L'invention a pour objet un chewing-gum perfectionné du type "sans sucre", le terme "chewing-gum" désignant aussi bien les chewing-gums simples que les chewing-gums fourrés. Il est rappelé que, par l'expression chewing-gum "sans S sucre", on désigne les chewing-gums fabriqués depuis quelques an- nées et dans lesquels le saccharose traditionnel se trouve rempla- c*é par du sorbitol sous forme de poudre de fine granulométrie, la proportion de gomme de base étant inchangée et voisine de 25 % en poids. Il se trouve que si, notamment du point de vue de la lut- te contre la carie dentaire occasionnée notamment par le saccharo- se, le remplacement de ce dernier par le sorbitol a été bénéfique, il n'en est pas de même du point de vue de la 'tenue" dans le temps des chewing-gums de ce type étant donné les transformations cris- tallines que subit le sorbitol poudre de forme non stable lors de son évolution vers la forme stable; ces transformations se pro- duisent notamment sous l'effet des actions mécaniques du malaxage et du laminage au moment de la confection du chewing-gum qui a lieu à des températures voisines de 60C et à des taux d'hydrata- tion proches de 5 %, ces transformations cristallines se traduisant par une reprise en masse avec recristallisation en surface. Même l'utilisation de sorbitol poudre de la forme stable, par exemple celui préparé. par mise en oeuvre du procédé faisant l'objet du brevet Grande-Bretagne N0 1.481.846, s'il exclut effec- tivement les transformations susdites et supprime les inconvénients en résultant, ne permet pas à elle seule de remédier aux inconvé- nients présentés par les chewing-gums "sans sucre" classiques. Les chewing-gums "sans sucre" traditionnels doivent pré- senter une humidité finale de 5 % d'eau. Cette humidité est tradi- tionnellement apportée soit par addition d'environ 15 % de sorbi- tol liquide à 70 % de matières sèches, soit par addition de solu- tions aqueuses de gommes végétales. Dans le premier cas, cet apport de 5 % d'eau par incorpo- ration du sorbitol liquide donne au produit, à 60C, de bonnes propriétés de malléabilité et permet un malaxage et un laminage sans collage excessif: toutefois, cette eau n'étant pas liée, le sorbitol liquide cristallise progressivement en libérant l'eau in- corporée sous l'effet des actions mécaniques puissantes et de la température, et du fait de la présence d'un fort pourcentage de sorbitol poudre. Ceci se traduit par des -durcissements de la pâte 2- 2459002 au cours du malaxage et par de grandes difficultés au cours du la- minage. Les articles terminés se présentent sous la forme de bétons cassants et durs sous la dent. De plus, sous l'action alternée de climats secs et humides, les chewing-gums présentent d'importants phénomènes de cristallisation de surface, perdent encore de leur souplesse et de leur flexibilité ainsi que de leur parfum et de leur fraîcheur. Dans le deuxième cas, c'est-à-dire dans le cas de l'addi- tion de solutions aqueuses de gommes végétales, les mêmes phéno- mènes apparaissent. La forte viscosité de ces gommes ne permet d'ailleurs pas de les incorporer dans des proportions suffisantes d'autre part, l'eau est là encore insuffisamment liée. La Société demanderesse a essayé de remédier à ces in- convénients en ayant recours à une quantité supérieure à 15 % de sirop de sorbitol "non cristallisable", c'est-à-dire comportant à côté du sorbitol, dés oligosaccharides hydrogénés. Les résultats enregistrés, quoique meilleurs, ne répon- dent toutefois pas à l'attente. En effet, il devient alors néces- saire d'évaporer les sirops de sorbitol utilisés jusqu'à des te- neurs en-matières sèches de 80 à 85 % environ, ce qui nécessite des modifications importantes des équipements et le respect de précautions très strictes afin d'éviter que ces sirops de sorbitol ne cristallisent ou ne prennent en masse brusquement. En d'autres termes, le faible avantage apporté par la très légère augmentation de la teneur en produits "anti-cristallisants" du chewing-gum ter- miné est insuffisant pour justifier la complication et les diffi- cultés inhérentes à cette solution. Il a également été proposé de contourner ces