La présente invention concerne la fabrication de clichés d'impression et de plaques lithographiques, et elle concerne essentiellement la réalisation d'un montage à partir de plusieurs films individuels afin que ceux-ci permettent l'exposition d'un cliché d'impression. Au cours de la fabrication d'un cliché d'impression, un montage est réalisé par disposition de divers films de matière plastique qui ont été développés après exposition dans une chambre munie d'un appareil de prise de vues, ou par contact, sur une feuille de montage de matière plastique transparente, avec un dessin déterminé par des positions ré- glées déterminées sur une feuille de positionnement. Les films individuels sont alors fixés dans les positions convenables tour à tour à la feuille de montage par collage avec des morceaux d'un ruban transparent adhérant par pression tel que "Scotch". Dans certains cas, lorsqu'il n'y a pas suffi- samment d'espace entre les filrs pour le ruban adhésif, on utilise un adhésif liquide à la place pour le collage. Ces procédés sont couramment utilisés aussi pour la réalisation des montages pour l'impression en couleurs,lorsque les néga- tifs des films individuels de chaque couleur doivent être po- sitionnés les uns par rapport aux autres, par exemple par mise en oeuvre du procédé décrit dans le brevet britannique n 1 128 207, ou par montage avec un oculaire, le film bleu constituant une référence, et pour la réalisation des montages pour l'impression en noiret blanc. Après sa réali- sation, le montage est porté sur un châssis aspirant con- tenant le cliché d'impression et dans lequel il est mainte- nu par aspiration sur le cliché afin qu'il y ait un bon contact entre l'émulsion photographique des films et le re- vêtement sensibilisé du cliché pendant l'impression. Lors d'une impression en couleurs, il est essentiel que le posi- tionnement de l'appareil de prise de vues et de la presse soit assuré à tous les stades car, dans le cas contraire, l'impression présente un décalage. Dans les opérations de montage et de report sur le cliché, tout mouvement -des films individuels en dehors des positions dans lesquelles ils sont fixés peut provoquer un écart des images des clichés en couleurs pendant l'impression. En outre, dans les deux types d'impression, lorsque le contact n'existe plus entre les films individuels et le cliché d'impression, il apparaît une croissance des points qui provoque une réduction de la qualité de l'image. Les deux procédés de collage décrits précédemment présentent des inconvénients considérables. Le ruban adhérant sous pression doit être maintenu à distance des images réel- les portées par les films afin que le contact entre l'émul- sion du-film et le revêtement sensibilisé du cliché, dans le châssis aspirant, ne puisse pas être perdu et cependant, le contact peut aussi disparaître du fait de la présence de la couche supplémentaire formée par le ruban adhésif placé- entre les films et le cliché et du fait de la formation de bulles sur les films étant donné le piégeage d'air entre les films et la feuille de montage, ce phénomène étant provoqué par l'utilisation du ruban adhésif. Lorsque la-région du film qui se trouve en dehors de l'image est petite, il faut beaucoup de temps pour la découpe du ruban adhésif à la configuration voulue à l'aide d'un scalpel. Le ruban adhésif présente souvent un rétrécissement au cours du temps, possè- de l'inconvénient de présenter une migration ou un fluage et se ramollit si bien que, lorsqu'un montage est conservé pen- dant un certain temps, ce qui est souvent le cas, les films quittent leur position repérée de sorte que le positionne- ment relatif disparaît. Etant donné les problèmes posés par le fluage ou la déformation des rubans adhérant sous pres- sion, les montages sont habituellement stockés horizontale- ment dans des tiroirs si bien qu'ils peuvent être rayés ou détériorés d'une autre manière, et les défauts formés peu- vent se reporter sur le cliché. En outre, le ruban adhésif collecte la poussière sur ses bords et laisse un dépôt col- lant lorsque, pour une raison quelconque, le morceau de ruban ou les films doivent être retirés, par exemple pour la retouche des films, puis doivent être replacés. En fait, un décalage de position peut même appraitre au cours de l'application du ruban adhésif puisque cette opération, à moins qu'elle soit effectuée avec de grandes précautions, peut provoquer un déplacement du film. Lors de l'utilisation d'un adhésif liquide et lorsque les films sont retirés du montage pour être stockés ou pour toute autre raison, par exemple lorsqu'ils doivent être