I Des tubes images destinés à produire des ima- ges optiques puis à les convertir en signaux électri- aues sont couramment utilisés dans la technologie de la télévision. Des tubes de différents types, conçus chacun à des fins déterminées, sont disponibles sur le marché. Une caractéristique commune de tous ces tubes est la %'photocathode", sur laquelle l'image optique est projetée. A partir de la photocathode sont émis des photoélectrons dont le nombre par unité de temps est proportionnel à l'intensité de l'image en chaque point particulier sur la photocathode. L'enregistrement de ces photo-électrons produit en conséquence un signal qui est une mesure de la distribution d'intensité de l'i- mage optique. La capture et l'enregistrement des photo - électrons, ainsi que l'établissement d'une relation en- tre ceux-ci et la position sur la photocathode consti- tuent par conséquent la fonction essentielle du tube image. Dans des tubes image destinés à la technolo- gie de la télévision, cette fonction est assurée au mo- yen d'un faisceau d'électrons analyseur qui lit la dis- trîbution de charge produite par la photocathode sur un diélectrique. Ces tubes assurent une définition suffi- sante pour des applications dans le domaine de la télévi- sion. Pour des applications plus spéciales, l'en- registrement de l'image avec une haute définition est extrêmement important. Des tubes, au moyen desquels il est possible d'obtenir une haute définition sont, entre autres les "tubes analyseurs d'image". Dans ces tubes, les photo- électrons sont accélérés à partir de la photocathode par un champ électrostatique parallèle à l'axe du tube et s'étendant à travers tout ou partie de l'espace in- térieur du tube. Les photo-électrons accélérés sont fo- calisés sur une grille métallique présentant un trou en son milieu par un champ magnétique produit au moyen de bobines magnétiques extérieures, ce champ étant également dirigé le long de l'axe du tube. L'effet combiné des champs électrostatique et magnétique produit une image correspondant à l'image optique, en électrons, sur le- dit écran. Derrière le trou de l'écran est disposé un multiplicateur d'électrons de type connu, qui intensifie le courant d'électrons traversant le trou dans une me- sure telle qu'il puisse être enregistré électroniquement. Au moyen de deux bobines magnétiques supplémentaires, qui produisent deux champs magnétiques perpendiculaires entre eux et à l'axe du tube, il est possible de dévier l'image sur l'écran de telle manière que le courant d'é- lectrons traversant le tube puisse provenir des photo- électrons émis par une partie désirée quelconque de la photocathode. En conséquence, au moyen de ces deux der- niers champs "de déviation" il est possible de mesurer la totalité de l'image optique. Des tubes de ce type sont décrits, par exemple, dans la publication ITT- Electron Tube Division Publications, note technique TN112. Les tubes analyseurs d'image existant sur le marché sont principalement de deux types. Le premier type est constitué par le tube analyseur "annulaire". Dans ce tube, le champ électrostatique est produit au moven d'électrodes annulaires placées le long des parois intérieures du tube et connectées à des résistances électriques de sorte qu'un champ électrostatique appro- ximativement homogène est produit dans tout l'espace intérieur du tube entre la photocathode et l'écran sous l'effet d'une tension appliquée extérieurement. L'avan- tage de ce tube réside en ce qu'on peut maintenir la même définition sur toute la surface de l'image sur la photo- cathode, c'est-à-dire-que la définition n'est pas modi- fiée par la déviation de l'image formée à partir d'un électron sur l'écran. Cela est particulièrement vrai lorsque la mesure s'effectue sous focalisation "dyna- mique" du tube, ce qui signifie que le champ électros- tatique ou le champ magnétique axial de focalisation varient en synchronisme avec les champs de déviation. Normalement, il n'est pas désirable de dévier les élec- trons de plus d'environ 50 dans le tube. Cela signifie que la djstance entre la photocathode et l'écran devient environ six fois plus grande que le diamètre de la photo- cathode. Par conséquent, pour obtenir une haute défini- tion au moyen de tubes du typelanalyseur annulaire", il est nécessaire que la tension produisant le champ élec- trostatique dans le tube soit très élevée, souvent de 