La présente invention concerne um procédé de purification de solutions contenant du carbonate de sodium, du sulfate de sodium, de la soude libre ou de l'hydrogénocarbonate de sodium ainsi que l'um au moins des métaux, vanadium, uranium et molybdène. On sait déjà que des minerais tels que certains minerais uranifères, ou encore vanadifères, sont soumis à une attaque par de l'hydroxyde de sodium en solution ou par des carbonates et bicarbonates de sodium en solution selon le type du minerai traité, ces solutions d'attaque provenant en partie d'un recyclage et en partie d'un apport de réactif. En même temps que le métal principal, se dissolvent à l'état de sels de sodium, d'autres éléments, tels que par exemple le soufre, divers autres métaux et des matières organiques contenus dans le minerai. De plus, selon la constitution initiale du minerai et selon l'importance et la nature des agents complémentaires introduits pour faciliter l'attaque, il en résulte un enrichissement en carbonate de sodium ou en hydrogénocarbonate de sodium de la solution après l'attaque. Ainai, la liqueur après attaque renferme à la fois le métal recherché et des impuretés provenant des liqueurs recyclées ainsi que celles solubilisées lors de l'attaque. Or, il est bien connu que, dans les procédés d'attaque avec recyclage des réactifs non consommés, il est indispensable de limiter les teneurs en impuretés présentes dans les solutions. En effet, les impuretés ont normalement une influance défavorable sur les qualités du produit principal recherché et leur présence, à des concentrations trop élevées, peut être génante lors de l'attaque, et/ou encore entraîner des précipitations intempestives en divers points des circuits de fabrication. Dans la littérature spécialisée en la matière, il est souvent indiqué que l'élimination des impuretés présentes dans les liqueurs en circulation, s'effectue en même temps que les stériles sous forme de liqueur d'imprégantion, par suite d'un lavage insuffisant. Le rejet dans la nature de stériles encore fortement sodés, ou des liqueurs précédemment citées est de plus en plus incomcevable et prchibé par les lêgislations nationales,en raison des dégradations irrémédiables que ces effluents peuvent provoquer dans le milieu naturel. Or, s'il apparaît souhaitable de mieux réaliser le lavage des stériles pour améliorer la récupération des réactifs et du produit à valoriser, par contre la quantité d'impuretés présentes dans le circuit angmente simultanément. Dès lors, il devient nécessaire d'utiliser un procédé permettant d'extraire les impuretés en quantité suffisante des liqueurs à traiter,pour que leurs teneurs en impuretés ne puissent engendrer les inconvénients précités. La demanderesse, poursuivant ses recherches, a mis au point un procédé de traitement des effluents alcalins liquides qui apporte une véritable sohutinn aux nombreuses difficultés rencontrées, jusqu'à ce jour, par lShemme de l'art. Dans ses caractéristiques essentielles, le nouveau procédé d'épuration de solutions provenant de traitement de minerai contenant au partanant au groupe constitué par l'uranium, le vanadium et le molybdène, lesdites solutions alcalines renfermant du carbonate de sodium, du sulfate de sodium, de la soude libre ou de l'hydrogénocarbonete de sodium, l'un au noins des métaux précités sous la forme de sel de sodium, ainsi que d'autres impuretés verses d'origine minérale etiou organique, se caractérise par les tes - une caustification des solutions par une quantité de chaux comprise entre 0,1 à 20 fois et, de préférence comprise 0,5 et 10 fois la quantité stoéchiométrique pour transformer en sonde libre les- carbonates présents, - la séparation d'un premier précipité imprégné d'eaux-mères et consti tué par un ne lange de sels organiques et inorganiques de calcium, d'une liqueur alcalind enrichie en soude libre et contenant du sul