L'invention est relative à un procédé pour l'utilisation de déchets de matière synthétique expansée. Le procédé conforme à l'invention peut être appliqué à toutes les matières synthétiques expansées susceptibles d'être découpées. Par 'susceptibles d'être découpées" on entend ici que les matières synthétiques expansées sont, d'une part suffisamment dures pour être soumises sans déformation à un processus de découpage, mais que d'autre part elles sont suffisamment tendres pour pouvoir être découpées sans se briser, à une vitesse de coupe suffisamment rapide. Les très grandes quantités de déchets de matière synthétique expansée de formes très diverses, par exemple les chutes marginales de blocs ou de plaques, de pièces moulées servant à l'emballage de toutes grandeurs, jusqu'à celles des pièces moulées utilisées dans la fabrication des sofas, sont, dans l'état actuel de la technique, principalement transformées, à l'aide de broyeur à couteaux croisés, en granulés qui sont essentiellement utilisés en jardinage et en agriculture pour ameublir les sols. Mais la capacité d'absorption et l'intérêt économique de cette application sont très limités. Aussi en est-on venu ces dernières années à incinérer ces déchets de matière synthétique expansée.Mais cette incinération entrain dans certains cas de grandes difficultés.En raison de la production constamment croissante de tels déchets, en particulier de polystyrène expansé, le plus gros producteur de matière servant à la fabrication de polystyrène expansé s'est efforcé d'améliorer l'incinération des déchets. L'invention a donc pour but de mettre au point un procédé en vue d'obtenir, à partir de déchets de matières synthétiques expansées, un produit de très haute qualité technigue et de bas prix de revient, qui dispose d'un vaste domaine d'application. Pour résoudre ce problème, l'invention propose de traiter des corps de matière synthétique expansée par découpage pour obtenir un produit de bourrage de la nature de la laine de bois, en fils de matière synthétique expansée. Le procédé conforme à l'invention peut être mis en oeuvre d'une manière relativement simple en pratiquant dans le corps de matière synthétique expansée des scarifications parallèles, et en détachant ensuite les couches ainsi scarifiées des corps de matière synthétique expansée, par un processus d'écorçage. Le mode pratique de mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention rçside- dans le fait que l'on amène le corps de matière synthétique expansée de formes, de grandeurs et d'orientations spatiales irrégulières, selon une succession non ordonnée, à un poste de travail où sont effectuées successivement la scarification et l'écorçage. L'invention- est relative en outre à un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé décrit ci-dessus. A cet effet, un autre but de l'invention est de réaliser un dispositif simple, robuste et peu encombrant qui, d'une manière continue, permette un gros débit relatif à la matière synthétique expansée. Pour résoudre cet autre problème, l'invention propose de prévoir un support de couteaux rotatif, à rotation périodique, qui porte, disposés à la suite l'un de l'autre dans le sens de la rotation, un couteau scarificateur et au moins un couteau écorceur et, en outre, un carter enveloppant au moins partiellement le support de couteau et muni d'un emplacement d'arrivée du ma matériau. Selon un mode de réalisation préférentiel de l'invention, le support de couteaux est réalisé sous forme de tambour qui,sur sa surface latérale, porte les couteaux scarificateurs et le couteau écorceux disposés à la suite l'un de l'autre dans le sens de la rotation du tambour. Les couteaux scarificateurs sont de préférence constitués par des lames planes-dont le plan est essentiellement perpendiculaire à l'axe du tambour. I1 est possible de disposer ces lames planes perpendiculairement-à la surface latérale du tambour ;dans ce cas, afin d'obtenir: la longévité maximale de ces lames planes, il est préférable de les disposer de telle manière qutelles puissent être réglées en différentes positions, en chacune desquelles agit une a rête de coupe différente. I1 est préférable cependant, au lieu de lames planes disposées perpendiculairement à la surface latérale du tambour, de prévoir des lames circulaires et de munir ces lames circulaires d'un dispositif d'entrainement. Ce mode de réalisation assure non seulement une longévité accrue, mais encore une amélioration dé la coupe. I1 est