Pour contrôler un arbre de transmission, de nombreux systèmes ont été proposés, qui utilisent l'angle de rotation relative de deux sections droites de l'arbre de transmission, pour en déduire la torsion, et par là le couple transmis par l'arbre. Au début de l'ère industrielle, le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 888 371, délivré le 19 Mai 1908, décrivait déjà une installation à cet effet : un arbre de transmission est muni de dents périphériques qui produisent dans des capteurs des variations alternatives de courant, par influence électro-magnétique. A l'aide notamment dun écouteur téléphonique et d'un diapason, on peut ensuite déterminer l'écart de phase entre les signaux captés pour deux sectionsdifférentes de l'arbre de transmission. Plus récemment, le brevet britannique NO 765 787, délivré le 16 Janvier 1957, proposait une réalisation un peu plus évoluée et plus légère à la fois : sur un arbre cylindrique, on appose deux séries d'inscriptions magnétiques, respectivement en deux sections séparées de cet arbre ; un phasemètre comparant les signaux lus ensuite par des têtes magnétiques lorsque l'arbre est en charge, permet d'obtenir la torsion et d t en déduire le couple. Bien que cette idée de mesure de la torsion ait germé depuis bien longtemps, il ne semble pas qu'elle ait de nos jours reçu une application industrielle véritable. L'avantage essentiel de ces applications de l'influence électro-magnétique est la grande précision de lecture qu'elles permettent en principe. Malheureusement, cette précision est détruite en réalité par le fait que les vibrations viennent faire varier la distance entre les têtes magnétiques et les pistes magnétiques. La demande de brevet français NO 73 27612, non encore publiée,au nom de Mr. Gérard TOUTAIN, l'un des Demandeurs ici, décrit et revendique en particulier des moyens permettant de compenser efficacement l'effet des vibrations de l'arbre de transmission. La question du contrôle du fonctionnement des arbres de transmission s'est également posée aux demandeurs de la présente demande de brevet dans un domaine beaucoup plus délicat : il s'agit ici d'un arbre de transmission entre une machine génératrice et une machine réceptrice de grande puissance associée, par exemple une turbine et un compresseur. Le but essentiel de cette invention est de permettre une mesure de la déformation et des déplacements, en fonctionnement permanent, d'un arbre de transmission soumis à un couple. L'invention fait intervenir les opérations consistant à a) apposer sur cet arbre de transmission deux pistes d'inscriptions périodiques correspondantes, les deux pistes s'étendant respectivement sensiblement le long de deux cercles, situés dans deux plans séparés perpendiculaires à l'axe de rotation, et centrés sur cet axe. b) implanter des têtes i lecture au voisinage des deux cercles, de sorte qu'elles lisent les inscriptions des deux pistes respectivement, lorsque celles-ci défilent lors de la rotation de l'arbre de transmission et, c) surveiller l'écart temporel entre les inscriptions lues de l'une et l'autre piste. Selon l'invention, on ajoute à ces opérations un ensemble nouveau d'éléments, qui permettent d'obtenir le couple transmis par l'arbre indépendamment des dilatations, vibrations transversales et translations axiales de ce dernier. Pour l'opération a), on appose les deux pistes d'inscriptions respectivement sur deux parties transversales annulaires de l'arbre de transmission de sorte que les pistes soient sensiblement dans des plans séparés, perpendiculaires à l'axe de rotation, qui ont été évoqués plus haut. Pour l'opération b), on suspend autour de l'arbre de transmission un ensemble rigide portant des têtes de lecture formant deux groupes de têtes susceptibles de venir respectivement en voisinage de lecture des deux pistes ; dans ces deux groupes, les têtes de lecture sont disposées selon deux répartitions circulaires identiques, fixes, centrées sur un même axe qui est sensiblement ltaxe de rotation de l'arbre. L'ensemble rigide est suspendu de sorte qu'il ne soit mobile qu'en translation limitée, sensiblement le long de l'axe de arbre de transmission et avec ce dernier. Dans un mode de réalisation particulier, les inscriptions sont des stries radiales lisibles magnétiquement, et la lecture est faite par des têtes magnétiques. Les inscriptions correspondantes sont situées dans des demi-plans radiaux présentant un écart angulaire constant, par exemple nul, lorsque l'arbre ne