i 'ZUU03U.3 L'invention concerne un procédé de préparation d'amyloses à bas poids moléculaire et structure en chaîne linéaire par action d'a-l,6-glucosidase sur l'amidon. On sait que l'amidon est un mélange de moléeules à 5 chaînes liné-aires constituées uniquement par des enchaînements de dextrose en a-1,4 et que l'on nomme amylose, et par un pourcentage élevé de molécules ramifiées appelées amylopectine, constituées essentiellement par des enchaînements en a-1,4 et des ramifications en a-1,6. Ces deux constituants sont des substances à poids 10 moléculaire élevé, la première ayant un degré de polymérisation supérieur à 1000 et la dernière un degré plus élevé encore supérieur à 2000. L'amylose a tendance à se dégrader et à précipiter, tandis que l'amylopectine possède une viscosité élevée en solution aqueuse et a tendance à gonfler. L'amidon étant donc constitué par 15 ûn mélange de ces molécules de poids moléculaire et de structure si différentes, a un comportement très variable qui ne relève d' aucun modèle précis. Et ceci limite pratiquement les applications des différents amidons pour le collage et l'encollage. La présente invention a pour objet de décomposer l'ami-20 don de manière appropriée, en particulier par coupure des ramifications, ce qui entraîne un réarrangeaient de la structure à chaîne irrégulièrement ramifiée, qui peut être convertie en amylose linéaire, à poids moléculaire régulier. Ce nouveau produit sera alors à même d* répondre à des besoins remarquablement étendus, tout com-25 me l'éthylène, le propylène et d'autres produits issus du craquage du pétrole. Pour décomposer l'amidon, on peut utiliser des enzymes s'attaquant aux liaisons de ramification en a-1,6 de l'amylopectine. Dans ce but, on peut employer des enzymes bien connus comme les 30 isoamylases des levures, les enzymes R originaires des plantes et ceux qui sont originaires de bactéries du genre Aerobacter (pullu-lanases), et également des enzymes récemment découverts comme ceux quisont produits par des bactéries du genre Pseudomonas (demande de brevet japonais n° 34 867/1967), ainsi que les enzymes produits 35 par les genres Aglobacterium» Azotobacter, Lactobacillus, Leuco-nostoc, Microbacterium, Nocardia, Pediococcus, Sariéna, Serratia, Staphylococcus, Streptococcus, Bacillus, Micrococcus, Erwina, etc. qui tous peuvent décomposer les liaisons a-l,6-glueosidiques des amidons. 40 On ne connaît toutefois que peu de chose sur les méca 69 09810 ~ ZUUD3UJ nismes et conditions d'action de ces enzymes qui semblent posséder une certaine spécificité. Comme la pullulanase d'origine bactérienne et les enzymes de Fseudomonas présentent une activité particulièrement élevée, on a étudié la décomposition de différents 5 amidons par ces enzymes, et .cette étude a conduit à la découverte d'un nouveau procédé de préparation d'amyloses jamais fabriquées auparavant, et dotées d'un faible poids moléculaire et de chaîne de longueur régulière. Le procédé selon l'invention consiste à décomposer sélec-10 tivement les liaisons de ramification de l'amylopectine contenue dans l'amidon, au moyen d*a-l,6-glucosidase. L'invention sera décrite plus en détail dans ce qui suit avec référence aux dessins : sur les figures 1 et 2 sont portés en ordonné les coefficients d* extinction (-log T) des produits obtenus et en abscisse les durées 15 de réaction (en hètxrés) ; ces coefficients d'extinction déterminés par la réaction colorée de 1*amylose, selon l'invention, constituent une mesure de l'avancement de la réaction j les courbes A, B, C et D de la figure 1 correspondent respectivement h des quantités de 20, 50, 100 et 200 unités d'enzyme/gramme d'amidon et 20 les courbes A, B et C de la figure 2 à des quantités de 10, 30 et 100 unités d'enzyme/grarrane d'amidon ; Sur la figure 3 sont portées en ordonné les solubilités (mg/ml) des produits obtenus et en abscisse les températures (°C); les courbes A,B,C,D,E,F et G concernent