i 2096502 La présente invention concerne un nouveau procédé de mesure de la constante diélectrique d'un fluide, en, général un liquide, qui contient des impuretés conductrices et de l'eau et plus particulièrement un nouveau procédé de mesure de 5 la constante diélectrique de pétroles bruts contenant des particules colloïdales minérales conductrices et de l'eau. Divers procédés et instruments de mesure ont été utilisés antérieurement pour mesurer la constante diélectrique de milieux liquides, le procédé de "base, décrit dans le brevet 10 des Etats-Unis d'Amérique N° 2.654.067, consiste à introduire une sonde capacitive dans le milieu liquide, à mesurer la capacité ainsi introduite dans le circuit et à déterminer la constante diélectrique dudit milieu en divisant la capacité mesurée par celle obtenue en plaçant ladite sonde dans le vi-15 de. Le même procédé a été utilisé en association avec d'autres procédés consistant à utiliser le poids spécifique, par exemple dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique N° 2.783.420 et N° 3.253-606» Le procédé fondamental a été également employé en association avec des procédés colorimétriques décrits 20 dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique 11° 2o859»757. Des perfectionnements récents consistent à utiliser une fréquence très basse (brevet des Etats-Unis d'Amérique ÎT° 3.394.308) ou un procédé à deux fréquences (brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 3.255.410) ou des circuits particuliers destinés à ré-25 duire les effets de la conductivité de la matière soumise à la mesure et décrits dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 3.072.844. On s'est longtemps heurté à des difficultés pour mesurer la constante diélectrique de liquides du fait que ces liqui-30 des eux-mêmes ont une conductivité appréciable ou qu'ils contiennent des impuretés très conductrices. Du fait de la con-ductance des impuretés que le liquide contient le courant entre les plaques de la sonde capacitive est constitué par un courant de conduction ainsi que par le courant de déplacement 35 classique. La variation avec la fréquence de ce phénomène est dénommée dispersion et cette dernière rend difficile l'obtention de mesures précises directes de la constante diélectrique étant donné que le courant de conduction influe sur la capacité mesurée par la sonde classique capacitive. 40 On a également eu des difficultés à mesurer les cons 71 22370 2 2096502 tantes diélectriques des milieux liquides du fait que des molécules polaires telles celles de l'eau, qui sont des constituants de ces milieux, ou des impuretés absorbent une partie de l'énergie du circuit de mesure. Dans le cas de l'eau, 5 ce phénomène est dénommé absorption par les dipôles de l'eau. Cette perte d'énergie dans le circuit de mesure entache d'erreurs les résultats des mesures. La constante diélectrique est un nombre complexe qui comprend une partie réelle et une partie imaginaire : 10 £ = + i g ". La partie réelle g ' est la composante couramment dénommée constante diélectrique. La partie imaginaire g " est couramment dénommée facteur de perte . La partie réelle de la constante diélectrique se manifeste par le courant de déplacement et serait la seule composante de la cons-15 tante diélectrique si on utilisait un courant alternatif de fréquence infinie pour alimenter une sonde capacitive normalisée, étant donné qu'aucun courant de conduction ne pourrait circuler dans le milieu et que les molécules polaires de l'eau ne pourraient osciller et provoquer des pertes par 20 frottement. La partie imaginaire de la constante diélectrique a pour origine le courant de conduction et l'absorption par les dipôles de l'eau, c'est-à-dire les pertes par frottement associées au mouvement des molécules polaires d'eau qui tendent à s'orienter d'elles-mêmes suivant un champ électrique 25 alternatif créé par le circuit de mesure à condensateurs. La circulation d'un courant et l'oscillation des molécules polaires provoquent une perte d'énergie dans le circuit de mesure et pa.r conséquent limitent l'efficacité des circuits à sonde capacitive en dissipant leur énergie. Ces pertes d'énergie 30 faussent également les mesures de capacités si bien que la constante diélectrique mesurée n'est pas la