-1- 2103555 L'invention concerne une composition inhibitrice de corrosion ainsi qu'un procédé d'inhibition de la corrosion par la vapeur dans les chaudières. Elle concerne plus particulièrement des émulsions stables, cationiqu.es, d'aminés grasses, décompo-5 sables par chauffage dans l'eau et permettant à 1'ami ne d'entrer en phase vapeur pour former un revêtement des faces internes exposées a la vapeur. On peut éventuellement ajouter un acide aliphatique à chaîne droite éthoxylée, lorsque l'eau de la chaudière contient des sels minéraux, ou se trouve à une 10 température élevée, pour maintenir la stabilité de 1Témulsion. L'emploi des aminés grasses dans les chaudières est déjà connu. C'est ainsi que : le brevet américain n° 2.400.54-3 décrit l'emploi d'ami, ne s aliphatiques et aromatiques, insolubles ou peu solubles dans l'eau, comme inhibiteurs de mousse dans 15 l'eau des chaudières; le brevet américain n° 2.460.259 décrit l'emploi d*aminés aliphatiques primaires comme inhibiteurs de corrosion; le brevet américain n° 2.712.531 décrit l'emploi d'un mélange de octadécylamine et d'acétate d'octadécylamine comme inhibiteur de corrosion; le brevet américain n° 2.882.171 20 décrit l'emploi d'amines aliphatiques, avec ou sans agent tensio-actif non ionique, comme inhibiteur de corrosion; le brevet américain n° 2.94-7-703 décrit un procédé d'inhibition de la corrosion acide des métaux ferreux, par addition de bases azotées, à substituants alkyles supérieurs, comprenant des aminés, 25 la thiourée ou des thiourées alkylées; le brevet américain n° 2.956.889 décrit une émulsion aqueuse d'aminé aliphatique avec un condensât d1 aminé aliphatique de haut poids moléculaire et d'oxyde d'éthylène, utilisée comme inhibiteur de corrosion; le brevet américain n° 3-088.796 décrit'une émulsion d'ami ne 30 aliphatique avec un sel d'éthylène aminé ou un dérivé d'amino-polyoxyéthylène, utilisée comme inhibiteur de corrosion; le brevet américain n° 3«239«4-70 décrit la combinaison d'une aminé aliphatique primaire, de 14- à 22 atomes de carbone, avec un condensât d'aminé éthoxylée, et un sulfonate de lignine phénolique, 35 utilisée comme inhibiteur de corrosion; le brevet américain n° 3.4-18.253 décrit une dispersion aqueuse d'une ami.ne primaire d'hydrocarbure aliphatique en chaîne droite avec un axnide étho-xylé, utilisée comme inhibiteur de corrosion; le brevet améri 71 30955 -2- 2103555 cain n° 3.418.254 décrit une dispersion aqueuse d'aminé primaire d'hydrocarbure aliphatique en chaîne droite avec un alcool étho-xylé, utilisée comme inhibiteur de corrosion.. le pouvoir inhibiteur de corrosion dans les. chaudières des 5 aminés grasses décrites ci-dcssus, est dû à .l'é.quilibre spécifique de leurs propriétés hydrophiles/hydrophobes et . à leur poids moléculaire relativement élevé. Les aminés grasses présentent des propriétés filmogènes intéressantes, qui leur permettent de se libérer de la phase aqueuse et de se déposer sur 10 les faces internes des chaudières sous forme de pellicule protec trice presqu'insoluble. Cependant l'insolubilité des aminés grasses dans l'eau rend difficile leur application initiale dans le système de la chaudière et afin de les introduire de façon uniforme dans l'eau, il faut, auparavant, les émulsifier 15 complètement avec l'eau. Les brevets américains n° 2.712.531; 2.882.171; 2.956.889; 3-088.796; 3-239-470; 3-4-18.253 et 3-418.254.précités, suggèrent l'emploi éventuel conjoint d'agents émulsifiants primitivement non ioniques, avec des aminés grasses