La présente invention concerne, d'une manière générale, des lentilles ophtalmiques et, plus particulièrement, des per- fectionnements apportés aux lentilles à puissance progressive pour la correction de la presbytie. Ces dernières années, l'utilisation des lentilles à puis- sance progressive pour la correction de la presbytie est devenue de plus en plus populaire. En plus de leur intêret esthétique évident, les lentilles progressives offrent aux patients des avan tages fonctionnels significatifs, à savoir une gamme continue de puissances focales et un champ visuel libre. Ces avantages sont, cependant, partiellement contrebalancés par l'astigma- tisme périphérique et des aberrations de distorsions dont la présence est inévitable dans toutes les lntilles progressives. Lorsque l'on conçoit des lentilles progressives, on s'efforce donc naturellement de réduire les aberrations indésirables à un effet minimal. Il est généralement admis que les aberrations peuvent être réduites au minimum si on leur permet de s'étendre sur de vae zones de la entille y compris, par exemple, les parties péri- phériques de la zone de vision de près. Cela implique un sacrifice de l'acuité dans ces parties périphériques. Il convient de noter toutefois que pratiquement toutes les lentilles progres- sives modernes disponibles dans le commerce font usage du prin- cipe de la maîtrise des aberrations par distribution sur une zone étendue. A cet égard, on peut se reporter axbrevetsdes Etats- Unis n0 3 687 528 et 4 056 311. Il ne suffit p d'indiquer que les aberrations doivent occuper des zones étendues de la lentil- le. La manière selon laquelle se fait leur distribution dans ces zones est critique. Des aberrations mal distribuées peuvent anéantir les avantages potentiels obtenus par sacrifice de l'acui. té dans les zones périphériques. Par exemple, si l'on s'attache à maintenir l'orthoscopie (c'est-à-dire à maintenir les horizon- tales et les verticales du champ visuel), on conforme les zones périphériques affectées par les aberrations de telle manière que le composant de prisme vertical le long des lignes horizontales demeure constant. Les zones périphériques corrigées doivent, cependant, être réunies à la partie centrale de la zone intermé- diaire, et cette dernière ne peut pas être corrigée pour conser- ver l'orthoscopie. Il est donc nécessaire d'interposer entre les - g - zones internes et externes une zone de transition. La transi- tion ne doit pas se faire de manière trop abrupte car sinon la concentration des aberrations dans la zone de transition, gênante sur le plan visuel, dominerait et supprimerait effecti- vement l'avantage de l'orthoscopie obtenue à la périphérie de la lentille. Les lentilles progressives congues jus'u'ici pour pre- serrer l'orthoscopie ne demandent pas di etent une di2. tribu- tion uniforme des aberrations et l'un es objectifs prncipaux IO de la présente invention est dVexploiter pleinement une techni- que de maîtrise des aberrations par distribution sur une zone étendue pour obtenir un effet optique naturel, régulier. Plus particulièrement, l'invention se propose d'apporter une lentille ophtalmique à puissance progressive dont la surface I5 progressive est conçue de manière à assurer une distribution uni- forme des aberrations et un effet optique regulier, l'orthoscopie étant au moins approximativement préservée dans les zones péri- phériques latérales de la lentille et sans accumulation d'aber- rations fortes en quelque autre endroit de la lentille. L'invention a encore pour objectif de permettre une succession naturelle de puissances de lentille optique qui soit facilement acceptée aussi bien par les nouveaux presbytes que par les presbytes déjà anciens. Le seul procédé connu de réduction de la force des aberrations d'une lentille à puissance progressive est de permet- tre à ces aberrations de s'étaler sur une zone plus grande que la normale, ce qui entraîne une redéfinition des limites des zones sphériques de vision de loin (DP) et de