FR 2511412 A2 19830218 FR 8103703 A 19810219 La présente invention a pour objet des moyens pour la mise en place d'éléments isolants, thermiques ou phoniques, entre un plancher de toute nature et un plafond suspendu dont la pose est définie par la demande de brevet NO 80 04 031. La présente invention est donc un perfectionnement d'un apport important à l'invention sus-citée puisqu'elle confère la fonction isolante au plafond mise en oeuvre selon cette première invention. La présente invention peut également s'appliquer à tous les doublages de maçonnerie. Son but est de proposer une solution économique et performante en isolation au niveau du plan, principalement horzontal, séparant un habitacle, d'un milieu extérieur quelconque, en général hostile Diverses solutions ont déjà été utilisées à cette fin -On a utilisé le moyen de la dalle indépendante coulée sur une couche d'isolant recouvrant le plancher porteur. -On a pensé à intégrer l'isolation dans un plancher à poutrelles en mettant en place des hourdis isolants. -Enfin on a pensé à faire des plafonds isolants. Ces trois solutions présentent différents inconvénients -Le premier système exige deux opérations de coulage du béton avec un délai de prise à respecter pour le béton de la première dalle avant de réaliser la seconde. De ce fait, la solution n'est pas économique bien que satisfaisante au niveau de l'isolation thermique. En ce qui concerne l'isolation phonique, vis à vis de l?extérieur elle peut être bonne, par contre la qualité acoustique à l'intérieur du local est mauvaise; les bruits de pas résonnent. Par ailleurs, cette solution conduit à rajouter une surchage sur le plancher qui est souvent oubliée au niveau du calcul de résistance. La décision d'isoler selon le principe de la dalle indépendante, étant parfois prise ultérieurementà ce calcul. -L'isolation intégrée dans le plancher, utilisant des hourdis en polystyrène expansé, présente de nombreux inconvénients 1. Discontinuité dans l'isolation : pouvoir isolant affaibli. 2. Pont thermique au niveau de la poutrelle, présent dans tous les cas. 3. Destruction du polystyrène dans le temps : sublimation. 4. Surface inflammable des hourdis ou entrevous difficile à protéger compte tenu d'une quasi impossibilité de faire adhérer un enduit directement sur cette surface. -La troisième solution, celle despafonds isolants, n'est pas utilisée de façon courante car leur mise en oeuvre est compliquée et le problème de la liaison de leurs supports avec le plancher n'a pas encore de solution satisfaisante qui soit suffisamment développée. Par ailleurs, les plafonds isolants existants sur le marché ne s'appliquent pas à des pièces d'habitation car ils ne présentent pas le fini de surface exigible pour cet usage. Le procédé de fixation de plafonds suspendus auquel se rattache cette invention et sur lequel porte la demande de brevet N0 80 va permettre un développement des plafonds isolants. L'emploi en plafond d'un matériau consistant en une plaque de plâtre doublée de laine de verre ou de roche ou encore d'un isolant quelconque, est dès lors une solution envisageable. Cependant, on peut noter plusieurs inconvénients propres à cette solution 1. Mise en oeuvre de plaques de grandes dimensions, assez lourdes telles qu'elles sont actuellement fabriquées par le producteur, dont l'influence est considérable en ce qui concerne l'isolation. 2. Dimensions importantes qui sont d'autre part néces saires si l'on ne veut pas multiplier les longueurs de joints, ce qui implique leur mise en oeuvre par plus d'un ouvrier. 3. Fixation du plafond isolant sur les lattes demandant plus de précautions, en vertu de l'effet de ressort l'isolant, que la fixation de plaques cartonnées simples. 4. Dépendance de la fonction isolante du plafond de sa nature de plafond préfabriqué rapporté. Impossibilité d'envisager un plafond isolant avec un enduit plâtre. 5. Le matériau ou le type de matériaux concerné par la .psssibilité de fixer des plaques de plâtre doublées, ntest pas économique. L'invention présentée ci-après-a pour but de lever les differents inconvénients évoqués ci-dessus ainsi que de procurer un coût plus économique à préstations finales identiques. L'invention a pour objet Une poutnDle munie de fixations sim?lee offrant la-possibilité de fixer sous sa sous-face, à la fois des éléments isolants, et un plafond dont la position géomètrique est réglable. - Une pièce à inserrer dans le béton de la poutrelle qui constituera alors-une fixation, présentant une paire de pattes, chacune d'elles étant composée de deux parties dont la deuxième est séparée de la première par une zone ayant une section de moindre inertie, est