1. 200-6 314 les "barres pour la gymnastique sont presque toutes réalisées en "bois, car ce matériau possède les .propriétés que l'on attend d'une barre de gymnastique. Ce matériau possède en effet, avant tout, une grande élasticité et une certaine •5 porosité afin que la transpiration produite par le gymnaste, lors de ses exercices, puisse être absorbée et que les barres continuent à offrir une bonne prise, c'est-à-dire à ne pas être glissantes. La dimension de la section d'une barre est aussi limitée, car les gymnastes masculins ou féminins doivent être 10 en mesure de saisir suffisamment bien la barre afin d'avoir une bonne prise, la section de la barre est ainsi normalisée. Pour cette raison, il n'est pas possible d'adapter la section de la barre à la résistance du matériau à l'aide duquel on la réalise, car la barre doit toujours être 15 réalisée avec une section limitée, résistant aux charges auxquelles elle est soumise. les barres en bois plein ne sont pas adaptées pour résister aux charges créées lors fies exercises de gpanastique sur les barres parallèles, si ces barres ne comportent pas de 20 renforcements, que la barre soit en frêne, ep hêtre, en bouleau ou en un autre type de bois. Des barres en bois stratifié se comportent beaucoup plus favorablement. De telles barres peuvent être réalisées en un nombre plus ou moins grand de couches, collées l'une sur 25 l'autre parallèlement, et qui sont plus ou moins traitées. De tels bois stratifiés, faisant partie de la catégorie la plus élaborée^ ont une résistance tellement élevée que les cassures sont pratiquement exclues. Si toutefois on les soumet à une charge qui est considérablement supérieure à la charge normale, il peut 30 toutefois y avoir une cassure dans ce bois stratifié. Pour éviter que des barres de gymnastique en bois plein ou en bois stratifié ne se cassent en àemc parties qui ne sont plus reliées, on munit ces barres de renforcements, pour des raisons de sécurité. Ces renforcements a ont en général en acier? 35 ou en matière synthétique renforcés par des fibres de verre et ils sont logés dans ime gorge intérieures fraisés au préalable» De façon habituelle, pour des barres à renforcements d'acier, plus répandus, on réalise en général les barres en rapportant deux éléments en forme de gouttière, munis 40 d'une gorge semi-cylindrique, réalisée environ au milieu de la 69 11822 2006314 section de la barre» avec une-barre d'acier disposée dans ce logement. les deux moitiés de la barre sont alors collées l'une sur l'autre. A la place de barres d'acie^ on peut également utiliser • des barres de matière synthétique, rondes ou, suivant la forme de 5 la rainure, rectangulaires ou carrées» Il est également connu de prévoir des renforcement s^ notamment en matière synthétique, dans une rainure réalisée au bord inférieur de la barre. De tels renforcements au bord inférieur de la barre servent également en partie comme renforce-10 ments auxiliaires de l'intérieur de la barre» Dans tous ces procédés de renforcement d© la barre, il s'agit de remplacer une partie de la section du bois en introduisant^ dans une rainure longitudinale de la barre, un matériau ayant une bonne résistance à la traction, afin que la 15 barre elle-même ne se casse pas totalement à l'endroit où le bois peut se casser. Gela sigaifie tout d'abord que la, section du bols doit être amoindrie par la cavité nécessaire, si bien, qtte, pour vue barre avec un noyau d'acier (o© aoyam ô.'esi®3? étant à peine ^0 fixé sur le bois)^ pour une même charge on risque d'arriver plus facilement à la rupture que pour une barre analogue sans renforcements, lorsque ce noyau en acier n'est pas suffisamment rigide pour qu'il réduise la flexion de façon telle que l'on n'arrive jamais à une contrainte critique de la section restante du bois. 25 II en résulte que les barres à noyau d'acier sont relativement rigides, et les barres à noyau de matière synthétique ont également une élasticité modifiée, l'élasticité de ces dernières barres pouvant encore être adaptée plus facilement à l'élasticité d'une barre uniquement en bois, lorsque le noyau est 30 fixé sur le bois. Cependant on peut être en présence de divers problèmes d'encollage dans ce boise On a également procédé à des essais pour utiliser, à" la place d'un noyau d'acier relativement épais9 rigide, ai câble d'acier pour renforcer la barrée Bs- tels renforcements 35 d'acier doivent être tendus sus extrémités S© la barre me fois terminée, de façon à évite^ dhme part, ï!ne fission trop fort® de la section amoindrie du bois et^d'autre part,d'éviter que le câble d'acier ne sorte de la rainure lors d'-®e cassure, car la barre se casserait en deux parties à la naissance d'une rupture. 