L'invention concerne des perfectionnements apportes aux cathéters urinaires à porter en permanence (c'est-à-dire qui restent en place), et elle a trait en général aux cathéters dont le type est le cathéter de FOLEY. Le cathéter selon l'invention est un cathéter du type à ballonnet, réalisé de préférence en caoutchouc, en latex ou en élastomère siliconé et silastique, ou encore en matière ayant des caractéristiques analogues. Une infection se produit presque toujours à la suite de l'utilisation de cathéters à porter en permanence et une cystite peut s'étendre et faire apparaître une lésion beaucoup plus grave, par exemple une pyélo-néphrite ou une infection rénale. Il est probable que l'infection s'élève de l'urètre jusqu'à la vessie, puis jusqu aux reins en suivant les uretères. La fréquence des urétrites fou infections urétrales) et des cystites (infections de la vessie) est d'environ 4 % ou plus. En fait, environ 95 % des patients portant des cathéters en permanence sont affectés d'un développement de bactéries dans l'urine (bacillurie) en moins de quatre jours et, dans la plupart des cas, au cours des premières 24 heures, et cette infection ne peut être empêchée par l'utilisation prophylactique d'antibiotiques. Une constatation encore plus importante, résultant des expériences de Schneiderman, est que les bactéries remontent vers la vessie en passant par l'enveloppe d'exsudat qui entoure le cathéter à l'intérieur de l'urètre. Un autre problème posé par l'utilisation d'un cathéter est que le canal de l'urètre n'est pas toujours stérile. Des bactéries peuvent donc être entraînées de la paroi de l'urètre jusqu'à l'intérieur de la vessie lors de l'insertion du cathéter. Ceci ne peut être empêché par l'utilisation prophylactique et locale d'antibiotiques ou d'antiseptiques généraux. Par conséquent, un patient portant en permanence un cathéter présente une communication libre permettant le passage des bactéries entre la cavité de la vessie et l'extérieur du corps du patient (la peau). Un autre inconvénient important de l'utilisation du cathéter classique à porter en permanence est que le nettoyage de ce cathéter ne peut être exécuté convenablement. Le manque de personnel et/ou le manque d'attention du personnel peuvent être les facteurs provoquant une sepsie du cathéter urétral. Cependant, même dans le cas où le cathéter est nettoyé de la meilleure façon et même avec le meilleur personnel urologique, un cathéter à porter en permanence, maintenu pendant une période supérieure à 45 heures, peut provoquer une infection urétrale qui peut devenir plus grave et qui peut également résister à la plupart des traitements. Etant donné que le plupart des infections provoquées par un cathéter proviennent des glandes de la muqueuse urétrale (glandes de Littre) entourant le cathéter, le meilleur et, généralement, le seul moyen efficace de traitement consiste à retirer le cathéter infecté et à le traiter avec des antibiotiques appropriés. Néanmoins, bien qu'il semble que de bons soins et un nettoyage prophylactique puissent empêcher une infection par l'intérieur du canal, le véritable problème à résoudre reste posé, car l'extension de la contamination par la périphérie du cathéter est très probable. Beason indique que "en ce qui concerne les cathéters à porter en permanence, lorsqu'il existe un canal ouvert entre la cavité de la vessie et la surface du corps, une prophylaxie chimique n'a aucun effet, comme cela est prévisible, sauf d'éliminer des organismes sensibles et de favoriser l'établissement d'une infection plus difficile à traiter". La situation décrite ci-dessus, concernant l'infection due au cathéter, apparaît également lors de l'utilisation de cathéters dans l'oesophage. Les remarques précédentes et d'autres particularités d'infections possibles rendent très souhaitables l'utilisation de cathéters du type décrit dans le présent mémoire. L'invention concerne un cathéter urétral qu'il est inutile de retirer périodiquement, mais qui empêche cependant les infections urétrales par le fait qu'il est conçu en fonction des causes étiologiques principales d'infections urétrales. Tous les patients mâles et femelles portant en permanence un cathéter