La présente invention concerne un connecteur électrique, en particulier pour le raccordement de composants électroniques, comportant un boîtier isolant ayant au moins un alvéole et un élément de contact logé dans cet alvéole, ledit alvéole comportant à sa partie supérieure une ouverture pour permettre l'introduction et la mise en place de l'élément de contact et à sa partie inférieure, une ouverture étroite pour permettre le passage d'une queue de raccordement solidaire de la partie inférieure de l'élément de contact. On connaît déjà des supports de ce type, en particulier celui décrit dans la demande de brevet français n0 77 31029, publié sous le numéro 2368158, et qui décrit un connecteur électrique comportant des éléments de contact en forme de U logés dans des alvéoles d'un boîtier isolant. Dans ces supports, la zone de contact localisée entre les deux branches de l'élément de contact est, en raison de la forme particulière de ses branches, disposée relativement profondément à l'intérieur de l'alvéole. Ceci engendre les inconvénients suivants: d'une part, cette réalisation exclut le raccordement de composants électroniques ayant des pattes de connexion très courtes. D'autre part, la sécurité de la tenue mécanique est relativement faible, du fait que la longueur de pattes qui sépare son extrémité libre du point où elle est mécaniquement retenue, est courte par rapport à sa longueur totale, et il suffit d'un faible déplacement du composant pour extraire sa patte de l'élément de contact. En outre, en raison de la distance relativement grande qui sépare le point de contact électrique de la face supérieure du support, la résistance de connexion se trouve accrue du fait que la résistivité du matériau constituant généralement le composant à connecter est élevée. C'est pourquoi la présente invention se propose de pallier ces inconvénients en réalisant un support dans lequel le point de contact et de retenue mécanique se trouve localisé au voisinage immédiat de l'orifice supérieur de l'alvéole. Dans ce but, la présente invention est caractérisée en ce que ledit élément de contact comprend un brin dorsal rigide et un brin frontal souple, le brin dorsal étant sensiblement rectiligne et le brin frontal ayant la forme d'un S dont la branche inférieure a son extrémité libre raccordée rigidement à l'extrémité inférieure du brin dorsal et dont le dos de la courbe supérieure se trouve en appui élastique sur la face du brin dorsal. Selon une forme de réalisation préférentielle, le brin dorsal comporte une partie inférieure parallèle à la queue de raccordement et une partie supérieure légèrement repliée en arrière, de façon à réaliser une cassure à la jonction des parties supérieure et inférieure dudit brin dorsal. Le dos de la courbe supérieure du S du brin frontal est adjacent à ladite cassure. La zone. de contact actif qui se trouve disposée entre la cassure du brin dorsal et le dos de la courbe supérieure du S du brin frontal, est située à une distance de l'ouverture supérieure de l'alvéole qui est inférieure au tiers de la profondeur totale de l'alvéole. La présente invention sera mieux comprise en référence à la deseription d'un exemple de réalisation et du dessin annexé dans lequel La fig. 1 est une vue en perspective d'un support selon l'invention, avec les éléments de contact en place dans le boîtier isolant, La fig. 2 est une vue d'une coupe transversale de ce support, avec les éléments de contact en position dans les alvéoles correspondants, La fig. 3 est une vue en perspective d'un élément de contact extrait de son alvéole, La fig. 4 est une vue frontale de l'élément de contact de la fig. 3, et, La fig. 5 est une vue en perspective, partiellement coupée de l'al véole récepteur de l'élément de contact des fig. 3 et 4. En référence au dessin, la figure 1 illustre un support destiné plus particulièrement au raccordement de composants électroniques ou tout autre élément de contact comportant une queue de raccordement ou une fiche mâle. Ce support, désigné par la référence générale 11, comporte un boîtier ou bloc isolant 12 dans lequel sont aménagés une série d'alvéoles 13 disposés en deux rangées parallèles et contenant chacun un élément de contact 14, décrit plus en détail par la suite. Ce