partie réelle de la constante diélectrique complexe, c'est-à-dire la partie qu'il est souhaitable de mesurer, puisque c'est une quantité particulière utilisable pour mettre en évidence la présence 35 d'une substance déterminée. La présente invention se rapporte donc à la mesure directe de la partie réelle de la constante diélectrique d'un milieu liquide ayant une conductivité appréciable ou qui contient des impuretés conductrices, les mesures étant relative- 40 ment indépendantes du courant de conduction circulant dans le & 71 22370 3 2096502 milieu diélectrique et étant effectuées avec une interaction minimale due aux pertes d'énergie résultant de l'absorption par les dipôles de l'eau. le procédé selon 1!invention consiste essentiellement à 5 placer une sonde capacitive dans le liquide dont la mesure de la constante diélectrique est effectuée à uns fréquence comprise entre 10 et 500 MHz. On a observé en effet, conformément à l'invention, que la partie réelle de la constante diélectrique a une action prédominante dans cette plage de fré-10 quences. Les effets de la conduction et de l'absorption dus aux dipôles de l'eau sont minimaux dans cette plage,si bien que la partie imaginaire de la constante diélectrique complexe est minimale. La contribution du frottement des dipôles dê l'eau à 15 la partie imaginaire de la constante diélectrique complexe ou au facteur de perte est indiquée sur le tableau I (informations extraites de l'ouvrage Dielectric Materials and Their Applications, A. Von Hippel, 3ëme édition 1961, p. 361), dans lequel le quotient du facteur de pertes par la partie réelle 20 de la constante diélectrique, tg o } est indiqué en fonction de la fréquence. Tableau I Fréquence tg 0 pour T = 1,5°C tg O pour tg 3 pour en MHz ... . .T = 25 °0 . .T = 85 °C 25 10 . 0,002 . 0,0046 0,0125 100 0,007 0,0050 0,003 300 0,032 0,016 0,0073 1.000 0,31 0,157 0,0547 10.000 1,03 0,54 0,26 30 25.000 0,42 0,265 On voit donc que la partie imaginaire de la constante diélectrique de l'eau, correspondant à l'absorption par les dipôles de l'eau, est insignifiante pour les fréquences inférieures à 300 MHz. 35 Bien qu'une fenêtre de 10 à environ 300 MHz permette d'éliminer les pertes par les dipôles de l'eau et les effets nuisibles dus à la polarisation des électrodes, l'extrémité inférieure de cette fenêtre doit être déplacée vers le haut pour éliminer les effets de la conduction dus à la présence 40 d'impuretés conductrices. On a procédé dans le cadre de l'in 71 22370 4 2096502 vention à un certain nombre d'expériences qui ont montré que les impuretés colloïdales minérales conductrices ont une influence appréciable sur la constante diélectrique mesurée d'une émul-sion d'eau dans le pétrole quand les mesures sont effectuées 5 à des fréquences ne dépassant pas 50 à 40 MHz. Par exemple, un capacimètre étalonné dans l'eau et fonctionnant à la fréquence de 10 MHz a été employé pour mesurer les constantes diélectriques de plusieurs solvants organiques qui contenaient des traces d'une argile sèche, la montmorillonite. On a pro-10 cédé à des mesures exactes de la constante diélectrique. Quand on ajoutait moins de 1 $ d'eau pour humidifier l'argile, on observait une augmentation pouvant atteindre 10 $ de la constante diélectrique mesurée. Les traces mouillées de montmorillonite ont une influence considérable sur la constante 15 diélectrique mesurée. Les mêmes expériences ont été effectuées avec d'autres argiles et on a observé des phénomènes semblables, bien que moins marqués. Les effets de l'addition de particules d'argile varient, mais ils ont plusieurs caractéristiques communes qui accen-20 tuent leur aptitude à former des conducteurs. Tout d'abord, elles absorbent de l'eau et, par conséquent, gonflent, si bien qu'elles ont une aire appréciable et peuvent effectivement se comporter comme des porteurs de charges électriques, c'est-à-dire comme des éléments conducteurs. Deuxièmement, bien que 25 les particules d'argile aienlj des formes très diverses, elles tendent à prendre la forme de paillettes ou d'aiguilles et on sait que les paillettes ou les aiguilles peuvent se comporter comme des conducteurs orientés,(voir R. W. Sillars, The Properties of a Dielectric Containing Gonducting Particles 50 of Various Shapes, Institute