i 2511877 PROCEDE ET APPAREIL DE STIMULATION DE PROCESSUS BIOLOGIQUES SE RAPPORTANT A L'ACTIVITE CELLULAIRE, EN PARTICULIER POUR FAVORISER LA CICATRISATION DE LESIONS SUR LA SURFACE DU CORPS, NOTAMMENT DES BLESSURES, DES ULCERES ET DIFFERENTES PLAIES EPITHELIALES. La présente invention concerne un procédé et un appareil pour la stimulation de processus biologiques se rapportant à l'activité cellulaire, en particulier pour favoriser la cicatrisation de lésions sur la sur- face du corps, notamment des blessures, des ulcères et différentes plaiel épithéliales, sur la base de l'utilisation de l'effet biostimulant de la lumière. L'irradiation d'une surface vivante avec une lumière laser a, comme cela est bien connu, un effet biostimulant Des expériences ont été faites dans ce domaine depuis 1967 sous l'autorité du Professeur Endre Mester et les hypothèses initialement modestes se sont largement confirmées depuis ce temps L'effet de guérison par traitement avec un rayonnement laser a déjà fait l'objet de très nombreux articles. Un résumé d'expériences a été fait, entre autres publications, par exemple, dans l'article du Professeur Endre Mester: "Laser Application in Promoting of Wound-Healing", publié dans l'Edition de 1980, du Document "Laser in Medicine" (Edité par H K Koebner, Wiley Interscience Publ 1980). Un autre article du Professeur Endre Mester: "Der Laser" peut également être considéré comme un résumé de ses expériences (Edité par K Dinstl et P.L Fischer, Springer-Verlag, 1981). Il est à noter que, à la différence du rayonnement laser, aucun autre traitement effectué avec une lumière naturelle ou artificielle n'a fait ressortir un effet biostimulant. L'effet de guérison durayonnement laser est mis en évidence princi- palement pour la cicatrisation de blessures et d'ulcères réfractaires. Il est bien connu que des ulcères variqueux se développent assez fréquem- ment chez des personnes âgées souffrant de troubles cardiovasculaires. 2 25 11877 Des esquarres réfractaires ont également tendance à se développer par suite d'un alitement prolongé. Au cours du traitement avec un rayonnement laser, ce dernier est dirigé sur la blessure à l'aide d'un prisme, d'un miroir ou d'une fibre optique, et la totalité de la surface de la blessure est balayée par le faisceau dévié en conséquence L'intensité spécifique du faisceau est comprise entre 20 et 150 m W/cm 2, et la densité d'énergie maximale est réglée à une valeur d'environ 4 J/cm 2 Le traitement est habituellement répétitif et il est effectué généralement deux fois par semaine, le temps moyen de guérison étant estimé à environ 10 à 12 semaines. Il existe un grand nombre de théories mutuellement contradictoires qui tentent d'expliquer l'effet biostimulant durayonnementlaser mais cependant, aucune d'elles ne peuvent trouver une explication scienti- fiquement acceptable. Sur la base des résultats publiés, lerayonnement laserauraitunlarge domaine d'applications mais, cependant, des expériences pratiques ont montré qu'il ne pouvait généralement pas être utilisé à un degré o son efficacité le desservirait. Il existe plusieurs raisons qui atténuent l'acceptation à grande échelle de ce traitement, l'une desdites raisons pouvant être que la conception de lasers opérant de façon continue et produisant la puissance et le diamètre de faisceau nécessaires est assez compliquée et, en-dehors de l'environnement technique compliqué, il faut également faire intervenir des spécialistes au cours de leur utilisation. L'invention a pour but de fournir un procédé et un appareil qui permettent d'obtenir un effet biostimulant, au moins équivalent à celui du rayonnement laser, sans rencontrer les difficultés techniques associées à la génération du rayonnement laser. Pour résoudre ce problème, on a considéré comme point de départ que, dans l'état physiologique, la bicouchelipicdique dela membrane cellulaire se trouve dans une phase semblable à celle des cristaux liquides. On sait que, par interaction entre une lumière polarisée et des cristaux liquides, il est possible que de la lumière polarisée au-dessus d'un seuil d'une certaine intensité puisse provoquer un changement d'état dans des cristaux liquides On a supposé que de la lumière polarisée présentant certaines propriétés peut réorganiserlestêtes polaires de bicouchelipidique de la membrane cellulaire, ou bien qu'elle peut amorcer un tel processus de réorganisation. 3 25 11877 On a également envisagé qu'une telle réorganisation interne apporte une modification notable aux processus cellulaires se rapportant à et se déroulant au travers de la membrane cellulaire. L'essence de l'invention consiste dans la reconnaissance du fait que l'effet biostimulant est imputable, en premier lieu, à l'application d'une lumière polarisée à la place d'un rayonnement laseret que celle-ci a un tel effet seulement parce qu'elle représente une forme de lumière polarisée En conséquence, la lumière normale non-cohérente peut égale- ment déclencher un effet biostimulant, à condition qu'elle soit polarisée linéairement. Conformément à la présente invention, il est prévu un procédé de stimulation de processus biologiques se rapportant à l'activité cellulaire, en particulier pour promouvoir la cicatrisation de lésions sur la surfacé du corps, notamment des blessures, des ulcères, et différentes plaies épi- théliales, pendant laquelle la zone pathologique est irradiée avec une lumière d'une intensité donnée, le perfectionnement consistant en ce que l'irradiation est assurée par une lumière polarisée linéairement et contenant des composantes non-cohérentes de longueurs d'ondes dépas- sant 300 nm. Conformément à un mode préféré de réalisation, l'intensité de la lumière d'irradiation est réglée entre 20 et 150 m W/cm 2. Il est avantageux pour le processus de guérison que l'irradiation soit effectuée dans des périodes intermittentes et que la densité d'énergie de la lumière pendant le traitement ne dépasse pas 5 J/cm 2 - Avec une telle énergie, le processus de réorganisation de la membrane peut atteindre une saturation, et l'application d'énergies supérieures pourrait ne pas apporter d'autres avantages. Le faisceau lumineux utilisé pour le traitement doit comprendre des rayons essentiellement parallèles de distribution spectrale continue ou quasi-continue au moins dans la gamme de longueurs d'ondes comprises entre 400 et 700 nm, et le faisceau doit arriver essentiellement norma- lement sur la surface à traiter. Si la section du faisceau lumineux est inférieure à la zone de la surface pathologique du corps à traiter, il est judicieux d'effectuer l'irradiation en faisant déplacer le faisceau lumineux et la zone à traiter l'un par rapport à l'autre, de manière que la région circonfé- rentielle de la zone à traiter soit irradiée en premier, une approche étant faite ensuite en direction de la région centrale suivant un trajet 4 2511877 circulaire Il est préférable que le faisceau ait une section d'au moins 3 cm 2 et que le traitement soit effectué à une température ambiante nor- male. Conformément à l'invention, il est également prévu un appareil pour la stimulation-de processus biologiques se rapportant à l'activité cellulaire, en particulier pour promouvoirlacicatrisationdelésions sur-la surface du corps, notamment des blessures, des ulcères et différentes plaies épithéliales, cet appareil comprenant une source lumineuse et étant caractérisé en ce que cette source lumineuse comprend une lampe émettant une lumière non-cohérente contenant des composantes spectrales dépassant 300 nm, un système de déviation de lumière placé dans le trajet des faisceaux lumineux pour les projeter dans une direction donnée de traitement, un polariseur inséré dans ledit trajet pour produire des faisceaux de lumière polarisée se rapprochant de la surface à traiter. Dans un mode préféré de réalisation, un filtre d'ultraviolets et, dans des cas donnés, un filtre d'infrarouges sont insérés dans le trajet des faisceaux. Dans un autre mode préféré de réalisation, une surface réfléchis- sante est placée en arrière de la lampe de manière à réfléchir vers l'avant les faisceaux lumineux projetés vers l'arrière La surface réfléchissante peut être formée par un miroir froid, qui a de préférence une forme sphérique ou bien la forme d'un parabololde de révolution. La source lumineuse peut être une lampe à incandescence normale ou, de préférence, une lampe à halogène-métal. Le polariseur peut comprendre un filtre polarisant, un polariseur spéculaire, un prisme de Nicol, ou tout autre moyen capable de produire des faisceaux de lumière polarisée. L'appareil conforme à l'invention est de préférence monté dans un carter tubulaire, dont la longueur est suffisante pour supprimer la divergence de faisceaux de lumière directe présentant des angles de divergence dépassant 150. Un ventilateur est monté en arrière de la surface réfléchissante pour assurer un refroidissement