Chambre de combustion d'un moteur alternatif à combustion interne favorisant une turbulence rotative des produits de combustion. Dans la chambre de combustion d'un ensemble cylindre piston d'un moteur à combustion interne, on a constaté que le dé- placement du front de flammes dans un mélange non turbulent s'ef- fectue à une vitesse insuffisante. Cette combustion à vitesse trop lente entraîne de nombreux inconvénients parmi lesquels on citera, pour ce qui concerne les moteurs à allumage commandé, une tendance au cliquetis à pleine charge, une combustion incomplète à faible charge, une diminution du rendement quelle que soit la charge du moteur, etc. En outre, si le mélange combustible n'est pas homogène, la combustion est encore plus incertaine quant à sa totalité et les inconvénients susdits s'en trouvent aggravés. On a tenté depuis de nombreuses années d'apporter des perfectionnements aux chambres de combustion pour éliminer ces inconvénients. C'est ainsi qu'il a été montré que pourvoir le piston d'une partie saillante permet d'éviter l'élévation de température de la portion encore non brûlée du mélange gazeux et ainsi de re- tarder son auto-inflammation et de réduire la tendance au cliquetis. Dans le même esprit d'améliorer la combustion, il a été proposé d'associer une partie saillante de piston formant division de la chambre au point mort haut et une injection directe dans l'une des parties de la chambre ainsi constituée. Cette technique n'a cependant pas été mise en pratique industriellement car elle pré- sente l'inconvénient de mettre en oeuvre une injection directe coûteuse. Par ailleurs, l'élévation de pression dans la zo.ne ini- tiale de combustion est telle qu'après le point mort haut il se produit une projection brutale des gaz enflammés vers la seconde partie de la chambre avec réflexion de ces gaz sur la culasse engen- drant une combustion irrégulière et une turbulence globalement ralentie parce qu' anarchique. On citera également une technique voisine qui consiste à prévoir au point mort haut une partition de la chambre, à admettre dans l'une des parties de cette chambre un mélange réalisé par injec- tion discontinue indirecte, un orifice de communication étant prévu entre les deux parties de chambre au point mort haut, cet orifice étant situé dans un plan vertical. Cette disposition remédie partiel- lement aux inconvénients de la précédente, mais reste coûteuse par l'injection discontinue, et le jet gazeux tel qu'il est orienté par l'orifice susdit provoque des remous et une turbulence plus propices à freiner la combustion et la rendre irrégulière qu'à l'améliorer et l'accélérer. Dans un autre dispositif antérieur, on réalise un cloi- sonnement momentané de la chambre de combustion au point mort haut au moyen d'une partie saillante du piston et d'une cavité dans la culasse, ladite partie saillante étant pourvue d'un orifice supérieur par lequel les gaz issus de la combustion initiale s'échappent en direc- tion du centre de la chambre. La partie saillante,étant mince à l'endroit de l'orifice susdit,constitue un point chaud très mal re- froidi qui est source d'auto-inflammation du mélange rendant prati- quement impossible son application. Par ailleurs, l'orifice susdit est prévu très étroit pour éteindre la flamme et entraîne donc la complication d'un réallumage. On connaît également une chambre de combustion délimitée par un piston à partie saillante et une culasse pourvue d'une cavité dans laquelle on admet séparément un mélange pauvre et un mélange riche, ce dernier du côté de la cavité. Au point mort haut, la chambre est également divisée et un orifice de communication est établi entre la zone de mélange riche et la zone de mélange pauvre. Cette disposition impliquant deux admissions séparées est de réali- sation relativement coûteuse, notamment pour ce qui concerne l'agen- cement de culasse. Enfin, on fera mention d'un agencement récent dans lequel on admet, dans une chambre de combustion, notamment au ralenti, un mélange qui, au moment de l'aspiration, balaye la diambre en tour- nant. On notera que cette turbulence rotative est le fait d'une ali- mentation tangentielle de la chambre de combustion par une ouverture étranglée ayant un effet de tuyère, qui est en parallèle avec l'ali- mentation principale. Cette disposition permet de