La présente invention concerne d'une part un procédé de pose de moquette textile ou autre revêtement analogue sur une surface glacée, en particulier sur celle d'une patinoire à glace, d'autre part un appareil permettant de fixer les lisières des pièces de moquette ainsi posées. On construit de plus en plus de patinoires à glace couvertes du fait que les différentes sortes de sports sur glace deviennent sans cesse plus populaires et que les installations de la sorte sont d'un usage qui ne dépend plus des conditions climatiques extérieures et peuvent donc autre utilisées de façon plus suivie. Leur coefficient d'utilisation n'est cependant pas entièrement satisfaisant car, sur de longues périodes, ces patinoires sont délaissées par les sports sur glace. C'est pourquoi il serait désirable de permettre la conversion de ces patinoires à d'autres activités au cours de ces périodes, compte tenu en particulier du fait que très souvent les autorités locales ne sont pas en mesure de fournir d'autres enceintes pour d'autres activités telles que tennis, concerts, etc, ... Mais de telles activités ne peuvent avoir lieu sur des patinoires que si la surface glacée de celles-ci est pourvue d'un revêtement. Il est cependant nécessaire dans ce cas que le revêtement soit de nature à ne pas endommager le lit de glace, ou tout au moins à ne l'affecter que dans une faible mesure, pour que sa surface puisse retrouver facilement un état propre à son utilisation normale. On a bien essayé d'utiliser des panneaux de bois, mais ils ont l'inconvénient d'entre d'un stockage encombrant et de pose laborieuse, il est en outre impossible d'éviter entre panneaux des fentes qui sont gênantes pour les jeux de balles, en particulier pour le rebond des balles de tennis. C'est pour cette raison que lton a essayé d'utiliser des matériaux textiles pour recouvrir la glace ; on a constaté que pour cet usage de la moquette en feutre aiguilleté pouvait convenir, comme ayant sur le dessus une couche dense lui conférant de la stabilité et en dessous une couche poreuse lui donnant de l'élasticité. On a trouvé cependant qu'une moquette de la sorte, une fois posée, adhérait si faiblement à son support qu'elle paraissait "flotter" à la surface de la glace. Par exemple, une moquette utilisée en cours de tennis pourrait facilement être tirée sur la glace par un homme seul, les joueurs étant restés sur la moquette.Bien que ce phénomène de "flottement" n'ait pas été en tièrement éclairci, on pense qu'il est très probablement du à la mince couche d'air existant autour de la chaude moquette et qui se comporte comme une isolation entre la couche de dessous de la moquette et la surface de la glace. Cettecouche est très difficile à diviser. Il n'a pas en conséquence été possible jusqu'à ce jour de tirer profit de la briéveté du temps nécessaire à la pose du matériau qui peut autre en rouleaux à la manière de tapis, étant donné que le matériau en question a un comportement tel que le résultat final est inacceptable0 Mais on a constaté de façon tout à fait inattendue au cours des recherches que si on donne à la surface de la glace une texture rugueuse la couche d'air est divisée et la moquette prend alors avec le support une adhérence suffisante pour autre immobilisée. Et de façon assez surprenante l'adhérence de la moquette au lit de glace n'est pas suffisamment forte pour empêcher le réenroulement de la moquette après usage sans qu'aucun dommage soit causé à la glace. Le procédé suivant la présente invention se caractérise dès lors à rendre rugueuse la surface du lit de glace et à poser par dessus la durface ainsi modifiée, la moquette textile sous forme de pièces disposées jointives. Il existe bien entendu bien des manières de rendre rugueuse la surface de la glace et on peut citer à titre d'exemples l'emploi d'un filet métallique déposé à la surface de la glace ou la dispersion sur cette surface de cristaux ou de débris de glace. On peut aussi utiliser un outil rugueux promené à la surface de la glace. Pratiquement les débris de glace qui demeurent en surface après patinage ou autres activités analogues à la surface de la patinoire se sont révèlés suffisants pour conférer à cette surface la texture rugueuse recherchée. Mais l'emploi de certains matériaux textiles soulève des problèmes. Un-certain degré de fusion de la couche superficielle de la glace paratt inévitable; il en résulte que le matériau textile absorbe l'humidité ainsi créée, ce qui peut provoquer un gonflement des fibres de la moquette posée et en particulier un relèvement des lisières des pièces de moquette, ce qui est bien entendu inacceptable pour des jeux de balles, tels que tennis. Aussi la présente invention propose-t'elle un procédé dtimmo- bilisation des lisières des pièces de moquette, ce procédé consis tant dans les régions de ces lisières à répandre à la surface de la glace une pellicule d'eau, contre laquelle on presse les lisières, avant que cette pellicule ait eu le temps de geler. L'invention propose en m & e temps, pour permettre la mise en oeuvre de ce procédé, un appareil caractérisé en ce qu'il comporte un réservoir d'eau porté par uni'manche tubulaire et pourvu d'un conduit , tuyau flexible ou autre le faisant communiquer avec une buse susceptible d'4tre déplacée au long et au-dessous des lisières des pièces de moquette et de répandre sur la surface glacée, à l'aide d'un élément en matériau poreux tel que mèche, une mince remorqué pellicule d'eau de la largeur voulue, cependant qu'un poids/applique ensuite avec force les lisières des pièces de moquette sur la pellicule d'eau préalablement répandue, avant que cette pellicule ait eu le temps de geler. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit d'une forme préférée de réalisation et à l'examen des dessins annexés correspondants dans lesquels - la Fig. 1 est une vue montrant le mode de pose de la moquette - la Fig. 2 est une vue par côté d'un appareil suivant l'invention permettant d'immobiliser les lisières des pièces de moquette. La Fig. 1 représente une patinoire à glace entourée d'une bordure 2. La glace 1 est à recouvrir d'une couche protectrice constituée par des pièces de moquette textile 3. Pour des raisons de réduction d'encombrement les pièces de moquette peuvent être en rouleaux 4 amenés sur la glace au moyen de camions, voitures ou autres véhicules analogues (non représentés). Avant que la moquette 3 soit déroulée, la glace est recouverte d'un filet métallique 5, suivant les données de l'invention. Ce filet 5 peut titre à mailles relativement larges en fil métallique flexible, ce qui donne toute facilité pour le dérouler sur la glace et le réenrouler après usage Une fois le filet métallique 5 mis en place, il est facile de dérouler la moquette 3, en veillant bien entendu à ce que les lisières des différentes pièces soieS posées jointives d'une pièce à l'autre, pour que la couche de moquette ainsi posée soit d'un niveau bien uniforme. Au lieu d'utiliser un filet métallique, il pourrait entre suffisant de rendre rugueuse la surface de la glace, par exemple en déplaçant sur cette surface une plaque pourvue de clous faisant saillie à sa face inférieure et évsntuellement en appliquant une charge sur la plaaue. La raison pour laquelle cette façon de rendre rugueuse la couche superficielle du lit de glace donne dans l'en- semble les mimes résultats que la pose d'un filet métallique tient problablement à ce que celui-ci ne sert pas à proprement parler à assurer le contact, mais à diviser la couche d'air précitées Comme on l'a déjà mentionné, il y a un risque en utilisant certains matériaux textiles à ce que celui-ci puisse gonfler; c'est pour cette raison qu'il est souvent nécessaire d'immobiliser les lisières 6 des pièces de moquette.La présente invention propose en outre un appareil permettant d'assurer cette immobilisation. Un appareil de la sorte est représenté à la Fig. 2 et désigné dans son ensemble par le numéro-repère 7. il est constitué par un manche tubulaire 8 qui est extensible et se termine par une poignée 9. Ce manche 8 est porteur d'un réservoir 10 communiquant par un flexible 11 avec une buse 12 . La buse 12 est munie d'une mèche 13, ou autre élément analogue en matériau poreux qui, par capillarité, s'imprègne de liteau venue de la buse 12 et la répand en pellicule à la surface de la glace 1. Enfin l'appareil 7 est pourvut d'un poids 14 remorqué. Le mode d'emploi de l'appareil est le suivant. On soulève en un point les lisières 6 des pièces de moquette pour pouvoir insérer la buse 12 au-dessous, l'extrémité inférieure du manche tubulaire 8 étant disposée entre ces lisières. En faisant alors avancer l'appareil au long du joint entre pièces, la buse soulève à son passage les lisières 6 et derrière elle la mèche 13 répand une mince pellicule d'eau à la surface de la glace 1. Immédiatement après le poids i4 applique les lisières 6 contre la pellicule liquide, de sorte que lorsque celle-ci gèle les lisières 6 se trouvent fixées au lit dè glace. On a finalement obtenu une surface stable, absolument lisse et continue. Après usage, on peut réenrouler la moquette, pièce par pièce, sans la moindre difficulté d'aucune sorte; les quelques fibres qui peuvent demeurer à la surface de la glace, une fois la moquette réenroulée, sont sans importanoe, car une machine à surfacer la glace les enlève facilement et redonne à la surface de la glace son état normal, ce qui veut dire que les fibres sont retirées au cours de ce traitement de routine de la glace par les machines traditionnelles, de sorte que la surface de la glace retrouve un aspect brillant entièrement satisfaisant. On ne rencontre pas non plus de difficultés aux endroits où les lisières avant été fixées. Les essais ont montré que nour recouvrir une surface de 30 m x 60 m, c'est-à-dire une aire de 1800 m2, il fallait 100 heures de travail en utilisant des panneaux en bois pour couvrir cette surface et 60 heures pour reconstituer la patinoire. Alors quten utilisant le procédé et l'appareil suivant l'invention les mimes besognes pouvaient être réalisées en un temps compris entre 28 et 42 heures 4 Ceci représente une économie considérable de main d'oeuvre