i 2126208 La présente invention concerne un procédé de fabrication d'un dispositif utilisable comme membrane de perméabilité sélective, un appareillage pour sa rfiise en oeuvre et les nouveaux produits obtenus. 5 L'invention a plus particulièrement pour objet un pro cédé de fabrication de faisceaux tubulaires de fibres creuses avantageusement utilisables comme membranes à perméabilité sélective dans divers dispositifs de séparation de fluide par phénomène d'osmose, par exemple pour la désalinisation de saumures. 10 Des faisceaux tubulaires analogues, préparés à partir de fibres creuses en matière thermoplastique, peuvent également être utilisés pour les échanges de chaleur. Il est tout particulièrement intéressant de fabriquer des faisceaux tubulaires constitués par ion grand nombre de fibres creuses, continues et perméables, de 15 très faible diamètre, destinées à servir dans la désalinisation, en tant qu'appareils d'oxygénation du sang ou reins artificiels. Les procédés connus pour préparer des faisceaux tubulaires de fibres creuses sont lents et incommodes et ce sont essentiellement des procédés de fabrication manuelle. Outre la 20 multiplicité des étapes nécessaires pour préparer une chaîne plate de fibres qu'on enroule en un faisceau tubulaire, il peut être nécessaire de couper les fibres à chaque étape, d'où la formation d'une chaîne de fibres présentant des extrémités ouvertes à chacun des bords de la chaîne. Ceci présente des problèmes 25 supplémentaires lorsqu'on désire fabriquer des plaques tubulaires résineuses à chaque extrémité du faisceau, du fait que le produit résineux coule dans les extrémités des fibres et les obstrue. Il était donc nécessaire de disposer, pour préparer de tels éléments séparateurs à faisceau tubulaire, d'un procédé qui 30 convienne mieux à une fabrication à grande échelle, qui supprime ou réduise les inconvénients des procédés connus et qui permette de traiter des fibres creuses de très faible diamètre pour en faire un faisceau tubulaire. Le procédé selon l'invention pour la fabrication d'un 35 dispositif à membrane de perméabilité sélective à partir d'au moins une fibre creuse et continue comporte notamment le fait que l'on enroule au moins une fibre creuse autour d'une paire de supports sensiblement parallèles et séparés l'un de l'autre d'une certaine distance, de manière à former une nappe en déplacement, 40 on enroule cette nappe autour d'une âme pour former un faisceau, 72 04445 2 2126208 on applique un filet d'une résine solidifiable à au moins l'une des sections transversales du faisceau, on solidifie le filet de résine et l'on coupe au moins l'ion des filets de résine solidifiée pour former une partie frontale en plaque tubulaire dans laquelle 5 se terminent les extrémités ouvertes des fibres. De préférence, on applique la résine en même temps que l'on enroule la nappe pour former le faisceau. Les fibres creuses peuvent être enroulées autour de supports constitués chacun par un monofilament ou un multifilament et sur lesquels, de préférence, on a déposé une 10 couche d'adhésif. On peut obtenir des résultats particulièrement satisfaisants si l'on enroule la nappe sur une âme perforée et si l'on forme deux parties frontales en plaques tubulaires à partir de deux filets de résine solidifiée dans le faisceau tubulaire. Des 15 exemples de résines solidifiables pouvant être utilisées dans la mise en oeuvre de l'invention sont les caoutchoucs de silicone durcissables et les résines époxy avec catalyseur. Il peut être avantageux de chauffer les fibres creuses dans la zone des supports de manière à amollir la fibre au contact dudit support. On 20 peut avantageusement soumettre les fibres creuses enroulées autour des supports à vin traitement modificateur avant que la nappe ne soit enroulée en un faisceau. La description qui va suivre, en regard du dessin annexé à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre com-25 ment la présente invention peut être mise en pratique. La figure 1 représente schématiquement un dispositif pour la mise en oeuvre, suivant un mode de réalisation préféré, du procédé selon l'invention. La figure 2 est une vue plus détaillée d'un élément 30 séparateur comprenant une membrane à perméabilité sélective selon l'invention. La figure 3 représente une section agrandie d'une partie d'une face d'une plaque tubulaire du faisceau de tubes, assemblée dans l'élément séparateur représenté sur la figure 2. 