transmet pas de couple. De même, les deux groupes de têtes de lecture sont agencés selon deux répartitions circulaires régulières identiques. Ils comprennent au moins trois têtes chacun ce qui permet non seulement d'obtenir le couple transmis par l'arbre, comme précédemment indiqué, mais aussi de déterminer les mouvements du centre de chacune des sections droites de l'arbre qui contiennent les pistes d'inscriptions, par rapport à l'axe de têtes de lecture. Plus précisément, les trois têtes de lecture d'un même groupe sont alors écartées de 1200 les unes des autres, et les inscriptions réalisées sur la piste sont par exemple placées de sorte que chacune des trois têtes lise une inscription au même moment que les deux autres, lorsque le centre de la section droite contenant la piste d'inscription se trouve sur l'axe commun aux deux répartitions circulaires dettes magnétiques. Bien entendu, ceci n'est vrai que dans une position de référence de l'ensemble, qui sera par exemple la position de repos lorsque l'arbre de transmission ne tourne pas. La présente invention sera décrite plus en détail à partir des dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 représente une vue simplifiée d'un accouplement entre deux machines tournantes dont on désire contrôler le couple de transmission, l'accouplement étant muni de l'ensemble rigide porteur des têtes de lecture, - la figure 2 représente une vue plus détaillée de cet accouplement, avec l'ensemble rigide qui porte les têtes de lecture. - les figures 3A et 3B, représentent schématiquement les pistes d'inscriptions et leurs têtes de lecture correspondantes, - la figure 4 est une réprésentation géométrique des déplacements de l'axe de rotation. - la figure 5 est une coupe agrandie d'une tete delecture magnétique et des stries devant lesquelles elle se déplace - la figure 5A est un diagramme des signaux produits par la tête de lecture de la figure 5 ; - la figure 6 est une coupe agrandie d'une tête de lecture hydraulique - la figure 7 représente un schéma & traitement des signaux produits par les têtes de lecture - la figure 7A représente le début de la channe de traitement - la figure 7B est un diagramme temporel des signaux de sortie de la channe de traitement de la figure 7 - la figure 8- est un schéma de la partie finale de la chat- ne de traitement. Sur la figure 1, on a représenté très schématiquement l'accouplement d'une turbine et d'un compresseur, dans lequel on veut mesurer la torsion due au couple. Les arbres respectifs de la turbine et du compresseur sont reliés au moyen d'une entretoise d'accouplement 13, et c'est sur celle-ci qu'on effectue de -préférence la mesure de la torsion. On pourrait, ben entendu, dans d'autres cas, préférer une mesure sur un arbre lui-m8me. La pièce d'accouplement 13 est munie de deux bagues annulaires 10 et Il suffisamment écartées l'une de l'autre pour que l'on puisse mesurer la torsion de la pièce 13 entre les deux bagues. Une face transversale au moins de chacune des bagues est destinée à recevoir une piste d'inscriptions périodiques. Plusieurs types d'inscriptions et de modes de lecture associés peuvent être envisagés ;des exemples en seront donnés par la suite. On supposera d'abord que ces inscriptions sont des stries radiales gravées sur une face de chaque bague. Ces stries radiales, globalement désignées par la référence 12, sont disposées dans des plans de section droite des arbres tournants de la turbine et du compresseur. Une première répartition circulaire de stries radiales est donc prévue sur une face, perpendiculaire à l'axe de -rotation, de la bague 10, et une deuxième répartition circulaire de stries radiales est prévue sur une face, perpendiculaire à l'axe de rotation dela bague 11.Ces stries radiales étant destinées à détecter la position de l'arbre,on pourra donc mesurer la torsion de la pièce d'accouplement 13 entre les bagues 10 et 11, par mesure du décalage spatial d'une répartition circulaire par rapport à l'autre. A titre d'exemple, on cherchera à détecter de façon magnétique le passage des stries devant des têtes de lecture capables de détecter ces passages. Il est prévu 3 têtes de lecture TA1, TA2, TA3, en face de la bague 10 et 3 têtes de lecture TB1 TB2 TB3, en face de la bague 11. Ces têtes sont des têtes magnétiques représentées plus en détail à la figure 5. Elles sont rigidement fixées les unes par rapport aux autres selon deux répartitions circulaires qui sont de préférence telles qu'à un instant donné les trois