L'invention concerne une scie circulaire à métaux pour de larges pièces que l'on peut découper au choix obliquement et perpendiculairement par rapport à leur direction longitudinale, avec un bâti de machine que l'on peut faire pivoter et immobiliser dans la position angulaire voulue autour d'une butée fixe prévue pour la pièce et munie d'une fente pour le passage de la scie, bâti dans lequel un chariot portant un moteur, un mécanisme de transmission et une lame de scie peut effectuer un mouvement d'avance, à partir d'une position de départ avant d'entamer le trait de scie, en vue de l'exécution de celui-ci. Une scie circulaire pour métaux de ce genre est connue d'après le Modèle d'utilité allemand n0 18 10 599. Dans ce cas, le chariot qui porte la scie proprement dite est monté dans un guide vertical de telle sorte que la lame de scie circulaire puisse descendre entre la butée fendue et une butée de serrage, la surface d'appui pour la pièce présentant une large fente de telle sorte que la lame de scie puisse y être introduite de haut en bas pour pouvoir exécuter complètement une coupe prévue. Le mouvement pivotant autour de la butée qui reste fixe dans ce cas rend possible n'importe quelle coupe dtonglet. De cette manière, on peut certes découper des pièces, même très lourdes, mais des limites sont imposées à la largeur des pièces susceptibles d'etre traitées par les dimensions de la lame de scie.A cela s'ajoute que- des pièces très larges, en particulier des poutres en T, ne peuvent pas être fixées de chant sans qu'il faille augmenter de façon considérable les dimensions de la machine. Pour cette raison, lorsqu'il s'agit de découper des pièces très larges, comme des potures en double T, on procède au moyen de chariots porte-lame mobiles horizontalement, selon ce qui est décrit par exemple dans le brevet allemand n0 494 162. Cependant, on est bien obligé de constater dans ce cas qu'au fur et à mesure qu'augmente la longueur de coupe, il s'établit, entre la lame de scie et la pièce, des oscillations-relatives croissantes qui abaissent la puissance d'une telle scie.Des oscillations relatives de ce genre peuvent provenir aussi bien de la pièce qui est déforme élastiquement sous l'effet de la force de serrage que du dispositif d'avance qui subit une défor- mation élastique de plus en plus marquée au fur et à mesure qu'augmente la longueur,et que du coincement intermittent de la lame de scie. Partant de cet état de la technique, l'invention a pour but de réduire, par des dispositions appropriées de construction, les oscillations relatives entre la lame de scie circulaire d'une part et des aciers profilés découpés avec celle-ci d'autre part, en particulier des aciers profilés de grande largeur, sans que la puissance de coupe s'en trouve diminuée. La lame de scie ne doit pas non plus pouvoir se coincer dans la fente de sciage formée. Dans toute la mesure du possible, elle ne doit être sollicitée que par les forces qui s'exercent en liaison avec la coupe proprement dite. Le but ainsi fixé est atteint d'après l'invention par le fait que, dans sa position de départ, la lame de scie se trouve du côté opposé de la butée par rapport à la pièce à découper et par le fait qu'elle présente un sens de coupe opposé au sens d'avance, le chariot étant guidé en direction horizontale de telle sorte que l'axe de la lame de scie se trouve au-dessus de la pièce. Avec une scie circulaire pour métaux de ce genre, la force de coupe agit directement sur la butée dans une direction oblique de haut en bas sur toute l'étendue de la largeur de coupe. Du fait que cette butée est ancrée en position fixe de manière particulièrement stable dans une semelle de fondation ou similaire, il en résulte qu'il est opposé constamment, à la force de coupe transmise par la pièce, un contre-appui robuste et immobile, si bien que la pièce prend appui exactement dans la même position pour tout découpage. En outre, dans ces conditions, on évite les efforts de compression dans la zone de coupe non encore sciée, du fait que la force de coupe maintient la pièce pressée contre la butée par ses parties déjà