La présente invention est du domaine des outils peur l'exploitation forestière et a pour objet une pince perfectionnée pour agripper les troncs d'arbre abattus, et permettre de les tirer à l'aide d'un treuil vers un endroit où ils sont rassemblés. On connait cette étape de l'exploitation des forêts suivant la coupe, ou abattage, et l'ébranchage des arbres, que constitue le débardage ; il s'agit pour le débardeur de rassembler en des points du chantier d'abattage des grumes éparses sur ce chantier afin de faire des bottes d'une demieidouzaine de troncs qui sort enlevées par des moyens de transports adéquats.Ce rassemblement de grumes en bottes est une opération relativement difficile à conduire si lton songe que d'une part les troncs abattus sont laissés de façon assez désordonnée sur le chantier, qu'ils peuvent se chevaucher les uns les autres, et que souvent plusieurs mois peuvent s'écouler entre l'ébran chage et le débardage dans dans ce dernier cas des ronces et autres végé- taux ont pu envahir le chantier d'abattage et recouvrir l'une toison végétale touffue les grumes.On comprend les lors qu'il est peu aisé d'appliquer la méthode traditionnelle consistant à passer wi noeud coulant d'un cable à ltextrémité d'une grume pour la tirer ; il faut en fait débrousailler et quelques fois déterrer la partie de la grume en contact avec le sol. Dans ce cas et de l'avis des spécialistes il faut compter de 2 à 5 minutes entre la traction de deux grumes à leur point de rassemblement. Pour remédier à cette difficulté on a proposé des pinces ; une première catégorie de celles-ci sont des moyens pre- henseurs mécanisés, tels qu'hylrauliques, et sont généralement montées sur les engins de chantier ; si de tels moyens sont naturellement pratiques, ils présentent pour l'exploitant forestier un investissement assez lourd et un colt d'entretien peu négligeable ; une seonde catégorie de celles-ci,applicable au débardage au treuil, sont les pinces auto-serrsntes. On connait, notamment dans la scierie,des pinces auto-serrantes destinées à saisir des grumes et comportant leux macho il res articulées autour d'un axe, chacune des dites machoires se pro longoiau delà de l'axe par un bras, chaque bras étant relié à son ex- trémité, à l'extrémité de l'autre bras par une attache souple pourvue en son milieu d'un moyen de liaison pour un cable de traction ; l'ex trémité opposée à l'axe de chacune des machoires est pourvue deux crampon ; une telle pince serre automatiRuement les grumes qu'elle enserre lorsque l'on effectue une traction à l'aile d'un cable sur l'attache souple. Une telle pince convient pour soulever des grumes dans le sens vertical mais si l'on saisit une grume à l'aile d'une telle pince, et que l'on tire à l'aile du cable dans une direction sensiblement axiale, c'est à dire parallèle à l'axe de la grume, on constate que la pince ripe et échappe la grume. On a plus récemment proposé une pince auto-serrante pourvue de deux machoires d'une certaine largeur munies à leur extrémité et sur leur largeur d'une pluralité de crampons ; cette pince ressemble à un cylindre ouvert sur une de ses génératrices et articulé sur une génératrice opposée, les crampons se trouvant au voisinage de la première génératrice, les grumes prises occupant l'âme du cylindre ; il semble qu'une telle pince d'une part se prête mieux au levage les grumes qu'à leur traction axiale et que d'autre part elle soit relativement lourde bi?n qu'un homme puisse semble-t-il la soulever de sa propre force. L'objectif du demandeur a été d'adapter une pince d premier type ci-dessus décrit à la traction axiale des grumes de façon à permettre leur traction axiale à partir de Ivur état dispersé dans un chantier d'abattage, avec le soucis de le légèreté suffisante d'une telle pince pour qu'elle puisse être transportée sans fatigue par un homme depuis le point de rassemblement où se trouve le treuil jusqu'aux grumes destinées à être rassemblées. Une pince de débardage selon le procédé de