La présente invention concerne un procédé de teinture de fibres de polyamides naturels ou synthétiques avec des colorants anioniques pour laine, dans un bain de teinture qui n1 est pas un bain essentiellement aqueux. On sait que la pollution des eaux par les effluents industriels est devenue un problème extrêmement urgent. Dans les milieux industriels que ce problème préoccupe, on nta donc pas ménagé les efforts pour tenter de lui trouver une solution et on a notamment cherché à mettre au point des procédés de teinture nouveaux qui, stils ne constituent pas un remède total, permettent néanmoins de réduire au minimum la quantité d'eaux polluées qu'une usine doit rejeter. On a déjà proposé de remplacer l'eau par des liquides organiques facilement récupérables pour la teinture des matières textiles. Cependant, en dehors de tout problème de solubilité, les tentatives de ce genre n'ont abouti que rarement à des résultats satisfaisants. Par rapport aux conditions qui existent dans un milieu aqueux, le partage, dans un liquide organique contenant un colorant organique, entre la phase liquide et la phase organique solide, se fait au détriment de cette dernière, ce qui rend difficile ltobtention de nuances pleines ou foncées. Ce n1 est qutavec des colorants solubles dans les solvants organiques qu'on a réussi jusqu a présent à teindre des fibres organiques de polyesters ou de polyamides en des teintes foncées avec un degré de succès acceptable. La grande majorité des colorants anioniques hydrosolubles, que lton utilise en particulier pour teindre des fibres de polyamides naturels ou synthétiques, ne conviennent pas pour un tel mode opératoire. Or, la demanderesse a trouvé que lton peut teindre de façon satisfaisante des fibres de polyamides naturels ou synthétiques avec des colorants anioniques pour laine dans des bains de teinture qui ne sont pas des bains essentiellement aqueux, en utilisant comme bain de teinture une émulsion eau-dans-l'huile composée essentiellement d'un hydrocarbure liquide non substitué ou halogéné, dont la température d'ébullition est comprise entre environ 50 et 1500C, ou d'un mélange de tels liquidesaprotiques, comme phase continue, et contenant, comme phase dispersée, une solution aqueuse d'un sel soluble d'un colorant anionique pour laine, un véhicule de colorants formant une phase à raison d'au moins 10 % et de préférence de 20 à 40 % du poids de liteau, éventuellement en mélange avec un agent émulsion nant, un acide et, facultativement, des sels de tamponnage et d'autres adjuvants de teinture d'un usage courant, en effectuant la teinture à une température supérieure à 600C et en finissant de la façon usuelle les teintures ainsi obtenues, le cas échéant après les avoir rincées avec un solvant aprotique. Avantageusement, on utilise un bain de teinture qui contient de 4 à 10 % en poids de phase dispersée. Avantageusement aussi, on effectue lgopération de teinture dans un bain long, par le procédé d'épuisement, par exemple avec un rapport de l'article à teindre au bain compris entre 1:10 et 1:50, et à une température élevée, par exemple de 80" à 100 C. Selon les propriétés de la phase organique continue de émulsion constituant le bain de teinture, on peut effectuer 11 opération dans un appareil ouvert ou, au contraire, dans un appareil fermé. En raison des risques dtincendie et des odeurs désagréables, il est préféra- ble d'opérer dans un appareil ferme. Pour former la phase continue de émulsion du bain de teinture, on utilise avantageusement des hydrocarbures aprotiques tels que le toluène, les xylènes, les white spirits mais surtout des hydrocarbures chlorés inertes tels que le chlorobenzène, les chloro-toluènes et les chloroxylènes et, mieux encore, des hydrocarbures aliphatiques halogénés qui restent stables dans les conditions de la teinture, comme par exemple le dichloréthylène, le trichloréthylène, le tétrachloréthylène ("perchloréthylèné)", les di- et tétra-chloréthanes, le chloroforme, le tétrachlorure de carbone, etc... La phase aqueuse dispersée contient