l'invention concerne des produits céramiques, décorés avec des glaçures produisant un effet (décoratif) ou formées par réaction et que lton cuit à température élevée sur les patesO Belon l'utilisation de la céramique comportant la gla çure, les décors de la glaçure doivent non seulement répondre à des caractéristiques d'hygiène mais aussi donner un caractére esthétique correspondant à l'environnement0 On peut obtenir des produits céramiques décoratifs comportant des glaçures transparentes, couvrantes ou opaques, mates et cristallines, et l'cn obtient des effets particuliers lorsque différents types de glaçure et différentes couleurs se trouvent superposées entièrement ou partiellement dans un but décoratif0 On les apEfle donc aussi des glaçures à effet décoratif.On désigne sous le nom de glaçures réactives ou formées par réaction des glaçures réagissant de façon particulièrement forte les unes avec les autres et qui sont souvent aussi déjà pré-frittées, Il existe en outre aussi des glaçures qui sont surtout colorées par de l'oxyde de fer et que lton utilise volontiers dans la céramique d'art moderne. les différences de couleurs et de surfaces de ces glaçures conteront de l'oxyde de fer sont souvent attribuées aux teneurs en oxyde de fer, à la composition de la glaçure, au mode de cuisson et d'application de la glaçu ree On incorpore les composés à titre de constituants colorants dans la glaçure et Iton obtient des nuances de teintes qui ap partienrent à du jaune, à du rouge, à du vert jusqu'à du noir. On connalat en outre dans le cas de la fabrication de la vaisselle ou poterie blanche ce que l'on appelle des taches de fer qui sont des défauts de la glaçure: les composés du fer sont répartis irrégulièrement et en grains grossiers dans la glaçure. De telles taches peuvent également provenir de silicates, de titanates,de composés du type carbure de calcium, etcy à action colorante. Cependant elles sont généralement inopportunes lors de la fabrication de la vaisselle et de la poterie, car de tels articles sont considérés comme étant de la marchandise de rebut. A des fins décoratives, de telles taches ou de telles particules disséminées sont récemment devenues intéressantes. C'est ainsi que l'on a déjà proposé dans la demande de brevet de la République Fédérale dtAllemagrle NO DT-OS 2 318 241 d'ajouter à des pates de produits céramiques des particules de fer ou d'autres particules métalliques : les pâtes cuites sont alors revetues dune glaçure transparente appropriée,de sorte que l'on obtient un aspect décoratif de l'article céramique. Une autre possibilité consiste à ajouter aux pâtes céramiques des matières brutes fusibles, surtout celles présentant une teneur élevée en oxyde de fer, comme par exemple de la lave, du basalte, de la pyrite, de la scorie de laitier, etce Ces matières brutes ne doivent cependant pas être finement moulues. Toutes ces glaçures réagissent à chaque modification de la température de cuisson, de la composition du mélange et aussi du mode d'application. Ces glaçures sont donc de nature très instables et cela conduit souvent à un aspect variable de la couleur et de la texture de la surface de la glaçure. Ces variations ne permettent donc pas, en règle générale, d'obtenir sur une assez longue période de temps des résultats homogènes ou identiques lors d'une application industrielle de ces glaçures0 Stinvention s'est donc donnée pour but de proposer des articles céramiques décorés avec des glaçures à effet décoratif cu également avec des glaçures réactives, que l'on cuit à température élevée sur les pates. Il stagit en particulier de mettre en suspension des agglomérats colorés, en forme de gouttes ou de flocons, dans des glaçures aqueuses normales de base de façon que ces agglomérats ne se séparent pas des compositions aqueuses mais s'y répartissent uniformément et qutils paraissent à l'état cuit sous forme de particules disseminées dans la glaçure. On a en outre cherché un procédé pour produire de tels agglomérats colorés ou de couleur.De telles suspensions pour glaçures, qui comportent des agglomérats colorés, conviennent particulièrement bien pour la production de glaçures sur des parties creuses d'articles céramiques0 On résout le problème posé, selon l'invention, en ayant 0,1 à 50 ,0 en poids d'agglomérats colorés, sous forme de particules disséminées, dans une suspension stable pour glaçure Selon un autre aspect ou concept de ltinvention, on forme une pâte avec des oxydes de métaux finement broyés, des spinelles ou des couleurs céramiques isolément ou en combinaison avec un liquide hydrochile, et l'on peut ainsi obtenir des agglomérats ayant jusqu'à 10 inin. En plus de leur caractère.bon marché, de tels liquides doivent également comporter certaines caractéristiques techniques hydrophiles0 Il a ainsi été trouvé avec surprise que, par exemple, certains milieux pour l'impression avec un écran ou pour sérigraphie conviennent bien0 De tels liquides permettent meAme d'obtenir des suspensions dans des compositions de glaçure différentes entre elles. Un autre aspect consiste à empâter du pigment avec de l2huile et à l'incorporer par agitation dans la glaçure de base connue jusqutà présente De telles suspensions pour glaçure ne peuvent se préparer relativement bien qu'à l'échelle