filmogènes, pour l'inhibition de la corrosion. D'autres 20 émulsifiants, utilisables avec les aminés grasses, mais non appliqués jusqu'à présent pour l'inhibition de la corrosion des chaudières, sont les composés cationiques, comme les sels d'a-mines, les dérivés d'ammonium quaternaire et autres bases azotées, telles que les sels d'isothiouronium, connus per se. 25 Le brevet américain n° 2.051.947 décrit l'emploi de sels de S-alkyl- et S-aryl-isothiourée comme agents émulsifiants; le brevet américain n° 2.156.193 décrit l'emploi de dérivés de guanyle et biguanyle, comprenant la guanylisothiourée, comme agents mouillants et émulsifiants actifs; le brevet américain 30 n° 2.302«762 décrit un.procédé de fabrication d'isothiourées, utilisables comme agents émulsifiants; le brevet américain n° 2.302.885 décrit des hydrohalogénures d'isothiourées substituées ainsi que leur préparation; le brevet américain n° 2.323.075 décrit la préparation de sels de thiouronium; le brevet améri-35 cain n° 2.332.401 décrit l'emploi doéhlorhydrate de S-alkyl-(à longue chaîne)-isothiourée, comme plastifiant; le brevet américain n° 2.640.079 décrit l'emploi de sels d'alkylbenzylthiouronium comme agents bactéricides et fongicides; le brevet améri- 71 30955 ~3" 2103555 cain n° 2.717.826 décrit l'emploi de la' S-benzylisothiourée comme additif à l'huile de fuel pour sa stabilisation; le brevet américain h° 2.840.610 décrit un sel de thiouronium, obtenu par réaction d'une aminé phénolée avec le bisulfure de carbone, 5 et utilisé comme inhibiteur de corrosion; le brevet américain n° 2.947.705, précité, décrit une émulsion de thiourée et d'une base organique azotée à substituant alkyle supérieur, utilisée comme inhibiteur de la corrosion acide des métaux ferreux; le brevet américain n° 3.088.849 décrit un revêtement protecteur 10 formé par interaction d'un halogénure d'iscrthiouronium fluoré avec un alcali; le brevet américain n° 3.093.666 décrit l'emploi de dérivés d,isothiouronixxm de haut poids moléculaire pour l'inhibition de la corrosion de surfaces métalliqueà; le brevet américain n° 3.116.327 décrit la gamma-diméthylaminopropyl-15 isothiourée et ses sels, et leur application pharmaceutique; le brevet américain n° 3.123.636 décrit l'emploi des halogénures de n-thiouronium comme agents tensio-actifs; le brevet américain n° 3.155.645 décrit l'emploi d'un sel d'isothiouronium d'un éther de bromohydrine comme colorant; le brevet américain 20 n° 3.260.748 décrit la S-(4-vinylbenzyl)-isothiourée et son chlorure, pour l'emploi comme fongicide et comme intermédiaire dans la fabrication du 4-(mercaptométhyl)-styrène; le brevet américain n° 3.511.639 décrit un procédé de fabrication des chlorhydrates de S-méthylisothiourée et leur emploi dans le do-25 maine pharmaceutique et -comme intermédiaires chimiques; le brevet américain n° 3-521.519 décrit un procédé de fabrication de sels d'aminoalkyl-isothiouronium substitué et leur emploi dans le domaine pharmaceutique; le brevet américain n° 5-4-07-229 décrit l'emploi des phénolcarbamoyléthyl-isothiourées dans le 50 domaine pharmaceutique; le brevet américain n° 5-407-250 décrit l'application des benzamidoalkylisothiourées dans le domaine pharmac euti que. On voit que l'emploi des aminés grasses pour former des pel-, licules inhibitrices de la corrosion sur des surfaces métalli-55 ques, comme celles âs chaudières, est déjà connu ainsi que l'emploi d'un agent émulsifiant pour permettre l'introduction des aminés grasses insolubles, à une vitesse donnée, dans