16 à 30 kV. Cela constitue l'inconvénient principal des tubes analyseurs annulaires. Dans le second type de tubes analyseurs d'i- mage actuellement sur le marché, le champ électrostati- que est limité entre la photocathode et une grille pla- cée au voisinage immédiat de celle-ci. La grille est fixée à l'une des extrémités d'un cylindre métallique, l'écran étant fixé à l'autre extrémité dudit cylindre. La grille, le cylindre et l'écran forment en conséquence un espace sans champ électrostatique. De tels tubes sont fabriqués par exemple par ITT aux U.S.A. sous le nom de tubes "VidissectorRO. Avec ces tubes, la défini- tion sans champ de déviation devient très bonne, même avec des tensions relativement basses de 500 à 1000 volts. En conséquence, ces tubes ont été considérés comme cons- tituant les tubes analyseurs d'image les plus attrayants. Toutefois, les observations récentes ont prouvé que, mê- me avec des angles de déviation aussi faibles que 2 à 4 degrés, la définition se détériore considérablement, dans certains cas à raison de 10 à 20 fois. Cet inconvénient constitue le désavantage principal de ce type de tubes. Ces deux inconvénients sont éliminés par la irésente invention, qui est principalement caractérisée en ce que la distance entre la photocathode et la grille, indiquée par le symbole L1 ci-dessous, et l'étendue to- tale le long de l'axe de la trajectoire de déplacement des électrons, indiquée par le symbole L2 ci-dessous, sont choisies d'après la relation mathématique suivante: L2> L1 ( 3) L2' 8n-3 dans laquelle le symbole n désigne un entier qui indi- que le nombre de révolutions effectuées par les électrons pendant leur déplacement. On a établi qu'un tube construit de cette manière assure une très bonne définition même avec de grands angles de déviation et que des tensions re- lativement basses, de l'ordre de 5000 à 15 000 volts, sont suffisantes. Il est possible de travailler à des tensions particulièrement basses et d'obtenir néanmoins une très bonne définition si l'on a L1 = 1 L2 n étant égal à 2. Selon un mode de réalisation préféré, n a une valeur ma- ximale de 5 et, de préférence, de 3. L'invention sera mieux comprise à la lec- ture de la description détaillée qui suit et à l'exa- men du dessin joint qui en représente, à titre d'exemple non limitatif, quelques modes de réalisation. Sur ce dessin: - la figure 1 représente un tube analyseur d'image du type '"nalyseur annulaire"; - la figure 2 représente un tube analyseur d'image du type "Vidissector"; - la figure 3 représente un exemple de réali- sation d'un tube analyseur d'image suivant l'invention, et - - la figure 4 représente un autre exemple de réalisation dudit tube suivant l'invention. Sur la figure 1, la référence 16 désigne l'enveloppe en verre cylindrique du tube analyseur an- nulsire, une fenêtre plane 17 étant fixée à l'une des extrémités de ladite enveloppe. L'enveloppe 16 et la fend tre 17 forment une enceinte étanche au vide, qui a été entièrement vidée d'air. Sur la face intérieure de la fendtre 17, une photocathode 10 a été posée d'une mlanière connue en soi. Sur la figure 1, la référence 11 illustre schématiquement un certain nombre d'élec- trodes annulaires qui sont interconnectées et reliées à la photocathode 10 et à l'écran métallique 12 par l'in- termédiaire de résistances électriques. Les électrodes 11 sont placées symétriquement autour de l'axe du tube, axe qui est désigné par la référence 18 sur la figure 1. Sous l'effet d'une tension électrique appliquée exté- rieurement entre l'écran métallique 12 et la photocathode , d'une manière connue en soi, on obtient un champ électrostatique approximativement homogène dirigé le long de l'axe du tube dans l'espace compris entre la photocathode 10 et l'écran 12. Un trou 15 a été pratiqué au centre de l'écran 12. Derrière ce trou est disposé iun "imulti.