La présente invention concerne un procédé de réglage de la température de lits de garnissage fonctionnant en série. Les lits de garnissage considérés dans le présent mémoire sont utilisés de maniéré classique dans les opérations de sorption et désorption et de réaction et régénération dans lesquelles un constituant d'un fluide (qui peut être une matière à l'état gazeux ou liquide) est absorbé ou adsorbe par le lit de garnissage ou réagit avec ce lit, c'està-dire avec la matière particulaire qui forme le lit de garnissage, et est ensuite libéré par désorption ou régénération. Un tel procédé qui est destiné à la séparation de l'oxygène, est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique ne 3 980 763. Ce procédé décrit un lit de garnissage formé de particules d'une solution solide d'oxydes de cérium etet de pra séodyme, de l'air circulant dans le lit si bien que, dans des conditions bien déterminées, les oxydes réagissent avec de l'oxygène de l'air et se transforment à un état plus oxydé si bien que l'oxygène est séparé de l'air. Les conditions sont alors modifiées et les particules sont régénérées à leur état d'oxydation d'origine et libèrent de l'oxygène qui peut être récupéré. On sait que, lors de la mise en oeuvre de lits de garnissage à l'échelle industrielle, le procédé voulu peut être mis en oeuvre dans un seul lit ou dans plusieurs montés en série. Le lit unique présente un avantage de dimension car il peut être extrêmement important. Le réglage de la température est habituellement réalisé par circulation de fluide chauffé ou refroidi à l'extérieur, dans le lit. Les inconvénients du chauffage et du refroidissement de lits de grande dimension, de cette manière, sont que les débits de fluide doivent être élevés, que les pertes de charge sont élevées et nécessitent donc la consommation d'une quantité supplémentaire d'énergie pour le fonctionnement de compresseursou ventilateurs, et qu'ils présentent un fonctionnement cyclique lent.Ces inconvénients peuvent être supprimés par utilisation de plusieurs lits de garnissage montés en série, avec des dispositifs de chauffage et/ou de refroidissement tels que des échangeurs de chaleur disposés dans les lits ou entre ceux-ci. Bien que les échangeurs de chaleur, malgré leur mauvais rendement, utilisent avantageusement la chaleur disponible, le chauffage et le refroidissement auxiliaires ne peuvent pas être évités et les couts de l'appareillage, dans une installation à plusieurs lits, sont aussi importants que ceux d'une installation à un seul lit, pour un même résultat. En outre, chaque élément supplémentaire d'appareillage accroît la complexité de l'installation au lieu de simplifier cette der niera. L'invention concerne un perfectionnement du réglage de la température d'une série de lits de garnissage, permettant la réduction au minimum des coûts de l'appareillage et de fonctionnement (chauffage, refroidissement et énergiemotrice),parrn## en oeuvre d'une installation simple mais efficace, cette der nière ayant en outre des caractéristiques avantageuses de faible débit, de cycles rapides, d'une faible perte de charge, d'une faible masse globale des lits,et d'une amélioration du mélange des fluides dans les lits, donc d'une réduction des différences de concentrations dans les lits et l'effluent. Plus précisément, l'invention concerne un procédé qui est à la fois simple et efficace et réduit le colt des investissements et/ou de fonctionnement, ayant cependant les caractéristiques avantageuses indiquées Plus précisément, l'invention concerne un procédé destiné à changer la température d'une installation, d'une valeur TI à une valeur T2, l'installation ayant au moins deux zones ayant des lits de garnissage fonctionnant en série, chaque zone ayant d'une part un lit de garnissage formé de particules solides et d'autre part une zone de mélange adj- cente au lit, associée à celui-ci et dans laquelle des fluides peuvent être mélangés et répartis uniformément sur toute une face du lit fluidisé ; ce procédé comprend une première étape d'introduction d'un fluide F à une température T2 et avec un débit FR1 dans la zone de mélange de la première zone à lit de garnissage, le débit suffisant à la circulation du fluide F dans le lit de garnissage qui a une masse M1 et est initialement à une température T1, si bien que (i) le fluide F circule dans le lit de garnissage, (ii) la température du lit de garnissage est modifiée et passe de la valeur