i 2001563 Il a été antérieurement proposé de renforcer des revêtements d'embrayage formés d'une bande de matière enroulée en spirale contre la rupture sous l'action de la force centrifuge en collant sur une des faces une feuille de métal ou une couche 5 dorsale fibreuse de même dimension en une matière feutrée ou tissée. Un inconvénient particulier de l'utilisation d'une telle feuille métallique est sa grande inertie, qui exige une force plus grande pour faire tourner l'assemblage de l'embrayage. D'autres inconvénients présentés par une feuille métallique de 10 renforcement sont la difficulté d'obtenir une feuille sensiblement plane satisfaisant aux tolérances de dimension des assemblages d1 embrayage, et l'augmentation de prix. Bien que des revêtements d'embrayage renforcés d'une couche dorsale fibreuse comme il est décrit par exemple dans le brevet des Etats-Unis 15 d'Amérique N° 2.640„795 .soient d'une fabrication relativement bon marché et aient une plus grande résistance à l'éclatement, néanmoins cette augmentation de la résistance peut n'être pas suffisante pour s'adapter aux très grandes vitesses de rotation des revêtements d*embrayage auxquelles ils sont soumis dans les 20 véhicules à moteur actuels. La présente invention se propose de fournir des revêtements d'embrayage renforcés, nouveaux du type ci-dessus décrit, pouvant être produits d'une manière relativement peu coûteuse tout en ayant une résistance à l'éclatement sensiblement plus 25 grande. Dans le dessin : la figure 1 est une vue en plan d'un revêtement d'embrayage renforcé selon l'invention. la figure 2 est une élévation en bout d'un revêtement 30 d'embrayage selon l'invention. La figure 3 est une vue fragmentaire grossie en élévation du revêtement d'embrayage de la figure 2, avec une partie arrachée pour montrer la construction. La figure 4 est un détail grossi d'une forme d'étoffe 35 d'amiante tissée utilisable dans les revêtements d'embrayage selon l'invention, et La figure 5 est un détail grossi d'une partie du ruban montré à la figure 4 avec filés de chaîne de verre de renforcement disposés longitudinalement au ruban et maintenus en place 69 02873 2 2001563 par des piqûres. Dans le dessin, le numéro 10 indique un revêtement d'embrayage selon l'invention comprenant une bande enroulée 11 faite d'une étoffe tissée avec fils métalliques 12 associés à au 5 moins certaines de ses mèches ou torons, les diverses circonvolutions de la bande d'étoffe 11 sont mutuellement collées par un adhésif comprenant une résine thermodurcissable, un élasto-mère vulcanisable et une charge de matière de frottement dont la bande est imprégnée. 10 Dans la figure 3> la bande d'étoffe est représentée pliée longitudinalement dont la section transversale est en forme de chevron, avec les circonvulations contigliës s'emboîtant comme il est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique ïf° 2o096o692o Bien que celà ne soit pas représenté, la bande d'é-15 toffe peut bien entendu être longitudinalement formée pour fournir d'autres sections transversales déformées, par exemple en forme de ¥ ou d'arc. la bande d'étoffe 11 comprend un certain nombre de filés de verre de chaîne 13» Ces filés de chaîne sont de préférence 20 dans un plan perpendiculaire à l'axe du revêtement d'embrayage à équidistance des bords de l'étoffe. Comme le montre la figure 3, les filés de verre de chaîne sont dans la partie en retrait de l'étoffe sensiblement au sommet du chevron. Pour maintenir les filés de chaîne en place au cours de 25 la fabrication du revêtement d'embrayage on peut les couâre à la bande d'étoffe par un point de chaîne ou autre approprié, comme le montre la figure 5• le filé de verre utilisé dans les revêtements d'embrayage selon l'invention est décrit ci-après de manière plus com-30 plète. les revêtements d'embrayage sont munis de trous 14 avec alésage 15 pour le passage de rivets, effectués par exemple au forêt, pour recevoir des rivets d'attache à une plaque d'embrayage appropriée, non représentée. 