-i- 2127024 La présente invention concerne un procédé pour le fonctionnement combiné d'un appareil dans lequel les oxydes de soufre sont acceptés à partir de gaz ou de mélanges de gaz sur des accepteurs solides et sont ensuite libérés de nouveau par 5 régénération de ces accepteurs, en même temps que d'un appareil du type de Claus. On peut séparer les oxydes de soufre de gaz ou de mélanges de gaz contenant ces composés en mettant en contact ces gaz ou mélanges de gaz à température élevée avec des accep-10 teurs solides pour les oxydes de soufre. Des accepteurs préférés sont les accepteurs qui sont capables de fixer 1'anhydride sulfureux et/ou l'anhydride sulfurique sous la forme d'un sulfate et, ensuite durant une opération ultérieure de régénération de l'accepteur chargé, de libérer de nouveau ces oxydes 15 essentiellement sous la forme d'anhydride sulfureux. Des accepteurs appropriés de ce type comprennent un métal et/ou un composé de métal déposés sur un support approprié. Un procédé tel que décrit ci-dessus peut être utilisé pour éliminer les oxydes de soufre de gaz de combustion de ma-20 nière que ces derniers puissent être déchargés librement dans l'environnement sans provoquer de pollution de l'air. Comme l"accepteur utilisé a besoin d'être fréquemment régénéré, le procédé est généralement mis en oeuvre selon ce qu'on appelle la méthode "swing". Durant la régénération, on obtient un gaz 25 de régénération qui contient une concentration accrue d'anhydride sulfureux. Ce gaz résiduaire peut très bien être utilisé comme matière de départ pour la préparation d'acide sulfurique ou de soufre élémentaire. Le soufre élémentaire peut être produit dans un appareil 30 du type de Claus. On veut dire par là un appareil dans lequel du soufre est formé à partir d'anhydride sulfureux et d'hydro gène sulfuré, au moins partiellement en présence d'un catalyseur, selon la réaction, 2H2S + S02 * 3S + 2H20 72 05374 -2- 2127024 Pour assurer que la réaction se développe aussi complètement que possible et que la concentration de l'hydrogène sulfuré et/ou de l'anhydride sulfureux dans les gaz résiduai-res provenant de l'appareil soit maintenue aussi basse que 5 possible, il est d'une très grande importance d'introduire dans le système les quantités stoéchiométriquement nécessaires d'hydrogène sulfuré et d'anhydride sulfureux. Toutefois, il se pose un problème en ce que le gaz résiduaire de régénération d'un appareil dans lequel des oxydes de soufre sont accep-10 tés contient des concentrations très variables d'ahnydride sulfureux. Ces concentrations peuvent varier de zéro ou pratiquement zéro au début et à la fin de la régénération à une valeur maximale entre temps au cours de la régénération. Pour le fonctionnement d'un appareil du type de Claus en même temps que 15 d'un appareil pour la fixation des oxydes de soufre sur un accepteur solide, cette concentration variable de l'anhydride sulfureux conduit à de grandes difficultés de conduite de 1• opération, en faisant varier également la concentration de 1* hydrogène sulfuré ou dans le cas d'une alimentation constante 20 en hydrogène sulfuré, en ajoutant une quantité supplémentaire d'anhydride sulfureux, cette quantité dépendant de la concentration de l'anhydride sulfureux dans le gaz de régénération. De plus, en raison de considérations diverses, il est souhaitable qu'on utilise l'agent réducteur dilué avec de la vapeur 25 d'eau, mais la présence de vapeur d'eau dans le gaz résiduaire de régénération donne uneconversion très médiocre dans l'appareil du type de Claus. Mais également la régénération elle-même de l'accepteur chargé au moyen d'un gaz réducteur produit de l'eau (à l'état de vapeur). 30 L'invention fournit la possibilité de faire fonctionner un appareil pour la fixation des oxydes de soufre sur une matière solide en même temps que d'un appareil du type de Claus en transformant le courant très variable d'anhydride sulfureux en un courant constant d'anhydride sulfureux tandis qu'en mê-35 me temps la dilution à la vapeur d'eau de l'agent de régénération peut être effectuée. La présente invention concerne ainsi un procédé pour le 72 05374 -3- 2127024 fonctionnement combiné d'un appareil dans lequel les oxydes de soufre sont acceptés à partir de gaz ou de mélanges de gaz sur des accepteurs solides et sont ensuite libérés de nouveau par régénération de ces accepteurs, en même temps que d'un ap-5 pareil du type de Claus, dans lequel les accepteurs chargés d'oxydes de soufre sont régénérés avec de préférence un gaz de régénération dilué à la vapeur d'eau et le gaz résiduaire de régénération provenant de l'appareil d'acceptation et contenant de l'anhydride sulfureux est mis en contact avec un 10 absorbant liquide qui est sélectif envers 11 anhydride sulfureux, l'anhydride sulfureux étant ensuite chassé de l'absorbant liquide par chauffage et au moins partiellement introduit dans l'appareil du type de Claus. L'appareil pour l'acceptation des oxydes de soufre sur 15 un accepteur solide sera appelé brièvement ci-après appareil d'acceptation. Un tel appareil comprend généralement au moins deux espaces de traitement qui sont utilises pour l'acceptation selon la méthode dite "swing". L'appareil du type de Claus est appelé pour abréger installation de Claus. L'appareil dans 20 lequel le gaz résiduaire est mis en contact avec un absorbant liquide duquel 1'anhydride suifureux est chassé par chauffage sera appelé appareil pour obtenir un courant constant d'anhydride sulfureux. On peut ajouter à l'anhydride sulfureux introduit dans 25 l'installation de Claus une quantité d'hydrogène sulfuré telle que par unité de temps le rapport de l'anhydride sulfureux à l'hydrogène sulfuré soit sensiblement de 1 : 2. Un tel procédé est particulièrement applicable quand une source séparée d'hydrogène sulfuré est disponible. Ce sera généralement le 30 cas dans les raffineries où des produits pétroliers contenant du soufre sont désulfurés. Le procédé selon l'invention, toutefois, fournit aussi la possibilité d'utilisation dans des cas où une telle source n'est pas disponible, comme on l'expliquera ci-après. Ce dernier cas est généralement celui des 35 centrales énergétiques. Le principal avantage du fonctionnement combiné d'un appareil d'acceptation avec une installation de Claus est que 72 05374 -4- 2127024 les gaz résiduaires de l'installation de Claus, qui contiennent encore de 1'hydrogène sulfuré et de 1'anhydride sulfureux n'ayant pas réagi, après combustion ou non, peut être ramené à l'appareil d'acceptation, fournissant ainsi un système fermé 5 et rendant inutile l'évacuation à l'atmosphère de composés du soufre. Si des accepteurs contenant du cuivre ou contenant de l'oxyde de cuivre sont utilisés dans des conditions oxydantes, l'hydrogène sulfuré est transformé aussi et enlevé des gaz ou mélanges de gaz introduits dans 1'appareil d'acceptation. Une 10 post-combustion des gaz résiduaires de l'installation de Claus n'est donc pas nécessaire, mais est néanmoins préférée parce que les gaz de combustion chauds peuvent fournir la température nécessaire pour l'acceptation. Pour cette application, les gaz résiduaires de Claus, après combustion, sont introduits 15 dans l'appareil d'acceptation en même temps qu'un gaz de combustion dans un rapport de 0,02 à 1 partie en volume de gaz résiduaire de Claus par partie en volume de gaz de combustion. Le gaz résiduaire de régénération venant de l'appareil d'acceptation est de préférence refroidi avec formation d'un 20 condensât et ensuite le gaz résiduaire refroidi, après compression ou non, est mis en contact avec l'absorbant liquide. Le refroidissement du gaz résiuaire de régénération pour élimination de la vapeur d'eau est spécialement souhaitable dans les cas où l'absorbant à utiliser est autre que de l'eau. Si l'ab-25 sorbant est de l'eau, le condensât peut, au moins partiellement, être mis en contact avec l'absorbant liquide en même temps que le gaz résiduaire refroidi et comprimé. Une partie du condensât formé peut aussi être utilisée pour pré-refroidir le gaz résiduaire de régénération à refroidir, en l'injectant 30 à l'état liquide dans le gaz résiduaire de régénération. En plus de l'eau, des absorbants liquides appropriés sont tous les liquides qui ont non seulement une haute sélectivité pour l'anhydride sulfureux, mais aussi une haute capacité d'absorption. En même temps, ils doivent avoir une basse 35 sélectivité pour l'anhydride carbonique. De plus, l'anhydride sulfureux absorbé doit être facile à chasser par chauffage. Des exemples de tels absorbants sont la N-méthyl pyrrolidone, la 72 05374 -5- 2127024 xylidine, la diméthyl aniline, le sulfolane, le sulfinol, etc. L'anhydride sulfureux absorbé est chass.