L'invention concerne principalement des projectiles comportant un ou plusieurs éléments oui doivent être éjectés successivement lors de leur déplacement dans l'air. Il peut s'agir de corps explosifs ou de compositions éclairantes et fumigènes ou de corps similaires, le but commun étant de propager une action de ce genre sur une zone étendue. Une fusée qui déclenche une action de ce genre doit de préférence être placée dans le nez du projectile et on a des difficultés à transférer de l'énergie vers l'arrière contre sa tranche arrière. Il est apparu que des conducteurs électriques iartant de la fusée vers l'arrière conviennent mal étant donné le prix de revient, l'encombrement et les difficultés dues à l'absence de symétrie.En outre, ils ne supportent pas particulièrement bien les forces d'accélération à moins qu'on- ne les protège fortement. Il est difficile aussi de faire passer un courant vers l'arrière ou à travers de la matière du projectile le, car en pareil cas il faut ménager des ouvertures et un certain isolement et de plus la sécurité de maniement risque également de devenir mauvaise. Dans le cas de charges ayant un effet d'éclatement orienté, du genre équipé de fusées piézoélectriques, on a résolu de façon connue le problème de la transmission du nez à l'arrière lors de l'impact, mais pour 11 éclatement dans l'air cela ne peut pratiquement guère être envisagé. L'invention est fondée sur l'idée de propager des ondes de choc vers l'arrière, c'est à dire de transmettre une pres sion engendrée dans le nez du projectile à àun organe d'allumage 'situé juste derrière. Les propriétés des ondes de choc sont décrites dans le brevet suédois nO 153.844 qui montre un piston per cuteur actionné par air comprimé qui transmet une impulsion axiale à un foret. Le brevet suisse nO 352.259 montre en outre une fusée munie d'un cylindre en laiton qui transmet une impulsion de choc à un percuteur se mouvant axialement lorsque la fusée heurte une surface suffisamment dure pour qu'elle se déforme.Mais cette construction est imparfaite en ce qui concerne la rapidité de déroulement de l'allumage et en outre, elle est peu satisfaisante au point de vue de la sécurité. Au lieu de faire appel à l'idée de tonde de choc utilisée de façon passive lors de l'impact, on peut aussi, de façon beaucoup plus perfectionnée, l'utiliser de façon active pour l'éclatement dans l'air, ce qui constitue une caractéristique essentielle de l'invention. On décrira ci-après l'invention plus en détail en ré férence aux dessins annexés sur lesquels: . la figure 1 est une coupe axiale d'un projectile et . la figure 2 montre un détail de la figure 1 à plus grande échelle. Une fusée à temps est fixée dans une coiffe conique qui est reliée à une douille 6. La fusée est couplée à une charge de poudre 2 dont les gaz propulsifs influencent un piston qui peut se mouvoir dans un cylindre et qui applique un choc puissant et rapide à une plaque frontale d'une partie d'actionnement contenant une charge 5. Au même moment, la coiffe et la fusée sont expulsées gracie au fait que les gaz propulsifs de la charge 2 s'échappent des perforations du cylindre où est monté le piston et qu'unie forte pression de gaz se constitue à l'intérieur de la coiffe. L'onde de choc ainsi formée se propage vers l'arrière en partant de la plaque 5a jusqu'à une boite d'allumage 15 fixée derrière la partie d'actionnement (voir figure 2).Quand l'onde de choc s'inverse et devient une onde de traction, un petit percuteur 18 rempli d'une composition détonante est libéré, alors qu'il était maintenu jusque là par des aimants permanents contre une vis de la boîte d'allumage 15. Tout cela s'effectue quand la fusée 1 est déclenchée au point désiré de la trajectoire du projectile. Le percuteur 16 pousse contre une pointe d'allumage 21 lorsqu'un poussoir de sécurité en fer à cheval 20 a été tiré de c8té, après le tir, à l'aide d'une goupille de commande. Le mouvement de la goupille de commande est règlé par un mouvement d'horlogerie 22 qui se déclenche quand le projectile a parcouru une partie de sa trajectoire (sûreté de trajectoire). De la pointe d'allumage 21 part en outre un conduit traversant le mouvement d'horlogerie 22 et qui amène des gaz chas de poudre à un récipient de mise à feu 23 qui allume une charge propulsive 8 (figurel). L'élément de mouvement 5 sort à travers la douille 6 et juste au moment où la partie d'actionnement quitte la coiffe, une toupille radiale d'arrêt 14 sollicitée par ressort peut être projetée rauialement à 11 extérieur. Derrière la goupille 14 se trouve un piston d'arrêt 13 qui est bloqué par une autre goupille d'arrêt qui est maintenue enfoncée dans le piston 13 au