La construction des escaliers est actuellement de deux espèces différen tes. La première de construction traditionnelle en bois, béton ou autre matériau mis en oeuvre entièrement sur le chantier par charpente, coffrages, etc.. La deuxième, la construction préfabriquée par laquelle, dans des réservations préalablement ménagées ou en meme temps que l'édification du b timent lui- meme, sont mises en place des parties de volées ou volées entières en bois, métal, béton, etc... le but recherché dans la prefabrication est avant tout économie de main oeuvre et, dans bien des cas, la réalisation en usine des finitions. Mais le développement de la construction préfabriquée est limité et ce pour plusieurs raisons - la préfabrication complète de toute une volée d'escalier entraine Putilisa tion de pièces encombrantes dont l'emploi est limité aux escaliers de petite largeur et aux programmes importants mettant en oeuvre des moyens lourds de manuttrition. - les types d'escalier existants ne donnent pas entière satisfaction en ce qui concerne la sécurité c ontre les risques de panique et d'incendie. - les économies obtenues par l'incorporation des revetements sort souvent rendues illusoires par des détériorations en cours de manipulation et de toutes façons limitent l'emploi desdits escaliers à des constructions ordinaires Pour palier à ces inconvénients, il a été conçu un procédé de construction d'escalier dont 11 ossature se compose de deux types diéléments, les uns incorporés à la structure du bâtiment desservi, les autres associes aux premiers et destinés à donner sa forme à la volée. Selon une variante du procédé, le positionnement des deux types d'éléments les uns parrapport aux autres, et entre eux, permet de desservir des étages de hauteur variable. Selon une autre variante, les mêmes éléments du deuxiMe type permettent de donner forme à des escaliers de diverses largeurs. Selon un mode de réalisation, la mise en oeuvre échelonnée dans le temps des deux types d'éléments permet d'englober la construction de Pesca lier dans les diverses phases d'exécution du reste du bâtiment. La compréhension de l'invention sera facilitée par la lecture de la description suivante, faite à titre d'exemple non limitatif, ainsi qu'aux planches annexées, sur lesquelles : - la fig. 1 est une vue en plan dune volée d'escalier dont les éléments de forme sont découpés en huit parties, palier inclus - la fig.2 représente une coupe verticale le long du noyau de cet escalier dont les huit parties sont placées en position "hauteur minimale" - la fig. 3 représente la coupe du meme escalier dans la position "hauteur maximale " n est à noter que ces planches traitent du cas d'un escalier en béton armé à paillasse, ce qui ntest qu'un exemple non limitatif.L'invention s'applique aux escaliers à paillasses, à limons, suspendus, etc.. qu'ils soient réalisés en bois, métal, plastique, béton ou par combinaison de plusieurs de ces matériaux. Si nous étudions la fig. 1, nous voyons que les divers éléments supportant la volée numérotés de 1 à 7 et le palier 8 sont soit en partie superposés (1.2.3. et 5. 6. 7. 8. ) soit seulement Juxtaposés (3.4. 5. ) mais, avant que la volée proprement dite ne soit exécutée, désolidarisés les uns des autres. Ces éléments, dits "de forme", sont mis en place en même temps que le noyau central 9 auquel ils sont liés. Dans le cas du béton armé, les pièces préfabriquées 1 à 7 et meme le palier 8 peuvent btre prévues munies d'un ferraillage classique et d'aciers en attente 10 qui assurent la liaison avec le voile vertical ll y a lieu de noter que l'ensemble des éléments 1 à 8, pièces palières comprises, peuvent e"tre de lugeur inférieure à la dimension intérieure 11 de la cage. n est aisé de disposer une partie de marches et revêtements en porte à faux dans des parties 12 qui sont hors des zones de foulée. Et ceci comporte de grands avantages " tout d'sabord de permettre de travailler librement sur toute la hauteur de la face intérieure de la cage si la différence de largeur est suffisante, - ensuite de permettre la construction avec les mêmes éléments de "forme" d'escaliers de diverses largeurs Sur la fig. 1, par exemple, les éléments représentés à lNéchelle de 4cm par mètre ont mètre 20 de large, alors que la distance entre murs est de lmètre, 50 : on peut ainsi réaliser avec les mêmes éléments un escalier satisfaisant aux normes d'habitation (largeur lm, 20) ou un escalier de deux unités de pavage selon la réglementation Etablissements Recevant du Public (entre murs 1, 40) ou un escalier de trois unités de passage pour les tablie- ments scolaires (entre murs 1, 50) Sur la fig.2, nous avons représenté les pièces 1 b 8 en coupe verticale le long du voile central. Celui-ci, dans le cas de béton armé, est coffré et coulé sur place. ll faut évidemment que la mise en place de pièces et éléments précités ne présentent pas de sujetions de coffrage importante. C'est pourquoi à chaque élément précédent a été associée une plaque 13 qui s'incorpore au coffrage. En ce qui concerne la première demi-volée