L'invention a pour objet un bottier de raccordement de canalisations électriques, destiné à être installé à poste fixe et encastré dans le sol. Dans le domaine de la construction de bâtiments qui comportent une infrastructure en béton, le problème de la mise en place dans le sol des installations électriques s'accompagne d'un certain nombre de servitudes dues principalement au fait qu'avant le coulage du béton, les conduites d'amenée de courant et les emplacements prévus pour les prises et autres appareils de distribution, doivent être repérés et rester facilement accessibles aux installateurs quand l'opération de coulage est terminée. I1 convient notamment que le boîtier prévu pour le raccordement de diverses canalisations de courants ayant des caractéristiques différentes notamment électricité, téléphone et courants faibles, et qui est nécessaire pour le fonctionnement de divers appareils, -soit correctement positionné, se preste au montage des prises, fiches ou bornes de raccordement, et présente une bonne horizontalité par rapport à la surface du sol. On connait déjà des bottiers de branchement en matière isolante qui s1 adaptent dans une douille métallique fixée au préalable dans le sol, et dont le fond comporte des trous de passage pour les canalisations fixes d'alimentation. Un système de cloisonnement intérieur ménage plusieurs compartiments pour des prises ou interrupteurs divers. On connait également le procédé qui consiste à utiliser une simple bofte, pourvue de gaines de jonction étanche des câbles électriques de raccordement et pourvue d'organes de fixation adaptés à fixer la bofte, garnie de ses éléments à ltarmature de la dalle. Quand la bote se trouve encastrée après le coulage du béton on enlève sa face accessible et on accède ainsi aux raccordements intérieurs. Puis on cache ltorifice par une plaque de propreté et de raccordement. Ces dispositifs connus présentent toutefois un certain nombre d'inconvénients. Ils sont relativement coûteux car, dans le premier exemple de réalisation indiqué, ils nécessitent la pose d'une première douille métallique, puis 11 adaptation sur cette douille d'un bottier de branchement et enfin la mise en place d'un eapot pour les prises de courant ou autre. Dans le deuxième exemple de réalisation connue, on évite l'emploi de cette douille métallique en noyant directement la boite dans le béton. Mais on se heurte alors à d'autres difficultés essentiellement dues au fait que le positionnement du bottier dans le béton n'est pas rigoureux quel que soit le soin apporté à sa fixation préalable.Quand l'électricien ouvre le couvercle supérieur pour accéder aux fils de raccordement il constate souvent la mauvaise horizontalité du boîtier et il a alors les plus grandes difficultés à adapter la plaque supérieure qui doit normalement être parfaitement horizontale. L'invention permet d'éviter ces inconvénients et a pour but de mettre à la disposition des installateurs des bottiers de raccordement qui se fixent et se positionnent aisément à l'armature métallique de la dalle avant le coulage du béton, qui sont adaptables aussi bien aux sols comportant seulement une dalle en béton qu'aux sols ayant aussi une chape supérieure, et qui permettent la fixation sans difficulté d'une plaque de propreté ou de raccordement même si le bottier n'est pas correctement orienté, ni tout à fait horizontal, par le fait qutil est conçu pour permettre, après le coulage du béton, le rattrapage en toute direction, des erreurs de positionnement préalables au coulage ou des modifications du positionnement durant le coulage, cette possibilité de rattrapage étant particulièrement intéressante puisqu'elle permet de ne pas prendre trop de précautions et donc de gagner du temps au moment du montage. Suivant l'invention le bottier de raccordement est constitué d'au moins une section de tube de longueur égale à l'épaisseur prévue de la dalle, section obtenue par tronçonnage de tubes standard du genre en matière plastique, munie à sa partie inférieure d'une part d'orifices destinés à recevoir au moins une barre de fixation pour leur accrochage à l'armature de la dalle, et d'autre part d'échancrures permettant d'obtenir, entre le fond du coffrage et le fond du bottier constitué par cette section de tube, une épaisseur minimum de béton