La présente invention concerne les mécanismes enrou- leurspour ceinture de sécurité comportant une bobine d'escamota- ge de la ceinture et apporte notamment des améliorations à la ca ractéristique de rappel d'un tel mécanisme. Dans un mécanisme enrouleur pour ceinture de sécurité muni d'un dispositif de rappel, tel que ressort spiral, qui se bande lorsqu'on extrait la ceinture d'une bobine de stockage, la tension de rappel est quasi maximale pendent le port de la ceinture. Lorsqu'on détache et relâche la ceinture, le dispositif de rappel la ré-enroule sur la bobine, mais la tension de rappel diminue n mesure de ce ré-enroulement,ce qui nuit à l'efficacité de l'escamotage. Ces caractéristiques de rappel des ceinture. connues sont à l'inverse de ce qui, en principe, serait pratiquement nécessaire: tension faible pendant le port de la ceinture et apparition d'une forte tension apte à ré-enrouler rapidement et positivement la ceinture lorsqu'on la ralâche pour son rangement. Un mécanisme enrouleur pour ceinture de sécurité suivant l'invention comprend un moyen propre à réduire la force de rappel subie par une ceinture de sécurité pendant qu'on la porte, en vue d'améliorer le confort, et b augmenter cette force, une fois la ceinture relâchée et partiellement enroulée sur le mécanisme, pour assurer un rappel positif et total. Suivant un mode de réalisation de l'invention, un mécanisme enrouleur pour ceinture de sécurité comprend un premier et un second moyen de rappel de ceinture, dont le premier assure, en service, l'application continue d'une force de rappel à la ceinture: un moyen assurant, en service, l'emmagasinage d'énergie dans le second moyen de rappel de ceinture, après extraction de la ceinture, et un moyen libérant en partie au moins cette énergie emmagasinée, une fois la ceinture partiellement rappelée par le premier moyen de rappeil,pour qu'elle contribue à l'effet moteur exercé par le premier moyen de rappel. las premier et second moyen de rappel de la ceinture peuvent être mus lors de l'extraction de la ceinture. Dans ce cas, un encliquetage peut servir à retenir l'énergie emmagasinée dans le second moyen de rappel de ceinture pour qu'elle ne se dissipe pas lorsque l'utilisateur relache la ceinture après lavoir fixée autour de son corps. De ce fait, seul le premier moyen de rappel agit sur la ceinture pour engendrer une traction légère afin de maintenir confortablement la ceinture contre le corps de l'utilisateur. L'encliquetage est de préférence interrompu après rétraction d'une longueur de ceinture préfixée, choisie de façon que l'utilisateur puisse décrire le maximum de mouvements sans interrompre l'encliquetage.Cette longueur de ceinture peut correspondre à plusieurs révolutions de la broche ou de la bobine sur laquelle s enroule la ceinture. Une fois la ceinture rétractée sur une distance supérieure à cette longueur, l'encliquetage est interrompu et l'effet moteur du second moyen de rappel s'ajoute à celui du premier moyen de rappel. L'augmentation de la force de rappel appliquée à la ceinture assure le réenroulement total de la ceinture. L'encliquetage peut être interrompu sous traction d'un organe de manoeuvre accouplé, avec mouvement perdu, à la broche ou bobine sur laquelle s'enroule la ceinture. la mouvement perdu peut être introduit par un organe de manoeavre qui subit un déplacement axial par rapport à la broche pour interrompre l'encliquetage quand la broche a décrit un nombre de tours préfixé.Par exemple, l'organe de manoeuvre peut être accouplé à la broche par filetage, de manière à se déplacer axia- lement quand la broche ourne L'organe de manoeuvre peut porter contre un cliquet qui pivote dans son plan ou latéralement pour interrompre l'encliquetage. la cliquet peut porter directement contre une roue à rochet ou agir en butée vis-à-vis d'un second cliquet soumis à une sollicitation tendant à l'écarter d'une roue à rochet. Dans ce deuxième cas, le second cliquet peut immo- biliser la roue à rochet en accrochant une dent coopérante. las premier et second moyens de rappel de ceinture peuvent être chacun un ressort spiral qui se bande lorsqu'on x- trait la ceinture de la bobine. Selon une variante, deux ressorts, principal et auxiliaire, sont prévus pour entraîner un arbre sur lequel s'enroule la ceinture de sécurité. Un encliquetage désaccouple le ressort principal de l'arbre quand relâche la ceinture après l'avoir extrait te et conserve l'énergie emmagasinée dans ce dernier, le ressort auxiliaire agissant alors pour enrouler la ceinture sur l'arbre de façon à la tendre légèrement pendant son utilisation. L'encliquetage