Lorsqu'un cheval saute un obstacle, il se produit un choc très important lors de la réceptions c'est-à-dire lorsque les pieds du cheval viennent frapper le sole l'un après l'autre. Un cheval de concours hippique, qui saute environ cent fois par semaine sur des terrains très divers, est par suite exposé a des maladies très graves principalement du système osseux et du système d'amortis sement du pied. Pour amortir ces chocs0 il est connu de fixer, entre le pied du cheval et le fer, une plaque rigide sous laquelle on a disposé du coton ou de l'étoupe ou sous laquelle on a injecté un produit qui, en séchant reste relativement soute et épouse la forme de la partie inférieure du pied. La plaque étant fixée a demeure sous le pied0 empeche la res- piration du pied; par ailleurs elle favorise le pourrissement de la fourchette et nuit au bon fonctionnement du système naturel d'amortissement du pied La présente invention a pour objet un patin amortisseur pour cheval de sport qui est destiné d entre fixé sous le fer d'un che val et remédie a ces inconvénients. Le patin selon l'invention est caractérisé en ce qu'il est constitué par un bloc en matière élastomère dont les dimensions extérieures correspnndent à celles du der, qui est muni a son ex trémité correspondant aux éponges du fer de trous pour le passage de crampons0 ceux-ci assurant ainsi la fixation du patin sous le fer, et qui comporte sur sa face supérieure une partie centrale de dimensions lui permettant de se loger à l'intérieur du fer et de hauteur au moins égale à celle de ce fer0 de façon à venir au con- tact de la fourchette du sabot, quand le patin est fixé sous le fer. ha fixation du patin selon l'invention sous le fer du cheval se fait très facilement par la mise en place des crampons dont le fer doit etre muni lorsque-7e cheval doit sauter; il n'est pas ne pessaire de modifier le fer.Lorsque le patin est ainsi fixé, il amortit considérablement le choc lorsque le cheval se reçoit sur le sol, lors dun saute et évite au cheval les maladies indiquées pré ckdemment; étant au contact de la fourchette du sabote le système naturel d'amortissement du pied du cheval participe à l'amortissement, Après le saut ou le travail le patin se retire facilement, ce qui permet alors au pied de respirer normalement, Dans un mode de réalisation avantageux de l'invention, le patin est ilus épais dans sa partie arrière que dans sa partie avant.Par suite de cette disposition3 le talon du cheval se trouve surélevé; le petit sesamoîde ou os naviculaire se trouve légèrement en avant de sa position nGRmnlee ce qui détend le tendon fléchisseur. Ceci est important lors dsun saut, car, a ce moment le tendon fléchisseur est extremement sollicité et tendu. La partie inférieure du patin, se trouvant en dessous du niveau du fer, est de préférence alvéolée ou munie de réserves, de manière à etre très souple2 ce qui augmente l'amortissement. Le patin peut comporter une armature longitudinale mobile dont l'extrémité avant fait saillie par rapport au sabot et est repliée vers le haut de manie à pouvoir prendre appui sur le pinçon du fer, et des moyens pour immobiliser cette armature dans la position désirée Cette armature a un double rôle; non seulement, elle renforce le patin, mais elle constitue un troisième point d'ancrage de ce patin sur le sabot Pour renforcer cet ancrage, la partie repliée peut comporter une vis propre à venir presser sur le pinçon, Le patin peut également comporter dans sa partie arrière une armature transversale fixe dont les extrémités se trouvent sous les éponges du fer. Un grillage de renforcement s'étendant sur toute la surface du patin peut être noyé dans celai ci, La face inférieure du patin est avantageusement munie de stries ou de dessins en relief an dérapants, On a décrit ci-asres à titre d'exemple non limitatif un mode de réalisation du patin selon ' ltinvention avec référence au dessin annexé dans lequel : La Figure 1 est une vue par en dessous du patin, La Figure 2 en est une coupe suivant II-II de la Figure 38 La Figure 3 en est une coupe transversale suivant III-III de la Figure 2, La Figure 4 en est une coupe suivant IV-IV de la Figure 2, La Figure 5 montre le patin selon l'invention fixé sous le sabot d'un cheval. Le patin selon l'invention, tel qu'il est représenté au dessin et désigné d'une façon générale par la référence 1, est destiné à être fixé sous le fer 2 d'un cheval; il est constitué par un bloc de caoutchouc comportant une partie 3 qui a la forme de la plante du pied du cheval et une partie 4e de dimensions plus faibles, qui surmonte la partie 3, dont la hauteur est nsiblement égale à celle du fer 2, et qui peut être embottée à l'intérieur du fer 2, en venant au contact de la fourchette du spot Le patin 1 est raidi transversalement par une