L'invention concerne l'acquisition de la valeur du couple transmis par un arbre entre deux machines tournantes. La détermination de la puissance fournie par la machine motrice à la machine qu'île entrasse (ou charge) suppose la connaissance de la vitesse de rotation, ainsi que du couple transmis par l'accouplement entre les deux machines. Alors qu'il est assez facile de mesurer la vitesse de rotation, ta mesure du couple transmis pose des problèmes, car cette grandeur n'est pas directement accessible. Une première solution connue consiste à faire seulement des mesures de couple pendant une période d'essai, en installant provisoirement entre les deux machines un manchon d'accouplement spécial. Les informations ainsi obtenues sont utilisées ultérieurement pour une estimation du coupole. La raison d'être d'un tel processus est que, de façon générale, il n'est pas possible de concevoir un tel manchon d'accouplement qui soit utilisable en service normal. Une autre solution connue résoud la difficulté du mouvement relatif : des jauges de contrainte tournant avec l'arbre sont associées à des contacts glissants, qui permettent le passage de l'information vers un ensemble d'utilisation et d'affichage. On sait que les contacts glissants sont toujours source de problèmes, tant du côté de l'entretien que de celui + la précision notamment lorsqu'il s'agit de faire passer des informations électriques relativement fines comme les variations de résistance des jauges de contrainte, et surtout si la vitesse de rotation est élevée. L'invention fournit un nouveau moyen de déterminer le couple transmis par un arbre, ce moyen étant dépourvu de l'un et l'autre des inconvénients ci-dessus. Pour cela, l'arbre est supposé comporter une zone susceptible de torsion, en raison de ses caractéristiques propres, ou de celles d'un organe d'accouplement éventuel présentant lui-meme certaine élasticité. De façon générales le principe de base de l'invention consiste à apposer sur cet arbre des inscriptions formant deux séries périodiques correspondantes, s'étendant respectivement sensiblement le long de deux cercles situés dans deux plans séparés perpendiculaires à l'axe de rotation de l'arbre et centrés sur cet axe. Ces deux cercles sont choisis de part et d'autre de la zone de torsion. .O.n deux endroits, fixés l'un relativement à l'autre, et situés au voisingage des deux cercles, on lit séparément les inscriptions.des deux séries respectives. La surveillance de l'écart temporel entre les inscriptions ainsi lues séparément fournit une information sur le couple, car les variations de cet écart temporel sont liées au couple transmis par l'arbre. Selon une caractéristique importante de l'invention, les inscriptions sont lisibles par effet magnétique, et deux têtes de lecture magnétique sont utilisées. De préférence, les inscriptions des deux séries sont apposées en correspondance, sensiblement dans chaque demi plan radial de l'arbre, lorsque ce dernier ne transmet pas de couple. Ceci peut entre obtenu en enregistrant simultanément les deux séries d'inscriptions à partir du même signal et par l'intermédiaire de deux têtes d'enregistrement magnétique. Les têtes d'enregistrement sont placées sensiblement dans le même demi plan radial, l'arbre tournant à vide et sensiblement à vitesse constante. Dans un mode de.réalisation préférentiel, les inscrip-- tions de chaque série sont répétées avec une longueur d'onde supérieure à l'écart linéaire de torsion produit de l'un à l'autre cercle, lorsque le couplemaximum est appliqué à l'arbre. Deux-bagues en matériau amagnétique sont fixées radialement respectivement le long des deux cercles, pour porter les deux séries d'inscriptions magnétiques sur leur périphérie. Pour améliorer la précision on peut faire un éta ennage préalable, en faisant lire les deux séries d'inscriptions par les deux têtes de lecture magnétique, l'arbre ne transmettant de couple, et en calant alors les deux têtes de lecture de façon à obtenir une valeur préétablie de l'écart temporel. En utilisant 4 têtes de lecture situées sensiblement dans le même plan radial, ou 6 têtes de lecture situées dans,trois demi plans radiaux de l'arbre, formant sensiblementunangle de 1200 deux à deux, on peut éliminer les fluctuations du signale en raison de l'excentricité des pistes portant les inscriptions, et, dans le second cas, il est see possible d'évaluer l'amplitade et la direction de deplacements éventuels de l'aie de rotation. 