La présente invention a essentiellement pour objet un procédé pour faciliter le mouvement d'une partie mobile d'un organe du corps d'un être vivant, de façon à assister le ou les muscles défaillants normalement chargés d'assurer le mouvement précité. L'invention concerne également un dispositif formant prothèse permettant , une fois associé audit organe, la mise en oeuvre du procédé précité. On sait que les parties mobiles C d'un organe quelconque sont actionnées par des gruupements de muscles généralemebt antagonistes agissant sur le squelette, sur des membranes sur les viscères etc... Il peut arriver qu'un ou plusieurs de ces muscles ne soient plus en état de fonctionner directement de sorte que la mobilité de l'organe correspondant dans nne ou plusieurs directionise trouve compromise. On peut dénombrer plusieurs causes possibles pouvant être à l'origine de telles anomalies; un muscle peut avoir été endommagé à la suite d'un accident corporel ou encore le nerf moteur de ce muscle peut avoir été sectionné au moins partiellement ou être atteint d'une paralysie plus ou moins prononcée, accidentelle ou congénitale ...Les anomalies provenant d'un défaut du nerf moteur sont à ce titre doublement nt préoccupantes puisqu' on a constaté qu'un muscle imparfaitement innervé subissait à la longue,une dégénérescence presque irréversible résultant de son inactivité prolongée, de sorte que, même en cas de rétablissement ultérieur de la liaison nerveuse motrice, il subsiste une anomalie de fonctionnement de l'organe, plus ou moins prononcée, comme conséquence de cette dégénérescence. La présente invention apporte une solution satisfaisante à un grand nombre des cas qui viennent d'être énumérés. En particulier, l'invention s'applique chaque fois que le muscle atteint n'a pas norialement à fournir d'efforts trop importants pour actinnner la partie mobile concernée et que ledit muscle peut néanmoins développer natureRement une certaine force de contraction susceptible d'au moins amorçer le mouvement de ladite partie mobile. Plus précisément , l'invention concerne donc un procédé pour assister et faciliter le mouvement, dans un sens déterminé#d'une partie mobile d'un organe du corps d'un être vivant, actionnée par un ou plusieurs muscles malades et/ou non correctement innervés et/ou atrophiés, caractérisé en ce qu'il consiste à créer une force permanente d'origine magnétique s'exerçant sur ladite partie mobile dans le sens déterminé précité ; le mouvement de ladite partie mobile étantamorcé par un effort de contraction dudit muscle d'intensité sensiblement plus faible que celle normalement requise. L'invention se rapporte également à tout dispositif formant prothèse susceptible d'être monté au voisinage de la partie mobile précitée, pour la mise en oeuvre dudit procédé. A titre d'exemple non limitatif, une application préférée des principes sus-mentionnés de l'invention concerne le ptosis de la paupière supérieure. Cette anomalie caractéristique et bien connue se présente sous la forme d'une fermeture partielle permanente de la paupière supérieure qui ne peut se relever par suite de la déficience du muscle releveur et qui de ce fait, recouvre plus ou moins le globe oculaire. le ptosis peut avoir des origines très diverses. Il peut être congénital et est alors lepbs souvent bilatéral ou bien il peut survenir par suite de la paralysie du nerf moteur , laquelle peut ellemême être provoquée par une lésion cérébrale ou par certaines ou par certaines maladie. Dans le cas de la formation d'un ptosis E) provoqué" celui-ci est le plus souvent unilatéral. les méthodes de traitement actuellement connue sont variées et dépendent de la cause du mal. Dans le cas d'un ptosis 'provoqué" on s'attaque le plus souvent à la cause lorsque cela est possible; encore faut-il que le traitement de la cause soit suffisamment rapide pour éviter le phénomène précité de dégénérescence du muscle releveur. Pour les ptosis congénitaux, il ne reste le plus souvent que la solution d'un raccourcissement chirurgical de la paupière , ce qui n'est pas sans présenter d'autres inconvénients. Il