La présente invention concerne un four à longerons mobiles, dont le foyer comporte au moins en partie une grille constituée de longerons fixes et de longerons mobiles juxtaposés en position alternée, chaque longeron mobile étant déplaçable vers le haut et vers le bas par l'intermédiaire de galets roulant sur des guides obliques. Les travaux de réparation et d'entretien sur les longerons fixes et les longerons mobiles d'un tel four, tel que le four décrit dans le DE - C - NP 1 280 269, peuvent souvent être exécu- tés sans qu'il y ait lieu'de démonter les longerons mobiles, du fait que ceux-ci sont facilement accessibles, au moins en partie, à partir du haut ou à partir du bas. Cependant, pour certains travaux de réparation et d'entretien, il est nécessaire de démon- ter les longerons mobiles. Cette manoeuvre est d'ailleurs néces- saire, non seulement pour des réparations aux longerons mobiles eux-mêmes, mais également dans le cas o les longerons fixes doivent être accessibles par le côté. En effet, ces domaines sont en général inaccessibles, même lorsque les longerons mobiles se trouvent placés dans leur position de travail extrême supérieure ou inférieure. A cela s'ajoute le fait que de tels fours sont pourvus de blocs de sable ou d'eau destinés à rendre étanche l'intérieur du four par rapport à l'atmosphère environnante, ces garnitures se trouvant placées au-dessous des longerons mobiles, ce qui les rend d'accès très difficile. D'après le AT - B - NP 320 279, on connaît un four à longe- rons mobiles, comportant deux systèmes de longerons mobiles paral- lèles entre eux, mobiles en direction longitudinale et dans le sens de la hauteur, un longeron de l'un des systèmes étant disposé chaque fois à côté d'un longeron de l'autre système. La disposition est telle que les longerons mobiles des deux systèmes déplacent alternativement le combustible incandescent. Dans ce cas, les dis- positifs d'entra nement indépendants l'un de l'autre, destinés, d'une part, à soulever et abaisser les longerons et, d'autre part, à déplacer longitudinalement les longerons, de chaque système, en direction d'avancement de la charge et en direction opposée, sont accouplés entre eux de telle sorte que, l'un des dispositifs d'en- traînement abaisse l'un des systèmes de longerons par rapport au plan de déplacement de la charge et l'élève à nouveau dans ce plan, tandis que l'autre dispositif d'entraînement déplace longi- tudinalement les longerons en disposition opposée à la direction, de transport de la charge. Cependant, dans ces fours à longerons mobiles, on se heurte aux mÈmes difficultés pour les travaux de réparation que celles décrites plus haut pour le four du DE - C - N 1 280 269. La présente invention a pour but de réaliser un four à longerons mobiles, dans lequel les longerons fixes et les longe- rons mobiles, ainsi que les garnitures d'étanchéité, en particu- lier les blocs de sable et d'eau, sont directement accessibles pour les travaux de réparation et d'entretien. Dans ce but le four conforme à l'invention est caractérisé en ce que, dans une construction du genre mentionné au début, les - guidages obliques pour les galets sont prolongés vers le bas, de la quantité nécessaire pour la course de travail des longerons mobiles, et les longerons mobiles peuvent être amenés, par abais- sement pas à pas des galets de soulèvement, dans le domaine de ce prolongement,-dans un plan de réparation et d'entretien situé nettement en dessous du plan du foyer. Avec cette constitution conforme à l'invention, il est possible d'abaisser complètement les longerons mobiles, par exemple jusqu'au sol du four, de telle sorte qu'ils soient accessibles directement par chacun des c8tés. De même, les garnitures d'étan- chéité, ainsi que les masses de sable et d'eau, sont absolument dégagées et libres d'accès, de sorte que les travaux d'inspection et de réparation peuvent être exécutés directement sans autre manoeuvre. lorsque les longerons mobiles sont abaissés, les longe- rons fixes se trouvent également complètement dégagés et sont accessibles par tous les côtés. L'abaissement des galets de soulèvement sur les prolonge- ments inférieurs des guidages obliques, pour l'abaissement des longerons mobiles dans le plan d'inspection et de réparation, peut être réalisé à l'aide de moyens appropriés quelconques. Avantageu- sement l'invention prévoit, par exemple, que les tiges de réglage de course, qui relient tous les galets de soulèvement appartenant à un longeron mobile, sont reliées, au moyen d'un bras pivotant monté à poste fixe, avec le cylindre de vérin d'actionnement correspondant. Pour amener pas à pas les galets sur les prolon- gements obliques des guidages, c'est-à-dire pour