La présente invention concerne des substituts du tabac, qui sont destinés à astre mastiqués et qui offrent un intérêt particulier pour aider une personne à se débarrasser de ltha- bitude de fumer et/ou å réduire son désir de fumer. L'administration de nicotine peut procurer une satisfaction et le procédé usuel consiste à fumer soit des cigarettes, soit des cigares, soit la pipe. Toutefois, le fait de fumer peut présenter un danger pour la santé, et il serait donc désirable de formuler un autre mode d'absorption de la nicotine d'une manière agréable que lton puisse utiliser pour faciliter la perte de l'habitude de fumer et/ou pour remplacer cette habitude. Des compositions contenant de la nicotine ou des alca roides exerçant un effet analogue et pouvant être mastiquées ou prisées, sont connues mais ne sont généralement pas très satis faisantes. Des exemples de ces compositions sont donnés dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique nO 875 026 et nO 904 521. Ces brevets concernent principalement l'incorporation d'un tabac en poudre fine, par exemple un tabac à priser, dans une gomme à mastiquer, mais llutilisation d'un extrait de tabac de composition non identifiée est également mentionnée. Toutefois, on a constaté que lorsque la nicotine ou un autre alcaloïde du tabac est incorporé dans une composition de gomme ordinaire du type dont l'usage est actuellement le plus répandu, la libération de l'alcaloIde a lieu très rapidement.Ceci est désavaD- tageux pour deux raisons : Premièrement, 1'alcaloSde étant libéré trop rapidement, les concentrations de l'alcaloIde dans le sang sont plus fortes que celles qui sont produites lorsqu'on fume normalement, et deuxièmement, le produit de remplacement en question a un effet trop court. La présente invention vise à offrir une composition pouvant être mastiquée, dans laquelle un alcaloïde du tabac tel que la nicotine ou un alcalolde apparenté, est libéré lentement, la composition imitant ainsi de manière satisfaisante l'effet de l'administration de nicotine par la fumée du tabac. L'expression "alcaloïde du tabac utilisée dans le présent mémoire désigne la nicotine ou un alcaloïde analogue d la nicotine, tel que la aornicotine la lobéline, etc., sous la forme de la base libre ou la forme du sel d'addition d'acide acceptable du point de vue pharmecologique. Les alcaloïdes de plantes de ce type peuvent être extraits d'espèces du genre Nicotiana, qui est une source de nicotine ou de nornicotine de même que d'espèces du genre Lobelia et de la famille des Lobeliaceae (tabac indien), qui sont des sources de lobéline. Un substitut idéal du tabac sous la forme d'une gomme à mastiquer doit avoir les propriétés suivantes (a) la libération de l'alcaloIde du tabac doit avoir lieu assez uniformément pendant une période de temps qui ne doit pas être trop courte, (b)la libération de l'alcaloSde du tabac doit avoir lieu assez uniformément, même lorsqu'on utilise des compositions différentes de gomme, (c) il doit être possible, sans modifier la composition de la gomme, de faire varier la vitesse de libération de l'al caloSde du tabac ; par exemple, lorsqu'on utilise de plus faibles quantités de l'alcaloide,il peut être désirable d'accrottre légèrement la vitesse de libération pour procurer une meilleure satisfaction à la personne utilisant le substitut en question, (d) l'alcaloSde libéré doit produire -une "impression de fumée" non seulement après l'absorption dans le courant sanguin, mais aussi dans la bouche. Ceci est très important, parce que si l'alcaloTde est absorbé sans produire beaucoup de sensation dans la bouche, ceci peut conduire à l'utilisation excessive du substitut avec une moindre satisfaction et finalement rétablir l'habitude de fumer. (3) le procédé d'incorporation de l'alcaloïde dans la gomme à mastiquer doit autre facile à mettre en oeuvre et doit aussi assurer une distribution sensiblement uniforme de l'al- calorie dans la gomme. La Demanderesse vient de découvrir que tous les avantages indiqués ci-dessus peuvent être obtenus si l'on incorpore en une quantité efficace pour produire la sensation de la fumée du tabac, un alcalose du tabac, soit sous la forme base, soit sous la forme sel, dans des compositions de gomme à mastiquer, ayant une concentration relativement forte en gomme de base. En fait, on envisage d 'utiliser des compositions de gomme dont la concentration en gomme de base est d'au moins environ 40 % en poids, 1'alealoIde étant dispersé dans la gomme. De préférence, la compo- sition de remplacement du tabac conforme å l'invention est rendue acide par l'addition d'un agent acidifiant acceptable du point de vue pharmacologique.Dans une variante de réalisation,un complexe de l'alcalolde et d'une matière adsorbante susceptible de régénération, comprenant l'alcaloSde ou l'un de ses sels d'addition d'acides lié ou fixé par sorption B une matière adsorbante susceptible de régénération telle que la silice finement divisée, la silice amorphe, le silicate de magnésium, le silicate de calcium, le kaolin, des argiles, des alumino-silicates cristallins, la bentonite macaloVde, le carbone activé, l'alumine, l'hydroxyl- apatite, etc., est incorporé dans les compositions i mastiquer A base de gomme, dont la concentration en gomme de base est relativement élevée. L'alcaloIde peut être lié 8 la matière adsorbante soit par absorption, soit par adsorption, soit des deux façons, le terme "sorbé" utilisé dans le présent mémoire désignant l'un ou l'autre de ces deux mécanismes de liaison. De mEmessdans cet exemple de réalisation,la composition de remplacement du tabac est de préférence acide. La quantité d'alcaloIde de tabac tel que la nicotine, la nornicotine, la lobéline ou leurs mélanges, qui est présente par élément unitaire de gomme à mastiquer peut varier dans une large gamme,et l'alcaloide peut titre présent en une quantité comprise entre environ 0,05 et 2 % en poids sur la base du poids de la gomme de base et exprimée en base libre. Habituellement, un élément unitaire de gomme à mastiquer contient environ 1 à environ 10 milligrammes d' un alcaloïde. Chaque élément unitaire de gomme contient de préférence environ 1 à environ 5 milligrammes d'alcaloide. Le poids total d'une unité de gomme à mastiquer peut varier entre 0,5 et 4 g environ. Le poids de chaque élément unitaire de gomme à mastiquer n'est pas déterminant aux fins de la présente invention, mais on le choisit simplement sur la base de la commodité de fabrication, de la facilité de la vente et, naturellement, de la facilité d'absorption par voie orale. L'élément unitaire de gomme à mastiquer peut revêtir toute forme désirée, par exemple la forme d'une tablette, d'une