l'eau des chaudières. Cependant les seuls émulsifiants employés jusqu'à 71 30955 -4~ 2103555 présent sont du type non ionique, comme les aminés éthoxylées, qui présentai l'inconvénient qu'au moment de la décomposition de l1émulsion, l'agent émulsifiant demeure dans lleau de la chaudière et s'y accumule, sans se dégrader, ce qui a pour ef-5 fet de réduire l'efficacité d'à système de la chaudière. Au contraire, la composition nouvelle de l'invention comp'rénd; un agent émulsifiant qui se dégrade, par chauffage continu, en fractions volatiles non susceptibles de s'accumuler dans l'eau de la chaudière. Les nouvelles émulsions d'aminés grasses ca-10 tioniques de l'invention sont stables jusqu'à ce qu'on les chauffe, après quoi elles se décomposent, ce qui permet à 1'aminé grasse de passer dans la phase vapeur du système de la chaudière, en formant sur ses faces métalliques une pellicule inhibitrice de la corrosion. 15 L'invention a encore pour objet le procédé d'inhibition de la corrosion des chaudières selon lequel on introduit uniformément dans l'eau de la chaudière une émulsion stable et soluble dans l'eau d'aminés grasses avec un ou plusieurs agents émulsifiants cationiques, et éventuellement avec un acide aliphatique 20 éthoxylé à chaîne droite, comme agent, de stabilisation de l'é-mulsion; on chauffe ensuite l'eau de la chaudière, de façon que 1'émulsion se décompose et que les aminés grasses passent dans la phase vapeur du système et se déposent sous forme de pellicule sur toutes les faces métalliques exposées de la chau-25 dière. Les aminés grasses convenant à l'invention comprennent les n-alkylamines saturées de 12 à 22 atomes de carbone, ramifiées ou non et leurs mélanges, ainsi que des mélanges hydrogénés des aminés non saturées correspondantes. Parmi les aminés convenant 30 à l'invention, on peut citer les : dodécylamine, tridécylaminé ; tétradécylamine; pentadécylamine; hexadécylaminé ; heptadécyl-amine; octadécylamine; nonadécylamine; eicosylamine; héneicosyl-amine; docosylamine; hydroxyéthylhexadécylamine; hydroxyméthyl-dodécylamine; diéthyl-hexadécylamine; diméthyl-tétradécylamine; 55 triéthyl-tridécylaminé, ainsi que les aminés dérivées du suif, hydrogénées ou non. Les aminés grasses préférables, selon l'invention, sont 1'octadécylamine et les aminés hydrogénées, dérivées du suif. Dans la composition de l'invention, on utilise 71 30955 -5- 2103555 ces aminés à la concentration d1environ 8 à 20 parties en poids, de préférence environ 8 à 12 parties en poids. Les agents émulsifiants cationiques, convenant à l'invention, sont les sels de "bases azotées non quaternaires, conte-5 nant au moins un atome de soufre, et en particulier les sels de isothiouronium, de formule générale R-S-C = RH. HR' I m2 où R est un hydrocarbure aliphatique en et R' est un 10 groupe chlorure, "bromure, acétate ou sulfate. Parmi les agents cationiques émulsifiants convenant à l'invention, on peut citer: le "bromure de dodécyl-isothiouronium, le chlorure d'octadécyl-isothiouronium, le sulfate d'eicosyl-isothiouronium, l'acétate d'hydroxyméthyldodécyl-isothiouronium, le bromure de triéthyl-15 tridécyl-isothiouronium et le chlorure d'isothiouronium dérivé du suif hydrogéné. Les émulsifiants cationiques préférables selon l'invention sont le chlorure de dodécyl-isothiouronium et le chlorure d'isothiouronium de cire de paraffine. On emploie ces émulsifiants cationiques dans la composition de l'in-20 verition à là concentration d'environ 1 à 7» de préférence environ 1 à 4-, parties en