L'invention concerne les procédés et les installations destinés au traitement destructif de matériaux solides contenant du charbon et plus exactement les procedes et les dispositifs pour le traitement thermique de combustibles solides pulvérulents. L'invention peut etre avantageusement utilisée pour la production complexe de combustible pulvérulent à haut pouvoir calorifique, convenant pour les chaudières énergétiques aussi bien industrielles que domestiques, comme pour la production de produits gazeux et liquides de diverses destinations. On connaît des procédés et des installations de pyrolyse ou traitement thermique de combustibles solides pulvérulents ayant des particules de moins de 1 mm avec une vitesse de chauffe de tordre de 10 à 106 degres/seconde. Ces procédés donnent, par comparaison à ceux à chauffage lent, une plus grande quantité de produits aussi bien gazeux que liquides, transformés par la suite en combustible synthétique liquide et en matières premières techniques et chimiques. Le certificat d'Auteur de 1'URSS nO 335 267 décrit un procédé et une installation pour le traitement thermique de combustibles solides pulvérulents. Ce procédé de traitement thermique de combustibles solides pulvérulents comprend les opérations suivantes : chauffage du combustible en moins d'une seconde, à l'aide d'un gaz caloporteur, jus qu'a' 300 à 500 OC, c'est-h-dire jusqu la température de début de décomposition thermique, puis amenée de ce combustible, en moins d' une seconde également à 500 à 800 OC, température de décomposition thermique intense avec formation d'une suspension vapeur-gaz contenant des particules solides, du gaz, des vapeurs de résines et de la vapeur d'eau ; fractionnement de cette suspension en un produit solide et en une suspension vapeur-gaz ; raffinage et condensation de la suspension vapeur-gaz en vue d'obtenir le gaz et les produits liquides utiles, et extraction de ces produits de la résine lourde et de l'eau pyrogénée. L'installation précitée pour le traitement thermique de combustibles solides pulvérulents comprend une première chambre munie d'un dispositif pour y introduire le combustible à traiter et de dispositifs pour l'introduction et l'évacuation du gaz caloporteur destiné à chauffer le combustible â sa température de début de décomposition thermique, une autre chambre montée en série avec la première et munie d'un dispositif destiné à y introduire le gaz caloporteur pour chauffer le combustible à sa température de décomposition intense avec formation de suspension vapeur-gaz, un dispositif pour séparer le produit solide de la suspension vapeur-gaz, et un séparateur pour raffiner la suspension vapeur-gaz et l'amener à la condensation en vue d'obtenir le gaz et les produits liquides utiles et à la séparation de ceux-ci des résines et de l'eau pyrogénée. Ce procédé et l'installation pour sa réalisation, tout comme les autres procédés et installations de pyrolyse rapide, donnent, en fin d'opération, une quantité excessive de résines. Naturellement, une augmentation de la quantité de résines provoque une augmentation de la quantité de résine lourde. Bien que l'on sache que le pouvoir calorifique du combustible solide obtenu, 6 400 à 6 700 kcal/kg, est inférieur à celui de la résine lourde également obtenue (8 400 kcal/kg) il est difficile d'utiliser cette dernière comme combustible. Son état physique de masse plastique amorphe, trop visqueuse pour son envoi par conduite chez le consommateur et trop peu stable pour son chargement en bacs de transport, explique ces difficultés.Donc, si on veut utiliser la résine lourde comme combustible liquide à chaudière, il faut la transformer en liquide par chauffage d'où, naturellement, des dépenses supplémentaires d'énergie, de temps et de main d'oeuvre. On sait que l'installation de traitement thermique de combustibles solides pulvérulents citée donne, suivant le procédé décrit, comme produit final, un produit solide formé de particules fines à surface poreuse. D'où une hygroscopie excessive du produit solide et une tendance à se transformer en poussière. Cette hygroscopie excessive du produit solide exclut toute conservation en dehors d'entrepotscouverts et son transport par refoulement hydraulique, tandis que sa tendance à se transformer en poussière donne de grosses pertes de combustibles et rend les conditions de travail difficiles. I1 faut aussi considérer le fait que la mise en oeuvre de ce procédé donne un sous-produit, l'eau pyrogénée, contenant des composés organiques en solution. Il faut épurer cette eau pyrogénée avant son rejet comme effluent.De là de gros investissements et