respectivement: 25 A, la partie soluble obtenue à partir de l'amidon cireux de maïs traité par l'enzyme de Fseudomonas à raison de 150 unités/g. d' amidon, B, la partie précipitée obtenue à partir d'amidon de pomme de terre traité par l'enzyme d'Aerobacter à raison de 1000 unités/g. d'ami- 30 don, C, l'ensemble précipité et partie soluble obtenu à partir d'amidon cireux de maïs traité par l'enzyme de Pseudomonas à raison de 1000 unités-/g. d'amidon, D, la partie soluble obtenue à partir d'amidon cireux de maïs trai-35 té par l'enzyme d'Aerobacter à raison de ÎOQO unités/g,, d'amidon, E, la partie précipitée obtenue à partir d'amidon de pomme de terre traité par l'enzyme de Pseudomonas à raison de 1000 unités/g. d'amidon, , . F, la partie précipitée obtenue à partir d'amidon cireux de maïs 40 traité par l'enzyme d'Aerobacter a raison de 1000 unités/g. d'amidon, o u y o i \J 3 jL Kl V w# ^ V G, la partie précipitée obtenue à partir d'amidon cireux dé maïs traité par l'enzyme de Pseudomonas à raison de 150 unités/g. d'amidon ; Sur la figure 4 sont portés en ordonné les solubilités 5 (mg/ml) et en abscisse le degré de polymérisation, les courbes A,B,C,D et E correspondant respectivement à 10, 20, 30, 40 et 50°C. Sur la figure 5, montrant l'absorption de l'humidité par les produits, sont portés en ordonnée les'teneurs en eau (%) et en abscisse le temps : il s'agit d'amidon cireux de maïs, traité par 10 l'enzyme de Pseudomonas à raison de 50 unités/g. d'amidon, la courbe A concerne la partie précipitée et la courbe B la partie soluble. Pour la commodité de l'explication, le procédé tel qu' il est décrit ci-dessous, s'applique à de l'amidon cireux de maïs, 15 une .variété d'amidon de composition simplifiée'. En effet, cet amidon ne comprenant que de l'amylopectine à structure ramifiée» son produit de décomposition aura également une structure simple. On chauffe graduellement sous agitation une suspension aqueuse de 5 à 10% d'amidon cireux de maïs. Lorsque cette suspen-20 sion a pris une consistance gélatineuse, on le chauffe pendant 30 minutes dans un four sous une pression de 1,5 à 2 atmosphères afin d'achever la prise en gelée et la dispersion. Le produit obtenu est refroidi et ajusté à pH 4,5, et l'on y ajoute, à raison de 20 à 50 unités par gramme d'amidon, de l'cc-l,6-glucosidase ob-25 tenue à partir de bactéries du genre Pseudomonas. A intervalles réguliers de temps on prélève des échantillons du mélange et l'on détermine le degré d'avancement de la réaction en utilisant la réaction colorée de 1'amylose. La teinte bleue obtenue lors de l'addition d'une quantité déterminée à l'avance d'une solution iode-30 iodure de potassium, est évaluée en fonction du coefficient d'extinction à 570 m . Les résultats sont donnés dans la figure 1. Lorsqu'on utilise cet enzyme à raison de 50 à 100 unités/gramme d'amidon, la décomposition s'effectue presque entièrement en 50 à 20 heures. Lorsqu'on utilise un enzyme d'Aerobacter, on ajuste le pH 35 à 6, ainsi qu'il est indiqué à la figure 2. Lorsqu'il s'agit d'un enzyme de Pseudomonas, l'amylose des molécules à chaîne linéaire produites au cours de la réaction, forme des micelles eh raison de ses cristallinité et précipité. - Par éuite, lorsque la réaction est achevée,on peut la '40 séparer facilement de l'eau par céntrifugation. Lé rendement peut 7 \j y \j t v uo atteindre de 80 à 90% du produit de départ. Le produit, après lavage à plusieurs reprises avec une petite quantité d'oau et séchage, se présente sous forme de poudre blanche. La détermination du degré de polymérisation par la méthode d'oxydation par l'acide pé-5 riodique des groupements terminaux réducteurs, montre que ce précipité présente un degré de polymérisation de 23 à 24. Ceci cadro bien avec les valeurs de 20 à 30 admises pour les parties à chaîne ramifiée de 1 'amylopectinei* Au cours de cette expérience, on étudie par précaution par la méthode de décomposition d® SMITH, 10 la