of Electrical Engineers Journal, vol. 80, no. 484 (Avril 1937), pages 378-394). Troisièmement, les argiles sont constituées en grande partie par des silicates d'aluminium qui sont par inhérence des matériaux bons conducteurs. Pour ces motifs, une concentration de particules 35 d'argile dans un liquide de l'ordre de 0,001 $ seulement peut provoquer une variation de la constante diélectrique mesurée de l'ordre de 10 $. C'est principalement l'état physique des impuretés conductrices plutôt que leur concentration qui est à l'origine de cette influence marquée sur la constante dié-40 lectrique mesurée. Pour des motifs semblables, d'autres impure 71 22370 5 2096502 tés colloïdales minérales conductrices, telles que la "baryte, peuvent conduire à un résultat analogue, si elles sont présentes . D'autres objets et avantages de l'invention seront mieux 5 compris à la lecture de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation et en référence aux dessins annexés dans lesquels : La figure 1 est un schéma fonctionnel représentant une application de la présente invention dans laquelle des sondes 10 capacitives sont utilisées de manière complètement automatique sur un champ pétrolifère. La figure 2 est un schéma d'un circuit à sonde capacitive utilisable pour mettre en oeuvre le procédé selon l'invention. 15 La figure 3 est une courbe représentant la variation de la constante diélectrique £ (ou dispersion) en fonction de la fréquence pour un brut de Californie. La figure 4 est une courbe représentant la variation de la constante diélectrique, en fonction de la fréquence, d'une 20 huile blanche pure contenant 2,8 $ d'illite (argile) et 5 $ d'eau. La figure 5 est une courbe représentant la variation de la constante diélectrique, en fonction de la fréquence, d'une huile blanche pure contenant 2,8 fo de kaolinite et 5 25 d'eau, et La figure 6 est un graphique représentant la variation de la constante diélectrique, en fonction de la fréquence, d'une huile blanche pure contenant 2,68 $ de montmorillonite et 9» 88 io d'eau. 30 On observe une variation manifeste de la susceptibilité électrique des différents types de minéraux qui perturbent les mesures de constante diélectrique. Les figures 4, 5 et 6 représentent la relation entre la constante diélectrique mesurée et la fréquence pour trois argiles : illite, kaolinite 35 et montmorillonite. L'illite donne lieu à une faible dispersion au-dessus de 10 MHz, la kaolinite donne lieu à une faible dispersion au-dessus de 30 MHz, mais la montmorillonite donne lieu à une forte dispersion jusqu'à au moins 80 MHz. Toutes donnent lieu à une forte dispersion aux fréquences 40 inférieures à 10 MHz. 71 22370 6 2096502 Contrairement aux résultats expérimentaux obtenus dans le cadre de l'invention, certains auteurs ont signalé que la constante diélectrique mesurée d'un pétrole brut ne dépend pas de la fréquence entre 1 et 10 MHz,(voir Warren, ¥. J., 5 Journal of Petroleum Technology, 14, 1207 (1962)). Dans la série d'expériences portées sur le Tableau II, la constante diélectrique de bruts provenant d'un certain nombre d'endroits a été mesurée par une sonde capacitive fonctionnant à 10 MHz, puis par une sonde fonctionnant à 100 MHz. On a centrifugé 10 un échantillon de chaque brut pour déterminer la proportion exacte d'eau dans le pétrole. Les résultats indiquent nettement la variation en fonction de la fréquence de la constante diélectrique mesurée et indiquent aussi que les mesures sont beaucoup plus précises à 100 MHz. 71 22370 7 2096502' Pétrole brut 5 Flatlake ¥. Fairfield, Texas Bantry-Manville Ayoluengo, Espagne Dead Horse Creek 10 Baldwin A Caprizo Wilcox Murphy-Whittier A Murphy-Whittier B Libye, Oasis 15 Libye, Amin Kelly-Snyder Baldwin B Baldwin 0 Baldwin D 20 Murphy-Whittier C Las Flores Casmalia Belmont Offshore SACS 25 Monte Cristo A .Xonte Cristo B Huntington Beach A Mt. Diablo Surfside 30 Swanson River Cymric Huntington Beach B Tognazini Dosean 35 Huntington Beach C Patterson Ranch McPhee Un seul échantillon de dispersion appréciable 40 d'eau a été calculé selon TABLEAU II Résultats Résultats Résultats à 10 MHz à 100 MHz obtenus par centr i i'ugation 5,2 0 0 5,2 0 0 6,0 1,2 1,0 1,0 0 Traces 2,0 0 0 5,5 0 Traces 4,0 0 0 5,5 0 0 5,5 0 0,5 3,0 0 0,2 4,7 0 0 0,2 0 0 5,5 0 0,5 6,5 1,5 1,5 10,2 4,5 6,0 36,0 31,5 31,5 49,0 44,5 " 43,0 6,7 CM O 0 5,5 0 0,5 9,5 1,5 3,0 6,5 0 1,0 7,0 0,5 1,5 21,0 17,0 20,0 6,0 0 1,0 5,5 0 Traces ro o 0 Traces 4,5 0 0 14,0 7,5 . 