35 Comme on peut le voir sur la figure 1, on forme une nappe de fibres au moyen d'un châssis rotatif agencé pour tourner autour d'un support fixe 11, les moyens assurant la rotation de ce châssis n'étant pas représentés. Sur ledit support 11 sont fixées deux bobines 12, garnies chacune d'un monofilament 13, par exemple 40 un monofilament de polycarboxamide. Ce monofilament 13, servant de 72 04445 3 2126208 guide et partant de chaque bobine 12, est fixé à un dispositif d'envidage 14. Lorsque ce dispositif 14 est mû en rotation (par des organes d'entraînement non représentés) dans le sens indiqué par la flèche A, les monofilaments 13 sont dévidés des bobines 12 5 et se déplacent, dans le sens indiqué par la flèche B, vers le dispositif 14 sur lequel ils s'enroulent. Les bobines 12 sont munies d'un dispositif de freinage réglable, non représenté, de manière à permettre de maintenir la tension à une valeur bien déterminée et telle que les monofilaments de guidage 13 soient 10 tendus suffisamment lors de leur dévidage de ces bobines 12. Le châssis rotatif 10 comporte une série de bobineaux 15 garnis de fibres creuses, montés sur un disque support 16. Lesdits bobineaux 15 délivrent des fibres creuses 17, isolément ou en câblés, par des guide-fils 18 fixés à l'intérieur de l'an-15 neau 19, pour être fixées par enroulement autour des monofilaments 13 qui se déplacent et servent de guides. L'anneau 19 est fixé rigidement au disque 16 par des montants 20 ou tout autre organe analogue. Pendant le fonctionnement, le châssis 10, mû par des moyens non représentés, tourne autour du support fixe 11 dans le 20 sens de la flèche C et, de ce fait, les fibres creuses sont enroulées en spires autour de la paire de monofilaments 13 servant de guides, ceux-ci étant simultanément tirés en direction du dispositif d'envidage 14 et enroulés sur lui, en formant une nappe de fibres creuses. Cette nappe se déplace en direction du dispo-25 sitif 14 sur lequel elle s'enroule. Tandis que cet enroulement a lieu, un mince filet d'une résine solidifiable 21 est appliqué au voisinage de l'une des extrémités du faisceau de fibres creuses et il est ensuite durci pour former une plaque tubulaire de résine. Lorsque le faisceau 30 tubulaire de fibres creuses ainsi formé atteint une dimension suffisante, on interrompt l'opération pour retirer ledit faisceau, fixer de nouveau les monofilaments 13 au dispositif d'envidage 14 et recommencer de la même manière pour former un autre faisceau tubulaire. Si la résine n'est pas complètement durcie, on peut 35 introduire le faisceau tubulaire dans une étuve réglée à température convenable pour accélérer le durcissement. On peut aussi le conserver et le laisser durcir à la température ambiante. Pour transformer le faisceau tubulaire en un élément séparateur, on le coupe ensuite selon un plan sensiblement per-40 pendiculaire à son axe et passant par la plaque tubulaire de 72 04445 4 2126208 résine durcie. Cette coupe forme une surface plane appelée "face de plaque tubulaire" et dans laquelle se terminent les extrémités ouvertes des fibres. Bien que les monofilaments servant de guides soient dé-5 crits en référence à la figure 1, on peut utiliser des guides de nombreux types différents. En plus de divers monofilaments tels que ceux de polycarboxamide, d'autres éléments pouvant servir de guides comprennent des fils métalliques et des retors, tress«s ou rubans en multifilaments de polyester ou de polycarboxamide, 10 en coton et en chanvre. Les fibres creuses utilisables dans les traitements de séparation par perméabilité sont bien connues et comprennent de nombreux types différents de produits polymères. Par exemple, on a largement utilisé la cellulose et les esters de cellulose 15 tels que le triacétate. Dans le cadre de l'invention, on peut utiliser des produits tels que les polyamides, les polyesters, les polyoléfines, les polysiloxanes et le polystyrène. D'une manière générale, le procédé selon l'invention est plus particulièrement intéressant dans la fabrication d'élé-20 ments séparateurs avec mise en oeuvre de fibres creuses à âme très fine et à parois minces. On peut fabriquer des fibres creuses dont le diamètre extérieur n'est que de 10 microns. Ce diamètre extérieur est souvent compris entre 10 et 50 microns mais, suivant la destination finale, on peut utiliser des fibres d'un diamètre 25 atteignant J00 à 500 microns et même davantage. Parallèlement, l'épaisseur de paroi peut varier d'environ 1 micron jusqu'à 50 microns. Les fibres creuses à âme fine de ces dimensions assurent la plus grande proportion de surface utile par unité de volume et, pour cette raison, elles sont souvent préférées. 