L'augmentation du rendement en produits pétroliers a une signification économique très importante. En soumettant les roches magasins et les gisements de pétrole à une injection, on pousse hors des pores des roches une quantité supplémentaire de produits pétroliers, ce qui permet de satisfaire à l'exigence mentionnéeau paragraphe précédent. Pour élever encore davantage le rendement en produits pétroliers, on connait suivant l'état de la technique des additifs ajoutés à l'eau d'injection. Déjà dans le passé on a proposé d'utiliser comme additifs des polymères ou des copolymères contenant des groupes carboxy, même sous la forme de leurs sels de métaux alcalins. Cela ressort notamment des brevets allemands 950 182 et 1.033.155. Le brevet allemand 1.116.171 propose comme additifs des sels d'acides carboxyliques d'éther de cellulose et/ou des sulfoacides d'éther de cellulose et/ou d'éther hydroxyalcoylique de cellulose associés à des polyacrylamides et/ou à des polyacrylates,le cas échéant en combinaison avec des amidons. Grâce à cette association, la dégradation de la cellulose ou des amidons est diminuée dans les gisements à des températures supérieures à 800C. L'effet technique de ces additifs repose sur l'élévation de la viscosité du fluide d'injection. Il faut éviter une "coupure" de la solution ayant une viscosité assez faible. Ces additifs ont 1 'inconvénient que lorsque le pétrole à obtenir est très visqueux et lorsque la perméabilité des gis e- ments est faible, il est nécessaire de mettre en oeuvre des pressions d'injection élevées et donc de dépenser beaucoup d'énergie Si 11 eau du gisement contient des ions de métaux alcalins et de fer, il peut se produire, par réaction des additifs sur les sels de métaux alcalins, des produits de précipitation qui peuvent provoquer le colmatage du gisement. De tels inconvénients sont évités grâce au procédé suivant 1 'invention. On a également proposé récemment d'élever ou d'influencer la viscosité. La demande de brevet mise à l'inspection publique en République Fédérale allemande sous le nO 1.483.770 propose, pour obtenir une récupération secondaire du pétrole, d'injecter dans la formation une"microémulsion" qui contient un agent tensioactif et cotensioactif. On doit diluer cette microémulsion avec des quantités d'eau telles que l'on obtienne "une viscosité au moins égale à celle du pétrole à extraire". Un exemple propose de préparer une telle microémulsion à partir de 7,5 g d'un ester gras partiel de sorbitan, de 6,3 g d'un alcoylarylsulfonate, de 6,3 millilitres d'éthanol et de 105 millilitres d'une fraction d'essence. La demande de brevet mise à l'inspection publique en République Fédérale allemande sous le nO 1.249.190 recommande également d'utiliser "une émulsion micellaire eau dans l'huile" qui peut être constituée par exemple de 32% d'eau, de 40% d'huile, de 9% de tétrachlorure de carbone, de 9% d'alcool éthylique, de 6% d'ester gras partiel du sorbitan et de 4% d'un alcoylarylsulfonate soluble dans l'eau. On prétend que cette émulsion réunit les propriétés d'une viscosité élevée et d'une bonne miscibilité au pétrole du gisement. Pour effectuer une injection dans la formation, il est nécessaire d'utiliser une émulsion micellaire eau dans l'huile représentant jusqu'aux neuf dixièmes du volume total des pores. Ces "microémulsions" sont constituées de nombreuses substances et ont une proportion d'huile élevée ou de produits de valorisation de celle-ci comme des fractions d'essence. On retourne donc une partie du pétrole qui doit justement être extrait Pour mettre en oeuvre le procédé suivant l'invention, il n est pas nécessaire de faire appel à des constituants de ce type et à les associer à du pétrole. L'invention ne repose pas sur l'utilisation d'un effet technique fondé sur l'influence de la viscosité et qui soit telle que celle-ci "décroît par palier de celle du pétrole brut au front de déplacement à celle de l'eau au front-arrière". Dans le procédé suivant l'invention, on évite également que des sulfonates de pétrole puissent se créer sous forme de produits de précipitation avec les ions Ca et/ou Mg, et Fe de l'eau de gisement. On n'a pas non plus besoin des pressions d'injection élevées qui sont nécessaires pour injecter de telles "microémulsions". Pour le procédé suivant l'invention, on utilise avec l'agent non ionique