comporte un cliquet et le mécanisme comprend un organe de commande destin à déplacer le cliquet et un moyen de manoeu vre destiné à déplacer l'organe de commande lorsqu'on relâche la ceinture après l'avoir extraite.Quand on relcbe la ceinture, le ressort auxiliaire commence à la ré-enrouler sur l'arbre t, à un stade préfixé, l'organe de commande interrompt l'encliqueta ge pour ré-accoupler le ressort principal à l'arbre en vue du ré-enroulement de la ceinture. Dans l'agencement ei-dessus, le cliquet est de préféren- ce sollicité positivement vers une roue à rochet, de raçon qu'on puisse l'écarter de la roue à rochet, pendant extraction de la ceinture enroulée sur l'arbre, pour éviter un cliquetis pendant bandage du ressort prinoipal. Da sollicitation positive ramène le cliquet en position d'immobilisation de la roue à rochet pour éviter que le ressort principal ne se débande lorsqu'on relâche la ceinture.Le mouvement du eliquet peut être limité par butée contre l'organe de commande, le ioy.n de manoeuvre compre- nant un accouplement par filetage entre 1 'organe de commande et l'arbre qui déplace axialement l'organe de commande pour interrompre l'encliquetage. Une fois la ceinture partiellement r4- enroulée sur l'arbre, ce qui interrompt l'eneliquetage, le ressort principal entraîne l'organe de commande pour rétablir par l'inter médiaire du filetage son accouplement avec c 'arbre, l'agencement étant tel que le ressort auxiliaire amortit le choc résultant du ré-accouplement entre l'organe de commande et l'arbre. Suivant un aspect de la réalisation ci-dessus, le cliquet est logé dans un tambour à rochet et le ressort principal est monté entre ce tambour et un boîtier fixe du mécanisme. Le ressort auxiliaire peut alors être logé dans un autre tambour solidarisé par clavetage du tambour à rochet. En variante, on loge le ressort auxiliaire dans le ressort principal afin de réduire la largeur globale du mécanisme. Dans ce dernier cas, le ressort auxiliaire peut être un prolongement du ressort principal, des moyens étant prévus pour accoupler la roue à roche t à la spire intermédiaire du ressort composite. la roue à roche t peut être fixée à un tel ressort composite ou accouplée à ce ressort, par exemple par un coude fait par le ressort en un point où il traverse la roue à rochet. On peut supprimer l'encliquetage dans un agencement où le mécanisme enrouleur de ceinture de séourité comprend des ressorts engendrant un effet de franchissement de point d'équili- bre tel que la force de rappel de la ceinture est réduite au-delà et augmentée en deçà du point d'équilibre. Par exemple, un premier ressort peut être accouplé à une broche ou bobine sur laquelle s'enroule la courroie et se bander on continu pendant extraction de la courroie, un second ressort étant relié à ladite broche ou bobine par un tringlage à franchissement de point d'équilibre de façon ue les forces engendrées par les premier et second ressorts/déduisent l'une de l'autre au-delà du point d'équilibre et s'additionnent en deçà du point d'équilibre.De préférence, le second ressort est accouplé à la bobine ou broche au moyen d'un engrenage réducteur, par exemple du type épioyolofdal. Avantageusement, l'engrenage épicycloidal déplace le point d'ancrage du se- cond ressort sur un arc donné pour provoquer un franchissement de point d'équilibre. Au second ressort peuvent Strie adjoints d'autres ressorts, par exemple une série de ressorts coaxiaux (dont les spires se succèdent longitudinalement), qu'on peut monter on parallèle entre un point d'ancrage fixe et le point d'ancrage mobile sur l'arc donné. On va maintenant décrire des réalisations préférées de l'invention en se référant aux dessins annexés, sur lesquels: Figs. îa et lb sont des diagrammes illustrant une caractéristique préférée de la ceinture; Fig.2 est, en élévation, une vue en coupe d'un mécanisme enrouleur de ceinture suivant un premier mode de réalisation, Fig. 3 est une vue en coupe suivant la ligne 3-3 de la figure 2; Figs. 4 et 5 sont respectivement des vues en plan et en coupe de profil d'une roue à rochet utilise dans le mécanisme selon les figures 2 et 3; Figs. 6 et 7 sont des vues en plan et de profil d'un cliquet utilisé dans le mécanisme; Fig.8 est une vue en coupe de profil d'un mécanisme enrouleur suivant une variante;; Fig.9 est une vue en bout des pièces actives du mécanis- me montré sur la figure 8; Fig. 10 représente schématiquement un ressort spécial utilisé selon une autre variante; Fig. ll est une vue en coupe de profil d'un mécanisme enrouleur de ceinture de sécurité selon une seconde