l'in vention est caractérisée principalement en ce que chaque machoire est pourvaa d'un premier orampon situé à son extrémité (à la manière des pinces de soierie) et d'au moins un second crampon situé au voisins ge de l'axe, les premier et second crampons de chaque pince coopé rant pour donner à la machoire, lors de la traction, un couple favorisant leur enfoncement dans la grume, d'où il résulte que, lors 'une traction axiale, la pince mord dans la grume d'autant plus que l'effort de traction est plus important.Selon une première caracté ristique, les seconds crampons sont disposés du même côté des ma choires, à savoir leur côté inférieur lorsque la machoire est en position de préhension sur une grume. Selon une seconde caractéristique secondaire le second crampon (au voisinage de l'ase) est une litr me allongée dont le tranchant est très légèrement orienté vers le côté défini comme inférieur de la pince, l'allongement de la lame permettant au mieux l'adaptation de la pince à divers diamètres de grumes st l'orientation de son tranchant vers le bas favorisant sa pénétration dans le bois. La présente invention sera mies comprise, et des détails en relevant apparaitront, à la description d'une forme préférée de réalisation de la pince, qui va être faite en relation avec la planche unique amenée dans laquelle : La figure 1 est une vue de dessus d'une pince de l'invention avec des coupes partielles montrant la disposition les lames. La figure 2 est une vue de la même perpendiculaire à la précédente. La figure 3 illustre l'utilisation d'une pince de l'invention. Sur la figure 1 une pince de l'invention comporte principalement deux machoires 1 et 2 articulées autour d'un axe 3 et prolongées chacune respectivement par des bras 4 et 5, la longueur des dits bras étant environ deux à quatre fois plus courte que celle des dites machoires ; l'extrémité de chaque bras est reliée à une attache souple telle qu'une chaine 6, la dite attache souple étant pourvue au voisinage de son milieu d'un moyen de liaison avec un cable de traction telqu'une manille 7 3 l'extrémité de chacune desmachoires 1 et 2 est pourvue respectivement de crampons 8 et 9 ; chacune des machoires 1 et 2 est en outre pourvue au voisinage de son axe de crampons Il et 12 respectivement, en forme de lames allongées ; la lame 11 coopère avec le crampon 8 de même que la lame 12 coopère avec le crampon 9 de façon que chacun de ces crampons ou lames mord d'autant plus fort dans la grume qu'un effort de traction appliquée à la chaine -est plus important.On a représenté en 1' et 2' les sections des machoires coupées selon a et b et vues selon c et d respectivement 3 ces sections sont sensiblement, et de préfé- rence, rectangulaires ; les coupes 1' et 2' permettent en outre de mieux comprendre la disposition des lames 11 et 12 le long des arr8- tes des machoires, les lames pouvant être rapportées, par soulage par exemple, ou pouvant entre intégrées d'origine à la machoire. Sur la figure 2 qui est une représentation de la pince de la figure 1 perpendiculaire à cette dernière et vue de dessous selon le plan de dessin, chacune des machoires est affectée de son plan médian représenté par les traits mixtes 13 et 14 ; sur cette figure il est visible que, de préférence, les lames il et 12 sont situées au-dessous du plan médian de la machoire dont elles sont solidaires 3 on notera que dès lors la pince est dissymétrique par rapport à son plan médian général et qu'elle doit être utilisée dans un certain sens comme on le verra plus loin ; on notera aussi que les tranchants des lames Il et 12 sont orientés vers le bas.On remarque également à partir de 1 'examen des deux figures que les crampons 8 et 9 sont de préférence des dièdres, l'arrête de dièdre du crampon 8 étant parallèle à l'axe d'articulation 3, tandis que 1,cr- reste de dièdre du crampon 9 est cbliote par part 2 Ot axe, la partie supérieure de l'arrête étant prohéminente par rapport à sa partie inférieure. Sur la figure 3 une pince