La présente invention concerne un procédé pour encapsuler des substances chimiquement actives et, en particulier, pour encapsuler des substances biologiques labiles comme des enzymes et de l'hémoglobine, dans une membrane semi-perméable qui retiendra la matière encapsulée tout en permettant librement à de plus petites molécules de traverser cette membrane pour réagir avec la matière encapsulée et à des produits de réaction de traverser également cette membrane pour aller à î' extérieur0 L'invention concerne également un procédé pour régler la dimension des pores existant dans les membranes semi-perméables.des capsules. La technologie de la micro-encapsulation a rapidement grandi au cours des récentes années et elle trouve de nombreuses applications. On- a tenté, avec des degrés divers de succès, d'encapsuler des substances biologiquement actives comme l'hémoglobine, 1 snliydrase carbonique, l'uréase, 1' aspargi- nase, la lactate-déhydrogénase (LDH), la glutamate-oxaloacétate-transaminase (GOT), des matières chimiquement actives comme des résines dtéchanges d'ions et du charbon actif, et diverses autres enzymes et substances chimiquement actives.Des microcapsules de cette nature se sont déjà avérées posséder une grande utilité par exemple dans des reins artificiels et des dispositifs comportant des enzymes fixées, et ces microcapsules sont très prometteuses dans un certain nombre d'autres domaines, Par exemple, le brevet des Etats-Unis dtAmérique N 3 522 345 décrit des micro-capsules non thrombogènes que l'on peut utiliser, lorsqu'elles ont été obtenues autour d'enzymes ou d'agents de détoxication et qu'elles ont été placées dans un circuit extracorporel de dérivation, pour introduire à des débits réglés de l'oxygène, des médicaments, des suhstances enzymatiques, etc, dans le courant sanguin. Un procédé pour encapsuler des matières biologiquement actives dans une membrane semi-perméable est décrit dans Artificial Cells" de Thomas M.S. Chang (Charles C. Thomas, Publisher ; Springfield, Ili. (Stats-Unis dtAmérique) 1972). La technique implique de dissoudre la matière à encapsuler et un monomère dans de l'eau, et de former une émulsion dont l'eau constitue la phase discontinue. Lorsqu'un second monomère, capable de polymériser avec le premier, est dissous dans la phase continue de l'émulsion, une polymérisation se produit à l'interface des deux phases, et il se forme une membrane autour des gouttelettes de dimensions typiquement colloSdales de la solution. Ce mode opératoire présente des inconvénients et des limitations qui nuisent à sa large applicabilité potentielle et à l'obtention d'un succès à une échelle industrieJle. Puisque de nombreuses substances biologiquement actives, comme des enzymes, sont extrêmement labiles, les conditions relativement dures nécessaires pour les réactions de polymérisation aboutissent souvent à un très faible rendement en une matière encapsulée utilisable. L'encapsulatíon d'enzymes relativen1ent difficiles comme luréase, se caractérise parades rendements qui se situent au mieux entre 35 et 40 %o A un ou plusieurs stades du procédé, il y a dénaturation dtune grande quantité de la matière encapsulée. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique N 3 522 346 concerne des micro-capsules ayant une perméabilité réglée. Le procédé qui est décrit dans le brevet précité implique d'en- capsuler des compositions aqueu.ses dans des membranes dont la dimension, l'épaisseur et la perméabilité sont réglées. Des gouttelettes d'une composition atuealse sont dispersées dans un milieu liquide organique non miscible avec la composition aqueu- se, et l'on ajoute à la dispersion ainsi produite un constituant soluble dans le milieu liquide organique et capable de réagir avec un constituant de la composition hydrophile afin de former une membrane macro-moléculaire par coaceIVation interfaciale, polymérisation ou condensation. à la surface des gout telettes.Typiquement, on ajoute au liquide organique un polymère, un produit de condensation ou l'un de ses constituants, et la membrane se forme autour des gouttelettes par interaction du polymère, du produit de condensation ou d'un constituant avec un constituant des gouttelettes dispersées qui peut eAtre un agent de précipitation, un catalyseur de condensation ou de polymérisation ou un composé du produit de condensation finals. La dimension efficace des pores de la membrane dtencapsulation est fonction non seulement de la composition de la membrane mais aussi de l'épaisseur de cette membranes et cette dimension se choisit selon l'utilisation prévue polir les capsules.Grâce à un choix ccnvenable des conditicns opératoires, on peut faire varier la dimension des pores,mais les conditions de réaction nécessaires pour garantir ltobtention de membranes suffisamment solides quoique sélectivement perméables sont en tout ca.s difficiles à régler et dans certains cas inconnues. De même, le mode opératoire produit des capsules ayant généralement des membranes dont iL'uniformité et -la porosité sont très variables et de nombreuses membranes de ce genre ne sont pas utiles pour l'objec- tif qui leur est attribué. Un but de la présente invention consiste donc à proposer un procédé permettant d'encapsuler en leur état actif des enzymes, une autre matière biologique labile et de nombreuses substances chimiquement actives très diverses et de fournir une plus grande quantité d'une substance utilisable lorsqu'elle est ainsi encapsulée. Un autre but de l'invention consiste à proposer un procédé pour former des membranes semi-perméables très solides autour d'un grand nombre de matières biologiques labiles. Un autre but encore de ltinvention consiste à proposer un procédé pour produire des micro-capsules contenant des enzymes et dont la membrane présente un degré plus uniforme de semi-perméabilité, c'est-à-dire de fournir des capsules ayant des parois uniformes,sans défauts de porosité et présentant un intervalle de la dimension des pores tel que la matière encapsulée ne peut s'échanger de l'intérieur de la capsule mais peut facilenell.t réagir avec des substances se trouvant dans l'envi- ronnemeiit dans lequel les capsules sont placées. Un autre but de l'invention consiste à proposer un pro- cédé pour encapsuler des substances chimiquement actives très diverses dans une membrane semi-perméable de grande qualité, gracie a l'utilisation de divers systèmes de polymères différents et de différentes techniques de polymérisation interfaciale. Un autre but de l'invention consiste à proposer un procédé général comportant certains paramètres variables dont on peut choisir les valeurs pour bien correspondre au cas d'une substance particulière à encapsuler, pour faire varier la nature de la membrane des capsules et pour rendre maximal le rendei:ent en de la matière encapsulée utilisable et active. Un autre but de l'invention consiste à proposer un procédé pour encapsuler une concentration élevée d'hémoglobine dans une capsule perméable à de l'oxygène, à du gaz carbonique et à autres petites molécules0 Un autre but encore de l'invention consiste à proposer un procédé pour régler a un meilleur degré la dimension des pores des membranes des capsules, ce