La présente invention a pour objet un perfectionnement aux raccords pour tuyauteries notamment pour tuyauteries métalliques destinées à la circulation de fluides sous pression en général et notamment les circuits d'asservissement hydrauliques à hautes pressions. Dans les circuits d'asservissement hydraulique, on utilise des moyens de raccordements soudés (brides etc.) et des raccords de différents types qui assurent la fixation et l'étanchéité des tubes. Dans la présente invention, il s'agit de tels raccords comportant un corps sur lequel est vissé un écrou qui assure le serrage d'une bague sertie sur le tube. Les différentes pressions utilisées dans les circuits d'asservissement hydraulique, les à coups de pression très importants, les cycles rapides des machines modernes et les vibrations internes des fluides, soumettent les tubes et les raccords à des efforts très importants. A tel point que les raccords les plus utilisés, par exemple les raccords à bague counante,- qui paraissaient satisfaisants il y a quelques années sont rejetés par les utilisateurs en raison des fuites qu'ils occasionnent. Ces fuites et suintements de fluide sont provoqués par des micro-matages des parties métalliques entre elles sous l'effet des efforts importants mis en jeu, des vibrations, et des contraintes externes et internes sur le tube. Ces fuites ont également pour cause des mauvais montages des raccords courants qui résultent soit du non respect des opérations de montage, soit de l'incapacité d'une main-d'oeuvre non qualifiée. Dans les grandes entreprises telles que l'industrie automobile ou la sidérurgie1 la perte d'huile gaspillée est énorme et le bilan très lourd en raison du coût de plus en plus élevé des huiles De plus, les fuites d'huiles provoquent la formation de taches sur le sol qui entraînent des frais importants de nettoyage. Par ailleurs, les fuites d'huile sous forme pulvérisée sont dangereuses car elles peuvent causer des incendies. Les grandes entreprises sont dans l'obligation de disposer d'équipes assurant le nettoyage des salissures, et d'autres dont le travail a pour but de resserrer ou de changer les raccords qui fuient. Le bilan résultant de l'utilisation de raccords à fiabilité insuffisante est donc très lourd et les utilisateurs ne veulent plus le supporter. C'est pourquoi les recherches sont orientées vers une nouvelle génération de raccords à haute fiabilité et la présente invention concerne des raccords de ce type. Les conditions d'utilisation fixées pour ce type de raccord et qui sont très difficiles à remplir sont énumérées ci-après. - Le raccordement doit être étanche de la pression nulle à la pression d'épreuve ; - Le raccordement doit être étanche à basse pression - Le raccordement doit être étanche à une pression minimale (exemple 50 bars) par simple serrage manuel à faible couple - Le raccordement doit être étanche après cinq montages et démontages successifs Les pièces métalliques ne doivent pas se mater sous pression, ni fuir et ne nécessiter aucun resserrage pour cette raison - Le raccord ne doit pas se dévisser sous l'effet des vibrations - Le raccord doit résister à des températures de - 100 à 800 C ; - Le couple de serrage doit être indépendant du tube utilisé - Les tubes à paroi épaisse ou mince doivent pouvoir etre utilisés - La durée de fonctionnement sous pression est au moins de 20.000 heures ou dix années pour la machine sur laquelle sont montés les raccords ; avec environ 5 millions de cycles de pression - Le montage doit etre effectué par un personnel non spécialisé avec une période de formation de quelques heures seulement - Le seul entretien admis est un changement rapide de joint amovible, d'accès facile rendant le raccord totalement étanche à nouveau pour une très longue période. La présente invention a donc pour but la réalisation de raccords répondant aux conditions ci-dessus, c1est-à-dire des raccords à haute fiabilité ne fuyant pas aux difficiles conditions exigées. On connaît un certains nombre de raccords dont les moyens de fixation sur le tube sont utilisés isolément des moyens d'étanchéité qui sont constitués de joints annulaires en matière déformable, disposés de façon plus ou moins adéquate aux endroits nécessaires. Il est également connu d'utiliser des raccords comportant une bague qui est solidarisée avec le tube par des arêtes circulaires prévues sur la bague et serties dans des rainures complé- mentaires ménagées sur le tube. Avec ce dispositif il est néanmoins difficile de parvenir