également un agent tensio actif non cationi que ou anionique qui convient de manière équivalente. Certains gisements ont une teneur élevée en sels et des concentrations éle vées d'ions de métaux alcalino-terreux qui pourraient conduire avec de telles substances à des réactions incontrôlables. La mise en oeuvre de telles microémulsions est donc limitée déjà pour cette raison dans ces gisements et emporte un risque technique important. Le procédé suivant l'inven tion qui n'utilise pas de telles microémulsions pallie ces in convénients. On a également proposé d'utiliser des esters gras partiels du sorbitan dans de telles microémulsions, ce qui se distingue de la nouvelle solution proposée par le procédé suivant l'invention. Cette dernière a surmonté en outre un préjugé 'de la technique qui conduisait à un-developpement dans une autre di rection. Le nouveau chemin ouvert par le procédé suivant l'invention qui a conduit à utiliser des dispersions aqueuses de cons titution simple, avec lesquelles la viscosité ne doit pas être influencée, va donc dans une autre direction nouvelle qui rompt avec les propositions de l'art antérieur. Dans la mesure où selon l'état de la technique, l'ex- pression "dispersions micellaires" est utilisée, on doit aussi ranger sous cette dénomination les "microémulsions" suivant la demande de brevet publiée en République Fédérale allemande sous le nO 1.805.577 puisque ces émulsions sont identiques aux dispersions micellaires. Cela résulte de la composition puisque ces microémul sions contiennent également du pétrole brut, de l'essence, du gaz naturel fluidifié, un agent aqueux et un agent tensio-actif comme les sels de métaux alcalins d'alcpylarylsulfonate . Dans la mesure où on utilise en outre des composés semipolaires, ceux ci sont des alcools, des amines, des esters, des aldéhydes, des cétones ayant une longueur de channe de 1 à 20 atomes de carbone. On sait aussi que l'eau fossile et l'eau d'injection ont tendance à "déposer" ou à "former" ces composés semipolaires. Cela vaut en particulier pour les "dispersions micellaires". Ces inconvénients n'existent pas dans le procédé suivant l'invention car la dispersion aqueuse a une autre constitution. La proposition la plus ancienne utilise une pré-masse fluide (liquide de pré-injection) qui renferme un électrolyte et/ou un composé semipolaire, cette masse étant injectée avant le liquide de poussée, ce qui désigne la microémulsion. Un tel mode de travail et une telle microémulsion ne sont pas nécessaires pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention. Plus récemment aussi, on a proposé à la demande de brevet publiée en République Fédérale allemande sous le nO 2.365.210, des "solutions micellaires11. De telles solutions doivent contenir des sulfonates de produits pétroliers, des hydrocarbures et un agent co-tensioactif et doivent pouvoir être diluées à l'eau. Les hydrocarbures doivent être constitués de pétrole brut ou de fractions raffinées, commue le kérosène, les naphtas, l'essence. I1 faut donc réinjecter dans le gisement le pétrole brut et les produits qui en dérivent. Comme agents co-tensioactifs, on doit utiliser des alcools, des amines, des esters, des éthers, des cétones, des aldéhydes ainsi que de l'alcool amylique. De telles émulsions doivent être injectées dans les gisements à raison de 50% du volume des pores pour pousser le pétrole brut. De telles émulsions présentent les mimes inconvénients que celles ayant des compositions semblables suivant l'état plus antérieur de la technique. Outre le danger de précipitation et de colmatage des pores du gisement, la pression élevée nécessaire à l'injection est un inconvénient. Suivant le dictionnaire de chimie de Rompps, 7ème. édition, éditeur Franck, Stuttgart, au paragraphe "Emulsionen" (pages 1009 à 1012), on définit une "émulsipn" comme un système dispersé de deux liquides ou phases qui ne sont pas miscibles l'un à l'autre ou qui ne le sont que faiblement, dont l'un est finement réparti dans l'autre. On mentionne : "on désigne souvent sous le nom d'émulsions également des systèmes dans lesquels une substance solide est finement répartie dans un liquide, bien que ces systèmes soient à strictement parler des suspensions". Il est en outre mentionné que "pour la préparation d'émulsions de ce type, on ajoute un adjuv nt,å savoir