La présente invention concerne un procédé et un dispositif pour le contrôle global des états de surfaces. On connaît déjà différents procédés pour le contrôlponctuel des états de surfaces, qu'il s'agisse de surfaces métalliques usinées, par exemple sablées, ou de surfaces métalliques dégradées, par exemple par érosion, cavitation ou corrosion. La détermination des propriétes statistiques de telles surfaces ncessite cependant de répéter l'operation de contrôle ponctuel en un grand nombre de points différents de la surface, pour en déduire par le calcul les propriétés statistiques recherchées, qui sont par exemple la dimension moyenne -et l'écartement moyen des éléments diffusants d'une surface initialement polie et localement dégradée.Il s ' agit d'une succession d'opérations, très longue et très fastidieuse, surtout lorsqu'elle doit être répétée pour comparer entre elles un grand nombre de surfaces de caractéristiques différen- tes. La présente inventIon permet d'effectuer un contrôle global, et non plus ponctuel, des états de surfaces, grâce auquel on peut obtenir les propriétés statistiques d'une surfaco a contrôler par une courte érine d'opérations standardisées, dont la durée totale est considérablement Inférieure à celle des opérations de contrôle ponctuel nécessitées par les procédés connus; la présente invention rend donc possible d'effectuer en un temps acceptable le contrôle des états d'un grand nombre de surfaces de caractéristiques différentes, en vue par exenple de les comparer.La présente invention est donc particulierement avantageuse pour le contrôle des états de surfaces de pièces usine, par exemple sablées, en série, ainsi que pour les contrôles comparatifs des états de différentes surfaces présentant ds degrés différents de dégradation, par exemple pour le contrôle périodique des états de surfaces de pièces de machines. Le procédé selon 7a présente invention, pour le con- trôle global des états de surfaces, est caractérisé en ce qu'il consiste essentiallement à éclairer la surface à contrôler, de préférence sous une incidence presque normale, avec un premier faisceau de lumière cohérente, convenablement diffusé, à enregistrer la lumière réflechie et/ou diffusée par la surface à contrôler, sur une plaque ou un film photographique, à développer le plaque ou le film photographique ainsi exposé, à éclairer par transparence le cliché ainsi obtenu avec un second faisceau, paralléle, de lumière au moins partiellement cohérente, de manière à obtenir le spectre des frèquences spatiales de l'enregistrement photographique, dans le plan focal d'une lentille, à déterminer la distribution d'éclairement obtenue dans ledit plan focal, selon au moins une direction radiale de ce plan, et à déduire les propriétés statistiques de la surface a contrôler de ladite distribution d'éclairement. La mise en oeuvre du procédé de contrôle selon la présente invention nécessite donc seulement d'enregistrer la lumière provenant de la surface à contrôler sur une plaque ou un film photographique, dans les conditions qui viennent d'être indiquées, de dévelopeer la plaque ou le film photographique ainsi exposé, puis d'étudier la distribution de l'éclairement dans le plan focal d'une lentille devant laquelle est placée la plaque ou le film développé. On conçoit que, mo-ennant un équipement approprié, ces différentes opérations peuvent être effectuées très rapidement, et, surtout, entre répétées systématiquement, sans nécessiter, pour la mise en oeuvre du procédé, l'intervention d'un opérateur spécialisé. Dans un mode d'exécution préféré du procédé selon la présente invention, on déduit les propriétés statistiques de la surface à contrôler des points caractéristiques de la distribution d'éclairement, c'est-à-dire de la répartition de fréquences spatiales, obtenue dans le plan focal de la lentille. Le procédé selon la présente invention peut être mis en oeuvre dans des conditions de simplicité et de rapidité particulièrement grandes, qui le mettent notamment à la portée d'un opérateur non spécialisé, en recourant à un dispositif qui entre également dans le cadre de