TI à la valeur T2, et (iii) la températe du fluide F passe de la valeur T2 à la valeur T1, une seconde étape dans laquelle le fluide F peut quitter la première zone à lit de garnissage à la temérature T1, une troisième étape qui comprend l'introduction du fluide F à la température T1 obtenu par mise en oeuvre de la seconde étape, dans la zone de mélange de la zone à lit de garnissage qui suit immédiatement la zone précédente à lit de garnissage de la série et, à peu près simultanément, l'introduction d'un fluide supplémentaire F à une tempera- ture T3 et avec un débit FR2 dans ladite zone de mélange, si bien que les fluides se mélangent et forment un fluide F ayant une température T2 et un débit FR3, ce débit suffisant pour que le fluide F circule dans le lit de garnissage qui a une masse M2 et est initialement à une température T1, si bien que (i) le fluide F circule dans le lit de garnissage, (il) la température du lit de garnissage est modifiée et passe de la valeur T1 à la valeur T2, et (iii) la température du fluide F passe de la valeur T2 à la valeur T1, et une quatrième étape dans laquelle le fluide F quitte la zone à lit de garnissage utilisée dans la troisième étape, F représentant un gaz ou un mélange de gaz, ou un liquide ou un mélange de liquides T1 étant la température absolue initiale de chaque lit de garnissage, T2 étant la température absolue finale voulue de chaque lit de garnissage, T3 étant la température absolue du fluide supplémentaire F, FR1 étant le débit du fluide F introduit dans la zone de mélange de la première zone à lit de garnissage, ce débit étant déterminé par 1 'équation FR2 étant le débit du fluide supplémentaire F introduit dans la zone de mélange de la zone à lit de garnissage de la troisième étape, ce débit étant déterminé sous la forme FR2 = A(1 + A)##2.FR1, FR3 étant le débit du fluide F après que ce fluide et le fluide supplémentaire F ont été mélangés dans la zone de mélange de la zone à lit de garnissage de la troisième étape, ce débit étant donné par l'équation : FR3 = (1 + A)j-1.FR1, M1 étant la masse des particules du lit de garnissage de la première zone à lit de garnissage et étant donnée par l'équa- tion M2 étant la masse des particules du lit de garnissage de la zone à lit de garnissage dela troisième étape, et étant déterminée par l'équation M2 = (1 + A)i l.Ml A étant la relation entre la capacité calorifique et la température, représentée par l'équation :: CP1 étaitla capacité calorifique moyenne du fluide F pour la plage de températures comprise entre 0 et Ti, CP2 étant la capacité calorifique moyenne du fluide F sur la plage de températures comprise entre 0 et T2, CP3 étant la capacité calorifique moyenne du fluide F dans la plage de températures comprise entre 0 et T3, CPS étant la capacité calorifique des particules du lit de garnissage, dT indiquant que la température T est le paramètre d'intégration, t étant le moment voulu pour le changement de température T1 à T2 dans chaque lit de garnissage, 3 étant un nombre entier qui représente le numéro dans la série de la zone à lit de garnissage pour laquelle le calcul est réalisé, ce numéro étant déterminé par comptage successif à partir de la première zone à lit de garnissage, cette zone comprise, M étant la masse totale des particules de tous les lits de garnissage de l'installation, N étant le nombre total de zones à lit de garnissage de l'installation, et AH étant la chaleur de réaction de sorption. Il faut noter que les relations indiquées pour FR1 et A peuvent aussi être exprimées sous forme d'enthalpies, et que des approximations peuvent aussi être utilisées pour ces relations, les capacités calorifiques pouvant être supposées constantes dans les plages intéressantes de températures. D'autres caractéristiques et avantages de l1inven- tion ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence au dessin annexé sur lequel la figure unique est une coupe schématique d'un appareil qui peut être utilisé pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention. L'appareil contenant des lits de garnissage et la matière particulaire des lits utilisés pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, sont de type classique. En plus de l'appareil représenté sur le dessin et décrit dans la suite, il faut noter que des tuyauteries,des vannes d'entrée et de sortie de fluide, des compresseurs, des dispositifs auxiliaires de chauffage et de refroidissement, d'autres vannes, d'autres