La présente invention concerne un procédé et un appareil pour purifier, en continu, des liquides contenant des particules solides de dimensions colloSdales ou plus grandes que ces dimensions coflo#ales. Le procédé consiste à faire passer le liquide entre les électrodes en forme de plaques, en présence d'un lit fluidisé formé de particules conductrices, et à soumettre la suspension liquide à un champ électrique de courant al- ternatif appliqué aux électrodes par l'intermédiaire des particules conductrices du lit fluidisé.La turbulence des particules dans le lit améliore la conductivité et le rendement du courant, réduit l'érosion des électrodes et, du fait de l'action de frottement mécanique des particules du lit, cela réduit les dépôts ou le revêtement sur les électrodes, de sorte que les forces de suspension des solides sont rompues rapidement et efficacement. Les par tipules solides agglomérées peuvent alors Outre séparées du liquide par des moyens classiques tels que l'écrémage, la décantation, la flottaison ou aaalo#tie . Selon l'art antérieur, il est connu d'utiliser un grand nombre de procédés différents, à courant oonti- nu, à copiant continu avec superposition de courant alternatif, pour agglomérer des particules solides en suspension dans un liquide tel que de l'eau brevet U.S. 3.767.046). Ces procédés connus présentent de nombreux inconvénients qui ne permettent pas de les appliquer en pratique, ou les rendent très onéreux. Par exemple, les procédés d'agglomération par courant continu se caractérisent par une détérioration rapide de l'anode et/ou un revêtement de l'anode par des produits organiques provenant de la solution, des impuretés du métal lui-mEme ou des impuretés provenant de la réaction des grains sur la surface de ltanode. C'est pourquoi, il est nécessaire de travailler en discontinu, car il faut arriver fréquemment les opérations pour nettoyer ou remplacer l'anode ; il n'est pas possible de travailler en continu ou pendant un certain temps. On connaît de nombreux matériaux d'addition pour les cellules, pour réduire le revêtement sur les électrodes, pour améliorer le rendement du courant et pour prolonger la durée de vie des électrodes.Ces additifs ont des efficacités variables. Cependant, les frais entraînés par l'utilisation dtad dites sont importants et constituent un inconvénient définitif du travail avec un courant continu. De plus, comme cela est évident pour les spécialistes, le fonctionnement continu ou au moins de façon semi-eontinue pendant une période longue, sans nécessiter d'arrêt pour remplacer ou nettoyer l'anode est préférable du point de vue économique à un fonctionnement discontinu même avec des additifs. Le procédé selon l'invention permet dsagglomérer des particules solides en suspension dans une solution aqueuse, ce procédé étant caractérisé par l'utilisation efficace du courant alternatif seul pour arriver à un fonctionnement continu sans qu'il soit nécessaire de remplacer fréquemment, l'anode ou d'enlever le dépôt. On a constaté que le courant alternatif exerce un effet électrostrictif sur les matériaux en suspension.De plus, le courant alternatif crée en permanence de l'eau oxygénée sur les deux électrodes t cet eau oxygénée tend à maintenir les électrodes dans un état propre en cours de fonctionnement . #nfin, 1 'hydrogène dégagé sur les électrodes peut réagir avec l'électrode elle-mEme pour créer, en définitive, des quantités très faibles d'hydroxyde métallique qui constituent des germes de floculation favorisant la floculation ou l'agglomération des impuretés solides. L'effet élec trostrictif et la création d'eau oxygénée au niveau de chaque électrode ne sont pas possibles dans des cellules à courant continu, sans la présence de radicaux de sulfate ou autres additifs.Le procédé de l'invention se caractérise par un fonctionnement beaucoup plus efficace en continu, sans nécessiter d'additifs onéreux. On Ona constaté que si l'on faisant passer une solution aqueuse contenant des