et la possibilité d'adapter économiquement la piste à d'autres activités, mais aussi celle d'utiliser cette piste à des usages spéciaux, même quand on ne dispose que de peu de temps entre deux manifestations exigeant 1 'emploi de la glace. On peut en outre signaler que les couleurs choisies pour la moquette peuvent donner une impression de chaleur, tant et si bien que mdme si la température vraie juste au-dessus de la moquette peut descendre jusqu'à + 10in, ceci n'est pas ressenti comme un défaut de confort par les personnes se trouvant sur la moquette. Il est utile de mentionner aussi que l'adhérence de la moquette au lit de glace devient suffisamment forte pour que cette moquette reste immobile, m4me dans le cas où elle est exposée à de très fortes contraintes locales se produisant au cours d'activités telles que tennis ou autres jeux de balles. D'aussi bons résultats sont supposés dds à la "division" de la couche d'air chaud mentionnée ci-dessus, division causée par l'état rugueux de la surface de glace et non par conséquent par suite d'un chawgement quelconque de l'état du lit de glace. L'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation dé crites et représentées, mais elle est susceptible de nombreuses variantes qui restent dans le cadre de l'invention et qui concer nent aussi bien le procédé que l'appareil. La mise à l'état rugueux de la surface par exemple peut entre effectuée de bien des manières et parmi les plus simples, il faut signaler en particu lier celle pouvent âtre réalisée par des patins à glace, ce qui veut dire quten cours d'usage normal du lit de glace, la surface est rendue rugueuse et qu'il suffit de ne pas faire passer la machine à surfacer la glace avant de poser la moquette.On compren dra sans autres commentaires que ce procédé représente une économie considérable de temps et d'effort, alors qu'antérieurement on continuait à faire passer sur la glace ladite machine par pure routine pour refaire sa surface avant de la recouvrir, car on ne se rendait pas compte de l'intérêt que présentait la rugosité de la glace pour son vêtement par une couche de moquette. Il existe aussi bien des possibilités d'immobiliser les lisières des pièces et de les fixer sur le lit de glace; c'est ainsi que l'on peut utiliser de l'air chaud ou très chaud, une flamme de gaz combustible, de la chaleur dégagée par une réaction chimique, des ultra-sons, une tension à haute fréquence, ou môme un simple déplacement d'un objet suffisamment chaud sur la glace. Les lisières peuvent naturellement être attachées l'une à l'autre en utilisant des bandes à leur face supérieure ou inférieure, des fermetures éclair, des fixations rapides, des coutures, des soudures, des collages, des jointements, des cavaliers ou crampons. L'invention est bien entendu applicable à d'autres lits froids ayant une surface lisse, si les problèmes posés sont analogues à ceux vus ci-dessus. -REVENDICATIONS 1. - Procédé de pose d'une moquette textile ou autre reve- tement analogue sur un lit de glace, en particulier sur celui d'une patinoire à glace, caractérisé en ce qu'il consiste à rendre rugueuse la surface du lit de glace et à poser par dessus la surface ainsi modifiée la moquette sous forme de pièces disposées jointives. 2. - Procédé selon la revendication 1, caractérisié en ce que pour rendre rugueuse la surface glacée, on y pose un filet métallique. 3. - Procédé selon la revendication 1, caractérisié en ce que pour rendre rugueuse la surface glacée, on y promène un outil entaillant légèrement cette surface. 4. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que pour rendre rugueuse la surface glacée, on y répand des débris ou des particules de glace. 5. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que pour rendre rugueuse la surface glacée, on y pratique des activités sportives telles que patinage, 6. - Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractéri sé en ce que l'on fixe les lisières des pièces de moquette à la surface glacée en appliquant ces lisières sur une mince pellicule d'eau répandue sur cette surface. 7. - Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'on attache l'une à l'autre les lisières jointives des pièces de moquette. 8. - Appareil permettant la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 6 pour fixer les lisières des pièces de moquette à la surface glacée, caractérisé en ce qu'il comporte un réservoir d'eau porté par un manche tubulaire et pourvu d'un conduit, tuyau flexible ou autre, le faisant coumuniquer avec une buse susceptible d'être déplacée au long et au-dessous des lisières des pièces de moquette et de répandre sur la surface glacée à l'aide deun élément poreux tel oue mèche, une mince pellicule d'eau ayant la remorqué largeur voulue, cependant qu'un poids/est destiné à appliquer avec force ensuite les lisières des pièces de moquette sur la pellicule d'eau préalablement répandue, avant que cette pellicule ait eu le temps de geler0 9o - Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce que ledit poids est relié par une articulation audit manche tubulaire0