L'invention concerne un procédé et un dispositif de production de gaz de bois. Des procédés de production de gaz de bois en tant que carburant pour moteurs ainsi que des dispositifs correspondants tels que des générateurs de gaz de bois ont été décrits dans de nombreuses publications (par exemple W. Heller, ATZ Automobiltechnische Zeitschrift, 1940, fascicule 18, pages 455-459; H. Finkbeiner, VDI-Zeitschrift, 1940, volume 84, nO 35, pages 645650; Brevet suisse nO 129 236; Brevet suisse nO 246 215) sous de nombreuses formes variées. Ces générateurs de gaz ont été mis au point aussi bien pour fonctionner avec du bois qu'avec du charbon de bois et également pour utiliser de la tourbe pauvre en cendres convenant à cet usage. Le pouvoir calorifique net du gaz produit est situé en regle générale entre 3750 et 5450 kJ/m3. Mais lorsque le gaz est utilisé dans des moteurs, c'est surtout le pouvoir calorifique du mélange gaz et air qui est important outre le pouvoir calorifique net. On prend à titre de comparaison soit un moteur Otto fonctionnant à l'essence soit un moteur diesel fonctionnant au gas-oil. Alors que le pouvoir calorifique du mélange destiné au moteur à essence est de 3550 kJ/m3, celui du gaz de gazogene n'est que de 2300 à 2500 kJ/m3 environ. Quand on passe au gaz de bois, il faut donc généralement s'attendre à une diminution de puissance du moteur (voir entre autres W. Thoelz, Autotechnische Bibliotek, 1942, 2eme édition, page 15). Une installation de gaz de bois, de construction relativement simple et fonctionnant selon le procédé du gaz de gazogène aspiré, présente cependant l'inconvénient important selon lequel une tâche étrangère supplémentaire et ayant une influence défavorable sur son fonctionnement est imposée au moteur. La dépression supplémentaire qui se manifeste dans le cylindre fait tomber la puissance encore plus bas que le pouvoir calorifique du mélange qui n'est de toute maniere que d'environ 70% de celui d'un fonctionnement à l'essence. Le générateur de gaz a une grande inertie et ne s'adapte que lentement au moteur. I1 est incapable de répondre parfaitement à des pointes de charge de courte durée et doit être dimensionné en fonction de la puissance de pointe du moteur. Mais une voiture particulière ne circule pratiquement jamais à pleine charge et même quand il s'agit de camions, ce n'est que très rarement qu'on constate un fonctionnement de longue durée à pleine charge, c'est-à-dire au nombre de tours maximal du moteur et de ce fait avec la consommation maximale de carburant, en dehors de routes de montagne.Par ailleurs, les exigences techniques de la circulation imposent de plus en plus que le véhicule ait à sa disposition de façon instantanée sa puissance de pointe même si ce n'est que pour une durée très courte, par exemple quand il s1agit d'un dépassement. Un fonctionnement avec du gaz de gazogène aspiré ne peut pas répondre à ces exigences et ceci explique en grande partie son manque de popularité. Même dans les installations de gazéification du bois les mieux conçues, le pouvoir calorifique inhérent au bois n'est pas totalement exploité, en particulier quand la charge est partielle, et il en résulte qu'il y a là aussi un besoin de combler une lacune. Le concept directif qui est à la base de l'invention repose sur deux principes. Premièrement : on s'éloigne d'un fonctionnement avec du gaz de gazogène aspiré dépendant du moteur et on prépare un gaz de travail - et soumis à une légère sur pression, que lton peut également utiliser dans d'autres buts que celui de l'en traSnement d'un moteur.Deuxièmement : mise à disposition yapJde d'un gaz de valeur élevée soumis à une surpression plus /qui permet au moteur de brûler momentanément un mélange de gaz et d'air correspondant à un fonctionnement à l'essence et qui permet d'obtenir la pleine puissance d'un moteur Otto, la chaleur latente emmagasinée dans le foyer et dans le lit incandescent du générateur étant exploitée pour produire le gaz à l'eau que l'on recherche. Le procédé selon l'invention est caractérisé en ce qu'on utilise la chaleur sensible du gaz produit pour le préchauffage de l'air de combustion, en ce que la production de gaz est réalisée à une pression plus élevée que la pression atmosphérique dans une zone ou du carbone est à l'état incandescent, de telle manière qu'en fonctionnement de longue durée il est produit essentiellement un gaz de gazogène à l'air et que de la vapeur d'eau n'est injectée que pendant de courtes durées ou pas du tout dans la zone du carbone incandescent, et que lorsqu'on veut une puissance plus élevée il est injecté dans la zone du carbone incandescent en supplément à l'air de combustion normal de la vapeur d'eau et/ou de la vapeur de goudron en exploitant la capacité calorifique de la totalité de la zone incandescente du foyer. Grâce au procédé selon l'invention, le gaz dont il a besoin momentanément est mis à la disposition du moteur à combustion interne, contrairement au fonctionnement habituel jusqu'ici. En particulier dans la phase d'accélération, il est livré au moteur un gaz de haute qualité à pression plus forte et sans azote, répondant amplement à toutes les exigences de puissance et représentant un équivalent