la présente invention concerne ul procédé peraettant de dissiper les brouillards sur les aérodromes et les autoroutes. Divers procédés sont dé & connus pour dissiper les brouillards sur les aérodromes. L'un d'eux consiste à projeter dans les brouillards givrants du propane ou des cristaux d'iodure d'argent, niais ce procédé ne convient pas pour les brouillards de rayonnement, les plus courants, qui sont les brouillards dus au refroidissement nocturne par nuits claires0 Un autre procédé utilise des brûleurs, mais ce procédé conduit à un coût d'exploitation très élevé. Un autre procédé, enfin, utilise le Jet chaud d'un réacteur, nais ce procédé orée une turbulence gênante pour l'atterrissage des avions. Le procédé, objet de l'invention, est valable pour dissiper les brouillards de rayonnement et les brouillards givrants ; il ne crée aucune turbulence ; il est économique et peut être utilisé aussi bien sur les autoroutes que sur les aérodromes. L'invention utilise un rayonnement infrarouge moyen tel que la quasi totalité de l'énergie soit utilisée & vaporiser les goutte- lettes d'eau contenues dans le brouillard, une très faible partie de cette énergie étant absorbée par la vapeur d'eau présente dans l'air humide ; l'émetteur du rayonnement infrarouge est porté i cet effet & une température voisine de 4000 a. L'émetteur est, en général, un tnbe placé dans une tranchée, un ensemble réflecteur constitué de plaques réflectrices orientant le rayonnement vers la zone de brouillard à diSSipera Cet ensemble réflecteur peut s'effacer, en se rabattant sur la tranchée, lorsque le ciel est Claire Le chauffage de l'émetteur est assuré par un fluide caloporteur prélevant la chaleur dans une chaudière & fuel ou gaz. Pour assurer une température uniforme du tube, la chaudière fournit une vapeur saturante de liquide convenable qui se condense dans l'émetteur,le condensat étant recueilli dans un tube auxiliaire transférant le liquide à la chaudière ou il se vaporise à nouveau. La mise en route et l'arrêt de la chaudière sont assurés automatiquement par des mesures d'humidité relative de l'air aibiant, ou par télécommande. Pour mieux faire comprendre l'invention, on en décrira ci-après à titre d'exemples, des formes d'exécution en référence au dessin schématique annexé, dans lequel la figure 1 est une coupe transversale d'une installation pour aérodrome la figure 2 donne use coupe transversale d'une installation peur autoroute 3 la figure 3 est une coupe longitudinale fragmentaire dune installation 3 et la figure 4 donc ne coupe du vérin commandant l'ouverture et la fermeture du réflecteur. Une tranchée 1 est faite sur chacun des cotés de la bande d'envol d'un aérodrome (figure 1) ou dans la bande centrale d'une autoroute (figure 2). L'eau de ruissellement est recueillie au fond de la tranchée par un tuyau 2. L'émetteur de rayonnement infrarouge est constitué par un tube 3 en acier rugueux, disposé longitudinalement dans la tranchée et alimenté en vapeur saturante d'un liquide convenable par une chaudière 4. Le liquide vaporisé par la chaudière est avantageusement us liquide organique dont le point d'ébullition est aussi élevé que possible et dont le point de congélation est aussi bas qu possible au voisinage de O C.On indiquera, à titre d'exem- ple , qu'on peut utiliser le mélange eutectique de diphényle et d'oxide de phényle. L'émission de chaleur par le tube 3 y fait condenser la vapeur qui l'alimente et le liquide condensé s'écoule par des conduits convenables 5 dans un tube inférieur 6, calorifugé, qui présente une certaine pente pour assurer, par simple gravité, le retour du condensat à la chaudière 4 par l'intermédiaire du réservoir d'alimentation 7. On remarquera que le chauffage du tube émetteur 3 par l'envoi dans ce tube de vapeur saturante a pour effet d'obtenir pratiquement la même température sur toute la longueur du tube. Un réflecteur parabolique inférieur 8 et un réflecteur supé- rieur plan 9, constitués par exemple par des plaques minces d'alumi- min poli, guident le faisceau infrarouge émis par le tube 3. Le ré- flecteur supérieur 9 est fixé à une structure mobile 10 dont le mouve ment est actionné par n vérin 11 et un contropoids d'équilibrage 12 peut être assseié 9 la structure mobile 10 qui peut s'élever par pivotement (figure 1) ou par translation (figure 2). La figure 4 montre un exemple de vérin 11 utilisable, du type à simple effet, commandé par-le fluide caloporteur qui alimente la chambre de travail du vérin par le tube 13. Lorsque le fluide du tube 13 est chaud et sous pression, il agit sur le piston du vérin 14 qui soulève la structure mobile 10 par une portée 15 en dégageant un verrou 16 retenant le réflecteur en position rabattues Le piston 14 porte avantageusement un pointeau 17 destiné à obturer l'orifice arrivée du tube 13 à l'arrSt, quand la pression effective dans ce tube 13 est pratiquement nulle. Ce pointeau 17 évite ainsi toute entrée éventuelle d'air dans le circuit 3-5-6 du fluide caloporteur. On comprendra que les exemples décrits ci-dessus n'ont aucun caractère limitatif et qu'on pourrait prévoir diverses modifications ou adJonctions sans s'écarter du cadre de l'invention. En particulier la surface émettrice peut être de forme diverse, notamment plane. La manoeuvre du réflecteur supérieur pourrait s'effectuer par d1 autres moyens et la commande du réflecteur et de la marche de la chaudière pourrait se faire, comme on l'a indiqué, soit automatiquement en fonction de mesures de l'humidité relative de l'air, soit par télécommande à partir d'un poste de commande. R E V E N D I C A T I O N S. 1. Procédé pour dissiper les brouillards, consistant à chauffer une surface émettrice de rayonnement infrarouge par envoi à cette surface de vapeur saturante d'un liquide convenablement choisi pour porter la surface émettrice à une température de l'ordre de 40O C, de façon que la plus grande partie du rayonnement calorifique soit utilisée pour vaporiser les gouttelettes d'veau du brouillard à dissiper. 2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel on utilise, comme vapeur saturante, celle d'un liquide organique à point d'ébullition élevé et à point de congélation aussi bas que possible vers 0 C, tandis que le condensat de cette vapeur, résultant de la transmission de sa chaleur à la surface émettrice, est recueilli peur une nouvelle vaporisation alimentant ainsi en cycle fermé un circuit de chauffage pour la surface émettrice. 3. Appareillage pour l'application du procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, comprenant un tube émetteur de rayonnement infrarouge alimenté en vapeur saturante par une chaudière qui reçoit en retour le condensat de la vapeur recueilli par un tube auxiliaire associé au tube émetteur avec lequel il communique. 4. ippareillage selon la revendication 3, dans lequel le tube émetteur est disposé dans une tranchée avec un réflecteur inférieur fixe et un réflecteur supérieur mobile destiné à recouvrir la tranchée en position de repos de l'installation ou à la dégager en position de fonctionnement.