La présente invention concerne une extrudeuse et un procédé de malaxage. Plus spécialement, l'invention concerne un noyau perfectionné et des filets pour une extrudeuse ou un appareil de malaxage. L'invention concerne en particulier des filets formés sur le noyau d'une-extrudeuse qui permettent drob tenir un meilleur malaxage. On- sait que diverses matières plastiques et d'au tres matières telles que des élastomères et matières analogues peuvent être mélangées dans une extrudeuse avec d'autres matiè res, ou extrudées so#s diverses formes en vue d'un traitement ultérieur. Les extrudeuses classiques à vis rotative utilisent des tiges des saillies, etc., comme décrit dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique N0 3 487 503 et NO 2 838 794 pour obtenir une dissociation du courant et un malaxage de la matière-plastique.Toutefois, ces dispositifs exposent une résine fondue à, un taux éleVé de cisaillement pendant de courtes pé- riodes seulement et ne modifient pas vraiment la configura- tiàn de circulation de la masse fondue de manière à assurer une amélioration de l'efficacité du malaxage,, étant donné que des courants se recombinent rapidement avec le courant primaire. D'autres dispositifs de malaxage, comme celui décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N0 3 520 027,sont utilisés pour incorporer de courts tronçons d'une matière filamenteuse, comme des fibres de verre, dans diverses résines. Dans ce cas, le malaxage est effectué dans une extrudeuse classique.Un ap pareil de malaxage, comme celui décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N0 3 051 453, utilise plusieurs chicanes fixes qui désagrègent le courant en circulation pour former plusieurs courants qui sont à nouveau mélangés. Dans ce dispositif, le fluide doit être pompé ou refoulé dans le dispositif par un appareil autonome.Une vis transporteuse d'une extrudeuse comprenait un noyau avec des filets discontinus est décrite dans le brevet des Etats-Unis dthmérique N 3 593 S43, mais dans ce brevet les filets sont longs et de larges espaces ou chambres sont formée entre deux filets, cet agencement assurant un mélange, mais pas de malaxage.Un dispositif assez analogue est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N 3 368 724, mais dans ce cas également, les filets sont relativement longs et il se produit une réaction de la matière incomplE; - tement triturée qui peut être la cause drune contre-pression accrue sans qu'elle soit compensée par des avantages. Il existe de nombreux autres dispositifs de malaxage et extrudeuses, mais aucun d'eux n'offre les avantages exceptionnels de la présente. invention, parmi lesquels on peut citer (1) la capacité de pompage, ou (2) une chute de pression relativement faible (3) des températures de traitement relativement basses (4) une dissociation exponentielle du courant (5) une indépendance par rapport à la vitesse, à la viscosité ou à la densité du courant ; et (6) un mélange à contre-courant imposant un faible cisaillement en cas d'utilisation de filets -de pas opposés. L'invention sera décrite brièvement en se référant à une vis de malaxage destinée à être utilisée dans le cylindre dtune extrudeuse et comprenant au moins deux filets hélicoidaux discontinus espacés constitués de cordonielativement courts agencés sur un noyau rotatif constitué d'éléments de même configuration et logé dans le cylindre de ltextrudeuse, les cordons étant centrés au milieu des canaux délimités par les filets des éléments, de manière qutun premier courant de matière soit formé dans le cylindre par un mouvement communiqué au courant par la zone d'extrusion, le premier courant étant partagé en des deuxième et troisième courants qui sont combinés avec des quatrième et cinquième courants formés de la même manière par le même élément ou l'élément précédent et qui sont animés du même mouvement hélicoïdal et longitudinal que le premier courant, ledit mouvement résultant de la rotation du noyau par rapport au cylindre et de la disposition des cordons. Les étapes de traitement sont répétées successivement pour engendrer un grand nombre de courants mélangés qui augmente avec le nombre des filets par éléMents et le nombre des éléments par unité de longueur du noyau ou du cylindre, et il se produit une recom binaison pour permettre de récupérer une matière mélangée. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels : les figures la et lb sont respectivement une vue de côté et une coupe transversale d'un élément à trois filets utilisé pour former le noyau de l'invention ;; la figure 2 représente deux éléments comme celui des figures ta et lb. qui- sont réunis selon l'invention la figure 3 représente six éléments des figures la et 1b-qui sont assemblés et montre la séparation et la réunion des courants la figure 4 représente un noyau à deux filets dans le cylindre d'une extrudeuse la figure 5 est analogue à la figure 4, excepté que les filets sont plus courts la figure 6 présente des filets qui sont de meme longueur que sur la figure 5, mais qui sont disposés selon une même configuration qui diffère de celle de la figure 5, de manière à diminuer la longueur du cordon délimitant le canal le plus étroit, afin de réduire l'étranglement la figure 7 est analogue à la figure 6, excepté que les extrémités des cordons sont biseautées pour réduire en-core davantage l'étranglement ; la figure 8 est une autre vue analogue aux figures 6 et 7 montrant les extrémités biseautées (pointues) des cordons qui se chevauchent 'légèrement ; la figure 9 montre le malaxage et la recombinaison -obtenus avec un noyau d'extrudeuse constitué de quatre éléments à trois filets, comme celui des figures la et lb les figures 10a et lOb montrent des pastilles de polypropylène armé de fibres de verre obtenues au moyen de la présente invention (figure 3) en comparaison de celles obtenues avec une extrudeuse classique comparable ; et la figure Il représente six éléments à deux filets qui sont alternativement de pas à gauche et de pas à droite. On va décrire maintenant les formes de réalisation préférées, en regard des dessins annexés. Le tableau suivant donne les dimensions de plusieurs symboles utilisés sur les dessins Dimensions par rapport au diamètre du noyau Plage Plage générale préférée W, canal le plus étroit 1/20 à 2 1/10 à 0,5 1, longueur du canal le plus étroit -0,25 à 3 1/10 à 1,5 Le# longueur de l'élément 1/10 à 5 1/3 à 1 D , diamètre du noyau quelconque 2,5 à 30 cm En se référant maintenant en particulier aux fi gures la à 3, sur lesquelles les mimes numéros de référence désignent des pièces identiques, le numéro de référence 11 dé signe un élément du noyau 10 d'une extrudeuse comportant trois filets équidistants 16a, 16b et 16c, tandis que la coupe transversale de la figure lb représente l'élément Il percé de trois trous 12 utilisés pour fixer les élément#ensemble, comme on le voit plus particulièrement sur la figure 2 sur laquelle deux éléments identiques 11 sont reliés par des tiges 14 intro duites dans les trous 12. Sur la figure 3, six éléments 11 (d'une longueur globale de trois diamètres) sont reliés par des tiges 15 intro duites dans les trous 52. La figure 3 montre également la cir culation d'un fluide, par exemple une polyoléfine fondue, les courants séparés étant représentés comme étant formés par la disposition des cordons 16a, 16b, 16c qui constituent trois filets par élément, d'une manière répétitive. Parallèlement, les deux éléments li de la figure 2 et les six éléments Il de la figure 3 sont logés dans un cylindre approprié (non re présenté) d'une extrudeuse comportant une entrée et une sortie. Comme on le voit sur la figure lb, mais pas sur la figure 2 ou 3, un trou 24 est destiné à un élément coaxial (non représenté) pour qu'il fasse tourner les éléments reliés dans le cylindre de ltextrudeuse, en étant antratné par un moteur externe. Sur les figures ta à 3, on voit clairement que. le noyau rotatif est constitué d'éléments successifs reliés ayant des extrémités avant et arrière, dont chacun comporte au moins deux filets constitués de cordons. tes extrémités arrière des filets du-second élément sont décalées transversalement sur le noyau par rapport aux extrémités avant des filets du premier élément dans la même direction, de manière que l'extrémité arrière de chaque filet (cordon) du second élément se trouve entre les axes hélicoTdaux en projection des extrémités avant des filets du premier élément. Sur la figure 4, un noyau 30 à deux filets comporte des cordons 31a et 31b qui constituent les filets de chaque élément. Comme on le voit clairement sur cette figure, des canaux, comme celui désigné par 32,sont ménagés entre les cordons 31a et 31b, leur largeur étant désignée par @ , tandis que la longueur entre ltestrémité d'un cordon et l'extrémité de l'autre est désignée par 1 . La largeur # est considérée comme étant la largeur du canal le plus étroit et correspond à la plus petite distance