suffisant. Dans un mode préféré de réalisation, le système de déviation de lumière comprend des lentilles La lentille, lorsqu'elle est montée en avant de la surface réfléchissante et lorsqu'elle est pourvue de dif- férentes matières de revêtement sur chaque côté pour éliminer par filtrage les composantes de longueurs d'ondes correspondant à l'ultraviolet et à 11877 l'infrarouge, peut offrir des propriétés avantageuses du point de vue de la direction de la lumière Dans un autre mode de réalisation, la surface réfléchissante a la forme d'un paraboloide de révolution et la lampe est placée en son foyer, une plaque en verre comprimée étant disposée en avant de la lampe et étant fixée sur la surface réfléchissante, en étant cons- tituée par une surface annulaire sphérique spéculaire. Dans un autre mode de réalisation, la lampe et la surface réflé- chissante sont disposées dans une partie extrême d'une enceinte tubulaire, et un polariseur spéculaire est placé dans la zone extrême opposée de ladite enceinte Le plan du polariseur spéculaire est incliné par rapport à l'axe optique du faisceau lumineux dirigé qui se propage dans l'enceinte, l'angle d'incidence des faisceaux sur ce plan étant égal à l'angle de Brewster Il est prévu de préférence une autre enceinte à côté de la première, des trous étant ménagés dans les parois latérales adjacentes pour permettre le passage de faisceaux lumineux réfléchis par le pola- riseur spéculaire; il est en outre prévu dans la seconde enceinte un autre miroir placé sur le trajet des faisceaux lumineux réfléchis de manière à les diriger parallèlement à l'axe optique. Il est préférable que la seconde enceinte de ce mode de réalisation soit placée étroitement à côté et parallèlement à la première enceinte, et que l'angle défini entre le miroir réfléchissant et le polariseur spé- culaire soit égal au double de l'angle complémentaire de l'angle de Brewster. Pour augmenter l'efficacité de polarisation, il est préférable que le polariseur spéculaire comporte plusieurs plaques plano-parallèl es, formées de préférence de verre transparent. L'effet stimulant du traitement par lumière polarisée surla cicatrisat de blessures, comme cela est proposé par la présente invention, peut être démontré efficacement par une description des expériences faites ces der- nières années par application de ce traitement à la guérison de plaies chroniques. A la suite de ce traitement, les plaies chroniques ont commencé àc catriser, elles se sont d'abord bien vidées, puis la suppuration a diminué et, ultérieurement, elle a complètement cessé Des extrémités de vaisseaux sanguins sont apparues au fond des plaies, puis une épithalisation a commencé sur les lésions Le processus de cicatrisation s'est poursuivi par le fond des plaies, puis la cicatrisation s'esteffectuée dans certains cas après formation d'une croûte. Sur la base d'examerscytologiques de frottis qui ont été prélevés à partir de la suppuration de plaies avant et après chaque traitement, on peut résumer comme suit les effets d'irradiation avec une lumière polarisée. L'irradiation a augmenté la proportion des leucocytes sains qui se prêtent, soit à une phagocytose, soit à une nécrose. Non seulement le nombre des leucocytes se prêtant à une phagocytose a augmenté sensiblement mais, également, on a enregistré une augmentation de l'intensité de phagocytose Cette augmentation d'intensité s'est manifestéeà la fois par le nombre fortement augmenté des bactéries absorbées par les leucocytes respectifs et par le plus fort pourcentage des leucocytes sains et aptes à la phagocytose. Au bout d'un petit nombre de traitements, les cellules participant à la protection immunologique, à savoir les cellules eosinophiles, les lymphocytes et les monocytes, sont apparus dans les frottis. A la fois la quantité et la qualité de granules dans le cytoplasme des cellules varient considérablement sous l'influence du traitement, comme cela a été démontré par l'apparition de gros granules clairement visibles observable La quantité de fibres de fibrine initialement non/ou difficilement observables dans le frottis s'est multipliée sous l'effet du traitement et les fibres de fibrine initialement minces et ayant tendance à la désintégration ont augmenté à la fois en longueur et en épaisseur et elles se sont souvent groupées en faisceaux. En réponse au traitement, la composition des immunoprotéines dans la suppuration a changé, ce qui pourrait également prouver l'amorçage et l'activation d'une protection humorale Une irradiation avec de la lumière polarisée a facilité le grossissement quantitatif des immuno- protéines, évidemment à des degrés différents dans le cas de fractions différentes Le plus fort durcissement moyen a été observé dans l'immuno- globuline M, le grossissement atteignant environ + 85 % par comparaison à la valeur moyenne de pré-traitement, tandis que la plus faible augmenta- tion, d'environ 21 %, a été enregistrée pour la fraction d'immunoglobu- lines A. Les effets biologiques décrits ci-dessus sont en relation étroite avec la transition de phase associée au changement de conformation des têtes polaires dans la bicouche lipidique de la membrane cellulaire, c'est-à-dire à l'effet exercé par la lumière polarisée sur la bicouche li- pidique Cela peut s'expliquer par l'hypothèse que les structures antigènes 11877 existant au voisinage des cellules immunisées peuvent provoquer une réac- tion d'immunisation sous l'effet de la lumière polarisée par déclenchement d'une réponse non-spécifique, ou par augmentation de la sensibilité des cellules immunisées, ce qui peut, entre autres, contribuer à la cicatrisatio' de plaies. Si la lumière polarisée change la structure de membrane des lympho- cytes, il en résulte alors, d'une part, une intensification de l'activité des récepteurs des lymphocytes et, d'autre part, une modification de la structure de membrane qui peut directement activer le monophosphate d'adénosine cyclique, qui peut déclencher le processus de régénération d'énergie dans la cellule Ces deux effets peuvent engendrer une réaction immunologique locale. Au cours de la réaction immunologique déclenchée, il se produit une libération de lymphocines qui sont capables d'amorcer une réaction immuno- logique en chalne Cette réaction en chaine fait intervenir le déclenche- ment du facteur FIM (Facteur d'Inhibition de Migration) empêchant la migration de macrophages, du facteur FCM (Facteur Chémotactique Monocyte) le facteur FQN (Facteur Chémotactique Neutrophile) et le facteur FCE (Facteur Chémotactique Eosinophile), et ces facteurs provoquent ensemble l'attraction des monocytes, des granulocytes neutrophiles et des cellules éosinophiles vers la zone affectée. En conséquence, les cellules précitées se propagent en direction de cette zone particulière. En tenant compte des changements se produisant dans la structure de membrane, la quantité de facteur FRP (Facteur de Réaction de Peau) augmente et il en résulte une augmentation de la perméabilité des vaisseaux sanguins, ce qui facilite la circulation et, par conséquent, le transport des cel- lules protectrices dans le courant sanguin jusqu'à la zone affectée par la plaie. Les événements décrits ci-dessus facilitent la réponse immunologique cellulaire (avec des lymphocytes T, et des cellules destructrices), ainsi que la réponse immunologique humorale à l'aide des cellules d'appoint T. Le transport au travers de la membrane cellulaire est également facilité par le fait que la configuration initialement irrégulière des particules dans l'interstice prend un agencement régulier sous l'effet d'un champ électrique induit par la lumière polarisée Le processus de réorganisation en réponse à un champ électrique a été décrit, par exemple, dans l'article de H P Schwan et L D Sher "Alternating Current Field-Induced Forces and Their Biological Implications" (J Electrochem Society, Janvier 1969, pages 22 c-25 c). Sur la base des effets décrits ci-dessus, on peut affirmer que l'application d'une lumière polarisée conformément à la présente invention exerce un effet stimulant d'une façon générale sur des processus biologiques se rapportant à l'activité cellulaire par contrôle du comportement de la membrane cellulaire. D'autres buts et avantages de la présente invention apparaîtront à 1 C la lecture de la description suivante et des figures jointes, données à titre illustratif mais non limitatif. La Figure 1 est une vue en élévation et en coupe simplifiée du premier mode de réalisation de l'appareil conforme à l'invention. La Figure 2 est une vue en élévation et en coupe schématique d'un second mode de réalisation. La Figure 3 est une vue semblable à la Figure 2, la direction des faisceaux lumineux étant inversée. La Figure 4 est une vue semblable d'un autre mode de réalisation dans lequel on utilise comme polariseur un prisme de Nicol. La Figure 5 est une vue en élévation et en coupe détaillée de l'ensemble de l'appareil représenté sur la Figure 1. La Figure 6 donne des caractéristiques typiques de transmission de filtres d'ultraviolets et d'infrarouges. La Figure 7 donne des caractéristiques de transmission de différents types de filtres polaires. Les Figures 8 à 16 a, b et c (lorsque cela est applicable) donnent différentes vues photomicrographiques de frottis prélevés sur des suppuratiôns de plaies, pour mettre en évidence l'état cytologique respectivement avant et après le traitement. Les Figures 17 a et- 17 b représentent des modèles utilisés pour la mesure de fractions d'immunoprotéines dans des échantillons, prélevés respectivement avant et après le traitement; et les Figures 18 à 20 donnent différents diagrammes mettant en évidence les dimensions verticales et horizontales de plaies pendant le processus de guérison. 