variante; Fig. 12 est une vue en bout , avec enlèvement d'un flasque, du mécanisme montré sur la figure 11; Figs.13,14, et 15 sont respectivement une vue en coupe et des vues de face de l'intérieur et de l'extérieur d'une roue à rochet incorpore au mécanisme montré sur la figure 11; Figs. 16 et 17 sont respectivement dol vues de face et de profil d'un organe menant do ce mécanisme;; Figs. 18 et 19 sont respectivement des vues on bout et de profil d'un organe de commande de cliquet de ce mécanisme; Fis. 20 et 21 sont respectivement des vues de face et de profil d'un flasque de ce mécanisme, et Figs.22 et 23 sont respectivement des vues de profil et de face d'un autre mécanisme enrouleur pour ceinture de sécurité. Les figures la et lb sont des diagrammes, illustrant la caractéristique préférée do rappel de la ceinture, portant on ordonnées la force de rappel X et on abscisses la longueur de ceinture exraite Y. La figure la indique la caractéristique pour le port de la ceinture par une personne de grande taille. Inltiale- ment,on déroule la ceinture jusqu'au point A et l'on ferme la boucle. A mesure que la bobine absorbe le mou e la ceinture, la force de rappel tombe à la valeur B et peut diminuer encore un peu suivant le vecteur BC. Lorsqu'o relâche ultérieurement la ceinture pour rangement, la force de rappel varie suivant BC mais reprend soudain,au point C,une valeur D et varie ensuite suivant DO. la figure lb illuetre la mSme caractéristique pour le port de la ceinture par une personne de petite taille. Dans ce cas, les variations brusques de la force de rappel apparaissent pour une longueur de déroulement plus faible,mais le mode de fonctionnement est le même. L'aire ABCD représente du travail emmagasiné, qui est libéré au point C. Bien que cet aspect ne soit pas illustré par les diagrammes, dans les mécanismes concrets prévus cette libr- tion peut être ressentie comme une saccade de la traction de rappel de la courroie vers la bobine. Dans une première réalisation de l'invention, illustrée par les figures 2 à 7, un arbre 1 formant la broche de la bobine est directement accouplé à un premier ressort spiral 2. Ce ressort 2 est constamment accouplé à la broche 1 et c'est sa seule caractéristique charge/allongement qui définit le segment BC porté sur les figures la et lb. La broche 1 présente dans une extrémité un taraudage 3 dans lequel est vissé un organe de manoeuvre 4 qui,vu de l'ex- trémité de la broche 1, est rectangulaire. Une couronne 5 dentée intérieurement, qu'on voit sur les figures 3, 4 et 5, présente un trou rectangulaire 6 juste assez grand pour recevoir à coulissement l'organe de manoeuvre 4. Ainsi, en tournant, l'organe 4 fait tourner la couronne dentée 5,mais son déplacement axial ne provoque pas de mouvement correspondant de cette couronne. La couronne 5 est directement accouplée à un second ressort spiral 13. Un chapeau 7 recouvrant latéralement la bobine présente intérieurement un bossage 8 sur lequel est articulé un cliquet 9. Le cliquet 9 est sollicité vers une position médiane par un ressort à boudin 10. Comme le montre la figure 7, le cliquet pré- sente un trou 9' évasé depuis son milieu vers ses deux extrémités pour permettre au cliquet 9 non seulement de pivoter autour de l'axe du bossage 8 , mais aussi d'osciller latéralement. Quand le cliquet 9 est on position médiane, son extrémité est engagée dans un espace interdentaire de la couronne 5. la chapeau 7 porte aussi une butée de cliquet 11, montée en porte-à-faux de manière à être espacée du chapeau.La butée Il empêche normalement le cliquet do pivoter dans le sens anti-horaire (sur la figure 3). L'organe de manoeuvre 4 présente sur sa face exposée un téton 12 situé on face du cliquet 9 on position médiane. En fonctionnement, à supposer que l'organe 4 soit vissé à fond dans la broche 1 et que la ceinture soit complètement enroulée sur la broche, le ressort 2 se bande lorsqu'on extrait la ceinture. Le sons do rotation est tel qu'on résistant à la rotation, l'ogane 4 tend à se visser sur la broche 1, par exemple du fait que son filetage est à pas à gauche. Etant déjà vissé à fond, l'organe 4 est forcé de tourner avec la broche 1 et son corps rectangulaire entraîne la couronne 5 dans le même sens. Pour permettre ce mouvement, le cliquet 9 9 agit on cliquet de rochet et glisse sur les dents on pivotant d'abord dans le sons horaire jusqu'à perdre contact avec la couronne 5, puis en décrivant un mouvement de retour vers sa position médian chaque fois qu'une dont l'a franchi. Le ressort 13 résiste à la rotation do la couronne 5, do sorte que la forco résistant à