procédé pouvant être largement applicable à des techniques très diverses d'encapsulation. Un autre but encore de lrinvention consiste à proposer des micro-capsules ser.i-perméables solides ayant des mer branes dont les dimensions des pores se eituent dans un quelconque des divers inlervalles de dimensions,et qui sont donc perméables de façon sélective à des molécules ayant des dimensions plus petites que la limite supérieure de l'intervalle choisi. Btinvention se caractérise en général par un procédé de polymérisation en deux stades utilisant au moins deux monomères qui polymériseront et dont l'un est soluble dans un solvant hydrophobe et l'autre est soluble dans un solvant hydrophile ou dans de l'eau0 On prépare tout d'abord une solution hydrophile, de préférence dans de l'eau, en dissolvant la matière à encapsuler, avec un premier monomère, dans l'eau.Puisque de nombreuses olutions de monomères ont un pH risquant de dénaturer de nombreuses substances biologiques labiles, il :Laut souvent tamponner la solution du monomère dans un intervalle de pH compris entre 5 et 9 avant d'ajouter la matière biologique labile0 On prépare ensuite un liquide organique hydrophobe ayant les propriétés suivantes. Tout d'abord, la solubilité du second monomère qu'on doit utiliser dans la polymérisation doit être très élevée dans ce liquide organique hydrophche.En second lieu, le liquide hydrophobe doit présenter une légère affinité pour le premier monomère En troisième lieu, le solvant hydrophobe doit être tel que -lorsqu'on lui ajoute le -solvant hydrophile, il se forme une bonne émulsion. On réunit ensuite les deux solvants et l'on émulsiorne, le solvant hydrophile étant typiquement la phase discontinue0 On peut effectuer l'émulsionnement par n'importe laquelle des diverses techniques bien connues, habituellement à l'aide d'un agent d'émuleionnement. La dimension des gouttalettes produites dicte la dimension des micro-capsules formées. Lorsque l'on a obtenu l'intervalle voulu des dimensions des gouttelettes, cn ajoute le secon.d monomère à llémul- sion et la polymérisation, la condensation ou la polyaddition, se produit à l'interface du système comportant deux phases. Puisque le premier monomère, dissous principalement dans la phase discontinue, est légèrement soluble dans la phase organique hydrophobe continue, il se produit un peu de diffusion dans la phase continue. La membrane des micro-capsules se forme dans cette zone d'interface à mesurs que la polymérisation se poursuit. La membrane qui se forme limite la poursuite de la diffusion du premier monomère dans la phase continue et les caractéristiques de la membrane dépendent beaucoup de la suite détaillée des rencontres effectuées au hasard entre les monomères. En général, les membranes produites alors sont macroporeuses et l'on ne peut obtenir que dans des conditions excep tionnelles et difficiles à régler des membranes semi-perméables utilisables avec succès On pense que le problème provient de la présence de défauts dans la membrane ce qui aboutit à ltexis- tence de trous macro-poreux dans les membranes apres arrêt de la réaction et lavage des capsules. Dans l'art antérieur, on ne résoud ce problème qu'en continuant la polymérisation, la condensation ou la polyaddition pendant une période de temps suffisamment longue pour fermer ces gros défauts, ce qui fernie simultanément les pores plus petits.On pense ainsi que l'on ntobtient des capsules acceptables que dans un intervalle étroit de la formation du polymère où les pores défectueux sont bouchés ou fermés et les plus petits pores sont encore ouverts. Cependant, il a été découvert que si l'on sépare de telles micro-capsules brutes de la phase continue, qu'on remet ces micro-capsules en suspension dans une certaine quantité d'un liquide hydrophobe différent dans lequel la solubilité du premier monomère est grandement réduite et que l'on expose ensuite à nouveau à l'action du second monomère, la même réaction de polymérisation se produit à une vitesse bien plus lente sur une zone d'interface plus étroite se ituant seulement dans les intertices de la membrane de la capsule brute.Cela aboutit à un 1'bouchage sélectif" des défauts macro-poreux de la paroi des capsules, à une diminution de la dimension des pores et à un renforcenent des membranes. Or. pense que cette seconde réaction de polymérisation produit sélectivement plus de ponts sur les plus gros pores où le premier monomère diffuse plus près de la phase continue et que ce "bouchage sélectlf" se poursuit sensiblement sans augmentation importante de l'épaisseur de la. paroi des capsules. Au contraire, l'utilisation continue du premier solvant augmen- te l'épaisseur de la paroi en diminuant la perméabilité de la majeure partie de la paroi en vue de boucher les défauts. Selon un autre aspect de la présente invention, il a été trouvé que cette technique de polymérisation secondaire est utilisable avec un grand nombre de procédés connus d'encapsulation pour former des capsules semi-perméables et pour en régler les dimensions des pores. Selon un autre aspect de ce procédé de polymérisation en deux stades, il est possible de choisir le second monomère à utiliser dans la: phase continue et qui, dans des opérations classiques, dénaturera.it rapidement les matières biologiques labiles qu'cn souhaite encapsuler.La technique pour éviter une telle dénaturation implique de régler la conoentration relative des solutés dans la phase continue et la. phase discontinue de façon à maintenir inférieure aux valeurs optimales la concentration du second monomère dans la phase continue et à avoir une concentration élevée des solutés dans la phase discontinue, Dans ce cas, on inhibe le passage du second monomère par diffusion dans la phase discontinue et l'on réduit à son minimum la dénaturation de la matière biologique labile, mais l'on produit une membrane de capsules macro-poreuses, de formation médiocre et nettement non satiefa.is lte. Cependant, dans le second stade de la polymérisation, on peut accroStre de façon sûre la concentration du second monomère dans la phase continue de la nouvelle suspension (puisque la matière encapsulée est alors protégée par la membrane de la capsule brute) pour renforcer les membrane nes des capsules et les rendre semi-perméables0 Belon un autre aspect de l'invention, on ajoute le second monomère à l'6mulsion au cours du premier stade de polyrérisation, non pas en une seule fois pour amorcer la polymérisation, mais plutôt en des fractions, à des intervalles réguliers de temps, sur tcuté la durée de la polymérisation.Cette technique maintiens la concentration du second monomère à l'interface à. un niveau optimal plus constant à tout moment lors de la formation de la première membrane grossière cela inhibe ainsi le passage par diffusion du second monomère dans la phase discontinue et cela augmente la rendement en de la matière biclo gLque labile utilisable. Cette technique est aussi très utile pour des systèmes dans lesquels l'hydrolyse du second monomère choisi constitue une réaction pouvant entrer en compétition avec la réaction de polymérisation0 Dans une forme importante de réalisation, le premier monomère est une