La présente invention concerne un phare pour véhicule et elle vise plus spécialement un phare pour véhicule comportant un réflecteur dont la partie supérieure et la partie inférieure ne forment pas une surface continue, a savoir qu'entre ces deux parties se trouve une ligne de décalage ou gradin. Il est bien connu de munir les phares pour véhicules d'un réflecteur dont la surface a simplement la forme d'un paraboloide mais pour qu'un tel phare puisse être utilisé pour projeter un faisceau lumineux de croisement, par opposition au faisceau lumineux de route, il est indispensable que la moitié inférieure du réflecteur soit occultée de manière que la lumière émise par le filament d'une ampoule montée dans le phare ne puisse pas être réfléchie par la partie inférieure de ce réflecteur. On obtient ainsi, à la partie supérieure du faisceau lumineux, une séparation qui, si le dispositif occulteur est convenablement conçu, peut avoir la forme désirée. On notera, cependant, qu'une telle disposition diminue l'intensité lumineuse émise par le phare dans le cas où ce dernier projette un faisceau de croisement.Cette diminution de l'intensité lumineuse représente, dans la plupart des cas, un inconvénient. En vue de remédier à cet inconvénient, ou tout au moins de l'atténuer, on sait que l'on peut réaliser un réflecteur composite constitué par deux parties en forme de para bolide, l'une supérieure, l'autre inférieure, séparées par une ligne ou un gradin de séparation.La disposition de cette partie supérieure et de cette partie inférieure du réflecteur par rapport au filament utilisé pour le faisceau de croisement est telle que la lumière émise par ce filament, et qui vient frapper la partie inférieure du réflecteur, se réfléchit vers le bas au lieu de se réfléchir vers le haut et, de la sorte, agrandit le faisceau lumineux au-dessous d'une ligne de séparation constituée par la ligne de décalage ou gradin entre la partie supérieure et la partie inférieure du réflecteur. Cependant, le demandeur a constaté que, si l'on utilise un réflecteur d'un tel type en association avec une ampoule remplie d'un halogène, il se produit des réflexions parasites qui augmentent l'intensité lumineuse, à la partie supérieure du faisceau projeté par le phare, au-del de la ligne de séparation désirée.De telles réflexions parasites augmentent de façon intolérable l'éblouissement produit par le phare. Le demandeur a constaté que de telles réflexions parasites ont deux causes. La première de ces causes est la présence d'une couche de laque sur la surface réfléchissante. Une telle couche de laque est indispensable pour donner au réflecteur la surface spéculaire voulue, mais la laque a tendance a former un bourrelet qui s'étend le long de la ligne de décalage ou gradin. Or, cela est en contradiction avec la nécessité d'un bord net, indispensable pour assurer une ligne de séparation franche. La seconde cause de ces réflexions parasites réside dans l'enveloppe de quartz contenant le filament de l'ampoule à halogène.Mais, alors qu'il est possible d'éviter les réflexions parasites provoquées par le bourrelet de laque, simplement en appliquant sur le bord de la ligne de décalage ou gradin une peinture noire mate, ce qui assure une ligne de séparation plus franche, un tel remède ne permet pas de supprimer complètement l'inconvénient de l'effet d'éblouissement résultant de réflexions à l'intérieur de l'enveloppe en quartz de l'ampoule à halogène. L'invention vise un phare pour véhicules dans lequel l'inconvénient d'un fort éblouissement résultant de réflexions a l'intérieur de l'enveloppe en quartz de l'ampoule à halogène est supprimé, ou tout au moins atténué sans que cela ait un effet appréciable sur l'intensité lumineuse totale du phare dans le cas d'un faisceau de croisement. De façon plus précise, l'invention a pour objet un phare pour véhicules caractérisé par le fait qu'il comprend un réflecteur formé d'une partie réfléchissante supérieure et d'une partie réfléchissante inférieure séparées par une ligne de décalage et un occulteur de filament, ledit occulteur étant constitué par deux éléments en forme de plaque disposés de part et d'autre de la position d'un filament d'ampoule, chacun de ces éléments en forme de plaque se trouvant en face de ladite ligne de décalage et étant orienté vers l'avant du phare, suivant la direction de l'axe du réflecteur. L'occulteur