La présente invention concerne un procédé de tein ture ou de coloration de fibres synthétiques, comprenant des fibres classiques et des fibres craquées Selon 11 invention, un procédé de teinture ou de coloration drune fibre synthétique consiste à placer une étoffe ou feuille convenable de "réserve" contenant un co-lorant à proximité de la fibre synthétique et à la porter à une température suffisamment élevée pour qu'une partie du colorant soit transférée de ltétoffe ou feuille de réserve à ladite fibre synthé-- tique. tre,toffe ou feuille de réserve a pour fonction de retenir une certaine quantité de colorant et il est préférable que la quantité de colorant transférée à la fibre synthétique ne représente qutune faible fraction de celle contenue dans lSé- toffe ou feuille de réserve,de sorte que le procédé peut titre répété de,nombreuses fois avant qulil soit nécessaire de recharger l'étoff@ ou feuille de réserve par une technique classique de teinture au moyen dt-un colorant Toutefois, il est éventuellement possible de recharger continuellement la réserve pendant la mise en oeuvre du procédé de la présente invention. telle quton 12utilise dans le présent mémoire, ltexpression 1Tà proximité" signifie que étoffe ou feuille de réserve doit être mise suffisamment près de la matière à teindre ou colorer pour que le colorant soit transféré à la matière lors de l'application de la chaleur. I1 est préférable que ltétoffe ou feuille de réserve soit mise en contact avec la fibre à teindre ou colorer Normalement, les fibres synthétiques ne se trouvent qu'à la surface de llé-toffe (matière) qui est colorée par le procédé de ltinvention. la présente invention est particulièrement intéressante lorsqurelle stapplique à une étoffe, qutelle soit tissée, non tissée ou tricotée, qui contient, soit comme impuretés, soit comme composantsvouius,une certaine quantité de fibres synthétiques qui n'est pas facilement teinte par un colorant anionique. L'invention s'applique de préférence à la teinture de petites quantités de fibres synthétiques (fibres classiques ou fibres craquées) qui peuvent être présentes comme impuretés fortuites dans des étoffes de laine ou de laine ne e t de coton ce récupération.Les fibres synthétiques constituant des impuretés peuvent être, par exemple des fibres de polyester, de poly- propylène, d'acétate, de substances acryliques, de substances acryliques modifiées de polyuréthanne, de chlorure de polyvinyle ou leurs dérivés. L'invention peut également stappliquer à des étoffes en laine de tonte,en "Nylon", en fibres cellulosiques et acryliques qui contiennent certaines quantités de fibres différentes des fibres synthétiques précitées. Ces fibres peuvent être présentes, soit comme impuretés fortuites, soit comme composants voulus dans les étoffes. La présente invention peut également stappliquer à la teinture ou à la coloration d étoffes contenant une grande proportion de fibres synthétiques. Des exemples de telles étoffes comprennent des étoffes à 70/30 % de polyester et d2un constituant cellulosique, et des étoffes entièrement en polyester. le constituant cellulosique peut être par exemple du coton ou de la rayonne. La présence des fibres synthétiques susmentionnées dans des étoffes en laine de récupération a posé jusqu'à présent un problème difficile à résoudre. Lorsque la laine est teinte en une nuance foncée ou moyenne en utilisant des colorants normaux acides et/ou directs-, les fibres synthétiques susmentionnées ne sont pas teintes, mais apparaissent sous la forme de taches blanches ou colorées qui sont gênantes sur étoffe foncée-ou sous la forme de fibres non teintes réparties régulièrement sur la surface de 1 étoffe en lui abonnant un aspect "laiteux". Il a été tenté antérieurement de résoudre ce probleme en utilisant un colorant dispersé et un véhicule, en m8me temps que le colorant acide ou direct destiné à-la laine ou aux constituants cellulosiques, dans un bain normal de teinture, mais il n'en est résulté qulune coloration modérée des fibres synthétiques