9 25 11877 Conformément à-la présente invention, on a découvert que l'applica- tion d'une lumière polarisée d'une intensité suffisante rentrant dans une gamme de longueurs d'ondes prédéterminées peut produire un effet biosti- mulant Bien qu'il existe de nombreux moyens connus pour produire une lumière polarisée, on a considéré dans la suite de la description des exemples de réalisation de sources de lumière polarisée qui ont été utilisées pour stimuler la guérison de plaies. La Figure 1 montre l'agencement schématique d'un premier mode de réalisation de l'appareil servant à produire une lumière polarisée et qui peut être parfaitement utilisé pour le traitement de guérison de plaies La source lumineuse constituée par une lampe 10 est associée à une surface réfléchissante 11 agencée pour diriger la lumière orientée vers l'arrière dans une direction orientée axialement vers l'avant. Si la lampe 10 est constituée par une source ponctuelle ou pratiquement ponctuelle et si la surface réfléchissante 11 a la forme d'un parabololde de révolution, la majorité des faisceaux lumineux se propagent paral- lèlement à l'axe optique Dans ce cas, la lampe 10 doit être placée au foyer de la surface réfléchissante 11. L'élément suivant intervenant dans la direction axiale après la lampe 10 est un filtre d'infrarouges 12 qui a pour fonction de supprimer les composantes infrarouges émises par la lampe 10 Le filtrage ou la suppression des composantes infrarouges réfléchies vers l'avant est la plus efficace si la surface réfléchissante 11 est agencée sous la forme d'un miroir qui réfléchit complètement les composantes visibles, tout en ayant un facteur de réflexion dans la gamme d'infrarouges qui est aussi petit qu'environ 20 %, ce qui permet le passage d'environ 80 % des faisceaux d'infrarouges dirigés vers l'arrière Le filtre d'infrarouges 12 peut être constitué par des types connus utilisés couramment en photo- graphie, par exemple le filtre d'infrarouges de type KG-4, fabriqué par la Société "Spezial-Glas Gmb H" (R F A). On a représenté sur la Figure 6 (courbe IRF), une courbe caracté- ristique donnant la transmission en fonction de la longueur d'onde pour un filtre de ce type L'utilisation du filtre d'infrarouges 12 est consi- dérée comme essentielle du fait que la sollicitation thermique de la surface traitée peut provoquer des effets indésirables (sans la suppres- sion des composantes d'infrarouges) La densité du flux lumineux de la lumière en prédominance visible arrivant sur la surface du corps à traiter doit être comprise entre environ 20 et 150 m W/cm 2. Sur la Figure 1, on a représenté schématiquement un système de dé- viation de lumière 13 La fonction du système de déviation de lumière 13 est de projeter la lumière de la lampe 10 parallèlement à l'axe optique, en assurant la distribution spatiale la plus uniforme possible Le système de déviation 13 peut être formée de lentilles optiques traditionnelles, mais la lampe 10, associée à la surface réfléchissante 11, peut également être considérée comme un mode de réalisation du système de déviation 13, à condition qu'elles puissent produire ensemble les faisceaux lumineux axiaux nécessaires L'appareil comporte une enceinte tubulaire 14 et, par augmentation de sa longueur, il est possible de supprimer les faisceauxse propageant non-parallèlement à l'axe optique En conséquence, il n'est pas essentiel que le système de déviation de lumière 13 soit constitué de lentilles Il est évident que la faible valeur de l'intensité lumineuse et que la réflexion de lumière relativement importante constituent un inconvénient des modes de réalisation utilisant des lentilles et que, du fait de la plus forte absorption, on doit choisir des lampes plus puissantes pour obtenir à la sortie un faisceau lumineux prédéterminé. Cependant, d'autre part, on doit choisir la puissance de la lampe aussi faible que possible afin de réduire au minimum les problèmes de refroi- dissement. Il est bien connu dans ce domaine que le corps humain est sensible à une lumière ultraviolette Cette sensibilité est encore plus intense dans le cas de tissus malades et de surfaces de plaies et, en conséquence, la lumière émise ne doit pas contenir des composantes ultraviolettes. Les rayons ultraviolets sont efficacement éliminés par le filtre 15. Bien que la gamme d'ultraviolets du spectre soit filtrée par les lentilles en verre, l'utilisation d'un filtre d'ultraviolets 15 séparé est également judicieuse en association avec des lentilles en verre Une absorption poussée de la gamme d'ultraviolets du spectre devient particulièrement importante dans des modes de réalisation opérant sans lentilles. Sur la Figure 6, on a représenté en UVF une courbe donnant la caractéristique de transmission d'un filtre d'ultraviolets couramment employé en photographie L'absorption de la lumière ultraviolette est plus efficace si le filtre d'ultraviolets 15 est constitué par un filtre de jaune, également couramment employé en photographie Il en résulte une diminution de la lumière visible sortante, principalement dans la gamme des courtes longueurs d'ondes La courbe YF de la Figure 6 donne des caractéristiques de transmission d'un filtre jaune typique. 11877 Une lumière polarisée linéairement est produite à l'aide d'un filtre polarisant 16 placé dans le trajet d'un faisceau lumineux Le filtre polarisant 16 peut être constitué d'un filtre à plaque polaroide couramment utilisé en photographie Un tel filtre est constitué par exemple par le filtre polarisant type 4 K, fabriqué par la Société "Spindler-Hoyer Gmb H (R.F A) La courbe PF de la Figure 7 met en évidence la caractéristique de transmission d'un tel filtre polarisant La dépendance de l'absorption polaire par rapport à la longueur d'onde peut être déterminée sur la base de la caractéristique de passage parzéro Pour obtenirune tellecarac- téristique, on place l'un derrière l'autre deux filtres polarisants ayant des directions de polarisation croisées et, par suite de cet agencement, les faisceaux lumineux polarisés en sens croisés s'éteinnant mutuellement l'un l'autre Une telle caractéristique de séparation a été mise en évidence par la courbe CR du diagramme de la Figure 7. On peut observer que, dans la gamme d'infrarouges, au-dessus d'une lon- gueur d'onde d'environ 800 nm, le phénomène d'extinction de faisceau cesse, ce qui indique que des filtres de ce genre ne polarisent pas la fraction d'infrarouge du spectre. La Figure 2 représente un autre mode de réalisation conforme à l'invention Dans ce mode de réalisation, la lampe 10, la surface réfléchissante 11 et la lentille 17 produisent des faisceaux lumineux parallèles à l'axe optique. La lentille 17 se compose de deux parties, à savoir le corps de lentille 20 et le revêtement 21 Le corps de lentille peut être formé d'une matière vitreuse, produisant une absorption du rayonnement infrarouge auquel cas le revêtement 21 doit être un filtre d'ultraviolets. Les fonctions du corps de lentille 20 et du revêtement 21 peuvent éga- lement être permutées, auquel cas le corps de lentille assure une absorption du rayonnement ultraviolet le revêtement est formé d'une matière absorbant le rayonnement infrarouge. Les faisceaux lumineux se propageant dans une direction axiale dans l'enceinte tubulaire 14 sont transformés en une lumière polarisée à l'aide de miroirs, comme indiqué sur la Figure 2 Un polariseur spéculaire 22 est monté dans l'enceinte 14 dans une position éloignée de la lampe 10 et dans un plan incliné, l'angle d'incidence des faisceaux axiaux sur ce plan étant de 55 De la lumière est réfléchie en oblique par le pola- riseur spéculaire 22, dans la direction représentée par une ligne en traits mixtes sur la Figure, et elle arrive sur un autre miroir 23 disposé parallèlement au polariseur spéculaire 22. 