L'invention concerne le traitement de déchets d'origine animale, se présentant sous la forme de fumiers ou excréments so- lides, et d'urine provenant d'animaux de ferme, en vue de la production de matières utilisables pour l'alimentation d'animaux ou sur les sols. Un but essentiel de l'invention est l'atténuation des dommages et de la gêne causés à l'environnement par suite de l'accumulation de déchets provenant d'animaux de ferme, et un but plus particulier de l'invention est de se rendre maître des odeurs résultant d'un élevage intensif d'animaux dans des étables ou locaux analogues. Un autre but de l'invention est de diminuer la concentration d'ammoniac dans des porcheries, en rendant ainsi les conditions d'existence meilleures aussi bien pour les animaux que pour les êtres humains qui s'occupent de les soigner et de les élever, et en diminuant la nécessité d'une ventilation intense, ce qui a pour résultat de diminuer les frais de chauffage des étables ou locaux analogues.Un autre but de l'invention est la préservation de la valeur totale, en tant qu'engrais, du mélange de fumier et d'urine et la production d'un engrais inodore et stable, que l'on peut épandre sur les sols et dont les propriétés sont analogues à celles d'un agent de chaulage. Encore un autre but de l'invention est la destruction effective et efficace de substances et organismes pathogènes dans la suspension avant son application sur les sols, afin d'empêcher l'infection des bestiaux, sur les herbages et prairies traités, ou des êtres humains par inspiration des aérosols soufflés par des appareils atomiseurs dont on se sert pour l'épandage sur les terres. Encore un autre but de l'invention est un procédé d'élevage plus hygiénique d'animaux d'élevage infectes qui autrement seraient continuellement réinfectés par leurs propres excréments.Un autre but de l'invention est la conversion de l'azote et d'autres substances intéressantes, initialement présents dans les déchets, en une matière du genre proteine utilisable pour enrichir l'alimentation des animaux et qui est exempte de substances et organismes pathogènes. Le cycle normal par lequel la suspension résiduaireest utilisée comme engrais sur le sol et selon lequel la substance alimentaire initialement contenue dans ladite suspension est finalement transformée en une récolte, dont la teneur en protéines est probablement assez basse, est donc abrégé grâce à la production microbiologique directe de protéines.Encore un autre but de l'invention est de réaliser des économies d'eau grâce à une remise en circulation partielle et à la production d'un effluent aqueux final possédant de bonnes caractéristiques permettant de le décharger sans inconvénient dans un cours d'eau. Un autre but de l'invention est d'éviter les frais et désagréments qui sont entraînés par le stockage et l'évacuation de déchets gê- nants provenant d'un élevage intensif d'animaux dans des fermes de faible surface, et qui résultent des transports et de l'epanda- ge de ces déchets sur les- terrains de la ferme d'origine ou de fermes voisines. Lorsqu'on élève un certain nombre d'animaux dans des étables ou locaux fermés analogues, il s'y trouve produit de grandes quantités de substances résiduaires ou de déchets. I1 est rarement possible d'épandre immédiatement ces déchets sur les terrains de la ferme ou s'effectue l'élevage des animaux en question, soit pour des raisons météorologiques, soit en raison des conditions de croissance des cultures et récoltes. On pratique habituellement un stockage avec un traitement biologique. Un tel stockage est réalisable dans des cuves ou dans des fosses, ou sous forme d'entassements de matières plus ou moins solides.Le stockage dans des fosses est approprié lorsque les déchets sont traités par lavage ou mis en suspension, et le stockage en tas se pratique habituellement lorsque les déchets et excréments sont mélangés avec de la paille pour faire un engrais de ferme subissant une maturation-en tas. Les procédés recueillant les déchets fluides par écoulement présentent l'avantage d'économiser de la main-d'oeuvre. Lors de la mise en oeuvre des deux procédés, on observe une perte d'engrais azotés par suite du dégagement d'ammoniac gazeux soit à partir des fluides de la fosse, soit à partir de l'entassement du fumier ou après l'épandage sur les terrains. L'ammoniac est un excellent engrais. Lorsqu'on utilise des fosses à purin ou des tas de fumier, il y a dans les deux cas des risques considérables de dégagement d'odeurs très désagréables. Le cas le plus aigu s'observe dans le cas du stockage en fosses des déchets fluides provenant de porcheries. Les odeurs sont surtout le résultat de l'action de bactéries anaérobies. On pourrait s'attendre à la possibilité de resou- dre ce problème par mise en oeuvre de traitements avec des produits chimiques capables d'inhiber une activité microbiologique. Toutefois, l'utilisation de désinfectants tels que le chlore est inacceptable soit d'une façon générale, soit pour atteindre les buts de l'invention, car elle risque de provoquer une inhibition de l'activité microbiologique nécessaire plus tard ou après l'épan- dage sur les sols ou l'incorporation aux sols. D'autres désinfectants peuvent apparaître inacceptables parce qu'ils sont couteux, ou bien inefficaces, ou parce qu'ils ont des effets insuffisamment durables. I1 est connu et il a été largement pratiqué, dans le passé, de traiter des matières d'origine animale en voie de décomposition avec de la chaux vive ou de la chaux éteinte (hydratée), ou avec une autre substance fortement alcaline, afin de les stériliser et d'en diminuer l'odeur.Dans le cas de fumiers ou de fluides du genre purin normalement disponibles dans les fermes, la mise en oeuvre d'un tel traitement aurait toutefois pour résultat le dégagement d'intenses odeurs ammoniacales et la perte de substance azotée de valeur sous forme de substances gazeuses dissipées dans l'atmosphare. D'après les connaissances acquises jusqu'à présent, l'ammoniac qui se trouve dans le purin de ferme résulte de l'action d'une enzyme du type uréase sur l'urée qui se trouve dans l'urine. I1 peut encore se former de l'ammoniac, mais en moindres quantités, par suite de la décomposition de substances azotées présentes dans les excréments solides. Un tel ammoniac est en majeure partie présent sous la forme de composés d'ammonium ; ces derniers se trouvent décomposés, lors de l'addition d'une substance alcaline telle que la chaux, avec libération d'ammoniac et, par conséquent, production d'odeurs très désagréables. L'urine fraîchement excrétée est effectivement stérile et dépourvue d'enzyme du type uréase. Par contre, les excréments solides sont biologiquement très actifs et, si une enzyme du type uréase n'y est pas présente au moment de l'excrétion, elle se trouve rapidement produite par les microorganismes en cours de prolifération à partir des excréments solides, lorsque mélangés à de l'urine. Dans les conditions d'exploitation dlune ferme, il est impossible de stocker séparément l'urine et les excréments solides, de sorte que l'urée se transforme rapidement en ammoniac et en composés ammoniacaux, avec pour conséquence une gêne et des dommages causés à l'environnement, et la perte de substances de valeur. A la suite de travaux effectués dans des laboratoires de recherches chimiques, il a été signalé que l'action de l'enzyme du type uréase aboutissant à une conversion d'urée en ammoniac est inhibée par l'addition de chaux établissant une valeur de pH supérieure à 11. Dans l'art antérieur,-il n'a pas été démontré qu'un tel processus puisse être observé dans les conditions d'exploitation d'une ferme, en présence d'une grande variété de microorganismes, de composés susceptibles de servir de substances nutritives pour des bactéries, et de solides en suspension de divers types. Pour autant que la demanderesse le sache, aucun procédé n'a été décrit dans la littérature ni suggéré en vue de son utilisation agricole, procédé consistant essentiellement à melanger de la chaux avec du fumier de ferme pour le stériliser. On. peut penser que la raison d'une telle carence est la probabilité du fait que la mise en oeuvre d'un tel procédé conduirait, dans tous les cas, à une libération intolérable d'ammoniac. I1 est universellement proclamé et largement publié, en particulier dans des travaux sur le jardinage, que des sols et terrains ne doivent pas, en raison de cet effet, faire l'objet en même temps d'un épandage de