l'invention, et qui est caractérisé en ce outil comprend une première chambre noire, comportant essentiellement des moyens pour produire un faiscenu de rayons laser et pour le projeter sur la surface à con tramer par l'intermédiaire d'un obturateur réglable, d'un objectif, en particulier du type pour microscope, et d'un diffuseur, en particulier un verre dépoli, et éventuellement dtun diaphragme, et une plaque photographique, disposée de manière à recevoir la lumière réfléchie par la surface à con rôler, ainsi qu'une seconde chambre noire, comportant essentiellement des moyens pour produire un faisceau parallèle de lumière au moins partiellement cohérente, et pour lui faire traverser tout d'abord la plaque photographique, préalablement exposée dans la première chambre noire, puis développée, et ensuite une lentille, dans le plan focal de laquelle est placée l'entrée d'un capteur photoélectrique. Dans une première forme de réalisation du dispositif selon la présente invention, le- capteur photoélectrique, à champ quasi ponctuel, est monté mobile, de manière à balayer le plan focal de la lentille, de préférence dans au moins une direction radiale de ce plan. Dans une seconde forme de réalisation, le capteur photographique est un tube de prise de vues de télévision, par exemple du type vidicon, dont les organes de déviation sont commandés de préférence par un circuit de balayage radial. Dans une troisième forme de réalisation, l'entrée du capteur photoélectrique est matérialisée par les premières extrémités, alignées jointivement suivant une direction radiale du plan focal de la lentille, de fibres optiques en vrac, dont les secondes extrémités couvrent la surface sensible du capteur, et des moyens sont prévus pour faire balayer la rangée formée par les premières extrémités desdites fibres optiques, par la fenêtre étroite d'un diaphragme opaque, mobile. Quelle que soit sua forme de réalisation, le capteur photoélectrique du dispositif selon la présente invention peut être connecté à un traceur automatique de courbes, asservi aux mouvements de balayage du plan focal de la lentille. Enfin, le capteur photoélectrique peut étre connecté à un ordinateur pour le traitement des propriétés de la distribution d'éclairement obtenue dans le plan focal de la lentille, directement, ou encore par l'intermédiaire d'un traceur de courbes et d'un lecteur de oourbes. Ces dernières formes de réalisation du dispositif selon la présente invention permettent un contsBle global, quasi automatique, des tatas de surfaces, notamment si une machine de développement automatique est insérée entre la première et la seconde chambres noires. A titre d'exemple, on a décrit ci-dessous et illustré schématiquement au dessin annexé une forme de réalisation d'un dispositif pour mettre en oeuvre le procédé selon la présente invention. Les figures 1 et 2 représentent schématiquement les différents composants disposés respectivement dans la première et la seconde chambre noire du dispositif selon la présente invention. Les figures 3 à 5 sont des diagrammes destinés à illustrer l'exploitation des résultats obtenus avec le dispositif des figures 1 et-2. Comme représenté sur la figure 7 du dessin annexé, la première chambre noire du dispositif selon la présente invention, dont les parois n'ont pas été représentées, renferme un émetteur de rayons laser 1 (qui peut titre aussi place à l'extérieur de la chambre noire), produisant un faisceau parallèle de rayons laser 2, de longueur d'onde . Ce faisceau parallèle 2 traverse un obturateur 3, puis un objectif de microscope 4, dtoù émerge un faisceau divergent 2a; l'ouverture de ce faisceau divergent 2a est limitée par un diaphragme 5, gracie auquel le faisceau divergent 2a vient frapper une zone circulaire, de diamètre dt d'un verre dépoli 6.A une distance L du verre dépoli 6, une surface réfléchissante et/ou diffusante 7 est disposée de manière à être frappée par le faisceau lumineux qui a traversé le verre dépoli 6, sous un angle d'incidence i de faible valeur, par exemple de l'ordre de 10 degrés. Une plaque ou un film photographique 8 est placé sur