La présente invention a trait a des compositions destines à lutter contre certaines maladies cryptogamiques des végétaux, en particulier contre la pero- nospore ou mildiou ("Plasmopara Viticola"), ces compositions étant de préférence a base de cuivre. La péronospore est un champignon qui peut attaquer les organes de nombreux végétaux, plus particulièrement la vigne. La biologie et l'épidémiologie de cette grave infection sont bien connues; son cycle de développement comprend schématiquement les phases suivantes : oospores, macroconidies, zoospores, mycélium, conidies. Les oCepores ou spores hibernants se forment h l'automne et hivernent sur les feuilles mortes et autres residua organiques de la vigne, tombés & terre. Lorsqu'au printemps ils retrouvent des conditions favorables, les ooaprree se développent en donnant naissance à des macroconides, lesquelles, portées par le vent ou d'autres agents vecteurs, se déposent sur la plante en phase de reprise végétative.Si la température minimale n'est pas inférieure à 10 C, stil a plu (avec un minimum de 10 mm d'eau en 24 heures), si les nouvelles pousses de la vigne atteignent une longueur d'au moins 10 cm (selon ce qu'on nomme la règle des "trois dix") les macroconidies engendrent les zoospores, lesquels, en germant au niveau des stomates de la feuille, émettent un filament qui pênêtre dans les tissus intracellulaires du parenchyme foliaire, où il se développe abondamment en formant un mycélium, donnant lieu ainsi a l'apparition caractéristique de la "tache d'huile" qui est le symptome visible de l'infection. La phase qui se situe entre la germination des zoospores et l'apparition de la "tache d'huile" est dite "période d'incubation" et peut varier, selon la saison, de 15 a 17 jours environ. Deux b trois jours après le ddbut de la "tache d'huile" apparait b l'envers des feuilles une fine pellicule blanche constituée de "filaments conidiophores" qui portent b leur extrémité de petites zippes de conidies constituant les nouveaux germes responsables de l'infection dite "péronosporique secondaire." Ces conidies, en fait, se dispersent sur les organes infectables de la plante, et dans des conditions favorables d'humidité et de température, elles germent h leur tour en engendrant les zoospores qui produisent finalement, comme nous l'avons vu, le mycélium ("tache d'huile") et les filaments (hyphes) conidiophores. Ainsi, l'infection se propage et se perpétue jusqu'à l'automne, époque à laquelle se forint les oospores ou spores hibernants. I1 y a lieu de préciser que la "Plasmospora viticola" attaque surtout les feuilles, mais aussi les jeunes pousses et les grappes. C'est une infection qui peut, au cours des années dont l'évolution cba- tique est favorable au développement de la maladie, provoquer des dommages énormes a la production de raisin, si cette infection n'est pas coetbattue en tempe opportun avec des moyens adéquats. n faut garder prisent à l'esprit le fait que dans tous les cas le facteur déterminant et récurrent pour le développement de l'infection est en pratique la présence d'une forte humidité, soit b la suite de pluies, soit du fait de rosées abondantes, lorsque les parties vertes de la plante se trouvent recouvertes pendant quelques heures d'une pellicule d'eau ou de gouttelettes d'eau, capables de faire germer les conidies disséminées sur la plante. C'est pourquoi, dans la lutte contre cette infection, l'évaluation continuelle et attentive de wltetat d'humidité" est fondazentale pour pouvoir intervenir efficacement et en temps opportun. Les moyens actuellement connus pour lutter contre le mildiou se partagent en deux catégories : compositions a base de cuivre et produits organiques de synthèse, dits "acupriques". Jusque vers 1950 la lutte contre le mildiou faisait appel uniquement b des sels de cuivre, en premier lieu au sulfate (bouillie bordelaise) et aux oxychlorures de cuivre. Sans sa formule la plua ancienne et la plus répandue, la bouillie borde laise est constituée de 1 kg de sulfate de cuivre et de 1 kg de chaux éteinte, dans ioe litres d'eau. L'addition de chaux a pour.but de neutraliser le sulfate de cuivre, qui a une rdaction acide, et de procurer à la bouillie une bonne adhérence sur les parties vertes de la plante,rendant ainsi plus difficile le "lessivage" de la bouillie par la pluie. I1 y a lieu d'ajouter qu y a eu, au cours des décennies passes, de