L'invention se rapporte à l'analyse structurale d'un milieu stratifié au moyen d'impulsions ultrasonores et, plus particulièrement, à la technique qui consiste à caractériser un tel milieu par le profil de son impédance acoustique. Cette technique s'applique notamment à la diagnose et permet de caractériser des milieux rencontrés dans l'exploration des tissus d'une manière beaucoup plus complète que l'échographie classique, qui ne traite que l'amplitude des échos. Découverte par S.P. JONES ("Ultrasonics International 1973. Conference Proceedings" p. 214 à 218), cette technique consiste à émettre des impulsions brèves ayant une large bande de fréquences et, pour déterminer la réponse impulsionnelle H(t) du milieu, à echantillonner les échos reçus après transmission des ultrasons a travers une region dont l'impédance passe d'une valeur initiale Zo à une valeur Z (E) et à procéder à une déconvolution des échos ; finalement une intégration de H(t) donne le profil logarithmique Log Z (g) Zo La technique proposée par J.P. JONES présente l'inconvé-- nient d'utiliser un transducteur d'émission d'un type particulier, de grandes dimensions et qui, tout au moins dans sa forme actuelle, parant peu utilisable en pratique pour la diagnose.Cette méthode nécessite par ailieurs l'utilisation d'un transducteur de réception séparé. Enfin, le procédé de dêconvolution utilisé, du type temporel, ne donne des résultats corrects que si les signaux reçus ne présentent qu'un très faible bruit. Irwin Beretzky ("Raylography, a frequency domain processing technique for pulse echo ultrasonography") a proposé, pour déterminer, en première approximation, la réponse impulsionnelle H(t), de calculer les spectres respectifs d'un signal de référence reçu après réflexion sur un miroir parfait et caractérisant le capteur et de l'écho reçu après transmission dans le milieu et de faire le rapport entre ces deux spectres, ce qui revient à effectuer une déconvolution fréquentielle des échos, puis d'effectuer la transformation inverse de Fourier. Le procédé de Beretzky utilise un capteur émetteur-récepteur classique, mais présente encore l'inconvénient d'être sensible au rapport signal à bruit. En outre, le traitement informatique des échos est complexe, notamment à cause des passages du domaine temporel au domaine frequentiel (et vice versa) et des itérations que comporte le procédé. La présente invention propose un procédé d'établissement d'un profil d'impédance dans lequel la réponse impulsionnelle est obtenue de manière plus simple, sans déconvol ution. Suivant l'invention, une approximation de la réponse impulsionnelle, suffisante pour que, par intégration, on puisse en déduire le profil d'impédance, est obtenue en déterminant la position et l'amplitude des pics du signal d'écho reçu après transmission dans le milieu, en sélectionnant ceux de ces pics qui correspondent à des échos et en effectuant un redressement de ces pics accompagné d'une multiplication par + 1 suivant leur polarité, ledit redressement étant effectué, soit sur le signal lui-même, soit sur la fonction de corrélation entre le signal et un signal de référence, et uniquement dans des portions définies par des fenêtres axées sur les pics, le reste du signal ou de la fonction de corrélation étant transmis sans modification. Suivant un mode d'exécution préféré, la sélection de ceux des pics qui correspo-ndent à des échos et la détermination de leur position, de leur amplitude et de leur polarité sont obtenues par un traitement numérique de la fonction de corrélation. Les diverses particularités, ainsi que les avantages de l'invention, apparaitront clairement à la lumière de la description ci-après. Au dessin annexé La figure 1 est un schéma de principe d'un appareil destiné à la mise en oeuvre du procédé de l'invention ; La figure 2 représente la forme d'onde du signal d'écho ; La figure 3 représente la forme d'onde de la fonction de corrélation ; La