La présente invention concerne les compensateurs de dilatation pour des conduites constituées par une gaine métallique revêtue de matériaux réfractaires. L'invention peut entre utilisée pour toutes conduites revêtues de matériaux réfractaires assurant le transport des gaz chauds sous pression et ayant une grande longueur et une configuration complexe, par exemple dans les industries chimique et métallurgique. L'invention peut titre aussi utilisée dans des réchauffeurs d'air à chambres de combustion externes qui sont employés tant dans l'élaboration de fonte en haut fourneau, que dans d'autres branches de l'industrie où il est nécessaire de chauffer une grande quantité d'air, par exemple pour des installations spéciales utilisées dans les domaines de la physique des grandes énergies. Avec la plus grande efficacité, l'invention peut être utilisée dans les conduites de vent chaud revêtues de matériaux réfractaires faisant partie de 1' ensemble d'équipement d'un haut fourneau. Les conduites de vent chaud servent à amener dans un haut fourneau l'air porté à une température de l'.rdre de 140000 dans des cowpers et sous une pression relative ou excédent de pression de 3 à 5 k#/cm2 . Ces conduites ont une langueur d'environ 50 à 150 mètres, une configuration complexe et un grand diamètre d'environ 2 à 4 mètres. La conduite à rev8tement de vent chaud comprend une partie circulaire reliée au haut fourneau par l'intermédiaire des dispositifs tuyères et une conduite général assemblée rigidement et de façon étanche avec des cowpers. Ordinairement, par l'intermédiaire de la conduite de vent chaud, l'air porté à une température de 100000 est admis sous une pression relative ou excédent de pression de 3 kgf/cm2 en pression excessive dans un haut fourneau. Actuellement, dans les hauts fourneaux modernes, la température moyenne du vent chaud atteint 120000 avec possibilité d'augmenter jusqu' 140000 sous une pression relative ou excédent de pression de 5 kgf/cm2. Cela permet d'économiser le coke et, par conséquent, de baisser le prix de revient de la fonte produite. Le vent soufflé dans un haut fourneau porte la conduite à une haute température. La surface intérieure du revêtement est chauffée jusqu'd la température du vent admis, et la surface extérieure de la gaine métallique de la conduite, juaqutà80-180 C. La gaine métallique de la conduite supporte une charge notable (poussée) du revêtement chauffé et une charge due à la pression interne du vent chaud. La poussée fait nastie dans la gaine métallique de la conduite des contraintes circulaires et longitudinales élevées qui dépassent de 4 à 6 fois les contraintes apparaissant dans la gaine de la conduite par suite de la pression interne du vent chaud. Il en résulte l'apparition, au cours de l'exploitation, d'un nombre notable de défauts (traces de surchauffe, déformations, criques) dans la zone de jonction des tronçons séparés des conduites à revêtement entre eux et avec des cowpers. Pour remédier aux inconvénients mentionnés, on monte sur les conduites de vent chaud modernes des comsensateurS qui absorbent des ddplacements des tronçons d'une conduite, dus à leur chauffage et aux charges indiquées ci-dessus. Les constructions des compensateurs pour des conduites à revêtement sont assez diversifiées et comprennent, en règle générale, des enveloppes métalliques ondulées et des joints de dilatation dans le revêtement. Les solutions concernant la construction des compensateurs pour conduites diffèrent entre elles par les méthodes de fixation des enveloppes ondulées aux gaines métalliques des conduites à revdtementw par le nombre d'ondes, par l'épaisseur des ondes et la construction des joints de dilatation dans le revêtemant. Pourtant, comme la pratique d'exploitation l'a démontré, les compensateurs constituent eux aussi des points faibles dans les constructions des conduites de vent chaud, parce que des criques et des traces de surchauffe apparaissent quand m8me dans les endroits de leur installation. Les jonctions étanches des enveloppes ondulées avec les gaines des conduites se détruisent, l'intégrité du revêtement dans la zone des compensateurs est très souvent compromise. On connatt un compensateur pour des conduites qui se présentent sous forme d'une gaine métallique revenue de matériaux