La présente invention est relative à la spectroscopie de fluorescence atomique, technique d'analyse offrant de nombreux avantages dans l'analyse spectrale des atomes par rapport aux techniques utilisant les spectres d'émission et d'absorption atomiques. 5 Un appareil de spectroscopie de fluorescence atomique comprend en général une source de lumière émettant des raies spectrales, une flamme, un monochromateur, et un système électronique à un seul canal. On peut utiliser cet appareil pour analyser un seul élément contenu dans un échantillon, ou bien plusieurs élé-10 ments contenus dans le même échantillon par analyse successive desdits éléments. Dans ce dernier cas, un procédé classique consiste à adapter une première lampe émettant la raie de résonance correspondant à un premier élément, à régler le monochromateur sur la longueur d'onde appropriée, à introduire l'échantillon dans le ré-15 servoir d'atomes, à détecter, mesurer et enregistrer le signal de fluorescence provenant dudit premier élément, puis à modifier le réglage de la lampe et de la longueur d'onde, à détecter, mesurer et enregistrer le signal provenant du second élément, etc... Il est possible d'utiliser divers dispositifs pour faci-20 liter ces opérations ; ainsi, par exemple, on peut utiliser des lampes complexes ou des sources de lumière continue, ce qui évite d'avoir à changer les lampes, on peut monter des lampes simples sur une tourelle rotative, et on peut remplacer le monochromateur par des filtres optiques que l'on peut changer rapidement. Néan-25 moins, ces procédés comprennent fondamentalement les opérations suivantes : le réglage de l'instrument correspondant au premier élément, l'analyse de ce premier élément, au moins une opération mécanique, l'analyse du second élément, etc... Il est difficile de rendre ces procédés automatiques et il est évident qu'ils sont 30 de moins en moins efficaces au fur et à mesure qu'augmente le nombre d'éléments à analyser par échantillon. La présente invention exploite le rayonnement de fluorescence atomique, aont les propriétés permettent de simplifier l'ensemble des instruments nécessaires pour analyser plusieurs éléments. 35 On peut énoncer les avantages de la spectroscopie de fluorescence atomique comme suit : a) grande sensibilité par rapport aux procédés d'analyse d'un grana nombre d'éléments utilisant les spectres d'émission et d'absorption ; . 40 b) aux faibles concentrations, l'intensité du rayonnement BA0 °*>o,nal7 69 17055 2 2009399 fluorescent est proportionnelle au nombre d'atomes se trouvant dans l'état fondamental. Elle est donc beaucoup moins sensible aux variations de température de ces atomes que dans les techniques d'émission par excitation thermique utilisées pour des spectres 5 d'émission d'arc et d'étincelle et des spectres d'émission atomiques ; c) on peut moduler la source de lumière et mesurer le rayonnement fluorescent en utilisant un système de détection à courant alternatif. Cela réduit les perturbations apportées au 10 processus de mesure par le rayonnement émanant d'espèces atomiques contenues dans le réservoir d'atomes ; d) la spectroscopie de fluorescence atomique donne des courbes d'étalonnage linéaires sur une gamme étendue de concentrations ; 15 e) les spectres de fluorescence résultent du rayonnement de résonance absorbé et sont par suite simples ; f) on peut régler l'amplitude du signal de sortie en faisant varier l'intensité du rayonnement d'excitation. L'invention a principalement pour objet un appareil per-20 fectionné destiné à l'analyse simultanée d'un ensemble d'éléments s'appuyant sur la technique de la spectroscopie de fluorescence atomique et permettant d'analyser simultanément plusieurs éléments en n'utilisant qu'un seul système de détection, l'analyse simultanée d'un ensemble d'éléments désignant l'analyse de plusieurs élé-25 ments contenus dans un échantillon en une seule opération, sans effectuer de modifications dans l'instrument pendant l'analyse d'un échantillon quelconque. L'invention a également pour objet un appareil pouvant être réglé initialement pour l'analyse du nombre requis d'éléments 30 de l'échantillon, et évitant la nécessité de modifier 11 instrument ou d'effectuer des opérations mécaniques entre les déterminations successives des éléments contenus dans l'un quelconque des échantillons. Cela est efficace et facilite grandement l'analyse automatique . 