La présente invention a pour objet un procédé et un dispositif de mesure de déplacement, permettant de mesurer le déplacement d'une surface réfléchissante S par rapport une surface flxe constituée par l'extrémité d'un faisceau comportant une ou plusieurs fibres optiques. Le principe s'accommode en effet d'un seul conduit de lumière. Pour des raisons de facilité de construction et de souplesse,celui-ci peut être constitué par de nombreuses fibres élémentaires rassemblées en un seul faisceau.Du point de vue théorique, le conduit ainsi 'réalisé ne se distingue plus dtun conduit monofibre.Ces fibres optiques ont toutes le même double rôle de guidage de la lumière provenant d'une source vers une surface S réfléchissante et de guidage retour de la lumière réfléchie par la surface S vers un dispositif de collection. On sait qu'il existe dans l'art antérieur, des détecteurs de proximité a fibres optiques, en particulier ceux décrits dans les brevets français 70 40004 et 71 05945 et le brevet anglais 1 062 967, utilisant tous une pluralité de fibres optiques. Dans ces détecteurs, la lumière est guidée par une fraction seulement de la quantité totale des fibres optiques, de la source jusqu'à une extrémité du faisceau des fibres optiques. La lumière réfléchie par une surface réfléchissante S dont on veut déterminer la position, est captée par l'autre fraction du faisceau de fibres optiques pour être focalisée sur un photodétecteur; le signal délivré par ce photodétecteur est relié, après étalonnage préalable, à la distance entre la surface réfléchissante et l'extrémité du faisceau de fibres optiques. Ces détecteurs de proximité, qui utilisent un faisceau comportant une pluralité de fibres optiques dont les rôles sont séparés, présentent de gros inconvénients : la quantité importante de fibres optiques a pour conséquence une fabrication difficile et très coûteuse du fait de la nécessité d'effectuer un rangement convenable des fibres, et une grande fragilité; de plus, une partie de la lumière qui est réfléchie par la surface S est renvoyée dans les fibres optiques qui amènent la lumière et n'est ainsi pas captée par le photodétecteur, ce qui nuit I la sensibilité du système. Ce dernier inconvénient se traduit par le fait que le coefficient de remplissage n'est pas égal à 1, coefficient de remplissage défini par le rapport entre les fibres optiques recevant la lumière et les fibres optiques émettant la lumière.Dans les meilleurs systèmes à fibres optiques multiples, le coefficient de remplissage est égal à 0,7. Ce dernier phénomène qui fait qu'une partie de la lumière réfléchie par la surface S est perdue dans les fibres optiques amenant la lumière, a pour conséquence que la courbe représentant la lumière réfléchie et captée par le photodétecteur en fonction de la distance entre l'extrémité de la fibre et la surface réfléchissante n'est pas monotone. A faible distance, toute la lumière émise par les fibres optiques d'amenée est réfléchie par la surface S sous un angle tel qu'elle retourne dans les mêmes fibres optiques d'amenée de la lumière, ce qui fait que la quantité de lumière renvoyée dans le photodétecteur est nulle. Lorsque la distance x entre la surface réfléchissante S et le photodétecteur augmente, une partie de plus en plus grande de la lumière est captée par les fibres optiques réceptrices, jusqu'S ce que la distance x soit de l'ordre du diamètre total du faisceau de fibres optiques, distance à partir de laquelle la lumière collectée par les fibres optiques réceptrices diminue en fonction de la distance; à partir de cette distance en effet, une partie notable de la lumière réfléchie par la surface S est renvoyée en dehors du faisceau de fibres optiques. Les détecteurs de proximité à fibres optiques multiples sont de luminosité faible, ce qui a pour conséquence un rapport signal - bruit de valeur petite, donc une incertitude sur la valeur de la distance x. D'autre part, le système à faisceaux de fibres optiques est sensible à la lumière parasite éclairant la surface S et captée par les fibres optiques réceptrices. En outre, des dispositifs à fibres optiques multiples nécessitent un grand nombre de fibres de petit diamètre si l'on veut obtenir une résolution spatiale suffisante quant à la mesure de la distance x; or, il a été constaté que le jaunissement sous le flux lumineux de fibres optiques à intensité lumineuse constante, es!t d'autant plus grand que les fibres