La présente invention a pour objet un dispositif apte A servir de pince de suspension ou de pince d'ancrage pour ligne électrique arienne. L'invention s'applique, d'une façon générale, à toutes les lignes électrigues ariennes suspendues à. des pote aux ou autres supports; toutefois elle concerne, plus particulièrement, la suspension et l'ancrage des câbles de transmission des Postes et Télécommunications, qui doivent résister aux sollicitations provoquées par des vents forts.L'état de la technique actuelle dans le domaine des pinces de suspension pour de tels câbles est constitué par deux dispositifs appelés aussi "balancelles", représentés de manière schématique par les figures 1 et 2 du dessin annexé Un premier dispositif connu est une balancelle rudimentaire, sans système de serrage particulier, constituée par un corps 1 et un crochet de suspension 2 monté oscillant par rapport au corps I autour d'un axe 2 (voir figure 1).Le cable 4 passe entre deux bossages 5 formés aux extrémités du corps 1 et un bossage central 6 situé dans la région de l'axe . Ainsi le câble 4 est simplement tordu dans la balancelle, et il n'est pas suffisamment retenu si bien qu'il ne peut résister au glissement par rapport à cette balancelle, lorsqu'il subit un effort de traction important, dans un sens ou dans l'autre, suivant la flèche F ou B'. Ce dispositif a été abandonné par les Postes et Télécommunications, au profit du second dispositif connu décrit ci-après. Cet autre dispositif est toujours une balancelle comprenant un corps I et un crochet de suspension 2 monté oscillant par rapport au corps 1. Ce dernier présente, vers ses extrémités, deux rainures 2 qui sont traversées par le câble 4. Le crochet 2 est lié en rotation avec une "noix" 8 de forme générale cylindrique, montée tournante à l'intérieur d'un évidement central du corps 1, et présentant une rainure diamètrale 2 elle aussi traversée par le câble 4.Ce système assure un blocage effectif du câble; en effet, lorsque celui-ci subit une traction suivant la flèche B ou F, le crochet 2 pivote avec la noix 8 et le câble 4 se trouve alors pincé par suite du déplacement relatif des rainures de guidage 7 et 9. Le fonctionnement de ce système de blocage est satisfaisant dans son principe, mais il engendre des flexions alternées sur le câble au niveau de la balancelle, par suite des efforts orientés tantôt dans un sens, tantôt dans l'autre sens, auxquels est soumise la ligne aérienne.Ces flexions alternées deviennent importantes en amplitude et fréquence lorsque les lignes sont soumises å des vents forts, à tel point qu'elles entraînent par effet de cisaillement la rupture des conducteurs électriques, ce gui rend les lignes inutilisables au bout d'un certain temps. Le phénomène est observé à chaque tempête, mais il se produit aussi à terme pour les lignes moins exposées; dans cette dernière hypothèse, les flexions alternées sont moins fortes, aussi faut-il évidement plus de temps pour atteindre la rupture par fatigue. En ce qui concerne, par ailleurs, les pinces connues dites d'ancrage ou d'arrêt, celles-ci sont constituées par un dispositif composé d'un fourreau portant un crochet, et d'une pièce en forme de coin introduite dans le fourreau, permettant de faire décrire au câble une boucle et de l'arrenter par coincement, de manière à maintenir en tension un tronçon de ligne aérienne, tandis que le brin non tendu du câble ainsi ancré peut soit descendre le long du poteau, soit être repris par un pontage pour former un autre tronçon de ligne aérienne. La présente invention vise à remédier aux inconvénients des balancelles actuelles, évoquées ci-dessus, en fournissant un dispositif apte à assurer la fonction de suspension de ces balancelles, en évitant le glissement du câble et en n'introduisant pas de flexions alternées du câble lorsque la ligne aérienne est soumise à-des sollicitations extérieures, de manière à éviter les ruptures par fatigue et à assurer, par conséquent, une bonne tenue dans le temps, ce dispositif pouvant être utilisé également comme pince d'ancrage en plus de sa fonction de suspension. A cet effet, l'invention a pour objet un dispositif apte à servir de pince de suspension ou de pince d'ancrage pour ligne électrique aérienne, qui comprend essentiellement un corps creux muni intérieurement de deux surfaces d'appui divergentes pour le cabale, et une pièce en forme de coin introduite dans ledit corps creux et présentant