La présente invention est relative à une semelle intermédiaire, c'est-à-dire une semelle destinée à être mise en place au cours de la réalisation d'une chaussure entre la semelle d'usure inférieure et la semelle intérieure au contact de laquelle vient le pied de l'utilisateur. On connaît déjà de nombreux types de configurations de semelles intérieures et intermédiaires destinées à s'adapter autant que possible à la morphologie du pied de l'utilisateur en vue de conférer à celui-ci un bon confort. La présente invention se propose de réaliser une semelle intermédiaire qui soit susceptible de conférer un excellent appui au pied de l'utilisateur tout en tenant compte de sa morphologie, la semelle intermédiaire selon l'invention présentant en outre d'excellentes qualités de confort et de résistance tout en étant d'un prix de revient faible. La présente invention a pour objet à titre de produit industriel nouveau, une semelle intermédiaire caractérisée par le fait qu'elle est formée d'une couche inférieure et d'une couche supérieure en un matériau moins dur que celui constituant la couche inférieure, la zone de séparation entre les deux couches présentant une forme ondulée de l'avant à l'arrière de la semelle, l'avant de la semelle entant constitué exclusivement par le matériau de la couche inférieure, l'épaisseur de cette couche inférieure se réduisant le long du demi patin avant de la semelle, jusqu'à une valeur minimale au niveau de l'extrémité antérieure des métatarsiens, croissant dans la zone de la voûte plantaire, décroissant à nouveau dans la zone correspondant au calcanéum et enfin croissant à nouveau au voisinage de l'extrémité arrière de la semelle de façon à constituer la face arrière de celle-ci. L'épaisseur de la couche supérieure en un matériau moins dur est naturellement complémentaire de l'épaisseur de la couche inférieure, les zones dans laquelle l'épaisseur de la couche inférieure est faible étant celles dans lesquelles l'epais- seur de la couche supérieure est la plus importante. Ainsi la couche supérieure en un matériau moins dur présente ses plus grandes épaisseurs au niveau de l'extrémité antérieure des métatarsiens et dans la zone d'appui du calcanéum. I1 s'agit de zones où s'exerce la charge maximale du pied correspondant à la pression mise en oeuvre par le poids du corps de l'utilisateur. Ainsi grâce au fait que ces zones présentent une épaisseur plus grande en matériau moins dur, le poids du corps se trouve mieux réparti sur la semelle. L'épaisseur plus grande de la couche supérieure au niveau de l'extrémité antérieure des métatarsiens a en outre pour fonction de faciliter la flexion du pied dans cette zone permettant un bon déroulement du pied lors de la marche et de la course. La couche inférieure plus dure a pour fonction de conférer au pied un appui correct assurant une bonne stabilité lors de la marche et de la course. On utilise de préférence selon l'invention pour la réalisation de la couche supérieure un matériau dont la dureté shore est comprise entre 25 et 35 et pour la couche inférieure un matériau dont la dureté shore est comprise entre 35 et 45. Comme matériaux convenant à la réalisation de la semelle intermédiaire selon l'invention on peut citer à titre d'exemples nullement limitatifs le polyuréthane, les polymères éthylène/acétate de vinyle, le polyéthylène, les mélanges de caoutchouc microporeux et produits naturels ou synthétiques similaires présentant les qualités recherchées, notamment en ce qui concerne leur dureté. Les deux couches constitutives de la semelle intermédiaire selon l'invention peuvent être moulées par injection directement l'une sur l'autre ou peuvent être assemblées par collage. La présente invention a également pour objet à titre de produit industriel nouveau des chaussures caractérisées par le fait qu'elles comportent une semelle intermédiaire présentant les caractéristiques exposées ci-dessus. Dans le but de mieux faire comprendre l'invention on va maintenant décrire, à titre d'exemple en aucune manière limitatif, un mode de réalisation en se référant au dessin annexé dans lequel - la figure 1 représente, vue de dessus, une semelle intermédiaire composite selon l'invention, - la figure 2 est une vue en élévation latérale de la semelle intermédiaire représentée sur la figure 1. La semelle intermédiaire selon l'invention comprend une couche inférieure 1 présentant une dureté shore d'environ 40 et une couche supérieure 2 de dureté shore d'environ 30. La zone de séparation 3 entre les deux couches constitutives de la semelle intermédiaire selon l'invention présente une forme ondulée de l'avant à l'arrière de la semelle comme on s'en rend le mieux compte à l'examen de la figure 2. L'avant de la semelle 4 est exclusivement constitué par le matériau plus dur de la couche inférieure 1 de même que l'arrière 5 de la semelle. Comme on le voit le mieux sur la figure 2, les zones de la semelle correspondant à l'extrémité antérieure des métatarsiens, 6, et au calcanéum, 7, présentent une épaisseur plus grande en matériau constitutif de la couche supérieure 2 moins dure. I1 s'agit de zones où s'exerce l'appui du pied sur la semelle. Ainsi, le poids du corps est mieux absorbé et réparti dans ces zones. Au contraire, dans la zone 8 correspondant à la voûte plantaire, c'est la couche inférieure 1 plus dure qui est la plus épaisse conférant ainsi un excellent appui au pied au niveau de la voûte plantaire. Bien que l'invention ait été décrite en liaison avec un mode de réalisation particulier, il est bien évident qu'elle n'y ait nullement limitée et qu'on peut lui apporter de nombreuses modifications, notamment de forme et de matériaux, sans pour autant sortir ni de son cadre ni de son esprit. REVENDICATIONS 1. Semelle intermédiaire caractérisée par le fait qu'elle est formée d'une couche inférieure et d'une couche supérieure en un matériau moins dur que celui constituant la couche inférieure, la zone de séparation entre les deux couches présentant une forme ondulée de l'avant à l'arrière de la semelle, l'avant de la semelle étant constitué exclusivement par le matériau de la couche inférieure, l'épaisseur de cette couche inférieure se réduisant le long du demi-patin avant de la semelle jusqu'à une valeur minimale au niveau de l'extrémité antérieure des métatarsiens, croissant dans la zone de la voûte plantaire, décroissant à nouveau dans la zone correspondant au calcanéum et enfin croissant à nouveau au voisinage de l'extrémité arrière de la semelle de façon à constituer la face arrière de celle-ci. 2. Semelle intermédiaire selon la revendication 1 caractérisée par le fait que la couche supérieure est réalisée en un matériau dont la dureté shore est comprise entre 25 et 35. 3. Semelle intermédiaire selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que la couche inférieure est réalisée en un matériau dont la dureté shore est comprise entre 35 et 45. 4. Semelle intermédiaire selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la couche inférieure et la couche supérieure sont moulées par injection directement l'une sur l'autre. 5. Semelle intermédiaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que la couche inférieure et la couche supérieure sont assemblées par collage. 6. Chaussure caractérisée par le fait qu'elle comporte une semelle intermédiaire selon l'une quelconque des revendications précédentes.