La présente invention se rapporte à des mélanges aqueux de surfactifs utilisables dans des produits cosmétiques, en particulier dans des dispositifs sous pression producteurs de mousse par exemple de mousses à raser ces mélanges contenant à la fois des surfactifs à forte valeur "HLB" et des surfactifs à faible valeur "HLB". Toutes les molécules de surfactifs sont hydrophiles en partie et lipophile en partie. L'équilibre entre ces deux parties de la molécule a une influence considérable sur les propriétés de tensio-activitd. On peut définir approximativement l'équilibre hydrophile-lipophile (hydrophiliclipophilic balance, en abrégé "HLB") par un nombre; les nombres les plus élevés correspondent à des molécules ayant un caractère fortement hydrophile et les nombres les plus bas correspondent à des molécules qui sont principalement lipophile. Les valeurs HLB peuvent être déterminées expérimentalement (cf. W. C. Griffin JUSCC 5, 249 (1954)). On notera que toutes les valeurs HLB données dans la présente demande sont des valeurs expérimentales approchées qui peuvent varier légèrement avec des variations dans la composition d'un surfactif déterminé. Une grande part de l'activité récente visant à la coer- cialisation de produits de consommation sous pression se rapporte à la mise au point de mélanges de surfactifs permettant de parvenir à des produits donnant des mousses d'aspect agréable. On a déjà étudié et recommandé pour des applications variées un grand nombre de surfactifs la fois du type savon et du type détergent synthétique; on s'est vite aperçu que dans la plupart des applications, spécialement dans les produits à raser au mouillé, les produits qui convenaient le mieux étaient ceux qui donnaient une mousse stable, dense et crémeuse, c'est-à-dire une mousse à petites bulles dont les parois sont épaisses.On peut former de telles mousses avec des surfactifs appartenant à des classes variées mais jusqu'a maintenant, on nTa pu parvenir à la stabilité de mousse voulue qu'avec des concentrations relativement élevées de savons d'acide gras à longue chaine. Ces mousses à raser aérosol traditionnelles diffèrent des mousses formées par battage d'air dans des solutions de détergent synthétique comme le laurylsulfate de sodium, par plusieurs aspects. La densité des mousses à raser aérosol à base de savon d'acide gras à longue channe est avantageusement d'au moins 0,07 g/ml et peut atteindre 0,15 g/ml. La densité de la plupart des mousses aérosol formées à partir de détergent est égale ou inférieure a 0,02 g/ml. Une autre différence réside dans la dimension des bulles. Les mousses à raser traditionnelles ont des bulles dont la dimension va principalement de 10 à 100 microns. Dans les mousses de surfactifs, par exemple de laurylsulfate de sodium, la dimension moyenne est au moins 10 à 100 fois plus forte et la répartition des dimensions est beaucoup plus étendue. Une troisième différence réside dans l'épaisseur de parois des bulles. Les mousses à raser formées avec des savons ont des parois de bulles relativement épaisses, de l'ordre de plusieurs microns, alors que les mousses formées à partir de détergents ont des parois au moins dix fois moins épaisses, et souvent suffisamment minces pour présenter le phénomène d'irisation. Une quatrième différence réside dans la consistance de la mousse. La consistance, c'est-g-dire la résistance aux déformations, d'une mousse à base de savon est nettement plus grande que celle d'une mousse formée à partir de détergents. Parmi les autres différences, il faut encore signaler la stabilité. Les mousses à raser à base de savon sont très stables en ce quilles restent longtemps sous forme