deux surfaces de serrage situées respectivement en vis-à-vis des deux surfaces d'appui précitées, le dispositif comportant au moins un trou apte à recevoir un crochet de suspension, ménagé à son extrémité située du côté où les deux surfaces d'appui divergentes sont les plus rapprochées. Ainsi, en introduisant un crochet dans le trou prévu à cet effet gui peut être ménagé soit dans le corps creux, soit dans la pièce en forme de coin, le dispositif selon l'invention est utilisable comme pince de suspension, auquel cas il assure un blocage du câble entre deux paires de surfaces, par un principe de coincement, sans effet de torsion et en exerçant un effort de serrage qui évite le glissement du câble. I1 en résulte une bonne tenue à la fatigue, qui peut être mise en évidence lors de l'essai de vibration longitudinale (pratiqué par exemple suivant le cahier des charges des Postes et Télécommunications). En outre, sans modifier le dispositif et en prévoyant simplement un autre trou, apte à recevoir un crochet d'ancrage, ménagé à l'extrémité du corps creux située du côté od les deux surfaces d'appui divergentes sont les plus écartées, il est possible d'utiliser le dispositif à la manière d'une pince d'ancrage, telle que celles dont le principe a été rappelé plus haut. Avantageusement, les deux surfaces d'appui divergentes du corps creux et/ou les deux surfaces de serrage de la pièce en forme de coin comportent des cannelures ou aspérités, gui augmentent le frottement et l'adhérence du câble sur ces surfaces et contribuent ainsi à éviter le glissement du câble. Suivant une autre caractéristique de l'invention, des moyens de verrouillage sont prévus pour assurer la retenus de la pièce en forme de coin par rapport au corps creux, ce qui est intéressant notamment lors du montage de l'ensemble. De toute façon, l'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de ce dispositif apte à servir de pince de suspension ou de pince d'ancrage pour ligne électrique aérienne Figure 3 est une vue de face, avec coupes partielles, du dispositif selon l'invention représenté dans sa position d'utilisation comme pince de suspension; Figure 4 est une vue du même dispositif en coupe, suivant 4-4 de figure 3. Comme le montre le dessin, le dispositif selon l'invention est constitué essentiellement d'un corps Il et d'une pièce 12 en forme de coin. Le corps Il possède une face arrière 13, une face avant 14 parallèle à as face arrière, et deux parois latérales symétriques 15 et 16 qui relient entre elles les faces avant et arrière. Ainsi le corps 11 est creux, et son évidement central communique avec l'extérieur par le haut et par le bas. Les surfaces intérieures des deux parois latérales 15. et 16 sont divergentes, comme le montre la figure 3,et comportent des cannelures TZ. La pièce 12 en forme de coin est introduite à l'intérieur du corps creux 11. Elle présente deux surfaces latérales 18 et 19, comportant des cannelures et situées respectivement en vis-à.- vis des deux surfaces intérieures divergentes du corps creux 11. Lorsque le dispositif est utilisé comme pince de suspension, il est suspendu à un poteau ou autre support par 1 'intermédiaire d'un crochet 20 traversant un premier trou 21 percé dans la face arrière JI du corps creux 11, à. l'extrémité de ce dernier située du côté oA les deux surfaces divergentes sont les plus rapprochées. Le câble 22 passe d'abord entre la surface 18 de la pièce 12 et la surface située en vis-à-vis du corps 11, puis le long de la face inférieure de la pièce 12, et enfin entre la surface 2 de le pièce 12 et la surface située en vis-à-vis du corps 11.Il est à noter que les parois latérales 2 et 16 du corps Il sont prolongées vers le haut par des parties présentant des surfaces arrondies, respectivement i et 2roc, sur lesquelles passe le câble 22. On comprend que, lorsgue ce câble 22 est soumis à un effort longitudinal F ou F', la pièce 12 est tirée vers le haut par rapport au corps Il et assure, par effet de "coin", un blocage du câble entre les surfaces de serrage 18 et 19 et les surfaces divergentes correspondantes du corps creux11. De plus, les cannelures de toutes ces surfaces augmentent la résistance au glissement du câble. Comme le montre plus particulièrement la figure 4, le dispositif est complété par des moyens de verrouillage, qui dans l'exemple considéré sont constitués par une crémaillère i formée sur la face avant de la pièce 12 en forme de