L'invention concerne les gants de travail en caoutchouc naturel ou synthétique destinés à protéger les mains des utilisateurs contre les diverses agressions chimiques ou mécaniques. Qu'il s'agisse de travaux de ménage ou de jardinage, aussi bien que de travaux industriels, de manutention par exemple, si ces gants ont une surface lisse, ils présentent l t inconvénient titre glissants, surtout lorsqu'ils sont mouilles. 01 est pourquoi, on donne souvent à leur surface un aspect rugueux. L'invention vise d'abord un procédé pratique de fabrication de tels gants de caoutchouc à surface rugueuse, ce procédé consistant à tremper un gant en caoutchouc à surface lisse dans un bain composé d'un mélange d'un solvant du caoutchouc et d'un coagulant du latex soluble dans ledit solvant ou miscible avec lui, pendant un temps juste suffisant pour que les particules superficielles du caoutchouc soient soumises, de la part du solvant, à un effet de gonflement qui se trouve fixé par l'action du coagulant du latex, après quoi, on soumet le gant à un séchage et à une vulcanisation à chaud. Grâce à ce procédé, on peut obtenir facilement des gants de caoutchouc dont la surface est rugueuse sur toute l'étendue de la partie du gant oui a été trempée dans le bain de solvant et de coagulant. Dans un mode opératoire particulier, on habille une forme, de préférence en porcelaine, d'un gant en matiere textile, on trempe la forme ainsi habillée dans un bain de latex épaissi, puis dans un bain de coagulant et l'on fait sécher l'article, après quoi on le trempe dans un second bain de latex plus fluide que le premier et, immédiatement à la sortie de ce bain, on le soumet à l'action du bain de solvant et de coagulant comme indi qué plus haut. l'invention a également pour objet les gants de travail en caoutchouc à surface rugueuse obtenus par la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et à l'examen des dessins annexés qui montrent, à titre d'exemple, un mode opératoire pour la fabrication d'un gant de travail en caoutchouc à surface rugueuse suivant 1' inven- tion. Sur ces dessins Fiv.1 illustre, en perspective, la phase particulière de formation des rugosités sur la surface d'un gant en caoutchouc, et mit.2 représente, également en perspective, le gant terminé. travail en Pour fabriquer un gant de/caoutchouc dont la surface présente des rugosités, notamment des rugosités formant des nervures continues autour du corps du gant et autour de chacun des doigts, comme représenté en 1 sur la figure 2, on met en oeuvre, suivant l'invention un principe de fabrication qui consiste, dans les grandes lignes, à exécuter les quatre phases suivantes a) Habillage d'une forme, de préférence en porcelaine, avec un gant en matière textile. b) trempage de la forme ainsi habillée dans un bain de latex épaissi, c) trempage de l'ensemble dans un bain de latex plus fluide. d) trempage de l'article obtenu dans un mélange d'un solvant du caoutchouc et d'un coagulant du latex pour former les rugosités sur la surface du gant. On va reprendre en détail la manière dont on peut, par exemple, exécuter chacune des quatre phases précitées. Première phase : habillage de la forme. Sur une forme 3 (li.?) de préférence en porcelaine, présentant la configuration d'une main, on enfile un gant 2 en fibres textiles. On utilise, de préférence, des fibres de coton, car celles-ci adhèrent bien au caoutchouc et ne provoquent aucune allergie. Toutefois, on peut aussi utiliser d'autres fibres telles que la rayonne fibranne. il peut alors être nécessaire d' améliorer l'adhérence du caoutchouc à ces fibres par des moyens connus dont le plus répandu consiste à ajouter au latex une proportion convenable de résorcine. Deuxième phase : trempage dans un latex épaissi. Le latex utilisé peut être naturel ou synthétique. Dans certains cas, il est avantageux d'ajouter au latex naturel un latex prévulcanisé tel que, par exemple, le produit connu dans le commerce sous le nom de "Revultex". Ce dernier peut d'ailleurs être aussi utilisé seul. L'épaississement du latex peut s'obtenir au moyen d'une addition d'alginates ou autres épaississants naturels, soit encore par l'addition de produits acryliques, tels que, par exemple, le produit connu dans le commerce sous le nom de nComersol A". il y a lieu de maintenir la viscosité du latex ou du mélange de latex, entre 2500 et 