Cristallin artificiel. La présente invention se rapporte à la médecine et notamment à l'ophtalmologie ; elle concerne en particulier un cristallin artificiel. Un des problèmes très importants- que l'on rencontre en ophtalmologie est celui de la correction de la vue après l'opération de la cataracte. Il existe plusieurs procédés pour effectuer une telle correction, par exemple l'emploi de lunettes ou de lentilles de contact. Cependant, en cas de correction à l'aide de lunettes, la vue du malade ne devient pas optimale, tandis que la correction de la vue à l'aide de lentilles de contact n'est pas supportée suffisamment-bien par tous les patients, surtout à l'age avance auquel la cataracte est la plus répandue, dans 80 à 85% des cas environ. C'est pourquoi les savants de nombreux pays ont cherché d'autres solutions à ce problème. Une des solutions envisagées consiste en une correction intra-oculaire ou en l'implantation d'un cristallin artificiel. On connaît des conceptions différentes des cristallins artificiels, conditionnées par le mode de réalisation de l'opération. Ainsi, par exemple, on connaît un cristallin artificiel comportant une lentille pourvue d'éléments de support et de fixation. les deux éléments sont en général identiques et sont constitués par des pattes en forme #de boucles en un matériau rigide, fixées dans la surface latérale de la lentille, et la différence entre eux consiste en ce que l'élément de fixation comporte deux saillies destinées à orienter et à retenir le matériau de suture (voir le certificat d'auteur d'invention d'URSS n0 563 174). Un tel cristallin est destiné à être implanté dans le sac à cristallin. Toutefois, à-l'implantation, le centre et l'axe optique de la lentille peuvent se trouver décalés par rapport au centre de la prunelle et #de l'axe optique de l'oeil, étant donné que les dimensions du sac à cristallin varient avec le sujet et que souvent elles ne coSncident pas avec les dimensions du cristallin artificiel.Il faut avoir en vue le fait qu'une telle conception exige une haute -précision de réalisation des éléments constituants, en particulier une grande précision du positionnement des pattes de l'élément de fixation, puisque leur décalage conduit à une pose incorrecte de la lentille, et par conséquent à son orientation imprécise par rapport au méridien vertical de l'oeil. la pose d'un tel cristallin est effectuée de la manière suivante. Après l'ouverture de la chambre antérieure de l'oeil, on effectue une incision près de la racine de- l'iris, à l'endroit de la fente formée on effectue l'incision de la capsule antérieure du cristallin, et on enlève le noyau et les masses du cristallin. Ensuite on forme dans la capsule antérieure du cristallin un trou, on implante le cristallin artificiel dans le sac à cristallin, puis on coud les pattes de l'élément de fixation aux bords de lri~cision de l'iris. L'inconvénient d'une telle façon de procéder réside dans le fait outil peut se produire une rupture de la capsule antérieure en cas d'accrochage dé l'élément de support au bord du trou de la capsule, et qu'il n'est pas prévu de choix individuel du cristallin artificiel en fonction des dimensions du sac à cristallin du patient. Dans le cadre de l'invention, on s'èst proposé de réaliser et de placer les éléments de support et de fixation du cristallin artificiel par rapport à la lentille de sorte qu'il soit possible : d'assurer une orientation sûre du cristallin par rapport au médicien vertical de l'oeil d'obtenir une co#cideflce- parfaite du cristallin artificiel et du sac à cristallin du patient ; de rendre moins sévères les exigences en ce qui concerne la précision de fabrication et d'assurer la simplicité de la pose de l'élément de support. le problème posé est résolu par le fait que dans un cristallin artificiel comprenant une lentille et des éléments de fixation et de support fixés à ladite lentille sur des côtés diamétralement opposés et servant à assurer la pose du cristallin dans le sac à