L'invention a trait à un mélange et à un procédé de prévention contre la dysenterie hivernale, la diarrhée et la teigne chez les ruminants. Le mélange et la méthode sont caractérisés, plus précisément, en ce qu'on administre aux ruminants des spores (corpuscules reproducteurs) de Bacillus Uniflagellatus. Le micro-organisme utilisé dans la présente invention est appelé Bacillus Uniflagellatus. Une culture de cet organisme est en dépôt, sous le numéro 15.134, à 111'American Type Culture Collection" (12301 Parklawn Drive, Rockville, Md. 20852), où elle est disponible pour le public. Les caractéristiques morphologiques et physiologiques du Bacillus Uniflagellatus sont décrites en détail dans le brevet USA 3.617.448, sous le titre "Ltantibiotique et ses méthodes de fabrication et d'utilisation". D'autres documents ont déjà été publiés concernant le Bacillus Uniflagel latus : "Caractéristiques remarquables du Bacillus Uniflagellatus1, (dans "The Southwestern Naturalist" 13(3), pages 349 à 352 du numéro du 10 Décembre 1968), "Inhibition du virus de la mosalque du tabac a' l'aide d'un extrait de bactérie" (dans "Phytopathology", volume 59, n 5, pages 658 à 662 du numéro de mai 1969) et "La rage et son diagnostic" (1968). La dysenterie hivernale et la diarrhée sont, pour les ruminants, deux graves fléaux qui contrarient sérieusement l'augmentation normale de poids de ces animaux. Il arrive même parfois que ces maladies, et plus particulierement la dysenterie hivernale, leur soient fatales. De toute manier, des animaux touchés par ces maladies ont besoin d'une nourriture plus abondante pour retrouver une croissance régulière. La teigne, affection semblable à une mycose, est également un fléau qui atteint couramment les ruminants. Elle est, au minimum, extrêmement désagréable pour l'animal, et peut le pousser à vouloir se gratter contre des fils de fer ou des barrières et clôtures, ce qui peut le blesser. Elle peut, parfois, être bien plus grave pour l'animal et avoir pour lui des suites fatales. Les ruminants, c'est-à-dire les bovins, les ovins, les chèvres, les cerfs, les buffles, constituent la plus importante réserve mondiale de nourriture. Le facteur qui limite cette quantité de nourriture disponible est l'augmentation de poids des ruminants que l'on peut obtenir par unité donnée de la nourriture qu'ils reçoivent. Tout ce qui constitue un obstacle à cet accroissement de poids, à savoir des fléaux comme 1a dysenterie hivernale, la diarrhée et la teigne, que les ruminants peuvent contracter, limite la quantité de nourriture (animale ou tirée de l'animal) disponible. L'invention a pour but de proposer un mélange destiné à être administré aux ruminants pour prévenir la dysenterie hivernale, la diarrhée et la teigne. Un autre but de l'invention est de proposer une nourriture pour animaux, empêchant, chez les ruminants, la contagion des maladies très infectieuses que sont la dysenterie hivernale, la diarrhée et la teigne. Les buts ci-dessus sont atteints grâce à la présente invention, qui repose sur un procédé consistant à incorporer des spores de Bacillus Uniflagellatus dans la nourriture donnée aux ruminants et à prévenir, en faisant absorber ces spores par les ruminants, la dysenterie hivernale, la diarrhée et la teigne qui sévissent chez ces animaux. Les spores de Bacillus Uniflagellatus peuvent être administrées aux ruminants en les incorporant à -leur nourriture et en les mélangeant préalablement à un milieu porteur. La nourriture administrée est la nourriture solide normale de ces animaux, ou, dans le cas de très jeunes ruminants, âgés d'un jour par exemple, le lait qu'ils boivent. Dans la suite de la description et dans les revendications, et à moins qu'il ne soit fait expressément mention du