La présente invention concerne un dispositif de visualisation des numéros d'ap- pel téléphoniques, destiné à s'accoupler à un appareil téléphonique pour rendre visible le numéro qu'un usager compose à son cadran d'appel automatique. L'intérêt d'un tel dispositif résulte de ce que, pour diverses raisons, (mauvais éclairage, vision oblique, fausses réminiscences, inversion de chiffres, état de fatigue, etc...) le pourcentage d'erreurs sur les numéros appelés comportant beaucoup de chiffres peut parfois atteindre 15 %, d'où une perte de temps, des frais inutiles et une surcharge stérile des réseaux. On connatt des dispositifs permettant cette visualisation par comptage électronique des impulsions émises : ils nécessitent un capteur électromagnétique, son amplificateur, une alimentation en énergie et comportent des circuits électriques ou électroniques compliqués et coûteux ; de plus, ils donnent les chiffres du numéro formé sans les segmenter en groupes de deux ou trois suivant l'usage mnémonique et sans éliminer les chiffres initiaux lorsque leur visualisation est sans intéret. La présente invention vise à rémédier aux inconvénients sus-évoqués et à fournir un dispositif de visualisation adaptable à tout matériel téléphonique existant, sans influer sur son fonctionnement ni sur sa consommation de courant, sans nécessiter une source d'énergie et moyennant le changement d'un nombre réduit de pièces mécaniques. L'appareil,suivant l'invention, comporte 1 / Un ensemble d'éléments ordinaux, en nombre au moins égal au nombre de chiffres des numéros d'appel que l'on désire visualiser. Ces éléments sont disposés cote à cate dans un certain ordre : le premier est affecté à la visualisation du premier chiffre du numéro d'appel formé au cadran, le Nième à la visualisation du Nième chiffre de ce numéro. Chaque élément ordinal est mobile avec un degré de liberté ; son déplacement individuel, totalement indépendant des autres éléments ordinaux, est tel qu'il conserve la juxtaposition avec les éléments voisins. Le déplacement se réfère à une position d'origine, les positions d'origine des divers éléments étant sur une même ligne transversale continue.Chacun de ces éléments est marqué d'une série de chiffres apparents, 1 2 3 4 5 6 7 8 9 O, avec un espacement qui sera précisé plus loin. 20/ Une ligne de lecture, de position fixe, transversale par rapport à l'ensemble des éléments ordinaux, sous laquelle on voit défiler les chiffres de chaque élément au cours de son mouvement, et s'immobiliser un un chiffre lorsque l'élément s' arrète. 30/ Une liaison mécanique entre le disque d'appel téléphonique et les éléments ordinaux qui les met en mouvement pour un sens de rotation de ce disque et non pour le sens inverse ; le marquage des chiffres sur chaque élément ordinal est réalisé avec un espacementtel, compte tenu du mode de liaison, que le chiffre? s'arrête sous la ligne de lecture lorsque l'usager a formé le meme chiffre P au cadran. 40/ Un distributeur qui agit pour que la liaison mécanique entre cadran et éléments ordinaux ne concerne qu'un seul de ces éléments et que le numéro d'ordre de l'élément concerné augmente d'une unité chaque fois que le disque d'appel effectue une rotation aller-retour, d'une amplitude angulaire quelconque, en sorte que les chiffres du numéro d'appel sont visualisés successivement au fur et à mesure que ce numéro est composé au cadran. 5 / Des moyens pour que chaque élément ordinal soit maintenu immobile dans la position qu'il occupe avant ou après sa mise en place sous la ligne de lecture. 60/ Des moyens pour ramener, entre deux appels, le distributeur en position initiale, celle où il actionne le premier élément ordinal. 70/ Des moyens pour effacer la lecture, c'est-à-dire ramener tous les éléments ordinaux à leur position d'origine fixe. Tel qu'exposé, le dispositif nécessite de l'énergie pour le déplacement des éléments ordinaux, pour la progression du distributeur et pour les opérations finales de remise à zéro. Pour les deux premiers besoins en énergie qui se présentent au fur et à mesure que se compose le numéro appelé, ils peuvent être pourvus par l'action manuelle de l'utilisateur quand il fait tourner le disque perforé. Comme il ne s'agit, dans le fonctionnement de l'appareil, que de vaincre les frottements internes de mécanismes de petites dimensions aux tolérances étudiées, le supplément d'effort demandé à l'opérateur n'augmente pas de façon sensible celui nécessité par l'armement du ressort du mécanisme régulateur du cadran téléphonique, et on peut donc se dispenser de source d'énergie extérieure. Pour ce qui est de l'énergie nécessaire à la remise à zéro, elle peut être fournie par la meme source gracie à un ressort accumulateur ; un autre mode de réalisation préféré consiste à faire effectuer cette remise à zéro en formant après avoir raccroché, le chiffre (o) au cadran : l'énergie manuelle de cette action provoque cette remise à zéro, moyennant qu'un inverseur ait été préalablement commuté soit manuellement, soit par action électromagnétique ou mécanique lorsque l'utilisateur raccroche son combiné. Les éléments ordinaux peuvent recevoir diverses dispositions géométriques : ce peuvent être des anneaux concentriques et dans ce cas, les déplacements sont des rotations autour de l'axe commun ; la ligne de lecture est alors une demidroite perpendiculaire à cet axe ; ce peuvent être aussi des réglettes parallèles disposées côte à cate ; ce peut être également une rangée de tambours coaxiaux marqués sur la tranche, la ligne de lecture étant parallèle à leur axe. Pour faciliter la lecture et la réalisation du distributeur qui doit progresser par pas successifs, tous les éléments sont de même largeur dans les trois modes de visualisation évoqués ci-dessus. La mise en