dans leur urètre ne font jamais réellement l'objet de soins destinés spécialement à l'espace entourant le cathéter et compris entre la muqueuse urétrale et la surface extérieure du cathéter. La raison principale est qu'il n'existe pas, jusqu'à présent, un procédé, une technique ou un instrument médical efficace capable de résoudre ce problème.Les cathéters urinaires à porter en permanence décrits dans le présent mémoire sont conçus pour résoudre spécifiquement ce grave problème tout en permettant la poursuite, en toute sécurité et sans interruption, du drainage urinaire de manière permanente. t'infiltration de l'urine dans l'espace compris entre la paroi extérieure du cathéter et la muqueuse urétrale résulte généralement de contractions incontrôlées du muscle expulseur, ce qui apparaît souvent chez des patients souffrant d'affections neurologiques. Dans le cas des patients n'ayant pas de problème neurologique, un cathéter du type FOLEY à porter en permanence doit actuellement être fréquemment changé afin d'empêcher le développement d'incrustations, de concrétions (calculs) et d'une infection du type Gram-négatif avec sepsie. Les cathéters décrits évitent d'avoir à être changés fréquemment dans ces cas, car ils permettent un drainage aisé des glandes de la muqueuse urétrale et, ce qui est plus important, ils permettent des irrigations urétrales ouvertes et/ou fermées, sans gêner l'écoulement libre de l'urine sortant de la vessie. Le cathéter perfectionné selon 11 invention favorise un meilleur drainage des glandes urétrales et permet une mesure plus précise du débit d'écoulement de l'urine. Il empêche également la formation d'incrustations autour du cathéter dans les cas de cathétérismes devant être maintenus pendant de longues durées, et il constitue le seul cathéter connu qui permet des irrigations urétrales locales efficaces avec des solutions antiseptiques et antibiotiques, par les méthodes d'irrigation ouvertes ou fermées.Le cathéter selon l'invention ne gêne en aucune manière un drainage convenable de l'urine et une mesure précise du débit d'écoulement de l'urine. Le cathéter perfectionné selon l'invention répond à tous les critères nécessaires et acceptables pour un cathéter efficace et sur, à porter en permanence, les avantages et caractéristiques du cathéter selon l'invention pouvant être énumérés comme suit 1. La vessie peut se vider efficacement et l'écoulement de l'urine peut être mesuré avec précision à tout instant, en particulier à l'aide de collecteurs micrométriques t 2. La vessie peut être irriguée avec des solutions salines physiologiques stériles, antiseptiques ou antibiotiques, sans problème ; une irrigation stérile peut être effectuée séparément ou en association, c'est-à-dire sous forme d'une irrigation du canal urétral et d'une irrigation de la vessie, ou bien sous la forme d'une combinaison d'irrigations de la vessie, de la prostate et de l'urètre ; 3. Toute obstruction et stagnation des sécrétions des glandes de la muqueuse de l'urètre, autour du cathéter, sont empêchées t 4. Le cathéter perfectionné selon l'invention évite d'avoir à effectuer des cathétérismes répétés, de longue durée, qui sont souvent favorables à une infection ; et 5. Le cathéter perfectionné pour oesophage selon l'invention est très efficace lorsqu'il est en position et il peut en outre être utilisé pour fermer l'orifice par lequel l'oesophage débouche dans l'estomac afin d'empêcher l'introduction dans l'estamoc de solutions de nettoyage et afin également de faciliter la décompression de l'estomac. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels - la figure 1 est une élévation du cathéter selon l'invention, montrant le tube d'irrigation qui aboutit à la gaine et le tube d'expansion qui aboutit à la vessie - la figure 2 est une coupe axiale partielle du cathéter, suivant la ligne 2-2 de la figure 1 ; - la figure 3 est une coupe axiale partielle du cathéter de la figure 1, dans la zone entourée par le cercle "3" sur la figure 1, cette coupe montrant le ballonnet et les prolongements du tube de gonflage de la gaine ; - la figure 4 est une coupe schématique montrant la mise en place du cathéter urétral à porter en permanence dans