réfractaires, comprenant une enveloppe ondulée assemblant de façon étanche des tronçons de conduite à joindre ayant un jeu et des distributeurs annulaires disposés de part et d'autre de ce jeu et servant à amener un fluide de refroidissement sous l'enveloppe ondulée. Les distributeurs annulaires sont équipés de tubes d'amenée du fluide de refroidissement qui protège le compensateur contre les surchauffes. Les distributeurs annulaires sont soudés de façon étanche par des soudures d'angle à la surface extérieure de la gaine des tronçons de conduite à joindre et servent en même temps d'éléments d'appui pour les bords de l'enveloppe ondulée du compensateur, qui sont, à leur tour, soudés de façon étanche par des soudures d'angle aux distributeurs indiqués ci-dessus. Ce compensateur assure des déplacements libres des conduites à revatement et peut supporter non seulement des déplacements longitudinaux et axiaux, mais aussi des mouvements rotatifs et des déplacements transversaux des bouts des tronçons à joindre. Dans ce cas, l'intégrité du revêtement n'est pas compromise, parce qu'un jeu est maintenu entre les tronçons de conduite à joindre. Pourtant, la combinaison , dans les distributeurs annulaires, des fonctions d'éléments porteurs et d'asservissement, comme c'est le cas dans ce compensateur, en présence d'une poussée thermique du revêtement et d'une haute pression du vent chaud, présente des inconvénients lors de la fabrication et de l'exploitation du compensateur. Les soudures d'angle assemblant les bords de l'enveloppe ondulée avec les distributeurs annulaires et ces derniers avec la gaine de la conduite à revêtement sont difficiles à réaliser de bonne qualité. Par ailleurs, le contre de qualité des soudures d'angle est très délicat, ce qui est d'autant plus important que ces soudures encaissent les déformations radiales de la gaine de conduite, dues à une poussée thermique du revêtement et qui, comme il a été dit ci-dessus, dépassent de 5 ou 6 fois la valeur des déformations dues à la pression du vent chaud. En outre, il faut tenir compte du fait que le compensateur travaille dans des conditions d'application de charges alternatives cycliques dues aux variations de la température ambiante, de la pression et de la température du vent chaud. Par ailleurs, le diamètre général du compensateur comprend le diamètre des distributeurs annulaires qui, comme il a été dit ci-dessus, servent d'appuis pour l'enveloppe ondulée, ce qui est important surtout pour les conduites de grands diamètres. Il s'ensuit des# difficultés de transport du compensateur jusqu'# l'endroit de son montage, des charges horizontales de poussée dues à la pression interne du vent chaud qui augmentent brusquement pendant l'exploitation, ce qui entraîne un alourdissement en conséquence des appuis fixes ou des tirants encaissant ces charges. Pour les diamètres des conduites au-delà de trois mètres et des pressions relatives ou excédents de pression du vent chaud de 4 à 5 kgf/cm2, la diminution du diamètre général du compensateur de 100 à 200 mm conduit à une diminution de la charge horizontale de poussée de 50 à 100 tonnes. Dans la construction du compensateur de la conduite en question, l'enveloppe ondulée, qui est généralement fabriquée à partir d'une mince tôle métallique, est soumise à une surchauffe par la chaleur rayonnée de la surface intérieure du revetement, portée à l'incandescence, ce qui est très dangereux en cas de courtes interruptions d'amenée du fluide de refroidissement. Une situation dangereuse surgit aussi quand l'admission du vent est coupée et, par conséquent, l'amenée du fluide de refroidissement sous l'enveloppe ondulée cesse. Dans ces cas, le compensateur peut être complètement mis hors service par l'action de la surchauffe par rayonnement. Le but de l'invention est de remédier aux inconvénients mentionné s. L'invention vise par conséquent à créer un compensateur pour conduites qui utilise des éléments d'une construction permettant de diminuer le diamètre général du compensateur, de simplifier Sa fabrication et d'assurerron fonctionnement plus sdr des conduites à revêtement de grand diamètre par rapport aux compensateurs connus de ce genre. Ce problème est résolu grtce à un compensateur pour conduites constituées par une gaine métallique revevtue de matériaux