de petites bulles et s'essorent très lentement.Par contre, avec les mousses de détergents, on n'observe de faibles vitesses d'essorage qu'aux très faibles densités et aux petites épaisseurs de parois des bulles. Un certain nombre des facteurs qu'on vient d'énumérer sont en relation entre eux : la forte densité d'une mousse est une conséquence nécessaire de l'épaisseur de parois et de la petite dimension des bulles; la forte consistance d'une mousse est en relation avec la petite dimension des bulles. Bien que l'on puisse produire des mousses aérosol de haute densité à partir d'autres classes de surfactifs, la plupart de ces mousses sont peu résistantes et instables, et se transforment rapidement en mousse à grosses bulles à parois minces et à faible densité. La demanderesse a maintenant découvert qu'en choisissant correctement les surfactifs, comme décrit ci-après, on pouvait préparer des compositions aqueuses moussantes ayant toutes les propriétés recher chées dans les compositions classiques à base de savon bien qu'elles n'en contiennent au maximum qu'une faible proportion. La demanderesse a constaté avec surprise que des mélanges aqueux de proportions prépondérantes de surfactifs ayant une valeur HLB de 0,5 à 10,0 et de proportions mineures de surfactifs ayant une valeur HLB supérieure à 8,5, dans certaines proportions relatives qui ont une importance critique, pouvaient etre utilisés pour former des mousses ayant, contre toute attente, de fortes viscosités et de fortes stabilités. flans les compositions qui manifestent ce comportement, les proportions relatives entre les surfactifs à faible valeur HLB et les surfactifs à forte valeur HLB peuvent varier dans des limites étendues allant de 4:1 à 1000:1 en poids et de préférence de 8:1 à 400:1. Dans tous les cas, la valeur HLB du surfactif a forte valeur HLB doit etre supérieure d'au moins 3,0 unités a celle du surfactif à faible valeur HLB. L'un des avantages des compositions selon l'invention réside en ce qu'elles permettent d'obtenir des mousses stables, denses et épaisses à des concentrations totales en surfactifs nettement plus basses que dans les compositions de la technique antérieure. On peut utiliser des quantités très faibles de surfactifs à faible valeur HLB, allant jusqu'à 1,5 X en poids, pour autant qu'on utilise une quantité proportionnelle de surfactifs à haute valeur HLB. Par contre, on peut utiliser le surfactif a faible valeur HLB à de fortes concentrations allant jusqu'à 25,0 % poids, et observer encore le comportement inattendu décrit précédemment. Toutefois, on préfère utiliser des concentrations nettement plus faibles du surfactif faible valeur HLB, les proportions préférées allant de 2,0 à 5,0 %. La concentration en surfactif à forte valeur HLB dans les compositions selon l'invention est toujours inférieure à la concentration du surfactif à faible valeur HLB et peut aller de 0,0015 4,0 % en poids; elle va de préférence de 0,01 å 0,7 %. Bien que l'on ait donné ci-dessus les limites étendues des proportions relatives entre les divers types de surfactifs, les proportions optimales pour une combinaison de surfactifs déterminée dépendent de leur nature et peuvent être déterminées par une mesure de la viscosité de la mousse d'un certain nombre de compositions dans lesquelles les surfactifs sont présents a des proportions variées. Les mesures de viscosité de mousse effectuées par la demanderesse ont été réalisées à l'aide d'un viscosimetre Brookfield RVT avec support Helipath et broche "T" type A. On opère comme suit : on prépare un récipient en fixant un cylindre de matière plastique de 3,3 cm de longueur et 6,9 cm de diamètre intérieur à