La présente invention comporte un dispositif et un circuit électrique destinés à limiter la vitesse de véhicules à deux roues équipés d'un moteur à carburateur, dont la vitesse est réglable par une poignée pivotante montée sur le guidon du véhicule et qui est reliée au moteur par au moins un élément de transmission, en particulier une commande Bowden. Un tel dispositif doit permettre de limiter une vitesse maximale prescrite, par exemple de 25 ou 40 km/h pour les vélo r,iofeurs,les motocyclettes ou les cyclomoteurs, de façon définitive et invariable. On connaît déjà des organes de commande électriques à force centrifuge pour limiter la vitesse maximale de véhicules à deux roues (voir brevet DE-OS 27 21 904). Les organes de commande à force centrifuge qui y sont décrits agissent sur l'allumage qui est modifié ou interrompu dès qu'une vitesse de rotation prédéterminée est dépassée. Ils présentent l'inconvénient de donner naissance à des gaz d'échappement imbrûlés nuisibles, du fait que l'admission non réduite du carburant se traduit par une combustion incomplète du mélange. De plus, les organes de commande à force centrifuge coopèrent avec des contacts qui sont exposés à un frottement important et à une usure rapide. L'invention a par conséquent pour objet un dispositif destiné à limiter la vitesse des véhicules à deux roues, qui est réalisable à peu de frais et qui utilise la poignée existante de réglage de la vitesse, de façon telle qu'une fois la vitesse maximale ajustée, aucune modification ni manipulation ne soient possibles. Cette forme de réalisation permet en particulier de remédier aux inconvénients des dispositifs antérieurs. Selon les caractéristiques de l'invention, la poignée contient un accouplement par l'intermédiaire duquel elle est reliée à l'organe de transmission, ledit accouplement étant actionné en fonction de la vitesse. La poignée qui est de toute façon nécessaire pour le réglage de la vitesse assure par conséquent une autre fonction, dont l'exécution est facile avec relativement peu de composants, car il s'est avéré qu'il existe dans la poignée un espace suffisant pour y loger un accouplement. Une forme de réalisation particulièrement avantageuse de l'invention consiste à placer dans la poignée un accouplement électromagnétique, étant donné qu'il peut être réalisé avec des dimensions particulièrement petites et que, par conséquent, les signaux émis en fonction de la vitesse par des capteurs électriques existants peuvent être traités directement. L'accouplement électromagnétique le plus avantageux du point de vue prix de revient est un électro-aimant à armature basculante. De plus, l'armature basculante peut être utilisée directement comme organe mécanique de transmission d'un mouvement de manoeuvre à la commande Bowden destinée à transmettre le mouvement déterminant la vitesse. I1 s'est avéré avantageux, pour des raisons de technique de fabrication) d'assujettir l'électro-aimant et sa culasse à la poignée tournante et guidée de façon à se déplacer longitudinalement le long d'une hélice et d'articuler l'organe de transmission à l'armature basculante. Selon une autre forme de réalisation avantageuse de l'invention, l'électro-aimant et sa culasse sont réunis à un tube guidé axialement, sans pouvoir tourner à l'intérieur de la poignéeJet etassemblé avec cette dernière par une liaison à tenon et rainure hélicoidale, s'il y a lieu d'utiliser une poignée pour laquelle on ne doit déceler extérieurement aucun mouvement longitudinal. Enfin, dans une autre forme de réalisation avantageuse de l'invention, l'accouplement commandé en fonction de la vitesse est relié au tachymètre électrique jouant le rôle de capteur du véhicule à deux roues. Le dispositif selon l'invention peut être avantageusement protégé contre une manipulation de l'extérieur à l'aide d'aimants en appliquant, tout au moins sur la partie de la poignée entourant ltélectro-aimant, un blindage magnétique qui est facile à monter au cours de la fabrication. De plus, une forme avantageuse du dispositif selon l'invention comprend un circuit électrique dans lequel l'accouplement dépendant de la vitesse est commandé par le capteur > demanière que l'é- lectro-aimant soit alimenté en courant aux vitesses du véhicule qui sont inférieures à la vitesse maximale prescrite et maintienne l'armature basculante contre la force de rappel d'un ressort articulé à l'élément de transmission.Si, selon une autre forme de réalisation avantageuse de 1 'inven- tion, la poignée contient une partie des conducteurs électriques de l'accouplement, lors d'une tentative de manipulation ou d'altération en ouvrant la poignée, non seulement le résultat souhaité ne serait pas atteint. mais, du fait des conducteurs détruits lors de l'ouverture, le réglage de la vitesse serait rendu tout à fait impossible, ce qui donne un dispositif particulièrement sûr. Selon une autre forme de réalisation avantageuse du circuit électrique