L'invention est relative au bois artificiel ; et elle concerne, plus particulièrement, un procédé pour la fabrication de billes, pieux, pilots et tubes en bois artificiel par enroulement d'une feuille en résine artificielle sous la forme dtun rouleau. Le bois naturel possède un caractère particulier qui est largement attribuable à la structure de son grain. Toutefois, le bois de construction naturel est très coûteux parce que, dans le cas par exemple où l'on a besoin d'un gros pilier, on ne peut habituellement en obtenir qu'un à partir d'une bille de bois naturel. Plus particulièrement dans des pays pauvres en ressources naturelles et où le bois est en majeure partie importé, le bois naturel est cher. Par conséquent, divers matériaux artificiels utilisables comme sucez danés du bois ont été mis au point et sont commercialisés. Toutefois, les matériaux du type bois artificiel présentement disponibles ont un caractère très différent de celui des bois naturels. Ils sont synthétisés à partir de matériaux très différents du bois naturel. Le bois naturel, d'autre part, a été longtemps le matériau essentiel pour la survie de l'espèce humaine. Par conséquent, si un bois artificiel ayant un caractère très proche de celui du bois nato rel peut être produit, il doit présenter un très grand intérêt pour l'humanité. I1 convient cependant de souligner un inconvénient du bois naturel : la structure de son grain ne s'étend que dans une seule direction. Après des recherches ayant abouti à lamise en oeuvre de la présente invention, il est devenu possible de produire des succéda- nés du bois imitant de très près le caractère du bois naturel. Un premier but de l'invention est de réaliser un procédé pour la fabrication de pièces de bois artificiel sous la forme d'un rouleau formé à partir d'une feuille et ayant un caractère imitant très bien celui de pièces de bois naturel. Un deuxième but de l'invention est de réaliser un procédé pour la fabrication de pièces de bois artificiel sous la forme d'un rouleau à partir d'une feuille et qui puisse satisfaire à diverses exigences, en tant que matériau de construction, telles que résistance mécanique à la traction, à la compression et à la flexion. Un troisième but de l'invention est de réaliser un procédé pour la fabrication de pièces de bois artificiel sous la forme d'un rouleau à partir d'une feuille, et permettant de produire des matériaux de construction artificiels ayant un caractère très proche du carac- tère ou de la structure du grain de bois naturel, et ce à un bas prix de revient et sur une importante échelle industrielle. Un quatrième but de l'invention est de réaliser un procédé pour la fabrication de pièces de bois artificiel sous la forme d'un rouleau à partir d'une feuille, et permettant de réaliser facilement une structure à double grain imitant de très près celle de bois de construction naturels. Un cinquième but de l3invention est de réaliser un procédé pour la fabrication de pièces de bois artificiel sous la forme d'un rouleau à partir d'une- feuille, et permettant d'obtenir un matériau dont le caractère imite de très près celui de bois de construction naturel et d'obtenir des matériaux de construction artificiels présentant des dessins que l'on ne trouve pas dans des bois de construction naturels. Un sixième but de l'invention est de réaliser un procédé pour la fabrication de pièces de bois artificiel sous la forme d'un rouleau à partir d'une feuille, et permettant de conférer la douceur de bois de construction naturels à des bois artificiels et d'améliorer diverses caractéristiques mécaniques nécessaires de la part de matériaux de construction. Un septième but de l'invention est de réaliser un procédé pour la fabrication de pièces de bois artificiel sous la forme d'un rouleau à partir d'une feuille, et permettant de conférer un toucher imitant de très près celui d'une planche de bois naturel, ce que ne peuvent pas imiter des panneaux stratifiés présentement disponibles sur le marché. Un huitième but de l'invention est de réaliser un procédé pour la fabrication de pièces de bois artificiel sous la forme d'un rouleau à partir d'une feuille d'une matière résineuse thermoplastique contenant une charge, et permettant de préserver ou d'améliorer la résistance mécanique et la moulabilité de la résine thermoplastique, de conférer