difficultés en incorporant, comme agents d'hydratation et de stabilisation, de la glycérine ou des glycols. Or, il se trouve qu'au-delà d'une incorporation d'environ 10 % de ces produits dans la pâte, propor- tion suffisante pour donner une bonne plasticité au cours du mala- xage, des problèmes de goût surgissent ainsi que des difficultés dues au collage lors du laminage. De plus, la forte hygroscopicité de ces produits néces- site l'utilisation d'emballages résistant à l'humidité, et d'autre part, les phénomènes de recristallisation de surface du sorbitol poudre sont encore accentués par l'utilisation de la glycérine ou des glycols. 3 2459002 Ces importants défauts, collage au papier et recristal- lisation en surface notamment, inhérents à la trop grande "fuga- cité" de l'eau dans ces diverses formulations, ont cependant pu être atténués quelque peu par l'incorporation de mannitol. Iso- mère du sorbitol, ce produit très stable et à haut point de fu- sion, présente surtout une faible solubilité et une faible hygros- copicité. Le mannitol est ainsi utilisé en addition au sorbitol et pour le "poudrage" de surface. Sous l'influence d'une atmos- phère humide, la reprise d'eau en surface est très faible et la resolubilisation de la phase solide est fortement atténuée du fait de la très faible solubilité du mannitol. Il s'ensuit que la plupart des chewing-gums sans sucre actuelscontiennent des taux relativement importants de mannitol. Or, le mannitol est assez onéreux, présente un pouvoir sucrant assez faible et possède une fraîcheur instantanée presque nulle, en raison de sa faible solubilité. D'autre part, l'utili- sation de mannitol, si elle permet d'atténuer les principaux dé- fauts exposés précédemment, ne les supprime pas pour autant com- plètement. Les chewing-gums ainsi constitués restent donc fria- bles, leur plasticité est perfectible; enfin, les arômes et parfums perdent de leur intensité au stockage du fait que l'eau ne se trouve pas encore suffisamment liée dans. le produit final. -L'invention a donc pour but, surtout, de remédier à l'ensemble de ces inconvénients. Or, la Société demanderesse a trouvé que, de façon inat- tendue et surprenante, l'incorporation de quantités croissantes de certains sirops de glucose hydrogénés permettait de réduire de façon très significative l'incorporation de mannitol dans les chewing-gums sans sucre, y compris les chewing-gums à fourrage (dans la suite, ces derniers sont compris dans l'expression géné- rale "chewing-gum") tout en remédiant à tous les défauts exposés précédemment, et permettait l'obtention-de chewing-gums d'une excellente stabilité, d'un pouvoir sucrant plus élevé, présentant une meilleure plasticité, une meilleure rétention des aromes et des parfums ainsi qu'une parfaite résistance à l'action acidi- fiantedes bactéries de la bouche, l'incorporation d'une propor- tion suffisante des susdits sirops permettant même de supprimer complètement le mannitol. L'invention a donc pour objet un chewing-gum sans sucre stable, non cariogène, à pouvoir sucrant élevé, caractérisé par 4 2459002 une teneur de 5 à 35 %, de préférence 10 à 30 % en poids d'un hy- drolysat d'amidon hydrogéné défini ci-après et par une teneur con- comitamment décroissante en mannitol, cette teneur en mannitol pou- vant tendre vers 0, voire être nulle lorsque la proportion d'hydro- lysat est supérieure à 20 % en poids, ledit hydrolysat contenant moins de 3 % de polyols de DP (degré de polymérisation) supérieur à 20, moins d'environ 60 % de maltitol (DP2) et moins d'environ 14 % de sorbitol (DP1) , la composition dudit hydrolysat étant de préférence la suivante: - moins de 3 %, de préférence moins de 1,5 % en poids de produits de DP supérieur à 20, - de 4 à 14 % en poids de sorbitol, - de 45 à 60 %, de préférence de 50 à 53 % en poids de maltitol, - le complément à 100 étant constitué par un mélange de polyols de DP3 à 20. Dans la définition susdite et lorsqu'il s'agit d'un che- wing-gum fourré, -il n'est pas tenu compte des éléments constitutifs du fourrage. Dans le cas des chewing-gums comportant un fourrage inté- rieur, la présence des susdits sirops de glucose hydrogénés revêt également