-i- 2080865 La présente invention a pour ob^et un dispositif de codage d'entrées,par rotation,en signaux de sorties numériques. De nombreux instruments fournissent des sorties sous forme de rotation d'un arbre, par exemple comportant une aiguille lue 5 en liaison avec un cadran, tels que des altimètres, des montres, des ampèremètres, etc... Il est souvent hsouhaitable de traduire, ou de coder, de telles informations analogiques se présentant sous forme d'une rotation mécanique en signaux électriques sous forme numérique. De façon classique, on peut employer un codeur 10 à disques ou à tambours portant une pluralité de pistes de bits. Chaque piste porte des signes qui peuvent être lus par divers dispositifs capteurs; pour toute position angulaire particulière, la configuration des signes sur toutes les pistes est unique par rapport aux autres positions angulaires. En général, on 15 utilise un code dans lequel cette configuration change selon une combinaison prédéterminée, pour tout petit mouvement angulaire de rotation. La précision numérique, c'est-à-dire le nombre de chiffres significatifs à obtenir du codeur, détermine le nombre de pis-20 tes de l'élément de codage et la séparation angulaire entre les transitions. Par exemple, si l'information doit être connue avec une précision de 1 pour 500, la précision avec laquelle les signes sont placés sur l'élément de codage et sont lus par les dispositifs capteurs doit être très inférieure à 1 degré de ro-25 tation. La dimension physique du capteur, ou lecteur, à.employer et les exigences de précision du codeur entraînent souvent la nécessité d'utiliser un disque de codeur de circonférence relativement grande, et le fait que l'on emploie de nombreuses pistes fait qu'il est encore souhaitable d'accroître la dimen-30 sion du disque pour permettre une meilleure séparation entre les pistes. De tels instruments ayant des dimensions aussi importantes sont inacceptables, particulièrement dans les applications aérospatiales où il est de première importance d'économiser le volume et le poids. 55 De façon classique, pour réduire le volume exigé par le codeur sans diminuer la précision avec laquelle sont déterminés les plus petites variations, on emploie une paire de disques de codage fonctionnant à des vitesses différentes. L'un des disques tourne de façon continue à la vitesse d'un tour pour tout l'in-40 tervalle à mesurer, par exemple pour 5 000 unités et l'autre 70 29582 -2- 2080865 disque tourne de façon continue à une vitesse supérieure à celle du disque primaire, par exemple 50 fois plus vite, soit une fois pour chaque centaine d'unités. Les pistes de hits du disque tournant à grande vitesse (ou disque rapide) portent des combinaisons de signes qui se répètent plusieurs fois sur la plage des variables à mesurer, par exemple des chiffres allant de 0 à 99, de sorte que le disque rapide tourne plusieurs fois, dans le cas considéré 50 fois, pendant une seule rotation du disque tournant à basse vitesse (ou disque lent). Les transitions sur le disque rapide, c'est-à-dire à chaque centaine d'unités, s'effectuent ainsi en un temps très court, ce qui réduit la période d'ambiguïté à un bref intervalle ou variation Toutefois, les périodes d'ambiguïté ainsi réduites des disques rapides ne correspondent pas à celles du disque lent. Comme le disque lent tourne plus lentement, il en résulte une période d'ambiguïté plus grande du fait de la transition des signes pendant lesquels une lecture du disque lent peut être détectée de façon incorrecte. Par exemple, en supposant un code décimal, si le disque rapide détermine les chiffres significatifs de 0 à 99 et que le disque lent donne la lecture des •centaines, le dispositif peut fournir des signaux corrects de 0 à 99 mais, du fait que la transition dans le disque primaire, de la centaine 0 à la centaine 1 dure longtemps, il peut en résulter une lecture incorrecte pendant un intervalle de temps notablei - Dans un altimètre d'avion, de telles -lectures erronées ou ambiguës peuvent être particulièrement désastreuses, pour autant que le codeur soit utilisé pour fournir un signal qui est ariené à un calculateur anti-côllisions pour déterminer les manoeuvres de correction de l'avion. Pour cette raison, on utilise de