On connais sous le nom commercial de "transcasiers" des installations de couloirs dynamiques de stockage de profondeur plus ou moins grandie, de l'ordre de quelques mètres en géneral. Ces couloirs sont inclinés d'un certain angle a, et sont superposés en hauteur, et adjacents en largeur, séparés par des guides. Ces transcasiers sont destinés principalement à alimenter des présentoirs de marchandises. L'assemblage des couloirs présente une face d'introduction des marchandises et une face opposée ou celles-ci sont présentées aux utilisateurs. Grâce à l'inclinaison des couloirs, les marchandises glissent depuis la face d'introduction et s'accumulent vers la face d'utilisation. I1 existe des transcasiers à glissières, mais le frottement des colis, carton sur métal, oblige à employer des couloirs à forte pente de l'ordre de 20 à 30%, ce qui limite à environ 3m la profondeur des couloirs. Des transcasiers à roulettes ont un frottement très inférieur, et permettent d'utiliser des pentes de 3 à 6, ce qui autorise directement des profondeurs de couloir de 8 mètres. Pour une plus grande longueur, les colis déposés à l'entrée et soumis à une ac celération constante finissent par acquérir une trop grande vitesse et posseder une énergie cinétique qui risque de les disloquer lors d'un arrêt brusque à l'arrivée. Et si la pente est choisie plus faible, certains colis ne démarrent pas. La présente invention vient remédier à ces difficultes grâce à un ensemble de freinage, place environ tous les six mètres, et permettant d'atteindre, par exemple, des profondeurs de coul-oir d'environ 24 mètres. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description suivante, donnée à titre d'exemple, avec les dessins annexés. La figure 1 représente en coupe un élément de freinage ; la figure 2 représente un ensemble de deux éléments ; la figure 3 représente les courbes de distribution de pression dans les vérins ; la figure 4 représente un autre dispositif de freinage. Sur la figure 1, on voit en 1 la coupe d'un U renversé, soudé en 2 et 3 à un deuxieme élémenten U droit se fixant grâce à des trous 5 à une équerre transversale 6 qui supporte à la fois les rails porteurs de roulettes et les éléments de freinage ici dé- crits. Une lame 7 est fixée à 1'U 1 grâce aux écrous et contreecrous 8. A l'extrémité de la lame est soudé un écrou 9 avec son contre-écrou pour tenir l'extrémité de la tige 10 d'un vérin 11 articule en 12 dans un U13 soude en 15 à l'U1. Un tube 14 montre l'alimentation du vérin. La tige 10 passe à travers une ouverture évidente de l'U1. La figure 2 schématise la disposition de deux freins élémen- taires 7a et 7b, installés sur le même U1. Les lames sont separées par un intervalle égal à une longueur moyenne de colis, ayant elles-memes environ une fois et demie cette longueur. La figure 3 représente le rythme des variations de pression imposées à tous les vérins des éléments de freinage. Les donnees numeriques sont seulement données à titre d'exemple de réalisation. Les courbes supérieures (A) correspondent aux premiers éléments de freinage, et les courbes inférieures/au second élément ; les ensembles (A,B) étant répétés tous les 6 mètres de couloir. La pression est envoyée à tous les vérins des éléments A pendant 30 secondes, puis elle est supprimée pendant 10 secondes, soit donc avec une périodicité de 40 secondes. Le cycle correspondant à tous les éléments B est dephase d'une demi-période, soit donc de 20 secondes, par rapport au cycle des éléments A. Une premiere approximation conduirait à une representation en créneaux rectangulaires. En réalite, les créneaux auraient une allure en trapèze, les variations de pression n'étant pas instantanées. Et d'une ma nière plus exacte, il conviendrait de representer un léger temps mort au pied de la courbe de montée comme il est montre en sur la représentation B. Une armoire de commande pneumatique permet de transmettre simultanement la pression à une quarantaine d'ensembles de freinage.On constate expérimentalement qu'à partir d'une vingtaine d'ensembles, il ne se produit pas de chocs brutaux dans les vérins. Les colis qlissent sur les roulettes et arrivent sur le Preélément del - mier/tre dye d'une manière aléatoire par rapport au cycle de va- riation. Un colis peut passer en dehors d'une période de freinage pour l'élément A ; il sera alors arrête par l'élément B. Certains colis arrêtés par les éléments A ou B