35 Dans la préparation de l'étoffe 11, les filés peuvent être faits de fibres d'amiante seuls ou associés à d'autres fibres telles que de cotont de laine, de rayonne, de lin ou de jute. On peut utiliser dans le tissage de l'étoffe 11 des filés ou des torons de renforcement d'une quelconque des matières 69 02873 3 onoi563 fibreuses citées. les filés sont de préférence faits de fibres d'amiante seules ou en mélange avec d'autres fibres telles que de coton et sont renforcés de fils métalliques fins tels que de laiton, 5 de cuivre, de zinc, de plomb ou d'autres métaux. Cette forme d'étoffe est illustrée à la figure 4 dans laquelle" l'étoffe 11 comprend des filés de chaîne d'amiante et des filés de trame en amiante avec renforcement par des fils de laiton 12. Un exemple d'une étoffe particulièrement intéressante com-10 prend des filés de chaîne et de trame formés d'un mélange d'environ 75 en poids de fibres d'amiante de qualité pour filage et de 25 $ en poids de fibres organiques, comme des fibres de coton, avec des fils de laiton de renforcement dont le diamètre est d'environ 0,2mm. 15 la feuille d'étoffe tissée est imprégnée à l'aide d'un adhésif comprenant une résine thermo-durcissable, un élastomère vulcanisable et une charge de matière de frottement. la résine thermo-durcissable peut être du type phénolique, par exemple une résine phénol-aldéhyde et spécialement phénol-20 formaldéhyde qui peut éventuellement être rendue soluble dans les huiles par réaction avec de l'huile de lin ou de l'huile de noix d'acajou. 1'élastomère vulcanisable peut être du caoutchouc naturel ou un élastomère synthétique tel que du néoprène, du polychlo-25 roprène, du butadiène-styrène, du butadiène-acrylonitrile, de l'isoprène, les élastomères hydrocarbonés plus récemment mis au point tels que ceux comprenant un copolymère d'éthylène, de propylène et d'un troisième monomère comme le dicyclopentadiè-ne qui fournit la non-saturation nécessaire au durcissement, 30 etc... et spécialement les matières élastomères durcissables ou vulcanisables par réaction jusqu'à état durci au moyen de liaisons peroxydées ou sulfurées, l'adhésif contenant 1'élastomère comprend également bien entendu des agents vulcanisants et stabilisants connus. 35 la composition d'adhésif contient de préférence une char ge de matière de frottement usuelle. Ces charges sont ordinairement constituées de matières minérales comme la litharge ou le sulfate de baryum ou de matières organiques comme des particules formées d'huile de noix d'acajou polymérisée. ÊÂD ÔRiStNAL 69 02873 4 2001563 Des adhésifs types particulièrement propres à l'imprégnation de l'étoffe 11 du revêtement d1embrayage selon l'invention ont la composition suivante, dans laquelle les proportions sont exprimées en poids. 5 Elastomère vulcanisable 5-15 Accélérateur 0,05 - 0,5 Soufre 1-12 Sulfate de baryum 30-50 litharge 10 - 40 10 G-raphite 0,5 - 10 Résine thermodurcissable 5-25 l'adhésif contient de préférence environ 25 à 75 $ d'élastomère solide vulcanisable et environ 75 à 25 fo de résine solide thermo-durcissable relativement à la somme des deux. 15 l'étoffe tissée 11 peut être imprégnée d'adhésif en la faisant passer dans une solution de l'adhésif dans un solvant hydrocarboné et en enlevant l'excès par un moyen quelconque convenable, comme des rouleaux d'essorage, l'étoffe est alors chauffée à une température à laquelle le solvant s'évapore mais in-20 férieure à celle qui est nécessaire au durcissement de la résine et de 1!élastomère. Au lieu de former le revêtement d'embrayage à l'aide d'un seul type d'étoffe on peut le faire d'une bande enroulée en spirale comportant deux ou plusieurs couches d'étoffe de type 25 différent» Une construction par couches appropriée applicable à la fabrication des revêtements d'embrayage selon l'invention est décrite dans la demande de brèvet des Etats-Unis d'Amérique N° 499.328 du 21 Octobre 1965 déposée par Robert W. STERMEEIiTZ .