La présente invention concerne un procédé de génération d'énergie à l'aide d'un système à circuit fermé dans lequel un fluide de travail est comprimé, échauffé, détendu avec génération d'énergie et refroidi. On connait des installations de génération d'énergie dans lesquelles, dans un système à circuit fermé, on chauffe un fluide de travail par apport de chaleur externe à un niveau déterminé de temperature, le fluide étant détendu dans au moins une turbine en produisant de l'énergie et étant refroidi. Un compresseur augmente a pression du fluide de travail, qui est ensuite échauffé par échange de chaleur avec le fluide détendu et qui subit à nouveau un échauffement à l'aide d'une chaleur externe. La puissance effective d'une turbine à gaz, associée à un système à circuit fermé, est definie par a différence entre la puissance de turbine et la puissance de compresseur. Les puissances élevées de machines sont fortement réduites par les rendements correspondants. Cela se traduit également par une diminution de la puissance effective. L'invention a pour but de fournir un procédé à l'aide duquel on puisse obtenir une bien meilleure utilisation de l'énergie que dans les systèmes de génération d'énergie de types connus. Ce problème est résolu en ce qu'on fournit au fluide de travail de la chaleur externe produite par deux sources à des niveaux de température dif férents et en ce qu'on effectue la liquefaction du fluide de travail lors du refroidissement. Le procédé selon l'invention se différencie ainsi du procédé classique en ce qu'on fournit au fluide de travail de la chaleur externe provenant de deux sources à différentes températures, et en ce qu'on effectue simultane- ment une condensation du fluide de travail lors du refroidissement après la détente. Avec ce procédé, on combine les avantages d'un générateur d'énergie à vapeur avec les avantages d'un générateur d'énergie à air chaud en évitant les inconvénients correspondants des deux procédés de génération d'énergie. En effet, le procédé selon l'invention fait intervenir des pressions relativement basses et il utilise ainsi de façon optimale, comme un générateur d'énergie à air chaud, les hautes températures d'une source de chaleur. D'autre part, la possibilite d'incorporer une pompe à liquide, qui intervient comme dans un générateur d'énergie à vapeur à la place d'un compresseur, se traduit par une économie considérable d'énergie. En ce qui concerne les possibilités d'application, le procéde selon l'invention est caractérisé par rapport aux procédés classiques de génération d'énergie, essentiellement en ce qu'il permet d'obtenir une puissance effective encore satisfaisante même lorsqu'il est utilisé à échelle réduite. Avantageusement, le fluide de travail est chauffé par une des deux sources de chaleur également à la plus haute température pouvant être atteinte dans le circuit et la chaleur dé la seconde source est transmise. au fluide de travail par l'intermédiaire d'un support thermique qui a une température comprise entre la température ambiante et 600 K. La seconde source de chaleur a pour fonction de chauffer et de vaporiser le fluide de travail condensé et comprimé. Dans de nombreuses installations, on produit de grandes quantités de chaleur perdue à des températures comprises entre la température ambiante et 6000K, cette chaleur perdue pouvant par conséquent servir de source de chaleur peu coûteuse pour a vaporisation et l'échauffement du fluide de travail. Selon l'invention, on peut également utiliser des sources naturelles de chaleur, comme par exemple l'eau de mer ou l'air. La première source de chaleur chauffe le fluide de- travail à a température maximale qui peut être atteinte dans le circuit. Selon l'invention, la chaleur externe qui est disponible dans cette source est utilisée avec un rendement bien supérieur à celui des procédés connus. La chaleur à évacuer lors du refroidissement du fluide de travail est seulement un peu plus grande que la chaleur résiduelle recyclée dans le circuit et qu'on doit évacuer de toute façon. Par contre, on obtiendrait dans une installation classique de même puissance effective - suivant le rendement une bien plus grande quantité de chaleur-residuelle qui devrait aussi être évacuée. Il s'est avéré avantageux d'utiliser un support thermique dont la température soit nettement supérieure à la température ambiante et d'employer comme fluide