La présente invention concerne les instruments du type "stéréoscope", permettant de donner l'impression d'une image en relief à partir d'images planes. L'intérêt réside ici dans le fait qu'elle permet d'une part de tester, d'autre part de rééduquer la perception des reliefs (des volumes) et la profondeur du champ visuel. Le travail en rééducation auprès de sujets victimes de traumatismes craniens, de certaines hémiplégies ou autres atteintes d'ordre neurologique, a permis de mettre en évidence qu'une altération de la perception visuelle dans le sens de la profondeur n'était pas toujours aisée à constater et à fortiori à coter et à rééduquer, ce domaine étant encore assez peu exploré . Les connaissances actuelles et la technique ne permettant pas jusqu'à présent de travailler beaucoup et de façon utile dans cette voie, il n'est pas impossible de penser que nombre de troubles associés constatés dans ces cas pathologiques peuvent être liés à une atteinte de la perception visuelle du relief. Le stéréoscope selon l'invention permet de constater ces troubles, de les coter et de les rééduquer. En effet, il comporte un caisson où viennent se glisser 10 plaques transparentes à égale distance l'une de l'autre. Sur ces plaques sont collées des figures géométriques simples, bien connues et de couleur neutre. Il s'agit de cercles, carrés, étoiles et triangles de couleur noire. Les plaques sont numérotées de 1 à 10. Les 4 premièresbportent une seule figure et les 6 dernières 2 figures associées. On ne retrouve jamais 2 figures semblables côte à côte. Les figures ne sont jamais superposables. Un système lumineux est disposé à l'arrière de l'appareil, précédé d'un écran de verre dépoli qui diffuse la lumière. Le sujet à tester se trouve assis à 1,50 mêtre de l'appareil. Les yeux sont à hauteur du milieu de l'écran. Il doit énoncer lentement les figures géométriques qu'il voit, d'avant en arrière. Il doit signaler la présence de 2 figures sur le même plan.Les aphasiques et les étrangers ne parlant pas le français auront à leur disposition une feuille sur laquelle seront représentées les figures géométriques qu'ils devront désigner du doigt au lieu de les énoncer. Le test n0 1 ne comporte que 4 plaques: a - la plque 1 dans la fente 3 (pi sur f3) - la plaque 2 dans la fente 4 (p2 sur f4) - la plaque 3 dans la fente 5 (p3 sur f5) - la plaque 4 dans la fente 6 (P4 sur f6) Le test nO 2 comporte 6 plaques: - la plaque 1 dans la fente 3 (pi sur f3) - la plaque 2 dans la fente 4 (p2 sur f4) - la plaque 5 dans la fente 5 (p5 sur f5) - la plaque 10 dans la fente 6 Xp10 sur f6) - la plaque 3 dans la fente 7 (p3 sur f7) - la plaque 4 dans la fente 8 (p4 sur f8) Le test 110 3 se fait avec les 10 plaques. Chaque plaque est placée dans la fente correspondant à son numéro. Les tests sont pratiqués 2 fois (test np 1, n0 2, nO 3 puis de nouveau test 110 1, 110 2, 110 3); ceci afin de s'assurér que les résultats du premier essai n'ont pas été donnés par hasard. Chaque réponse est notée sur une feuille de bilan par un + ou un Chaque bonne réponse donne 1 point, ce qui fait un total maximum de 56 pour les 56 figures présentées. Le total des points réalisé par le suJet servira donc de test. Une courbe de progression pourra être établie grâce à des contrôles réguliers et fréquents. Des exercices quotidiens de rééducation pourront être entrepris, en fonction du degré d'altération de la vision, sans ordre particulier d'agencement des plaques. Cette invention est interessante même en cas dthémianopsie latérale homonyme fréquente dans certains types d'hémiplégie car à cette distance, l'angle de vision est très restreint, compte tenu des dimensions de l'écran, et un simple réglage de la position du sujet permet de faire entrer tout entier cet écran dans le champ visuel préservé Les dessins annexés représentent à la figure 1 une vue latérale droite de l'appareil. La figure 2 est une coupe longitudinale et médiane. La figure 3 est une vue partielle de face montrant le tunnel du caisson et la disposition des plaquettes numérotées. La figure 4 simule une superposition des 10 plaques. Elle montre que la disposition des figures est telle que l'on ne retrouve jamais (quelque soit l'ordre de superposition des plaques) d'une part, 2 figures identiques côte à côte horizontalement ou verticalement, d'autre part, 2 figures superposées. Sur cette figure sont inscrits pour référence les numéros des plaques correspondant aux figures géométriques à l'intérieur d'un quadrillage de démarcation imaginaire. Le stéréoscope selon l'invention est réalisé en contre-plaqué de 10 mm. Il comporte un caisson ouvert à l'avant et présente 10 