l'urètre d'un patient mâle ;; - la figure 5 est une coupe schématique montrant la structure et le positionnement du cathéter selon l'invention dans l'urètre d'une patiente - la figure 6 est une coupe transversale du cathéter, suivant la ligne 6-6 de la figure 2, montrant la gaine contractée étroitement autour du cathéter ; - la figure 7 est une coupe axiale partielle d'un cathéter pour patients mâle ou femelle, montrant le ballonnement limité de la gaine autour du cathéter - la figure 8 est une coupe transversale du cathéter, suivant la ligne 8-8 de la figure 7, montrant la gaine gonflée sous la pression d'un fluide ;; - la figure 9 est une coupe axiale partielle d'une variante du cathéter selon l'invention, montrant la présence d'une gaine à deux parois qui permet l'irrigation de la paroi extérieure sous-jacente du cathéter - la figure 10 est une coupe axiale partielle d'une paroi du cathéter représenté sur la figure 9, cette coupe montrant la dilatation des gaines lors de l'introduction du fluide - la figure 11 est une coupe longitudinale partielle montrant un obturateur logé dans l'extrémité ouverte du tube d'irrigation et du tube de la vessie - la figure 12 est une élévation partielle d'une autre forme de réalisation du cathéter selon l'invention à orifice d'écoulement unique et canal d'écoulement associé - la figure 13 est une coupe axiale partielle, à échelle agrandie, montrant les zones du cathéter entourées des cercles "2" sur la figure 12 ;; - la figure 14 est une coupe transversale du cathéter, suivant la ligne 14-14 de la figure 13 - la figure 15 est une coupe axiale partielle d'une paroi d'un cathéter à plusieurs évents de fluide et canaux d'écoulement associés communiquant avec un canal unique d'arrivée de fluide - la figure 16 est une coupe axiale, analogue à celle de la figure 13, mais montrant plusieurs évents de fluide et plusieurs canaux d'écoulement reliés chacun par un canal d'écoulement associé à une entrée commune ; - la figure 17 est une coupe transversale du cathéter, suivant la ligne 17-17 de la figure 16, montrant l'association de ce cathéter avec la paroi intérieure du canal urinaire - la figure 18 est une élévation partielle d'une variante du cathéter à ballonnet, destiné à être introduit dans un oesophage présentant un écoulement ;; - la figure 19 est une coupe axiale partielle, à échelle agrandie, du tronçon du cathéter de la figure 18 présentant des canaux ; et - la figure 20 est une coupe schématique du cathéter de la figure 18 en position d'utilisation dans l'oesophage. Les figures 1 à 3 représentent une forme de réalisation de l'invention. Comme représenté en particulier sur la figure 1, le cathéter comprend un tube 11 de longueur importante, réalisé en matière élastique, par exemple en un composé siliconé ou toute autre matière convenable contenant du latex ou du caoutchouc. Le tube, qui est sensiblement analogue au cathéter de FOLEY à porter en permanence, présente une extrémité fermée et arrondie 12 d'insertion et un orifice 13 d'écoulement adjacent à cette extrémité et débouchant à l'intérieur de la vessie 14, comme montré sur la figure 7. L'autre extrémité 15 du tube est légèrement agrandie afin de pouvoir être emmanchée télescopiquement sur un tube (non représenté) permettant au fluide (urine) de s'écouler de la vessie. La paroi du tube 11 présente un canal 16 qui débouche, par une extrémité, dans un ballonnet classique 17 adjacent à l'extrémité 12 du tube. Le canal 16 est prolongé le long du cathéter 11 et aboutit dans un prolongement 18. Lorsque le cathéter est inséré dans le canal urétral 19 (figures 7 et 8) et avancé à l'intérieur. de la vessie 14, un fluide antiseptique est innecté dans le prolongement 18 d'entrée et pénètre par le canal 16 dans le ballonnet 17 afin de le gonfler et de l'appliquer sur le fond de la vessie pour empêcher l'écoulement de l'urine ainsi que pour se fixer luimême dans la vessie. Le drainage de l'urine de la vessie et son écoulement le long de la surface extérieure du cathéter empêchent le médecin de mesurer le débit d'écoulement et entraînent souvent la formation précitée d'incrustations, de concrétions et, par conséquent, d'une infection du type Gramnégatif, suivie, le