recommandé de disposer les lames circulaires suivant la même direction de rotation que le tambour pour obtenir une coupe nette et pour empêcher que le matériau soit projeté par les lames circulaires en dehors de la zone de coupe. Afin qu'à l'emplacement où s'effectuent les scarifications un trop grand nombre de couteaux scarificateurs ne provoque un trop fort bourrage du matériau, mais pour pouvoir d'autre part travailler avec des lames planes relativement fortes et obtenir des fils fins, l'invention propose en outre de disposer sur le tambour un certain nombre de jeux de couteaux à la suite l'un de l'autre suivant la direction de rotation du tambour, les couteaux des divers jeux de couteaux étant décalés l'un par rapport à l'autre suivant la direction de l'axe du tambour. Selon un mode de réalisation préférentiel de l'invention, l'espace intérieur du tambour est réalisé de manière à assurer l'évacu:ion du matériau et, au voisinage immédiat des couteaux écorceurs, sont prévues dans le tambour des fentes pour le passage des fils. De même, les couteaux écorceurs peuvent être fixés sur le tambour. Pour obtenir ainsi une coupe d'écorçage nette, il est recommandé de disposer les couteaux écorceurs sur le tambour avec une certaine inclinaison par rapport à une de ses génératrices. Selon un mode de réalisation préférentiel de l'invention cependant, qui assure une coupe nette même à des vitesses d'écor çage élevées, les couteaux écorceurs sont réalisés sous forme de lames circulaires qui sont montées à l'intérieur du tambour et sont munies d'un dispositif d'entrainement, et font saillie hors du tambour à travers les fentes de passage des fils. Le problème du logement des lames circulaires à l'intérieur du tambour peut être résolu en montant les lames circulaires de manière qu'elles puissent tourner autour d'un axe coïncidant à peu près avec une ligne radiale,passant par le centre géométrique de chaque lame circulaire, du tambour, mais qu'elles soient inclinées ou décalées parallèlement à elles mêmes par rapport à cette licne radiale, suffisamment pour que chaque lame circulaire, d'une part trouve place à l'intérieur du tambour, mais fasse saillie, d'autre part, d'environ 50 % de son pourtour hors de la surface latérale du tambour. Pour adapter la surface latérale du tambour aux lames circulaires, il est prévu de donner au tambour, tout au moins dans la région de la lame circulaire, la forme d'une calotte sphérique; dans ces conditions on obtient que la lame circulaire, sur toute l'étendue où agit son arête de coupe, fasse saillie d'une longueur à peu près constante hors de la surface latérale du tambour. Le diamètre de la lame circulaire devrait correspondre à peu près au diamètre de la section de la calotte sphérique par le plan de la lame circulaire. Selon un premier mode de réalisation, particulièrement simple au point de vue géométrique, mais considéré comme moins intéressant en pratique, la totalité de la surface latérale du tambour est réalisée sous forme de couronne sphérique symétrique par rapport à son plan médian normal à l'axe du tambour et il est prévu d'autre part une seule lame circulaire ou plusieurs lames circulaires disposées à la suite l'une de l'autre suivant la direction périphérique. Ce mode de réalisation est considéré comme moins intéressant du fait qu'en supposant que des lames circulaires de couteaux scarificateurs de même diamètre soient réparties suivant la longueur axiale de la surface latérale du tambour, on obtient des profondeurs de scarification très différentes. Un mode de réalisation plus avantageux consiste à former la surface latérale du tambour par un grand nombre de couronnes sphériques, se raccordant l'une à l'autre suivant la direction axiale provenant toutes d'une sphère due même rayon et à disposer dans chacune des couronnes sphériques une lame circulaire unique ou un certain nombre de lames circulaires disposées à la suite l'une de l'autre suivant la direction périphérique du tambour. Ce mode de réalisation est plus avantageux du fait que, pour un même diamètre moyen du tambour, les écarts de diamètre à partir du diamètre moyen eont essentiellement plus faibles, de sorte que, toujours en supposant que les couteaux scarificateurs sont les mêmes, on obtient aussi des profondeurs de coupe plus régulières. Une telle régularité, en réalisant le tambour sous la forme d'une couronne sphérique unique, ne pourrait être obtenue autrement qu'en augmentant considérablement le diamètre moyen