• Selon cette demande de brevet, on forme un corps annulaire à 30 l'aide d'une bande formée de plusieurs couches enroulée en spirale dont l'une au moins des couches est formée d'une étoffe tissée à laquelle sont associés des fils métalliques à au moins certains des torons de l'étoffe et d'une ou plusieurs couches d'une toile mince et souple, agglomérée et tassée, d'amiante de 35 qualité pour filage cardée à sec, relativement très poreuse, les fibres étant entremêlées. Cette toile de fibres d'amiante est de préférence renforcée d'une étoffe de verre tissée à larges mailles. la résistance à l'éclatement sensiblement meilleure BAD ORIGINAL 69 02873 5 2001563 10 15 20 25 30 présentée par les revêtements d'embrayage selon l'invention provient de leur construction nouvelle utilisant un type particulier dTassemblage de fibres de verre de renforcement. Le terme de "filament" de verre utilisé ici désigne une fibre individuelle essentiellement continue de verre. Un "tor.on" est une collection ou un assemblage dTun grand nombre de filaments individuels sensiblement parallèles. Ainsi, un tel toron peut comprendre 100 à 2000 filaments individuels rassemblés d'une manière bien connue dans la technologie de fabrication des fibres de verre. Un filé est constitué de plusieurs torons, par exemple 2 à 30 et même 50, assemblés de manière continue. Les torons et les filés peuvent être retordus à droite ou à gauche ou ne l'être pas du tout. Comme on l'a dit, un assemblage de filaments continus de verre pouvant être sous forme d*un ou plusieurs torons ou filés de chaîne est associé à l'étoffe 11 ou à une étoffe composée formée de plusieurs couches d*une étoffe identique ou différente. L'assemblage de filaments de verre est dans le sens longitudinal de l'étoffe (simple ou composée) de sorte que lorsque l'étoffe est enroulée en spirale pour former un revêtement annulaire d,embrayage les circonvolutions individuelles de l'assemblage de fibres de verre se trouvent entre les circonvolutions contigiïè's de l'étoffe, comme on le voit en particulier sur la figure 3. Le plus, ^assemblage de filaments de verre se trouve dans les portions en retrait de l'étoffe. Comme on le voit sur la figure 3, les filés de chaîne 13 se trouvent dans les parties en retrait de l'étoffe 11, à peu près au sommet du chevron. Les filaments individuels utilisés dans la fabrication des torons et des filés ont de préférence un diamètre d'environ 500 x 10"^ à environ 1875 x 10-^ mm et mieux d'environ 850 à 100 x 10"^ mm. Il est également préférable que les filaments individuels aient les propriétés énumérées dans le tableau I ci-après. TABLEAU I p Résistance à la traction, minimum, kg/cm Ténacité minimum, grammes par denier Allongement final maximum, fo Revenu élastique minimum 35.000 15,3 4,8 100 $> 69 02873 6 2001563 2 Ténacité minimum, kg/cm P Mo dule minimum, kg/cm .833 735.000 2,8 x 10"6 Coefficient de dilatation thermique maximum 5 Regain d'humidité maximum Absorption d'eau maximum 0,3 * 0,0 $ Ordinairement l'assemblage des filaments de verre est sous la forme d'un ou de plusieurs filés de chaîne composés chacun de plusieurs torons. Le diamètre de ces filés de chaîne varie généralement d'environ 0,375 à 0,625 mm, une dimension par-10 ticulièrement préférée étant d'environ 0,5 mm. Le nombre de filés de chaîne utilisé dépend des dimensions du revêtement d'embrayage. Pour obtenir le renforcement nécessaire on peut utiliser un plus grand nombre de filés de chaîne dans le cas des revêtements de plus grand diamètre. On peut par exemple obtenir 15 une résistance à l'éclatement atteignant 12.000 tours/minute pour un revêtement d'embrayage ayant un diamètre extérieur d'environ 17}5 cm et un diamètre intérieur d'un peu moins de 12,5 cm en utilisant un seul filé de chaîne de fibre de verre ayant un diamètre d'environ 950 x 10-^ mm. L'autre part, trois ou même 20 