et une solidité médiocre du tissu de base au frottement à sec. Dans W:e forme de réalisation préférée de lrin vention, une étoffe ou feuille convenable est teinte préalable ment en une couleur analogue à la teinte de fond désirée de llétuffe contaminée ou plus foncée que cette teinte, en utilisant des colorants dispersés sélectionnés présentant une volatilité convenable. Cette étoffe ou feuille de réserve est ensuite pla cée en contact avec une pièce étoffe de couleur foncée contenant des fibres synthétiques blanches ou de couleur claire et elle est chauffée pendant une période qui est normalement relativement courte.Le colorant dispersé est retenu en réserve dans étoffe ou feuille de polyester ou de polyamide et, dans les conditions de chauffage imposées, une faible quantité-du colorant est transférée à la surface des fibres synthétiques constituant les impuretés qui ont elles-mêmes une bonne affinité pour le colorant dispersé. En conséquence, la surface des fibre. synthétiques est colorée en une nuance identique ou sensiblement identique à celle de étoffe de base. les fibres naturelles de étoffe de base ont peu d'affinité pour le colorant dispersé et même dans les conditions de chauffage, étoffe n1est que très peu affectée par le procédé eta solidité au frottement à sec n'est pas altérée. le-mode opératoire selon ltinvention peut être incorporé dans un procédé d'apprêtage à sec final au cours de la production de l'étoffe et en outre il ne serait normalement pas nécessaire de prévoir une autre étape d'apprêtage au mouillé dans le procédé global. n convient-de noter que c'est la température qui règne à 11 interface entre étoffe ou feuille de réserve et les fibres synthétiques qui est importante. Il n'est pas avantageux que la surface de étoffe de réserve qui n1est'pas en contact atteigne une température trop élevées car il en résulterait une sublimation de la couleur sur étoffe plus froide à traiter. lacouleur serait perdue sur la partie non synthétique de étoffe froide qui serait ainsi salie, Le mode préféré drapplication de la chaleur dépend de la nature de étoffe de réserve et de étoffe de base utilisées.Ainsi, il peut être préférable de préchauffer étoffe à traiter et dlap- pliquer ensuite la chaleur aux deux étoffes en contact Par ailleurs, en particulier avec des étoffes de coton, on peut obtenir des résultats satisfaisants en appliquant la chialeur drun seul coté pendant que les étoffes sont en contact. Si le mode de chauffage est très simple, c'est-àdire en mettant étoffe de réserve en contact avec un seul cylindre qui est chauffe, étoffe de réserve doit alors se composer atune matière mince et dense hautement conductible et exempte de poches dair isolantes. Toutefois, si l'on utilise des modes de chauffage plus compliqués avec éventuellement un préchauffage (de étoffe à traiter) avant le contact, la nature de étoffe de réserve a alors moins d'importance. Lorsqu'il s'agit de teindre ou de colorer une étoffe de grande longueur contenant des fibres synthétiques, 11 étoffe de réserve peut être enroulée sur des rouleaux et elle peut titre alors mise à plusieurs reprises, par exemple vingt fois, en contact avec étoffe à teindre ou colorer, après quoi la réserve est épuisée. Toutefois, les lots étoffes de réserve doivent être enlevés à ce stade, de manière que étoffe de réserve puisse être teinte. étoffe ou feuille de réserve peut etre mise en contact avec l'étoffe contenant des fibres synthétiques sur une calandre ou autre machine appropriée. Lorsqu'on utilise une calandre, il est préférable qu'elle comporte un blanchet. Un procédé préféré de teinture ou de coloration d'une matière en grande longueur consiste à utiliser une étoffe de réserve sous la forme dXune boucle continue à laquelle un colorant peut titre appliqué continuellement en un ou plusieurs endroits de la boucle ou bien, en variante, par intermittence, si nécessaire. Par exemple, une boucle continue d'une étoffe ou feuille de réserve peut passer autour d'une calandre à blanchet, au contact