i 2054576 On a déjà proposé de remplacer les cargos de construction traditionnelle, c'est-à-dire ceux dans lesquels le chargement des marchandises est effectué à quai, par disposition dans les cales de ces marchandises sans conditionnement particulier autre que celui 5 de leur emballage d'origine, par des unités constituant des transporteurs de barges qui seules accèdent aux quais de chargement des ports alors que leur transporteur demeure au large. Ces "barges, qui ont évidemment des dimensions et une contenance relativement réduites par rapport à celles de leur transporteur, peuvent ainsi être 10 chargées de façon programmée compte tenu de la destination des marchandises qu'elles reçoivent et être disposées dans le transporteur selon un ordre facilitant leur embarquement et leur débarquement. A. cet effet, certains transporteurs sont équipés de véritables ponts roulants susceptibles de se mouvoir à pleine charge sur toute 15 la longueur du bateau, les barges étant prises en charge ou déposées en mer à la poupe et devant pouvoir être conduites ou prélevées en un point quelconque du bateau. Compte tenu du poids des barges, qui peut atteindre de 200 à 300 tonnes par exemple, le déplacement à pleine charge d'un pont 20 roulant de ce genre ne peut être effectué qu'à vitesse réduite. De plus, ce déplacement peut être obtenu seulement en utilisant des moyens de roulement importants et en réalisant un renforcement assez considérable des structures du navire. Il a déjà été proposé' d'écarter les inconvénients ci-dessus, 25 par exemple en équipant un transporteur de barges de deux installations de levage indépendantes, susceptibles d'être déplacées à vide sur des rails disposés longitudinalement sur le pont du navire, de part et d'autre de deux cales parallèles destinées au stockage des barges. Dans cette solution, chaque installation doit être conduite 30 d'abord au droit de l'emplacement prévu pour sa mise en oeuvre pour procéder ensuite au levage de la barge à charger le long du flanc du transporteur le plus voisin de la cale devant recevoir cette barge, la barge étant amenée dans cette cale en la faisant passer pardessus le bastingage» Dans ce genre de construction, l'une des ins-35 tallations ne peut travailler qu'à bâbord, et l'autre seulement à tribord ; chaque installation ne peut évidemment charger les barges que dans la cale côté bâbord pour la première, côté tribord pour la 21997 2 2054576 seconde. Bien entendu, ce qui vient d'être dit pour le chargement des barges vaut également pour les opérations de déchargement,. Cette solution exige donc la présence sur le navire de deux installations de levages distinctes : elle est donc assez compli-5 quée et relativement 'coûteuse.- En outre, elle ne donne pas pleine satisfaction puisque chaque installation de levage ne peut assurer le chargement de barges que d'une cale du navire et son déchargement: à partir de cette cale et ne peut effectuer le levage à partir de la mer, respectivement la mise à l'eau dea barges, que le long d'un 10 flanc déterminé du.transporteur de barges. Avec cette solution, il est également impossible de déplacer une barge disposée dans une cale pour l'amener directement à même hauteur mais dans la cale adjacente sans mettre d'abord une telle barge à l'eau par une installation de levage, la conduire d'un côté du navire à l'autre par flot-15 taison propre de la barge, pour la soulever enfin grâce à l'autre installation de levage dont est équipé le transporteur et l'introduire dans la seconde cale. l'invention a précisément pour but d * obvier aux inconvénients présentés par les systèmes cités. 