La présente invention a pour objet l'utilisation de matières à "base de poly-(diorgano-siloxanes), durcissant à la température ambiante en donnant des élastomères, comme pâtes pour prises d'empreintes. 5 Les matières à "base de poly-(diorgano-siloxanes) capables de cLurc.ir à la température ambiante en donnant des élastomères, utilisées jusqu'à présent, de manière connue, comme pâtes pour prises d'empreintes (souvent appelées aussi "pâtes de moulage") en vue de l'obtention de 10 moulages, présentent l'inconvénient de manquer de "tenue", autrement dit de s'écouler avant le durcissement sur des surfaces verticales ou obliques, lorsqu'elles ne sont pas protégées par un coffrage contre cet écoulement, et/ou de "'onner, par durcissement, des élastomères qui ne se 15 laissent pas toujours séparer des surfaces présentant des rugosités ou des pores, si l'on n'utilise pas un adjuvant de démoulage, sans qu'il en résulte des dommages pour les élastomères. Par contre, les matières utilisées conformément 20 à l'invention sont stables, en ce sens qu'elles ne s'écoulent pas, avant le durcissement, des surfaces verticales ou obliques, si bien que l'on peut les utiliser sans coffrage poux le moulage, par exemple, de figures ou d'ornements plastiques formant partie d'un mur de bâtiment ou 25 liés à ce mur de façon plus ou moins solide, ou bien de surfaces, rompues verticalement ou obliquement, de parties de machines, sans qu'il soit besoin d'un démontage préalable de ces pièces, pour les extraire de la machine. On peut toujours détacher facilement les élastomères, obtenus à 30 partir des matières utilisées conformément à l'invention, mène sans utilisation d'un adjuvant de démoulage, des supports dont on veut prendre le moulage et dont les surfaces présentent des rugosités ou des pores, en particulier le gris et la brique, également le béton et le plâtre, donG 35 des pierres naturelles et artificielles, sans qu'il en résulte de dommages pour les élastomères. La présente invention a donc pour objet l'utilisation, en tant que pâtes pour prises d'empreintes eh vue de la préparation de moules, de matières pouvant durcir 40 à la température ambiante en donnant des élastomères, à base 72 04647 2 2125389 de poly-(diorgano-siloxanes), d'agents 1- rSticiûatiors de catalyseurs de condensation, de charges renforçantes et de polyglycols, lesquels peuvent être évhérifiés et/ou esté-rifiés, comme composantes principales. 5 Dans le cadre de la présente invention, on peut utiliser comme poly-(diorgano-siloxanes) les mêmes que ceux qui sont couramment mis en jeu comme poly-(diorgaûO-siloxanes) durcissables pour la préparation de matières pouvant durcir à la température ambiante en donnant des 10 élastomères, à base de poly-(diorgano-siloxanes), d'agents de réticulation et de catalyseurs de condensation. Les poly-(diorgano-siloxanes) durcissables, qui sont utilisés le plus souvent pour la préparation de ces matières, et qui sont également préférés dans le cadre de la présente 15 invention, sont des composés contenant dans les motifs terminaux des radicaux hydroxyliques liés au silicium et pouvant être représentés par la formule générale (HO)x(SiEyO. )n H ~Z~ dans laquelle 20 R représente un radical hydrocarboné monovalent, éventuellement porteur de substituants, x a une valeur moyenne comprise entre 0,99 et 1,01 y a une valeur moyenne comprise entre 1,99 et 2,01 la somme (x+y) est égale à 3, et 25 n est un nombre entier au moins égal à 50. Si on le désire, les groupes hydroxyliques liés au silicium peuvent cependant être remplacés en partie par d'autres groupes aptes à la condensation, comme des groupes oximes, alcoxy ou alcoxyalcoxy, par exemple des 30 groupes CH^-O-CH^-CHg-O-. Comme l'indique, par exemple, le