i 2065527 La présente invention concerne un appareil qui perrret de couler un métal dans une cavité ménagée entre des demi-moules séparables et utilisables de manière répétée. Dans ce type d'appareil, on amène des charges de 5 métal fondu dans la cavité, sous pression différente de celle qui serait due simplement à la gravité, le long d'un conduit ici appelé conduit de chargement, grâce à un piston qui y est mobile. Ce conduit communique à une extrémité, qualifiée ici de poste de distribution, avec la cavité de moulage, en étant, 10 par sa forme ou sa construction, apte à recevoir en un autre endroit, ici appelé poste de réception et situé sur le conduit à une certaine distance longitudinale du poste de distribution, une eharge du métal fondu qu'on doit faire venir par le conduit à la cavité. 15 L'invention s'applique principalement à la coulée d'un métal ferreux, c'est-à-dire de fonte ou d'acier, mais peut s'appliquer plus généralement à celle d'autres métaux, tout spécialement ceux pour lesquels on rencontre, des problèmes du genre décrit par la suite. 20 Les métaux ferreux doivent être coulés à haute température, par exemple vers 1300°C pour la fonte et vers 1600°C pour l'acier. Il est connu de réaliser le conduit de chargement sous forme de pièce tubulaire simple ou comprenant, incorporée, 25 une chemise faite d'une pièce qui s'étend sur toute la longueur dudi; conduit. Le transport d'un métal ferreux le long du conduit aux températures de l'ordre de celles qui ont été citées s'est avér-i produire une détérioration rapide du conduit, qui en 30 abrège la durée de service, mais les phénomènes de détérioration observés sont, liés à la dégradation provenant de causes quelque peu différentes en divers endroits de la. longueur du conduit. La présente invention est fondée sur l'idée que, pour concevoir un conduit de chargement mieux apte à résister 35 à ce.; conditions de service, on doit tenir compte des différences c.e conditions de fonctionnement qui se produisent sur sa longr.eur. Elle repose donc en partie sur une observation et une analyse minutieuses, de ces conditions de fonctionnement, ainsi que sur la structure du conduit perfectionné agencé pour parer tyO à ce problème. 70 38310 2 206S527 On observe en particulier qu'au poste de distribution, la surf ace interne du conduit -tend ' à s'éroder par pénétra tion dans sa couche superficielle- de morceaùx de peau à l'état solide, peau'formée sur le.métal-fondu, au-voisinage immédiat 5 de la surface interne dùdit conduit; .ceci: est.probablement dû à la dislocation 'de cette" .peau lors du -refoulement de. la charge de métal fondu par le piston dans le conduit et vers la cavité de moulage. • . La peau solidifiée exerce sur les couches superfi-10 cielles de la matière dont est fait le conduit une action analo gue en partie à une abrasion que -produirait .une substance abra-sive solide, et en partie à l'instauration de soudures de frottement élémentaires, notamment si la- matière prise - pour le conduit est un métal compatible au soudage avec, le métal qui 15 subit l'injection. En revanche, on observe que la; surface interne du conduit de chargement au poste de réception subit, une . érosion physique, chimique ou physico-chimique par choc et contact avec le métal fondu coulé quand ce dernier arrive tout d'abord au 20 conduit. . Il existe par exemple une érosion marquée dans une région de heurt du métal fondu au poste de réception sur la surface interne du conduit (ce métal y étant livré par un orifi ce convenablement ménagé dans la paroi haute du conduit) quand 25 le métal coulé est de la "fonte et que le conduit est en acier. On supposé que cette érosion est due au pourcentage de carbone présent dans là fonte, qui est plus grand que dans l'acier, ■ le fer qui entre dans la composition de celui-ci tendant à se transmettre à'la fonte pour réaliser un plus grand degré 30 d'égalité 'de concentration en carbone dans les- deux- métaux. On pense aussi que l'érosion dans la région de choc est due au frottement fluide entre le métal fondu qu'on veut couler et la matière solide dont est fait le conduit de chargement. • • 35 • Un tronçon intermédiaire. d.e ce conduit, .situé entre le poste de distribution et-le'poste de réception, est également soumis a une détérioration qui-tend à se produire par cassure; les observations effectuées concordent ayec l'hypothèse que cette-cassure aurait été causée .par; une fatigue thermique. 40 II résulte 'de des observations que, conformément à 70 38310 3 2065527 l'invention, on subdivise le conduit de chargement en tronçons qui se succèdent longitudinalement et sont séparés par construction, leurs matières respectives étant choisies pour convenir aux différentes conditions opératoires auxquelles ils seront soumis pendant l'avance du métal fondu le long du conduit vers la cavité de moulage. Dans un mode de réalisation préférentiel, le conduit de chargement est constitué par un ensemble de tronçons, séparés et se succédant en longueur, avec présence au poste de distribution d'un tronçon en matière choisie pour offrir une surface dure à la température opératoire, résistant à la pénétration par fragmentation et déplacement d'une peau solide se formant dans le métal soumis à la coulée, et présence au poste de réception d'un autre tronçon en matière refusant d'entrer en réaction chimique, physique ou physico-chimique avec le métal subissant la coulée. On constate ainsi que le conduit de chargement peut comprendre au poste de distribution un tronçon en matière qui offre une surface dure à la température opératoire et résiste à la pénétration par fragmentation et déplacement d'une peau solide formée dans l'acier qui subit la coulée, près de la surface interne du conduit à ce poste. Le tronçon du conduit de chargement au poste de réception peut d'autre part être en matière n'entrant pas en réaction métallurgique avec le métal qui subit la coulée. Sa matière peut, soit ne pas comporter le métal à couler, soit renfermer celui-ci, mais seulement en combinaison avec un ou plusieurs corps d'alliage entraînant une forte stabilité qii empêchera ou réduira la migration du métal de ce tronçon dans la charge de métal fondu qui chemine le long du conduit. Le tronçon du conduit de chargement au poste de distribution est de préférence en matière choisie pour présenter une conductibilité thermique assez basse pour réduire le refroidissement du métal qui subit la coulée et, ainsi, éviter ou diminuer la formation d'une peau solide, mais de préférence avec coopération de ce tronçon avec un organe qui joue le rSle de refroidisseur. De cette façon, o-n empêche, la température à la surface du tronçon dAtteindre une trop grande valeur, en dépit du niveau assez bas de sa conductibilité thermique» qui sinon tendrait à réduire la dureté de cette surface. 70 38310 4 2065527 Le conduit de chargement comprend de préférence une pièce intermédiaire qui, située entre celles disposées au poste de distribution et au poste de réception, est en matière offrant une bonne résistance à la fatigue thermique. 5 Une autre particularité de l'invention est la sui vante : on peut monter un ou plusieurs/tronçons précités dans un manchon qui, les portant extérieurement, est fait d'une matière et présente des dimensions qui procurent, isolément ou en combinaison avec les tronçons du conduit,la résistance voulue 10 à la rupture transversale. des/ Ceci permet de realiser un ou plusieurs/tronçons en matière qui ne présentera pas nécessairement la résistance requise à la rupture transversale, mais conviendra néanmoins aux conditions opératoires provenant de la présence du métal fondu 15 et de son mouvement à l'intérieur du conduit. La description qui va suivre, en regard des dessins annexés à titre d'exemple, fera bien comprendre comment l'invention peut être mise en pratique. La figure 1 représente schématiquement en vue de 20 cÛté une machine à mouler par injection. La figure 2 en montre à plus grande échelle une coupe verticale selon l'axe de son conduit de chargement. Comme on le voit figure 2, l'appareil comporte des demi-moules séparables 10 et 11 qui déterminent une cavité de 25 moulage 12 et se séparent le long d'un plan X. Ces demi-moules peuvent être déplacés entre une position fermée, qu'indique la figure 2, et une position ouverte dans laquelle le demi-moule 11 est éloigné du demi-moule 10 par un mécanisme connu convenable et quelconque, mécanique ou hydraulique. 30 La figure 1 montre une machine connue renfermant un mécanisme destiné à fermer les demi-moules 10 et 11. Cette machine comporte une embase 1 dotée d'un support 2 qui porte le demi-moule 10 en position fixe. Le demi-moule mobile U est porté par un plateau coulissant 3 qui peut glisser le long de barres 35 horizontales 4 elles-mêmes fixes par rapport à l'embase 1. Le plateau 3 est mobile le long des barres 4 au moyen d'un mécanisme à genouillère 5. Ce mécanisme peut être manoeuvré par un vérin 6 porté par un affût 7 réglable longitudinalement. Une tige de liaison 6a relie le vérin 6 au mécanisme à genouillère 40 5. Il existe aussi,fixé sur l'embase 1, un vérin 8 présentant 70 38310 5 2065S27 une tige de liaison 8a destinée a manoeuvrer le conduit de chargement 14, décrit ci-après plus en détail. Les demi-moules 10 et 11 sont en matière apte à une utilisation répétée pour former des objets en métal par coulée 5 dans la cavité de moulage 12. Si le métal à couler est ferreux, par exemple en fonte ou en acier, les demi-moules 10 et 11 sont faits, ou bien revêtus, d'un métal à point de fusion supérieur, ou encore ont un degré de dissipation thermique, naturel ou produit par des 10 moyens de refroidissement qui leur sont associés, qui les maintient à température assez basse pour leur permettre de résister à un usage répété. Les demi-moules peuvent par exemple être en molybdène ou en alliage de molybdène. Avant de couler le métal dans la cavité 12, on peut 15 au préalable pulvériser un agent sur la surface de cette cavité pour y faciliter le démoulage de l'objet moulé; un agent approprié à cet effet est le graphite, en suspension dans un support convenable, ou du noir de carbone déposé avec un chalumeau à l'acétylène. 20 Les deux demi-moules, ou bien un seul d'entre eux, comportent un canal ou un isthme 13 par où le métal qu'on veut couler arrive en montant à la cavité de moulage, de préférence à la partie inférieure extrême de celle-ci. Le métal est amené à l'extrémité inférieure de 25 l'isthme 13 ,au moyen du conduit de chargement 14, dont la forme ou la constitution définit un canal 15 horizontal ou approximativement horizontal, convenablement à section droite de forme circulaire et à diamètre uniforme d'un bout à l'autre de sa longueur (sauf pour sa terminaison antérieure, comme il sera 30 décrit plus loin). Dans certains cas, le canal 15 peut cependant être incliné par rapport à l'horizontale. Le métal de coulée arrive au canal 15 à un poste de réception 16 et il est déplacé au long de ce canal par un piston 17 raccordé à un mécanisme convenable de manoeuvre, mécanique 35 ou hydraulique, tel qu'ici le vérin "8. Le métal est ainsi refoulé du canal 15 en un poste de distribution 18 pour"'monter sous pression en passant par'l'isthme 13. Les pressions utilisées peuvent varier largement, mais on constate qu'on peut obtenir jusqu'à 350 à 425 kg/cm 40 pendant l'opération d'alimentation de la cavité en métal fondu. BAD ORIGINAL 70 38310 6 206.5527 L'alimentation du canal en métal fondu peut se produire encore de manières différentes, dont l'une est représentée schématiquement et consiste à verser le métal d'un creuset 19 par un orifice 20 menant au poste de réception 16, le métal 5 étant conservé à la. température voulue, par exemple aux environs de 1300°Ç pour la fonte et de 1600°C pour l'acier, par tout moyen convenable de chauffage associé au creuset. Si l'on se reporte maintenant plus précisément à la constitution du conduit 14, celui-ci comprend plusieurs pièces 10 internes constituantes, à savoir une chemise ou une insertion frontale .21 au poste de distribution, une chemise ou une insertion intermédiaire 22 et une chemise ou une insertion postérieure 23 au poste de réception. Ces pièces 21,22,23 seront désignées dans ce qui suit par le simple terme "chemises". Ces chemises 15 s'appuient ensemble en partie sur un manchon extérieur comportant un élément frontal 2-4 et un élément postérieur 25, ainsi que sur le demi-moule 10 qui, comme on le constate sur le dessin annexé, est au contact de la chemise antérieure 21 et porte celle-ci. 20 La pièce frontale 24 du manchon offre à son extrémité antérieure une bride 30. Des vis 31 passent dans des orifices correspondants de cette bride pour fixer la pièce frontale 24 au demi-moule fixe 10. La pièce frontale 24 présente un corps sensiblement tubulaire qui reçoit à l'intérieur une partie de la 25 pièce postérieure 25, sensiblement tubulaire. La pièce postérieure 25 comporte en son milieu une collerette 35 en débordement externe. La collerette 35 est aboutée à l'extrémité arrière dè la pièce frontale 24 et elle est perforée pour laisser passer des vis 34 permettant de fixer rigidement entre elles les pièces 30 24 et 25. La chemise frontale 21 est logée dans un orifice du demi-moule fixe 10 où elle se trouve en grande partie soutenue. Néanmoins, la chemise 21 dépasse du demi-moule 10 fixe vers l'extérieur et elle est portée à son extrémité postérieure notam-35 ment par la bride 30 de la pièce antérieure 24 du manchon. La chemise 21 offre à.l'arrière une. bride 21a qui, débordant vers l'extérieur,., est mise en .place entre l'extrémité avant de la pièce-postérieure. 25. et un.développement intérieur radial de la bride 30- à l'extrémité avant de la.pièce frontale 24. 40 La chemise intermédiaire 22 est portée par la partie BAD ORIGINAL 70 38310 7 2065527 avant de la pièce postérieure 25 du manchon et elle est aboutée à l'avant contre la bride 21a de la chemise 21. La chemise postérieure 23 est portée par la partie arrière de la pièce postérieure 25 du manchon et elle est aboutée à la chemise 22. La 5 chemise 23 est jointive à son extrémité arrière avec une lèvre intérieure 25a qu'offre la pièce 25. La chemise 23 est pourvue d'un orifice 20a qui coïncide avec un orifice correspondant 20b ménagé dans la partie arrière de la pièce postérieure 25 du manchon pour définir ensemble l'orifice 20 par lequel on pourra 10 verser le métal fondu à l'intérieur du canal 15. Comme on peut le voir en 37* la surface externe de la partie avant de la pièce postérieure 25 est légèrement dégagée pour créer un petit espace de jeu s'étendant sur la plus grande partie de la longueur de la section avant de la pièce frontale 15 24. Au surplus, alors que le diamètre interne de la pièce postérieure 25 est nominalement uniforme sur toute sa longueur, il peut être localement augmenté de quelques centièmes de millimètre dans les zones indiquées en 38 et 39* de façon à permettre une petite dilatation vers l'extérieur des chemises 22 et 23 20 dans ces zones et d'empêcher qu'une sollicitation excessive en compression ne s'exerce sur ees chemises pour la température de fonctionnement de l'ensemble. La perte calorifique du métal fondu quand il chemine le long du canal 15 en étant situé dans la chemise 21 est consi-25 dérable, car la chaleur en est conduite au demi-moule 10 : il y a par conséquent tendance à la formation d'une peau ou d'une couche solidifiée de métal au voisinage immédiat de la surface interne de la chemise frontale 21, en particulier dans la zone indiquée en 26. Au cours de l'avance du piston 17, cette 30 peau a tendance à se disloquer et des morceaux peuvent en être repoussés vers l'extérieur et forcés de pénétrer dans la suifôce interne de la chemise 21. La poursuite de l'avance du piston 17 tend néanmoins à repousser ces morceaux vers l'avant, qui entraînent avec eux des particules de métal provenant de la 35 couche superficielle de la chemise 21, ce qui conduit à une érosion rapide de cette couche superficielle. Il est donc souhaitable que la chemise 21 soit faite en matière procurant une conductibilité thermique assez basse afin de minimiser autant qu'il est possible la solidification 40 du métal qui subit la coulée et d'éviter la formation de la 70 38310 8 2065527 peau indiquée ou d'en réduire l'épaisseur. Il est en même temps souhaitable que la chemise frontale soit au contact d'un refroi-disseur pour que, malgré la faiblesse de sa conductibilité thermique, de la chaleur s'échappe de cette pièce en quantité 5 qui l'empêchera d'atteindre une température si grande que ses propriétés de dureté en seraient fâcheusement affectées au point de déplacer la faible valeur de conductibilité. On envisage donc de pouvoir choisir les valeurs optimales quant à la conductibilité thermique et à la capacité du refroidisseur. 10 Pour couler des métaux ferreux, la chemise frontale peut être en métal ferreux, notamment en acier dont la composition lui permet de résister à l'abrasion sous haute température. Un acier qui convient bien à cet effet est celui qu'on utilise pour travailler à chaud des matrices de forgeage, la pièce étant 15 de préférence soumise à trempe et nitruration. Un acier qui convient particulièrement est celui de désignation "H13" dans les normes AISI. La composition de cet acier est la suivante : carbone 0,3 à 0,4$, manganèse 0,2 à 0,4$, silicium 0,8 à 1,2$, chrome 4,7 à 5,5$, vanadium 0,8 à 1,2$, molybdène 1,2 à 1,75$* 20 fe^ pour le reste. D'autre part, la chemise frontale 21 peut être en métal non ferreux. On envisage dans cette catégorie entre autres les métaux réfractaires tels que le tungstène, le platine, le molybdène et leurs alliages, notamment un alliage de molybdène 25 qui, connu sous la désignation "TZM", renferme 0,gj6 de titane et 0,1$ de zirconium. Parmi d'autres matières non ferreuses susceptibles d'être utilisées, on rencontre les corps appelés "super-alliages", à base de nickel, de chrome et d'autres éléments analogues, en 30 particulier^ ceux connus sous les désignations "Rene 4l" et "Nimonic". Une variante de matière utilisable pour la pièce considérée est une matière céramique. Des produits céramiques convenant très bien à cet effet sont le nitrure de silicium, 35 le carbure de silicium et la zircone. Dans ce cas, la matière céramique doit se présenter sous forme de chemise portée extérieurement et maintenue à l'état comprimé par un tube externe, par exemple constitué par l'un des aciers précédemment mentionnés . 40 II serait aussi possible d'utiliser des métaux 70 38310 9 2065527 céramiques, mélanges de constituants céramiques et métalliques. Toutes ces matières sont capables de garder une surface raisonnablement dure pour délimiter le canal 15 au poste de distribution, à la température à- laquelle les métaux ferreux 5 doivent être coulés. Des matières céramiques et métaux céramiques résistent aussi à la pénétration de morceaux quelconques de la peau déjà citée. Toute déficience en matière de résistance à la rupture transversale est compensée par un complément de cette 10 résistance, que procure la pièce frontale 24 du manchon, notamment par la bride 30 qui se trouve à son extrémité avant et qui s'épaule contre le demi-moule 10 auquel elle est attachée par des vis ou d'autres éléments convenables de fixation dans la position indiquée en 31. 15 Un autre facteur pour le^fcc^ditions opératoires réside dans le fait que le coin 27/à la jonction de la surface intérieure et de la face d'extrémité avant de la chemise 21 est soumis à un choc thermique sévère : c'est pourquoi on préfère l'arrondir comme il est indiqué pour rendre minimale sa dété-20 rioration par fatigue thermique. Un rayon convenable, quand le canal 15 a un diamètre interne d'environ 38,1 mm, est de 3,2 mm, la pièce 21 ayant une épaisseur d'environ 6,35 mm« De surcroît, quand s'achève l'opération d'alimenta-25 tion, un bouchon 28 de métal reste dans le trou 15 près du poste de distribution 18, en étant refoulé positivement par le piston 17 quand il y a solidification de l'objet moulé dans la cavité 12. Pour faciliter l'expulsion de ce bouchon et rendre minimale l'usure sur la surface du canal, la terminaison de la 30 chemise frontale 21 est conçue avec une forme divergente comme indiqué en 29. Une dépouille typique, mesurée comme demi-angle au sommet du cône, est de 5° et la distance axiale sur laquelle on la rencontre est par exemple de 19 mm pour un trou ayant le diamètre indiqué. 35 Au lieu que l'extrémité antérieure du conduit; de chargement, où se forme "le bouchon solidifié 28, fasse partie-intégrale de la chemise frontale 21, elle peut en être séparée par construction. Elle'peut par exemple être constituée par une pièce rapportée en molybdène ou en alliage de molybdène ^0 déjà mentionné, calée dans le demi-moule 10 de façon à pouvoir 70 38310 10 2065527 être remplacée. D'une autre manière, le demi-moule 10 lui-même peut avoir une forme qui donne une partie équivalente à l'extrémité antérieure de la pièce 21 indiquée. En variante, xa chemise frontale 21 peut être remplacée entièrement par un orifice 5 ménagé dans le demi-moule 10. La chemise intermédiaire 22 est soumise à des conditions quelque peu différentes, puisque le grand problème est alors celui de la fatigue thermique. Donc, bien qu'on puisse prendre n'importe laquelle des matières précédemment mentionnées 10 comme pouvant servir pour la pièce 21, en considère que c'est avantageusement l'acier AISI H13 qui convient le mieux pour cette pièce. On notera cependant que dans l'éventualité où l'on utilise une matière à faible résistance à la rupture transver-15 sale, par exemple l'une des matières céramiques citées, toute déficience à cet égard est là encore compenséé par la présence à la fois de la pièce frontale 24 du manchon et la partie avant 32 de la pièce postérieure 25, qui sont assemblées concentrique-ment l'une à l'autre et avec la chemise intermédiaire 22. 20 La valeur de la conduction calorifique radiale vers l'extérieur peut être régie par le choix du degré de serrage ou d'interaction entre ces pièces assemblées concentriquement, ou bien par l'existence délibérée d'espaces de tolérance entre elles si on le désire, soit sur toute leur longueur, soit en 25 des endroits choisis, de façon à être maître de l'environnement opératoire de la chemise intermédiaire 22. En ce qui concerne la chemise postérieure 23, les conditions de fonctionnement sont là encore autres, én ceci que l'érosion maximale s'observe au point d'impact de l'écoulement 30 de métal fondu pénétrant dans le canal 15 par l'orifice 20, ce point d'impact coïncidant avec l'extrémité avant de la flèche 33. L'érosion, en cet endroit, semble être due en partie au frottement fluide, mais aussi, dans une mesure appréciable, 35 à xme action physique, chimique ou physico-chimique entre le métal .coulé et celui de la chemise 23, si l'on suppose bien sûr que.cette" dernière est en métal. Ainsi, comme il a été mentionné, la coulée de fonte à teneur en carbone asséz forte peut attirer le'fer de l'acier 40 qu'on à utilisé pour la chemise 23. Donc, 'bien que' l'on 70 38310 ii 2065527 considère pouvoir encore employer l'une quelconque des matières déjà citées à propos de la chemise 21, il est probable qu'on obtiendra de bons résultats : a) soit en utilisant un métal n'entrant pas en réac-5 tion physique, chimique ou physico-chimique avec le métal coulé (par exemple, la chemise 23 peut être en molybdène, tungstène ou alliage de molybdène ou tungstène quand on coule un métal ferreux), b) soit en utilisant une matière non métallique comme 10 un métal céramique ou l'un des produits céramiques déjà cités. Dans l'un ou l'autre cas, toute déficience dans la résistance à la rupture transversale serait compensée par la partie arrière de la pièce postérieure 25 du manchon. Là encore, celle-ci peut envelopper étroitement la chemise postérieure 23 15 sur toute sa longueur, ou l'on peut laisser radialement des espaces si on le souhaite pour régir le niveau de la transmission calorifique radialement vers l'extérieur. Il faut noter en particulier qu'alors que les matières dont sont faites les pièces rapportées 21,22 et 23 sont choisies 20 respectivement pour convenir aux différentes conditions opératoires 'rencontrées par celles-ci, il est possible dans certains cas de réaliser l'ensemble de ces trois pièces avec la même matière, notamment l'acier H13 ou un autre corps analogue et, pour la durée de service du conduit de chargement ainsi formé, de les 25 rendre matériellement