La présente invention concerne-une machine empileuse, en particulier pour planchettes de bois et -si milafres, produites par une dérouleuse directement à partir d'un tronc de bois et destinées à être acheminées, après avoir été recueillies dans des conteneurs convenables, vers des opérations successives. La machine empileuse de l'invention est en général adaptée à réaliser des accumulations ordonnées d'éléments tels que baguettes, barreaux, traverses ou autres, en matériau quelconque, distribués à la pièce et sensiblement parallèles entre eux, directement en provenance d'une machine qui les a formés ou d'une quelconque opération précédente. Ainsi qu'il est connu, l'accumulation ordonnée d'éléments tels que les planchettes et les baguettes, qui ont une direction d'extension prédominante, engendre des problèmes pratiques notables, spécialement si l'on veut constituer cette accumulation de façon rapide et automatisée. Ceci est particulièrement évident si l'on se propose de considérer le cas typique suivant: l'accumulation de planchettes de bois produites par une dérouleuse et destinées à des travaux ultérieurs pour former, par exemple, des caissettes en bois, des palettes et similaires. Lesdites planchettes de bois sont débitées directement à partir des troncs découpés sensiblement sur mesure. Ces troncs sont d'abord travaillés de façon à devenir parfaitement cylindriques et ensuite on débite à partir des troncs ainsi façonnés, une feuille continue qui, par suite de la présence d'entailles radiales préalablement réalisées sur le tronc, donne lieu à une série continue de planchettes. En pratique, la goulotte distributrice de la dérouleuse fournit, en même temps qu'une grande quantité de matériau de rebut comme par exemple, des piécettes de bois dérivées de l'ébarbage latéral des troncs, des planchettes qui sont, au moins initialement, sensiblement parallèles entre elles et très souvent alignées consécutivement entre elles deux à deux, suivant leur direction d'extension prédominante, lorsque le tronc à partir duquel elles sont débitées, a une longueur suffisante. Ces planchettes, qui se présentent déaà initialement dans un certain ordre, doivent être introduites dans des conteneurs ou des wagonnets pour être amenées vers les opérations successives.Il est évident que si l'accumulation des planchettes s'effectue de façon très grossière, les planchettes n'étant pas bien disposées et serrées, chaque conteneur transporte alors un nombre sensiblement réduit de planchettes et que, pour faire face à la production de la dérouleuse, il faut un nombre relativement élevé de conteneurs, étant donnés la basse densité et le volume spécifique élevé de la charge transportée par chacun d' eux. Ceci entratne des conséquences négatives, non seulement pour les implications de type logistique et d'organisation, mais encore en raison de la gêne que les planchettes en désordre crée initialeméut dans l'opération successive. S'il est toutefois indiscutable que l'accumula- tion ordonnée desdites planchettes, ou d'autres éléments similaires, présente une grande importance, il n'en demeure par moins qu'il n'est pas facile d'obtenir cette accumulation ordonnée sans recourir à 1 "em- ploi d'une quantité notable de main d'oeuvre, laquelle crée des problèmes importants de coût, ou sans recourir à l'emploi d'appareillages particulièrement complexes et onéreux.En effet, un empilement effectué de façon sensiblement automatique avec des dispositifs simples, tels que des bandes transporteuses qui circulent du point d'alimentation de la machine dérouleuse aux conteneurs de réception, ne donne pas des résultats satisfaisants, même si l'on utilise le plus possible la position d'ordre sensible initial des planchettes, au moment de leur production.L'experience a ainsi démontré que, même en disposant de bandes transporteuses capables de recueillir immédiatement les planchettes produites, déjà parallèles entre elles, au moment du déchargement dans les conteneurs, lesdites planchettes donnent lieu à des accumulations désordonnées, en se disposant en chevauchement les unes sur les autres ef orientéespêle-mêle, Le déchargement engendre en outre dans les conteneurs, une sorte de cumul se réduisant à la partie supérieure, ayant pour effet de diminuer ultérieurement la