fate de sodium, liqueur à laquelle sont jointes les eaux de de du premier précipité, la concentration de la liqueur résultante par évaporation jusqu'à l'obtention d'un deuxième précipité, - la séparation des cristaux de ce deuxième précipité imprégné, d'une liqueur mère riche en soude libre, le lavage du deuxième précipité avec recyclage dis eaux de la concentration et récupération de la liqueur riche en soude libre. Dans les solutions à traiter selon l'invention, les concentrations en Na2SO4, Na2CO3, NaOH libre ou NaHCO3 en l'absence de NaOH et en composés sodiques d'au moins un des métaux du groups constitué par l'uranium, le vasadium et le molybdène ne sout pas critiques. Leurs teneurs relatives peuvent varier dans de larges proportions sans gêner la bonne marche du procédé selon l'inven- tion. La caustification des solutions s'effectus généralement par introduction d'une quantité de chaux au moins égale à la quantité stoéchiométrique nécessaire pour la transformation quasi totale du carbonate de sodiun présent dans la liqueur en soude libre selon la réaction Na2CO3 # Ca(OH)2 # CaCO3 + 2NaOH Dans le cas où les solutions à caustifier contiennent des sels métalliques ceptibles de former avec la chaux, et dans les conditions opératoires, " rncom- posé insoluble, la quantité totale de chaux introduite est constituée par la quantité de chaux effectivement nécessaire a la caustification des carbonates en solution et la quantité de chaux nécessaire pour précipiter lesdits éléments métalliques sous la forme de composés insolubles de calcium.Dès lors, et pour simplifier la compréhension de i'objet de l'invention, il ne sera fait mention que de la quantité de chaux effectivement nécessaire pour la seule caustification des carbonates de sodium. La température correspondante du traitement de caustification est au plus égale à la température d'ébullition de la liqueur traitée. Elle se situe donc entre 20 C et 100 C nais, de préférence, entre 500C et 97 C, la précipitation et la filtrabilité du résidu obtenu étant, dans la majorité des cas, améliorées quand la température de caustification est proche de la température d'ébullition. Le précipité est constitué pour l'essentiel par du carbonate de calcium et par l'excès de chaux et, en quantité mineure, par es sels organiques et inorganiques de calcium. La séparation du premier précipite et de la liqueur-mere alcaline s'effectue par un moyen connu tel que par exemple, filtration, essorage, décantation etc... La liqueur-mere alcaline est alors soumise à une concentration par évaporation jusqu'à l1obtention d'une concentration en NaCH libre d'au plus 50 % et telle que la teneur résiduelle en sulfate de sodium de la liqueur après évaporation soit réglée à la valeur désirée. En effet, la demanderesse a constaté lors de nombreuses vérifications que la teneur résiduelle en sulfate de sodium décroissait rapidement pour des concentrations croissantes en soude jusqu a environ 25 % et, au-delà de cette limite, décroissait plus lentement.On recueille alors un deuxième précipité constitué par du sulfate de sodium qui est séparé de la liqueur-mère riche en soude libre par un moyen connu, puis lavé avec de l'eau ou avec une solution aqueuse saurée en sulfate de sodium, la liqueur de lavage étant recyclée à la concentration. Comme la liqueur-mee récupérée riche en soude libre renferme encore des impuretés, il peut etre souhaitable d'effectuer un traitement de ladite liqueur en vue d'en extraire les éléments tels que le molybdène, les matières organiques et autres, génants pour son utilisation ultérieure. le même ladite liqueur-mère peut subir un traitement de transformation avant d'être utilisée dans - cycle de fabrication. Selon une première variante permettant l'élimination du molybdène, ce métal peut etre précipité de manière connue - sous forme d'un sulfure de molybdène par l'acidification