la présente invention se rapporte à la mise en place de canalisations dans le sol. Le mot "canalisation" doit etre entendu dans un sens général pour désigner des ouvrages pleins ou creux de section en principe constante et dont les dimensions transver- sales peuvent être quelconques. L'invention offre un intérêt partieulier en ce qui eon- cerne les gros diamètres, c'est-à-dire les ouvrages enterrés, collecteurs d'assainissement, ou encore conduites principales d'eau mais, bien entendu, elle peut être appliquée lorsqu'il s'agit de pose de tubes de diamètre plus restreint, tels que, par exemple, les gaines tubulaires, en matière plastique, utilisées par les P et T. On pourra également utiliser l'invention pour mettre on place, dans le sol, des tubes métalliques ou autres, type oléoducs ou pipelines, ou encore des eables, par exemple électriques. le développement des agglomérations, celui, qui en déooule,de la consommation dteau et des fluides divers, l'accorois- sement qui en résulte de la quantité de déchets tels que les eaux usées et, dune manière générale, les nécessités modernes de transport de matériaux liquides, semi-liquidex ou mtme gazeux, entratnent la pose de longueurs de plus en plus importantes de canalisations enterrées, communément intitulées égouts, conduites, oléoducs ou pipelines, tubes, tuyauteries, etc., etc. . La technique habituelle de mise en place de telles canalisations consiste en l'exécution préalable d'une tranchée, etoa- vée par tout moyen, dans le fond de laquelle on met en place la canalisation prévue. L'opération suivante consiste à remblayer la tranchée et à redonner au terrain de surface une apparence aussi voisine que possible de l'apparence originelle. lorsque le terrain rencontré est de cohésion faible ou assez faible, on est tenu de blinder la tranchée jusqu'à comble- ment, afin dten éviter l'effondrement des parois. 3n outre, lorsque le niveau de la nappe phréatique se situe au-dessus du fond de la tranchée, on est obligé de proeéder au pompage des eaux qui s'infiltrent. les blindages et les pompages sont aussi une souree de complications techniques et d'allongement des délais. Il est même fréquent d'avoir à procéder, popr lutter contre l'invasion de la tranchée par l'eau de la nappe phréatique, à un rabattement de nappe provisoire, en général exécuté par pointes filtrantes, ce qui a parfois pour effet, notamment en site urbain, d'entraîner des tassements générateurs de dommages aux immeubles proches. la présente invention a pour objectif essentiel d2élimi- ner les inconvénients rappelés ci-dessus. Â cet effet, après.avoir garni la tranchée de boue ou coulis durcissable, on effectue les travaux nécessaires à la mise en place de la canalisation sous la protection de ladite boue, avant ou après durcissement de celle-ci. De cette manière, on peut s'affranchir, à la fois de la nécessité de blindage - puisque la boue durcissable s'oppose à 1' effondrement des parois - et à celle d'un rabattemeat de nappe ou d'un pompage des eaux infiltrées - puisque la même boue autodurcissable s'oppose elle aussi, par formation d'une orofte, à l'introduction de l'eau extérieure. Ainsi peut-on exécuter très rapidement, au prix d'un minimum de complications techniques, une tranchée de dimension appropriée, sans dommages aux mitoyens, ni difficultés techniques. Selon un mode d'exécution de l'invention, immédiatement après perforation de la tranchée, et avant durcissement de la boue ou du coulis tels que décrits ci-dessus, on noie, au fond de la tranchée, des éléments de dimension appropriée, en général tuba- laires, lesquels, ultérieurement, deviendront le ooIEcteur à cons truire. Un autre avantage de l'invention est que la pression exercée sur le collecteur par le coulis durci est uniforme, ce qui évite, dans le futur, les mouvements et fissurations dudit Gollee- teur. On peut aussi attendre que le coulis durcis sable ait fait prise, puis construire la canalisation dans le coulis durci, les avantages d0 élimination du blindage et du rabattement de nappe restant les mêmes. Ces deux modes de réalisation peuvent autre combinés , par exemple dans le cas de pose de plusieurs canalisations. La description qui va suivre en regard des dessins