3ô L'invention a encore pour objet un appareil pouvant être utilisé avec des sources émettant des impulsions lumineuses et permettant l'exploitation intégrale des intensités élevées des impulsions lumineuses ainsi produites pour améliorer la sensibilité de l'analyse. 40 L'invention a encore pour objet un appareil extrêmement BAD ORlGiNAL 69 17055 3 2009399 bon marché par rapport à n'importe quel instrument concevable utilisant l'émission ou l'absorption et pouvant effectuer l'analyse simultanée d'un ensemble d'éléments telle qu'on l'a définie ci-dessus. 5 L'invention a encore pour objet un appareil dans lequel il ne peut pas se produire d'interférence spectrale résultant du rayonnement fluorescent émanant d'autres espèces d'atomes. Il n'est pas nécessaire que l'appareil comporte des systèmes optiques pour séparer le rayonnement fluorescent émanant de différentes espèces 10 d'atomes. On excite le rayonnement fluorescent de chaque espèce atomique tour à tour à l'aide de sources de lumière émettant des raies appropriées et ainsi la décomposition du rayonnement fluorescent est automatique. L'invention a encore pour objet un instrument permettant 15 d'utiliser efficacement des étalons internes. L'invention a encore pour objet un appareil pouvant être réglé de façon permanente pour l'analyse d'un assez grand nombre d'éléments et permettant de sélectionner très rapidement des combinaisons de certains de ces éléments à des fins d'analyse. 20 La description qui va suivre en regard du dessin anne xé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui res-sortent tant du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention. 25 La figure la met en évidence le principe de l'éclairage d'un réservoir d'atomes à l'aide de plusieurs sources de lumière tour à tour, les dispositifs de filtrage étant placés sur une roue ; la figure lb^ montre la roue de la figure la, vue de 30 11 avant ; les figures 2a^ à 2d mettent en évidence différents procédés de séparation des signaux électriques provenant des impulsions de rayonnement fluorescent ; la figure 3 représente schématiquement un appareil faci-35 litant la substitution rapide des éléments à analyser. Un appareil conforme à l'invention comprend un dispositif destiné à produire des atomes des éléments intéressants, que l'on appellera dans ce qui suit le réservoir d'atomes 1 et qui est en général un système à flamme à vaporisateur pneumatique. Une sé-40 rie de sources lumineuses Lu l2, L3, etc... sont disposées de B*0 original 4 69 17055 4 2009399 façon à permettre l'éclairage du réservoir d'atomes 1 sans éclairer directement un dispositif photoélectrique 2, servant à mesurer le rayonnement. Grâce à un dispositif de commutation 3, les sources lumineuses , L^, L^ éclairent l'une après l'autre le réser-5 voir d'atomes 1. Des dispositif de filtrage placés entre le réservoir d'atomes 1 et le dispositif photoélectrique 2 empêchent les radiations indésirables éventuelles émanant du réservoir d'atomes 1 et d'autres sources d'atteindre le dispositif photoélectrique 2. Il est préférable d'utiliser à cet effet des filtres op-10 tiques , F^» F3, etc... Lorsqu'on analyse un ensemble de plusieurs éléments, on doit mesurer les intensités du rayonnement fluorescent à un certain nombre de longueurs d'onde différentes et on doit utiliser un certain nombre de filtres optiques différents transmettant chacun yn rayonnement d'une certaine longueur 15 d'onde. L'appareil de l'invention comprend aussi un système opti-co-électrique capable de détecter les impulsions