L'invention concerne un procédé d'emmagasinage de machines agricoles. L'empilage de machines agricoles rencontre toujours de grandes difficultés. Darus beaucoup de cas, ces machi- nes sont emmagasinées simplement en les disposant c8te à cate, ce qui nécessite toutefois de grandes aires de stockage, dont on ne dispose pas toujours. Pour l'acheminement ultérieur, il faut amener un très grand nombre de machines au véhicule de transport sur de longs trajets, d'où l'obligation d'utiliser des chariots spéciaux pour des machines ne possédant pas en propre de châssis de roulement. Si le type et la construction des machines le permettent, on peut également empiler ces machines agricoles pour gagner e. la psi aiche. Ce mode de stockage oblige toutefois de prendre des mesures compliquées et longues pour éviter une détérioration des machines Il faut, par exemple, couper aux dimensions voulues un grand nombre de poutres et de planches et les. poser entre les diverses machines. On doit aussi utiliser des bâches pour recouvrir et protéger la surface de certains éléments des machines. Chaque machine agricole doit être, de plus, mise en place par plusieurs personnes ou à l'aide d'un engin de levage et. déposée sur la précédente avec des précautions particulières.Il est nécessaire en outre de grouper les machines par piles de typés et de dimensions exactement identiques, afin que des machines de construction différente puis- sent entre prélevées sans opérations de manutention difficiles en: vue de leur expédition à des revendeurs ou des utilisateurs. Lorsque des machines agricoles doivent être expédites en un nombre plus important à des concessionnaires, il faut les reprendre individuellement dans les piles de stockage, les déposer et les empiler avec les mêmes précautionssur le véhicule de transport et les y fixer pour les empocher de se déplacer au cours du transport. Le problème que l'invention se propose de résoudre :est de simplifier notablement l'emmagasinage de machines agrl- coles, ainsi que leur reprise sur le parc d'emmagasinage, en évitant les inconvénientsus-décrits et en réduisant l'encombrement dans toute la mesure possible, la place occupée par le,s machines devant être également faible pour qu'on puisse mettre à profit toute la charge utile du véhicule de transport considéré et le chargement devant pouvoir être effectue dans un minimum de temps sans risque de détérioration des machines. Ce problème est résolu par le procédé selon l'invention, par le fait que les machines agricoles sont assujetties de façon séparable à des châssis, avec lesquels elles devront entre transportées ainsi que superposées. Par ce moyen, les machines agricoles peuvent être déposées chacune pour l'emma- gasinage en une position inférieure toujours bien accessible, par un petit nombre de personnes ou à l'aide d'engins de levage connus. De plus les divers châssis complets avec les machines peuvent être superposés à 11 aide du même.engin de levage, ce qui rend superflues toutes les opérations-devant Entre effectuées sur et avec les machines agricoles pour l'empilage prévu.En outre, les machines peuvent être rassemblées en petits groupes, de sorte que la reprise individuelle des machines en vue de leur expédition est notablement simplifiée, car on peut prélever commodément t rapidement dans les piles, soit les châssis individuels avec les machines, soit chaque machine en cas de vente à l'unité, sans changement de la position des autres machines. le chargement sur un véhicule de transport est enfin considérablement simplifié, car il ne demande aucun changement de place nécessitant de longues manipulations, étant donné qu'il suffit de déposer les machines avec les ch8sssis sur le véhicule de transport et de les superposer de nouveau avec les châssis. Pour le transport, il n1 est plus nécessaire que d'arrêter les châssis sur le véhicule transporteur. Pour la mise en oeuvre du procédé, l'invention prévoit des châssis dont chacun comporte au moins un montant vertical sur lequel sonttplacés d'un côté au moins, des élé ment s de retenue pour les machines agricoles, ainsi que des éléments de guidage pour arr8ter les châssis superposés. Grâce à ces dispositions, il est possible d'assujettir facilement les machines agricoles aux châssis et d'empiler les châssis aisément et de façon sQre. S'il est