La présente invention concerne un procédé et un appareil pour la mesure des contraintes d'un pieu chargé axialement. Plus particulièrement, l'invention concerne un procédé de mesure des contraintes auxquelles est soumis un pieu, selon lequel au moins une jauge extensométrique est solidarisée du pieu logé dans le sol et est reliée par des fils conducteurs à l'enregistreur et od l'indicateur installé en surface et selon lequel on enregistre les déformations de la jauge pendant que l'on soumet l'extrémité supérieure du pieu à une charge de compression ou de traction axiale. La mise en oeuvre de ce procédé connu est délicate et nécessite un grand nombre de précautions afin de ne pas détruire ou endommager les fils conducteurs ou la jauge elle-meme au moment de la mise en place du pieu. Dans la plupart des cas, les jauges et les fils conducteurs sont irrécupérables. En outre, le procédé connu ne permet que des mesures ponctuelles, c'est-à-dire, des mesures donnant les indications relatives aux déformations de l'endroit dont est solidarisée la jauge. Par contre, la mesure directe des dOformations d'un tronçon de pieu n'est pas possible avec le procédé connu. L'invention a pour but de supprimer ces inconvénients et de proposer un procédé du type susmentionné qui permette de récupérer les jauges et fils conducteurs après les mesures, qui donne des mesures directes intéressant des tronçons de pieu, et qui évite toute source de détériorisation des jauges. A cet effet, le procédé de mesure est caractérisé, conformément à l'invention en ce que, une fois le pieu enfoncé dans le sol, l'on fixe la jauge extensométrique sur la partie médiane d'un ruban métallique-ayant d'une part une section transversale et des propriétés mécaniques constantes sur toute sa longueur, et, d'autre part, une longueur correspondant à celle du tronçon de pieu à examiner, on introduit le ruban avec la jauge et les fils conducteurs de cette dernière dans un logement tubulaire préalablement établi dans le pieu parallèlement å l'axe et accessible à partir de l'extrémité supérieure dudit pieu, on fixe l'extrémité inférieure du ruban su le pieu à l'intérieur dudit logement, on tend l'extrémité supérieure du ruban et on la fixe également sur le pieu avant de soumettre le pieu à une charge axiale. Gr ce à l'invention, la mise en place du pieu peut être effectuée de façon habituelle sans précautions spéciales, les mesures de contrainte peuvent être effectuées rapidement, et tout l'appareillage solidarisé du pieu pendant la mesure peut être récupéré et réemployé dans un autre pieu. Dans le cas où le pieu-est constitué par un tube métallique, on utilise l'espace intérieur dudit tube comme logement tubulaire pour le ruban dont les extrémités sont alors fixées sur la face interne dudit tube. Dans les cas où le pieu est en béton armé et préfabriqué, on réalise le logement tubulaire à l'aide d'un tube de logement en acier dont le diamètre intérieur est égal ou supérieur à 5 cm, dont l'extrémité inférieure est obturée, et qui est noyé dans le béton au moment du coulage. Si le pieu en béton armé est exécuté en place, le tube de logement est descendu dans le trou de forage en liaison avec les cages d'armature du pieu, avant que l'on ne coule le béton dans ledit trou. Lorsque le pieu en béton est tubé, c'est-à-dire, entouré d'un tube d'acier de ceinture, le tube de logement peut autre enfoncé dans le béton frais préalablement introduit dans le tube de ceinture placé dans le trou de forage, l'équidistance du tube de logement par rapport au tube de ceinture étant obtenue par des écarteurs. Lorsque le pieu est de forme tubulaire et constitué par un tube d'acier, le tube de logement est soudé de part en part sur la paroi du pieu tubulaire soit à l'intérieur, soit à l'extérieur du pieu tubulaire si ce dernier n'est pas visitable. Le tube de logement est réalisé en un tube d'acier sans soudure laminé à froid. L'épaisseur de paroi de ces tubes de logement est de ltordre de 3 mm. Dans le cas où les pieux sont d'une grande longueur par exemple supérieure à 5 m, il faut rabouter plusieurs tronçons de tube de logement pour obtenir un tube de logement de longueur désirée. Dans ce cas les extrémités jointives de deux tronçons de tube de logement, éventuellement chanfreinées sont réunies à l'aide d'un manchon extérieur de liaison coiffant pratiquement sans jeu radial les extrémités jointives et soudé le long de ses extrémités sur chacun des deux tronçons de tube de logement. Le manchon de liaison contribue en plus à l'encrage du tube de logement dans la masse de béton du pieu.Grâce à cette conception on évite que des bavures de soudures risquent d'interdire la descente ou la montée du matériel de mesure dans le tube de logement dont la face interne doit entre propre. Il se comprend de soi-meme que le tube de logement doit être rectiligne et non déformé. L'appareil pour la mesure des contraintes d'un pieu comprend un enregistreur et ou indicateur de mesure installé en surface près de ltextrémité supérieure du pieu, au moins une jauge extensométrique de déformation destinée à être solidarisée du pieu et des fils conducteurs relient ladite jauge à l'enre- gistreur et ou à l'indicateur. Pour supprimer la mise en oeuvre délicate de cet appareil connu, on propose, conformément à l'invention,d'associer à l'appareil un tube de logement qui sur toute sa longueur est solidaire du pieu, de prévoir un ruban métallique de support ayant, d'une part, une section transversale et des propriétés mécaniques constantes sur toute sa longueur, et, d'autre partS une longueur correspondant 3 celle du tronçon de pieu examiner, de fixer la jauge extensométrique sur la partie centrale du ruban, de fixer chaque extrémité du ruban à un dispositif bloqueur