La présente invention concerne un procédé de mise en oeuvre de réactions endothermiques en utilisant le principe des lits fluidisés. Il est connu d'exécuter des réactions endothermiques 5 en- utilisant des lits fluidisés classiques. Un ensemble classique à lits fluidisés est un ensemble à plusieurs phases séparées dans lequel une phase dense> dont la surface est quelque peu semblable à celle d'un liquide bouillant,est séparée par une-forte différence brusque de densité de l'espace rempli de gaz ou de poussières 10 se trouvant au-dessus. Dans la phase fluidisée dense, la matière solide brassée violemment par le gaz occupe environ 30 à 55 & du volume de cette phase. Etant donné que, en pratique, la grosseur des grains de la matière solide n'est jamais parfaitement uniforme, des particules isolées, principalement les plus petites, 15 sont entraînées par le gaz,= si bien-que même l'espace rempli de gaz se trouvant au-dessus du niveau du lit fluidisé n'est pas entièrement exempt de matières solides» La quantité de matières solides entraînées par les gaz dépend tout d'abord de la répartition des grosseurs de grains et de la masse spécifique de la 20 matière solide, ainsi que de la vitesse communiquée aux gaz. Mais dans chaque cas, la densité de la matière solide ai-dessus du lit fluidisé est nettement inférieure à la densité dans cette dernière et correspond le plus souvent à moins de 1% du volume occupé par les gaz (brevet anglais N° 878.827 et brevet EI7A 2.799.558). 25 II est également connu de déshydrater et de chauffer des matières pulvérulentes de façon à pouvoir les traiter sous la forme d'un nuage de poudre volante par des gaz chauds. On entend par nuage de poudre volante une phase sans couche limite supérieure définie, dans laquelle la vitesse des gaz est nettement 30 supérieure à celle admissible pour le maintien d'un lit fluidisé fixe et dans laquelle la matière solide est entraînée rapidement hors de l'appareil par les gaz si l'on n'introduit pas en permanence de nouvelle matière. Il existe à l'intérieur du nuage de poudre volante une concentration de matières solides qui 35 est inférieure à celle d'un lit fluidisé classique mais sensiblement supérieure à celle régnant dans l'espace rempli de poussières d'un lit fluidisé classique. On n'observe par conséquent pas de i-9 17989 2 2009684 discontinuité brusque de densité entre la phase—dense et l'espace rempli de poussières se trouvant au-dessus, cependant-la concentration en matière solide diminue, de façon continue de bas en haut à l'intérieur du nuage de poudre valante. Des. 5 densités moyennes de la matière solide d'environ 10 à 100 kg/m^ sont courantes au-dessus du four. La densité de la matière solide peut atteindre localement jusqu'à 300 kg/m^ (état de la technique dans la demande de brevet allemand DAS 1.146.041). Une autre proposition concernant la calcination 10 de l'alumine hydratée en fines particules prévoit l'introduction dans la partie supérieure d'un nuage de poudre volante, à une température relativement basse, d'alumine hydratée par-. tiellement déshydratée et la calcination complète de celle-ci entre 1100 et 1300°C cependant qu'on maintient pour un débit 15 des gaz compris entre 1500 et 3000 N m-^/m2/h et une charge correspondante en matières solides, une densité de la suspension diminuant de bas en haut sur toute la hauteur de la zone de réaction, dont la valeur moyenne est supérieure à 30 kg/rn^ et comprise entre 100 et 300kg/m^ dans la partie inférieure de 20 la zone de réaction et qu'on introduit les matières solides entraînées par le gaz dans un séparateur et on les ramène partiellement dans la partie inférieure du nuage de poudre volante (demande de brevet allemand DAS 1.1^-6.0^1), Dans un autre procédé et visant la préparation de 25 l'alumine Al^O^ appliquant le principe des lits fluidisés dans lequel les matières