3'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés, donnés, à titre d'exemple non limitatif, et sur lesquels : - La Figure 1 est une vue en perspective, illustrant de façon schématique un mode de réalisation de l'invention au moyen de deux pistes magnétiques apposées de part et d'autre d'une zone de torsion d'un arbre, - La Figure 2 est une, vue schématique analogue à la Figaro 1, mais dans laquelle les pistes magnétiques sont portées par des bagues fixées sur l'arbre, - La Figure 3 est un schéma électrique de principe d'un dispositif électronique utilisable selon l'invention pour recevoir les signaux lus par les têtes magnétiques de l'une des Figures i 2, - La Figure 4 est un diagramme temporel illustrant la forme des signaux lus par les têtes magnétiques ainsi que la forme du signal en différents points du dispositif électronique de la Fig- re 3, et - La Figure 5 illustre les tensions moyennes obtenues à la sortie du dispositif de la Figure 3 pour deux valeurs extrêmes da couple transmis par l'arbre. Sur la Figure 1, apparaît une portion d'arbre 10, compre- nant une zone de torsion 11. Cette zone de torsion Il peut être une zone cylindrique choisie de l'arbre, n'ayant pas de propriétés d'if- férentes du reste de cet arbre de transmission. Elle peut' aussi être une zone ayant une tendance à la torsion plus marquée que, le reste de l'arbre, notamment une zone comprenant un manchon d'accow- pliement. De part et d'autre de la zone de torsion 11 sont apposées deux pistes 21 et 22 d'un enduit magnétique, c'est-à-dire suscepti- ble de recevoir et de restituer par induction des inscriptions magnétiques. Ces pistes magnétiques peuvent être implantées de la manib- re connue pour la réalisation des tambours magnétiques utilisés comme éléments de mémoire an liaison avec les ordinateurs. Dans le cas de la Figure 1. l'arbre est réalisé en matériau amagnétique, au moins dans la partie superficielle de 72 zone de torsion 11, et son voisinage immédiat. Lorsque l'arbre n'est pas réalisé en matériau amagnétique (Figure 2), on frette deux bagues 23 et 24 de part et d'autre de la zone de torsion 11, ces bagnes étant elles-mêmes en matériau amagnétique. les bagues 23 et 24 sont disposées pour avoir chacune une périphérie externe circulaire, centrée sur l'axe de l'arbre. Chaque piste magnétique est disposée sur cette périphérie externe dans un plan sensiblement perpendiculaire à cet axe. Bien entendu, il en est de même lorsque les pistes sont disposées comme indiqué sur la Figure 1. On admettra, sur les Figures 1 et 2, que le moteur est situé à droite de la figure, tandis que la machine tournante entrainée en aval, ou charge, est située à gauche de la Pigure. tOn SUppO- sera aussi que le sens dans lequel l'arbre est entraîné par le moteur est le sens inverse des aiguilles d'une montre. Par conséquent, sous l'effet du couple qui lui est appui qué par le moteur, l'arbre va tendre à prendre une torsion vers l'aval dans le sens des aiguilles d'une montre, qui fera tourner légèrement dans ce sens la piste 22 par rapport à la piste 21. Sensiblement dans un plan radial, c'est-à-dire passant par l'axe de l'arbre, sont disposées 4 têtes de lecture magnétique t, 2, 3 et 4; ces têtes sont placées de façon que les têtes magnétiques 1 et 2 coopèrent avec la piste 21, tandis que les têtes 3 et4 coopèrent avec la piste 22. Bes têtes 1 et 3 se- trouvent donc sensiblement dans le même demi-plan radial de l'arbre, ainsi que les têtes 2 et 4, ces deux demi-plans radiaux formant un plan radial de l'arbre de transmission. Il est possible, surtout pour le mode de réalisation de la Figure 2, que les bagues 23 et 24 soient fixées sur arbre alors que leurs pistes magnétiques comprennent déjà deux séries d'inscriptions correspondantes. Il est cependant beaucoup plus avantageux d'utiliser sur place deux têtes d'enregistrement disposées dans le même demi-plan radial de l'arbre. Pour simplifier, on supposera que ces deux têtes d'enregistrement sont des têtes 1 et 3, qui sont alors du type tête d'enregistrement lecture. Il est clair qu'on pourra obtenir une meilleure préci.sion en prenant des têtes d'enregistrement séparéLse L'homme de l'art sait que l'on peut déterminer, notamment par le calcul, la torsion angulaire qui se manifestera entre les pistes 21 et 22 pour un couple maximum déterminé. Traduite sur la périphérie des pistes, cette