de la li queur-mere sodique et l'addition d'un sulfure alcalin en excès par rapport à la quantité stoéchiométrique nécessaire. Selon une deuxième variante permettant d'extraire les matières organiques, la liqueur-mère sodique est traitée de manière connue - soit par un composé de baryum en mettant à profit la faible solubi- lité des organates de baryum dans le milieu sodique. Le composé au baryum est introduit en quantité au moins égale à la quantité stoéchicmétrique nécessaire pour permettre la précipitation et l'élimination par séparation des organates de ce métal, - soit par du bioxyde de sodium provoquant la dégradation "in situ" des matières organiques, - soit par de l'eau oxygénée provoquant cette même dégradation, - soit, enfin, par passage de ladite liqueur sur du charbon actif ayant la propriété bien connue de retenir les éléments organiques présents dans la liqueur-mère traitée. Selon une troisième variante, la liqueur-mère sodique peut être partiellement ou en totalité carbonatée par sa mise en contact avec du gaz carbonique selon des moyens connus, par exemple par insufflation d'un large excès de ce gaz. Selon les conditions de cette opération, il est possible d'obtenir un précipité de carbonate de sodium que l'on peut ultérieurement séparer. D'après les caractéristiques de la liqueur-mere sodique à la sortie de l'évaporation et les usages à laquelle cette liqueur purifiée est destinée, il est possible d'utiliser soit l'une ou l'autre de ces variantes, soit de les combiner partiellement ou totalement. Selon une disposition complémentaire du procédé de 1' Invention, il peut se produire, lors du traitement des solutions par la chaux, une caustification incomplète du carbonate de sodium malgré l'introduction d'un large excès de chaux, ou tien il peut se révéler souhaitable d'effectuer une caustification nenagée de ce carbonate de sodium par l'introduction d'une quantité sous stoé- chiométrique de chaux.Dès lors, au cours de la concentration par évaporation de la liqueur-mère alcaline, il apparaît un précipité qui peut etre constitué soit par le sel double 2Na2S04.Na2C03, soit par un mélange de carbonate de sodium et de ce sel double, soit, enfin, par un mélange de sulfate de sodium et de ce sel double, l'obtention de l'un ou l'autre des trois précipités possibles dépendant essentiellement de la composition de la liqueur alcaline après la caustification ainsi que du taux d'évaporation pratiqué. Dans le cas de cette caustification incomplète, la liqueur-bre riche en soude libre, obtenue par une séparation liquide-solide après évaporation, contient encore des impuretés qu'il est souhaitable d'éliminer par un traitement complémentaire, les plus gênantes étant le molybdène et les matières organiques dont l'élimination s'effectue par l'une ou l'autre des variantes précitées. De même, la carbonatation de cette liqueur-mère riche en soude libre peut etre réalise comme cela a déjà été précisé. La figure jointe est une représentation schématique du procédé selon l'invention, indiquant en traits pleins le circuit utilisé lorsque l'on désire éliminer les seuls carbonates de sodium et sulfates de sodium et, en traits pointillés, les circuits pour réaliser sur la liqueur-mère riche en soudeysoit une purification complémentaire du molybdène et/ou matières organiques, soit une carbonatation, en pratiquant la variante précitée destinée à cet effet, soit en réalisant un traitement complet par la pratique successive des variantes décrites précédemment. Les solutions alcalines à traiter "Le" ainsi que la chaux nécessaires sont introduites en (A) par (Q) et (R). La bouillie obtenue après traitement par la chaux est introduite dans le réacteur (B) où l'on effectue la séparation d'un gâteau S1 et d'une liqueur L1 contenant certaines impuretés solubilisées. Les eaux-mères du gâteau S1 sont extraites en (C) au moyen d'une