L'invention est relative aux dispositifs pour mesurer un paramètre susceptible de modifier la charge électrique portée par un électret, dispositif comportant, en plus d'un tel électret, deux électrodes conductrices encadrant cet électret parallèlement a celui-ci, une pièce d'écartement maintenant l'une de ces électrodes à une certaine distance de~ltélectret de manière à réserver entre eux une chambre, des moyens pour permettre au paramètre à mesurer d'exercer son influence dans cette chambre en modifiant la charge de l'électret, et un circuit pour exploiter aux fins de mesure dudit paramètre la modification de champ électrique que cette modification de charge produit entre les électrodes. Le paramètre en question est notamment - un rayonnement ionisant (rayons gamma, rayons X, neutrons) susceptible soit de décharger progressivement l'électret, soit de créer des ions au voisinage de cet électret et de le recouvrir ainsi progressivement d'une couche ionique neutralisant sa charge, - la concentration d'un fluide, tel qu'une vapeur organique ou qu un liquide, propre à décharger progressivement l'électret lors de sa mise en contact avec celui-ci, - la température. L'invention a pour but, surtout, de rendre les dispositifs de mesure du genre en question tels qu'ils répondent mieux que jusqu'à ce jour aux diverses exigences de la pratique, notamment en ce qui concerne la précision, la simplicité et l'étendue de la gamme de sensibilité de la mesure. Elle est essentiellement caractérisée en ce que les dispositifs de mesure du genre ci-dessus comportent en outre un volet conducteur et des moyens pour déplacer ce volet à l'intérieur de la chambre parallèlement à lui-même et aux électrodes, d'une position de veille à une position de mesure et inversement. Dans des modes de réalisation préférés, on a recours en outre à l'une et/ou à l'autre des dispositions suivantes - la surface du volet est identique à celle de l'électret et ses moyens de déplacement permettent de lui faire effectuer des va-etvient entre une position totalement sortie de la chambre et une position totalement enfoncée dans celle-ci pour laquelle il est disposé transversalement en regard de la totalité de la surface de l'électret et masque ainsi totalement cet électret vis-à-vis de l'électrode située du même côté que lui par rapport à l'électret, - la surface du volet est inférieure à celle de l'électret, étant de préférence sensiblement égale à la moitié de cette surface, et les moyens de déplacement dudit volet permettent de disposer celuici transversalement en regard de, successivement, deux plages som- plémentaires de cet électret, - dans un dispositif de mesure selon l'alinéa précédent} les deux plages de l'électret en regard desquelles peut être disposé successivement le volet font partie de deux électrets de caractéristiques différentes, et/ou sont contenues dans deux chambres distinctes au point de vue de l'influence possible du paramètre à mesurer, - dans un dispositif de mesure selon au moins llalinéa qui précède le précédent, la distance transversale entre le volet et l1élec- trode située par rapport à lui du même côté que l'électret est petite par rapport à la distance transversale entre ce volet et l'autre électrode, - le circuit de mesure est agencé de façon à élaborer, lors de cha- que déplacement du volet l'amenant en sa position de mesure, une information représentative de la décharge subie par l'électret depuis le précédent déplacement identique de ce volet, et de préfe- rence à afficher cette information, - la pièce d'écartement est constituée en un matériau présentant le même coefficient de dilatation thermique que l'électret, - le dispositif de mesure comprend en outre un commutateur électret que actionné automatiquement par les déplacements du volet et propre à établir et couper les connexions de veille et de mesure, - ce commutateur est monté de façon à relier électriqueinent les deux électrodes entre elles à l'état de veille, et au contraire ces deux électrodes au circuit d'exploitation lors des mesures, le volet étant alors relié électriquement en permanence à une électrode, - les composants du dispositif de mesure sont portés respectivement par deux sous-ensembles distincts, savoir d'une part l'électret, les deux électrodes et la pièce d'écartement, par un boitier portatif, et d'autre part, le circuit de mesure et de préférence le volet, par un appareil fixe comprenant un logement propre à recevoir le boitier d'une manière facilement amovible, les moyens de déplacement du volet étant alors agencés de façon à assurer automatiquement l'introduction de celui-ci dans la chambre, puis son déga- gement hors de cette chambre, lorsque le boitier est mis en place dans le logement, - dans un dispositif de mesure selon l'alinéa