Pièce de tête coudée de dentisterie. L'invention concerne une pièce de tête coudée de dentisterie, comportant une douille de tête qui contient un arbre d'entratnement pourvu d'un pignon à denture frontale, et un bottier de tête adjacent à la douille de tete. Ce bottier de tête contient une douille rotative, prévue pour recevoir la tige d'un outil entratné en rotation par la douille. Un coulisseau pourvu d'un évidement forme de fourche est disposé à la partie supérieure du bottier de tête, où il peut effectuer un mouvement de va et vient, de manière à engager les branches de l'évidement en Pour che dans une gorge périphérique ménagée sur la tige de l'outil, au voisinage de l'extrémité de cette tige, pour empêcher la chute de l'outil en verrouillant celui-ci en position de service. Le coulisseau est associé à un bouton d'actionnement qui permet d'amener le coulisseau en position d'enclencheXent et de l'en écarter. On connaît des pièces de têtes coudées du genre défini ci-dessus, d'après les modèles d'utilité allemands DE-GM 68 03 765 et 69 05 711, dans lesquels le bouton d'actionnement, en saillie sur une partie surélevée du bottier de tête, est constitué par un prolongement du coulisseau dirigé vers la douille de tête, et mobile en va et vient en même temps que le coulisseau, parallèlement à l'axe de la douille de tête, ou autour d'un axe parallèle à l'axe de la douille porte-outil pivotante. Ce prolongement du coulisseau, en saillie vers l'arrière sur le bottier de tête, et comportant vers l'arrière une surépaisseur que le praticien doit saisir, est gênante pour le praticien qui se sert de la pièce de tête coudée, en la tenant sensiblement comme en crayon. En effet, au moins l'index de la main du praticien vient toucher le prolongement en question, ainsi que sa partie en surépaisseur et la partie surélevée du bottier de tête. Cette partie surélevée, le prolongement du coulisseau, et la partie en surépaisseur sur ce prolongement, constituent autant de saillie qui masquent le champ visuel du praticien vers la zone où il veut opérer. Par ailleurs, les pièces en question sont relativement compliquées et onéreuses à réaliser ; et la pièce d'actionnement qui prolonge le coulisseau et comporte une surépaisseur est relativement petite et difficile à manoeuvrer.Enfin, ce dispositif présente des risques d'accumulation de saletés, en particulier sous l'appendice du coulisseau. D'après le brevet allemand DE 855 305, on connaît une pièce de tête coudée de dentisterie dont le boitier de tête, de forme sphérique, présente des dimensions relativement faible, sans partie en saillie, en dehorshes endroits bombés résultant de la forme sphérique. Dans cette réalisation connue de pièce de tête coudée, il n'est prévu aucune douille rotative pour recevoir l'outil, qui doit au contraire etre engagé directement dans une ouverture du boîtier de tête, pour s'y trouver verrouillé par en haut, au moyen d'un écrou de serrage servant d'appui pour l'extrémité postérieure de la tige de l'outil. Sur la tige de l'outil, est fixée à demeure une roue dentée qui engrène avec le pignon à denture frontale de l'arbre qui tournedans la douille de tête.Ainsi, cette pièce de tête coudée connue ne peut être utilisée qu'avec des outils portant une roue dentée, c' est-à--dire avec des outils spéciaux d'une réalisation relativement compliquée. Dans ce dispositif, les changements d'outil, souvent nécessaires en cours d'opération, sont peu commodes et font perdre du temps au praticien, à cause de l'écrou de serrage de l'outil qu'il faut démonter et remettre en place à chaque fois. Ce type de montage grève le prix du dispositf, et le montage direct de l'outil dans le boîtier de tête provoque un fonctionnement bruyant de l'outil. Le but de l'invention est de réaliser une pièce de tête coudée de dentisterie du genre que l'on vient d'indiquer, permettant d'éviter les inconvénients des pièces de tête connues, notamment pour obtenir un fonctionnement silencieux de l'outil rotatif, en utilisant des outils relativement simples et sans roues dentées intégrées à chaque outil, de manière à empêcher les dépôts de saletés, et à ne pas compromettre le champ visuel du praticien par des parties en saillie. Selon l'invention, la pièce de tête coudée de dentisterie, telle que définie ci-dessus, est caractérisée en ce que le bouton d'actionnement