nombreuses tentatives et propositions tendant à modifier la composition originale, tant en ce qui concerne le dosage des deux composants que le choix d'un type de chaux considéré comme le mieux apte au but recherche. on a recouru aussi à certains adjuvants capables de renforcer l'activité de la bouillie, tout en exerçant oertains effets complémentaires. De ces recherches est issue notamment la "poudre Caffaro" dans laquelle le sulfate de cuivre est remplace par des oxychlorures de cuivre. Ces derniers se prêtent effectivement à une meilleure utilisation du cuivre actif, et sont plus aptes à etre nsicronises", tout en ayant une plus forte teneur en cuivre metallique. Ce qui compte, en définitive, ce ne sont pas tellement les quantités unitaires (par 100 litres de solution aqueuse) de ces sels, exprimées en cuivre métallique, mais plutôt la forme plus ou moine ionisable sous laquelle ils s. trouvent lorsqu'ils viennent en contact avec les organes réceptifs de la plants après leur application. En d'autres terms, seul le cation cuivre (Cu++) s'est révéle extremêmement actif dans les comparaisons qui sont à l'origine de la présente invention, ainsi que cela a été démontré naguère par divers chercheurs; il s'est averd, en fait, que les zoospores, petites corpuscules ciliés, peuvent être paralysés ou tués dans des solutions contenant 0,2 a 0,3 ppm de cuivre libre. Les fongicides acupriques ont eu, au cours du dernier quart de siècle, une diffusion notable. Ce sont des produits de synthèse organique, appartenant presque exclusivement au groupe des dérivés de l'acide carbamique, tels que le produit très connu sous le nom de Zineb (éthylène-bis-dithiocarbamate de zinc) et le Mancozeb (éthylène-bis-dithiocarbamate double de zinc et de manganèse). Leur action peut etre comparée, sur le plan de l'efficacité, à celle des meilleures préparations à base de cuivre ; ils ont un effet plus rapide, ne sont pas phytotoxiques, meme sur les organes délicats, tels que les fleurs de la vigne, nc provoquent aucune sorte de brûlure, n'ont pas d'effet déprimant sur l'activité de la végétation, et sont d'une utilisation très facile. Par contre, ils sont moins persistants et par suite plus facilement éliminés par les pluies, et sont en outre dépourvus de tout effet contre l'oïdium et le Botrytis. Ils peuvent aussi laisser dans les volts et dans les vins des résidus de zinc non négligeables. A ce propos, il y a lieu d'observer que depuis quelques années les préparations cupriques regagnent du terrain pour diverses raisons, et plus particulière- lent en raison du fait que les sels de cuivre ont tendance à freiner la vigueur végétative excessive de la vigne et à rendre plus résistante la peau des raisins. Tout ceci est extrêmement important étant donné que le Botrytis cinerea ou moisissure grise provoque des dommages qui s' accroissent continuellement dans les vignobles, à l'échelle mondiale. Actuellement, l'orientation prévalente est revenue au double traitement acuprique et cuprique. Le premier est préféré au cours de la première phase de la végétation de la vigne (jusqu'S la fructification), tandis que le deuxième, le traitement cuprique, intervient dans les phases ultérieures. Il ressort clairement des considérations ci-dessus que : a) Ce qui compte n'est pas tant la quantité de cuivre métallique par unité de surface plantée en vigne, mais bien plutôt les conditions et l'état de solubilité et donc de dissociation du composé cuprique réparti sur la plante. b) La température et surtout l1humidité ambiante et celle des feuilles traitées ont une importance déterminante sur les succès du traitement anti-péronospore. c) La persistance de l'action du produit anti-parasitaire constitue une exigence essentielle, car la solubilité du composé cuprique ne doit pas entre trop elevee, pour éviter une dilution prématurée par lessivage, notamment a la suite de pluies fréquentes et abondantes. I1 y a lieu en outre de ne pas oublier que, pour une bonne utilisation des produits actuellement connus pour le traitement anti-péronospore, qu'ils soient du type cuprique ou obtenus par synthèse organique, css produits sont toujours additionnes d'agents capables de provoquer ou de favoriser leur adhérence sur les organes de la plante soumis au traitement par pulvérisation, ou encore d' agents mouillants. Dans le cas de la bouillie bordelaise, cas effets sont obtenus