étoffes synthétiques, le colorant étant appliqué à l'étoffe ou feuille de réserve 'drune manière continue ou intermittente à certains endroits de la boucle lorsque ladite étoffe ou-èuille de réserve n'est pas en contact avec l'étoffe à teindre ou colorer. Le degré de migration du colorant à partir de la réserve est proportionnel à l'affinité des fibres synthétiques à l'égard du colorant à la température utilisée et, par conse- quent, la migration est la plu importante or les fibres c- polyester ou de polypropylène, ces fibres étant naturellement les plus gênantes en ce qui concerne la contamination d-a î1e-torts. A titre de comparaison, il.se produit une migration moyenne sur l'acétate et 19 triacétate et une migration relativement faible sur les fibres acryliques. Toutefois, si une contamination par des fibres acryliques est détectée avant la teinture classique de ltétoffe de base, on peut ajouter avantageusement untcolorant cationique soluble au milieu de teinture classique pour donner la nuance désirée aux fibres acryliques constituant les impu restés. L'étoffe ou feuille de réserve et étoffe à traiter sont chauffées à une température 'suffisante pour provoquer le transfert des quantités désirées du colorant. Lorsque l'étoffe de réserve est mise en contact avec Itétoffe de base contenant les fibres synthétiques, une température convenable sérait normalement inférieure à 1700C pour une production en continu. Une température plus basse peut suffire si l'on a recours à la technique de production discontinue. Des étoffes convenables pour constituer étoffe de réserve sont celles présentant une grande capacité pour des colorants dispersés et qui peuvent supporter les températures de traitement nécessaires. les étoffes préfé-rées'sont des étoffes de polyester et une étoffe de polyamide confectionnée avec une fibre fabriquée par Du Pont de Nemours and Co. sous la désignation commerciale "Qiana". On a constaté que des étoffes de triacétate ne donnent qu'un résultat modérément satisfaisant. Pour surmonter les difficultés qu'entraîne Irions stabilité thermoplastique de étoffe ou feuille de réserve, cette dernière peut comprendre une première matière ayant une affinité pour le colorant à utiliser et une seconde matière présentant une plus grande stabilité dimensionnelle que la première à ladite température. La première matière peut; comprendre une ou plusieurs fibres ou résines synthétiques convenables et la seconde matière peut également comprendre un ou plusieurs cons tituants. Irincorporation dans étoffe ou feuille de ré- serve drune telle seconde matière qui peut ne pas avoir une affinité particulière pour le colorant confère une plus grande stabilité dimensionnelle à l'étoffe ou feuille de réserve oans son ensemble. L'étoffe ou feuille de réserve contient de pré férence au moins 50 % de la première matière. la seconde matière constitue de préférence de 20 à 45 % de étoffe ou feuille de réserve. La première matière peut être, par exemple, un polyester ayant une grande capacité pour les colorants dispersés. Si le procédé doit être mis en oeuvre à une température supérieure à environ 2000C, et pouvant s'élever jusqutà une température maximale de 2300C., il risque de se produire un certain ramollissement du polyester. Toutefois, le "soutien" du polyester par la seconde matière, permet de maintenir la stabilité dimensionnelle de ltétoffe ou feuille de réserve. Lorsque le polyester est sous forme de fibres, il peut être tissé ou mélangé avec une autre matière fibreuse telle que des fibres cellulosiques, des fibres de verre, des fibres métalliques et des fibres résistant aux hautestempératures ,telles que le "Teflon" (un hydrocarbure fluo- ré) et le "Nomex"- (un "Nylon" aromatique).Il peut être souhaitable utiliser des fibres celluloslques telles que des fibres de coton ou des fibres cellulosiques synthétiques à cause de leur prix peu-élevé et de leur disponibilité. Un exemple d'une étoffe de réserve convenable contiens 66 % de polyester et 33 % de coton. Lorsquton utilise