Procédés de construction et moellons mécanisés correspondants. La présente invention concerne des procédés de construction de mur et de plancher, et les moellons mécanisés correspondants. Dans le domaine de la construction, les caractéristiques d'isolation thermique et phonique ont une importance qui s'accroît continuellement. On sait construire des cloisons composites utilisant des isolants tels que la laine de verre, la mousse de polyuréthanne, etc., avec souvent un parement extérieur de briques, ou une cloison de platre. Ces cloisons composites connues posent des problèmes de complexité de montage, de durée du montage, d'étanchéité et de pontage thermique. L'un des aspects de la présente invention concerne un matériau de construction de fabrication simple, de pose facile ne nécessitant pas l'emploi d'une main-d'oeuvre qualifiée, présentant d'excellentes caractéristiques d'isolation thermique et phonique et d'excellentes caractéristiques d'étanchéité. Sous un autre aspect, l'invention concerne un procédé de construction d'un plancher à partir d'éléments modulaires, et les éléments modulaires adaptés. Les moellons mécanisés correspondant au premier aspect de l'invention et les éléments modulaires correspondant au second aspect de l'invention peuvent éventuellement être adaptés l'un à l'autre de manière a pouvoir être utilisés conjointement dans une même construction, mais les deux aspects de l'invention peuvent cependant être utilisés indépendamment l'un de l'autre. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre, en se référant au dessin annexé sur lequel - la figure 1 représente une vue en perspective d'un moellon ou parpaing selon l'invention; - la figure 2 représente une vue en perspective d'un mode de réalisation d'un moellon selon l'invention; - la figure 3 représente une vue en perspective d'un moellon selon ltinvention; - la figure 4 représente une we de dessus d'un moellon selon l'invention; - les figures 5 et 7 représentent une vue de dessus en coupe de deux "rupteurs" selon l'invention; - la figure 6 représente un bloc isolant utile selon l'invention; - la figure 8 représente en coupe un mode de réalisation des éléments de construction de plancher qui forme le deuxieme aspect de l'invention;; - la figure 9 représente un moellon selon l'invention, adapté en chainage de manière à supporter les éléments de la figure 8; - la figure 10 représente un moellon selon l'invention, adapté pour recevoir un volet roulant; - la figure 11 représente un moellon selon l'invention, adapté en appui de fenêtre; et - la figure 12 représente en coupe un exemple de combinaison des moellons et éléments des figures 1-4 et 8-11; - la figure 13 représente un exemple de réalisation d'un moellon d'angle. Naturellement, les exemples de réalisation et variantes présentés sur le dessin annexé n'ont aucun caractère limitatif, mais seulement indicatif. Les moellons selon l'invention (figures 1-4) sont caractérisés en ce qu'ils consistent en - au moins trois, et de manière tout à fait préférée quatre voiles (1-4) dans tout ce qui suit, on se limitera au cas de quatre voiles, le cas à trois voiles s'en déduisant aisément, par exemple3; - réunis entre eux, transversalement, par trois séries supérieures de plots (5a, 5b, 5c), la série centrale étant décalée longitudinalement par rapport aux séries extérieure 5a et intérieure 5c, de façon que les plots soient disposés transversalement en quinconce, cette disposition étant notamment visible sur la figure 4; - et par trois séries médianes de plots (6a, 6b, 6c) disposées identiquement aux séries supérieures 5a, 5b et 5c. De manière tout à fait préférée, les plots 5a, 5b et Sc saillent en partie à la partie supérieure 7 du moellon, ce qui favorise la superposition verticale des moellons par emboîtement des dites parties saillantes dans les cavités existant à la partie inférieure 8 du moellon placé au-dessus, entre les voiles 1-4 pris deux à deux. Lors du montage du mur, les moellons de chaque rangée horizontale sont décalés d'une demi-longueur par rapport à ceux d'une rangée horizontale adjacente, de manière connue, et le mur est terminé par un demi-moellon ou par un moellon d'angle, de même configuration générale, cette configuration étant cependant adaptée. Les moellons selon l'invention forment, de par leur conception, trois zones limitées par les quatre voiles : une zone "extérieure" formée par tous les espaces 9 existant entre les voiles 1 et 2 et les plots 5a et 6a reliant ces deux voiles, une zone "centra le" formée par tous les espaces 10 existant entre les voiles 2 et 3 et les plots 5b et 6b reliant entre eux ces deux voiles, et une zone "intérieure" formée