têtes TAI, TA2, TA3 passent devant des stries situées à 1200 les unes des autres sur la répartition circulaire de stries de la bague 10 et de même pour les têtes TB1, TB2 et TB3. D'autre part, en l'absence de couple de torsion subi par la pièce d'accouplement 13 des machines tournantes, c'est-à-dire soit à l'arrêt, soit en fonctionnement à vide, les têtes TAI, et TB1, TA2 et TB2, TA3 et TB3, se correspondent respectivement de sorte qu'à un instant donné les stries détectées par les têtes TA1 et TB1 (ou TA2 et TB2, ou TA3 et TB3) soient situées dans un même plan radial, c'est-à-dire un plan contenant l'axe de rotation (en fait, on envisage aussi un décalage fixe connu entre les stries correspondantes.) En fonctionnement, les bagues 10 etil, solidaires de la pièce d'accouplement, sont en rotation, tandis que les têtes de lecture, portées par un ensemble rigide 25 solidaire du btti 26 des machines tournantes, restent fixes. Les -signaux recueillis à la sortie de ces têtes sont envoyés à un circuit de traitement et leurs déphasages sont mesurés. Ces déphasages sont représentatifs de la torsion subie par la pièce d'accouplement entre les bagues 10 et 11. Ils peuvent aussi servir au contrôle de la position de l'axe de rotation. Un repère orthonormé Oxyz est également représenté, toujours sur la figure 1. Ce repère sera utilisé en référence à la figure 4. Sur la figure 2, est représentée plus en détail, en coupe partielle, la pièce d'accouplement autour de laquelle est placé un ensemble rigide porteur de têtes de lecture. Sur cette figure, on voit encore la pièce d'accouplement 13 qui porte deux bagues annulaires 10 et Il qui sont, soit partie intégrante de la pièce d'accouplement, soit rapportéeasur celleci. Les faces des bagues 10 et Il qui sont perpendiculaires à l'axe de rotation, et en vis à vis, sont rectifiées avant que des stries radiales ne soient gravées dessus. Pour une lecture magnétique, les stries gravées à la fraise sur les faces rectifiées des bagues annulaires ont une hauteur radiale de l'ordre de 2 mm pour une profondeur d'environ 0,1 mm. Les bagues annulaires sont en matériau ferromagnétique doux et elles sont consitutées par un épaulement de 1'entetoise d'accouplement si le matériau de cette dernière est adéquat. Sinon, la bague annulaire est rapportée dans une encoche de ltentretoise, par frettage ou collage. L'ensemble rigide 25, porteur des têtes de lecture, et fixé au båti des machines, est constitué de trois parties principales deux couronnes 14 et 15 et un manchon 16 destiné à maintenir l'écartement des couronnes. Une couronne 14, portant les 3 têtes de lecture TA1, TA2 et TA3 à 1200 les unes des autres (seule la tête TA1 étant visible sur la figure 2), est montée autour de la pièce d'accouplement 13 de façon que celle-ci puisse tourner sans frottement par rapport à la couronne 14. De même une couronne 15 portant les têtes TB1, TB2 et TB3 est montée à rotation autour de la pièce d'accouplement. Ces couronnes sont constituées par des anneaux métalliques fendus, pour permettre leur mise en place sur la pièce d'accouplement ou sur un arbre de transmission. Pour maintenir ces couronnes 14 et 15 rigidement l'une par rapport à l'autre, de sorte que d'une part toutes les têtes de lecture soient fixes les unes par rapport aux autres et que d'autre part ces têtes soient maintenues à une faible distance des faces rectifiées des bagues annulaires 10 et 11, il est prévu un manchon 16 également monté à rotation autour de la pièce d'accouplement et servant d'entretoisement entre les couronnes 14 et 15. Lors de la mise en place de l'appareillage de mesure de torsion sur un arbre de transmission ou une pièce d'accouplement de machines tournantes, on commence par positionner chacune des couronnes 14 et 15 à l'aide de cales et de vis micrométriques, pour fixer l'intervalle longitudinal entre les têtes de lecture et les faces rectifiées des bagues annulaires, ainsi que l'intervalle radial entre les bagues annulaires et des saillies 17, des cou-ronnes 14 et 15, surplombant ces bagues annulaires. Lorsque ce positionnement préliminaire a été effectué (les machines étant arrêtées), en écartant les couronnes 14 et 15 l'une de l'autre pour les appliquer contre les bagues 10 et 11, le manchon 16 est rendu solidaire dg couronnes 14 et 15 au moyen de vis 18.Ceci permet d'adapter 11 espacement des couronnes 14 et 15 à l'espacement des bagues annulaires 10 et 11 d'une pièce d'accouplement donnée. Ce positionnement est effectué avec