L'invention concerne une presse mécanique pour la sépara- tion des éléments liquides de plantes fourragères à grande valeur biologique pour la production d'aliments concentrés ou de produits alimentaires. La presse est munie d'au moins un piston qui est mû vers l'arrière et vers l'avant par rapport à une pièce de réaction. Dans l'industrie de production de produits alimentaires, des aliments verts concentrés sont produits qui ont au moins la même valeur biologique que des produits alimentaires à protéine d'origine animale, tel que du poisson, ou des produits alimentaires fabriqués de plantes, tel que des graines de soja. I1 est essentiel de fabriquer ces aliments de façon économique. Les procédés connus pour la production d'un extrait sans fibres de plantes fourragères consistent en un traitement mécanique grossier des plantes, normalement par des moyens mécaniques, et ensuite les plantes sont comprimées pour en faire sortir le liquide et finalement le liquide est séparé de la masse comprimée. Ensuite, cette masse peut être humidifiée de nouveau et comprimée une nouvelle fois pour la séparation de liquide supplémentaire. Les presses connues n'ont pas été capables à faire sortir le liquide des plantes d'une manière économique et satisfaisante. Avec les dispositifs connus il n'est pas possible de rompre complètement les membranes cellulaires des plantes. Le liquide consistant en fragments visqueux de cytoplasme et de chloroplaste ne pouvait pas être séparé de façon appropriée par la compression après la rupture des cellules. Même sous l'effet d'une très grande compression il n'a pas été possible de rompre les membranes cellulaires parce que cette pression agit sur le coté extérieur des cellules et elle est tenue en équilibre par la pression correspondante dans l'intérieur des cellules. Les membranes cellulaires ne peuvent, par conséquence, pas être rompues par une telle pression uniforme. Le but de la présente invention est de perfectionner les dispositifs connus pour la rupture des cellules des plantes, et cela est obtenu par une presse dont le piston et/ou la pièce de réaction est muni de plusieurs canaux de passage qui sont essentiellement parallèles par rapport à la direction du mouvement. Dans un dispositif dont le piston et/ou la pièce de réaction est construit de cette façon les cellules de la plante. sont exposées à une pression inégale parce que la membrane cellu laire, à cause de la compression entre le piston et la partie de réaction par la partie mobile, est soumise à une force de compression au même instant qu'elle est exposée à une plus petite pression parce qu'elle n'est pas supportée dans l'ouverture d'un canal. A cause de cette différence de pression la membrane de la cellule est rompue. La matière traitée est ensuite avancée par les canaux et elle peut être comprimée pour la séparation du liquide de la matière fibreuse, c'est-à-dire de la pulpe. Par l'utilisation de cette presse il est possible de séparer le jus de plantes jusqu'à un degré qui est impossible d'obtenir dans le passé. Selon les modes de réalisation préférés de l'invention le piston ou la partie de réaction est très simple et d'une construction robuste qui est facile à fabriquer et qui en pratique est très efficace pour rompre les membranes de cellules. L'invention sera maintenant expliquée en plus grand détail en référence au dessin annexé, dans lequel: La figure 1 représente un piston en perspective; La figure 2 représente un piston annulaire en section et en perspective; La figure 3 représente une presse avec un piston à lamelles; La figure 4 représente une presse avec un piston massif; La figure 5 représente une presse avec un piston en lamelles et une pièce de réaction en lamelles; Comme représenté dans la figure 1, un mode de réalisation pour le piston 1 et/ou la pièce de réaction 2 peut comprendre une rangée de plaques métalliques uniformes 5. Ces plaques 5 peuvent avoir une dimension uniforme et elles peuvent être fabri quées par exemple d'acier inoxydable.La plaque 5 peut avoir une ou plusieurs ouvertures 7, de sorte que des différences de pression possibles ou des différences de la quantité de la matière à traiter puissent être égalisées par ces ouvertures. L'intervalle 3 entre les plaques individuelles 5 forme un canal par lequel la matière des plantes peut être avancée après la rupture des membranes cellulaires. L'intervalle 3 est fixé à l'aide de la pièce d'espacement 8. Cette pièce d'espacement 8 peut être glissée sur un rivet ou un boulon commun 9. Bien entendu d'autres moyens peuvent être utilisés pour maintenir la distance entre les plaques et pour les serrer ensemble, par exemple des projections, ou des assemblages soudés. Dans la figure 1 le piston ou la pièce de réaction est en forme de parallélépipède, mais aussi une forme cylindrique ou ovale est possible. Selon la figure 2, le piston 1 ou la pièce de réaction est formé par plusieurs manchons concentriques 6 à diamètre diffé- rent. Les intervalles 3 entre les manchons 6 sont des canaux annulaires 3 correspondant aux canaux 3 dans la figure 1. D'une façon semblable au mode de réalisation de la figure 1, les manchons 6 peuvent être maintenus ensemble par des moyens appropriés. En outre les manchons peuvent. avoir des ouvertures 7 qui correspondent aux ouvertures 7 du mode de réalisation de la figure 1. Le canal 3 a une largeur qui dépend des plantes b traiter. Pour le traitement d'herbes ou de luzerne des canaux avec une largeur de 1 mm ou des canaux encore plus petits sont appropriés. La presse elle-même peut être construite comme reprE- senté dans les figures 3-5. La figure 3 représente une presse avec une chambre de compression 10 dans laquelle la matière à traiter est comprimée. Le piston 1 se déplace en directions oppo sées, conarde indiqué par la flèche 4. La pièce de réaction est une formée par/paroi fermée 2. Bar la compression des plantes sous le piston 1 les membranes cellulaires sont rompues lorsqu'elles sont coincées sur le bord des ouvertures des canaux s'ouvrant dans la chambre 10, et la matière traitée des plantes peut sortir par les canaux 3. Le mode de réalisation selon la figure 4 comprend un piston massif 1, et des canaux dans la pièce de réaction 2 et selon la figure 5 le piston 1 et aussi la pièce de réaction 2 sont munis de canaux. I1 est évident que d'autres modes de réalisation de la presse sont possibles. Il est seulement essentiel d'avoir un piston et/ou une pièce de réaction construit selon les revendications suivantes: R E V E N D I C A T I O N S. 1. Presse mécanique pour la séparation des éléments liquides de plantes fourragères avec une grande valeur biologique pour la production d'aliments concentrés ou de produits alimentaires la presse comprenant au moins un piston qui peut être mû vers l'avant et vers l'arrière par rapport à une pièce de réaction, caractérisée en ce que le piston et/ou la pièce de réaction est muni de plusieurs canaux de passage qui sont essentiellement parallèles par rapport à la direction de mouvement. 2. Presse selon la revendication 1, caractérisée en ce que le piston et/ou la pièce de réaction est construit par plusieurs plaques essentiellement parallèles qui sont distancées entre elles pour former les canaux. 3. Presse selon la revendication 1, caractérisée en ce que le piston et/ou la pièce de réaction est fabriqué par plusieurs manchons concentriques qui sont distancés par rapport entre eux pour former les canaux.