La présente invention concerne d'une part un procédé de fabrication d'un vantail vitré en bois, en métal, ou en matière plastique et d'autre part un dispositif permettant la fabrication d'un vantail vitré en bois, en métal ou en matière plastique. L'invention s'entend également aux produits obtenus par ce procédé ou à l'aide de ce dispositif. On connaît des vitrages multiples, en particulier des vitrages doubles, qui sont préfabriqués par superposition et assemblage de deux ou plusieurs feuilles de verre séparées au moyen d'intercalaires marginaux solidarisés aux feuilles de Verre notamment par des applications de colle. Ensuite, l'assemblage ainsi obtenu qui constitue un vitrage multiple prémonté est calé dans -un châssis. La succession de ces deux opérations rend la production lente et onéreuse et requiert un soin particulier pour obtenir des produits irréprochables. La présente invention vise à éviter les inconvénients précités et selon l'une de ses formes de réalisation à permettre de fabriquer des vitrages doubles ou multiples directement lors de l'assemblage des vantaux vitrés. L'invention fournit également un dispositif permettant la fabrication d'un vantail vitré de manière simple et économique. Ceci est réalisé selon l'invention par un procédé de fabrication d'un vantail vitré, en bois, en métal ou en matière plastique, comportant au moins deux feuilles de matière vitreuse ou de matière plastique séparées par un espace, par fixation d'éléments de menuiserie pourvus d'une feuillure autour des bords des feuilles, dans lequel un mastic est disposé dans la feuillure, qui est caractérisé en ce que lton empile les feuilles avec interposition d'un ou plusieurs intercalaires s'étendant le long des bords des feuilles et en ce qu'on enchâsse les éléments de menuiserie sur les bords de l'empilage ainsi constitué, le mastic disposé dans la feuillure assurant l'étanchéité de l'espace entre les feuilles. On entend par empiler dans le présent mémoire descriptif le fait de déposer l'un sur l'autre, sans solidarisation définitive, les élé- ments. Dans le cas particulier d'un vitrage multiple, I'empilement est constitué par une succession de feuilles de matière vitreuse ou de matière plastique avec interposition d'un ou plusieurs intercalaires . Il convient de noter que le terme ne s'applique pas nécessairement à un empilement dans un plan horizontal mais que l'empilement peut se faire tout aussi bien dans un plan quelconque par exemple dans un plan pratiquement vertical en posant les feuilles de verre sur leur tranche et en prévoyant un appui éventuel pour l'empilement. Dans le cas où l'empilement ne se fait pas dans un plan vertical, l'on peut bien entendu, prévoir des moyens, dont il sera fait mention ci-après, pour empêcher un déplacement du ou des intercalaires par rapport à la feuille sur laquelle ils sont posés. L'avantage du procédé réside dans le fait que toutes les opérations nécessaires au montage d'un vitrage double et à la mise en place dans le chassis s'effectuent en une seule étape, au cours de l'opération de productio n. Selon le procédé qui vient d'être indiqué, le mastic utilisé assure essentiellement la fonction primordiale d'étanchéité de l'espace entre les feuilles. Il est cependant intéressant de faire assumer à ce même mastic une autre fonction et selon une variante particulièrement interessan- te de l'invention, le mastic solidarise également entre deux eux les feuilles, le ou les intercalaires et les éléments de menuiserie. De cette manière, en plus des avantages précités de la simplicité de production, on assure également une meilleure solidarisation des éléments du vitrage double avec ceux du châssis. De plus, les feuilles de matière vitreuse ou de matière plastique constituant le vitrage multiple contribuent à la résistance mécanique du vantail et peuvent entrer en ligne de compte dans le calcul de la résistance de l'ensemble, ce qui permet gé- néralement d'utiliser des éléments de menuiserie de dimensions moindres que lorsque ces éléments de menuiserie doivent assurer à eux seuls la résistance