bille, etc. Habituellement, le poids de chaque unité de gomme se situe dans la gamme d'environ 1 à environ 3 g. Lorsque l'alcaloSde est incorporé dans la masse de gomme à mastiquer, conformément à la présente invention, il est possible d'utiliser une grande variété de compositions de gomme à mastiquer pour autant que la concentration en gomme de base est relativement forte. On peut faire varier la vitesse de libération de I'alca bide de la composition en jouant sur la quantité d'alcaloIde que l'on incorpore dans une quantité donnée de gomme, soit séparément, soit en liaison avec une quantité donnée de'la matière adsorbante. Une quantité relativement plus forte d'alcaloIde présent dans la composition donne une libération plus rapide et vice versa. On entend désigner par l'expression "libération lente" utilisée dans le présent mémoire, le fait que la majeure partie de l'alcalolde est libérée de la composition de remplacement du tabac d'une façon sensiblement uniforme en une période de plusieurs minutes,et de préférence d'au moins 10 minutes. On préfère notamment que le temps de libération soit d'au moins 20 minutes. Il est connu d1une façon générale que la nicotine est absorbée par les membranes muqueuses sous la forme de nicotine base. On vient de découvrir que la "sensation de fumée" est plus faible si- 1' alcaloTde est libéré de la gomme sous la forme de la base. On suppose que ceci est dt au fait que l'alcaloIde est absorbé très facilement au niveau du site de mastication, c'est-à-dire la partie de la bouche qui est en contact direct avec la gomme à mastiquer. Ainsi, une quantité relativement faible de l'alcaloTde est seule transportée vers d'autres parties de la bouche, y compris la gorge. La gorge semble être très sensible à la nicotine.Si la nicotine est libérée sous la forme du cation, l'absorption nta pas lieu si rapidement, ce qui permet à une certaine quantité de la nicotine d'atteindre d'autres parties de la cavité bucale, y compris la gorge, et on obtient certaines des sensations procurées par la fumee, y compris une légère sensation de brfllure, que le fumeur apprécie en général réellement, te composant"gomme à mastiquer"des compositions de l'in- vention peut être de toute nature convenable et il s'agit de préférence d'une gomme d'un type généralement disponible dans le commerce.Par exemple, il peut s'agir d'une gomme de base d'origine naturelle ou synthétique. tes gommes de base d'origine naturelle comprennent par exemple les gommes Chicle, Jelutong, Lechi di Caspi, Soh, Siakj Katiau, Sorwa, Balata, Pendare, Perillo, Malaya et Percha, le caoutchouc naturel tel que le caoutchouc crêpe, le Latex et les feuilles, et des résines naturelles telles que dammar et Mastic. Des gommes synthétiques de base comprennent l'acétate polyvinylique ("Vinnapas", la gomme de base vendue dans le commerce sous le nom de "Dreyco"; des esters polyvinyliques, le polyisobutylène et des latex butadiène-styrène non toxiques entre autres.Des émollients (plastifiants) sont incorporés de la façon classique dans la gomme de base à mastiquer du commerce pour aider à réduire la viscosité du mélange de gomme à une consistance désirable et pour améliorer la texture. Certains des émollients ou plastifiants usuels comprennent la lécithine, la lanoline, l'huile de graine de coton hydrogénée, le pétrole, l'huile d'olive, la vaseline, la cire de Carnauba, la cire de Candelilla, la paraffine, la cire d'abeilles, l'acide stéarique, le monostéarate de glycéryle, la glycérine, le miel, le propylène-glycol, l'hexylène-glycol et le sorbitol. Ces émollients se comportent également comme agents de rétention de l'humidité. Divers autres additifs facultatifs de la composition de gomme à mastiquer comprennent le cérélose, le mannitol, le malt enzymatique, l'amidon, le carbonate de calcium, le talc, le cacao dégraissé, les substances aromatiques et les colorants alimentaires.Un sucre sous la forme de saccharose et de glucose du commerce (sirop de glucose) constitue la majeure partie de la formule de la gomme à mastiquer, mais des compositions de gomme à mastiquer totalement exemptes de sucre et/ou de glucose ont un comportement équivalent dans la présente invention. Aux fins de la présente invention, le composant "gomme à mastiquer'1 peut titre formulé avec les constituants suivants, tui sont pr-ésents en quantités variables. ta gomme de base peut être d'origine naturelle ou synthétique, de préférence d'origine synthétique, et peut être présente dans la formulation de gomme à mastiquer en une quantité comprise dans la gamme d'environ 40 à environ 80 %, de préférence environ 50 à environ 80 / et notamment environ 60 à environ 75 % en poids. Du sucre en poudre, de préférence du sorbitol en poudre, peut entre présent en une quantité comprise dans la gamme d'environ 15 à environ 50, de préférence d'environ 16 à environ 40, et notamment 20 à environ 32 % en poids. Du sirop de glucose titrant habituellement environ 41 à 460Baumé, de préférence sous la forme d'une solution aqueuse de sorbitol à 70 %, peut autre présent en une quantité comprise dans la gamme d'environ 4 à environ 15, de préférence environ 4 à environ 10, et notamment d'environ 5 à environ 8 % en poids. Il existe des formules spéciales de gomme à mastiquer, par exemple des compositions exemptes de sucre, dont la concentration en gomme de base atteint 80 %, de préférence d'origine synthétique (Préparation 1, ci-dessous). Des variations de la consistance, d'une part la consistance préliminaire au début de la mastication et d'autre part, la consistance secondaire après une certaine mastication, s'obtiennent par simple variation des quantités et proportions de la formule indiquée ci-dessus. La consistance et le pouvoir collant de la gomme à mastiquer peuvent être influencés par 11 addition de diverses substances, comme mentionné ci-dessus. Des compositions conformes à la présente invention peuvent entre obtenues par simple mélange de la gomme à mastiquer avec l'alcaloïde ou son sel, de préférence avec un excès d'un agent acidifiant correct. Avant l'addition de tout composant solide, excepté la gomme de base, il est désirable de procéder tout d'abord à un broyage et à un tamisage du composant solide, de manière à assurer une distribution correcte. lie mélange est de préférence effectué à une température élevée convenable en fonction de la viscosité de la gomme à mastiquer que l'on utilise, parce que lté-lévation de la températurekéduit la viscosité de la gomme en permettant ainsi la distribution uniforme et intime, dans la gomme à mastiquer, de l'alenloIde ou de son sel ainsi que d'un excès de l'acide, le cas échéant. En ce qui concerne les complexes alcalolde-matière