sont de diamètre plus réduit. Toutes ces raisons font que les dispositifs à grand nombre de fibres optiques à rôles distincts sont de réalisation complexe et de maniement difficile. Les dispositifs plus classiques pour la mesure des variations de distance, les procédés interferrométriques, sont d'utilisation délicate dans les applications industrielles parce qu'ils nécessitent le comptage de franges et qu'ils sont par là même particulièrement sensibles aux vibrations de l'appareillage, vibrations fréquentes près des appareils industriels. La présente invention a précisément pour objet un procédé de mesure du déplacement d'une surface réfléchissante S par rapport à une surface de référence constituée par 1 'extrémité A dlun faisceau unique de fibres optiques, fibres optiques vouant toutes le double rôle d'émetteur et de récepteur de lumière Le procédé de l'invention est caractérisé en ce qu'on envoie un pinceau lumineux colimaté sur la surface constituant l'autre extrémité B du faisceau de fibres optiques, en ce qu'on focalise sur un photo-récepteur C1, la lumière provenant du pinceau colimaté après qu'elle ait traversé le faisceau de fibres optiques de B vers A, qu'elle ait été réfléchie sur la surface S pour retourner le long du même faisceau de fibres optiques de A vers B, et en ce qu'on mesure la distance x entre l'extrémité A dudit faisceau de fibres optiques et la surface réfléchissante S par l'amplitude du signal électrique délivré par le photorécepteur C1. Dans le procédé de l'ìnvention, les fibres optiques constituant le faisceau servent à la fois de conducteurs de la lumière du pinceau lumineux colimaté de A vers B, et de récepteur de la lumière réfléchie par la surface réfléchissante S, lumière qu'elles acheminent de B vers A. Ceci est possible par le fait que le pinceau lumineux illumine l'extrémité A de la fibre optique dans une direction déterminée; en revanche, lorsque la lumière revient après réflexion sur la surface S, chaque point de la surface A émet de la lumière suivant un cône d'ouverture ce qui fait que la lunière entrant dans la fibre peut être aisément séparée géométriquement de la lumière qui en ressort. L'angle c que fait le pinceau colimaté avec la normale à la surface A doit être calculé, connaissant l'indice de réfrac tion du matériau consituant la fibre optique, de façon à ce qu'ils correspondent à un angle d'incidence, sur la surface des parois cylindriques constituant la fibre optique, supérieur à l'angle de réflexion totale. On remarque que, quel que soit le point d'impact d'un rayon lumineux correspondant au pinceau lumineux venant frapper l'extrémité B de la fibre, les trajectoires des rayons lumineux après réflexion sur la surface S ont toutes la même longueur; ceci signifie que l'on n'introduit pas de dispersion temporelle entre les différentes trajectoires d'où la possibilité de mesurer des déplacements s'effectuant à très grande vitesse. De plus, l'encombrement du système est extrêmement réduit, ce qui permet de mesurer le déplacement d'une portion de surface avec une résolution spatiale de l'ordre du millimètre carré de ladite surface.La sensibilité de la mesure du déplacement de la surface S est ajustable en faisant varier l'angle e, le diamètre -des fibres optiques et la distance entre l'extrémité A du faisceau de fibres optiques et la surface S. La plage de variation de la mesure va de quelques centièmes de microns d plusieurs millimètres. Dans ce procédé, on peut utiliser une fibre optique unique de diamètre relativement important (de l'ordre du millimètre) et peu fragile. Selon l'invention, en contrôlant de façon précise le déplacement d'une surface S réfléchissante, on module la lumière émise par l'extrémité B de la fibre optique selon la même loi que celle qui régit le déplacement x de la surface réfléchissante; on réalise ainsi un modulateur optique. Selon l'invention, on interpose un cache sur le trajet du faisceau de lumière provenant de la réflexion directe du pinceau lumineux sur l'extrémité B du faisceau de fibres optiques, de façon à empêcher que la lumière provenant de cette réflexion directe soit focalisée sur le photo-détecteur C1. Ce cache interposé sur le trajet du faisceau réfléchi par l'extrémité B du faisceau de fibres optiques peut, soit renvoyer la lumière en dehors de l'appareillage de collection de la lumière, soit absorber la lumière réfléchie. Dans le premier cas, on utilisera un miroir d'orientation