-olicateur d'électrons" de type connu, désigné par la référence 14 sur la figure 1. Les électrons tra- versant le trou 13 sont multipliés dans le multiplicateur d'électrons 14 et sont captés par l'anode 15. Le signal provenant de l'anode 15 est enregistré par un équipement 1électronieue de type connu non représenté sur le dessin. Le champ électrostatique produit par les électrodes an- nulaires 11 a été indiqué par une flèche sur.la figure 1 et est désigné par le symbole E. Une bobine magnétique extérieure, non représentée sur le dessin, produit dans le tube un champ magnétique, dont le vecteur de champ, indiqué par une flèche et désigné par le symbole BF sur la figure 1, est paralièle à l'axe 18 du tube. On utilise en outre.deux bobines magnétiques supplémentaires non re- présentées sur le dessin, qui produisent chacune un champ magnétique, dont les directions respectives sont perpendiculaires entre elles et toutes deux perpendicu- laires à l'axe 18 du tube. Ces champs magnétiques sont additionnés l'un à l'autre et forment un champ magné- tique résultant désigné par le symbole BR et indiqué par une flèche sur la figure 1, moyennant quoi l'amplitude et la direction du vecteur de champ BR sont déterminées par les règles applicables à l'addition de vecteurs. En conséquence, le vecteur de champ magnétique BR est perpendiculaire à l'axe 18 du tube. En outre, sur la figure 1, la projection représentée du tube a été choi- sie de telle manière que le vecteur de champ magnétique BR s'étende dans le plan du papier. Le champ magnétique BR est ajouté vectoriellement au champ magnétique de focalisation BF, de sorte que le champ magnétique résul- tant, désigné par B et indiqué par une flèche sur la figure 1 s'étend également dans le plan du papier et fait un angle, désigné par 4 sur la figure 1, avec l'axe 18 du tube. La figure 1 représente également un système de coordonnées rectangulaires dont l'origine, désignée par 0 sur la figure 1, est placée sur la photocathode au point d'intersection de celle-ci avec l'axe 18 du tube. Les axes dudit système de coordon- nées sont orientées de telle manière que l'axe désigné par x, ou axe x, coïncide avec l'axe du tube, le sens posi- tif de l'axe x allant vers l'écran 12. En outre, l'axe désigné par y ou axe y est choisi de telle manière que sa direction coincide avec la direction du vecteur i champ magnétique BR. L'axe désigné par z ou axe z est alors dirigé vers le haut perpendiculairement au plan du papier sur la figure 1. La distance entre la photocathode 10 et l'écran 12 a été désignée par le symbo- le L2 sur la figure 1. Par un choix approprié des intensitésdu champ électrostatique E et du champ magnétique de focalisation BF, il est possible de focaliser les photo-électrons émis par la photocathode 10 de manière à former une ima- ge sur l'écran 12. Cela se produit lorsque l'intensité du champ magnétique de focalisation BF vérifie la re- lation suivante: B 1-n 2m() L2 e( dans laquelle le symbole V désigne la tension électrique appliquée extérieurement, le symbole m, la masse de l'électron, le symbole e. la charge électrique de l'é- lectron, le symbole7t la valeur numérique du rapport de la circonférence d'un cercle à son diamètre et enfin le symbole n. un entier positif indiquant le nombre de révolution que les photo-électrons effectuent lors de la Localisation entre la photocathode 10 et l'écran 12. Généralement, on utilise la valeur 1 ou la valeur 2 pour n. En choisissant le sens et l'intensité du champ magnétique BR à l'aide de deux champs de déviation, il est possible de dévier la totalité de l'image formée à partir d'un électron sur l'écran 12 suivant deux di- mensions, de façon que les photo-électrons émis à par- tir de tout point quelconque sur la photocathode 10 puissent traverser le trou 13 et être enregistrés au moyen de l'anode 15. De cette manière, il est possible de mesurer l'ensemble de l'image optique sur la photo- cathode 10.L'image formée à partir d'un électron sur l'écran 12 présente toutefois certains défauts ou aberrations, ce qui a pour effet que des électrons émis à partir d'un point de la photocathode 10 ne sont pas reproduits sous forme d'image ponz uelle sur l'écran 12. Ces aberrations résultent du fait que les photo-électrons sont émis à partir de la photocathode 10 dans des direc- 246455.7 tions différentes et à des vitesses variables. Lors- qu'aucune déviation n'est appliquée, l'image formée sur l'cran 12 a une étendue approximativement circulaire. Le diamètre, désigné par D, de l'image, formée à partir d'un électron, étalée d'un point de la photocathode est exprimé approximativement par l'expression suivante: D =2 L2 (2) o désigne l'énergie maximale de l'électron-volt unitaire des photoélectrons lorsque ceux-ci sont émis par la photocathode, et o v désigne la tension élec- trique appliquée extérieurement entre la photocathode et l'écran 12. Si l'on suppose par exemple que E= 0,3 