La présente invention se rapporte d'une façon générale aux éléments élastiques de support et elle concerne, plus particulièrement, des patins servant à supporter élastiquement des rails. Selon la présente invention, un patin destiné à être interposé entre un rail d'une voie ferroviaire et une traverse est caractérisé encre qu'il est de forme convaco-convexe et est fabriqué en un mélange de caoutchouc vulcanisé renforcé par une étoffe. - De préférence, le patin est de forme rectangulaire et l'étoffe de renforcement consiste en-un tissu de câblés sans trame1 par exemple en ciblés de rayonne ou de nylon, ce tissu étant disposé en couches superposées, les ciblés d'une couche croisant ceux d'une couche adjacente. De préférence, les ciblés s'étendent en travers du patin, à peu près parallèlement à l'une ou l'autre des deux diagonales. du rectangle. Le patin peut etre interposé directement entre le rail et la traverse, si l'on n'utilise aucun élément de support du rail ; en variante, ce patin peut titre interposé entre un élément de support du rail et la traverse, lorsque la fixation du rail à la traverse est du type comportant l'utilisation d'un élément de support du rail, par exemple d'un coussinet également selon I'invention, un ensemble comprenant un rail de voie ferroviaire, et un élément de support du rail, par exemple un coussinet, est caractérisé en ce qutun patin est interposé entre le rail et l'élément de support ce patin étant du type décrit dans les paragraphes précédents. Egalement selon l'invention, un ensemble comprenant un rail de voie. ferroviaire et une traverse présentant une gorge pour installer le rail, est caractérisé en ce qu'un patin du type décrit dans les paragraphes précédents est interposé entre le rail et la' traverse. On décrira maintenant un mode de réalisation de 1'inventionX On fabrique un patin de rail en tissu caoutchouté à partir d'un pneumatique usagé, ceci en sectionnant les couches de ciblés pour séparer du pneumatique usagé quatre couches de renforcement de la carcasse qui sont prélevées dans la zone de la couronne du pneumatique. Le patin ainsi formé est de forme rectangulaire à angles arrondis ; les blés de renforcement, qui sont en rayonne dans l'exemple choisi, s'étendent a peu près parallèlement à l'une ou ltantre des diagonales du rectangle et étant donné que le patin provient d'un pneumatique usagé du type à plis croisés, les câblés dans chaque couche font un angle de sens opposé à celui des-câblés de la ou aes couches adjacentes. Chaque couche de ciblés caoutchoutés de rayonne est épar des autres couches, commue oela se pratique normalement dans la confection de bandages pneumatiques,par par une mince couche de caoutchouc et l'épaisseur globale du pattu est d'environ 4,8 mm . Le patin est de forme convaco-convexe, cette forme étant celle du moulage initial du produit du fait qu'-il faisait partie de la zone de la couronne de la carcasse d'un pneumatique. Sur le côté concave du patin, on applique dans une zone localisée, par exemple à caté d'un bord ou au centre, une cruche d'une matière adhésive ayant une composition bien connue qui adhère au caoutchouc du patin et à la surface d'une traverse en béton, ce qui permet d'assujettir le patin à cette traverse, La matière adhésive porte une pellicule non-adhésive de protec- tion, qui recouvre l'adhésif et facilite sa manipulation le fléchissement du patin assurant la séparation de cette pellicule de protection de l'adhésif. La couche d'adhésif peut titre sous forme d'un ruban de tissu beaucoup plus étroit que la largeur du patin mais ayant la meme longueur que celui-ci ce ruban étant enduit d'adhésif sur les deux faces dont l'une adhère au patin et dont l'autre, provisoirement recouverte dune pellicule de protection pendant le stockage, peut titre exposée afin que le patin puisse être fixé à la traverse en béton. Dans un mode d'utilisation d'un tel-patin, fois fois que l'adhésif a été exposé,- on installe le patin, avec son capoté concave dirigé vers le bas, sur la surface supérieure d'une traverse entre cette traverse et un coussinet de rail, le patin servant à empêcher les vibrations et à réduire leur transmission sous l'effet du "martèlement" produit lorsqu'un véhicule ferroviaire circule sur la voie. L'adhérence du patin à la traverse ou, en variante, l'adhérence du patin au coussinet n'est pas indispensable, mais elle est néanmoins utile comme mesure provisoire pendant les opérations de pose de la voie. Dans certains cas mimez cette adhérence constitue un inconvénient lorsqu'il s'agit d'enlever le patin pour l'inspecter ou le remplacer. En-fait, les patins que l'on utilise comme patins de rechange ne doivent pas, de préférence, porter de couches adhésives. Le renforcement en tissu incorporé dans les patins selon l'invention réduit la croissance latérale du patin et son amincissement, qui en est le résultat, sous l'action de martèlement