La présente invention est relative à un procédé et à une installation utiles à la confection de paquets ou colis de briques et autres objets parallélépipédiques analogues en vue de leur manutention par des chariots à fourche. Dans une demande de brevet en France n" 78 37 063 déposée le 29 décembre 1978, la Demanderesse a décrit un paquet de ce genre constitué d'un empilage de plusieurs lits de briques, avec interposition de rubans de feuillards intercalaires entre le deuxième et le troisième lits pour former ponts au-dessus de deux espaces vides réservés à l'introduction de la fourche du chariot de manutention. La présente invention concerne plus particulièrement un procédé et une installation pour déposer ces rubans ou bandes de feuillards sur un lit de briques ménageant les intervalles nécessaires pour les dents de la fourche du chariot. L'invention concerne donc une partie d'un ensemble de manutention et d'empilage de briques, de confection de paquets de briques et de ligature ou cerclage de ces paquets. On connaît des machines dites "dérouleuses de rubans de feuillards pour débiter lesdits rubans en vue du cerclage de paquets. De telles machines peuvent débiter, saisir, entrainer et tronçonner ou cisailler des longueurs déterminées de ruban servant de liens aux paquets à confectionner. Ma-is elles ne sont pas utilisables pour la mise en place de rubans de feuillards sur des lits superposés tels que décrits dans la demande de brevet 78 37 063. La Demanderesse s'est donc posé le problème de déposer à plat sur un lit de briques, sans retournement, au moins deux tronçons parallèles de feuillards de même longueur, problème qui est différent de celui du cerclage d'un paquet avec de tels rubans de feuillards servant de liens. Ce problème ne peut pas être résolu à l'aide des dérouleuses précitées du commerce qui possèdent un guidage du ruban tel qu'à la sortie du guidage le ruban risque de se retourner avec torsion, ce que l'on veut éviter. L'invention a donc pour objet un procédé d'alimentation d'au moins deux rubans de feuillards en vue de les déposer à plat, parallèlement, en tronçons de même longueur sur un lit de briques, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à dérouler parallèlement des rubans de feuillards de bobines d'alimentation, à saisir en les pinçant simultanément sur une ligne de préhension les extrémités des rubans de feuillards, à les guider sur un plan unique, à les entraîner en translation dans ce plan unique sur des voies parallèles entre elles et au plan supérieur du lit de briques, au-dessus de celui-ci, à cisailler simultanément et en ligne lesdits rubans après les avoir entraînés par traction suivant ladite longueur voulue, à lâcher simultanément lesdits rubans de feuillards de manière à les déposer simultanément sur le lit de briques parallèlement à eux-mêmes. L'invention a également pour objet une installation pour la mise en oeuvre de ce procédé, cette installation étant caractérisée en ce qu'elle comporte un jeu de bobines d'alimentation en parallèle de rubans de feuillards, un plan horizontal de guidage de ces rubans sur des voies parallèles, des moyens d'alimentation de rubans sur ce plan de guidage, des moyens de préhension des extrémités de rubans, des moyens d'entraînement desdites extrémités de rubans sur ce plan, et des moyens de cisaillage desdits rubans, les moyens de préhension et les moyens de cisaillage étant alignés parallèlement entre eux et perpendiculairement à la direction d'entraînement desdits rubans au-dessus du lit de briques sur lequel ils doivent être déposés. La Demanderesse s'est également posé le problème d'amener l'extrémité de chaque ruban de feuillard venant d'être coupé par la cisaille ou tronçonneuse à chaque pince de préhension alors qu'il n'est pas possible de saisir la portion de chaque ruban comprise entre les moyens d'alimentation et les moyens de cisaillage. Suivant une caractéristique de l'invention, ce pro blème est résolu par un procédé du type précité caractérisé en ce que l'on entraîne simultanément les