à mettre en place la bague à sertir dont les arêtes doivent se trouver exactement en regard des rainures prévues sur le tube. Pour remédier à cet inconvénient, il est connu par le brevet belge 528.479 et par les brevets français 73 16776 et 73 21132 de réaliser le positionnement de la bague sur le tube en utilisant une bague dans laquelle le tube vient en butée. Toutefois, cette disposition ne permet qu'un très court guidage du tube dans le raccord et par ailleurs, seules des parties métalliques sont en contact ce qui n'assure pas une étanchéité sans microfuites, ainsi que le permettent les joints en matériaux spécialement adaptés à réaliser une bonne étanchéité. Le brevet français 77 31968 concerne un procédé qui permet de résoudre le problème du positionnement de la bague, en procédant à son présertissage dans un montage spécial après positionnement. Toutefois, ce procédé nécessite un important outillage dont peu d'utilisateurs peuvent disposer à l'endroit où il est nécessaire de procéder au montage du raccord. Dans ce procédé le problème de l'étanchéité est résolu au moyen d'un joint torique en élastomère et d'un organe de guidage qui maintient le joint et guide le tube ; cependant cette disposition nécessite un grand nombre de pièces à manipuler, à stocker, ainsi qu'un sertissage compliqué. La présente invention se rapporte à ce genre de raccord du type bague à sertir comprenant un corps rigide présentant un alésage et à l'une de ses extrémités une partie filetée extérieure sur laquelle est vissé un écrou rigide, ledit écrou présentant intérieurement et respectivement un alésage cylindrique de faible longueur et à la suite une partie conique qui est en contact avec une bague en métal ductile, sertie sur le tube et présentant des arêtes circulaires qui sont engagées lors du sertissage dans des rainures circulaires préparées sur le tube, ladite bague présentant à l'une de ses extrémités une partie constituant un joint d'étanchéité en matière déformable dont la dureté est inférieure à celle de l'autre partie de la bague métallique, ladite partie formant joint étant en contact avec la partie conique du corps et avec le tube sur lequel elle est engagée. Conformément à la présente invention, la partie de la bague formant joint d'étanchéité comporte un organe de verrouillage qui coopère avec un organe correspondant prévu sur la surface extérieure du tube, lesdits organes de verrouillage sur la partie formant joint et sur le tube étant situés respectivement à une même distance A de la première des arêtes circulaires de la bague et de la première des rainures circulaires correspondantes sur le tube, de telle sorte que les arêtes de la bague et des rainures complémentaires du tube soient parfaitement en face lorsque les organes de verrouillage sont solidarisés. Suivant une autre caractéristique de l'invention, l'organe de verrouillage prévu sur la partie formant joint de la bague est constitué par une lèvre qui est engagée, puis écrasée dans une gorge de section rectangulaire ménagée sur la paroi extérieure du tube et constituant l'autre organe de verrouillage. Cette disposition permet un positionnement parfait de la bague sur le tube sans nécessiter un outillage compliqué qui peut être utilisé instantanément. Le raccord suivant l'invention ne comporte qu'un minimum de pièces à manipuler, la bague en deux parties étant monobloc. Le-montage dans le cas de l'invention est réalisé par simple serrage de l'écrou, avec un couple raisonnable de serrage, avec un outillage réduit à une simple clé. L'utilisation de deux parties en matières différentes pour réaliser la bague, assure une étanchéité totale durable, et qui est fiable à de très hautes pressions. Le raccord suivant l'invention peut être monté et démonté une dizaine de fois au moins sans nuire à l'étanchéité. Par ailleurs, la partie constituant le joint d'étanchéité peut être enlevée et remplacée très aisément par une partie neuve de joint d'étanchéité. En ce qui concerne l'écrou monté sur le raccord, celui-ci ne peut pas se desserrer sous l'effet des vibrations en raison de la faible conicité de la bague, et par conséquent, ledit écrou ne nécessite donc aucun resserrage, ni aucune équipe d'entretien affectée à cette opération. La matière constituant la partie formant joint d'étan- chéité est choisie convenablement de telle sorte que le raccord résiste à tous les fluides employés dans les installations d'asservissement hydraulique, tels que des fluides synthétiques ou de pétrole, des mélanges à base d'eau et d'huile ou à base d'eau et de glycol. Enfin, le raccord suivant l'invention peut résister aux températures des circuits hydrauliques jusqu'à 1200 C. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre de plusieurs modes de réalisation et en se référant aux dessins annexés dans lesquels - La figure 1 est une vue en coupe longitudinale d'un mode de réalisation du raccord perfectionné suivant l'invention, en position montée et serrée - La figure 2 est une même vue en coupe longitudinale du raccord en position montée avant serrage de l'écrou - La figure 3 est une vue en coupe longitudinale de la bague avec ses deux parties assemblées pour constituer un seul ensemble monobloc - La figure 4 est une vue en coupe longitudinale de la partie de la bague constituant le joint d'étanchéité ; - La figure 5 est une vue en coupe longitudinale de la partie de la bague sertie sur le tube et réalisée en matière ductile, à haute ténacité ;; - La figure 6 est une vue en coupe longitudinale de l'extrémité d'un tube usiné pour recevoir le raccord suivant l'invention - La figure 7 est une vue en coupe longitudinale d'un autre mode de réalisation du moyen de verrouillage entre la partie de la bague formant joint d'étanchéité et le tube. Aux figures 1 et 2 on a représenté un raccord suivant l'invention du type bague à sertir et qui comprend un corps rigide 1 présentant un alésage cylindrique la prolongé par un logement conique ld et comportant à l'avant un épaulement lb, ainsi qu'extérieurement un filetage lc sur lequel est vissé par une partie taraudée 2a, un écrou rigide 2. L'écrou 2 présente un alésage cylindrique 2d et à la suite un logement conique 2c, un épaulement 2e et un alésage cylindrique 2b dans lequel est prévue la partie taraudée 2a. Le corps 1 et l'écrou 2 lorsqu'ils sont assemblés constituent un logement intérieur présentant des formes complémentaires d'une bague monobloc constituée de deux pièces 4 et 3 en matière différentes dont l'une 4 en matière ductile, à forte ténacité, par exemple en acier recuit, assure le sertissage de la bague sur l'extrémité d'un tube 5 et dont l'autre partie 3 constitue un joint d'étanchéité en matière déformable dont la dureté est inférieure à celle de la partie 4 de la bague métallique.Cette partie 3 de la bague formant joint d'étanchéité est constituée d'une matière semi-dure à semi-souple permettant une déformation plastique de cette pièce sous une haute compression, ladite matière pouvant être notamment un matériau connu sous- le nom commercial de nylon qui peut résister chimiquement à toutes les huiles connues, synthétiques ou de pétrole, aux températures les plus élevées, utilisées dans les circuits d'asservissement hydraulique. L'élévation de température procu#rant un léger ramollissement de la matière qui se comporte comme une matière fluable, susceptible d'apouser totalement les parties métalliques avec lesquelles elle est en contact. La partie 4 de la bague (figures 3 et 5) présente une partie cylindrique 41 de forte épaisseur et résistante, délimitée par deux faces radiales 4e et 4f destinée à venir en butée contre les épaulements lb et 2e du corps 1 et de l'écrou 2. Ladite partie cylindrique 41 étant prolongée d'un côté par une partie mince 4b qui relie ladite partie cylindrique avec une partie tubulaire comportant extérieurement une zone conique et intérieurement une série d'arêtes circulaires d'accrochage 4g qui sont destinées à être engagées dans des rainures circulaires 5b prévues sur le tube 5 (fig. 2) lors du sertissage de la bague,-les arêtes 4g ayant une forme complémentaire des rainures 5b. La partie 4 se termine à la suite de la partie conique 4c et à l'une de ses extrémités par une partie 4d de forme amincie.La forme intérieure de la partie 4 de la bague étant généralement cylindrique, avec deux dégagements 4i et 4k de part et d'autre des arêtes 4g afin de permettre la déformation de la partie mince qui s'étend de 4b à 4d lors du serrage de l'écrou 2. A l'autre extrémité de la partie 4 de la bague, celle-ci présente une lèvre 4a en contre-dépouille ménageant une gorge dans laquelle est susceptible d'être engagée par encliquetage, une lèvre déformable 3d de la partie 3 formant joint d'étanchéité, ladite lèvre 4a étant engagée simultanément dans une gorge 3g délimitée par la lèvre 3d en contre-depouille. La partie 3 formant joint d'étancliéité présente extérieurement, une partie conique 3c aui est destinée à venir en contact avec la partie conique ld du corps 