La présente invention .concerne un perfectionnement apporté à un laminoir, et trouve une application pÇLus particulière, à titre d'exemple, sur un laminoir quarto. Jusqu'à présent la largeur des fenêtres de laminoirs 5 était sensiblement égale sur toute la hauteur, de sorte que la longueur des empoises des cylindres d'appui et des cylindres de travail devait couvrir la largeur entière des fenêtres. En ce qui concerne les cylindres de travail, cela avait pour résultat d'en augmenter le prix du fait que les empoises devaient être plus gran— ^ des qu'il n'était nécessaire pour recevoir les paliers venant en appui dans la colonne. D'autre part, dans les laminoirs quarto de conception antérieure, les empoises de travail et d'appui avaient nécessairement des formes compliquées, les empoises d'appui comportaient fré-15 quemment à leur partie inférieure des prolongements destinés à recevoir l'une ou les deux empoises des cylindres de travail, en plus des montants verticaux auxquels était fixé le dispositif d'équilibrage. les empoises de travail étaient également conçues pour s'imbriquer ou s'emboîter l'une dans l'autre, de sorte qu'une des em-20 poises de travail était pourvue d^prolongements pour recevoir l'autre empoise. les pattes formées sur les empoises d'appui et de travail et se prolongeant vers le bas, nécessitaient le dégagement important du sommet dé l'empoise inférieure d'appui afin de laisser un espace libre pour les pattes des empoises leur permettant de se déplacer 25 verticalement, par exemple en cas de variation du diamètre des cylindres, notamment des cylindres de travail. les laminoirs antérieurs entraînaient également une conception très coûteuse et très compliquée pour supporter les cylindres de travail dans la cage au cours de leur extraction ou de leur 30 remise en place. Dans les laminoirs les plus modernes, les cylindres de travail ainsi que leurs empoises sont conçus pour être remplacés d'un bloc. Pour cela on a plusieurs fois utilisé des rails montés de façon permanente entre les colonnes, rails qui servent à supporter les cylindres pendant l'opération de changement de cylindres. 35 les rails étant montés fixes dans la cage, exigent que les empoises soient soutenues Iots de leur déplaçaient au moyen des rails et aussi par un autre moyen de support que les rails. Des suggestions furent faites visant à faire déplacer verticalement les rails de manière à les faire venir en contact avec les empoises des cylindres 40 de travail et les en éloigner, suggestions qui ne trouvèrent pas 69 45626 2 2027726 créance du fait que cela aurait ajouté à une conception déjà compliquée en plus du surcroît de dépense entraîné,, On retrouvera la plupart des objections et des défauts ci-dessus en examinant le brevet U.S. n° 3.208.260 du 28 Septembre 5 1965» correspondant au brevet en Grande-Bretagne n° 946.427 du 15 Janvier 1964, et au brevet français n° 1.306.034 du 3 septembre 1962. la présente invention a donc pour objet une construction de laminoir qui remédie à ces inconvénients en simplifiant beaucoup 10 l'opération de changement de cylindres et en réduisant le coût d'investissement initial. l'invention s1 applique à un laminoir comportant deux colonnes, une fenêtre dans chaque colonne, destinée à recevoir une paire de cylindres conjugués munis d'empoises à chaque extrémité. Selon 15 l'invention, le laminoir comporte des éléments liés à chaque empoise de l'un des cylindres, et s'étendant vers les empoises de l'autre cylindre, et il comporte également des moyens de liaison des éléments aux empoises de 1'autre cylindre, ces moyens de liaison permettant un mouvement relatif vertical entre les empoises en regard, 20 et comportant également une butée pour les empoiaes de l'autre cylindre limitant le mouvement relatif et liant alors les mouvement s des deux empoises en regard. Selon une application plus particulière de l'invention à un laminoir quarto comportant une paire de cylindres de travail et 25 une paire de cylindres d'appui, tous également muais d'empoises à chaque extrémité, le laminoir comporte des éléments portés par les empoises d^â-'un des cylindres d'appui, et se déplaçant avee elles, ces éléments supportant un dispositif de soutien des cylindres de travail pendant les opérations, d'extraction et de remise en place 30 de ces cylindres de travail dans le laminoir. L'invention va maintenant être décrite avec plus de détails, en se référant à un mode de réalisation particulier donné à tit±e d'exemple et représenté par les dessins. La fig; 1 est -une vue en plan, partiellement en coupe, 35 d'un laminoir réalisé selon l'invention. La fig. 2 est une vue en coupe suivant II-II de la fig. 1 et représente le laminoir en position de fonctionnement. La partie située à droite correspond à l'utilisation de cylindres de diamètre minimum, tandis que la partie gauche correspond à l'utilisation de 40 cylindres de diamètre maximum. 