précédent, le circuit de mesure comprend un calculateur à mémoire permettant d'iden- tifier chacun des bol tiers mis en place successivement dans son logement, d'enregistrer pour chaque mise en place d'un boiter une information représentant l'état de charge de l'électret contenu dans ce boitier et d'élaborer pour chaque mise en place consécutive de ce boitier une information représentative de la décharge de l'électret intervenue depuis la mise en place précédente. L'invention comprend, mises à part ces dispositions principales, certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement question ci-après. Dans ce qui suit, l'on va décrire quelques modes de réalisation préférés de l'invention en se référant au dessin ci-annexé d'une manière bien entendu non limitative. Les figures 1 et 2, de ce dessin, montrent schématiquement deux modes de réalisation de dispositifs de mesure selon l'invention. La figure 3 est une vue perspective illustrant un mode d'utilisation conforme à l'invention d'une variante d'un tel dispositif de mesure. D'une façon connue en soi, le dispositif de mesure comprend - un électret 1, c'est-à-dire une feuille diélectrique chargée électriquement au voisinage d'au moins l'une de ses faces ainsi qu'il a été représenté par les signes - à titre illustratif, les charges en question pouvant aussi bien être positives que négatives, - deux électrodes conductrices 2 et 3 encadrant cet élément 1 et constituées par deux feuilles ou plaques parallèles à celui-ci et solidarisées avec lui, l'une d'elles, 2, étant plus rapprochée que l'autre dudit électret et étant notamment en contact avec cet électret, dont elle peut constituer une simple métallisation, - une pièce d'écartement 4 en matière isolante, notamment en forme de cadre rectangulaire,propre à maintenir l'autre électrode 3 à une certaine distance de l'électret de façon à réserver entre cette électrode et cet électret une chambre 5, - et un circuit 6 pour exploiter aux fins de mesure les modifications de champ électrique produites entre les électrodes 2 et 3 par les modifications de charge de électret 1 dues à l'intervention du paramètre à mesurer L'ensemble est en effet agencé de façon telle que ce paramètre puisse exercer son influence dans la chambre 5 et modifier ainsi la charge de l'électret 1. A cet effet l'un au moins des éléments composant ladite chambre est prévu transparent ou perméable audit paramètre. C'est ainsi que, si ce paramètre est une irradiation ionisante, les électrodes peuvent être constituées en un métal léger tel que l'aluminium ou un alliage à base d'aluminium, ou encore en une matière plastique revêtue par métallisation d'un tel métal léger, des plaques en métal plus noble pouvant être alors prévues sur ces électrodes au niveau de leurs connexions électriques avec le circuit 6. Si le paramètre en question est une concentration de fluide ou une température, des ouvertures telles que celles désignées par la référence 7 sur la figure 1 peuvent être prévues dans l'un au moins des éléments composant la chambre 5. Selon d'autres variantes, l'un au moins de ces composants peut être constitué par un grillage, une plaquette perforée, ou un corps fritté à porosité suffisamment ouverte. Pour accroitre les performances des dispositifs connus du genre ci-dessus défini, conformément à l'invention, on leur fait coMprendre un volet conducteur et des mDyerz pour guider eut déplacer ce volet dans la chambre 5, entre l'électret 1 et l'électrode 3, parallèlement à cet électret et à cette électrode. Ce volet a été désigné par la référence 8 sur la figure 1 qui va être maintenant considérée. Ses moyens de guidage peuvent être constitués de toute manière désirable, par exemple, ainsi qu'illustré, par un passage 9 traversant l'un des côtés de la pièce dlécartement 4 et par des rainures 10 évidées dans les faces intérieures de cette pièce 4. Les moyens de déplacement du volet peuvent également être constitués de toute façon désirable : ils ont été schématisés par le bouton de manoeuvre 11 et la flèche F. Bien que ce bouton 11 puisse être solidarisé avec le volet 8, il peut être avantageux pour certaines applications de le relier audit volet par l'intermédiaire d'un mécanisme multiplicateur permettant de commander l'introduction totale du volet 8 à l'inté- rieur de la chambre 5, ainsi que son dégagement subséquent, moyennant des déplacements du bouton 11 de beaucoup plus faible amplitude, qui peuvent être aussi bien des rotations que des translations. Les commandes schématisées par la flèche F sur la figure 1, qui concernent aussi bien l'enfoncement du volet 8 dans la chambre 5 que son;déplacement hors de cette chambre, sont effectuées manuellement si l'ensemble est portatif. Mais elles peuvent également etre commandées