La présente invention a pour objet de nouveaux articles complexes à base de plastique, et présentant au moins une face blanche, pour partie au moins, plus particulièrement de tels articles minces et souples, c'est-à-dire possédant une dimension -l'épaisseur- d'un tout autre ordre de grandeur que les deux autres. I1 arrive souvent, dans la pratique, que la face blanche, en totalité ou en partie, de tels articles doivent présenter certaines caractéristiques optiques, particulièrement pour des fins d'exposition, de visibilité, de confort pour le porteur de vêtements confectionnés avec de tels articles, de contraste par rapport à des teintes différentes prEsentees par des objets voisins ou par des zones non blanches de la face en question, si elle n'est pas entièrement de cette couleur. Et cela pouvant intervenir pour tout ou partie des diverses régions du spectre : infra-rouge, visible, ultra-violet, ou non.Cette caractéristique se traduit notamment par le fait que le facteur d'émission de la face blanche (ou des zones blanches de cette face) soit, pour une longueur d'onde donnée de la lumière incidente, supérieur à une certaine valeur minimum. En général, toutefois, une autre exigence est attachée aux articles en question : c'est qu'ils doivent présenter un poids unitaire maximum, cela du fait que les articles en question -ou les produits finis ou semi-finis qui en sont issus- sont appelés fréquemment å être transportes, voire a être portés, ou même seulement à être manipulés, montés, démontés, etc.. Des exemples de telles particularités se présentent notamment dans la fabrication de vêtements de neige, de revêtements divers en montagne, de bb- ches recouvrant des véhicules automobiles, en particulier de b - ches de camouflage pour véhicules militaires évoluant en régions enneigées, etc.. I1 est connu qu'on relève le facteur d'émission -ou réflectance- d'une pellicule plastique, en lui incorporant une certaine quantité d'un sel de plomb, tel qu'un carbonate. Mais la densité élevée d'un tel sel conduit a un poids unitaire de la pellicule le contenant tel que l'article établi dépasse le poids unitaire admissible, tenant compte de la caractéristique optique à atteindre. I1 est connu aussi que certains sels de calcium, et carbonate notamment, incorporés semblablement dans une pellicule du même genre, favorisent aussi la réflectance. Mais le pouvoir de réémission de ces sels n'est pas très élevé, en sorte qu'il faut en adjoindre des quantités sensibles pour obtenir la réflectance souhaitée, et que cela entraîne, toutes choses égales, une augmentation relativement importante de l'épaisseur de la pellicule, conséquence qui n'est favorable ni sous l'angle économique, ni sous l'angle de la souplesse le plus souvent recherché pour l'article final. On pourrait, certes, chercher à incorporer dans une même pellicule, les deux sels de plomb et de calcium, en quantités relatives optima, mais pour concilier les desideratas en présence, il faudrait amener, dans la pellicule, le sel de plomb doué du plus grand pouvoir de réflectance, à se rassembler principalement à la surface de cette pellicule exposée à l'atmosphère. Malheureusement, cette manière de faire n'est pratiquement pas possible. L'invention a pour objet des objets à base de plastique, présentant au moins une face blanche pour partie du moins, formée par la surface, en contact avec une source lumineuse, d'une pellicule plastique contenant au moins un sel possédant un pouvoir de réflectance sensible, articles qui sont caractérisés en ce qu'ils sont constitués par un complexe comportant au moins deux pellicules, l'une présentant la surface exposée contenant au moins un carbonate de plomb, l'autre contigüe à la précédente, contenant au moins un carbonate de calcium. Gr ce à cette disposition, la pellicule de surface peut contenir, en quantités modérées, mais suffisante, le produit de densité élevée, mais optiquement le plus actif, ce qui autorise finalement une couche de mince épaisseur (intérêt 'aux points de vue poids, souplesse et économie), tandis que la pellicule adjacente peut renfermer, en plus grandes quantités, le produit de propriétés optiques moins accusées, mais plus léger, dans une couche d'épaisseur