dispositifs évents, des pompes à vide et autres, des séparateurs, des réservoirs, des cuves réceptrices et d'autres appareillages qui sont tous de type classique, peuvent être utilisés dans l'installation mais ne sont pas décrits. Les hommes du métier savent que le lit de garnissage considéré est aussi un lit fixe, stationnaire ou statique.Bien que le procédé décrit dans le présent mémoire assure le chauffage ou le refroidissement par convection forcée, d'autres dispositifs classiques de chauffage ou de refroidissement peuvent être utilisés pour le retour des lits à leur température initiale, lors de la mise en oeuvre d'alternances de température. On se réfère au dessin qui représente une installation comprenant 10 lits 2 de garnissage entourés par une enveloppe 1. Cette dernière peut être formée d'un métal ou d'un réfractaire, mais, dans tous les cas, elle est entourée d'une isolation qui réduit au minimum le transfert de chaleur hors de l'installation et vers celle-ci. L'isolation 3, placée aux extrémités et dans l'enveloppe 1 est représentée, mais l'isolation qui entoure l'enveloppe n'est pas représentée. Chaque lit 2 de garnissage est considéré en association avec la zone 6 de mélange qui se trouve juste au-dessus de lui, l'ensemble formant une zone à lit de garnissage. Une zone 6 de mélange peut être simplement formée par un espace laissé au-dessus du lit de garnissage. Le fluide qui pénètre dans la zone de mélange provient du lit précédent qui est simplement une masse de particules séparées, retenue par une toile metallique ou une autre matière poreuse, ou par un orifice. La flèche 4 indique le sens de circulation du fluide initial transmis à la première zone à lit de garnissage et le sens de circulation du fluide dans l'installation alors que la flèche 5 désigne le trajet de fluide supplémentaire ajouté dans la zone 6 de mélange.Il n'y a évidemment pas d'échangeur de chaleur dans l'installation puisque le réglage de la température est réalisé par réglage des débits et des masses des lits. Un chauffage ou un refroidissement auxiliaire peut être utilisé dans les lits ou autour de ceux-ci ou pour le chauffage ou le refroidissement du fluide initial ou supplémentaire, suivant l'alternance de température nécessaire à l'opération particulière de réaction et régénéralon ou de sorption et désorption que doit mettre en oeuvre l'opéra- teur. Il faut noter que le procédé de réaction-régénération ou de sorption-désorption indiqué précédemment est simplement utilisé à titre d'exemple d'application utile du réglage de température selon l'invention, mais le procédé de réglage de température est tout à fait indépendant de l'application et peut être utilisé avec un nombre quelconque de lits de garnissage montés en série. Il convient aussi pour l'utilisation d'une température quelconque, uniformément et simultanément, et en une courte période.Lorsqu'une autre température# correspondant à l'autre extrémité de l'alternance, est nécessaire, par exemple, un dispositif auxiliaire de chauf fage ou de refroidissement est utilisé comme indiqué pré cedemment. Des exemples de particules des lits ont des compositions qui sont par exemple des solutions solides d'oxydes de praséodyme et de cérium comme indiqué précédemment, des zéolites, des tamis moléculaires, du gel de silice, un catalyseur non supporté, des catalyseurs supportés, par exemple de l'argent sur un support d'alumine, et du charbon actif. Les dimensions particulaires sont de type couramment utilisé. Les différents types d'installation dans lesquels le procédé de l'invention est utile, en plus des procédés de réaction-régënération et de sorptiondésorption, sont les installations qui mettent en oeuvre des procédés catalytiques et d'échange de chaleur dans lesquels les particules ne réagissent pas, n'absorbent ou ne désorbent pas. Bien que les zones à lit de garnissage puissent être disposées comme représenté sur le dessin, le fluide descendant dans les lits(flèche 4), l'installation peut aussi être réalisée afin que les fluides s'écoulent horizontalement, en direction inclinée ou vers le haut, suivant la nature du fluide et la force qui le fait circuler. I1 apparaît que plusieurs séries de lits de garnissage peuvent être combinées dans une seule installation mettant en oeuvre le procédé de l'invention, si bien que par exemple une première série de lits fonctionne à une première température uniforme ou avec une alternance uniforme de