l'extrémité évasée d'un entonnoir en matière plastique. On remplit le récipient en reliant la tubulure de l'entonnoir à la tête d'une boite aérosol contenant la composition à essayer par un tube court de diamètre suffisant pour éviter de troubler la structure de la mousse. Après délivrance de la mousse on élimine l'excès qui se trouve sur le dessus de l'entonnoir et on abaisse la broche "T" dans la mousse de manière à juste recouvrir la barre en croix.Le viscosimètre, réglé a la vitesse de 5 tr/mn est mis en route; après un tour, on met le support en fonctionnement. On note les sept premières lectures, on prend la moyenne d'où on déduit la viscosité initiale de la mousse en cPo. Cinq minutes après la delivrance de la mousse on répète l'opération et on note la viscosité de la mousse à 5 minutes. C'est la moyenne de ces deux valeurs qu'on indique ci-après en tant que viscosité de mousse. Essai 1. On compare par le mode opératoire de mesure de la viscosité de mousse décrit ci-dessus un certain nombre d'échantillons de compositions de mousse aérosol contenant dans des proportions variées de l'alcool stéarylique polyoxyéthyléné (a 2 moles d'oxyde d'éthylene, valeur HLB = 4,9) et du stéarate de triéthanolamine (valeur HLB = 11,7); on note les résultats ci-après lorsqu'on maintient constante à 2,0 X en poids la concentration de l'alcool stéarylique polyoxyéthylené, la viscosité de mousse reste essentiellement constante à 8000 cPo environ lorsqu'on fait varier les proportions relatives de 2000:1 à 200:1.Bien que la consistance de ces mousses puisse etre acceptée à la rigueur du point de vue uniquement de la viscosité, la stabilité des mousses est inacceptable. A un rapport d'environ 200:1, la viscosité de mousse commence à augmenter contre toute attente et atteint un maximum d'environ 19.000 cPo à des proportions d'environ 8:1 entre les surfactifs. Lorsqu'on abaisse encore ces proportions relatives, la viscosité contre toute attente diminue et atteint une valeur minimale d'environ 11.500 cPo à des proportions relatives d'environ 0,8:1 entre les surfactifs. Dans l'intervalle de proportions relatives allant d'environ 26,5:1 à 4,4:1, toutes les mousses produites ont une viscosité d'au moins 16.000 cPo.En outre, dans ns le meme intervalle, les mousses ont une stabilité comparable à celle des mousses qui jusqu'à. maintenant ne pouvaient être obtenues qu'avec des compositions contenant des quantités nettement plus fortes te savon d'acide gras. Essai 2. Dans une étude sur une série de compositions contenant toutes 3 % en poids d'alcool stéarylique polyoxyéthyléné ( 2 moles d'oxyde d'ethylène, valeur HLB = 4,9) et du laurylsulfate de sodium (valeur HLB = 40,0) à des concentrations variées, on constate une même augmentation inattendue de la viscosité de la mousse entre les proportions relatives d'environ 2400:1 et 30:1. Toutes les viscosités de mousses sont supérieures à 16.000 cPo dans l'intervalle des proportions relatives de 240:1 a 55:1. La demanderesse a également observé que les proportions relatives optimales approchées pour deux surfactifs déterminés pouvaient être trouvées sans procéder a des études approfondies de viscosité de mousse sur des compositions aérosol-échantillons par un simple examen de propriétés telles que la viscosité en masse, la tension superficielle ou des modifications de structure cristalline dans une série de compositions aqueuses contenant des proportions variées des surfactifs. Ces études ont montré l'existence d'un maximum de viscosité en masse tout à fait inattendu dans l'intervall-e des proportions relatives entre le surfactif d faible valeur HLB et le surfactif à forte valeur HLB dans lequel