façon classique un code monostropique pour la mesure des altitudes des avions, à savoir le code de télémétrie d'altitude, qui sert à réduire au minimum les effets nuisibles résultant d'un manque de synchronisme parfait entre les signaux obtenus des diverses pistes. Cependant, même avec un code monostropique, une telle ambiguïté résultant de la difficulté de détecter les transitions de signes du disques lent, reste une source importante d'erreurs, et ces erreurs doivent être totalement éliminées pour atteindre les meilleurs résultats» 70 29582 -3- 2080865 La présente invention constitue un perfectionnement des codeurs à éléments multiples et, dans une réalisation préférée, des codeurs à deux disques décrits ci-dessus. Or on a constaté que le disque lent ne doit pas être entraîné de l'entrée 5 par un mécanisme continu, car la fabile vitesse du disque donne lieu à une ambiguïté relativement longue dans la détection des signes indiquant sa position lors des transitions de signes. Aussi, selon la présente invention, le codeur comporte des moyens pour entraîner le disque lent par déplacements dis-10 continus. Le disque tourne à une vitesse globale ou moyenne équivalente à celle utilisée dams les disques lents classiques tournant de façon continue, mais il est entraîné en une série de "pas1* rapides et brefs séparés par des pauses relativement longues. Lors de ces pauses, le signal à capter sur le disque 15 primaire ne varie pas et il est donc maintenu stationnaire jusqu'au pas suivant lorsque la sortie doit changer. Plus particulièrement, le disque lent peut être entraîné pas à pas par un entraînement à croix de Malte interposé entre 1'arbre d'entrée tournant et le disque primaire lent. La période comprise entre 20 les pas de l'entraînement à croix de Malte correspond de préférence à la période comprise entre les changements d'état les plus proches sur le disque lent, de sorte qu'un changement du signal provenant du disque lent survient lors de chaque mouvement, ou pas, de ce disque. Cependant, le changement ou la 25 transition survient à grande vitesse, réduisant ainsi la période d*ambiguïté. On peut utiliser diverses configurations des pistes de codage pour produire divers types de signaux numériques. Par exemple, on peut employer un système binaire dans lequel cha-30 que piste de bits représente une puissance successive de base deux. Cependant, il est classique d'utiliser un code réfléchi de distance unitaire ou monostropique pour la télémétrie des signaux d'altitude, ce code étant une forme bien connue du code G-ray. Dans une réalisation préférée de la présente inven-35 tion, 1'information exigée par deux lecteurs peut être obtenue par un espacement approprié des lecteurs le long d'une seule piste particulière, utilisant dans un cas un inverseur pour obtenir le deuxième signal. A titre nullement limitatif, on a représenté, au dessin annexé, un exemple de réalisation de codeur selon l'invention, 70 29582 2080865 dessin sur lequel : - la figure 1 est une vue en plan du codeur ; - la figure 2 est une vue en élévation frontale du codeur de la figure 1 ; et 5 - la figure 3 est un schéma du code d'altitude classique utilisé dans une forme de réalisation préférée de l'invention. Comme on le voit sur les figures 1 et 2, un codeur 10 selon la présente invention comporte deux éléments de codage tournants, un disque lent 12 et un disque rapide 14. Chacun des 10 disques 12 et 14 porte des signes, généralement repérés en 13 et 15 respectivement, qui peuvent être lus par des détecteurs appropriés 90^, 9C2, 90^, 9B^ et 9^ (utilisés avec le disque rapide 14), et 9B^, 9A^, 9^, 9A^ et 9^ (utilisés avec le disque lent 12). Les signes 13 et 15 sont agencés selon une combi-15 naison codée décrite ci-après en détail. Les signes sont de préférence des marques opaques sur des disques transparents, les détecteurs étant aLors des moyens photosensibles tels que des phototransistors correspondant à des sources lumineuses disposées sur les côtés opposés des disques. En variante, on peut 20 employer des signes conducteurs sur des disques isolants avec des balais ou des brosses comme détecteurs, on peut employer aussi des signes réflecteurs, magnétiques, etc... Les disques 12 et 14 sont respectivement fixés à des