À_ 2512436 FABRICATION DE VITRAGES REFLECHISSANT LE RAYONNEMENT INFRA-ROUGE. La présente invention concerne des verres revêtus d'oxydes métalliques et en particulier, des verres d'isolation thermique à hau- tes performances, c'est-à-dire ayant de bonnes propriétés de réflexion du rayonnement infra-rouge (I R). Pour fabriquer des verres revêtus d'oxydes métalliques, on dépose sur le verre chaud, des composés métalliques décomposables en oxydes à la chaleur, lesdits composés pouvant être sous forme de solution, de vapeur ou de poudre. Les verres à bonnes propriétés de réflexion I R, ou autrement dit à faible êmissivit 4, sont revêtus d'oxydes de métaux semi- conducteurs (Sn, In, Cd) avantageusement dopés par des corps don- neurs d'électrons comme les halogènes et en particulier le fluor, pour améliorer la conductivité électrique et en même temps la réflexion I R qui lui est liée. Ainsi la publication française de brevet 2 380 997 enseigne de projeter sur le verre, une poudre d'un composé organique d'étain, mise en suspension dans un courant de gaz porteur, dans lequel on ajou- te de l'acide fluorhydrique. Les performances en réflexion I R de ces verres sont très intéressantes, bien meilleures que celles obtenues sans dopage, mais on s'aperçoit qu'elles pourraient encore être améliorées si on supprimait ou tout du moins réduisait l'empoisonnement de la couche d'oxyde par le sodium présent dans le verre et qui migre dans ladite couche d'oxyde, d'autant mieux que le verre revêtu est porté à plus haute température. Pour certaines fabrications, par exemple des verres anti électricité statique, pour lesquels justement la forte conductivité n'est pas recherchée, on applique le revêtement sur un verre ne dépas- sant pas 540 C Limiter la température du verre lors de l'application des composés métalliques pourrait être un moyen pour minimiser l'empoisonnement par le sodium, mais les couches d'oxydes déposées à de si basses températures ne sont pas de bonne qualité et par conséquent, ne présentent pas de bonnes propriétés de conductivité électrique ou de réflexion I R. Egalement pour faire obstacle à la migration du sodium, dans le brevet FR 1 293 545, on propose de déposer, avant les composés métalliques, une sous-couche barrière de Si O en immergeant le verre dans une solution de Si C 14, mais des cristaux de Na Cl se forment entre le verre et la sous-couche de Si O 2, cristaux qui engendrent un léger voile gênant pour la vision au travers du verre, du fait d'une augmen- tation de la transmission diffuse au détriment de la transmission spéculaire. La présente invention vise à résoudre ce problème de l'empoisonnement du revêtement d'oxydes par le sodium issu du verre silico-sodo-calcique, sans créer de voile, tout en permettant le tra- vail à une haute température, indispensable à l'obtention d'un revête- ment de bonne qualité avec une bonne réflexion I R. Elle propose de traiter le verre silico-sodo-calcique de façon à remplacer superficiellement ses ions sodium par des ions alca- lins plus gros, donc migrant plus difficilement, en particulier du potassium, puis de projeter des composés métalliques décomposables en oxydes, sur la surface du verre ainsi traitéet réchauffé à une tempg- rature élevée déterminée par la nature desdits composés métalliques, et qui dans tous les cas sera supérieure à 5500 C et de préférence supé- rieure à 6000 C pour obtenir des propriétés optimales de réflexion I R. de la couche