diamine et le second monomère est un halogénure de diacide.Le solvant hydrophobe initial est une solution comprenant 80 % de cyclohexane et 20 % de chloroforme et, dans la remise en suspension, le liquide hydrophobe est du cyclohexane pur. La diamine est essentiellement insoluble dans le cyclohexane et elle est légèrement soluble dans le chloroScrme. Lorequ'on capsule de lthémoglobine, il a été découvert que si les globules rouges du sang sont deshydratés par exposition à une solution saline hypertonique, on peut préparer une solution d'hémoglobine ayant des concentrations pouvant aller jusqu'à 70 g/dJ, et que la grande concentration du sel inhibe la diffusion de passage des molécules d'eau dans la phase discontinue où elles réagissent avec des molécules du second monomère an les rendant inutilisables. Puisqu'il est bien connu que de nombreuses matières biologiques labiles se dénaturent rapidement dans des milieux environnants fortement acides ou basiques, il convient de main- tenir au moins dans l'intervalle compris entre 5 et 9, à tous les stades du nouveau procédé d'encapsulation, le pH de l'en- vironnement immédiat de la matière qu'on désire encapsuler. Loraqu'on utilise une diamine comte premier monomère, on y parvient en faisant barboter du CO2 dans la solution de la diamine avant de l'ajouter à la matière biologique labile. La solution de diamine, qui présente typiquement un pH de l'ordre de 11,5, est transformée en du carbonate de diamine présentant un pH typique d'environ 8,6 à 8,7. On peut porter le pH de cette solution à une v-aleur d'environ 8,4 si on la sature par du CO2 et si on la conserve sous une atmosphère constituée à 100 % par du CO2 gazeux. Au contraire, l'art antérieur a utilisé la composition tampon NzHOO-Na2CO3, c'est-à-dire les sels dune base. forte et d'un acide faible alors qu.e la présente invention utilise l'acide faible lui-memeO Le pH résultant de la solution tamponnée diamine/hémolysat de l'art antérieur est égal à 11. Un avantage principal de la présente technique pour l'innobilisation de matières biolcgiquement et/ou chimiquement actives pour former des corps solides ou pseudo-solides pouvant réagir est que le matières sont encapsulées en vrac sans compétition directe avec des impuretés pour l'utilisation des sites disponibles pour des liaisons. Ainsi, on peut produire des capsules très actives à partir de matières dont la. purification est rela.tivement médiocre. En outre, les matières actives sont protégées contre une attaque des micro-organismes souvent responsables de l'inactivation ou de l'inhibition de ces constituants réactifs.Voioi une description plus détaillée. Un premier aspect de la présente invention utilise une nouvelle variante du procédé bien connu des micro-encapsula.tions, connu généralement sous le nom de "polymérisation interfaci.ale". On choisit deux solvants mutuellement non miscibles dont l'un est hydrophobe et dont l'autre est hydrophile ou est de préférence l'eau. On dissout dans l'eau la. matière à encapsuler et un premier monomère, on mélange les deux solvants puis l'on émulsionne le mélange, le solvant hydrophobe constituant la phase continue. La dimension des gouttelettes colloS- dales détermine la dimension des micro-capsules à produire.On peut effectuer un émulsionnement par ntimporte laquelle des techniques bien connues d'émulsionnement comme, par exemple, l'utiles sation d'un mélangeur, et l'on opère habituellement avec addition. d'un agent d'émulsionnement. Puisque la. dimension des gouttelettes produites dans une technique donnée quelconque variera dans un intervalle spécifiqu.e, on peut utiliser un filtre pour séparer les capsules de trop grandes dimensions produites dans un essai quelconque, afin de réduire à leur minimum les différences entre les diamètres des capsules. Pour un exposé plus détaillé du procédé de variation de la dimension des capsules, on peut se référer au chapitre II de l'ouvrage précité de Thomas M.S.Chang "Artificial Cells". Lorsque l'on a produit des gouttelettes de dimensions suffisantes, on introduit dans la suspension un second monomère capable de former avec le premier monomère ur polymère par polycondensation ou par polyaddition. La polymérisation ne se produit qu'à l'interface du système comportant deux phases. Bien évidemment, il faut choisir le monomère parmi ceux présentant des propriétés convenables de solubilité dans les solvants déjà choisis. Pour obtenir le rendement maximal en une matière biologique utilisable enfermée su sein des capsules, on doit régler soigneusement les conditions de réaction pour que la matière généralement sensible ne se dénature pas à un degré important au cours de la polymérisation. Il a donc été découvert qu'un facteur extreement important pour l'obtention d'un rendement élevé en une matière encapsulée utilisable est constitué par le pH de la phase discontinue. Pour se prémunir contre une dénaturation de la matière labile, il faut, à tout moment au cours du processus, régler le pH, généralement dans l'intervalle compris entre 5 et 9.Il faut choisir les solvants, en par ticulier le solvant hydrophile-qui dissout la matière d'encapsu- lation, parmi ceux qui ne dénatureront pas rapidement la matière à encapsuler. lorsque les experts en ce domaine auront lu le présent exposé, leur expérience leur permettra d'effectuer ce choix. Pour faciliter une dispersion et une séparation appropriées, les deux solvants doivent avoir des densités légèrement différentes de l'un à l'autre. Des polymérisations qui se produisent dans un milieu environnant dont le pH est hostile à la matière chimiquement active particulière qu'on veut encapsuler ne doivent pas servir pour cette substance Cependant, de nombreux monomères qui ont en solution un pH naturel capable de dénaturer la plupart de la matière biologique labile peuvent être tamponnés jusqu'à une valeur se situant dans l'intervalle précité de pH sans influer sur leur activité. On peut utiliser d'autres monomères sans les tamponuer, selon leur pH naturel et la nature de la matière qu'on veut encapsuler. Pour des monomères fortement alcalins, le pas sage de C02 gazeux dans la solution constitue le procédé préféré pour faire passer le pH dans l'intervalle de non- dénatura- tion. Selon un second aspect de la présente invention, il a été découvert que l'on peut produire par une polymérisation en deux stades une membrane de capsule bien plus solide ayant un plus faible nombre d'imperfections et utilisant un degré minimal de polymérisation. A cet égard, il a été découvert que les membranes des capsules produites par le procédé en un seul stade décrit ci-dessus sont souvent macroporeuses, inégales et que leur solidité mécanique et leur épaisseur varient considesa- blement.Cependant, si, par enlèvement de la phase continue, on arrête la polymérisation à l'interface du mélange émulsion né et si l'on remet ensuite les capsules en suspension dans du solvant frais pressentant un pouvoir réduit de dissolution du premier monomère, l'addition dtune portion supplémentaire du se- cond monomère à la. nouvelle suspension provoquera une polyméfl- sation supplémentaire qui renforcera les membranes, provoquera le remplissage préférentiel des