coupées.Pour cette raison, des vérins de serrage, qui se trouvent de l'autre côté de la pièce par rapport à la butée, sont simplement prévus pour positionner la pièce qui doit être placée au contact de la butée. De la sorte, on élimine également les déformations qui peuvent résulter, dans la zone de coupe non sciée, du serrage de la pièce ou de la force de coupe de l'outil. Le fait que les parties déjà coupées prennent appui sur la butée sous l'effet de la force de coupe a pour conséquence que les parties coupées ont tendance à s'écarter l'une de l'autre, ce qui va à l'encontre d'un blocage de la lame de scie dans la fente de coupe. De la sorte, les libérations de tension pendant le découpage, qui sont autrement inévitables dans le cas où la pièce est serrée, peuvent être- évitées de manière extrêmement simple. Ainsi et en même temps, le risque d'oscillations entre l'outil, c'est-à-dire la scie en l'occurrence, et la pièce est réduit. Le vérin de serrage comporte avantageusement une tige de poussée bifurquée en fourchette et portant des têtes de serrage. Dans ces conditions, lorsque la scie est réglée pour une coupe droite, les deux têtes de serrage se trouvent directement vis-àvis des deux moitiés de la butée, séparées l'une de l'autre par la fente. Lorsqu'on fait pivoter la scie pour l'exécution de coupes d'onglet, une seule des deux têtes de serrage vient s'appliquer contre la pièce, à savoir celle qui se trouve du côté où la coupe produite par la lame de scie ne peut pas subir de contraintes, ce qui garantit un sciage sans incidents, même dans ce cas. Pour l'entraînement du chariot dans le sens de l'avance, il est prévu, d'après une autre proposition de l'invention, une tige filetée dont la section est choisie de telle sorte que l'allongement élastique maximal de la tige filetée pendant la coupe soit inférieur d'environ une puissance de dix à l'avance par dent ou par paire de dents de la lame de scie. Pour ce qui est de cette tige filetée, il s'agit d'une tige qui travaille à la traction lorsqu'elle est entraînée dans le sens de l'avance en vue du sciage, tandis qu'il s'agit d'une tige travaillant à la compression pour le retour du chariot vers sa position de départ. En conséquence, les efforts à l'intérieur de la tige filetée s inversent. Les efforts de compression ne sont pratiquement dus qu'aux forces de compression à vaincre entre le chariot et le guide de ce dernier. Pour peu que la tige filetée travaillant à la compression soit dimensionnée de manière à ne pas s'infléchir par compression axiale dans ces conditions d'effort, elle possède déjà la limite exigée de son allongement élastique, si l'on se base sur les valeurs caractéristiques d'élasticité de l'acier. Par ailleurs, il est ici admis au départ que les larges aciers,aciers profilés à découper peuvent avoir des largeurs d'âme allant jusqutà 1000 mm environ, ce qui nécessite une longueur de tige filetée qui dépasse habituellement cette dimension. L'avance par dent ou par paire de dents se situe entre 0,08 et 0,5 mm.Avec le dispositif hydraulique utilisé ordinairement pour la commande de l'avance, les oscillations ne peuvent par contre pas être évitées, car les liquides hydrauliques donnent lieu à des variations de longueur plus marquées à la charge que la tige filetée réalisée de la manière proposée. Afin go'autant que possible, même après des durées de service prolongées, il ne soit pas déclenché d'oscillations dans la lame de scie du fait de l'avance, il convient, d après une autre proposition de l'invention, que le chariot soit rGcocrcé à la tige filetée, en vue de son entraînement, par un écrou autobloquant sans jeu. L'exécution de coupes d'onglet, envisagée comme possible avec une scie du genre en question, rend nécessaires les mouvements pivotants et l'immobilisation du bâti. On dispose d'un moyen particulièrement fiable pour le verrouillage amovible entre le bâti et la butée lorsqu il est disposé, au-dessous du bâti de la machine, au moins un verrou de serrage actionné hydrauliquement qui peut être pressé contre la face inférieure de la butée. De la sorte, on peut supprimer très aisément