du laboratoire, car la présence de l'huile et de l'eau conduit à une certaine séparation des phases de la suspension de la glaçure; lors de lte,,nplinoat.inn de la glaçure et de la cuisson ultérieure, il y a cependant aussi le risque d'enlèvement de cette glaçure. Selon une autre caractéristique de I'invention, on enrobe les particules dispersées d'une colle, en particulier d'une matière synthétique ou plastique, et l'on introduit ainsi de façon stable les particules dans la glaçure de base, D'autres caractéristiques et avantages ressortent de la description suivante : On peut appliquer la glaçure selcn l'invention, qui comporte des particules disséminées, par immersion, par projection de pulvérisation, etc, sur les potes céramiques. Selon la nature de l'effet décoratif voulu, la proportion de l'agglomérat coloré en grains grossiers que l'on introduit peut se situer entre 0,1 et 50 0 du poids de la glaçure de base0 La teneur en particules disséminées peut aller jusqu'au point ou il se forme des traînées dans la glaçure. L'invention est en outre explicitée de façon détaillée à l'aide de l'exemple suivant où l'on utilise un liquide hydrophile* A l'aide d'un milieu hydrophile, on empatte du pigment finement broyé ou des glaçures préalablement séchées, On met cette pâte en suspension, sous forme de gouttelettes ou de flocons, dans la glaçure aqueuse de base0 le rapport entre le liquide hydrophile et le support de la couleur, ainsi que la viscosité de la pâte à incorporer par agitation,déterminent la forme et la grandeur des particules dispersées dans la glaçure. De même, l'intensité de l'agitation influe sur la grandeur des particules dispersées. Une plus longue agitation donne de plus petites particules dispersées.Les particules dispersées devienent d'autant plus fines que la proportion du liquide hydrophile est plus élevée0 les particules dispersées deviennent d'autant plus grandes que la proportion du liquide hydrophile est plus faible, et une dimension d'environ 10 mm doit constituer la limite supérieure pour ces granules. Comme pigments, il est question de matières qui se répartissent en principe en trois groupes : 1) Des pigments qui ont une température de fusion approximativement égale ou même un peu inférieure à celle de la glaçure de base, De telles matières donnent des particules disséminées ayant des contours estompés et peu précis pouvant aller jus qutà un effet de glaçure fluide..Il y a lieu de citer ici en particulier des frittes ou des fondants colorés, et l'on obtient du pigment spécialement réparé en ajoutant des fondants à des particules de pigment. Ces fondants peuvent être des feldspatls, des glaçures et des frittes. On parvient ainsi à faire correspon- dre la température de fusion des particules disséminées et la température de cuisson de la glaçure de base,et l'cn parvient ainsi à obtenir une surface lisse et unie sur le produit céramique 2) Du pigment ayant une terlpérature de fusion supérieure à celle de la glaçure de base et qui ne se dissout pas du tout ou ne se dissout que partiellement à la température uniforme de cuisson.On obtient ainsi des limites plus nettes des grains des particules disséminées jusqu'à la formation d'un relief à la surface de l'article comportant la glaçure. Il est ici question en particulier, à titre de pigments, d'oxydes métalliques, de spinelles ainsi que de pigments pour céramiques, isolément ou en combinaison. 3) Du pigment qui, à la température uniforme de cuisson2 réagit chimiquement avec la glaçure de base et produit donc dans la glaçure de base des effets intéressants et renforcés en surface, On obtient alors ce que l'on appelle des effets de glaçures réactives. Il y a lieu de citer ici en particulier l'oxyde de titane la calcite et le carbure de silicium, les liquides hydro"hiles peuvent également être constitués par des huiles spéciales que l'on utilise principalement pour d'autres buts.Il est tout simplement alors important que ces liquides ne repoussent pas l'eau de façon à ce qu'ils puissent bien mouiller la poudre sèche du support coloré et ainsi ltenro- ber de façon à pouvoir agiter une pate plus ou moins visqueuse, L'adhérence du milieu au pigment doit également demeurer, après incorporation dans la glaçure de base, supérieure à celle de ce milieu pour l'eau de la glaçure de base afin que les petites gouttes ou les flocons restent bien dans la glaçure de base et ne 5!agglomèrent pas les uns aux autres par coagulation0 On produit une telle glaçure comportant des particules disséminées selon l'exemple ci-dessus en préparant de façon usuelle une glaçure pour l'intervalle normal des températures de cuisson uniforme On détermine à cet effet la masse volumique ou densité, la finesse du broyage, le comportement de séparation, etc, correspondant à des glaçures pour service normal. La couleur de cette glaçure const. > ue la couleur de base et l'on noie ou enrobe dans cette glaçure des particules disséminées en des quantités variables, qui ont une couleur cu une grosseur variable Après la cuisson, ces particules apparaissent sur l'article céramique. L'empatage du pigment sec s'effectue avec un liquide hydrophile, par exemple l'huile pour sérigraphie I?63/15!I de Blythe. On peut incorporer la pate dans la glaçure de base manuellement ou à