de rayonnement fluorescent émanant du réservoir d'atomes 1 et de les transformer en une série de signaux électriques. Le système électrique doit 20 aussi séparer ces signaux. Ainsi, tous les signaux provenant du rayonnement fluorescent émis par la lampe L^ doivent être séparés des signaux provenant des lampes L^ et L^ et leurs amplitudes respectives doivent être mesurées. Il est improbable qu'une impulsion de rayonnement émise par L^ contienne une quantité d'information 25 suffisante pour fournir une mesure précise de la concentration d'une espèce d'atomes présente dans le réservoir d'atomes 1. L'appareil devra donc permettre de mettre en oeuvre une méthode d'obtention d'une valeur moyenne prise sur un certain nombre de ces signaux ; on pourrait par exemple séparer tous les signaux de 30 type S.| des autres signaux et les transmettre à un circuit d'intégration. Les signaux des autres types S2 et seront traités de façon semblable. Les sources lumineuses que comporte l'appareil selon l'invention ont pour but d'exciter le rayonnement fluorescent éma-35 nant des atomes contenus dans le réseryoir d'atomes. Chaque source émet un rayonnement atomique caractéristique d'un certain élément, et si cet élément est présent sous forme atomique dans le réservoir d'atomes, il absorbera une partie de ce rayonnement qu'il réémettra sous forme de rayonnement fluorescent. Si des sources 40 lumineuses émettant un rayonnement caractéristique de plus d'un Bad OPINAI 69 17055 5 2009399 élément éclairent simultanément le réservoir d'atomes 1, il peut se produire un rayonnement fluorescent émanant de plus d'une espèce atomique, et il peut être difficile pour le système optico-électrique de séparer efficacement les rayonnements émanant de ces 5 diverses sources. Il est donc souhaitable de ne laisser qu'une source à la fois éclairer la flamme. On peut y arriver par différentes méthodes ; par exemple un miroir tournant peut diriger sur la flamme la- lumière émanant de chacune des sources tour à tour. Ou bien encore, on peut disposer les sources lumineuses autour d'une 10 roue rotative comportant un trou ou une fente, ce qui permet à chacune des sources lumineuses d'éclairer la flamme tour à tour. Dans le mode de réalisation de l'invention que l'on va maintenant décrire (voir figure 1), les sources lumineuses L^, L2, etc... sont disposées en n'importe quelle position adéquate leur 15 permettant d'éclairer le réservoir d'atomes 1. La seule restriction consiste en ce que la lumière émanant de ces sources n'éclaire pas le dispositif photoélectrique 2 servant à détecter le rayonnement fluorescent. Une roue 4 est disposée en face du dispositif photoélectrique et des filtres optiques F^, F2, etc... capables de 20 transmettre respectivement le rayonnement fluorescent émanant des sources lumineuses L^, L2, etc... sont montées sur la roue. On fait tourner la roue continuellement. Quand le filtre F^ est en face du dispositif photoélectrique, la source lumineuse L^ est mise en circuit, émet une courte impulsion de rayonnement, puis est 25 mise hors circuit. Les sources L2, L^, etc..., émettent une impulsion chacune à leur tour quand les filtres appropriés se trouvent en face du dispositif photoélectrique. Quand le filtre F^ revient' en face du dispositif photoélectrique, la source L^ émet de nouveau une impulsion, après être restée relativement longtemps inactive 30 entre les impulsions. La roue rotative actionne un autre dispositif qui engendre une impulsion électrique lorsque chacun des filtres parvient à une position située en face du dispositif photoélectrique 2. Ce dispositif peut comprendre, par exemple, une petite source lumineu-35 se 5 envoyant à travers de petits trous 6 ménagés dans la roue 4 de la lumière à une photodiode 7 aux moments appropriés du mouvement de la roue. Les impulsions électriques qui en résultent parviennent à un dispositif de commutation 3 où elles sont conformées en impulsions de durée appropriée et transmises