de revêtement ainsi obtenue. Le traitement précédent le revêtement ne doit être pratiqué que pendant un temps limité, de l'ordre de 24 à 48 heures, dans le cas d'une immersion du verre dans un bain de sel fondu, par exemple de ni- trate de potassium, à température de l'ordre de 450 ou 4700 C Ainsi, en surface du verre, on remplace le sodium par du potassium, sur une épaisseur faible de l'ordre de 25 à 40 y Vm, sans le risque de suralcali- nisation que provoquerait un traitement plus prolongé Ainsi également on obtient un maximum de concentration en potassium, et donc un minimum de concentration en sodium, pratiquement à la surface même du verre. Des mesures comparatives de réflexion I R, de résistance électrique par carré, de pourcentages pondéraux de Na et de K présents dans la couche de revêtement ont été faites sur des échantillons de verre silico-sodo-calcique de 4 mm d'épaisseur, fabriqués par le pro- cédé float, revêtus d'un film d'oxyde d'étain, d'une part des échantil- lons n'ayant subi aucun traitement préalable, d'autre part des échantillons ayant subi un traitement préalable d'immersion dans un bain de nitrate de potassium fondu à 4600 C, pendant 24 heures, 48 heures, 72 heures ou 9 jours Le revêtement est obtenu par projection sur le verre d'une poudre de DBTF (difluorure de dibutylétain) à l'aide d'une buse à fente telle que décrite dans le brevet français 2 427 141, disposée perpendiculairement à la direction de défilement du verre. no sainoq Z juvpuad mn Tsselod ap Tes un aud sgi Tuiz suo T Tilueqvg sep sazuemiojied BOT anb quoiquom sainsem sa T 4 luemmappzeid ammo D 1 1 1 1 1 1 1 1 % LE 1 % SE 1 % N 1 % 117 1 % O OOZ % " 6 Z % OC 1 % CE 1 % ZC 1 % TC O T 1 % 'VE 1 % ST 1 % ZZ % OZ % 61 mu 001 6 Il ZL q S Il Z ZOUS OP np luema Tqv Tepid 9:I Te J:l UOU inassiudz aaaa A elle A II rivalqvl IUVA Tns Il nueffli e T BUVP SOP Ta Ol Jad PJ IUOS Sa TTR 'SO Rn Iza JI 8 9-49 lue MOTV 29 IUO mu ffl-Z -2 X-I UO-Ixa TJPJ OP se 2 ns O m sa(L -luema Tq VTU 92 d gq Teil uou aide np Daàvnb suoq su T Om Om Pm Iu Os qa 4 ua Pu 129 P es s Iv I Tns P 1 BOT 's Jn OP 6 no sauna ZL llsanuo T sn Td suo Tsiemm T sep inod enb la sauna S no i 7 Z juvpuad D 0917 Q npuoj mn Tssrzod Op eluillu np suvp uo Tsjamoe T aud e Tqv Tegad quemai Tuai un Cz Ou S Op ap Xxo T aud iuemalg Aai zueàv 'Tqns N UOTT Tzuuqvgl enbexo T gio T Igme ise d-I uo Txaljpa OP a 2 vluazjnod e T anb vivisuo D uo 1 1 1 1 1 1 1 1 % 09 1 % 9 1 % L 9 1 % 99 1 % çq Ooz 1 % oç 1 % ç 1 % 09 1 % qç 1 % L O T 1 % 9 C 1 % Lú 1 % c 1 % gil 1 % MU OOT 6 q ZL 'q S 'q Z ZOUS OP :Iuama Tqu Ttpid -ze Aax np quema Tqu Tupid PI Tuil uou inaos Tld 2 i pilril aide aile A ú T snossap-Tz 1 nueffli el sue P se 9 uu OP Iu Os Znalu 12 glu T Uajedde unp a PI Vi T Q (,z 2:l Tqeq T OP:Iuamauuo Kt>a np luama Je T Tn DTZ Iud apuo'p inan 2 uo T) MA 6 a P Jn Olne X-I u O-Fxa TJPJ OP sainsam sel Oluv Tqmv 8 'nlv'9 dm Ol Q Tn Os ITPTOJ Ja J es al Je A e T ass Tul uo s Tnd lap Xxo ue esodmozgp as jlqa OP aipnod v T Ipnuqz aaaa A np I Dr Iu OD n V 'D,0 ú 9 no OZ 9 Q IM ue la Os T Tnb ua Tq Ts e D oçg Q jnoj un suvp 's çi um E iuvpuad gjjneqzpa isa aaaa A e T laapnod vl ajo Ae Dai inod ç 48 heures sont meilleures que celles des échantillons non traités ou traités pendant un temps plus long ( 72 heures ou 9 jours). Les mesures de la résistance électrique par carré (en ohm-par carré) répertoriées dans le tableau III suivant, font apparaître les mêmes conclusions. TABLEAU III