fumier et d'un traitèment de chaulage. L'invention a pour objet un procédé pour le traitement de déchets d'origine animale, tels-que ceux résultant de l'élevage d'animaux de ferme, en vue de l'obtention de produits utilisables sur les sols ou pour l'alimentation d'animaux, lequel procédé est caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement àmettre en contact des excréments solides et de l'urine, fraîchement excrétés, avec une proportion suffisante d'une base qui y soit suffisamment soluble, base choisie parmi des hydroxydes de métaux alcalins, des carbonates de métaux alcalins, des hydroxydes de métaux alcalinoterreux et des mélanges d'au moins deux telles substances, afin de former une suspension alcaline d'excréments solides et d'urine ayant un pH dont la valeur est comprise entre 9,0 et 12,0. Les bases préférées sont des composés de sodium, de potassium et, plus spécialement, de calcium, fournis par exemple sous la forme de soude caustique ou de carbonate de sodium, soit en poudre, soit en solution, ou bien sous la forme de chaux vive en morceaux plus ou moins gros ou en poudre, ou bien sous la forme de chaux éteinte ou hydratée en poudre, en pâte ou en suspension aqueuse (lait de chaux) avec ou sans addition de sels de métaux polyvalents, avec ou sans un agent du type charge pondéreuse qui peut être une poudre de carbonate de calcium exempte de fines. La valeur du pH de la suspension alcaline ainsi formée est de préférence au moins égale à 11. L'invention est plus spécialement applicable lorsque les animaux d'élevage en question sont des porcs, mais elle peut néanmoins être avantageusement mise en oeuvre avec d'autres animaux, et surtout pour pratiquer un élevage intensif en étables ou locaux analogues. Selon un autre aspect de l'invention, la valeur du pH susindiquée de la suspension alcaline est maintenue pendant une durée suffisamment longue pour inactiver, à la température de stockage, effectivement tous les substances et microorganismes pathogènes présents, afin d'aboutir à l'obtention d'au moins un produit stérile applicable à des sols et terrains comme engrais ou assolement. Selon encore un autre aspect de l'invention, au moins une partie dudit produit stérile résultant est traitée par mise en oeuvre d'un procédé de traitement microbiologique aérobie de façon à établir et à entretenir une population effectivement stable de microorganismes, facultativement avec des additions de substances nutritives agissant sur le bilan matières équilibré, dans les matières en question, concernant le carbone, l'hydrogène, l'azote, le phosphore et le potassium afin d'aboutir à l'obtention d'une biomasse effectivement exempte de substances pathogènes, le produit final obtenu étant utilisable comme supplément pour enrichir le régime aliment aire des animaux.De préférence, le processus microbiologique est conduit à une température élevée n'excédant pas 500C, établie au moins en partie par la chaleur animale du bétail en question emmagasinée dans les excréments solides et dans l'urine et par la chaleur d'hydratation de la chaux quand on en utilise. L'invention s'étend aussi à une nouvelle source de la base préférée, à savoir un mélange mécanique de (a) chaux vive en granules ou en poudre,ou de chaux hydratée ou éteinte, avec (b) un agent du type charge pondéreuse en granules tel que du carbonate de calcium, ou une suspension aqueuse de chaux hydratée et de carbonate de calcium en granules ; et la portée de l'invention s'étend aussi à la matière alcaline stérile utilisable sur les sols et terrains et à la biomasse applicable comme supplément alimentaire pour animaux, de tels produits étant élaborés par mise en oeuvre du procédé selon l'invention. L'invention a également pour objet un dispositif utilisable pour mettre en oeuvre le procédé en question sur des excréments solides et de l'urine fraîchement excrétés et recueillis dans une étable ou local d'élevage analogue à l'aide de moyens collecteurs appropriés, lequel dispositif est caractérisé en ce qu'il comprend essentiellement : des moyens d'amenée commandés en réponse à une valeur du pH et efficaces pour amener la base auxdits moyens collecteurs contenant des excréments solides et de l'urine qui y ont été fraîchement déposés, ladite base étant mise en oeuvre en proportions permettant d'y former la suspension alcaline et de maintenir cette suspension alcaline au pH requis.Le dispositif en question comporte de préférence une réserve (du type silo ou analogue) de chaux vive protégée contre la carbonatation et une hydratation prématurée de la chaux, des moyens doseurs sensibles au pH de la suspension pour amener la chaux, et un hydrateur pour élaborer ladite chaux sous la forme d'un lait de chaux à partir de la chaux vive. Selon un mode de réalisation pratique, le dispositif en question comprend encore des moyens pour stocker et conserver la suspension alcaline pendant la durée du temps de séjour requise pour inactiver les substances et organismes pathogènes, et un aérateur adéquat pour effectuer une opération de culture microbiologique aérobie du type dit à boue activée, avec des moyens pour y amener d'une maniere continue ledit produit stérile. De préférence, l'aérateur comporte un lit de substance calcaire qui peut en être finalement déchargé et sur lequel peut se déposer le carbonate de calcium produit par suite de la réaction entre la chaux et le bioxyde de carbone dégagé par suite du processus microbiologique aérobie. La chaux vive est une matière préférée parce que sa chaleur d'hydratation facilite le processus de-sterilisation-et aide à maintenir la température du milieu, pour la production d'une biomasse à la suite du processus de digestion microbiologique, à la valeur optimale comprise entre 400C et 450C. On a utilisé ci-dessus l'expression "fraîchement produit" ou des expressions étroitement apparentées Lors de l'élevage d'animaux sur une vaste échelle, il est important de limiter le plus possible la main-d'oeuvre nécessaire pour nettoyer les étables et locaux analogues et en évacuer les excréments. Pour cela, la pratique habituelle consiste à constituer le sol des étables dans les zones ot tombent les excréments solides et l'urine des animaux et à proximité d'une source d'eau, par des caillebotis ou à incliner et à ajourer ce sol. De tels agencements permettent de recueillir immédiatement l'urine dès son émission et de la faire s'écouler sans délai jusque dans une cuve ou un réservoir ; cette urine peut aussi être dirigée, par des panneaux collecteurs en V, à un caniveau horizontal d'écoulemeBt ou de drainage.Si le résetvoir ou le caniveau est rempli d'une liqueur alcaline ou est périodiquement balayé par une chasse d'une telle liqueur, avec des agencements mélangeurs adéquats, l'urée de l'urine est alcalinisée avant son entrée en contact avec les microorganismes ou avec une enzyme du type uréase provenant des excréments solides. Les excréments so- lides demeurent habituellement pendant un temps plus ou moins long sur les caillebotis ou agencements analogues jusqu'à ce que le pie- tinement des animaux les fasse passer au travers. Le contact limité de ces excréments solides avec de l'urine en l'absence d'une base avant que le tout passe au travers des fentes au-dessous de la li tière des animaux ne peut être complètement évité.Toutefois, ceci n' empêche pas que soit atteint le but principal de l'invention. On peut toutefois proposer, comme une partie de la mise en oeuvre de l'invention, que la zone ou s'accumulent les déjections solides des animaux dans leur étable soit régulièrement lavée avec une liqueur alcaline, à titre de précaution sanitaire. Ceci évite toute accumulation de vieilles déjections mouillées avec de l'urine et non traitées par une base. Par conséquent, la majeure partie de l'urine émise peut être traitée par une base dans les quelques secondes qui suivent son émission. Ceci empêche effectivement toute conversion notable de l'urée en ammoniac. La chasse avec une liqueur alcaline qui se fait dans les caniveaux disposés au-dessous des zones occupées par les animaux est réalisable soit par un écoulement continu, soit par un écoulement intermittent d'un réservoir siphonnant alimenté par un écoulement continu de liqueur alcaline. Un tel réservoir siphonnant se vide dès qu'il est rempli de sorte qu'un courant de chasse de liqueur alcaline s'écoule brusquement dans les caniveaux creusés dans le sol de l'étable et les nettoie complètement. Quand il est vide, le