un support 9, disposé perpendiculairement à la direction dans laquelle la surface 7 réfléchit au moins une fraction du faisceau lumineux incident.Ce faisceau réfléchi est intercepté par une lame semi-réfléchissante 10, qui dérive une fraction dudit faisceau réfléchi vers un photométre 11, lequel, par l'intermédiaire d'un intégrateur de lumière schématisé par le bloc 12, asservit le réglage de l'obturateur 3, c'est-à-dire le réglage de sou temps d'ouverture à la quantité de lumière reçue, par unité de temps, en provenance de la surface 7, en tenant compte de la sensibilité de la plaque ou du film cinématographique 8. Comme représente sur la figure 2, la seconde chambre noire du dispositif selon la présente invention renferme un émetteur de rayons laser, 13, produisant un faisceau parallèle t4, dans lequel est interposé un négatif photographique 8a, centré sur l'axe optique d'une lentille 15. Les rayons lumineux diffractés par le négatif photographique 8a , sont concentrés, par la lentille 15, dans son plan focal, 15f. Un capteur photoélectrique 16, à champ quasi ponctuel, est monté mobile de manière à balayer le plan focal 15f de la lentille 15, dans au mains une direction radiale de ce plan; on n'a pas représenté les moyens qui permettent de déplacer le capteur photoélectrique 16 dans une direction radiale du plan 15f, en particulier de façon automatique, à l'aide d'un moteur, car ces moyens sont susceptibles de nombreuses formes de réalisation connues, et la présente invention n'est pas liée à l'une d'elles; ces moyens de balayage sont réalisés de préférence de telle façon qu'il soit possible d'ajuster à volonté la direction du déplacement radial du capteur photoélectrique 76. 17 désigne un traceur de courbes, qui est connecté à la sortie des signaux électriques produits parle capteur photoélectrique 16, de préférence par l'intermédiaire d'amplificateurs appropriés; ce traceur de courbes 17 est évidemment asservi au mouvements du capteur photoélectrique 16, par des moyens connus, qui n'ont pas été représentes. Te dispositif qui vient entre décrit est utilisé de la façon suivante, pour contrôler par exemple l'état de dégradation d'une nièce de machine, qui a été le siège de phénomènes de corrosion. La pièce est introduite tout d'abord dans la première chambre noire, de manière que sa surface à contrôler occupe la position de la surface 7 sur la figure 1, et soit sensi blement centrée sur l'axe du faisceau lumineux diffusé par le verre dépoli 6. Une plaque photografique vierge 8 ayant été placée sur le support 9 on déclenche ensuito l'oDturatour 3, dont le temps d'ouverture est ajusté par les élémente Il et 12, en fonction de la sensibilité de la plaque photografique 8. On développe ensuite cette dernière, et l'on introduit le négatif correspondant 8a dans la seconde chambre noire; les moyens automatiques précédemment mentionnés sont alors déclenchés pour faire balayer par le capteur photoélectrique mobile, 16, un rayon déterminé Ou dans le plan focal 15f de la lentille 15. La courbe 18 qui est alors tracée par le traceur de courbes -17 est ensuite exploitée d'une façon qui sera précisée ultérieurement. Le procédé selon la présente invention, dont la mise en oeuvre vient d'mettre décrite à l'aide du dispositif illustré sur les figures I 'et 2, , est fondé sur les considérations suivantes Un faisceau de rayons laser tel que 2a (figure 1), c'est-à-dire un faisceau homogène de lumière cohérente, monochromatique, de longueur d'onde # est transformé, par un diffuseur, tel que le verre dépoli 6 en un faisceau ltumi- neux hétérogène, à structure granulaire, dit "speckle", dont les "grains" de lumière ont, sur la surface 7, une dimension moyenne de l'ordre de 1) p = . L d L et d ' étant les paramètres indiqués sur la figure 1. Si l'on désigne par Oz le "rayon" du négatif pho togranhique 8a qui est parallèle au rayon Ou du plan focal 15f de la lentille 15, et par Oy le "rayon" de la surface à contrôler 7 qui se trouve dans le méme plan perpendiculaire à 7 que Oz, l'amplitude de la vibration lumineuse sur la surface à contrôler 7 varie, le long de son rayon Oy