à une source d'ali-40 mentation des.lampes 8. Ces impulsions permettent aux sources lumi- bad original 69 17055 6 2009399 lieuses I1, I2> d'éclairer tour à tour de façon répétée le réservoir d'atonies 1, Un oscillateur 9 produit un signal à onde carrée de fréquence déterminée qui est utilisé ■ pour moduler les sources de lumière. On effectue l'analyse en éclairant le réservoir d'atomes avec chacune des sources lumineuses , Lg, Lgj L^, etc.»; tour à tour» On obtient ainsi une série de signaux dont chacun est lié à la concentration d'un certain élément dans le réservoir d'atomes» Il est improbable qu'un seul signal de ce type émanant d'un élément particulier donne une information suffisamment précise sur cette concentration. Le procédé usuel consistera à séparer les signaux en groupes, chacun des groupes comprenant des signaux d'un élément. On additionnera alors un nombre suffisant de signaux individuels pour obtenir une mesure précise de la concentration de chaque élément. On peut parfaire l'analyse quantitative en comparant les signaux intégrés ainsi obtenus avec ceux que l'on obtient à partir d'échantillons de composition connue. En variante,on peut utiliser des étalons internes» Le processus d'excitation est répété plusieur^ois à un rythme rapide, ce qui permet d'utiliser efficacement des étalons internes. Ainsi 1'élément/pouvant être un élément normalement absent de l'échantillon, on pourrait ajouter une quantité étalon de cet élément I à tous les échantillons et mesurer les signaux provenant des éléments II, III, etc... par rapport à ceux qui proviennent de l'élément I. Ce procédé compensera les erreurs dues, par exemple, à des variations des conditions de flamme» Cette méthode de fonctionnement des lampes procure les avantages suivants : a) elle permet d'obtenir le but désiré, consistant à éclairer le réservoir d'atones avec chacune des lampes tour à tour; b) les sources lumineuses ne rayonnent pas à des moments où ce n'est pas nécessaire» Cela prolonge la durée de vie des lampes; - c) si on fait fonctionner certains types de sources lumineuses, par exemple des lampes à cathode creuse, eh régime d'impulsions courtes, avec des périodes de repos relativement longues entre les impulsions, on peut les faire fonctionner eA0 ORIGINAL 69 17055 7 2009399 avec des intensités lumineuses nettement plus élevées pendant la durée de chacune des impulsions» Cela offre de grands avantages dans la spectroscopie de fluorescence atomique, car plus l'intensité lumineuse est élevée, - - - ^ „ _ _ _ _ _ _ 5 - - -.-plus l'intensité du rayonnement fluorescent est élevée, et par suite meilleures sont la précision, la sensibilité et les limites de détection „ On peut produire cette intensité plus élevée parce que la quantité de lumière émise par une lampe augmente avec l'énergie dissipée dans la lampe. Lorsque des sources 0 lumineuses fonctionnent, de façon classique, continuellement, la quantité d'énergie pouvant être dissipée dans la lampe est limitée par des facteurs physiques, par exemple avec une lampe à cathode creuse, la cathode s'échauffe et le métal>qui la constitue s'évapore rapidement, ce qui raccourcit la durée de la vie de la lampe» 15 Le fonctionnement en impulsions permet d'utiliser des énergies d'impulsions élevées tout en conservant un faible taux moyen de dissipation énergétique dans la lampe. Cela maintiendra la lampe à une température moyenne faible; d) avec des sources de lumière fonctionnant par impul-20 sions, la position desdites sources est loin d'être aussi limitée qu'avec des dispositifs de commutation mécaniques comme des miroirs ou des volets» Cela peut servir par exemple à modifier le chemin optique parcouru par le faisceau lumineux éclairant à travers le réservoir d'atomes. 