adsorbante indiqués ci-dessus, la teneur en nicotine ou en autre alcaloïde dans le complexe peut aller d'environ 2 à environ 60 % et de préférence d'environ 5 à environ 35 % en poids. La quantité exacte d'alcaloIde ou de mélanges d'alcaloTde liés à la matière adsorbante se détermine principalement par les condition utilisées dans la formulation des compositions et, naturellement par le type de matière adsorbante que l'on utilise0 Le complexe contenant un alcaloïde lié à la matière adsorbante est de préférence préparé dans un appareil spécial. Le complexe solide ainsi préparé est facile à manipuler et réduit au minimum les dangers auxquels le personnel peut entre exposé dans la fabrication de la gomme à mastiquer obtenue comme produit final. Le complexe se comporte également comme un lubrifiant, en facilitant ainsi le mélange des différents ingrédients dans la masse de gomme. Un produit homogène est aisément obtenu de cette manière. Dans la formulation des compositions de l'invention avec un complexe alcaloïde-matière adsorbante si le complexe est initialement sous la forme d'une matière adsorbante en particules relativement petites, il peut entre mélangé directement avec la gomme. Toutefois, si le complexe est sous la forme d'une matière adsorbante relativement grossière, il est alors désirable de procéder tout d'abord à un broyage et un tamisage de ce complexe. Toutefois, la grosseur des particules de complexe dans la gomme doit être assez faible pour ne pas provoquer de détérioration des dents. Dans la'formulation des compositions avec les divers complexes alcaloIde-matière adsorbante individuellement ou sous la forme de mélanges de plusieurs alcaloïdes, le rapport du poids de complexe au poids total de la gomme n'est pas déterminant, pour autant que la quantité désirée d'alcaloïde est présente, mais il varie entre une gamme supérieure et une gamme inférieure plus appropriée, spécifique de la fabrication que l'on utilise. Les compositions dans lesquelles le complexe alcaloïde-matière adsorbante est présent en une quantité d'environ 0,1 à 10 % en poids par rapport au poids total de la gomme, de préférence environ 0,2 à 5 %, et notamment environ 0,5 à 2 % sont intéressantes à utiliser. Il convient de formuler les compositions de la présente invention en même temps qu'on incorpore tous additifs tels que sirop de glucose, sucre, sorbitol et substances aromatiques dans la gomme à mastiquer de base. Ainsi, par exemple, la composition peut entre formulée dans un récipient convenable tel qu'un mélan- geur à chemise de vapeur d'eau que l'on chauffe, puis la gomme de base est ajoutée et malaxée jusqu'à ce qu'elle-soit sui- fisamment exempte de grumeaux. Ensuite, on évapore dans la base du sorbitol ou du sirop de glucose et du sucre.En fonction des propriétés physiques de l'agent acidifiant qui est par exemple un acide acceptable du point de vue pharmacologique que l'on peut incorporer comme autre ingrédient conformément à l'invention, il convient d'ajouter cet acide, par exemple dans le cas de l'acide sulfurique, avec la partie liquide de sorbitol ou avec le sirop de glucose. Dans le cas par exemple de l'acide malique, il convient d'ajouter cet acide avec la partie solide en poudre de sorbital ou de sucre. Finalement, des substances aromatiques, des substances émollientes et d'autres additifs sont versés dans la masse et convenablement distribués. La masse est refroidie, laminée, soumise à un effet d'estimation, et après durcissement suffisant, elle est enrobée éventuellement, avant l'emballage final et l'analyse. Des chambres d'humidité réglée assurent l'existence d'une teneur convenable en humidité et empêchent le "ressuage" de la gomme. n est préférable de chauffer juste assez pour ramollir suffisamment la gomme de base pour le mélange. L'addition de sucre et le sirop tend à abaisser la température et les divers alcaloïdes ou leurs divers sels, avec éventuellement la substance aromatique, ne sont ajoutés que lorsque le mélange s'est suffisamment refroidi. Ceci réduit au minimum à un degré notable les pertes incontrôlables de teneur en alcaloïde et/ou en substance aromatique. Comme on l'a mentionné ci-dessus, il est préférable que les compositions de remplacement du tabac conformes à l'invention soient acides. Ceci est désirable pour favoriser l'impression de fumer que procurent les compositions de l'invention,parce que dans un milieu acide, l'équilibre nicotine-cation nicotine-base, c'est-à-dire en réduisant davantage la vitesse d'absorption de la nicotine au site de mastication et en permettant à une petite quantité de nicotine libérée d'atteindre d'autres parties de la cavité bucale y compris la gorge.On a trouvé qu'il est désirable, aux fins de la présente invention, de maintenir le pH au site de mastication, pendant la mastication, à une valeur inférieure à 7, et de préférence comprise dans la gamme d'environ 5 à environ 4, par incorporation dans la composition d'un agent acidifiant acceptable du point de vue pharmacologique. Dans une forme préférée de réalisation de l'invention, lorsqu'on utilise un complexe d'alcaloïde et de matière adsorbante, cette dernière n'est que partiellement chargée de nicotine ou d'alcaloïde analogue lorsqu'elle est incorporée dans une composition de remplacement du tabac, conforme à l'invention, et elle est également chargée d'un acide pouvant entre libéré ou désorbé, qui représente un agent acidifiant. Lorsqu'une telle composition est mastiquée, l'acide est également libéré de la matière adsorbante et le pH de la salive au site de mastication est réduit. Cette réduction de pH influence à son tour l'équilibre acide-base comme indiqué ci-dessus. De même, ii est possible de mélanger une matière adsorbante entièrement chargée de nicotine avec une résine d'échange cationique sous sa forme acide qui libère des ions hydrogène par mastication pour conférer l'acidité désirée au site de mastication, ou de mélanger une matière adsorbante entièrement chargee de nicotine avec un acide organique ou minéral acceptable du point de vue pharmacologique, ou de mélanger une matière adsorbante entièrement chargée de nicotine avec une combinaison d'une résine d'échange cationique sous sa forme acide et d'un sel organique ou minéra4acceptable du point de vue pharmacologique. Dans une autre forme préférée de réalisation de l'invention, un échangeur cationique sous sa forme ionique hydrogène est introduit dans la composition de gomme contenant l'alcaloIde pour donner l'acidité désirée. Lorsqu'on mastique une telle composition, des ions hydrogène sont libérés de l'échangeur cationique et le pH de la salive au site de mastication est réduit, cette réduction de pH influençant à