plus sensible, tout en restant admissible (toujours en considération des trois facteurs ci-dessus), ladite seconde couche servant de surcroit de couche-support et même d'écran optique. L'invention peut être mise en oeuvre pour la réalisation de seulement deux couches contigus avec une seule face blanche, par exemple en ayant recours à un support intermédiaire (papier transfert, entr'autres), lors du processus de fabrication. L'autre complexe peut comporter aussi les deux couches conti gües rapportées à demeure sur un véritable support intermédiaire, par exemple en textile (tissu, tricot, non-tissé, feutre), en film plastique compact (viscose, acétate de cellulose, chlorure de polyvinyle, polyester, polyoléfine, etc...), en cuir (naturel ou syn thétique) en papier, en bois, voire en métal. L'article peut même comporter, au contact du support non réflectant, une couche de plastique rapportée extemporanément sur ce support et contenant le sel de calcium et, contre celle-ci, un film préétabli dans lequel a été préalablement incorporé le sel de plomb, ces deux revêtements pouvant avantageusement être séparés, pour des raisons d'adhérence et de planéité, par une couche intermédiaire convenable en contact avec les deux revêtements. L'article complexe peut n'offrir qu'une face avec des zones blanches, en totalité ou en partie, mais il peut aussi présenter de telles faces de part et d'autre de son épaisseur. Il peut aussi arriver qu'une face ne présente pas du tout de couleur blanche, qu'elle soit d'une teinte uniforme ou non, mate ou brillante, avec des dessins les plus divers, etc.. I1 est aussi des cas od, sur une face d'un article complexe selon l'invention, on a besoin de faire apparaItre des plages blanches, à forte réflectance, sur un fond non blane, vert par exemple. On a alors trouvé que, conformément à I' invention, il était plus avantageux, non pas de rapporter de telles plages blanches sur un fond de cette autre couleur, mais de faire l'inverse, c'est-à- dire de partir d'un fond blanc, chargé, enm spécifié plus haut, de successiverent un carbonate de calcium, ensuite un carbonate de plomb, puis de reoexvrir ce fond d'une pellicule superficielle non blanche, aux emplacements autres que ceux où doivent apparaitre les plages blanches, l'épaisseur de cette pellicule étant telle que, du fait de la forte réflectance inhérente au fond blanc, on dispose aisément des pouvoirs de réemission requis, à longueurs d'ondes données de la lumière incidente, aussi bien pour les plages blanches que pour les zones nÛn-blanches. Cela bien entendu, en tenant compte par ailleurs des caractéristiques mécaniques à satisfaire (épaisseur totale, poids au mètre carré, souplesse et autres particularités dynamootétriques de 1 'ensemble, etc..). La nature des plastiques entrant dans la constitution des pellicules peut être très variable. On peut citer entr' autres : polychlorure de vinyle, acEto-chlorure de vinyle polymerise, polyolE- fines, polystyrol, viscose, acétate de cellulose, polyamides, polyesters, polycarbonates, polyamidimldes, caoutchouc-chloré). L'obtention de couches, continues ou non, à base de plastique, et leur mise en oeuvre, peuvent se faire par tout moyen connu, en particulier par enduction (à la racle, notamment), par calandrage, par projection, par lamination (report d'un film préétabli), par impression (au cadre fixe ou en continu) etc.. Ce sont les caractéristiques de l'article à fabriquer qui, dans une large mesure, conditionnent le processus et l'appareillage à mettre en oeuvre. De toutes façons, on obtient des articles complexes qui peuvent être employés tels quels dans certains cas, mais sont plus généralement utilisés pour la fabrication d'autres produits plus évolués, par exemple des vêtements confectionnés, des toiles ou boches de protection, des couvertures d'abri, des écrans divers, etc.. On va maintenant décrire quelques articles complexes établis selon l'invention, ainsi que la façon de les obtenir (les parties s'y entendent en poids) - Figure 1, montre, en coupe schématigue,partie d'un tel article comportant seulement deux pellicules, - Figure 2, semblablement, partie d'un article comportant un support, trois pellicules contigtles continues