du dispositif selon l'invention, l'accouplement électromagnétique nrest alimenté en courant que lorsque la vitesse maximale prescrite du véhicule à deux roues est atteinte, et interrompt une liaisonJconsidérée jusqu'à maintenant comme solide, de l'élément de transmission avec la poignée ou avec le tube déplaçable longitudinalement par cette dernière, étant donné que dans ces conditions la consommation d'énergie électrique, qui n'est disponible qu'en quantité limitée sur un véhicule à deux roues, est faible et en fait ne se produit que lorsque la vitesse maximale est atteinte. L'invention sera décrite plus en détail en regard du dessin annexé à titre d'exemple nullement limitatif et sur lequel la figure 1 est une vue de face d'une partie d'un guidon dont la poignée est en coupe, l'accouplement étant commandé par un tachymètre et actionnant un papillon d'un conduit d'admission de carburant, et la figure 2 est une coupe d'une autre forme de réalisation de la poignée pour laquelle on ne peut déceler aucun déplacement longitudinal de l'extérieur. L'extrémité libre du guidon 1 d'un véhicule à deux roues, qui supporte une poignée 2 de réglage de la vi tesseJest représentée en arrachement, de façon à illustrer l'accouplement 3 dans la cavité à l'extrémité arrière de la poignée 2. L'accouplement 3 est constitué par un électroaimant 4 qui est fixé avec sa culasse 5 à la face interne de la poignée 2, et par une armature basculante 6 qui s'articule sur une arête de la culasse. L'àme 7 d'une commande Bowden, qui n'est pas représentée en entier, est fixée à l'armature basculante 6 et commande un papillon 8 dans un conduit 9 d'ad mission du carburant dont seule la partie intéressante est représentée en coupe. Pour plus de clarté on a renoncé à une représentation d'appareils moteurs connus sur un véhicule à deux roues. L'accouplement 3 est commandé électriquement par le tachymètre 10 transmettant des signaux électriques par l'intermédiaire d'un interrupteur à seuil 11, qui interrompt l'alimentation par une source de courant 12 lorsque la vitesse maximale prescrite est atteinte. Normalement, la vitesse est réglée par la position de la poignée 2, qui dépend, selon une forme de réalisation connue, du degré de rotation de ladite poignée le long d'une rainufehélicoldale 13 ménagée dans le guidon 1 et de son déplacement relatif le long de l'axe de ce dernier. Un tenon 14 vissé dans la poignée 2 sert à la guider le long de la rainure 13. Lorsque l'accouplement 3 est alimenté en courant, l'armature basculante 6 est collée des deux côtés aux deux branches de la culasse, de sorte que le débit du carburant dans le conduit 9 d'admission représenté partiellement peut être déterminé directement au moyen de la poignée 2 par l'interdiaire du papillon 8. Cependant, si la vitesse maximale prescrite est atteinte, l'interrupteur à seuil 11 qui reçoit un signal approprié du tachymètre interrompt l'alimentation de l'électro-aimant par une source de courant 12, de sorte que le papillon 8 bascule sous l'action d'un ressort de rappel 15 en position de fermeture. La vitesse maximale,, qui d'une part est fixée définitivement dans le tachymètre 10 sur lequel une aiguille auxiliaire 16 ou un repère peut être appliqué, devrait d'autre part ne pas pouvoir être modifiée en agissant sur l'interrupteur à seuil 11, ce qui est réalisé en utilisant des composantes à caractéristiques fixes. Une modification ultérieure du circuit électronique peut être facilement repérée sur l'interrupteur à seuil 11, ce qui permet de conclure à une tentative d'altération. Par ailleurs, des moyens empêchant toute altération ultérieure indésirable sont prévus sur la poignée 2. Si l'on devait tenter, d'une part, de supprimer de l'extérieur l'action de I'électro-aimant 4 en plaçant un autre aimant à proximité de la poignée, le résultat envisagé ne pourrait être atteint si un blindage magnétique était incorporé dans la poignée 2. Un tel blindage est constitué par une tôle 17 recouvrant tout au moins la partie de la poignée 2 contenant l'accouplement 3 et qui peut être incorporée en une seule opération dans cette poignée lors de sa réalisation par moulage par injection d'une matière plastique. Si l'on devait tenter d'autre part d'agir sur l'élee- tro-aimant 4 à l'intérieur de la poignée 2 en séparant cette dernière du guidon 1 et en l'ouvrant, on ne pourrait également pas atteindre le résultat recherché si une partie du conducteur électrique 18, qui est représenté en pointillé sur la figure 1 était incorporée dans ladite poignée, étant donné que cette partie du conducteur 18 serait détruite par la traction exercée et lors de l'ouverture de la poignée 2. La destruction du conducteur électrique 18 met notamment hors d'action non seulement l'accouplement 3 proprement dit, mais aussi la poignée 2 en ce qui concerne sa fonction comme régulateur de vitesse. Tandis que la poignée 2 représentée sur la figure 1 n'est fixée au guidonl quepar