La présente invention, qui résulte des recherches de Messieurs Marcel BRUN et Alfred RIEGERT, a pour objet un appareillage pour le raccordement d'une citerne mobile à un poste de chargement ou de déchargement. Les opérations de chargement et de déchargement d'une citerne mobile, rou-5 tiëre, terrestre ou sur voie d'eau, exigent la mise en place précise de la citerne sous un poste de chargement ou de déchargement, le raccordement de tubes flexibles du poste aux tubulures correspondantes de la citerne, et enfin la mise en oeuvre de moyens moteurs, pompe ou gaz sous pression, afin d'opérer le transfert d'un matériau gazeux, liquide ou pulvérulent. 10 Dans le cas d'une citerne chargeant un liquide ou une matière pulvéru lente, il suffit de raccorder un tube flexible du poste à une tubulure de la citerne. Dans le cas où la citerne est cloisonnée, on prévoit au moins un tube et une tubulure par compartiment, les compartiments pouvant contenir une même matière ou des matières différentes. 15 Dans le cas d'une citerne déchargeant un liquide, il peut exister en outre un tube et une tubulure pour un moyen moteur : cable et raccord électrique ou gaz moteur. Dans le cas d'une citerne déchargeant un matériau pulvérulent, ce dernier est habituellement fluidisê et des ensembles tube-tubulure supplémentaires sont 20 prévus pour le gaz de fluidisation et éventuellement pour le gaz de transport lorsque ce dernier est distinct du premier. Ces opérations s'effectuent à la main ou, dans le cas de tubes flexibles particulièrement lourds, à l'aide d'engins de lavage. Elles sont pénibles et .demandent un temps qui, dans certains cas. peut être égal ou même supérieur au 25 temps de chargement ou de déchargement. L'objet de l'invention est constitué par un appareillage pour le raccordement d'une citerne mobile à un poste. L'appareillage selon l'invention comprend au moins un tube solidaire du poste et au moins une tubulure solidaire de la citerne, chaque tube du poste 30 étant susceptible de coopérer avec une tubulure de la citerne. L'un au moins des éléments : tube et tubulure, est muni d'un moyen moteur en translation verticale. Un dispositif de mise en position des tubes comprend une plateforme de guidage de ces derniers, suspendue au poste, mobile en débattement longitudinal et transversal, et au moins un centreur de plateforme. Ce dernier comprend d'une part deux 35 rampes de guidage transversal et une butée de guidage longitudinal, d'autre part un doigt basculable autour d'un axe horizontal et susceptible d'agir sur les rampes et la butée. L'un de ces éléments est solidaire de la plateforme, l'autre de la butée. Selon tin mode préféré de mise en oeuvre de l'invention, le centreur de 40 plateforme est constitué par au moins un doigt trapézoïdal, chaque doigt étant 70 37362 2 2108888 susceptibfe de coopérer avec une lumière correspondante que comporte le plateau. Le raccordement s'opère de préférence par pénétration, soit des tubes dans les tubulures, soit des tubulures dans les tubes, éventuellement munis d'embouts étanches. 5 L'invention ainsi définie est décrite à l'aide d'exemples illustrés par les figures jointes. Les figures 1 et 2 représentent une partie d'une citerne et l'appareillage pour son raccordement à un poste de chargement ; la figure I est une vue en plan, la figure 2 une coupe partielle de la citerne, d'un tube à raccord souple 10 du poste de chargement et d'un appareillage de raccordement ; sur la figure 1, le tube à raccord souple a été omis. Les figures 3 et 4 représentent une variante du dispositif de mise en position des tubes du poste, la figure 3 étant une demi-vue en plan et la figure 4 une élévation latérale. 