automatiquement par des moyens motorisés dans l'hypothèse - décrite plus loinoù l'ensemble est décomposé en deux sous-ensembles, l'un portatif propre à recueillir l'information à mesurer et l'autre fixe, propre à effectuer la mesure et à coopérer momentanément avec le sous-ensemble portatif lorsque ce dernier est mise en place sur lui Le volet 8 peut occuper ici - une première position pour laquelle il est totalement enfoncé dans la chambre 5 et cache alors totalement électret I à l'électrode 3 selon la direction transversale, c'est-à-dire perpendiculaire à ces deux éléments, - et une seconde position pour laquelle, au contraire, il est totalement sorti de la chambre 5, rendant alors apparente à l'électrode 3, selon ladite direction transversale, la totalité de la face chargée de l'électret 1. L'une de ces deux positions peut être considérée comme définissant l'état "de veille" du dispositif, au cours duquel celuici recueille l'information destinée à être exploitée pour la mesure, et l'autre, comme définissant l'état de "mesure" proprement dit. Par ailleurs le volet 8 est ici relié électriquement en permanence à l'électrode 2 par un fil conducteur 12, et un commutateur électrique 13 actionnable automatiquement par les déplacements du volet 8 (ce qui a été schématisé par la flèche G) permet - soit de relier électriquement l'une à l'autre les deux électrodes 2 et 3, comme supposé sur la figure 1, lorsque le dispositif se trouve à l'état de veille, - soit de relier électriquement ces deux électrodes 2 et 3 à respectivement, les deux bornes 14 et 15 du circuit d'exploitation 6, de préférence dès le début du déplacement du volet 8 pour passer à l'état de mesure. Pour éviter que des champs électriques parasites ne viennent fausser la mesure, il est avantageux de protéger l'électrode 3 par un blindage électrostatique (non représenté), constitué de préférence par une grille conductrice reliée électriquement à l'é- lectrode 2. Le fonctionnement de ce dispositif de mesure est le suivant. Lorsque le volet 8 est totalement enfoncé dans la chambre 3, les charges de l'électret ne sont pas "visibles" de l'électrode 3 et ne créent donc aucune charge sur cette dernière. Au contraire, lorsque le volet est retiré, ces charges deviennent apparentes pour l'électrode 3 et créent aussitôt à proximité de cette électrode un champ électrique qui induit sur elle une charge "image" q proportionnelle à la densité superficielle a desdites charges de l'électret. Par cette densité superficielle a, on entend ici la densité "apparente" pour l'électrode 3, c'est-à-dire la densité superfi cielle proprement dite des charges de l'électret, sauf si la face chargée de celuici est masquée par des ions rapportés sur elle et neutralisant partiellement son influence à distance : dans ce dernier cas c'est la densité globale résultant à distance de ladite densité superficielle et des ions de masquage qui est prise en considération et désignée par a. Si on appelle dl et d2 les distances entre la face chargée de l'électret et respectivement les deux électrodes 2 et 3, 1 et e2 les permitivités respectives de l'électret 1 et du fluide remplissant la chambre 5, et S la surface de l'électret qui est apparente pour l'électrode 3, la charge-image q est égale à chaque instant à d1 2 a S. - . d, d2 Lors de chaque déplacement du volet 8 faisant passer celuici de sa position de veille à sa position de mesure, la charge-image sur l'électrode 3 varie de la quantité q ci-dessus, soit dans le sens positif de O à q si ce déplacement est un retrait, soit dans le sens négatif de q à O si ce déplacement est un enfoncement. La manifestation du paramètre à mesurer dans la chambre 5 réduit progressivement la densité a, soit parce que la charge ré- elle de l'électret diminue, soit parce que des ions créés ou circulant dans la chambre 5 en regard de l'électret sont entralnés par le champ électrique produit par cet électret et par suite captés par celui-ci. Les variations de charge-image (q ou -q) susceptibles d'être successivement créées sur l'électrode 3 par les déplacements du volet sont alors réduites en conséquence et cette réduction est d'autant plus rapide que la valeur du paramètre à mesurer est ellemême plus élevée. Si l'on désirait se contenter de mesurer les variations progressives de la charge-image en question, il serait nécessaire, surtout lorsque ces variations sont lentes, de choisir pour l'impédance d'entrée du circuit de mesure 6 relié aux bornes du conden sateur formé par les deux électrodes 2 et 3 une valeur quasiment infinie. Mais un tel choix rendrait le dispositif sensible aux champs électromagnétiques extérieurs ainsi qu'à la création de chemins conducteurs parasites et, pour écarter cet inconvénient, on donne à l'impédance d'entrée en question une