prévu, pour chaque chassies, deux montantsverticaux, constitués par des tubes et réunis entre eux par des tirants transversaux, il en résulte des châssis de construction stable, qui n'ont pas besoin entre soutenus supplémentairement sur le sol en direction longitudinale. L'invention prévoit de plus que les montants constitués par des tubes sont munis chacun à leur extrémité supérieure d'un effilement conique, servant d'élément de guidage et au-dessous duquel se trouve une butée. De ce fait, les châssis peuvent être empilés facilement et sement, car il suffit d'embotter les montants les uns dans les autres. Les effilements coniques sont constitués avantageusement par des pièces de guidage, susceptibles d'être glissées dans les montants et portant les butées. En prévoyant des butées identl- ques aux extrémités inférieures des montants tubulaires, on obtent, outre des simplifications de la fabrication, une assise stable des montants, avec une surface de portée suffisamment large, même sur des sols moins consistants. Pour obtenir les moines avantages, il peut être prévu, conformément à l'inventlon, aux extrémités inférieures des montants tubulaires, des évasements coniques, les butées étant alors disposées à une distance des évasements coniques égale à la longueur d'introduction. On fait ainsi l'économie d'une butée par montant. L'invention prévoit de plus que la longueur des tirants transversaux entre les montants verticaux peut entre modifiée. De ce fait, les châssis peuvent être adaptés à des machines de longueur ou de largeur différente. Les éléments de retenue sont constitués, de préférence, par un support supérieur et par deux traverses disposées à une certaine distance l'une de l'autre et au-dessous du support, ce qui assure.une portée stable des machines agricoles sur les châssis. Conformément à l'invention > les supports supérieurs, ainsi que les traverses, font saillie au-delà des montants de deux côtés opposés et les supports supérieurs sont munis de boutonnières verticales au voisinage de leurs extrémités libres, tandis que les traverses sont équipées de fourches de suspension à leurs extrémités libres. Grâce à ces dispositions, les machines peuvent être assujetties chacune en trois points aux châssis de façon simple rapide et sure, par introduction dans les fourches de suspension d'éléments du bâti des machines, dont la disposition bilatérale confère une bonne stabilité aux châssis.Il est particulièrement avantageux à cet égard que le tirant transversal supérieur soit horizontal et formé de deux tronçons de tube > ainsi que d'un tube médian de jonction coulissant, auquel est soudé le support supérieur, que la distance séparant les boutonnières du support de l'extrémité inférieure des montants ne soit pas plus petite que la hauteur au-dessus du sol des ferrures d'attelage supérieures des machines agricoles et que la hauteur des montants verticaux ne soit pas inférieure à celle des machines agricoles.Par ces moyens, il est possible d'utlliser, pour placer les machines agricoles sur les châssis, les ferrures d'attelage supérieures se trouvant spécialement sur les machines portées et destinées à l'accouplement au porte-crochet supérieur des vérins de relevage à trois points de tracteurs. I1 est superflu, en outre, d'arrimer spécialement les châssis, au moins pour 1 t empilage en magasin, car ils peuvent prendre appui supplémentairement sur le sol à une hauteur suffisante par l'intermédiaire des roues porteuses ou d'autres éléments appui des machines. Si les supports et les traverses sont disposés de façon séparable et réglables en hauteur, il devient possible. d'adapter les châssis à des machines agricoles de formes. différentes. Pour monter des machines portées sur les châssis, on peut utiliser également de manière simple les ferrures d'attelage, tant supérieures qu'inférieures, existant sur ces machines, sans avoir besoin d'éléments de fixation auxiliaires. En combinaison avec la faculté de réglage de la longueur des tirants transversaux entre les montants verticaux, on peut ajuster les châssis aux trois catégories normalisées d'attelage à trois ponts des machines agricoles. I1 est possible en outre de démonter les châssis en pièces détachées et de les emmagasiner en un minimum de place. I1 est prévu enfin par l'invention des éléments de retenue supplémentaires