12 25 11877 Le miroir 23 est monté dans un carter 24, fixé sur l'enceinte 14 Les faisceaux lumineux réfléchis passent par des trous respectifs 25 et 26 ménages dans les parois latérales adjacentes de l'enceinte 14 et du carter 24 Le miroir 23 réfléchit les faisceaux lumineux dans une direction axiale Le carter 24 est fermé par une plaque de verre 27, qui assure à la fois une protection des parties internes contre les poussières et un filtrage d'ultraviolets On sait que des miroirs disposés suivant un angle approprié par rapport à la lumière incidente peuvent produire une lumière polarisée non seulement dans le domaine visible mais, également, dans le domaine infrarouge. On va maintenant se référer à la Figure 3, qui représente un mode de réalisation semblable à celui de la Figure 2 La lampe 10 est associée à une surface réfléchissante sphérique 11 en avant de laquelle est placé un condenseur 28 La surface réfléchissante 11 est formée par un miroir 3 et, en conséquence, une partie des rayons infrarouges est projetée vers l'arrière dans une direction opposée à celle des rayons de - rayonnement visible dans un espace placé en arrière de la lampe 10. Dans cet espace, il est prévu un-ventilateur 29 assurant un refroidis- sement à la fois de la lampe 10 et de l'enceinte tubulaire 14. L'air de refroidissement sort par des orifices d'évent 30. Le mode de réalisation de la Figure 3 diffère de celui de la Fig 2 également en ce qui concerne l'agencement de la source lumineuse sur le côté droit de l'enceinte 14 et les directions opposées des faisceaux de lumière émise et de lumière sortant de l'équipement Dans ce mode de réalisation, le polariseur est formé par une pluralité de plaques plano- parallèles, formées d'un verre transparent courant, lesdites plaques étant parallèles entre elles et étant inclinées par rapport à la direction de la lumière incidente L'angle d'incidence de la lumière est égal à l'angle de Brewster connu, qui est de 570, et la lumière réfléchie par les couches comprend des composantes polarisées dans un plan Le nombre-des surfaces réfléchissantes des couches plano-parallèles 31 est le double du nombre de plaques Environ 35 % de la lumière inci- dente est réfléchie si l'ensemble se compose de quatre plaques. Immédiatement en dessous de l'enceinte 14, il est prévu un second carter 32 de plus petites dimensions qui est incorporé à celle-ci. La paroi commune de l'enceinte 14 et du carter 32 définit un trou 33 ayant une dimension permettant le passage de tous les faisceaux lumineux réfléchis par chaque plaque polarisante. 1 1877 Un miroir incliné 34 est placé dans le trajet des faisceaux lumineux réfléchis passant par le trou 33 de manière que l'angle d'incidence des faisceaux lumineux réfléchis soit également de 57 Le miroir 34 réfléchit les faisceaux de lumière incidente suivant un trajet parallèle auxfaisceaux émis par la lampe 10 mais dans la direction opposée. Ces faisceaux de lumière réfléchie 35 passent au travers du carter 32 et sortent à son extrémité de droite Cette extrémité du carter est fermée par une plaque 36, formée d'un filtre d'ultraviolets La caractéristique de transmission d'un polariseur de ce type a été représentée sur la Fig 7 (courbe PR) On peut voir que de tels polariseurs produisent une lumière polarisée également dans le domaine d'infrarouges, ce qui évite d'utiliser un filtre d'infrarouges Du fait du plus large domaine spectral polarisé, la lumière polarisée peut atteindre l'intensité nécessaire en faisant intervenir une moins grande puissance de lampe que dans les structures comportant un filtre d'infrarouges Cette diminution de puissance se traduit par une moins grande quantité de chaleur produite, ce qui rend inutile l'utilisation d'un système de refroidissement forcé. Dans l'agencement représenté sur la Figure 3, le trajet suivi par la lumière a une longueur approximativement égale au double de la longueur totale de construction de l'équipement, du fait de l'inversion des faisceaux lumineux Cette augmentation de longueur réduit la divergence des faisceaux lumineux sortant 35, du fait que les faisceaux divergents sont maintenus dans le contour de l'enceinte tubulaire Il est recommandé de pourvoir la surface interne de l'enceinte d'un revêtement noir absor- bant la lumière Un autre avantage consiste dans le fait que la section de l'enceinte 14 contenant la lampe 10 est plus grande que celle du carter 32 et qu'il est possible d'utiliser par conséquent une plus grande lampe pour une section donnée du faisceau sortant, ce qui est préférable du point de vue thermique Le ventilateur 29 n'est pas essen- tiel mais il est recommandé, en particulier dans le cas de grandes puissances de sortie. En cours de traitement, il est souvent nécessaire de changer la direction des faisceaux lumineux Cette fonction est remplie par un support 37 fixé sur l'enceinte 14 ou 32 en étant bloqué sur une console, non représentée sur les dessins La console comprend des mécanismes connus de fixation et de commande qui permettent les réglages nécessaires de position et d'orientation des faisceaux lumineux. Il est à noter que le mode de réalisation représenté sur la Figure 3 opère sans utiliser le second miroir 34 et le carter 32 Dans un tel agencement, des faisceaux polarisés sont émis dans une direction inclinée vers le bas au travers du trou 33 La position de l'enceinte 14 peut être ajustée de façon à produire des faisceaux polarisés dans n'im- porte quelle direction, notamment à la fois des directions horizontale et verticale. Un autre mode de réalisation de l'appareil conforme à l'invention a *été représenté sur la Fig 4. La source lumineuse utilisée dans ce mode de réalisation est d'une conception spéciale, capable de produire des faisceaux lumineux essentiel- lement parallèles à l'axe optique La lampe 10 est placée au foyer de la surface réfléchissante 11 qui a maintenant la forme d'un parabololde de révolution Il est prévu une plaque en verre comprimé 38, qui est fixée sur la surface réfléchissante 11 en avant de la lampe 10 Cette plaque en verre comprimé 38 comporte une partie extérieure annulaire sphérique, qui est pourvue intérieurement d'une surface réfléchissante 39 assurant la réflexion des faisceaux lumineux incidents en direction du centre de la lampe 10, qui pourrait maintenant être considérée comme une source lumineuse ponctuelle A l'intérieur du bord annulaire interne de la surface réfléchissante 39, la plaque en verre comprimé 38 a une forme légèrement convexe et cette partie interne est formée d'un verre transparent La plaque en verre comprimé 38 peut être agencée de façon à former un filtre d'infrarouges et/ou d'ultraviolets. Du fait de cet agencement, seuls des faisceaux lumineux orientés essentiellement parallèlement à l'axe peuvent passer au travers de la partie centrale transparente 40 de la plaque en verre comprimé 38. Une bague 41 est prévue pour la fixation de la plaque en verre comprimé 38 sur la surface réfléchissante 11. Bien que le miroir 39 soit agencé sous la forme d'une surface réfléchissante normale, il est recommandé que la surface réfléchissante il soit constituée par un miroir froid. On estime que la structure compacte de lampe représentée sur la Figure 4 est la plus appropriée pour un traitement par lumière polarisée qui élimine l'obligation d'utiliser un système optique de déviation de lumière indépendant. Le polariseur représenté sur la Figure 4 est constitué par un prisme de Nicol de type connu, se composant de deux prismes encalcite usinés par meulage et collés ensemble avec du baume du Canada L'angle 43 représenté sur la Figure 4 est égal à 66 . 11877 Le prisme de Nicol 42 est fixé dans l'enceinte 14 par l'intermé- diaire de rondelles de retenue 44 et 45 La rondelle de retenue 45 com- porte une ouverture frontale obturée par une plaque de verre 46, qui peut être agencée comme un filtre d'infrarouges. La Figure 5 représente de façon plus détaillée une source de lumière polarisée correspondant à l'agencement principal représenté sur la Fig 1. Dans ce mode de réalisation, la lampe 10 et la surface réfléchissante 11 sont constituées par la lampe du type à miroir froid, connue sous la désignation commerciale de "Tungsram 52210 " ou " 55220 ", cette lampe étant entourée par un tube 50 pourvu d'ailettes de refroidissement. La lampe 10 est fixée dans une douille en céramique 51, maintenue en place sur un support 52 qui est fixé, en même temps qu'un socle de montage 37, sur la partie inférieure du tube 50 par l'intermédiaire d'un joint fileté Un disque 53 muni d'orifices d'évent constitue une fermeture arrière pour le tube 50 Un support fileté creux est disposé au centre du disque 53 pour supporter les connexions de câbles électriques ainsi qu'une console 54 agencée pour assurer la fixation du ventilateur 29. Un manchon d'adaptation 55 muni d'orifices d'évent est relié à l'extrémité frontale du tube-50 pourvu d'ailettes de refroidissement et son extrémité frontale est reliée à un manchon 56 par l'intermédiaire d'un joint fileté Le manchon 56 supporte intérieurement un porte-lentille 57 dans lequel est monté une lentille 58 Le manchon 56 est prolongé par un support