solides sont entraînées en même temps que les gaz en direction de l'extrémité supérieure de la colonne, sont séparées des gaz dans un séparateur et ramenées partiellement en vue de céder de la chaleur dans le lit fluidisé tandis 30 que tout au moins une partie de la chaleur introduite provient de gaz chauds qui sont introduits dans le lit fluidisé au-dessus de la grille, l'introduction des gaz chauffés à aumoins 500°C est réalisée au niveau d'un élargissement de la colonne avec une vitesse telle qu'il se forme un lit fluidisé à expan-35 sion rapide sans limite supérieure bien définie, tandis que les matières solides ramenées sont introduites en un point au-dessus de la grille mais au-dessous de l*entrée des gaz chauds (brevet RFA N° 1.092.889). 69 17989 3 2009684 Un. inconvénient commun aux procédés■décrits est une utilisation encore peu satisfaisante de la chaleur. De plus, les diverses propositions comportent encore d'autres insuffisances. - 5 Du fait de la faible grosseur des grains, comprise entre environ 50 et 300 microns, de nombreux corps réagissant, le lit fluidisé classique ne peut être maintenu que si l'ensemble fonctionne avec des vitesses des gaz fluidifiants suffisamment basses. Ceci entraîne un débit très réduit, rapporté 10 à la surface de grille du four à lit fluidisé. La superposition de plusieurs lits fluidisés classiques provoque également des difficultés parce que, à cause de la teneur en poussière des gaz d'échappement des étages placés en amont, les grilles des étages placées en aval dans le sens d'écoulement des gaz 15 peuvent être obturées et parce que le maintien de la vitesse optimale de fluidisation dans les couches de traitement préliminaire est compliqué. Les procédés à nuage de poudre fine antérieurement proposés sont également peu satisfaisants parce que la combus-20 tion uniforme du combustible est difficile à réaliser sans phénomène de surchauffe. De plus, le déplacement de la combustion dans une chambre de combustion à l'extérieur du four, en particulier pour améliorer le bilan thermique dans le cas de procédés à température élevée, conduit à des températures de 25 combustion élevées, difficilement supportées par les matériaux utilisés. L'invention permet de remédier aux inconvénients décrits. D'autres caractéristiques et avantages de 1'invention seront mieux compris à l'aide de la description qui va suivre 30 et des dessins annexés sur lesquels : - la figure 1 est une représentation schématique d'une installation de mise en oeuvre du procédé pour le traitement de phosphate brut; - la figure 2 est une représentation d'une'instal-35 lation pour la réduction d'un filtrat humide de gypse et d'acide phosphorique en sulfure de calcium. L'invention concerne un procédé de mise en oeuvre 69 17989 4 2009684 de réactions- endothermiques d'après le procédé des lits fluidisés, dans lequel la majeure partie des matières solides est-expulsée en même temps que les gaz à la partie supérieure de la-eolonne dans .lequel une partie de la chaleur est amenée au lit. fluidisé 5 au-dessus de la grille par des gaz chauffés à au moins 300°C, tandis que les matières solides expulsées de la partie supérieure de la colonne sont séparées des gaz dans un. cyclone de recyclage et renvoyées tout au moins en partie dans le lit -fluidisé„ Le procédé est caractérisé en ce que la matière à traiter est préala-10 blement déshydratée et/ou chauffée dans un échangeur à suspension à plusieurs étages (3, 4-, 5> 6, 7) qui utilise. la chaleur des gaz d'échappement du four à lit fluidisé 9 et est introduit dans le four 9 par l'intermédiaire d'un séparateur 7 avec au moins une partie des matières solides séparées dans un cyclone de 15 recyclage 8 et provenant de la zone de réaction portée entre 500 e% 12O0°C, en ce que le produit de la réaction est prélevé dans le circuit formé par le four 9 à lit fluidisé et le cyclone de recyclage 8 et est introduit dans un refroidisseur à lit fluidisé 16.