susceptible d'une part, en position de repos, de se déplacer à l'intérieur et d'autre part, en position de service, de s'agripper sans glissement sur la face interne du tube de logement dudit tube, de munir le dispositif bloqueur de moyens de télécommande permettant sa mise en position de service à partir de I'e::trémité supérieure du tube de logement, et de ménager dans le dispositif bloqueur au moins un évidement longitudinal pour le passage des fils conducteurs de la jauge et une partie des moyens de télécommande du dispositif bloqueur. Grâce à ces agencements, on réalise un appareil de mesure qui ne gêne en aucune façon la construction des pieux, qui se prête à une installation rapide, donne des mesures précises et peut être récupéré après les mesures, de sorte que le prix de revient de ces mesures est considérablement diminué. L'invention sera décrite ci-après à l'aide de plusieurs modes de réalisation illustrés en partie schématiquement sur le dessin annexé sur lequel - la figure 1 est une vue en perspective d'un premier mode de réalisation du dispositif bloqueur - la figure 2 est une vue en coupe axiale du dispositif bloqueur suivant la ligne II-II de la figure 4 - la figure 3 est une vue en plan du dispositif bloqueur suivant la figure 2 - la figure 4 est une vue latérale en élévation du dispositif bloqueur suivant la flèche IV de la figure 2 - la figure 5 est une vue en plan d'une coupe transversale du dispositif bloqueur, selon la ligne V-V de la figure 2 - la figure 6 est une vue en plan d'une autre coupe transversale du dispositif bloqueur, selon la ligne VI-VI de la figure 2 - la figure 7 est une vue en plan d'un deuxième mode de réalisation du dispositif bloqueur - la figure 8 est une vue en perspective avec coupe partielle verticale des moyens de fixation du ruban sur le dispositif bloqueur selon la figure 7 - la figure 9 montre en perspective et en coupe axiale un tronçon de pieu cylindrique en béton armé muni de tubes de logement. - la figure 10 montre en perspective et en coupe axiale un tronçon de pieu tubulaire en acier muni de tubes de logement - la figure 11 montre en coupe axiale la zone de jonction de deux tronçons de tube de logement ; et, - la figure 12 montre schématiquement le principe du procédé de mesure selon l'invention. Tel qu'on peut le voir sur les figures 1 à 6, le dispositif bloqueur 1 comprend essentiellement un tube central indéformable 2 s'étendant pratiquement sur toute la hauteur et muni de moyens de télécommande 3 dudit dispositif, une pièce d'agrippage 4 coiffant la partie centrale du tube central 2 par le haut et comportant des mâchoires radialement mobiles 5, ainsi qu'une embase tubulaire ajourée 6 coiffant par le bas la partie centrale du tube central indéformable 2 et s'étendant le long des m choires 5 jusqu'à l'extrémité supérieure de la pièce d'agrippage 4. Près du plan médian transversal 7 du tube central 2 et au-dessus dudit plan, le perçage coaxial 8 du tube 2 est élargi par un épaulement annulaire de butée 8a de sorte que ledit perçage coaxial 8 est subdivisé en un perçage supérieur Sb et un perçage inférieur 8c d'un diamètre interne supérieur a celui du perçage supérieur 8b. Une douille de liaison 9 cylindrique et fendue longitudinalement sur un faible arc de cercle est logée dans le perçage inférieur & porte contre l'épaulement de butée 8a, s'étend de part et d'autre du plan médian transversal 7 et présente, à son extrémité supérieure, un épaulement annulaire interne 9a.Contre cet épaulement annulaire interne s'appuie la face horizontale supérieure d'un bloc cylindrique de liaison 10 muni d'une fente diamétrale lOa s'ouvrant sur la face latérale et sur la face supérieure dudit bloc 10 et servant à recevoir l'extrémité inférieure d'un ruban métallique 11 qui, dans sa partie médiane non représentée sert de support à une jauge extensométrique de déformation d'un type connu, et qui, par son extrémité supérieure, est fixée à un autre dispositif bloqueur d'une manière analogue ou identique à celle représentée sur la figure 2 ou sur la figure 8. L'extrémité du ruban 11 est enserrée dans la fente 10a et y est fixée par soudure. Le bloc de liaison 10 est par exemple en laiton et le ruban 11 est en un alliage de cuivre et de beryllium (cupro-beryllium) dont le module d'élasticité E est environ de 13.000 kg/mm2 et dont la limité élastique est de l'ordre de 50 kg/mm2. Si l'on choisit pour le ruban 11 une section transversale d'une surface de 4,25 mm2, on peut le soumettre sans risque de déformation permanente ou de rupture à des efforts de traction allant jusqu 'à 250 kg. On a constaté que la soudure n'altère pas les propriétés du ruban et que lors des essais de traction sur les rubans, la rupture s'est toujours produite dans le ruban en dehors de la zone de soudure du ruban sur le bloc de liaison 10. Bien entendu, la section transversale et les propriétés mécaniques du ruban 11 doivent être constantes sur toute la longueur dudit ruban.Le bloc de liaison 10 comporte une gorge latérale axiale lOb dans laquelle s'engage un ergot de verrouillage 12 monté radialement de façon étanche dans la paroi du tube central 2 et s'étendant à travers la fente longitudinale 9b jusque dans la gorge lOb. Ainsi toute rotation du ruban 11 est empêchée au moment de l'assemblage du dispositif bloqueur 1. La hauteur du bloc de liaison 10 est faible et par exemple inférieure au diamètre dudit bloc 10 dont la face inférieure coincide avec le plan médian transversal 7.Lorsque le dispositif bloqueur 1 n'est fixé qu'à un seul ruban 11, par exemple à l'extrémité inférieure du ruban, alors la face inférieure du bloc de liaison est soutenue par au moins une douille d'écartement introduite dans le perçage inférieur Sc et sollicitée en direction du bloc de