retouchés, l'adhésif liquide qui a séché doit être re- tiré à la fois des films et de la feuille de montage. Il s'agit d'une opération qui prend beaucoup de temps et, lors- qu'elle est effectuée sans soin, elle peut provoquer la détérioration des films ou des feuilles de support par formation de rayures qui peuvent apparaître sur le cliché d'impression. On a aussi essayé un autre procédé de collage de films sur des feuilles de montage mais sans l'adopter étant donné les problèmes qu'il pose. Ce procédé met en oeuvre une feuille de montage ayant un revêtement transparent adhé- rant sous pression sur une face. Ce procédé prend beaucoup de temps, le revêtement adhésif attire la saleté et la poussière et on doit utiliser des couches supplémentaires d'une matière non collante pour recouvrir la région de la feuille qui n'est pas recouverte par les films afin d'éviter un collage au cliché d'impression lors du report. Ainsi, l'invention concerne la réalisation d'un montage ne présentant pas ou réduisant au moins les incon- vénients précités. Plus précisément, l'invention concerne un procédé de réalisation d'un montage au cours de la fabrication d'un cliché d'impression, dans lequel des films individuels de matière plastique tels que des négatifs monochromes, sont collés sur une feuille de support de matière plastique trans- parente (feuille de montage), ce procédé se caractérisant en ce que la feuille de support porte un revêtement d'un adhésif sec et transparent thermosensible sur une face, les films étant placés sur le revêtement et étant collés à la feuille de support par chauffage à une température qui suffit à la fusion temporaire du revêtement sans détério- ration des films et de la feuille de support. La résistance mécanique de l'adhésif thermosensi- ble suffit au maintien des films en vue d'une utilisation normale mais permet l'enlèvement des films (par arrachement) sans détérioration, et le revêtement adhésif reste pr-atique- ment intact sur la feuille de support et peut être réutilisé. Ainsi, la cohérence des molécules de l'adhésif thermosensi- ble mutuellement et vis-à-vis de la feuille de support est suffisamment importante pour que des zones de colle ne puis- sent pas être enlevées lorsque les films sont arrachés. Il faut noter que la matière plastique de la feuille de support doit être compatible avec celle des films ou identique. Ainsi, l'invention permet la fixation rapide des films individuels sur la feuille de support, les films gar- dant leur position tant que cela est nécessaire et pouvant être ensuite facilement enleves et remis en place après re- touche, et les inconvénients des couches suppl!men; taires de ruban adhésif lors du report sont éliminés. La chaleur peut être appliquée manuellement à l'aide d'un dispositif de chauffage placé temporairement sur les films à plusieurs emplacements de chaque filmr après la mise en position de ceux-ci et avant l'enlèvement pour la disposition dans le chassis aspirant en vue du report. De préférence, la réalisation du montage comprend le perçage de trous de positionnement dans chaque film sur unetable de montage ayant une surface plane et lisse d'une matière conductrice, par exemple de polyéthylène, chaque film étant positionné de façon convenable sur la feuille de support par des ergots de positionnement tels que dé- crits dans le brevet britannique précité. Cependant, en l'absence de l'utilisation d'un tel système comprenant des ergots, et lorsque le montage est réalisé par disposition d'un "repère bleu'" à l'aide d'un occulaire permettant la mise en position repérée des images, le repère bleu peut rester en position et la fixation du film est assurée par contact du dispositif de chauffage à deux emplacements. Cette opération est très commode sans enlèvement du film. Dans une variante de chauffage dans laquelle des ergots de positionnement sont utilisés pour le maintien des films en position repérée sur la feuille de support, la totalité du montage, y compris les ergots, peut être placée dans un dispositif aspirant qui est commandé afin que les films restent à plat contre la feuille de support, par enlèvement de la totalité de l'air intermédiaire, et le chauffage est réalisé alors que le montage est sous vide afin que les films soient collés à la feuille de support. Lors de la mise en oeuvre de ce procédé, même la simple possibilité du piégeage d'air entre les films et la feuille de support, pouvant poser des problèmes de perte de contact, est pratiquement supprimée. On peut utiliser tout dispositif commode de chauf- fage avec le dispositif aspirant, par exemple un élément