un grand intérêt du fait qu'ils peuven.t être concentrés à des matières sèches de 80 à 85 % sans cristallisation. Ils peu- vent donc être utilisés comme constituants essentiels des fourra- ges liquides et, dans ce cas, la teneur en hydrolysats d'amidon hydrogénés dans les articles finis peut atteindre 55 % environ (le fourrage constituant environ 30 à 35 % en poids de l'article fini). La présence d'une proportion de 5 à 15 % environ des hy- drolysats d'amidon hydrogénés utilisés conformément à l'invention permet déjà une nette amélioration de la stabilité des chewing- gums obtenus mais nécessite encore l'utilisation d'une quantité relativement importante de mannitol. A partir d'une proportion de 15 %, l'amélioration de la stabilité.est telle que la quantité de mannitol peut être fortement diminuée et, pour des taux d'incorporation de 20 % et plus, la présence de mannitol n'est plus nécessaire. Les remarquables propriétés stabilisantes des hydrolysats d'amidon utilisés conformément à l'invention semblent être essen- tiellement dues au pouvoir anticristallisant et au pouvoir réten- 2459002 teur d'eau des oligosaccharides et polysaccharides hydrogénés, présents en fort pourcentage. De plus, les hydrolysats d'amidon hydrogénés utilisés conformément à la présente invention présentent les avantages - d'un pouvoir sucrant élevé, dû à la forte teneur en maltitol, produit présentant une saveur sucrée équivalente à 0,75 fois celle du saccharose, - d'absence de caractère cariogène en raison du pourcen- tage minime de polysaccharides hydrogénés de DP supérieur à 20. Grâce à l'invention, il est donc possible de fabriquer des chewing-gums non cariogènes, stables au vieillissement et à l'alternance d'atmosphères sèches et humides, présentant un pou- voir.sucrant plus élevé que les chewing-gums sans sucre conven- tionnels (le mannitol, peu sucrant, étant remplacé par les hydro- lysats hydrogénés de saveur sucrée élevée) et présentant une meil- leure plasticité et une meilleure rétention des arômes et des par- fums. Pour ce qui concerne la fabrication des hydrolysats d'amidon comportés par les chewing-gums conformes à l'invention, on pourra-se reporter au brevet français No 78 34830 du 11 décem- bre 1978. La préparation proprement dite des chewing-gums conformes à l'invention est classique à la différence près que le sorbitol liquide antérieurement utilisé se trouveremplacé, au moins en partie, par l'hydrolysat susdéfini. Pour cette fabrication, il peut être procédé comme suit. Dans un pétrin malaxeur de laboratoire du type D.V.M. (fabriqué par la Société KUSTNER), muni d'une circulation d'eau chaude à 70C, est placée la gomme de base (p. ex. celle qui est commer- cialisée sous la dénomination FIRM PALOJA par la Société L.A. DREYFUS dont le siège se trouve à 68600 NEUF-BRISACH), préalable- ment chauffée à une température d'environ 75'C, par exemple à l'aide d'un four à micro-ondes. La phase liquide, constituée par l'hydrolysat utilisé conformément à l'invention, préchauffée à 750C, est ajoutée en premier dans le malaxeur, suivie des phases solides (sorbitol pou- dre et éventuellement mannitol poudre), ces produits solides étant introduits par petites portions afin d'éviter un abaissement trop brutal de la température. L'évolution du malaxage peut être suivie par le biais de 6 2459002 prélèvements effectués après 15 minutes puis après 30 minutes. Le couvercle du malaxeur est fermé de façon à éviter toute évapora- tion. La pâte ainsi préparée est ensuite laminée jusqu'à une épaisseur de 1,9 mm après un temps de repos de deux heures, par exemple sur un laminoir commercialisé par la Société SEEWER A.G. à BURGDORF (Suisse), puis découpée en tablettes. Le sorbitol poudre utilisé dans les exemples qui suivent est celui de forme stable commercialisé par la Société demanderesse sous la marque "NEOSORB POUDRE 60". Ce sorbitol stable, qui est fabriqué d'après le procédé décrit dans le brevet Grande-Bretagne X 1.481.846, présente un point de fusion supérieur à 96'C, une teneur en forme stable supérieure à 95 % (mesurée par analyse thermique différentielle) et une forte chaleur de dissolution, en- traînant une forte