La présente invention a trait au domaine des espaces et emplacements sportifs situés à l'air libre et concerne tout spécialement un procedé de réalisation de terrains de sport, notamment des courts de tennis, sur un terrain quelconque prealablement aplani. La construction de tels terrains, en particulier des courts de tennis, fait généralement appel à deux groupes de techniques se différen ciant par les materiaux mis en oeuvre. Selon un premier procédé,le plus courant, on utilise pour consolider le sol des couches de beton poreux, sous forme de dalles confec tionnées sur place par coulée avec éventuellement pose de joints intermédiai res et, parfois, coulee de chaque dalle dans un cadre en béton renforcé par une armature métallique. Le terrain de jeu, entièrement réalisé en béton po reux, est obtenu avec une bonne planéité et permet une excellente evacuation des eaux. Toutefois, le sol obtenu est tres dur et provoque, outre la fatigue des joueurs, une usure rapide des chaussures et des balles de tennis du fait de l'abrasivite de surface. En outre, les joints de dilatation posés entre les dalles entraînent fréquemment des rebonds irréguliers des balles.Enfin, après 7 à 8 ans, il se produit un colmatage des pores du béton poreux contre lequel aucun remède ne peut être utilise, sinon procéder à la réfection tota le du terrain. Conformement a une autre technique, on substitue au béton poreux des matériaux tels que : ciments chargés puis application de résines epoxy ou enrobés bitumeux sur lesquels on coule des résines acryliques ou vinyliques ou encore des produits caoutchouteux comme du polychloroprène. Les terrains obtenus sont, certes, beaucoup plus souples mais ils présentent l'inconvénient d'être pratiquement imperméables et il est indispensable de leur donner une pente afin de faciliter l'écoulement de l'eau. Outre, cette sujetion, l'utilisation de tels moyens de jeux est généralement impossible pendant plusieurs heures apurés de fortes chutes d'eau. Le but de l'invention est de proposer un procéde permet tant d'eviter les deux séries d'inconvénients précités tout en mettant a pro fit, cependant, les qualites soit de souplesse soit de porosite des materiaux conventionnels utilisés a ce jour. Un autre but visé par l'invention est d'exploiter l'in teressantcidée selon laquelle le terrain de sport, tout particulièrement le court de tennis, peut avantageusement être réalisé en deux zones bien distinc- tes quant à leurs caractéristiques, notamment de durete, de façon a correspon dre parfaitement a l'usage qui en est fait et à assurer une excellente longé- vite à la construction. Dans sa forme la plus générale, le procédé selon l'invention consiste essentiellement, notamment pour un court de tennis, a réaliser la partie centrale ou zone de jeu proprement dit de façon a obtenir un sol souple et impermeable a base de materiaux bitumeux et de resine thermoplastique et a construire la zone périphérique, sur le pourtour de la partie centrale, avec une surface dure et permeable en béton poreux. Ainsi, grâce à cette combinaison, on peut allier la souplesse recherchée pour la zone de jeu à la plus grande dureté désirée pour la partie périphérique, tout en conservant les qualités indispensables de perméabilité de la construction et de longévité de cette dernière. L'invention a egalement pour objet la mise en oeuvre de techniques particulières, selon un ordre bien déterminé de phases, pour la construction de chacune des zones précitées, à partir d'un terrain de nature quelconque prealablement défriche et approximativement aplani. Afin de faciliter la comprehension, on décrira ci-dessous un mode non limitatif de réalisation de terrain de tennis, par référence au dessin schématique annexé de la figure 1. Après défrichage et grossiere égalisation de surface du terrain a amenager correspondant à une aire d'environ 700 M2, puis délimitation des deux zones qui seront affectées au jeu, à savoir la partie centrale 1 et la zone extérieure marginale 2, on creuse une serie de tranchées d'une part sur le pourtour 3 de la partie centrale et, d'autre part sur une série de lignes 4, perpendiculaires à 3 et aboutissant approximativement a la périphérie 5 de la zone marginale 2. Le fond de ces tranchees est rempli d'une couche de beton arme qui servira de socle ou semelle dure pour les operations ulterieures de construction. On execute ensuite sur la partie centrale 1 les operations preliminaires de compactage, selon la technique connue, puis de mise en place d'une couche de graves de cailloux sur une épaisseur d'environ 20 à 30 cms, pour des calibres de pierres compris