La présente .invention a trait a une ancre marine. On sait.que l'on demande aux ancres marines des performances de plus en plus élevéesdu fait des exigences accrues que posent les grands navires, les plateformes de forage en mer, et les installations flottantes ancrées. D'une façon générale les ancres actuellement utilisées sont du type réversible et sont composées d'une verge fixée a une chaîne a sa partie antérieure et portant sa partie postérieure une articulation transversale autour de laquelle peuvent pivoter simultanément deux pattes généralement coplanaires et ayant une forme plus ou moins triangulaire. Lorsque ces ancres sont posées sur le fond leur extrémité arrière est surélevée, par exemple grace a un culot et les dieux pattes tendent sous l'effet de leur poids a s'incliner vers le bas et vers l'avant autour de cette articulation. Une traction sur la verge provoque alors ltenfon- cement des pattes dans le sol. Ces ancres connues présentent l'inconvénient d'exercer sur le sol sous-marin, lorsqu'elles sont enfouies, un effort dirigé sentsiblement.vers le haut, tendant a soulever la partie de sol peu épaisse qui reco.uvre les pattes, et elles ne présentent donc qufune force d'ancrage relativement réduite. On a déja pensé, pour augmenter la force d'ancrage, a réaliser des ancres ayant une forme de soc. Ces ancres présentent en général un soc ayant une section plus ou moins triangulaire dont la dimension croît depuis l'extrémité antérieure de sorte que les faces latérales des socs regardent vers le côté et vers le haut. Ces socs sont portés par des barres ou verges articulées ou non. Ces dernières ancres n'ont cependant pas donné toute satisfaction. D'une part leurs faces latérales présentent des parties plus ou moins horizontales qui tendent également a soulever le sol vers le haut D'autre part elles ne sont pas réversibles et doivent donc soit etre pourvues de moyens supplémentaires, tels que par exemple une verge formée de deux parties articulées, pour essayer de leur faire-prendre une position convenable sur le fond, soit être posées a l'aide de moyens spéciaux, grues flottantes, navires, flotteurs, sans que l'on soit sur que la position convenable soit toujours obtenue. La présente invention se propose de remédier a ces inconvénients et de fournir une ancre du type reversible qui soit d'emploi simple et qui présente une force d'ancrage accrue. En outre les ancres selon l'invention peuvent être facilement rangées dans les écubiers comme les ancres usuelles a pattes articulées. Elles sont faciles a démonter et a remonter et présentent une résistance a la force de traction supérieure a celle des ancres du type soc. L'invention a pour objet une ancre marine du type présentant une verge, un élément de support ou culot relié a la verge, et deux pattes, caractérisée par le fait que les deux pattes sont articulées indépendamment l'une de l'autre sur ledit support autour d'axes s'étendant dans une direction non perpendiculaire a un plan de symétrie vertical lorsque l'ancre est posée sur un fond horizontal, cette direction étant de préférence parallèle audit plan. Dans une forme de réalisation préférée l'élément de support est réalisé sous forme d'un culot possédant deux faces opposées convergentes de façon, lorsqu'une desdites faces est posée sur le sol, a incliner les pattes vers l'avant. Ce culot peut avantageusement être réalisé de façon a non seulement surélever l'arrière de l'ancre lorsque celle-ci s'est posée sur le fond et permettre ainsi aux extrémités antérieures des pattes de mordre dans le sol, mais encore à créer des butées pour limiter le débattement des pattes autour de leurs axes d'articulation et de les maintenir écartées entre elles avec un certain angle par exemple de 900. La verge peut avantageusement être constituée par une barre de section quelconque présentant a son extrémité antérieure des moyens d'attache a une ligne d'ancrage, ladite verge étant articulée audit support ou culot autour d'un axe horizontal, lorsque l'ancre est posée sur le fond ou fixée au culot dans le prolongement de celui-ci. Les pattes peuvent être des surfaces planes lisses ou nervurées ou des surfaces profilées. Elles peuvent être réalisées soit a partir d'une tole d'épaisseur constante soit au contraire avec une épaisseur allant de préférence en croissant depuis l'extrémité antérieure vers l'extrémité postérieure. L'articulation des pattes sur le support ou culot peut être réalisée par tous moyens et notamment un ou plusieurs axes ou par une fixation par anneaux permettant le mouvement des pattes ou de toute autre manière. En variante on-pourrait réaliser le culot de façon que les deux pattes soient articulées coaxialement sur un seul axe commun. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaitront a la lecture de la description suivante, faite a titre d'exemple non limitatif et se référant au dessin annexé dans lequel la figure l représente une vue éclatée d' une ancre selon l'invention, la figure 2 représente une vue de cette ancre a l'état assemble. En se référant aux figures 1 et 2 on voit que l'ancre comporte une verge 1 d'un type en soi classique présentant a son extrémité antérieure un orifice2 permettant la fixation de la ligne d'ancrage, par exemple une chaîne. A l'extrémité posté- rieure la verge 1 présente une fourche munie d'un orifice tra versant- 3. Par l'intermedia-ire de cette fourche l'extrémité postérieure de la verge est articulée, au moyen d'un axe 4, a un culot 5 muni a cet effet d'un prolongement 6 muni d'un orifice pour recevoir l'axe 4. On comprend que de cette façon lorsque le culot est disposé comme représenté dans le dessin la verge peut pivoter autour de l'axe horizontal 4, son débattement étant cependant limité comme cela sera vu plus tard. Le culot présente pour sa part -une forme classique avec une paroi médiane verticale-7 ayant la forme générale d'un trapèze et deux plaques également trapêzoidales 8 fixées a angle droit sur les bords obliques de la plaque 7. On comprend que de cette façon lorsque la plaque 8 inférieure est horizontale, par exemple lorsqu'elle est posée sur le sol marin, la plaque 8 supérieure est inclinée vers l'avant et vers le bas, de même d'ailleurs que l'axe de symétrie de la plaque trapézoldale 7. Celle-ci présente sur ses deux faces des reliefs 9 munis d'orifices traversants 10 alignés, de part et d'autre de la plaque selon des axesgêométriques parallèles a l'axe géométrique de symétrie de la plaque trapézordale. L'ancre présente encore deux pattes Il possédant une extré- mité antérieure pointue 12 et une extrémité élargie postérieure 13. Les pattes 11 présentent en outre des reliefs latéraux 14 munis d'orifices traversants 15 également alignés. Grace a des axes d'articulation 16 les pattes peuvent ainsi être articulées sur le culot, de part et d'autre de celui-ci grâce aux deux axes 16 qui passent par les deux paires d'orifices 10 et les deux paires d'orifices 15. Les dimensions des plaques 8 sont de préférence judicieusement choisies de façon a former des butées pour les pattes de sorte que le débattement de chaque patte 13 soit limité par exemple a un maximum de 900, à savoir 450 vers le haut et autant vers le bas. De même le débattement angulaire de la verge peut être convenablement limité par les bords antérieurs des plaques 8 coopérant avec les bras de la fourche. On comprend que lorsque l'on immerge au bout de sa chaîne l'ancre selon l'invention elle vient obligatoirement se disposer de façon telle que l'une ou l'autre des plaques 8 vienne en contact avec le sol marin. Quel que soit celle des plaques 8 qui vient reposer sur le sol les deux pattes vont se trouver in clinées vers le bas, et vers lavant du fait que les axes 16 sont inclinés en avant vers le bas. En même temps les pattes, grâce a leurs articulations prennent la position inclinée vers le côté et vers le bas représentée sur le dessin.Si une traction est exer cée sensiblement horizontalement sur la ligne d'ancrage la verge a tendance a tirer le culot 5 vers l'avant ce qui, en raison de l'inclinaison des pattes 11 vers l'avant permet aux extrémités 12 effilées desdites pattes de pénétrer dans le sol marin et Si la traction se poursuit de continuer a s'y enfoncer, le culot pivotant vers le haut autour de l'axe de verge jusqu'a la butée.Une fois que les pattes se trouvent enfoncées dans le sol toute traction ultérieure tend d'une part a enfoncer davantage les pattes dans le sol et d'autre part a refermer leur angle et a leur faire prendre appui sur le sol non pas sensiblement verticalement vers le haut comme dans le cas des ancres a pattes articulées classiques mais au contraire dans deux directions obliques divergeant latéralement de sorte que la patte prend appui leur une plus grande quantité de matière a la manière d'un soc incliné de charrue. En outre les deux pattes ne possèdent pas d'arêtes vives communes ce qui augmente la tenue en évitant de fendre le sol. On a décrit un exemple de réalisation dans lequel les axes 16 sont parallèles entre eux et parallèles a l'axe géométrique de symétrie de la plaque 7. Cependant on comprend qu'il serait également possible que ces axes 16, tout en étant disposés dans le plan horizontal passant par ledit axe de symétrie, soient inclinés de façon à converger ou diverger tout en obtenant l'effet de l'invention. Par exemple pour un angle d'inclinaison de 450 l'articulation de la verge devient inutile. Différentes. variantes peuvent être apportées à l'invention, dans la forme de la verge, des pattes et du support ou culot. Ainsi les pattes au lieu d'être triangulaires peuvent être de toutes formes polygonales ou arrondies et peuvent comprendre des éléments de raidissement. Au lieu d'être formées de tôles planes elles peuvent également ptésenter une épaisseur variable augmentant de l'avant vers llarriere. Elles peuvent posseder-des surfaces planes lisses ou nervurées ou des surfaces profilées. Les articulations de leurs côtés peuvent être réalisées de toutes façons accessibles à l'homme de l'art. On pourrait également relier les pattes indépendantes entre elles pour les obliger à pivoter symétriquement l'une par rapport a l'autre. Le culot peut être réduit à une simple pièce de support portant les deux articulations et ne plus jouer ni r6le de. butee ni rôle d'inclinaison et dans cette forme de réalisation on peut alors munir les extrémités postérieures des pattes telles que 13, de reliefs s t etendant perpendiculairement au plan des pattes pour d'une part soulever L'arrière des pattes et leur faire prendre une position inclinée. vers l'avant lorsque les pattes reposent sur le sol et d'autre part, lorsque les deux reliefs des deux pattes viennent au contact, former ainsi une limitation pour le débattement angulaire des pattes. A 1' arrière du culot peut être prévu un prolongement pourvu d'un orifice permettant de fixer un câble pour le relèvement de l'ancre lorsqu'elle est fixée dans le sol. Bien que l'invention ait été décrite à propos d'une forme de réalisation particuliere il est bien entendu qu'elle n'y est nullement limitée et qu'on peut lui apporter diverses modifications sans pour cela s'éloigner ni de son cadre ni de son esprit. REVENDICATIONS 1. Ancre marine présentant une verge, un élément de support ou culot relié à la verge, et deux pattes, caractérisée par le fait que les deux pattes sont articulées indépendamment l'une de l'autre sur ledit support autour d'axes respectifs s'étendant dans une direction non perpendiculaire au plan vertical de sy métrie de l'ancre. 2. Ancre selon la revendication 1 caractérisée par le fait que la verge est articulée au culot et que les directions des axes des articulations des pattes sont sensiblement parallèles au plan vertical de débattement de la verge. 3. Ancre selon la revendication 1 caractérisée par le fait que la verge est fixée rigidement sur l'élément de support et que les axes d'articulation des pattes sont convergents vers l'avant. 4. Ancre selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisée par le fait que l'élément de support est réalisé sous forme d'un culot possédant deux faces opposées convergentes de façon à provoquer l'inclinaison des pattes vers l'avant lorsque l'une desdites faces est posée sur le sol. 5. Ancre selon la revendication 4 caractérisée par le fait que ledit culot est composé dtune plaque trapezoidale verticale et deux plaques convergentes perpendiculaires à ladite plaque trapezoSdale. 6. Ancre selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisée par le fait qu'elle possède des moyens de butée limitant le débattement angulaire des pattes autour de leurs articulations. 7. Ancre selon la revendication 6 caractérisée par le fait que le culot porte lesdites butées. 8. Ancre selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisée par le fait que les pattes présentent à leur partie postérieure des reliefs ou surépaisseurs pour provoquer leur inclinaison vers l'avant lorsqu'elles sont posées sur le sol 9. Ancre selon la revendication 8 caractérisée par le fait que lesdits reliefs servent de butée limitant le débattement angulaire des pattes. Ancre selon l'une quelconque des revendications précedentes caractérisée par le fait que les pattes présentent une forme sensiblement triangulaire ou trapézoîdale avec une extré- mité antérieure rétrécie.