Dans les dispositifs décrits dans le brevet français de la même société n 70.41162 (2 119 821) du 17 novembre 1970 et son certificat d'addition no 72.38748 (2 213 194) du 2 novembre 1972, la surface sur laquelle-stexerce la poussée des gaz est plus faible en fin de course qu'au début Comme, d'autre part, la pression des gaz diminue au fur et a' mesure du développement du dispositif télescopique, il en résulte une grande différence entre la poussée initiale et la poussée en fin de course du piston sur la charge. À l'énergie nécessaire pour communiquer à la charge une vitesse donnée correspond une réaction importante sur la structure de l'avion au début du mouvement, réaction qui s'amenuise au fur et à mesure que la course augmente Dans certains cas, cette réaction initiale est incompatible avec la résistance de la structure de l'avion et, pour communiquer néanmoins à la charge la vitesse nécessaire, on est amené à créer une poussée admissible aussi constante que possible et nettement inférieure a' la pointe de poussée tout en utilisant la mssme quantité d'énergie. Pour obtenir ce résultat, on a imaginé différents dispositifs en réduisant l'admission des gaz au début du mouvement et en.leur laissant un plus grand passage après une certaine course du piston. Ce procédé qui consiste à obstruer en partie le passage initial des gaz apcurinconvénient de provoquer une érosion des zones étranglées et de favoriser une déperdition dlénergie en augmentant ltéchange thermique entre les gaz chauds restant plus longtemps au contact avec les parois situées en amont du dispositif. la présente invention a pour but de pallier ces inconvénients en laissant le libre passage aux gaz avec le maximum de rendement et en compensant la diminution de pression qui résulte de la détente des gaz au cours du développement des pistons télescopiques par une augmentation concomitante automatique de la surface sur laquelle la pression s'exerce. Pour bien faire comprendre I1 invention, on en décrira ciaprès un exemple d'exécution et une variante de construction en référence au dessin annexé, dans lequel la figure 1 est une coupe longitudinale montrant le dispositif dans sa position rétractée la figure 2 est également une coupe longitudinale (avec arrachement partiel) montrant la position relative des pièces après la première phase du développement des pistons télescopiques ; la figure 3 est une coupe longitudinale (dont plusieurs parties ont été arrachées) correspondant au développement complet des pistons et montrant la position relative des éléments provoquant leur rétraction ; et la figure 4 est une vue partielle montrant une variante de réalisation du dispositif. Sur la figure 1, on a représenté en 1 le corps du dispositi; en 2 un piston coulissant dans le corps 1t en 3 un piston coulissant dans le piston 2. Ce piston 3 coiffe un cylindre creux 4 qui est fixé à la partie supérieure du corps 1. Un tiroir cylindrique creux 5 dans l'extrémité du piston 3 permet, après l'éjection, la mise à l'air libre des gaz situés en amont du dispositif. Un cylindre annexe 6, attenant au corps 1, communique avec lui par les orifices 7, 8 et 9. Dans ce cylindre 6, coulisse un piston 10 formant tiroir de distribution des gaz comprimés sous les têtes des pistons principaux 2 et 3 pour assurer la rétraction de ceux-ci après leur action. Ce piston 10 comporte une soupape Il laissant passer les gaz dès le début de leur émission et à leur pression maximale dans l'enceinte annulaire 12 comprise entre le cylindre 6 et la partie rétreinte 13 du piston. 10. Un ressort 14 en compression tend à ramener le piston 10 dans la-position haute représentée sur la figure 1.Dans cette position, une gorge circulaire 15, ménagée sur la périphérie du piston 10, met en communication l'orifice 9 avec l'enceinte annulaire 12 par l'intermédiaire des orifices 7 et 8. On complètera maintenant la description et on exposera le fonctionnement du dispositif en référence aux figures 1 å 3. Les gaz a' leur pression mssimale arrivent par une canalisation raccordée à l'ajutage 31 dans le corps 1 en agissant par le canal 16 du cylindre creux 4 sur la surface réduite 17 formant le fond du piston 3. Ba poussée qui en résulte est relativement faible du fait de la surface réduite sur laquelle la pression s'exerce. Simultanément les gaz refoulent le piston 10 contre son ressort 14 et s'introduisent dans l'enceinte annulaire 12 par l'intermédiaire de la soupape Il qui les maintien en réserve, comme représenté sur la figure 2, tandis que ltorifiee 8, en communication avec l'enceinte 12 par llorifice 7, ne débouche plus dans la gorge circulaire 15 et se trouve donc isolé de l'orifice 9. Sous la poussée des gaz sur le fond du piston 3, l'ensemble des deux pistons 3 et 2 coulisse dans le corps 1 pour prendre la position intermédiaire-représentée sur la figure 2. On a prévu une pièce élastique d'eirbratnement du piston 2 par le piston 3 dans la première phase du développement afin d'éviter, au cas où le piston 2 ne suivrait pas le piston 3, un brusque rattrapage du deuxième-par le premier lors de l'admission des gaz au-dessus des deux pistons lors de la deuxième phase. Cet entraSnement a été prévu par exemple sous forme d'un