plus gros pores des membranes et évitera ainsi l'état maoroporeux. Le procédé produit donc une membrane semi-perméable de grande qualité grâce à l'utisa- tion d'un second degré minimal de polymérisation.Cette dernière procure alors l'avantage supplémentaire maximal d'un remplis- sage ou d'un bouchage des imperfections des membranes. Des raffinements supplémentaires apportés à ce procédé de polymérisation en deux stades permettent de régler à un meil- leur degré la solidité mécanique, l'épeisseur et la porosité des membranes0 Si lton choisit le solvant hydrophobe constitu- ant la phase continue de l'émulsion de sorte que le premier mo- nomère y soit légèrement soluble, du monomère provenant des gouttelettes passe par diffusion légère dans la phase continue. Cela aboutit à une limite des phases relativement épaisse et à une membrane également épaisse et habituellement poreuse qui est formée partout où les deux monomères viennent en contact.Généralement, la membrane produite est d'autant plus macroporeuse que le premier monomère est plus soluble dans la phase continue. Si, au contraire, le premier monomère est bien moins soluble dans la phase hydrophobe continue, la limite entre les phases est nette et il en résulte une membrane mince, dense et habituelle ment microporeuseO Lorsqu'on remet en suspension les capsules partiellement formées, on utilise un solvant différent ayant, pour la dissolution du premier monomère, un pouvoir différent de celui du solvant servant de phase discontinue dans la première polymérisation. Lorsqu'on a produit une membrane macroporeuse dans la première polymérisation, on utilise dans la seconde polymérisation un solvant dans lequel le premier monomère est essentiellement insoluble et cela a pour effet de durcir les membranes.On pense que, dans le second stade de polymérisation, les deux précurseurs du. polymère ne se rencontrent qu'au sein des endroits-faibles de la-Fembrane imparfaite produite, c'est à-dire qu'il y a alors une diffusion préférentielle du premier monomère vers-le solvant0 Ainsi, il se forme davantage de polymère pour boucher les pores les plus groe. Selon un autre aspect de l'invention, on peut régler avantageusement encore les concentrations des monomères dans leurs solvants respectifs. Si, par exemple, le second monomère, dissous dans la. phase hydrophobe continue de l'émulsion,présen te la propriété de dénaturer la matière qu'on cherche à encapsuler, on peut introduire le premier monomère, dissous dans la phase discontinue, à une grande concentration par rapport au second, de l'ordre de 100 à 1, afin d'empêcher toute migration du monomère pouvant produire une dénaturation dans les gouttelettes de la solution au cours de la première polymérisation.Cette technique produit souvent une micro-capsule fortement poreuse mais, dans le second stade de la polymérisation, on peut augmenter en toute sécurité la concentration du second zonomère;et si l'on utilise un solvant approprié, les capsules seront renforcées et rendues micro-poreuses gracie à la formation sélective de ponts sur les pores les plus grands ayant une membrane plus mince, comme expliqué ci-dessus, sans nuire vraiment à la matière encapsulée0 Selon un autre aspect de l'invention, il a. été trouvé que la concentration de l'hémoglobine encapsulée peut être nettement augmentée si on lave de façon poussée dans une solution saline hypertonique les globules rouges servant à produire l'hémolysat d'hémoglobine.En outre, la concentration saline relativement élevée dans la phase aqueuse discontinue de ltémul- sion facilite la polymérisation interfaciale du premier monomère en limitant la solubilité de l'eau dans la phase organique contenant le second monomère qui, de façon typique, est rapidement décomposé Si on ltexTose à de l'eau. On pense que les produits de cette réaction d'hydrolyse du second monomère contribuent aux imperfections de la membrane s'ils ne sont pas enlevés lors du stade de séparation. Les exemples non limitatifs suivants permettent de rendre l'invention plus claire et plus compréhensible. Exemple 1 On sépare les globules rouges d1un sang humain entier, dont la date limite d'utilisation est expirée et qui provient d'une banque de sang, puis on lave ces globules deux fois dans le double de leur volume d'une solution saline hypertonique (1,5 g/dl) par centrIfation dans une centrifugeuse réfrigérée à 2 800 xg durant 5 minutes0 On utilise la solution saline hypertonique pour enlever l'eau des globules afin de produire la con centration d'hémoglobine la plus élevée possible après la lyse des globules. Une troisième centrifugation durant 15 minutes à 2 800 xg sert à agglutiner les globules.On enlève autant de solutions salines que possible des globules agglutinées que lton soumet ensuite à une lyse en. les secouant vigoureusement avec un ml d'éther anhydre pour 10 ml des globules agglutinées. on centrifuge ce mélange à 1 000 xg durant 20 minutes et l'on enlève les débris de cellules et 11 éther qui remontent vers le dessus. On vérifie la concentration de l'hémoglobins en mesurant le coefficient d'absorption de 10 micro-litres de lthémolysat dans 4,0 ml d'une solution saline isotonique à une longueur tonde de 540 nm. Pour toutes les solutions d'hémolysat ainsi préparé, les lectures du coefficient d'absorption se sont situees entre 0,7 et 0,8, ce qui correspond à une concentration de 28 à 32 g/dl. Des concentrations en hémoglobine supérieures à DO gl dl provoquent une cristallisation et une précipitation lors du magasinage à la. température du réfrigérateur (40C). On peut utiliser durant une semaine au moins l'hémolysat s'il a été réfrigéré. On prépare une solution de carbonate dthexanediamine en faisant barboter du gaz carbonique dans une solution 3M de 1,6-hexanediamine (Eastman. Kodak Co.) jusqu'à ce que le pH atteigne 8,5. Cela denande environ 15 g de CO2 pour 100 ml de so lutin. On prépare de l'acide 4,4'-diemino-biphényl-2,2'- disulfonique (ADBDS) (qualité technique ; Eastman Kodak Co.) en ajoutant environ 50 g de ADBDS dans 800 ml d'eau désionisée contenant 5Q ml de NaOH 6M. On filtre la solution pour enlever les solides résiduels et lton précipite le ADBDS par addition de 70 ml de HCl à 50 % en volumelvolume. Après dépôt des cristaux, on verse autant que possible du liquide pourpre puis l'on ajoute 500 ml de HCl à 10 % en volume. On collecte les cristaux dans un entonnoir de Buchner et on les lave 3 fois avec de l'eau désionisée, puis on les lave deux fois à l'acétone et on les sèches Le produit obtenu est formé par des cristaux de couleur blanche ou rose pâle.On les conserve dans une bouteille brune à l'abri de la. lumière On utilise ce produit pour former un copolymère constituant une membrane et ayant une charge négative pour empêcher l'agglutination. On mélange 10 ml de la solution d'hémolysat contenant 30 g/dl d'hémoglobine avec 10 ml drune solution de carbonate d'hexanediamine 3 M contenant 2,88 g de ADBDS. Lorsqu'on les mélange, ces deux monomères forment le premier corps mis en réaction dans le présent exemple. On ajoute ensuite cette solution aqueuse à 125 nil d'un liquide organique hydrophobe refroidi au préalable et qu.i est obtenu à partir de 100 ml d'un