son tour l'équilibre acide-base. Dans une autre forme de réalisation, la composition de gomme contenant l'alcaloide est mélangée avec un acide organique ou minéral, acceptable du point de vue pharmacologique ou avec une combinaison d'une résine d'échange cationique sous sa forme acide avec un sel organique ou minéral, acceptable du point de vue pharmacologique. Les propriétés et les caractéristiques de quatre résines d'échange cationique qui se sont montrées particulièrement intéressantes à utiliser dans la présente invention sont données ciaprès NO Nom Fabricant "Amberlite" IRP 64 Rohm & Raas Co., Philadelphie 2 "Amberlite" IRP 64M Rohm & Haas Co., Philadelphie 3 "Amberlite" IRP 69M Rohm & Haas Co., Philadelphie 4 "BIO-REX" 63 BIO-RAD Lab., Richmond, Californie N Type ~ ~ Groupes fonctionnels 1 Type méthacrylique faiblement carboxyliques R.COO-H+ acide 2 Type méthacrylique faiblement carboxyliques B.COO-H+ acide 3 Type polystyrène fortement sulfoniques R.S03 H acide '3 4 Type polystyrène d'acidité phosphoniques R. PO intermédiaire N0 Forme ionique Réticulation. % de divinylbenzène 1 hydrogène Non publiée, mais conformément aspires du fabricant,cette résine"bien qu'elle soit une résine du type gel" réagit comme une "résine de porosité rela tivement forte 2 hydrogène Comme en 1 ci-dessus 3 forme sodium convertie Non publiée, mais conformément aux dires en forme hydrogène du fabricant,cette résine réagit comme résine de "porosité classique pour un gel" 4 forme sodium convertie Non publiée, mais aux dires du fabri en forme hydrogène cant, cette résine réagit comme résine de "grande porosité" N0 Valeur apparente de pK en Capacité d'échange méq/g de résine solution de chlorure de séchée à l'étuve ~ Dotassium 1M ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ 1 environ 6,0 10,3 2 environ 6,0 10,3 3 environ 1,3 5,2 4 non publié 6,6 N Grosseur des particules G Eau étrangère % 1 150-40 Maximum 5,0 2 95 46 % La quantité d'acide acceptable du point de vue pharmacologique présente dans l'un quelconque des cas précédents peut se situer dans la gamme d'environ 1,5 à environ 10 de préférence d'environ 1,5 à environ 6, et notamment d'environ 2 à environ 4 équivalents d'acide par mole d'alcaloide base. Rapportée à l'alca loïde présent sous la forme du sel neutre, la quantité d'acide présente peut entre comprise dans la gamme d'environ 0,5 à environ 9, de préférence d'environ 0,5 à environ 5, et notamment d'environ 1 à environ 3 équivalents d'acide par mole de sel neutre de l'al caloie. Aux fins de la présente invention, les acides qu'il convient d'utiliser sont des acides minéraux tels que l'acide chlorhydrique, l'acide sulfonique, l'acide phosphorique, etc. de même que des acides organiques tels que les acides succinique, iumarique, glutarique, adipique, malique, tartrique, ascorbique, citrique, des mélanges des acides indiqués ci-dessus, etc. On préfère les acides organiques. L'acide ou les acides peuvent être incorporés directement dans la composition de gomme à tout stade convenable de sa formulation ou mélangés préalablement avec une partie hydrosoluble de la composition, par exemple avec le sorbitol, puis incorporés dans la composition de gomme. On donne ci-après quelques préparations et quelques exemples qui illustrent la présente invention. Préparations conformes à l'invention Préparation 1 en poids Gomme synthétique de base 73,7 Sorbitol en poudre 19,8 Sorbitol en solution aqueuse à 70 ss 3,8 Glycérine 0,7 Essence aromatique 2,0 Préparation 2 Gomme synthétique de base 55,0 Sorbitol en poudre 34,0 Sorbitol en solution aqueuse à 70 % 8,9 Glycérine 0,6 Essence aromatique 1,5 PréParation 3 Gomme naturelle de base 40,0 Sucre en poudre 46,7 Sirop de glucose à 45 Baumé 11,7 Glycérine 0,5 Essence aromatique 1,1 PréParation non conforme à l'invention PréParation 4 Gomme naturelle de base 22,0 Sucre en poudre 64,0 Sirop de glucose à 450 Baumé 14,0. Les exemples suivants illustrent les compositions conformes à l'invention. Chacune de ces compositions se prépare par chauffage de la gomme de base dans une bassine, puis addition de divers additifs, selon le procédé général décrit ci-dessus. Exemple 1 1000 pièces de gomme à mastiquer contenant chacune 2 mg de nicotine sous la forme du d-tartrate acide de nicotine (C10H14N2.2C4H6O6.2H2O). Masse de gomme à mastiquer conforme à la préparation 1 1994 g d-tartrate acide de nicotine 6,16 g Exemple 2 1000 pièces de gomme à mastiquer contenant chacune 4 mg de nicotine sous la forme du dichlorhydrate de nicotine (C10% 4N2.2HCl). Masse de gomme à mastiquer conforme à la préparation 1 991 g Nicotine à 100 % (C10H4N2) 4,0 g Acide chlorhydrique à 38 % 4,73 g Exemple 3 1000 pièces de gomme à mastiquer contenant chacune 4 mg de nicotine sous la forme sulfate neutre de nicotine ((C10% 4N2)2. H2S04) et un excès d'acide (4,8 équivalents/mole de sel d'alcaloïde), présent sous la forme de l'échangeur cationique "Amberlite" IRP 64M (forme ionique hydrogène). Masse de gomme à mastiquer conforme à la préparation 1 987 g Nicotine à 100 % 4,0 g Acide sulfurique à 95 % 1,28 g "Amberlite IRP 64M, 9,9 méq/g 12,0 g Exemple 4 1000 pièces de gomme à mastiquer contenant chacune 3 mg de nicotine sous la forme sulfate neutre de nicotine (C10H14N2)2.H2SO4) et un excès d'acide (4,8 équivalents/mole de sel alcaloïde), présent comme acide adipique. Masse de gomme à mastiquer, conforme à la préparation 1 1490 g Nicotine à 100 % 3,0 g Acide sulfurique à 95 % 0,96 g Acide adipique 6,5 g Exemple 5 1000 pièces de gomme à mastiquer contenant chacune 2 mg de nicotine sous la forme base et un excès d'acide (5,8 équivalents/mole d'alcaloïde), présent comme échangeur cationique "Amberlite" IRP 69 M sous la forme ionique hydrogène. Masse de gomme à mastique conforme à la préparation 1 983 g Nicotine à 100 % 2,0 g "Amberlite" IRP 69M, 4,8 méq/g 14,9 g Exemple 6 1000 pièces de gomme à mastiquer contenant chacune 2 mg de nicotine sous la forme base ainsi que 1 mg de nornicotine sous la forme base et un excès d'acide (6 équivalents/mole d'al caloïde)présent comme acide succinique. Masse de gomme à mastiquer conforme à la préparation 2 490 g Nicotine à 100 % 2,0 g Nornicotine à 100 % (CgH12N2) 1,0 g Exemple 7 1000 pièces de gomme à mastiquer contenant chacune 1 mg de nicotine comme base et un excès d'acide (10 équivalents/mole d'alcaloSd0, présent comme acide fumarique. Masse de gomme à mastiquer conforme à la préparation 2 995 g Nicotine à 100 % 1,0 g Acide fumarique 3,58 g Exemple 8 1000 pièces de gomme à mastiquer contenant chacune 5 mg de nitotine sous la forme base et un excès d'acide (1,5 équivalent/mole d'alcaloïde), présent comme acide chlorhydrique. Masse de gomme à mastiquer conforme à