Les contacts électriques utilisés dans les appareils de connexion mécanique (contacteurs, interrupteurs, sectionneursdiajoncteurs, etc ..) sont en général constitués par des doigts en matériaux bons conducteurs de I'électricitj (cuivre ou allia ge de cuivre). L'un de ces doigts est mobile et vient s'appliquer sur un autre doigt fixe, la pression du doigt mobile sur le doigt fixe étant assurée par un système de ressort convenable. Pour assurer un passage correct du courant électrique, on brase sur ces doigts des plaquettes en métal plus noble et de composition telle que les risques de soudabilité de ces contacts, sous l'action du passage du courant au moment de la fermeture de l'appareil soient faibles. Le matériau constitutif de ces plaquettes est réalisé, soit à partir d'un alliage d'argent et de cadmium oxydé à coeur dans des-conditions telles que l'on obtienne finalement un alliage composite d'argent et d'oxyde de cadmium, soit à partir d'un pseudo-alliage fritté obtenu à partir de poudres d'argent et d'oxyde de cadmium. Les avantages de ces deux modes de fabrication sont, en raison de la présence d'oxyde de cadmium, une amélioration des caractéristiques de non soudabilité des contacts. Cette non soudabilité est rendue nécessaire pour éviter que, lors d'un échauffement local des deux contacts en présence, par suite du passage du courant, il y ait soudure des deux plaquettes et difficulté d'ouverture de l'appareil mécanique de connexion. Mais Si cette non soudabilité est nécessaire sur le plan technique, par contre elle est gênante dans le cas où I'on assure la fixation de ces plaquettes par brasure sur les doigts conducteurs. Pour faciliter cette brasure, on s'arrange, dans le premier cas de réalisation, à limiter -l'oxydation en profondeur de manière à laisser une sous-couche d'argent-cadmium dont ltépaisseur est fixée entre 10 et bw % de l'épaisseur totale de la plaquette. Dans le deuxième cas de réalisatin, on procède de même en assurant la fixation du pseudo-alliage sur une pastille en argent pu ou en réalisant une couche frittée également en argent pur. Ces deux procédés qui conduisent à de bons résultats quant à la brasure ont cependant l'inconvénient de présenter une épaisseur non négligeable de la sous-couche par rapport à l'épaisseur totale de la plaquette, et l'usure maximale du contact, au cours du fonctionnement de l'appareil mécanique de connexion, est limitée à l'apparition de cette sous-couche en argent cadmium ou en argent pur qui provoque alors deys risques de soudage lorsque l'on approche de la fin de la durée de vie de l'appareil. Les plaquettes réalisées selon l'inve-ntion due à Monsieur Jean BISSAYMh, pallient ces inconvénients. Selon l'invention, et d'une façon très simple, à partir de plaquettes oxydées en totalité dans le premier cas de réalisation, ou constituées par un matériau fritté homogène dans le second cas de réalisation, on dépose par électrolyse sur toute la surface du contact, y compris la surface de la plaquette servant au passage du courant, selon un procédé connu, une légère couche d'argent. L'expérience montre alors que cette couche d'argent, dont l'épaisseur est de l'ordre de quelques microns, suffit pour faciliter l'opération de- brasage et l'obtenir dans d'excellentes conditions. Il est également à signaler que, lors de l'examen du contact fritté avec sous-couche d'argent, au cours des essais d'endurance électrique, on observe fréquemment une séparation entre lsdeite sous-couche d'argent et le pseudo-alliage, séparation qui/peut se produire avec le procédé selon l'invention. D'autre part, la couche d'argent étant d'épaisseur très faible, le matériau de contact peut être utilisé à 13 %, ce qui prolonge d'autant l'endurance électrique de l'appareil pour un même poids de plaquette. Dans l'opération de dépôt électrolytique, n réalise un dépôt régulier sur toute la surface externe du contact y compris la surface de la plaquette servant au passage du courant. un peut craindre les soudures de contact dès les premières manoeuvres électriques de l'appareil. Si cette crainte est justifiée, il est possible, soit d'éviter un dépôt électrolytique sur la surface de la plaquette assurant le contact électrique par une protection desdites surfaces au moment dtl traitement électrolytique de protection réalisée de façon connue : vernis pelable ou scotch autocollant, soit d'enlever le dépôt électrolytique sur cette surface de contact par un procédé abrasif convenable. R i V E N D I N S 1 - Contact électrique comportant des doigts de contact en cuivre, ou en matériau conducteur analogue, sur lesquels sont brasées des plaquettes en alliage d'argent cadmium oxydé en totalité, ou en produit fritté composite homogène de poudres d'argent et d'oxyde de cadmium, caractérisé en ce que l'on rdalise un dépôt électrolytique d'argent sur toute la surface du contact, y compris la surface de la plaquette servant au passagedu courant. 2 - Contact électrique suivant Revendication 1, caractérisée en ce qu'au moment de l'opération du dépôt électrolytique, la surface de la plaquette assurant le contact électrique est protdgde par un moyen connu quelconque, vernis pelable ou scotch auto-collant. 3 - Contact électrique suivant Revendication 1, caractérisée en ce qu'après l'opération du dépôt électrolytique, la surface de la plaquette assurant le contact électrique est nettoyée par un procédé abrasif convenable.