I 1 | Verre l Verre traité | Epaisseur ubstrat I non traité I préalablement du revêt l__ I de Sn O 2 I 24 hl 48 h I 72 hl 9 j I l I I I I 1 l 00 nm I 60 55 52 90 90 I 150 37 1 36 135 142 144 l 27 1 26 1 26 127 1 30 I I I I I I I On a également relevé, avant dépôt de la couche d'oxyde d'étain, la profondeur de pénétration du potassium dans le verre, pour les différentes durées d'immersion dans le sel de potassium Les résul- tats sont contenus dans le tableau IV ci-dessous: TABLEAU IV l l Verre |Verre traité I l non traité I I I l 24 h 48 h 72 h 9 j profondeur I O I 28 37 46 59 I pénétration en Um I I, -I I I Sur ces verres ont a ensuite déposé un revêtement de Sn O 2 de 320 + 10 nm, comme décrit précédemment et on a mesuré les pourcentages pondéraux de Na et de K dans ledit revêtement Les résultats sont con- tenus dans le tableau V suivant: TABLEAU V I I Verre | Verre traité I | 1 non traité I l I I 24 h I 48 h l 9 j | I I 1 I | %Na | 0,28 | 0,05 | 0,04 | 0,00 % K | 0,08 | 0,28 | 0,41 | 0,50 % Na + K 0,36 | 0,33 | 0,45 j 0,50 | l I I I I I On constate comme précédemment, qu'un traitement préalable de très courte durée, 24 heures, a pour effet de diminuer la quantité d'alcalins (Na + K) dans la couche de Sn O 2, alors qu'un traitement pré- alable plus long a pour effet d'augmenter dans de fortes proportions cette quantité. Les trois premiers tableaux I, II et III (réflexion I R, résistance) montrent qu'un traitement préalable de 24 ou 48 heures amé- liore toujours le comportement du produit final, et que les performan- ces sont même légèrement meilleures lorsque le traitement est de 48 heures Alors que le tableau V n'indique une amélioration que pour un traitement de 24 heures En fait dans le cas de dopage du composé mé- tallique projeté sur le verre, par un halogène, en particulier dans le cas de la poudre de DBTF autodopée au fluor, il faut compléter ce ta- bleau V par le tableau VI suivant qui indique les pourcentages pondg- raux de fluor rencontrés dans la couche de 320 + 10 ljm de Sn O 2 des divers échantillons. TABLEAU VI l l Verre | Verre traité l | | non traité | l I l 24 h 48 h 9 j I I I 1 1 I % F 1,03 | 1,44 | 1,63 | 1,38 | Ce tableau VI montre qu'une quantité plus importante de fluor se retrouve dans la couche lorsque les verres ont été traites préala- blement et cette quantité est maximale lorsque le traitement est de 48 heures Ainsi la conductivité de la couche, qui dépend du bilan (F Na K) est la meilleure lorsque le traitement est de 48 heures, bien que la quantité d'alcalins (Na + K) soit plus importante que pour un trai- tement de 24 heures. On constate donc qu'un traitement préalable de 24 à 48 heures est favorable dans tous les cas, que le traitement de 48 heures affec- tant une épaisseur de verre de 30 à 40 Pm est intéressant lorsqu'il s'agit de couches de revêtement dopées aux halogènes, que le traitement plus court, 24 heures (affectant une épaisseur de verre de 25 à 30 m) est malgré tout préférable lorsqu'on ne réalise aucun dopage, par exem- ple lorsqu'on projette du DBTO (di butyl oxyde d'étain). Les gains en conductivité électrique ou en réflexion I R sont de l'ordre de quelques pour cents, mais ils permettent, pour une même réflexion, de diminuer l'épaisseur du revêtement, donc d'améliorer la transmission lumineuse En particulier, la courbe de variation de transmission lumineuse en fonction de l'épaisseur du revêtement ayant la forme d'une sinusoïde décroissante