une très grande précision (de l'ordre du micron). Le manchon 16 est constitué par deux demi-cylindres rigidement fixés l'un à l'autre par des vis et des boulons 19 selon un plan de joint longitudinal. Ce manchon est rendu solidaire du bâti 26 des machines tournantes au moyen de lames 20 et 22 fixées aumanchon par des vis 21. A titre d'exemple la lame 20 est fixée en deux points du manchon, à sa partie supérieure, et en deux points du bgti 26 des machines tournantes, à sa partie inférieure (visible sur la figure 1)La lame 22 est fixée également en deux points du manchon à sa partie supérieure et en un troisième point du bâti, à sa partie inférieure. Par le moyen des lames 20 et 22, les déplacements du manchon 16 dans des directions transversales à l'axe de rotation sont interdits aussi bien en translation qu'en rotation.Au contraire, des déplacements longitudinaux limités sont autorisés grace à la flexibilité des lames 20 et 22 dans le sens longitudinal. Cette flexibilité compense le fait que sur les machines de grande puissance les accouplements à dentures sont à entretoise flottante. D'autre dispositifs que des lames flexibles peuvent être prévus si l'amplitude des déplacements nécessairesou le parallèlisme de ces déplacements avec l'axe de rotation 1' exigent. Chaque tête de lecture est fixée sur l'une des couronnes 14 ou 15 par un support, présentant un certaine flexibilité axiale de façon à permettre les déplacements longitudinaux de la tête d'amplitude très réduite (inférieure au 10ème de mm). Les têtes sont maintenues à une distance constante des faces rectifiées des bagues 10 et 11, par des patins antifrictions 23, en alliage mou (laiton ou régule ou autre), alimentés en huile sous pression ; l'épaisseur du film d'huile qui définit la distance pistetête est fonction des conditions d'injection de l'huile. Un tel dispositif à manchon et couronnes est particulièrement intéressant dans le cas de machines reliées par un accouplement à dentures, lubrifiées sous pression, avec entretoise d'accouplement flottante, placé sous un carter étanche. Dans ce cas, des lames 20 et 22 peuvent être fixées à ce carter plut8t que directement au bati 26. Il faut noter que l'amplitude des débattements transversaux de l'entretoise- d1accouplement 13 est de l'ordre de plusieurs dixièmes de millimètres par suite des vibrations, des jeux, des dilatations, etc. L'amplitude des déplacements longitudinaux est encore plus importante puisqu'elle peut atteindre plusieurs millimètres. Une fois que le mahchon 16 a été positionné, les machines étant arrêtées , pour amener les têtes de lecture à une distance correcte des répartitions circulaires de stries radiales, le dispositif peut fonctionner pendant de très longues durées (supérieures à une année), sans qu'il soit nécessaire de procéder à un réajustement mécanique des pièces, qui nécessiterait l'arrêt des machines. Un tel ensemble rigide 25, à manchon et couronnes, supporté par des lames flexibles, permet d'effectuer une mesure ou un contrôle de la torsion d'un arbre de transmission indépendamment des dilatations, des vibrations transversales et des flottements axiaux de cet arbre. La description qui précede, ainsi que celle qui sera faite en référence aux figures 3A à- 8 considère que les têtes de lecture des stries radiales sont des têtes magnétiques, fonctionnant par variation de la réluctance d'un circuit magnétique lors du passage devant une strie. Cependant, il est possible sans sortir du cadre de la présente invention, d'utiliser d'autres dispositifs capables de repérer le passage d'inscriptions d'un autre genre. Des exemples d'inscriptions et de détection seront décrits en référence aux figures 5 eut 6 : détection magnétique et hydraulique de stries gravées ; une détection optique est aussi possible. Comme le traitement des signaux électriques résultant de la lecture des inscriptions est pratiquement identique si l'on utilise l'un ou l'autre des types de lecture, magnétique, optique ou hydraulique, on va décrire ce traitement ci-après, pour des têtes magnétiques. Sur les figures 3A et 3B, on a représenté sdhémattquement les pistes circulaires d'inscriptions périodiques et leurs té- te de lecture. Sur la figure 3A, la tête TA1, la tête TA2, et la tête TA3 sont disposées symétriquement à 1200 l'une de l'autre autour d'un point 0. On désigne par Oy l'axe qui réunit le point 0 à la fente delatete TA1, et par Ox l'axe qui lui est perpendiculaire, dans le plan commun à ces trois fentes. De