compatible avec les règles de sécurité en vigueur.En outre, ce tube est engagé à sa partie supérieure dans une plaquette en bois ou autre matière rabotable, qui est munie d'au moins un orifice à l'intérieur duquel affleure ledit tube la plaquette supérieure a de préférence un profil en queue d'aronde pour que le boîtier soit parfaitement scellé dans le béton et y soit correctement maintenu La plaquette a pour objet de maintenir le tube en position au moment du montage, et dans le cas où il y a plusieurs tubes, de les maintenir et les positionner les uns par rapport aux autres ; elle a pour avantage de pouvoir être rabotée et polie avec la surface du béton pour rattraper les défauts d'horizontalité du bottier, ainsi que de permettre le vissage de la plaque supérieure de propreté. Dautres caractéristiques et d'autres avantages de llinvention appa raîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'un mode particulier non limitatif de réalisation de boitier à double tube, en référence aux dessins annexés qui représentent - Figure t : une vue en perspective du bottier reposant sur le fond du coffrage - Figure 2 : une vue en élévation latérale du bottier représenté à la figure 1 Figure 3 : une vue en coupe suivant la ligne DD' de la figure 2 - Figure 4 : une vue en coupe verticale suivant la ligne CC' de la figure 1, montrant un autre type de bottier utilisé dans le cas d'une chape supérieure - Figure 5 : une vue en coupe suivant la ligne CC' de la figure 2, illustrant la mise en place du bottier interne. La figure 1 montre le fond en bois et une partie des parois latérales qui constituent le coffrage 1 dans lequel sera coulé le béton qui forme une dalle horizontale servant de plancher. Le ferraillage prévu pour "armer" le béton est un treillis de fils métalliques 2 qui s'étend à quelques centimètres audessus du fond. En se référant aux figures 1 à 3, on remarque que le bottier de raccordement dit aussi "botte de sol" se compose de deux éléments tubulaires 3 munis d9un côté d'échancrures 4 destinées à permettre le passage du béton Les deux tubes reposent sur le fond du coffrage. Ils sont munis, à leur partie inférieure, d'orifices permettant le passage d'une barre de fixation 5 grâce à laquelle lten- semble est attaché au ferraillage 2. A leur partie supérieure les deux tubes 3 sont engagés dans une plaquette 6 en bois ou autre matière rabotable jusqu'au niveau d'un méplat annulaire 20, prévu à proximité de la face supérieure de la plaquette de telle manière que la partie supérieure des tubes 3 affleure le niveau du méplat 20. Les tubes sont éventuellement fixés à la plaquette 6 par clouage, collage ou autre. On agrafe à l'intérieur des tubes, juste au-dessus de la barre de fixation 5, un bouchon en matière plastique 7 destiné à empêcher le béton de remonter à l'intérieur des tubes. La partie supérieure des tubes est obturée par un autre bouchon quelconque 8 qui repose sur le méplat 20. Enfin sur le corps du tube, de préférence vers le bas, aboutissent les gaines 15 qui renferment les conducteurs électriques, gaines qui sont engagées dans des orifices appropriés et s'y trouvent maintenues par clipsage ou autre. On a ainsi réalisé une boite de sol dont le montage s'effectue de la manière suivante. A 11 endroit voulu, on fait reposer les tubes 3 sur le fond du coffrage et on fixe la barre 5 au ferraillage par des petits fils de fer. La plaquette 6 se trouve donc sensiblement horizontale et sa face supérieure correspond au niveau supérieur de la dalle, la longueur des tubes 3 étant calculée en conséquence. On coule alors le béton qui noie les tubes 3 et peut aussi, grâce aux échancrures 4 former une petite épaisseur continue de béton sous le bouchon inférieur 7, épaisseur qui sert de couche isolante coupe-feu, comme il est prescrit. La plaquette en bois est également noyée dans le béton, le profil en queue d'aronde qu'elle présente facilitant son maintien dans la dalle.La face supérieure de ia plaquette affleure le béton et se trouve donc en continuité avec la surface due la dalle ; on peut aisément, par rabotage de cette dalle, rectifier le manque d'horizontalité du boîtier, car le bois et le plastique des tubes 3 se prêtent sans difficulté à ce rabotage. L'installateur électricien saura ensuite défoncer les bouchons supérieurs 8 