ses propriétés telles que difficile combustibilité, résistance à la chaleur, rigidité et stabilité de la feuille, et ayant pour effet d'accroitre le volume du matériau pour en abaisser le prix de revient. Un neuvième but de 17invention est de réaliser un procédé pour la fabrication de pièces de bois artificiel sous la forme d'un rouleau à partir d'une feuille selon lequel la feuille est enroulée sur elle-même en même temps qu'un grillage pour accroître la ténacité du matériau de eonst ction otten-- à partir des billes artificielles par suite des effets coopérants de la feuille et du grillage, tout en conférant un caractère imitant de très près celui d'un bois de construction naturel. Un dixième but de l'invention est de réaLiser un procédé pour la fabrication de pièces. de bois artificiel sous-la forme d'un rouleau à partir d'une feuille d'une. matière résineuse synthétique contenant une charge incombustible qui puisse-exercerla-f.onction d'une sorte de grillage métallique de telle sorte que Si un matériau de construction obtenu à partir de la pièce- ou bille de bois artificiel bruie, la possibilité d'une combustion complète se trouve éliminée, avec amélioration de la sécurité, par suite d'une coagulation de produits de combustion sur la surface du matériau de façon à empêcher l'écoulement de l'air et la production d'un gaz toxique tel que du monoxyde de carbone comme c'est habituellement le cas avec un matériau de construction composé. d'une résine synthétique telle qu'une matière plastique seule. Les buts sus-spécifiés ainsi que d'autres buts, particularités et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture du complément de description qui suit et à l'examen des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins concernent différents modes de réalisation de l'invention choisis à titre d'exemples non limitatifs et sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication. La fig. 1, de ces dessins, représente schématiquement une installation utilisable en vue de la mise en oeuvre d'un premier mode de réalisation du procédé de fabrication de pièces de bois artificiel selon l'invention. La fig. 2-représente en perspective une pièce de bois artificiel obtenue avec l'installation représentée fig. 1. les- fig. 3 à 9 illustrent le sciage de divers matériaux de construction artificiels à partir de la bille de bois artificiel représentée fig. 2. La fig. 10 représente schématiquement une installation utilisable en vue de la mise en oeuvre d'un deuxième mode de réalisation du procédé de fabrication de pièces de bois artificiel selon l'invention. La fig. 11 montre en perspective un pilot ou tube-obtenu avec l'installation représentée fig. 10. La fig. 12 montre de quelle manière il est possible d'obtenir un coeur ou noyau à partir de la bille de bois artificiel représentée fig. 2. La fig. 13 montre en perspective une pièce de bois artificiel obtenue à l'aide de l'installation représentée~fig. 1 et en enroulant une feuille sur le coeur représenté fig. 12. La fig. 14 est une coupe longitudinale axiale de la bille de bois artificiel selon XIV-XIV fig. 13. La fig. 15 représente schématiquement une installation utilisable en vue de la mise en oeuvre d'un troisième mode de réalisation du procédé de fabrication de pièces de bois artificiel selon l'in- vent ion. La fig. 16 montre en perspeetive une pièce de bois artificiel obtenue avec l'installation représentée fig. 15. 1a fig. 17 est une coupe longitudinale non axiale de la bille de bois artificiel selon XVII-XVII fig. 16. La fig. 18 est une coupe à une échelle agrandie selon XVIIl- XVIII fig. 15. La fig. 19 représente schématiquement uns installation utilisa- ble en vue de la mise en oeuvre d'un quatrième mode de réalisation du procédé de fabrication d6 pièces de bois artificiel selon l'in- vention. La fig. 20 montre en perspective une pièce de bois artificiel obtenue avec l'installation représentée fig. 19. La fig. 21 est une coupe longitudinale non axiale de la bille de bois artificiel selon XXI-XXI fig. 20. La fig 22 représente schématiquement uns instaLlation utilisa- ble en vue de la mise en oeuvre d'un cinquième mode de réalisation du procédé de fabrication de pièces de bois artificiel selon l'in- vention. La fig. 23 montre en perspective une pièce de bois artificiel obtenue avec l'installation représentée fig. 22. La fig. 24, enfin, est une coupe longitudinale non axiale de a bille de bois artificiel selon XXIIII-XXIIII fig. 23. Si l'on se reporte aux fig. 1 à 9 et plus particulièrement à la fig. 1, on y trouve représentée en 1 une feuille en polyéthylène ni ayant pas la structure d'une mousse. La feuille 1 est avantageusement constituée à l'aide d'une résine thermoplastique telle que du polypropylène ou du poly(chlorure de vinyle), ou d'un copolymère ne ces substances, ou d'une composition résineuse de ladRte résine thermoplastique avec de 1 à 95 ffi en poids de sulfite de calcium t$OT.