fait que la valeur moyenne de y puisse aller de 1,99 à 2,01, il peut exister dans les poly-(diorgano-siloxanes), en plus des motifs diorgano-siloxaniques, éventuellement, de faibles 35 proportions de motifs siloxaniques ayant un degré de substitution différent. On citera, comme exemples de restes hydrocarbonés R : des restes alkyles, comme les restes méthyle, éthyle, isopropyle et octadécyle ; des restes alcényles, comme 72 04647 3 2125389 les restes vinyle et allyle ; des restes hydrocarbonés cyclo-aliphatiques, comme les restes cyclopentyle, cyclohexyle, cyclohexényle et méthyl-cyclohexyle ; des restes aryles, comme les restesphényle et xényle ; des restes aralkyliques, comme 5 les restes benzyle, 3-phényl-éthyle et p-phényl-propyle ; ainsi que des restes alcaryles, comme le reste tolyle. Quand R représente un reste hydrocarboné porteur de sulbstituants, on préfère des restes halogéno-aryles, comme des restes chlorophényles ; des restes per-10 fluoro-alkyl -éthyles, comme le reste trifluoro-3,33 propyle ; ainsi que des restes cyanalkyles, comme le reste (3-cyanéthyle. Etant donné leur plus grande facilité d'accès il est préférable qu'au moins 50 % des restes R soient des "15 restes méthyles. Les autres restes R éventuellement présents sont de préférence des restes phényles et/ou vinyles. Les restes R portés par les divers atomes de silicium des poly-(diorgano-siloxanes) peuvent être identiques ou différents. Quant aux poly-(diorgano-siloxanes), 20 il peut s'agir d'homopolymères, de mélanges d'homopolymères différents, de copolynères ou de mélanges de copolymères différents, les degrés de polymérisation (dans les mélanges) pouvant être identiques ou différents. La viscosité des poly-(diorgano-siloxanes) est 25 avantageusement comprise entre 100 et 500 000 CP à 25° • Dans le cadre de la présente invention, on peut également mettre en jeu, comme agents de réticulation, ceux qui sont couramment utilisés pour la préparation de matières, durcissant à la température ambiante en donnant 30 des élastomères, à base de poly-(diorgano-siloxanes), d'agents de réticulation et de catalyseurs de condensation. En raison surtout de leur facilité d'accès, on préfère, comme agents de réticulation, des composés du silicium dont la molécule contient au moins trois restes hydrocarbonés 35 reliés au silicium par l'intermédiaire de l'oxygène, en particulier des restes alkyles ayant de 1 à 4 atomes de carbone. Il s'agit là, de préférence, de composés qui sont liquides à la température de 20° et sous une pression de 760 mm de mercure, comme 1'hexaéthoxy-disiloxane, le silicate 40 de tétra-éthyle, un poly-(silicate d'éthyle) ayant une teneur 72 04647 4 2125389 en SiOg égale à 4G % (connu sous la désignation commerciale d1 "Jîthylsilikat 40") et le triméthyl-1,1,1 triéthoxy-3,3,3 disiloxane. On peut citer comme autres exemples d'agents de réticulation, des poly-(organo-siloxanes) dont la molécule 5 contient au moins trois atomes d'hydrogène liés au silicium, comme les poly-(méthyl-hydrogéno-siloxanes). On utilise de préférence les agents de réticulation en des proportions allant de 0,1 à 15 °/° en poids, plus particulièrement de 0,5 à 5 % en poids, les proportions 10 étant rapportées au poids total des matières. Dans le cadre de la présente invention, on peut également utiliser comme catalyseurs de condensation ceux qui sont couramment employés pour la préparation de matières, pouvant durcir à la température ambiante en donnant des 15 élastomères, à base de poly-(diorgano-siloxanes), d'agents de réticulation et de catalyseurs de condensation. Comme exemples de ces catalyseurs de condensation, on citera plus particulièrement des sels organiques de l'étain, comme le dilaurate de dibutyl-étain et des sels du