La présente invention est du domaine de l'amenagement des étables ou autres locaux destinés a l'élevage du bétail et notamment des bovins et elle a pour objet un dispositif d'attache des bovidés dans des stalles de ces étables. L'évolution actuelle des techniques de l'élevage consiste a mécaniser des opérations qui étaient autrefois manuelles et ceci par ce que le personnel des fermes est de moins en moins nombreux ; selon cette évolution on cherche a mécaniser ou automatiser l'opération consistant a attacher les be- tes dans les stalles qui leurs sont destinées et ceci dans le cas du mode d'élevage dit "en stabulation entravée".La difficulté d'une telle automatisation réside dans le fait que l'opération d'attache d'un animal doit être fiable, c'est a dire que, autant que possible l'animal devra être attaché chaque fois que la manoeuvre sera commandée, et en même temps l'attache doit être suffisamment souple et lâche pour assurer a l'animal un confort con- venable. On connaît depuis fort longtemps des systèmes d'attache du type dit américain dans lequel deux barreaux verticaux sont manoeuvrés en écartement ou en rapprochement, au moyen d'un couple de tringles horizontales, pour dans B seconde alternative être refermés a l'arrière de la tête de l'animal ; un tel dispositif présente toutefois l'inconvénient, du fait de la rigidité des barreaux, d'un inconfort assez important pour l'animal. I1 a été aussi envisagé de remplacer les barreaux de ce type d'attache par des liens souples tels que chaînes dans ce cas le confort est augmenté mais l'animal peut dans ses mouvements se libérer facilement de l'attache, pour cette raison cette disposition a été abandonnée. On connaît aussi des dispositifs differents du type ci-dessus décrit dans lesqul'organe d'entrave constitue par un couple de liens souples entrecroisés une pre mière fois au-dessous du cou de l'animal peut étreentrecroiseune seconde fois au-dessus du cou de l'animal et à l'arrière de la tête de celui-ci, à l'aide de moyens de manoeuvre constitués par une barre montée rotative dans un plan horizontal autour d'un axe médian et supportant à ses extrémités les extrémités s'périeures des liens ; un tel dispositif, bien qu'améliorant considerable- ment les conditions de confort de l'animal présente toutefois l'inconvénient, et ce malgré une barre dite de guidage disposée derrière les liens, du risque soit d'accrocher l'omoplate de l'animal au cours de la rotation de la barre, soit de passer devant la tête de ce dernier et ne pas l'attacher. Ce dispositif présente en outre l'inconvénient d'une complexité assez importante et d'un coût en conséquence. Un des buts de la présente invention, constituant un perfectionnement auKdispositifsdu premier type précité, est d'assurer une attache fiable de l'animal c'est à dire d'éliminer en quasi totalité le risque que l'animal échappe à la maneouvre d'attache. Un second but de l'invention est de proposer un dispositif d'attache assurant un grand confort à l'animal. Un troisième but de l'invention est de proposer un dis tositif d'un coût très modique. Selon l'invention un dispositif d'attache de bovidés dans des stalles1 du type comportant deux tringles horizontalement coplanaires, parallèles entre elles et parallèles à une direction de juxtaposition des stalles, lesdites tringles étant mobiles en translation suivant leur axe longitudinal pour manoeuvrer un couple d'organes d'entrave pouvant être refermés à l'arrière de la tête de l'animal, est principalement caractérisé en ce que lesdits organes d'entrave sont des liens souples tels que chaînes ayant leurs extrémités basses entrecroisées et fixées au voisinage du sol et ayant leurs extrémités hautes reliées chacune à une tringle respectivement, et en ce qu'un organe de croisage des liens est disposé au-dessous des dites tringles sensiblement dans un plan médian les séparant, chaque lien etant situé par rapport audit organe de croisage du côté opposé à la tringle à laquelle ledit lien est relié. Il résulte de cette disposition que lorsque les tringles sont mûes en translation de façon telle que les points de liaison des extrémités des chaînes passent d'un côté à l'autre de la stalle chacun dans un mouvement de sens contraire à l'autre les liens se croisent sensiblement au-dessus et au milieu de l'organe de croisage, l'organe de croisage se comportant alors approximativement à la manière du fil de trame d'un tissu ; il résulte encore de cette disposition que les liens sont très sensiblement toujours situés dans le plan