La présente invention concerne une composition buccale aqueuse aromatisée et son procédé de préparation. Plus particulièrement l'invention concerne une composition buccale aqueuse contenant une nouvelle composition aromatisante, cette composition aromatisante comprenant une huile essentielle et une oléorésine produisant une sensation forte, insoluble dans l'eau et soluble dans ladite huile es- sentielle. On a préparé et vendu dans le passé des composi- tions buccales aqueuses, telles que des crèmes dentaires et des bains de bouches, dans lesquels l'arôme d'une huile essen- tielle est initialement modifié par du chloroforme utilisé comme ingrédient produisant une sensation forte Cependant l'effet du chloroforme est limité par sa volatilité et par des réglementations qui dans divers pays fixent une quanti-té maximale utilisable. Un des avantages de l'invention est de fournir une composition buccale aqueuse ayant un arôme à deux notes; notamment, l'effet-initial d'un arôme d'huile essentielle se manifeste particulièrement pendant le brossage, puis se mélan- ge avec un ar 8 me à sensation forte d'une oléorésine extraite d'un fruit sec. D'autres avantages ressortiront de la description qui suit. Selon l'invention, une composition buccale aqueu- se comprend un véhicule liquide aqueux dans lequel est dis- persée une composition aromatisante comprenant une huile es- sentielle et une oléorésine insoluble dans l'eau extraite d'un fruit sec, cette oléorésine produisant une sensation plus forte que ladite huile essentielle et étant soluble dans la- dite huile essentielle, la composition aromatisante constituant environ 0, 01 à 5 % du poids de la composition buccale aqueuse, l'oléorésine constituant 0,001 à 1 % du poids de la composi- tion buccale aqueuse et le rapport pondérai de l'huile essen- tielle à l'oléorésine étant d'au moins environ 10/1. L'invention concerne également un procédé pour préparer une composition aqueuse orale à deux notes produi- sant une sensation forte essentiellement comme décrit ci-après dans les exemples. Dans l'invention, le terme "huile essentielle" s'applique aux huiles provenant de diverses parties de végé- taux, tels que les fruits, les feuilles, les brindilles ou les fleurs, les parties autres que les fruits étant préférées. De plus le terme comprend les dérivés naturels de ces huiles essentielles, tels que le menthol, l'anéthol, l'eucalyptol, la carvone, l'eugénol, l'iso-eugénol, les terpénols, les ter- pènes, les terpinènes, et les terpinones ainsi que les matiè- res synthétiques semblables aux matières naturelles et à leurs dérivés, telles que la girofle synthétique, l'aldéhyde cinna- mique, le menthol synthétique et le salicylate de méthyle; Des huiles essentielles typiques sont l'essence de menthe poi- vrée, l'essence de menthe verte, l'essence de girofle, l'es- sence de sassafras, l'essence d'anis, l'essence de cannelle (y compris l'essence de feuilles de cannelle et l'essence d'é- corce de cannelle), l'essence d'eucalyptus, l'essence de win- tergreen, l'essence de casse, l'essence de cardamone, l'essen- ce d'iris, l'essence de rose, l'essence de géranium et l'es- sence de thym On peut utiliser des mélanges Une huile essen- tielle préférée est un mélange de menthol, d'anéthol et d'es- sence d'eucalyptus contenant de façon typique environ 35 a % en poids de menthol, environ 20 à 30 % en poids d'anéthol et environ 30 à 40 % en poids d'essence d'eucalyptus. Les oléorésines produisant une sensation forte utilisées dans l'invention sont insolubles dans l'eau, mais solubles dans l'huile essentielle Elles provoquent une sensa- tion supérieure à celle provoquée par l'huile essentielle en ce qui concerne la saveur, ltimpression