est constitué par une douille d'actionnement qui entoure le boîtier de tête sur un angle de plus de 8OC. Les avantages résultant d'une telle disposition, particulière à la pièce detête conforme à l'invention, tiennent essentiellement au fait qu'il suffit de prévoir pour la douille d'actionnement une paroi ayant la solidité suffisante pour rester rigide pendant le mouvement de va et vient du coulisseau. I1 s'agit donc d'une paroi relativement mince. Par conséquent, puisqu'il faut donner au boîtier de tête un calibre relativement plus fort, pour pouvoir loger en particulier le coulisseau et le palier de la tige de l'outil, il suffit pour ce faire de prolonger la douille de tête par un renflement de diamètre à peine supérieur à celui de la tige.On évite ainsi toutes les parties en saillie, susceptibles de gêner le praticien qui opère en tenant à la main la pièce de tête, et de nature à provoquer des dépôts de saletés, et à obstruer le champ visuel du praticien sur la zone où il veut opérer. Par ailleurs, la douille d'actionnement prévue sur la pièce de tête conforme à l'invention présente une surface assez importante, sur laquelle il est plus commode d'agir que sur les appendices des pièces de têtes connues, dont la partie utile en saillie est pratiquement réduite à un point. On peut réaliser la pièce de tête conforme à l'invention de manière à communiquer à la douille d'actionnement un mouvement de va et vient parallèle à l'axe de la douille de tête, pour entraîner le coulisseau en va et vient suivant le même axe. On peut aussi monter la douille d'actionnement de manière coaxiale par rapport à la douille de tête, afin d'entraîner le coulisseau en va et vient autour de l'axe de la douille de tête, grâce à un pivotement alternatif de la douille d'actionnement autour du même axe. D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront encore de la description de quelques modes de réalisation, présentés ci-après à titre d'exemples non limitatifs, en référence aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 est une vue latérale d'une pièce de tête coudée de dentisterie, conforme à l'invention, comportant une tête coudée - la figure 2 est une coupe longitudinale partielle et agrandie de la pièce de tête coudée de dentisterie de la figure 1 avec sa douille d'actionnement coulissante ; - la figure 3 est une coupe de la figure 2 suivant III-III , - la figure 4 est une autre coupe de la figure 2 suivant IV-IV - la figure 5 est une coupe de la figure 3 suivant V-V ;; - la figure 6, analogue à la figure 2, est une coupe longitudinale partielle d'une variante de la tête coudée de dentisterie, avec sa douille d'actionnement coulissante ; - la figure 7 est une coupe de la figure 6 suivant VII-VII 7 - la figure 8 est une coupe de la figure 6 suivant VIII-VIII. Dans le mode de réalisation de la figure 1, la pièce de tête coudée de dentisterie comporte une poignée 3,reliée de manière amovible à une partie motrice 2, constituée par exemple par un moteur électrique pour pièce à main. Dans la partie 3a de la poignée 3, adjacente à la partie motrice 2, est monté rotativement un arbre d'entraînement 4 dont l'extrémité située à droite sur la figure 1 est en prise, d'une manière connue, avec un embout d'entraine- ment (non représenté) logé dans une douille d'extrémité 5 de la partie motrice 2.A l'extrémité de la poignée 3, située à gauche sur la figure 1, se trouve montée la douille de tête 7, d'une pièce de tête coudée 6, allant jusqu'à la butée constituée par la saillie annulaire 7a,- située à l'extrémité droite d'un manchon 10 formant le boîtier de la pièce de tête (figures 2 et 6 ), et appliquée contre le bord extrême 3b de la poignée 3. Dans cette position, les pièces d'accouplement de l'arbre d'entraînement 4, constituées par des dentures frontales 4a, 8a, sont en prise avec l'arbre d'entraînement 8, monté de manière rotative dans la douille de tête 7. A l'extrémité de l'arbre d'entraînement 8, située à gauche sur les figures 1, 2 et 6 est également prévu un pignon à denture frontale, indiqué par le repère 13.Le manchon 10 du boîtier de tête assure le raccordement à la douille de tête 7 d'un bottier de tête 9, contenant une bague 27 qui constitue le palier d'une douille rotative 14, adaptée à recevoir la tige d'un outil de dentisterie 16 tel qu'un foret. La douille porteoutil 14 est