présence ou l'absence de ramification sur la structure. On a constaté la présence d'environ 2 ramifications et bien que quelques très courtes ramifications ne soient pas éliminées, le produit possède une relativement faible solubilité dans l'oau, forme des micelles et précipite. La diffraction aux rayons X montre clai-15 rement son aptitude à cristalliser, démontrant ainsi que co produit est une amylose linéaire, à chaînentelativement courtes1* La partie dissoute dans la solution réactionnello donne après concentration une poudre cristallisée blanche ave« un rendement inférieur à 2C$» du produit de départ. Le degré de polymérisa-20 tion de cette partie plus soluble est égal à 17 et le nombre de ramification est de 1 à 2 ; son poids moléculaire est légèrement inférieur à celui d précipité, mais il possède apparemment moins de ramification que ce dernier. La diffraction aux rayons X indique une cristallinité partielle et par suite ce produit est une. 25 amylose soluble'. - Comme indiqué plus haut, le procédé selon l'invention a pour but l'obtention d'amylose à chaîne linéaire possédant un degré de polymérisation de 20 à 30, ce que l'on n'avait jamais pu obtenir auparavant. Les procédés classiques de décomposition de 1' 30 amidon au moyen d'un acide ou d'a-amylase, entraînent une décomposition au hasard, et par suite les produits obtenus sont des mélanges de molécules de tailles différentes, dont le degré de polymérisation s'étend de 1 à plusieurs dizaines ou même plusieurs centaines, et de structure à chaîne linéaire ou ramifiée. Par con-35 tres les produits selon l'invention sont constitués de molécules uniformes, à longueur de chaîne généralement régulière et à structure linéaire. Ils sont cristallisables, facilement solubies dans l'eau, de beaucoup moins visqueux que 1'amidon, et même moins visqueux que les sirops d'amidon ordinaires à degré de: polymérisation sucre 40 moyen voisin de 2. Ils ne présentent pas le caractere/de, ces sirops 69 09810 5 2005303 et sont peu réductibles. Il n'existe pas de précédent de fabrication de telles dextrines à composition constante. Pour ces raisons la présente invention revêt une grande importance pour l'industrie de 1*amidon. Les propriétés physiques indiquées ci-dessus des amy-5 loses, selon l'invention, peuvent être profitables pour la préparation de pellicules, membranes, fibres et mousses hydrosolubles et comestibles». Il est possible de fabriquer des sirops uniquement à partir d'amyloses, en tirant partie de leurs structures chimiques, par décomposiion à l'aide d'enzyme ou d'acide. De plus, l'absence 10 de liaisons a-1,6 facilite la décomposition par la gluca-amylase ou la P-amylase, permettant ainsi d'augmenter grandement les vitesses respectives de décomposition. Jusqu'ici on a d'abord décrit l'invention en fonction de l'utilisation de l'enzyme du genre Pseudomonas. Dans le cas de 1* 15 enzyme de la bactérie Aerobacter, l'activité, enzymatique apparait quelque peu différente. Le produit obtenu présente une solubilité relativement élevée et se révèle difficile à fractionner sous forme de précipité cristallisé. Il est nécessaire d'utiliser pour ce fractionnement la précipitation par le butanol ou bien la concen-20 tration de la masse totale». D'autres détails suivront dans les exemples ultérieurs!» Quant aux autres amidons contenant de 1'amylose, par exemple l'amidon de pomme de terre, leur teneur en amylose entraîne évidemment une distribution largement étendue des degrés de po-25 lymérisation des molécules d'amylose, et les degrés de polymérisation moyens de ces molécules sont accrus en proportion. En dernier lieu, en ce qui concerne la concentration de la solution de réaction, celle-ci est comprise entre 5 et 10$. Avec une concentration de 20££, la vitesse de réaction est freinée. On 30 attribue ceci au fait que la dispersion de l'empois d'amidon se fait entre 100® et 130°Q. Par chauffage sous agitation à une température inférieure