dibutyl-étain avec 20 des acides carboxyliques aliphatiques, qui sont ramifiés en position a par rapport au groupe carboxylique et qui ont de 9 à 11 atomes de carbone. Comme charges renforçantes, c'est-à-dire comme p charges ayant une surface spécifique supérieure à 50 O /g 25 on peut également utiliser, dans le cadre de la présente invention, toutes les charges renforçantes que l'on pouvait jusqu'à présent mettre en jeu pour la préparation d'élastomères p oly-(organo-s iloxanique s) contenant de telles charges. On citera, comme exemples de ces dernières, la 30 silice obtenue par pyrogénation en phase gazeuse, des aérogels de silice et la silice précipitée à grande surface spécifique. Si on le désire, on peut cependant utiliser d'autres charges ayant une surface spécifique supérieure à 50 m /g, en remplacement de/ou en mélange avec la silice "2 35 ayant une surface spécifique supérieure à 50 m /g. On peut citer, comme exemples de telles charges, des oxydes métalliques, comme l'oxyde de titane, l'oxyde ferrique, l'alumine et l'oxyde de zinc, dans la mesure où ils présentent une 2 surface spécifique supérieure à 50 m /g. Toutes ces charges 40 peuvent, par exemple grâce à un traitement par le triméthyl- 72 04647 5 2125389 méthoxy-silane ou l'hexaméthyl-disilazane, présenter à leur surface des groupes organosiloxy, si bien qu'elles sont or-ganophiles ou hydrophobes. Pour que les matières utilisées conforémement à l'in— 5 vention ne s'écoulent pas, avant le durcissement, sur des surfaces verticales ou inclinées, elles doivent généralement contenir au moins 3 % en poids d'une charge renforçante, la proportion étant calculée par rapport à leur teneur pondérale en poly»(orga-no-siloxanes), donc par rapport à leur teneur pondérale totale 10 en poly-(diorgano-siloxanes) durcissables et, éventuellement, en poly-(organo-siloxanes) jouant le rôle de plastifiants» Pour que les matières ne soient pas trop difficiles à travailler, elles m doivent pas contenir plus de 60 % en poids de charges renforçantes, la proportion étant rapportée à leur teneur pondé— 15 raie en poly-(organo-siloxanes). En vue de rendre les matières plus faciles à travailler,... on préfère une teneur allant de 3 à 30 % en poids, et, de préférence, de 3 à 15 % en poids, ces proportions étant rapportées aux teneurs pondérales en poly—(organo-siloxanes). Il était vraiment inattendu que cette proportion rela-20 tivement faible de charges renforçantes suffise pour empêcher l'écoulement des matières sur les surfaces verticales ou incli-» nées. Les polyglycols, qui peuvent être éthérifiés et/ou estérifiés, sont eux aussi des composés bien connus. Cependant, 25 leur utilisation comme composantes de matières, utilisées comme pâtes pour prises d'empreintes, pouvant durcir à la température ambiante en donnant des élastomères, à base de poly-(diorgano-siloxanes), ainsi que comme composantes, ne jouant pas le rôle de diluants du catalyseur de condensation, de matières durcis-30 sant à la température ambiante en donnant des élastomères, dont la teneur en charges renforçantes est inférieure à 20 % en poids, la proportion étant rapportée à la teneur pondérale en poly— (organo-siloxanes), est une nouveauté. On obtient des résultats remarquables avec les 35 éthers polyglycoliques -qui présentent l'avantage d'être facilement accessibles- répondant à la formule générale R0[(CHR')m0]nIH 72 04647 6 2125389 Dans cette formule : 5 n' R R' m a la signification indiquée plus haut, représente l'hydrogène ou un reste alkyle, est m nombre entier allant de 2 à 5» et est un nombre entier allant de 2 à 100, et compris, de préférence entre 4- et 50. On peut citer, comme restes hydrocarbonés P des éthers polyglycoliques répondant à la formule précédente, en dehors des restes hydrocarbonés R déjà indiqués en relation 10 avec les poly-(diorgano-siloxanes), les restes lauryle, myristyle, cétyle, stéaryle, oléyle, octyl-phényle, nonyle, triméthyl-nonyl-phényle, tributylphényle et dodécyl-phényle. Lorsque R' ne représente pas l'hydrogène, il s'agit, de préférence, du. reste méthyle. 