La présente invention concerne la structure d'une machine héliographique à développement thermique, c'est-à-dire utilisant un procédé à sec dans lequel la feuille sensible, après avoir été impres sonnée par une source de lumière actinique est réchauffée pour provoquer dans cette feuille la réaction chimique de développement. Comme on le sait, les machines héliographiques à développement thermique existant actuellement comportent une source de chaleur constituée par des résistances électriques placées dans le rouleau rotatif qui commande et règle les mouvements de la feuille sensible, celle-ci s'enroulant partiellement sur le rouleau lui-meme. I1 est donc prévu une solution technique du problème du réchauffage de la feuille sensible, dans laquelle la feuille est réchaulfée à la juste température par contact avec le rouleau, à l'intérieur duquel se trouve la source de chaleur. Cette solution technique a des inconvénients assez nombreux. En effet, la chaleur passe des résistances électriques dans le rouleau dans lequel elles se trouvent, par rayonnement et par convection dans l'air intérieur au rouleau, et cette chaleur passe ensuite du rouleau à la feuille sensible par conduction. Une grande quantité de chaleur est perdue; en outre, le rouleau doit être à une température supérieure à celle qui suffit pour développer la carte sensible, du fait que la face émulsionnée de cette feuille n'est pas en contact étroit avec le rouleau, mais se trouve sur le coté opposé au rouleau. Tout cela entraine une perte importante d'énergieélectrique, ce qui est un inconvénient économique.En outre, le réchauffage du rouleau par rayonnement et convection dans l'air est lent, et la machine héliographique exige après son allumage une période importante d'attente, avant d'atteindre la température de régime et d'être prete à fonctionner. La température relativement élevée du rouleau, qui est supérieure à la température nécessaire au développement de la face émulsionnée de la feuille, entraine de plus une détérioration partielle de la feuille sur la face appuyant contre le rouleau, ce qui provoque des dépôts et incrustations sur la surface du rouleau lui-meme.Ces incrustations à leur tour, si elles ne sont pas éliminées en temps voulu, exigent une augmentation de la température du rouleau, du fait qu'elles se trouvent entre le rouleau lui-meme et la feuille à développer. I1 est de plus évident que, considéré comme un organe de réchauffage, le rouleau a une inertie thermique importante, surtout par suite de la présence de la couche d'air intérieure, si bien que, si l'on doit faire face à une plus forte demance de chaleur, par exemple par suite d'une augmentation de la vitesse de progression de la feuille, le rouleau n'est pas capable de compenser rapidement la chaleur cédée, et par suite il peut être nécessaire de remédier à cela en augmentant le flux de chaleur par une augmentation de la température des résistances électriques.La machine cesse d'être d'un emploi simple0 Il faut signaler également que, dans la technique connue on rencontre des problèmes d'uniformité dans le développement de la feuille: en effet, comme le rouleau perd davantage de chaleur par les extrémités, il n'a pas une température uniforme sur toute sa longueur.Enfin, la réalisation des résistances tournant avec le rouleau, ou intérieures et fixes, est plutôt compliquée au point de vue constructif, parce quelle nécessite l'emploi de frotteurs aux extrémités des résistances, et l'emploi d'isolants électriques frottant au centre du rouleau, parce que les température3 élevées des résistances incurvent le support de ces résistances dans la région médiane0 Pour faire face à ces difficultés, on a senti qu'il était nécessaire de concevoir une nouvelle machine héliographique dans laquelle le problème technique du réchauffage de la feuille sensible serait résolu d'une façon nouvelle et plus fonctionnelle, pour éviter les inconvénients précités. La présente invention a précisément pour but de réaliser une machine héliographique capable d'effectuer un réchauffage de la feuille sensible d'une façon très rapide, précise et uniforme, avec une consommation d'énergie très réduite, et de faibles frais d'exploitation et manutention0 Un autre objectif important consiste à réaliser une machine héliographique dans laquelle le dispositif de réchauffage de la feuille sensible est extrêmement simple et peut être réalisé facilement