de pleine valeur d'un fonctionnement avec un carburant fluide. La baisse de puissance qui était jusqu'ici habituelle et crainte quand on fonctionnait avec du gaz de gazogene aspiré et qui gênait le trafic routier est complètement réduite par le procédé de l'invention. On peut même compter au contraire sur une augmentation de puissance correspondante pour des raisons thermodynamiques.En poutre, la pollution de l'air devrait être plus réduite avec ce procédé qu'avec des véhicules à moteur Otto ou diesel habituels. Le dispositif selon l'invention est caractérisé en ce qu'il est prévu un foyer isolé à capacité calorifique élevée en céramique, un échangeur de chaleur soumis au gaz chaud produit pour le préchauffage de l'air de combustion et un surchauffeur de vapeur ainsi qu'une zone incandescente de hauteur importante par rapport à ses dimensions horizontales destinée au combustible. Avec le générateur de gaz de bois selon l'invention, il est proposé un appareil produisant, grâce à une exploitation aussi complète que possible du pouvoir calorifique du combustible solide, un gaz de composition homogène pour un fonctionnement régulier et présentant également des qualités aussi élevées que possible pour des pointes de courte durée. Le générateur de gaz est largement indépendant du moteur à combustion interne qu'il doit alimenter et peut également être utilisé comme dispositif fixe de fourniture de gaz. Comme le générateur fournit du gaz à une certaine surpression, il constitue aussi bien du point de vue calorifique que de celui de la technique du fonctionnement un appareil supérieur par rapport aux appareils traditionnels de ce type. Des exemples de réalisation de l'invention seront mainte tenant décrits plus en détail avec référence aux dessins ci-annexés dans lesquels la figure 1 représente une coupe longitudinale d'un générateur de gaz de bois; la figure 2 est une coupe longitudinale d'un mode de réalisation d'un foyer carré; la figure 3 est une projection horizontale du foyer carré de la figure 2; la figure 4 est une coupe longitudinale d'un mode de réalisation d'un four rond; la figure 5 est une projection horizontale du four rond de la figure 4; la figure 6 représente schématiquement le dispositif de commande de l'air de combustion; la figure 7 représente schématiquement un premier mode de réalisation du générateur de vapeur; la figure 8 représente schématiquement un second mode de réalisation d'un générateur de vapeur;; la figure 9 est une coupe transversale d'un mode de réalisation d'une chaudière à vapeur pourvue d'un appareil d'évaporation; la figure 10 est une coupe transversale et longitudinale d'un élément de l'appareil d'évaporation; et la figure Il est un schéma de principe montrant le fonctionnement du générateur. La figure 1 représente en coupe longitudinale les éléments principaux d'un générateur de gaz de bois. Le coeur du générateur est constitué sous la forme d'une enceinte à réaction centrale en trémie subdivisée en un certain nombre de chambres verticales disposées les unes au-dessus des autres. La coupe transversale de cette partie peut être ronde, carrée ou rectangulaire. De préférence, elle est limitée par une chemise interne 1 constituée par une tôle résistant à la corrosion (acier V2A, acier plaqué de cuivre) et à laquelle se raccorde à son extrémité supérieure le réservoir à combustible 7 pourvu de plusieurs couvercles 8. La limite inférieure de l'enceinte de réaction est constituée par un foyer 11 allant en s'étranglant et par l'enveloppe externe 12 du foyer.Le réservoir à combustible 7 est séparé par l'élément de fermeture supérieur 9 de la chambre constituant la zone de dessication 2 et la zone de distillation ou d'extraction du gaz 3, et ne prend donc pas part aux transformations de matière se produisant quand le générateur fonctionne. L'élément de fermeture inférieur 1Q de la chambre réalise une seconde séparation de la zone de chauffage 4 avec les zones précédentes 2,3. Les éléments de fermeture 9,10 des chambres sont étanches aux gaz et il en résulte que les différentes chambres peuvent fonctionner à des pressions différentes. Ils peuvent être manoeuvrés individuellement à la main ou automatiquement par des tringleries aménagées à la partie supérieure. A la zone de chauffage 4 se raccorde dans l'enceinte de réaction la zone d'oxydation 5 et la zone de réduction 6. Le générateur fonctionne en courant continu selon le principe de la gazéification descendante. A la partie inférieure, l'appareil est fermé par une grille 13 et un réservoir à cendres 14 dont les formes peuvent être variables en fonction du combustible utilisé. En particulier, il peut être prévu une grille rotative ou une grille vibrante. Pour protéger le lit incandescent de combustion du combustible contre des pertes de chaleur et pour augmenter sa capacité calorifique, il est prévu à la partie inférieure du générateur une enveloppe externe 12 pour le foyer réalisé en une matière céramique réfractaire de chaleur spécifique élevée. Le foyer 11 est constitué par un matériau en céramique résistant à des températures élevées, de chaleur spécifique élevée et de conductibilité thermique élevée pour assurer sa fonction d'accumulateur de