- de plâtre comme charges.Les charges sus-spécifiées ne sont en au cune manière limitatives, mais on peut aussi utiliser des matières minérales pulvérulentes telles que carbonate de calciums bioxyde de manganèse, argile, etc., et des matières organiques pulvérulentes telles que carbone, graphite, mousse de carbone, etc. En ce qui concerne les proportions des composants, conformément à l'invention, même si l'on ajoute une grande quantité de charges, la résistance et la moulabilité de la résine thermoplastique ne se trouvent pas abaissées. La granulométrie (grosseurs des particules) de la charge ajow tée à la composition résineuse n'est pas limitée, mais elle est avantageusement inférieure à 500 microns. Comme plâtre, on peut utiliser soit du gypse déshydraté, soit du gypse demi-déshydraté, soit du gypse naturel. En ce qui concerne la résine thermoplastique du type copolymère, si une quantité convenable de vinylacétate déthylène est ajoutée, il est possible d'améliorer l'élasticité et la résistance au choc du matériau, et par conséquent sa résistance mécanique. La feuille 1 est amenée dans la direction de la flèche 4 tout en étant étirée au travers de moyens d'étirage 2 et 3, et elle s'enroule sur une bobine réceptrice 5 pour obtenir une bille 6 de bois artificiel.En une position intermédiaire située entre les moyens d'étirage 2, 3 et la bobine réceptrice 5, il est prévu des rouleaux de calandrage 7, 8 et 9 entre lesquels une poudre de mousse obtenue en faisant mousser le même matériau que celui de la feuille 1 ou un adhésif (de préférence un adhésif du type fondu à chaud) ou un mélange constituant une charge minérale telle que celle obtenue par addition d'un pigment (y com pris un pigment phosphorescent) à une résine de polyéthylène ou ana logue est appliquée ou pulvérisée d'une manière continue ou intermittente à partir d'un-ajutage d'alimentation 10 sur la feuille. De cette manière, la feuille étirée 1 ayant passé entre les rouleaux de calandrage 7, 8 et 9 est pourvue sur sa face supérieure d'un revêtement d'une couche d'adhésif ou d'enduction comportant un dessin imprimé, et lorsque la feuille s'enroule sur la bobine sécep- trice les surfaces en contact de la feuille se trouvent liées ensemble. Si cela apparaît nécessaire, des moyens de séchage peuvent être prévus entre le groupe des rouleaux de calandrage et la bobine réceptrice, et ils peuvent etre réglés de façon telle que, lorsque la feuille étirée 1 atteint la bobine réceptrice 5, la concentration de l'adhésif (dans le cas d'une liaison chimique) ou la température de l'adhésif (dans le cas d'une liaison par thermodurcissement) soit à peu près optimum.Si cela apparaît nécessaire, il est possible aussi que la bobine réceptrice 5 soit entourée par des moyens de chauffage pour chauffer le rouleau de feuille a partir de 1 extéri- eur de la bobine 5. La fig. 2 montre une bille de bois artificiel obtenue par enroulement d'une feuille et dwrcissement du matériau de cette feuille en opérant de la manière decrite ci-dessus. Comme le montre cette fig. 2, cette bille a une structure résultant de l'agencement alterné d'une couche de feuille 1 et d'une couche 11 d'adhésif enroulées toutes deux sur la bobine réceptrice 5 comme sur un coeur ou noyau. La portion feuille (en polyéthylene dans ce mode de réalisation) peut constituer une partie relativement molle, tandis que l'adhésif peut constituer une partie relativement dure. La portion dure constituée par la couche d'adhésif peut simuler le bois d'été d'un bois naturel, tandis que la portion molle constituée par la couche de polyéthylène peut simuler le bois de printemps d'un bois naturel. Le matériau ainsi constitué peut donc avoir une structure à grain résultant de l'agencement alterné des