équipé d'éléments de refroidissement 21 mis en place 20 dans le lit, qui fonctionne avec de l'air comme gaz de fluidisation et comme agent de refroidissement pour les éléments de refroidissement 21, en ce que l'air de refroidissement réchauffé sortant des éléments de refroidissement est dirigé, tout au moins en partie sur le four 9 à lit fluidisé pour servir de gaz de fluidi-25 sation, en ce qu'une partie de cet air le cas échéant non utilisée comme gaz de fluidisation, ou tout au moins une partie du gaz de fluidisation réchauffé sortant du refroidisseur à lit fluidisé 16 est dirigée sur le four. 9 sous forme d'air secondaire en direction d'une zone. 12 au-dessus de la grille 11, cependant 30 que la hauteur du point d'introduction de l'air secondaire au-dessus de la grille 11 correspond à environ 0,3 à .1,5 fois la per.t.e de pression qui se produit dans le lit fluidisé de la cuve du four (exprimée en mm d'eau) tandis que l';air de refroidissement provenant du refroidisseur 16 dirigé sur le four 9 à 35 lit fluidisé pour servir de gaz de fluidisation et d'air secondaire se partage dans le rapport 1/2 à 5/1 et en ce que le chauffage nécessaire pour l'exécution de la réaction est réa 69 17989 5 2009684 à l'exclusion de la préparation d'alumine anhydre à partir de 11hydroxyde d'aluminium. Le procédé selon l'invention est utilisable de préférence pour 1) les opérations de déshydratation de composés 5 minéraux cristallins, tels que les hydroxydes de magnésium ou de fer, 2) les opérations de calcination ou de décomposition, par exemple pour la chaux, la dolomie, certaines variétés de farine crue de ciment, le sulfate de fer, 3) les opérations de réduction, par exemple la réduction du gypse, 4) les 10 réactions chimiques à température élevée, par exemple l'oxydation de l'ilménite. Dans de nombreux cas, les réactions sus-mentionnées ne se déroulent pas isolément, mais au contraire simultanément. C'est ainsi par exemple que les opérations de calcination et de 15 réaction se produisent en général en même temps que les réactions de déshydratation, en particulier quand on traite un filtrat humide. Un exemple d'opérations simultanées de déshydratation et de calcination est la calcination dés phosphates. La perte de pression dans la cuve du four dépend 20 de la teneur en matières solides et détermine en même temps la durée de séjour. Elle est comprise entre 400 et 5000 mm d'eau. Le régime de répartition de la matière qui s'établit dans le four à lit fluidisé est obtenu par un partage de l'air comburant nécessaire. L'air servant à la fluidisation introduit 25 par la grille crée un lit fluidisé animé d'un mouvement intense dont la concentration en matières solides est de l'ordre de 5 à 35# du volume total. Par introduction d'air secondaire dans la cuve cylindrique ou le cas échéant, la partie supérieure élargie du four à une hauteur appropriée, on engendre dans la 30 partie de la cuve se trouvant au-dessus un nuage de poudre fine dans laquelle la concentration en matières solides s'abaisse de façon continue à partir des valeurs précitées jusqu'à environ 0,05# à l'orifice de sortie des gaz. Suivant la circulation de la matière à l'intérieur du four lui-même, la concentration 35 moyenne de la matière se règle entre environ 0,5 et 15#. La séparation de la matière chauffée entre 500 et 1200°C entraînée avec l'ensemble des gaz de la combustion à ;■? 17989 6 2009684 l'extérieur de la euve du four est réalisée dans un cyclone de recyclage. Les gaz sortant du cyclone de recyclage portés à la même température arrivent dans un ensemble éehangeur à suspension à plusieurs étages, dans lequel 1'•humidité de la 5 matière introduite est éliminée en utilisant presque complètement la chaleur contenue dans les gaz d'échappement. Les échan.