L’invention concerne un dispositif pour chaussures comprenant une semelle (1) dans laquelle est creusée une cavité (3) à l’arrière et un insert (7) logé dans la cavité et plus rigide que la semelle, limitant ainsi la torsion autour d’un axe longitudinal de la semelle. Un tel dispositif est destiné à être intégré dans des chaussures ; il est plus particulièrement destiné aux chaussures pour enfants. Figure pour l’abrégé : Fig. 1 Semelle de chaussure anti-torsion L’invention se rapporte au domaine de la cordonnerie. Plus précisément, elle concerne un dispositif destiné à constituer la partie inférieure d’une chaussure. Plus particulièrement, l’invention se rapporte aux chaussures pour enfant, parfois désigné chaussures « premiers pas » qui sont destinés à faciliter l’apprentissage de la marche. Arrière-plan technologique Il est connu que, pour faciliter l’apprentissage de la marche, les semelles des chaussures « premiers pas » doivent être suffisamment souples pour faciliter le déroulement du pied et ne pas gêner ainsi le développement naturel des muscles souteneurs de la voute plantaire. Toutefois, de manière contradictoire, les chaussures « premiers pas » doivent également garantir un bon maintien du pied et le protéger contre toute torsion latérale. L’idée de renforcer la semelle d’une chaussure, c’est-à-dire de lui donner une meilleure tenue à l’aide d’une pièce insérée dans la semelle est connue. Ainsi, dans les chaussures à talons ou talonnettes pour adulte, il est connu d’insérer un renfort dit « cambrion » dans la semelle au niveau de la cambrure de la chaussure entre son talon et sa zone d’appui avant, ce qui permet à la chaussure d’éviter de s’affaisser au niveau de ladite cambrure lors de la marche. Mais de telles semelles ne sont pas adaptées à l’apprentissage de la marche, en ce qu’elles ne permettent pas un bon déroulement du pied. Résumé Une idée à la base de l’invention consiste à proposer un dispositif pour une chaussure, et notamment pour une chaussure « premier pas », facilitant le déroulement du pied tout en le protégeant contre les torsions. Une idée à la base de l’invention est de prévoir une cavité dans la semelle, à l’arrière de celle-ci, et d’y insérer une pièce, dite « insert », plus raide que la semelle. Une autre idée à la base de l’invention est que la cavité soit située à la surface supérieure de la semelle pour faciliter la mise en place de l’insert. Une autre idée à la base de l’invention est d’avoir un insert aussi large que possible pour obtenir une plus grande raideur de la partie arrière de la chaussure sans dégrader la robustesse de fabrication de la chaussure équipée d’un tel dispositif. Un premier objet de l’invention est un dispositif pour une chaussure comprenant : - Une semelle s’étendant selon un axe longitudinal et présentant une face inférieure plane destinée à reposer contre le sol et une face supérieure, la face supérieure ayant une portion arrière et une portion avant, la portion arrière comportant une cavité, et - Un insert ayant une forme complémentaire à celle de la cavité, l’insert étant logé dans ladite cavité et présentant une raideur en torsion autour de l’axe longitudinal supérieure à une raideur en torsion de la semelle autour dudit axe longitudinal. Ainsi, un tel dispositif est avantageux en ce que l’insert confère une protection contre les torsions du pied sans dégrader la souplesse de la portion avant de la semelle, ce qui autorise un bon déroulement du pied. Au sens de la présente invention, l’expression « face inférieure plane » signifie que la face inférieure de la semelle est dépourvue de talon ou talonnette. Ainsi, à l’exception d’éventuelles saillies ou motifs anti-dérapants, la face inférieure de la semelle s’étend dans un plan. Selon des modes de réalisation, un tel dispositif peut comporter une ou plusieurs des caractéristiques suivantes. Selon un mode de réalisation, la semelle présente une épaisseur qui augmente vers l’arrière et la cavité est de moins en moins creuse vers l’avant. En d’autres termes, la cavité présente un fond en biseau et sa profondeur augmente de l’arrière vers l’avant. Ceci permet de profiter d’une épaisseur de la semelle supérieure vers l’arrière pour optimiser l’épaisseur de l’insert et augmenter encore davantage la raideur en torsion de la chaussure dans la portion arrière. Selon un mode de réalisation, la cavité présente un bord avant transversal, un bord arrière transversal et deux bords latéraux reliant chacun le bord avant transversal et le bord arrière transversal. Selon un mode de réalisation, le bord avant transversal est raccordé à chacun des bords latéraux par un congé. Ainsi, l’insert ayant une forme complémentaire à celle de la cavité, son bord avant ne présente pas d’angle saillant susceptible de dégrader localement la semelle. Selon un mode de réalisation, le bord arrière transversal de la cavité est courbe. Ainsi, l’insert ayant une forme complémentaire à celle de la cavité, son bord arrière ne présente pas d’angle saillant susceptible de dégrader localement la semelle. En outre, le bord arrière transversal longe le rebord périphérique de la semelle, ce qui permet de