impression de fraîcheur sur la langue. Le mannitol utilisé dans les exemples qui suivent corres- pond à du mannitol pur cristallisé obtenu par cristallisation de solutions hydrogénées de fructose. Il présente une pureté cristal- line supérieure à 99 % (mesure effectuée par analyse thermique différentielle). Sur les échantillons de chewing-gum ainsi confectionnés, non emballés, on a effectué des tests de vieillissement accéléré, afin de mieux mettre en évidence leur stabilité. Pour ce faire, les échantillons ont été places dans une étuve (p.ex. commercialisée sous l'appellation H.L.0.250L par la société "LE MATERIEL PHYSICO-CHI- MNIQUE' dont le siège est à 93330 NEUILLY SUR MARNE),o pendant 48 heures on a appliqué alternativement les conditions suivantes - 1 heure à 30 C et 70 % d'humidité relative - 1 heure à 38'C et 30 % d'humidité relative, ce qui équivaut à une alternance de climat chaud et humide et de climat chaud et sec., Dans ces conditions, les chewing-gums preninent 2 à 5 % d'eau au cours de la première phase et les reperdent au cours du séchage consécutif. Cette eau, localisée en surface, provoque la refonte to- tale du sorbitol poudre de surface, ce qui peut entraîner, au cours du séchage consécutif, de très importantes recristallisa- tions de surface. L'invention pourra être encore mieux comprise à l'aide des exemples qui suivent et dont certains sont relatifs à des mo- 7 2459002 des de réalisation avantageux. EXEMPLE I Quatre essais de fabrication de chewing-gums ont été réalisés suivant les formules indiquées dans le tableau I ci- dessous, les trois premiers correspondant à l'art antérieur, le quatrième à l'invention. TABLEAU I Le sorbitol liquide C70 utilisé dans l'essai n I est obtenu par hydrogénation de dextrose pur et se présente sous la forme d'une solution à 70 % de matières sèches. Le sorbitol liquide NC70 (1) utilisé dans l'essai n 2 est obtenu par hydrogénation d'un hydrolysat d'amidon à 96 DE (dextrose-équivalent) et se présente sous la forme d'une solution à 70 % de matières sèches, contenant 64 % de D-sorbitol et 6 % d'oligosaccharides hydrogénés. Le sorbitol liquide NC70 (2) utilisé dans les essais n 3 et n 4 est obtenu par hydrogénation d'un hydrolysat d'amidon à 82 DE. Il se présente sous la forme d'une solution à 70 % de matières sèches contenant 50 % de D-sorbitol et 20 % d'oligosaccharides hydrogénés. L'hydrolysat d'amidon hydrogéné utilisé conformément à l'invention dans l'essai n 4 répond à la composition suivante: Composition Essai N 1 Essai N 2 Essai N 3 Essai N 4 pondérale Gomme t% en poids) 25 25 25 25 (% en poids) Sorbitol poudre 53 53 53 53 (% en poids) Mannitol 7 7 7 5 (% en poids) Phase liquide 15 % de sor- 15-% de sor- 15 % de sor- 9 % d'hydroly- (% en poids) bitol liquide bitol liquide bitol liquide sat d'amidon cristallisable non cristalli- non cristalli hydrogéné à C70 à 70 % de sable NC70(1) sable NC70(2) 73,5 % de ma- matières sè- à 70 % de ma- à 70 % de ma- tiares sèches ches tières sèchestières sèches + 8 % sorbito non cristalli- sable NC70(2) à70 % de ma- tières sèches 8 2459002 - sorbitol 8 % - maltitol 53,5 % - produits de DP compris entre 3 et 20 37,8 % - produits de DP supérieur à 20 0,7 %. La concentration a été élevée à 73,5 % de matières sè- ches environ afin d'assurer une humidité finale du chewing-gum d'environ 4,5 à 5 %. Les observations suivantes ont été faites au cours de la fabrication deschewing-gums et au cours du test de vieillissement accéléré. L'essai n'1 a présenté un fort durcissement de la pâte au cours du malaxage. Ce durcissement a également été constaté pour l'essai n02 après 30 minutes. Après laminage et vieillissement accéléré, les échantil- lons préparés au cours de ces deux essais ont présenté d'impor- tants phénomènes de recristallisation en surface. Ces recristalli- sations se localisent autour de cheminées d'évaporation de l'eau, formées au cours de la phase de séchage. Le phénomène s'atténue légèrement cependant de l'essai n0 1 à l'essai n02. La reprise d'humidité s'est située à une valeur de 2 à 5 % au cours de chaque cycle d'hydratation. Ces défauts suivent la composition de *la phase liquide. Lorsque celle-ci est de