pignons 16 et 18, qui peuvent être les prolongements périphériques 25 dentés des disques codeurs, comme on le voit sur les figures. En variante, les pignons 16 et 18 peuvent être fixés aux arbres, respectivement 17 et 19, des disques codeurs. Les disques 12 et 14 sont entraînés en rotation par des pignons 46 et 24, respectivement, en prise avec les périphéries dentées 16 et 18 des 30 disques codeurs 12 et 14. Un arbre d'entrée tournant 20 est entraîné par des moyens appropriés bien connus tels que pignons, leviers ou combinaisons de pignons et de leviers par un organe d'entrée 22, par exemple une capsule barométrique. L'arbre 20 est fixé à un pi-35 gnon d'entrée 24 qui engrène avec le pignon 18 du disque codeur rapide, de sorte que le disque secondaire rapide 14 est entraîné directement par l'organe d'entrée 22 par l'intermédiaire d'un engrenage continu. Mais le disque lent 12 n'est pas entraîné par l'organe d'entrée 22 par l'intermédiaire d'un engrenage continu; il tourne au contraire de façon intermittente en étant 40 70 29582 "5" 2080865 entraîné par un système à croix de I^alte 16 interposé entre l'organe d'entrée 22 et le disque lent 12. L'entraînement à croix de Malte 26 est interposé entre le disque rapide 14 et le disque lent 12. L'entrée de l'entraîne-5 ment à croix de Malte 26 est un pignon 28 engrenant avec le pignon 18 du disque rapide. Ainsi, le pignon d'entrée à croix de Malte 28 est également entraîné de façon continue par l'organe d'entrée 22. Le pignon d'entrée 24 et le pignon d'entrée à croix de Malte 28 n'engrènent toutefois pas l'un avec l'autre. 10 Chacun engrène respectivement avec le pignon 18 du disque rapide. En variante, le dispositif peut être réalisé de telle sorte que le pignon d'entrée 24 n'engrène pas avec le pignon 18 du disque rapide, mais attaque directement le pignon d'entrée 28 de l'entraînement à croix de Malte. Dans une telle variante, 15 le pignon 18 du disque rapide et le pignon d'entrée 28 de l'entraînement à croix de Malte seront tous les deux entraînés de façon continue par engrènement avec l'organe d'entrée 22. On peut imaginer d'autres dispositifs d1engrènement continu. Le pignon d'entrée 28 de l'entraînement à croix de Malte 20 entraîné de façon continue est fixé à ion élément moteur à croix de Malte 30 par un arbre 32. L'élément moteur comporte une seule dent 34 et une partie circonférentielle de verrouillage lisse 36. Un pignon 38 engrène avec l'élément moteur de la croix de Malte et tourne d'un seul pas, par exemple ici un 25 huitième de tour, chaque fois que l'élément d'entraînement 30 effectue une révolution complète, la dent 34- faisant tourner le pignon 38. Comme on le voit, le pignon 38 a une pluralité de surfaces concaves de verrouillage 40 ayant sensiblement le même rayon de courbure que la partie de verrouillage 36 de 1'é-30 lément menant 30. Lorsque l'élément menant tourne sur la majeure partie d'une révolution,.les surfaces de verrouillage 36 et 40 coopèrent de sorte que, lorsque l'élément menant 30 tourne, sa surface lisse de verrouillage 36 glisse au droit de la surface de verrouillage 40 du pignon 38 tout en restant en contact 35 étroit pour empêcher le pignon 38 de tourner. Lorsque la dent 34 s'approche du pignon 38, elle vient en prise avec une enco-che 42 du pignon/et fait tourner ce dernier d'un pas, ici un huitième de tour. Lorsque le pignon 38 achève sa rotation d'un pas et que 4-0 la dent 34- s'en dégage, la surface de verrouillage suivante 40 70 29582 2080865 est amenée en vis-à-vis de la partie de verrouillage 36 de l'élément 30, d'où il résulte que le pignon 38 est maintenu fixe, comme indiqué précédemment, jusqu'à ce que l'élément 30 ait tourné de presque un tour et que la dent 34- vienne à nouveau 5 en vis-à-vis d'une encoche 4-2 dii pignon 38. Ainsi le pignon 38 est entraîné de façon intermittente par pas rapides et "brefs séparés par des périodes relativement longues d'arrêt. Le mouvement intermittent du pignon 38 est transmis à un" pignon de sortie 4-6 par un arbre 44 auquel sont tous deux fixés le pignon 10 4=6 et le pignon 38. Le pignon de sortie 4-6 engrène avec le pignon 16 du disque primaire, transmettant ainsi le mouvement intermittent du pignon 38 au disque primaire 12. Ainsi, lorsque le disque 12 