même, sur la figure 3B, les têtes TB1 à TB3 sont réparties symétriquement à 1200 autour d'point 0', l'axe 0'y'passant par la fente de la tête TB1, et l'axe O'x' lui étant perpendiculaire dans le plan commun aux trois têtes TB1 à TB3. Sur les figures 3A et 3B, l'arbre de transmission n'est représenté que par les points M et M', qui sont les intersections de son axe avec le plan xOy, contenant les trois têtes TA, et le plan x'O'y', contenant les trois têtes TB, respectivement. Les marques radiales, lisibles iagnétiquemertsont gravées pour former entre elles des triplets, répartis symétriquement à 1200 autour de l'axe de l'arbre de transmission. Sur la figure 4, située dans le pjan xOy, on retrouve les trois têtes TA1, TA2, et TA3, ainsi que le point M. Les directions Mt, Mu et Mv définissent les directions d'un triplet de marques radiales T, U, V, ainsi obtenues. Ce triplet est celui dont l'une des marques coïncide à ce moment avec la tête TA1. L'écart entre le point M et le point O définit l'excentricité de l'arbre par rapport à l'axe O O'. La marque T coïncide avec la tête TA1. Par contre, les marques U et V ne coincident pas avec les têtes TA2 et TA3. Si l'on appelle b et c respectivement les distances de la marque U à la tête TA2, et de la marque V à la tête TA3, les demandeurs ont observé que l'on peut en déduire les coordonnées X et Y du point M dans le plan xOy. Ces grandeurs vérifient sensiblement les relations suivantes X = b + c Y = b - c 3 # 3 Si l'on considère maintenant, au même moment, ce qui se passe dans le plan x'O'y', les choses seront un peu différentes car l'arbre transmet un couple, et est par conséquent le siège d'une torsion &commat;' entre les repères x'O'y' et xOy. Dans le plan x'O'y', un triplet de marques qui, au repos de l'arbre, serait exactement dans la même position angulaire que son homologue du plan xOy, se trouve maintenant décalé de l'an gle O'par rapport à ce dernier. Par conséquent, il y aura non seulement un décalage entre les têtes TB2 et TB3, et les marques de ce triplet, décalage que l'on appellera b' et c', mais aussi un décalage a' entre la tête TB1 et la marque correspondante du même triplet. Les demandeurs ont observé que les coordonnées X' et Y' du point M' dans le plan x'O'y' vérifient maintenant les relations suivantes De plus, si l'on appelle R la distance de chacune des têtes magnétiques au centre (O ou 0'), l'angle de torsion &commat;' s'est avéré vérifier sensiblement la relation suivante 8' i' Fy1 (a' + b' + c' - b - c) Ainsi, en prenant la lecture de la marque par la tête TA1 comme référence, les marques lues selon l'invention par les autres têtes (TA2, TA3, TB1, TB2, TB3) se trouveront déphasées d'une façon qui représente les grandeurs b, c, a', b', c', respectivement. La présente invention permet donc d'obtenir d'une part la torsion de l'arbre de transmission en éliminant l'influence de ses excentricités de tous ordres (vibrations, etc...), mais aussi d'obtenir à chaque instant l'excentricité de l'axe de l'arbre dans l'un et l'autre des plans xOy et x'O'y'. Dans un mode de réalisation particulier, la tête TA1 est décalée tangentiellement en avance, dans le sens opposé à la rota- tion des marques. Ce décalage est de grandeur d. Cela revient à augmenter artificiellement chacune des grandeurs b, c, a', b' c' afin de les rendre toutes positives, quoiqu'il arrive. Pour cela, d est choisi supérieur à la somme de valeurs maximales que peuvent prendre les distances OM et O'M'. Dans ce mode de réalisation, les relations précitées restent inchangées, sauf celles qui concernent X et O' qui deviennent les suivantes : X = b + c - 2d #' = 1 (a' + b' + c' - b - c - d) 3 3R Sur la figure 5, les marques sont constituées par des rainures radiales en forme de créneau, creusées dans un disque DA. Comme cela est représenté sur cette figure, le fond de chque rainure est de dimension égale à celle de la partie saillante adjacente ou dent. Cela permet d'utiliser chaque rainure pour faire deux marques. Par l'intermédiaire d'un film d'huile FH, un support de tête ST guide une tête magnétique T de sorte que son entrefer soit radialement orienté,au voisinage des marques. Ainsi, la tête T subit une variation brutale d'influence magnétique chaque fois qu'elle croise un fnnt de montée ou un front de descente des créneaux gravés dans le disque DA. La figure 5A illustre, encorrespondance avec le dessin du disque de la figure 5, les signaux lus par la tête magnétique. Dans un exemple particulier de