La présente invention se rapporte à une rectifieuse à main, destinée à rectifier les surfaces à-aretes vives, -en-particulier les carres d'acier des skis. Cette rectifieuse consiste en un moteur, sur l'arbre duquel est montée une meule travaillant par sa surface périphérique, et un socle de guidage, sur lequel est fixé le support du moteur et qui présente, en deux plans inclinés l'un sur l'autre, des eléments de butée ou de guidage pour guider l'objet à usiner, en particulier un ski. À côté des#dispositifs connus pour rectifier les carres de skis, et qui comportent un acier de dressage, on a déjà proposé, pour affaler les carres montées sur les skis, d'employer des rectifieuses à main comportant un organe d'usinage constitué par une meule rotative. Les dispositifs connus de ce genre prd- sentent cependant des défauts qui, abstraction-faite des difficultés du maniement de la machine, ne permettent pas d'obtenir un tranchant impeccable des arêtes, tout au moins quant à sa durée. Aucun des modèles proposés ne s'est comporté convenablement en pratique. L'invention a donc pour but de réaliser une rectifieuse à main pour affûter les surfaces à arêtes vives, notamment les carres de skis, répondant mieux aux exigences de la pratique que les systèmes proposés jusqu'à présent et garantissant, spécialement a) un tranchant précis, en particulier sans bavure, en ntem- ployant aussi en fait qutune seule et même meule. b) un maniement aise, adapté au fonctionnement et ne demandant d'exercer qu'un effort limité, c) une construction robuste, d) une grande sécurité quant au risque de blessure et e) un coût de fabrication pouvant être relativement bas, et permettant dtatteindre un prix de vente mesuré, réduit Selon l'invention on obtient ce- résultat en prévoyant l'axe de la meule incliné sur la longueur de l'arête à rectifier dans un plan parallèle à la face à usiner et le support du moteur relié de manière réglable au socle par un guidage à queue aronde, lequel est normal à la face précitée. L'usure régulière de la surface périphérique de la meule est une condition à respecter pour obtenir un tranchant impeccable et durable de l'cette d'une face, par exemple, le chant d'une carre de ski. Si, dès lors-, la position de l'axe de la meule n'était pas inclinée par rapport à la longueur de ltarête à rec tifier, mais, comme c'est le cas dans certains des dispositifs connus, perpendiculaire au sens longitudinal de cette arête, la meule ne s'userait, par exemple, que dans la zone correspondant à la largeur du flanc d'unè carre.La meule prendrait alors un profil s'écartant d'une surface cylindrique pour présenter des gradins ou des cannelures sur son pourtour et l'effét du meulage s'en trouverait modifié. Si, par contre, suivant l'une des caractéristiques de l'invention, la meule présente un axe incliné, elle travaille consståm- ment-sur toute la largeur de sa surface périphérique, qui n'use ainsi régulièrement en conservant sa conforiation cylindrique originale ce qui garantit constamment, de ce fait, un tranchant impeccable. L'effort de meulage résultant de la position inclinée de l'axe de la meule, se partage en outre en deux composantes, soit, en fait, en une composante dans le sens de la longueur de la face à rectifier et en une autre composante, située dans le plan de cette face, perpendiculairement au sens longitudinal de lfarête. Avec un sens de rotation convenable de la meule, ctest-à-dire, quand celle-ci travaille en partant de l'arête libre de la face à rectifier, on évite la formation nuisible de bavure sur cette arque libre. L'inclinaison de l'axe de la meule a aussi une influence sur le maniement de la rectifieuse, à savoir, le fait que le guidage de la rectifieuse le long de l'arête à rectifier s'effectue sans difficultés, car une seule composante'de l'effort de meulage s'exerce dans le sens longitudinal de l'arête et non pas l'effort total. Pour un maniement bien adapté au fonctionnement, il faut encore que la rectifieuse soit toujours exactement placée par rapport à la surface à rectifier, ou puisse être ramenée en position en fonction du dégré d'usure de la-meule. On obtient ce résultat grâce à l'autre caractéristique de l'invention, suivant laquelle le support du-moteur est réglable par ra#pport au socle au moyen d'un guidage à queue d'aronde s'étendant normalement sur la surface à rectifier.Dans ce guidage à queue -d"aronde, du fait de la position inclinée de l'axe de la meule et du carter du moteur les efforts de basculement, s'exerçant entre le support du moteur et le socle de guidage, sont également absorbés en toute sécurité, de sorte que, malgré la possibilité de déplacer le support du moteur, normalement à la surface à rectifier, et bien que le poids de ce support tende à le rapprocher du socle, la fixation du support du moteur sur le socle est robuste et sans jeu. La vis de réglage du guidage à queue d'aronde peut être placée du côté du socle opposé à la meule, ce qui est important du point de vue de la sécurité, car oh nta ainsi aucune manoeuvre à exécuter au voisinage de la meule même pour régler ou retoucher sa position. Le guidage à queue d'aronde selon l'invention, en disposant de préférence la vis de réglage du côté opposé à celui de la meule, permet en outre de former sur le socle un anneau de protection entourant la meule, qui ne réduit pas les possibilités de réglage. Les dessins joints font comprendre l'invention grâce à des représentations schématiques (Fig. 1 et 2) et à-un exemple de réalisation (Fig. 3 à 6), auquel l'invention n'est cependant pas limitée. La fig. 1 est une vue sur la carre à rectifier et La fig. 2, une coupe suivant l'axe Il-Il de la fig. 1. La fig. 3 est la vue schématique d'un exemple de réalisation en position de fonctionnement pendant la rectification d'une carre de ski. La fig. 4 est une vue de profil, La fig. 5, une vue de dessus et La fig. 6, une vue de dessous du même exemple de réalisation. Dans les fig. 1 et 2, seule la meule 1 de la rectifieuse à main est représentée. En outre, la position de l'axe 2, incliné selon l'invention, c1est-à-dire ne formant pas un-ángle droit avec le sens longitudinal de l'arête 3 à aiguiser, se trouve dans un plan parallèle à la face 4-à usiner, par exemple, le flanc d'une carre de ski, La meule 3 travaille par sa surface périphérique 5 sur la face 4 et s'use régulièrement par suite de 1 'in- cllnaison de son axe 2, bien que la largeur de la surface péri phérique 5 de la meule'1 soit plus grande que la largeur de la surface 4 à rectifier.Une meule plus larges'use moins rapidement et permet aussi d'exécuter le travail plus rapidement, notam- ment l'avance dans le sens longitudinal de l'ar8te 3 à aiguiser. La meule tourne dans le sens de la flèche représentée. Ce fait, ajouté à la caractéristique de l'inclinaison de l'axe 2, a pour résultat le partage déjà mentionné de l'effort de meulage en deux composantes. Une composante s'exerce dans le sens longitudinal de l'arête 3, l'autre perpendiculairement, selon la surface 4 de cette arête libre 3 en s'en éloignant (c1est-à-dire vers le bas sur le dessin). Dans l'exemple de réalisation de l'invention représenté par les fig. 3 à 6, il s'agit d'une rectifieuse à main pour le meu laye des carres de skis. Cette rectifieuse comporte un moteur électrique 6 disposé dans un carter cylindrique, sur l'arbre duquel est fixée, la broche 7 de la meule 1 et ce, à l'aide d'un crou de serrage 8. Le moteur électrique 6 est fixé, détachable, sur un support, équipé simplement d'un anneau de retenue 9, placé obliquement par rapport à l'axe incliné de la meule 1 et recevant une partie cylindrique du carter du moteur, dont une surface sensiblement annulaire repose à peu près perpendiculairement à l'ase sur - la bordure supérieure de l'anneau 9. Le moteur 6 est ainsi suffisamment fixé sur son support Une vis de blocage 1o peut encore être prévue en supplément. Le support du moteur 6 est relié au socle de guidage il de la rectifieuse par un guidage à queue d'aronde sans jeu, le pied 12 du support du moteur G pouvant astre déplacé dans une rainure 13 du socle il, laquelle est revêtue de matière plastique auto-lubrifiante, et ce à l'aide d'une vis de réglage 14, normale à la surface de travail de la rectifieuse (à la face 4 de la carre de ski, en î'occurence)# On peut ainsi placer exactement la meule 1 par rapport à la face 4 à rectifier. Pour guider le ski-dont les carres doivent être rectifiées, le socle Il de la machine présente, d'une part, des galets de roulement 16 (fig. 6), disposés dans des rainures 15 de la face inférieure du socle-11 et, d'autre part, des galets de butée 17, montés rotatifs, sur la face inférieure d'un anneau ~'8, rapporté sous le socle 11. L'anneau 18 n'est pas seulement le support des galets de bu #tée, mais sert en mtme temps d'anneau de protection empêchant toute atteinte involontaire de la part de la meule 1 en rotation, bien que l'attention de l'opérateur soit concentrée sur l'endroit où s'effectue le meulage. Du point de vue de la sécurité, -il est également important que la vis de réglage 14 soit placée du côté du chariot opposé à celui de la meule 1. Comme oh le voit sur la fig. 3, on place la rectifieuse à main en disposant les galets de roulement 16 sur la face portante 19 du ski, deux rangées de galets 16 au moins touchant ainsi constamment le plan de la face 19 malgré les cannelures pouvant y exister, de sorte qu'est assuré le parallèlisme exact entre le socle de guidage il de la rectifieuse et la face portante 19 du ski. Pui#s, en agissant sur la vis de réglage 14,-on-régle la meule rotative 1 suivant l'importance-de la passe désirée. La rectifieuse est retenue sur le carter cylindrique du moteur 6 et se déplace dans le sens longitudinal de la face rectifiée.La machine est équilibrée statiquement, C'est-à-dire-que la verticale, passant par son centre de gravité, tombe à l-'intérieur de son polygone de sustentation sur la base horizontale surface portante 19 du ski); ce qu'on obtient facilement si l'axe de la meule 1 forme avec le sens longitudinal de la face rectifiée un an glede plus de 60 ,-entre 70 et 800 de préférence. Dans une machine statiquement équilibrée dans cet esprit, le guidage ne demande aucun effort particulier. il suffit de pousser légérement la rectifieuse sur la face portante 19 du ski en la maintenant par une légère pression latéralement contre la face 4, de.manière que les galets de butée -17 touchent constamment cette face et roulent sur elle. L'exemple de réalisation suivant les fig. 3 à 6 est conçu spécialement en vue de l'emploi indiqué, à savoir pour -aiguiser les arêtes des carres de skis. Pour d'autres applications, telles par exemple que l'affûtage des patins de luges, certaines parties au moins de la construction doivent être modifiées, en particulier la face portante du socle de guidage, tout en observant les caractéristiques essentielles de l'invention! On peut cependant, même en restant dans le domaine d'application préféré de l'invention (affaitage des car#res de skis) employer d'autres pièces constitutives, ou des pièces conformées autrement sans sortir du cadre de la présente invention. R B V E N D I C A B I Q N 10 Rectifieuse à main, destinée à rectifier les surfaces à ar8- tes vives, en particulier, les carres de skis, -.consistant en un moteur, sur'l'arbre duquel est montée une meule travaillant par sa surface périphérique, et un socle de guidage, sur lequel est fixé le support du moteur et qui présente, en deux plans inclinés l'un sur l'autre, des éléments de butée, ou de guidage, pour guider l'objet à usiner, en particulier un ski, cette rectifieuse étant caractérisée en ce que l'axe de la meule est incliné sur la longueur de ltarête à aiguiser dans un plan parallèle à la face à rectifier, le support du moteur étant relié, de manière rdglable, au socle de guidage par un guidage à queue d'aronde, perpendiculaire à la surface à rectifier. 20 Rectifieuse suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la vis de réglage du guidage à queue d'aronde est disposée du caté du socle opposé à celui de la meule. 30 Rectifieuse suivant la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce qu'un anneau de protection entourant la meule est prévu sur le socle de guidage. 4 - Rectifieuse suivant la revendication 3, caractérisée en ce que des éléments servant de butée à la face à rectifier, et affectant de préférence la forme de galets, sont disposés Bur la face inférieure de 'l1anneau de protection. 50- Rectifieuse suivant la revendication 1, éaractérisée en ce que des rainures s'étendant, dans la direction du meulage, et dans lesquelles sont logés des galets de roulement, sont prévues sur la face inférieure du socle de guidage. 60 Rectifieuse suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le support du moteur est'constitué par -un anneau de retenue et une partie formant pied, constituée pour fonctionner avec le guidage à queue d'aronde.