et à l'aide de matériaux faciles à trouver dans le commerce. Un autre objectif consiste à réaliser une machine héliographique dans laquelle la température à laquelle est portée la feuille sensible est contrôlable et réglable d'une façon extrêmement précise. Un autre objectif encore consiste à réaliser une machine héliographique dont la structure peut se déduire rapidement et facilement de celle d'une machine héliographique réalisée suivant la technique déjà connue. Ces objectifs ainsi que d'autres qui apparaitront mieux dans la suite sont atteints par la machine héliographique à développement thermique, objet de l'invention, et caractérisée en ce que la source de chaleur réchauffant la feuille impressionnée est disposée à l'extérieur du rouleau d'entrainement de la feuille, dans une position étroitenent contiguë a la face émulsionnée de la feuille elle-meme, sur le parcours que cette feuille accomplit après avoir été impressionnée nar la lumière actinique. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description détaillée qui va suivre d'un exemple de réalisation préféré mais non exclusif et en se référant aux dessins annexés donnés à titre indicatif et non limitatif dans lesquels:: La fig. 1 représente schématiquement ltensemble d'une machine héliographique conforme à l'invention; La fig. 2 représente en coupe transversale une caractéristique structurelle de la machine; La fi-go 3 représente schématiquement un élément de la machine; La fig. 4 représente la structure de l'élément de la fig. 30 On voit sur les figures précitées que la machine héliographique à développement thermique comprend schématiquement suivant une technique déjà connue et qui, par suite, ne sera pas détaillée de façon approfondie dans les parties qui ne concernant pas directement la présente invention, un support fixe auquel sont associés: un dispositif pouvant impressionner la feuille sensible au moyen d'une source de lumière actinique; une ciste d'introduction et glissement de la feuille sensible, initialement associée au document original à reproduire; un rouleau d'entrrinement As 1 feuille sensible déjà impressionnée et séparée dudit document original à reproduire; une source de chaleur pour assurer le développement de la feuille impressionnée, et un thermostat de contre de la température de cette source de chaleur D'une façon plu détaillée, le rouleau d'entrainement 1 peut tourner autour de son axe propre sous l'action d'organes moteurs anpropriés. La feuille sensible 2 déjà impressionnée s'enroule partiellement sur ce rouleau. Par son rîouvement de rotation, le rouleau 1 entraine la feuille 2 sur une partie de sa surface latérale. Suivent la présente réalisation, la feuille 2, dont la face enulsionnQe est tournée vers l'extérieur du rouleau 1, est serrée contre ce rouleau 1 par une première bande 3 de toile teflonée enroulée et bloquée d'une part st une première barre 4 et sur le côté opposé, relativement au rouleau 1, par une deuxième barre 5 fans la présente forme utilisable de l'inventions la première bande 3 est réalisée en toile teflonée, surtout parce que 13 toile teflonée a la propriété de pouvoir présenter une surface extérieure très lisse et glissante qui produit un frottement minimal sur la feuille 2 entrainée par le rouleau lo A l'extérieur de la première bande 3 se trouve une source de chaleur constituée par une résistance électrique 12. Les fig. 3 et 4 montrent particulièrement la constitu tion de la résistance 12.Cette résistance comprend une bande conductrice 6 enroulée sur un support souple et bi-dimensionnel constitué par exemple, dans la présente réalisation, par une bande 7 de toile teflonée, sur les deux faces opposées principales de laquelle sont placées deux bandes 8 d'un ruban bi-adhésif. Sur ce support, la bande conductrice 6 est enroulée en hélice serrée, disposée dans un sens surtout lon;itudinal par rapport au support, comme on le voit clairement sur la fig. = Les spires de ia bande conductrice 6 sont ensuite couvertes par une bande adhésive simple 9. Dans l'ensemble, la résistance 12 ainsi réalisée constitue un élément lamellaire et souple, qui prend une forme voisine de la surface latérale du rouleau 1.En effet, la résistance 12 est appuyée contre la première bande 3 par une deuxième bande 10, par exemple en toile teflonée comme cette première bande 3, cette deuxième bande étant bloquée d'une part sur la deuxième barre 5 avec la première