30 La nappe de fibres creuses peut être simplement enroulée en spires sur un bord de ladite nappe, transversalement aux guides, ou encore peut être enroulée en spires autour d'une âme, de préférence creuse et perforée, qui peut être ensuite utilisée comme collecteur d'admission (ou d'évacuation) de fluide dans le 35 faisceau de fibres. Un tel collecteur de fluide présente l'avantage d'améliorer la régularité de l'écoulement du fluide dans le faisceau de fibres, ce qui est très important, par exemple en matière de désalinisation où la saumure s'écoule habituellement à travers le faisceau de fibres, le liquide passant par perméabi-40 lité étant retiré de l'intérieur de ces fibres, et où la saumure 72 04445 5 2126208 concentrée, si elle stagne en un point, peut provoquer un engorgement et une perte d'efficacité du dispositif. Les âmes perforées peuvent être de formes diverses : elles peuvent être cylindriques, de forme générale cylindrique 5 mais effilées en cône aux extrémités, cylindriques avec des parties terminales de plus faible diamètre, ou encore, leur surface extérieure peut être creusée de gorges pour assurer une meilleure répartition de l'écoulement du fluide. La figure 2 représente un élément séparateur fabriqué 10 selon le mode opératoire décrit ci-dessus, où la nappe de fibres est enroulée autour d'une âme cylindrique perforée êt il est construit de manière à comprendre deux plaques tubulaires 30. Celles-ci ont été coupées de manière à fournir une face plane 31 dans laquelle débouchent les extrémités ouvertes 32 des fibres 15 creuses 33. Un grand nombre de segments de fibres 33 s'étendent entre les deux plaques tubulaires 30 et l'accès à l'intérieur de ces segments est possible à partir de l'une ou l'autre des extrémités. Une âme 34 percée de trous 35 est disposée axialement et scellée, d'une manière étanche aux liquides, à la plaque tubulaire 20 30 de résine. Une partie de la face 31 de la plaque tubulaire est représentée à échelle agrandie sur la figure 3 pour montrer comment les extrémités ouvertes 32 des segments de fibres creuses 33 sont scellées en dedans de la plaque tubulaire 30- On forme les plaques tubulaires en appliquant une résine 25 solidifiable à une section transversale du faisceau de fibres creuses. On peut former plusieurs de ces plaques tubulaires. On peut former un élément séparateur avec une seule plaque tubulaire en appliquant la résine à une section transversale voisine de l'une des extrémités du faisceau de fibres. Suivant la largeur, de 30 ce faisceau, il peut être plus commode d'appliquer la résine à une section transversale située à mi-longueur du faisceau, de sorte qu'après durcissement de la résine, en coupant suivant cette section transversale, on obtient deux éléments séparateurs dont chacun ne comporte qu'une seule plaque tubulaire. Comme on l'a 35 montré ci-dessus, on peut aussi former un élément séparateur dont chaque extrémité comprend une plaque tubulaire. Il est également possible, avec une large nappe de fibres, de fabriquer à la fois plusieurs éléments séparateurs, par exemple en appliquant une résine solidifiable à chacune de plusieurs sections transversales, 40 espacées les unes des autres, du faisceau de fibres. 72 04445 6 2126208 Pour fabriquer une plaque tubulaire, il est possible d'injecter ou d'introduire de toute autre manière un produit solidifiable dans le faisceau de fibres enroulées, mais il est préférable et plu^ommode d'appliquer la résine au faisceau lors de 5 l'enroulement, de manière à assurer un scellage uniforme de chacune des fibres dans la résine d'enrobage. On peut également procéder par centrifugation pour former des plaques tubulaires avec un faisceau déjà formé. De plus, après que le faisceau tubulaire de fibres XO creuses a été formé sur le dispositif d'envidage, on peut donner aux plaques tubulaires un diamètre plus grand que celui dudit faisceau en appliquant davantage de produit solidifiable au pourtour et, si on le désire, des matières de renforcement telles que des fibres ou rubans.de fibres de verre. Après le durcissage, 15 on peut usiner la plaque tubulaire à un diamètre précis et y creuser une gorge en 0 pour le joint d'étanchéité entre la plaque tubulaire et l'enveloppe extérieure,. Il est également possible d'insérer le faisceau tubulaire, provenant du dispositif d'envidage, dans une enveloppe et 20 de durcir directement la plaque tubulaire au contact de cette enveloppe. En fait, l'enveloppe peut être formée directement autour du faisceau tubulaire avant que le produit solidifiable ne soit durci, le durcissage étant effectué sur l'ensemble pour former une pièce d'ion seul tenant. 