différents rubans de feuillards et parallèlement entre eux sur ledit plan unique de guidage entre la ligne de cisaillage et la ligne de préhension des extrémités de rubans en leur imprimant un mouvement d'entraînement périodique et discontinu à l'amont de la ligne de cisaillage. L'invention a encore pour objet une installation du type précité caractérisée en ce que les moyens d'alimentation des rubans de feuillards dans le plan de guidage entre la ligne de cisaillage et la ligne de préhension des extrémités de rubans sont constitués par un jeu de paires de molettes tangentes de pincement des rubans, ayant un arbre moteur commun dont est solidaire en rotation une roue libre entraînée en rotation par une chaîne de transmission à laquelle est attachée la tige de piston d'un vérin. D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront au cours de la description qui va suivre. Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple, - la Fig. 1 est une vue schématique partielle en pers pective, avec arrachement, d'un paquet de briques et des deux premiers lits, avec rubans de feuillards intercalaires posés à plat parallèlement sur le deuxième lit - la Fig. 2 est une vue schématique en élévation longi tudinale d'une installation de l'invention pour la pose de ces rubans - les Fig. 3 et 4 sont des vues schématiques -de détails extraits de la Fig. 2 - la Fig. 5 est une vue schématique transversale, suivant la flèche f de la Fig. 2, de l'installation de l'in vention - la Fig. 6 est une vue schématique d'un détail extrait de la Fig. 5. Suivant l'exemple d'exécution de la Fig. 1, l'invention est appliquée à la confection de paquets ou colis de briques A et autres objets parallélépipédiques ou analogues en vue de leur manutention par des chariots à fourche (brevet français 78 37 063 du 29/12/1978 au nom de la Demanderesse). Ce colis B est composé d'un empilage de plusieurs lits ou couches de briques 1, 2, etc., dont on n'a représenté que les deux premiers lits inférieurs pour montrer des rubans de feuillards 3, par exemple au nombre de quatre, déposés à plat, parallèlement, à longueur égale sur le deuxième lit 2, en formant ponts au-dessus des espaces vides C laissés pour les dents de la fourche de manutention d'un chariot. L'installation de l'invention n'est qu'une partie d'un ensemble d'alimentation en briques, de constitution de couches ou lits de briques, de confection de paquets ou colis par empilage de ces lits en ménageant lesdits espaces libres C, et de ligature ou cerclage de ces paquets ou colis. Elle concerne uniquement le dépôt à plat d'un certain nombre de rubans 3 de feuillards paral lèles.et d'égale longueur sur le deuxième lit 2 amené à l'intérieur d'un bâti 4 de l'installation. L'installation de l'invention comporte donc les parties suivantes qui vont être successivement décrites en détail 1) des moyens d'alimentation en rubans de feuillards 3 et de préhension des extrémités de ces rubans 2) des moyens d'entraînement des extrémités de rubans 3 au-dessus d'un lit 2 de briques 3) des moyens de cisaillage ou tronçonnage des rubans 3 4) des moyens d'amenée des extrémités des rubans 3 depuis les organes de cisaillage ou tronçonnage jusqu'aux organes de préhension desdites extrémités. 1) Moyens d'alimentation en rubans de feuillards 3 et de préhension des extrémités des rubans 3 (Fig. 2, 3, 5 et 6) Les quatre rubans 3 proviennent d'un jeu de quatre bobines 5 dont les axes sont fixés soit au sol soit sur un socle. A la sortie de chaque bobine 5, un fourreau 6 convenablement orienté guide chaque ruban 3 vers un premier guide 6a formé de deux lames parallèles et vers une paire de molettes 7, tangentes entre elles, destinées à l'alimentation et au guidage horizontal, et dont les axes sont horizontaux et paralleles et portés par le bâti 4 de l'installation, sensiblement au-dessus du lit 2 de briques A. L'une des molettes 7, par exemple la molette supérieure, est motrice, périodiquement seulement, tandis que l'autre sert d'appui.Toutes les molettes 7 périodiquement motrices sont