entre O et 30 mm environ, apres quoi l'on effectue un tassage. Conformément à un mode préférentiel de réalisation, on aménage en premier lieu la zone extérieure 2 en emp~70sarlt avantageusement les techniques suivantes réalisation de drainages longitudinaux 6 et 7, de préférence a l'ex térieur de la périphérie 5, lesquels sont reliés a un collecteur principal de drainage des eaux situé à un emplacement appropr7e. Pour cela, on pose des drains en tube plastique dans des tranchées d'environ 0,30 0,60 m de profondeur puis l'on comble a l'aide de gravillons 5/25 mm de façon à constituer une bonne assise pour les dalles ultérieures de béton ;; épandage et mise en place d'une couche de gravillons, par exemple de calibre 20/40 mm sur toute la surface de la zone 2 puis fermeture par une couche de fins graviers de calibre 5/15 ; après mise à niveau par cylindrage (compactage), mise en place des cornières métalliques, disposées parallèlement sur les lignes de pourtour 3 et 5/destinées à servir de repères et bordures pour le béton poreux ; par exemple on peut utiliser des cornieres en L de 9 cm de côte. réalisation de dalles en beton poreux correspondant à la surface approximative des cases délimitees par les lignes 4, par exemple de 6 m de longueur. Ces dalles sont faites sur place en déposant une couche de béton 5/15 mm dosé à environ 350 kg CPA avec coupure (environ 6 m) pour joint de dilatation au tiers environ de la hauteur de beton. . épandage d'une couche de gravillons 2/4 mm, avantageusement en porphyre, dosée à environ 400 kg CPA et pigmentee dans la masse avec mise en place progressive du joint de dilatation faisant corps avec la surface ; égalisation de surface par passage d'un rouleau transversalement aux deux cornières ; . selon un mode d'exécution avantageux : recouvrement des dalles par une feuille de matière plastique (type polyane ou analogue) pendant quelques jours de façon à conserver l'eau et à éviter une evaporation trop rapide qui provoquerait des fissurations. . eventuellement, après prise et séchage, application sur cette zone marginale 2 d'une peinture caoutchouc antiglissante permettant de faciliter la transition entre les deux zones 1 et 2. Dans la deuxième phase opératoire, on procède à la construction de la zone centrale 1 de jeu ou 1ton avait mis en place, en opération préli- minaire comme indiqué ci-dessus, la couche tasse de graves de cailloux. Pour cela on effectue la séquence de travaux suivants recouvrement par un enrobé bitumeux sur une épaisseur moyenne de 3 7 cm par exemple 4 à 5 cm, ce qui correspond à une charge d'environ 80 à 90 kg/m2 ; en pratique il est avantageux d'utiliser un enrobé à teneur maximum de 4 % en bitume, par exemple l'enrobé de type BBO,6 ; . coulage d'une émulsion aqueuse de bitume pourvue de charges minérales, par exemple du type " Bituchape" ou analogue ; cette emulsion sert à niveler les irrégularités de l'enrobé bitumeux et joue le rôle de bouche-pores ; elle permet d'obtenir une surface lisse et bien fermee ; après avoir laissé la chape durcir, étalement d'une résine thermoplastique chargée (par exemple de type polychloroprène , diluable à l'eau) à l'aide d'une raclette caoutchouc ; ceci sur une épaisseur d'environ 2,5 à 4 mm, cor respondant à une charge de 3 à 4 kg/M2 ; de preference la résine est pigmentée, par exemple de couleur verte ; après séchage, on obtient un bel aspect granité en surface permettant d'obtenir des rebonds de balles analogues à ceux donnés par un sol dur naturel. Pendant toutes ces opérations, la périphérie 3 est munie de cornières de délimitation de zone. Selon une autre caractéristique de l'invention, on donne une pente bien déterminee au terrain à amenager. Cette pente est avantageusement de 0,8 % pour la zone centrale 1 (au lieu de 1 % généralement pour les terrains de tennis connus a revêtements thermoplastiques) et de 0,5 % environ pour la zone exterieure marginale 2. On notera que, dans la technique connue de réalisation de terrains de tennis en béton poreux, aucune pente n'est prévue ; cette mesure, adoptée dans le procédé de l'invention, permet de faciliter l'évacuation des eaux de pluie vers les drains 6 et 7. En opérant dans les conditions susindiquées, on obtient des terrains de jeux alliant souplesse et dureté permettant une bonne évacuation des eaux de pluie et possedant une longévité nettement supérieure aux zones amenagees selon les techniques connues. En outre, grâce au procédé utilisé qui fait notamment appel au béton confectionné en centrale et non sur le chantier, on peut réaliser l'aménagement complet d'un terrain prêt à l'usage avec 3 personnes