amortie, de faibles diminutions d'épaisseur peuvent entraîner des gains importants de transmission, notamment dans les épaisseurs de revêtement autour de 160 nm et 40 nm. Egalement grâce à ce traitement, il sera possible d'obtenir, pour des performances données, des couleurs jusqu'alors inaccessibles. Les verres revêtus, bien que traités préalablement par immer- sion dans un bain de nitrate de potassium, ne présentent aucune des ca- ractéristiques des verres trempés. Le traitement préalable donné à titre d'exemple était un traitement par immersion dans un bain de nitrate de potassium fondu à environ 460 'C, mais il est bien entendu que d'autres techniques de traitement par des ions K pourront être employées, en particulier des pulvérisations sur le verre, de solutions aqueuses de divers sels solu- bles de potassium, qui permettront de réaliser ce traitement préalable à plus haute température ( 550 'C) et donc de l'écourter du fait de la plus grande vitesse de migration des ions K à ces plus hautes températures On veillera cependant dans tous les cas, à n'avoir qu'un traitement au potassium, seulement à la surface du verre, sur une pro- fondeur n'excédant 40 rm et de préférence comprise entre 25 et 40 r M, avec un maximum de la concentration en potassium, pratiquement à la surface du verre, les faibles profondeurs de traitement ( 25 à 30 pm) convenant principalement pour des revêtements ultérieurs à l'aide de composés métalliques non dopés et les profondeurs plus importantes 30 à rm convenant mieux pour des revêtements ultérieurs à l'aide de com- posés métalliques dopés. Ces traitements préalables sont particulièrement avantageux pour fabriquer des vitrages réfléchissant le rayonnement infra-rouge, mais ils peuvent également être intéressants pour fabriquer d'autres types de vitrages revêtus. REVENDICATIONS 1 Procédé de fabrication de verre revêtu d'une couche d'oxydes métalliques obtenue par décomposition à haute température sur le verre de composés métalliques, caractérisé en ce qu'on remplace superficiellement le sodium du verre par du potassium, puis on dépose les composés métalliques après avoir réchauffé le verre à une tempéra- ture supérieure à 550 'C et de préférence supérieure à 600 'C. 2 Procédé de fabrication selon la revendication 1, caracté- risé en ce que le remplacement du sodium par du potassium affecte la surface du verre sur une épaisseur comprise entre 25 et 40 m. 3 Procédé de fabrication selon la revendication 2, caracté- risé en ce que le remplacement du sodium par du potassium s'opère par immersion du verre dans un bain de nitrate de potassium à une tempéra- ture de l'ordre de 460 'C pendant un temps de 24 à 48 heures. 4 Procédé de fabrication selon la revendication 2, caracté- risé en ce qu'on pulvérise sur le verre une solution aqueuse de sels de potassium à température égale ou supérieure à 5500 C. Procédé de fabrication selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les composés métalliques projetés sur le verre sont des produits non dopés au fluor du type DBTO, et que le traitement préalable au potassium affecte une épaisseur de verre de l'ordre de 25 à 30 Hm. 6 Procédé de fabrication selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les composés métalliques projetés sur le verre sont des produits dopés aux halogènes, en particulier au fluor, comme le DBTF, et que le traitement préalable au potassium affecte une épais- seur de verre de l'ordre de 30 à 40 ym.