vision de près (RP). Avec de nombreuses variations possibles, y compris des RP circulaires et paraboliques au-dessous d'une ligne droite ou d'un arc concave dirigé vers le haut définissant la limite de la DP, une partie intermédiaire progressive (IP) est engendrée par la ligne d'intersection d'une succession ordonnée de sphères et de surfaces de cylindre sécantes,le cylindre étant choisi pour produire une surface s'arquant doucement et garantissant un effet optique régulier. L'invention est décrite ci-après en référence aux des- sins annexés dans lesquels: - les figures IA et IB illustrent, respectivement en élévation verticale et en coupe, une lentille ophtalmique à puis- -3- sance progressive du type concerné par l'invention; - la figure 2 montre la développée de la ligne méri- dienne de la lentille des figures lA et 1B; - la figure 3 est une illustration schématique de la construction d'une surface progressive de la lentille des figures lA et 1B; - la figure 4 est une vue en élévation verticale d'une lentille ophtalmique à puissance progressive de l'art antérieur montrant différentes zones de vision de cette lentille et la loi de puissance associée; - les figures 5A, 5B, 5C et 5D illustrent schématique- ment quelques unes des diverses définitions des limites possibles pour la DP et la RP aux fins de réduire la force des aberrations selon l'invention; - les figures 6A et 6B montrent une transformation géo- métrique à partir de la IP d'une lentille à puissance progressive antérieurement connue pour aboutir à une lentille conforme à la pré- sente invention; - la figure 7 représente schématiquement un d6veloppemen des surfaces cylindriques choisies pour satisfaire aucbutsde la présente invention; - la figure 8 montre les zones de vision d'une lentille construite conforément au principe de l'invention; - la figure 9 est un calcul d'ordinateur donnant les caractéristiques d'une moitié d'une lentille symétrique conforme au modèle de la figure 8; et - la figure 10 montre une mire vue à travers une lentil- le selon les figures 7 à 9. On suppose que les lentilles étudiées par la présente invention sont faites d'un verre ou d'une matière plastique ayant un indioe de réfraction uniforme. Les courbures changeantes néces- saires à la puissance progressive n'affectent que la face conve- xe de la lentille, la face concave étant réservée, comme à l'ac- coutumée, au meulage conforme à la prescription. La face conve- xe de la entille sera désignée ci-après par "surface progressive". L'intention n'est cependant pas de limiter l'invention aux lentil- les ayant des surfaces progressives convexes car les principes exposés ciaprès s'apli>ntaussi bien aux surfaces progressives - X _ convexes que concaves. On considère que le modèle de lentilles conforme à la présente invention Constitue un perfectionnement Dar raDport aux modèles antérieurement connus et, pour décrire l'invention. on se référera tout d'abord à l'art antérieur que représente, par exemple, le brevet canadien n 583 087. La lentille antérieurement connue IO (figures IA et IB3) peut être décrite comme suit: la surface progressive I2 étant tangerite à un plan IO vertical I4 au centre géométrique O, un second plan vertical i6 passe par 0 à angle droit avec le premier plan vertical et di- vise la lentille en deux moitiés symétriques. Le second plan I6 est appelé plan méridien vertical principal et sa courbe d'in- tersection M, i' avec la surface progressive est appelée ligne I5 méridienne I8, figure 2. Les besoins fonctionnels d'une lentille progressive imposent que la surface le long de la ligne méridienne et ses dérivas part:5]Le, au moins de second ordre et de préférence de troisième ordre, soit continue. Pour obtenir une variation de puissance progressive, la courbure de la ligne méridienne augmente continuellement de manière prédéterminée depuis une valeur minimale dans la moitié supérieure de la lentille vers une valeur maximale dans la moitié inférieure. Le]eu des centres de courbure de la ligne