poids. Pour assurer la stabilité de 1'émulsion lorsque l'eau de la chaudière contient des sels minéraux, comme des phosphates et/ou se trouve à haute température, on peut ajouter à 1'émulsifiant 25 un acide aliphatique en C^_2q, à chaîne droite, qui a été éthoxylé avec 2 à 30 moles d'oxyde d'éthylène. L'agent stabilisant préférable, selon l'invention, est l'acide octadécanoïque, éthoxylé par environ 5 à 25 moles d'oxyde d'éthylène. On emploie l'agent stabilisant à la concentration de zéro à environ 7» de 30 préférence zéro à environ 3 parties en poids. Le stabilisateur d'émulsion préférable étant difficile àdissoudre dans l'eau, ne convient pas à l'emploi comme agent émulsifiant dans les compositions de l'invention. On mélange les ingrédients décrits ci-dessus avec l'eau, 35 pour former la nouvelle émulsion de l'invention, qui est ensuite diluée à l'eau pour former une composition inhibitrice de la corrosion par la vapeur, contenant environ 1 à 25 % en poids de solides. 71 30955 2103555 On peut utiliser la composition de l'invention selon le procédé nouveau suivant : on ajoute directement ladite composition au réservoir d'eau de la chaudière, en l'introduisant dans l'eau d'alimentation du réservoir, ou par tout autre moyen, de 5 façon qu'une proportion d'environ 0,10 à 2,0 % en poids de la composition, par rapport au poids d'ëau de la chaudière, soit maintenue. On chauffe ensuite suffisamment l'eau pour décomposer 1'émulsion en ses composants. Un chauffage ultérieur de l'eau de la chaudière permet à 1'aminé grasse de passer dans la phase 10 vapeur et de se disperser à travers le système de la chaudière, pour ensuite se déposer sous forme d'une pellicule sur toutes les faces métalliques internes exposées du système. Ladite pellicule est inhibitrice de la corrosion de ces faces par le passage de la vapeur. Bien que le processus d'application de la 15 pellicule soit indépendant du processus générateur de la vapeur, ils sont généralement effectués simultanément. La température de fonctionnement de la chaudière n'est pas critique, pourvu qu'elle soit suffisante pour décomposer l'é-mulsion et vaporiser 1'aminé grasse. Aux pressions inférieures 20 à 1 atmosphère, l'aminé grasse passe en phase vapeur à une température plus "basse, et inversement, dans un système à haute pression, une température plus élevée est requise pour vaporiser 1'aminé. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la descrip-25 tion détaillée qui va suivre de quelques exemples non limitatifs de modes de réalisation suivant l'invention. EXEMPLE 1 On prépare comme décrit ci-après un émulsifiant convenant au procédé de l'invention. 30 On chauffe à reflux un mélange de 61,6 g de chlorure de Ci2_i8_â-0 71 30955 -7- 2103.555 A 79,7 g de solides, dont la forte absorption à 164-5 cm dans 11 infra-rouge, provenant d'un reste contenant le radical amidi-no-, -C(=ïïE)-KH2» permet de l'identifier au chlorure de dodécyl-isothiouronium. 5 EXELPLE 2 Emulsification de 1'octadécylamine avec le chlorure de dodécyl-isothiouronium On forme un mélange de 18 g de octadécylamine, avec un poids "net" de 2 g du produit de l'exemple 1 (le poids net étant 10 déterminé après évaporation du solvant alcoolique), que l'on broyé dans un mortier de porcelaine jusqu'au mélange complet des deux ingrédients. On ajoute, goutte à goutte, 80 g d'eau distillée et l'on poursuit le broyage jusqu'à ce que l'on obtienne une émulsion blanche uniforme, tout en évitant la for-15 mation de mousse, à la fin de l'opération. On divise ensuite