Le procédé qui fait ltobjet de la présente invention a trait à la production d'éthylène glycol à partir de formaldéhyde et d'un gaz synthétique contenant de l'oxyde de carbone et de l'hy- drogène. Plus particulièrement, l'invention prévoit un procédé a phases multiples pour la fabrication d'éthylène glycol. Les principales phases du procédé comportent (10) la production d'acides glycoliques et diglycoliques et la séparation simultanée de l'oxyde de carbone et de l'hydrogène qui se trouvent dans le gaz de synthèse, (2 ) ltesterification du produit acide, et (3 ) la réduction des esters.En plus des phases de réaction intégrée, le procédé utilise des phases spécifiques de recyclage afin d'accroître le rendement des réactions d'estérification et d'hydrogénation. Le brevet américain n" 3 911 003 co-cédé et délivré le 7 Octobre 1975 décrit un procédé perfectionné de fabrication d'acide glycolique et diglycolique a partir de formaldéhyde et d'oxyde de carbone en utilisant un catalyseur à base de fluorure d'hydrogène. Suivant la description de ce brevet, lorsqu'on envisage d'utiliser le produit acide glycolique en tant que charge d'alimentation pour la fabrication d'éthylène glycol, on estérifie l'acide avec du méthanol, puis on effectue son hydrogénation par catalyse afin de produire de l'éthylène glycol. Bien que la chimie de ce processus soit satisfaisante, il a été constaté que l'aspect économique du procédé pose un problème certain lorsqu'on envisage une exploitation industrielle à grande échelle. Le court élevé de l'estérification et de l'hydrogé- nation du méthanol n1 est pas entièrement compensé par les rendements et taux réactionnels améliorés que l'usage d'un catalyseur à base de fluorure d'hydrogène permet d'obtenir. Par conséquent, il n'en est pas moins souhaitable de pouvoir disposer d'un procédé efficace de préparation d'éthylène glycol à partir de formaldéhyde et d'un gaz de synthèse contenant de l'oxyde de carbone et de l'hydrogène. Or, il a été constaté qu'un procédé de praparation d'éthy- lène glycol, propre à permettre l'obtention de hauts rendements en éthylène glycol dans des conditions économiques pouvait comporter les phases suivantes 1) Mettre en contact le formaldéhyde avec un gaz synthétique contenant de l'oxyde de carbone et de I'hydrogène, en présence de fluorure d'hydrogène, dans des conditions propres à assurer l'épuisement de l'oxyde de carbone à partir du gaz synthétique et à former simultanément des acides glycolique et diglycolique 2) mettre en contact le produit acide de la phase (1) avec de l'éthylène glycol, du diéthylène glycol, ou des mélanges de ces substances, dans des conditions propres à produire du glycolate d'éthylène glycol et du diglycolate d'éthylène glycol, du glycolate de diéthylène glycol et du diglycolate de diéthylène glycol, ou des mélanges de ces substances 3) extraire l'oxyde de carbone résiduel du gaz synthétique débarrassé de l'oxyde de carbone suivant la phase 1) pour obtenir un gaz à haute teneur en hydrogène 4) mettre le produit glycolate et diglycolate suivant la phase 2) en contact avec le mélange gazeux à haute teneur en hydrogène suivant 3) dans des conditions propres à produire de l'éthylène glycol ou du diéthylène glycol, et 5) recycler une fraction du produit glycol obtenu dans la phase 4) en l'introduisant dans la phase 2). Les différentes caractéristiques du procédé suivant la présente invention ressortiront davantage au cours de la lecture de la description détaillée ci-après de l'invention, donnée à titre d'vexez ple non-limitatif en se référant aux dessins annexés, sur lesquels La Figure 1 montre le diagramme d'écoulement d'un mode préféré de réalisation du procédé de l'invention, et la figure 2 montre le diagramme préféré de la phase de distillation du produit. La présente invention prévoit un procédé cyclique économique pour obtenir de l'éthylène glycol avec des rendements élevés et des taux de production améliorés. Ce procédé utilise pour cela une séquence soigneusement sélectionnée de réactions utilisant des agents et conditions de réaction particuliers, ainsi que le recyclage pour obte nit les taux et rendements de production les plus économiques. Au cours de la première phase, on alimente une zone réactionnelle avec du forialdéhyde, un gaz de synthese comprenant de l'oxyde de carbone et de