Depuis des générations, les écussonnages sur les arbres, les vignes, les arbustes et les plantes vivaces de toutes sortes sont liés ou ligaturés avec du@liber pour assurer la mise si place fixe du greffon sur 1 tronc d l'arbr@ porte-greffe. Plus réc@mment, on en est venu à utiliser comme matière également des libers synthétiques ou des rubans de matière synthétique ainsi que des fils et ds rubans de caoutchouc. Après avoir ligaturé l'emplacement où l'on réalise la greffe en écusson, les parties enroulé--s sont recouvertes de mastic à greffer ou de préparations synthétiques notamment à base de dispersions telles que du baume d- gomme laque, pour ainsi assurer une fermeture étanche à l'air nécossair@ à la croîssance du greffon. Des expériences précises et la pratique de longues années ont toutefois montré que cs différents matériaux n'offrai@nt pas de garanties que, par la suite, le produit enduit ne pénétrera pas cntrc les différents enroulements de ladite matière pour parvenir ainsi entre 1 greffon et le portegreffe it empecher ou même paralyser totalement le processus de croissance. Cci a entraîné un nombre de dommages très importants. C'@st pourquoi plus récemment on en est venu, a utiliser comme matière pour ligaturer, du papier crêpe collant qui par sa force d'adhérence, applique non seulement solidement le greffon sur le porte-greff@, mais qui ne laisse aucun intervalle libre au-travers duquel l'@nduit pourrait par la suite pénétrer, notamment lorsqu'il est appliqué suivant la technique du recouvrement partiel.On pensait donc avoir trouvé la solution idéale notamment parce que les enroul@m@nts au niveau des emplac@monts des gr@ffes avec du papier crepe collant pouvaient êtrr réalisés @@ manièr@ beaucoup plus rapid@ et plus rationnelle qu'avec l-s matériaux utilisés jusqu > àlors. Toutefois, le papier crepr collant ne s'est pas imposé dans la pratique ct par suite d@ l'utilisation de cette matière, on a constaté.dans les pépinières des dommages importants par suite de la non-croissance des greffes. Des expériences précises réalisées sur des greffes ligaturées de cette façon et qui ne se sont pas développées, ont montré que le greffon avait été rejeté du porte-greffe sous l'eff@t notamment d'influences extérieures telles que li vent, la grille ou le contact par les oiseaux. Ceci provient du fait que le papier crpe collant par un tel effet de pression qui est renforcé dans le cas d'une greffe par écussonnage par un effet de levier, se dilate et ne reprend plus sa position d'origine. Le greffon, par effet de pression, est détaché du porte-greffe, il se forme une fente entre le greffon et le porte-greffe qui rend impossible le développement de ladite greffe.Par ailleurs, par la pénétration d'air dans la fente ainsi formée, l'emplacement de la greffe t-nd à sécher et il en résulte une nécrose. Dans les pépinières, les greffes sont réalisées en fonction de la direction des vents dominants, pour qu'une pression s'exerce et applique le greffon sur le portegreffe en cas de vcnt, de grêle ou de contact par les oiseaux, tandis que dans le cas inverse, il y a un risque d'arrachement du greffon. Pour déterminer la manière suivant laquelle un coup de vent peut agir sur un greffon réalisé par écussonnage mis en place, lorsque ledit greffon est ligaturé à l'aide de papier crêpe collant, on a effectué les expériences suivantes. Une titre d'écusson entourée trois fois d@ papier crêpe collant a été mise @n place vers 1 bas à l'emplacement de la greffe et le greffon a été exposé à une force d traction dirigée vers 1- haut. Au début de cette expérience, l'emplacement de l'écussonnage à son point le plus haut avec la matière d jonction présentait une épaisseur de i7 mm et à son art inférieure dc 15 mm (extrémités du greffon). Ensuite, on a réalisé une pression ou une traction de 300 o sur le greffon. Cette valeur a été choisie arbitrairement et est la même pour toutes les expériences réalisées. Les mesures effectuées, après que la traction ait été exercée, indiquaient une épaisseur de 17,5 mm pour l'arête supérieure et de 17 mm pour l'arête inférieure, ce qui signifie que le greffon avait été repoussé du portegreffe sur 0,5 mm au niveau de l'arête supérieure et 2 mm au niveau de l'arête inférieure. En répétant cette expérience pour un enroulement double de l'emplacement de la greffe avec du papier crêpe collant, on a obtenu les mimes résultats. Dans aucun des cas le papier crêpe collant n' est revenu dans sa position d'origine. A titre de contre-expérience, on a procédé de la méme façon en utilisant un ruban de caoutchouc comme matière ligaturer. Les épaisseurs de la tête d'écussonnage pour ce ruban de caoutchouc étaient, pour un enroulement triple, de 17 mm à l'arête supérieure et de 14 Mn à l'arête inférieure, la pression étant alors nulle. Pour une traction de 300 g, on a obtenu les résultats suivants : Arête supérieure 17 Mn : Arête inférieure 15 mm. Pour une traction de 700 g qui constitue une valeur extrême, on a