La présente invention concerne les méthodes de mesure de direction dans une station mobile réceptrice par utilisation de la mesure des différences de phase des ondes électromagnétiques émises en différents points, par un système d'antennes d'émission comprenant une pluralité d'éléments rayonnants. Le système 5 d'antennes émissives, proprement dit, comporte des antennes individuelles équidistantes, de préférence situées le long d'une ligne droite dite ligpe d'antennes. Pour la mesure du site, on oriente la ligne d'antennes verticalement, de façon précise ou même approximative. Pour mesurer l'azimut, on la dispose horizontalement. On prévoit aussi une antenne fixe pour servir de réfé-10 rence; ladite antenne rayonne un même signal radio par rapport à la phase duquel on mesure lesdites différences de phases. On connaît la méthode Erika par laquelle on détermine l'azimut d'un récepteur par l'intermédiaire d'une mesure de phase à partir de la différence qui existe entre les temps de transit de deux signaux rayonnés depuis des 15 points différents. On connaît aussi,sous l'appellation de "SETAC-A",une balise radio-compas protégée dans ses applications (brevet allemand N° 1 591 610). Dans ce système, les signaux sont émis à partir de trois antennes différentes . La mesure exacte de ],'angle d'azimut se fait par .détermination des différences de phase entre les signaux emis par l'antenne principale et ceux rayonnes par une antenne latérale disposée loin de l'antenne principale. Une ambigîiité subsiste 20 pour le résultat de la mesure ; elle est levée grâce au sigjial émis par la deuxième antenne latérale placée, elle, à courte distance de l'antenne principale. Il est possible de faire la distinction entre les deux mesures simultanées en employant deux fréquences différentes. On peut aussi utiliser les méthodes ci-dessus pour trouver, en cas de besoin, 25 la direction d'une onde incidente : un tel appareil est connu sous le nom d'"interferomètre". Pour la mesure de l'azimut, un caractère commun à toutes ces méthodes est que les antennes sont situées dans un plan parallèle au sol. Si, alors, on dispose les antennes le long d'une ligne droite verticale, dans le but de 30 rendre la mesure du site possible, on commet de fortes erreurs sur la mesure de la phase. La raison en est la suivante :non seulement le faisceau direct émis de l'antenne vers le récepteur atteint ce dernier, mais encore un deuxième faisceau réfléchi par le sol l'atteint aussi. De la superposition de ces deux faisceaux, il résulte une erreur de phase appelée "erreur de sol", qui simule 35 un faux temps de transit du signal à partir de l'antenne émissive vers le récepteur. Une autre erreur du temps de transit apparaît quand les antennes sont placées dans m plan parallèle au sol ; mais alors, cette erreur est la même pour toutes les antennes émissives. Lors des soustractions effectuées entre les temps mesurés, puisque ce sont des différences de temps de transit que UO l'on mesure, ces erreurs s'annulent l'une l'autre (ou se compensent). 72 02373 2123394 Quand on dispose les antennes à des hauteurs différentes au dessus du sol, on introduit de nouvelles erreurs de temps de transit. Les erreurs qui résultent sur les mesures de phase ne peuvent plus s'annuler l'une l'autre lorsqu'on effectue les soustractions citées plus haut. Ceci entraîne une erreur importante 5 dans la mesure du site, à moins que l'on n'en tienne compte en employant des méthodes spéciales d'évaluation des signaux reçus (brevet allemand N° 1 2U9 361 C.W.EARP - E.KRAMAR). On doit encore citer la méthode bien connue consistant à relier en série les aériens, disposés en ligne,à m émetteur pour simuler le mouvement mécani-10 que d'une antenne d'émission. En raison de l'effet Doppler, le mouvement provoque un glissement de fréquence dont la relation à la direction est utilisée pour la navigation. On verra des exemples de méthodes à effet Hoppler dans les brevets allemands N° 1 O85 929, E. STEINER - E. KRAMAP et 918 27L. C.W. FAPP - C.E, STRONG. 