-geurs à suspension sont de préférence réalisés sous forme de séchoir à venturi. Un séchoir à venturi et un cyclone associé constituent un étage de séchage. L'emploi des séchoirs à venturi 10 est avantageux parce que leur maniement est facile, leur rendement thermique est élevé tandis qu'on peut régler la durée moyenne de séjour de la matière à une valeur suffisante comprise entre plusieurs secondes et quelques minutes. La matière est introduite dans le dernier séchoir 15 à venturi compté dans le sens du courant des gaz, à partir du four à lit fluidisé. Il se forme dans ce séchoir une suspension sortant par le haut, qui pénètre dans un cyclone. Les matières solides séparées sont introduites dans le séchoir à venturi placé en amont dans le sens du courant de gaz et introduites, 20 en passant par un autre séparateur, dans la partie inférieure du four à lit fluidisé. On peut, en utilisant un ensemble à venturi à deux étages abaisser la température des gaz d'échappement jusqu'au peint de rosée. 25 Le produit de la réaction arrivant dans le cyclone de recyclage est renvoyé en tout ou partie dans le lit fluidisé du four. Le produit de la réaction est prélevé de manière contrôlable dans le cyclone de recyclage ou en tout autre point approprié, par exemple le four à lit fluidisé, et introduit 30 dans un refroidisseur à lit fluidisé. On utilise, pour refroidir la matière dans le refroidisseur de l'air qui se partage à froid en deux courants en vue d'échanges de chaleur direct et indirect. Pour l'échange de chaleur direct, on utilise l'air comme gaz de fluidisation 35 tandis que pour l'échange de chaleur indirect on utilise l'air comme agent de refroidissement par l'intermédiaire d'éléments de refroidissement placés dans le lit fluidisé. Le refroidisseur est de préférence subdivisé en plusieurs chambres- sur le trajet de la matière, de sorte que l'air passant par les éléments de refroidissement circule à contre-courant par rapport 69 17989 7 2009684 à la matière chaude tandis que l'air fluidisant utilisé dans le refroidisseur circule transversalement. Les courants partiels réchauffés de cette manière sont introduits séparément dans le système. Au moins une partie 5 de l'air réchauffée indirectément et passant par les élément de refroidissement du refrojd isseur est utilisée comme air de fluidisation dans le four à lit fluidisé. Le résidu subsistant éventuellement de l'air réchauffé indirectement et l'air de fluidisation ehauffé par échange direct avec la matière à refroi-10 dir sont introduits sous forme d'air secondaire dans le four à lit fluidisé» Les courants résiduels éventuellement subsistants d'air chauffé directement ou indirectement peuvent être introduits dans un troisième point du système» par exemple sous forme d*air de post-combustion ou de séchage» Un tel guidage 15 des courants de gaz présente l'avantage que le gaz de fluidisation destiné au four à lit fluidisé est exempt de poussière, ce qui permet d'éviter à coup sûr le colmatage de la grille, cependant que la teneur en poussière subsistant après dépoussiérage dans un cyclone, des gaz utilisés comme air secondaire 20 ne donne lieu à aucune difficulté du fait de la très faible susceptibilité aux pannes des organes d'introduction de l'air secondaire. Le partage de l'air de refroidissement en vue des échanges de chaleur indirect et direct est réalisé en règle 25 générale suivant un rapport compris entre 1/2 et 5/1 et peut ainsi être adapté aux conditions de fonctionnement du réacteur. Il est avantageux d-'introduire une partie de l'air réchauffé sortant du refroidisseur dans le dernier étage -d'éehangeur à suspension compté dans le sens de l'écoulement 30 des gaz pour éviter ainsi un refroidissement des, gaz d'échappement au-dessous du point de rosée. En même temps, cette mesure évite un débit inutilement fort des gaz à travers le