de filament devrait être infiniment mince, ce qui est irréalisable ; toutefois, pour tendre vers un tel état, on peut prévoir un occulteur formé de deux pièces en un matériau a l'état de feuille très mince, mais un tel montage présente cet inconvénient de ne pas être très robuste et il nécessite un dispositif de fixation relativement compliqué pour que l'on soit certain que ces deux pièces sont fixées correctement. I1 est donc préférable que l'occulteur de filament soit constitué par deux éléments en forme de plaque relativement robustes et, de préférence, moulé en coquille. I1 faut donc que ces éléments en forme de plaque aient une épaisseur qui ne soit pas inférieure à une certaine valeur.Il est important que l'épaisseur de chaque élément en forme de plaque ait une valeur très faible le long d'un bord intérieur de cet élément, c'est-a-dire le long du bord qui est le plus rapproché du filament, afin de réduire le plus possible la surface de la partie du réflecteur privée de lumière par l'occulteur. Etant donné que le bord intérieur de chacun des éléments en forme de plaque prive inévitablementune certaine partie du réflecteur de la lumière émise par le filament, on peut prévoir que le bord extérieur de chaque élément en forme de plaque soit plus épais que le bord intérieur, l'épaisseur véritable de ce bord extérieur étant choisie de manière que le réflecteur ne soit pas privé davantage de la lumière émise directement par le filament; on voit ainsi que l'on peut réaliser un occulteur relativement robuste. L'épaisseur véritable du bord extérieur de chacun des éléments en forme de plaque est fonction de la distance focale de la partie supérieure et de la partie inférieure du réflecteur, de l'ouverture de ce réflecteur, de la distance entre le filament et la partie de l'enveloppe de l'ampoule qui provoque des réflexions indésirables, ainsi que de la position de cette ampouleparrapport au foyer ou plan focal de la partie supérieure et de la partie inférieure du réflecteur. Selon le montage décrit ci-dessus, les faces supérieures des deux éléments en forme de plaque de l'occulteur sont disposées de manière définir la ligne de séparation supérieure du faisceau lumineux et on les rend non réflechissantes, de façon à réduire le plus possible les réflexions indésirables par ces deux faces. Suivant une forme de réalisation avantageuse, chacune de ces faces supérieures comporte des rainures et, en outre, est munie d'une surface de finition mate ou non réfléchissante (par exemple d'une teinte sombre tel que du noir), cette finition ayant pour rôle de diminuer les réflexions par ces faces supérieures, tandis que les rainures ont tendance à disperser les réflexions parasites éventuelles. Les bords intérieurs des faces supérieures comportent avantageusement des gradins, ceux-ci présentant des surfaces supérieures, ou "échelons", inclinées par rapport à la direction du filament, de manière à se trouver dans l'ombre. Il est préférable que les éléments en forme de plaque soient moulés en coquille d'un seul tenant avec une douille d'ampoule, montée dans une ouverture située à l'arrière du réflecteur. Une telle construction est relativement robuste et convient merveilleusement à la fabrication en série. Un tel occulteur cache la ligne de décalage du réflecteur et, de la sorte, diminue l'effet signalé plus haut, des réflexions parasites par le bourrelet de laque qui s'étend le long de la ligne de décalage. Suivant une forme de réalisation préférée, chaque élément en forme de plaque est conçu de manière à constituer un support pour un écran ayant pour rôle d'empêcher la lumière de sortir directement par l'ouverture du réflecteur sans être réfléchie par ce dernier. Un tel écran est couramment appelé "écran avant", étant donné qu'il est disposé à l'avant des filaments. L'invention a également pour objet un moulage en coquille constitué par une douille d'ampoule et par un occulteur de filaments, du type défini plus haut, solidaire de cette douille. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant, à titre explicatif mais nullement limitatif, diverses formes de réalisations. Sur ces dessins, la figure 1 représente, de façon schématique, un phare de véhicule et elle montre l'effet d'une réflexion parasite par l'enveloppe d'une ampoule à halogène.; la figure 2 représente de façon schématique la partie supérieure d'un faisceau lumineux projeté par le phare de la figure 1 la figure 3 est une vue avant, schématique d'un phare de véhicule selon l'invention, suivant une première forme de réalisation , la figure 4 représente, de façon schématique, la partie supérieure d'un faisceau lumineux projeté par le phare de la figure 3 la figure 5 est une coupe axiale d'une forme de réalisation plus commode du phare pour véhicules selon l'invention ;; la figure 6 est une coupe axiale faite perpendiculairement à la figure 5, d'un occulteur de filament faisant partie de l'ensemble représenté sur la figure 5 la figure 7 est une vue avant de l'occulteur de la figure 6; la figure 7a représente, à plus grande échelle, une partie de cet occulteur la figure 8 est une coupe axiale d'une partie du phare représentée sur la figure 5, cette coupe étant faite perpendiculairement à celle de la figure 5 et les figures 9 à 11 indiquent les paramètres dont il faut tenir compte pour déterminer la forme d'un type préféré d'occulteur pour filament utilisé dans un phare selon l'invention. Le réflecteur 10, tel que représenté sur la figure 1, est constitué par deux parties, l'une supérieure 11 et l'autre, inférieure 12, en forme de paraboloide, séparées par une ligne de décalage 13. Ce réflecteur 10 est du type décrit dans la demande de brevet britannique NO 25310/76 au nom du demandeur et correspondant aux figures 1 à 3 de cette dernière. En gros, la partie supérieure 11 en forme de paraboloide a une distance focale plus petite que celle de la partie inférieure 12, également en forme de parabololde, et son foyer 14 se trouve sur l'axe géométrique du réflecteur 10 et à l'arrière d'un filament 15 d'une ampoule en quartz remplie d'un halogène. L'axe focal de la partie supérieure 11 se trouve sur l'axe du réflecteur 10.Cette partie inférieure 12 a une distance focale supérieure à celle de la partie supérieure 11 et son foyer 16 se trouve sur l'axe du réflecteur 10, mais en avant du filament 15. L'axe focal de la partie inférieure 12 en forme de paraboloide est incliné d'un angle de 1/20 vers le bas par rapport au plan horizontal, c'est-à-dire par rapport au plan contenant l'axe géométrique du réflecteur 10 lorsque celui-ci est orienté comme représenté sur la figure 1. La ligne de décalage 13 est définie par un gradin pratiqué dans le réflecteur 10 qui, sur la face intérieure de ce dernier, est tourné vers le bas.Une telle disposition du réflecteur garantit que la lumière émise par le filament 15 et qui tombe sur l'une ou l'autre des parties 11 et 12 est bien déviee vers le bas, comme indiqué par la droite R2, de façon à constituer un faisceau lumineux de base, c'est-à-dire n'ayant pas traversé la glace avant du phare, du type représenté de façon très détaillée sur la figure 2. Ce faisceau est constitué par un grand nombre d'images I du filament 15. Mais, dans le cas d'une ampoule à halogène, ce filament 15 est monté dans une enveloppe 17 en verre ou quartz. L'inconvénient d'une telle construction tient au fait qu'il se produit un grand nombre de réflexions de la lumière sur une partie inférieure 18 resserrée de l'enveloppe 17.Les rayons réfléchis sont orientés vers le haut et viennent frapper la partie supérieure 11 en forme de paraboloide, sous un angle tel que les rayons réfléchis qui en résultent soient orientés vers le haut. L'un de ces rayons est représenté par la droite R1 sur la figure 1. Les rayons réfléchis R1 résultant de la réflexion sur l'enveloppe 17 donnent des images I1 situées au-dessus d'une ligne désirée de séparation 19, à la partie supérieure du faisceau lumineux. Ces images I1 constituent un inconvénient car elles provoquent fâcheusement de l'éblouissement. I1 convient de remarquer que l'inclinaison de la ligne de séparation supérieure 19 est due au fait que la ligne de décalage 13 est inclinée, comme cela ressort de la demande de brevet britannique NO 25310/76 au nom du demandeur.La forme de faisceau lumineux représentée sur la figure 2 est celle qui est obtenue à l'aide du réflecteur 10, en l'absence d'une glace à l'avant du phare. La figure 3 représente un montage destiné à empecher la formation d'images I1. Dans le cas de cette figure, le réflecteur 10, le filament 15 et l'enveloppe 17 sont du même type que sur la figure 1. L'inclinaison de la ligne de décalage 13 apparaît immédiatement sur la figure 3. En vue d'empêcher la lumière réfléchie par la partie 18 de