La présente invention a pour objet une lame pour l1occulta- tion totale ou partielle de surfaces vitrées. Les bâtiments modernes possèdent des surfaces vitrées importantes posant, en période estivale, un problème pour la protection de l'intérieur des pièces contre les rayons solaires qui élèvent considérablement la température de celles-ci. Il a été imaginé de réaliser des vitres teintées réfléchissant une grande partie des rayons, ou d'équiper les fenêtres de stores intérieurs ou extérieurs. Ces solutions sont plus ou moins efficaces, et présentent l'inconvénient pour les stores d'être assez peu fiables du fait de l'usure rapide de ceux-ci. Il est à noter que la chaleur dispensée dans les pièces d'un immeuble par les rayons solaires peut perturber les dispositifs de climatisation, notamment dans le cas où les glaces sont fixes et que le seul moyen de régulation de la temperature réside dans les dispositifs de climatisation. Aussi, a t-il été imaginé de réaliser des ensembles qui, montés à l'exterieur des bâtiments, sont constitués par une série de lames parallèles montées pivotantes autour d'axes horizontaux ou verticaux. Il est bien évident que, suivant l'inclinaison des lames, il est possible d'occulter plus ou moins la surface vitrée devant laquelle elles sont montées. Les moyens de commande mécanique ou électrique sont agencés de façon à pouvoir actionner simultanément les lames dtun même ensemble. Les lames traditionnelles présentent une section rectangulaire et sont réalisées à partir de tôles plie os. Afin de conférer à la lame une certaine rigidité, ltépaisseur des tôles utilisées est d'au moins 1,5 nrm, L'inconvénient de telles lames est qu'elles sont relativement bruyantes, puisqu'elles sont creuses et vibrent sous l'effet du vent et qu'elles possèdent un pouvoir isolant relativement médiocre. Pour améliorer les pouvoirs d'isolation thermique et phonique de telles lames, il a été imaginé de glisser, à ltintérieur du volume vide qu'elles délimitent, un panneau réalisé en un matériau cellulaire expansé. La présente,inventian a pour objet une nouvelle lame du type précité. Cette lame comprend deux feuilles métalliques adhérant sur un noyau réalisé en un matériau cellulaire expansé et reliées sur deux de leurs bords par deux profilés de rive sur lesquels elles sont collées et dans des rainures desquels sont engagés les bords considérés, la lame étant limitée à chacune de ses extrémités par des embouts de type connu. Du fait que la tenue de la lame n'est plus assurée par les seules feuilles métalliques, mais également par le noyau en matière cellulaire sur lequel adhèrent lesdites feuilles, ces dernières peuvent être réalisées en tôle de faible épaisseur, de l'ordre de 0,8 mm. Une telle lame possède de bonnes propriétés d'isolation thermique et phonique, puisque la totalité du volume délimité par les deux feuilles métalliques est remplie d'une in situ mousse expansée,/telle que du polyuréthane. De ce fait, tous les phénomènes de résonance dûs notamment à l'action du vent sont évités. Avantageusement, chaque profilé de rive présente une section en forme générale de T dont l'âme sort de zone d'appui aux deux feuilles métalliques à assembler et dont les extrémités des branches présentent des retours délimitant avec l'âme deux rainures servant à 1'engagement des bords des deux feuilles métalliques à assembler. Le procédé de fabrication de cette lame consiste - à positionner dans le fond d'un moule une feuille métallique présentant un pli médian longitudinal, - à mettre en place un premier profilé de rive dont l'âme a été préalablement encollée, - à positionner les embouts dont les faces latérales sont encollées, - à mettre en place le second profilé de rive préalablement encollé, - à positionner la seconde feuille métallique préalablement pliée, de telle sorte que l'un de ses bords longitudinaux se trouve engagé dans une rainure du profilé de rive correspondant, - à introduire entre les deux feuilles métalliques une certaine quantité de matière polymérisable, - à fermer le moule avant que se produise l'expansion de matière, - à laisser la matière stexpandre, la matière déformant les feuilles de tôle et les obligeant à épouser les parois du moule, - et, enfin à laisser refroidir l'ensemble avant de procéder au démoulage. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de la lame selon l'invention, ainsi que de l'appareillage pour son obtention. Figure 1 est une vue en perspective d'un batiment équipé de lames selon l'invention Figure 2 est une vue en perspective d'un tronçon de lame Figure 3 est une vue en perspective partiellement en coupe de l'extrémité d'une lame ; Figures 4 à 7 sont des vues schématiques de l'appareillage pour l'obtention d'une lame selon l'invention au cours de quatre phases distinctes du procédé de fabrication. La lame selon l'invention comprend deux feuilles métalliques 2 adhérant sur un noyau 3 réalisé par un matériau cellulaire expansé tel qu'un polvurôthane, et reliées sur deux de leurs bords par deux profiles de rive 4 sur lesquels elles sont collôes. Il est a noter que chaque profilé de rive présente une section en forme générale de T dont 1'âme 5 sert de zone d'appui aux deux feuilles métalliques à assembler, et est à cet effet préalablement encollée. Les extrémités des branches de chaque profilé présentent chacune un retour 6 délimitant avec l'âme une rainure 7 servant à l'engagement d'un bord d'une feuille métallique. Les extrémités des deux lames sont limitées par des embouts métalliques 8. L'étanchéité au niveau des embouts est réalisée par l,'intermôdiaire d'une colle déposée sur toute la face latérale de ceux-ci. Afin de permettre l'assemblage des profilés de rive 4 et des embouts 8, chaque profilé de rive présente à proximité de ses extrômitôs, un crantage 9 permettant l'engagement d'un embout. Avantageusement, chaque embout prôsente, a proximité de son centre, deux ergots 10 sur lesquels peuvent astre engagés des tubes 12 qui, de longueur correspondant à celle de la lame, sont engagés à leur autre extrémité sur les ergots 10 de l'autre embout. Les deux tubes 12 sont entretoisés de loin en loin par des éléments 13 ne gênant pas l'expansion du matériau de remplissage constitutif du noyau 3. Ces deux tubes 12 assurent une certaine rigidité å la torsion de la lame. Afin de mieux lier et raidir chaque extrémité de la lame, une tôle Il est sertie entre les bossages des embouts et la rainure du profil de rive. Comme montre à la figure 1 il est évident que, lorsque les lames sont situées dans un plan perpendiculaire à celui du vitrage, la surface découverte est maximale, tandis que lorsque les lames se trouvent dans un plan parallèle à celui du vitrage, la surface découverte est minimale. Dans-une forme d'exécution, non représentée au dessin, chaque profilé de rive est muni, sur sa face externe et sur toute sa longueur, d'une pièce de section en C dont les extrémités des branches se trouvent dans un plan parallèle à celui de l'âme du profil, les pinces equipant les deux profilés d'une même lame ôtant inversées l'une par rapport à l'autre. La position des axes de pivotement de deux lames adjacentes est, dans ce cas, déterminée de telle façon que, lorsque les deux lames sont dans un plan parallèle à celui du vitrage, les deux pièces de section en C des deux lames adjacentes soient engagées l'une dans l'autre, ce qui permet de réaliser une occultation totale du vitrage. L'appareillage pour l'obtention de ces lames comporte essentiellement un moule possèdant un grand côté fixe 14 pour la mise en forme d'une feuille métallique, un petit cSté fixe 15 pour le maintien d'un profilé de rive, un grand côté 16 articulé sur le petit côté 15 pour la mise en forme de la seconde feuille métallique, et un petit côté 17 articulé sur le grand côté 14 pour le maintien du second profilé de rive. La fermeture du moule est assurée par des moyens de verrouillage classique 18.- La réalisation deoette lame nécessite également une machine d'injection de matériau polymérisable. Il est à noter que les grands cotes du moule possèdent un profil en forme de V très ouvert. Le procédé de réalisation d'une telle lame consiste, le moule ôtant ouvert, a positionner sur le côté fixe de celui-ci, une feuille métallique 2a présentant un pli médian longitudinal, l'angle aigri formé par les deux ailes de cette feuille métallique ayant une valeur inférieure à celle de l'angle forme par les parois correspondantes du moule. Le premier profilé de rive 4a est alors mis en place, après que son âme 5 ait été encollée sur ses deux faces, son extrémité étant en appui sur lepetit coté 15 du moule comme montré figure 4. Les deux embouts 8 sont alors positionnés après que leurs faces latérales aient été encollées. Il est ensuite procédé à la mise en place du second profilé de rive 4b après encollage, puis au positionnement de la seconde feuille métallique 2b pliée de même façon que la première, comme montré figure 5. L'un des bords de la feuille métallique 2b est engagé dans une rainure 7 du profilé 4a, tandis que le bord opposé repose sur l'âme 5 du profilé 4b. La feuille 2b étant alors légèrement