La présente invention concerne une fixation de rail élas- tique, comprenant une partie formant ressort, une tige et un crochet et destinée à la fixation de rails sur des traverses en béton. Différents modes de fixation ont déjà été proposés et appliqués pour fixer des rails élastiquement sur des traverses en béton. D'après le dernier état de la technique dans le domaine des superstructures de voie ferrée, le mode de fixation le plus adéquat est le maintien ou le pressage élastique du rail sur la traverse. La demande de brevet français 80 06 760 décrit un dis- positif de fixation élastique pour rail utilisant un crampon élas- tique réalisé par courbure d'une barre d'acier. Cette fixation a l'inconvénient qu'elle ne peut pas guider le rail directement sur le côté. Les forces latérales doivent être transmises par une plaque de guidage. Un autre inconvénient est que la traverse en béton pour cette fixation de rail doit être pourvue d'armatures supplémentaires, sous lesquelles peut venir s'accrocher le crochet de l'élément de fixation. Le serrage de cet élément de voie s'avère difficile en raison du mouvement de rotation qu'il demande. Par le brevet de la République Fédérale d'Allemagne 11 06 788, on connaît un clou élastique pour traverses en bois, qui est capable d'encaisser les forces latérales exercées sur lui par le rail et qui permet en outre un montage et un démontage extrême- ment simples. Ce clou n'est cependant pas utilisable pour le béton parce que le faible frottement entre l'acier et le béton ne permet pas d'obtenir la force de pressage nécessaire du rail sur la traverse. En cas d'aplatissement des tiges des clous dans la traverse, les forces exercées dépasseraient la résistance du béton et provoque- raient la fissuration de la traverse parallèlement à son armature. L'invention vise donc a créer une fixation de rail élas- tique pour traverses en béton, qui permette un montage et un démontage simples par poussée ou traction dans le sens vertical, s'applique bien contre le côté du rail, soit adaptée aux propriétés du béton et se pré- sente sous forme d'une pièce simple. A cet effet, selon une caractéristique essentielle de l'invention, le crochet est disposé d'un côté à l'extrémité inférieure de la tige et la traverse en béton présente un trou dont la paroi entoure la tige et le crochet de la fixation de rail en épousant leur forme, le trou-possédant dans la surface supérieure de la traverse - une section qui correspond à la surface de projection du crochet per- pendiculairement à la direction de la tige et le trou s'élargissant de lâ de façon continue transversalement à l'orientation du crochet, jusqu'à la région du crochet et dans une mesure correspondant à l'épaisseur de la tige. Un mode de réalisation avantageux est caractérisé par le fait que la fixation possède deux tiges, reliées entre elles par une partie de liaison, les deux crochets étant formés. par des parties coudées et orientées suivant le plan de liaison des tiges. Il est avantageux que la partie formant ressort porte directement sur le patin de rail, -en serrant-ainsi le rail sur la traverse. Il est possible aussi que la partie formant ressort porte sur une plaque de fixation ou un élément analogue. Il est avantageux enfin que le crochet-et la tige renferment un angle de 95 à 14Ot. Comparativement à l'état de la technique, l'avantage apporté par l'invention est qu'elle procure une pièce simple pour la fixation élastique de rails sur des traverses en béton, sans que cela demande des éléments supplémentaires dans- l'armature de la traverse en béton. Un autre avantage est que, grâce à la conforma- tion du crochet, l'effet de coin du crochet produit la transmission de contraintes de compression supplémentaires à la traverse en service, de sorte que la fixation respecte et tire excellemment profit du fait que le béton supporte mieux les contraintes de compression que les contraintes de traction. D'autres caractéristiques et-avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation non limitatif, ainsi que des dessins annexés, sur lesquels - la figure 1 est une vue en perspective partiellement en coupe d'une fixation de rail selon l'invention; la figure 2 est une coupe longitudinale de la fixation de la figure 1 la figure 3 est une coupe transversale de la fixation des figures 1 et 2 en position de montage; et la figure 4 est une coupe transversale de la fixation