grâce a la présence de la chaux éteinte qui possède par elle-même l'aptitude h conférer au mélange une adhérence assez satisfaisante sur les tissus végétaux. Dans le cas des produits acupriques, on leur incorpore des additifs ou des adjuvants ayant un effet mouillant et assurant en outre une répartition plus uniforme et plus subdivisée du produit sur les parties aériennes de la plante. C'est pourquoi l'étude de ces adjuvants a toujours etd considérée, Migré son caractère accessoire, comme d'une grande importance pratique. On trouve actueliement dans le commerce de nombreuses substances qui ré- pondent à ce but, et qui sont normalement de composition organique (par exemple polymères butylèniques, esters sulfonatés, alkyl-phénols, gommes, laques spéciales, dextrine, amidon, etc..). En conclusion, donc, les produits anti-cryptogamiques pour la lutte contre la péronospore, qu'ils soient de type cuprique ou de type cuprique, présentent des avantages indubitables, accompagnés toutefois de divers inconvénients et suscitant des problèmes parmi lesquels on peut mentionner, dans le cas des compositions cupriques, la faible persistance dans le temps des ions cuivre Cu en quantité et en répartition suffisantes pour assurer une réaction rapide a l'apparition et au développement de l'infection par la péronospore et, dans le cas des produits acupriques, la présence d'effets secondaires non néglige- ables, notamment celui, déj & mentionné, du passage de ces produits dans les monts et dans les vins, ainsi que l'affaiblissement de la résistance des grains et aussi d'autres amélopathies. Ces problèmes et ces inconvénients sont largement résolus grace 9 la présente invention qui a pour objet une composition anti-cryptogamique, en particulier pour combattre la péronospore, du type contenant un sel cuprique apte a libérer des ions Cu++, caractérisée en ce que ce cation cuivre est fixé sur un échangeur d'ions cationique, capable d'effectuer l'échange de ces ions avec les cations, en particulier H, Ca, K, Fe, Mn, présents dans les eaux ou dans les condensats météoriques recouvrant, dans des conditions d'humidité suffisante, les organes découverts de la plante, ou encore, présents dans les sucs secrétés par les végétaux ou leurs parasites. Les compositions selon la présente invention, qui sont préparées, soit sous une forme pouvant autre appliquée à sec par pulvérisation, soit sous la forme d'une suspension aqueuse pouvant être appliquée par aspersion-pulvérisa- tion, sont normalement additionnées dtun ou plusieurs des additifs usuels favorisant l'adhérence sur les surfaces traitées ainsi que le pouvoir mouillant. L'action hautement efficace des compositions selon la présente invention trouve son explication dans le fait que sur les organes verts de la vigne sont presque toujours présents les ions mentionnés plus haut, ou bien des particules organiques possédant une charge positive, si minime soit-elle. Grâce à la présence de ces cations, il se produit, ainsi qu'on peut le vérifier, une émission certes faible, mais néanmoins pénétrante et efficace, des ions Cu libérés par lt échangeur cationique. La différence essentielle par rapport aux traitements classiques précèdem- ment evoqués réside en oeci, qu'avec les compositions selon la présente invention, le mécanisme de répartition et de distribution chimico-physique du cuivre actif 9 l'encontre des germes, en particuliers ceux de l'infection par la péronospore, est fondamentalement différent. Un autre aventaga essentiel des compositions selon lsinventton est que, une fois que l'adhérence sur les surfaces de la plante a été renforcée par les additifs mentionnés ci-dessus, les pluies, meme persistantes, ont un effet minime de lessivage pouvant nuire à l'utilisation du cuivre, étant donné que les eaux météoriques sont très pauvres en ions et qu'en outre le matériau échangeur d'ions ne cède des ions cuivre que par échange avec d'autres ions. La préparation des compositions selon l'invention, sur la base des principe décrits ci-dessus, ne prdsente pas de difficultés particulieres étant donné qu' il suffit de saturer la résine échangeuse d'ions, préalablement régénérée, s'il y a lieu, en cycle acide (H+) ou salin (Na+, , etc...), avec une solution contenant les ions cuivre a fier sur la résine elle.même, cette technique étant largement connue en soi. le matériau échangeur de cations, une fois activé