à la température de décomposition du dextrose dans l'intervalle compris entre 100 et 150°C, on peut obtenir une solution a plus de 2S% prise en gel!. Cette' solution est fortement 35 visqueuse et a tendance à se dégrader lors de la chute de la température1. C'est pourquoi on la vaporise dans un réfrigérant sous vide où elle est rapidement refroidief. On vaporise en même temps dans ce réfrigérant, une quantité déterminée à l'avance de 1* enzyme, que l'on mélange vigoureusement avec la solution vaporisée 40 pour faire tomber rapidement la température et amorcer la décompo 69 09810 2005303 sition de façon à diminuer la viscosité. Ou bien on peut également verser 1*enzyme dans une grande quantité de la solution au stade de . décomposition assez avancé, et l'en dilue la solution en agitant pour diminuer la viscosité et faciliter la réaction. En opérant d* 5 une manièrçÉlifférente, on peut augmenter la concentration de la solution réactionnelle. Le procédé selon la présente invention et l'obtention des produits sont illustrés non limitativement dans les exemples suivants. EXEMPLE 1 10 Décomposition de différents amidons à l'aide d **»-!.6-alucosidases. On purifie et met en suspension dans l'eau pour obtenir des suspensions aqueuses à 5 à 10%, de l'amidon cireux de maïs, de l'amidon glutineux de riz et de l'amidon de pomme de terre. Les suspensions sont ajustées à pH 4 à 5 lorsqu'on utilise un enzyme 15 provenant de bactéries du genre Pseudomonas, comme décrit dans la demande de brevet français PV 155570, au nom de la demanderesse et à pH 5,8 à 6 lorsque l'enzyme provient de bactéries du genre Aerobacter. On chauffe sous agitation pour prendre l'amidon en gel. Afin d'achever cette prise en gel, chaque solution est 20 en outre chauffée pendant 20 à 30 minutes sous une pression de 1,5 à 2 kg/cm , puis est rapidement refroidie à 45*C. On y ajoute l'enzyme à raison de 20 à ÎOO unités par gramme d'amidon et l'en met le mélange à réagir sous agitation à 45*C. Au bout d'un intervalle de 16 heures environ, la réaction se pro-25 duit rapidement!. On en suit la marche à l'aide d'une solution d' iode-iodure de potassium, qui ajoutée à la solution vire au bleu, ce qui constitue une réaction caractéristique de 1'amylose particulière obtenue*. Au bout d'une heure environ de réaction, la viscosité a remarqua-30 blement diminué. Lorsque l'enzyme utilisé est celui du Pseudomonas, 1*amylose précipite à mesure que la réaction se déroule. Le stade auquel se trouve la réaction est déterminé par addition de 9 ml d'acide chlorhydrique N/lO par ml de solution réactionnelle, ce qui arrête la réaction, et essai de la solution par la mé-35 thode à l'anthrone. On prélève une quantité de solution qui équivaut à 10 mg de sucre, et après addition de 2 ml d'une solution tampon à l'acide acétique à pH 4 et de 0,5 ml d'une solution aqueuse à 0,3% d'iode et d'iodure de potassium, on élève la quantité totale à 100 ml. Au bout de 30 minutes on enregistre le coefficient 40 d'extinction mesuré avec une lumière de longueur d'onde 570 m/*. ». gK uîyiu / Ainsi, lorsque la réaction parvient à une période déterminée par l'essai de coloration à l'iode, la solution est concentrée par ébullition et réduite à l'état pulvérulent!. Lorsqu'on utilise l'enzyme de Pseudomonas, l'amylose obtenue précipite. C'est 5 pourquoi l'on concentre à une teneur de 20% en solides, on refroidit et laisse le précipité déposer pendant tout^la nuit, pour le séparer ensuite par centrifugation. On le redissout ensuite à 20%, le reprécipite, le sépare et le sèche à 40 à 50®C. On rassemble en une seule les solutions séparées et les 10 concentre sous vide, puis finalement les sèche et les réduit en poudre. Les opérations de précipitation et de séparation décrites ci-dessus, se déroulent plus facilement avec un enzyme provenant de Pseudomonas, si l'on utilise comme amidon l'amidon cireux 15 de maïs ou l'amidon glutineux de riz. EXEMPLE 2 ■ Lorsqu'on