entraînées périodiquement ou par intermittence en rotation par un arbre unique 8 horizontal portant à une extrémité une roue libre motrice en vue d'un entraînement périodique décrit plus loin. Les moyens de préhension des extrémités de rubans 3 (Fig. 2, 5 et 6) : Ils consistent en un jeu de quatre pinces parallèles 9 dont une mâchoire 10 est fixe et l'autre 11 mobile. La mâchoire fixe 10 de chaque pince 9 est constituée par unepoutre unique horizontale d'appui 10, par exemple de section transversale tubulaire carrée dont la face active, par exemple inférieure, est plane et matérialise en quelque sorte une ligne de préhension des extrémités de rubans 3. La poutre 10 est parallèle à l'arbre 8 des molettes 7. Chaque mâchoire mobile 11 de chaque pince 9 est articulée autour d'un axe horizontal XX parallèle à celui des molettes 7 et parallèle à la poutre 10 et est solidaire en rotation d'un arbre de transmission commun d'axe XX porté par des oreilles de support 13 fixées sur la poutre 10. L'arbre de transmission commun 12 des mâchoires 11 est pourvu d'une commande périodique de rotation alternative. Cette commande est constituée par un levier coudé 14 dont une extrémité est solidaire de l'arbre 12 auquel est perpendiculaire ledit levier, et l'autre extrémité articulée à l'extrémité de la tige d'un piston d'un vérin 15, par exemple à double effet, articulé sur son support. L'axe du vérin 15 est dans un pian vertical contenant la direction f d'alimentation et de déploiement des rubans 3, ou parallèle à cette direction. La poutre 10 ou mâchoire fixe unique des pinces 9 ainsi que le vérin unique 15 sont portés par un véhicule ou chariot qui va maintenant être décrit. 2) Moyens d'entraînement des extrémités de rubans 3 au dessus d'un lit 2 de briques A (Fig. 2, 4 et 5) Sur le bâti 4, au-dessus d'une table (non représentée) portant un lit 2 de briques, est fixée une poutre horizontale 16 parallèle à la direction f de déploie ment de rubans 3 de feuillards et orthogonale à l'axe X-X. La poutre 16 sert de support à un chemin de roulement constitué par exemple par un rail 17 fixé sur sa face supérieure. Sur la poutre 16 sont également fixées deux butées de fin de course 18-19. Sur le rail 17 est susceptible de rouler un chariot 20 à roues 21 et à galet de guidage 22 s'appuyant par exemple sur une poutre 16a parallèle à la poutre 16 et fixée au bâti 4 au-dessous de celle-ci. Le chariot 20 porte les pinces 9 d'entraînement ou de déploiement des rubans 3. A cet effet, il est monté comme une console roulant sur la poutre 16. Il est constitué par un châs sis comprenant par exemple une poutre horizontale 20 parallèle à la poutre 16 et une paire de suspensions verticales 20a et 20b voisines des extrémités de la poutre 20. La poutre 20 porte les roues 21. Les sus pensions 20a et 20b portent respectivement, par exemple à leurs extrémités inférieures, la poutre 10 et le galet de guidage 22, d'une part, le vérin 15, d'autre part. La poutre d'appui 10,qui constitue la mâchoire fixe unique de chaque pince 9 et qui est en porte à faux comme une flèche de grue perpendiculaire aux poutres 20 et 16, est supportée à son extrémité opposée à celle de la poutre 20 par un tirant 23. Sur la suspension 20b est articulé le vérin 15 unique d'actionnement de toutes les pinces 9. Le déplacement du chariot 20 dans les deux sens sur le rail 17 est assuré par un vérin 24, par exemple à double effet, attaché par sa tige de piston à une patte 25 du chariot 20, entre les butées 18 et 19 de fins de course. Le vérin 24 est, par exemple, logé à l'intérieur de la poutre 16 qui est creuse. La course du chariot 20 entre les butées 18 et 19 corres pond à la longueur des tronçons de rubans 3 à déposer sur le lit 2 de briques. 