8,5 14,5 7,8 8,2 8,0 1,5 Traces 27,0 25,0 23,5 8,7 0,5 0,5 8,5 co mi H 2,0 parmi 50 environ ne manifesta pas entre 10 et 100 MHz. Le pourcentage la formule ci-après : 71 22370 8 2096502 1/3 (1) dans laquelle : . 5 g = constante diélectrique mesurée g = partie réelle de la constante diélectrique de l'eau = 79 go = constante diélectrique du pétrole brut = 2,30 Les résultats ci-dessus sont à attribuer à l7élimination aux fréquences les plus élevées, des effets de la con-10 ductivité des impuretés conductrices. Si les impuretés colloïdales minérales sont précipitées des deux échantillons d'huile par le pentane, la variation de la constante diélectrique disparaît et on obtient une valeur inférieure pour la constante diélectrique. 15 Une indication semblable de la variation en fonction de la fréquence de la constante diélectrique mesurée est représentée sur la figure 3 sur laquelle est portée en ordonnées la constante diélectrique g mesurée d'un brut de Californie en fonction de la fréquence, portée en abscisses. Ici 20 aussi, il est clair qu'il se produit une variation en fonction de la fréquence et qu'il est nettement souhaitable d'éviter la plage de 1 à 10 MHz et d'opérer à une fréquence où les effets de la conductivité sont quasiment éliminés, par exemple à des fréquences supérieures à 10 MHz et mieux encore su-25 périeures à 50 MHz. Un exemple particulier des possibilités et de l'utilité du procédé selon l'invention peut être décrit en référence à - l'industrie du pétrole. Le pétrole brut est presque toujours extrait sous forme d'une émulsion d'eau dans le pétrole. 30 L'eau est une impureté gênante pour les traitements et il est souhaitable de connaître exactement la proportion d'eau présente dans le pétrole et de l'éliminer." Par ailleurs, le pétrole brut, après traitement, est souvent conservé avec de l'eau dans des réservoirs et il est souhaitable de connaître 35 le niveau de la surface de séparation. De plus, le pétrole brut est souvent transporté par des oléoducs qui sont nettoyés par balayage à l'eau ou dans lesquels on utilise de l'eau comme liquide séparateur entre les charges d'huile brute ; la détermination des emplacements des intersurfaces eau-pétro-40 le dans ces oléoducs est très importante. La détermination copy / 7122370 9 2096502 des proportions eau/pétrole est utilisée dans l'industrie du pétrole pour constater si un oléoduc ou une raffinerie doit accepter une charge donnée de pétrole "brut : si la teneur en eau est trop élevée, la charge est refusée. Dans un cas don-5 né, une charge de pétrole brut qui aurait été normalement acceptée dans un oléoduc a été soumise à un traitement avec recyclage continu. On a prélevé un échantillon de la charge et observé une dispersion diélectrique importante. Un échantillon a été prélevé ultérieurement dans une charge acceptée 10 par le même oléoduc. Cette dernière charge a donné lieu à une dispersion diélectrique beaucoup moindre. En l'absence de dispersion, la mesure de la constante diélectrique de l'émulsion d'eau dans le pétrole constituerait un moyen précis de déceler la présence de pétrole et 15 d'eau. Les pétroles purs ont-en général une constante diélectrique de l'ordre de 2, tandis que l'eau a une constante diélectrique de 79» En l'absence 'd'impuretés conductrices ou de pertes dues au frottement des dipôles de l'eau, la constante diélectrique combinée mesurée doit être fonction des 20 proportions de pétrole et d'eau présentes. Par conséquent, on peut utiliser la mesure de la constante diélectrique pour déterminer le pourcentage d'eau et le pourcentage de pétrole. Cependant, la présence d'impuretés conductrices et l'existence de pertes dues au frottement des dipôles de l'eau rendent 25 impossible une mesure exacte du rapport eau/pétrole. Les mesures inexactes de constante diélectrique éffectuées dans des émulsions d'eau dans le pétrole ont conduit à des déterminations inexactes des rapports eau/pétrole qui ont conduit à la présence d'un excès d'eau dans le mélange distribué'aux raf-30 fineries ou qui ont provoqué le paiement de redevances