mécanique totale requise pour le vantail. Le mastic utilisé peut être disposé dans la feuillure avant que les éléments de menuiserie soient enchâssés sur les bords de l'empilage. Selon une forme d'exécution particulièrement préférée pour son intérêt en ce qui concerne la production industrielle, le mastic est introduit par des trous prévus dans la feuillure de chacun des éléments de menuiserie, après que ces éléments ont été enchâssés sur les bords de l'empilage. Il est clair que l'invention prévoit que seuls certains éléments du châssis soient munis de trous ou d'ouvertures par lesquels le mastic est introduit Cette forme de réalisation est cependant moins intéressante que la précédente. La présence de trous dans les éléments présente l'avantage complémentaire que les trous prévus dans la feuillure peuvent recevoir des goujons amovibles qui assurent pendant ltenchâssement une répartition égale du jeu entre les tranches de l'empilage et les éléments de menuiserie. Il devient dans ce cas particulièrement facile d'automatiser ou de faire réaliser par du personnel non spécialisé ltopération d'enchâssement des éléments de menuiserie sur l'empilage sans risque de détérioration des feuilles de matière vitreuse ou de matière plastique constituant l'empilement et sans devoir craindre un mauvais centrage du vitrage par rapport au châssis. Selon une autre forme d'exécution particulièrement in téressante pour les mêmes raisons que la forme d'exécution précédente, les trous prévus dans la feuillure recoivent des buses d'injection de mastic qui assurent pendant l'enchâssement une répartition égale des jeux entre les tranches de l'empilage et les éléments de menuiserie. Ainsi; ces buses d'in- jection servent aux mêmes fonctions que les goujons précités mais permettent de plus d'injecter le mastic. Il convient d'ailleurs de noter qu'une partie des trous prévus dans la feuillure peuvent servir au placement de goujons tandis que d'autres trous peuvent servir à l'introduction de buses d'injection qui assument les mêmes fonctions de répartition des jeux que ceux prévus pour lesdits goujons. Lorsqu'on a recours à l'injection du mastic par des trous prévus dans la feuillure, il convient de choisir sa viscosité de façon à ce qu'elle soit suffisamment faible pour permettre une injection facile et rapide sans nécessiter une pression excessive. Cette viscosité doit être cepen dant suffisamment élevée pour éviter ou réduire les fuites entre les feuilles empilées et l'élément de menuiserie qui y a été enchâssé de telle sorte que la mastic reste confiné dans la feuillure. L'on évite ainsi de devoir éliminer un excès de mastic qui viendrait souiller les faces extérieures du vitrage. Dans le cas de châssis en bois, une arête ou des arêtes de la feuillure peuvent être munies d'une coiffe, par exemple, en matière plastique, telle que le P.V.C.. Celle-ci assure un contact ou un espacement régulier entre l'arête ou les arêtes de la feuillure et les feuilles de verre . Grâce à cette disposition il est plus facile de contrôler le confinement du mastic dans la feuillure, en particulier pour les éléments en bois pour lesquels il n'est pas rare d'avoir des arêtes animées suite à la nature fibreuse du matériau. Une viscosité comprise entre 4.000 et 60.000 centipoises donne généralement de bons résultats. La pression d'injection doit être compatible avec la résistance des éléments de l'empilage et la rigidité de l'élément de menuiserie. La pression choisie sera généralement inférieure à 3 bars. Le mastic utilisé est de préférence un produit polymérisable en place du type mono-ou bi-composant, en particulier un polyuréthane un polysulfure, un polyester ou un silicone. La dureté du mastic après polymérisation est de préférence comprise entre 25 Shore A et 80 Shore D. Une dureté de l'ordre de 25 à 60 Shore A donne de bons résultats mais elle peut même atteindre des valeurs de ltordre de 50 à 80 Shore D. A titre d'emple de composés particulièrement intéressants on peut citer le polyuréthane bi-composant "SEURA FLEX" produit par la firme Seuralite, le