particules solides que l'on veut agglomérer, entre des électrodes, de façon continue, en présence d'un lit fluidisé de particules conductrices, on améliorait considérablement l'agglomération ou la floculation des paroi cules solides gS & e au grand nombre de cellules électrolytiques du champ de courant alternatif.De plus, en utilisant des particules conductrices qui résistent essentiellement à l'usure par frottement, on a un effet de frottement mécanique exercé sur les électrodes et qui maintient les électrodes à l'état propre pendant le fonctionne- ment en continu ss on évite, de cette façon, les argots fréquents pour enlever les couches de revôtement. De plus, on a constaté qu'en utilisant le procédé selon l'invention, l'érosion des électrodes était réduite à environ 0,2 % de ce que l'on obtient selon les procédés à courant continu. Selon le procédé de l'invention, en utilisant un lit fluidisé turbulent formé de particules conductrices, on a l'avantage d'un fonctionnement continu avec un fort rendement en courant. Selon le procédé de l'invention, on envoie du gaz comprimé, dans le liquide pour l'agiter, et dans le lit pour créer une turbulence correspondant à un nombre de Reynolds au moins égal à 10.000 dans le liquide, pendant que celui-oi passe dans le lit, entre les surfaces en regard des électrodes. Selon le procédé de l'invention, on maintient un pH compris entre 2 et 9 pendant le passage du liquide entre les électrodes. Il est à remarquer que le lit fluidisé peut s'établir dans la cellule selon l'invention uniquement avec liteau àtraiter ou avec l'eau à traiter dans laquelle on infecte un gaz tel que de l'air. Lorsque l'état de fluidisation s'est établi, la probabilité de court-circuit ou de jonction ou analogue entre les électrodes dispaaa#. L'augmentation de la turbulence augmente le rendement du procédé de l'invention, la limite supérieure étant déterminée seulement par des considérations d'économie de#procédé.' Selon un mode de réalisation de ltin- vention, on augmente la turbulence créée par le gaz, en plaçant la paroi latérale du récipient de la cellule de traitement suivant un certain angle par rapport à l'axe vertical du récipient. Les parois latérales inclinées facilitent la formation dtun lit fluidisé dans le récipient ainsi que lteSfet de frottement sur les surfaces des électrodes par les particules du lit fluidisé. Dans un champ électrique alternatif, les particules conductrices deviennent, comme indiqué ci-dessus, des électrodes bipolaires, de sorte que la cellule comporte un grand nombre d'électrodes et chaque électrode donne sa propre couche limite. Le mouVement des particules dans le lit fluidisé assure, non seulement un nettoyage en continu ou un frottement des surfaces des électrodes, mais également des diverses particules et des couches limites. De cette façon, on arrive à un maximum de turbulence pour un appareil donné, ce qui permet d'aboutir au rendement maximum du procédé. Suivant le procédé de l'invention, il est avantageux d'utiliser des courants alternatifs d'une fréquence comprise entre 0,2 et 800 Hz, entre les électrodes, pour avoir un courant électrique dont l'intensité est de tordre de 0,1 à 1 ampère par centimètre carré dans le lit fluidisé. En outre, il est également préférable de maintenir le temps de séjour dans le lit, entre 9 et 25 secondes et d'avoir une distance entre les électrodes comprise entre 6 mm et 50 mm, la distance préférentielle étant de 12 mm.La distance entre les surfaces en regard des électrodes peut le cas échéant entre supérieure à 50 mm. Cependant, il est préférable dtutiliser une distance d'environ 12 mm et de réaliser de multiples cellules, en parallèle, suivant le volume d'eau à traiter. La présente invention a pour but de créer un procédé amélioré pour agglomérer des particules solides en suspension dans un liquide tel que de l'eau, en faisant passer le liquide à traiter dans un champ électrique alternatif tout en maintenant un état turbulent pour créer de l'eau