tourne effectivement, il tourne très rapidement par comparaison avec un disque similaire ayant une vitesse de 15 rotation constante égale à la vitesse de rotation moyenne du disque primaire à rotation intermittente- 12. Comme il apparaîtra ci-après, ce mouvement rapide réduit beaucoup toute période d'ambiguïté dans le fonctionnement du codeur 10. Il est évident que l'on peut employer diverses formes mo-20 difiées d'entraînement à croix de Malte pour obtenir le même résultat, par exemple un entraînement à dent menante et éléments de verrouillage sj>j>arés pour la partié menante et des éléments à encoches et/verrouillage séparés pour la partie pignon. 25 Selon la présente invention, la transmission intermitten te est choisie par rapport au codage des pistes de bits de telle sorte que le disque 12 est stationnaire pendant les périodes pendantn lesquelles les signaux provenant des lecteurs du disque primaire ne subissent pas de transitions. Au contrai-30 re, le disque primaire 12 ne se déplace que lorsqu'il y a transitions des signaux, c,' est-à-dire pendant- la partie du cycle pendant laquelle le pignon 38 tourne. Du fait que chaque pas est relativement rapide, la période de transition d'un état de l'information (c'est-à-dire transparent ou. opaque) du disque 35 12 au suivant est considérablement réduite, réduisant ainsi l'ambiguïté. Par exemple, un code réfléchi monostropique du type code Gray est utilisé de façon classique pour les déterminations télémétriques d'altitudes d1avions. 4"° V exemple suivant se rapporte à des mesures d8 altitude 70 29582 -7- 2080865 données en pieds, le pied correspondant à 0,305 m. Trois bits , ou canaux de signaux non modulés, désignés par , C2 et sont codés pour indiquer, par leurs transitions combinées présence-absence,des accroissements d'altitude de 5 100 piedsj six bits désignés par , Ag, A^, , B2, B^ et sont codés pour indiquertpar leurs transitions combinées présence-absence, des accroissements de 500 pieds, la plage d'un tel code de dix bits est approximativement 63 000 pieds, bien que dans la réalisation préférée et représentée, le codeur 10 fonctionne sur une plage d'altitudes de seulement 52 000 pieds, allant de -1250 pieds à +50 750 pieds. Bien entendu, on peut employer différents codes ou nombres de bits en liaison avec la présente invention. En se reportant à nouveau à la figure 1, on doit noter que, dans une réalisation préférée de la présen-15 te invention, le disque rapide 14 est transparent et porte les pistes courbes 48, 50, 52 et 54-, comportant les codes pour les bits C^, C2, C^, Bg et B^. Les pistes 48, 50, 52 et 54- comprennent chacune les signes opaques correspondants 15 laissant ainsi entre elles des espaces transparents aux mêmes distances ra-20 diales pour définir ainsi les bits entiers, le disque lent 12 est également transparent et porte des signes opaques 13 pour former les pistes 56, 58, 60, 62 qui portent les bits B^, A^, Ag» A^ et D^. Les bits et 0^ ont une périodicité identique de 1 000 pieds,chacun des bits C,, et ayant un temps de pré-25 sence de 400 pieds et un temps d'absence de 600 pieds. Ceci peut être enregistré sur le disque 14 par la piste 48 comportant une rangée circulaire de signes espacés 15 d'une longueur équivalente à 400 pieds d'altitude avec un espacement transparent équivalent à 600 pieds d'altitude. La seule différence 30 entre les deux -.codes et est qu'ils sont déphasés d'un intervalle de 500 pieds, de sorte que le signal 0^ est présent lorsque le signal est absent. Ainsi, et selon une" caractéristique de la présente invention, une seule piste circulaire 48 peut être utilisée pour engendrer des signaux à la fois pour 35 les bits et C^, en utilisant simplement deux lecteurs séparés 9 0/] et 9 qui sont espacés d'un angle équivalent à 500 + 1 000 N pieds d'altitude, où N est un nombre entier. Un tel espacement fait que les deux lecteurs engendrent des signaux identiques qui sont déphasés de l'équivalent de 500 pieds d'altitude, c'est-à-dire précisément la relation entre les bits 0^ et C^. 