couches molles et dures simulant respectivement le bois de printemps et le bois d'été. Autrement dit, il est possible d'obtenir des billes de bois artificiel ayant une structure à grain imitant celle de billes de bois naturel. On peut obtenir diverses planches par sciage de la bille de bois artificiel obtenue de la manière décrite ci-dessus. La fig. 3 montre une planche obtenue en coupant la bille de la fig. 2 de la manière indiquée en A. La fig. 4 montre une planche obtenue en coupant la bille de la fig. 2 de la manière indiquée en B. La fig. 5 montre une planche obtenue en coupant la bille de la fig. 2 de la manière indiquée en B, mais en pointillé. La fig. 6 montre encore d'autres exemples de sciage de la bille 6 de bois artificiel. En coupant cette bille 6 de la manière indiquée en C, il est possible d'obtenir un pilier tel que celui représenté fig. 7. En coupant la bille 6 de la manière indiquée en B, il est possible obtenir un montant tel que celui représenté en 15 fig. S. En coupant la bille 6 de la manière indiquée en D, il est possible d'obtenir une planche telle que celle représentée en 16 fig. 9. La fig. 10 montre un deuxième mode de réalisation de 1 'inven- tion. L'installation dans ce cas est analogue à celle utilisée pour le premier mode de réalisation Ct dcrite ci-dessus, à l'exception de l'absence des moyens drerssrage 2 et-3 dudit premier mode de réalisation (fig. 1) On a represen 10)-uue feuille du meme matériau que celui de la feuille 1 du premier mode de réalisa- tion. Mais, dans le cas présent la feuille 18 a été préalablement transformée en mousse et étirée.En raison du fait que la feuille a la structure d'une mousse, elle est comparativement plus légère. Comme agent porogène (c'est-à-dire engendrant les pores de la mousse à structure cellulaire), on peut utiliser benzènesulfonylhydrazide, toluènesulfonylhydrazide, azodicarbonamide et analogues. Dans ce deuxième mode de réalisation, la feuille 18 est amenée dans la direction de la flèche 4 (fig. 10), et un adhésif (de préférence du type fondu à chaud) est appliqué ou projeté par pulvérisation sur la feuille au niveau des rouleaux de calandrage 7, 8 et 9. Ainsi, la feuille 18 ayant passé dans le poste d'application de l' adhésif comporte sur sa face supérieure un revêtement d'adhésif de sorte que, lorsque la feuille s'enroule sur la bobine réceptrice 5, les surfaces en contact de la feuille embobinée se trouvent liées ensemble. Un traitement thermique de séchage peut être mis en oeuvre de la même manière que dans le cas du premier mode de réalisation décrit ci-dessus en se référant à la fig. 1. La fig. 1 1 montre une bille 6 de bois artificiel ainsi obtenue et qui possède la même structure que celle de la bille 6 de la fig. 2 résultant de la mise en oeuvre du susdit premier mode de réalisation. En enlevant le noyau 5 de la bobine réceptrice hors de la bille 6, on peut obtenir une bille creuse utilisable comme tube. Pour utiliser la bille 6 comme un pieu ou pilot, la bille creuse ainsi obtenue peut être taillée en pointe à une de ses extrémités. Les fig. 12 à 14 illustrent la fabrication d'une bille de bois d'un type différent en se servant de la bille 6 de bois artificiel résultant de la mise en oeuvre du premier mode de réalisation de 1' invention. Un noyau ou coeur cylindrique plein 20 est formé à partir d'une portion de la bille artificielle 6 obtenue à l'aide de l'installation de la fig. 1, comme le montre la fig. 12. Ce coeur 20 sert de noyau de bobine pour recevoir et enrouler une feuille du même matériau en utilisant l'installation de la fig. 1 ; on obtient ainsi une bille artificielle 18 (fig. 13) comportant le coeur 20. Dans le coeur 20, des anneaux annuels 21 s'étendent dans la direction perpendiculaire à l'axe du coeur (fig. 14). La bille artificielle ainsi obtenue peut être découpée pour obtenir des planches ou des montants ou piliers. Comme cela ressort facilement de l'examen de la fig. 14, il est possible d'obtenir une bille ayant une nouvelle structure à double grain : une structure à grain longitudinal s'étendant à du corps de la bille et une structure à grain latéral ou transversal s'étendant dans la direction perpendiculaire à l'axe du coeur 20. Omette structure à double grain n'existant pas dans les bois de construction naturels peut être obtenue simplement en enroulant une feuille