par tous les espaces 11 existant entre les voiles 3 et 4 et les plots 5c et 6c reliant ces deux voiles. On voit que tous les espaces 9 communiquent entre eux, de meme que tous les espaces 10 et tous les espaces 11, et que, de plus, les zones ainsi formées 9, 10 et 11 d'un moellon communiquent respectivement, à la fois horizontalement et verticalement, avec les zones 9, 10 et 11 des moellons inférieur, supérieur et latéraux. Ceci résulte clairement de la structure géométrique des moellons selon l'invention. Ainsi, lors du montage du mur, on obtient trois lames d'air (9, 10, 11) continues ménagées dans l'épaisseur de ce niur, sans communication entre elles, et ce sur toute la hauteur du mur et toute la longueur du mur. Les moellons d'angle conservent la même structure générale que les moellons qui viennent d'être décrits, mais sont adaptés de manière simple afin d'assurer au moins la continuité de la lame d'air extérieure 9. On obtient ainsi un excellent équilibrage thermique, et une décompression intégrale périmétrique dans la zone extérieure 9, notamment en prévoyant une prise d'air à la base de la zone 9 et un échappement de décompression en toiture, au niveau de cette meme zone. Un tel équilibrage thermique total est inconnu à ce jour. La disposition en quinconce des plots présente l'avantage de réaliser une rupture du pontage thermique transversal. On peut naturellement remplir la zone centrale 10 par un matériau adapté à l'utilisation envisagée, de manière connue : béton, mousse, sable, pouzzolane, etc., y loger des fers, etc. Le moellon luí-même peut etre réalisé par exemple en béton éventuellement armé. I1 peut notamment s'agir d'un parpaing calibré moulé par vibration. De bons résultats ont été notamment obtenus pour un moellon présentant les dimensions suivantes : longueur x largeur x hauteur = 40 x 25 x 30 cm; épaisseur de la zone 9-: 50 mm; 10 : 75 mu; 11 : 50 mu. L'épaisseur du voile extérieur 1 peut etre par exemple de 25 mu, et celle des autres voiles de 16 mu. Les plots ont une section droite d'environ 50 x 50 mu, de manière avantageuse. Par remplissage de la zone fermée centrale 10 par du béton, comme indiqué ci-dessus, on peut obtenir dans cet exemple non limitatif de réalisation une épaisseur totale de béton proche de 15 cm. Afin d'améliorer l'isolation thermique, et également phonique, on peut avoir recours aux "rupteurs" selon l'invention, bien que cela ne soit pas indispensable. Les rupteurs selon l'invention sont des éléments isolants de structure particulière et tout à fait nouvelle, que l'on peut incorporer aux parpaings, et notamment aux parpaings selon l'invention. Les rupteurs selon l'invention sont des éléments isolants caractérisés en ce qu'ils sont constitués (figures 5 et 7) par une plaque plane 12 présentant latéralement des protubérances 13 non perpendiculaires à ladite plaque (au moins une, et de préférence deux protubérances sur chaque face). De manière tout à fait préférée, la plaque et les protu béances ont une structure creuse comportant des cloisons 14 assurant la rigidité convenable. Les figures 5 et 7 représentent en coupe deux exemples non limitatifs de réalisation de rupteurs : sur la figure 5, la longueur de la partie 12 est de 47 mm et la largeur totale du rupteur est de 21,8 mm; sur la ligure 7, les dimensions correspondantes sont 37,4 mm et 21 > 6 mm. L'épaisseur de la plaque 12 est de 5,0 mm dans les deux cas, tandis que les angles entre la plaque 12 et les protubérances 13 sont respectivement de 75 et 45 . Comme indiqué ci-dessus, il est possible d'incorporer les rupteurs selon l'invention aux parpaings ou moellons qui viennent d'entre décrits. Tous les moellons du mur sont alors équipés de rupteurs, sans exception, ces rupteurs formant dans chaque moellon la section droite médiane (dans le sens longitudinal du moellon, et verticalement) de chaque plot 5a, 6a et de chaque plot 5c, 6c (sur la figure 1, les rupteurs sont désignés par la référence 17). Ces rupteurs réalisent une rupture intégrale, notamment thermique, qui améliore encore les propriétés d'isolation du parpaing. En fonction de l'utilisation envisagée, il est possible, soit de ne pas utiliser de rupteurs, soit d'utiliser deux séries de rupteurs comme indiqué ci-dessus, soit de renoncer à la pose de rupteurs dans les plots de la série intérieure 5c, 6c, soit éventuellement d'envisager la pose de rupteurs au niveau des plots de la série centrale 5b, 6b. Sans les rupteurs, les parpaings selon l'invention conduisent déjà à une réduction d'environ 40% du pontage thermique, favorisée par la décompression intégrale périmétrique dont il a été fait mention ci-dessus. Si les