convenable, dans le second cas un écran absorbant à la longueur d'onde utilisée. Selon un mode préférentiel de réalisation de l'invention, on envoie sur l'extrémité B du faisceau de fibres optiques un pinceau lumineux colimaté, monochromatique de longueur d'onde , et on dispose devant l'entrée du photo-récepteur C1 un monochromateur, ce qui fait qu'on ne détecte que la lumière provenant du pinceau colimaté monochromatique de longueur d'onde A. On élimine ainsi quasi complètement la lumière parasite qui ne comporte qu'une composante d'intensité négligeable dans un intervalle de longueur d'onde restreint autour de la longueur d'onde principale X, la lumière dans l'intervalle AX autour de X traversant seule le monochromateur. Grâce à ce système, le rapport signal sur bruit est grandement amélioré puisque le dispositif devient alors insensible à une ambiance lumineuse parasite (lumière du jour, lumière artificielle, scintillation dans le volume des fibres sous-l'effet de rayonnement nucléaire etc). Pour réaliser un contrôle continu de l'intensité lumineuse du pinceau lumineux frappant l'extrémité B du faisceau de fibres optiques, on prélève une partie de ce faisceau que l'on envoie sur un photo-détecteur C2. Selon l'invention, on dispose le long du faisceau de fibres optiques, au voisinage de son extrémité A un photo détecteur C3 qui a pour fonction de recueillir une partie de la lumière réfléchie par la surface S de façon à mesurer les variations éventuelles de réflectivité de ladite surface réfléchissante S et de corriger le signal du photo-récepteur C1 de manière concomittante pour que ces variations de réflectivité n'influent pas sur la précision de la mesure de la distance x. Selon l'invention, afin de contrôler le parallèlisme entre la surface S réfléchissante et la surface constituée par l'extrémité A du faisceau de fibres optiques, on place un photo-récepteur C4 symétrique du photo-récepteur C3 par rapport à l'axe de symétrie du faisceau de fibres optiques, de telle sorte que lorsque l'ensemble constitué par l'extrémité A du faisceau de fibres optiques et les deux photo-détecteurs C3 et C4 est incliné par rapport à la surface S, l'un des photodétecteurs reçoit plus de lumière réfléchie par la surface S que l'autre; on oriente alors mécaniquement la surface A, de façon à ce que les signaux émis par les deux photo-détecteurs, proportionnels à la lumière captée par chacun d'eux, soient égaux. Les effets de la rotation de la surface sont d'autant moins sensibles qu'on travaille à grande incidence. Si l'on veut alors conserver une faible sensibilité il faut augmenter le diamètre de la fibre. La réponse R du système est définie comme le rapport de l'intensité lumineuse émise par l'extrémité A du faisceau de fibres optiques, à l'intensité lumineuse collectée par la même extrémité du faisceau de fibres optiques. Le faisceau de fibres étant éclairé sous l'angle epar rapport à la normale à l'extrémité A du faisceau, la lumière émise en chaque point de la surface A est un cône de lumière de demi-angle au sommet ; l'intersection de ce cône avec la surface réflé- chissante S est un cercle de rayon R. L'éclairement de ce cercle est supposée uniforme.Dans ie cas d'une réflexion spéculaire sur la surface polie S, si l'on désigne par x la distance entre l'extrémité A de la fibre et la surface réfléchissante S, la valeur de la réponse R prend deux valeurs particulières: R = 1 pour x = 0 et R = O si x = d/2 tg O. Dans cette dernière formule d représente le diamètre du faisceau de fibres optiques ou de la fibre unique. On utilise dans la suite de l'exposé la coordonnée réduite Y y = 2x tg o d avec y = R d La variable Y varie entre 0 et 1 lorsque la réponse varie entre les mêmes limites. On démontre, par des calculs non développés dans le texte de ce brevet, que la réponse R du dispositif est donnée par la formule unique, pour Y compris entre O et 1 : la sensibilité est donnée par la formule la sensibilité est donc maximum lorsque Y = 0; elle devient nulle pour Y = 1.Dans le cas particulier d 'un fonctionnement à Y/2 la sensibilité est égale à La dérivée selon la variable x vaut : elle vaut pour Y = 1/2 pour e égal à 30 , Si on prend par exemple une fibre unique de 0,2 mm de diamètre on a -I dR/-dx = - 2.104 m~l dans ces conditions le dixième de micron est facilement détectable, puisqu'il correspond à une variation relative du signal de 2.10 3. Le calcul a été fait pour un