quatre filés de chaîne en verre peuvent être nécessaires pour obtenir une résistance à l'éclatement de même ordre pour un revêtement d'embrayage ayant un diamètre extérieur voisin de 32,5 cm et un diamètre intérieur d'environ 17,5 cm. Le tableau IX ci-après montre les résistances à l'éclatement qu'on peut obtenir 25 selon l'invention pour des revêtements d'embrayage de dimensions différentes en utilisant des nombres différents de filés de chaîne en verre. Pour que les filaments de verre puissent contribuer efficacement à l'action renforçante dans le revêtement d'embrayage 30 il est désirable que les filaments de verre soient d'abord traités pour les protéger contre l'action destructrice interfilamen-taire et donner à ces filaments des surfaces susceptibles de former une liaison énergique et permanente avec une matière élastomère vulcanisable. L'opération peut se faire à l'aide 35 d'un ou de plusieurs traitements d'apprêtage par aspersion d'un liquide juste après la formation du filament et une imprégnation ultérieure des torons ou filés à leur formation, usuellement par simple immersion des filaments rassemblés dans une partie du liquide de traitement, tout en détordant les filaments de 69 02873 7 2001563 toron' pour assurer la pénétration. Un système de traitement des filaments de verre peut impliquer un premier traitement superficiel à l'aide d*un agent de fixation qui améliore le collage entre la surface du filament de verre et la matière élastomère 5 finalement utilisée, puis une imprégnation à l'aide d'un élastomère . Des agents de fixation appropriés sont les amino-silanes comme le gamma-amincpropyl-triéthoxy-silane ou un silane similaire ayant un groupe carboxyle dans le groupe organique atta-10 ché à l'atome de silicium ou un groupe amino ou carboxyle dans le groupe carboxylato d'un complexe de Werner. Ces agents peuvent être appliqués aux surfaces des filaments de verre ou incorporés comme constituants de la composition d'apprêt. L'utilisation de ces silanes comme agents de fixation est décrite 15 dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique ïï° 3.287»204. Un autre traitement pour obtenir une meilleure liaison entre un élastomère et des filaments de verre comprend l'application sur les filaments d'une solution aqueuse de chlorure de magnésium, de chlorure de zinc, d'hydroxyde de magnésium ou 20 d'hydroxyde de zinc. Quand l'application est faite à l'aide d'un chlorure, la solution dans le milieu aqueux peut être réglée à un pH alcalin pour effectuer le dépôt sur les filaments de verre de la forme hydroxyde. Les hydroxydes sont alors convertis en oxydes correspondants par traitement thermique. Ce 25 procédé est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique 1T0 3.311.528. Les filaments de verre peuvent également être rendus réceptifs pour la formation d'une liaison énergique avec un élastomère vulcanisable en les traitant au moyen d*un apprêt dont 30 l'ingrédient essentiel est le produit de réaction d'une imida-zoline ayant un groupe acide gras à chaîne longue contenant au moins 5 atomes de carbone et d'une résine de polyester non-saturée à l'état non-durci, comme il est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique $f° 3.097o963. 35 D'autres procédés propres à rendre les filaments de verre réceptifs pour former une liaison énergique avec un élastomère vulcanisable consistent à utiliser un complexe chromique de Werner ayant un groupe carboxylato coordonné avec un atome de chrome nucléaire trivalent dans lequel le groupe carboxylato 69 02873 8 2001563 est de moins de 6 atomes de carbone et contient un groupe fortement fonctionnel (brevet des Etats-Unis d'Amérique H° 2.552.910), à utiliser un silane, ses produits d'hydrolyse ou des produits de polymérisation ayant au moins un des groupes 5 organiques attaché à l'atome de silicium contenant moins de 7 atomes de carbone et formé avec une non-saturation éthylénique (brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 2,563.288), l'utilisation d'un silane organique polymère ayant des propriétés filmogènes (brevet des Etats-Unis d'Amérique U° 3«169°884) et l'utilisa-10 tion d'un apprêt formé d'un composé d'organo-silicium sous forme d'un silane, une polyvinyl-pyrrolidine dispersible dans l'eau, de la gélatine et une résine de polyester dispersible dans l'eau (brevet des Etats-Unis d'Amérique 3.207.623). L'invention n'est pas limitée à un traitement particulier 15 quelconque des filaments de verre pourvu que le traitement donne des surfaces de filament de verre susceptibles de coller énergiquement à un élastomère vulcanisable. Après traitement des filaments de verre au moyen d'un agent de fixation pour un élastomère tel qu'un de ceux décrits 20 ci-dessus, le faisceau de filaments de verre est imprégné d'un élastomère vulcanisable compatible à la vulcanisation avec l'é-lastomère vulcanisable utilisé pour imprégner la bande d'étoffe. A cette fin, le toron de filaments de verre filés est simplement déroulé à partir d'un tambour d'alimentation et passe à 25 l'intérieur d'un bain d'agent élastomère d'imprégnation. Le filé imprégné est alors tiré à travers un dispositif d1essorage qui fait entrer le liquide d'imprégnation dans les régions intérieures du faisceau ou du toron et sert également à enlever l'excès de matière. 30 Les torons de fibres de verre peuvent être imprégnés du même élastomère vulcanisable que celui utilisé dans l'adhésif pour étoffe ou d'un élastomère différent à la condition que les élastomères respectifs soient compatibles à la vulcanisation et mutuellement collables. 35 Les filés de chaîne en verre, de préférence imprégnés d'un élastomère vulcanisable, sont fixés à la bande d'étoffe par un moyen quelconque approprié et tel qu'ils soient longitudinaux par rapport à l'étoffe. Un procédé approprié de fixation des filés de chaîne en verre à l'étoffe consiste à les coudre 69 02873 9 2001563 mutuellement comme il est montré à la figure 5» Les, fils de couture 17 peuvent être constitués drune matière quelconque appropriée telle que du coton, du "Nylon", etc... Une couture particulièrement appropriée est une couture à point de chaînette. Au 5 lieu de coudre le filé de verre à l'étoffe, on peut avoir recours à des adhésifs compatibles avec celui de l'étoffe. Après que le filé de fibres de verre a été attaché à l'étoffe, celle-ci peut être mise en forme ou repliée longitudinalement de manière à lui donner une forme d'arc ou de V ou toute 10 autre section transversale déformée, les filés de chaîne en verre étant disposés dans les parties longitudinales en retrait. L'opération peut se faire avant la ou en même temps que la formation de la bande d'étoffe sous forme d'enroulement en spirale. Un appareil propre à replier longitudinalement la bande d'étof-15 fe en l'enroulant en même temps est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique ÏT° 2.096.692» L'étoffe est de préférence repliée de telle manière que les filés de chaîne en fibres de verre sont disposés dans la partie la plus creuse du retrait, par exemple au sommet du chevron. 20 Après enroulement de la bande d'étoffe contenant les fi bres de verre de renforcement en spirale de manière à former un corps annulaire, celui-ci est comprimé et aggloméré à l'aide de chaleur et de pression. Par exemple, le corps annulaire peut p être soumis à une pression de l'ordre de 350 kg/cm à 160°C pen-25 dant une période de quelques minutes pour effectuer la densifi-cation et le durcissement partiel de l'adhésif de l'étoffe. Le corps peut ensuite être chauffé à environ 205°C pendant une période de plusieurs heures pour convertir la résine thermodur-cissable de l'adhésif de l'étoffe en un état sensiblement infu-30 sible et insoluble et vulcaniser les élastomères de l'adhésif et des fibres. Le revêtement d'embrayage obtenu peut être sousmis à une opération de finissage, par exemple un meulage superficiel