cristallin du patient, suivant l'invention, l'élément de fixation est une cornière en fil fixée dans la surface latérale de la lentille de sorte que son sommet se trouve sur la ligne passant par le centre de la circonférence de la lentille et par le centre de l'élément de support en fil fixé aussi dans la surface latérale de la lentille, allongé suivant la circonférence de la lentille et réalisé à partir d'un matériau flexible apte à permettre un déplacement dans le sens radial assurant un réglage de la distance entre le centre de la lentille et ltélément de support en fil en fonction des dimensions du sac à cristallin du patient. L'avantage d'une telle conception réside dans le fait que la disposition réciproque du sommet de la cornière, de l'élément de fixation, de l'élément de support et du centre de la lentille assure toujours une orientation correcte par rapport au médidien vertical de l'oeil, c'est-à-dire que le gauchissement propre aux dispositifs connus est exclu. La possibilité de déplacement de l'élément de support dans le sens radial permet; d'une part, de rendre moins sévères les exigences en ce qui concerne la précision de fabrication de cet élément et de rendre plus simple sa pose et d'autre part, il devient ainsi possible d'obtenir une correspondance totale des dimensions du cristallin artificiel et des dimensions du sac à cristallin du patient. Il est avantageux d'écarte + cornière à proximité de son sommet dans le sens transversal à ses cOtés de sorte que le sommet de la cornière soit disposé dans un plan passant par le sommet de la surface sphérique de la lentille, ce qui donne la possibilité d'exclure le gauchissement de la lentille dans son plan vertical En outre, il est le plus avantageux d'écarter la cornière en formant un coude dont une partie est perpendiculaire aux côtés de- la cornière, et dont la seconde partie est perpendiculaire à la première partie du coude et se trouve dans un plan passant par le sommet de la lentille. Au sommet de la cornière il est possible de réaliser un oeillet pour faire passer le matériau de suture. Afin d'assurer une disposition requise de la lentille par rapport au méridien vertical de l'oeil, il faut apporter sur la lentille, suivant une ligne imaginaire passant par le sommet de la cornière et par le centre de l'élément de support, des marques éloignées à une distance de 1/3 de rayon du bord de la lentille. L'invention ressortira mieux de la description des exemples concrets de réalisation du cristallin artificiel qui va suivre et du procédé pour son implantation et en se référant aux dessins annexés dans lesquels La figure 1 représente la vue de face du cristallin artificiel suivant l'invention la figure 2 est une vue de cOté du cristallin artificiel suivant l'invention la figure 3 montre une autre variante de réalisation du cristallin artificiel suivant l'invention la figure 4 représente d'une manière conventionnelle l'oeil d'un patient lors de la mesure du paramètre du sac à cristallin, suivant l'invention la figure 5 représente le cristallin artificiel au cours de la préparation à une implantation, suivant l'invention la figure 6 montre une disposition réciproque~ du cristallin artificiel dans le sac à cristallin de l'oeil du patient et du cent#re de la prunelle après orientation suivant le méridien vertical de l'oeil, conformément à l'invention. La figure 1 montre que le cristallin artificiel désigné dans son ensemble par le chiffre de référence 1 comporte une lentille 2 de n'importe quelle structure connue, par exemple, convexe-concave, comme le montre la figure 2 et des éléments de fixation et de support 3 et 4 respectivement. L'élément de fixation 5 est une cornière réalisée à partir d'un fil 5, engagée par n'importe quel procédé connu dans la surface latérale périphérique 6 de la lentille 2 par ses extrémités 7. Sur le côté diamétralement opposé est disposé l'élément de support 4 qui est une patte en forme de boucle réalisée à partir d'un fil flexible, par exemple, à partir