15 Toutes les méthodes ci-dessus citées de mesure du temps de transit, comportent encore, de fortes erreurs dues au sol. L'invention a pour objet de fournir une méthode améliorée partant de la méthode SETAC, de telle manière que l'erreur de sol soit bien inférieure à œlle des méthodes connues sans imposer pour autant une ouverture plus grande ou 20 une focalisation du rayonnement des antennes émissives. Pour atteindre ce but, on prévoit deux méthodes : La première méthode est caractérisée en ce que l'on mesure les différences de phase respectives (8^ ... entre les ondes successivement émises, d'une part, par une antenne de référence fixe &e hauteur h ) et,d'autre part, 25 par un nombre pair (n) d'antennes de hauteurs (h ) diversement espacées dont les intervalles ^ /augmentent respectivement du même pas (d) et ce, à partir de l'antenne de référence et , de préférence alignés sur une ligne droite (ligne d'anten ne) et en ce que l'on détermine la direction (¥"')§ partir des valeurs mesurées pour les différences de phase (31 ••• Bn) grâce à la relation suivante : 30 2P 2d I sin Y ' = dans laquelle : y = n/2 35 P" > «>n-v1 ~Bv' V = 1 et où : n = nombre pair d'antennes d'émission ItO v = numéro de série de l'antenne 72 02373 3 2123394 10 35 15 20 25 30 ko d = intervalle entre deux éléments adjacents et X = longueur d'onde des signaux transmis. La seconde méthode est caractérisée en ce que l'on mesure les différences de phase respectives ($1 ... &n) entre les ondes successivement émises par une antenne fixe de référence (de hauteur hQ) et par un nombre pair (n) d'antennes (de hauteur hy) diversement espacées par des intervalles augmentant régulièrement du même pas (d) à partir de l'antenne de référence, et de préfé- avec rence alignés le long d'une ligne droite (ligne d'antenne) en ce que /les valeurs mesurées pour les différences de phase (g ... 6n) on établit une nouvelle suite de nombres Cf ,.*f ..f" ) qui représentent les différentes directions, 1 y ' n. grâce à la relation : (t . Y — arc sm — v » d T et en ce que, parmi les valeurs obtenues pour les divers angles d'azimut (f "^)> la valeur maximale indique la direction Y'• Dans les méthodes préconisées par l'invention, et à la différence des procédés par effet Doppler, on commute séquentiellement les antennes de la ligne d'antenne, de telle façon que leurs diagrammes de rayonnement soit corrects pour le récepteur et qu'ils soient séparés l'un de l'autre par un intervalle de temps juste nécessaire à la mesure correcte des différences de temps de transit (multiplex à division dans le temps). Ainsi, la commutation n'a pas d'autre but que de séparer les mesures individuelles les unes des autres. On pourrait aussi effectuer cette sélection en choisissant pour chaque mesure une fréquence différente, comme dans le système SETAC-A (multiplex à division de fréquence). D'autres caractéristiques de l'invention ressortiront de la description détaillée ci-dessous. Bien entendu la description et le dessin ne sont donnés qu'à titre indicatif et nullement limitatif de l'invention. La figure 1a représente l'antenne SETAC-A, de type connu. La figure 1b donne le résultat de mesure de site que l'on obtient avec l'antenne de la figure 1a. La figure 1c représente l'erreur de sol dans la mesure de la figure 1b. La figure 2a indique la disposition de l'antenne, en application des méthodes de l'invention. La figure 2b montre un récepteur conforme à l'invention. La figure 3a montre le résultat d'une mesure de site suivant la première méthode (méthode de la base pleine). La figure 3b indique l'erreur de sol dans la mesure selon la figure 3a. La figure l*a indique le résultat d'une mesure de site par un mode préféré de mise en oeuvre de la première méthode dite de la base pondérée. 