observé les résultats suivants : Arête supérieure 17,2 mm ; Arête inférieure 16 Mn. Après suspension de l'effet de traction au bout de 5 minutes, on a obtenu les résultats suivants Arête supérieure 17 mm pour une traction nulle t Arête inférieure 14 Mn pour une traction nulle. Cela signifie que le ruban de caoutchouc comprimait toujours le greffon pour l'amener dans sa position de départ si bien que dans la pratique il n'y a pratiquement aucun risque que la greffe ne prenne pas. Pour contrôleur les contraintes de traction du papier crêpe collant, on a réalisé l'expérience suivante. La matière servant à ligaturer la greffe s'étendait sur 13 à 15 centimètres pour trois enroulements. Une telle bande de papier crêpe collant a été appliquée à lp suspension inférieure et la suspension supérieure d'une balance à ressorts. Pour une traction de O g, la bande de papier présentait une longueur de 14 cm. Pour une traction de 1.200 g, on a par contre obtenu une longueur de 18,5 cm. Il résultait de cette traction que le crtpage du papier était supprimé. En relâchant à nouveau la traction pour la ramener à zéro, la longueur s'est maintenue à 18,5 cm. Il en résulte que l'on doit exercer une très forte traction pour réaliser des ligatures, cette traction devant etre suffisamment forte pour faire disparaitre toute la partie criée du papier crêpe collant pour obtenir une jonction parfaite du greffon sur le porte-greffe.Cela signifie dans la pratique que s'il faut supprimer le crtpag du papier en exerçant une traction de 1.200 g, l'emploi du papier crêpe collant comme matière pour ligaturer les greffes n' est en aucune façon rentable, notamment par le fait que le ruban de papier crêpe se déforme sous l'action d'une traction importante et ne peut pas permettre d'obtenir un assemblage parfait ne devant, dans la mesure du possible, présenter aucune petite fente permettant les entrées d'air. On a donc trouvé que le papier crêpe collant comme matière pour ligaturer les greffes du type à écussonnage ou les greffes de toutes sortes ne convenait pas. Des expériences -approfondies ont montré que l'assmahla- ge rationnel et sur d'emplacements de greffes avec des rubans auto-collants en papier ou en matière synthétique ou naturelle rappelant le papier était possible lorsque lesdits rubans ne sont pas ou ne sont que très légèrement extensibles, donc qu'ils ne sont pas crtpés. Ces rubans auto-collants permettent d'enrouler rapidement les emplacements des greffes, c'est-à-dire d'assembler rigidement et définitivement le greffon sur le porte-greffe.Par des effets extérieurs de pression et de traction sur le greffon, notamment par le vent, la grêle et les oiseaux, le greffon ne se détache pas du porte-greffe si bien que le processus de développement n'est pas perturbé. Ceci a été confirmé par les expériences de contrainte ou de pression précités. Au cours d'aucune de ces expériences on n'a pu constater une dilatation du ruban de ligature et donc un déplacement du greffon par rapport au porte-greffe. Comme autre avantage de ces rubans de papier collant non extensiblesoupour ainsi dire non extensibles, en papier ou en matière naturelle ou synthétique analogue au papier, on peut citer leur perméabilité à la vapeur d'eau qui empoche la formation d'eau de condensation en dessous du ruban collant en entraînant toutes les conséquences désavantageuses que l'on sait pour la greffe. Ces conséquences apparaibsent par exemple lorsqu'on utilise un produit non perméable à la vapeur d'eau à base de caoutchouc ou de chlorure de polyvinyle ou da matière analogue. Ces rubans auto-collants à peine extensibles en papier ou en matière naturelle ou synthétique analogue au papier peuvent être renforcés, au cours de leur fabrication, par des fibres naturelles ou synthétiques, des fils, des bandes ou des tissus de amnières différentes et suivant différentes épaisseurs, si bien qu'ils peuvent être égaiement utilisés pour ligaturer des greff@s importantes. D'une manière analogue, il est possible en introduisant les fibres et fils ou textiles de renforcement dans le papier crêpe collant de supprimer totalement ou presque totalement l'effet dé crépage d telle façon que des papiers crêpes eollants ainsi réalisés présentent l'avantage décrit cidessus. tant donné que dans le cas des rubans précités il s'agit d'une matière facilement putrescible dans la plupart des cas et qu'un ruban servant à ligaturer drs greffes doit résister pendant plusieurs semaines pour les greffes à l'air libre et pendant plusieurs mois dans les serres pour les greffas qui y sont conservées, il est nécessaire que les greffes entourées de c-s rubans soient ensuite soigneusement enduites de mastic à greffer ou d'une préparation synthétique, par exemple d'un baume de gomme laque qui les recouvre.En procédant à l'enduction d'une couche de baume de gomme laque, on obtient un revêtement élastique absolument résistant aux intempéries. Îwant d'appliquer cet induit, il St toutefois nécessaire de veiller