On sait que l'audiométrie vise la détermination des facultés auditives d'un sujet. On utilise à cet effet une source sonore ré- glable et lton cherche à déceler de façon aussi précise que possible le seuil de perception du son par le sujet. On cherche bien entendu à s'affranehir de l'appréciation subjective de celui-ci (par exemple des jeunes enfants) ou de son désir de fausser ltessai (cas des simulateurs). Une méthode proposée à cet effet consiste à exploiter les réponses électriques cérébrales du sujet. En mettant en oeuvre des stimulations sonores calibrées, on peut ainsi établir les courbes de réponse du sujet pour chaque fréquence de stimulation et pour chaque intensité de celle-ci. Toutefois l'on s'est heurté dans l'utilisation de cette méthode à un phénomène qu'on a baptisé du nom d'habituation et qu'on peut définir comme l'accoutumance du sujet à la stimulation. En d'autres termes sa réponse diminue d'intensité si on le soumet à une série de stimulations identiques, par exemple en vue une moyenne des diverses courbes relevées avec réduction concommitante des bruits parasites qui ne se recouvrent jamais complètement d'une courbe à l'autre. Pour y remédier on a eu l'idée de varier de façon aléatoire l'intensité des stimulations et ltintervalle de temps qui les sépare, ainsi, éventuellement, que la fréquence qu'elles comportent. La présente invention vise à établir un appareil qui permette de réaliser ainsi une audiométrie objective électro-encéphalographique. Le dispositif suivant l'invention comprend essentiellement un .générateur programmable de courants électriques de plusieurs fréquences déterminées, une porte à ouverture et fermeture lentes propre à recevoir la sortie du générateur, un atténuateur programmable recevant la sortie de la porte, cet atténuateur étant équipé d'un système permettant d'envoyer le signal atténué sur l'une ou l'autre de deux sorties, ou sur les deux, et un ampli son propre à transmettre ces deux sorties convenablement amplifiées à des écouteurs appliqués au sujet. Les potentiels de réponse de ce dernier peuvent etre collectés à la façon usuelle par le moyen d'électrodes principale et de référence. Elles sont alors envoyées à un amplificateur différentiel dont la sortie aboutit à un calculateur approprié. Tout l'ensemble est commandé par un programmateur de type quelconque, mais établi de manière à ce que chaque essai élémentaire comporte une fréquence, une intensité et une durée différant de façon aléatoire de celles de l'essai élémentaire précédent. Ce programmateur commande également de façon aléatoire le système d'aiguillage associé à l'atténuateur et il fixe de meme manière l'intervalle qui doit séparer l'essai élémentaire considéré du suivant. Il est d'autre part relié au calculateur afin que celui-ci puisse# indiquer à quels paramètres correspond le résultat de l'essai et no notamment la courbe de réponse que ce calculateur permet d'enregistrer. Toutes les commandes ainsi assurées par le programmateur sont préférablement du type numérique. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra#de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer. Fig. 1 est une vue schématisée d'un dispositif suivant l'invention. Fig. 2 indique une série de courbes relevées au cours d'essais élémentaires effectués sur un sujet. Fig. 3 montre une courbe de sensibilité audiométrique déduite des courbes de fig. 2. L'ensemble représenté en fig. 1 comprend un programmateur 1, un dispositif audio-stimulateur 2 alimentant les écouteurs 3 appliqués au sujet, un amplificateur différentiel récepteur 4 relié aux électrodes 5, 6 de détection et de référence, et un calculateur 7 qui, recevant les signaux de l'amplificateur, en déduit les resul- tats recherchés, et notamment trace les courbes correspondantes. L'appareil 2 renferme un premier module 8 formant générateur électrique programmable de fonctions sinusoïdales pures d'amplitude constante. Il est avantageusement constitué par une batterie d'oscillateurs réalisés à partir d'amplificateurs opérationnels équipés de dispositifs de réglage du gain, chaque oscillateur correspondant à l'une des fréquences qu'on désire appliquer au sujet et le réglage du gain permettant de pondérer l'amplitude en fonction de la fréquence conformément aux conditions physiologiques d'une oreille normale. Le module 8 renferme encore un multiplexeur placé sous la dépendance du programmateur 1 pour sélectionner à chaque fois l'un des oscillateurs, c'est-à-dire l'une des fréquences à appliquer au sujet. Il peut être prévu un amplificateur de sortie. Le second module 3 de l'appareil 2 est constitué par une porte qui présente la particularité de s'ouvrir et de se fermer non pas brusquement, comme les portes électroniques usuelles, mais bien de façon progressive, ce qui peut s'obtenir de toute manière appropriée, notamment par le moyen de générateurs de trapèze commandant une porte analogique utilisant des transistors à effet de champ ou du genre dit MOS, ou encore d'une façon plus pratique qui consiste à faire le produit (modulation d'amplitude) d'un signal trapézoldal avec la sinusoïde à envoyer au sujet. L'ouverture et la fermeture de cette porte 9 sont sous la dépendance du