du tambour ou en raccourcissant sa longueur axiale. Un autre mode de réalisation préférentiel de l'invention consiste à réaliser la surface latérale du tambour sous forme essentiellement cylindrique présentant des parties bombées sphériques uniquement dans la région des lames circulaires. Dans un tel mode de réalisation, on peut prévoir des lames circulaires disposées à la suite l'une de l'autre suivant la direction périphérique du tambour et décalées l'une par rapport à l'autre suivant la direction axiale du tambour, de manière que, dans chaque section disposée suivant la direction de l'axe du tambour, au moins une lame prenne une position telle que son tranchant présente la position optimale de coupe par rapport au matériau à découper. Lorsqu'on travaille avec des lames circulaires, des difficultés pourraient se produire si la lame circulaire venait à être à peu près tangente à une paroi d'extrémité du carter et si sa partie tranchante se déplaçait de manière à se rapprocher de cette paroi d'extrémité du carter. Pour y remédier, l'invention propose en outre qu'une lame circulaire, dont la partie périphérique fait saillie à travers la fente de pa:-aqe du fil en dehors de la surface latérale du tambour et est orientée en direction d'une paroi latérale, normale à l'axe, du carter, fasse saillie au-delà de cette paroi latérale. Pour simplifier le dispositif d'entratnement et aussi pour régulariser le guidage du matériau à traiter, l'invention propose en outre de prévoir, suivant la direction périphérique du tambour, des groupes correspondants successifs de couteaux scarificateurs et de couteaux écorceurs. Dans le mode de réalisation des couteaux scarificateurs et/ ou des couteaux écorceurs sous forme de lames rotatives, cellesci peuvent être munies de dispositifs d'entrainement séparés,constitués par exemple par des moteurs électriques alimentés en énergie électrique par l'intermédiaire de contacts glissants. Un mode de réalisation préférentiel, toutefois, où les couteaux scarificateurs et/ou les couteaux écorceurs sont réalisés sous forme de lames rotatives, consiste à entratner ces lames par l'intermédiaire d'engrenages à partir d'une roue centrale disposée concentriquement par rapport au tambour Pour obtenir, avec des rapports de transmission relativement faibles des engrenages intermédiaires, des vitesses de rotation élevées des couteaux scarificateurs et écorceurs rotatif s, il est recommandé d'entrainer la roue centrale. Les conditions d'écorçage sont d'autant plus avantageuses que le rapport de la vitesse de coupe des couteaux écorceurs à la vitesse d'avance, c'et-à-dire la vitesse de rotation du tambour, est plus grand. Ceci exige de hautes vitesses de rotation des couteaux écorceurs. Pour assurer cette condition, l'invention propose en outre d'entrainer la roue centrale à une vitesse de rotation supérieure à celle du tambour. Un mode de résolution préférentiel de ce problème d'entrat- nement consiste à réaliser sous forme d'arbre creux un arbre d'entraînement du tambour, à monter, à l'intérieur de cet arbre creux , un arbre d'entraînement de la roue centrale et à entrat- ner l'arbre creux et l'arbre d'entraînement, à partir d'un dispositif d'entraînement commun, dans le même sens, avec des rapports de transmission différents. Pour assurer automatiquement l'application du matériau à découper sur les couteaux scarificateurs, l'invention propose en outre de oraliser le carter sous forme de carter en spirale enveloppant le tambour, dont la paroi en forme de spirale se rapproche de la surface latérale du tambour, suivant le sens de la rotation de celui-ci. Pour empêcher les bourrages à l'intérieur du carter en spirale, qui pourraient surcharger le dispositif d'entraînement, l'invention propose de constituer la paroi en spirale de ce carter de parties de paroi séparées, susceptibles d'échapper élastiquement en direction radiale. Dans ce mode de réalisation, les parties séparées de la paroi en spirale peuvent se déplacer radialement vers l'extérieur, le matériau à traiter se trouvant alors arrêté à l'emplacement de transition avec la partie de paroi suivante et étant scarifié et écorcé en cet emplacement d'une façon préférentielle, de sorte qu'en cet emplacement le bourrage se trouve rapidement annihilé. Les parties montées élastiquement de la paroi en spirale peuvent se raccorder l'une à l'autre suivant la direction axiale et suivant la direction périphérique. Un mode de réalisation simple, au point de vue