15 Sur ces figures, les mêmes repères représentent les mêmes éléments. L'exemple de poste et de citerne que représentent les figures 1 et 2 correspond au cas simple du chargement ou du déchargement d'un liquide, tel que des hydrocarbures. * D'une citerne (1) à charger, les figures représentent le réservoir (11) et 20 une tubulure (12) terminée par une bride (121). Du poste de chargement (2), elles représentent le bâti schématisé par une ligne (21), et un tube (22) comprenant un raccord souple (221). Ce tube est mobile en translation verticale grâce à un vérin (223). L'appareillage pour le raccordement de la citerne sur le poste comprend 25 un dispositif (3) de mise en position des tubes tels que (22). Il comporte un plateau (31) mobile en débattement longitudinal et transversal tout en restant sensiblement dans le même plan horizontal. Ce plateau est suspendu au bâti (21) du poste (2) par des tiges articulées. Dans l'exemple représenté, cette suspension se fait par deux points du plateau : le point (311) porte trois éléments 30 souples dont chacun comprend deux tiges articulées entre elles, (3111), (3112) respectivement (3113), (3114), et (3115), (3116), les extrémités supérieures de ces paires de tiges constituant les sommets d'un tiiangle équilatéral ; le point (312) porte trois paires de tiges, chaque paire étant constituée par deux tiges articulées entre elles, (3121), (3122), respectivement (3123), (3124), et (3125), 35 (3126), les extrémités supérieures de ces paires constituant les sommets d'un triangle équilatéral, ces sommets était, de préférence, décalés de 60° par rapport à ceux du triangle relatif au point (311). Cette disposition assure le retour automatique du plateau en sa position d'équilibre en l'absence de citerne. Le plateau (31) est percé d'une ouverture (313) pour le passage du tube (22), cette ouverture assurant le guidage du tube et permettant au plateau de le dépla 70 37362 3 2108883 cer dans le sens horizontal pour l'amener autour de la tubulure (12). Le plateau est également pourvu de deux lumières rectangulaires (314) et (315), la citerne portant deux doigts trapézoïdaux (321) et (322) susceptibles de s'engager dans ces lumières (314) -respectivement (315) ; ces doigts sont montés pivotants autour 5 d'axes horizontaux (3215) respectivement (3225), parallèles au petit côté du plateau (31) ; ils sont commandés par des vérins (3216) respectivement (3226). Les bords latéraux des lumières, tels que (3141) et (3142) jouent le rôle de rampes pour la mise en position dans la direction de la flèche (100), tandis que le bord (3143) joue le rôle de butée pour la mise en position dans la direction 10 de la flèche (101). Le dispositif fonctionne comme suit : la citerne est amenée au poste de chargement ou de déchargement en position approximative. Les -doigts (321) et (322) sont mis en position haute ; si la citerne n'est pas en position exacte, les doigts déplacent le plateau (31) de façon à centrer le tube (22) par rapport 15 à la tubulure (12). En effet, si la citerne est mise en place latéralement de façon qu'un mouvement dans le sens de la flèche (100) soit nécessaire pour amener l'axe longitudinal (3100) du plateau à rencontrer l'axe (120) de la tubulure (12), lorsque le doigt (321) se soulève, son bord incliné (3211) vient au contact du bord formant rampe (3141) de la lumière (314) ; au fur et à mesure que le doigt 20 poursuit son mouvement ascendant, il repousse le bord (3141) de la lumière (314) jusqu'à ce que son bord droit (3213) vienne au contact du bord (3141) ; la même opération se déroule du côté du doigt (322), de sorte que, lorsque les deux doigts sont levés, l'axe (3100) du plateau rencontre l'axe (120) de la tubulure (12). Dans le cas où la mise en place de la citerne nécessite un déplacement en sens 25 inverse, c'est le côté (3212) du doigt (321) qui agit sur la rampe (3142) de la lumière (314) ; le doigt (322) agit de façon correspondante. De même, si la citerne est mise en place longitudinalement de façon qu'un mouvement dans le sens de la flèche (101) soit nécessaire pour amener l'axe transversal (3101) du plateau â rencontrer l'axe (120) de la tubulure (12), le soulèvement du doigt (321) 30 amène ce dernier à repousser le bord (3143) formant butée, de la lumière (314) jusqu'à ce que, le doigt étant en position verticale, l'axe (3101) du plateau rencontre l'axe (120). En cas d'erreur de mise en place longitudinale nécessitant une correction en sens inverse, c'est le doigt (322) qui agit de même. Il ne reste plus qu'à sortir la tige du vérin (212) pour mettre le tube (21) en translation vers le bas, de façon à faire pénétrer l'extrémité tronconique (212) du tube dans la tubulure (12), et àdiarger la citerne. Il est possible d'améliorer la suspension de la plateforme (31) en prévoyant trois points de suspension (non représenté). Le point (312) est conservé sans modifications, tandis que le point (311) est remplacé par deux points de suspension situés aux sommets voisins du rectangle que constitue la plateforme. 