L'invention concerne l'assemblage d'une tige métallique traversant les parois d'un tube et plus particulièrement l'utilisation d'un tel assemblage pour la constitution d'antennes de télévision ou similaires. Dans les montages connus, l'immobilisation des éléments assemblés requiert au moins un organe supplémentaire dont la présence, tant à la fabrication qu'au montage, obère le prix de revient des antennes installées. Par exemple, le brevet français nO 1 307 598 décrit le blocage d'une tige dans un manchon intermédiaire, lui-même emmanché dans l'orifice récepteur du support. Le brevet français nO 1 237 856 utilise également un manchon intermédiaire, mais l'immobilisation est réalisée par l'action dtun ressort appuyant sur ledit manchon. Le brevet français nO 1 257 396 fixe l'élément d'antenne renforcé intérieurement, par une vis implantée dans la paroi du support. Outre l'inconvénient de nécessiter une pièce supplémentaire de fixation pour chaque brin d'antenne, les assemblages cités mettent en oeuvre des matériaux tels que ceux des vis ou ressorts qui peuvent engendrer à leur contact avec la tige métallique ou le support, des couples galvaniques générateurs d'oxydation. L'assemblage, selon l'invention, est caractérisé par le fait que l'immobilisation est obtenue par un élargissement de la section de la tige à l'endroit de son passage à travers les parois du tube. Aucune pièce intermédiaire ni supplémentaire n'étant requise, la fabrication de l'ensemble est simplifiée, de meme que le montage qui est fréquemment effectué sur les lieux d'implantation. Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux, l'élargissement de la tige est une déformation, résultat d'une opération de matriçage avec écrouissage du métal de la tige. Cet écrouissage durcit le métal et en repousse la limite de déformation élastique. Les sollicitations en flexion de la tige n'ont alors plus de conséquence sur la tenue de l'assemblage, les déformations éventuelles étant localisées en dehors des zones écrouies, En particulier, lorsque la tige est de forme cylindrique de révolution, il est intéressant de prévoir que l'élargissement de ladite tige soit une augmentation de son diamètre. Un autre mode de réalisation de cet élargissement consiste à pratiquer sur la tige au moins une entaille longitudinale, le matriçage de cette entaille créant une augmentation de la section apparente de la tige à son endroit. Quel que soit le mode d'obtention de l'élargissement de la section de la tige selon l'invention, il est avantageux de prévoir également sur ladite tige un épaulement déterminant sa position longitudinale à travers le tube. Un tel épaulement sera particulièrement utile au moment du montage de l'ensemble, notamment si ce montage est réalisé hors d'usine. Lorsque l'assemblage doit subir des conditions chimiques défavorables, en particulier être exposé sans protection à l'atmosphère extérieure et aux intempéries, il est avantageux que la tige et le tube soient constitués d'un même métal, afin de supprimer tout risque d'oxydation provoquée par l'existence d'un couple galvanique entre deux métaux différents. L'assemblage, selon l'invention, peut être très efficacement appliqué à la réalisation d'une antenne constituée d'au moins un élément tubulaire porteur de brins. De telles antennes étant souvent vendues et acheminées non assemblées, l'invention procure un matériel très facile à monter et de très bonne tenue mécanique et chimique. La description qui suit et les dessins illustrent des exemples de réalisation d'assemblages selon l'invention. La figure 1 représente la mise en oeuvre de l'invention dans une antenne de télévision, par exemple. La figure 2 représente une coupe partielle de l'assemblage selon l'invention au niveau d'une tige cylindriqué de révolution. La figure 3 représente une variante de réalisation de l'élargissement de la section de la tige. La figure 4 représente une coupe selon le plan IV de la tige de la figure 3. L'exemple de la figure 1 illustre l'assemblage de plusieurs tiges 1 traversant les parois d'un tube 2, la forme respective des tiges et du tube étant sans importance. Cet assemblage peut comporter une ou plusieurs tiges, parallèles entre elles ou non. Sur la figure 1, le tube 2 est coupé