é de 1 'absorbant, par chauffage. Si on utilise de l'eau comme absorbants on peut utiliser de la vapeur d'eau pour le strippage, tandis que dans 5 le cas d'absorbants autres que l'eau, l'anhydride sulfureux est généralement chassé par chauffage indirect. Le procédé selon l'invention est mis en oeuvre de manière que l'absorbant liquide soit soumis en passant par une zone régulatrice au chauffage pour chasser l'anhydride sulfureux. 10 Un choix approprié des dimensions de la zone régulatrice et/ou un réglage approprié du courant de liquide de la zone régulatrice à la zone de chauffage peuvent assurer que le courant variable d'anhydride sulfureux venant de l'appareil d'acceptation soit transformé en un courant constant d'anhydride sulfu-15 reux allant à l'installation de Claus. Le problème supplémentaire de conduite concernant la réaction se produisant dans 1' installation de Claus est ainsi résolu. La capacité de la zone régulatrice doit être telle qu' elle fournisse le temps de séjour nécessaire. La zone régula-20 trice peut être un récipient séparé ou elle peut, par exemple, faire partie du récipient d'absorption. Le temps de séjour dans la zone régulatrice détermine l'écart dans la constance du courant d'anhydride sulfureux gazeux produit-en fonction de la durée de la période d'arrivée nulle d'anhydride sulfureux dans le 25 récipient d'absorption. De préférence, la capacité doit être choisie telle que pour un débit particulier le temps de séjour soit d'au moins 10 minutes, mais de préférence compris entre 24 et 80 minutes. Ce dernier intervalle est approprié car pour une arrivée nulle de par exemple 4 minutes, l'écart dans la te-30 neur en SOg du courant de gaz produit après le strippage est de 15 % ou moins, ce qui est acceptable pour la plupart des applications. Le gaz résiduaire de régénération provenant de l'appareil d'acceptation est mis en contact à la température la plus 35 basse possible avec l'absorbant liquide de manière à dissoudre le plus grand nombre possible de parties en poids d'anhydride sulfureux par partie en poids d'absorbant. Par ailleurs, on 72 05374 -6- 2127024 choisira cette température de manière que les étapes opératoires de refroidissement du gaz résiduaire, de chauffage de 1'absorbant et de refroidissement ultérieur de cet absorbant $our sa réutilisation afin d'absorber l'anhydride sulfureux 5 ne conduisent pas à des conditions peu économiques en ce qui concerne le bilan thermique du procédé. Des températures appropriées sont comprises entre 10° C. et 60° C. et de préférence entre 25 c C. et 50° C. La pression utilisée durant l'étape d'absorption est 10 comprise entre 1 et 10 atmosphères et de préférence entre 1,3 et 6,5 atmosphères. Ici encore, il y a lieu de tenir compte de ce que, bien que la quantité d'anhydride sulfureux dissoute par unité de poids de l'absorbant soit d'autant plus grande que la pression est plus forte, la pression utilisée doit 15 être économiquement acceptable. Le procédé tel que décrit ci-dessus sera utilisé en particulier dans les cas où de l'hydrogène sulfuré est disponible en provenance d'une autre source, comme par exemple dans les raffineries. Le procédé peut être adapté d'une maniè-20 re simple, toutefois, pour les endroits où aucune source indépendante d'hydrogène sulfuré, n'est nécessaire, comme par exemple dans les centrales énergétiques. Selon un procédé modifié, au moins une partie de l'anhydride sulfureux à introduire à l'installation de Claus est 25 réduite catalytiquement en présence d'un gaz réducteur avant d'être introduite dans cette installation. De préférence, on réduit les deux tiers de la quantité d'anhydride sulfureux introduite dans l'installation de Claus de manière à satisfaire aux exigences stoechiométriques de la réaction se produisant 30 dans l'installation de Claus. A cet effet, le courant d'anhydride sulfureux peut être divisé en un courant représentant le tiers du courant total et un courant représentant les deux tiers du courant total, ce deuxième courant étant passé sur un catalyseur de réduction en même temps qu'un gaz réducteur 35 afin de réduire l'anhydride sulfureux en hydrogène sulfuré, après quoi les deux courants, combinés ou non, sont introduits dans l'installation de Claus. Toutefois, il est possible aussi 72 05374 -7- 2127024 de faire passer le courant total d'anhydride sulfureux sur le catalyseur et d'introduire en même temps seulement une quantité de gaz réducteur qui ne réduira que les deux tiers de la quantité totale d'anhydride sulfureux en hydrogène sulfuré, 5 après quoi le courant entier qui contient alors de l'hydrogène sulfuré et de 1'anhydride sulfureux dans les quantités stoé-chiométriquement nécessaires est introduit dans l'installation de Claus. Selon un autre procédé, l'anhydride sulfureux, avant 10 d'être introduit dans l'installation de Claus, est d'abord passé à une zone de combustion en même temps que des hydrocarbures légers et une dose insuffisante d'oxygène ou d'un gaz contenant de l'oxygène de manière qu'en plus d'anhydride carbonique, d'eau, d'oxyde de carbone et d'hydrogène, de l'hydrogène 15 sulfuré soit formé aussi dans la flamme libre. Un choix approprié des quantités d'oxygène et/ou d'hydrocarbures permet de maintenir un rapport de 2/3 à 1/3 entre l'hydrogène sulfuré et l'anhydride sulfureux dans le gaz de combustion. Ce gaz de combustion est ensuite introduit dans l'installation de Claus. 20 La réduction d'au moins une partie du courant d■anhydri de sulfureux introduit dans l'installation de Claus est effectuée de préférence à des températures au-dessus de 180° C. et en particulier à des températures comprises entre 200° C. et 650° C., suivant les catalyseurs utilisés et l'agent réducteur. 25 De très bons résultats, en utilisant de l'hydrogène et/ou de l'oxyde de carbone, sont obtenus à des températures comprises entre 220° C. et 450° C., tandis que si un hydrocarbure inférieur comme du méthane est utilisé comme agent réducteur, des températures comprises entre 450° C. et 600° C. sont préfé-30 rées. La pression à utiliser pour la réduction peut être la pression à laquelle le courant d'anhydride sulfureux est obtenu à partir de l'absorbant. La vitesse spatiale horaire à utiliser durant la réduction est comprise de préférence entre 35 500 et 10 000 litres, mesurés à température et pression normales (TPN) d'anhydride sulfureux par litre de catalyseur et par heure. 