69 45626 3 2027726 la fig» 3 est une vué .en coupe semblable à la fig. 2 représentant les cylindres et les autres pièces eri position de changement des cylindres. On a représenté fig. 1 deux paires de montants de colon-5 nés 10 et 11 possédant des fenêtres 12 conçues pour recevoir les cylindres d'un laminoir. Du fait que les éléments qui viennent se placer dans chaque fenêtre sont identiques, on ne se référera qu'à un seul côté de la cage et aux éléments correspondants. Comme cela est mieux représenté sur les fig. 2 et 3» les montants des colonnes 10 comportent, à la partie centrale des fenêtres et de chaque côté, des bossages 13 et 14 venant en saillie vers lraxe de la colonne et dont la longueur équivaut sensiblement à la hauteur des deux empoises 15 et 16 des cylindres de travail, les bossages 13 et 14 sont pourvus, de manière habituelle, de plaques d'usure 17 qui viennent en 15 contact avec des plaques d'usure 18 montées sur les empoises 15 et. 16 des cylindres de travail, les cylindres de travail 19 et 21 sont montés et tournent dans les empoises 15 et 16 respectivement, et l'empoise inférieure 16 comprend deux vérins d'équilibrage dont l'un est représenté en 22, étant entendu qu'un vérin semblable est monté 20 dans la partie droite de l'empoise 16 j ce vérin, non visible sur les fig. 2 et 3» est représenté sur la fig. 1. les parties supérieure et inférieure des fenêtres 12 reçoivent, de manière habituelle, les empoises d'appui 23 et 24 qui supportent les cylindres d'appui 25 et 26 tournant dans les empoises ; 25 c'est donc un laminoir du type quarto dans lequel les cylindres de travail sont soutenus de manière habituelle par les cylindres d'appui. les parties supérieure et inférieure des.fenêtres 12 possèdent des plaques d'usure 27 et 28 qui viennent en contact avec des plaques d'usure 29 et 31 fixées aux empoises d'appui 23 et 24. Lfem-30 poise inférieure 24 est montée sur un bloc de cales de réglage 30 reposant sur le bas de la colonne. En outre, conformément à la pratique courante, l'empoise supérieure d'appui est en. contact avec un grain 33 qui, à son tour, est en contact avec le "bas de la vis de serrage 34 montée et tournant dans la partie supérieure de la colon-35 ne. De plus, l'empoise supérieure d'appui 23 est accrochée aux bras 35 d'un palonnier d'équilibrage des cylindres d'appui, ces bras étant poussés vers le haut par un vérin d'équilibrage 36. Revenant à l'empoise supérieure d'appui 23, on remarquera qu'elle comporte à sa base des parties saillantes 37 et 38 qui en-40 gagent l'une et l'autre des tiges 39 et 41 disposées verticalement. 69 45626 4 2027726 les tiges possèdent des talons 42 et 43 Comme on l'a représenté sur les fig. 2 et 3# l'empoise 15 inférieure d'appui est dégagée à proximité des rails 46 et 47 pour s'adapter à la position des rails la plus basse, position qui est représentée à droite de la fig. 2. Cette position, comme on l'a noté plus haut, est celle occupée par les pièces en cours de laminage avec des cylindres de diamètre minimum et on remarquera, en se réfé-20 rant à nouveau à la partie droite de la fig. 2, que la tige 41 n'est pas en contact avec l'empoise supérieure d'appui 23 mais est soutenue par la butée 45 qui repose sur le bossage 14 de la colonne 11# On notera sur les fig. 2 et 3 que les empoises de travail 15 et 16 sont reliées l'une à l'autre au moyen de tiges 49 et 51 25 indépendantes ; ces tiges sont fixées à l'empoise supérieure 15 du cylindre de travail et se prolongent à travers l'empoise inférieure de travail 16, permettant toutefois à cette dernière de se déplacer-par rapport aux tiges. Mz extrémités inférieures des tiges 49 et . 