seulement, au lieu de 5 à 6 pour les procédes conventionnels. D'autres avantages apparaissent encore par la mise en oeuvre du procede de l'invention. On notera tout spécialement, par rapport à la technique la plus courante d'utilisation de résines thermoplastiques sur les deux zones du terrain de jeu : la possibilité d'installation des accessoires tels que chaise d'arbitre, bancs de spectateurs et autres, sans risque de poinconnement et endommagement du terrain du fait que ces objets sont disposes sur la zone marginale dure de beton poreux ; l'économie d'énergie réalisée en raison de l'emploi de quantités moindres de resines et autres produits derivés du pé- trole que dans la realisation de terrains dits " tout synthétiques Bien entendu, diverses variantes mettant en jeu des moyens équivalents pouvent être pratiquees sans pour autant sortir du cadre de l'invention. R E V E N D I C A T I O N S 1, Procédé de construction de terrains de sports, en particulier de courts de tennis, comprenant-une zone de jeu proprement dit ou partie centrale et une zone extérieure marginale sur tout le pourtour de la première, caractérisé en ce que l'on réalise la partie centrale de façon à obtenir un sol souple et imperméable à base de matériau bitumeux et de résine thermoplastique alors que la zone périphérique est faite avec une surface dure et perméable en béton poreux. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la partie centrale est obtenue selon la séquence opérationnelle suivante, a partir d'un sol brut approximativement plat : compactage; dépose de graves de cailloux calibre 0 à 30 mn sur 20 a 30 cm d'épaisseur avec tassage ; recouvrement par un enrobé bitumeux sur une épaisseur de 3 à 7 cm environ ; coulage d'une émul- sion aqueuse de bitume munie de charges minérales avec durcissement ultérieur ; et, enfin, étalement d'une résine thermoplastique renfermant de charges et pigments sur une épaisseur de quelques millimètres avec sucrage ultérieur. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la zone extérieure marginale est réalisée selon la suite des opérations suivantes confection de drainage longitudinaux par tranchées et drains en tubes de matière plastique ou autre ; remplissage ar plusieurs cruches de gravillons de granu- lométries moyennes différentes, la couche la plus fine se trouvant en surface, mise à niveau par compactage mise en place de cornières parallèles et au même niveau sur ladite zone ; épandage de béton poreux de granulométrie 5 à 15 mm entre les cornières avec prévision de l'emplacement à intervalles réguliers, de joints de dilatation sur une f tisseur environ un tiers de la hauterur de cou- che de béton ; étalement d'une couche superficielle de gravillon de porhyre éventuellement coloré dans la masse, avec mise en place au fur et à mesure du joint de dilatation; cylindrage de la chape finale ; recuovrement de la dalle par une feuille de matière plastique pendant quelques jours pour éviter une évaporation trop rapide de l'eau ; puis, après la prise, séchage à l'air libre. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que les tranchées de drainage sont recouvertes de trois couches de gravillons de dia- mètres moyens, respectivement : 5-25 mm, 20-40 mm et 5.16 mm de bas en haut en ce que la couche de béton poreaux de 5-15 mm est prévue sur une épaisseur d'environ 8 a 10 cms, le gravillon de porphyre étant du type 2-4mm ; et en e que la couche superficielle finale-de ladite zone extérieur est recouverte d'une peinture antiglissante et donnant de la souplesse au sol. 5, Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que après terrassement du terrain et avant mise en oeuvre des opérations de réalisation de la zone centrale de jeu et de la zone extérieure marginale, on creuse des tranchées sur le pourtour de séparation entre lesdites zones ainsi que sur des lignes perpendiculaires à ce pourtour et qui serviront à la pose des joints précites, puis dépose au fond de ces tranchées une semelle en béton armé. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caracterise en ce que l'on construit tout d'abord sur l'emplacement a aménager, la zone extérieure puis la partie centrale de jeu proprement dit. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que, avant la construction de la zone extérieure puis de a partie centrale, on effectue sur cette derniere les operations de compactage puis de dépose de graves de cailloux. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérise en ce que la surface de la partie centrale de jeu est réalisée en couleur verte alors que la zone extérieure est prévue e teinte rougeâtre.