aux dimensions désirées. Les trous des rivets 12 peuvent être for-35 mes au cours de l'opération de moulage ou après celle-ci, par forage et alésage. Les exemples particuliers suivants illustrent les avantages de l'invention. On évalue la résistance à l'éclatement des revêtements 69 02873 10 2001563 d'embrayage par le procédé suivant, le tableau II donne les résultats obtenus. Les revêtements d'embrayage sont rivés sur la pièce motrice en s1assurant que les rivets sont convenablement serrés. Le 5 revêtement ainsi monté est alors chauffé pendant quinze minutes dans un four à circulation d'air maintenu à 260°C. Le revêtement d'embrayage monté est enlevé du four et rapidement (en quinze secondes) monté sur l'arbre d'une machine centrifuge pour évaluer l'éclatement. On commence immédiatement l'essai et la 10 vitesse de la pièce sur laquelle le revêtement d'embrayage est monté atteint 3500 tours/minute en environ deux secondes. On augmente alors la vitesse de rotation à raison d'environ 135 t/sec. jusqu'à éclatement du revêtement et on note la vitesse de rotation. 15 - EXEMPLE I - On "imprègne une étoffe tissée de 1 mètre de large comprenant des fils de laiton insérés dans des filés d'amiante et ayant un compte N° 14 x 5, dans une colonne verticale à l'aide d'environ 55 $ en poids (sans solvant) de la composition d'ad-20 hésif thermo-durcissable suivante dissoute dans un solvant hydrocarboné . Constituants Parties en poids Caoutchouc butadiène-styrène 9,0 Résine phénol-aldéhyde 17,0 25 Litharge • 27,0 Graphite 2,0 Sulfate de baryum 36,0 Accélérateur 0,3 Soufre 6,7 30 Plastifiants 2,0 100,0 On coupe l'étoffe imprégnée sèche en bandes d'environ 11 mm de large. On place longitudinalement à la bande d'étoffe un seul filé de chaîne en verre et on le coud à l'aide d'une forte 35 machine en chaîne avec un fil de coton. Les bandes sont alors repliées longitudinalement pour former une section transversale en V inversé, le filé de verre reposant dans la partie en retrait au sommet du V. Le filé de fibres de verre, dont le diamètre est d'environ 0,5 mm} comprend cinq torons retordus à 69 02873 ii 2001563 raison dlun tour par centimètre„ Chaque toron comprend environ 400 filaments de verre continus dont chacun a un diamètre d'en-—5 viron 950 x 10 mm. Les surfaces des filaments sont traitées chimiquement pour les rendre capables de former une forte liai-5 son avec du caoutchouc et les torons sont imprégnés d'un caoutchouc de butadiène-styrène. Les bandes d'étoffe en forme de Y avec leur filé de fibres de verre attaché sont enroulées de manière à former un certain nombre de revêtements annulaires d'embrayage dans les-10 quels les diverses circonvolutions sont emboîtées comme le montre la figure 3. Les divers revêtements d'embrayage sont placés dans des O moules chauffés et soumis à une pression de 350 kg/cm à 160°C pendant trois minutes trente secondes pour effectuer la densi-15 fication et le durcissement partiel de l'adhésif. Les revêtements d'embrayage sont ensuite chauffés à 205°C pendant cinq, heures pour convertir la résine phénolique thermodurcissable en un état infusible et insoluble et vulcaniser les élastomères. Les revêtements d'embrayage sont ensuite meulés aux dimen-20 sions suivantes : diamètre extérieur 17,65 cm ; diamètre intérieur 12,3 cm ; épaisseur 3»45 mm. Les divers revêtements d'embrayage sont ensuite soumis aux essais d'évaluation de résistance à l'éclatement comme ci-dessus .ci-après décrit. Le tableau / donne les résultats obtenus, 25 - EXEMPLE II - On prépare un certain nombre de revêtements d'embrayage comme il est décrit dans l'exemple I mais en utilisant deux filés 'de chaîne en verre au lieu d'un. Les résultats de l'essai de résistance à l'éclatement sont donnés dans le tableau ci-après-30 - EXEMPLE III - On prépare un certain nombre de revêtemenis d'embrayage ayant un diamètre extérieur de 25 cm, un diamètre intérieur de 16,25 cm et une épaisseur de 3,375 