réfractaires, du type comprenant une enveloppe ondulée réunissant de façon étanche les tronçohs de conduite à joindre, installées avec un jeu, et, disposés de part et d'autre de ce jeu, des distributeurs annulaires pour l'amenée d'un fluide de refroidissement sous l'enveloppe ondulée, desdits distributeurs ayant des tubes d'amenée du fluide en question, dans lequel ledit distributeur étant caractérisé, suivant l'invention, en ce que les distributeurs annulaires sont disposés à l'intérieur de la gaine et chacun d'eux est formé par sa surface intérieure, par une virole dont le diamètre est sensiblement inférieur à celui de la gaine, et par deux anneaux disposés entre la gaine et la virole, dont l'un est assemblé avec la gaine et la virole de façon étanche, tandis que l'autre, le plus proche du jeu entre les tronçons à joindre, est assemblé de manière à rendre possible l'amenée du fluide de refroidissement sous l'enveloppe ondulée assemblée de façon étanche, par ses bords, directement avec la gaine. La disposition des distributeurs annulaires du c8te intérieur de la gaine permet de réaliser un compensateur très compact. Son diamètre extérieur ne dépend que du diamètre de la conduite, qui est choisi en partant de considérations techniques, et de la hauteur des ondulations de l'ênveloppe. Cela est très important dans le choix de la solution de construction des appuis fixes ou des tirants encaissant les charges horizontales dues à la pression du vent chaud. Comme il a été dit, la réduction du diamètre général du compensateur de 100 à 200 mm pour la conduite ayant un diamètre d'environ 3000 mm, grâce à la disposition des distributeurs annulaires à l'intdrieur de la gaine, diminue, à une pression relative ou excédent de pression du vent de 4 à 5 kgf/cm2, cette charge de 50 à 100 tonnes, ce qui donne une grande économie de métal sur les appuis ou les tirants. Les viroles formant les distributeurs annulaires intérieurs sont, en mSme temps, destinés à encaisser de principaux efforts radiaux, dus à une poussée thermique du revétement, dans la zone de disposition de l'enveloppe ondulée. Elles sont réalisées de façon que les efforts indiqués soient pratiquement complètement supprimés sur les joints soudés bout à bout entre la gaine de la conduite et l'enveloppe ondulée. Par conséquentw à ces joints ne sont transmises que les charges dues à la pression interne du vent chaud, qui, comme il a été dit, sont de 5 à 6 fois inférieures aux efforts de poussée du rev#tement. Cela augmente la fiabilité du compensateur par rapport à celle des compensateurs connus de ce genre. L'éventualité des surchauffes excessives des enveloppes et des anneaux est écartée parce que les distributeurs annulaires, formés par ces éléments, sont alimentés en continu en fluide de refroidissement par l'intermédiaire des tubes d'amenée. Il est plus avantageux de raccorder de façon étanche les tubes d'amenée du fluide de refroidissement aux distributeurs annulaires, à la gaine de la conduite à revêtement qui présente à cet effet des trous disposés entre deux anneaux formant les distributeurs annulaires, et de raccorder les autres extrémités de ces tubes à la conduite de vent froid reliant une soufflante et un cowper d'un haut fourneau.Dans ce cas, il n'est pas indispensable d'installer des appareils de régulation synchronisant la valeur de la pression du fluide de refroidissement (de l'air dans le cas considéré) dans les distributeurs annulaires et celle de la pression du vent chaud à l'intérieur de la conduite à revêtement, étant donné que, suivant la technologie existante de l'amenée et du chauffage du vent des hauts fourneaux, les valeurs de la pression de l'air dans les conduites de vent chaud et de vent froid sont interdépendantes et ne diffèrent entre elles que de la valeur des pertes de charge au passage de l'air par un cowper. En général, cette différence ne dépasse pas 0,1 à 0,2 kgf/cm2 en pression relative ou excédent de pression.Compte tenu de quelques pertes de pression du vent froid dans les tubes d'amenée, la pression du fluide de refroidissement (de l'air) dans les distributeurs annulaires sera toujours, pour la solution de construction considérée, supérieure de 0,05 à O1 kgf/cm2, en pression relative ou excédent de pression à la pression du vent chaud à l'intérieur de la