bande 3 et d'autre part sur une troisième barre il disposée parallèlement à la première barre 4 et voisine de cette dernière. I1 faut noter que la première bande 3 et la deuxième bande 10, tout en étant appuyées contre le rouleau 1, ne sont pas serrées sur ce rouleau mais sont appuyées sur lui de façon à permettre éventuellement ltextraction manuelle de la feuille 2 que l'on introduit entre le rouleau 1 et la première bande 3. Comme on 18 voit particulièrement sur la fig. 1, la température de la résistance électrique 12 est réglée par un thermostat comportant un élément sensible placé presque au contact de la résistance 12 elle-même. D'une façon plus précise, l'élément sensible est constitué par uti thermocouple 13 disposé à l'extérieur de la deuxième bande 10, à une distance de la résistance 12 qui est égale à celle comprise entre la résistance 12 elle-même A et la face émulsionnés de la feuille 2. Le fonctiorement de l'invention devient particulièrement évident après la description qui précède. En salissant sous la prenière bande 3 sous l'action du rouleau 1 qui tourne autour de son axe, la feuille 2 vient au contact de la résistance 12 moyennant interposition de la première bande 3. La feuille 2 est disposée de façon que la face émal.sionnée soit zu~nxe vers la résistance 12.La feuille se réchauffe ainsi à la juste tempér3ture notée et contrôlée par le thermocouple 13, qui constitue l'organe sensible d'un thermostat coupant le courant dans la résistance 12 quand la température de cette dernière dépasse une valeur déterminée d'avance. L'invention atteint ainsi les objectifs proposés. En effet elle comporte une source de chaleur oui est en contact quasi immédiat avec la face émulsionnée de la feuille sensible. On obtient ainsi des pertes minimes de chaleur et un temps très réduit pour la mise en régime de la machine. La température de la source de chaleur, c'est-àdire de la résistance 12, peut être relativement basse, ce qui entraine une économie importante de courant électriques et de plus produit dans tous les organes mécaniques et structurels de la machine, des contraintes thermiques qui sont insignifiantes comparativement à celles qu'ils subissent dans les machines héliographiques existantes. Dans tous les cas la face émulsionnée est celle qui est tournée vers la source de chaleur, si bien que la face opposée de la feuille 2 se trouve à une température inférieure, ce qui évite toute détérioration et incrustation sur le rouleau d'entrainement 1. Ce dernier peut avoir une température quelconque; au point de vue thermique, il sert seulement de réservoir de chaleur. La source de chaleur, constituée par la résistance 12 en contact direct avec la face émulsionnée de la feuille 2, possède la propriété fondamentale de n'avoir pratIquement pas d'inertie thermique, donc d'avoir non seulement une "mise en route" extrêmement rapide, mais encore une grande possibilité de fournir rapidement de la chaleur quand la quantité demandée augmente. De cette façon, lorsque la vitesse de progression de la feuille 2 varie entre certaines limites, la température de la résistance 12 peut rester à peu près inchangée. La machine neut ainsi être étalonnée en fabrique pour une température fixe optimale, Si bien que son emploi est extrêmement simple, même pour des personnes absolument inexpérimentées. La température fixée d'avance est règlable avec une précision extrêmement grande, parce qu'on peut disposer des éléments sensibles (par exemple le thermocouple 13) qui sont à peu près en contact direct avec la résistance 12. En outre, cette dernière a l'avantage d'avoir une meme température en tous ses points, ce qui élimine les problèmes de dispersion irrégulière de la chaleur. Une conséquence avantageuse de cette caractéristique consiste en ce qu'il n'est pas nécessaire d'établir une adhérence extrêmement serrée entre la résistance 12 et la feuille 2, et les feuilles de téflon ou autre matière qui tiennent la résistance elle-même contre la feuille 2 peuvent ne pas être particulièrement serrées afin de permettre l'extraction manuelle de la feuille 2 quand celle-ci est mal introduite. On supprime ainsi le dispositif de friction existant habituellement dans les machines héliographiques et ayant pour rôle d'atténuer la pression sur la feuille 2 pour permettre- son extraction manuelle. En effet, ce dispositif de friction était nécessité par le fait que, la technique déjà connue