La présente invention concerne de nouveaux articles complexes pour le revêtement de parois, telle que des murs ou des cloisons elle se rapporte également a un procédé pour fabriquer de tels produits. Pour le revêtement de parois et notamment de murs, on a tout d'abord eu recours à des papiers peints. Cette pratique est certes toujours très largement utilisée mais on exige de plus en plus des revêtements textiles ou du moins d'apparences textiles. On a eu recours également a de veritables textiles pour l'emploi envisagé, mais pour que l'applIcation en soit sans défaut, et que les effets recherchés soient bien ateeLn-sx il faut utiliser des tissus de poids au mètre carré relativement éleve, ce qui do- ne des revêtements peu économiques. Ces tissus sont appliqués sur les murs, soit par agrafage sur un cadre de bois rembourré de molleton, ce qui nécessite une main d'oeuvre expérimentéé et est donc d'un prix de revient coûteux, soit par collage classique, mais, dans ce cas, le produit n'absorbe pas les petites aspérités que présentent toujours une paroi. On a également suggéré de faire appel à des revêtements muraux, constitués par un textile apparent et en sous-couche par une structure de fibres disposées d'une manière désordonnée, sous forme d'un non-tissé par exemple ou d'une mousse. Un inconvénient sérieux de cette disposition réside dans le fait que les poussières qui émanent fréquemment ae la paroi, ou qui vont vers la paroi (notamment par suite de fissures dans le mur), finissent par traverser le complexe perméable aux cotpus- cules et produisent sur l'avers du revêtement des tracés ou des tramées franchement inesthétiques. On a utilisé également un complexe pour revêtement constitué par un textile apparent rapporté contre une pellicule continue perméable à l'air, mais imperméable aux poussières, par exemple une feuille de papier. L'inconvénient de cette solution est que le revêtement présente un aspect cartonneux et plat, accru par suite des effets de variation de longueur résultant de la température et offre, si le tissu est leger, un aspect brillant peu flatteur. Enfin, comme précédemment, ce produit n'absorbe pas les petites aspérités que possède toujours une paroi. Dans cette dernière réalisation, on a essayé de remplacer la pellicule par une structure alvéolée, par exemple en polyuréthane, mais alors on se heurte à divers inconvénients tels que l'absorption des poussières, la détérioration du mur à cause de l'encollage, la détérioration du complexe en cas de changement ou de remise à neuf. Dans son brevet français 2 191 5?6 le Demandeur a décrit un nouveau type de complexe pour le revêtement de parois qui pallie les inconvénients des complexes antérieurs. D'une manière générale, le complexe selon ce document est constitué par une étoffe apparente (tissu channe et trame, tricot, article tricoté...), et par une surface continue, permeable aux gaz et imperméable aux particules solides (papier plastifié, film plastique...), destinée à être appliquée contre la paroi à revêtir, une nappe non tissée étant interposée entre l'étoffe et la surface continue. Un tel complexe est obtenu selon un procédé simple qui consiste à revêtir les deux faces d'une nappe non-tissée d'une composition adhésive, puis à appliquer sur chacune des faces ainsi revêtues, d'une part une étoffe et d'autre part une surface continue perméable aux gaz mais imperméable aux particules solides et enfin à provoquer l'adhésion de l'ensemble. Si cet article donne satisfaction pour la plupart des applications, il présente encore cependant certaines lacunes. En effet, il est tout d'abord assez délicat à réaliser dans les grandes largeurs qui sont actuellement demandées pour les revêtements muraux et qui peuvent atteindre trois (3) mètres, voire même plus. Par ailleurs, lors des découpes, il se produit souvent un effilochage des bords et enfin, un tel complexe manque de souplesse pour absorber de manière convenable les irrégularités de surface que peuvent présenter les parois sur lesquels il est à poser. Enfin ces produits servant de base à ce complexe n'existent pas en grande largeur actuellement. Or, on a trouvé, et c'est ce qui fait l'objet de la présente invention, un nouveau complexe du type précite qui surmonte ces inconvénients. D'une manière générale, le nouveau complexe pour le revêtement de parois, telles que murs selon l'invention comporte une étoffe apparente et une surface continue perméable aux gaz et imperméable aux particules solides et il se caractérise par le fait qu'une couche de mousse cellulaire est emprisonnée entre les deux matériaux précités. De préférence, au moins la surface continue perméable aux gaz et i-.permeable aux particules