médian entre les tringles contenant l'organe de croisage, ce plan étant situé très légèrement en avant de la crêche ou mangeoire dont sont généralement pourvues les stalles d'ot il résulte finalement que les liens étant manoeuvrés dans leur mouvement de resserrement ou de desserrement toujours dans un plan approximativement situé en avant de la mangeoire, l'animal placé normalement dans la stalle est entravé par les liens au cours de leur resserrement. Selon une caractéristique secondaire de l'invention l'organe de croisage est soutenu par un couple de suspentes reliées respectivement chacune aux points de liaison des liens et des tringles et à l'organe de croisage de façon telle que ces suspentes se croisent approximativement dans un plan médian de la stalle, d'où il résulte que lors des mouvements de translation des tringles l'organe de croisage est respectivement élevé ou abaissé selon que le mouvement des tringles a pour effet de libérer la bête ou de l'entraver. Selon une autre caractéristique secondaire de l'invention la liaison entre les liens d'entrave et les tringles est réalisée au moyen de manchons dans lesquels les tringles peuvent coulisser, lesdits manchons étant clavetables soit sur les tringles, soit sur un point fixe de l'installation; il résulte de cette disposition qu'alternativement les moyens d'entrave dans une stalle peuvent être, selon que les manchons sont clavetés sur les tringles ou sur les parties fixes, respectivement actionnés en même temps que les tringles ou maintenus fixes en dépit des mouvements de celles-ci, soit en position ouverte, soit en position fermée. Selon une variante préférée de réalisation ledit organe de croisage est constitué par une chaîne solidaire à chacune de ses extrémités d'un montant de portique délimitant latéralement la stalle ; avantageusement la chaîne constituant l'organe de croisage pourra être incluse au moins partiellement dans un tube de plastique de façon à lui enlever sa trop grande souplesse. Selon une autre forme de réalisation l'organe de croisage est constitué par des tubes emmanchés de fa çon télescopique dans un tube intermédiaire, les extrémités libres de ces tubes pouvant coulisser verticalement par l'interme- diaire de coulisseaux à patin ou à galet dans des coulisses comprises dans, ou supportées par, des portiques. La présente invention sera mieux comprise et des détails en relevant apparaitront à la description qui va être faite de formes particulières de réalisation en relation avec les figures des planches annexées dans lesquelles La fig.l est une vue de dessus simplifiée d'une stalle logeant un animal et pourvue d'un dispositif de l'invention, La fig.2 est une illustration simplifiée en perspective d'un dispositif d'attache, La fig.3 est une vue de dessus des organes de manoeuvre du dispositif de la fig.l, La fig.4 est une élévation d'un portique du même, La fig.5 est une vue -schématique de dessus d'un mécanisme d'entrainement des organes de manoeuvre du dispositif des figures précédentes, et La fig.6 est une élévation du même. Sur la fig.l un animal tel qu'une vache 1 est logé dans une stalle 2 ; dans une étable plusieurs stalles telles que 2 sont alignées les unes à côté des autres selon une direction matérialisée par la flèche 3 ; une crêche ou mangeoire telle que 4 est disposée sur un côté d'un tel alignement ; à l'extérieur de la stalle et du côté ooposé à la mangeoire l'éta- ble est pourvue de canaux d'évacuation des déjections des animaux ; le trait mixte 5 matérialise la trace d'un plan vertical médian d'une stalle ; chaque stalle 2 comporte un dispositif d'entrave du type dans lequel les moyens de manoeuvre sont cons titués par des tringles 6 et 7. La fig.2 reprend à plus grande échelle et avec plus de détail le dispositif d'entrave ou d'attache de la figure précédente ; les organes d'entrave et leurs moyens de manoeuvre figurés en traits pleins sont en position ouverte, tandis que les traits en pointillé les représentent en position fermée. Les organes d'entrave sont constitués par un couple de liens souples tels que chaînes 8 et 9 ; les extrémités inférieures des chaînes 8 et 9 sont fixées au sol par exemple au moyen de boucles d'ancrage 10, et elles sont entrecroisées une première fois en 11. Les extrémités supérieures des chaines 8 et 9 sont fixées respectivement à des manchons 12 et 13 rendus solidaires des tringles 6 et 7 respectivement au moyen de clavettes amovibles 14 et 15 ; en l'absence de ces clavettes les tringles peuvent coulisser librement dans les