15 Des exemples de polyglycols non-éthérifiés et non-estérifiés qui sont également utilisables conformément à l'invention, sont, entre autres, des produits de condensation de poly-(oxy-propylène) et de poly-(oxy-éthylène), connus sous le nom de marque déposé "Pliaronics". 20 Au groupe des polyglycols éthérifiés et/ou estérifiés appartiennent aussi les copolymères de poly-(organo-siloxanes) avec des poly-(oxy-alkyles). On peut citer ceux de formule générale 25 RjSi CoSi(R)A]pOSiR3 A[0Si(R)A]p0A A(R) 2Si COSi(R)A] OSi(R)gA. Dans ces formules, R a la signification qui a été indiquée plus haut, le plus souvent le reste méthyle, est un nombre entier allant de 1 à 50 qui peuvent, dans chaque cas, être identiques ou différents, sont des restes répondant à la formule générale 30 p les restes -[(CHR')m0]n,R« 35 dans laquelle R', m et n1 R" ont les significations indiquées plus haut, et représente l'hydrogène, un- reste hydrocarboné monovalent, un reste acy.le, un reste triorgano- 72 04647 7 2125389 silyle, un reste diorgano-(hydrocarbyloxy-silyle) comme le reste répondant à la formule 5 -Si(Cff3)2OG2H5, ou un reste répondant à la formule —[Si(R)AO Jp B dans laquelle R,A et p ont les significations indiquées plus 10 haut et B représente un reste -SiR^ ou A ou encore un reste -Si(R)2A, ainsi que des copolymères, en particulier des copolymères séquencés, constitués de motifs répondant à la formule générale -Si(R2)0-, dans laquelle R a la signification in-15 diquée plus haut, et de motifs répondant à la formule générale Si[(0)aA] , 5 20 dans laquelle A et R ont les significations indiquées plus haut, a est égal à 0 ou 1, "b est égal à 1, 2 ou 3, c est égal à 0,1 ou 2, 25 et la somme b+c est égale à 1,2 ou 3> éventuellement à côté de motifs répondant à la formule générale Rc'(R0)b» Si0 4-c'-b' ' 30 2 dans laquelle R a la signification indiquée plus haut, c' est égal à 0,1 ou 3, b' est égal à 0,1,2 ou 3, et 35 la somme b'+c' est égale à 0,1,2 ou 3« Le représentant le mieux connu jusqu'à présent 72 04647 8 2125389 des copolymères du dernier type est le composé répondant à la formule cyi5si ^o[si(CH3)2o 3> 5 dans laquelle est constitué d'environ 17 motifs d'oxyde d'éthylène et d'environ 13 motifs d'oxyde de pro-pylène. Les dérivés polyglycoliques qui sont plus particulièrement préférés dans le cadre de l'invention appar-10 tiennent également au dernier type de copolymères et répondent à la formule générale A(R)2Si[OSi(H)23pOSi(R2)A, La préparation des copolymères de poly-(organo— 15 siloxanes) et de poly-(oxy-alkylènes) est "bien connue. On peut, par exemple, la réaliser en fixant des éthers polyglycoliques insaturés sur des poly-(organo-siloxanes) ayant des atomes d'hydrogène liés au silicium, en présence de catalyseurs au platine. 20 On met en jeu les polyglycols, qui peuvent être éthérifiés et/ou estérifiés, de préférence en des proportions allant de 0,5 à 30 % en poids et, plus particulièrement, de 0,5 à 20 % en poids, ces proportions étant rapportées au poids du poly-(organo-siloxane) durcissable. 