créer une dynamique des gaz avant la combustion qui favorise cette dernière. On peut cependant penser qu'en fin de phase de compression cette dynamique est fortement atténuée et n'a qu'une incidence très faible sur le déroulement et la vitesse de la combustion. En tout état de cause, elle ne concerne que le fonctionnement au ralenti du moteur. L'invention est relative à une chambre de combustion - ou un moteur qui en comporte au moins une - permettant de créer un mouvement giratoire des gaz pendant la phase de combustion même, mouvement qui augmente de manière considérable la vitesse de combus- tion, ce à tous les régimes du moteur. Les moyens propres à l'inven- tion qui seront explicités ci-après plus en détail sont applicables également aux chambres de combustion des moteurs Diesel, c'est-à- dire celles dans lesquelles la combustion est commencée avant la fin de l'injection de carburant. En ce qui concerne les moteurs Diesel, on sait qu'il est nécessaire de réaliser un mélange air-combustible en proportion suf- fisante pour qu'il soit auto-inflammable. Il doit y avoir également une bonne répartition du combustible dans la chambre et il faut remédier à l'excès de richesse de la zone initiale de combustion au voisinage de laquelle débouche l'injecteur. Il est enfin nécessaire que la combustion de la charge résiduelle, c'est-à-dire de la por- tion de mélange qui &ubsiste imbrûlée lorsque la pression commence à décroître, soit rapide, car l'alésage est important. La plupart des moteurs Diesel connus actuellement présentent des dispositions qui ne satisfont que partiellement à l'ensemble de ces exigences. Ainsi, ces dispositions n'intéressent en tout premier lieu que la formation du mélange auto-inflammable. Il s'agit, par exemple, de chambres fixes ménagées dans la culasse dans lesquelles est créée une turbulence avant combustion pour former ce mélange auto-inflammable. La combustion débutant à ce niveau, il se produit de fortes pertes de chaleur par la culasse avec son incidence sur le rendement. En outre, le balayage de ces cavités est très mal réalisé. Enfin, la turbulence dans la chambre de combustion est de type alternatif et donc d'effet limité. Dans d'autres dispositions, on réalise l'injection de combustible sur une surface chaude pour ainsi en provoquer l'évaporation. Il existe également des moteurs dans lesquels le combustible est projeté tangentiellement dans une cavité du piston ou de la culasse. Dans cette zone, on réalise une turbulence mécanique, dans le sens du jet injecté, d'air afin d'assurer une évaporation de combustible limitée pour constituer une certaine masse de mélange auto-inflam- mable pas trop importante pour éviter un cognement trop intense. Cette turbulence devient faible pendant la compression quand débute l'injection et est pratiquement nulle au point mort haut du fait de l'effet de la compression et du déplacement des gaz qu'elle provoque vers la cavité. Ces moyens qui constituent un per- fectionnement du point de vue du cognement n'apportent rien quant à la combustion proprement dite. Sur les diesels lents, on crée une importante quantité de mélange auto-inflammable, ce qui permet, compte tenu de l'importance des dimensions de la chambre de combus- tion, de réduire la durée totale du temps de combustion. Une telle autoinflammation en masse crée un cognement très important auquel il est nécessaire de résister mécaniquement, ce qui conduit à ren- forcer les pièces mécaniques et donc à construire des moteurs très lourds. Aucune des dispositions connues ne propose de moyens efficaces pour améliorer la dynamique de la combustion afin d'en réduire le temps et de l'assurer la plus complète possible. Les moyens spécifiques de l'invention permettent comme pour les moteurs à allumage commandé, d'améliorer sensiblement le déroulement de la combustion dans un moteur Diesel et de fournir une solution globale à tous les impératifs de bon fonctionnement de ces moteurs. A cet effet, l'invention concerne donc un moteur alter- natif à combustion interne comportant au moins un piston, un cylindre et une culasse délimitant une chambre de combustion, la tête dudit piston comportant une partie saillante. Selon l'une des caractéristiques principales de l'inven- tion, ladite partie saillante est conformée de manière à comporter deux portions de