sur les parties supérieures des châssis. Par ce moyen, on peut facilement installer des haubans ou des tendeurs, pour arrimer les châssis sur des véhicules de transports En utilisant ces éléments de retenue, on peut également réunir les châssis sans difficulté aux engins de levage, en vue de leur empilage ou de leur transport ultérieur. La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien co- prendre comment l'invention peut Entre réalisée. La figure 1 montre deux châssis superposés, en élévation de face. La figure 2 est une vue en élévation latérale de ces mimes châssis auxquels sont assujetties des machines agricolles. La figure 3 représente à plus grande échelle et en une coupe A-B un détail de l'un des châssis suivant les figures 1 et 2, mais avec pièces de guidage embottables. La\ figure 4 montre en coupe longitudinale les extrémités de deux montants réunies entre elles. Chacun des châssis 1,1' comporte eux montants verticaux 2, réunis à l'aide d'un tirant transversal horizontal supérieur 7 et de deux tirants transversaux inférieurs 4. Pour permettre une modification de l'écartement entre les montants 2, le tirant transversal supérieur 3 est constitué par des tronçons-de tube 5, qui sont fixés par des vis à une hauteur régssable sur les montants 2 et dans lesquels est introduit un 'tube médian 6. Au moyen de trois perçages 7 pratiqués dans les tronçons de tube 5, les montants 2 peuvent être inmobilisés ainsi à six écartements différents l'un de l'autre. Pour la même raison, les tirants transversaux inférieurs 4 sont munis chacun de trois perçages identiques 7. Au tube médian 6 est soudé un support 8 en saillie des deux cotés, dans les extrémités libres duquel se trouvent des boutonnières 9, dont la largeur est légèrement supérieure au plus gros diamètre des axes d'accouplement 10 pour les vérins de relevage à trois points normalisés. Sur les faces internes des montants 2 sont disposées de plus deux traverses 11 déplaçables en hauteur, portant à leurs extrémités libres des fourches de suspension 12, dans lesquelles peuvent être introduites des broches de sQreté 13. Pour le réglage en hauteur des supports 8 ainsi quedes traverses 11, il est prévu dans les montants verticaux des per çages 14 ; des éclisses de montage 15, soudées aux tronçons de tube 5 et aux traverses 11, peuvent être fixées par des vis introduites dans deux de ces perçages. Les extrémités supérieures des montantsverticaux 2 portent des effilements coniques 16 à l'extrémité inférieure de chacun desquels est soudée une bague de butée 17. Les extrémités inférieures des montants 2 sont pourvues de bagues de même genre 17tJ de sorte qu' l'état superposé des cassis 1,1', ces bagues 17,17' s'appliquent l'une sur l'autre. Dans 11 exemple d'exécution suivant la figure 3, les effilements coniques sont constitués par des pièces de guidage 16', susceptibles entre glissées dans les montants 2 et auxquelles sont soudées les bagues de butée 17. Dans la forme de réalisation représentée dans la figure 4, les extrémités inférieures des montants 2' sont munies chacune d'un évasement conique 18, tandis que les bagues de butée 17 sont prévues au voisinage des extrémités supérieures des montants 2'. Les butées peuvent évidemment se trouver aussi bien à l'intérieur des montants 2', qu'à ltex- trématé supérieure de l'évasement conique 18. Aux montants verticaux 2 sont soudés de plus, au-dessous des bagues de butée 17, des éléments de retenue 19, dont les extrémités en saillie vers l'intérieur présentent la forme de crochets. De ce fait, les éléments de retenue peuvent servir à la fois à la fixation d'un étrier 20 d'un engin de levage schématisé par le crochet 21 et à la mise en place de haubans 22 pour l'arrimage des châssis supérieurs 1 sur un véhicule de transport, ou sur le sol ou le plancher de stockage. Un arrimage particulier des châssis inférieurs 1' n'est pas -nécessaire, car leur stabilité est assurée par l'arrimage des châssis supérieurs 1. I1 est possible naturellement de superposer trois châssis ou m8me plus. Pour le transport sur des véhicules de tout type, on s'en tiendra généralement à la disposition représentée de deux châssis superposés 1,1' en raison des gabarits de libre passage usuels. La figure 2 montre.