mélange (20 % de chloroforme et 80 % de cyclohexane) et de 25 ml d'un agent d'émulsionement ("SPAN-85", qui est du trioléate de sorbitanne). On commence ensuite l'émulsionnement dans un mélangeur prérefroidi et l'on continue le malaxage durant une à deux minutes0 Le second monomère, ctest-à-dire le chlorure de téréphtaloyle, demande-une purification préliminaire. On sature du cyclohexane chaud (presque bouillant) par du chlorure de téréphtaloyle (qualité pratique ; Eastman Kodak Co.) et l'on filtre rapidement la solution. On collecte le liquide limpide et on le laisse refrcidir et cristalliser dans un récipient fermé. On collecte les cristaux en les exposant aussi peu que possible à l'atmosphère et on les sèche souks vide, car ce composé réagit avec l'humidité atmosphérique.On prépare la solution du chlorure de téréphtaloyle de réserve en dissolvant 10,15 g du chlorure de téréphtaloyle purifié dans 95 ml d'un mélange à 20 % de CHCl3 et 80 % (volume/volume) de C6H12. Il en résulte une solution 0,5 M. il convient de garder cette solution dans un récipient bien fermé et elle peut servir pendant un mois au moins avant qu'un précipité ne commence à se former. On ajoute ensuite à l'émulsion, tout en mélangeant à faible vitesse, 3 ml de la. solution organique 0,5 M du chlorure de téréphtaloyle dan.s vn mélange de 20 % de chloroforme et 80 % de cyclohexane. Le rapport entre la concentration de la diamine et celle de l'halogénure du diacide est alors de 128:1, mais on peut tolérer une certaine variation de. ce rapport0 Au bout de 3 minutes, la première réaction de polymérisation est achevée et l'on centrifuge la. suspension durant 15 à 20 secondes à 400 à 500 xg. On enlève ensuite par aspiration le liquide organique surnageant. On remet ensuite les capsules en suspension dans un second liquide consistant en 100 ml de cyclohexane et 10 ml de trioléate de sorbitanne. Tout en mélangeant lentement, on ajoute 7 ml d'une solution organique 0,5 M de chlorure de téréphtaloyle dans un mélange de 20 % de chloroforme et de 80 % de cyclohexane. Ce liquide hydrophobe n.e contient que 1,0 à 1,5 % de chloroforme au lieu de 20 % dans le liquide organique du premier stade. La teneur réduite en chloroforme diminue la solubilité de la diamine dans le solvant, ce qui donne une membrane plus mince et bouche les trous existant dans la membrane plus grossière obtenue à l'origine.Le rapport entre les concentrations de la diamine et de l'halogénure de diacide est de 50:10 On continue à agiter durant 3 minutes, puis l'on arrête la réaction par l'addition de 30 ml d'une solution à 50 % de "TWEEN-20" (mono-laurate de sorbitanne) tamponnée jusqu'à un pH neutre par duNaHC03 0,3 M. On notera qu'à aucun moment la solution de lthémoglo- bine et de l'hémolysat n'a été exposée à un pH inférieur à 5 ou supérieur à 9. La solution de lthexanediamine présente un pH naturel de 11,5 et un pH d'environ 11 après mélange avec l'hémo- globine. Le barbotage du CO2 dans la solution provoque la production de H2C03 et du carbonate dthexanediamine. La CO2 joue le rôle d'un tampon et on le préfère à des sels sodiques ou à des acides faibles. Avant le tamponnage, le mono-laurate de sorbitanne utilisé présente un pH typiqwe d'environ 4,5. Une exposition prolongée à ce milieu environnant acide risque de dénaturer l'hémoglobine et des enzymes.On peut l'éviter en tamponnant le mono-leurate de sorbitanne de façon à avoir un pH voisin de 7; Le elle du n:ono-laurate de sorbitanne consiste à facilit-er le transfert des micro-capsules dans un milieu aqueux comme une solution saline (voir "Artifical Cells", chapitre 2). Il convient de noter que, dans ce stade, le mono-laurate de sorbitanne tend à réagir lentement avec le chlorure de teréphtaloyle pour produire un revêtement de- polymère collant et, en outre, pour donner aux micro-capsules un aspect crénelé, Un autre mode opératoire supérieur consiste à enlever autant de solvants que possible par centrifugation et à effectuer ensuite l'addi- tion ci-dessus de "TWEEN-20" et la séparation subséquente. Les micro-capsules produites par ce procédé ne laissent pas fuir les enzymes ou l'hémoglobine. Le tableau I ciaprès indique les temps jusqu'à demi-équilibre (t 1/2) pour des solutés ayant diverses masses moléculaires : TABLEAU I Perméabilité des micro-capsules : temps jusqu'à demi-équil.ibre Substance Masse moléculaire t 1/2 + etm* (secondes) Glycérol 92 1,75 + 0,1 Diacétone-alcool 116 2,5 + 0,2 Glucose 180 4,9 + 0,1 Saccharcse 342 10,6 + 0,2 Tris (a) 121 2,8 + 0,1 Bicine (b) 163 6,1 + 0;3 CAPS (c) 221 8,0 # 0,5 Pipes (d) 302 13,0 + 0,5 * etm : écart-type de la moyenne (a) Tris :(hydroxyméthyl)aminométhane, pH 8 (b) N,N-bis(2-hydroxyéthyl)glycine, pH 8 (c) acide cyclchexylaminopropane-sulfonique, pH 8 (d) pipérazine-N,N'-bis(acide 2-éthane-sulfonique) ; pH 8. On a mesuré l'activité, avant et après encapsulation, de 4 enzymes, la lactate-deshydrogénase (LDH), la glutamateoxaloacétate-transaminase (GOT), l'uréase et la beta-glucuro- nidase. La LDH et la GOT se trouvent naturellement dans l'hémoly- sat des globules rouges0 A l'hémolysat, on ajoute de lturéase et de la bêta-glucuronidase, sous forme d'une enzyme purifiée et partiellement lyophilisée, disponible à partir de sources du commerce, Le tableau Il montre, de façon comparative, les résultats obtenus pour LDH, GOT et l1uréase. L'activité a été mesurée en unités internationales (UI) par litre d'échantillon dans les conditions de la réaction d'essai.Les pourcentages d'activité conservée (ou rendement) détermines pour la bêta- glucuronidase ont été uniformément supérieurs à 50 %. TABLEAU II Enzyme Activité (UI/1) + etm Activité conservée (a)(%) LDH 4120 t 90 55 GOT 1200 t 80 66 Uréase 234000 t 8000 68 (a) : activité de l'enzyme des micro-capsules, divisée par l'activité de l'enzyme de l'hémolysat servant à préparer les micro-capsules. etm : écart-type de la moyenne. Le tableau Ici montre une comparaison, à diverses pressions de 02, du pourcentage de saturation de l'oxygène dans la solution de l'hémolysat servant à préparer les microcapsules et dans l'hémoglobine encapsulée. TABLEAU III Pression de O2 Pourcentage de saturation Hémoglobine de Hemoglobine l'hémolysat enoapsulée 5 1% 5% 10 21% 10% 15 46% 20% 20 62% 32% 25 74% 45% 30 82% 58% 35 89% 68% 40 92% 74% 50 97% 83% 60 99% 89% 70 99%+ 92% 80 99%+ 94% 90 99%+ 96% 100 99%+ 97% 110 99%+ 98% 120 99%+ 99% Le tableau IV montre l'effet de la variation de la proportion de l'halogénure d'acide dans la phase discontinue de chaque polymérisation sur la porosité des micro-capsules préparée dans une série dressais, la porosité étant mesurée indirecter;ent par observation du fait que la matière encapsulée fuit ou non à travers la membrane.Comme ce tableau l'indique clairement, la concentration du second monomère dans chaque stade de la polymérisation est très importante pour une bonne formation des capsules0 Les experts en ce danaine auront peu de difficultés pour déterminer le rapport optimal entre les concentrations qu'il faut utiliser dans le cas d'autres systèmes ou mélanges de formation de polymères. On produit les capsules du tableau IV selon le mode opératoire indiqué cidessus, sauf que l'émulsionnement