cas échéant, d'une infection généralisée avec sepsie, autour du cathéter. Pour éliminer les nombreux risques présentés par l'écoulement de l'urine vers le bas, le long de la surface extérieure du cathéter, le cathéter perfectionné selon l'invention comporte de nouveaux moyens destinés à laver sa surface extérieure et la paroi 19a du canal urétral. Ces moyens sont montrés notamment sur les figures 4 et 6 à 8. Comme représenté, la longueur du tube 11 du cathéter, comprise entre le point d'entrée (20) dans le canal urétral 19 et sensiblement la paroi inférieure de la prostate 14a, est recouverte d'un manchon élastique 21 qui est fixé au tube 11, de préférence par emboîtement de ses extrémités 21a dans des évidements annulaires 22 (figures 2 et 3) ménagés dans la face extérieure du tube, l'étanchéité de la fixation étant réalisée au moyen de bandes élastiques 23 serrées étroitement. La longueur du manchon comprise entre les bandes extrêmes 23 est libre de toute retenue et peut donc, lorsque cela est demandé, être expansée radialement vers l'extérieur, comme montré sur les figures 7 et 8. L'expansion radiale du manchon 21 est obtenue par l'introduction d'une solution antibiotique stérile ou d'une solution antiseptique dans l'espace ménagé au-dessous du manchon 21.Le fluide est introduit dans cet espace par un canal 24 qui part d'un prolongement extérieur 26 comportant, à son extrémité, un bloc 27 pouvant être traversé (figure 11) afin de permettre à une aiguille stérile de pénétrer pour pouvoir réaliser l'injection nécessaire du fluide stérile dans l'espace 19 entourant le cathéter. Le manchon ou la gaine 21 présente un grand nombre de petites perforations 29 qui restent fermées lorsque le manchon est resserré. Cependant, lorsqu'un fluide stérile est introduit dans l'espace entourant le cathéter et lorsque le manchon se dilate, les trous s'ouvrent et permettent au fluide antiseptique de pénétrer dans l'espace 19 compris entre le manchon et la paroi urétrale 19a.De cette manière, la surface extérieure du tube 11 du cathéter, le manchon 21 et la paroi urétrale 19a (glandes de Littre) sont lavés et toute incrustation se formant sur ces surfaces est dissoute et éliminée par lavage. De plus, toutes bactéries ayant pu se déposer sur le cathéter avant et pendant son insertion sont éliminées par l'irrigation et l'écoulement de fluide. Par conséquent, la probabilité d'une infection de la vessie (cystite) est minimisée, sinon totalement éliminée. Le cathéter représenté sur les figures 9 et 10 est sensiblement analogue à celui décrit ci-dessus et les mêmes références numériques identifient les mêmes éléments dans les deux formes de réalisation. Cependant, dans ce cas, le tube 11 du cathéter comporte un manchon intérieur 32 et un manchon extérieur expansible 21 qui présentent chacun un grand nombre de petits trous 29 et 29a, respectivement, les trous 29a étant normalement fermés afin d'empêcher l'introduction de bactéries dans l'espace 33 ménagé entre les deux manchons et destiné à recevoir un fluide. Lorsqu'une solution antiseptique est introduite dans l'espace 33, le manchon extérieur 21 s'expanse afin d'ouvrir les perforations 29a et de permettre à cette solution antiseptique de laver la paroi 19a du canal urétral 19 pour irriguer la surface extérieure du manchon extérieur 21 et en éliminer tous les débris. Une certaine partie de la solution passe également par les perforations 29 dans le manchon intérieur 32 afin de laver également la paroi sous-jacente du cathéter. Une autre forme de réalisation de l'invention est représentée sur les figures 12 à 14 sur lesquelles les mêmes références numériques que celles utilisées précédemment identifient les mêmes éléments. Comme représenté en particulier sur la figure 12, le cathéter comprend un tube de grande longueur, réalisé en matière élastique analogue à celle décrite précédemment. Le tube présente une extrémité arrondie et fermée 12 qui débouche en 13 dans la vessie 14. L'autre extrémité 15 du tube est légèrement agrandie afin de pouvoir être emmanchée télescopiquement sur un tube (non représenté) permettant au fluide (urine) de s'écouler de la vessie. La paroi du tube 11 présente un canal 