La présente invention concerne l'utilisation de phénothiazines déjà connues, pour influencer la croissance supérieures. lia Demanderesse a découvert que des phénothiazines déjà connues, de formule (dans laquelle R et R' représentent des atomes d'halogène, dos radicaux alkyle, alcoxyle, trifluorométhyle et/ou alkylcarbonyle A représente un radical alkylène ; R1 et R2 représentent chacun un radical alkyle ou bicn R1 et R2 pris ensemble avec l'atome d'azote, représentent un radical htérocyclique pentagonal ou hexagonal et n est égal à 0, 1 ou 2), ainsi que les sels de ces phénothiazines, présentent de puissantes propriétés d'aptitude à influencer la croissance des plantes. lies phénothiazines sont nettement caractérisées par la fornule ci-dessus. Dans cotte formule, R et R' représentent de pro- férence des atomes de chlore, de brome, de fluor et d'iode, des radicaux alkyle, alcoxyle, et alkylcarbonyle, ayant chacun 1, 2, 3, 4 ou 5 atomes de carbone, ainsi que le radical trifluoromethyle. A représente de préférence, un radical alkylène à châine droite ou ramifiée ayant 1 à 5 atomes do carbone, comme les radicaux néthylène, éthylène, propylène, isopropylène et butylène, R1 et R2 représentent de préférence chacun un radical alkyle à chaîne droite ou ramifiée ayant 1 à 5 atones de carbone, tels que méthyle, éthyle, propyle, isopropyle et butyle, ou bien R1 et R2 pris ensemble avec l'atome d'azote peuvent représenter un radical hétérocyclique pentagonal ou hexagonal. Ce radical peut, en plus d'un atome d'azote contenir encore un autre atome d'azote ou d'oxygène.Si un autre atome d'azote est présent, il peut encore porter comme substituant par exemple un radical méthyle, éthyle et propyle, n est de pré- férence égal à O ou 1. lies phénethiazines de formule (I) sont déjà connues. On les utilise partiellement on médecine humaine comme tranquillisants. lies phénothiazines peuvent aussi être utilisées sous la forme de leurs sels. Pour la fabrication des sels, entrent aussi bien on considération les acides mineraux, tels l'acide chlorhydrique, l'acid sulfurique et l'cide phosphorique, que des acides organiques par exemple des acides aliphatiques comme les acides acétique , fumarique, maléique et citrique et des acides arcnatiques comme l'acide benzoïque et l'acide salicylique. te radical acide nc joue aucun rôle dans le. sel de phénothiazine, quant à l'action sur les plants. I1 put de ce fait être interchangeable à volonté. lies phénothiazines présentent des propriétés influençant la croissance des plantes. Dans une gamme de concentration très gronde, elles agissent plus ou moins fortement comme excitatrices de la croissance. Pour des concentrations très élevées elles pré- sentent toutefois un effet d'inhibition de la croissance. De ce fait, les phénothiazines peuvent être utilisées pour accélérer la croissance des plantes cultivées. lies plantes ainsi traitées présentent une croissance plus puissante, des tiges plus stables et un plus grand nombre de feuilles ainsi que des fruits plus gros et plus nombreux. Un domaine particulier d'utilisation des phénothiazines est par conséquent l'excitation de la croissance des plantes cultivées par exemple pour augmenter la masse d'herbage des plantes fourra gèrcs et peur l'augmentation du rapport pour les céréales, les légumes et les raves. Avec des concentrations inportantes, on peut aussi utiliser des phénothiazines pour l'inhibition de la croissance, par exemple l'inhibition de la germination. A de très fortes doses, il y a même lieu de ncter une destruction des plantes, de sorte que l'on peut utiliser aussi ces composés comme agents d'anéantissement des mauvaises herbes et comme agents de destruction des herbes. On put utiliser les phénothiazines, pour ces divers buts, à des concentrations diverses, notamment dans le cas des plantes suivantes Des dicotylédones comme le coton (Gossypium), les raves (beta), les carottes (Daucus), les haricots (Phaseolus), les pom- mes de terre (Solanum), le café (Coffea), la moutarde (Sinapis), le crcsson (lepidium), la gaillet gratteron (Galium), la camomille (Matricaria), la galinsoge (Galinsoga) ; les monocotylédones, comme le nais (Zea),le riz (Oryza), l'avoine (Avena), l'orgo (Hordeun), le fronent (Triticum), le millet (panier), la canne à sucre (Sac- charum), la fléole (Phleum), la paturin (Poa), le faux-seigle (Lolium), le panic (Echinochloa). Les substances actives selon la présente invention peuvent 8tre incorporées dans les composition de formules habituelles, telles que solutions, émulsions, suspensions, poudres, pâtes et granulés. On les fabrique d'uns façon on elle-même connue, par exem- ple par nélange des substances actives avec des agents d'allongement, dona des solvants liquides et/ou des supports solides, le cas échéant en utilisant des agents tensio-actifs, donc des énulsionnants et/ou des dispersants.Dans le cas de l'utilisation de l'eau comme agent d'allongement, on peut aussi utiliser des solvants organiques comme