l'émul- sonnant'2 Celui-ci peut avoir deux fonctions : stabliser l'émulsion obtenue mécaniquement par élévation de la viscosité ou abaisser la tension superficielle entre les deux phases. L'émulsionnant doit être tensio-actif et surfactif, c'est-à- dire qu'il doit abaisser la tension superficielle de l'eau. Il doit en outre constituer autour des particules une couche de protection très visqueuse. Les substances utilisées dans les émulsions suivant l'état de la technique et ayant ces propriétés, telles que les polysaccharides, les dérivés de cellulose, les hopolymères synthétiques, les sels anioniques ou cationiques d'acides gras à poids moléculaire élevé , les sels d'acide sulfonique ou les composés cationiques, comme les composés d'ammonium quaternaire ou les substances non ioniques comme des esters partiels de polyalcool, de stéarate de glycérine, de mono ou di-stéarate de sorbitol, servent donc à stabiliser 1 émulsion. En revanche , dans le procédé suivant l'invention, on utilise des substances tensio-actives non ioniques d'une structure déterminée pour influencer la tension superficielle du pétrole dans les pores des roches du gisement, ce qui est un autre effet technique. Le développement de la technique s'est donc effectué pendant des décennies suivant une autre direction qui n'est pas analogue à celle suivant 11 invention. Les difficultés auxquelles on se heurte en pratique en utilisant les émulsions sont mentionnées seulement brièvement à la demande de brevet mise à l'inspection publique en République Fédérale allemande sous le nO 2.348.400. Cette demande propose de préparer une solution aqueuse d'un copolymère par polymérisation par rayonnement ionisant de haute énergie, -d'au moins un mono mère choisi parmi l'acrylamide et le méthacrylamide et dtau moins un monomère choisi parmi l'acide acrylique, l'acide méthacrylique et les acrylates et méthacrylates de métaux alcalins. I1 faut "éviter l'utilisation d'eau, qui contient de grandes quantités d'ions métalliques plurivalents ayant une action néfaste sur la vis cosité de la solution du polymère ou sur la solubilité dans l'eau du polymère." Pour une concentration polymère donnée et pour obtenie une viscosité maximale, l'eau doit contenir moins de 500 parties de matières solides dissoutes par million et moins de 50 parties de cations divalents,fels que Ca et/ou Mg par million. I1 faut également "éviter une coupe du polymère- lors de la dissolution et lors de l'injection dans le réservoir". En revanche, on peut suivant l'invention se libérer de ces contraintes limitatives de composition et d'utilisation. Cela tient à la structure des substances mises en oeuvre dans le procédé suivant l'invention et également au fait que ces substances n'influent pas sur la viscosité. La demande de brevet publiée en République Fédérale allemande sous le nO 2.456.946 propose un "fluide d'extraction tertiaire" en utilisant des mélanges émulsionnés 'hydrocarbures, de liquides aqueux et de systèmes surfactifs qui sont décrits comme étant des "dispersions micellaires". Le système surfactif doit être constitué d'un alcoylarylsulfonate ou d'un alcoylsulfonate hydrosoluble. Pour former la dispersion micellaire, on doit mettre en oeuvre de 10 à 99% de solution de surfactif et de 1 à 90% d'un hydrocarbure convenable. Après avoir injecté de l'eau, on injecte le "fluide d'extraction tertiaire" sous la forme d'un bouchon, puis on utilise un fluide de poussée, tel que de l'eau, épaissie à l'aide d'un polymère. De tels "mélanges émulsionnés" ont une autre composition que les substances de structure déterminées mises en oeuvre dans le procédé suivant l'invention. Le dernier document cité prouve que même récemment, la technique s'orientait vers un chemin différent pour s'efforcer de résoudre le problème technique que le procédé suivant l'invention permet de résoudre. La demande de brevet publiée en République Fédérale allemande sous le nO 2.523.389 donne une définition du concept "surfactif" et cite six critères qu'un tel composé, doué de propriétés tensio-actives, doit remplir. Les sulfonates de produits pétroliers sont des surfactifs excellents qui ont cependant l'inconvénient d'avoir une faible limite de tolérance à la salinité. Les substances de structure déterminées mises en oeuvre dans le procédé suivant l'invention ne présentent pas cet inconvénient. Les "dispersions micellaires" proposées suivant l'intérieur sont "des types spéciaux d'émulsions". L'utilisation de ces surfactifs suppose la mise en oeuvre d'un "liquide de lavage préalable" qui contient un polymère hydrophile pour élever la viscosité, par exemple un polysaccharide ou de la carboxyméthylcellulose. I1 faut entraîner par lavage et pousser avec efficacité l'eau de la formation à l'aide de' ce lavage préalable. Il faut également élever la viscosité du fluide d'injection de manière qu'elle dépasse celle de l'eau de la formation. Ensuite il faut injecter la solution de surfactif qui, à son tour, doit être poussée par l'injection "d'eau épàissie" notamment à l'aide de polymères hydrophiles. Cette "solution de lavage préalable" et la "solution de surfactif " notamment de sulfonates de produits pétroliers connus ne suggèrent pas l'invention. L'article publié par Everett, Gooch, Calhoun dans Petroleum Transactions, AIME, Volume 189, 1950, pages 215 à 224, constitue une recherche scientifique sur le mécanisme de poussée à l'intérieur des systèmes poreux. I1 oppose la poussée d'un liquide par un autre quand ces deux liquides ne sont pas miscibles, par exemple la poussée de l'huile par l'eau, au cas de la poussée par des liquides miscibles, par exemple d'une solution de sucre par 1 1eau ou inversement. Il est établi que dans les deux cas, l'efficacité dépend du rapport de la viscosité. Aucune recherche n'a été effectuée sur la poussée du pétrole par une solution de sucre. Le résultat de cette recherche est que l'efficacité de la poussée peut être améliorée en jouant sur le rapport des viscosités. Il est recommandé "d'effectuer l'injection sous des pressions élevées avant l'extraction des gaz", ce qui élève la viscosité du pétrole et influence donc de manière défavorable le rapport des viscosités, ou d'utiliser "une eaud'injection à teneur élevée en sel ". Les solutions de sels ont des viscosités plus élevées que l'eau. On a également exprimé l'idée de pousser les liquides de gisement par un autre hydrocarbure. Ces autres hydrocarbures sont des hydrocarbures miscibles au pétrole, par exemple des solvants organiques. Ces essais ne suggèrent pas d'utiliser des dispersions aqueuses de glycolipides d'une structure déterminée pour effectuer des injections dans des gisements de pétrole, comme le propose le procédé suivant l'invention. Le brevet français 1.225.141 décrit un procédé pour l'extraction secondaire du pétrole par injection de C02 en injection aqueuse sous forme de C02 pur ou de gaz naturel en contenant sous une pression partielle de C02 d'au moins 28 kg/ cm2. On propose d'ajouter de 0,005 à 0,5% d'une substance tensio-active non ionique comme le poly(éther d'éthylèneglycol) pour faciliter par diminution de la tension superficielle de l'eau d'injection, la diffusion du C02 de la solution aqueuse dans le pétrole de la roche-réservoir. L'utilisation de C02'associé à des substances tensioactives, n'est pas l'objet du procédé suivant l'invention. Ce mode de travail nécessite également une autre technologie. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique 3.553.X30 propose d'ajouter à l'eau d'injection lors de l'extraction du pétrole des mélanges de produits de réaction du poly(oxyde d'éthylène) et d'alcoylphenol à raison de 0,01 à 5%. Un tel produit est constitué par de l'oxyde d'éthylène polymérisé avec du nonylphénol. I1 est nécessaire d'utiliser cette substance en mélange avec 55% en volume d'acétone dans l'eau. Pour améliorer le rendement en pétrole , il ne faut utiliser que des mélanges de fractions de longueur de chaîne déterminées ayant des radicaux déterminés. Comme le constituant de base est de l'oxyde d'éthylène polymère, on s'efforce donc d'élever la viscosité du fluide d'injection. Ceci n'est justement pas l'effet technique obtenu par le procédé suivant l'invention. Au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3.410.342, on propose d'ajouter à l'eau d'injection des composés non ioniques qui sont constitués par les produits de la réaction d'alcoylphé nàl ayant de 8 à 9 atomes de carbone dans la portion alcoylique et de poly(oxyde d'alcoylène)ayant de 5 à 14 groupes oxyde d'alcoylène. Ces polymères peu solubles'dans l'eau doivent être utilisés en solution benzénique ou toluénique à 0,05 à 5%. De telles substances et de tels solvants ne sont