annexés, donnée. à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre oomrnnt l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent, tant des dessins que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention. la figure I est une coupe transversale schématique montrant deux canalisations -superposées mises en place dans un terrain aquifère auquel on a substitué, sur la section de la tranchée, de la boue ou du coulis durcissablee la figure 2 est une vue schématique en coupe longitudinale illustrant la mise an place et le raccordement de deux éléments de canalisation. la figure 3 est une coupe selon III-III de la figure 2. les figures 4 et 5 sont des vues analogues à la figure 2 mais concernant des variantes. la figure 6 est une coupe longitudinale schématique illustrant la construction directe de la canalisation dans la boue ou coulis qui a remplacé le sol. la figure 7 est une vue analogue à la figure 5 mais relative à une variante comportant la pose préalable dtune armature. La figure 1 représente, en coupe, une tranchée I qui a été creusée dans le terrain naturel 2 et remplie de coulis 3 formant une boue durcissable. Ce coulis est composé d'un mélange d'eau, d'argile ou bentonite, de ciment et d'adjuvants, par exemple. Le toit du coulis est en 4. la nappe phréatique est à un niveau 5, inférieur. La différence de niveau entre 4 et 5 permet de maintenir une surpression par rapport à la nappe phréatique. Quant à la différence de niveau entre 2 et 4, elle permet de reconstituer le terrain d'origine ; en site urbain la chaussée 6. Â l'intérieur du coulis 3, on a noyé un collecteur tubulaire 7, au-dessus duquel on a également noyé un élément rectal gulaire 8. les éléments 7 et 8 peuvent être de dimensions appropriées quelconques, mais, avantageusement, il est préférable de faire en sorte que leurs dimensions permettent les visites par un home. Selon la figure 2, on a déjà creusé la tranchée 1, laquelle est remplie de coulis 3. Au moyen d'un outillage adéquat, mécanique ou autre, on plonge un élément de collecteur 7 dans le coulis non durci, après avoir alourdi cet élément 7 au moyen d'un lest tel que de l'eau 9. Les extrémités de chacun des éléments du eollecteur 7 sont obturées par un masque gonflable 10 qui empêche le lest de s'échapper à l'extérieur, en meme temps que le coulis 3 de pénétrer à l'intérieur de l'élément 7. On procède ensuite à la mise en place de l'élément 7a adjacent en clavetant cet élément 7a sur l'élément 7, au moyen de rainures ou formes appropriées 11. Après la pose de plusieurs éléments de collecteur successifs, et grâce à un puits d'accès préalablement prévu (non repré- senté), on enlève le premier obturateur rencontré et on évacue le lest, puis un homme stintroduit dans le collecteur et atteint le deuxième obturateur 10. Il l'enlève, ce qui lui permet d' accé- der à une portion de coulis 12 introduite entre les deux obturateurs successifs des éléments adjacents 7 et 7. Il détruit cette portion 12, et ainsi de suite jusqu'au prochain puits d'accès. La figure 3 montre, en coupe transversale, le principe de mise en place du collecteur 7 à l'intérieur de la tranchée 1, grâce à des guides 13, lesquels ont le double effet de centrer le collecteur 7 au milieu de la tranchée 1, et, en meme temps, de le placer à la profondeur et à l'inclinaison ou pente voulue. La figure 4 montre une variante d'exécution dans laquelle l'obturateur 10 est remplacé par une plaque 14. Là aussi, le collecteur est rempli d'une eau de lestage 9 entre les deux plaques 14 situées à chacune de ses extrémités. Oes plaques peuvent astre réalisées en toute matière, mais avantageusement en une matière facile à détruire, telle qu'une matière plastique synthétique. La résistance aux efforts, comme pour le cas de l'obtura- teur 10, n'a pas besoin d'être élevée puisqu'il y a équilibre de pression entre l'eau de lestage 9 et le coulis non durci 12. La figure 5 est analogue à la figure 2, mais les deux éléments adjacents 7 et 7a ne sont pas joints. Il s'ensuit un bouchon 12a plus large. Lorsque l'ouvrier a éliminé l'obturateur 10, il atteint le bouchon 12a Il doit alors réaliser un anneau en béton 15 reliant les deux collecteurs 7 et 7a. Il procède ensuite