programmateur 1. Ce dernier commande en outre la durée totale d'ouverture de la porte.En pratique celle-ci peut varier entre 50 millisecondes jusqu'à un temps quelconque, voire infini. Le signal sortant de la porte 9 arrive à un troisième module 10 jouant le rôle d'atténuateur. Il renferme un certain nombre de ponts diviseurs susceptibles d'etre sélectivement choisis par le programmateur 1. Il y est en outre préférablement prévu un commutateur manuel permettant de décaler l'échelle d'atténuation en vue d'augmenter l'étendue de l'utilisation de l'appareil sans multiplier le nombre des éléments. Le module 10 renferme encore un commutateur d'aiguillage permettant d'envoyer lé signal atténué soit sur une sortie, soit sur une seconde, soit sur les deux à la fois. Les deux sorties du module 10. arrivent enfin à un quatrième module Il constitué par un amplificateur son à deux voies à faible bruit, établi de manière à ne comporter qu'une très faible diaphonie entre les deux voies. C'est cet amplificateur qui alimente les écouteurs 3 appliqués au sujet. Les électrodes 5 et 6 peuvent être de tout type approprié. La première est disposée en un point choisi de la zone cervicale du sujet, préférablement au vertex, tandis que les deux autres, qui jouent le rôle de référence, sont fixées aux lobes auriculaires. Comme montré, le calculateur 7 peut-comporter une seconde entrée propre à recevoir simultanément des signaux provenant d'autres points du crâne, c'est-à-dire finalement du cerveau du sujet. Le programmateur 1, qui constitue ainsi le centre de commande, est prévu pour séleçtionner de façon aléatoire la fréquence du générateur 8, la durée d'ouverture de la porte 9, l'atténuation de l'atténuateur Il ainsi que la position de son commutateur d'aiguillage. On conçoit qu'il soit facile d'utiliser à cet effet des enregistrements numériques judicieusement préparés à l'avance, par exemple sur bande perforée ou sur ruban magnétique. Il est également possi ;?le d'#tiliser un petit ordinateur agencé de manière à émettre une série de mots de commande sous forme numérique. Bien entendu le programmateur 1 est également relié au calculateur 7 afin que chaque enregistrement individuel puisse comporter l'indication de l'intensité appliquée, ainsi éventuellement que de tous les autres paramètres de fréquence, de durée, d'aiguillage aux écouteurs et d'intervalles entre les stimulations successives. L'appareil décrit permet finalement d'appliquer à un sujet une série de stimulations qui varient de façon aléatoire en tous leurs paramètres. Des signaux électro-encéphalographiques qui en résultent le calculateurs peut déduire une série correspondante de courbes, telles par exemple que celles de fig. 2, chacune comportant indication de l'intensité du stimulus appliqué. A partir de ces courbes elles-mêmes il peut tracer la courbe d'amplitude générale de sensibilité audiométrique du sujet, telle que celle de fig. 3, ainsi d'ailleurs que celle de latence (retard à la réponse). L'ouverture et la fermeture progressives de la porte 9 évitent l'apparition de bruits de "click" susceptibles de fausser les essais. L'ensemble est d'ailleurs d'une grande souplesse d'application. C'est ainsi que si les courbes individuelles de fig. 2 comportent l'indication de la fréquence utilisée, on peut étudier dans quelle mesure le sujet examiné diffère d'un sujet normal quant à sa faculté de perception des sons bas ou aigus. Grâce au mixage complet de tous les paramètres, et non plus de certains d'entre eux seulement, comme cela s'était fait jusqu'ici on ne se heurte aucunement au phénomène d'habituation et l'on peut sans inconvénient prévoir des séries d'un grand nombre d'essais individuels en vue d'aboutir à des résultats plus sûrs et moins affectés par le bruit parasite. Il doit d'ailleurs etre entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Dispositif de stimulateur pour audiométrie objective électro-encéphalographique, caractérisé en ce qutil comprend en combinaison les dispositions ci-après dont certaines au moins sont connues er soi - un générateur programmable de courants électriques de plusieurs fréquences déterminées susceptibles d'erre sélectivement choisies - une porte à ouverture et fermeture lentes propre à recevoir la sortie du générateur - un atténuateur programmable recevant la sortie de la porte pour lui imposer un degré d'atténuation susceptible entre sélectivement choisi - un système d'aiguillage associé à l'atténuateur pour envoyer le signal atténué sur l'une ou l'autre de deux sorties ou sur les deux - et un amplificateur son à deux voies propre à transmettre ces deux sorties convenablement amplifiées à des écouteurs appliqués au sujet. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que tous ses éléments sont commandés de façon aléatoire par un programmateur approprié. 3. Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la commande aléatoire concerne non seulement l'atténuation du signal, ctest-à-dire l'intensité du stimulus appliqué au sujet, mais également la fréquence de ce signal ou stimulus. 4. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisé en ce que les commandes à partir du programmateur sont établies sous forme numérique.