Lors de la fabrication de charpentes en bois, il est nécessaire de renforcer les fermes dans les zones de faible résistance ou dans les zones cevant supporter un effort considérable, c'est-à-dire dans les zones de jonction des différents éléments entre eux et dans les zones où la ferme doit reposer sur les murs de soutien, car dans ces endroits de jonction le travail est important lorsque le toit est chargé de neige ou lorsque les brusques variations de température et d'humidification font travailler la charpente. Jusqu'à présent, le renfort de ces zones était réalisé soit par des plaques posées latéralement, plaques en contreplaqué clouées, soit même par des plaques métalliques que l'on perforait pour laisser passer ensuite, ou qui étaient également maintenues par des parties plus ou moins arrondies des bords des perforations. Ces différents procédés avaient l'inconvénient de demander un temps de pose très long et difficile à réaliser. Avec des plaques en contreplaqué clouées les clous rouillent et au bout de quelques années peuvent Outre complètement rongés. Avec les plaques existantes la pose est difficile à réaliser et provoque soit des déchirures importantes affaiblissant les bois, soit des trous sans accrochage permettant un accrochement facile. la présente invention remédie à ces inconvénients en créant des plaques de jonction préfabriquées dont la constitution est telle qu'elle permet une fixation rapide et très sûre permettant une très forte résistance à l'arrachement ce qui renforce considérablement la femelle exécutée à l'aide de ces plaques. Conformément à l'invention la plaque comporte au moins deux rangées de crevés disposées à 900 l'une de l'autre et dont les éléments découpés affectant sensiblement la forme d'un triangle très effilé comportent, sur leurs côtés latéraux, des ardillons destinés à pénétrer dans le bois et à s'y ancrer, l'une des rangées étant sensiblement perpendiculaire aux fibres du bois et l'autre rangée sensiblement parallèle à ces mêmes fibres. Suivant une autre caractéristique de l'invention, la plaque comporte plusieurs rangées de crevés alternées à 900 les unes des autres, les rangées parallèles de crevés étant cependant inversées de façon à ce que les éléments découpés soient décalés d'au moins la longueur d'un crevé les uns par rapport aux autres. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple, au dessin annexé. La fig. 1 est une vue de dessus en perspective d'une plaque de renforcement. La fig. 2 est un plan partiel montrant une plaque de renforcement. La fig. 3 montre une plaque de renforcement, partie en coupe, fixée sur une zone de jonction de deux éléments d'une ferme. La fig. 4 est une élévation latérale d'une ferme mise en place sur des murs et comportant les plaques de renfort. La fig. 5 est un plan d'une plaque de renforcement montrant une variante de la disposition des organes de fixation de la plaque. h la fig. 1, la plaque de renfort est constituée par une surface rectangulaire 1 comportant trois rangées A, B, C de perforations. La rangée À de perforations, qui sont disposées dans le sens longitudinal, comporte des crevés 2 de forme trian glaire mais dont les côtés comportent des arêtes 3. L'élément découpé 4, qui est redressé à 900 par rapport à la surface 1, présence latéralement des ardillons 5, 6, 7 et 8 à bord très vif formant d'une part, couteau et, d'autre part, un organe d'accrochage dans le bois. Ces éléments verticaux 4 sont donc placés transversalement par rapport à la plaque 1. La rangée B comporte également des crevés 3 donnant des éléments verticaux 4, mais dont la direction est parallèle à l'axe longitudinal de la plaque 1.Finalement, la rangée C est disposée comme la rangée A, mais à 1800. Ainsi, ces éléments triangulaires 4 sont légèrement décalés par rapport aux éléments 4 de la rangée A. On obtient ainsi une plaque comportant, sur l'une de ces faces, une denture disposée en rangées décalées de 900 pour chaque rangée adjacente et décalée pratiquement de la longueur du crevé pour les rangées disposées parallèlement. La forme en triangle de chaque élément vertical permet d'obtenir une pointe acérée à la partie supérieure de chaque dent 4 qui