cette émulsion en deux portions que l'on dilue, respectivement, à 16,6 et 7 % de matières solides. L'émulsion à 7 % de solides est très liquide, d'un aspect laiteux, et peut être infini—ment diluée à l'eau distillée, sans qu'aucun signe de séparation de 20 phase n'apparaisse dans les solutions à 0,5 %• L'émulsion à 16,6 %, d'apparence crémeuse, présente les mêmes caractéristiques que celles de l'émulsion à 7 %• EXEIŒLE 5 Emulsification d'une aminé de suif hydrogénée, avec le chlorure 25 de dodécyl-isothiouronium On mélange 18 g de 1* aminé grasse (vendue sous la dénomination commerciale de "Armeen HTD" par la Société dite Armour Chem. Go) avec 3 g du produit de l'exemple 1 et 180 g d'eau, sous agitation continuelle. Une petite fraction de l'eau est 30 ajoutée au début de l'opération, avec 1'aminé grasse, puis on ajoute, lentement, le reste, pendant 1 heure. On forme ainsi une pâte visqueuse, à laquelle on ajoute une quantité additionnelle de 3 g d'émulsifiant, puis l'on continue à agiter doucement pendant encore 4- heures à 60-70°C, pour obtenir une émul-35 sion blanche homogène. ii'XELJrLS 4 (a) On prépare, comme suit, une forme modifiée de chlorure de dodécyl-isothiouronium. 71 30955 -8- 2103555 On chauffe à reflux, à 80°C, un mélange de 218,5 g de chlorure de C^2_i4 dodécyle (composé d'un mélange de chaînes de ^12 ^ ^14' ^ Pr®dominance de chaînes en et vendu comme tel), 152,2 g de thiourée et 400 g d'éthanol; on poursuit la réaction 5 jusqu'à ce que l'essai de solubilité dans l'eau, (effectué sur de petits échantillons prélevés sur le mélange réactionnel, suivant le processus décrit dans l'exemple. 4 (b) ci-après) montre que le chlorure de dodécyle est presqu'entièrement converti en sels solubles d1isothiouronium. On isole ensuite et identifie 10 comme dans l'exemple 1, le chlorure de ^g dodécyle. EXEMPLE 4 (b) Essai de solubilité dans l'eau Cet essai, qui sert de contr-ftle de la production du chlorure de dodécyl-isothiouronium à partir du chlorure de dodécyle 15 et de la thiourée, est basé sur l'insolubilité dans l'eau du chlorure de dodécyle. Dans un tube à essai gradué de 50 ml, on introduit 30 ml d'une solution à 10 % de ïïaCl, puis 10 ml du mélange réactionnel alcoolique (dont on a séparé le précipité de thiourée en 20 excès . Etant donné la teneur élevée- de cet ingrédient qui se trouve dissous dans l'alcool chaud, mais qui précipite à température ambiante, il peut se produire une solidification de l'é- - —" chantillon dans la pipette de prélèvement. Dans ce cas, on peut récupérer l'échantillon en chauffant la solution du sel, et en 25 aspirant à plusieurs reprises dans la pipette, maintenue dans un bain d'eau à 80-100°C). Le mélange du produit réactionnel et de la solution saline " forme -une solution blanche opaque à température ambiante et à mesure que la concentration du produit augmente, il se forme un - —-."âêStfSi 30 précipité abondant. " On chauffe le tube gradué contenant le mélange, dans un bain .'t. .. d'eau, jusqu'à ce que l'on obtienne une solution claire. La présence de tout chlorure de dodécyle en excès dans le mélange réactionnel, se décèle par la formation d'une couche distincte à 35 la surface de la solution eau/sel. La mesure du volume du chlorure de dodécyle en excès permet ainsi une estimation semi-quantitative de l'avance de la réaction. A la fi-n de celle-ci, il ne se sépare plus de chlorure de dodécyle à 50-60°G.. On peut 71 30955 2103555 alors centrifuger le mélange pour faciliter la détection de toutes quantités résiduelles