La présente invention est dûe à la collaboration de Monsieur Psloïse SACCARIOTTO. Elle concerne les dispositifs de sécurité à sangle, notamment pour véhicules automobile,lu type dit 't passif ",c' est à dire qui ne nécessite, de la part de l'occupant, aucune action spéciale pour être rendu efficace. Dans la plupart des solutions connues, on utilise le mouvement d'ouverture de la porte pour assurer le dégagement du dispositif et le mouvement de fermeture de la porte pour assurer sa mise en place. Ce type de solution présente un certain nombre d'inconvénients. En particulier - le dégagement obtenu est insuffisant lorsqu'il est impossible d'ouvrir la porte complètement; - le panneau de portière doit recevoir des mécanismes qui interfèrent avec le lève-vitre et avec l'accoudoir. La présente invention a pour but de réaliser un dispositif qui réponde aux conditions suivantes - protection de l'usager aussi bonne qu'avec une ceinture à trois points de fixation à mise en place manuelle - indépendance totale par rapport à la porte - indépendance par rapport au dossier de siège pour ne pas avoir à renforcer celui-ci - absence de frottement sur les vêtements au cours de la mise en place ou du dégagement; - absence d'organes encombrants susceptibles de créer une gêne pour l'accès à certaines commandes, ou d'entrafner la suppression d'équipements utiles au confort. L'invention s'applique à un dispositif de sécurité à sangle à trois points d'ancrageaDtamment pour véhicule automobile, comprenant un baudrier et une sangle abdominale ou ceinture, ce dispositif pouvant occuper une position dégagée et une position active pour laquelle la sangle abdominale est fixée à un premier point d'ancrage disposé sur la partie latérale inférieure de la carrosserie, le baudrier est fixé à un deuxième point d'ancrage disposé sur la partie supérieure d'un montant arrière de portière, la sangle abdominale et le baudrier étant réunis au voisinage d'un troisième point d'ancrage situé sur le plancher du véhicule, du côté du siège opposé à la portière, des moyens étant prévus pour faire passer la ceinture d'une position à une autre. Ce dispositif est caractérisé en ce que le premier pcln1 d'ancrage comprend un premier enrouleur porté par un chariot coulissant sur un guide longitudinal fixé sur la partie inférieure de la carrosserie, le deuxième point d'ancrage comprend un deuxième enrouleur porté par un chariot coulissant sur un guide s'étendant le long du montant et sous le pavillon,des moyens d'entraînement pour déplacer chacun des deux chariots d'une position à l'autre et des moyens pour déplacer la jonction du baudrier et de la sangle abdominale entre le troisième point d'ancrage et le deuxième enrouleur lorsque celuici est en position dégagée. La description qui suit montre deux exemples de réalisation de l'invention, en référence aux Fig. jointes dans lesquelles - les Fig. 1 et 2 montrent un dispositif suivant l'invention respectivement en position active et en position dégagée - les Fig. 3,4,5 sont des vues représentant des détails de réalisation à plus grande échelle - la Fig. 6 est un schéma des composants électriques du dispositif - les Fig. 7 et 8 sont des vues analogues à celles des Fig. 1 et 2 pour un deuxième exemple de réalisation; - la Fig. 9 est une vue de détail d'une partie de cette variante. En se référant aux Fig. 1 à 5,du premier mode de réalisation, on a représenté, en partie, une carrosserie 1 de véhicule avec une porte 2, un montant arrière 3, un longeron inférieur 4 et un pavillon 5. La porte 2 donne accès à un siège 6 sur lequel est assis un occupant 7. Un dispositif de sécurité destiné à maintenir l'occupant 7 sur son siège 6, comprend un baudrier 8 et une sangle abdominale 9 ou ceinture. L'extrémité supérieure du baudrier 8 est fixée sur l'axe d'un enrouleur 10 de type connu, à rappel permanent par ressort, à blocage automatique en cas de choc et à entraînement par un