l'enveloppe 17 d'atteindre la partie supérieure 11 en forme de parabololde, il est prévu un dispositif occulteur 20. Cet occulteur se compose de deux parties 20a et 20b, situées de part et d'autre du filament 15 et de l'enveloppe 17. Chacun de ces éléments 20a et 20b comporte une surface supérieure plane (respectivement 21a et 21b) qui, dans la présente forme de réalisation, est en regard de la partie correspondante de la ligne de décalage 13. De la sorte, comme on le voit d'après la figure 3, le filament 15, qui est disposé suivant l'axe du réflecteur 10, a son axe situé dans un plan horizontal contenant la surface supérieure 21a. L'axe de ce filament 15 se trouve également dans un plan incliné par rapport à l'horizontale, contenant la face supérieure 21b. L'inclinaison de ce dernier plan par rapport à l'horizontale est d'environ 15 . Chacun des éléments 20a et 20b de l'occulteur est dirigé vers l'avant du réflecteur 10, c'est-àdire en direction de l'ouverture avant de ce réflecteur, de manière à présenter un bord latéral intérieur (respectivement 22a, 22b) et un bord latéral extérieur (respectivement 23a, 23b). L'épaisseur de chaque bord latéral extérieur est supérieure à celle du bord latéral intérieur correspondant, et chacun des éléments 20a, 20b de l'occulteur présente une surface inférieure plane (respectivement 24a, 24b). Ainsi, chacun des éléments 20a, 20b, del'occulteur a, vu de l'avant du réflecteur, une section transversale en forme de coin.L'épaisseur de chacun des bords latéraux intérieurs 22a, 22b est aussi faible que possible (une épaisseur de l'ordre de 0,5 mm représente en pratique un minimum). L'épaisseur de chacun des bords latéraux extérieurs 23a, 23b dépend de l'épaisseur du bord latéral intérieur 22a, 22b de manière que la lumière émise par le centre du filament 15 ne soit pas arrêtée davantage par la face inférieure 24a, 24b , étant bien entendu que la lumière sera arrêtée dans une certaine mesure du fait que les bords latéraux intérieurs 22a et 22b ont une épaisseur qui n'est pas nulle.Ces bords latéraux 22a et 22b sont disposés aussi près que possible du filament, compte tenu du fait qu'il y a l'enveloppe 17 autour de ce filament 15 et qu'il faut prévoir un certain intervalle par rapport à cette enveloppe pour tenir compte des tolérances de montage de l'ampoule à halogène du réflecteur. Les facteurs qui déterminent la forme exacte des éléments 20a, 20b de l'occulteur seront étudiés plus loin. Toutefois, lorsque ces éléments 20a et 20b ont des dimensions convenables, ces deux éléments ont pour effet de supprimer les images I1 représentées sur la figure 2 et de donner un faisceau lumineux du type représenté sur la figure 4, qui présente une ligne de séparation 19 assez nette, sans pratiquement aucune image au-dessus de cette ligne. Le phare, tel que représenté sur la figure 5, est identique à celui de la figure 4 de la demande de brevet britannique NO 25310/76 du demandeur. Le réflecteur 10 de ce phare est du type de celui de la figure 1. En plus du réflecteur 10, ce phare comporte une glace avant 25 qui bouche la partie avant du réflecteur 10 et une douille 26 d'ampoule moulée en coquille, cette douille étant montée sur le réflecteur 10 de la même manière que dans ladite demande de brevet britannique NO 25310/76. Le phare comprend également un boîtier arrière 27 fixé de façon étanche à la partie arrière de la douille de l'ampoule, au moyen d'un collier 28 fixé à cette douille 26 et qui comporte des saillies rabattues vers l'intérieur, qui viennent s'appliquer contre des surfacés inclinées de ce boîtier 27 à la manière d'un filetage multiple de faible longueur. Le phare comporte, en outre, l'occulteur 20 de la figure 3 (sur la figure 5, seule la partie 20a de l'occulteur a été représentée). Mais, dans cette forme de réalisation, la ligne inclinée de décalage 13 entre la partie supérieure 11 etlapartieinférieure 12 en forme de parabololde du réflecteur 10 est disposée, par rapport à l'occulteur 20, de façon à se trouver entre la face supérieure de l'élément 20a de l'occulteur et la face inférieure de l'élément 20b. De la sorte, cette ligne inclinée de décalage 13 est cachée par rapport au filament de l'ampoule, de sorte que l'on supprime l'inconvénient signalé plus haut des réflexions indésirables provoquées par le bourrelet de laque de la ligne de décalage 13.Les éléments 20a et 20b de l'occulteur