réservoir siphonnant revient à sa position première et son nouveau remplissage commence. I1 serait possible, bien que cela ne soit ni commode, ni recommandable, de mettre en oeuvre le procédé selon l'invention dans une étable équipée d'un plancher plein, c'est-à-dire sans fentes ni ouvertures. Dans ce cas, les déjections solides et l'urine seraient mélangées ensemble et il faudrait racler fréquemment le sol de l'étable pour en amener les excréments jusque dans une fosse contenant la base. Il n'est pas possible de donner une valeur définie du temps de traitement d'une telle suspension mélangée avec la base pour en éliminer efficacement les substances et organismes pathogènes.Cette valeur dépend du degré de formation du mélange d'excréments solides et d'urine, de la température, et de l'importance de la production acceptable d'ammoniac. I1 est important que le pH soit élevé jusqu'à au moins 9,0 et, de préférence, jusqu'à au moins 11,0, avant qu'une conversion trop forte dé l'urée en ammoniac soit intervenue. Dans les conditions les plus satisfaisantes, on élève la valeur du pH avant qu'apparaisse une odeur d'ammoniac tant soit peu appréciable pour un observateur moyen. La portée de l'invention s'étend au traitement, et l'expression "fraîchement produit" englobe le traitement, d'excréments solides et d'urine au cours duquel pas plus de 50 % en poids et, de préférence, pas plus de 25 %, de l'urée initialement présente lors de l'excrétion, ont été convertis en ammoniac ou en composés d'ammonium. Une fois que le pH a été relevé, la décomposition de l'urée ne se poursuit pratiquement plus. Avant la formation d'un mélange avec la base, l'allure de décomposition de l'urée est régie en majeure partie par la température. Par des temps chauds, elle peut être très rapide.C'est seulement par experience que l'on peut déterminer la fréquence des opérations de raclage du sol pour enlever les déjections des animaux dans une étable à sol non ajouré. On pense toutefois que même par temps chaud, à condition que la formation du mélange de la suspension d'excréments solides/urine avec la base intervienne dans les trente minutes, il n'y a pas de production appréciable d'ammoniac. Quel que soit le cas particulier, on constate aisément que le mélange d'excréments et de base ne s'est pas formé assez tbt, en percevant l'odeur de l'ammoniac qui s'est formé. Dans le cas d'un troupeau de porcs ou d'autres animaux in fectés par des microorganismes du genre Salmonella ou analogues, il peut être nécessaire d'utiliser des dispositifs spéciaux pour maintenir constamment propre la zone ou tombent les excréments des animaux afin d'empêcher que les animaux du troupeau soient réinfectés par leurs propres excréments. Il convient que le petit local unitaire, tel par exemple qu'une porcherie ou étable à porcs, soit temporairement vidé de ses occupants afin de traiter la zone ou tombent les déjections des animaux par une suspension aqueuse de chaux hydratée, ou par une liqueur alcaline provenant d'un stade ultérieur de la mise en oeuvre d'un procédé selon l'invention. Le sol de l'étable peut être nettoyé à la raclette ou à la brosse, et les murs peuvent être badigeonnés au pistolet.Lors de la mise en oeuvre du nouveau procédé en question, il convient que les liqueurs alcalines de lavage soient évacuées hors de l'étable en les faisant passer dans les fentes ménagées à cette fin dans le sol de l'étable pour s'écouler jusque dans un réservoir ou dans un caniveau horizontal de vidange et d'évacuation, ce qui constitue une partie du traitement par une base conformément à l'invention. Après avoir laissé à la base un certain temps pour agir, on peut ensuite laver à grande eau la zone ainsi nettoyée, l'eau de lavage utilise étant soit de l'eau froide, soit de l'eau recyclée à partir d'un stade ultérieur de l'opération intégrée de traitement par mise en oeuvre de l'invention. L'utilisation de chaux plutôt que de soude caustique ou de carbonate de sodium est avantageuse pour plusieurs raisons. Elle coûte moins cher pour une teneur donnée en-substance alcaline utile. Elle est moins dangereuse que les alcalis caustiques, et l'élément métallique calcium est préféré au sodium dans les engrais et dans les aliments pour le bétail. Par suite d'une exposition à l'atmosphère, à la différence de ce qui se passe avec les alcalis caustiques, un lait de chaux perd rapidement son agressivité par absorption de bioxyde de carbone pour former du carbonate de calcium, qui non seulement n'est pas toxique, mais est même bienfaisant en proportions raisonnables dans le régime alimentaire des animaux ou des êtres humains. Il est traditionnel de passer les bâtiments de ferme au lait de chaux, un tel traitement ayant un effet stérilisant. Lorsqu'on utilise de la chaux comme base, le calcium soluble qui se trouve ainsi introduit dans le système est précipité sous forme de carbonate de calcium qui, lorsque les opérations sont conduites d'une manière appropriée, peut être éliminé par précipitation sur un support calcaire. Si l'on utilise des alcalis caustiques ou des carbonates de métaux alcalins, il n' existe pas de possibilité réelle d'éliminer les ions métalliques dissous provenant de ces substances. Leur accumulation dans l'eau admise à recirculer est inévitable. I1 convient aussi d'envisager l'apparition d'autres difficultés, telles que la forte proportion de bioxyde de carbone nécessaire pour neutraliser des hydroxydes de métaux alcalins. On est donc conduit à préférer l'utilisation d'hydroxyde de calcium comme substance alcaline. L'utilisation de chaux vive plutôt que de chaux éteinte ou hydratée pour l'apport initial de base est avantageuse du point de vue économie et parce que la chaleur dégagée par le processus d'hydratation facilite la stérilisation. De la chaux vive en granulés d'une dimension appropriée et d'une qualité choisie n'est pas dangereuse à manipuler, ne soulève pas de problème de poussières volantes, et peut être stockée en toute sécurité et commodément dans de petits silos. I1 ne se produit qu'une détérioration pratiquement négligeable lors du stockage dans un silo couvert. I1 n'y a pas de problème d'agglomération ni d'immobilisations par formation de "ponts" à l'intérieur du silo, et il est facile de doser la chaux vive à l'aide d'un équipement connu, une telle mesure des quantités dosées s'effectuant conjointement avec la mesure du débit ou dosage de l'eau dans un dispositif à fonctionnement continu à l'intérieur duquel l'hydratation peut être conduite de façon à aboutir à l'obtention d'un lait de chaux. On peut envisager l'utilisation d'eau fraîche pour une telle opération, mais on peut aussi prendre en considération l'éventualité d'utiliser une eau de recyclage. La proportion de base nécessaire pour donner une valeur de pH correspondant au degré d'alcalinité désiré dépend de la dureté de l'eau dont dispose la ferme. La suspension alcaline, qui peut être diluée avec une eau recyclée à partir d'un stade ultérieur des opérations, est ensuite admise à agir pendant un temps de la durée nécessaire pour permettre à la stérilisation par la base d'intervenir. On peut réaliser ceci en laissant séjourner ladite suspens ion dans une cuve modér- ment agitée pendant un temps d'une durée convenable, après quoi on laisse sédimenter, ou bien en faisant fonctionner en marche continue un séparateur à écoulement ascendant utilisant une boue protectrice. Dans les deux cas, la chaux fonctionne comme un excellent conditionneur de boue, permettant une excellente séparation en un liquide surnageant limpide et en un sédiment semi-solide. Une telle opération peut être facilitée, si cela apparaît nécessaire, par l'addition de sels de métaux polyvalents non toxiques.La présence d'un agent du type charge pondéreuse en particules facilite la séparation. I1 convient de noter que l'opération de stérilisation par une base et la désodorisation qui en résulte permettent de recycler l'opération de le liquide surnageant clair alcalin, provenant de/séparation susindiquée, vers l'étable à traiter après y avoir ajouté de la base d'appoint. Cette façon de procéder permet une accumulation de substances nutritives à un point tel que le produit final peut être un engrais liquide concentré, dont l'épandage sur les terres exige un plus faible volume de liquide pour produire un effet fertilisant donné, d'où une diminution économiquement avantageuse des frais de transport et d'application. La matière stérile résultant de la mise en oeuvre du procédé sus-indiqué est utilisable sans autre traitement. Elle est stockable telle quelle et conserve alors longtemps sa valeur fertilisante, en ne donnant lieu qu'à de très faibles pertes d'ammoniac, jusqu'à ce que les conditions soient favorables en vue de son épandage sur les terres. I1 peut se révéler commode et convenable de procéder à l'épandage de liquide limpide en se servant d'une rampe d'arrosage ou d'un dispositif atomiseur du type pistolet. Dans le premier cas, les risques d'obstruction des orifices distributeurs sont minimisés et, dans le second, i n'y a pas de risques d'infection par les particules liquides véhiculées par le vent, les aérosols résultants ne contenant pas de germes pathogènes.En raison de la stérilité du liquide, et si l'on épand celuici sur des herbages et prairies, on peut y mettre le bétail dès qu'il accepte d'y paître. Le calcium est même un élément enrichissant, favorable pour l'alimentation des animaux producteurs de lait. L'urée est acceptable comme composant du régime alimentaire de ruminants. I1 est grandement avantageux que la teneur en azote de ce fertilisant liquide subsiste sous la forme d'urée et n'y soit pas présente sous la forme ammoniac ou de composés d'ammonium. Avant que le bioxyde de carbone provenant de l'atmosphère ait neu tralisé l'alcalinité, le liquide pénètre dans le sol, en particulier s'il s'y trouve entraîné par de l'eau de pluie. Dans le sol, il intervient une production bactérienne adéquate de bioxyde de carbone qui neutralise l'alcalinité lorsque, par suite d'une action biologique, l'urée se trouve convertie en ammoniac. Dans des sols convenablement argileux, le produit résultant est aussitôt fixé par le composant argileux du sol et y demeure pour servir de substance alimentaire pour les plantes jusqu'à ce qu'il soit converti en nitrate, dont une perte-par lixiviation ne peut pas être évitée. La matière semi-liquide sédimentée provenant de la stérili sation, avec ou sans intervention d'une boue protectrice, peut être stockée et conservée telle quelle. Elle est adéquate pour constituer un lit desséchant. A titre de variante, on peut encore la faire passer au travers d'un filtre-presse à bande filtrante, d'un tamis vibrant ou d'un équipement similaire. Le composant liquide qui passe au travers du filtre, quand les conditions pour l'épandage sur des terres sont correctes, est diluable, de préférence avec une eau de recyclage, de façon à se prêter à l'application sur des terres de culture en utilisant, par exemple, une rampe d'arrosage. Etant donné qu'il n'y a que très peu de substances solides présentes, la plupart des sels dissous peuvent pénétrer dans le sol, avec une faible tendance à former une couche superficielle de matière organique décomposable.Si une telle couche est formée à partir de la totalité d'une suspension traitée par une base, il est possible que des odeurs soient produites, car le bioxyde de carbone atmosphérique neutralise l!alcalinitét et une décomposition par des microorganismes s'amorce dans la couche superficielle de solides. Une telle biodécomposition peut toutefois af- fecter un caractère aérobie et le résultat est beaucoup moins dé- plaisant que la formation d'un liquide à partir d'une fosse à purin, fonctionnant dans des conditions anaréobies dans une ferme, à laquelle on a amene la totalité de la suspension ; cette derniê- re façon d'opérer peut conduire à la production d'odeurs fétides. Le résidu fibreux sortant d'un filtre-presse à bande, qui au toucher peut apparaître "sec", peut être épandu sur le sol à l'aide d'un distributeur rotatif. I1 ne cause aucune gêne, en raison de la faible teneur en matière rapidement décomposable. Le stockage, à la ferme, de solides et de liquides même peu odorants et pratiquement stériles est toutefois une opération coûteuse et incommode. Cependant, un tel stockage est à l'heure actuelle nécessaire afin d'éviter la pollution des cours d'eau. L'épandage des déchets solides ou liquides sur les terres est aussi une opération coûteuse et difficile. Les fermiers dont l'exploitation est située dans le voisinage d'élevages intensifs d'animaux sont de plus en plus conscients du fait que c'est pour eux une opération très peu économique d'épandre sur leurs terres les suspensions stockées provenant de tels élevages, même si elles leur sont fournies gratuitement. Un tel épandage peut aussi etre dangereux, éventuellement pour le bétail d'autres fermes, en raison de la dissémination de germes pathogènes.Les substances fertilisantes que contient une telle suspens ion sont, aux prix actuellement prati qués, applicables à meilleur marché et plus commodément qu'un engrais artificiel et plus facilement à la saison optimale, celle de l'utilisation maximum de l'engrais et celle aussi de la croissance maximum des plantes. I1 est donc avantageux de proposer la mise en oeuvre d'un autre procédé, dans un élevage intensif d'animaux, selon lequel un épandage des déchets sur les terres est diminué jusqu'à un minimum, les substances fertilisantes étant rendues disponibles sous la forme d'un supplément servant à enrichir les aliments destinés à des animaux élevés dans la même ferme, ou, lorsque la réglementation en vigueur le permet, dans les fermes du voisinage. Un des modes opératoires recommandés pour résoudre le problème de la matière résiduaire provenant des excréments d'animaux d'élevage est l'utilisation de processus biologiques aérobies pour stabiliser la boue, en diminuer le volume par une décomposition oxydante et diminuer les propriétés agressives et gênantes de l'eau effluente. Un exemple de cette méthode est l'utilisation d'un fossé et d'une tranchée que les spécialistes connaissent sous la dénomination "Pasveer Ditch". Le traitement des déchets d'animaux frais par de la chaux, avec la conservation sous forme d'urée de l'azote utile qu'ils contiennent, fournit une substance alimentaire stérile utilisable pour la production, par des microorganismes, d'une biomasse, exempte de substances et germes pathogènes, utilisable pour l'alimentation du bétail.On utilise de préférence un procédé à petite échelle utilisant une boue activée, ou un aérateur du type rotatif ou à disque tel que l'appareil vendu dans le commerce sous la dénomination "Euro-Matic Bio-Drum". Le procédé à la boue activée est normalement exploité en marche continue, la suspension à traiter et de l'air ou de l'oxygène étant continuellement amenés jusqu'à au moins une cuve d'une série de cuves à chicanes internes. Dans une dernière cuve ou dans une série de dernières cuves, la biomasse produite, habituellement dénommée "boue activée", est séparée et est en partie recyclée. Le liquide surnageant peut être considéré comme une eau recyclable ou utilisable à d'autres fins, ou bien elle peut être déchargée dans un cours d'eau. De la boue activée en excès est continuellement prélevée et peut ensuite être débarrassée de son eau.Au cours d'une telle opération en marche continue, il est tout à fait satisfaisant d'ajouter une substance hautement alcaline, telle que la liqueur surnageante limpide provenant de la décantation ou sédimentation d'une suspension de déchets animaux traités par de la chaux, une telle addition s'effectuant continuellement au contenu des cuves d'aération. I1 y a une production suffisante d'une matière à caractère acide, et plus particulièrement de bioxyde de carbone, lors de la mise enAoeuvre d'un tel procédé pour accepter l'alcali nitré'sans compromettre la bonne marche dudit procédé.En fait, l'addition d'alcali est même recommandée pour accélérer l'action microbiologique. I1 est aussi possible de prétraiter, par du bioxyde de carbone, la suspension chaulée afin d'en diminuer l'alcalinité. Ce bioxyde de carbone peut provenir des cuves d'aération car il y est produit en quantités considérables par le processus microbiologique. Le produit de la réaction entre le bioxyde de carbone et la chaux, que cette réaction soit effectuée séparément ou in situ, est du carbonate de calcium qui peut, si on le désire, être séparé et enlevé avant que la liqueur nutritive limpide ne soit amenée à l'opération de traitement par de la boue activée. Le carbonate de calcium est, toutefois, un composant normal des aliments donnés aux animaux.Lors de l'exploitation de certaines fermes, il peut être avantageux d'amener continuellement la totalité de la suspension stérilisée par de la chaux, y compris des fibres, jusqu'à l'opération utilisant de la boue activée. On obtient ainsi un engrais et un agent d'assolement stabilisé, calcaire, de haute valeur, utilisable sur les terres d'exploitations agricoles. I1 est avantageux d'ajouter de la matière organique biodégradable telle que des mélasses ou d'autres substances nutritives pour équilibrer les aliments carbonés destinés à constituer la biomasse et pour leur donner les teneurs adéquates en-azote, phosphore et potassium (N, P, K), éléments disponibles à partir de la suspension. Une matière résiduaire telle que de la paille est spécialement intéressante à utiliser à cette fin. Si de la paille est déposée dans des fosses contenant de la liqueur alcaline concentrée et du fumier déjà stérilisé par mise en oeuvre du procédé selon l'invention, et cela pendant un temps de séjour suffisant pour que la paille subisse un gonflement sous l'action de la base et de l'urée, elle peut être rendue plus digestible par des microorganismes.On peut ainsi obtenir une production optimale d'une biomasse contenant les substances nutritives disponibles. N, P, K maintenus sous la forme d'une biomasse sont moins sujets à subir une lixiviation à partir du sol par des eaux de pluie que lorsqu'ils sont présents sous la forme de sels minéraux. L'amenée de la totalité de la suspension traitée par de la chaux jusqu'aux cuves d'aération est plus avantageuse que i'ame- née du seul liquide surnageant limpide provenant d'une opération de sédimentation ou de décantation. Si la base utilisée est l'alcali préféré, c'est-à-dire de la chaux, le phosphate soluble présent se trouve précipité sous la forme de phosphate de calcium, de sorte que le liquide surnageant limpide ne contient plus de composés de phosphore. Des phosphates sont nécessaires comme substances nutritives pour la biomasse dans les cuves d'aération, de sorte que dans ce cas une addition régulière de phosphate sera nécessaire. Une telle addition peut se révéler inutile si la totalité de la suspension chaulée est transférée à l'opération d'aération. Pendant la durée du temps de repos à un pH alcalin pour l'opération de stérilisation, deux facteurs entrent en ligne de compte pour accroître la biodégradabilité de la matière résiduaire telle que de la paille ou les pelures ou les fibres présentes dans la suspension. Le premier de ces facteurs est l'alcalinité qui provoque le gonflement de la structure cellulosique et la libération des hémi-celluloses. Le deuxième facteur est la présence d'urée qui, en raison de sa forte capacité de liaison avec l'hydrogène, a tendance à ouvrir ou cliver et à ramollir des structures organiques. Dans le mode de réalisation d'exploitation proposé du procédé en question dans lequel la suspension globale est stérilisée et biologiquement traitée, la biomasse finalement produite peut contenir de la matière fibreuse aussi bien que du carbonate de calcium provenant de la neutralisation de la chaux par du bioxyde de carbone engendré par suite de l'utilisation d'une boue activée. La proportion de cette dernière substance peut être indésirablement élevée, même en vue de l'utilisation du produit comme supplément alimentaire. C'est ici que la présence d'un agent du type charge pondéreuse sous la forme d'un carbonate de calcium exempt de fines apparaît comme exerçant une fonction secondaire. Au lieu que le carbonate de calcium soit formé en fines particules que l'on ne puisse pas aisément séparer à partir de la biomasse, un tel calcaire se dépose sur les particules de carbonate de calcium, comme lorsqu'on utilise une coquille d'huître, par exemple, pour arrêter la formation d'une incrustation à l'intérieur d'une bouilloire, par exemple, ou lors de l'opération d'adoucissement d'une eau par de la chaux en pastilles. Par repos, les particules ainsi formées se sédimentent rapidement et peuvent être séparées et réutilisées. Si cela apparaît nécessaire, on peut séparer de la matière fibreuse à l'aide d'un simple filtre-presse à bande. Si toutefois on la laisse dans le supplément alimentaire, elle y joue le rôle du composant nécessaire que sont des fibres et des substances non digestibles dans le bol alimentaire. I1 se forme du carbonate de calcium, quand la chaux est la base utilisée pour mettre en oeuvre le procédé en question, à partir de trois sources (1) par suite de la réaction, de l'hydroxyde de calcium ajouté, avec la dureté temporaire (due au bicarbonate de calcium) de l'eau que l'on a à sa disposition à la ferme ; (2) par suite d'une réaction, de l'hydroxyde de calcium ajouté, avec du bicarbonate de calcium présent dans l'urine et les matières fécales des animaux (3) par suite d'une réaction de la chaux, utilisée lors de la mise en oeuvre du procédé en question, avec du bioxyde de carbone produit par la digestion aérobie de la suspension stçrilisée. Si l'eau disponible à la ferme est très dure, la source (1) peut être importante mais on peut 11 éliminer effectivement en mettant en oeuvre un procédé d'adoucissement sur l'veau de première utilisation et aussi, éventuellement, sur l'eau recyclée. La formation d'un dépôt de particules de carbonate de calcium à la suite de 11 opération (2) dans le mélange intime avec les solides de la suspension ne peut être atténuée que grâce à l'utilisation d'un agent de charge ponderetse se présentant sous la forme de granules de carbonate de calcium. Dans le cas de la principale source (3) toutefois, la formation d'un depôt peut intervenir sur un carbonate de calcium granulaire en suspension dans le liquide pendant le processus microbiologique aérobie.A titre-de variante, le bioxyde de carbone gazeux provenant de cette opération peut être admis à passer dans une colonne emplie de calcaire sur lequel ruisselle la suspension alcaline stérilisée, de sorte qu'une neutralisation intervienne dans cette colonne et que la majeure partie de la formation d'un dépôt de carbonate de calcium intervienne sur les granules de calcaire servant de support. A titre de variante, la cuve d'aération peut aussi être agencée de façon telle que la liqueur y circule au travers d'un lit de calcaire sous l'impulsion de bulles d'air s'élevant au travers de ce lit solide, la liqueur chaulée étant ajoutée à un emplacement adéquat pour que la formation d'un dépôt de carbonate de calcium puisse intervenir sur le calcaire. Le lit de calcaire peut être établi dans un récipient distinct et séparé de la cuve d'aération de façon telle au'on puisse l'enlever à l'aide d'un agencement élévateur du type grue ou analogue afin de nettoyer ou de renouveler les granules de calcaire. Le liquide surnageant final recueilli à la sortie de la cuve à boue activée, après séparatiqn de la biomasse, peut être constitué par une eau suffisamment purifiée pour pouvoir sans inconvénient être déchargée telle quelle dans un cours d'eau. Cette eau est particulièrement intéressante à recycler vers les stades antérieurs des opérations. Elle est utilisable pour laver l'étable stérilisée à l'aide d'une base. Elle est nécessaire aussi pour diluer la liqueur nutritive lors de son amenée ou avant son amenée à la cuve où l'on se serti'une boue activée.Ceci est nécessaire parce que la concentration de substances nutritives même dans le liquide surnageant limpide séparé à partir de la suspension de matières résiduaires animales est trop forte pour le bon fonctionnement de l'opération biologique utilisant des microorganismes. Pour l'opération utilisant une boue activée, il est nécessaire de fournir de l'oxygène dissous. On y parvient par mise en oeuvre de moyens connus tel qu'un barbotage d'air, l'injection d'air à force au-dessous de la surface par des jets liquides (méthode dite des "jets plongeants"), ou par des aérateurs développant une grande surface. Des éléments rotatifs partiellement immergés comme lors de la mise en oeuvre du procédé utilisant des dispositifs du type "Bio-Disc" ou de ses variantes peuvent convenir plus spécialement dans certains cas. Uneaération sous pression constitue une autre possibilité. Si l'on utilise de l'oxygène plutôt que de l'air, la cuve peut être fermée et l'efficacité générale ainsi que la vitesse du traitement microbiologique peuvent être augmentées. Lors de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention en vue d'atteindre un effet optimum, et plus spécialement lorsqu'il s'agit de produire une biomasse, il est avantageux de conserver non seulement la chaleur dégagée biologiquement, mais aussi, dans toute la mesure du possible, la chaleur animale sensible contenue dans les déjections solides et dans l'urine, et