le tenon à visser 14, étant donné qu'elle effectue > enmême temps qu'une rotation,un déplacement longitudinal, elle peut être guidée selon une autre forme de réalisation représentée sur la figure 2, par une rainure annulaire 19 si un tube 20 mobile longitudinalement, sans pouvoir tourner, est incorporé entre le guidon et la poignée 2. Le tube 20 est alors guidé par une fente longitudinale 21 du guidon 1, dans lequel s'engage une saillie 22 du tube 20. Le mouvement longitudinal du tube 20 est commandé à partir de la poignée de la figure 2 par une saillie 23 de cette dernière correspondant au tenon à visser 14 de la figure 1. Une saillie annulaire 24 est logée dans la rainure annulaire 19 pour guider la poignée 2. L'électro-aimant 4/fixé maintenant de la même manière au tube 20 à la place de la poignée 1, convient pour la mise en oeuvre d'une autre forme de réalisation d'un accouplement 3 différent de celui décrit ci-dessus et qui, dans la forme de réalisation de la figure 2, est modifié de façon que l'ar mature 6 basculante constitue un levier basculant dans les deux sens et qui est ainsi articulé à l'âme 7 d'une commande Bowden (également non représentée en entier), si bien que pour le déclenchement de l'accouplement 3 un courant n'est nécessaire que quand le seuil de déclenchement est atteint. Une coupure du conducteur 18 aurait certes pour effet la mise hors fonctionnement de l'accouplement de cette forme de réalisation, mais serait facile à déceler.De plus, l'accouplement 3 pourrait être branché par l'association du conducteur 18 avec un autre dispositif, par exemple l'allumage, indispensable au fonctionnement du véhicule, de telle façon que le véhicule ne soit en état de marche que si le conducteur 18 n'est pas détruit. L'accouplement monté dans la poignée rend possible une limitation de la vitesse maximale plus fiable que ce n'était possible jusqu'à présent, car il agit directement sur le moteur, qui réduit automatiquement la vitesse du véhicule par le "frein-moteur", par exemple par vent arrière ou lors de la descente d'une cûte avec un conducteur lourd et par conséquent ne la maintient pas seulement constante. I1 va de soi que la présente invention n'a été décrite qu'à titre indicatif, mais non limitatif, et qu'elle est susceptible de diverses variantes sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Dispositif de limitation de la vitesse pour des véhicules à deux roues comportant un moteur à carburateur dont la vitesse est réglable par une poignée tournante montée sur le guidon du véhicule et reliée au moteur par au moins un organe de transmission, en particulier une commande "Bowden", dispositif caractérisé en ce que la poignée (2) contient un accouplement (3) qui la relie à l'organe de transmission (7) et en ce que l'accouplement (3) est commandé en fonction de la vitesse du véhicule. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'accouplement (3) est un accouplement magnétique (4, 5, 6) monté dans la poignée (2). 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'accouplement (3) est un électro-aimant (4) comportant une armature basculante (6). 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'électro-aimant (4) et sa culasse (5) sont assujettis à la poignée (2) qui tourne et est déplaçable longitudinalement le long d'une hélice et en ce que l'organe de transmission (7) est articulé à l'armature basculante (6). 5. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'électro-aimant (4) et sa culasse (5) sont reliés à un tube (20) guidé axialement, sans pouvoir tourner à l'intérieur de la poignée (2), et relié à cette dernière par un tenon en prise avec une rainure hélicoïdale (13). 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que l'accouplement (3) commandé en fonction de la vitesse est relié au tachymètre électrique (10) du véhicule à deux roues jouant le rôle de capteur. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la poignée (2) contient une partie des conducteurs électriques (18) de l'accouplement (3). 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'un blindage magnétique (17) est incorporé tout au moins sur la partie de la poignée (2) entourant l'électro-aimant (4). 9. Circuit électrique pour un dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que l'accouplement (3) dépendant de la vitesse est commandé par le capteur de façon que l'électro-aimant (4) soit excité aux vitesses du véhicule inférieures à une vitesse maximale prédéterminée et retienne l'armature basculante (6) à l'encontre de la force de rappel d'un ressort (15) articulé à l'organe de transmission (7). 10. Circuit électrique pour un dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que l'accouplement (3) électromagnétique est excité lorsque la vitesse maximale du véhicule à deux roues est atteinte et interrompt la liaison entre l'organe de transmission (7) et la poignée (2) ou le tube (20) qu'elle peut déplacer longitudinalement.