1. Conformément à I1 invention, la partie 3 formant joint d'étanchéité comporte une lèvre 3a (figures 3 et 4) à l'une de ses extrémités qui est susceptible d'être engagée dans une gorge rectangulaire 5d (fig. 6) ménagée à l'extérieur du tube 5 afin de positionner la bague constituée des parties 3 et 4 sur le tube 5 et de telle sorte que les arêtes 4g de la bague se trouvent en regard des rainures 5b du tube ainsi qu'il est représenté à la figure 2 lors de la première opération pour réaliser un montage parfait. A cet effet, la lèvre 3a de la partie 3 est située, lorsque les deux parties de la bague sont assemblées (fig. 3), à une distance A de la première arête 4g, alors que la gorge 5d se trouve à une même distance A de la première rainure 5b ménagée sur le tube 5 (fig. 6). Sur le tube 5 (fig. 6) il est également prévu des rainures Sa et 5c de contrôle qui permettent de contrôler avec la rainure 5c si le rainurage a bien été exécuté et avec la rainure Sa si la bague est bien placée, lorsque la bague est montée et sertie. Le raccord suivant l'invention est monté de la façon suivante Lorsque les deux parties 3 et 4 de la bague sont assem blées, ainsi qu'il est représenté à la figure 3, ladite bague est engagée sur l'extrémité du tube 5 après que l'écrou 2 ait été enfilé en premier sur le tube, ladite bague étant repoussée sur le tube jusqu'à ce que la lèvre 3a, de diamètre légèrement inférieur au diamètre du tube, s'engage (fig. 2) par encliquetage dans la gorge rectangulaire 5d ménagée sur le tube 5, ladite gorge présentant une largeur supérieure à la largeur de la lèvre 3a. Lorsque la lèvre 3a se trouve dans la gorge 5d du tube, la bague est cramponnée positivement et fortement sur le tube 5, de telle sorte qu'elle se trouve automatiquement et parfaitement positionnée sur le tube, les arêtes 42 se trouvant exactement en face des rainures 5b du tube ainsi qu'il est visible à la figure 2. Ensuite le corps 1 est monté sur l'extrémité du tube 5 et sur la bague, et on procède au vissage de l'écrou sur le corps. Au cours du serrage de l'écrou, la partie conique 2c agit sur la partie conique 4c de la partie 4 de la bague et assure un sertissage de la partie 4 de la bague dont les arêtes 4g sont engagées dans les rainures 5b du tube par déformation des parties 4b et 4d (fig. 1). Simultanément pendant l'opération de serrage, la partie 3 de la bague en matière semi-souple à semi-dure est soumise, sous l'action de la partie conique 4d du corps 1 en contact avec la partie conique 3c de la bague, à des pressions extrêmement importantes et s'engage dans le logement correspondant par fluodéformation. On obtient. ainsi un fluage de la matière qui occupe toute la place nécessaire et utile;; en particulier l'excès de matière flue entre l'alésage la du corps et le tube 5 suivant 3b. De plus, la matière de la pièce 3 remplit parfaitement 11 évide- ment de la gorge rectangulaire 5d. Il en résulte que la matière de la partie 3a formant joint semi-souple, est mise en place à très haute pression de contact avec les parties métalliques qu'elle épouse, même dans leurs moindres variations de surface. Cette disposition permet donc d'obtenir une étanchéité rigoureuse et totale. Tout effort de pression sur la matière de la partie 3 formant joint contribue à maintenir ou à augmenter les pressions de contact de la matière de la partie 3 de la bague sur les parties métalliques du corps 1, du tube 5 et de la partie 4 de la bague. Lorsque l'écrou 2 est parvenu au blocage complet, celuici est en butée franche sur la face radiale 4f de la bague qui est elle-même en butée par sa face 4e contre le corps 1. Lorsque cela est nécessaire, la partie 3 de la bague formant joint d'étanchéité peut être remplacée, après dévissage de l'écrou, la partie 3 de la bague étant coupée à l'aide d'un organe tranchant pour procéder à son démontage et à son remplacement par une partie 3 identique et neuve. Le remontage de la partie neuve peut être effectue faci- lement, car il suffit de serrer l'écrou 2 pour que la partie formant joint retrouve se place et que l'ensemble soit parfaitement étanche comme au premier montage. Si pour une raison quelconque le tube 5 recule faiblement par rapport au corps, notamment de quelques dizièmes de millimètre sous l'influence de pressions importantes, la gorge rectangulaire 5d du tube en reculant légèrement entraîne avec elle la matière de la partie 3 de la bague en augmentant encore sa compression sur la partie 4 de la bague qui ne peut se déplacer du fait