aussi, lorsque cela est réalisable, la chaleur de la réaction d'hydratation de la chaux vive ; pour cela, il convient de couvrir et de calorifuger les cuves servant de stérilisateur, d'aérateur, etc., ainsi que tous les éléments de tuyauterie associés. Des moteurs de pompe et des pompes d'aération travaillant en complète immersion sont intéressants à utiliser pour respecter ces principes de conservation de chaleur.L'air modérément chaud qui s'échappe des porcheries ou autres étables est utilisable aussi pour réaliser les économies maximales par captage et remise en circulation. L'invention est encore illustrée et ses modes de mise en oeuvre apparaissent plus clairement si l'on considère les dessins ci-annexés. La figure 1,de ces dessins, représente schématiquement un système mis en oeuvre actuellemert pour traiter les déchets provenant d'une porcherie. La figure 2 est le schéma d'une installation choisie à titre d'exemple et qui fonctionne selon le principe d'utilisation d'une suspension globale, selon l'invention. Dans le système de traitement des déchets, provenant d'une porcherie, que représente la figure 1, une porcherie 1 est équipée d'une zone de collecte des déjections comportant un plancher convenablement fendu 2 et un puisard à déchets 3 disposé au-dessous dudit plancher. Une liqueur provenant d'un réservoir de chasse 4 est périodiquement déversée par une conduite 5 pour balayer le contenu du puisard 3 et l'en chasser sous la forme d'une suspension contenant un melange de dejections solides et d'urine ayant passé au travers des fentes du plancher.La suspension est transférée, par caniveau de vidange 6, pour être stockée dans une fosse anaérobie 7, à partir de laquelle la portion supérieure du contenu de la fosse s'écoule par débordement dans une conduite 8 munie d'un dispositif débitmétrique 9; cette conduite 8 aboutit à une cuve-aérateur 10 qui est equipée de moyens d'agitation et dans laquelle de l'air est soufflé de la manière schématisée en 11, en vue de réaliser une digestion aérobie des déchets. La liqueur aérée est transférée par une conduite 12 à un séparateur 13 à partir duquel on prélève une portion supérieure du contenu qui constitue une liqueur finale 16. Les solides se decantent en formant un sédiment à la partie inférieure de la fosse 7, et à ces solides se joignent d'autres solides amenés à partir de la portion inférieure du séparateur 13 par une conduite 14. De la liqueur provenant de la fosse 7 est aussi recyclée vers le réser- voir de chasse 4 par une conduite 15. Dans ce systeme, tous les efforts tendent à diminuer les valeurs de la demande biologique en oxygène dans la portion liquide de la suspension par une action biologique intervenant dans l'aérateur. Les solides qui en proviennent et qui proviennent aussi de la suspens ion initiale sont séparés par décantation et sédi mentés dans la grande fosse anaérobie et sont épandus sur les terres tous les six mois. Les effets fertilisants et d'assolement de cette matière solide sont les seules valeurs tirées des dechets de la porcherie. Les solides provenant de l'opération d'aération ne peuvent pas être réutilisés pour alimenter des porcs, car le processus d'aeration n'est pas suffisamment efficace pour détruire les germes pathogènes. La figure 2 illustre la mise en oeuvre d'un procédé et de moyens utilisés pour-traiter les déchets provenant d'une ou de plusieurs porcheries, en utilisant de la chaux vive en granules ou en petits morceaux. De la chaux vive fabriquée à partir de craie en blocs (chaux de craie élaborée par voie humide) est une matière préférée à cause de sa faible teneur en poussières volantes et de sa bonne allure d'hydratation. Ces caractéristiques permettent la conduite d'une opération d'hydratation continue et simple, basée sur l'utilisation d'une pulvérisation d'eau conjointement avec le fonctionnement d'un tamis rotatif permettant une opération efficace. On peut aussi avantageusement utiliser de petits blocs de chaux provenant de la cuisson de calcaire. Dans le système représenté à la figure 2, une porcherie 1 comporte une zone de collecte de déjections munie d'un plancher 2 convenablement fendu ou ajouré et d'un puisard 3 à déchets disposé au-dessous dudit plancher, lequel puisard 3 peut être continuellement ou périodiquement balayé par une chasse d'une liqueur alcaline. Un silo 17 de stockage de chaux vive et une source 18 d'eau primaire sont prévus, et l'on a recours à des moyens 19, sensibles à une valeur requise du pH, pour régler et commander l'apport de chaux hydratée qui est formée par suite d'une combinaison ou réaction convenable de chaux vive et d'eau provenant des deux susdites sources respectives 17 et 18, ladite chaux hydratée étant acheminée par une conduite 20 en quantité telle que la valeur du pH dans le puisard 3 soit maintenue au-dessus de 11. La chaux peut être pulvérisée sous la forme d'un lait avec de l'eau dans un hydrateur continu avec de l'eau primaire ou avec de l'eau purifiée de recyclage afin de constituer un apport continu de lait de chaux acheminé jus qu'à la porcherie. La suspension fraîchement produite de déjections solides et d'urine qui a passé au travers des fentes du plancher est ainsi traitée par de la chaux dans le puisard 3, à partir duquel elle est transférée par une rigole d'évacuation et une conduite 22 à un stérilisateur 23 mettant en jeu l'action protectrice d'une boue et à l'intérieur duquel elle séjourne assez longtemps pour que les germes pathogènes soient détruits et pour que les épluchures et les matières fibreuses de toute sorte soient ramollies sous l'action du milieu alcalin. Dans le susdit stérilisateur 23 où entre en jeu l'action d'une boue, les germes pathogènes se trouvent floculés par la chaux dans la masse même de la couche protectrice de boue. Etant donné que cette boue possède une teneur en solides plus élevée que la suspension chaulée entrante, la durée du temps de séjour de n'importe quel élément de ce garnissage de boue sera plus longue que celle de l'eau qui s'infiltre au travers de la masse de boue. Les composants solides qui doivent subir une stérilisation demeureront donc plus longtemps que l'eau à l'intérieur de l'appareil, cette eau ne nécessitant pas une telle stérilisation. Compte tenu de ces circonstances, il est possible de réaliser des économies en prévoyant un stérilisateur de dimensions relativement réduites. Quand elle est ainsi stérilisée et ramollie, la boue globale est transférée, de la partie supérieure du stérilisateur 23, par une conduite 24 à un aérateur 25 équipé de moyens d'injection ou de soufflage d'air 26, tels qu'une couronne de barbotage et une pompe à air commandés par un dispositif de mesure de l'oxygène dissous (non représenté) dans l'aérateur. A l'intérieur de cet appareil, il se forme une biomasse de boue activée. Tous les efforts déployés tendent, par l'amenée en 27 d'addition d'équilibrage en substances nutritives et par l'amenée de la suspension globale stérilisée jusque dans l'aérateur, à aboutir à l'obtention de la quantité maximum de biomasse qui, après séparation, peut être re cyclée et mise à la disposition du bétail comme aliment.Une eau de recyclage sert à diluer la boue jusqu'à une teneur en substances nutritives convenant à une bonne action des microorganismes. La teneur de la biomasse en carbonate de calcium est minimisée par la présence, à l'intérieur de l'aérateur 25, d'un lit de calcaire 25' sur lequel le carbonate de calcium vient se déposer, ce qui permet son enlèvement périodique. Les bulles produites par le soufflage d air s'élèvent au travers du lit de calcaire et en empêchent l'obstruction par colmatage. Les canaux vides qui subsistent ainsi au travers de ce lit sont de section assez grande pour permettre à toute biomasse formée de s'en détacher de temps en temps. De la boue activée est transférée à partir de l'aérateur 25 par une conduite 31 jusqu'à un séparateur 29. A partir de ce séparateur, de l'eau clarifiée est reprise et recyclée par une conduite 28 jusqu'à l'aérateur, puis encore, par des conduites 34 et 35, jusqu'à la porcherie 1 pour y servir de liqueur de lavage pour le plancher 2 et le puisard 3 ou en vue d'autres usages. Un excès d'eau de recyclage sort du système par une conduite 30. La majeure partie de l'eau est recyclée. De la biomasse et des fibres sédimentées sortent du séparateur 29 par une conduite 32 pour être fournies à la porcherie 1 comme substance servant à l'alimentation des animaux, conjointement