conduite à rev#tement. Il en résulte que les courants de convection du vent chaud vers l'enveloppe ondulée et les viroles sont complètement exclus. Le vent froid a une température stable, ce qui influe favorablement sur la longévité de toutes les pièces métalliques du compensateur et sur la robustesse du revêtement dans la zone du jeu entré les tronçons de conduite à joindre. Il est avantageux de pratiquer, dans l' anneau le plus proche du jeu entre les tronçons de conduite à joindre, des canaux d'amenée du fluide de refroidissement sous l'enveloppe ondulée. Ceci permettrait une distribution uniforme du fluide de refroidissement suivant le périmètre de l'enveloppe ondulée. Il est souhaitable que chaque virole présente, sur le périmètre intérieur du bord tourné vers le jeu entre les tronçons de conduite à joindre, des nervures de rigidité. Cela est nécessaire pour renforcer ces bords, parce que les viroles encaissent toute la charge due à la poussée radiale du revêtement chauffé dans la zone du compensateur; Il est recommandé d'assembler de façon étanche les bords de l'enveloppe ondulée et la gaine par une soudure bout b bout. Cette soudure est la plus résistante au cours du travail sous des charges alternatives cycliques et la plus commode pour le contrôle par les méthodes modernes (par ultrasohs, radioscopiques) lors du montage. Il est avantageux de remplir le jeu entre les tronçons de conduite à joindre, ainsi que l'espace annulaire entre les viroles et l'enveloppe ondulée, d'un matériau mou, perméable aux gaz, calorifuge et réfractaire. Un tel matériau, du fait de sa perméabilité aux gaz, n'empêche pas la circulation du fluide de refroidissement et protège en même temps, d'une façon sûre, l'enveloppe ondulée contre les surchauffes brusques dues au rayonnement de la chaleur par la surface intérieure du revêtement portée à l'incandescence, sur#ut' Si le jeu entre les faces en bout du revêtement est assez large (de 80 à 100 mm), ainsi que lors des arrêts provisoires du vent chaud et, par conséquent, des arrevts de l'amenée du fluide de refroidissement dans les distributeurs annulaire 8. Grtce à sa mollesse, ce matériau ne gaine pas les déplacements thermiques libres des éléments du compensateur et des tronçons de conduite à joindre. On peut utiliser en tant que matériau de remplissage en question une ouate de kaolin. L' ouate de kaolin possède toutes les qualités nécessaire, énumérées ci-dessus, et a une résistance pyroscopique allant jusqu'à 1700 OC. Le remplissage de l'espace entre les viroles et la surface intérieure de 1' enveloppe ondulée par 1' ouate de kaolin conduit, comme l'ont démontré les essais, à une certaine différence de chauffage de cette enveloppe et des zones avoisinantes de la gaine (jusqu'à 20-30 C). Ce phénomene a, toute fois, un Caractère stable et n'influe ni sur la robustesse, ni sur la longévité des joints. Une telle solution de construction des éléments du compensateur permet de diminuer le diamètre général du compensateur, de simplifier sa fabrication et d'assurer une meilleure fiabilité de son fonctionnement sur des conduites à revêtement de diamètre relativement grand en comparaison de celui des compensateurs connus de ce genre. D'autres caraetdristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description, qui va suivre, d'un exemple de réalisation non limitatif, faite en se référant aux dessins annexés dans lesquels : - la figure 1 est une vue générale du compensateur suivant l'invention ; - la figure 2 est une vue représentant la coupe Il-Il de la figure 1 5 - la figure 3 est une vue représentant le détail A de la figure 1, à échelle agrandie. Les tronçons de conduite à joindre 1 (la figure 1 ne représente que leurs extrdmltEs) sont constitués d'une gaine 2 revêtue de matériaux réfractaires 3. Ordinairement, la gaine 2 est fabriquée par soudure de tales individuelles en aciers de construction (à faible teneur en carbone ou faiblement alliés) d'une épaisseur de 10 à 30 mm. Les matériaux réfractaires 3 d'une épaisseur de 200 à 300 mm environ se composent en règle générale de plusieurs couches (ne sont pas montrées sur les dessins). Les couches intérieures sont ordinairement faites de matériaux réfractaires denses, tandis que les couches plus proches de la gaine 2 sont constituées de matériaux calorifuges