oxygénée au niveau de chaque électrode, ainsi qu'un procédé permettant d'agglomé- rer les particules en exposant ces particules à un lit fluidisé cântenant des particules conductrices soumises à un champ électrique alternatif. Llinvention a également pour but de créer un procédé d'agglomération de particules solides, par effet d'électrodes multiples dans un champ de courant électrique al ternatif exercé sur un lit fluidisé turbulent formé de particules conductrices, pour rompre les forces de suspension et entraîner l'agglomération des particules solides ou leur floculat#on. a aégalement pour but de créer un appareil pour agglomérer des particules solides en suspension dans un liquide, cet appareil comportant des électrodes espacées l'une de l'autre, et reliées à une source de courant alterna tif, un lit de particules conductrices, à l'état fluidisé, contenu dans un récipient étant placé entre les électrodes. L'invention concerne un appareil pour agglomérer des particules solides en suspension dans un liquide, cet appareil comprenant un lit fluidisé formé de particules conductrices soumises à un courant alternatif entre des électrodes distantes l'une de l'autre placées de chaque obté du lit fluidisé, en maintenant un état turbulent dans le lit et en créant un grand nombre d'électrodes par les particules, pour exercer l'action du grand nombre d'électrodes sur les particules solides et rompre les forces de suspension pour agglutiner les particules solides, pour permettre une séparation par rapport au liquide, suivant des techniques classiques. L'invention concerne un récipient pour lit fluidisé, ayant des surfaces formant électrodes en regard, pour les parois latérales, ces surfaces faisant un certain angle par rapport à la verticale, de façon à maintenir le lit à ltetat turbulent et exercer un effet de frottement sur les surfaces des électrodes pour réduire au minimum les dépôts d'impuretés sur les surfaces des électrodes. Ta présente invention sera décrite plus en détail à l'aide des dessins annexés, dans lesquels : - la figure t est un mode de réalisation préférentiel d'un appareil pour la mise en oeuvre du procédé de l'Izrvention. - la figure 2 est une coupe verticale du récipient de l'appareil de la figure 1, la partie centrale ayant été enlevé. - la figure 3 est une coupe selon la ligne 3-3 de la figure f. - la figure 4 est une vue en coupe selon la ligne 4-4 de la figure 2. - la figure 5 est une coupe selon la ligne 5-5 de la figure 2. - la figure 6 est une vue en coupe selon la ligne 6-6 de la figure 2 - la figure 7 est une vue en coupe selon la ligne 7-7 de la figure 2. - la figure 8 est une vue de côté selon la ligne 8-8 de la figure 2. - la figure 9 est un graphique monorant le rendement du procédé de l'invention, mesuré en pourcentage de transmission de la lumière à travers le liquide par rapport au temps de séjour dans le récipient de l'invention.' - la figure 10 est un graphique représentant la densité du courant en fonction du temps de séjour, le courant utilisé et le débit. - la figure il est un graphique montrant la relation entre la quantité d'eau traitée et la densité de courant par rapport à la vitesse et au débit. - la figure 12 est un graphique montrant la résistance de la cellule lors de l'addition de particules de graphite à l'eau, à la fois pour un courant électrique alternati! et un courant continu. - la figure 13 est un graphique de la température de la cellule par rapport à la résistance de la cellule en l'absence de lit fluidisé, et en présence d'un lit fluidisé dans la cellule. - la figure 14 est un graphique montrant le débit linéaire en fonction de la hauteur du lit, établissant la rluidisation pour divers types de particules pour le lit. Les dessins, et notamment selon la figure 1, montrent un mode de réalisation préférentiel d'un appareil de l'invention pour le traitement de liquide aqueux contenant en suspension des particules solides. Btappareil comprend un récipient 10 qui peut comporter