25 Le réservoir d'atomes 1 de l'appareil selon l'invention émet une série d'impulsions de rayonnement fluorescent. Ces impulsions sont détectées par le dispositif photoélectrique 2, par exemple un photomultiplicateur, et sont transformées par ce dernier en signaux électriques. Chacune des sources lumineuses L^, 30 L2, L^ provoque l'émission d'impulsions de rayonnement fluorescent de trois espèces atomiques différentes A^, Ag, A^ présentes dans le réservoir d'atomes 1. Une série d'impulsions en provenance des sources de lumière donne naissance à une série de signaux électriques S-j, S2» ; S-j, Sg, etc... en provenance du 35 dispositif photoélectrique . Ces signaux doivent être amplifiés et séparés, ces signaux et leurs amplitudes respectives doivent être mesurées. Il existe plusieurs méthodes permettant de séparer ces signaux et de grouper les signaux analogues; par exemple, ils peuvent traverser un préamplificateur 10 (figure 2a) 69 17055 8 2009399 et parvenir alors à un commutateur ou un autre dispositif d'aiguillage 11 » Un dispositif de commutation 3 permet éventuellement de commander le dispositif 11, de façon que ce dernier transmette les différents types de signaux (S1, S2, S^) à des amplificateurs 5 démodulateurs distincts 12, suivis de dispositifs de lecture 13, comme on le voit sur la figure 2a. En variante, les signaux pourraient être envoyés à un préamplificateur 10 puis, en passant par un dispositif d'aiguillage similaire 11, à chacun de trois détecteurs sensibles à la phase 14. les détecteurs sensibles à la phase ne fonctionnent que s'ils reçoivent un signal de référence de même fréquence que la fréquence modulée de la lumière, qui peut être fourni par l'oscillateur 9 (figure 2b). Une autre variante consisterait à envoyer les signaux, "15 en passant par un préamplificateur aux trois détecteurs sensibles à la phase 14, le signal de référence provenant de l'oscillateur 9 étant transmis tottt à tour à chacun des détecteurs sensibles à la phase par un commutateur ou dispositif d'aiguillage 15» Cela permet d'effectuer la séparation des signaux requis «(voir figu-20 re 2c). le système électronique selon l'invention permet de séparer efficacement les signaux provenant des impulsions de rayonnement fluorescent. L'intensité de ces impulsions de rayonnement fluorescent est en général peu élevée par rapport à celle du reste 25 clu rayonnement atteignant le dispositif 2» Ce dernier rayonnement engendre un bruit électrique et le système de détection électronique doit être conçu de façon' à donner un rapport signal sur bruit élevé pour isoler efficacement le rayonnement fluorescent des autres formes de rayonnement. Le système électronique exigera pres-que certainement l'emploi d'un détecteur sensible à la phase 14 (synonyme de démodulateur sensible à la phase et d'amplificateur de verrouillage). Il est souhaitable que le même démodulateur traite tous les types de signaux S-j, Sg, etc... pour diminuer au maximum le coût de l'instrument. En outre, il est souhaitable que 35 tous les types de signaux suivent le même circuit pendant la plus grande partie possible du processus de traitement des signaux de façon à éviter la dérive électronique indépendante, telle qu'elle peut se produire par exemple dans les systèmes décrits sur les figures 2a, 2b et 2c» 40 La figure 2d représente un système remplissant ces 69 17055 9 2009399 conditions» Une suite de signaux , S2, , S2, etc ... provenant du rayonnement fluorescent passe du dispositif photoélectrique 2 à l'amplificateur 10, puis au détecteur sensible à la phase 14 (en général un commutateur à diode)« les signaux dé-5 modulés, non filtrés, parviennent au dispositif d'aiguillage 11, qui dirige tous les signaux de type vers un circuit 16 constituant un filtre passe-bas, tous les signaux de- type S2 vers le filtre passe-bas 17 et tous les signaux de type vers le filtre passe-bas 18. On effectue la lecture de la valeur moyenne 10 des signaux à l'aide de dispositifs de lecture 13 appropriés» L'appareil décrit ci-dessus convient à l'analyse d'un très grand nombre d'éléments, îaien que dans de nombreux cas on n'ait besoin de n'analyser que deux ou trois éléments par échantillon d'analyse. 