des frais. Le but de la présente invention est d'élaborer un procédé de traitement de combustibles solides pulvérulents et de fournir une installation pour sa mise en oeuvre permettant, par introduction d'une opération de refroidissement, de faire adsorber les résines lourdes par les particules pulvérulantes de produit solide. Ceci augmente le pouvoir calorifique du produit solide, permet son trans- port par refoulement hydraulique et exclut pratiquement sa tendance à se transformer en poussière. Le but posé est atteint par le fait que, dans un procédé de traitement thermique de combustibles solides pulvérulents comprenant le chauffage du combustible par un gaz caloporteur, en moins d'une seconde, à sa température de début de décomposition thermique, soit 300 à 500 OC, puis un autre chauffage du combustible par un gaz caloporteur, aussi en moins d'une seconde, à sa température de décomposition thermique intense, soit 500 a4 800 OC, avec formation d'une suspension vapeur-gaz contenant des particules solides, du gaz, des vapeurs de résines et d'eau, un fractionnement de cette suspension vapeur-gaz en un produit solide et un mélange de vapeur et de gaz, un raffinage ou épuration et une condensation du mélange en vue de l'obtention de gaz, de produits liquides utiles et de la séparation de l'eau pyrogénée de ceux-ci, suivant l'invention, la suspension vapeur-gaz obtenue est soumise, avant son fractionnement en un produit solide et un mélange vapeur-gaz, à un refroidissement forcé préalable par contact direct avec un agent frigorifique ou de refroidissement jusqu'à une température de 360 à 140 OC à laquelle les résines lourdes sont adsorbées par les particules pulvérulentes du produit solide. Lors d'un refroidissement à plus de 360 OC, la quantité de résine lourde adsorbée par les particules pulvérulentes du combustible est pratiquement insignifiante ; lors d'un refroidissement à une température inférieure à 140 OC, la quantité de résine lourde adsorbée par les particules pulvérulentes augmente notablement par suite de la condensation des résines moyennes. Ceci a pour conséquence une excessive faculté d'agglutination du produit solide. En tant qu'agent frigorifique, on peut employer l'eau. I1 est avantageux d'utiliser comme agent frigorifique l'eau pyrogénée ou la résine légère obtenues comme sous-produit du traitement thermique du combustible solide. I1 est possible de soumettre la suspension vapeur-gaz à un second refroidissement l'amenant à une température se trouvant aux environs de 80 à 20 OC et permettant d'obtenir le produit final sous forme de pulpe. I1 est à remarquer que le refroidissement de la suspension vapeur-gaz à une température supérieure a' 80 OC rend impossible la condensation de l'eau pyrogénée et des résines non adsorbées par le produit solide. Le refroidissement à une température inférieure à 20 OC demande généralement un équipement sup plément aire. Le problème posé a été également résolu en ce qu'une installation pour le traitement thermique de combustibles solides pulvérulents comprenant une première chambre dotée de dispositifs destinés à y introduire le combustible à traiter et à y introduire et en évacuer un gaz caloporteur servant à amener le combustible à sa température de début de décomposition thermique, une deuxième chambre montée en série avec la première et dotée également d'un dispositif servant à y introduire un gaz caloporteur pour porter le combustible à sa température de décomposition thermique intense avec formation d'une suspension vapeur-gaz, dispose, suivant l'invention, d'une troisième chambre, montée en série avec la seconde et dotée d'un dispositif relié à une source d'agent frigorifique ou de refroidissement et pulvérisant à l'intérieur de celle-ci cet agent frigorifique, refroidissant ainsi la suspension vapeur-gaz jusqu' une température à laquelle il se produit une adsorbtion des résines lourdes par les particules pulvérulentes du produit solide, ainsi que dlun dispositif pour faire sortir le produit solide de cette chambre. Ainsi, la présence d'une troisième chambre reliée à une source d'agent frigorifique permet de refroidir la suspension vapeur-gaz jusqu' une température à laquelle il se produit une adsorbtion des résines lourdes par les particules, ce qui a pour conséquence l'obtention d'un produit solide à haut pouvoir calorifique. En outre, sous cette forme, ce produit solide est apte à être transporté par refoulement hydraulique et ne produit pratiquement pas de poussière. Il est avantageux de monter en série avec la troisième chambre une quatrième chambre complémentaire dotée d'un dispositif de