comme colorants des sels solubles de colorants anioniques usuels pour laine qui peuvent appartenir à des catégories très différentes, par exemple des colorants portant des groupes sulfoniques, sulfates, carboxyliques, sulfonamides, méthylsulfoniques ou nitro ou des colorants mono-azoiques, disazot- ques, formazaniques et anthraquinoniques, qui peuvent être non métallisés ou qui peuvent contenir un métal lourd.Parmi les colorants utilisables contenant des métaux, on citera les colorants mono-azoiques renfermant du chrome ou du cobalt, ces colorants constituant des produits commerciaux bien connus et contenant, sous une forme symétrique ou asymétrique, deux molécules de colorants identiques ou différents, monoazoïques ou disazoiques, qui sont liées sous forme de complexe avec un atome de chrome ou de cobalt. Conviennent aussi les colorants qui sont métallisés dans le rapport de une molécule de colorant par atome de métal lourd, par exemple les colorants o-hydroxy-o'-amino-azoSques chromifères et les colorants formazaniques cuprifères.Outre les halogènes et les groupes nitro, acylamino, alkyles, alcoxy, sulfonyles, etc..., dont la présence est courante dans ces colorants, les colorants anioniques pour laine qui sont utilisables selon l'invention peuvent également porter des substituants qui ont une affinité pour les fibres, par exemple des substituants qui contiennent des composants pouvant être libérés sous forme d'anions tels que des atomes labiles de fluor, de chlore ou de brome ou des groupes sulfatoxy,' ou des doubles liaisons capables de réactions d'addition comme dans les groupes vinyl-sulfonyles ou vinyl-carbonyles, ou encore des composants réactifs des deux types, comme par exemple dans les groupes Oc, , -dichloro- ou -dibromo-acroylamino.Du point de vue de la teinture, les deux catégories de colorants anioniques pour laine, ctest-à-dire ceux qui doivent être appliqués à partir d'un bain fortement acide et ceux qui doivent être appliqués à partir d'un bain légèrement acide ou neutre, conviennent pour ltexécution de l'invention. La phase aqueuse dispersée peut contenir comme acides ceux que l'on utilise habituellement pour teindre la laine, de préférence des acides gras inférieurs et surtout l'acide formique et l'acide acétique. La phase aqueuse dispersée peut contenir, à titre d'agents émulsionnants, les substances organiques non colorées usuelles ayant à la fois des composants lipophiles et des composants hydrophiles, ces substances étant par exemple des sels d'acides sulfoniques ou de composés sulfatoxyliques de substances aromatiques mono- ou poly-nucléaires contenant des groupes alkyles ou polyalkyles dont les chaînes ont une longueur moyenne ou faible, par exemple des sels solubles d'acides polyalkyl-benzène- ou naphtalène sulfoniques, par exemple d'acides polyméthylbenzène-sulfoniques, d'acides dibutylnaphtalène-sulfoniques ou d'acides tétrahydronaphtalène-sulfoniques, de sulfates d'éthers di-t-butyl- ou di-t-amyl-phénoxy-glycoliques ou -di- à -penta-glycoliques, d'éthers octyl- ou nonyl-phénxy-glycoliques ou -di- pentaglycoliques, des éthers glycoliques hydrosolubles de phénols mono- ou polyalkylés ayant de 5 à 12 atomes de carbone aliphatiques, d'alcools gras supérieurs, d'acides gras supérieurs, etc... Des véhicules de colorants formant une phase appropriés sont par exemple des alcools peu solubles dans liteau tels que l'alcool benzylique et, surtout, des amides dérivant d'acides aliphatiques mono-carboxyliques saturés ayant de 8 à 14 atomes de carbone,ou de mélanges de tels acides, et de l'ammoniac ou d'amines primaires ou secondaires, aliphatiques inférieures ou alicycliques, qui peuvent porter des groupes hydroxyliques alcooliques ou des groupes alcoxy inférieurs, ainsi que des esters de ces acides gras avec des alcanolaminess en particulier des alcanolamines tertiaires. Si ces véhicules de colorants ont une solubilité dans l'eau suffisante pour former une phase et s1 ils ont en même temps des propriétés émulsionnantes, ctest-à-dire stils sont efficaces à la