La présente invention concerne un procédé de production de courroies transporteuses, pour transporteurs mobiles en particulier, ainsi que des courroies transporteuses ainsi produites. Les procédés connus pour la production de courroies transporteuses consistent I mouler, sous pression élevée et avec apport de chaleur, des nervures préformées non vulcanisees sur une bande également non vulcanisêe. I1 en résulte toutefois inévitablement d'énormes elévations depression dans la zone d'appui des nervures, d'où des déplacements des tissus et des ondulations. La liaison est en outre très menacee-, en particulier sur la surface dans la zone de raccordement entre nervure et corps de la bande, car l'expérience montre que cette liaison faible ne résiste pas en ce point des contraintes, après une durée de service prolongée. L'invention a pour objet une courroie transporteuse, qui ne présente pas les inconvénients précités et permet une production plus rationnelle. Selon une caractéristique essentielle de l'invention, la courroie transporteuse non vulcanisée7 à faces planes parallèles, est disposée dans la presse à vulcaniser; la fermeture de la presse forme des nervures sur une des deux faces; puis la vulcanisation est effectuée avec apport de chaleur. Une transition parfaitement homogène est ainsi obtenue entre les nervures et le corps de la courroie, de sorte qu'il n'y a aucun point faible de liaison. La mise en oeuvre du procedé selon l'invention réduit en outre les manipulations nécessaires pendant la production. Afin d'assurer un - formage sans problème des couches superieures de caoutchouc, il est avantageux que la courroie transporteuse soit constituée par plusieurs couches, dont celles formant les nervures présentent utilement une durete Shore A d'environ 350 a 55 , et de préférence d'environ 450. Par suite de cette faible dureté, le caoutchouc offre une faible résistance à la déformation, de sorte que l'écoulement ne produit aucune déformation des couches de tissu, et notamment du tissu de polyester et de nylon extrêmement sensible à la pression. En cas d'utilisation de couches de tissu Darticuliêrement sensibles à la pression, il est en outre avantageux de disposer de part et d'autre des couches de tissu caoutchouté des couches de caoutchouc plus dures. On obtient ainsi une répartition de pression régulière sur pratiquement toute la surface du corps de la courroie, interdisant en particulier l'ondulation des couches de tissu moins dures. Une rigidité propre avantageuse de la courroie transporteuse est en outre obtenue en particulier quand les couches de caoutchouc précitées présentent une dureté Shore A d'environ 600 I environ 800, et de préférence d'environ 700. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris I l'aide de la description détaillée ci-dessous et du dessin annexé sur lequel la figure 1 représente une courroie transporteuse 1 avant compression et vulcanisation; et la figure 2 représente l'indentation dans les couches supérieures 2 moins dures. Les couches de tissu caoutchouté 3, destinées à accroitre la résistance a la traction de la courroie transporteuse, sont généralement en polyester et nylon, car ces tissus présentent d'une part une résistance I la traction extrêmement élevée et sont d'autre part insensibles aux intempéries. Leur sensibilité I la pression constitue toutefois un incon vénient notable. Elle se. traduit en particulier par des décalages angulaires des filaments du tissu et par une ondulation de l'ensemble de la couche de tissu, ce qui se répercute naturellement de façon défavorable sur la résistance et la durée de vie de la courro-ie -transporteuse. Les couches de tissu caoutchouté sont de préférence disposées entre des plaques de caoutchouc dur 4 afin d'y remédier.La couche supérieure 2 en caoutchouc souple, ayant une dureté Shore A d'environ 45 , doit présenter une plas ticité particulièrement bonne, la résistance à l'abrasion étant améliorée par une teneur élevée en caoutchouc naturel. La courroie transporteuse 1 est moulée de façon discontinue sur une presse transfert, puis vulcanisée. La plus grande partie de la couche supérieure 2, située en regard du poinçon 5, est ainsi refoulée dans les cavités formant les nervures. Dans l'état final, la couche supérieure 2 s'étend toujours sur l'ensemble de la surface de la courroie transporteuse 1, mais sa section est réduite entre les nervures. La nervure 6 est définitivement moulée et vulcanisée.- Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art au procédé et au dispositif qui viennent d'être décrits uniquement I titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de l'invention. Revendications 1. Procédé de production de courroies transporteuses renforcées par des couches de tissu et munies de nervures en saillie, pour transporteurs mobiles en particulier, ledit procédé étant caractérisé en ce que la courroie transporteuse non vulcanisée, à face plane parallèle, est disposée dans la presse à vulcaniser; la fermeture de la presse forme des nervures sur une des faces; puis la vulcanisation est effectuée avec apport de chaleur. 2. Courroie transporteuse produite par le procedé selon revendication 1, caractérisée en ce qu'elle est constituée par plusieurs couches, dont celle formant les nervures présente une dureté Shore A d'environ 35 I 550, et de préférence d'environ 450. 3. Courroie transporteuse selon une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que des couches de tissu caoutchouté sont entourees de part et d'autre par des couches de caoutchouc plus dures. 4. Courroie Courroie transporteuse selon revendication 3, caractérisée en ce que les couches de caoutchouc présentent une dureté Shore d'environ 600 à environ 800, et de préférence d'environ 700.