liaison 10 à l'aide d'un écrou-capuchon vissé sur le filetage inférieur 2a du tube central 2. Dans le cas du mode de réalisation représenté sur les figures 1 à 6, le dispositif bloqueur comporte encore un second bloc cylindrique de liaison 10 identique au premier bloc 10, mais disposé dans la douille de liaison 9 en dessous du premier bloc supérieur 10 et de façon symétrique par rapport au plan médian transversal 7 de sorte que les faces voisines des deux blocs superposés 10,10' sont en contact l'une avec l'autre suivant ledit plan médian 7. Dans la fente diamétrale lO'a du bloc 10' est également fixé un ruban métallique 11' dont l'extrémité inférieure est solidarisée d'un autre dispositif bloqueur.Un deuxième ergot de verrouillage 12' fixé de façon étanche sur le tube central -2 dans le même plan radial que le premier ergot 12 traverse également radialement la fente longitudinale 9b de la douille de liaison 9 et pénètre dans la gorge latérale axiale l0'b du bloc inférieur 10'. La hauteur de la douille de liaison 9 entre son épaulement interne 9a et son extrémité inférieure est toujours un peu plus petite que celle du ou des blocs de liaison 10, 10' quelle entoure.Ainsi une première douille d'écartement dite supérieure 13 logée dans le tube central 2 porte contre la zone périphérique de la face inférieure du bloc de liaison voisin (dans l'exemple représenté sur la figure 2, le bloc inférieur 10') une deuxième douille d'écartement, dite inférieure, 14 disposée coaxialement dans le tube central 2 porte contre la première douille d'écartement 13 et comporte à son extrémité inférieure dépassant hors du tube central -2 une bride d'appui 14b dont le diamètre extérieur est légèrement inférieur à celui du tube central 2. La hauteur totale des douilles d'écartement 13, 14 est suffisante pour qu'elles permettent de solliciter le ou les blocs de liaison 10, 10' contre l'épaulement interne 9a sans que la bride d'appui 14b repose contre la face frontale inférieure du tube central 2. Les deux douilles d'écartement comportent chacune une fente longitudinale 13a, 14a en alignement avec et de même largeur que la gorge latérale lOb, l0'b du bloc de liaison 10, 10'. La partie inférieure du tube central 2 comporte un filetage 2a coopérant avec un écroucapuchon 15 muni d'une ouverture centrale 15a, vissé sur le filetage inférieur 2a du tube central 2 et portant sur la bride d'appui 14b par sa partie horizontale annulaire 15b. Entre ses deux parties extrêmes munies chacune d'un filetage 2a, 2b, le tube central 2 comporte sur sa face extérieure une gorge annulaire 2c qui s'étend coaxialement de part et d'autre du plan médian 7 sur une grande partie dudit tube 2, qui est de trés faible profondeur radiale et qui est coiffée par une membrane tubulaire 16 par exemple en caoutchouc dont les parties externes tronçoniques 16a munies de bourrelets annulaires 16b sont appliquées de façon étanche contre des faces tronçoniques 2d du tube central 2 à l'aide de douilles de serrage 17 et d'écrous de serrage 18 vissés sur les parties filetées externes 2a et 2b du tube central 2.La gorge annulaire 2c et la membrane tubulaire 16 délimitent une chambre annulaire de commande 19 qui est reliée, d'une part, vers le haut soit directement à une source d'air comprimé soit indirectement, par l'intermédiaire de la chambre de commande du dispositif bloqueur voisin supérieur, et d'autre part, vers le bas, à la chambre de commande du dispositif bloqueur voisin inférieur. Bien entendu, si le dispositif bloqueur est celui qui se trouve au niveau le plus bas dans le pieu, la liaison pneumatique vers le bas est supprimée.La chambre de commande du dispositif bloqueur inférieur est d'ailleurs reliée directement à la source d'air comprimé par un circuit indépendant afin de pouvoir mettre le dispositif bloqueur inférieur en service avant les autres dispositifs et de solidariser ainsi l'extrémité inférieuredu ruban ou de l'ensemble des rubans au pieu à examiner, avant d'y solidariser l'autre extrémité et des points intermédiaires du ruban ou dudit ensemble des rubans. Par contre, les dispositifs bloqueurs intermédiaires et le dispositif bloqueur supérieur ont chacun une chambre de commande avec deux liaisons pneumatiques.A l'intérieur du dispositif bloqueur 1, les liaisons pneumatiques sont constituées par des tubulures métalliques d'alimentation 20, 21, qui à faible distance du dispositif bloqueur 1 sont réliées chacune par un raccord 22 à un tuyau souple 23 par exemple en une matière synthétique connue sous la marque "Rilson". La tubulure supérieure 20 dressée axialement vers le haut à l'intérieur du perçage supérieur 8b est logée partiellement dans une rainure longitudinale interne 2c du tube 2 tandis que la tubulure inférieure 21 dressée vers le bas s'étend dans le perçage inférieur 8c le long de la paroi intérieure du tube 2 et passe à travers l'ouverture 15a de l'écrou-capuchon.La largeur des fentes longitudinales 9b, 13a, 14a des douilles 9, 13 et 14 et celle des gorges latérales axiales lOb, 10'b des blocs de liaison 10, 10' est légèrement supérieure au diamètre extérieur de la tubulure d'alimentation inférieure 21 qui est d'ailleurs en alignement avec les ergots de verrouillage 12, 12'. Les moyens de télécommande 3 du dispositif bloqueur 1 sont constitués essentiellement par la chambre de commande 19, la membrane tubulaire 16, par les tubulures d'alimentation et par les tuyaux souples 23 allant d'un dispositif bloqueur à l'autre ou directement à la source d'air comprimé. Le filetage supérieur 2b du tube central 2 comprend deux tronçons filetés 2b' et 2b séparés par un épaulement annulaire externe 2f qui se trouve sensiblement au même niveau que la face frontale supérieure de l'écrou de serrage supérieur 18. Le