de chlorure de dodécyle, pouvant avoir échappé à la séparation naturelle gravimétrique. Tous les échantillons sont comparés à un témoin, composé d'un simple 5 mélange des réactifs décrits ci-dessus. EXEIvIPLE 5 Emulsification de 1'octadécylamine avec la forme modifiée de chlorure de dodécyl-isothiouronium Un mélange de 9 g d'octadécylamine avec 1 g "net" du produit 10 de l'exemple 4 (a) est "broyé dans un mortier de porcelaine jusqu'au mélange intime des ingrédients. On ajoute, goutte à goutte, 90 g d'eau distillée et l'on poursuit le "broyage jusqu'à formation d'une émulsion crémeuse "blanche, en évitant toute formation de mousse à la fin de l'opération. On ne décèle aucune 15 séparation de phase dans cette émulsion, diluée à 0,5 % dans l'eau distillée. EXEMPLE 6 On prépare, comme décrit ci-après, un émulsifiant convenant au procédé de l'invention. 20 On chauffe à reflux pendant 8 heures à 122°G, un mélange de 89 g de cire de paraffine chlorée à 40-4-2 % de chlore en poids, 54- g de thiourée et 200 g d'acide acétique. On ajoute ensuite de l'éther, à température ambiante, pour extraire l'acide acétique et la thiourée en excès. On filtre le mélange 25 étîxer/produit de réaction, pour obtenir, avec un rendement de 78 %, une substance semi-solide brun clair, complètement so-luble dans l'eau à basse concentration. EXEMPLE 7 Emulsification de l'octadécyl aminé avec 1*isothiouronium de cire 30 de paraffine On broyé, dans un mortier de porcelaine, un mélange de 10 g de octadécylamine avec 2,5 g du produit de l'exemple 6, jusqu'au mélange intime des ingrédients. On ajoute ensuite goutte à goutte, 90 g d'eau distillée, et on continue le broyage jus-55 qu'à formation d'une"émulsion crémeuse blanche et uniforme, en évitant toute formation de mousse à la fin de l'opération. On ne décèle aucune séparation de phase après dilution à 0,5 % de cette émulsion par l'eau distillée. 71 30955 -10- 2103555 Les exemples qui suivent décrivent diverses émulsions d1aminés grasses et d'émulsifiants. Dans les tableaux I et II, on indique pour chaque exemple, l'aminé, 11émulsifiant et le stabilisant employés, ainsi que le procédé de mélange et la stabili-5 té de l'émulsion formée. On effectue les essais de stabilité en introduisant 1 à 10 parties en poids de l'émulsion dans environ 100 g du milieu d'es' sai qui est de l'eau distillée, de l'eau courante du robinet, ou une solution saline froide ou chaude (80°C), et en notant les 10 effets de la dilution de l'émulsion, ainsi que la consistance du mélange final. En l'absence de stabilité par dilution à l'eau distillée, on conclut à une émulsification initiale incomplète de l'aminé. Etant donné que l'application des compositions de l'inven-15 tion peut nécessiter une stabilité dans des conditions plus sévères, on effectue également des essais de stabilité, vis à vis de sels minéraux, et de solutions salines chaudes, de certaines compositions sélectionnées d'ami nés émulsifiées. Dans les tableaux I et II on utilise les abréviations sui-20 vantes s T m eau courante du robinet D = eau distillée ODAM = octadécylamine B s mélangeur mécanique M = mortier et pilon EDTA sa acide éthylènediamine tétra-acétique SP = phosphate tribasique de sodium TEA = tri éthanolamine TPP = triphényl-pho sphate HX = 1,2-hexanedi amine SA = acide salicylique OA = acide oxalique PHA = acide phtalique E-Î13 = polyacrylamide modifié (vendu sous la dénomination commerciale de "Ethoduomeen T-13" par la Société dite Armour Ohem. Co) H = agent d'homogénéisation 71 30955 -11- 