L'invention est relative aux dispositifs de maintien d'éléments de construction pendant leur collage, dans les ouvrages de travaux publics, de bâtiments et analogues. Le collage des éléments de construction en béton, acier, bois ou autres matériaux, notamment en vue de renforcer des ouvrages existants en breton et en maçonnerie, a pris un essor considérable au cours de ces dernières années. A ce sujet, on pourra se reporter en particulier au supplément ne 349 d'avril 1977 des Annales de l'institut Technique du Bâtiment et des Travaux Publics, ce supplément étant consacré aux Journées d'Etudes qui se sont déroulées à Paris les ler et 2 juin 1976 sur le thème "Le collage structural et le renforcement par résines de structures de la construction". Un tel collage s'effectue couramment avec des colles de résines époxy ou autres. La réalisation d'un bon collage exige une répartition uniforme de la colle sur toute la surface de collage, la couche de colle devant avoir une épaisseur minimum constante. Les colles époxy sont des pâtes plastiques qui s'étalent A la truelle ou avec un outil similaire, sur des surfaces horizontales ou verticales. Elles fluent sous l'effet d'une pression. il est d'usage d'encoller les surfaces en regard des deux éléments de construction à assembler, d'appliquer ces surfaces l'une sur l'autre, de presser l'un des éléments contre l'autre, puis de maintenir ces éléments dans une position fixe l'un par rapport b l'autre pendant tout le temps de la réaction de polymérisation de la résine, cette réaction durant quelques heures (par exemple 24 à 48 heures). I1 est difficile de maintenir une pression constante et contrôlée entre les éléments, à cause de leurs mouvements relatifs. Par exemple, l'un des éléments s'appuie sur un échafaudage qui a une certaine élasticité et qui peut fléchir, vibrer et avoir un mouvement relatif de faible amplitude par rapport à l'ouvrage; c'est le cas par exemple lorsqu'il s'agit de renforcer un pont resté ouvert à la circulation. L'invention a pour but, avec des éléments de construction ayant en général de grandes dimensions, de réaliser un serrage avec une pression constante fixée a priori par le projeteur ou l'ingénieur-conseil, cette pression restant insensible à l'effet des vibrations et des mouvements relatifs de faible amplitude du support par rapport à l'ouvrage. Pour atteindre ce but, le dispositif de maintien conforme 9 l'invention est essentiellement caractérisé en ce que, l'un des éléments étant supposé en position fixe, ce dispositif est constitué par un ensemble de ressorts tarés, appliqués d'un côté sur l'autre élément et montés de l'autre côté sur des vérins à vis convenablement butés, la manoeuvre de ces vérins permettant de donner une tension égale et constante à tous les ressorts. L'invention va être décrite plus en détail à l'aide du dessin annexé. La figure 1 de ce dessin montre en prespective une poutre de pont en béton armé en cours de renforcement par collage d'une plaque en acier par application du procédé L'HERMITE, cette plaque étant maintenue provisoirement par le dispositif conforme à l'invention. La figure 2 représente à plus grande échelle un détail de la figure 1. q Ainsi qu'il ressort de la figure 1, il s'agit de renforcer une poutre 1 en béton armé, reposant sur des appuis 2, par collage d'une plaque d'acier 3 sur le dessous de la poutre 1, à l'aide d'une couche de colle 4, en général du type époxy. Selon l'invention, on a recours à un dispositif de maintien constitué par un ensemble de ressorts tarés 5, de caractéristiques pouvant être identiques, appliqués par leur extrémité supérieure sur la plaque d'acier 3 et montés par leur extrémité inférieure sur des vérins à vis 6 convenablement butés. A cet effet, on peut placer les vérins 6 sur des madriers horizontaux 7, portés par un échafaudage 8, et interposer d'autres madriers horizontaux 9 entre les ressorts 5 et la plaque d'acier 3. La figure 2 représente le détail de l'un des vérins 6. Celui-ci comptend une embase 10, une vis Il fixée A l'embase 10, un cylindre 12 fileté intérieurement, engagé sur la vis Il et manoeuvrable par une tige amovible 13, un siège 14 porté par le cylindre 12 et capable de conserver une position angulaire fixe lorsque la vis 11 est entrainée en rotation. Le ressort 5 repose sur ce siège 14. Un calcul simple, qui consiste à diviser la somme des forces appliquées par les ressorts 5 sur la plaque d'acier 3 par la surface de collage de cette plaque, donne la pression unitaire. Selon un exemple particulier, la plaque d'acier 3 a les dimensions suivantes : 25 cm x 400 cm = 10.000 cm2. On utilise huit ressorts 5 tarés chacun à 200 kg et exerçant donc ensemble une force de 1.600 kg. La pression unitaire est alors de 1.600/10.000 = 0,16 kg/cm2. Il est facile de régler la pression avec les vérins à vis 6. Une fois ce réglage effectué, les ressorts 5 maintiennent la pression en permanence, même lorsque l'échafaudage et/ou la poutre 1 bougent ou vibrent. REVENDICATIONS 1 - Dispositif de maintien d'éléments de construction pendant leur collage, dans les ouvrages de travaux publics, de bâti mentis et analogues, caractérisé en ce que, l'un des éléments étant supposé en position fixe, ce dispositif est constitué par un ensemble de ressorts tarés, appliqués d'un côté sur l'autre élément et montés de l'autre côté sur des vérins à vis convenablement butés, la manoeuvre de ces vérins permettant de donner une tension égale et constante à tous les ressorts. 2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les ressorts tarés ont des caractéristiques identiques.