sua» comme il est décrit dans .ci-apres l'exemple I. Le tableau / donne les résultats de résistance a 35 l'éclatement. - -EXEMPLE IV - On prépare des revêtements d'embrayage ayant un diamètre extérieur de 25 cm, un diamètre intérieur de 16,25 cm et une épaisseur de 3,375 mm comme il est décrit dans l'exemple I mais 69 02873 12 2001563 en utilisant deux filés de chaîne en verre au lieu d'un. Le ta-/Ci—après bleau / donne les résultats des essais de résistance à l'éclatement . - EXEMPLE 7 - 5 On prépare comme dans l'Exemple I un certain nombre de revêtements d'embrayage ayant un diamètre extérieur de 28,75 cm, un diamètre intérieur de 17,5 cm et une épaisseur de 3,125 mm mais en utilisant deux filés de chaîne en verre au lieu d'un. Le tableau ci-après donne les résultats des essais de résis-10 tance à l'éclatement. Le tableau comprend à titre de comparaison les résultats d'éclatement d'une construction similaire (7a) mais sans renforcement de filés de verre, de mêmes dimensions . - EXEMPLES 71 à XI - 15 On prépare des revêtements d'embrayage comme il est dé crit dans l'exemple I. Les dimensions, le nombre de filés de chaîne en verre utilisé et les résultats de la résistance à l'éclatement de ces revêtements sont indiqués dans le tableau ci-après. 20 TAP.LWJ Exemple Dimensions en cm Hombre de filés Résistance à de chaîne en fi- l'éclatement, bres de verre * t/min.** minimum maximum 25 I 17,65 x 12,50 TT 0,545 1 12050 12050* II 17,65 x 12,50 X 0,545 2 11420 12050 III 25,00 x 16,25 X 0,537 1 9790 9900 17 25,00 x 16,25 X 0,537 2 10780 11420 7 28,75 x 17,50 X 0,5125 2 10010 10780 30 7a 28,75 x 17,50 X 0,5125 0 7700 8050 71 26,00 x 16,25 X 0,335 1 10120 10670 711 26,00 x 16,25 X 0,335 2 10560 110C0 71II 27,50 x 16,25 X 0,335 1 10100 10780 II 27,50 x 16,25 X 0,335 2 10670 11000 35 X 32,12 x 17,50 X 0,555 3 10780 11000 XI 52,12 x 17,50 X. 0,555 4 10120 11000 * Filament continu en verre, qualité électrique, de la Pittsburgh Plate Glass Co formé do 5 torons composés chacun de fibres de verre de 950 x 10~^mm de diamètre. Diamètre du filé : 0,5 mm„ 69 02873 ■13 2001563 ** Moyenne de six échantillons *** Eclate au bout de soixante minutes à 3.00°C. Il ressort de ce qui précède que l'invention fournit un arrangement nouveau d'étoffe, de fibres de verre et de matière 5 élastomère dans la fabrication des revêtements d'embrayage donnant aux produits moulés des propriétés physiques et mécaniques considérablement meilleures. Bien entendu les détails de construction, d'arrangement et d'opérations de traitement dans la fabrication sont suscep-10 tibles de variantes sans qu'on s'écarte pour autant du cadre et de l'esprit de l'invention. 69 02873 14 2001563 KEVEEDICATIOUS 1°) - Un élément de frottement sous forme d'un corps annulaire "comprenant uns étoffe enroulée en spirale repliée longitudinalement de manière à fournir une section transversale 5 symétrique ayant des parties en retrait et en saillie sur les faces opposées, les parties en saillie de l'étoffe s'emboîtant avec les parties en retrait des circonvolutions contiguës, ladite étoffe étant imprégnée d'un adhésif thermodurcissable comprenant une résine thermodurcissable et un élastomère vulcani-10 sable, un enroulement en spirale d'un assemblage de filaments de verre continus sensiblement parallèles-, les circonvolutions individuelles dudit assemblage de filaments de verre reposant entre les circonvolu.tions contiguës de ladite étoffe et dans ses parties en retrait, les surfaces desdits filaments de verre 15 ayant été rendues réceptrices de manière à former une liaison avec une matière élastomère vulcanisable, et ledit assemblage ayant été imprégné d'un élastomère vulcanisable compatible à la vulcanisation avec ledit élastomère vulcanisable présent dans l'adhésif de l'étoffe, ledit enroulement en spirale de 20 l'étoffe étant comprimé pour en agglomérer mutuellement les circonvolutions et traité par la chaleur pour durcir l'adhésif de manière que la résine thermodurcissable soit convertie en un état infusible et insoluble et les élastomères vulcanisés. 