72 02373 u 2123394 La figure kh montre l'erreur due au sol qui correspond à la figure lia. La figure 5 indique le diagramme vectoriel de la superposition de l'onde réfléchie par le sol sur de l'onde directe. La figure 6a donne 1'erreur due au sol dans la seconde méthode dite de sé- 5 lection, quand le sol est sec (e =3). r La figure 6b donne l'erreur de sol dans la deuxième méthode dite de sélection quand le sol est humide (e = 30). r La figure 1a est le schéma d'une ligne d'antenne à 3 éléments d'antennes rayonnantes dont la base a comme longueur 20 X selon le système SETAC-A, elle 10 est -verticale, dressée perpendiculairement à la surface du sol. La différence de temps de transit entre la paire d'éléments d'antennes 1, 3 fournit la mesure^' du site, tandis que la paire 1, 2 n'a pour but que de lever l'ambiguïté de la mesure. Dans la figure 1b, le résultat obtenu pour la mesure de site (valeur 15 mesurée et indiquée en*/7') est porté en ordonnée en fonction de l'angle vrai^de site. Il est sous-entendu que les diagrammes de rayonnement des antennes sont égaux entre eux et symétriques par rapport à un plan parallèle au sol. Dans ces conditions, le rayonnement dans la direction du point de réflexion sur le sol est exactement égal à celui qui arrive directement au récepteur. 20 II est supposé être polarisé verticalement en sorte qu'il se produit une perte de puissance au moment de la réflexion. Pour le calcul, on se base sur un sol moyen de permittivité relative = 15 et sur une fréquence nominale de 1 GHz. La courbe a une forme en escalier. Si le sol ne réfléchissait pas, la valeur indiquée Y' serait égale à la valeur réelle f , et la courbe représenta-25 tive serait la droite diagonale tracée en tirets. Dans l'autre cas extrême où la réflexion sur le sol serait de 100$,on aurait une courbe en escalier (représentée par la ligne en pointillé). Puisque pratiquement, le coefficient de réflexion sur le sol est compris entre 0 et 100/5, on obtient une courbe intermédiaire entre la diagonale et l'escalier. 30 On peut pallier cette influence du sol, en utilisant des systèmes d'antennes pré-focalisées avec précision,à grande ouverture, constituées de plusieurs antennes individuelles. Mais, cela conduit à de grandes dimensions, comme l'indique l'exemple de la figure 1b. On calcule la hauteur d'une marche à/' de la courbe en escalier de la 35 figure 1b, à l'aide de l'équation : sin Af' = —2h/\ ' ^-'in^ervaHe h en"tre les éléments 1 et 3 donne l'ouverture. Si h = 20X, on a : A^' = 1»^5°. Si l'on désirait une hauteur de marche de • = o, 1° seulement, la longueur de l'ouverture devrait atteindre h = 290\. Dans l'invention qui va maintenant être décrite, on procède d'une façon différente. 72 02373 5 2123394 Comme il a déjà été dit, les méthodes nouvelles préconisées dans l'invention emploient à la fois le multiplex E division dans le temps et le multiplex à division de fréquence. Cependant, dans les dispositifs qui suivent, on na déerlr . que les méthodes qui appliquent le "multiplex à division dans le temps". 5 Dans la figure 2a, il y a n éléments d'antennes identiques, sous les réfé rences 1,2,3 .. n, placés à distance égale l'un de l'autre , le long d'une ligne droite verticale. Dans l'exemple choisi, n = 20 antennes, et l'intervalle entre chacune d'elles est X. Il est aussi prévu une antenne de référence. L'antenne de référence est ajoutée à la partie inférieure de la ligne d'antenne, son 10 numéro est 0 ; dans la méthode dite de la hase entière, dans laquelle tous les éléments rayonnants de.la ligne d'antenne sont employés, il est possible de la placer n'importe où ailleurs. L'émetteur qui alimente l'antenne fournit des paires d'impulsions à fréquence porteuse fQ. A l'intérieur de chaque paire, la fréquence fQ est cohérente. 