meilleures que les conduits de la technique antérieure, qui ne sont pas divisés en tronçons longitudinaux successifs. La simple subdivision du conduit en trois sections ou plus semble améliorer la stabilité thermique de l'ensemble et donc prolonger sa durée de service, mais, quand les chemises 30 sont montées dans un manchon, comme dans le présent mode de réalisation, la possibilité de contrôler la quantité de chaleur transmise à l'extérieur, comme déjà indiqué, procure en outre l'occasion d'assurer que les conditions d'environnement optimales existeront dans toutes les régions du conduit, même si 35 toutes les chemises sont en matière identique. On doit notamment remarquer que, même si les pièces composant le conduit de chargement sont en acier H13, il est possible de couler un acier doux à point de fusion supérieur à celui de cet acier H13 en gouvernant convenablement la trans-40 mission calorifique vers l'extérieur. De même, on peut couler 70 38310 12 2065527 de l'acier H13 dans un conduit comportant des pièces composantes en ce même acier.-. On voit ainsi, selon l'invention, que différentes zones du conduit de chargement peuvent être formées par des 5 matières variées et/ou qu'on peut régir les conditions d'environnement dans différentes régions du conduit, notamment en ce qui concerne la transmission calorifique vers l'extérieur, pour s'adapter aux exigences particulières des différentes zones. Les pièces composantes décrites peuvent être fixées 10 entre elles de toute manière convenable, par exemple par le truchement de vis ou d'autres éléments d'attache en position 34, traversant la collerette 35 de la pièce postérieure 25 du manchon pour venir dans des trous taraudés de sa pièce frontale 24. Lorsqu'en particulier une ou plusieurs des chemises 15 sont en matière céramique ou autre offrant une résistance à la rupture transversale assez basse, le manchon peut comprendre au surplus une pièce en fourreau qui sera au contact direct des chemises sur toute la longueur du conduit de chargement. Les chemises peuvent alors présenter ensemble une surface externe 20 qui se rétrécit légèrement d'un bout à l'autre, avec de préférence une section droite à dimensions décroissant du poste de réception vers le poste de distribution, bien qu'on puisse aussi prendre le rétrécissement inverse. La pièce additionnelle du manchon doit dès lors avoir une dépouille complémentaire, de 25 façon à être assemblée aux chemises par emmanchement à force, si bien que la chemise sera soutenue par le manchon en toute position sur sa longueur. Cependant, il serait possible de supprimer des pièces du manchon et. de réaliser le conduit de chargement avec plusieurs 30 pièces se succédant en longueur, fixées entre elles directement sans être portées par un tel manchon, pourvu que lesdites pièces soient par conception propres à procurer la résistance voulue à la rupture transversale. BAD ORIGINAL 70 38310 13 2065527 - REVENDICATIONS - 1. Appareil permettant de couler un métal dans une cavité formée entre des demi-moules séparables et utilisables de manière répétée, dans lequel on fait venir sous pression à 5 la cavité des charges de métal fondu le long d'un conduit de chargement, grâce à un piston qui s'y déplace, le conduit déterminant à line de ses extrémités un poste de distribution communiquant avec la cavité et à son autre extrémité un poste de réception où arrive une charge du métal fondu qu'on veut faire 10 venir par le conduit à la cavité, appareil caractérisé par la subdivision de son conduit de chargement 14 en tronçons faits de pièces 21,22,23 qui se succèdent longitudinalement et sont séparées par construction, leurs matières respectives étant choisies pour convenir aux différentes conditions opératoires 15 auxquelles ils seront soumis durant l'avance du métal fondu le long du conduit vers la cavité 12 de moulage. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que son conduit de chargement 14 comprend au poste de distribution 18 une pièce 21 en matière qui offre une surface 20 dure à la température opératoire et résiste à la pénétration par fragmentation et déplacement d'une peau solide formée dans le métal qui subit la coulée au voisinage de la surface interne du conduit audit poste. 