25 D'une manière analogue à celle utilisée pour fabriquer les plaques tubulaires, on peut également fabriquer en résine des chicanes destinées à diriger l'écoulement de fluides dans le faisceau de fibres. On peut utiliser de nombreux types de produits solidi-30 fiables, y compris une résine thermoplastique ramollie par la chaleur et durcissant par refroidissement. En général cependant, on utilise des produits thermodurcissables ou polymérisables, afin d'obtenir une bonne résistance aux solvants et aux produits chimiques et une résistance suffisante pour supporter de fortes 35 pressions et des températures élevées. Pour bon nombre d'applications, on préfère les résines époxy. Les caoutchoucs de silicone sont préférés pour la fabrication de dispositifs médicaux, par exemple d'un rein artificiel. Souvent, il convient de catalyser pour obtenir une solidification convenable du produit, auquel cas 40 il est prévu, dans le cadre de l'invention, d'ajouter séparément 72 04445 7 2126208 le catalyseur et ledit produit solidifiable si le mélange des deux se prend trop rapidement en masse pour pouvoir être commodément ajouté au faisceau de fibres au cours de l'envidage. En plus de ceux qui servent de guides sur les bords de 5 la nappe de fibres, on peut aussi utiliser d'autres monofilaments pour fournir un support à une large nappe de fibres, ou des rubans si l'on désire disposer un élément d'espacement entre des couches successives de fibres lors de leur enroulement en un faisceau. On peut également modifier la vitesse de progression 10 des guides par rapport à la vitesse d'enroulement des fibres creuses autour d'eux pour modifier la disposition des fibres, depuis un alignement très serré, conduisant à un faisceau de fibres presque parallèles entre elles, jusqu'à un alignement plus ouvert, où les fibres, dans le faisceau, sont entrecroisées. 15 De même, le dispositif d'envidage peut être mû à une vitesse constante ou, au contraire, modifiée automatiquement de manière à ce que la vitesse de déplacement de la nappe reste, constante tandis qu'augmente le diamètre du faisceau de fibres enroulées en spires. 20 Dans le déplacement de la nappe de fibres- creuses, il peut être nécessaire, le cas échéant, de réduire ou d'empêcher le glissement de ces fibres le long des éléments de guidage. On peut y parvenir de diverses manières. Les éléments de guidage peuvent comprendre des rubans dont au moins l'une des faces est revêtue 25 d'un adhésif de contact. On peut aussi utiliser des rubans enduits d'un produit adhésif qui est activé par la chaleur ou par tout autre moyen. Au lieu d'utiliser un adhésif, on a également constaté, dans le cadre de l'invention, que l'on peut soumettre les bords de la nappe de fibres en déplacement et les pliures, de 30 fibres correspondantes à un chauffage suffisant pour amollir les fibres, d'où l'aplatissement des pliures. Après refroidissement, la pliure conserve sa forme aplatie et elle est ainsi moins sujette à glisser. Pour bon nombre de dispositifs avec fibres creuses, il est nécessaire, après filage des fibres, de les 35 soumettre à un certain traitement, généralement un traitement chimique, pour leur conférer des caractéristiques de perméabilité ou pour modifier de telles caractéristiques. Très souvent, il suffit d'effectuer une simple lixiviation de ces fibres pour en éliminer un plastifiant et/ou quelque autre additif. Certaines 40 fibres creuses de triacétate de cellulose acquièrent une perméa 72 04445 8 2126208 bilité optimale par lixiviation dans de l'eau chaude (50-80*C). Dans d'autres cas, on peut désirer une modification chimique, par exemple l'hydrolyse en cellulose d'un ester de cellulose. Le procédé de l'invention peut être aisément adapté au 5 traitement des fibres de la nappe avant l'enroulement de celle-ci en un faisceau tubulaire. A cet effet, il suffit simplement de faire passer