quantité d'eau introduite. Les eaux-mères L2 ainsi extraites sont mélangées à la liqueur L1 en formant la liqueur L3. Le gâteau S2 résultant, extrait de (C) est essentiellement constitué par du carbonate de calcium. La liqueur L3 constituée par le mélange des liqueurs L1 et L2 est conduite en (D)- où steffectue une concentration en soude libre par évaporation d'eau, en provoquant la precipitation d'un sulfate de sodium. La bouillie L4 sortant de la concentration est introduite en (E) où l'on réalise la séparation d'une liqueur L5 et d'un gâteau S5. Le gâteau S5, essentiellement constitué par du sulfate de sodium, est entrainé en (F) où il subit un rinçage soit par de l'eau, soit par une solution saturée en sulfate de sodium, avec recyclage de la liqueur de rinçage L6 en (D). Le gâteau S6 imprégné de la liqueur de rinçage peut être sorti du cycle de traitement par (K), ou bien être en partie introduit avec de 1 'eau en (G) où s'effectue la préparation de la solution de rinçage L7 destinée à être utilisée en (F). La liqueur L5, riche en soude libre, provenant de (E) peut contenir en solution des impuretés telles que > par exemple, du molybdène, des sels organiques et inorganiques divers qu'il peut être souhaitable d'éliminer. Si l'on désire éliminer le molybdène de cette liqueur L5, celle-ci est introduite en 00 avec la quantité nécessaire de Na2S. La bouillie ainsi obtenue est introduite en (S) où s'effectue la séparation de la phase solide constituée par du sulfure de molybdène qui est éliminé et de la phase L7 qui peut être recueillie en (fui) ou bien recyclée dans un autre stade du procédé tel que (I) ou (J). Si l'on désire éliminer de la liqueur L5 les matières organiques pré sentes, ladite liqueur est introduite en (I) avec, par exemple, une quantité adéquate d'un composé du baryum , provoquant la précipitation des organates de baryum. La bouillie provenant de (I) est alors introduite en (T) où l'on réalise la séparation d'un gâteau S8 et d'une liqueur L8 qui peut être recueillie en (V), ou encore, recyclée dans un autre stade du procédé tel que (J) par exemple. De même, s'il est souhaitable de carbonater la liqueur L5, riche en soude libre, cette liqueur est introduite en (J) pour y subir la carbonatation par insufflation de C02. La bouillie obtenue peut être utiliséetelle que prsdui- te ou eneere traitée en (M) pour sêparer le gateau S9 constitué par du carbona teede sedium et une liqueur carbenatée L9 qui peut être recueillie en (#) ou recyclée en (J) en vue de l'obtention d'un carbonate de sodium solide. Mais il est bien évident que la liqueur L5, riche en soude libre, peut subir successivement deux des trois traitements précités selon les impuretés qu'il est souhaitable d'éliminer et selon les usages auxquels cette liqueur est destinée après purification. Par exemple, peuvent être combinées en série les éliminations du molybdène et des matières organiques : dans ce cas, une partie aliquote de la totalité de la liqueur L7, provenant de l'épuration en me- molybdène (S) est introduite en (I) puis (T) pour y subir l'épuration en matières organiques. Inversement l'épuration en matières organiques peut précéder l'épu- ration du molybdène.On peut également réaliser successivement l'élimination des matières organiques et une carbonatation de la liqueur : dans ce cas, une partie aliquote ou la totalité de la liqueur L8 provenant de (T), où s'est effectue l'élimination des matières organiques, est introduite en (J) pour y subir la carbonatation souhaitée. Le procédé selon l'invention est remarquable par sa souplesse d'adaptation. Cela est très important car, si la présence de sulfate de sodium dans les solutions à épurer est générale, ainsi d'ailleurs que celle du carbonate de sodium, les autres constituants présents peuvent varier qualitativement et quantitativement selon l'origine des solutions à traiter. Ainsi, le