contraire, les spores dont il est question sont des spores de Bacillus Uniflagellatus, qui, après multiplication dans l'appareil digestif du ruminant, libèrent un antibiotique. Cependant, toutes les spores de Bacillus Uniflagellatus ne libèrent pas forcément un antibiotique après germination dans l'appareil digestif du ruminant. Si, par exemple, le véhicule du Bacillus Uniflagellatus est un produit dérivé de l'industrie du chocolat et caractérisé par une très forte concentration en glucose (30 grammes de glucose environ par litre), il est rare que les spores apportées par un tel milieu s'avèrent efficaces pour prévenir la dysenterie hivernale, la diarrhée ou la teigne qui sévissent chez les ruminants : en effet, dans ce cas, les spores ne libèrent pas d'antibiotique après germination" dans l'appareil digestif de l'animal. Un produit dérivé de l'industrie du chocolat doit contenir du moins 10 grammes environ de glucose par litre pour transporter une quantité appréciable de semences et permettre la libération d'un antibiotique. Un sucre, tel que le saccharose, qui libère du glucose sous l'action du Bacillus Uniflagellatus, peut être utilisé dans le milieu véhiculeur à la place du glucose. Dans la plupart des milieux véhiculeurs, on préférera le saccharose au glucose, d'abord en raison de son moindre prix, ensuite en raison de ce que les bactéries devront d'abord le décomposer avant de pouvoir utiliser le glucose libéré, ce qui empêche la présence diun excès de glucose. Le Bacillus Uniflagellatus peut se multiplier dans de nombreux milieux nutritifs susceptibles de libérer l'antibiotique cité dans le brevet USA 3.617.448. Ce brevet cite des milieux à base de carotte ou d'acides aminés. Un autre milieu porteur approprié-peut être constitué par des sousproduits de la fabrication du chocolat, par exemple des tourteaux ou des gâteaux formés par des opérations de pressage ou extraction. Ces tourteaux sont des sous-produits de l'industrie de la confiserie. Ils sont préparés en soumettant un mélange de chocolat et de produits de confiserie, par exemple des débris de sucre ou des barres de sucre dont le beurre de cacao a été extrait, à des pressions comprises entre 6 et 500 kilogrammes par centimètre carré (80 et 7 000 livres par pouce carré) et à des températures comprises entre 50 et 1200C (125 et 250 degrés Fahrenheit), puis en assurant sa granulation. Les éléments de base du mélange peuvent beaucoup varier; les plus fréquents sont cependant du sucre de canne, des dérivés du lait, du cacao, du beurre de cacao, des graines d'arachide et des amandes. Bien que les analyses varient beaucoup avec les éléments de base du mélange, celle d'un type de tourteau de ce genre donne, en poids, une proportion de 12 % de protéines, de 7 96 de graisse et de 3 1 de substances fibreuses. Ces tourteaux sont surtout utilisés comme aliments pour le bétail. Les gâteaux formés par extraction proviennent de fragments et de poudre des coques de cacao, dont on a extrait le beurre de cacao en les soumettant à une température et à une pression données. Des équipements industriels permettent d'obtenir ces gâteaux formés par extraction à partir de morceaux de coques de cacao non grillées, ou de morceaux grillés et dégraissés, et de différents résidus de coques de l'opération de décorticagé. Les températures normalement choisies pour obtenir les gâteaux formés par extraction sont comprises entre 100 et 1750C (200 et 350 degrés Fahrenheit). Après les avoir soumis à la pression, on granule les gâteaux formés par l'extraction. Comme les tourteaux, les gateaux formés par extraction sont couramment trouvés dans le commerce comme sous-produits de l'industrie de la confiserie. Les spores de Bacillus Uniflagellatus, susceptibles de libérer