l'hydrogène, ainsi que du fluorure d'hydrogène. La zone réactionnelle est maintenue dans des conditions propres 1 assurer la production d'acides diglycolique et glycolique, égale ment connus sous les noms respectifs d'acide oxyacétique et hydroacétique. Les conditions de réaction qui conviennent pour la production d'acide glycolique comportent une température comprise entre environ OOC et environ 1000C, et de préférence entre OOC et environ 80-C, ainsi qu'une pression partielle du gaz de synthèse comprise entre environ 0,7 et 281 kg/ci2 au-dessus de la pression atmosphérique. De préférence, on effectue la réaction en présence d'eau, par exemple jusqu'à environ 25Z en poids d'eau, calculés sur le poids total de for aldéhyde, d'eau et de catalyseur à base de fluorure d'hydrogène. La présence d'eau augmente la production d'acide glycolique et diminue la production d'acide diglycolique.Dans un mode particulièrement préféré de mise en oeuvre du procédé suivant la présente invention, on maintient la température dans la zone réactionnelle entre 20"C et 60il, et la pression partielle du gaz de synthèse entre 0,7 et 211 kg/cm2 audessus de la valeur atmosphérique. A titre d'exemple, la pression totale n'est pas sensiblement supérieure aux pressions partielles de l'oxyde de carbonevet de l'hydrogène, l'oxyde de carbone et d'hydro gène état de loin les réactifs et produits les plus volatiles. D'or dinaire, la pression totale est supérieure d'environ 1 à 10% aux pressions partielles de l'oxyde de carbone et de l'hydrogène. Parmi d'autres facteurs, le succès économique du procédé suivant la présente invention peut être attribué aux rendements élevés en acide glycolique grâce à l'emploi d'un catalyseur à base de fluorure d'hydrogène afin de stimuler la réaction entre le formaldéhyde et l'oxyde de carbone, sous des températures et pressions modérées. Une caractéristique essentielle du procédé suivant l'invention réside dans le fait que, en raison de l'utilisation d'un catalyseur contenant du HF, les pressions restent suffisamment basses pour permettre l'emploi d'un gaz de synthèse brut dont le rapport molaire H/CO soit d'environ 2:1. Bien que le fluorure d'hydrogène constitue naturellement en soi un catalyseur satisfaisant, il existe d'autres catalyseurs contenant du fluorure d'hydrogène qui donnent satisfaction.Par exemple, la demande de brevet américain nO 572 780, co-cédée avec la présente et délivrée le 29 avril 1975, décrit des catalyseurs qui donnent satisfaction et contiennent du fluorure d'hydrogène ainsi que des composants non-nuisibles tels que des sels métalliques, par exemple des oxydes de cuivre, des oxydes d'argent, de oxyde de nickel et des acides d'halogène tels que HBr, HC1 et HY. Un composant particulièrement avantageux et préféré est le HBF. En présence de fluorure d'hydrogène, la réaction qui aboutit à la production d'acide glycolique est étonnamment rapide. Le taux de réaction est tellement élevé que même à des températures modernes dans la gamme comprise entre 200C et 600C la réaction s'achève dans des temps relativement courts. Les basses températures de réaction que lton peut adopter dans la phase initiale du procédé suivant l'invention réduisent au minimum la corrosion dans le réacteur, au point que l'on peut utiliser des réacteurs en acier inoxydable avec une totale satisfaction. A des températures supérieures, il faut recourir à des maté- riaux spéciaux, donc plus coûteux, tels que les alliages Monel ou Hastelloy, ou encore le titane. De préférence, la proportion de réactifs et de catalyseurs condensés est maintenue à une valeur telle qu'un excédent de 0,5 mole de fluorure d'hydrogène est présent par mole de formaldéhyde. Des rapports molaires adéquats entre le fluorure d'hydrogène et le formaldéhyde se situent entre 1:2 et environ 4:1, et de préférence à 7:3. Exprimé en poids, le rapport d'ensemble entre les réactifs se situe de façon satisfaisante entre environ 5 et environ 65 pour cent de formaldéhyde, et entre environ 40 et environ 95 pour cent de catalyseur, sous une pression partielle d'oxyde de carbone comprise entre environ 0,7 et environ 281 kg/cm2 au-dessus de la pression atmosphérique. Les gammes préférées sont cependant entre 5 et environ 40 pour cent de formal déhyde, pour 45 à environ 85 pour cent de catalyseur.Le taux de réaction est très