torsion devient pratiquement un déplacement linéaire, dont la valeur est ainsi connue.On désignera par Im le déplacement linéaire d'une des pistes par rapport à l'autre en présence du couple maximum. On verra plus loin que ce déplacement linéaire peut aussi être obtenu au cours d'une phase d'étalonnage selon l'invention. A l'aide des têtes d'enregistrement 1 et 3, on enregistre simultanément sur les deux pistes des inscriptions magnétiques ayant une longueur d'onde quatre fois supérieure au déplacement linéaire Bm indiqué ci-dessus. Pour cela, on fait tourner l'arbre à vitesse constante, sans lui faire transmettre de couple moteur vers la charge, c'est-à-dire qu'il tourne à vide. La longueur d'onde des inscriptions ainsi réalisées est définie par la période temporelle du signal appliqué aux têtes d'enregistrement, et la vitesse circonférentielle de déplacement des pistes, qui est elle-même égale au produit de Ta vitesse de rotation par le rayon. T.e signal appliqué aux deux têtes d'enregistrement doit donc avoir une période déduite de la vitesse de rotation choisie pour l'enregistrement, et de la valeur désirée de la longueur d'onde des inscriptions. On supposera maintenant que le signal enregistré est un signal sinusoïdal ayant une période ainsi déterminée, pour une longueur d'onde égale à quatre fois Sm (4 Tm). On supposera aussi que le signal est appliqué à la tête d'enregistrement 3 avec un décalage de i/8 de tour de phase (4tu) en arrière par rapport au signal appli que à la tête d'enregistrement 1. Be décalage de phase de 450 en arrière signifie que les inscriptions sur la piste 22 seront déca~ Iées de 1/8 de longueur d'onde dans]e sens des aiguilles d'une montre par rapport aux inscriptions sur la piste 21. Après cette opération d'enregistrement, on fait toujours tourner l'arbre à vide à la même vitesse, et les têtes de lecture 2 et 4 sont alors calées, sensiblement dans ie même demi-plan radial, de façon que le signal (2) lu par la tête 2 soit en opposition de phase avec le signal (1) lu par la têtE; (Figure 4); de même, Ja tête 4 doit fournir un signal en opposition de phase par rapport à celui de la tête 3. Lorsque les têtes d'enregistrement sont séparées des têtes de lecture, ou, lorsqu'elles sont réunies, pour des raisons de différence entre les caractéristiques d'enregistrement et de lecture, il est bon d'ajuster aussi le calage des têtes 1 et 3. Finalement, on obtient ainsi les signaux illustrés sur les quatre premières lignes de la Figure 4, avec les relations de phase qui viennent d'être énoncées, lorsque l'arbre tourne à vide. En supposant que le signal (i) est une fonction sinus passant par zéro vers les valeurs positives à l'origine des temps, le signal (2) est la même fonction sinus, mais de signe opposé, c'est à-dire en opposition de phase. Be signal (3) est en retard de 450, c'est-à-dire 1/8e de tour de phase, par rapport au signal (1) enfin, le signal (4) est lui aussi en retard de 1/8 de tour de phase, par rapport au signal (2). On comprendra que, la vitesse de rotation se modifiant, la fréquence commune des signaux (1) à (4) lus par les têtes magnétiques va évoluer proportionnellement à la vitesse de rotation. Pour tant, quelle que soit la vitesse de rotation, les relations de phase entre les signaux (i) à (4) resteront les mêmes. Sur la Figure 3, les têtes magnétiques 1 à 4 ont leur deux conducteurs de sortie appliqués à des amplificateurs 32 à 34, respectivement. Bes amplificateturs peuvent être du type différentiel, ou encore amplifier parla masse, l'un des conducteurs de chaque tête étant alors relié à la masse; dans les deux cas, il faut respecter les relations de phase de la Figure 4. Bes amplificateurs 31 à34 sont du type "trancheur au zéro't. De tels amplificateurs réalisent une amplification etun écrétage violents, pour fournir des signaux rectangulaires, dont les transitions sont synchrones des passages par zéro de leur signal d'entrée. Tes amplificateurs 31 à 34 sont suivis de circuits diffé rentititeurs respectifs, 41 à 44, illustrés schématiquement sous la forme de filtres différentiateurs. Les sorties des circuits 41 à 42 sont reliées aux deux en- trées d'une porte OU 46, dont la sortie est couple à l'entrée de mise à UN d'une bascule bistable 50. De même, les sorties des circuits 43 et 44 sont combinées dans une porte OU 47- pour être appliquées à l'entrée de remise à ZERO de la bascule bistable 50. La