un nombre Choisi de cellules ; deux cellules ont été représentées en figure 3. Chaque cellule 12 du récipient 10 est commandée au moyen d'une console 14.La console 14 est utilisée pour contrdler et régler la turbulence dans la cellule et appliquer le courant et la tension voulus entre les électrodes.' La console 14 peut être reliée à une source d'énergie électrique, par exemple par l'intermédiaire d'un cible 16, et cette console fournit la tension et le courant voulus aux électrodes de la cellule par l'intermédiaire des cibles 18. Il est clair que la console 14 ne constitue pas une caractéristique essentielle de la présente invention et que des commandes distinctes peuvent s'utiliser. On peut créer des tubulences à l'aide de l'eau additionnée à la cellule ; on peut augmenter cette turbulence en aJoutant un gaz tel que de L'airs Dans le cas de plusieurs cellules, il est préférable de prévoir une entrée d'eau et une entrée d'air distinctes pour chaque cellule. Comme représenté à la figure 1, liteau à traiter est pompée à travers une conduite 20 dans les entrées de cellule 22, 22t dans la partie inférieure du récipient 10. On peut commander l'écoulement de l'eau à traiter, par exemple à l'aide d'un débitmètre 24, Le gaz servant à augmenter 1' étant de fluidisation dans chaque cellule, et qui, dans un mode de réalisation préférentiel est de l'air, est pompé à la partie inférieure de chaque cellule à travers une conduite 26 ; le gaz est introduit par les entrées 28 et 282. La console 14 peut comporter plusieurs dispositifs de mesure de débit, de pression ou analogues pour régler le débit et commander le débit dans les cellules 22.Le récipient 10 comporte également une sortie 28 dans la partie supé rieure; pour l'eau contenant des particules solides agglomérées, qui a été traitée selon le procédé de l'invention. L'eau contenant les particules solides, s'échappe par la sortie 28 et peut être amenée par un moyen classique à n'importe quel dispositif de séparation tel qu'un réservoir de décantation, une centrifugeuse un bac de flottaison, etc. Selon la figure 3, le récipient 10 comporte dans ce mode de réalisation deux cellules 12 munies d'électrodes opposées 30. Les électrodes 30 sont séparées par un organe d' écartement isolant 32 et sont supportées par les parois latérales 34 et les parois frontales 36.Les électrodes intérieures sont également séparées par un organe d'écartement isolant 38; Les électrodes de chaque cellule 12 sont, de préférence, en un métal tel que de ltaluminium, du ma gnésium ou de l'acier0 Cependant dans la plupart des applications, il est préférable d'utiliser de l'aluminium. Les électrodes opposées sont espacées comme indiqué ci-dessus d'une distance denvi- ron 8 mm à 5 cm ; cette distance est, de préférence, de l'ordre de 12 mm. On peut utiliser un nombre quelconque de cellules 12 dans le récipient 10j et, de préférence, on choisit une ou deux cellules comme à la figure 3, Jusqu'à dix cellules et plus.Dans chaque cas, les électrodes sont, de préférence, disposées parallèlement. Bien que les parois latérales 34, du récipient 10 puissent être verticales, il est préférable d'incliner ces parois par rapport à la verticale. De préférence, l'an- gle entre les parois et la verticale est de 5 à 300 et, de préférence, égal à 10O. l'angle des parois latérales 34 est destiné à faciliter l'établissement d'un lut turbulent fluidisé dans chaque cellule 12. Les électrodes 30 occupent sensiblement toute la partie centrale du récipient 12, c'est-à-dire pratiquement toutes les parois latérales inclinées 34. Selon les figures 2, 4, 5 et 7, la chambre d'entrée 37 est prévue à la base 39 du récipient 10, pour mélanger l'eau à traiter admise à travers les entrées 22 et 22t et l'air qui est introduit à travers les entrées 28 et 20t, dans la chambre de mélange 42, pour établir la turbulence voulue. Un écran 40 est placé au-dessus de la chambre d'entrée 37 et en-dessous de la chambre de mélange 42. Un écran 44 est également placé