fois comme agents émulsionnants et comme véhicules de colorants formant une phase, ils sont alors particulièrement bien appropriés pour l'exécution de l'invention et on leur donne la préférence pour cette exécution.Ceci s' applique aux produits de condensation hydrosolubles que l'on obtient à chaud à partir de 1 équivalent d'acides gras ayant de 8 à 14 atomes de carbone, ou de mélanges de tels acides, en particulier des acides gras d'huile de coprah, et de 1 à 3 équivalents de di- et/ou de tri-alcanolamine, avec libération de plus d'un équivalent d'eau (selon le brevet américain NO 2.089.212) et ceci s'applique particulièrement aux produits de condensation obtenus avec deux équivalents de diéthanolamine. Il est essentiel que le véhicule.de colorant formant une phase soit utilisé dans une proportion d'au moins 10 % du poids de l'eau de la phase dispersée, des proportions de 20 à 40 % étant préférables pour les produits de condensation de la diéthanolamine avec les acides gras d'huile de coprah.Avantageusement, dans la phase dispersée, le rapport pondéral de 1'eau au véhicule et, le cas échéant, à l'agent émulsionnant, sera compris entre 10 et i et sera, de préférence, égal à 3. Par le procédé selon I'invention, on peut teindre comme fibres de polyamides synthétiques, les fibres des polyamides usuels qui sont formés par une réaction de polycondensation ou de polyaddition, par exemple les polymères linéaires de l1hexaméthylène-diamîde de l'acide adipique, les polymères linéaires d'amides de l'acide 8-amino-caproSque et ceux d'amides de 1' w -amino-undécanoSque, etc..., que lton connaît sous les noms de nylon-66, nylon-6, nylon-11,etc... La laine constitue le principal polyamide naturel que l'on peut teindre selon l'invention. Les avantages du procédé de teinture selon l'invention ne sont pas limités à la seule résolution du problème de 11 évacuation des liquides de rebut pollués. Parmi les autres avantages qu'il convient de souligner, on citera la possibilité d'opérer à une température relativement basse pour effectuer la teinture, environ 800C, et la faible durée de l'opération de teinture. Un avantage spécial est que, dans des conditions appropriées, on peut régler la teneur en eau dans l'émulsion du bain de teinture de façon que, compte tenu de la capacité d'absorption d'eau des fibres, le bain résiduel consiste essentiellement en un solvant organique anhydre ou en un mélange de tels solvants, dont la régénération est particulièrement facile à effectuer. Les exemples suivants, dans lesquels les parties, les pourcentages et les rapports de matières indiqués sont donnés en poids sauf stipulationveontraire, décrivent plus en détail l'invention, sans aucunement en limiter la portée. EXEMPLE 1 On dissout 0 > 05 g du colorant de formule (voir formule page suivante) dans 3 ml d'eau pure à 400C. Tout en agitant cette solution, on lui ajoute 0,4 ml d'acide acétique à 80 % et 1 g de N,N-di- (ss-hydroxyéthyl)-amide des acides gras d'huile de coprah et on ajoute suffisamment de trichloréthylène pour obtenir un total de 100 ml. On introduit dans 11 émulsion de teinture ainsi obtenue 5 g de flanelle de laine ou 5 g d'un tissu de polyamide-66. On élève la température du bain jusqu'à 800C en 10 minutes et on effectue la teinture pendant 30 minutes à cette température, tout en faisant circuler le bain-dans un appareil fermé. On rince la teinture obtenue avec du trichloréthylène et on la sèche dans un courant d'air à 50GC. Dans ces conditions, on obtient, aussi bien sur la flanelle de laine que sur le tissu de polyamide-66, une teinture bleue, égale et très pure. EXEMPLE 2 On dissout à la température ambiante, dans 9 ml d'eau pure, 0,05 g du colorant de formule on chauffe la solution ainsi obtenue à 60"C et on ajoute 0,4 ml d'acide acétique à 80 % et 1 g de N,N-di-(P-hydroxyéthyl) amide des acides gras d'huile de coprah On ajoute une quantité suffisante de perchloréthylène pour obtenir un total de 100 ml de solution. On introduit dans ce bain de teinture 5 g de flanelle de laine ou 5 g d'un tissu