on constate le comportement surprenant du point de vue de la viscosité de mousse å la délivrance en mousse aérosol.Ainsi par exemple, les compositions å partir desquelles on a fait des mousses aérosol dans l'essai 1 ci-dessus, étudiées simplement en tant que compositions aqueuses, ont un maximum de viscosité en masse å des proportions relatives- d'environ 15:1 entre le surfactif à faible valeur HLB et le surfactif à forte valeur HLB. De mime, les compositions étudiées dans l'essai 2 ont un maximum de viscosité en masse des proportions relatives d'environ 200:1. Un autre des avantages résultant de la pratique de l'invention réside en ce que l'on peut préparer des mousses aérosol denses et à forte viscosité sans supporter les inconvénients inhérents aux produits classiques à base de savons. La suppression totale ou une diminution de la concentration en savons d'acides gras conduit à des produits qui sont acceptés par les utilisateurs dont la peau est sensible au savon. Il y a également amélioration de la tolérance pour l'eau dure et une plus grande facilité de rinçage du rasoir. Un choix approprié des surfactifa, comme on le décrit plus en détail ci-après, permet de préparer des compositions non alcalines dont le pH est voisin de celui de la peau, d'où une meilleure protection de l'équilibre naturel de pH de cette dernière.On peut également introduire maintenant des substances cationiques telles que des composés d'ammonium quaternaire à longue chaine qui laissent à la peau, après rinçage de la mousse un toucher agréable. Comme on vient d'y faire allusion, on a constaté que la nature ionique des surfactifs utilisés dans l'invention ne constituait pas un facteur critique. Ainsi, on peut préparer des compositions ayant un comportement de viscosité inattendu en utilisant ensemble des surfactifs à faible valeur HLB et a forte valeur HLB qui appartiennent à la même classe ionique ou à des classes ioniques différentes. On donne dans le tableau I ci-après, à titre purement illustratif et non limitatif, une liste de surfactifs particuliers utilisables dans la pratique de l'invention. TABLEAU I Surfactifs å faible valeur HLB (0,05 a 10,0) Anioniques Alcanoyl lactylatesde métaux alcalins, d'ammonium, d'amines et d'alcanolamines (contenant 2 ou 3 atomes de carbone) avec un groupe alcanoyle en C12-C18. Cationiques Bis-(2-hydroxyéthyl)alkylamines dans lesquelles le groupe alkyle est en C12-C18. Alkylamines primaires éthoxylées dans lesquelles le groupe alkyle est en C12-C18 et le taux d'éthoxylation de 1 à 2 moles d'oxyde d'éthylene. Non ioniques Alcools gras saturés et insaturés en C12-C18 éthoxylés par 1 à 4 moles d'oxyde d'éthylène. Alkylphénols en C8-C12 é thoxylés par 1 à 5 moles d'oxyde d'éthylène. N,N-diméthylamides d'acides gras saturés et insaturés en C6-C18. Acides gras en C12-C18 éthoxylés par 1 à 5 moles d'oxyde d'éthylène. Glycérides dérivant d'huiles végétales. Glycérides dérivant d'huiles végétales, éthoxylés. Esters de polyglycéryle d'acides gras en C12-C18. Monoesters alcanoîques en C12-C18 de l'éthylèneglycol, du propylbneglycol et du diéthylèneglycol. Esters formés par réaction du sorbitol avec des acides gras saturés ou insaturés en C12-C18, et les mêmes esters condensés avec jusqut 5 moles d'oxyde d'éthylène. Esters formés par réaction d'un polyéthylèneglycol (de poids moléculaire 100 à 1500) avec des acides gras saturés ou insaturés en C12-C18. Amphotères Dérivés de l'imidazoline possédant la structure-: dans laquelle R est un groupe alkyle en C14-Cl8 et M représente Na, K ou NH4. Les surfactifs à faible valeur HLB qu'on préfère dans l'invention sont les alcools gras saturés et insaturés en C12-C18 