de sa construction, et fonctionnel, consiste à monter les parties de la paroi en spirale de manière qu'elles puissent pivoter autour d' axes de rotation parallèles à l'axe du tambour et à les faire s'appuyer, à leurs extrémités opposées à ces axes, sur des ressorts. Ces parties de la paroi en spirale peuvent alors, sur leurs bords, être munies de rebords marginaux qui s'appliquent l'un contre l'autre aux emplacements de jointure entre parties de paroi voisines, de sorte qu'en cas de déviations irrégulières de parties de paroi voisines celles-ci s'appliquent l'une contre l'autre d'une manière étanche. Pour assurer une utilisation complète des déchets de matière synthétique expansée introduits dans l'appareil, il est prévu que le carter en spirale, à son extrémité proche du tambour,aille jusque dans la région où est introduit le matériau et soit, à cet endroit, encore situé à une certaine distance des couteaux scarificateurs, de telle manière que le matériau restant, non encore scarifié, parvienne de nouveau dans l'entrée de matériau. Pour assurer un guidage net, exempt de mouvements latéraux, du matériau à traiter à l'intérieur du carter en spirale, il est prévu de disposer sur la face intérieure de la paroi en spirale, des nervures de guidage du matériau,orientées suivant la direction périphérique. L'invention est relative, en outre, à un produit de bourrage, constitué de fils de matière synthétique expansée enchevs ^-és dans tous les sens. Un tel produit de bourrage constitue de fus convient particulièrement bien pour être utilisé comme matériau d'isolation, d'emballage et de filtrage. De préférence, les fils présentent une section carrée ou 2 rectangulaire. Cette section est en principe de 1 à 50 mm2 Pour l'utilisation comme matériau de filtrage, il est particulièrement important que les surfaces extérieures des fils soient pratiquement à pores ouverts ; cet état de surface se produit tout simplement de lui-même lorsque les fils sont fabriqués par découpage de corps de matière synthétique expansée, comme le prévoit le procédé préférentiel décrit ci-dessus. De même, pour que les fils demeurent dans leurs positions relatives dans le produit de bourrage lorsque celui-ci est utilisé comme matériau d'emballage, la présence de ces pores ouverts, qui se manifeste alors sous forme de rugosité, est particulièrement importante. La longueur des fils devrait en principe être égale à peu près à 10 à 100 fois la racine carrée de leur section. L'invention est expliquée plus en détaiL ci-après à l'aide d'exemples illustratifs mais nullement limitatifs de réalisation, ense référant aux dessins annexés dans lesquels -la figure 1 représente schématiquement, vu en bout, un premier mode de réalisation d'un dispositif conforme à l'invention, considéré suivant la direction de l'axe du tambour - la figure 2 est une vue latérale du dispositif de la figure 1, avec le carter partiellement déchiré - la figure 3 représente, schématiquement, un autre mode de réalisation d'un dispositif conforme à l'invention, considéré suivant la direction de l'axe du tambour - la figure 4 est une vue du tambour, partiellement déchiré dans la région de sa surface latérale, considéré suivant une direction perpendiculaire à l'axe du tambour, et montrant une partie du carter - la figure 5 est un schéma du mécanisme d'entraînement du mode de réalisation représenté sur les figures 3 et 4, doté de diverses possibilités d'entraînement - les figures 6, 7 et 8 sont des vues en plan du développement de diverses formes de surfaces latérales du tambour - la figure 9 montre un premier mode de réalisation de couteau scarificateur - la figure 10 montre un autre mode de réalisation de couteau scarificateur - la figure Il montre l'assemblage d'un groupe de couteaux scarificateurs pour constituer un jeu de couteaux - la figure 12 est une vue analogue à celle de la figure 5, relative à un autre mode de réalisation - la figure 13 représente un dispositif pour l'entraînement, dans une direction,de couteaux scarificateurs et de couteaux écorceurs considéré,suivant une direction parallèle à l'axe du tambour, et - la figure 14 est un schéma montrant la disposition de couteaux rotatifs, scarificateurs et écorceurs, sur une surface la térale de tambour correspondant au mode de réalisation de la figure i2, cette surface latérale étant représentée développée. Sur la figure 1 on a désigné par 4 un carter en forme de spirale. A l'intérieur de ce carter est monté et tourne un tam bour 