On sait que les grandes orgues à tuyaux qui existent à l'heure actuelle sont actionnées par l'organiste à partir ou bien des claviers manuels, ou bien du pédalier, des tirettes ou poussoirs de commande de jeux permettant de faire entendre, selon les tirettes actionnées, les notes correspondant aux jeux désirés. En d'autres termes, l'organiste a à sa disposition pour jouer deux choix indépendants : d'une part, le choix de la note qui s'effectue par intervention sur un clavier ou sur le pédalier et, d'autre part, le choix du jeu qui va fournir cette note, ce second choix étant obtenu par action sur les tirettes de jeux. En outre, on prévoit en général sur les orgues de ce type des commandes d'accouplement qui permettent,lorsque l'organiste appuie sur une touche d'un clavier, de faire jouer, en même temps que la note en cause, une autre note décale e/par rapport à la première, par exemple décalée d'un octave, cette seconde note pouvant appartenir autre clavier. Lorsque l'orgue dépasse une certaine taille, il devient matériellement difficile pour l'organiste d'actionner seul l'en- semble des commandes sus-indiquées. En particulier, l'organiste a en général recours à des assistants pour actionner les tirettes de commande de jeux dont le nombre peut aller jusqu'd 100 environ, ces assistants étant exclusivement chargés de la manipulation rapide de ces~tirettes au moment voulu dans l'exécution de l'oeuvre, pour que l'on passe d'un état où un jeu déterminé ne fonctionne pas à un état où ledit jeu émet les notes jouées par ltorganiste. A chaque instant, l'ensemble des tirettes de jeux de l'orgue se trouve donc dans un état donné que l'on appellera dans la suite de la description une "combinaison". Les facteurs d'orgues ont tenté jusqu'd ce jour d'apporter un certain nombre d'améliorations aux difficultés d'utilisation ci-dessus indiquées. En premier lieu, on a proposé de commander la mise en place de combinaisons pré-déterminées (c'est-d- dire de différents états pré-déterminés des commandes de jeux), chacune de ces combinaisons étant appelée par l'organiste par action sur un seul bouton de commande.Ce système est intéressant pour l'appel des combinaisons les plus fréquentes, mais il a pour inconvénient essentiel de ne pouvoir être modifié, c'est-a-dire que l'organiste n'a absolument aucune action possible sur l'ensemble des combinaisons pré-déterminées qui sont mises à sa disposition, de sorte que cet ensemble peut être approprié pour un type d'exécution et ne plus entre approprié pour l'exécution des oeuvres d'un autre compositeur. En deuxième lieu, on a proposé d'utiliser des tablettes de registration qui reproduisent à N exemplaires sur un tableau chacune des tirettes de jeux, N étant le nombre de combinaisons que l'on peut préparer surles N tablettes de registration. L'organiste prépare alors à l'avance les N combinaisons qu'il désire et au moment voulu il appelle chacune de ces combinaisons en appuyant sur un seul bouton. En d'autres termes, l'organiste simplifie la commande d'un nombre N de combinaisons qu'il a choisi lui-m8me. Ceci constitue un avantage par rapport au système pré c8demment mentionné car les combinaisons ne sont pas pré-déterminées et peuvent être choisies par l'organiste en fonction de l'oeuvre qui est à exécuter.Cependant, ce dispositif ne permet d'atteindre qu'un nombre N très restreint de combinaisons, toujours inférieur à 10 ; il faut en effet prendre en considéra ion le fait que l'ensemble des N tablettes de registration/pN n outons si l'orgue comprend p jeux, de sorte que l'on est rapidement limité par l'encombrement et la complexité d'un tel dispositif. En troisième lieu, on a proposé d'utiliser des contacteurs électriques multiples correspondant aux différentes combinaisons de jeux que lton désire, ces contacteurs étant associés à des relais électromagnétiques qui commandent la mise en oeuvre des jeux. Ces contacteurs, appelés 1,boites à échelles", apportent une amélioration quant à encombrement par rapport aux tablettes de re gistntoe,mais ils sont extrêmement coûteux et ont une fiabilité restreinte car 1'oxydation d'un contact suffit pour entras ner un fonctionnement défectueux.De toute façon, ces contacteurs ne permettent pas de mettre à la disposition de l'organiste un très grand nombre de combinaisons pré-établies car si orgue comporte p jeux et que l'on utilise N boites à échelles, il faudra, pour la commande des jeux, mettre en place Np relais électromagndti- ques, de sorte que l'on aboutit rapidement à une complexité de câblage inextricable. Par ailleurs, pour résoudre le problème de l'accouplement de notes, c'est-à-dire la commande d'une note à partir d'une autre note, on a proposé également d'utiliser des contacteurs électriques multiples associés à des relais électromagnétiques. Les inconvénients de ce système d'accouplement sont les mEmes que ceux qui ont été décrits ci-dessus pour les boites à échelles permettant le tirage d'une combinaison de jeux : d'une part, la fiabilité n'est pas bonne, d'autre part, le ctblage est très compliqué, et enfin le prix de revient est très élevé. La présente invention a pour but d'apporter une solution électronique moderne, souple, peu onéreuse et extensible à peu de frais,à tous les problèmes de commande d'orgues ci-dessus mentionnés. Les récents progrès de miniaturisation des composants électroniques utilisés en grande série dans l'industrie informatique permettent, à ce jour, de disposer, sous un faible volume, d'appareils pouvant avantageusement remplacer toutes les commandes électromagnétiques d'orgues connues dans ltétat de la technique, avec un coût et une sécurité de fonctionnement bien supérieurs à ceux des dispositifs antérieurs. Selon l'invention, on utilise des composants dits "microprocesseurs" pour permettre la mise en oeuvre d'un procédé de commande d'orgue tout-à-fait nouveau et original. On associe en effet à chaque position d'un élément de l'orgue, qu'il s'agisse d'une tirette de jeux ou d'une note, un état binaire et,pour un état déterminé de l'orgue pris dans son ensemble, on repère les états binaires par simple lecture sur les lignes d'entrée du système électronique utilisé. On peut alors procéder de deux manières différentes selon le but poursuivi : ou bien l'on mémorise plusieurs états successifs des éléments de l'orgue et; sur appel correspondant, on utilise l'un des états mémorisés pour commander les éléments de l'orgue; ou bien l'on traite les informations reçues par un programme mis en mémoire dans les composants du système et l'on utilise les informations traitées pour commander les éléments de l'orgue. Dans le premier cas, on peut, par exemple, prendre une information 0 ou 1 sur chaque tirette de jeux, selon qu'elle est tirée ou non, mémoriser tous les états correspondants à toutes les tirettes de jeux et affecter à cet ensemble un code d'appel. Cette opération peut autre répétée plusieurs fois suivant le volume de la mémoire disponible dans les composants électroniques utilisés et dans ce cas, on peut ainsi, en composant simplement le code d'appel, restituer tous les états binaires correspondant à toutes les tirettes et commander par cette restitution le positionnement de toutes les tirettes de jeux. Dans le deuxième cas, on peut, par exemple, prendre une information O ou 1 sur chaque note des claviers et du pédalier, selon qu'elle est actionnée ou non par l'organiste. Toutes ces informations sont envoyées dans le système électronique, traitées par un programme pré-implanté dans le système et restituées instantanément par le système après traitement. L'ensemble des informations restituées est utilisé pour commander les électro-aimants affectés à la commande de chaque note. Si le programme de traitement ne modifie rien, les notes commandées sont celles actionnées par l'organiste.Si le programme de traitement fait en sorte que, quand une note est actionnée,la note à l'octave est également actionnée, on voit que lton réalise ainsi un accouSementde notes Bien entendu, la lecture des états binaires et la restitution des états binaires après traitement s'effectuent à une rapidité telle que l'intervalle de temps correspondant n'est en aucun cas sensible pour l'organiste. Pour suivre en permanence l'état des claviers et du pédalier, on relit tous les états binaires avec une grande fréquence gracie à une horloge incorporée dans le système électronique et on restitue à la mtme fréquence les instructions de sortie : bien entendu, la lecture répétitive des informations d'entrée est effectuée automatiquement par le système. L'avantage d'un tel procédé de commande est qu'il ne met en oeuvre aucun multi-contacteur électrique de fiabilité douteuse, qu'il permet d'apporter à l'organiste des possibilités de combi- naisons nombreuses et modifiables à volonté, étant donné que le système permet la mise en mémoire d'un nombre considérable d'informations, et qu il permet de réduire notablement le temps de cSblage d'un orgue et par conséquent son prix de revient. L'utilisation de ce système électronique susceptible de mémoriser des états binaires permet, en outre, d'augmenter au-delA de la demande des organistes les possibilités de commande d'un orgue, sans que cela complique le cabrage électrique correspondant aux électroaimants de commande de l'alimentation des tuyaux d'orgue. La présente invention a,en conséquence,pour objet un procédé de commande électronique d'orgue, caractérisé par le fait que l'on positionne certains éléments de l'orgue ; que l'on fait correspondre un état binaire à la position de chacun des éléments précités ; que l'on mémorise les états binaires des éléments précités par lecture selon un ordre prédéterminé pour constituer un ensemble de données ; que l'on constitue éventuellement une bibliothèque d'ensembles et que, dans ce cas,on choisit l'ensemble de données que l'on désire parmi les ensembles mémorisés ; et que l'on utilise l'ensemble de données disponible en commandant par . chaque donnée de l'ensemble, modifiée ou non suivant un programme pré-établi, un électro-aimant associé à un élément de l'orgue. Dans une première variante de mise en oeuvre du procédé selon l'invention, les éléments de l'orgue positionnés sont les tirettes de commande de jeux. Dans ce cas, pour un état des jeux déterminé, on donne manuellement l'ordre de mémoriser les états binaires correspondants, ce qui constitue un ensemble de données constituant l'un des éléments d'une bibliothèque. A chaque élément est affecté un code d'appel et en répétant plusieurs fois l'opéra- tion pour des états de jeux différents, on constitue une bibliothèque d'ensembles de données.La bibliothèque d'ensembles est constituée de combinaisons de jeux désignées par le rang du bouton de commande utilisé : on peut, par exemple, utiliser (p + N) boutons de commande constitués de deux ensembles de p et N boutons, ce qui permet de réaliser les codes d'appel pour une bibliothèque de pN ensembles de données ou combinaisons de jeux. Les ensembles mémorisés sont utilisés pour l'alimentation des électro-aimants de l'orgue, sans modification préalable. Bien que le nombre de combinaisons que lton peut mémoriser soit très important, il est possible à l'organiste de remodifier manuellement la combinaison qu'il vient d'appeler en agissant manuellement sur une ou plusieurs tirettes de jeux de l'orgue.Les éléments de orgue qui sont commandés les tirettes commandant par les électro-aimants sont, ce cas,/les registres de l'orgue, c'est-à- dire les barres coulissantes susceptibles de mettre en oeuvre ou de ne pas mettre en oeuvre tous les tuyaux d'un même jeu. Les combinaisons de jeux mémorisées dans la bibliothèque sont conservées en mémoire même après la coupure de l'alimentation de l'orgue grtce à un dispositif d'alimentation à piles qui permet de maintenir sous tension les combinaisons du système électronique utilisé. A chaque couple formé du ième bouton du groupe de p boutons et du j éme bouton du groupe de N boutons correspond une et une seule combinaison de jeux, et bien entendu, chaque combinaison de jeux ainsi mémorisée peut mettre en oeuvre un ensemble de jeux absolument quelconque. Dans une deuxième variante de mise en oeuvre du procédé selon l'invention, les éléments de l'orgue positionnés pour la mise en oeuvre du procédé sont les notes des claviers et/ou du pédalier on lit un seul ensemble de données et on l'utilise immédiatement pour la commande : cette lecture et cette commande se font de fa çon automatique à l'initiative du matériel. Le programme pré-établi pour la modification des données de l'ensemble prend en compte des instructions données par l'organiste sur les claviers et le pédalier ; les instructions données par l'organiste et prises en compte par le programme sont des états binaires correspondant à un choix d'accouplement de claviers, pédalier, d'accouplement de notes dans un même clavieroudrns plusieurs claviers ou pédalier différents.L'élément de orgue commandé par électro-aimant est une soupape à air pouvant alimenter un ou plusieurs tuyaux ; le procédé peut en effet s'adapter à tous types de sommier , par exemple à un sommier à registresou à un sommier à électro-aimants de tirage de soupape direct. I1 est clair que le procédé selon l'invention permet de réduire considérablement le prix de revient de la facture d'orgue actuelle malgré l'obtention de performances bien supérieures. Dans le cas où le procédé selon l'invention est appliqué au tirage de jeux, c 'est-à-dire à l'appel de combinaisons de jeux mémorisées, le matériel de facture d'orgue traditionnel ne permettait pas d'atteindre les performances obtenues selon l'invention : une installation selon le procédé de l'invention permet en effet la constitution d'une bibliothèque de 64 combinaisons de 128 jeux sans aucune difficulté, alors que la réalisation classique équivalente aurait nécessité plus de 8192 relais.La fiabilité des orgues commandés par le procédé selon 1'invention est considérablement accrue puisque lton supprime les contacts électriques tels que ceux qui existaient dans les boîtes à échelles. La réduction du temps de câblage est évidente lorsque l'on réalise qu'un seul contact est désormais nécessaire par note, alors que 8 ou 10 contacts étaient nécessaires dans les systèmes traditionnels prévoyant divers accouplements. I1 convient de noter qu'un même système électronique est susceptible de réaliser l'ensemble des fonctions décrites pour les deux variantes du procédé selon l'invention. Dans le cas de la première variante concernant le tirage de jeux, on peut agrandir la taille de la bibliothèque pour un coft minime. Dans le cas de la deuxième variante concernant le tirage de notes,on peut prévoir toutes les possibilités d'accouplement imaginables (octaves, quintes, tierces, octaves suraigus, accouplements inverses), sans qu'il soit nécessaire d'avoir aucun cablage supplémentaire à l'intérieur de l'appareil. La présente invention a également pour objet le produit industriel nouveau que constitue un orgue à commande électroniquev caractérisé par le fait qu'il comporte un système électronique susceptible de lire des états binaires correspondant à la position des notes des claviers et/ou pédalier et/ou à la position des tirettes de Jeux, et de mettre en oeuvre le procédé selon l'inven- tion pour la commande d1au moins certains des éléments précités. Dans la suite de la description, on désignera par "mémoire volatile " une mémoire pouvant être lue ou écrite et par "mémoire non volatile" une mémoire ne pouvant quatre lue seulement. Pour mieux faire comprendre ltobJet de la présente invention, on va en décrire ci-après, à titre d'exemples purement illustratifs et non limitatifs, deux exemples de mise en oeuvre représentés sur le dessin annexé. Sur ce dessin - la figure 1 représente le schéma synoptique général d'un orgue mis en oeuvre selon la première variante du procédé de l'in- vention ; - la figure 2 représente le schéma synoptique général d'un orgue mis en oeuvre selon la seconde variante du procédé de 1'in- vent ion ; - la figure 3 représente le schéma synoptique général de l'appareil destiné à la mise en oeuvre du procédé de l'invention et connecté avec les organes de l'orgue utilisé selon la première variante - la figure 4 représente le schéma détaillé d'une tirette ; - la figure 5 représente un état particulier de la mémoire volatile de l'appareil de la figure 3 ; - la figure 6 représente le schéma synoptique général de l'appareil destiné à la mise en oeuvre du procédé et connecté avec les organes de l'orgue utilisés selon la seconde variante ;; - la figure 7a repr4sente l'état de la partie de mémoire utilisée pour mémoriser l'état des claviers dans l'exemple décrit ci-après pour la seconde variante ; - la figure 7b représente l'état de la partie de mémoire utilisée pour mémoriser l'état que doivent prendre les électroai sec on e variante. mants de tirage de notes dans l'exemple décrit ci-apre pour la/ En se référant au dessin et plus particulibrement aux fi- gures 1 et 2, on voit que l'orgue servant à la mise en oeuvre de la première ou de la seconde variante de l'invention a été supposé être le mime. Cet orgue comprend deux claviers 1 et un pédalier 2 destinés à la commande des notes. L'orgue comporte également des commandes au pied 3 et des commandes manuelles 4 d'accouplements de notes.Cet orgue sur lequel va entre expliquée la mise en oeuvre des deux variantes du procédé a été supposé comporter quatre Jeux, à savoir ~ un bourdon de huit pieds mis en oeuvre par une tirette 5 - une flute de quatre pieds mise en oeuvre par une tirette 6 - un nazard mis en oeuvre par une tirette 7 ; - une tierce mise en oeuvre par une tirette 8. Toutes les tirettes sont rassemblées sur un tableau désigné par 9 dans son ensemble. Cet orgue est associé à un dispositif électronique de commande désigné par 10 pour la première variante de la figure 1 et 11 pour la deuxième variante de la figure 2. EXEMPLE 1 : mise en oeuvre de la première variante du procédé selon l'invention. Ce premier exemple correspond aux représentations sohémati ques des figures 1 et 3 à 5. On a supposé, sur le schéma synoptique de la figure 3, que, pour l'orgue de la figure 1,on voulait mémoriser neuf combinaisonsde Jeux. Dans ce but, on a prévu deux ensemble 12 et 13 comportant trois boutons de commande chacun 12b 12= 12c et 13a l3 13c respectivement. I1 est clair qu'avec ces deux ensembles de trois boutons, on peut définir neuf codes d'appel dirrérents,ce qui permet de mémoriser neuf combinaisons de jeux différentes d'une tirette Sur la figure 4, on a représenté le détail de réalisation/ de Jeux telle que 5, 6, 7 ou 8.Une telle tirette comporte un bouton de manoeuvre 14, solidaire d'une tige coulissante 15, dont l'ex- trémité,qui est opposée au bouton 14, porte une came 16 coopérant avec la lame mobile 17 d'un contact électrique. Lorsque ltorganiste tire à fond le bouton 14, la lamelle mobile 17 établit un contact avec la sortie 19 ; lorsqu t au contraire, le bouton 14 est complbte- ment repoussé (comme représenté sur la figure 4), la lamelle 17 établit un contact avec la sortie 18. On voit donc que, selon la position tirée ou non d'une tirette de jeux, l'une ou l'autre des sorties électriques 18 ou 19 est alimentée.La tige coulissante 15 constitue un barreau en matériau ferromagnétique disposé dans la zone centrale de deux bobines 20 et 21 dont les enroulements ont une extrémité commune 22. Si lton met sous tension la borne d'alimentation 23 de la bobine 20, le champ créé par cette bobine provoque le déplacement de la tige 15 Jusqu'à ce que la tirette soit tirée à fond. Au contraire, lorsque la borne 24 de la bobine 21 est mise sous tension, le champ créé par la bobine 21 déplace la tige 15 Jusqu'à ce que la tirette soit poussée à fond. On voit donc, qu'en alimentant l'une ou l'autre des bobines 20 ou 21, on peut réaliser la commande des tirettes de Jeux en remplaçant l'action directe de l'organiste sur le bouton 14. Si l'on suppose que l'organiste désire mémoriser la combinaison de Jeux dans laquelle la tirette 5 du bourdon est seule tirée alors que les tirettes 6, 7 et 8 des trois autres Jeux sont poussées, on sera amené à réaliser les opérations suivantes. Après avoir tiré la tirette 5 et poussé les tirettes 6, 7 et 8, ltorganiste appuie sur l'un des boutons de l'ensemble 12, le bouton 12a par exemple : le dispositif de traitement 25 teste l'état de la commande d'enregistrement 26 et comme aucun enregistrement n'a été demandé, aucune autre opération n'est effectuée. L'organiste commande alors le bouton d'enregistrement 26 et choisit un bouton de l'ensemble 13, le bouton 13a par exemple.Au moment où l'organis- te appuie sur le bouton 13a, le dispositif de traitement 25 teste l'état de la touche d'enregistrement 26, constate que l'enregistrement est demandé et vient lire,par l'intermédiaire de l'interface d'entrée 27, les informations électriques données aux bornes des contacteurs 17, 18, 19 de chacune des quatre tirettes afférentes aux quatre Jeux. Si l'un des Jeux est tiré, l'information correspondante est 1 ; si la tirette correspondante est poussée, l'information est 0 . Dans le cas de la combinaison de Jeux ci-dessus précisée, l'information lue sur les tirettes de Jeux est donc 1 0 0 0. Cette information binaire est envoyée dans une mémoire qui correspond au code d'appel réalisé par l'enfoncement des boutons 12 > 133 mémoire que l'on peut par exemple désigner par la reprdsentation 1/1. On pourra, de la meme façon, charger les états binaires correspondant à huit autres combinaisons dans des mémoires 1/2, 1/3, 2/1, 2/2, 2/3, 3/1, 3/2, 3/D, chacune de ces mémoires correspondant au code d'appel créé par l'enfoncement d'un bouton de l'ensemble 12 et d'un bouton de l'ensemble 13, une mémoire repérée par le symbole p/N correspondant à l'enfoncement du p ème bouton de l'ensemble 12 et du N ème bouton de l'ensemble 13. La figure 5 représente un schéma du contenu binaire de la mémoire volatile 28 du dispositif lorsque les états binaires correspondant à neuf combinaisons de jeux différentes y ont été introduits par le dispositif de traitement 25 sous le contrôle des instructions emmagasinées dans la mémoire non volatile 29. La mémoire, qui est représentée, est surdimensionnée par rapport à la dimension de l'orgue décrit dans cet exemple et cette mémoire est organisée en blocsde 8 bits, deux blocs étant retenus pour l'enregistrement d'un état des Jeux de l'orgue, de sorte que cette mémoire peut être utilisée pour un orgue de 16 Jeux. Etant donné que l'orgue de l'exemple n'a que 4 jeux, les informations des douze dernières cases de la mémoire sont mises à zéro systématiquement.Dans la représentation de la figure 5, on a supposé que les cinq premières combinaisons de Jeux enregistrdes dans la mémoire 28 correspondaient au tableau suivant Références des Références des Repère de tirettes de 1 tirettes de Etat binéaire mémoire Jeux tirées Jeux poussdes mémorise 1/1 5 6, 7, 8 1 0 0 0 1/2 6 5, 7, 8 0 1 0 0 1/3 i 7 5, 6, 8 0 O 1 0 2/1 5, 8 6 , 7 1 0 0 1 2/2 5, 6, 7, 8 1111 Lorsque les neuf combinaisons de Jeux sont enregistrées, si l'organiste désire appeler l'une de ces combinaisons, il forme sur les boutons 12, 13, le repaire correspondant en appuyant sur l'un des boutons 12 et l'un des boutons 13. Si l'on suppose que l'organiste appuie sur les boutons 12b et 13a, le code correspondant indique au dispositif de traitement 25 d'aller lire dans la mémoire volatile 28 le quatrième bloc enregistré, c'est-à-dire celui qui correspond à la mémoire repérée par 2/1.Dans ce bloc, le dispositif de traitement 25 lit deux mots de 8 bits, le deuxième étant entièrement à zéro et le premier correspondant à l'état suivant : 1 0 0 1 0 0 0 . Les quatre premières informations binaires du premier mot sont envoyées par l'intermédiaire d'un interface de sortie 30 sur les commandes des électro-aimants 20 ou 21 de chacune des tirettes 5, 6, 7 et 8. Selon que l'état binaire lu est 1 ou 0, on met sous tension la borne 23 ou la borne 24 pour provoquer le déplacement automatique des tirettes. L'état binaire lu étant 1 0 0 1, les bobines 20 des tirettes 5 et 8 sont alimentés et les bobines 21 des tirettes 6 et 7 sont alimentées. I1 est clair que l'appareil 10 selon l'invention, tel qu'il a été détaillé sur la figure 3, pourrait également commander, par la sortie de l'interface 30, un affichage lumineux de l'état tiré ou poussé des Jeux de l'orgue. On pourrait envisager de commander directement par l'interface 30 les bobines des registres de l'orgue sans agir sur les tirettes ; cependant, l'avantage d'une action sur les tirettes de Jeux est que l'organiste a une vue directe de l'état de ces Jeux et une possibilité d'intervention manuelle par action directe sur les tirettes. Un autre avantage de l'action sur les tirettes de Jeux est, qu'en cas de panne, les registres sont touJours manipulables manuellement à partir des tirettes. Dans le cas où le dispositif de traitement 25 est un dispositif ciblé, la mémoire nonwolatile de contrôle 29 devient superflue. EXEMPLE 2 mise en oeuvre de la seconde variante du procédé. Cette mise en oeuvre est représentée sur les figures 2, 6, Ta et 7b. Les commandes à pied et manuelle d'accouplement 3 et 4 de l'orgue sont associées à des contacts électriques de la 8me façon que les tirettes de Jeux décrites en détail dans le premier exemple. Chaque contact d'une commande d'accouplement correspond à une instruction prédéterminée. Toutes les touches des claviers 1 et du pédalier 2 sont également associées à des contacts électriques, les états binaires correspondants étant 1, lorsque la touche est enfoncée, et 0, lorsque la touche n'est pas enfoncée. Le dispositif de traitement 31 lit, en séquences perpétuellement renouvelées, à haute fréquence, toutes les informations binaires données par tous les contacts des claviers 1 et du pédalier 2, et par tous les contacts des commandes 3 et 4. Cette acquisition d'informations s'effectue par l'intermédiaire d'un interface d'entrée 32. La lecture se fait par bloc de 8 bits, le dispositif de traitement 31 étant sous le contrôle des instructions programmées dans la mémoire non volatile 33. ta mémoire volatile 34 comporte une partie entrée et une partie sortie. Dans la partie entrée, représentée sur la figure 73 sont enregistrés des états binaires lus sur les claviers 1 et le pédalier 2, ainsi que les instructions provenant des commandes 3 et 4. On a appelé la le clavier RECIT de l'orgue et lb le clavier GRAND-ORGUE. Dans chaque partie entrée ou sortie de la mémoire 34, on a en conséquence une partie 34a correspondant au clavier la et une partie 34b correspondant au clavier lb. Si l'organiste a actionné uniquement la touche DO du clavier lb GRAND-ORGUE, l'image dans la partie entrée de la mémoire volatile 34 sera 1 0 0 0 0 0 0 0 00000000 Si l'organiste a, en outre, actionné dans les commandes 3, 4 l'accouplement "quinte GRAND-ORGUE", le dispositif de traitement 1 reçoit nomme instruction de décaler de sept rangs vers la droite le premier bloc d'états de la mémoire 34. Le bloc obtenu est donc passé de (1 0 0 0 0 0 0 O) à (O O O o O O O 1) ; le dispositif de traitement 31 effectue un OU logique de ces deux blocs d'états et envoie le résultat sur la partie sortie de la mémoire volatile 34, ce qui donne l'état (1 0 0 0 0 0 01).Le travail du dispositif de traitement 31 steffectue sous le contre des instructions contenues dans la mémoire non volatile 33. tes états contenus dans la partie sortie de la mémoire volatile 34 sont envoyés sur un interface de sortie 35. Cet interrace de sortie 35 commande les électro-aimants de tirage de note, la commande étant réalisée uniquement si la case correspondante de la partie sortie de la m6- moire 34 est à 1. Dans l'exemple sus-mentionné, les électro-aimants de tirage de note, qui seront excités, seront donc celui du DO corespondant au tirage normal du GRAND-ORGUE et celui du SOL correspondant à la quinte du DO. Il convient de remarquer que, pour tous les organes d'entrée ou de sortie des appareils construits selon le procédé de l'inven- tion, un seul fil est nécessaire. Par ailleurs, tous les accouplements imaginables sont réalisables par de simples opérations booléennes appliquées sur le contenu de la partie entrée de la mémoire volatile 34. I1 est bien entendu que les exemples ci-dessus décrits ne sont aucunement limitatifs et pourront donner lieu à toutes modifications désirables sans sortir pour cela du cadre de l'invention ; en particulier, il convient de noter que le même appareil électronique peut commander les organes de l'orgue soit selon l'une des deux variantes, soit selon les deux variantes simultanément, selon son mode d'utilisation. REVENDICATIONS 1 - Procédé de commande électronique d'orgue, caractéri- sé par le fait que l'on positionne certains éléments de l'orgue que l'on fait correspondre un état binaire à la position de chacun des éléments précités ; que l'on mémorise les états binaires des éléments précités par lecture selon un ordre prédéterminé pour constituer un ensemble de données ; que l'on constitue éventuellement une bibliothèque d'ensembles et que, dans ce cas, on choisit l'ensemble de données que l'on désire parmi les ensembles mémorisés ; et que l'on utilise l'ensemble de données disponibles en commandant par chaque donnée de l'ensemble, modifiée ou non suivant un programme pre-tabli, un dlectro-aimant associé à un 6 ment de l'orgue. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les éléments de l'orgue positionnés sont les tirettes de jeux. 3 - Procédé selon les revendications 1 et 2 prises simultanément, caractérisé par le fait que l'on donne manuellement l'or- dre de mémoriser l'état des jeux pour constituer un ensemble de données dans une bibliothèque. 4 - Procédé selon la revendication 3, caractérisé par le fait que l'on utilise, sans modification préalable, pour l'alimentation des électro-aimants associés à des éléments de orgue, l'un des ensembles mémorisés dans la bibliothèque d'ensembles. 5 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, ca caractérisé par le fait que les éléments de 4'orgue, commandés par des électro-aimants, sont les registres de jeux. 6 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les éléments positionnés de orgue sont les notes des claviers et/ou du pédalier. 7 - Procédé selon la revendication 6, caractérisé par le fait qu'on lit un seul ensemble de données et qu'on l'utilise immédiatement pour la commande des électro-aimants. 8 - Procédé selon l'une des revendications 6 ou 7, caracterise par le fait que le programme pré-établi pour la modification des données d'un ensemble de données lu prend en compte des instructions données par l'organiste. 9 - Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait que les instructions données par l'organiste et prises en compte par le programme sont des états binaires correspondant à un choix d'accouplement de claviers et/ou pédalier, d'accouplement de notes dans un même clavier ou dans plusieurs claviers ou pédalier différents. 10 - Procédé selon l'une des revendications 6 à 9, ca ractérisé par le fait que ltélement de l'orgue commandé par électro-aimant est une soupape à air pouvant alimenter un ou plusieurs tuyaux. Il - Orgue à commande électronique, caractérisé par le fait qu'il comporte un système électronique susceptlble de lire des états binaires correspondant à la position des notes des claviers et/ou pédalier et/ou à la position des tirettes de jeux, et de mettre en oeuvre le procédé selon l'invention pour la commande d'au moins certains des éléments précités.