en cycle cuprique, est ensuite "micronisé" sous une forme lui permettant d'être distribué sur les plantes au moyen d'un appareillage adéquat, soit sous forme de suspension liquide, soit directement à sec, sous forme de poudre. À titre d'exemples de inatériaux échangeurs de cations pouvant être utiles, sur les bases ci-dessus, pour la préparation des compositions selon l'invention, on peut citer, non-limitativement, les copolymères sulfonatés du styrène et du divinylbenzène, possédant un groupe actif sulfonique et une matrice aromatique polystyrolique à liaisons croisées, contenant environ 10 % de divinylbenzène. Ce sont donc des résines cationiques fortes, vendues dans le commerce le plus souvent sous la forme de grains sphériques (0,3 - 1 mm) contenant en outre 50 % d'humidité. A l'état humide, ils possèdent immédiatement une activité d'échange de 2 mval/cm , tandis qu'à sec ils peuvent atteindre 5 mval. Exprimée en CaCO3m la capacité d'échange sur résine humide est de 50 grammes et plus de CaCO3 par litre de résine. À la suite d'essais pratiques préliminaires, on a trové que les composi- tions anti-cryptogemiques selon l'invention sont en mesure d'échanger, par kilogramme de composition, jusqu'à 150 g d'ions Cu++ et que dans le cas de cultures intensives l'application de 1 a 3 kg de composition anti-cryptogamiques par hectare est satisfaisante. Selon une variante préférée de la compostion anti-cryptogamique conforme å l'invention, on prévoit d'ajouter å l'échangeur d'ions activé en cycle cuprique une argile bentonitique, de préférence du type montmorillonitique. On a constaté en fait qus cette association permet d'obtenir un synergisme dtaction jusqu'alors imprévisible, tant en ce qui concerne le niveau d'activité anti-cryptogamique qu'en ce qui concerne les modalités d'application. En outre, elle rend inutile l'addition d'un agent mouillant, étant donné que les compositions de ce type présentent un pouvoir de dispersion, une adhérence et une persistance sur les organes verts de la plante qui sont d'un niveau exceptionel. Bien que le mécanisme responsable de la qualité supérieure du complexe échangeur d'ions Cu+±bentonite ne soit pas complètement éclairci, il semble plausible de ltattribuer a la structure et au comportement de ces argiles. Les bentonites se trouvent dans la nature a l'état plus ou moins pur et plus ou soins actif, et peuvent se répartir, en pratique, en deux catégories : calciques et sodiques. Àu contact de l'eau, les bentonites ont tendance & gonfler, en forant des gels (pouvoir de solvatation et propriétés thixotropiques). Les bentonites sodiques, plus particulièrement, présentent une extraordinaire aptitude 9 former des gels. Elles peuvent être naturelles, ou ntrs préparées b partir de bentonites calciques par activation artificielle au moyen de composts sodiques. L'aptitude de ces bentonites a former des gels avec l'eau est un phénomène étroitement lié h dss mécanismes complexes de charges électriques, qui se produisent a l'intérieur des micelles qui composent ces argiles, en particulier du type montmorillonite. Les lamelles qui composent r argile s'ouvrent, selon une configuration ds type polygonal, en englobant de fortes quantités d'eau. Dans ces conditions la bentonite acquiert un pouvoir adsorbant notable et se compte dans une large mesure comme un échangeur d'ions, ce qui lui confère une étroite similitude avec les échangeurs d'ions organiques de synthèse. La préparation des complexes échangeurs d'ions cuivre Cu+±bentonite peut être réalisée à sec ou en phase humide. Pour la préparation a sec, on procède longuement a une opération d'homo- généisation et de broyage fin des deux composants, dans un courant d'air recyclé, jusqu'à obtention d'un mélange physique intime des grains microscopiques, organiques et inorganiques. On réalise ainsi une poudre "micronisée", très duveteuse, ayant une légere coloration blond-verdatre. Par voie humide, les composants sont véhiculés dans de l'eau parfaitement déionisée Le gel est ensuite desseché à température modérée, sous vide partiel. Le procédé par voie humide permet de meilleurs résultats, mais il est plue lent et plus délicat. Le choix et la purification de la bentonite sont d'une importance fandamentale; il faut donc, pour obtenir d'excellents résultats, qu'elle possède certaines caractéristiques particulières bien spécifiques. I1 faut avant tout