densite de chargement obtenue. Non seulement ceci, mais encore on observe que les mouvements et les secousses qui se produisent inévitablement pendant le transport des planchettes le long de ladite bande transporteuse, provoquent des chevauchements entre les planchettes même avant leur déchargement dans des conteneurs. A ces problèmes d'ordre général, pratiquement non résolus sinon par un emploi combiné empirique de bandes transporteuses du type précité et de main d'oeuvre qui intervient constamment pour maintenir en ordre sensible les planchettes transportées et pour diminuer les irrégularités les plus grossières, de chargement dans les conteneurs, il s'ajoute, dans le cas spécifique des planchettes de bois recueillies à partir d'une dérouleuse, un problème ultérieur' lié à ladite présence de pièces de bois de rebut ou autre, à la sortie de ladite dérouleuse. Il existe alors comme nouvelle exigence, d'empêcher que lesdites pièces de bois entravent, par leur présence, le mouvement et le positionnement des planchettes et se trouvent empilées avec ces dernières dans les conteneurs. Etant donné cette situation et l'importance que présente un empilement correct desdites planchettes ou éléments similaires, effectué rapidement et écono miquement, sur les coûts finaux de production et sur ladite efficacite-de la channe des opérations à laquelle lesdites planchettes sont destinées, le but général de l'invention est de concevoir une machine empileuse qui, tout en étant de structure simple et économique, soit en mesure de. réaliser une accumulation ordonnée et complètement automatique desdites planchettes ou similaires. Un autre objectif de l'invention, dans ce cadre général, est de concevoir une telle machine empileuse qui soit particulièrement adaptée à recueillir et à accumu ler des planchettes de bois produites par une dérouleuse. Un autre objectif de l'invention, mais nullement le dernier, est de concevoir une machine empileuse d'emploi universel, c'est-à-dire adaptable aux rythmes de travail les plus divers et pouvant être introduite dans une.chai- ne de travail sans opérations d'adaptation particulière de ltinstallation qui effectue lesdits travaux. Les -objectifs préeités ainsi. que d'autres qui ap parattront mieux dans ce qui suit, sônt atteints par la machine empileuse de l'invention, en particulier pour planchettes et similaires, qui comprend des moyens de transport à bande s'étendant d'une zone d'alimentation à une zone de déchargement, et des organes de réception disposés en correspondance de ladite zone de déchargement et aptes à recevoir et accumuler les éléments apportés par lesdits moyens de transport à bande, et caractérisée par le fait que lesdits moyens de transport à bande présententdans ladite zone de déchargement, une extrémité distributrice mobile de façon propre à distribuer les éléments transportés sur toute la surface d'accumulation desdits organes de réception, et par le fait que lesdits organes de réception comprennent un plateau de chargement, définissant par l'une de ses faces, ladite surface d'ac cumulation, mobile par intermittence, dans le sens vertical en synchronisme avec les mouvements de ladite extrémité distributrice. D'autres caractéristiques et avantages ressortiront plus clairement de la description détaillée qui va suivre, d'une forme de réalisation préférée, mais non exclusive, de la machine empileuse, donnée à titre indicatif, mais nullement limitatif, en référence aux dessins annexés, dans lesquels: - la figure 1 répresente globalement suivant une vue latérale, la machine empileuse qui fait l'objet de l'invention; - les figures 2, 3, 4 et 5 représentent en succession le fonctionnement de la machine empileuse, en référence à la partie terminale de cette dernière; - la figure 6 représente une vue schématique en plan de la machine, à l'échelle agrandie par rapport à la figure 1; - la figure 7 présente une pluralité de coupes transversales de la machine effectuées à l'emplacement des moyens de transport à bande; et - les figures 8 et 9 représentent respectivement des vues en plan et en élévation de la partie terminale de la machine empileuse, à l'emplacement de la zone de déchargement des planchettes ou similaires. En se référant aux figures précitées, et en particulier à la figure 1, on peut voir que la machine empileuse de l'invention est désignée par le repère numérique 1 et qu'elle est disposée de façon contiguë A à une machine dérouleuse 2,connue en elle-meme. La machine empileuse 1 est définie par un chassis 3 fixe, qui soutient des moyens de transport à bande 4 et des organes de réception 5 qui reçoivent et accumulent les éléments à empiler. De façon plus détaillée, lesdits moyens de transport à bande 4 comprennent une première bande transporteuse 4a et une seconde bande transporteuse 4b sensiblement parallèles entre elles et partiellement superposées. La première bande transporteuse 4a s'étend d'une zone d'alimentation immédiatement contiguë à la machine dérouleuse 2 à une zone intermédiaire en correspondance de laquelle s'alimente la seconde bande transporteuse 4b. Cette dernière, qui reçoit les éléments à transporter à partir de la première bande, se termine à l'endroit de la zone de déchargement où sont positionnés les organes de réception 5 déjà cités ci-dessus. Plus précisément, la seconde bande transporteuse 4b se termine dans ladite zone de déchargement par une extrémité distributrice 6 mobile de façon propre à distribuer sur une large surface les éléments transportés. Les figures 2 à 5 mettent en évidence que l'extrémité distributrice 6 de la seconde bande transporteuse 4b est mobile par mouvement alterné au-dessus d'une surface d'accumulation 7a définie par un plateau de chargement 7 sur lequel s'empilent de façon proprement dite, les planchettes ou similaires. D'une manière avantageuse, la seconde bande transporteuse Zb a une largeur transversale sensiblement analogue à celle du plateau de chargement 7, et par conséquent de sa surface d'accumulation 7a . En outre, le mouvement de sens alterné, de l'extrémité distributrice 6 présente une excursion sensiblement proche de la longueur du plateau de chargement 7. Il en résulte dans l'ensemble, une distribution des planchettes propre à intéresser toute la surface d'accumulation 7a du plateau de chargement 7. Le plateau de chargement 7, faisant partie des organes de réception 5, est mobile par intermittence dans le sens vertical en synchronisme avec l'extré- mité distributrice 6 de la seconde bande transporte use 4b. A chaque répétition du mouvement alterné de l'extrémité distributrice 6, ce qui revient à dire après chaque paire de mouvements daller et de retour, le plateau de chargement 7 se trouve abaissé d'une hauteur prédéterminée. L'effet technique décrit ci-dessus est obtenu par une structure de la machine empileuse 1 dans laquelle, conformément à l'invention, la seconde bande transporteuse 4b, dotée de ladite extrémité distri butrice mobile, peut subir globalement une transla tion, conjointement à ladite extrémité distributrice 6. Par contre, le plateau de chargement 7, inséré dans lesdits organes de réception 5 qui comprennent en particulier des wagonnets 8, est mobile dans le sens vertical indépendamment du wagonnet- dans lequel il est introduit. De façon plus détaillée (figures 1 et 7), la seconde bande transporteuse 4b présente des éléments terminaux de support, ou rouleaux terminaux 9, soutenus à coulissement par des rails 10 prévus dans le châssis 3 fixe. En effet, à partir des rouleaux terminaux 9, saillent des moyeux 17 s'engageant à rotation par l'entremise de coussinets dans des galets 12 montés à coulissement dans les rails 10, constitues par des profilés en Q s'ouvrant vers les rouleaux terminaux 9. Pour coulisser en synchronisme mutuel, en étant soutenus par les rails 10, les rouleaux terminaux 9 sont reliés rigidement entre eux, de façon à former un ensemble unique, exception faite de la capacité de rotation d'au moins l'un des rouleaux terminaux 9 qui commande le coulissement d'un tapis 13 enroulé sur la bande transporteuse 4b et déterminant de façon proprement dite le mouvement d'avancement des planchettes. À cet effet, le coulissement du tapis 13 autour des rouleaux terminaux 9 est commandé par un moteur 14 de type quelconque, dans la mesure où il permet une régulation manuelle de la vitesse du tapis 13. Le mouvement de translation de toute la seconde bande transporteuse 4b sur des rails 10 est commandé par des moyens convenables de commande réalisés par un cylindre oléodynamique principal 15 mis en évidence en particulier dans les figures 1 et 7. Le cylindre oléodynamique principal 15 est d'une part solidarisé au châssis fixe 3, et d'autre part, solidarisé aux éléments mécaniques qui assurent la translation conjointe des rouleaux terminaux 9. Les moyens de commande du plateau de chargement 7, aptes à provoquer le soulèvement ou l'abaissement dudit plateau de chargement à l'intérieur du wagonnet 8 correspondant, sont constitués (figures 5, 8 et 9) par un vérin 17 vertical solidarisé, terminalement à sa tige, à deux roues de support 18 sur lesquelles s'engagent deux channes 19 qui, d'une part, sont fixées au châssis 3, par des premiers crochets 20 (figure 9), et d'autre part, soutiennent, par des seconds crochets 21 un élévateur à fourche 22. Comme on peut le voir dans les figures 5, 8 et 9, l'élévateur à fourche 22 est défini par des bras de soutien 23, repliés en équerre, par un bati 24, solidarisé aux bras de soutien 23, et par des plaques verticales 25, d'une part fixées au bâti 24, et d'autre part montées à coulissement par des galets dans des guides verticaux 26, fixés au châssis 3, comme indiqué en particulier dans la figure 8. Le dispositif de relevage 16 de la machine empileuse, vient en prise de façon amovible avec chaque wagonnet 8, lorsqu'il est en position abaissée de fin de course, de façon à permettre une insertion et une désinsertion faciles des wagonnets 8, dotés de petites roues 35. Le cylindre oléo-dynamique principal 15 agit enasservissement à des moyens de commande qui font face à un palpeur à tige 27 ou à un capteur à cellule photoélectrique. La figure 3 en particulier, montre un palpeur à tige 27 disposé en correspondance de l'extrémité distributrice 6 de la seconde bande transporteuse 4b et tourné vers le plateau de chargement 7, avec possibilité de déplacements angulaires d'approche de la seconde bande transporteuse 4b, par effet d'interception de planchettes ou autres éléments accumulés à son contact. Le palpeur à tige 27 est relié au cylindre oléodynamique principal 15 de façon telle que lorsque ladite tige se replie par interception de planchettes ou similaires, le cylindre oléodynamique principal 15 fait reculer la seconde bande transporteuse 4b et par suite l'extrémité distributrice 6, et que, aussitôt que ladite tige revient en position normale, sensiblement verticale, ledit cylindre arrete son mouvement. Il est en outre prévu, pour la commande du cylindre oléodynamique principal 15, des fins de course qui arretent de toute façon le mouvement dudit cylindre lorsque le point de recul maximal est atteint et provoquent ensuite immédiatement un retrait dans le sens opposé du cylindre pour amener 1'extrémité distributrice 6 dans une position d'avancement maximal, déterminée par l'autre fin de course, à partir de laquelle reprend le recul graduel sur commande du palpeur à tige 27. De façon tout à fait spécifique pour un emploi de la machine empileuse en série avec une machine dérou leuse 2, il est prévu que la première bande transporteuse 4a soit également capable de subir une translation, coplanairement à elle-même, de façon analogue à la seconde bande transporteuse 4b. Les figures 1 et 7 montrent en effet que la première bande transporteuse 4a est non seulement coulissante en surface sur commande à partir d'un second moteur 28 propre à permettre une régulation de sa vitesse, mais qu'elle est également capable de subir globalement une translation sur commande à partir d'un cylindre oléodynamique auxiliaire 29 parallèle au cylindre oléodynamique principal 15. La translation de la première bande transporteuse 4a est ellemême guidée par les rails 10 dans lesquels s'engagent des galets 12 soutenus par les moyeux Il saillant à partir des côtés de la première bande transporteuse 4-a. Le mouvement de la première bande transporteuse 4a est exécuté en fonction du positionnement d'une extrémité de chargement 30 située, dans la machine empileuse, du côté opposé par rapport à l'extrémité distributrice 6 et à proximité de la machine dérouleuse. Plus précisément, l'extrémité de chargement 30 est mobile sous l'effet de ltaction du cylindre oléodynamique auxiliaire 29, d'une position de rapprochement maximal de la machine dérouleuse 2, montrée dans la Zigu- re 1, grâce à laquelle la première bande transporteuse 4a reçoit les planchettes débitées par la machine dérouleuse directement à partir d'un tronc, à une position de rapprochement minimal de la machine dérouleuse 2, grâce à laquelle la bande transporteuse 4-a ne reçoit lesdites planchettes que dans le cas où elle tombent au sol ou d'une manière quelconque ne viennent pas en contact avec lamachine empileuse 1. Il est en outre prévu, de nouveau en vue d'un emploi de la machine empileuse en série avec une dérouleuse 2, que la première bande transporteuse 4a ne présente pas, comme élément de surface coulissant et en contact avec les planchettes, un tapis 13 comme la seconde bande transporteuse 4 mais qu'elle présente à la place, une série de courroies.31 qui laissent subsister de larges ouvertures de passage dans le sens vertical.Ceci est montré dans les figures 6 et 7 dans lesquelles on peut voir, entre autre, que les courroies 31 sont soutenues par des poulies 32a, 32b, 32c et qu'en particulier, une zone de vide entre les courroies 31 est ménagée dans un premier secteur de la première bande transporteuse 4-a, entre les poulies désignées par 32a et 32b. Par contre, dans un second secteur de la première bande transporteuse 4a, entre les poulies 32b et 32, les courroies 31 se déroulent sur un appui plan 33 et dans des cannelures de guidage 34. Avantageusement, les courroies 31 peuvent être disposées de façon à s'écarter graduellement les unes des autres, en passant de l'extrémité de chargement 30 à l'extrémité opposée. La machine empileuse fonctionne de la manière suivante. L'ext;rémité de chargement 30 de la première bande transporteuse 4a reçoit les éléments à transporter. En fonction des nécessités de production, on règle manuellement par le moteur 28, la vitesse de déroule- ment sur elle-même, de ladite première bande transporte use 4a. A partir de la première bande transporteuse 4a, les éléments transportés tombent sur la seconde bande transporteuse 4-b, également prévue & vitesse réglable. On supposera que la seconde bande transporteuse 4b soit initialement dans la position de la figure 2, c'est-à-dire à l'état d'avancement maximal, en saillie, de l'extrémité distributrice 6, et qu'en outre l'élévateur à fourche 22 se trouve en position soulevée, de façon à positionner le plateau de chargement 7 très près-de l'extrémité distributrice 6. -Dans ces conditions, comme on peut le voir dans les figures 2 et 3, les éléments transportés s'accumulent par dessus le plateau de chargement 7 dans une zone étroite en correspondance d'un bord du wagonnet 8, qui présente convenablement dans ladite zone, des montants de soutien. L'accumulation, sensiblement ordonnée en raison du faible espace à la disposition des éléments déchargés, est relevée par le palpeur à tige 27 par suite de l'inclinaison prise par la tige de ce dernier (figure 3). Un recul de la seconde bande transporteuse 4b se trouve alors immédiatement commandé, mis en oeuvre par le cylindre oléodynamique principal 15. Le recul est exécuté tant que la tige du palpeur à tige 27 n'est pas revenue à sa position verticale. Le recul est par suite très modéré. En même temps, le déchargement des éléments transportés se poursuit et aboutit à définir, par petits déplacements continus en arrière de l'extré- mité distributrice 6, une première couche de dépôt de hauteur sensiblement uniforme, comme on peut le voir dans la figure 4. lorsque le cylindre oléodynamique principal 15 atteint sa position de fin de course, correspondant à une position de l'extrémité distributrice 6 proche du bord du wagonnet 8 rapproché du châssis 3, deux opérations se trouvent rapidement commandées: en premier lieu, par l'intervention du dispositif de relevage 16, l'élévateur à fourche 22 se trouve abaissé sur une hauteur correspondant à l'épaisseur de la couche des éléments déåà déposés, et ensuite, en second lieu, on fait de nouveau avancer la seconde bande transporteuse 4b åusqu'å la position de la figure 2. Il se forme ainsi graduellement une nouvelle couche d'éléments, superposée à la précédente, comme le montre la figure 5. Les opérations précitées se succèdent jusqu'à ce que l'élévateur à fourche 22 soit dans la position en traits interrompus de la figure 5, correspondant à l'abaissement maximal, et que le plateau de chargement 7 appuie sur le wagonnet 8. A