alimente de façon continue une colonne comportant un système d'agitation à plusieurs palettes avec de l'amidon cireux de maïs à 30%, et que l'on chauffe avec de la vapeur vive 20 i 160-165*C, il se forme une solution gélatineuse transparente et visqueuset avec un degré de décomposition de l'équivalent ou indice de dextrose, inférieur à 1%. Cette solution est pulvérisée dans un réfrigérant à vide, dans lequel on pulvérise également une quantité déterminée à l'avance de solution d'enzyme de Pseudomonas ou 25 d'Aerobacter. Les deux solutions sous forme de brouillard sont •' complètement et instantanément mélangées, et le mélange est immédiatement versé dans une grande quantité du mélange réactionnel contenu dans un récipient muni d'un moyen d'agitation. La durée moyenne de séjour dans ce récipient est de préférence voisine de 30 1 heure. Ensuite les réactifs sont transvasés de façon continue dans un récipient à réaction principale, et la réaction s'effectue en discontinu pendant 20 à 40 heures. Pendant 1 à 2 heures la réaction se déroule avec une baisse de la viscosité. On se retrouve dès lors 35 dans les conditions décrites dans l'exemple 1 précédent. Comme la solution est fortement concentrée, elle précipite avantageusement. EXEMPLE 3 Après avoir été purifiés ,différents amidons sont mis en solutions qui sont ajustées à pH 6 et à une concentration de 30 à 40 35%. Puis l'on ajoute à chaque solution de l'a-amylase (enzyme de 69 09610 8 2UUSJUJ liquéfaction) à raison de 5 unités par gramme d'amidonU Puis d'uno manière identique à celle qui est décrite dans l'exemple 2, le mélange est contraint à passer dans un appareillage de liquéfaction, en continu, par exemple l'appareillage décrit dans le brevet ja-5 ponais n° 426 978, et la température est ajustée à 100°C. On obtient après un séjour de 5 à 7 minutes une solution d'amidon liquéfiée, visqueuse avec un faible degré de décomposition. Cette solution est transparente et prise en gel de fagon homogène avec un degré de décomposition de l'équivalent ou indice de dextrose, de 10 1 à 0,5%. On la refroidit rapidement comme dans l'exemple 2 et la décompose de même par addition d'une a~l,6-glucosidaseu La viscosité de la solution obtenue est légèrement moindre que celle des solutions obtenues à des températures supérieures à 150°C, ce qui rend évidemment le traitement plus facile. Cependant, on n'obser-15 ve pas de différence appréciable dans les produits de décomposition* Les résultats expérimentaux obtenus peuvent se résumer comme suit : - Influence de la concentration de la solution prise en gel'* Dans l'exemple 1 des concentrations de l'ordre de 5 à 10% sont 20 comparées au moyen du développement de la coloration par réaction avec l'iodure. Les résultats indiquent qu'an effet similaire est obtenu avec des concentrations allant jusqu'à 10$, mais qu'à plus de 20%, la réaction se prolonge de façon non souhaitable!. Dans l'exemple 2, les solutions utilisées .cnt des concentrations coa-25 prises entre 5 et 30%, et une étude comparative donne des résultats similaires à ceux de l'exemple précédent pour des concentrations allant jusqu'à 20Jé* - Influence de la quantité d'enzyme utilisée : Lorsque la durée de la réaction est de 48 heures, la quantité mi-30 nimale d'enzyme est de 20 unités par gramme d'amidon. L'utilisation de l'enzyme à raison de 5 à 10 unités par gramme d'amidon nécessite une durée de réaction beaucoup plus importante et ne provoque pas d'amylolyse du tout. - Degré moyen de polymérisation et degré de ramification du 35 produit obtenu : Pour la détermination du degré moyen de polymérisation, on adopte la technique décrite dans "Methods in carbohydrate chemistry, vol. V. p. 251 (65 )w : "Détermination par oxydation au periodate des groupes terminaux réducteurs®» De même, pour la détermination du 40 nombre de ramifications, on se réfère au procédé de décomposition fîftPY 69 09810 9 2005303 dit de SMITH proposé par Tl.Ki. HAMILTON et F. SMITH dans le Journal of American Chemical Society, 78 , 5907 (1956) et 78 , 5910 (1956) Source d* Concentration Enzyme Précipita Degré Nombre amidon de 1 'empois utilisé tion dans de po moyen de 5 utilisée le liquide lymérisation ramification W 1 % (I) SE 1000 22.95 11.49 P 1% H SE 1000 liquide 211.34 2.71 10 BUOH précipité 61-. 