condensés avec 1 à 4 moles d'oxyde d'éthylene, et spécialement les alcools cétylique et stéarylique condensés avec 2 moles d'oxyde d'éthylène, Suriactifs à forte valeur HLB (8,5 à 80,0) Anioniques Alkyl sarcosines en C10-C18 Sulfates d'alccols,y compris les sels de NH4, de Mg, de Na, de K, de triéthanolamine, de diéthanolamine et de monoéthanolamine de sulfates de monoalcools en C10-C18 et leurs dérivés éthoxylés par 1 à 200 moles d'oxyde d'éthylène. Alkylåryl sulfonates, y compris les sels de NH4, Ca, Na, K, triéthanolamine et isopropanolamine dans lesquels le groupe aryle dérive du benzine, du cumène, du toluène et/ou du xylène et le groupe alkyle est en Cl-Cl3. Sulfonates d'alkylamine. en C10-C18 et d'alkylamides en C10-C18. Benzène-, cumène-, toluène- et xylène-sulfonates. Alkylphénols dont les groupes alkyle sont en C8-C12, éthoxylés par 4 à 200 moles d'oxyde d'éthylene. Diphénylsulfonates y compris dibutylphinylphénol- disulfonate de sodium et disulfonates d'éther diphényliques en C10-C12 Savons d'acides gras, y compris sels de Li, Na, K, NH4 > monoéthanolamine, diéthanolamine, triéthanolamine et isopropanolamine d'acides gras en C10-C24. Esters sulfatés et sulfonés, y compris les esters de structure R1C02R2 dans laquelle R1 est un groupe alkyle en C9-C17 et R2 un groupe alkyle en C1-C3. Naphtalène-sulfonates, y compris les sels de Na, K, NH4 de dérivés monoalkylés et dialkylés dans lesquels les groupes alkyle sont en C1-C10. Huiles sulfatées et sulfonée. choisies dans le groupe formé par l'huile d'olive, l'huile de soja, l'huile d'arachide, le suif, l'huile de ricin, l'huile de ricin hydrogéné, l'huile de spermaceti, l'huile de lin, l'huile de carthame, l'huile de pied de boeuf et l'huile de coco. Huiles sulfatées et sulfonées contenant des acides gras en C10-C18 Sulfates et sulfonates d'oléfines en C10-C18. Sulfonates de pétrole en C10-C18 Ether-sulfates, y compris les sels de NH4, Na, K, triéthanolamine, diéthanolamine et monoéthanolamine de composés portant des groupes alkyle en C10-C18 Sulfosuccinates y compris les sels de sodium, de monoéthanolamine et d'isopropanolamine de dérivés à chaîne droite ou ramifiée en C4-C18. Taurates, y compris les sels de sodium de taurates en C10-C18, de N-méthyltaurates en C10-C18 et de C10-C18 N-cyclohexyltaurates en C10-C18. Sulfates d'amides en C10-C18. Cationiques Amines grasses primaires en C1O-Cl8 et leurs dérivés éthoxylés par 5 à 20 moles d'oxyde d'éthylène. Composés de formule générale dans laquelle X - C1 ou Br, et R2 = CH3 ou (CH2-CH2O)H avec n = 1 à 20, = C6-C18, = C1-C18 ou C6H5CH2 Bromure d'isoquinoléinium et bromures et chlorures d'alkylpyridinium contenant de 10 à 18 atomes de carbone dans la channe alkyle. Oxydes d'amine, y compris les composés de formule R(CH3)2N#O, dans laquelle R est un groupe slkyle en C10-C18 > ou morpholine, Non ioniques Mono- et poly-alcools en C1O-Cl8 éthoxylés par plus de 5 moles d'oxyde d'éthylène. Alkylphénols contenant de 6 à 12 atomes de carbone dans le groupe alkyle, éthoxyléspar 5 à 200 moles d'oxyde d'éthylène. Acides gras en C10-C18 éthoxylés par 5 a 200 moles d'oxyde d'éthylène. Alcanolamides gras de structure R1 CONR2R3 dans laquelle R1 =C5-C17 et R2 R3 ~ CH3 ou R1 = C5-C17, R2 = H, et R2 = CH2CH2OH ou CH@CHOHCH 3 ou R1 = C5-C17 R2 = R3 = CH2CH2OH, et leurs dérivés éthoxylés par 5 à 200 moles d'oxyde d'éthylène. Dérivés éthoxylés de la lanoline. Sorbitannes éthoxylées, y compris esters d'acides gras de sorbitol contenant de 10 à 18 atomes de carbone, éthoxylés par 10 à 200 moles d'oxyde d'éthylène. Amphotères Dérivés de l'imidazoline possédant les structures ci-après dans lesquels R est un groupe hydrocarboné en