pulvérisation d'eau dans cette chambre, afin que la suspension vapeur-gaz se refroidisse jusqu ce que le produit final prenne la forme d'une pulpe, d'un dispositif d'évacuation de la pulpe et d'un séparateur pour l'évacuation du mélange de gaz. I1 est possible de brancher le dispositif d'évacuation de pulpe et le séparateur sur une conduite de transport de pulpe. Ceci permet d'évacuer du séparateur l'eau et les particules solides qui y sont tout de même passées et, en deuxième lieu, d'assurer la possibilité du transport de la pulpe directement au consommateur. I1 est avantageux de munir cette conduite à pulpe de tubes permettant d'y introduire soit du produit solide soit de l'eau afin de modifier la concentration de la pulpe. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation, faite en se référant au dessin annexé, sur lequel la Fig. unique représente schématiquement une installation du traitement suivant l'invention. La mise en oeuvre du procédé de traitement thermique de combustibles solides pulvérulents se fait de la façon suivante On réduit le combustible à des particules ayant moins de 1 mm de diamètre, et l'on procède à son séchage en le portant à une température de 110 OC. Le combustible solide pulvérulent préparé de la sorte est chauffé en moins d'une seconde à sa température de début de décomposition thermique, soit à 300 à 500 OC, par un gaz caloporteur ne contenant pas d'oxygène libre. Le gaz caloporteur ayant servi à porter le combustible à la température de 300 à 500 OC est alors évacué, et le combustible est soumis à un second chauffage à laide d'un gaz caloporteur, en moins d'une seconde également, jusqu'à une température de 500 à 800 OC, ctest-à-dire à sa température de décomposition thermique intense avec formation d'une suspension vapeur-gaz contenant des particules solides, du gaz, des vapeurs de résines et d'eau.L'invention prévoit que cette suspension vapeurgaz soit soumise à un refroidissement forcé par contact direct avec un agent frigorifique jusqu une température de 360 à 140 OC, à laquelle il se produit une adsorbtion des résines lourdes par les particules pulvérulentes du produit solide. Pour le refroidissement de la suspension vapeur-gaz, on utilise de l'eau ordinaire ou bien de l'eau pyrogénée, qui en tant qu'effluent demande à etre purifiée avant rejet. Au besoin, on peut obtenir le produit final sous forme de combustible solide. A cet effet, les particules solides ayant adsorbé les résines lourdes sont séparées de la suspension vapeurgaz et envoyées au consommateur. Le mélange vapeur-gaz obtenu est, à son tour, envoyé à la condensation et au raffinage aux fins d'obtention de produits liquides utiles et de séparation de l'eau pyrogénée. Par suite de l'adsorbtion par les particules pulvérulentes à leur surface des résines lourdes, le pouvoir calorifique du produit solide augmente. I1 devient possible de transporter ce produit solide par refoulement hydraulique, et sa tendance à produire la poussière est évitée. I1 est à remarquer qu'en cas de refroidissement de la suspension vapeur-gaz à une température supérieure à 360 OC, la quantité de résines lourdes adsorbées par les particules de combustible est pratiquement insignifiante. C'est-à-dire que les avantages du procédé faisant l'objet de l'invention sont perdus. Au contraire, lors du refroidissement de la suspension vapeur-gaz à une température inférieureà 14e C, la quantité de résine adsorbée par les particules pulvérulentes augmente nettement par suite de la condensation des résines moyennes. Une grande adsorbtion des résines par les particules pulvérulentes entraîne une tendance excessive du produit solide à s'agglutiner. Ceci, à son tour, a pour conséquence une adhérence du produit aux parois des dispositifs servant à évacuer le produit final. Pour avoir le produit final sous forme de pulpe, la suspension vapeur-gaz, refroidie à 360 à 140 OC, est soumise à un second refroidissement forcé jusqu'à une température de 80 à 20 OC à l'aide d'eau. A cette température, les résines moyennes et une partie des résines légères se condensent et forment avec les particules solides et l'eau de refroidissement une pulpe apte à être envoyée directement au consommateur. I1 est à remarquer qu'en cas de refroidissement à une température supérieure à 80; OC, il n'y a pas de condensation complète de l'eau pyrogénée et des résines légères non adsorbées par les particules solides.Le refroidissement à une température inférieure à 20 OC demande généralement des équipements supplémentaires, et, par suite, des investissements et des dépenses d'exploitation supplémentaires. Le produit final obtenu