i On sait que la protoporphyrine IX, à structure porphyrinique, a des applications pharmaceuti- ques intéressantes. 4 La présente invention concerne un pro- cédé de production de la coproporphyrine III, qui a aussi une structure porphyrinique et un large domaine d'uti- lisations, par exemple produits pharmaceutiques, intermé- diaires pour produits pharmaceutiques ou colorants rou- ges pour boissons et aliments. Plus précisément, cette invention con- cerne un procédé de production de la coproporphyrine III selon lequel on cultive un micro-organisme fabriquant cette substance, appartenant au genre Arthrobacter, dans un milieu de culture contenant une source de carbone, une source d'azote et des matières minérales, et on ré- cupère la coproporphyrine III du bouillon de culture, procédé caractérisé en ce que le milieu de culture con- tient au moins 0,1 g par litre de L-cystine ou au moins ++ 0,5 g par litre de l'ion Mg, ou les deux à la fois. Le brevet japonais publié sous le N 7492/77 décrit un procédé- consistant à cultiver un micro-organisme pouvant produire la coproporphyrine III, de formule % CH2CH2COOH C O CH 3 C4il2Ci2COOH --NH Nq- 3 %gJ)/ 3H C,'I2 cil2cif2co. OH2 COOH choisi parmi des micro-organismes du genre Arthrobacter ou Brevibacterium, et à récupérer du bouillon de culture la coproporphyrine IIIet ce-procédé permet d'obtenir la coproporphyrine III avec un rendement beaucoup plus élevé que dans les procédés employant des micro- organismes d'autres genres pour la production de cette substance. La présente Demanderesse a entrepris des recherches en vue de trouver un procédé perfectionné permettant d'obtenir la coproporphyrine III avec des rendements encore meilleurs, et elle a ainsi trouvé que l'on pouvait obtenir cette substance avec des ren- dements nettement améliorés et une bonne reproductibilité en effectuant la culture dans un milieu contenant une proportion appropriée, de préférence d'au moins 0,1 g par litre du milieu, de L-cystine, laquelle n'est pas spécifiquement indiquée comme constituant du milieu de culture dans le brevet japonais N' 7492/77 précité. La Demanderesse a aussi trouvé que l'on pouvait produire la coproporphyrine III avec un rende- ment bien meilleur et une bonne reproductibilité en effectuant la culture dans un milieu contenant un composé qui peut donner l'ion Mg +, tel qu'un sel de magnésium, cité comme exemple de sel minéral dans le brevet japo- nais N0 7492/77 précité mais dans une proportion qui n'est pas spécifiquement indiquée dans ce brevet, en particulier dans une proportion d'au moins 0,5 g en ions Mg, par litre du milieu. La présente Demanderesse a encore trouvé qu'il est possible d'obtenir des mutants ou variétés ayant le pouvoir nettement meilleur de produire la coproporphyrine III, mais avec sensiblement les mêmes propriétés microbiologiques que la souche apparentée décrite dans le brevet japonais précité, et qu'en cultivant un tel mutant ou variété dans un milieu conte- nant de la L-cystine et/ou l'ion Mg comme il vient d'être dit, on peut produire la coproporphyrine III avec un rendement beaucoup plus élevé et une meilleure repro- ductibilité qu'avec la souche parente. La présente invention a ainsi pour objet un procédé perfectionné de production de la coproporphyrine III avec un meilleur rendement et à bas prix, par une opération facilement applicable dans l'in- dustrie. Des exemples particuliers de souches connues du genre Arthrobacter, donnant la coproporphy- rine III, pouvant être employées selon cette invention, sont indiqués ci-aprso. - (1) Arthrobacter hyalinus FERM-P N 3125 / Fermentation Research Institute, Agency of Industrial