de travail une matière qui soit liquide à la température ambiante, qui ait une pression supérieure à 1 bar et qui soit vaporisée après la compression en échange de chaleur avec le support thermique. Ainsi, la chaleur de condensation du fluide de travail peut être évacuée par un agent à la température ambiante, par exemple de l'eau. Du fait que le support thermique d'une des sources de chaleur a une température nettement supérieure à la température ambiante, on peut utiliser de la chaleur résiduelle rentrant dans cette plage de températures pour la vaporisation du fluide de travail. En tenant compte de cette plage de températures et des autres conditions correspondantes, il s'est avéré avantageux d'utiliser comme fluide de travail du fluorure de soufre et de l'hexafluorure de soufre, notamment également, de l'anhydride sulfureux. On utilise très avantageusement comme support thermique la vapeur détendue et à condenser provenant d'une centrale thermique à vapeur, auquel cas on assure à l'aide de la source de chaleur de plus haute température, aussi bien l'échauffement du fluide de travail que la vaporisation de l'eau et la surchauffe de la vapeur. Le circuit proposé peut ainsi, en ce qui concerne la fourniture de chaleur, être commande avant et après le processus de va pori sati on. Selon l'invention, la vapeur est condensée a des températures bien plus hautes que dans les centrales thermiques à vapeur classiques (par exemple, à 360"K au lieu de 310 K). On obtient cependant encore avec le procédé un rendement qui est supérieur d'environ 50% à celui des centrales à vapeur classiques. Le rendement de l'installation correspondante est défini par la relation suivante: n= L-6L L - Q dans laquelle: L désigne la puissance effective totale de l'installation; FL la puissance qui pourrait être obtenue addîtionnellement lors de la condensation à un niveau de temperature plus bas; et Q la chaleur fournie par le combustible à l'installation. Avantageusement, le support thermique peut egalement presenter une temperature correspondant à peu près à la température ambiante et on peut utiliser comme fluide de travail une matière qui se trouve à l'état de vapeur à la température ambiante et qui est condensée sur un support thermique dont la température est bien inférieure à la température ambiante. Cette variante de l'invention est applicable essentiellement dans des cas où on dispose d'une grande quantite de froid non utilisé, par exemple du gaz naturel liquide dans des terminales de gaz naturel liquéfié. Le procédé est mis en pratique en faisant intervenir le froid et la chaleur ambiante. Le fluide de travail se condense par échange avec le gaz naturel liquide à échauffer et il se vaporise en échange de chaleur avec l'environnement (par exemple de l'eau de mer). La fourniture de chaleur au niveau ambiant offre également dans ce cas la possibilité de convertir le procédé faisant intervenir une turbine et un compresseur en un procédé faisant intervenir une turbine et une pompe. De cette maniere, on obtient un générateur d'énergie bien plus petit qui utilise cependant la chaleur externe fournie pour échauffer le fluide de travail à la température maximale avec un rendement encore amélioré. La consommation en combustible de la source de chaleur correspond alors à la quantité de gaz naturel liquide qui est vaporisee. Comme fluide de travail, il est approprie d'utiliser dans le procédé décrit en dernier par exemple du dioxyde de carbone ou du xénon. Il est-avantageux d'utiliser comme fluide de travail des matières qui se comportent à la plus haute température se produisant dans le circuit comme des gaz inertes. On doit notamment utiliser la chaleur de la source à des températures élevées (par exemple 970"K et plus), de sorte-que le fluide de travail utilisé doit être chimiquement stable et non-corrosif également aux températures élevées. L'anhydride sulfureux précité remplit ces conditions au moins pour quelques aciers, par exemple dans le cas de Cr 23- A1,3 -Si. Egalement, le fluorure de soufre (S02F2) et l'hexafluorure de soufre (SF6) possède une grande stabilité chimique et une bonne compati bilité avec tous les matériaux, ils ne sont pas inflammables et ils sont peu ou à peine toxiques. Une installation pour la mise en pratique du procédé décrit se compose d'un circuit comportant un echangeur- de chaleur, une pompe, un récuperateur, un réchauffeur