L'élaboration industrielle d'aciers à environ 0,005 % de carbone prend une importance grandissante. Ces aciers pre- sentent surtout des avantages économiques lorsqutils servent à fabriquer des tôles magnétiques ou des tôles aptes à ltémaillage blanc direct. On a essaye d'obtenir ladite teneur en carbone dont la régularité joue un rôle particulièrement important1 en faisant subir un traitement sous vide aux aciers liquides élaborés dans les appareils d'affinage usuels et contenant environ 0 > 04 % de carbone et 0,06 à 0,08 % d'oxygène. Cependant, la teneur en carbone des aciers ainsi dégazés varie entre 0,005 % et 0,015 %. On ntå encore pu éclaircir les causes de ces variations, mais des considérations théoriques permettent de supposer que la formation de germes pour les bulles de gaz y soit pour quelque chose. De ce fait, ons introduit un gaz dans la coulée contenue dans le réservoir à vide. Mais cette mesure n'a conduit à aucun dégazage régulier. La présente invention résout ce problème et consiste a ajouter à l'acier liquide, avant ou pendant le dégazage, des substances réfractaires granuleuses et plus spécialement de la chaux granuleuse. On donnera, ci-après, de plus amples renseignements sur le nouveau procédé à l'aide de plusiuers modes de réalisation pris à simple titre d'exemplés non limitatifs, dans lesquels l'acier est de- gazé par portions suivant la technique connue, qui fait apparaître particulièrement bien les avantages du procedé sans que celui-ci soit limité à cette technique. Pour le dégazage d'une coulée e de 35 T. provenant d'un creuset LD et contenant 0.04% de carbone et 0,070 % d'oxygène, on ajoute environ 10 kg de chaux en grains de 2 à 4 mm dans le parescorie conique attaché à l'extrémité inférieure de-la tubulure d'aspiration 60- lidaire du fond au récipient à vide-et destinée a' être plongée e dans l'acier liquide. 30 portions d'environ 6 T. de métal sont traitées successivement dans le récipient à vide pendant environ 10 minutes. Une teneur finale de 0,005 gaz de carbone est obtenue par ce traitement Il peut être avantageux parfois d'introduire une partie ou la quantité totale de la chaux dans le récipient à vide pendant le dégazage. Dans ce cas, on opere de préférence sans addition de chaux pendant la première partie du dégazage (pour laquelle sont li bérées des quantités de gaz considérables en soi et qui correspond à 10/15 portions d'acier dans l'exemple fi-dessus) et on ajoute ensuite la quantité de chaux nécessaire pour l'obtention d'une faible teneur finale en carbone par les sas d'alimentation habituels, en une ou plusieurs fois. Le mode opératoire le plus favorable peut être dé- terminé au moyen d'une courbe de pression (allure de la pression en fonction du temps). L'effet de l'addition de chaux peut être facilement lu sur cette courbe d'apres l'élimination accrue de gaz liée à la montée due pression. Dans certaines conditions, une autre variante du nouveau procéde a donné satisfaction. Elle consiste à épandre la chaux sur le fond du récipient a' vide avant le dégazage. Toutefois, l'effet le yLus favorable de cette variante est obtenu avec de la chaux en gros grains, par exemple grains d'environ 10 mm. Les exemples ci-dessus font ressortir les conditions optimales d'une réduction sûre des teneurs en carbone de coulées d'aciers a' des valeurs d'environ 0,005 % par un traitement sous vide. Si l'on utilise de la chaux en grains d'une grosseur supérieure à 4 mm, on obtient tout de même de bons resultats selon l'invention. C'est ainsi que dans les memes conditions que celles qui viennent d'être décrites, on a grandement amelioré la décarburation de l'acier par l'addition de 3 kg de chaux en grains d'environ 5 mm. Le procédé conforme à la présente invention peut également être appliqué, bien que son importance y soit moins décisive, pour obtenir de très faibles teneurs en oxygène dans les coulées à teneurs assez fortes en carbone, pour lesquelles on a constaté qu'il est difficile d'éliminer les dernières petites quantités de gaz. De plus, il a apparu que les additions de chaux influencent favorablement la tenue des revêtement réfractaires. C'est ainsi, par exemple, que l'on a plus que doublé la duree du garnissage de magnésie d'un récipient pour dégazage de l'acier par portions sous vide, qui correspondait à environ 100 coulées. Le nouveau procédé n'est pas limité à l'emploi de la chaux granuleuse. De bons résultats ont été obtenus par exemple avec des calcaires granulés et avec de l'alumine granuleuse. R E V E N DI C À 9 I O N S La présente invention a pour objet un procédé pour fabriquer sûrement des aciers à faible teneur en carbone par traitement des coulées d'aciers par le vide, ledit procédé étant Caractérisé par les points suivants, pris séparément ou ensemble#: 1 - Les coulées d'aciers élaborées dans les appareils d'affinage usuels et contenant environ 0,04 de carbone et 0,06 à 0,08 % d'oxygène sont dégazées à une teneur d'environ 0,005 a de carbone, en présence- de substances réfractaires et plus spécialement de chaux en grains d'environ 2 à 4 mm; 20 - On utilise des calcaires granulés ou de l'alu- mine granuleuse.