suivant une fonction 2) e = qui n'est pas une constante, puisque la structure du faisceau lumineux diffusé est hétérogène. la surface 7 niétant pas un miroir parfait, elle se comporte comme si elle présentait un coefficient complexe de réflexion et de diffusion dont les variations dans la direction 0 peuvent entre représenrées par une fonction 3) R = S(y) En fait, la lumière diffusée qui frappe la surface 7 est diffractée au moins en partie en direction de la plaque photographique 8, dans des conditions telles que l'amplitude de la vibration lumineuse reçue par cette dernière varie, dans la direction Oz, suivant une fonction 4) G(z) = T [F(y).S(y)] T désignant la transformée de Fourier de la fonction entre crochets.Après développement de la plaque photographique 8, le négatif obtenu, sa (figure 2) présente une transparence qui varie, dans la direction Ox, suivant la fonction 5) t(z) = A + B G(z) 2 A et B désignant deux constantes dépendant de l'émulsion photographique utilisée et de son traitement. Dans la seconde chambre noire, les rayons lumineux qui traversent le négatif 8a sont à nouveau diffractés à l'infini, mais en fait concentrés dans le plan focal 15f de la lentille 15, si bien que l'amplitude de la vibration lumineuse dans Xce plan focal varie, dans la direction de son rayon N1 suivant la formule : 6) H(u)=T[t(z)] Des formules 2) à 6), on peut déduire que, pour u différent de 0: 7) H(u) = C. =C. [F(y).S(y)*F(y).S(y)], C étant un facteur de proportionnalité, tandis que F* et S* représentent es complexes conjuguées des fonctions F et S respectivement. En d'autres termes, la fonction Fl (u) qui correspond à l'amplitude de la vibration lumineuse au point d'abscisse u du plan focal 15f (figure 2), est proportionnelle à la fonction d'auto-corrélation du produit de fonctions F(y).S(y), qui décrit l'amplitude de la vibration lumineuse diffractée par la surface 7 (figure 1). La courbe 18, qui est tracée par le traceur de courbes 17 (figure 2) dans les conditions précédemment décrites, et qui a été reproduite à plus grande échelle sur la figure 3, a précisément pour équation 8) E = # H(u) Les formules '7) et 8) ci-dessus montrent clairement que la courbe 18, tracée par le traceur de courbes 17, dans les conditions précédemment décrites, dépend non seulement des propriétés locales de diffusion et de réflexion de la surface 7, oui sont décrites par la fonction S(y), mais aussi de la distribution d'énergie dans le faisceau incident de lumière cohérente, diffusée, qui est décrite par la fonction F(y).Pour éliminer le plus possible des résultats du contrôle de l'état de la surface 7 par le procédé selon la présente invention, l'influence de la fonction d'appareil, c'est-à-dire des différents paramètres du dispositif illustré sur les figures 1 et 2, on compare, selon la présente invention, la courbe 18 tracée par le traceur de courbes 17 à partir de la surface à contrôler, avec la courbe - 19, qui est obtenue en répétant les opérations précédemment décrites, dans la première et la seconde chambre noire, la surface à contrôler 7 étant remplacée par un miroir parfait; la courbe 19 qui est alors tracée a été reproduite en traits interrompus sur la figure .4; il s'agit d'une courbe de Gauss, dont la largeur à mi-hauteur, S, est proportionnelle à la dimension moyenne des grains de lumière du "speckle", qui est donnée. par la formule 1) ci-dessus. L'exploitation proprement dite des courbes 18 et 19, dont l'obtention a été précédemment décrite, peut avoir lieu nar différentes méthodes. selon la présente invention Dans tous les cas, il est nécessaire d'utiliser à cet effet un modèle mathématique de la surface dégradée. Ce modèle mathématique doit être adapté au type de dégradation de la surface à contrôler, et aussi à son état initiai. On va cependant décrire ci-apres, à titre non limitatif, un modèle mathématique relativement simnle, mais susceptible de très larges applications, l'emploi de ce modèle m.athémati- que entrant dans le cadre d'un mode d'exécution particulier du procédé selon la présente invention. Ce modèle thématique consiste à représenter la