sortie vraie (état UN) de la bascule bistable 50 fournit, en présence d'un couple nul, un signal de la forme illustrée sur la ligne (5) de la Figure 4. Dans ce signal (5), la bascule 50 est mise à UN à ltorigine des temps par le signal (1). près 1/8 dé tour de phase, elle est remise à ZERO par le signal (3). Après un demi-tour de phrase, elle est remise à UN par le signal (2); après 5/8 de tour de phase la bascule 50 est remise à l'étant ZERO. Elle reste à cet état ZERO, - jusqu'à ce qu elle soit à nouveau remise à UN par le début de la période suivante du signal (1). Ainsi, v étant la tension fournie par la sortie de la bas- culé 50 lorsqu'elle est à l'état UN, et en supposant pour simplifier que cette sortie de la bascule fournit une tension de zéro volt lorsqu'elle est à ltétat ZERO, le signal (5) a la valeur V pen- dant 2/8 du temps. Ce signal étant appliqué à un filtre passe-bas 52, qui va en donner la valeur moyenne, la sortie du filtre 52 en présence d'un couple nul est sensiblement égale à v/4, comme cela est illustré sur la Figure 5; On remarquera que si la sortie de la bascule 50 est à un niveau différent de zéro volt pour l'état ZERO, il suffit d'appli quer ce niveau comme référence au filtre intégrateur 52 pour obte nir le même résultat. En présence du couple maximum, le décalage d'un quart de longueur d'onde qui se produira de la piste magnétique 21. à la piste magnétique 22 amènera le signal (3) à être en retard de 3i8 de tour de phase par rapport au signal (1), et de même le signal (4) à être en retard de 3/8 de tour de phase par rapport au signal (2). La sortie de la bascule bistable 50 est alors de la forme .illustrée par la ligne (6) de la Figure 4. La tension de sortie du filtre intégrateur 52 est dans ce cas 3.V/4, puisque le signal -(6) est au niveau V pendant 6/8 du temps. La torsion étant supposée.pro-port-onnelle au couple, on peut admettre que le couple varie linéairement de la valeur nulle à la valeur maximum connue, lorsque la tension de sortie du filtre 52 passe de la valeur V/4 à la valeur 3.V/4. Ainsi, un amplificateur différentiel 53 ayant son entrée non inverseuse reliée à la sortie du filtre intégrateur 52, et son entrée inverseuse reliée à une tension de référence égale à V/4 fournira une sortie proportionnelle au couple. Cette sortie peut être appliquée à un instrument d'affichage 54, ou à des moyens d'enregistrement non' représentés. La tension de référence V/4 appliquée à l'amplificateur 53 peut être obtenue par mémorisation d'une valeur observée précédem- -ment avec le couple nul. Par exemple, l'opérateur applique une tension nulle comme référence à l'amplificateur 53, en présence d'un couple nul, observe alors la valeur affichée par l'instrument 54, puis règle la tension de référence de l'amplificateur 53 de façon à obtenir l'affichage d'une valeur nulle du couple sur l'instrument 54. On a précédemment indiqué qutil est possible de faire un étalonnage préalable de l'appareillage. Cet étalonnage peut se faire-de deux façons différentes. Suivant la première, on effectue un enregistrement préalable, avec une longueur d'onde estimée, moisie pour être nettement plus de quatre fois supérieure au couple maximum, et on observe ensuite, à vitesse de rotation connue,.la valeur affichée en présence du couple maximum. Il est alors facile de déduire quelle longueur d'onde permettrait un décalage d'un quart de tour en ré ponse su çQ5uple maximum, et un enregistrement définitif est alorsfait avec cette longueur d'onde. La deuxième manière de réaliser l'étalonnage consiste encore à faire un enregistrement avec une valeur estimée de la lon -gueur d'onde, choisie pour être nettement plus de quatre fois supérieure au déplacement linéaire de torsion correspondant au couple maximum ; on réalise ensuite un étalonnage de l'appareil en faisant transmettre successivement une série de valeurs connues de couple par l'arbre de transmission, On remarquera que l'information de couple est donnée par les variations de l'écart temporel entre les signaux lus par deux têtes magnétiques, par exemple les têtes t et 3. Il est évidemment avantageux d'utiliser des-moyens de conversion temps-amplitude (ou temps-tension) plus précis qu'un simple filtre intégrateur. Malgré les erreurs relativement importantes que risquent d'introduire les vibrations, les imperfections des pistes magnétiques, et bien d'autres causes, au niveau de la variation