Science and Techlonogy, Japon (FRI, Japon) _J; ATCC 31263 (American Type Culture Collection); DSM 867 (German Collection of Microorganisms; Deutsche Sammlung vob MIkroorganismen). (2) Arthrobacter globiformis IFO 12137 (Institute for Fermentation, Osaka, Japon); ATCC 8010. (3) Arthrobacter aurescens IFO 12136; 13344. (4) Arthrobacter pascens IFO 12139; ATCC 14358. (5) Arthrobacter ramosus IFO 12958; ATCC 13727. (6) Arthrobacter cremeus FERM-P N 3126. (7) Arthrobacter resinosus FERM-P N 3131. (8) Arthrobacter isopropanolophila FERM-P N 3129. (9) Arthrobacter flavidus FERM-P N 3130. Les caractéristiques microbiologiques des souches connues ci-dessus (1) et (6) à (9) sont dé- crites en détail par exemple dans le brevet japonais N 7492/77 précité, et celles des souches connues (2), (3), (4) et (5) sont décrites par exemple dans le manuel de Bergey: Manual of Determinative Bacteriology, 8 ème édition. Ces souches connues peuvent être facile- ment obtenues auprès des organismes que l'on vient d'indiquer ci-dessus. Dans le procédé selon cette invention, on peut employer non seulement ces souches du genre Arthrobacter produisant la coproporphyrine III, mais aussi leurs mutants ou variétés. Ces variétés ou mutants ne différent des souches apparentéesqu'en ce qu'elles ont une capacité accrue de donner la coproporphyrlne III, mais leurs propriétés microbiologiques sont sensiblement les mêmes. Ces variétés ou mutants peuvent être aisément obtenus par des moyens connus, à partir des souches parentes ci-dessus connues et facilement disponibles. On peut par exemple obtenir un tel mutant ou variété par un traitement de mutation connu, par exem- ple irradiation à l'ultraviolet ou avec l'isotope du cobalt co60, ou encore traitement avec un agent induisant la mutation, comme la N-méthyl-N'-nitro-N-nitroso- guanidine. Dans un mode d'exécution, on soumet une souche parente à une irradiation telle que ci-dessus ou à un traitement avec l'agent induisant la mutation, puis on cultive la souche ainsi traitée dansun milieu de gé- lose et de matières minérales contenant un agent capable d'inhiber la production de coproporphyrine III. Si cela est nécessaire, on peut répéter le traitement d'irradiation ou avec l'agent de mutation ainsi que la culture, et on récupère une souche ayant le pouvoir accru de produire la copropOrphyrine III. La culture peut se faire dans les mêmes conditions (par exemple, température, pH) que dans le cas d'une culture de la sou- che voisine (souche apparentée), et l'inhibiteur peut être choisi parmi des inhibiteurs connus comme la coproporphyrine III, le L-tryptophane et le 5-méthyl-DL- tryptophane. Ainsi, la présente invention comprend également un procédé de production d'une variété ou mutant d'un micro-organisme produisant la coproporphyrine III, procédé selon lequel on soumet un micro-organisme don- nant cette substance, du genre Arthrobacter, à une irradiation ou à un traitement avec un agent de mutation, on cultive le micro-organisme ainsi traité dans un mi- lieu contenant une substance capable d'inhiber la for- mation de coproporphyrine III, et on récupère du bouil- lon de culture une souche ayant le pouvoir accru de produire la coproporphyrine III. Des exemples particuliers de tels mutants ou variétés sont une souche d'Arthrobacter hyalinus résistant au 5-méthyl-DL-tryptophane, NOC 11001 (FERM-P N 5256, ATCC N 31736), une souche d'Arthrobacter hyalinus résistant à la coproporphyrine III, NOC 11002 (FERM-P N 5259, ATCC N 31739), une souche d' Arthro- bacter globiformis résistant au L-tryptophane, NOC 11004, (FERM-P N 5258, ATCC 31738), et une souche d'Arthro- bacter pascens résistant