un antibiotique lors de leur multiplication, peuvent etre obtenues à partir de milieux nutritifs dérivés de l'industrie du chocolat - tourteaux ou gâteaux formés par extraction - selon le processus ci-dessous, cet exemple ne constituant en aucun cas une limitation de l'invention EXEMPLE A Dans 10 litres d'eau distillée, on mélange et brasse vigoureusement 650 grammes de gâteau formé par extraction, 100 grammes de tourteau, 2 grammes de nitrate d'ammonium et 2 grammes de chlorure d'ammonium. Le mélange ainsi normé est stérilisé en autoclave pendant plus d'une heure, sous une pression de 1 kg/cm2 (15 livres par pouce carré). Ensuite, tout en maintenant le milieu à la température de 320C, on y introduit des spores de Bacillus Uniflagellatus; comme le Bacillus Uniflagellatus est aérobie, on introduit les spores en présence d'un dégagement d'air introduit au sein du milieu, et ceci pendant une période de 12 à 14 jours. On extrait ensuite, par centrifugation, toutes les matières solides contenues dans le mélange.De l'éther est ajouté à la substance aqueuse qui résulte de la centrifugation, afin de déclencher la production de l'antibiotiqùe. Pour récupérer les spores contenues dans la matière restant après centrifugation, ce dernier est séché sous vide et à une température de 800C jusqu'à ce qu'il forme un gateau solide, qui est ensuite broyé et passé au tamis jusqu'à ce qu'il puisse passer au tamis de 100 mailles au pouce (comme le gâteau et le tourteau choisis au début de l'exemple A pour composer le mélange). Si on le souhaite, on peut choisir un autre type de tamis qui se situe entre 50 et 3-25 mailles au pouce. Un autre procédé d'obtention de spores de Bacillus Uniflagellatus susceptibles de libérer un antibiotique par multiplication dans l'appareil digestif des ruminants est décrit dans le deuxième exemple suivant EXEMPLE B Dans 10 litres d'eau distillée, on mélange 300 grammes de gateaux dont les grains passent au tamis de 100 mailles, formé par extraction et 100 grammes de tourteau de même grosseur de graina et lton agite vigoureusement pour réaliser une diffusion complète des substances solides au sein du liquide. Les 10 litres de mélange sont ensuite sterilisés à la vapeur pendant neuf minutes, sous une pression comprise entre 1 et 1,4 kg/cn2 (15 et 20 livres par pouce carré).Après stérilisation et refroidissement jusqu'à une température de 32 à 340C, le mélange reçoit une culture de spores de Bacillus Uniflagellatus sous forme drune gélose liquéfiée sous l'effet de la chaleur et versée dans l'eau. Dans le récipient de 12 litres qu le contient, le mélange est agité et maintenu à une température comprise entre 32 et 340C. Un dégagement d'air filtré prévu en son sein pendant une période de 14 jours lui fournit de l'oxygène. La température de 32 à 340C est préférable, mais on peut envisager le choix de températures plus élevées ou plus basses. Le mélange subit ensuite une centrifugation, et le liquide restant est extrait, ce qui permet de récupérer l'antibiotique. Les substances solides séparées sont séchées, broyées, passées au tamis, et forment alors une poudre contenant les spores désirées. Un autre procédé peut consister à faire passer, à la fin des 14 jours, le mélange dans un dispositif de séchage par vaporisation et, une fois toute l'eau extraite, à récupérer sous forme d'une fine poudre les spores et l'antibiotique.Ce deuxième procédé est préférable au premier, car il permet d'éviter les phases de centriiugation, ae séchage, de broyage, de passage au tamis et de récupératon. Aux milieux véhiculeurs, tels que les gâteaux formés par extraction ou les tourteaux, peuvent être ajoutés des stimulateurs de croissance destinés à augmenter la production de cellules saines de Bacillus