est effectué dans du "SPAN 85" seul avant d'ajouter le solvant organique mixte.D'autres variations du mode opératoire donnent des résultats qualitativement semblables. TABLEAU IV Micro-capsules produites avec 10 ml de l'hémolysat et diverses quantités de chlorure de téréphtaloyle 0,5 M. Première réaction Seconde réaction Etat de la capsule Chlorure de téré- Chlorure de téréphtaloyle phtaloyle 1 2 ml 4 ml beaucoup de fuites 2 2 ml 8 ml beaucoup de- fuites 3 3 ml 7 ml pas de fuites 4 3 ml 7 ml pas de fuites 5 4 ml 7 nil pas de fuites 6 4,5 ml 7,5 ml fuites modérées 7 4,5 ml 7,5 ml fuites modérées 8 5 ml 8 ml beaucoup de fuites 9 5,5 ml 8 ml beaucoup de fuites Les micro-capsules séparées du solvant organique après la première réaction sont rouges, ce qui indique qu'il y a eu peu ou pas de dénaturation. Cependant, ces micro-capsules fuient et sont médiocrement formées. Lorsqu'on augmente dans ces conditions la concentration du chlorure de téréphtaloyle, on obtient des mioro-capsules brumes, ce qui indique une dénaturation de l'hémoglobine, et ces micro-capsules fuient, L'augmentation jusqu'à 5 minutes de la durée de la première réaction a peu d'effets apparents sur les micro-capsules, mais l'augmentation à plus de 4 minutes de la durée de la seconde réaction fait virer les micro-capsules au brun, ce qui indique une dénaturation de l'hémoglobine. La diminution d'au moins une minute de la durée de l'une ou l'autre réaction aboutit à des microcapsules qui fuient.La présence de faibles quantités d'éthanol (servant habituellement de stabilisants du chloroforme) peut nécessiter un réajustement Dour obtenir les meilleurs volumes.Pour fixable avoir la plus grande répétabilité et la formation la p lus des capsules, il convient d'enlever l'éthanol0 Le chloroforme utilisé dans l'exemple 4 contenait un peu d'éthanol. Lorsqu'il y a eu extraction de l'éthanol, le volume optimal pour la seconde réaction est typiquement de 3 à 4 ml au lieu de 7. Lorsqu'on diminue la quantité de TWEEN 20" servant dans le stade de séparation, on aboutit è une séparation médiocre des microcapsules d'avec le solvant organique.Les micro-capsules quton laisse demeurer dans du "TWEEN 20" pendant des périodes excessives de temps (plus d'une demi-heure) virent au brun. Les microcapsules conservées dans une solution saline non tamponnée, ayant un pH de 5,5, virent au brun au bout de plusieurs jours, alors que les micro-capsules conservées dans une solution tamponnée à pH 7,4 restent rouges pendant des mois. Une étude supplémentaire des capsules produites dans cet exemple indique que les capsules présentent entre le volume de la paroi et le volume de la capsule un rapport de l'ordre de 0,0280 Lorsque e est l'épaisseur de la paroi et D est le diamètre, le rapport entre le volume de la paroi et le volume de la capsule est donné par : : Vparoi # D e R = ------ - '- ---- = 6 e/D Capsule it /6 D3 Les capsules ont une épaisseur moyenne de paroi (e) o de 700 Aou 0,07 micron, et un diamètre moyen (D) de 15 microns4 Donc, R = 6 x 0,07/15 ou 0,028. Etant donné que du "Nylon" possède une densité approximativement égale à 1, il faudrait 28 mg de "Nylon" pour former les membranes pleines par ml de capsules que l'on produit0 La quantité totale de la diamine présente, telle qu'on peut la calculer d'après la concentration utilisée, est de 1,5 mmole/ml ou de 174 mg/ml.Puisque la paroi de "Nylon" comporte 46 % en poids de diamine, il faudrait 12,9 mg de diamine soit environ 7,5 % du total, pour former une pa.roi en "Nylon" plein. Mais, puisque le chlorure d'acide est le constituant limitant la réaction et que le rapport entre la diamine et le chlorure de diacide est au mieux de 50/1, la limite supérieure du "Nylon" produit est de tordre de 2,0 ffi de la diamine totale. Cela indique que les membranes produites sont très probablement spongieuses avec une structure de cellules ouvertes, Ces capsules sont imperméables à l'hémoglobine (masse moléculaire : environ 68 000), mais perméables à de l'insuli- ne (masse moléculaire : environ 12 000; temps jusqutà demiéquilibre : entre 2 et 3 minutes).Une comparaison du denlitemps pour l'insuline avec celui caractérisant des substances à faible masse moléculaire, comme celles.indiquées au tableau I, montre qu'il s'agit d'une relation non linéaire. On pense que ce phénomène est dû à des propriétés stériques ou à l'état des charges des molécules d'insuline. Exemple 2 Le mode opératoire est le même que celui indiqué dans l'exemple 1, sauf qu'on remplace dans la solution de l'hémolysat la diamine et l'acide ADBDS par une solution consistant en une partie d'acide 4,4'-diamino-stilbène-2,2'-disulfonique 1 M (Pfal+z and Eauer, Inc.) dans du tampon de phosphate(pH 7,4) isotonique plus 10 parties de carbonate d'hexane-diamine 3M qu'on ajoute à un volume cgal d'hémolysat. Les capsules produites montrent des propriétés. semblables à celles de exemple 1. Exemple 3 Le mode opératoire est le même qu.e celui de l'exemple 1, sauf ce qui. suit. l"ADBDS n'est pas inclus dans la solution de l'hémolysat, et la quantité du chlorure d'acide qu'on utilise dans les deux stades de la polymérisation, c'est-à-dire 0,35 ml de chlorure d'acide par ml de la. solution d'hémolysat et de diamine, est la ême. On ajoute l'halogénure d'acide en des quantités égales au cors de chaque polymérisation à des intervalles de 30 secondes, au lieu d'une addition effectuée en une seule fois au début de la polymérisation. Ce mode opératoire garde faible la concentration locale du chlorure d'acide et donne une membrane de. grande qualité Le pourcentage d'activité de l'enzyme est comparable à ce qui est décrit dans l'exemple 1. Exemple 4 On produit des capsules avec du chlorure de téréphta loyle et de l'hexanediamine contenant de l'acide 2,5-diaminobenzène-sulfonique, en utilisant le même mode opératoire que celui décrit dans l'exemple 1, sauf que l'on ajoute l'acide 2,5-diamino-benzène-sulfonique à l'hexanediamine au lieu de l'ADBDS. Les capsul.es produites montrent des propriétés sembla- bles à celles de exemple 1. Exemple 5 On produit des micro-capsules de chlorure de sébacyle et de-carbonate d'hexanediamine en utilisant le mode opératoire de l'exemple 1, sauf qu'on remplace le chlorure de téréphtaloyle par du chlorure de sébacyle et qu'on n'utilise pas de ADBDS. Ce mode opératoire donne des micro-capsules ayant des propriétés semblables à celles des micro-capsules de l'exemple 1. Exemple 6 On prépare des capsules de chlorure de sébacyle et de lysine par le procédé indiqué dans l'exemple 5, sauf qu'on remplace le carbonate d'hexanediamine 3M par de la lysine 3M ou par une solution consistant en des volumes égaux de carbonate dthexanediamine 3M et de lysine 314. Un petit nombre de microcapsules obtenu ar ce procédé présentent des fuites et ne sont pas satisfaisantes0 D'autres montrent des propriétés semblables à celles des micro-capsules obtenues dans l'exemple 1. EXemple 7 On ajoute 1,5 ml d'albumine de bovin (à 30 %) à un ml de la solution de ADBDS/carbonate d'hexahediamine de l'exemple 1, avec 0,4 ml de K.Cl à 36 % et 0,1 mode tétraéthylène pentamine 2,9M (préalabement ajustée à pH 9,5 avec HCl). On ajoute ensuite à ce mélange 4,0 ml de "SPAN 85" et 