au L-tryptophane, NOC 11003, (FERM-P N 5257, ATCC N 31737). Dans le procédé selon cette invention, on cultive l'un des microorganismes ci-dessus du genre Arthrobacter, produisant la coproporphyrine III, et on récupère cette substance du bouillon de culture, directement ou indirectement. Le milieu de culture employé selon l'invention contient une source de carbone, une source d'azote, une source de matières minérales, des vitamines, un agent antimousse etc... Des exemples de la source de carbone sont des glucides, alcools, hydrocarbures et le son, des exemples de la source d'azote sont la liqueur de macération de mais, l'extrait de levure, des extraits de viandes, des peptones, de la farine de poisson, des sels d'ammoniums, des produits de décomposition de protéines, des amino acides (en particulier la L-cystine), des nitrates minéraux et l'urée, tandis que des exemples de sels minéraux sont des phosphates, des composés du magnésium donnant l'ion Mg tels que des sels de magné- sium, ainsi que des sels de zinc, de calcium, de manganèse, de molybdène et de cuivre. La composition du milieu de culture peut être modifiée d'une manière appropriée et on peut au cours de la culture ajouter au milieu des quantités supplémentaires des divers ingrédients ci-dessus. Par exemple, si la source de carbone est un alcool, on peut en ajouter une quantité supplémentaire quand sa con- centration résiduelle tombe au-dessous d'un taux déter- miné, ou bien on peut l'ajouter au voisinage du début de formation de la coproporphyrine III. Cela peut accroi- tre le rendement de production de cette substance. On obtient de bons résultats si le milieu de culture ne contient pas de sels de fer. Dans la culture de la souche du genre Arthrobacter produisant la coproporphyrine III, dont des exemples ont été donnés plus haut, le milieu de culture contient au moins 0,1 g par litre de L-cystine et/ou au moins 0,5 g par litre de l'ion Mg, de pré- férence 0,1 à 5 g de L-cystine et/ou 0,5 à 10 g, mieux encore 1 à 10 g et en particulier 3 à 5 g de l'ion Mg Le procédé perfectionné selon cette invention permet d'obtenir le coproporphyrine III avec un rendement nettement amélioré, à savoir d'au moins deux fois environ et souvent même trois fois celui qui est indiqué dans le brevet japonais N0 7492/77 précitée On effectue la culture dans des condi- tions aérobies, en secouant ou en agitant par aération, mais il est préférable de faire circuler de l'air pour maintenir à un taux aussi faible que possible l'oxygène dissous dans le milieu de culture. La température de culture est en général d'environ 20 à 4O0C et le pH du milieu est maintenu aux environs de 4 à 9,5. Le temps de culture est ordinairement del'ordre de 2 à 30 jours, pouvant varier avec les autres conditions. Comme la coproporphyrine III s'accu- mule avec un meilleur rendement dans le produit de la culture, par exemple dans le bouillon de culture, elle peut en être extraite avec de bons rendements, par- exemple au moyen d'un agent d'extraction approprié tel que de l'acétate d'éthyle acidifié par de l'acide acétique, d'une manière habituelle, l'extraction se faisant ordinairement après que les cellules micro- biennes et autres matières solides ont été séparées du produit de culture. On traite l'extrait avec une so- lution méthanolique d'HCl pour faire l'ester méthylique de la coproporphyrine, puis, si cela est nécessaire, on purifie l'ester par chromatographie sur une colonne d'alumine pour obtenir la coproporphyrine III sous la forme de son ester méthylique. Dans le procédé selon cette invention, on peut aussi récupérer la coproporphyrine III du produit de. réaction, avec