four à lit fluidisé. Pour éliminer le reste de la chaleur contenue dans 35 le produit, on peut, pour compléter le refroidissement par l'air, utiliser dans un dernier étage un refroidissement indirect par l'eau. Dans ces conditions, on réalise avantageusement le refroidissement dans le refroidisseur lui-même. Ce mode d'exécution du procédé selon l'invention sera utilisé en particulier quand la chaleur contenue dans le produit de la réaction est supérieure 69 17989 2009684 à la quantité de chaleur qui peut être absorbée par l'air utilisé pour la mise en oeuvre du présent procédé.. . On utilise, pour couvrir les besoins en énergie, des combustibles quelconques à introduire directement dans le four 5fluidisé, par exemple du charbon, du mazout et du gaz de chauffage. Si l'on envisage la production d'un produit très pur en utilisant le procédé selon l'invention, on utilisera des combustibles exempts de résida qui peuvent être introduits dans la zone entre la grille et l'arrivée de l'air secondaire. Des combustibles appropriés sans 10 résidu sont les hydrocarbures liquides et gazeux. Par exemple dans le cas d'opérations de déshydratation, de calcination■et de décomposition, le rapport entre l'air comburant introduit dans le four à lit fluidisé sous forme de gaz fluidisant et d'air secondaire d'une part et de combustible d'autre part est déterminé de telle 15manière que le taux d'excès d'air est compris entre 1 et 1,4 de préférence entre 1,05 et 1,1. Pour les opérations à exécuter en atmosphère réductrice, le rapport combustible/air est réglé à chaque fois à la- valeur nécessaire. Les gaz sortant du cyclone de recyclage contiennent dans ce cas des éléments combustibles qui 20 seront de préférence brûlés avant l'entrée dans le premier éehangeur à suspension, dans le sens du courant des gaz. Il est possible, avec le procédé selon l'invention, de produire avec des indices spécifiques de consommation de chaleur peu élevés et sans difficultés telles que le edmatage ou l'agglomé-25 ration de la matière dans la conduite du four des produits de qualité uniforme avec des débits spécifiques élevés. Exemple d'exécution n° 1 (figure 1) Il faut conditionner du phosphate brut par calcination 30 à une température aussi constante que possible, au voisinage: de 900°C, par transformation de CaCO^ en CaO en vue d'un traitement par lavage» On introduit par la trémie 1, 6, 7torînes de phosphate brut marocain à l'heure, avec.une perte de 12#'à la.calcination et 3515$ d'eau liée superficiellement avec la granulométrie ci-aprèsj 5,29# > 1 mm 28,3# > 250 /U 54,9# > 160/u 72,2# > 100yu 89,0# > 53/u 69 17989 9 2009684 à l'aide du dispositif de chargement 2 dans le second séchoir à venturi 3 dans le sens du courant des gaz, et cette matière est captée par le courant de gaz d'échappement à une température de 450°C provenant de la première unité venturi dans- le sens du g; courant des gaz 6,7 et par la quantité d'air de refroidissement, non utilisée dans le four, de 2140 Nm /h et à 500°C, introduite entre les deux unités venturi par la conduite 26. Avant que le courant de gaz et de matière soit débarrassé des matières solides dans le cyclone 4 et dans le cyclone 5 de purification poussée, 10 pratiquement la totalité de l'eau liée superficiellement est éliminée. Les gaz d'échappement sortent à environ 100°C, température peu au-dessus du point de rosée, en vue de la purification finale des gaz dans un laveur à venturi non représenté. La matière séparée dans les cyclones 4 et 5 parvient dans le séchoir à ven-15 turi 6 et y est entraînée par le courant de gaz à 900° environ du lit fluidisé circulant sortant du cyclone de recyclage 8 et est réchauffée à environ 450°C. Le courant de gaz et de matière est à nouveau séparé dans le cyclone 7 et la matière" déshydratée tombe par une conduite descendante dans le four 9 à lit fluidisé; les 