chaleur temporaire. De préférence, on prévoit pour cet élément de la magnésite frittée, de la dolomite frittée, un mélange fritté de carbone et de magnésie ou de carbure de silicium.Le foyer 11 est protégé des pertes calorifiques radiales trop importantes par une chemise isolante 16 en pierre isolante ou tout autre matériau isolant à base de céramique tel que de la laine de verre ou de la laine de laitier, avec interposition d'une couche intermédiaire élastique 15. L'air nécessaire à la combustion est introduit dans le foyer 11 par la tubulure d'entrée 17, la soufflante 18, l'échangeur de chaleur 19, la conduite annulaire 20 et les buses 21. Pour raviver rapidement la combustion quand il y a eu un soufflage à froid, de l'air comprimé provenant d'un réservoir d'air comprime 22 est amené en faisant fonctionner la valve à air comprimé 23, l'air passant dans la conduite à air comprimé 24 et les buses 25. L'air comprimé est produit au fur et à mesure par un compresseur qui n'est pas repré senté sur la figure et qui fonctionne par intermittence en fonction des besoins. Le générateur est fermé par une chemise externe 26 constituée au moins à sa partie supérieure, du fait d'influences corrosives, de préférence par de l'acier V2A ou de l'acier plaqué de cuivre.Pour réduire les pertes de chaleur, il est prévu dans la zone inférieure une chemise isolante 27, tandis que la partie supérieure constitue la paroi externe d'un réservoir à eau 29 servant de condensateur. L'humidité engendrée lors de la dessication et de la distillation par le combustible parvient dans le réservoir à eau 29 en passant par la conduite 28 de vapeur d'eau, où elle se transforme en condensat après refroidissement par la paroi externe. L'eau est envoyée en fonction des besoins et par une pompe d'alimentation qui n'est pas représentée sur la figure à la chaudière à vapeur 30 naintenue à une pression comprise de préférence entre 2 et 3 bar et pourvue d'une valve à vapeur 31. La vapeur d'eau parvient en passant par un surchauffeur de vapeur 32 et les buses 33 dans la zone la plus chaude de l'enceinte de réaction où la réaction du gaz à l'eau se déroule selon les besoins. La vapeur de goudron qui est engendrée dans la zone de distillation 3 s'écoule de préférence par la conduite à vapeur de goudron 34 dans un réservoir de goudron 35 maintenu à une température adéquate.Le goudron parvient périodiquement ou en fonction des besoins dans l'evapo- rateur ou surchauffeur de goudron 37 en passant par la valve à goudron 36, et ensuite dans la zone d'oxydation 5 sous forme de vapeur de goudron en passant par les buses 38. Selon les pressions régnant dans la zone de distillation 3 et le réservoir de goudron 35, il est encore prévu entre la valve à goudron 36 et l'évapora- teur de goudron 37 une pompe d'alimentation qui n'est pas représentée sur la figure. Le gaz qui se refroidit dans la zone ascendante de son courant quitte le générateur par les tubulures de sortie 39 et est envoyé à l'installation d'épuration et au moteur. La constitution donnée au générateur de gaz de bois permet des modifications en fonction du carburant utilisé et selon le fonctionnement désiré. Comme en dehors d'un fonctionnement avec du bois cet appareil peut éventuellement fonctionner avec de la tourbe ou de la lignite ou un mélange de deux ou de trois de ces combustibles, le dispositif de fermeture inférieur 10 des chambres peut être déplacé vers le haut et la conduite de sortie 34 de la vapeur de goudron peut être déplacée vers le bas de manière que la zone de distillation 3 soit située en dessous du dispositif de fermeture 10 des chambres. De même, on peut réaliser des combinaisons du réservoir d'eau 29 et du réservoir de goudron 35 avec une séparation des circuits correspondants. Le choix du système dépend du rapport entre la quantité de goudron et de condensation de vapeur d'eau produites. La soufflante 18 est entraînée de préférence électriquement lorsqu'il s'agit de faibles pressions comprises entre 1,03 et 1,06 bar, l'énergie électrique pouvant être alors tirée du réseau de bord du véhicule. Quand il s'agit d'une installation fixe, on peut utiliser un moteur électrique relié au réseau public. Si le générateur de gaz de bois fonctionne à pression plus élevée (par exemple entre 1,3 et 1,5 bar), on utilise alors de préférence pour l'entraînement de la soufflante 18 un turbocompresseur à gaz brûlé qui est relié au moteur à combustion interne alimenté (principe du turbocompresseur à suralimentation). Les pompes d'alimentation de faible puissance qui ne sont pas représentées sur la figure sont de préférence à commande électrique.Le système de buses 21, 25, 33, 38 du foyer peut également être constitué si on le désire de manière que plusieurs buses soient rassemblées concentriquement selon le principe de l'éjecteur de manière qu'éventuellement au moins l'une des pompes d'alimentation puisse être éliminée. Ceci est par exemple le cas quand la buse à vapeur d'eau 33 est encastrée dans celle de la vapeur de goudron 38 de sorte que lorsque la première est alimentée en vapeur d'eau, de la vapeur de goudron est simultanément aspirée en vue de la carburation du gaz.On peut aussi imaginer une combinaison d'air