La présente invention concerne les seringues permettant de doser des produits liquides. On connatt des seringues de ce genre qui comportent un corps cylindrique creux en matière transparente muni d'une graduation en volume et une tige servant de piston qui peut coulisser dans ce corps. De telles seringues sont décrites dans le brevet français NO 1 202 350 et la première addition NO 75 709 à ce brevet, appartenant tous deux à la Demanderesse. Lesdites seringues sont avantageusement fabriquées en matières plastiques synthétiques. Selon un mode de réalisation décrit dans le brevet et l'addition précités, le corps -cylin- drique est moulé en une matière rigide telle que le polystyrène cristal et le piston en une matière plus souple, comme le polyéthylène, ce qui facilite le fonctionnement de la seringue. L'addition prévoit en outre dtévider l'extrémité interne du piston de façon à créer une lèvre d'étanchéité périphérique. Les seringues ainsi fabriquées présentent, à côté d'avantages certains, des inconvénients qui sont d'une part que ltétanchéité de la seringue peut se dégrader à la longue, en raison d'un retrait du polyéthylène et, d#'autre part, que la graduation est parfois difficile à lire, notamment si la seringue doit être introduite dans un récipient relativement étroit et profond ou à parois opaques. La présente invention a pour but essentiel de remédier à ces inconvénients. A cet effet, la graduation n'est plus tracée sur le corps de la seringue mais sur la tige du piston, le repère de lecture étant constitué par le bord du corps, c'est-à-dire la portion de celui-ci qui est opposée à celle que lton plonge dans le liquide à doser. On peut ainsi commodément lire ladite graduation dans tous les cas d'utilisation. En outre, tout en conservant les avantages qu'apporte la dualité des matières utilisées pour fabriquer la seringue, on choisit la matière la plus rigide, comme le polystyrène cristal pour réaliser le piston et la matière la plus souple, comme le polyéthylène, pour fabriquer le corps de seringue, l'étanchéité étant obtenue à l'aide d'une ou plusieurs nervures périphériques minces avantageusement ménagées sur la paroi interne du corps en matière souple. De ce fait, le retrait éventuel du polyéthylène ne peut qutaméliorer l'étanchéité de la seringue. La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné-à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue en coupe du corps d'une seringue conforme à l'invention. La figure 2 montre, de même, l'ensemble du corps et du piston. Sur la figure 1, le corps cylindrique 1 de la seringue présente à une extrémité un fond plat 2 percé d'un orifice d'aspiration 3. A l'autre extrémité, il est muni, extérieurement, d'une oreille 4 facilitant la préhension et, non loin de son bord 6, de deux nervures périphériques internes 7 relativement minces. Ce corps est en matière souple telle que du polyéthylène, transparente, transtucide ou opaque. Le diamètre intérieur des nervures 7 est légèrement plus petit que le diamètre de la tige 8 qui sert de piston, de façon à obtenir une bonne étanchéité de celui-ci dans le corps. Le piston 8 porte une graduation 9, qui peut e#tre étalonnée en gouttes ou en unités de volume quelconques (centimètres cubes, millilitres, millimètres cubes, par exemple). La graduation est disposée de telle sorte que le nombre qu'on lit en regard du bord 6 du corps 1 indique le volume de la quantité de liquide aspirée éntre le fond 2 du corps et l'extrémité 11 du piston. Ce dernier se termine à l'autre extrémité par un bouton de manoeuvre 12. Il est réalisé en matière relativement rigide, telle que du polystyrène cristal, de préférence opaque. Il est creux pour permettre le démoulage. Tout retrait éventuel du corps 1 ne peut qu'améliorer l'étanchéité de la seringue. En cas de prélèvement de liquide dans un récipient opaque ou assez profond, aucune difficulté de lecture ne se présente. L'impression de la graduation sur le piston est améliorée par rapport à celle qui était effectuée antérieurement sur le corps du cylindre. La matière première rigide qui constitue le piston, comme le polystyrène, permet en effet d'adopter l'impression en rotation par le procédé traditionnel de sérigraphie. Ce procédé, qui ne pouvait être utilisé sur une matière souple telle que le polyéthylène, permet d'une part un abaissement du prix de revient de l'impression et d'autre part l'impression d-'un texte plus long sur le piston. Ladite seringue peut servir au dosage de toutes sortes de produits liquides. Il va de soi que des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans sortir pour cela du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1.- Seringue doseuse pour produits liquides, comportant un corps cylindrique et une tige formant piston, une graduation étant prévue pour le repérage de la quantité de produit aspiré dans la seringue, caractérisée en ce que la graduation est portée sur la tige, le repère de lecture étant constitué par le bord du corps cylindrique. 2.- Seringue doseuse pour produits liquides comportant un corps cylindrique et une tige formant piston, caractérisée en ce que 11 étanchéité entre la tige et le corps est assurée au moyen d'au moins une nervure périphérique intérieure à ce corps. 3.- Seringue doseuse selon l'une quelconque des revendications 1 et 2 caractérisée en ce que le corps cylindrique est réalisé en une matière relativement souple et susceptible de retrait comme le polyéthylène, la tige étant faite en une matière plus rigide telle que du polystyrène cristal.