un substrat formant cette substance, des cellules microbiennes qui ont été sépa- rées du produit de la culture, de préférence les cellules microbiennes séparées-du produit résultant de la culture d'une souche du genre Arthrobacter produisant la coproporphyrine III dans des conditions do.nant de cette substance pro- pres à la multiplication des cellules microbiennes, ou encore d'un extrait enzymatique brut des cellules microbiennes. Des exemples du substrat formant la coproporphyrine III sont le glycocolle, l'acide fumarique, l'acide a-cétoglutarique, l'acide succinique, l'acide 6- aminolévulinique, ainsi que des sels de ces acides et des substances contenant ces composés, des exemples de sels comprenant ceux de sodium, de potassium et ammonium. L'extrait enzymatique brut peut être obtenu par exemple par un écrasement des cellules microbiennes par broyage, ou bien par leur destruction aux ultrasons, par une brusque différence de pression ou encore avec une enzyme produisant la dissolution des membranes cellulaires. La réaction des cellules microbiennes ou de leur extrait enzymatique brut avec le substrat formant la coproporphyrine III peut se faire par exem- ple par secouage ou agitation du mélange réactionnel ou encore en laissant celui-ci au repos à une tempé- rature d'environ 20 à 40C et à un pH de l'ordre de 4 à 9,5, pendant une durée comprise entre 5 heures et 5 jours environ. On peut séparer la coproporphyrine III du produit de réaction de.la même manière que dans le cas de la récupération de cette substance du bouillon de culture, et ainsi, conformément à la présente invention, on peut obtenir la coproporphyrine III du bouillon de culture avec un rendement élevé, soit directement, soit indirectement après un certain temps. La coproporphyrine III est dosée de la manière suivante dans le bouillon de culture: on soumet 0,5 ml du bouillon, éventuellement après dilution, à une extraction avec 10 ml de tampon à l'acétate O,lN (pH 4,7) et 10 ml d'acétate d'éthyle, on dissout dans ml d'acide chlorhydrique 2.5 % la coproporphyrine extraite dans la couche d'acétate d'éthyle et on mesure l'abscrbance de la solution chlorhydrique à 401,5 nm. La concentration en coproporphyrine III du produit de culture est déterminée à partir d'une courbe d'étalonnage établie séparément. Les exemples qui suivent illustrent plus particulièrement la présente invention. EXEMPLE 1: On inocule Arthrobacter globiformis (souche ATCC 8010) dans un tube à essais de 21 mm de diamètre extérieur contenant 15 ml d'un milieu de culture stérilisé avec, par litre d'eau pure désionisée, g de glucose, 1 g d'extrait de levure, 3 g de peptone, 3 g de nitrate d'ammonium, 0,4 g de phosphate monopotassi- que, 1,5 g de phosphate disodique, 5 g de sulfate de magnésium, 10 mg de sulfate de manganèse, 10 mg de sulfate de zinc, 200 pg de sulfate de cuivre, 10 pg de trioxyde de molybdène, 5 g de carbonate de calcium et 0, 2 g de L-cystine, et on cultive à 30 C pendant 3 jours tout en secouant, puis on ajoute tous les 2 ou 3 jours une solution aqueuse à 50 % de glucose, au total 75 g de glucose étant ajoutés par litre du bouillon en une période de culture de 15 jours. La concentration de la coproporphyrine III qui s'est accumulée dans le bouillon de culture à ce moment est de 250mg/litre. EXEMPLE 2: On procède à la même culture que dans l'exemple 1 pendant 15 jours, mais en l'absence de L-cystine. La concentration de coproporphyrine III qui s'est accumulée dans le bouillon à ce moment n'est plus alors que de 132 mg/litre. EXEMPLE COMPARATIF 1: On opère encore la même culture que dans l'exemple 1 pendant 15 jours, mais en l'absence de