la préparation 2 990 g Nicotine à 100 % 5,0 g Acide chlorhydrique à 38 % 4,44 g Exemple 9 1000 pièces de gomme à mastiquer contenant chacune 1 mg de nicotine comme base ainsi que 1 mg de lobéline comme base et un excès d'acide (8 équivalents/mole d'alcaloïde), présent comme acide adipique. Masse de gomme à mastiquer conforme à la préparation 3 2993,0 g Nicotine à 100 % 1,0 g Lobélie à 100 % (C22H27NO2) 1,0 g Acide adipique 5,34 g Exemple 10 1000 pinces de gomme à mastiquer contenant chacune 3 mg de nicotine comme base et un excès d'acide (4 équivalents/mole d'alcaloïde), présent comme citrate monosodique. Masse de gomme à mastiquer conforme à la préparation 1 989,0 g Nicotine à 100 % 3,0 g Citrate monosodique 7,93 g Exemple 11 1000 pièces de gomme à mastiquer contenant chacune 2 mg de nicotine comme base et un excès d'acide (3 équivalents/mole d'alcaloïde), présent comme phosphate monosodique. Masse de gomme à mastiquer conforme è la préparation 1 1996,0 g Nicotine à 100 % 2,0 g Phosphate monosodique 2,22 g Exemple 12 1000 pièces de, gomme d mastiquer contenant chacune 3 mg de nornicotine comme base et un excès d'acide (4 équivalents/mole d'alcaloIde), présent comme acide malique. Masse de gomme à mastiquer conforme à la préparation 1 1492,0 g Nornicotine à 100 % 3,0 g Acide malique 5,43 g. Exemple 17 1000 pièces de gomme à mastiquer contenant chacune 2 mg de nicotine comme base et un excès d'acide (6 équivalents/mole d'al caloSde) présent sous la forme d'un mélange d'acide malique et d'acide adipique. Masse de gomme à mastiquer conforme à la préparation 1 993,0 g Nicotine à 100 % 2,0 g Acide malique 2,48 g Acide adipique 2,71 g Exemple 14 1000 pièces de gomme à mastiquer contenant chacune 2 mg de lobeline comme base et un excès d'acide (8 équivalents/mole d'al calorie) présent comme fumarate monosodique. Masse de gomme à mastiquer conforme à la préparation 2 1491,0 g Lobeline à 100 % 2,0 g Fumarate monosodique 6,54 g Essais de mastication Les gommes à mastiquer des exemples suivants se réfèrent à une formulation préparée conformément à la préparation 1. Chaque unité ou pièce de gomme à mastiquer est composée de 1,0 g de cette masse. Exemple 15 Une gomme à mastiquer contenant un complexe à 10 %o est obtenue à partir de 3 mg de nicotine liée à de l'acide silicique. Masse de gomme à mastiquer conforme à la préparation 1, 1000 pièces de gomme par 1970 g de la masse, 30,0 g de complexe acide siliciquenicotine à 10 %. Exemple 16 Gomme à mastiquer contenant un complexe à 10 %, obtenu à partir de 2,5 mg de nicotine liée à de l'acide silicique, ainsi qu'un complexe à 20 fo obtenu à partir de 2,5 mg de nicotine liée à de l'acide silicique. Masse de gomme à mastiquer conforme à la préparation 2, 1000 pièces de gomme par 1835 g de masse. 25,0 g de complexe acide silicique-nicotine à 10 %'. 12,5 g de complexe acide silicique-nicotine à 20 %e Exemple 17 Gomme à mastiquer contenant un complexe à 30 % obtenu à partir de 1 mg de nicotine liée à de l'acide silicique. Masse de gomme à mastiquer conforme à la préparation 3, 1000 pièces de gomme par 3325 g de masse. 3,33 g de complexe acide silicique-nicotine à 30 %. Exemple 18 Gomme à mastiquer contenant un complexe à 30 % obtenu à partir de 2 mg de lobéline liée à de l'acide silicique. Masse de gomme à mastiquer conforme à la préparation 3, 1000 pièces de gomme par 3325 g de masse. 6,67 g de complexe d'acide silicique-lobéline à 30 %. Exemple 19 Gomme à mastiquer contenant un complexe à 20 %, obtenu à partir de 1 mg de lobéline liée à de l'acide silicique, et complexe à 35 % obtenu à partir de 1 mg de nicotine liée à de l'acide silicique. Masse de gomme à mastiquer conforme à la préparation 1, 1000 pièces de gomme par 1565 g de masse. 5,0 g de complexe d'acide silicique - lobéline à 20 %. 2,86 g de complexe d'acide silicique - lobéline à 35 %. Exemple 20 Gomme à mastiquer contenant un complexe à 10 % obtenu à partir de 5 mg de nornicotine liée à de l'acide silicique. Masse de gomme à mastiquer conforme à la préparation 2, 1000 pièces de gomme par 450 g de masse. 50,0 g de complexe d'acide silicique à 10 % de nornicotine. Exemple 21 Gomme à mastiquer contenant un complexe à 15 a/O obtenu à partir de 2 mg de nicotine liée à de 11 acide silicique ainsi qu'un complexe à 10 ; obtenu à partir de 1 mg de nornicotine liée à de l'acide silicique. Masse de gomme à mastiquer conforme à la préparation 1, 1000 pièces de gomme par 2975 g de masse. 13,33 g de complexe d'acide silicique et de nicotine à 15 %. 10,0 g de complexe d'acide silicique et de nornicotine à 10 %. La préparation de gommes à mastiquer contenant les divers autres complexes d'alcaloide et des matières absorbantes mentionnés dans le présent mémoire, soit séparément, soit en mélanges, est effectuée à la manière des exemples précédents, avec seulement de légères variantes qui sont bien connues de tout spécialiste dans le domaine de la préparation de gommes à mastiquer. Exemple- 22 Gomme à mastiquer contenant 4 mg de nicotine sous la forme de sulfate de nicotine neutre et un excès d'acide (4,8 éq'x'valents/ mole de sel d'alcaloSde) présent comme échangeur cationique "Amberlite" IRP 64M sous la forme ionique hydrogène. Temps de mastication, minutes Quantité moyenne de nicotine libérée, % O O 2 0,56 5 1,44 10 2,83 20 3,95 Exemple 23 Gomme à mastiquer contenant 4 mg de nicotine sous la forme de dichlorhydrate de nicotine, c'est-à-dire 2 équivalents d'acide/ mole d'alcalorde. Temps de mastication, minutes Quantité moyenne de nicotine libérée, mg 0 0 2 0,48 5 1,44 10 2,68 20 3,88 On a constaté qu'il est possible d'obtenir une libération prolongée assez uniforme d'une gomme à mastiquer pendant la mastication, pourvu que l'alcaloSde ou son sel soit incorporé dans une formule de gomme à mastiquer contenant un pourcentage suffisamment fort de gomme de base. Parmi ces compositions à mastiquer, celles qui contiennent un excès d'acide sont plus satisfaisantes comme substituts de tabac, du fait qu'elles procurent une "sensation de fumée" plus prononcée. La préparation de gommes à mastiquer contenant d'autres ingrédients de formulation, comme indiqué dans le présent mémoire, peut être effectuée à la manière des exemples précédents, avec seulement quelques légères variantes bien connues de tout spécialiste en matière de fabrication de gommes à mastiquer. Le tableau I suivant est une récapitulation de résultats expérimentaux qui indiquent la quantité de nicotine libérée en fonction du temps. TABLEAU I Quantité libérée de nicotine, ,' en poids, en fonction du temps . . . . . . . P- w w w omposition Ai BI A2 B1 B2 C1 C2 D Temps, mn 2 9,' 42 15 i0 79 % 14,' 78,' 12 s 5 30 58 ,' 28 % 87 ,' 36 Cib 87 % 36 46 111111111 -% - 66 % 59 ffi 91 % 71 % 93 % 67 % 20 95 ,' 88 ,' 89 i0 100 P 99 ,' îoe ,' 97 si Al - Gomme à mastiquer contenant 4 mg de nicotine-base et 1 g de masse de gomme à mastiquer ayant une forte concentration en gomme de base, préparée conformément à la préparation 1.La libération est provoquée par mastication. On observe une lé gère sensation analogue à celle que procure la fumée. A2 - Gomme à mastiquer contenant 4 mg de nicotine-base et 3 g de masse de gomme à mastiquer ayant une faible concentration en gomme de base, préparée conformément à la préparation 4. Libé- ration provoquée par mastication. La vitesse initiale de libé ration de la nicotine que l'on observe est trop grande pour que cette composition convienne comme substitut du tabac. 