et au moins une turbine de détente à un étage; il est avantageusement prévu dans la direction d'écoulement dans le circuit, en amont du réchauffeur, un échangeur de chaleur qui possède une section de passage pour le fluide de service à échauffer et une autre section de passage pour le support thermique. Ainsi le fluide de travail est chauffé ou vaporisé dans l'échangeur de chaleur avec le support thermique avant quJil soit transféré dans le réchauffeur à la température maximale. A cet effet, le récupérateur peut se composer avantageusement de deux parties spatialement séparées et l'échangeur de chaleur, dans lequel le fluide de travail est échauffé, peut être disposé entre les deux parties précitées du rêcupérateur (Figures 1, 2). Avantageusement, on peut également combiner l'installation decrite cidessus avec le circuit fermé d'une centrale thermique à vapeur qui comporte une pompe, un évaporateur, au moins une turbine de détente et un condenseur, auquel cas l'échangeur de chaleur dans lequel le fluide de travail est chauffé comporte une section de passage pour le fluide de service et une section de passage pour la vapeur à condenser et il est prévu > dans un dispositif de chauffage , sections respectives de passage pour les deux parties du circuit. Un domaine d'utilisation approprié pour le procédé selon l'invention consiste dans l'utilisation de l'énergie solaire. On sait qu'il est nécessaire d'utiliser des collecteurs très coûteux et d'autres appareils pour utiliser la chaleur solaire à haute température (par exemple 770"K) pour la production d'énergie. D'autre part, il est possible, avec des moyens peu coûteux (tuyaux souples en matière plastique remplis d'eau, étangs peu profonds recouverts, etc.), de collecter la chaleur solaire à des températures jusqu'à 350"K et d'accumuler cette chaleur.Lorsqu'on utilise le procédé selon l'invention, on peut convertir en courant électrique la chaleur de pointe provenant de collecteurs coûteux ou bien de la chaleur de combustible fossile avec un rendement extraordinairement éleve (environ 70%) , à l'aide de l'énergie solaire peu coûteuse. Un autre domaine d'application du procédé selon l'invention consiste dans l'utilisation de la chaleur terrestre comme source de chaleur. D'une façon générale, le procéde peut être utilisé avec succès dans tous les cas où de grosses quantitésde chaleur résiduelle tombent dans la plage de températures indiquée et seraient autrement inutilisées, comme par exemple dans des installations de fabrication d'éthylène. On peut supposer que dans des installations chimiques, des raffineries et des installations semblables, on peut disposer d'une grande quantité de chaleur résiduelle qui est exploitable selon l'invention pour la génération d'energie. D'autres buts et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description suivante et des figures jointes, données à titre illustratif mais non limitatif. La Figure 1 représente un schéma d'application du procédé pour le refroidissement avec de l'eau ou bien par gaz- naturel liquefié. La Figure 2 montre un schéma d'application du procédé comme sur la Figure I mais, cependant, avec un circuit supplémentaire. La Figure 3 represente un schéma d'application du procédé combiné à une centrale thermique à vapeur. La Figure 4 est un diagramme d'explication du procédé. Dans l'exemple représenté sur la Figure 1, on utilise comme fluide de travail de l'anhydride sulfureux, comme fluide de refroidissement,de l'eau, et pour la vaporisation,un support thermique à une température d'environ 350 K. Dans l'échangeur de chaleur 1, l'anhydride sulfureux est condensé, la température de condensation étant de 305 K pour une pression de 5 bars. une pompe 2 refoule le fluide de travail à une pression de 14,5 bars de manière à le faire parvenir dans le récupérateur 8 puis dans l'échangeur de chaleur 3. Le fluide de travail est alors vaporisé par la chaleur perdue et il continue à êtreréchaufTé dans le récupérateur 4. Un réchauffeur 5 porte le fluide de travail à la température maximale (978"K). Dans la turbine 6 branchée en série, il se produit une détente génératrice d'énergie jusqu'à la pression de condensation (5 bars). L'énergie produite dans la turbine peut être convertie en énergie électrique dans le générateur 7. Ensuite, l'anhydride sulfureux est refroidi dans le récupérateur 4 avant d'être réintroduit dans l'échangeur de chaleur 