3) Moyens de cisaillaqe ou tronçonnage des rubans 3 (Fig. 3 et 4) Sur une poutre unique 27 portée par le bâti 4, paral lèle à l'arbre 8 des molettes 7 motrices, et située entre ledit arbre 8 et la poutre 10 lorsque le chariot 20 est en butée 18 de départ de course de déploiement des rubans 3, sont fixés quatre jeux d'enclumes 28 coopérant avec des poinçons 29 de cisailles actionnés par quatre vérins verticaux parallèles 30 portés par le bâti 4. Avec chaque enclume 28 coopère également une lame guide 6b servant à guider un ruban de feuil lard 3. Les quatre jeux d'enclumes 28 et de poinçons 29 sont dans le prolongement de quatre voies consti tuées par les quatre jeux de guides 6a, de molettes tangentes 7 et les quatre guides 6b à lames parallèles. Ils sont également situés en des points intermédiaires entre les quatre jeux de molettes 7 et les quatre pinces 9 portées par le véhicule 20. Les enclumes 28, les guides 6a, 6b et les tangentes aux molettes 7 sont situés dans un même et unique plan P d'alimentation à plat des quatre rubans 3. 4) Moyens d'entraînement des extrémités de rubans 3 entre les organes de cisaillage ou tronçonnage 28-29 et les organes de préhension 9 des extrémités de rubans 3 (Fig. 2 et 5) Ces moyens alignés sont situés en amont des organes de cisaillage 28-29, c'est-à-dire entre les premiers guides de rubans 6a et les deuxièmes guides 6b, eux mêmes en amont de la ligne de cisaillage. On a vu précédemment que l'arbre périodiquement moteur 8 d'entraînement des molettes motrices 7 en rotation comportait à son extrémité une roue libre 31 périodique ment motrice pour actionner l'arbre 8 enrotation inter mittente. La roue libre 31, clavetée sur l'arbre 8, est montée de manière à être motrice dans le sens de la flèche f d'entraînement des rubans 3 à partir des poin çons 29 jusqu'auxpinces 9, et à être folle en sens inverse. Par conséquent l'arbre 8 ne tourne que dans un seul sens, celui de la flèche fl, et par intermit tence. La roue unidirectionnelle 31 est dentée et est constituée par exemple par une roue libre de bicy clette, et est mue par exemple par une chaîne de trans mission telle qu'une chaine Galle 32 de bicyclette. La chaine 32 à deux brins parallèles s'enroule sur une roue dentée folle de renvoi 33 portée par le bâti 4 et est attachée entre la roue libre 31 et la roue folle 33 sur l'un des deux brins, à l'extrémité de la tige de piston d'un vérin vertical 34 qui est lui-même, par exemple, à double effet, et qui est porté par le bâti 4. Dans cet exemple, la chaîne Galle 32 est ouverte et ses deux extrémités sont attachées (encastrées) à une patte 35 solidaire de la tige de piston du vérin 34. Mais elle pourrait être également sans fin et la patte 35 solidaire d'un brin de chaîne parallèle à la tige de piston du vérin 34. FONCTIONNEMENT (Fig. 2 et 5) Soit à déposer quatre tronçons de ruban 3 sur un lit 2 de briques A qui se trouve en place au-dessous de l'installation de l'invention. Les quatre rubans 3 sont déroulés simultanément des quatre bobines 5 jusqu'à ce que leurs extrémités s'engagent entre les lames des quatre guides 6a, puis entre les quatre jeux de molettes 7 où ils sont pincés, puis entre les lames des quatre guides 6b jusqu'aux quatre cisailles à poinçons alignés 29. A partir de cette position, on va décrire maintenant le déplacement de chaque ruban de feuillard 3, les quatre rubans étant déplacés simultanément, parallèlement entre eux, de manière identique. Les poinçons de cisaillage 29 sont en position haute. Les pinces 9 sont ouvertes. 1) Préhension des extrémités des rubans 3 Le vérin 34 est alimenté en fluide sous pression de manière à faire avancer la chaîne 32 et à faire tourner la roue libre 31 dans le sens de la flèche fl sur une course limitée à la distance entre chaque poinçon 29 et la mâchoire fixe 10 unique du jeu des quatre pinces 9, lorsque le chariot 20 est contre la butée 18 de départ. Les molettes 7 entre lesquelles est pincée chaque extrémité de ruban 3 font avancer le ruban 3 jusqu'à la poutre ou mâchoire fixe 10 qui concrétise une ligne de préhension des extrémités de rubans 3. Puis le vérin 15 est actionné dans le sens de ferme ture de chaque pince 9, chaque mâchoire 11 étant rabattue sur la mâchoire fixe 10. Puis le vérin 34 est de nouveau actionné en sens contraire pour revenir à son point de départ, entraînant la chaîne 32 et la