surface,éloignées de la surface interne de la culasse, séparées par une troisième portion de surface voisine de ladite culasse lorsque le piston est au point mort haut, ladite troisième portion de surface comportant à la base de la partie sail- lante et à sa périphérie une dépression distante de ladite culasse formant une surface de liaison desditen deux premières portions, ces dernières déterminant avec la culasse,respectivement une zone de combustion initiale et une zone de détente des gaz issus de la combustion, tandis que ladite dépression forme avec la culasse un orifice de passage desdits gaz de la première à la seconde zone guidant ces derniers le long d'un trajet périphérique à la base de la chambre formant le moyen générateur d'une turbulence rotative dans la chambre de combustion autour de son axe principal. Dans un premier mode de réalisation, le moteur susdit comporte un orifice d'admission à ouverture et fermeture commandées traversé par un flux unique de mélange combustible sensiblement homogène. Dans un second mode de réalisation, ledit moteur comporte un orifice d'admission à ouverture et fermeture commandées traversé par deu x flux de mélanges, l'un,plus riche que l'autre, étant guidé jusque vers cet orifice au moyen d'une canalisation interne à celle d'amenée du mélange pauvre. Plus particulièrement, dans ce dernier mode de réalisa- tion, le mélange pauvre étant del'air sans carburant, la canalisation principale de son amenée est pourvue d'un obturateur la fermant au ralenti, tandis que la canalisation interne reste ouverte, et est dirigée vers la dépression susdite de la partie saillante. Une variante de réalisation de cette admission à double flux consiste à prévoir deux orifices d'admission à ouverture et fermeture commandées, l'un traversé par un flux de mélange riche, l'autre traversé par un flux de mélange pauvre. Dans un troisième mode de réalisation de ce moteur, l'admission de carburant est assurée par un injecteur directement dans la chambre de combustion, dirigé vers l'une desdites premières portions de surface de la partie saillante. Lorsque les dispositions de l'invention sont appliquées à un moteur de type Diesel, c'est-à-dire dans lequel la fin de l'injection est concomitante au début de la combustion, l'extrémité de l'injecteur de combustible débouche dans la zone de combustion initiale et cet injecteur est dirigé vers la portion de surface correspondante de la saillie sous une incidence provoquant une division du jet en une partie laminaire et une partie réfléchie en gouttelettes. De manière avantageuse, ce moteur Diesel peut comporter dans la zone de combustion initiale un organe d'allumage. Les moyens de l'invention ont pour effet principal d'engendrer une turbulence de combustion périphérique de forme tourbillonnaire autour de l'axe principal de la chambre dont les conséquences sont multiples tan: pour ce qui concerne les moteurs à allumage commandé que pour ce qui concerne les moteurs Diesel et remédient aux imperfections constatées jusqu'à présent. L'une de ces conséquences réside dans la diminution du temps de combustion. En effet, la turbulence susdite est constam- ment accélérée par le fait que les gaz en ignition issus de la combustion initiale provoquent un balayage périphérique de la chambre et mettent en mouvement les gaz encore imbrûlés en direc- tion de la zone initiale. En outre, la turbulence rotative assure une homogénéLsa- tion complète du contenu de la chambre. On notera tout particulièrement que les moyens de l'invention engendrent une turbulence qui possède, après le point mort haut du piston, un effet de synergie que l'on appellera "effet boomerang". Ce résultat pourrait provenir du fait que les produits issus de la zone initiale de combustion sont dirigés vers cette zone à la périphérie de la chambre. Ces produits contiennent des produits de décomposition, c'est-à-dire d'un mélange soumis à une première décomposition sous l'effet du rayonnement des produits en combustion qui, dans cet état, présentent des facultés à s'en- flammer beaucoup plus grandes que le mélange dans son état initial. Ainsi, donc, s'ajoute à la propagation orientée du front de flamme une propagation de décomposition des produits qui la précède. Ces produits décomposés sont ceux qui atteignent en premier lieu la zone initiale