cette étoffe de réserve partic-ulière, on a constaté qu'à des températures voisines de 2100C, il ne se produit pas de retrait perceptible pendant la mise en oeuvre du procédé. Il es-t toutefois'possible de faire varier la façon dont la première matière est soutenue par la seconde. Ainsi, une étoffe de la seconde matière peut être imprégnée d'une première matière résineuse. En variante, la seconde matière peut avoir la forme dune feuille inerte, par exemple du papier, à laquelle adhère la première matière, par exemple une résine de polyester. Il est souhaitable d'utiliser dans étoffe de réserve des colorants à haute solubilité et présentant une volatilité maximale de manière à pouvoir maintenir la température de fonctionnement à un faible niveau en évitant une altération de couleur ou un brûlage qui peut se produire à une température rot élevée@ Un mélange quelconque des colorants utilisés dans la réserve doit présenter des propriétés équilibrées en ce Qui concerne la volatilité et le transfert aux fibres synthétiques, de manière à maintenir la meAme nuance avec une légère diminution d'intensité seulement pendant le traitement répété,avant qu'une recLar-e de l'étoffe de réserve au moyen du mme mélange de colo rantsque celui utilisé initialement devienne nécessaire. On connaît des colorants jaunes, orangés et rouges, de grande volatilité, mais malheureusement on ne dispose pas de colorants bleus de grande volatilité, et on a peu de chance d'en disposer. Il s'agit d'équilibrer le choix d'un mélange de colorants rouge, jaune et bleu, pour préparer les nuances mélangées foncées, noire, bleu marine, et brun foncé, autour du bleu volatil le meilleur qui stest avéré être le bleu dispersé "Colour Index" N 14. Ce colorant présente une trop faible solidité à la lumière sur le polyester et une solidité beaucoup trop faible à la sublimation pour être utilisé normalement comme principal -composant bleu pour une teinture classlaue en une nuance mélangée.Toutefois, le bleu normal peu coûteux utilisé pour des étoffes de polyester, le bleu dispersé "Colour Index" N 35, est suffisamment volatil pour assurer un transfert à une température d'environ 10 supérieure à celle du bleu dispersé "Colour Index" W 14, de sorte que, hien que ce ne soit pas lridéal, an pourrait certainement utiliser avantageusement d'autres co- lorants. Des colorants dispersés de faible volatilité ne seraient pas particulièrement appropriés lorsque l'étoffe de base est en laine de récupération. Toutefois, une étoffe coton contenant des quantités importantes de polyester pourrait être avantageusement colorée à des températures plus élevées en utilisant des colorants de faible volatilité, de sorte que la solidité de la coloration résultante du polyester serait suffisante pour permettre utiliser des apprêts assurant des plis permanents à la presse ne nécessitant pas de repassage, qui sont appliqués souvent à des articles de coton et de polyester. Les exemples suivants sont donnés à titre illus tratif mais non limitatif de l'invention. Exemple 1 Un échantillon d'une étoffe pour vêtement de marine pesant 850,5-907 g comprenant 65 % de laine, 25 % de coton et 10 % d'autres fibres s'est avéré présenter des taches blanches aues à la présence de fibres de polyester. On a teint préalablement un tissu de polyester pesant 113,4 g avec le bleu dispersé "Colour Index" N 14, nuancé avec des colorants ayant des caractéristiques analogues de sublimation en un bleu marine plus foncé et plus mat que celui de l'étoffe pour vêtement. On a placé les deux étoffes au contact l'une de l'autre sur l'élément de base d'une presse à tête chaude, les fibres de polyester étant tournées vers le haut, et on a fermé la presse en maintenant une température de 210 C pendant 30 secondes. Après ce traitement, les. taches blanches ont disparu, étant donné qu'elles ont été teintes en la même nuance bleu marine que l'étoffe de départ. On a constaté que la nuance du tissu de polyester préalablement teint nta pas été beau- coup affectée par le traitement et