sont moulés en coquille d'un seul tenant avec la douille 26 de l'ampoule. Si l'on considère la figure 6, on voit que les bords latériaux intérieurs respectifs 22a et 22b des éléments 20a, 20b, de l'occulteur sont rectilignes dans la direction longitudinale du réflecteur et sont parallèles à l'axe géométrique de ce dernier, tandis que les bords latéraux extérieurs 23a et 23b sont bombés vers l'extérieur. Les faces supérieures respectives 21a et 21b des éléments 20a et 20b de l'occulteur, tout en étant en gros, planes, comportent une série de rainures 40a et 40b en forme de V (voir en particulier les figures 7 et 7a). Ces rainures sont parallèles à l'axe longitudinal du filament 15 et il en est prévu sur toute la surface des faces supérieures 21a et 21b, sauf vers les bords latéraux intérieurs, où il est prévu une série de gradins 41a et 41b sur les faces 21a et 21b. Ces gradins sont parallèles respectivement aux rainures 40a et 40b. Des parties inclinées vers le haut, ou "échelons", 42a et 42b, sont inclinées par rapport à la position du filament 15 de telle sorte qu'elles se trouvent dans l'ombre, ce qui a pour effet de diminuer la dispersion de lumière qu'elles peuvent provoquer.Les faces 21a et 21b sont revêtues en totalité par une surface de finition sombre et mate, ou non réfléchissante. Ce revêtement de finition a pour rôle de réduire le plus possible des réflexions parasites par les faces supérieures 21a et 21~, et les rainures 40a et 40b en forme de V ont pour rôle de disperser les rayons réfléchis éventuels qui pourraient exister malgré la présence d'un revêtement de finition sombre et mat. De plus, les éléments 20a et 20b de l'occulteur présentent respectivement des saillies 29a et 29b permettant de fixer fermement un écran avant 30. Ces saillies 29a et 29b se trouvent sur les faces 21a et 21b dans la zone de jonction entre les rainures 40a et 40b et les gradins correspondants 41a et 41b.Chacune des saillies 29a et 29b présente un bord latéral extérieur incliné par rapport à l'autre, de telle sorte que ces deux bords latéraux extérieurs constituent un ensemble évasé vers l'extérieur dans la direction de la douille 26 de l'ampoule. En un point compris entre les extrémités de chaque bord latéral, chacune des sailles 29a et 29b comporte une butée 35a, 35b, dirigée vers l'extérieur. L'écran avant 30 comporte une fente 36 sur chacun de ces côtés. Chacune de ces fentes 36 présente un évidement (non représenté) sur son bord supérieur. On monte sur les éléments 20a et 20b de l'occulteur l'écran avant 30 en introduisant à force ces éléments 20a et 20b dans l'une et l'autre des fentes 36.Les côtés de l'écran avant 30 viennent s'appliquer contre les bords latéraux extérieurs évasés des saillies 29a et 29b qui les écartent l'un de l'autre. Lorsque l'écran 30 occupe la position longitudinale convenable, les butées 35a, 35b, pénètrent dans les évidements des bords supérieurs des fentes 36, ce qui empêche le filament de se déplacer davantage dans la direction longitudinale par rapport aux éléments 20a et 20b de l'occulteur. L'écran 30 ne peut pas se déplacer latéralement, en raison de l'application de ces côtés contre les bords latéraux extérieurs des saillies 29a, 29b. La forme évasée de ces dernières assure un montage qui est à l'abri des vibrations, en raisondela contrainte, dirigée vers l'extérieur, imposée aux côtés de l'écran 30 qui, sans cela, seraient parallèles entre eux.L'écran avant 30 a pour rôle, de façon normale, d'empêcher la lumière qui est émise directement par le filament de sortir du phare sans avoir été réfléchie par l'une ou l'autre des parties réfléchissantes 11 et 12. Bien que cela ne soit pas représenté sur les figures 5 à 8, la façon dont l'ampoule en quartz à halogène est montée dans la douille 26 est connue des spécialistes et, en tout cas, ce montage est représenté dans la demande de brevet britannique N0 25310/76 au nom du demandeur. De la sorte, lorsque l'ampoule à halogène est montée dans la douille 26, son filament est monté de la même manière que le filament 15 de la figure 1, les éléments 20a et 20b de l'occulteur étant montés, par rapport à ce filament, de la manière décrite à propos de la figure 3. De la sorte, dans cette forme de réalisation, le filament est monté en ayant son axe situé légèrement au-dessus de la ligne de décalage 13 qui a été déplacée vers le bas, audessous de l'axe du