L'invention a trait à un dispositif pour le refroidissement brusque, au moyen de Jets d'air, de vitrages de grandes dimensions, en vue de leur trempe thermique ce dispositif est constitué par deux caissons de soufflage sous pression disposés l'un en faoe de l'autre et dont les plaques frontales sont munies d'une série d'aJutages en saillie. On connaît déjà les dispositifs les plus variés pour la trempe thermique au moyen de jets d'air. Toutefois, on utilise en général les caissons précités, dont les plaques frontales sont munies d'ajutages en saillie, parce que leur construction est simple, toutes proportions gardées. Ces caissons de soufflage sont généralement branchés sur une conduite de grosse section alimentée au myen d'un ventilateur de caractéristiques appropriées. On 'est aperçu, lors de l'utilisation de ces caissons, dont la fabriottion est bien conme, qu'il apparaissait des problèmes de réalisation, par exemple loirs de la trempe de très grands vitrages. Et oependant, dans l'industrie du bâtiment, on utilise aujourd'hui, en nombre croissant, des vitrages trempés de très grandes dimensions. Il en résulte qu'on a besoin de caissons de soufflage dont les plaques frontales ma nies d'ajutages présentent des surfaces supérieures à 10 m2. les difficultés qui sont à noter pour de tels caissons de soufflage consistent dans le fait que les vitrages, spécialement quand ils sont de trés grandes dimensions, présentent occasionnellement dans leurs sones centrales une trempe insuffisante. Ceci est évidemment dû au fait que dans oes zones oentrales l'air de refroidissement est Soufflé en quantité insuffisante sur la surface du verre.Bien que la pression sta- tique de l'air soit identique dans toua les endroits d'un caisson de soufflage construit de la manière ci-dessus décrite, le courant d'air chaud évacué entre la plaque de verre et le caisson de soufflage est toutefois responsable de l'effet de re- froidissement Insuffisant. La résistance qui s'oppose à l'évacuation de l'air chaud est en effet plus grande dans les zones centrales du vitrage, ce qui conduit à de. conditions d'évacuation peu homogènes et, en conséquence, à un refroidissement irrégulier du vitrage. En relation avec l'invention, le problème se pose de pallier ces inconvénients au "'oyeII de mesures simples et d'agencer les caissons précités de telle manière qu'on puisse régler l'écoulement de sortie du gaz et obtenir une trempe homogène pour de très grands vitrages. On y parvient, conformément à l'invention, en partageant chacun des caissons en au moins trois chambres séparées les unes des autres au soyen de cloisons de sépara- tion perpendiculaires à la plaque frontale, la pression dans chacune de ces chamhres étant indépendante de la pression dans les autres chambres. Si l'on constate, par eremple, que la zone centrale du vitrage est trop faiblement trempée, on étrangle alors l'admission d'air dans les deux zones latérales, y dininant ainsi la pression statique. Il en résulte que dans les zones latérales du vitrage il s'éablit une pression dynamique plus faible entre la plaque frontale du caisson de soufflage et ce vitrage ; on favorise ainsi l'écoulement de l'air chaud hors de la zone centrale. Le soufflage d'air de refroidissement dans cette zone médiane s'en trouve en conséquence facilité. il faut mentionner un autre avantage essentiel de l'invention : l'arrivée d'air de refroidissement peut être complètement interrompue dans les deux chambres extérieures d'un caisson de soufflage lorsqu'on trempe des vitrages de petites dimensions qui peuvent être soufflés avec les ajutages de la chambre centrale. Ceci peut conduire à une économie considérable d'énergie. En dehors de cela, on s'est aperçu que la planéité des vitrages de grandes dimensions était favorablement influencée par une régulation, zone par zone, de la pression d'air. De plus, on peut ainsi diminuer les balancements du vitrage lors de l'exécution du soufflage. En fait, il est déjà connu, lorsqu'il s'agit de caissons de soufflage de petites dimensions comme ceux qui sont utilisés pour la fabrication de