40 Un renforcement de ce type comporte des difficultés si bien qu'il 11822 3. 2006314 ne s'est pas imposé» Tous les procédés mentionnés ci-dessus, pour le renforcement de barres, présentent de plus des inconvénients. Dans la mesure où. des inserts se trouvent dans la barre, il est 5 nécessaire de fabriquer celle-ci en deux parties, il faut fraiser des rainures, introduire les inserts et coller les parties l'une sur l'autre. Lorsqu'on utilise un renforcement ayant la forme d'un insert à la partie inférieure de la barr^ il est néces-10 saire de fraiser des gorges, d'introduire les inserts et de coller» Les joints de collage sont particulièrement vulnérables à cause des tensions qui sont créées par suite des modules d'élasticité différents du bois et de 1'insert» Si de 15 telles liaisons par colle s'ouvrent, par suite des tensions alternativement répétées, lors de la gymnastique, ces fentes ouvertes peuvent entraîner des coupures ou des pincements chez les gymnastes. De plus^ dans un tel cas^la barre peut se casser en deux parties malgré 1'insert, lorsqu'elle ne comporte pas 20 d'autres renforcements dans son intérieur» L'invention remédie, à ces inconvénients. Elle a pour objet un, procédé pour la fabrication de barres ou analogues en bois stratifié, avec un insert intérieur en un matériau résistant particulièrement à la traction, procédé caractérisé par ce qu'on 25 dispose 1'insert en même temps que l'on réunit, qu'on colle et qu'on presse les couches de bois. Ceci est dû au fait que les inserts relativement minces, constitués par exemple par un câble d'acier, sont disposés entre les couches du bois lorsqu'on réalise le bois -T-.jfc. 30 stratifié» Par l'utilisation des pressions courantes lors de la fabrication de boip stratifié, les inserts sont prévus, lors de l'encollageA;du bois stratifié, par une compression locale plus grande du bois dans la matière, de telle façon qu'il est superflu de réaliser des cavités pour recevoir 1'insert. Ceci signifie 35 que la section du bois ne doit pas être affaiblie. C'est par ce que tout le bois est conservé dans la section de la barre qu'il suffit que les inserts jouent leur rôle d'insert de sécurité dans un tel bois stratifié. Ces inserts ne sont ainsi pas nécessairement rigides,leur section 40 peut être choisie tellement faible qu'il existe une résistance à 11822 4 2006314 la traction suffisante pour éviter la séparation de la barre en deux parties^lors de la cassure d'une section de bois. Cela signifie que l'on obtient des barres dont l'élasticité n'est pas modifiée de façon désavantageuse. ; 5 On utilise de préférence des inserts qui s^ torsadés» Lors de l'application des forces de pression, les fibrer du bois se compressent de façon telle qu'elles pénètrent dans 1er. gorges hélicoïdales de 1'insert (qui est par exemple un câble d'acier)^, si bien que ce câble est entré dans la direction longit • 10 dinale du bois de façon telle que, même lorsque l'encollage entre" le bois et l'insert cède, l'insert reste logé dans des couches d'* bois encollées. On obtient de cette façon que la barre ne tombes?" deux morceaux lors d'une rupture. A la place d'un insert torsadé^ on peut éga***^ 15 ment utiliser des inserts en forme de barree^ dont la section ^ comporte des cavités ou des bossages répartis sur sa longueur*" De cette façon, on peut obtenir un même effet d'ancrage dans le bois. Ces inserts peuvent être réalisés en particulier en acieî? ou en matière synthétique à fibres de renforcement. 20 Un procédé particulièrement rationnel po*§E la fabrication, selon un mode de réalisation avantageux de l'invention,est constitué par le fait que^lors de la fabrication d'une plaque de bois stratifié relativement large, on presse ? plusieurs inserts disposés parallèlement les uns aux autres, 25 écartés de la largeur d'une barre^ et par ce que la plaque est divisée en un certain nombre de barres longitudinales dans lesqm-les on fraise les barres selon les procédés connus. Un mode de réalisation de l'invention est-décrit à l'aide du dessin qui représente une perspective frontale 30 partielle d'une plaque avec plusieurs inserts en forme de câbles d'acier. La plaque de bois stratifié P est fabriquée de façon connue par la superposition de couches de bois encolléesf. minces, dont les directions des fibres sont principalement les 35 mêmes ou strictement les mêmes. Puis on dispose autant de tels placages les uns sur les autres jusqu'à ce que l'on ait atteint la mi-épaisseur de la plaque (ceci correspond à la mi-épaisseur d'une barre avec le supplément nécessaire au travail)^ on dispose les inserts 1, écartés les uns des autres, de façon à correspon-40 dre aux dimensions des barres. Les inserts sont assez longs 6AD ORIGINAL 11822 5. 