Uniflagellatus. Une caractéristique de l'invention réside en ce que le coeur de la graine d'arachide est un remarquable stimulateur de croissance du Bacillus Uniflagellatus, dans le cas d'un milieu porteur qui est un produit dérivé de l'industrie du chocolat. En fait, la graine d'arachide tout entière est un stimulateur de croissance, et non seulement le coeur de celle-ci; on choisit cependant le coeur de la graine seulement, en raison de son prix nettement moins élevé.Dans beaucoup de fabrIcations, il est souhaitable de séparer le coeur des graines d'arachide des graines ellesmêmes, en raison du goût relativement désagréable du coeur de ces graines et de leur faible capacité de conservation. La séparation du coeur des graines et des graines elles-mêmes peut être réalisée par les procédés industriels bien-connus et actuellement employés dans l'industrie de la confiserie. Les coeurs de graines d'arachide et les graines elles-mêmes ne sont pas des stimulateurs de croissance pour un Bacillus Uniflagellatus porté par un milieu de support à base de carotte. Dans le but de montrer que le coeur des graines d'arachide est vraiment un stimulateur de croissance du Bacillus Uniflagellatus, on a effectué une comparaison entre un milieu porteur conforme à l'exemple A, c'est-à-dire composé de gâteau formé par extraction de tourteau, de nitrate d'ammonium et de chlorure d'ammonium, et un milieu porteur absolument identique auquel on avait ajouté une certaine quantité d'extrait aqueux de coeur de graines d'arachide. Bien que présent sous forme d'extrait aqueux, le coeur de graines d'arachide représentait, en poids, environ 4 % du poids total des éléments solides contenus dans le milieu porteur. Dans le cas du premier milieu porteur, on obtient après 72 heures de fermentation à 320C environ 16.920.000 cellules -çiables par millilitre contre 42.620.000 dans les memes conditions dans le cas du porteur identique auquel on avait ajouté de 1extrait de coeur de graines d'arachide. Un autre procédé d'obtention de semences de Bacillus Uniflagellatus susceptibles de libérer un anti nique par germination à l'intérieur de l'appareil digestif des ruminants, qui utilise le coeur des graines d'arachide comme stimulateur de croissance, est décrit dans le troisième exemple suivant EXEMPLE C Dans 11 litres d'eau distillée, on mélange 400 grammes de gâteau à grains de 100 formé par extraction, 100 grammes de tourteau à grains de 100 également et 137,5 grar:- de coeur de graines d'arachide, et l'on agite vigoureusement pou realiser une complète diffusion des substances solides au sein du liquide.Le mélange de 11 litres est ensuite stérilisé à la vapeur pendant 90 minutes, sous une pression comprise entre 1 et 1,4 kg/cm2 (15 et 20 livres par pouce carré). Après stérilisation et refroidissement jusqu'à une température de 32 à 340C, le mélange reçoit une culture de semences de Bacillus Uniflagellatus sous forme d'une gélose mélangée sous l'effet de la chaleur et versée dans l'eau. Dans le récipient de 12 litres qui le contient, le mélange est agité et maintenu à une température comprise entre 32 et 340C, tandis qu'un dégagement d'air filtré prévu en son sein pendant une période de 14 jours lui fournit de l'oxygène. Une décantation du mélange permet alors d'extraire le liquide qui surnage et donc de récupérer l'antibiotique.Les substances résiduelles passent dans un dispositif de séchage par vaporisation et, une fois toute l'eau extraite, on récupère sous forme d'une fine poudre les semences et l'antibiotique. Ce procédé est intéressant, car il permet d'éviter les phases de centrifugation, de séchage, de broyage, de passage à travers un tamis et de récupération. Lorsque les semences de Bacillus Uniflagellatus ont été produites selon