montée dans une petite roue dentée 15, dont la denture externe est en prise avec la denture frontale du pignon d'extrémité 13 de l'arbre 8, monté dans des paleirs 12 et entouré par une douille 11. En haut du boîtier de tête 9 est monté un coulisseau 18, mobile en va et vient, et pourvu d'une échancrure en fourche 19, dont les branches sont adaptées à s'engager dans une gorge périphérique 20 ménagée au voisinage de l'extrémité de la tige 17 de l'outil 16, pour empêcher celui-ci de tomber une fois qu'il a été mis en place. Le coulisseau 18 est associé à un bouton d'actionnement 21, permettant de mettre à volonté le coulisseau en position d'enclenchement de l'outil ou en position d'effacement. Le bouton 21 est constitué par un prolongement de la douille de tête 7 constituant le boîtier de tête 9,ce prolongement formant une douille d'actionnement 22, qui entoure le boîtier sur un arc de plus de 1800, et qui se trouve reliée directement au coulisseau 18. Cette liaison est assurée par un orifice 25 de la paroi de la douille d'actionnement 22, dans laquelle est engagée la tête fraisée 24a d'une vis 24, montée dans un trou taraudé 23 du coulisseau 18 (figure 3). Le coulisseau 18 peut aller et venir dans un évidement 26, en forme de fente de guidage, ménagée dans la bague 27, qui sert de palier pour la douille porte-outil 14. Pour faciliter le montage des diverses pièces du boî- tier de tête 9, et pour en faciliter autant que possible le maintien en place, la bague-palier 27 est pourvue d'une rainure externe 28 (fiyure 3), parallèle à l'axe B de la douille porte-outil 14, et coopérant avec un doigt de retenue 29, fixé au boîtier de tete, qui empêche la rotation de la bague 27. Dans le mode de réalisation des figures 6 à 8, le coulisseau 18 pe-ut être écarté de sa position d'enclenchement en comprimant un ressort de rappel hélicoïdal 30, travaillant en compression, qui a une extrémité en appui contre le coulisseau 18, constitué par une plaquette, et l'autre extrémité en appui contre un bossage 31 solidaire du bot- tier de tête. Dans le mode de réalisation des figures 2 à 5, le coulisseau 18 est associé à un système de verrouillage 32, prévu pour retenir le coulisseau en position d'enclenchement et en position d'effacement. Le système de verrouillage 32 comporte une bille de retenue 34, montée élasti- quement dans un trou borgne 33, qui débouche sur la surface externe du boîtier de tête 9 ; cette bille peut s'engager (figure 4) dans l'un ou l'autre de deux évidements en cuvette 35, ménagés sur la face interne de la douille d'actionnement 22, et correspondant respectivement à la position d'enclenchement et à la position d'effacement du coulisseau 18. Dans le mode de réalisation des figures 6 à 8, la douille d'actionnement 22 peut coulisser dans les deux sens, parallèlement à l'axe A de la douille de tête 7, en entraînant le coulisseau 18 ; l'évidement 26 en forme de fente ménagée dans la paroi de la bague 27, qui sert de palier à la douille porte-outil 14, étant prévu à cet effet. Mais le dispositif conforme à l'invention peut aussi être réalisé de telle manière. que, dans sa configuration des figures 6 à 8, il comporte un système de verrouillage assurant l'immobilisation du coulisseau 18 en posi tion d'enclenchement et en position d'effacement selon la configuration des figures 2 à 5, où un ressort antagoniste s'oppose au pivotement de la douille d'actionnement 22 et du coulisseau 18, hors de la position d'enclenchement du coulisseau. Pour assurer l'entrainement de l'outil 16, la douille 14 constituantle porte-outil présente un bossage 36 en saillie vers l'intérieur, et prévu pour coopérer avec un pan coupé correspondant 37 de la tige 17 de l'outil. Comme la gorge périphérique 20, le pan coupé 37 prévu sur la tige de l'outil 16 permet un usinage facile de l'outil, à la différence des réalisations connues,où l'outil porte une roue dentée d'entraînement qui fait corps avec l'outil. Grâce à l'invention, la réalisation de l'outil est donc relativement simple. REVENDICATIONS 1. Pièce de tête coudée de dentisterie, comportant une douille de tête qui contient un arbre d'entraînement pourvu d'un pignon à denture frontale ; un bottier de tête adjacent à la douille de tête contenant une douille rotative, prévue pour recevoir la tige d'un outil et pour entraîner celui-ci en rotation ; cette douille