polysulfure bi-composant "ISOLAR" de la firme Bostik, le silicone bi-composant "RTV 121" de Rhône-Poulenc, tandis que le polyester peut être un produit du commerce adapté pour répondre aux caractéristiques physiques mentionnées. Lorsqu'on utilise des composés bi-composants polymérisables en place, le temps de polymérisation est réglé pour que le produit garde une bonne fluidité pendant toute la durée de l'injection et que le début de prise intervienne juste après l'injection. Les produits mono-composants sont également utilisables s'ils sont susceptibles de polymériser en atmosphère confinée. Le recours à un produit thixotrope présente l'avantage de réduire le risque de fuite entre l'empilage et l'élément de menuiserie et également par les trous d'injection en fin d'opération. Un tel mastic thixotrope peut être réalisé en recourant au mastic bi-composant polymérisable en place précité et en y ajoutant un agent thixotrope classique telle que la silice colloïdale. Ainsi qu'il a été indiqué précédemment, dans certains cas il peut être intéressant que l'empilage soit muni de moyens empêchant le déplacement relatif des éléments constituant cet empilage. Le but visé est en particulier d'empêcher le déplacement des intercalaires par rapport aux feuilles entre lesquelles ils sont interposés. n convient cependant de noter que les moyens empêchant ledit déplacement relatif ne consistent pas en la réalisation d'un vitrage multiple prémentionné, lequel doit répondre à des conditions d'étanchéité et de solidarisation bien supérieures connues de l'homme de l'art. Les moyens visant à empêcher le déplacement relatif des éléments de l'empilage peuvent, par exemple, être réalisés en ayant recours à des points de colle disposés de part et d'autre des intercalaires sur leur face tournée vers les feuilles destinées à constituer le vitrage multiple. On peut également recourir à un ruban adhésif, tel qu'un ruban double face ou encore à des moyens de fixation mécanique tels que des clips. Selon une variante, l'invention porte également sur un procédé de fabrication d'un vantail vitré en bois, en métal ou en matière plastique, comportant au moins deux feuilles de matière vitreuse ou de matière plastique séparées par un espace, par fixation d'éléments de menuiserie pourvus d'une feuillure autour des bords des feuilles, dans lequel un mastic est disposé dans la feuillure caractérisé en ce que la largeur de la feuillure est dimensionnée de manière telle qu'après enchâssement des élé- ments de menuiserie sur la ou les feuilles, les bords de la feuillure réalisent un pincement des feuilles. En vue de faciliter l'insertion de la ou des feuilles dans les éléments de menuiserie, il est avantageux que le bord de la ou des feuilles et les arêtes des bords de la feuillure soient chanfreinés. Ce procédé de fabrication d'un vantail comportant un choix de la largeur de la feuillure de manière à réaliser un pincement de la ou des feuilles, de préférence lorsque les bords de la ou des feuilles et les arêtes des bords de la feuillure sont chanfreinés, permet une réalisation rapide et simple de vitrages au départ d'éléments qui n'ont pas été préassemblés mais également trouve une application intéressante pour des vitrages doubles préformés. Les éléments de menuiserie peuvent être réalisés en bois, en métal ou en matière plastique ainsi qu'il a été mentionné. Quand il s'agit d'éléments de menuiserie en bois, les feuillures ont de préférence un profil en queue d'aronde pour des raisons de facilité de fabrication. La largeur de l'entrée de la feuillure est déterminée en fonction de sa profondeur, de l'épaisseur des feuilles de verre ou de matière plastique, en tenantS compte de leurs tolérances les plus faibles et de l'élasticité du matériau constituant le cadre, pour permettre le glissement sans risque de détériorer les feuilles ou les arêtes des feuillures. Selon une forme de réalisation avantageuse de l'invention, les cotes de l'entrée de la feuillure sont déterminées de manière à assurer un pincement en réalisant une ligne de contact continu permettant