15 Les premières impulsions de ces paires sont émises successivement par les éléments numérotés 1 à n, tandis que toutes les secondes impulsions sont émises par l'antenne de référence. Les lignes de transmission, qui vont de l'émetteur, par l'intermédiaire du distributeur, vers tous les éléments d'antenne, doivent avoir même longueur et même affaiblissement en sorte que l'on excite tous les 20 éléments rayonnants en phase avec des impulsions d'amplitude égale . Après alimentation de tous les éléments d'antenne, il y a tin brusque retour à zéro. Par des signaux de synchronisation auxiliaires, le récepteur est informé de l'instant ou le retour à zéro intervient. La figure2b représente le schéma synoptique du récepteur aéro-porté 25 adapté aux signaux émis par l'antenne de la figure 2a. On amplifie les signaux reçus par l'intermédiaire de l'antenne réceptrice 1 dans un préamplificateur et on les convertit en fréquence de la manière habituelle. Dans un duplexeur 3, on sépare les paires d'impulsions. Les premières impulsions de chaque paire arrivent dans l'unité h qui contient un amplificateur, un changeur de fréquence 30 et une ligne à retard ; les secondes impulsions sont appliquées à l'entrée d'une unité 5 qui contient un amplificateur et un changeur de fréquence. En outre, dans le duplexeur 3,il y a sélection des signaux de synchronisation qui remettent à zéro le compteur T. Chaque paire d'impulsions qui traverse le duplexeur 3 fait progresser le compteur 7 d'une imité. Le comptage indique le 35 nuuéro v de l'élément d'antenne d'où est originaire la première impulsion de la dernière paire d'impulsions reçue. Alors, on amplifie les impulsions, on les change de fréquence dans les blocs 4 et 57grS.ce à la ligne à retard du bloc U, on les met en coïncidence : c'est leur différence de phase qui correspond, comme on le sait, à la différence de temps de transit des signaux qui peut H0 ensuite être mesurée par un phasemètre 6. 72 02373 6 2123394 La façon d'effectuer la mesure du temps de transit, c'est-à-dire,en fait, la mesure de la phase ou la question du choix de la méthode à utiliser parmi les procédés bien connus, tels que mesure par différence de temps,méthode dite "start-stop", comptage des passages au zéro des signaux, etc., est d'importance 5 secondaire pour l'invention. Après chaque balayage complet de la ligne d'antenne, on obtient dans le récepteur n valeurs de mesures pour les différences de phase ; ces valeurs composent une séquence de nombres 3, ... 6 ... 8 . i v n En règle générale, on ne peut, avec le phasemètre 6 que mesurer les valeurs comprises dans l'intervalle 0 ^ g ^ 2ï. Si la phase dépasse la valeur 10 de 2ir, la mesure du phasemètre 6 est diminuée de 2ir. Ensuite, dans la séquence des nombres, on fait un saut de 2ir. Il est, cependant, nécessaire de contrôler au moyen d'un circuit test la suite des nombres 8y au moment des sauts et, quand ils se produisent, de compenser la valeur des mesures en ajoutant 2ir (ou un multiple de 2 ). Le compteur 7 fonctionne aussi en commutateur pas-à-pas ¥ 15 qui contrôle le stockage dans la mémoire 8 des valeurs mesurées 0^ ... 8y... (n est un nombre pair). Par le moyen d'un calculateur 9, on extrait la valeur numérique P, en fonction de la suite des nombres 8^ ... 8n , valeur qui est : 20 v = n v = n/2 n/2 p= > > «Wm -v 25 v=n/2+1 v = 1 v = 1 A partir de cette valeur numérique, on détermine la site Y ' par l'équation 2P sin f ■ = — I 1 et, on affiche 'f1. Dans cette équation, d est l'intervalle entre les éléments rayonnants de la ligne d'antenne, et X la longueur d'onde. 30 Dans la figure 2a : d = X et n = 20 et les résultats des mesures corres pondantes à cet exemple sont représentés à la figure 3a. Avec me même longueur de base, on obtient, grâce à 1'emploi de la méthode de la base entière, une amélioration considérable par rapport à la méthode bien connue de la base limitée de la figure 1c comme le prouve la comparaison entre les figures 3a 35 et la. La précédente description de la première méthode va maintenant être suivie par la description d'une mise en oeuvre préférée de cette méthode. On réalise, en effet, une amélioration dans la méthode dite de la "base entière" en pondérant les valeurs mesurées. Le calculateur 9 du récepteur HO réalise cette pondération et effectue les produits des valeurs mesurées , 72 02373 2123394 25 stockées dans les