disposer à l’arrière de la cavité d’une surface de collage pour coller une tige de chaussure à la semelle. Selon un mode de réalisation, le bord avant transversal de la cavité est positionné à une distance d d’une extrémité arrière de la semelle qui est comprise entre 0,4 et 0,6 L, et avantageusement entre 0,45 L et 0,52 L avec L : une longueur de la semelle selon l’axe longitudinal. Ceci permet d’optimiser la raideur en torsion de la chaussure sans affecter le bon déroulement du pied sur toute sa longueur. Selon un mode de réalisation, la semelle présente un rebord périphérique et les bords latéraux longitudinaux et le bord arrière transversal de la cavité sont positionnés à une distance y du rebord périphérique de la semelle comprise entre 0,4 et 1,2 cm, et avantageusement entre 0, 5 et 0,8 cm. Ceci permet d’optimiser les dimensions de l’insert, tout en disposant autour de la cavité d’une surface suffisante pour permettre un collage satisfaisant de la tige de la chaussure sur la partie arrière de la semelle. Selon un mode de réalisation, la semelle est réalisée dans un matériau élastomère. Ceci permet de conférer à la semelle une flexibilité satisfaisante à l’avant. Selon un mode de réalisation, la semelle est réalisée dans un matériau présentant une dureté comprise entre 40 et 70 shore. Selon un mode de réalisation, l’insert est réalisé dans un matériau plastique. Selon un mode de réalisation, l’insert est réalisé dans un matériau présentant une dureté comprise entre 95et 102 MPa, mesurée selon la méthode ISO2039-1. Selon un mode de réalisation, la semelle présente un relèvement à l’arrière. Selon un second aspect, l’invention concerne une chaussure, de préférence une chaussure pour enfant, pourvue d’un dispositif précité. Selon un mode de réalisation, la chaussure présente une longueur comprise entre 11 et 16,5 cm. Brève description des figures L’invention sera mieux comprise, et d'autres buts, détails, caractéristiques et avantages de celle-ci apparaîtront plus clairement au cours de la description suivante de plusieurs modes de réalisation particuliers de l’invention, donnés uniquement à titre illustratif et non limitatif, en référence aux dessins annexés. La représente une vue éclatée du dispositif illustrant la semelle avec sa cavité et l’insert présentant une forme complémentaire à celle de la cavité. La est une vue du dispositif où la semelle est fléchie autour d’un axe qui lui est transversal. La est une vue de la semelle en coupe selon un plan longitudinal. Dispositif pour une chaussure comprenant : - Une semelle (1) s’étendant selon un axe longitudinal et présentant une face inférieure (9) plane destinée à reposer contre le sol et une face supérieure (10), la face supérieure (10) ayant une portion arrière et une portion avant, la portion arrière comportant une cavité (3),et - Un insert (7) ayant une forme complémentaire à celle de la cavité (3), l’insert (7) étant logé dans ladite cavité (3) et présentant une raideur en torsion autour de l’axe longitudinal supérieure à une raideur en torsion de la semelle autour dudit axe longitudinal. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel la semelle (1) présente une épaisseur qui augmente vers l’arrière et la cavité (3) est de moins en moins creuse vers l’avant. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, dans lequel la cavité (3) présente un bord avant transversal (4), un bord arrière transversal (11) et deux bords latéraux (5, 12) reliant chacun le bord avant transversal (4) et le bord arrière transversal (11). Dispositif selon la revendication 3, dans lequel le bord avant transversal (4) est raccordé à chacun des bords latéraux (5, 12) par un congé (13). Dispositif selon la revendication 3 ou 4, dans lequel le bord arrière transversal (11) de la cavité (3) est courbe. Dispositif selon l’une quelconque des revendications 3 à 5, dans lequel le bord avant transversal (4) de la cavité (3) est positionné à une distance d d’une extrémité arrière de la semelle (1) qui est comprise entre 0,4 et 0,6 L avec L : une longueur de la semelle (1) selon l’axe longitudinal. Dispositif selon l’une quelconque des revendications 3 à 6, dans lequel la semelle (1) présente un rebord périphérique (2) et dans lequel les bords latéraux (5, 12) et le bord arrière transversal (11) de la cavité (3) sont positionnées à une distance y du rebord périphérique de la semelle comprise entre 0,4 et 1,2 cm. Dispositif selon l’une des revendications précédentes, dans lequel la semelle (1) est réalisée dans un matériau élastomère. Dispositif selon l’une des revendications 1 à 8, dans lequel l’insert (7) est réalisé dans un matériau plastique. Dispositif selon l’une quelconque des revendications 1 à 9, dans lequel l’insert (7) est réalisé dans un matériau présentant une dureté comprise entre 95 et 102 MPa, mesurée selon la méthode ISO2039-1 . Dispositif selon l’une des revendications 1 à 10, dans lequel la semelle (1) présente un relèvement à l’arrière. Chaussure pourvue d’un dispositif selon l’une des revendications 1 à 11. Chaussure selon la revendication 12, dans lequel la chaussure présente une longueur comprise entre 11 et 16,5 cm.