qu'elle est bloquée entre le corps et l'écrou. On constate donc que 11 étanchéité est absolue et ne peut subir aucune détérioration même avec un léger recul du tube ; il en résulte qu'aucune microfuite n'est possible. Il faut noter que tout recul du tube qui nécessiterait évidemment l'allongement de la partie 4b de la bague, ne peut se produire qu'en augmentant par l'effet du cône 2c deux'écrou 2, le serrage des arêtes 4g dans les rainures 5b du tube. Suivant une autre caractéristique importante de l'Jnven- tion, il est prévu que lorsque le montage est termine, la gorge rectangulaire 5d se trouve en regard et au niveau du point d'intersection le de l'alésage la et du logement conique ld du corps 1. Cette disposition visible à la figure 1 est une condition essentielle pour emprisonner efficacement à haute compression la matière dont est constituée la partie 3 de la bague dans un espace fermé avec la seule possibilité de fluer en 3b dans un jeu très faible de quelques dixièmes de millimètre. Le perfectionnement au raccord suivant l'invention permet un positionnement sans fausse manoeuvre des bagues de sertissage à arêtes circulaires internes et résoud en même temps l'étanchéi- té à haute pression avec une auti-extrusion parfaite des joints. Les parties minces 4b et 4d de la partie 4 de la bague et le faible cône 4c qui est utilise pour le sertissage de la bague permettent d'utiliser des couples de serrage de l'écrou raisonnables et permettent également un freinage de l'écrou 2 tel qu'il ne peut se dévisser sous l'effet des vibrations des organes sur lesquels le raccord est monté. A la figure 7 on a représenté une variante de réalisation dans laquelle le verrouillage de la bague sur le tube est réalisé en utilisant sur la partie 3 de la bague une gorge rectangulaire 6 dans laquelle est engagée une nervure circulaire 7 ménagée à la surface extérieure du tube. Cette disposition permet d'obtenir le même résultat que celle représentée à la figure l,le dimensionnement de la gorge 6 et de la nervure 7 étant prévu de la même manière que pour la levure 3a et la gorge 5d. La présente invention trouve ses applications dans tous les domaines des fluides sous pressions importantes (0 à 300 bars) et en particulier dans l'asservissement hydraulique des machines. Ce raccord est particulièrement employé sur les machines-outils, les machines-transferts, les tracteurs agricoles, les engins de levages, les grues et les pelleteuses (dans la construction de maisons et les travaux publics). La présente invention doit permettre l'établissement simplifié de raccords de très haute fiabilité, permettant à long terme d'importantes économies d'huile et de main-d'oeuvre d'entretien, et une augmentation de la sécurité (accidents et incendies) sur les installations nouvelles. Bien entendu diverses modifications peuvent être appor tés par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples, non limitatifs, sans sortir du cadre de l'invention. R E V E N D I C A T I O N S 1. perfectionnement aux raccords de tuyauteries notamment pour tuyauteries de fluides à haute pression, lesdits raccords du type bague à sertir comprenant un corps rigide présentant un alésage et à l'une de ses extrémités une partie filetée extérieure sur laquelle est vissé un écrou rigide, ledit corps et ledit écrou présentant intérieurement et respectivement un alésage de faible longueur et à la suite une partie conique qui est en contact avec une bague en métal ductile, sertie sur le tube et présentant des arêtes circulaires qui sont engagées lors du sertissage dans des rainures circulaires préparées sur le tube, ladite bague présentant à l'une de ses extrémités une partie constituant un joint d'étanchéité en matière déformable dont la dureté est inférieure à celle de l'autre partie de la bague métallique, ladite partie formant joint étant en contact avec la partie conique du corps et avec le tube sur lequel elle est engagée, caractérisé en ce que la partie de la bague formant joint d'étanchéité comporte un organe de verrouillage qui coopère avec un organe correspondant prévu sur la surface extérieure du tube, lesdits organes de verrouillage sur la partie formant joint et sur le tube étant situés respectivement à une même distance A de la première des arêtes circulaires de la bague et de la Première des rainures circulaires correspondantes sur le tube, de telle sorte que les arêtes de la bague et les rainures complémentaires du tube soient parfaitement en face lorsque les organes de verrouillage sont solidarisés. 