51 sont montées des roues folles 50. Les tiges 49 et 51 (fig. 3) 30 comportent des orifices en boutonnière 52 et l'empoise inférieure 16 est pourvue de broch.es 53 qui servent de butées lorsque l'empoise inférieure de travail peut, par gravité,- descendre en s'écartant de l'empoise supérieure, laquelle se trouve toujours en appui sur les tiges 49 et 51 « 35 On donnera maintenant une courte description de l'extrac tion des cylindres de travail du laminoir. Les fig. 2 et 3 permettront de comparer aisément la position des éléments pendant le laminage et de faire la différence avec la position dès éléments lors de l'opération de changement de cylindres représentée sur la fig. 3'.. 40'. . Pendant le laminage, comme cela est illustré sur la fig. 2, les 69 45626 5 I 2027726 tiges 49 et 51 sont, ou bien soutenues par l'empoise d'appui 23» tel que représenté à la partie gauche de la fig. 2, ou bien, soutenues par les butées 44 et 45, tel que représenté à la partie droite de la fig. 2. De toutes façons, les rails 46 et 47 sont dégagés des 5 roues 50 supportées par les empoises 15 et 16 des cylindres de travail, de sorte que les roues ne sont jamais en contact avec les rails pendant le laminage. Le vérin d'équilibrage 22 exerce une poussée entre les empoises de travail, ce qui permet à l'empoise supérieure de travail de se déplacer grâce aux orifices en bouton-10 nière 52 pratiqués dans les tiges 49 et 51» Ge déplacement est défini par le jeu maximum des cylindres qui peut être admis par la vis 34. Pendant le laminage, le vérin d'équilibrage 36 maintient l'empoise d'appui 23 contre la vis. Lorsqu'on veut changer les cylindres de travail, la vis 15 34 est remontée et, en mettant la pression dans le vérin 36, on remonte aussi l'empoise supérieure d'appui 25 de manière à engager les talons 42 et 43 et ainsi soulever les tiges 39 et 41 de sorte que les rails 46 et 47 viendront supporter les roues 50 des empoises de travail 15 et 16, comme représenté sur la fig. 3« 20 Les roues déplacées verticalement par les rails entraînent les tiges 49 et 51 dans leur course ascendante, provoquant le déplacement de l'empoise supérieure de travail 15 en l'éloignant de l'empoise inférieure de travail 16 d'une distance déterminée par les butées 53 qui viennent en contact avec le bas de l'orifice en 25 boutonnière 52 des tiges 49 et 51. A ce moment, les cylindres de travail sont séparés et on peut les faire tourner indépendamment l'un de l'autre, et en particulier par-rapport aux accouplements des allonges de manière à les aligner avec les manchons lors de la remise en place des cylindres dans le laminoir. 30 Les pièces étant placées comme illustré sur la fig. 3, à savoir les cylindres de travail supportés par les rails 46 et 47, les cylindres de travail sont sortis du laminoir, indépendamment - des cylindres d'appui 25 et 26 par un moyen non représenté» C.e moyen pourrait être un appareil de manipulation tel que celui foi est 35 illustré sur les brevets précités américain, britannique et français ou bien un dispositif situé côté opérateur extrayant d'un bloc, les cylindres de. travail en les tirant du laminoir. La remise en place des cylindres est réalisée d'une manière qui, au fond, est l'inverse; des opérations qui viennent ^d'être décrites, et pour cette raison, ou n'en donnera pas de 69 45626 6 2027726 description. Bien entendu l'invention n'est pas limitée au seul mode de réalisation décrit à titre d'exemple, mais elle couvre également d'autres réalisations qui n'en différeraient que par des 5 détails. 69 45626 7 2027726 BEVElkl>I GATIONS 1 ) Perfectionnement à un laminoir comportant deux colonnes, une fenêtre dans chaque colonne destinée à recevoir une paire de cylindres conjugués, munis d1 empoises à chaque extrémité, carac-5 térisé par le fait que le laminoir comporte des éléments liés à chaque empoise de l'un des cylindres, et s'étendant vers les empoises de l'autre cylindre, et par le fait qu'il comporte des moyens de liaison de ces éléments aux empoises de l'autre cylindre, ces moyens de liaison permettant un mouvement relatif vertical entre 10 les empoises en regard et comportant également une butée pour les empoises de l'autre cylindre, limitant le mouvement relatif et liant alors les mouvements des