sous forme de pulpe possède, à cause de la condensation des résines moyennes et d'une partie des résines légères, un pouvoir calorifique élevé. I1 peut être amené à l'utilisateur directement par des conduites. D'autre part, en cas d'utilisation, pour le refroidissement de la suspension vapeur-gaz, d'eau pyrogénée, premièrement il devient inutile de l'épurer en tant qu'effluent avant rejet, et deuxièmement on utilise les matières combustibles organiques qui y sont dissoutes, comme par exemple les phénols. L'installation pour le traitement thermique des combustibles solides pulvérulents comprend une première chambre 1 de type cyclone. Celle-ci se présente sous la forme d'une enveloppe cylindrique avec un fond conique (non représentes; La première chambre 1 est dotée d'un dispositif 2 d'introduction de combustible pulvérulent à traiter. Ce dispositif 2 comprend une trémie 3 pour le combustible à traiter reliée par une tubulure de transport 4 à la première chambre 1. Dans la tubulure 4 est disposé un tourniquet d'alimentation 5. A la partie supérieure de la chambre 1 est raccordé un dispositif 6 d'introduction de gaz caloporteur de chauffage de combustible destiné à porter celui-ci à sa température de début de décomposition thermique avec formation d'une suspension vapeur-gaz contenant des particules solides, du gaz, des vapeurs de résines et d'eau.Le dispositif 6 comporte une tubulure 7 en contact tangentiel avec l'enveloppe de la chambre 1. A l'intérieur de cette tubulure 7 est monté coaxialement un brûleur (non représenté) relié à une source de gaz combustible (non représentée). Le brûleur sert à brûler le combustible gazeux et à obtenir un gaz caloporteur sous forme de gaz de fumée ne contenant pratiquement pas d'oxygène. A l'intérieur de la premiere chambre 1 se trouve montée coaxialement une tubulure 8 communiquant par son extrémité avec un dispositif 9 d'évacuation du gaz caloporteur usé. Le dispositif 9 se présente sous la forme d'un cyclone destiné à empecher 1'entrainement du combustible en le séparant du gaz caloporteur usé.Il y a pour décharger le combustible entrainé une vanne à tourniquet 10 et, pour l'évacuation du gaz caloporteur, une tubulure II reliée au foyer d t une chaudière 12. A la première chambre 1 est reliée en série, par une tubulure 13 dotée d'un dispositif d'alimentation 14, une deuxième chambre 15 se présentant également sous la forme d'un cyclone. Elle est dotée d'un dispositif 16 dtintroduction de gaz caloporteur de chauffage du combustible jusqu'à sa température de décomposition thermique intense. Le dispositif 16 d'introduction de gaz caloporteur est doté d'une tubulure 17 contiguë tangentiellement à la paroi de la deuxième chambre 15. et dans laquelle il y a un brûleur coaxial (non représenté) destiné à brûler un combustible et à former du gaz caloporteur sous forme de gaz de fumée ne contenant pratiquement pas d'oxygène. La deuxième chambre 15 est reliée par une tubulure 18 à une troisième chambre 19 montée en série et se présentant également sous forme de cyclone. A la partie supérieure de la chambre 19 se trouve un dispositif 20 pour la pulvérisation d'un agent frigorifique et le refroidissement de la suspension vapeur-gaz jusqu'à une température à laquelle il se produit une adsorbtion des résines lourdes par les particules pulvérulentes du produit solide. Ce dispositif 20 se présente sous la forme de plusieurs buses 21 montées dans la troisième chambre 19. Ces buses 21 sont reliées à une tubulure 22 reliée elle-même par des tubulures 23 et 24 à des sources 25 et 26 d'eau industrielle et pyrogénée respectivement.Pour l'évacuation du produit solide se présentant sous forme de particules pulvérulentes ayant adsorbé les résines lourdes, la troisième chambre 19 est dotée dtun dispositif 27 se présentant sous la forme d'un tube 28 muni d'un doseur 29 du type tourniquet. En plus, à l'intérieur de la troisième chambre 19 il y a une tubulure coaxiale 30 communiquant avec un séparateur 31 de type cyclone pour l'évacuation du mélange vapeur-gaz et son envoi à la condensation en vue de ltob- tention de gaz et de produits liquides utiles. A la troisième chambre 19 est reliée une quatrième chambre complémentaire 32 de type cyclone montée en série. La partie supérieure de la chambre complémentaire 32 comporte un dispositif 33 pour la pulvérisation d'eau dans cette chambre afin de refroidir la suspension vapeur-gaz et de donner un produit final sous forme de pulpe. Ce dispositif se compose de plusieurs buses 34 disposées tangentiellement à l'intérieur de la quatrième chambre 32. Les buses 34 sont reliées par une tubulure 35 et par