solides est liée a cette couche de mousse par soudage thermique. Eventuellement, on peut réaliser cette liaison par collage. Dans la descripticn, par "couche de mousse cellulaire", on entend une substance poreuse telle que celle connue sous le nom de mousse de polyuréthane ou P.V.C.. L'étoffe fibreuse apparente peut etre constituée, comme dans le brevet français 2 131 576 du Demandeur par un tissu, tricot, étoffe cousue, offrant surtout un aspect décoratif, obtenu par toute technique appropriée telle que teinture, impression, gauffrage... Bien entendu, cette matière peut avoir subi différents' traitements auxiliaires tels qu'un traitement d'ignifugation. De préférence, on prendra une étoffe non feu, par exemple à base d'une matière textile commercialisée sous la marque Clevyl ou sous la marque Rhovyl. Cependant, dans un mode préférentiel de réalisation de l'invention, l'étoffe apparente est constituée par une couche fibreuse obtenue par flocage de fibres de courte longueur, ces fibres étant également choisies parmi les fibres dites "non feu" étant liées a la couche de mousse au moyen d'un adhésif. Dans le cas oft la couche textile est constituée par un tissu, un tricot,..., c'est-à-dire par une étoffe cohérente, la liaison de cette matière avec la couche de mousse est également obtenue avantageusement par soudage thermique. Enfin, la surface continue perméable aux gaz et aux vapeurs et qui est liée à la couche de mousse par soudage thermique peut être constituée, comme dans le brevet français 2 191 576 par un papier, plastifié ou non, et être apprêtée de toute manière également connue pour qu'elle garde une bonne perméabilité aux gaz et aux vapeurs, mais que par contre, elle constitue un écran substantiel vis à vis des poussières et autres corpuscules. De préférence, cette surface est constituée par un film qui présente de semblables particularités et qui est avantageusement en une matière plastique, par exemple en acétate de cellulose, cellulose régénérée, polyester, polyamide, alcolpolyvinylique, polyoléphine-, P.V.C., etc.. La liaison par chauffage, par soudage thermique de la couche de mousse cellulaire avec au moins la surface continue perméable aux gaz est réalisée de manière connue selon les techniques con ventionnelles de doublage a la flamme. Schématiquement, ces techniques consistent à soumettre la surface de la mousse de polyuréthane à l'action de la chaleur, de telle sorte qu'elle se décompose et devienne collante et permet ainsi son association avec une autre surface. Eventuellement, les deux faces de la couche de mousse peuvent être soumises à un tel traitement thermique lorsque l'on désire également rapporter un tissu ou un tricot sur la deuxiè- me face de la couche de mousse. Ces techniques étant bien connues, il est donc inutile de les décrire plus en détail. L'exemple donné ci-après, illustré par les schémas annexes, permettra de mieux comprendre'la manière dont est réalisée l'article selon l'invention. La figure 1 illustre en perspective de manière schematiqlae l'article. La figure 2 montre la manière dont il peut être rapporté contre une paroi. La figure 3 illustre une installation permettant de le réaliser. Le complexe selon l'invention comporte - d'une part, une surface textile 1 sur sa face endroit, constituée de fibres, dénommée couramment floc, à base de toutes matières de préférence ininflammable, telles que celles commer cialisées sous les marques Rhovyl et Clévyl et qui confèrent à l'ensemble un aspect de velours, ou d'un tissu, ou d'un non tissé. - d'autre part, un revers formé d'un film 2 transparent en P.V.C. d'une épaisseur d'environ huit centième de millimotre, - et enfin, une couche de mousse cellulaire 3, disposée en sandwich entre les deux couches différentes et constituée par une feuille de mousse de polyuréthane de un à dix (1 à-10) millimètres d'épaisseur. L'obtention d'un tel complexe est réalisée comme indiqué schématiquement à la figure 3 en alimentant la couche de mousse 3 entre deux cylindres 4 et 5, la surface 6 de cette-cauche étant chauffée au moyen d'une rampe de bruleur à gaz 7 de maniere à provoquer le ramollissement. Al voisinage de cette zone de ramollissenent, le film 2 est amené en contact avec la couche de mousse 3 et est lié à oelIe-ci. Sur la face opposée 8 de la couche de mousse, on dispose de manière conventionnelle par flocage des fibres de Rhovyl de 1,5 millimètres. Eventuellement, l'ensemble peut être ensuite traité thermiquement pour provoquer la polymérisation de l'agent adhésif permettant la fixation des fibres floquées, puis le complexe formé est ensuire renvidé. On a constaté, qu'un tel complexe pouvait être enroulé facilement sans qu'il se produise de