moteur électrique 11 (Fig. 3). Cet enrouleur 10 est porté par l'axe 12a d'un galet 12~susceptible de se dépla- - cerdans une glissière 13 disposée à lgintérieur du montant 3 et prolongée, sous le pavillon 5,vers la partie centrale avant de ce dernier. L'extrémité inférieure de la glissière 13 est fermée par une plaquette fixe 14 portant un contact de fin de course 15 sur lequel peut agir'le galet 12. Une plaquette escamotable -16 faisant saillie dans la glissière 13,permet de maintenir le galet 12 contre la plaquette fixe 14, lorsque a ceinture est en pqsition active.La plaquette escamotable 16 peut être déplacée par un électro-aimant 17,agissant en opposition à l'action d'un ressort 18 (Voir Fig. 5) L'enrouleur 10 est lui-même, fixé sur une crémaillère souple 19 susceptible d'être entrainée en translation par un moteur 20 fixé sur le montant 3. Une plaquette 21, munie d'un contact de fin de course 22, ferme l'extrémité supérieure avant de la glissière 13. L'extrémité de la sangle abdominale 9 est fixée sur l'axe d'un enrouleur 23 à rappel permanent par ressort, et à blocage automatique en cas de choc. (Voir Fig. 4). Cet enrouleur 23 est porté par l'axe 24 d'un galet 24 susceptible de se déplacer dans une glissière 25 fixée sur le longeron 4. L'extrémité arrière de la glissière 25 est fermée par une plaquette fixe 26 portant un contact de fin de course 27. Une plaquette escamotable 28 permet de maintenir le galet 24 contre la plaquette fixe 26, lorsque la ceinture est en position active. La plaquette escamotable 28 peut être déplacée par un électroaimant 29 agissant en opposition à l'action d'un ressort 30. Ce sous-ensemble est identique à celui utilisé dans la glissière 13 et l'on a donc porté sur la Fig. 5 les références des éléments utilisés respectivement dans ces deux sous ensembles. L'enrouleur 23 est fixé sur une crémaillère souple 31 susceptible d'être entraînée en translation par un moteur 32 fixé à la base du montant 3. Une plaquette 33, munie d'un contact de fin de course 34, ferme l'extrémité avant de la glissière 25. Le baudrier 8 et la sangle abdominale 9 sont réunis entre eux par une couture 35 et prolongés par une sangle 36 qui s'emmagasine dans un enrouleur 37 fixé sur le plancher 38, au centre du véhicule. Cet enrouleur est du type connu à rappel permanent par ressort et blocage automatique en cas de traction brutale exercée sur la sangle ou de décélération brusque du véhicule. Les différents organes électriques sont reliés à un boîtier de commande centralisée 39,de même qu'un interrupteur 40 placé dans la feuillure de la porte 2 et un interrupteur 41 placé sous le siège 6. La Fig. 6 représente un schéma du circuit électrique de commande du dispositif décrit ci-dessus. On retrouve dans ce schéma les moteurs 11,20,32 ainsi que les électroaimants 17,29, dont l'alimentation à partir de la batterie est commandée par des interrupteurs eux-mêmes actionnés par des relais R1, R2, R3 R4 et R'1, R'2,R'3. Ces interrupteurs sont désignés sur le schéma par des lettres I, J, K,L, M affectées d'indices identiques à ceux des relais qui les actionnent.Les électroaimants 17, 29 sont montés en parallèle entre eux en série avec l'interrupteur 14, chacun étant en série avec ses interrupteurs respectifs 11,P1 et J3, J'3 Les moteurs 20,11, 32 sont également montés en parallèle aux bornes de la batterie, leurs interrupteurs respectifs étant disposés de façon classique pour permettre la rotation de chaque moteur dans l'un et l'autre sens ainsi que leur arrêt. Les relais R1, R2, R 3 font partie d'un circuit de commande du dégagement de la sangle : ils sont disposés en parallèle entre eux,en série avec un interrupteur 40a représentatif de l'état du contact de feuillure 40. Le relais Rlexst commandé par un interrupteur 22a représentatif de l'état du contact de fin de course 22. Le relais R2 est commandé par un interrupteur 22b couplé à l'interrupteur 22a, comme représenté