la tubulure 22 à la sour ce 25 d'eau industrielle et à celle 26 d'eau pyrigénée respectivement. A la partie inférieure de la chambre complémentaire 32 est relié un dispositif d'évacuation de pulpe 36 se présentant sous la forme d'un tube vertical ayant à son extrémité un tourniquet doseur 37 pour la sortie de la pulpe. A l'intérieur de la chambre complémentaire 32, il y a un tube coaxial 38 dont l'extrémité recourbée relie la chambre complémentaire 32 à un séparateur 39 se présentant sous forme de cyclone humide. Dans la partie supérieure du séparateur 39, il y a une tubulure 40 de sortie de gaz et d'une partie des vapeurs de résine légère. Dans la partie inférieure du séparateur 38, il y a un doseur 41 du type tourniquet pour l'évacuation des particules de produit solide qui sty déposent. Le dispositif d'évacuation de pulpe 36 et le séparateur 39 sont reliés par des tubulures 42 et 43 à une conduite 44 de transport de pulpe. La conduite de transport de pulpe 44 comporte des tubes 45 et 46 pour l'introduction d'additions de produit solide et d'eau respectivement afin de modifier la consistance de la pulpe.Les tubulures 22 et 35 sont munies de régulateurs 47 et 48 d'arrivée d'agent frigorifique. A la lecture de la description du fonctionnement de l'installation, on comprendra le principe du procédé proposé de traitement des combustibles solides pulvérulents. Pour montrer le fonctionnement de l'installation on a choisi la lignite comme combustible à traiter. L'installation pour le traitement thermique des combustibles solides pulvérulents fonctionne de la façon suivante. La lignite, réduite à des particules de moins de 1 mm de diamètre, chauffée au préalable à la température de 110 OC pour son préséchage, est amenée par le tourniquet 5, à partir de la trémie 3, dans la première chambre 1. En même temps, par la tubulure 7, on fait arriver dans cette chambre 1, un gaz de fumée à une température supérieure à 500 OC servant de gaz caloporteur ne contenant pas d'oxygène libre. Ce gaz caloporteur, arrivant tangentiellement dans la chambre 1 en proportion de 200 kg par tonne de combustible, saisit les particules pulvérulentes de la lignite. Sous l'effet combiné de la force centrifuge et de la pesanteur, les particulesde la lignite sont rejetées vers la paroi de la chambre et descendent en un courant tourbillonnaire. En prenant la chaleur du gaz caloporteur, la lignite pulvérulente est chauffée ainsi à une température de 500 OC environ. Le gaz caloporteur, refroidi à 350 OC, passe par la tubulure 8 dans le cyclone 9. Dans le cyclone, selon le procédé connu, le gaz caloporteur se débarrasse des particules de lignite pulvérulente. Ensuite, ce gaz caloporteur usé est envoyé pour réutilisation à ntimporte quel consommateur, par exemple au foyer de la chaudière 12. Le tourniquet 14 fait passer la lignite à traiter de la première chambre 1 à la seconde chambre 15. Simultanément avec le combustible à traiter, on fait arriver dans cette chambre, par la tubulure 17, le gaz caloporteur sous forme de gaz de fumée chauffé à une température supérieure à 900 OC. Le gaz caloporteur est amené en proportion de 310 kg par tonne de combustible traité. Dans la deuxième chambre 15, en une fraction de seconde, il se produit un réchauffage de la lignite qui est portée à une température de 500 à 800 OC, à laquelle a lieu une décomposition thermique du combustible avec formation d'une suspension vapeur-gaz contenant des particules solides et un mélange vapeur-gaz. Cette suspension vapeur-gaz arrive dans la tubulure 18 et, ensuite, dans la troisième chambre 19. En même temps on amène dans cette chambre 19, un agent frigorifique par les buses 21, ledit agent étant par exemple de l'eau pyrogénée obtenue au cours du traitement de la lignite et provenant de la source 26. On fait arriver dans la troisième chambre 19 une quantité nécessaire d'agent frigorifique pour refroidir la suspension vapeurgaz à 360 à 140 OC, soit 420 kg par tonne de lignite à traiter. Dans ces conditions, il se produit une adsorption intense des vapeurs de résines lourdes par les particules pulvérulentes de lignite. Si l'on désire obtenir un produit solide final sous forme de particules pulvérulentes couvertes de résine, celui-ci peut être -évacué de la chambre 19 à l'aide du tourniquet 29. Dans ce cas, le mélange vapeur-gaz passe par la tubulure 30 pour arriver au séparateur 31, il est débarrassé des particules lourdes et va à la condensation pour l'obtention de gaz et de produits liquides utiles. L'eau pyrogénée obtenue par suite de la condensation passe dans la source 26 pour réutilisation ultérieure comme agent