La présente invention concerne un procédé de fabrication des ressorts, en particulier en matière plastique. à employer dans les charnières souples des lunettes. L'objet même de la présente invention est constitué par un dispositif du type à charnières souples d'une nouvelle conception, qui sert à former un joint élastique entre la monture des lunettes et chacune des branches. Le problème est bien connu : ll s'agit d'ajuster l'angle d'ouverture des branches à l'angle d'ouverture de la face de l'usager. Le dispositif a pour fonction de solliciter légèrement les branches vers un angle d'ouverture en défaut et, au cas où les branches seraient sollicitées en sens contraire, en enfourchant les lunettes. on aurait la déformation d'un ressort, dont la force de récupération servirait précisément à faire adhérer les branches, avec une légère pression, aux tempes de l'usager. Des dispositifs ayant cette fonction ont été réalisés de façons diverses, à l'état actuel de la technique. Du point de vue fonctionnel, ces dispositifs sont pratiquement parfaits et leur seul inconvénient est d'être relativement coûteux Es ne peuvent s'appliquer, de ce fait, qu'à des lunettes d'un prix relativement élevé. La preuve en est que les lunettes bon marché n'en sont pas munies. La majorité de ces dispositifs présente un ressort métallique sollicité en compression qui implique la présence de pas mal d'éléments mécaniques, construits et montés avec une certaine précision, ce qui en augmente le prix. La présente invention se propose d'éliminer les inconvénients précités et d'offrir, en outre, divers avantages. Les inventeurs ont imaginé un type de ressort d'une conception entièrement nouvelle, lequel a tout au contraire le mérite de pouvoir être réalisé en faisant appel à un matériau non habituel en l'occurrence la matière plastique. On peut, ainsi qu''on le sait, conférer à un corps en matière plastique des formes physiques et des caractéristiques qui seraient inconcevables dans le cas de ressorts métalliques. Cela même parce qu'il existe au moins trois méthodes qui permettent de réaliser un même objet en matière plastique : le moulage par injection, l'extrusion et l'usinage par en lèvement de copeaux, chacune de ces trois méthodes étant plus simple et plus économique que l'unique méthode classique disponible. Le ressort a été conçu par les inventeurs sous la forme d'un corps présentant au moins deux coudes concomittants, contigus ou opposés, mais généralement davantage. Autrement dit, le ressort peut se présenter ou comme une grecque à pas plus ou moins long, suivant qu'il s'agit d'un ressort sollicité en compression ou en traction, ou sous la forme d'anneaux, en particulier solidaires, de forme circulaire ou éventuellement oblongue. La possibilité de conformer les extrémités du ressort, d'une manière définitive, utile à l'accouplement des autres organes, est d'une importance particulière. Les inventeurs ont conçu, suivant une forme de réalisation pratique préférée, une charnière souple faite de moyens simples comportant l'emploi d'un ressort sollicité en traction. Suivant cette forme de réalisation pratique de la présente invention, le ressort sollicité en traction présente une extrémité solidaire de la branche, en un point essentiellement intérieur à celle-ci, tandis que l'autre extrémité du même ressort porte solidairement ou constitue ellemême l'élément de charnière à accoupler à l'élément complémentaire appliqué, ou obtenu d'une façon ou d'une autre, sur la monture. Le sys tème , considéré du point de vue mécanique, constitue un levier du deuxième genre, dans lequel la force motrice est constituée par la charge qui sollicite la branche à augmenter l'angle d'ouverture respectivement à la monture, la résistance étant constituée par le ressort et le pivot par l'arête de contact entre l'extrémité de la branche et l'extrémité de la monture.Au contraire, d'un point de vue fonctionnel, le levier peut être considéré comme étant du troisième genre dans la me sure où on admet que le ressort constitue la force motrice du levier et la contre-pression ou réaction du visage, ou de la tempe, la résistance, le pivot étant naturellement toujours le même. n est évident que le dispositif suivant la présente invention comportant essentiellement un seul élément en plus et cet élément étant d'un coût