l'extraction do la ceinture est la somme des résistances opposées par les ressorts 2 et 13, représentée par les lignes ODA sur les figures la et lb. Après l'avoir extraie zur une longueur auffisante, on laisse la ceinture se ré-enrouler légèrement mais, grâce à la butée de cliquet 11, le cliquet 9 immobilise alors la couronne, do sorte que cette couronne et le ressort associé 13 ne sont pas alors accouplés à la ceinture. Ainsi, seul le ressort 2 rappelle la ceinture et la force ressentie de ce fait par lutili- sateur est celle indiquée on BC sur la figue 1. Tant que la couronne 5 est immobile, organe de manoeuvre 4 est aussi angulairment immobile, de aorte qu'il est déplacé axialement par son filetage. Finalemant,son téton 12 rencontre le cliquet 9 et l'incline latéralement ce qui lui fait perdre contact avec la butée 11. A ce stade, le cliquet 9 permet une rotation de sens opposé, de sorte que l'énergie emmagasinée dans le ressort 13 est libérée et que la couronne 5 est rapidement accou plée avec la broche I.Une fois organe 4 vissé à fond, les deux ressorts 2 et 13 entraînent la broche 1 en établissant la carac téristique opératoire illustrée par la ligne DO sur les figures la et lb. Lors de l'extraction suivante de la ceinture, le cliquet 9 est rencontré par une dent de la couronne 5 qui, en tournant, le ramène contre la butée 11 (comme illustré par la figure 3), Prêt à fonctionner à nouveau. Les figures 8 et 9 illustrent une variante suivant laquelle une plaque 30 frotte contre une broche 31 et porte un levier de commande de cliquet 32 engagé dans un évidement 33 du carter de bobine 34 Un ressort de compression 38 tend à dégager un cliquet 35 d'une roue dentée 37. Lorsqu'on extrait la ceinture, la roue 37 est entratnde parce qu'elle est vissée à fond sur la broche filetée 31. La plaque 30 tourne dans le sens horaire jusqu'à ce que le levier 32 rencontre la paroi de l'évidement 33 et pivote dans le sens anti-horaire Jusqu ta cesser de porter contre le cliquet 35.Celuici est alors écarté par le ressort associé de la roue 37. Quand le sens de rotation de la broche 31 'inverse, la plaque 30 pivote dans le sens anti-horaire, le levier 32 se déplace dans le sens horaire et fait porter le cliquet 35 contre la roue 37 Au cours de la suite du mouvement,le levier 32 franchit le cliquet 35 mais, grgce à la forme crochue du nez du cliquet et des dents de roue, l'encliquetage subsiste et immobilise la roue 37. La roue 37 étant immobilisée angulairement, la suite de la rotation de la broche 31 la déplace axialement sur le filetage coopérant jusqu'à la dégager latéralement du cliquet 35. Le ressort 38 efface alors le cliquet 35,ce qui rétablit le régime de fonctionnement auquel les deux ressorts agissent. Selon une autre variante illustrée par la figure lO,un seul ressort spiral 40 assure le premier et le second effet de rappel ou rétraction de la ceinture. Par exemple, sa section E engendre le premier effet de rappel en appliquant une traction continue à la ceinture (non représentée) et le second effet de rappel est engendré par sa section F qui peut être temporairement désaccouplée de la ceinture, par exemple par un encliquetage, comme dans les réalisations précédentes. Le ressort 40 est ancré sur une pièce fixe du mécanisme enrouleur de courroie en un point G situé entre les extrémités des sections A et B. L'énergie emmagasinée, comme illustré en ABCD sur les figures la et 1b, peut Stre soit restituée à la ceinture comme décrit à propos des réalisations précédentes, soit éliminée, par exemple par une certaine détente du ressort ou du tronçon de ressort intéresse , sans contribution à l'entraînement principal de la ceinture. Selon la variante illustrée par la figure 11,la broche de bobine 41 tourillonne dans un bati 42. Le mécanisme enrouleur est monté à gauche du bâti, sur la figure . On n'a pas représenté le mécanisme d'absorption d'inertie parce que celui-ci ne fait pas partie de l'invention. La broche 41 présente dans une extrémité un taraudage 43 entouré par un prolongement 44 sur lequel est fixée l'extrémité intérieure d'un ressort spiral 45. la ressort 45 n'exerce qu'une force peu importante et ne décrit que trois/ou quatre tours pour passer de l'état débandé à l'état complètement bandé. L'extrémité extérieure du ressort 45 est fixée à la face intérieure d'un tambour qui fait partie d'un organe menant 46, représenté en détail sur les figures 16 et 17. L'organe menant 46 est solidarisé par clavetage d'une couronne à rochet 47 représentée sur les figures 13,14 et 15. Sur le bossage central de cette couronne est fixée l'extrémité intérieure