sur un coeur ayant une structure à grain latéral. Le point faible à la flexion du coeur est renforcé par le corps extérieur de la bille, tandis que le point faible du craquement du corps extérieur est renforcé par le coeur. Ainsi, la résistance mécanique de la bille et du bois de construction obtenu à partir d'une telle bille peut être remarquablement améliorée. La fig. 15 illustre un troisième mode de réalisation de l'invention. Sur cette fig. 15, on a représenté en 22 une feuille du même matériau que celui de la feuille 1 utilisée dans le premier mode de réalisation. Mais, dans le présent cas, l'épaisseur de la feuille n'est pas uniforme. Plus particulièrement, la feuille est progressivement plus épaisse dans la direction latérale à partir d' un de ses bords 23 vers son autre bord 24, comme le montre la fig. 18. Toutefois, le long de la longueur de la feuille, les portions plus épaisses et plus minces se présentent en alternance. Cette feuille 22 est enroulée sur une bobine réceptrice 5 de la même manière que dans le premier mode de réalisation, après quoi on enlève le noyau 5 de la bobine réceptrice et on obtient ainsi une bille 19 (fig. 16) de bois artificiel qui est creuse. Etant donné que la feuille 22 comporte des portions plus épaisses et plus minces alternées le long de ses bords opposés, les portions ondulantes facilitent un enroulement serré de la feuille. De plus, une section, dans une direction axiale, de la bille artificielle ainsi obtenue présente un dessin 25 qu'il n'est pas possible d' obtenir avec un bois naturel (fig. 17). Ce dessin s'obtient lorsque des couches plus minces 27 s'assemblent pour former un grain fin puis lorsque des couches plus épaisses 28 s'assemblent pour former un grain plus gros, les grains fins et grossiers alternant en un dessin montueux. La fig. 19 illustre un quatrième mode de réalisation de l'invention. L'installation dans ce nouveau cas est analogue à celle représentée fig. 15, à l'exception du fait que la bobine réceptrice comporte un noyau tronconique 5. La feuille 1 du même matériau que celui de la feuille utilisée dans le premier mode de réalisation est amenée tout en étant étirée par des moyens d'étirage 2 et 3, et s'es roule autour de la bobine réceptrice 5 pour former une bille'artifi- cielle 29. Etant donné que la bobine réceptrice 5 possède une configuration spéciale telle que décrite ci-dessuset est disposée d'une manière légèrement excentrique, le bord inférieur de la feuille 1 dans l'installation de la fig. 19 est légèrement plus épais que son bord supérieur.Par conséquent, la bille artificiélle enroulée sur la bobine réceptrice 5 possède une configuration tronconique. En retirant le noyau de la bobine réceptrice 5 à partir de la bille artificielle, on obtient une bille artificielle creuse 29 (fig. 19). La coupe longitudinale de cette bille artificielle 29 présente un dessin de grain représenté fig. 21. La fig. 22 illustre un cinquième mode de réalisation de l'invez tion. Dans ce cas, l'installation est analogue à cèlle utilisée pour la mise en oeuvre du premier mode de réalisation du procédé selon l'invention, à l'exception du fait qu'il å été prévu des moyens pour amener un grillage. Entre les rouleaux de calandrage 7, 8 et 9 et la bobine 5 réceptrice est agencé un rouleau débiteur 32 fournissant un grillage 31. Il est aussi prévu un rouleau presseur 33 en contact avec la face inférieure de la feuille 1 constituée en un matériau identique à celui constituant la feuille du premier mode de réalisation. Le rouleau presseur 33 applique étroitement le grillage 31 sous la feuille 1.Le grillage 31 peut être une toile méts que, ou bien peut être en fibres de coton, de bois, de lin et analogues. Lorsque la feuille 1 enduite d'une couche de revêtement adhésif est enroulée conjointement avec le grillage 31 sur la bobine réceptrice 5, le grillage est attaché à la face inférieure de la feuille 1 au niveau du rouleau presseur 33 et reste attaché a' cette face inm férieure jusqu'à ce que la feuille soit mise en forme de rouleau. Dans ce cas, lorsque l'adhésif appliqué sur la face inférieure de la feuille 1 vient en contact avec le grillage 31, ce grillage 31 est poussé contre la feuille 1 par le rouleau presseur 339 de sorte que 1 'adhésif pénètre dans les mailles du grillage et réalise ainsi une liaison entre le grillage