L-cystine et en abaissant la proportion de sulfate de magnésium à 0,5 g par litre du milieu de culture. La concentration de coproporphyrine III accumulée à ce moment dans le bouillon n'est plus que de 91 mg/litre. EXEMPLE 3: On inocule Arthrobacter globiformis (.Duche ATCC 8010) dans un Erlenmeyer de 500 ml conte- nant 250 ml du même milieu de culture stérilisé qu'à l'exemple 1 et on cultive à 30 C pendant 3 jours tout en secouant, puis on ajoute tous les 3 ou 4 jours une solution aqueuse à 50 % de glucose, au total 54 g de glucose étant ajoutés par litre du bouillon en une période de 18 jours. A ce stade, la concentration de coproporphyrine III qui s'est accumulée dans le bouil- lon de culture est de 225 mg/litre. On centrifuge pendant 10 minutes à 10.000 G 4 litres du bouillon de culture ainsi obtenu pour en éliminer les matières insolubles comme les cellules microbiennes, on ajuste à 3,6 le pH du liquide surnageant et on le centrifuge pendant 10 minutes à 1.000 G pour en séparer le précipité formé auquel on ajoute du méthanol et de l'acide sulfurique, on laisse reposer le mélange pendant une nuit au réfrigérateur puis on le soumet à une extraction avec du dichloro- méthane.on concentre la couche de dichlorométhane et en la purifiant par chromatographie sur une colonne d'alu- mine on obtient 680 mg de l'ester tétraméthylique cris- tallisé de la coproporphyrine III. EXEMPLE 4: On inocule Arthrobacter hyalinus (souche FERM-P 3125) dans un tube à essais de 21 mm de diamètre contenant 15 ml d'un milieu de culture stérilisé avec, par litre d'eau désionisée, 10 ml d'alcool isopro- pylique, 1 g d'extrait de levure, 3 g de peptone, 3 g de sulfate d'ammonium, 0,4 g de'phosphate monopotassique, 1,5 g de phosphate disodique, 5 g de sulfate de magné- sium, 10 ml de sulfate de manganèse, 10 mg de sulfate de zinc, 200 pg de sulfate de cuivre, 10 pg de trioxyde de molybdène, 5 g de carbonate de calcium et 0,2 g de L-cystine et on cultive à 30 C pendant 3 jours tout en secouant, puis on ajoute tous les 2 ou 3 jours tout en cool isopropylique, au total 85 ml d'isopropanol étant ajoutés en 17 jours par litre du bouillon de culture. A ce moment, la concentration de la coproporphyrine III qui s'est accumulée dans le bouil- lon de culture est de 330 mg/litre. EXEMPLE 5: On opère la même culture qu'à l'exem- ple 4 pendant 17 jours, mais en l'absence de L-cystine. La concentration de coproporphyrine III dans le bouil- lon est alors à ce moment de 230 mg/litre. EXEMPLE 6: On opère encore la même culture qu'à l'exemple 4 pendant 17 jours mais en abaissant la quan- tité de sulfate de magnésium à 0,5 g par litre du milieu. La concentration de coproporphyrine III accumulée dans le bouillon est à ce stade de 220 mg/litre. EXEMPLE COMPARATIF 2: On effectue encore la même culture qu'à l'exemple 4 pendant 17 jours, sauf que le milieu de cul- ture ne contient pas de L-cystine, et que la quantité de sulfate de magnésium est abaissée à 0,5 g. La concen- tration de coproporphyrine III dans le bouillon n'est plus alors que de 150 mg/litre. EXEMPLE 7: On cultive de la même manière qu'à l'exemple 1 Arthrobacter aurescens (souche IFO 12136), Arthrobacter pascens (souche IFO 12139)et Arthrobacter ramosus (souche IFO 12958). Les résultats de ces cultures sont groupés dans le tableau I ci-après. T A B L E A U I Souche Durée de la Quantité de copro- culture porphyrine III produite (mg/litre) Arthrobacter aurescens (souche IFO 12136) 17 110 Arthrobacter pascens (souche IFO 12139) 15 210 Arthrobacter ramosus (souche IFO 12958) 15 82 EXEMPLE 8: On effectue la même culture que dans l'exemple 4 pendant 17 jours mais avec, comme