15 Par exemple, l'utilisateur peut avoir besoin de l'ap pareil pour l'analyse d'un nombre total de douze éléments numérotés de 1 à 12 parmi lesquels il aura besoin de diverses combinaisons groupant quatre éléments au maximum de n'importe quel échantillon d'analyse. Avec tous les appareils d'absorption et 20 de fluorescence atomiques utilisant des sources de lumière émettant des spectres de raies, l'utilisateur doit choisir les sources de lumière. L^,L2,L^ et L^ qui émettent les raies spectrales appropriées pouvant être absorbées par les atomes des éléments intéressants. Avec des monochromateurs, l'utilisateur peut 25 aussi choisir la longueur d'onde appropriée à la mesure et, avec des instruments à filtres, l'utilisateur peut choisir le filtre optique approprié„ Avec le système comportant une roue rotative munie de filtres décrit ci-desstis, on peut choisir les filtres ]?.j correspondant aux sources de lumière 1^ ,L2,L^,L^ et 30 les disposer sur la roueo Quand l'utilisateur souhaite se servir de l'instrument pour l'analyse des éléments 5, 6, 7 et 8, il retire les sources de lumière L^ à L^ et les filtres à et monte les sources de lumière et les filtres correspondant aux éléments 5 à 8. On peut'remplacer les sources de lumière très ra-35 pideinent, mais il est incommode de remplacer matériellement les filtres. Dans l'appareil selon l'invention, on construit une roue à filtres 4 comportant tous les filtres appropriés F-j.. .î1^ 2 montés sur la roue. On construit un système électronique permettant l'émission d'une impulsion chaque fois qu'un filtre par-40 vient devant le dispositif photoélectrique 2. On pourrait procé- Bad ORIGINAL ^ 69 17055 10 2009399 der, par exemple, suivant la figure 1. Les impulsions parviennent à un dispositif 19 qui les conforme et les transmet à chacun des douze points de sortie tour à tour, de telle sorte que lorsque le filtre P-j parvient en face du dispositif photoélectri-5 que 2, une impulsion de forme appropriée est émise à la sortie 1 du dispositif 19» Un organe d'alimentation des lampes 20 peut faire fonctionner jusqu'à quatre sources de lumière. Il est conçu de façon à nécessiter une impulsion de déclenchement en provenance du dis-10 positif de déclenchement 19 pour chaque lampe à faire fonctionner. Un autre dispositif d'aiguillage 21 est aussi conçu de façon à nécessiter la même impulsion de déclenchement pour transmettre les signaux de sortie du détecteur sensible à la phase 14 à leurs filtres électroniques et dispositifs de lecture respec-15 tifs» En supposant par exemple, que l'utilisateur souhaite analyser les éléments 1, 5, 9 et 11 et a besoin pour cela des sources de lumière L^ , L^, L^ et L^ et des filtres F-j , et L'utilisateur monte les sources de lumière L^ en a, L^ 20 en b , L^ en ç et en d, sur l'organe d'alimentation des lampes 20, relie-les points A de l'organe 20 et du dispositif 21 au point 1■du dispositif de déclenchement 19* Les points B sont reliés à 5, les points C à 9 et les points 3) à 11 (voir figure 3). La roue rotative provoque ainsi l'émission des sources de lumière 25 lorsque elle parvient à la position voulue de son mouvement cyclique pendant la durée convenable» Tous les signaux provenant de l'élément 1 passeront du point de sortie a du dispositif 21 à un filtre électronique approprié, les signaux en provenance de l'élément 5 passeront du point de sortie b de 21,'etc... (figure 30 3). On adopte une méthode semblable pour, par exemple, les éléments 2, 4, 6 et 8. On mesure chaque signal de fluorescence pendant une fraction du temps total d'analyse, mais ce n'est pas particulièrement désavantagera dans la fluorescence lorsque les sources 35 de lumière émettent en impulsions. La faible durée de l'observation est compensée par l'intensité élevée des impulsions rayon-nées par les sources de lumière. Par exemplei une cathode creuse pouvant émettre de la lufhière d'intensité IQ en fonctionnement continu pourrait être alimentée par