La présente invention a pour objet une jacobine pour maison individuelle. Une jacobine est une partie faisant saillie du plan du toit d'une construction, recouverte d'éléments de couverture identiques à ceux du reste du toit et dont la face avant est équipée d'une huisserie pour une fenêtre. Cet agencement présente le double avantage d'améliorer l'esthétique de la construction en créant une solution de continuité au niveau de la toiture et de permettre l'aménagement des combles en éclairant ceux-ci, ce qui augmente la surface habitable. Une jacobine est un élément coûteux à réaliser du fait qu'elle nécessite l'intervention de plusieurs corps de métiers à savoir, charpentiers, maçons, menuisiers et couvreurs. Or, en matière de construction de maisons individuelles, on recourt de plus en plus souvent à la préfabrication d'un maximum d'éléments en usine, ceux-ci étant assemblés par le chantier par un personnel même peu qualifié. La réalisation d'une jacobine va donc à l'encontre de ce but, compte tenu de l'importance des interventions par des personnes qualifiées, qu'elle nécessite. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients. A cet effet, la jacobine qu'elle concerne comporte, sur ses deux bords latéraux, deux pièces intermédiaires de liaison entre la charpente et la jacobine proprement dite, chacune de longueur au moins égale à celle de la ligne de contact selon la plus grande pente entre un bord inférieur latéral de la jacobine et le toit, chaque pièce de liaison étant de section en T dont l'amie prend appui, par l'une de ses faces latérales, sur l'arbalétrier d'une ferme de la toiture, l'une des ailes de cette pièce prenant appui sur une face latérale de cet arbalétrier en vue de réaliser la fixation de ces deux éléments l'un sur l'autre, la face de l'âme opposée à celle en appui sur l'arbalétrier supportant une joue constituant une paroi latérale de la jacobine, qui est en appui et fixée sur la face adjacente de la branche correspondante de la pièce de liaison, la face de cette pièce correspondant au côté des branches opposé à celui auquel est raccordée l'amie du T servant à la fixation de la traverse inférieure d'un cadre qui, destiné au montage de l'huisserie de la jacobine, est solidaire à sa partie supérieure de deux pannes supportant la toiture de la jacobine, fixées à proximité de leur autre extrémité sur les deux arbalétriers de la charpente sur lesquels sont fixées les pièces de liaison. La première opération à réaliser est la fixation des pièces de liaison sur la charpente. Ces pièces, qui sont avantageusement en bois, sont fixées au niveau de deux fermes, soit directement sur les arbalétriers si la charpente est en bois, soit sur des fourrures en bois fixées sur les fermes stil s'agit d'une charpente métallique, soit encore sur des pièces métalliques intermédiaires, s'il s'agit d'une charpente métallique. Entre deux pièces de liaison, il est procédé à la fixation du cadre vertical destiné à recevoir l'huisserie. Les deux pannes horizontales supportant la partie formant toiture de la jacobine sont fixées, respectivement, sur les deux traverses supérieures du cadre et sur les arbalétriers entre lesquels est placée la jacobine. Il est alors procédé de manière très simple à la mise en place des joues qui peuvent être avantageusement réalisées en bois aggloméré, puis au montage de la toiture qui peut être préparée en usine avec des fermettes supportant un revêtement en bois aggloméré par exemple. Cette jacobine est donc susceptible d'être entièrement réalisée en usine et d'être montée très rapidement sur une charpente traditionnelle en bois ou métallique même par un personnel peu qualifié. La couverture de la jacobine est réalisée en même temps que la couverture du reste de la toiture. Selon une autre caractéristique de l'invention, chaque pièce de liaison présente, débouchant dans sa face tournée vers la traverse inférieure du cadre, un évidement qui, ménagé à partir de l'extrémité inférieure de la pièce sur une épaisseur correspondant à celle des ailes de celle-ci, est limité par un bord de profil correspondant à celui d'une partie de la face extérieure de la traverse inférieure du cadre. La position de