de combustion et on peut penser que, du fait de leur grande propension à s'enflammer, il se crée une seconde propagation du front de flamme remontant la projection des produits, à contre-courant de la turbulence. Ce phénomène conduit à constater que la vitesse de combustion est plus grande que la vitesse même de la turbulence. Le résultat de cette très rapide combustion est que celle-ci est pratiquement terminée au bout d'une vingtaine de degrés de tour de vilebrequin après le point mort haut, même lorsque le moteur fonctionne au ralenti. On voit donc que la combustion est terminée alors que la chambrc est dans des conditions de pression voisines de la pression maximale. Il ne reste donc plus d'imbrûlés quand la pression commence à décroître, ce qui supprime la diffi- culté toujours rencontrée,surtout au ralenti, de brûler cette portion résiduelle alors que la pression de la chambre a décru. Parmi les autres avantages de l'invention, on notera que la combustion initiale ayant lieu au voisinage du sommet de piston, les pertes de calories par la culasse sont réduites. La combustion, en outre, s'étend en même temps vers la culasse et vers le piston qui a entamé sa course de descente. Il s'ensuit que le contact des gaz en ignition avec les parois de la culasse n'est principalement réalisé qu'en fin de combustion. Il faut enfin ajouter à cette turbulence rotative principale l'effet du mouvement de piston qui provoque, notamment après le point mort haut, un mouvement de gaz s'ajoutant à la turbulence rotative et permettant à la partie de mélange située au centre de la chambre d'être entranée également en rotation. Ces conséquences générales de la turbulence parti- culière engendrée par les moyens selon l'invention permettent de concevoir des moteurs particulièrement avantageux tant du point de vue de l'alimentation que du point de vue de leur technologie. Les perspectives qu'offre l'invention seront mieux comprises au cours de la description donnée ci-après à titre d'exemple purement indi- catif et non limitatif qui permettra de dégager de nombreux avan- tages et caractéristiques secondaires de l'invention. Il sera fait référence aux dessins annexés dans lesquels: - la figure LA est un schéma illustrant un mode de réalisation de l'invention; - la figure 1B est une coupe partielle selon la ligne IB de la figure LA; - la figure 1C est une coupe brisée selon la ligne IC de la figure LA; - la figure 2 illustre une première variante de réali- sation de l'invention; - la figure 3 illustre par un schéma une seconde variante de réalisation de 1' nvention; - la figure 4 illustre par un schéma une autre variante de réalisation de l'invention; et - la figure 5 est un schéma montrant l'application de l'invention aux moteurs à combustible injecté et notamment aux moteurs Diesel. En se reportant tout d'abord aux trois premières figures, on voit une chambre de combustion 1 délimitée par un cylindre 2, une culasse 3 et un piston 4 coulissant dans le cylindre. Le piston 4 porte une partie saillante 5 à son sommet. Cette saillie 5 est conformée de manière à comporter deux portions de surface 5a et 5b éloignées de la surface interne 3a de la culasse lorsque le piston est au point mort haut (comme représenté aux dessins). Ces portions 5a et 5b sont séparées par une troisième portion de surface 5c qui, elle, est voisine de la surface 3a lorsque le piston est au point mort haut. Cette troisième portion 5c comporte à la base de la partie saillante 5 et à sa périphérie une dépression 5d formant surface de liaison des deux premières portions de surface 5a et 5b au travers de la por- tion 5c. Ainsi, au point mort haut du piston, la portion 5a déter- mine avec la surface 3a de la culasse une zone de combustion ini- tiale 6, tandis que la portion 5b détermine avec la surface 3a une zone 7 de détente des gaz issus de la combustion. La dépression 5d délimite avec la surface 3a un orifice de passage 8 des gaz prove- nant de la zone 6 vers la zone 7 lors de la combustion. On voit que, par cette disposition, lesdits gaz sont guidés le long d'un trajet périphérique à la base de la chambre et le jet ainsi conformé est générateur d'une turbulence rotative dans la chambre de combustion autour de son axe principal qui possède tous les avantages exposés ci-dessus. La zone 6 qui est la zone de