moyen de deux billes 19 bloquées par le poussoir de sécurité 20.Celle qui se trouve en avant sert aussi de clapet de retenue des gaz chauds de poudre venant de la cavité où se trouve 1 poussoir 20 et la pointe d'allumage. lorsque le piston d'arrêt 13 est aussi projeté à l'ex- térieur e;t qu'un deuxième percuteur 17 est libéré, il se meut vers l'avant, à cause de la résistance de l'air (retardement) contre la partie d'actionnement 5 projetée vers l'extérieur. le percuteur 17 bute contre une pointe d'allumage fixe 12, une composition d'allumage située dans le marteau est amorcée et allume la charge 5. L'onde de choc partant de la charge propulsive 8 (fibure 1) se développe vers l'arrière et est éventuellement transmise à une partie d'actionnement 9 située en arrière. Cette partie d'actionnement comporte une charge propulsive il et une fusée postérieure 10 qui est constituée de façon analogue à la fusée 7 décrite plus haut, de la partie antérieure d'actionnement 5. le déroulement de l'allumage se fait de la mdme façon que précédem went et peut encore se répéter pour plusieurs parties postérieurs d'actionnement éventuellement prévues. R E V E N D I C A T I O N S 1) - Dispositif de transmission d'allumage, notamment pour rojecile comportant une ou plusieurs partires d'actionne- ment éjectables cui peuvent propager l'action d'une espèce aussitôt qu'elles se sont séances d'un projectile principal en des points cuelconnues e la trajectoire, dispositif caractérisé par le fait que le projectile est inuni d'une fusée Qui, apyres l'écou- leaent d'un temps rèlé, déclenche une onde de choc qui est éventuellement amplifiée par un générateur d'ondes de choc situé der rière la fusée, ces ondes de choc se propageant vers l'arrière à travers la matière qui entoure le projectile ou la partie d'actionnement qu'il s'agit d'allumer et un corps d'allumage fixé librement à l'extrémité postérieure se détachant aussitôt que l'onde de choc s'inverse à l'extrémité postérieure de la partie, et déclenchant une impulsion de choc qui est assez forte pour déclencher une composition détonante placée dans le corps d'allumage et disposé à cet effet et en outre, par exemple, pour déclencher une composition propulsive adjointe à la ou aux parties d'actionnement qui doivent être éjectées. 2) - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le générateur d'onde de choc est formé d'une charge de poudre pouvant être déclenchée par la fusée et qui pousse un percuteur situé dans un cylindre à heurter fortement l'en- veloppe ou la matière du projectile dans la partie postérieure duquel est placé le corps d'allumage. 3) - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le cylindre destiné au piston présente plusieurs perforations à travers lesquelles du gaz de poudre peut s'échapper en direction radiale de sorte qutil peut se constituer du c8té intérieur de la partie antérieure de la douille une pression de gaz telle que la partie antérieure du projectile est éjectée, ce qui fait que la partie antérieure d'actionnement est libérée. 4) - Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le ait que le percuteur est monté comme un piston dans une boite postérieure d'allumage et est fixé librement à celle-ci au moyen d'un petit aimant permanent et qu'en outre le percuteur est maintenu poussé contre l'aimant au moyen d'un pous soir qui est à son tour commandé par un organe postérieur de retardement qui est mis en action lors du tir par suite des forces d'accélération, de sorte que l'armement à lieu. 5) - Dispositif selon l'une des revendicationa 1 à 4, caractérisé par le fait qu'un deuxième percuteur est monté dans la boute postérieure d'allumage et est maintenu enfoncé dans sa perforation par un piston d'arrêt enfoncé par la douille du projectile et arrenté par une goupille d'arr8t qui est à son tour maintenue contre le piston d'arrêt par deux corps, et s'applique contre le poussoir de sureté quand elle se trouve en position de sureté tandis que quand la partie d'actionnement quitte la douille du projectile, le piston d'arrêt laisse libre le deuxième percuteur de sorte qu'il se déplace vers l'avant et, éventuellement après un retard, amorce la charge située à l'intérieur de la partie d'actionnement, à condition que l'organe de retardement ait démarré et ait fait passer le poussoir à la position armée. 6) - Dispositif selon l'une des revendications t à 5, caractérisé par le fait que dans la botte d'allumage est logée une petite pèrforation sous l'action de laquelle les gaz, qui sont formés lorsque la charge s'allume, peuvent entre poussés rapidement par le marteau contre la pointe d'allumage de sorte que la charge est amorcée dans le percuteur.