figure 4 représente la forme d'onde de la réponse impulsionnelle ; La figure 5 le profil logarithmique d'impédance et Les figures 6 A et 6 B, prises ensemble, représentent un mode d'exécution préféré de l'organe de traitement numérique que comporte l'appareil de la figure 1. A: la figure 1, on a représenté un émetteur 1 d'impulsions électriques à haute fréquence, attaqua-nt un transducteur ultrasonore d'émission et de réception 2- couplé à l'échantillon analyser E. L'émetteur 1 est en outre agencé pour engendrer, de façon connue en soi, des impulsions de synchronisation déterminant les cycles d'analyse. Le signal reçu-apres réflexion sur les interfaces que comporte l'échantillon E à analyser est amplifié par un amplificateur de réception 3 ; puis son amplitude est multipliée par exemple par une tension en forme de rampe croissante dans un organe multiplicateur analogique 4. La pente de la rampe est déterminée pour compenser l'affaiblissement de l'onde reçue en fonction du temps de propagation, c'est-à-dire de la distance entre la surface d'émission et l'interface réfléchissante considérée. Le signal d'écho est ensuite transmis à un analyseur de transitoires 5, qui procède à son échantillonnage, par exemple à la fréquence de 50 MHz pour une fréquence centrale de 5 MHz du transducteur, et à la mise en mémoire des échantillons sous la forme numérique sur une longueur de 2000 mots de 8 bits (valeurs données à titre d'exemple). Le signal echantillonne-est transféré dans un organe de traitement 6, qui sera décrit dans la suite et fait plus particu lièrement l'objet de l'invention. Des organes de visualisation 7 et 8 permettent de contr- ler le déroulement des opérations et une table traçante 9 permet d'afficher les résultats du traitement. L'analyseur de transitoires 5 est commandé par un organe de retard 10, qui reçoit les impilsions de synchronisation et declenche l'échantillonneur 5 au bout d'un délai tel que la. partie échantillonnée du signal reçu corresponde à la région utile (c'est à-dire à l'échantillon E). Pour exposer le procédé de détermination d'un profil logarithmique d'impédance qui met en oeuvre le dispositif de la figure 1, on considérera l'exemple d'un échantillon, constitué par une structure stratifiée composée de deux lames à faces parallèles en silicone, d'épaisseurs respectives 2 mm et 1 mm, séparées par une couche d'eau de 1 mm d'épaisseur. La face avant de la première lame et la face arrière de la seconde lame sont dans l'eau. Soit C(t) le signal reçu par le capteur 2. après réflexion, sur une surface métallique parfaitement réfléchissante (coefficient de réflexion sensiblement égal à 1), lorsque le capteur est attaqué par une impulsion électrique de durée 125 nanosecondes, émise par un transduc- teur ayant une fréquence de résonance de 5 MHz. Ce signal, qui sera pris comme référence, a en pratique la même forme que le premier train d'ondes représenté à gauche à la figure 2. Sa durée est d'environ 600 nanosecondes. A la figure 2, on a représenté le signal H1(t) délivré par le capteur 2 après réflexion de l'impulsion définie ci-dessus sur les interfaces du milieu étudié. A la figure 3, on a representX la fonction de corrélation I(#) = ###H1(t).C(t-#) dt entre les deux signaux C(t) et H1(t). Cette fonction est-obtenue de la manière qui va être indiquée dans la suite. On a entoure d'un cercle les extrémums correspondant aux échos successifs. A la figure 4, on a représenté un signal H'(t) obtenu après un redressement de H1(t) qui tient compte du signe. Cette opération, qui sera décrite dans la suite, consiste, pour chaque extremum significatif de la fonction d'intercorrelation, à redresser la partie correspondante du signal H1(t) et à la multiplier par It 1 suivant le signe. A la figure 5, on a représenté l'intégrale de H'(t), qui constitue le profil logarithmique d'impédance de l'ensemble des milieux composant l'échantillon étudié. A la figure 6 (constituée