L'invention concerne les outils o main isolés électriquement. Les nécessités d'exploitation de circuits electriaues basse tension de distribution et d'utilisation imposent fréquemment d'effectuer les diverses opérations d'entretien ou de dépannage sur des lignes ou des appareils sous tension. I1 est alors n- cessaire d'utiliser des outils dont au moins les poignées sont isolées électriquement pour assurer la sécurité des ouvriers. De préférence, pour que cette sécurité subsiste même en cas de glissement accidentel de la main et aussi pour éviter l'amorçage d'un arc entre deux pièces conductrices voisines, toute la sur- face externe de l'outil est revêtue d'une matière assurant l'isolation électrique à l'exception de la portée de travail. De tels outils sont bien connus. La matière isolante se présente sous la forme d'une gaine en matière plastique semi-rigide rapportée après ramollissenont par la chaleur ou encore d'une couche de matière plastique déposée sur l'outil,en épargnant les portées de travail,par trempage dans un bain convenable main tenu thermiquement à l'état liquide. Dans tous les cas, la couche de matière isolante est évidemment soumise à l'usure par frottements, chocs, etc... et comme l'iscle- ment est fonction de l'épaisseur de la couche, après une durée d'utilisation plus ou moins longue, cette couche devient insuffisante pour assurer une protection efficace. La mise à la "réforme" après l'écoulement d'un temps déterminé à partir de la mise en service est inapplicable pour des outils à main car la durée d'utilisation effective est évidemment extrêmement variable d'un outil à l'autre. Afin de permettre une utilisation maximale des outils de ce type sans faire courir un risque quelconque à l'utilisateur, l'invention prévoit que l'enrobage isolant est formé par une pluralité de couches superposées de couleurs différentes, l'épaisseur de la couche inférieure, qui est en contact avec la matière conductrice constitutive Se l'outil, étant suffisante pour assurer la protection lorsqu'elle n'a pas elle-même subi d'usure. Ainsi, dès l'apparition He la couleur, rouge de préférence, de la couche inférieure, en un point quelconque susceptible d'être en contact avec la main de l'utilisateur, l'outil devra être retourné au magasin pour mise au rebut ou reoarnissage. L'important étant que la couche inférieure, lorsqu'elle est in tacte, présente une épaisseur telle que l'ouvrier soit encore panfaitement isolé pour les tensions maximales rencontrées dans les installations considérées, c'est-à-dire juscu'à 400 volts. A titre d'exemple non limitatif, le dessin annexe montre une clé plate conforme à l'invention la-figure 1 est une perspective de la clé; la figure 2 est une coupe partielle très grossie suivant la ligne II-II de la figure 1. Sur le dessin, une clé plate destinée à être utilisée sur des installations électriques basse tension est en acier 7 recouvert d'un enrobage 2 de matière plastique. De préférence, cet enrobage est obtenu par immersion de la clé en acier dans un bain de matière plastique appropriée, par exemple de la famille de celles connues sous le nom de Plasticol et constituées par une dispersion de résine vinylique dans un plastifiant. De façon ccnnue cet enrobage épargne la portée 6 de travail de l'outil. L'enrobage comporte une pluralité de couches de matière plastique, trois dans l'exemple représenté. La couche inférieure S qui est en contact avec l'acier 7 présente une épaisseur telle que cette couche suffit à elle seule à assurer l'isolement recherché, compte tenu des tensions maximales rencontrées. De préférence, cette couche inférieure est de couleur rouge. Les autres couches présentent des épaisseurs quelconques, égales ou non, et sont de couleurs différentes entre elles et différentes de la couleur de la couche inférieure. Par exemple, la couche intermédiaire 4 est noire ou verte et la couche supérieure 3 est orangée. L'enrobage plastique 2 est évidemment soumis à l'usure, soit à une usure normale par frottement qui s'étend plus ou moins régulièrement sur toute la partie habituellement saisie par la main de l'utilisateur, soit à une usure accidentelle par choc ou par frottement intense en un point contre un autre outil. Une telle usure accidentelle est représentée en A sur la figure 1, sur l'un des bords de la clé. Quel que soit le type ou le mode d'usure, cette dernière attaque tout d'abord- la couche supérieure 3 qui, en un point ou sur toute une surface, finit par disparaitre pour laisser apparaître la couche intermédiaire 4 dont la coloration tranche nettement. L'outil est encore utilisable mais l'apparition de cette coloration indique qu'une nouvelle usure de même importance nécessitera son remplacement. En effet, lorsque la couche 4 est elle-même usée, apparait la couche inférieure 5 dont la couleur, rouge par exemple, signale l'approche du danger, car cette couche n'assure la protection recherchée que lorsqu'elle est intacte. Il ne faut donc pas continuer à se servir de l'outil puisqu'aucun nouveau signal n'indiquera le degré d'usure de cette ultime couche de protection. Bien entendu, une telle disposition s'applique à tous les outils à main habituellement isolés: clésen tube, clés béquilles, tournevis, pinces diverses, manches de scies, etc... etc... Le nombre de couches peut être quelconque mais s'il est possible de le limiter à deux, il n'apparaît pas utile de le porter au-delà de trois. REVENDICATIONS 1) Outil à main en matière conductrice dont au moins la poignée est isolée électriquement par un enrobage de matière plastique appropriée, caractérisé en ce que Itenrobage isolant est formé par une pluralité de couches superposées de couleurs différentes, la couche inférieure, qui est en contact avec la matière conductrice constitutive de l'outil, présentant une épais- seur suffisante pour assurer la protection recherchée. 2) Outil à main selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'enrobage isolant comporte trois couches d'épaisseurs sensiblement égales, la couche inférieure étant de préférence de couleur rouge.