72 05374 -8- 2127024 Comme spécifié ci-dessus, le gaz réducteur utilisé peut être de l'hydrogène, de l'oxyde de carbone ou des hydrocarbures inférieurs, ou des gaz qui contiennent un ou plusieurs de ces composés. Des hydrocarbures inférieurs appropriés sont 5 le méthane, l'éthane, le propane et/ou le butane. Le gaz réducteur contenant de l'hydrogène et/ou contenant de l'oxyde de carbone qu'on utilise peut être du gaz de ville, du gaz de synthèse, du gaz à l'eau, etc... Des gaz contenant de l'hydrogène utilisables sont aussi le gaz résiduaire provenant d'une 10 unité de reformage catalytique ou le gaz obtenu à partir d'une unité de traitement de gaz bruts saturés provenant du pétrole. De préférence, le gaz contenant de l'hydrogène contient au moins 20 % en volume d'hydrogène ou une quantité équivalente d'oxyde de carbone et/ou d'hydrocarbures inférieurs. Le gaz 15 contenant de l'hydrogène est utilisé en quantité telle que le rapport de l'hydrogène à l'hydrogène sulfuré soit compris entre 2 : 1 et 5 : 1 et de préférence entre 2 : 1 et 8 : 1. Le catalyseur utilisé est de préférence un catalyseur sulfuré contenant un métal du groupe vf et/ou du groupe VIII 20 sur un support oxyde inorganique. Le métal du groupe VI contenu par ces catalyseurs est de préférence du molybdène, du tungstène et/ou du chrome et le métal du groupe VIII est de préférence un métal du groupe du fer, comme du cobalt, du nickel et /ou du fer. Le support oxyde inorganique utilisé peut 25 être de l'alumine, de la silice, de la magnésie, de l'oxyde de bore, de la zircone, de la thorine ou un mélange de deux ou plus de ces composés. Des catalyseurs de réduction très appropriés pour le but poursuivi sont un catalyseur Ni/Mo/AlgO^ ou un catalyseur Co/Mo/A^O^, catalyseurs qui peuvent être sulfu-30 rés d'une manière classique avant le début de la réduction. Un autre catalyseur de réduction très approprié consiste en un oxyde de vanadium déposé sur de la gamma-alumine comme support. L'invention concerne aussi une installation dans laquel 35 le des gaz contenant des oxydes de soufre sont dépouillés des oxydes de soufre, installation qui comprend un appareil d'acceptation, un appareil pour obtenir un courant constant d'anhy 72 05374 -9- 2127024 dride sulfureux et une installation de Claus, l'appareil d* acceptation comportant une entrée pour les gaz contenant les oxydes desoufre, une sortie pour les gaz résiduaires dépouillés des oxydes de soufre, ainsi qu'une sortie pour le gaz de régénération contenant de l'anhydride sulfureux, cette dernière sortie étant reliée directement ou indirectement à 1' entrée de l'appareil pour l'obtention d'un courant constant d'anhydride sulfureux, l'entrée de l'installation de Claus étant reliée directement ou indirectement à la sortie de ce dernier appareil. La sortie de l'installation de Claus est de préférence reliée à l'entrée d'un four de combustion, la sortie de ce four étant reliée à 1'entrée de 1'appareil d'acceptation. Dans l'appareil d'acceptation, on utilise des accepteurs qui sont capables d'accepter les oxydes de soufre et de les libérer de nouveaux sous la forme d'anhydride sulfureux quand ils sont régénérés. On peut utiliser à cet effet des absorbants contenant du carbone. Dans ce cas, les oxydes de soufre sont retenus sous la forme d'acide sulfurique dans les pores de l'adsorbant. Après saturation de l'adsorbant en acide sulfurique, l'adsorbant contenant du carbone peut être régénéré thermiquement entre 40G° Ç. et 600° C. à l'abri de 1* oxygène. Ceci donne un gaz résiduaire de régénération riche en anhydride sulfureux qui contient aussi de l'anhydride carbonique, de l'azote et de la vapeur d'eau. D'autres accepteurs particulièrement utilisables contiennent un métal et/ou un composé de métal sur un support approprié. De préférence, les accepteurs de ce type contiennent du cuivre et/ou de l'oxyde de cuivre comme métal et/ou composé de métal. La matière de support utilisée est de préférence de l'alumine activée comme la gamma-alumine ou un mélange de gamma-alumine et d'alpha-alumine, bien qu'en principe on puisse utiliser toutes les matières solides résistant à la température et qui ne sont pas affectées par les oxydes de soufre dans les conditions existantes. Des exemples sont la bauxite et des combinaisons silice-alumine et silice-magnésie. Des accepteurs constitués de cuivre et/ou d'oxyde de 72 05374 -10- 2127024 cuivre sur de l'alumine de préférence active comme support sont très utilisables pour éliminer les oxydes de soufre des gaz dans des conditions oxydantes à des températures au—dessus de 300° C. Dans les conditions dans lesquelles l'anhydride sul— 5 fureux est fixé chimiquement par l'accepteur, l'anhydride sulfurique est enlevé aussi des gaz, tandis qu'on a trouvé que de plus l'hydrogène sulfuré est oxydé en anhydride sulfureux et ensuite accepté. La régénération de ces accepteurs peut être effectuée au moyen d'un gaz réducteur. 10 La teneur en cuivre dè 1'accepteur peut, en fonction partiellement de la surface spécifique de la matière utilisée, varier entre de larges limites. En général, elle est de 1 à 15 % en poids, par rapport à l'accepteur fini. On obtient les meilleurs résultats avec les accepteurs qui contiennent de 4 15 à lO % en poids de cuivre. Le grand avantage des accepteurs qui contiennent un métal et/ou un composé de métal est qu'après avoir été chargés d'oxydes de soufre avec formation de sulfate du métal, ils peuvent être régénérés à la même ou sensiblement la même tempéra-20 ture que celle à laquelle l'acceptation a eu lieu. Le fait d'opérer à des températures d'acceptation et de régénération qui ne diffèrent que peu l'une de l'autre n'est pas seulement avantageux du point de vue de l'économie de chaleur, mais est aussi d'une très grande importance pour la vie 25 de l'accepteur. Pour un procédé économiquement justifié, il est nécessaire que l'accepteur utilisé soit capable d'être régénéré plusieurs milliers de fois sans que la stabilité et 1' activité soient détériorées dans une mesure excessive. Une si longue vie ne sera pas facile à obtenir avec des accepteurs qui 30 doivent être chauffés et /ou refroidis à chaque régénération sur une plage de température relativement large. La stabilité chimique et physique des accepteurs contenant un métal et/ou un composé de métal peut être considérablement réduite par cette sorte de variations de température. 35 L'élimination des composés du soufre sous la forme d'o xydes de soufre, dans des conditions oxydantes, c'est-à-dire en présence d'oxygène, est de préférence effectuée à des tempé- 72 05374 -11- 2127024 ratures comprises entre 325° C. et 475° C. La régénération dans des conditions réductrices s'effectue dans le même intervalle de température. De préférence, l'acceptation et la régénération sont effectuées dans cet intervalle à la même ou sen-5 siblement la même température. ; Le gaz réducteur utilisé pour la régénération peut être le même gaz qu'utilisé pour la réduction, à savoir de l'hydrogène, de l'oxyde de carbone et/ou des hydrocarbures inférieurs ou des mélanges de gaz contenant ces composés. Les hydrocarbu-10 res légers ou leurs mélanges peuvent aussi être des mélanges de gaz de qualité industrielle comme du gaz naturel ou des produits de tête obtenus durant la distillation directe du pétrole. Ces gaz réducteurs peuvent être utilisés pour la régénération en dilution avec des gaz comme de l'azote et/ou de 15 la vapeur d'eau. On préféré particulièrement des gaz de régénération comprenant de 30 à 90 % en volume de vapeur d'eau. Dans un mode de mise en oeuvre préféré de l'invention, les accepteurs solides dans l'appareil d'acceptation sont donc régénérés au moyen d'ungaz réducteur qui est dilué à la vapeur 20 d'eau pour la régénération, ce gaz réducteur étant utilisé pour la réduction à l'état non dilué. Après la régénération, l'accepteur est sous une forme réduite. Si on traite des gaz contenant des oxydes de soufre qui contiennent aussi de l'oxygène libre comme dans le cas des 25 gaz de combustion, il n'est généralement pas nécessaire d'oxyder d'abord l'accepteur réduit car il sera oxydé presque instantanément quand il sera mis en contact avec ces gaz. Toutefois, quand on utilise un gaz réducteur dilué avec de la vapeur d'eau, on peut envisager une étape d'oxydation séparée 30 avant l'étape suivante d'acceptation. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs : La figure 1 est un schéma de principe sur lequel un appareil d'acceptation et une installation de Claus fonctionnent 35 en combinaison et où un courant de gaz d'une teneur variable en anhydride sulfureux est transformé en un courant de gaz d' une teneur constante en anhydride sulfureux. 72 05374 -12- 2127024 La figure 2 est une variante du schéma de principe de la figure 1 en ce qui concerne 11 appareil pour obtenir un courant de gaz d'une teneur constante en anhydride sulfureux. La figure 3 est une variante du schéma de principe de 5 la figure 1 en ce qui concerne l'appareil pour obtenir un courant de gaz d'une teneur constante en anhydride sulfureux. La figure 4 est une variante du schéma de principe de la figure 1 en ce qui concerne la fourniture du gaz contenant de l'anhydride sulfureux à l'installation de Claus. 10 La figure 5 est une variante du schéma de principe de la figure 1 en ce qui concerne la fourniture du gaz contenant de l'anhydride sulfureux à l'installation de Claus. La figure 6 montre une variante de réalisation. Dans le mode de mise en oeuvre représenté sur la figure 1, un gaz résiduaire contenant de l'anhydride sulfureux, 15 comme par exemple un gaz de combustion, est amené par une canalisation 1 à un appareil d'acceptation comprenant des réacteurs 2 et 2'. Dans le réacteur 2, qui est dans la phase d'acceptation, l'anhydride sulfureux est fixé sur un accepteur solide tandis que le gaz résiduaire traité qui est alors sensiblement 20 exempt d'anhydride sulfureux est déchargé par une canalisation 3 à un échangeur de chaleur 4. L'échangeur de chaleur 4 peut être un préchauffeur d'air dans lequel l'air nécessaire pour faire fonctionner le four industriel duquel vient le gaz de combustion est préchauffé. Le gaz résiduaire refroidi quitte 25 l'échangeur de chaleur 4 par une canalisation 5 et est déchargé par un souffleur 6 et une canalisation 7 à une cheminée. Les réacteurs 2 et 2 * peuvent contenir 1'accepteur sous la forme d'un lit fixe. Pour traiter des gaz qui contiennent des matières solides comme de la suie, par exemple un gaz de 30 combustion, l'accepteur est de préférence présent dans un ou plusieurs supports qui consistent en un système de chambres à accepteur et de canaux comportant des parois perméables aux gaz de manière que les oxydes de soufre à enlever viennent en contact avec 1'accepteur par diffusion. Si on le désire toute-35 fois, il est possible aussi d'utiliser des précipitateurs électrostatiques en combinaison avec un lit fixe. 72 05374 -13- 2127024 Dans le réacteur 2', qui est dans la phase de régénération, l'accepteur chargé d'oxyde de soufre est régénéré à contre-courant avec un gaz réducteur qui est amené par une canalisation 8. Le gaz de régénération peut être dilué avec par 5 exemple de la vapeur d'eau ou un autre diluant gazeux qui est. introduit dans la canalisation 8 par une canalisation 9. Le gaz de régénération qui ne contient pas d'anhydride sulfureux au début de la régénération, ensuite de l'anhydride sulfureux en quantité croissante et vers la fin de la régénération une 10 quantité décroissante d'anhydride sulfureux, est déchargé du réacteur 2', par une canalisation 10 et conduit à une colonne 11 faisant partie d'un appareil pour obtenir un courant de gaz d'une teneur constante ou sensiblement constante en anhydride sulfureux. 15 Quand on fait passer le réacteur 2 à la phase de régé nération et le réacteur 2' après régénération à la phase d'acceptation, il est préférable de maintenir un débit constant à travers l'appareil pour obtenir un courant constant d'anhydride sulfureux. Pour cette raison, quand on ferme les valves né-20 cessaires, le gaz réducteur, dilué ou non avec de la vapeur d' eau, contourne l'appareil d'acceptation et est introduit directement dans la canalisation 10„(dérivation non représentée). Cette dérivation contient de préférence une valve commandée par la pression. 25 Après d'abord refroidissement et séparation d'un conden sât comme décrit plus en détail sur les figures 2 et 3, le gaz résiduaire de régénération est introduit dans la partie inférieure de la colonne d'absorption 11 où il est mis en contact à contre-courant avec un absorbant liquide pour l'anhydride 30 sulfureux qui est introduit au sommet de la colonne par une canalisation 27. Les constituants gazeux du gaz résiduaire de régénération qui ne sont pas absorbés par 1'absorbant sont déchargés par une canalisation 12. Dans le cas représenté, ces constituants gazeux sont amenés à un incinérateur 64 situé au-35 delà de l'installation de Claus 51 qu'on décrira plus loin. L'absorbant riche en SI2 est amené par une canalisation 13 à un récipient régulateur 14 qui communique avec la colonne 72 05374 -14- 2127024 d'absorption 11 par une canalisation 73 pour la décharge éventuelle d'adsorbant gazeux et/ou d'anhydride sulfureux. Du récipient régulateur 14, l'absorbant riche en SO^ est amené par une canalisation 15 à une colonne de strippage 18. La canali-5 sation 15 se ramifie en une canalisation 16 et une canalisation 17 par la première desquelles une partie de l'absorbant riche en S02 est amené au sommet de la colonne de strippage 18 comme courant de post-refroidissement. Une autre partie de cet absorbant est amenée à un échangeur de chaleur 24 par la cana-10 lisation 17, échangeur de chaleur dans lequel elle participe à un échange de chaleur avec de 1 » absorbant pauvre en SO^ et plus chaud provenant de la colonne de strippage 18. La partie chauffée de 1•absorbant riche en S02 est introduite par la canalisation 17 dans ladite colonne de strip-15 page au-dessous de la partie introduite par la canalisation 16 comme courant de post-refroidissement. Dans la colonne de strippage 18, l'anhydride sulfureux est chassé de l'absorbant par chauffage au moyen de vapeur d'eau et/ou d'huile chaude arrivant par une canalisation 19. L'absorbant pauvre en SO^ est 20 déchargé de ia colonne 18 par une canalisation. 