3500 centipoises pour que le gant obtenu ait l'épaisseur convenable. À titre d'exemple, on peut utiliser une'forme habillée d un tissu de jersey de coton que l'on trempe dans un mélange de 50 parties d'un latex naturel à 609 (vulcanisable) et de 50 parties de URevultexu auquel on a communiqué une viscosité de 3220 centipoises par addition de SComersol At. Après avoir retiré la forme ainsi habillée et revêtue dtune première couche de latex, on fixe le dépôt par trempage dans un bain coagulant contenant, par exemple, 90 parties de méthanol et 10 parties d'acide acétique et l'on fait sécher la couche par passage devant une rampe de radiations infrarouges pendant environ 1 inn. Troisième phase : trempage dans le latex plus fluide. Lorsque la première couche de latex a ainsi été séchée, on trempe l'ensemble dans ce deuxième bain de latex plus fluide qui est, le plus souvent, de même composition que le premier bain, mais qui pourrait cependant être d'une composition différente, par exemple pour communiquer à la partie superficielle du gant une propriété particulière, telle que, par exemple, une résistance aux solvants. La viscosité de ce second bain est maintenue sensiblement entre 320 et 840 centipoises, par exemple de ltor- dre de 480 centipoises. Pour la résistance aux solvants, on peut avoir recours, p exemple, au latex de "Néoprène". Quatrième phase : trempage dans le bain de solvant et de coagulant. Immédiatement après avoir sorti l'ensemble du. second bain de latex plus fluide, on l'immerge dans un bain qui contient un mélange d'un solvant du caoutchouc et d'un coagulant du latex soluble dans ledit solvant ou miscible avec lui. À cet effet, on peut utiliser, par exemple, un mélange de 90 parties de whitespirit et de 10 parties d'acide acétique. il est avantageux de choisir des solvants non agressifs ne présentant pas d'inconvénients pour les exécutants, à moins, évidemment, de prendre des dispositions de ventilation convenables. il est avantageux aussi d'utiliser un coagulant volatil pour ne pas avoir besoin de llé- liminer de l'article par lavage ultérieur. De ce point de vue, le mélange indiqué répond â ces conditions. Cn effectue ce trempage pendant un temps (par exemple de l'ordre de une ou deux secondes) juste sufiisant pour que les particules superficielles de caoutchouc soient soumises de la part du solvant à un effet de gonflement qui se trouve fixé par l'action du coagulant du latex. La surface du gant prend donc un aspect rugueux qui persiste au cours du séchage et de la vulcanisation à chaud (notamment dans un courant d'air chaud) auquel on soumet ensuite le gant. Dans un mode opératoire particuliérement avantageux, on effectue le trempage du gant dans le bain de solvant et ae coagulant 4 (fig.1) par enfoncements successifs à des profondeurs croissantes, de préférence à partir de l'extrémité des doigts, de manière à former des rugosités qui comportent des nervures continues telles qu'indiqué en 1, par exemple sur les figi et 2. nouveau À chaque/mouvement d'enfoncement partiel du gant, par exemple d' une profondeur "d", on forme une nouvelle nervure, de sorte que des nervures sont finalement formées sur toute la partie du gant qui a été immergée par paliers dans ce bain. Les nervures entourent les doigts et les parties du corps du gant soumises à ce traitement, comme représenté sur la fiv.1. Les conditions des modes opératoires indiquées plus haut ne sont que des exemples. C'est ainsi que la proportion de latex vulcanisable et de "Revultex" donnée plus haut peut être modifiée et qu'on peut même utiliser sans les mélanger, soit le latex vulcanisable, soit le t'Revultex". La fixation de la première couche de latex peut être obtenue par l'utilisation de tout autre mélange coagulant que celui indiqué plus haut et, par exemple, une solution aqueuse d'un acide organique volatil. La concentration en acide acétique du bain de white-spirit donnée plus haut peut varier suivant I'lmportance du relief que l!on veut donner aux aspérités du gant. A titre d'exemples, pour le bain de solvant et de coagulant on pourrait utiliser Un mélange de trichlorèthylene et d'thydride acétique, par exemple dans une proportion de sensiblement 90 et 10 parties, respectivement. ou un mélange de white-spirit et d'acide formique, par exemple sensiblement dans une proportion de 90 et de ib parties, respectivement, ou, pour