dérisoire, les lunettes complétées du dispositif seront à un prix sensiblement égal à celui des lunettes qui en sont dépourvues. De cette manière, avec la présente invention, non seulement les lunettes pour la vue de valeur, mais aussi les lunettes bon marché, en particulier les lunettes de soleil, pourront bénéficier de ce perfectionnement. Pour mieux expliquer les caractéristiques de la présente invention, on se référera aux dessins annexés, lesquels montrent les for-mes de réalisation pratique possibles de manière schématique et uniquement à titre explicatif. La fig. 1 représente, vu de profil, un ressort suivant la présente invention du type sollicitable en traction et dûment muni d'extrémité tés fonctionnelles. La fig. 2 est essentiellement une répétition de la fig, 1, mais relative à un ressort sollicitable en compression. La fig. 3 est essentiellement une répétition des fig. 1 et 2, mais relative à une variante de la présente invention consistant en une suite de petits anneaux consistuant un ressort sollicitable soit en traction, soit en compression. La fig. 4 représente très schématiquement et en perspective un moule ouvert pour la production de cinq ressorts suivant la présente invention dans chaque moule. La fig. 5 représente en perspective une machine à extruder pour l'extrusion d'un profilé qui dAn;Eent coupé en tranches prépare des ressorts suivant la présente invention. La fig. 6 représente en perspective la première phase du procédé pour retirer des ressorts suivant la présente invention d'une plaque de matière plastique. La fig. 7 représente en perspective les deux phases successives succédant à celle de la fig. 6 et constituant les phases finales du procédé pour la production des ressorts suivant la présente invention. La fig. 8 est une vue en perspective partielle et séparée des éléments d'une pai re de lunettes munie d'au moins un dispositif suivant la présente invention. La fig. 9 est un dessin partiel, en partie sectionné, d'un dispositif suivant la présente invention monté dans la condition particulière dans laquelle le ressort est entièrement détendu et la seule branche représentée assume par rapport à la monture un angle minimum, essentiellement inférieur à celui d'une hypothétique forme réduite de visage. La fig.-10 est essentiellement une répétition de la fig. 9, mais dans la condition particulière dans laquelle les lunettes sont enfourchées par un usager ayant un visage d'un écart temporal moyen. La fig. 11 est essentiellement une répétition des fig. 9 et 10, mais dans la condition particulière dans laquelle les lunettes sont enfourchées par un usager ayant un visage d'un écart temporal maximum. En se référant aux dessins cités, il est évident que si le ressort doit être sollicité en traction, il est fait en forme de grecque resserrée (fig. 1), tandis que si le ressort doit être sollicité en compression, il sera fait en forme de grecque allongée, comme le montre la fig. 2. Les ressorts suivant la présente invention peuvent être employés dans les champs les plus divers, dans lesquels sont exigés des contractions et des allongements réduits. Aussi bien, les ressorts sont particulièrement aptes, suivant la présente invention, à être employés dans les dispositifs dits à charnière souple. Une paire de lunettes se compose conventionnellement d'une monture 101, dûment munie de lentilles 100 et de supports 111 avec des trous 12 pour l'attache des branches, de pivots 13 et de deux branches 200. Suivant la présente invention, l'extrémité de chacune des branches tournée vers la monture est formée comme un tube présentant un trou borgne 220 d'une section suffisante pour contenir le ressort 130. Le ressort 130 est en matière plastique, du type suivant la fig. 1, ayant au moins une partie intermédiaire constituée par au moins une paire de coudes 23, 23' et présentant aux extrémités, d'une part, des moyens 32 de jonction à la branche et, d'autre part, des moyens 31 de jonction à la monture 100 ou à son support 111. Les moyens 32 de jonction à la branche 200 peuvent être constitués par un simple contrefort présentant un trou 32t pour recevoir une cheville 4 s'engageant simultanément dans ledit trou 32', ainsi que dans les trous 23 pratiqués à proximité du fond du trou borgne 220.Les moyens 31 de jonction à la monture 100 peuvent être constitués par