l'emprison- nement du mastic lorsque celui-ci est injecté par le fond de la feuillure, tout en formant une barrière suffisamment étanche au passage du mastic lors de son injection sous pression afin d'éviter son débordement. Comme il a déjà été indiqué plus avant, dans le cas particulier de châssis en bois, l'arête ou les arêtes peuvent être munies d'une coiffe, par exemple en matière plastique. On réalise ainsi une ligne de contact continue qui confine le mastic avec plus de certitude. En même temps l'on assure une pression de serrage qui est mieux répartie le long de la ligne de contact. La mise en place des éléments de menuiserie sur le produit verrier peut s'effectuer avec une cadreuse connue en soi dans laquelle les éléments de châssis sont tenus et guidés par des mors actionnés par des vérins répartis sur le pourtour de la ou des feuilles de matière vitreuse ou de matière plastique. Les feuilles sont placées dans la cadreuse au niveau de l'entrée de la feuillure. L'enchâssement des éléments de menuiserie s'effectue avantageusement en deux temps, d'abord les deux traverses les plus longues et ensuite les deux traverses les plus courtes pour obtenir un assemblage parfait. Un tel assemblage peut être du type tenon et mortaise en particulier lorsqu'on a recours à des cadres en bois. Dans le cas d'éléments de menuiserie métalliques ou en matière plastique, on peut prévoir l'emploi de pièces de coin accessibles de l'extérieur. La pression et la vitesse de cadrage sont déterminées de manière à éviter des bris accidentels des feuilles constituant le vitrage. Après cadrage, l'assemblage des éléments de menuiserie et des feuilles est prêt à recevoir le traitement de masticage et d'étanchéité. L'injection de mastic dans la feuillure peut se faire directement sur la cadreuse ou après assemblage des éléments prémentionnés dans un autre poste de travail. Lorsquton a eu recours à des goujons amovibles qui assurent pendant l'enchâssement une répartition égale des jeux entre les tranches des feuilles et les éléments de menuiserie, ceux-ci sont retirés et remplacés par des buses pourvues de lumières adéquates. Lorsqu'au contraire les buses d'injection elles-mêmes ont servi totalement ou partiellement pour réaliser cette répartition égale des jeux, elles peuvent être utilisées directement pour l'injection du mastic. Cette forme de mise en oeuvre de l'invention est particulièrement intéressante et est réalisée par un dispositif plus particulier. L'invention porte également sur un dispositif pour la fabrication d'un vantail vitré en bois, en métal ou en matière plastique comportant au moins une feuille de matière vitreuse ou de matière plastique, par fixation d'élé ments de menuiserie pourvus d'une feuillure autour des bords des feuilles caractérisé en ce qu'il comporte - un élément de support de la ou des feuilles destinée(s) à constituer le vi trage; - un moyen pour enchâsser au moins un élément de menuiserie pourvu d'une feuillure et d'ouvertures communiquant avec cette feuillure, sur le bord d'au moins la ou les feuilles; - au moins une buse d'injection associée audit moyen et pénétrant dans lesdi tes ouvertures, pour injecter du mastic dans ladite feuillure et servant de butée limitant la profondeur d'enchâssement de l'élément de menuiserie sur le bord de la ou desdites feuilles. L'injection peut se faire simultanément par plusieurs trous ou successivement par chacun des trous. Le nombre des trous est fonction notamment de la grandeur du vantail, de la fluidité du mastic et de la pression d'injection. Il doit permettre une distribution adéquate du mastic sur toute la longueur et sur toute la hauteur des feuillures. On va à présent décrire l'invention de manière plus détaillée, à titre d'exemples non limitatifs, en se référant aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1, qui est divisée en trois parties (a,b,c,), montre une vue en coupe d'un exemple de réalisation d'une menuiserie en matière plastique en cours de fixation sur un assemblage de feuilles de verre espacées, à trois stades successifs du