combustion initiale comporte un organe d'allumage (bougie) 9. La soupape 10 contenue dans cette zone peut être la soupape d'échappement. Cette dispo- sition sera préférée si le combustible possède une température d'autoinflammation basse. La soupape il située dans la zone 7 est alors la soupape d'admission. Dans le cas o, en revanche, on désire utiliser un combustible à température d'auto-inflammation plus élevée, on placera la soupape d'admission il dans la zone 6 de combustion initiale avec l'organe d'allumage 9, la soupape d'échap- pement étant alors placée dans la zone 7 (voir figure 3). Dans une variante de construction. illustrée par la figure 2 - sur laquelle certains des éléments déjà décrits portent les mêmes références on procZde à l'admission par la soupape 11 d'un double flux de mélanges. Un mélange pauvre est amené à la chambre 1 par une tubulure principale d'admission 12, tandis qu'un mélange riche parvient à l'ouverture d'admission par une tubulure auxiliaire 13 interne à la tubulure 12. On aura disposé cette tubulure auxiliaire sous une incidence telle que le flux de mélange qu'elle guide soit orienté vers le passage 8 et donc vers la zone 6 de combustion initiale. On réalise par cela un enrichissement du mélange au moment de l'allumage dans la zone 6. Par ailleurs, lorsque le mélange pauvre est de l'air sans carburant, on peut disposer sur la tubulure 12 un obturateur 14 (du genre papillon) qui ferme cette tubulure lorsque le moteur fonctionne au ralenti. Le mélange riche seul est alors admis par la tubulure 13 de section étroite dans une direction sensiblement périphérique, donc avec une vitesse assez élevée et une turbulence avant combustion relativement importante, deux conditions pour augmenter la rapidité de la combustion et la rendre plus complète à faible charge. Sur la figure 3, on a disposé les moyens de double admission qui viennent d'être décrits dans la zone 6 de combustion initiale qui comporte alors l'organe d'allumage 9. Par la figure 4 sont illustrées de manière schématique des dispositions d'admission lla et llb consistant en deux ouver- tures à soupape, l'une Ila étant traversée par un mélange pauvre (par exemple une solution d'alcool) et l'autre llb traversée par un mélange riche (d'hydrocarbures), cette dernière ouverture étant située au voisinage de l'organe d'allumage 9. Enfin>sur la figure 5, on a illustré l'alimentation au moyen d'un injecteur 15. Cet injecteur est disposé de manière que le jet de combustible soit projeté sur la portion de surface 5a de la partie saillante afin d'en obtenir une évaporation rapide au moins au début de l'injection. L'organe 16 sera alors un organe d'allumage. La figure 5 illustre aussi l'application de l'invention aux moteurs Diesel. L'injecteur 15 aura dans ce cas une orientation parti- culière par rapport à la portion de surface 5a, de manière que le jet de combustible liquide frappe cette portion de surface pour, d'une part, y rebondir sous forme de gouttelettes et, d'autre part, s'y étaler en film. Ainsi, la part initiale de combustible atteignant le piston se vaporise en refroidissant ce dernier. Les gouttelettes réfléchies sont une source d'enrichissement de ce mélange initial et lefilm re- tenu sur le piston refroidi constitue une source d'enrichissement et d'alimentation de la combustion. L'organe 16 représente un élément ré- fractaire, mal refroidi qui constitue un point incandescent (soit du fait de son mauvais refroidissement, soit par effet Joule, soit encore par effet catalytique) pendant toute la durée du cycle. Les dispositions de l'invention associées à cet allumage continu provoquent la formation d'une faible proportion de mélange, enflammée par le rayonnement du point incandescent dont l'action ne peut être que ponctuelle, à l'in- verse de l'inflammation d'une quantité macrocosmique à laquelle on a recours juqu'à présent pour diminuer les risques d'imburlés. Les consé- quences de cette inflammation ponctuelle résident dans la suppression du cognement - notamment lors du fonctionnement au ralenti du moteur - dans la possibilité d'alléger de manière importante ces moteurs, dans la diminution du bruit, ce qui présente un grand intéret pour les dié- sels lents et dans la possibilité offerte d'utiliser n'importe que. combustible et notamment l'alcool. La turbulence qui est engendrée par les moyens de l'invention permet alors de diminuer considérablement le temps de combustion, d'assurer l'autobalayage de la zone initiale et et de la surface de piston portant le film susdit, et une combustion complète. Ainsi, tout en supprimant le cognement et en permettant la construction de moteurs légers, on réalise une combustion beaucoup plus rapide et complète dans les moteurs Diesel qui supprime tout rejet dans l'atmosphère de gaz imbrialés et permet une réduction de consommation de plus de 10 Z par rapport aux moteurs (à chambre dans la culasse) les plus employés. Dans cette application aux moteurs Diesel, l'invention ouvre donc des perspectives très intéressantes étant donné les facteurs conjoncturels actuels quant au coût de la matière et des carburants. il Pour les mnteurs à essence,]'inventiDn permet de diminuer la pollut;ont grâe ai une combustion en deux temps succes- sifs équivalente à une double combustion: - une ccmbusion initiale avant le point mort haut accompagnée de la détente du mélange en décomposition dans la zone de détente après son passage au travers de l'orifice formé momenta- nément aux environs du point mort haut, - une réactivation de cette combustion due à l'effet "boomerang" expliqué ci-avant qui a pour cause l'orientation donnée aux produits de combustion initiale par les moyens de l'invention et qui se réalise après le point mort haut lors de la phase de détente. Ainsi, la teneur en oxydes d'azote est diminuée en évitant, avant le point mort haut, une température trop élevée. Les produits d'une combustion incomplète sont également évités car la turbulence rotative de l'invention permet l'utilisation d'un mélange plus pauvre dont la combustion est assurée de manière complète (pas de rejet d'hydrocarbures ou d'oxydes de carbone). On notera que l'invention permet une économie de consommation en essence de l'ordre de 20 % essentiellement du fait de: - l'accélération de la combustion à tous les régimes et notamment au ralenti. On sait en effet que la combustion est trop lente au ralenti et qu'en améliorant la turbulence uniquement au ralenti, et essentiellement avant le début de combustion, une disposition connue a permis de réaliser une économie d'environ 10 %. Or, dans l'invention, la turbulence n'est pas limitée au seul fonc- tionnement au ralenti, rmais concerne tous les régimes et toute la phase de combustion; - la suppression de l'excès de richesse à pleine charge. On sait que la puissance maximale est obtenue classique- ment - et de façon aberrante - par un enrichissement du mélange d'environ 20 % qui doit assurer une accélération de la combustion dans l'invention, on parvient à augmenter la vitesse de combustion sans avoir recours à cet artifice consommateur d'énergie; - enfin, l'augmentation possible du taux de compression que permet l'invention. En dernier lieu, un mentionnera dans les avantages de l'invention, la possibilité d'utiliser comnme combustible un mélange globalement pauvre, par exemple à base d'une solution d'alcool. En effet, les moyens de l'invention générateurs de la tubulence rotati- ve pallient largement la faible vitesse de propagation de la combus- tion dans ces mélanges. On pourra associer à cette admission de mé- lange pauvre, une admission (ou injection) pilote d'un hydrocarbure en faible quantité destiné à permettre une combustion finale du mé- lange pauvre plus rapide. On supprimera en outre pratiquement toute tendance au cliquetis du moteur et on pourra atteindre, pour les moteurs à allumage commandé, des taux de compression voisins de ceux des moteurs Diesel. Pour les Diesels, l'allumage ponctuel supprime l'aber- ration technique que constitue un allumage commençant par un cogne- ment et permet d'utiliser tout combustible y compris l'alcool, ce qui permet de disposer d'un parc de véhicules indépendant des ap- provisionnement en hydrocarbure. On peut espérer que les moteurs, à allumage commandé ou Diesel construits en application de la présente invention, constitue- ront une sorte de nouvelle génération des moteurs à combustion interne qui présentera, par rapport aux moteurs actuels, un degré de pollution très faible, une consommation de produits pétroliers diminuée de 20 à 50 %, un rendement amélioré et pour les Diesels, notamment les gros Diesel lents, un allégement