tronçon fileté supérieur 2b' a un diamètre extérieur inférieur -à celui du tronçon fileté inférieur 2b" qui porte la douille et l'écrou de serrage supérieurs 17, 18 et qui est d'un diamètre extérieur égal à celui de l'extrémité filetée inférieure 2a. L'épaulement annulaire externe 2f sert, de préférence en coopération avec l'écrou de serrage supérieur 18, de butée de support à 1' embase tubulaire 6 dont le diamètre intérieur, sur toute la hauteur comprise entre les deux écrous de serrage 18, est légèrement supérieur au diamètre extérieur des douilles et écrous de serrage 17, 18 et de la membrane tubulaire 16 en position de repos. L'extrémité supérieure de l'embase 6 présente une pièce d'appui 6a qui, par son alésage coaxial 6b, entoure pratiquement sans jeu radial, le tronçon fileté supérieur 2b'et repose sur l'épaulement extérieur 6f du tube central 2 (voir figure 5), l'alésage 6b ayant un diamètre inférieur au diamètre interne de la paroi interne cylindrique 6c du restant de l'embase tubulaire 6.Dans chacune des deux faces diamétralement opposées de l'embase 6 sont pratiqués des évidements longitudinaux 24 s'étendant à partir d'une base cylindro-tronçonique 6d de l'embase, base 6d se trouvant au niveau de la douille et de l'écrou de serrage inférieurs 17, 18, jusqu'à la face frontale supérieure de la pièce d'appui 6a. Ces deux évidements longitudinaux 24 ont des faces latérales radiales 24a, 24b qui se prolongent jusqu'à la paroi interne cylindrique 6c de l'embase de façon à ce que, entre la base cylindro-tronçonique 6d et la pièce d'appui 6a, ces évidements 24 constituent des ajours.Par contre la partie supérieure des évidements 24, partie située au niveau de la pièce d'appui 6a qui est d'ailleurs dlune seule pièce avec l'ensemble de l'embase 6, est délimitée par deux faces de fond 25a, 25b enfermant un angle obtus de 135 Si les faces latérales 24a, 24b de chaque évidement 24 enferment un angle de 900, la bissectrice des angles des deux évidemnts 24 étant située dans le meme plan radial. D4calées de 900 par rapport à la bissectrice des évidements 24 et diamétralement opposées par rapport à l'axe, 1 'embase 6 comprend deux rainures longitudinales de passage 26 de section rectangulaire et s'étendant de part en part de ladite embase 6.Ces rainures 26 sont destinées à permettre aux différents fils conducteurs des jauges de déformation et aux tuyaux souples d'alimentation en air comprimé 23 de passer à cbté du dispositif bloqueur 1 sans être endommagés ou écrasés. Le fond 26a de la rainure 26 est parallèle à la bissectrice de l'angle d inclus par les faces latérales 24a,24b des évidements 24 et colncide avec le plan vertical reliant les arêtes d'intersection 24c entre une face latérale 24a, 24b et la face extérieure cylindrique 6e de I'emba;se, arêtes d'intersection 24c situées du même côté que la rainure considérée 26. Entre chaque évidement 24 et chaque rainure longitudinale voisine 26 subsiste donc une sorte de listel de protection 27 qui est légèrement prolongé vers le haut au delà de la face supérieure de la pièce d'appui 6a, le prolongement de listel 27a présentant une face arrière plane située dans le même plan que le fond 26a de la rainure voisine et servant de butée latérale à la pièce d'agrippage 4, et plus précisément à la tête 4a de cette dernière. La tête 4a présente la forme d'un disque en partie cylindro-tronçonique d'un diamètre extérieur au plus égal à celui de l'embase 6, ce disque étant délimité par deux faces planes latérales parallèles verticales 4b coïncidant pratiquement avec les plans définis par le fond 26a de chaque rainure 26 et les faces arrières des prolongements de listel voisins 27a.La tête 4a comporte en outre un alésage coaxial 4c adapté au diamètre extérieur du tronçon fileté supérieur 2b', cet alésage 4c étant élargi latéralement par une gorge verticale de section rectangulaire 4d dans laquelle s'engage un coin de blocage 28 encastré en partie dans un évidement 29 du tronçon fileté supérieur 2b'. De cette façon, lorsque l'on coiffe le tube central 2 d'abord avec l'embase tubulaire 6 et ensuite avec la pièce d'agrippage 4, la tête 4a est empêchée de tourner par rapport au tube central 2 gracie au coin de blocage 28 et l'embase 6 est empêchée de tourner par rapport à la pièce d'agrippage 4 grâce aux prolongements de listels 27a coopérant avec les faces planes latérales 4b de la tête 4a.Un écrou de blocage 30 coopérant avec le tronçon filèté -supérieur 2b' empêche tout déplacement axial de la pièce d'agrippage 4 et de 1'embase 6 par rapport au tube central 2. A sa face inférieure et en face de chaque évidement longitudinal 24, la tête 4a porte deux mâchoires de serrage 5 par l'intermédiaire de bras de support 5a. Les faces internes et externes des mtchoires 5 et des bras de support 5a ont une forme cylindrique. Le diamètre intérieur des machoires 5 et des bras de support 5a est le même et seulement légèrement supérieur au diamètre extérieur des douilles et écrous de serrage 17, 18 et de la membrane tubulaire 16 en position de repos. Les bras de support Sa ont une épaisseur radiale relativement faible par rapport à celle des machoires 5.Cependant l'épaisseur radiale des mâchoires 5 est telle qu'en position de repos leur face extérieure 5b ainsi que les nervures annulaires horizontales 5c, 5d,se trouvent légèrement en retrait par rapport à l'enveloppe cylindrique déterminée par les parties cylindriques extérieures de la tête 4a de la pièce d'agrippage 4, et de la base cylindrotronçonique 6d de l'embase 6. Dans chaque évidement ou ajour longitudinal 24 sont disposés deux zflachoires 5 ainsi que leurs bras de support correspondants Sa. Ces m choires 5 et bras de support 5a sont délimités latéralement par des faces verticales 5e situées dans