et accédera aussitôt aux fils de raccordement électrique localisés dans le fond des tubes. On verra plus loin comment se fixe, sur cette boite de sol le bottier support des prises de courant ou autre. La figure 4 illustre un autre mode de réalisation de boite de sol prévue pour des dalles munies d'une chape supérieure. On utilise une botte de sol telle que décrite précédemment et l'on fixe une seconde plaquette en bois 9 au-dessus et à quelques centimètres de la première, cette plaquette étant également munie d'orifices circulaires. Par réglage des vis de fixation 10, on positionne en hauteur la plaquette 9 par rapport à la plaquette 6, c'est-à-dire, qu'après le coulage du béton de la dalle, on règle la hauteur et l'horizontalité de la plaquette 9 pour que sa face supérieure soit au niveau prévu pour la chape. On remplace le bouchon 8 par un tampon en matière souple 16 qui, après le coulage de la chape, sera facilement oté et ménagera un orifice cylindrique a'accès aux tubes 3, entre les deux plaques 6 et 9. Chaque tube composant le bottier de raccordement encastré au sol, comme décrit précédemment, est donc rapidement accessible à l'électricien, qui utilise alors un bottier cylindrique il (voir figure 5) dont la partie supérieure présente un rebord annulaire 12. En outre un disque en matière plastique 19 est muni d'un orifice ex centré dans lequel vient s'engager le boftier il qui repose sur lui grâce à son rebord annulaire 12. Le disque 19 lui-mme trouve sa place au niveau de la plaquette 6 en reposant sur le méplat 20, auquel il est fixe ultérieurement par vissage. Ce bottier 11, qui renferme l'interrupteur 17, est destiné à être positionné à l'intérieur du tube 3. Du fait de l'excentrement de l'orifice prévu dans le disque 19, -excentrement e entre les axes du disque 19 et de l'orifice de passage du bottier il (figure 5), -le monteur peut, en faisant tourner le disque 19 positionner latéralement le bottier il pour rattraper éventuellement les erreurs possibles de positionnement des bottes de sol encastrées dans le béton. La figure 5 illustre ce positionnement du boîtier il sur le disque en matière plastique 19, lui -même s'appuyant sur le méplat 20 de la plaquette (6 ou 9) par l'intermédiaire d'une rondelle de caoutchouc 14. Cela impose un prédécoupage précis du revêtement de sol d'après le positionnenent du boîtier 11, et la partie supérieure 12 du boîtier 11 dépasse pas le revêtement de sol 13, mais se trouve à l'affleurement. Une fois positionné le disque 19 est fixé au méplat 20 de la plaquette, par exemple par vissage.Suivant une variante, le re- bord annulaire 12 du boîtier 11 n'affleure pas au niveau du revêtement de sol mais déborde au-dessus de ce revêtement de sol ce qui évite, dans certains cas le prédécoupage précis du revêtement de sol d'après le positionnement du boftier 11. La partie débordante est, après positionnement, fixée à la plaquette (6, 9) par exemple par vissage. Pour le montage, l'électricien tire du fond du tube 3, les fils dont il a besoin ; il les relie aux cosses de raccordement de l'interrupteur prévues sous le bottier 11, puis il positionne le boîtier 11 dans le disque 19, lui-même fixé sur la plaquette bois (6 ou 9). Bien entendu, en cas de non utilisation de la boîte de sol, un couvercle rond 18 muni de revêtement de sol s'appuie sur le rebord interne du bottier il et bouche complètement l'orifice. Ces bottiers 11 sont évidemment utilisables avec l'une ou l'autre des boîtes de sol illustrées aux figures 1 et 4. Hormis les avantages qu'elles présentent pour un raccordement électrique rapide, les boftes de sol suivant l'invention peuvent aussi recevoir des adaptateurs pour le positionnement de cloisons. On peut en effet envisager de placer une cloison verticale au droit d'une boîte de sol. Il suffit alors de remplacer le bottier Il par un boîtier analogue, moins profond et plus solide dans lequel viendrait s'engager et se positionner le piétement d'une cloison verticale, évitant ainsi de percer dans la dalle d'autres orifices pour remplir ce rôles En outre ce bottier résistant comporte des orifices par lesquels on accède aux tubes 3 pour le raccordement de fils aux gaines verticales qui courrent dans cette même cloison verticale. On voit qu'avec ce matériel standard, on peut assurer à la fois le