réalisation, en supposant que l'excentricité maximale de l'axe de l'arbre est de 200 microns, que la distance R précitée est de 160 millimètres, et que l'angle de torsion maximal découpe un arc de circonférence mesurant 200 microns sur un cercle de rayon de 160 millimètres, 360 rainures équidistantes forment les marques lisibles magnétiquement. Ces rainures snt disposées tous les degrés, et ont pour largeur 1/2 degré. Compte-tenu de ce qui précède, ces 360 rainures fournissent 720 marques, espacées entre elles d'environ 1,4 millimètre soit 1400 microns. Les rainures radiales sont creusées dans un disque ferromagnétique doux, selon une couronne de rayon moyen R, et d'épaisseur radiale mesurant quelques millimètres. Les têtes magnétiques sont du genre de celles utilisées dans les tambours magnétiques, avec un entrefer de l'ordre de 50 à 100 microns. Elles sont libres de flotter un peu, dans le sens longitudinal de l'arbre seulement, de sorte que leur entrefer sur le film d'huile soit de l'ordre de 50 à 100 microns. Pour obtenir la forme d'onde illustrée sur la figure 5A, les têtes magnétiques sont polarisées en courant continu, et les variations de réluctance de leur circuit magnétique seront captées elles ont la forme illustrée sur la figure SA. Ces variations de réluctance sont dues au fait que le circuit magnétique est ou n'est pas refermé par le matériau magnétiqument perméable du disque qui défile devant elle. Autrement dit, leur circuit magnétique est normalement refermé sauf au droit des rainures. On retrouve sur la figure 5, les patins antifrictions 23 mentionnés en référence à la figure 2. La tête magnétique pro prement dite est logée dans une cavité entre ces patins et la profondeur à laquelle la tête est placée peut être réglable pour que la distance entre l'entrefer de la tête et la surface rectifiée des faces des bagues annulaires ait la valeur désirée, comptetenu de l'épaisseur du film d'huile présent sous les patins 23. Un autre exemple de détection de stries radiales, représenté à la figure 6, consiste à utiliser le fait que les couronnes 14 et 15 et toutes les pièces tournantes sont lubrifiées au moyen d'huile sous pression. La pression d'huile peut être créée par un patin hydrostatique 50, de façon classique, ce patin étant constitué de bossages 51 entourant des cavités par lesquelles on injecte de l'huile. Dans l'un des bossages 51, on perce un trou 52 de faible dimension devant la largeur des stries, ce trou débouchant dans une petite cavité 53 contenant une pastille piezoélectrique 54.En fonctionnement, le-patin hydrostatique est maintenu à une distance fixe de la face rectifiée des bagues annulaires par la pression d' huile, et le passage devant les stries du trou defaible dimension percé dans un bossage du patin crée des ondes de pression transmises à la cavité contenant la pastille piezoélectrique. Cette pastille engendre un signal électrique correspondant, de période égale au rapport de l'espace- ment des stries à la vitesse de rotation tangentielle de ces stries. Un ordre de grandeur du diamètre du trou 52 débouchant dans la petite cavité 53 est 0,1mu, pour une cavité de lmm3 et une largeur de strie de imm. La pastille piezoélectrique peut être en titanate de baryum. Un autre type de détection est la détection optique de stries dont le fond est chimiquement noirci, alors que la face rectifiée des bagues annulaires est polie. Chaque tête de lecture optique comporte alors une diode électroluminescente (oudeux pour assurer un éclairage uniforme des-stries), une lentille pour former une image optique des stries dans un plan dans lequel on dispose une cellule photoélectrique de détection. L'ensemble des diodes électroluminescentes de la lentille et de la cellule est noyé dans du plastique ou une résine transparente. Les dispositifs de détection optique ou hydraulique présentent par rapport aux dispositifs magnétiques plusieurs avantages, notamment le fait que le matériau des bagues annulaires peut être quelconque et que la construction des têtes de lecture optiques et hydrauliques est plus simple que pour des têtes magnétiques. Pour une lecture magnétique, il est possible de détecter des inscriptions non gravées mais inscrites, au moyen d'une tête magnétique d'enregistrement (qui peut d'ailleurs être une des têtes de lecture), sur un enduit magnétique appliqué sur les faces transversales des bagues 10 et 11. Sur la figure 7, toutes les têtes des figures 3A et 3B sont représentées, chacune associée à un circuit