perpendiculairement entre deux cordons adjacents. La. largeur k) peut entre comprise entre environ '1/20 et 2 diamètres au noyau, selon le nombre, ltépaisseur et le pas des filets. La longueur (1) du canal le plus étroit. délimité par deux filets discontinus est par définition la longueur de gauche à droite le long de ltaxe hél1co#dal d'un filet, en particulier une longueur d'environ -0,?5 d 3 diamètres du noyau, le diamètre du noyau comprenant les co#ons, mais la longueur (l) peut être plus grande selon la longueur de chaque élément et la présence d'un chevauchement supplémentaire des cordons 31a et 3tub. La valeur négative ne serait obtenue que si les cordons ne se chevauchaient pas.La longueur totale des filets (cordons) dépend du diamètre du cylindre et de celui du noyau qui peuvent etre compris, tous deux, par exemple, entre environ 2,5 et 30 cm, sans être limités à cette plage, et qui comprennent tout diamètre en dehors de ces limites, à condition qu'il soit réalisable, ainsi que du pas des cordons qui peut correspondre à tout angle d'hélice $compris entre plus de trois degrés et moins de quatre vingt dix degrés environ, l'angle d'hélice étant compris entre l'axe du filet hélicoSdal et- un plan perpendiculaire à l'axe longitudinal du noyau. Par exemple, la longueur axiale des filets peut être comprise entre 1/10 et 5 diamètres du noyau.Un angle d'hélice convenable peut être compris entre 3 et 600 environ, habituellement il est de 18O environ. Le noyau 30 est logé dans le #cylindre 34 d'une extrudeuse qui présente au moins une entrée et une sortie (non représentées) , un dispositif (également non représenté) étant prévu pour faire tourner le noyau 30 par rapport au cylindre 34 ou pour faire tourner le cylindre 34 par rapport au noyau 30,afin de communiquer un mouvement hélicoïdal et longitudinal à la matière introduite dans le cylindre 34, par exemple par ltintermédiaire d'une trémie (entrée) non représentée à l'extrémité gauche, le dispositif destiné à faire tourner le noyau étant par exemple aussi à l'extrémité gauche du cylindre 34. Sur la figure 4, le pas de chaque filet (cordon) 31a (ou 31b) correspond à environ un diamètre du noyau 30 et est identique à celui des filets des figures la à 3, le pas étant par définition la longueur parcourue le long de l'axe longitudinal du noyau au cours d'une révolution complète du filet ou de sa projection le long de l'axe hélicoïdal. En variante, le pas peut être défini en fonction de l'angle d'hélice ss et, dans ce cas,un pas d'une longueur d'un diamètre (i L/D) correspond à 4 62 six 1 (1/s) # 180. La longueur axiale de chaque élément successif de la figure 4 est identique à la longueur axiale relative des éléments individuels des figures la à 3 qui correspond à la moitié du diamètre du noyau 30, la longueur axiale de chaque élément étant la longueur approximative du filet mesurée le long de l'axe longitudinal du noyau 30 entre le bord avant et le bord arrière du même filet. En se référant à la figure 5, le pas des deux filets 41a et 41b de chaque élément est le même que sur la figure 4, mais la longueur de chaque élément correspond au tiers du diamètre du noyau 40. -Il en est de même sur la figure 6 sur laquelle le noyau 50 présente des doubles filets équidistants constitués de cordons identiques successifs 51a et 51b ayant le même pas et la même longueur que sur la figure 5, excepté que la configuration des filets de la figure 6 est différente,en ce sens que les extrémités avant (arrière) des doubles filets équidistants 51a et les extrémités arrière (avant) des doubles filets équidistants F1b se trouvent sur une ligne hélicoïdale de pas opposé à celui des filets (cordons),tandis que sur la figure 5 les extrémités avant (arrière) des doubles filets équidistants 41a et les extrémités arrière#(avant) des doubles filets équidistants 41b se trouvent sur une ligne qui correspond à la circonférence d'un cercle formé par la section d'un plan perpendiculaire à ltaxe longitudinal du noyau 40. L'avantage de la disposition des filets du type représenté sur la figure 6, en comparaison du type de la figure 5,réside dans le fait que la longueur (l ) du canal le plus étroit est plus petite, ta étant de même valeur sur les deux figures. La plus petite longueur ( 1 ) diminue Irétrangiement imposé à l'écoulement des matières dans les canaux de largeur W délimités par les cordons. Sur la figure7, le pas des doubles filets équidistants (cordons) 6ta et 6tub, la longueur des