La présente invention, qui résulte des recherches de Monsieur André MORIN, a pour objet un dispositif permettant empilage d'objets dans deux positions différentes, ainsi que des palettes utilisant ce dispositif. Elle concerne les secteurs des dispositifs d'assemblage et des réceptacles s'empilant les uns sur les autres. Le dispositif s'applique plus particulièrement aux objets, tels que les palettes de manutention ou les cadres servant à une culture telle que celle des champignons, qui doivent pouvoir occuper deux positions correspondant à des écartements verticaux différents, suivant qu'ils sont pleins ou vides. La culture des champignons s'effectue, en général, dans des cadres superposés en chêne, dont les dimensions dans le plan horizontal sont d'environ 1,70 sur 1,20 mètre, et la masse de l'ordre de 80 kg. Ces cadres sont empilés les uns sur les autres, chaque cadre reposant sur les quatre pieds de coin prolongés à cet effet, du cadre immédiatement inférieur ; la hauteur des pieds de coin est choisie de façon à respecter, entre les deux cadres superposés, un espace suffisant pour les champignons cultivés et leur aération. Lorsque les cadres sont transportés à vide, par exemple après la récolte, cet espace constitue une une, car le volume à transporter s'en trouve considérablement augmenté. L'objet de l'invention est un dispositif permettant l'empi- lage d'objets dans deux positions correspondant à des espacements différents. Un autre objet de l'invention est constitué par une palette de manutention et plus particulièrement par un cadre destiné à la culture des champignons, qui met ce dispositif en oeuvre. Le dispositif selon l'invention comprend une entretoise de section quelconque munie, d'une part à chacune de ses extrémités, d'un tenon, les deux tenons étant de section identique et alignés sur une droite parallèle aux génératrices de l'entretoise, d'autre part d'une butée extérieure située entre une extrémité et le plan médian de l'entretoise, chaque objet à empiler portant, d'une part à l'une de ses extrémités, supérieure ou inférieure, un logement susceptible de recevoir la partie de l'entretoise située d'un cOté de la butée, d'autre part à son autre extrémité, inférieure ou supérieure, une mor taise susceptible de recevoir l'un ou l'autre des tenons d'une entretoise, de sorte que l'empilage de deux objets pusse être réalisé en engageant l'entretoise dans le logement de l'un des objets et l'un de ses tenons dans la mortaise de l'autre objet. La palette selon l'invention comprend une embase horizontale assemblée i au moins deux pieds verticaux. L'embase est composée de quatre profilés dont chacun comprend une âme verticale et une semelle horizontale inférieure tournée vers l'intérieur ; les pieds, de forme tubulaire, reposent sur les semelles inférieures et sont fixés intérieurement contre l'embase. Chaque pied vertical est susceptible/de recevoir l'entretoise d'un dispositif d'empilage, et les semelles inférieures sont munies à l'aplomb de chaque pied d'une mortaise pouvant recevoir l'un des tenons d'une autre entretoise. L'invention ainsi définie est expliquée à l'aide d'exemples illustrés par les figures jointes. La figure 1 est une vue en perspective partiellement coupée d'une palette munie du dispositif d'empilage. Les figures 2 et 3 représentent, en cope, l'un des dispositifs d'empilage de la figure 1, l'entretoise mise en place la figure 2 correspond à l'empilage à faible écartement, la figure 3 à l'empilage à fort écartement. La figure 4 est une vue en plan de la figure 3, l'entretoise enlevée. La figure 5 représente, en coupe, un cadre destiné à la culture, la figure 6 est une coupe selon VI de la figure 5. Dans ces figures, les mimes éléments sont désignés par les mêmes repères. Dans les exemples décrits, les objets à empiler sont constitués par une palette dè manutention et par un cadre de culture. Chaque palette ou cadre comprend une embase (1) et au moins deux pieds. Pour des palettes ou cadres de dimensions normales, le nombre de pieds est, en général, de quatre, mais il peut outre porté à six ou à huit pour des palettes ou cadres de grandes dimensions. A chaque pied correspond un dispositif d'empilage dont le pied constitue un élément. L'embase (1) est composée quatre profilés (11) à (14) dont chacun comprend une âme verticale (111) à (141) et une semelle horizontale inférieure (112) à (142). Les profilés peuvent autre renforcés chacun par une semelle horizontale supérieure (113) à (143), plus étroite que la semelle inférieure. Ces semelles sont tournées vers l'intérieur du cadre. Les pieds,qui sont au nombre de quatre : (21) à (24), dans l'exemple représenté, sont verticaux et de forme tubulaire ouverte ou Permée, ce dernier cas étant représenté. Ils reposent sur les semelles inférieures (112) à (142), et sont plaqués et fixés contre les Bmes (111) à (141) ou éventuellement contre les semelles supérieures (113) à (143). I1 est avantageux qu'ils comprennent deux parois planes perpendiculaires, telles que (211) et (212), faciles à souder où à visser contre les gmes ou les semelles supérieures de l'embase : ils sont, de préférence, plaeés dans des coins de cette dernière. On prévoit un dispositif d'empilage par pied ; il y en a donc quatre dans l'exemple illustré. Chaque dispositif comprend une entretoise (31) dont la section est telle qule puisse pénétrer et glisser à frottement doux dans le pied (21) : elle présente donc une forme correspondant à la section intérieure des pieds. Chaque entretoise est munie d'une butée extérieure (311) située entre l'une de ses extrémités et son plan médian, cette butée étant susceptible de reposer sur la tette du pied correspondant quelle que soit l'extrémité de l'entretoise qui se trouve engagée dans le pied. De plus, chaque entretoise porte, à chacune de ses extrémités, un tenon (312) et (313); ces deux tenons présentent des sections identiques et sont alignés sur une parallèle aux génératrices de la surface cylindrique limitant l'entretoise. Les semelles inférieures (112) à (114) de l'embase portent, au droit de chaque pied, une mortaise (151) à (154) de forme et de position correspondantes à celles des tenons. L'entretoise (31) présente ainsi deux parties, l'une courte (314), l'autre longue (315), séparées par la butée extérieure (311). Lorsque l'on désire empiler les palettes ou cadres avec leur écartement maximum, on introduit (figure 2) les parties courtes (314) des entretoises dans les pieds (21) de la palette ou cadre inférieur, puis on met en place la palette ou cadre supé- rieur de façon que les tenons (313) des extrémités supérieures des entretoises pénètrent dans les mortaises correspondantes (151') pratiquées dans les semelles inférieures (112'-142') de celle-ci. Si l'on désire empiler à ltécartement minimum, on introduit (figure 3) les parties longues (315) des entretoises dans les pieds de la palette ou cadre inférieur, puis on place la palette ou cadre supérieur de façon à faire pénétrer les tenons (312) dans ses mortaises (151'). I1 est évident que l'on peut inverser la disposition des pieds et des mortaises : les semelles supérieures sont alors les plus larges et portent les mortaises , tandis que les pieds s'étendent vers le bas, au-delà des semelles inférieures plus étroites (non représenté). La palette décrite peut constituer une palette de manutention : elle est alors complétée, soit par un plancher formé par une forte tble nervurée, fixée sur les semelles inférieures, soit par des traverses fixées à ces mêmes semelles et portant une tOle-planchez Cette application, qui est évidente, n'est pas représentée par les figures. La palette décrite peut constituer un cadre de culture et, plus particulièrement, de culture des champignons. La culture s'opère sur une couche de fumier et le plancher doit être con çu de façon à en permettre l'aération. A cet effet, le plancher est constitué par la juxtaposition de profilés en oméga (41), (42) dont les ailes sont repliées en (411-412), (421-422), de façon à former des raidiseurs. Ces profilés sont disposés dans le sens de la longuer de l'embase. Un écartement de l'ordre de 30 à 40 mm est prévu entre les profilés en oméga de façon à assurer l'aération du fumier. Les ex trémités de ces derniers sont rivés ou soudés aux semelles inférieures de l'embase. La solidité de l'ensemble est amélioré par la présence de profilés en I (461)-(462) disposés dans le sens de la largeur de l'embase et mis en place l'un par rapport à l'autre avec un écartement égal à celui des fourches des chariots élévateurs, soit environ 1 mètre. Ces profilés sont soudés à l'embase, et ils portent des découpes telles