de traitement qui porte une référence possèdant les mêmes dernières lettres. Un tel circuit de traitement est représenté sur la figure 7A de façon un peu plus détaillée. Il comprend un amplificateur linéaire 70, un écrêteur 71, et un multivibrateur à impulsion unique, ou mono-pulseur 72. Ainsi, si l'on se réfère à la figure 5A, chaque impulsion I va être tout d'abord amplifiée linéairement, puis le circuit 71 réalise un écrêtage, de façon à donner à l'impulsion une forme rectangulaire, et enfin le multivibrateur 72 se déclenche sur la transition entre les deux alternances de l'impulsion, représenté par le point Z sur la figure 5A. Ainsi, le front de montée de l'impulsion du multivibrateur 72 coïncide pratiquement dans-le temps avec une position symétrique du bord de la rainure par rapport à l'entrefer de la tête T (figure 5). Pour cela, l'élément écrêter comprendra avantageusement une différenciation, et un déclencheur de Schmitt, porte logique et éventuellement élément bistable pour détecter le point Z sur le deuxième front (fig. 5A). Ensuite, des bascules bistables 73 A2 à 73 B3 reçoivent chacune le signal ZA1 sur leur entrée de mise à UN, et respectivement les signaux ZA2 à ZB3 sur leur entrée de remise à zéro. Ainsi, la sortie de chacune des bascules est représentative du déphasage entre la marque lue par la tête magnétique correspondante et la marque lue par la tête de référence TAI. Une série d'amplificateurs 74 suivant qu'ils sont ou non inverseurs, permettent d'obtenir les grandeurs b, c, a', b' et c' avec le signe plus ou le signe moins. Ces amplificateurs 74 sont des amplificateurs écrêteurs permettant un calibrage en amplitude. En regard de la sortie de chacun des amplificateurs, on a représenté, sur la figure 7B, la forme d'onde correspondante. Si l'on considère maintenant la figure 8, les résistances de sommation 81 sont couplées à certains des amplificateurs 84, pour donner l'expression a' + b' + c' - b - c - d. Le terme - d est ici déterminé à partir d'une tension -v par un potentiomètre P 82, suivi d'un amplificateur degain unité 83. cl peut ainsi régler la valeur de d pour obtenir une torsion nulle lorsque l'arbre tourne à vide. La somme ainsi formée est ainsi appliquée à un amplificateur 84, comportant un réseau de contre réaction à constante de temps constitué par un condensateur 85 et une résistance 86, en parallèle l'un sur l'autre. La sortie de l'amplificateur 84 est appliqué à un circuit d'affichage de la torsion 87, constitué par exemple d'un galvanomètre. Les informations X, Y, et X', Y' relatives à l'excentricité des points M et M' seront obtenues avec un montage analogue à celui de la figure 8, mais faisant intervenir une autre combinaison des sorties des amplificateurs 74, et éventuellement une autre constante de temps différente. Avec les conditions de l'exemple de réalisation visées plus haut, et une constante de temps de 200 microsecondes, on peut relever avec une précision de l'ordre de 5 à 10 % les déplacements d'axe et variations de couple (vibration de torsion), jusqu'à 1000 Hz c'est-à-dire l'harmonique 5 de la fréquence de rotation (pour une vitesse de rotation de l'arbre égale à 12 000 tours/minute). Quant à la torsion elle-même, une constante de temps de l'ordre de 10 millisecondes permet d'obtenir une définition de la mesure de torsion meilleure que 1 %, avec une-bande passante de l'ordre 15 Hz pour les variations de cette torsion. REVENDICATIONS 1. Procédé de mesure des déformations d'un arbre transmettant un couple entre une machine motrice de puissance et une machine réceptrice de puissance, comprenant les opérations consitant à a) apposer sur cet arbre de transmission deux pistes d'ins- criptions périodiques correspondantes, lesdeux pistes s'étendant respectivement sensiblement le long de deux cercles, situés dans deux plans séparés perpendiculaires à l'axe de rotation, et centrés sur cet axe. b) implanter des têtes de lecture au voisinage des deux cercles, de sorte qu'elles lisent les inscriptions des deux pistes, respectivement, et c) surveiller l'écart temporel entre les inscriptions lues de l'une et l'autre piste, caractérisé en ce que : - pour l'opération a), on appose les deux pistes d'inscriptions respectivement sur deux parties transversales annulaires de l'arbre de transmission, de sorte que les pistes soient sensiblement dans lesdits plans séparés perpendiculaires à l'axe de rotation, et - pour l'opération b), on suspend autour de l'arbre de transmission, un ensemble