d'un second ressort spiral 49, qui est le principal ressort enrouleur de la bobine0 L'extrémité extérieure du ressort 49 est fixée à un carter 50. la bossage central 48 de la roue à rochet présente un alésage ovale 51 qui reçoit à coulissement la tête d'un organe de commande de cliquet 52, à tige filetée, qui est représenté sur les figures 18 et 19. La tige filetée de cet organe 52 est vissée dans le taraudage 43 de la broche 41. La couronne à rochet présente aussi un évidement cireu- laire 53, peu profond, entourant l'extrémité extérieure de l'alésage ovale, et une rangée de dents d'encliquetage 54 dirigées vers l'intérieur. Un flasque 55 recouvrant le mécanisme porte un are 56 (figure 20) sur lequel est articulé un cliquet 57 qu'un ressort 60 applique contre le flanc de la couronne à rochet 47. Le cliquet 57 est enfilé sur l'axe 56 avec un jeu qui lui permet d'osciller latéralement de part et d'autre du plan de la figure 12, ainsi que de pivoter normalement autour de l'axe 56. La face du cliquet dirigée vers la couronne à roche t 47 présente une petite saillie 57' qui pénètre dans l'évidement 53 de la couronne 47.La saillie 57' est placée sur le cliquet 57 de façon à limiter le mouvement angulaire de ce dernier par rencontre avec la face périphérique de l'évidement 53. La figure 12 représente le cliquet en fin de course dans le sens anti-horaire, mais libre de pivoter dans le sens horaire, autour de l'axe 56, jusqu'à ce que son lez se dégage de la denture 54, son mouvement étant alors arrêté par rencontre entre la saillie 57' et la paroi de l'évidement 53. Quand la saillie 57' est insérée dans l'évidement 53, la race arrière du cliquet 57 repose à plat contre la face 59 de la couronne à rochet 47, avec un certain frottement d à l'action du ressort 60. On va maintenant décrire le fonctionnement de ce méca- nisme. On suppose qu'initialement la ceinture est complètement enroulée sur la bobine et que, pour la dérouler, la broche 41 doit tourner dans le sens indiqué par des flèches sur les figures 11 et 12. Au début de la rotation de déroulement de la ceinture, le ressort 45 se bande presque jusqu'à Juxtaposition de ses spires. La suite du déroulement fait tourner 1' organe menant 46, qui commence à bander lui-même le ressort principal 49. Pendant que le ressort 49 s'enroule, la couronne à rochet 47 aocompâgne la rotation de l'organe menant 46 et, sous l'effet du frottement qui s'exerce entre la couronne à rochet et le cliquet 57, ce dernier tourne dans le sens horaire autour de son axe, à partir de la position représentée sur la figure 12, jusqu'en une nouvelle position telle que son nez est dégagé de la denture 54. Le cliquet cesse alors de tourner du fait que sa zaillie rencontre la paroi de l'évidement 53 de la couronne à rochet.Du fait que le nez du cliquet est dégagé par frottement de la denture 54, on n'entend pas le cliquetis normalement engendré par les rochets et la couronne à rochet 47 tourne jusqu'à ce que la ceinture soit déroulée sur la longueur souhaitée. On suppose qu'on boucle alors la ceinture et qu'il demeure, après cette opération, un léger mou à rattraper par réen- roulement . Lors du ré-enroulement initial par le ressort prinoipal,le cliquet est entraîné par frottement jusqu'à sa position re- présentée sur la figure 12, à partir de laquelle son mouvement de sens horaire est interdit par rencontre entre sa saillie et la paroi de l'évidement 53. Du rait que le cliquet est alors engagé dans la denture 54, tout mouvement anti-horaire ultérieur de la couronne à rochet 47 est aussi interdit, de sorte que le ressort 49 cesse en fait d'agir sur le mécanisme enrouleur0 La ceinture no peut alors être rappelée par l'énergie emmagasinée dans le ressort faible 45, de sorte qu'elle ne g8ne nullement l'utilisateur. Lorsqu'il faut ranger la ceinture, le ressort faible 45 continue à l'enrouler jusqu'à quasi-épuisement de son énergie (au bout de deux ou trois révolutions de la broche 41) mais, pen- dant cette rotation, la couronne à rochet 47 est immobilisée angu- lairement, de même que l'organe 52 de commande du cliquet. Toutefois, du fait que cet organe 52 est relié par filetage à la broche 41, la rotation relative entre la broche et le cliquet le déplace vers la gauche (sur la figure 11). En se déplaçant vers la gauche, l'organe 52 de commande du cliquet rencontre la saillie du cliquet 57 et la chasse de l'évidement 53. Quand le cliquet cesse d'être retenu par la paroi de l'évidement 53, le ressort principal peut faire tourner la couronne à rochet 47 et le cliquet dans le sens anti-horaire jusqu'à déga ger le cliquet de la