deux empoises en.regard» 2) Perfectionnement à un laminoir selon revendication 1, caractérisé par le fait qu'il est appliqué à un laminoir quarto à 15 une paire de cylindres de travail et une paire de cylindres df appui, tous également munis d'empoises à chaque extrémité, et par le fait que le laminoir comporte des éléments portés par les empoises de l'un des cylindres d'appui et se déplaçant avec elles, ces éléments supportant un dispositif de soutien des cylindres de travail 20 pendant les opérations d'extraction et de remise en place de ces cylindres de travail dans le laminoir» 3) Perfectionnement à un laminoir selon revendication 2, caractérisé par le fait que les éléments sont liés à chaque empoise de l?un des cylindres d'appui et s'étendent vers les aupoises de 25 l'autre cylindre d'appui, le dispositif de soutien des cylindres de travail étant monté sur les prolongements de ces éléments,. 4) Perfectionnement à un laminoir selon revendication. 3, caractérisé par le fait que les éléments liés aux empoises dr appui constituent une première série de bras liés chacun par une de 30 leurs extrémités à une empoise du cylindre d'appui supérieur de façon à être entraînés par le mouvement vertical de cette empoise, ces premiers bras supportant à leur autre extrémité des rails transversaux disposés entre les colonnes, et par le fait que le laminoir comporte une deuxième série de bras montés chacun s&r une empoise 35 du cylindre de travail supérieur et dirigés vers les empoises du cylindre de travail inférieur, des moyens d'appui montés à la partie inférieure de ces deuxième bras, et disposés au-dessus des rails, des moyens de liaison de ces deuxièmes bras aux empoises inférieures, de façon à permettre un mowaaent relatif entre les empoises, des 40 m0yens pour amener ces deuxièmes bras en butée sur les empoises du 69 45626 8 2027726 cylindre de travail inférieur, limitant le mouvement relatif et liant alors les mouvements des deux empoises en regard des cylindres de travail. 5) Perfectionnement à un laminoir selon revendication 4» 5 caractérise par le fait qu'il s'applique à un laminoir dont les colonnes comportent des bossages faisant saillie à l'intérieur des fenêtres et constituant une surface d'appui pour les empoises des cylindres de travail, ces bossages comportant chacun 'une ouverture verticale dans laquelle passe l'un des premiers bras, et par le 10 fait que les empoises des cylindres de travail comportent des surfaces d'appui conjuguées avec celles des bossages des colonnes. 6) fe-fectionnement à un laminoir selon revendication 4» caractérisé par le fait que chaque bras de la deuxième série comporte une ouverture dans laquelle est engagé un doigt formant sail- 15 lie sur l'empoise correspondante du cylindre de travail inférieur, cette ouverture permettant un mouvement relatif des empoises des cylindres de travail jusqu'à ce que le doigt vienne en butée à l'extrémité de l'ouverture. 7) Perfectionnement à un laminoir selon revendication 4» 20 caractérisé par le fait que la liaison de chacun des bras de la première série avec l'empoise correspondante du cylindre d'appui supérieur est réalisée de façon à permettre un mouvement relatif de ces deux éléments. 8) Perfectionnement à un laminoir selon revendication 4» 25 caractérisé par le fait que les empoises du cylindre d'appui supérieur sont liées à un dispositif d'équilibrage des cylindres leur donnant un mouvement vertical, et par le fait que les empoises du cylindre de travail inférieur comportent un dispositif à vérin pour écarter les cylindres de travail. 30 9) Perfectionnement à un la.mi.noir selon revendication 8, caractérisé par le fait que la longueur des bras de la première série est suffisante vis-à-vis de la position normale des cylindres de travail pour que, pendant le fonctionnement du laminoir, il subsiste un jeu entre les rails et les moyens d'appui montés sur wes 35 bras, et par le fait que la course du dispositif d'équilibrage du cylindre d'appui supérieur est suffisante pour compenser ce jeu, amener les rails au contact des moyens d'appui, soulever le cylindre de travail inférieur et l'écarter du cylindre d'appui inférieur, et permettre au cylindre de travail supérieur de se séparer de lui-même du 40 cylindre de travail inférieur.