procédé; - la figure 2 montre une vue en coupe partielle d'une menuiserie en bois pla cée autour d'un assemblage de feuilles de verre entre les mors d'une ma chine à cadrer; et - la figure 3 schématise le principe de la réalisation d'une cadreuse compor tant un système d'injection du mastic conforme à l'invention. Dans ces figures, les parties communes à plusieurs d'entre elles sont indiquées par le même numéro de référence. La figure 1, divisée en trois parties (a,b,c,), représente une vue en coupe d'un empilage de deux feuilles de verre et d'un intercalaire 1 destiné à former un vitrage double et d'un élément de menuiserie 2 en matière plastique, par exemple en PVC. Le corps de l'élément de menuiserie comporte des parois extérieures, des parois intérieures de la partie formant feuillure et des entretoises de consolidation.La partie formant feuillure, qui est destinée à recevoir le mastic, possède un volume libre suffisant à cet effet et est pourvue d'un ou plusieurs trous permettant d'introduire de l'extérieur des goujons amovibles 3 prévus pour assurer pendant l'enchâsse- ment de l'empilage de feuilles de verre une répartition égale des jeux entre les tranches de l'empilage et les éléments de menuiserie. Ces goujons peuvent éventuellement être remplacés partiellement ou totalement par des buses d'injection de mastic 6 (figure 1 c).Les arêtes de la feuillure sont pourvues de rebords 4 dirigés vers l'intérieur, dont la forme et les dimensions sont conformées de manière à faciliter l'introduction de l'empilage et éventuellement pour le pincer, et aussi pour constituer un arrêt pour le mastic introduit dans la feuillure avant ou après l'enchâssement de l'élément de menuiserie sur l'empilage de feuilles de verre. Dans la partie a de la figure 1, l'empilage de feuilles de verres 1 n'est pas encore introduit dans la feuillure de l'élément de menuiserie 2 mais un goujon amovible 3 est déjà engagé dans un trou prévu à cet effet. La partie b de la figure 1 montre l'empilage 1 introduit dans la feuillure et s'appuyant sur le goujon 3 retenu à son tour par un support extérieur 5, par exemple un mors d'une machine à cadrer ou cadreuse. La partie c de cette figure 1 montre l'étape d'introduction d'une buse d'injection de mastic 6 après enlèvement du goujon amovible 3. On voit, sur les parties b et c de la figure 1, que les rebords 4 de la feuillure enserrent l'assemblage de feuilles de verre 1 et empêchent le débordement du mastic lors de son injection sous pression. Une menuiserie métallique, en aluminium par exemple, peut être construite suivant les mêmes principes, mais la plus grande résistance mécanique du matériau utilisé permet de simplifier la construction. Ainsi, par exemple, dans une menuiserie en aluminium, le même élement métallique pourra servir à la fois de paroi extérieure et de paroi intérieure de la feuillure. La figure 2 montre une vue en coupe d'une menuiserie en bois 8 placée autour d'un assemblage de feuilles de verre 1 reposant sur un support 10 et serrée entre les mors 5 d'une machine à cadrer. On voit en 9 la conformation de la feuillure en forme de queue d'aronde et le chanfreinage des arêtes. A titre de variante le rebord des arêtes de la feuillure sont munies d'une coiffe en PVC. La référence 7 indique les buses d'injection du mastic introduites dans les trous prévus à cet effet dans le corps de la menuiserie. Ces buses d'injection sont associées aux mors de la cadreuse ainsi que cela sera décrit ci-après à propos de la figure 3. Il est clair que le procédé suivant l'invention peut être appliqué pour une réalisation à la main de la fixation des éléments de menuiserie servant à encadrer des empilages de feuilles de verre ou pour une réalisation de ladite fixation au moyen d'une machine à cadrer ou cadreuse connue en soi. La figure 3 donne un schéma du principe de réalisation d'un dispositif comportant un système d'injection du mastic conforme à l'invention. Ledit dispositif comporte un plateau 11, un support de vitrage 10, quatre mors de cadrage 5 actionnés par des vérins 12, un circuit d'actionnement