La présente invention a pour objet une machine pour lier automatiquement de la chair ensachée en boyaux au moyen de ficelle ou d1un lien analogue avec noeud (pour saucisses ou saucissons). Actuellement le liage, au moyen de ficelle avec noeud, de la chair ensachée en boyaux (saucisses, saucissons et articles analogues) est effectué à la main tandis qu'il est effectué mécaniquement quand on se contente d'un liage sans noeud. Dans ce dernier cas, on observe cependant des inconvénients car le séchage ultérieur de la chair ensachée la fait se contracter et le liage devient défectueux en entraînant à la longue l'altération du produit. La machine selon 31 présente invention élimine complètement l'inconvénient qu'on vient de mentionner et permet d'effectuer le liage avec noeud d'une manière complètement automatique, ce qui augmente notablement la production par rapport à l'accomplissement du liage à la main. La machine selon l'invention se caractérise par un orifice à travers lequel passe le boyau rempli, par un dispositif destiné à serrer le boyau sur une certaine longueur correspondant à celle du liage de façon à dégager de la chair ensachée cette longueur de boyau et à la préparer pour le liage, par une bobine portant une réserve de ficelle et par des organes destinés à déplanter et guider ladite bobine autour de la partie de boyau comprimée, de façon a' disposer la ficelle selon un parcours polygonal ou curviligne fermé pour laisser passer la bobine avec introduction finale de cette bobine dans le dit polygone ou parcours curviligne fermé, après quoi une traction de la ficelle est produite par rotation autour de l'axe de ladite bobine afin de déterminer la formation du noeud autour de la partie de boyau ou de le serrer, la sortie de la ficelle adhérant an boyau. On a représenté une forme d' exe'oution préférée non limita- tive de la machine selon l'invention au dessin annexé, dans lequel la figure 1 représente en perspective schématique les organes essentiels de la machine du côté par lequel entre le boyau contenant la chair ensachée la figure 2 représente la mSne machine vue du côté opposé, c'est-à-dire du côté d'où sort le boyau contenant la chair ensachée ;; la figure 3 est une représentation schématique de la bobine sur laquelle est enronlée la ficelle et de l'enveloppe de guidage avec indication des parcours de la bobine et de la ficelle pour assurer une meilleure préhension du fonctionnement la figure 4 représente en coupe transversale l'enveloppe de guidage et la bobine les figures 5a et 5b représentent respectivement en vue de face et en plan de dessus -deux mâchoires en interprétration qui servent à serrer le boyau dans la partie dans laquelle on veut effectuer le liage en le digageant de la chair ensachée ;; la figure 6 représente en coupe axiale la bobine portant la réserve de ficelle la figure 7 représente une partie du boyau liée paoe deux noeuds successifs (noeud double), l'un placé à droite et l'autre placé à gauche ; et les figures 8 et 9 repr6sentent schématiquement deux phases successives de l'exécution du liage avec indication du parcours de la bobine et du traJet de la ficelle qui sort de cette bobine. En référence aux différentes figures du dessin, la machin comprend l'orifice 10 (figures 1, 2 et 3) à travers lequel passe le boyau rempli, les deux mtchoires 6, 6 (figures 2 à 5) en interpénétration destinées à serrer le boyau dans sa partie xy (figure 7) correspondant à la ligature ou aux ligatures 21, affin de dégager cette partie de la chair ensachée et de la préparer au liage0 Chaque mâchoire est constituée par un certain nombre de plaques amovibles, c'est-à-dire séparables et applicables en un nombre tel que les mâchoires correspondent à la longueur de la partie xw (figure 7) du boyau à serrer. la bobine 1 porte une réserve de ficelle ; les organes de guidage de la bobine 1 sont constitués par une enveloppe Il formée de deux paros 11' i-lit' annulaires parallèles entaillées radialement en 13 (figure 3) ; deux fourchettes 3 et 3' (figures 3 et 4) tournent en sens opposés de façon à pouvoir diverger et converger en passant à travers ltintorvalle 13 pour imposer au trajet ae la ficelle qui va du boyau à la bobine 1 une configuration polygonale, en particulier triangulaire comme indiqué sur les figures 8 et 9, configuration indispensable pour permettre la formation du noeud ; des organes 4-4' sont capables de déterminer la rotation autour de son axe de la bobinie 1 pour provoquer la traction de la ficelle ; des organes 2, 12 sont destinés à déterminer le déplacement vers le haut de la bobine -1 dans l'enveloppe 11, en la laissant ensuite retomber par gravité pour qu'elle revienne à la position initiale en passant dans ledit polygone et en complétant ainsi la formation du noeud0 Le fonctionnement de la machine est le suivant. Il commence par la compression du boyau qui passe dans l'orifice 1O(figures 1, 2, 3, 4) au moyen des mtchoires en V en interpénétration 6, 6' (figures 1 et 5).Le piston pneumatique 8 (figures 1 et 2) sert à cette compression. Â ce stade, la bobine 1 portant la réserve de ficelle qui provient de la partie x-y (figure 7) du boyau est mise en rotation autour de son axe pour assurer la traction de la ficelle 18 (figure 