25- Lors de la préparation des matières utilisa bles selon la présente invention il y a intérêt à mélanger les polyglycols, qui peuvent être éthérifiés et/ou estérifiés, avec les poly-(diorgano-siloxanes), séparément des charges et des catalyseurs de condensation, notamment parce 30 que ce mode opératoire entraîne un minimum de frais. En plus des composantes principales, autrement dit des poly-(diorgano-siloxanes), des agents de réticulation, des catalyseurs de condensation, des charges renforçantes et des polyglycols, les matières utilisables conformément 35 à l'invention peuvent également contenir d'autres substances dont il est connu qu'elles peuvent constituer des composantes de matières, durcissant en donnant des élastomères, à base de poly-(diorgano-siloxanes) et d'autres substances. On peut citer comme exemples de substances de' ce genre : des charges 72 04647 9 2125389 non renforçantes, des pigments, des colorants solubles, des résines poly- organo~siloxaniqu.es, des résines purement organiques, comme le poly-(chlorure de vinyle) pulvérisé, des inhibiteurs de corrosion, des produits odorants, des 5 inhibiteurs d'oxydation, des agents de stabilisation à la chaleur, ainsi qu'en particulier des plastifiants, comme des poly-(organo-siloxanes) inertes, liquides à la température ambiante, plus particulièrement des poly-(di-méthyl-siloxanes) portant en bout de chaîne des groupes 10 triméthyl-siloxy. Quand on ajoute des plastifiants, ceux-ci sont utilisés de préférence en des proportions allant de 5 à 70 % en poids, par rapport au poids des poly-(diorgano-siloxanes) durcissables. Gomme exemples de charges non renforçantes, 2 15 ayant une surface spécifique inférieure à 50m /g, on citera le quartz pulvérisé, la terre de diatomées, le silicate de calcium,- le silicate de zirconium, le carbonate de calcium ayant une granularité supérieure à 4ji et le silicate d'aluminium calciné. On peut aussi associer des charges fibreuses, 20 comme des amiantes, des fibres de verre et/ou des fibres organiques. Il va de soi que l'on peut aussi mettre* en jeu des mélanges de diverses charges, renforçantes et/ou non renforçantes. Ne serait-ce qu'en raison de leur plus grande 25 accessibilité, on utilise de préférence les charges non renforçantes, en des proportions de 10 à 5000 % en poids, proportions rapportées au poids des charges renforçantes. Pour la préparation des matières utilisables conformément à l'invention, on peut mélanger entre elles 30 les composantes de ces matières dans un ordre quelconque, le plus souvent à la température ambiante. Néanmoins, lorsque les matières sont mises en jeu immédiatement ou presque après leur préparation, donc sous la-forme de "système à deux composantes", il. faut mélanger les agents de réticu-35 lation et les catalyseurs de condensation avec les autres composantes des matières seulement peu de temps avant l'utilisation de ces matières comme pâtes pour prisœ d'empreintes, afin d'éviter un durcissement prématuré. Si lors de la préparation des matières utilisables selon l'invention, on met 40 en jeu des plastifiants, ce qui peut faciliter l'utilisation 72 04647 10 2125389 desdites matières, on mélange cas p"e.stLfiants vec lus poly-(organo-siloxanes) durcissables de préférence avant l'addition des polyglycols, lesquels peuvent être éthérifiés et/ou estérifiés. En dépit de leur teneur en plasti— 5 fiants, les matières ainsi obtenues ne s'écoulent pas, avant le durcissement, sur les surfaces verticales ou inclinées. d'illustrer la présente invention, l'évaluation de la sta-10 bilité des matières s'effectue selon "Vorlaufige Richtli— nien fur die Priifung von Fugenmassen im Betonfertigteilbau" (Directives provisoires pour l'évaluation des matières de jointement dans les éléments préfabriqués en béton) (rédaction ; Juin 1967} chiffre : 2,3, publiées dans "Béton- und 15 Stahlbau, 62ème année, 1967, Fascicule 9). La méthode consiste à examiner si les matières soumises à l'épreuve s'écoulent d'un rail vertical avant le durcissement. s'entendent en poids, sauf indication contraire expresse. 