La présente invention a trait à un dispositif pour le transport de bottes parallélipipédiques de largeur variable. On connatt des techniques d'emballage qui prévoient l'usage de bottes parallélipipédiques en carton qui, une fois remplies avec les produits qui leurs sont destinés, sont fermées et scellées, par exemple par l'application de rubans adhésifs le long des deux fentes longitu- dinales qui, après pliage des pans extrêmes et latéraux, se forment au- dessus et au-dessous de la botte. Pour les opérations de fermeture et de scellement on utilise ordinairement des machines plus ou moins automatiques, dont la carac- téristique commune est de comporter un plan d'appui pour les bottes, le long duquel on fait avancer celles-ci afin de les faire passer à travers un ensemble adéquat de moyens de fermeture et/ou scellement. Pour assurer l'avance des bottes, ces machines utilisent dans de nombreux cas deux convoyeurs ou transporteurs à bande continue, que l'on fait porter de part et d'autre contre les flancs des bottes. Bien entendu, une condition essentielle à observer est que ces convoyeurs puissent être rapprochés ou éloignés entre eux, afin d'en adapter l'écartement à la largeur variable des bottes à soumettre à l'opération envisagée. Dans le brevet américain no 4 161 138, dont le titulaire est le Demandeur de la présente demande de brevet, le problème a été résolu en montant une extrémité de chacun des deux convoyeurs sur des curseurs coulissant sur des glissières transversales et en fixant ces curseurs à des brins opposés d'une chatne sans fin dotée de moyens adéquats de commande, tandis que l'autre extrémité opposée des convoyeurs est rendue à son tour solidaire, mais avec possibilité de désaccouplement, d'un organe transversal de guidage pouvant céder dans le sens axial. Le réglage de la distance s'effectue en actionnant opportunément la chatne sans fin après avoir momentanément libéré l'accouplement entre l'autre extrémité des convoyeurs et l'organe correspondant de guidage, avant de rétablir cet accouplement dans la nouvelle position choisie. Le fait que l'organe de guidage peut céder dans le sens axial permet aux convoyeurs d'exercer sur les flancs de la botte une cer- taine pression de travail, attendu que les convoyeurs peuvent être commodément réglés à un écartement légèrement inférieur à la largeur de la botte. La solution rapportée ci-dessus présente cependant l'inconvé- nient d'une certaine complexité de manoeuvre, et surtout de ne per- -2- mettre le réglage de l'écartement, accompagné de la génération de la pression nécessaire de travail, qu'après évacuation de la machine, c'est-à-dire sans qu'une boite ait été introduite entre les deux con- voyeurs. En effet, lorsqu'une botte a été engagée entre ceux-ci, on peut effectivement faire porter les convoyeurs contre les flancs de la botte, mais alors il faut renoncer à la génération de la pression de travail qui est indispensable pour assurer le déplacement de la botte et qui, par ailleurs, ne peut être obtenue qu'en rapprochant les deux convoyeurs audelà de ce qui est strictement nécessaire pour la jo largeur réelle de la boite. La présente invention a pour but de prévoir un dispositif de transport du genre comportant des convoyeurs à bande sans fin qui peuvent porter contre les flancs de la botte, et dans lequel le réglage de l'écartement entre les convoyeurs peut être réalisé par une ma- noeuvre simple entraînant la génération de la pression de travail même lorsque la botte a déjà été mise en place dans la machine. Conformément à l'invention, ce but est réalisé grâce à un dispositif de transport pour bottes parallélipipédiques, lequel comprend un plan d'appui et d'avance des bottes, deux convoyeurs à bande sans fin disposés le long des c8tés respectifs dudit plan d'appui de manière à porter contre les flancs correspondants des bottes afin de faire progresser celles-ci la long dudit plan d'appui, ainsi que des moyens de réglage de l'écartement entre ces convoyeurs, ce dispositif étant caractérisé en ce que