On sait que pour permettre le chauffage économique des habitations à l'électricité en dépit du prix relativement élevé de cette source d'énergie, on a été amené à équiper les ouvertures (portes, fenêtres et autres) des locaux de joints d'étanchéité assurant une herméticité pratiquement parfaite.Toutefois, pour des raisons évidentes de salubrité, cette herméticité a obligé à son tour à prévoir un système de ventilation mécanique contrtlée; l'on rappelera pour la bonne règle que le système généralement employé consiste à aspirer l'air à l'intérieur des pièces de service (cuisine, salle de bains, cabinet de toilette, water-closet, séchoir, etc...) tandis qu'an admet de l'air frais dans les pièces principales (séjour, chambre, salon, etc...), préférablement en vis-à-vis des appareils de chauffage. Un tel système de ventilation donnant pleine satisfaction en pratique, on a bien entendu proposé de l'utiliser en combinaison avec le chauffage à gaz. On s'est cependant heurté à un inconvénient important dans le cas, fréquent en pratique, où la chaudière à gaz est placée dans la cuisine ; on conçoit en effet que l'extraction de l'air à l'intérieur de cette pièce contrarie le tirage et stòppo- se même à l'evacuation des gaz brûlés.Pour résoudre le problème on peut évidemment opérer ltextraction à travers la gaine dtévacua- tion des gaz brûlés de la chaudière, mais alors il faut prévoir des sécurités s'opposant au fonctionnement du bradeur en cas de panne de l'appareil de ventilation ; de plus cet appareil est traversé par des gaz très chauds qui obligent à avoir recours à une construction spéciale. Les autres solutions proposées n'ont guère donné plus de satisfaction en pratique. Les perfectionnements qui font l'objet de la présente invention visent à remédier aux inconvénients précités. Conformément à l'invention, en même temps qu'on extrait Itir à l'intérieur de la pièce qui renferme la chaudière à gaz, on refoule sous pression un volume au moins égal dtair frais dans la même pièce. Afin d'éviter tout risque de perturbation dans le fonctionnement de la chaudière, il est bien entendu avantageux de créer dans la cuisine ou pièce analogue une légère surpression, en refoulant sous un débit un peu supérieur à celui de l'air extrait. Le dessin annexé, donné à titre dtexemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qutelle présente et les avantages quelle est susceptible de procurer Fig. 1 montre l'agencement général d'une installation de ventilation mécanique pour chauffage au gaz établie conformément à l'invention. Fig. 2 est une coupe axiale schématique de l'appareil d'extraction et de refoulement qui équipe l'installation de fig. 1. En fig. 1 on a indiqué en A une pièce de séjour qui connuni- que avec ltextérieur à travers une ouie d'entrée a, équipée dtun mécanisme dtå-dmission (non représenté) prévu autoréglable. La réfé- rence B désigne la cuisine du local considéré, cette cuisine B renfermant la chaudière à gaz b pour le chauffage de l'ensemble de lthabitation ; la gaine pour l'àvacuation des gaz brillés a été schématisée en bb. A la façon usuelle le système de ventilation comprend un appareil d'extraction 1 que des canalisations référencées 2, 3 et 4 relient respectivement à la cuisine B, à la salle de bains C et au water-closet D. L'air aspiré dans ces pièces techniques par lappa reil 1 est refoulé à l'extérieur à travers un conduit 5. Une telle installation est donc substantiellement identique à celles utilisées en combinaison avec le chauffage électrique, l'air pouvant passer des pièces principales aux pièces techniques à travers des bouches ménagées dans les cloisons ou dans la partie inférieure des portes de communication. Toutefois, conformément à la présente invention l1an agence l'appareil 1 de façon à ce qu'il prélève de l'air frais à l'exté- rieur par une canalisation 6 pour le refouler sous pression dans la cuisine B à travers une canalisation 7. L'appareil 1 est calculé de façon à ce que le débit d'air refoulé par la canalisation 7 soit légèrement supérieur à celui aspiré à travers