d'un alliage de platine et d'iridium. Les extrémités 8 sont engagées dans la surface latérale de la lentille-de manière analogue à celle de la fixation des extrémités 7 de l'élément de fixation 3. L'élément de fixation en forme de cornière 3 et l'élément de support 4 en forme de patte sont disposés de façon que le sommet 9 de la cornière soit disposé sur une ligne passant par le centre de la lentille 2 et le milieu de l'élément de support 4. La cornière, dans la partie supérieure, est courbée dans le sens transversal du côté du sommet de la lentille 2. Dans ce cas, comme le montre la figure 2, il se forme un coude 10 constitué de deux parties dont l'une est perpendiculaire aux c8tés de l'angle et l'autre est perpendiculaire à la première et se trouve dans un plan passant par le sommet de la surface sphérique de la lentille. Outre cela, les figures 1 et 2 montrent que sur la lentille sont apportées des marques ponctuelles 11 éloignées du bord de la lentille d'une distance égale à 1/3 de son rayon et disposées sur une ligne passant par le sommet de la cornière 3 et le milieu de la patte 4. La figure 3 représente un cristallin artificiel essentiellement analogue à celui qui est montré sur les figures 1 et 2 et de ce fait les chiffres de références sont les mêmes, la seule différence consistant en ce qu'au sommet de la cornière il y a un oeillet 12 destiné à recevoir un matériau de suture. On décrira ci-après l'implantation d'un tel cristallin artificiel On effectue l'implantation d'un cristallin artificiel dans un sac à cristallin de la manière suivante. Après extraction extra-capsulaire de la cataracte à travers une iridotomie basale 13 (figure 4) et une-coupe prééquatoriale 14 de la capsule antérieure dans le sac à cristallin vide on introduit une spatule graduée spéciale 15 dont le bout est approché de son équateur 16 dans la partie inférieure de l'oeil et à travers la cornée on détermine la distance jusqu'au centre de la prunelle 17. L'élément de support du cristallin artificiel en forme de patte en boucle 4 (figure 5) est écarté ou plié pour obtenir une distance jusqu'au centre de la lentille 18 correspondant à la distance séparant l'équateur du sac à cristallin et le centre de la prunelle. Après avoir choisi les dimensions requises du paramètre, on introduit le cristallin artificiel dans le sac à cristallin à travers l'iridotomie basale 13 (figure 6) et la coupe prééquatoriale 14 de la capsule antérieure pour que la patte en forme de boucle 4 atteigne l'équateur 16 du sac à cristallin dans la partie inférieure de l'oeil et la cornière 3 présentant une flexion en forme de coude est cousue aux bord de l'iridotomie basale. Dans la région de la prunelle on réalise un trou dans la capsule antérieure 20 du sac à cristallin à l'aide d'un bistouri à diamant ou à l'aide de ciseaux de Vannas. L'axe 19 du cristallin artificiel est orienté suivant le méridien vertical de-l'oeil, suivant la ligne "sommet de la cornière - marques ponctuelles 11" apportées sur la lentille 2 en fonction de son écart de la position normale (verticale), à la suite de quoi on met en coïncidence le centre 18 de la lentille et le centre 17 de la prunelle. On termine l'implantation par une hermétisation de la coupe opératoire, par une restitution de la chambre antérieure par des solutions équilibrées. On arrose le globe oculaire avec une solution d'atropine. Dans un but prophylactique, on introduit des antibiotiques et deys corticostérordes au-dessous de la conjonctive. A titre d'exemples, on décrira ci-dessous deux exemples d'implantation. Malade A : Age 22 ans, profession conducteur. Il est entré dans une clinique ophtalmique le 27 juin 1978. Diagnostic : cararacte traumatique de l'oeil droit, cicatricule de la cornée, oeil gauche saint, emmétropie. Etat à l'entrée - Oeil droit : l'acuité visuelle est égale à la sensation visuelle à une projection correcte, l'auto-ophtalmoscopie et l'essai à cobalt sont positifs, PO = 13 mm de mercure. Les appendices de L'oeil ne sont