20 gaz d'échappement pénètrent dans le séchoir 3. Le four à lit fluidisé a un diamètre intérieur de 1 m et une hauteur intérieure de 8 m. A une hauteur d'environ 0,2 m au-dessus de la grille on introduit, par 10, 150 kg/h de mazout (qualité "fuel lourd n°2") dans le lit fluidisé dense à cet endroit 25 La quantité d'air introduite par la grille 11 est de 1200 NnrVh, la quantité d'air secondaire qui est introduite à environ 1,8 m au-dessus de la grille est de 510 Nm-^/h. Les deux masses d'air sont réchauffées par échange de chaleur indirect à 500°C dans un refroidisseur à lit fluidisé. Le rapport de l'air de fluidisation à l'air 30 secondaire est d'environ 2,35 à 1. Dans la partie supérieure 13 du four la concentration en matière diminue continuellement jusqu'à environ 3 à 8 kg/rn^ par circulation interne de la matière. La suspension pénètre également à cette concentration dans le cyclone de recyclage 8, dans lequel 35 on réalise la séparation de la matière. Le phosphate séparé est renvoyé en totalité par un dispositif approprié 14 dans le four à lit fluidisé. Le produit est retiré du four 9 par un dispositif de dosage 15 et introduit 9 17989 2009684 dans un refroidisseur à lit fluidisé 16. La perte de pression dans le four est ajustée à 2500 mm d'eau par le réglage du débit. Dans le refroidisseur en engendre un lit fluidisé avec une surface délimitée de façon précise; il est subdivisé en quatre 5 chambres dans le sens du courant de la matière, la matière sortant du four à raison de 5*55 t/h est refoidie en même temps par échanges de chaleur indirect et direct à 200°C. De plus, 1850 NnP/h d'air sont dirigés à contre-courant par rapport à la matière . solide par un faisceau de tubes 21 fixés dans les chambres, et 10 chauffés à 500°C. 1200 Nrn^h de cet air exempt de poussière sont introduits sous forme d'air de fluidisation par la grille 11 et 510 NirP/h d'air sont introduits sous forme d'air secondaire en 12 dans le four à lit fluidisé 9, 14-0 Nm^/h pénètrent en même temps que l'air fluidisant du refroidisseur36 chauffé directement 15 à 500°, qui a été dépoussiéré dans un cylone 23» directement par une conduite 26 dans la deuxième unité de séchage 3, 4, 5 dans - le sens d'écoulement du gaz. La matière sortant par le refroidisseur 16 est évacuée par l'intermédiaire d'un sas 25 à roue cellulaire et d'un transporteur à godets 25, 20 Grâce au mode opératoire décrit ci-dessus, on obtient pour une combustion complète avec un taux d'excès d'air ~h = 1,05, les résultats ci-après; 1) la température de calcination peut être réglée de façon à être très uniformément constante et égale à $00 - 10°C dans tout le 25 circuit de calcination. 2) La quantité de matière dans le lit fluidisé circulant est d'environ 1,8 t, ce qui permet d'obtenir une durée de séjour moyenne de la matière de 20 mn. 3) La consommation spécifique de chaleur est d'environ 285 kcal/kg 30 de matière calcinée. 4) On obtient un débit spécifique élevé de 160 t/j par m de section transversale de la cuve. Exemple d'exécution n°2 (figure 2) 35. Cet exemple décrit la réduction d'un filtrat humide de gypse et d'acide phosphorique en sulfure de calcium. On introduit, par une trémie 1 et à l'aide d'une vis sans fin 2, 12,5 t/h d'un filtrat humide de gypse et d'acide phosphorique avec 20# d'eau liée mécaniquement, dans le deuxième séchoir 69 17989 2009684 ii venturi 3 dans le sens d'écoulement des gaz et -cette matière est captée par le courant de gaz d'échappement provenant de la première unité de séchage dans le sens d'écoulement des gaz, qui est à une température d'environ JOO°C. Avant la séparation du courant 5 de gaz et de matière dans les deux cyclones 4, 5 en aval, toute l'eau liée mécaniquement est éliminée et le gypse est déshydraté de façon à avoir une composition voisine de CaSO^, 1/2 H20. Les gaz d'échappement chauds, à 200°C sortant du cyclone 5 sont amenés à un dispositif de purification poussée (non représenté) en vue 10 du dépoussiérage. La matière sortant des cyclones 4 et 5 parvient dans le séchoir à venturi 6 et elle est captée par les gaz provenant de la post-combustion 27 et sortant du cyclone 8 de recyclage, qui sont à une température voisine de 1200°C. De plus, la matière 15 qui a la granulométrie ci-après: 10# > 90yu 35# > 60/U 60# > 4o^u 78# 20^u 20 . 