comprimé et de vapeur de goudron, le goudron étant surtout brûlé en tant que combustible d'appoint apportant de la chaleur. Une combinaison d'air comprimé et de vapeur d'eau est en général à exclure car dans ce cas la réaction du gaz à l'eau se déroule défavorablement. La figure 2 représente une coupe longitudinale et la figure 3 une vue en plan d'un mode de réalisation d'un foyer de forme carrée. L'ensemble de 11 enceinte limitée par la chemise interne 1 en trémie est subdivisée dans la zone d'oxydation et de réduction en plusieurs canaux sur la hauteur du foyer. Dans l'exemple de réalisation présent, le foyer 11 est pourvu de quatre ouvertures carrées qui commencent par aller en s'amincissant puis s'évasent à nouveau. Ceci permet de mieux conserver localement la zone d'incandescence active et de maîtriser plus facilement la technique du fonctionnement.Un autre avantage consiste dans la capacité calorifique considérablement plus élevée pour une coupe transversale par ailleurs égale et une ouverture unique de la masse céramique et dans un raccourcissement relatif du parcours du processus de conduction de la chaleur dans les deux directions. Ce mode de réalisation convient en particulier à des générateurs à production de gaz élevée et pour les cas où on est très limité en dimensions verticales. Les formes du foyer qui sont possibles sur le plan de la construction ne sont pas limitées à l'exemple de réalisation représenté. En particulier, les ouvertures peuvent être rondes, triangulaires ou hexagonales ou bien se présenter sous la forme de secteurs circulaires arrondis avec un angle au centre de 600, 900 ou 1200. Les figures 4 et 5 représentent une coupe longitudinale et un plan d'un quatrième mode de réalisation d'un foyer de forme circulaire et pourvu de trous ronds. Dans ce cas, l'arrivée de l'air est subdivisée vers la zone périphérique et la zone centrale. L'échangeur de chaleur 40 de l'air de combustion de la zone périphérique alimente une conduite annulaire 41 disposée à l'extérieur et les buses 42 correspondantes, alors qu'un second échangeur de chaleur 43 alimente les buses 45 de la zone centrale par une conduite annulaire 44 disposée à l'intérieur. Les buses 42, 45 sont aménagées verticalement vers le haut, ce qui permet un ameublisse-t ment du lit incandescent. Si on utilise un combustible en forme de petits grains, une partie au moins des particules seront maintenues en suspension et gazéifiées. Mais les buses 42, 45 peuvent également être disposées en oblique ou horizontalement. La forme de réalisation la plus favorable dépend en particulier du choix du combustible.Il est essentiel dans ce dispositif qu'il existe deux circuits d'air séparés susceptibles d'être commandés à volonté. Les ouvertures dont la coupe longitudinale est doublement conique sont pourvues de l'étranglement habituel. La buse 33 destinée à la vapeur d'eau et celle destinée à la vapeur de goudron (qui n'est pas représentée sur cette figure) sont dirigées légèrement vers le haut pour atteindre la zone la plus chaude du lit incandescent, les vapeurs ayant ainsi à leur disposition un parcours relativement long avant de quitter le dispositif. La buse 25 destinée à l'air comprimé est de préférence dirigée légèrement vers le bas de manière à pouvoir ramener rapidement le lit incandescent à des températures élevées après des périodes de soufflage à froid avec de la vapeur d'eau. Ce mode de réalisation du foyer 11 se caractérise par une capacité calorifique élevée avec des surfaces de contact simultanément importantes et des parcours limités pour la conduction de chaleur.De ce fait, il convient particulièrement à un fonctionnement sans cesse modifié, à des variations de charge importantes et à de forts démarrages et accélérations du véhicule quand il circule en ville. Sur la figure 6 sont représentés schématiquement la conduite d'air et le dispositif de commande quand on utilise un foyer selon les figures 4 et 5. L'air de combustion pénètre par des tubulures d'entrée 17 dans la soufflante 18 et est comprimé à la pression nécessaire au fonctionnement. La vanne de retenue 53 qui est réglable par le ressort de pression 54 se soulève et laisse passer l'air de combustion par les échangeurs de chaleur 40 et 43 et les buses 42 et 45. Un piston de commande 49 alimenté de façon différentielle sur le côté 46 de commande par l'air et sur le côté 47 de commande par le gaz et qui est situé dans un cylindre de commande 48 fait alors fonctionner le clapet d'étranglement 52 par la tringle 51. La position de départ du piston de commande 49 peut être modifiée par le ressort à pression réglable 50. La pression régnant sur le côté du gaz est prélevee avantageusement directement par la conduite 55 du cylindre 56 du moteur. En ce qui concerne la position du prélèvement, elle peut être aussi bien prise sur la conduite du gaz primaire que sur celle du mélange final de gaz et d'air. Le système est réglé de manière que pour une charge de consigne, le clapet d'étranglement 52 soit complètement ouvert, alors que pour une charge partielle il soit partiellement fermé et pour une charge à vide du moteur, il soit totalement fermé. Pour la charge de consigne, les deux rangées de buses 