méridien- ne I8 forme une eourbe plane continue m, m' (figure 2) que l'on appelle la développée de la ligne méridienne. Pour chaque point Q de la ligne méridienne, il existe un point correspondant q de la développée. Le vecteur rayon q Q réunissant deux points correspondants (Q, q) est perpendiculaire à la ligne méridienne I8 an Q et tangent à la développée m m' en q. La figure 3 montre la construction de la caractéris- tique intéressante du modèle. La surface progressive est engen- drée par un arc circulaire C d'orientation horizontale et de rayon variable qui passe successivement par tous les points Q de la ligne méridienne I8. Plus précisemment, le générateur C en un point donné Q est défini comme étant la ligne d'intersec- tion entre une sphère de rayon Q q centrée en q et un plan horizontal passant par Q. Ainsi, la surface progressive complète peut être considérée comme créée par la ligne d'intersection - 5- d'une suit- ordonnée de sphères et de plans horizontaux sé- cants. Il résulte de cette construction que les courbures prin- cipales en chaque poit de la ligne méridienne sont égales, c'est-à-dire que la surface est dépourvue d'astigmatisme le long de la ligne méridienne. La surface progressive I2 de cette lentille antérieu- rement connue peut être facilement décrite en termes algébriques Il existe un sytème de coerdonnéesrectangulaires (figure I) dont l'origine coïncide avec O et dont le plan x-y coïncide avec IO le plan tangent en 0. l'axe des x est dirigé vers le bas dans la direction de la puissance optique croissante. Si l'on appelle u la coordonnée sur l'axe des x d'un point Q de la ligne méridienne, les coordonnées (s, n, C) du point g correspondant de la développée, ainsi que le rayon de cnrbure r = q Q, peuvent être exprimés sous la forme d'une fonction du paramètre u: = (u) C = (u) r = r(u) (I) (2) L'équation de la sphère de rayon de rayon r(u) centrée en a, exprimée sous la forme d'une élévation par rapport au plan x-y, peut être écrite Z = "(U) - {r2 (U) - [X - (U)T 2_ y2, (3) L'équation d'un plan horizontal passant par Q est x = M. (fi) L'équation 3 représente un famille de sphères et l'é- quation 4 une famille de plans parallèles. Les membres de chaque famille sont engendrés par le paramètre unique y. Pour chaque valeur de u, il existe une sphère unique et un plan qui la cou - o pe. En éliminant U entre les équations 3 et 4, on crée un arc C engendré (figure 3) par chacun des points Q de la ligne méridien- ne, produisant ainsi l'équation voulue de la surface progressive z = f(x, y), o f(x,y) = c(x) - {r2(x))- [x -(x)]2 *y2}2 (5) - 6 - Si la loi de puissance méridienne de la lentille I0 a la forme classique illustrée àa la figure 4, les zones DP et R? du modèle sont sphériques et s'étendent sur toute la lar- geur de la lentille. Un tel modèle de lentille offre ure et une R? totalement utiles mais, comme on ile sait bien, l'inten- sité des aberraions dans la zone 1P est inacceptDable. Selon la présente invention, et comrie on l'a mention- né précédemment, le seul procédé connu de réduction réelle de l'intensité des aberrations est de permettre à ces dernières de I0 s'étaler sur une zone plus vaste de la lntille. Cela implique une redéfinition des frontières des zones sphériques ? et R? avec de nombreuses variations possibles, dont Guelques unes sont illustrées aux figures 5A, 5B, 5C et 5D. Dans 1a lentille ds la figure 5A, la DP sphérique oecupe la moitié supérieure de la I5 lentille (comme c'est le cas, par exemple, dans le brevet cana- dien n 583 087) mais la R? sphérique est limitée par Ln cercle. L'exemple de la figure 5B est similaire à celui de la figure 5A, hormis que la limite de la RP est parabolique. Dans i'exem-ole asymétrique de la figure 5C, la limite de la RP est parabolique et la limite de la DP est inclinée de 9 surl'rizonte.Cette limite devient horizontale après une rotation de 9 de la lentil- le pour donner le décalage interne traditionnel de la RP. L'exem- ple de la figure 5D diffère de celui de la