générale et l'arome. On les extrait de fruits secs Ce sont des matières souvent visqueuses et pateuses demeurant après l'élimination du sol- vant The Oleoresin Handbook, Fritzdche, Dodge and Olcott, Inc New York 2 ème édition mai 1974, décrit de nombreuses oléorésines ainsi que leurs propriétés et leurs emplois. Des résines typiques produisant une sensation forte, sont celles de type capsicum dérivant de fruits murs séch 6 s, y compris l'oléorésine decapsicum et l'oléor 6 sine de poivre rouge On obtient l'oléorésine de capsicum par ex- traction au solvant des fruits mûrs séchés de Capsicum fru- tescens L (chillie) ou de Capsicum annum L (piment annuel). On obtient l'oléorésine de poivre rouge par extraction au sol- vant des fruits secs de Capsicum annum L var Longum Sendt ou de l'hybride Louisiana Sport Pepper Après extraction, on chasse le solvant (voir Handbook of Flavour Ingredients, de Fenaroli, 2 ème édition, Vol 1 CRC Press, Cleveland, Ohio USA, 1975 (pages 304-405)). Un autre exemple d'oléorésine produisant une sen- sation forte convenant dans l'invention est l'oléorésine de gingembre On obtient l'oléorésine de gingembre par extrac- tion au solvant des rhizomes séchés (Zingiber officinale) sui- vie d'une élimination du solvant (Voir le Handbook de Fena- roli, supra, pages 364-365). Loléorésine de poivre noir est également une ma- tière produisant une sensation forte appropriée On l'obtient par extraction au solvant des fruits séchés alors qu'ils sont encore verts (Piper nigrum) suivie de I'élimination du sol- vant (voir le Handbook de Fenaroli, supra, pages 432-433) On peut également utiliser d'autres oléor 6 sines telles que les oléorésines de cubèbe et l'oléorésine de cumin. On peut également utiliser d'autres oléorésines produisant une sensation forte moins piquante que celles pr 6- citées telles que l'oléorésine des graines de céleri, l'oléo- résine de bourgeons de girofle, l'oléorésine de curcuma et l'o- léorésine de livéche. La composition aromatisante constitue environ 0,01 à 5 % et de préférence environ 0,5 à 1,5 % du poids de la composition buccale aqueuse L'oléorésine constitue ervi- ron 0,001 à 0,1 % du poids de la composition buccale aqueuse, de préférence environ 0,002 à 0,075 % 5 et mieux environ 0,005 à 0,01 % o, le rapport pondérai de l'huile essentielle à l'o- léorésine étant d'au moins environ 10/1 et de préférence d'en- viron 100/1 à 200/1 Par exemple, lorsque la composition buc- cale aqueuse contient 1 %o d'huile essentielle, l'oléorésine est de préférence présente à raison d'environ 0,005 à 0,01 %. La composition aromatisante est efficace pour conférer une note double à une crème dentaire ou un bain de bouche; la sensation aromatique de l'huile essentielle est suivie de la sensation plus forte provoquée par l'oléorésine qui est ressentie plus nettement après que la crème dentaire ou le bain de bouche ait été éliminé de la cavité buccale par rinçage Comme la crème dentaire ou le bain de bouche peut également contenir une matière favorisant l'hygiène buccale et qui continue à être efficace bien après que la crème dentaire ou le bain de bouche ait été éliminé de la cavité buccale, la sensation aromatique puissante de l'oléorésine fait garder en mémoire l'avantage hygiénique à l'utilisateur. On sait que l'oléorésine de capsicum a été utili- sée dans un chewing-gum à raison de 46 ppm, c'est-&-dire de 0,0046 % (Handbook de Fenaroli, supra, pages 305-306) On peut s'attendre à ce qu'un tel chewing-gum contienne un agent d'a- romatisation additionnel car la note de l'oléorésine de cap- sicum est trop piquante pour qu'il soit souhaitable que cette oléorésine constitue le seul ingrédient d'aromatisation d'un chewing-gum