10 ml du solvant hexane/chloroforme de l'exemple 1, et l'on produit une émulsion, en une à deux minutes, par une agitation vigoureuse à l'aide d'un barreau d'agitation magnétique.On ajoute, en des portions de 0,1 ml à chaque fois toutes les 30 secondes, 0,4 ml de la solution de chlorure de téréphtaloyle (0,5 M dans le solvant hexane/chlorofome de l'exemple 1), puis l'on effectué des additions supplémentaires de 0,1 ml chaque minute durant les 6 minutes suivantes, Après centrifugation pour séparer les capsules, on jette le liquide surnageant et l'on remet les micro-capsules brutes en. suspension dans du cyclohexane contenant 5 % de ',SPAN 85". On ajoute 0,7 ml de chlorure de téréphtaloyle et l'on agite la suspension durant 3 minutes.Après séparation des phases par centrifugation, on lave les micro-capsules une fois dans du cyclohexane pur et on les soumet à un lavage final et à une récupération, ccmne indiqué dans exemple 1, On peut, selon les désirs, dissoudre des matières biologiques labiles, notamment des enzymes, dans la solution d'albumine. La tétraéthylène-pentamine contribut à la réticuletion du polymère pour former des membranes semi-perméables solides ayant des dimensions uniformes des pores. Les exemples précédents se limitent à des systèmes de polycondensation. comprenant un halogénure de dia.cide et une diamine pour produire un polymère ou un copolymère du type polyamide. Il sera cependant évident aux experts en ce domaine que le procédé -de polymérisation en deux stades et d'autres enseignements décrits dans le présent mémoire seront utiles dans de nombreux autres procédés d'encapsulation de l'art antérieur. Grace à un choix approprié des solvants, effectué selon les enasignements de la présente in'renlion afin de correspondre à des systèmes de polymères particuliers et à des matières particulières à encapsuler, les experts en ce domaine auront peu de difficu.lté pour produire des membranes de capsules de grande qualité, formées, par exemple7 par du polyester à partir d'un polyol et d'un diacide (HOOC-R-COOH) ou d'un halogénure de diacide ClOC-R-COCl), par d'autres polyamides obtenus à partir d'une diamine (H2N-R-NH2) et d'un diacide, par de la polyurée obtenue à partir d'une diamine et d'un diisocyanate, par du polycarbonate obtenu à partir d'un diol et d'un halogénure diacides par du polysulfonamide obtenu à partir dtun halogénure de sulfonyle multifonctionnel et d'une diamine, ainsi que par de la protéine réticulée, du polyphtalamide et par d'autres polycondensations bien connues. Des opérations de mise en capsules, ou liron utilise des réactions de polyaddition du type décrit, par exemple, dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N 3 864 275, entrent également dans le cadre de la présente invention. Les experts en ce domaine auront peu de difficulté pour adapter le procédé décrit ci-dessus à des systèmes utilisant des amines poly fonctionnelles et, pa.r exemple, de l'épichlorhydrine ou des polyesters contenant des grcupes époxydes. Il va de soi que l'invention nta été décrite qu'à titre illustratif mais non limitatif, et qu'elle est susceptible de recevoir diverses variantes entrant dans son cadre et dans son esprits REVENDICATIONS 1. Procédé pour encapsuler des matières biologiques labiles au sein dtune membrane semi-perméable synthétisée par une réaction de polymérisation interfaciale, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend les stades selon lesquels on dissout la matière biologique labile dans une première partie aliquot-e d'eau ;; on dissout une diamine monomère dans une seconde partie aliquote dteau on abaisse le pH de la solution de diamine jusqu'à une valeur comprise entre 5 et 9 on mélange la première et la seconde solution aqueuse à la solution aqueuse obtenue, on ajoute un solvant hydrophobe ayant les propriétés de ne relativement pas dénaturer la-matière biologique, de présenter un fort pouvoir dissolvant pour l'halogénure de diacide et un faible pouvoir dissolvant pour la diamine on émulsionne la solution aqueuse dans le solvant hydrophobe, cette solution aqueuse constituant la phase discontinue dans émulsion ainsi produite on ajoute à cette émulsion un halogénure de diacide pour provoquer une réaction de polymérisation à l'interface des phases de cette émulsion afin de former des membranes polymères macroporeuses autour des gouttelettes ou globules de la phase discontinue on sépare les capsules du solvant hydrophobe, ce qui termine la réaction de polymérisation on remet ces capsules en suspension dans un liquide qui a, vis-à-vis de la diamine, un plus faible pouvoir de dissolution que le solvant hydrophobe on ajoute une seconde portion de l'halogénure de diacide à cette nouvelle suspension-pour provoquer la poursuite de la polymérisation sur les membranes des capsules afin de renforcer ces membranes et de les rendre imperméables à la matière bio logique et l'on arrête la réaction de copolymérisation. 2. Procédé perfectionné pour encapsuler une matière chimiquement active, formant la partie centrale ou le -"coeur", dans une membrane semi-perméable synthétisée par une réaction de polymérisation interfaciale, ce procédé comportant les stades selon lesquels on dissout la matière centrale (le coeur") dans un premier solvant choisi parmi l'eau, des solvants hydrophiles et leurs mélanges on dissout un premier monomère dans ce premier solvant à ce premier solvant, on ajoute un solvant hydrophobe dans lequel le premier monomère est légèrement soluble on émulsionne le système en deux phases ainsi produit, le premier solvant constituant la phase discontinue de l'émulsion on ajoute à cette émulsion un second monomère capable de former un polymère avec le premier monomère et qui est for tementsoluble dans le solvant hydrophobe, afin de permettre la formation, autour des globules ou gouttelettes de la phase discontinue et à 11 interface des phases, d'une membrane de capsule microporeuse et hautement perméable, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on arrête le réaction de polymérisation en séparant le solvant hydrophobe de l'émulsion on remet les capsules en suspension dans un liquide dans lequel le second monomère est fortement soluble et dans lequel le premier monomère est moins soluble que dans le solvant hydrophobe on ajoute une seconde portion du second monomère à la nouvelle suspension afin de provoquer la poursuite de la polymérisation sur les membranes des capsules afin de les renforcer et de les rendre imperméables à la matière constituant le centre ou le coeur ; et on arrête la polymérisation. 3. Procédé perfectionné pour encapsuler une matière chimiquement active formant la partie centrale (le "coeur") dans une membrane semi-perméable synthétisée par une réaction de polymérisation interfaciale, selon lequel on dissout la la matière centrale ou le"coeur" dans un premier solvant choisi parmi l'eau, les solvants hydrophiles et leurs mélanges on dissout un premier monomère dans ce premier solvant on-ajoute un solvant hydrophobe à ce premier solvant on émulsionne le système en deux phases ainsi produit, le premier solvant constituant la phase discontinue de l'émul- sion et lton ajoute à cette émulsion un second monomère pouvant former avec le premier monomère un polymère et qui est insoluble dans le solvant hydrophobe, afin de former une membrane autour des globules ou gouttelettes de la phase discontinue et à l'interface de ces phases, ce procédé étant caractérisé en ce nuton ajoute à 17 émulsion le second monomère en des fractions introduites à des intervalles de temps pendant toute la durée de la polymérisation. 