au dessin, et par un interrupteur 42a qui s'ouvre après une rotation de n tours du moteur 11. Le relais R b est de même commandé par un interrupteur 42 couplé à l'interrupteur 42a comme représenté au dessin, et par le contact de fin de course 34. Les relais R'1, R' 2' R 3, R 4 font partie d'un circuit de mise en place du dispositif, commandé globalement par un interrupteur d'antivol ou de clé de contact 44. Les trois relais R' R'2, R'3 sont commandés par un interrupteur 41 détectant l'occupation du siège et par un interrupteur 40 couplé à l'interrupteur 40 , comme représenté au dessin. De plus R'3 est commandé par un interrupteur 27a représentatif de l'état du contact de fin de course 27.R'2 est commandé par un interrupteur 27b couplé à a a l'interrupteur 27 comme représenté au dessin, et par un interrupteur 43 qui s'ouvre après n tours de rotation du moteur 11, R'1 est placé sous la commande d'un interrupteur 43b couplé à l'interrupteur 43a comme représenté au dessin et du contact de fin de course 15. Les séquences de fonctionnement correspondant respectivement au dégagement du dispositif (passage de la Fig. 1 à la Fig. 2) et à sa mise en place (passage de la Fig. 2 à la Fig. 1) sont précisées sur les tableaux suivants. SEQUENCE DE DEGAGEMENT SEQUENCE DE MISE EN PLACE L'exemple de réalisation représenté aux Fig. 7 à 9 diffère du précédent par les points suivants - l'enrouleur 10 du baudrier 8 ne comporte pas de moteur électrique - la jonction 35 du baudrier 8 et de la sangle abdominale 9 porte une languette 50 sur laquelle est fixée un câble 51 qui s'enroule sur un axe 52 entrafné par un moteur 53. Sur la languette 50 est ménagée une ouverture 54 dans laquelle s'engage un doigt de verrouillage 55 actionné par un electroaimant 56. Le moteur 53 et ltélectroaimant , 56 sont portés par un support 57 fixé sur le plancher 38. Un entonnoir 58 fixé sur le support 57 facilite l'entrée de la languette 50 et son positionnement par rapport au doigt de verrouillage 55. Les différentes phases de dégagement et de mise en place de cette ceinture sont les mêmes que pour le premier exemple, le circuit de la Fig. 6 devant bien entendu être légèrement adapté pour tenir compte de la suppression du moteur 11 et de l'adjonction du moteur 53 et de l'électro-aimant 56. Les agencements qui ont été décrits et représentés permettent d'atteindre de façon efficace les objectifs énoncés dans la première partie de ce mémoire. Bien entendu,le le montage électrique qui a été décrit et représenté à titre d'exemple peut être remplacé par des circuits logiques, à transistors ou autres composants analogues remplissant les mêmes fonctions. - REVENDICATIONS 1 - Dispositif de sécurité à sangle à trois points d'ancrage ,notamment pour véhicule automobile, comprenant un baudrier et une sangle abdominale ou ceinture, ce dispositif pouvant occuper une position dégagée et une position active pour laquelle la sangle abdominale est fixée à un premier point d'ancrage disposé sur la partie latérale inférieure de la carrosserie, le baudrier est fixé à un deuxième point d'ancrage disposé sur la partie supérieure d'un montant arrière de portière, la sangle abdominale et le baudrier étant réunis au voisinage d'un troisième point d'ancrage situé sur le plancher du véhicule, du côté du siège opposé à la portière, des moyens étant prévus pour faire passer la ceinture d'une position à l'autre, caractérisé en ce que le premier point d'ancrage comprend un premier enrouleur (23) porté par un chariot coulissant sur un guide longitudinal (25) fixé sur la partie inférieure de la carrosserie, le deuxième point d'ancrage comprend un deuxième enrouleur (185 porté par un chariot coulissant sur un guide (13) s'étendant le long du montant et sous le pavillon, des moyens d'entraînement ( 32, 20) pour déplacer chacun des deux chariots d'une position à l'autre et des moyens pour déplacer la jonction (35) du baudrier (8) et de la sangle abdominale (9) entre le troisième point d'ancrage et le deuxième enrouleur (10) lorsque celui-ci est en position dégagée. 