1. L'eau de refroidissement est introduite dans l'échangeur de chaleur 1 par l'intermédiaire d'un tuyau 17. Dans l'exemple de réalisation représenté sur la Figure 1, on peut également opérer en utilisant comme fluide de travail du gaz carbonique qui, comme décrit ci-dessus, est condensé à des températures qui sont bien inférieures à la température ambiante. Dans ce but, on peut utiliser du gaz naturel liquéfié arrivant par l'intermédiaire diun tuyau 17 à peu près à la pression atmosphérique en provenance d'un réservoir d'accumulation, par exemple un navire de transport de gaz liquéfié. A l'aide de la pompe à liquide 13, on porte la pression du gaz naturel liquéfie à 70 bars et on le fait vaporiser dans les échangeurs de chaleur 1 et 12 de manière qu'il échange de la chaleur avec le fluide de travail qui se condense, ou bien on opère à la température anbiante, et on envoie le qaz dans un réseau de gaz naturel.Le gaz carbonique est condensé à une pression de 6,6 bars à 22 K. La température maximale en amont de la turbine s'élève à 993 K. Par ailleurs, l'installation correspond à l'exemple écrit ci-dessus. Sur la Fig. 2, on a représenté une variante de l'invention. Uné partie du gaz naturel passe dans un circuit ouvert où on utilise diune manière connue le froid de pointe contenu dans le gaz naturel pour produire de l'énergie. Le débit du gaz carbonique dans le circuit peut alors être réduit de 8%. Une partie du gaz naturel échauffe est introduite par l'intermédiaire d'un tuyau 18 dans la turbine 14 où il se-détend en produisant de l'énergie. La turbine 14 peut fournir une puissance de 10,2mW. Du fait de la détente qui est approximativement isentropique, le gaz naturel se refroidi et il est réfrigéré et liquéfié dans l'échangeur de chaleur 15 en échangeant de la chaleur avec du gaz naturel à chauffer. Après augmentation de pression jusqu'à 70 bars dans la pompe 16, il est à nouveau mélangé à du gaz naturel à échauffer. Dans le Tableau I, ci-après, on a donné les résultats d'application du procédé selon l'invention avec de l'anhydride sulfureux comme fluide de travail par comparaison à des résultats obtenus avec une turbine à gaz classique à circuit feniié. Ce tableau montre que le procédé selon l-'invention est ex trènienient avantageux. Le rendement, rapporté à la chaleur de combustible appliquée au réchauffeur 5 mais en négligeant la chaleur résiduelle (exergie), est à peu près doublé par rapport au rendement pouvant être obtenu avec des centrales thermiques classiques. - TABLEAU I Bypothèses: Température due à la chaleur résiduelle min. - 75 C Rendement de turbine ou de compresseur: #ad = 0,85 Rendement de pompe: #p = 0,65 Rendement thermique du réchauffeur: #g = 0,9 Turbine à gaz Procédé selon à circuit fermé L'invention avec compression à 2 étages Pluide de travail . so2 Air Débit de fluide de travail (Nm3/h) 411 000 653 800 Pression de fluide de travail (atm) | 5/14,7 5/30 Température de vaporisation 32/71 ou de condensation ( C) Température maximale en amont de turbine ( C) 705 720 Quantité de (100 Gcal/h) QNT (mW) 116,2 Chaleur fournie par combustible Q B (mW) 47,6 102,2 Puissance de turbine LT 33,8 81,8 Puissances Puissance de pompe (mN) ou de compresseur Lp 0,4 48,4 @ Puissance utile Léff=LT-LP 33,4 33,4 Rendement Récupérateur QRek 119,4 57,8 thermique Refroidisseur d'eau Q 125,6 58,6 (mW) o Enerqie de chaleur résiduelle (pour)TK = 32 C) ENT (mW) 14,2 Rendement du procédé en négligeant l'éner- #= Leff (%) 70,2 32,7 QB gie de chaleur résiduelle Rendement du procédéLeff efl en tenant compte de l' #= (%) 54,0 Qg +ENT énerqie de chalour résiduelle Même en tenant compte de la chaleur résiduelte, le rendement est en-core bien supérieur à celui des installations classiques A partir d'une puissance effective de 33,4 mW, lors de l'application du procédé selon l'invention, on obtient à la sortie du refroidisseur 9,4 mh' de Dlus que ce qui doit être introduit dans le circuit du fait de la chaleur résiduelle, dans l'échangeur de chaleur 3. Par contre, avec un procédé classique, on obtiendrait, pour la même puissance effective - suivant le rendement - une quantité dé chaleur perdue de 50 à 80 mW à évacuer additionnellement. Dans le Tableau II, ci-après, on a donné les résultats obtenus avec le procédé lors du refroidissement avec du gaz naturel liquéfié par comparaison aux résultats obtenus avecun circuit fermé classique avec refroidissement