même nature que la- phase solide, l'eau ne se trouve pas liée au produit.fini. Au cours du malaxage, la cris- tallisation du sorbitol liquide, amorcée par le fort pourcentage de sorbitol poudre, provoque un durcissement de la pâte, ce qui a conduit à l'arrêt du malaxage après 15 minutes pour l'essai n1. L'essai n03 a pu être mené à terme. Après laminage, le produit présente une bonne texture mais, après le test de vieil- lissement accéléré, des phénomènes de recristallisation de surface apparaissent. L'essai n04 a également pu être mené à terme. Après la- minage, le produit présente une bonne texture, voisine de celle de l'essai précédent. Après le test de vieillissement accéléré, des phénomènes de recristallisation de surface apparaissent mais d'une intensité moindre que dans l'essai n03. Ces essais montrent que l'utilisation de sorbitol C70 et de sorbitol NC 70 (1) occasionne de graves difficultés technologi- ques lors de la fabrication des chewing-gums et qu'elle ne permet absolument pas l'obtention de chewing-gums stables. 9 2459002 Le sorbitol NC 70 (2), contenant une quantité non négli- geable d'oligosaccharides hydrogénés, apporte une légère améliora- tion lors de la fabrication des chewing-gums, mais ces derniers restent cependant fort instables, présentant d'importants phéno- mènes de recristallisation au cours du test de vieillissement ac- céléré. L'utilisation dans l'essai n04 de 9 % d'hydrolysat hydro- géné selon l'invention apporte non seulement une amélioration dans la fabrication des chewing-gums, mais également une amélioration très sensible de la stabilité de ces derniers et permet la diminu- tion du taux d'incorporation de mannitol, remplacé par du sorbitol poudre. EXEMPLE 2 Une série d'essais a été effectuée en faisant varier le taux d'incorporation d'hydrolysat d'amidon hydrogéné selon l'in- vention et en faisant varier corrélativement les taux d'addition de mannitol. Le mode opératoire est le même que celui décrit dans l'exemple 1. L'hydrolysat d'amidon hydrogéné (H) et le sorbitol liquide NC 70 (2) utilisés dans ces essais répondent à la même composition que ceux décrits dans l'exemple 1. L'hydrolysat d'amidon hydrogéné (H) a été incorporé à raison de 13, 15, 20, 20, 25 et 30 % respectivement dans les essais n05 à n010. Pour obtenir une teneur en eau proche de 5 % dans le chewing-gum terminé, la matière sèche a été élevée, selon les taux d'incorporation, aux valeurs suivantes. Taux d'incorporation de Matière sèche l'hydrolysat hydrogéné 13 % 73 % 15 % 70 % % 75 % % 80 % % 83 % Les formulations expérimentées lors de ces essais sont réunies dans le tableau II. 2459002 *TABLEAU II Composition Essai Essai Essai Essai Essai Essai pondérale n 5 n 6 n 7 n 8 n 9 n '10 Gomme t% en poids) 25 25 25 25 25 25 [4 en poids) Sorbitol poudre 53 56 53 55 50 45 (% en poids) Mannitol 4 4 2 0 0 0 (% en poids) Phase liquide 13% CH) + 5% de 15% CH) 20% (H) 20% (H) 25% [H) 30% (H) NC 70 (2) à 70% de matières sèches Les observations suivantes ont été- faites lors de la fa- brication des chewing-gums et au cours du test de vieillissement accéléré. L'essai n 5 a été malaxé et laminé sans aucune difficul- té. La texture du chewing-gum terminé est excellente. Le test de vieillissement accéléré ne fait apparaître qu'une légère cristal- lisation de surface. L'essai n 6 a été malaxé et laminé sans difficulté. La texture du chewing-gum terminé est analogue à celle de l'essai n 5. Le test de vieillissement accéléré ne fait apparaître qu'une lé- gère cristallisation de surface. En raison du remplacement d'une partie du mannitol par du sorbitol poudre, la fraîcheur instanta- née de ces échantillons de chewing-gum est accentuée. Les essais n 7 et n 8 ont été malaxés et laminés sans difficulté. L'essai n 7, comportant 20 % d'hydrolysat et 2 % de mannitol, est d'une stabilité parfaite et ne présente plus aucune cristallisation de surface, même après plusieurs tests de vieil- lissement successifs. L'essai n 8, comportant 20 % d'hydrolysat et une teneur nulle en mannitol, est également d'une stabilité excel- lente. A partir d'un taux d'incorporation d'hydrolysat hydrogéné de 20 %, l'addition de mannitol n'est donc