figure 5A en ce sens que la limite de la DP est forméepar un arc circulaire concave dirigé vers le haut qui permet un étalement supplémentaire des aberrations. Le rayon de l'arc de la DP doit être suffisamment long pour qu'après une rotation de la lentille de 9 , les aber- rations du côté temporal ne gênent pas le mouvement latéral de l'oeil en vision de loin. Dans la pratique, cela signifie que le rayon de l'arc de la DP ne doit pas être beaucoup inférieur à environ 65 millimètres. Les limites de la DP et de la RP étant définies, il reste à déterminer la forme de la IP oui existe entre elles. Cela est accompli en appliquant une transformation géométrique àla lentille de l'art antérieur, transformation dont la nature est illustrée aux figures 6A et 6B. La figure 6A montre une lentille antérieurement connue o apparaissent les intersections des membres d'une famille de plans x = u avec le plan x-y. Ces intersections forment une famille de lignes droites parallèles, - 7 qui sont à leur tour parallèles aux limites de la DP et de la R?. Comme le montre la figure 6B, en passant à la castéris- tique selon l'inventLon, la famille de lignes droites parallè- les se tranforme en une famille aux lignes équi distantes plus ou moins courbes. Les lignes courbes de la lentille 20 (figure 63) repréastentles intersections d'une famille à un paramètre de cylindres avec le plan x-y. Pour chaque membre de la famil- le de plans d'origine, il existe un membre correspondant d'une famille de cylindres.Les membres correspondan- des deux familles IJ sont identifiés par le même paramètre U, o U est la coordonnée sur l'axe des x d'un point Q de l'une ou l'autre ligne méridien- ne. La construction de la nouvelle surface progressive est en- gendrée par la ligne d'intersection d'une succession ordonnée de sphères et de surfaces cylindriques sécantes. En particulier, I5 l'équation de n'importe quel membre de la famille de surfaces cylindriquespeut être écrite sous la forme: x = g(y,u). (6) Cette équation peut être résolue pour le paramètre u, donnant une équation de la forme: u = h(x,y), (7) ce qui revient à l'équation 4 dans le cas de la lentille antérieurement connue. L'équation de la surface progressive de la présente lentille est obtenue en éliminant le paramètre u entre les équations 7 et 3. Plus précisement: f(xy) =4h(x,y)] - ( r [h(x,Y)]} - {x- II[h(x,y)I} _ y2)_y (8) La forme détaillée de la surface progressive résultante dépendra naturellement de la forme et de l'écartement des sur- faces cylindriques, équation 6. Pour satisfaire aux buts de la présente invention, les surfaces cylindriques doivent être choi- sies de manière à produire une surface s'arquant doucement ga- rantissant un effet optique régulier. La forme des surfaces cylindriques est déterminée comme suit: si l'on considère une certaine fonction auxiliaire (x,y), définie sur le plan x-y dans l'espace extérieur aux courbes représentant les limites de la DP et de la RP, qui ont été prolongées mathématiquement pour former des courbes - 8 - ferées comme indiqué à la figure 7, % prend les valeurs li- ri-tes constantes cI et c2 respectivement au niveau des î- -.- -e la DP et de la RP. La fonction gulère et qui est consistante avec la géomrtrie dDnnée t z s valeurs limites, est déterminée comme suit Si le problème était uni-dimensionnel, Dlutct cue bi-dimensionnel, il serait évident que si (x) a comre iraleu- limitGs (0) = cI, t (I) = c2, la fonction t (x) la -' rerulère entre x = 0 et x = I, est la fonction linêaîr-- Io d (x) = cI + (c2 - cI)x. Cette fonction satisfait l'ouation jiffErentielle: d2 2 = C (of} dx Donc, la fonction $ (x,y) voulue dans le cas bi-di- mensionnel satisfait à l'équation bi-dimensionnelle de La'a-c D2 I5 + =x + xy20 (I+) Les fonctions satisfaisant l'équation IO sont appelées fonctions harmoniques. Ce résultat peut être déduit d'une autre manière. Un critère permettant de satisfaire à la condition de régularité est de demander due les valeurs moyennes des modules des dérivées 4/âx et w/8y soient minimales. En variante, si l'on considère la moyenne de la somme des carrés de ces quan- tités, c'est-à-dire l'intégrale \2 2 [(aX) +(a-y)]dxdy (dII) dans ce cas, en appliquant le principe d'EULER-LAGRANGE, l'équa- tion II est réduite au minimum lorsque (x,y) satisfait l'é- quation de Laplace (équation I0). Donc l'équation de Laplace définit la fonction la plus régulière entre les limites de la DP et de la RP. Pour utiliser la fonction auxiliaire È, nous formons les courbes de niveau (x,y) = c t, - 9 - qui sont définies comme étant les courbes lelong desquelles + a une valeur constante. Ces courbes peuvent être exprimées sous la forme donnée par l'équation 6 ou l'équatian 7, et peu- vent donc être prises pour représenter la famille voulue de cylindres. Pour résumer, la surface progressive selon l'invention est engendrée par une courbe génératrice C qui est la ligne d'intersection entre une succession ordonnée de sphères, de rayons q Q centrées sur la développée de la ligne méridienne, IO et une succession correspondante de cylindres dont la liane gé- nératrice s'étend parallèlement à l'axe des z et dont les inter- sections avec le plan x-y coincide avec les surfaces de niveau de la fonction harmonique t qui atteint des valeurs constantes aux limites de la D? et de la RP. I5 Du fait que les courbes de niveau dérivent de fonctions harmoniques,l'incorporation des courbes de niveau dans la défi- nition de la surface progressive garantit une distribution uni- forme des aberrations et de la puissance optique. La théorie des fonctions harmoniques offre deux pro- cédés bien connus pour déterminer les courbes de niveau. Le premier nécessite la découverte d'un système orthogonal de coordonnées curvilignes avec des courbes coordonnées qui coin- cident avec les limites de la DP et de la RP. Les courbes co- ordonnées entre les limites de la DP et de la RP peuvent ensui- te être assimilées aux courbes de niveau du système. Le second procédé, appliquant les principes de la cartographie, exécute une transformation des courbes de niveau du système plus simple de l'art antérieur en courbes de niveau de la lentille plus com- plexe conforme à l'invention. L'utilisation de ces procédés per- met la construction d'une surface progressive dont les limites de DP et de RP sont de forme arbitraire. Un exemple de lentille construite conformément au principe ci-dessus est donné ci-après: Comme le montre la figure 8, la DP sphérique de la lentille 22 est limitée par un arc circulaire 24 et la RP sphé- rique Pst limitée par un cercle 26. Le couloir progressif com- mence à l'origine 0. Les limites de la DP et de la RP peuvent être considérées comme des lignes coordonnées dans un système bipolaire de coordonnées.Les courbes de niveau entre les limites de la DP et de la RP peuvent donc être assimilées aux lines coordonnées du système bipolaire. On définit: a = rayon de la limite de la RP b = rayon de la limite de la DP h = longueur du couloir progressif La courbe de niveau par un point arbitraire x,y- coupe l'axe des x au point u(x,y). Après calcul!. on trouve que: -10 2 2 2 2 2 2 (X-6) +w y (:-5) +w +y 2 2 u(x,y)=6 + sgn(x - --)- - - -[] -w--- 2|jx-e 2(5 (-)J o0 w2 = (h-6)2 + 2a(h-6), (14) h2 + 2ah 2(a+b+h) (5) L'équation 13 représente un cas particulier de l'équa- tion 7. On définit: rD = rayon de courbure de la sphère de la DP rR = rayon de courbure de la sphère de la RP L'équation de la surface progressive peut être écrite Zone de vision de loin: f(x,y" = rD - (r2 2 y2 1/2 (16) ( rDZone progressive (à partir de l'équation 3) f(x,y) = C(u)- r2(u) - [-u rr(u)sin-3(u'J _ y2} (17) o sinll(u) Eu () (18) r(u) u du J du (19) r(u) OQ u d(u) = r(u)coso(u) + f tano(u) du, (20) o0 1 1 i ____ 23 4 r(u) rD +E-rR) (c2u +c3u +c4u +c5u (21' c2 = 10/3h2 c3 =0 c4 = -5/h4 c5 8/3h5 u (x,y) est donné par l'équation 13! Zone de vision de près: f(xy) = - 'r_2 x- h+rRsino(h)]- y2 (22) A des fins de simplicité, les équations ci-dessus ont été présentées pour le cas o le début du