La présente invention concerne le traitement de végétaux appartenant au genre Gossypium, dont les variétés cultivées comprennent, Gossypium arboreum, variété arbustive vivace; Gossypium hirsutum, arbrisseau rameux et Gossypium barbadense, arbuste produisant de très longues fibres d'un blanc brillant, dont le coton pima constitue un exemple. Généralement, la production du coton-débute par la formation d'un bourgeon floral qui mûrit ensuite sous forme d'une capsule. A maturité, la capsule qui comporte trois b cinq valves s'ouvre et laisse appa raire une masse de longues soies blanches (lint) et de soies plus courtes (bourre) recouvrant les graines.Cette ouverture ou déhiscence de la capsule expose les fibres de coton que l'on peut récolter avec des cueilleuses qui retirent le coton des capsules ouvertes ou qui récoltent la capsule entière. Généralement, le temps qui s'écoule entre la formation des bourgeons et l'ouverture des capsules est relativement long, par exemple d'environ 40 à 70 jours; cependant le temps qui sépare la formation des bourgeons de la production de fibres de coton mûres à I'intérieur de la capsule fermée n'est que d'environ 30 à 35 jours. En raison de cette variation importante du moment de-la déhiscence, il a été nécessaire de récolter le coton en plusieurs opérations; cependant, en raison des condi tions climatiques et de l'accroissement de l'exposition aux infestations, la seconde récolte ne produit généralement qu'un coton de qualité inférieure. On s1 est efforcé de provoquer une ouverture prématurée des capsules pour réduire la période de production du coton. On a également tenté de mettre au point un traitement activant la maturation des capsules. Cependant, ces traitements n'ont géné- ralement conduit qu'à des récoltes de qualité inférieure, le coton étant constitué de soies plus courtes et plus rares, avec un accroissement de la proportion de bourre. Un second élément important de la récolte du coton est la défoliation. Une élimination sélective et pratiquement complète des feuilles et des pétioles est nécessaire avant la récolte pour que les cueilleuses puissent avoir accès aux capsules et sans recueillir de débris indésirables qui souillent les fibres de coton et nécessitent une séparation ultérieure s'accompagnant d'une rupture des fibres.On dispose dans le commerce de nombreux défoliants que l'on a utilisés a' cet effet, mais bien que ces produits chimiques se soient révélés utiles, ils ne provoquent qu'une défoliation des cotonniers, sans aucun autre effet. I1 est également souhaitable d'éviter une défoliation trop rapide avant que les capsules en cours de maturation se soient ouvertes ou soient totalement développées, car une chute excessive des feuilles supprime la transpiration et soumet le cotonnier à une agression qui interrompt la poursuite des processus végétatifs. De plus, la nutrition des capsules en cours de développement est freinée par suite de l'absence des feuilles et le végétal a tendance à former de nouvelles feuilles pour remplacer celles qu'il a perdues, plutôt que de poursuivre le développement des capsules.Ces effets conduisent à la production de fibres médiocres et à un sous-développement des capsules. La valeur commerciale d'une récolte de coton dépend essentiellement de-la qualité des fibres. La longueur des fibres est capitale à cet égard et plus les fibres sont longues et de taille uniforme, plus la récolte a de valeur. D'autres considérations telles que la couleur, la solidité et l'allongement sont importantes pour l'évaluation de la qualité. Il est donc très souhaitable de récolter le coton dès que possible après la déhiscence pour supprimer pratiquement tout risque de souillure par la pluie ou des débris de feuille. Comme la déhiscence provoquée par les produits chimiques et la défoliation chimique s'effectuent à des vitesses différentes et que les défoliants n'ont pratiquement pas d'effet sur la déhiscence et réciproquement, il est nécessaire de soumettre les cultures à plusieurs pulvérisations séparées à des intervalles échelonnés avant la récolte.Bien entendu cette pratique accroit fortement le coût de la production du coton. On a récemment proposé l'emploi de l'acide chloréthylphosphonique comme défoliant du