à l'avant, au niveau d'orifices 3 et 4 pratiqués dans ses parois, orifices destinés à recevoir une tige 1. Les tiges 1 et le tube 2 sont par exemple réalisés en un alliage d'aluminium. La figure 2 expose en détail l'un des assemblages de la figure 1, dans lequel le tube 2 est vu en coupe au niveau de 1' axe de la tige 1, cylindrique de révolution dans cet exemple. Les orifices 3 et 4 percés dans les parois du tube 2 sont repris dans la figure 2, leur forme est alors circulaire. La tige t présente deux élargissements de son diamètre 5 et 6 obtenus par matriçage. La longueur de chacun de ces élargissements est égale ou de préférence supérieure à l'épaisseur des parois du tube i traversées en 3 et 4 par la tige. La distance moyenne entre les élargissements 5 et 6 est sensiblement égale à la largeur du tube 2 entre les deux orifices 3 et 4. Un épaulement 9 a été également matricé sur la tige 1, au contact de l'élargissement 5, à l'opposé de l'espace séparant les deux élargissements. Le diamètre de l'épaulement 9 est supérieur à celui de l'élargissement 5. A son autre extrémité, l'élargissement 5 se raccorde au diamètre nominal de la tige 1 par un chanfrein 7. L'élargissement 6 est également raccordé au diamètre de la tige par au moins un -chanfrein 8 extérieur à l'espace séparant les deux élargissements, Les diamètres de l'orifice 3 et due l'élargis- sement 5 sont tels que la tige doit entre emmanchée à force à travers la paroi correspondante du tube 2. il en est de même des diamètres de l'orifice 4 et de l'élargissement 6. Le diamètre moyen du second couple (orifice 4, élargissement 6) est égal ou inférieur au diamètre moyen du premier couple (orifice 3, élargissement 5). il est aussi possible de matricer un seul élargissement de la tige 1, dont la longueur totale correspond à la distance de l'épaulement 9 au chanfrein 8 de l'exemple de la figure 2. Le montage d'une tige 1 dans un tube 2 s'obtient simplement par emmanchement à force des élargissements 5 et 6 d-ans les orifices 3 et 4. L'épaulement 9 sert de butée lors de ce montage. Les chanfreins 7 et 8 facilitent l'enfoncement. Pour diminuer la résistance à l'enfoncement, les chanfreins 7 et 8 peuvent être séparés par une distance légèrement différente de la largeur du tube 2, afin de ne pas attaquer simultanément les orifices 3 et 4 lors de l'emmanchement. L'exemple de la figure 3 représente une tige 1 dans laquelle un élargissement 10 unique par exemple a été pratiqué par matriçage d'une entaille 11 le long d'une génératrice de la tige. La figure 4 montre une coupe selon le plan Iv de la figure 3 de l'élargissement ainsi matricé, l'entaille 11 pouvant être simple ou double comme le montre la figure 4. L'élargissement de la section de la tige, réalisé de préférence par matriçage, peut être obtenu par tout autre procédé mécanique provoquant de préférence à la fois la dilatation du diamètre extérieur enveloppe et l'écrouissage de la zone intéressée à l'assemblage. REVENDICATIONS : 1. Assemblage d'une tige métallique traversant les parois d'un tube, caractérisé par le fait que l'immobilisation est obtenue par un élargissement de la section de la tige à l'endroit de son passage à travers les parois du tube. 2. Assemblage selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'élargissement de la tige est une déformation résultat d'une opération de matriçage avec écrouissage du métal de la tige. 3. Assemblage selon l'une quelconque des revendications 1 et 2 dans lequel la tige est cylindrique de révolution, caractérisé par le fait que l'élargissement de ladite tige est une augmentation de son diamètre0 4. Assemblage selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'élargissement matricé de la tige est constitué d'au moins une entaille longitudinale. 5. Assemblage selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que la tige porte un épaulement déterminant sa position longitudinale à travers le tube. 6. Assemblage selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que la tige et le tube sont constitués d'un méme métal. 7. Antenne constituée d'au moins un élément tubulaire porteur de brins, caractérisée par le fait que les brins sont assemblés audit élément porteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 6.