20 Elle a, à cet effet, pour objet une installation de levage dont les particularités structurelles font qu'elle peut connaître d'autres utilisations que celles mentionnées ei-dessus. Cette installation pourrait en effet être employée également pour charger ou décharger des wagons de chemin de fer ou des péniches à partir d'un 25 quai sur lequel l'installation serait montée. l'installation, de levage selon l'invention se caractérise par le fait qu'elle comporte un château, au moins une flèche montée articulée sur ce château, des moyens pour commander le déplacement angulaire de la flèche autour de son axe d'articulation, au moins un 30 premier et un second levier montés articulés" sur le- château à un niveau supérieur à celui de l'articulation de la flèche, respectivement de part et d'autre du plan vertical contenant cette articulation et à égale distance de ce plan, au moins une première bielle montée articulée par sa première et par sa seconde extrémité respec-35 tivement sur l'extrémité libre du premier et du second levier, au moins une seconde bielle montée articulée, par sa partie centrale, sur l'extrémité libre de la flèche, au moins une première, respecti- 70 21997 3 2054576 vernent une seconde fléchette montées articulées par des points distincts de leur longueur, équidistants de fléchette à fléchette, l1 une sur la première extrémité et, l'autre sur la seconde extrémité de la première et de la seconde "bielle-, l'écartement de ces artieu-5 lations étant identique de "bielle à "bielle et les articulations des fléchettes sur la seconde "bielle étant équidistantes de l'articulation de cette bielle sur la flèche, au moins une armature de suspension de la charge à soulever fixée de manière articulée aux deux fléchettes, en un point de chacune de celles-ci équidistant, 10 pour chaque fléchette, du point d'articulation respectif sur l'une ou l'autre bielle et occupant, par rapport à 1'articulation sur la seconde bielle, une position opposée à celle de l'articulation sur la première bielle, et enfin des moyens pour commander des déplacements verticaux de la charge suspendue à l'armature par rapport à 15 celle-ci. l'invention sera maintenant décrite en se référant aux dessins annexés sur lesquels î la figure 1 montre une vue en bout d'une installation de levage selon l'invention montée sur un transporteur de barges ; 20 la figure 2 représente, sur sa moitié droite, une vue de A de la figure 1, et, sur sa moitié gauche, une coupe selon II-II de cette même figure dans une autre position de certains éléments ; les figures de 3 à 6 illustrent différentes; phases du fonctionnement de l'installation de levage selon l'invention ; 25 la figure 7 est un schéma électrique ; les figures 8 et 9 montrent la disposition de l'installation selon l'invention sur un bateau portes-barges représenté en élévation, respectivement en plan. l'installation représentée au dessin (figures 1 et 2), qui est 30 destinée à la manutention de barges 1 susceptibles d'être stockées dans deux cales 2 ou 3 d'un transporteur de barges 4, est montée, d' une part, sur deux rails 4a et 4b s'étendant longitudinalement sur le pont du transporteur et, d'autre part, sur une piste centrale de roulement 4c s'étendant à égale distance des rails 4a et 4b précé-35 demment mentionnés, sur toute la longueur des cales 2 et 3 (figure 9) Ces rails et cette piste 4e sont destinés au roulement longitudinal du château que présente l'installation de levage selon l'in 70 21997 4 2054576 vention et qui est constituée par deux portiques doubles P^ et Pg réunis l'un à l'autre, d'une part, par deux poutres longitudinales ir ^ et 7g et, d'autre part, par un tirant central 1? Comme on le voit au dessin (figure 1),, chaque portique, P^ ou 5 Pg, présente trois montants ■verticaux, respectivement m^, m^, et réunis par une poutre commune m^, ces montants et cette poutre ayant une structure caissonnée. Le roulement du château décrit sur les rails 4a et 4b ainsi que sur la piste de roulement 4ç est assuré par un train de roues à boudin, non représentées et disposées au pied de 10 chacun des montants m^ et m^ des portiques, ainsi que par une suite de galets de roulement . g^ et g^ fixée au bas de chaque montant m^. Il est à remarquer que, la piste de roulement 4c présentant une section droite en Y, les axes de pivotement des galets g1 et forment également un V. 15 On signalera encore que les roues et galets indiqués ne permet tent de mouvoir l'installation représentée sur les rails 4a et 4b et sur la piste 4£ précédemment mentionnés que lorsque l'installation est à vide, simplement pour l'amener au droit du point de chargement ou de déchargement prévu. Il en est d'ailleurs de même en ce qui 20 concerne l'infrastructure du transporteur de barges qui n'est prévue que pour supporter des charges fixes et non des charges mobiles. Une fois conduite