moellons selon l'invention sont équipés de rupteurs, le coefficient K du mur devient de l'ordre de 0,30 à 0,35, et l'on supprime l'emploi d'isolant tel que mousse de polyuréthanne, laine de verre, etc. Les rupteurs selon l'invention sont fabriqués par extrusinon, par exemple, de chlorure de polyvinyle rigide. Dans le cas de rupteurs adaptés aux moellons qui viennent d'être décrits, le produit est extrudé à la bonne largeur, qui correspond à la dimension longitudinale du plot, et le produit extrudé est découpé à la longueur souhaitable qui est égale à la dimension verticale du plot. Les rupteurs ainsi obtenus sont placés dans un chargeur qui les positionne dans les noyaux du moule. On coule ensuite le béton (ou, de manière plus générale, le matériau choisi pour constituer le moellon) et, lors de la prise, les rupteurs sont définitivement fixés au centre du plot, selon la section médiane droite verticale, grace aux protubérances 13 qui jouent le rôle de pièces d'ancrage du rupteur dans le matériau constitutif du moellon. Quelques modes de réalisation préférés des moellons selon l'invention, qu'ils comportent ou non des rupteurs, sont les suivants - les séries intérieure et extérieure de plots (5a, 6a; et 5c, 6c) forment deux parties saillantes 15 à l'une des extrémités du parpaing, destinées à s'emboîter dans le vide 16 correspondant ménagé à l'autre extrémité du parpaing adjacent (figures 1 et 4); - il y a donc, outre l'emboîtement vertical réalisé comme indiqué ci-dessus par les plots 5a, 5b et 5c, réalisation d'un emboîtement horizontal par les parties saillantes 15 et les vides 16 : ce double recouvrement des parpaings entre eux assure une excellente étanchéité et facilite la pose; - des rainures (figure 3, référence r) peuvent également etre prévues pour le dosage et le logement de colle servant au montage à sec, ce qui est un autre avantage car on évite alors l'emploi d'un mortier. Les détails de structure des moellons selon l'invention, tels qu'ils pourraient apparaître sur les figures annexées, ne sont pas limitatifs. Une adaptation du moellon tel que défini ci-dessus, équipé ou non de rupteurs, a permis de concevoir les moellons de chaînage (18), pour volet roulant (19), ou d'appui-fenetre (20) représentés sur les figures 9 à 11, et sur la figure 12. D'autres adaptations seront naturellement à la portée de l'homme du métier, comme les moellons d'angle dont un exemple apparait sur la figure 13 annexée. Dans ce moellon d'angle, on notera en particulier la continuité de la lame d'air extérieure 9. Naturellement, sur les figures 9 à 12, les références ont le même sens que sur les autres figures. Une combinaison non limitative de moellons de base (21) et de moellons adaptés est représentée sur la figure 12. Sur cette figure sont notamment visibles les trois lames d'air verticales 9, 10 et 11. Les flèches représentent la possibilité de décompression dans la lame extérieure 9. Sur la figure 12 est également visible un plancher 22 prenant appui sur le chaînage 18. Ce plancher est obtenu par un procédé original de construction, utilisant des éléments modulaires également nouveaux, ce qui représente l'autre aspect de l'invention. A la lecture de ce qui va suivre, l'homme de l'art comprendra que le procédé de construction de plancher selon l'invention, et les éléments modulaires constitutifs de ce plancher, également selon l'invention, sont absolument indépendants du premier aspect de l'invention, à savoir les moellons éventuellement munis de rupteurs et leur procédé d'assemblage. Cependant, il est tout à fait possible d'utiliser conjointement les deux aspects de l'invention dans une meme construction, en adaptant de manière simple un moellon de base pour le transformer en chaînage 18 capable de recevoir les éléments de plancher selon l'invention. Le procédé de pose de plancher selon l'invention se caractérise par le fait que l'on utilise des éléments modulaires inférieurs de forme adaptée (élément B, figure 8) et des éléments modulaires supérieurs de forme également adaptée (élément A, figure 8), par le fait que l'on pose tout d'abord tous les éléments inférieurs, en prenant appui sur le mur, dans le cas présent sur le chaînage 18, et en accrochant chaque élément à l'élément précédent, par le jeu d'un moyen simple de crochetage, et par le fait que l'on verrouille seulement ensuite ces éléments inférieurs par la pose des éléments supérieurs. Les références 23 et 24 (figure 12) désignent une coulée de béton bloquant l'ensemble, et la référence 25 désigne une couche d'étanchéité coulée ultérieurement, par exemple une couche de brai époxy. L'élément modulaire inférieur B est composé de trois parties principales - une partie horizontale 26, formant plafond; - à l'une des extrémités de 26, une partie verticale 27 ascendante de hauteur sensiblement égale à la moitié de l'épaisseur totale du plancher terminé : à la partie inférieure de la partie 27, sur la face extérieure de l'élément, est ménagé un évidement 28 qui forme à la partie supérieure de la partie 27 un becquet 29 dont la forme préférée est trapézoïdale en section droite; - à l'autre extrémité de la partie 26, une partie verticale 30 ascendante de hauteur supérieure à celle de la partie verticale 27, mais inférieure à l'épaisseur totale du plancher terminé : sensiblement au centre de cette partie, est ménagé dans la face extérieure de l'élément un évidement 31 dont la partie inférieure est dimensionnée pour recevoir exactement le becquet 29 de l'élément adjacent et, dans la face intérieure, à la partie supérieure de cette face, est ménagé un décrochement 32. Des éléments isolants 33 peuvent être ancrés dans le matériau constitutif de élément B (béton, etc.), ces éléments pouvant consister en éléments semblables aux rupteurs qui viennent d'entre décrits, la face extérieure ne présentant cependant pas de protubérances. Ces blocs isolants peuvent etre souples. La forme des faces extérieures des parties 27 et 30 a pour but de permettre, le premier élément B étant fixé au mur, l'accrochage successif de tous les autres éléments B à l'élément B précédent. On peut donc envisager plusieurs formes géométriques pour les deux parties 27 et 30, permettant d'obtenir le meme résultat que la solution préférée qui est représentée sur la figure 8, c'est-àdire un becquet 29 trapézoidal dont la pointe est dirigée vers le bas et vers l'extérieur, et un évidement 31 dont la partie inférieure correspond exactement audit becquet 29. L'évidement 31 sera naturellement positionné dans la face extérieure de la partie 30 de façon à ce que, lors de l'accrochage successif des éléments B, la continuité des faces inférieures - formant plafond - des parties 26 soit assurée. L'élément modulaire supérieur A selon l'invention, dont les diverses dimensions sont bien entendu adaptées à celles de B, est composé principalement - d'une partie horizontale 34, formant plancher; - à l'une des extrémités de cette partie 34 située du même côté que la partie 27, d'une partie sensiblement verticale, descendante, 35, comportant à sa partie inférieure et vers l'extérieur un becquet 36 destiné à s'emboîter dans la fraction supérieure de l'évidement 31 de l'élément B adjacent laissée libre par le becquet 29; le becquet 36 forme à sa partie supérieure une plateforme horizontale pouvant recevoir un isolant 33, par exemple tel que représenté sur la figure 8 annexée, la protubérance d'ancrage pouvant recevoir des barbures comme représenté sur la figure 6 annexée, et ledit becquet 36 est également arrondi à sa partie inférieure en quart de cercle 37 pour permettre la pose de l'élément supérieur et le verrouillage par cet élément de l'élément inférieur correspondant, tandis que la face 40 surmontant le becquet 36 est légèrement inclinée vers la partie 34, en léger biseau; - à l'autre extrémité de la partie 34, c'est-à-dire au niveau de la partie verticale 41, d'un décrochement 38 sur la face inférieure, correspondant à la partie saillante 39 formée sur la face supérieure de la partie 30 de l'élément B par le décrochement 32. Après la pose de tous les éléments inférieurs B, chacun des éléments B étant accroché au précédent par emboîtement des faces extérieures des parties 27 et 30, on pose les éléments supérieurs A, et pour cela on introduit chaque becquet 36 (A) dans la fraction de l'évidement 31 laissée libre par le becquet 29. Pour cela, on incline l'élément A vers le haut de manière à le faire reposer sur l'arc de cercle 37 qui est alors au contact de l'isolant 33 se trouvant à la partie supérieure de la partie 27 de l'élément B. On fait alors pivoter l'élément A vers le bas, jusqu'à ce que le décrochement 38 vienne au contact, ou au quasi-contact (il peut subsister un interstice 43) de la partie saillante 39 de l'élément B. Cette rotation a pour effet de faire coïncider également les parties 27 et 35, ainsi que 38 et 39 des éléments A et B.Ce pivotement a également pour effet de verrouiller les éléments A et B dans leur position définitive. La juxtaposition de la face verticale formée par la partie 30 (B) et la face 41 (A), et de la face 40 en biseau de l'élément A adjacent forme un coin d'air 42 visible sur la figure 12, qui sera rempli par le produit d'étanchéification formant la couche 23. L'interstice 43 (figure 8) existant ou pouvant exister entre les éléments A et B après le verrouillage sera également comblé par le produit de la couche 25. L'étanchéité est alors parfaitement réalisée. La partie 34 de l'élément A présente de manière tout à fait préférée une partie saillante 46 descendante, assurant la résistance mécanique voulue et formant poutre interne avec les éléments latéraux adjacents. La réunion et le verrouillage des éléments A et B ménage un vide sanitaire 44 qui peut recevoir diverses canalisations, et etre éventuellement rempli par exemple par une mousse isolante de la pouzzolane, etc. Les éléments A et B selon l'invention sont particulièrement légers : ils autorisent donc des portées importantes et suppriment la nécessité des élévateurs. La précision de pose est de plus très grande. La face 45 inférieure de l'élément B peut etre travaillée afin de pouvoir former directement le plafond. La figure 12 montre qu'il n'est pas obligatoire de prévoir des éléments spéciaux pour l'appui mural, le blocage s'effectuant par exemple par la chape de béton 24. L'homme de l'art pourra apporter diverses modifications aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Moellon, caractérisé en ce qu'il consiste en - au moins trois, mais de manière tout à fait préférée quatre voiles verticaux; - réunis entre eux deux par deux, selon la direction transversale, par trois séries dites "supérieures" de plots discontinus et par trois séries dites "médianes" de plots discontinus, les plots des séries supérieures se trouvant sensiblement dans un meme plan perpendiculaire auxdits voiles, à la partie supérieure du moellon, et les plots des séries médianes se trouvant sensiblement dans un meme plan perpendiculaire auxdits voiles, sensiblement au milieu du moellon; - les plots d'une série médiane reliant deux voiles étant à l'aplomb vertical des plots appartenant à la série supérieure et reliant les memes voiles; et - les plots d'une série médiane (ou supérieure) reliant deux voiles étant décalés horizontalement par rapport aux plots de la série médiane (ou supérieure) immédiatement adjacente, de façon que) dans chacun des deux plans définis ci-dessus > les plots des trois séries soient disposés en quinconce, série par série. 2. Moellon selon la revendication 1, caractérisé en ce que tous les plots des séries supérieures saillent en partie pour former des protubérances destinées à s'emboîter au montage dans les vides existant entre les voiles pris deux à deux, à la partie inférieure des moellons placés au-dessus. 3. Moellon selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les plots extremes des deux séries supérieures et des deux séries médianes adjacentes aux deux voiles extérieurs opposés du moellon forment à une extrémité du moellon une partie saillante destinée à stemboiter au montage, horizontalement, dans les vides laissés à l'autre extrémité du moellon adjacent, par les plots de ces dites quatre séries, entre les voiles pris deux à deux. 4. Moellon selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que tous les plots appartenant aux deux séries supérieures et aux deux séries médianes adjacentes aux deux voiles extérieurs opposés du moellon présentent sensiblement dans leur centre sur toute leur section droite verticale, et parallèlement aux voiles, un rupteur constitué d'une plaque isolante plane dont les dimensions correspondent exactement à celles de ladite section droite du plot, ladite plaque présentant sur chacune de ses faces latérales au moins une, et de préférence deux protubérances non perpendiculaires à ladite plaque, ancrées dans le matériau constitutif du moellon. 5. Moellon selon la revendication 4, caractérisé en ce que ladite plaque et lesdites protubérances sont de structure creuse présentant à intervalles sensiblement réguliers des cloisons assurant la rigidité et déterminant des cavités internes. 6. Rupteur pour moellon, caractérisé en ce qu'il consiste en une plaque plane en matériau thermiquement isolant, dont les deux faces latérales présentent chacune au moins une, et de préférence deux protubérances non perpendiculaires auxdites faces, destinées à assurer l'ancrage dans le matériau constitutif du moellon lors de la coulée puis de la prise dudit matériau. 7. Rupteur selon la revendication 6, caractérisé en ce que lesdites protubérances et ladite plaque sont de structure creuse présentant à intervalles sensiblement réguliers des cloisons internes assurant la rigidité et déterminant des cavités internes. 8. Rupteur selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il est fabriqué par extrusion -de chlorure de polyvinyle rigide, les cavités internes étant. disposées dans le sens de l'extrusion, et résultant de la formation des parois internes à l'extrusion. 9. Procédé de construction d'une dalle horizontale formant plancher et plafond, caractérisé en ce- qu'il consiste à utiliser des éléments modulaires dont chacun est constitué d'une partie inférieure et d'une partie supérieure, les parties inférieures présentant un moyen permettant de les accrocher entre elles, à la suite les unes des autres, à monter lesdites parties inférieures à leur place définitive grace audit moyen, la première partie inférieure prenant appui sur le mur, puis à positionner les parties supérieures sur les parties inférieures cette dernière opération assurant le verrouillage de l'ensemble gracie à la forme adaptée des parties inférieure et supérieure. 10. Elément modulaire pour dalle horizontale formant plancher et plafond, caractérisé en ce qu'il est formé de deux éléments inférieur et supérieur, a) l'élément inférieur étant composé de trois parties principales - une partie horizontale formant plafond; - à l'une des extrémités de cette partie, une première partie verticale ascendante de hauteur sensiblement égale à la moitié de l'épaisseur totale du plancher terminé, et dont la face extérieure présente à sa partie supérieure un becquet de section droite trapézoidale;; et - à l'autre extrémité, une sec onde partie verticale ascendante, de hauteur supérieure à celle de la première partie ascendante, mais inférieure à l'épaisseur totale du plancher terminé, comportant sensiblement au centre de sa face extérieure un évidement dont la partie infé rieure correspond exactement à la forme dudit becquet, ledit évidement étant positionné dans ladite face exté rieure de manière à ce que, par juxtaposition dudit becquet et de la partie inférieure dudit évidement, on assure la continuité des faces inférieures horizon tales formant plafond; et b) l'élément supérieur étant formé de deux parties princi pales - une partie horizontale formant plancher; et - à l'une de ses extrémités, située du même côté que ledit becquet, une partie descendante formant avec ladite partie horizontale, par sa face extérieure, un angle très légèrement supérieur à 900, ce qui détermine un léger biseau, et comportant à la partie inférieure de cette face extérieure formant biseau un second becquet dont la face extérieure se raccorde,d'une part,audit biseau par une plate-forme horizontale et à la face inférieure de ladite partie descendante, d'autre part, par un arc de cercle, ledit second becquet étant dimensionné de manière à s'encastrer exactement dans la partie supérieure dudit évidement de l'élément inférieur laissée libre par l'introduction dudit premier becquet;; - l'autre extrémité étant conçue de manière à s'adapter sur la partie supérieure de l'extrémité verticale ascendante de l'élément inférieur comportant ledit évidement, elle-m & e adaptée pour recevoir ladite autre extrémité de l'élément supérieur, une adaptation préférée consistant pour la partie ascendante verticale de l'élément inférieur en un décrochement ménagé à l'angle de la face intérieure et de la face supérieure, et, pour ladite autre extrémité de l'élément supérieur, en un décrochement ménagé à l'angle de la face extérieure et de la face inférieure; - la face inférieure de la partie horizontale de l'élément supérieur comportant de plus une partie saillante assurant la rigidité voulue; - le positionnement des éléments supérieur et inférieur laissant donc un espace vide interne comportant ladite partie saillante. Il. Procédé selon la revendication 9 de construction d'une dalle-horizontale formant plafond et plancher, caractérisé en ce qu'on utilise les éléments inférieur et supérieur tels que décrits dans la revendication 10, en ce qu'on pose tout d'abord tous les éléments inférieurs en prenant appui pour le premier sur le mur, et en accrochant successivement tous les éléments inférieurs à l'élément précédent grace au crochetage du becquet de l'élément inférieur dans l'évidement de l'élément inférieur précédent, puis en ce qu'on introduit le becquet de l'élément supérieur, cet élément étant incliné de manière à reposer sur la face supérieure de ladite première partie verticale ascendante de l'élément inférieur par la portion en arc de cercle dudit becquet de l'élément supérieur, dans la fraction dudit évidement de l'élément inférieur adjacent laissée libre par l'intro- duction dudit becquet de l'élément inférieur se trouvant au-dessous dudit élément supérieur, après quoi on fait pivoter l'élément supérieur vers le bas, jusqu'au contact avec l'élément inférieur au niveau de ses deux parties verticales ascendantes, qui sont adaptées entre elles, ce qui verrouille les deux éléments en position.