température alors qutune autre série de l'installation fonctionne à une autre température uniforme ou avec une autre alternance de température. Dans tous les cas, les lits de la série sont numérotés consécutivement à partir de la première zone à lit de garnissage dans laquelle le fluide qui s'écoule comme indiqué par la flèche A pénètre dans la zone de mélange. Bien que cet espace soit appelé Ozone de mélange" par raison de com modité, il n'y a pas de mélange dans cette zone de mélange de la première zone à lit de garnissage, le rôle de la zone étant la répartition uniforme du fluide sur toute la surface du lit. La zone de mélange utiliSE est simplement un espace formé au-dessus de la surface du lit de garnissage. Les débits utilisés suffisent à étalement du fluide dans l'espace et à la répartition régulière du fluide a la surface du lit, de manière que le fluide s'écoule dans le lit. Le fluide supplémentaire facilite la répartition et la circulation. On peut ausi utiliser d'autres types de mélange et de répartition de fluide. Dans les procédés de sorption-désorption, un chargement uniforme est avantageux. Les exemples qui suivent illustrent la mise en oeuvre de l'invention. EXEMPLE 1 On introduit dans un réacteur ayant 10 zones à lit de garnissage du type représenté sur le dessin et décrit dans le présent mémoire, 8 kg de granulés d'oxydes de Pr et Ce (préparés comme décrit dans te brevet précité des Etats-Unis d1Amérique n0 3 980 763), les lits ayant les dimensions in diquées dans la suite. Le but de 1 'opération est le refroidissement du lit de 770 à 715K en 30 s. Le fluide de refroidissement est l'air. Le poids spécifique apparent des granulés est de 2 g/cm3 et leur capacité calorifique moyenne entre 715 et 770K est de 0,114 cal/g.K. En conséquence : F = air T1 = 770K T2 = 715K (l'air qui doit être introduit dans la première zone à lit de garnissage est chauffé extérieurement à 715K) T3 = 300K (le fluide supplémentaire F est de l'air à température ambiante) FR1 = 6,09 g/s FR2 = 0,85 g/s dans le lit 2 0,96 g/s dans le lit 3 1,10 g/s dans le lit 4 1,25 g/s dans le lit 5 1,42 g/s dans le lit 6 1,62 g/s dans le lit 7 1,85 g/s dans le lit 8 2,10 g/s dans le lit 9 2,40 g/s dans le lit 10 FR3 = 6,94 g/s dans le lit 2 7,90 g/s dans le lit 3 9,00 g/s dans le lit 4 10,25 g/s dans le lit 5 11,67 g/s dans le lit 6 13,30 g/s dans le lit 7 15,14 g/s dans le lit 8 17,25 g/s dans le lit 9 19,65 g/s dans le lit 10 M1 = 416 g M2 = 474 g dans le lit 2 539 g dans le lit 3 614 g dans le lit 4 700 g dans le lit 5 797 g dans le lit 6 908 g dans le lit 7 1034 g dans le lit 8 1177 g dans le lit 9 1341 g dans le lit 10 A = 0,139 CP1 = 0,245 cal/g.K CP2 = 0,244 cal/g.K CP3 = 0,239 cal/g.K CPS = 0,114 cal/g.K t = 30 s M = 8 kg N = 10 Les débits sont réglés a l'aide de soupapes à pointeau à commande manuelle. Les dimensions des lits correspondent aux valeurs indiquées pour M1 et M2. L'enveloppe qui est cylindrique a une hauteur de 40 cm et un diamètre de 15 cm. Elle est formée d'acier inoxydable. Les lits sont supportés par la grille supérieure de la zone suivante de mélange. Les températures des lits sont mesurées par des thermocouples. On constate que tous les lits prennent une température de 715 f 20K en 30 s. Les dispositifs de chauffage électrique (non représentés sur le dessin), disposés dans les lits, portant la température des lits à 770K, l'oxygène étant alors libéré par dissociation et les granulés d'oxydes de Pr-Ce étant régénérés à leur état d'oxydation inférieur avant un cycle suivant. La séparation de l'oxygène est réalises suivant les procédés classiques. EXEMPLE 2 On utilise un dispositif d'adsorption analogue au réacteur de l'exemple 1 pour le retrait de l'hydrogène sulfuré du gaz naturel, mais on ne met en oeuvre que quatre zones à lit de garnissage. L'adsorbant est formé de#granu- lés extrudés de tamis moléculaires de 5 A. L'hydrogène sulfuré est adsorbé sur le lit à garnissage à 300K. Après l'adsorption, le lit est régénéré par chauffage à 560K. On utilise le même procédé que dans l'exemple 1, mais, dans ce cas, l'installation est utilisée pour le chauffage du lit à garnxBage de 300 à 560K en 600 s. Le méthane constitue le fluide de régénération. Il est donc souhaitable que le débit du gaz de régénération soit minimal car il s'agit d'un produit précieux. Le poids spécifique apparent des granulés extrudés de tamis moléculaires SA est de 0,67 g/cm3, et la capacité calorifique moyenne de