facilite la pénétration dans le bois de ces dents. Les côtés latéraux, comportant également des pointes acérées 5, 6, 7, 8 assurent un ancrage parfait de la plaque de renfort dans les éléments en bois. De plus, les dispositions alternées permettent l'ancrage d'une partie des dents perpendiculairement aux fibres du bois, en évitant ainsi l'éclatement de ces dernières et en ancrant énergiquement les dents 4 dans ces pièces de bois. La fig. 2 montre une plaque de renfort à cinq rangées I, II, III, IV, V. On voit ainsi que les dents 4 de la rangée I sont parallèles aux dents 4 de la rangée III, mais décalées de la longueur d'un crevé 3. Il en est de même pour les dents 4 de la rangée II qui sont parallèles à la rangée IV, mais décalées d'une distance égale à deux crevés 3, les dents 4 de la rangée II et de la rangée IV sont perpendiculaires aux dents 4 des rangées I et III. Il en est de même pour les dents 4 de la rangée V qui se trouvent être parallèles aux dents 4 des rangées I et III et perpendiculaires aux dents 4 des rangées II et IV. A la fig. 3, la plaque 1 est placée dans la zone de jonction J de deux éléments 10, Il en bois. Elle a été enfoncée, à la presse dans les éléments 10, Il de façon à ce que les dents 4 des différentes rangées pénètrent dans le bois en s'ancrant énergiquement dans celui-ci du fait des ardillons 5, 6, 7 et 8. Une autre plaque de renfort est toujours disposée face à la première et ancrée également dans la zone de jonction à l'aide de la mMme presse. À la fig. 4, les plaques de renfort 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22 ont été disposées aux endroits de faible résistance de la ferme F, c'est-à-dire dans les zones de jonction des différents éléments constituant la ferme et dans la zone de jonction de la ferme avec les poutres P1, P2 placées à la partie supérieure des murs M?, M2. A la fig. 5, la plaque 25 comporte six rangées de dents 4, les dents des rangées 26,27 étant disposées à 1800, les unes par rapport aux autres mais parallèlement à l'axe longitudinal de la plaque, tandis que les rangées 28, 29 ont des dents 4 placées face à race. Finalement, les dents 4 des rangées 30 et 31 sont symétriques aux dents des rangées 26,27. Dans cette forme de réalisation, les dents 4 sont légèrement plus allongées que dans les réalisations des fig. 1 à 3, mais comportent toujours des ardillons 32 identiques aux ardillons 5, 6, 7, 8 des réalisations précédentes. En général, les plaques de renfort 1 sont réalisées en métal, par exemple en acier, mais elles peuvent éventuellement être réalisées en d'autres matières ayant des qualités de rigidité et d'élasticité suffisantes ainsi qu'un pouvoir de coupe permettant d'enfoncer facilement dans du bois les éléments 4 à denture. L'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation, représenté et décrit en détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. REVENDICÂTIONS 1 - Plaque de maintien et de renfort pour charpente en bois, caractérisée en ce qu'elle comporte au moins deux rangées de crevés disposées à qOO l'une de l'autre et dont les éléments découpés affectant sensiblement la forme d'un triangle très effilé comportent, sur leurs cotés latéraux, des ardillons destinés à pénétrer dans le bois et à s'y ancrer, l'une des rangées étant sensiblement perpendiculaire aux fibres du bois et l'autre rangée sensiblement parallèle à ces mêmes fibres. 2 - Plaque de maintien et de renfort suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte plusieurs rangées de crevés alternées à 900 les unes des autres, les rangées parallèles de crevés étant cependant inversées de façon à ce que les éléments découpés soient décalés d'au moins la longueur d'un crevé les uns par rapport aux autres. 3 - Plaque de maintien et de renfort suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte plusieurs paires de rangées de dents, les dents de chaque rangée étant disposées à 1800 par rapport aux dents de la rangée adjacente. 4 - Plaque de maintien et de renfort suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'elle est réalisée en métal élastiaue, suffisamment rigide assurant une bonne tenue des éléments redressés dont les bords sont coupants et aérés.