à l'élimination de l'obturateur suivant, etc.. La figure 6 montre eomment on peut procéder à l'exécution dun collecteur de dimensions importantes sans avoir à noyer, au préalable, des tubes pre1fabriqués. Après exécution de la tranchée I remplie de coulis 3, on laisse durcir ledit coulis sans y noyer, au préalable, aucun élément préfabriqué, puis, à partir d'un puits d'accès non repré- senté, on proeède à une perforation longitudinale 16 du type perforation en galerie, laquelle est rendue très aisée du fait de la parfaite homogénéité du terrain rencontré et de la totale absence d'eau. Cette perforation s'exécute sans difficulté au diamètre adéquat. Il suffit ensuite d'exécuter, soit par coffrage, soit par la technique du béton projeté, le revêtement en béton 17, lequel, après nettoyage, constituera le collecteur à construire. La figure 7 montre comment lton peut, en variante de la méthode de la figure 6, noyer, au préalable, une armature métalli- que 18 de diamètre suffisant dans le colis 3, de telle manière que la perforation en galerie 16 puisse se faire à l'abri de cette armature. Le revêtement; en béton 17 peut incorporer ensuite ltarma- ture 18. Il va de soi que les modes de réalisation décrits ne sont que des exemples et qu'il serait possible de les modifier, notamment par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. En particulier, on peut penser à toute méthode du type exécution de pipeline, par mise en place à l'avancement d'un tube souple métallique ou plastique, de diamè- tre approprié, dans une tranchée remplie de ooulis non encore durcit Lorsqu'il s'agit de mettre en place des éléments multitubulaires de diamètre assez faible, par exemple de Soi, par batteries par exemple, de 12 ou plus, on peut également mettre ces tubes souples dans le fond de la tranchée et maintenir ceu ci par tous les moyens extérieurs ou intérieurs adéquats. REVENDICATIONS 1. Procédé de mise en place de canalisations enterrées dans une tranchée creusée dans le sol, caractérisé en ce que lton garnit la tranchée de boue durcissable et que lton effectue les travaux nécessaires à la mise en place de la canalisation, sous la protection de cette boue. 2. Procédé selon la revendication i, caractérisé en ce quc l'on descend des éléments destinés à former la canalisation dans la boue puis on raccorde lesdits éléments entre eux. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les éléments de canalisations sont obturés à leurs extrémités et, le cas échéant, lestés avant leur descente dans la tranchée, les obturateurs, la boue durcie qui les sépare et le lest étant éliminés par la suite. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que les obturateurs sont gonflables. 5. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que les obturateurs sont réalisés en matière relativement facile à détruire. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que le raccordement des éléments effectue directement. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, earactérisé an ce que le raccordement des éléments effectue après durcissement de la boue par réalisation d'éléments de raccord auxiliaire 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que, après durcissement de la boue, on creuse dans cell-ci une galerie dans laquelle on construit au enjoins une canalisation. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé an ce que la canalisation est construite par revêtement de béton sur les parois de la galerie. 10. Procédé selon l'une des revendications 8 ou 9, caracté- risé en ce qu'on noie une armature dans la boue avant de creuser la galerie. 11. Procédé selon la revendication 10, carastérisé an ce que l'on incorpore l'armature à la canalisation. 12. Procédé selon lune quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que lton arrête le remplissage de la tranchée à un niveau supérieur à celui de la nappe phréatique mais infé- rieur à celui du sol de façon à ménager, au-dessus de la boue durcie, un espace destiné à la reconstitution du terrain. 13. le produit industriel nouveau que constitue une eanalisa- tion installée dans le sol dans une tranchée garnie de boue durcie, notamment selon le procédé de l'une quelconque des revendications i à 12.