est a noter à ce propos, qu'un des avantages essentiels de la présente invention est d'apporter une solution immédiate au problème, sans avoir besoin d'attendre la fin ou tout au moins les résultats d'un éventuel traitement thérapeutique de la cause. La solution apportée par l'invention est définitive pour 1E ptosis congenitaux mais elle peut éventuellement ne constituer qu'une solution provisoiredans le cas des ptosis"provoqués" où l'on peut espérer une guérison du nerf moteur au bout d'un certain temps. Dans ce dernier cas, l'invention permet une guérison complète dans la mesure où la dégénerescence du muscle releveur est évitée.De plus, le principe de la présente invention s'applique particulièrement bien au traitement du ptosis puisque le muscle antagoniste du muscle releveur, qui est un muscle circulaire ou orbiculaire et qui a pour rôle de fermer la paupière, développe couramment une force bien supérieure (0,15N à 0,2N) à celle normalement fournie par le releveur (0,03N) de sorte que l'orbiculaire n'aura aucune difficulté à vaincre la force permanente d'origine magnétique précitée, pour fermer la paupière. Ainsi ladite force permanente pourra être avantageusement choisie aux alentours de 0,1 N. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description explicative qui va suivre d'un mode de réalisation préféré de l'invention, faite en référence au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple et dans lequel - la figure 1 représente un dispositif formant prothèse selon l'invention, appliqué pourle traitement d'un ptosis unilatéral; - la figure 2 est une vue à plus grande échelle d'un élément de prothèse représenté sur la figure 1; et - la figure 3 représente un autre dispositif formant prothèse appliqué pour le traitement d'une paralysie faciale affectant notamment le muscle orbiculaire. En se reportant plus particulièrement à la figure 1, on a représenté les yeux d'un visage humain dont la paupière il est atteinte d'un ptosis. Cette paupière devrait recouvrir plus ou moins le globe occulaire mais cet état de chose est ici empêché par l'implantation d'un premier élément de prothèse 12 sous la peau au voisinage du bord de la paupière et par l'implantation d'un deuxième élément de prothèse 13 à l'intérieur de la partie supérieure de l'orbite, le plus près possible de l'élément 12. Belon l'invention, mais uniquement à titre d'exemple, l'élément 12 est constitué essentiellement par du fer doux tandis que l'élément 13 est essentiellement constitué par un matériau magnétique permanent (acier aimanté, ferrite ou analogue).On a bien entendu intérêt à réaliser l'élément 13 dans un matériau pouvant engendrer un champ magnétique permanent par unité de masse aussi élevé que possible, pour pouvoir diminuer au maximum l'encombrement dudit élément qui est destiné à être implanté sous la peau; le but à atteindre étant de créer une force résultante dirigée vers le haut, de 0,1N environ, s'exerçant sur la paupière Il de la façon la plus homogène possible. C'est d'ailleurs pour garantir cette homogénéité que la forme allongée et courbe des éléments 12 et 13 a été choisie. De plus, il est préférable que lesdits éléments se confondent le plus parfaitement possible avec la forme des organes à l'intérieur desquels ils sont implantés pour des raisons évidentes d'esthétique et de confort. La figure 2 est une vue agrandie en coupe de l'élément 13, montrant clairement sa constitution . l'élément comprend essentiellement un morceau de matériau magnétique 15 recouvert d'une pellicule 16 de silicone pur, seul produit actuellement connu qui soit bien toléré par l'organisme. Un silicone pur à usage médical ayant donné toutes satisfactions est commercialisé sous le nom de "SII'A#TIO". L'élément de prothèse 12 a une constitution identique à celle de l'élément 13 mais le morceau de matériau magnétique est remplacé par un morceau de fer doux. On pourrait aussi remplacer le fer doux de l'élément 12 par un autre morceau de matériau magnétique, pour augmenter la valeur de la force d'attraction.Il conviendrait alors d'étudier spécialement la forme des