Semelle de chaussure. La présente invention concerne les semelles de chaussures comportant des cavités internes remplies d'un fluide r gaz liquide ou produit pateux. Ces semelles sont en général dites pneumatiques parce que la ou les cavités internes sont le plus souvent gonflées à l'air. De telles semelles ont été décrites dans de nombreux brevets parmi lesquels on peut citer le brevet U.S. Nv 2.020.240 et le brevet français NO 1.190.358 qui ne décrivent pas les moyens permettant de réaliser les chambres pneumatiques à l'intérieur de la masse de la semelle et le brevet U.S NO 4.016.662 qui propose de placer un sac dans une cavité réalisée dans la surface supérieure de la semelle. L'idée générale de toutes ces semelles "pneumatiques" même lorsque la chambre est remplie d'un liquide, est d'égaliser les pressions d'appui de l'ensemble du pied sur la surface de la semelle et, pour ce faire, la surface supérieure de la semelle entre la chambre à air et la semelle de propreté est réalisée aussi souple et aussi déformable que possible. Le patin de la semelle ou semelle d'usure est au contraire semi-rigide. La présente invention découle d'une idée inverse savoir alors que dans les semelles de l'art connu le pied repose sur un coussin pneumatique interposé entre lui et le patin de la semelle, l'inventeur a émis l'idée vérifiée par l'expérience qu'un plus grand confort pouvait être obtenu si on réalisait une véritable suspension pneumatique absorbant les chocs et les aspérités aléatoires du sol à la manière des pneumatiques pour automobiles, le pied reposant sur une assise plus stable constituée par une semelle semi-rigide qui peut être à la forme stable et invariable du pied et comporter par exemple un soutien de voute plantaire. On évite ainsi le mouvement de roulis et de tangage de la semelle pneumatiquesous le pied par exemple lors de la mise en appui d'un bord ou d'une extrémité de la semelle, le volume de fluide étant dans ce cas chassé vers l'autre bord ou l'autre extrémité. En conséquence et conformément à l'invention la surface d'ap pul de la semelle sur le sol est-separee de la surface semirigide d'appui du pied sur la semelle par un volume souple élastiquement déformable. Le volume souple élastiquement déformable peut être une chambre remplie par un fluide ou une masse d'une mousse souple ou matériau analogue. Une semelle conforme à l'invention fonctionne comme un véritable pneumatique et transmet les pressions locales résultant des chocs ou des aspérités sous forme d'une pression uniformément répartie sous toute la surface supérieure d'appui du pied ou tout au moins répartie sur une surface fortement accrue. De nombreux modes de réalisation sont possibles. Selon un premier mode de réalisation le patin d'appui sur le sol est réalisé solidaire de la poche constituant la chambre pneumatique, l'ensemble formant une semelle pneumatique fixée sous la semelle semi-rigide d'appui du pied. Selon un second mode de réalisation le patin d'appui sur le sol peut être rapporté sous la face inférieure de la poche constituant la chambre pneumatique solidaire de la semelle semi-rigide d'appui du pied. Selon un mode de réalisation préférentiel et pour assurer une meilleure stabilité de forme à la chaussure le patin d'appui sur le sol et la chambre pneumatique sont réalisés sous forme d'une pièce solidaire qui est noyée partiellement sur au moins une partie de sa périphérie dans la semelle moulée formant la semelle semi-rigide d'appui du pied. La chambre pneumatique de la semelle conforme à l'invention peut être commune à l'ensemble de la semelle mais elle peut être subdivisée en plusieurs chambres séparées ou intercommunicantes. Elle peut egalement être cellulaire et être constituée par un patin en mousse souple à cellules intercommunicantes ou non. D'autres caractéristiques de la présente invention apparai- tront a la lecture de la description de divers modes de réalisation