rapide aux plus fortes valeurs des proportions de cataly seur dans le mélange réactionnel. Le courant gazeux de synthèse dirigé vers la zone de réaction peut être délivré concurremment ou non au courant de formaldéhyde. Suivant un mode préféré de réalisation, le gaz de synthèse est introduit séparément par rapport au formaldéhyde et au catalyseur afin que l'oxy- de de carbone s'échappe par réaction du courant ascendant, de manière à obtenir un courant purifié, riche en hydrogène et à faible teneur en oxyde de carbone. Conformément à la nature cyclique du procédé, le courant débarrassé de l'oxyde de carbone est utilisé au cours de l'hydrogénation suivante, qui est décrite en détail ci-après. On récupère, à partir de la première zone réactionnelle, l'acide glycolique brut et l'acide diglycolique. L'acide brut contient du catalyseur qu'il est préférable d'extraire avant de procéder à l'es- térification, afin de le recycler dans la première zone de réaction. Le point d'ébullition du fluorure d'hydrogène, se situe à 19,70C sous la pression d'une atmosphère, ce qui est sensiblement inférieur à celui de l'acide diglycolique ou glycolique. Ainsi, le catalyseur à base de fluorure d'hydrogène se sépare aisément Wr distillation, afin d'être recyclé dans la zone de réaction. Suivant le procédé de la présente invention, on effectue l'estérification de l'acide purifié en utilisant à cet effet de l'éthylène glycol, du diéthylène glycol, ou un mélange de ces deux substances, pour obtenir de l'éthylène glycol et du diéthylène glycol. Le brevet américain nO 2 285 448 délivré le 9 Juin 1942 décrit l'extérification et l'hydrogénation d'acide glycolique. I1 a été constaté qu'avant l'esterifi- cation il est avantageux de déshydrater l'acide glycolique en chauffant à une température comprise entre environ 1200C et environ 2000C, et de préférence entre 1500C et environ 1800C, sous une pression comprise entre 0,1 et 0,2 de la pression atmosphérique.L'acide glycolique possède des caractéristiques communes à l'acide carboxylique et à un alcool, et par conséquent il est capable de former des esters linéaires par réaction entre un groupe alcool d'une molécule et le groupe carboxyle d'une autre molécule avec formation simultanée d'eau qui est extraite. Ces esters peuvent prendre la forme de monoglycolure ou de polyglycolures. De nombreux glycolures d'acide glycolique sont solides aux valeurs normales de températures et de pressions. Cependant, ils sont solubles dans lTéthylène glycol chaud. Dans ce qui suit, l'expression "acide glycolique anhydre" désigne les différentes formes déshydratées de l'acide, et en particulier un mélange d'acide glycolique et de polyglycolures. Après la déshydratation, l'acide glycolique anhydre est mis en contact avec l'éthylène glycol ou diéthylène glycol dans des conditions propres à produire les esters de glycolate. De préférence, on effectue une estérification complète en ajoutant de l'éthylène glycol ou du diéthylène glycol chaud, et en extrayant l'eau qui stest formée pendant ltesterification, jusqu a ce que la presque totalité des groupes carbonyles de l'acide anhydre ait été estérifiée.Des conditions favorables à cette estérification comprennent une température comprise entre environ 1500C et environ 2500C, de préférence entre environ 1700C et environ 2200C, et une pression comprise entre O et 7,03 kg/cm2 au-dessus de la pression atmosphérique, et de préférence entre environ O et 3,52 kg/cm2 au-dessus de la pression at mosphérique. Le glycol utilisé pendant l'estérification s'obtint de préférence en tant que fraction recyclée du produit glycol brut. La séquence réactionnelle décrite ci-après démontre qu'en théorie 1 mole d'éthylène glycol se combine avec 1 mole d'acide glycolique anhydre pour produire 2 moles d'éthylène glycol dont une fraction peut être recyclée dans la phase d'estérification, le restant étant recueilli en tant que produit. Dans lapratique, il est souhaitable de recycler suffisamment d'éthylène glycol pour assurer un excédent molaire d'alcool pendant l'estérification. Des rapports molaires appropriés entre le glycol et l'acide au cours de l'estérification varient entre environ 1,5:1 et environ 10:1, et de préférence entre environ 2:1 et en viron 6:1. O o HOCH2-COOH + HOCH2CH20H > HOCH2-C-O-CH2-CH20H + H20 HOCH2CH20H ) H2 ) H2 + ) HOCH2CH20H ) Après la préparation de l'ester, la phase suivante du procédé, qui est également illustrée par la séquence réactionnelle décrite ci-dessus, comporte l'hydrogénation de l'ester afin de produire du glycol.L'hydrogénation en phase liquide peut s'effectuer à des teopératures comprises entre environ 1500C, et de préférence entre environ 300-C, et de préférence entre environ 2000C et environ 2500C et sous des pressions comprises entre environ 35,2 et 352 kg/cm2 audessus de la pression atmosphérique, et de préférence entre environ 70,3 et 141 kg/cm2 au-dessus de la pression atmosphérique. On peut envisager une latitude considérable dans la température d'hydrogénation, selon 1'utilisation et le choix du catalyseur d'hydrogénation. Les catalyseurs préférés sont les métaux et les oxydes métalliques. Parmi les catalyseurs composés d'oxydes métalliques qui conviennent & cette fin on peut citer, par exemple, Itoxyde de cuivre avec de oxyde de chrome, ou oxyde de cuivre en combinaison avec l'oxyde de magnEiium, de baryum, de sodium, de nickel, d'argent, de lithium, de potassium, de césium, de zinc, de cobalt et similaires, ou des mélanges de ces substances. Un catalyseur préféré comprend du métal cobalt en combinaison avec des oxydes de zinc et de cuivre. Ainsi qui a été souligné plus haut, le courant riche en hydrogènexet dépouillé de l'oxyde de carbone, qui provient de la prefière zone réactionnelle, constitue une source commode d'hydrogène pour la réaction d'hydrogénation de l'ester. Cependant, on sait que l'oxyde de carbone est un poison dans les réactions d'hydrogénation da l'ester. On peut extraire l'oxyde de carbone à l'aide d'une fraction de l'hydrogène pour former du méthane sur des catalyseurs connus du coxDerce, généralement du nickel sur un support inerte en oxyde ou du kieselguhr. On peut aussi purifier l'hydrogène par adsorption des impuretés dans des traitements d'adsorption/cyclique, ou encore par séparation cryogénique.Par conséquent, le courant gazeux débar rassé de l'oxyde de carbone sera dirigé de préférence vers un récipient d'hydrogénation afin de transformer l'oxyde de carbone restant en méthane. Pour cela, on peut recourir a n' importe quel catalyseur classique d'hydrogénation. Le brevet américain n 3 930 812 délivré le 6 Janvier 1976, cité ici à titre de référence, décrit une hydro génation-type d'oxydes de carbone en méthane. Le courant débarrassé de l'oxyde de carbone, en provenance de la première zone reactionnelle, contient également un peu de catalyseur à base de fluorure d'hydrogène. On peut extraire ce catalyseur à l'aide de procédés connus. Par exemple, on peut extraire le catalyseur par adsorption sur des pastilles de NaF àfin de former un composé complexe à partir duquel on peut extraire le catalyseur en vue d'une ré-utilisation ultérieure. Après l'hydrogénation, le produit éthylène glycol est pu rifié, par exemple par distillation, afin de produire de l'éthylène glycol raffiné de qualité commerciale. L'exemple ci-apres est destiné à illustrer davantage la mi- se en oeuvre pratique de l'invention. Cependant, cet Exemple ne doit pas être pris dans un sens limitation pour ce qui concerne la présente invention, attendu que diverses modifications et variantes peuvent lui être apportées sans s'écarter des principes de base de l'invention, ainsi il apparaîtra clairement à tout spécialiste dans l'art. Exemple Dans cet Exemple, il est prévu un bilan de matériau pour produire de ltethylene glycol à raison de 90 720 tonnes par an, suivant un mode préféré de réalisation du procédé cyclique de l'invention. Si l'on se reporte maintenant à la Figure 1, on voit qu'un réacteur de carbonylation 1 est alimenté par une conduite 2 avec 5 884 kg/h de formaldéhyde, 1 763 kg:h d'eau et 259 kg/h de fluorure d'hydrogène ; par la conduite 3, avec du gaz de synthèse comportant 6 381 kg/h d'oxyde de carbone et 1 404 kg/h d'hydrogène. On fait fonctionner ce réacteur 1 à une température comprise entre environ 400C et 7O0C sous une pression d'environ 105 kg/cm2 audessus de la valeur atmosphérique. L'acide glycolique brut et le catalyseur fluorure d'hydrogène sortent du réacteur 1 par la conduite 4 pour parvenir au rectificateur de fluorure d'hydrogène 5. D'une façon analogue, un gaz de synthèse débarrassé de l'oxyde de carbone et comportant 259 kg/h de HF, 1404 