90# 5" lOyU est débarrassée de l'eau de cristallisation, et chauffée à 700°C. Il se produit à nouveau dans le cyclone 7 me séparation du courant de gaz et de la matière. La matière déshydratée pénètre dans le four 9 à lit fluidisé et les gaz d'échappement pénètrent dans le 25 séchoir 3 mentionné ci-dessus. Dans le four à lit fluidisé 9 qui a un diamètre intérieur de 2m et une hauteur intérieure de 12m, la réduction de sulfate de calcium est réalisée selon la formule: CaSO^ + 2 C0 + 2 Hg = »-C*S + 2 H20 + 2 C02 en présence de vapeur dfeau. On introduit environ 2,5 t de charbon 30 avec 85# de carbone et une granulométrie correspondant à 90# de particules inférieures à 300 microns, servant de réducteur et de combustible, au niveau de l'arrivée d'air secondaire en 10. La •z quantité d'air de 6000 Nm /h nécessaire pour l'obter.tion de la suspension tourbillonnaire est introduite à raison de 80# servant 35 de gaz de fluidisation par la grille 11 et à raison de 20# à 1,5 m de hauteur au-dessus de la grille, en 12, en tant qu'air secondaire. La température dans le four 9 à lit fluidisé est entre 1000 et 1050°C et est constante dans tout le circuit. 7 1/ vd9 2009684 12 La concentration de matière dans la zone supérieure 13 "S du four diminue progressivement jusque environ j5 à 8 kg/m en raison de la recirculation interne. La suspension présente également cette concentration lorsqu'elle entre dans le cyclone de recyclage 8 dans lequel les gaz et la matière sont séparés. La matière déposée est ramenée en partie par un dispositif approprié 14, dans le four à lit fluidisé 9, et en partie introduite par un mécanisme de dosage 15 dans un refroidisseur à lit fluidisé 16. La quantité de matière introduite dans le refroidisseur est réglée de façon à maintenir une perte de pression de 1800 mm d'eau dans le four à lit fluidisé. La matière (environ 5 t/h) parvenant dans le refroidisseur à lit fluidisé, qui comprend quatre chambres 17, 18, 19, 20 est refroidie par échanges de chaleur à la fois direct et indirect avec fel'air à une température inférieure à 200°C, Dars ce but, on Introduit 4800 Nm^/h d'air à contre-courant par rapport aux matières solides par l'intermédiaire d'un faisceau de tubes 21 fixés dans les chambres 17, 18, 19, 20 et on le chauffe dans ces conditions à 300°C. Un deuxième courant d'air de 1200 Nnr/'h sert d'air fluidisant dans le refroidisseur et présente en 22 après être sorti des diverses chambres une température de mélange de 350°Co L'air exempt de poussière qu'on fait passer à travers le faisceau de tubes 21 du refroidisseur est introduit par la grille 11 dans le four 9 à lit fluidisé, l'air utilisé et chauffé dans le refroidisseur 16 est dépoussiéré dans un cyclone et insufflé sous forme d'air secondaire en 12 dans le four 9 à lit fluidisé. La matière sortant par le refroidisseur 16 est évacuée par un sas à roue cellulaire 24 et un transporteur à godet 25. Les gaz chauds sortant à 1050°C du cyclone de recyclage 8 et contenant des constituants réducteurs sont brûlés dans un élément 27 maçonné de pcst-combustion, par insufflation radiale d'air à raison de 700 Nm^/h. Les gaz chauds à 1200°C obtenus dans ces conditions, pénètrent, comme décrit ci-dessus, dans le séchoir à venturi 6. 