couloir progres- sif coïncide avec le centre O de l'ébauche de la lentille. Il peut cependant être désirable de décentrer la surface progres- sive dans sn entier, vers le haut ou vers le bas, vers la gau- che ou vers la droite, par rapport au centre géométrique 0. L'équation de la surface décentrée par rapport au système de coordonnées d'origine est obtenue en remplaçant x et y dans les équations ci-dessus par, respectivement, x-d1 et y-d2, ou dl et d2 sont les valeurs de décentration de x et y. La surface progressive définie généralement par les équations 13 à 22, va maintenant être calculée pour une lentil- le ayant une addition de lecture de 3,00 dioptries. On sup- pose que la lentille a un indice de réfraction de 1,523 et que ses différents paramètres ont les valeurs ci-après: a = 10,00 mm b = 91,0 mm h = 16,0 mm - 12 - rD = 84,319 mm r = 57,285 mm dI = -2,00 mm- d2 = 0,00 mm La figure 9 montreles résultats de la résolutio des équations à l'aide d'un ordinateur, en utilisant les va- leurs données ci-dessus pour les paramètres. Du fait que la lentille est symétrique par rapport au méridien vertical, on n'a indiqué que les valeurs concernant la moitié droite. Cette fi- ú0 gure 9 donne l'élévation de la surface au-dessus du plan x-ry, calculeà des intervalles de 4 mm. Du fait que le plan x-y est tangent à la surface de la lentille au point x =-2, y = O, l'élévation à x = y = O est non zéro. Lorsque l'on voit une mire à maillescarréê au travers d'une I5 lentille progressive selon l'invention, le dessin déformé de la mire donne des informations en ce qui concerne la distribu- tion et l'intensité des aberrations de lalentille. Le dessin de la mire produit par la lentille décrite ci-dessus est re- présenté à la figure IO. Dans ce schéma, la lentille était tournée de 9 , comme elle le serait si elle éta adaptée a une nDonture de lunettes. On peut voir que les lignes de la mire sont continues, qu'elles s'étendent régulièrement et qu'elles scnt uniformément distribuées. On peut également noter que, dans la périphérie du côté temporal, les lignes de la mire sont orientées horizontalement et verticalement; cela signifie que l'orthosco- pie est conservéedans cette zone. Si l'orthoscopie peut ne pas être aussi bien maintent dans la périphérie de la zone progres- sive, du coté nasal, cela n'est pas gênant car une grande par- tie du côté nasal est élimine lors du débordage du verre pour le montage sur une monture de lunettes. On doit comprendre que leterme "lentille" utilisé dans la présente description et dans les revendications entend désigner tout roduâ ophtalmioue de quelque forme que ce soit, c'est-àdire comprenant les ébauches de lentilles nécessitant des opérations de finissage sur la seconde face (convexe ou concave) ainsi que les lentilles finies sur leur deux faces et 1s lentilles non débordées ou débordées à la taille et à la - I3 - forme voulues pour l'adaptation aux montures de lunettes. Les lentilles selon la présente invention peuvent être faites en verre ou en l'une quelconque des diverses matières Dlastiques connues et utilisées à des fins ophtalmiques. Si la seconde face de la lentille est finie, c'est-àdire la face opposée à celle ayant une surface de puissance progressive, la seconde face peut avoir des courbures superficielles répondant à une prescription appliquée à la lentille tandis que la RP de cette dernière est décentrée de la manière habituelle. Io Il est bien entendu que la présente invention n'est pas limitée à la forme d'exécution décrite et représentée et que l'on peut lui apporter diverses adaptations, modifications et variantes sans sortir du cadre de l'invention. R v_DI -T I_ I- Lentille oohtalmiaue Z2 ?cour la coection d la resbytie, ayant des faces opposées c.ncave et convaxe, nc+ 1.]ne prsente une Premitre surface 1e -inie ? T A 'U!SSa-2e progressive ayant un méridien rincna1 1 dont la ourbure u wqmente continuellement lelong dudit i-_Dr>:n depuis une va- leur minimale à la limite supérieur- de ladie preir.re surfac