pas nécessaires pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. Dans la solution préconisée antérieurement, on a besoin aussi d'alcools en C5 à C13 et d'hydrocarbures aromatiques. Ces mélanges doivent être utilisés comme "slug " (bouchons) en des quantités représentant de 0,5 à 10% du volume des pores. L'utilisation de plusieurs substances qui doivent être associées l'une à l'autre, n' est pas nécessaire pour le procédé suivant l'invention. En outre le procédé suivant l'invention ne met pas en oeuvre les substances proposées antérieurement. Le brevet autrichien 267 448 concerné un procédé pour injecter "de l'eau épaissie" dans le gisement. Pour l'épaissis- sement, on doit utiliser des polyglucosylglucane de structure déterminée . On met en oeuvre ces substances en des concentrations de 0,01 à 3%. L'effet technique visé repose sur l'utilisation d'un fluide d'injection visqueux. Effectuer une injection à l'aide de solutions très visqueuses présente l'inconvénient que ces solutions ne peuvent être injectées dans un gisement que sous des pressions élevées. Pour diminuer la tension superficielle entre l'eau d'injection et le pétrole du gisement, on a proposé d'utiliser des agents tensio-actifs qui peuvent provoquer des précipitations dans le gisement. L'invention a pour objet un procédé pour injecter dans des hydrocarbures pétroliers de gisements de pétrole, de sables pétrolifères ou de schistes bitumineux des dispersions aqueuses de substances tensio-actives non ioniques qui sont pressées à titre d'agents d'injection sans liquide de rinçage préalable dans ces hydrocarbures pétroliers, la viscosité de l'agent d'injection n'étant pas pratiquement influencée par les substances tensio-actives, caractérisé en ce que la substance tensio-active est un glucolipide de formule formules Ia et IIa dans lesquelles les groupes R1 à R4 sont en configuration cis ou en configuration trans et R1 à R4 représentent un radical hydroxy, alcoxy, alcoylcarbonyloxy, alcoylcarboximado ou amino, R5 représente un radical hydroxyméthylène, aminométhylène, alcoxyméthylène, alcoylcarbonyloxyméthylène, alcoylcarboxamido-N-méthylène, carboxy, carboxamido, alcoxycarbonyle ou N-alcoylcarboxamido, les groupes alcoyle qui figurent dans l'un ou plusieurs de ces groupes fonctionnels ayant de 8 à 60 atomes de carbone. formules Ib et IIb dans lesquelles la liaison glucosidique 1,1; 1,2 ; 1,3; 1,4 ; 1,6 est dans les formes anomères , d; b4, , et les radicaux R1 à R3 dans les positions 1, 2, 3, et 4 sont en configuration cis ou en configuration trans, R1 à R3 représentant un radical hydroxy, alcoxy, alcoylcarbonyloxy, alcoylcarboxamido ou amino et R4 un radical hydroxyméthylène, aminométhylène, alcoxyméthylène, alcoylcarbonyloxyméthylène, alcoylcarboxamido-N-méthylène, carboxy, carboxamido, alcoxycarbonyle ou N-alcoylcarboxamido, les radicaux alcoyle qui figurent dans R1 à R4 de l'un ou de ces divers groupes fonctionnels ayant de 8 à 60 atomes de carbone. formules Ic et IIc dans lesquelles la liaison glucosidique 1,2; 1,3; 1,4; 1,6 est sous les formes anomères $ et ! et dans la formule IIc la ramification à l'intérieur de l'oligosaccharide présente la liaison glucosidique 1,2; 1,3; 1,4; 1,6 dans les formes anomères g et ss et les radicaux R1 et R2 en les positions 2, 3 et 4 sont en configuration cis ou trans, n allant dans la formule Ic de 1,5 à 5 et dans la formule IIc de 1 à 3;R1 et R2 sont des radicaux hydroxy, alcoxy, alcoylcarbonyloxy, alcoylcarboxamido ou amino, R3 est un radical hydroxyméthylène, aminométhylène, alcoxyméthylène, alcoylcarbonyloxyméthylène, alcoylcarboxamido-N-méthylène, carboxy, carboxamido, alcoxycarbonyle, ou Nalcoylcarboxamido, les radicaux alcoyle qui figurent dans l'un ou dans plusieurs des groupes fonctionnels de R1 à R3 ayant de 8 à 0 atomes de carbone. On -a également trouvé un procédé qui consiste à fabriquer la substance tensio-active par extraction de matière biologique par biosynthèse ou par synthèse chimique. On a également trouvé un procédé suivant lequel la partie monosaccharidique des formules Ia et IIa est en glucose, fructose, mannose ou galactose. On a également trouvé un procédé suivant lequel les radicaux alcoyle du substituant R1 à R5 dans les formules Ia et IIa sont ramifiés et/ou non ramifiés, saturés et/ou non saturés et/ou hydroxydés. On a également trouvé