l'un des procédés qui viennent d'être décrits ci-dessus, elles sont récupérées sous fore d'une fine poudre, ainsi que ce qui reste du milieu porteur au sein duquel les semences ont été produites. Cette poudre constitue un support inerte et peu coûteux qui permet d'éviter l'usage de concentrations élevées de semences, fort coûteuses et assure une distribution plus égale des semences disponibles; en outre, elle evite la détérioration des semences pendant leur utilisation et elle n'est toxique ni pour les ruminants, ni pour les semences elles-mêmes. Ce support évite aussi aux semences un contact avec l'air trop important.Un autre avantage de ces procédés de production de semences se manifeste dans le domaine de l'écologie et en ce qui concerne le prix de revient : il n'y a pas de dépense à prévoir en matière de fermentation. Ta plupart des procédés de fermentation sont coûteux et posent le problème de la destination des solides servant de support à la fermentation, tandis que, dans le cas présent, tous les solides sont fixés en même temps que le produit conforne à l'invention. Afin d'empêcher la gernination des semence avant que soit effectué le traitement des ruminants, on s'arrange pour que la proportion d'eau, en poids, dans le mélange des semences et de leur milieu porteur, ne dépasse pas 10 %. Aucunraison d'économie ne justifie qu'on diminue ce pourcentage en poids jusqu'à des valeurs inférieures à 4 %. Ce "pourcentage d'eau en poids" est déterminé en comparant le poids initial au poids après séchage pendant 48 heures à 100 C sous un vide de 685 mm (27 pouces) (soit une pression absolue de 75 mm de mercure), c'est-à-dire un dixième de la pression atmosphérique normale. Les semences peuvent avoir une durée de vie de nombreux mois : une distribution à peu prs uniforme et comprise entre 24 et 29 millions de semences par gramme, portée par un milieu semblable à ceux qui viennent d'être cités et contenant, en poids, moins de 10 Si lton veut que le produit fabriqué ür le traitement des ruminants soit efficace et peu coûteux, il faut diriger la production de semences de telle manière qu'on puisse disposer d'une densité comprise entre 100.000 et 1 millic.ç- de semences par gramme du mélange composé du milieu porteur en poudre et des semences. Avec des distributions plus importantes ou au contraire plus faibles, le coût est plus élevé, ce qui fait donc préférer la gamme qui vient d'être indiquée. Dans le cas du procédé de l'exemple C, il y a environ 29 millions de semences par gramme du mélange en poudre, et les semences représentent, en poids, moins de 0,5 % du mélange. On pense qu'il y a entre 325 et 350 milliards de semences dans un gramme de semences non mélangées. Une analyse du né lange en poudre obtenu avec le procédé de fabrication décrit dans l'exemple C conduit aux résultats suivants Composants du mélange PourcentageS en poids Graisses totales 9,76 % Protéines totales 24,6 % Cendres totales 5,9 % Hydrates de carbone 11,1 , (considérés comme de l'amidon) Sucres réducteurs 1,25 % (considérés comme du glucose) Pour faire absorber le milieu porteur et les semences par les ruminants, plusieurs procédés peuvent être utilisés. On peut, tout d'abord et si nécessaire, les faire absorber directement, par alimentation forcée des animaux. Une autre solution, qui est préférable, consiste à incorporer les semences à la nourriture normale de l'animal.On a constaté que les semences et le milieu porteur obtenus conformément aux exemples ci-dessus A, B et C peuvent être incorporés directement et sans modification de goût susceptible d'être désagréable à la nourriture des ruminants. Cette possibilité est applicable aussi bien aux aliments solides, tels que les grains, qu'aux aliments liquides comme le