à ce que le ruban auto-collant servant à ligaturer les greffes, qui aura été de préférfnec appliqué suivant la technique du recouvrement partiel, soit enroule en étant suffisammrnt scrrc. à l'emplacement de la griffe pour qu'aucun écartaient ne subsiste entre les @nroulements de la ligature par lesquels l'enduit pourrait pénétrer dans l'emplacement an la greffe, notamment entre le greffon et le port@-greffe, s'infiltrer et ainsi perturber ou empêcher totalement le développement de ladite greffe. Ceci est également valable pour les ttes d'écussonnages dans lesquelles le greffon à l'emplacement où il est appliqué sur le porte-greffe,doit être recouvert par ledit ruban avant l'application de l'enduit de telle façon que la pénétration dudit enduit ou de pluie ou de neige par le haut soit totalement impossible. Il est facile et rapide de retirer ensuite, lorsque la greffe a pris, ces rubans de ligature, ce qui est un avantage très important par rapport aux produits utilisés jusqu'à présent. Il est nécessaire de retirer ces ligatures lorsque la crotssance du greffon est assurée pour empêcher la strangulation du greffon poussant rapidement-et augmentant donc de volume. L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, caractéristiques, détails et avantages de celle-ci appa rafleront mieux au cours de la descritpion explicative qui va suivre à titre d'exemple non limitatif dc l'invention. Le ruban auto-collant en papier ou en matière naturelle ou synthétique analogue au papier conforme à l'invention est donc peu extensible et est renforcé de fibres synthétiques ou naturelles, de fils, de rubans ou de tissus. Il permet de réaliser des ligatures du type précité pratiquement sans utiliser de couteaux, par enroulement , ce qui constitue à nouveau un avantage étant donné que pour les matériaux ce l'Art antérieur,il était indispensable d'utiliser des dispositifs pour couper et sectionner, ce qui entraînait souvint la détérioration de la greffe. Pour les rubans auto-collants pour ligaturer les greffes, En papier ou en matière naturelle ou synthétique semblable au papier, il faut par contre veiller à ce que ces produits et leur colle soient compatibles avec les tissus des arbres, c > est-à-dire qu'ils ne comportent aucune substance qui pourrait avoir des répercussions défavorables sur la texture des arbres, en ayant un effet corrosif ou en ampechant la croissance des greffes. Be ruban à ligaturer dans son ensemble et surtout la colle qu'il contient doivent présenter une composition chimique qui les rend faiblement acides et faiblement alcalins, c' est-à- dire qu'ils doivent présenter un pH sensiblement égal à 7. Des expériences approfondies ont par ailleurs montré qu'il était avantageux de prévoir dans ces rubans auto-collants des activateurs ou des stimulants à base synthétique ou naturelle qui se sont avérés des substances avantageuses pour la cicatrisation des tissus et la stimulation du métabolisme des plantes. Cet apport peut facilement être réalisé par mélange lors de la fabrication des rubans, notamment de leur colle. L'utilisation des rubans auto collants & papier ou en matière naturelle ou synthétique semblable au papier, qui ne sont pratiquement pas extensibles, constitue donc un progrès considérable par rapport à tous les matériaux utilisés jusqu'à présent pour ligaturer les greffes. Eien entendu, l'invention n'est nullement limitée à l'exemple de réalisation décrit. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont utilisées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Rubans auto-collants papier ou en matière naturelle ou synthétique semblable au papier, qui ne sont que très légèrement ou pas extensibles, caractérisés en ce qu'ils sont utilisés pour ligaturer des greffes de toutes sortes sur des arbres, des vignes, des arbustes ou des plantes vivaces analogues. 2. Rubans auto-collants selon la revendication 1, caractérisés en ce qu'ils contiennent des fibres naturelles ou synthétiques, des fils, des rubans ou du tissu de toutes sortes et en toutes épaisseurs. 3. Rubans auto-collants selon la revendication 1, caractérisé en ce que par leur structure et leur composition chimique, ils sont compatibles avec les tissus, c'est-àdire qu'ils ne contiennent aucune substance qui pourrait avoir des répercussions sur le tissu de la greffe en ayant une action corrosive ou en empochant sa crotssance. 4. Rubans auto-collants selon la revendication 1, caractérisés en ce qu'ils contiennent des agents d'activation ou des stimulants naturels ou synthétiques pour accélérer la cicatrisation des tissus et la croissance des tissus et en ce qu'ils servent ainsi à renforcer le inétabolisme des plantes. 5. Rubans auto-collants selon la revendication 1, carattérisés en ce qu'ils sont fabriqués à partir de papier crtpe collant ou de bande crêpe en matière synthétique collante analogue dont le crépage est supprimé par l'introduction de fibres naturelles ou synthétiques, des fils, des rubans ou des tissus précités.