le verrouillage par décharge du dispositif de commande hydraulique et faire pivoter le bâti d'une position angulaire dans une autre. Bien qu'un verrou de serrage du genre décrit établisse, entre le bâti de la machine et la semelle de fondation qui porte la butée, un assemblage maintenu par l'application d'une force, il convient néanmoins de donner au bâti de la machine un soutien supplémentaire contre des forces s'exerçant en direction horizontale. Cette fonction est remplie par des pieds qui font saillie à l'extérieur du bâti de la machine et qui augmentent en conséquence les dimensions de celui-ci dans la direction de l'arrivée de la pièce, c' est-à-dire par exemple dans la direction d'un transporteur à rouleaux, chacun de ces pieds étant pourvu d'un palier à rouleaux, de telle sorte que le b ti de la machine presse appui sur un guide en arc de cercle s'étendant dans le plan du sol, par l'intermédiaire de rouleaux montés dans les paliers.Ainsi, les pieds, qui sont prévus des deux côtés du bâti de la machine et qui augmentent les dimensions de celuici, portent au total quatre rouleaux. Etant donné que le guide en arc de cercle dans le plan du sol ne peut pas être réalisé de manière parfaitement horizontale, l'un des pieds est monté élastiquement au moyen d'un paquet de ressorts qui peut être tendu en direction verticale, afin d'obtenir un appui stable. A cet effet, il peut être prévu par exemple des paquets de ressorts en disque. Le bâti de la machine est composé opportunément de deux plaques épaisses qui s'étendent parallèlement à la direction d'avance du chariot et comportent deux découpures opposées pour le passage des pièces, ainsi que de deux profilés d'entretoise de jonction qui maintiennent les plaques à distance l'une de l'autre et les renforcent, une coulisse étant formée par les deux plaques pour la lame de scie dans sa position de départ. Un bâti de machine réalisé de cette manière constitue, avec ses plaques et ses profilés d'entretoise de jonction, une structure en caisson qui est par elle-même très rigide. On peut etre ainsi assuré de l'absence complète de déformations élastiques inacceptables du bâti de la machine, dues à la pièce ou à son dispositif hydraulique de serrage. Pour cette raison, le guide du chariot portant la lame de scie suit d'un bout à l'autre le trajet prévu et, en particulier, il ne peut pas se fausser. Mais en outre cette forme de réalisation du bâti de la machine tient compte des conditions qui interviennent à l'arrivée de la pièce à découper et lors de son positionnement sur la surface d'appui prévue pour elle entre les deux plaques : en effet, pendant ces opérations, la lame de scie est cachée dans la coulisse entre les deux plaques et, de la sorte, elle n'est pas exposée aux risques de contact avec la pièce ou avec d'autres éléments. De plus, cette disposition assure une protection encore meilleure contre les accidents. Une protection supplémentaire contre des endommagements de ce genre est encore obtenue par le fait que le guide horizontal est réparti sur les deux plaques et que le chariot portant la scie se trouve du côté de la plaque par où sort la pièce. Dans ces conditions, le chariot et le guide sur les côtés arrière des plaques ne peuvent donc pas être endommagés par des pièces qui arrivent. D'autre part, le logement de la lame de scie entre les deux plaques dans sa position de départ ne peut pas nuire à l'accessibilité à la lame se scie, par exemple nécessaire pour le remplacement de celle-ci ou pour des opérations similaires, s'il est pratiqué en plus, dans la plaque située du côté de l'entrée de la pièce, une ouverture au niveau de l'arbre de la lame de scie lorsque le chariot se trouve dans la position de départ. De la sorte, dans cette position de départ, on peut retirer la lame de scie de son arbre en la dévissant et la remplacer.A cet effet, il est particulièrement avantageux que la lame de scie soit en outre accessible par le petit côté du bâti de la machine, correspondant à sa position de départ. ne lame de scie insérée latéralement peut être alors fixée facilement par vissage sur l'arbre et en être