Cependant la sensation forte que provoque l'oléo- résine de capsicum contenue dans un chewing-gum, en particu- lier lorsque le chewing-gum a été retiré de la bouche, est nettement plus faible que la sensation produite dans une crè- me dentaire car il est prévu que la mastication de la gomme se poursuive tant que l'arôme est présent Donc, il se produit une élimination importante de l'oléorésine de capsicum d'un chewing-gum avant que le chewing-gum soit retiré de la bouche. Dans une composition buccale aqueuse telle qu'une crème den- taire ou un bain de bouche, la note apportée par l'oléorésine de capsicum est optimalisée car cette oléorésine produit une sensation forte bien après que la crème dentaire ait été re- tirée de la cavité buccale. Le brevet US no 1 386 282 décrit l'emploi de pou- dre de gingembre comme additif dans un dentifrice oraison de 20 parties dans 524,6 parties de dentifrice (environ 3,8 %). Une telle teneur en oléorésine de gingembre serait trop forte pour convenir dans un produit du commerce Le brevet GB 1 438 205 décrit également l'emploi de gingembre comme addi- tif d'une pâte dentifrice à raison de 0,2 % avec également 1 % de menthol Cette teneur en gingembre et le rapport du menthol (huile essentielle) au gingembre de 5/1 formeraient un produit de saveur trop forte pour être commercialisé si l'on utilisait l'oléorésine de gingembre. Dans la préparation d'une crème dentaire selon l'invention, l'oléorésine extraite est dissoute dans l'huile essentielle et dispersée dans le véhicule de la crème dentai- re qui contient de l'eau, un humectant ou-mieux leurs mélanges avec une phase solide comprenant un agent gélifiant On dis- perse un agent de polissage dans ce produit On peut ajouter la composition aromatisante avec une portion de la matière de polissage ou ultérieurement après désaération Le produit a la consistance d'un gel ou dtune crème avec une viscosité telle qu'on peut l'extruder d'un récipient pour aérosol ou d'un tube écrasable (par exemple un tube en plomb revêtu, en aluminium nu ou revêtu ou en matière plastique). Dans la préparation d'un bain de bouche selon l'invention, l'oléorésine extraite est dissoute dans l'huile essentielle et dispersée dans le véhicule qui contient de l'eau, de préférence avec un humectant et un alcool non toxi- que tel que l'éthanol. En général, les liquides d'une crème dentaire ou d'un bain de bouche selon l'invention sont constitués essen- tiellement d'eau de façon typique avec un humectant tel que la glycérine, les solutions aqueuses de sorbitol, le propy- lèneglycol et le polyéthylèneglycol 400, y compris leurs mé- langes appropriés Un alcool non toxique tel que l'éthanol peut également être présent en particulier dans un bain de bouche Il est généralement avantageux d'utiliser un mélange d'eau et d'un humectant ou d'un liant tel que la glycérine ou le sorbitol La teneur totale en liquide est généralement d'environ 20 à 75 % du poids de la composition On préfère utiliser également un agent gélifiant dans les crèmes et les gels dentaires, tel que les gommes naturelles et synthétiques et les matières semblables, par exemple la mousse d'Irlande, la gomme adragante, la méthylcellulose, la polyvinylpyrroli- done, les polymères carboxyvinyliques collo 5 daux hydrophiles, tels que ceux commercialisés sous le nom de marque Carbopol 934 et 940 et les argiles silicatées synthétiques telles que celles commercialisées sous le nom de marque Laponite CP et Laponite SP Ces catégories de Laponite répondent à la for- mule: (si 8 Mg 5 Lio,6 H 7 6024) O'6-Na+ 0,6 La portion solide du véhicule est généralement présente en une quantité d'au plus 10 % environ, et de préférence d'envi- ron, 0,2 à 5 % du poids de