rigide portant des têtes de lecture formant deux groupes susceptibles de rester respectivement en voisinage de lecture des deux pistes qui défilent lors de la rotation de l'arbre, les deux groupes comprenant chacun au moins trois té- tes de lecture, selon deux répartitions circulaires régulières fixes centrées sur un même axe qui est sensi-blement l'axe de rotation de l'arbre de transmission, ledit ensemble rigide étant suspendu de sorte qu'il ne soit mobile qu'en translation limitée sensiblement le long de l'axe de l'arbre de transmission et avec ce dernier, ce qui permet de contrôler le fonctionnement de l'arbre de transmission indépendamment des dilatations, vibrations transversales et translations axiales de ce dernier. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la lecture eBt faite par des têtes de lecture magnétiques. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la lecture est faite par des têtes de lecture optique, et que les inscriptions sont constituées par des stries radiales chi miquement noircies, gravées sur une partie transversale préalablement polie de l'arbre de transmission. 4. Procédé selon la revendication i, caractérisa par le fait que les inscriptions sont des stries radiales et que la lecture est faite )ar un détecteur hydraulique, muni d'un capteur piezoélectrique et repèrant les variations de pression d'un liquide de lubrification disposé entre le détecteur hydraulique et la piste portant les stries.- 5. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les inscriptions des deux séries sont apposées de sorte qu'elles se correspondent deux à deux sensiblement dans chaque demi-plan radial de l'arbre lorsque ce dernier ne transmet pas de couple. 6. Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les inscriptions sont apposées avec une période spatiale multiple de l'écart linéaire de torsion produit de l'un à l'autre cercle lorsque l'arbre transmet un couple maximum de valeur prédéterminée. 7. Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'opération a) comprend l'opération consistant à fixer sur l'arbre deux bagues, respectivement radialement le long des deux cercles, pour porter les deux séries d'inscription sur deux faces, perpendiculaires à l'axe de l'arbre, des deux bagues respectivement. 8. Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que l'opération c) comprend la conversion temps-amplitude de l'écart temporel des inscriptions correspondantes des deux cercles, suivie de la soustraction d'une valeur de référence correspondant au couple nul. 9. procédé selon l'uné des revendication 1, caractérisé en ce que l'opération c) comprend le fait de faire la moyenne d'une pluralité d'écarts temporels instantanés. 10. Procédé selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il comprend aussi une opération d) consistant à combiner les inscriptions lues par les différentes têtes de l'un des deux groupes au moins, ce qui permet de surveiller la position du centre de la section transversale annulaire correspondant aux inscriptions lues rar ce groupe de têtes. 11. Procédé selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que la partie de l'arbre de transmission sur laquelle sont aposées les pistes d'inscription est une entretoise d'accouplement. 12. Dis-ositif de contrôle de la torsion d'une pièce d'accouplement tournante entre une machine motrice de puissance et une machine réceptrice de puissance, caractérisé par le fait que ladite nièce d'accouplement est munie de deux bagues annulaires séparées, par le fait que chaque bagne comporte, sur une de ses faces perrendiculaires à l'axe de rotation de la pièce d'accouplement, une piste d'inscriptions périodiques s'étendant sensiblement suivant un cercle centré sur cet axe, par le fait qu'il est prévu, pour porteur des têtes de lecture des inscriptions périodiques,un ensemble rigide suspendu autour de l'axe de rotation et fixé au bâti des machines de telle sorte qu'il ne puisse se déplacer qu'en translation limitée sensiblement parallèlement au dit axe, et ar le fait que ensemble rigide est constitué d'une part de deux couronnes, placées à une distance faible des faces des bagues qui portent les inscriptions, chaque couronne portant une répartition circulaire fixe de têtes de lecture des inscriptions, placées de manière à rester au voisinage des pistes lorsque celles-ci défilent avec la rotation de la pièce d'accouplement, et d'autre part,d'un manchon d'entretoisement pour rendre les couronnes solidaires l'une de l'autre.