des figures 1 et 2 en position de service. Les figures 1 à 4 représentent un rail 1 reposant sur une traverse en béton 2, par exemple avec interposition d'une plaque intermédiaire non représentée. Le rail est maintenu en place par une fixation de rail 3 qui est élastique et exerce une force de pressage vers le bas sur le rail. La fixation 3 comporte une partie 4 formant ressort, une tige 5 et un crochet 6. La fixation 3 de l'exemple repré- senté possède deux tiges 5 et deux crochets 6, lesquels sont reliés par une partie de liaison 7. La traverse-en béton 2 présente un trou 8 qui possède dans sa partie supérieure une section droite correspondant à la surface de projection du crochet. La face intérieure 10 du trou, contiguë au patin 9 du rail, de même que les faces latérales 11 qui s'y raccordent, sont perpendiculaires à la surface supérieure 12 de la traverse en béton 2. La face extérieure 13 du trou 8, située à l'opposé du patin 9 du rail, présente une inclinaison continue vers l'extérieur à mesure qu'elle s'enfonce dans la profondeur de la tra- verse 2. Le trou 8 s'élargit donc vers le bas dans cette direction. La face intérieure 10 porte un bossage ou nez 14. Ce nez suit laté- ralement la forme de la tige 5 et du crochet 6 de la fixation 3. Son côté extérieur ou arrière 15 est parallèle à la face extérieure 13 du trou et rejoint la face intérieure 10 du trou 8 à la surface supé- rieure 12 de la traverse. Au montage, la fixation de rail élastique 3 est introduite par sa tige 5 et son crochet 6 obliquement vers l'extérieur dans le trou 8 de la traverse 2. Pendant cette introduction, le crochet 6 peut glisser devant le nez 14 en passant entre son côté extérieur i5 et la face extérieure 13 du trou 8 (figure 3). Pour amener la fixation de rail 3 en position de service (figure 4), o sa partie 4 formant ressort est comprimée, la fixation 3 est mise à la verticale; pendant ce mouvement, son crochet 6 se place sous le nez 14 dans le trou 8. L'élasticité de la fixation 3 favorise cet accrochage et le maintien de la fixation en position de service. Lorsque, selon un mode de réalisation avantageux de la fixation de rail 3, le crochet 6 et la tige 5 renferment un angle 4- compris entre 95 et 140 , la tige 5, en raison de la rampe ainsi formée, est pressée au droit du nez 14 contre la face latérale 11 correspondante. Le démontage de la fixation de rail 3 s'effectue dans l'ordre inverse. La tige 5 et le crochet 6 doivent dans ce cas être basculés vers l'extérieur contre la force élastique. Il est avantageux que le trou 8 traverse toute l'épais- seur de la traverse en béton 2. L'orientation des faces du trou sous l'endroit o se trouve le crochet.en position de service importe peu mais il sera généralement préférable que ces faces soient droites au- dessous de cet endroit pour ne pas affaiblir la traverse inutilement. R E V E N D I CATIO N S 1. Fixation de rail élastique, comprenant une partie formant ressort, une tige et un crochet et destinée à la fixation de rails sur des traverses en béton, caractérisée en ce que le crochet (6) est dis- posé d'un côté à l'extrémité inférieure de la tige (5) et la traverse en béton (2) présente un trou (8) dont la paroi entoure la tige (5) et le crochet (6) de la fixation de rail (3) en épousant leur forme, le trou (8) possédant dans la surface supérieure (12) de la traverse une section qui correspond à la surface de projection du crochet perpendi- culairement a la direction de la tige et le trou s'élargissant de là de façon continue transversalement à l'orientation du crochet, jusqu'à la région du crochet et dans une mesure correspondant à l'épaisseur de la tige. 2. Fixation de rail selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend deux tiges (5) qui sont reliées par une partie de liaison (7) et dont les crochets (6) sont orientés suivant le plan de liaison des tiges (5). 3. Fixation de rail selon la revendication 1 ou 2, carac- térisée en ce que la partie (4) formant ressort porte directement sur le patin de rail (9), en serrant ainsi le rail (1) sur la traverse (2). 4. Fixation de' rail selon la revendication 1 ou 2, carac- térisée en ce que la partie (4) formant ressort porte sur une plaque de fixation ou un élément analogue. 5. Fixation de rail selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 4, caractérisée en ce que le crochet (6) et la tige (5) renferment un angle de 95 à 140 .