éléments et la configuration des filets sont identiques à ceux de la figure 6, la seule différence entre les figures résidant dans le biseautage des extrémités des cordons de la figure 7 pour former des coins plus pointus analogues aux extrémités des cordons des figures la à 5, tandis que les extrémités des cordons de la figure 6 sont plus optus. Les extrémités biseautées (pointues) des cordons réduisent encore 11 étranglement imposé à l'écoule- ment de la matière plastique dans les canaux de largeur w entre les cordons. La figure 8 est analogue à la figure 7, excepté que le noyau 70 présente des filets dont les extrémités des cordons franchissent la ligne hélicoidale de pas opposé. Ce dépassement ou chevauchement des extrémités compense toute réduction excessive de la longueur (1 ) du canal le plus étroit et permet à la matière plastique passant dans les canaux délimités par les filets comme le canal compris entre les filets 71a et 71b, par exemple, d'être partagée plus également par les filets 72a et 72b. Pour mieux illustrer l'invention, on va se référer à la figure 9, qui représente schématiquement le partage et le mélange des courants pour quatre éléments 11 de la figure la ou lb, le nombre cumulatif des couches (S) formées pendant le malaxage d'une résine thermoplastique,telle que le polypropylène solide, augmentant exponentiellement (2 ) avec le nombre des éléments (n) et augmentant linéairement (f/2) avec le nombre des filets (f) par élément ; A désigne l'entrée de la matière, B la sortie , C le lieu où commence le partage du courant et D le lieu où se produit la recombinaison des courants individuels. Les figures lOa et lOb permettent de comparer des pastilles de polyoléfine (polypropylène) de 6,35 mm armées de 25 # en poids de fibre de verre ayant un diamètre d'environ 13 microns et une longueur initiale de 35,6 millimètres qui ont été malaxées dans une extrudeuse classique présentant un rapport L/D de 24:1. La figure lOa représente les pastilles produites avec une extrudeuse classique sans la présente invention, tandis que la figure 10b montre des pastilles produites en utilisant le noyau de la figure 3. Sur la figure 11, des éléments à double filet 80 et 81 de pas alternés à gauche et à droite, respectivement, cons- tituent un noyau 83 dsune extrudeuse dont le cylindre et les autres éléments ne sont pas représentés. Les éléments 80 de pas à gauche comportent des filets 84,tandis que les éléments 81 de pas à droite comporte des filets 85. Les filets discontinus 84 et 85, respectivement, sont constitués de cordons analogues à ceux des autres figures. Les filets alternés à gauche et à droite sont de même longueur et sont convenablement d'une longueur correspondant à 1/2 D du noyau 83, sans être limités à cette dimension, et les filets à gauche peuvent être plus courts ou plus longs que les filets à droite. Le noyau de la figure 11 peut être réalisé convenablement en suivant le procédé h (décrit ci-après) en coupant une vis continue à double filet à gauche et une vis continue à double filet à droite en éléments d'une longueur 1/2 D, puis en fixant les éléments ensemble selon une disposition alternée de pas à gauche et de pas à droite, de manière que les filets soient discontinus, les filets des éléments successifs étant centrés au lieu des canaux délimités par les filets des élé- ments précédents. La chute de pression due aux filets de pas opposés (à gauche) peut être légèrement réduite en leur donnant une moins grande longueur que les éléments de pas à droite. Les éléments de malaxage du type représenté sur les figures la à 3 peuvent être réalisés en suivant le procédé A ci-après Procédé A 1. On réalise une longue vis à trois filets plats à droite (trois canaux), d'un diamètre externe de 50 mm en alliage d'acier inoxydable du type "17-4 PH" (17 % de Cr, 4 % de Cu, durci par précipitation);on traite thermiquement la vis. après usinage pour satisfaire aux conditions de résistance mécanique et de dureté des aciers du type 4140 ou 4340, les filets étant parallèles suivant des hélices continues équidistantes, la vis étant dune longueur totale d'environ 35,6 cm ou d'une longueur suffisante pour être coupée en douze éléments d'une longueur de 2,54 cm (longueur de l'élément - 1/2 L/D). 