sur le point prévu, l'installation selon l'invention est solidement arrimée au navire grâce à des mâchoires, non représentées, solidaires du château, en particulier de ses poutres 7T .. et 25 % et susceptibles d'être serrées sur les rails 4a et 4b. Sur sa partie centrale, chaque montant horizontal m^ des portiques P^ et présente une tourelle t^ et t^ respectivement dont l'utilité apparaîtra par la suite. A chaque" extrémité du tirant central tT ^ du châteauj l'installation 30 de levage représentée porte une flèche F , ï"2 respectivement, ces flèches étant reliées l'une à l'autre par l'intermédiaire d'un tirant q^ et étant montées articulées sur la poutre TT ^ de manière à pouvoir être conduites dans différentes positions angulaires, telles par exemple celles illustrées aux figures 3 à 6. Il convient de si-35 gnaler que les flèches F1 et ?2 sont constituées, dans l'exécution décrite, chacune par une poutre caissonnée mais qu'il est bien entendu qu'elles pourraient, dans une variante, revêtir .la forme d'une 21997 5 2054576 poutre réticulée. On remarquera, en outre, que la longueur des flèches F^ et Fg est sensiblement supérieure à la demi-largeur du transporteur sur lequel est montée l'installation représentée. De part et d'autre d'un plan vertical passant par l'axe d'arti-5 culation des flèches F.^ et F^ sur les portiques P^ et ?2, les tourelles t^ et tg associées à ces portiques portent chacune un levier 1^, respectivement 1^ réunis à leur extrémité libre par une bielle b* , les deux bielles de l'installation étant reliées l'une à l'autre par l'intermédiaire d'un tirant longitudinal q_2 faisant prise 10 sur la portion centrale de chaque bielle (figure 2). A chaque extrémité du tirant longitudinal q1» l'installation de levage représentée porte, d'une part, un plateau de forme sensiblement triangulaire, d^, respectivement d^ et, une seconde bielle b. Comme on le voit au dessin, le plateau d^, d^ respectivement pré-15 sente une forme sensiblement triangulaire ; il est monté sur le tirant q^ par son sommet et de façon articulée, les bielles b sont également articulées sur le tirant q^, par leur partie centrale. l'installation représentée comporte en outre deux paires de fléchettes f-^ et associées, pour la première paire, à la flèche 20 F^ et pour la seconde, à la flèche Comme on le voit au dessin, ces fléchettes présentent une forme générale triangulaire et sont fixées, par l'un des trois sommets, sur l'axe d'articulation de la bielle b* à l'extrémité du levier 1^, pour la fléchette f^, et sur l'axe d'articulation de cette même bielle b* au levier 1^ pour la 25 fléchette f_2. les fléchettes f^ et f2 sont en outre fixées en un point intermédiaire de leur côté le plus long, la fléchette f2, à une extrémité de la bielle b et, la fléchette f^ à l'autre extrémité de cette bielle. Il est à remarquer que ces deux points de fixation sont équidistânts du tirant longitudinal q^ précédemment mentionné. 30 Par ailleurs, l'écartement de ces points de fixation est identique à l'écartement des points de fixation de ces fléchettes sur la bielle b * . les fléchettes f^ et f2, associées par paire à chaque flèche F^ ou F2, sont reliées deux à deux chacune à la fléchette homologue 35 appartenant à l'autre flèche F^ ou F2 par l'intermédiaire d'un tirant longitudinal q^> pour les fléchettes f^ et q^ pour les fléchettes fg. A proximité de chaque paire de fléchettes f^ et l'ins- 21997 6 2054576 tallaiion de levage représentée porte une armature A^, respectivement fixée aux tirants q^ e-t I4 précédemment mentionnées et présentant chacune une forme générale de ïï, chaque armature supportant deux moto-treuils et destinés à commander le déplacement vt?r-5 tical de la charge, en 11 occurrence une barge 1, que ce soit pour-la soulever du plan d'eau de flottaison du transporteur en vue la conduire dans l'une des cales 2 ou 3 ou, au contraire, pour loigner de ces cales et la reposer sur ce plan d'eau. Il est ■ marquer que l'installation de levage représentée est conçue -10 permettre l'introduction d'une barge dans l'une ou l'autre (2 . cale du transporteur quel que soit le côté de celui-ci où la es est prise en charge. Cette installation permet même, le cas ée de soulever une barge flottant à bâbord du transporteur et de ner à tribord de celui-ci en passant par-dessus le pont, lep 15 3 à 6 du dessin annexé illustrent quelques unes des possibi7. : utilisation de cétte installation. A cet effet, chaque portique ou P^ de l'installation l'invention porte deux moto-treuils et fixés sur la pou* du portique d'un côté et de l'autre de la tourelle t^, à égal-20 tance de celle-ci. Ces moto-treuils sont destinés à exercer le.