pas changés, la conjonctive est "tranquille". Sur la cornée il y a une petite cicatricule passant à travers toutes les couches. La chambre antérieure est moins profonde que celle de l'oeil gauche. L'iris n'est pas modifiés La prunelle est ronde, de largeur moyenne, la réaction à la lumière est vive. Le cristallin est trouble dans toutes les couches dans lesquelles se manifestent les phénomènes de gonflement. L'angle de la chambre antérieure est ouvert, d'une largeur moyenne, la trabécule n'est pas pigmentée. La tonographie électronique :PO = 13 ; C = 0,34 F = 0,595 ; coefficient de Becker = 38,2. Données de l'échobiométrie : la longueur de l'axe avant-arrière de l'oeil est égale à 23,32 mm. La réfraction de la cornée est égale à 44 dioptries. On a fabriqué un cristallin artificiel dont la puissance optique est de 61,9 dioptries (mesures effectuées à l'air). - Oeil gauche : aucune transformation pathologique. L'acuité visuelle est égale à 1,0. L'opération de l'oeil droit a été effectuée le 28 juin 1978. il s'agit d'une implantation intracapsulaire d'un cristallin artificiel suivant la méthode décrite #ci-dessus. Sur la table d'opération on a introduit plusieurs fois dans l'oeil à opérer une solution à 1% d'atropine. Cours clinique de la période postopératoire. Le jour de l'opération il est permis au malade de marcher, de se nourrir normalement et on lui a prescrit le ,traitement suivant : gouttes pour les yeux trois fois par jour: solution à 1% d'atropine, corticostéroides et désinfectants pour l'usage interne comprimés de butadione (Butadioni) 'ee de dimédrol (Dimedroli) à raison de 1 comprimé trois fois par jour. Etat de l'oeil qui a subi l'opération - le jour de ltoEeration : hypérémie de la conjonctive, la coupe cornéenne est bien adaptée par une suture supramidée (dix zéros) ; faible descémétite ; la chambre antérieure est profonde, le liquide est transparent. L'iris est 1'tranquille" la prunelle est de 3 mm de large et ronde ; près du bord supérieur du limbe on voit une iridotomie au bord de laquelle au milieu est cousu un élément de fixation ; le cristallin artificiel se trouve dans le sac à cristallin, sa position par rapport à l'axe du méridien vertical de l'oeil est correcte. - les Jours qui suivent (de 1 à 5 jours après l'opération) l'hypérémie de la conjonctive a presque disparu, les phénomènes de descémétite ont disparu, la prunelle s'est élargie jusqu'à 6,5 mm de diamètre, elle est ronde ; sur le fond du réflexe de l'oeil on voit la lentille entière et les extrémités des éléments de support et de fixation qui sont engagées dans le bord de la lentille, on voit les marques ponctuelles apportées sur la lentille et le trou dans la capsule antérieure de 3,5 mm de diamètre dont les bords sont irréguliers. La- capsule postérieure est disposée à une certaine distance de la surface arrière de la lentille. le corps vitré est transparent. Le fond d'oeil : le disque optique, la tache jaune et la périphérie du fond d'oeil sont sans changements pathologiques. - le iour de l'exeat (3 juillet 1978) : l'acuité visuelle -était égale à 0,4 avec correction - cyl 2,0D, à 0,8. Le 13 septembre t978 on a enlevé la suture cornéenne. L'acuité visuelle était égale à 0,9, avec correction +0,5D, égale à 1,0. L'oeil droit était tranquille, la cicatricule de la cornée était presqu'invisible. La chambre antérieure était profonde, le liquide était transparent. La prunelle était ronde, au centre de 2,5 mm de diamètre, elle réagissait à la lumière. 