abaisser les longerons mobiles individuellement, ce vérin est pourvu d'un dispositif de maintien qui peut être enfiché à volonté dans l'un - des perçages du bras perforé. Cette disposition présente l'avantage d'une construction particulièrement simple et économique. En outre, elle apporte l'autre avantage que les vérins d'actionnement peuvent être montés à poste fixe et ne pas nécessiter une longueur de construction aussi importante que si l'abaissement des longerons dans la posi- tion d'inspection et de réparation devait avoir lieu uniquement au moyen des vérins et avec une course unique de ceux-ci. La description ci-après se rapporte à un mode de*réalisa- tion de l'invention, donné à titre de simple exemple non limita- tif, et expliqué avec référence aux dessins annexés, dans lesquels: la figure 1 est une vue en plan d'un foyer de four à longerons mobiles; - la figure 2 est une vue en coupe longitudinale par II-II de la' figure 1;- la figure 3 est une vue en coupe transversale à travers le four par la ligne III-III de la figure 1; la figure 4 est une vue partielle à l'échelle agrandie de la portion A encadrée en traits mixtes dans la figure 3; la figure 5 est une représentation analogue à la figure 4, mais dans laquelle les longerons mobiles se trouvent dans leur position inférieure de transport de combustible; la figure 6 est une représentation analogue à la figure 4, avec les longerons mobiles dans la première étape d'abaissement; la figure 7 est une représentation analogue à la figure 4 avec les longerons mobiles dans la seconde étape d'abaissement; la figure 8 est une représentation analogue à la figure 4 avec les longerons mobiles dans la position de réparation et d'inspection; la figure 9 est une vue en élévation latérale du four correspondant à la partie de gauche de la figure 2; la figure 10 est une représentation correspondant à la figure 9 après la premièbi étape d'abaissement des longerons mobiles; la figure 11 correspond à l'état de la figure 10, mais avec la tige de réglage prolongée et enfichée dans un autre perçage; la figure 12 montre le longeron mobile après la seconde étape d'abaissement; la figure 13 correspond à la figure 12 mais avec la tige de règlage prolongée et enfichée dans un autre perçage; la figure 14 montre le longeron mobile après la troisième étape d'abaissement; la figure 15 correspond à la figure 14 mais avec la tige de règlage prolongée et enfichée dans un autre perçage, et la figure 16 montre les longerons mobiles dans leur position de réparation-et d'inspection correspondant à la figure 8. la grille de foyer 1 du four à longerons mobiles se compose de plusieurs longerons s'étendant sur la longueur totale du foyer, qui sont constitués alternativement comme longerons- fixes et longerons mobiles. Sur les deux parois latérales du four 2 et 3, ainsi qu'au milieu de la grille, sont disposés des longerons fixes relativement larges 4, 5 et 6. Directement auprès d'eux, se trouvent les longerons mobiles 7, 8, 9 et 10. Les deux premiers longerons 7 et 8 sont reliés entre eux-par l'inter- médiaire de plusieurs traverses 11 et les deux autres longerons 9 et 10 sont également reliés entre eux par plusieurs traverses 12. Entre les longerons mobiles 7 et 8, se trouve un longeron fixe plus étroit 13. De même, de l'autre côté, un longeron fixe plus étroit 14 est disposé entre les longerons mobiles 9 et 10. les deux longe- rons fixes extérieurs 4 et 5 reposent sur la fondation du four et sur un chevalet de support 16 et 17 respectivement. Le lôngeron fixe médian 6 est posé sur le chevalet de support 18, qui repose sur le sol 19 du four. les longerons fixes 13 et 14 reposent sur des étais 20 et 21. Sur la fondation 22 sont prévus plusieurs guidages obliques affectés chacun à une des paires de longerons 7, 8, 9 et 10. Au- dessous des longerons mobiles 9 et 10, les guidages obliques 23 sont pourvus de profilés formant des rails de circulation 24. Entre les guidages obliques 23 et les traverses 12, qui se trouvent audessous des longerons mobiles 9 et 10, s'étend une barre de soulèvement 25 montée pour coulisser axialement,sur 2462677 laquelle sont disposées des barres transversales 26 au même espacement que les guidages obliques. A chaque extrémité des barres transversales 26, sont fixées deux paires de galets de roulement, dont les galets inférieurs 27 et 28 reposent sur les profilés 24. Au-dessus des barres transversales 26 sont disposées des paires de galets de soulèvement 29 et 30, qui reposent sur des profilés de roulement 31 et 32 des longerons 9 et 10, ces profilés stétendant au-dessous des traverses 12. Comme représenté à la figure 2 dans l'extrémité de gauche du four, il est prévu, sur un socle 34 reposant sur