de polyamide-66. On élève la température du bain à 80 C en 10 minutes et on effectue l'opération de teinture pendant 30 minutes à 800C dans un appareil fermé. On rince le produit teint avec du perchloréthylène et on le sèche. On obtient une teinture bleue qui est pure et égale. EXEMPLE 3 On dissout dans 3 ml d'eau pure à 400C, 0,1 g du colorant de formule et à la solution ainsi obtenue, on ajoute avec agitation, 0,4 ml d'acide acétique à 80 % et 1 g de N,N-di-(B-hydroxy- éthyl)-amide de l'acide laurique. On ajoute suffisamment de perchloréthylène pour obtenir un total de 100 ml de solution. On introduit dans le bain de teinture 5 g de fil de laine, on élève la température du bain, dans un appareil fermé, jusqu a 90 C en 10 minutes et, tout en faisant circuler le bain, on effectue la teinture en 30 minutes à cette dernière température. On rince avec du perchloréthylène et on sèche. On obtient une teinture rouge brillante, très égale. Si dans cet exemple, on remplace le N,N-di hydroxyéthyl)-amide de l'acide laurique par la mEme quantité de N-(P -hydroxypropyl)-amide des acides gras d'huile de coprah ou de N,N-di-(gamma-hydroxypropyl)-amide de l'acide caprique et si on remplace le perchloréthylène par une quantité correspondante de trichloréthylène, les autres conditions étant les mêmes, on obtient également des teintures rouges égales. EXEMPLE 4 On dissout dans 3 ml d'eau à 400C, ne contenant pas de sel, 0,05 g du complexe (2:1) de chrome ét du colorant de formule (voir formule page suivante) et on ajoute à la solution, tout en l'agitant, 0,4 ml d'acide acétique à 80 % et 1 g de N,N-di-(ss-hydroxyéthyl)-amide des acides gras d'huile de coprah. On ajoute une quantité suffisante de perchloréthylène pour obtenir un total de 100 ml de solution. On introduit dans le bain de teinture 5 g d'un tissu de polyamide-66 ou 5 g de flanelle de laine. Tout en faisant circuler la liqueur dans un appareil fermé, on élève la température jusqu'à 900C en 10 minutes et on effectue la teinture pendant 30 minutes à cette température.On rince avec du perchloréthylène et on sèche dans un courant d'air à 600 C. On obtient une teinture grise très égale, aussi bien sur le polyamide-66 que sur la flanelle de laine. On peut améliorer encore plus le rendement du colorant en élevant la température de teinture jusqu 'à 100"C ou en ajoutant de 0,5 à 3 g de carbonate d'éthylène. Si l'on remplace chacun des colorants mentionnés dans les exemples précédents par l'un des colorants qui figurent dans le tableau I ci-après (colonne 2), le procédé étant par ailleurs le même, on obtient aussi des teintures foncées et égales, aussi bien sur la laine que sur les polyamides synthétiques, dont les nuances sont indiquées dans la colonne 3 du tableau. (voir tableau I pages suivantes) -Nuance sur la Exemple , laine ou le N0 ; Colorant polyamide 6-6 I--.-- O NH2 i 5 ;ÈNÉ#t SO3H s bleue rn ! O NH NHCOCH3 i i R E 1 i i HO3S-N = N - C - C - CH i CH3 6 HO - C C jaune I N7 + Cl I Cl1 Sb3H i 1. 1 . I ll "S03H i t t O o2 HO.? i rouge 7 rouge NH2 I Clo t jaune Cl N C;1 C N - Ç -C - CH3 HO - Q\ N/N t i 1 t ,Cl SO3H i Nuance sur la exemple Colorant I laine ou le : N , 1polyamide 6-6 HO NH - C 9 t 43 rouge 9 rouge I O HO3 S 50 3H t I CH i O OH NH - C - CH20 > (3N = N rouge 10 O HO S 10 0 HO C5Hll t NH2 I C1CH,CONH - 502 t tjN = NÀÀ rouge il t l 0t2 t I I i H5C2 ~ X3 SO? i t - 50 3H t o;,: N,, H2 CH3 i C - CH3 t ,À \3 12 NH CH2NHCo-cH2cl violette 3 -S03H i 3 Exemple Colorant Nuance sur la Colorant ,laine ou le NO polyamide 6 -1 H3Cu CH3 O N-N CH3 13 N Z NH2 13 N 2 ba - jaune 13 ,-NH 27\/ N CH3 H2NÉ i | g C S03H S03H iI Nv SO3H | COmplexe(2::1) de chrome et de OH HO OH 14 14 ! I 9 N N S + f N = N - C C - CH iHN + i i I , N brune SO CH COOCH , X Ns ' brune 3 SO2CH3 U Cl (0,6 (1,4 Complexe (2: :1) de cobalt et de IOH HO 15 N N = N t \' CH3 C S02-N-CH2-CH2-OH rouge rubis NaSO I I)1 16 X 3È#À'N = N I t ~ \C ~ | olive 9! CH - t i l1 SOZ. .. N COI i N | COI EXEMPS On dissout dans 3 ml d'eau exempte de sel, à 50 CJ 0,1 g du colorant réactif de formule