4. Procédé selon ltune des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que, avant lémulsionnement, on ajoute un agent d'émulsionnement au solvant hydrophobe. 5. Procédé selon les revendications 1 et 4, prises ensemble, caractérisé en ce que l'agent d'émulsionnement est le trioléate de sorbitanne. 6. Procédé selon les revendications 2 et 4 prises ensemble, caractérisé en ce qu'on ajoute un agent d1émulsionnement au liquide de remise en suspension. 7. Procédé selon la revendication 2,caractérisé en ce que le premier solvant est de l'eau. 8. Procédé selon ltune des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le solvant hydrophobe est un mélange de cyclohexane et de chloroforme, qui est notamment formé de 80 % en volume de cyclohexane stade 20 % de chloroforme. 9. Procédé selon ltune des revendications 1 et 2', caractérisé en ce que le liquide de remise en suspension est du cyclohexane. 10. Procédé selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que le premier monomère est une polyamine. Procédé selon les revendications 2 et 10 prises ensem ble, caractérisé en ce que la polyamine est choisie parmi la 1 ,6-hexanediamine, la lysine, l'acide -4,4'-diamino-2,2'--biphényl- disulfonique, l'acide 4,-4'-diamino-stilbène-2,2'-disulfonique, l'acide 2,5-diaminobenzènesulfonique, la tétraéthylènepentamine et leurs mélanges. 12. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la diamine est choisie parmi la 1,6-hexanediamine, la lysine, I1 acide 4,41-diamino-2,2'-biphényl-disulfonique, l'acide 4,4'-diamino-stilbène-2,2'-disulfonique, l'acide 2,5-diaminobenzènesulfonique et leurs mélanges. 13. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on abaisse le pH de la solution de diamine en-y faisant passer du CO2. 14. Procédé selon la revendicationl, caractédrisé en ca que, avant d'ajouter le solvant hydrophobe, on ajoute une polyamine, et notamment la tétraéthylènepentamine, à la diamine monomère. 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que, avant de l'ajouter à la diamine monomère, on ajuste le pH de la polyamine à une valeur comprise-entre 5 et 9. 16. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que le second monomère est un halogénure de diacide. 17. Procédé selon la revendication 1 ou les revendications 2 et 16 prises ensemble,. ce procédé étant caractérisé en ce que l'halogénure de diacide est un chlorure de diacide, choisi notamment parmi le chlorure de sébacyle, le chlorure de téréphtaloyle et leurs mélanges. 18. Procédé selon les revendications 2, 10 et 16 prises ensemble, caractérisé en ce que le rapport entre la concentrationde la polyamine et la concentration du chlorure de diacide dans leurs solvants respectifs dans la nouvelle suspension est de l'ordre de 100: 1 ou inférieure à 60:1. 19. Procédé selon les revendications 2, 10 et 16 prises ensemble, caractérisé en ce qu'on ajoute le chlorure d'acide en des fractions introduites à des intervalles réguliers de temps pendant-toute la durée de la polymérisation. 20. Procédé selon l'ure des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que l'on maintient entre 5 et 9 le pH de la phase discontinue contentant la matière chimiquement active formant le coeur. 21. Procédé selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce-que la matière chimiquement active formant le 1,coeur1 est une substance biologique labile. 22. Procédé selon la revendication 1 ou les revendications 2 et 21 prises ensemble, caractérisé en ce que la substance biologique labile est de 1' hémoglobine, qui a notamment été préparée par enlèvement de l'eau de-globules rouges du sang par exposition de ces globules à une solution saline hypertonique (cette solution saline comportant une concentration en sel de l'ordre de 1,5 % en poids) pour permettre de préparer des produits dont la concentration en hémoglobine peut aller jusqu'à 30 g par dl. 23. Procédé selon la revendication 1 ou les revendications 2 ou 21 prises ensemble ou 3 et 21 prises ensemble, caractérisé en ce que la matière biologique labile est une enzyme. 24. Procédé selon les revendications 2, 21 et 23 prises ensemble, caractérisé en ce que l'enzyme est choisie parmi la lactate-déhydrogénase (LDH), la glutamate-osalo-acétate-trans- aminase (GOT), l'uréase et la ss-glucuronidase. 25. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on arrente la réaction de copolymérisation en ajoutant du monolaurate de sorbitanne dans une solution hypertonique tamponnée de façon à avoir un pH voisin de 7. 26. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la réaction de polymérisation interfaciale est choisie parmi une réaction de polycondensation et une réaction de polyaddition. 27. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la réaction de polymérisation interfaciale est choisie parmi une réaction de polycondensation, de polyaddition ou de coacervation. 28. Procédé selon la rerrendication 2, caractérisé en ce qu'on ajoute à l'émulsion un monomère polyfonctionnel capable de réticuler le polymère formé par le premier et le second monomère. 29. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le premier monomère est légèrement soluble dans le solvant hydrophobe, et l'on arrete la réaction de polymérisation, après formation d'une membrane de capsule macroporeuse fortement perméable, en séparant le solvant hydrophobe de lXémul- sion on remet les capsules en suspension dans un liquide dans lequel le second monomère est fortement soluble et dans lequel le premier monomère est moins soluble que dans le solvant hydrophobe on ajoute une seconde portion de ce second monomère à la nouvelle suspension pour provoquer la poursuite de la polymérisation sur les membranes des capsules afin de renforcer ces membranes et de les rendre imperméables à la matière centrale ou coeur" et l'on arrête la polymérisation. 70. Procédé pour régler la dimension des pores des membranles des capsules brutes ayant des défauts macroporeux (capsules formées par le produit de la polymérisation, par polycondensation ou par polyaddition, d'au moins deux monomères complémentaires dont l'un est soluble dans un liquide hydrophile et dont l'autre est soluble dans un liquide hydrophobe), ces capsules comportant une portion d'un de ces monomères qui est enfermé, et le procédé étant caractérisé en ce qu'on met les capsules brutes en suspension dans un solvant dans lequel le monomère incorporé dans les capsules est essentiellement insoluble, mais dans lequel l'autre monomère complémentaire est fortement soluble on ajoute à cette suspension une seconde quantité de l'autre monomère complémentaire pour provoquer une polymérisation s'effectuant de façon préférentielle dans les défauts macroporeux des membranes des capsules et l'on arrete la polymérisation lorsqu'on a obtenu la dimension des pores.