les moyens de réglage dudit écartement comprennent au moins une tige rotative de commande, dis- posée transversalement par rapport au parcours suivi par les bottes pendant leur progression, cette tige comportant deux parties filetées, de pas opposés, engagées respectivement dans des écrous ou vis-mères solidaires des convoyeurs mais de façon à pouvoir céder élastiquement dans le sens axial par rapport à ceux-ci. Dans le dispositif suivant l'invention, le réglage de l'écar- tement entre les deux convoyeurs à bande sans fin s'effectue donc par simple rotation d'une tige transversale, dont les parties filetées à pas opposés déterminent des mouvements transversaux contraires des deux convoyeurs de façon à les rapprocher ou à les éloigner par rapport l'un à l'autre. L'accouplement élastique entre les convoyeurs et les écrous ou vis-mères permet par ailleurs la génération d'une cer- taine pression de travail, que le réglage soit effectué en l'absence de boîte (et dans ce cas on procède comme dans le brevet américain -3- no 4 161 138 cité plus haut), c'est-à-dire en plaçant les deux con- voyeurs à une distance légèrement inférieure à la largeur de la botte, ou après engagement de la boite (et dans ce cas il suffit de faire tourner la tige filetée légèrement au-delà de la quantité nécessaire, afin d'armer les ressorts qui assurent l'accouplement élastique entre les convoyeurs et les vis-mères). Par conséquent, il suffit d'une seule et rapide opération pour obtenir le réglage désiré, avec la pression de travail nécessaire, que la botte soit introduite ou non entre les convoyeurs. Les caractéristiques de la présente invention seront mieux comprises au cours de la lecture de la description détaillée qui suit d'un mode pratique de réalisation donné à titre d'exemple non-limi- tatif en se référant au dessin annexé, sur lequel: La FIGURE 1 montre en plan un dispositif de transport suivant l'invention, utilisé dans une machine à fermer hermétiquement des bottes parallélipipédiques; La FIGURE 2 montre le même dispositif vu en coupe faite sui- vant la ligne II-II de la Figure 1, les convoyeurs étant représentés en traits continus dans leur position d'écartement relatif maximal et en traits mixtes en position de rapprochement relatif minimal; La FIGURE 3 montre un détail en coupe, à une échelle sensible- ment agrandie, de l'accouplement élastique réalisé entre un convoyeur et la vis-mère correspondante, et La FIGURE 4 montre le même détail mais vu en coupe faite suivant la ligne IV-IV de la Figure 3. Si l'on examine tout d'abord la Figure 1, on voit qu'un châssis rectangulaire 1, muni de pieds d'appui de type approprié, supporte en rotation plusieurs rouleaux parallèles 2 qui tournent fous et définissent entre eux un plan d'appui et d'avance 3 pour les bottes à traiter (dans ce cas, par fermeture hermétique à l'aide d'un ruban adhésif). Deux montants latéraux 4 supportent à une hauteur réglable une tête supérieure de fermeture hermétique (non représentée), tandis qu'une tête analogue inférieure de fermeture hermétique est destinée à occuper une cavité centrale 5 ménagée dans la suite de rouleaux fous 2. Pour assurer l'avance des bottes il est prévu deux convoyeurs. à bande sans fin 6 qui s'étendent le long des deux côtés longitudi- naux du plan d'appui 3, afin de pouvoir porter avec des brins en -4 - regard contre les flancs des bottes. Chaque convoyeur comprend une courroie sans fin 7 passant au- tour de deux poulies 8 et 9 disposées aux extrémités d'une série de poulies de maintien 10 toutes montées libres en rotation sur une pla- quette longitudinale 11 et protégées par un élément de carter 12 (Figure 3). Les poulies 8 des deux convoyeurs, qui sont celles situées le plus en aval suivant le sens de progression des bottes (soit de droite à gauche en regardant la Figure 1), sont solidaires d'axes verticaux respectifs 13 supportés en rotation par des plaquettes rectangulaires 14 fixées par des étriers 15 à des manchons respectifs 16 montés de façon à pouvoir coulisser librement sur des