cotonnier; cependant, son application est difficile car, pour obtenir une défoliation importante, c'est-d-dire une chute de plus de 35 %, des feuilles, les doses à appliquer doivent etre comprises dans la gamme de 20 000à 50 000 ppm d'acide (voir le brevet des Etats-Unis d'Amérique n" 3 879 188). A ces concentrations, la défoliation n'est pas sélective et le traitement provoque également une chute des capsules. Le mémoire présenté en janvier 1968 b la "eltwide Cotton Research Conference" par Page W.Morgan puis publié dans "Plant Physiologytt, 44(3), 337-341, 1969 indique que certains cotonniers traités avec une dose d'acide chloréthylphosphonique de 2000 ppm seulement présentent une défoliation relativement rapide avec chute des bourgeons, des fleurs et des capsules immatures. Bien entendu, les capsules tombées des cotonniers ne sont pas récupérées ce qui diminue d'autant la récolte. En ce qui concerne les effets de maturation exercés par des produits chimiques, D. S. Kittock et collaborateurs, dans "Journal Environ. Qual. " 1973, 2(3), 405-8; et C.L. Hsu et collaborateurs dans "Physiol. Plant, 1976, 36(2) 150-3 indiquent que la maturation forcée de certains cotonniers s'accompagne de plusieurs effets secondaires indésirables. En particulier, l'ethephon a un effet d'inhibition sur le développement normal des fibres. D'autres inconvénients des produits chimiques qui provoquent une maturation est que, bien que l'on puisse raccourcir quelque peu la période de culture, il demeure nécessaire d'-effectuer plusieurs récoltes car l'effet de maturation n'est pas sélectif et ne fait que produire une accélération égale de tous les stades de développement. On recherche donc un produit chimique ou une composition qui permet la défoliation sélective des feuilles et des pétioles après avoir obtenu une maturation accélérée des capsules immatures, qui provoque la maturation sélective des capsules immatures sans modifier la rupture des capsules matures de façon à uniformiser l'époque de rupture des capsules afin de supprimer la nécessité des récoltes multiples, et qui synchronise l'apparition de l'ouverture des capsules avant la défoliation de façon à rendre inutiles des applications multiples de produits chimiques différents. L'invention a pour objet - un traitement des cotonniers avant la récolte, permettant d'obtenir entre autres les avantages précités; - une composition unique. à effets multiples pour le traitement des cotonniers; et - une association synergique de composants en une seule composition pour provoquer l'ouverture des capsules des coton niera D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui suit. L'invention concerne une composition unique à effets multiples pour le traitement des cotonniers avant la récolte du coton, qui contient comme ingrédients actifs provoquant simultanément une défoliation et une déhiscence, un amide tertiaire tel que la N-méthylpyrrolidone et un acide ss-halogénéthyl- phosphonique dont l'atome d'halogène est un atome de fluor, de chlore, de brome ou d'iode. On mélange la N-méthylpyrrolidone et l'acide ss-halogénéthylphosphonique dans un rapport pondéral compris entre environ 0,05/1 et environ 4/1, de préférence dans un rapport pondéral compris entre environ 0,1/1 et environ 3/1.On peut appliquer directement cette composition aux plants bien que, pour des raisons économiques et pour obtenir une meilleure couverture, on mélange généralement la composition à un diluant ou véhicule inerte qui est de préférence un liquide tel que l'eau, le xylène, le toluène, le cyclohexane ou d'autres paraffines, une fraction d'huile minérale ou autre liquide organique inerte, ou leurs mélanges, que l'on emploie classiquement comme véhicules inertes. La concentration en N-méthylpyrrolidone dans la composition ci-dessus, sous. forme d'une solution à pulvériser, peut varier d'environ 150 à environ 12 000 ppm et de préférence d'environ 300 à environ 10 000 ppm. Le véhicule ou diluant liquide peut éventuellement contenir une quantité classique d'un agent tensio-actif tel qu'un ester d'acide gras polyoxyalkylénique ou un alcool-éther, de la li gaine, de la méthylcellulose, etc., bien que la présence d'un tel agent ne soit pas nécessaire à l'obtention des avantages de l'invention. On peut également utiliser de l'eau comme diluant avec un solvant organique auxiliaire que l'on peut choisir parmi les solvants précités. Cependant, on peut également appliquer la composition de l'invention aux plants sous forme d'une patte, d'une poudre ou de granulés avec des diluants comme le talc, la bentonite, les argiles, la terre de diatomées, les kaolins et d'autres diluants solides inertes classiques, dans les mêmes gammes de concentration que pour les véhicules liquides. On applique la composition de l'invention aux plants par pulvérisation ou par poudrage avant la récolte et après formation de la capsule, dans les conditions normales de température. Pour obtenir les effets désirés, on applique les compositions à des doses d'environ 0,0015 à environ 0,125 g, de préférence d'environ 0, 003 à environ 0095 g de N-méthylpyrrolidone par plant. Généralement on applique la composition contenant un support ou véhicule aux cultures à une dose comprise entre environ 0,1 et environ 100 kg et de préférence entre environ 1 et environ 10 kg par hectare de sol. Pour obtenir des résultats bénéfiques, on applique la composition de l'invention au moins trente jours après l'apparition des bourgeons bien que l'on puisse obtenir de tels effets sans aucune altération des plants ou des fibres lorsqu'on effectue l'application à un moment quelconque compris entre l'apparition des bourgeons floraux et la rupture initiale des capsules. On applique la composition de l'invention aux cultures à une température qui est de préférence comprise dans la gamme d'environ 18 à environ 35"C; on peut effectuer l'application à des températures plus élevées ou plus basses sans altération des cultures, avec une simple modification de la période de réponse des végétaux, qui se prolonge aux basses températures et se réduit aux températures élevées. Normalement, les résultats de l'application apparaissent cinq à quatorze jours après le traitement selon la concentration des ingrédients actifs et les conditions de température. Par exemple, pour une application à faible dose, on a observé des résultats en huit à douze jours, tandis que pour des applications à dose élevée, on a observé des résultats en cinq à sept jours.On a constaté que pour des températures d'application d'environ 35"C et plus, il n'est pas nécessaire d'utiliser des concentrations dn Nméthylpyrrolidone supérieures à 3000 ppm, bien que l'on puisse utiliser des concentrations plus élevées sans altération des plants ni des fibres de coton. La composition de l'invention, en plus du véhicule ou diluant, peut également renfermer un agent tensio-actif, des agents chimiques classiques à caractère insecticide et/ou fongicide ou des biocides destinés à arrêter ou à prévenir une infestation ou une infection des cotonniers aux doses recommandées d'application. Ainsi, une seule application de produit chimique permet de réaliser les conditions nécessaires à la maturation et à la récolte du coton. Les avantages de l'application de la composition de l'invention avant la récolte du coton sont les suivants 1. La composition à effets multiples provoque la maturation des capsules, leur déhiscence et la défoliation et rend inutiles des applications multiples de produits chimiques. 2. L'accroissement de la vitesse de déhiscence des capsules rend plus uniforme l'ouverture des capsules lors de la première récolte, et la défoliation est synchronisée de telle sorte qu'elle s'effectue après que les capsules se sont totalement développées et alors qu'elles sont en cours d'ouverture ou totalement ouvertes. 3. L'action synergique des ingrédients actifs de l'invention a des effets métaboliques d'accroissement de la déhiscence supérieurs à la somme des effets obtenus avec les composants individuels. 4. La déhiscence précoce des capsules contenant des fibres matures sans qu'il y ait pratiquement d'effet sur les capsules complètement matures en cours d'ouverture accroit la proportion de coton que l'on peut recueillir en une seule récolte et réduit au minimum et/ou supprime la nécessité d'une seconde récolte. 5. On obtient les fibres de coton sans aucune altération de qualité propre et, dans certains cas, cette qualité est améliorée. 6. Les végétaux sont moins sensibles à la température et la résistance à la déhiscence à basse température est réduite. 7. On peut effectuer des semailles plus tardives et/ou procéder à une récolte plus précoce. 8. La récolte du coton est plus économique et la maind'oeuvre est réduite. Les exemples non limitatifs suivants illustrent des modes de réalisation préférés de l'invention et les avantages obtenus. Dans les exemples, les quantités et proportions sont exprimées en poids, sauf indication contraire. EXEMPLE 1 Les expériences dont les résultats sont regroupés dans le tableau I constituent des essais comparatifs illustrant le pourcentage d'ouverture des capsules, comprenant les capsules a' demi-ouvertes, ouvertes et récoltables que l'on obtient res pectivement dans le cas (A) des plants non traités, (B) des plants traités avec des compositions à base de N-méthylpyrrolidone et d'ethephon à diverses concentrations, (C) des plants traités avec une composition à base de propylèneglycol et d'ethephon, (D) des plants traités avec de la N-méthylpyrrolidone comme seul ingrédient actif et (E) des plants traités avec de l'ethephon comme seul ingrédient actif, les compositions étant sous forme de solutions aqueuses. On traite avec les quatre solutions aqueuses précitées chacun des quatre groupes B à E constitués chacun de cinq plants de Gossypium barbadense âgés de 12 semaines, provenant de la même source de graines, cultivés dans un sol stérilisé en pots d'argile de 30 cm dans des conditions uniformes dans un local de culture, pour comparer les effets de ces diverses compositions influençant la croissance. On garde comme témoin un groupe séparé de plants constituant le groupe A. Donc, le groupe A est constitué de plants non traités; le groupe B est constitué de plants traités par des compositions de N-méthylpyrrolidone et d'ethephon,- le groupe C est constitué de plants traités avec un mélange de propylèneglycol et d'ethephon; le groupe D est constitué de plants traités avec de la N-méthylpyrrolidone seule et le groupe E est constitué de plants traités par l'ethephon comme seul ingrédient actif.Les concentrations des constituants des compositions sont exprimées en ppm dans un litre de solution aqueuse. On conduit les essais simultanément et on maintient dans le local de culture une température diurne d'environ 21"C et une température nocturne de 13"C. Le tableau II montre les taux relatifs d'ouverture des capsules 8, 10 et 11 jours après la pulvérisation des compositions constituées de N-méthylpyrrolidone et d'ethephon, par rapport aux compositions constituées d'ethephon seul ou d'ethephon et de propylèneglycol. La figure 1 présente sous forme de graphique les résultats obtenus dans ces expériences. Sur le graphique, l'origine correspond à 100 9 d'ethephon (3125 ppm) comme ingrédient actif dans la solution aqueuse. On ajoute à cette solution des quantités croissantes de N-méthylpyrrolidone (ppm x 103) qui sont représentées sur l'axe des abscisses (axe des X) du graphique. Le taux relatif d'ouverture des capsules est représenté en ordonnées et la courbe (x) correspond au huitième jour, la courbe (') correspond au dixième jour et la courbe (o) correspond au onzième jour.On observe un net accroissement du taux relatif d'ouverture des capsules lorsqu'on ajoute de la N-méthylpyrrolidone à l'ethephon; par exemple la réponse est d'envrion 40-50 % lorsque l'ingrédient actif est constitué à 100 % d'ethephon et elle est de 100 % lorsque les ingrédients actifs sont constitués d'envrion 2250 ppm de N-méthylpyrrolidone et de 3125 ppm d'ethephon. TABLEAU I Etude de pourcentage d'ouverture des capsules Composition NMP E PG Jours après la pulvérisation 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Témoin A 0 0 0 0 0 9 27 36 36 36 36 36 36 36 Composition B 1172 3125 0 23 54 62 78 78 85 100 2344 3125 0 0 0 0 40 60 81 90 100 9376 3125 0 0 0 17 42 58 58 92 100 Composition C 0 3125 4688 17 23 30 46 54 54 54 62 62 62 77 Composition D 2344 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Composition E 0 3125 0 0 7 27 46 53 74 87 93 93 100 * NMP : N-méthylpyrrolidone E : Ethephon PG :Propylèneglycol TABLEAU II Taux relatifs d'ouverture des capsules Jours après la pulvérisation Composition NMP E PG 8 10 11 Témoin A 0 0 0 0,35 0,42 0,36 Composition B 1172 3125 0 1,00 1,00 1,00 2344 3125 0 0,51 0,94 0,90 9376 3125 0 0,54 0,68 0,92 Composition C 0 3125 4688 0,59 0,64 0,54 Composition E 0 3125 0 0,59 0,87 0,87 EXEMPLE 2 Les valeurs qui figurent dans le tableau III permettent de comparer les pourcentages de capsules récoltables que l'on obtient avec les compositions B à E précédentes et dans le cas du témoin A. Les capsules récoltables sont celles qui sont com piètement ouvertes et dont les valves sont rabattues vers l'extérieur pour présenter totalement les fibres de coton aux cueilleuses. Les valeurs qui figurent dans le tableau IV permettent de comparer les taux relatifs d'obtention de capsules récoltables offerts par les compositions B, C. et E et le témoin A. Les courbes de la figure 2 sont semblables à celles de la figure 1, si ce n'est qu'elles ne concernent que les taux relatifs des capsules récoltables et que les symboles (x); (o); (.) correspondent respectivement à 10, 12 et 13 jours. Les conditions de culture et d'essai dans le cas des compositions B à E et du témoin A sont les mêmes que dans l'exemple 1, si ce ntest que les jours d'observation après la pulvérisation sont limités à la période où les capsules récoltables prédominent, c'est-à-dire entre le dixième jour et le treizième jour après la pulvérisation. TABLEAU III Pourcentage de capsules récoltables Jours après la pulvérisation Composition NMP E PG 10 12 13 Témoin A 0 0 0 36 36 36 Composition B 1172 3125 0 39 54 54 2348 3125 0 50 80 100 9376 3125 0 25 67 67 Composition C 3125 4688 23 31 31 Composition D 2344 0 0 0 0 0 Composition E 0 3125 0 27 40 40 TABLEAU IV Taux relatifs d'obtention des capsules récoltables Jours après la pulvérisation Composition NMP E PG 10 12 13 Témoin A 0 0 0 0,72 0,45 0,36 Composition B 1172 3125 0 0,78 0,68 0,54 2344 3125 0 1,00 1,00 1,00 9376 3125 0 0,50 0,84 0,67 Composition C 0 3125 4688 0,45 0,39 0,31 Composition E 0 3125 0 0,54 0,50 0,40 EXEMPLE 3 Les valeurs qui figurent dans le tableau V permettent de comparer les pourcentages d'activité totale sur les capsules, comprenant les capsules éclatées en cours d'ouverture, ouvertes et récoltables, que l'on obtient avec les compositions B à E ci-dessus et avec le témoin A. Les valeurs du tableau VI permettent de comparer les taux relatifs d'activité sur les capsules exercés par les compositions B, C et E etietémoin A.Les notations de la figure 3 sont semblables à celles des figures 1 et 2, si ce n'est que le taux relatif d'activité totale sur les capsules est représenté sur l'axe des Y et que les symboles (x); (o); (.) correspondent respectivement à 6, 8 et 9 jours. Les conditions de culture et de traitement avec les compositions B, C et E sont les mêmes que dans l'exemple 1. TABLEAU V Pourcentage total d'activité sur les capsules Jours après la pulvérisation Composition NMP E PG 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Témoin A 0 0 0 0 9 27 45 45 45 45 45 45 45 Composition B 1172 3125 0 54 61 77 78 100 2344 3125 0 0 30 40 60 90 100 9376 3125 0 8 17 42 67 91 100 Composition C 0 3125 4688 23 31 45 54 54 62 70 85 85 100 Composition D 2344 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Composition E 0 3125 0 7 27 47 53 87 100 TABLEAU VI Taux relatif d'activité totale sur les capsules Jours après la pulvérisation Composition NMP E PG 6 8 9 Témoin A 0 0 0 0,15 0,58 0,45 Composition B 1172 3125 0 1,00 1,00 1,00 2344 3125 0 0,49 0,77 0,90 9376 3125 0 0,28 0,86 0,91 Composition C 0 3125 4688 0,51 0,69 0,54 Composition E 0 3125 0 0,44 0,68 0,87 EXEMPLE 4 Les valeurs figurant dans le tableau VII permettent de comparer les pourcentages de défoliation que l'on obtient avec chacune des compositions B à E et avec le témoin A. Les valeurs qui figurent dans le tableau VIII permettent de comparer les taux relatifs de défoliation que lton obtient avec les compositions B, C et E et dans le cas du témoin A. Les notations de la figure 4 sont semblables à celles des figures précédentes, si ce n'est que le taux relatif de défoliation est représenté sur l'axe des X et que les symboles (x) et (o) correspondent respectivement à 5 jours et 6 jours. La culture des végétaux, le traitement avec les compositions B, C et E et le témoin A sont les mêmes que dans l'exemple 1. TABLEAU VII Pourcentage de défoliation Jours après la pulvérisation Composition NMP E PG 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Témoin A 0 0 0 13 13 16 17 17 20 25 25 25 Composition B 1172 3125 0 17 26 51 51 64 65 71 84 87 2344 3125 0 29 31 53 57 74 95 96 98 98 9376 3125 0 10 12 49 63 82 90 90 97 97 Composition C 0 3125 4688 14 18 39 44 55 63 69 72 75 Composition D 2344 0 0 8 10 13 18 18 25 26 26 26 Composition E 0 3125 0 31 43 74 81 88 90 93 94 95 TABLEAU VIII Taux relatif de défoliation Jours après la pulvérisation Composition NMP E PG 4 5 6 Témoin A 0 0 0 0,21 0,21 0,20 Composition 1172 3125 0 0,69 0,63 0,68 2344 3125 0 0,72 0,71 0,84 4688 3125 0 0,66 0,78 0,93 Composition C 0 3125 4688 0,53 0,54 0,61 Composition E 0 3125 0 1,00 1,00 1,00 On a préparé deux compositions additionnelles pour effectuer les essais comme indiqué pour les compositions B à E ci-dessus. Pour préparer ces compositions additionneles, on a mélangé 2344 ppm d'acétate de méthylcellosolve avec une solution aqueuse à 3125 ppm d'ethephon (composition F) et 7000 ppm de phosphorotrithioate de S,S,S-tributyle avec une solution aqueuse contenant également 3125 ppm d'ethephon (composition G). Toutefois, les compositions F et G ont tué les plantes trois jours après l'application. EXEMPLE S Les expériences suivantes qui correspondent aux tableaux IX et X illustrent les effets d'une température élevée sur la réponse de déhiscence des plants de cotonnier. A. Dans un local de culture1 on étudie l'ouverture des capsules et la chute des feuilles de trois groupes de plants de Gossypium barbadense âgés de 12 semaines provenant de la même source de graines, dans de la terre stérilisée contenue dans des pots d'argile de 30 cm; le groupe A correspond à un témoin sans application d'agent chimique; le groupe B correspond à des plants de cotonnier traités par pulvérisation avec la composition B; et le groupe C correspond à des plants de cotonnier traités par pulvérisation avec une composition C à base d'ethephon et de propylèneglycol. Les résultats qui figurent dans le tableau IX correspondent à la moyenne d'essais effectués simultanément en quadruple pour chaque groupe.Les conditions climatiques simulées dans le local de culture imposent une température diurne de 27"C et une température nocturne de 15,5 C. On place les plants soumis aux essais sur une grille surélevée pour assurer l'uniformité des conditions de température et d'humidité. On prépare des solutions aqueuses correspondant aux compositions B et C, dont les concentrations sont exprimées en ppm et on les applique en pulvérisation aérienne uniforme aux plants de cotonnier âgés de 12 seamines, à une température d'environ 21"C; on observe les résultats de ces applications 3 et 5 jours après la pulvérisation. Le degré et la nature de la réponse figurent dans le tableau IX. TABLEAU IX Pourcentage d'ouverture des capsules NMP PG ETHEPHON Jours après la pulvérisation PPM PPM PPM 3ème 5ème Témoin A 0 0 0 10 20 Composition B 2340 0 1560 0 30 4688 0 3125 50 50 Composition C 0 2340 1560 0 0 0 4688 3125 25 50 On notera qu'une température plus haute entraine une déhiscence plus rapide. B. D'autres essais ont été effectués avec les compositions dans une serre, à une température diurne de 35"C et une température nocturne de 180C. Les résultats des essais observés cinq jours après la pulvérisation figurent dans le tableau X. Comme dans le paragraphe A précédent, on effectue des essais en quadruple pour chaque composition. TABLEAU X Pourcentage d'ouverture des capsules NMP PG ETHEPHON 5ème jour après la PPM PPM PPM pulvérisation Témoin A 0 0 0 58 Composition 2340 0 1560 80 B 4688 0 3125 75 Composition 0 2340 1560 70 C 0 4688 3125 70 Comme on le voit, l'ouverture des capsules est très accélérée à 35"C dans le cas du témoin et de la composition B. La composition B a avancé l'ouverture de capsules non matures contenant des fibres matures, mais n'a pas eu d'effet sur les capsules entièrement matures en cours de rupture. I1 n'y a pas eu de dégradation des fibres venant de capsules entièrement matures traitées par la composition B, et la déhiscence provoquez des capsules immatures a amélioré la qualité des fibres en réduisant la dormance à l'intérieur de la capsule et la période virtuelle d'infection fongique, en provoquant l'ouverture des capsules avant la défoliation et en accroissant la vitesse de développement des capsules pendant le temps où la plante a une forte vitalité, avant que la défolation n'interrompe la photosynthèse. EXEMPLE 6 Les résultats du tableau XI permettent de comparer l'effet produit par une basse température sur la réponse de déhiscence des plants de cotonnier à l'air libre. On effectue des essais à l'air libre sur des plants de cotonnier de la variété Gossypium hirsutum âgés de douze semaines, espacés de 50 cm, en utilisant un groupe témoin A non traité (deux rangs de 50 plants); le même nombre de plants traités par la composition B (groupe B); le même nombre de plants traités par la composition C (groupe C); et le même nombre de plants traités par la composition D constituée uniquement de N-méthylpyrrolidone (groupe D). La température varie entre une valeur diurne de 4,50C et une valeur nocturne de -4 C. Les résultats figurent dans le tableau XI. TABLEAU XI Pourcentage de déhiscence des capsules NMP PG ETHEPTON Jours après la pulvérisation PPM PPM PPM 6 8 Témoin A 0 0 0 0 7 Composition 9375 0 0 0 0 D Composition 0 4688 3125 22 26 C Composition 4688 0 3125 43 52 B Les essais du tableau XI montrent que la composition B réduit considérablement la résistance à la déhiscence que présentent normalement les capsules de cotonnier aux basses températures. A des concentrations en ethephon de 3125 ppr,la composition B diminue beaucoup plus la sensibilité des plants aux basses températures que ne le fait la composition C.On ne détermine pas les effets sur la défoliation, car on opère à des températures inférieures à la température de gel, qui provoquent une défoliation naturelle. Dans toutes les expériences ci-dessus, les plants de cotonnier traités par pulvérisation avec la composition B ne présentent pas d'affaiblissement ni de raccourcissement des fibres. Les souillures avant ou après la récolte sont pratiquement supprimées et le développement ultérieur des capsules dont la déhiscence a été provoquée par la composition de l'invention produit des fibres de meilleure qualité. On voit donc que la composition de l'invention, constituée de N-méthylpyrrolidone et d'un acide p-halogénéthylphos- phonique, représente une composition polyvalente pour la récolte du coton, qui évite la nécessité d'applications séparées d'un défoliant et d'un agent de déhiscence et qui permet d'exploiter plus efficacement les effets métaboliques d'un défoliant et d'un agent de déhiscence pour permettre d'obtenir en une seule et unique récolte un rendement accru en coton de meilleure qualité. Le synergisme des ingrédients actifs ressort des résultats précédents, ainsi que l'accroissement possible du rendement de la première récolte. Des assocations optimales des ingrédients dans les plages indiquées ci-dessus peuvent être calculées pour répondre aux besoins propres à une culture de cotonnier et pour rendre inutile une seconde récolte. La composition de l'invention et son procédé d'application à des cultures de cotonniers présentent des avantages économiques, car ils permettent de réduire la main-d'oeuvre, de procéder à des semailles plus tardives et/ou à une récolte plus précoce dans le cycle naturel de rotation des cultures. Bien entendu, dans les exemples précédents, on peut remplacer l'acide p-chloréthylphosphonique par l'un quelconque des autres acides p-halogénéthylphosphoniques précités et obtenir les avantages de l'invention. De même, dans les exemples ci-dessus, on peut remplacer la N-méthylpyrrolidone par un amide tertiaire non cyclique comportant 3 à 6 atomes de carbonespar exemple le N,N-diméthylformamide, le N,N-diméthylacétamide, etc., pour accroitre le taux de défoliation avant la récolte. Ces amides et les autres composés indiqués dans le tableau XII ont de très bonnes propriétés défoliantes lorsqu'on les applique aux plants de cotonniers. Les quantités indiquées dans le tableau XII relativement aux constituants respectifs des compositions sont exprimées en parties par million. Il est évident que l'on peut utiliser les composés ou compositions précités séparément ou en combinaisons avec la composition à base de N-méthylpyrrolidone et d'ethephon pour accroî- tre la défoliation des plants de cotonnier. TABLEAU XII Pourcentage de défoliation E BLO B3O DMF Jours après la pulvérisation 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Témoin 0 0 0 0 13 13 16 17 17 20 25 25 25 3125 2344 0 0 29 45 62 68 72 82 82 92 98 3125 0 2344 0 23 32 60 66 84 88 97 100 3125 0 0 2344 46 56 83 85 91 99 100 1. Butylrolactone 2. 2-butynediol 3. N,N-diméthylformamide Les résultats ci-après illustrent l'effet de compositions à base de butyrolactone (BLO)-Ethephon, de butynediol (B30)-Ethephon et de diméthylformamide (DMF)-Ethephon sur l'activité des capsules de plants de cotonnier de variété Gossypium hirsutum de 15 semaines. On utilise chacun des mélanges ci-dessus sous forme d'une solution aqueuse pour traiter par pulvérisation à 200C jusqu'à ce que des gouttes se détachent quatre plants de cotonnier (pour chaque mélange) dans un local de culture. Le pourcentage d'activité totale sur les capsules (comprenant la déhiscence, l'ouverture des capsules et le taux de capsules récoltables) figure dans le tableau XIII. Le tableau XIV indique le pourcentage de capsules récoltables pour chacune des solutions aqueuses des mélanges ci-dessus. Dans les tableaux XIII et XIV, les quantités des composants utilisés sont exprimées en ppm en solution aqueuse. TABLEAU XIII Pourcentage d'activité totale sur les E BLO B3O DMF capsules Jours après la pulvérisation 5 6 7 8 9 10 Témoin 0 0 0 0 20 20 20 20 20 20 3125 2344 0 0 50 65 75 88 88 88 3125 0 2344 0 86 100 3125 0 0 2344 71 86 72 72 72 72* * 14 % de chute des capsules après 6 jours. TABLEAU XIV Pourcentage de capsules récoltables Jours après la pulvérisation E BLO B3O DMF 5 6 7 8 9 10 Témoin 0 0 0 0 0 20 20 20 20 20 3125 2344 0 0 37 37 50 63 75 88 3125 0 2344 0 58 72 86 93 100 3125 0 0 2344 57 72 72 72 72* * 14 % de chute des capsules après 6 jours. REVENDICATIONS 1. Composition pour le traitement des cotonniers (Gossypium) avant la récolte, caractérisée en ce qu'elle est constituée d'un mélange de N-méthylpyrrolidone et d'un acide P-halogénéthylphosphonique. 2. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que le rapport pondéral de la N-méthylpyrrolidone à l'acide p-halogénéthylphosphonique est compris entre environ 0,05/1 et environ 4/1 et de préférence entre 0,1/1 et environ 3/1. 3. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'acide p-halogénéthylphosphonique est l'acide P-chloréthylphosphonique. 4. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'on incorpore la composition à un véhicule liquide inerte, en particulier l'eau, ou à un support granulaire inerte. 5. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'on incorpore la composition à un véhicule inerte et en ce que la concentration de la N-méthylpyrrolidone dans le véhicule est comprise entre environ 150 ppm et environ 12 000 ppm. 6. Composition selon la revendication 5, caractérisée en ce que le véhicule est de l'eau, dans laquelle la composition est dissoute, ou une essence minérale dans laquelle la composition est dispersée. 7. Procédé pour appliquer une composition selon la revendication 1 à un plan de cotonnier avant la récolte, caractérisé en ce qu'il consiste à traiter ce plant avec une quantité efficace pour provoquer la déhiscence du plant. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la quantité efficace est comprise entre environ 0,0015 et environ 0,125 g et en particulier entre 0,003 et environ G,095 g de N-méthylpyrrolidone dans la composition, par plant. 9. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'on applique la quantité efficace de la composition aux plants après la formation des capsules et en particulier 30 à 40 jours après la formation des capsules. 10. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'on applique la quantité efficace de la composition aux plants et à une température d'au moinS 150C. 11. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la composition contient un mélange synergique de Nméthylpyrrolidone et d'acide P-chloréthylphosphonique et en ce qu'on applique ce mélange aux plants sous forme d'une pulvérisation liquide. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé ce qu'on applique la composition à un champ de cotonniers à un taux compris entre environ 0,1 et environ 100 kg par hectare de surface du sol.