programmable de chauffage ou des ondes électromagnétiques à haute fréquence qui échauffent temporairement les ergots métalliques de positionnement du montage à une température égale à la température de fusion du revêtement. L'invention concerne aussi un dispositif de chauf- fage destiné à la réalisation d'un montage et permettant le collage de films individuels de matière plastique sur une feuille de support de matière plastique transparente portant un revêtement d'adhésif sec transparent thermosensible sur une face, le dispositif de chauffage comprenant un élément de chauffage électrique ayant un applicateur destiné à être au contact de régions localisées d'un film, un dispositif de chauffage se caractérisant par un dispositif générateur de chaleur sous forme d'un transistor et par un dispositif de réglage de la température de fonctionnement d'après la tension base-émetteur du transistor. Enfin, l'invention concerne aussi une machine à coffret dans laquelle un montage de films individuels de matière plastique et une feuille de support de matière plas- tique transparente ayant un revêtement sec, transparent et thermosensible sur une face, peuvent être montés si bien que les films peuvent être collés à la feuille de support par chauffage, la machine se caractérisant par la présence d'un dispositif aspirant destiné à exercer une dépression sur le montage et d'un dispositif de chauffage destiné à échauffer la feuille de support et coller les films à cette feuille. D'autres caractéristiques et avantages de l'inven- tion seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'exemples de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels: - la figure 1 est une élévation latérale d'une partie d'un montage illustrant la mise en oeuvre d'un pro- cédé connu de collage de films sur une feuille de support; - la figure 2 est une perspective illustrant la mise en oeuvre du procédé de l'invention; - la figure 3 est une perspective schématique d'un exemple de dispositif de chauffage utilisé pour la mise en oeuvre du procédé décrit en référence à la figure 2; - la figure 4 est une coupe suivant la ligne IV-IV de la figure 3; - la figure 5 est un schéma électrique du disposi- tif de réglage de la température du dispositif de chauffage de la figure 3; - les figures 6a, 6b et 6c représentent trois va- riantes de l'extrémité d'application du dispositif de chauffage de la figure 3; et - la figure 7 est une perspective avec des parties arrachées d'une machine aspirante, permettant la mise en oeuvre du procédé de l'invention. La figure 1 des dessins annexés représente une partie d'une feuille de support constituant une feuille 1 de montage à laquelle un film photographique 2 (représenté en partie seulement) est collé par des morceaux de ruban adhérant sous pression, un morceau étant repéré par la ré- férence 3. Lorsque la pression exercée dans la direction de la flèche 4 est excessive lors de l'application du ruban, le film se déplace dans la direction de la flèche 5 et n'est plus en position repérée. Cette figure représente donc l'un seulement des inconvénients de l'utilisation d'un ruban adhérant sous pression pour la réalisation d'un montage. La figure 2 représente un montage comprenant une feuille de support formant une feuille 10 de montage de matière plastique transparente, par exemple de polyester, notamment vendue sous diverses marques de fabrique par ICI- notamment sous la marque "Melinex", cette matière étant di- mensionnellement stable. La feuille 10 a un revêtement il à sa face supérieure sec, transparent et thermosensible. Quatre films, par exem- ple de polyester formés par des négatifs monochromes 12 portent des images différentes et représentent une couleur à utiliser pour la réalisation d'une impression dans un procédé en quadrichromie. Ces négatifs monochromes ont été préalablement mis en position repérée par rapport aux né- gatifs monochromes des trois autres couleurs de trois autres feuilles de montage, par mise en oeuvre du procédé et de l'appareil décrits dans le brevet précité britan- nique no 1 128 207, à l'aide d'ergots 13 de repérage à tête plate passant dans des trous de repérage percés dans la feuille de montage et dans les négatifs. Lorsque le dis- positif de chauffage repéré par la référence générale 14 sur la figure 3 est appliqué à quatre zones différentes de chaque négatif 12 tour à tour, le revêtement adhésif il fond et colle les négatifs à la feuille de montage comme indiqué par la référence 15. La température de fusion-du re- vêtement adhésif Il est supérieure à la température ambiante, c'est-à-dire supérieure à la température