par oaz naturel liquéfié. Le rendementdu procédé selon l'invention, qui correspond à 70%, est supérieur de 14,4% à celui du procédé connu. Le fluide de travail absorbe la chaleur environnante dans l'échangeur de chaleur 3 et la chaleur de combustible dans le réchauffeur 5. Dans le Tableau III, également ci-après, on a donné une comparaison de la variante décrite dans le second et le troisième exemple, en utilisant du gaz carbonique comme fluide de travail. On voit que le rendement du procéde décrit dans le dernier exemple, rapporté à la chaleur de combustible utilisée, peut augmenter de 70,2% à 78,7%. Sur la Figure 3, on a représenté un exemple de réalisation dans lequel le procedé selon llinvention a été utilisé en coopération avec une centrale thermique à vapeur. Dans l'échangeur de chaleur 3, le fluide de travail (SO2) est vaporisé ou échauffé par échange de chaleur avec la vapeur à condenser provenant de la centrale thermique vapeur. Par ailleurs, le circuit correspondant à cet exemple fonctionne comme dans le premier exemple décrit, à la seule différence que le fluide de travail condensé est introduit après compression iniédiatement dans l'échangeur de chaleur 3 sans passer au prealable dans un récupérateur.La vapèur condensée dans l'échangeur de chaleur 3 est portée à l'aide de la pompe à liquide 10 àune plus haute pression et est introduite dans la chaudière à vapeur qui est logée dans le dispositif de chauffage 19. Dans ce dispositif de chauffage 19, aussi bien le fluide de travail que l'eau provenant de la centrale thermique sont échauffés ou bien la vapeur d'eau est surchauffée La vapeur est détendue en produisant de l'énergie dans une turbine à vapeur 11 jusqu'à une pression d'environ 1 bar et elleest recyclée dans l'échangeur de chaleur 3 en vue d'une nouvelle condensation. - TABLEAU II (valable pour Les rendements indiqués dans le Tableau I) Turbine à gaz Procédé selon à circuit fermé l invention avec refroidis sement par gez naturel Liquéfié Fluide de travail CO2 Air (N2) Débit de fluide de travail (Nm3/h) 573 500 2 815 000 Pression de fluide de travail 6,64/34,45 5/30 Température d'évaporation et -1Z1/-51,1 de condensation ( C) Température maximale en amont de turbine ( C) 705 720 Chaleur ambiante QU (mW) 88,0 Chaleur de combustible Q (mW) 100,8 439,8 Puissance de turbine LT 71,6 352,3 Puissance de pompe ou de compresseur LP 1,0 107,6 (mW) Puissance utile Leff = LT-LP 70,6 244,7 Rendement Récupérateurs 179,4 411,3 thermique par rapport Evaporateurs LNG # # 108,1 151,2 (mW) à CO2 par rapport Evaporateurs LNG # # 39 à l'ambiante Rendement du procédé, Leff rapporté à la chaleur ii = (Z) 70,0 55,6 du combustible * Données tirées du Rapport LINDE No. 39, Juin 1976, page 71. - TABLEAU III (valable pour 106 Nm3/h LNG et à une pression de sortie de 70 atm) Rendement de turbine: #T = 0,85 Rendement de pompe: #P = 0,75 Rendement thermique du réchauffeur: #E = 0,9 Fluide de travail CO2 CO2/gaz naturel li quéfié Débit de fluide de travail (Nm3/h) 581 000 CO2:532 000, gaz naturel li quéfiè :463 000 Pression de fluide de travail (atm) 35/6,Z5 C02:35/6,75, gaz naturel liquefie : 10/19 Température d'évaporation ou 0/-50 CO2:0/-50, gaz naturel li de condensation ( C) quéfié :surcri- Température maximale en tique./-108 amont de turbine ( C) 720 CO2:720 LNG::0 Chaleur environnante totale (mW) 127,8 137,9 Chaleur de combustible (mW) 103,3 94,6 Turbine-CO2 LT1 73,6 67,4 Puissances Turbine-LNG LT2 - 10,2 (mW) Pompe-CO2 LP1 1,1 1,0 Pompe-LNG LP2 - 1,8 Puissance utile L = #LT-#LP 72,5 74,8 Rendement du procédé, rapporté à la chaleur # = Q (z) 70,2 78, 7 de combustible B Sur la Figure 4, on a mis en évidence le pouvoir calorifique des courants à refroidir ou à échauffer dans les échangeurs de chaleur, les récu pérateurs et dans le réchauffeur sous la forme d'une fonction du logarithme de leur température, en vue de faire ressortir les performances obtenues avec le procédé selon l'invention. Dans ce diagramme, on a utilisé comme fluide de travail de l'anhydride sulfureux et on a supposé l'utilisation de 100 Gcal/h de chaleur résiduelle dans l'échangeur de chaleur 3. Pour simplifier, on a considéré un processus en circuit fermé sans récupérateur. La courbe 1 donne le pouvoir calorifique ( teneur en chaleur du courant à échauffer),la courbe 2 donne le pouvoir calorifique du courant à refroidir. On voit que les deux courbes sont mutuellement bien adaptees, c'est-à-dire que les différences de températures nesont excessives enaucun endroit. Ce diagramme permet également de voir que le procédé convient particulièrement bien pour être appliqué à une centrale thermique à vapeur dont la vapeur se condense par exemple à une température de 373"K. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentes; elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans que l'on ne s'écarte de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Procédé de production d'énergie avec un système à circuit fermé dans lequel un fluide de travail est comprime, échauffé, détendu avec génération d'énergie et refroidi, caractérisé en ce qu'on fournit au fluide de travail de la chaleur externe provenant de deux sources de chaleur à des niveaux de températures différents l'un de l'autre et en ce qu'on liquéfie le flux de travail lors du refroidissement. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on échauffe le fluide de travail à l'aide d'une des deux sources de chaleur jusqu'a la température maximale pouvant être atteinte dans le circuit et en ce qu'on transmet au fluide de travail la chaleur de la.deuxiême source par l'intermédiaire d'un support thermique qui a une température comprise entre la température ambiante et 600"K. 3.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la température du support thermique est bien supérieure à la température ambiante et en ce qu'on utilise comme fluide de travail une matière qui est liquide à la température ambiante et sous une pression supérieure à I bar et qui est vaporisée arcs la compression en échange de chaleur avec le support thermique. 4.- Procédé selon la revendîçation 3, caractérisé en ce qu'on utilise comme fluide de travail du SO2, duSO2F2 ou du SF6. 5.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce qu'on utilise comme support thermique la vapeur à détendre et à condenser dans une centrale thermique à vapeur et en ce qu'on assure, à l'aide de la source de chaleur qui a la température la plus haute, aussi bien l'echauf- fement du fluide de travail que la vaporisation de l'eau et la surchauffe de la vapeur. 6.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le support thermique a une temperature sensiblement égale à la température ambiante et en ce qu'on utilise comme fluide de travail une matière qui est vaporisée à la température ambiante et qui est condensée par échange thermique-avec une matiere refroidie dont la température est bien inférieure à la temperature ambiante. 7.- Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on utilise comme fluide de travail du CO2 ou du Xe. 8.- Installation pour la mise en pratique du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, comportant un circuit se composant d'un échangeur de chaleur, d'une pompe, d'un récupérateur, d'un réchauffeur et d'une turbine de détente, caractérisée en ce qu'il est prévu dans la direction d'écoulement du fluide de travail, en amont du réchauffeur, un echangeur de chaleur, qui comporte une section de passage pour le fluide de travail à chauffer et une autre section de passage pour le support thermique. 9.- Installation selon la revendication 8, caractérisée en ce que le récupérateur se compose de deux parties spatialement séparées et en ce que l'échangeur de chaleur dans lequel le fluide de travail est échauffé, est dispose entre les deux parties du récupérateur. 10.- Installation selon la revendication 8, comportant un autre circuit fermé appartenant à une centrale thermique à vapeur qui comprend une pompe, un evaporateur, une turbine de détente et un condenseur, caractériseeen ce que l'échangeur de chaleur dans lequel le fluide de travail est échauffé comporte une section de passage pour le fluide de travail et une autre section de passage pour la vapeur à condenser, et en ce qu'il est prévu, dans un dispositif de chauffage des sections de passage respectives pour les deux circuits intéressés. 11.- Application du procédé ou de l'installation selon l'une quelconque des revendications 1 a 9 a l'utilisation d'énergie solaire, remarquable en ce qu'on utilise dans des collecteurs, de préférence des collecteurs à basse temperature, la chaleur produite comme seconde source. 12.- Application du procédé ou de l'installation selon l'une quelconque des revendications 1 à 9 à l'utilisation de la chaleur terrestre comme seconde source de chaleur.