mémoires 8 par différents facteurs ; on attribue un poids plus important aux valeurs mesurées qui proviennent des éléments d'antennes centraux qu'à celles qui viennent des éléments extérieurs. En supposant que les facteurs de pondération soient a^, le calculateur effectue l'équation ci-dessous et détermine la valeur numérique de n/2 P0 - / 'v 'Vv-H ~Bv' V = 1 10 ain.ii que le site '"f ', par la relation : *f. = ?r- sm JiZL 2» f> [2v-1)%] 20 v = 1 Si, maintenant,on calcule les coefficients a^ d'après la relation : av = Jj-0.03 (| + 1 - v>] sin ^ (2v - 1) et si on les introduit comme constantes dans le calculateur 9 du récepteur, on obtient les résultats des mesures indiquées à la figure Ha, avec l'erreur de sol correspondante à la figure Ub. Cela se confirme si l'on compare la figure Hb à la figure 3b } à cause de la pondération, on 5. à nouveau réduit les erreurs dues au sol. Pour résumer l'idée directrice de la première méthode et sa meilleure application » sur une base de longueur fixée à l'avance, on dispose n éléments d'antenne (n étant un nombre pair), et une antenne de référence, de préférence équidis-tantes. Dans le récepteur, on mesure les différences de temps de transit entre les ondes provenant d'une part des n éléments et d'autre part de l'antenne de référence. Avec les n valeurs numériques g reçues par le récepteur à chaque balayage complet de la ligne d'antenne, on détermine une valeur numérique P ou P., par le procédé de pondération uniforme (méthode dite de la base entière) 30 ou par le moyen de la pondération non uniforme (méthode de la base pondérée) ; et c'est par l'intermédiaire de cette valeur numérique que l'on détermine l'angle de site. Dans ce qui suit, on v expliquer le processus de la seconde méthode, on - montrer comment obtenir l'angle de site du récepteur avec une erreur négligeable à l'aide des différences de phase stockées dans la mémoire 8 du récepteur. Dans cette seconde méthode, l'antenne située à terre, sa liaison avec le transmetteur, et les parties principales du récepteur restent les mêmes que ^ dans la première méthode. C'est pourquoi ailes ne .seront pas décrites à nouveau. 35 72 02373 8 2123394 La figure 5 indique le résultat obtenu en superposant l'onde réfléchie par le sol (le vecteur k est le facteur de réflexion) sur l'onde directe (le vecteur fixe supposé égal à l) ; l'onde résultante est décalée en phase d'un angle T par rapport à l'onde directe. Dans ce qui suit, on suppose que 5 le récepteur reste fixe ( "{'est constant). Alors, si le sol est homogène, le paramètre k est aussi constant. Au lieu d'avoir à connecter successivement les éléments d'antenne, on imprime un mouvement régulier à l'antenne expérimentale, à partir du ras du sol (h=0) et dans la direction verticale. Pour h égal à 0, les deux vecteurs sont en opposition de phase et l'erreur 10 sur la phase est nulle : ¥ = 0. Si l'on augmente la hauteur h de l'antenne au-dessus du sol, l'erreur * commence à apparaître, elle atteint un maximun quand : hQ „ , cos (2ir — sin T) = k. ( Test le site,À la longueur d'onde) A ce point, on installe l'antenne de référence. Puis, on fait monter l'an-^ tenne expérimentale plus haut : l'erreur de phase ¥ commence par décroître et elle s'annule lorsque : Un y sin '"f = ir. Si la hauteur h est encore augmentée, l'erreur devient négative, atteint un maximium négatif et devient une nouvelle fois nulle pour Ht y sin*/ = 2 ir. Un nouvel accroissement fait devenir ¥ positif à nouveau; un maximium positif est atteint pour : 2° h . q 2ir — sin 'f = 2 ir + arc cos k. Dans le récepteur, exactement comme dais la méthode dite de la base entière on mesure la différence de phase B^ qui correspondent, d'une part, à l'antenne variable et, d'autre part, à celle qui sert de référence. Ceci conduit à 1'erreur suivante * : AB = T (h ) - * v v max Comme il est expliqué plus haut, dans chaque cas de mesure, on a ; AB = f (h ) - f ô 0. v v max Si l'on effectue le calcul dans le récepteur avec les différences de 30 temps de transit, suivant la formule Aev 25 sin = r^-r— = sin v h -h h -h 2tf 2v -V* on obtient n valeurs pour l'angle y". 