l'évidement ménagé dans chaque pièce de liaison est fonction de l'inclinaison du toit, puisque chaque pièce de liaison suit cette dernière, tandis que le cadre servant au montage de l'huisserie est toujours en position verticale. En outre, chaque montants vertical du cadre présente, débouchant dans ses faces postérieure et latérale extérieure à la jacobine, une feuillure permettant l'engagement et la fixation du bord antérieur d'une joue formant paroi latérale de la jacobine. Selon une autre caractéristique, cette jacobine comporte, au niveau de chaque pièce de liaison et sur la totalité de la longueur d'assemblage entre celle-ci et une joue, une bande d'étanchéité recouvrant le fond de feuillure de la pièce de liaison servant à la fixation de la joue, l'autre bord de cette bande d'étanchéité venant en recouvrement partiel de la première rangée d'éléments de couverture, tels que tuiles ou similaires. Cet agencement permet de réaliser l'étanchéité latérale entre le toit et la jacobine, de manière extrêmement simple puisqu'il suffit de fixer une bande par exemple en plomb dans le fond de la feuillure supérieure de chaque pièce de liaison avant mise en place de la joue correspondante. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de cette jacobine Figure i en est une vue en perspective et à échelle réduite en position montée sur un toit Figure 2 est une vue de face de la jacobine seule Figure 3 est une vue en coupe par un plan vertical de la partie de toiture comportant la jacobine Figure 4 est une vue en coupe transversale et à échelle agrandie selon la ligne 4-4 de figure 3 de la liaison entre la partie inférieure de la jacobine et la toiture Figure 5 est une vue en coupe par un plan horizontal de la jacobine Figure 6 est une vue en perspective éclatée de l'assemblage réalisé au niveau d'un angle inférieur de la jacobine. Dans la forme d'exécution représentée au dessin, une jacobine 2 est montée entre deux fermes d'une construction possèdant une charpente métallique dont des arbalétriers 3 de section en I sont représentés au dessin. Sur les arbalétriers 3 sont fixées des fourrures 4 en bois. La liaison entre la charpente proprement dite et la jacobine est réalisée par l'intermédiaire de deux pièces 5, chacune de longueur au moins égale à celle de la ligne de contact entre un bord inférieur latéral de la jacobine et le toit. Chaque pièce 5 présente une section en forme de T dont l'amie prend appui par l'une de ses faces latérales sur la face supérieure de la fourrure 4 recouvrant un arbalétrier 3, l'une des ailes de la pièce 5 venant en appui sur la face latérale de la fourrure 4 tournée du côté ou doit être montée la jacobine. Une fixation 6 par exemple par clouage est réalisée à ce niveau entre la fourrure 4 et la pièce 5. La feuillure symétrique de la pièce-de liaison 5 tournée vers le haut est destinée à l'engagement et à la fixation en 7 d'une joue 8 réalisée par exemple en particules de bois agglomérées et formant l'une des faces latérales de la jacobine. L'étanchéité au niveau de cette jonction est réalisée dans la forme d'exécution représentée au dessin par une bande 9 en plomb dont l'un des bords est engagé dans la feuillure recevant la joue 8, sous celle-ci, et dont l'autre bord vient recouvrir partiellement la première rangée d'éléments de couverture qui, dans la forme d'exécution représentée, sont constitués par des tuiles 10. La charpente comporte1 de manière connue, des chevrons 12 pour supporter les tuiles 10. Les deux faces en regard des deux pièces de liaison 5 servent à la fixation de la traverse inférieure 13 d'un cadre comportant deux montants verticaux 14, ainsi qu'unie traverse supérieure 15. Les montants 14 sont assemblés aux traverses 13 et 15 de manière connue par tenons et mortaises. Chaque pièce de liaison 5 présente, débouchant dans sa face destinée à la fixation de la traverse inférieure du cadre et à son extrémité inférieure, un évidement 16 délimité par un bord de profil correspondant à celui d'une partie de la face extérieure de la traverse inférieure 13 du cadre. Sur la face supérieure de la traverse supérieure 15 du cadre, sont fixées,à proximité de l'une de leurs extrémités, deux pannes 17 