-traction sur une chaîne, c^ pour le moto-treuil et c^ pour lt to-treuil M^, dont la partie inférieure s'étend librement à l'ir rieur de la poutre m^ et en partie également à l'intérieur du r" tant m^, et dont l'extrémité supérieure est fixée à une barre rj-25 traction bt^, pour la chaîne c^, et bt2, pour la chaîne c2. Gérés sont solidaires, par leur autre extrémité, respectivement à plateau d^ et d2, et sont fixées à leur plateau respectif de fa. articulée. - Vu que, dans l'installation de levage décrite, le déplace-30 angulaire des flèches et ?2 et des leviers 1^ et 12 est ^_... par deux paires de moto-treuils et grâce à l'action de cha" et que ces chaînes sont par définition des éléments pliables, il est indispensable que les chaînes e.^ et c2 soient sollicitées er sivement et toujours à la traction et jamais à la compression -35 les sont évidemment incapables de supporter. Par ailleurs, les charges que doit pouvoir soulever n 1 ir ?-• • --tion représentée pouvant être particulièrement élevées, on ccru':o BAD ORIGINAL 70 21997 7 2054576 qu'il soit nécessaire de faire en sorte que ces charges soient toujours portées par les deux chaînes faisant prise sur le même plateau d^ ou d2» quand "bien même la proportion de l'effort supporté par chaque chaîne ne serait pas identique pour chacune d'elles. 5 A cet effet, chaque paire de moto-treuils et associée au premier ou au second portique du château de l'installation représentée, est soumise à l'action d'un dispositif de commande programmée assurant l'entraînement ou le freinage de ces treuils de façon "variable selon l'inclinaison de la flèche F.^ ou F2 dont ils doivent 10 assurer le "basculement. La figure 7, représente l'un de ces dispositifs de commande. On y retrouve les moto-treuils JSj et dont les moteurs d'entraînement et D2 sont reliés chacun, d'une part, à un pôle d'une source de tension continue S et, d'autre part, au travers d'un interrupteur 15 à commande manuelle 1^ ou I2, au contact mobile d'un commutateur . Co^ ou Co2, commandé par une came ou les" cames et K2 sont calées sur un même axe x cinématiquement solidaire de la flèche ou Fgrespective. Leur- profil et leur position angulaire relative sont tels que la came actionne le commutateur Co^ lorsque la flè-20 che F^ ou F2 occupe une position angulaire telle que son axe moyen devient parallèle à la barre de traction bt^, alors que la came K2 n'actionne le commutateur Co2 que lorsque l'axe moyen de la flèche F2 devient parallèle à la barre de traction btg. Les commutateurs Co^ et Co2 permettent de relier les moteurs 25 D-^ et D2 alternativement à l'autre pôle de la source S ou à des résistances et Rg. Dans le premier cas, ces moteurs exercent une traction sur la chaîne 0^ ou (?2 correspondante, dans le second ils fonctionnent en génératrice en débitant l'énergie produite sur les résistances et R2 et réalisent donc le freinage de ces même tam-30 bours, la fonction " moteur " et " frein " de chaque moteur étant programmée par les cames et Il est à remarquer que sur l'arbre de chaque moteur, D^ ou D2, est monté un frein de blocage, Fr^ ou Fr2, se présentant par exemple sous la forme d'un encliquetage qui serait agencé de manière à 35 entrer en fonction dès que l'installation décrite est au repos. Deux commutateurs inverseurs Ci^ et Ci2, susceptibles d'être actionnés grâce à une poignée de manoeuvre îm sont destinés à inver- 70 21997 8 2054576 ser les consignes de commande des commutateurs Co1 et Co2 par les cames et C'est ainsi, que dans la position représentée'des commutateurs Co^ et Co2 et des commutateurs inverseurs Ci^ et Ci2, le moteur est relié à la source S alors que le moteur est 5 branché sur la résistance R^. Pour une même position des commutateurs Co^ et Co2 et en disposant les commutateurs inverseuxs Ci^ et Ci2 dans leur autre