surface dégradée, supposée initialement polie, sous la forme d'une distribution aléatoire d'éléments diffusants sur un fond resté parfaitement réfléchissant. Dans ces conditions, on peut poser 9) S(y) = M(y) + M(y) décrivant la distribution, dans la direction Oy, des éléments du fond restés parfaitement réfléchissants, tandis que D(y) décrit, dans la même direction, la distribution aléatoire des éléments diffusants, correspondant aux défauts de la surface à contrôler.Comme il n'existe pas de corrélation entre les fonctions F(y).M(y) et F(y).D(y), il apparait que, avec la -notation de la formule 7) ci-dessus : 10) H(u) = Hl(u) + H2(u), avec 11) H1(u) = 12) H2(u)= #(y) étant une "fonction de pupille", qui a une valeur constante sur la partie de l'axe Oy éclairee par le faisceau diffusé, et une valeur nulle en dehors de cette partie. Il résulte des formules 10) à 12) ci-dessus, que l'éclairement E du rayon Ou dans le plan focal de la lentille 15 (figure 2) est la somme de deux termes, dont le premier, i H1(u) # 2, varie suivant la courbe en trait plein, 20, de la faire 4, tandis que lo socond terme, #H2(u)#, varie suivant la courbe en trait plein, 21, de la figure 5. Comme la courbe 19, correspondant à un miroir parfait, la courbe 20, d'équation E = #H1(u)#, est une courbe de Gauss, dont la largeur à mi-hauteur, #, est cependant supérieure à celle, S, de ladite courbe 19, à laquelle elle est liée par la relation : dans laquelle #M désigne l'écartement moyen des éléments diffusants du modèle mathématique considéré. La courbe 21 (fi gure 5), d'équation E = #H2(u)#, a une allure générale décroissante, mais elle présente une dépression très importan- te, avec un minimum presque nul, entre les avscises #D et #D + #M, #D désignant la dimension moyenne des éléments diffusants du modèle mathématique considéré. La figure 3, sur laquelle on a reporté en pointillé la courbe 20 de la figure 4, montre clairement que la courbe 18, d'équation E = #H(u) 12, est obtenue en additionnant les ordonnées des deux courbes 20 (figure 4) et 21 (figure 5). En d'autres termes, lorsque la courbe tracée par le traceur de courbes 17 (figure 2) a une allure voisine de celle de la courbe 18 sur la figure 3, d'une part ceci indique que la surface contrôlée, pour laquelle cette courbe-a été tracée, relève du modèle mathématique précédemment décrit, et, d'autre part, on peut déduire de ses points caractéristiques les propriétés statistiques de la surface contrôlée, c'est-àdire, selon le modèle mathématique choisi, les paramètres bD et #M; ; on voit en effet sur la figure 3 que est la largeur à mi-hauteur du maximum principal (pour u = 0) de la courbe 18, tandis la somme #D + #M est l'abscisse du maximum relatif de la courbe 18, Dans la pratique, on a cependant souvent constaté que, si la structure granulaire du premier faisceau de lumière cohérente (figure 1), notamment la dimension moyenne (formule 1) ci-dessus) de ses grainst n'est pas adaptée à ltécar- tement moyen #M des éléments diffusants de la surface à contrôler, c'est-à-dire si le rapport #/#M a une valeur absolument quelconque, la courbe tracée par le traceur de courbe 17, a plutôt l'allure régulière do la courbe 20 (figure 3) que cclle de la courbe 18, si bien que la métho- de, précédemment décrite, de détermination de #D et n'est pas applicable; en outre, meme lorsqu'il est possible d'obtenir une courbe telle que 18 (figure 3), son maximum principal (pour u = O) présente souvent une si faible largeur à mi-hauteur qu'il est pratiquement impossible d'en déduire #D. Le mode d'éxécution préféré du procédé selon la présente invention, qui va être indiqué ci-après, permet ces inconvénients : on relève tout d'abord la courbe 18 correspondant à la surface à contrôler; si son allure est plutôt celle de la courbe 20 (figures 3 et 4), et ne permet donc pas d'appliquer la méthode, précédemment décrite, de détermination de #D et #M, on relève ensuite la mme courbe en remplaçant la surface à contr6ler par un miroir parfait (courbe 19 sur la figure 4).On détermine alors les largeurs a mi-hauteur # et S des deux courbes précédemment obtenues (respectivement analogues aux courbes 20 et 19 de la figure 4), et l'on en déduits par la formule 13) ci-dessus, la valeur de en agissant sur les paramètres L et d (figure 1), on ajuste alors la structure granulaire du premier-faisceau de lumiè- re cohérente pour que le rapport p / M ait une valeur au moins égale à 1 et au plus égale à 10 environ, de manière que chaque grain de lumière" du "speckle" couvre certainement quelques uns des éléments diffusants de la surface à contrôler, et l'on relève à nouveau, dans ces nouvelles con ditions, la courbe 18 correspondant à ladite surface à contrôler; c'est enfin sur cette dernière courbe, dont l'al lure est celle de la-courbe 18 de la figure 3, que l'on détermine la somme #D+#M, d'où l'on peut tirer #D, même si la largeur à mi-hauteur du maximum principal de ladite courbe 18 est trop faible pour permettre une détermination directe de Le procédé selon la présente invention, ainsi que le dispositif pour le mettre en oeuvre, sont susceptibles de nombreuses variantes, dont quelques unes seulement vont autre indicuées, N titrc non limitatifs, Dans la seconde chambre noire, l'émetteur de rayons laser 13 peut trc remplacé par une source dc dernière partiellement cohérentes sensiblement monochromatioue. Le capteur photoélectrique 16 (figure 2), à champ quasi ponctuel, peut être remplacé par un tube de prise de vues de télévision, par exemple du type vidicon, disposé de manière que sa surface photosensible se trouve dans le plan focal 15f de la lentille 15, en étant sensiblement centré sur l'axe de ladite lentille.Ce dispositif est particulièrement commode dans la mesure où il nermet aisément de faire balayer l'un quelconque des rayons, tels que Ou, du plan focal 15f, et de modifier facilement ce rayon balayé pour obtenir, à l'aide d'un traceur de courbes tel que 17, toute une série de courbes telles que 18, décrivant la totalité de la distribution de l'éclairement dans le plan focal 15f; au lieu d'un balayage radial, il est également possible d'utiliser un balayage par lignes superposées, du type usuel en télévision.Par ailleurs, le capteur photoélectrique placé dans le plan focal 15f, qu'il soit du type à champ quasi ponctuel ou bien du type vidicon, peut être connecté à un ordinateur pour le traitement des propriétés statistiques de la distribution d'éclairement obtenue dans le plan focal 15f de la lentille 15, directement, ou bien par l'intermédiaire d'un traceur de courbes et d'un lecteur de courbes. Sans sortir du cadre de l'invention, il est également possible de placer le capteur photo électrique en dehors du plan focal 15f de la lentille 15 (figure 2); on dispose alors les premières extrémités, jointives, de fibres optiques en vrac, en les alignant suivant le rayon Ou du plan focal 15f, et l'on fait balayer la rangée formée par lesdites premières extrémités des fibres optiques, par une entre étroite d'un diaphragme opaque, mobile; la lumière traversant cette fenêtre est transmise au capteur par les secondes extrémités des fibres optiques, disposées de manière à couvrir sa surface sensible. REVENDICATIONS 10 Procédé pour le contrôle global des états de surfaces, caractérisé en ce qu'il comprend essentiellement la séquence d'opérations suivante a) on éclaire la surface à contrôler, de préférence sous une incidence presque normale, avec un premier faisceau de lumière cohérente, convenablement diffusé; b) on enregistre directement la lumière réfléchie et/ou diffusée par la surface à contrôler, sur une plaque ou un film photographique; c) on développe la plaque ou le film photographique ainsi exposé; d) on détermine le spectre des fréquences spatialas de l'enregistrement photographique ainsi obtenu, par le procédé connu, consistant à éclairer le cliché par transparence avec un second faisceau, parallèle, de lumière sensiblement monochromatique, et à déterminer la distribution d'éclairement ainsi produite dans le plan focal d'une lentille, selon au moins une direction radiale de ce plan, et enfin e) on déduit les propriétés statistiques de la surface à contrôler, de la distribution d'éclairement ainsi déterminée. 