqué par thermofaçonnage d'une pellicule suivant l'une quelconque des revendications 11 à 13. 17.- Garnissage pour tour de refroidissement ou pour traitement d'effluent, caractérisé en ce qu'il a été fabriqué par thermofaçonnage d'une pellicule suivant llune quelconque des revendications 11 à 13. 18.- Produit manufacturé comprenant une matière textile intégrée, caractérisé en ce qu'il a été fabriqué par calandrage d'une composition suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7 sur une matière textile revêtue ou non.