réfractaires légers. Le compensateur comprend une enveloppe ondulée 4 dont les bords sont assemblés de façon étanche par une soudure bout à bout 5 directement avec la gaine 2 des tronçons de conduite à joindre 1, qui sont installés avec un jeu 6 l'un par rapport à l'autre. L'enveloppe ondulée 4 est exécutée d'une mince t81e d'acier. De part et d'autre du jeu 6, du c6té intérieur de la gaine 2, se trouvent des distributeurs annulaires 7 pour l'amenée du fluide de refroidissement sous l'enveloppe ondulée 4, qui sont équipés de tubes 8 d'amenée de ce fluide. les tubes 8 sont soudés de façon étanche à la gaine 2 qui présente des trous 9. les trous 9 sont disposés entre des anneaux 10 et 11 qui, avec des viroles 12, forment les distributeurs annulaires en question. les anneaux 10 sont assemblés de façnn étanche, par des soudures d'angle, avec la surface intérieure de la gaine 2 et les bords des viroles 12 (figure 3). les anneaux 11 (figure 1) ne sott soudés qu'à la surface intérieure de la gaine 2 et ont des canaux 13 (figure 3) pour l'amenée du fluide de refroidissement sous l'enveloppe ondulée 4. les viroles 12 (figure 1) présentent, sur le périmètre intérieur de leur bord tourné vers a jeu 6, des nervures de rigidité 14 encastrées dans les faces en bout des matériaux réfractaires 3. les nervures de rigidité 14 ont an bord chanfreiné divisé pour la soudure aux viroles 12 (figure 3). Dans l'exemple examiné, le jeu 6 entre les tronçons de conduite à joindre 1, ainsi que l'espace annulaire 15 entre les viroles 12 et l'enveloppe ondulée 4 sont remplis d'ouate de kaolin 16. Toutefois, on peut remplir, avec un succès comparable, le jeu 6 et l'espace annulaire 15 de tout matériau mou, perméable aux gaz, calorifuge, réfractaire, par exemple d'une ouate riche en alumine. Sur le chantier, le montage du compensateur se fait dans un ordre bien déterminé. sabord, on monte la gaine 2 des tronçons de conduite à joindre 1 en position de projet. Dans ce cas, les anneaux 10, 11 sont préalablement soudés aux extrémités des gaines 2 et lesfin31es12 se trouvent à l'intérieur des gaines 2 et sont déplacées de c8té par rapport à l'endroit d'installation du compensateur. le diamètre des viroles 12 est tel qu'elles doivent passer entre les anneaux 10,11. On monte ensuite en position de projet l'enveloppe ondulée 4 et ses bords sont soudés par soudure bout à bout 5 à la gaine 2. On fait le contrôle de qualité des soudures bout à bout 5, on élimine tous les défauts constatés et ce n'est qu'après que l'on met les viroles 12 en position de projet. A travers le jeu 6, on remplit d'ouate de kaolin 16 l'espace annulaire 15 entre les viroles 12 et ltenveloppe ondulée 4. On soude aux bords des viroles 12 les nervures de rigidité 14. En dernier lieu, on fait les travaux de revêtement du compensateur et de la conduite avec les matériaux réfractaites 3. Les dimensions des éléments de construction du compensateur, le nombre et la hauteur des ondes de l'enveloppe ondulée 4, la largeur du jeu entre les tronçons de conduite à joindre 1 dépendant de la longueur et de la configuration des tronçons de conduite à joindre 1, des matériaux utilisés et de la construction du rey~tement, de la température et de la valeur de la pression du vent amené par la conduite, de la solution de construction des appuis de la conduite et, dans chaque cas concret, sont déterminés par voie de calcul. Dans des conduites à revêtement, la surface intérieure des matériaux réfractaires 3 est portée à une température allant jusqu'à 1100 à 1400 OC environ, tandis que la température de la surface extérieure de la gaine 2 ne dépasse pas, en règle générale, 80 à 1800C et dépend de la variation de la température du milieu ambiant. La pression relative ou l'excédent de pression du vent chaud à 1' intérieur de la conduite atteint environ 3 à 5 kgf/cm2. Le compensateur, objet de l'invention, assure les déplacements libres des tronçons de conduite à joindre 1 et peut supporter non seulement les déplacements longitudinaux, mais aussi les mouvements angulaires et transversaux des bouts des tronçons à joindre 1. L'intégrité du revêtement de matériaux réfractaires 3 n'est pas dans ce cas compromise grtce au jeu 6 entre les tronçons de conduite à joindre 1. Les viroles 12 absorbent complètement les charges radiales dues à la poussée thermique des matériaux réfractaires 3, qui se trouvent dans la zone de l'enveloppe ondulée 4, et, par conséquent, les charges en question sont supprimées sur les soudures bout à bout 5. Dans ce cas, les soudures bout à bout n'encaissent que les charges dues à la pression interne du vent et les charges dues à la rigidité de l'enveloppe ondulée 4 lorsque cette dernière travaille aux déplacements réciproques des tronçons à joindre 1, qui sont de plusieurs fois inférieures aux charges dues à la poussée. Cela augmente la fiabilité du compensateur en question par rapport à celle des compensateurs connus de ce genre. La disposition des distributeurs annulaires 7 du côté intérieur de la gaine 2 a permis de réaliser un compensateur le plus compact. Cela contribue à la diminution des charges horizontales dues à la pression interne du vent et, par conséquent, à l'économie du métal lors de la construction des éléments d'appui (ne sont pas représentés sur les dessins) qui encaissent ces charges. Mais la disposition des distributeurs annulaires 7 du c8té intérieur de la gaine 2 rend nécessaire une certaine diminution de 1' épaisseur des matériaux réfractaires 3 aux endroits d'installation des viroles 12. le risque de surchauffe des viroles 12 et des anneaux 10 et 11 résultant de ce fait est, toutefois, écarté, parce que, dans les distributeurs annulaires 7 qui sont formés par les éléments précités, est amené en continu le fluide de refroidissement par les tubes 8. Les tubes 8 sont raccordés à la conduite de vent froid reliée à la soufflante et aux cowpers du haut fourneau (ne sont pas représentés sur les dessins). Dans ce cas, il n'est pas nécessaire d'installer des appareils de réglage synchronisant la valeur de la pression du fluide de refroidissement (de l'air dans ce cas) dans les distributeurs annulaires 7 et de la pression du vent chaud, parce que, d'après la technologie existante d'amenée et de chauffage du vent pour les hauts fourneaux, les valeurs de la pression de l'air dans les conduites de vent chaud et de vent froid sont en corrélation et ne diffèrent entre elles que de la valeur des pertes de charge dues au passage de l'air par les cowpers. Cette différence ne dépasse pas 0,1 à 0,2 kgf/cm2 en pression relative ou excédent de pression. En tenant compte de quelques pertes de pression du vent froid dans les tubes d'amenée 8, dans le cas de la solution constructive considérée du compensateur, la pression du fluide de refroidissemeUtdans les distributeurs annulaires 7 serml toujours supérieure de 0,05 à 0,1 kgf/cm2 en pression relative ou excédent de pression à la pression du vent chaud à l'intérieur de la conduite rev#tue, et l'air froid, par l'intermédiaire des canaux 13 de l'anneau 11, sera toujours amené sous l'enveloppe ondulée 4, dans le jeu 6 et ensuite à l'intérieur de la conduite. Le mélange d'une quantité insignifiante du fluide de refroidissement dans une grande masse de vent chaud est tout à fait admissible, parce qutil n'y a aucune influence sur la température générale du vent chaud, et les courants de convee-tfQn du vent chaud vers l'enveloppe ondulée 4, les viroles 12 et les nervures de rigidité 14 sont entièrement exclus, Le vent froid a une température stable, ce qui influe positivement sur la longévité de tous les éléments métalliques du compensateur et sur la résistance des matériaux réfractaires 3 dans la zone du jeu 6 entre les tronçons de conduite à joindre 1. Te remplissage d'ouate de koalin 16 dans le jeu 6 entre les tronçons de conduite à joindre 1 ainsi que dans l'espace annulaire 15 entre les viroles 12 et l'enveloppe ondulée 4 protège de façon sdre l'6nveloppe ondulée 4 et les nervures de rigidité 14 contre la surchauffe due au rayonnement de la chaleur par la surface intérieure-portée à l'incandescence des matériaux réfractaires 3 aux moments de coupure du vent chaud et de l'amenée du fluide de refroidissement dans les distributeurs annulaires 7. Grace à sa perméabilité aux gaz, l'ouate de kaolin 16 ne gêne pas la libre circulation du fluide de refroidissement par l'espace annulaire 15 et le jeu 6. En méme temps, l'ouate de kaolin 16 est un matériau mou et, de ce fait, n'offre pas de résistance aux déplacements libres des éléments du compensateur et des tronçons de conduite à joindre 1. La