des vérins 13. Chacun des mors est équipé d'une buse d'injection de mastic 15 qui est reliée à un circuit d'injection de mastic 14. Ce type de cadreuse peut être utilisé pour des feuilles de verre de dimensions différentes. Comme on l'a déjà indiqué, 11 enchâssement des éléments de menuiserie sur 11 empilage au moyen de ce dispositif s'effectue de préférence en deux temps, d'abord les deux traverses les plus longues et ensuite les deux traverses les plus courtes. Après enchâssement des éléments de châssis le mastic est introduit dans la feuillure via les buses d'injection prévues sur les mors; la solidarisation des traverses entre elles peut se faire par des moyens connus, par exemple par tenon et mortaise pour les cadres en bois et par des pièces de coin accessibles de l'extérieur pour les cadres métalliques ou en matière plastique. Le dispositif qui vient d'être décrit peut être utilisé pour l'echâssement d'un vitrage ne comportant qu'une seule feuille de matière vitreuse ou de matière plastique. On donne ci-après quelques exemples de réalisation de l'invention. Exemple 1 On encadre un empilage pour double vitrage de I1,30 m. de longueur et 0,70 m. de largeur par quatre éléments en bois de la manière décrite plus avant. Ces éléments sont alors rendus solidaires entre eux par un moyen mécanique, des vis par exemple. La feuillure dans laquelle le double vitrage est introduit a une largeur telle que le bois pince le double vitrage. Une largeur de rainure de 0,1 à 0,5 mm plus petite que l'épaisseur du double vitrage donne de bons résultats. L'assemblage des éléments de bois entre eux et autour du double vitrage est réalisé de façon à former entre le fond de la rainure et le double vitrage un volume fermé ne comportant que quatre ouvertures servant de points d'injection. A cet effet chacun des éléments est pourvu d'une ouverture. On injecte par ces ouvertures un mastic consistant en polyuréthane monocomposant de viscosité de 50.000 centipoises en 2 minutes sous une pression d'injection de 1 à 1,5 bars. Les opérations s'effectuent au moyen du dispositif décrit à la figure 3. Exemple 2 On utilise le même matériel qu'à l'exemple 1, mais en injectant un polyester de viscosité de 5000 centipoises en 1 minute sous une pression d'injection de 1 bar avec deux points d'injection. Exemple 3 On vise à réaliser un vantail pincé en bois dur, tel que le méranti, autour d'un empilage de deux feuilles de verre séparées par un in tercalaire en aluminium. Le cadre en bois a une épaisseur de 46 mm et une profondeur de feuillure de 16 mm; la largeur de l'entrée de la feuillure est égale à l'épaisseur du double vitrage dans sa tolérance la plus faible, moins 0,5 mm pour assurer le pincement sur l'empilage. Le procédé mis en oeuvre est celui décrit plus avant. Il est fait usage d'une cadreuse analogue à celle de la figure 3, mais ne comportant pas de buses d'injection. Après l'opération de cadrage des éléments de châssis sur l'empilage, le vitrage encadré est transféré vers une autre station de traitement où du mastic est injecté via les trous prévus dans la feuillure des éléments de châssis. Exemple 4 On vise à réaliser un vantail pincé en aluminium. Pour une profondeur de feuillure de 16 mm et une épaisseur de paroi de 1,5 mm, la largeur de l'entrée de la feuillure peut être de 0,75 mm inférieure à la plus faible épaisseur de l'empilage de feuilles de verre. Le procédé mis en oeuvre est similaire à celui de l'exemple 3. Exemple 5 On vise à réaliser un vantail pincé en PVC. Dans ce cas, la largeur de l'entrée de la feuillure peut être ramenée à 1 mm de moins que la plus faible épaisseur de l'empilage de feuilles de verre. Le procédé mis en oeuvre est similaire à celui de l'exemple 3. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'un vantail vitré en bois, en métal ou en matière plastique, comportant au moins deux feuilles de matière vitreuse ou de matière plastique séparées par un espace, par fixation d'éléments de menuiserie pourvus d'une feuillure autour des bords des feuilles, dans lequel un mastic est disposé dans la feuillure, caractérisé en ce que l'on empile les feuilles avec interposition d'un ou plusieurs intercalaires s'étendant le long des bords des feuilles et en ce qu'on enchâsse les éléments de menuiserie sur les bords de l'empilage ainsi constitué, le mastic disposé dans la feuillure assurant l'étanchéité de 11 espace entre les feuilles. 