des plans radiaux du dispositif bloqueur 1. Dans le cas de 1'exemple représenté sur les figures 1 à 6, les deux faces latérales radiales Se de chaque mâchoire 5 et de chaque bras Sa enferment un angle de 459. Entre deux mâchoires voisines 5 et leurs bras de support Sa subsiste une fente de faible largeur 31, en tout cas inférieure à, et par exemple, de l'ordre d'un quart de, l'épaisseur de paroi de la membrane 16.Les faces radiales 5e de chaque mâchoire 5 et de son bras Sa, faces Se tournées vers les faces latérales radiales voisines 24a, 24b de l'évidement correspondant 24 sont guidées le long desdites faces 24a, 24b lorsque la chambre de commande 19 est alimentée en air comprimé et que la membrane 16 pousse les mâchoires 5 radialement vers l'extérieur. Les nervures annulaires horizontales 5c, Sd sont associées par exemple par paires à chacun des blocs de liaison 10, 10' pour le ruban 11, ll' et sont disposées de part et d'autre du plan médian transversal 7 sensiblement au même niveau que l'extrémité correspondante du ruban 11, 11' fixée dans ledit bloc 10, 10'. Les mâchoires 5, les nervures annulaires de serrage 5c, 5d, les bras de support Sa et la tête 4a sont réalisés d'une seule pièce et constituent ensemble la pièce d'agrippage 4 qui, bien entendu, est réalisée en un acier élastique. Le diamètre maximal hors tout du dispositif bloqueur 1 est seulement de quelques millimètres, par exemple de 2mm, inférieur au diamètre interne du tube de logement 32 dont la paroi interne est schématiquement indiquée sur les figures 2 à 6. Ainsi la course de travail des mâchoires 5 est relativement faible. Pour assurer un bon serrage du dispositif bloqueur 1 sur la face interne du tube de logement 32, une pression pneumatique de l'ordre de 2 15 kg/cm est en général suffisante. Le premier mode de réalisation du dispositif bloqueur 1 est utilisé en combinaison avec des tubes de logement 32 de faible diamètre interne par exemple de 5cm et d'une épaisseur de paroi de l'ordre de 3mm. Sur les figures 7 et 8 on a représenté un deuxième mode de réalisation du dispositif bloqueur 1 qui est spécialement adapté pour pouvoir être utilisé avec des pieux tubulaires 38 faisant euxmêmes office de tube de logement et présentent un diamètre inférieur sensiblement supérieur à 15 cm. L'exemple représenté sur les figures 7 et 8 concerne un dispositif bloqueur supérieur solidarisé de l'extrémité supérieure d'un ruban 11". Le système de4 fixation du ruban 11" est analogue à celui illustré sur la figure 2-et comprend un bloc de liaison 10" muni d'une fente diamétrale lO"a dans laquelle pénètre l'extrémité supérieure du ruban 11", extrémité soudée audit bloc 10".Ce bloc 10" est loge dans la partie tubulaire d'une pièce cylindrique 2" dont la partie supérieure pleine est solidaire d'une bride de fixation 33. La rotation du bloc 10" est empêchée à l'aide d'un ergot 12" solidaire de la pièce cylindrique 2" et pénétrant radialement dans la gorge latérale lOb" du bloc 10" qui est sollicité dans le sens axial contre la partie pleine de la pièce cylindrique 2" à l'aide d'une douille d'écartement 14" et d'un écroucapuchon 15" muni d'une ouverture centrale 15a" à travers laquelle passe le ruban 11". La bride 33 et donc le système de fixation du ruban 11" est monté sur un tripode 34 dont les pieds horizontaux d'égale'longueur 34a, 34b, 34c sont disposés en étoile dans le même plan horizontal, écartés les uns des autres d'un angle de 1200 et reliés rigidement entre eux par des éclisses tétrandriques 35a, 35b, 35c de façon à laisser un passage central pour la partie inférieure du système de fixation 2", 14", 15", 15a" du ruban 11". Les pieds horizontaux 34-, 34b, 34c sont par exemple en un profilé en U dont les branches latérales sont tournées vers le bas et dont l'amie centrale horizontale est fixée par exemple par soudure sur la bride 33. Deux des trois pieds 34a, 34k, 34c comportent chacun une mâchoire de serrage fixe 36a, 36k tandis que le troisième pied, par exemple 3clic, comprend une machoire de serrage 36c mobile radialement dans le sens parallèle à la direction du pied correspondant 34c. La machoire mobile 36c est guidée par le pied 34c et est relié à la tige de piston 37a d'un verin de commande 37 fixé sur le pied 34c du tripode 34. Les mâchoires de serrage 36a, 36b, 36c sont munies sur les faces frontales de nervures horizontales comme dans l'exemple représenté sur les figures 1 à 6 ou comportent chacune un patin à fort coefficient de frottement.On remarquera que les mdchoires 36a, 36b, 36c,et plus particulièrement leurs nervures horizontales de serrage, se trouvent sensiblement au même niveau de l'extrémité du ruban 11" fixée dans le bloc de liaison 10". Afin d'éviter le basculement du dispositif bloqueur pendant son déplacement dans le pieu tubulaire 38,par exemple d'un diamètre interne de 60 cm, deux des pieds horizontaux 34a, 34b, 34c sont munis près de leurs mâchoires de bras horizontaux de guidage 39a, 39 s'étendant perpendiculairement auxdits pieds et munis chacun d'un orifice vertical de guidage 40a, 40k disposés à distance égale. du centre du tripode 34 et de telle sorte que le plan verticaL passant par lesdits orifices 40a, 4Ob, soit un plan radial et passe donc par ledit centre du tripode 34, c'est-à-dire par l'axe du bloc de liaison 10".A travers ces orifices 4osa, 40b passent des câbles de guidage tendus au préalable par un lest logé dans le pieu, et fixés en surface avec l'écartement correspondant à celui des deux orifices de guidage 4osa, 40b. Le verin de commande 37 est fixé sur une plaque de base 42 solidaire du pied correspondant 34c et comportant des encoches latérales de guidage 43a, 43b pour les fils conducteurs des jauges extensométriques fixées sur le ruban 11" et la ou les