70 37362 2108888 Les tiges de ces deux points sont orientées parallèlement à celles du point (311). Il est ainsi possible de prévoir, pour chacun des points de suspension, quatre paires de tiges articulées, dont les extrémités supérieures constituent 5 les sommets d'un carré (non représenté). Ce montage s'applique que la suspension soit faite par deux ou par trois points. Les paires de tiges articulées peuvent être remplacées par tout autre élément suffisamment souple : cable, chaîne ou encore combinaison d'une tige et d'un câble, d'une tige et d'une chaîne ou d'un câble et d'une chaîne. Une tige 10 suspendue sur rotule, complétée, pour le tiers inférieur, par une chaîne, convient parfaitement. Les figures 1 et 2 représentent une disposition selon laquelle les doigts (321) et (322) sont, en position relevée, du côté de l'ouverture (313) : ils se trouvent ainsi au voisinage immédiat de la tubulure (12), ce qui peut parfois 15 constituer une gène. Il suffit, pour y remédier, d'inverser la disposition, de façon que, en position horizontale, les doigts (321) et (322) soient dirigés vers la tubulure (12) et que, en position relevée , ils soient voisins des points d'attache (311) et (312). Il est bien entendu possible de prévoir plus de trois points de suspension. 2o Une variante du dispositif de mise en position est représentée par les figures 3 et 4 : la plateforme (31) porte, sur sa paroi inférieure, deux rampes (3161) et (3162) réunies par une butée (3163). La citerne porte un doigt (326) de largeur constante, par exemple rectangulaire ou cylindrique, susceptible de pivoter autour d'un axe (3265). Si l'on suppose la citerne parfaitement centrée, 25 c'est-à-dire dans une position telle que les axes de symétrie (3100) et (3101) de la plateforme (31) se coupent sur l'axe de la tubulure (12) de la citerne, la butée (3163) est placée de façon à être au contact du doigt (326) lorsque ce dernier est en position sensiblement verticale (en trait mixte, figure 2). Les rampes (3161) et (3162) sont disposées symétriquement par rapport à l'axe (3100), 30 en s'écartant progressivement de cet axe à mesure que l'on s'éloigne de la butée (3163). Elles sont situées, par rapport à cette dernière, du même côté que la doigt (326), en position horizontale, par rapport à son axe (3265). La largeur du doigt (316) est très légèrement inférieure à la distance transversale entre les rampes (3161) et (3162), à leur jonction avec la butée (3163), où cette distance 35 est minime. Ce dispositif existe, bien entendu, en deux exemplaires, de préférence situés de part et d'autre de la tubulure (12). Le fonctionnement est analogue à celui du dispositif selon les figures 1 et 2, le centrage en direction transversale (direction de la flèche 100) s'opérant par action du doigt (326) sur la rampe (3161) si le déplacement doit se 40 faire dans le sens de la flèche, ou sur la ra^pe (3162), si le déplacement doit 70 37362 5 2108888 se faire en sens inverse ; de même le centrage en direction longitudinale se fait par action du doigt (326) sur la butée (3163) pour un déplacement en sens contraire de la flèche (101) et par action du doig: symétrique (non représenté) sur la butée correspondante, pour un déplacement dans le sens de la flèche (101). 