électron-volt, et que L2 = 200 mm,une tension V = 24 000 V doit être appliquée au tube pour que le diamètre D de l'image formée à partir d'un électron ne dépasse pas 5 microns. Avec cette tension, l'expression (1) indique qu'un champ de focalisation BF = 82,1 gauss doit être choisi pour n = 1. Avec des tubes du type "analyseur annulaire" selon la figure 1, on peut démon- trer que le diamètre D de l'image formée à partir d'un électron est sensiblement indépendant de la déviation, moyennant quoi l'image optique peut être lue avec la même définition sur toute l'étendue de la photocathode. Sur la figure 2 est représenté un tube analy- seur d'image du type "Vidissector". Sur la figure 2, on retrouve "'enveloppe 16 du tube, la fenêtre 17 et la photocathode 10, l'écran 12 et son trou 13, le multi- plicateur d'électrons 14, l'anode 15 et l'axe 18 du tube. En outre la figure 2 indique également la distance en- tre la photocathode 10 et l'écran 12 par le symbole L2. Sur la figure 2, l'écran 12 est fixé à un cylindre métal- lioue 20, dont l'axe coincide avec l'axe 18 du tube. Une grille métallique 21 est fixée à l'autre extr4mité du cylindre 20. La longueur du cylindre a été choisie telle que la grille métallique 21 soit placée au voisinage immédiat de la photocathode et soit paral- lèle à celle-ci. Une tension appliquée extérieurement entre la grille 21 et la photocathode 10 produit un champ électrostatique approximativement homogène parallèle à l'axe 18 du tube, champ qui est désigné par E et qui est indiqué par une flèche sur la figure 2. De cette manire, dans l'espace cylindrique limité par la grille 21, le cylindre 20 et l'écran 12, il n'y a pas de champ électrostatique. Sur la figure 2, sont également indi- quées les champs magnétiques BF, BR et B, ainsi que l'angle de déviation 4. En outre, le système de coor- données d'origine 0 a également été tracé sur la figure 2. La distance entre la photocathode 10 et la grille 21 a été désignée par L1 sur la figure 2. Par un choix ap- proprié de la tension extérieure V et de l'intensité du champ magnétique de focalisation BF, les photo-électrons produits oar l'image optique sur la photocathode peuvent être reproduits sous forme d'image sur l'écran 12. Cette reproduction est assurée lorsque l'intensité du champ magnétique BF est déterminée par la relation suivante: BF 21n 2 Vm (3) BF -L + L e L1 2L o les symboles utilisés ont les mêmes significations que dans l'expression (1). De la même manière que dans le cas du tube représenté sur la figure 1, on peut mesurer l'image optique par un choix de l'intensité et de la direction du champ magnétique de déviation BR. Ce tube comporte également des défauts de reproduction dans l'i- mage formée à partir d'un électron. Le diamètre D de l'imag% formée à partir d'un électron, étalée d'un point de la photocathode est dé- terminé, dans le tube représenté sur la figure 2, par la relation approximative suivante: 246455? D = 2L1 (4) ou les symboles utilisés ont les même significations que dans l'expression (2). Toutefois, l'expression (4) contient la distance L au lieu de L2. Pour des tubes "Vidissector", L1 est généralement d'environ 5 mm. Si!'on suppose, ici encore, que î= 0,3 électron-volt et L2 = 200 mm, il suffit d'appliquer une tension de 600 volts au tube entre la photocathode 10 et la grille 21 pour que le diamètre D de l'image formée à partir d'un électron ne dénasse pas 5 microns. Pour cet exemple, l'expression (3) indique qu'un champ de focalisation BF = 25,3 gauss doit être appliqué lors d'une focalisation avec n = 1. Comme la déviation de l'image est assurée au moyen du champ de déviation BR, l'écart prédominant désigné par r des électrons à partir d'un point de l'é- cran 12 est déterminé par la relation: 2rn -(m,, 2T r =( m-) ( _')[z (1cosE)+ vy sinj V2(1-cosb)'2 (5) o o vz0et vy indiquent les composantes de vitesse ini- tiale des photo-électrons dans les directions de l'axe z et de l'axe y, respectivement, dans le système de coor- données d'origine 0 de la figure 2, et o le symbole > est un angle déterminé par l'expression: 4TrL1 n M(A - (6) L1 + L2 L'exDression (6) montre que la quantité O, 0 pour des tubes "Vidissector", est faible, ce qui, dans l'expression (5), en raison du termes- donne lieu à des écarts r considérables même avec de faibles angles de déviation G. Si l'on suppose que n = 1 dans l'exemple discuté plus complètement