position limite, le moteur serait branché sur la résistance R^ et le moteur I>2 serait relié à la source S» Comme la commande des commutateurs inverseurs Ci^ et Ci2 est 10 unique, on voit que les moteurs et Dg auxquels les cames et Kg imposent des fonctions déterminées(moteur et freinage), selon un programme déterminé, par exemple pour un sens de rotation donné, auront des fonctions inverses selon un même programme mais avec une succession inverse des opérations, en fonction de la position donnée 15 à ces commutateurs inverseurs. Il convient encore de signaler le fait que, à part les deux positions limites mentionnées, les commutateurs inverseurs Ci^ et Ci2 peuvent également présenter une position intermédiaire, dans laquelle leur contact mobile respectif n'est rattaché ni à l'un ni à l'au-20 tre plot fixe des commutateurs Co^ et Co2. Dans ces conditions, les moteurs, D^ et D2 ne sont rattachés ni au second pôle de la source S ni à la résistance R^ et Rg. Compte tenu de ce qui précède, l'installation de levage fonctionne de la façon suivante : lorsque la charge est fixée aux sup-25 ports et (figures 1 et 2), on ferme les interrupteurs 1^ et I-2 et cela alors que les cames et maintiennent les commutateurs Co^ et Co2 dans une position telle que les moteurs D^ et D^ sont tous deux reliés à la source S au travers des inverseurs Ci^ et Cig. Dans ce cas, les éléments mobiles de l'installation occupent 30 la position représentée sur la figure 3 du dessia. Il s'ensuit que les paires de treuils et exercent tous deux une action de traction sur les chaînes C1 et Cg de sorte que les flèches 3?^ et 3?2 se déplacent angulairement en direction / Jusqu'à ce que les flèches et 3?2 aient atteint la position 35 illustrée sur la figure 4, c'est-à-dire dans laquelle l'axe moyen de ces flèches est parallèle aux barres de traction bt^, le commutateur Co1 est actionné par la partie du profil de la came la plus 70 21997 9 2054576 " "basse w, alors que le commutateur Co2 est commandé par la partie " haute n de la came La figure 4 montre la position correspondante des divers éléments mobiles de l'installation. 5 Les flèches F^ et F^ continuant leur mouvement en direction y il s'ensuit que la came conduit le commutateur Co^ dans la position représentée sur la figure 7, dans laquelle le moteur du treuil fonctionne en génératrice et débite le courant produit sur la résistance Il est à remarquer que le moteur I>2 du moto-10 treuil continue au contraire à être alimenté par la source S et que c'est donc maintenant lui seul qui pourvoit à l'entraînement des flèches F^ et F^ en direction Si rien n'interrompt cet entraînement, l'installation représentée continue de basculer de gauche à droite au dessin, passe par la 15 position illustrée en figure 5 dans laquelle les flèches F^ et F2> les tirants 1-^ et 1^ et les fléchettes f^ et f2 occupent une position verticale, puis continue à se mouvoir au-delà de cette position pour arriver dans celle faisant l'objet de la figure 6. Comme on le voit sur le dessin, dans cette position de la figu-20 re 6, les flèches F^ et F^ sont parallèles au tirant lg. Dès cet instant la came K2 actionne le commutateur Co2 de manière à couper l'alimentation du moteur D2, à partir de la source S, et à relier ce moteur à la résistance R2« Ce moteur Dg, comme le moteur D-^, fonctionne donc en frein à moteur et s'oppose au déplacement des 25 flèches F1 et F2 de la position faisant l'objet de la figure 6 dans la position limite droite, symétrique de celle représentée à la figure 3. Comme on voit sur le schéma de la figure 7, les commutateurs-inverseurs Ci^ et Ci2, présentent un contact intermédiaire sur le-30 quel peut être conduit leur contact mobile respectif, par action sur la poignée Em, contact qui n'est rattaché ni à la source S ni à la résistance E^, R2 respectivement. Il est à remarquer que, dans un tel cas, le frein de blocage Fr^ ou Fr2 associé au moteur D^ ou D2 entre en service et assure le blocage de l'arbre du moteur cor-35 respondant et partant celui des flèches F^ et F2 dans la position angulaire dans laquelle elles se trouvaient au moment de l'action-nement de la poignée Fm. 70 21997 10 2054576 Ainsi que cela résulte du schéma de la figure 7, les commutateurs inverseurs Ci^ et Cig permettent, pour une même position des commutateurs Co^ et Co2, de brancher les moteurs et des moto-treuils et soit sur la source S soit sur les résistances 5 ou Rg* Il s'ensuit que, si les commutateurs Ci^ et Ci^ sont maintenus dans une position déterminée lorsque les flèches F.