raccordement électrique au sol et la fixation dlune cloison sur la dalle. On a décrit précédemment des modes de réalisation utilisant deux see tions de tube 3. On. peut évidemment, sans sortir du cadre de l'invention utiliser des boîtes de sol à un seul ou à trois, quatre ou davantage, sections de tubes qui sont alors disposés en ligne, en triangle, en carré ou suivant d'autres fi- gures géométriques, tous ces tubes étant cependant raccordés à une même plaquette 6 en matière rabotable. REVEND I CA T IONS 10) - Boîte de raccordement de canalisations électriques, munie de gaines de jonction étanche pour câbles électriques et destinée à être encastrée dans une dalle de sol en béton armé, caractérisée en ce qu'elle comporte au moins une section de tube 3 obtenue par tronçonnage de tubes standard du genre en matière plastique, munie à sa partie inférieure d'un bouchon obturateur 7 et d'une barre 5 pour sa fixation au ferraillage 2 constituant l'armement de la dalle de sol, ledit tube 3 étant en outre engagé à sa partie supé rieure dans un orifice prévu sur une plaquette 6 en bois ou autre matière rabotable de telle manière que la partie supérieure de la plaquette noyée dans le béton, affleure à la surface de la dalle et que son horizontalité soit aisément assurée par rabotage, et en ce qu'il peut recevoir avec une possibilité de réglage latéral un boîtier 11 de plus faible diamètre por tant les bornes ou fiches de raccordement. 20) - Botte de raccordement selon la revendication 1, caractérisée en ce que la section de tube 3 est munie, à sa partie inférieure, d)échancrures 4 qui servent au passage du béton, pour que, lors du coulage de la dalle, il y ait formation d'une couche de béton entre le bouchon obturateur 7 et le fond du coffrage. 30) - Botte de raccordement selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la barre de fixation 5 traverse la partie inférieure du tube 3, sous le bouchon obturateur 7, de manière à être noyée dans la couche inférieure de béton. 40) - Botte de raccordement selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte, dans le cas de dalles munies d'une chape supérieure, une seconde plaquette 9 également munie d'un orifice et fixée par des vis réglables à la plaquette 6 et à une certaine hauteur au-dessus d'elle correspondant à l'épaisseur de la chape, de telle manière qu'après le coulage du béton de la dalle, on puisse régler la hauteur et l'horizontalité de la plaquette 9 pour que sa face supérieure soit au niveau prévu pour la chape. 50) - Bofte de raccordement selon la revendication 4 caractérisée par le fait qu'un tampon en matière souple 16 est enfoncé dans le tube 3 et obture également l'orifice de la plaquette supérieure 6, de manière à ménager un volume cylindrique accessible, au droit du tube 3, qui n'ait pas été rem pli par le béton 60) - Botte de raccordement conforme aux revendications t et 4, caractérisée par le fait que le boîtier cylindrique il s'engage dans un orifice prévu sur un disque 19 sur lequel il repose grâce à un rebord circulaire 12 qui af fleure au niveau du revêtement de sol, le disque 19 lui-meme fixé au me- plat annulaire 20 prévu dans la plaquette (6, 9), et le revêtement de sol 13 autour de l'orifice étant prédécoupé en fonction du positionnement du bottier 11 dans le tube 3 70) - Bote de raccordement conforme à la revendication 6 caractérisé en ce que l'orifice de positionnement du bottier il est excentré dans le disque 19. 80) - Botte de raccordement conforme aux revendications 1 et 4 caractérisée par le fait que le bottier cylindrique 11 est muni d'un rebord annulaire t2 qui déborde au-dessus du revêtement de sol 13 entourant l'orifice de la botte de raccordement 90) - Botte de raccordement conforme aux revendications t et 4 caractérisée en ce que un couvercle rond 18 muni de revêtement de sol s'appuie sur un mé plat prévu à l'intérieur du boîtier Il et bouche complètement l'orifice 100) - Botte de raccordement conforme à la revendication 1, caractérisée en ce que le boîtier il est conçu pour servir d'organe de positionnement du piè tement d'une cloison verticale destinée à être placée sur la dalle au droit de ladite boîte de raccordement et en ce que le boîtier il est muni d'ouvertures pour le passage de fils de raccordement entre la boîte de sol et la cloisons