place des éléments ordinaux peut être actionnée soit dans le sens "armement" de la rotation du disque, soit dans le sens du retour à vitesse constante : une préférence est donnée à la première variante puisque le retour se fera sans avoir à déplacer un élément ordinal, donc sans perturber le couple interne du poste téléphonique. La liaison mécanique entre le disque rotatif et le dispositif peut recevoir divers modes de réalisation, dont nous citerons trois, à titre d'exemples, non limitatifs Dans un premier mode de réalisation, le bottier de l'appareil est plat et circulaire et occupe l'emplacement du cadran ; le disque est ainsi rehaussé de l'épaisseur du bottier, l'axe traversant ce boîtier en son centre ; les éléments ordinaux sont des anneaux concentriques, pivotant autour de cet axe ; la lecture se fait par une fenêtre sur un coté du bottier. L'entratnement des anneaux peut être directs mais une solution préférée consiste à démultiplier leur rotation par rapport à celle de l'axe dans un rapport inférieur à 21 : on a ainsi, pour l'ensemble des anneaux, un débattement total inférieur à 1700 ce qui permet d'avoir deux secteurs sans point commun, l'un consacré aux déplacements de mise en place de la visualisation, l'autre consacré aux déplacements d'effacement du numéro visualisé, disposition qui facilite la réalisation technique ; en outre, la démultiplication diminue les résistances passives, les mouvements angulaires étant beaucoup moins amples. Dans un second mode de réalisation, le dispositif est placé à côté de l'appareil téléphonique et ltentrainement se fait par un galet maintenu au contact du rebord du cadran, ce galet entraînant un axe ou un flexible. Dans un troisième mode de réalisation, le disque rotatif comporte une gorge circulaire de diamètre sensiblement moindre que le diamètre du disque et le dispositif de visualisation est contenu dans un bottier assujetti au rebord avant du bottier téléphonique ; la liaison mécanique est assurée par un fil tendu, souple et inextensible, enroulé sur la gorge ; de là, il passe au droit de la butée d'arrêt où il est protégé et ne gène en rien l'utilisateur du téléphone, pénétrant ensuite dans le bottier du dispositif. Quel que soit le mode de réalisation mécanique, la visualisation fera apparattre une série de chiffres successifs, dont le nombre peut atteindre 10 pour la chaîne nationale, plus encore pour les appels internationaux; pour que cette suite de chiffres se prète à une vérification aisée, il faut - d'une part, faire disparattre les premiers chiffres quand ils servent de clefs (15, 16,19) et ne font qu'alourdir la présentation visualisée. - d'-autre part, introduire des séparations par groupes de deux ou trois chiffres suivant l'usage consacré. Pour répondre à la première condition, le chiffre (1) du premier élément ordinal porte un cache semi-opaque débordant sur la droite de la largeur du second élément ordinal. Si l'usager a composé initialement un chiffre différent de (1), tout sera visible, mais si le premier chiffre est (1), il ne verra clairement qu'à partir du troisième chiffre. Pour satisfaire à la deuxième condition ci-dessus, la fenêtre de lecture comporte un transparent pouvant occuper une ou plusieurs positions, au choix de l'utilisateur ; chaque position comporte des traits verticaux de segmentation du nombre lu en tranches de deux ou trois chiffres. Enfin, pour éviter qu'un dur accidentel dans le fonctionnement de l'appareil ne vienne troubler la cadence des impulsions téléphoniques, l'entralnement du dispositif par le disque se fait par l'intermédiaire d'un limiteur de couple, taré de façon à rester dans les tolérances fixées par l'Administration des Téléphones, ce limiteur de couple n'agissant que dans le mouvement de retour du disque rotatif. L'invention sera mieux comprise par la description de deux exemples de réalisation, A et B, exposés en corrélation avec les figures annexées Pl. I, Fig. 1 : vue de face de l'appareil A tel qu'il se présente installé sur un poste téléphonique courant, Fl. I, Fig. 2 : vue perspective d'un anneau de l'appareil A, Fl. I, Fig. 3 : coupe axiale de l'appareil A, Pl.II, Fig. 4 : schéma éclaté de l'axe rotatif de l'appareil A, Pl.II, Fig. 5 : schéma éclaté de l'appareil A, P1.ITI, Fig. 6 : schéma du dispositif de remise à zéro pour l'appareil A, P1.III, Fig. 7 : vue extérieure de l'appareil B, -Pl.IV, Fig. 8 : schéma de l'appareil B en coupe axiale, Pl.lV, Fig. 9 : coupe transversale de l'appareil B au niveau des tambours, Pl.IV, Fic.10 : détail d'entrainement de l'axe par la poulie de l'appareil B. L'appareil en version A se présente comme un bottier circulaire 4 de 118 mm de diamètre et de 26 mm d'épaisseur, fixé à l'emplacement occupé normalement par le cadran. Le disque rotatif 1 est réinstallé sur ce bottier plat, ainsi qu'une butée rehaussée 3. Le positionnement du bottier est assuré par des épaulements 45 emprisonnant la butée d'arrêt. Les chiffres du cadran sont imprimés sur le boîtier afin de restituer exactement au poste téléphonique sa présentation coutumière. Le disque rotatif 1 en matière moulée transparente a le diamètre normalisé 80 mm, avec l'intervalle normalisé de tr,/7 entre trous, sa seule différence étant une échancrure sur le coté droit. Son axe traverse le boîtier en eon centre, avec des dispositions de montage décrites plus loin. Les éléments ordinaux au nombre de 10 sont des anneaux concentriques ayant 3,5mm de large ; la lisibilité des chiffres est donc augmentée de 50 % par rapport aux caractères d'une machine à écrire normale. La visualisation fera apparattre un nombre de 10 chiffres occupant 35 mm de large ; ce nombre apparat dans I' enca- drement d'une fenêtre 5 percée dans le bottier 4 ; à l'instant initial on voit dans la fenêtre une série de 10 