40 70 29582 - 8- 2080865 Be préférence, pour obtenir la précision maximale, le disque rapide 14 tourne une fois par tour d'un accroissement d'altitude égal à la périodicité du bit ayant la plus grande périodicité de tous les bits du disque 14. Le code B2 a la plus 5 grande périodicité de tous les bits du disque 14, à savoir 4 000 pieds. Ainsi, le disque 14 tourne de préférence à la cadence de 1 tour pour chaque variation d'altitude de 4 000 pieds. En conséquence, si l'arbre d'entrée 20 tourne> par exemple sous l'action d'une capsule barométrique et de moyens 10 associés (1*entrée 22) à la vitesse de 1 tour pour chaque 1 000 pieds de variation d'altitude, il est souhaitable d'employer un rapport de 4 : 1 entre le pignon d'entrée 24 et le pignon 18 du disque rapide. Par exemple, dans une réalisation préférée, le pignon d'entrée 24 peut avoir 55 dents et le pignon 18 du 15 disque rapide peut avoir 220 dents. Comme on l'a déjà noté, la forme de réalisation représentée sur les figures 1 et 2 peut être utilisée de façon appropriée pour fournir des signaux numériques indiquant l'altitude de -1250 pieds à+50 750 pieds, soit une plage totale de 52000 20 pieds. On peut bien entendu choisir d'autres intervalles, avec, soit le code de télémétrie d'altitude, soit d'autres codes. Avec le code de télémétrie d'altitude, on doit noter que les transitions surviennent dans la combinaison du code pour les bits Bxj, A^, Ag, A^| et D^ à des intervalles de 2 000 pieds. Par 25 exemple,le signal apparaît (c'est-à-dire que le signe opaque 13 de la piste 56 passe sous le détecteur phototransistor 9 B^j et est détecté par lui) à 750 pieds fle signal A^ apparaît à 2 750 pieds^ ensuite le signal B^ disparaît à 4 750 pieds et le signal A2 apparaît à 6 750 pieds etc... Selon la présente 30 invention, le but de 1'entraînement à croix de Malte 26 est de faire tourner, ou "sauter" d'un pas, rapidement le disque lent 12 chaque fois que l'altitude enregistrée par l'altimètre est une altitude à laquelle l'un des signaux commandés par le disque 12 effectue une telle transition. Ce résultat est obtenu 35 comme suit. Dans la réalisation représentée, lorsque le disque rapide 14 tourne une fois, ce qui correspond, à un changement d'altitude de 4 000 pieds, l'élément menant 30 tourne deux fois, ou une fois chaque 2 000 pieds. Il est très souhaitable de faire 40 en sorte que le disque rapide 1.4 tourne une fois par 4 000 70 29582 -9- 2080865 pieds et que le disque lent 12 tourne une fois par 52 000 pieds, car de ce fait le nombre de bits sur chaque disque est le même et chaque disque peut avoir le même diamètre avec les bits disposés près de la périphérie extérieure de chaque disque. Ainsi, 5 les facteurs d'échelle sur les deux disques sont approximativement les mêmes et la précision de l'information donnée par les feux disques est pratiquement la même. Si par exemple le pignon 18 du disque rapide comporte 220 dents, le pignon d'entrée 28 engrenant avec lui a 110 dents, de sorte que l'arbre 32 tourne 10 deux fois plus vite que le disque rapide 14. L'arbre 32 fait tourner l'élément menant 30 et ainsi la dent unique 34 de l'entraînement à croix de Malte est amenée en prise avec le pignon 38 une fois pour chaque variation de 2 000 pieds, faisant avancer le pignon 38 d'un pas, c'est-à-dire de 1/8 de tour, pour 15 chaque variation d'altitude de 2 000 pieds. Ainsi, le pignon 38 effectue un tour complet une fois pour chaque huit révolutions de l'élément menant 30, c'est-à-dire une fois chaque 16 000 pieds, et il tournera ainsi 3 1/4 fois sur toute la plage de 52 000 pieds du disque primaire 12. De ce fait, pour faire tour-20 ner le disque 12 une fois par variation d'altitude de 52 000 pieds, on doit employer un rapport d'engrenages de 1:3,25 entre le pignon de sortie 46 et le pignon 16 du disque lent. Dans une forme de réalisation préférée, le pignon de sortie 46 a 68 dents et le pignon 16 du disque lent a 221 dents. 