1 dont le sens de rotation est indiqué par la flèche courbe P. Sur le tambour 1, les couteaux scarificateurs sont disposés par jeux. Entre les jeux de couteaux scarificateurs 2 sont dis posés des couteaux écorceurs en forme de bande 3, au voisinage immédiat desquels sont disposées des fentes de passage des fils 3a. Le carter comporte une ouverture d'entrée E qui est délimitée en partie par un prolongement 5 de la paroi du carter, en partie par une vanne pivotante S. Une bande transporteuse F amène le matériau à traiter dans l'ouverture d'entrée E.Ce matériau est introduit par la rotation du tambour à l'intérieur du carter en spirale 4 qui se rétrécit de plus en plus ; les couteaux 2 s'en gagent alors dans les surfaces, s'appliquant contre le tambour, des corps de matière synthétique expansée à traiter. Les couches ainsi scarifiées sont ensuite détachées par les couteaux écorceurs 3, les divers fils ainsi formés traversant les fentes 3a de la surface latérale du tambour et tombant à l'intérieur de celui-ci, pour finalement etre évacués à travers l'arbre d'évacuation central 6,7. Le prolongement 5 de la paroi du carter, comme on peut le voir sur la fig. 2, est muni de nervures 5a qui servent à améliorer le guidage du matériau. Sur les figures 3 et 4 est représenté un mode de réalisation qui ne se distingue de celui des figures 1 et 2 que par une autre conformation des couteaux écorceurs. Les mêmes pièces sont désignées par les mêmes références numériques augmentées chacune de 10. Les couteaux écorceurs 13 sont réalisés sous forme de lames circulaires,tournant autour d'axes A sur lesquels elles sont montées. Pour s'adapter à ces lames circulaires, comme on peut le voir sur la figure 4, la surface latérale T du tambour est réalisée sous la forme de couronne sphérique sur laquelle, comme dans le premier mode de réalisation précédemment décrit, sont disposés des jeux de couteaux scarificateurs 12. En outre, dans la surface latérale sphérique sont prévues des fentes S, à travers lesquelles passent les arêtes de coupe K agissantes des lames 13.Comme on peut le voir sur la figure 5, les lames 13 peuvent être entraînées par des dispositifs d'entraînement séparés M ou encore au moyen d'une roue centrale d'entrainement 19. Cette roue centrale d'entraînement 19 (moitié de droite de la figure 5) est reliée à un arbre d'entraînement W qui est monté et tourne à l'intérieur d'un arbre creux H du tambour Il et qui est muni d'une poulie R destinée à recevoir une courroie. Les lames circulaires 13 sont fixées au moyen de moyeux 8 sur les arbres qui les portent. Les figures 6, 7 et 8 montrent d'autres formes de disposition des couteaux scarificateurs destinés à un mode de réalisation correspondant aux figures 1 et 2. Les références numériques sont les mêmes que pour cet exemple de réalisation. La fig-ure 9 montre un couteau scarificateur 2 à quatre arêtes de coupe qui, lorsqu'on fait tourner le couteau scarificateur, peuvent être mises à volonté en service. La figure 10 montre un autre mode de réalisation d'un couteau scarificateur. La figure 11 montre un jeu de couteaux scarificateurs 2 disposés sur un arbre porteur. Dans le mode de réalisation de la figure 12, les mêmes pièces ont été désignées par les mêmes références numériques que dans le mode de réalisation des figures 1 et 2, augmentées chacune du nombre 20. On reconnaît ici encore le tambour 21 qui ici se compose d'une rangée de couronnes sphériques KA se raccordant l'une à l'autre suivant la direction axiale ; dans chaque couronne sphérique sont disposées des lames tournantes 23 ; les couteaux écorceurs rotatifs s'engagent, comme on peut le voir sur la figure 13, à travers des fentes 23a des couronnes sphériques ; ces couteaux écorceurs 23 sont entraînés par des transmissions à pignons coniques KE, à partir d'un arbre d'entraînement commun AW. Cet arbre d'entraînement AW est entraîné par une transmission à courroie RT, et ceci à partir d'un pignon RI, qui engrène avec une roue centrale d'entraînement 29. Le pignon RI entraîne une autre transmission à courroie RS, laquelle entraîne à son tour les arbres d'entraînement AE des couteaux scarificateurs 22. On voit qu'à un groupe de couteaux écorceurs 23 sont associés deux jeux de couteaux scarificateurs 22. La roue centrale 29 est entraînée par un arbre d'entraînement W qui tourne à son tour à l'intérieur d'un arbre creux H. Les arbres W et H peuvent être entraînés à partir d'un moteur d'entraînement commun (non représenté