FR 2502102 A2 19820924 FR 8105476 A 19810319 L'invention concerne des perfectionnements complémentaires apportés aux embarcations du genre planche à voile telle que décrite au brevet principal nO 80.12933, déposé le il juin 1980 au nom du demandeur. Dans le brevet principal rappelé ci-dessus, on a revendiqué des perfectionnements apportés aux oeuvres vives de coques adaptées à la navigation dite à voile libre, c 'est-à-dire des perfectionnements se rapportant surtout aux formes de carène dans le but d'améliorer aussi bien la stabilité que les performances à toutes les allures. La présente addition se rattache plus spécialement à la revendication 1 du brevet principal dans laquelle, selon une disposition, l'embarcation est du genre à coque étroite, dont la carène à sections évolutives se caractérise par le fait qu'elle se compose, de l'avant à l'arrière, d'une partie avant à étrave en V, à profil longitudinal convexe, d'une partie intermédiaire de transition en double V à profil longitudinal concave et d'une partie arrière formée d'un sillon longitudinal profond, d'une profondeur sensiblement égalable à l'épaisseur de la coque, délimitant, avec la partie intermédiaire, deux patins parallèles s'étendant sur la plus grande partie de la longueur de la coque. Selon une disposition de la présente addition, la partie avant convexe de l'étrave s'étend sur environ un dixième de longueur de la coque, la partie intermédiaire de transition donnant naissance au sillon longitudinal occupe au moins les cinq dixièmes de la longueur de la coque Jusqu'à l'emplacement de la dérive, la partie arrière s'étend au moins sur les trois derniers dixièmes de la longueur de la coque. Grgce à cette disposition d'ensemble, on allonge la longueur totale du sillon longitudinal en V, on réduit la section pleine de l'étrave, on augmente la portance des patins, notamment dans la partie arrière de la coque, ce qui se traduit par des propriétés évolutives très sensiblement améliorées à toutes les allures mais surtout en vitesse et en stabilité. Suivant une autre disposition, la partie intermédiaire de transition donnant naissance au sillon longitudinal s'approfondi progressivement entre les patins suivant une ligne tendue jusqu'à l'emplacement de la dérive pour atteindre en cet emplacement une profondeur d'environ la moitié de l'épaisseur totale de la coque, de manière à ménager, dans l'épaisseur pleine de la coque, le puits de la dérive. Cette disposition permet de renforcer les sections pleines de l'embarcation sur la plus grande longueur des parties travaillantes, en particulier dans la zone soumise aux contraintes du pied de mât, de la dérive et de l'utilisateur. Suivant une caractéristique, l'embarcation comporte des réserves de flottabilité formées au moins dans les deux patins, ces réserves se présentant sous forme de caissons creux, étanches, fermés par des trappes d'accès, disposées dans le tableau arrière de la coque, ces caissons pouvant recevoir chacun, au moins une chambre à air gonflable, de préférence deux qui, sous gonflage, constituent d'une part des volumes étanches de flottabilité, et d'autre part, des moyens de renforcement par pression contre les parois internes des volumes creux des caissons. D'autres caractéristiques et avantages ressortiront encore de la description détaillée qui suit, d'un mode d1exécution faisant application des susdits perfectionnements, et donné à titre d'exemple sur les dessins joints dans lesquels La figure I est une vue en coupe longitudinale de l'embarcation. La figure 2 est une vue en plan, de dessous des formes de carène. La figure 3 est une vue transversale selon S 1 de la figure 2. La figure 4 est une vue en coupe transversale selon S 2 de la figure 2. La figure 5 est une vue en coupe transversale selon S 3 de la figure 2. La figure 6 est une vue en coupe transversale selon S 4 de la figure 2. La figure 7 est une vue en coupe transversale selon S 5 de la figure 2. La figure 8 est une vue selon T de la figure 2. La figure 9 est une vue en coupe transversale selon S 5 de la figure 2, mais à plus grande échelle, montrant un mode de réalisation des patins de la coque. En