au-dessus de la chambre de mélange 42 de façon à renforcer, comme décrit ultérieurement, le lit fluidisé et le maintenir dans la partie centrale du récipient 10, entre les parois latérales inclinées 34.Les parois latérales 46 de la partie inférieure 39 du récipient 10 peuvent être verticales, comme le montrent les dessins. Le récipient 10 peut outre porté par une base- 48, le cas échéant. Selon les figures 2, 6, 8, la partie supérieure 50 du récipient 10 comporte une chambre de dégagement supérieure 52, placée au-dessus des électrodes 30. Un écran 54 est placé au-dessus de la chambre 52 pour maintenir le lit fluiaisé dans le récipient 10. Les conducteurs 56 des électrodes 30 s~nt destinés à titre reliés à des cibles 18 reliant les électrodes 30 à la console 14 et à la source d'énergie électrique. L'eau traitée remonte à travers l'écran 54, et passe par-dessus un barrage 58 qui sépare l'inté- rieur du récipient 10 de la chambre de sortie 60 qui recueille l'eau traitée 62 pour l'extraction à travers la sortie 28. L'eau traitée provenant de la sortie 28 est alors amenée comme indiqué ci-dessus, par un moyen classique à un dispositif de séparation solide tel qu'un écumeur un bac de décantation, une centrifugeuse ou analogue (non représenté3). En variante l'eau traitée, peut autre recyclée à travers l'entrée 20 dans le récipient 10, les solides agglomérés servant d'ensemencements de floculation pour donner une plus grande pureté. les paroir latérales 64 et les parois avant et arribre 36 peuvent faire corps avec les parois latérales avant et arriere correspondantes de la partie centrale du récipient 10 ou outre soudées à celles-ci. Les parois latérales peuvent avoir nwimporte quelle forme pour constituer la chambre 52 et la chambre de sortie 60. La dimension exacte des particules des constituants du lit fluidisé n'est pas déterm###ante et peut varier entre 3mm jusqu'à 6 mm. Sur la base des essais qui ont été faits pour arriver à une stabilité de lit, pendant la durée de séjour prévue, les particules idéales seraient des sphères ayant approximativement 3 mm de diambtre et une densité caractéristique voisine de deux. Cependant, les produits utilisés, peuvent titre n'importe quelle matière conductrice ayant une excellente stabilité mécanique et chimique. Il est préférable que le lit de particules permette une véritable fluidisation. En l'absence de conditions de fluidisation, comme indiqué ci-dessus, on peut avoir des liaisons et des court-circuits qui diminuent le rendement du courant.Dans un mode de réalisation préférentiel de l'invention, on utilise des boulettes de graphite, cylindriques, d'un diamètre nominal de 3 mm, et d'une longueur de 5 mm avec une densité caractéristique de 2,1. Les boulottes cylindriques augmentent la turbulence du lit fluidisé et ainsi le rendement électrique de l'opération. La figure 4 montre les résultats d'essai destinés à former un lit fluidisé dans un tube ayant un diamètre intérieur de 15 mm, et rempli de constituants possibles pour former un lit. On a fluidisé avec de l'eau à diverses vitesses t la hauteur du lit par rapport à la vitesse a été représentée à la figure 14. On a également effectué une série dressais en utilisant une cellule à parois latérales parallèles et une distance entre les plaques d'électrodes égale à 6 mm, pour déterminer la conductivité des particules de graphite choisies, en fonction de la température du lit fluidisé et, en variante, dans le cas dans lequel il n'y avait pas de fluidisation. On a trouvé que, par exemple, pour un débit d'eau de 5,7 litres par minute et un débit d'air égal à 5,7 dm3 par minute, le lit était dilaté d'une hauteur sans écoulement égale à 39,4 cm Jusqu'à une hauteur de fluidisation complète égale à 80 cm. Il se produit une floculation nonante pour une densité de courant égale à 0,03 ampère par cm et une consommation de puissance égale à 0,82 wh par litre.On a trouvé une consommation de puissance considérablement plus faible pour un lit fluidisé par