sur les figures). La figure 14 montre un autre mode de réalisation, dans lequel la surface latérale du tambour est essentiellement cylindrique et est renflée suivant une surface sphérique uniquement dans la région des lames circulaires 33. Dans ces conditions, il est possible de décaler l'par rapport à l'autre, suivant la direction axiale, les lames circulaires 33 disposées à la suite l'une de l'autre suivant la direction périphérique. On voit qu'à un groupe de lames circulaires sont associés, ici encore, deux jeux de couteaux scarificateurs 32. Les couteaux 32 de ce jeu sont décalés l'un par rapport à l'autre suivant la direction axiale du tambour, de sorte qu'un couteau de l'un des jeux se trouve toujours entre deux couteaux de l'autre jeu. Comme on l'a indiqué par des flèches, les couteaux écorceurs 33 aprartenant à un groupe tournent tous dans un même sens. Dans ce mouvement, le couteau écorceur 33 représenté en haut et à droite sur la figure 14, fait saillie au-delà de la paroi d'ex trémité de droite ST du carter, tandis que le couteau écorceur représenté en bas et à gauche fait saillie au-delà de la paroi d'extrémité de gauche ST du carter. Les raisons de cette disposition ont déjà été exposées ci-dessus. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à celui de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement indiqués ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Procédé pour l'utilisation de déchets de matière synthétique expansée, caractérisé en ce que l'on traite des corps de matière synthétique expansée, par découpage, pour obtenir un produit de bourrage, de la nature de la laine de bois, en fils de matière synthétique expansée. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on pratique dans des corps de matière synthétique expansée des scarifications parallèles et l'on détache ensuite les couches ainsi scarifiées des corps de matière synthétique expansée, par un processus d'écorçage. 3. -Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'on amène les corps de matière synthétique expansée de formes, de grandeurs et d'orientations spatiales irrégulières, selon une succession non ordonnée, à un poste de travail où sont effectués successivement la scarification et l'écorçage. 4. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte un support de couteaux rotatif, à rotation périodique, qui porte, disposés à la suite l'un de l'autre dans le sens de la rotation, un couteau scarificateur et au moins un couteau écorceur et, en outre, un carter enveloppant au moins partiellement le support de couteaux et muni d'un emplacement d'arrivée du matériau. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que le support de couteaux est réalisé sous forme de tambour qui, sur sa surface latérale, porte les couteaux scarificateurs et le couteau écorceur disposés à la suite l'un de l'autre dans le sens de la rotation du tambour. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que les couteaux scarificateurs sont constitués par des lames planes, dont le plan est essentiellement perpendiculaire à l'axe du tambour 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que les lames planes sont disposées perpendiculairement à la surface latérale du tambour. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que les lames planes peuvent être immobilisées sur le tambour en différentes positions, de telle manière qu'en chacune de ces positions agisse une des diverses arêtes de coupe 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé en ce que les lames planes sont réalisées sous forme de lames circulaires rotatives montées sur le tambour et munies d'un dispositif d'entrainement de rotation. 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que les lames circulaires sont entrainées dans le même sens de rotation que le tambour. 11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 10, caractérisé en ce qu'un certain nombre de jeux de lames sont disposés sur le tambour à la suite ltun de autre suivant la direction de rotation du tambour, les lames de chacun de ces jeux étant disposées avec un certain décalage l'une par rapport à l'autre suivant la direction axiale du tambour. 12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 11, caractérisé en ce que l'espace intérieur du tambour est agencé de manière à permettre l'évacuation du matériau et qu'au voisinage immédiat des couteaux écorceurs le tambour comporte des fentes de passage pour les fils. 13. Dispositif selon la revendication 12, caractérisé en ce que les couteaux écorceurs-sont fixés rigidement sur le tambour. 