l'aide d'un moulinet.On peut à volonté aussi incorporer de nombreuses pâtes différentes de colorants dans la même glaçure de base, On soumet ensuite le mélange ainsi terminé à un traitement normal d'élaboration pour l'obtention d'une glaçure, Une autre possibilité d'incorporer de façon stable du pigment, sous forme de particules disséminées, dans une suspension pour glaçure consiste également à enrober les particules disséminées à l'aide dune matière synthétique ou plastique ou de "Mowilithe DC"o En particulier, on opère par exemple comme suit la préparation d'une glaçure vert clair pour feu vif, qui comporte des particules bleues disséminées :: A) Composition de la glaçure vert clair Glaçure pour porcelaine à feu vif (sèche) 100 > 0 56 Pigment "Degussa 23 264" 5,00 % CoO (RKO) 0,05 % Quantité d'eau ajoutée : rapport entre la glaçure et l'eau : 1:0,8 Il y a 12 heures de broyage pour incorporer les additifs colorés dans la glaçure blanche finale. B) Production des particules bleues disséminées, en grains de 0,125-0,5 mmO Composition : Glaçure de porcelaine pour feu vif (à sec) 97,5 % CoO (RKO) 2,5 % "Mowilith DC'1 10,0 % Préparation : 1) On mélange à l'aide d'un moulinet ou d'un fouet les constituants selon un rapport de 1:1 avec de liteau ; 2) On élimine l'eau dans une capsule en gypse ou en plâtre, puis l'on sèche et durcit "Mowilithn à 800C. 3) On broie (dans un mortier en porcelaine, à l'aide d'un pilon) et l'on tamise entre un tamis de 0,5 mm et un tamis de 0,125 mm. La partie correspondant à des particules de plus de 0,125 mm peut à nouveau être soumise à mélange (en 1). On incorpore rapidement à l'aide d'un moulinet 0,5 ffi (par rapport à la quantité de glaçure sèche) de particules ayant 0,125 mm à 0,5 mm dans la glaçure colorée (A) e Puisqu'il faut dépenser beaucoup de travail pour sécher mélanger et broyer, ce procédé de production ne servira pas trot fréquemment, en raison de son prix de revient élevé pour une finition industrielle. la glaçure comportant des particules disséminées selon l'invention fournit une infinité de possibilitesde décoration pour des produits céramiques, en particulier dans le domaine de la vaisselle, de la poterie et des articles pour cadeaux. Selon le domaine d'application et le goût esthétique, on peut modifir dans de larges limites l'effet souhaité ou nécessaire en modifiant la composition. La glaçure comportant des particules d.s- séminées selon l'invention permet également de satisfaire les exigences de l'artiste avec de nouveaux moyens de décoration0 En outre, une telle glaçure est non seulement facile à produire, mais aussi peu onéreuse car elle ne nécessite surtout pas de grosses dépenses technicues. En outre, cela donne au technicien un moyen pour remplacer ce que l'on appelle les glaçures fluides. De telles glaçures ont en effet l'inconvénient, comme leur nom l'indique déjà, que lors de la cuisson la glaçure devient si visqueuse qu'elle coule souvent jusqu'à attendre le support pour la cuisson, Un tel processus conduit alors le plus souvent à produire des articles à mettre au rebut. Irais l'on peut surtout obtenir des effets esthétiques identiques, comme dans le cas des glaçures à effet décoratif et des glaçures réactives, sans avoir à appliquer plusieurs suspensions pour glaçures côte à.côte ou de façon superposée0 La technique d'application devient ainsi plus simple et moins onéreuse. En outre, dans le cas des particules disséminées maintenues à l'aide d'une substance synthétique ou plastique, on peut déterminer de façon précise la dimension des particules. Cependant, des glaçures comportant des particules disséminées dont la grosseur des grains est supérieure à 10 mm sont difficiles à produire ainsi. REVENI)ICATI0NS lo Articles céramiques, décorés par des glaçures à effet décoratif ou réactives, que liron cuit à température élevée sur les pates, ces articles étant caractérisés en ce qu'ils comportent 0,1 à 50 0 en poids d'agglomérats colorés, sous for- me de particules disséminées dans une suspension stable pour glaçure. 20 Articles céramiques décoratifs selon la revendication 1, caractérisés en ce que des oxydes métalliques, des spinelles ou des couleurs céramiques finement broyées isolément ou sous forme de pâtes en combinaison avec un liquide hydrophile ont été incorporées dans la glaçure constituant le fond. 3o Articles céramiques décoratifs selon l'une des re vendic & ions 1 et 2, caractérisés en ce que des matières réactives, en particulier de l'oxyde de titane, du carbure de silicium, de la calcite, ont été mis en pâte avec une huile hydrophile et ont été réparties de façon stable, sous forme d'agglomérats de particules, dans la suspension pour glaçure. 4. Articles céramiques décoratifs selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisés en ce que des matières à faible point de fusion, comme des glaçures, des fondants colorés, des frittes,ont été empâtées avec des huiles bydrophi- les, en particulier avec un milieu pour impression par sérigraphie, et existent de façon stables sous forme d'agglomérats de particules dans la glaçure de base ou de fond. 5. Articles céramiques décoratifs selon la revendication 1, caractérisés en ce que les particules disséminées dans la glaçure de base sont enrobées d'une matière synthétique ou plastique.