2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que le mastic solidarise entre eux les feuilles, le ou les intercalaires et les éléments de menuiserie. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2 caractérisé en ce que le mastic est introduit par des trous prévus dans la feuillure de certains des éléments de menuiserie, après que ces éléments ont été enchâssés sur les bords de l'empilage. 4. Procédé suivant la revendication 3 caractérisé en ce que les trous prévus dans la feuillure reçoivent des goujons amovibles qui assurent pendant l'enchâssement une répartition égale des jeux entre les tranches de l'empilage et les éléments de menuiserie. 5. Procédé suivant les revendications 3 ou 4 caractérisé en ce que les trous prévus dans la feuillure reçoivent des buses d'injection de mastic qui assurent pendant l'enchâssement une répartition égale des jeux entre les tranches de l'empilage et les éléments de menui se rie . 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 5 caractérisé en ce que la viscosité du mastic lors de son introduction dans la feuillure est comprise entre 4.000 et 60.000 centipoises. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 6 caractérisé en ce que la pression d'introduction du mastic est inférieure à 3 bars. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7 caractérisé en ce que le mastic est un produit polymérisable en place du type mono- ou bi-composant, en particulier un polyuréthane, un polysulfure, un polyester ou un silicone. 9. Procédé selon la revendication 6 caractérisé en ce que la dureté du mastic après polymérisation est comprise entre 25 shore A et 80 shore D. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que l'empilage est muni de moyens empêchant le déplacement relatif des éléments constituant cet empilàge. 11. Procédé de fabrication d'un vantail vitré en bois, en métal ou en matière plastique, comportant au moins deux feuilles de matière vitreuse ou de matière plastique séparées par un espace, par fixation d'éléments de menuiserie pourvus d'une feuillure autours des bords des feuilles, dans lequel un mastic est disposé dans la feuillure caractérisé en ce que la largeur de la feuillure est dimensionnée de manière telle qu'après enchâssement des éléments de menuiserie sur la ou les feuilles, les bords de la feuillure réalisent un pincement des feuilles. 12. Procédé selon la revendication 11 caractérisé en ce que les bords de la ou des feuilles et les arêtes des bords de la feuillure sont chanfreinés en vue de faciliter l'insertion de la ou des feuilles dans les éléments de menuiserie. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10 caractérisé en ce que l'on met en oeuvre le procédé selon l'une des revendications 11 ou 12. 14. Dispositif pour la fabrication d'un vantail vitré en bois, en métal ou en matière plastique comportant au moins une feuille de matière vitreuse ou de matière plastique, par fixation d'éléments de menuiserie pourvus d'une feuillure autour des bords de la ou des feuilles caractérisé en ce qu'il comporte - un élément de support de la ou des feuilles destinée(s) à constituer le vitrage; - un moyen pour enchâsser au moins un élément de menuiserie pourvu d'une feuillure et d'ouvertures communiquant avec cette feuillure, sur le bord d'au moins la ou les feuilles. - au moins une buse d'injection associée audit moyen et pénétrant dans lesdites ouvertures, pour injecter du mastic dans ladite feuillure et servant de butée limitant la profondeur d'enchâssement de l'élément de menuiserie sur le bord de la ou desdites feuilles. 15. A titre de produit à usage industriel, le vantail fabriqué suivant le procédé décrit à l'une des revendications 1 à 12 et/ou à l'aide du dispositif de la revendication 14.