cassure sur la surface textile. Par ailleurs, la matière floquée présente un très bon accrochage avec la surface de la couche interne de mousse. De plus, lors de l'utilisation, cet article est facile à découper et il n'y a aucun risque d'effilochage. Enfin la liaison entre la couche de mousse 3 et le film per méable aux gaz est réalisée de manière parfaite. Un tel complexe est facile à poser par les r;oyens habituels tels que collage, agrafage, clouage. Cependant, il présente un grand intérêt par le fait qu'il permet la pose elon la technique connue sous l'expression "tendue-collée" du fait de son extrême souplesse et d'une certaine élasticité qu'il possède et qui permet de rattraper éventuellement une insuffisance de largeur; pouvant aller jusqu'à quelques centimètres, de l'ensemble. Pour mémoire, la technique de pose dite "tendue-collée" consiste au lieu d'encoller toute la surface du complexe, de ne déposer sur cette surface soit un adhésif double face, soit une bande de colle sur une largeur de trois à quatre (3 à 4) centimètres sur le pourtour des parois et à l'endroit ol il y aura une coupe ou un raccord.Cet encollage permet une pose facile, économique et ne détériore pas les parois et le complexe. Par ailleurs, le complexe selon l'invention est stable et permet d'absorber facilement les irrégularités que peut présenter la paroi sur laquelle il est appliqué. Outre les avantages de pose mentionnés ci-dessus, le complexe selon l'invention a un tres bon aspect textile, une absence de brillance, une très bonne stabilité dimensionnelle, une bonne planéité, une grande propreté à l'usage. I1 présente en plus de bonne propriétés d'isolation thermique et phonique, n'accuse aucun aspect cartonneux comme on l'observait avec les complexes similaires antérieurs. Enfin, comme dit précédemment, la structure mousse autorise de légers déplacements par rapport à la surface continue et à la paroi , qui eiles sont fixes , de telle sorte qu'un léger choc ou une légère aspérité, tel que tout corps étranger n'occasionne aucun endommagement pour le textile en surfa ce. Si, dans le cas présent-/^ l'invention a été décrite plus particulièrement à un produit comportant su sa face externe une matière fibreuse floquée, comme dit précédemment, - il pourrait être envisagé de remplacer cette matière par un tissu, un tricot ou tout autre matériau similaire. De plus, lorsque la couche externe, est, comme selon le mode préférentiel de mise en oeuvre de l'invention, une couche floquée, elle peut bien- entendu subir des traitements conventionnels permettant de modifier son aspect, par exemple des traitements de gauffrage ou de frappage lui donnant un aspect de velours fa bonne, voire éventuellement une impression colorée. Enfin, lorsque la couche textile externe est un tissu ou tricot à base de matière thermosoudable, cette couche sera associée à une mousse interne, également de préférence par soudage thermi- que. REVENDICATIONS 1/ Nouveau complexe pour le revêtement de parois, telles que murs, du type comportant une étoffe apparente et une surface continue perméable aux gaz et imperméable aux particules solides, destinée à être dispose en regard de la paroi, caractérisé par le fait qu'une couche de mousse cellulaire est emprisonnée entre les deux matériaux précités. 2/ Nouveau complexe pour le revêtement de parois selon la revendication 1, caractérisé par le fait que au moins la surface continue perméable aux gaz et imperméable aux particules solides est liée à la couche de mousse par soudage thermique. 3/ Matériauselon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que la couche de mousse cellulaire est une mousse de polyuréthane. 4/ Matériau selon l'une des revendications 1 à 3, caracteri- sE par le fait que l'étoffe apparente est constituée par une couche fibreuse obtenue par flocage de fibres de courtes longueur, ces fibres étant liées à la couche de mousse au moyen d'un adhésif. 5/ Matériau selon ltune des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que l'étoffe apparente est une étoffe coherente telle qu'un tissu ou tricot, la liaison de cette matière avec la couche de mousse étant obtenue également par soudage thermique. 6/ Matériau selon l'une des revendications 1 a 5, caractérisé par le fait que la surface continue perméable aux gaz et imper méable aux particules solides est constituée par un film de P.V.C. 7/ Matériau selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que la surface continue perméable aux gaz et imper méable aux particules solides est une feuille de papier. 8/ Matériau selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la couche fibreuse floquée est soumise à un traitement de gauffrage ou d'impression.