référence aux figures 1 et 2, on a désigné l'embarcation A forme de carène perfectionnée, par la référence générale 10. Dans ce mode d'exécution, la carène de l'embarcation est à sections évolutives, ainsi qu'il apparaftra plus loin dans l'examen détaillé des figures 3 à 8. La partie avant Il, de l'étrave, s'étend sur environ un dixième de la longueur de la coque, tandis que la partie intermédiaire de transition 12, matérialisée par la flèche F2, occupe au moins les cinq dixièmes de la longueur de la coque jusqu'à l'emplacement de la dérive, enfin, la partie arrière 13, 14 matérialisée par les flèches F3, F4 s'étend au moins sur les trois derniers dixièmes de la longueur de la coque. Comme dans le brevet principal, la partie avant 11, à étrave en V, présente un profil longitudinal convexe lita. L'étrave se prolonge, dans la partie intermédiaire de transition 12, par un sillon 12a en forme de V inversé. Le sillon longitudinal 12a, s'approfondit progressivement entre les patins 14a, 14b, suivant une ligne tendue 12c, jusqu'à l'emplacement de la dérive 19, pour atteindre en cet emplacement une profondeur P, d'environ la moitié de l'épaisseur totale de la coque. Grâce à cette disposition, on ménage dans l'épaisseur pleine de la coque, le puits 18 de la dérive pivotante 19. L'épaisseur pleine de la coque est réduite au-delà de la dérive 19 en direction de la partie arrière, par la présence d'un redan 22, de sorte que le sillon I2a s'approfondit d'une hauteur P1, suffisante pour former un logement à la dérive , lorsqu'elle occupe une position horizontale entre les patins 14a, 14b de l'embarcation. Au-delà de l'extrémité 19a de la dérive 19, en position horizontale, la profondeur du sillon longitudinal I2a, décroît progressivement dans la partie arrière 13 de la coque, de sorte que dans la portXqv a xièFe F 4, et selon l'axe longitudinal de la coque, son épaisseur croit en direction du tableau arrière T, de sorte qu'à cet emplacement, le sillon 12a a une profondeur réduite, matérialisée par la flèche P2. Par cette disposition, on forme un pontet de Jonction renforcé 23, entre les patins 14a, 14b de la coque. Suivant une disposition des perfectionnements apportés aux formes de carène, l'angle dièdre d que fait la partie transversale 14t des patins qui s'appuie sur l'eau, s' abaisse progressivement de I'avant à l'arrière des patins, jusqu'à ce que, dans ladite partie arrière de ces patins, cette partie transversale 14t, soit perpendiculaire à l'axe de symétrie vertical 24 de la coque. Cette disposition augmente la portance de la coque sur l'arrière, favorise le plané et augmente la stabilité latérale. Suivant un mode de réalisation préféré, des réserves de flottabilité sont prévues dans les deux patins 14a; 14b, et ces réserves se présentent sous forme de caissons creux, étanches, 25, fermés par des trappes d'accès 26, dispos dans le tableau arrière T de la coque. Les caissons peuvent recevoir chacun, au moins une chambre à air gonflable, de préférence deux, respectivement 27, 28, comme montré figure 9. Les chambres gonflables 27, 28, se présentent sous forme de boudins de section générale cylindrique, ces boudins gonflables s'appuyant l'un contre l'autre, et contre les parois d'un mAme caisson. Les chambres à air 27, 28, sont à chaque fois séparées au niveau des parois internes du caisson 25, par des profilés amovibles 29, 30.Ces profilés 3nt use section approximative ment triangulaire, ? de manière à présenter à chaque fois une face qui s'appuie contre la paroi du pont de l'embarcation, et contre celle du fond des patins, lors du gonflage des chambres à air 27, 28. Les chambres à air 27, 28, sont avantageusement constituées en matériau peu épais, par exemple une feuille de polychlorure de vinyl, ou de polyuréthane. Les profilés de renforcement 29, 30, sont de préférence réalisés en mousse expansée de faible densité, ce qui les rend flexibles et leur permet d'épouser le profil longitudinal des parois internes des caissons creux. Grâce à cette disposition et à la présence du sillon transversal, la coque de l'embarcation est peu déformablebngitudinalement. Le fond du sillon est rendu solidaire du pont de l'embarcation, ce qui empêche la déformation des caissons, due par exemple à un surgonflage des chambres à air 27, 28. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples d'exécution ci-dessus décrits et représentés, pour lesquels on pourra prévoir d'autres variantes, sans pour cela sortir du cadre des revendications annexées. REVENDICATIONS 1) Embarcation adaptée à la navigation à voile libre, du genre à coque étroite, dont la carène est à sections évolutives, cette coque se composant, selon la revendication 1 du brevet principal, d'une partie avant à étrave en V, d'une partie intermédiaire de transition en double V et d'une partie arrière formée d'un sillon longitudinal profond, d'une profondeur en certains points sensiblement égale à ltépaisseur de la coque, ce sillon délimitant deux patins parallèles s'étendant sur la plus grande longueur de la coque, embarcation caractérisée en ce que d'une part, la partie avant (lia) convexe de l'étrave s'étend sur environ un dixième de la longueur de la coque, d'autre part, la partie intermédiaire de transition (12) donnant naissance au sillon longitudinal (12a) occupe au moins les cinq dixièmes de la longueur de la coque jusqu'à ltemplacement de la dérive (19), d'autre part encore, la partie arrière (13) s'étend au moins sur les trois derniers dixièmes de la longueur de la coque. 2) Embarcation selon la revendication 1, caractérisée en ce que la partie intermédiaire (12) de transition donnant naissance au sillon longitudinal (I2a) s'approfondit progressivement entre les patins (14a, 14b), suivant une ligne tendue (12c) jusqu'à l'emplacement de la dérive (19) pour atteindre en cet emplacement une profondeur (P) d'environ la moitié de l'épaisseur totale de la coque, de manière à ménager, dans l'épaisseur pleine de la coque le puits (18) de la dérive (19). 3) Embarcation selon les revendications I et 2, caractérisée en ce que, au-delà de la dérive (19), l'épaisseur pleine de la coque est réduite par la présence d'un redan (22), de sorte que le sillon s'approfondit d'une hauteur (P1) suffisante pour former logement à la dérive lorsqu'elle occupe une position horizontale entre les patins (14a, 14b) de l'embarcation. 4) Embarcation selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que, au-delà de la dérive (19), en position horizontale, la profondeur (P2) du sillon longitudinal décroît progressivement dans la partie arrière (%4),ce qui donne une épaisseur croissante dans l'axe longitudinal de la coque, en direction du tableau arrière (T) pour former un pontet (23) de jonction renforcéeentre les patins (I4a, 14b). 5) Embarcation selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que l'angle dièdre ) que fait la partie transversale (14t) des patins qui s'appuie . sur l'eau, s'abaisse progres sivement de l'avant à l'arrière des patins jusqu'à ce que dans ladite partie arrière de ces patins, cette partie transversale soit perpendiculaire à l'axe de symétrie vertical (24) de la coque. 6) Embarcation selon l'une quelconque des revendications I à 5, caractérisé en ce quille comporte des réserves de flottabilité formées au moins dans les deux patins, ces réserves se présentant sous forme de caissons creux (25), étanches, fermés par des trappes d'accès (26), disposées dans le tableau (T) arrière de la coque, ces caissons pouvant recevoir chacun au moins une chambre à air gonflable, de préférence deux, qui, sous gonflage, constituent d'une part des volumes étanches de flottabilité, et d'autre part des moyens de renforcement par pression contre les parois internes des volumes creux des caissons. 7) Embarcation, selon l'une quelconque des revendications I à 6, caractérisée en ce que chaque volume creux des caissons, e-resF!li par deux chambres à air (27, 28), se présentant sous forme de boudins de section générale cylindrique, ces boudins gonflables s'appuyant l'un contre l'autre mais étant séparés à chaque fois, au niveau des parois internes du caisson, par des profilés amovibles, flexibles (29, 30), de préférence à section triangulaire pour remplir et renforcer les espaces formés entre les parois de deux boudins adjacents.