25 En considérant chaque pas de l'entraînement à croix de Mal te 26, la dent menante 34 peut rester en prise avec le pignon 38, par exemple pendant 1/12 de tour de l'élément menant 30. Ainsi, le pignon 38 et le disque lent 12 se déplacent pendant 1/12 de la révolution de l'élément 30 et restent stationaaires 30 pendant les autres 11/12. Ainsi, même si le disque lent 12 tourne à une vitesse globale- ou moyenne de 360° pour une variation d'altitude de 52 000 pieds, soit avec une vitesse moyenne de 13,84° par intervalle de 2 000 pieds, il effectue en fait tout ce mouvement de 13,84° en 1/12 de l'intervalle de 2 000 35 pieds, soit 167 pieds et reste stationnaire pendant la période pendant laquelle l'altimètre indique les autres 1 833 pieds de chaque intervalle de 2 000 pieds. Ainsi, lorsqu'il se déplace, le disque lent 12 se déplace 12 fois plus vite que sa vitesse moyenne. Pendant la période stationnaire de 1 833 pieds, les 40 détecteurs 9 , 9A^, 9A2, 9A-i± et 9D^ sont en correspondance 70 29582 2080865 avec des signes non ambigus et relativement stationaaires. Ainsi, les intervalles d'ambiguïté provenant du mouvement du disque 12 sont extrêmement brefs. Sur la figure 1, le codeur 10 est dans une position indi-5 quant 38 700 pieds. Dans cet état correspondant à l'altitude considérée, le disqae rapide 14- est orienté par rapport aux détecteurs 9 qui lui sont associés de telle sorte que le détecteur 9 C^j détecte l'absence d'une marque opaque 13 sur la piste d'informations 48, le détecteur 9 C^ détecte la présence 10 d'une marque du fait qu'il est angulairement déplacé sur la piste 48 par rapport au détecteur 9 C.p le détecteur 9 Cg détecte l'absence d'une marque sur la piste 50, le détecteur 9 détecte l'absence d'une marque sur la piste 52 et le détecteur 9 Bg détecte l'absence d'une marque sur la piste 54-. De 15 même, le détecteur 9 détecte l'absence d'une marque sur la piste 56, le détecteur 9 A^ détecte la présence d'une marque opaque sur la piste 58, le détecteur 9 Ag détecte l'absence d'une marque opaque sur la piste 60 et le détecteur 9 A^ détecte la présence d'une marque opaque sur la piste 62. Le détec-20 teur 9 D^ détecte l'absence d'une marque sur la piste 62 du fait qu'il est angulairement déplacé sur la piste 62 par rapport au détecteur 9 A^. Mais la détection de l'absence d'une marque est inversée par un inverseur 64, de sorte que la sortie est la même que si une marque 13 était présente sous le 25 détecteur 9 D^. Le but du décalage angulaire du détecteur 9 D4 et son raccordement à l'inverseur 64 seront décrits en détail ci-après. Il suffit de dire que, avec les détecteurs disposés par rapport à leurs bits associés comme il vient d'être décrit, le.3 sorties combinées de tous les détecteurs (y compris le 30 détecteur 9 D^ et son inverseur associé 64) fournissent une information indiquant ,1'altitude de 38 700 pieds,comme on peut le voir en comparant l'état du codeur de la figure 1 avec la ligne 38 700 pieds sur le graphique de la figure 3. En supposant que l'altitude croisse, le pignon d'entrée 24 tourne en 35 sens inverse des aiguilles d'une montre, faisant tourner le disque secondaire 14 dans le sens des aiguilles d'une montre et l'élément menant 30 dans le sens inverse. Comme l'élément 30 tourne en sens inverse des aiguilles d'une montre, la dent 34 entre en. prise avec le pignon 38 lorsque la lecture d'altitude 4-° atte? ut 38' 710 pieds et fait tourner le pignon 38, faisant 70 29582 2080865 ainsi tourner le disque 12. Lorsque l'altitude croît légèrement, par exemple jusqu'à 38 750 pieds, le bit A2 passe de la position absence à la position présence,du fait que le disque codeur 12 tourne en sens inverse des aiguilles d'une montre pour amener 5 la marque opaque 13 de la piste 50 entre la source lumineuse et le photo-transistor du détecteur 9A2» Il faut noter que la transition du bit A2 survient lorsque le disque 12 a tourné d'environ 6,92° depuis sa position représentée, la rotation s'effectuant pendant un changement d'altitude d'environ 83 pieds. Un 10 accroissement d'altitude supplémentaire de 83 pieds jusqu'à 38 833 pieds termine ce pas du disque primaire 12, faisant tourner le disque primaire 12 de 6,92° supplémentaires après le point de transition. L'entraînement à croix de Malte 26 se dé-saccouple alors si l'altitude continue à augmenter, et le dis-15 que primaire 12 reste dans sa nouvelle position alors que la lecture d'altitude s'accroît de 1 833 pieds supplémentaires. Un accroissement d'altitude supérieur à ces 1 833 pieds après le pas déclencherait bien entendu un nouveau pas, car la dent 34-viendrait à nouveau en prise avec le pignon 38. On doit noter 20 que, pendant tout cet accroissement d'altitude, le disque rapide 14- tourne de façon continue, chacun des détecteurs 9 0^, 9C2, 9 