La présente invention est relative à une ancre en acier, notamment en acier rond résistant aux températures élevées, pour l'ancrage de revêtements en béton réfractaire à deux couches Les fours industriels comportent fréquemment, pour assurer l'isolation thermique, un revêtement en béton réfractaire à deux couches, Pour fabriquer un tel revêtement en béton réfractaire, on réalise un moule qui comporte une tôle extérieurement, c'est-à-dire sur le côté froid, des panneaux durs ou des plaques de contre-plaqué servant de coffrage. Jusqu'à présent, pour ancrer les revêtements en béton réfractaire à deux couches, on utilise deux ancres en V de longueurs différentes, qui sont soudées à la tale.Il est en outre connu de souder sur la tôle, une cheville droite, qui est recourbée latéralement suivant un angle de 450 à l'emplacement de la soudure, l'angle étant soudé à proximité de ltemplacement de la courbure. Après la mise en place et le décoffrage de la couche isolante, on soude une ancre supplémentaire latéralement sur l'extrémité de la cheville de la première ancre. L'inconvénient de ces ancres connues réside dans le fait que, dans le cas de celles mentionnées en premier lieu, il faut doubler le nombre d'ancres et, de ce fait, on double obligatoirement le coût du soudage. En outre, il est difficile et onéreux de monter le coffrage de la couche isolante convenablement entre les ancres en V largement écartées de la couche anti-usure. En ce qui concerne le mode de réalisation mentionné en second lieu, l'inconvénient réside dans la nécessité d'effectuer, là aussi, une deuxième soudure.En outre, la soudure avant se situe dans une zone relativement chaude, ce qui peut conduire à la fragilisation de la soudure La présente invention a en conséquence pour but de pourvoir à une ancre en acier du type décrit dans ce qui précède, qui répond mieux aux nécessités de la pratique que les ancres visant au même but, antérieurement connues, notamment en ce qu'elle est facile et peu coûteuse à monter et en ce qu'elle ne nécessite qutune seule soudure pour l'ancrage simultané ultérieur de deux couches de béton réfractaire; en outre, elle permet d'effectuer plus facilement le coffrage ultérieur de la couche isolante. La présente invention a pour objet une ancre réali sée en une seule pièce en acier rond, qui est cintré à 1800 pour former deux branches ayant sensiblement la même longueur, qui se composent chacune d'un tronçon droit, les deux tronçons droits étant parallèles l'un à l'autre, et d'une partie d'extrémité libre en prolongement de chacun de ceux-ci, les parties d'extrémité libres en forme de V étant écartées l'une par rapport à l'autre, et réalisées de façon à présenter une forme ondulée Les avantages que présente l'ancre conforme à l'invention, par rapport aux ancres connues dans l'part antérieur, résident dans le fait qu'elle peut être montée aisément et à bas prix à l'aide d'un appareil de soudage de boulons.L'ancre est soudée au niveau de la partie cintrée pour former une seule zone soudée sur la tôle, donc du côté froid, après quoi, les deux parties qui sont parallèles l'une à l'autre, servent à ancrer la première couche de béton, tandis qu'une couche d'une masse coulée isolante peut être coulée et coffrée directement sur la tôle, On utilise dans ce cas des plaques de contre-plaqué ou des panneaux durs comme coffrage. Les parties d'extrémité libres, de forme ondulée, écartées l'une de l'autre pour former un V, servent alors avantageusement à ancrer la seconde couche de béton qui est la couche anti-usure. Grâce à la forme ondulée donnée aux parties d'extrémité, on assure, même si la seconde couche de béton est soumise à des efforts thermiques importants, un ancrage intime de cette seconde couche de béton par combinaison totale avec le revêtement en béton réfractaire. En outre, après le soudage de l'ancre conforme à l'invention, la construction du coffrage de la couche isolante est aisée et sans problème, sans que les ancres soudées pour la préparation de la constitution de la couche isolante soient gênantes, Selon un autre mode de réalisation de l'ancre conforme à l'invention, la longueur des parties d'extrémité libres est comprise entre la moitié et le quart environ de la longueur totale de l'ancre. En outre, l'écartement des tronçons parallèles peut correspondre sensiblement à deux fois le diamètre de la barre. Conformément à un autre mode de réalisation de l'objet de l'invention, les tronçons parallèles peuvent être cintrés à 1800 dans la zone de cintrage, de manière à être juxtaposés pour être adjacents et sensiblement parallèles l'un à l'autre, puis être coudés pour être écartés l'un de l'autre suivant un écartement uniforme des tronçons parallèles, qui correspond à deux fois le diamètre de la barre. Outre les. dispositions qui précèdent, l'invention comprend encore d'autres dispositions, qui ressortiront de la description qui va suivre. L'invention sera mieux comprise à l'aide du complément de description qui va suivre;, dans laquelle la figure unique représente un exemple de réalisation de l'invention. Il doit etre bien entendu, toutefois, que ce dessin et les parties descriptives correspondantes, sont donnés uniquement à titre d'illustration de