avec de la farine, comme indiqué en 21 ; cette substance contient en effet des composés carbones, générateurs d'énergie, et des composants protéiniques. Une partie des déchets chaulés est recyclée à partir du puisard 3 par une conduite 36 pour être mélangée à un apport de chaux hydratée fraîche à hauteur du point de commande et de reglage 19 pour faciliter la formation d'un mélange intime des matières. Il convient de souligner que les seuls produits résultant de la mise en oeuvre du procédé en question sont de l'eau de vidange purifiée, un supplément alimentaire riche en protéines et contenant les fibres requises, et du carbonate de calcium. On entend bien ne limiter en aucune manière l'invention au mode de réalisation illustré par la figure 2. I1 est clair, pour tout spécialiste de ce genre de techniques, que l'on peut imaginer et utiliser de nombreuses modifications et variantes pour adapter le système aux exigences et aux besoins d'une ferme particulière donnée. Pour certaines fermes, la production d'une eau effluente acceptable peut être d'une importance primordiale. Pour d'autres, il est nécessaire avant tout d'éviter des odeurs gênantes, et pour d'autres encore il est surtout nécessaire d'alléger les frais d'exploitation des terres et de tirer un avantage économique de l'éla- boration d'un supplément alimentaire. L'addition de substances nutritives, pour satisfaire aux aérobie besoins de la biomasseXconstituee par des matières carbones à ramollir au cours de l'opération de stérilisation dans des conditions alcalines, n'est pas indiquée dans le diagramme. L'utilisation, par exemple1 de paille hachée dépend évidemment des conditions économiques de disponibilité d'un tel matériau dans une ferme particulière donnée. A titre de variante, on peut remplacer le lit de calcaire, décrit ci-dessus et utilisé dans le système représenté figure 2, par des granules de carbonate de calcium. Un avantage de ce mode particulier de réalisation de l'invention réside dans le fait que, la totalité de la suspension étant admise à passer dans la cuve d'aération, il peut ne pas être nécessaire d'ajouter un composé fournissant du phosphore. L'addition de granules de carbonate de calcium servant de germes ou noyaux sur lesquels peut ensuite se déposer le carbonate de calcium dans la cuve d'aération n'entraîne aucune complication parce qu'un melange de ce carbonate de calcium et de chaux vive peut être simultanément amené au système à partir du seul et unique silo. On peut avoir recours à un processus de flottation par de l'air dissous pour séparer de la biomasse à partir du carbonate de calcium granulaire. Ci-après sont donnés différents exemples, bien entendu non limitatifs, destinés à mieux illustrer les modalités pratiques de mise en oeuvre de l'invention. EXEDSLE 1 Le présent exemple met en évidence la nécessité d'un traitement de la suspens ion de déchets par de la chaux immédiatement après l'excrétion par les animaux. Une jeune truie pesant approximativement 40 kg est maintenue pendant trois semaines dans une cage à métabolisme et y est nourrie d'orge et d'eau. On recueille séparément les excréments solides et l'urine de l'animal et on les analyse pour y doser l'azote total (ammoniac et urée). On en conserve des échantillons a la température ambiante ordinaire avec et sans addition de chaux et de suspension mélangée. Des échantillons de suspension mélangée, aussi fraîche que possible, sont partagés par moitié, et une pre mière moitie en est traitée par de la chaux jusqu'à un pH 11. On constitue quelques échantillons de suspension en mélangeant des matières fécales et de l'urine selon un rapport 1:2 et en y ajoutant immédiatement de la chaux. On mesure la teneur en azote organique par la méthode nor malisée de Kjeldahl. On mesure la teneur en azote ammoniacal par distillation avec entraînement par de la vapeur d'eau et titrage en retour. On mesure l'azote sous forme d'urée en utilisant comme réactif de la diacétylmonoxime sous forme de thiosemicarbazide. Teneurs en urée pendant un stockage de l'urine à 200C, exprimées en milligrammes d'urée par litre Echantillon Jour O Jour-3 Jour 4 Jour 6 Jour 10 7 1 25,0 23,5 25,0 25,5 25, 26,5 2 22,d 72,5 O 11 5 i 3 X 2E,d 22,0 25,1 23,7 26,5 t Echantillon Traitement Urine 1 Urine conservée dans un recipient en verre bouché avec un tampon en ouate de coton. 2 comme pour l'échantillon 1, mais avec adaddition due dition de 10 % de suspension mélangée. 3 3 j Comme pour l'échantillon 2, mais avec ad- - diction de chaux. Sur l'échantillon 1, on n'observe aucune diminution de la teneur en urée après une période de conservation de dix jours. Ceci prouve l'absence d'enzyme du type uréase ou de microorganismes capables de produire une telle enzyme dans l'urine. Avec une addition des matières fécales à l'urine comme dans l'échantillon 2, la teneur en urée s'abaisse jusqu'à une valeur nulle apres dix jours. Ceci prouve l'instabilité de l'urée même par suite de l'addition de ne fût-ce qu'une petite proportion de matières fécales. L'échantillon 3 prouve que, grâce à une addition de chaux permettant d'atteindre une valeur du pH égale à 11, il n'y a que peu ou pas de diminution de la teneur en urée, même si des microorganismes producteurs d'uréase sont présents. EXEMPLE II Cet exemple prouve que, lorsqu'on n'ajoute pas de la chaux assez tôt, il se produit une perte d'ammoniac, mais que l'urée restante est ensuite stabilisée. On obtient une suspension contenant des matières fécales et de l'urine selon un rapport en poids 1:2. En raison de la difficulté à laquelle on se heurte lorsqu'on veut obtenir un échantillon frais complètement mélangé, on a dû abandonner la suspension à elle-même pendant plusieurs heures. On partage ensuite les échan tillons de suspension par moitiés et on ajoute de la chaux à l'une des deux moitiés pour donner au pH la valeur de 11. Des résultats analytiques après des temps de stockage de différentes durées sont donnés ci-après. Lorsqu'on procède à l'addition de chaux, les échantillons dégagent déjà une intolérable odeur d'ammoniac. Des analyses pour doser l'azote organique et présent sous forme d'urée, après des temps de conservation de différentes durées, donnent les résultats indiqués ci-après. Conservation d'une suspension "fraîche" ; azote en mg/litre Jour 0 Jour 1 Jour 2 Jour 5 Jour 12 NH4 3,4 8,1 7,6 7,7 - Echantillon Organique 8,9 4,6 4,8 - 4,6 - sans 5,6 5,6 O 0 O NH4 d,84 1 2,17 O,95 d,42 0,15 ! Echantillon Organique ll,d t 10,2 10,4 4 17,0 11,9 j avec Urée 5,6 ; - 7,7 8,2 I 5,8 chaux Les analyses des échantillons sans chaux prouvent qu'il se produit une chute très rapide de la teneur en azote du type urée jusqu'à une valeur nulle et une chute lente de la teneur en azote organique. Avec l'addition de chaux, toutefois, on n'observe aucun signe d'une diminution ni de l'azote du type urée, ni de l'azote organique. La raison pour laquelle l'utilisation de chaux avec une suspension du type purin d'animaux de ferme n'a pas été suggérée dans le passé est une perte d'ammoniac et le résultat gênant, voire inacceptable. Le présent exemple prouve que la decomposition d'urée dans les conditions régnant normalement dans une ferme est très rapide. Il prouve aussi que, même s'il intervient initialement une notable production d'ammoniac, l'addition de chaux interrompt la décomposition et l'empêche complètement de se poursuivre ensuite. EXEMPLE III Ce dernier exemple prouve que l'azote organique est lui aussi stabilisé grâce à une addition de chaux. On effectue une expérience avec un autre échantillon de suspension mélangée. Dans ce cas, la durée de la période de repos est plus brève, de sorte qu'il ne se dégage que peu d'ammoniac à partir de l'échantillon chaulé. Dans l'échantillon chaulé, on observe même un gain appartent d'urée. Ce phénomène est dû à une évaporation, comme le prouve par ailleurs un accroissement de la teneur en azote organique. Conservation de suspension "fraîche" azote en mg/litre Jour 0 Jour 3 Jour 10 Jour 17 NH4 t 7,7 i 5,3 5,7 7,6 Echantillon Organique 11,3 I 5,2 5,2 S,3 sans Urée 7,S 0 t 0 0 chaux NH4 7,7 0,7 0,33 0,27 Echantillon Organique i y 12,1 13,9 17,8 avec Urée 8,6 8/,9 9,3 12,2 chaux Le présent exemple confirme encore la découverte fondamentale sur laquelle la présente invention est fondée, à savoir que si l'on ajoute de la chaux au purin (mélange d'urine et de matières fécales) suffisamment tôt après l'excrétion par les animaux, il n'apparaît que peu ou pas d'inconvenients plus ou moins gênants dus à une perte d'ammoniac, et l'urée demeure ensuite effectivement stable. REVENDICATIONS 1. Procédé pour le traitement de déchets d'origine animale, tels que ceux résultant de l'élevage d' animaux de ferme, en vue de l'obtention de produits utilisables sur les sols ou pour l'alimentation d'animaux, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à mettre en contact des excréments solides et de l'urine, fraîchement excrétés, avec une proportionjsuffisante d'une base qui y soit suffisamment soluble, base choisie parmi des hydroxydes de métaux alcalins, des carbonates de métaux alcalins, des hydroxydes de métaux alcalino-terreux et des mélanges d'au moins deux telles substances, afin de former une suspension alcaline d'excréments solides et d'urine ayant un pH dont la valeur est comprise entre 9,0 et 12,0. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la susdite valeur du pH est au moins égale à 11. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les animaux d'élevage sont des porcs. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les excréments solides et l'urine melangés sont mis en contact avec la base avant que plus de 50 % en poids de l'urée, initialement présente lors de l'excrétion, aient été convertis en ammoniac ou en composés d'ammonium. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que pas plus de 25 % de l'urée ont été convertis. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les excréments solides et l'urine mélangés sont mis en contact avec la base avant qu'une odeur appréciable d'ammoniac puisse être perçue par un observateur moyen. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les excréments solides et l'urine mélangés sont mis en contact avec la base dans les 30 minutes qui suivent l'excrétion. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la zone de l'étable où sont recueillis les excréments solides est lavée automatiquement, de façon périodique, avec une liqueur aqueuse contenant la susdite base. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la zone de l'étable où sont recueillis les excréments solides est lavée de façon continue avec une liqueur aqueuse contenant la susdite base. 10. Procédé selon l'une des revendications 8 et 9, caractérisé en ce que ladite liqueur aqueuse contient une suspension alcaline recyclée. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que la liqueur recyclée comprend la liqueur surnageante qui est séparée de la suspension alcaline. 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications I à 11, caractérisé en ce que la base est fournie sous forme de chaux vive, de chaux hydratée ou de pâte ou lait de chaux. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que la valeur du pH susindiquée de la suspension alcaline est maintenue pendant une durée suffisamment longue pour inactiver, à la température de stockage, effectivement tous les substances et microorganismes pathogènes présents, afin d'aboutir à l'obtention d'au moins un produit stérile applicable à des sols et terrains comme engrais ou assolement. 14. Procédé selon la revendication- 13, caractérisé en ce que la base est de la chaux et en ce que le produit stérile est une suspension mélangée ou comprend un produit liquide surnageant pratiquement clair, séparé de cette suspension, et un produit sédimentaire épaissi avec une teneur calcaire. 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce qu'un produit solide fibreux entassable est séparé dudit produit stérile pour laisser une suspension épaissie. 16. Procédé selon l'une quelconque des revendications 13 à 15, caractérisé en ce qu'au moins une partie dudit produit stérile résultant est traitée par mise en oeuvre d'un procédé de traitement microbiologique aérobie de façon à établir et à entretenir une population effectivement stable de microorganismes, facultativement avec des additions de substances nutritives agissant sur le bilan matières équilibré, dans les matières en question, concernant le carbone, l'hydrogène, l'azote, le phosphore et le potassium afin d'aboutir à l'obtention d'une biomasse effectivement exempte de substances pathogènes, le produit final obtenu étant utilisable comme supplément pour enrichir le régime alimentaire des animaux. 17. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que le processus microbiologique est conduit à une température élevée n' excédant pas 500C, établie au moins en partie par la chaleur animale du bétail en question emmagasinée dans les excréments solides et dans l'urine et par la chaleur d'hydratation de la chaux quand on en utilise. 18. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 17, caractérisé en ce qu'un agent de charge pondéreuse, tel qu'un carbonate de calcium granulaire, est mélangé à la suspension. 19. Procédé selon l'une quelconque des revendications 16 à 18, caractérisé en ce que du carbonate de calcium est précipité à partir de la liqueur stérilisée, sous l'influence du bioxyde de carbone développé lors de la digestion. 20. Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce que du carbone de calcium est précipité sur un lit de calcaire ou sur du carbonate de calcium granulaire et en est extrait. 21. Procédé selon l'une des revendications 19 et 20, Ca- ractérisé en ce que du carbonate de calcium est séparé de la biomasse par un procédé de flottation à air dissous. 22. Procédé selon l'une quelconque des revendications 13 à 21, caractérisé en ce que la totalité de la boue est traitée par le procédé microbiologique. 23. Matériau alcalin, exempt d'agents pathogènes, à utiliser sur les sols sous forme de bouillie, de sédiment, de matériau fibreux ou de liquide surnageant, caracterisé en ce qu'il est obtenu par le procédé conforme à l'une quelconque des revendications 12, 13, 14, 16 et 22. 24. Biomasse, caractérisée en ce qu'elle est obtenue par le procédé conforme à l'une quelconque des revendications 16 à 22, applicable comme supplément alimentaire pour les animaux. 25. Dispositif utilisable pour mettre en oeuvre le procédé selon la revendication 1 sur des excréments solides et de l'urine fraîchement excrétés et recueillis dans une étable ou un local d'élevage analogue à l'aide de moyens collecteurs appropriés, ca caractérisé en ce qu'il comprend essentiellement : des moyens d'amenée commandés en réponse à une valeur du pH et efficaces pour amener la base auxdits moyens collecteurs contenant des excréments solides et de l'urine qui y ont été fraichement déposes, ladite base étant mise en oeuvre en proportions permettant d'y former la suspension alcaline et de maintenir cette suspension alcaline au pH requis 26. Dispositif selon la revendication 25, caractérisé en ce qu'il comporte une réserve (du type silo ou analogue) de chaux vive protégée contre la carbonatation et une hydratation prématurée de la chaux, des moyens doseurs sensibles au pH de la suspen sion pour amener la chaux, et un hydrateur pour élaborer ladite chaux sous la forme d'un lait de chaux à partir de la chaux vive. 27. Dispositif selon l'une des revendications 25 et 26, pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour stocker et conserver la suspension alcaline pendant la durée du temps de séjour requise pour inactiver les substances et organismes pathogènes. 28. Dispositif selon la revendication 27, caractérisé en ce que les moyens de stockage sont constitués par un séparateur à écoulement ascendant, utilisant une boue protectrice. 29. Dispositif selon l'une des revendications 27 et 28, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour séparer le liquide du solide, dans la suspension stérilisée. 30. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 27 à 29, pour mettre en oeuvre le procédé conforme à la revendication 16, caractérisé en ce qu'il comprend un aérateur adéquat pour affectuer une opération de culture microbiologique aérobie du type dit à boue activée, avec des moyens pour y amener d'une manière continue ledit produit stérile. 31. Dispositif selon la revendication 30, caractérisé en ce que l'aérateur comporte un lit de substance calcaire qui peut en être finalement déchargé et sur lequel peut se déposer le carbonate de calcium produit par suite de la réaction entre la chaux et le bioxyde de carbone dégagé par suite du processus microbiologique aérobie. 32. Dispositif selon l'une des revendications 30 et 31, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour séparer le liquide du solide dans la suspension traitée par voie aérobie.