On sait qu'on désigne généralement sous le terme de mobilier urbain" des ensembles divers destinés à satisfaire les besoins de l'espace collectif en étant laissés à la libre disposition des usagers. Il peut stagir en fait d'abris pour l'attente des véhicules de transports en commun, pour le rangement de cycles ou pour la protection de marchés ouverts, de cabines téléphoniques, de kiosques, de structures d'accueil, de petits édifices formant toilettes, de supports de publicité ou d'affichage, de poteaux ou panneaux d'information ou de signalisation, de lampadaires pour l'éclairage public, de rambardes ou palissades, de corbeilles à papier, de bottes à lettres, de matériel d'aire de jeux, de bancs, etc..., la liste qui précède n'étant nullement exhaustive. La présente invention a plus spécialement pour objets des éléments modulaires propres à être utilisés pour l'obtention d'ensembles de mobilier urbain ou similaires, plus particulièrement destinés aux zones rurales et permettant la réalisation, à l'aide d'une structure uniforme, de constructions homogenes aux caractéristiques fonctionnelles et esthétiques particulièrement accentuées. Les éléments modulaires suivant la présente invention sont principalement remarquables en ce qu'ils comprennent au moins un socle pourvu d'une semelle d'appui sur le sol et d'une partie verticale établie à une section polygonale, deux angles consécutifs étant séparés par une ailette radiale, des potelets en nombre égal à celui des côtés de la partie verticale du socle, chacun desdits potelets étant entaillé pour s'appliquer contre un angle du profil polygonal de celle-ci et étant relié par des boulons aux ailettes précitées, et au moins une poutre à section rectangulaire allongée dont les deux petits côtés sont creusés d'une rainure longitudinale. Ces éléments modulaires de base, utilisés en un nombre qui varie évidemment en fonction de la complexité des ensembles à réaliser et qui sont combinés à des éléments particuliers tels que des panneaux translucides ou opaques, des platelages, des matériaux de couverture, etc..., constituent une structure de support qui permet finalement l'obtention de tous les ensembles désirés. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une vue en perspective montrant à l'état séparé les éléments modulaires suivant l'invention, préalablement à leur assemblage. Fig. 2 reproduit fig. 1 après assemblage. Fig. 3 et 4 sont des coupes schématiques suivant les plans horizontaux indiqués en III-III, respectivement IV-IV (fig. 2). Fig. 5 et 6 montrent à titre d'exemples deux types de constructions susceptibles d'être obtenus à l'aide des éléments suivant l'invention. Comme indiqué au début des présentes, ces éléments comprennent en premier lieu des socles 1 (fig. 1) constitués par l'assemblage d'une semelle 2 et d'une partie verticale 3. La semelle 1, avantageusement réalisée en acier inoxydable, présente un profil polygonal, préférablement carré comme montré ; elle est percée en 4 au niveau de chacun de ses angles, de façon à permettre son ancrage dans un massif de béton ou similaire. La partie verticale 2, elle-même avantageusement réalisée en acier inoxydable, est assemblée par sa base à la semelle 2 ; cette partie verticale comporte en section transversale un profil polygonal, carré dans l'exemple de réalisation considéré. Chacun des côtés de ce profil est solidaire d'une ailette verticale 5 tournée vers l'extérieur chaque ailette 5 est percée d'une série de perforations 6 superposées. A chaque socle 1 sont associés des potelets 7 en nombre égal à celui des côtés de la partie verticale 3, à savoir donc quatre dans l'exemple envisagé. Ces potelets sont préférablement réalisés en bois et présentent une section transversale substantiellement carrée ; l'un des angles de leur profil est entaillé, comme montré en 8. On notera que chaque potelet 7 est doté de deux séries de perforations traversantes 9, orientées à angle droit les unes par rapport aux autres. Les éléments modulaires suivant l'invention comprennent encore un certain nombre de poutres en bois 10, présentant en section un profil rectangulaire allongé. Chacun des petits côtés de chaque poutre, destinés se trouver orientés horizontalement, est creusé d'une rainure longitudinale 11. Fig. 2 illustre le montage des éléments modulaires sus-mentionnés. Le socle 1 prend appui sur le sol par sa semelle 2 tandis que contre chacun des angles de la partie vericale 3 vient s'appliquer l'entaille 8 d'un potelet 7 correspondant, comme illustré en fig. 3. L'assemblage solide de ces éléments est opéré à l'aide de boulons ou tirants 12 introduits à travers les perforations 9 des potelets et celles 6 des ailettes 5. L'on obtient