lait. Théoriquement, une seule semence libère déjà, si elle germe, une petite quantité d'antibiotique. Pendant le traitement d'un animal, 10 millions de semences au moins sont avalées chaque jour, et même 100 millions ou davantage. Comme on ne peut déceler aucun effet toxique des semences ou de l'antibiotique libéré par les semences sur les animaux, il n'est pas nécessaire de définir la quantité maximale de semences à incorporer dans leur nourriture quotidienne. En pratique, il apparaît que, pour la plupart des ruminants, on ne tire aucun bénéfice d'un dosage en semences qui serait supérieur à 1 milliard de semences par jour. La durée du traitement doit être suffisante pour permettre aux semences de germer à l'intérieur de l'estomac du ruminant. Parfois, un seul traitement est suffisant; ii paraît préférable, cependant, de le faire durer au moins une semaine, étant bien entendu qu'un traitement d'une semaine signifie que l'animal absorbe des semences chaque jour pendant une semaine. Quand cela est possible, il y a intérêt à faire durer le traitement pendant deux à trois mois. Comme il ne résulte aucun effet nuisible d'un traitement par des semences de Bacillus Uniflagellatus, de tels traitements prolongés se justifient par la protection accrue qu'ils assurent contre la dysenterie hivernale, la diarrhée et la teigne. L'invention sera mieux comprise à l'aide des exemples suivants, qui sont donnés à titre descriptif et ne constituent en aucun cas une limitation de l'invention. EXEMPLE 1 Des veaux et des génisses (races Holstein, Holstein-Angus et Holstein-Charlois) provenant de 22 coopératives ont été traités dans une même étable. Dans chaque cas, le traitement a commencé lorsque l'animal avait à peu près trois mois et a été arrêté après deux ou trois mois, c'est-à-dire lorsque l'animal était age de cinq à six mois. Les poids des animaux traités variaient entre 80 et 225 kg (180 et 500 livres). Entre Novembre 1972 et Septembre 1973, 94bêtes ont -ététraitées à l'aide de semences de Bacillus Uniflagellatus portées par un milieu porteur approprié. La concentration des semences dans le milieu porteur, obtenu par le procédé décrit dans l'exemple C, était comprise entre 9 et 20 millions de semences par gramme. Chaque bête était alimentée deux fois par jour avec environ 7 grammes (un quart d'once) du mélange "milieu porteur + semences" et avalait donc par jour 14 grammes (une demi-once) du mélange. Pas une seule des 94 bêtes traitées pendant cette période de 10 mois n'a contracté de dysenterie hivernale ou de diarrhée. Quelques-uns étaient atteints de la teigne lorsqu'ils étalent arrivés dans l'étable, mais le traitement a semblé y mettre fin; il n'a pas été possible d'entretenir la teigne des bêtes traitées avec les semences de Bacillus Uniflagellatus. L'année précédente, environ 50 % des bêtes provenant des 22 mêmes coopératives avaient été touchees par la dysenterie hivernale ou par la diarrhée. En outre, environ 80 S0 avaient contracté la teigne. EXEMPLE 2 Huit jeunes veaux nouveaux-nés (des Guernesey) ont été élevés dans une autre étable. Une diarrhée virale extrêmement contagieuse s'est déclarée chez une mère et deux des veaux. D'ordinaire, une diarrhée virale atteint très rapidement toutes les bêtes qui vivent dans une mme étable. La mère et les deux veaux qui l'avaient contractée moururent; les six autres veaux furent traités avec des doses de 14 grammes (une demi-once) de semences de Bacillus Uniflagellatus mélangées à un milieu porteur dans lequel leur concentration était comprise entre 9 et 20 millions de semences par gramme de mélange Ces 14 grammes (une demi-once) de nélange "milieu porteur + semences de Bacillus Uniflagellatusrtavaient été incorporés au lait donné aux veaux, selon la