un procédé suivant lequel la partie disaccharidique dans les formules Ib et IIb est en tréhalose, en saccharose, en cellobiose, en maltose ou en isomaltose. On a également trouvé un procédé suivant lequel les groupes alcoyle des substances R1 à R4 dans les formules Ib-et IIb sont ramifiés et/ou non ramifiés, saturés et/ou non saturés et/ou hydroxydés. On a également trouvé un procédé suivant lequel la partie oligosaccharidique dans les formules Ic et IIc dérivent de l'amylopectine, de l'amylose, de la cellulose, du destrane, de la chitine, de la glucolevure, de la pullulane ou du glycogène. On a également trouvé un procédé suivant lequel les radicaux alcoyle des substituants R1 à R-3 dans les formules Ic et IIc sont ramifiés et/ou non ramifiés, saturés et/ou insaturés et/ou hydroxydés. On a également trouvé un procédé suivant lequel on ajoute d'autres substances tensio-actives non iodiques à la dispersion aqueuse en vue de la stabiliser. On a également trouvé un procédé suivant lequel on règle la concentration des glucolipides dans la dispersion aqueuse entre 0,01 et 5 g/litre. On a également trouvé un procédé suivant lequel on prépare la dispersion aqueuse par addition des glircolipides à l'eau de gisement. Par l'expression glucolipides, on entend des composés ou des substances qui sont constitués par une partie d'hydrate de carbone hydrophile et par une partie hydrocarbonée hydrophobe et qui sont reliées par exemple par une liaison covalente ester, éther ou amide. On se reportera à cet effet à "Glycolipids of acid-fast-bacteria", de E. Ledered dans Advances in Carbohydrate Chemistry, Vol. 16, pages 207 à 237 (1961). Par l'expression "dispersion ", le dictionnaire de chimie de Rompus, 7ème édition, éditeur Franck, Stuttgart, sous le paragraphe "Diss.875", entend un "système dispersé" dans lequel "les particules de la phase dispersée (dispersat) ne sont pas d'un seul tenant mais sont séparées par une couche d'agent dispersant (souvent dénommé également dispersat)". La "dispersion aqueuse" mise en oeuvre suivant le procédé suivant l'invention répond à cette définition. Selon le procédé de l'invention, on effectue l'injection dans le gisement à un débit par exemple constant de 60 millilitres à l'heure pour effectuer une injection dans une carotte de forage. On effectue l'injection de manière que la carotte de forage contenant le pétrole et l'eau interstitielle reçoive d'abord en injection de la boue à l'eau salée en une quantité correspondant à environ 10 fois le volume des pores. Cette quantité suffit pour obtenir une saturation en pétrole restant quine peut plus être diminuée davantage par la boue à l'eau salée. Gracie à cette injection de boue à l'eau salée, on récupère environ 50% du pétrole contenu dans la carotte au début de l'injection.Par la mise en oeuvre des substances suivantes en une quantité représentant par exemple environ 0,2 à 2 fois le volume des pores, on parvient à extraire de la carotte jusqu'à 80% du pétrole total environ le 6-0-octadécanoyl-D-glucose, le 3-0-hexadcanoyl-4-0- octadécatrjn-o , 9, t 2-oyl-6 -B-hydroxyd écanoyl- D-galactose, le D-glucuronate de 2-0- i-décanyl- p -hydroxy-dodécanoyl- 4-0tridécanyle, le 2-N-octadécanoyl-D-mannose. On peut décrire le procédé suivant l'invention de la manière suivante 3 litres d'eau d'injection sont mélangés à 450 mg de 6-Di-O- 4-tétradécanyl- -hydroxy-9--hexadécénoyl- v 4'-tréha- lose (composé I) et soumis pendant quinze minutes à + lO0C à une agitation à l'aide d'un~agitateur magnétique avec traitement simultané par ultrasons. La dispersion aqueuse ainsi obtenue est utilisée pour améliorer le rendement en pétrole d'une carotte de forage contenant du pétrole et ayant subi une injection par de la boue contenant de l'eau salée (102 g de NaCl par litre, 28 g de CaCl2 par litre, 10 g de MgC12 par litre). La perméabilité de la carotte de forage s'élève à 400C à environ 1800 milli-Darcy.La viscosité du pétrole est d'environ 30 cP à 400C, la masse volumique à 400C est de 0,87 g/cm3. La carotte provient de grès (carrière au voisinage de Gildehaus).La carotte a une longueur d'environ 27-cm et a un diamètre d'environ 5 cm. Sa porosité est d'environ 20. Le volume des pores est d'environ 115 cm3. On effectue l'injection à un débit constant de 60 millilitres par heure en utilisant le composé (I). On obtient les résultats suivants Exemple Concentration en mg/l Extractions multiples (composé (I)) en % de la teneur initiale en pétrole, y compris post-injection par de la boue à l'eau salée. 