la composition. La composition de la crème dentaire contient éga- lement généralement un agent de polissage pratiquement inso- luble dans l'eau et convenant à l'emploi dentaire du type couramment utilisé dans les crèmes dentaires Des exemples d'agents de polissage caractéristiques sont le phosphate di- calcique, le phosphate tricalcique, le métaphosphate de so- dium insoluble, l'hydroxyde d'aluminium, y compris l'alumine hydratée, la silice colloïdale, le carbonate de magnésium, le carbonate de calcium, le pyrosphosphate de calcium et la ben- tonite, ainsi que leurs mélanges appropriés Lorsqu'on utili- se des agents de polissage, on préfère les sels de type phos- phate insolubles et plus particulièrement le métaphosphate de sodium insoluble et/ou un phosphate de calcium, tel que le phosphate bicalcique dihydraté Lorsque la crème dentaire est un gel transparent ou opacifié, un agent de polissage consti- tué de silice colloïdale, tel que ceux commercialisés sous la marque Syloid comme le Syloid 72 et le Syloid 74 ou sous la marque Santocel comme le Santocel 100 et les aluminosili- cates de métal alcalin complexes synthétiques (y compris la silice contenant de l'alumine combinée), peuvent être parti- culièrement utiles Ils ont des indices de réfraction proches de ceux des systèmes agents gélifiants-liquides couramment utilisés dans les dentifrices (qui comprennent généralement des humectants, tels que la glycérine et le sorbitol) Lors- qu'on utilise un agent de polissage, sa teneur totale est gé- néralement comprise entre environ 15 et 75 % du poids d'une crème dentaire. On utilise des agents tensio-actifs organiques dans la composition de l'invention pour contribuer à l'obten- tion d'une dispersion complète des compositions de l'inven- tion dans la cavité buccale et pour obtenir une composition plus acceptable du point de vue cosmétique L'agent tensio- actif organique peut être de nature anionique, non ionique, ampholytique, ou cationique et on préfère utiliser comme a- gent tensio-actif une matière détersive qui confère à la com- position des propriétés détersives et moussantes De tels d 6- tergents appropriés sont les sels solubles dans l'eau de mo- nosulfates de monoglyc 6 rides d'acides gras supérieurs, tels que le sel de sodium du monoglycéride monosulfaté des acides gras de l'huile de copra hydrogénée, d'alkylsulfates supérieurs, tels que le laurylsulfate de sodium, d'alkylarylsulfonates tels que le dodécylbenzènesulfonate de sodium, d'alkylsulfoacétates supérieurs, d'esters d'acides gras supérieurs de 1,2-dihydroxy- propanesulfonates, d'oléfine sulfonates et les acylamides ali- phatiques supérieurs essentiellement saturés d'amino-acides carboxyliques aliphatiques inférieurs tels que ceux dont les radicaux acide gras ou acyle ont de 12 à 16 atomes de carbone. Des exemples des derniers amides cités sont la N-lauroyl-sar- cosine, et les sels de sodium, de potassium et d'éthanolamine de la Nlauroyl-, N-myristoyl, ou N-palmitoyl-sarcosine qui doivent être pratiquement exempts de savon ou de dérivés d'a- cides gras supérieurs semblables tendant à réduire fortement les effets de ces composés L'emploi de ces sarcosinates est particulièrement avantageux car ces matières ont un effet prolongé et net d'inhibition de la formation d'acides dans la cavité buccale par dégradation des hydrates de carbone et el- les diminuent également dans une certaine mesure la solubilité de l'émail dentaire dans les solutions acides. D'autres matières tensio-actives particulièrement appropriées comprennent les agents non ioniques tels que les condensats de monostéarate de sorbitanne avec environ 20 mo- les d'oxyde d'éthylène, les condensats d'oxyde d'éthylène et d'oxyde