un épaulement - 33, un cylindre de vérin d'actionnement 35, pouvant pivoter. La tige de piston 36 du cylindre de vérin 35 est engagée à pivote- ment, avec sa tête 37, dans le perçage le plus extérieur dtun bras perforé 38. Ce bras est monté, également à pivotement, dans un palier 39, et il est pourvu de quatre perçages ou logements - 40, 41, 42 et 43. Par rétraction et extension de la tige de piston 36, la tige de soulèvement 25 peut être déplacée en va-et-vient à l'aide du bras 38. Il en résulte que les paires inférieures de galets de soulèvement 27 roulent en va-et-vient sur les profilés 24, de telle sorte que les longerons mobiles 10 sont élevés et abaissés à la même cadence. Dans le domaine compris entre la grille de foyer 1 et la voûte 44 sont prévus des deux côtés des tuyaux dtévacuation de fumées-45 et 46. La référence 47 désigne le niveau du sol de - l'usine.' -La figure 4 représente la position supérieure de déplace- ment des longerons mobiles 9 et 10, tandis que la figure 5 repré- sente leur position inférieure de déplacement. Dans la position supérieure représentée dans la figure 4, les longerons mobiles 9 et 10 Exécutent le mouvement dtavancement du combustible en igni- tion de l'entrée vers la sortie du four. Pour cela, il est néces- saire que les longerons 9 et 10 soient amenés à faire saillie d'une petite quantité sur le plan du four, afin que, pendant le déplacement de combustible, ce dernier ne vienne pas en contact avec les longerons fixes 7, 6 et 9. Une fois cette course dtavan- cement terminée, les longerons 9 et 10 sont abaissés de la même quantité de telle manière qu'ils se placent légèrement en dessous 6 2462677 du niveau du four afin que, dans cette position ils puissent facilement revenir dans leur position de départ sans qu'il se produise un contact quelconque entre les longerons mobiles 9 et 10, d'une part, et, d'autre part, la masse de combustible incandescent qui se trouve sur les longerons fixes 5, 6 et 14. D'après les figures 4 et 5, on voit que, aussi bien dans la position de transport supérieure des longerons mobiles 9 et , que dans leur position inférieure de transport, seule est possible l'exécution de travaux de réparation et de surveillance qui peut être faite en intervenant directement par le haut ou - par le bas. En ce qui concerne les travaux d'inspection sur des éléments qui ne sont pas accessibles par le haut ou par le bas, en particulier sur les faces latérales des longerons/ ne peuvent pas être effectués sans manoeuvres spéciales. Pour cela, dtaprès l'état antérieur de la technique, il serait nécessaire de démon- - ter complètement les longerons mobiles 9 et 10 pour exécuter ces travaux à l'extérieur du four, De telles opérations de démontage sont également nécessaires lorsque doivent être exécutés des travaux de réparation ou d'inspection sur les longerons fixes 5, 6 et 14 ou sur les masses d'étanchéité de sable ou hydrauliques , 51, 52, 53 qui se trouvent au-dessous des longerons. -Les difficultés mentionnées plus haut se produisent chaque fois qu'il est nécessaire de procéder à des travaux sur des élé- ments cachés, en particulier sur les garnitures d'étanchéité 50 à 53. - -Dans les figures 6, 7 et 8 est représentée également la portion A de l'installation de la figure 3, mais avec un abaisse- ment différent des longerons mobiles, à savoir, pour la figure 6, dans une première étape d'abaissement, pour la figure 7 dans une seconde étape, et, pour la figure 8, dans la dernière-étape d'abaissement des longerons mobiles 9 et 10, c'est-à-dire dans leur position inférieure d'inspection et de réparation. Plus particulièrement, dans la représentation de la figure 8, on voit que, dans la position inférieure extrême des longerons, les domaines des longerons 9 et 10 ainsi que ceux des longerons - fixes 5, 6 et 14, qui sont cachés dans la position de travail des figures 4 et 5, sont maintenant directement accessibles. Il en est de même pour les garnitures d'étanchéité hydrauliques 50 7 2462677 à 53. Le fonctionnement de l'installation conforme à l'inven- tion est expliqué en détail ci-après à l'aide des figures 9 à 16. En partant de la figure 9, dans laquelle les longerons mobiles 9 et 10 font légèrement saillie au-dessus du bord supérieur du four, et se trouvent ainsi dans leur position de travail supé- rieure conforme à la figure 4, la tige de piston 36 du cylindre de vérin à actionnement 35 supporté dans l'articulation à pivote- ment 45, est poussée hors'du cylindre dans la position d'extension représentée dans la figure 10. Dans ce mouvement, la tige de soulèvement 25 se déplace, en commun avec les paires de galets 27 et 29 sur le profilé 24 du guidage oblique 29 d'une certaine quantité, obliquement