identique à la patte faisant l'objet de la demande N0 80 4051 , et se termine par une flèche propre à perforer les isolants courants. - Une pièce plate pouvant être désignée "entretoise", permettant de supporter au niveau de chaque fixation, l'isolant, et de rendre solidaires les deux pattesau niveau du joint où le pliage de la seconde partie s'effectue, afin de donner la rigidité nécessaire à l'ensemble. - Un procédé de mise en place de l'isolant et du plafond le recouvrant au moyen de ces éléments. - Ainsi que les plafonds isolants en résultant. La poutrelle se différencie de la poutrelle faisant l'objet de la demande de brevet N 80 4051 par le type de pattes qu' elle comporte qui sont ancrées nécessairement par paires, ainsi que par le fait qu'elle peut comporter également, contre sa sous-face, les entretoises sus-décrites. De préference: -Les pattes d'une même paire sont ancrées symétriquement par rapport au plan longitudinal médian. - L'entretoise a des pics fichés dans le béton de la poutrelle ce oui permet son maintien en sous-face. - La pièce à inserrer dans le béton est caractérisée par la nature de ses pattes,de forme plate, comportant un formage adéquate pour améliorer leur rigidité, interrompu au voisinage du milieu de la patte par une section de moindre inertie permet- tant à la patte de se plier à cet endroit, qui se prolongent par une partie identique à la patte décrite dans la demande NO 80 4051 et se terminent par une pointe plate en forme de flèche de largeur au moins égale à la longueur du clou qui la précède-. De préference: - Toutes les préferences émises par la demande sus-citée concer- nant la position relative des pattes,ainsi que: a) La longueur de la partie-repliée de la patte est de l'ordre de 8 à 15 cm. b) Les pattes comportent une nervure longitudinale dans leur partie repliée. c) Cette nervure est sectionnée au voisinage du milieu de sa longueur de telle sorte que l'on puisse plier la patte dans un sens et non dans l'autre. d) L'interruption de la nervure est située à une distance de l'angle de l'équerre de tordre de l'épaisseur de l' isolant à mettre en place. e) Cette longueur est de 4 à 8 cm. f) La longueur allant,du trait marquant l'endroit ou la section de la nervure a été faite,à l'axe du fourreau est de l'ordre de grandeur de la conzre-flèche maximale prévisible des poutres auxquelles la pièce est destinée. g) Cette longueur est de l'ordre de 3 à 6 cm h) Le clou ou la vis est guidé de façon telle que la patte présente la plus petite dimension possible, à ce niveau, dans le sens perpendiculaire à son plan, en général, l'axe du clou étant situé dans ce plan. i) La longueur de l'axe du clcu à l'extremité de la flèche est d'environ 2 à 3 cm. j) Cette section de métal réduite relie la pointe en forme de flèche à la patte. k) Sa dimension doit entre suffisement forte pour que cette flèche ne subisse pas de déformation lorsque l'on vient embrocher l'isolant dessus, et suffisement faible pour que la flèche puisse être par la suite liserent repliée à l'aide d'un marteau, ou otée à l'aide d'une pince. l) Cette dimension est de l'ordre de 5 à 15 mm. m) Au voisinage de la zone de pliage, sauf dans sa section où se fera le pli, la patte est plus large de façon à ce que l'entretoise maintienne rigidement solidaires les deux pattes, n) Cette largeur est d'environ 3 à 4 cm. o) Su voisinage de son extrémité et du côté exterieur à la patte par rapport à l'axe médian de la paire de pattes, la patte comporte un bord relevé de trois millimètres environ, sur une longueur d'environ trois centimètres, permettant un décollement facile de la patte du béton, avec un levier quelconque. L'entxtoise selon l'invention, est caracterisée en ce qu'elle se compose d'une plaque comportant deux encoches espacées de la distance existanr entre les deux pattes de la pièce à inserrer dans le béton, de forme concave en partie complémentaire à la section de la patte. De préference: a) L'entretoise comporte des pics perpendiculaires au plan de la plaque, disposés symétriquement par rapport au centre de symétrie qu'admet la figure constituée par l'ensemble des deux encoches. b) Ces pics, en nombre de 4 à 8 approximativement, ont une forme conique leur permettant de s'implanter aisément dans les isolants courants par simple pression de la main. c) Leur section peut avoir une forme polygonale quelconque, en particulier celle de cornière, et se réduit jusqu'à s'annuler à la pointe du pic. d) Leur longueur est de l'ordre de 2 à 3 c. e) La plaque a une forme voisine d'un rectangle de 10 à 12 cm environ. f) Son épaisseur est de 5 à 15 millimètres. g) Elle peut présenter une suréraleseur sur une bande