Semelle intérieure pour chaussure. La présente invention concerne une semelle intérieure pour chaussure, comprenant une feuille de matériau supportant sur une face des cellules très rapprochées remplies de gaz, mutuellement indépendantes, adaptées pour absorber élastiquement les forces exercées par le pied d'une personne qui porte cette chaussure. Le brevet U.S. NO 3.589.057 décrit une semelle intérieure du type mentionné ci-dessus dans laquelle les cellules ont une forme hémisphérique. La surface absorbant la pression, présentée par de telles cellules est tout à fait insignifiante et on court le risque que les cellules viennent à se briser dans les secteurs où elles sont soumises à la plus forte charge lorsqu'elles sont portées, soumettant ainsi l'ensemble du talon aux forces d'impact, ce qui provoque des maux de jambes. Les cellules hémisphériques peuvent donner une sensation déplaisante, du fait de leur contact punctili néaire avec la plante du pied. L'objet de l'invention est de procurer une semelle intérieure ayant des cellules qui forment ensemble une surface plane contre laquelle le pied peut reposer et qui présentent chacune une surface maximale d'absorption de pression de manière à éliminer ainsi la sensation de chair de poule, que produisent les cellules hémisphériques, et le danger de rupture des cellules individuelles. Les traits les plus caractéristiques de l'invention résident dans le fait que les cellules ont;une surfacé supérieure plane éloignée de la feuille de matériau dans un plan mutuel commun,et dans le fait qu'une autre feuille de matériau est appliquée sur ces surfaces planes et fixée solidement sur celles-ci parallèlement à la première feuille de ma tériau mentionné. Les cellules remplies d gaz sont soumises i des pressions d'importances différentes le long de la plante du pied et par conséquent l'épaisseur de la semelle intérieure et la grosseur des cellules peuvent entre déterminées en fonction de ces forces. Des essais pratiques ont montré que des cellules de configuration substantiellement cylindrique ayant un diamètre de 5 à 10 mm et une hauteur de 3 à 5 mm et n'étant espacées que d'une distance très petite de 0,5 à 4 mm sont très capables d'absorber les forces d'impact les plus élevées qui peuvent se produire lorsqu'une personne d'un poids moyen marche sur une surface dure. Les dimensions indiquées ci-dessus varient en fonction de la configuration des cellules et de la pression du gaz contenu. Normalement le gaz comprend de l'air à la pression atmosphérique, bien qu'il soit concevable aussi de maintenir les cellules sous une pression qui soit supérieure à la pression atmosphérique. L'espace entre les cellules respectives et les deux feuilles de matériau est rempli avec de l'air ou un matériau élastique tel que du caoutchouc mousse ou des mousses de plastiques, et les cellules ont des parois qui consistent en totalité ou en partie, en un matériau souple, tel qu'une matière plastique expansible. Sur les dessins La figure 1 est une vue en plan d'un mode de réalisation d'une semelle intérieure selon l'invention, avec une partie de la feuille supérieure de matériau enlevée La figure 2 est une vue en coupe prise sur la ligne II-II de la figure 1. La figure 1 montre une semelle intérieure 1 pour chaussure. Comme on le verra mieux d'après la figure 2, un grand nombre de cellules fermées, remplies d'air, par exemple les cellules 4, 5, 6, 7, sont arrangées entre une première feuille 2 et une seconde feuille 3, ces feuilles ayant la forme d'un pied. Dans le mode de réalisation de la figure 2, la feuille profilée 2 comprend un matériau plastique imperméable au gaz et les cellules 4, 5, 6, 7 ont été formées en exposant au vide une feuille de matériau plastique souple, de manière à former des cylindres ayant une paroi cylindrique 8, une paroi supérieure 9 et un fond ouvert 10. Le fond ouvert 10 de chacune des cellules a ensuite été fermé de ma nière étanche au gaz au moyen de la feuille profilée 2.La feuille conformée sous vide peut être réunie à la feuille profilée 2 en soudant les parties 11 logées entre les cellules respectives adjacentes, à la feuille profilée 2 d'une façon étanche au gaz, ou au moyen d'un agent adhésif thermodurcissable. La feuille profilée 3 est placée sur les surfaces des parois terminales 9 des cellules cylindriques, ces surfaces étant sur un plan commun, et elle est convenablement imperméable au gaz, bien qu'elle puisse être perméable à l'air de manière à assurer une ventilation de la plante du pied. Ainsi, la feuille 3 peut comporter une feuille continue de matériau plastique imperméable au gaz, une feuille de plastique perforée, un tissu composé de fibres naturelles ou artificielles, une feuille de plastique doublée de tissu. Dans le mode de réalisation présenté, les cellules fermées couvrent toute la surface de la semelle intérieure et sont de grosseur mutuellement égale et la feuille profilée 1 a une épaisseur uniforme. Normalement, la pression la plus forte est exercée dans les limites de la région antérieure du pied et les cellules à l'intérieur; de cette région doivent être dimensionnées de manière que, lorsque le porteur marche ou soulève des objets lourds les pressions qui en résultent peuvent être absorbées élastiquement c'est à dire : dans les cas normaux les feuilles profilées 2, 3 ne doivent pas être pressées ensemble de manière à entrer en contact entre elles, auquel cas il se forme un support rigide ou un point de poussée, ce qui peut produire une douleur dans la Jambe du porteur. En général la pression à l'intérieur de la partie centrale du pied est moindre et les cellules dans cette région ne nécessitent donc pas d'être dimensionnées pour absorber des forces de pression aussi élevées que les cellules dans la région antérieure du pied. Bien qu'il soit plus avantageux au point de vue fabrication d'avoir partout le mssme modèle de cellule et la même grosseur de cellule, il est également possible de prévoir des cellules de faible pouvoir de support à l'intérieur des régions de la semelle intérieure ob les pressions ne sont pas aussi élevées et des cellules de pouvoir de support élevé dans les régions où les pressions sont fortes. La forme des cellules peut varier dans de larges limites et les cellules peuvent par exemple constituer des corps cubiques mutuellement adjacents, imperméables au gaz et remplis de gaz, arrangés sur toute la surface de la semelle intérieure ou sur certaines parties de cette surface. Dans le but d'améliorer la résistance à l'usure de la semelle intérieure, on peut monter plusieurs feuilles de matériau sur la feuille ou les feuilles réunies aux cellules. La semelle intérieure peut aussi etre construite de plusieurs couches de cellules, arrangées entre des paires de feuilles. I1 est possible aussi de former les cellules avec des feuilles doubles qui sont solidement soudées à la feuille 2. Revendications 1 - Semelle intérieure (1) pour chaussure, comprenant une première feuille (2) supportant sur une face en rapport étroit adjacent un grand nombre de cellules remplies de gaz (4 à 7) qui sont mutuellement indépendantes les unes des autres et qui sont adaptées pour absorber élastiquement les forces dirigées contre le pied du porteur, caractérisée par le fait que les cellules ont une surface supérieure plate éloignée de cette première feuilles (2) et située sur un plan commun ; et qu'une seconde feuille (3) est placée sur cette première feuille (2) parallèlement à celle-ci et solidement réunie à ces surfaces plates. 2 - Semelle intérieure selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les cellules sont de forme cylindrique. 3 - Semelle intérieure selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les cellules sont de forme cubique. 4 - Semelle intérieure selon l'une quelconque des revendications I à 3, caractérisée par le fait que la capacité d'absorption de la pression, présentée par les cellules (4 à 7) varie sur la surface de cette semelle intérieure.