35 Dans cette formule, hy est la hauteur respective des éléments d'antenne au-dessus du sol, h est la hauteur de l'antenne de référence au-dessus du sol, o By est la différence de phase entre les signaux reçus de l'antenne à hauteur variable h^ et ceux qui proviennent de l'antenne de référence de hauteur hQ et X est la longueur d'onde des signaux transmis. U0 L'angle est obtenu toujours par défaut, sauf au moment où il atteint 72 02373 9 2123394 10 son maximium : alors il est exact. Donc, le maximum est déterminable et le récepteur indique sa vraie valeur. Ainsi, dans cette seconde méthode, la marche à suivre est la suivante : a) On installe l'antenne de référence à la hauteur h , au-dessus du sol, définie o par la relation ci-dessous : h cos (2ir —^ sin ) = k Par exemple, si h vaut 1,5 A, et si nous avons un sol moyen, (e =15), o r l'erreur maximum ^max se produira quand l'angle de site sera f = 2,3°. Le maximum est très flou (erreur de - 0,8° ; + 1,2°). b) On effectue la commutation le long de la ligne d'antenne et l'on détermine la suite des nombres B, ... B ... 6 , comme indiqué plus haut. 1 v n c) Avec les nombres du type on calcule la séquence des nombres, tels : B f " - arc sin — v d 15 2 rrv — et on la stocke dans une mémoire, d étant l'intervalle entre deux éléments consécutifs de la ligne d'antenne. d) La valeur maximale, dans la suite des nombres test déterminée; elle donne le site f'. 20 ' e) Si la suite des nombres i' " admet plusieurs maxima, on choisit le nombre maximum qui se rapporte à l'indice v le plus élevé. On appelle cette deuxième méthode la "méthode par sélection". Tandis que dans les méthodes dites de la "base entière" on a besoin de toutes les mesures, avec sur chacune une certaine pondération, pour connaître 25 l'angle de site (mis à part le système à 3 antennes, tel que le "SETAC-A" où une seule mesure est nécessaire avec les deux antennes extrêmes)5 on n'utilise qu'une seule mesure dans la "méthode de sélection", mais on sélectionne une des n mesures partielles celle qui n'est entachée d'aucune erreur de sol. Dans les figures 6a et 6b, on a tracé les courbes donnant 'erreur de sol , 30 dans la méthode dite "de sélection". On suppose que la ligne d'antenne est composée de 20 + 1 éléments rayonnants espacés d'un intervalle d = A l'un de l'autre, sur un sol sec (e =3, figure 6a) et humide (e = 30,figure 6b) r r et que la fréquence des ondes est de 1 GHz. Alors que dans la méthode de la base entière, on peut choisir à volonté la 35 distance au sol de l'antenne de référence, cette distance est fixée en fonction de l'angle du site dans la méthode par sélection (h est égal à 1,5 A, dans o l'exemple choisi). Si on doit préférer la méthode de la base entière avec par exemple une base de longueur 20 A, pour des angles de site compris entre 2,5° et des valeurs HO élevées, la méthode par sélection convient bien mieux à la mesure des angles 72 02373 ,0 2123394 de site compris entre 1,H° et U°. On prévoit donc le récepteur pour l'adapter aux deux méthodes : pour tout site ^ inférieur à 3°, il fournira le résultat suivant la méthode par sélection ; et pour un angle supérieur ou égal à 3°, il donnera la mesure de cet angle par la méthode dite de la base entière. 5 En multipliant la longueur de la base par K pour qu'elle soit K.20A , on peut réduire les limites inférieures des mesures à 2,5°/K pour la méthode de la base entière, et à 1,U°/K pour la méthode par sélection. A noter qu'une longueur de base de 28A est nécessaire si l'on désire une limite inférieure de 1° dans la mesure du site. 10 Bien que les principes de la présente invention aient décrits ci-dessus en relation avec un exemple particulier de réalisation, on comprendra clairement qua ladite description est faite seulement à titre d'exemple et ne limite pas la portée de l'invention. 