d'environ 3 cm de largeur située à cheval sur la droite qui passe par les encoches. h) L'entretoise est en matière plastique résiliente et de faible coefficient de frottement de façon à pouvoir, le cas échéant, extraire facilement ces pics du béton de la poutrelle. i) Les bords des cotés de la plaque n'étant pas encochés, comportent un chanfrein pouvant mesurer toute l'épaisseur de la plaque de façon à éviter le risque que la Flaque soit accrochée et décollée au cours d'une manutentIon de la poutrelle. j) Ces mêmes bords comportent sur deux à trois centimètres, en leur partie centrale, une entaille réalisée selon un chanfrein à pente négative, qui permet de décoller la plaque du béton. k) L'entretoise a ses encoches obturées pour éviter que du béton les remplissent. Le procédé selon l'invention consiste dans un premier temps, à déplier les pattes jusqu'à ce qu'elles soient verticales et a venir embrocher la plaque d'isolant dessus. Dans un second temps, il consiste à rendre solidaires les deux pattes en encastrant entre elles l'entretoise et en enfonçant celle dans l'isolant. Dans un troisième tors, il@ consiste à règler et à fixer une latte conforrément à l'invention ayant fait 1' objet de la demande de brevet P:O 80 4051. En résumé, la rise en place de l'isolant est des plus simple: embrochage de l'isolant, mise en place d'une pièce pour le retenir. R E V E N D I C A T I O N S 1. Patte du type de celles munissant les poutrelles décrites dans ia demande de brevet N 80.4051, caractérisée en ce qu'elle est constituée de deux segments rigides dans le prolongement l'un de l'autre, séparés par une zone étroite de section de moindre inerti permettant un pliage localisé. 2. Patte selon la revendication 1, cara@térisée en ce qu'elle comp une nervure longitudinale, sectionnée transversalement, laquelle est aussi constituée de deux segments rigides, séparés par une zon étroite ayant une section de moindre inertie. 3. Patte selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que son extrémité se p-olonbe au-delà du clou par une ponte plate en forme de flèche, laquelle est reliée par une faible zone au corps de la patte. 4. Poutrelle en béton munie de pattes du type de celles décrites dans la demande de brevet N 80 4051, caractérisée en ce que les pattes qui sont ancrées qui sont ancrées de manière symétrique par rapport à l'axe de la poutrelle sont celles décrites dans l'une quelconque des revendications 1 à 3. Le premier segment a une longueur voisine de l'épaisseur de l'isolant qu'il traversera, le deuxième segment a une longueur de 5 cm environ permettant de faire disparattre au niveau du plafond qui lui est fixé, la contreflèche de la poutrelle. 5. Entretoise pour pattes constituée d'une pièce plate ayant une épaisseur de l'ordre d'1 cm, caractérisée en ce qu'elle comporte deux encoches ayant une forme et une disposition relative l'une par rapport à ltautre, telles qu'elles constituent une figure concave qui est la complémentaire de celle constitue par la secti des deux pattes considerée lorsque les pattes sont perpendiculaire au plan de l'entretoise. 6. Entretoise selon la revendication 5, caractérisée en ce qu'elle comporte des pics perpendiculaires à la plaque ayant @ une longueur située entre 1 cm et l'épaisseur des isolants les plus courants. 7. Poutrelle en béton munie de pattes, selon la revendication 4, caractérisée en ce qu'elle colporte à l'interieur des intervalles séparant sur sa longueur les implantations de pattes, des entre toises identiques à celles décrites selon l'une quelconque des revendications 5 à 6. i 8. Procédé d'incortoration de pattes dans le béton de poutrelles ou de composants en béton, caractérisé en ce qu'il consiste à disposer les pieds des pattes décrites selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, par paires symétriquement par rapport à une direction d'alignement des paires, les pattes ayant leur nervure dessus et étant repliées à l'inverse l'une @@ l'autre. 9. Procédé de mise en place d'un isolant entre un plancher et un plafond caractérisé en ce qu'il consiste à déplier les pattes décrites dans l'une quelconque des revendications 1 à 3 jusqu'à la position verticale, à e brocher l'isolant sur les pattes jusqu'à ce que celles-çi le traversent et ressortent d'une longueur égale à celle de leur second segment, à introduire entre les deux pattes d1une même paire l'entretoise décrite à l'une quelconque des revendications 5 à 6, à ecarter les seconds segments d'une même paire jusqu'à ce que leurs extrémités soient au nIveau souhaité pour fixer le tasseau, à oter les flèches qui terminent le cas échéant les pattes avant de fixer les tasseaux puis le plafond.