ce moment, le wagonnet 8 est complètement chargé et peut être rapidement dégagé par coulissement sur ses petites roues 35, et remplacé par un wagonnet vide pour lequel se trouvent recréées les conditions de la figure 2. Dans la forme particulière. le réalisation technique représentée dans les figures à titre d'exemple, la première bande transporteuse 4-a a été conçne mobile. Fonctionnellement, cette caractéristique structurale est déterminée par la nécessité de relier l'extré- mité de chargement 30 à la machine dérouleuse 2 uniquement lorsque celle-ci forme effectivement des planchettes régulières, et non pas, au contraire, du matériau de rebut. Il est en effet connu que les machines dérouleuses effectuent initialement, sur un tronc à partir duquel doivent être débitées des planchettes, un travail d'arrondissement qui amène la surface extérieure dudit tronc à un profil parfaitement cylindrique. Pendant cette opération préalable, les parties de bois qui se détachent du tronc sont destinées à être mises au rebut et ne doivent par suite, pas venir en contact avec la première bande transporteuse 4a. A cet effet, initialement, la bande transporteuse doit se présenter déplacée, sous l'action du cylindre oléodynamique auxiliaire 29, de façon que l'extrémité de chargement 30 soit relativement distante de la machine dérouleuse et que le matériau de rebut n'interfère pas avec la première bande transporteuse 4a. Au contraire, aussitôt que la phase initiale d'arrondissement du tronc est terminé, le cylindre oléodynamique auxiliaire 29 amène, sur commande d'un opérateur, la première bande transporteuse 4-a endessous de la goulotte distributrice de la machine dérouleuse, pour recueillir les planchettes produites. Meme lorsque la production des planchettes est régulière, il subsiste à partir de la machine dérouleuse, conjointement à la production des planchettes, une distribution-notable de sciure et de piécettes de bois de rebut. Ces éléments se trouvent toutefois automatiquement écartés grâce à la structure en courroies de la première bande transporteuse 4a. Les éléments en bois de grandeur insuffisante ne sont pas soutenus par les courroies 31 et tombent au sol ou dans des réceptacles convenables des éléments de rebut. Si la machine dérouleuse 2 produit simultanément plusieurs baguettes alignées entre elles, dans la me-. sure où la longueur du tronc le permet, la première bande transporteuse 4a prévoit également d'éviter quelesplanchettes se chevauchent mutuellement à l'endroit des extrémités immédiatement consécutives. En effet, les courroies 31 tendent à s'écarter les unes des autres, comme le montre partiellement la figure 6, et par suite à éloigner mutùellement, dans le sens transversal, les planchettes alignées. L'invention atteint bien les buts proposés. En effet, on a conçu une machine empileuse qui, tout en étant de structure très simple, et fondée sur l'emploi de bandes transporteuses,permet une accumulation très ordonnée d'éléments à direction de développement prédominante, tels que les planchettes. L'accumulation peut en outre etre effectuée à une vitesse de travail choisie à volonté sur des wagonnets rapidement remplaçables entre eux. La machine peut être facilement introduite dans un quelconque cycle de travail et elle peut entre, en particulier, montée en série avec une machine dérouleuse qui débite des planchettes de bois. Et dans ce cas, la structure de la machine empileuse peut être telle qu'elle évite toute gëne provenant des éléments en bois de rebut. L'invention ainsi décrite est susceptible d'être mise en oeuvre selon de nombreuses variantes et modifications, sans pour autant s'écarter du cadre et de l'esprit de ladite invention. En outre, tous les détails peuvent être remplacés par des éléments techniquement équivalents. En pratique, les matériaux-et les dimensions peuvent être quelconques suivant les nécessités. R E V E N D I C A e I O y S 1.- Machine empileuse en particulier pour planchettes et similaires, comprenant des moyens de transport à bande s'étendant d'une zone d'alimentation à une zone de déchargement, et des organes de réception disposés en correspondance de ladite zone de déchargement et propres à recevoir et accumuler les éléments apportés par lesdits moyens de transport à bande, et caractérisée par le fait que lesdits moyens de transport à bande (4) présentent dans ladite zone de déchargement, une extrémité distributrice (6) mobile de façon propre à distribuer les éléments transportés sur une surface d'accumulation (7a) desdits organes de réception (5), et par le fait que ces derniers comprennent un plateau de chargement (7), définissant par une de ses faces, ladite surface d'accumulation (7a) mobile par intermittence dans le sens vertical, en synchronisme avec les mouvements de ladite extrémité distributrice (6). 2.- Machine empileuse selon la revendication 1, caractérisée par le fait que ladite extrémité distributrice (6) est une extrémité d'une bande transporteuse (4b) pouvant subir une translation parallèlement à elle-mee de façon propre à alimenter d'en haut et depuis une pluralité de positions, ledit plateau de chargement (7). 3.- Machine empileuse selon la revendication 2, caractérisée par le fait qu'elle comprend une première bande transporteuse (4a) apte à recevoir, en correspondance de ladite extrémité de chargement (30) les éléments à empiler, et une seconde bande transporteuse (4b) disposée consécutivement à la première de façon propre à transférer lesdits éléments auxdits organes de réception (5), ladite seconde bande transporteuse (4b) étant terminalement définie par ladite extrémité distributrice (6). 4.- Machine empileuse selon la revendication 3, caractérisée par le fait que ladite première bande transporteuse (4a) est également mobile parallèlement à elle-même de façon propre à amener son extrémité de chargement (30) en position rapprochée ou relativement écartée par rapport à la zone d'approvisionnement en éléments à empiler. 5.- Machine empileuse selon la revendication 2, caractérisée par le fait que le mouvement de translation de ladite bande transporteuse (4b) dotée de ladite extrémité distributrice (6) est asservie à des moyens de commande (15) placés sous le contrôle d'un capteur (27) tourné vers ledit plateau de chargement (7) et sensible à la quantité d'éléments empilés à sa proximité. 6.- Machine empileuse selon la revendication 5, caractérisée par le fait que ledit capteur (27) est une cellule photoélectrique. 70- Machine empileuse selon la revendication 5, caractérisée par le fait que ledit capteur (27) est un palpeur à tige comprenant une tige articulée à pivotement sur ladite extrémité distributrice (6) et se prolongeant vers ledit plateau de chargement (7). 8.- Machine empileuse selon la revendication 4 ou 5, caractérisée par le fait que, pour le mouvement de translation desdites première et seconde bandes transporteuses (4a, rob)), sont prévus des moyens de commande constitués par des cylindres oléodynamiques (29, 15). 9.- Machine empileuse selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que, pour leur mouvement de rotation sur ellesmeAmes, les deux dites bandes transporteuses (4a, 4b) sont commandées, indépendamment l'une de l'autre, par des moteurs à vitesse réglable (28, 24). 10.- Machine empileuse selon la revendication 4, caractérisée par le fait que ladite première bande transporteuse (rua) comprend une pluralité de courroies (31) disposées côte à cote les unes des autres. 11.- Machine empileuse selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que lesdites courroies (31) de ladite première bande transporteuse (4a) sont disposées en s'écartant graduellement les unes des autres dans le sens qui amène les éléments à empiler de ladite première bande transporteuse (rira) à ladite seconde bande transporteuse (4b). 12.- Machine empileuse selon la revendication 1, caractérisée par le fait que ledit plateau de chargement (7) est introduit de façon mobile dans un wagonnet (8) positionné de façon amovible en correspondance d'un dispositif de relevage (16),pour ledit plateau (7), faisant partie de ladite machine empileuse (1). 13.- Machine empileuse selon les revendications 8 et 12, caractérisée par le fait que ledit dispositif de relevage (16) comprend un élévateur à fourche (22)commandé dans ses déplacements par un vérin (17) mobile dans le sens vertical par sections de trajet prédéterminées chaque fois que le cylindre oléodynamique (15) qui commande la translation de ladite seconde bande transporteuse (4b), atteint une position déterminée de fin de course.