et on ajoute à la solution, tout en l'agitant, 0,4 ml d'acide acétique à 80 , 0,5 g de N,N-di-(ss-hydroxyéthyl)-amide des acides gras d'huile de coprah et 0,5 g d'un produit de condensation de diéthanolamine et des acides gras d'huile de coprah (ce produit de condensation étant obtenu par le procédé décrit dans l'exemple 3 du brevet américain N 2.089.212). On ajoute une quantité suffisante de perchloréthylène pour obtenir un total de 100 ml de solution puis on introduit dans ce bain 5 g de flanelle de laine ou 5 g d'un tissu de polyamide-6.Tout en faisant circuler la liqueur de teinture dans un appareil clos, on élève sa température jusqu'à 800C en 10 minutes et on effectue la teinture à cette température en 30 minutes. On rince dans du perchloréthylène et on-sèche dans un courant d'air tiède. On obtient ainsi, aussi bien sur la laine que sur le tissu de polyamide, une teinture rouge jaunâtre, forte et égale. EXEMPLE 18 On dissout dans 6 ml d'eau pure, à la température ambiante, 0,1 g du colorant réactif de formule et 0,3 g du sel sodique de l'acide dibutyl-naphtalène-sulfonique. On ajoute à la solution ainsi obtenue, pendant qu'on l'agite et qu'on la chauffe jusqu'à 400C, 0,4 ml d'acide formique à 85 % et 1 g de N,N-di-(ss-hydroxyéthyl)-amide de l'acide laurique. On ajoute suffisamment de perchloréthylène pour obtenir un total de 100 ml de solution et on teint ensuite de la flanelle de laine ou un tissu de polyamide-6 de la même façon que dans l'exemple 5. Aussi bien la laine que le polyamide sont teints en rouge et la teinture est forte et égale. Si dans cet exemple on remplace le N,N-di-(ss- hydroxyéthyl)-amide de l'acide laurique par la même quantité de N,N-di-(p-hydroxyéthyl)-amide des acides gras d'huile de coprah, de N-B-hydroxypropylamide de l'acide laurique ou de N,N-di-(gamma-hydroxypropyl)-amide de l'acide caprique et si l'on remplace le perchloréthylène par la même quantité de trichloréthylène ou de tétrachlorure de carbone, on obtient de même des teintures rouges, qui sont pleines et égales. EXEMPLE 19 On dissout dans 3 ml d'eau exempte de sel, à 509C, 0,1 g du colorant réactif de formule et tout en agitant la solution, on introduit 0,4 ml d'acide acétique à 80 % et 1 g d'un produit de condensation de diéthanolamine et des acides gras d'huile 'de coprah (produit de condensation obtenu selon l'exemple 3 du brevet américain N" 1.089.212). On ajoute suffisamment de perchloréthylène pour obtenir un total de 100 mi de solution et on introduit dans le bain 5 g de fil de laine ou 5 g d'un tissu en fils de polyamide-66. On élève la température de la liqueur jusqu'à 800C en 10 minutes pendant qu'on fait circuler cette liqueur dans un appareil clos et on effectue la teintire en 30 minutes à cette température.On rince avec du perchloréthylène et on sèche. On obtient des teintures bleues qui sont très égales, aussi bien sur la laine que sur le polyamide. Si dans chacun des exemples 17 à 19, on remplace le colorant indiqué par l'un des colorants réactifs figurant à la colonne 2 du tableau II ci-après, le procédé étant par ailleurs le même que dans ces exemples, on obtient aussi des teintures égales, aussi bien sur la laine que sur le polyamide synthétique, dont les nuances sont indiquées dans la dernière colonne du tableau. (voir tableau II page suivante) T A B L E A U II ~ ~ Nuance suZ Exempt la laine O Colorant ou sur le polyamide de-66 Cl s CH3 NO3H CO0H COOH N N = N b SO OH N Cl SO3H HO 21 Cl 4 N =N rouge H03S 503H 22 NaSO3 ss Cu-phtalocyanine 2-HN 9 sO3Na berUdttre PJH CNHO N -Li2 N Cl EXEMPLE 23 On dissout 0,05 g du colorant utilisé dans l'exemple 1, avec 0,5 g de sel sodique de l'acide tétrahydro naphtalène-sulfonique, dans 3 ml d'eau à-500C. On agite vigoureusement la solution avec 0,4 ml d'acide acétique à 80 % puis avec 1 g de diéthanolamide des acides gras d'huile de coprah et on ajoute ensuite suffisamment de perchloréthylène pour obtenir un total de 100 ml. On introduit dans l'émul- sion formée 5 g de flanelle de laine, à 500C (rapport entre la laine et la liqueur 