procédé se révèle particulièrement intéressant à l'égard de l'environnement, grâce à l'absence de rejets liquides dans la nature. De plus, ce procédé présente d'autres avantages parmi lesquels on peut citer tout d'abord la possibilité de recycler une solution concentrée de NaOH libre, ou encode une solution de carbonate de sodium, éventuellement une suspension de ce sel, voire même du carbonate de sodium à l'état solide, mais aussi de pouvoir régler à la demande la quantité de sulfate de sodium recyclée, ainsi que les teneurs en impuretés (molybdène, matières organiques, vanadium,...). Les avantages du procédé selon l'invention seront beaucoup plus çer-. ceptibles grâce aux exemples donnés à titre illustratif. Dans tous les exemples, la quantité matières organiques présentes dans les liqueurs, est exprimée en masse d'oxygène consommée selon une méthode analytique dérivée de la méthode usuelle de la détermination de la D.B.O.. Cette méthode consiste à laisser en contact un échantillon de la liqueur à doser, convenablement dilué et acidifié, pendant 4 heures, avec une solution N/100 de permanganate de potassium dont l'excès est dosé en retour par une solution de sulfates de fer et d'ammonium à 25 g/l. Exemple i (illustré par la figure 2). On a traité selon le procédé de l'invention une solution riche en soude résiduelle, prélevee à la fin d'un cycle d'attaque d'un minerai uranifère, après la précipitation et la séparation de l'uranate de sodium. La solution "Le" avait la ccmposition suivante, en masses NaOh libre 11,7 kg Na2CO3 28,7 kg Na2SO4 22,7 kg Uranium 0,025 kg Molybdène 1,6 kg H2O + matières organiques 1.072,8 kg et divers dont matières organiques D.B.O. 0,17 kg 1.137,5 kg de cette solution ont été introduits en (A) avec 26,5 kg de chaux représentant un excès, en vue de réaliser la caustification quasi totale du carbonate présent, par chauffage et maintien à 950C pendant un temps de environ 3 heures. La bouillie obtenue était alors transvasée en (B) où s'opérait la séparation des phases solides S1 et liquide L1. Le gâteau S1 était ensuite rincé en (C) par 17,1 kg d'eau. Les eauxmères qui imprégnaient le gâteau S1 étaient ainsi extraites et jointes à la liqueur L1 provenant de la séparation (B). Le gâteau S2 qui avait une nasse de 46,7 kg avait la composition sui+ vante exprimée en masseS: CaCO3 26,9 kg Uranium 0,004 kg CaS04 4,0 kg Ca( H20 imprégnation, matières orga niques et divers 11,4 kg dont matières organiques D.B.O. 0s1 kg La liqueur L3 constituée par le mélange des liqueurs L1 et L2 représentait une masse 1,134,3 kg et avait la composition suivante exprimée en niasse:: NaOH 35,7 kg Na2SO4 18,5 kg Uranium 0,021 kg Molybdène 1,6 kg Eau + matières organiques et divers 1.078,5 kg dont matières organiques D.B.O. 0,07 kg Elle était conduite en (D) où s'effectuait une concentration par évaporation de 1.010,5 kg d'eau. La bouillie sortant de (D) était transvasée en (E) où s'effectuait la séparation d'un gâteau Sr et d'une liqueur L5. Le gâteau S5 était ensuite soumis à un rinçage en (F) par 12,5 kg d'eau en donnant un gâteau S6 . La liqueur de lavage L6 était recyclée en (D) pour y subir la concentration. Le gâteau S6 représentait une masse de 24,4 kg et avait la composi- tion suivante exprimée en niasses: Na2SO4 18,2 kg H20 (imprégnation) 6,2 kg La liqueur L5, provenant de la séparation (E) représentait une nasse de 111,9 kg et avait la composition suivante exprimée en masses: NaOH libre 35,7 kg Na2SO4 0,3 kg Uranium 0,021 kg Molybdène 1,6 kg H2O + matières organiques + divers 74,3 kg dont matières organiques D.B.O. 0,07 kg A la sortie de (E), la liqueur L5 a été partagée en trois fractions L512 L5@ et L53. La liqueur L51 représentant une masse de 69,2 kg était directement recyclée a la précipitation 6 de l'uranate de sodium. La liqueur L52 représentant une masse de 31,5 kg était introduite en t3) pour y