des figures partielles 6A, 6B, juxtaposées selon les lignes en trait mixte), on a représenté un mode d'exécution particulier de l'organe de traitement 6de la figure 1, raccordé à l'échantillonneur 5. Ce dernier est par exemple le modèle 8100 de la société Biomation. Le transfert de l'information qu'il contient est commandé par une horloge 11 qui est déclenchée pour un cycle de 2048 coups par un montable-12 lorsqu'un ordre de départ est donné en 120. Ce monostable met en forme le signal d'ordre pour effectuer la remise à zéro de tous les registres à décalage de l'appareil. Le procédé mis en oeuvre par l'appareil consiste tout d'abord à effectuer une corrélation entre le signal H1(t) fourni par l'échantîllonneur et le signal de référence C(t). Cette opération donnera, dans l'hypothèse, vérifiée en pratique, ou ces deux signaux ont la même forme générale, une information précise sur la position et la phase (ou polarite) des échos réfléchis sur les interfaces du milieu étudié, échos qui peuvent être trop déformés pour qu'une telle information puisse être déduite de leur examen direct. A cet effet, chacun des mots du signal H1(t) ou, plus exactement, l'ensemble de ses quatre bits les plus significatifs, est introduit successivement, sous la commande de l'horloge 11, dans une série de trente deux éléments formant un registre à déca fagne et reliés en série, DOà D31. Le signal de référence C(t) comprend trente deux mots de 4 bits qui sont respectivement appliqués en permanence à une entrée de trente deux organes de multiplication asynchrone MO à M31, dont l'autre entrée reçoit les sorties des éléments respectifs DO à D31. Un additionneur asynchrone A1 fournit ainsi une approximation satisfaisante de la fonction I (r), avec 64 mots de 8 bits. Il s'agit maintenant de repérer les extremums de cette fonction, qui correspondront à la présence effective d'un écho. Cette opération est effectuée en partant de la remarque suivante On constate que, pour le transducteur utilisé, si l'on considère un extrémum d'amplitude A de la fonction de corrélation, deux pics d'amplitudes respectives B et C qui suivent A et deux pics d'amplitudes respectives B' et C' qui le precedent, on aura toujours : (en considérant les valeurs absolues) A# B' + C' et B + C + B' + C' (voir figure 3) Les 64 mots de 1(T) sont transférés successivement dans vingt éléments formant registre à decalage, S1 à S20. Au moment ou le mot fourni à la sortie du registre S10 correspond à un extremum de la fonction de correlation, les mots fournis à l'entrée de S1 et aux sorties respectives des éléments S > S15 et S20, ayant entre eux des décalages successifs de cinq mots, correspondent, dans le cas considéré, à des pics successifs, positifs ou négatifs. Bien entendu, il faudra, sr l'on utilise un capteur dif fervent, choisir des décalages appropriés en tenant compte de la forme réelle de I (T), donc choisir convenablement le nombre des éléments S1, etc.. et les sorties retenues pour les tests. On voit que cinq circuits de calcul des valeurs absolues ABSo, ABS5, ABS10, ABS15 et ABS20 sont respectivement reliés à l'entrée de S1 et aux sorties de S5, S10, S15 et S20, pour fournir les valeurs désignées ci-dessus par C', B', A, B et C. Un additionneur A2 effectue la somme C' + B' > tandis qu'un additionneur A3 effectue la somme B + C. Un circuit de calcul de valeur absolue ABS1 est relie à la sortie d'un circuit A4 qui effectue la différence des sommes B+C et B'+C'. De même, un circuit de calcul de valeur absolue ABS2 est relié à la sortie d'un ircuit A5 qui effectue la différence entre la valeur A et la somme B' + C'. Les tests susvisés consistent alors à vérifier si les sorties des circuits ABS1 et ABS2 sont inférieures au quotient de A par une valeur fixe. A cet effet, lesdites sorties sont appliquées à une entrée directe de deux comparateurs numériques respectifs C1 et C2, tandis que la valeur A est appliquée à une autre entrée de ces comparateurs, telle qu'un décalage par exemple de quatre rangs vers la droite des 8 bits de A soit effectue, ce qui correspond à une div-ision de A par 16. Au moment où la sortie des deux comparateurs C1 et C2 est valide, cela signifie que les deux sorties susvisées sont inférieures à A/16 et l'on peut considérer que, dans tous les cas et quelle que soit l'amplitude de A, cela signifie que l'on se trouve bien en présence. d'un extremum correspondant à un écho. Un résultat favorable des tests pourrait toutefois également être obtenu dans le cas ou le signal à la sortie de l'additionneur A1 serait parfaitement nul. Dans ce cas, un comparateur numérique C3 recevant, d'une part la valeur A, d'autre part un nombre O codé sur 8 bits, fournira un signal utilisable pour invalider les tests ci-dessus. Il suffit finalement d'appliquer les deux signaux issus des comparateurs C1 et C2 à un monostable numérique BM, à travers une porte ET de validation, et d'utiliser le signal issu du comparateur C3 comme signal d'inhibition de B M, pour obtenir, à la sortie de B M, un signal dont la présence indique la position d'un écho. Le circuit B M, chaque fois qu'il en est bien ainsi, engendre un créneau dont la durée est de 32 ou 64 impulsions d'horloge, suivant que l'on désire redresser le signal H1(t) lui-même (ce-qui est le cas illustré par la figure 4 et qui correspond au cas d'échos non affectés d'un bruit important) ou la fonction I(T) (ce qui est préférable lorsque. les échos sont affectés d'un bruit important). Le choix entre ces deux modes de fonctionnement est déterminé par 1 'ap- plication de signaux de commande appropriés à une entrée K du monostable. Ces signaux commandent en outre un aiguillage AG1 qui reçoit, d'une part, la sortie du registre S20, d'autre part, la sortie d'une série de vingt éléments d'un registre à décalage, WO à W19 > à l'entrée de laquelle sont appliqués les trente deux mots de quatre bits représentant H1(t). La sortie de l'aiguillage AG1 attaque elle-même une série de vingt deux registres à décalage XO à X21 > dont la sortie est reliee, d'une part à une entrée de deux aiguil lages respectifs AG2 et AG3 > d'autre part, à l'entrée d'un circuit de "complement à deux" C2n. Le créneau issu du monostable BM attaque l'entrée H d'une bascule D (designee BD), dont l'entrée E est reliée à une sortie de poids fort de S1O et reçoit ainsi le signe de l'extrémum A de la fonction de correl-ation. Le front avant du créneau arme la bascule BD si le bit de poids fort de A est 1, la laisse désarmée si ce bit est O. Or les valeurs qui sont fournies par l'échantillonneur 5 sont exprimées en un code, connu sous le nom de "complement à deux". Dans- ce code, le bit le plus significatif d'un nombre négatif est 1, tandis que celui d'un nombre positif est 0. La sortie de la bascule BD attaque les deux entrées d'une porte PAS ET P1 et une entrée d'une porte PAS ET P2, dont l'entrée est reliee à la sortie du circuit C2n, dont le rôle sera expliqué dans la suite. La sortie de P1 attaque une entrée d'une porte PAS ET P3 dont l'autre entrée est reliée à la sortie de X21. Les sorties de P2 et P3 sont reliées aux entrées respectives d'une porte PAS ET Pq, dont la sortie est relise à une entrée de commutation de l'aiguillage AG2. La sortie de AG2 est elle même reliée à une entrée de AG3. L'entrée de commutation de AG3 est reliée à la sortie de BM. Lorsque le créneau de sortie de BM est au niveau zéro, l'aiguillage AG3 est commuté de manière à transmettre directement a sa sortie le signal de sortie S de x21[qui peut être H1(t) ou I (T) > suivant le mode de fonctionnement choisi3. Par contre, lorsque BM est armé , c'est la sortie A62 qui est transmise par AG3. L'ensemble P1 P2 P3 est équivalent à un aiguillage qui a pour fonction de commander le sens de l'aiguillage AG2. Lorsque la sortie de S10 ést positive, BD est désarmée, le bit de poids fort de S commande le sens de AG2, de manière telle qu' on retrouve à la sortie de AG2, celui des deux nombres S ou S qui est positif. Lorsque la sortie de S10 est négative, BD est armée, le bit de poids fort de S commande alors AG2, de manière telle qu'on retrouve, à sa sortie, celui des deux nombres S ou S qui est néga- tif. En définitive, l'opération équivaut à un redressement de toutes les alternances, suivi d'une multiplication par - 1. Ce redressement n'est effectué que pendant la durée de 32 mots si l'on traite H1(t) > de 64 mots si l'on traite I(T). On sait en effet que la durée de chaque train d'ondes de la fonction de corrélation est double de celle du signal.Dans le cas considéré, la fréquence d'échantillonnage étant de 50 MHz, ceci correspond à une durée de 600 nanosecondes pour le signal, c'est-à-dire que la fenêtre pendant laquelle le signal est redressé est suffisamment large pour englober un train d'ondes complet, mais suffisamment étroite pour ne pas empiéter sur le train d'ondes suivant.Cette condition est nécessaire si-l'on veut effectivement que le signal de sortie H'(t) de l'aiguillage AG3 constitue, dans tous les cas,-une bonne approximation de la réponse impulsionnelle. On fera observer que le mot de la fonction de corrélation présent à la sortie de X21 au moment où le créneau passe à 1 est décalé de 32 mots par rapport à celui qui correspond à A (éléments S11 à S20 et XO à X21). il s'agit, par conséquent, du dernier mot du train d'ondes correspondant et la détection commence donc bien à la fin du train d'ondes, pour couvrir la totalité des 64 mots du train d'ondes. Mais A n'est détecté qu'au bout de 42 coups d'horloge. En effet, au 32e coup d'horloge, le signal H1(t) occupe les 32 éléments Do à D31 > et le maximum de la fonction de corrélation est atteint. Mais, comme on l'expliquera dans la suite, le transfert de A2 vers S1 ne commence qu'au coup d'horloge suivant, si bien que A n'arrive en S10 qu'au bout de 42 coups d'horloge.- Il faudra donc retarder l'arrivée du signal H1(t) > à la sortie de X21, de 42 coups d'horloge, ce qui est effectué par les éléments W0 à W19 et X0 à X21. Dans ces conditions, le redressement commence bien au moment où le dernier mot de chaque train d'ondes du signal est présent. il suffit maintenant d'intégrer le signal H(t) pour obtenu nir le profil d'impédance recherché. Pour tenter d'expliquer le mécanisme du procédé, Si l'on examine les courbes des figures 2 à 4, les signaux C(t) et-H1(t) ayant sensiblement la même forme, la corrélation conserve l'information de position, d'amplitude et de phase des pics du signal. C'est la raison pour laquelle l'on peut extraire cette information soit de H1(t), soit de I(T). Toutefois, en présence d'un .bruit important, la fonction I (T) est préférable, car la corrélation élimine l'influence du bruit. Par contre, elle a l'inconvénient de provoquer une perte de la définition en profondeur, donc on préférera utiliser H1(t) si le bruit est faible-. Pour extraire l'information du signal H1(t) ou de I(l), l'invention propose tout d'abord d'identifier les pics-d'amplitude la plus grande ou extremums et d'isoler l'information relative à leur position, à leur amplitude et à leur polarité. De préférence, cette opération s'effectue, comme on l'a décrit, en traitant I (T). Cependant, on pourra envisager, dans certains cas, de traiter H1(t). Ensuite, on procède, sur le signal H1(t) ou I (t), à une opération qui consiste à définir, autour de chaque extremum significatif, une fenêtre centrée sur cet extrémum et de transmettre le signal sans modification dans ses portions extérieures auxdites fenêtres, tandis qu'à l'intérieur desdites fenêtres, il subit un re dressement de toutes les alternances et une multiplication par le signe de l'extremum (en variante, l'on pourrait supprimer les alternances négatives pour un extremum positif et vice versa). L'expiée rience a montre que cette opération de redressement fournit des renseignements analogues à ceux obtenus par une déconvolution (tout en étant beaucoup plus simple). Finalemént, pour obteni-r le profil d'impedance, on intègre de la manière classique la réponse impulsionnelle du milieu ainsi obtenue. Il est bien évident qu'il ne conviendrait pas d'intégrer directement le signal non redresse, ce qui donnerait une valeur moyenne nulle. On peut faire observer en outre que le redressement, tel qu'il est effectue, conserve les amplitudes relatives des extrémums et, contrairement à un redressement banal, restitue l'information de phase ; ces considérations, sans démontrer la valeur du pro cédé, permettent intuitivement d'en faire comprendre l'intérêt. En ce qui concerne son originalité, il est fait observer que les applications connues de la corrélation concernent, soit la recherche d'une fonction de transfert ou d'une réponse impulsionnelle par correlation entre la sortie et l'entrée du système attaqué par un bruit blanc, soit l'amelioration du rapport signal/bruit par intercorréla- tion du signal transmis, dont on présuppose la forme, avec un signal de même forme, ce qui est sans rapport avec l'invention. La réalisation des circuits de la figure 6 est à la portée de l'homme du métier. A titre d'exemple, les différents registres à décalage peuvent être constitues à l'aide de circuits n0 74 164 de la société "Texas Instruments", les multiplicateurs Mo - M31 peuvent être constitues à partir de circuits Am 25 505 de la société "Advanced Micro Devices" ou de PROM n0 745 387 de la société "Texas Instruments" ; l'additionneur A1 peut être constitué de circuits ALU N 74 181 de la société "Texas Instruments".Les circuits de calcul de valeur absolue ABS seront constitues d'un aiguillage forme de circuits 74 158, associés à un circuit de complément à deux composé de boîtiers 74 181 et 7486, tous de'Texas Instruments', les comparateurs C1 et C2 seront composes de circuits 74 181 de Texas Instruments", tandis que le comparateur C3 sera constitué de portes "OU exclusif" (par exemple n0 7486 de"Texas Instruments"). Le monostable BM sera composé de portes PAS ET, d'une bascule et de compte-urs synchrones (par exemple, circuits N 7400, 7473 et N 74 161 de "Texas Instruments"). L'ensemble P1, Pe, P3, P4 sera un circuit n0 7400 de "Texas Instruments" ; les aiguillages seront composés de circuits n0 74 158 de Texas Instruments. On a représenté des organes de retard T1 à T5 > destinés à retarder légèrement les différents transferts d!information, afin de supprimer le risque de chevauchement des mots. Il convient de faire observer que le procédé décrit pourrait être mis en oeuvre par d'autres moyens équivalents, sans s écarter de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1- Procédé d'échographie ultrasonore conduisant a- la déter mination des impédances acoustiques des milieux successifs composant le corps analysé, comportant : émission d'impulsions acoustiques récurrantes ; la réception, d'une part des échos formés par réflexion desdites impulsions sur les interfaces entre lesdits milieux pour obtenir un signal echographique, d'autre part, des échos formés par réflexion desdites impulsions sur un réflecteur parfait pour obtenir un signal de référence ; la determination, a partir du signal échographique et du signal de référence1 d'une approximation de la réponse impulsionnelle desdits milieux et l'intégration de ladite reponse impulsionnelle, caractérisé en ce que ladite approximation est obtenue en déterminant la position de l'amplitude des pics du signal echographique, en sélectionnant ceux de ces pics qui correspondent à des échos et en effectuant un redressement de ces pics accompagné d'une multiplication par + 1 suivant leur polarité1 ledit redressement étant effectué, soit sur le signal échographique lui-même, soit sur la fonction de corrélation entre ledit signal et un signal de référence, et uniquement dans des portions définies par des fenêtres axées sur les pics, le reste du signal échograc phique ou de la fonction de corrélation étant transmis-sans modc fication. 