manchons.Une charnue 16 approximativement horizontale constitue un organe dit de croisage des liens ; cette chaîne est disposée au-dessous des tringles 6 et 7 sensiblement dans le plan médian 17 les séparant ; chacune des chaînes 8 et 9 est située par rapport à la chaîne 16 du coté opposé à la tringle à laquelle elle est reliée, c'est à dire que le dispositif étant vudu coté de la stalle la chaîne 8 reliant la tringle avant 12 passe derrière la chaîne 16, tandis que la chaîne 9 qui est reliée à la tringle arrière 13 passe devant la chaîne 16.Lorsqu'au cours de la mise en position fermée du dispositif la tringle 7 se déplace de gauche à droite pour amener le manchon en position 13' et qu'inversement la tringle 6 se déplace de droite à gauche pour amener le manchon 12 en 12', les chaînes 8 et 9, grâce à l'organe de croisage 16 s'entrecroisent au dessus de cet organe par le fait de l'inversion par rapport à cet organe, de leur situation a huteur par rapport a celle de leurs extré- mitéssupérieures; l'entrecroisement ou noeud ainsi formé est bien visible lorsque le dispositif est en position fermée.Il est visible sur le dessin que chacune des extrémités de la chaine 16 formant organe de croisage est reliée par l'intermédiaire d'un bracelet tel que 18 au montant 19 d'un portique servant à soutenir les tringles, comme cela sera explicité plus loin. On remarque encore sur la fig.2 que la chalne 16 est soutenue par un couple de suspentes 40 et 41 reliées chacunes respectivement aux manchons 12 et 13 constituant les points de liaison des chaînes 8 et 9 avec les tringles 6 et 7 respectivement ; chaque suspente est reliée par son extrémité inférieure à la chaîne 16 en un point situé de l'autre côté d'un point médian de la chaîne 16 par rapport au manchon auquel est reliée la suspente lorsque le dispositif est en position ouverte ; selon cette disposition les sustentes se croisent approximativement dans le plan médian de la stalle lorsque le dispositif est en position ouverte ; lorsqu'il est mis en position fermée chacun des manchons 12 et 13 se rapproche- du point de jonction de la suspente qui lui est reliée et permet de ce fait un abaissement de la chaîne 16 ; un mouvement inverse d'élévation est entrainé lorsque le mouvement des tringles met le dispositif en Position d'ouverture pour, par exemple,libérer une bête. Avantageusement au moins la partie médiane de la chaîne 16,ou organe de croisage,est enrobée dans un tube en plastique mi-rigide tel que tuyau d'arrosage en PVC par exemple ; la présence de cet enrobage évite une retombée de la chaîne 16 en son milieu lorsque le dispositif est en position d'ouverture et permet ainsi un meilleur passage de la tête de la bête à attacher. Sur les fig.3 et/ou 4 les tringles 6 et 7 sont supportées de part et d'autre de chaque stalle par un portique composé d'un montant 19 et d'une coulisse double 42 avantageusement pourvue intérieurement de coussinets de glissement inférieurs 43 et supérieurs 44 usinés dans du polyéthylène par exemple ; les portiques sont avantageusement reliés entre eux comme cela est connu dans l'art antérieur par, par exemple un tube 45 formant conduite d'eau d'abreuvage et/ou de nettoyage et par un tube 46 formant par exemple conduit de vide pour l'emploi de machines à traire ; comme cela est visible sur les figures ces conduites sont avantageusement disposées à chacune des extrémités des coulisses de portique. On remarque notamment sur la fig.3 que chacun des manchons 12 et 13 est pourvu d'une patte latérale intérieure 47 et 48 respectivement ; on remarque aussi que chacune des coulisses de portique est pourvue d'une latte 49, formant point fixe de l'installation, telle les lattes 49 et 50 s'étendant d'un côté et de l'autre de la coulisse dans le plan médian séparant les tringles ; les pattes des manchons et les lattes des portiques sont pourvues d'alésages pouvant être mis en correspondance et permettant le passage des clavettes telles que 14 et 15. Ainsi, qu'un manchon soit en position d'ouverture ou en position de fermeture, il peut être déclaveté de la tringle pour être claveté sur la latte par l'intermédiaire de sa patte.Grâce à cette disposition on peut maintenir à l'étable une ou plusieurs bêtes qui ne doivent pas sortir tandis que la manoeuvre des dispositifs d'entrave libère toutes les autres. Sur les fig. 5 et 6 un mécanisme d'entrainement des organes de manoeuvre des dispositifs d'entrave d'une rangée de stalles est constitué par un mecanisme à crémail lère comprenant un pignon 51 et une