L'invention concerne un procédé pour la réalisation d'articles vestimentaires de toutes sortes, obtenus à partir d'une seule et même pièce de tissu, découpée puis assemblée à l'aide d'une seule couture. Les vêtements ont depuis toujours été réalisés, selon les deux techniques bien connues du "drapé" et du "cousu". Bien que ces deux conceptions présentent chacune des avantages indéniables, celles-ci sont néanmoins génératrices d'inconvénients qui se répercutent aussi bien au niveau du couturier qu'au niveau de l'usager. Le "drapé", qui consiste à élaborer un vêtement à partir d'une pièce de tissu enroulé sans couture, est d'un emploi peu aisé pour l'usager dans la mesure où il est d'une pose difficile et qu'il ne permet pas une liberté de mouvement suffisante. Le "cousu" présente à son tour l'inconvénient de grèver sensiblement le prix de revient de l'article vestimentaire du fait qu'il fait appel à de multiples coutures ou pinces nécessitant une main-d'oeuvre qualifiée et augmentant le temps de montage du vêtement et sa finition. En outre, le cousu ne s'inscrit pas dans la mode actuelle dont la principale orientation réside dans la souplesse, l'ampleur et la liberté de mouvement. Vis-à-vis de ce problème posé, l'invention concerne un procédé de réalisation d'articles vestimentaires tels que chemise, robe, manteau, pantalon et autres, présentant la particularité d'associer la souplesse du drapé et le "tombé" du cousu à l'aide d'une seule et même couture, facilitant, dans des proportions notables, la fabrication du vêtement et réduisant d'autant son prix de revient. Le procédé selon l'invention est illustré, à titre d'exemple sur l'unique figure jointe, qui pour des raisons de simplification, se réfère à un article vestimentaire de forme peu élaborée. Cet article, qui s'identifie à une chemise ou tunique, est constitué d'une pièce de tissu 20, de forme sensiblement trapézoidale dont les côtés latéraux sont prolongés par des pièces polygonales 21, 22 constituant au montage les manches du vgtement. Cette pièce 20 comporte également, en son centre, une découpe circulaire 23 pour le passage de la tête de l'usager. Cette pièce est, dans l'exemple considéré, découpée dans le biais du tissu, ce qui confère au vêtement une grande élasticité qui le rend particulièrement confortable. Cette conception évite ainsi au couturier d'avoir à prévoir des pinces, des coutures latérales ou des coutures d'épaule dans le vêtement, ainsi que le montage des manches. De la sorte, une seule couture est nécessaire pour l'assemblage de la pièce de tissu qui vient s'enrouler autour du corps de l'utilisateur, tout en lui conservant sa liberté de mouvement, c'est-à-dire son aisance. L'axe 26' repré.sente la ligne de symétrie du vêtement, suivant laquelle les différents éléments se superposent afin d'être cousus l'un à l'autre. 1es lisières 24 et 24' se rejoignent ainsi que les bords 25 et 25', afin d'être cousus ensemble, à l'aide d'une seule couture. De même, la lisière 26 est assemblée à la lisière 26' et le bord 27 relié au bord 27' à l'aide d'une seule couture. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, étant donné que le procédé, selon l'invention, est valable pour la réalisation de tout article vestimentaire, quel que soit sa forme, son genre, ou sa coupe. REVENDICÂTIONS 10) Procédé de coupe pour la réalisation d'articles vestimentaires, caractérisé en ce que, quelle que soit la forme de cet article, on découpe une pièce de tissu dont la forme est fonction du vêtement à obtenir, puis on assemble cette pièce à l'aide d'une seule couture pour obtenir, à moindre frais, un article vestimentaire souple et confortable. 20) Articles vestimentaires obtenus selon le procédé conforme à la revendication 1.