de la sorte un pilier résistant et stable et l'on notera que l'espacement réciproque des potelets 7 est égal, a un tres léger jeu près, à ltépaisseur des poutres 10, de telle sorte que celles-ci sont susceptibles d'être engagées entre lesdits potelets qui assurent leur maintien latéral, à la manière illustrée en fig. 4.La fixation en place des poutres 10 est assurée au moyen de tirants 13 qui traversent les perforations 9 des potelets et des trous correspondants ménagés à la demande dans lesdites poutres. Bien entendu les poutres 10, orientées parallèlement ou perpendiculairement les unes par rapport aux autres, sont propres à être fixées à une hauteur quelconque sur les potelets 7. En fig. 2 l'on a supposé que la construction comprenait deux poutres inférieures 10, prenant appui contre le sommet de la partie verticale 3 d'un socle 1, mais cette disposition n'est évidemment pas obligatoire ; dans l'exemple envisagé l'on a également supposé que la partie centrale de chaque poutre 10 était entaillée en 14 (fig. 1) de façon à ce que les deux poutres puissent se croiser au même niveau. Les rainures 11 des poutres 10 sont destinées à recevoir le bord libre de panneaux de fermeture 15, en matière translucide, transparente ou opaque. Dans d'autre cas la rainure inférieure 11 d'une poutre 10 peut former point de fixation pour un appareil d'éclairage tel que celui représenté en 16 en fig. 1 et 2. Dans les deux rainures 11 d'une même poutre l'on peut engager les bords longitudinaux repliés d'une plaque métallique 17 portant une mention dtinformation ou de signalisation. En variante encore, l'un des grands côtés verticaux de l'une des poutres 10 est susceptible de former support pour une botte à lettres 18 ou pour une corbeille à papier. Fig. 5 et 6 montrent deux exemples de constructions parmi une foule d'autres susceptibles d'être obtenues moyennant emploi des éléments modulaires suivant l'invention. En fig. 5 l'on a affaire à un poteau de signalisation comportant un pilier constitué par un socle 1 et quatre potelets 7, le sommet dudit pilier étant équipé de deux poutres croisées 10 dont chacune supporte une plaque signalisatrice 17 ; l'on observera que les potelets 7 sont raidis par deux entretoises superposées 19 établies à un profil cruciforme. En fig. 6 l'on a supposé que le pilier formé par le socle 1 et les potelets 7 supportait trois paires de poutres croisées- 10 reliées les unes aux autres par des panneaux 15 d'isolation phonique. Les deux poutres médianes sont équipées de quatre postes téléphoniques 20, tandis que les deux poutres supérieures reçoivent une couverture 21. L'on obtient de la sorte une cabine téléphonique qui s'harmonise avec les autres ensembles de mobilier urbain construits à l'aide des éléments modulaires suivant l'invention. L'on pourrait évidemment multiplier les exemples de réalisation, les éléments modulaires se prêtant à la contruction de tous les ensembles de mobilier urbain susceptibles d'être imaginés. Leur montage ne nécessite aucune main d'oeuvre spécialisée, ce qui abaisse de manière sensible le prix de revient desdits ensembles. I1 doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Eléments modulaires pour la réalisation de mobilier urbain et ensembles similaires, caractérisés en ce qu'ils comprennent au moins un socle pourvu d'une semelle d'appui sur le sol et d'une partie verticale établie à une section polygonale, deux angles consécutifs étant séparés par une ailette radiale, des potelets en nombre égal à celui des côtés de la partie verticale du socle, chacun desdits potelets étant entaillé pour s'appliquer contre un angle du profil polygonal de celle-ci et étant relié par des boulons aux ailettes précitées, et au moins une poutre à section rectangulaire allongée dont les deux petits côtés sont creusés d'une rainure longitudinale. 2. Eléments modulaires suivant la revendication 1, caractérisés en ce que la semelle d'appui du socle comporte des perforations pour assurer son ancrage dans le sol. 3. Elements modulaires suivant l'une quelconque des revendications 1 à 2, caractérisés en ce que les potelets et les ailettes du socle sont percés d'une série de perforations superposées pour le passage de boulons ou tirants d'assemblage. 4. Eléments modulaires suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisés en ce que les poutres sont établies à une épaisseur qui correspond, à un très léger jeu près, à 11 espacement de deux potelets opposés. 5. Eléments modulaires suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisés en ce qu'ils comprennent en outre des entretoises profilées pour s'engager entre les potelets afin d'améliorer le raidissement de ceux-ci entre deux poutres superposées.