détachée. La structure en plaques du bâti de la machine, qui est interrompue seulement par les découpures prévues pour la pièce, exclut tout mouvement entre la partie du bâti qui se trouve audessus de la surface d'appui de la pièce et la partie du bâti qui se trouve au-dessous, mouvement que l'on observe avec des structures en poutres ou similaires entourant les découpures. Au contraire, la structure en plaques suivant l'invention admet particulièrement bien les charges dans sa partie supérieure et elle peut porter à cet endroit une barre de maintien pour des vérins hydrauliques de serrage à extension verticale. D'après une autre caractéristique avantageuse de l'invention, les parties supérieures des deux plaques peuvent porter des barres de guidage pour des patins du chariot de la scie et rendre ainsi possible un guidage du chariot au-dessus de la surface d'appui de la pièce, les barres de guidage étant maintenues à distance des plaques au moyen de pièces de jonction ; la barre de guidage qui se trouve du côté de l'entrée de la pièce est située opportunément à un niveau plus bas que la barre de guidage placée du côté de la sortie de la pièce, ce qui fournit un soutien au voisinage immédiat de l'arbre de la lame de scie, évitant que celle-ci se coince en prenant une position oblique. Une stabilité suffisante est donnée au nouveau bâti de machine par des pieds qui sont montés des deux côtés sur les parties inférieures des plaques et qui agrandissent le polygone de sustentation du bâti de la machine dans la direction de lten- trée des pièces et dans la direction de leur sortie. Pour mieux faire comprendre l'invention, on se réfèrera maintenant aux dessins annexés qui se rapportent à un exemple de réalisation. La figure 1 est une vue en élévation du côté entrée de la nouvelle scie circulaire pour métaux, la lame de scie se trouvant en position de départ. La figure 2 est une vue de dessus correspondant à la figure 1, mais la lame de scie se trouvant dans sa position finale. La figure 3 est une vue en coupe transversale, faite selon la ligne III-III de la figure 1. Sur les figures 1 et 3, la lame de scie 1 est représentée, avec le chariot 2 qui la porte, dans sa position de départ dans laquelle elle n'a pas encore entamé le trait de scie. A des fins d'illustration, on supposera que l'acier profilé, représenté en coupe transversale sur la figure 1 et désigné par 3, doit être découpé perpendiculairement à sa direction longitudinale. La lame de scie 1 se trouve en arrière de la surface de la butée du côté de la pièce et elle est entraînée dans le sens de la flèche 5. D'autre part, le chariot 2 qui porte la lame de scie subit, en vue du sciage, une avance dans le sens de la flèche 7, produite au moyen de la tige filetée qui est désignée par 6 sur la figure 2 et est entraînée en rotation. Pour ltentrainement de la lame de scie 1, le moteur 8 est monté sur le chariot 2. Par l'intermédiaire de courroies trapézoldales 9, il est relié à une boîte de transmission par laquelle l'arbre 10 de la lame de scie est entraîné. La pièce 3 repose sur la surface d'appui 11 et elle a été tout d'abord positionnée d'aplomb sur cette surface d'appui, au moyen du vérin de serrage 12, de sorte qu'elle s'applique à plat contre la butée 4 par le côté de l'une de ses ailes. Le vérin de -serrage 12 comporte à cet effet des têtes de serrage 13 bifurquées en fourchette et placées côte à côte, têtes dont une seule est visible sur la figure 1 et qui peuvent être mises en position d'extension au moyen de la tige de poussée 18. Sur ie bâti de machine 15 sont encore prévus, le long d'une barre de montage 16, quelques vérins de serrage 17 qui sont réglables ver ticalement et qui contribuent au guidage de la pièce. Comme le montre par ailleurs la figure 1, il est pratiqué, dans la partie gauche de la plaque avant, au niveau de l'arbre 10 de la lame de scie, une ouverture circulaire par laque'le la lame de scie peut être vissée et dévissée en vue de son montage et de son démontage. La lame de scie elle-même peut être alors insérée et extraite par le petit côté gauche du bâti de la machine, à travers