à laquelle l'adhé- sif fondrait dans toutes les conditions normales d'utilisa- tion et de stockage du montage, cette température étant ce- pendant inférieure à celle qui peut détériorer la feuille de montage et les négatifs. Lorsque les négatifs ont été collés à la feuille 10, les ergots 13 de positionnement sont retirés et le montage est alors placé dans un châssis sous vide en vue de son report sur le cliché d'impression. Il faut noter que le contact entre l'émulsion photographi- que des négatifs et le revêtement sensible du cliché d'im- pression est considérablement meilleur que celui du montage de la figure 1 puisque, lorsque l'aspiration est effectuée avant le report, il n'y a pas de couche supplémentaire 3 de ruban adhésif entre le cliché et les négatifs. Le dispositif 14 de chauffage représenté sur la figure 3 est destiné à fonctionner à une température qui correspond à la température de fusion du revêtement adhésif afin qu'il ne détériore pas les négatifs ou les feuil- les de montage. Le dispositif 14 de chauffage est de préfé- rence commandé électriquement par l'intermédiaire d'un com- mutateur 15 à bouton-poussoir et d'un fil 16 relié à un ensemble 19 de commande et d'alimentation. Le fil 16 est relis à une poignée 17 qui est saisie par la personne qui réalise le montage et qui contient un élément de chauffage électrique sous forme d'un transistor 18 (voir figure 4). Une première extrémité de la poignée 17 constitue un dis- positif d'application destiné à être au contact de régions localisées des négatifs 12. La figure 5 représente un circuit de réglage de la température du transistor 18 monté à l'extrémité d'applica- tion de la poignée 17 du dispositif 14. Lors de l'applica- tion habituelle des semi-conducteurs, l'effet de chauffage est potentiellement dangereux pour ladurée du composant et en conséquence on place des radiateurs sur les dispositifs à semi-conducteur de puissance afin de dissiper la chaleur indésirable. Cependant, dans le mode de réalisation décrit, la chaleur dégagée dans le transistor 18 est essentielle au fonctionnement du dispositif. L'élévation de température du transistor 18 est fonction de sa tension base-émetteur. Comme cette tension peut être directement reliée à la température, cette carac- téristique est utilisée dans le circuit pour le réglage et le maintien de la température du transistor et ainsi de l'extrémité d'application du dispositif 14 de chauffage à une valeur prédéterminée. Ainsi, la figure 5 représente un transformateur 20 destiné à être relié à une alimentation 21 ayant un enroule- ment 22 de sortie, le signal transmis étant redressé par une diode 23 afin qu'elle forme une alimentation demi-onde. Celle-ci permet le fonctionnement des circuits de réglage et d'alimentation du dispositif 14 de chauffage de façon alternée, avec des périodes de réglage et de mesure insérées entre les demi-ondes. Ainsi, dans le circuit de réglage du transistor 18, le courant demi-onde redressé est transmis par une résistance 24 et une chaîne de circuits d'inversion du type métal-oxyde-semi-conducteur complémentaire 25, 26, 27 et 28 à la jonction base-émetteur du transistor 18. Le courant du circuit 28 d'inversion, circulant dans la jonc- tion base-émetteur du transistor 18, crée une tension base- émetteur qui dépend de la température du transistor. Cette tension est comparée à une tension de référence par un am- plificateur différentiel 29 et le signal de ce dernier est conservé dans un condensateur 30. Lorsqu'un cycle d'alimen- tation commence, ce condensateur se décharge dans une entrée d'un amplificateur différentiel 31 dont la sortie pilote un transistor 32a qui alimente lui-même le transistor 18, une réaction étant assurée entre l'émetteur de ce transistor et l'autre entrée de l'amplificateur 31. La tension de référence transmise à l'amplificateur 29 est tirée d'un circuit diviseur de tension portant la ré- férence générale 32 et recevant une tension V2 tirée de la sortie d'un circuit 33 relié à l'enroulement 22 du transfor- mateur par un circuit RC 34 et une diode 35. Le circuit di- viseur 32 comporte une résistance 36 qui est un composant séparé dont la valeur est adaptée aux caractéristiques du transistor 18. Cette résistance est placée dans un bouchon fixé à l'applicateur afin que l'ensemble d'alimentation et l'applicateur puissent être interchangeables. Le circuit diviseur de tension comporte aussi une résistance variable 37 et une prise 38 de prélèvement de la tension de réfé- rence. Une tension V1 provenant de l'enroulement 22 parvient aux collecteurs des transistors 18 et 32a. La synchronisation