roue libre 31 en sens inverse de la flèche fl. Ceci est sans effet sur les molettes 7- grâce à la roue libre 31 qui tourne folle en cliquetant, sans entraîner l'arbre 8. Chaque extrémité de ruban 3 se trouve alors saisie par chaque pince 9 et se trouve solidaire en translation du chariot 20, en attente de départ de celui-ci. 2) Déroulement ou déploiement des quatre rubans 3 au dessus du lit 2 de briques A (Fig. 2) Après l'actionnement du vérin 15 qui reste sous pres sion en position de fermeture des pinces 9, le vérin 24 est actionné à son tour de manière à déplacer le chariot 20 de la butée 18 de départ vers la butée 19 d'arrivée (la position d'arrivée du chariot 20 est représentée partiellement en trait interrompu à la Fig. 2). Le chariot 20 roule sur le rail 17 en s'ap- puyant sur la poutre 16a et en entraînant par les pinces 9 les quatre extrémités alignées des rubans 3. Les molettes 7 tournent folles, guidant seulement les rubans 3, du fait que la roue libre 31 est à l'arrêt, ce qui la fait cliqueter. Lorsque le chariot 20 arrive en butée de fin de course 19, chaque ruban 3 est déroulé et tendu à plat, sans torsion, au-dessus de toute la longueur du lit 2 de briques et de ses espaces vides C. 3) Cisaillaqe ou tronçonnage et dépôt de chaque ruban 3 (Fig. 2) Chaque vérin 30 est actionné de manière à faire frapper chaque enclume 28 par chaque poinçon 29. Chaque ruban 3 est alors coupé sur une ligne de cisaillage concré tisée par les impacts des poinçons 29 sur les enclumes 28. Cette ligne de cisaillage est parallèle à la poutre 10 et perpendiculaire à la direction f de déploiement ou déroulement des rubans 3. Le vérin 15 du chariot 20 est alimenté en fluide sous pression dans le sens de l'ouverture des pinces 9. Lorsque celles-ci sont ouvertes, les quatre tronçons de ruban 3 sont lâchés et tombent à plat sur le lit 2. Le vérin 24 est actionné de manière à ramener le cha riot 20 contre sa butée de départ 18. Puis d'autres lits de briques A sont empilés sur le lit 2, et lorsque l'empilage complet est réalisé, il est évacué et rem placé par de nouveaux lits superposés 1 et 2. 4) Entraînement des rubans 3 entre la ligne de cisaillage et la ligne de préhension Les quatre extrémités de rubans 3 fraîchement coupées en amont des poinçons 29 sont à saisir par les pinces 9 mais se trouvent pour le moment hors de la portée des pinces 9. Chaque vérin 30 est alors alimenté de manière à faire remonter chaque poinçon 29. Le vérin 34 est alimenté de manière à déplacer la chaîne 32 et la roule libre 31 dans le sens fl moteur. Chaque ruban 3 est alors entraîné par les molettes 7 motrices jus qu'à la mâchoire fixe 10 de chaque pince 9 dont la mâchoire mobile Il est ouverte.Ce mouvement s'arrête en fin de course du vérin 34. I1 est périodique et discontinu car il s'arrête pendant le temps de ferme ture de chaque pince 9 et pendant le déploiement de chaque ruban 3 au-dessus des lits de briques 1 et 2. Un nouveau cycle de déroulement et de dépôt des rubans 3 est ensuite à recommencer. AVANTAGES Grâce à l'alignement sur un même plan des guides 6a et 6b des rubans 3, de la mâchoire ou poutre 10, et des tangentes aux molettes 7, les quatre rubans 3 restent constamment tendus sur un même plan, parallèlement entre eux, sans torsion, avant d'être déposés sur le lit 2 de briques, de sorte qu'ils sont bien déposés à plat, sans torsion. La simultanéité du déploiement des rubans 3 est obtenue également grâce à l'alignement des points de préhension et l'alignement des points de cisaillage des rubans parallèlement à la poutre 10 et perpendiculairement à la direction f de déploiement des rubans 3. Grâce à la roue libre 31 actionnée par la chaîne 32 et par un organe moteur alternatif tel que le vérin 34 en vue d'entraîner périodiquement en rotation et par intermittence, sur une course limitée et réglée, les molettes motrices 7 dans le sens unique de la flèche fl, les extrémité de rubans 3 sont amenées des cisailles 28-29-30 aux pinces 9 pour y être saisies, bien qu'elles soient hors de la portée des pinces 9. Il