L'objet de la présente invention est un dispositif pour souder des feuilles ou pellicules en matière plastique, permettant aussi bien le soudage en bande que le soudage en ligne. On connaît les dispositifs pour souder les pellicules de matière plastique, qui effectuent le soudage en ligne par une seule lame chauffée des deux côtés à environ 300-400 , des éléments presseurs, placés des deux côtés de la lame, immobilisant les pellicules à souder. Les pellicules ainsi obtenues sont soudées sur les bords par un cordon moulé. On connatt aussi les dispositifs de soudage du type susvisé qui effectuent le soudage en bande au moyen de trois lames parallèles entre elles, deux de ces lames effectuent le soudage en bande, tandis que la troisième, disposée entre les deux autres, effectue la coupe. Chaque soudure en bande présente un cordon plat d'environ 2 à 2,5 mm. de largeur. On connaît aussi des dispositifs de soudage qui devraient convenir aux deux types de soudage, c'est-à-dire en bande et en ligne. Ces dispositifs connus comportent une traverse métallique unique à laquelle sont incorporées des résistances qui, en coupe transversale, présentent une forme en fourchette se terminant par des extrémités inférieures effilées, qui forment les lames pour le soudage en bande ; entre ces lames est intercalée la lame tranchante également destinée à effectuer le soudage en ligne lorsquton veut effectuer ce type de soudage à la place du soudage en bande. Les extrémités inférieures de la fourchette sont revêtues chacune d'une pellicule de polytétrafluoréthylène, généralement collée sur celle-ci. Toutefois, on a remarqué quten pratique ces revêtementis se détachent au bout de peu de temps et nécessitent, par conséquent, des arrtts de la machine pour l'application de nouvelles pellicules de revêtement. Dans une autre forme de réalisation connue, la feuille de polytétrafluoréthylène est déroulée d'une bobine placée sur un côté du dispositif, passe au-dessous d'une des extrémités inférieures constituant une lame, passe sur un rouleau de renvoi placé entre les deux lames ou au-dessus de la lame de coupe, puis au-dessous de l'autre extrémité constituant la seconde lame, pour Qtre enfin enroulée sur une bobine placée sur l'autre côté du dispositif de soudage. En théorie, ceci devrait permettre d'amener constamment, en regard des lames de soudage, de nouvelles plages de la feuille de revêtement en polytétrafluoréthylène.En pratique, on a remarqué toutefois que les choses ne se déroulent pas ainsi, parce que la température élevée de la lame intermédiaire altère les caractéristiques de la feuille de revetement, de sorte que, lorsqu'on tend à la faire glisser, la feuille se casse. Dans ce cas, il y a des pertes importantes de temps pour le remplacement de la feuille de revêtement ainsi qu'un gaspillage important de matière assez cotteusee Un autre inconvénient des dispositifs connus réside dans le fait que la traverse à laquelle sont incorporées les résistances est en une matière bonne conductrice de chaleur afin que l'on obtienne la température désirée au niveau des extrémités effilées, inférieures constituant les lames ou électrodes de soudage. Cette traverse disperse donc de la chaleur également le long de ses surfaces latérales et supérieures. Il s'en suit qu'il y a absence d'uniformité de température le long des lames, ce qui provoque des irrégularités dans la soudure elle-m#me. L'objet de la présente invention est donc un dispositif pour souder des pellicules ou feuilles en matière plastique, dispositif destiné aussi bien à réaliser le soudage en bande que le soudage en ligne et éliminant les inconvénients des dispositif8 connus. Plus précisément, l'objet de la présente invention est un dispositif pour souder des pellicules en matière plastique, caractérisé en ce qu'il comporte, d'une part, deux lames, ou électrodes, rapportées destinées au soudage en bande, supportées par un porte-lame, séparées l'une de l'autre, indépendantes. l'une de l'autre et parallèles entre elles et, d'autre part, une lame intermédiaire parallè- le aux deux premières, destinée à la coupe lorsque ces dernières lames effectuent le soudage en bande, mais aussi destinée au soudage en ligne lorsque les premières lames ne jouent que le rôle d'é- léments presseurs. Le dessin annexé représente, schématiquement et à titre d'exemple non limitatif, une forme de réalisation du dispositif selon la présente invention. Sur ce dessin la fig. 1 représente le dispositif, vu en coupe transversale la fig. 2 représente une partie du dispositif vue en élévation. Comme on le voit sur le dessin annexé, le dispositif de soudage, selon la présente invention, comprend une barre, ou traverse, 1 solidaire du bâti, ou châssis de la machine, qui porte, par ltin- termédiaire d'organes de guidage 2 et