des périodes de mesure et d'ali- mentation est assurée par des commutateurs analogiques métal-oxyde-semi-conducteur complémentaire 40, 41 et 42. Les commutateurs 40 et 42 sont commandés par des signaux provenant de la sortie du circuit 26 d'inversion et le commutateur 41 est commandé par le signal du circuit 27 d'inversion. Les signaux des circuits d'inversion sont re- présentés par les formes d'ondesaccompagnant les trois com- mutateurs sur la figure 5, la référence M désignant les pé- riodes de mesure et la référence P les périodes d'alimenta- tion. Ainsi, pendant une période de mesure-réglage, une tension base-émetteur doit être formée à partir du circuit 28 d'inversion, et elle est obtenue à l'aide du signal A provenant du circuit 27. Ce signal est aussi utilisé pour l'isolement du condensateur 30 par rapport à l'amplifica- teur 31. Simultanément, le signal A qui est l'inverse du signal A est utilisé pour la connexion de la sortie de l'amplificateur 29 au condensateur 30. En outre, l'ampli- ficateur 31 assure le passage du transistor 32a à l'état non conducteur. Pendant une période d'alimentation, le condensateur est relié à l'amplificateur 31 sous la commande du signal A du commutateur 41, le signal A du commutateur 42 isolant l'amplificateur 31 par rapport à la masse et l'amplificateur 29 par rapport au condensateur 30. L'utilisation de la fréquence du réseau à 50 Hz (ou 60 Hz) pour la détermination des périodes alternées de mesure et d'alimentation permet la réalisation d'un dispo- sitif dont la réponse aux variations de température est très rapide. Les figures 6a, 6b et 6c représentent trois modes de réalisation différents de l'extrémité d'application ayant un bord arrondi. Lors de la mise en oeuvre de la machine représentée sur la figure 7, un montage 40 analogue à celui qui est re-- présenté sur la figure 2, comprenant des ergots de repérage, est placé dans le coffret 41 avant collage. Le montage 40 il est convenablement supporté. Un couvercle ayant une couver- ture aspirante 42 est abaissé sur le montage 40 et est blo- qué. La fermeture du couvercle déclenche automatiquement une série d'opérations dont la première est la création d'une dé- pression dans le coffret à l'aide d'une pompe 50. Lorsqu'une dépression a été créée dans le coffret 41, elle maintient les négatifs à plat contre la feuille de montage. Un enroulement 43 de chauffage par induction à haute fréquence est logé dans le coffret 41 sous le mon- tage 40 et sur un chariot 44 qui se déplace sur deux rails parallèles 45. Le brin supérieur d'un fil ou d'une courroie sans fin 46 est fixé au chariot 44 et passe sur deux pou- lies 47, 48, la première étant entraînée par un moteur élec- trique 51 par l'intermédiaire d'une courroie. L'enroulement 43 est relié à une alimentation 49 à haute fréquence. Lors- que, au cours du fonctionnement, l'enroulement 43 passe sous le montage, le champ électromagnétique qu'il crée coo- père avec les ergots d'acier et provoque une élévation de la température de ceux-ci si bien que la chaleur dégagée par les ergots provoque le collage du film de montage à la feuille appliquée par aspiration, à chaque emplacement d'un ergot. Après commande de la pompe 50 par fermeture du couvercle et après réduction de la pression dans le coffret d'une valeur convenable mesurée par un capteur convenable ou après une période déterminée suivant la commutation de la pompe à vide, un circuit 52 de commande provoque la trans- mission par un circuit 49 d'alimentation d'énergie à haute fréquence à l'enroulement 43 et l'entraînement de la poulie 47 par le moteur 51 si bien que l'enroulement se déplace sous le montage. Lorsque l'enroulement s'est déplacé le long de tout le montage, le chariot 44 déclenche un micro- contact inversant le fonctionnement du moteur 51 qui ramène le chariot 44 et l'enroulement 43 en position initiale. Le retour est aussi détecté et l'énergie à haute fréquence n'est plus transmise à l'enroulement 43, la pompe 50 est arrêtée et le couvercle du coffret 41 est débloqué si bien que le montage peut être retiré. Il faut noter qu'on peut utiliser d'autres dis- positifs moteurs destinés à déplacer l'enroulement, notam- ment des appareils connus de déplacement linéaire. Il faut aussi noter que le coffret 41 est convena- blement protégé afin que l'énergie à haute fréquence prove- nant de l'enroulement 43 ne puisse pas sortir du coffret. Celui-ci peut avoir un dispositif de commande permettant la variation de la vitesse de déplacement de l'enroulement. Le procédé décrit supprime les erreurs de position- nement provoquées par un fluage ou une déformation