n'est pas nécessaire de saisir les extrémités des rubans 3 avec les doigts de la main, ce qui constitue une garantie de sécurité. Grâce au chariot 20 porteur des pinces 9 et grâce à la mâchoire fixe unique 10 desdites pinces 9, et grâce encore au rail 17 parallèle à la direction de déploiement f des rubans 3, les extrémités de rubans 3 sont tirées de manière à être tendues sans torsion et parallèlement entre elles, simultanément, au-dessus du lit 2 de briques A. Bien entendu, les systèmes moteurs à vérins 15-24-30-34 peuvent être remplacés par tous autres systèmes équivalents à mouvement alternatif. La roue libre 31 de bicyclette peut être remplacée par tout autre organe d'entraînement unidirectionnel. - REVENDICATIONS 1.- Procédé d'alimentation d'au moins deux rubans de feuillards en vue de les déposer à plat, parallèlement, en tronçons de même longueur sur un lit de briques, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à dérouler parallèlement des rubans de feuillards de bobines d'alimentation, à saisir en les pinçant simultanément sur une ligne de préhension les extrémités des rubans de feuillards, à les guider sur un plan unique, à les entraîner en translation dans ce plan unique sur des voies parallèles entre elles et au plan supérieur du lit de briques, au-dessus de celui-ci, à cisailler simultanément et en lignes lesdits rubans après les avoir entraînés par traction suivant ladite longueur voulue, à lâcher simultanément lesdits rubans de feuillards de manière à les déposer simultanément sur le lit de briques, parallèlement à eux-mêmes. 2.- Procédé suivant la revendication 1 caractérisé en ce que l'on entraîne les différents rubans de feuillards parallèlement entre eux sur ledit plan unique de guidage, entre la ligne de cisaillage et la ligne de préhension des extrémités de rubans, en leur imprimant un mouvement d'entraînement périodique et unidirectionnel à l'amont de la ligne de cisaillage. 3.- Procédé suivant la revendication 1 caractérisé en ce que l'on déroule les extrémités de rubans de feuillards au-dessus d'un lit de briques à partir du moment où les extrémités sont pincées simultanément sur la ligne de préhension, suivant une course correspondant à la longueur des rubans à déposer sur le lit de briques. 4.- Installation pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, cette installation étant caractérisée en ce qu'elle comporte un jeu de bobines d'alimentation parallèles de rubans de feuillards, un plan horizontal de guidage de ces rubans sur des voies parallèles, des moyens d'alimentation de rubans sur ce plan de guidage, des moyens de préhension des extrémités de rubans, des moyens d'entraînement des extrémités de rubans sur ce plan, et des moyens de cisaillage desdits rubans, les moyens de préhension et les moyens de cisaillage étant alignés parallèlement entre eux et perpendiculairement à la direction d'entraînement desdits rubans audessus du lit de briques sur lequel ils doivent être déposés. 5.- Installation suivant la revendication 4 caractérisée en ce que le plan horizontal (P) de guidage des rubans de feuillards sur des voies parallèles est constitué par un premier jeu de lames de guidage parallèles (6a) et un deuxième jeu de lames de guidage (6b) et d'enclumes (28) et en ce que les moyens d'alimentation de rubans de feuillards (3) sur ce plan (P) sont constitués par autant de paires de molettes (7) tangentes qu'il y a de rubans (3) pincés entre les molettes (7), les molettes (7) supérieures étant solidaires en rotation d'un arbre moteur (8) commun, parallèle au plan (P) et orthogonal à la direction (f) de déplacement des rubans de feuillards (3), et les tangentes communes aux molettes inférieure et supérieure (7) étant parallèles et situées dans ledit plan (P) de guidage et en ce que les jeux de premiers guides(6a), de paires de molettes tangentes (7), de seconds guides (6b) et enclumes (28) en prolongement les uns des autres concrétisent des voies parallèles de guidage des rubans de feuillards (3). 6.