frigorifique. Le produit solide obtenu par suite de la décomposition thermique est un combustible à haut pouvoir calorifique dont le pouvoir calorifique, par suite de l'adsorption par les particules pulvérulentes des résines lourdes, est porté de 6 400 à 6 700 kcal/ kg à environ de 6600 à 7200 kcal/kg. En même temps, lthygroscopie du produit diminue notablement. La suspension vapeur-gaz, contenant les particules solides, un mélange de vapeur-gaz et de lleau, arrive dans la chambre complémentaire de refroidissement 32. En même temps, on y fait arriver tangentiellement par les buses 34 de l'eau industrielle, en ramenant ainsi la température de la suspension vapeur-gaz à 80 à 20 OC. A ce moment, il se produit une condensation des vapeurs des résines lourdes et moyennes et d'une partie des résines légères, ainsi que de l'eau, ce qui forme avec les particules couvertes de résine du produit solide une suspension passant dans le dispositif d'évacuation de pulpe 36. Le mélange vapeur-gaz non condensé arrive par la tubulure 38 dans le cyclone humide 39, où ce mélange vapeur-gaz est débarrassé des particules solides et des impuretés liquides.Le mélange vapeur-gaz ainsi obtenu est envoyé à un traitement ultérieur au cours duquel, par des procédés ordinaires, on extrait les produits utiles, tandis que le reste de gaz est envoyé dans le foyer de la chaudière 12. La pulpe passe du dispositif de réception de pulpe 36 et du séparateur 39, à l'aide des tourniquets 37 et 41, dans la conduite 44 reliée au consommateur de pulpe. En cas de besoin, on peut modifier la consistance de la pulpe en y faisant arriver par les tubulures 46 et 45 de lteau ou du produit solide sous forme de particules pulvérulentes ayant adsorbé les résines lourdes. EXEMPLE 1 De la lignite à 9,6 % de teneur de cendres, réduite à l'état de particules de moins de 1 mm de diamètre, est préchauffée à 110 OC pour le séchage. Ensuite, elle est envoyée dans la chambre de type cyclone 1, où elle est réchauffée par le gaz caloporteur se présentant sous la forme de gaz de fumée ne contenant pas d'oxygène ne libre et portée à une température supérieure à 500 OC. On envoie les gaz de fumée dans la chambre 1 à raison de 400 kg par tonne de lignite. En une fraction de seconde (environ 0,3 s), la lignite à traiter est chauffée à une température de 300 à 500 OC, ctest-à- dire à sa température de début de décomposition thermique.Au cours d'un chauffage aussi rapide, la lignite ne change pratiquement pas au point de vue de sa composition, car elle ne perd que 20 kg de sa masse, et encore cette perte est composée d'eau pyrogénée, de gaz et de particules entrainées. La lignite portée à sa température de début de décomposition thermique est envoyée dans la deuxième chambre de type cyclone 15 en même temps que lton introduit dans le tourbillon des gaz de fumée chauds ne contenant également pas d'oxygène libre, à raison de 500 kg par tonne de lignite traitée.La température des gaz de fumée est supérieure à 900 OC. En 0,3 seconde environ, la lignite mélangée au flux de gaz est portée à une température de 500 à 800 OC, c'est-à-dire à sa température de décomposition thermique avec formation d'une suspension vapeur-gaz contenant pour une tonne de charbon organique : 530 kg de partie solide, 260 kg de gaz de pyrolyse, 120 kg de résines à température d'ébullition de 240 OC et d'essence gazeuse, et 70 kg d'eau pyrogénée contenant 4,5 % de phénols solubles dans l'eau et d'autres composés organiques. Suivant l'invention, la suspension vapeur-gaz est envoyée dans la troisième chambre de type cyclone 19, où elle est soumise à un refroidissement par contact direct avec l'eau arrivant dans cette chambre 19. Pour exclure la nécessité de l'épuration de l'eau pyrogénique obtenue au cours du traitement de la lignite, on utilise celle-ci en tant qu'agent frigorifique. Pour refroidir la suspension vapeur-gaz jusqu'à 360 et 140 OC, on utilise respectivement 250 et 710 Kg d'eau par tonne de lignite traitée. A son tour, lors du refroidissement de la suspension vapeur-gaz jusqu'à des températures de 360 OC et d'environ 140 OC, la partie solide d'une masse de 530 kg adsorbe respectivement 72 et 110 kg de résine. Si l'on désire obtenir le produit final sous forme solide, on sépare celui-ci partiellement ou complètement de la suspension vapeur-gaz. En cas de séparation complète de la partie solide de la suspension vapeur-gaz, on envoie celle-ci à l'épuration suivie du traitement ultérieur, généralement par condensation, pour l'obtention des produits liquides et gazeux utiles. Le produit solide obtenu par suite de la décomposition thermique du charbon