réflecteur 10. Le faisceau lumineux projeté par le phare des figures 5 à 8 sans la glace avant 25, est le même que celui qui est représenté sur la figure 4, même si l'on tient compte de la formation éventuelle d'un bourrelet de laque dans la région de la ligne de décalage 13. Dans la forme de réalisation décrite ci-dessus, l'axe géométrique du filament se trouve à 0,5 mm au-dessus de l'axe optique du réflecteur et les faces supérieures 21a et 21b respectives des éléments 20a et 20b de l'occulteur, se trouvent dans des plans qui se coupent suivant l'axe optique de la partie supérieure réfléchissante 11 de ce réflecteur. En outre, on peut faire tourner la douille 26 et l'occulteur 20 dans le réflecteur 10 de façon à obtenir une ligne de séparation du faisceau lumineux correspondant au cas ou les véhicules roulent à droite sur la route, par opposition au cas du faisceau lumineux représenté, destiné aux pays où les véhicules roulent à gauche de la route. On expliquera ci-après la manière dont on détermine la forme de chacun des éléments 20a et 20b de l'occulteur, en se reportant aux figures 9 à 11, pour lesquelles on a choisi l'élément 20a de 1' occulteur. Comme signalé plus haut, le bord intérieur 22a de l'élément 20a de l'occulteur doit être placé le plus près possible du filament 15, compte tenu de la présence de l'enveloppe 17 et des tolérances de montage. La distance entre le bord intérieur 22a et le filament 15 est désignée sur la figure 10 par la lettre b. La distance entre l'axe central du filament 15 et le pourtour extérieur 18 de l'enveloppe 17b est désignée par B sur la figure 10. Comme signalé plus haut, le bord intérieur 22a a une épaisseur qui est le plus faible possible pour un moulage en coquille précis, et cette épaisseur est désignée par hl-. Normalement, cette distance est de 0,5 mm. Soit considéré un point P situé sur l'ouverture de la partie supérieure 11 du réflecteur, à la distance Z d'un plan vertical passant par l'axe central du filament 15. Si l'on trace la ligne droite passant par le point P et par le point 18 et une ligne partant de l'axe central du filament 15 et passant par L (la partie la plus basse du bord latéral 22a), l'intersection de ces deux droites donne l'épaisseur de l'élément 20a de l'occulteur, dans cette section transversale de la partie 1l du réflecteur. Le point P est le point le plus bas de la coupe verticale choisie, faite dans la partie supérieure Il du réflecteur, donnant naissance àdes rayons lumineux réfléchis qu'il faut arrêter. On voit ainsi que l'on a une forme en coin (figure 9). Pour d'autres points de la partie réfléchissante 11, on a fait des coupes dans ce coin et l'angle 9 de la figure 10 devient un angle fonction de e et de l'angle a de la figure 11, cet angle e1 étant égal à e cos a. A l'aide des renseignements fournis ci-dessus, on peut déterminer A de la figure 10 pour diverses distances y par rapport à l'ouverture, sur la figure 11. On a ainsi tg ss = = c 'est-à-dire ss = arc tg B Z Z h = A tg e h = (Z - A) tg ss d'où : A tg e = (Z - A) tg ss ce qui donne tg + 1 = Z tg 13 ss A ou encore Pour d'autres points de la partie réfléchissante 11, on a D'après la figure 11, on a Z = y2 + (a - x)2 Or, en raison du fait que la partie 11 est en forme de parabololde, 2 on a : y = 4 ax c'est-à-dire : x = y 4a ce qui donne, pour diverses valeurs de y D'autre part Cos a = z d'où a = arc cos z Connaissant A et a d'après les formules ci-dessus, on peut tracer la courbe des ailes de l'occulteur. L'analyse indique que cette courbe est voisine d'un arc de cercle, de sorte que les bords extérieurs 23a, 23b, peuvent avoir la forme incurvée représentée sur la figure 8. Dans la forme de réalisation décrite ci-dessus, on utilise un réflecteur qui comporte une partie supérieure 11 et une partie inférieure 12, toutes deux en forme de paraboloïde, dont les foyers ne sont pas confondus et dont les axes focaux sont inclinés l'un par rapport à l'autre. Il est cependant entendu que l'invention couvre également, après modifications nécessaires, évidentes, de tels éléments d'occulteur dans un réflecteur d'un type selon lequel les éléments 11 et 12 ont le même foyer et/ou les axes focaux sont confondus. L'invention couvre également l'utilisation d'un réflecteur d'une forme autre que celle d'un paraboloide et ayant, par exemple, la forme d'un ellipsioide ou la forme décrite dans la demande de