1 4,5 3,7 2 75 8,0 3 150 21,3 On peut aussi obtenir une élévation du rendement en pétrole en mettant en oeuvre de plus faibles quantités du composé (I). Il est par exemple possible d'utiliser une plus faible quantité représentant une fraction du volume des pores et de faire suivre d'une injection à l'aide d'eau. On effectue l'-injection de manière que la carotte de forage contenant l'eau interstitielle et le pétrole reçoive d'abord èn injection de la boue à l'eau salée'à raison d'environ six fois le volume des pores. Cette quantité suffit ppur obtenir une saturation en pétrole restant qui ne peut pas être réduit davantage par de la boue à l'eau salée. Grace a l'in jection de boue à l'eau salée, on recueille environ 50% du pétrole contenu dans la carotte avant l'injection. En utilisant le composé (I) à raison de six fois environ le volume des pores, on parvient à ce que l'on appelle l'extraction multiple de la carotte de forage. Aux fins de l'invention, on peut utiliser par exemple les glucolipides suivants le 6,6' -di-0- it-heptadécanyl- -hydroxy-triacontanoyl-saccharose, le 3-0- -undécanyl- -hydroxy-tétradécanoyl-2 '-0-docosadièn-1l, 14-oyl-cellobiose, le 2-0-tridécanoyl-6'-0-hexadécèn-6-oyl-maltose, le 6,6 '-l-0-octadécanoyl-4-di-0-hexadécan-6-oyl-isomaltose. En utilisant la dispersion aqueuse de glucolipides suivant l'invention, on diminue la tension superficielle d'environ 30 dyne/cm à moins de 0,1 dyneZcm. En utilisant les substances suivantes, à raison d'environ 0-,2 à 2 fois le volume des pores par exemple, on obtient une extraction de la carotte de forage représentant jusqu'à 80 environ de l'extraction totale le 6-tri-0-octadécanoyl-cellotriose, le 6tri-0-pentadécanoyl-2-trí-0-hexadécèn-6toyl-maltotriose, le 6-di-0- -décanyl--hydroxy-dodécanoyl-2-tn-O-tetra-décanoyl- panose, le-tri-D-mannuronate de 2,3-hexa-pentadécanyle. Le procédé suivant l'invention offre par rapport au mode de travail suivant l'état de la technique l'avantage de ne pas créer de produits de précipitation avec les ions de métaux alcalino-terreux et les ions fer du gisement lors de l'injection de la dispersion aqueuse de glucolipides dans celui-ci, tout en élevant le rendement en pétrole lors de l'injection du gisement en utilisant exclusivement des substances tensio-actives non ioniques. Dans la mesure où dans certains cas, on utilise également en plus des substances ioniques, cela n'est possible que si ne se trouvent dans le gisement que des quantités insignifiantes ou pratiquement pas d'ions provoquant une précipitation.Grace à l'utilisation de la dispersion aqueuse mise en oeuvre dans le procédé suivant l'invention, il n'est pas nécessaire d'avoir recours à une pression d'injection très élevée puisque la visço- sité du fluide d'injection n1 est pas élevée ou n'est élevée que très peu par cette dispersion. La dispersion aqueuse mise en oeuvre dans le procédé suivant l'invention ne nécessite pas les constituants d'une micro émulsion mise en oeuvre suivant ltétat de la technique et est donc plus simple à préparer et peut être ajoutée au fluide d'injection sans aucune difficulté en continu ou à la suite de fluides différents. Un autre avantage de l'invention est que l'on peut préparer les glucolipides de structure déterminée utilisés pour la préparation de la dispersion aqueuse par divers procédés mettant en oeuvre des biosynthèses, des synthèses chimiques ou par extraction de matières biologiques. I1 est possible d'obtenir les monosaccharides mis en oeuvre dans le procédé suivant l'invention à partir de substances contenant des groupes acides ou également à partir de substances contenant des acides de sucre ayant des groupes hydroxy. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour injecter dans des hydrocarbures pétroliers de gisements de pétrole, de sables pétrolifères ou de sehistes bitumineux des dispersions aqueuses de substances tensio-actives non ioniques qui sont pressées à titre d'agents d'injection,sans liquide de rinçage préalable, dans ces hydrocarbures pétroliers, la viscosité de l'agent d'injection n'é- tant pas pratiquement influencée par les substances tensio-actives, caractérisé en ce que la substance tensio-active est un glycolipide de formule formules Ia et IIa dans lesquelles les groupes R1 à R4 sont en configuration cis ou en configuration trans et R1 à R4 représentent un radical hydroxy, alcoxy, alcoylcarbonyloxy, alcoylcarboxamido ou amino, R5 représente un radical hydroxyméthylène, aminométhylène, alcoxyméthylène, alcoylcarbonyloxyméthylène, alcoylcarboxamido-N-méthylène, carboxy, carboxamido, alcoxycarbonyle ou N-alcoylcarboxamido, les groupes alcoyle qui figurent dans l'un ou plusieurs de ces groupes fonctionnels ayant de 8 à 60 atomes de carbone. formules 1b et IIb dans lesquelles la liaison glucosidique 1,1; 1,2 ; 1,3 ; 1,4 ; 1,6 est dans les formes anomères &alpha;, , ; ss ; ss, ss et les radicaux R1 à R3 dans les positions 1, 2, 3, et 4 sont en configuration cis ou en configuration-trans, R1 à R3 représentant un radical hydroxy, alcoxy, alcoylcarbonyl9xy, alcoylcarboxamido ou amino et R4 un radical hydroxyméthylène, aminométhylène, alcoxyméthylène, alcoylcarbonyloxyméthylène, alcoylcarboxami- do-N-méthylène, carboxy, carboxamido, alcoxycarbonyle ou N-alcoylecarboxamido, les radicaux alcoyle qui figurent dans R1 à R4 de l'un ou de ces divers groupes fonctionnels ayant de 8 à 60 atomesde carbone. formules Ic et Il c dans lesquelles lâ liaison glucosidique 1,2; 1,3; 1,4; 1,6 est sous les formes anomères 2 et ss et dans la formule Il c la ramification à l'intérieur de l'oligosaccharide présente la liaison glucosidique 1,2; 1,3; 1,4; 1,6 dans les formes anomères i et A et les radicaux R1 et R2 en les positions 2, 3 et 4 sont en configuration cis ou trans, n allant dans la formule Ic de 1,5 à 5 et dans la formule Il de 1 à 3;R1 et R2 c sont des radicaux hydroxy, alcoxy, alcoylcarbonyloxy, alcoylcarboxamido ou amino, R3 est un radical hydroxyméthylène, aminométhylène, alcoxyméthylène, alcoylcarbonyloxyméthylène, alcoylcarboxamido -N-méthylène, carboxy, carboxamido, alcoxycarbonyle ou N-alcoylcarboxamido, les radicaux alcoyle qui figurent dans l'un ou dans plusieurs des groupes fonctionnels de R1 à R3 ayant de 8 à 60 atomes de carbone. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à fabriquer la substance tensio-active par extraction de matière biologique par biosynthèse ou par synthèse chimique 3 - Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la partie monosaccharidique des formules Ia et IIa est en glucose,fructose, mannose ou galactose. 4 - Procédé suivant llune des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les radicaux alcoyle du substituant R1 à R5 dans les formules la et lla sont ramifiés et/ou non ramifiés, saturés et/ou non saturés et/ou hydroxydés. 5 - Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la partie disaccharidique dans les formules lb et IIb est en tréhalose, en saccharose, en cellobiose, en maltose ou en isomaltose. 6 - Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les groupes alcoyle des substances R1 à R4 dans les formules Ib et IIb sont ramifiés et/ou non ramifiés, saturés et/ ou non saturés et/ou hydroxydés. 7 - Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la partie oligosaccharidique dans les formules lc et IIc dérivent de l'amylopectine, de l'amylose, de la cellulose, du dextrane, de la chitine, de la glucolevure, de la pullulane ou du glycogène. 8 - Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les radicaux alcoyle des substituants R1 à R3 dans les formules Ic et IIc sont ramifiés et/ou non ramifiés, saturés et/ou insaturés et/ou hydroxylés. 9 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il consiste à ajouter d'autres substances tensio- actives non ioniques à la dispersion aqueuse en vue de la stabiliser. 10 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il consiste à régler la concentration des glucolipides dans la dispersion aqueuse entre 0,01 et 5 g/l. 11 - Procédé suivant ltune des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il consiste à préparer la dispersion aqueuse par addition des glucolipides à l'eau de gisement 12 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'il consiste à agiter tout en soumettant en même temps à un traitement par ultrasons une dispersion uniforme des glucolipides dans de l'eau distillée, de l'eau de pluie, de l'eau de ville, de l'eau de gisement , de l'eau d'injection ou dans des solutions salées ou dans des mélanges de ces liquides.