ci-dessus, d'après l'expression (6), on obtient U= 0,306. Si l'on suppose en outre que, dans l'expression (5), vz = 0, et si une telle valeur de vitesse est supposée correspondre, pour vy, tant dans le sens positif que dans le sens négatif de l'axe y, a une énergie de 0,3 électron-volt, on obtient r = + 34 ym, c'est-à-dire un écart total d'environ 68jym pour un an- gle de déviation de 4 = 5 . Cet écart dépasse de loin l'é- talement de l'image formée à partir d'un électron sans déviation (5 m). Des calculs numériques sur ordina- teur ont confirmé ce résultat. En conséquence, le tube "Vidissector" présente une définition considérablement réduite dans les parties de l'image qui sont placées sur les bords de la photocathode. Cet effet est encore renforcé par le fait que l'expression (5) montre que la réduction de définition croit de façon quadratique avec l'angle de déviation 4. D'après les expressions (5) et (6), on peut voir qu'on peut diminuer la définition en augmentant la valeur deoj. Il est à noter toutefois qu'une définition uniforme avec des angles de déviation-de jusqu'à 9 n'est obtenue que si l'on a: L1 + L2 Pour n = 1, la relation (7) donne L1I 0,6 L2. Pour n = 2, la relation (7) donne LI3L 3 Un tel tube suivant l'invention, dans lequel L1 =O-L2, est représen- té sur la figure 3. Sur la figure 3 sont représentées la photocathode 10 et l'écran 12 avec son trou 13. L'écran 12 est fixé au cylindre métallique 20, à l'autre extré- mité duquel est fixée la grille 21. En outre, entre la grille 21 et la photocathode 10, sont placées des élec- trodes annulaires 11 analogues à celles du tube de la fi- gure 1, électrodes qui, grâce à leur effet combiné avec celui de la grille 21, produisent un champ électrostatique approximativement axial E dans l'espace compris entre la photocathode 10 et la grille 21 lorsqu'une tension extérieure est appliquée entre la grille 21 et la photo- cathode 100 Pour le reste, la fonction du tube repré- senté sur la figure 3 est analogue à celle qui a été décrite pour les tubes de la figure 1 et de la figure 2. Comme dans le tube de la figure 2, la grille 21, le cylindre 20 et l'écran 12 forment un espace dans lequel il n'y a pas de champ électrostatique. Pour l'exemple pré- cédent, dans lequel L2 = 200 mm, et dans lequele= 0,3 électron-volt, on obtient Li = 120 mm. Pour que, selon l'expression (4), on obtienne la même étendue maximale D d'image formée à partir d'un électron, une tension appliquée extérieurement de 14 000 volts est néces- saire, ce qui est remarquablement inférieur à la ten- sion correspondante qui était exigée pour le tube analyseur annulaire de la figure 1. Pour le tube sui- vant l'invention, selon l'expression (3), on obtient une focalisation avec le champ de focalisation BF = 78,3 gauss. Dans le tube suivant l'invention, la tension dé- passe celle du tube du type "Vidissector", mais on obtient cet avantage remarquable que la définition est maintenue sur toute la surface de l'image. Pour L 3 L2, le même exemple donne L1 =46,2m. Pour eue, selon l'expression (4) on puisse obtenir la même étendue maximale D de l'image formée à partir d'un électron, une tension appliquée extérieurement de 500 volts est nécessaire, tension qui est également remarquablement inférieure à la tension correspondante dans le tube analyseur annulaire de la figure 1. On obtient un champ de focalisation BF = 127,6 gauss selon l'expression (3) et la focalisation est ainsi obtenue pour n = 2. D'après l'expression (6), on voit que le ter- me de second degré de l'angle de déviation 4 devient nul s'il est choisi suivant l'expression (7), de telle manière nue: 4 7tL1 n = = 2 1i, (9) L1 + L2 o i est un entier positif. Pour n = i, l'expression (9) donne L1 L2, c'est-à-dire un tube du type "analyseur annulaire". Des valeurs de n et i vérifiant la relation n> i donnent un tube analyseur d'image sui- vant l'invention. On obtient un tube attrayant suivant l'invention en choisissant les valeurs n = 2 et i = 1, pour lesquelles l'expression (9) donne L1 = (1) L2. Cette relation doit être vérifiée approximativement. Un tel tube suivant l'invention est représenté sur la figure 4; il est analogue au tube représenté sur la figure 3, mais, dans le cas du tube représenté sur la figure 4, selon l'invention, la longueur du cylindre 20 a été adaptée de telle façon que la distance entre la photocathode 10 et la grille 21 