simple contrefort présentant un trou 312 pour recevoir une cheville 13 s' engageant simultanément dans les trous 12 pratiqués à proximité de l'extrémité du support 111. fi est évident que ces moyens de jonction et en particulier les moyens 31 cités en dernier peuvent aussi n'être pas directs. Ceci revient à dire qu'une charnière essentiellement normale pourrait être insérée entre le ressort 30 et la monture 101. La jonction entre l'extrémité 32 et la branche 200 pourrait aussi être réalisée de diverses façons, par exemple avec embrayage à déclic dans un siège spécial en contre-dépouille ou en réunissant directement en une seule piece la branche et le ressort 130. D'après ce qui a été dit jusqu'ici, le fonctionnement du dispositif est simple et intuitif. Une fois monté (fig. 9), le ressort 30 a une longueur telle que le front 220 de la branche 200 est joint au front 111' du support 111 de la monture 101. Le ressort 130 est naturellement détendu. Dans cette condition, l'accouplement branche-ressort-monture représente un système mécanique constituant un levier du deuxième genre, où 21 est le pivot, la branche 200 le bras de résistance et le ressort 130 la résistance. En effet, pour enfourcher les lunettes, il est nécessaire d'agir sur la branche 200 en augmentant l'angle par rapport à la monture 101 et ainsi, le pivot 21 étant extérieur à la jonction entre le point d'attaque ressortbranche et le point d'attaque ressort-monture, ledit ressort 130 est sollicité en traction. Si, au contraire, les lunettes sont enfourchées (fig. 10 et 11), le dispositif peut alors être considéré comme un levier du troisième genre, dans lequel le ressort 130 représente la force motrice qui sollicite la branche 200 (bras de résistance) contre la temps qui constitue dans ce cas la résistance et cette pression est utilisée pour augmenter l'adhérence de la branche sur la tempe. REVENDICATIONS 1. Ressort caractérisé par un corps constitué par au moins deux coudes, mais de préférence par plus de deux coudes joints entre eux comme en une seule pièce , éventuellement par des bras de jonction, et qui est faite en matière thermoplastique. 2. Ressort suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il a la forme d'une grecque. 3. Ressort sollicitable en traction ou en compression, suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que son corps assume la forme d'un ou plusieurs anneaux réunis entre eux en au moins un point pour ainsi dire de tangence. 4. Procédé de fabrication de ressorts, caractérisé par le fait qu'il consiste à moulurer une latte de section sensiblement rectangulaire avec un outillage d'usinage par enlèvement de copeaux et à couper en tranches la latte moulurée dans le sens transversal en petites pièces de la largeur que l'on veut donner aux ressorts particuliers. 5. Procédé de fabrication des ressorts, caractérisé par le fait qu'il consiste à réaliser les ressorts au moyen d'un moule à injection. 6. Procédé de fabrication des ressorts, caractérisé par le fait qu'il consiste à extruder un profilé ayant une section constante égale à la forme du ressort et à couper en tranches ledit profilé en petites pièces de l'épaisseur du ressort que l'on désire obtenir. 7. Dispositif dit à charnière souple dans lequel pour réunir la branche à la monture on emploie une charnière et les surfaces frontales extrême de la branche et de la monture s'ajustent en formant une ligne d'appui constituant un axe de rotation de la branche par rapport à la monture et où le mouvement de rotation de ladite branche autour dudit axe de rotation par rapport à la monture est réglé par un ressort, caractérisé par le fait que le ressort employé est du type sollicitable en traction. 8. Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé par le fait que le ressort est du type suivant les revendications 1, 2 et 3, obtenu par le procédé suivant les revendications 4, 5 et 6. 9. Dispositif suivant la revendication 8, caractérisé par le fait que le ressort a une extrémité propre unie à un point intermédiaire de la branche et l'autre extrémité munie de moyens d'accouplement complémentaires à ceux présentés par la monture. 10. Dispositif suivant la revendication 9, caractérisé par le fait que l'extrémité du ressort est unie à un point intermédiaire de la branche capable de former avec lui une seule pièce.