La présente invention concerne un procédé et un dispositif pour la fermeture de l'extrémité ouverte des douilles en matière plastique pour balles, pétards et similaires, et produit en résultant. Actuellement, les douilles de balles à blanc et similaires, sont le plus souvent en cuivre car la fermeture de l'extrémité ouverte de ces douilles se fait par matriçage et ce matériau convient parfaitement au matriçage ; cependant, il est d'un prix de revient élevé et la fabrication de ces balles à blanc en cuivre est elle-meme très coûteuse. Par ailleurs, on fabrique également des pétards pour enfants dont la douille en carton ou en matière plastique est fermée par un bouchon qui laisse passer.une mèche d'allumage ; on conçoit aisément que la mise en place de ce bouchon tout en maintenant la mèche est une opération onéreuse. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients. A cet effet, le procédé qu'elle concerne consiste à chauffer l'extrémité ouverte de la douille à une température propre à provoquer le ramollissement de la matière plastique la constituant tout en la soumettant à une pression mécanique propre à la conformer en ogive, cône, tronc de c8ne ou équivalent. Cette pression et ce chauffage peuvent être maintenus jusqu'à obtention d'une fermeture absolument étanche. Cependant, on peut les interrompre prématurément si l'on désire ménager une ouverture au sommet de l'ogive ainsi obtenue, facilitant son dé- chirement lors de l'explosion. Naturellement, cette ouverture peut enserrer la mèche s'il s'agit dlune douille de pétard Avantageusement, la conformation en ogive de l'extrémité ouverte de la douille est réalisée de manière à graver, sur cette ogive, des rainures longitudinales contribuant à faciliter son déchirement lors de l'explosion. Le dispositifpour la mise en oeuvre de ce procédé comprend essentiellement une matrice équipée de moyens de chauffage et comportant au moins une empreinte correspondant aux dimensions de chaque douille présentant le profil que lton désire donner à leur extrémité à fermier, des moyexs étant prévus pour appliquer l'ex- trémité ouverte d'une douille dans chaque empreinte. De préférence, la surface de chaque empreinte est recouverte de tétrafluoréthylène ou dgtoute autre matiere présentant les mêmes propriétés notamment de non: adhérence à l'article moulé. Dans le cas où le dispositif est destiné à la fermeture de douilles équipées de mèches en vue de la fabrication de pétards, chaque empreinte est prolongée, à son sommet, par une cheminée pour le passage de la mèche. Dans ce cas, la matrice peut être constituée de deux éléments dont le plan de joint passe par l'axe de la cheminée de telle sorte que chaque élément agit sur l'extrémité à fermer de la douille de pétard comme une machoire de pince. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au-dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemples non limitatifs, des balles à blanc et des pétards réalisés par la mise en oeuvre de ce procédé ainsi qu'une forme d'exécution du dispositif pour cette mise en oeuvre Figures 1 à 3 sont des vues en perspective représentant une douille de balle à blanc respectivement avant fermeture, après fermeture étanche et après fermeture non totale Figure 4 est une vue en perspective montrant un pétard pour enfant Figure 5 est une vue en perspective illustrant une forme d'exécution du dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé. Le procédé selon l'invention vise à fermer de manière étanche, avec ménagement d'une petite ouverture centrale, l'extrémité ouverte d'une douille 2 en la conformant en ogive. Dans liexemple illustré par la figure 2, l'èxtrêmité en forme d'ogive 2a de la douille 2 est fermée de maniere étanche tandis que dans l'exemple illustré par la figure 3 cette extrémité 2a est fermée avec management d'une petite ouverture centrale 3. Cette ouverture 3 a pour but de faciliter la déchirure de la douille 2 lors de l'explosion en diminuant ainsi les risques de projection de particules de matière plastique. Suivant une autre caractéristique de cette invention, pour diminuer encore les risques de projection de particules de matière'plastique,en même temps que l'extrémité de la douille est conformée en ogive, des rainures longitudinales 4 sont réalisées de manière à constituer des amorces de rupture facilitant encore la déchirure de la douille lors de l'explosion0 La figure 4 illustre un pétard d'enfant dont l'extrémité préalablement ouverte de la douille 2 eségalement conformée en ogive et fermée autour d'une mèche 6 servant à l'allumage de ce pétard. De même, dans l'exemple des figures 2 et 3, lors de la fermeture de l'extrémité ouverte de la douille 5 sont gravées des rainures longitudinales 4. Le procédé selon l'invention pour réaliser la fermeture de la douille 2 conformément aux exemples illustrés par les figures 2 et 3 ou encore de la douille 5 conformément à l'exemple illustré par la figure 4,est réalisé par chauffage de l'extrémité ouverte de la douille et application simultanée sur cette cheminée ouverte d'une pression mécanique tendant à la conformer en ogive. La température d'échauffement de cette extrémité est déterminée de manière à obtenir le ramollissement voire même la fusion de la matière plastique constituant la douille sans risque de combustion0 Les matières plastique convenant parfaitement à la mise en oeuvre de ce procédé sont notamment les polypropylènes, le polyéthylène et certains polyamides. La figure 5 montre ene forme d'exécution simple du dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé. Ce dispositif comprend essentiellement un plateau support 7 et une matrice 8 comportant au moins une empreinte 9 en forme d'ogive de dimension correspondant à celle des extrémités conformes en ogive 2a des douilles 2 ou de la douille 5. Chaque empreinte 2 est avantageusement munie d'un revetement Il en tétrafluoréthylène. La matrice 8 est équipée de moyens électriques ou à vapeur ou autres fluide chauffés 12 permettant d'amener la paroi de chaque empreinte 9 à la température désirée. On conçoit aisément qu'après avoir placé une douille 2 sur le support 7,le fait de déplacer la matrice 8 en direction du support 7 de manière que son empreinte chauffée 9 s'engage sur l'extrémité ouverte de la douille 2,provoque le ramollissement et la fusion de l'extrémité supérieure de cette douille 2 et sa conformation en ogive, comme illustré en 2a sur les figures 2 et 3 Pour ménager une ouverture n dans l'extrémité 2a d'une douille 2 conforsément à l'exemple illustré sur la figure 9, il suffit de retirer la matrice 8 et,par conséquent,de dégager la douille 2 avant que celle-ci niait été fermée de manière étanche comme dans l'exemple illustré par la figure 2o Si l'on désire des rainures longitudinales 4 gravées sur les extrémités en forme d'ogive 2a des douilles 2, il suffit de prévoir des nervures 13 de profil correspondant en saillie dans l'empreinte 2 de la matrice 8. Naturellement, on peut prévoir une matrice 8 présentant une pluralité d'empreintes 9, ce qui permet de disposer sur le support 7 autant de douilles 2 qui sont fermées simultanément0 Dans le cas où ce procédé est appliqué à la fermeture des douilles 5 de pétard munis d'une mèche d'allumage 6, il est nécessaire de prévoir une cheminée 14 disposée dans le prolongement du sommet de chaque empreinte 9, cette cheminée étant destinée à recevoir et à loger la mèche 6 du pétard considéré. Dans une variante,on peut prévoir,en outre, que la matrice 8 est composée de deux éléments dont le plan de joint 8a passerait par l'axe de la cheminée 14 précitée, chaque élément agissant alors sur l'extrémité de la douille 5 considérée comme une mâchoire de pince. On peut également prévoir une matrice présentant une pluralité d'empreintes 9 qui seraient alignées de manière que les axesde leurs cheminées soient tous situés dans le dit plan de joint 8a. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas aux seuls modes de mise en oeuvre de ce procédé qui ont été décrits ci-dessus à titre~d'exemples non limitatifs ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. C'est ainsi que, par exemple, dans le cas où les douilles sont relativement longues, elles risqueraient d'être déformées sur une longueur supérieure à ce qui est nécessaire à leur fermeture. Dans ce cas, il est prévu une matrice intermédiaire 15 munie de trous 16 la traversant de part en part. Chaque trou 16 a un diamètre correspondant à celui d'une douille 2 et est disposé coaxialement à uneempreinte 2. Cette matrice intermédiaire 15 est avantageusement refroidie. - REVENIICAUIONS 1. - Procédé pour la fermeture de l'extrémité ouverte d'une douille en matière plastique pour balles à blanc, pétards et similaires, caractérisé en ce qu'il consiste à chauffer l'extré- mité ouverte de la douille à une température propre à provoquer le ramollissement de la matière plastique la constituant, tout en la soumettant à une pression mécanique propre à la conformer en ogive, cône, tronc de cône ou équivalent. 2. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pression et le chauffage sont maintenus jusqu'à obtention d'une fermeture étanche de la douille. 3. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pression et le chauffage sont interrompus prématurément pour ménager une ouverture au sommet de l'extrémité conformée en ogive de la douille. 4. - Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la conformation en ogive de l'extrémité ouverte de la douille est réalisée de manière à graver sur cette ogive des rainures longitudinales. 5. - Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend essentiellement une matrice équipée de moyens de chauffage et comportant au moins une empreinte corres pondant aux dimensions de chaque douille et présentant le profil que l'on désire donner à leur extrémité à fermer. 6. --Dispositif selon la revendication 5,-caractérisé en ce que chaque empreinte est munie d'un revêtement en tétra fluoréthylène ou de toute autre matière présentant les mêmes propriétés notamment de non adhérence à l'article moulé. 7. - Dispositif selon la revendication 5 ou la revendication s f gs caractérisé en ce que, dans le cas de son application à la faÇr)Ltion des pétards équipés de mèches, chaque empreinte est prolongée à son sommet par une cheminée, pour le passage de la mèche. 8. - Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que la matrice est composée de deux éléments dont le plan de joint passe par l'axe de la cheminée de l'empreinte et agit sur la douille du pétard à fermer comme une mâchoire de pince. 9. - dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il est prévu une pluralité d'empreintes disposées de manière que les axes de leurs cheminées soient alignés dans le plan de joint des deux éléments de la matrice, 10. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que, dans le cas où la longueur des douilles le nécessite, il est prévu une matrice intermédiaire pourvue de trous la traversant de part en part de même diamètre que les douilles et dont chacun est coaxial à l'une des empreintes, cette matrice intermédiaire pouvant être équipée de moyens de refroidissement.