C4-C18. R1 R2 et R3 sont choisis parmi a) les groupes hydrocarbonés aliphatiques en C1-C4, b) les groupes hydrocarbonés aliphatiques sn C1-C4 portant des substituants hydroxy, c) les groupes hydrocarbonés aliphatiques en C2-C4 contenant un seul chatnon éther, d) les groupes hydrocarbonés aliphetiques en C2-C4 portant des substituants hydroxyet contenant un seul chaînon éther, e) les groupes céto aliphatique ne contenant qu'un seul charnon céto, le reste du groupe étant un groupe hydrocarbon an C2-C4, f) les groupes céto aliphatiques ne contenant qu'un seul chaînon coco, le rests du groupe consistant en un groupe hydrocarboné en C2-C4 portant des substituants hydroxy; ; R4 est choisi parai a) les groupes hydroxy et b) les groupes -OSO3(CH2CHO)nR5 dans lesquels R5 est un groupe hydrocarboné an C8-C18 et n un nombre entier de O b 4 inclus, et N est un métal alcalin. Les bétaînes de structure R1R2R3NCH2CO2- dans laquelle R1 et R2 sont des groupes méthyle, R3 un groupe alkyle en C10-C18 Les surfactifs à forte valeur HLB qu'on préfère dans les compositions selon l'invention sont Les savons d'acides gras, y compris les savons de Li, Na, K, NH4, de monoéthanolamine, de diéthanolamine, de triéthanolamine et d'isopropsnolamine d'acides gras en C1O-C240 et tout spécialement le stéarate de triéthanolamine;; Les sulfates d'alcools compris les sels de NH4, de Mg, de Na, de K, de triéthanolamine, de diéthanol- amine et de monoéthanolamine, de monoalcools en C10-C18 et de -leurs dérivés éthoxylEs par 1 à 200 moles d'oxyde d'éthylène, et spécialement le laurylsulfate de sodium; et les dérivés quaternaires d'amines grasses en C10-C18, spécialement le chlorure de stéryldiméthylbenzyl- ammonium. Les propulseurs aérosol qui conviennent dans la pratique de l'invention peuvent entre choisis parmi tous les gaz propulseurs liquéfiés usuels, y compris les hydrocarbures aliphatiques et leurs dérivés halogénés qui, seuls ou en mélange entre eux, ont habituellement do. pressions de vapeur de 0,07 à 7 kg/cm à température ambiante.Parmi les propulseurs pouvant etre utilisés en proportions de 1 b 15 % du poids de la composition, on citera le propane, le butane, l'isobutane, et les hydrocarbures aliphatiques halogénés tels que - trichloromonfluorométhane, - dichlorodifluorométhane, - monochlorotrifluoréthane, - tétrafluorure de carbone, - dichloromonfluorométhane, - monochlorodifluorométhane, - monobromotrifluorométhane, - dibromodifluorométhane, - trifluorométhane, tétrachlorodifluoréthane, - trichlorotrifluoréthane, - dichlorotétrafluoréthane, - dibromosonochlorotri fluoréthane, - dibromotétrafluoréthane, - monochloropentafluoréthane, - fluorure d'éthylidène, - 1,1,1-difluorochloréthane, - difluoréthane. On préfère les mélanges de propane et d'isobutane représentant au total de 2,5 à 6,0 %, et de préférence de 3,0 à 4,5 7. du poids de la composition. On prépare les compositions selon l'invention par les modes opératoires couramment utilisés par les techniciens en matière de produits aérosol. Les exemples qui suivent illustrent l'invention sans toute fois en limiter la portée; dans ces exemples les indications de parties et de pourcentages s'entendent en poids, sauf mention contraire. Dans tous les exemples, on a combiné les constituants à l'exception du propulseur dans un bêcher et on a chauffé sous agitation à 75-85 C jusqu'à fusion de tous les constituants solides. On a ensuite retiré le bêcher de la source de chaleur et refroidi sous agitation permanente à température ambiante par immersion dans un bain d'eau glacée. La composition homogène obtenue dans chaque cas est ensuite placée dons une botte aérosol de type classique avec un