ces gra nulés, entre 300 et 560K, est de 0,23 cal/g.K. On suppose que le lit est chargé uniformément avec 3 % en poids d'hydrogène sulfuré, et la chaleur de désorption est de 308 cal/g d'hydrogène sulfuré désorbé. En conséquence F = méthane T1 = 300K T2 = 560K T3 = 1090K FR1 = 3,27 kg/s FR2 = 1,07 kg/s dans le lit 2 1,42 kg/s dans le lit 3 1,89 kg/s dans le lit 4 FR3 = 4,34 kg/s dans le lit 2 5,76 kg/s dans le lit 3 7,65 kg/s dans le lit 4 M1 = 4668 kg/s dans le lit 1 M2 = 6195 kg/s dans le lit 2 8223 kg/s dans le lit 3 10914 kg/s dans le lit 4 A = 0,327 CP1 = 0,500 cal/g.K CP2 = 0,563 cal/g.K CP3 = 0,753 cal/g.K CPS = 0,232 cal/g.K t = 600 s M = 30000 kg N = 4 On constate que tous les lits prennent une température de 560 - 20K en 600 s. Les lits sont alors refroidis à 300K de manière classique et, à cette température, lgad- sorption de l'hydrogène sulfuré a lieu.Le méthane circule dans l'installation et il est séparé par un procédé classique. Lesdits sont alors chauffés à 560 + 20K comme indiqué, et la désorption de l'hydrogène sulfuré et la régénération des granulés de tamis moléculaire ont alors lieu. L'hydrogène sulfuré est aussi retiré par un dispositif classique et les lits sont refroidis en vue du cycle suivant. EXEMPLE 3 On utilise un adsorbeur analogue au réacteur de l'exemple 1 pour le retrait des n-butylènes d'un courant dlisobutylene, mais on n'utilise que trams zones à garnissage. Ces dernières contiennent des granulés de tamis moléculaire de 5 A qui ont été traités préalablement afin que l'activité du tamis moléculaire vis-à-vis de la polymérisation soit réduite. Pendant étape d'adsorption, l'isobutylène contenant 0,4 z en poids de n-butylènes est transmis au lit à garnissage à 300K jusqu'à ce que l'isobutylène produit et accumulé contienne 0,05 % en poids de n-butylènes. Après l'adsorption, le lit est purgé puis régénéré par chauffage à 590On utilise le même procédé que dans l'exemple 1, mais dans ce cas, l'invention est destinée au chauffage du lit à garnissage de 300 à 590K en 30 min.Le fluide de régé nération est l'azote gazeux. il est souhaitable que le courant de fluide de régénération soit rendu minimal et que les n-butylènes qui sont désorbés dans la phase gazeuse soient répartis aussi uniformément que possible dans le fluide de régénération étant donné que la séparation des n-butylènes est alors facilitée. Le poids spécifique apparent des tamis moléculaires de 5 est de 0,67 g/cm3, et leur capacité calorifique moyenne entre 300 et 590K est de 0,234 cal/g.K. Au début de l'étape de régénération, on suppose que le lit est chargé uniformément par 5 % en poids de n-butylènes et que la chaleur de désorption est de 178 cal/g de n-butylènes désorbés. En conséquence : F = azote T1 = 300K T2 = 590K T3 = 1260K FR1 = 641 g d'azote/s FR2 = 254 g d'azote/s dans le lit 2 355 g d'azote/s dans le lit 3 FR3 = 895 g d'azote/s dans le lit 2 1250 g d'azote/s dans le lit 3 M1 = 1058 kg de granulés SA dans le lit 1 M2 = 1478 kg de granulés SA dans le lit 2 2064 kg de granulés SA dans le lit 3 A = 0,396 CPI = 0,240 cal/g.K CP2 = 0,241 cal/g.K CP3 = 0,254 cal/g.K CPS = 0,234 cal/g.K t = 30 min M = 4600 kg de granulés SA 3 On constate que tous les lits atteignent la température de 590 - 20K en 30 min. On refroidit alors les lits a 300K de manière classique, et l'adsorption des n-butylènes a lieu à cette température. L'isobutylène passe dans l'installation et on le sépare de manière classique. Les lits sont alors chauffés à 590 t 20K comme indiqué précédemment si bien que les n-butylènes de la phase gazeuse sont désorbés. On sépare aussi les n-butylènes de manière classique, et les lits sont alors refroidis en vue du cycle suivant. L'azote gazeux est chauffé et recyclé pour l'opération suivante de régénération. REVENDICATIONS 1. Procédé de modification de la température d'une installation d'une valeur T1 à une valeur T2, l'installation comprenant au moins deux zones à lit de garnissage fonctionnant en série, chaque zone à lit de garnissage comprenant (i) un lit de garnissage contenant des particules solides ayant chacune un coefficient élevé de transfert de chaleur et une surface spécifique élevée, et (ii) une zone de mélange adjacente au lit de garnissage, associée à celui-ci et dans laquelle les fluides peuvent se mélanger et se répartir uniformément à la surface du lit, ledit procédé étant caractéd.s# en ce qu'il comprend - une première étape d'introduction d'un fluide F à une