valeur finie, bien qu'élevée : dans un tel cas le condensateur ci-dessus se décharge progressivement dans le temps à travers ladite impédance. Par conséquent, si aucune remise à zéro n'est prévue, la valeur de la charge-image s'écarte progressivement de l'image fidèle du paramètre à mesurer et le dispositif n'est plus fiable. Cet inconvénient est supprimé par les manoeuvres de va-etvient du volet 8, manoeuvres comprenant successivement une introduction totale dudit volet dans la chambre 5 suivie de son dégagement total hors de cette chambre ou inversement. En effet, lors d'une telle manoeuvre, le dispositif est totalement rénové, la variation de la charge-image apparaissant immé- diatement après cette manoeuvre sur l'électrode 3 est exactement l'image désirée de la densité de charge a sur l'électret au même instant et le circuit de mesure 6 peut être choisi parmi ceux exploitant des variations relativement rapides d'une telle chargeimage (de o à q ou de q à 0). Ce circuit de mesure, qui présente toujours une résistance d'entrée relativement élevée, peut comporter à son entrée, soit un amplificateur de charge présentant une grande capacité ramenée à l'entrée, soit un amplificateur de tension à faible capacité d'entrée. Pour effectuer la mesure de paramètre désirée, il suffit alors - de procéder une premiere fois à la manoeuvre de va-et-vient cidessus, accompagnée de la lecture, en un premier instant t1 situé entre les deux déplacements de ce va-et-vient, de la valeur ql de la charge-image q à cet instant, - puis de faire agir ledit paramètre dans la chambre 5, - et enfin de procéder une deuxième fois à la manoeuvre de va-etvient ci-dessus accompagnée de la lecture, en un second instant t2 situé entre les deux déplacements de ce va-et-vient, de la valeur q2 de la charge-image q à ce second instant. L'intensité du paramètre est proportionnelle à la différence q2 - q1 et peut l'être également au temps t2 - tl. Le circuit de mesure 6 comporte avantageusement des moyens pour élaborer une information proportionnelle à cette différence tq2 - q1) et cette information est de préférence directement affichée sur un cadran approprié 25 d'une manière analogique ou numérique. Dans le cas de l'affichage analogique, on peut effectuer une mise à zéro mécanique du dispositif de mesure au temps tl en déplaçant une échelle de lecture mobile par rapport à l'aiguille de lecture, ou encore en décalant cette aiguille elle-même. Dans le cas de l'affichage numérique, on peut utiliser un convertisseur analogique-numérique, une mémoire propre à emmagasiner l'information élaborée à l'instant tl et un calculateur pour soustraire automatiquement cette information de celle du même type élaborée à l'instant t2. Dans chaque cas on peut associer la mesure à un enregistrement, à un processus d'identification et/ou à un contrôle propre à déclencher un système d'alarme. Lorsque le paramètre à détecter est autre que la température, il peut être avantageux de s'affranchir des variations de la charge-image q qui sont dues aux seules dilatations thermiques de la pièce d'écartement 4, lesquelles se traduisent par des variations de la distance d2 intervenant dans l'expression de la densité a. Selon une disposition- particulièrement originale de l'invention, ce résultat est obtenu en choisissant pour constituer ladite pièce 4 un matériau ayant le même coefficient de dilatation thermique que l'électret. On constate en effet que, dans ce cas, les deux distances d1 et d2 varient encore avec la température, mais non plus leur rapport d1/d2, qui seul intervient dans l'expression considérée. C'est là un avantage particulièrement intéressant de l'invention car, faute de prévoir le perfectionnement indiqué, les seules dilatations thermiques réduiraient à 10 4 la précision de mesure dès lors qu'une variation de 10 C serait tolérée sur les tem pératures de mesure. Selon une variante, on relie en permanence entre elles les deux électrodes 2 et 3 et on ne relie entre eux l'électrode 2 et le volet 8 que pour l'état de veille du dispositif, ledit volet étant automatiquement relié, dès que l'on passe à l'état de mesure, à la borne 15 du circuit 6 : dans ce cas l'électrode 3 sert directement de blindage électrostatique pour le volet 8 et les charges-images exploitées aux fins de mesure sont celles recueillies sur ce volet 8. Dans une telle variante les principes de fonctionnement sont sensiblement les mêmes que ceux décrits ci-dessus. Bien entendu, dans les calculs, on remplacera la distance d2 entre la couche chargée de l'électret 1 et l'électrode 3 par la distance entre cette couche chargée et le volet 8. De même la portion de la pièce d'écartement 4 qu'il convient de constituer en un matériau présentant le même coefficient de dilatation thermique que