et, sur la face exposée de l'une d'entre elle, des zones discontinues, - Figure 3, enfin, semblablement, partie d'un article comme le précédent, comportant, sur l'autre cOté du support, une couche continue non blanche. EXEMPI 1 : Sur une face d'un papier siliconé 1 (Figure 1) servant de papier transfert, on enduit, a la raclez à raison de 200 grammes par mètre carré, une composition vinylique constituée en poids commue suit - copolymère chlorure-acétate de vinyle 95-5 : 36 % - phtalate de dioctyle : 32 % - carbonate de calcium précipité : 29 % - adjuvants (stabilisateur, protecteur,etc.) : 3 %. On prégélifie la couche obtenue durant trente secondes à 1300 C. Après quoi, on revêt, toujours à la racle, la pellicule obtenue 2 avec un second enduit, 9 raison de 250 grammes par mètre carré, d'une composition chlorovinylique de composition suivante (en poids) - chlorure de polyvinyle émulsion : 43 % - phtalate de 2 éthylhexyle (plastifiant) : 26 % - carbonate basique de plomb : 28 % - adjuvant (stabilisateur, protecteur, ignifugeant, antifongique, etc..) : 3 %. On gélifie l'ensemble durant trois minutes à 190 C, puis sé pare les deux pellicules 2 et 3 contigües du papier siliconé. On obtient ainsi un complexe ayant, vis-à-vis de la lumière incidente L, un pouvoir de réflectance supérieur à 70 % dans le spectre ultra-violet et dans le spectre visible. Ce complexe peut servir d'écran protecteur sur champ de neige très ensoleillé. EXEMPLE 2 : Sur une face d'un support permanent en non-tissé 4, pesant cent cinquante grammes/mètre carré, on enduit, à la r - cle, une couche, d'epaisseur 0,02 millimetre, de compostion suivante (en poids) - chlorure de polyvinyle : 40 % - phtalate de didécyle (plastifiant) : 30 % - carbonate de calcium précipité : 27 % - adjuvants (comme ci-dessus) : 3 % On gélifie cet enduit par séjour pendant trois minutes dans un four porté à 3000 C. On a ainsi recouvert une face du support 4 avec une pellicule 5. On a, par ailleurs, préparé, par passage sur une calandre à quatre cylindres, de la manière habituelle, un film 6 d'épaisseur 0,04 millimètre, ayant la composition suivante - copolymère éthylène - acétate de vinyle : 64 % - carbonate neutre de plomb : 30 % - adjuvants (stabilisateur, protecteur) : 6 % On enduit, à la racle, une face de ce film d'une très mince couche 7, de 30 grammes par mètre carré, d'une pâte chloro-vinylique de composition suivante (en poids) - chlorure de polyvinyle : 50 % - phtalate de tricrésyle : 49 % - stabilisateur : 8 On applique l'ensemble film 6/enduit 7, par cet enduit, sur la face libre de la pellicule 5, puis on presse le tout à chaud, sous une pression de cent kilogrammes/centimètre carré, à 1400C, pendant une minute. L'adhérence des différentes couches entre elles est très satisfaisante. Sur la face libre du film 6, on imprime, à plat, en un passage, par le procédé bien connu au cadre fixe, a raison de 20 à 25 grammes/mètre carré, en des endroits où cette face ne doit pas ap paraitre blanche, une encre très-mate de couleur dite vert IR OTAN, de composition suivante - chlorure de polyvinyle : 9 % - Phtalate de butyl-benzyle (plastifiant) : 14 % - silice colloidale (agent matifiant) : 3 % - cyclohexanone (solvant-diluant) : 56 % - pigments divers (notamment jaune oxyde de fer, vert oxyde de chrome, bleu de cobalt, de molybdène,bleu d'outremer, dioxyde de titane) : 18 % On obtient ainsi un complexe supporté de poids approximatif huit cent cinquante grammes/mètre carré, présentant, pour la face exposée, et vis-à-vis de la lumière incidente L - en ce qui concerne les parties blanches, une réflectance pour les rayons ultra-violets d'environ 75 % pour 350 nano mètres, - en ce qui concerne les plages vertes, une bonne conformité des points de vue tant de la luminance et de la réflectance aux rayons infra-rouges, par rapport à l'étalon GAM C 24 x 5 que des coordonnées trichromatiques. EXEMPLE 3 : Sur une face d'un support permanent 9, en tissu polyester en fils 1100 dtex, 60 tours, armure toile, contexture 8 x 8, pesant 200 grammes/mètre carré, on applique, à la râble, de la manière habituelle, à raison de 250 grammes/metre carré, une couche continue d'un plastisol de composition suivante (en p poids) - chlorure