des films portés par la feuille de montage, provoqué par la détériora- tion d'un ruban adhérant sous pressionî surtout lorsque le montage est conservé verticalement, supprime aussi le sto- ckage horizontal normalement nécessaire puisque les systèmes modernes de classement vertical à accès rapide peuvent être utilisés, et élimine les rayures et les détériorations des montages dues au stockage horizontal dans des tiroirs. La réalisation du montage prend beaucoup moins de temps puis- qu'on ne doit pas utiliser des morceaux individuels de ruban et les problèmes de report sans contact sont supprimés. On peut aussi réaliser des économies de films étant donné que la marge normalement fixée par les rubans adhésifs n'est pas nécessaire et on peut aussi économiser du papier étant donné la facilité de l'utilisation de films en vue de tra- vaux tels que la réalisation de cartes postales; le colt est réduit puisque le ruban adhérant sous pression n'est plus nécessaire et des petits morceaux de film dont la fi- xation n'est pas facile à l'aide d'un ruban adhésif, peu- vent être fixés rapidement à la feuille de montage. Il faut noter que l'invention concerne aussi un montage réalisé par mise en oeuvre d'un procédé selon l'in- vention. Un adhésif thermosensible qui convient pour la mi- se en oeuvre du procédé décrit précédemment est vendu par I.C.I. Limited sous la marque de fabrique "Protofilm". Bien-entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs et procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de réalisation d'un montage au cours de la fabrication d'un cliché d'impression, selon lequel des films individuels de matière plastique tels que des négatifs mono- chromes, sont collés sur une feuille de support de matière plastique transparente formant une feuille de montage, ledit procédé étant caractérisé en ce que la feuille de support (10) a un revêtement d'un adhésif sec, transparent et ther- mosensible (11) sur une face, les films (12) sont placés sur le revêtement adhésif, et les films (12) sont collés à la feuille de support par application de chaleur à une tempéra- ture qui suffit à la fusion temporaire du revêtement (11) sans détérioration des films ni de la feuille de support. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la chaleur est appliquée manuellement à l'aide d'un dispositif de chauffage (14) disposé temporairement contre les films (12) à plusieurs emplacements de chaque film après positionnement des films. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le chauffage est effectué à l'aide d'ondes électro- magnétiques à haute fréquence qui échauffent temporairement les ergots métalliques (13) de repérage disposés dans le montage (40) jusqu'à la température de fusion du revêtement (11). 4. Dispositif de chauffage destiné à la réalisation d'un montage par collage de films individuels de matière plastique sur une feuille de support de matière plastique transparente ayant un revêtement adhésif sec, transparent et thermosensible sur une face, le dispositif de chauffage comprenant un élément de chauffage électrique ayant une extrémité d'application destinée à être au contact de ré- gions localisées du film, ledit dispositif étant caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif générateur de chaleur sous forme d'un transistor (18),et un dispositif (19) de réglage de la température de fonctionnement du dispositif (14) de chauffage d'après la tension-base-émetteur du tran- sistor. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il est combiné à une feuille de support de matière plastique transparente ayant un revêtement d'un adhésif sec, transparent et thermosensible sur une face. 6. Machine destinée à maintenir un montage de films individuels de matière plastique et d'une feuille de support d'une matière plastique transparente portant un revêtement adhésif sec, transparent et thermosensible sur une face, afin que les films puissent être collés à la feuille de support par chauffage du revêtement, ladite machine étant caractérisée en ce qu'elle comprend un dispositif (50) d'application d'une dépression au montage, et un dispositif (43) de chauffage du revêtement de la feuille de support afin que les films soient collés à la feuille. 7. Machine selon la revendication 6, caractérisée en ce que le dispositif de chauffage comporte un enroulement (43) de chauffage par induction à haute fréquence. 8. Machine selon la revendication 7, caractérisée en ce que l'enroulement (43) de chauffage par induction à haute fréquence est monté sur un chariot (44) destiné à se dépla- cer sous un montage placé dans la machine.