2°) - Un élément de frottement selon la revendication 1, 25 dans lequel l'assemblage de fibres de verre comprend plusieurs filés de chaîne formés de filaments de verre sensiblement parallèles et continus ayant un diamètre d1environ 500 x 10-^ à 1875 x 10-^ mm. 3°) - Un élément de frottement selon la revendication 2, 30 dans lequel lesdits filés de chaîne ont un diamètre d'environ 0,375 à 0,625 non. 4°) - Un élément de frottement selon la revendication 3, dans lequel ledit assemblage de fibres de verre est imprégné d'un élastomère vulcanisable comprenant du butadiène et du sty-35 rêne. 5°) - Un élément de frottement selon la revendication 4, dans lequel l'adhésif de l'étoffe comprend une résine phénol-aldéhyde soluble dans les huiles et un élastomère vulcanisable comprenant du butadiène et du styrène. 69 02873 15 2C-:1563 6°) - Un élément de frottement selon la revendication 5» dans lequel l'étoffe est une étoffe tissée comprenant des fibres d'amiante auxquelles sont associés des fils métalliques avec au moins certains de ses torons. 5 7°) - Un élément de frottement selon la revendication 6, dans lequel l'étoffe est repliée longitudinalement en forme de chevron et les filés de chaîne de fibres de verre sont disposés dans la partie en retrait de 1*étoffe au sommet du chevron. 8°) - Un procédé de fabrication d'un élément annulaire de 10 frottement, consistant à imprégner une "bande d'étoffe au moyen d'un adhésif thermodurcissable comprenant une résine thermodurcissable et un élastomère vulcanisable, à attacher un assemblage de filaments de verre sensiblement parallèles et continus à une des surfaces de l'étoffe longitiidinalement à celle-ci, 15 .les surfaces desdits filaments de verre ayant été rendues réceptrices pour former une liaiscn avec un élastomère vulcanisable et ledit assemblage ayant été imprégné d'un élastomère vulcanisable compatible à la vulcanisation avec l1élastomère vulcanisable présent dans lsadhésif de l'étoffe, à replier l'é-20 Loxfe longitudinalement pour former une section transversale symétrique ayant des parties en retrait et des parties en saillie sur les faces opposées, l'assemblage de fibres de verre reposant dans la partie en retrait, à enrouler la bande d'étoffe en un corps annulaire de manière que les parties en saillie de 25 l'étoffe s'emboîtent dans les parties en retrait des circonvolutions contigûes, et à soumettre le ccrps à une pression poLir tasser les circonvolutions puis à chauffer le corps pour durcir l'adhésif de manière à convertir la résine thermodurcissable en un état infusible et insoluble et vulcaniser lesdits élasto-30 mères. 9°) - Le procédé selon la revendication 8, dans lequel ledit assemblage de fibres de verre comprend plusieurs filés de chaîne formés de filaments de verre sensiblement parallèles et continus ayant un diamètre d'environ 500 à 1875 x 10 mm. 35 10°) - Le procédé selon la revendication 9j dans lequel les filés de chaîne ont un diamètre d'environ 0,375 à 0,625 m. 11°) - Le procédé selon la revendication 10, dans lequel ledit assemblage de fibres de verre est imprégné d'un élastomère vulcanisable comprenant du butadiène et du styrène. —T BAD ORIGINAL 69 0287 3 16 20^1563 12°) - Le procédé selon la revendication 11 » dans lequel ledit adhésif de l'étoffe comprend une résine de phénol-aldé-hyde soluble dans les huiles et un élastomère vulcanisable comprenant du butadiène et du styrène. 5 13°) - Le procédé selon la revendication 12, dans lequel l'étoffe-est une étoffe tissée comprenant des fibres d'amiante dont au moins certains torons sont associés à des fils métalliques . 14°) - Le procédé selon la revendication 13, dans lequel 10 l'étoffe est repliée longitudinalement en forme de chevron et les filés de chaîne en verre se trouvent dans la partie en retrait de l'étoffe, au sommet du chevron. BAD ORIGINAL