de polyvinyle : 54 % - phosphate de diphényl-crésyle (plastifiant): 19 % - pigments verts OTAN 24 x 5 (comme ci-desus): 22 % - adjuvants (comme ci-dessus) : 5 % On gélifie cette couche en une pellicule 10 en portant à 1800C pendant une minute. Sur l'autre face de ce support, on applique, à la racle encore, de la même manière, à raison de 200 grammes/mètre carré, une couche continue d'un autre plastisol de composition suivante : - chlorure de polyvinyle : 33 % - mélange phtalate + adipate d'octyle (plas fiant) : 32 % - carbonate de calcium précipité : 30 % - adjuvants comme ci-dessus) : 5 % Cette pellicule "écran" II a déjà une bonne réflectance aux rayons ultra-violets : de 50 à 55 % pour une longueur d'onde moyen ne de 350 nanomètres. On a par ailleurs préparé un film 12, très réflectant à ces mêmes rayons, de composition suivante : - chlorure de polyvinyle : 45 % - phtalate linéaire en C 10 (plastifiant) : 23 % - carbonate basique de plomb : 29 % - adjuvants (comme ci-dessus) : 3 % On lamine ce film contre la face libre de la pellicule 1. On enregistre sur la face libre de couleur blanche de l'ensemble obtenu, une réflectance à ces rayons de 75 % pour la même longueur d'onde. Enfin, sur la face libre du film 12, on dépose, par impression au cadre rotatif, en deux passages, suivant un procédé en soi bien connu, aux endroits où l'on désire que la face libre de ce film apparaisse non blanche, des plages vertes 13 à l'aide de l'encre telle que préparée et utilisée à l'exemple 2. On obtient un complexe définitif ayant les caractéristiques principales ci-après - poids au mètre carré inférieur à 1000 grammes, - colorimétrie face uniformément verte : conforme a talon GAM C 24 x 5 (vert IR OTAN), - colorimétrie face blanche : conforme à l'étalon GAM 26 x O (blanc UV), - colorimétrie plages vertes : conforme à Itetalon GAN C 24 x 5, avec brillance inférieure a 3 pour mille. Ce complexe convient très bien pour la préparation de baches reversibles destinées au bâchage de véhicules stationnant ou circulant en zones enneigées. REVENDICATIONS 1/ Article complexe, particulièrement mince et souple, présentant, en contact avec au moins une source de lumière incidente, au moins une face blanche pour partie au moins, constitué par la surface exposée a la lumière d'une pellicule plastique contenant, comme agent principal de réémission de ladite lumière, un sel minéral présentant un pouvoir de réflectance élevé vis-à-vis de cette méme lumière, caractérisé par le fait que ledit article comporte essentiellement au moins deux pellicules juxtaposées, celle possédant la face exposée directement à la lumière contenant au moins un carbonate de plomb, 1' autre au moins un carbonate de calcium. 2/ Article complexe selon revendication 1, caractérisé par le fait que la pellicule autre que celle possédant la face exposée à la lumière est continue à un support essentiellement mécanique. 3/ Article complexe selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que les deux pellicules sont séparées par une pellicule contigue à chacune d 'elles ne contenant aucune substance de pouvoir de réflectance sensible vis-à-vis de la lumière incidente. 4/ Article complexe selon revendication 3, caractérisé par le fait que, sur le côté du support ne portant aucune pellicule, le support possède, pour partie au moins, une couche de couleur non blanche. 5/ Article complexe selon revendication 4, caractérisé par le fait que, sur sa face exposée à la lumière, la pellicule correspondante possède, par places, au moins une couche de couleur non blanche. 6/ Article complexe selon revendication 5, caractérisé par le fait que le support est de nature textile. 7/ Complexe selon revendication 6, caractérisé par le fait que les couleurs non blanches de la face de la pellicule exposée et de la couche revêtant le coté du support non exposé, sont de couleurs vertes. 8/ article complexe selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que le carbonate de plomb est un sel basique. 9/ Article complexe selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que le carbonate de calcium est un sel précipité. DEPOSANT : Société dite B.A.T. - APPLICATION ET REVETEMENT5 PLASTIQUES MANDATAIRE : Cabinet Michel LAURENT