creux de filtres 59, agencé de façon à comporter une partie supérieure ouverte qui est masquée par une plaque de recouvrement 60 fixée à l'aide d'un moyen approprié de fixation séparable Il est prévu plusieurs fentes de montage de filtre (à savoir quatre fentes dans l'exemple considéré) dans le support de filtres 59 Quand la plaque de recouvrement 60 est enlevée, des filtres appropriés peuvent être insérés dans les fentes respectives du support 59, ou bien les filtres peuvent être changés en fonction des impératifs existants Sur la Figure 5, on a représenté un filtre d'infrarouges 61 et un filtre polarisant 62 dans les fentes du support tubulaire correspondant. Un support tubulaire de lentilles 63 est relié au support de filtres 59 de manière qu'un filtre d'ultraviolets 64 puisse être inséré dans le joint. Le support tubulaire de lentilles 63 est utilisé pour maintenir en place une seconde et une troisième lentille 65, 66. L'appareil représenté sur la Figure 5 produit des faisceaux de lumière polarisée d'environ 35 à 40 mm de diamètre, qui sont dirigés 16 25 11877 essentiellement parallèlement à l'axe optique La lumière émise rentre dans le domaine visible de longueurs d'ondes et ses composantes d'ultra- violettes et infrarouges sont efficacement supprimées. Sur la base des modes de réalisation représentés sur les Figures 1 à 5, on peut considérer que, dans le but de la stimulationdela cicatrisation de plaies, une-source de lumière spéciale est nécessaire de façon à engendrer une lumière visible dont les composantes ultraviolettes et infrarouges sont supprimées, la lumière émise se propageant essentiel- lement sous la forme d'un faisceau parallèle de distribution uniforme. L'intensité lumineuse du faisceau ne doit pas dépasser environ 150 m W/cm 2. La lumière émise doit être polarisée linéairement. Les détails particuliers de structure des modes de réalisation dé- crits ci-dessus peuvent naturellement être utilisés dans d'autres combi- naisons rationnelles Par exemple, la source lumineuse mise en évidence sur la Figure 4 peut être utilisée dans l'agencement conforme à la Figure 1 mais, cependant, il est à noter que l'utilisation d'un système de déviation 13 est inutile En conséquence, la source de lumière polarisée conforme à l'invention n'est pas limitée à l'un quelconque des exemples de réalisation donnés ci-dessus. On va maintenant donner dans la suite des applications du procédé conforme à l'invention et décrire des expériences qui ont été faites au cours de telles applications, comme vont le montrer les exemples donnés dans la suite. Pourdémontrerl'efficacité de la lumière polarisée, des patients ont été traitésaprésunanamnèse de tous les types de thérapie traditionnels qui leur avaient été appliqués pour la cicatrisation de leurs blessures sans même un succès temporaire. 23 patients en tout ont été ainsi traités et la distribution éthio- logique de leur maladie était la suivante: ulcère des membres inférieurs résultant des conséquences d'une angiopathie diabétique dans le cas de 7 patients;lésions résultant d'artérite oblitérante dans six cas:- lesions résultant de varicosités ou de syndrome postthrombotique dans 6 cas. Trois patients ont été traités pour des complications de décubitus et l'un d'eux présentait une ostéomyélite chronique en plus de l'affection précitée. Avant traitement en lumière polarisée, on a utilisé pendant les phases de thérapie traditionnelles, des applications de crème de Mikulitz et de baume du Pérou, de l'Oxycort, des pulvérisations de Panthénol, de gel de Solcoséryle, du Débrisan et différents antibiotiques locaux ainsi que des pansements asséchants. 11877 A titre de thérapie générale, les patients ont pris du Glyvénolg de la Padutineî du Ilénoruton 3 des vitamines et autres fortifiants, et ils ont également reçu un traitement de type fortifiant Le traitement à la lumière polarisée a été commencé après échec de tous les types de thérapie classiques cités ci-dessus Pour ne mentionner-que les cas extrêmes, l'un des patients présentait une plaie non-cicatrisée depuis plus de 35 ans et, dans certains cas, des plaies apparues depuis 5 à 20 années avant le début du traitement. Le traitement en lumière polarisée était appliqué une fois par jour La surface du spot lumineux projeté sur les plaies ou lésions était d'environ 4 cm 2 et la densité de flux moyenne des faisceaux était d'environ 80 m W/cm 2 Le spectre de lumière était de l'ordre de 300 nm et 700 nm, la distribution spectrale ne présentant pas de composante discrète de haute intensité. La durée du traitement a été déterminée de façon que l'énergie moyenne tombant sur la surface de la lésion en traitement soit de 4 J/cm 2 Quand la surface à traiter était plus large que la section du faisceau, ce dernier était animé d'un mouvement de balayage par déplacement inter- mittent de la source lumineuse de façon que les bords de la plaie soient irradiés d'abord circonférentiellement pour atteindre ensuite la région intérieure par un mouvement circulaire venant progressivement vers le centre La durée type de ce traitement dans chacune des posi- tions de la lumière était de une ou deux minutes. Avant et après chaque traitement, des échantillons respectifs ont été prélevés sur les suppurations de la plaie et des frottis ont été préparés pour évaluation microscopique utilisant la technique de fixa- tionde la méthode de May Gr Unwald et Giemsa Au fur et à mesure de la progression du traitement du fait que la suppuration réduisait graduellement pour cesser, les frottis n'ont finalement plus pu être préparés. En plus des échantillons pour des frottis, des échantillons plus importants ont été également prélevés sur les suppurations des plaies lorsque cela était possible afin de déterminer la composition en protéines et, plus particulièrement, en immunoprotéines, dans le sérum. Pendant toute la durée du traitement par lumière polarisée, les patients n'ont reçu aucune sorte d'antibiotique et seulement des panse- ments secs leur ont été appliqués. Sur la base de l'examen cytologique des frottis, prélevés sur les plaies avant et après chaque traitement, on a obtenu les résultats gé- néraux suivants: a Le rapport des leucocytes sainspropres à la bactériophagocytose, par rapport aux leucocytes nécrotiques a augmenté de façon très sub- stantielle du fait de l'irradiation par lumière polarisée L'augmen- tation de ce rapport a présenté des formes extrêmement variées selon les cas examinés Il est apparu dans certains cas que, bien qu'il n'y ait eu aucun leucocytes sains dans le frottis prélevé avant traitement, le rapport des leucocytes sains par rapport aux leucocytes nécrotiques augmentait jusqu'à 50/50 dans les frottis préparés immédiatement après traitement. L'irradiation par lumière polarisée facilite l'émergence des leucocytes sains à la surface des plaies L'importance de l'augmentation du rapport en faveur des leucocytes sains a pu être observé pratiquement sur chaque échantillon, cependant il était particulièrement élevé après les quelques premiers traitements d'une série. La plupart des leucocytes dans les frottis sont des granulocytes neutrophiles formant la base des mécanismes de défense cellulaire de l'organisme qui sont la forme la plus élémentaire de protection. Se sacrifiant eux-mêmes, les granulocytes neutrophiles ont ingurgité des bactéries afin de protéger l'organisme La mesure de l'intensité de la bactériophagocytose est lenombre de bactéries ingurgitées par un granulocyte neutrophile isolé. Les Figures 8 a, 8 b, 9 a et 9 b illustrent ce phénomène. La Figure 8 a représente un frottisprélevé avant traitement, dans lequel un grand nombre de bactéries extracellulaires peut être observé et une écrasante majorité des leucocytes est constituée par des leuco- cytes nécrotiques La situation après traitement est illustrée par la Figure 8 b, les bactéries extracellulaires se sont pratiquement évanouies et l'on peut voir essentiellement des leucocytes sains. Un autre frottis type est montré à la Figure 9 a dans lequel le nombre des cellules nécrotiques était élevé avant traitement, et après traitement comme on le voit à 1-a Figure 9 b, le nombre des cellules saines a substantiellement augmenté. b L'intensité de la phagocytose augmente également En plus de l'aug- mentation du taux des leucocytes phagolytiques sains, l'intensité de la phagocytose augmente également du fait de l'irradiation par lumière polarisée Avant traitement,labactériophagocytose est assez paresseuse, ce qui signifie qu'une simple cellule ingurgite d'environ 8 à 10 bacté- ries, mais elle augmente de plus en plus en intensité et les leucocytes phagocytent jusqu'à 80 à 100 bactéries sous l'effet du traitement. L'intensité de la phagocytose est aussi caractérisée par le rap- port en pourcent des leucocytes phagocitant réellement par rapport au nombre total des leucocytes sains Alors que seulement 5 à 10 % des leucocytes sains