2. Après avoir coupé la vis en douze éléments de 2,54 cm on réalise le montage de trois tiges dans trois trous de la matière suivante a) pour ménager des trous de même dimension, on perce parallèlement à llaxe longitudinal du noyau trois trous équidistants à travers un élément; b) en respectant l'alignement des trous et la même position relative Ses trous et des filets, on perce des trous à travers les onze éléments restants, de manière que chaque élément soit identique; c) On réalise des tiges de liaison par groupes de trois de diverses longueurs à partir dtlme tige pour foret en métal trempé de grande résistance, d'un diamètre légèrement inférieur à celui des trous, de manière qu'elles puissent s'y ajuster librement. Les tiges sont suffisamment longues pour faire saillie d'environ .1,3 cm à chaque extrémité des éléments réun#s,lorsque ces derniers sont assemblés de manière que les éléments réunis puissent être fixés aux extrémités complémentaires d'une vis d'extrusion classique. Par exemple, on utilise des tiges de 17,8 cm pour réunir six éléments de 2,54 cm; (d) on réunit ensuite les éléments au moyen des tiges, de manière que les filets des éléments successifs ne soient pas continus et soient centrés au milieu du canal de l'élément précédent. En variante, les éléments de malaxage du typé représenté sur les figures la à 3 peuvent être réalIsés à partir d'une seule pièce sans qu'il soit nécessaire de la découper en élémenteindividuels devant être fixés à nouveau ensemble.Ce processus, qui est désigné par procédé B,est décrit ci-après pour la réalisation de la vis de malaxage à double filet du type représenté sur la figure 4. Procédé B 1. On réalise une longue vis à quatre filets plats à droite (quatre canaux)d'un diamètre externe de 152 mm, les filets étant parallèles et suivant des hélices continues équidistantes. Pour une longueur totale du mélangeur de 3 L/D comprenant six éléments de 1/2 L/D, la longueur axiale totale est de 45,6 cm. 2. En partant d'une extrémité (L/D = O), on fait une marque sur chaque filet tous les 76 mm (ou à chaque 1/2 L/D) de la longueur axiale du noyau. On lteffectue en plaçant une pointe à tracer ou un marqueur à la distance prescrite et en faisant tourner le noyau autour de son axe longitudinal. 3. En partant d'une extrémité, on découpe une partie de filet sur deux entre les repères d'une façon discontinue, de manière qu'il reste la moitié des filets initiaux. Les parties restantes,qui sont à double filet discontinu (doubles canaux) et équidistantes présentant des longueurs axiales individuelles de 76 mm (ou 1/2 L/D) entre les extrémités avant et arrière de chaque filet, sont centrées au milieu du canal délimité par les deux filets précédents. La vis de malaxage représentée sur la figure 5 soit peut être réalisée/par le procédé A, soit par le procédé B. Les vis de malaxage du type représenté sur les figures 6, 7 et 8 sont destinées à être réalisées en particulier par un procédé analogue au procédé B. Ce processus, désigné par procédé C, est décrit ci-après pour la réalisation d'une vis de malaxage du type représenté sur la figure 6. Procédé C carrés 1. On réalise une longue vis à quatre filets plats ou/ (quatre canaux) de pas à droite d'un diamètre externe de 30,5 cm, les filets étant parallèles et suivant des hélices continues équidistantes.Pour une longueur totale du mélange de 3 L/D, comprenant neuf éléments de 1/3 L/D, la longueur axiale totale est de 91,5 cm. 2. En partant d'une extrémité, ontrace un repère sur chaque filet, le repère formant une hélice de pas opposé, c' est-à- dire de pas à gauche à deux spires équidistantes (dans la direction opposée aux filets) dont le pas est de 2 L/J). 3. En partant d'une extrémité, on découpe une partie de filet sur deux entre les repères tracés dtune façon discontinue, de manière que la moitié des filets initiaux restent; les parties restantes étant à deux filets (deux canaux) équidistants ayant des longueurs axiales individuelles de 10,16 cm (ou un tiers L/D) entre les extrémités avant et arrière de chaque filet, et chaque filet étant centré au milieu du canal délimité par les deux filets précédents. La présente invention peut être utilisée pour traiter les matières thermoplastiques en général qui comprennent, sans y être limitées,des polyoléfines, par exemple des polymères normalement solides d 'a-mono-oléfines comptant de 2 à 8 atomes de carbone dans la molécule , mais sans y être limités, le polyéthylène et le polypropylène, ces deux derniers étant préférés.Il est également possible de traiter et de malaxer dans un appareil selon ltinvention du polylsobutylène de poids moléculaire compris entre 60 000 es 400 000 environ, bien qu'il ne