21 et une pompe 22. Par une canalisation 23, l'absorbant chaud pauvre en S02 passe à travers l'échangeur de chaleur 24 dans lequel, comme spécifié ci-dessus, il participe à un échange de chaleur avec 1'absorbant riche en SO^ et plus froid qui est conduit à la co-25 lonne de strippage. L'absorbant pauvre en S02 refroidi est déchargé par une canalisation 25 et refroidi encore dans un re-froidisseur 26 avant d'être ramené par la canalisation 27 au sommet de la colonne d'absorption 11. Un soutirage de l'absorbant peut, si on le désire, être déchargé par une canalisation 30 28. L'anhydride sulfureux gazeux chassé par chauffage dans la colonne de strippage 18 est introduit par une canalisation 20 dans une installation de Claus 51. Avant son introduction dans cette installation, la quantité d'hydrogène sulfuré stoé-35 chiométriquement nécessaire pour la formation de soufre élémentaire est ajoutée à l'anhydride sulfureux par une canalisation 72. L'installation de Claus est représentée très schématique- 72 05374 -15- 2127024 ment avec trois zones catalytiques ; le soufre élémentaire formé par zone est déchargé par une canalisation 63. Au lieu de l'installation de Claus décrite, on peut aussi utiliser une installation de Claus qui est constituée 5 d'une zone thermique et de deux zones catalytiques ou plus. Dans une telle installation , on peut faire arriver un excès important d'hydrogène sulfuré dont une partie est brûlée dans la zone thermique avec de l'oxygène ou un gaz contenant de l'oxygène pour former de l'anhydride sulfureux. On fait fonc-10 tionner cette installation de Claus de manière qu'après addition de l'anhydride sulfureux arrivant par la canalisation 20 le rapport entre l'hydrogène sulfuré et l'anhydride sulfureux soit de 2 : 1. Le gaz résiduaire de Claus est déchargé par une cana-15 lisation 62 à un incinérateur 64 où, en même temps que les constituants gazeux du gaz de régénération arrivant de la colonne 11 par la canalisation 12, il est brûlé avec de l'air. L'air est aspiré dans une canalisation 75 par un souffleur 76 et introduit dans la canalisation 62 par une canalisation 20 77. Le gaz de combustion qui contient comme composé du soufre exclusivement de l'anhydride sulfureux est ramené par une canalisation 78 à l'appareil d'acceptation et introduit dans la canalisation 1. Le gaz de combustion chaud peut être utilisé aussi pour régler la température nécessaire pour l'accepta-25 tion, comme décrit ci-dessus. Le schéma décrit ci-dessus est complètement fermé en ce qui concerne les composés du soufre et les gaz déchargés par la cheminée ne causent donc pas de pollution de l'air. La quasi-totalité des composés du soufre' introduits sous la for-30 me d'anhydride sulfureux par la canalisation 1 et sous la forme d'hydrogène sulfuré par la canalisation 72 est transformée en soufre élémentaire qui est déchargé du système. Le schéma de la figure 1 est divisé en trois parties, à savoir la partie A comprenant l'appareil d'acceptation, la 35 partie B comprenant l'appareil pour obtenir un courant de gaz d'une teneur constante en anhydride sulfureux et la partie C comprenant l'installation de Claus. 72 05374 -16- 2127024 Dans le mode de mise en oeuvre représenté sur la figure 2, la partie B est représentée sous une forme modifiée qui convient particulièrement pour utilisation d'eau comme absorbant et pour fonctionnement sous une pression un peu élevée. 5 Sur cette figure, tous les éléments identiques sont désignés par les mêmes références. Dans le mode de mise en oeuvre représenté sur la figure 2, un gaz résiduaire de régénération, qui en plus d'anhydride sulfureux, d'hydrogène et/ou d'hydrocarbures, contient de la 10 vapeur d'eau et de l'anhydride carbonique, arrive par la canalisation 10. Avant que ce gaz résiduaire de régénération ne soit refroidi dans un refroidisseur 30, il est mélangé avec une partie du condensât qui se forme durant le refroidissement et il est introduit dans la canalisation 10 par une canalisa-15 tion 41. Après refroidissement dans le refroidisseur 30, le gaz de régénération est passé par une canalisation 31 à un séparateur 32 dans lequel le condensât formé est séparé de la phase gazeuse. Le gaz résiduaire de régénération est passé par une canalisation 33 à un refroidisseur 34 dans lequel il est 20 encore refroidi et il est ensuite comprimé dans un compresseur 35. Avant d'être introduit dans une colonne d'absorption 40, le gaz de régénération comprimé est d'abord mélangé avec l'autre partie du condensât formé durant le refroidissement dans le refroidisseur 30. 25 Le condensât séparé dans le séparateur 32 est déchargé par une canalisation 37 et une pompe 38. Après passage dans la pompe, le courant de condensât se divise en deux parties, une partie est ajoutée par la canalisation 41 au gaz résiduaire de régénération à refroidir, contenu dans la canalisation 10, et 30 l'autre partie est amenée par une canalisation 39 au gaz résiduaire de régénération comprimé dans une canalisation 36. Dans le mode de mise en oeuvre représenté sur la figure 2, la colonne 11 et le récipient régulateur 14 représentés sur la figure 1 ont été remplacés par une colonne d'absorption bul-35 beuse 40 permettant la retenue désirée. Dans cette colonne, le gaz résiduaire de régénération comprimé est mis en contact à contre-courant avec de l'eau qui est introduite par la canali- 72 05374 -17- 2127024 sation 27. La solution aqueuse contenant du SOg est déchargée par la canalisation 15. Après passage à travers l'échangeur de chaleur 24, la solution aqueuse contenant du SO^ est passée par la canalisation 17 à la colonne de strippage. Dans la 5 colonne de strippage, l'anhydride sulfureux est chassé de 1' absorbant au moyen de vapeur d'eau sous basse pression. L'eau déchargée du fond de cette colonne par la canalisation 21 et la pompe 22 est sensiblement exempte d'anhydride sulfureux. L'anhydride sulfureux gazeux déchargé par la canalisation 20 10 est saturé de vapeut d'eau. Un autre arrangement est représenté sur la figure 6, qui convient particulièrement pour éliminer tout soufre élémentaire présent dans le courant de gaz arrivant à 1 * absor-beur. 15 Le mode de mise en oeuvre représenté sur la figure 3 convient particulièrement pour utilisation d'absorbants liquides autres que de l'eau. Pour empêcher que de l'eau n'arrive dans l'absorbant, l'absorbant contenant du S02 est chauffé au moyen d'un rebouilleur 50. Le condensât formé durant le re-20 froidissement du gaz résiduaire de régénération est utilisé partiellement pour prérefroidir ce gaz résiduaire de régénération comme représenté sur la figure 2 et est partiellement déchargé du système. A cet effet, il est- passé par une canalisation 42 et un échangeur de chaleur 43 à une colonne 45. Dans 25 la colonne 45, le condensât est soumis à une extraction au moyen de vapeur d'eau introduite par une canalisation 44. Un peu d'anhydride sulfureux gazeux libéré est introduit au sommet par une canalisation 46 dans la canalisation 10 tandis que de l'eau qui est sensiblement exempte d'anhydride sulfureux 30 est déchargée par une canalisation 47 et une pompe 48. Par une canalisation 49, l'eau passe à travers l'échangeur de chaleur 43 dans lequel elle participe à un échange de chaleur avec la partie du condensât introduite dans la colonne 45, le condensât étant chauffé, et quitte le système. 35 Dans le cas représenté, l'absorption dans l'absorbant est effectuée sous pression. Ceci n'est pas nécessaire et le compresseur 35 peut donc être omis aussi et remplacé par une 72 05374 -18- 2127024 pompe de circulation (non représentée) dans la canalisation 15. L'absorbant pauvre en SO^ est introduit dans la colonne 40 par une canalisation 29. Le mode de mise en oeuvre de 1'invention représenté sur 5 la figure 4 convient particulièrement pour les endroits où on ne dispose d'aucune source indépendante d'hydrogène sulfuré pour faire fonctionner l'installation de Claus. La partie C modifiée est constituée ici de C^ et C2, la première partie comprenant l'appareil de réduction partielle et la deuxième 10 partie l'installation de Claus. Dans le cas représenté, le courant total d'anhydride sulfureux gazeux provenant de la colonne de strippage 18 passe à travers un réacteur tubulaire 53 qui est maintenu à la température désirée de réduction au moyen de vapeur d'eau. Les tubes du réacteur 53 sont remplis d'un 15 catalyseur de réduction du type décrit ci-dessus. Au lieu d'un réacteur tubulaire, il est possible aussi d'utiliser un réacteur avec des lits fixes de catalyseur, dans lequel le refroidissement est effectué entre les lits. Le gaz réacteur nécessaire pour la réduction est introduit par une canalisation 52. 