pare-brise, d'alimen- ter les ajutages situés dans une zone prédéterminée au milieu du caisson sous une pression d'air plus faible que dans les autres zones. En opérant de cette manière, on vise 9 créer une trempe plus faible dans la zone centrale du pare-brise, afin d'obtenir, en cas de rupture, des fragments de plus grandes dimensions qui permettent encore de voir à travers le pare-brise, meme loraque celui-ci est fragmenté. Avec les dispositifs actuellement connus, il est pourtant impossible de résoudre les problbmes posés ci-dessus, cibare lorsque les principes énoncés dans les brevets précités sont étendus aux caissons de soufflage de grandes dimensions. Dans un mode de réalisation préféré de l'invention, chacun des caissons de soufflage est divisé en une chambre centrale et en quatre chambres latérales distinctes les unes des autres. Dans chacune de ces chambres, la pression est réglable et indépendante de la pression régnant dans les autres chambres. Chacune des chambres d'un caisson de soufflage conforme à l'invention peut strie munie d'une ou de plusieurs tuyauteries d'arrivée d'air distinctes les unes des au- tres et dans lesquelles on a disposé des vannes de réglage. Dans un autre mode de réalisation de l'invention, une chambre commune de mise en pression est disposée derrière les chambres à pression réglable et séparée de ces chambres au moyen d'une cloison où sont pratiquées des perforations. Chacune des chambres est munie d'un registre de grande surface percé de trous qui coopèrent avec les perforations pratiquées dans la cloison. La position du registre est réglable, d'une manière continue, au moyen d'un organe de préhension, par exemple d'un volant à zain. On va maintenent exposer d'une manière plus précise l'invention à l'aide de deux do ses S modes de réalisation pris colle exemples et représentés sur le dessin annexé. Sur ce dessin . La figure 1 est une vue en coupe horizontale de deux caissons conformes à l'invention qui coopèrent entre-eux La figure 2 est une vue en coupe verticale d'un autre couple de caissons agencés conformément à l'invention ; . La figure 3 est une sue en coupe selon la ligne III/III de la figure 2. La figure 1 montre un premier mode de réalisation d'un couple de caissons conformes à l'invention représentés schématiquement dans leur agenoement essentiel. Le vitrage 1 est susceptible d'être refroidi brusquement à l'aide des deux oaissons de soufflage 2 et 3, l'air de refroidissement étant dirigé sur le vitrage à travezs les ajutages 21 et 31. Les caissons de soufflage sont constitués par une enveloppe fermée, obturée du côté de la sortie d'air au moyen de plaques frontales. Dans ces plaques, désignées @ous les références respectives 22 et es, sont disposés les aju tages 21 et 31. Les oaissons de soufflage 2 et 3 sont disposés vertioalement pour la trempe de très grands vitrages qui sont suspendus par leur côté supérieur à des pinces de retenue. Le dessin représente, en conséquence, une coupe horizontale à travers l'appareillage. Le caisson de soufflage 2 est subdivisé en une chambre @ centrale 2A, et an deux chambres latérales 2B et 20 au moyen de cloisons verticales 23 et 24, s'étendant du haut en bas de la chambre centrale 21. La chambre centrale 2A est alimentée en air de soufflage au moyen de la tuyauterie 25, ou encore au moyen de plusieurs tuyaute- ries disposées les unes au-dessus des autres. Il en va de mine des deux chambres latérales 2B et 2C, qui sont alimentées au moyen des tuyauteries respectives d'ar rivée 26 et 27.Chacune des trois tuyauterie. d'alimentation 25, 26, 27 peut être reliée à son propre ventilateur d'alimentation ; toutefois il est possible aussi de réunir toutes les tuyauteries et de les relier à un ventilateur commun. Dans des tuyauteries d'arrivée est insérée une vanne 28, 29, 30 de réglage, qui a pour rôle d'envoyer dans chacune des chambres 2A, 2B, 2C un débit d'air conveneble. Grâoe à cela, la pression qui s'établit dans chacune des chambres, est indépendante de la pression s'établissant dans les chambres voisines. Le caisson de soufflage 3 est agencé