soit pas limité à un tel poids moléculaire, un caoutchouc d'éthylène et de propylène, des copolymères des alpha-monooléfines précitées, des mélanges, à la fois binaires et ternaires, d'une matière caoutchouteuse et de aolyolfines ou de polyisobutylène avec des charges telles que l'amiante, des fibres synthé tiques ou naturelles, des fibres de verre, des argiles, des colo rants, des pigments, etc.D'autres matières thermoplastiques auxquelles la présente invention peut s'appliquer comprennent les polyamides, les substances polyacryliques, les polyesters, le polyphénylène, les polycarbonates, les polyurées thermoplastiques, le polystyrène et leurs copolymères, des poly caproamides, etc. Il est également possible de mélanger et/ou de malaxer des peintures selon la présente invention, en particulier des peintures à base de latex, des peintures soit synthétiques, soit naturelles comprenant des silicates, d'origine organique ou minérale, et autres composants tels que des pigments, des charges, des solvants, etc. Dans le cas des peintures, les pigments comprennent le zinc, l'aluminium pulvérulent ou en paillettes, le bioxyde de titane, l'oxyde de fer, etc. Il est possible d'ajouter des inhibiteurs aux matières caoutcaouteuses ou thermoplastiques et à d'autres matières, selon la présente invention. Ces inhibiteurs peuvent être des inhibiteurs d'oxydation, des inhibiteurs des effets de lumière ultraviolette,etc. Dans la mise en oeuvre de la présente invention, lorsque deux ingrédients ou davantage sont mélangés ou malaxés, ils peuvent être introduits séparément ou ensemble dans l2appa- reil d'extrusion. Plus d'une entrée est nécessaire lorsqu'ils sont introduits séparément. Afin de prouver ltintéret de L'invention, on a effectué ltessai suivant dans une extrudeuse présentant un rapport L/D de 24:1 en utilisant dix éléments malaxeurs à trois filets du type représenté sur les figures la à 3 (1/2 D chacun, longueur totale de la zone de malaxage 5D), dans laquelle le malaxeur est placé le long de l'axe du noyau de la vis entre 9D et 14D (0 D étant la position correspondant à la trémie d'alimentation). La charge comprend une poudre de polypropylène présentant une vitesse d'écoulement à l'état fondu d'environ 0,4 (mesure de la viscosité à l'état fondu, une augmentation de ladite vitesse d'écoulement à l'état fondu signifiant une diminution de la viscosité). Dans une zone de malaxage située à un endroit correspondant à 10 D on injecte au moyen d'une pompe externe un monomère liquide (acide acrylique) contenant une faible quantité (environ 1,5 % en poids) d'un peroxyde organique comme amorceur [ a,a '-bis(tertîobutylperoxy)diisopropylben zène ] . La concentration du monomère injecté est d'environ 5,7 % en poids par rapport au polypropylène. Les vis de malaxage remplissent deux fonctions indispensables dans des systèmes extrusion-réaction.Premièrement, elles assurent une "étanchéité à la masse fondue" le long de la vis (entre 9D et 10D) juste devant le point d'injection (10D) en raison-du remplissage des canaux par suite du mélange à contre-courant limité provoqué par la séparation des courants. [ Des canaux délimités par des filets continus ne sont normalement pas entièrement remplis de polymère fondu, en formant ainsi un "vide" hélicoïdal continu, par lequel le monomère détendu peut s'échapper de la trémie et être la cause d'un degré moindre de transformation ] .Deuxièmement, le malaxeur, comme dispositif de malaxage efficace, engendre manifestement une nouvelle surface du polymère au fur et à mesure que la réaction se poursuit et produit un mélange "homogène" de polymère qui a réagi (greffé) et dthomopolymère qui constitue le produit final. Dans cet essai particulier, on trouve dans le produit environ 5,0 % en poids de monomère qui a réagi ou une transformation d'environ 85 à 90 %. La vitesse d'écoulement à l'état fondu du produit est d'environ 11,0 (c'est-à-dire qu'il a une viscosité à l'état fondu inférieure à celle de la charge), ce qui indique que la réaction secondaire de "dégradation contrôlée" par l'amorceur à base de peroxyde 'est poursuivie dans une mesure suffisante. Le produit malaxé peut être récupéré sous forme d'une feuille, d'une pellicule ou d'un cylindre qui peut être coupé en pastilles. par un dispositif approprié, sous forme liquide ou même sous forme de particules sèches lorsqu'on traite, mélange ou malaxe une telle matière seule. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au dispositif et au procédé décrits, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Noyau rotatif d'une extrudeuse~ destiné à être disposé longitudinalement dans un cylindre, caractérisé en ce qu'il comporte au moins deux filets hélicoïdaux discontinus séparés formant un groupe sur le noyau pour délimiter des canaux entre chaque groupe de filets, les groupes suivants des filets étant centrés sur le milieu des canaux des groupes de filets précédents, lesdits filets étant constitués de cordons présentant une longueur du canal le plus étroit qutilidélimitent comprise entre environ -0,25 et 3 diamètres du noyau, le diamètre du noyau comprenant les filets. 2. Noyau selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est constitué d'au moins deux éléments bout à bout reliés entre eux. 3. Noyau selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les cordon g u noyau présentent une longueur axiale totale comprise entre environ 1/10 et 5 diamètres du noyau. 4. Noyau selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la largeur du canal le plus étroit perpendiculairement au cordon est comprise entre environ 1/20 et 2 diamètres du noyau, le diamètre du noyau comprenant les filets. 5. Extrudeuse caractérisée en ce qu'elle comporte un cylindre, un noyau selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, disposé longitudinalement dans le cylindre, au moins le cylindre ou le noyau étant mis en rotation. 6. Vis de malaxage destinée à être utilisée dans le cylindre d'une extrudeuse à une seule vis , caractérisée en ce qu'elle comporte au moins des premier et second éléments successifs reliés, chaque élément ayant un noyau rotatif présentant des extrémités avant et arrière, et au moins un filet ayant des extrémités avant et arrière et se prolongeant hélicoidalement dans la même direction autour du noyau de ltextrémité arrière à l'extrémité avant de ce dernier, les extrémités arrière des filets du second élément étan#écaiées transversalement dans le même sens sur le noyau à partir des extrémités avant des filets du premier élément, de sorte que l'extrémitd arrière de chaque filet du second élément se trouve entre des plans hélicoidaux en projection à partir des extrémités avant des filets du premier élément. 7. Vis de malaxage selon la revendication 6, caractérisée en ce qu'elle comporte au moins deux filets ayant des extrémités avant et arrière et se prolongeant hélicofdalement autour du noyau. 8. Vis de malaxage selon la revendication 7, caractérisée en ce que les filets des éléments successifs se prolongent autour des noyaux dans la même direction hélicoidale. 9. Vis de malaxage selon la revendication 7, caractérisée en ce que les filets de chacun de deux éléments successifs au moins stétendent autour du noyau dans des directions héli cotidales opposées. 10. Procédé de malaxage d'une matière au moins, caractérisé en ce qu'il consiste à mettre la matière dans une zone fermée sous forme d'un premier courant animé d'un mou-. vement hélicoïdal et longitudinal par rapport à l'axe hélicoïdal du premier courant, ce mouvement étant communiqué par la rotation d'une partie au moins de ladite zone, à partager le premier courant contenu dans la zone fermée en au moins des deuxième ebtroisième courants animés du même mouvement que le premier, à combiner les deuxième et troisième courants respectivement avec au moins des quatrième et cinquième courants formés de la même manière et animés du même mouvement que les deuxième et troisième courants, à répéter successivement les opérations précédentes pour engendrer un nombre de courants mélangés qui augmente. ~xponentiellement avec la longueur du mouvement longitudinal, et à récupérer la matière malaxée sortant de la zone fermée. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que la matière est une polyoléfine solide d'une alphamono-oléfine comptant deux à huit atomes de carbone dans la molécule. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que la matière est du polypropylène solide. 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que la matière est du polypropylène dans lequel on incorpore une matière filamenteuse en ltajoutant à l'un au moins des courants. 14. procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que la matière filamenteuse est constituée de fibres de verre. 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que les fibres de verre sont-ajoutées au premier courant et en ce qu'elles ont une longueur comprise entre 0,4 et 76 mm environ