La présente invention a pour objet la réalisation, à titre de produits industriels nouveaux, de petits appareils destinés à faciliter la tenue de l'archet par la main droite dans le jeu des instruments à cordes frottées, tels que, notamment : violon, violon alto, violoncelle, contrebasse à cordes, etc.. Ce dispositif est à l'archet ce que la mentonnière est au violon ou à l'alto. Son rôle est de faciliter le jeu en améliorant l'adaptation de l'instrument à la partie du corps qui entre en contact avec lui - ici la baguette et la hausse de l'archet d'une part, les extrémités des doigts de la main droite d'autre part. 1l comporte essentiellement trois parties 1) Une cupule de métal léger ou de matière plastique dans laquelle vient s'appuyer l'extrémité du pouce. Cette cupule a une profondeur de quelques millimètres, approximativement la forme d'une calotte de sphère normale ou un peu ovalisée ; elle est fixée à la hausse du côté gauche de celle-ci, à l'en- droit où vient se placer l'extrémité du pouce au cours de la tenue classique de l'archet, c'est-à-dire à gauche et au-dessous de la baguette, au niveau du dégorgement de la hausse, au fond de celui-ci ou un peu plus en avant, suivant les goûts ; son axe est orienté, par rapport au plan médian de la hausse, vers la gauche, l'avant et le haut, dans la direction que prend la deuxième phalange du pouche au cours du jeu. 2) Du côté droit de la hausse, à peu près en face de la cupule du pouce ou très légèrement en arrière, une autre cupule qui occupe le côté droit du dégorgement et dont l'axe a une direction voisine de la perpendiculaire au plan médian de la hausse. L'extrémité du médius vient sty placer. A sa partie postéro-supérieure, cette cupule se prolonge vers l'arrière par une petite tige de section arrondie qui suit le bord supérieur de la face droite de la hausse le long de la baguette. Cette petite tige forme un relief qui vient se loger dans l'angle formé par l'articulation 2-3 inter-phalangienne de l'annulaire. Avec la partie postérieure du bord de la cupule du médius, elle facilite et assure l'appui de l'annulaire. Ces éléments sont naturellement fixés à la hausse. 3) Une plaquette placée sur la baguette, immédiatement en avant du bouton et dont les bords relevés constituent une cupule peu profonde destinée à l'appui de l'auriculaire. Le centre de cette cuvette est situé dans le plan médian de la hausse ou bien quelques millimètres à gauche de celle-ci, du côté de la cupule du pouce, ce qui donne alors un équilibre un peu différent de l'appui des doigts et facilite le mouvement de redressement de l'archet sur son axe par actions associées du pouce et de l'auriculaire. Cette plaquette est fixée à la hausse des deux côtés par de petites tiges contournant la baguette, du côté droit elle peut ire à 1' extrémité de la tige qui longe le bord supérieur; elle s'appuie sur la baguette sans lui être fixée. Les différentes pièces composant les trois éléments de cet appareil peuvent être construites en métal léger ou en matière plastique simple ou armée, de façon que l'ensemble soit le plus léger possible. L'augmentation de poids qu'elles entrafhent pour l'archet peut être compensée par un allègement de la hausse. Les deux cupules du pouce et du médius peuvent être formées d'une seule pièce moulée s'emboitant de façon exacte dans le dégorgement et dont la partie antéro-supérieure a la forme d'une gouttière prolongeant en avant celle de la hausse pour le passage de la baguette. Cette pièce peut aussi être associée par vissage, collage ou soudure à la coulisse ou au passant de la hausse. Les formes exactes des cupules doivent correspondre de façon assez précise aux formes des extrémités des doigts. Variantes de cet appareil que la présente invention comporte égale ment a) mêmes éléments avec, en plus, un dispositif analogue, relief transversal ou plaquette concave, en avant, pour l'appui de l'index. Ce dispositif n'est pas indispensable pour l'archet de violon et d'alto, il peut être utile pour les autres. b) en plus, une petite tige de section arrondie fixée du côté droit de la hausse, le long de ses bords inférieur et postérieur, de façon à compléter l'appui de l'annulaire. Hausse creusée d'une fossette à l'endroit de cet appui. Cupule du médius remplacée par un prolongement recourbé en forme d'anneau de la tige du bord supérieur de la face droite. c) plaquette de l'auriculaire plus large ou plus allongée et comportant une, deux ou même plusieurs concavités, permettant ainsi de varier le point d'application du doigt. d) plaquette de l'auriculaire indépendante, non fixée à la hausse, fixée sur une bague octogonale placée sur la baguette juste en avant du bouton (pour ne pas gêner le jeu de la hausse) et bloquée sur celle-ci par une vis. e) hausse elle-même de forme différente de celle classique, faite en ébène, ivoire ou matière plastique moulée, comportant notamment les reliefs de la face droite, les deux cupules antérieures à la place du dégorgement, la plaquette de l'auriculaire restant seule distincte, de façon que l'ensemble ait une forme semblable à celle décrite ci-dessus et corresponde à l'esprit de la prés ente invention en s'adaptant de façon exacte à la forme des extrémités des doigts qui tiennent l'archet. f) tout dispositif partiel répondant au même but. Les avantages de l'appareil qui fait l'objet de la présente invention sont assez évidents. Sans lui les extrémités du pouce, du médius et de l'auriculaire s'appuient sur l'archet sur des surfaces connexes et trop petites, il en résulte parfois des mauvaises positions des doigts, presque toujours une crispation de l'ensemble de la main et du poignet, crispation rendue presque indispensable pour un maintien suffisamment ferme de l'archet mais d'un effet fâcheux, parfois même catastrophique, sur la sonorité. Avec cet appareil, les doigts des débutants se lacent automatiquement en bonne position dans les concavités prévues pour leurs appuis, le maintien et le maniement de l'archet deviennent beaucoup plus faciles avec une décontrattion et une souplesse bien plus grandes des doigts, de la main et du poignet ; une des plus grandes difficultés des instruments à archet se trouve pratiquement supprimée et la qualité de la sonorité y gagne toujours beaucoup, quelle que soit l'habileté de I'exécutant. REVENDICATIONS 1) Appareil permettant de faciliter et d'améliorer la t-tae et le maniement de l'archet des instruments de musique à cordes frottées. 2) Appareil suivant revendication 1, caractérisé par l'adjonction à la hausse de l'archet de petits éléments de métal léger ou de matière plastique comportant des concavités placées aux endroits où viennent spuyer les extrémités des doigts de la main droite. 3) Appareil suivant revendication 2 caractérisé par le fait de variantes possibles portant notamment sur les parties servant par appuis de l'annulaire et de l'auriculaire ainsi que par une nouvelle forme de hausse basée sur le même principe. 4) Appareils suivant revendications 2 et 3 permettant -n 'aaniemen plus léger et plus souple de l'archet et, partant, une amélioration ile la sonorité.