fentes (1) sur toute la largeur de la face supérieure. En regard de ces fentes se trouve une gorge (2) qui servira de glissière, sur la face interne des 3 autres côtés du caisson. Ces fentes sont numérotées de 1 à 10 d'avant en arrière, à l'extérieur (sur la face supérieure) au moyen d'une pyrogravure, et à l'intérieur (sous la face supérieure) à l'aide de plaquettes (3) numérotées et décalées de la gauche vers la droite et toutes visibles lorsque l'on fait face à l'ouverture. Au fond du caisson se trouve une plaque de verre ou de résine synthétique dépoli (4) servant d'écran de diffusion de la lumière. Un compartiment lumineux se trouve situé en arrière de cet écran. Un tube fluorescent (5) ou 2 ampoules cylindriques de 60w sont installés au dessus de l'écran pour offrir un éclairage indirect et bien diffusé à tout l'é- cran par des feuilles d'aluminium tapissant toutes les parois de ce compartiment. A l'arrière de ce compartiment se trouve une fenêtre d'aération (6) et un interrupteur (7) est installé à l'extérieur. Le toit (8) du compartiment est amovible afin de remplacer éventuellement le système lumineux. Enfin, 10 plaques de plastique transparent (9) viennent se loger dans les fentes et glisser dans les gorges pour s'encastrer dans le caisson. Chaque plaque comporte une étiquette (10) située dans le coin supérieur gauche. Sur cette étiquette est porté le numéro de la plaque et un dessin symbolique de la figure géométrique qu'elle présente. Cette indication est utile uniquement à ltexaminateur lors des manipulations des plaques, puisqu'elle n'entre pas dans le champ d'examen à l'intérieur du caisson où seules les figures géométriques (11) collées sur les plaques sont visibles. Ces figures géométriques sont découpées dans un papier ou dans une feuille de plastique mince, très noir et adhésif. Ces figures sont neutres de couleur. La couleur noire est la moins transparente et elle ne fait pas intervenir d'autre paramètre comme celui d'une perception "préférentielle" de certaines couleurs. Elles sont sans ambiguSté et la forme est connue de tous. Il s'agit de - cercles de 40mm de diamètre - carrés de 40mm de côté - étoiles à 5 branches inscrites dans des cercles de 50mm de diamètre - triangles équilatéraux de 40n de côté. Ces figures sont au nombre de 16 (4 pour chaque forme). Elles sont distribuées de cette manière - plaque 1 : un cercle - plaque 2 : un carré - plaque 3 : une étoile - plaque 4 : un triangle - plaque 5 : un cercle et un carré - plaque 6 : un cercle et une étoile - plaque 7 : un cercle et un triangle - plaque 8 : un carré et une étoile - plaque 9 : un carré et un triangle - plaque 10 : une étoile et un triangle. Cet appareil peut être utilisé pour toutes les atteintes d'ordre neurologique pour lesquelles on peut craindre une altération de la perception visuelle des volumes. Il peut servir à des médecins, des kinésithérapeutes, des ergothérapeutes, orthophonistes et d'une manière générale à toute personne àmenée à s'occuper de la rééducation de ce type d'affection. L'usage de ltinvention peut également s'etendre et on peut envisager des applications particulièrement interessantes de la partie test à des sujets dont on veut s'assurer de l'intégrité de la vision pour des raisons professionnelles. Il peut être utilisé dans l'aéronautique auprès du personnel navigant et également auprès de toute personne amenée à conduire une au tomobile, un engin ou uznavire. REVENDICATIONS 1. Stéréoscope de rééducation caractérisé par le fait qu'il conporte un caisson ouvert sur l'avant dans lequel viennent se glisser 10 plaques transparentes (9) à égale distance l'une de l'autre, où sont collées des formes géométriques (11), éclairées par un système laineux (5) situé dans un com- partiment arrière muni d'un écran (4). 2. Stéréoscope de rééducation selon la revendication 1, caractérisé en ce que les formes géométriques sont de forme bien déterminée, à savoir: cercles, carrés, étoiles et triangles. 3. Stéréoscope de rééducation selon la revendication 2, caractérisé en ce que la distribution des figures sur les plaques se fait de façon à ne jamais retrouver 2 figures identiques côte à cote, ou 2 figures superposées. 4. Stéréoscope de rééducation selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'arrangement des plaques se fait dans un ordre bien déterminé: - plaque 1 : un cercle - plaque 2 : un carré - plaque 3 : une étoile - plaque 4 : un triangle - plaque 5 : un cercle et un carré - plaque 6 : un cercle et une étoile - plaque 7 : un cercle et un triangle - plaque 8 : un carré et une étoile - plaque 9 : un carré et un triangle - plaque 10: une étoile et un triangle.