subir une carbonatatlon par absorption de 5,53 kg de CO2. la liqueur L9, sortant de la carbonatation (E) était, en réalité, une bouillie ayant la cas position suivante exprimée en masses NaCO3 13,3 kg Na2SO4 0,08 kg Molybdène 0,45 kg Uranium 0,006 kg H2O + matières organiques + divers 23,1 kg dont matières organiques par D.B.O. 0,02 kg Cette bouillie L9 était alors recyclée à l'attaque (X) du minerai uranifère. La liqueur L5 , qui représentait une masse de 11,2 kg, était destinée à subir une épuration en molybdène. Pour cela, ladite liqueur était introduite en (Y) où elle subissait une acidification par introduction de 20,5 kg d'une solution de H2S04 à 22 %, puis était placée en (Z) où s'effectuait un traitement provoquant la précipitation de sulfure de molybdène, addition de 14,3 kg d'une solution aqueuse renfermant 9,1 % de Na2.S, pendant une heure à une température voisine de 800C. La bouillie sortant de (Z) était introduite en (S) pour y effectuer une séparation de la phase solide S7 et de la phase liquide L7. La phase solide S7, constituée essentiellement par le sulfure de molybdène était rincée en (P) par 0,5 kg d'eau, puis le solide S10 était extrait de (P) et la liqueur L10 était jointe à la liqueur L7 pour former la liqueur L11 qui était renvoyée avant la caustification (A). La liqueur L11 représentait une masse de 45,0 kg et renfermait seulement 0,002 kg de molybdène. Exemple 2 (illustré par la figure 3) On a traité, selon le procédé de l'invention, une solution sodique résiduelle prélevée à la fin d'un cycle d'attaque d'un minerai uranifère, après la précipitation et la séparation, de l'uranate de sodium. La solution "Le" avait la composition suivante exprimée en masse NaOh libre 11,7 kg Na2C03 45,0 kg Na2S04 28,0 kg Uranium 0,025kg Molybdène 1,1 kg H20 + matières organiques + divers 1.158,7 kg dont matières organiques 0,17 kg. 1.244,5 kg de cette solution ont été introduits en (A) avec 11,4 kg de chaux, très inférieure à la quantité sthiomEtrique, en vue de réaliser une caustification partielle pendant un temps de 3 heures, vers 950C. La bouillie ainsi obtenue était ensuite transvasée en (B) où s'effectuait la séparation des phases solides S1 et liquide L1. Le gâteau S1 était ensuite rincé en (C) au moyen de 10,1 litres d'eau. Les eaux-mères qui imprégnaient le gâteau S1 étaient ainsi extraites et jointes à la liqueur L1 provenant de la séparation (B) pour former la liqueurvL3. Le gâteau S2 avait, après rinçage une masse de 22,1 kg et la composition suivante exprimée en masses: CaC03 15,3 kg H20 + matières organiques + divers 6,8 kg dont matières organiques 0,1 kg. La liqueur L3, formée par le mélange des liqueurs L1 et L2, représen tait une masse totale de 1.243,8 kg et avait la composition suivante exprimée en 'nasses NaOH libre 24,0 kg Uranium 0,025 kg Na2CO2 28,7 kg Na2SO4 28,0 kg Molybdène 1,1 kg H20 + matières organiques + divers 1.162,0 kg dont matières organiques 0,07 kg Cette liqueur était introduite en (D) où steffectuait une concentration par évaporation de 1.023,8 kg d'eau. La bouillie sortant de (D) était transvasée en (E) où elle subissait une séparation en un gâteau Sg et une liqueur L5 Le gâteau S5 était rincé en (F) par 15,6 kg d'eau et la liqueur de lavage L6 était recyclée en (D), pour y subir une concentration. Le gâteau S6, obtenu par lavage de S5, était constitué par 30,2 kg d'un sel double ayant pour formule : 2Na2S04,Na2C03, imprégné de 10,4 kg d'eau. La liqueur L5 provenant de (E) représentait une masse de 195 kg et avait la composition suivante exprimée en masses NaCH libre 24,0 kg Na2C03 20,5 kg Na2S 4 6,0 kg Uranium 0,025 kg Molybdène 1,1 kg Eau + matières organiques + divers 143,4 kg dont matières organiques 0,07 kg A la sortie de (E) la liqueur L5 était fractionnée en L51 et L53 - La liqueur L51, représentant une masse de 175,5 kg était recyclée à la pre- cipitation de