une ouverture pratiquée dans ce côté. A la suite du positionnement de la pièce, le moteur de la lame de scie 1 et le moteur 18 pour la tige filetée 6 sont mis en marche. Il se produit alors une avance dans le sens de la flèche 7 et, dans ces conditions, la force de coupe qu s'exerce dans le sens de la flèche 5 presse la pièce 3 contre la butée 4 aussitôt qu'elle a été entamée, si bien que les autres moyens de serrage peuvent être soulagés dans la mesure correspondante et que la pièce est sectionnée sans subir de tensions appréciables, selon ce qui a déjà été exposé. La figure 3 montre que la butée 4 est raccordée rigidement, par des moyens de fixation 19, à une colonne d'assise 20 qui est à son tour ancrée dans le sol par des moyens de fixation 52. On est ainsi assuré que la butée restera constamment dans la même position, ce qui facilite. en premier lieu la mise en oeuvre de -la nouvelle scie circulaire pour métaux dans le trajet d'un transporteur à rouleaux. Au-dessous de la butée 4, on peut voir les parties inférieures 21 et 22 du bâti de la machine que l'on peut faire pivoter autour de la partie centrale inférieure de la butée 4 au moyen de portées annulaires correspondantes 23 et 24.Les pieds 25, 26, 27 et 28, montés sur les plaques inférieures 21 et 22 du bâti, peuvent se déplacer au moyen de rouleaux 29 dans le guide en arc de cercle 30 qui s'étend dans le plan du sol, le centre de ce guide en arc de cercle et, par suite, le centre de rotation du bâti de machine 15, 21, 22, 43 passant par le milieu de la fente 31 qui subdivise la butée 4 de sorte que la lame de scie 1 puisse passer à travers celle-ci. Parmi les quatre pieds, celui qui est désigné par 25 est équipé, de face non représentée en détail sur les dessins, d'un dispositif Je support à ressorts en disque dont le verrou de fixation supérieur 32 sur le pied.25 est visible sur la figure 2. De la sorte, on peut faire pivoter en bloc le bâti de la machine autour de la butée 4.Dans ces conditions, il est avantageux que l'agrandissement des dimensions du bâti de la machine, dû à la présence des pieds 25, 26, 27 et 28, corresponde à la direction d'entrée et de sortie de la pièce 3. Dans le cas où l'on doit effectuer des coupes d'onglet, le bâti de la machine est placé dans la position 15' indiquée en traits discontinus sur la figure 2, la lame de scie 1 pouvant effectuer un mouvement le long de l'axe 33 au cours de son avance. Le réglage d'un angle d'onglet précis est encore facilité par une échelle graduée en arc de cercle 34 et une arête de repère 3 , ces deux éléments indiquant la position relative du bâti Je la machine par rapport à la butée, l'un d'entre eux étant solidaire du bâti de la machine et l'autre étant fixé sur la butée. La position représentée en traits discontinus sur la figure 2 correspond à un réglage de 45 , mais on peut régler n'importe quel autre angle, car le bâti de la machine peut pivoter dans les deux sens indiqués par la double flèche 36 sur la figure 2. Dès que la position angulaire voulue a été atteinte, le verrou de serrage hydraulique 38, qui est visible sur la figure 3 et qui peut pivoter autour de l'axe 37, est alimenté en liquide hydraulique de manière à appliquer sous pression le pêne de serrage 39 contre la face inférieure de la butée 4. A cet effet, le verrou de serrage 38 comporte un cylindre intérieur 40 et un raccord 41 pour un liquide hydraulique. A l'aide de moyens de commande appropriés, on peut procéder hydrauliquement au blocage du verrou de serrage et le débloquer, au moyen de commandes correspondantes, lorsqutil est nécessaire de passer à un autre angle d'onglet. Pour réduire encore le risque d'oscillations relatives entre la lame de scie et la pièce, le chariot 2 qui porte la lame de scie 1 est guidé, comme le montre la figure 3, au moyen d'un patin de guidage 44 ouvert vers le bas, sur une barre de guidage supérieure 42 qui est fixée sur la plaque supérieure du bâti 43 du côté du chariot, tandis que le guidage inférieur est assuré par un rail de guidage 45 fixé sur la plaque 15 du bâti, rail avec lequel coopère un patin de guidage 46 ouvert vers le