^ et î*2 se déplacent dans le sens ^ (figures 3 à 6) et que, en conséquence, les moteurs et travaillent successivement en tant que " moteur " puis en tant que " frein-moteur ", de la façon décrite, le 10 fait d'amener les commutateurs inverseurs Ci^ et Ci2 dans leur autre position limite, par action sur la poignée Em, les fonctions des moteurs seront inversées. Si donc les éléments mobiles de l'installation de levage occupent une position limite symétrique de celle illustrée sur la figure 3, les moteurs et D2 commenceront pair tra-15 vailler en " moteur " ; le moteur I>2 travaillera en frein-moteur dès l'instant où les flèches F^ et ]?2 auront été conduites dans une position correspondant à celle de la figure 6 ; à partir de ce moment le moteur continuera seul à fonctionner comme moteur' jusqu' à ce que les flèches et F2 aient atteint la position de la figure 20 4, la dernière partie du basculement de ces flèches en direction opposée à de la position de la figure 4 dans celle de la figure 3, correspondant à un fonctionnement en frein à moteur- des deux moteurs et D^. Bien que la description qui précède n'ait fait mention que du 25 cas dans lequel il est désiré transporter une barge prise à bâbord d'un navire pour la conduire à tribord, il est évident que l'ensemble de moyens faisant l'objet du circuit de la figure 7 permet également de n'effectuer que des déplacements angulaires partiels des flèches F^ et F2, par exemple suffisante seulement pour amener la 30 barge soulevée au-dessus de la cale 2 ou de la cale 3, s'il est désiré de la déposer dans la première ou dans la seconde de ces cales. Il suffit à cet effet d'actionner la poignée Pm au moment approprié et d'amener les contacts mobiles des commutateurs inverseurs Ci^ et Ci2 sur le contact fixe intermédiaire correspondant, cette manoeu-35 vre déterminant, comme décrit, le blocage des arbres des moteurs et D2 et partant des flèches 3?^ et F^, l'installation représentée permet également de prélever une 70 21997 2054576 "barge stockée dans l'une ou l'autre cale 2 ou 3 et de l'amener par un processus inverse de celui décrit à "bâbord ou à tribord du bateau. Il est également possible de déplacer une barge disposée dans une cale pour la conduire dans l'autre cale. 5 Gomme on le voit, l'installation de levage décrite présente une souplesse de manoeuvre totale. Bile est en outre particulièrement facile à manoeuvrer et en toute sécurité puisqu'elle se limite à soulever les charges et à les déplacer transversalement à l'axe du navire sur lequel elle est montée sans en assurer le transport par 10 déplacement longitudinal sur le pont du navire. Il convient enfin de signaler que, bien que dans la description qui précède et sur les dessins annexés, il n'ait été illustré qu'une installation de levage dont la commande est assurée par des tirants et des chaînes, il est évident qu'une telle installation pourrait 15 tout aussi bien être actionnée à partir de vérins hydrauliques ou pneumatiques dont les tiges de piston seraient fixées aux plateaux *d^ et dg aux mêmes points que le sont les barres de traction, bt^ et bt2> sur la figure 1, et dont les cylindres seraient reliés de façon articulée sur la poutre horizontale des portiques P^ et Pg. Bans 20 une telle éventualité, la commande de l'alimentation et de l'échappement du fluide de manoeuvre de ces vérins serait assurée par des ea-mes en tous points identiques aux cames et représentées sur la figure 7 et selon un programme identique à celui décrit. Gomme décrit, l'utilisation de l'installation de levage selon 25 l'invention n'est pas limitée à la manutention de barges à partir d' un navire transporteur et peut, au contraire, connaître de nombreuses autres applications. Par ailleurs, bien que l'installation représentée soit plus particulièrement destinée au levage de charges parmi les plus lourdes, 30 il est évident qu'elle peut aussi trouver emploi pour déplacer des charges de poids beaucoup plus réduit : dans une telle optique, il pourra par exemple être fait usage d'une installation de structure simplifiée, constituée par un château élémentaire sur lequel seraient montés une seule flèche 3?