conduites d'alimentation allant au verin de chaque dispositif bloqueur à tripode. Sur la figure 9 on a représenté schématiquement l'emplacement de plusieurs tubes de logement 32, 32', 32" dans un pieu en béton armé 44 éventuellement entouré d'un tube de ceinture métallique 45. Lorsque le tube de logement 32 est bien centré dans le pieu 44,par exemple à l'aide d'organes centreurs tels que 46, un seul tube de logement 32 suffit. Si, par contre, pour une raison ou une autre, il n'est possible de placer le tube de logement 32 dans l'axe du pieu 45, alors il est avantageux de prévoir au moins deux tubes de logement 32', 32" et de les disposer si possible symétriquement par rapport à l'axe du pieu 45. Sur la figure 10, on peut voir la disposition des tubes de logement 47, 48 par rapport à un pieu tubulaire métallique 49. Si le pieu tubulaire 49 est d'un diamètre interne suffisamment grand pour pouvoir être visité, on fixe au moins le tube de logement sur la paroi interne dudit pieu 49 à 1 aide de deux cordons de soudure 50, s'étendant en continu tout le long du tube de logement 47. Si le pieu 49 ne peut être visité, on fixe alors le tube de logement 48 sur la paroi extérieure dudit pieu 49 également à l'aide de cordons de soudure continus pour augmenter la précision des mesures, il est avantageux d'employer plusieurs tubes de logement répartis uniformément sur le pourtour interne ou externe du pieu tubulaire 49. Les pieux à examiner ont des longueurs considérables dépassant parfois 60 m, de sorte que le tube de logement doit se composer nécessairement de plusieurs tronçons de tube de logement 32a', 32b'(voir figure 9 et 11). Pour éviter que la face interne lisse du tube de logement soit souillée par des bavures de soudure, on prévoit un manchon extérieur de liaison 51 qui coiffe1 sur au moins une hauteur de 10 cm, pratiquement sans jeu radial, chacune des extrémités jointives des tronçons de tube 32a', 32b' et qui est soudé le long de ses deux extrémités sur lesdits tronçons à l'aide de cordons annulaires de soudure 52a, 52b. Les extrémités jointives des tronçons de tube 32a', 32b' présentent chacune un chanfrein interne annulaire 53a, 53b. Pour la mise en oeuvre du procédé de mesure, on utilise au moins deux dispositifs bloqueurs 1 conformes à l'un ou à l'autre des modes de réalisation précédemment décrits et reliés entre eux par un ruban métallique sur la partie médiane duquel est fixée au moins une jauge extensométrique de déformation. Cependant, dans la plupart des cas il est avantageux d'employer tout un chapelet ou train de dispositifs bloqueurs B1, B2, B , B4, B5-. ... et de rubans R1, R2, R3, R4... reliant les dispositifs bloqueurs voisins B1-B2, B2-B3, B3-B4, B4-B5 (figure 12). Pour éviter les conséquences d'une rupture de ruban, il est avantageux de relier tous les dispositifs bloqueurs B1, B21 B3, B4, B5.Pour ne pas surcharger le dessin de la figure 12, on n'a pas représenté le tube de logement pour les dispositifs bloqueurs qui, sur ce schéma de principe, s'appuient directement sur la paroi du pieu 54. Outre la mise en place préalable du ou des tubes de logement dans le pieu 54, les travaux préparatoires à la mesure consistent uniquement à ménager une échancrure horizontale dans la tête du pieu 54 afin de permettre la sortie des fils conducteurs des jauges malgré la présence du verin de chargement schématiquement représenté par le flèche Q0 qui symbolise en même temps la charge exercée en tête de pieu et sous laquelle le pieu 54 se déforme. Le dispositif bloqueur inférieur B5 a un circuit pneumatique de télécommande indépendant de celui des dispositifs bloqueurs intermédiaires B2, B3, B4 et du dispositif bloqueur supérieur B1 qui ont un circuit pneumatique commun de télécommande. Lorsque, après l'introduction du train dispositifs bloqueurs rubans dans le tube de logement, le dispositif bloqueur inférieur B5 a atteint la cote désirée, par exemple le niveau N5, il est mis sous pression de sorte qu'il s'accroche sur le tube de logement. Ensuite l'ensemble des rubans R1, R2, R3, R4 et des dispositifs bloqueurs intermédiaires B2, B3, B4 et du dispositif bloqueur supérieur B1 est tendu à l'aide d'un cible solidaire du dispositif bloqueur supérieur B1 et d'un treuil installé en surface, et l'on contrôle la tension ainsi appliquée aux différents rubans R1 à R4 d l'aide des jauges J1 à J4 fixées sur lesdits rubans aux niveaux intermédiaires M1, M2, M3, M4. Lorsque la tension voulue est atteinte (élevée pour un essai de compression, plus basse pour un essai de traction), l'ensemble des dispositifs bloqueurs intermédiaires B2, B3, B4 et supérieur B1 est mis sous pression à l'aide du deuxième circuit pneumatique de télécommande et est solidement ancré sur le tube de logement, donc rendu solidaire du pieu 54. On peut alors soumettre le pieu 54 aux charges de compression ou de traction et enregistrer en surfaces les valeurs de variation de longueur a e fournies par les différentes jauges J1à J4 qui représentent chacune un tronçon de pieu ayant les longueurs 11, 12, 131 14 entre les dispositifs bloqueurs B1-B2, B2-B3, B3-B4 et B4-B5. Connaissant les valeurse pour chaque tronçon de pieu considéré, on peut calculer à l'aide de la loi de Hooke, la contrainte moyenne Q à laquelle est soumise le tronçon de pieu correspondant pour une charge Qg donnée.Les contraintes moyennes Qm et les variations de longueur e permettent aussi de calculer le frottement latéral unitaire moyen et de connaitre les lois de mobilisation du frottement pour chaque pieu examiné. Les avantages du procédé et de l'appareil conformes à l'invention sont évidents. Grâce à l'invention on peut réaliser des mesures délicates dans beaucoup de pieux où cela était interdit auparavant. En particulier, on peut réaliser