La présente invention concerne de nouvelles 4-tertioDutyl-1,3.4-thiadiazolon-(5)-yl-(2)-urées, qui sont douées de propriétés herbicides, ainsi qu'un procédé permettant de les obtenir. Il est déjà connu que l'on peut utiliser comme herbicides, des 1.3.4-thiadiasolon-(5)~yl-(2)~urées, par exemple la 1.3-diméthyl-1-(4-phényl-1 „3 .4—'thiadiazolon-(5)~yl-(2))-urée (voir brevet belge N° 731 751 ). On vient de découvrir que les nouvelles 4-tertiobutyl-1 .3»4-thiadiazolon-(5)-yl~(2)-urées de formule : (chj)jc—n—jr r1 (I) RS ■c 1 2 10 (dans laquelle R et R désignent de l'hydrogène ou des groupes 3 alkyle en C1 à 0^ et R est un groupe alkyle ou alkoxy ayant chacun 1 à 4 atomes de carbone) sont douées de propriétés herbicides prononcées, notamment de propriétés herbicides sélectives. On a en outre découvert que les nouvelles 4-tertiobutyl-15 1.3.4-thiadiazolon -(5)-yl-(2)-urées de formule (I) peuvent être obtenues par réaction de 1 .3«4-thiadiazolon-(5)-yl-(2)-urées non substituées en position 4, de formule : -n r' n-co-n/' V (ii) 12 3 (dans laquelle R , R et R ont les définitions données ci-dessus), avec 1'isobutylène en présence d'un diluant et en présence 20 d'un catalyseur. Il est surprenant de constater que les nouvelles-4-tertio-butyl-1.3.4-thiadiazolon-(5)-yl-(2)-urées conformes à l'invention ont des propriétés herbicides bien plus fortes que celles des 72 16690 2137717 1 .5.4-thiadiazolon -(5)-yl-(2)»urées déjà connues dans l'état actuel de la technique, qui sont les substances actives de même type d'activité les plus proches du point de vue chimique. Les composés conformes à l'invention donnent de très bons ré-5 sultats comme herbicides totaux, en raison de leur plus grand pouvoir herbicide. En outre, ces composés peuvent aussi être utilisés dans la lutte sélective contre les mauvaises herbes, lorsqu'on les utilise en faibles quantités<> Les substances conformes à l'invention représentent donc un enrichissement 10 de la technique. Si l'on utilise la 1.3-diméthyl-1-(1.3o4-thiadiazolon-(5)-yl-(2,).- urée et.1'isobutylène comme matières premières, on peut reproduire le processus réactionnel par le schéma suivant: CH, l 3 C„2l + HJ-f ÇH3 | . CH3 C —NH CH3 4 ch3 CH3-Ç f3 « Cï-I3 C NH CH3 Les 1,3.4-thiadiazolon-(5)-yl-(2)-urées non substituées 15 en position 4, que l'on peut utiliser comme matières premières, sont définies sans ambiguïté par la .formule (II). à titre d'exemples de ces composés, on mentionne en particulier les suivants : 3-méthyl-1-(1.3o4-thiadiazolon-(5)-yl-(2))-urée, 20 1 ,3-dimé thy 1-^-1-(1.3o4-thiadiazolon-(5)-yl-(2) )-urée, 1-éthyl-3-méthyl-1-(1.3•4-thiadiazolon-(5)-yl-(2))-urée, 1-propyl-3-méthyl-1 -(1 o3.4-thiadiazolon-(5)-yl-(2))- urée, 1-isopropyl-3-méthyl-1-(l o3°4-thiadiai30l0n--(5)-yl-~(2) )- 25 urée, 72 16690 2137717 uree, uree, uree, uree. 1-méthyl-3-éthyl-t-(1.3.4-thiadiazolon-( 5 )-yl-(2))-1-méthyl-3-allyl-1-(1.3.4-thiadiazolon-(5)-yl-(2))-1.3o3-triméthyl-1-(1.3-4-thiadiazolon-(5)-yl-(2))-1 -éthyl-3.3-diméthyl~1 - (1 .3<>4-thiadiazolon-(5)-yl-(2) )-1 03-diméthyl-3-butyl-1-(1.3«4-thiadiazolon-(5)-yl-(2))-1-méthyl-3.3-diéthyl-1 -(1.3«4-thiadiazolon-(5)-yl-(2))- 1,3-diméthyl-3-méthoxy-1-(1.3«4-thiadiazolon-(5)-yl-(2))-urée. . 15 Les dérivés d'urée de formule (II) utilisés comme matières premières ne sont pas encore connus ; toutefois, on peut les préparer dans une série surprenante de réactions, en faisant agir le phosgène sur des 1-alkanoyl-4-alkylthiosemicarbazides de formule (IV), et en faisant réagir les produits réactionnels 20 de formule (Y) ainsi obtenus avec des aminés de formule (VI) : 10 urée, uree, Aik-CO-NH-NH~C-NH-R (IV) + C0C1, - HCl 1 Alk-CO-N N R ii A 1 NH +C0C1, -HCl Alk-CO-N N R N-C0C1 + HCl - Alk-CO-Cl 0 HN—N R1 -C0C1 (V) V + HN^ V (vi) HN N R1 0 0 N C—N{ R- (ii) 72 16690 4 2137717 Dans ces formules, Alk désigné un groupe alkyle, 'tandis 12 3 que R , R et R ont les définitions données ci-dessus. la réaction (IV) > (V) est conduite dans des solvants organiques qui sont inertes vis-à-vis du phosgène, par exemple 5 dans des hydrocarbures aliphatiques ou aromatiques tels que la ligroïne, le benzène, le toluène ; dans des hydrocarbures chlorés tels que le chloroforme , le tétrachlorure de carbone, le trichloréthylène ou le chlorobenzène» Des additions d'autres adjuvants ne sont pas nécessaires» On conduit 10 la réaction de la façon suivante : on fait arriver du phosgène en refroidissant, de préférence à 10-30°C, jusqu'à la fin de la réaction exothermique, puis on ajoute ou on fait arriver du phosgène en élevant progressivement la température jusqu'à . l'ébullition du solvant et jusqu'à ce qu'on obtienne -une solu-15 tion claire» Après avoir chassé le solvant, on fait réagir le produit brut de formule (Y), qui se présente le plus souvent sous la forme d'une huile très visqueuse, généralement sans le purifier. la réaction (Y) > (II) est conduite avec le double 20 de la quantité molaire de l'aminé primaire ou secondaire correspondante, ou simplement avec la quantité molaire, lorsqu'on l'utilisejpour' fixer le gaz chlorhydrique libéré,la quantité équimolaire d'un autre accepteur d'acide, par exemple un carbonate de métal alcalin ou alcalino-terreux ou une aminé tertiaire» 25 Ces réactions sont généralement conduites dans des solvants organiques, par exemple dans des hydrocarbures tels que la ligroïne, le benzène ou le toluène, dans des hydrocarbures chlorés tels que le chloroforme, le tétrachlorure de carbone ou le chlorobenzène, des éthers tels que l'éther diéthylique, 30 le tétràhydrofuranne ou le dioxanne, ou des cétones telles que l'acétone, et la méthyléthylcétone, ou aussi dans d'autres solvants inertes vis-à-vis des chlorures d'acides. Toutefois, on peut aussi les conduire dans l'eau ou en présence d'eau et d'un solvant organique,, lorsqu'on ajoute le chlorure d'acide 5 à 1'aminé déjà introduite. Pour isoler les composés de formule (II), il est recommandable d'acidifie^ie mélange réactionnel lorsque la réaction est terminée, parce que les composés de formule (II) forment des sels très solubles dans l'eau» Par suite de cette propriété, on peut aussi effectuer, en cas de *21 72 16690 2137717 besoin, une purification pour éliminer les sous-produits éventuellement formés, en dissolvant les produits bruts de fornule (II) dans des bases alcalines aqueuses diluées et en effectuant uno^eprécipitation par acidificatior/iprès la filtration (voir 5 exemples de préparation)« La réaction, conforme à l'invention, des 1.3.4-thiadiaso-lon -(5)-yl-(2)-urées non substituées en position 4 avec 1'isobutylène est conduite en présence d'un diluante Comme diluant, il convient d'utiliser des solvants organiques anhydres, de 10 préférence des.éthers tels que l'éther diéthylique, l'éther di-n-butylique, le dioxanne ou le tétrahydrofuranne. La réaction conforme à l'invention est conduite en présence d'un catalyseur, notamment de la série des catalyseurs de Friedel-Craftso A titre d'exemples de catalyseurs convenables, on 15 mentionne le chlorure d'aluminium, le chlorure ferrique, le triflu- "orure de bore et le chlorure de zinc-(IV). Il est préférable au mélangé d'utiliser le trifluorore de bore,qui ést ajouté à l'état gazeux/ réactionnel ou sous la forme d'une solution dans des solvants appropriés tels que des éthers, ou comme composé d'addition, 20 par exemple avec l'éther diéthylique. La température de réaction peut varier dan^fme assez large gamme. Généralement, on opère entre -15 et 150°C, de préférence entre 10 et 100°C. On opère généralement sous pression normale. Toutefois, 25 les réactions peuvent aussi être conduites dans des récipients clos, sous la pression autogène de I'isobutylène. Dans la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention, on utilise les matières premières de formule II et le catalyseur, de préférence en quantités à peu près équimolaires, tandis 30 qu'on utilise, de préférence,- l'isobutylène en excès» L'isobuty-lène peut être introduit sous la forme gazeuse ou sous la forme liquide. Lorsque 1'isobutylène est introduit sous la forme gazeuse, on fait débuter la réaction, de préférence à la température ambiante, puis on chauffe à des températures de plus en 35 plus hautes. Lorsqu'on utilise 1'isobutylène liquide, on opère de préférence dans un récipient clos et on procède de façon correspondante. Pour le traitement, on filtre la solution réactionnelle refroidie et on la concentre par évaporation. Les cristaux restants^euvent, généralement, être recristallisés. k i 72 16690 6 2137717 les 4-tertiobutyl-1.3•4~thiadiasoIon-(5)~yl~(2)-urées,que l'on peut obtenir conforménert à 1'invention,eont douées d'un grand pouvoir herbicide et peuvent donc être utilisées dans la lutte contre les mauvaises herbes. 5 On entend désigner par mauvaises herbes, au sens le plus large, toutes les plantes qui croissent dans deqà-ieux où elles sont indésirables» les substances actives conformes à l'invention agissent comme herbicides totaux ou comme herbicides sélectifs, suivant les quantités de ces substances que l'on utilise» 10 les nouvelles substances actives conformes à l'invention peuvent être utilisées, par exemple dans le cas des plantes suivantes : des dicotylédones telles que la moutarde (Sinapis), le passerage (Lepidium), le gaillet (Galium), la stellaire (Stellaria), la camomille (Matricaria), la scabieuse (Galinsoga), 15 le chénopode (Chenopodium), l'ortie (Urtica), le séneçon (Senecio), le cotonnier (Gossypium), les betteraves (Beta), les carottes (Daucus), les haricots (Phaseolus), les pommes de terre (Solanum), le caféier (Coffea) ; des monocotylédones telles que la fléole (Phleum), l^âturin (Poa), la fétuque (Festuca), l'éleusine 20 (Eleusine), le panic pied-de-coq (Echinochloa), le maïs (Zea), le riz (Oryza), l'avoine (Avena), l'orge (Hordeum), le blé (Triticum) ,1e millet (Panicum)et la canne à sucre (Saccharum)o Les substances actives sont utilisées comme herbicides sélectifs et comme herbicides totaux. Elles présentent par 25 exemple une bonne sélectivité dans les cultures de céréales, de maïs, de cotonniers, ainsi que dans d'autres cultures, mais seulement lorsqu'on les utilise en quantités relativement faibles» Lorsqu'on les utilise en quantités plus grandes (plus 30 de 2 kg/ha), les composés conviennent comme herbicides totaux. Ils atteignent la plupart des plantes et se caractérisent en outre par une durée convenable d'action dans le sol, en sorte que la reprise de végétation dans les zones traitées peut être empêchée pendant une période prolongée de temps, le plus souvent pendant -une période de végétation. Dans le cas de l'u-35 tilisation comme herbicide total, la combinaison avec des herbicides connus, par exemple des uraciles, des urées, des triàzines, des triazinones, l'aminotriazole , des bases d'ammonium quaternaires des acides phénoxyalkylcarboxyliques, des 72 16690 7 2137717 carbamates, des thiolcarbamates, des dithiocarbamates, des amides, des thioarnides, des anilides, des éthers, acides, nitriles, quinoxalines et/ou pyridazones doués d'activité herbicide, est avantageuse» Il est surtout avantageux de mé-5 langer les composés de l'invention avec 1'amino-triazole, des acides phénoxyalkylcarboxyliques ou des acides aliphatiques chlorés, lorsque les surfaces traitées sont couvertes de mauvaises herbes vivaces, profondément enracinées. Pour améliorer la durée d'action, il peut être intéressant, dans des circons-10 tances déterminées, d'ajouter également des unaciles, des urées ou des triazines comme composants des mélanges. Les substances actives conformes à l'invention peuvent être incorporées dans les formulations classiques telles que solutions, émulsions, suspensions, poudres, pâtes et gra-15 nules. On prépare ces formulations d'une manière connue, par exemple en mélangeant les substances actives avec des diluants, c'est-à-dire des solvants liquides et/ou des supports solides, en utilisant éventuellement des agents tensio-actifs, c'est-à-dire 20 des émulsifiants et/ou des dispersifs. Dans le cas de l'utilisation de l'eau comme diluant, on peut par exemple recourir également à des solvants organiques en tant que solvants auxiliaires. Comme solvants liquides, on considère principalement des hydrocarbures aromatiques tels que xylène et benzène, des hydro— 25 carbures aromatiques chlorés tels que chlorobenzènes, des paraffines telles que des fractions de pétrole, des alcools tels que mé^hanol et butanol, des solvants fortement polaires tels que le diméthylformamide et le diméthylsulfoxyde, ainsi que l'eau ; comme supports solides, on considère des poudres minérales 30 naturelles telles que des kaolins, des argiles, le talc et la craie^ et des poudres minérales synthétiques telles que la silice et les silicates fortement dispersés ; comme émulsifiants, on considère des émulsifiants non ionogènes et anionogènes tels que des esters polyoxyéthyléniques d'acides 35 gras, des éthèrs polyoxyéthyléniques d'alcools gras, par exemple des éthers d'alkylarylpolyglycols, des alkylsulfonates et des arylsulfonates ; comme dispersifs, on considère, par exemple, la lignine, les liqueurs résiduaires sulfitiques et la méthyl-cellulose. 72 16690 8 2137717 Les substances actives conformes à l'invention peuvent être présentes dans les formulations en mélange avec d'autres substances actives connues» Les formulations contiennent généralement entre 0,1 et 95 i<> en poids de substance active, de préférence entre 5 0,5 et 90 ^ en poids. Les substances actives peuvent être utilisées telles quelles, sous la forme de leurs formulations ou sous les formes d'application qui en dérivent, telles que solutions, émulsions, suspensions, poudres, pâtes et granules prêts à l'emploi. 10 L'application est effectuée de la manière usuelle, par exemple par poudrage, aspersion, pulvérisation;épandage et diffusion. Les substances actives peuvent être utilisées tarit avant qu'après la levée des plantes, de préférence après la levée. La quantité utilisée peut varier entre d'assez larges 15 limites.Ellë dépend principalement du type de l'effet recherché. Généralement elle se situe entre 0,t et 25 kg'de substance active par4hectare, de préférence entre 0,2 et 10 kg/ha. Les composés que l'on peut obtenir conformément à l'invention sont également doués d'activité fongicide. Exemple A 20 Essai en post-émergence Solvant : 5 parties en poids d'acétone Emulsifiant : 1 partie en poids d'éther d'alkylarypolyglycol Pour obtenir une préparation convenable de substance active, on mélange une partie en poids de cette substance 25 avec la quantité indiquée de solvant, on ajbute la quantité mentionnée d'émulsifiant et on dilue ensuiteyle concentré avec de l'eau jusqu'à ce que la concentration désirée ait étgêtteinteo Avec la préparation de substance active, on traite par pulvérisation des plantes d'essai qui ont une hauteur d'environ 30 5 à 15 cm, en appliquant par unité de surface les quantités de substance active indiquées sur le tableau. Suivant la concentration de la composition à pulvériser, la quantité appliquée d'eau varie entre 1000 et 2000 l/ha. Au bout de trois semaines, on détermine le degré d'altération des plantes et on l'affecte 35 de notes de 0 à 5 choisies dans l'échelle suivante de notation : 0 aucune action 1 taches sporadiques de légère brûlure 2 nette altération des feuilles 3 certaines feuilles et parties de tiges partiellement 40 détruites • > 72 16690 9 2137717 4 plantes partiellement détruites 5 plantes totalement détruites Les substances actives, les quantités utilisées et les résultats obtenus ressortent du tableau suivant : 1 tableau Essai en post-émergence Substance Quantité active (*) appliquée de substance active, kg/ha Echino-chloa ■ Cheno-podium S inapis Galin--soga Stella-ria ïïr-tica Matri-c aria Avoine Cotonnier Blé Carottes »B" ( connue )' 1 5 5 5 5 5 5 ' 3 4 î 1 5 0,5 4-5 ' ' .4 5 5 4-5 3 2 2 1 1 4 0,25 4 4 5 5 4- 1 ' . 1 1 o • 0 4 1 ' 5 \ 5 5 5 . 5 ■ 5 5 5 5 3 : 5 (1) 0,5 ' '5 5 5 5 5 .5 5. 5 5 2 5 0,25. ' 5 • ' 5 5 5' c 5 : . 5 5"" 5 5 1 5 1 ■ 5 . 5 5 ■ 5 5. . 5 ' ' 5' 5 5 3 ■ 3 - (2) 0,5 ' 5 ' 5 -. ' 5' 5 5 5 .. . : 5' 5 5 2 2 0,25 5 5 5 ' 5 5 5 ■ 5 ' 4 3 1 1 ' VJ t\> os ON VO O (*) Le numéro de la substance active correspond à la liste de substances actives donnée plus loin# ro VjJ vj »-* 72 16690 n 2137717 Exemple B Essai en pré-émergence Solvant : 5 parties en poids d'acétone Emulsifiant : 1 partie en poids d'éther d1alkylarylpolyglycol 5 Pour obtenir une préparation convenable de substance active, on mélange une partie en poids de cette substance avec la quantité indiquée de solvant, on ajoute la quantité mentionnée d1émulsifiant et on dilue le concentré avec de l'eau jusqu'à ce que la concentration désirée ait été 10 atteinte. \ On sème des graines des plantes d'essai dans des sols normaux qu'on arrose au bout de 24 heures avec la préparation de substance active. Il est alors préférable de maintenir constante la quantité d'eau appliquée par unité de 15 surface, la concentration en substance active dans la préparation ne joue aucun rôle, le seul facteur déterminant étant la quantité appliquée de substance active par unité de surface. Au bout de trois semaines, on détermine le degré d'altération des plantes d'essai en l'affectant de notes de 0 à 5 choisies 20 dans l'échelle suivante de notation: 0 aucune action 1 légère altération ou léger retardement de la croissance 2 nette altération ou net retardement de la crois-25 sance 3 forte altération et développement seulement déficient, ou levée à 50 ^ seulement 4 plantes partiellement détruites après la germination ou levée à 25 i° seulement 30 5 plantes totalement détruites ou aucune levée : Les substances actives, les quantités appliquées et les résultats obtenus ressortent du tableau suivant : Substance active (*) "B" (Connue) Quantité de substance active, kg/ha 5,0 2,5 1 ,25 JABEEAU Essai en pré-émergence Ecîxinochloa Chenopodium Sinapis Avoine Cotonnier Blé 4 3 1 3 2 1 5 4-5 4 3 2 1 2 0 O 1 0 0 "VJ ro ON ON KO O (1) (2) 5,0 2,5 1 ,25 5,0 2,5 1 ,25 5 5 4 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 2 1 5 3 2 5 1 0 5 1 0 5 2 1 5 1 0 f\3 (*) Le numéro de la substance active correspond à la liste de substances actives donnée ci-après ' ro k>l "si 72 16690 13 2137717 Liste de substances actives "B" CD (2) OlMF 9 v——/ /-* rt ir r* (Connue) = — 0 C - N ~ C - NH - CH, J- ^ 1 3 O" S CHj (CH3)3C - N |f O A./ - N - C - NH - CHj rV & nti > o' ° CH3 O CH (CH3)3C - N—N il / 3 C C - N - G --NC r/"* I CH ^ CH3 '• 3 72 1669Û Exemple 1 14 2137717 (ch,),c-n n p-i n , 33 ! Il | 3 n (1) c - i® - ch3 On met en suspension 18,8 g (0,1 mole) de 1,3-diméthyl-1-(1 «•3o4-thiadiazolon-(5)-yl-(2))-urée (voir exemple (a)) dans 150 ml de dioxanne. On ajoute à la suspension 14,2 g (0,1 mole) 5 -de complexe- d'éther et de tr-ifluorure de bore et on fait ensuite arriver de 1'isobutylène initialement à la température-ambiante. Pendant l'arrivée de 1'isobutylène,:la température est élevée à 80°C et le mélange est encore maintenu pendant 3 heures à cette températureo Pendant cet intervalle de temps, on fait 10 arriver environ 14 g (0,25 mole) d1isobutylène. On laisse ie mélange refroidir à la température ambiante et on filtre à la trompe le précipité de matière première n'ayant pas réagio On concentre le filtrat par évaporation sous vide, on délaie le résidu avec de l'eau et on le rend légèrement basiqueo 15 On filtre les cristaux à la trompe et on les recristallise dans du toluène® On obtient 12,5 g (51 ^ de la théorie) de 1,3-diméthyl-l-(4-tertiobutyl-103o4-thiadiazolon-(5)-yl-(2))-urée fondant à 206-208°C. ■ • - • Exemple 2 f3 O CH3 o \h3 20 On charge dans un autoclave en acier Y4A de 500 ml de capacité, 20,2 g (0,1 mole) de 1.3.3~triméthyl-1-(l„3o4-thiadiazolon -(5)~yl-(2))-urée, 150 ml de dioxanne et 14,2 g (0,1 mole) de complexe de trifluorure de bore et d'éther» 72 16690 15 2137717 10 On refroidit le récipient à -10CC et on introduit 11,2 g (0,2 mole) d'isobutylène liquéfie. Après avoir fermé le récipient, on chauffe pendant 3 heures à 80°Co le mélange réactionnel refroidi est traité comme indiqué dans l'exemple 1. On obtient ainsi 18,5 g (72 % de la théorie) de 1 . 3 • 3-tri^léthyl-1-(4-tertiobutyl-1.3o4-thiadiazolon-(5)-yl-(2) )-urée fondant à 86-87°C (après recristallisation dans l'éther de pétrole)» En opérant d'une façon analogue, on peut préparer les composés de formule (I) indiqués sur le tableau I suivant : TABLEAU I 15 Numéro de l'exemple C3) " (4) (5) r 1 R r" 20 (6) CH3 ch, 3 ch, 3 GEj h h ch(ch3)2 ch2h5 ch2=ch-ch2 ch, °2H5 Point de fusion (°c) 180-182 163-164 63-64 /- 20 . L "d s 1,52307 Solvant de recristallisation Ethanol Ethanol Ether de pétrole 72 16690 16 2137717 Exemples de préparation des matières premières Exemple (a) HN N Çtl3 0 O' S J c - NH - CH3 On fait arriver à 15-20°C, en refroidissant, dans une suspension de 161 g (1 mole) de 1-propionyl-4-méthylthio- 5 semicarbazide (point de fusion 146-147°C) dans 1 - litre de chlorobenzène, tout d'abord 99 g (une mole) de phosgène, puis on élève la température à environ 120°C sans interrompre 1*arrivée de phosgène. On poursuit la phosgénation à cette température jusqu'à ce qu'on ait obtenu une solution claire 10 (la consommation totale de phosgène est d'environ 230 g ou 2,3 moles). Après avoir chassé par distillation le solvant et les autres composants volatils, i^este environ 225 g d'une huile visqueuse. On dissout cette huile dans 750 ml goutte à goutte x d'acetone et on verse/la solution, en refroidissant a 10-20&C, 15 dans un mélange de 200 g (2,25 moles) de solution aqueuse à 35 i* de méthylamine et de 600 ml d'acétone. On agite encore pendant une heure à la température ambiante, on chasse totalement le solvant par distillation sous vide et on ajoute au résidu 3 litres d'eau et la quantité suffisante d'acide 20 chlorhydrique pour ajuster le pH entre 2 et 3. On sépare la matière insoluble par filtration à la trompe et on la met en suspension dans 2 litres- d'une solution de lessive de soude à environ 3 pour parfaire la purification. On filtre à la trompe la matière insoluble, on la lave à l'eau et on 25 la sèche. On obtient 130 g (69 de la théorie) de 1 ,3-diméthyl-1-(1.3.4-thiadiazolon-(5)-yl-(2))-urée fondant à 254,5°0 après recristallisation dans un mélange de diméthylformamide- et de méthanolo 72 16690 17 2137717 Exemple (b) IÏN N CH, O ch3 CH 3 On peut préparer d'une façon correspondante la 1 o3«3-triméthyl-1 - ( 1.. 3 » 4-thiadiazolone-(5)-y1-( 2 ) )-urée fondant à 168.-169°G, après recristallisation dans le n-"butanol0 Exemple (c) HN—N Ç2H5- M C -.NH - CHj En opérant d'une façon analogue, on peut aussi préparer la 3-méthyl-1 -éthyl-1 - (1 » 3 72 16690 18 2137717 REVENDICATIONS 1 . Nouvelles 4-tertiobutyl-1.3.4-thiadiazoIon -(5)-yl-(2)-urées, caractérisées par le fait qu'elles répondent à la formule générale : (ch,),c - n n r1 r2 lit / - co - n( (l) O \ 3 \lD 1 2 5 dans laquelle R et R désignent de l'hydrogène ou des restes 3 alkyle en à et R est un reste alkyle ou alkoxy en à C^o 2. Procédé de préparation de 4-tertiobutyl-1 »3<>4-thia-diazolon-(5)-yl-(2)-urées suivant la revendication 1, carac-10 térisé par le fait qu'on fait réagir avec 1'isohutylène en présence d'un diluant et d'un catalyseur, des 1»3o4-thiadia-zolon-(5)~yl-(2)-urées non substituées en position 4, de formule î (II) 12 3 (dans laquelle R , R et R ont les définitions données ci-15 dessus). 3o Compositions herbicides, caractérisées par* le fait qu'elles contiennent des 4-tertiobutyl-1 <>3.4-thiadiazo~ lon-(5)-yl-(2) -urées suivant la revendication 1 . 4o Compositions herbicides suivant la revendication 3, 20 caractérisées par le fait qu'elles contiennent en outre des diluants et/ou des agents tensio-actifs. 72 1669Û 2137717 5. Procédé de lutte contre la croissance de plantes indésirables, caractérisé par le fait qu'on fait agir des 4-tertiobutyl-1o3.4~thiadiazolon -(5}-yl-(2)-uréegéuivant la revendication 1 sur les plantes indésirables ou sur leur milieu.