20 Les températures sont indiquées en degrés Celsius. EXEMPLE 1 s d'un poly-(diméthyl-siloxane) dont chacun des motifs terminaux porte un groupe hydroxylique lié au silicium, ayant une 25 viscosité de 90 000 cP à 25°, d'abord 45 parties d'un poly-(diméthyl-siloxane)dont les boutsde chaînes portent des groupes triméthylsiloxy, ayant une viscosité de 35cP à 25°, puis 112,5 parties de farine de quartz, puis 9 parties d'une silice obtenue par pyrogénation en phase gazeuse, et enfin 30 7*5 parties du copolymère séquencé de poly-(organo-siloxanes) et de poly-(oxyalkylènes) répondant à la formule Dans les exemples suivants, qui ont pour but Dans ces exemples, les parties et pourcentages a) Dans un malaxeur, on ajoute à 90 parties CH I 3 [OSi(CH^)2 35OSi(CH3 2 On mélange la pâte ainsi obtenue, qui,soumise à l'épreuve indiquée plus haut, se montre stable, avec 4 72 04647 11 2125389 par rapport à son poids,* d'un mélange constitué de 3 parties en volume d'hexaéthoxy-disiloxane et d'une partie en volume de dilaurate de dibutyl-étain. La matière ainsi obtenue est malléable, se montre stable, dans l'épreuve indiquée plus 5 haut, et durcit,sur des briques et sur du grès en donnant des élastomères que l'on peut facilement détacher de ces pierres, et qui donnent des moulages négatifs très exacts des surfaces à partir lesquelles ils ont été obtenus. b) A titre de comparaison, on répète le mode 10 opératoire décrit sous a), à cette exception près qu'on ne met pas en jeu de polyglycol. La pâte obtenue après avoir mélangé le poly-(diorgano-siloxane) durcissable, le plastifiant, les charges renforçantes et non renforçantes s'écoule quelque peu du rail, lors de l'épreuve de stabilité, dès 15 avant le mélange avec l'agent de réticulation et le catalyseur de condensation ; après le mélange avec ces deux derniers, la stabilité est encore plus faible ; les moulages obtenus avec cette matière sur les briques et le grès ne peuvent être détachés de ces pierres sans dommages pour les 20 élastomères. EXEMPLE 2 î Dans un malaxeur, on ajoute à 100 parties d'un poly-(diméthyl-siloxane) portant sur chacun de ses motifs terminaux un groupe hydroxylique lié au silicium, 25 ayant une viscosité de 19 300 cP à 25°, d'abord 10 parties d'une silice obtenue par pyrogénation en phase gazeuse, puis 10 parties d'un tributyl-phénol éthérifié avec un poly-(éthylèni glycol) formé à partir de 13 motifs d'oxyde d'éthylène. On mélange la pâte ainsi obtenue avec 4- %, pro-30 portion rapportée à son poids, d'un mélange constitué de 3 parties en* volume d'hexaébhoxy-disiloxane et d'une partie en volume de dilaurate de dibutyl-étain. La matière ainsi obtenue est malléable, se montre stable lors de l'épreuve indiquée plus haut ; sur les briques et le grès"elle durcit en donnant 35 des élastomères que l'on peut détacher facilement des pierres en question et donne des moulages négatifs très fidèles, des surfaces sur lesquelles ceux-ci ont été obtenus. EXEMPLE 3 : a) Dans un malaxeur, on ajoute à 75 parties d'un 72 04647 12 2125389 poly-(diméthyl-siloxane) dont chacun des motifs terminaux porte un groupe hydroxylique lié au silicium, ayant une viscosité de 19300 cP à 25°, d'abord 25 parties d'un poly-(diméthyl-siloxane) dont les chaînes se terminent par des 5 groupes triméthyl-siloxy, ayant une viscosité de 35 cP a 25°, puis 25 parties d'une silice obtenue par pyro-génation en phase gazeuse et rendue hydrophobe par la présence à sa surface de groupes triméthyl-siloxy, et finalement 6,25 parties d'un tributyl-phénol éthérifié par un 10 poly-(éthylène-glycol) formé à partir de 13 motifs d'oxyde d1éthylène. On mélange la pâte ainsi obtenue, gui se montre stable lors de l'épreuve décrite plus haut, avec 4- %, proportion rapportée à son poids, d'un mélange constitué de 15 3 parties