est un combustible à haut pouvoir calorifique dont le pouvoir calorifique résultant de l'adsorption de résine par les particules pulvérulentes est passé de 6 400 à 6 700 kcal/kg à 6 600 à 7 200 kcal/kg. Grâce à la présence d'une mince couche de résine sur les particules pulvérulentes du produit solide, l'hygros copie de ce dernier diminue notablement. En outre, la partie solide subit très bien le briquetage. Etant donné que l'hygroscopie de la partie solide du produit diminue fortement, il devient possible de le transporter par refoulementhydraulique. Par suite du second refroidissement, les résines lourdes non encore adsorbées par les particules solides se condensent, ainsi qu'une partie des vapeurs de résines légères et que les vapeurs d'eau pyrogénée, en formant avec les particules solides et 11 eau un mélange qui est une pulpe. Ce produit final sous forme de pulpe est envoyé au consommateur par un transporteur hydraulique. En meme temps, le mélange vapeur-gaz obtenu par suite du refroidissement de la suspension vapeur-gaz est épuré et également envoyé au consommateur, par exemple dans le foyer de la chaudière de 11 installation où le procédé est mis en oeuvre. La pulpe ainsi obtenue a un pouvoir calorifique de deux à trois fois plus élevé que la pulpe formée de lignite et d'eau contenant de la lignite naturelle. EXEMPLE 2 On prend de la tourbe fraisée avec un degré de décomposition de 45 à 60 % et une teneur en cendres de 5,7 %, on en fait des particules de O à 60 pm, on la sèche jusqu'à une humidité résiduelle de 9 % environ. La tourbe ainsi préparée est envoyée dans la chambre 1 de type cyclone, où elle subit un chauffage par des gaz de fumée ayant une température non inférieure à 350 OC. Les gaz de fumée sont amenés à raison de 160 à 230 kg par tonne de tourbe à traiter. En 0,3 seconde, la tourbe est portee à une température de 250 à 300 C, c'est-à-dire à sa température de début de décomposition thermique. Lorsque la tourbe est chauffée aussi rapidement, sa composition n'est pratiquement pas modifiée.La tourbe portée à sa température de début de décomposition thermique est envoyée dans la deuxième chambre de type cyclone 15 pour un nouveau chauffage dans un flux de gaz de fumée porté à une température non inférieure à 600 OC. Ce gaz de fumée est envoyé dans cette chambre à raison de 180 à 270 kg par tonne de tourbe. En une fraction de seconde (environ 0,3 s), la tourbe atteint 500 à 550 OC, ctest-à-dire sa température d'intense décomposition thermique avec formation d'une suspension vapeur-gaz. Cette suspension vapeur-gaz contient par tonne : 50 % de résines, 34 % de partie solide, 11 % de phénols solubles dans l'eau et d'autres composés organiques, et 5 % de gaz de pyr olyse. Suivant l'invention, on fait passer la suspension vapeurgaz obtenue dans la troisième chambre 19, où elle est soumise à un refroidissement forcé par contact direct avec de l'eau arrivant dans cette chambre. Afin d'éviter la nécessité d'épurer l'eau pyrogénée obtenue au cours du traitement de la tourbe, on l'utilise comme agent frigorifique. Pour refroidir la suspension vapeur-gaz à une température voisine de 360 et de 140 OC, on doit fournir respectivement 203 et 605 kg d'eau par tonne de tourbe traitée. Il faut remarquer quten cas de refroidissement de la suspension vapeur-gaz à une température voisine de 360 OC et de 140 OC, 500 kg de masse solide adsorbent respectivement 45 et 82 kg de résine. Afin d'obtenir le produit final sous forme de masse solide, on sépare complètement ou partiellement ce dernier du mélange vapeur-gaz. En cas de séparation complète du produit solide du mélange vapeur-gaz, on envoie ce dernier à l'épuration avec traitement ultérieur en vue de l'obtention des produits liquides et gazeux utiles. Le produit solide obtenu par suite de la décomposition thermique de la tourbe est un combustible à haut pouvoir calorifique dont le pouvoir calorifique, grâce à l'adsorption des résines par les particules pulvérulentes, passe, par rapport à la tourbe de départ, de 6 000 à 6 300 kcal/kg. Le combustible obtenu, dont l'hy- groscopicité est fortement diminuée, subit très bien le briquetage. A cause de la faible hygroscopicité du produit solide ob -tenu, on peut le transporter par refoulement hydraulique. A cette fin, suivant l'invention, la suspension vapeur-gaz, refroidie jusqu'à 360-140 OC, est envoyée dans une autre chambre de type cyclone où elle subit un deuxième refroidissement jusqu'à une température de 80 à 20 OC. Alors, les vapeurs des résines moyennes et une partie des vapeurs de résines légères, ainsi que la vapeur d'eau pyrogénée non encore adsorbées