rotative portant une roue dentée externe, en prise avec le pignon à denture frontale de l'arbre d'entraînement ; un coulisseau pourvu d'un évidement en forme de fourche étant prévu, à la partie supérieure du boîtier de tête, et pouvant y effectuer un mouvement d'aller et retour, de manière à engager les branches de l'évidement en fourche dans une gorge périphérique ménagée sur la tige de l'outil, au voisinage de l'extrémité de cette tige, pour empêcher la chute de l'outil, en verrouillant celui-ci en position de service 7 le coulisseau étant associé à un bouton d'actionnement qui permet d'amener le coulisseau en position d'enclenchement et de l'en écarter ; la pièce de tête étant caractérisée en ce que le bouton d'actionnement (21) est constitué par une douille d'actionnement (22), qui entoure le boîtier de tête (9) sur un angle de plus de 1800. 2. Pièce de tête selon la revendication 1, caractérisée en ce que la liaison entre la douille d'actionnement (22) est directement reliée au coulisseau (18). 3. Pièce de tête selon la revendication 2, caractérisée en ce que la liaison entre la douille d'actionnement (22) et le coulisseau (18) comporte au moins une vis (24), montée dans un trou taraudé (23) du coulisseau, et traversant une échancrure (25) de la paroi de la douille d'actionnement (22). 4. Pièce de tête selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le coulisseau (18) peut effectuer un mouvement de va et vient dans un évidement en forme de rainure (26) d'une bague (27) servant de palier à la douille rotative (14) qui constitue le porte-outil. 5. Pièce de tête selon la revendication 4, caractérisée en ce que la bague (27) servant de palier à la douille porte-outil présente une rainure externe (28), parallèle à l'axe (B) de la douille porte-outil (14), pour recevoir un doigt de retenue (29) fixé au boîtier de tête et servant à empêcher la rotation de la bague-palier (27). 6. Pièce de tête selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le coulisseau (18) est associé à un ressort de rappel (30) qui tend à ramener le coulisseau en position d'enclenchement. 7. Pièce de tête selon la revendication 6, caractérisée en ce que le ressort de rappel (30) est un ressort de compression, ayant l'une de ses extrémités en appui contre le coulisseau (18), et l'autre extrémité en appui contre une partie (31) solidaire du boîtier de tête. 8. Pièce de tête selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que le coulisseau (18) est associé à un dispositif d'accrochage élastique (32), prévu pour immobiliser le coulisseau au moins en position d'enclenchement. 9. Pièce de tête selon la revendication 8, caractérisée en ce que le dispositif d'accrochage élastique (32) assure également l'immobilisation du coulisseau (18) en position d'effacement. 10. Pièce de tête selon la revendication 9, carac térisi en ce que le dispositif d'accrochage élastique (32) comportent une bielle de retenue (34), montée élastiquement dans un trou borgne (33) débouchant à la surface externe du boîtier de tête (9) t cette bille de tête pouvant s'engager en position de retenue dans l'un ou l'autre de deux évidements (35) en forme de cuvette, ménagés sur la face interne de la douille d'actionnement (22), respectivement à l'endroit de la position d'enclenchement, et à l'endroit de la position d'effacement du coulisseau (18). 11. Pièce de tête selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisée en ce que la douille d'actionnement (22) peut effectuer un mouvement de va et vient, en entraînant le coulisseau (18) parallèlement à l'axe(A) de la douille de tête (7). 12. Pièce de tête selon l'une des revendications 4 à 11, caractérisée en ce que l'évidement (26) en forme de rainure est ménagé dans la face frontale supérieure de la douille (27) servant de palier pour la douille porte-outil (14). 13. Pièce de tête selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisée en ce que la douille d'actionnement (22) est montée de manière co-axiale sur la douille de tête (7), et peut effectuer un mouvement de va et vient1 suivant l'axe (A) de la douille de tête (7) en entraînant le coulisseau (18). 14. Pièce de tête conforme aux revendications 4 et 13, caractérisée en ce que l'évidement (26) en forme de rainure est ménagé dans la paroi latérale de la bague (27) qui sert de palier à la douille porte-outil (14).