42, 45 sont alors alimentees, et en marche à vide, ce sont seules les buses 45 de la zone centrale qui sont alimentées. On obtient ainsi une bonne adaptation de la zone d'incandescence nécessaire aux besoins en gaz du moteur. Le mécanisme est fondé sur la coopération des caractéristiques de réglage de la soufflante 18 en fonction de la quantité de gaz et de la pression du gaz dans la conduite 55 de l'utilisateur. Si on n'a besoin que de peu de gaz ou de pas de gaz du tout, la pression monte dans la conduite 55, se transmet par la conduite de commande 47 au cylindre de commande 48 et entraîne le piston de commande 49 vers sa position de fermeture, le clapet d'étranglement 52 se trouvant alors fermé.Grâce à une forme appropriée donnée à la tige 51, le système peut etre perfectionné pour que la caractéristique choisie puisse lui être donnée à l'intérieur de limites prédéterminées. Les formes possibles ne sont pas limitées à l'exemple présenté. En particulier, on peut obtenir une simplification quand le piston de commande 49 est alimenté seulement par la conduite de commande du côté de l'air, et commandé par la force de réglage du ressort à pression 50 dans la direction opposée, ce qui permet d'éliminer la conduite de commande 47. I1 est en outre possible de faire fonctionner la soufflante 18 à un nombre de tours dépendant de la charge du moteur. Ceci est particulièrement avantageux pour des moteurs suralimentés du fait que la soufflante 18 représente une partie du turbocompresseur à suralimentation.On peut également imaginer des dispositions comprenant deux ou plusieurs turbocompresseurs à suralimentation. Le choix de la conception dépend de la puissance du moteur et du type de son fonctionnement. Les figures 7 et 8 représentent schématiquement deux variantes du système de production de vapeur. L'humidité provenant de la dessication du combustible parvient par la conduite 28 de la vapeur d'eau dans le réservoir à eau 29, où elle se condense. Dans ce réservoir, on peut également introduire de l'eau supplémentaire en fonction des besoins. L'eau parvient par la pompe d'alimentation 57 dans le vaporisateur à haute capacité thermique 58. Cet appareil fonctionne à une température relativement élevée et il en résulte que l'eau est transformée rapidement en vapeur du fait de la grande quantité de chaleur contenue dans le vaporisateur. Selon la figure 7, la vapeur passe par la vanne de rappel 59 pour parvenir dans la chaudière à vapeur 30 où elle chauffe immédiatement l'eau soumise à une pression de saturation et l'amène à ébullition.La vapeur est prélevée en fonction des besoins de la chaudière à vapeur 30 en actionnant la valve à vapeur 31 et est envoyée à grande vitesse vers le lit incandescent du combustible en passant par le surchauffeur 32* A chaque prise de vapeur en 31, la pompe 57 alimente automatiquement. Ce jeu peut se répéter jusqu'à ce que la teneur en chaleur du vaporisateur 58 soit épuisée. Comme la différence d'enthalpie du vaporisateur dans des limites de température déterminées peut etre beaucoup plus grande que celle de l'eau disponible d'une chaudière à vapeur à basse pression de dimensions réduites, la réserve thermique d'un dispositif de ce type représente plusieurs fois celle d'une chaudière traditionnelle.La figure 8 se différencie de celle de la figure 7 du fait que la vapeur provenant du vaporisateur 58 est envoyée directement à la valve à vapeur 31 et que la chaudière à vapeur 30 assume la fonction d'un réservoir de compensation et d'une réserve additionnelle. La figure 9 représente une coupe transversale d'une chaudière à vapeur pourvue d'un vaporisateur selon le schéma de la figure 7. La chaudière à vapeur 30 est constituée sous forme d'une chaudière tubulaire en forme de tore et est située à la partie supérieure du générateur de gaz de bois entre la chemise interne 1 et la chemise externe 26 ou le réservoir d'eau 29 (voir figure 1). La chaudière à vapeur 30 est soumise à du gaz encore chaud et est soumise à une pression d'environ 2 à 3 bar correspondant à une température de 120 à 1350C. Pour des cas spéciaux, tels que la gazéification sous pression ou quand il s'agit de moteurs à combustion interne forteXent-suralimentés, la chaudière peut naturellement etre prévue pour des pressions et des températures élevées. C'est dans la partie profonde chaude du générateur oh le gaz a encore une température d'environ 300 à 5000C que se trouve le vaporisateur 58 dont la capacité calorifique est augmentée artificiellement par une enveloppe en céramique.L'appareil a la forme d'une ou plusieurs tubulures qui peuvent être traversées dans le même sens ou en sens contraire à la direction du courant du gaz final. I1 est particulib- rement approprié que le vaporisateur 58 soit constitué sous la forme de deux enroulements entrelacés l'un dans l'autre et raccordés en parallèle. La vanne'de retenue 59 empêche le retour de l'eau de la chaudière à vapeur 30 dans le vaporisateur 58. La vapeur est prélevée en fonction des besoins de la chaudière à vapeur 30 par la vanne à vapeur 31 et envoyée au surchauffeur 32 se trouvant dans la partie inférieure du générateur. Dans l'intérêt de la réaction endothermique du gaz à l'eau dans la zone d'incandescence, il est avantageux que le surchauffage soit effectué à la température la plus élevée possible. La figure 10 représente la coupe transversale et longitudinale d'un mode de réalisation d'un élément de vaporisateur. Le tube de distillation 60 métallique situé à l'intérieur, à paroi mince et soumis à la pression est concentrique à une garniture de remplissage en céramique 61 qui l'entoure et qui est maintenue à l'extérieur par une chemise 62 constituée par un tube de distillation métallique disposé également concentriquement. Le tube de distillation 60 est centré dans sa position à des intervalles axiaux déterminés par des bagues d'écartement 63. Les éléments 60 et 62 peuvent être constitués par du cuivre ou par un alliage de cuivre approprié quand les températures ne sont pas trop élevées, mais on prévoit de préférence de l'acier résistant à la corrosion ou résistant à la chaleur quand il s'agit de sollicitations élevées. La matière de remplissage en céramique 61 peut être constituée par du sable de quartz, de l'alumine, de la magnésie, de la chaux vive ou du carbure de silicium sous forme pulvérulente. Le dernier produit mentionné se caractérise en particulier par sa conducti bilité thermique élevée, ce qui constitue un avantage lorsque le fonctionnement varie fortement. Le fonctionnement du générateur de gaz de bois est repré senté par un schéma de principe sur la figure 11. Le bois qui est disposé dans la réserve à combustible 7 glisse en raison de son poids vers le bas et est entraîné par une manoeuvre adaptée des éléments de fermeture 9 et 10 des chambres successivement dans les zones de réaction diverses subdivisées par les chambres. Le courant du combustible 67 est représenté par les flèches verticales dirigées vers le bas. A la partie supérieure de l'enceinte constituée par la chemise interne 1 et les éléments de fermeture des chambres 9 et 10 se trouve la zone de dessication 2 dans laquelle essentiellement l'humidité est éliminée sous forme de vapeur d'eau 68. La zone de distillation 3 suit dans laquelle a lieu la distillation sèche et le dégazage, la vapeur de goudron 69 et d'autres éléments condensables montant vers le haut alors que les gaz formés stéchap- pent périodiquement vers le bas lorsque se soulève l'élément de fermeture inférieur 10 des chambres soumis à l'action des forces élastiques contrôlées. Le combustible largement dégazé parvient maintenant quand s'ouvre l'élément de fermeture inférieur 10 des chambres dans la zone de chauffage 4 où il est chauffé aux températures de réaction nécessaires en partie directement par les gaz chauds et en partie indirectement par la chemise interne 1. Dans la zone d'oxydation 5 qui représente le dispositif de génération de chaleur à proprement parler du générateur, le combustible est partiellement brûlé et partiellement gazéifié.En faisant fonctionner périodiquement les éléments de fermeture 9 et 10 des chambres en fonction de la hauteur de la colonne de combustible actif dans les diverses zones, on réalise un transfert régulier du combustible tout en s'efforçant d'obtenir un état le plus stationnaire possible dans les diverses chambres de réaction individuelles. L'ouverture des éléments de fermeture 9 et 10 des chambres peut être effectuée soit selon un programme dans le temps en fonction du combustible qui a été utilisé ou qui est encore disponible, soit à volonté. Les éléments de fermeture peuvent être actionnés soit automatiquement soit à la main. Dans la zone de réduction 6 du lit incandescent, le combustible restant est complètement gazéifié et la masse importante du foyer provoque une compensation des différences de température. Les cendres 70 passent sur la grille 13 et le réservoir à cendres 14.L'air de combustion est aspiré par la soufflante 18 et soufflé par la valve de retenue 53 et l'échangeur de chaleur 19 à l'état préchauffé dans la zone d'oxydation 5. Pour obtenir une température favorable au déroulement de la réaction dans le lit incandescent, le préchauffage de l'air doit être d'au moins 150 à 2000C. La vapeur d'eau 68 évacuée de la zone de dessication 2 est condensée dans un réservoir à eau 29 refroidi par l'air extérieur et dans lequel peut être éventuellement amenée de l'eau extérieure. Ceci est particulièrement le cas quand on circule avec un combustible qui ne dégage que très peu de vapeur d'eau ou pas du tout, tel que du charbon de bois, de la houille, de l'anthracite ou du coke. La pompe d'alimentation en eau 57 amène périodiquement ou en fonction des besoins de petites quantités d'eau à la chaudière à vapeur 30 en passant par le vaporisateur 58 et la valve de retenue 59, une certaine surpression étant maintenue continuellement dans la chaudière. La puissance calorifique des éléments 58 et 30 est produite par la chaleur perdue du gaz chaud qui part vers le haut.Selon les besoins, la valve de vapeur 31 est ouverte et la vapeur est envoyée par le surchauffeur 32 dans la zone d'incandescence od elle rencontre à vitesse élevée le carbone incandescent et réalise la réaction suivante Comme cette réaction est endothermique, l'énergie nécessaire est prélevée de la teneur en chaleur du lit incandescent et du foyer qui l'entoure (foyer 11 et enveloppe externe 12, voir figure 1), la zone correspondante se refroidissant. En fonctionnement pratique, on travaille entre une limite de température supérieure comprise entre 1200 et 13000C et une limite de température inférieure comprise entre 900 et 10000C. Un gaz à l'eau de valeur élevée peut être alors mis à la disposition du moteur au moins pendant une durée de 30 secondes (accélération, dépassement).Par le soufflage de vapeur d'eau dans le lit incandescent, la pression dans les enceintes de réaction monte jusqu'à ce qu'elle dépasse celle de la soufflante 18, ce qui ferme la valve de retenue 53 de manière que le générateur fonctionne surtout comme simple générateur de gaz à l'eau. Si la période de demande de puissance élevée est terminée, l'injection de vapeur d'eau est interrompue par fermeture de la valve à vapeur 31 et le lit incandescent sur lequel un soufflage à froid a été réalisé a la possibilité de se réchauffer après le retour à un fonctionnement normal ou à un fonctionnement en charge partielle. Le fonctionnement de la soufflante 18 peut donc être assisté au choix et selon les besoins par une arrivée supplémentaire d'air comprimé. Cet air est constamment disponible dans le réservoir à air comprimé 22 grâce au compresseur d'air 66 et il peut être prélevé par la valve 23.Simultanément, et pour augmenter la puissance calorifique, le goudron peut être mis en oeuvre, la vapeur de goudron 69 qui s'écoule à la partie inférieure de la chambre à l'extérieur de la zone de distillation 3 parvient par la valve de retenue 64 dans le réservoir à goudron 35 où elle se condense. Le réservoir est maintenu de préférence à une température à laquelle l'eau ne se dépose pas ou seulement en faibles quantites, c' est-à-dire juste en dessous de 1000C. Le goudron coule par la valve 36 et la pompe de transfert de goudron 65 dans le vaporisateur et surchauffeur de goudron 37 et est soufflé sous forme de vapeur de goudron dans la zone d'oxydation 5 où elle est brûlée ou craquée. La mesure selon laquelle l'un ou l'autre des processus fonctionne plus ou moins dépend de la disposition des buses et de la conduite du fonctionnement.En tout cas, on peut imaginer toutes les combinaisons. Pour faire reposer le lit incandescent après des périodes de surcharge, on procède de préférence à la combustion, et par contre lorsque le fonctionnement est normal, à un craquage. Pour augmenter momentanément la puissance, une injection simultanée de vapeur d'eau et de vapeur de goudron est particulièrement avantageuse. Si on se limite de préférence à ce procédé, la pompe d'alimentation en goudron 65 peut éventuellement être éliminée et remplacée par le côté d'aspiration d'une pompe à jet fonctionnant selon le principe de l'éjection et montée dans la conduite à vapeur du surchauffeur 32. En outre, le réservoir d'eau 29 peut être combiné avec le réservoir à goudron 30 de manière que désormais on dispose d'un unique récipient agissant comme séparateur pour l'eau et pour le goudron.La commande des pompes 57, 65 et des valves 31, 36 peut être effectuée soit à la main par le chauffeur, soit semi-automatiquement ou complètement automatiquement en fonction des besoins du moteur. Grâce à un système de choix préalable approprié commandé à volonté par le chauffeur par un levier à main ou la pédale à gaz, on peut en outre envoyer au générateur l'ordre d'être prêt à fournir du gaz à l'eau de valeur élevée quelques secondes avant une accélération ou une manoeuvre de dépassement. Un dispositif de sécurité indique au conducteur quand la réserve de chaleur du lit incandescent est épuisée et évite un soufflage à froid inadmissible de cette zone. Le dispositif selon l'invention peut également fonctionner en éliminant des éléments individuels ou des groupes d'éléments le constituant. Quand on utilise comme combustible du bois qui a été déshydraté à une température supérieure à 2000C ou qui a été préalablement séché naturellement ou artificiellement ("bois torréfié G. Dupont: Etude en vue de l'emploi dans les gazogènes du bois distillé aux basses températures. Extrait des Annales de l'Office national des Combustibles liquides, 3ème année, pages 553-590, Paris 1928), on peut éliminer partiellement ou complètement la conduite de sortie de vapeur d'eau, le condensateur ainsi que les dispositifs auxiliaires correspondants et éventuellement le système de condensation et de vaporisation du goudron. I1 en va de même pour le dispositif de Itair comprimé. Dans les conditions qui viennent d'être nommées, la subdivision de l'enceinte de réaction en chambres individuelles peut être supprimée partiellement ou complètement. REVENDICATIONS 1.- Procédé de production de gaz de bois en tant que un carburant pour moteurs, selon le procédé combiné de production de gaz de gazogène et de gaz à l'eau, au moyen d'air, de vapeur d'eau et de vapeur de goudron, caractérisé en ce qu'on utilise la chaleur sensible du gaz produit pour le préchauffage de l'air de combustion, en ce que la production de gaz est réalisée dans une zone où du carbone est à l'état incandescent à une pression plus élevée que la pression atmosphérique, de telle manière qu'en fonctionnement de longue durée il est produit essentiellement un gaz de gazogène à l'air et que de la vapeur d'eau n'est injectée que pendant de courtes durées ou pas du tout dans la zone du carbone incandescent, et que lorsqu'on veut une puissance plus élevée, il est injecté dans la zone du carbone incandescent, en supplément à l'air de combustion normal, de la vapeur d'eau et/ou de la vapeur de goudron en exploitant la capacité calorifique de la totalité de la zone incandescente du foyer. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que pour une puissance de pointe ou selon les exigences.du fonctionnement, l'amenée de l'air de combustion normal est partiellement ou totalement étranglée et que de la vapeur d'eau etZou de la vapeur de goudron est insufflée dans la zone du carbone incandescent. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le processus est réalisé dans une enceinte réaction subdivisée en une ou plusieurs chambres, en ce que les parties constituantes du combustible qui sont volatiles et sont formées dans la partie supérieure de l'enceinte de réaction sont évacuées d'une chambre séparée hors de la zone de dessication (2) et de distillation (3) et ensuite condensées et en ce que l'eau et le goudron fluides ainsi produits sont à nouveau vaporisés et surchauffés par la chaleur sensible du gaz produit et envoyés dans la zone incandescente du combustible. 4.- Dispositif pour produire du gaz pouvant être utilisé comme carburant de moteur à partir notamment de bois, de bois et de tourbe pré-séchés, constitué par une enceinte à réaction centrale en forme de trémie qui contient le combustible et par une chemise externe où se rassemble le gaz produit, caractérisé en ce qu'il est prévu un foyer isolé (11,12) en céramique à capacité calorifique élevée, un échangeur de chaleur (19) soumis au gaz chaud produit pour le préchauffage de l'air de combustion et un surchauffeur de vapeur (32) ainsi qu'une zone incandescente de hauteur importante par rapport à ses dimensions horizontales destinée au combustible. 5.- Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce qutil est prévu une soufflante (18), un réservoir d'eau (29), une chaudière à vapeur (30) avec une valve à vapeur (31), un réservoir à goudron (35) pour w d'une valve à goudron (36) et un vaporisateur et surchauffeur de goudron (37) ainsi que plusieurs pompes. 6.- Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que la partie inférieure de l'enceinte de réaction est limitée par un foyer (11) constitué par un matériau en céramique réfractaire à capacité et conductibilité thermique élevées et par une enveloppe (12) externe de même type, en ce que le foyer (11) et l'enveloppe externe (12) sont protégés respectivement contre des pertes de chaleur par une enveloppe d'isolation (16,27) et en ce que le foyer (11) est de forme ronde, carrée ou rectangulaire et comprend au moins une ouverture de passage étranglé, et en ce qu'il est prévu plusieurs buses pour l'air de combustion (21), l'air comprimé (25), la vapeur d'eau (33) et la vapeur de goudron (38). 7.- Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le foyer (11) comprend plusieurs ouvertures de passage, des jeux de buses dirigées vers le haut pour l'air de combustion de la zone périphérique (42) respectivement pour la zone centrale (45), avec un passage d'air séparé passant parleséchangeursde chaleur (40,43), en ce qu'il est prévu un mécanisme de commande consistant en deux conduites de commande (46,47), un cylindre de commande (48), un piston de commande (49) et un clapet d'étranglement (52) qui modifient l'amenée d'air depuis la zone périphérique en fonction de la différence de pression entre la soufflante (18) et la conduite à gaz du côté du moteur (55). 8.- Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que la chaudière à vapeur (30) est une chaudière tubulaire à eau et est reliée par une valve de retenue (59) et un vaporisateur (58) à capacité thermique élevée à une pompe d'alimentation (57) et à un réservoir d'eau (29), en ce qu'en outre le réservoir de goudron (35) comprend une valve de retenue (64) et est relié par une pompe d'alimentation en goudron (65) au dispositif de vaporisation et de surchauffe de goudron (37). 9.- Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il est monté dans le surchauffeur de vapeur (32) une pompe à jet de vapeur qui aspire le goudron du réservoir de goudron (35). 10.- Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'enceinte de réaction comprend diverses zones (2,3,4, 5,6) et est divisée en plusieurs chambres verticales disposées les unes au-dessus des autres de manière qu'au moins une chambre soit pourvue d'une zone de dessication (2) et d'une zone de distillation (3) pour le combustible. 11.- Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que la chambre située dans la zone de dessication (2) et dans la zone de distillation (3) comprend une conduite de sortie de la vapeur d'eau (28) et une conduite de sortie de la vapeur de goudron (34) pour les parties constituantes volatiles et condensables du combustible et en ce que le réservoir d'eau (29) et le réservoir de goudron (35) constituent un ensemble unique pourvu d'une partie de séparation pour l'eau et d'une partie de séparation pour le goudron.