3. Appareil selon la revendication 1, destiné à 25 couler des métaux ferreux, caractérisé par le fait que son conduit de chargement 14 comporte au poste de distribution 18 \me pièce 21 en métal apte à résister aux abrasions survenant à la température opératoire dudit conduit. 4. Appareil selon la revendication 1, caractérisé 30 par le fait que son conduit de chargement 14 comprend au poste de distribution 18 line pièce 21 en matière non métallique à basse conductibilité thermique, en contact avec un refroidisseur pour éviter d'atteindre une température si grande que ses propriétés de dureté s'en trouveraient fâcheusement affectées. 35 5. Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que son conduit de chargement 14 comprend au poste de réception 16 une pièce 23 en matière n'entrant pas en réaction chimique, physique ou physico-chimique avec le métal qui subit la coulée. BAD ORIGINAL 70 38310 » 2065527 6. Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que son conduit de chargement 14 comprend au poste de réception 16 une pièce 23 en alliage obtenu par combinaison du métal coulé avec un ou plusieurs éléments produisant une 5 grande stabilité, ce qui empêche ou réduit la migration du métal depuis la pièce 23 vers la charge de métal fondu cheminant le long du conduit» 7. Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que son conduit de chargement 14 comprend une pièce 10 intermédiaire 22 qui, située entre le poste de distribution 18 et le poste de réception 16, est en matière choisie pour offrir une bonne résistance à la fatigue thermique. 8. Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'une ou plusieurs des pièces 21,22,23 composant 15 son conduit de chargement 14 sont montées dans un manchon 24,25 qui, les portant extérieurement, est fait d'une matière et a des dimensions qui procurent, isolément ou en combinaison avec lesdites pièces, la résistance voulue à la rupture transversale. 9. Appareil selon la revendication 1, caractérisé 20 par le fait que son conduit de chargement 14 comprend au poste de distribution 18 une pièce 21 dont la longueur est limitée à la partie dudit conduit où se forme un bouchon solide 28 de métal après coulée. 10. Appareil selon la revendication 1, caractérisé 25 par le fait que son conduit de chargement 14 comprend au poste de distribution 18 une pièce 21 formant bloc avec l'un des demi-moules. 11. Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que son conduit de chargement 14 offre un coin 2J 30 arrondi, à la jonction de sa surface interne avec son extrémité située au poste de distribution. 12. Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que son conduit de chargement 14 a au poste de distribution 18 une section droite dont les dimensions augmen- 35 tent vers l'avant pour faciliter l'extraction d'un bouchon 28 de métal solidifié après coulée. 13o Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'une au moins des pièces composant son conduit de chargement 14 est en alliage ferreux constitué par vin acier 40 de désignation "H13" dans les nonses AISI. BAD ORIGINAL 70 38310 15 2065527 14. Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'une au moins des pièces composant son conduit de chargement 14 est en métal non ferreux appartenant au groupe des superalliages. 5 15. Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'une au moins des pièces composant son conduit de chargement 14 est en métal réfraetaire appartenant au groupe qui comprend le tungstène, le platine, le molybdène et des alliages de ces éléments. 10 16. Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'une au moins des pièces composant son conduit de chargement 14 est en matière céramique appartenant au groupe constitué par le nitrure de silicium, le carbure de silicium et la zircone. 15 17. Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'une au moins des pièces composant son conduit de chargement 14 est en métal céramique.