rapport à la consommation de puissance pour un lit non fluidisé, comme représenté à la figure 13. La figure 12 représente la résistance d'une cellule comportant des boulettes de graphite ajoutées à 225 cm3 d'eau, de façon à illustrer l'augmentation importante de la conductivité, dans le cas du courant alternatif par rapport au courant continu dans un lit fluidisé. les figures 9 à Il représentent les résultats obtenus au cours d'essais effectués dans le dispositif des figures 1 à 8, l'écartement de la plaque correspondant à 12 mm entre les électrodes et le volume du lit correspondant à environ 2/3 du volume réel entre les électrodes. De plus, les parois late rales faisaient un angle de 100 par rapport à la direction verticale. Selon la figure 9 le graphique représente le rendement du dispositif de l'invention par rapport au temps de séjour du liquide en cours de traitement. Le rendement est mesuré en pourcentage par rapport à la transmission de la lu mière mesurée à laide d'un spectrophotomètre pour # = 5500 , l'eau distillée correspondant à 100 %. Ainsi, le rendement ou pourcentage de transmission, mesure la clarté de l'eau traitée, par rapport à l'eau distillée. L'eau traitée dans cet exemple, dont les résultats sont consignés à la figure 9, était un effluent d'une usine à papier ; toutefois, ces résultats correspondent également à d'autres liquides traités.Comme représenté à la figure 9, le temps de séjour optimum diminue de façon linéaire entre environ 9 et 25 secondes. Un temps de séjour plus grand ntaugmente que très peu la transmission de la lumière par rapport au courant nécessai- re. Ainsi, le temps de séjour dans le dispositif selon l'invention se situe de préférence entre 9 et 25 secondes en tout. On trouvera ci-après des résultats d'essai obtenus à l'aide du dispositif de l'invention. Le dispositif de l'invention a été utilisé pour traiter diverses eaux usées, telles qu'une liqueur de lavage de four à coke, de l'eau de source contenant du fer colloSdal et de l'eau de traitement contenant du graphite colloïdal et provenant d'une usine à papier, de l'eau d'une usine de soude, de l'eau contenant des émulsions d'huit les industrielles, du petit lait, des effluents de savon d'extra tion de cuivre, des déchets domestiques, des boues d'usine à papier et divers autres liquides de déchets d'origine industrielle ou domestique.Dans tous les cas, les solides en suspension ont été réduits de façon considérable pendant le temps de séjour préférentiel indiqué ci-dessus. On donnera ci-après des exemples caractéristiques utilisant le procédé de l'invention. Dans chaque exemple, le lit fluidisé a été formé avec des boulottes de graphite ayant une densité d'environ 2,1. EXEMPLE I : Un débit total de 13 à 19 litres par minute d'eau contaminée par du graphite collo#al, et un débit d'air de 42,5 dm3 par minute étaient utilisés dans deus cilules du récipient des figures 1 à 8, pour arriver à une bonne fluidisation, à l'aide de boulettes de graphite cylindrique indiquées ci-dessus dont la densité est de l'ordre de 2,1. On a appliqué un courant total de 30 ampères, une tension de 50 volts alternatifs à une fréquence de 60 Hz, entre les électrodes pour rompre la suspension colloïdale.Les particules solides en suspension ont été réduites de 1285 ppm dans l'eau non traitée à 38 ppm après un passage à travers le dispositif, suivi par un temps de repos d 'environ 2 heures dans un réservoir de décantation non représenté. L'eau dtentrée était à une température de 1,11 à 1,670C. Des températures plus élevées de l'effluent donneraient nécessairement une conductivité plus élevée avec de façon générale, une conductivité de 2 à 3,75 fois celle de lteau à ooc pour de l'eau à 210C, mais dépendant essentiellement de la teneur et de la nature des impuretés. EXEMPLE SI : De la boue de décantation d'une fabrique de papier a été traitée dans un appareil selon l'invention (figures I à 8). La boue a été traitée initialement avec du sulfate d'aluminium, mais