C4., 9 B2 et 9 E^. enregistrant le changement de lecture d'altitude. Ayant ainsi décrit en détail le fonctionnement de l'appareil lorsque l'altitude croît jusqu'à 38 700 pieds, le 25 fonctionnement de l'appareil lorsque l'altitude décroît à partir de 38 700 piees est évident pour tout spécialiste. En conséquence, on ne décrira pas ce fonctionnement lors des diminutions d'altitude. Selon une autre caractéristique de l'invention, les dimen-30 sions des deux disques codeurs 12 et 14 ont été réduites en supprimant une piste sur chacun d'entre eux sans perdre l'information communiquée par ces pistes. Ce résultat souhaitable provient de la forme de code employée ici et pourrait s'appliquer à d'autres codes similaires, bien que ces autres codes 35 similaires ne soient pas de forme identiques à celle du code de la figure 3. Il a été possible d'éliminer une piste sur le disque codeur 14 du fait que les bits C^ et C^ sont identiques en forme, sauf qu'ils sont déphasés. Sur la figure 3, on voit que le code C^ est en avance de 500 pieds sur le code C^. Du 40 fait que le disque 14 tourne d'un tour complet chaque 4 000 pieds, 500 pieds représentent 1/8 de tour ou 45°. En consé 70 29582 2080865 quence, une seule piste d'information 48 ayant la caractéristique des deux bits C^ et C/j de la figure 3 peut être explorée sur le disque 14 et les détecteurs 9C^ et 9 C.j peuvent tous deux lui être associés, le détecteur 9 étant disposé à 45° 5 en avant du détecteur 9 C^ Ainsi, les détecteurs 9 C^ et 9' 0^ détecteront tous deux l'information sur la piste 48, mais dans la phase appropriée, de façon à fournir les bits C^ et de la même manière que la figure 3 le représente. On élimine également une piste sur le disque 12 en utili-10 sant une seule piste 62 pour les bits A,-( et D^. Une étude de la figure 3 indique que le bit A^ est absent sur 20 000 pieds et est présent sur 32 000 pieds des 52 000 pieds de la mesure d'altitude, le bit 2)^ est présent sur 20 000 pieds et est absent sur 32 000 pieds. On voit ainsi qu'il y a une relation mutuelle le entre les bits A^ et D^. En outre, on voit que les changements d'état sont déphasés. On peut tenir compte de la relation entre les bits A^ et pour monter les deux détecteurs 9 A^et 9 D4. en raccordant l'un d'entre eux à la sortie du codeur par l'intermédiaire d'un inverseur 64. Comme on le voit ici, le dé-20 tecteur de D^, c'est-à-dire le détecteur 9 est raccordé à l'inverseur 64. Ainsi, lorsque le détecteur 9 détecte la présence d'une marque 13 sur la piste 62, il émet un signal et Ge signal est inversé par l'inverseur 64 de manière que la sortie du codeur indique qu'il n'y a pas de marque. Inversement, lors-25 que 9 détecte l'absence d'une marque 13 sur la piste 62, il n'émet pas de signal et ceci amène l'inverseur 64 à émettre un signal comme s'il y avait une marque. On tient compte de ce déphasage précisément de la même manière que l'on en a tenu compte pour les bits et G^; En se reportant à nouveau à la figu-30 re 3, on peut voir que le bit apparaît à environ 30 700 pieds, tandis que le bit A^ disparait (l'inverse d'apparaître) à 46 700 pieds, soit 16 000 pieds après l'apparition de D^. Ainsi le détecteur de D^, c'est-à-dire le détecteur 9 D/j. doit être situé à 16 000 pieds en avant par rapport au détecteur de 35 A/|. lorsque le disque 12 effectue une révolution en 52 000 pieds le détecteur 9 doit être placé sur la piste 62 environ 111° en avant du détecteur 9 A^. Ce placement du détecteur 9 en combinaison avec l'utilisation d'un inverseur 64 donne une sortie d'information qui sera précisément celle du bit de 4-0 ia fisjire 3, tandis que le détecteur 9 A^ fournit une informa9 70 29582 -13- 2080865 tion qui est précisément la même que celle du bit de la figure 3* Ainsi, la seule piste 62 associée aux deux détecteurs 9A1 et 9 et à l'inverseur 64- peut fournir les deux bits d'information. De cette manière, on supprime deux pistes, ce qui permet aux deux disques 12 et 14 d'être plus petits, ou aux pistes portées par les disques d'être disposées plus loin vers l'extérieur au voisinage de la périphérie, ce qui tend à améliorer la précision du codeur. 70 29582 2080865 REVENDICATIONS 1.