la nappe de fibres dans la chambre ou le bain de traitement avant de l'enrouler en faisceau tubulaire. Une humidité excessive à la surface des fibres peut gêner 11 adhérence du pro-10 duit solidifiable ou son aptitude au durcissement, auxquels cas il convient d'éliminer cette humidité ou ce liquide superficiel, par exemple par séchage, en soufflant de l'air chaud à travers la nappe ou en faisant le vide. Si la fibre est destinée à subir un traitement quelconque, il est souvent avantageux de fixer les 15 pliures de fibres aux éléments de guidage pour empêcher tout glissement. En utilisant l'appareil représenté sur la figure 1, on prépare une nappe de fibres creuses et on l'enroule autour d'une âme tronconique. perforée. 20 On utilise pour former les organes mobiles de guidage un monofilament de polycarboxamide capable de supporter 1,8 kg et que l'on fixe à une âme ou mandrin tronconique et perforé en chlorure de polyvinyle et à surface filetée, c'est-à-dire creusée de sillons. La vitesse d'avance du monofilament est d'environ 25 20 cm/mn et, au cours de l'enroulement, elle est progressivement accrue jusqu'à 45,8 cm/mn à la fin du traitement. On utilise des fibres creuses en acétate de cdLulose plastifié par du dioxyde-1,1 de tétrahydrothiophène, vendu sous la désignation commerciale de Sulfolane. Ces fibres ont un dia-30 mètre extérieur moyen de 46 microns et un diamètre intérieur moyen de JO microns. On incorpore au total 180 g de ces fibres dans un faisceau et la cellule d'essai résultante. Pour l'enroulement des fibres autour des monofilaments formant support, on utilise des fibres provenant de six bobineaux 35 et enroulées sur ces monofilaments à la vitesse de ^4l tr/mn. A chaque tour complet, le brin de fibres provenant de chaque bobineau dépose deux longueurs de fibre sur la nappe en déplacement, une par-dessus et une par-dessous. Etant donné que chaque brin contient seize fibres, c'est-à-dire seize monofilaments, 40 ceci signifie que la vitesse totale de dépôt de fibres est 72 04445 9 2126208 10 15 d'environ 65 000 longueurs de fibre par minute (j54l x 6 x 2 x 16), On appelle longueur de fibre la fraction de chaque fibre continue qui est nécessaire pour couvrir la distance d'un support à l'autre. Au cours de l'envidage, il est commode de déposer en continu un mince filet d'une résine solidifiable au voisinage d'au moins l'une des extrémités du faisceau de fibres au cours de la formation de celui-ci par l'envidage. De cette manière, chacune des fibres est uniformément ftiouillée par la résine, la possibilité de fuites est grandement réduite et peut même être supprimée. Pour des utilisations non médicales, une résine époxy confère d'excellentes caractéristiques à la plaque tubulaire durcie. Pour des appareils d'oxygénation du sang et pour des reins artificiels, on préfère utiliser du caoutchouc de silicone de qualité spéciale pour usages médicaux. On indique ci-après la formulation d'une résine époxy donnant des résultats tout à fait satisfaisants dans la réalisation de l'invention. 20 polyéther glycidylique polyéther glycidylique phtalate dibutylique Durcisseur Z triéthanolamine acide lactique silice colloïdale 25 55»49# en poids 18,87# " 14,79# " • 7,69# " 0,04# " 0,44% " 2,68# " 100,00/# " polyéther de bisphénol A d'un équivalent poids époxy de 172-178 ** polyéther de bisphénol A d'un équivalent poids époxy de 186-192 30 composé d'addition de m-phénylènediamine et de méthylène- diamine avec un éther phénylglycidylique. Pour déposer un mince filet de résine, on envoie par une pompe à partir d'un'mélangeur continu et par une aiguille pour injections hypodermiques n° 18, d'environ 5,1 cm de longueur 35 la composition pour résine époxy indiquée ci-dessus. On utilise deux de ces aiguilles comme distributeurs si l'on désire former une plaque tubulaire à chaque extrémité. Après la fabrication du faisceau, on peut parachever le durcissement de la résine époxy par chauffage pendant cinq heures dans une étuve à 60°C. La tempé 72 04445 10 2126208 rature de durcissement varie en fonction de la nature de la fibre creuse et ne doit pas dépasser une valeur au-dessus de laquelle la fibre se dégraderait ou verrait sa perméabilité affectée. Une fois terminé le durcissement de la résine époxy, 5 on coupe la plaque tubulaire avec résine suivant un plan sensiblement perpendiculaire à l'axe du faisceau, pour former des fibres ouvertes à leurs extrémités, comme représenté sur la figure J. On enferme alors l'élément séparateur dans une enveloppe où sont ménagés, entre la plaque tubulaire et l'enveloppe, des joints 10 étanches à l'eau, permettant ainsi -un écoulement de fluide à travers les fibres, distinct de l'écoulement de fluide à l'extérieur de ces fibres. De tels éléments sont comparables aux échan-geurs de chaleur à tubes droits compris entre plaques tubulaires, encore appelés échangeurs à calandre. 