2 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens d'entraînement comprennent deux moteurs électriques (32,20) coopérant avec des crémaillères souples (31,19) reliées aux chariots (24, 12). 3 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les chariots comprennent des galets (24,12) re çus à coulissement dans des glissières (25,13). 4 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il est prévu des moyens (28, 16) de blocage des chariots dans leur position active, ces moyens étant commandés électriquement. 5 - Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que les moyens de blocage comprennent des plaquettes (28,16) pouvant faire saillie dans le guide correspondant ou être rétractées hors de ce guide, sous la commande d'électro-aimants (29,17). 6 - Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que des contacts de fin de course sont disposés aux extrémités de chacun des guides (25,13). 7 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le deuxième enrouleur (23) est du type à rappel permanent par ressort, à blocage automatique en cas de choc et à entraînement par un moteur électrique (11). 8 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7,caractérisé en ce que la jonction (35) du baudrier (8) et de la ceinture (9) est prolongée par une sangle (36) reliée à un enrouleur constituant le troisième point d'ancrage. 9 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la jonction (35) du baudrier (8) et de la ceinture (9) porte une languette (50) sur. laquelle est fixé un câble (51) s'enroulant sur un axe (52) entraîné par un moteur électrique (53),des moyens (55) actionnés par électro-aimant étant prévus pour verrouiller la languette (50) en position d'ancrage par rapport à un support fixe. 10 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le circuit électrique de commande du dispositif comprend un interrupteur de feuillure (40) représentatif de la position de la portière adjacente, un interrupteur (41) qui détecte l'occupation du siège, et éventuellement un contact d'anti-vol (44). 11 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 2 à 10,caractérisé en ce que les divers composants sont agencés de façon que les principales phases d'une séquence de dégagement du dispositif se déroulent de la façon suivante : ouverture de la portière, déverrouillage du chariot portant le deuxième enrouleur (10), actionnement du moteur électrique (20) d'entrahement de ce chariot,pour le déplacer vers le haut et vers l'extrémité du guide associé (13), arrêt de ce moteur (20), actionnement des moyens prévus pour remonter la jonction (35) du baudrier (8) et de.la ceinture (9) jusqu'au deuxième enrouleur (10) en position haute, déverrouillage du chariot portant le premier enrouleur (23),actionnement du moteur électrique (32) d' entraînement de ce chariot,pour le déplacer vers l'avant du guide associé (25), arret de ce moteur 32). 12 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 2 à 10,,caractérisé en ce que les divers composants sont agencés de façon que les principales phases d'une séquence de mise en place du dispositif se déroulent de la façon suivante : occupation du siège par l'utflisateur,fermeture de la portière, actionnement du moteur électrique (32) d' entrainement du chariot portant le premier enrouleur (23),pour déplacer ce dernier vers l'arrière du guide associé, arrêt du moteur (32),verrouillage du chariot dans sa position arrière, actionnement des moyens permettant de déplacer la jonction (35) depuis sa position haute jusqu'au troisième point d'ancrage, actionnement du moteur électrique (20) d'entraînement du chariot portant le deuxième enrouleur, pour déplacer ce dernier depuis sa position haute jusqu'au deuxième point d'ancrage sur le montant, arrêt de ce moteur, verrouillage du chariot.