glissières respectives 17 parallèles aux rouleaux 2 (Figure 1). A ces axes 13 sont en outre fixées des roues dentées respectives 19 qui sont entraînées en rotation dans des sens contraires par moteur 20,par l'intermédiaire d'un sys- tème de chatnes sans fin 21 et 22, ainsi qu'il est représenté dans le brevet US no 4 161 138 auquel il convient de se référer pour plus de- détails en ce qui concerne ce système d'entraînement. Les poulies 9, qui sont situées au contraire plus en amont par rapport au sens de progression des bottes, sont montées à leur tour de façon à pouvoir tourner librement sur des axes respectifs 23 (Figure 3), chaque axe 23 étant rendu solidaire non seulement de la plaquette 11 sousjacente mais aussi d'un système comportant deux corps coaxiaux à section carrée, embo tés l'un dans l'autre et dé- signés en 24 et 25 (Figures 2 à 4); chaque corps 24, 25 est monté coulissant sur un écrou 26 à section carrée et sollicité élastiquement par un ressort 27 vers la position de repos que montre la Figure 3. L'écrou taraudé 26 joue le rôle de vis-mère par rapport à une tige correspondante 29 comportant deux parties filetées à pas contraires 28 et montée en rotation sur le châssis 1 parallèlement aux rouleaux 2; une manivelle 30 permet de faire tourner manuellement cette tige 29. Il est clair qu'en faisant tourner la tige 29 dans un sens ou dans l'autre, on rapproche ou au contraire on éloigne les deux écrous 26 entre eux, et par conséquent on produit le même déplacement des convoyeurs 6 qui leurs sont respectivement solidaires et qui, à leur extrémité opposée, comme on l'a déjà vu, sont supportés de façon à pouvoir coulisser librement. On peut ainsi, d'une manière particu- lière simple et rapide, assurer le réglage de l'écartement entre les deux convoyeurs, c'est-à-dire entre les deux positions extrêmes in- diquées respectivement en traits pleins et en traits mixtes sur la Figure 2. Le montage coulissant prévu entre les corps 24 et 25 à section carrée et les écrous 26, ou entre les convoyeurs 6 et la tige filetée 29, ainsi que la réaction élastique produite par les ressorts 27, per- mettent par ailleurs d'engendrer une pression de travail aussi bien lorsqu'une botte est engagée entre les convoyeurs 6 (et dans ce cas on prolonge la rotation de la tige 29 au-delà de ce qui est strictement nécessaire pour armer les ressorts 27) que lorsqu'aucune botte n'est présente entre les convoyeurs (auquel cas ces derniers sont placés à un écartement légèrement inférieur à la largeur de la botte, après quoi on arme dans la mesure nécessaire les ressorts 27, en forçant la botte entre les deux convoyeurs, éventuellement à l'aide d'organes appropriés d'engagement ou d'entrée). -6 - R E V E N D I C A T I 0 N S 1. Dispositif de transport pour bottes parallélipipédiques de largeur variable, comprenant un plan d'appui (2) et d'avance des bottes, deux convoyeurs (6) à bande sans fin disposés le long des c8tés dudit plan d'appui de façon à porter contre les flancs corres- pondants des boites pour assurer l'avance de celles-ci le long dudit plan, ainsi que des moyens pour régler l'écartement entre les convoy- eurs, caractérisé en ce que ces moyens de réglage comprennent au moins une tige de commande (29) montée en rotation, disposée transver- salement par rapport au mouvement d'avance des bottes et munie de parties filetées de pas contraires, engagées dans des écrous (26) faisant chacun fonction de vis-mère et supportant élastiquement les- dits convoyeurs de façon que ceux-ci puissent céder élastiquement dans le sens axial de ladite tige. 2. Dispositif de transport selon la Revendication 1, caracté- risé en ce que chaque écrou est constitué par un bloc (26) logé à coulissement dans au moins un corps tubulaire à section carrée (24, ) qui s'étend le long de l'axe de la tige et supporte l'un des con- voyeurs, des moyens élastiques (27) étant interposés entre le bloc (26) et ledit corps tubulaire (24, 25) afin de solliciter ce dernier vers le milieu du plan d'appui (2) par rapport audit bloc.