15 Avant de les utiliser, par exemple pour une dialyse, on trempe les fibres d'acétate de cellulose dans de l'eau pendant une durée suffisante pour en extraire le dioxyde-1,1 de tétra-hydrothiophène servant de plastifiant. Une telle immersion dans l'eau peut ne pas être nécessaire si l'on utilise, pour la prépa-20 ration des fibres creuses, des polymères autres que l'acétate de cellulose. Dans les éléments destinés à être utilisés comme reins artificiels, on peut, au lieu de résine époxy, utiliser pour la préparation des plaques tubulaires un caoutchouc de silicone 25 d'une qualité acceptable pour les utilisations médicales. Le rôle d'un rein artificiel est de dialyser le sang d'un individu souffrant d'un mauvais fonctionnement rénal, afin d'éliminer du corps les produits indésirables, tels que l'urée, que l'organisme ne peut plus éliminer. 72 04445 IX 2126208 - REVENDICATIONS - 1.- Procédé de fabrication d'un dispositif à membrane de perméabilité sélective à partir d'au moins une fibre creuse et continue, caractérisé par le fait que l'on enroule au moins 5 une fibre creuse autour d'une paire de.supports sensiblement parallèles et séparés l'un de l'autre d'une certaine distance, de manière à former une nappe en déplacement, on enroule cette nappe autour d'une âme pour former un faisceau, on applique un filet d'une résine solidifiable à au moins l'une des sections 10 transversales du faisceau, on solidifie ce filet de résine et l'on coupe au moins l'un des filets de résine solidifiée pour former une partie frontale en plaque tubulaire dans laquelle se terminent les extrémités ouvertes des fibres. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par 15 le fait que l'on applique le filet de résine solidifiable en même temps que l'on enroule la nappe pour former.le faisceau. 3.- Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé par le fait que l'enroulement de la fibre creuse continue est effectué sur des supports constitués chacun 20 par un monofilament. 4.- Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé par le fait que l'enroulement de la fibre creuse continue est effectué sur des supports constitués chacun par un multifilament. 25 5.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que l'on prépare deux parties frontales de plaque tubulaire en coupant au droit de deux filets de résine solidifiée. 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 30 1 à 5, caractérisé par le fait que l'on enroule la nappe autour d'une âme perforée. 7.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que l'on utilise comme résine solidifiable un produit choisi dans le groupe constitué par un 35 caoutchouc de silicone durcissable et une résine époxy catalysée. 8.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que l'on dépose sur les supports une couche d'adhésif. 9.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 40 1 à 8, caractérisé par le fait que l'on chauffe les fibres creuses 72 04445 12 2126208 dans la zone des supports de manière à amollir la fibre au contact du support. 10.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9» caractérisé par le fait qu'avant d'enrouler la nappe en un 5 faisceau, on soumet à un traitement modificateur les fibres creuses enroulées autour des supports. 11.- Séparateur à membrane de perméabilité sélective, tel qu'obtenu selon le procédé de l'une quelconque des revendications 1 à 10. 10 12.- Appareil de fabrication de faisceaux formés par enroulement de fibres creuses continues, caractérisé par le fait qu'il comprend des moyens de formation d'une paire de supports sensiblement parallèles et séparés l'un de l'autre d'une certaine distance, des moyens d'enroulement d'au moins -une fibre creuse 15 autour desdits supports pour former une nappe en déplacement, des moyens d'enroulement de cette nappe en m faisceau de fibres et de dépôt d'une résine solidifiable siivant au moins un filet dans une section transversale du faisceau.