20 Ce gaz réducteur peut provenir de la même source que le gaz réducteur introduit dans le réacteur 2' par la canalisation 8 (figure 1) pour la régénération. La quantité de gaz réducteur introduite est telle que les deux tiers de 1•anhydride sulfureux introduit soient réduits en hydrogène sulfuré. La chaleur 25 libérée durant la réduction est cédée à l'eau entourant les tubes ou à l'eau dans les échangeurs de chaleur entre les lits de catalyseur, de sorte que de la vapeur d'eau est formée. Cette vapeur d'eau est déchargée par une canalisation à .vapeur d'eau 55 à un récipient 56 tandis que de l'eau chaude est in-30 troduite dans le réacteur 53 par une canalisation 57. Dans le récipient 56, la vapeur d'eau formée est séparée de l'eau en-trainée tandis que de l'eau douce d'alimentation de bouilleur est introduite par une canalisation 58. De la vapeur d'eau sèche à haute pression est déchargée par une canalisation 59. 35 Le gaz réduit qui contient de l'hydrogène sulfuré et de l'anhydride sulfureux dans les quantités stoechiométriquement nécessaires est introduit par une canalisation 54 dans l'ins- 72 05374 -19- 2127024 tallation de Claus 51. Tout gaz réducteur en excès qui n'est pas nécessaire pour la régénération ni pour la réduction peut être introduit par une canalisation 60 dans l'incinérateur 64. Si on le dési-5 re, un combustible peut être introduit aussi par une canalisa tion 61. Dans le mode de mise en oeuvre représenté sur la figure 5, la partie C^, comprend une chambre de combustion 65 et, reliée à elle, une chambre de réaction 68 ne contenant pas de 10 catalyseur. Le courant total d'anhydride sulfureux est amené au brûleur dans la chambre de combustion 65 tandis qu'un hydrocarbure, par exemple du butane, est introduit par une canalisation 66 dans la canalisation 20 et mélangé avec l'anhydride sulfureux. De l'oxygène ou un gaz contenant de l'oxygène est 15 introduit par une canalisation 67. Les quantités introduites d'hydrocarbure et d'oxygène sont choisies de manière que les deux tiers de la quantité d'anhydride sulfureux introduite soient transformés en hydrogène sulfuré dans la flamme libre. Dans la chambre de réaction 68, qui est refroidie au moyen d' 20 eau arrivant par une canalisation 70, du soufre élémentaire est formé à partir de l'hydrogène sulfuré formé et de la partie restante de l'anhydride sulfureux, soufre élémentaire qui est déchargé par une canalisation 69. La vapeur d'eau formée durant le refroidissement est déchargée par une canalisation 71. 25 Le gaz résiduaire venant de la chambre de réaction 68 est passé par la canalisation 54 à l'installation de Claus 51 pour récupération supplémentaire de soufre. Dans le mode de mise en oeuvre représenté sur la figure 5, l'installation de Claus contient seulement deux zones ,à catalyseur. Par ailleurs, 30 la partie C2 est identique à celle représentée sur la figure 4. Sur la figure 6, représentant un autre arrangement en ce qui concerne l'appareil pour obtenir un courant constant d'anhydride sulfureux, le gaz résiduaire de régénération chaud est d'abord refroidi dans un échangeur de chaleur 80 produisant 35 ainsi de la vapeur d'eau sous basse pression. Le gaz résiduaire qui est encore à une température au-dessus du point de rosée de l'eau est ensuite introduit par une canalisation 31 dans la 72 05374 -20- 2127024 colonne de refroidissement 81 dans laquelle le gaz est refroidi par de l'eau introduite par des buses 88. Dans la colonne 81, la vapeur d'eau présente dans le gaz résiduaire de régénération se condense et tout soufre présent dans ce gaz en est 5 enlevé. Le gaz froid est recueilli comme courant de tête de la colonne de refroidissement par la canalisation 33 et introduit dans la colonne d'absorption 40 pour absorption de l'anhydride sulfureux. L'eau de refroidissement est recyclée du fond de la colonne par la canalisation 82, la pompe 83, le filtre 84, le 10 refroidisseur 85 et les canalisations 86 et 87. Dans le filtre 84, tout soufre présent dans la phase aqueuse en est enlevé. Une partie de l'eau recyclée est détournée par la canalisation 89 et mélangée avec le gaz riche en anhydride sulfureux dans la canalisation 36 pour introduction dans la colonne 40. 15 Le procédé selon 1'invention va être encore illustré par les exemples suivants : EXEMPLE 1 Dans une installation telle que décrite à propos de la figure 1, de l'anhydride sulfureux est introduit dans l'appa-20 reil d'acceptation au moyen d'un gaz de combustion dans une quantité correspondant à 10 tonnes de soufre par jour. Une quantité supplémentaire d'anhydride sulfureux correspondant à 0,9 tonne de soufre par jour est introduite avec le gaz de post combustion par la canalisation 78. Un peu d'anhydride sulfu-25 reux correspondant à une quantité de 1,1 tonne de soufre par jour reste dans le gaz de combustion désulfuré déchargé par la canalisation 3. Une quantité de 9,8 tonnes de soufre par jour est introduite par la canalisation 10 avec le gaz résiduaire de régénération à l'appareil pour obtenir un courant constant 30 d'anhydride sulfureux. De l'anhydride sulfureux est déchargé dans une quantité de 0,1 tonne de soufre par jour avec le gaz résiduaire d'absorption qui quitte la colonne d'absorption 11 par la canalisation 12, tandis qu'une quantité d'anhydride sulfureux correspondant à 9,7 tonnes de soufre par jour est intro-35 duite par la canalisation 20 dans l'installation de Claus 51. De l'hydrogène sulfuré est introduit dans l'installation de Claus par la canalisation 72 dans une quantité correspondant 72 05374 -21- 2127024 à 19,4 tonnes de soufre par jour. On décharge de l'installation de Claus 28,3 tonnes de soufre élémentaire par jour, tandis que le gaz de post-combustion qui quitte l'incinérateur 64 contient de l'anhydride sulfureux dans une quantité de 0,9 ton-5 ne de soufre par jour. Le degré total de désulfuration obtenu est de 96,3 %. EXEMPLE II Dans une installation comprenant un appareil pour obtenir un courant constant d'anhydride sulfureux comme représenté 10 sur la figure 2 et une installation de Claus comme représenté sur la figure 4, une quantité totale d'anhydride sulfureux cor respondant à 10,4 tonnes de soufre par jour est introduite dans l'appareil d'acceptation. De l'anhydride sulfureux est déchargé avec le gaz de combustion désulfuré dans une quantité 15 de 1,0 tonne de soufre par jour tandis que de l'anhydride sulfureux est introduit avec le gaz résiduaire de régénération dans une quantité de 9,4 tonnes de soufre par jour par la canalisation 10 dans l'appareil pour obtenir un courant constant d'anhydride sulfureux. De ce dernier appareil, l'anhydride sul-20 fureux est passé à raison de 9,3 tonnes de soufre par jour par la canalisation 20 au réacteur de réduction 53. Le gaz résiduaire d'absorption venant de la colonne 40 contient une quantité d'anhydride sulfureux correspondant à 0,1 tonne de soufre par jour. 25 Du réacteur de réduction, est déchargé un gaz qui con tient de l'hydrogène sulfuré (6,2 tonnes de soufre par jour) et de l'anhydride sulfureux (3,1 tonnes de soufre par jour) dans un rapport de 2 : 1. Dans l'installation de Claus, du soufre élémentaire est formé à raison de 9,0 tonnes par jour. Une 30 quantité d'anhydride sulfureux correspondant à 0,4 tonne de soufre par jour est ramenée avec le gaz de post-combustion à l'appareil d'acceptation par la canalisation 78. Le degré total de désulfuration obtenu est de 90 %. EXEMPLE III 35 Dans une installation telle que représentée sur la fi gure 1 dont l'installation de Claus comprend aussi une zone 72 05374 -22- 2127024 thermique dans laquelle de l'hydrogène sulfuré est brûlé d' une manière classique avec de l'oxygène ou un gaz contenant de