2006314 pour qu'ils dépassent des deux côtés de la plaque. Les extrémités de ces inserts sont fixés dans -un châssis de tension afin de permettre l'obtention d'un écart régulier. A la suite de cela, on dispose les autres couches et on encolle la plaque sous une presse 5 à chaud» avec une pression élevée. Dans certains cas, il n'est pas nécessaire que les inserts traversent la plaque d'une extrémité à l'autre. Oes inserts peuvent être plus courts ou. par exemple être constitués de câbles de tension minces^ qui débordent les extrémités du 10 plateau. Lors de la fabrication de plateaux^ il est à remarquer que les divers placages doivent être suffisamment minces pour qu'ils s'adaptent suffisamment et qu'ils entourent 1'insert; il faut choisir une pression pour qu'il y ait un tel compactage 15 local autour de l'insert que les deux placages, au voisinage des divers inserts se touchent sans espaces intermédiaires et que ces deux placages reçoivent suffisamment de pression pour être encollés l'un sur l'autre de façon irréprochable. Le plateau ainsi pressé est alors découpé 20 aux dimensions précises, de façon connue^ et on découpe par la même opération les extrémités des câbles d'acier ou des câbles tendeurs. Après celà, le plateau est divisé en barres comme cela est indiqué en 2, en tirétés; c'est-à-l'aide de ces poutres de section rectangulaire que l'on réalise les barres 3, par les 25 procédés connus. L'invention peut de plus être utilisée pour des barres en d'autres bois, qui sont très fortement sollicitées en flexion, par exemple pour des mâts de bâteaux à voile. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée 30 aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentés, à partir desquels on pourra prévoir d'autres variantes de réalisation^ sans pour celà sortir du cadre de l'invention. L'invention s'étend également aux produits conformes à ceux obtenus par le procédé ci-dessus ou similaire. 69 11822 6 2006314 KEVENDICATIOHS 10 - Procédé pour la fabrication de barres ou analogues en bois stratifié, avec un insert intérieur en un matériau résistant particulièrement à la traction, procédé caractérisé 5 en ce qu'on dispose l'insert en même temps que l'on réunit, qu'on colle et qu'on presse ,1es couches de bois, ce qui donne à la barre une plus grande résistance à section égale• 2° - Procédé selon la revendication 1t caractérisé en ce que, lors de la réalisation d'un plateau relati-10 vement large en bois stratifié, on presse simultanément plusieurs poutres parallèles disposées l'une à côté de l'autre à des écarts respectifs, le plateau étant ensuite divisé en poutres longitudinales rectangulaires d'un nombre correspondant, à l'aide desquelles on réalise les barres» 15 3° - Procédé selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que, lors de la fabrication du bois stratifié, on .utilise uhe pression notablement plus élevée que lors de l'encollage et le cas échéant du' compactage de couches sans renforcement par insert, si bien que ces inserts sont enserrés de 20 façon telle dans deux couches voisines, par suite d'un compactage local ou d'une compression supplémentaire, que les deux couches entre lesquelles se trouvent les inserts se touchent au niveau de ceux-ci ou entre les inserts, sans espaces intermédiaires, et que la pression soit suffisante pour réaliser un encollage irréprochable de 25 ces ensembles. 4° - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'insert a une section ronde ou o-tale. 5° - Procédé selon l'une quelconque des revendi-30 cations 1 à 4, caractérisé en ce que l'insert est constitué par un câble d'acier torsadé ou en un câble de matière synthétique torsadé renforcé par des fibres. - 6° - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par l'utilisation d'inserts en forme 35 de 'barres, ceux-ci disposés à des espaôes déterminés, et ils comportent des cavités hélicoïdales ou des bossages, si b'ien que la matière, dans laquelle se logent les barres, pour une pression élevée, ait des cavités telles que, lors d'une charge en flexion , ultérieure à celles auxquelles sont soumises les barres, il n'y -40 ait aucun déplacement relatif entre le bois, stratifié et les inserts. 69 11822 7 2006314 et que, lors de la rupture de la barre, les morceaux restent réunis» 7° = Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6y caractérisé en ce que les inserts, logés sans cavités 5 dans le bois stratifié, sont tendus à leurs extrémités jusqu'à ce qu'ils soient fixés par la pression utilisée pour réaliser le bois stratifié. 8° -, Produits conformes à ceux obtenus selon le procédé précédent» 10