jusqu'à une valeur maximale dans la partie inférieure re laditc lentille, ladite poartie inférieure de ladite lentille.résen- tant une seconde surface de vision RP de configuration sensi- blement sphérique ayant une limite définie 26 et approxiati- vement ladite valeur maximale de courbure, caractérisée en ce que ladite première surface IP à puissance progressive entoure au moins une partie majeure de ladite limite 26 de ladite se- conde surface de vision RP et est engendrée Dar la l!ne d'i-nterse.: d'une succession ordonnée de sphères et de cylindres sécants en vue de la distribution uniforme des aberrations autcur de ladite seconde surface de vision RP, avec une préservation au -oins approximative de l'orthoscopie. 2- LentiIe ophtalmique selon la revendication i, caractérisée en ce que ledit méridien principal I8 de ladi-te surface de vision IP à Puissance progressive est disposé selon une orientation sensiblement verticale, 3Lentille opntalmique selon la revendication 2, caractérisée en ce que ledit méridien principal I8 de ladite surface de vision IP à puissance progressive est incliné oar rapport à l'orientation verticale de la lentille. 4- Lentille ophtalmique selon la revendication I, caractérisée en ce qu'elle comprend une troisième surface de * vision DP disposée au dessus de ladite première surface de vi- sion IP, et adjacent à cette dernière, ladite troisième surface DP étant de configuration sphérique et ayant une valeur de cour- bure qui correspond approximativement à Ladite valeur minimale de ladite nremière surface IP. - Lentille ophtalmique selon la revendication 4, caractérisée en ce que les limites supérieures de ladite pre- - I5 - mière surface de vision IP sont définies par une ligne 2-+ la démarquant de ladite troisième surface de vision DP. 6- Lentille ophtalmique selon la revendication 5, caractérisée en ce que ladite ligne 24 de démarquation avec la- dite troisième surface de vision DP est sensiblement droite. 7- Lentille ophtalmique selon la revendication 5, caractérisée en ce que ladite ligne 24 de démarquation avec la- dite troisième surface de vision DP est au moins partiellement concave, dirigée vers le haut. I0 8- Lentille ophtalmique selon la revendication 7, caractérisée en ce que la ligne de démarquation 24 concave dirigée vers le haut est approximativement symétrique par rap- port audit méridien vertical principal I8 de ladite première zone de vision IP. I5 9- Lentille ophtalmique selon la revendication I, caractérisée en ce que ladite limite 26 de ladite seconde sur- face de vision RP est approximati'ment circulaire. I0- Lentille ophtalmique selon la revendication I, caractérisée en ce que ladite limite 26 de ladite seconde zone de vision RP est de configuration généralement parabolique. II- Lentille ophtalmique selon la revendication I, caractérisée en ce que ladite première surface IP à puissance progressive est engendrée conformément à l'équation: f(x,y) = (u) - { r2(u) x - -u + r(u)sino(u)] _ y2} o sinO(u) E U - C(U) r(u). u = f du r(u) ' u o + 1 d(u) = r(u)coso(u) + f tanq(u) du, = _ 1_ r(u) rD o + II i J (C2U + CBU + c1 u'c 5u) \rD r. 1 iw;U(,Y =6+ sgn(x-S)( 2 2 2 2 2 2 (x-6-) +w +y {x-6) +w +y 2 2 ------ ------------] -W} 2lx-6{ 2(x-6) 12- Lentille ophthalmique selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite seconde zone de vision RP est définie par l'équation: = f(x,y) = ((h) - {rR Ix-h+rRsinB(ha y2 13- Lentille ophthalmique selon la revendication 4, caractérisée en ce que ladite troisième surface de vision DP est définie par l'équation: f(x,y) = rD (r - x2 - y2) 2 14- Lentille ophthalmique selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite surface de vision IP à puissan- ce progressive est à peu près centrée géométriquement sur la- dite lentille. - Lentille ophthalmique selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite surface de vision IP à puis- sance progressive est décentrée par rapport à ladite lentille. 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