traits rouges. Entre le disque rotatif et le couvercle du bottier, est interposée une feuille circulaire mince 7 en plastique transparent, qui constitue une surface lisse de glissement pour le doigt quand on compose le numéro. Sur cette feuille, sont tracés deux groupes de traits rouges 3s et 39, et l'on peut amener un groupe ou l'autre sur la fenêtre par rotation de quelques degrés autour de l'axe. Ils permettent de segmenter la série de chiffres en groupes mnémoniques de lecture plus aisée. Par exemple, pour un abonné de la RégDn Parisienne, les groupes de chiffres seront 3/2/2 pour les communications régionales et 2/2/2/2/2 pour les appels interurbains. En outre, sur le premier anneau, le chiffre (1)-et lui seul- porte un cache semi opaque débordant de 3,5 mm sur la droite : si le premier chiffre formé au cadran est (1), il sera occulté ainsi que le chiffre suivant, ce qui allègera la lecture puisque dans ce cas, ces deux premiers chiffres ne sont pas constitutifs du numéro appelé et ne jouent que le role de clefs. Le mouvement des anneaux est, on le verra, démultiplié dans le rapport 1/4 par rapport au disque rotatif. Les anneaux 6 sont tous semblables, au diamètre près, et représentés sur la Fig. 2. La position initiale de chacun est marquée par un trait rouge 9, comme indiqué plus haut. La face inférieure de l'anneau porte deux lamelles destinées à recevoir les poussées mettant cet anneau en rotation; la lamelle 10 est destinée à etre poussée dans le sens des aiguilles, c'est la lamelle d'affichage du chiffre formé au cadran ; la lamelle 1 I a la forme d'un L retourné : son poussoir -on le verra- a la forme d'un r sans contact en position haute, il peut pousser la lamelle 1 1 quand il descend de quelques millimètres, et cette poussée s'exerce en sens inverse des aiguilles : elle efface l'affichage et ramène l'anneau en position initiale. La graduation chiffrée et la position des lamelles doivent avoir des positions angulaires convenables. Pour que l'appareil puisse se monter aisément en substitution au cadran primitif, il comporte un axe spécial 2 représenté en perspective sur la Fig. 4. Cet axe est foré d'un canal axial destiné à recevoir une vis 8 de 3 nin de diamètre, avec un épaulement d'appui pour la tête de cette vis. A l'extrémité inférieure de cet axe 2, une empreinte en creux a un tracé s'ajustant à la collerette d'entratnement normalisée du mécanisme téléphonique, en sorte que l'axe 2 se met en place et pivote exactement comme le ferait le disque rotatif originel. A la partie supérieure de l'axe 2 sont fraisées deux entailles en croix servant à mettre en place et positionner le nouveau disque rotatif 1, maintenu par un écrou 35. La coupe longitudinale de l'appareil est représentée Fig. 3 et explicitée par le schéma éclaté de la Fig. 5. L'élément assurant le mouvement est un axe à section carrée (qui pourrait être rectangulaire) 16, percé d'une Sme circulaire dans laquelle pivote sans frottement, avec un jeu faible, l'axe 2 du disque rotatif ; cet axe 2 entratne en rotation l'axe carré 16 avec une démultiplication égale à -, comme il va être expliqué Sur le fond 34 du bottier est emmanché à forces un pivot 14 sur lequel sont montés fous deux pignons solidaires 13 dont les diamètres sont dans le rapport 2 ils engrènent respectivement avec un pignon 12 claveté sur l'axe 2 et avec un pignon 15 solidaire de l'axe carré 16.Les diamètres des pignons 15 et 12 sont dans le rapport 2/1 : l'axe carré est donc entratné dans le même sens de rotation que l'axe 2, mais avec une vitesse et une amplitude 4 fois moindref.0n notera sur la figure que la hauteur des pignons 13 est surabondante et permet à l'arbre carré 16 un déplacement vertical de 3 ou 4 mm vers le bas. Les 10 anneaux Sont, par leur face supérieure > au contact de la paroi du couvercle 4 du boîtier qui est tapissée d'un revètement pelucheux offrant un frottement non négligeable, mais modéré,pour maintenir les anneaux en position quand ils ne sont pas sollicités. Une bague 22 assure le centrage et l'étanchéité du couvercle 4 à la sortie de l'axe 16. Les anneaux reposent sur une platine 17 dont la face supérieure est plane et lisse et qui a la forme dsun cercle largement entaillé par deux secteurs de 800 d'ouverture chacun, séparés par un secteur plein de 15 d'ouverture. Cette platine est maintenue en position par une entretoise 18 en tôle mince, avec une encoche qui l'empêche de tourner ; une bague 23 assure le centrage et la libre rotation de l'axe carré. Sous la platine est rivé un pivot vertical 21 sur lequel oscille un cliquet 20 poussé par un ressort dans le sens des aiguilles d'une montre, mais dont le débattement dans ce sens est limité par un petit ergot 38. Sous la platine et à son contact, une lame mince en acier 24 est entratnée en rotation par l'axe carré ; dans cette lame est ménagé un découpage qui réalise une languette-ressort 40, légèrement inclinée vers le bas. Juste en dessous de cette lame, l'axe carré a une gorge circulaire dans laquelle est logé un clip 25 ; pour qu'il ne fasse pas saillie sur la face inférieure de la lame 24, celle-ci est légèrement emboutie dans sa partie centrale pour loger ce clip. Sous la lame 24 et le clip, et au contact de cette lame, se trouve le bras rotatif distributeur 26 percé d'une fenêtre rectangulaire de la largeur de l'axe carré, en sorte que cet axe entrasse sans jeu, le bras 26 dans sa rotation l'extrémité droite de ce bras porte un ergot 27 qui, au cours de la rotation sens aiguilles, pousse la lamelle 10 de l'anneau situé au-dessus et l'abandonne, dans son mouvement de retour,à la position atteinte. Pour que cet ergot puisse actionner successivement les dix anneaux, la fenêtre doit permettre 31,5 mm de coulissement dans le sens radial. En fait, on donne à cette