auquel le patin est continuellement soumis par suite du passage de matériel roulant, avec des charges et des décharges successives du rail et, par voie de conséquence, du patin lors du passage sur le rail d'un matériel roulant lourd. De plus, le mouvement entre le rail et/ou le coussinet et la traverse est egalement réduit,- car un tel mouvement contribue lui aussi à la croissance latérale et à l'amincissement des patins. Un autre avantage est que ce mouvement est réduit par la forme concave du patin qui forme ainsi une sorte de berceau pour la traverse et ce patin reste ainsi en position sensiblement fixe ou, à la rigueur ne bouge que très faiblement. Un avantage de l'utilisation d'un patin selon l'invention, par rapport aux patins plats en caoutchouc non-renforcé que l'on utilisait jusqu'à maintenant, est que les patins connus tendent à s'encastrer et à adhérer solidement dans la surface de la traverse en béton au cours d'un usage prolongé, de sorte qu'on doit les détacher de la traverse à l'aide d'un outil lorsqu'on soulève le rail pour enlever le patin et en inspecter 11 état. Au contraire, le patin concave, par suite de sa forme et de la présence du renforcement de tissu, ne présente qu'une tendance réduite à adhérer à la traverse ou au coussinet du rail et il peut Outre facilement enlevé pour inspection. Un autre procédé moderne de pause d'une voie ferroviaire comporte deux étapes. Au cours de la première étape, on pose des sections de voie entièrement fabriquées, de petites longueurs, sur le ballast, les rails étant fixés sans coussinets à des traverses dans lesquelles des gorges sont creusées pour centrer les rails, les patins étant interposés directement entre le rail et la gorge de la-traverseo Au cours de la deuxième étape, que l'on effectue peu de temps après la première (environ au bout d'une semaine), on soulève les petites longueurs de rail de leurs traversés et de leurs éléments de fixation et on les remplace par des rails soudés de grande longueur, c'est-à-dire d'environ 270 à 360 mètres de longs Les patins plats venant d'hêtre utilisés, selon la technique antérieure, ont tendance à se soulever sur le dessous des rails courts et il s'agit d'une caractéristique faucheuse. Les patins selon l'invention, qui ne portent pas d'adhésif sur leurs surfaces convexes et qui sont placés avec leurs cotés concaves dirigés vers le bas, ne posent pas de problème de ce genre. Ils se détachent du rail par un mouvement de cambrure et reprennent leurs formes concavo-convexe pendant que le rail se soulève. Bien que le mode de réalisation décrit concerne un patin renforeé à quatre couches et provenant de la couronne d'un pneumatique usagé, on peut aussi bien utiliser des patins ayant un nombre de couches de renforcement plus grand ou plus petit, et ces patins peuvent provenir d'une autre zone du pneumatique, par exemple des flancs d1un pneumatique usagé. R E V E N D I C A T I O N s 1.- Patin destiné à entre interposé entre un rail d'une voie ferroviaire et une traverse, caractérisé en ce qutil est de forme concave-convexe et qutil est fabriqué en un mélange de caoutchouc vulcanise renforcé par une étoffe. 2.- Patin selon la revendication i, caractérisé en ce qu'il est de forme sensiblement rectangulaire. 3.- Patin selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'étoffe est disposée en couches superposées, les ciblés dlune couche croisant ceux d'une couche adjacente. 4.- Patin selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'étoffe de renforcement est un tissu de câblés sans trame. 5.- Patin selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce que le patin est rectangulaire et les amblés du tissu s'étendent en travers de ce patin à peuprès parallèlement à l'une des deux diagonales du rectangle. 6.- Patin selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'étoffe est une étoffe textile. 7.- Patin selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'une couche de matière adhésive est appliquée sur une zone localisée du cEté concave du patin. 8.-Patin selon la revendication 7, caractérisé en ce que la couche de matière adhésive est un ruban de tissu dont la largeur est plus petite que celle du patin mais dont la longueur est égale à celle du patin, ce ruban étant enduit d'adhésif sur ses deux faces. 9.Patin selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le patin est fait à partir d'un bandage pneumatique. 10.- Ensemble qui comprend un rail de voie ferroviaire et un élément de support du rail, caractérisé en ce qu'entre l'élémentoe support et le rail est interposé un patin tel que spécifié dans l'une quelconque de revendications 1 à 9. 11.- Ensemble comprenant un rail de voie ferroviaire et une traverse présentant une gorge dans laquelle le rail est logé, caractérisé en ce qu'entre la gorge de la traverse et le rail est interposé un patin tel que spécifié dans l'une quelconque des revendications 1 à 9e