kg/h de H2 et 890 kg/h de CO est transféré du réacteur 1, par la conduite 6, à l'épurateur 24 où s'effectue l'extraction de tout HF résiduel. Le gaz purifié est ensuite dirigé vers le générateur de méthane 7. Puis, 13 139 kg/h d'acide glycolique purifié et de polyglycolure sont transférés du rectificateur 5 au déshydrateur 10 à travers la conduite 9, d'où 881 kg/h d'eau sont évacués par la conduite 11.Enfin, 12 258 kg/h de polymères d'acide glycolique passent par la conduite 12 pour parvenir au récipient d'estérification 13 qui est alimenté en même temps avec 24 321 kg/h d'éthylène glycol brut recyclé par la conduite 14. L'estérification effectue à une température d'environ 2250C et sous une pression d'environ 3,5 kg/cm2 au-dessus de la valeur atmosphérique. On sépare par distillation 858 kg/h d'eau sortant par la conduite 23. L'ester éthylène glycol est dirigé à travers la conduite 15 vers la tour d'hydrogénation 16 pour ester. Cette tour d'hydrogénation 16 est alimentée avec 1 213 kg/h de H2 et 536 kg/h de méthane provenant du générateur 7 par la conduite 17. L'hydrogénation s'effectue à une température d'environ 225"C et sous une pression d'environ 105 kg/cm2 au-dessus de la pression atmosphérique. L'excédent d'hydrogène non-utilisé ainsi que le méthane sort del'hydrogénateur sous forme d'un courant gazeux de purge par une conduite 25.L'éthy lène glycol brut sortant de l'hydrogénateur 16 aboutit par la conduite 18 a la colonne de distillation 19. Une partie du produit provenant de la conduite 18 est renvoyée à la tour d'esterification 13 par la conduite 14 (en traits interrompus sur la Figure 1), la fraction restante étant raffinée pour fournir le produit, c' est-à-dire l'éthylène glycol. 352 kgth d'eau, de méthanol, et d'éthanol, ainsi que 313 kg/h de résidus fonds de cuve sont retirés de la colonne 19 respectivement à travers les conduites 20 et 21. 11 507 kg/h de produit éthylène glycol sont récupérés par la conduite 22. La Figure 2 montre une variante préférée du procédé décrit dans l'Exemple précédent. Cette variante prévoit des produits divers pour le recyclage dans la tour d'estérification. Sur la Figure 2, on voit que le produit glycol brut sortant de l'hydrogénateur est transféré par la conduite 18 vers la chaudière de déshydratation 26. L'eau et l'éthanol sont extraits et sortent de la tour 26 par la conduite 27. Le produit déshydraté brut peut être sélectionné en vue du recyclage. Trois cas distincts illustrent le mieux des situations caractéristiques Dans le premier cas, si l'on effectue lthydrogenation dans des conditions telles que le taux de conversion du glycolate dans I'hydrogenateur est relativement élevé, le produit brut circulant dans la conduite 18 comprendra de l'éthylène glycol mouillé et une quantité inférieure de glycolate non-transformé. Une fraction du produit déshydraté passant par la conduite 28 peut être recyclée dans l'estérificateur en passant par la conduite 29, et le restant est raffiné pour extraire tout glycolate non-transforme qui s y trouverait encore ; alternativement, le produit déshydraté présent dans la conduite 28 peut être envoyé par la conduite 30 à la chaudière à glycol 31.Celle-ci sépare le glycol déshydraté pour en faire un produit de tête à base d'éthylène glycol qui emprunte la conduite 32, tandis que l'autre fraction de cette séparation passe par la conduite 33. Une fraction de l1éthylène glycol raffiné circulant dans la conduite 32 peut être recyclée en passant par la conduite 34 et aboutir ainsi à l'extérificateur, le restant étant récupéré par une conduite 35 en tant que produit éthylène glycol raffiné. Naturellement, on peut également envisager un compromis entre les fractions recyclées utilisant les conduites 29 et 32. Dans le second cas, si l'on effectue l'hydrogénation dans des conditions telles que la conversion du glycolate dans l'hydrogé- nateur reste relativement faible, le produit brut circulant dans la conduite 18 comprendra de l'éthylène glycol mouillé et du glycolate non-transformé. Une fraction du produit déshydraté récupéré à travers la conduite 28 peut être recyclée dans l'estérificateur, la fraction restante étant dirigée par la conduite 30 vers l'alambic à glycol 31. Cette dernière fraction est séparée dans l'alambic 31 afin de produire un éthylène glycol raffiné récupéré à travers la conduite 