exagérées aux propriétaires fonciers ou aux gouvernements qui, en principe, font payer les redevances en fonction du volume de pétrole brut -et non du volume de l'émulsion d'eau- dans le pétrole extrait sur leur terrain. Les soupapes des ins-35 tallations de commande automatique des oléoducs ne peuvent réagir à des variations de la composition de l'émulsion dans le pétrole brut ; en général, elles peuvent déceler des changements globaux tels que le passage de l'eau à une émulsion d'eau dans le pétrole, mais ne peuvent déceler des changements 40 graduels ou lents de la teneur en eau des émulsions eau dans COPY 71 22370 10 2096502 le pétrole, par exemple le passage de 2 $ à 3. $ de la proportion d'eau dans le pétrole. Ce manque de sensibilité aux petites variations est dû à l'influence prépondérante-des-impuretés colloïdales minérales conductrices, telles que les parti-5 cules d'argile, sur la constante diélectrique mixte mesurée en présence d'impuretés. On comprendra mieux l'utilisation de sondes mesurant des capacités dans l'industrie du pétrole en se reportant à la figure 1 qui est -un schéma fonctionnel d'un ensemble de 10 transfert automatique d'un puits -de pétrole 1 à un oléoduc 2, la teneur en eau du liquide passant dans l'oléoduc étant in- ■ férieure à 3 $. Le pétrole brut est amené directement par une pompe à un réservoir 3 de séparation, par gravité à trois phases, où il séjourne- pendant un temps déterminé. Le gaz natu-15 rel 4 est extrait par la partie supérieure du réservoir, l'eau pure 5 par sa partie inférieure .et.une émulsion 6 d'eau dans le pétrole par sa partie médiane. Le niveau de l'inter--surface dans le réservoir est commandé par des flotteurs ou des appareils électroniques, de manière que seule l'émulsion 20 désirée d'eau dans le -pétrole soit introduite dans le circuit. Cette émulsion contient en général 1 à 70 ^ d'eau. Elle est introduite dans un analyseur 7 d'huile purifiée, qui est un récipient dans lequel plonge une sonde capacitive. Le signal électrique émis par cette sonde capacitive 8, si elle fonc-25 tionne correctement, constitue une mesure de la quantité de pétrole présente et est utilisé pour calculer les redevances à payer. Comme l'indique la figure 1, l'émulsion est tout d'abord introduite dans une cuve de lavage 9 dans laquelle on ajoute des 30 produits destinés à -dissocier les émulsions et dans laquelle-une séparation ultérieure par différences de densité peut se produire. Cette émulsion est ensuite introduite dans une unité de traitement thermique 10 qui achève de dissocier l'émulsion par chauffage. Si le volume de pétrole ainsi produit est in-35 suffisant pour qu'on l'introduise directement dans un oléoduc, l'émulsion peut être stockée dans un réservoir 11. Enfin, quand un volume suffisant de matière est accumulé, cette dernière est introduite dans une unité automatique 12 de dépôt qui la transfère à lroléoduc si la proportion d'eau est 40 inférieure à une valeur spécifiée. La détermination du rapport copy 71 22370 11 2096502 eau/pétrole est réalisée par une sonde capacitive 13. Si la proportion d'eau dépasse la valeur spécifiée, par exemple 3 la matière est.recyclée vers l'unité de traitement thermique ; si la condition pour .l'expédition, à savoir une teneur ne dé-5 passant pas 3 est satisfaite, le produit est refoulé dans l'oléoduc 2 par une pompe 14. La quantité de pétrole expédiée est enregistrée par un appareil de mesure volumétrique. Des échantillons du pétrole transporté à l'oléoduc sont prélevés en permanence de manière à permettre de procéder à une mesure 10 de contrôle par centrifugation du rapport eau/pétrole. Cette dernière opération met en évidence la défiance vis-à-vis des sondes capacitives existant dans le commerce ainsi que la nécessité d'un procédé sûr de mesure des capacités. Les contrôles par centrifugation sont longs et compliqués, tandis qu'un . 