armature fixe Ç à son extrémité arrière; il est en outre raidi longitudinalement par une armature mobile 7 dont l'extrémité avant fait saillie par rapport au patin, est terminée par une partie 7a inclinée à environ 450 et recouverte pr un capuchon 8. Les armatures 6 et 7 sont ici constituées par des rames métalliques au contact l'une de l'autre. La lame 7 peut 8tre serrée contre la lame 6 par une contrelame 9 et des vis 10, ce qui immobilise cette lame 7. Des trous 11 ménagés dans la partie 4 du bloc permettent l'accès aux vis, La partie 3 du patin est munie d'alvéoles 12 destinés à lui donner plus de souplesse et à faciliter son écrasement. Un grillage 13 est noyé dans sa masse en s'étendant sur toute sa surface, à environ deux millimètres de la face destinée à venir au contact du sol, Cette partie 3 n'a pas une épaisseur constante, Elle est plus épaisse dans sa portion centrale 3a et la urépaisseur de cette portion centrale va en diminuant depuis son extrémité surmontant l'armature 6e à son extrémité opposée ou la portion centrale 3a se raccorde au reste de la partie 3, La face extérieure de la portion 3a comporte des stries anti-dérapantes, comme indiqué en 14. Un fer destiné à un cheval de sport comporte des trous pré vus pour la fixation de crampons. Ces trous sont utilisés pour la fixation du patin. A cet effet, le maréchal-ferrant mesure l'écartement entre ces trous, le reporte sur le patin 12 et perce dans ce dernier des trous 15 aux endroits correspondants. I1 applique ensuite le patin sur le fer 2 et découpe la périphérie de la partie 3 du patin de façon à l'ajuster à la forme du fer. I1 fait coulisser la lame 7 de façon que-le capuchon 8 vienne au contact du sabot 5, Il fixe cette lame en perçant des trous dans les lames 6 et 7 et en mettant en place les vis 10; la lame 7 peut également comporter des lumières allongées 16 permettant le passage des vis 10, auquel cas il suffit de serrer ces vis.Le patin est alors adapté au sabot du chevale I1 ne reste plus au maréchal-ferrant qu'à fixer le patin 1 sous le fer 2 à l'aide de crampons que l'on fait passer dans les trous 15o A l'avant, le patin est maintenu par le capuchon 8 qui presse sur le sabot; Si on le désire, on peut améliorer ce maintien en supprimant le capuchon 8 et en formant dans l'extrémité repliée 7a de la lame 7 un trou taraudé dans lequel on engage une vis 17 qui vient presser sur le pinçon 2a du fer (Fig. 5), On voit de la description qui précède que le patin selon l'invention, une fois adapté aux dimensions du fer, se pose facilement et rapidement; il n'y a, en effet, qu'à visser les crampons et à serrer éventuellement la vis 17. Il assure l'amortissement du choc qui se produit lors d'un saut, Il peut être retiré très facilement, ce qui permet au pied du cheval de respirer, Il va de soi que la présente invention ne doit pas être considérée comme limitée au mode de réalisation décrit et représenté, mais en couvrez au contraire2 toutes les variantes, REVEND ICAT IONS 1. - Patin amortisseur destiné à être fixé sous le fer d'un cheval de sport0 caractérisé en ce qu'il est constitué par un bloc en matière élastomère dont les dimensions extérieures correspondent à celles du fer, et qui est muni à son extrémité correspondant aux éponges du fer de trous pour le passage de bramions, ceux-ci assurant ainsi la fixation du patin sous le fer, et qui comporte sur sa face supérieure une partie centrale de dimensions lui permettant de se loger à l'intérieur du fer et de hauteur au moins égale à celle de ce fer de façon à venir au contact de Ha fourchette au sabot, quand le patin est fixé sous le fer. 2 - Patin selon la revendication 15 caractérisé en ce qui est plus epais dans sa partie arrière que dans sa partie avant. 3 - Patin selon la revendication l ou 22 caractérisé en ce que sa partie inférieure, se trouvant en dessous du niveau du fer est alvéolée ou munie de réserves 4 -- Patin selon l'une quelconque des revendications précé- dentes, caractérisé en ce qu'il comporte une armature longitudinale mobile dont l'extrémité avant fait saillie par rapport au sabot et est repliée vers le haut de marnière à pouvoir prendre appui sur le pinçon du fer, et des moyens pour immobiliser cette armature dans la position désirée 5. - Patin selon l'une quelconque des revendications précé- dentes, caractérisé en ce qu'il comporte, dans sa partie arrière, une armature transversale fixe dont les extrémités se trouvent sous les éponges du SerO 6. - Patin selon une quelconque des revendications précedentes, caractérisé en ce qu'un grillage s'étendant sur toute la surface du patin est noyé dans celui-ci, 7. - Patin selon l'une quelconque des revendications crécé- dentes, caractérisé en ce que sa face inférieure est munie de stries ou de dessins en relief anti-dérapants.