5 On remarque que, dans le cas des figures 1 et 2, les côtés latéraux (3141) et (3142) des lumières peuvent être découpées selon le profil des rampes (3161) et (3162) des figures 3 et 4, le doigt (321) prenant alors une largeur constante, égale à la distance transversale minima des côtés (3141) et (3142). Il va de soi que la disposition des rampes et du doigt peut être inversée, 10 les rampes se trouvant alors sur la citerne et les doigts sur la plateforme (31). La disposition représentée est cependant la plus aisée à réaliser. L'appareillage représenté peut être complété à volonté, par exemple par l'utilisation de plusieurs tubes de chargement (22), correspondant à un nombre égal de tubulures (12) de la citerne et d'ouvertures (313) dans le plateau mo-15 bile (31). En vue du transport de matériaux pulvérulents chargés et déchargés sous forme fluidisée, on peut prévoir des tubes et tubulures d'alimentation en air comprimé et de déchargement. On peut, évidemment, prévoir plusieurs dispositifs de centrage dont chacun s'applique à un ou plusieurs ensembles tube-tubulure. L'appareillage s'applique au chargement et au déchargement de citernes 20 transportant tous liquides ou matériaux pulvérulents. 70 37362 s 2108888 REVENDICATIONS : I - Appareillage pour le raccordeaent âW citerne mobile (I) à un poste (2) , qui permet un branchement instantané» et comprend au moins un tube (22) solidaire du poste (2), et au moins une tubulure (12) solidaire de la citerne (I)» 5 chaque tube du poste étant susceptible de coopérer avec une tubulure de la citerne, l'un au moins des éléments : tube et tubulure étant munis d'un moyen moteur en translation verticale, appareillage caractérisé par un dispositif (3) de mise en position des tubes comprenant une plateforme (31) de guidage de ces derniers, suspendue au poste (I) et mobile en débattement longitudinal et trans-10 versai, et au moins un centreur de plateforme comprenant, d'une part, deux rampes (3I41-3I6I) et (3142-3162) de guidage transversal et une butée (3143-3163) de guidage longitudinal, d'autre part, un doigt (321-322) basculable autour d'un axe horizontal (3215-3225) et susceptible d'agir sur les rampes et la butée, l'un de ces éléments étant solidaire de la plateforme, l'autre de la citerne. 15 2 - Appareillage selon la revendication 1, caractérisé en ce que la plateforme de guidage est suspendue en au moins deux points (311) et (312), au moyen d'au moins trois éléments souples par point. 3 - Appareillage selon la revendication 2, caractérisé en ce que chaque élément souple est constitué par deux tiges (3111-3112) articulées entre elles. 20 4 - Appareillage selon la revendication 2, caractérisé en ce que chaque élément souple est constitué par une chaîne. 5 - Appareillage selon la revendication 2, caractérisé en ce que chaque élément souple est constitué par un cable. 6 - Appareillage selon la revendication 2, caractérisé en ce que chaque élément 25 souple est constitué, dans sa partie supérieure, par une tige suspendue sur rotule, et, dans sa partie inférieure, par une chaîne. 7 - Appareillage selon la revendication 1 ou 2 ou 3 ou 4 ou 5 ou 6, caractérisé en ce que la plateforme (31) porte au moins deux lumières rectangulaires (314) et (315) dont les bords parallèles (3141) et (3142) constituent des rampes et 30 dont un bord (3143) perpandiculaire aux précédents constitue une butée, la citerne (1) portant deux doigts trapézoïdaux (321) et (322) pouvant pivoter autour d'un axe (3215-3225) parallèle aux côtés (3143) formant butée des lumières (314) et (315). 8 - Appareillage selon la revendication 1 ou 2 ou 3 ou 4 ou 5 ou 6, caractérisé 35 en ce que la plateforme (31) porte au moins deux ensembles dont chacun est constitué par deux rampes (3161) (3162) et une butée (3163), la citerne portant un doigt (326) de largeur constante correspondant à chacun des ensembles précédents, les deux rampes partant de la butée (3163) parallèle à l'axe (3261) de pivotement du doigt (326) et dont la largeur est très légèrement supérieure à celle de ce 40 dernier, et s'en écartant symétriquement par rapport à une direction perpendicu 70 37362 7 2108888 laire à l'axe (3261). 9 - Application de l'appareillage selon la revendication 1 ou 2 ou 3 ou 4 ou 5 ou 6 ou 7 ou 8, au chargement ou déchargement de citernes mobiles contenant au moins un liquide. 10 - Application de l'appareillage selon la revendication l ou 2 ou 3 ou 4 ou 5 ou 6 ou 7 ou 8, au chargement et au déchargement de citernes mobiles contenant des matériaux pulvérulents.