87 0.99 W 5* II SE 100 liquide précipité 22.42 34.72 lu 39 li.50 w 5% . m SE 20 liquide 30.01 2.17 15 - précipité 30.84 2.33 w 10% m SE 50 liquide précipité 19.0 32.2 j w 20% (ii) SE 50 liquide précipité 20.1 34J.0 20 25% SE 50 liquidé précipité 20 36 W * amidon cireux de maïs ; P = amidon de pomme de terre ; SE * enzyme de Pseudomonas ; (I), (II) * traité, respectivement selon le mode opératoire de 25 l'exemple 1 ou 2, lOOO * 1000 unités d'enzyme utilisées par gramme d'amidon. Degrés de polymérisation obtenus par des réactions répétées aves le même enzyme. 30 Partie soluble Partie précipitée Conc. Enzyme D.P. nombre de Bt.P. nombre de rami- rami-fi cation fication 1ère réaction 5% SE 50 19,86 3.4 32.53 3.1 35 2ème réaction 1%' SE 50 17.67 2.3 23.43 2.3 3ème réaction .1% SE 50 17.27 2.2 23.19 2.3 D'.P. = degré de polymérisation. 40 II ressort des résultats précédents que lorsqu'un enzyme COPY^ 69 09810 10 2005303 est utilisé très largement en excès ou à maintes reprises pour les besoins de la réaction, 1*amidon cireux de maïs indique des degrés de polymérisation de 17 (sans la partie soluble) et de 23 (dans la partie précipitée). Lorsqu'on utilise l'amidon de pomme de terre, 5 la teneur originelle en amylose accroît le degré de polymérisation de la partie précipitée mais le produit n'acquiert pratiquement pas de ramification. Dans d'autres cas, également, la ramification est extrêmement faible, ne laissant apparemment qu'une ou 2 tranches dans la structure moléculaire* 10 - Quelques rendements typiques en produits sont donnés dans le tableau suivant. Substance utilisée 11 * W « « Concentration 5# 10 10 10 5 15 SE 100 ' SE 50 SE 50 SE 50 SE 150 Durée de réaction . . 48 48 48 48 48 (heures) Partie soluble 9.4 (19.6) 19.6 (20.1) 21-. 8 (19.9) 14U (19.8) 31*. 2 (2®.8) 20 Partie précipitée Rendement total par rapport substance 90.6 (271.68) 80.4 (34.3z) 78.2 (341.5) 85.9 (32.2) 68.8 (25.8) de départ i. i.u 11.1% 92.8 96î.8 81}. 1 99.3 Note x Les valeurs entre parehthèses représentent les degrés moyens de polymérisation. 25 Il ressort de ceci le. tableau suivant : Enzyme utilisé Partie Partie Degré de précipitée surnaaeante ramification 30 SE 100 degré de polymérisation 20-28 20 quantité 90 10 2 - 3 SE 50 degré de polymérisation 30-34 20 " quantité 80 20 2 - 3 35 SE 100 i nnrt degré de poly- xuuu mérisation 24 - 23 20 - 18 1-0 quantité 90 10 Le tableau suivant donne les quantités de. produits obte-40 nus à partir de différents amidons et leur degré de polymérisation. 69 0981U ii AE 50 W 5% Teneur en Source Partie • partie préci> d*ami soluble pitée par 5 don Bu OH Tapioca 70.3% 29.7 % maïs 511.9% 48.1% blé 42.5% 57.5% patate 10 douce 591.6% 40.4% Sago 60.9% 39.1% AE 50 W 10% Tapioca 60.8 39.2 15 ma£i« 52.8 471.2 blé 49.0 51f.Q patate douce 58.6 41t.4 Degré moyen de polymérisation Sago 51.1 48U9 Partie soluble 24.01 24.12 22.60 25.96 23.76 24-.11 161.63 2G.94 26t. 34 17.38 Partie précipitée 88.43 68.41 70.39 63t.79 59.86 49.58 581.34 82.72 751.79 5 lu 93 2D AE * enzyme d'Aerobacter. Les parties selubies des produits de décomposition des différents amidons sont seus-entendus représenter de petites molécules d'amylose ayec des degrés de polymérisation de 17 à 20. Les parties précipitées (dans du butanol à 10%) ont des poids molécu-25 laires plus élevés probablement en raison de leur teneur originelle en amylose, quoique apparemment avec quelque irrégularité dans le poids moléeulairei. - Pour déterminer la solubilité des produits, onopère de la manière suivante : chaque échantillon à essayer est dissous dans 30 l'eau à une température déterminée