vers le bas. Dans cette position (figure ) la tige de soulèvement 25 pourvue de son prolongement 56 est immobilisée sur le poteau 55 au point de fixation 57. On dégage alors le prolongement de tige 56 du logement 43 et on la rallonge avec un autre prolongement 58 (figure 11) qui est engagé dans un autre perçage de logement 42 du bras perforé. A partir de la position représentée dans la figure 11, la tige de soulèvement 25 est déplacée, par une nouvelle extension de la tige de piston 36, d'une nouvelle quantité sur le profilé 24 du guidage oblique 23, obliquement vers le bas. Cette position est représentée dans la figure 12. Dans cette position, et d'une manière analogue au processus appliqué dans la position de la figure 10, le prolongement 58 est dégagé de son perçage de logement 42. La tige de piston 36 est rétractée à l'intérieur du cylindre-et le prolongement 58 est rallongé avec un autre prolongement 59, qui est engagé, avec son extrémité de gauche, dans le perçage-suivant 41 du bras perforé 38. Cette position est représentée dans la, figure 13. A partir de la position représentée dans la figure 13, la tige de piston 36 est sortie à nouveau du cylindre de vérin, de telle sorte que les galets 27 sont à nouveau déplacés d'une certai- ne quantité, obliquement vers le bas, sur le profilé 24 du guidage oblique 23. Dans cette position, comme décrit plus haut la tige de course 25 est immobilisée sur le poteau 55. On dégage à nouveau le prolongement 59 du perçage 41 et la tige de piston 36 est rétrac- tée à l'intérieur du cylindre. Un troisième prolongement 60 est 8 2462677 alors relié au prolongement précédent 59 de la tige de course , et est engagé avec son autre extrémité dans le perçage 40 du bras perforé 31. Cette position est représentée dans la figure 15. A partir de cette position, par une dernière extension de la tige de piston 36, les longerons mobiles 9 et 10 sont abaissés dans leur position inférieure extrême, c'est-à-dire celle représentée dans la figure 8, position qui est favorable pour les travaux d'inspection et de réparation. A partir de la position inférieure extrême de la figure 16, les longerons mobiles 9 et 10 peuvent être, par une succes- sion de processus inverse, ramenés dans la position de travail représentée dans les figures 4 et 5 ainsi que dans les figures 9 et 10. - R E V E N D I C A T I 0 N S- 1. Four à longerons mobiles dont le foyer se compose au moins en partie de longerons longitudinaux juxtaposés, constitués alternativement comme des longerons fixes et des longerons mobi- les, chaque longeron mobile étant déplaçable vers le haut et vers le bas par l'intermédiaire de galets roulant sur des guida- ges obliques, four caractérisé en ce que les guidages obliques (23) sont prolongés vers le bas d'une quantité correspondant à la course de travail des longerons mobiles (9, 10), ces longerons mobiles pouvant être amenés, par abaissement pas à pas des galets (27, 29), dans le domaine de ce prolongement, dans un plan de réparation et d'inspection situé nettement en dessous du niveau du four (54). 2. Four suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la tige de soulèvement (25) qui relie tous les galets de soulève- - ment (27, 29) appartenant à un longeron mobile (9, 10) est reliée, par l'intermédiaire dtun bras pourvu de perçages (38) monté à poste fixe mais à pivotement, avec le cylindre de vérin d'action- nement correspondant (36), cette tige (25), en vue de l'abaisse- ment pas à pas des galets (27, 29) sur les prolongements des guidages obliques, pour abaisser les barreaux mobiles (9, 10) pouvant 8tre ellemême prolongée par étapes, au moyen de rallonges (58, 59, 60) et immobilisée à l'aide d'un dispositif de maintien (55), ces rallonges pouvant 6tre chacune engagée tour à tour dans des perçages inférieurs successifs (43, 42, 41) du bras (38). 3. Four suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le dispositif de maintien et d'immobilisation de la tige de sou- lèvement (25) consiste en un poteau ou montant fixe de l'armature (55) pourvu'de moyens pour une liaison temporaire entre la tige (25) et ce poteau (55). 4. Four suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le dispositif de maintien pour la tige (25) consiste en un patin de freinage pour les galets correspondants (27, 29), ce patin pouvant être bloqué à différentes hauteurs sur au moins l'un des guidages obliques (23). 5. Four suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4e caractérisé en ce que, en position de fonctionnement, le vérin 2462677 dtactionnement (36) attaque le bras perforé (38) à son extrémité libre, et la tige de soulèvement (25) est engagée dans un perçage du domaine médian du bras perforé (38)o