l'électret est la portion, de cette pièce, disposée transversalement entre l'électrode 2 et le volet 8. Selon encore une autre variante, les rôles dévolus respectivement aux électrodes 2 et 3 dans le mode due réalisation de la figure 1 sont permutés, l'électrode 3 étant alors reliée électriquement en permanence au volet 8 et au blindage électrostatique, s'il en est prévu un, et les charges-images exploitées aux fins de mesure lors des va-et-vient du volet étant alors celles qui apparaissent sur l'électrode 2. En se référant à la figure 2, on va maintenant décrire un autre mode de réalisation de l'invention encore plus intéressant que ceux décrits ci-dessus pour certaines applications, et notamment pour celles qui requièrent une grande précision de la mesure et/ou une possibilité de distinguer les influences dues à plusieurs phénomènes distincts susceptibles de décharger progressivement l'é- lectret. Sur cette figure 2, les éléments identiques à ceux précédemment décrits ont été désignés par les memes références que précédemment. La principale différence réside ici dans le fait que la surface du volet mobile - ici désigné par la référence 16 - est plus petite que celle de l'électret. Ce volet ne peut donc plus masquer transversalement à l'é- lectrode 3 qu'une plage de l'électret 1, la plage complémentaire de cet électret étant alors exposée à ladite électrode, et les déplacements du volet permettent de permuter dans leurs états respectivement exposé et non exposé ladite plage et ladite plage com plémentaire.- Par ailleurs on s'arrange pour que l'influence du paramè- tre à mesurer ne soit pas la même sur les deux plages -considérées. Dans le mode de réalisation préféré illustré, la surface du volet 16 est égale à la moitié de celle de l'électret. Les déplacements de ce volet permettent donc de permuter les deux moitiés de l'électret qui deviennent successivement apparentes pour l'électrode 3. Sur la figure 2, le volet 16 est en sa position la plus dégagée, position déterminée par portée d'une butée 18 de ce volet contre le bord du passage 9 : ledit volet recouvre alors la moitié gauche 1 de l'électret 1 et dégage au contraire sa moitié droite g ld' et c'est l'inverse pour la position la plus enfoncée du volet, position pour laquelle c'est une fenêtre dégagée 17 du volet qui est disposée en regard de la moitié gauche 1g Dans ces conditions, si l'on appelle A et B les deux positions extrêmes occupées par le volet 16, savoir respectivement, A celle illustrée sur la figure 2, et B l'autre position, la différence entre les charges-images q induites sur l'électrode 3 pour respectivement ces deux positions A et B est proportionnelle à la différence entre les charges portées respectivement par les deux moitiés 1 et ld de l'électret. g 1d Or cette différence ne dépend pas d'une éventuelle dégradation de I'électret à la suite, par exemple, du stockage prolongé de celui-ci à haute température avant mise en service-, les charges des deux moitiés de cet électret étant identiquement affectées par une telle dégradation. Par ailleurs, et surtout, ladite différence est nulle lorsque le paramètre à mesurer commence à agir sur le dispositif de mesure : en effet, la mesure ne fait plus intervenir la charge q elle-même, mais seulement des variations de celle-ci, ce qui conduit à une précision beaucoup plus grande que précédemment. Cette dernière remarque permet en général d'éviter toute remise au zéro du dispositif au premier instant t1, défini cidessus, intervenant dans la mesure. Pour obtenir que l'influence du paramètre à mesurer soit différente sur les deux plages de l'électret, on peut procéder de toute manière désirable. Si ce paramètre est une irradiation ionisante, cette différence est obtenue automatiquement du simple fait des différences qui existent obligatoirement entre les volumes respectifs disponibles en regard des deux plages de l'électret En effet, comme indiqué plus haut, le rayonnement ionisant peut, soit agir directement sur les charges de l'électret, soit créer des ions dans le volume adjacent à cet électret, ions neutralisant lesdites charges1 mais c'est ce second phénomène qui est en général le plus important. Or le nombre des ions formés dans le volume considéré dépend de l'épaisseur de celui-ci, étant d'autant plus élevé que cette épaisseur est elle-même plus grande. Si donc le volet 16 est beaucouppîus proche de l'électret 1 que l'électrode 3, le nombre des ions formés par une irradiation extérieure donnée dans le volume v disposé entre l'électret et ce volet 16 est beaucoup plus faible que le nombre des ions formés par cette même irradiation dans le volume V disposé entre ledit électret et l'électrode 3, et il en est de même de la décharge ré- sultante de la plage correspondante de l'électret (plage 1g quand le volet 16 est à gauche sur la figure 2). On peut également obtenir ou renforcer l'effet différentiel ci-dessus de toute autre manière désirable, notamment - en constituant les deux plages de l'électret appelées à agir successivement sur l'électrode 3 par deux matériaux différents et/ou chargés différemment à l'origine, - en rendant différentes les distances entre l'électret 1 et l'électrode 3 dans les deux parties de la chambre 5 participant alternativement à la mesure, - en choisissant des substances différentes pour constituer les milieux qui occupent respectivement les deux parties successivement utiles de la chambre, ces deux parties pouvant être alors isolées l'une de l'autre par une cloison intermédiaire traversée de façon étanche par le volet mobile. Plusieurs de ces formules peuvent également être adoptées simultanément. Pour le mode de réalisation de la figure 2, tout comme pour celui de la figure 1, la mesure implique encore en principe deux manoeuvres de va-et-vient du volet 16 à deux instants successifs tl et t2 : chacune de ces manoeuvres conduit à la lecture d'une différence de charge et la mesure de paramètre désirée exploite en définitive la variation de cette différence de charge entre l'instant tl et l'instant t2. On pourrait toutefois se passer de la première manoeuvre si l'on considérait comme instant t1 un instant où le paramètre a' mesurer n exerce pas encore son influence sur le dispositif, la différence de charge qui serait alors lue étant nulle. Selon une variante intéressante, on associe au dispositif selon la figure 2 un dispositif selon la figure 1 en décomposant l'électrode 3 en trois sections dont l'une s'étend sur toute la longueur de la chambre 5 selon la flèche F et dont les deux autres s'étendent chacune parallèlement à la premiere, sur seulement une moitié de cette longueur, recouvrant respectivement une bande latérale de la moitié 1 de l'électret et une bande latérale de la g moitié ld de l'électret : en faisant travailler la première section selon le principe de la figure 2 et les deux autres selon le principe de la figure 1, on peut à la fois bénéficier des avantages des deux formules, savoir la précision (avantage selon la figure 2) et la certitude de travailler avec un électret suffisamment chargé (avantage selon la figure 1). Selon encore une autre variante intéressante, on peut associer au dispositif ci-dessus selon l'une ou l'autre des figures 1 et 2 un dispositif d'alarme conforme aux enseignements du brevet France nO 77 13727 déposé par les demandeurs le 5 mai 1977. I1 suffit à cet effet de prévoir qu'un morceau de l'électrode 2 est monté mobile par rapport au reste de cette électrode et est sollicité par des moyens appropriés (ressort, aimant ...) a s'écarter de sa position normale de repos pour laquelle il se trouve dans le prolongement dudit reste de 1 'électrode, et ce à l'encontre de la force électrostatique de l'électret : des que la charge de ce dernier devient trop faible, ce morceau se déplace et déclenche une alarme appropriée. Il est à noter que, pour chacun des modes de réalisation décrits ci-dessus, les connexions électriques entre d'une part, les électrodes 2 et 3 et d'autre part, les bornes 14 et 15 du circuit 6 (une électrode pouvant être remplacée par le volet 8) peuvent n'être réalisées qu'aux instants de lecture t1 et t2. L'invention se prête donc particulièrement à la constitution d'un capteur portatif remarquablement simple et léger, com prenant uniquement, dans un boîtier compact 19 (figure 3), la chambre 5, c'est-à-dire l'électret 1, les deux électrodes 2 et 3, la pièce d'écartement 4, les écrans de blindage éventuels, et des moyens de connexion électrique amovible en attente. Ce capteur est complété par un appareil fixe 20 comportant. - un logement 21 propre à recevoir ledit boitier 19 en une position bien déterminée, - le volet 8 ou 16, - des moyens d'actionnement pour faire subir à ce volet les va-etvient nécessaires, - des moyens pour établir les connexions électriques amovibles avec ceux, complémentaires, prévus sur le boitier 19, - et des moyens pour effectuer les lectures et mesures. Cet appareil 20 est en outre avantageusement associé à des moyens d'identification, de mémoire, de calcul, de contrôle et d'alarme. Un tel ensemble se prête particulièrement bien à la surveillance du personnel évoluant dans une enceinte susceptible d'etre soumise à des irradiations ionisantes. A cet effet l'appareil 20 est placé au voisinage de l'accès de ladite enceinte et un boitier 19 du genre ci-dessus portant des signes d'identification, est remis à chaque membre 22 du personnel concerné. En pénétrant dans l'enceinte, chacun de ces membres introduit son boîtier 19 dans le logement 21 de l'appareil 20 comme dans un