Pour lancer un élément d'ouvrage dlart,et notamment un élément de franchissement tel qu une travée de pont par le procédé dit de "poussage",on déplace progressivement cette travée en la faisant glisser sur des surfaces constituant des appuis de glissement montés sur les culées, piles ou autres éléments de support, avec interposition de patins mobiles. Ces patins glissent à frottement réduit sur les appuis et sont entraînés par la travée. Ils sont evacués à l'ex- trémité des surfaces d'appui. Par suite, afin d'éviter toute discontinuité dans le support de la travée, de nouveaux patins sont successivement engagés sous celle-ci, entre elle et chaque appui, au fur et à mesure de l'avancement des patins précédents. Cette manoeuvre est actuellement facilitée en donnant à la surface de glissement des appuis une forme générale bombée définie par un cylindre à génératrices horizontales à section directrice droite en courbe continue, de sorte qu'au moins ses deux extrémités sont inclinées sur l'horizontale en sens opposé à la sous-face de la travée. le patin mobile est ainsi introduit sans compression dans un espace suffisamment grand, puis progressivement comprimé au fur et à mesure de son entrainement par la travée. De menine à sa sortie, il est progressivement libéré et peut facilement être évacué. Toutefois on constate que sous l'effet des efforts auxquels le patin est soumis lors du déplacement de la travée, ce patin a tendance à se décaler latéralement risquant d'échapper aux appuis et nécessitant des opérations de recentrement. la présente invention a pour but de remédier à cet inconvénient en permettant un recentrement automatique des patins sans gêner leur déplacement longitudinal. Cette invention a en effet pour objet un appui de glissement dont la surface, bombée longitudinalement et d'épaisseur réduite à ses deux extrémités respectivement d'entrée et d'évacuation des patins, est également incurvée transversalement autour d'un axe perpendiculaire à l'axe de la courbe longitudinale et présente ainsi une concavité de retenue latérale des patins dirigée vers la sous-face de la travée. la concavité transversale peut être formée par une seule courbe ou Etre constituée par plusieurs courbes ayant des rayons de courbure différents. Selon lot un autre mode de réalisation de l'invention, la concavité comporte une partie centrale rectiligne entre deux parties incurvées. Quel que soit le mode de réalisation, les patins sont maintenus latéralement et ne peuvent plus se décaler sans entre aussitôt "rappelés" dans l'axe de glissement par des forces transversales de guidage constituées par des forces latérales directes ou provenant de composantes horizontales des pressions différentielles des patins, de sorte que ces derniers suivent une trajectoire pratiquement rectiligne. les appuis sont soumis par suite à des efforts toujours centrés. La descripticn ci-dessous d'un mode de réalisation, donné à titre d'exemple non limitatif et représenté au dessin annexé, fera d'ailleurs ressortir les avantages et caractéristiques de l'invention. Sur ce dessin - la fig. 1 représente un appui de glissement supportant une travée, en coupe transversale suivant la ligne 1-1 de la figure 2; - la fig. 2 est une vue de ce même appui en coupe suivant la ligne 2-2 de la figure 1. L'appui de glissement, désigné dans son ensemble par la référence 1 sur les figures 1 et 2-, est constitué par une feuille en acier inoxydable 2, qui délimite un caisson à l'intérieur duquel est coulé du béton 4. La face inférieure de cet appui 1 est plane et est constituée par le seul béton reposant uniformément sur la pile, culée ou autre support, sur laquelle elle est montée. A l'opposé de cette surface en béton, la surface extérieure supérieure 6 constitue une surface de glissement destinée à se trouver en contact avec la face inférieure de patins mobiles 8, également en contact par leur face supérieure avec la sous-face d'une travée 10 à déplacer. Chaque patin 8 comporte une couche inférieure en un matériau à faible coefficient de frottement, tel que du "Téflon", et une couche supérieure à coefficient de frottement plus élevé, de sorte qu'il est entravé avec la travée mais glisse facilement sur la surface 6. Comme le montre la figure 2, la surface de glissement 6 a, dans le sens longitudinal c'est-à-ddre parallèlement à la direction F de déplacement de la travée 10, une forme bombée c 'est-à-dire quelle comporte deux extrémités 7 et 9 incurvées qui s'écartent de la sous-face de la travée, sa partie centrale étant rectiligne. La section droite longitudinale de cette surface 6 a ainsi une forme générale courbe à concavité tournée vers la base des supports, piles, culées ou autres supports. L'appui lui-même présente donc une épaisseur progressivement réduite à ses extrémités. La distance entre les extrémités 7 ou 9 de l'appui 1 et la travée 10 est ainsi supérieure à l'épaisseur des patins 8 lorsqu'ils ne sont pas comprimés, ce qui facilite considérablement l'introduction de ces patins à l'une des extrémités de l'appui et leur évacuation à l'autre extrémité Pendant leur glissement sur l'appui, les patins sont comprimés et contribuent ainsi à supporter la travée. La surface 6 est par ailleurs incurvée transversalement comme le montre la figure 1. En effet, cette surface présente perpendiculairement à la direction F du déplacement de la travée une forme en arc de cercle dont la concavité est tournée vers la sous-face de la travée, c est-à-dire également vers les patins. Ainsi, les bords latéraux 11 et 12 de cette surface constituent des éléments de retenue latérale des patins 8 par écrasement différentiel de ces patins donnant-naissance à des forces transversales. la courbe de la surface 6 est symétrique par rapport à l'axe longitudinal de l'appui, par suite le patin 8, qui est entraidé par le déplacement longitudinal de la travée 10, ne risque plus d'être décalé latéralement pendant le mouvement. Par ailleurs, dès son introduction à l'extrémité 7 de l'appui, le patin est automatiquement centré par la forme mEme de la surface de glissement. On est ainsi assuré d'un centrage rigoureux des patins et d'une répartition homogène des efforts sur l'appui. I1 est bien entendu que la surface 6 peut avoir le même rayon de courbure sur toute sa courbe transversale mais peut également être constituée par plusieurs courbes de diamètres différents, et éventuellement avoir deux parties incurvées reliées par une partie centrale rectiligne, ou même deux parties rectilignes de part et d'autre d'une partie centrale incurvée. Dans tous les cas le patin est plus écrasé dans ses parties latérales que dans sa partie centrale, de sorte qu'il supporte des pressions différentielles qui le recentrent automatiquement. - REUENDICATIONS 1 - Appui de glissement pour le lancement d'éléments d'ouvrage d'art, destiné à coopérer avec une succession de patins mobiles, glissant sur lui mais rendus solidaires par frottement de l'élément d'ouvrage d'art en mouvement, cet appui comportant une surface de glissement bombée longitudinalement, de sorte que son épaisseur est progressivement réduite à ses deux extrémités respectivement d'entrée et d'évacuation des patins, caractérisé en ce que cette surface de glissement est également incurvée transversalement autour d'un axe perpendiculaire à l'axe de la courbe longitudinale et présente ainsi une concavité de retenue latérale des patins tournée vers la sous-face de l'élément d'ouvrage, c 'est-à-dire également vers les patins. 2 - Appui suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la surface de glissement a transversalement plusieurs rayons de courbure différents. 3 - Appui suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la surface de glissement comporte transversalement une partie centrale rectiligne entre deux parties incurvées. 4 - Appui suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la surface de glissement comporte transversalement une partie centrale incurvée entre deux ou plusieurs parties rectilignes.