des essais sur des pieux battus par étapes ou sollicités à divers intervalles dans le temps. La gêne apportée à l'entreprise lors de la confection du pieu est réduite à un minimum et il n'y a plus cette hantise de couper les fils conducteurs des jauges ou de détruire des appareils onéreux. La mesure de déformation s'effectue sur une grande hauteur et permet ainsi d'intégrer les hétérogénités du béton. L'appareil n'est soumis à aucun phénomène de fluage ou de relaxation puisque la déformation du ruban, sur lequel on effectue. les mesures, est imposée. Bien entendu des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation précédemment décrits de l'invention dont le cadre de protection est déterminée par les revendications annexées. REVENDICATIONS 1. Procédé de mesure des contraintes d'un pieu, selon lequel on solidarise du pieu au moins une jauge extensométrique reliée par des fils conducteurs à un enregistreur ou un indicateur installé en surface et on mesure les déformations de la jauge pendant que l'on soumet le pieu à une charge, caractérisé en ce que, avant la mesure, on fixe une jauge extensométrique sur au moins un ruban métallique de section transversale et de propriétés mécaniques constantes sur toute sa longueur, on introduit le ruban avec la jauge et ses fils conducteurs dans un logement tubulaire préalablement établi dans le pieu, logement parallèle à l'axe et accessible à partir de l'extrémité supérieure dudit pieu, on fixe l'extrémité inférieure du ruban sur le pieu à l'intérieur dudit logement, on tend le ruban en direction de l'extrémité supérieure du pieu et l'on fixe également -l'extrémité supérieure du ruban sur ledit pieu avant de soumettre celui-ci à une charge axiale et de mesurer sur la jauge la variation longitudinale du ruban de à ladite charge. 2. Procédé de mesure selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on tend le ruban fortement si, pendant la mesure, l'on soumet le pieu à une charge de compression. 3. Procédé de mesure selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on tend le ruban faiblement, si, pendant la mesure, l'on soumet le pieu à une charge de traction. 4. Procédé de mesure selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'on mesure la tension du ruban pendant sa mise sous tension, à l'aide de la jauge extensométrique qui lui est solidaire. 5. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'on utilise plusieurs rubans munis chacun d'au moins une jauge extensométrique et raccordés en série les uns aux autres, et que l'on fixe d'abord sur le logement prévu sur le pieu l'extrémité inférieure de la série de rubans, on soumet ensuite ladite série de rubans à une tension et finalement, tout en maintenant ladite tension, on fixe simultanément sur le logement de pieu aussi bien l'extrémité supérieure que tous les points de raccordement entre deux rubans voisins de ladite série de rubans. 6. Appareil pour la mesure des contraintes auxquelles est soumis un pieu muni d'un logement tubulaire longitudinal, et comportant un enregistreur et/ou indicateur de mesure installé(s) en surface près de l'extrémité supérieure du pieu, au moins une jauge extensométrique de déformation destinée à être solidarisée du pieu ainsi que des fils conducteurs reliant ladite jauge à l'enregistreur et/ou à l'indicateur, caractérisé en ce qu'il comporte, en outre, au moins un ruban métallique de support muni de ladite jauge et ayant, d'une part, une section transversale et des propriétés mécaniques constantes sur toute sa longueur et, d'autre part, une longueur correspondant à celle du tronçon de pieu à examiner, au moins deux dispositifs bloqueurs associés à des moyens de télécommande et susceptibles de s'agripper sur le pieu dans le logement tubulaire de ce dernier, au moins deux systèmes de fixation dont chacun est associé à une des extrémités du ruban et est logé dans l'un des deux dispositifs bloqueurs, deux circuits pneumatiques indépendants pour l'alimentation des moyens de télécommande de l'un et l'autre dispositif bloqueur, ainsi qu'un passage prévu sur au moins le dispositif bloqueur supérieur dans lequel sont logés des tronçons des fils conducteurs de la jauge et un tronçon du circuit pneumatique du dispositif bloqueur inférieur. 7. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce qutil comporte au moins deux rubans métalliques montés en série, au moins un dispositif bloqueur intermédiaire, deux systèmes de fixation logés dans le dispositif bloqueur intermédiaire et fixant chacun une des extrémités adjacentes des rubans voisins, des moyens de télécommande associés au dispositif bloqueur intermédiaire et raccordés à un circuit pneumatique d'alimentation, le dispositif bloqueur intermédiaire étant muni d'un passage pour les fils conducteurs des jauges et le ou les circuits pneumatique (s) du ou des dispositif(s) bloqueur(s) prévus en dessous de lui. 8. Appareil selon les revendications 6 et 7, caractérisé en ce que les moyens de télécommande du dispositif bloqueur supérieur et ceux du ou des dispositif(s) bloqueur(s) intermédiaire(s) ont un circuit pneumatique d'alimentation commun. 9. Appareil selon l'une des revendications 6 à 8, caracterisé en ce que le dispositif bloqueur comporte un tube central indéformable destiné au logement d'au moins un système de fixation pour leruban. 10. Appareil selon l'une des revendications 6 à 9, caract- risé en ce que chaque dispositif bloqueur comprend plusieurs mâchoires de serrage dont au moins une est mobile radialement et coopère avec les moyens de télécommande. 11. Appareil selon l'une des revendications 6 à 10, caracte- risé en ce que les moyens de télécommande de chaque dispositif bloqueur comprennent un vérin pneumatique raccordé à un des deux circuits pneumatiques d'alimentation. 