32 ainsi qu'un résidu de fond comprenant du glycolate non-transformé et des substances lourdes que lton récupère grâce à la conduite 33. Les résidus de fond peuvent ensuite être séparés pour former un petit courant de purge 37 dont une fraction importante est recyclée dans l'es- térificateur en passant par la conduite 36. Bien entendu, on peut é ventuellezent recycler davantage l'éthylène glycol transféré par la conduite 34 qui complète la conduite 29. Dans le troisième cas, si le diéthylène glycol constitue le produit désiré pour le recyclage, on peut ne recycler aucune partie du produit déshydraté qui circule dans la conduite 28, attendu qu'il saurait sans cela production d'éthylène glycol dans l'estéri- ficateur. Le produit déshydraté est dirigé à travers la conduite 30 vers l'alambic 31 où l'éthylène glycol est séparé en tant que produit de fond d'alambic et recyclé à travers la conduite 36. On peut apporter d'autres modifications au procédé décrit ici à titre d'exemple sans s'écarter cependant des principes de base de l'invention tels que les exposent les Revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'éthylène glycol, caractérisé par les phases qui consistent à (1) mettre du formaldéhyde en contact avec un gaz de synthèse comprenant de oxyde de carbone et de lthydrogène, en présence de fluorure d'hydrogène, dans des conditions propres à débarrasser le gaz de synthèse de l'oxyde de carbone et donner de l'acide glycolique et de l'acide diglycolique (2) mettre le produit acide de la phase (1) en contact avec de l'éthylène glycol, du diéthylène glycol ou des mélanges de ces substances, dans des conditions propres à donner des glycolates d'éthy lène glycol, des glycolates de diéthylène glycol ou des mélanges de ces substances ;; (3) extraire l'oxyde de carbone et le fluorure d'hydrogéne résiduels du gaz de synthèse débarrassé de l'acide carbonique dans la phase (1) afin de donner un courant gazeux à haute teneur en hydro gène (4) mettre le glycolate obtenu au cours de la phase (2) en contact avec le courant gazeux riche en hydrogène selon la phase (3) dans des conditions propres à fournir de l'éthylène glycol ou du diéthylène glucol, et (5) recycler une quantite suffisante du produit éthylène glycol tiré du produit de la phase (4) dans la zone d'estérification de la phase (2) de façon à entretenir un excédent molaire de glycol au cours de I'estérification. 2. Procédé selon la Revendication 1, caractérisé en ce que la source d'hydrogène utilisée dans la phase d'hydrogénation (4) est le courant gazeux débarrassé de l'oxyde de carbone dans la phase (1) et qui a été hydrogéné pour former un mélange d'hydrogène et de méthane. 3. Procédé selon l'une ou l'autre des Revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'on met le formaldéhyde et le gaz de synthèse en contact à une température comprise entre ObC et environ 1000C et sous une pression partielle d'oxyde de carbone comprise entre 0,7 et 281 kg/cm2 au-dessus de la pression atmosphérique. .4. Procédé selon la Revendication 3, caractérisé en ce que l'on met le formaldéhyde et le gaz de synthèse en contact à une température comprise entre 20 C et environ 6O0C, et sous une pression partielle d'acide de carbone comprise entre 0,7 et 211 kg/cm2 au-dessus de la pression atmosphérique. 5. Procédé selon l'une ou plusieurs des Revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la phase (1) est exécutée en présence d'eau. 6. Procédé selon l'une ou plusieurs des Revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le produit acide obtenu au cours de la phase (1) est déshydraté avant la phase (2) pour former différentes sortes anhydres d'acide glycolique. 7. Procédé selon l'une ou plusieurs des Revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'on met l'acide glycolique en contact avec l'éthylène glycol ou le diéthylène glycol à une température comprise entre environ 1500C et environ 25O0C et sous une pression comprise entre 0 et 7,03 kg/cm2 au-dessus de la pression atmosphérique. 8. Procédé selon l'une ou plusieurs des Revendications 1 à 7, caractérisé en ce que l'on met le produit glycolate en contact avec lthydrogène à une température comprise entre environ 150 C et environ U)OOC et sous une pression comprise entre environ 35,2 kg/cm2 et 352 kg/ cm2 au-dessus de la pression atmosphérique.