1:20), on élève la température jusqu'à 800C en 10 minutes, tout en faisant circuler la solution dans un appareil clos et on effectue la teinture en 30 minutes à cette température. On rince avec du perchloréthylène et on sèche dans un courant d'air à 500C. On obtient une teinture bleue, égale et pure. EXEMPLE 24 On dissout dans 5 ml d'eau 0,1 g du colorant décrit dans exemple 17 et 0,5 g de sel sodique de l'acide dibutyl-naphtalène-sulfonique. Tout en agitant, on ajoute successivement 0,4 ml d'acide acétique à 80 % et 1 g d'un produit de condensation d'acides gras d'huile de coprah et de 2 équivalents de diéthanolamine (selon l'exemple 3 du brevet américain NO 2.089.212). On ajoute suffisamment de perchloréthylène pour obtenir un total de 100 ml puis on introduit dans l'émulsion formée 5 g de flanelle de laine, à 400C, on élève la température jusqu'à 800C en 10 minutes, tout en faisant circuler la liqueur dans un appareil clos puis on effectue la teinture à cette température en 30 minutes. On rince avec du perchloréthylène et on sèche -dans un courant d'air à 500C. On obtient une teinture rouge jaunâtre, foncée. EXEMPLE 25 On dissout dans 9 ml d'eau 0,05 g du colorant chromifère qui a été utilisé dans l'exemple 4, on agite la solution, successivement, avec 0,4 ml d'acide acétique à 80 % et 1 g de diéthanolamide des acides gras d'huile de coprah et on la complète à 100 ml avec du perchloréthylène. On introduit dans l'émulsion formée 5 g de tissu de polyamide -66 à 500C et, tout en faisant circuler la liqueur dans un appareil fermé, on élève sa température jusqu a 1100C et on maintient cette température pendant 5 minutes. On obtient une teinture grise et pleine. Si 1'on remplace le tissu de polyamide par le même poids-de flanelle de laine et qu'on effectue la teinture dans les mêmes conditions, on obtient la même teinture grise et pleine. REVENDICATIONS 1.- Un procédé de teinture de matières fibreuses en polyamides d'origine naturelle ou synthétique avec des colorants anioniques pour laine, procédé caractérisé en ce qu'on utilise comme bain de teinture une émulsion eau-dans-l'huile consistant essentiellement en un hydrocarbure liquide non substitué ou halogéné, bouillant entre 50 et 1500C, ou un mélange de tels liquides aprotiques, comme phase continue, et contenant, comme phase dispersée, une solution aqueuse d'un sel soluble d'un colorant anionique pour laine, un véhicule de colorants formant une phase à raison d'au moins 10 j du poids de l'eau, éventuellement en mélange avec un agent émulsionnant, un acide et, le cas échéant, des sels de tamponnage et d'autres adjuvants de teinture d'usage courant, on teint à des températures supérieures à 60oC et on finit la teinture obtenue de la façon habituelle, facultativement après l'avoir rincée avec un solvant aprotique. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise un bain de teinture qui contient de 4 à 10 % en poids de phase dispersée. 3.- Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que dans la phase dispersée, le rapport pondéral de l'eau au véhicule et, éventuellement, à l'agent émulsionnant, est compris entre 10 et 1, ce rapport étant de préférence égal à 3. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce bubon effectue la teinture dans un bain long, par le procédé d'épuisement. 5.- Procédé selon l'une quelconque des revendieations 1 à 4, caractérisé en ce que la phase dispersée contient des amides dérivant d'acides monocarboxyliques aliphatiques saturés ayant de 8 à 14 atomes de carbone, ou de mélanges de tels acides, et de l'ammoniac ou d'amines primaires ou secondaires, aliphatiques ou alicycliques, qui peuvent porter éventuellement des groupes hydroxy ou alcoxy inférieurs. 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la phase dispersée contient, comme émulsionnant et véhicule, des produits de condensation hydrosolubles formés à partir de I équivalent d t acides gras ayant de 8 à 10 atomes de carbone, ou de mélanges de tels acides, et de 1 à 3 équivalents de dialcanolamine et/ou de trialcanolamine.