12. Appareil selon l'une des revendications 6 à lp, caracté- risé en ce que les moyens de télécommande comprennent une membrane tubulaire et une chambre annulaire de commande prévue sur la face extérieure du tube central, recouverte de façon étanche par ladite membrane tubulaire et reliée, à travers l'espace du tube central, à l'un des deux circuits pneumatiques d'alimentation. 13. Appareil selon l'une des revendications 10 et 12, carac terisé en ce que toutes les mâchoires de serrage d'un dispositif bloqueur font partie d'une seule pièce d'agrippage sont mobiles radialement et sont montées sur le tube central par l'intermédiaire de la tête de pièce d'agrippage et de bras de support élastiques raccordés à ladite tête, de façon que la face arrière desdites mâchoires soit parallèle à la face extérieure de la membrane tubulaire et soit susceptible de coopérer avec ladite membrane. 14. Appareil selon l'une des revendications 6 à 10, 12 et 13, caractérisé en ce que le dispositif bloqueur comprend une embase tubulaire qui coiffe la membrane tubulaire avec un faible jeu radial, qui est fixée sur le tube central et qui présente au niveau de la membrane tubulaire deux évidements longitudinaux disposés symétri quement par rapport à l'axe du tube central et présentant des faces latérales radiales et que les mâchoires sont logées par paire dans lesdits évidements. 15. Appareil selon la revendication 14, caractérisé en ce que les mâchoires sont guidées latéralement le long des faces latérales radiales des évidements longitudinaux de l'embase tubulaire. 16. Appareil selon l'une des revendications 6 à 15, caractérisé en ce que les mâchoires comportent sur leur face extérieure des nervures horizontales de serrage qui sont disposées sensiblement au même niveau que l'extrémité de ruban fixée sur le dispositif bloqueur. 17. Appareil selon l'une des revendications 9 à 16, caractérisé en ce que la pièce d'agrippage et l'embase tubulaire sont bloquées sur le tube central contre tout mouvement de rotation ou de translation axiale par rapport audit tube. 18. Appareil selon l'une des revendications 9 à 17, caractérisé en ce que la tête de la pièce d'agrippage et la base de l'embase tubulaire sont disposées chacune près d'une extrémité du tube central et déterminent ensemble un pourtour cylindrique à l'intérieur duquel se trouvent les mâchoires en position de repos. 19. Appareil selon une des revendications 6 à 18, caractérisé en ce que le passage prévu sur le dispositif bloqueur est constitué par au moins une rainure longitudinale pratiquée dans l'embase tubulaire à partir de la face extérieure et allant d'une extrémité à l'autre de ladite embase, cette rainure étant disposée symétriquement entre deux évidements de 1' embase et présentant un fond en alignement avec une face plane latérale de la tête de la pièce d'agrippage. 20. Appareil selon l'une des revendications 6 à 19, caractérisé en ce que le système de fixation pour le ruban sur le dispositif bloqueur comprend un tube central solidaire dudit dispositif, un bloc cylindrique de liaison monté dans ledit tube et reposant directement ou indirectement contre un épaulement dudit tube et muni d'une part d'une fente diamétrale dans laquelle est logée l'extrémité de ruban soudée audit bloc et d'autre part, sur son pourtour, d'une gorge latérale axiale, un ergot de verrouillage solidaire du tube central et pénétrant radialement dans la gorge axiale du bloc de liaison,-au moins une douille d'écartement portant contre ledit bloc et un écrou-capuchon vissé sur le tube central de façon à solliciter la douille d'écartement contre ledit bloc, et muni d'une ouverture centrale pour le passage du ruban. 21. Appareil selon l'une des revendications 6, 7, 8, 9, 10, 11, 16 et 20, caractérisé en ce que le dispositif bloqueur comprend un tripode dont les pieds horizontaux comportent à leurs extrémités extérieures une machoire de serrage et sont à leurs extrémités intérieures, reliées rigidement ensemble et sont munis d'une bride sur laquelle est fixé le tube central avec son système de fixation de ruban, et que l'un des pieds est muni d'un vérin de commande pour la mâchoire de serrage associée audit pied. 22. Appareil selon la revendication 21, caractérisé en ce que deux des pieds du tripode comportent chacun un bras de guidage disposé près de la mâchoire du pied correspondant et muni d'un orifice de guidage pour un câble de guidage et que l'emplacement des orifices de guidage sur les bras de guidage est choisi de telle sorte que lesdits orifices se trouvent dans le plan radial passant par l'axé du tripode et du tube central. 23. Pieu en béton armé, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un tube de logement en acier de faible diamètre, par rapport à celui du pieu, solidement ancré dans le béton, à paroi interne lisse, sans soudure longitudinale et disposé parallèlement à l'axe du pieu. 24. Pieu en béton armé selon la revendication 23 et entouré d'un tube de ceinture, caractérisé en ce que le tube de logement est centré dans le béton du pieu par rapport au tube de ceinture à l'aide d'organes centreurs disposés sur ledit tube de logement. 25. Pieu tubulaire én acier, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un tube de logement en acier de faible diamètre par rapport à celui du pieu, à paroi lisse, sans soudure longitudinale, disposé parallèlement à Itaxe du pieu et soudé de part en part sur la paroi dudit pieu tubulaire. 26. Pieu selon une des revendications 23 à 25, caractérisé en ce que le tube de logement se compose de plusieurs tronçons de tube dont les extrémités sont alignées et mises bout à bout et coiffées par un manchon de liaison dont les extrémités sont soudées sur la face extérieure des tronçons de tube.