propulseur approprié dans des proportions relatives en poids de 96:4. EXEMPLE 1 Constituants % en poids Alcool cétylique condensé avec 2 moles d'oxyde d'éthylène (valeur HLB = 5,3) 3,00 laurylsulfate de sodium (Valeur HLB = 40,0) 0,01 H2O complément à 100 EXEMPLE 2 Constituants X en poids Alcool stéarylique condensé avec 2 moles d'oxyde d'éthylène (valeur HLB = 4,9) 3,00 Diéthanolamide laurique (valeur HLB = 11,3) 0,10 H20 complément a 100 EXEMPLE 3 Constituants % en poids Alcool cétylique condensé avec 2 moles d'oxyde d'éthylène (valeur HLB = 5,3) 3,00 Acylméthyltaurate de sodium (radical acyle dérivant des acides gras de coco (valeur HLB - 19,0) 0,007 H20 complément à 100 EXEMPLE 4 Constituants % en poids Alcool stéarylique condensé avec 2 moles d'oxyde d'éthylène (valeur HLB 5 4,9) 2,00 Stéarate de triéthanolamine (valeur HLB s 11,7) 0,25 H20 complément à 100 EXEMPLE 5 Constituants X en poids Alcool stéarylique condensé avec 2 moles d'oxyde d'éthylène (valeur HLB = 4,9) 4,00 Sel d'ammonium quaternaire d'acides gras de coco condensé avec 2 moles d'oxyde d'éthylène (valeur HLB 1 13,5) 0,15 HO complément a 100 EXEMPLE 6 Constituants % en poids Alcool stéarylique condensé avec 2 moles d'oxyde d'éthylène (valeur HLB X 4,9) 3,50 Acyleminoalkylbétaîne (dans laquelle le radical acyle dérive des acides gras de coco, (valeur HLB supérieure à 12,0, produit du commerce TegobétaSne C de la Firme Wilson Pharm. Chem.Corp) 0,20 H20 complément a 100 EXEMPLE 7 Constituants % en poids Alcool cétylique condensé avec 2 moles d'oxyde d'éthylène (valeur HLB = 5,3) 2,00 Alcool stéarylique condensé avec 2 moles d'oxyde d'éthylène (valeur HLB t 4,9) 2,00 Stéarate de triéthanolamine (valeur HLB = 11,7) 0,70 HO complément z 100 EXEMPLE 8 Constituants % en poids Stéaroyllactylate de sodium (valeur HLB = 5,0 a 7,0) 5,00 Alcool atéarylique condensé avec 10 moles d'oxyde d'éthylène (valeur HLB W 12,4) 1,00 H2O complément à 100 EXEMPLE 9 Constituants Z en poids Stéaroyîîactylate de sodium (valeur HLB : 5,0 à 7,0) 5,00 Laurylsulfate de sodium (valeur HLB = 40,0) 0,15 H2O complément à 100 EXEMPLE 10 Constituants % en poids Bis-(2-hydroxyéthyl)alkylamine (dans laquelle le radical alkyle dérive des alcools gras de suif, valeur HLB 3 4,5) 5,00 Laurylsulfate de sodium (valeur HLB = 40,0) 0,25 H20 complément a 100 EXEMPLE 11 Constituants % en poids Bis-(2-hydroxyéthyl)alkylamine dans laquelle le radical alkyle dérive des alcools gras de suif, (valeur HLB n 4,5) 5,00 Chlorure de cétyltriméthylammonium (valeur HLB - 16,0) 0,25 HO complément a 100 EXEMPLED 12 Constituants X en poids Dérivé de monocarboxy-imidazoline stéarique (valeur HLB inférieure à 10,0),(produit du commerce Miranol DM de la Firme Miranol Chemical Co) 3,00 Chlorure de stéaryltriméthylammonium (valeur RLB : 14,0) 0,50 H20 complement à 100 Tous les produits des exemples qui précèdent sont délivrés du récipient aérosol sous forme d'une mousse convenant pour un rasage au mouillé. Bien que dans toute la présente description, on ait montré l'intérêt de l'invention dans la préparation de mousses à raser en aérosol, l'invention s'applique également à d'autres produits de soins corporels ou d'autres spécialités chimiques qu'on cherche b délivrer sous forme d'une mousse dense et stable. Parmi ces produits, on citera des produits pour le traitement de la chevelure et des produits pour le traitement de la peau, par exemple des fixateurs pour cheveux, des produits de nettoyage, des teintures ou des produits de conditionnement; des adoucissants ou produits de nettoyage pour la peau; et même des produits ménagers. En fait, on a constaté que le comportement inattendu de viscosité en masse des