sont phagocytes avant traitement, après traitement ce rapport augmente jusqu'à 50 à 60 %. Ces deux phénomènes sont particulièrement significatifs dans la phase initiale de la cicatrisation, parce que la cicatrisation des plaies est essentiellement entravée par la présence de bactéries extra- cellulaires. L'apparition de leucocytes sains dans la suppuration et les deux types d'intensification de la bactériophagocytose coopère à l'anéantis- sement des bactéries extracellulaires. La figure 10 illustre la situation avant traitement o seules quelques cellules phagocytent et chacune d'elles n'ingurgite qu'un faible nombre de bactéries La Figure 10 b illustre la situation après traitement et montre que le nombre de cellules phagocytes et lenombre de bactéries ingurgitées par une cellule augmentent notablement. Une intensification considérable similaire peut être constatée aux Figures lia et llb illustrant également des situations, respectivement avant et après irradiation Les frottis prélevés après irradiation montrent également la disparition des bactéries extracellulaires. c Sous l'effet du traitement par lumière polarisée, la défense immuno- logique (humorale) de l'organisme se trouve également déclenchée ou intensifiée. Il est connu que ce type de protection contre les bactéries est assuré par les cellules du plasma, les lymphocytes et les monocytes. Ces types de leucocytes produisent des immunoprotéines détruisant les bactéries L'apparition de ces cellules signifie que l'organisme mobilise plus profondément ces mécanismes immunologiques pour cica- triser la plaie et tuer les bactéries. Tandis que le frottis prélevé avant irradiation contenait généra- lement seulement des granulocytes neutrophiles, après irradiation d'au- tres types de leucocytes apparaissent qui peuvent présenter des formes de protection humorale plus élevées De telles cellules sont, par exemple, les cellules éosinophiles, les lymphocytes et les monocytes. Dans de nombreux cas, ces cellules apparaissent déjà après un petit nombre de traitements Le taux d'apparition de ces cellules par rapport aux autres cellules varie d'un cas à l'autre Il est arrivé qu'aucun lymphocyte n'a été trouvé parmi les leucocytes avant trai- tement, alors que le taux de lymphocytes augmentait jusqu'à 4 à 10 % en fin de traitement Avec l'accroissement du nombre de traitements, on peut constater la présence de lymphocytes dans les suppurations déjà avant le traitement du jour suivant, mais leur taux avant trai- tement était, par exemple, de 2 %, et augmentait à 20 % après le trai- tement. Un phénomène similaire a été observé dans le cas des granulocytes éosinophiles, dont le taux augmente d'une valeur initiale de 0 % à 1 à 5 %, pour atteindre ensuite,dans une phase suivante de la thérapie,de 1 % initial à 20 % Une augmentation similaire du taux en pourcentage de monocytes a été détectée partant de 0 % initial jusqu'à 5 % après trai- tement et,dans une phase ultérieure,de 3 à 5 %. Les cellules fournissant la défense immunologique de l'organisme apparaissent généralement après le second ou le troisième traitement, mais on observe généralement une croissance quantitative significative pendant et après le 7 ème à 9 éme traitement Cependant, la présence de ces cellules ne se stabilise seulement qu'après le 15 ème à 20 ème traitement, leur quantité décroissant jusque là entre deux traitements successifs. Mais, à ce moment, apparaissent déjà des signes visibles d'un processus de cicatrisation en cours Il en existe une démonstration assez significative car avant le premier traitement, il n'y a prati- quement pas de traces de leucocytes dans la sécrétion d'aucun des patients qui pourraient fournir une défense immunologique. La Figure 12 a illustre un état avant traitement avec visiblement un nombre élevé de bactéries extracellulaires et une bactériophagocytose paresseuse En dehors des granulocytes neutrophiles, on ne peut voir aucun autre type de leucocytes La Figure 12 b illustre la situation après traitement, et on peut voir que quelques lymphocytes sontapparus, et que les bactéries extracellulaires ont disparu. 11877 21 2511877 Après un traitement ultérieur, des monocytes sont détectés (voir Fig 12 c) A la Figure 12 c, on peut également observer que des fibres de fibrines sont également présentes De même, la Figure 13 a illustre des conditions en prétraitement avec une faible granulation Seulement des granulocytes neutrophiles peuvent être observés Après traitement, les cellules éosinophiles apparaissent également (voir Figure 13 b) Après des traitements successifs, un grand nombre de cellules éosinophiles apparaissent dans les frottis,comme représenté à la Figure 13 c A la Figure 14 a, des lymphocytes peuvent être détectés, même avant traitement et leur quantité est considérablement accrue après traitement (Figure 14 b). Lorsque l'on examine le processus de cicatrisation, on découvre que, d'abord, la quantité et l'activité des granulocytes neutrophiles croit dans une plaie chronique réfractaire et qu'après cela, ou par- tiellement en même temps, des cellules présentant des formes élevées de protection apparaissent, et quand ces mécanismes de protection sont relativement stabilisés, démarre un processus spectaculaire de cicatrisation de la plaie. d On vérifie l'évolution de la protection immunologique grâce au changement en qualité et en quantité des granules dans le cytoplasme des cellules qui apparaissent sous l'effet du traitement. La granulation comprend les enzymes lysosomatiques (qui peuvent dissoudre tous les types de matières organiques nécessaires pour la protection contre les bactéries) et la présence d'une granulation définie de grande taille est la preuve de la croissance quantitative et de l'apparition de tels enzymes. Les Figures 15 a et 15 b démontrent les changements dans l'étendue et la qualité de la granulation intervenue du fait du traitement par lumière polarisée Avant le traitement, la granulation en granulocytes neutrophiles est faible et difficilement discernable En état de post- traitement comme représenté à la Figure 15 b,une granulation définie à large grain et largement discernable peut être vue dans le cytoplasme des cellules. e Les quelques fibrines, lorsqu'elles sont présentes dans le frottis de pré-traitement, sont fines avec une tendance à la désintégration. La présence de fibrines au cours des quelques premiers traitements apparalt fortement à l'expérience En réponse au traitement par lumière polarisée, la quantité de fibrines se multiplie par rapport aux condition. 22 2511877 avant le traitement Ces fibrines sont formées de fibres longues, fines, en droites parallèles arrangées souvent en faisceaux Ceci est illustré par les Figures 16 a et 16 b qui représentent des frottis prélevés avant et après irradiation, respectivement L'effet du traitement par lumière polarisée sur la composition des immunoprotéines dans la suppuration a pu être également étudié Les mesures de composition ont été effec- tuées par la technique d'immunoélectrophorèse 0,4 p Z en volume de la sup- puration est nécessaire pour chaque analyse afin de préparer les échantillons sur une plaque spécialement préparée pour les tests immuno- logiques On peut habituellement mesurer huit protéines différentes sur une seule plaque Un échantillon de référence est prévu sur chaque plaque dans lesquelles sont connus les espaces respectifs consacrés à chaque fraction de façon que les mesures puissent être effectuées pour obtenir, non seulement des valeurs relatives mais, également, des valeurs absolues. Durant l'immunoélectrophorèse, chaque fraction individuelle de protéine est isolée, et les rapports quantitatifs des fractions sont représentés par les rapports des surfaces correspondantes En plaçant la plaque d'essai sur un rétroprojecteur et en soulignant les contours de chaque zone fractionnaire projetée avec le même grandissement, la taille des zones obtenues peut être déterminée au moyen d'un planimètre. On peut alors calculer les quantités correspondant à chaque fraction par rapport aux zones de référence De tels contours soulignés sont représentés aux Figures 17 a et 17 b (correspondant respectivement au pré- traitement et au post-traitement) Les nombres associés à leurs compo- sants respectifs correspondent aux indices relatifs des zones ou sur- faces correspondantes. Au cours des mesures, on a analysé la composition des immuno- protéines dans les suppurations de trois patients et les échantillons ont été prélevés avant après chaque traitement d'une série. Les effets du traitement se reflètent dans l'importance du changement dans la composition Le Tableau I, ci-après, montre les changements en pourcentage des fractions d'immunoprotéines de trois patients A, B et C, en réponse aux traitements respectifs Les entrées qui manquent au tableau montre que la faible quantité de suppuration disponible pendant ce traitement particulier était insuffisante pour pouvoir effectuer une mesure sur ce composant particulier Dans le cas du patient C, du fait de la cicatrisation rapide de la plaie, on n'a pu disposer d'une quantité suffisante de suppuration que pendant les quelques premiers traitements - EN POURCENT TABLEAU I DES DIVERS COMPOSANTS APRES TRAITEMENT PAR RAPPORT AUX VALEURS AVANT TRAITEMENT. NO de Albumine Immunoglobu Line G Immunog Lobu Line A Immunog Lobu Line M L'échan titlon A B C A B C A B C A B C il VARIATIONS %l co -1 TABLEAU 1 (suite> NO de I ci-Lipoprotéine Transferrine a 2Macrog Lobu Line I a 1-Antitrypsine V'échan T tilton A Bl C A IB I C AI B C A I B I 1 C i 400 Ili ce il m 11877 Sur la base du Tableau I, dans lequel les diverses valeurs de pré- traitement ont été considérées comme fixées à 100 %, on peut voir que l'irradiation par lumière polarisée intensifie la protéinogénèse dans la suppuration, et de façon évidente à des degrés différents selon les différentes fractions Les fluctuations considérables dans les entrées de la table résultent du fait des différences individuelles et du fait que les échantillons ont été prélevés à des phases diffé- rentes de cicatrisation Il serait sans signification de calculer des moyennes du fait des grandes variations de valeur, cependant, les données du Tab Leau I démontrent clairement la tendance à l'augmentation quantitative des composants en réponse au traitement Les chiffres montrent que l'augmentation la plus nette se produit dans la fraction immunoglobuline-M, suivie de l'albumine, lrÀ-lipoprotéine, l'immuno- globuline-G, l'a,-antitrypsine, la transferrine, l 'al-macroglobuline et l'immunoglobuline-A. On notera également que la tendance à la cicatrisation des diffé- rents patients est proportionnelle à la croissance quantitative des immunoprotéines qui se produit en réponse à leur traitement respectif. Plus importante est l'augmentation des immunoprotéines, c'est-à-dire plus intense est la réponse au traitement par lumière polarisée, plus élevé sera le taux de cicatrisation En tenant compte de cette relation, la tendance de la plaie à la cicatrisation et la durée totale prévisible du traitement peuvent être évaluées sur la base des quelques premiers traitements. Les résultats des essais immunologiques corroborent les expériences obtenues par examen cytologique, c'est-à-dire en réponse au traitement par lumière polarisée: i) les types de protéines présentant une production humorale apparaissent, ii) une granulation définie indiquant la présence d'enzymes lyso- somatiques apparait dans le cytoplasme des cellules, iii) une protection effective commence contre les bactéries bacilliformes destructibles essentiellement par voie immunologiqui A côté des tests cytologiques et immunologiques, on a attaché une grande importance au processus général de cicatrisation. Au cours des examens, les paramètres macroscopiques des plaies ont été mesurés et l'on a évalué les résultats obtenus. Les changements observés sur les fonds des plaies ont été mesurés et enregistrés, y compris les dimensions verticales et horizontales des lèvres des plaies, ainsi que leur profondeur et la largeur des lèvres épithéliales nouvellement croissantes ont été également mesurées. Au cours des traitements, les plaies commencent d'abord par se vider, puis la suppuration réduit et devient plus claire, même après un petit nombre de traitements En même temps, les patients font part d'une diminution substantielle de leur douleur Les plaies commencent à cicatriser de façon visible après une certaine période d'état latent qui dure généralement une semaine Les plaies commencent alors à cica- triser progressivement, même celles qui ne montrent aucune tendance à la cicatrisation avant traitement par lumière polarisée Après une autre semaine de traitement, le processus de cicatrisation devient généralement plus rapide. Des extrémités de vaisseaux sanguins apparaissent ensuite à la base des plaies entourées de petits bourgeons en forme de perles blanches et l'épithélisation commence également sur les lèvres Le nouvel épi- derme apparaitd'abord sous forme d'une zone rouge qui devient géné- ralement blanche,qui forme une bordure en saillie le lendemain. Le début et le taux de cicatrisation dépendent largement de l'âge, des conditions générales, de l'état médical et hémodynamique du patient. Ce processus est illustré par les Figures 18, 19 et 20 Les lignes pleines représentent les dimensions horizontales des plaies et les pointillés les verticales. Dans l'anamnèse d'un patient masculin de 54 ans, on constate Qu' il n'avait souffert que d'hépatite Il n'avait pas présenté de vari- cosité particulière pendant 20 ans et n'avait pas eu de thrombose. Sa crête tibiale avait pour la première fois éclatée 15 ans précédemment et la plaie s'était cicatrisée spontanément Ce processus s'était répété depuis un certain nombre de fois Un ulcère s'était développé sur sa crête tibiale droite quatre ans auparavant; les plaies courantes ne s'étaient pas cicatrisées depuis 10 mois Il était traité avec du Vénoruton et de la Padutine, le traitement médical local incluant l'Oxycort, des antibiotiques, du Néogranorman et du Panthénol. Le traitement en lumière polarisée a été commencé après ces antécédents Il présentait alors un ulcère profond de 2 mm et de dimension 20 x 24 à la limite du tiers médian et du tiers inférieur du tibia, et une autre plaie profonde de 4 mm de dimension 24 x 18 mm dans la troisième partie distale. 27 2 511877 Après le 5 ême ou le 7 ème traitement approximativement, les plaies ont commencé à cicatriser rapidement et sont devenues moins profondes et nervées La blessure distale s'est cicatrisée avec formation de croûte au 40 ème traitement (Figure 18), tandis que l'ulcère proximal plus profond a également bourgeonné au 57 ème traitement (Figure 19), le traitement étant ainsi terminé. La Figure 20 représente la cicatrisation des plaies d'un patient masculin de 66 ans Son anamnèse inclut une coxalgie permanente vieille de 21 ans, pour laquelle il a été appareillé par une prothèse de hanche artificielle 17 ans auparavant et afin de le soulager de douleurs per- sistantes, une cordothomie avait été pratiquée Du fait de désordres mentaux apparus six mois auparavant, il avait été transféré dans le département psychiatrique Sur le corps du patient condamné alors à rester au lit, les conséquences du décubitus ont évolué graduellement sur les deux côtés, sur la hanche ainsi que dans la rénion sacrée. On a commencé alors le traitement par lumière polarisée Au début de cette thérapie,il présentait deux plaies profondes de 3 mm sur le côté droit de la hanche, une de 21 x 30 mm et l'autre de 16 x 25 mm. Sur le côté gauche, il présentait une plaie profonde de 38 mm et de 66 x 45 mm Le décubitus sacré était large de 30 x 13 mm. L'effet de la lumière polarisée a commencé par vider les plaies gra- duellement et, après le 7 ème traitement, leur taille a commencé à se réduire lentement Le taux de cicatrisation a alors temporairement décéléré et, après le 40 ème traitement, les poches sous les lèvres de la plaie se sont dégonflées, tandis que la profondeur du creux de la plaie décroissait également de façon considérable A sa demande, le patient est sorti de surveillance pour raisons familiales après le 50 ème traitement A ce moment, l'ulcère sacré et la-plus petite plaie sur son côté droit étaient entièrement épithélisés, l'autre réduite à 8 x 17 mm, et la plaie sur son côté gauche à 26 x 20 mm. Les expériences menées par traitement à l'aide de lumière polarisée montrent que les lésions dues au diabète réagissent au traitement après un temps plus long et avec une vitesse plus lente. La tendance à la cicatrisation des blessures qui se sont formées du fait d'artériosclérose oblitérante est quelque peu meilleure, mais les résultats les plus frappants et les plus rapides sont. ceux obtenus dans le traitement des ulcères des membres inférieurs résultant du syndrome postthrombotique. Dans la description qui précède, les effets stimulants du traitement par lumière polarisée ont été démontrésen se basant 28 25 11877 sur la cicatrisation de plaies chroniques ne se cicatrisant pas par d'autres moyens Il apparait clairement que le traitement exerce un effet stimulant significatif sur le processus de cicatrisation, même dans le cas de la pathographie la plus défavorable Il est donc évident, de ce fait, que l'effet stimulant du traitement par lumière polarisée trouve également sa confirmation dans la cicatrisation de blessures aigues, de blessures résultant de coupures ou de contusions, pour lesquelles les conditions entravant le processus de cicatrisation sont moins manifestes. Selon les expériences qui ont été menées, le traitement par lumière polarisée facilite également la cicatrisation des lésions dues à des brûlures Sur la jambe d'un patient masculin de 40 ans, brûlé au troisième degré, on a pratiqué une greffe