l'objet de l'invention dont ils ne constituent en aucune manière une limitation. L'ancre conforme à l'invention est réalisée en une seule pièce à partir d'une barre, notamment d'une barre ronde en acier résistant aux températures élevées. La barre est cintrée, par une flexion en arrière 9 pour former deux branches 1,2 ayant sensiblement la même longueur, Dans la zone de la flexion en arrière 9, la barre est cintrée en formant un angle aigu de façon à former deux tronçons 3,4 qui sont juxtaposés pour être adjacents et pratiquement parallèles l'un à l'autre. Chacun de ces tronçons 3,4 est ensuite coudé pour donner lieu à des tronçons rectilignes 5,6, qui sont eux aussi, parallèles l'un à l'autre. La distance entre ces tronçons parallèles 5s6 correspond, dans le présent exemple, sensiblement à deux fois le diamètre du matériau en forme de barre utilisé. Les tronçons 5,6 se terminent respectivement par une partie d'extrémité libre 7,8, ces parties d'extrémité 7,8 étant écartées l'une par rapport à l'autre, pour former un V et présentant une forme ondulée. L'écartement en V des parties d'extrémité forme, dans l'exemple représenté, un angle de 900. Il va de soi que l'on peut choisir une autre valeur de l'angle d'écartement a des parties d'extrémité, par exemple inférieur à 900. Il est en outre possible de réaliser l'ancre conforme à l'invention sans le cintrage à angle aigu pour former les deux parties 3,4 adjacentes mais, dans ce cas, les deux tron çons rectilignes 5,6 dépourvus de coude, sont reliés entre eus par la flexion en arrière. Pour monter l'ancre conforme à l'invention, on peut utiliser un appareil de soudage de boulons. L'ancre est soudée de manière connue sur le revêtement en tôle du four industriel, par conséquent sur le côté froid. On coffre et on coule ensuite une couche d'une masse coulée isolante, directement sur la tôle des plaques de contre-plaqué ou des panneaux durs servant de coffrage. L'ancrage de cette couche isolante s'effectue dans la zone des tronçons 3,4 directement au voisinage de la partie cintrée en arrière 9. Lors de la construction de ce coffrage, des bandes d'écartement individuelles sont insérées dans la largeur des intervalles entre les ancres, entre les rangées d'ancres sous une légère tension et sont scellées jusqu'à une hauteur d'environ 50 cm à l'aide de la masse coulée isolante, l'air étant purgé par un léger piquage. La prise de la couche isolante terminée, on peut poser le revetement en béton réfractaire du côté foyer, l'ancrage de ce revêtement étant assuré par les parties d'extrémité 7,8 del'ancre de forme ondulée, écartées pour former un V. De la sorte, le raccordement du revetement en béton réfractaire est assuré par l'ancre conforme à l'invention, même dans le cas d'une action thermique importante, On supprime aussi, en particulier, les zones de soudage à l'intérieur des couches chaudes ou relativement chaudes, la seule zone de soudage qui subsiste se trouvant- à l'extrémité froide du revetement en béton isolant, Il résulte de la description qui précède que, quels que soient les modes de réalisation et d'application adoptés, l'on obtient une ancre en acier pour l'ancrage de revetements en béton réfractaire à deux couches qui présente par rapport aux ancres en acier visant au meme but antérieurement connues, des avantages importants dont certains ont été mentionnés dans ce qui précède et dont d'autres avantages ressortiront de l'utilisation de ladite ancre en acier, Ainsi que cela ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes de réalisation et d'application qui viennent d'être décrits de façon plus explicite ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes qui peuvent venir à l'esprit du technicien en la matière, sans s'écarter du cadre, ni de la portée de la présente invention. REVENDICATIONS 1. Ancre en acier, notamment en acier rond résistant aux températures élevées, pour l'ancrage de revêtements en béton réfractaire à deux couches, caractérisée en ce qu'elle est réalisée en une seule pièce à partir d'une barre, qui est cintréa à 1800 par flexion en arrière pour obtenir deux branches ayant sensiblement la même longueur, qui se composent chacune, d'une. part,d'un tronçon rectiligne, les deux tronçons étant parallèles l'un à l'autre et, d'autre part, d'une partie d'extrémité libre qui se trouve dans le prolongement du tronçon rectiligne, les parties d'extrémité libres étant écartées l'une de l'autre pour former un V et étant réalisées de façon à présenter une forme ondulée 2 Ancre en acier selon la revendication 1, caractérisée en ce que les parties d'extrémité libres ont une longueur comprise entre sensiblement la moitié et le quart de la longueur totale de l'ancre 3. Ancre en acier selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la distance séparant les tronçons parallèles correspond sensiblement à deux fois le diamètre de la barre, 4. Ancre en acier selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les tronçons parallèles sont cintrés à 1800 dans la zone de cintrage pour être sensiblement adjacents et parallèles, puis sont ensuite coudés pour être écartés l'un de l'autre d'un intervalle entre les tronçons parallèles qui correspond à deux fois le diamètre de la barre.