'les. bords du trou dans la chambre antérieure étaient invisibles. Dans le limbe on voyait l'iridotomie avec l'élément de fixation cousu sur ses bords. L'iridodonèse était absente. Dans la région de la prunelle on voyait la lentille, dont les surfaces avant et arrière étaient propres. La capsule arrière était transparente. Le corps vitré était transparent. Le disque optique, la tache jaune et la périphérie du fond d'oeil étaient inchangés. Gonioscopie : l'angle de la chambre antérieure était large, la trabécule n'était pas pigmentée, les adhérences au coin étaient absentes. Tonographie électronique : PO = 15 ; C = 0,4 F = 1,5 ; coefficient de Becker = 37,5. Le champ visuel était dans les limites de la normale. La vue était binoculaire. Le patient continue de travailler comme conducteur et son mode de vie est normal sans limitation du travail manuel, de la position de la tête et du corps. La durée de la surveil- - lance a été de neuf mois. Patient P : tge 78 ans, écrivain. il est entré dans une clinique ophtalmologique le 15 décembre 1976, avec le diagnostic suivant : cataracte "en pot" non "mare" sur l'oeil droit ; cataracte débutante sur l'oeil gauche. - au jour d'entrée dans la clinique : l'acuité visuelle de 11 oeil droit était égale à la perception de la lumière avec une projection correcte, celle de l'oeil gauche, égale ''0,6à 0,6 une correction n'a pas rendu la vue meilleure. - Oeil droit : les appendices de l'oeil étaient sans changement, la conjonctive était tranquille, la cornée était transparente et brillante ; la chambre antérieure avait une profondeur moyenne, le liquide était transparent ; l'iris était subatrophique ; la prunelle était ronde, son diamètre étant de 2 mm ; les turbidités dans le cristallin se localisaient principalement au-dessous de la capsule arrière. Le fond de l'oeil résistait à une ophtalmoscopie. PO = 14, C = 0,15, F = 0,41, coefficient de Becker = 93. L'auto-ophtalmoscopie et l'essai au cobalt étaient positifs. Gonioscopie : l'angle de la chambre antérieure était d'une largeur moyenne. La trabécule était modérément pigmentée. La réfraction de la cornée était égale à 44,5 dioptries. L'échobiométrie, c'est-à-dire la longueur de l'axe avant-arrière de l'oeil entait égale à 24,1 mm. On a fabriqué un cristallin-artificiel spécial d'une puissance optique (à l'air) de 61 dioptries. - Oeil gauche : les changements dans le cristallin au-dessous de la capsule arrière étaient peu importants. L'opération de l'oeil droit a été effectuée le 16 décembre 1976. On a réalisé une implantation intracapsulaire du cristallin artificiel en utilisant le mode opératoire décrit ci-dessus. Au cours de l'opération et durant la période postopératoire il n'y a pas eu de complications. Période qostoEératoire : Dès le jour de l'opération il-a été permis au malade de marcher et de se nourrir normalement. On lui a prescrit le traitement suivant : gouttes pour les yeux 3 fois par jour, çorticostéroldes, désinfectants et gouttes de vitamine. Pour l'usage interne on a prescrit des comprimés à prendre trois fois par jour : Butadioni - 0,15 g et Dimedroli - 0,05g. Entant donné qu'au premier jour postopératoire on a constaté un syndrome hypertonique, on a prescrit au malade. le Diacarbi à raison de 0,25 g deux fois par jour pendant deux jours, après quoi la pression intra-oculaire est devenue normale et ne s'est plus élevée. Etat de l'oeil à oEérer au iour de l'opération 1l'opération la conjonctive était en état d'hypérémie, l'épithélium de la cornée était oedémateux, on observait une descémétite. L'oedème de l'épithélium de la cornée a disparu 3 jours après, la discémétite, 4 jours après (jour d'exeat). La coupe cornéenne s'est bien adaptée par une suture supramidée continue (dix zéros). La chambre antérieure était profonde ; dans cette chambre l'effet de Tyndall s'est annulé progressivement en l'espace de 4 jours. La prunelle était de 3,5 mm, on voyait l'iridotomie près du bord supérieur du limbe avec l'élément de fixation cousu. Dans la région de la prunelle dans la coupe optique on voyait la lentille du cristallin, ses surfaces étaient propres. Bes jours gui ont suivi (de 1 à 4 jours après l'opération) L'hypérémie de la conjonctive a presque disparu, l'oedème de l'épithélium de la cornée a aussi disparu, les effets de descémétite se sont presqutannulés. La prunelle était ronde au centre et avait un diamètre de 3,5 mm, il n'y avait pas dtiridodonèse, les bords du trou de la capsule antérieure étaient visibles à certains endroits près du bord de