l'oxygène pour former de l'anhydride sulfureux, une quantité totale d'anhydride sulfureux correspondant à 20,3 tonnes de 5 soufre par jour est introduite dans l'appareil d'acceptation. Sur cette quantité, 10,3 tonnes de soufre par jour sont introduites par le gaz de post-combustion par la canalisation 78. Une quantité de 2,0 tonnes de soufre par jour est déchargée sous la forme d'anhydride sulfureux avec le gaz de combus-10 tion désulfuré par la canalisation 3. Une quantité d'anhydride sulfureux correspondant à 18,3 tonnes de soufre par jour est introduite avec le gaz résiduaire de régénération par la canalisation 10 dans l'appareil pour obtenir un courant constant d'anhydride sulfureux. Une quantité de 0,2 tonne de soufre par 15 jour est déchargée par la canalisation 12 sous la forme d'anhy dride sulfureux avec le gaz résiduaire d'absorption, tandis que la quantité de 18,1 tonnes de soufre par jour est introduite sous la forme d'anhydride sulfureux par la canalisation 20 dans l'installation de Claus décrite ci-dessus; cette quantité 20 d'anhydride sulfureux est introduite dans l'installation de Claus après la zone thermique. En même temps, un excès très important d'hydrogène sulfuré dans une quantité de 150 tonnes de soufre par jour est introduit dans l'installation de Claus, dont une quantité telle est brûlée avec de l'air qu'après la 25 zone thermique le rapport de l'hydrogène sulfuré à l'anhydride sulfureux soit de 2 : 1. On décharge de l'installation de Claus 1 tonne de soufre par jour sous la forme de soufre élémentaire 10,3 tonnes de soufre par jour sont ramenées sous la forme d' anhydride sulfureux avec le gaz de post-combustion par la ca-30 nalisation 78 à l'appareil d'acceptation. Le degré total de désulfuration obtenu est de 98,8 %. Par utilisation du procédé selon l'invention, le rendement en soufre de l'installation de Clausest passé de 94 % à 98,8 %. EXEMPLE IV 35 Un gaz de combustion ayant une teneur en SO^ de 0,15 % en volume est traité dans une installation telle que représen 72 05374 -23- 2127024 tée sur la figure 1 comprenant un appareil pour obtenir un courant constant d'anhydride sulfureux comme représenté sur la figure 2. Le gaz de combustion à une température de 400° C. envi-5 ron est introduit sensiblement à la pression atmosphérique par la canalisation 1 et est mélangé dans un rapport en volume de 90 : 1 environ avec le gaz résiduaire de 1•incinérateur 64 recyclé au réacteur d'acceptation 2 par la canalisation 78. La température de ce gaz résiduaire est de 500° C. environ et sa 10 teneur en SO^ est de 1,24 % en volume. Dans le réacteur 2, le gaz de combustion est mis en contact avec un accepteur de SO^ comprenant du cuivre sur de l'alumine. Le gaz de combustion quittant ce réacteur par la canalisation 3 se trouve à une température de 420° C. et a une teneur en S0^ de 0,015 % en 15 volume. Une fois l'accepteur chargé, on le régénère en mettant le réacteur dans la position du réacteur 2' et en introduisant par la canalisation 8 un gaz réducteur dilué à la vapeur d'eau sous une pression de 1,5 atm et à une température de 360° C. La régénération produit un gaz résiduaire à un débit de 5035 20 m3 (TPN) /h avec une teneur en S0^ de 5,67 % en volume et à une température de 425° C. Ce gaz résiduaire de régénération est introduit par la canalisation 10 et le refroidisseur 30 dans le séparateur 32. Dans le séparateur 32, un gaz est séparé du condensât formé et évacué par la canalisation 33 à une 25 débit de 344 m3 (TPN) /h, sous une pression-de 1,4 atm et à une température de 45° C. La teneur en SO^ est de 66 % en volume. Du condensât formé, une quantité de 3,72 m3 (TPN) /h, est mélangée de nouveau avec le courant de gaz enrichi en SO^ dans la canalisation 36 par la canalisation 39 avant introduction 30 du gaz dans le récipient d'absorption 40. La teneur en SO^ du condensât est de 4,5 parties en poids pour 100 parties en poids d'eau. Dans le récipient d'absorption, le gaz contenant du SO2 est mis en contact avec de l'eau introduite par la canalisation 27 à un débit de 24,6 m3 (TPN) /h et sous une pression de 1,3 35 atm. La température de l'eau est de 40° C. Par la canalisation 12, les constituants gazeux non absorbés sont évacués à un débit de 101 m3 (TPN) /h, sous une pression de 1,3 atm et à une 72 05374 -24- 2127024 température de 40° C. La teneur en SO^ du gaz évacué par la canalisation 12 est de 2,87 % en volume. Du récipient d'absorption, une solution aqueuse contenant du SO2 est évacuée à un débit de 28,4 m3 (TPN) /h, sous une pression de 1,4 atmosphère 5 et à une température de 45° C. par la canalisation 15 et introduite dans la colonne de strippage 18. Le temps de séjour dans le récipient 40 varie entre 70 et 36 minutes en fonction de la variation du temps d'arrivée nulle de SO2 dans le courant de gaz introduit dans le récipient comme résultat du pas-10 sage du réacteur de la position 2 à la position 2'. Dans la colonne de strippage 18, le S02 est extrait de sa solution au moyen de vapeur d'eau introduite à un débit de 2675 m3 (TPN) /h, sous une pression de 1,4 atm et à une température de 140° C. Un courant gazeux de SO2 saturé de vapeur d'eau comprenant 15 90,5 % en volume de S02 est obtenu à un débit de 313 m3 (TPN) /h et à une température de 50° C., courant gazeux qui est passé par la canalisation 20 à l'unité 51 de récupération du soufre. Une solution pauvre en S02 est recyclée au récipient d' absorption 40? Un courant de soutirage de 6,21 m3 (TPN) /h sous 20 une pression da 1,4 atm et à une température de 40° C., avec une teneur en S02 de 50 ppm en poids est soutiré par la canalisation 28. Un gaz acide ayant une teneur en H2S de 93 % en volume est introduit dans la canalisation 20 par la canalisation 72 à 25 un débit de 608 m3 (TPN) /h, sous une pression de 1,3 atm et à une température de 40° C. De l'unité de récupération "du soufre, du soufre liquide est évacué à un débit de 0,66 m3 (TPN) /h et à une température de 140° C. Le gaz résiduaire de cette unité a une teneur en H2S de 2 % en volume et une teneur en S02 de 30 1 % en volume ; il est introduit dans l'incinérateur 64 à un débit de 780 m3 (TPN) /h, sous une pression sensiblement atmosphérique et à une température de 140° C. En même temps que le gaz résiduaire de l'unité de récupération du soufre, sont introduits dans l'incinérateur des constituants gazeux non absor-35 bés venant du récipient d'absorption 40 (canalisation 12) et la quantité d'air nécessaire pour la combustion du mélange gazeux total. L'incinérateur produit un gaz résiduel à un débit d'en- 72 05374 -25- 2127024 viron 2100 m3 (TPN) /h qui est recyclé comme mentionné ci-dessus au réacteur d'acceptation. 72 05374 -26- 2127024 -REVENDICATIONS- 1 - Un procédé pour le fonctionnement combiné d'un appareil dans lequel les oxydes de soufre sont acceptés à partir de gaz ou de mélanges de gaz sur des accepteurs solides et sont ensuite libérés de nouveau par régénération de ces accepteurs en même temps que d'un appareil du type de Claus, procédé selon lequel les accepteurs chargés d'oxydes de soufre sont régénérés avec de préférence un gaz de régénération dilué à la vapeur d'eau, et le gaz résiduaire de régénération provenant de 1'appareil d'acceptation et contenant de 1'anhydride sulfureux est mis en contact avec un absorbant liquide qui est sélectif envers l'anhydride sulfureux, l'anhydride sulfureux étant ensuite chassé de l'absorbant liquide par chauffage et au moins partiellement introduit dans un appareil du type de Claus. 