faite ci-après avec référence au dessin ciannexé dans lequel La figure 1 est une vue en perspective et coupe par le dessous de l'élément formant patin de semelle et chambre pneumatique conforme à l'inven tion; la figure 2 est une vue en coupe longitu dinale d'une chaussure dans la semelle de laquelle est incorporé l'élément de figure 1; la figure 3 est une vue en coupe d'un élément en mousse for mant la chambre pneumatique conforme à l'invention et la figure 4 est une vue en coupe d'une semelle moulée incorporant ledit vêlement. Dans les figures les épaisseurs ont été exagérées pour plus de clarté. Les formes et détails ne sont également donnes qu'à titre d'exemple non limitatifs. L'élément 1 formant patin de semelle et chambre pneumatique du mode de réalisation des figures 1 et 2 comporte deux éléments moulés réunis par soudure,une plaque supérieure 2 et une pièce en cuvette inférieure 3. Les deux pièces sont réunies par soudure ou collage le long d'un plan 4 en formant un flasque périphérique 5. Les parois de ces deux pièces sont souples et réalisées en caoutchouc naturel ou synthétiques ou en matière plastique. Le fond de l'élément en cuvette 3 presente des surépaisseurs 6 et 7 qui constituent les semelles d'usure ou patins de la semelle et du talon. La chambre 8 formée est remplie d'un fluide qui peut être, totaiement ou partiellement, un liquide, un gaz tel que de l'air, un gel ou autre. L'élément 1 est placé dans le fond du moule (non représenté) qui est fermé par la forme portant la tige 9 et la semelle 10, notamment en polyuréthane microcellulaire, est moulée pour solidariser la tige 9 avec la semelle pneumatique 1. Dans le mode de réalisation des figures 3 et 4 l'élément souple assurant la suspension est une masse intermédiaire en forme de semelle 11 qui est réalisée en mousse cellulaire entourée par une peau de gélification 12. L'élément il présente sur sa face inférieure des cavités 13 débouchant latéralement en quelques points 14. Ces cavités 13 correspondent aux patins d'usure de la semelle et du talon. L'élément 11 est placé dans le fond du moule qui est fermé par la forme portant la tige 9. La semelle 10 est moulée par exemple en polyuréthane microcellulaire et la matière pénètre par les canaux 14 pour venir former les patins d'usure 6'-7' par remplissage des cavités 13 et des cavités correspondantes prévues dans le fond du moule. Revendications 1. Une semelle de chaussure, caractérisée en ce que la surface d'appui 6-7 de la semelle sur le sol est séparée de la surface semi-rigide 10 d'appui du pied sur la semelle par un volume souple 8-11 élastiquement déformable. 2. Une semelle de chaussure selon la revendication 1, caractérisée en ce que le volume souple élastiquement deformable est une chambre 8 remplie par un fluide. 3. Une semelle de chaussure selon la revendication 1, caractérisée en ce que le volume souple élastiquement dé fond mable est une masse 11 d'une mousse souple ou matériau analogue. 4. Une semelle de chaussure selon la revendication 2, caractérisée en ce que le patin 6-7 d'appui sur le sol est réalisé solidaire de la poche 2-3 constituant la chambre pneumatique. 5. Une semelle de chaussure selon la revendication 2, caractérisée en ce que le patin 6-7 d'appui sur le sol est rapporté sous la face inférieure de la poche constituant la chambre pneumatique 8 solidaire de la semelle semi-rigide 10 d'appui du pied. 6. Une semelle de chaussure selon la revendication 2, caractérisée en ce que le patin 6-7 d'appui sur le sol et la chambre pneumatique 8 sont réalisés sous forme d'une pièce 1 solidaire qui est noyée partiellement sur au moins une partie de sa périphérie dans la semelle moulée 10 formant la semelle semi-rigide d'appui du pied. 7. Une semelle de chaussure selon l'une quelconque des revendications 2 et 4 à 6, caractérisée en ce que la chambre pneumatique 8 est subdivisée en plusieurs chambres séparées ou inter-communicantes.