3). Le mouvement de rotation est communique par deux tampons coniques 4', 4" (figures 1 et 2). Ces tampons sont action- nés en rotation par un mécanisme à friction 4 et sont déplacés axialement par des tringleries 24 commandées par le piston 9. Quand les tampons 4', 41'- sont ramenés dans la position initiale de dégagement, les deux crochets 3, 3 entrent en action en tournant en sens opposés sous l'action des roues dentés 15 en engrènement. Les crochets sortant de leintervalle 13 de ltenvelop- pe de guidage 11 disposent le trajet de la ficelle 18 comme indiqué sur la figure 8. Â ce stade, au moyen des mécanismes 2 et 12, la bobine 1 s'élève dans l'enveloppe de guidage Il en parcourant le traJet circulaire HKL (figure 3) et il retombe ensuite par gravité le long du parcours IMN pour reprendre la position primitive H. Pendant ce trajet, la bobine décrit le parcours indiqué sur la figure 9 en passant dans le polygone 3,10,3' (ou dans le parcours curviligne fermé dans le cas où les crochets 3, 31 sont remplacés par un mécanisme diférent), ce qui permet ainsi de com- pléter la formation du noeud. Le noeud est ensuite serré par la mise en rotation de la bobine 1 autour de son axe au moyen du dispositif 4, 4' et 9 (figure 2) dans le mode d'exécution décrit précédemment. Sprbs-un liage du boyau à droite et un liage à gauche (noeud double indiqué sur la figure 7), les languettes 5' de soutien du boyau (voir la figure 4) entrent en action en étant actionnées par les cylindres et pistons 5. Naturellement les deux sorties 18', 18" de la ficelle provenant des noeuds doivent êtrie adhérentes au boyau. On a prévu que les deux crochets 3, 3' (figure 8) qui déterminent le parcours (triangulaire) de la ficelle peuvent 8tre remplacés par un mécanisme équivalent, par exemple par un levier articulé par l'une de ses extrémités et présentant un oeil à travers lequel la ficelle passe à l'autreextrémité, ce levier faisant parcourir à la ficelle un trajet curviligne ou polygonal. On a aussi prévu que les mécanismes pneumatiques 8, 14, 4, etc .. peuvent êtrie remplacés par des dispositifs hydrauliques ou mécaniques et que la forme et la disposition des dispositifs déjà décrits et le mécanisme qui détermine leur actionnement peuvent aussi Outre différents de ceux illustrés, sans qu'on sorte du cadre de protection du brevet, défini par les revendications annexées. R3VEJDICÂTIOH 1. Machine pour attacher automatiquement de la chair ensachée en boyaux au moyen de ficelle ou d'un lien analogue avec noeud, caractérisée par un orifice (10) â travers lequel passe le boyau rempli, par WL dispositif (6, 6') destiné à serrer le boyau sur une certaine partie (x-y, figure 7) correspondant à la longueur de la ligature ou des ligatures afin de dégager cette partie de la chair ensachée et de la préparer à l'opération de liage, par une bobine (n) portant une réserve de ficelle et par des organes (11, 2, 12)'destinéi à déplacer et à guider ladite bobine autour'de la partie de boyau comprimée afin de disposer la ficelle selon un parcours polygonal ou curviligne fermé permettant de laisser passer la bobine, avec introduction finale de cette bobine dans ledit polygone ou parcours curviligne fermé et ensuite avec traction de la fie elle par la rotation de cette bobine autour de son axe afin de déterminer la formation du noeud autour de la partie de boyau en question et de le serrer, la sortie de la ficelle adhérent au boyau. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée par le fait que ledit mécanisme destiné à serrer le boyau est constitué par deux mSvhoires en Y (6, 6') en interpénétration, actionnées par un cylindre à piston pneumatique (8) par l'intermédiaire de tringleries, lesdites mâchoires étant constituées par une pluralité de plaques amovibles en nombre tel qu'il corresponde à la distance (x-y, figure 7) entre les deux noeuds successifs de la double. 3. Machine suivant la revendication 1, caractérisée par le fait qu lesdits organes destinés à déplacer et à guider la bobine (1) et la ficelle qui en sort (18) autour de la partie de boyau comprimé de façon à déterminer la formation d'un noeud comprenant une enveloppe de guidage cylindriue que (11) formée de deux parois annulaires parallèles (11', 11), percée en son centre d'un trou (10) constituant ledit orifice de passage du boyau et entaillée radialement d'une fente (13) permettant le passage soit de la ficelle (18), soit de deux crochets (3, 3') de tension transversale de la ficelle, un mécanisme à friction (4,4') permettant de faire tourner la bobine (1) par intermittence autour de son axe et un ensemble de leviers (2) actionné par un cylindre et un piston pneumatique (12) permettant d'élever la bobine d'un demi-tour dans les deux parois annulaires de l'enveloppe de guidage et de la laisser retomber par gravité jusqu'à son passage dans le triangle formé par le parcours de ficelle entre les deux crochets (3, 3') et à partir du point de liage (x) du boyau afin de déterminer la formation du noeud. 4. Machine suivant les revendications 1, 2 ou 3, caractérisée par-des moyens Cs-5', figure 4) de soutien de la partie de boyau comprimée après l'accomplissement du liage avec noeud simple ou double, une fois à droite et une fois à gauche.