2103555 CP55 = diamine aliphatique polyéthoxylée (vendue sous la dénomination commerciale de "Cyanamer P-35"). H'T = chaleur et agitation LTM-ST = chlorure de lauryl-triméthylène ammonium 5 CPâ = polyacrylamide non ionique cationisé par la -mé thy 1 o 1 -aimé thyl ami ne SïO = acide stéarique éthoxylé à 39 7° en poids d'oxyde d1éthylène IMD = imidazoline qui est le produit de réaction de 10 quantités équimolaires d'hydroxyéthyl-éthylène- diamine et d'acide oléique. LAO = alcool laurylique éthoxylé par 12 moles d'oxyde d'éthylène. HTAA = acétate a'aminé de suif hydrogéné 15 ïïTÀ = aminé de suif hydrogéné Solution saline = solution aqueuse de : 0,75 % en poids de phosphate mono- et di- sodique 0,25 /o en poids de soude 20 0,50 /c en poids de sulfite de sodium 0,50 ys? en poids d'acide éthylène diamine tétra-acétique (Voir tableaux I et II) On voit d'après les données des Tableaux I et II, que l'é-25 mulsification complète de 1'octadécylamine, telle que mesurée par la solution d'essai décrite, n'est obtenue que lorsqu'au moins l'un des émulsifiants de l'invention est employé. On obtient de même la stabilité de l'émulsion vis à vis de la solution saline au moyen d'agents stabilisants sélectionnés, tels 50 que l'acide stéarique éthoxylé. On voit aussi que la seule présence des agents stabilisants, selon l'invention, ne suffit pas à obtenir 1'émulsification de l'aminé grasse. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux exemples décrits, elle-est susceptible de nombreuses variantes ac-cessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans qu'on s'écarte pour cela du cadre de l'invention. TABLEAU I Exemple n° Eau utilisée S- d'eau aminé utilisée S» d* a- mine émulsifiant utilisé g.d'é- mulsi-fiant stabilisateur utilisé . g.de stabilisateur Procédé de mélange Stabilité à : Eau D Eau T 8 T 90 ODAM 9 celui de l'ex. 6 1 B s'émulsi-fie s 1émulsi-fie 9 D 90 ODAM 9 celui de l'ex. 1 1 M dispersion uniforme dispersion uniforme 10 D 83 ODAM 15 celui de l'ex. 1 1 EDTA 1 M ' s'émulsi-fie pas de dispersion 11 D 83 ODAM 15 celui de l'ex. 1 1 SP 1 M pas de dispersion pas de dispersion 12 D 83 ODAM 15 celui de l'ex. 1 1 TEA 1 M pas de dispersion pas de dispersion 13 D 83 ODAM 15 celui de l'ex. 1 1 TPP 1 M pas de dispersion pas de dispersion 14 D 90 ODAM 9 celui de l'e,x. 1 1 ÏTaOH 0,5 M di spersion médiocre dispersion médiocre 15 D 89,5 ODAM 9 celui de 1'ex. 1 1 HX 0,5 M faible dispersion pas de dispersion 16 D 89,5 ODAM 9 celui de 11 ex. 1 1 SA 0,5 M dispersion uniforme s 1émulsi-fie 17 D 89,5 ODAM 9 J celui de 11 ex. 1 ! 1 OA - J 0,5 M dispersion uniforme s'émulsi-fie TABLEAU I (Sxzite) Exemple n° Eau utilisée S* d'eau aminé utilisée S* d'a- mine émulsifiant utilisé g.d'é- mulsi-fiant stabilisateur utilisé g. de stabilisateur Procédé de oaé lange Stabilité à : Eau D Eau T 18 D 89,5 ODAM 9 celui de l'ex. 1 1 PHA 0,5 M pas de dispersion pas de dispersion 19 D 90 ODAM 10 celui de l'ex. 6 2,5 M dispersion uniforme dispèrsion uniforme TABLEAU II Exemple n° Eau utilisée S» d'eau aminé utilisée g. d'a-mine émulsifiant utilisé g.d'é-mulsi-fiant stabilisateur utilisé g. de stabili-satexir Procédé de mélange Stabilité à : solution saline solution sa line chaude (80°C) 20 D 90 ODAM 9 CPA 1 M pas de dispersion pas de dispersion 21 D 87,78 ODAM 10 celui de l'ex. 4a 2,22 STO H s'émulsi-fie s'émulsi-fie 22 D 87,78 ODAM 10 celxii de l'ex. 4a 2,22 CP35 1 H pas de dispèrsion pas de dispersion 23 D 87,78 ODAM 10 celui de l'ex. 4a 2,72 STO 2 M s1émulsi-fie s *émulsi-fie 24 D 90 ODAM 9 STD 