plus nécessaire. Les essais n 9 et n 10 sont parfaitement stables, pré- sentent une très bonne texture et conservent mâme après six mois une excellente souplesse sous la dent. Tous ces essais ont montré une grande facilité de mala- n 1 2459002 xage et de laminage. Les chewing-gums obtenus présentent une résistance oar- faite à l'action acidifiante des bactéries de la bouche. Ils possèdent une saveur très agréable et très particu- lière, due à la teneur très élevée en maltitol de l'hydrolysat d'amidon hydrogéné utilisé. Leur pouvoir sucrant est plus élevé, compte tenu du rem- placement du mannitol, peu sucrant, par l'hydrolysat utilisé con- formément à l'invention. L'incorporation de ce dernier donne par ailleurs au pouvoir sucrant fugace du sorbitol une saveur plus persistante et un "corps" plus soutenu. EXEMPLE 3 Cet exemple concerne plus particulièrement la fabrication de chewing-gum avec fourrage. Au chewing-gum fabriqué selon la formule de l'essai n09 est associé un sirop constitué par l'hydrolysat d'amidon hydrogéné (H) de l'exemple précédent, concentré à 85 % de matières sèches et aromatisé. Pratiquement, la pâte de chewing-gum sortant du pétrin vers 50C est laminée jusqu'à une épaisseur de 2,5 mm puis découpée en rectangles de 30 cm x 20 cm. Sur une des deux moitiés du rectangle est étalée une cou- che de 3 mm environ du sirop, refroidi jusqu'à une température telle que la viscosité soit proche de celle de la bande de chewing-gum. La seconde moitié du rectangle est alors repliée sur la moitié enduite de sirop et les bords sont soigneusement appliqués l'un sur l'autre pour réaliser une soudure correcte. Un emporte-pièce permet enfin de découper à leur dimension définitive les chewing-gums fourrés. 0O0 En suite de quoi et quel que soit le mode de réalisation adopté, on dispose ainsi d'un chewing-gum perfectionné sans sucre dont les caractéristiques résultent suffisamment de ce qui précède pour qu'il soit inutile d'insister à ce sujet et qui présente, par rapport à ceux qui existent déjà, de nombreux avantages dont - celui d'un pouvoir sucrant plus élevé, - celui d'une stabilité améliorée, - celui d'une meilleure plasticité, - celui d'une meilleure rétention de parfums et aromes, celui d'une parfaite résistance à l'action acidifiante 12 245'9002 des bactéries de la bouche. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus particuliè- S rement envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les va- riantes. 13 2459002 REVENDICATIONS 1. Chewing-gum sans sucre, stable, non cariogène, à pou- voir sucrant élevé, caractérisé par le fait qu'il présente, d'une part, une teneur de 5 à 35 %, de préférence de 10 à 30 % d'un hy- drolysat d'amidon hydrogéné contenant moins de 3 % de polyols de degré de polymérisation supérieur à 20, moins d'environ 60 % de maltitol et moins d'environ 14 % de sorbitol et, d'autre part, une teneur en mannitol décroissante lorsqu'augmente la teneur en hy- drolysat. 2. Chewing-gum sans sucre, stable, non cariogène, à pou- voir sucrant élevé, selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'hydrolysat qu'il comporte répond à la composition sui- vante: - moins de 3 %, de préférence moins de 1,5 % en poids de produits de DP supérieur à 20, - de 4 à 14 % en poids de sorbitol, - de 45 à 60 %, de préférence de 50 à 53 % en poids de maltitol, - le complément à 100 étant constitué par un mélange de polyols de DP3 à 20. 3. Chewing-gum selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait qu'il présente une teneur en hydrolysat au moins égale à 20 % et une teneur en mannitol tendant vers 0. 4. Chewing-gum selon l'une des revendicatins 1 et 2, caractérisé par le fait qu'il présente une teneur en hydrolysat au moins égale à 20 % et une teneur nulle en mannitol. 5. Chewing-gum selon l'une des revendications 1 à 4, ca- ractérisé par le fait qu'il comporte un fourrage intérieur. S. Chewing-gum selon la revendication 5, caractérisé par le fait qu'il comporte, comme constituant essentiel du fourrage, un hydrolysat hydrogéné contenant moins de 3 % de polyols de degré de polymérisation supérieur à 20, moins d'environ 60 % de maltitol et moins d'environ 14 % de sorbitol.