- Installation suivant la revendication 4 caractérisée en ce que les moyens d'entraînement des extrémités de rubans (3) au-dessus du lit de briques sont constitués par un chariot unique (20) roulant sur un chemin de roulement parallèle (16, 16a, 17) à la direction (f) d'amenée et de déploiement des rubans (3) et portant des moyens de préhension desdites extrémités de rubans (3), ledit chariot (20) étant solidaire de la tige de piston d'un vérin d'entraînement en translation (24). 7.- Installation suivant la revendication 6 caractérisée en ce que la course du chariot (20) correspond à la longueur des tronçons de rubans (3) à déposer sur le lit de briques. 8.- Installation suivant la revendication 6 caractérisée en ce que le chariot (20) est constitué par un châssis en forme de console roulant sur la poutre (16) et comportant une poutre (10) en porte à faux par rapport à la poutre (16) et orthogonale à celle-ci et à la direction de déploiement des rubans de feuillards (3). 9.- Installation suivant la revendication 8 caractérisée en ce que la poutre (10) est supportée par un tirant oblique (23) reliant son extrémité en porte à faux à la poutre (20) du châssis roulant sur un rail (17) de la poutre (16). 10.- Installation suivant la revendication 4 caractérisée en ce que les moyens de préhension portés par le chariot (20) sont constitués par un jeu d'autant de pinces (9) alignées parallèlement à la poutre (10) qu'il y a de rubans (3) de feuillards, ledit jeu de pinces (9).comportant une mâchoire fixe d'appui commun constitué par la poutre (10) dont la face active d'appui est située dans le plan de guidage (P) des rubans (3), et autant de mâchoires mobiles (11) destinées à appliquer les rubans (3) sur la poutre (10), lesdites mâchoires mobiles (11) étant articulées sur un arbre commun (12) d'axe (X-X) parallèle à la poutre (10) et porté par celle-ci, et l'arbre (12) étant solidaire en rotation d'un moyen d'actionnement unique (14-15). 11.- Installation suivant la revendication 10 caractérisée en ce que le moyen d'action unique (14-15) de l'arbre (12) des pinces (9) est un levier (14) articulé à l'extrémité d'une tige de piston d'un vérin unique (15) lui-même porté parle chariot (20), le vérin (15) ayant son axe dans un plan vertical parallèle à la direction (f) d'alimentation et de déploiement des rubans (3). 12.- Installation suivant la revendication 4 caractérisée en ce que les moyens de cisaillage (28-29-30) des rubans (3) sont constitués par des enclumes (28),des poinçons (29) de cisaillement et des vérins verticaux (30) d'actionnement de ces poinçons, lesdits moyens de cisaillage étant alignés parallèlement entre eux et per pendiculairement à la direction (f) d'entraînement des rubans (3), et les enclumes (28) étant dans le plan unique précité (P) de guidage des rubans (3). 13.- Installation suivant les revendications 4 et 12 caractérisée en ce que les moyens d'alimentation des rubans (3) entre la ligne de cisaillage et la ligne de préhension des extrémités de rubans dans le plan de guidage (P) sont constitués par ledit jeu de paires de molettes tangentes (7) destinées au pincement des rubans (3), les molettes (7) ayant un arbre moteur commun (8) dont est solidaire en rotation une roue libre (31) entrai- née en rotation-par une chaîne de transmission (32) à laquelle est attachée la tige de piston d'un vérin (34). 14.- Installation suivant la revendication 13 caractérisée en ce que lesdits moyens d'alimentation (7-12-31) sont situés entre le premier jeu de lames de guidage parallèles (6a) et le deuxième jeu de lames de guidage (6b) et d'enclumes (28) à l'amont de la ligne de cisaillage, c'est-à-dire à l'amont de l'alignement des poinçons (29). 15.- Installation suivant les revendications 13 et 14 caractérisée en ce que les moyens d'alimentation périodique et unidirectionnelle (7-12-31) des rubans (3) vers les pinces (9) ont une course motrice égale à la distance sur le plan de guidage (P) entre la ligne de cisaillageou d'alignement des poinçons (29) et la ligne de préhension ou d'alignement des pinces (9) sur la poutre tao).