10 15 72 02373 n 2123394 REVENDICATIONS 1. Procédé pour déterminer la direction d'une station réceptrice mobile par la mesure des différences de phase entre les ondes électro-magnétiques émises en divers points, utilisant un système d'antennes d'émission commutable comprenant une pluralité d'éléments rayonnants, caractérisé en ce que : - on mesure les différences de phase (J^.. .J*y.. .f entre les ondes délivrées successivement par un élément rayonnant de référence déterminé et un nombre pair d'éléments rayonnants présentant entre eux des distances différentes, augmentant respectivement du même pas à partir de l'élément rayonnant de référence et disposés, de préférence, le long d'une ligne droite (ligne d'antenne) ; - à partir des valeurs mesurées pour les différences de phase (^.. . ♦^In)j la direction (f) est déterminée selon la relation : 2P dans laquelle sin f ' » s Ttn^ ou •p. i — n représente le nombre d'éléments rayonnants 20 Vreprésente le numéro de série de l'élément rayonnant d représente la distance entre deux éléments rayonnants adjacents X représente la longueur d'onde des ondes émises 2. Procédé pour déterminer la direction d'une station réceptrice mobile par la mesure des différences de phase entre des ondes électro-magnétiques 25 émises en divers points, utilisant un système d'antennes d'émission commutable comprenant une pluralité d'éléments rayonnants, caractérisé en ce que : - on mesure les différences de phase respectives entre les ondes délivrées successivement par m élément rayonnant de référence déterminé et un nombre pair d'éléments rayonnants présentant entre eux des distances différentes augmentant 50 respectivement du même pas à partir de l'élément rayonnant de référence et disposés de préférence le long d'une ligne droite (ligne d'antenne) ; - à partir des valeurs mesurées pour les différences de phase, une nouvelle séquence de nombres Cf " entant les directions différentes se-iurésr- e«t ferme-? -elon la relation , =5 arc sin ^ ^ , i V 2 ïïvi- 35 - a partir des valeurs ainsi obtenues pour les divers Jv azimuts., on déter mine la valeur maximale qui est indiquée comme étant la direction Y"» 72 02373 2123394 3. Procédé selon la revendication 1., caractérisé en ce que : - les valeurs mesurées pour les différences de phase sont pondérées avant la détermination de la direction en les multipliant par des facteurs fonctions de la hauteur des éléments rayonnants individuels ; - la direction est déterminée selon la relation : sinH" = P 21îiXI ^-i)a] ■v =1 10 où n/2 P " / V^T. +1 ) -y =1 dans laquelle : 15 n est le nombre (pair) d'éléments rayonnants V est le nombre de série de l'élément rayonnant d est la distance entre les éléments rayonnants successifs X est la longueur d'onde des ondes émises a"^ est le facteur de pondération 20 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'on définit les facteurs de pondération avec la relation suivante s a y = |^l-0.03 (n/2+l--^)| sin Tï/n (2^-1) 5. Procédé pour la mesure des directions selon la revendication 2 et la revendication 4, caractérisé en ce que la ligne d'antenne est orientée vertica- 25 leraent d'une manière exacte ou approximative et en ce que la direction que l'on veut déterminer est l'angle de site. 6. Procédé pour la mesure des directions selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'on oriente la ligne d'antenne horizontalement et en ce que la direction que l'on désire déterminer est l'angle d'azimut. 30 7. Procédé selon la révéraiieation 2, caractérisé en ce que l'on dispose l'élément rayonnant de référence à une hauteur au-dessus du sol telle que l'erreur de phase (^) du signal émis par l'élément rayonnant de référence atteigne un maximum pour la direction (*-f) qui est à l'intérieur d'un intervalle voulu, fixé à l'avance afin que la relation suivante soit satisfaite : h 35 cos (2T[ —sin *-f ) = k relation dans laquelle k est le coefficient de réflexion sur le sol des signaux transmis par l'élément rayonnant de référence dans la direction prédéterminée (f).