micro- organisme produisant la coproporphyrine III, la souche d'Arthrobacter hyalinus (FERM-P N 5256) résistant au -méthyl-DL-tryptophane. La concentration de copropor- phyrine III accumulée dans le bouillon de culture est à ce moment 420 mg/litre. EXEMPLE 9: - On opère encore la même culture que dans l'exemple 4 pendant 17 jours mais avec, comme micro- organisme produisant la coproporphyrine III, la souche (FERM-P N 5259) d'Arthrobacter hyalinus résistant à la coproporphyrine III. La concentration de coproporphyrine accumulée dans le bouillon de culture est à ce moment de 450 mg/litre. EXEMPLE 10: En procédant à la même culture que dans l'exemple 1 pendant 15 jours avec, comme micro-organisme produisant la coproporphyrine III, la souche (FERMP N 5258) d'Arthrobacter globiformis résistant au L-trypto- phane, la concentration de coproporphyrine III accumulée dans le bouillon de culture est à ce stade de 320 mg/litre. EXEMPLE 11: En effectuant encore la même culture qu'à l'exemple 1 pendant 15 jours, mais avec la souche (FERM-P N 5257) d'Arthrobacter pascens résistant au L-tryptophane comme micro-organisme, la concentration de coproporphyrine III accumulée dans le bouillon est à ce stade de 260 mg/litre. EXEMPLE 12: Production de la souche (FERM-P N 5256) d'Arthrobacter hyalinus résistant au 5-méthyl-DL-trypto- phane. On inocule Arthrobacter hyalinus (sou- che FERM-P N 3125) dans un tube à essais de 21 mm de dia- mètre extérieur contenant 15 ml du milieu de culture stérilisé de l'exemple 4 (appelé milieu P) et on cultive à 30 C pendant 3 jours tout en secouant. On met ensuite le bouillon de culture dans une boîte de Petri o on le soumet à une irradiation à l'ultraviolet pendant 2 minu- tes au moyen de deux lampes de 15W placées à 40 cm au-dessus de la boîte, puis on cultive le liquide ainsi traité pendant 10 jours dans un tube à essais de 21 mm de diamètre extérieur contenant 15 ml du milieu P sté- rilisé avec du 5-méthyl-DL-tryptophane, on inocule en- suite le bouillon de culture dans un plateau contenant le milieu P avec du 5-méthyl-DL-tryptophane et de la gélose et on cultive à 30 C. Parmi les colonies formées, on sépare, comme souche d'Arthrobacter hyalinus résistant au 5-méthyl-DL-tryptophane,celle qui a le plus haut pou- voir de produire la coproporphyrine III. EXEMPLE 13: Production d'une souche (FERM-P N 5259) d'Arthrobacter hyalinus résistant à la coproporphyrine III. On recommence l'exemple 12, mais en ajoutant au milieu de culture de la coproporphyrine III à la place du 5méthyl-DL-tryptophane. Parmi les colonies formées on sépare, comme souche d'Arthrobacter hyalinus résistant à la coproporphyrine III, celle ayant le plus haut pouvoir de produire la coproporphyrine III. EXEMPLE 14: Production d'une souche (FERM-P N 5258) d'Arthrobacter globiformis résistant au L-tryptophane. On inocule Arthrobacter globiformis (souche ATC 8010) dans un tube à essais de 21 mm de diamètre extérieur contenant 15 ml du milieu de culture stérilisé de l'exemple 1 (appelé.milieu G) et on cultive à 30 C pendant 3 jours tout en secouant. On met ensuite le bouillon de culture dans une boite de Petri o on le soumet à une irradiation à l'ultraviolet pendant 2 mi- nutes au moyen de deux lampes de 15W placées à 40 cm au-dessus de la boîte, puis on cultive le liquide ainsi traité pendant 10 jours dans un tube à essais de 21 mm de diamètre extérieur contenant 15 ml du milieu G sté- rilisé avec du L-tryptophane. Le bouillon de culture est ensuite inoculé dans un plateau contenant le milieu G avec du L-tryptophane et de la gélose, et on cultive à C. Parmi les colonies formées, celle qui montre le plus haut pouvoir