14. Dispositif selon la revendication 13, caractérisé en ce que les couteaux écorceurs sont fixés sur le tambour avec une certaine inclinaison par rapport à une génératrice de la surface latérale du tambour. 15. Dispositif selon la revendication 12, caractérisé en ce que les couteaux écorceurs sont réalisés sous la forme de lames circulaires, montées à l'intérieur du tambour et munies d'un dispositif d'entraînement, qui font saillie hors du tambour à travers les fentes de passage des fils. 16. Dispositif selon la revendication 15, caractérisé en ce que les lames circulaires sont montées de manière qu'elles puissent tourner autour d'un axe coïncidant à peu près avec une ligne radiale, passant par le centre de chaque lame circulaire, du tambour, mais qu'elles soient inclinées ou décalées parallèlement à elles-mêmes par rapport à cette ligne radiale, suffisamment pour que chaque lame circulaire d'une part trouve place à l'intérieur du tambour, mais fasse saillie d'autre part d'environ 50% de son pourtour hors de la surface latérale du tambour. 17. Dispositif selon la revendication 16, caractérisé en ce que le tambour, tout au moins dans la région de la lame circulaire a la forme d'une calotte sphérique. 18. Dispositif selon la rvendication 17, caractérisé en ce que le diamètre de la lame correspond à peu près au diamètre de la section de la calotte sphérique par le plan de la lame circulaire. 19. Dispositif selon la revendication 18, caractérisé en ce que la totalité de la surface latérale du tambour est réalisée sous forme de couronne sphérique symétrique par rapport à son plan médian normal à l'axe du tambour et qu'il est prévu une seule lame circulaire ou plusieurs lames circulaires disposées à la suite l'une de l'autre suivant la direction périphérique. 20. Dispositif selon la revendication 18, caractérisé en ce que la surface latérale du tambour est formée par un grand nombre de couronnes sphériques se raccordant l'une à l'autre suivant la direction. axiale, provenant toutes d'une sphère de même rayon, et que, dans chacune de ces couronnes sphériques est disposée une seule lame circulaire ou un certain nombre de lames circulaires disposées à la suite l'une de l'autre suivant la direction périphérique du tambour. 21. Dispositif selon la revendication 18, caractérisé en ce que la surface latérale du tambour est essentiellement cylindrique et comporte des parties bombées sphériques uniquement dans la région des lames circulaires. 22. Dispositif selon la revendication 21, caractérisé en ce que les lames circulaires disposées à la suite l'une de l'autre suivant la direction périphérique du tambour, et par conséquent les parties bombées sphériques de la surface latérale du tambour, sont décalées l'unie par rapport à l'autre suivant la direction axiale. du tambour. 23. Dispositif selon la revendication 22, caractérisé en ce que plusieurs groupes de lames circulaires sont disposées à la suite l'un de l'autre suivant la direction périphérique du tambour. 24. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 15 à 23, caractérisé en ce qu'une lame circulaire, dont la partie périphérique fait saillie à travers la fente de passage du fil en dehors de la surface latérale du tambour et est orientée en direction d'une paroi latérale, normale à l'axe, du carter, fait saillie audelà de cette paroi latérale. 25. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 20 à 24 caractérisé en ce que plusieurs lames circulaires qui sont ali guées suivant la direction de l'axe du tambour, tournent dans le même sens de rotation0 26. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 25, caractérisé en ce que des groupements correspondants de couteaux scarificateurs et de couteaux écorceurs sont disposés à la suite l'un de l'autre suivant la direction périphérique du tambour. 27. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 26, caractérisé en ce que, lorsque les couteaux scarificateurs et/ou les couteaux écorceurs sont réalisés sous forme de lames rotatives, celles-ci sont munies de dispositifs d'entraînement séparés. 28. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 26, caractérisé en ce que, lorsque les couteaux scarificateurs et/ou les couteaux écorceurs sont réalisés sous forme de lames rotatives, celles-ci sont entraînées par l'intermédiaire d'engrenages à partir d'une roue centrale disposée concentriquement par rapport au tambour. 