instantanée- de l'écart entre deux signaux lus par deux têtes telles que 1 et 3, il est possible d'obtenir une bonne précision de mesure. En effet, le rapport signal/bruit sera d'autant plus élevé que l'intégration ou moyenne réalisée par la conversion temps-tension portera sur un nombre plus élevé d'écarts instantanés. Dans ces conditions, la précision des mesures n'est liée pratiquement qu'à la stabilité relative de chaque paire de têtes magnétiques utilisées pour définir un écart instantané, et à la qualité du circuit convertisseur temps-tension 52. Ainsi, il. est avantageux que ce circuit 52 comprenne un calibrage en amplitude, au lieu de se fier à la stabilité de la tension V fournie par la sortie de la bascule bistable 50. Il es-t clair que deux têtes de lecture permettent déjà la mise en oeuvre de l'invention. Cependant, quatre têtes de lecture sensiblement disposées dans un plan diamétral permettent la compensation automatique d'erreurs dues à des excentricités ou des jeux résiduels. En effet, une excentration a pour effet par exemple d'augmenter la durée d'une impulsion du signal (5) définie par l'intervalle entre les débuts de cycle des signaux (1) et (3). Dans ce cas l'impulsion suivante du signal (5), qui est définie par l'inter- valle entre les débuts de cycle des signaux (2) et (4), lus par les têtes diamétralement opgoseess-mera raccourci d'autant. La moyenne des impulsions reste donc la même. On peut aussi réaliser une disposition triphasée des têtes -nagnétiques : trois paires de têtes de lecture disposées dans trois demi-plans radiaux formant deux à deux un angle de 1200. Dans ce cas, la longueur d'onde des inscriptions magnétiques devra être égale à six fois le déplacement angulaire maximal prévu, et le retard de phase entre les deux signaux lus par deux têtes disposées dans le même demi-plan devra être 1/12 de tour de phase, c'est-à- dire 300.Cette disposition triphasée l3e:S.wet d'évaluer l'amplitade et la direction de déplacemenbs éventuels ae l'axe de rotation de l'arbre, par l'intermédiaire de l'amplitude moyenne quadratique des signaux lus par chaque paire de têtes magnétiques. Selon une autre variante, en détectant séparément les variations rapides des écarts de phase des signaux lus par chaque paire de têtes magnétiques sur les deux pistes, on obtient des indications sur les vibrations de torsion subies par l'arbre de transmission, dont on sait qu'elles peuvent être très dangereuses. Telle qu'elle vient être décrite, l'invention permet d'obtenir une information sur le couple transmis, et si l'on remarque que la fréquence de chaque signal lu, facile à mesurer en valeur moyenne, est proportionnelle à la vitesse de rotation, on voit que les moyens de l'invention permettent d'obtenir la puissance transmise, à l'aide d'un simple multiplicateur analogique et/ou digital de la fréquence par le couple mesuré. l"utilisation d'une piste magnétique selon l'invention fait intervenir le phénomène d'induction magnétique. Il est possible également d'utiliser des variations de perméabilité ou de réluctance magnétiques. Par exemple, les bagues 23 et 24 de la Figure 2 sont alors constituées par deux couronnes dentées identiques usinées ou gravées chimiquement dans un matériau magnétique. Bes inscriptions magnétiques peuvent encore être obtenues par impression de traits équidistants, au moyen d'une encre ou peinture magnétique, sur un matériau non magnétique. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit, mais s'étend à toute variante conforme à son esprit, en particulier en ce qui concerne le type d'inscription utilisé au lieu des inscriptions magnétiques, -les inscriptions peuvent être par exemple purement mécaniques (protubérances ou perforations) ou encore optiques (stries de pouvoir réflecteur alternativement fort et faible, ou éventuellement luminescentes). Dans ces différentes cas, les têtes de lecture sont du type électro-acoustique, ou photo-électrique. REVENDICATIoNS 1.- Procédé d'évaluation du couple transmis par un arbre lorsqu'il tourne autour de son axe de rotation, caractérisé par les opérations consistant à : a) apposer sur cet arbre des inscriptions formant deux séries périodiques correspondantes, St étendant respectivement sen-- siblement le long de deux cercles, situés dans deux plans séparé-s perpendiculaires à l'axe de rotation, et centrés sur cet axe, b) lire par deux têtes de lecture, fixes l'une relative- ment à l'autre, et placées au voisinage des deux cercles, les inscriptions des deux séries, respectivement, et c) surveiller l'écart temporel entre les inscriptions lues en l'un et l'autre endroit, les variations de cet écart liées au couple transmis par l'arbre. 