auxiliaires de solubilisation. Comme solvants liquides entrent particulièrement on considération, les aromatiques comme le xylène et le benzène, des aromatiques chlcrés comme les chlorobenzènes, des paraffines comme des fractions de pétrole, des alcools comme le méthanol et le butanol, des solvants fortenent polaires conne le diméthylformanide et le dinéthylsulfoxyde, ainsi que l'eau.Comme supports solides, les farines minérales naturallis comme les kaolins, les argiles, le talc et la craie et des farines minérales synthétiques, corme l'acide silicilique et les silicates fortement dispersés. Comme émulsionnants non ionogènes et anioniques, coaune les esters polyoxyéthyléniques d'acides gras, des éthers polyoxyéthyléniques d'alcools gras, par exemple l'éther polyglycoliques d'alkyl-aryle, les alkyl-sulfonates et arylsulfonates ; comme dispersants, par exemple la lignine, les lessives résiduaires de sulfite et la méthylcellulose. Tes substances actives selon la présente invention peuvent se trouver dans les compositions, en mélange avec d'autres substances actives connues. Les compositions contiennent tin général entre 0,1 t 95 ss on poids de substance active, de préférence entre 0,5 t 90 %. tes substances actives peuvent ôtre utilisées comme telles, sous la forme de leurs compositions ou bien sous des fermes preAtes à l'utilisation, telles que des solutions préparées, émulsions, suspensions, poudres, pâtes et granulés. L'application s'effectue de la façon habituelle, par exemple par dispersion, pulvérisation, arrosage, saupoudrage et incorporation par travail du sol. Lors de l'utilisation comme substance favorisant la croissance on peut utiliser les phéncthiazines, aussi bicn avant la levée des plantes qu'près leur levée. tes quantités utilisées varient selon le type d'utilisation, le genre des plantes et surtout selon l'effet désiré, dans un donaine très étendu. En général les quantités appliquées sont comprises entre 10 g et 100 kg/ha, de préférence de -50 g à 20 kg/ha. EXEMPLE 1 On fabrique d'une part, une solution aqueuse de chlorhydrate de N-2-diméthylamino-propyl-phénothiazine, et d'autre part de chlorhydrate de N-3-diméthylamino-propyl-3-chloro-phénothiazine. On arrose avec ces préparations de substances actives, des parcelles de terrain en extérieur de 4 à à raison de 250 g de substance active par hectare. Un jour environ avant ce traitement, on a semé du seigle d'hiver, do l'orge d'hiver, de l'avoine et des haricots dans les parcelles d terrain. En outre, pour des buts comparatifs, une parcelle à chaque fois cst simplement arrosée d'eau, nais sans substance active. Après que les plantes soient parvenues à pleine maturité, un comparaison des parcelles traitées avec las parcelles correspondantes non traitées donne les résultflts suivants lies céréales des parcelles traitées sont plus grandes et plus vigoureuses. On récolte environ deux fois plus de grains que pour les parcelles non traitées. Pour les haricots traités la germination est d'abord très faiblement retardée. Cependant à l'époque de la récolte, les plants de haricots traités sont sensiblement plus grands et plus vigoureux que les plants de haricots non traités. L? récolte en haricots est de 2 à 3 fois supérieure à celle crues plants de haricots non traités. EXENPliE 2 On répète cn principe les recherches selon l'exemple 1, mais toutefois les semis n sont pas faits en parcelles de terrain en extérieur mais en pots de fleurs. Pour le chlorhydrate de N-2-diméthylamino-propyl-phénothiazine, la quantité utilisée est d 5 ng à 50 mg par pot, donc vari ntre 5 et 50 kg de substance active par hectare. Avec le chlorhydrate de N-3-diméthylamino-propyl-3-chloro- phénothiazinc, les quantites utilisées sont d 5 à 25 mg par pot de fleur, donc varient entre 5 et 25 kg de substance active par hectare. On utilise également des solutions aqueuses avec lesquelles cn arrose les pots de fleurs après la plantation dos senis. Lors de l'évaluation des résultats de recherche il apparat que pour des doses croissantes en substance active, l'accéléra ticn de la croissance des plantes augmente aussi. REVENDICATIONS l. Agents pour influencer la croissance des plantes en particulier des plantes cultivées, caractérisés en ce qu'ils contiennent une ou des phénothiazines de formule (dans laquelle R et R' représentent chacun un atome d'halogène, un radical alkyle, alcoxylo, trifluorométhyle et/eu alkylcarbonyle, A représente un radical Rlkylène, R1 et R2 représentent chacun un radical alkyl ou bien R1 et R2, pris ensemble avec l'atome d'azote représentent un radical hétérocyclique pentagonal ou hexagonal ; et n est égal à 0, 1 ou 2), ou leurs sels. 2. Application des phénothiazines selon la revendication 1 pour influencer la croissance dos plantes, en particulier des plantes cultivées. 3. Applicction des phénothiazines selon la revendication 1 pour inhiber la germination. 4. Application des phénothiazines selon la revendication 1 pour la lutte contre les mauvaises herbes.