éléments de prothèse et de tenir compte de la direction d'aimantation de ces éléments, au moment de l'implantation, pour que ceux-ci ne puissent jamais se repousser, quels que soient les mouvements de la paupière ou des sourcils. Enfin, la figure 3 représente une autre possibilité d'application du principe de l'invention, pour assister le muscle orbiculaire de fermeture de la paupière. Il arrive que ce muscle soit atteint à l'occasion d'une paralysie faciale. Dans ce cas, il suffit d'implanter l'élément 13 à la partie inférieure de l'or- bite, l'élément 12 restant implanté près du bord de la paupière. Il est à noter cependant que la force d'attraction ainsi crée ne devra pas être trop importante pour ne pas gênes l'action du muscle releveur. Bien entendu, l'invention ntest nullement limitée au mode de réalisation qui vient d'être décrit, lequel n'a été donné qu'à titre d'exemple. En particulier, il est parfaitement possible d'envisager des éléments de prothèse externes, c'est-à-dire non destinés à être implantés sous la peau; ce qui éviterait une opération chirurgicale. C'est dire que l'invention comprend tous les équivalents techniques des moyens mis en jeu si ceux-ci le sont dans le cadre des revendications qui suivent. R E V E N D I C A 2 I 0 N S 1. Procédé pour assister et faciliter le mouvement, dans un sens déterminé, d'une partie mobile d'un organe du corps d'un être vivant, actionnée par un ou plusieurs muscles malades et/ou non correctement inertes et/ou atrophiés, caractérisé en ce qu'il consiste à créer une force permanente d'origine magnétique s'exerçant sur ladite partie mobile dans le sens déterminé précité; le mouvement de ladite partie mobile étant amorcé par un effort de contraction dudit muscle , d'intensité sensiblement plus faible que celle normalement requise. 2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'on crée ladite force permanente en associant à ladite partie mobile d'une part et à une autre partie sensiblement fixe du corps précité située au voisinage de ladite partie mobile d'autre part, des moyens coopéranisd'attroetion magnétique. 3. Dispositif formant prothèse ou analogue , pour assister et faciliter le mouvement, dans un sens déterminé , d'une partie mobile d'un organe du corps d'un être vivant, pour la mise en oeuvre d'un procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'll est constitué par au moins un premier élément de prothèse, de configuration adaptée à la forme de ladite partiemobile et fixé à celle-ci et par moins un deuxième élément de prothèse , de configurationsdaptéeà la forme d'une partie sensiblement fixe dudit corps située au voisinage de ladite partie mobile et fixé à ladite partie sensiblement fixe, et que l'un au moins des éléments de prothèse précité en attire magnétiquement au moins un autre. 4. Dispositif selon la revendication 3 caractérisé enoe que, la partie mobile précitée étant une paupière , le premier élément de prothèse cité a une configuration allongée et courbe épousant la forme de ladite paupière et que la partie sensiblement fixe précitée étant la partie supérieure de l'intérieur de l'orbite, le deuxième élément de prothèse cité à une forme complémentaire étudiée de façon à ce que la force d'attraction créée vers le haut sur tout le contour de la paupière, soit sensiblement uniforme. 5. Dispositif selon la revendication 4 caractérisé en ce que le premier élément de prothèse cité est en fer doux et que le second élément de prothèse est un aimant permanent. 6. Dispositif selon la revendication 4 ou 5 carac*isé en ce que,l'un au moins des deux éléments de prothèse précites étant destiné à être implanté sou# peau, il est dans ce but recouvert d'une pellicule de matière sensiblement bien tolérée par l'organisme. 7. Dispositif selon la revendication 6 caractérisé en ce que ladite pellicule est une pellicule de silicone. 8. Dispositif selon l'une des revendications 4 à 7 caractérisé en ce que les éléments de prothèse précités sont conformés pour créer un champ d'attracthon magnétique susceptible de développer sur ladite paupière une force résultante d'environ 0,1 N.