on a réutilisé la réserve du tissu de polyester plusieurs fois avant qu'il se soit produit une migration suffisante de la couleur pour nécessiter une nouvelle teinture. Exemple 2 On coud des' fils blancs se composant des fibres synthétiques suivantes dans une étoffe en laine blanche : a) Polyester b) Polypropylène c) Rayonne d'acétate secondaire d) Rayonne de triacétate e) Substance acrylique On recouvre l'étoffe d'une pièce de tissu de polyester pesant 113,4 g, teint en violet intense au moyen du violet dispersé "Colour Index" N 1 et on les place entre deux plaques chauffées à une température de 190 C pendant 40 secondes. En enlevant le tissu de polyester, on constate que les fils susmentionnés sont colorés en une nuance violette intense sur la surface, l'étoffe en laine blanche n'étant que légèrement colorée, même à proximité du tissu de polyester coloré. Exemple 3 En utilisant une étoffe de couverture en polyester de couleur marron; préalablement teinte, on confère une couleur solide à de la flanelle de blazer "Union" en laine et coton de couleur marron présentant des taches bleu pâle et blanches dues à la présence de fibres de polyester. Eirenole 4 En utilisant une étoffe de couverture.en polyester préalablement teinte en noir on confère une nuance solide à une étoffe noire de substance acrylique présentant des taches blanches dues à la présence de fibres de polyester Exemple 5 En utilisant une étoffe de. couverture en polyester de couleur vert bouteille, on confère une couleur solide à une étoffe verte de "Nylon 66" présentant des taches blanches dues à la présence de fibres craquées de polypropylène. Exemple 6 En utilisant la mme étoffe de couverture en.poly- ester, de couleur verte, on confère une couleur solide à une étoffe verte en coton présentant des taches blanches dues à la présence de fibres de triacétate. EXemple 7 On répète. les opérations de l'exemple 1 ci-dessus, en utilisant une étoffe de couverture en "Qiana" (Du Pont de Nemours), qui est un polyamide, et on réussit à teindre les fils. Exemple 8 On place un échantillon d'une étoffe de coton/ polyester contenant 67 % de polyester et 33 % de coton, en contact étroit avec un tissu de polyester pesant 226,8 g qui a été préalablement teint. On chauffe les étoffez sur un blanchet à 220 C pendant 70 secondes. La partie en polyester de l'étoffe de coton/polyester est colorée en une nuance correspondant à environ 50 % de l'intensité de l'étoffe de réserve. Le coton n'est que très légèrement coloré. Exemple 9 La figure 1 représente une orme de réalisation d'un procédé selon l'invention. En se référant à la figure 1, une boucle continue d'une étoffe de réserve 1 passe autour d'un foulard 3 qui appli que un colorant à ltune de ses faces. le colorant est ajouté dans ltauge du foulard 3, selon les besoins. Le foulard 3 peut comprendre des rouleaux presseurs comme représenté, ou en va riante, des rouleaux dlimpression ou un simple rouleau "lécheur" utilisé conjointement à une raclette pour limiter l'absorption du colorant. étoffe de réserve 1 passe du foulard 3 dans un séchoir 5 dans lequel une- partie ou la totalité de l'humidité appliquée pendant le foulardage peut être éventuellement enlevée. étoffe de réserve 1 passe du séchoir 5 sur une ea- landre 7 à blanchet d'où elle est acheminée vers un accumulateur 9. Cet accumulateur peut avoir n'importe quelle longueur désirée et il est bien entendu que la recharge nécessaire est d'autant moins fréquente que la longueur de ltaccumulateur 9 est plus grande. Cet accumulateur 9 peut être éventuellement supprimé étoffe de réserve 1 passe ensuite dans un compensateur de rétrécissement il qui, comme son nom llindique, com pense le rétrécissement progressif de l'étoffe. il est possible de tenir compte du rétrécissement de ltétoffe dans le sens de la largeur en utilisant au départ une étoffe de très grande largeur et/ou en utilisant une technique analogue à celle-cou ramment employée pour "roder"un nouveau blanchet d'une calandre. Une étoffe 13 comportant des fibres