haut. Le guide inférieur, constitué par le rail de guidage 45 et le patin 46, est situé particulièrement près de la lame de scie 1, de sorte que le déjettement soit réduit au minimum et qu'en conséquence, le risque d'oscillations par battement soit diminué.Pour la même raison, les entretoises de renfort supérieures 47, 48, 49 et 50 entre les plaques du bâti sont multipliées et réalisées avec une forte épaisseur. Pour pouvoir être déplacé sur le guide ainsi décrit, le chariot 2 est équipé, du côté de la tige filetée 6, d'un écrou de commande 51 se composant de deux parties filetées qui sont mobiles l'une par rapport à l'autre et sont pressées l'une vers l'autre par des ressorts non représentés sur les dessins, ce qui garantit également du côté de l'entraînement un mouvement 'avant ce sans jeu du chariot. Les avantages offerts par la proposition de l'invention se manifestent dans le mode de- fonctionnement de la scie circulaire pour métaux qui n'a pas été modifié sous ses autres aspects. La commande d'avance est accouplée avec la commande de sciage de façon à n'intervenir que lorsque la lame de scie est entrainée. On a déjà indiqué des chiffres de 0,08 à 0,5 mm pour la grandeur de l'avance. Avec des lames de scie faites d'acier rapide, la vitesse de coupe se situe entre 5 et 30 m/mn selon le matériau, tandis que des lames de scie garnies de métal dur admettent des vitesses de coupe comprises entre 30 et 200 m/mn. La vitesse d'avance praticable se situe entre 0,1 et 0,5 /mon. Pour garantir un fonctionnement sans coincement de la scie circulaire pour métaux, les parties supérieures des plaques du bâti sont choisies, d'après une autre caractéristique de l'invention, de sorte qu'il en résulte, à droite et à gauche de la lame de scie 1, des moments d'inertie surfaciques égaux pour la flexion. Dans ces conditions, le centre de gravité de lten- semble du bâti supérieur est situé dans le plan de la lame de scie 1, le bâti étant défini par le fait qu'il se troupe audessus de l'ouverture prévue pour la pièce. D'une part, il s'agit donc de la partie de plaque 15 d'un côté de la lame de scie 1 et, d'autre part, des deux parties de bâti situées du côté gauche de la lame de scie 1 en considérant la figure 3, parties dont l'une est parallèle à l'autre désignée par 43 et est raccordée à cette dernière par les profilés d'entretoise et de jonction 49 et50. REVENDICATIONS 1. Scie circulaire à métaux pour de larges pièces que l'on peut découper au choix obliquement et perpendiculairement par rapport à leur direction longitudinale, avec un bâti de machine que l'on peut faire pivoter et immobiliser dans la position angulaire voulue autour d'une butée fixe prévue pour la pièce et munie d'une fente pour le passage de la scie, bâti dans lequel un chariot portant un moteur, un mécanisme de transmission et une lame de scie peut effectuer un mouvement d'avance, à partir d'une position de départ avant d'entamer le trait de scie, en vue de l'exécution de celui-ci, caractérisée en ce que dans sa position de départ, la lame de scie 1 se trouve du côté opposé de la butée 4 par rapport à la pièce à découper 3 et en ce qu'elle présente un sens de coupe opposé au sens d'avance, le chariot 2 étant guidé en direction horizontale de telle sorte que l'axe de la lame de scie se trouve au-dessus de la pièce 3. 2. Scie circulaire à métaux selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'il est prévu des vérins de serrage 12 qui se trouvent du côté de la butée 4 où est placée la pièce, pour le positionnement de la pièce 3 qui doit être amenée au contact de la butée 4. 3. Scie circulaire à métaux selon la revendication 2, caractérisée en ce que le vérin de serrage comporte une tige de poussée 14 qui porte des têtes de serrage 13 bifurquées en fourchette. 4. Scie circulaire à métaux selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'il est prévu, pour l'entraînement du chariot 2 dans le sens de l'avance 7, une tige filetée 6 dont la seccion est choisie de telle manière que l'allongement élastique maximal de cette tige pendant la coupe soit inférieur d'environ une puissance de dix à l'avance par dent ou par paire de dents de la lame de scie 1. 