en volume d'hexaéthoxy-disiloxane et d'une partie en volume de dilaurate de dibutyl-étain» La matière ainsi obtenue est malléable, se montre stable lors de l'épreuve décrite plus haut, et durcit sur le grès et les briques en donnant des élastomères, que l'on peut facilement défca-20 cher de ces pierres et qui donne des moulages très fidèles des surfaces sur lesquelles ils ont été obtenus. b) On répète le mode opératoire décrit plus haut sous a), à cette exception près qu'on ne mébpas en jeu de dérivés polyglycoliques. La matière ainsi obtenue manque 25 de stabilité et les élastomères obtenus sur des briques et le grès ne peuvent être détachés de ceux-ci sans dommages pour les élastomères» 72 04647 13 2125389 R E V ENDIOATIONS 1.- Application de matières durcissant à la température ambiante en donnant des élastomères, à "base de poly-(diorgano-siloxanes), d'agents de réticulation, de ca- 5 talyseurs de condensation, de charges renforçantes et de polyglycols, lesquels peuvent être éthérifiés et/ou estéri-fiés, en tant que composantes principales, comme pâtes pour prise d'empreintes en vue de la fabrication de moules» 2.- Application selon la revendication 1, carac-10 térisés en ce que les matières durcissant en donnant des élastomères contiennent de 3 a 30 % en poids de charges renforçantes, la proportion étant rapportée au poids des poly— (organo-siloxanes) qu'elles contiennent. 3.— Application selon la revendication 1, ca-15 ractérisée en ce que les matières durcissant en donnant des élastomères contiennent de 3 à 15 % en poids de charges renforçantes, la proportion étant rapportée au poids des poly-» (organo-siloxanes) qu'elles contiennent. 4.- Application selon l'une quelconque des 20 revendications 1 à 3, caractérisés en ce que les matières durcissant en donnant des élastomères contiennent de 0,5 à 30 % en poids de polyglycols,la proportion étant rapportée au poids des poly- (organo-siloxanes) durcissables. 5»- Application selon l'une quelconque des 25 revendications 1 à 4, caractérisée en ce que les matières durcissant en donnant des élastomères contiennent comme polyglycols éthérifiés des composés répondant à la formule générale 30 E0[(OHR>)mO] , dans laquelle R R représente un reste hydrocarboné monovalent, éven tuellement porteur de substituants, R1 représente l'hydrogène ou un reste alkyle, 35 m est un nombre entier allant de 2 à 5 et n' est un nombre entier allant de 4 à 50. 6»— Application selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que l'on utilise comme 72 04647 1'1 2125389 polyglycols éthérifiés et/ou esterifiés clés copolym'reç de poly-(organo-siloxanes) et de poly-(oxyaliylènes). 7.- Application selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que les matières 5 durcissant à la température ambiante en donnant des élastomères contiennent, en plus des composantes principales, des poly-(organo-siloxanes) inertes, liquides à la température ambiante. 8.- Application selon l'une quelconque des 10 revendications 1 à 7, caractérisée en ce que les matières durcissant à la température ambiante en donnant des élastomères contiennent, en plus des composantes principales, des charges non renforçantes. 9.- Procédé de préparation des matières utili-15 sées selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les polyglycols, qui peuvent être éthérifiés et/ou esterifiés, sont mélangés avec les poly-(diorgano-siloxanes) séparément des charges et des catalyseurs de condensation. 20 10.- Procédé de préparation selon la revendi cation 9 des matières utilisées selon la revendication 7» caractérisé en ce que l'on mélange les plastifiants avec les poly-(diorgano-siloxanes) durcissables avant l'addition des polyglycols, qui peuvent être éthérifiés et/ou estérifiés.