faisceau comportant une fibre unique de diamètre d; dans le cas où l'on a un système de fibres toutes à la fois émettrices et réceptrices de lumières, la formule donnant la sensibilité dépend de l'éloignement x; pour des valeurs de x faibles, toute la lumière émise par une fibre est réfléchie et collectée selon la même fibre, on a alors une superposition de fibres équivalente à un fibre unique et de diamètre d et ia valeur de d à introduire dans la formule donnant dR est le diamètre diune fibre; toutefois, dx pour des distances supérieures, la lumière émise par une fibre et réfléchie par la surface S est collectée par des fibres différentes, ce qui fait que le diamètre d de la formule dR donnant dx correspond, non plus à celui d'une fibre unique, mais au diamètre total du faisceau comportant des fibres multiples; la sensibilité est alors diminuée, approximativement comme la racine carrée du nombre total de fibres que comporte ie faisceau. Selon un mode de réalisation de l'invention, on éclaire I'extrémité B du faisceau de fibres optiques par deux faisceaux de lumière colimatés dont les angles d'incidence sont dénotés.par -1 et 21 lesdits angles d'incidence étant mesurés par rapport à la normale à la surface B du faisceau de fibres optiques, et on mesure alternativement les variations de signal électrique correspondant aux variations de déplacement de la surface S pour l'un et l'autre de ces deux faisceaux, ce qui permet de résoudre les deux équations donnant la réponse R de l'appareil en fonction de x et de l'angle . pour deux valeurs de ^, et d'effectuer ainsi un calibrage absolu de la distance x sans connaître avec précision la valeur de d. Le procédé de l'invention comporte également des moyens électroniques de type connu pour différencier par rapport au temps le signal capté par ie photo-récepteur C1, ce qui permet de mesurer la vitesse et l'accélération de ia surface réfléchissante S. Le circuit différenciateur est par exemple un banal filtre passe-haut formé d'une capacité et d'une résistance en parallèle. L'invention comporte de plus un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé, dispositif caractérise en ce qu'il comporte - un faisceau de fibres optiques, - des moyens pour envoyer au moins un pinceau de lumière monochromatique sur l'extrémité B de la fibre optique sous un angle d'incidence 9, - des photo-récepteurs C1, C2, C3, C4, - des moyens pour focaliser ia lumière sur le photorécepteur C1, - des moyens pour prélever une partie du pinceau lumineux avant son entrée en B dans le faisceau de fibres optiques, - des moyens pour amplifier le signal électrique délivré par le photo-récepteur C1 et traiter le signal en tenant compte du signal délivré par le photo-récepteur C2, - un monochromateur choisi parmi le groupe constitué par les filtres interférentiels, les réseaux lignés et les étalons Perrot-Fabry - des moyens pour différencier le signal délivré par le photo-récepteur C1. Un dispositif préférentiel de mise en oeuvre de l'invention est caractérisé en ce qu'au moins un des pinceaux de lumière monochromatique est un pinceau émis par un laser, en ce que 1 lumière émise par l'extrémite B du faisceau de fibres optiques est collecté sur le photo-récepteur C1 par une lentille disp-3sée de telle sorte que l'image de l'extrémité B a travers ladite lentille coïncide avec l'aire sensible du photo-récepteur C1, en ce qu'une partie du pinceau lumineux émis par le laser est réfléchie sur le photo-récepteur C2 par une lame a faces parallèles, en ce que les photo-récepteurs Cl et C2 sont des photo-diodes dont les variations de courant correspondant aux variations de la distance x sont transmises par l'lnter- médlaire d'un condensateur de découplage à la grille d'un premier transistor dans un montage en cas code, en ce que le signal amplifié à la sortie dudit montage en cas code est de nouveau amplifié par un amplificateur opérationnel en série, cet amplificateur ayant un gain variable qui est obtenu d'une part par une commande manuelle et d'autre part par un dispositif de contre-réaction, le taux de contre-réaction étant proportionnel au courant délivré par le photo-détecteur C2 après amplification, le signal électrique à la sortie de l'amplificateur opérationnel étant proportionnel aux variations de la distance x. De toutes raçcns, i invention sera mieux comprise à la iecture de la description qui suit d'un mode de réalisa ticn de l'invention donné à titre