coin, et par un bossage 26 coopérant avec la crémaillère 25, formé sur le côté intérieur de la face avant 14 du corps 11.Ces dispositions facilitent le montage de l'ensemble, qui s'effectue de la manière suivante : le câble 22 est introduit à travers l'ouverture supérieure du corps 11, de manière à former une boucle ressortant par l'ouverture inférieure du corps 11.. La pièce 12 est placée à l'intérieur de cette boucle et engagée, avec le câble 22, dans le corps 11, jusqu 'à ce que le bossage 26, s'accrochant entre les premières dents rencontrées de la crémaillère 25, assure la retenue de la pièce 12. Cette retenue empêche toute sortie accidentelle de la pièce 12 mais permet à ladite pièce de s'enfoncer plus profondément dans le corps 11, sous l'effet d'une traction s'exerçant sur le câble 22. Avantageusement, le démontage est rendu aisé en formant le bossage 26 sur une languette élastique découpée sur la face avant 4 du corps 1. La face arrière JI du corps creux 71 est prolongée, du côté où les deux surfaces d'appui divergentes sont les plus écartées, soit à l'opposé du trou 21, par une patte ig dans laquelle est ménagé un second trou 28, destiné à recevoir un crochet permettant l'ancrage du câble, à l'extrémité d'un tronçon de ligne aérienne. Cette patte est toutefois facultative et elle peut être supprimée, dans les cas oU elle n'est pas indispensable pour alléger l'ensemble. Bien entendu, l'invention ne se limite pas à la seule foras d'exécution de ce dispositif apte à servir de pince de suspension ou de pince d'ancrage gui a été décrite ci-dessus à titre d'exemple; elle en embrasse, au contraire,toutes les variantes de réalisation comportant des moyens équivalents, de nombreuses modifications de détail pouvant être apportées au dispositif considéré sans qu'on s'éloigne du cadre de la présente invention; c'est ainsi, notamment, que le trou apte à recevoir le crochet de suspension peut être ménagé non pas dans le corps creux, mais dans la pièce en forme de coin, à l'extrémité de cette dernière située du côté où les deux surfaces d'appui divergentes sont les plus rapprochées, auquel cas le corps creux se présente comme un simple fourreau, d'où une réalisation plus simple et plus légère. REVENDICATIONS 1.- Dispositif apte à servir de pince de suspension ou de pince d'ancrage pour ligne électrique aérienne, caractérisé en ce qu'il comprend essentiellement un corps creux muni intérieurement de deux surfaces d'appui divergentes pour le câble, et une pièce en forme de coin introduite dans ledit corps creux et présentant deux surfaces de serrage situées respectivement en vis-à-vis des deux surfaces d'appui précitées, le dispositif comportant au moins un trou apte A recevoir un crochet de suspension, ménagé à son extrémité située du côté où les deux surfaces d'appui divergentes sont les plus rapprochées. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le trou apte a recevoir un crochet de suspension est ménagé dans le corps creux, à l'extrémité de ce dernier située du côté où les deux surfaces d'appui divergentes sont les plus rapprochées 3.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le trou apte à recevoir un crochet de suspension est ménagé dans la pièce en forme de coin, à l'extrémité de cete dernière située du côté où les deux surfaces d'appui divergentes sont les plus rapprochées. 4.- Dispositif selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que son corps creux comporte un autre trou, apte à recevoir un crochet d'ancrage, ménagé à l'extrémité dudit corps située du côté où les deux surfaces d'appui divergentes sont les plus écartées. 5.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les deux surfaces d'appui divergentes du corps creux et/ou les deux surfaces de serrage de la pièce en forme de coin comportent des cannelures ou aspérités. 6.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que des moyens de verrouillage sont prévus pour assurer la retenue de la pièce en forme de coin par rapport au corps creux. 7.- Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que les moyens de verrouillage précités sont constitués par une crémaillère formée sur une face de la pièce en forme de coin, et par un bossage coopérant avec ladite crémaillère, formé sur une face du corps creux. 8.- Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que le bossage précité est formé sur une languette élastique découpée sur l'une des faces du corps creux.