synthétiques à teindre ou à-colorer peut provenir d'une grande réserve en plis 15 ou,en variante, de rouleaux sur lesquels ltétoffe est enroulée. Comme représenté, l'étoffe 13 est acheminée vers la calandre 7 à blanchet, par l'intermédiaire de deux préchauffeurs 17 et 19 respectivement. La premier préchauffeur 17 .a la forme d'un seul tambour chauffé à la vapeur d'eau, tandis que le second p-ré chauffeur est constitué de dispositifs de chauffage à infra- round. En quittant la calandre 7' lSétoftie 13 est acheminée par une série de rouleaux de guidage vers un rouleau 20 autour duquel elle est enroulée. L'étoffe 13 est rejointe par un blanchet continu 2t entre les premier et second préchauffeurs 17-et 19. le blanchet 21 passe ensuite autour de la calandre 7 avec étoffe 13. En quittant la calandre 7, le blanchet 21 est ramené à cette dernière en passant sur une série de rouleaux de guidage. La disposition de l'appareil est telle que la calandre 7 est entourée de trois couches de matière sur une partie importante de sa periphérie. La couche interne est constftué-e par étoffe de réserve 1 dont une face est en contact avec la surface de la calandre 7. la couche intermé di aire est constituée par étoffe 13 comprenant des fibres synthétiques, et la couche externe est constituée par le blanchet 21. La chaleur appliquée par la calandre 7 "fixe" dans l'étoffe de réserve 1 le colorant appliqué par le foulard 3, et permet en même temps un transfert de colorant entre étoffe de réserve 1 et Iré toffe 13. Comme on l'a décrit plus haut, l'étoffe 13 est chauffée avant d'entrer en contact avec étoffe de réserve 1 sur la calandre. Ce préchauffage porte la surface de l'étoffe 13 à une température suffisamment élevée pour permettre le transfert du colorant. Le degré de préchauffage est tel que la surface de l'étoffe 13 atteint une température analogue à celle de la surface de la calandre lors de l'entrée en contact de cette der fière étoffe avec l'étoffe de réserve 1 sur la calandre 7. Dans un exemple de mise en oeuvre de Il appareil et du procédé décrits ci-dessus, on traite des coupons étoffe de couleur foncée contenant des impuretés sous la forme de fibres synthétiques de couleur blanche ou pâle, et ces impuretés sont colorées en une nuance intense dans l'étoffe résultante. Pendant ce procédé, le foulard 7 réapprovisionne ltétoffe de réserve en colorant, par exemple après dix tours complets. Oh laisse ensuite l'étoffe à.l'état sec, ctest-a-dire sans colorant, pendant dix tours supplémentaires. On répète ce processus environ dix fois. A ce stade, l'accumulation sur étoffe de réserve des résidus de l'agent de dispersion du colorant, ainsi que de tous produits auxiliaires de foulardage, est telle qu'il faut soumettre l'étoffe à un traitement de lavage. Ce traitement peut titre incorporé dans le procédé en continu ou peut titre effectué séparément. Exemple 10 La figure 2 représente une partie d'une seconde forme de réalisation d'un procédé selon la présente invention. Cette forme de réalisation est particulièrement appropriée pour teindre des étoffes contenant une grande proportion de fibres synthétiques, par exemple des étoffes à 70/30 % de polyester et de coton et des étoffes entièrement en polyester. Dans ee cas, l'appareillage représenté sur la figure 2 remplace celui que l'on voit à gauche de la ligne A-A de la figure 1, l'appareillage situé du côté droit de la ligne A-A étant inchangé. Ainsi, l'étoffe de réserve 31 passe directement de la calandre 7 à blanchet sur un cylindre gravé 33. Ce dernier applique continuellement une faible quantité d'un colorant dispersé pour maintenir uniforme la quantité de colorant transférée sur la calandre à blanchet. Afin d'éviter une irrégularité locale, il est souhaitable d'appliquer le colorant à la surface de étoffe de réserve. qui entre en contact avec la surface chauffée de la calandre 7, plutôt qu'à la surface qui entre en contact avec l'étoffe à traiter. étoffe de réserve 31-passe du cylindre gravé 33 sur un seul cylindre de séchage 35, puis directement sur la calandre 7 à blanchet. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au procédé décrit, sans sortir du cadre de llinvention. REVENDICATIONS 1. Procédé de teinture ou de coloration de fibres synthétiques, caractérisé en ce qu'il consiste à placer ure étoffe ou feuille de réserve convenable contenant un colorant à proximité des fibres synthétiques et à la porter à une température suffisamment élevée pour transférer une partie du colorant de l'étoffe ou feuille de réserve sur lesdites fibres synthétiques. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que seule une faible quantité du colorant est transférée à partir de l'étoffe ou feuille de réserve. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les fibres synthétiques constituent des impuretés ou.un constituant voulu dXune étoffe. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que les fibres synthétiques sont des fibres de polyester de polypropylène, dracétate, de substances acryliques, de substances acryliques modifiées, de polyuréthanne, de chlorure de polyvinyle ou drun dérivé de ces derniers. 5. Procédé selon la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que les fibres synthétiques constituent les impu- ré tés dans une étoffe de laine ou de laine et de coton de récupération. 6. Procédé selon la revendication 1 ou 2, carac térisé en ce que les fibres sont des fibres de polyester présentes dans une étoffe de polyester ou de polyester et d'un composé cellulosique. 7. Procédé selon lune quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'étoffe ou feuille de réserve est mise- en contact avec les fibres à teindre ou à colorer. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que l'étoffe ou feuille de réserve est en polyester ou polyamide. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications i à 8, caractérisé en ce que les fibres synthétiques son pré chauffes. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendica tions 1 à 9, caractérisé en ce que le colorent est un colorant dispersé. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que les étoffes contenant desfibres synthétiques sont teintes ou colories par un procédé discontinu. 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à il caractérisé en ce qu'une étoffe contenant des fibres synthétiques est teinte par un procédé en continu. 13-. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que étoffe contenant des fibres synthétiques et étoffe ou feuille de réserve sont mises en contact sur une calandre à blanchet. 14. Procédé. selon la revendication 13, caractérisé en ce que l'étoffe ou feuille de réserve est sous la forme d'une boucle continue à-laquelle le colorant est appliqué de manière continue ou intermittente. 15. Procédé selon la revendication 13 ou 14, caractérisé en ce que étoffe ou feuille de réserve est séchée ou partiellement séchée après l'application du colorant. 16. Procédé selon la revendication 1, caracté- risé en ce qu'une boucle continue de l'étoffe ou feuille de réserve passe autour d'une calandre à blanchet en contact avec étoffe contenant des fibres synthétiques, un colorant étant appliqué à l'étoffe ou feuille de réserve, et lrétoffe contenant les fibres synthétiques étant chauffée avant dtentrer en contact avec l'étoffe ou feuille de réserve sur la calandre à blanchet. 17. Procédé selon l'une quelconque des revendications i à 16,caractérisé en ce que l2etoffe ou feuille de réserve comprend une première matière ayant une affinité à l'égard du colorant à utiliser et une seconde matière présentant une plus grande stabilité dimensionnelle que la matière citée en premier.lieu à ladite température. t8. Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce que l'étoffe ou feuille de réserve est une étoffe comprenant 66 % de polyester et 73 % dSvm composé cellulosique. 19. A titre de produit industriel nouveau, une étoffe caractérisée en ce qutelle contient des fibres synthé- tiques teintes ou colorées par un procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes.