La présente invention se rapporte à un appareil de commande électronique de métiers à tricoter circulaires, de façon à leur faire tricoter un dessin désiré. On connaît de nombreux métiers à tricoter circulaires dans lesquels on utilise des dispositifs électromagnétiques pour commander des éléments qui déterminent la nature des opérations effectuées par les aiguilles aux stations d'alimentation en fil.Les dispositifs électromagnétiques sont actionnés par des impulsions électriques qui peuvent être fournies sous la commande d'une calculatrice ayant une mémoire dans laquelle sont mémorisées les informations concernant le dessin à tricoter. I1 peut se présenter une difficulté, lorsqu'on arrête la rotation du cylindre d'un métier à tricoter, si le cylindre ne s' arrête pas sans à-coups, mais change de sens de rotation sur une distance pouvant atteindre un intervalle inter aiguilles avant l'arrêt final. Ce phénomène est connu sous le nom de "jeu en retour".Lorsqu'on fait redémarrer le métier, la calculatrice peut alors transmettre aux stations d'alimentation des informations appropriées pour les aiguilles faisant suite à celles qui seront présentées immédiatement après aux fournisseurs de fil, si une erreur est produite dans le dessin. La présente invention élimine le risque d'apparition de telles erreurs. Seion l'invention, un appareil de commande d'un mé- tier à tricoter circulaire comprend des moyens pour produire, en synchronisme avec le fonctionnement du métier à tricoter, une série de signaux électriques identifiables, et une calculatrice électronique programmée pour effectuer les opérations consistant à recevoir des signaux successifs desdits moyens, à déterminer si chaque signal est le successeur correct du signal reçu précédemment selon un ordre de signaux prédéterminés dans ladite série, et à ne permettre la transmission à partir d'une mémoire d'informations relatives au dessin à tricoter, qu'à la réception d'un signal qui est le successeur correct du signal correct précédent. Les moyens de génération des signaux doivent être adaptés pour répéter continuellement une série relativement courte de signaux électriques identifiables, c'est-à-dire urte par rapport au nombre d'aiguilles du métier à tricoter. Les signaux de ladite série peuvent être identifiés, du fait que chaque signal de la série est transmis le long d'un conducteur électrique différent. On va décrire à présent un appareil de commande selon l'invention en regard des figures du dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple non limitatif, qui fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est un diagramme schématique représentant des moyens incorporés dans l'appareil selon l'invention pour engendrer des signaux électriques en synchronisme avec le fonctionnement d'un métier à tricoter la figure 2 est un diagramme d'un autre point de vue d'une partie de l'appareil représenté sur la figure 1 la figure 3 est un schéma synoptique représentant la séquence d'opérations logiques qu'une calculatrice de l'appareil selon l'invention est programmée pour effectuer. L'appareil de commande représenté sur lesdites figures est propre à être utilisé avec un métier à tricoter circulaire (non représenté) comportant quarante huit fournisseurs de fil sur lesquels du fil est fourni aux aiguilles pour être tricoté. Un ensemble de six dispositifs d'actionnement est associé à chaque fournisseur ; ils sont propres à coopérer électromagnétiquement avec des talons se trouvant sur des clavettes montées dans des rainures du cylindre à aiguilles pour positionner les clavettes ou jacks de façon qu'elles fassent monter ou non les aiguilles, comme l'exige le dessin à tricoter dans le tissu. Chacun des six dispositifs d'actionnement de chaque ensemble est agencé pour coopérer avec des talons à un niveau différent sur les jacks qui sont amenés au-delà de l'ensemble par rotation du cylindre à aiguilles.Les jacks comportant des talons à six niveaux dif férents sont donc placés dans le cylindre à aiguilles et sont agencés de façon qu'à tout moment au cours du fonctionnement du métier, les jacks coopérant activement avec les dispositifs d'actionnement aient tous leurs talons au même niveau et que, par conséquent, les quarante huit dispositifs d'actionnement se trouvant à ce niveau aient à recevoir des informations en meme temps. Les znformations envoyées à chaque dispositif 'actionnement se présentent sous la forme de la presence ou de l'absence d'un courant électrique. Si un courant électrique est fourni à un dispositif d'actionnement, il l'excite et en positionne une partie de façon qu'elle coopère avec les jacks de l'une des deux façons décrites plus haut. La transmission d'informations aux dispositifs d'actionnement est commandée par un