par la partie solide, se condensent en formant un mélange ayant l'aspect de la pulpe. Cette pulpe ainsi obtenue est envoyée au consommateur, tandis que le gaz de pyrolyse refroidi est envoyé dans le cyclone humide 39. Dans ce cyclone humide 39, le gaz de pyrolyse est débarrassé des particules solides et des impuretés liquides et envoyé au consommateur. Le produit solide obtenu sous forme de particules pulvérulentes ayant adsorbé les résines lourdes est séparé de la suspension vapeur-gaz, cette dernière étant envoyée à ltépuration et à la condensation aux fins d'obtention de gaz et de produits liquides utiles. L'eau pyrogénée résultant de la condensation de la suspension vapeur-gaz est séparée des résines et utilisée en tant qu'agent frigorifique. REVEND I CATI 0NS 1 - Procédé de traitement thermique d'un combustible solide pulvérulent, du type comprenant un chauffage du combustible par un gaz caloporteur, en moins d'une seconde, à 300 à 500 OC, température de début de sa décomposition thermique, suivi d'un second chauffage du combustible par un gaz caloporteur, en moins d'une seconde, à 500 à 800 OC, température de son intense décomposition thermique avec formation d'une suspension vapeur-gaz contenant des particules solides, du gaz, des vapeurs de résines et d'eau, un fractionnement de la suspension vapeur-gaz obtenue en un produit solide et un mélange vapeur-gaz, et une épuration et une condensation du mélange vapeur-gaz aux fins d'obtention de gaz et de produits liquides utiles, et de la séparation de l'eau pyrogénée de ceux-ci, caractérisé en ce que la suspension vapeur-gaz obtenue est soumise, avant son fractionnement en un produit solide et un mélange vapeurgaz, à un refroidissement forcé par contact direct avec un agent de refroidissement, jusqu'à une température de 360 à 140 OC, à laquelle il se produit une adsorption des résines lourdes par les particules pulvérulentes du produit solide. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce quton utilise comme agent de refroidissement, pour le refroidissement de la suspension vapeur-gaz, de l'eau. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que de l'eau pyrogénée obtenue par suite du traitement thermique du combustible solide est utilisée comme agent de refroidissement. 4 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que la suspension vapeur-gaz est soumise à un second refroidissement par eau jusqu'à une température de 80 à 20 OC en vue de l'obtention d'un produit final sous forme de pulpe. 5 - Installation pour la mise en oeuvre d'un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, du type comportant une première chambre dotée de dispositifs destinés à y introduire le combustible à traiter et à y introduire et en évacuer un gaz caloporteur servant à chauffer le combustible à sa température de début de décomposition thermique, une deuxième chambre montée en série avec la première et dotée d'un dispositif servant à y intro duire un gaz caloporteur pour chauffer le combustible à sa température d'intense décomposition thermique avec formation d'une suspension vapeur-gaz et d'un dispositif pour séparer le produit solide du mélange vapeur-gaz, caractérisée en ce qu'elle comporte une troisième chambre montée en série avec la seconde et dotée d'un dispositif d'amenée et de pulvérisation d'un agent de refroidissement à l'intérieur de cette chambre et de refroidissement de la suspension vapeur-gaz jusqu'à une température à laquelle il se produit une adsorption des résines lourdes par les particules pulvérulentes du produit solide, d'un dispositif pour en évacuer le produit solide obtenu et dtun dispositif d'évacuation de la suspension vapeurgaz pour l'envoyer à une épuration et à une condensation. 6 - Installation selon la revendication 5, caractérisée en ce qu'elle comporte une chambre complémentaire montée en série avec la troisième et dotée d1un dispositif d'amenée et de pulvérisation d'eau à l'intérieur de cette chambre et de refroidissement de la suspension vapeur-gaz jusqu'à la température de condensation des résines moyennes et d'une partie des vapeurs des résines légères et d'obtention d'un produit final sous forme de pulpe. Cette chambre complémentaire étant dotée d'un dispositif d'évacuation de pulpe et d'un séparateur pour l'évacuation des gaz. 7 - Installation selon la revendication 6, caractérisée en ce que le dispositif d'évacuation de pulpe et le séparateur sont reliés par des organes de régulation à une conduite de transport de pulpe, cette conduite étant munie de tubes servant à y introduire du produit solide ou de l'eau afin de modifier la concentration de la pulpe.