2. Perfectionnement aux raccords suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe de verrouillage prévu sur la partie formant joint de la bague est constitué par une lèvre 3a qui est engagée puis écrasée dans une gorge 5d de section rectangulaire ménagée sur la paroi extérieure du tube et constituant l'autre organe de verrouillage. 3. Perfectionnement aux raccords suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe de verrouillage prévu sur la partie formant joint de la bague est constitué par une gorge rectangulaire dans laquelle est engagée une nervure circulaire prévue sur la surface extérieure du tube et constituant l'autre organe de verrouillage. 4. Perfectionnement aux raccords suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la lèvre 3a de positionnement prévue sur la partie formant joint de la bague présente un diamètre inférieur -au diamètre extérieur du tube et un diamètre égal au diamètre du fond de la gorge 5d rectangulaire prévue sur le tube et dans laquelle elle est engagée par encliquetage. 5. Perfectionnement aux raccords suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la lèvre 3a de positionnement prévue sur la partie formant joint de la bague présente une épaisseur inférieure à la largeur de la gorge rectangulaire 5d dans laquelle ladite lèvre est engagée par encliquetage. 6. Perfectionnement aux raccords suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la nervure circulaire de positionnement prévue sur le tube présente un diamètre supérieur au diamètre intérieur de la partie formant joint de la bague et un diamètre égal du diamètre du fond de la gorge prévue sur la partie formant joint de la bague. 7. Perfectionnement aux raccords suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la nervure circulaire de positionnement prévue sur le tube présente une épaisseur inférieure à la largeur de la gorge rectangulaire prévue sur la partie formant joint de la bague. 8. Perfectionnement aux raccords suivant l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que la bague sertie assurant l'étanchéité est monobloc et constituée d'une partie en matière ductile à forte ténacité et comportant des arêtes d'accrochage et d'une partie constituant le joint présentant une lèvre ou une rainure de positionnement en matière semi-souple à semidure, plastique ou élastique, ladite partie formant joint étant montée à force par encliquetage sur la partie en matière ductile de la bague au moyen d'organes d'assemblage en contre dépouille prévus sur lesdites parties. 9. Perfectionnement aux raccords suivant la revendication 8, caractérisé en ce que la partie formant joint est assemblée par surmoulage sur la partie de la bague en matière ductile à forte ténacité. 10. Perfectionnement aux raccords suivant l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3 caractérisé en ce que la partie de la bague formant joint présente une forme extérieure tronconique dont la conicité est plus faible que celle de la partie conique intérieur correspondante du -corps, ladite partie formant joint présentant du côté opposé à l'organe de verrouillage une gorge en contre dépouille permettant un encliquetage sur l'autre partie de la bague. 11. Perfectionnement aux raccords suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la partie de la bague en matière ductile à forte ténacité, comporte une partie cylindrique creuse à forte épaisseur et résistante, prolongée à l'une de ses extrémités par une partie de forme tubulaire comportant une zone conique située au niveau des arêtes d'accrochage et reliée d'un côté, à la partie cylindrique par une partie en forme de cône creux et de l'autre côté à une partie tubulaire mince, ladite bague étant munie à son autre extrémité par rapport à la partie cylindrique d'une partie tubulaire cylindrique mince présentant un alésage cylindrique et extérieurement une gorge en contre-dépouille destinée à recevoir par encliquetage, une nervure correspondante prévue sur la partie de la bague formant joint. 12. Perfectionnement aux raccords suivant les revendications 2 et 3, caractérisé en ce que la gorge rectangulaire de positionnement est située en regard et au niveau du point d'intersection de la partie cylindrique du corps guidant le tube et de la partie conique dudit corps. 13. Perfectionnement aux raccords suivant les revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que sur le tube sont prévues à l'intérieur et à l'extérieur du raccord des rainures de contrôle.