que (4612) permettant le passage des profilés en oméga du plancher. Les profilés de l'embase et les profilés en I du plancher portent des nervures telles que (1411) pour les premiers et (4611) pour les seconds : ces nervures constituant des butées empêchant le cisaillement des profilés en oméga, sous les efforts d'utilisation et assurant larépartition des efforts verticaux dirigés vers le haut sur une grande surface. Le cadre doit résister à la corrosion par le fumier, dont le pH est de 8,5 environ, et par les produits de nettoyage et de désinfection tels que lekentachlorophénate de sodium en solution aqueuse à 2 %. A cet effet, on constitue les profilés en tôle pliée, ctest-à-dire les profilés en oméga et, facultativement, les profilés en I, en un alliage d'aluminium et de 4,5 % de magnésium et les profilés filés en un alliage d'aluminium contenant environ 0,9 % de magnésium et 0,7 % de silicium. Un cadre de 1,70 x 1,20 mètre ainsi réalisé présente une masse de 20 kilogrammes, soit quatre fois moindre que celle du cadre classique en chêne de memes dimensions. La hauteur minimale entre la face inférieure de l'embase d'an cadre et celle du cadre superposé est de 315 mm ; la hauteur maximale, avec entretoise retournée, est de 415 mm, soit une différence de hauteur de 100 mm entre les deux positions. La hauteur d'un cadre, entretoise non comprise, est de 280 mm, celle d'une entretoise étant de 165 mm, tenons non compris. L'invention s'applique à l'empilage d'objets devant pouvoir s'empiler avec des écartements présentant deux valeurs différentes et, en particulier, à des palettes de manutention et à des cadres de culture. REYENDICATIONS 1/ Un dispositif permettant l'empilage d'objets dans deux positions différentes, et comprenant une entretoise (31) de section quelconque, ce dispositif étant caractérisé en ce que l'entre- toise est munie, d'une part à chacune de ses extrémités, d'un tenon (312) et (313) les deux tenons étant de section identique et alignés sur une droite parallèle aux génératrices de l'entretoise, d'autre part d'une butée extérieure (311) située entre une extrémité et le plan médian de l'entretoise, chaque objet à empiler portant, d'une part à l'une de ses extrémités, supérieure ou inférieure, un logement (21) susceptible de recevoir la partie de l'entretoise située d'un côté de la butée, d'autre part à son autre extrémité, inférieure ou supérieure, une mortaise (151) susceptible de recevoir l'un ou l'autre des tenons d'une entretoise, de sorte que l'empilage de deux objets peut etre réalisé en engageant l'entretoise (31) dans le logement (21) de l'un des objets et l'un de ses tenons (312) ou (313) dans la mortaise (151') de l'autre objet. 2/ Une palette mettant en oeuvre le dispositif selon la revendication 1, comprenant une embase horizontale assemblée à au moins deux pieds verticaux, caractérisée en ce que l'embase est composée de quatre profilés (11) à (14) dont chacun comprend une gme verticale (111) à (141) et une semelle horizontale inférieure (112) à (142) tournée vers l'intérieur de l'embase ; les pieds (21) de forme tubaires reposant sur les semelles inférieures et fixées intérieurement contre l'embase, constituent des logements susceptibles de redevoir la partie d'une entretoise (31) située d'un côté de sa butée extérieure (311), tandis que les semelles inférieures (112) sont munies, à l'aplomb de chaque pied, d'une mortaise (151) susceptible de recevoir l'un des tenons d'une entretoise. 3/ Une palette selon la revendication 2, plus particulièrement destinée à la constitution d'un cadre de culture de champignons, caractérisée en ce que le plancher est composé de profilés en oméga (41) à ailes (411)-(412) repliées, écartées et disposées parallèlement à deux des âmes verticales de l'embase, et reliées aux semelles inférieures de cette dernière. 4/Une palette selon la revendication 3, caractérisée par deux profilés en I (461) et (462) verticaux disposés perpendiculaire ment aux profilés en oméga, portant des découpes traversées par ces derniers et distants l'un par rapport à l'autre de l'écarte- ment des fourches d'un chariot élévateur. 5/ Une palette selon la revendication 3 ou 4, caractérisée en ce que l' me de chacun des profilés autres que les profilés en oméga porte une nervure (1111)-(4611) maintenant les profilés en oméga.