denture 54. la cliquet est entratné dans le sens anti-horaire jusqu'à rencontrer la butée 21.L'énergie emmagasinée dans le ressort 49 est alors libérée et la couronne à rochet 47 tourne rapidement jusqu'à revisser à fond l'organe de commande de cliquet 52 dans la broche 41, le ressort principal agissant alors pour ré-enrouler rapidement la ceinture. Avant que l'organe de commande 52 ne soit vissé à fond, une partie de l'énergie du ressort principal 49 sert à re-bander le petit res- sort 45 et celui-ci amortit le choc engendré quand l'organe 52 atteint le rond du taraudage de la broche 41. On peut modifier le mécanisme décrit ei-dessus en donnant au ressort faible 45 un diamètre inférieur à celui de la spire intérieure du ressort principal 49, pour pouvoir le loger dans ce ressort 49. A d'autres égards, le mécanisme n1est pas sensiblement modifié. Cette variante a l'avantage de réduire la largeur globale de la bobine, qui est ainsi plus facile à poser sur des véhicules.Quand les ressorts sont ainsi emboîtés, l'un d'eux peut être un simple prolongement de l'autre, à condition qu'on fasse en sorte de soustraire la spire de ressort intermé- diaire à l'effet t entraîneur de la couronne à rochet ; on peut soit fixer solidement la couronne à rochet au ressort, soit par exemple couder simplement le ressort au point où il traverse cette couronne. On peut aussi faire en sorte qu'un raccordement positif avec la/spire intermédiaire soit complètement inutile, le fonctionnement étant assuré de manière satisfaisante par les frottements qui interviennent entre le ressort et la couronne à rochet; avec une telle conception, le ressort traverse simplement une fente pour passer du c8té intérieur au eôté extérieur de la couronne à rochet. Le dispositif à rochet prévu dans les réalisations dé- critea ci-dessus est supprimé selon la variante illustrée par les figures 22 et 23.Selon cette variante, un montage de ressorts 70 est accouplé à un dispositif assurant un franchissement de point d'équilibre tel que des couples de sens horaire et antihoraire s'appliquent à un arbre d'enroulement de ceinture 71. Un ressort spiral 72 est normalement accouplé à l'arbre 71. Ainsi, le couple résultant subi par l'arbre 71 est la somme algébrique des couples appliqués par les ressorts 70 et 72. Au début de l'extraction de la ceinture, ce couple résultant est égal à la somme des couples exercés par les ressorts 70 et 72. Il en est ainsi jusqu'au point d'équilibre et, au-delà de ce point, le couple résultant est celui appliqué par le ressort 72, diminué de celui appliqué par le ressort 70. las couples additionnés assurent un rappel positif de la ceinture quand celle-ci est relâchée pour être rangée. On choisit le point de franchissement d'équilibre d'après la nature de la ceinture et la taille de l'utilisateur. Le couple différentiel est tel que la ceinture ne gêne pas et assure la sécurité. Comme représenté en détail sur les figures 22 et 23, l'arbre 71 tourillonne dans des plaques d'extrémité 74 (dont une seule est représentée) et présente à son extrémité visible sur la figure 22 deux tronçons de diamètre réduit étagés 75. 76. Le ressort spiral 72 est fixé, par son extrémité intérieure, au tronçon moyen 75 et, par son extrémité extérieure, au carter 73. Sur le petit tronçon 76 tourillonne n porte-satellites 77 présentant une denture 77' dirigée vers l'intérieur. Le tron çon 76 porte un planétaire 78, solidaire de l'arbre 71. Le planétaire 78 entraîne le porte-satellites 77 par l'intermédiaire de trois satellites à double denture 79 engrenant, par leurs petites dentures, avec le porte-satellites 77 et, par leurs grandes dentures, avec un planétaire fixe formé par une denture 73' ménagée dans un logement eirculaire du carter 73. Cet agencement forme un engrenage épicycloïdal qui démultiplie le mouvement de l'arbre 71 en le transmettant au porte-satellites 77.Par exemple, le rapport de démultiplication peut entre tel que le porte-satellites 77 tourne à raison d'un tour par trente tours de l'arbre 71 (en fait, le porte-satellltes 77 ne décrit qu'un arc de cercle, comme on l'exposera). Un organe d'ancrage 80 est fixé en saillie sur le portesatellites 77. Cet organe 80, muni d'une butée 81, se déplace en arc de cercle entre la position représentée sur la figure 23 (pour laquelle la ceinture de sécurité, non représentée, est complètement enroulée sur l'arbre 71) et une butée 82 (que la butée 81 rencontre si la ceinture de sécurité est complètement extraite de l'arbre 71). Le montage de ressorts 70 est formé de trois ressots coaxiaux 83, 84,85 dont chacun est ancré, par une