de propylène, les condensats de propylèneglycol ("Pluronic") et les agents amphotères tels que les dérivés d'imidazole quaternisés commercialisés sous le nom de marque "Miranol" comme le Miranol C 2 M. D'autres détergents non ioniques appropriés sont les produits de la condensation d'un oxyde d' S -oléfine con- tenant 10 à 20 atomes de carbone, d'un polyol contenant 2 à atomes de carbone et 2 à 6 groupes hydroxy et soit de l'o- xyde d'éthylène soit un mélange d'oxyde d'éthylène et d'oxyde de propylène Les détergents obtenus sont des hétéropolymë- res ayant une masse moléculaire comprise dans la gamme de 400 à environ 1 600 et qui contiennent 40 % à 80 % en poids d'oxyde d'éthylène avec un rapport molaire de l'oxyde d' c - oléfine au polyol compris dans la gamme d'environ 1/1 à 1/3. Ces détergents sont fabriqués selon des techniques bien con- nues de polymérisation à température élevée et à pression éle- vée On introduit généralement l'oxyde d'oléfine et le polyol dans le réacteur avant l'addition de l'oxyde d'éthylène On peut mélanger ces détergents non ioniques avec des détergents non ioniques semblables ainsi qu'avec les autres types de dé- tergents non ioniques ici décrits. On péfère utiliser environ 0,05 à 5 % en poids des matières tensioactives précédentes dans les préparations orales de l'invention. Diverses autres matières peuvent être incorporées aux compositions orales de l'invention On peut en citer-com- me exemples les agents de coloration ou de blanchiment ou les colorants, les conservateurs, les silicones, les dérivés de la chlorophylle, les matières ammoniacales telles que l'urée, le phosphate de diammonium et leurs mélanges et d'autres cons- tituants On incorpore ces adjuvants aux compositions de l'in- vention en des quantités qui n'ont pratiquement pas d'effets nuisibles sur les propriétés et les caractéristiques désirées et on les choisit et les utilise en une quantité appropriée selon le type particulier de préparation envisagée. Les compositions de l'invention peuvent également contenir un composé fluoré ayant un effet bénéfique sur les soins et l'hygiène de la cavité buccale, par exemple en dimi- nuant la solubilité de l'émail en milieu acide et en proté- geant les dents contre les caries Des exemples en sont le fluorure de sodium, le fluorure stanneux, le fluorure de potas- sium, le fluorure de potassium et d'étain stanneux (Sn F 2 KF), le fluorozirconate de potassium, l'hexafluorostannate de so- dium, le chlorofluorure stanneux et le monofluorophosphate de sodium Ces matières, qui se dissocient ou libèrent des ions fluorés peuvent de façon appropriée être présentes en une quantité efficace mais non toxique comprise généralement dans la gamme d'environ 0,1 à 1 % en poids, cette valeur étant ex- primée relativement à la teneur en fluor soluble dans l'eau. On préfère particulièrement le fluorure de sodium, le fluoru- re stanneux et le monofluorophosphate de sodium ainsi que leurs mélanges. On peut également employer dans les préparations orales de l'invention des agents antibactériens, la teneur to- tale de ces agents étant d'au plus environ 5 % en poids et de préférence de 0,01 à 5 % et mieux d'environ 0,05 à 1,0 % Des agents antibactériens typiques comprennent: le chlorure de benzéthonium; le W-( 4-chlorobenzyl)N 5-( 2,4-dichlorobenzyl) biguanide; le p-chlorophényl-biguanide; le 4chlorobenzhydryl-biguanide; la 4-chlorobenzhydrylguanylurée; la N-3lauroyloxypropyl-N 5-p-chlorobenzylbiguanide le dichlorure de l-(lauryldiméthylammonium)-8-(p-chlorobenzyl- diméthylammonium) octane dichloride; le 5,6-dichloro-2guanidinobenzimidazole; le ±p-chlorophényl-N 5-laurylbiguanide; le 1,6di-p-chlorophényl-biguanidohexane; le 1,6-bis( 