31 - Gomme à mastiquer contenant 4 mg de nicotine sous la forme de sulfate neutre de nicotine et 1 g de masse de gomme à mas tiquer ayant une forte concentration en gomme de base, prépa rée conformément à la préparation 1. Libération provoquée par mastication. On observe une sensation modérde analogue à celle que procure le tabac. B2 - Gomme à mastiquer contenant 4 mg de nicotine sous la forme de sulfate neutre de nicotine et 3 g de masse de gomme à masti quer à faible concentration en gomme de base, préparée confor miment à la préparation 4. La libération est provoquée par mastication. La vitesse initiale de libération que l'on obser ve est trop grande pour que cette composition convienne comme substitut du tabac. C1 - Gomme à mastiquer contenant 4 mg de nicotine comme sulfate neutre de nicotine et un excès d'acide (4,8 équivalents d'échangeur cationique "Amberlite" IRP 64M sous la forme io nique hydrogène, par mole de sel d'alcaloSde) et 1 g de masse de gomme à mastiquer ayant une forte concentration en gomme de base, préparée conformément à la préparation 1. La libéra tion est provoquée par mastication. On observe une sensation très prononcée analogue à celle que procure la fumée. C2 - Gomme à mastiquer contenant 4mg de nicotine sous la forme de sulfate neutre de nicotine et un excès d'acide (4,8 équiva lents d'échangeur cationique "Amberlite" IRP 64M sous la forme ionique hydrogène par mole de sel d'alcaloide) et 3 g de mas se de gomme à mastiquer à faible concentration en gomme de base, préparée conformément à la préparation 4. Libération provoquée par mastication. La vitesse initiale de libération que l'on observe est trop forte pour que cette composition convienne comme substitut du tabac. D - Gomme à mastiquer contenant 4 mg de nicotine sous la forme de dichlorhydrate de nicotine (c'est-à-dire contenant 2 équi valents d'acide par mole d'alcaloïde) et 1 g de gomme à mas tiquer à forte concentration en gomme de base, préparée con formément à la préparation 1. La libération est provoquée par mastication. On observe une sensation très prononcée ana logue à celle que procure la fumée. Il ressort nettement des résultats donnés sur le tableau précédent que la présence d'une forte concentration en gomme de base est essentielle pour produire une composition de remplacement du tabac permettant une libération prolongée sensiblement uniforme de l'alaloïde, soit sous la forme d'une base, soit sous la forme d'un sel. De plus, dans les compositions Cl et D, la présence d'un excès d'acide procure une sensation plus prononcée de fumée. Dosage de la nicotine dans la gomme à mastiquer Appareil : spectrophotomètre Beckman DU. Méthode de dosage : On homogénéise une pièce de gomme à mastiquer avec 20 g de sable de mer dans un mortier, sous une couche d'éther. On transfère le mélange homogène dans une colonne de verre dont la base est bouchée avec un tampon de laine de verre. On effectue l'élution de la colonne avec environ 100 ml d'éther et on recueille l'éluat dans une ampoule à décanter. La colonne est débarrassée autant que possible de l'éther. On extrait l'éther dans l'ampoule à décanter avec 3 fois 15 ml d'acide chlorhydrique 0,1N et on rassemble les extraits dans une fiole jaugée de 250 mi. On jette ensuite la phase d'éther. On élue la colonne à présent pratiquement sèche avec de l'acide chlorhydrique 0,1N en faisant arriver l'éluat dans la fiole contenant les extraits rassemblés, jusqu'à ce que le volume total atteigne 250 mi. On effectue la lecture d'absorption au spectrophotomètre à 259 (max.), 236 (min.) et 282 mu. Calcul : cor. = maux. /2 (Ezin. E282) E1cm (corr.) a été étalonné à 338 E x 1000 x 250 corr. = mg de nicotine/pièce de gomme 338 x 100 à mastiquer La méthode peut êtrs-appliquée également au dosage de la nicotine résiduelle. Un exemple détaillé de préparation d'une composition de remplacement du tabac est donné ci-après. Exemple 24 On place environ 400 g de gomme naturelle de base dans un mélangeur à chemise chauffante équipé d'agitateurs. On chauffe le mélangeur à la vapeur d'eau sous pression d'environ 1,05 bar. Les agitateurs sont périodiquement mis en marche pour retourner la gomme de base. On choisit une basse pression de vapeur pour empocher la surchauffe de la base. Après que la base a complètement fondu, on arrête le passage de la vapeur dans le mélangeur et on fait passer de l'eau froide dans la chemise pour abaisser la température du contenu à 50C environ. On ajoute ensuite 460 g de sucre en poudre (particules d'environ 47 microns),120 g de sirop de glucose à 450 Baumé, 5 g de glycérine, 10 g d'essence aromatique, 5,3 g de sulfate de nicotine et 12 g de Bmberlite IRP 64M (9,9 milliequivalents d'acide par gramme) à la base fondue contenue dans le mélangeur, et on malaxe la masse pendant environ 15 minutes. Le mélange se trouve alors à une température comprise entre 60 et 750C ou plus basse. Il est désirable que le mélange soit aussi froid que possible avant l'arrêt du malaxage, mais la viscosité augmente à mesure que la température diminue et le malaxage doit être arrêté avant que le mélange devienne trop rigide pour le malaxage En pratique, l'opérateur estime le moment où le malaxage doit être arrenté, bien moins par la valeur réelle lue sur le thermomètre que par la consistance. du mélange. Après le malaxage, le lot de gomme est découpé en morceaux de dimensions convenables, ce que l'on obtient en le chargeant dans tout type disponible d'extrudeuse. La chemise de l'extrudeuse est habituellement chauffée au moyen d'eau chaude à 45-500C. Ceci donne une extrusion plus uniforme que lorsque l'extrudeuse est chauffée à la vapeur d'eau et permet un meilleur réglage de la tem -pérature. La-plaquette extrudée de gomme doit être convenablement saupoudrée d'amidon, ou bien un mélange de sucre de glaçage et d'amidon doit entre utilisé pour emp8cher la plaquette d'adhérer aux rouleaux de laminage et aux couteaux. Les rouleaux servent à