distributeur qui, comme on le décrira plus bas, détermine le niveau de dispositifs d'actionnement que requiert la charge d'informations suivante et canalise les informations vers les dispositifs d'actionnement se trouvant à ce niveau. Les informations à destination des dispositifs d'actionnement proviennent d'une mémoire d'une calculatrice qui mémorise des bits d'informations relatives au dessin à tricoter st extrait ces bits d'information dans l'ordre nécessaire pour leur transmission au métier à tricoter. Le distributeur comprend un disque circulaire 5 (voir figure 2) monté rotatif autour d'un axe passant par son centre et comportant douze fentes radiales 6 à 17 séparées par des intervalles égaux qui y sont pratiquées, les fentes étant séparées par des intervalles angulaires de 300. Les onze fentes 6 à 16 ont une longueur de 5 mm, tandis que la fente 17 a une longueur de 10 mm. Sur la figure 1, on a représenté une vue développée de la partie du bord du disque 5 qui comprend les fentes 10 à 17. Six sources lumineuses 20 à 25 sont disposées suivant un arc de cercle et six diodes photoélectriques correspondantes 26 à 31 sont disposées suivant un autre arc de cercle, les deux cercles étant centrés sur l'axe de rotation du disque 5. Les sources lumineuses sont d'un cOté du disque et les diodes photo-électriques sont de l'autre cOté. Les sources lumineuses et les diodes sont disposées par paires, de sorte que chaque source lumineuse envoie son faisceau dans la diode correspondante, en l'absence d'écran entre les deux. Les sourdes lumineuses sont placées de façon que les six faisceaux lumineux soient rétablis par toutes les fentes parmi les douze fentes 6 à 17. Les faisceaux lumineux sont séparés par des intervalles angulaires qui sont les 7/6 de l'intervalle compris entre deux fentes adjacentes quelconques du disque (7/6 x 300 - 350)., sauf, bien entendu, les-deux faisceaux lumineux extrêmes de ce réseau circulaire de six faisceaux qai sont séparés par un angle de 1850. Lorsque le disque est entrains en rotation, l'agenciment engendre une impulsion électrique en provenance de chacune des diodes photo-électriques, suivant un ordre sé tiuentiel, chaque fois que le disque tourne de 1/12 de tour c~jmplet. Une septième source lumineuse 33 est séparée de 350 de la source 20 et une septième diode photo-électrique correspondante 34 est disposé du côté du disque 5 opposé à la source 33. La source 33 et la diode 34 sont placées de façon que le passage de la partie intérieure de la fente 17 la plus longue (10 mm) permette à la lumière émanant de la source 33 d'atteindre la diode 34. Ainsi, la diode 34 engendre une impulsion électrique une fois par tour du disque 5, en même temps qu'une impulsion émanant de la diode 31 associée à la source lumineuse 25. Un autre disque circulaire 35 est également monté de façon à être rotatif autour d'un axe passant par son centre, et il est relié cinématiquement au disque 5 par des pignons 36 et 37. Une huitième source lumineuse 38 et une diode photo-électrique 39 associée se trouvent sur des cotés opposés du disque 35.Les pignons 36 et 37 sont entraînés à partir du métier à tricoter par un train d'engrenages (non représenté) qui fait tourner les disque-s 5 et 35 à une vitesse telle qu'une impulsion de niveau soit engendrée à partir de l'une des diodes 26 à 31, chaque fois qu'une aiguille franchit un point arbitraire de la circonférence du cylindre à aiguilles, tandis qu'une impulsion engendrée à partir d'une diode 39 en raison du passage d'une fente 40 du disque 35 coIncide avec une impulsion produite à partir de la diode 34 une seule fois par tour du cylindre à aiguilles. Lorsque les impulsions provenant des diodes 34 et 39 apparaissent ensemble, une porte ET 55 produit une impulsion.Cette impulsion fait organiser à une calculatrice 53, en lui étant transmise, les informations de dessin, de sorte que des infommations relatives à la première maille de la zone de dessin sont ensuite fournies par la calculatrice. Ainsi, une ligne de jonction de zones de dessin est produite dans le tube de tissu tricoté par le métier à tricoter. Comme le montre la figure 1, chacune des diodes 26 à 31 est reliée à un amplificateur 43 à 48 correspondant. Les sorties de ces amplificateurs sont reliées directement à la calculatrice 53 et elles sont également reliées à une porte OU 54 dont la sortie est également reliée à la calculatrice 53. Les diodes 34 et 39 sont reliées à des amplificateurs 49 et 50, respectivement, et les sorties des amplificateurs 49 et 50 sont reliées à la porte ET 55 dont la sortie est également reliée à la calculatrice 53. La calculatrice 53 transmet une sortie continue aux circuits des dispositifs d'actionnement à partir d'un registre 56 dans lequel l'inforpation est