composteur de billet. L'appareil enregistre alors l'identification du porteur, l'instant du "compostage" - instant qui correspond à celui t1 de l'exemple donné ci-dessus - et la première mesure de la charge q, après avoir commandé la manoeuvre de volet nécessaire. A la fin de son séjour dans l'enceinte à surveiller, le porteur 22 introduit à nouveau son boîtier 19 dans le logement 21 de l'appareil 20 et ce dernier, après avoir commandé la nouvelle manoeuvre nécessaire du volet correspondant, affiche directement en 25 la dose d'irradiation reçue par le porteur au cours de son séjour dans l'enceinte ci-dessus. On peut meme prévoir que cet-appareil commande l'émission d'un signal d'alarme, tel que l'allumage d'un voyant 23 et/ou déclenche l'intervention d'un système de sécurité, tel que la fermeture d'une barrière 24, si la dose en question dépasse un seuil considéré comme dangereux et impliquant l'intervention d'une équipe de décontamination. Selon une variante, le volet est porté par le boîtier 19 au lieu d'être porté par l'appareil fixe 20 et les moyens de manoeuvre de ce volet sont encore portés par cet appareil. On peut noter également que, dans ce dernier cas, l'-une des électrodes pourrait être portée par l'appareil fixe 20 au lieu de l'être par le boîtier 19. L'électret 1, le fluide en contact avec lui et les électrodes peuvent être constituées de toute manière désirable, notamment de l'une de celles qui ont été décrites dans le brevet France cité ci-dessus. En particulier il peut être avantageux de constituer l'électrode 2 par une mince couche d'aluminium rapportée par métallisation sur l'électret 1 et l'électrode 3 par une plaquette d'aluminium. Quant au volet, il est constitué par une plaquette plate en un matériau conducteur de l'électricité tel que notamment l'aluminium ou un matériau isolant recouvert d'une mince couche d'aluminium sur ses deux faces, et son épaisseur est généralement comprise entre 0,1 mm et 5 mm, étant de préférence de l'ordre de 2 mm. Si nécessaire, des moyens d'étanchéité pourront être prévus au droit du passage 9 pour interdire la pénétration de poussires dans la chambre 5 et/ou l'échappement du fluide contenu dans cette chambre. De même on prévoira avantageusement des moyens pour nettoyer les portions du volet extérieures à la chambre avant leur introduction dans celle-ci, par exemple en les faisant passer entre deux rouleaux élastiquement appliqués contre ce volet de part et d'autre de celui-ci. Les déplacements du volet peuvent être plus ou moins rapides, la durée de chacun d'eux étant notamment de l'ordre de la seconde et plus généralement comprise entre 1/10 de seconde et plusieurs dizaines de secondes. Le délai de lecture après passage du volet de son état de veille à son état de lecture est généralement de l'ordre de quelques secondes. En suite de quoi, et quel que soit le mode de réalisation adopté, on obtient finalement un dispositif de mesure dont la constitution et le fonctionnement résultent suffisamment de ce qui précède. Ce dispositif présente de nombreux avantages par rapport à ceux antérieurement connus, notamment en ce qui concerne la simplicité de la fabrication et de la mise en oeuvre ainsi que la précision, la fiabilité et la sensibilité de la mesure, la réponse du dispositif en énergie étant particulièrement plate en ce sens qutil se prête par exemple aussi bien à la mesure de rayonnements X qu'à celle de rayonnemenX gamma. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés: elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes, notamment celles où les déplacements de va-et-vient du volet feraient intervenir non pas une translation, mais une rotation, cas dans lequel ce volet serait monté pivotant autour d'un axe lié soit au boitier renfermant la chambre 5, soit à l'appareil indépendant 20, s'il en est prévu un. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour mesurer un paramètre susceptible de mo modifier la charge électrique portée par un électret comportant, en plus d'un tel électret, deux électrodes conductrices encadrant cet électret parallèlement à celui-ci, une pièce d'écartement maintenant l'une de ces électrodes à une certaine distance de l'électret de manière à réserver entre eux une chambre, des moyens pour permettre au paramètre à mesurer d'exercer son influence dans cette chambre en modifiant la charge de l'électret, et un circuit pour exploiter aux fins de mesure dudit paramètre la modification de champ électrique que cette modification de charge produit entre les électrodes, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un volet conducteur (8,16) et des moyens pour permettre de déplacer ce volet à l'intérieur de la chambre (5) parallèlement à lui-même et aux électrodes (2,3) d'une position de veille à une position de mesure et inversement. 