- Codeur du type comportant deux éléments tournants dont le premier est entraîné par un organe d'entrée, une pluralité de moyens de détection associés à chacun des deux éléments tournants, et des moyens pour changer de façon intermittente l'état desdits moyens de détection en fonction de la position angulaire desdits éléments tournants, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens interposés entre l'organe d'entrée et le second élément tournant pour faire tourner cet élément à une vitesse angulaire moyenne inférieure à celle du premier, lesdits moyens d'entraînement en rotation dudit second élément étant agencés pour que ledit élément tourne de façon intermittente d'un angle tel que l'état d'au moins l'un des moyens de détection associés audit élément soit changé, ledit élément restant immobile entre les rotations intermittentes, ce qui réduit le temps de transition dudit moyen de détection. 2.- Codeur selon la revendication 1, caractérisé en ce •que les moyens de rotation intermittente sont constitués par un entraînement à croix de Malte. 3-- Codeur selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les deux éléments tournants sont des disques transparents et que les moyens pour changer l'état des détecteurs sont constitués par des marques opaques sur ces disques. 4-.- Codeur selon l'une des revendications 1 à 3, du type dans lequel les éléments tournants portent des marques disposées sur une pluralité de pistes circulaires selon une combinaison d'un code multi-bit, et des moyens de détection disposés en des points prédéterminés en correspondance avec chacune des pistes de marques pour fournir des signaux monobit correspondant à l'état de chacune des marques en ces points, deux bits de ce code ayant des combinaisons globales réciproques, caractérisé en ce que deux des moyens de détection sont disposés en des endroits prédéterminés en correspondance avec une seule piste de marques, cette piste unique ayant des marques dans la combinaison globale de l'un des bits réciproques, et des moyens sont prévus pour inverser le signal provenant de l'un des deux détecteurs, grâce à quoi ce détecteur et 1'inverseur associé produisent la combinaison de signaux de l'autre 70 29582 ~15" 2080865 bit réciproque et l'autre détecteur produit la combinaison de signaux du premier bit réciproque. 5«- Codeur selon l'une des revendications 1 à 3, du type agencé pour produire un code multibit, dans lequel deux de ces 5 bits sont identiques, mais déphasés, l'élément tournant portant une pluralité de pistes de marques sur lesquelles chaque combinaison est représentative d'un bit et des moyens de détection étant disposés en correspondance avec ces pistes pour engendrer un signal de bits en fonction des marques sur ces pistes, 10 caractérisé en ce que les moyens de détection comportent deux détecteurs en correspondance avec la piste à combinaison de marques en fonction de deux bits identiques, les deux détecteurs étant espacés le long de cette piste de l'angle de phase entre les deux bits identiques. 15 6.- Codeur selon l'une des revendications 1 à 5, destiné au codage des altitudes en fonction du code de télémétrie d'altitude à dix bits, caractérisé en ce qu'il comporte deux éléments tournants dont le premier qui porte les informations en fonction des cinq bits du code ayant la périodicité la plus 20 courte, des moyens pour faire tourner ledit élément une fois par 4 000 pieds, cinq détecteurs, un pour chaque bit sur ledit élément, le deuxième élément tournant qui porte des informations en fonction des cinq bits du code ayant la plus longue périodicité, un deuxième groupe de cinq détecteurs, un pour 25 chaque bit sur le second élément, chacun de ces détecteurs ayant deux états, des moyens pour faire tourner de façon intermittente le -deuxième élément à une vitesse moyenne d'un tour pour toute la plaqe du codeur, ces moyens de rotation intermittente entraînant en rotation le deuxième élément une fois par 30 2 000 pieds d'un angle suffisant pour faire changer l'état d'au moins un détecteur du deuxième groupe, le deuxième élément étant stationnaire entre les intervalles de rotation. 7.- Codeur selon la revendication 6, caractérisé en ce que les moyens de rotation intermittente sont agencés pour faire 35 tourner le deuxième élément de cet angle en sensiblement moins de 1 000 pieds.