extrémité 83a, 84a, 85a, sur l'organe 80 et, par l'autre extrémité 83b,84b, 85b, sur un goujon rixe 86 qui traverse un chapeau 87, le carter 73 et la plaque d'extrémité 74. en fonctionnement, l'arbre 71 tourne pendant l'extraction de la ceinture, ce qri déplace l'organe d'ancrage 80 suivant un arc de cercle défini, d'une manière générale, par un chemin indiqué par les traits mixtes 91,92 sur la figure 23, correspondant à un logement 93 (figure 22). Une extrémité arrondie 94 de l'organe 80 prend appui sur le fond de ce logement,c e qui évite un déplacement horizontal du porte-satellites 77. Comme illustré par la figure 23, pendant que l'organe 80 se déplace entre la butée 81 et un point d'équilibre 88 (situé sur un axe passant par le centre 89 du planétaire 78 et par le centre 90 du goujon 86), le montage de ressorts 70 se distend et apporte une contribution au couple de ré-enroulement appliqué par le ressort 72.La couple effectif appliqué par le montage de ressort. 70 diminue, du fait de la géométrie du système, à mesure que l'organe 80 approche du point d'équilibre 88. Quand l'organe 80 a franchi le point d'équilibre 88, le montage de ressorts 70 contrecarre, en se contractant, le couple appliqué par le ressort 72. Le couple antagoniste appliqué par le montage de ressorts 70 augmente à mesure que l'organe 80 s'écarte du point d'équilibre 88, ce qui compense l'augmentation subie par le couple qu'applique le ressort 72 à mesure que la ceinture est extraite de l'arbre 71. Par exemple, quand la ceinture est fixée en diagonale sur le torse de l'utilisateur, cet effet compensateur permet à l'utilisateur de le pencher on avant sans être trop gSné par la tension de la ceinture, - REVENDICATIONS 1. Mécanisme enrouleur pour ceinture de sécurité, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens propres à réduire la force de rétraction ou de rappel subie par la ceinture de sécurité en position d'utilisation, afin de réduire la gêne pour l'utilisateur, et à augmenter ladite force, une rois la ceinture relâchée et partiellement enroulée sur le mécanisme, afin d'assurer une rétrac- tion positive et totale 2. mécanisme enrouleur selon la revendication 1, carac térisé en ce qu'il comprend un premier et un second moyen de rappel de la ceinture, le premier moyen de rappel appliquant, on service, une force de rappel continue à la ceinture de sécurité ; un moyen intervenant on service pour provoquer l'emmagasinage d'énergie dans ledit second moyen de rappel,aprbs l'extraction de la ceinture, et un moyen libérant on partie am moins l'énergie ainsi emmagasinée, une fois la ceinture partiellement rétractée par son premier moyen de rappel,pour que son effet moteur s'ajoute à celui dudit premier moyen de rappel 3. Mécanisme selon la revendication 2, caractérisé on ce qu'il comporte un encliquetage faisant Qn sorte que ledit second moyen de rappel emmagasine ladite énergie, puis la libère 4. Mécanisme selon la revendication 3, caractérisé en ce que ledit encliquetage est interrompu en réponse à plusieurs révolutions décrites par l'arbre sur lequel s'enroule la ceinture 5. Mécanisme selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'encliquetage est interrompu sous l'action d'un organe de manoeuvre accouplé, avec mouvement perdu, audit arbre. 6. Mécanisme selon la revendication 5, caractérisé on ce que l'organe de manoeuvre est déplacé axialement par rapport audit arbre 7. Mécanisme selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'organe de manoeuvre est accouplé par filetage audit arbre, de manière à se déplacer axialement quand cet arbre tourne 8. Mécanisme selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé en ce que l'organe de manoeuvre porte contre un cliquet qui pivote dans son plan ou latéralement pour interrompre l'encliquetage 9.Mécanisme selon la revendication 8, caractérisé on ce que le cliquet porte directement contre une roue à rochet. 10. Mécanisme selon la revendication 8, caractérisé en ce que le cliquet joue le rôle de butée vis-à-vis d'un second cliquet qu'une sollicitation élastique tend à écarter d'une roue à rochet. 11. Mécanisme selon la revendication 10, caractérisé en ce que le second cliquet verrouille la roue à rochet par accrochement entre des dents coopérantes. 12. Mécanisme selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que chacun des premier et second moyens de rappel de la ceinture est un ressert spiral qui se bande lorsqu'on extrait la ceinture. 