2-éthylhexyl)-biguanido) hexane; et la 5-amino-1,3-bis( 2-éthylhexyl)-5-méthylhexahydropyrimidine; et leurs sels d'addition d'acides non toxiques. D'autres agents qui favorisent l'hygiène buccale tels que les agents antitartre (par exemple l'acide 6thylène- diamine-tétraméthylphosphonique ou ses sels) peuvent également être utilisés, de façon typique en des quantités ne dépassent pas environ 15 % en poids. On peut également utiliser de la silice pyrogénée finement divisée telle que celles commercialisées sous les noms de marque Cab-0-Sil M-5, Syloid 244, Syloid 266 et Aero- sil D-200 en des quantités d'environ 1 A 5 % en poids pour contribuer à l'épaississement ou à la gélification et pour améliorer la clarté du dentifrice. En plus des composants d'aromatisation, la crème dentaire de l'invention peut également contenir des agents édulcorants Les agents édulcorants appropriés comprennent le saccharose, le lactose, le maltose, le sorbitol, le cyclamate de sodium et la saccharine sodique L'agent édulcorant peut être présent à raison d'au moins environ O,Ol % en poids La quantité totale de sialagogue, y compris la composition aro- matisante et l'agent édulcorant est d'au plus environ 5 % du poids de la crème dentaire. Il est souhaitable d'ajuster le p H des composi- tions de crème dentaire dans la gamme d'environ 3 à 10 par emploi d'acides tels que les acides citrique, acétique, chlo- ropropionique, malonique, formique, fumarique, méthoxyacéti- que et propionique ou de leurs sels ou de bases telles que l'hydroxyde de sodium. L'invention peut être mise en pratique de diver- ses façons et elle est illustrée par des modes de réalisation il particuliers décrits dans les exemples ci-après Sauf indica- tion contraire, les compositions de crème dentaire sont pré- parées de façon habituelle et les quantités et proportions sont exprimées en poids. EXRMPLE 1 On dissout 0,01 partie d'oléorésine de capsicum dans 1 partie d'une huile essentielle contenant environ deux cinquièmes de menthol, environ un quart d'anéthol et environ un tiers d'essence d'eucalyptus On disperse la composition aromatisante ( 1,01 partie) ainsi formée dans un véhicule pour crème dentaire contenant 25 parties de glycérine et 39,620 par- ties d'eau qui contiennent également 0,2 partie de saccharine sodique et 0,5 partie de benzoate de sodium Le véhicule pour crème dentaire contient également une phase solide constituée de 1,1 partie de carboxyméthylcellulose sodique, 27 parties de silice contenant environ 1 % d'alumine combinée et 0,4 par- tie de bioxyde de titane, 2,57 parties d'acide éthylènediami- netétraméthylphosphonique (EDITEMPA), 1,5 partie de lauryl- sulfate de sodium et 0,92 partie d'hydroxyde de sodium pour * ajuster le p H et neutraliser 1,EDITEMPA. Lorsqu'on disperse cette crème dentaire dans la bouche pendant le brossage des dents, on perçoit tout d'abord l'arôme du mélange de menthol, d'anéthol et d'essence d'euca- lyptus Lorsqu'on élimine la crème dentaire de la bouche par rinçage, la première note d'arôme est complétée par une note séparée produisant une sensation forte de l'oléorésine de cap- sicum qui demeure bien après l'élimination de la crème dentai- re de la bouche. EXEMPLES 2 et 3 On perçoit une note d'arome puissante comme dans l'exemple 1 après élimination par rinçage de la crème dentai- re de la cavité buccale lorsque l'on utilise dans la crème dentaire 0,005 partie (exemple 2) ou 0,05 partie (exemple 3) d'oléorésine de capsicum avec une petite modification de la quantité d'eau. EXEMPLE 4 On perçoit une autre note d'arome puissante après élimination par rinçage de la crème dentaire de la cavité buc- cale lorsqu'on utilise l'oléor 6 sine de gingembre au lieu de l'oléorésine de capsicum dans la crème dentaire de l'exemple 1. EXEMPLE 5 On ressent une note d'arôme puissante après éli- mination par rinçage de la crème dentaire de la cavité buccale lorsqu'on utilise de l'oléorésine de poivre noir au lieu de l'oléorésine de capsicum dans la crème dentaire de l'exemple 1. EXEMPLES 6 A, 6 B et 6 C On prépare les bains de bouche produisant une sen- sation forte suivants COMPOSANTS PARTIES A B C éthanol ( 95 %) 6,000 6,000 6,0 oo 00 chlorure de benzéthonium 0,082 glycérine 10,130 10,130 10,130 huile essentielle de lt exemple 1 0,218 0, 218 0,218 oléorésine de capsicum 0,075 0,075 0,010 condensat de monostéarate de sorbitanne et de 20 moles de polyoxyde d'éthylène 2,000 2, 000 2,000 eau 81,371 81,453 81,518 colorant rouge (solution à 1 %) 0,100 0,100 O 100 REVENDICATIONS 1 Composition buccale aqueuse comprenant un vé- hicule liquide aqueux dans lequel est dispersée une composi- tion aromatisante comprenant une huile essentielle et une oléorésine insoluble dans l'eau extraite de fruits secs, cette oléorésine produisant une sensation plus forte que ladite hui- le essentielle et étant soluble dans ladite huile essentielle, ladite composition aromatisante constituant environ 0,01 à % du poids de ladite composition aqueuse, ladite oléorésine constituant environ 0,001 à 0,1 S du poids de ladite composi- tion aqueuse et le rapport pondérai de ladite huile essentiel- le à ladite oléorésine étant d'au moins environ 10/1. 2 Composition selon la revendication 1 dans la- quelle l'huile essentielle contient au moins un composant du groupe constitué par le menthol, l'anéthol et l'essence d'eu- calyptus. 3 Composition selon la revendication 1 ou la revendication 2 dans laquelle l'oléorésine est choisie parmi l'oléorésine de capsicum, l'oléorésine de poivre rouge, l'o- léorésine de gingembre et l'oléorésine de poivre noir. 4 Composition selon la revendication 3 dans la- quelle ltoléorésine est l'oléorésine de capsicum. Composition selon l'une quelconque des reven- dications précédentes dans laquelle la composition aromatisante constitue environ 0,5 à 1,5 % du poids de la composition a- queuse. 6 Composition selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 5 dans laquelle le rapport pondéral de l'huile essentielle à l'oléorésine est d'environ 100/1 à environ 200/1. 7 Composition selon l'une quelconque des reven- dications précédentes dans laquelle la composition aromati- sante constitue environ 0,5 à 1,5 % du poids de la composi- tion et l'oléorésine constitue environ 0,005 à 0,01 % du poids de ladite composition. 8 Composition selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 7 sous forme d'une crème dentaire. 9 Crème dentaire selon la revendication 8 dans laquelle le véhicule liquide aqueux contient un humectant et qui contient un agent de polissage pratiquement insoluble dans l'eau convenant à l'emploi dentaire. Composition selon l'une quelconque des re- vendications 1 à 7 sous forme d'un bain de bouche. 11 Bain de bouche selon la revendication 10, dans lequel un humectant et un alcool non toxique sont pré- sents dans le véhicule liquide. 12 Procédé pour préparer une composition bucca- le aqueuse produisant une sensation forte à deux notes consis- tant à dissoudre environ 0,001 à 0,1 % en poids d'une oléoré- sine insoluble dans l'eau produisant une sensation forte ex- traite de fruits séchés dans une huile essentielle pour former une composition aromatisante constituant environ 0,01 à 5 % du poids de ladite composition et à disperser ladite composition aromatisante dans une phase aqueuse constituant un véhicule liquide, le rapport pondéral de ladite huile essentielle a ltoléorésine étant d'au moins environ 10/1.