et la feuille. Une pression effective du grillage 31 contre la feuille 1 peut aussi être exercée facilement en agencant le rouleau presseur 33 à un niveau plus élevé que celui de la bobine réceptrice 5. Par enroulement de la feuille 1 et du grillage 51Xdont les mailles sont remplies d'adhésif, sur la bobine réceptrice 5, la feuille 1 et le grillage 31 constituent les couche alternées d'r stratifié. A ce stade, l'adhésif amené dans les *mmilles du gRlll9.m' ge adhère à la surface supérieure de la feuille enroulée sur la bobine réceptrice 5 sous la forme d'un rouleau. En retirant le noyau de la bobine 5 à partir du rouleau ainsi formé, on peut obtenir une bille artificielle creuse 34 dans le corps de laquelle le grillage 31 est retenu entre des couches voisines de feuille.Ainsi que le montre la vue en coupe de la fig. 24, la feuille et le grillage constituant la bille a tificielle 34 sont étroitement liés l'une à l'autre. Ainsi, par lteffet coopérant de la feuille et du grillage, la résistance mécanique de la bille elle-meme peut être encore améliorée. La feuille donne l'aspect d'un bois naturel, de sorte que l'on peut obtenir un matériau de construction artificiel imitant très bien un bois de construction naturel. Ci-après sont donnés différents exemples, bien entendu non li mitatifs, illustrant la composition préférée d'une feuille utilisa ble pour le premier mode de réalisation de l'invention. Exemple 1. polyéthylène de moyenne et basse tension 35 % en poids sulfite de calcium 45 % en poids gypse à demi-déshydraté 20 % en poids On pétrit la susdite composition dans un malaxeur, puis on lamine la résine résultante pour obtenir une feuille de l'épaisseur désirée. exemple 2. polyéthylène de moyenne et basse tension 20 % en poids sulfite de calcium 40 % en poids gypse déshydraté 40 % en poids A partir de la susdite composition, on forme, de la même manière re que dans l'exemple 1, une feuille d'une épaisseur désirée. Les compositions suivantes sont preférées pour former la feuils 18 dans le deuxième mode de réalisation. Semple 3.- polyéthylène de moyenne et basse tension 35 % en poids sulfite de calcium 40 % en poids gypse 24,5- % en poids azodicarbonamide (agent porogène) 0e5 % en poids À partir de la composition ci-dessus, on forme une feuille du- ne épaisseur désirée en opérant de la meme manière que dans l'exem- ple 1. Exemle 4.- polyéthylène de moyenne t basse. pension v5 % en poids sulfite de calcium +5 ss en poids gypse à demi-déshydraté 20 % en poids On pétrit la composition ci-dessus dans un malaxeur, puis on lamine la résine résultante de manière à obtenir une feuille comportant des portions alternativement plus épaisses et plus minces le long de ses bords opposés, les portions plus épaisses sur un bord allant en s'amincissant progressivement vers le bord opposé, et les portions plus minces sur un bord allant en s'épaississant progressivement vers le bord opposé. Exemple 5. polyéthylène de moyenne et basse tension 35 % en poids sulfite de calcium 40 ffi en poids gypse 24,5 % en poids azodicarbonamide (agent porogène) 0,5 % en poids A partir de la composition ci-dessus, on forme une feuille du même type que dans l'exemple 4. Ainsi qu'on l'a décrit ci-dessus, conformément à l'invention il est possible de fabriquer des billes ou pièces de bois artificiel à partir desquels on puisse obtenir des planches imitant le caractère du bois naturel mais d'une nature supérieure à celle d'un bois de construction naturel. En outre, l'aspect de planches obtenues conformément à l'invention ressemble beaucoup à celui de planches obtenues à partir de billes de bois naturel, ce qui n'est pas le cas des planches stratifiées présentement disponibles. De plus, quand elles sont convenablement sciées, les billes artificielles selon l'invention permettent d'obtenir un dessin de grain particulier que ne pos sède aucun bois de construction naturel. Bien que les modes de réalisation décrits ci-dessus utilisent des résines thermoplastiques, l'invention n'est en aucune manière limitée à l'utilisation de ce type de résines : on peut tout aussi bien utiliser des résines thermodurcissables et, dansce cas, on peut se servir d'adhésif du type à solvant. L'invention permet aussi d'amener ensemble et d'associer une feuille de mousse et une feuille non-cellulaire pour en former une bille artificielle pouvant présenter les mêmes effets que dans les billes décrites ci-dessus. On peut enfin appliquer continuellement un adhésif seulement lors de l'enroulement d'une feuille. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu > à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. Revendications 1. Procédé pour la fabrication de billes ou pièces de bois artificiel, lequel procédé est caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à enrouler une feuille de résine synthétique, formée d'une résine synthétique contenant une charge, sous la forme d'un rouleau et à solidifier ledit rouleau. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lton utilise une feuille de résine synthétique ayant la structure d'une mousse. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise une feuille de résine synthétique n'ayant pas la structure d'une mousse. 4. Procédé pour la fabrication de billes ou pièces de bois artificiel, lequel procédé est caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à étirer un matériau composé d'une résine synthétique et d'une charge en une feuille, à enrouler ladite feuille sur une bobine réceptrice en forme d'un rouleau, à appliquer un adhésif sur au moins une face de ladite feuille, et à provoquer le durcissement dudit rouleau. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que 1' on utilise, comme charge, une charge minérale. 6. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que 1' on utilise, comme charge, une charge organique. 7. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que 1' on utilise, comme adhésif, un adhésif contenant une charge minérale. 8. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que 1' on utilise, comme adhésif, un adhésif contenant une charge organique 9. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que 1' on utilise, comme adhésif, un adhésif contenant un pigment. 10. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que 1' on utilise, comme adhésif, un adhésif contenant une peinture. 11. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'on applique continuellement ledit adhésif. 12. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'on applique ledit adhésif d'une manière intermittente. 13. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que ledit rouleau se trouve solidifié en raison de la nature adhésive de ladite feuille. 14. procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que ledit rouleau se trouve solidifié en raison de la nature adhésive dudit adhésif. 15. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que 1' enroule ladite feuille en résine synthétique autour d'un coeur obtenu à partir d'une bille artificielle, ledit coeur ayant une structure re de grain s'détendant dans la direction perpendiculaire à l'axe du coeur et à la structure du grain dudit rouleau. 16. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que 1' on obtient ladite structure de grain dudit coeur à partir d'une feuille du même matériau que celui constituant ladite feuille de résine synthétique. 17. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que 1' on obtient ladite structure de grain dudit coeur à partir d'une feuille d'un autre matériau que celui constituant ladite feuille de résine synthétique. 18. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on enroule ladite feuille de résine synthétique sur un rouleau ayant une configuration tronconique. 19. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on amène contre une face de ladite feuille un grillage que l'on enroule conjointement avec cette feuille. 20. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que 1' on utilise une feuille de résine synthétique ayant des bords opposés avec des portions alternativement plus épaisses et plus minces, lesdites portions plus épaisses devenant progressivement plus minces vers le bord opposé, lesdites portions plus minces s'épaississant vers le bord opposé, en suite de quoi la coupe axiale desdites billes ou pièces de bois artificiel présentent des régions à grain montueux alternativement inversé, le grain de chaque région étant plus dense vers le sommet de la montage et plus grossier vers le pied dé la montagne. 21. Bille ou pièce de bois artificiel caractérisée en ce qu' elle est obtenue par mise en oeuvre d'un procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes.