La présente invention concerne un procédé de fabrication de fils et de fibres par filage en masse fondue de capillaires de polymères synthétiques linéaires, en utilisant un dispositif de chauffage entre la filière et les cylindres de retrait; les vitesses de retrait étant supérieures à 2000 m/mn. Pour fabriquer des fils et des fibres synthétiques de polymères linéaires, par exemple le polytéréphtalate d'éthylèneglycol, on connaît des procédés, dans lesquels dans un premier stade, on file les fils en masse fondue et, après leur refroidissement, on les enroule sur des bobines et, en un deuxième stade, on les étire à l'aide d'installations spéciales, généralement sous l'influence de la chaleur, à un multiple de leur longueur originale,leur conférant ainsi les propriétés textiles désirées. On connaît également des procedés et des dispositifs correspondants qui permettent d'effectuer le filage et l'étirage en continu, dens une seule opération. Ces machines nécessitent des installations techniquement compliquées, ce qui met en question leur rentabilité, surtout dans le cas de titres fins. insi, on utilise par exemple pour l'étirage,des rouleaux chauffés qui doivent encore assurer une température mSEW samment constante, même à un nombre de tours élevé. Pour cette rison, on a essayé de fabriquer des fils orientés sans dispositifs d'étirage spéciaux, ce qui peut Aetre fait selon le brevet des ..U.~. N 2 604 667 lors du filage à des vitesses supérieures à 4700 m/mn. Puisque ces vitesses donnent lieu à de grandes difficultés de bobinage, les procédés de ce genre ne sont appropriés actuellement que pour des fcbrications spéciales, telles que par exemple, la fabrication de voiles. D'autre part, le brevet suisse i 357 144 décrit un procédé selon lequel les fils quittant la filière sont filés directement dans un tube chauffé à des vitesses de bobinage de 1300 à 200 m/mn. Cependant, l'allongement des fils ainsi obtenus, comparé à celui de fils normaux, est si éleva que leur valeur d'utilisation textile est très médiocre. Dans les recherches qui l'on conduite à la présente invention, la Demanderesse s'est proposée de fabriquer dans des conditions techniques de vitesses de bobinage actuellement contr8lables, des fils filés en masse fondue et ayant de bonnes propriétés textiles en polymères linéaires ayant la structure chimique de polyesters ou de copolyesters, par exemple le polytéréphtalate d'éthylène-glycol qui peut être teint par des colorants cationiques, ou de polyamides, par exemple le nylon 6 ou le nylon 66, ou de polyoléfines. La Demanderesse a trouvé que cet objectif pouvait tre atteint par refroidissement des capillaires en amont du dispositif de chauffage à la température de solidification ou au-dessous de cette température, et par leur chauffage subséquent à une température supérieure au point de solidification, sous l'action simultanée de la tension du fil qui s'établit par le frottement du fil au milieu gazeux qui l'entoure et qui doit être égale à la tension d'étirage renweise dans les conditions données. Ce procédé est très avantageux sur le plan de la qualité et de l'économie, notamment dans le cas de titres unitaires ou totaux fins. Le procédé n'est toutefois pas limité à des titres unitaires fins, comme le montreront les exemples indiqués plus loin. Selon une variante préférée du procédé, on utilise, comme dispositif de cheuffage, un tube ayant une chemise chauffée, les capillaires étant chauffés essentiellement par convection. melon une autre variante préférée du procédé de l'invention, on utilise comme dispositif de chauffage des radiateurs. L'utilisation d'un fer à repasser comme dispositif de chauffage est également avantageuse; la transmission de la chaleur se faisant essentiellement par contact intense. Pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention, on peut utiliser tous les polymères synthétiques linéaires qui peuvent être filés en masse fondue pour former des capillaires, des fils ou des fibres, por exemple des polyesters, des polyamides, des copolyesters ou copolyamides, des polyoléfines, surtout, par exemple, le polytéréphtalate d'éthylène-glycol et ses copolyesters, le poly-6-caproamide, le polyhexaméthylènedipamide, le