de sa propre peau Cette greffe de peau a été pratiquée sur une surface de -1 5 cm et sur deux surfaces additionnelles de 1 cm 2 chacune Les médecins en charge du traitement traditionnel ont suggéré une nouvelle transplantation, car selon leur opinion le processus de bourgeonnement des lèvres de la plaie devait durer plusieurs mois. Après ces antécédents, on a commencé le traitement de la surface de la plaie par lumière polarisée une fois par jour à une densité d'énergie de 4 J/cm 2 Après le troisième traitement, le bourgeonnement a commencé sur les lèvres de la plaie Le processus de cicatrisation s'est alors accéléré et, en deux semaines, le tout était recouvert d'une croûte, puis, en fin de traitement, toute la surface était cicatrisée Le traitement par lumière polarisée a été appliqué seule- * ment dans les zones o la greffe de peau se détachait. Tandis que la surface de peau transplantée, non-traitée par lumière polarisée, présentait une teinte rougeâtre avec des poches secondaires, la peau irradiée par lumière polarisée retrouvait sa couleur naturelle, sa surface était lisse, et devenait la partie la plus solide et la plus saine de la surface cicatrisée précédemment brûlée au troisième degré. En considérant que le traitement au rayonnement laser a été appliqué dans de nombreux domaines de pratique clinique pendant les longues années écoulées depuis son introduction, et son effet bio- stimulant ayant été prouvé, on peut supposer que l'effet biostimulant peut aussi être déclenché dans des domaines similaires par application du traitement par lumière polarisée. 11877 Ceci peut s'appliquer à des traitements variés, de nature cosmétique pour l'élimination de cicatrices, la stimulation de lésions diverses à la surface du corps par analogie à la stimulation laser ou, en général, pour stimuler des processus biologiques essentiellement en relation avec l'activité cellulaire. REVENDI CATIONS 1. Procédé de stimulation de processus biologiques se rapportant à l'activité cellulaire, en particulier pour promouvoir la cicatrisation de lésions sur la surface du corps, comme des blessures, des ulcères et différentes plaies épithéliales, consistant à irradier la zone à stimuler avec un faisceau lumineux d'une intensité prédéterminée, caractérisé en ce que l'étape d'irradiation est effectuée avec une lumière non-cohérente, polarisée linéairement, et contenant des composantes de longueurs d'ondes dépassant 300 nm. 2 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite intensité est réglée à une valeur comprise entre 20 et 150 m W/cm 2. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite étape d'irradiation est effectuée à des périodes intermittentes et en ce que l'énergie appliquée pendant chaque période est au maximum de 5 J/cm 2. 4 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite lumière d'irradiation a une distribution spectrale continue ou quasi- continue au moins dans la gamme de longueurs d'ondes comprise entre 400 et 700 nm. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit faisceau comprend essentiellement des rayons parallèles. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite zone est irradiée dans une direction essentiellement perpendiculaire à celle- ci. 7. Procédé selon l'une quelconque desrevendications 1 à 6, carac- térisé en ce que, si la section de la lumière d'irradiation est inférieure à ladite zone à irradier, l'étape d'irradiation est effectuée par dépla- cement relatif dudit faisceau et de ladite zone, de manière que des premières régions circonférentielles de ladite zone soient irradiées et qu'on se rapproche ensuite de la région centrale de ladite zone le long d'un trajet concentrique circulaire. 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit faisceau a une section d'au moins 3 cm 2. 9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite étape de radiation est effectuée dans un environnement à température ambiante normale. 11877 10. Appareil pour la stimulation de processus biologiques se rap- portant à l'activité cellulaire, en particulier pour promouvoir la cica- trisation de lésions sur la surface du corps, telles que des blessures, des ulcères et différentes plaies épithéliales, comprenant une source lumineuse, caractérisé en ce que ladite source lumineuse comprend une lampe ( 10) émettant une lumière non-cohérente présentant des composantes spectrales dépassant 300 nm, un système de déviation ( 13) étant inséré dans le trajet de la lumière émise par ladite lampe ( 10) pour diriger les faisceaux de lumière dans une direction donnée de traitement, et un polariseur ( 16, 22, 23, 31, 42, 62) inséré dans ledit trajet pour produire des faisceaux de lumière polarisée se rapprochant de la surface à traiter. 11. Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'un filtre d'ultraviolets ( 15) est inséré dans ledit trajet. 12 Appareil selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'un filtre d'infrarouges ( 12) est inséré dans ledit trajet. 13. Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'une surface réfléchissante ( 11) est disposée en arrière de la lampe ( 10) pour réfléchir vers l'avant les faisceaux projetés vers l'arrière. 14 Appareil selon la revendication 13, caractérisé en ce que ladite surface réfléchissante ( 11) est un miroir froid. 15. Appareil selon la revendication 14, caractérisé en ce que ladite surface réfléchissante ( 11) a une forme sphérique, ou bien a une forme de parabolo Yde de révolution. 16 Appareil selon l'une quelconque des revendications 10 à 15, caractérisé en ce que ladite lampe ( 10) est une lampe à métal-halogène. 17. Appareil selon l'une quelconque des revendications 10 à 16, caractérisé en ce que ledit polariseur est un filtre polarisant. 18. Appareil selon l'une quelconque des revendications 10 à 16, caractérisé en ce qu'il comprend une enceinte tubulaire ( 14) ayant une longueur suffisante pour empêcher la sortie de faisceaux de lumière directe divergents présentant des angles de divergence supérieurs à 150. 19. Appareil selon la revendication 18, caractérisé en ce qu'il comporte un ventilateur ( 29) placé en arrière de ladite surface ré- fléchissante ( 11). 20. Appareil selon la revendication 16, caractérisé en ce que ledit système de déviation ( 13) comprend des lentilles. 21. Appareil selon la revendication 15, caractérisé en ce qu'un corps de lentilles ( 20),est placé en avant de ladite surface réflé- chissante ( 11) et de ladite lampe ( 10) et porte un revêtement ( 21) et en ce que ledit corps de lentilles ( 20) et ledit revêtement ( 21) sont formés respectivement d'une matière d'absorption d'infrarouges et d'une matière d'absorption d'ultraviolets, ou inversement. 22. Appareil selon la revendication 15, caractérisé en ce que ladite surface réfléchissante ( 11) a la forme d'un parabololde de révolution, en ce que ladite lampe ( 10) est placée au foyer de ce dernier, en ce qu'une plaque en verre comprimé ( 38) est placée en avant de ladite-fente ( 10) et comporte une surfacé spéculaire sphérique annulaire ( 39) et en ce que ladite plaque de verre ( 38) est fixée sur ladite surface réfléchissante ( 11). 23. Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce que ladite lampe ( 10) et ladite surface réfléchissante est égal à l'angle de Brewster. 24. Appareil selon la revendication 23, caractérisé en ce que ledit polariseur spéculaire est formé d'une pluralité de plaques plano-parallèles transparentes ( 31). 25. Appareil selon la revendication 23, caractérisé en ce qu'une seconde enceinte ( 24) est placée en arrière de ladite enceinte tubulaire ( 14), en ce que des trous respectifs ( 25, 26) sont ménagés dans les parois latérales des deux enceintes ( 24, 14) afin de permettre le passage de faisceaux lumineux réfléchis par ledit polariseur, et en ce que ladite seconde enceinte ( 24) comprend un miroir ( 23) inséré dans le trajet des faisceaux réfléchis et disposé dans un plan incliné de-manière à diriger lesdits faisceaux parallèlement à l'axe optique de la première enceinte ( 14). 2 S 11877 26. Appareil selon la revendication 25, caractérisé en ce que ladite seconde enceinte ( 32) est orientée parallèlement à la première enceinte ( 14) et est placée en juxtaposition sur son côté et en ce que l'angle défini par les plans dudit polariseur spéculaire ( 22) et dudit miroir ( 23) est égal au double de l'angle de Brewster. 27. Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il est placé dans une enceinte tubulaire ( 14), en ce que ladite lampe ( 10) et ladite surface réfléchissante ( 11) sont placées à proximité d'une partie extrême de ladite enceinte et en ce que ledit polariseur comprend un prisme de Nicol ( 42) placé dans l'autre partie extrême de ladite enceinte ( 14). 28. Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il est placé dans une enceinte tubulaire ( 14) et en ce qu'il est prévu un support de montage ( 37) fixé sur ladite enceinte ( 14).