15 procédé de mesure sûr des capacités pourrait être mis en oeuvre sans intervention humaine. Des circuits résonnants à voltmètre indicateur à tube électronique sont utilisés en général pour exciter les sondes capacitives normalisées avec lesquelles l'invention est 20 mise en oeuvre. On trouvera une description détaillée de cinq types convenables de circuits à résonance dans l'ouvrage Dielectric Materials and Their Applications, de A. Von Hippel, aux pages 58-62. Certaines méthodes de zéro, consistant à utiliser des ponts à branches comportant des résistances et des 25 capacités, sont moins avantageuses dans la plage 10-300 MHz du fait des. impédances résiduelles des éléments périphériques des circuits. La figure 2 représente schématiquement un circuit. en pont alimenté par un oscillateur 23. Quand la sonde capacitive 20 est introduite dans le liquide à étudier, une 30 impédance 21 inconnue,, constituée par une résistance et une capacité C^ est ifitroduite dans le circuit. Quand la résistance variable R-^ et le condensateur variable C^ sont ajustés en fonction de l'impédance de la sonde capacitive -de manière à réaliser l'équilibre du pont- un signal de zéro, cor-35 respondant à l'équilibre, est mis en évidence entre les bornes 24 et 25 du pont par un indicateur 22 de zéro et la constante diélectrique du milieu objet de la mesure est ainsi déterminée. On' peut'réaliser d'autres circuits de mesure acceptables en utilisant des mesures sur ligne de transmission, décrites 40 en détail par Von Hippel, supra, aux pages 63 à 70. 0OPY 71 22370 12 2096502 Bien qu'on ait indiqué, à titre d'exemples particuliers, des émulsions d'eau dans le pétrole brut, le procédé selon l'invention est également applicable à tout liquide contenant des impuretés conductrices -qui provoquent des varia-5 tions de la constante diélectrique en fonction de la fréquence-ainsi que de l'eau, qui donne lieu à une absorption d'énergie par ses dipôles. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui 10 viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. 71 22370 13 2096502 REVENDIGATIONS 1°) - Procédé de détermination de la partie réelle de la constante diélectrique complexe d'un milieu fluide, en particulier d'un liquide, à un ou plusieurs constituants, 5 qui élimine les variations de la constante diélectrique en fonction de la fréquence, ou dispersion, et l'absorption par les dipôles de l'eau, caractérisé par les opérations ci-après : introduction d'une sonde capacitive dans ledit liquide, alimentation de ladite sonde capacitive par un circuit 10 à courant alternatif à une fréquence comprise entre environ 10 et 300 MHz, et de préférence entre 70 et 150 MHz, mesure de la capacité de ladite sonde capacitive dans ledit milieu et calcul de la partie réelle S ' de la constante diélectrique complexe dudit milieu comportant un ou plusieurs cons-15 tituants par la formule : g' = 0/CQ, CQ étant la capacité du circuit dans le vide et C la capacité mesurée dans ledit milieu. 2°) - Procédé de calcul de la partie réelle de la constante diélectrique d'une émulsion d'eau dans le pétrole brut 20 contenant des impuretés colloïdales minérales conductrices, qui élimine l'influence de la conduction de l'eau et desdi-tes particules minérales,caractérisé en ce qu'il comprend les opérations ci-après : introduction d'une sonde capacitive dans ladite émulsion, alimentation de ladite sonde capaciti-25 ve par un circuit à courant alternatif à une fréquence comprise entre environ 10 et 300 MHz, de préférence entre 70 et 150 MHz, mesure de la capacité de ladite sonde capacitive dans ladite émulsion et calcul de la partie réelle de la constante diélectrique mixte de ladite émulsion par la formule : 30 g' = 0/CQ dans laquelle 0 et CQ ont les valeurs indiquées à la revendication 1. 3°) -Procédé de mesure de la partie réelle de la constante diélectrique complexe d'une émulsion d'eau et de pétrole brut contenant des particules"conductrices d'argile, qui 35 élimine les effets de la conduction desdites particules d'argile ainsi que l'absorption d'énergie par les dipôles det cette eau, caractérisé en ce qu'il comprend les opérations ci-après : introduction d'une sonde capacitive dans ladite émulsion, alimentation de ladite sonde capacitive par un 40 circuit à courant alternatif à une fréquence comprise entre 71 22370 14 2096502 environ 10 et 300 MHz, de préférence entre 70 et 150 MHz, mesure de la capacité de ladite sonde capacitive dans ladite émulsion et calcul de la partie réelle de la constante diélectrique mixte de ladite émulsion par la formule : » = C/C0, ces trois symboles ayant les significations indiquées dans la revendication 1.