paire de plaques c rantées 52 et 53 fixées en regard respectivement sur une extrémité des tringles 6 et 7 ; un carter 54 pourvu intérieurement de couloirs de glissement pour les tringles sert de logement au mécanisme et peut être supporté par une console 55 par exemple ; un arbre 56 transmet le mouvement de rotation au pignon 51 depuis un renvoi d'angle à démultiplication 57 et manoeuvrable à la main par exemple au moyen d'une manivelle 58. I1 doit être compris que la présente invention n'est pas limitée aux formes de réalisation ci-dessus décrites à titre illustratif ; ainsi par exemple l'organe de croisage, qui constitue un point particulièrement caractéristique de l'invention pourrait tout aussi bien être constitue par des tubes emmanchés de façon télescopique dans un tube intermédaire, les extrémités libres de ces tubes pouvant coulisser verticalement par l'intermédiaire de coulisseaux à patin ou à galet dans des coulisses comprises dans, ou supportées par, lesmontantsdes portiques. Enfin la portée de l'invention est définie par les revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1.- Dispositif d'attache de bovidés dans des stalles, du type comportant deux tringles horizontalement coplanairíes, paral lèles entre elles et parallèles à une directioz-de juxtapo- sition des stalles, lesdites tringles etant.dbilps en trans lation suivant leur axe longitudinal pour manoeuvrer un cou ple d'organes d'entrave pouvant être refermés l'arrière de la tête de l'animal, caractérisé :: - en ce que lesdits organes d'entrave sont des liens souples tels que chaînes ayant leurs extrémités basses entrecroisées et fixées au voisinage du sol et ayant leurs extrémités hau tes reliées chacune à une tringle respectiveiaent,et - en ce qu'un organe de croisage des liens est disposé au des sous desdites tringles sensiblement dans an plan médlan les séparant, chaque lien étant situé par rapport audit or gane de croisage du côté opposé à- la tringle laquelle le dit lien est relié, d'où il résulte de cette disposition que lorsque les tringles sont mules en translation de façon telle que les points de liaison des extrémités des channes passent d'un côté à l'autre de la stalle chacun dans un mou- vement de sens contraire à l'autre les liens se croisent sensiblement au-dessus et au milieu de l'organe de croisage, et que les liens étant manoeuvrés dans leur maniement de resserrement ou de desserrement toujours dans un plan ap proximativement situé en avant de la mangeoire, l'animal placé normalement dans la stalle est entravé par- les liens au cours de leur resserrement 2.- Dispositif selon la revendication I, caractérisé : en ce que l'organe de croisage est soutenu par un couple de suspentes reliées respectivement chacune aux points de liaison des liens et des tringles et à l'organe de croisage de façon telle que ces suspentes se croisent approximativement dans un plan médian de la stal le, d'où il résulte que lors des mouve ments de translation des tringles l'organe de croisage est respectivement élevé ou abaissé selon que le mouvement des tringles a pour effet de libérer la bete ou de l'entraver 3.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la liaison entre les liens d'entrave et les tringles est réalisée au moyen de manchons dans lesquels les tringles peuvent coulisser, lesdits man chons étant clavetables soit sur les tringles, soit sur un point fixe de l'installation, d'out il résulte qu'alternativement les moyens d'entrave dans une stalle peuvent être, selon que les manchons sont clavetés sur les tringles ou sur les par ties fixes, respectivement actionnés en même temps que les tringles ou maintenus fixes en dépit des mouvements de cel les-ci, soit en position Puverte, soit- en Paition=ferméé~, 4.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit organe de croisage est constitué par une chaîne solidaire à chacune de ses ex trématés d'un montant de portique délimitant latéralement la stalle ; 5.- Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que la chaîne constituant l'organe de croisage se trouve incluse au moins partiel lement dans un tube de plastique de façon à lui enlever sa trop grande souplesse ; 6.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe de croisage est constitué par des tubes emmanchés de façon télescopique dans un tube intermédiaire, les extrémités libres de ces tubes pouvant coulisser verticalement par l'intermédiaire de coulis seaux à patin ou à galet dans des coulisses comprises dans, ou supportées par le montant des portiques.