à grumes, analogue à celle des figures précédentes à ceci près que la manille de la pince de la figure précédente est remplacée par un maillon de la chaine 15 constituant l'attache souple, dans lequel est engagé un crochet l'extrémité d'un cable 19, est en prise sur une grume 16 ;; le plan général de la pince est incliné par rapport à 1' axe longitudinal 17 de la grume et on peut remarquer que la face visible de la pince est la face dite supérieure des figures précédentes 3 il en résulte que ce sont les arrêtes inférieures des machoires, pourvues de lames, qui sont en contact avec la grume 3 on comprend dès lors que tout effort de traction sur le cable 19 induise un couple de basculement de la pince (flèche 20) dans un plan contenant l'axe 17, ce couple de basculement ayant pour effet de faire pénétrer dans le bois les crampons d'extrémité et les lames, tels que 8 et 11, chacun d'eux servant respectivement de point d'appui pour la pénétration de ltautre. On notera enfin que les dimensions de la pince sont déterminées par les tailles les plus courantes des grumes auxquelles la pince est destinée, mais q'une longueur de machoires d'une quarantaine de centimètres permet la saisie aisée de grumes d'enviorn cinquante centimètres de diamètre. I1 doit être aussi noté que la forme ou la nature de l'attache souple et des moyens de traction importent peu dès l'instant où ils conviennent pour une pince auto-serrante traditionnelle mais que les dispositifs à manille ou à crochet sont recommandés car leur détachement est très facile, voire s'opère de lui même, lorsque le treuil cesse son effort de traction. I1 doit être aussi compris que le matériau constitutif de la pince importe peu dès lors que ces caractéristiques mécaniques ssnt suffisantes pour supporter des efforts de traction d'une dizaine de tonnes et des moments de couple en conséquence; le demandeur recommande toutefois l'utilisation de l'acier moulé ou forgé. I1 doit entre enfin compris que la présente invention n'est pas limitée aux formes d'exécution des figures mais qu'elle s'détend au domaine défini par les revendications qui suivent. REVENDICATIûNS 1-. Pince de débardage destinée à saisir des grumes, comportant deux machoires articulées autour d'un axe, chacune des machoires se prolongeant par un bras relié à son extrémité, à l'extrémité de l'autre bras par une attache souple pourvue en son milieu l'un moyen de liaison pour un cable de traction, une telle pince étant ainsi auto-serrante, caractérisé en ceqUB chaque macho ire est pourvue - d'un premisr crampon situé à son extrémité et - d'au moins un second crampon situé au voisinage de l'axe, d'où il résulte, lors d'une traction sur l'attache souple, d'une part un auto-serrage de la pince et simultanément un couple de basculement qui tend à enfoncer les crampons dans le bois ; 2-.Pince à grume selon la revendication 1, caractérisé en ce que les dits seconds crampons sont des lames allongées et tranchantes 3 3-. Pince à grume selon la revendication 2, caractérisé : en ce que les dites lames sont situées au dessous du plan médian de chacune des dites machoires, d'où il résulte une dissymétrie de la pince par rapport à son plan médian général et une face supérieure de la pince distincte de sa face inférieure ; 4-. Pince à grume selon la revendication 3, caractérisé en ce que, la section des dites machoires étant sensiblement rectangulaire, les dites lames formant cram pons sont situées au voisinage de l'arrête inférieure des dites machoires, et sont légèrement prohéminentes 3 5-. Pince à grume selon la revendication 1 caractérisé en ce que les dits crampons d'extrémités de machoire sont des dièdres ; 6-. Pince à grumeselon lesrevenlications3 et 5, caractérisé : en ce que l'arrête de dièdre d'au moins celui des crampons d'extrémité de la machoire supérieure est obli que par rapport à l'axe l'articulation de la pince ; 7-. Pince à grume selon les revendications 4 et 6, caractérisé : en ce que la dite pince est en acier moulé.