5. Scie circulaire à métaux selon la revendication 4, caractérisée en ce que le chariot 2 est raccordé à la tige filetée 6, en vue de son entraînement, par un écrou auto-bloquant 51 sans jeu. 6. Scie circulaire à métaux selon l'une quelconque des revendications 1 à-5, caractérisée en ce qu'il est disposé, au dessous de la butée 4, au moins un verrou 3R manoeuvrable hydrauliquement qui agit par serrage entre la butée 4 et le bâti de machine 15, 21, 22, 43 susceptible de pivoter horizontalement autour de celle-ci. 7. Scie circulaire à métaux selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que le bâti de machine 15, 21, 22, 43 est mobile au moyen de rouleaux 29 sur un guide en arc de cercle 30 dans le plan du sol, une monture de rouleau étant maintenue élastiquement dans le pied 26 auquel elle est associée, au moyen d'un paquet de ressorts qui peut être tendu en direction verticale. 8. Scie circulaire à métaux selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que le chariot 2 est guidé dans le bâti de machine 15, 43 dans deux guides para:iè~es 42, 44 et 45, 46 espacés en directions verticale et horizcntale, guides parmi lesquels celui qui est en position basse se trouve au voisinage immédiat du palier de la lame de scie 1. 9. Scie circulaire à métaux selon la revendication 1, caractérisée en ce que le bâti de machine se compose de deux plaques épaisses 15, 21 et 43, 22 qui s'étendent parallèlement à la direction d'avance 7 du chariot 2 et comportent deux découpures opposées pour le passage des pièces 3, ainsi que de profilés d'entretoise de jonction 47, 48, 49, 50 qui maintiennent les deux plaques à distance l'une de l'autre et les renforcent, une coulisse étant formée. par les deux plaques pour la lame de scie 1 dans sa position de départ. 10. Scie circulaire à métaux selon la revendication 9, caractérisée en ce qu'un guide horizontal 42, 45 pour le chariot portant la lame de scie 1 est réparti sur les deux plaques 15, 43 et en ce que le chariot 2 se trouve du côté de la plaque 34 par où sort la pièce. 11. Scie circulaire à métaux selon la revendication 9 ou 10, caractérisée en ce qu'il est pratiqué, dans la plaque 15, 21 située du côté de l'entrée de la pièce 3, une ouverture au niveau de l'arbre 10 de la lame de scie lorsque le chariot 2 se trouve dans la position de départ. 12. Scie circulaire à métaux selon l'une quelconque des revendications 9 à 11, caractérisée en ce que la lame de scie 1 est accessible par le petit côté du bâti de machine, corres pcndant à sa position de départ, en vue de son montage et de son démontage. 13. Scie circulaire à métaux selon l'une quelconque des revendications 9 à 12, caractérisée en ce que la plaque 15 située du côté de l'entrée de la pièce 3 porte, au-dessus de la découpure, une barre de maintien 16 pour des vérins de serrage 17 manoeuvrables hydrauliquement à extension verticale. 14. Scie circulaire à métaux selon l'une quelconque des revendications 9 à 13, caractérisée en ce que les parties supérieures 15, 43 portent des barres de guidage 42, 45 pour des patins 44, 46 du chariot porte-scie 2, ces barres de guidage étant maintenues à distance des plaques par des pièces de jonction et la barre de guidage 45 située du côté de l'entrée de la pièce 3 se trouvant à un niveau plus bas que la barre de guidage 42 située du côté de la sortie de la pièce. 15. Scie circulaire à métaux selon l'une quelconque des revendications 9 à 14, caractérisée en ce qu'il est monté des deux côtés de la machine, sur les parties inférieures 21, 22 des plaques, des pieds 25, 26, 27, 28 qui agrandissent le polygone de sustentation du bâti de la machine dans la direction de l'entrée de la pièce 3 et dans la direction de la sortie de celle-ci. 16. Scie circulaire à métaux selon l'une quelconque des revendications 9 à 15, caractérisée en ce que les parties supérieures 15, 43 des plaques, entre lesquelles s'étend le plan de la lame de scie, sont dimensionnées de telle sorte que les moments d'inerties surfaciques pour la flexion soient égaux des deux côtés du plan de la lame de scie.