de produire la coproporphyrine III est séparée comme souche d'Arthrobacter globiformis résistant au L-tryptophane. EXEMPLE 15: Production d'une souche (FERM-P N 5257) d'Arthrobacter pascens résistant au L-tryptophane. On recommence l'exemple 14 mais avec la souche (IFO 12139) d'Arthrobacter pascens à la place d'Arthrobacter globiformis, et parmi les colonies ob- tenues, on sépare celle montrant le plus haut pouvoir de produire la coproporphyrine III comme souche d'Arthrobacter pascens résistant au L-tryptophane. - R E V E N D I C A T I 0 N S 1.- Procédé de production de coproporphy- rine III dans lequel on cultive un micro-organisme du genre Arthrobacter produisantcette substance dans unmilieu contenant une source de carbone, une source d'azote et des matières minérales, et on récupère du bouillon de culture la coproporphyrine III formée, procédé carac- térisé en ce que le milieu de culture contient au moins 0,1 g par litre de L-cystine ou au moins 0,5 g par ++ litre de l'ion Mg, ou les deux à la fois. 2.- Procédé selon la revendication 1, dans lequel la proportion de Lcystine est de 0,1 à g par litre du bouillon et la proportion de l'ion Mg+ + de 0,5 à 10 g par litre. 3.- Procédé selon la revendication 1 ou 2, dans lequel la culture est effectuée à une tem- pérature d'environ 40 C et à un pH de l'ordre de 4 à 9,5. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel on fait réagir les cellules microbiennes qui ont été séparées du bouillon de culture, ou un extrait enzymatique brut des cellules, avec un substrat formant la coproporphyrine III, et on récupère la coproporphyrine III du produit de réaction. 5.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans le lequel le micro-organisme produisant la coproporphyrine III est Arthrobacter hyalinus, Arthrobacter globiformis, Arthrobacter aures- cens, Arthrobacter pascens, Arthrobacter ramosus, Arthrobacter cremeus, Arthrobacter resinosus, Arthro- bacter isopropanolophila, Arthrobacter flavidus ou une variété ou mutant d'un de ces micro-organismes. 6.- Procédé selon la revendication 5, dans lequel le micro-organisme produisant la copropor- phyrine III est Arthrobacter hyalinus, souche FERM-P N 3125, Arthrobacter hyalinus ATCC 31263, Arthrobacter hyalinusDSM 867, Arthrobacter globiformis ATCC 8010, Arthrobacter globifornis IFC 12137, Arthrobacter aurescens ATCC 13344, Arthrobacter aurescens IFC 12136, Arthro- bacter pascens ATCC 14358, ArtArobacter pascens IFO 12139, Arthrobacter ramosus ATCC 13727, Arthrobacter ramosus IFO 12958, Arthrobacter cremeus FERM-P N 3126, Arthro- bacter resinosus FERM-P N 3131, Arthrobacter isopropano- lophila FERM-P N 3129, Arthrobacter flavidus FERM-P N 3130, ou bien une souche FERM-P N 5256 d'Arthrobacter hyalinus résistant au 5-méthyl-DLtryptophane, une souche FERM-P N 5259 d'Arthrobacter hyalinus résistant à la coproporphyrine III, une souche FERM-P N 5258 d'Arthrobacter globiformis résistant au L-tryptophane ou une souche FERM-P N 5257 d'Arthrobacter pascens résistant au L-tryptophane. 15. 7.- La coproporphyrine III qui a été obtenue par un procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes. 8.- Procédé de production d'une variété ou mutant d'un micro-organisme fabriquant la copropor- phyrine III, procédé selon lequel on soumet un micro- organisme du genre Arthrobacter produisant cette subs- tance à un traitement d'irradiation ou avec un agent mutagène, on cultive le micro-organisme ainsi traité dans un milieu contenant un inhibiteur de la formation de coproporphyrine III, et on récupère du produit de la culture une souche ayant une capacité accrue pour la production de coproporphyrine III.