support se présente sous la forme d'un bloc sensiblement parallélépipédique, mais pourrait bien entendu avoir une configuration différente. La fig. 2 représente une coupe transversale partielle du support 11 de la fig. 1, contenant un élément de contact 14, logé dans un alvéole 13 du bloc isolant 12. L'élément de contact représenté comporte un brin dorsal rigide 15, une queue de raccordement 16 qui traverse une ouverture appropriée aménagée dans le bloc isolant 12, dans la paroi qui définit le fond de l'alvéole 13, et un brin frontal 17 souple. Comme le montre plus en détail la fig. 3, le brin dorsal 15 comporte une zonb inférieure 18 sensiblement parallèle à la direction axiale de la queue de raccordement 16, et une zone supérieure 19 qui fait un angle aigu avec la direction du prolongement de la zone inférieure 18. La jonction entre les deux parties définit une cassure 20 indiquée en traits pointillés sur la fig. 3, dont le rôle sera décrit plus en détail ci-dessous. Le brin frontal se présente sous la forme générale d'un S, dont la branche inférieure 21, normale à la direction commune de la queue de raccordement 16 et celle de la partie inférieure 18 du brin dorsal 15, a son extrémité fixée rigidement à la base du brin dorsal 15.La branche libre supérieure 22 a une partie anté rieure élargie latéralement, de telle manière qu'elle puisse éventuellement, suite à une fausse manoeuvre d'introduction, prendre appui sur les épaulements 33 et empêcher une détérioration du contact. En outre, lors d'un essai d'introduction d'une patte à raccorder aux dimensions supérieures,inadaptée aux dimensions de l'alvéole, l'extrémité 22 bute contre les bords de l'alvéole et empêche en fait cette introduction. Le brin frontal 17 comporte par ailleurs un élément central 23 incliné, qui relie les deux branches 21 et 22, en formant à chaque extrémité une boucle respectivement inférieure 24 et supérieure 25. La boucle supérieure 25 est immédiatement adjacente au brin dorsal 15 dans la zone de cassure 20 et de préférence, se trouve en contact élas tique avec elle, comme le montre la figure 2. L'élément de contact représenté est de préférence réalisé d'une pièce par emboutissage et découpage d'une bande de métal. La queue de raccordement 16 est découpée dans le brin frontal qui présente une ouverture cen trale 26 longitudinale, aménagée dans la branche libre inférieure 21 de l'élé ment central 23. Par ailleurs, au cours de la fabrication en série de ces élé ments de contact, dans la bande de métal qui comporte des trous circulaires d'indexation 27 dans un brin de liaison 28, on emboutit un harpon dorsal 29 (voir fig. 2 et 3) dans le brin dorsal 15 et deux harpons latéraux 30, 31 de chaque côté dans la partie inférieure 18 de ce même brin rigide 15, qui ont pour but de s'incruster légèrement dans les parois de l'alvéole et de fixer rigidement l'élément de contact dans son logement.La bordure 28 est ensuite supprimée après la mise en place des éléments de contact dans le bloc isolant. Une forme de réalisation de l'alvéole 13 est décrite plus en détail en référence à la fig. 5. Il comporte un évidement en forme de paralléîépipèd rectangle, dont la paroi dorsale 32 est légèrement inclinée à son extrémité supérieure pour servir d'appui à la partie supérieure 19 du brin dorsal 15. Les parois latérales de l'alvéole 13 comportent chacune une paire d'épaulements 33 qui servent d'appui à la partie antérieure élargie de la branche libre 22 du brin frontal 17. Lors de la mise en place de l'élément de contact dans l'alvéole, la queue de raccordement 16 est engagée à travers l'ouverture du fond du boîtier l'ajustemeht est tel qu'il existe une relative étanchéité entre l'alvéole et la face inférieure du moulage pour empêcher toute remontée de soudure à l'intérieur de l'alvéole. Après introduction totale de l'élément de contact, la boucle 25 est en appui sur le brin dorsal, de sorte qu'une patte de connexion d'un composant électronique, ou toute autre fiche de raccordement introduite à cet endroit, soit bien tenue mécaniquement, grâce à l'effet de ressort du brin frontal et bien connectée électriquement, en raison du même appui élastique.En outre, la zone de contact est très proche de l'ouverture de l'al- véole, de sorte