de suspension ou de ressort 3 connus en soi et par conséquent non décrits en détail) deux portelames distincts, dont chacun est désigné, dans son ensemble, par 40 Il faut noter que les porte-lames 4 sont rigoureusement indépendants et parallèles entre eux. De préférence, ces porte-lames 4 sont en une matière mauvaise conductrice de la chaleur. Chaque porte-lame 4 comporte deux barres 5 et 6 qui, reliées par des boulons 7, serrent entre elles des plaquettes, ou barrettes, 8 et 9, faites en une matière bonne conductrice de la chaleur.Ces plaquettes sont, à leur tour, serrées l'une vers l'autre par des vis 10, et bloquent entre elles, à leur partie inférieure, une lame 11. Entre les barres 5 et 6, sont insérées des résistances blindées 12 qui transmettent la chaleur à la lame 11 par l'intermédiaire des barrettes 8 et 9. La lame Il est revêtue, le long de ses deux paras latérales et sur sa surface inférieure de travail, d'une pellicule 11a en polytétrafluoréthylèneO il y a lieu de noter que, gracie au serrage effectué par les plaques 8 et 9, ladite pellicule, qui est d'habitude collée sur la lame 11, est également bloquée solidement sur cette lame, de manière à éviter toute possibilité de détachement. Comme on le voit clairement d'après le dessin, entre les deux porte-lames 4, existe une fente 15 qui permet une circulation libre de l'air. Dans cette fente, se trouve une lame de coupe 14, qui coulisse parallèlement aux autres deux lames 11, et cette lame 14 est destinée à couper les pellicules lorsque celles-ci sont soudées par une soudure en bande par les lames 11, tandis qu'elle est destinée à souder en ligne les pellicules elles-m#mes, lorsque les lames 11 ne sont pas portées à haute température et jouent le rôle d'éléments presseurs. Les lames Il sont évidemment en métal bon conducteur de la chaleur et les barrettes 8 et 9 sont également faites en un matériau bon conducteur de la chaleur, tandis que les barres 5 et 6 ne le sont pas. il s'en suit qu'il règne, sur toute la longueur de chaque lame 11, une bonne uniformité de température, ce qui est très utile pour une soudure en bande efficace. La lame intermédiaire 14 est supportée, de manière connue en soi, au moyen de tiges 15, par la traverse 1 et est chauffée par des résistances électriques, également de manière connue en soi0 Â la partie inférieure de la figure 1, on a représenté schématiquement un ensemble de base 16 connu en soi, qui sert de bloc à rainure pour le dispositif selon la présente invention. Le fonctionnement du dispositif décrit est le suivant Lorsqu'on désire effectuer le soudage en bande, on porte à une certaine température, aussi bien les lames Il que la lame 14. Il s'en suit que les lames Il effectuent deux soudages en bande tan dis que la lame 14, qui est abaissée en même temps que les lames il, effectue une coupe entre les deux soudures. Au contraire, lorsqu'on désire effectuer un soudage en ligne, on laisse les lames Il froides tandis qu'on porte à une tempérant~ re élevée la lame 14. Les lames 11 ne jouent donc que le rôle d'éléments presseurs sur les pellicules en matière plastique, tandis que la lame 14 effectue le soudage en ligne. Des modifications et des variantes pourront entre apportées au dispositif selon la présente invention, sans que l'on s'écarte, pour cela, du cadre de l'invention. RE VEND i CA T iON S 1.- Dispositif de soudage de pellicules en matière plastique, caractérisé en ce qu'il comporte, d'une part, deux lames rapportées destinées au soudage en bande, supportées par un porte-lame, séparées l'une de l'autre, indépendantes l'une de autre et parallèles l'une à l'autre, et, d'autre part, une lame intermédiaire aux deux premières et destinée à la coupe, lorsque ces dernières lames effectuent le soudage en bande/ mais aussi agencée pour effectuer le soudage en ligne lorsque les deux premières lames ne jouent que le rôle d'éléments presseurs. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque lame de soudage en bande est en métal bon conducteur de la chaleur, qu'elle est revêtue par une pellicule de polytétrafluoréthylène et qu'elle est portée par un porte-lame auquel est incorporée une résistance électrique, par l'intermédiaire de deux barrettes, ou plaquettes, qui sont serrées sur la lame et qui sont aussi en métal bon conducteur de la chaleur. 3.- Dispositif selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce-que chaque porte-lame, qui porte une lame pour le soudage en bande, est, de son côté, supporté par une barre, ou traverse, commune aux deux porte-lame, par l'intermédiaire d'organes de guidage et de suspension, qui sont donc indépendants des organes de l'autre porte-lame. 4.- Dispositif selon les revendications précédentes, caraetérisé en ce que chaque porte-lame est en matière mauvaise conductrice de la chaleur.