à titre d'exemple des épandeurs d'engrais portés 23, disposés sur le châssis supérieur 1, et des semoirs portés 24 disposés sur le châssis inférieur 1'. On utilise à cet effet les ferrures d'attelage supérieures 25 qu'on réunit aux supports 8 par les axes 10, ainsi que les ferrures d'attelage inférièures 26 mulon introduit dans les fourches de suspension 12 des traverses 11 et qu'on arrête à laide des broches 13. Dans le châssis 1', les supports supérieurs 8 sont visses sur les montants 2 à une hauteur telle que la distance 27 comprise entre les boutonnières 9 et l'ex- trémité inférieure des montants 2 soit égale à la hauteur audessus du sol 28 des ferrures d'attelage supérieures 26 des semoirs 24. De ce fait, le châssis prend appui sur les roues porteuses 29 des semoirs 24, ainsi que sur les béquilles 30 assujetties à ceux-ci pour les arrêter, de sorte que l'arrimage par les haubans 22 n'est pas absolument nécessaire pour des châssis emmagasinés dans des entrebats. REVENDICATIONS 1.- Procédé d'emmagasinage de machines agricoles, caractérisé en ce que les machines (27, 24) sont assujetties de façon séparable à des châssis (1,1'), avec lesquels elles doivent Qtre transportées ainsi que superposées. 2.- Châssis pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisés en ce que chaque chAs- sis (1,1') comporte au moins un montant vertical (2), sur lequel sont placés, d'un c8té au moins, des éléments de retenue pour les machines agricoles (23, 24) ainsi que des éléments de guidage pour arrpter les châssis (1,1') superposés. 3.- Châssis selon la revendication 2, caractérisés en ce qu'il est prévu deux montants verticaux (2,2') formés de tubes et réunis entre eux par des tirants transversaux (3,4). 4.- Châssis selon les revendications 2 et 3, caractérisés en ce que les montants constitués par des tubes (2) sont munis chacun à leur extrémité supérieure d'un effilement conique (16) servant d'élément de guidage et au-dessous duquel se trouve une butée (17). 5.- Châssis selon la revendication 4, caractérisés en ce que les effilements coniques (16) sont constitués par des pièces de guidage (16'), susceptibles entre glissées dans les montants (2) et portant les butées (17'). 6.- Châssis selon la revendication 4 ou 5, caractérisés en ce que des butées identiques (17') sont assujetties aux extrémités inférieures des montants tubulaires (2). 7.- Châssis selon les revendications 2 et 3, carac térisés en ce qu'aux extrémités inférieures des montants tubulaires t2') se trouvent des évasements coniques (18), les butées (17) étant disposées à une distance des évasements coniques égale à la longueur d'introduction. 8.- Châssis selon la revendication 3, caractérisés en ce que la longueur des tirants transversaux (3,4) entre les montants verticaux (2) peut être modifiée. 9.- Châssis selon la revendication 2, caractérisés en ce que les éléments de retenue sont constitués par un support supérieur (8) et par deux traverses (11) disposées à une certaine distance l'une de l'autre et au-dessous du support. 10t- Châssis selon la revendication 9, caractérisés en ce que les supports supérieurs (8) ainsi que les traverses (11) font saillie au-delà des montants (2,2') de deux côtEs opposés, les supports supérieurs (8) étant munis de boutonnières verticales (9) au voisinage. de leurs extrémités libres, tandis que les traverses (11) sont équipées de fourches de suspension (12) à leurs extrémités libres. ll.- Châssis selon 1 une quelconque des revendications 2, 3 et 8 à 10, caractérisés en ce que le tirant transversal supérieur (3) est dispose horizontalement et formé de deux tronçons de tube (5) ainsi que d'un tube médian de jonction coulissant (6), auquel est soudé le support supérieur (8), en ce que la distance (27) séparant les boutonnières (9) du support (8) de llextrémlté inférieure des montants (2,2') n'est pas plus petite que la hauteur au-dessus du sol (28) des ferrures d'attelage supérieures (25) des machines agricoles (24), et en ce que la hauteur des montants verticaux (2,2') n'est pas inférieure à celle des machines agricoles (23,24). 12.- Châssis selon la revendication 11, caractérisés en ce que les supports (8) et les traverses (11) sont disposés de façon séparable et réglables en hauteur. l Châssis selon l'une quelconque des revendications 2 à 12, caractérisés en ce qu'il est prévu sur leurs parties supérieures des éléments de retenue supplémentaires (18,19).