La présente invention concerne un procédé de pose de carrelage à l'aide d'au moins une sous-couche de mortier contenant du caoutchouc et englobe en particulier un procédé de pose de carreaux sur un plancher. De préférence, lors de la rénovation d'immeubles, il est souhaitable d'avoir une possibilité simple et appropriée de revêtir-des planchers existants de carreaux. L'utilisation de mortier a base de ciment convient moins pour cela, car un plancher joue toujours un peu. Le mortier à base de ciment est par conséquent légèrement fendillé, si on n'a pas posé une couche très épaisse de mortier. Mais celle-ci est la plupart du temps trop chère, pour pouvoir être utilise lors de la rénovation. L'organisation Néerlandaise de Recherches Scientifiques Physiques (TNO) à Delft, Pays-Bas, a développé un mortier afin de pouvoir appliquer des carreaux correctement sur un plancher. Ce mortier est un mortier à base de ciment, auquel est ajputé un latex (appelé ciment-latex). En cas de besoin, le mortier contient également des copeaux de caoutchouc. Entre une couche de ce mortier et un plancher, sont toujours disposées des couches intermédiaires en plaques de mousse de polystyrène ou des feuilles de matière plastique ainsi que des treillis métalliques. I1 est évident que tout contact direct entre mortier et plancher doit être évité, afin d'empêcher la formation de fissures. I1 faut encore mentionnée qu'un carrelage nouvellement posé peut être utilisé et jointoyé après environ 24 heures. Le but de l'invention est de parvenir à un procédé de pose de carrelage, de telle sorte que la couche de mortier puisse également supporter un contact direct entre le sol:et le carrelage posé, lorsqu'il s'agit d'un plancher, dans lequel: a) moins de matériau peut être utilisé et le travail simplifié; b) aucune cavité entre l'ancien plancher et le nouveau revete- ment ne doit demeurer libre, dans laquelle l'humidité ou la vermine peut s'accumuler, ce qui est à craindre en particulier dans le cas d'immeubles anciens; c) une combinaison de bois et de carrelage est obtenue de sorte que le sol soit renforcé et également conserve. Un autre but de l'invention est de permettre le franchissement du carrelage en vue d'un jointoyage immédiatement après la pose. Un autre objet de l'invention consiste à parvenir à un poids du sol nouvellement posé plus faible qu'il n'était obtenu jusqu'ici selon l'état connu de la technique. Bien que l'invention concerne en particulier un pro- cédé pour la pose de carrelage sur un plancher, des sols autres que des planchers ne sont pas exclus. Là où un plancher est mentionné, on pense en particulier à un sol qui se compose de pièces de bois, ainsi de planches, de madriers, de poutres et analogues. Tout autre sol, qui contient principalement du bois, par exemple des plaques de copeaux agglomérés, convient pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. Selon l'invention, le problème posé est résolu par le fait qu'un mortier à base de caoutchouc est utilisé, qui se compose d'un mélange de particules de caoutchouc vulcanisé et d'un liant organique, qui adhère non seulement aux particules de caoutchouc, au sol, mais également au carrelage, et est posé directement sur le sol selon une épaisseur d'environ 2 mm à 25 mm. On peut utiliser des particules de caouchouc vulcanisé selon une forme quelconque, si elles peuvent être transformées en un mortier, qui peut être appliqué partout selon l'épaisseur désirée. Outre des particules, qui ont principalement des dimensions identiques, sont également utilisables des particules allongées en forme de barres ou de plaques. Un mortier contenant des particules de caoutchouc, qui se composent de particules avec au moins une des dimensions principales entre 0 mm et 5 mm et contient, en tant que liant, un latex, peut être utilisé de façon très satisfaisante pour le but mentionné. Des particules satisfaisantes peuvent être, entre autres, obtenues à partir de déchets de caoutchouc découpés, appelés débris de caoutchouc. Un mortier avec du caoutchouc à base de débris de caoutchouc est déjà utilisé en tant que couche de revêtement de sols de gymnases et analogues. En tant que liant, on peut utiliser avec succès un latex, qui est fabriqué à partir de caoutchouc naturel, de caout chouc butadiène-styrène, de caoutchouc butadiène-acrylonitrile et de polychloroprène. On peut également utiliser une solution par exemple à base de caoutchouc butylique, lorsque le solvant n'agit pas défavorablement. Un latex à base de caoutchouc naturel ou de caoutchouc butadiène-styrène est cependant preféré en tant que liant, car il est relativement bon marché et facile à transformer et ne dégage aucune vapeur nocive. De manière surprenante, il s'est avéré que la consistance de mortier à base de caoutchouc peut être ajustée de sorte qu'on peut marcher sur le carrelage immédiatement après la pose en vue du jointayage.Cette consistance peut être déterminée même par l'homme de l'art après quelques essais, afin de fixer la proportion de copeaux de caoutchouc par rapport au liant, Une épaisseur de la couche de mortier à base de caoutchouc d'environ 3 mm à 10 mm est très avantageuse. Dans le cas de planchers fouant fortement, on doit cependant choisir une couche plus épaisse, afin de pouvoir mieux compenser et répartir plus favorablement les forces par rapport au carrelage rigide. Une épaisseur de couche anormale par suite d'irrégularités demeure dans le cadre des caractéristiques selon l'invention, de sorte qu'également des inégalités du sol peuvent être compensées sans inconvénient. Le mortier est préparé en lieu et place à partir des copeaux de caoutchouc mentionnés ou d'autres particules de caoutchouc et du liant. Les avantages de l'utilisation du mortier à base de caoutchouc sont évidents: a) l'adhérence des carreaux au bois est extraordinairement bonne; b) la couche de caoutchouc peut être relativement mince, de sorte que le poids global du nouveau sol demeure également relativement faible; c) la transmission sonore est réduite par la couche de mortier; d) le mortier possède un pouvoir d'isolation thermique satisfaisant. Exemple un sol expérimental est constitué de trois poutres de 8 cm x 20 cm, espacées de 60 cm les unes des autres et recouvertes de planches de bois de 2 cm x 10 cm. Ce sol est garni de carreaux, et même de carreaux de 10 cm x 20 cm. On utilise un mortier à base de rognures de caoutchouc, qui proviennent de pneumatiques d'automobile découpés. La dimension principale des particules est assez régulière. Les particules ont entre O mm et 3 mm de grandeur. Comme liant, on utilise un latex à base de caoutchouc naturel. L'épaisseur de la couche de mortier est d'environ 4 mm. Les joints, qui ont 7 mm de large, sont remplis immédiatement après la pose des carreaux de la manière habituelle avec du mortier à base de ciment. Après une période de durcissement de quelques jours, le sol est soumis à plusieurs essais de surcharge.Tout d'abord, ce sol expérimental est chargé jusqu'à la limite maximale de charge. Après quoi, le sol est placé incliné à 45 et laissé tomber librement sur un soubassement en béton. La surface du carrelage n'accuse alors aucune détérioration visible. La couche de mortier à base de ciment mentionnée en premier lieu ci-dessus en latex et comportant éventuellement une proportion de rognures de caoutchouc est plus lourd que le mortier à base de caoutchouc, qui est utilisé dans l'exemple selon l'invention. En particulier, lors de la rénovation d'anciens planchers, toute économie de poids est importante. Selon une spécification de TNO, la couche de mortier à base de ciment pèse au moins 14 kg par m2. La couche de mortier selon l'invention pèse par contre normalement 3 kg à 10 kg par m2. L'invention a trait également à un plancher carrelé, dans lequel entre le carrelage et le plancher se trouve une couche adhérante aux carreaux et au plancher, qui présente une épaisseur d'environ 3 mm à 25 mm et se compose de particules de caoutchouc vulcanisé et d'un liant quelconque. REVENDICATIONS 1 - Procédé de pose de carrelage à l'aide d'au moins une sous-couche en mortier contenant du caoutchouc, caractérisé en ce qu'on utilise un mortier à base de caoutchouc, qui se compose d'un mélange de particules de caoutchouc vulcanisé et d'un liant organique, qui adhère non seulement aux particules de caoutchouc, au sol, mais également aux carreaux et est posé directement sur le sol selon une épaisseur d'environ 2 mm à 25 mn. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le mélange est placé directement sur le plancher. 3 - Procédé selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les particules de caoutchouc sont réalisées à partir de caoutchouc divisé, de sorte qu'au moins une des dimensions principales des particules soit comprise entre 0 mm et 5 mm. 4 - Procédé selon les revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les particules de caoutchouc sont fabriquées à partir de déchets de caoutchouc. 5 - Procédé selon les revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le mortier est réalisé selon une consistance telle que les carreaux posés en carrelage peuvent être parcourus immédiatement après la pose et jointoyés. 6 - Procédé selon les revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la couche se composant de rognures de caoutchouc et de liant est posée selon une épaisseur d'environ 3 mm à 10 mm. 7 - Procédé garni de carreaux selon le procédé d'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'entre les carreaux et le plancher, se trouve une couche adhérant aux carreaux et au plancher, selon une épaisseur d'environ 2 mm à 25 mm, qui se compose de particules de caoutchouc vulcanisé et d'un liant organique.