réduire la gomme à l'épaisseur désirée. Les couteaux sont de préférence maintenus à 250C environ. Le mode précis de mise en forme de la gomme pendant son séjour dans l'extrudeuse et ultérieurement est toutefois assez classique et doit être choisi selon la forme et les dimensions désirées des morceaux résultants. Chaque morceau pèse généralement entre 1 et 3 g. Dans cet exemple, 1000 morceaux pesant chacun environ 1 g sont produits dans l'opération classique d'extrusion et de découpage. De mamie, les morceaux sont emballés et conservés dans des conditions assez classiques. Par exemple, la pièce d'emballage est de préférence maintenue à 200C et à une humidité rela tive de 45 à 50 ss et les morceaux sont de préférence conservés à une température de 18 à 200C et à une humidité relative de 45 à 50 > . Il y a lieu de remarquer que des combinaisons d'alcaloïde et de gomme, autres que celles qui ont été indiquées dans les exemples précédents, peuvent être utilisées et qu'on peut aussi recourir à une combinaison avec d'autres agents aromatiques, agents édulcorants, liants et additifs de ce type. On donne ci-après quelques préparations et quelques exemples illustrant l'utilisation du complexe d'alcaloïde et de matière adsorbante susceptible de régénération. Il ressort de ce qui a été indiqué dans ce qui précède que ces compositions ne peuvent pas Outre préalablement formées, mais peuvent en fait être obtenues en même temps que l'incorporation du complexe dans les compositions. Tous les pourcentages indiqués sont donnés en poids. Préparation 5 : complexe nicotine-matière adsorbante contenant 200 mg de nicotine et 800 mr de matière absorbante à l'état sec. c'est-à-dire comPosé à 20 so (comPlexe) La teneur en humidité de la matière adsorbante est déterminée par séchage à l'étuve à 1050C jusqu'à poids constant. On ajoute 100,0 g d'acide silicique ("Aerosil" T.M.), en poids sec, dans un bécher contenant 25,0 g de nicotine, considérée comme nicotine à 100 %, et on dilue à un volume total de 500 mi par addition d'eau distillée. Le mélange est entièrement homogénéisé par agitation, puise séché à un poids de 125 g à environ 400C dans un séchoir équipé d'un ventilateur. Le complexe de nicotine et de matière adsorbante ainsi obtenu est ensuite soumis à un dosage de la nicotine, après mélange correct et tamisage à travers un tamis de 47 microns d'ouverture de maille. La préparation de divers autres complexes d'alcaloïde et de matière adsorbante mentionnés ci-dessous conformément à la présente invention correspond à l'exemple donné ci-dessus, avec pariois seulement quelques faibles variantes qui sont bien connues du spécialiste en matière de traitement des matières adsorbantes. Le tableau II suivant est une récapitulation de résultats expérimentaux indiquant la quantité de nicotine libérée en fonction du temps. TABLEAU II Nicotine libérée, fo en-poids, en fonction du temps Composition Temps, El E2 minutes 2 18 k 44 fo 5 47 S9 k 10 71 fo 69 % 20 94 % 95 fo El - Gomme à mastiquer contenant 40 mg d'acide silicique ("Âerosil" T.M.) complexé avec de la nicotine base (nicotine à 10 % en poids) et 1 g de masse de gomme à mastiquer à forte concentra tion en gomme de base, préparée conformément à la préparation 1. La libération est produite par mastication. On observe une libération prolongée uniforme et, à un degré modéré, une sensation analogue à celle de la fumée. E2 - Gomme à mastiquer contenant 40 mg d'acide silicique ("Aerosil" T.M.) complexé avec de la nicotine base (nicotine à 10 % en poids) et 3 g de masse de gomme à mastiquer à faible concen tration en gomme de base, préparée conformément à la prépa ration 4. La libération est produite par mastication. La vitesse initiale de libération de la nicotine que l'on obser ve est trop grande pour que cette composition convienne com me substitut du tabac. De nombreuses matières adsorbantes susceptibles de régénération telles que la silice amorphe, l'acide silicique, des argiles, etc., peuvent entre utilisées avantageusement dans la préparation de substituts du tabac. Un exemple détaillé de la préparation de l'un des substituts du tabac est donné ci-après. Exemrle 25 On prépare un complexe de nicotine et d'acide silicique avec le produit "Aerosil" T.M. au moyen du procédé décrit dans la préparation 5, le complexe résultant contenant 10 % de nicotine. On introduit 434 g de gomme naturelle de base dans un mélangeur équipé d'une chemise chauffante et d'agitateurs. Le mélangeur est chauffé à la vapeur d'eau sous pression d'environ 1,05 bar. Les agitateurs sont mis en marche périodiquement pour retourner la gomme de base. On choisit une faible pression de vapeur d'eau pour empocher une surchauffe de la gomme de base. Après que cette dernière a totalement fondu, on cesse d'envoyer de la vapeur d'eau dans-le mélangeur et on fait passer de l'eau froide dans la chemise pour abaisser la température du contenu à environ 850C. On ajoute ensuite 840 g de sucre en poudre (particules de 47 microns) et 276 g de sirop de glucose à 450 Baumé à la gomme de base fondue contenue dans le mélangeur, et on malaxe la masse pendant environ 15 minutes. Le mélange se trouve alors à une température comprise entre 60 et 750C. On mélange ensemble une nouvelle quantité de 420 g de sucre en poudre et de 30 g du complexe de nicotine et d'acide silicique, tous deux en particules fe 47 microns, puis on ajoute le mélange sous la forme d'une poudre au mélange fondu contenu dans la bassine. La masse fondue est malaxée pendant encore 5 minutes, en sorte que le temps total de malaxage est d'environ 15 minutes. La température qui règne dans la bassine à la fin de cette période de temps s'est abaissée entre 40 et 600C. Il est désirable que le mélange soit aussi froid que possible avant d'arrêter le malaxage, mais la viscosité augmente à mesure que la température tombe et le malaxage doit autre arrêté avant que le mélange ne soit devenu trop rigide pour le mélangeur. En pratique, l'opérateur juge le moment où le malaxage doit être arrenté davantage d'après la consistance du mélange que d'après la valeur réelle lue sur le thermomètre. est Après le mélange, le lot de gomme/découpé en morceaux de dimensions convenables en vue de l'alimentation d'un type quelconque d'extrudeuse.La chemise de l'extrudeuse est habituellement chauffée au moyen d'eau chaude à 45-500C. Ceci donne une extrusion plus uniforme que lorsque l'extrudeuse est chauffée à la vapeur d'eau et permet un meilleur réglage de la température. La tablette extrudée de gomme doit être convenablement saupoudrée d'amidon ou d'un mélange de sucre de glaçage et d'amidon pour l'empêcher d'adhérer aux rouleaux de laminage et aux couteaux. Les rouleaux