proportion d'environ 14 grammes (une demi-once) pour 2 litres (2 quarts) de lait. Chacun des six veaux traités a bu son lait sans difficulté. Le traitement a été poursuivi pendant les trois premières semaines de la vie des veaux.Sans aucune exception, pas le moindre signe de diarrhée nta été décelé pendant ce temps chez l'un ou l'autre des veaux. On peut éventuellement administrer aux ruminants des semences pures, c'est-a-dire des semences de Bacillus Uniflagellatus sans milieu porteur, mais c'est en quelque sorte du gaspillage de semences si l'on considère le nombre de semences très élevé contenu dans un gramme Pour des raisons de cette nature, il semble donc bien préférable d'abaisser la concentration des semences à l'aide d'un milieu porteur. Des tests de toxicité décrits ci-dessous utilisent un échantillon contenant 32 millions de semences par gramme, le milieu porteur des semences étant obtenu à partir de produits dérivés de la fabrication du chocolat. Ces tests approfondis de toxicité entrepris sur des mammifères n'ont montré aucune toxicité sensible de la part des semences ae Bacillus Uniflagellatus. On a, par exemple, étudie des irritations de peau éventuelles chez six lapins, en les soumettant, conformément aux règlements régissant l'utilisation des substances dangereuses (partie 191, chapitre 1, titre 21, paragraphe 191.11) du code des règlements fédéraux, à des doses de 0,5 millilitre par point d'application et en choisissant quatre points d'application par lapin : l'indice d'irritation de la peau mesuré était égal à 0. Un test de toxicité par inhalation a été effectué sur dix rats, en les soumettant, ccfornénent aux mêmes règlements (paragraphe 191.1), à une dose maximale de 50C millilitres par litre, respirée pendant une heure; on n'a constaté aucun effet toxique, ni encore moins létal. Au cours de ces tests, on ne peut pas utiliser des doses plus fortes sans danger pour la vie des rats. Tous les animaux testés ont absorbé la poudre de semences et ont montré qu'ils prenaient rapidement du poids. On n1 observait ni effet toxique, ni irritation, ni effet mortel. Le produit cutané LD50 a été testé sur des lapins en utilisant la procédure décrite dans le document évaluation de la sécurité des aliments, médicaments et cosmétiques contenant des produits chimiques" publié par l'Association des experts en aliments et médicaments des Etats-Unis. Chaque dose a été administrée à un lapin mâle et à une femelle Données : Lapin Dose(gramme/kg) Engorgement Oedème Décès 1 Elle 5 0 0 O 2 Femelle 5 0 0 0 3 Mâle 10 0 0 0 4 Femelle 10 0 0 0 5 Mâle 15 O O 0 6 Femelle 15 O O O -7 Mâle 20 0 0 0 8 Femelle 20 0 0 0 9 Mâle 25 0 0 0 10 Femelle 25 0 O O Pendant les deux semaines de la période d'observation, aucun des animaux traités n'a laissé voir de réactions cutanées. L'importance des doses déjà administrées dans ce test oblige à ne pas dépasser celle de 25 grammes par kilogramme. Le produit LD50 a été administré à des rat. par voie orale, et en utilisant également la procédure décrite dans le document cité ci-dessus. Les résultats sont les suivants Dose(gramme/kg) Nombre des rats Survivants 10 10 10 20 10 10 30 10 10 40 10 10 50 10 10 Pour des doses supérieures à 50 grammes par kilogramme, la substance utilisée pour le test se porte dans les poumons. Lorsqu'une dose de 5Q grammes par kilogramme de cette substance, qui comprend 32 millions de semences par gramme, est administrée aux rats par voie orale, on ne constate sur eux ni effets toxiques, ni effets létaux. Malgré tout, comme le niveau des doses létales ne peut pas être établi avec précision, on n'utilise pas le produit LD50 par voie orale. A aucun moment, après l'administration de la substance du test, on n'a pu cependant constater de manifestations de toxicité. Les animaux ont plutôt montré une augmentation de leur poids. Un test d'irritation des yeux a été effectué sur six lapins en les soumettant, conformément aux règlements régissant l'utilisation des substances dangereuses (partie 191, chapitre 1, titre 21, paragraphe 191.12) du code des règlements fédéraux, à des doses de 0,1 gramme administrée dans un seul oeil de chacun des six lapins. Les résultats sont les suivants Lapin numéro 1 Nombre de jours i 2 3 4 5 6 7 I. Cornée A. Opacité O 0 O O O O O B. Aire O 0 O O O 0 O AxBx5 Il. Iris A. Valeurs O O O O O O O x5 III. Conjonctive A.Rougeur O 0 O O O 0 O B. Chêmosis O O O O O O O C. Ecoulement 0 0 0 0 0 0 0 (A+B+C) x2 Total O O 0 0 O O O Lapin numéro 2 Nombre de jours 1 2 3 4 5 6 7 I. Cornée A. Opacité O 0 O 0 0 0 O B. Aire 0 0 0 0 0 0 0 AxBxS II. Iris A. Valeurs O 0 0 0 0 O x5 III. Conjonctive A. Rougeur O O 0 0 0 0 O B. Chémosis O 0 0 0 0 O O C. Ecoulement O O 0 0 0 O O (A+B+C) x2 Total 0 0 0 0 0 0 0 0 Lapin numéro 3 Nombre de jours 1 2 3 4 5 6 7 I. Cornée A. Opacité 0 0 0 0 0 0 0 B. Aire O 0 0 0 0 0 0 AxBxS II. Iris A. Valeurs O 0 0 0 0 0 0 x5 III. Conjonctive A. Rougeur 0 0 0 0 0 0 0 B. Chémosis O 0 0 0 0 0 0 C.Ecoulement 0 0 0 0 0 0 0 (A+B*C) x2 ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ Total 0 0 0 0 0 0 0 Lapin numéro 4 Nombre de jours 1 2 3 4 5 6 7 I. Cornée A. Opacité 0 0 0 0 0 0 B. Aire 0 0 0 0 0 0 AxBx5 11. Iris A. Valeurs O O O O O 0 O x5 III. Conjonctive A. Rougeur O O 0 O O O 0 B. Chémosis 0 0 0 0 0 0 C. Ecoulement O 0 0 0 0 0 0 (A+B+C) x2 Total 0 0 0 0 0 0 Lapin numéro 5 Nombre de jours 1 2 3 4 5 6 7 I. Cornée A. Opacité O 0 0 0 0 0 0 B. Aire O 0 0 0 0 0 0 AxBx5 II. Iris A. Valeurs O 0 O 0 0 0 0 x5 III. Conjonctive A. Rougeur O 0 0 0 0 0 0 B. Chémosis O 0 0 0 O 0 0 C. Ecoulement O 0 0 0 0 0 0 (A+B+C) x2 ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ Total O 0 0 0 0 0 0 Lapin numéro 6 Nombre de jours 1 2 3 4 5 6 7 I. Cornée A. Opacité 0 0 0 0 0 0 0 B. Aire O O 0 0 0 0 0 AxBx5 II. Iris A. Valeurs 0 0 0 0 0 0 0 x5 III. Conjonctive A. Rougeur O O O O O O O B. Chémosis 0 0 0 0 0 0 C. Ecoulement 0 0 0 0 0 0 (A+B+C) x2 ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ Total 0 0 0 0 0 0 Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits, à partir desquels on pourra prévoir d'autres modes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 10) Procédé de préparation d'un mélange nutritif à usage vétérinaire destiné à la prévention de la dysenterie hivernale, de la diarrhée et de la teigne chez les ruminants, caractérisé en ce que l'on fait absorber aux ruminants des spores de Bacillus Uniflagellatus (ATCC nO 15.134). 20) Procédé suivant la revendication l, caractérisé en ce que les spores sont mélangées à la nourriture normale des ruminants. 30) Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'on administre par jour au moins 10 millions de spores à chaque ruminant. 40) Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les spores sont mélangées de manière uniforme à un milieu véhiculeur qui n'est pas toxique et ne donne pas mauvais goût à la nourriture du ruminant. 50) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 ou 4, caractérisé en ce que le bétail traité est constitué par des ruminants. 60) Nourriture pour ruminants , destinée à prévenir la dysenterie hivernale, la diarrhée et la teigne, caractérisée en ce que la ration quotidienne des ruminants corlti lL au moins 10 millions de spores de Bacillus Uniflagellatus (ATCC nO 15.134). 70) Nourriture pour ruminants suivant la revendication 6, caractérisée en ce que les spores de Bacillus Uniflagellatus sont mélangées de manière uniforme à un milieu porteur qui n'est pas toxique et ne donne pas mauvais gout à la nourriture du ruminant.