contenait des particules solides en suspension, qui, dans des conditions normales, resteraient en suspension pendant plusieurs années. La boue était très visqueuse et la transmis- sion lumineuse était nulle. Les particules solides en suspension correspondaient à 5e4 ffi pondéraux ; hydroxyde d'aluminium était égal à 1,3 % des particules solides. La boue a été diluée dans un rapport de 3/1 avec de l'eau de canalisation. Le débit du dispositif était de 12 litres par minute ; on a appliqué un courant de 60 ampères sous une tension de 60 volts alternatifs entre les électrodes. La boue traitée contenait des solides qui se sont précipités en dix minutes et les forces de suspension étaient totalement rompues. La transmission lumineuse du li quide qui 3v rgeaif la boue traitée après une heure correspondait o à 86,5 fio pourunelongueur d'onde de 4750 A. Les particules solides restantes correspondaient à Il ppm. En résumé, l'invention montre que le courant. appliqué à un lit fluidisé turbulent de particules conductrices, réduit de façon efficace et économique les particules solides en suspension dans de liteau, de façon continue. La turbulence qui est établie, augmente le rendement du courant et contribue à l'effet d'électrostriction en formant une multitude d' élec- trodes bipolaires dans la cellule de façon à rompre les forces de suspension des particules solides. Puis, les particules solides stagglubinent et peuvent ainsi outre facilement enlevées, par décantation, écrémage ou analogue. Contrairement au procédé connu, en utilisant du courant alternatif, les électrodes restent propres et jouent leur rôle, le fonctionnement continu étant essentiellement dû à la formation d'eau oxygénée et à l'effet de frottement mécanique exercé par le lit de particules. L'eau oxygénée contribue également à la décoloration et à la déodorisation de l'eau traitée. Cependant, l'élément le plus important est que le courant alternatif permet un travail en continu sans qu'il soit nécessaire darrdter les opérations et de remplacer une anode détruite ou encore de nettoyer l'anode ; le procédé nentraSne aucun coft supplémentaire pour fonctionner efficacement . 3ien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentés, à partir desquels on pourra prévoir d'autres modes et d'autres formes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de ltinvention. REVENDICATIONS 10) Procédé pour la purification, en continu, de liquides tels que des eaux usées, par agglomération des particules solides de dimension au moins colloTdale, en suspension dans un liquide, procédé caractérisé en ce qu'on utilise une paire ##électrodes métalliques ayant des surfaces en regard, ces électrodes étant très rapprochées l'une de l'autre, on forme un lit fluidisé de particules résistantes, conductrices, entre les surfaces en regard des électrodes, on fait passer le liquide en continu entre les surfaces en regard des électrodes et à travers le lit fluidisé, on applique une tension alternative d'une fréquence comprise entre 0,2 hz et 800 Hz entre les électrodes, on régie la tension alternative en fonction de la distance entre la surface des électrodes et la conductivité du liquide de façon à donner un courant électrique alternatif passant entre les surfaces des électrodes, l'intensité du courant alternatif étant de l'ordre de 0,01 à I ampère par centimètre carré de surface d'électrode, on crée une agitation induite dans le fluide pour créer des turbulences dans le liquide pendant l'écoulement de celui-ci à travers le lit fluidisé, entre les surfaces en regard des électrodes. 20) Procédé, selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on envoie du gaz comprimé, dans le liquide pour l'agiter, et dans le lit pour créer une turbulence correspondant à un nombre de Reynolds au moins égal à 10.000 dans le liquide, pendant que Celui-ci passe dans le lit, entre les surfaces ezl regard des électrodes: 30) Procédé, selon la revendication 1, caractérisé en ce que le métal de l'électrode est choisi dans le groupe formé par l'aluminium, un alliage d'aluminium, le fer, le magnésium ou 40) Procédé, selon la revendication 1, caractérisé en ce que les hydroxydes métalliques se forment sur les surfaces des électrodes sans la présence d'addition de sels dthalogénure dans le liquide. 