16 qui s'ouvre, à une extrémité, dans un ballonnet 17 adjacent à l'extrémité 12 du tube et qui se termine, à son autre extrémité, dans un prolongement 18. Le ballonnet est gonflé, comme précédemment, par l'introduction dans celui-ci d'un fluide)ce qui provoque l'application de ce ballonnet sur la paroi de la vessie. Pour éliminer les nombreux risques résultant de l'écoulement de l'urine vers le bas le long de la surface extérieure du cathéter, le cathéter montré sur les figures 12 à 14 comporte de nouveaux moyens destinés à laver sa surface extérieure et la paroi 19a du canal urétral. Comme représenté sur les figures 12 et 14, la longueur du tube 11 du cathéter, comprise entre le point d'entrée de ce tube dans le canal urétral 19 et sensiblement la paroi inférieure de la vessie 14 tle cas d'une patiente étant montré sur la figure 5), présente, dans sa surface extérieure, au moins une rainure peu profonde 34 qui peut être droite, hélicoldale ou de toute autre forme convenable, mais qui est orientée de manière que tout fluide s'écoule dans cette rainure vers l'extrémité extérieure du cathéter.L'extrémité de la rainure 34 la plus proche du ballonnet 17 communique par un évent 35 avec un canal axial 36 ménagé dans la paroi du cathéter. Le canal s'étend de l'évent 35 jusqu'à un prolongement extérieur 26 comportant un bloc 27 pouvant être traversé (figures 11 et 12) à son extrémité, afin qu'il soit possible d'introduire une aiguille stérile nécessaire pour injecter un fluide antiseptique stérile ou un fluide antibiotique dans le canal 36 et, par conséquent, dans la ou les rainures extérieures 34. Le fluide stérile tend à descendre sur toute la longueur du canal mais, au cours de ce mouvement, il se répand en fait sur la surface extérieure du cathéter et sur la muqueuse de l'urètre, ainsi que sur la paroi du canal prostatique.De cette manière, la paroi urétrale 19a (glandes de Littre) ainsi que le canal prostatique et la surface extérieure du cathéter 11 sont efficacement baignés, et toute incrustation pouvant apparaître sur ces surfaces est dissoute et/ou éliminée physiquement par lavage, tandis que les bactéries sont éliminées par l'action chimique et physique des fluides d'irrigation. Par conséquent, le risque d'infection de la vessie (cystite) est minimisé, voire éliminé. Le cathéter représenté sur la figure 15 est sensiblement analogue à celui décrit précédemment et les mêmes références numériques identifient les mêmes éléments. La seule différence réside dans le fait que le tube 11 du cathéter présente deux rainures extérieures 34 qui communiquent avec un canal unique 25a par des évents 35a. Il est évidemment possible, comme indiqué précédemment, d'utiliser trois ou même quatre rainures si cela est souhaité. Ceci est montré sur les figures 16 et 17. Comme représenté, chacune des rainures 37, 38 et 39 communique avec son propre canal 24a, 24b et 24c, ces canaux se rejoignant dans un canal commun d'entrée qui aboutit dans le prolongement 26 dont l'extrémité extérieure comporte un bloc 27 pouvant être traversé. Bien qu'il soit préférable d'utiliser des éléments assurant l'écoulement du fluide le long des rainures 34, 37, etc., ces rainures peuvent être réalisées sur la surface circonférentielle du tube, sans liaison avec une source de liquide. Dans ce cas, les fluides sécrétés de façon naturelle par le canal de l'urètre tendent à suivre les rainures et à se répartir sur toute la paroi extérieure du tube 11, 17a et sur la paroi du canal urétral. Quel que soit le nombre et la forme des rainures et le nombre des canaux communiquant dans le cathéter avec ces rainures, la surface extérieure du cathéter et la paroi 19a du canal urétral 19 sont globalement baignées et irriguées, afin qu'une irrigation se produise et que toutes les bactéries et les débris soient éliminés physiquement de la surface extérieure du cathéter et de la totalité du canal (c'est-à-dire les muqueuses prostatiques et urétrales). Le cathéter représenté sur les figures 18, 19 et 20 est destiné à être utilisé dans l'oesophage 41 pour un traitement local aux astringents tels que des solutions d'adrénaline et de thrombine. Ces solutions sont extrudées par des évents 35 (figure 18) provenant d'un ou plusieurs canaux 36 de la paroi du cathéter Ilb, afin de pénétrer dans une ou plusieurs rainures extérieures 34. Ces rainures répartissent efficacement la solution sur la surface extérieure du cathéter et sur la surface intérieure de la paroi de l'oesophage.Pour empêcher les astringents de descendre le long de la surface extérieure du cathéter et de pénétrer dans l'estomac 42, le cathéter comporte un ballonnet 17 adjacent à son extrémité inférieure et qui, lorsqu'il est gonflé comme décrit précédemment, ss'applique efficacement sous pression contre le paroi supérieure de l'estomac et empêche ainsi les fluides de s'écouler vers le bas. Le cathéter peut également comporter des moyens permettant de décomprimer l'estomac. Dans ce cas, le tronçon 11c du cathéter Ilb, dépassant au-dessous du ballonnet 17, présente plusieurs perforations 43 permettant de décomprimer l'estomac au moyen d'un dispositif d'aspiration fixé à l'extrémité ouverte et apparente 44 du tube du cathéter. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au cathéter décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Cathéter, caractérisé en ce qu'il comporte un élément tubulaire flexible (11) dont la surface extérieure présente des moyens (34) destinés à répartir un fluide sur ladite surface extérieure. 2. Cathéter selon la revendication 1, caractérisé en ce que la surface extérieure de l'élément présente plusieurs rainures hélicoldales et longitudinales (34), et au moins un canal (36) d'écoulement de fluide communiquant avec les rainures. 3. Cathéter selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'un ballonnet gonflable (17) est fixé à proximité d'une extrémité (12) de l'élément tubulaire. 4. Cathéter selon la revendication 3, caractérisé en ce que la paroi de l'élément tubulaire présente un canal (16) qui débouche, par une extrémité, dans le ballonnet, et par son autre extrémité, à l'atmosphère. 5. Cathéter selon la revendication 4, caractérisé en ce que le canal se termine dans un prolongement extérieur (18, 26) dont l'extrémité ouverte comporte un bloc (27) pouvant être percé. 6. Cathéter, caractérisé en ce qu'il comporte un tube flexible (1t) qui présente des extrémités ouvertes intérieure (12) et extérieure (15), deux manchons flexibles (32, 21) montés télescopiquement l'un sur l'autre et sur le tube et aboutissant à peu de distance des extrémités de ce tube, les extrémités de ces manchons étant reliées entre elles et au tube et les deux manchons étant perforés sur toute leur longueur utile, des éléments permettant d'introduire un fluide entre les manchons afin de dilater le manchon situé à l'extérieur sur une plus grande distance que le manchon situé à l'intérieur. 7. Cathéter, caractérisé en ce qu'il comporte un élément tubulaire flexible (11) qui présente des extrémités ouvertes intérieure extrémités (21a) la)et l'espace compris entre l'élément tubulaire et le manchon formant une chambre destinée à recevoir une solution antiseptique, un orifice (24) d'entrée permettant d'introduire ladite solution dans la chambre et le manchon présentant un grand nombre de petites perforations (29). 8. Cathéter, caractérisé en ce qu'il comporte un élément tubulaire flexible (11) qui présente une extrémité ouverte (12) d'insertion et une extrémité extérieure ouverte (15), ledit élément tubulaire présentant un canal d'écoulement d'urine entouré d'une paroi cylindrique de longueur prédéterminée, la surface extérieure de cette paroi cylindrique présentant des éléments (34) destinés à répartir un fluide sur ladite surface de la paroi cylindrique. 9. Cathéter selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'élément tubulaire (11) porte un ballonnet gonflable (17) à proximité de son extrémité intérieure (12), ladite paroi cylindrique présentant un canal (16) d'écoulement qui permet à un fluide d'arriver au ballonnet. 10. Cathéter, caractérisé en ce qu'il comporte une longueur de tube flexible (11) formant un canal d'écoulement unique et présentant une surface extérieure qui comprend une rainure (34) permettant de répartir des sécrétions de glandes urétrales sur la paroi du canal de l'urètre et sur la surface extérieure du cathéter.