le traitement de gants en latex de "Néoprène" qui nécessite un solvant de ce produit, un mélange de trichlorèthylè- ne et d' anhydride acétique, par exemple dans une proportion de 90 et de 10 parties environ, respectivement, ou un mélange de tétrahydrofurane et d'acide acétique dans les mêmes proportions. Quelle que soit la nature du latex utilisé, l'enduction du tissu peut se faire seulement sur la paume et sur une partie des doigts pour l'obtention dtun gant dit aéré ou sur toute la surface de la main. Il est évident que le procédé permet aussi la production avantageuse de gants lisses, si l'on ne procède pas au dernier trempage dans le bain de solvant et de coagulant. Bien entendu, l'invention ntest pas limitée aux modes opératoires décrits et représentés qui ont été donnés à titre d'exemple, on peut y apporter des modifications, suivant les applications envsagées, sans sortir, pour cela, du cadre de l'invention. :1ENDICATIONS 1.- Procédé de fabrication d'un gant de travail en caoutchouc (naturel ou synthétique) à surface rugueuse, caractérisé en ce qu'il consiste à tremper un gant en caoutchouc à surface lisse dans un bain composé d'un mélange d'un solvant du caoutchouc et d'un coagulant du latex soluble dans ledit solvant ou miscible avec lui, pendant un temps juste suffisant pour que les particules superficielles du caoutchouc soient soumises, de la part du solvant, à un effet de gonflement qui se trouve fixé par l'action du coagulant du latex, après quoi, on soumet le gant à un séchage et à une vulcanisation à chaud. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise un coagulant volatil qui s1élimine de lui-même de l'article fabriqué. 3.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise un bain composé d'environ 90 parties de solvant et 10 parties de coagulant. 4.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise comme solvant du white-spirit et comme coagulant de l'acide acétique. 5.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise comme solvant du trichloréthylène et comme coagulant de l'anhydride acétique. 6* - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise comme solvant du white-spirit et comme coagulant de l'acide formique. 7.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, pour un gant en latex de "Néoprène", on utilise comme solvant du trichloréthylène et comme coagulant de 1'anhydride ac- tique. 8.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, pour un gant en latex de "Néoprène", on utilise comme solvant du tétrahydrqfurane et comme coagulant de l'acide acétique. 9.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on part d'un gant en caoutchouc à surface lisse formé sur un gant de support en matière textile. 10.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on part d'un gant formé d'une couche de caoutchouc par trempage d'une forme dans un bain de latex épais, suivi d'un trempage dans un bain coagulant et d'un séchage. 11.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, pour obtenir le gant de caoutchouc à surface lisse, on habille une forme, de préférence en porcelaine, d'un gant en matière textile, on trempe la forme ainsi habillée dans un bain de latex épaissi, puis dans un bain coagulant et l'on fait sécher 1 article. 12.- Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce que le gant obtenu par trempage dans un bain de latex épaissi, puis coagulé et séché, est ensuite trempé dans un second bain de latex plus fluide que le premier après quoi, dès sa sortie de ce second bain de latex, l'article est soumis à l'action du bain de solvant et de coagulant. 13.- Procédé suivant la revendication 12, caractérisé en ce luron utilise un premier bain de latex d'une viscosité comprise sensiblement entre 2500 et 3500 centipoises et un second bain de latex d1une viscosité comprise sensiblement entre 320 et 840 centipoises. 14.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on effectue le trempage du gant dans le bain de solvant et de coagulant par enfoncements successifs à des profondeurs croissantes dans ledit bain, de préférence à partir de l'extrémité des doigts du gant, de manière à former des rugosités qui comportent des nervures continues. 15.- Gant de travail en caoutchouc à surface rugueuse, caractérisé en ce qu'il est obtenu par la mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 14.