2.- Procédé d'évaluation du couple selon la revendicatica- 1, caractérisé en ce que la lecture est faite par deux têtes de lecture magnétiques. 3.- Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caracF térisé en ce que les inscriptions des deux séries sont apposées sensiblement en correspondance dans chaque demi-plan radial de l'arbre lorsque ce dernier ne transmet pas de couple. 4.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les inscriptions sont apposées avec une longueur d'onde multiple de l'écart linéaire de torsion produit de l'un à l'autre cercle lorsque l'arbre transmet- un couple maximum de valeur prédéterminée. 5.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, earac- térisé par le fait que ltopération a) comprend l'opération consis tant à fixer sur l'arbre deux bagues, respectivement radialement le long des deux cercles, pour porter les deux séries d'inscriptions sur la périphérie des deux bagues respectivement. 6.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'opération a) comprend l'opération consistant à enregistrer simultanément les deux séries d'inscriptions à partir d'un même signal de base et par deux têtes d'enregistrement placées respectivement au voisinage des deux cercles, sensiblement dans le même demi-plan radial, l'arbre tournant-à vide, et sensiblement à vitesse constante. 7.- Procédé selon la Revendication 6, caractérisé par le fait que le signal appliqué à la tête d'enregistrement située en aval de l'arbre de transmission est déphasé en arrière d'après le sens de rotation de l'arbre, par rapport au signal appliqué à la tête d'enregistrement située en amont. 8.- Procédé selon l'une des Revendications 1 à 7, caractérisé en ce que l'opération b) de lecture comprend les opérations préalables consistant à lire les inscriptions par les deux têtes de lecture, l'arbre tournant à vide, et à-caler ces deux têtes de lecture de sorte que l'écart temporel entre les inscriptions lues .ait une valeur préétablie. 9.- Procédé selon l'une des Revendications précédentes, caractérisé en ce que l'opération b) comprend l'opération consistant à lire les inscriptions par 4 têtes de lecture situées sensiblement dans le même plan radial' de l'arbre, et en ce que, l'arbre tournant à vide, les deux têtes se faisant face sont calées pour lire des signaux en opposition de phase, et que chaque tête située en aval est calée pour lire un signal déphasé en arrière de 45 degrés électri quels par rapport à celui de la tête située dans le même demi-plan radial, compte tenu du sens de rotation de l'arbre. 10.- Procédé selon l'une des Revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que l'opération b) comprend l'opération consistant 'à lire par six têtes de lecture situées dans trois demi-plans radiales de l'arbre, formant deux à deux un angle de 1200 sensiblement, et ,par le fait que les trois-têtes coopérant avec la même série d'ins- criptions sont calées pour lire des signaux triphasés, écartés de 120 degrés électriques deux à deux, et que chaque tête située en aval est calée pour lire un signal déphasé en arrière de 30 degrés électriquespar rapport à celui de la tête située 'dans le même demiplan radial compte tenu du sens de rotation de l'arbre. 11.- Procédé selon l'une des Revendications précédentes, caractérisé en ce que l'opération c) comprend la conversion tempsamplitude de l'encart temporel, suivie de la soustraction d'une valeur de référence correspondant au couple nul. 12.- Procédé selon l'une des Revendications précédentes, caractérisé en ce que l'opération c) comprend le fait de faire la moyenne à une pluralité d'écartstemporels instantanés. 13.- Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'-une des Revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte deux têtes de lecture, - une cellule de mémoire à un bit, - des moyens pour activer la cellule de mémoire pendant l'écart temporel entre es inscriptions lues par l'une et l'autre tête, - des moyens de conversion temps-amplitude, connectés à la cellule de mémoire, et - des moyens pour soustraire de la sortie du convertisseur temps-amplitude une amplitude de référence correspondant au couple nul.