résistance pyroscopique de l'ouate de kaolin 16 assure la longévité des éléments du compensateur qu'elle protège et qui sont exploités à des températures élevées du vent chaud. Au lieu de l'ouate de kaolin 16, on peut utiliser en tant que matériau de remplissage de l'ouate riche en alumine, qui possède des proprî#tés similaires à celle de l'ouate de kaolin et peut résister à des températures plus élevées en comparaison de cette dernière. Le remplissage d'ouate de kaolin 16 dans l'espace annulaire 15 entre les viroles 12 et l'enveloppe ondulée 4. a pour effet une certaine différence de chauffage (d'environ 20 à 30OC) de cette enveloppe et des zones à assembler de la gaine 2 parce que l'ouate en question est un bon matériau calorifuge, ceci étant nécessaire pour assurer une protection store de l'enveloppe ondulée 4 au cours de l'exploitation en cas de coupures provisoires de l'amenée du vent chaud et du fluide de refroidissement. Toutefois ce phénomène a un caractère stable et, comme les essais l'ont démontré, n'a aucune influence sur la robustesse et la longévité des soudures bout à bout 5. Il s'ensuit que le diamètre extérieur du eompensateur, objet de l'invention, ne dépend que du diamètre des tronçons de conduite à joindre 1 et de la hauteur des ondulations de l'enveloppe ondulée 4. Les soudures bout à bout 5 assemblant l'enveloppe ondulée 4 avec la gaine 2 sont simples et accessibles pour les controAles par ultra-sons et aux rayons X et elles ne sont pratiquement pas soumises à l'action de la poussée des matériaux réfractaires 3, parce que cette action est absorbée dans cette zone par les viroles 12. Par conséquent, la construction proposée du compensateur pour conduites à revêtement est compacte et simple en fabrication. La soudure bout à bout, partiellement déchargée, conerôlable, travaille de façon plus sûre que les autres assemblages dans des conditions difficiles d'exploitation. Le compensateur, objet de l'invention, diffère avantageusement des autres compensateurs connus de ce genre. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui n's été donné qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Compensateur pour conduites constituées par une gaine métallique rev8tue de matériaux réfractaires, du type comportant une enveloppe ondulée assemblant d'une façon étanche les tronçons des conduites qui sont destinés à être joints bout à bout et disposés avec un jeu entre eux, et des distributeurs annulaires se trouvant de part et d'autre de ce jeu, destinés à amener un fluide de refroidissenzent sous l'enveloppe ondulée, qui comportent des tubes d'amenée dudit fluide de refroidissement, caractérisé en ce que les distributeurs annulaires sont disposés du c8té intérieur de la gaine et que chaque distributeur annulaire est formé par la surface intérieure de la gaine, par une virole dont le diamètre est sensiblement inférieur au diamètre de la gaine, et par deux anneaux disposés entre ladite gaine et ladite virole, dont l'un est assemblé de façon étanche à la gaine et à la virole, et l'autre, le plus proche du jeu entre les tronçons de- conduites à joindre, avec possibilité d'amanée du fluide de refroidissement sous l'enveloppe ondulée assemblée de façon étanche, par ses bords, directement à la gaine. 2. Compensateur selon la revendication t, caractérisé en ce que dans les anneaux les plus proches du jeu entre les tronçons de conduites à joindre sont pratiqués des canaux pour l'amenée du fluide de refroidissement sous 11 enveloppe ondulée. 3. Compensateur selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en c-e que chaque virole présente des nervures de rigidité suivant le périmètre intérieur de son bord dirigé vers le jeu entre les tronçons de conduites à joindre. 4. Compensateur selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'enveloppe ondulée est assemblée par ses bords à la gaine de façon étanche à l'aide de soudures bout à bout. 5. Compensateur selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le Jeu entre les tronçons de conduites à joindre ainsi que l'espace circulaire entre les viroles et l'enveloppe ondulée sont remplis d'un matériau mou, perméable aux gaz, calorifuge, réfractaire. 6. Compensateur selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit matériau de remplissage est de l'ouate de kaolin.