compositions selon l'invention permettait de leur donner la forme de produits visqueux analogues à des gels à offrir dans des emballages autres que des emballages aérosol. Dans ces produits, les concentrations en surfactifs qui sont nécessaires sont nettement inférieures à celles rencontrées dans des produits cosmétiques classiques ayant des viscosités analogues EXEMPLE 13 Lotion pour la peau. Constituants X en poids Alcool stéarylique condensé avec 2 moles d'oxyde d'éthylène (valeur HLB ~ 4,9) 3,00 Diéthanolamide laurique (valeur HLB s 11,5) 0,20 Cire d'abeille 1,00 H20 complément à 100 On chauffe Ces constituants sous agitation à 75-85 C jusqu'à fusion de toutes les substances solides puis on refroidit à temp- rature ambiante en continuant d'agiter par immersion dans un bain d'eau glacée. Le produit obtenu est une lotion typique pour les mains. EXEMPLE 14 Crème à raser sans blaireau. Constituants % en poids Alcool stéarylique condensé avec 2 moles d'oxyde d'éthylène (valeur .HLB = 4,9) 8,00 Laurylsulfate de sodium (valeur HLB " 40,0) 0,02 Huile d'arachide 2,00 Monstéarate d'éthylèneglycol 1,00 H2O complément à 100 On chauffe ces constituants sous agitation 75-85 C jusqu'à fusion et dispersion de tous les constituants. On refroidit ensuite a température ambiante en poursuivant l'agitation. Le produit obtenu est une crème moyennement épaisse d'aspect lisse, nacré, blanc, opaque même apres étalement en couches minces sur la peau. Il est entendu que l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation préférés décrits ci-dessus à titre d'illustration et que l'homme de l'art peut y apporter diverses modifications et divers changements sans toutefois s'écarter du cadre et de l'esprit de l'invention. R E V E N D I C A T I O N S 1. Produit aérosol cosmétique pour application sur la peau ou la chevelure comprenant un récipient résistant à la pression et équipé par une valve,qui contient un mélange constitué de 1 à 15 X d'un gaz propulseur liquéfié et une composition aqueuse tensio-active moussante, ce produit se caractérisant en ce que la composition tensio-active consiste en une proportion prépondérante d'une première substance tensioactive ayant une valeur HLB de 0,5 à 10,0 et une proportion mineure d'une seconde substance tensio-active ayant une valeur HLB supérieure à 8,5, la valeur HLB de la deuxième substance tensio-active étant supérieure d'au moins 3,0 unités a la valeur HLB de la première substance tensio-active, et les proportions relatives entre la première substance tensio-active et la seconde substance tensio-active, en poids, allant de 4::1 å 1000:1. 2. Produit aérosol selon la revendication 1, caractérisé en ce que les proportions relatives entre la première substance tensioactive et la seconde substance tensio-active vont de 8:1 à 400:1. 3. Produit aérosol selon la revendication 1, caractérisé en ce que la premiere substance tensio-active est présente en proportions de 1,5 à 25,0 % en poids et la seconde substance tensio-active en proportion de 0,0015 à 4,0 7e en poids. 4. Produit aérosol selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la première substance tensio-active est un condensat de 1 à 4 moles d'oxyde d'éthylène sur un alcool gras saturé ou insaturé en C12-C18 et la seconde substance tensio-active consiste en un sel de lithium, de sodium, de potassium, d'ammonium, de monoéthanolamine, de diéthanolamine, de triéthanolamine ou d'isopropanolamine d'un acide gras en C10-C24, un sel drammonium, de magnésium, de sodium, de potassium, de triéthanolamine, de diéthanolamine ou de monoéthano-lamine d'un sulfate de monoalcool en C10-C18 ou un dérivé quaternaire d'une amine grasse en C10-C18.