à l'avance* et gardé toute la nuit à température constante pour provoquer la précipitation. La teneur en sucre du liquide surnageant est déterminée, par la méthode à l'anthrone, en tant que mesure de la solubilité. Les résultats de ces essais sont reportés dans les fi-35 gures 3 et 4 annexées. La solubilité est déterminée pour les parties solubles et précipitées de nombreux amidons différents, originaires de la surface ou du sous-sol, en utilisant de 150 à 1000 unités de différents enzymes d'origine Pseudomonas et Aerobacter, par gramme de chaque amidon» Les valeurs données dans ces figure# 40 sont considérées essentiellement comme fonctions du degré de poly- 69 09b iU 12 zOUbdUJ mérisatiora. - Pour déterminer le pouvoir rotatoire spécifique de chaque échantillon à examiner, on en dissout 2 g» dans 100 ml de CaC^ aqueux à 30%. Les résultats sont rassemblés dans le tableau ci-dessous. Amidon Enzyme Degré de Polymérisation 22 (°0n • W SE 50 précipité 32 + 194.90 lO W SE 50 soll. 20 + 1881.90 23 + 193.00 W SE 50 précipité Re SE 50 « W SE 50 soll. + 175,.29 Re SE 50 sol|. 15 W SE 1000 23.0 + 176.0 P AE 100 BuOH soll. 241.5 + 163.25 P AE 1000 211.3 + 150.45 soif. 20 W SE 150 soU. 20.8 + 163.77 * SE 150 précipité 251.8 + 182.71 Re : même enzyme utilisé à nouveau pour faire réagir le même échantillon. - Pour évaluer la viscosité des produits, on utilise un 25 viscosimètre rotatoire de type B à 60 tours/minute, muni d'une allonge BL. Ils donnent des indices de viscosité relativement fai- Echantillon Degré Concent. 60°C 50°C 40°C à moyen 30 examiner de poly mérisa tion W SE 150 20.78 15% 1.37 O.P. 1.50 C.P. 1.89 O.P. soli. 10 0.97 1>.29 11.40 35 5 0.89 0.97 1.14 W SE 150 15% 6.19 6.32 6u46 précipité 25.79 10 4.32 4.50 4i.85 5 1.23 1«. 58 2.10 P AE 1000 • 15% 2.03 2.25 40 sol. 24.53 ÏO 1.42 ls. 84 5 1.13 1.15 69 09810 13 2005303 Echantillon Degré à moyen examiner de poly-mérisa-5 tion Poncent!. 60° C 50° C 4.0e C 10 15 W AE1000 15% 3.01 3.96 soi. 23.05 10 11.82 2.40 5 lu 15 1U48 P SE 1000 15% 11.61 2.10 ËuOH 211.34 10 1.20 1.75 sol. 5 1..00 lu 12 43° DE sirop 0.94 Eau 0.90 - Les produits obtenus contiennent des impuretés ♦ • Protéines brutes 4i.04 % . 0.205 Teneurs en cendres 0.072 % 0.052 W SE 50 sol. W SE 50 précipité - Quant à l'absorption de l'humidité Rar les produits 20 obtenus, on observe des différences considérables lors de sa détermination à R.H. 80% et 30°C selon qu'il s'agit de parties, solubles ou précipités. On retrouve ces différences dans une certaine mesura dans la solubilité. Les parties précipitées qui possèdent quelque aptitude à la cristallisation, paraissent avoir des te-25 neurs en eau proches de celles des amidons (figure 5). 69 09810 14 2005303 REVENDICATIONS 1U Procédé de préparation de nouvelles arayloses à bas poids moléculaire à partir d'empois d'amidon préalablement gélatinisé par la chaleur ou liquéfié par l'a-amylase, caractérisé en ce qu' il fait intervenir l'action de l'a-1,6—glucosidasc sur des liaisons de ramification de l'amylopectine, décomposant cette dernière pour donner des produits à chaîne linéaire}» 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il fait intervenir préalablement à l'addition de l'a-1,6-glucosidaso un chauffage à 100-170°C de l'empois d'amidon; 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il fait intervenir préalablement à l'addition de l'a-1,6~glucosidase une décomposition de l'empois d'amidon jusqu'à un équivalent ou indice de dextrose voisin de 1, soit par gélatinisation thermique, soit par action de l'a-amylase. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il fait intervenir juste avant l'addition de l'a-1,6-glucosidase un abaissement rapide à 45-50®C de la température de l'empois d* amidon gélatinisé ou liquéfié. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que 1* abaissement rapide de la température est obtenu par pulvérisation de 1'«mpois gélatinisé ou liquéfié dans un réfrigérant à vide.