polyéthylène, le polypropylène et d'autres matières semblables. Ces polymères sont filés dans les dispositifs usuels, pour former des monofils extrêmement fins, dits capillaires, que l'on traite ensuite selon le procédé de l'invention. On réunit alors les capillaires pour former des fils ou des câbles de fibres, selon l'application prévue, et on les traite par la suite comme d'habitude.Entre la filière et les cylindres de retrait est disposé un dispositif de chauffage. Les cylindres de retrait tournent à des vitesses de 2000 m/mn au moins. Il est extrêmement important que le dispositif de chauffage ne se trouve pas directement au-dessous de la filière, mais que les capillaires aient la possibilité de se refroidir jusqu'à une température inférieure au point de solidification, en passant par une zone non chauffée ou par une zone refroidie par soufflage d'air froid. Un capillaire a atteint son point de solidification sous la filière lorsque son diamètre ou sa vitesse d'avancement ne varie plus (cf. Hamana, Uiatsui et Kato, welliand Textilberichte 4, 1969, pp. v82-388 et 5,1969, pp. 499-503). En ce qui concerne cette solidification, il faut tenir compte, individuellement pour les différents polymères, de la grande vitesse de refroidissement des capillaires qui se produit au-dessous de la filière. Le polytéréphtalate d'éthylène-glycol a, par exemple, une vitesse de cristallisation faible. Le refroidissement rapide directement sous la filière a pour résultat des fils filés, pratiquement amorphes. La température de solidification est identique à la température de transition de second ordre. Il va de soi que le point de solidification mesuré sur des structures de plus grandes dimensions,par exemple des copeaux en polytéréphtalate d'éthylène-glycol, est plus élevé; dans le cas limite d'un refroidissement infiniment lent, le point de solidification est identique au point de fusion des cristallites à cause de la cristallisation qui survient. Dans le cas de polymères ayant une grande vitesse de cristallisation, tels que par exemple le polyéthylène, il se produit une cristallisation rApide sous la filière. La solidification des capillaires au cours du refroidissement a déjà lieu à la température de fusion des cristallites, ce qui se manifeste par l'o'-paisseur des capillaires (plus de diminution de l'épaisseur), ainsi que par un point d'arrêt dans leur diagramme de refroidissement provoqué par la chaleur de cristallisation libérée. Dents le cas de polymères ayant une vitesse de cris tallisation moyenne, tels que par exemple les polyamides ou le polytéréphtalate de butylène-glycol, le point de solidification n'est identique ni à la température de transition de second ordre ni au point de fusion des cristallites, mais se trouve entre ces deux valeurs dans les conditions de filage. Si les capillaires n'étaient pas refroidis jusqu'à une température inférieure au point de solidification avant d'arriver au dispositif de chauffage, un fil fondu, non orienté entrerait dans le dispositif de chauffage. Les conditions seraient donc identiques à celles d'un filage direct à l'endroit où commence le dispositif de chauffage, et on pourrait imaginer la filière placée à cet endroit. Par cette méthode, on obtient des fils ayant un faible degré d'orientation (brevet suisse NO 357 144). après avoir refroidi les capillaires à leur température de solidification ou au-dessous, on les chauffe à une température supérieure au point de solidification, sous l'action simultanée de la tension du fil qui s'établit par son frottement au milieu gazeux qui l'entoure et qui doit être au moins égale à la tension d'étirage requise. Le refroidissement jusqu'à une température inférieure au point de solidification s'effectue, de préférence, par soufflage d'air purifié de température ambiante sur le fil, mais on peut choisir également n'importe quelle autre méthode appropriée. Le chauffage des capillaires à des températures supérieures à leur point de solidification s'effectue à l'aide d'un dispositif de chauffage, de préférence à l'aide d'un tube chauffé par lequel passent leswcapillaires. L'utilisation de radiateurs de même que le passage des capillaires sur un fer à repasser chauffé, sont également avantageux. L'écart minimum nécessaire entre la filière et le bord supérieur du dispositif de chauffage dépend de la matière des fils, de la température de filage, du titre unitaire des capillaires, du titre total de l'ensemble des capillaires filés par une filière dans le tube chauffé, de la vitesse de retrait et des conditions de refroidissement entre la filière et le bord supérieur du dispositif de chauffage.Dans la pratique, on détermine cet épart minimum pour, par exemple, le polytéré phtalate d'éthylène-glycol de la manière suivante . on détermine d'abord -pour la vitesse de retrait choisie généralement pour des raisons techniques afin d'obtenir le titre désiré- la température le long du fil, par exemple à l'aide du "thermo-coupld"de la maison Hastings (comme dCcrit ci-après), et l'on porte cette température de la surface du fil contre la distance de la filière. On établit ensuite sur le diagramme, l'écart minimum qui est en rapport direct avec le point de solidification.La figure 2 montre ces diagrammes pour des fils en polytéréphtalate d'éthylène-glycol ayant une viscosité spécifique de 950, mesurée à 250C sur une solution à 1 /'J en poids dans un mélange de phénol et de tétrachloro-éthane dans un rapport de v : 2 parties en poids, et ayant des titres de 150f50 et 75f50 dtex respectivement, sans soufflage transversal et sans tube chauffé. La température du récipient de filage est de )000C. La température de surface du fil en cours de filage est mesurée à l'aide du "thermo-couple" de la maison Lastings (Hastings-Raydist, Inc. Hampton, Virginia, U,.., pyromètre dit "match-température"). Cet appareil travaille selon le principe de compensation; le réticule, qui est appliqué sur le fil, pouvant être chauffé.La vitesse de bobinage est de 3500 m/mn pour les courbes 2a (dtex 150f50) et 2c (dtex 75f50), et de 2000 m/mn pour les courbes 2b (dtex 150f50) et 2d (dtex 75f50) (figune 2). il ressort de façon non équivoque des diagrammes que pour le même écart de la filière, la température du fil d'un même titre est d'autant plus basse que la vitesse de retrait est plus faible; dans le cas de vitesses de retrait identiques, il va de soi que la température pour des titres fins est plus bsse que pour un fil de plus forte épaisseur. Cet écart minimum nécessaire du bord supérieur du dispositif de chauffage, par exemple du tube chauffé, peut être dépassé à volonté, mais gXnéralement on s'efforcera de mcintenir l'écart entre la plaque inférieure de la filière et le bord supérieur du dispositif de chauffage aussi petit que possible pour ne pas allonger indument les dimensions de l'installation. De toute façon, le dispositif de chauffage doit chauffer les capillaires de manière suffisante pour que ceuxci atteignent une température comprise entre leur point de solidification et leur point de fusion. Lorsque les fils sont traités dans les conditions du procédé de l'invention, mais sans le dispositif de chauffage ou sans atteindre une température dans l'intervalle indiqué malgré leur passage par le dispositif de chauffage, ils ne possèdent plus les bonnes propriétés d'utilisation textile qu'ils acquierent normalement par le procédé de l'invention. cimultanément avec le réchauffage des capillaires qui ont été préalablement refroidis jusqu une température inférieure au point de solidification, ceux -ci sont retirés au-aessous du dispositif de chauffage à l'aide de cylindres de retrait tournant à une vitesse déterminée à l'avance.Il s'établit ainsi, par le frottement au milieu gazeux qui l'entoure, une tension du fil qui doit être au moins égale à la tension d'étirage requise. Il se produit, de ce fait, un étirage des capillaires. Lorsque la tension appliquée aux capillaires est inférieure à la tension d'étirage requise, la matière n'est pas suffisamment étirée, c 'est-à-dire qu'il apparaît encore un minimum dans la courbe charge-allongement. L'utilisation d'un dispositif de chauffage entraîne une modification des caractéristiques des diagrammes de la température du fil pour deux raisons: Premièrement, le dispositif de chauffage provoque un réchauffage du fil à des températures qui, de toute façon, doivent être supérieures à la température de solidification. Deuxièmement, sous l'influence de la chaleur et de la tension, il se produit une cristallisation et une orientation, ce phénomène pouvant, en principe, être comparé à un processus d'étirage, c'est-à-dire qu'on peut observer des différences de vitesse et d'épaisseur des fils en amont et en aval du dispositif de chauffage. n fonction du mode de réalisation de ce dispositif de chauffage, de sa température et des paramètres qui sont déterminés par les fils, des rapports de vitesse allant jusqu'à I : 2 peuvent s'établir. La vitesse en fait déterminante pour le refroidissement des fils directement au-dessous de la filière est donc inférieure à la vitesse de bobinage déterminée par la paire de cylindres Les fils atteindront, de ce fait, la température de solidification à une distance plus petite de la filière. A ceci s' oppose, toutefois, la plus forte épaisseur du fil, qui peut être calculée à partir des rapports de vitesse. La longueur nécessaire du dispositif de chauffage dépend de son exécution; de toute façon, elle doit être choisie de minière que la température du fil désirée pour son orient a tion et sa cristallisation soit atteinte. Il existe un certain rapport entre la température et la vitesse, ainsi que le montre la figure 3 pour un exemple de rétrécissement à la vapeur de 1000C pour un titre de dtex 150f50. Pour mesurer le rétrécissement à la vapeur de l00 C, on dépose un bout du fil d'une longueur de )r0 cm pendant 7 minutes dans une étuve à vapeur et on mesure ensuite la différence de longueur. Comme dispositif de chauffage, on a utilisé un tube chauffé, les températures ont été de vUl C (diagramme a),de 150 C (diagramme b) et de 220 C (diagramme c), Les capillaires venant de la filière, refroidis à une température inférieure au point de solidification et réchauffés dans le dispositif de chauffage jusqu'à une température supérieure au point de solidification, avec établissement simultané de la tension d'étirage, sont tirés, après avoir traversé une certaine zone de refroidissement en aval du dispositif de chauffage, sur un dispositif de préparation. La vitesse de retrait déterminée par les cylindres de retrait est de 2000 m/mn au moins. Lorsqu'on n'utilise pas des surfaces de contact pour réchauffer le fil, la tension du fil dépend essentiellement de la vitesse de retrait, de la longueur du parcours libre entre l'extrémIté terminale de la chambre de soufflage et les rouleaux de retrait, de la viscosité cinématique du milieu gazeux dans le dispositif de chauffage, et par conséquent de la température et de la longueur de celui-ci, ainsi que du rapport entre 1'épaisseur du fil et la somme des surfaces des capillaires. Une augmentation de la vitesse et du parcours libre entre la filière et le bord inférieur du dispositif de chauffage doit toujours avoir pour résultat une augmentation de la tension du fil et, de c@ fit, de son orientation. En prenant en considération la température du dispositif de ch--uffage, on ne peut cependant pas s'atten@re à une allure linéaire, puisque les mécanismes physiques sont complexes et qu'il existe une relation étroite entre lc vitesse, la température, la tenson et l structure des cristaux du fil.L'influence du nombre des capillaires est facile à comprendre car, dans le cas d'un même titre total par exemple, le rapport des surfaces correspond à la racine carrée du rapport du nombre des capillaires. Une évaluation exacte des forces est difficile, du fait que le dispositif de mesure, cause en raison de son frottement, une modification de l'équilibre physique. Ce frottement additionnel peut modifier la répartition des vitesses et, par conséquent, la somme des forces de frottement de l'air. On peut largement varier l'étirage des fils fabriqués selon le procédé de l'invention sans obtenir dans le fil des endroits non étirés qu'on obtient souvent avec les retordeusesétireuses habituelles ayant un rapport d'étirage plus faible. Il s'est avéré que des fils ayant le haut degré d'étirage qu'on peut obtenir par le procédé de l'invention, présentent des avantages dans différents domaines d'application. Lorsqu'on introduit des fils de polytéréphtalate d'éthylèneglycol ayant un allongement de 40 % environ dans une textureuse à fausse torsion, on obtient, pour le même nombre de tours de la broche, des valeurs de crêpage de 10 à 30 % supérieures à celles des fils usuels ayant un allongement de 25 go environ. h l'inverse, on peut maintenir les valeurs de crêpage et augmenter en conséquence la vitesse de texturage en améliorant ainsi la rentabilité du procédé de texturage. On ne peut cependant augmenter l'allongement que jusqu'à une limite de 50 % environ, sinon la résistance du crêpage aux charges lourdes est diminuée. Ceci exclut, par exemple, l'utilisation des fils obtenus selon le procédé du brevet suisse N -v5? 144. De même est remarquable la grande vitesse d'absorption de colorants qui, probablement, n'est pas due seulement à la faible orientation moyenne, mais également à un effet de coeurgaine avec une orientation réduite de l'enveloppe du capillaire ainsi que le laissent supposer des essais de teinture de fils ayant une orientation moyenne correspondante, fabriqués au moyen de retordeuses-étireuses avec un rapport d'étirage plus faible (présentant cependant des endroits non étirés). Quoique généralement inutile, un procédé d'étirage additionnel peut être appliqué par la suite dans des cas particuliers lorsqu'il s'agit d'obtenir des propriétés textiles spéciales. J: procédé peut être combiné directement avec le procédé de l'invention, mais il peut faire également ltobjet d'une opération séparée. La fabrication de voiles constitue un domaine d'application extrêmement avantageux des fils obtenus selon le procédé de l'invention. On peut ainsi fabriquer des voiles fils à partir de capillaires ayant un titre unitaire fin; les propriétés textiles, telles que la résistance et l'allongement, pouvant être adaptées aux exigences spéciales. La description qui va suivre en regard des dessins annexes fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. Sur les dessins joints, la figure 1 représente le schéma de principe d'une installation pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention; la figure 2 montre la variation de la tempéflture d'un fil filé en fonction de sa distance par rapport à la filière, pour deux vitesses de retrait et deux titres diffé rents sans soufflage et sans dispositif de chauffage additionnel,donc selon la technique connue; la figure 3 représent les di@grammes de rétréeissement à la vapeur de 100 C de fils d'un titre dtex 150f50 en fonction de la vitesse de retrait et des tempéra tures d'un dispositif de chauffage de )O0C (diagram me a), de 150 C (diagramme b) et de 220 C (diagramme c), respectivement;; la figure 4 montre les courbes "charge-allongement" de fils fabri qués selon les exemples - et 3 (état de la tech nique). a figure 1 représente une installation de filage pour I mise en oeuvre du procédé sous une forme simplifiée. La masse fondue, par exemple du polytéréphtalate déthylène- glycol, est comprimée à travers la filière I ayant le nombre dÉsiré d'orifices c@pillaires. bans une chambre de soufflage 2, les fils @ sont soumis à lui soufflage transversal par un cou rtnt gazeux refroidissant, généralement de l'air climatisé qui les refroidit à la température de solidification ou au-dessous. Le dispositif de chauffage 4 qui vient à la suite chauffe les fils à l'@ide de surfaces de contact et/ou par convection et/ou par radiation à des températures supérieures au point de solidification et inférieures au point de fusion. prés le passage par une certaine zone de refroidissement, les fils sont tirés sur un dispositif de préparation 5. La vitesse de retrait est déterminée par la vitesse de la paire de cylindres 8. Les fils sont enroulés sur un dispositif de bobinage 7 approprié. Dans le cas de l'application du procédé à la fabrication de fibres, les faisceaux de capillaires peuvent être assemblés en plusieurs endroits en aval des cylindres de retrait et être déposés dans des récipients appropriés, par exemple des bidons. Les exemples suivants sont destinés à illustrer l'invention, sans toutefois comporter aucun caractère limitatif. EXEMPLE 1 On file, à travers une filière, un fil contenant 50 capillaires en polytéréphtalate d'éthylène-glycol ayant une viscosité spécifique de 950, mesurée à 250C sur une solution à 1 % en poids dans un mélange de phénol et de tétrachloro-éthane dans le rapport de 3 : 2 parties en poids, la température étant de ,OOC et la vitesse de transport de 17.5 g/mn. Dans une chambre de soufflage connue en soi, ayant une longueur de 50 cm, de l'air à la température ambiante est soufflé em courant transversal sur le fil, le refroidissant ainsi à 40S environ, température qui est inférieure au point de solidification. Le contrôle est effectué à l'aide d'un appareil de mesure de la température de la maison Hastings et, à titre de comparaison, par observation optique de l'épaisseur du fil.Le fil est tiré ensuite à travers un tube chauffé ayant un diamètre de 200 mm et une longueur de 3 m. La température de la paroi du tube est maintenue constante à 2000C. Le dispositif de chauffage commence à une distance de 70 cm de la filière. Le fil quitte le tube chauffé ayant une température mesurée de 1600C environ et il est pourvu d'une préparation en le faisant passer, à 30 cm du tube, sur un disque de préparation rotatif. La vitesse de bobinage est de j500 m/mn, le titre de dtex 150f50. Les caractéristiques textiles des fils sont indiquées dans le tableau I. La résistance et l'allongement sont mesurés à l'aide d'un appareil Zwick Z 1.3a; la longueur du fil pincé étant de 500 mm et le temps de rupture de 2G secondes.Pour mesurer le rétrécissement à l'air chaud ou par bouillissage, on enroule chaque fois 10 cm du fil en écheveau et on les traite pendant 10 minutes, sans tension, dans de l'eau bouillante ou dans une étuve à air chaud. On mesure la longueur sous une charge préalable de 0.05 g/dtex par fil. La tension du fil, mesurée entre le tube chauffé et le disque de préparation, est de CDC g environ. Calculé sur le titre final , il en résulte une tension de 1.2 g/dtex. Des petits rubans tisss, teints à titre d'essai se distinguent par une excellente qualité de la teinture. De plus, on remarque, dans les mêmes conditions de teinture, une très forte intensité de la couleur, supérieure à celle de fils normalement étirés, intensité qui est causée par la grande vitesse d'absorption des colorants. TABLEAUI Ex. 1 Ex.2 Ex.3 Ex.4 Titre dtex 50 f 50 250 f 50 150 f 50 150 f 50 Résistance g/dtex 41 36 28 24 Allongement /o 28 39 62 68 Rétrécissement par bouillis sage % 6 5 8 58 Rétrécissement à l'air chaud 200 C% 10 9 12 69 EXEMPLE 2 : On file, à travers une filière, un fil contenant 50 capillaires en polytéréphtalate d'éthylène-glycol ayant une viscosité spécifique de 950, mesure comme indiqué à l'exemple 1; la température étant de 295 C et la vitesse de transport de 5--.:- g/mn. Le fil est alors traité comme indiqué à l'exemple 1; la température du fil, dans ce cas, étant de 550C environ après le soufflage et de 1500C après le passage par le tube chauffé.La tension du fil est de 0.85 g/dtex, et on l'enroule à un titre de dtex 150f50. Les caractéristiques textiles mesurées sont indiquées dans le t@bleauI Lorsqu'on traite le produit dans une machine à texturer, on obtient des valeurs de crêpage dont le taux élevé est surprenant tout en maintenant le même réslege de la machine, c'est-à-dire n ne réduisant que l'avance pour compenser la tension de texturage inférieure aux produits habituels.Les valeurs de crêpage dépassent les valeurs normales de 15 à 20% dans le cas de matières h@utement élastiques, es de @0% dans le cas de matières rétrécies du type "set". bors u'on veut maintenir les valeurs de erêp g @cr@ales on pout augmenter de 15 à @0 @ la vitess@ d'opération maximale, qui est déterminée pour des raisons techniques par le nombre inchangé de tours de la broche textureuse et, ainsi, rendre plus économique le procédé de fabrication. Lorsqu'on texture, par contre, des fils ayant plus de 50% d'@llongement, tels que ceux obtenus par un procédé conforme au brevet suisse N 357 144, selon le procédé à fausse torsion habituel, le crêpage obtenu ne résiste pas à des charges plus élevées. Une charge correspondante aux contraintes dues au port de vêtements cause le lissage des arcs du crêpage. EXEMPLE 3: On file, à travers une filière, un fil contenant 50 capillaires en polytéréphtalate d'éthylène-glycol ayant une viscosité spécifique de 950, mesurée comme indiqué à l'exemple 1, à une vitesse de transport de 52.4 g/mn et une température de 2950C, directement dans un tube chauffé d'une longueur de 2 m ayant une température de 2200C, selon l'exemple 3 du brevet suisse 1ST 357 144, de manière que les fils ne soient refroidis à leur point de solidification qu'après leur passage par le tube chauffé. Après avoir passé par un autre tube de 2 m, non chauffé, les fils sont pourvus d1une prEparatlon et sont enroulés comme dans l'exemple 2 à une vitesse de 35GO m/mn et un titre de dtex 150f50.La tension du fil, rapportée au titre final, est de Q.4 g/dtex. Les caractéristiques textiles obtenues selon exemple 2 ne sont pas atteintes, comme le montre le tableau I. La différence dans la courbe chargeallongement est également remarquable (figure 4). malgré la vitesse de bobinage supérieure à celle prévue dans les revendications du brevet suisse N 357 144 , on constate encore un fléchissement (diagramme b) dns la courbe chargeallongement, ce qui indique une orientation plus faible. Cet inconvénient peut être évité par un procédé conforme à la présente invention, tout en maintenant les autres conditions (diagramme a). EXE@PLE 4: On fabrique selon l'exemple 2,et dans la même installation, un fil ayant un titre dtex 150f50,à une tempe rature de tube de 700C. après Passage par le tube, le fil a une temperrature mesurée de 60 C, c'est-à-dire que le point de solidification n'est plus atteint. Comme prévu, les fils ont une résistance plus réduite, un haut degré d'allongement et de rétrécissement, ainsi qu'il a été indiqué dans le tableau I. Ces fils ne peuvent pas Être utilisés à des fins textiles sans étirage subséquent. Dans ce domaine de vitesses et de températures, on peut également obtenir des fils ayant un rétrécissement au bouillissage supérieur au rétrécissement à l'air chaud de 200 C, c'est-à-dire que le traitement à température élevée cause d'abord un rétrécissement et ensuite un allongement, en raison de la structure physique particulière des fils. EXiEXPIE 5: On file, à travers une filière, un fil contenant 10 capillaires en polycaprolactame ayant une viscosité relative en solution de 2.9, mesurée à 200C sur une solution à 1 % en poids dans de l'acide sulfurique à 96%, X la vitesse de trans- port étant de 9.2 g/mn et la température de )000C. Dans une chambre de soufflage connue, usuelle, longue de*180 cm, on soumet le fil à un soufflage transversal d'air ayant la température ambiante. ensuite, le fil passe par la chambre de filage longue de 9 m, dans laquelle la vitesse du courant d'air est nulle sans compter le fil qui y passe. A la fin de la chambre de filage, le fil passe sur un fer à repasser long de 1 m et ayant une température de 160 C. ensuite, il touche un rouleau rotatif mouillé avec un agent de préparation. La vitesse de bobinage est de 2700 m/mn, le titre de dtex 33f10. On trouve les caractéristiques suivantes pour ces fils: Titre 33 dtex Résistance 5,0 g/dtex Kllongement 40 % Rétrécissement au bouillissage 10.5 % R E V E N D I C A T I O N S 1.Procédé de fabrication de filset et de fibres par filage en masse fondue de capillaires de polymères synthétiques linéaires à des vitesses de retrait supérieures à 2000 m'mn, en utilisant un dispositif de chauffage disposé entre la filière et les cylindres de retrit, procédé caractérisé en ce qu'on refroidit les capillaires en amont du dispositif de chauffage à la température de solidification ou au-dessous, après quoi, on les chauffe à une température supérieure au point de solidification, sous l'action simultanée de la tension du fil qui s'établit par son frottement au milieu gazeux qui l'entoure et qui doit être égale à la tension d'étirage requise. 2.Procédé selon la revendication 1, c@ractérisé en ce qu'on utilise, comme dispositif de chauffage, un tube muni d'une chemise chauffée; les capillaires étant chauffés essentiellement par convection. v.- Procédé selon la revendication 1, c.ractérisé en ce qu'on utilise des radiateurs comme dispositif de chauffage. 4. Procédé selon la revendication 1, cractérisé en ce qu'on utilise un fer à repasser comme dispositif de chauffage, la transmission de la chaleur se faisant essentiellement par contact intense.