la canalisation dtextraction 2 associée à la même pièce. On conçoit que l'air refoulé par la canalisation 7 engendre une légère surpression dans la cuisine B, surpression qui assure le fonctionnement correct de la chaudière à gaz b, le tirage à ltintérieur de la gaine d'évacuation bb ne pouvant ainsi être perturbé. Les essais ont démontré qu'un tel système donne entière satisfaction. Afin diviter tout risque de propagation d'odeurs dans les autres pièces on fait déboucher la canalisation de refoulement 7 à l'apposé de la porte d'entrée, 11ouie d'aspiration 2 étant au contraire placée à c8té de cette porte. Fig. 2 illustre un agencement préféré pour l'appareil 1. A la façon usuelle cet appareil comprend un moteur électrique 10 pour ltentraSnement d'une turbine Il logée dans un caisson 12 ; accolé à celui-ci est prévu un caisson 13 qui communique avec ledit caisson 12 à travers une ouie 13a pratiquée dans l'axe de la turbine 11. L'espace intérieur du caisson 13 est solidaire de tubulures sur lesquelles viennent se brancher les canalisations d'extraction 2, 3 et 4, l'air ainsi aspiré étant refoulé par la turbine Il dans le conduit d'évacuation 5. Dans le cas du système de ventilation suivant l'invention, on monte sur l'arbre du moteur 10, à l'apposé de la turbine 11, une seconde turbine, référencée 14. Cette turbine 14 est enfermée à l'intérieur d'un carter additionnel 15 rapporté contre le caisson 12 et équipé d'une tubulure axiale raccordée à l'extrémité de la canalisation d'aspiration 6 et d'une tubulure latérale sur laquelle vient se fixer 12extrémité de la canalisation de refoulement 7. On remarquera que ce mode de construction de l'appareil 1 comporte ltavantage de lier le refoulement de surpression à l'extrac- tion de l'air du local, si bien qu'en cas de panne du moteur 10, il nty a plus ni extraction ni refoulement, la chaudière b fonctionnant alors avec tirage naturel. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. Il va notamment de soi que l'air aspiré à travers la canalisation 6 peut titre avantageusement réchauffé préalablement à son refoulement dans la cuisine B, par exemple en le faisant passer à travers un espace annulaire entourant le conduit d'évacuation bb de la chaudière b. REVENDICATIONS 1. Procédé de ventilation mécanique pour locaux chauffés au gaz, du genre dans lequel on aspire dans les pièces de service l'air admis dans les pièces principales, la chaudière à gaz étant disposée à l'intérieur de l'une des pièces de service, caractérisé en ce qu'on refoule sous pression dans la pièce équipée de la chaudière un volume d'air au moins égal à celui aspiré à l'intérieur de cette même pièce, de façon à assurer le tirage normal de la chaudière précitée. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le débit d'air refoulé dans la pièce qui renferme la chaudière est légèrement supérieur au débit d'air extrait de ladite pièce, en vue de déterminer dans celle-ci une surpression. 3. Installation pour la mise en oeuvre du procédé de ventilation suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'elle comprend, en plus de l'appareil usuel destiné à assurer l'extraction de l'air à l'intérieur des pièces de service du local considéré, des moyens propres à prélever de air à l'extérieur et à le refouler dans la pièce de service qui renferme la chaudière à gaz. 4. Installation suivant la revendication 3, caractérisée en ce que l'ouie associée à la canalisation d'extraction de la pièce qui renferme la chaudière est disposée à l'apposé de la bouche de refoulement et au voisinage de l'entrée de l'air de ventilation. 5. Appareil destiné à équiper une installation de ventilation suivant l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que l'arbre du moteur qui assure, à la façon connue, l'entraîne- ment de la turbine d'extraction porte une seconde turbine montée à l'intérieur d'un carter additionnel dont les tubulures d'aspiration et de refoulement se raccordent respectivement à une canalisation reliée à l'extérieur et à une canalisation reliée à la pièce qui renferme la chaudière.