soit égale au tiers de la distance entre la photocathode 10 et l'écran 12. Pour une focalisation avec n = 2, ce qui signifie que les électrons font deux révolutions lors de leur dépla- cement de la photocathode 10 Jusqu'à l'écran 12, ce tu- be assure une bonne définition stable même avec de très grands angles de déviation pouvant atteindre 25 . Avec de grands angles de déviation, il est toutefois néces- saire de faire fonctionner le tube avec une focalisation dvnamicue, ce qui signifie qu'on fait varier la tension apoliquée extérieurement ou le champ de focalisation BF en synchronisme avec la déviation. Dans l'exemple dis- cuté ci-dessus o L2 = 200 mm eta = 0,3 électron-volt, on obtient L1 = 67 mm. D'après l'expression (4), cela signifie qu'une tension extérieure de 8 000 volts suffit pour que le diamètre maximal D de l'image formée à par- tir d'un électron ne dépasse pas 5 ym. Le champ de fo- calisation nécessaire devient alors, d'après l'expression (3), BF = 142,1 gauss. Avec ce tube suivant l'invention, on obtient les mêmes avantages en ce qui concerne la déviation qu'avec des tubes analyseurs annulaires mais avec une tension de 8 000 volts seulement. L'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus et peut varier arbitrairement dans le cadre des revendications ci-après. Par exemple, dans l'écran 12, il peut y avoir deux, ou plus de deux trous 13, avec un multiplicateur d'électrons 14 et une anode 15 respectifs pour chaque trou. En outre, l'écran peut également être une plaque revêtue de substance lu- minescente conformément à la technique appliquée dans les tubes convertisseurs d'image et dans les tubes intensificateurs d'image. Au lieu du trou 13 dans l'é- * cran 12, il est également possible de placer un ou plu- sieurs composants à semiconducteurs dans l'écran pour détecter les électrons. L'écran et la grille peuvent être placés à distance des extrémités du cylindre. -15- REVENDICATIONS 1- Tube image pour la mesure électrique d'images optiques comprenant une enceinte (16) à vide ayant un axe central (18), une fenêtre (17) transpa- rente au rayonnement optique étant fixée à l'une des extrémités de ladite enceinte et une photocathode (10) étant appliquée sur lae surface intérieure de celle-ci, photocathode à partir de laquelle des photo- électrons sont émis, tandis que la trajectoire de déplacement des électrons dans l'enceinte est subdi- visée en deux parties séparées par une grillé métal- lique (21), tandis que, dans la partie placée au voi- sinage de la photocathode, un champ électrostatique (E) approximativement parallèle à l'axe central (18) est produit par une tension électrique appliquée à partir de l'extérieur du tube image, et tandis qu'un champ magnétique (BF) est produit'le long de la trajectoire de déplacement des électrons dans l'en- ceinte au moyen de bobines magnétiques extérieures de telle manière que, sur leur trajectoire de dépla- cement, les électrons effectuent un nombre entier de révolutions, ledit tube image étant caractérisé en ce que la distance entre la photocathode (10) et la grille (21), désignée par le symbole L1 ci- dessous, et l'étendue totale le long de l'axe (18) précité sur la trajectoire de déplacement des élec- trons, désignée par le symbole L2 ci-dessous, sont choisies au moyen de la relation mathématique suivan- te: 2 81 n-3 2* relation dans laquelle le symbole n désigne un entier -16qui indique le nombre de révolutions effectuées par les électrons pendant leur déplacement. 2 - Tube image tel que revendiqué dans la revendication 1, caractérisé en ce que les quantités Li et L2, respectivement, sont choisies de telle manière que la relation mathématique suivante soit sensiblement vérifiée: L ( = -*1) L2 2n-i relation dans laquelle le symbole i est un entier positif et dans laquelle le symbole n a la même signification que dans la revendication 1, de sorte que la relation n'est valable que pour des valeurs des symboles n et i qui vérifient la relation n> i. 3 - Tube image tel que revendiqué dans la revendication 1, caractérisé en ce qu'on a L1>/0,6 L2- 4 - Tube image tel que revendiqué dans la revendication 2, caractérisé en ce qu'on a L= 5 - Tube image tel que revendiqué dans la revendication 2, caractérisé en ce qu'on a Ll?. 3 L2. 13 6 --Tube image tel que revendiqué dans la revendication 1, caractérisé en ce que n a une valeur maximale de 5 et, de préférence, de 3.