impulsions avec un rapport BAD ORIGINAL^ 69 17055 n 2009399 de la durée d'une impulsion à celle de repos égale à 1/10. On pourrait augmenter le courant d'impulsion jusqu'à environ dix fois celle que l'on utilise en régime continu tout en observant la même intensité de courant moyenne et la même température 5 moyenne de cathode» L'intensité de l'impulsion lumineuse serait 10 1 donnant une intensité de fluorescence environ dix fois o plus grande» L'effet net est de donner environ le même signal total qu'en fonctionnement continu, mais avec un rapport signal/ bruit nettement meilleur, car on mesure le signal sur environ 10 un dixième du temps total d'analyse» Il en est de même pour tous les éléments analysés, et le temps total d'analyse pour un certain nombre d'éléments n'est pas supérieur de beaucoup au temps nécessaire à l'analyse d'un seul élément en utilisant une source fonctionnant en continu. 15 On peut développer des considérations similaires pour un certain nombre d'autres types de sources de lumière. 69 17055 12 2009399 REVEHPICATIONS 1) Appareil de spectroscopie de fluorescence atomique comprenant un réservoir d'atomes, de sources de lumière destinées à éclairer ledit réservoir d'atomes pouvant chacune ex- 5 citer le rayonnement fluorescent d'une espèce atomique contenue dans ledit réservoir, un dispositif photoélectrique transformant le rayonnement fluorescent provenant de ladite espèce atomique contenue dans ledit réservoir en signaux électriques, un dispositif optique empêchant les radiations parasites d'atteindre ledit 10 dispositif photoélectrique, des moyens permettant de détecter les signaux électriques produits par ledit dispositif photoélectrique, caractérisé par des moyens pour régler initialement toutes les sources de lumière individuelles requises pour une analyse spécifique d'un ensemble de plusieurs éléments de façon à pouvoir éclai-15 rer ledit réservoir d'atomes, des moyens permettant à chaque source de lumière d'éclairer tour à tour de façon répétée ledit réservoir d'atomes par des impulsions de rayonnement, des moyens permettant d'empêcher les radiations parasites d'atteindre ledit dispositif photoélectrique, et des moyens pour traiter et séparer 20 les signaux électriques provenant dudit dispositif photoélectrique, de sorte que ledit appareil permet l'analyse simultanée d'un ensemble comprenant plusieurs éléments contenus dans un échantillon, en taxe seule opération, sans effectuer de modifications dans l'instrument pendant l'analyse d'un échantillon quel-25 conque. 2) Appareil selon la revendication 1, dans lequel des moyens de commutation peanetteirt: de mettre alternativement les sources de lumière en circuit et hors circuit pendant de courtes périodes, de telle sorte que lesdites sources émettent de coup- 30 tes impulsions de rayonnement pour éclairer le réservoir d'atomes. 3) Appareil selon la revendication 1, dans lequel une roue est disposée entre le réservoir d'atomes et le dispositif photoélectrique, cette roue portant des moyens de filtrage appropriés capables de transmettre le rayonnement fluorescent 35 provenant des sources de lumière et d'éliminer le rayonnement parasite avant la transformation dudit rayonnement fluorescent en signaux électriques, ladite roue étant maintenue en rotation et obligeant ainsi les moyens de commutation à connecter et décon— 69 17055 13 2009399 necter tour à tour les sources de lumière quand le filtre approprié se trouve en face du dispositif photoélectrique» 4) Appareil selon la revendication 1, dans lequel les signaux émanant du dispositif photoélectrique tra-5 versent un dispositif d'amplification et de démodulation pour arriver à un dispositif de séparation comprenant un commutateur ou un dispositif d'aiguillage déclenché par les moyens de commutation et transmettant ainsi chaque type de signal électrique correspondant à un certain type de rayonnement fluorescent à 10 des dispositifs distincts de filtrage électriques et de lecture»