comportant de graves problèmes de dispersion irrégulière de la chaleur, il fallait maintenir l'adhérence maximale possible entre la feuille 2 et le rouleau 1, qui contenait en lui-même également la source de chaleur. I1 faut noter en outre qu'une machine héliographique ainsi conçue a une structure extrêmement simple et peu coûteuseS et peut en outre être facilement réalisée à partir de la structure d'une machine héliographique de type connut 3ien entendu diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art au dispositif qui vient d'être décrit uniquement à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de l'inventioto Tous les détails peuvent être remplacés par des éléments techniquement équivalents. Dans la pratique, les matières employées ainsi que les dimensions adoptées peuvent être quelconques suivant les nécessités de chaque cas particulier. REVENDICATIONS 1) achine héliographique à développement thermique, comprenant essentielloment un support fixe auquel sont liés: un dispositif pouvant impressionner la feuille sensible au moyen d'une source de lumière actinique, une piste dtintrocuction et glissement de la feuille sensi ble, un rouleau d'entrainement de la feuille sensible qui peut tourner autour de son axe propre longitudinal et est associé à des organes moteurs pouvant l'entrainer en rotation, ce rouleau étant disposé, par rapport au sens de glissement de la feuille sensible, en aval du dispositif impressionnant la feuille, une source de chaleur pour développer la feuille impressionnée, et un thermostat de contrôle de la température de cette source de chaleur, cette structure ae machine héliographique étant caractérisée en ce que la source de chaleur servant au réchauffage et au développement de la feuille impressionnée est disposée à l'extérieur du rouleau d'entrainement de la feuille, dans une position étroitement contigus à la face émulsionnée de la feuille elle-même, le lon du parcours que suit cette dernière après avoir été impressIonnée0 2) Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que la source de chaleur et constituée par une résistance électrique qui, avec interposition d'au moins une nappe électriquement isolante, est directement contigue au parcours de la feuille sensible déjà impressionne, sur le côté de la face émulsionnée. 3) Machine selon l'une quelconoue des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la résistance électrique est contigue extérieurement à une partie de la surface du rouleau d'entralnement autour duquel la feuille impressionnée partiellement s'enroule de façon que la face émulsionnée soit tournée vers l'extérieur. 4) tachine selon l'une ouelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la résistance. électrique est constituée par un ruban conducteur enroulé sur un support souple bidimensionnel, pour former ensemble un élément plat et souple pouvant se former conformément à la surface extérieure du rouleau d'entrainement de la feuille. 5) machin selon l'une cuelconque des revendications 1 à 4, c-ractérlsée en ce que la résistance électrique est enroulée sur ledit support sous forme de srirss disposées longitudinalement relativement à l'axe 1 rouleau. 5) Machine selon l'une quelconque des revendicatons 1 à 5, caractérisée en ce que la résistance électrique, enroulée sur ledit support et isolée électriquement, est interposée entre deux bandes qui, l'une sur l'autre entourent partiellement ledit rouleau par leurs parties centrales, tandis que les parties extrâmes sont fixées à des barres de soutien parallèles au rouleau lui-même. 7) Tachine selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que lesdites bandes sont serrées sur le rouleau de façon à permettre l'extraction manuelle de la feuille introduite entre le rouleau et celle des bandes qui est intérieure. 8) Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que la température de la résistance électrique est réglée par un thermostat comportant un élément sensible placé en -contact intime avec la résistance elle-mêmeO 9) échine selon- l'une auelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que l'élément sensible est constitué par un thermocouple disposé sur la partie de résistance qui est opposée à la partie tournée vers le rouleau, et que l'on interpose entre l'élément sensible et la résistance une épaisseur analogue à celle qui existe entre cette résistance et la face émulsionnée de la feuille à développer.