29. Dispositif selon la revendication 28, caractérisé en ce que la roue centrale est entraînée. 30. Dispositif selon la revendication 29, caractérisé en ce que la roue centrale est entraînée à une vitesse de rotation supérieure à celle du tambour. 31. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 29 et 30, caractérisé en ce qu'un arbre d'entraînement du tambour est réalisé sous forme d'arbre creux et qu'à l'intérieur de cet arbre creux est monté un arbre d'entraînement de la roue centrale et que cet arbre creux et cet arbre d'entraînement sont entraînés dans le meme sens par un dispositif d'entraînement commun avec des rapports de transmission différents. 32. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 à 31, caractérisé en ce que le carter est réalisé sous forme de carter en spirale enveloppant le tambour, dont la paroi en forme de spirale se rapproche de la surface latérale du tambour, suivant le sens de la rotation de celui-ci. 33. Dispositif selon la revendication 32, caractérisé en ce que la paroi en spirale du carter est constituée de parties de paroi séparées, susceptibles d'échapper élastiquement en direction radiale. 34. Dispositif selon la revendication 33, caractérisé en ce que les parties séparées de la paroi en spirale du carter se raccordent l'une à l'autre suivant la direction périphérique. 35. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 33 et 34, caractérisé en ce que les parties séparées de la paroi en spirale du carter se raccordent l'une à l'autre suivant la direction axiale. 36. Dispositif selon l'une quelconquedes revendications 33 à 35, caractérisé -en ce que les parties séparées de la paroi en spirale du carter sont montées de manière qu'elles puissent pivoter autour d'axes de rotation parallèles à l'axe du tambour et qu'à leurs extrémités opposées à ces axes elles s'appuient sur des ressorts. 37. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 33 à 36, caractérisé en ce que les parties séparées de la paroi en spirale du carter sont réalisées à la manière de caissons avec des rebords essentiellement perpendiculaires à la paroi en spirale, ces rebords assurant l'étanchéité l'une par rapport à l'autre de ces diverses parties de paroi lorsqu'elles sont devisées. 38.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 32 à 37, caractérisé en ce que le carter en spirale, à son extrémité proche du tambour, s'détend jusque dans la région où est introduit le matériau et, en cet endroit, est encore situé à une certaine distance des couteaux scarificateurs, de telle manière que le matériau restant, non encore scarifié, parvienne de nouveau dans l'entrée de matériau. 39. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 32 à 38, caractérisé en ce que sur la face intérieure de la paroi en spirale du carter sont disposées des nervures de guidage du matériau, dirigées suivant la direction périphérique. 40. Produit de bourrage, constitué de fils enchevêtrés dans tous les sens, caractérisé en ce que ces fils sont des fils de matière synthétique expansée. 41. Produit de bourrage constitué de fils selon la revendication 40, caractérisé en ce que ces fils sont fabriqués selon l'une quelconque des revendications- i à 3. 42. Produit de bourrage constitué de fils selon l'une quelconque des revendications 40 et 41, caractérisé en ce que les fils sont fabriqués à l'aide d'un dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 39. 43. Produit de bourrage constitué de fils selon l'une quelconque des revendications 40 à 42, caractérisé en ce que les fils ont une section rectangulaire ou carrée de 1 à 50 mm2. 44. Produit de bourrage constitué de fils selon l'une quelconque des revendications 40 à 43, caractérisé en ce que les fils présentent sur leur surface extérieure essentiellement des pores ouverts. 45. Produit de bourrage constitué de fils selon l'une quelconque des revendications 40 à 44, caractérisé en ce que les fils sont réalisés en une matière synthétique expansée susceptible d'être découpée. 46. Produit de bourrage constitué de fils selon l'une quelconque des revendications 40 à 45, caractérisé en ce que la longueur des fils est égale à 10 à 100 fois la racine carrée de leur section. 47. Utilisation d'un produit de bourrage constitué de fils selon l'une -quelconque des revendications 40 à 46 dans un but d'emballage et d'isolation. 48. Utilisateur d'un produit de bourrage constitué de fils selon l'une quelconque des revendications 1 à 46 dans un but de filtrage.