13. Mécanisme selon l'une quelconque des revendications 3 à 7, caractérisé on ce que les premier et second moyens de rappel de la ceinture sont respectivement un ressort auxiliaire et un ressort principal d'entraînement d'un arbre sur lequel s'enroule la ceinture de sécurité, ledit eneliquetage désaccouplant le ressort prinoipal de l'arbre quand la ceinture est relâchée après son extraction pour maintenir l'énergie emmagasinée dans le ressort principal, le ressort auxiliaire assurant alors l'enroule ment de la ceinture sur l'arbre pour tendre légèrement la ceinture on cours d'utilisation,ledit encliquetage comportant un cliquet, et ledit mécanisme comportant un organe de commande apte à déplacor le cliquet et un moyen de manoeuvre apte à déplacer l'organe de commande quand la ceinture est relâchée après son extraction 14.Mécanisme selon la revendication 13, caractérisé en ce que le cliquet est sollicité vers une roue à rochet de façon à frotter contre cette roue, le cliquet étant dégagé de la roue à rochet, pendant l'extraction de la ceinture, pour qu'on n'entende pas de cliquetis pondant bandage du ressort principal. 15. Mécanisme selon la revendication 14, caractérisé en ce que ledit contact frottant ramène on outre le cliquet en position voulue pour qu'il arrête la roue à rochet, afin d'empêcher le ressort principal de se débander, lorsqu'on relâche la ceinture. 16. Mécanisme selon l'une quelconque des revendications 13 à 15, caractérisé on ce que le mouvement du cliquet est limité par butée contre l'organe de commande, le moyen de manoeuvre comprenant un accouplement par filletage entre l'organe de commande et l'arbre, ce qui permet à l'organe de cemmande (a) de se déplacer axialement pour interrompre l'encliquetage et (b) d'être entraîné par le ressort principal arin de se revisser à fond dans l'arbre, l'agencement étant tel que le ressort auxi- liaire amortit le choc d'accouplement apparaissant quand l'organe de commande parvient en fond de filet dans l'arbre. 17. Mécanisme selon la revendication 16, caractérisé en ce que le cliquet est logé dans un tambour à rochet et en ce que le ressort principal est monté entre ce tambour et un carter fixe du mécanisme. 18. Mécanisme selon la revendication 17, caractérisé en ce que le ressort auxiliaire est logé dans un autre tambour clave té sur le tambour à rochet 19. Mécanisme selon la revendication 17, caractérisé en ce que le ressort auxiliaire est logé à l'intérieur du ressort prinoipal,pour réduire la largeur globale du mécanisme. 20. Mécanisme selon la revendication 19, caractérisé en ce que le ressort auxiliaillaire est un prolongement du ressort principal, des moyens étant prévus pour accoupler le rochet à une spire intermédiaire de ce ressort. 21. Mécanisme selon la revendication 20, caractérisé en ce que le rochet est fermement fixé au ressort composite formé par l'ensemble des ressorts auxiliaire et principal 22. Mécanisme selon la revendication 15, caractérisé en ce que le roche t est accouplé à un coude ménagé dans le ressort auxiliaire et principal composite, à un point où ce ressort continu traverse une roue à rochet. 23. Mécanisme selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un ou plusieurs ressorts assurant un effet de franchissement de point d'équilibre de sorte que la force subie en service par la ceinture est réduite au-delk et augmentée endeçà du point d'équilibre. 24. Mécanisme selon la revendication 23, caractérisé en ce qu'un premier ressort est accouplé à l'arbre sur lequel s'enroule la ceinture et se bande en continu à mesure qu'on extrait la ceinture, et en ce qu'un second ressort est relié audit arbre par un dispositif à franchissement de point d'équilibre de façon que les sollicitations exercées par les premier et second ressorts se soustraient l'une de l'autre au-delà du point d'équilibre et s'additionnent en deçà du point d'équilibre. 25. Mécanisme selon la revendication 24, caractérisé en ce que le second ressort est accouplé audit arbre au moyen d'um engrenage démultiplicateur. 26. Mécanisme selon la revendication 25, caractérisé en ce que ledit engrenage est du type épicycloîdal. 27. Mécanisme selon la revendication 26, caractérisé en ce que l'engrenage épicycloîdal déplace un point d'ancrage du second ressort sur pn arc de cercle pour assurer le franchissement du point d'équilibre. 28. Mécanisme selon la revendication 27, caractérisé en ce qu'au second ressort sont adjoints plusieurs ressorts zupplé- mentaires. 29. Mécanisme selon la revendication 28, caractérisé en ce que le second ressort est constitué de plusieurs ressorts coaxiaux, dont les spires se swccèdent en longueur, et qui sont montés en parallèle entre un point d'ancrage fixe et le point d'ancrage mobile sur un arc de cercle.