exemple non limitatif. La description se réfère aux figures annexées sur lesquelles on a représenté - sur la fig 1, un schéma de réalisation du dispositif de mesure, - sur la rlg. 2 , les courbes représentant la réponse R du photo-détecteur en fonction du rapport x/d; - sur la fig 3 un schéma électronique pour la détection et la compensatlorl des signaux électriques délivrés par les photo-récepteurs. On a représenté sur la figure 1 un mode de réalisation du dispositif de mesure suivant lequel le pinceau de lumière colimaté 2 est émis par un laser en 4 pour venir frapper la face d'entrée du faisceau de fibres optiques B sous un angle i mesuré par rapport à la normale à la surface du faisceau de fibres. Une partie du faisceau est envoyée sur un photo détecteur C2 par une lame à faces parallèles 6 située entre ia lentille L et la face B du faisceau de fibres optiques.Le faisceau laser passe à travers la lentille L à travers une ouverture en 8 ménagée à cet effet Le faisceau comportant une ou plusieurs fibres optiques 10 conduit la lumière de B vers A L'extrémité A de la fibre optique est à une distance x de la surface réfléchissante S. Chaque point de l'extrémité A de la fibre optique émet de sa lumière suivant la surface d un cône de demiangle au sommet . La lumière réfléchie directement par l'entrée B de la fibre optique est absorbée par un cache 12 afin d'empêcher qu'elle soit vocalisée par la lentille L sur le photo-détecteur C1.Sur le trajet entre la lentille L et le photo-détecteur C1, on interpose un filtre interférentiel F qui ne laisse passer la lumière qu'autour d'une longueur d'onde Ao correspondant au maximum d'émission du laser en 4. De part et d'autre de l'extrémité A de la fibre optique 10, on place deux photodétecteurs C3 et C4 destinés à corriger les variations éventuelles de réflectivité de la surface réfléchissante S, ou encore a 5 'assurer du parallélisme entre la fibre optique et ladite surface réfléchissante S. Sur la figure 2, on a inscrit en trait plein la réponse R du système, dans le cas ou il comporte une fibre unique de diamètre d, en fonction de la valeur de x/d et de différents angles d'incidence = 2t (courbe 20j, 100 (courbe 22) 200 (courbe 24) , et 30C ( courbe 26). Pour les angles d'incidence importants i300; la réponse R est nulle pour des valeurs de la distance x de l'ordre du diamètre de la fibre, comme il faut s'y attendre; pour des valeurs de e petite, la réponse du système est plus grande pour des valeurs de x plus élevées puisque l'angle au sommet du demi-cône d'émission de la lumière émise par l'extrémité A de la fibre optique est plus faible et qu'une plus grande partie de la lumière revient dans la fibre au lieu d'etre perdue.Sur une seconde série de courbes on a représenté les variations de la sensibilité de l'appareil soit R'1 = a R/a (x/d); on voit clairement sur ces courbes que si la valeur de l'angle C est variable, on peut faire varier dans de larges domaines la sensibilité de llappareil. La courbe 28 correspond à e = 20, 30 à e = 100, 32 à 3 = 200 et 34 à c = 300 . Les courbes R'2 représentent la variation de la réponse R de l'appareil en fonction des variations de la quantité Y; R'2 = dR/dY. Elles sont représentees sur la figure en trait pointillé.La courbe 36 correspond à e = 2C, 38 à # = 100, 40 à 4= 200, et 42 a # = 300 Sur la figure 3, on a représenté un schéma optoélec tronlque de détection de ira lumière : la source laser émet un pinceau lumineux 100 dont une partie est réfléchie par une lame semi-parallèle 102 et un miroir 104 pour irradier une photodiode désignée par C2 La partie de la lumière non réfléchie par la lame à facesERralleles traverse le système optique 106 comportant la fibre de verre et la surface réfléchissante; environ 10% de la lumière totale est émise par l'extrémité B du faisceau de fibres optiques et est collectée par la lentille L (non représentée sur cette figure) pour irradier la photodiode C1. Cette photodiode C1 est alimentée en tension continue tout comme la photodiode C2 par une tension de 30 Volts. La résistance 108 vaut 1 KQ; un microampèremètre 110 effectue une première mesure du courant émis par la photodiode, courant proportionnel à l'intensité lumineuse. A travers un condensateur de découplage 112 de valeur 1 pF, on attaque la grille d'un transistor à effet de champ 114, la résistance d'entrée 116 vaut 10 Kilo Ohms, la résistance de polarisation 118, 120 Ohms, le condensateur de