la prunelle. La capsule postérieure était transparente. Le corps vitré était transparent. Le disque optique, la tache jaune et la périphérie du fond d'oeil étaient sans changement. le jour de l'exeat, le 20 décembre 1976, l'acuité visuelle de l'oeil droit était de 0,4 avec correction cyl 5,0D, ax 1800. Lors du réexamen qui a eu lieu le 14 février 1977 on a constaté une acuité visuelle de l'oeil droit égale à 0,2 avec correction de 3,oD = 0,9 le 1er aodt 1977, l'acuité visuelle de l'oeil droit était égale à 0,5 avec correction de 0,75 cyl - 2,0D ax 950 = 1,25. Au cours de l'examen le ler aott 1977 on a constaté que l'oeil droit était -tranquille, la cicatricule dans la partie cornéenne du limbe était presqu'invisible. La cornée était transparente et brillante. La chambre antérieure était profonde, le liquide était transparent. L'iris était subatrophique. La prunelle était ronde au centre et de 2 mm de diamètre. Dans le limbe on voyait (seulement en cas de ~relèvement de la paupière supérieure) l'iridotomie avec élément de fixation cousu. Dans la région de la prunelle on voyait la lentille du cristallin ; ses surfaces étaients propres. La capsule arrière était transparente à une certaine distance de la surface arrière de la lentille. Le corps vitré était transparent. Le fond d#e l'oeil, le-disque optique, la tache jaune et la périphérie du fond d'oeil étaient sans changements pathologiques. Gonioscopie : l'angle de la chambre antérieure était large, la trabécule était modérément pigmentée, il n'y avait pas d'adhérences au coin. Tonographie électronique : PO = 16 ; C = 0,3 F = 1,42 ; Po/c = 53. Le champ vis-uel était dans les limites de le norme. - Oeil gauche : l'acuité visuelle s'était abaissée à 0 2, elle ne pouvait pas être corrigée du fait de l'augmentation de turbidité du cristallin. Le patient continue ses activités comme écrivain, fait du ski, fréquente régulièrement la piscine. La durée de surveillance est de 2 ans et 3 mois. REVEEDICATIONS 1. Cristallin artificiel comportant une lentille et des éléments de support et de fixation fixés à ladite lentille sur des côtés diamétralement opposés et servant à la pose du cristallin dans le sac à cristallin d'un-patient, caractérisé en ce que l'élément de fixation est une cornière en fil fixée dans la surface latérale de la lentille de sorte que son sommet se trouve sur une ligne passant par le centre de la circonférence de la lentille et le centre de l'élément de support en fil, fixé également dans lå surface latérale de la lentille, étiré suivant la longueur de la circonférence de la lentille et réalisé à partir d'un matériau flexible pour le déplacement dans la direction axiale assurant un réglage de la distance entre le centre de la lentille et l'élément de support en fil, en fonction des dimensions du sac a cristallin de l'oeil du patient. 2. Cristallin artificiel suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la cornière, à proximité de son sommet, est écartée dans la direction transversale par rapport à ses côtés afin que le sommet de la cornière soit disposé dans un plan passant par le sommet de la surface sphérique de la lentille. 3. Cristallin artificiel suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la cornière, à proximité de son sommet, est écartée en formant un coude dont une partie est perpendiculaire aux c8tés de la cornière, et la deuxième partie est perpendiculaire à la première partie du coude et se trouve dans un plan passant par le sommet de la lentille. 4. Cristallin artificiel suivant l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce qu'au sommet de la cornière il y a un oeillet pour le passage du matériau de suture. 5. Cristallin artificiel suivant l'une quelconque des revendications 1, 2, 3 ou 4, caractérisé en ce que sur la lentille, suivant une ligne imaginaire passant par le sommet de la cornière et le milieu de l'élément de support, sont apportées des marq#ues éloignées du bord de la lentille à une distance de 1/3 de rayon de celle-ci.