fixées à proximité de leurs autres extrémités par des tirefonds 18 sur les arbalétriers 3. Ces pannes 17 servent de supports à la charpente de la jacobine qui comprend deux fermettes 19 ainsi qu'un revêtement 20 en bois aggloméré destiné à recevoir des éléments de couverture identiques à ceux du reste de la toiture. L'intérieur du cadre constitué par les éléments 13, 14 et 15 sert de logement à l'huisserie 22 d'une fenêtre. Il est à noter que l'étanchéité à l'eau est réalisée à la partie inférieure de la jacobine par une bande d'étanchéité 23, par exemple en plomb, fixée sur la traverse inférieure 13. Comme il ressort de la figure 3, la partie de la toiture située en-dessous de la jacobine est équipée de manière traditionnelle, par exemple à l'aide de tuiles 10 maintenues par des liteaux 24. La finition intervient de manière connue avec construction d'un panneau mural 25 dans le prolongement du cadre supportant la fenêtre, ainsi qu'avec isolation de la jacobine au-dessus du plancher 26 supporté par les pannes 17. Comme il ressort de ce qui précède, l'invention apporte une grande amélioration à la technique existante en fournissant une jacobine pouvant être entièrement préfabriquée en usine et dont la pose sur une charpente traditionnelle ne nécessite qu'un délai d'intervention très bref par des personnes même peu qualifiées. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de cette jacobine,décrite ci-dessus à titre d'exemple ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. C'est ainsi notamment qu'elle pourrait tout aussi bien être adaptée à une charpente entièrement en bois sans que lton sorte pour autant du cadre de l'invention. - REVENDICATIONS 1. - Jacobine pour maison individuelle, caractérisée en ce qu'elle comporte, sur ses deux bords latéraux, deux pièces intermédiaires de liaison entre la charpente et la jacobine proprement dite, chacune de longueur au moins égale à celle de la ligne de contact selon la plus grande pente entre un bord inférieur latéral de la jacobine et le toit, chaque pièce de liaison étant de section en T dont l'âme prend appui, par l'une de ses faces latérales, sur l'arbalétrier d'une ferme de la toiture, l'une des ailes de cette pièce prenant appui sur une face latérale de cet arbalétrier en vue de réaliser la fixation de ces deux éléments l'un sur l'autre, la face de l'âme opposée à celle en appui sur l'arbalétrier supportant une joue constituant une paroi latérale de la jacobine, qui est en appui et fixée sur la face adjacente de la branche correspondante de la pièce de liaison, la face de cette pièce correspondant au côté des branches opposé à celui auquel est raccordée l'âme du T servant à la fixation de la traverse inférieure d'un cadre qui, destiné au montage de l'huisserie de la jacobine, est solidaire à sa partie supérieure de deux pannes supportant la toiture de la jacobine, fixées à proximité de leur autre extrémité sur les deux arbalétriers de la charpente sur lesquels sont fixées les pièces de liaison. 2. - Jacobine selon la revendication 1, caractérisée en ce que chaque pièce de liaison présente, débouchant dans sa face tournée vers la traverse inférieure du cadre, un évidement qui, ménagé à partir de l'extrémité inférieure de la pièce sur une épaisseur correspondant à celle des ailes de celle-ci, est limité par un bord de profil correspondant à celui d'une partie de la face extérieure de la traverse inférieure du cadre. 3. - Jacobine selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que chaque montant vertical du cadre présente, débouchant dans ses faces postérieure et latérale extérieure à la jacobine, une feuillure permettant l'engagement et la fixation du bord antérieur d'une joue formant paroi latérale de la jacobine. 4. - Jacobine selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'elle comporte, au niveau de chaque pièce de liaison et sur la totalité de la longueur d'assemblage entre celle-ci et une joue, une bande d'étanchéité recouvrant le fond de feuillure de la pièce de liaison servant à la fixation de la joue, l'autre bord de cette bande d'étanchéité venant en recouvrement partiel de la première rangée d'éléments de couverture, tels que tuiles ou similaires.