découplage 120, 100 pF. Dans le montage cascode, Le drain du transistor à effet de champ 114 est relié à l'émetteur du transistor 122.Ce transistor 122 a sa base reliée à la masse par un condensateur de découplage, et est polarisé à l'aide des résistances 124, 126, 128 de valeur respec tive 1,5; 1,5; et 1 K. Ces transistors sont alimentés par une tension continue branchée en 130 de valeur 12 volts. A travers un condensateur de découplage 132 de valeur 11.IF, on attaque un amplificateur opérationnel de gain variable réglé par la résistance variable 134 pour attaquer en sortie à travers un condensateur de découplage 136 de valeur 10 pF un oscilloscope d'impédance d'entrée 138 égal à 50 Ohms environ.L'alimentation de l'amplificateur réalisé à l'aide d'un circuit intégré permet de fixer trois valeurs de gain 10, 100 et 400 avec une bande passante supérieure à 30 MHz Le préampliflcateur cascode a un gain de 10 et une bande passante de 30 MHz. Le bruit ramené à l'entrée est égal à 10 mlcrovolts. Les résistances de polarisation 140, 142, 144 et 146 valent respectivement 10, 200, 180 et 100 KR. La borne 148 est reliée à une tension continue de +6 volts, la borne 150 à une tension continue de -6 Volts. Le circult, associé à la celiule C2 , est alimenté par une tension de + 30 volts appliquée en 152 et comporte une résistance de sécurité 153 de 1 K en série La tension en 154 est amplifiée à travers un circuit constitué par deux amplificateurs opérationnels 156 et 158. L'amplificateur 156 comporte une résistance variable 160 réglant le taux de signal à réinjecter en différentiel en 108 à l'extrémité de la résistance de 1 KQ ,110,sur l'amplificateur de la voie de mesure. Le taux de signal à introduire est réglé par la résistance 160 de façon à obtenir la meilleure compensation, Sur cette voie, on trouve un filtre passe-bas du premier ordre destiné à éliminer en sortie du premier amplificateur opérationnel, la valeur moyenne du flux lumineux.La constante de temps RC déterminée par la résistance 162 et la capacité 164 est à optimiser en fonction de la largeur de bande à rejeter. La résistance 117 réglant le gain vaut 200 KS, les résistances 168 et 170 valant respectivement 10 et 40 XQ. En résumé, sur le dernier amplificateur opérationnel, on effectue une contre- ré action en vue de corriger les éventuel- les fluctuations de la source de lumière. La réponse en fréquence n'est limitée que par l'électronique, ce qui permet la mesure de vitesse de surface réfléchissante extrémement élevée. tuaturellement, l'invention n'est nullement limitée aux exemples particuliers décrits ci-dessus. Elle englobe toutes les réalisations restant dans le cadre des équivalences notamment en ce qui concerne la réalisation des circuits électroniques de mesure. REVENDICATIONS 1. Procédé de mesure du déplacement d'une surface réfléchissante S, par rapport à une surface de référence constituée par l'extrémité A d'un faisceau comportant une ou plusieurs fibres optiques, caractérlsé en ce qu'on envoie un pinceau lumineux colimaté sur la surface constituant l'autre extrémité B dudit faisceau de fibres optiques, en ce qu'on focalise sur un photo-récepteur C1 la lumière provenant du pinceau lumineux colimaté après traversée du faisceau de fibres optiques de B vers Á, réflexion sur la surface S, retour le long du même faisceau de fibres optiques de A vers B et émission de ladite lumière par l'extrémité B du faisceau de fibres optiques, et en ce qu'on mesure la distance x entre l'extrémité A dudit faisceau de fibres optiques et la surface réfléchissante S par l'amplitude du signal électrique délivré par le photorécepteur C1. 2. Procédé de modulation de lumière caractérisé en ce qu'on fait varier la distance x entre une extrémité d'un faisceau de fibres optiques et une surface réfléchissante S, en ce qu'on envoie un pinceau lumineux colimaté sur la surface constituant l'extrémité B dudit faisceau de fibres optiques, pinceau lumineux qui traverse le faisceau de fibres optiques de B vers A, est réfléchi par la surface S et revient le long du même faisceau de fibres optiques de A vers B, et en ce qu'on module la lumière émise par l'extrémité B en faisant varier ladistance x. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on prélève une partie du pinceau lumineux colimaté avant son entrée dans le faisceau de fibres optiques, qu'on envoie cette partie du pinceau lumineux sur un photodétecteur C2 pour effectuer une calibration permanente de l'intensité lumineuse dudit pinceau de lumière, et qu'on normalise par rapport à cette intensité lumineuse la valeur du signal délivré par le photo-détecteur C1. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on dispose le long du faisceau de fibres optiques, au voisinage de son extrémité A, un photodétecteur C3 destiné à recueillir une partie de la lumière réfléchie par la surface S puur mesurer les variations éventuelles de la réflectivité de ladite surface réfléchissante S. 5 Procédé selon i'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'on dispose le long du faisceau de fibres optiques, un photo-récepteur C4 symétrique du photorécepteur C3 par rapport à l'axe de symétrie du faisceau de fibres optiques, et en ce qu'on compare les signaux émis par les photo-récepteurs C3 et C4 afin de contrôler le para lèlisme entre ladite surface réfléchissante S et la surface de référence. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1; 3r 4 et 5, caractérisé en ce qu'on éclaire l'extré- mité B du faisceau de fibres optiques par deux faisceaux de lumière colimatés dont les angles d'incidence, mesurés par rapport à la normale à la surface constituée par l'extrémité B du faisceau de fibres optiques, sont désignés par C1 et e2, et en ce qu'on mesure les variations de signal électrique correspondant aux variations de déplacement de la surface S pour l'un et l'autre de ces deux faisceaux afin d'effectuer un calibrage de la distance x indépendante du diamètre d des fibres optiques. 7 Procédé selon liune quelconque des revendications 1, 3, 4, 5 et 6, caractérisé en ce qu'on différencie plusieurs fois le signal électrique délivré par le photorécepteur C1 pour obtenir la vitesse et l'accélération de la surface réfléchissante S 8 Dispositif pour la mise en oeuvre des procédés selon ltune quelconque des revendications 1, 3, 4, 5, 6 et 7, caractérisé en ce qu 'il comporte - un faisceau comportant une ou plusieurs fibres optiques terminé par deux extrémités polies A et B, - des moyens pour envoyer au moins un pinceau de lumière sur l'extrémité B du faisceau de fibres optiques sous un angle d'incidence X - des photo-récepteurs C1, C2, C3, C4, - des mayens pour focaliser la lumière émise par l'extrémité B sur le photo-récepteur C1, - des moyens pour préiever une partie du pinceau lumineux avant son entrée en B dans le faisceau de fibres optique s , - des moyens pour amplifier le signal électrique délivré par le photorécepteur C1 et traiter ledit signal en tenant compte du signal délivré par le photo-récepteur C2 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comprend un cache interposé sur le trajet de la lumière provenant de la réflexion directe. du pinceau lumineux sur l'extrémité B du faisceau de fibres optiques. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 8 et 9, caractérisé en ce quìl comporte - un laser émettant un pinceau lumineux monochromatique de longueur d'onde A, - un monochromateur, choisi parmi le groupe constitué par les filtres interférentiels, les réseaux lignés, les étalons Pér-ot-Fabry, interposé entre les moyens pour collecter la lumière émise par l'extrémité B du faisceau de fibres optiques et le photo-récepteur C1. 11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 8 à 10, caractérisé en ce qu'il comprend - un laser émettant au moins un pinceau de lumière monochromatlque - une lentille collectant la lumière émise par l'extrémité B du faisceau de fibres optiques et sur le photo-récepteur C1, en ce que ladite lentille est disposée de telle sorte que l'image de l'extrémité B à travers ladite lentille coïncident avec l'aire sensible du faisceau récepteur C1, en ce qu'il comprend une lame à faces parallèles partageant le pinceau lumineux émis par le laser, en ce que les photo-récepteurs C1 et C2 sont des photo-diodes dont les variations de courant correspondant aux variations de la distance x sont transmises par l'intermédiaire d'un condensateur de découplage à la grille d'un premier transistor dans un montage en cascode, en ce que le signal amplifié à la sortie dudit montage en cas code est de nouveau amplifié par un amplificateur opérationnel en série, cet amplificateur ayant un gain variable d'une part par une commande manuelle et autre part par un dispositif de contre-réaction, le taux de contre-réaction étant proportionnel, aux variations de courant délivré par le photo-détecteur C2, après amplification.