2 - Un procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on ajoute à l'anhydride sulfureux qui est introduit dans l'installation du type de Claus une quantité d'hydrogène sulfuré telle que par unité de temps le rapport de l'anhydride sul fureux à l'hydrogène sulfuré soit sensiblement de 1 î 2. 3 - Un procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les gaz résiduaires de l'installation du type de Claus, éventuellement après combustrion, sont ramenés à l'appareil d'acceptation. 4 - Un procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'après combustion les gaz résiduaires de Claus sont introduits en même temps qu'un gaz de combustion dans l'appareil d'acceptation dans un rapport en volume de 0,02 : 1 à 1 : 1. 5 - Un procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le gaz résiduaire de régénération provenant de l'appareil d'acceptation est d'abord refroidi avec formation d'un condensât et ensuite le gaz résiduaire refroidi, éventuellement après compression, est mis en contact avec l'absorbant liquide. 72 05374 -27- 2127024 6 - un procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le condensât formé est mis en contact au moins partiellement, en même temps que le gaz résiduaire refroidi et comprimé, avec l'absorbant liquide. 5 7 - Un procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'absorbant liquide est de l'eau. 8 - Un procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que 1'absorbant liquide est de la N-méthyl pyrrolidone, de la xylidine, de la diméthyl aniline, du sul- 10 folane ou du sulfinol. 9 - Un procédé selon l'une des revendications 5 à 8, caractérisé en ce que le condensât formé est au moins partiellement mis en contact avec le gaz résiduaire de régénération à refroidir et provenant de l'appareil d'acceptation. 15 10 - Un procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que 1'anhydride sulfureux absorbé est chassé de l'absorbant par chauffage direct à la vapeur d'eau. 11 - Un procédé selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que l'absorbant liquide est soumis par l'in- 20 termédiaire d'une zone régulatrice à un chauffage de manière à chasser l'anhydride sulfureux^ 12 - Un procédé selon la revendication.il, caractérisé en ce que le temps de retenue dans la zone régulatrice est d* au moins 10 minutes, mais de préférence compris entre 24 et 25 80 minutes. 13 - Un procédé selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que le gaz résiduaire de régénération provenant de l'appareil d'acceptation est mis en contact avec l'adsorbant liquide à une température comprise entre 10 et 30 60° C., de préférence entre 25 et 50° C. 14 - Un procédé selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que le gaz résiduaire de régénération provenant de l'appareil d'acceptation est mis en contact avec l'absorbant liquide sous une pression comprise entre 1 et 10 72 05374 -28- 2127024 atmosphères, de préférence entre 1,3 et 6,5 atmosphères. 15 - Un procédé selon l'une des revendications 1 à 14, caractérisé en ce qu'au moins une partie de l'anhydride sulfureux à introduire dans l'installation de Claus est réduite 5 catalytiquement en présence d'un gaz réducteur. 16 - Un procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce qu'on réduit les deux tiers du courant d'anhydride sulfureux. 17 - Un procédé selon l'une des revendications 15 et 16 10 caractérisé en ce que le courant gazeux total d'anhydride sulfureux est passé sur le catalyseur avec seulement une quantité de gaz réducteur réduisant les deux tiers de la quantité totale d'anhydride sulfureux. 18 - Un procédé selon l'une des revendications 15 à 17, 15 caractérisé en ce que la réduction est effectuée à une température au -dessus de 180° C. 19 - Un procédé selon la revendication 18, caractérisé en ce que la réduction est effectuée à une température comprise entre 200 et 650° C. 20 20 - Un procédé selon l'une des revendications 15 à 19, caractérisé en ce que la réduction est effectuée à la pression à laquelle le courant contenant de l'anhydride sulfureux est obtenu à partit de l'absorbant liquide. 21 - Un procédé selon l'une des revendications 15 à 20, 25 caractérisé en ce que la réduction est effectuée à une vitesse spatiale horaire de 500 à 10 000 litres (TPN) d'anhydride sulfureux par litre de catalyseur et par heure. 22 - Un procédé selon l'une des revendications 15 à 21, caractérisé en ce que le gaz réducteur contient au moins 20 % 30 en volume d'hydrogène ou une quantité équivalente d'oxyde de carbone et/ou d'hydrocarbures inférieurs. 23 - Un procédé selon la revendication 22, caractérisé en ce que le gaz réducteur est un gaz résiduaire provenant d' une unité de reformage catalytique. 35 24 - Un procédé selon l'une des revendications 15 à 23, 72 05374 -29- /■ 2127024 caractérisé en ce que le catalyseur utilisé est un catalyseur sulfuré d'un métal du groupe VI et/ou du groupe VIII sur un support oxyde inorganique. 25 - Un procédé selon la revendication 24, caractérisé en ce que le catalyseur contient du molybdène, du tungstène et/ou du chrome comme métal du groupe VI. 26 - Un procédé selon l'une des revendications 24 ou 25, caractérisé en ce que le catalyseur contient un métal du groupe du fer comme métal du groupe VIII. 27 - Un procédé selon l'une des revendications 24 à 26 caractérisé en ce que le support oxyde inorganique est de 1' alumine. 28 - Un procédé selon l'une des revendications 24 à 27 caractérisé en ce que le catalyseur contient du cobalt et du molybdène sur de l'alumine. 29 - Un procédé selon l'une des revendications 15 à 23, caractérisé en ce que le catalyseur utilisé est un catalyseur constitué d'oxyde de vanadium déposé sur de la gamma-alumine comme support. 30 - Un procédé selon l'une des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que l'anhydride sulfureux à introduire dans l'installation de Claus est d'abord introduit en même temps que des hydrocarbures légers et une dose insuffisante d'oxygène ou d'un gaz contenant de l'oxygène dans une zone de combustion, les quantités d'oxygène ou de gaz contenant de l'oxygène et/ou d'hydrocarbures étant choisies de manière que dans le gaz de combustion le rapport entre l'hydrogène sulfuré formé et 1 ' anhydride sulfureux soit de 2 : 1, ce gaz de combustion étant introduit ensuite dans l'installation de Claus. 31 - Un procédé selon l'une des revendications 15 à 29 caractérisé en ce que les accepteurs solides dans l'appareil d'acceptation sont régénérés au moyen d'un gaz réducteur, qui est dilué avec de la vapeur d'eau pour la régénération, et le même gaz est utilisé à l'état non dilué pour la réduction. 72 05374 -30- 2127024 32 - Un procédé selon la revendication 1 et tel que décrit dans l'un des exemples. 33 - Une installation utilisable pour la purification de gaz contenant des oxydes de soufre, installation qui com- 5 prend un appareil d'acceptation, un appareil pour obtenir un courant constant d'anhydride sulfureux et une installation de Claus, l'appareil d'acceptation comportant une entrée pour les gaz contenant des oxydes de soufre, une sortie pour les gaz résiduaires dépouillés des oxydes de soufre, ainsi qu'une 10 sortie pour le gaz résiduaire de régénération contenant de 1' anhydride sulfureux, cette dernière sortie étant reliée directement ou indirectement à 1'entrée de 1•appareil pour obtenir un courant constant d'anhydride sulfureux, l'entrée de l'installation de Claus étant reliée directement ou indirectement 15 à la sortie de l'appareil pour obtenir un courant constant d'anhydride sulfureux. 34 - Une installation selon la revendication 33, caractérisée en ce que la sortie de l'installation de Claus est reliée à l'entrée d'un four de combustion, la sortie de ce four 20 étant reliée à l'entrée de l'appareil d'acceptation.