^ ou un seul jeu de leviers 1^ et 1^, 35 de bielles b et b* , de tirants bt^. et btg» et de fléchettes f^ et fg, une seule paire de moto-treuils et et un seul support ou Ag pour la charge à soulever. 70 21997 12 2054576 REVEND 10 AVIONS - 1 - Installation de levage, caractérisée par le fait qu'elle comprend un château, au moins une flèche montée articulée sur ce château, des moyens pour commander le déplacement angulaire de la flèche autour de son axe d'articulation, au moins un premier et un 5 second leviers montés articulés sur le château à un niveau supérieur à celui de l'articulation de la flèche, respectivement: de part et d1 autre du plan vertical contenant cette articulation et à égale distance de ce plan, au moins une première bielle montée articulée par sa première et par sa seconde extrémité respectivement sur l'extré-10 mité libre du premier et du second levier, au moins une seconde "bielle montée articulée, par sa partie centrale, sur l'extrémité libre de la flèche, au moins une première, respectivement une seconde fléchette montées articulées, par des points distincts de leur longueur, équidistants de fléchètte à fléchette, l'une sur la première 15 extrémité, et-l'autre sur la seconde extrémité de la première et de la seconde bielle, l'écartement de ces articulations étant identique de bielle à bielle et les articulations des fléchettes sur la seconde bielle étant équidistantes de l'articulation de cette bielle sur la.flèche, au moins une armature de suspension de la charge à 20 soulever, fixée de manière articulée aux deux fléchettes, en un point de chacune de celles-ci équidistant, pour chaque fléchette, du point d'articulation respectif sur l'une ou l'autre Melle et occupant, par rapport à l'articulation sur la seconde bielle, une position opposée à celle de l'articulation sur la première bielle, 25 ©t enfin des moyens pour commander les déplacements verticaux de la charge suspendue à l'armature par rapport à celle-ci. 2 - Installation selon la revendication 1, caractérisée par le fait que lesdits moyens pour commander le déplacement angulaire de la flèche comprennent deux tirants fixés, par une extrémité et de manière articulée, sur un plateau articulé sur l'axe d'articulation 5 de la seconde bielle par rapport à la flèche et, par l'autre extrémité, respectivement à une première et à une seconde chaînes soumises respectivement à l'action d'un premier et d'un second moto-treuils disposés sur le ehâteau, de part et d'autre des articulations du premier et du second leviers sur eelui-ei, chaque moto-10 treuil comportant un dispositif de freinage susceptible d'agir sur 0 21997 13 2054576 la chaîne correspondante, et par le fait qu'elle comprend un dispositif d1actionnement de chaque moto-treuil englobant une came ciné-matiquement solidaire de la flèche et un circuit électrique de contrôle du moto-treuil commandé par cette came de manière que, quelle 5 que soit la position angulaire occupée par la flèche, lesdites chaînes soient toujours tendues dans leur portion comprise entre le tirant et le moto-treuil correspondant. 3 - Installation selon les revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que le dispositif de freinage de chaque moto-treuil est constitué par le moteur du moto-treuil considéré, ledit circuit é-lectrique étant agencé de manière à coupler le moteur respectif à 5 une source de courant, lorsque ce moteur doit livrer de la puissance, ou à un ensemble de résistances, lorsque le moteur doit fonctionner en frein à moteur. 4 - Installation selon les revendications 1, 2, et 3, caractérisée par le fait que la came de chaque dispositif d'actionnement présente un profil tel que le couplage du circuit électrique appartenant au dispositif d1actionnement respectif est modifié de manière 5 que le moteur passe de sa fonction motrice à celle de freinage ou vice-versa lorsque la flèche est amenée dans une position angulaire telle que le tirant sur lequel agit le moto-treuil considéré vient à s'étendre parallèlement à l'axe moyen de la flèche.