La présente invention a pour objet un procédé pour la fixation de llextré- mité extérieure dtun ressort spiral, de balancier dthorlogerie ou d'un appareil de mesure, à un piton, le spiral étant fixé à ce piton par collage. On connait déjà de nombreux procédés de collage d'un spiral à un piton dans lesquels une certaine quantité de colle liquide ou solide est appliquée à l'endroit prévu. Cette application a toujours été un problème ardu, la quantité de colle étant très difficile à doser et l'approvisionnement délicat. Le séchage ou la polymérisation des colles posent aussi des difficultés. Le procédé objet de l'invention, résoud les problèmes posés de façon simple et économique. Ce procédé est caractérisé par le fait que llon introduit dans un logement formé dans le corps du piton un matériau collant fusible, puis forme dans ce matériau collant un passage pour l'extrémité libre extérieure du spiral, introduit-cette dernière dans ledit passage, puis la fixe au piton par fusion puis refroidissement dudit matériau. Le piton pour la mise en oeuvre du procédé selon llinvention, est caractérisé par le fait qu'il présente un logement dans lequel a été introduit un matériau collant fusible, un passage étant ménagé, dans ce matériau moulé, pour l'extrémité libre du ressort spiral. Le dessin annexé représente, à titre d'exemple non limitatif, six formes d'exécution de pitons pour la mise en oeuvre du procédé, selon l'invention. La figure 1 est une coupe axiale de la première forme d'exécution. La figure 2 est une coupe axiale de la deuxième forme d'exécution. La figure 3 est une coupe axiale de la troisième forme d'exécution. La figure 4 est une coupe axiale de la quatrième forme d'exécution. La figure 5 est une coupe axiale de la cinquième forme d'exécution, La figure 6 est une coupe axiale de la sixième forme d'exécution. Les figures représentées au dessin comprennent tous un corps 1 dans lequel a été usinés un logement 2 dans lequel on a introduit un matériau collant fusible 3: colle ou résine. On a ménagé dans ce matériau un passage 4 pour l'extrémité libre d'un ressort spiral. Le logement pour la colle peut etre borgne comme représenté en figure 1 ou traversant comme représenté aux autres figures. Dans ce dernier cas, le pitonné dans un tube, l'introduction du matériau collant dans ce tube est effectué lors de l'étirage du tube. Le passage pour le spiral 5 peut etre une portée comme représenté aux figures 1 et 4, une saignée comme représenté aux figures 2 et 6 ou un trou transversal comme représenté aux figure 3 et 5. Le corps du piton peut être cylindrique avec ou sans portée, être de section triangulaire ou porter un méplat pour son orientation, ces formes connues ne forment pas une partie de l'invention. Le procédé de fixation de l'extrémité du spiral sur le piton va etre décrit à titre d'exemple non limitatif. Le corps du piton présente un logement pour la "colle". On entend par "colle" toute matière fusible se solidifiant ou se polymérisant aux températures usuelle en horlogerie, cette "colle" pourrait aussi être une soudure à bas point de fusion. Une certaine quantité déterminée de "colle" est introduite dans ce logement. On ménage dans cette colle un passage destiné à contenir ltextrémité libre du spiral. On introduit alors cette extrémité dans ce passage et on fait fondre la colle qui, par capillarité, va enrober le spiral. Après refroidissement et polymérisation éventuelle, le spiral sera parfaitement fixé, à l'état détendu dans son piton. L'introduction du spiral et la fusion de la "colle" peut se faire sur un montage prévu à cet effet. Toutefois, dans la forme préférée du procédé, on réalise la fixation directement dans le mouvement de la montre, le balancier-spiral étant déjà monté dans le mouvement, le spiral coupé et orienté et la piton placé à sa place le pont ou le porte-piton. Le mouvement ainsi équipé est placé verticalement de façon à permettre au spiral de prendre sa position géométrique idéale. Par rotation du balancier, on introduit l'extrémité extérieure du spiral dans le passage prévu à cet effet et place le balancier à son point de repère. On réalise ensuite la fusion de la "colle" par focalisation d'une source de chaleur ou par pointe chauffante. Cette colle en fusion enrobe par capillarité la lame du spiral qui, après refroidissement est parfaitement fixée sans contrainte et dans sa position idéale. Par cette description, on voit les avantages de l'invention : simplification du collage, facilité et exactitude de mise en place, De plus, le temps néces saire à la fixation est très court et ce travail confié à une main d'oeuvre non spécialisée. REVENDICATE ONS 1 - Procédé pour la fixation de 1' extrémité extérieure d' un ressort spiral de balancier dthorlogerie ou d'appareil de mesure à un piton, constitué par un corps métallique contenant une matière de fixation à bas point de fusion, caractérisé par le fait que 1' on forme dans le piton un logement, puis introduit dans ce logement la mati e de fixation puis usine dans cette matière et dans le piton un passage pour 1' extrémité extérieur e du p iral puis la fixe par fusion puis refroidissement de la mati e de fixation. 2 - Piton pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu' il présente un logeai t dl ns lequel est moulé un matériau collant fusible, un passage étant ménagé, dans ce matériau moulé, pour 1' extrémité libre du ressort spiral. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que 1' on fixe le piton, muni de son matériau collant moulé, à sa place sur le mouvement de montre muni de son balancier-spiral, ce mouvement étant placé verticalement, introduit 1' extrémité du spiral dans ledit passage, prévu à cet effet, par rotation du balancier jusqu' à sa mise au repère, puis réalise la fusion de la "colle" de façon qu' après refroidissement celui-ci soit parfaitement fixé sans contrainte et dans sa position idéale.