température T2 et avec un débit FR1 dans la zone de mélange de la première zone à lit de garnissage, le débit suffisant pour que le fluide F cicule dans le lit de garnissage qui a une masse M1 et a une température initiale Tî, si bien que (i) le fluide F circule dans le lit de garnissage, (ii) la température du lit de garnissage passe de la valeur T1 à la valeur T2, et (iii) la température du fluide F passe de la valeur T2 à la valeur T1, - une seconde étape pendant laquelle le fluide F peut quitter la première zone à lit de garnissage à la tem pérature T1, - une troisième étape d'introduction du fluide F à la température T1, provenant de la seconde étape, dans la zone de mélange de la zone à lit de garnissage qui suit immédiatement la zone à lit de garnissage qui la précède dans la série, et, à peu près simultanément, l'introduction de fluide supplémentaire F à une température T3 et avec un débit FR2 dans la zone de mélange, si bien que les fluides se mélangent et forment un fluide F ayant une température T2 et un débit FR3, celui-ci suffisant à provoquer la circulation du fluide F dans le lit de garnissage qui a une masse M2 et est initialement à une température T1, Si bien que, (i) le fluide F circule dans le lit de garnissage, (ii) la température du lit de garnissage passe de la valeur T1 à la valeur T2, et (iii) la température du fluide F passe de la valeur T2 à la valeur T1, et - une quatrième étape pendant laquelle le fluide F quitte la zone à lit de garnissage utilisée pour la troisième étape, F représentant un gaz ou un mélange de gaz ou un liquide ou un mélange de liquide, TI étantla température absolue initiale de chaque lit de garnissage, T2 étantla température absolue finale voulue de chaque lit de garnissage, T3 étantla température absolue du fluide supplémentaire F, FR1 étant le débit du fluide F introduit dans la zone de mélange de la première zone à lit de garnissage, ce débit étant déterminé par FR2 étant le débit du fluide supplémentaire F introduit dans la zone de mélange de la zone à lit de garnissage utilisée dans la troisième étape, ce débit étant déterminé par l'équa- tion FR2 = A FR3 étant le débit du fluide F lorsque ce fluide et le fluide supplémentaire F se sont mélangés dans la zone de mélange de la zone à lit de garnissage utilisée dans la troisième étape, ce débit étant déterminé par l'équation FR3 = (1 + M étant la masse des particules du lit de garnissage de la première zone à lit de garnissage, cette masse étant déterminée par l'équation M2 étant la masse des particules du lit de garnissage de la zone à lit de garnissage utilisée dans la troisième étape, cette masse étant déterminée suivant l'équation M2 = (1 + A étant la relation entre la capacité calorifique et la température et étant déterminé par l'équation CP1 étant la capacité calorifique moyenne du fluide F dans la plage de températures comprise entre 0 et T1, CP2 étant la capacité calorifique moyenne du fluide F dans la plage de températures comprise entre 0 et T2, CP3 étant la capacité calorifique moyenne du fluide F dans la plage de températures comprise entre 0 et T3, CPS étant la capacité calorifique des particules du lit de garnissage, dT indiquant que la température T constitue le paramètre d1 intégration, t étant le moment voulu pour le changement de température de Tl à T2 dans chaque lit de garnissage, j étant un nombre entier qui représente le numéro de la zone à lit de garnissage de la série de zones pour laquelle le calcul est effectué, ce numéro étant déterminé par le comptage successif à partir de la première zone à lit de garnissage qui est elle-même comprise, M étant la masse totale des particules dans tous les lits de garnissage de l'installation, N étant le nombre total des zones à lit de garnissage de l'installation, et QH étant la chaleur de réaction ou de sorption. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la température de chaque lit de garnissage est modifiée par retour de la valeur T2 à la valeur T1. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les particules retirent un constituant du fluide F à une température T2 et libèrent le constituant à la température T1, le constituant étant séparé avant le changement de température de la valeur T1 la valeur T2-. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérise en ce qu'il est mis en oeuvre de façon continue. 5. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il est mis en oeuvre de façon continue.