introduite à partir de la mémoire de la calculatrice. La transmission d'informa tions de la calculatrice 53 au registre 56 est sous la commande de circuits (non représentés) de la calculatrice, qui sont programmés de façon à effectuer un contrôle, pour s'assurer que la position du cylindre à aiguilles correspond aux informations à transmettre au registre 56.Cette commande fonctionne de telle façon que, sauf si les impulsions provenant des diodes photo-électriques 26 à 31 sont envoyées aux circuits de commande suivant la séquence correcte, ce qui indique que le cylindre à aiguilles a toujours tourné dans le même sens et n'a pas inversé son sens de déplacement, les circuits de commande ne laissent pas passer la série suivante de bits d'informations de la mémoire de la calculatrice au registre. Les circuits de commande fonctionnent de la façon suivante. Lorsqu'une impulsion provenant de la porte OU 54 (appelée l'impulsion d'horloge) est envoyée à la calculatrice 53, l'impulsion de niveau qui l'accompagne est comparée avec un nombre établi-dans un compteur de la calculatrice pour voir si l'impulsion de niveau succède dans la séquence à la précédente. Si tel n'est pas le cas, le programme revient à son point de départ. Si tel est le cas, le compteur avance de un et la calculatrice délivre quarante huit bits d'informations nouvelles, en parallèle, de la mémoire de la calculatrice au registre 56. Le mode opératoire de la calculatrice programmée pour effectuer la séquence de comparaison qui vient d'être esquissée est représenté schématiquement sur la figure 3. La calculatrice suit un mode opératoire logique, indiqué ci-dessous. Lorsque l'on fait démarrer le métier à tricoter, une impulsion est engendrée dans la calculatrice 53 pour mettre un compteur à zéro. Une entrée provenant de la porte OU 54 qui engendre l'impulsion d'horloge est interrogée pour déterminer si une impulsion d'horloge est arrivée. Si tel n'est pas i cas, l'interrogation se répète. Si l'impulsion d'horloge est arrivée, une instruction de lecture de l'impulsion de niveau associée est produite, et l'impulsion de niveau est alors comparée à la valeur (position) établie dans un compteur (non représenté) de la calculatrice, plus un.Si l'impulsion de niveau n'est pas égale à la valeur du compteur plus un, la procédure s'interrompt, et le compteur revient au contrôle de l'entrée provenant de la porte 54. Si l'impulsion de niveau est égale à la valeur du compteur plus un une instruction d'avancement du compteur de un est produite. La position du compteur est alors comparée au nombre 6. Si la valeur est 6, le compteur est remis à 0 et une instruction d'introduction d'informations de la mémoire de la calculatrice dans le registre est produite. Si la position (valeur) du compteur n'est pas 6, le compteur n'est pas remis à zéro, mais la même instruction d'extraction d'informations est produite. L'ins- truction parvient à une mémoire 57 de la calculatrice qui débite les bits d'information nécessaires dans le registre 56 qui débite continuellement à destination des circuits d'attaque des dispositifs d'actionnement. Lorsque les informations du registre sont modifiées, ces dispositifs d'actionnement recevant des instructions différentes changent d'état. Les autres restent inchangés. Il va de soi que des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans pour cela sortir du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1. Appareil de commande d'un métier à tricoter dans lequel on utilise des dispositifs électromagnétiques pour commander des éléments qui déterminent la nature des opérations effectuées par les aiguilles, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour produire, en synchronisme avec le fonctionnement du métier à tricoter, une série de signaux electriques pouvant être distingués entre eux, et une calculatrice électronique programmée pour effectuer les opérations consistant à recevoir des signaux successifs desdits moyens, à déterminer si chaque signal est le successeur correct du signal reçu précédemment selon un ordre de signaux prédéterminé dans ladite série, et à ne permettre la transmission à partir d'une mémoire d'informations relatives au dessin à tricoter qu'à la réception d'un signal qui est le successeur correct du signal correct précédent. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens pour engendrer des signaux sont propres à répéter continuellement la production d'une série de signaux électriques pouvant être distingués, courte par rapport au nombre d'aiguilles du métier à tricoter. 3. Appareil selon la revendication 1 ou 2, carac térisé en ce que les signaux de ladite série peuvent être distingués, du fait que chaque signal de la série est fourni le long d'un conducteur électrique différent.