servent à réduire l'épaisseur de la gomme à la dimension désirée. Les couteaux sont de préférence maintenus à 250C environ. Le mode précis de mise en forme de la gomme dans 1' extru- deuse et ultérieurement est toutefois assez classique et on le choisit en fonction de la forme et des dimensions désirées des pièces résultantes. Chaque pièce pèse généralement entre 1 et 3 g. Dans cet exemple, 1000 pièces pesant chacune 2 g sont produites dans l'opération classique d'extrusion et de découpage. De mime, les pièces sont emballées et conservées dans des conditions assez classiques. Par exemple, le local d'emballage est de préférence maintenu à 200C et à une humidité relative de 45 à 50 ,et les pièces sont de préférence conservées à une température de 18 à 200C et à une humidité relative de 45 à 50 fo. Il y a lieu de remarquer que des combinaisons de complexes d'alcaloïde et d'acide silicique avec une gomme autre- que celles qui ont été indiquées dans les exemples précédents peuvent être utilisées et que des combinaisons avec d'autres matières adsorbantes susceptibles de régénération, d'autres agents aromatiques, d'autres édulcorants, liants et additifs de ce type peuvent aussi être utilisés. Il va de soi que la présente invention n'a été décrite qu'à titre explicatif, mais nullement limitatif, et qu'elle est susceptible de diverses variantes sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Composition à mastiquer destinée à remplacer le tabac, caractérisée par le fait qu'elle contient une gomme de base présente en une quantité d'au moins environ 40 % en poids et un alcaloïde de tabac dispersé dans cette gomme de base en une quantité té suffisante pour procurer la sensation de la fumée du tabac. 2. Composition suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que la gomme de base est présente en une quantité comprise dans la gamme d'environ 40 à environ 80 ffi en poids et l'alcaloïde de tabac est présent en une quantité comprise dans la gamme d'environ 0,05 à environ 2 io en poids par rapport au poids de la gomme de base, et exprimée en base libre. 3. Composition suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que la gomme de base est présente en une quantité comprise dans la gamme d'environ 50 à environ 80 ffi en poids et l'alcaloïde de tabac est présent en une quantité comprise dans la gamme d'environ 0,05 à environ 2 % en poids par rapport au poids de la gomme de base, et exprimée en base libre. 4. Composition suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que la gomme de base est présente en une quantité comprise dans la gamme d'environ 60 à environ 75 % en poids et l'alcaloïde de tabac est présent en une quantité comprise dans la gamme d'environ 0,05 à environ 2 % en poids par rapport au poids de la gomme de base, et exprimée en base libre. 5. Composition suivant la revendication 1, caractérisée en outre par le fait qu'elle contient un agent acidifiant acceptable du point de vue pharmacologique en une quantité suffisante pour maintenir le pH au site de mastication à une valeur inférieure à 7 environ, pendant la mastication. 6. Composition suivant la revendication 5, caractérisée par le fait que l'agent acidifiant est présent en une quantité suffisante pour maintenir le pH à une valeur comprise dans la gamme d'environ 5 à environ 4. 7. Composition suivant la revendication 5, caractérisée par le fait que l'agent acidifiant est un acide acceptable du point de vue pharmacologique ou un échangeur cationique sous la forme ionique hydrogène, présent en une quantité comprise dans la gamme d'environ 1,5 à environ 10 équivalents d'acide par mole d'alcaloïde sous la forme base libre. 8. Composition suivant la revendication 5, caractérisée par le fait que l'agent acidifiant est un acide acceptable du point de vue pharmacologique ou un échangeur cationique sous la forme ionique hydrogène présent en une quantité d'environ 1,5 à environ 6 équivalents d'acide par mole d'alcaloïde exprimée en base libre. 9. Composition suivant la revendication 5, caractérisée par le fait que l'agent acidifiant est un acide acceptable du point de vue pharmacologique ou un échangeur cationique sous la forme ionique hydrogène présent en une quantité comprise dans la gamme d'environ 2 à environ 4 équivalents d'acide par mole d'al calorie calculée en base libre. 10. Composition suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que l'alcaloïde est présent sous la forme d'un complexe d'alcaloïde et de matière adsorbante susceptible de régénération. 11. Composition suivant la revendication 10, caractérisée par le fait qu'un acide acceptable du point de vue pharmacologique pouvant titre libéré ou désorbé est également présent sur le complexe d'alcaloIde et de matière adsorbante susceptible de régénération. 12. Composition suivant la revendication 10, caractérisée par le fait que la matière adsorbante susceptible de régénération est la silice. 13. Composition suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que l'alcaloïde est la nicotine, la nornicotine, la lobéline ou l'un de leurs sels acceptables du point de vue pharmacologique. 14. Procédé d'utilisation d'une composition suivant la revendication 1 pour réduire le besoin de fumer d'un individu, procédé caractérisé par le fait qu'il consiste à faire absorber par voie orale audit individu une composition pouvant être mastiquée, contenant au moins environ 40 % en poids d'une gomme de base et un alcaloïde du tabac, en une quantité suffisante pour procurer la sensation de la fumée en dispersion dans la gomme de base. 15. Procédé suivant la revendication 14, caractérisé par le fait que l'alcaloïde de tabac est présent sous la forme d'un complexe d'alcaloïde et de matière adsorbante susceptible de régéné ration. 16. Procédé suivant la revendication 14, caractérisé par le fait que la composition administrée contient en outre un agent acidifiant en une quantité suffisante pour maintenir le pH à un site de mastication, à une valeur inférieure à environ 7 lors de la mastication. 17. Procédé suivant la revendication 16, caractérisé par le fait que l'agent acidifiant est un acide acceptable du point de vue pharmacologique. 18. Procédé suivant la reverdication 16, caractérisé par le fait que l'agent acidifiant est un échangeur cationique sous la forme ionique hydrogène. 19. Procédé de production d'une composition à mastiquer, destinée à remplacer le tabac, suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il consiste à prévoir une gomme de base, représentant au moins environ 40 % en poids de la composition totale, et à disperser un alcaloïde de tabac en une quantité suffisante pour procurer la sensation de la fumée, dans ladite gomme de base.