qu'il est possible de raccorder des composants à pattes très courtes et d'avoir un contact électrique de faible résistance. Par ailleurs, la longueur de la patte qui sépare son extrémité libre du point de retenue mé canique, est relativement importante par rapport à la distance qui sépare sa sortie du composant à ce même point. La zone de contact actif définie par la cassure est de préférence située à une distance de l'ouverture supérieure de l'alvéole, inférieure au 1/3 de sa profondeur totale. De cette manière, la longueur de la patte se trouvant à l'intérieur de l'alvéole, au-delà du point de retenue mécanique, est relativement grande. Même soumis à de fortes vibrations, le composant électronique ne risque pas de stextraire accidentel lement de l'élément de contact. Une propriété importante de cet élément est la sécurité de la tenue mécanique des composants qui y sont montés. Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation décrits, mais peut au contraire subir de nombreuses modifi cations et variantes évidentes pour l'homme de l'art, sans dépasser son cadre général dans son sens le plus large. REVENDICATIONS 1. Connecteur électrique, en particulier pour le raccordement de composants électroniques, comportant un boîtier isolant ayant au moins un alvéole et un élément de contact logé dans cet alvéole, ledit alvéole comportant à sa partie supérieure une ouverture pour permettre l'introduction et la mise en place de l'élément de contact et à sa partie inférieure, une ouverture étroite pour permettre le passage d'une queue de raccordement solidaire de la partie inférieure de l'élément de contact, caractérisé en ce que ledit élément de contact comprend un brin dorsal rigide et un brin frontal souple, le brin dorsal étant sensiblement rectiligne et le brin frontal ayant la forme d'un S, dont la branche inférieure a son extrémité raccordée rigidement à l'ex- trémité inférieure du brin dorsal et dont le dos de la courbe supérieure se trouve en appui élastique sur la face intérieure du brin dorsal. 2. Connecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le brin dorsal comporte une partie inférieure orientée selon une direction sensiblement parallèle à la direction de la queue de raccordement, et une partie supérieure faisant un angle aigu avec le prolongement de la partie inférieure, de façon à réaliser une cassure à la jonction des parties supérieure et infé- rieure. 3. Connecteur selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le dos de la courbe supérieure du brin frontal est adjacent à ladite cassure entre les parties supérieure et inférieure du brin dorsal. 4. Connecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le brin dorsal comporte deux harpons disposés latéralement pour ancrer l'élément de contact dans son alvéole. 5. Connecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la branche supérieure du brin frontal est sensiblement perpendiculaire à la direction de la partie inférieure du brin dorsal et comporte à son extrémité une zone élargie qui coopère avec deux épaulements latéraux de l'alvéole, pour donner une assise stable à l'élément de contact à l'intérieur de l'alvéole. 6. Connecteur selon les revendications 1 et 3, caractérisé en ce que la zone de'contact actif disposée entre la face intérieure du brin dorsal et le dos de la cpurbe intérieure du brin frontal, est #it\1ée à une distance de l'ouverture supérieure de l'alvéole inférieure au 1/3 de sa profondeur totale. 7. Elément de contact électrique caractérisé en ce qu'il comporte un brin dorsal rigide constitué d'une lame métallique sensiblement rectiligne, une queue de raccordement disposée sensiblement dans le prolongement de l'ex trémité inférieure dudit brin dorsal et un brin frontal souple ayant la forme générale d'un S, dont la branche inférieure est approximativement normale au brin dorsal et à la queue de raccordement, et se trouve raccordée ri gidement à l'extrémité inférieure dudit brin dorsal, et dont le dos de la courbe supérieure est en appui élastique sur la face intérieure du brin dorsal, pour définir une zone de contact électrique et de tenue mécanique pour un organe conducteur destiné à être introduit dans ledit élément de contact, entre ledit brin dorsal et ledit brin frontal.