fenêtre une longueur offrant 35 mm de coulissement comme si, avant l'anneau interne nO 1, se trouvait un anneau fictif n 0 : la raison en sera donnée plus loin.Sur sa face latérale le distributeur porte une crémaillère 28 de 3,5 mm de pas et 10 dents, c'est-à- dire le pas et le nombre des anneaux ; c'est sur cette crémaillère qu'agit le cliquet 20. Sur sa face supérieure, le bras-distributeur porte une seconde crémaillère 29 ayant elle aussi dix dents et 3,5 mm de pas, qui est en prise avec la languette ressort 20. Dans le bras-distributeur 26 est logé un petit ressort 30 dont une extrémité est fixée à ce bras, l'autre a une bague à section carrée entourant l'axe 16. Ce ressort s'allonge quand le bras 26 coulisse vers la droite et il a tendance à ramener ce bras à sa position extrême originelle, celle où le doigt 27 étant face de l'anneau fictif nO O. Le fonctionnement est expliqué ci-dessous à partir de l'instant où l'utilisateur ayant déjà formé (N-i) chiffres du numéro d'appel, va former le Nième : le cadra est immobilisé en position de repos, le bras-distributeur est en position initiale, orienté suivant le rayon origine du secteur qu'il balaie, tout contre le secteur plein 19 ; l'ergot 27 se trouve sous l'anneau (N-i), le cliquet 20 est en prise avec la dent nO (N-i) de la crémaillère 28 et la languette-ressort 40 est en prise avec la dent n (N-1) de la crémaillère 29. En formant le Nième chiffre, l'usager tourne le disque rotatif dans le sens aiguilles et l'ergot 27, entraîné dans le pivotement de l'axe carré 16, se met en rotation ; mais il ne rencontrera pas immédiatement de lamelle, la ligne initiale de toutes les lamelles étant décalée de 150 (soit 60 de rotation du cadran), ce décalage de la ligne des lamelles étant sans inconvénient puisqu'il s'insère dans le "temps perdu" du cadran d'appel.Pendant le parcours initial de 150, l'ergot 27 passe de la (N-l)ième à la Nième position : en effet, la dent nO N-l de la crémaillère 28 décrirait, en l'absence du cliquet 20, un cercle autour de l'axe 16, mais il en est empêché par le cliquet qui lui impose comme trajectoire un cercle dont le centre est l'axe 21, et cette trajectoire contraint le bras distributeur 26 à coulisser vers la droite ; la butée 38 est positionnée de sorte que ce coulissement soit compris entre 3,5 et 7 mm pour une rotation de 120 du bras 26 ; la lamelle-ressort 40 sera donc passée, lorsque le cliquet n'agira plus, de la (N-i)ième à la Nième dent de la crémaillère 29 et l'ergot 27 sera place sous l'anneau nO N quand il arrive en contact avec la lamelle 10 en position initiale : l'affichage du Nième chiffre se fera alors. Au retour, la (N-1)ième dent reviendra au contact de la pointe du cliquet, mais durant les 12 derniers degrés de rotation, cette pointe glissera jusqu'à venir s'enclancher dans la Nième dent. Tout est donc en état pour former la-visualisation du chiffre suivant. En dessous du bras-distributeur 26 et à son contact, se trouve un autre bras 31 entraîné lui aussi en rotation par l'axe carré ; ce bras fait un angle de 950 avec le bras 26, en sorte qu'il balaie le second secteur ouvert du plateau 17. Il porte dix petites potences 32, une tous les 3,5 mm, chaque potence étant située sous un anneau. C'est le bras d'eFfacement de l'affichage. Sous ce bras 31, se trouve une pièce 44 dont le rale est expliqué plus en détail sur la Fig. 6 : cette pièce 44 est une lame-ressort percée d'une ouverture rec angulaire 71 pour le passage de l'axe carré 16 qui l'entraîne sans jeu en rotation ; la longueur de l'ouverture permet un débattement de 3 mm dans le sens longitudinal. Cette lame est maintenue à frottement doux au contact du flanc supérieur du pignon 15 par deux glissières 47. Une de ses extrémités est lestée d'une masselotte 45 et se prolonge par un ergot 46 ; tout près de cette entre mité, est fixé un autre ergot vertical 52. Quand le téléphone est au repos, la lame-ressort a une position xx' bien déterminée. En face de cette position, la paroi du bottier est percée pour le passage d'un bouton poussoir 53, ramené en arrière par un ressort 54. L'action sur ce bouton pousse la lame-ressort, de sorte que l'ergot terminal passe de A en B. Sur la paroi du bottier diamétralement opposée au poussoir 53, est appliquée une plaquette de 2 mm d'épaisseur qui, avant cintrage, se présentait comme un trapèze CDEF, rectangle en E et fi, avec les cates EF = 5 mm, CD = 12 mm. La longueur DE de ce trapèze est telle que, une fois appliqué4) à la paroi avec les bases CD et EF orientées suivant des génératrices, son ouverture angulaire soit de 810. Sur le coté DE, dans la partie voisine de E, le trapèze a un rebord 51 de largeur progressive. Cette plaquette est positionnée de sorte que le point F soit dans le prolongement de xx'. Tout près de l'angle D est fixé, à la paroi, un ressort à double lame 50 offrant une grande flexibilité dans le sens vertical descendant, mais une flexibilité quasi nulle dans le sens inverse. Enfin, entre le pignon 15 et le pignon 12 monté sur l'axe 2, est interposé un manchon élastique compressible 48. Cet agencement permet de ramener, après une communication téléphonique, l'appareil en état d'être utilisé de nouveau : il suffit, pour cela, d'appuyer un court instant sur le bouton 53 puis de former au cadran le chiffre (O), le combiné étant raccroché. En position neutre, pendant qu'on forme les chiffres successifs du numéro d'appel, l'ergot 46 est en A et la lame-ressort est assez courte pour ne rencontrer aucun obstacle dans les rotations alternatives de l'axe 16. Lorsque l'usager du téléphone, après avoir raccroché, exerce une brève pression sur le bouton 53, l'ergot 46 est poussé de A en B et se trouve alors un peu au-dessus de F. Si l'usager tourne alors le disque d'appel , il met l'axe 16 en rotation sens aiguilles et l'ergot 46 monte sur la rampe hélicoldale FC, ce qui fait fléchir la lame ressort et exerce une poussée vers le haut sur l'axe 16 ; mais cet axe ne peut coulisser vers le haut, le clip 25 l'en empêche.Si le chiffre formé au cadran est (O), c'est-à-dire si la course angulaire atteint sa valeur maximale, l'ergot 46 parviendra en C à l'extrémité de la rampe ascendante et la lame-ressort se trouvera brusquement libérée à la côte +7 mm par rapport à sa position neutre ; le ressort se détendra et, par inertie, redescendra en dessous du point D en franchissant l'obstacle facile du ressort 50, mais au retour, il sera arrê- té par ce ressort à flexibilité dissymétrique ; le disque rotatif du téléphone revenant en sens inverse, l'ergot 46 restera appuyé contre le rebord DE à la cate constante -5 mm ; la lame-ressort sera donc fléchie vers le bas et opérera une traction sur l'axe 16 qui coulissera de quelques millimètres vers le bas. Cette descente de l'axe 16 a un double effet - elle dégage la crémaillère 29 de la lame-ressort 40. Sous action du ressort 30, le distributeur revient à sa position extrême, pour laquelle l'ergot-27 est sous l'anneau fictif nO O. - elle met les potences 32 en position de pousser les L inversés 11 des anneaux quand ces potences tournent dans le sens du retour, après une course neutralisée initiale de 15., comme pour les lamelles, d'affichage. A la fin de son trajet de retour, l'ergot 52 rencontrera le rebord 51 qui repaus- sera la lame-ressort en arrière ; revenu en E, l'ergot 46 échappera au profil de la plaquette et se retrouvera en position neutre au point A. Le procédé décrit ci-dessus pour ramener l'appareil en l'état initial peut être complété, pour conduire à un mode d'emploi plus automatisé par suppression de l'action manuelle sur le poussoir 53 : pour cela, on fait en sorte que ce poussoir soit actionné lorsque l'usager raccroche son combiné ; dans ce mode de réalisation (non figuré), l'axe xx', dont la position angulaire peut être choisie arbitrairement, est placé suivant la ligne Nord-Sud du cadran, le poussoir 53 venant au-dessus du chiffre (3) ; avant d'être reposé sur le support basculant qui coupe la connection de la batterie centrale, le combiné agit sur un ressort d'une résistance de 120 gr-force, dont l'action se termine avant que le combiné ne soit au contact du coupe-circuit basculant. Ce ressort, par un jeu de leviers, exerce une poussée transitoire sur le bouton-poussoir 53.Le geste de raccrocher le combiné, suivi de la composition du chiffre (o) au cadran remet dont l'appareil en situation initiale. L'appareil doit être complété par un dispositif qui le désolidarise du cadran d'appel s'il survenait une anomalie de fonctionnement préjudiciable à l'utilisateur du téléphone. On sait que, lorsque le disque rotatif revient en sens inverse des aiguilles, il commande les impulsions électriques envoyées sur la ligne téléphonique à une cadence qui doit rester dans des limites étroites, gracie à un régulateur. Dans les modes de réalisation décrits, le couple résistant est à peu près nul au cours de ce retour, mais il ne faut pas exclure le cas où des grippages accidentels pourraient survenir, qui perturberaient la cadence des impulsions émises sur la ligne. Pour l'éviter, il est prévu un limiteur de couple à effet dissymétrique qui désolidarise le cadran d'appel et le dispositif de visualisation si, dans son mouvement de retour, la rotation du cadran éprouve une résistance dépassant un seuil fixé par les Services Techniques du Téléphone. Toutefois, ce limiteur de couple ne doit pas jouer au cours de l'opération "effacement", où il faut ramener en position initiale les 10 anneaux ensemble, ce qui implique un couple non négligeable ; mais ce couple est sans inconvénient puisque, le combiné étant raccroché, aucune impulsion ne peut être émise. Un mode de réalisation (non représenté par uxe figure) consiste à réaliser l'en- traînement de la roue dentée 12 (cf. Fig. 6) par laquelle l'axe 2 transmet son mouvement aux mécanismes du dispositif, au moyen d'une lame-ressort tarée qui désolidarise la roue dentée 12 de l'axe 2 pour les rotations de retour si le couple dépasse le seuil fixé par le cahier des charges, seuil que Zon peut d'ailleurs ajuster quelque peu en utilisant la possibilité de durcir légèrement le ressort de rappel ; cette lame-ressort s'adosse, pour les flexions en sens inverse, sur une lame plus rigide et plus courte afin de ne pas limiter le couple dans le sens aiguilles.En autre, le manchon compressible 48, solidaire de l'axe 2, est traversé par une broche verticale dont la pointe ne dépasse pas quand le manchon est au repos, mais pénètre dans un petit trou de la roue dentée 12 si le manchon est comprimé, ce qui supprime l'intervention du limiteur de couple : cette compression se produit, on l'a vu, uniquement lors de l'opération d'effacement du nombre affiché, alors que le combiné est raccroché et le téléphone hors circuit. L'invention peut recevoir un autre mode de réalisation fort différent (version B) dont l'aspect extérieur est représenté Fig. 7, le schéma de fonctionnement sur les Fig. 8, 9 et 10. L'appareil se présente comme un bottier 69 de 120 mm de long et 35 mm de côté, placé contre l'avant de l'appareil téléphonique ; il est installé sur une plaque support 52 percée de deux trous 72 dont la position et le diamètre coincident avec ceux des trous existant sur le socle de l'appa- reil téléphonique pour fixation des tampons de caoutchouc sur lesquels il repose, Une fois remis en place, ces tampons assurent une fixation sans jeu. Le bottier 69 peut coulisser de quelques millimètres par rapport à la plaque-support, ce réglage se faisant avec le bouton plat moletté 57. Le disque d'appel du tléphone, du modèle normalisé, est remplacé par un autre, 65, identique sauf que, sur sa face interne, il porte une poulie 66 venue de moulage,de 20 mm de diamètre,sur laquelle est fixé un fil d'acier fin et souple 67. A partir du point où ce fil quitte la gorge, il passe par une échancrure de la butée d'arrêt 68 et continue en ligne droite jusqu'à un trou 95 par lequel il pénètre dans le bottier 69 ; entre ce trou et la butée, le fil est protégé par une ailette 59 si bien que nulle part il ne risque d'être accroché et que sa position ne gêne en rien l'utilisation du téléphone. Sur le côté du bottier 69, un bouton 60 permet de parfaire le réglage de position du distributeur, gracie au hublot de contrôle 93. Sur le côté gauche, une fenêtre 64 de 40 mm de large permet la lecture des chiffres portés par les tambours et constituant le numéro d'appel visualisé. Enfin, un bouton-poussoir 94 à ressort de rappel est destiné à la remise à zéro. Après avoir pénétré dans le boitier par le trou 95, le fil est dirigé par une petite poulie de guidage 55 sur la poulie motrice 58 dont la gorge a 30,25 mm de diamètre ; en sorte que ses rotations sont réduites dans le rapport 0,660 par rapport à celles du disque d'appel. Sur cette poulie est fixé un ressort spiral 61, juste assez rigide pour maintenir le fil 67 en tension. La poulie 58 entraîne un axe creux 63 supporté par deux paliers 49 et 50, fendu sur toute sa longueur suivant une génératrice. Cet entraînement s'opère avec un jeu de 42,5 par le moyen de deux ergots 41 et 42, entre lesquels peut osciller un poussoir 43 solidaire de l'axe, avec 42S de débattement (Fig. 10). Sur l'axe ÓS est emmanché le support 80 du distributeur, qui peut coulisser à frottement doux le long de cet axe, gracie à un manchon de 25 mm de long, mais est entraîné dans sa rotation gracie à un guide 79 engagé sans jeu dans la fente. Dans l'âme de l'axe creux est logé un second fil d'acier fin 73 dont l'extrêmi- té droite s'enroule sur une poulie 74; à son extrêmité gauche, ce fil est serré entre deux perles 77 et 78 laissant entre elles un intervalle de 4 mm. Le guide 79 est percé d'un petit trou permettant le passage libre du fil, mais non des perles, en sorte que le mouvement longitudinal du fil entraîne le distributeur 80, dans l'un ou l'autre sens. L'extrémité gauche du fil 73 est reliée à un ressort à boudin 76 travaillant en traction, qui maintient le fil en tension. L'autre bout du ressort est fixé à la paroi, après le palier 50. Sous la fenêtre de lecture 64 sont disposés, côte à côte, dix tambours 62 de 30 mm de diamètre et de 4 mm de large ; ces tambours, tous identiques, sont des anneaux sans moyeu, guidés en rotation par des galets 90 ; l'axe commun de ces dix tambours coïncide avec le centre de l'axe 63. Sur sa face externe, chaque tambour porte les chiffres 1, 2, 3 9B0 avec un espacement angulaire de 17 ; le premier chiffre (1) est précédé avec le même espacement d'un trait rou ge qui est le repere de position initiale, et les dix traits rouges apparaisse alignés dans la fenêtre de lecture quand l'appareil est au repos. Sur sa face interne, chaque tambour porte deux languettes, à peu près diamétralement opposées ; l'une 92, est destinée à être poussée sens aiguilles par la rotation du distributeur, sa rotation maximale o(J3 étant de 1700, atteinte quand l'usager forme le (O) au cadran ; l'autre languette 86, est la languette d'effacement, avec également une course maximale de 1700 0( 53/; ; cette languet- te n'occupe que 2 mm de large, sur va moitié gauche du tambour + Un petit bloc de mousse synthétique 96 stabilise la position de l'anneau. Le distributeur 80 est prolongé par un bras 82 portant à son extrémité un ergot 83 ; dans son mouvement, cet ergot rencontre la languette d'un tambour et l'en- traîne en rotation. Ce bras 82 porte un prolongement 81 qui, en position de repos, se trouve sous le hublot 93, et dont l'extrémité est marquée d'un point rouge qui doit apparaître en face d'un trait repère du hublot 93 si le distributeur est correctement positionné par rapport aux tambours. La poulie 74 fait 15,3 mm de diamètre en sorte que la circonférence de S gorge mesure 48 mm. Cette poulie est accolée à une roue à rochet de 12 dents qui s'enclenchent avec un cliquet 75. Une came (non représentée) solidaire de la poulie 58, fait tourner la roue à rochet d'une dent par une rotation initiale de 300 de cette poulie ; ainsi, quand l'usager commence à former un chiffre en tournant le disque d'appel, au moment où la poulie 58 a décrit 300, le fil 73 s'est enroulé de 4 mm sur la poulie 74 ; le distributeur 80, entraîné par la perle 77, se décale d'autant et passe d'un tambour au suivant. Ce n'est que quand la poulie 58 a tourné de 120 de plus que le bras-distributeur 82 se met en rotation, L'ensemble de la poulie 74 et du cliquet 75 est monté sur un support 56 dont la position peut être réglée au moyen d'un bouton 60 dont l'action décale dans l'un ou l'autre sens la position au repos du distributeur, en modifiant les abscisses du fil 73. A son extrêmité gauche, l'axe 63 entraîne en rotation un pignon 87 qui peut coulisser sur l'axe ; ce pignon est fixé dans une chape, accouplé à un pignon 88 qu'il entraîne en sens inverse. Le tout a 2 mm de débattement latéral, et est normalement poussé vers la droite par un ressort 89. Par un flasque circulaire 98, solidaire du pignon 88, ce dernier entraîne en rotation un peigne 84 portant dix pointes 85 espacées de 4 mm ; quand le ressort 89 maintient la chape en butée à droite, chaque pointe se situe sous la moitié droite d'un tambour et sans contact possible avec les languettes 86 qui occupent la moitié gauche. Quand l'usager tourne le cadran d'appel, la première partie de cette rotation est le "temps mort" qui correspond à l'écart angulaire de 900 entre le chiffre (1) et la butée d'arrêt ; pendant ce temps, on l'a vu, le distributeur saute du (N-1)ième au Nième tambour, et commence sa rotation : il pousse la languette 92 de ce tambour jusqu'à faire apparaître le chiffre formé au cadran d'appel, puis revient en arrière en position initiale. Quant au peigne d'effacement 84, il décrit un mouvement symétrique de celui du distributeur, mais à vide. Les chiffres du numéro d'appel se forment ainsi, l'un après l'autre, sous la fenêtre de visualisation. Quand la communication est finie, et que le combiné est raccroché, l'usager remet le dispositif en position initiale en exerçant, un court instant, une pression sur le poussoir 94, puis forme le chiffre (o) sur le disque d'appel, sans décrocher. L'action sur le bouton-poussoir 94 dégage le cliquet 75 et le ressort 76 amène à lui le fil 73 jusqu'à ce que le distributeur soit à fond de course, tiré vers la gauche par la perle 78. Ce fond de course se produit quand la tête du bras distributeur 82 vient percuter le flasque 98. Le ressort 76 étant plus énergique que le ressort 89, la chape 97 sera poussée à fond vers la gauche après 2mm de course : les pointes du peigne 84 seront toutes en position de rencontrer les lamelles 86. Quant à l'ergot 83 du distributeur, il sera à droite du tambour nO 1 et le guide 79 sera à 4 mm à droite de la perle 77. Quand l'usager forme le (O), la roue à rochet 74 commence par tourner, tire à elle 4 mm de fil et la perle 77 vient au contact du guide 79 : le distributeur reste donc hors de prise du premier anneau et décrit un aller-retour à vide. Quant au peigne d'effacement, il tournera en sens inverse et poussera devant lui, au fur et à mesure qu'il les trouvera sur son chemin, les languettes 86 et les abandonnera, en fin de course, alignées en position initiale : sous la fenêtre de visualisation apparaîtra une ligne de traits rouges. Le peigne 84 reviendra alors en position initiale. Quand, par la suite, l'usager lance un appel téléphonique, le début de rotation du disque d'appel fait avancer la roue à rochet d'une dent, et le fil se raccourcit de 4 mm. Le bras distributeur est donc amené en position telle que son doigt 83 se trouve sous le premier tambour : la tête du bras distributeur cesse d'exercer une poussée sur la chape 97 qui revient en position à 2 mm sur la droite : les pointes du peigne 84 ne sont plus en face des languettes 86 et le bras distributeur reste seul en situation d'agir sur les tambours, l'un après l'autre. Il est important de souligner que, à différence de la version A, l'appareil B qu'on vient de décrire n'a pas besoin de limiteur de couple : si un dur anormal survient, le fil d'acier 67 se détendra et la cadence des impulsions ne risque pas d'être troublée. Le réglage peut se modifier dans le temps par distension des fils 67 et 73. Pour le premier, un déréglage se manifeste par le fait que les traits rouges ne sont plus au milieu de la fenêtre : le bouton plat 57 rattrape ce déréglage. Pour le second, un déréglage conduit à ce que l'ergot 83 n'est plus au milieu des tambours : ce déréglage se manifeste par un décalage du point rouge 81 par rapport au repère du hublot : une action sur le bouton 60 rattrape ce déréglage. Outre les versions A et B décrites ci-dessus, l'invention peut recevoir d'autres modes de réalisation: on peut en particulier, organiser l'appareil pour que l'action manuelle de l'opérateur, formant le numéro d'appel, arme progressivement un ressort-accumulateur, dont l'énergie potentielle est utilisée pour effacer la visualisation. Dans ce mode de réalisation, l'opérateur, soit en reposant son combiné, soit en appuyant sur un bouton,produit une double action - il enclanche un mécanisme par lequel l'élément fonctionnel chargé de l'effacement est solidaire de ce ressort-accumulateur. - il relaxe ce ressort-accumulateur qui actionne l'effacement. De la sorte, l'opérateur n'a plus à former le (O) au cadran d'appel pour réaliser l'éffacement du numéro visualisé. REVENDICATIONS 1 - Appareil pour visualiser les numéros d'appel téléphoniques, appelé à s'arc coupler avec un appareil téléphonique automatique à disque rotatif, cet appareil étant caractérisé en ce qu'il comporte - Un poussoir mobile asservi par une transmission mécanique aux mouvements angulaires du disque d'appel, cette transmission se faisant par l'intermédiaire d'un distributeur, ce poussoir ayant un mouvement de sens positif ou négatif selon que le disque d'appel tourne dans le sens des aiguilles d'une montre ou en sens inverse, ledit poussoir se retrouvant à sa position de départ quand le disque est revenu au repos. - Des éléments ordinaux juxtaposés, mais sans liaison entre eux, disposés dans un certain ordre, l'élément de rang N étant affecté à visualiser le Nième chiffre formé au cadran d'appel, chacun de ces éléments étant pourvu d'un point d'appui par lequel ledit élément ordinal peut se déplacer sous l'action du poussoir mobile, de façon irréversible,pour les mouvements de sens positif de ce poussoir, les déplacements dudit élément ordinal étant tels qu'ils conservent la juxtaposition avec les éléments voisins, les points d'appui de ces éléments ordinaux ayant tous une position initiale bien déterminée et située sur une ligne transversale commune à tous ces éléments, l'énergie nécessaire au déplacement de l'élément ordinal étant fournie, par l'intermédiaire de la transmission, par l'action manuelle de l'opérateur tournant le disque d'appel. - Une ligne de lecture fixe, transversale par rapport à l'ensemble des éléments ordinaux, sous laquelle défilent, au cours du changement de position de chaoue élément, les indications marquées sur cet élément. - Une graduation chiffrée, apposée sur chaque élément ordinal,et telle que, lorsque cet élément atteint sa position extrême au moment où s'inverse le mouvement du poussoir, le chiffre apparaissant sous la ligne de lecture soit le même que celui formé au cadran d'appel. - Un distributeur pouvant occuper une suite de positions successives, le pou- soir étant li! au distributeur de telle sorte que, quand le distributeur est dans la position de rang N, il place le poussoir en position d'agir sur le point d'appui du Nième élément ordinal, et sur lui seul. - Un organe de commande du distributeurtque le disque d'appel actionne par l'intermédiaire d'une commande mécanique qui canmunique audit organe de commande un déplacement fermé lorsque le disque d'appel effectue, à partir de sa position de repos,un mouvement angulaire aller-retour, l'amplitude de ce déplacement t mé étant indépendante de l'angle de rotation du disque d'appel, ce déplacement fermé étant agencé pour faire passer le distributeur de la Nième à la(N+t)ième position stable. - Des moyens pour ramener, après utilisation, tous les éléments ordinaux à leur position initiale. 2 - Appareil selon la revendication 1 caractérisé par le fait que les moyens pour ramener les éléments ordinaux en position initiale sont agencés pour occuper soit une position active, soit une position d'attente, que ces moyens sont, en position active, actionnés au moyen d'une transmission mécanique par les mouvements du disque d'appel, l'énergie nécessaire à cette action étant fournie par l'action manuelle de l'opérateur tournant le disque d'appel, l'appareil étant complété par un inverseur agencé pour faire passer lesdits moyens de la position d'attente à la position active. 3 - Appareil selon la revendication 2 caractérisé en ce que l'inverseur attente/active est déclenché par le mouvement d'un organe que le combiné du téléphone actionne quand on le replace sur son support. 4 - Appareil selon les revendications 1,2 ou 3 caractérisé en ce que les éléments ordinaux sont des anneaux concentriques disposés dans un même plan, dont les déplacements sont des rotations autour d'un axe de révolution confondu avec l'axe de rotation du disque d'appel, l'arbre de rotation du disque d'appel traversant le boitier et entrainant le poussoir en rotation par l'intermédiaire d'une démultiplication de rapport inférieur à 0,8 5 - Appareil selon les revendications 1,2 ou 3, caractérisé en ce que les éléments ordinaux sont des tambours disposés côte à côte et pivotant autour d'un axe commun, la graduation étant marquée sur leur tranche, le poussoir plr votant autour d'un axxeconfondu avec celui des tambours, ce pivotement du poussoir étant assuré par une transmission qui démultiplie les rotations du disque d'appel dans un rapport inférieur à 0,8 6 - Appareil selon les revendications 1,2,3 ou 5 caractérisé en ce que la transmission entre le disque d'appel et le poussoir est assurée par un fil fin et inextensible, enroulé sur une gorge solidaire du disque d'appel et sur sa face interne, le fil passant, après avoir quitté la gorge au travers ou à proximité de la butée d'arrêt du cadrai. 7 - Appareil selon les revendications 1,2 3 ou 5 caractérisé en ce que la transmission entre le disque d'appel et le poussoir est assurée au moyen d'un galet au contact du limbe du disque d'appel, entrainé en rotation par ce disque. 8 - Appareil selon une des revendications 1,2,3,5,6,ou 7 caractérisé par la 1 présence d'un axe creux, fendu suivant une génératrice, qui reçoit du disque d'appel un mouvement rotatif gracie à une transmission et qui entraine le poussoir dans sa rotation par le moyen d'un guide engagé dans la fente, caractérisé également par la présence d'un fil tendu suivant l'axe creux et à son intérieur, ce fil recevant un mouvement de translation par des tractions exercées sur une de ses extrémités par l'organe de commande du distributeun,ce fil entrainant, par l'intermédiaxire du guide, le changement e position du distributeur pui coulisse le long de l'axe creux, caractérisé également par l'adjonction d'un ressort antagoniste exerçant une traction sur l'extrémité du fil opposée à l'organe de commande du distributeur,complété par un dispositif commandant la relaxation dudit organe de commande, relaxation qui permet au ressort de tirer le fil celui et de ramener ainsi le distributeur en position initiale. 9 - Appareil selon une des revendications 5,6,7 ou 8 caractérisé en ce que les éléments ordinaux sont des tambours annulaires sans moyeu, dont la rotation est wi guidée par des galets extérieurs, les points d'appui étant sur la face interne des anneaux. 10 - Appareil selon une des revendications 1,2,3,4,5,6,7,8 ou 9 caractérisé en ce que le premier élément ordinal porte un écran situé à droite d'un de ses chiffres, modifiant la visibilité du second élément ordinal quand le chiffre concerné apparait sous la ligne de lecture. 11 - Appareil selon une des revendications 1,2,3,4,5,6,7,8,9,ou 10 caractérisé en ce que la ligne de lecture est pourvue d'un accessoire au travers duquel se fait la lecture et portant au moins un groupe de traits verticaux espacés de façon à constituer séparation entre groupes de chiffres visualisés. 12 - Appareil selon une des revendications 1,2,3,4,5,7,8,9,10 ou 11 caractérisé par l'adjonction d'un limiteur de couple interposé sur la transmission et opérant dans le sens de rotation du disque inverse des aiguilles d'une montre. 13 - Appareil suivant une des revendications 1,3,4,5,6,7,8,9,10,11 ou 12, caractérisé par l'adjonction d'un ressort accumulateur, de moyens pour accroitre la tension de ce ressort à chaque mouvement angulaire du disque sous l'action manuelle de 11 opérateur, d'un moyen d'enclanchement de ce ressort avec l'organe ramenant les éléments ordinaux en position initiale, complété par une commande libérant ce ressort pour qu' il actionne cet organe.