d'une manière analogue. Trois chamhres 3A, 3B, 3C y sont, ménagées au moyen des cloisons verticales 33 et 34 de séparation. Ces chambres sont alimentées en air de soufflage k l'aide des tuyauteries 35, 36, 37 d'arrivée. Avec l'aide des vannes de réglage 38, 39, 40, on peut encore régler la pression d'air dans chacune des chambres 3A, 3B, 3C, indépendamment de la pression d'air régnant dans les chambres voisines. Dans le mode de réalisation représenté sur les figures 2 et 3, les deux caissons de soufflage 40 sont divisés en tout en cioq ch@@bres. Ces caisson@ sont d'ailleurs encore agencés d'une manière identique, et, pour raison de simplioité, on en décrira un seul en détail. Tandis que les deux chambres latérales s'étendent sur toute la hauteur du caisson de soufflage, la zone centrale est subdivisée en une chambre centrale 41, uns chambre supérieure 42 et une chambre inférieure 43, au moyen de cloisons 44, 45 de séparation perpendiculaires à la plaque frontale 47. Les cinq chambres sont toutes reliées à la chambre commune 46, le long de la cloison 48 de séparation percée de trous et parallèle à la plaque frontale 47. Dans chacune des chambres on a disposé derrière la cloison 48 de séparation un registre coulissant de grande surface, percé de trous et désigné sous les références respectives 49, 50, 51, 52, 53. Les trous percés dans ces registres sont suscepti bien de recouvrir les trous peroés dans la cloison 48. La position du registre coulisant perforé 49 peut être réglée, d'une maniere continue, au moyen d'une tige 54 de commande et d'un volant k main, ou d'un organe 55 de préhension. Il en va de même des registres 50 51, 52, 53 grsee aux organes 56, 57, 58, 59 de préhension. On peut ainsi amener et maintenir la pression d'air régnant dans chacune des chambres à une valeur individuelle. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour le refroidissement brusque, au moyen de Jets d'air, de vitrages de grandes dimensions, en vue de leur trempe thermique, ce dispositif, constitué par deux caissons de soufflage sous pression disposés l'un en face de l'autre et dont les plaques frontales sont pourvues d'ajutages en saillie, étant ceractérisé en ce que chacun des caissons de soufflage (2, 3 g 40) est partagé en au moins trois chambres distinctes (2A, 2B, 2C ; 3A, 3B, 3C ; 41, 42, 43) à l'aide de cloisons de séparation (23, 24 t 33, 34 ; 44, 45) perpendiculaires k la plaque frontale (22, 32 1 47), la pression régnant dans une de ces chambres étant réglable indépendamment de la pression régnant dans les autres chambres. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en oe que chacun des caissons (40) de soufflage est divisé en rme chambre oentrale (41) et en quatre chambres latérales (42, 43, 44, 45), la pression régnant dans chacune de ces chambres étant réglable indépendamment de la pression régnant dans les autres chamhres. 3. Dispositif selon les revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que chacune de. chambres (2A, 2B, 2C t 3A, 3B, 3C) d'un caisson (2, 3) de soufflage est munie d'une tuyauterie unique d'arrivée d'air (25, 26, 27 t 35, 36, 37). 4. Dispositif selon les revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que chacune de. chambres (2A, 2B, 2C ; 3A, 3B, 3C) d'un caisson (2, 3) de soufflage est munie de plusieurs tuyauteries distinctes d'arrivée d'air (25, 26, 27 ; 35, 36, 37). 5. dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que des vannes de réglage (28, 29, 30 t 38, 39, 40) sont insérées dans les tuyauteries d'arrivée d'air (25, 26, 27 g 35, 36, 37). 6. Dispositif selen les revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'une chambre commune (46) est disposée derrière les chambres (41, 42, 43) à pression réglable et séparée de ces chambres an troyen d'une cloison de séparation percée de trous, que chacune des chambres est Munie d'un registre (49, 50, 51, 52, 53) de grande surface percé de trous coopérant avec les trous de la cloison (48), et que la position du registre est réglable d'une manière continue au moyen d'un organe de préhension (55, 56, 57, 58, 59).