écarter les produits bentonitiques activés artificiellement, contenant des composés solubles, presque toujours des composés du sodium. On donnera la préférence aux bentonites naturellement et fortement sodiques, dêponrvues en fait de sels solubles dans l'eau, même si elles sont légèrement acidifiées. Cette condition est importante pour éviter des réactions internes tendant a former dessels insolubles avec l'ion cuivre. De même, il est important que la réaction du gal cuprobentonitique, pret å être pulvérisé sur les vignes, soit faiblement acide, avec un pH voisin de 6,5. Cette valeur acidimétrique représente, d'après les expériences préliminaires, la condition idéale d'utilisation. Le pourcentage optimal d'échangeur d'ions cuivre utilisé dans la prépara- tion du complexe cuprobentonitique est de l'ordre de 20 %, mais il peut varier entre 10 et 30 % pour répondre a des utilisations particulières déterminées ou à des motifs technico-économiques. Les premières expériences extrêmement positives réalisées récemment confirment que les quantités de complexe cuprobentonitique å utiliser par hectare de vignoble en culture intensive évoluent autour de 8 à 15 kg, en moyenne 10 a 12 kg, selon l'état d'infection, le type de vigne et son develop- pement, les conditions météorologiques, etc... Le gel ou le lait cuprobentonitique se prépare en versant lentement la poudre dans l'eau, sous agitation, dans la proportion de 2 b 5 kg par 100 litres d'eau (2-5 %). La préparation cuprobentonitiqus peut autre répandue sur les plantes b l'état sec, sous forme de poudre micronisée, ou h l'état humide, sous forme de gel par arrosage au moyen dwn appareil atomiseur. Ctest sans aucun doute cette dernière forme qui est la mieux appropriée et la plus recommandable. En fait; la forme liquide permet un épandage non seulement plus sar, lais aussi plus immédiatement efficace, pour deux raisons précises: l'échange des ions cuivre qui steffectue a l'état humide et l'effet concomitant d'adsorption et d'appauvrissement du gel bentouitique au contact des germes du parasite. La bentonite possède, cogne on le sait, le pouvoir de fixer activenent et de manière tenace les enzymes, les vitamines, les proteides, etc.., qui sont élaborés en grande quantité par les tissus des champignons parasites, et qui accompagnent et déterminent leur développement. Lorsque la suspension bentonitique vient envelopper le fragile champignon parasite et pénètre dans ses tissus fortement hydratés, au cours des diverses phases de son cycle de développement (zoospores, asques, hyphes ou filaments conidiophores), les tissus du parasite se trouvent, dans uns mesure variable, affaiblis, anémiés et rendus plus sensibles a l'action des ions cuivre. le gel bentonitique possède en outre une remarquable aptitude a diffuser a travers les tissus vgStaux tendres, par des pbAnomanes de capillarité stomatique, de charges électriques, de solvatation, et du fait de la présence de lésions ou autres. Tout ceci exalte, par une puissante action synergistique, l'activité antifongique de la préparation cuprobentonitique. La suspension collAdale de cette préparation, dispersée en gouttes infinitésimales sur les feuilles et sur les autres parties infectables de la plante, se dessèche, par beau temps, au bout de quelques heures; il subsiste sur la plante des myriades de petites taches blanchatres dessbehdes, tenacement ancrées, et non susceptibles d'être entraînées dans une mesure appréciable, même par des pluies intenses répétées ou par des vents violents.Au contact de l'eau météoritique, les petites taches de produit anticryptogamique se regonflent en reprenant l'état gélifié, et remettent en action le processus d'échange et de diffusion du cuivre, sans perdre pour autant leur forte adhésivité et leur resistance tenace au lessivage. Ceci peut se poursuivre pendant des seiiaines et des mois, au cours de l'alternance des pluies ou des rosées abondantes avec du temps sec. Naturellement, pour qui connaît le cycle de développement de "Plasmopara viticola", les traitements devront être répétés a intervalles détermines, en fonction du retour de la pluie ou de rosées abondantes, et aussi du developpe- ment végétatif incessant de la vigne, dont les nouvelles pousses non protégées restent exposes aux attaques ultérieures du parasite. Mais il est certain quten opérant rationnellement et avec attention, la fréquence des traitements pourra être considérablement réduite, par comparaison avec les traitements pratiqués, en diverses circonstances, au moyen des produits antiperonosporiques traditionnels. Une autre variante de compositions selon l'invention prévoit la posibilité d'incorporer un certain pourcentage de soufre mouillable, voisin de S %, dans le but d'agir, au cours du traitement contre le mildiou, dtune manière également efficace contre l'oidium (Uncinula necator), autre importante maladie de la vigne. Le soufre hydrosuspensible s'incorpore parfaitement aux compositions selon l'invention en élargissant leur spectre d'activité antifongique. Pour la préparation des coeipositions selon l'invention, on charge la résine échangeuse d'ions dans une colonne punis, après un lavage suffisant, on procède a sa "régénération" au moyen de solutions d'acide chlorhydrique (HCl) ou de solutions salines (normalement, ds chlorure de sodium), pour fixer sur la résine le cation hydrogène (H+) ou le cation sodium (Na+). Après la régénération, la matière est soumise â un lavage parfait, avec de l'eau décationisée, puis on procède au passage d'un sel de cuivre, en solution â 10 % dans l'eau, ce sel étant par exemple du chlorure ou du sulfate de cuivre. Le cuivre (Cu++) s'échange avec H+ ou Na+ précèdement fixé sur la résine.Un fois l'échange terminé (il suffit simplement d'un échantillon de controle à la sortie), la résine sature d'ions Cu++ est å nouveau lavée parfaitement, toujours avec de l'eau décationisée et déionisée. La résine est enfin extraite du récipient et soumise dessication en étuve à air chaud (environ 80-90 C) de manière à ramener son humidité à une teneur minime. Ceci fait, la matière est "micronisée", c'est à dire broyée en poudre extrêmement fins et homogène. Pour produire la formule composite échangeur d'ions et bentonite, on peut procéder a sec ou par voie humide. Dans le premier cas, la poudre de l'échangeur d'ions en cycle cuprique est à la bentonite sodiqus, préalablement micronisée, et le mélange est soumis a un malaxage intense et prolongé sous recyclage d'air, jusqu'a obtention d'une parfaite et intime compénetration physique entre les granules micro scopiques organiques (échangeur d'ions) et inorganiques (montmorillonite). On obtient ainsi une masse extrêmement fine et duveteuse, d'une légère teinte bloode-verdatre. Cette même composition peut aussi être préparée par voie humide, au moyen d'eau déionisée, avec formation d'un gel qu'on soumettra a une agitation dner- gique et prolongée. Aprbs cette homogénéisation, on procède å la dessication t une température ne dépassant pas 80 - 90 OC, sous vide partiel lorsque ce sera possible. L'opération peut être réalisée de diverses façons : en couches très minces, sous vide, ou par pulvérisation du gel dans une chambre a air chaud a contre -courant. Il convient enfin de mentionner le fait que ce même matériau échangeur d' ions peut être utilisé comme base pour administrer aux plantes des oligo-éléments ou des composants nutritifs. Ces oligo-éléments sont bien connus dans la technique du cuivre et sont largement utilisés. R E V E N D I C A T I O N S 1). Composition anti-cryptogamique, en particulier pour la lutte anti-perono spore, du type contenant des ions cupriques, caractérisée en ce que ces ions cupriques sont fixés sur un matériau échangeur d'ions. 2). Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que le matériau échangeur d'ions est apte â effectuer l'échange en libérant des ions Cu++ en présence d'eau. 3). Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce quelle est sous forme sèche, pour être appliquée pr pulvérisation. 4). Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce quelle est sous la forme d'une suspension aqueuse pour l'arrosage et qutelle est addition née d'un agent mouillant. 5). Composition anti-cryptogamique, caractérisée en ce que'elle comprend un matériau échangeur d'ions cupriques et une argile bentonitique sous une forme sodique, intimement mélangés. 6). Composition selon la revendication 5, caractSrisJe en ce qu'elle est sous la forme de gel pour l'arrosage. 7). Composition selon les revendications 1 et 5, caractérisée en ce que le matériau échangeur d'ions est une résine à groupes sulfoniques actifs, b base polystrolique. 8). Composition selon les revendications 1 et 5, caractérisée en ce qulelle est additionnée de soufre mouillable.