ne repartent pas d'eux-mêmes mais l'arrivée du colis suivant avec une percussion même très lé- gere les remet en mouvement sur la tranche suivante de 6 mètres de couloir. Il faut noter également certaines cotes de bon fonctionnement. Appelons "zero" le niveau theorique de roulement, c'està-dire le plan incline tangent supérieurement aux roulettes.La partie supérieure de 1 'U1 sur laquelle se fixent les lames de frei nage est fixée à la cote "moins un". Ce décalage est nécessaire pour tenir compte de la deformation fréquente des colis en cartonnage trop souples. Lorsque les vérins sont eleves, le dessus des lames de frein est à la cote 1,5cm ; la course des verins étant de (1+1,5)cm. La longueur des lames de freinage est de 70cm. La description précédente a eté donnée à titre d'exemple de realisation utilisant une commande pneumatique. A titre de variante, nous allons decrire maintenant un dispositif de commande mécanique manoeuvrable à la main ou à l'aide d'un moteur électrique. Sur la figure 4, on voit le même U renversé 1 que sur la figure 1 sans que les supports 4 et 5 aient été reproduits. Un câble 16 rattache à un levier 18 d'axe 17, muni d'une roulette 19, permet en exerçant une traction au point 20, de soulever la lame de frein 7. La traction sur le levier 18 s'exerce par l'interme- diaire d'un ressort 21 attaché à une pièce 22 liée au câble 16. S'il s'agit d'une variante simplifiée à commande manuelle, l'extrémité 20 du câble est munie d'une simple poignée non repre- sentée. Le même câble peut soulever simultanément les freins élé- mentaires a et b, ou en inversant le point d'attache du ressort 21b sur le levier 18b, soulever une lame pendant que l'autre s'abaisse. Diverses variantes mécaniques sont à la portée de l'homme de l'art en restant dans l'esprit de l'invention. Dans une autre variante électromécanique, un levier 23 d'axe 24 a son extrémité recevant l'extrémité 20 du câble 16. Un moteur réducteur 25 d'axe 26 entraînera en rotation une tige 27 munie d'une roulette 28. La rotation du moteur entraînera périodiquement la traction du câble 16 en repoussant le levier 23 grâce à la roulette 28. Une roulette analogue peut être prévue pour commander, avec le déphasage d'une demi-période un câble 16b non représenté, agissant sur le deuxième elément de freinage b. Le moteur 25 peut fonctionner en permanence ou être déclenché seulement à chaque dépôt de colis à l'entrée d'un couloir, avec une minuterie l'arrêtant après le temps de parcours prévu pour un colis. En résumé, les ensembles de freinage, selon l'invention, permettent de réaliser des couloirs de transcasiers de plus grande longueur sans risque de détériorer les colis. REVENDICATIONS 1 - Dispositif de freinage pour couloir incliné de "transcasier" où les colis roulent sur des rangées de roulettes, depuis une entrée jusqu'à une extrémité où s'accumulent des colis, carac térisé par au moins un frein à lame souple frottant sous les colis avant l'extrémité des couloirs. 2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le jumelage de deux freins à lames successifs en un seul ensemble, les lames ayant une longueur sensiblement égale à celle des colis prévus, avec un intervalle entre elles sensiblement égal à la moitié de cette longueur. 3 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par un organe mecanique soulevant periodiquement la lame pendant un temps T, et l'abaissant ensuite pendant un temps t de non freinage. 4 - Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par une commande pneumatique d'un vérin articulé dont l'extrémité de la tige est fixée sous la partie extrême de la lame. 5 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par une transmission mécanique à cames commande par un câble et un ressort intermédiaire. 6 - Dispositif selon les revendications 2 et 3, caractérise par un dephasage sensiblement égal à la moitié de la période (T+t) entre les deux cycles de soulèvement des lames. 7 - Dispositif selon les revendications 4 et 6, caractérisé par une commande à distance simultanée de la multiplicité des couloirs d'un "transcasier". 8 - Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par une commande dudit câble à l'aide d'un levier commandé par une seconde came entrainée par un moteur réducteur. 9 - Dispositif selon les revendications 6 et 7, caractérisé par une multiplicite d'ensembles conformes à la-revendication 2 se succèdant dans un même couloir.