2. Dispositif'de mesure selon la revendication 1, caractérisé en ce que la surface du volet (8) est identique à celle de l'électret (1) et en ce que ses moyens de déplacement (11) permettent de lui faire effectuer des va-et-vient entre une position totalement sortie de la chambre et une position totalement enfoncée dans celle-ci pour laquelle il est disposé transversalement en regard de la totalité -de la surface de l'électret et masque ainsi totalement cet électret vis-à-vis de l'électrode (3) située du même côté que lui par rapport à l'électret. 3. Dispositif de mesure selon la revendication 1, caractérisé en ce que surface du volet (16) est inférieure à celle de l'électret (1) et en ce que ses moyens de déplacement (11) permettent de le disposer transversalement en regard de, successivement, deux plages complémentaires de cet électret. 4. Dispositif de mesure selon la revendication 3, caractérisé en ce que la surface du volet est sensiblement égale à la moitié de celle de l'électret. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 .et 4, caractérisé en ce que les deux plages de l'électret en regard desquelles peut être disposé successivement le volet font partie de deux électrets de caractéristiques différentes. 6. Dispositif de mesure selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que les deux plages de l1élec- tret en regard desquelles peut être disposé successivement le volet sont contenues dans deux chambres distinctes au point de vue de l'influence possible du paramètre à mesurer. 7. Dispositif de mesure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le circuit de mesure (6) est agencé de façon à élaborer, lors de chaque déplacement du volet (8,16) l'amenant en sa position de mesure,une information représentative de la décharge subie par l'électret (1) depuis le précédent déplacement identique de ce volet, et de préférence à afficher cette information (en 25). 8. Dispositif de mesure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la distance transversale entre le volet (8,16) et l'électrode (2) située par rapport à lui du même côté que l'électret (1) est petite par rapport à la distance transversale entre ce volet et l'autre électrode (3). 9. Dispositif de mesure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la pièce d'écartement (4) est constituée en un matériau présentant le même coefficient de dilatation thermique que l'électret (1). 10. Dispositif de mesure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un commutateur électrique (13) actionné automatiquement par les déplacements du volet (8,16) et propre à établir et couper les connexions de veille et de mesure. 11. Dispositif de mesure selon la revendication 10, caractérisé en ce que le commutateur (13) est monté de façon à relier électriquement les deux électrodes (2,3) entre elles à l'état de veille, et au contraire ces deux électrodes au circuit de mesure (6) lors des mesures, le volet (8,16) étant alors relié électriquement en permanence à une électrode (2). 12. Dispositif de mesure selon la revendication 10, caractérisé en ce que le commutateur (13) est monté de façon à relier électriquement une électrode (3) au volet (8,16) à l'état de veille et au contraire cette électrode et ce volet au circuit de mesure (6) lors des mesures, les deux électrodes étant alors reliées électriquement entre elles en permanence. 13. Dispositif de mesure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que ses composants sont portés par deux ensembles distincts, savoir d'une part l'électret, les deux électrodes et la pièce d'écartement, par un boîtier portatif (19), et d'autre part, le circuit de mesure et de préférence le volet, par un appareil fixe (20) comprenant un logement (21) propre à recevoir le boîtier d'une manière facilement amovible, les moyens de déplacement du volet étant alors agencés de façon à assurer automatiquement llintroductioh de celui-ci dans la chambre puis son dégagement hors de cette chambre lorsque le boitier est mis en place dans le logement. 14. Dispositif de mesure selon la revendication 13, caractérisé en ce que le circuit de mesure comprend un calculateur à mémoire permettant d'identifier chacun des boitiers mis en place successivement dans son logement (21), d'enregistrer pour chaque mise en place d'un boîtier (19) une information représentant l'état de charge de l'électret contenu dans ce boîtier et d'élaborer pour chaque mise en place consécutive de ce boitier une information représentative de la décharge de l'électret intervenue depuis la mise en place précédente. 15. Dispositif de mesure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le volet (8,16) et les électrodes (2,3) sont constitués par des plaquettes ou revêtements en aluminium.