1 — M pas de dispersion pas de dispersion TABLEAU II (Suite) Exemple n° Eau utilisée g* ■d'eau aminé utilisée 6* émulsifiant utilisé g.d'é-mulsi-fiant stabilisateur utilisé g.de stabilisateur Procédé de mélange Stabilité à : mine solution saline solution sa line chaude (80°G) 25 D 87,78 ODAM 10 celui de l'ex. 4a 2,72 STO 1 M s'émul-sifie s 'émul-sifie 26 D • 88,5 ODAM + HTA 4 5 STO 2,5 . HT séparation de couche séparation de couche 27 D 89 HTA 10 LTM-N 1 M pas de dispersion pas de dispersion 28 D 89 HTA 10 IMD 1 M pas de dispersion pas de dispersion 29 D 87,78 ODAM 10 celui de l'ex. 4a 2,22 LAO 1,5 M s'émul-sifie faible émulsion 30 D 90 ODAM 9 E-T13 1 M pas de. di spersion pas de dispersion 31 D 89 HTA 10 HTAA 1 M ' pas de dispersion pas de dispersion OU O >o en en i 45 1 N> ■« 1, O U) Cn Cn Cn 71 30955 -15- 2103.555 - REVENDICATIONS - 1 - Composition inhibitrice de la corrosion par la vapeur caractérisée en ce qu'elle se compose d'une émulsion aqueuse contenant environ 1 à environ 25 % en poids de solides consis- 5 tant : A - d'environ 8 à 20 parties pondérales d'une aminé grasse appartenant au groupe : 1) des n-alkylamines saturées contenant environ 12 à environ 22 atomes de carbone; 10 2) des n-alkylamines saturées contenant environ 12 à environ 22 atomes de carbone et comportant 1 à 2 restes insaturés sur la chaîne carbonée; 3) des alkylamines ramifiées contenant•environ 12 à environ 22 atomes de carbone; 15 4) un mélange desdites aminés ; et 5) un mélange hydrogéné des aminés correspondantes non saturées; B - d'environ 1 à environ 7 parties pondérales d'un émulsifiant cationique, de formule générale : 20 R - S - C = KH , 1ER m2 où R est un hydrocarbure aliphatique ayant environ 10 à environ 22 atomes de carbone, et R' est un groupe acétate, bromure, chlo rure ou sulfate; et 25 C - de zéro à environ 7 parties pondérales d'un agent sta bilisant de l'émulsion, consistant en un acide aliphatique à cha—îne droite éthoxylée ayant environ 14- à environ 20 atomes de carbone. 2 - Composition suivant la revendication 1 caractérisée en 30 ce que 1'aminé grasse est 1'octadécylamine. 3 - Composition suivant la revendication 1 caractérisée en ce que 1'aminé grasse est une aminé hydrogénée dérivée du suif. 4 - Composition suivant l'une des revendications 1 à 3 caractérisée en ce que 1'émulsifiant cationique est le chlorure 35 cle dodécyl-Isothiouronium. 5 - Composition suivant l'une des revendications 1 à 3 caractérisée en ce que 1'émulsifiant cationique est le chlorure d'isothiouronium dérivé de la cire de paraffine. 71 30955 -16- 2103555 6 - Composition suivant l'une des revendications 1 à 5» ca ractérisée en ce que l'agent stabilisant d1émulsion est l'acide octadécanoïque éthoxylé par environ 5 à environ o moles d'oxyde d'éthylène. V - Procédé d'inhibition de la corrosion par la vapeur dans les chaudières,- caractérisé en ce que : A - on ajoute environ 0,10 à environ 2,0 en poids d'une composition suivant l'une de& revendications 1 à 6, dans l'eau d'une chaudière; B - on chauffe l'eau de la chaudière contenant ladite composition, pour provoquer sa décomposition en ses constituants; C - on poursuit le chauffage de l'eau de la chaudière pour que 1'aminé grasse de ladite composition entre en phase vapeur; D - on disperse ladite aminé grasse vaporisée à travers le système de la chaudière; et S - on dépose ladite aminé grasse sous forme d'une pellicule inhibitrice de la corrosion par la vapeur, sur les faces métalliques exposées à l'intérieur de la chaudière. BAD ORIGINAL