brevet britannique N 17989/77 du demandeur, à laquelle on pourra se reporter. En outre, dans les formes de réalisation décrites plus haut, le gradin qui constitue la ligne de décalage 13 est tourné vers le bas à l'intérieur du réflecteur 10. Cela représente une construction préférée, mais il est bien entendu que l'invention couvre également un montage suivant lequel ce gradin est tourné vers le haut, étant donné que l'occulteur 20 cache, au moins dans une certaine mesure, ce gradin tourné vers le haut et, par suite, a tendance à empêcher des réflexions indésirables sur ce gradin. Le moulage en coquille d'un seul tenant de l'occulteur 20 et de la douille 26 de l'ampoule est, de préférence, en un alliage de zinc, de manière à garantir un fonctionnement satisfaisant à la température à laquelle est porté le phare en cours d'utilisation. Bien que l'occulteur 20 du filament décrit plus haut ait pour effet de diminuer l'angle solide formé par les rayons lumineux qui frappent le réflecteur 10, cette diminution est peu importante, et les avantages assurés par un meilleur réglage de la ligne de séparation l'emportent nettement sur tous les inconvénients qui pourraient résulter d'une diminution de l'émission lumineuse. I1 est d'ailleurs possible, en choisissant des réflecteurs ayant des paramètres différents, de récupérer cette perte de lumière émise, par exemple en augmentant l'épaisseur du réflecteur et en diminuant sa distance focale. Les éléments de l'occulteur, au lieu d'être moulés en coquille, peuvent être en tôle métallique. Dans ce cas, il est préférable que chacun des éléments de l'occulteur présente une partie plane correspondant à la surface supérieure 21a ou 21b et une partie tournée vers le bas et solidaire de cette partie plane, correspondant au bord latéral extérieur 23a ou 23b . La partie dirigée vers le bas a pour rôle de renforcer la partie plane et l'empêcher de fléchir. REVENDICATIONS 1. Phare pour véhicule caractérisé par le fait qu'il comprend un réflecteur formé d'une partie réfléchissante supérieure et d'une partie réfléchissante inférieure séparées par une ligne de décalage et un occulteur de filament, ledit occulteur étant constitué par deux éléments en forme de plaque disposés de part et d'autre de la position d'un filament d'ampoule, chacun de ces élé- ments en forme de plaque se trouvant en face de ladite ligne de décalage et étant orienté vers l'avant du phare, suivant la direction de l'axe du réflecteur. 2. Phare selon la revendication 1, caractérisé par le fait que chaque élément de l'occulteur du filament est constitué par une feuille mince présentant un bord extérieur en dehors du plan de cette feuille et servant à la renforcer pour l'empêcher de fléchir. 3. Phare selon la revendication 1, caractérisé par le fait que chaque élément en forme de plaque est obtenu par moulage en coquille. 4. Phare selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'un bord extérieur de chacun des éléments en forme de plaque a une épaisseur qui est plus grande que celle d'un bord intérieur du même élément,d'une quantité telle que le réflecteur ne se trouve pas privé des rayons lumineux provenant directement du filament, au-del de l'occultation produite par le bord intérieur. 5. Phare selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait qu'au moins une partie d'une face supérieure de chaque élément en forme de plaque comporte des rainures et est recouverte d'une surface de finition mate ou non réfléchis sante. 6. Phare selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait qu'au moins une partie de la face supérieure de chaque élément en forme de plaque comporte des gradins, ces gradins présentant des faces supérieures, ou échelons, qui sont inclinées par rapport à la position du filament, de telle sorte qu'elles se trouvent dans l'ombre. 7. Phare selon l'une quelconque des revendications 1 et 3 à 6, caractérisé par le fait que les éléments en forme de plaque sont moulés en coquille, d'un seul tenant, avec une douille d'ampoule, qui est montée dans une ouverture arrière du réflecteur. 8. Phare selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que chacun des éléments en forme de plaque sert de support pour un écran avant. 9. Pièce de phare moulée en coquille selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, composée d'une douille d'ampoule et d'un occulteur de filament d'une seule nièce.