l'uranate de sodium. - La liqueur L53, représentant une masse de 19,5 kg, était destinée à subir une épuration en molybdène. Cette liqueur était alors introduite en (Y) où elle subissait une acidification par introduction de 22,1 kg de solution à 22 % de H2SO4 puis était placée en (Z) où se réalisait un traitement par addition de 9,9 kg de solution à 9,1 % de Na2S à 80 et pendant une heure, provoquant la précipitation du sulfure de molybdène. La bouillie sortant de (Z) était introduite en (S) où l'on effectuait la séparation de la phase solide S7 et de la phase liquide L7. La phase solide S7 était rincée en (P) par 0,5 kg d'eau, puis le solide S1O en était extrait ainsi que la liqueur L10 qui, jointe à la liqueur L7 formait la liqueur L11 renvoyée avant la caustification (A). La liqueur L11 représentait une masse de 51 kg renfermant seulement 0,002 kg de molybdène. Exemple 3 illustré par la figure 4) On a traité, selon le procédé de l'invention, une solution sodique "Le" obtenue après une attaque alcaline d'un minerai vanadifère. Cette liqueur avait la composition suivante exprimée en masses NaOH libre 94,0 kg Na2C03 25,0 kg Na2SO4 13,0 kg Vanadium exprimé en V205 20,0 kg H2O et divers 988,0 kg. 1.140 kg de cette solution ont été introduits en (A) avec 425,8 kg d'un lait de chaux renfermant 99,8 kg de Ca(OH)2 et 326 kg d'eau et divers. La quantité de chaux introduite représentait un gros excès par rapport à la stoéchiométrie correspondant à la caustification du Na2C03 et à la précipitation du vanadate de calcium La caustification, d'une durée d'environ 3 h était effectuée vers 900C. La bouillie obtenue était ensuite transvasée en (B) où s'effectuait la séparation des phases solide S1 et liquide L1. Le gâteau S1 était ensuite rincé en (C) au moyen de 200 kg d'eau. Les eaux-mères, qui imprégnaient le gâteau S1, étaient ainsi extraites et jointes à la liqueur L1, provenant de la séparation (B), pour former la liqueur L3. Le gâteau S2, qui avait une masse de 221,6 kg, avait la composition suivante exprimez en masses CaCO3 17,83 kg Ca(OH)2 70,71 kg Vanadium exprime en CaVO4 32,84 kg 504 0,26 kg et et divers 100,0 kg. La liqueur L3, constituée par le mélange des liqueurs L1 et L2, représentait une masse de 1.544,2 kg et avait la composition suivante exprimée en masses NaOH 108,26 kg Na2CO3 6,1 kg Na2SO4 12,62 kg Vanadium exprimé en V205 0,7 kg H20 et divers 1.416,5 kg Elle était conduite en (E) où s'effectuait une concentration par évaporation de 1.234,2 kg d'eau. La bouillie sortant de (D) était transvasée en (E) où s'effectuait la séparation d'un gâteau S5 et d'une liqueur L5. Le gâteau S5 représentait une masse de 22,2 kg et avait la composi tion suivante exprimée en masses Na2SO4 11,32 kg Na2CO3 6,1 kg NaOH 1,77 kg Vanadium exprimé en V205 0,012 kg H20 et divers 3,0 kg La liqueur L5, provenant de la séparation (E), représentait une masse de 287,8 kg et avait la composition suivante exprimée en masses NaOH 106,49 kg Na2SO4 1,3 kg Vanadium exprimé en V205 0,688 kg H20 et divers 179,3 kg. REVENDICATIONS ]. Procédé d'épuration de solutions contenant du carbonate de sodium, du sulfate de sodium, de la soude à l'état libre ou de l'hydrogénocarbo- nate de sodium, l'-un au moins des métaux appartenant au groupe constitué par le vanadium, l'uranium ef le molybdène, sous la forme de sels de sodium, ainsi que des impuretés minérales et/ou organiques, caractérisé en ce que lton traite lesdites solutions à une température au plus égale à l'ébullition, par une quantité de chaux comprise entre 0,1 et 20 fois la quantité stoechiométrique nécessaire pour transformer en soude libre les carbonates présents sans tenir compte de la quantité de chaux nécessaire pour précipiter les composés métalliques de calcium insolubles, puis on effectue la séparation et le lavage d'un premier précipité contenant pour l'essentiel du carbonate de calcium et un mélange d'autres sels organiques et inorganiques de calcium, et d'une liqueur qui s'est enrichie en soude libre, en ce que l'on concentre par évaporation le mélange de ladite liqueur et de la liqueur de lavage du premier précipité jusqu'à une teneur en soude libre au plus égale à 50 z pour provoquer l'obtention d'un deuxième précipité, en ce que l'on sépare les cristaux de ce deuxième précipité de leur liqueur-mère riche en soude libre, et en ce que l'on récupère ladite liqueur riche en soude libre. 