20 Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'on déduit les propriétés statistiques de la surface à contrôler des points caractéristiques de la distribution d'éclairement, c'est-à-dire de la répartition de fréquences spatiales, obtenue dans le plan focal de la lentille, 30 Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que lton relève les courbes de distribution de l'éclairement dans une même direction radiale du plan focal de la lentille, qui sont obtenues respectivement avec la surface à contrbler et en remplaçant cette dernière par un miroir parfait, que l'on détermine les largeurs respectives, à mi-hauteur,-er et S, de ces deux courbes de distribution, que l'on en déduit l'écartement moyen des éléments diffusants de la surface à contrôler, que, après avoir adapté La structure granulaire du prcriicr faisceau de lu,iiièro collUrence à la valeur ainsi trouvée pour Cr on relève a nouveau -1- courbe de distribution ob-tenue avec la surface a contrôler, et que l'on en déduit la dimension moyenne D des éléments diffusants de ladite surface a contrôler. 40 Procedé suivant la revendication 3, caracté- risé en ce nue l'on déduit la dimension moyenne #D de l'abscisse #D + #M du maximum relatif de la nouvelle courbe de distribution obtenue avec la surface à contrôler. 50 Dispositif pour mettre en oeuvre le procédé suivant l'une quelconque des revendications 1à 4, caractérisé en ce qu'il comprend une première chambre noire, comportant essentiellement des moyens pour produire un faisceau de rayons laser et pour le projeter sur 12 surface à contrôler par l'intermédiaire d'un obturateur réglable, d'un objectif, en particulier du type pour microscope, d'un diffuseur, en particulier un verre dépoli, et éventuellement d'un diaphragme, et une plaque photographique disposée de manière à recevoir la lumière réfléchie par la surface à contrôler, ainsi qu'une seconde chambre noire, comportant essentiellement des moyens pour produire un faisceau parallèle de lumière au moins partiéllement cohérente, et pour lui faire traverser tout d'abord la plaque photographique, préalablement exposée dans la première chambre noire puis développée, et ensuite une lentille, dans le plan focal de laquelle est placée l'en- trée d'un capteur photoélectrique. 60 Dispositif suivant la revendication 5 caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour dériver une fraction de la lumière réfléchie par la surface a contrôler, vers un photomètre, auquel l'obturateur réglable est couplé, de façon connue en soi. 70 Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que le capteur photoélectrique, à champ quasi ponctuel, est monté mobile de manière à balayer le plan focal de la lentille, de préférence dans au moins une direction radiale de ce plan. 80 Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que le capteur photoélectrique est un tube de prise de vues de télévision, nar exemple du type vidiro-n, dont les organes de deviation sont commandés de préférence par un circuit de balayage radial, 90 Dispositif suivant 3 'une quelconque des re vendicntions 6 et 7, caractérisé en ce que l'entrée du can- teur photoélectrique est matérialisée par les premières extrémités, alignées jointivement suivant une direction radiale du plan focal de la lentille, de fibres optiques en vrac, dont les secondes extrémités couvrent la surface sensible du cap- teur, et que des moyens sont prévus pour faire balayer la rangée formée par les premières extrémités desdites fibres optiques par la fenêtre étroite d'un diaphragme opaque mobile. 100 Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisé en ce que le capteur photoélectrique est connecté à un traceur automatique de courbes, asservi aux mouvements de balayage du plan focal de la lentille. 110 Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 5 à 10, caractérisé en ce que le capteur photoélectrique est connecté à un ordinateur pour le traitement des propriétés de la distribution d'éclairement obtenue dans le plan focal de la lentille, directement ou bien par l'intermédiaire d'un traceur de courbes et d'un lecteur de courbes.