69 17939 2009684 13 REVENDICATIONS 1. Procédé de mise en oeuvre d'opérations ou réactions endothermiques utilisant le principe des lits fluidisés dans lequel la majeure partie des matières solides est expulsée en même temps que les gaz à la partie supérieure de la cuve dans 5 lequel une partie de la chaleur nécessaire est cédée par des gaz chauffés à 300°C au moins introduits dans le lit fluidisé au-dessus de la grille, et dans lequel les matières solides éjectées à la partie supérieure de la colonne sont séparées des gaz dans un cyclone à recyclage et renvoyées tout au moins en partie dans le 10 lit fluidisé, caractérisé en ce que la matière à traiter est préalablement déshydratée et/ou chauffée dans un éehangeur à suspension à plusieurs étages qui utilise la chaleur des gaz d'échappement du four à lit fluidisé et est introduite dans le four, par l'intermédiaire d'un séparateur avec au moins une partie des matières 15 solides séparées dans un cyclone de recyclage 8 et provenant de la zone de réaction portée entre 50Ô et 1200°C, en ce que le produit de la réaction est prélevé dans le circuit formé par le four à lit fluidisé et le cyclone de recyclage et est introduite dans un refroidisseur à lit fluidisé équipé d'éléments de refroidissement 20 mis en place dans le lit, qui fonctionne avec de l'air comme gaz de fluidisation et comme agent de refroidissement pour les éléments de refroidissement, en ce que l'air de refroidissement réchauffé sortant' des éléments de refroidissement est dirigé tout au moins en partie sur le four à lit fluidisé pour servir de gaz 25 de fluidisation, en ce qu'une partie de cet air le cas échéant non utilisée comme gaz de fLuidisation ou tout au moins une partie du gaz de fluidisation réchauffé sortant du refroidisseur à lit fluidisé est dirigée sur le four à lit fluidisé sous forme d'airœccn-daireen direction d'tre 5die au-dessus de la grille, cependant que la 30 hauteur du point d'introduction de l'air secondaire au-dessus de la grille correspond à environ 0,3 à 1,5 fois la perte de pression qui se produit dans le lit fluidisé de la cuve du four (exprimée en mm d'eau) tandis que l'air de refroidissement provenant du refroidisseur dirigé sur le four à lit fluidisé pour servir de gaz 35 de fluidisation et d'air secondaire se partage dans le rapport 1/2 à 5/1 et en ce que le chauffage nécessaire pour l'exécution 69 17989 2009684 14 de la réaction est réalisé par apport de combustible dans la zone de réaction, à l'exclusion de la préparation d'alumine anhydre à partir de l'hydroxyde d'aluminium. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que 5 la matière à soumettre à l'opération (ou la réaction) prévue est déshydratée et/ou chauffée dans un séchoir à venturi à deux étages. 3. Procédé selon la revendication 1,caractérisé en ce que le produit de la réaction est refroidi dans un refroidisseur à lit fluidisé à plusieurs chambres, à contre-courant par rapport 10 aux matières solides et à l'air à réchauffer indirectement. 4. Procédé selon les revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'on fait passer une partie de l'air de refroidissement réchauffé sortant du refroidisseur à lit fluidisé dans le dernier étage de l'échangeur à suspension dans le sens di courant des gaz. 15 5. Procédé selon les revendications 1, 3 et 4, caractérisé en ce que le produit de la réaction est refroidi indirectement à l'eau dans un dernier étage pour compléter le refroidissement par 1'air. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que 20 le chauffage nécessaire pour l'exécution de la réaction est réalisé par introduction de combustible sans résidu dans la zone comprise entre la grille et l'entrée de l'air secondaire. 7« Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que, lors de l'exécution d'opérations ou réactions endothermiques 25 avec des gaz réducteurs dans un cycle de réactions, on procède à une post-combustion entre la sortie du cyclone de recyclage et l'entrée du premier éehangeur à suspension dans le sens d'écoulement des gaz.