2. Procédé d'épuration de solutions selon la revendication I, carac térisé en ce que l'on rince le deuxième précipité et recycle la liqueur de rin çage a la concentration. 3. Procédé d'épuration de solutions selon la revendication 2, carac térisé en ce quelle rinçage du deuxième précipité est effectué par introduction d'eau. 4. Procédé d'épuration de solutions selon la revendication 2, carac térisé en ce que le rinçage du deuxième précipité est effectué par um solution aqueuse-obtenue par zisselutioB du-deux-ième précipité jusqu'à saturation. 5. Procédé d'épuration de solutions selon les revendications 1, 2 et 3, ou 1, 2 et 4, caractérisé en ce que l'on effectue la caustification des solutions par l'introduction d'une quantité de chaux au moins égale à la quantité stoechiométrique nécessaire pour la transformation quasi totale du carbonate de sodium présent dans la liqueur, en soude libre. 6. Procédé d'épuration de solutions selon les revendications 1, 2, 3 ou 1,2 et 4, caractérisé en ce que l'on effectue une caustification ménagée des solutions par l'introduction d'une quantité insuffisante de chaux. 7. Procédé d'Epuration de solutions selon la revendication 1, carac térisé en ce que l'on traite la liqueur-mère riche en soude libre séparée du deuxième précipité, par acidification et introduction d'un sulfure alcalin pour provoquer la précipitation de sulfure de molybdène. 8. Procédé d'épuration de solutions selon la revendication 1, carac térisé en ce que l'on traite la liqueur-mère riche en soude libre séparée du deuxième précipité, par introduction dtun composé du baryum en quantité au moins égale à la quantité stoechiométrique, pour provoquer la précipitation d'organates de baryum. 9. Procédé d'épuration de solutions selon la revendication 1, carac térisé en ce que l?on traite la liqueur-mère riche en soude libre séparée du deuxième précipité, par l'un des moyens constitués par le bioxyde de sodium et l'eau oxygénée en provoquant la dégradation "in situ" des matières organiques. 10. Procédé d'épuration de solutions selon la revendication 1, carac brisé en ce que l'on traite la liqueur-mère.riche en soude libre séparée du deuxième précipité, par passage de ladite liqueur sur charbon actif. 11. Procédé d'épuration de solutions selon la revendication 1, carac- térisé en ce que l'on traite la liqueur-mère riche en soude libre, séparée du deuxième précipité, par insufflation de gaz carbonique en vue de carbonater partiellement ou totalement ladite liqueur. 12. Procédé d'épuration de solutions selon la revendication 1, carac térisé en ce que la carbonatation est réglée en vue d'obtenir une suspension de carbonate de sodium dont on extrait par séparation physiqueS le carbonate de sodium à l'état solide, et recycle la liqueur séparée en carbonatation. 13. Procédé d'épuration de solutions selon les revendications 7 et 8, ou 7 et 9, ou 7 et 10, caractérisé en-ce que l'on traite la liqueur-mère riche en soude libre séparée du deuxième précipité, en vue d'éliminer le molybdène et les matières organiques, par combinaison de deux moyens. 14. Procédé d'épuration de solutions selon les revendications 8, 9, 10, 11 et 12, caractérisé en ce que l'on traite la liqueur-mère riche en soude libre séparée du deuxième précipité, par la combinaison d'un dés moyens reven diqués en 8,9 ou 10, avec l'un des moyens revendiqués en 11 ou 12.