2- Procède selon la revendication 1, caractérisé en ce que la sélection de ceux des pics qui correspondent à des échos et que l'-on distingue sous le nom d'extremums et la détermination de leur position, de leur amplitude et de leur polarité, sont obtenues par un traitement numérique de ladite fonction de corrélation. 3- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les valeurs absolues des amplitudes de deux pics B' et C' qui succèdent à chaque pic-A de la fonction de corrélation et de deux pics B et C qui le précèdent ayant été -déterminées1 il est procédé à la comparaison des valeurs absolues de A avec celles de B + C ou B' + C' et à la comparaison des valeurs absolues de B + C avec celles de B' + C', le pic A étant considéré comme un extrémum et sélectionné chaque fois que les résultats de toutes ces comparai sons sont voisins de l'égalité entre les valeurs comparées. 4- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que des longueurs égales du signal échographique et du signal de référence sont éChantillonnées, les valeurs des deux échantillons de chaque paire sont multipliées entre elles et les résultats de ces multiplications sont additionnés pour obtenir des mots successifs de la fonction-de correlation, que l'on fait défiler dans ladite fenêtre jusqu'à ce que, tous les résultats desdites comparaisons étant voisins de l'égalité, un signal indicatif de la présence d'un extremum soit engendre, l'amplitude et le. signe de cet extremum étant alors disponibles en un point déterminé de la fenêtre. 5- Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérise en ce que les fenêtres de redressement ont une largeur suffisante pour englober un train d'ondes complet autour d'un extrémum mais suffisamment faible pour ne pas empiéter sur le train d'ondes correspondant à l'extrémum suivant, la largeur desdites fenêtres étant deux fois plus grande pour la fonction de corrélation que pour le signal echographique. 6- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits échantillons sont fournis dans le code "complément à deux" et que le redressement et la multiplication par + 1 s'effectuent en utilisant le bit de poids fort de l'extrémum pour déterminer le signe de celui-ci et commander ou non en conséquence une nouvelle complémentation à deux 7- Appareil pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérise par un organe de traitement numérique comportant des moyens d'échantillonner le signal échographique et le signal de référence ; des moyens d'engendrer des nom- bres représentatifs de la fonction de corrélation entre un nombre prédéterminé d'échantillons successifs des deux signaux, ledit nombre prédéterminé correspondant à au moins cinq pics successifs de ladite fonction, des moyens de comparer entre elles les valeurs absolues des amplitudes de ces cinq pics, jusqu'à ce que l'on ait sé lectionné un pic d'amplitude plus grande ou extremum encadré par deux couples de pics d'amplitudes plus faibles ; des moyens d'inverser le signe de ceux desdits nombre & représentatifs de la fonction de corrélation ou du signal échographique qui sont négatifs chaque fois que ledit extremum est positif et d'inverser le signe de ceux desdits nombres qui sont positifs chaque fois que ledit extremum est négatif et ce, pour les portions de la fonction de corrélation ou du signal échographique qui correspondent auxdites fenêtres, les autres portions étant transmises sans aucune inversion de signe et des moyens d'effectuer l'intégration de la fonction ainsi obtenue. 8- Appareil selon la revendication 7, caractérisé par des moyens de multiplication analogique de l'amplitude du signal écho graphique par une tension prédéterminée dont la loi de croissance est sélectionnée pour compenser l'affaiblissement de l'onde acoustique reçue en fonction de la distance entre la surface d'émission et lesdites interfaces.