soulevée du côte du profilé 4b, il est introduit entre les deux feuilles 2a et 2b une canule 19 associée à une machine d'injection 20. Cette canule 19 permet de répartir dans le fond de la feuille métallique 2a une certaine quantité de matière polymérisable. Dès que cette matière a été déposée, il est procéde au retrait de la canule et à la fermeture du moule comme montré à la figure 7. Cette fermeture du moule déforme les feuilles 2a et 2b de façon à réaliser le clip sage de leurs bords dans les rainures 7 des profilés de rive 4a et 4b. Lors de l'oepansion de la matière cellulaire, celle-ci déforme les feuilles métalliques 2a et 2b, les obligeant à épouser intimement les parois du moule. Après refroidissement, il est procédé au démoulage, et l'on obtient alors des lames prates à l'utilisation. Il est évident que, dans la mise en oeuvre du procédé, il est intéressant, compte tenu de la complexité de la machine d'injection,que la canule 19 soit fixe et que le moule soit agencé de façon à défiler devant celle-ci. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de cette lame et au seul mode de mise en oeuvre du procédé décrit ci-dessus à titre d'exemples ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATIONS 1. - Lame pour l'occultation totale ou partielle de surfaces vitrées, caractérisée en ce qu'elle comprend deux feuilles métalliques adhérant sur un noyau réalisé en un matériau cellulaire expansé et reliées sur deux de leurs bords par deux profilés de rive sur lesquels elles sont collées et dans des rainures desquels sont engagés les bords considérés, la lame étant limitée à chacune de ses extrémités par des embouts de type connu. 2. - Lame selon la revendication 1, caractérisée en ce que chaque profilé de rive présente une section en forme générale de T dont l'âme sert de zone d'appui aux deux feuilles métalliques à assembler et dont les extrémités des branches présentent des retours délimitant avec l'âme deux rainures servant à ltengagement des bords des deux feuilles métalliques à assembler. 3. - Lame selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que chaque profilé de rive présente, à proximité de chacune de ses extrémités, un crantage pour ltengagement d'un embout. 4. - Lame selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que chaque embout présente à proximité de son centre deux ergots sur lesquels peuvent être engagés des tubes qui, de longueur correspondant à celle de la lame, sont engagés à leur autre extrémité sur des ergots identiques de l'autre embout, les deux tubes précités étant entretoises de loin en loin. 5. - Lame selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que chaque profilé de rive est muni sur sa face externe et sur toute sa longueur d'une pièce de section en C dont les extrémités des branches se trouvent dans un plan parallèle à celui de lame du profilé, les pièces équipant les deux profilés d'une même lame étant inversées l'une par rapport à l'autre. 6. - Procédé de fabrication d'une lame selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il consiste - à positionner dans le fond d'un moule une feuilleimétalli- que présentant un pli médian longitudinal, - à mettre en place un premier profilé de rive dont l'âme a été préalablement encollée, - à positionner les embouts dont les faces latérales sont encollées, - à mettre en place le second profilé de rive préalablement encollé, - à positionner la seconde feuille métallique préalablement pliée, de telle sorte que l'un de ses bords longitudinaux se trouve engagé dans une rainure du profilé de rive correspondant, - à introduire entre les deux feuilles métalliques une certaine quantité de matière polymérisable, - à fermer le moule avant que se produise l'expansion de matière, - à laisser la matière s'expandret la matière déformant les feuilles de tôle et les obligeant à épouser les parois du moule, - et enfin a laisser refroidir Iltensemble avant de procéder au démoulage. 7. - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'angle aigu formé par les deux ailes de chaque feuille métallique a une valeur inférieure à celle de l'angle formé par les parois correspondantes du moule. 8. - Appareillage pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 6 et 7, caractérisé en ce qu'il comporte un moule présentant deux côtés fixes dont l'un présente un profil en forme de V et sert d'appui à une feuille métallique et dont l'autre, perpendiculaire au premier sert d 'appui à un profile de rive, et deux autres côtés correspondant aux deux premiers, dont chacun est articulé sur l'un de ceux-ci.