par exemple, le coffrage est constitué de panneaux tout à fait classique sur la face opposée et les deux retours, et de deux éléments triangulaires 14 qui viennent se superposer aux plaques précédentes réalisant ainsi l'intégralité du coffrage. le voile peut être coffré de façon tout aussi simple qu'ail poteau classi- que et y sont incorporés simultanément les éléments de "forme" essentiels 3 la mise en place ultérieure de la volée. Mais dans la pratique, ce n'est pas toujour aussi simple; la fig. 3 en est une Wustration. La hauteur d'étage que doit desservir l'escalier ne correspond pas à la somme des hauteurs des éléments préfabriqués dont on dispose. La fig.2 correspond à un cas idéal. Dans la patique, les éléments de "forme", en général préfabriqués, ont été prévus pour desservir un bâtiment de hauteur d'étage minimale type qui se trouve être très inférieure b celle du btiment b construire Cette différence peut entre de plusieurs dizaines de centimètres. Il n'est pas question de la compenser sur un escalier à volée préfabriquée classique en une seule ou deux parties ; et il y a lieu alors d'en faire un autre modèle, ce qui est à la foi contraignant et onéreux. lie procédé selon l'invention permet de pallier à cet inconvénient. Sur la fig. 3 est illustrée une coupe d'escalier constituée des mimes éléments que celui de la fig.k, mai dans lequel les éléments de forme ont subi les uns par rapport auz autres des translations verticales, 15. 16 et 17 15 correspondant à la translation d'un élément de 1 hauteur de marche, 16de2, 17de3. Le positionnement vertical des marches est obtenu par recharges variables 17 tout au long des éléments de forme. On ne peut évidemment Jouer exagérément sur la hauteur de marche. Néanmoins, les formules donnant les limites entre lesquelles il y a lieu de se tenir pour conserver une bonne foulée laissent tout de même une latitude appréciable. L'une d'entre elles étant 0,64 > 2 H + G 0, 60 cm G étant le giron et H la hauteur de marche Ceci donne, pour un giron fixé, une variation possible de hauteur de marches de 2 cm et qui, dans le cas de la fig. 3, permet d'augmenter la hauteur d'étage de 42 cm par rapport à la fig.2 On voit dès lors qu'un escalier selon Invention prévu pour desservir des hauteurs d'étau de 2, 60m, peut être utilisé jusqu'à 3m environ. C'est extrêmement intéressant, et l'on peut dire qutavec deux ou trois modèles d'escaliers selon l'invention on peut couvrir Ensemble des hauteur d'étage usuelles. Car on ne peut contraindre les concepteurs à des hauteurs d'étage standardisées tandis qu'ont peut au contraire les habituer, comme ce fut le cas pour les ascenseurs, à des cages d'escalier types : l'avenir est dans cette voie. D'autant que notre souci, en mettant au point ce procédé, est d'intégrer beaucoup plus qu'elle ne l'est auJourd'hui, la construction de l'escalier au restant du estiment. Actuellement, et comme nous l'avons dit de deux choses Punie, ou l'escalier est tracé et construit sur le gros-oeuvre et après-coup, ou il est intégralement préfabriqué et ses finitions sont en avance sur ces des élément voisins, avec tous les inconvénients que cella comporte (détérioration,jeu,etc) le procédé de construction d'escalier selon l'invention permet sa mise en place simultanément avec le restant de la construction. Dans le cas du béton par exemple, les éléments de structure et de forme sont tout naturelle~ ment coulés en même temps que les éléments porteurs verticaux, murs, voiles et poteaux, la pose des marches steffectuant en mime temps que les revitements de sol. Dans le cas dJune construction mixte bétonbacier, autre exemple où l'on associe une volée acier b un noyau béton, le noyau dans lequel sont incorporés ou non des attaches, est coulé en meme temps que les autres voiles, les éléments de forme (consoles acier) sont disposés par le serrurier en merle temps que d'autres parties de son lot (fermetures, main-courantes, gardecorps, etc..) et, enfin, les marches sont encore réalisées comme les autres revetements de sol. Nous estimons que, par sa souplesse de mise en oeuvre, escalier selon ltinvention permettra de faire un nouveau pas dans le sens dlune meilleure rationalisation de tout ce qui touche au bâtiment - REVENDICATIONS. 1) Procédé de construction d'escalier caractérisé en ce que son ossature se compose de deux types d'éléments, les uns incorporés à la structure du bâtiment desservi, les autres associés aux premiers, et destinés à donner sa forme à la volée 2) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le positionnement des deux types d'éléments les uns par rapport aux autres et entre eux permet de desservir des bâtiments de hauteur d'étage variable 3) Procédé selon la revendication 1 caractérise en ce que les mimes éléments du deuxième type permettent de donner forme à des escaliers de diverses largeurs 4) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1.2.3. caractérisé en que les taches correspondant b la mise en oeuvre des deux types d'éléments s'incorporent aux phases d'esdoutLon du reste du bâtiment