50) Procédé, selon la revendication 1, caractérisé en ce que les hydroxydes métalliques se forment sur les électrodes sans addition extérieure d 'hydroxydes au liquide passant entre les électrodes. 60) Procédé, selon la revendication 1, caractérisé en ce que les états indiqués sont maintenus de façon que le courant alternatif qui passe entre les électrodes crée de l'eau oxygénée au niveau des électrodes, entraînant la formation dthydroxyde métallique au niveau des électrodes. 70) Procédé, selon la revendication 1, caractérisé en ce que les surfaces en regard des électrodes sont espacées ltune de ltautre d'une distance correspondant sensiblement à 12 mm au début de la mise en oeuvre du procédé. 80) Procédé, selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on maintient un pH compris entre 2 et 9 pendant le passage du liquide entre les électrodes. 90) Procédé, selon la revendication 1, caractérisé en ce que les particules conductrices ont une densité sensiblement égale à 2. 100) Procédé, selon la revendication 9, caractérisé en ce que les particules sont du graphite. ll0) Procédé, selon la revendication 10, caractérisé en ce que les particules ont une forme cylindrique. 120) Appareil pour purifier l'eau, en continu, pour supprimer les particules solides agglomérées en suspension dans l'eau, appareil caractérisé en ce qu'il comprend :-un récipient ayant une paroi avant, une paroi arrière et des parois latérales, ainsi qu'une entrée pour recevoir l'eau à purifier, une sortie pour l'eau et les particules solides agglomérées, les parois latérales du récipient étant situées dans un plan perpendiculaire à l'axe horizontal du récipient, - au moins une paire d'électrodes droites étant placées dans le récipient entre l'entrée et la sortie, les électrodes ayant des surfaces métalliques opposées en regard, constituant avec les parois latérales du récipient une chambre de traitement de l'eau, cette chambre communiquant avec l'entrée et la sortie du récipient, - un moyen étant relié aux électrodes, pour appliquer un courant alternatif d'une fréquence allant de 0,2 à 800 Hz avec une densité de courant comprise entre 0,13 A/cm2 à 1 Â/cm2, - des moyens portés par le dispositif pour amener l'eau à purifier à travers l'entrée dans le récipient, à travers la chambre de traitement, puis vers la sortie du récipient, - un moyen porté par le dispositif pour agiter l'eau à purifier dans la chambre de traitement et maintenir cette eau en turbulence dans la partie de l'eau qui se trouve entre les électrodes ; - un moyen cor- ducteur placé dans la chambre entre les électrodes pour augmenter le champ électrique alternatif entre les électrodes lorsque l'eau à purifier se trouve dans la chambre. 130) Appareil, selon la revendication 12, caractérisé en ce que les parois latérales sont situées dans un plan faisant, par rapport à l'axe vertical du récipient, un angle allant jusqu'à 300 et notamment un angle compris entre 50 et 300, en particulier un angle voisin de 10 . 140) 4pareil, selon la revendication 12, caractérisé en ce que les faces opposées des électrodes sont dans des plans parallèles à l'axe vertical du récipient. 150) Appareil, selon la revendication 12, caractérisé en ce que le moyen assurant ltagitation est formé d'une source de gaz sous pression communiquant avec la chambre pour y injecter le gaz sous pression, ce gaz étant notamment de l'air. 160) Appareil, selon la revendication 12, caractérisé en ce que le moyen conducteur est formé de boulettes de graphite. 170) Appareil, selon la revendication 12, caractérisé en ce que la face des électrodes est constituée par un métal choisi dans le groupe formé par l'aluminium, le fer, l'acier, le magnésium.