considérable. L'invention trouve une application intéressante dans le domaine de la construction des moteurs à combustion interne. Elle n'est pas limitée à la description qui vient d'en être donnée, mais couvre au contraire, toutes les variantes qui pour- raient lui être apportées sans sortir de son cadre ni de son esprit. R E V E N D I C A T I O N S ___________________________ 1. Moteur alternatif à combustion interne comportant au moins un piston (4), un cylindre (2) et une culasse (3) délimitant une chambre de combustion (1), la tête dudit piston comportant une partie saillante (5), caractérisé en ce que ladite partie saillante est conformée de manière à comporter deux portions (5a, 5b) de sur- face, éloignées de la surface interne (3a) de la culasse (3), séparées par une troisième portion de surface (5c) voisine de ladite culasse lorsque le piston (4) est au point mort haut, ladite troisième por- tion (5c) de surface comportant à la base de la partie saillante (5) et à sa périphérie une dépression (5d) distante de ladite culasse formant une surface de liaison desdites deux premières portions (5a, b), ces dernières déterminant avec la culasse (3), respectivement, une zone de combustion initiale (6) et une zone de détente (7) des gaz issus de la combustion, tandis que ladite dépression forme avec la culasse un orifice de passage (8) desdits gaz de la première à la seconde zone guidant ces derniers le long d'un trajet périphé- rique à la base de la chambre formant le moyen générateur d'une tur- bulence rotative dans la chambre de combustion autour de son axe principal. 2. Moteur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un orifice d'admission (11) à ouverture et fermeture commandées traversé par un flux unique de mélange combustible sensi- blement homogène. 3. Moteur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un orifice (11) d'admission à ouverture et ferme- ture commandées traversé par deux flux de mélanges, l'un, plus riche que l'autre, étant guidé jusque vers Cet orifice (11) au moyen d'une canalisation interne (13) à celle d'amenée (12) du mélange pauvre. 4. Moteur-selon la revendication 3, caractérisé en ce que la canalisation interne (13) susdite débouche au voisinage de l'ouverture (1i) d'admission de manière à âtre au plus proche de la partie de culasse coopérant à former la zone de combustion initiale. 5. Moteur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte deux orifices d'admission (lla, llb) à ouverture et fermeture commandées traversés, respectivement, par un flux de mélange riche et un flux de m ange pauvre. 6. Moteur selon l'une quelconque des revendications précé- dentes, caractérisé en ce que la zone de combustion initiale (6) comporte au moins un orifice d'échappement (10) à ouverture et fer- meture commandées et un organe d'ailumage (9). 7. Moteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la zone de combusticn initiale (6) comporte le ou les orifices d'admission (11) et un organe d'allumage (9). 8. Moteur selon l'une quelconque des revendications 3, 4 6, 7, caractérisé en ce que le mélange pauvre étant de l'air sans carburant, la canalisation principale (12) de son amenée est pour- vue d'un obturateur (14) la fermant au ralenti, tandis que la cana- lisation interne (13) reste ouverte, et est dirigée vers la dépres- sion (5d) susdite de la partie saillante. 9. Moteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'admission de carburant est assurée par un injecteur (15) direc- tement dans la chambre de combustion, dirigé vers l'une desdites premières portions (5a, 5b) de surface de la partie saillante (5). 10. Moteur selon la revendication 1, du type Diesel, dans lequel au moins la fin de l'injection est concomitante au début de la combustion, caractérisé en ce que l'extrémité de l'injecteur (15) de combustible débouche dans la zone de combustion initiale (6) et en ce que cet injecteur est dirigé vers la portion de sur- face correspondante de lasaillie sous une incidence provoquant une division du jet en une partie laminaire et une partie réfléchie en gouttelettes. il. Moteur selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comporte un organe d'allumage ponctuel continu, constitué par un élément rendu incandescent par apport ou rétention de chaleur, l'allumage étant réalisé par rayonnement.