jonc élastique 28 qui est inséré dans une gorge circulaire 29 commune aux deux pistons et dont ltélasticité, sous l'effort de la pression exercée sur le piston 3 permet a' celui-ci de poursuivre sa course lorsque le piston 2 arrive en butée de fin de course à la fin de la première phase du développement de l'ensemble télescopique. Dans cette position, les gaz, en partie détendus, agissent alors sur la totalité de la surface transversale du piston 3 qui peut être plus du double de la surface constituée par le fond du piston 3. Cette action s'effectue dès que des orifices 30 a' la base du cylindre 4 sont découverts par le piston 3 et à fortiori lorsque le piston 3 a abandonné totalement le cylindre creux 4. On -comprendra aisément que la diminution de pression compensée par 2' augmentation de la surface sur laquelle elle s' exerce permet ci'obtenir une poussée sensiblement égale à la poussée initiale et d'éviter l'inconvénient d'une poussée initiale trop importante tout en conservant la meme efficacité au dispositif d 1éjection. Lorsque la charge a été éjectée et s'est ---séparée dn dispositif, le tiroir 5 prend la position représentée sur la figure 3 en mettant ainsi a' l'air libre les gaz résiduels situés en amont et le piston auxiliaire 10, sous l'action de son ressort 14, reprend sa position initiale représentée sur la figure 1. La réserve de gaz a' forte pression emmagasinée dans l'enceinte annulaire 12 est mise en communication par les orifices 7, 8 et 9 et la gorge - circu- laire 15 avec le dessous 18 de la teste du piston 2 qui reprend sa position haute de la figure 1 en entratnant le piston 3. Par llori- fice 19 ménagé dans le piston 2 vers son extrémité, les gaz en réserve agissent alors également sous le dessous 20 de la tête du piston 3 qui reprend également la position haute représentee sur la figure 1. De piston 3 devant coulisser à la fois dans le piston 2 et sur le cylindre creux 4 sans jeu exagéré, on a prévu un élément d'étanchéité légèrement flottant 21 oscillant autour d'un joint élastique 22 entre des portées sphériques 23 et 24 maintenues par un écrou 25. Une jupe 26 solidaire de l'élément 21 et la partie supérieure-évasée 27 du piston 3 assurent ltalignement et le centrage nécessaires au coulissement correct du piston 3 sur la pièce d'étanchéité 21. On a décritj pour la compréhension du fonctionnement général, le dispositif à réserve de gaz pour la rétraction des pistons. Des dispositifs analogues font déjà l'objet de brevets de la meme société R. TITAN & Cie. La disposition des organes et leur combinai- son avec le dispositif.principal sont néanmoins particuliers. La figure 4 représente un dispositif basé sur le même principe, qu'il semble inutile d'exposer à nouveau, mais dont la réalisation est différente. Dans un but de simplification, l'élément d'étanchéité 21 a été remplacé par une olive 32, sur laquelle peut coulisser avec-un minimum de Jeu le piston 3. Pour obtenir ltalignement de cette olive 32, vissée à i 'extrémité du cylindre creux 4, avec le piston 3,-on a prévu une rotule sphérique 33 dont la partie sphérique mâle 34 est constituée par l'extrémité supérieure du cylindre 4 et la contre-partie est ménagée dans le corps 1. Un bouchon fileté 35 assure le maintien du cylindre 4 en laissant par ajustage sa libre oscillation sans jeu appréciable. Cette oscillation est limitée par un talon circulaire 36 afin qu'â la remontée du piston 3 l'olive 32 soit suffi samment centrée pour que sa partie effilée 37 s'engage sans difficulté dans la partie évasée 27 du piston 3. Aux très legères fuites de-gaz qui résultent de l'absence de joints proprement dits, correspond une pression minime suffisante pour assurer la descente du piston 2 sans nécessiter l'emploi du jonc élastique 28., mais négligeable-par rapport aux pressions dynamiques importantes mises en jeu. En outre, la disposition repré sentée sur la figure 4 permet, par la réduction du diamètre D de l'olive 32 et la réduction corrélative du diamètre D de l'alésage du piston-3, d'obtenir une plus grande différence entre la surface initiale (fond du piston 3) sur laquelle s'exerce la pression des gaz et la surface finale (totalité de la surface transversale du piston 3). On accentue de cette façon l'efficacité du dispositif pour llobtention dtune poussée constante. R3VEND i CÀ 10 N lo Dispositif éjectear télescopique rétractable pour l'éjection d'une charge à partir d'un avion par la poussée de gaz, earactérisé par le fait que la pression maximale des gaz de poussée s'exerce au début de ltéåection sur une surface réduite d'un piston éjecteur puis s'exerce, après un développement initial du piston télescopique et, après une certaine diminution de la pression des gaz, sur une surface augmentée du piston éjecteur. 2. Dispositif éjecteur selon la revendication 1, dans lequel le passage des gaz vers le piston éjecteur s'effectue par l'internédiaire d'un cylindre central creux fixe qui canalise ces gaz sur le fond de surface réduite d'un piston éjecteur creux mobile. 3. Dispositif éjecteur selon la revendication 2, dans lequel le cylindre central creux comporte un organe d'étanchéité légèrement oscillant permettant son alignement avec le piston éjecteur mobile destiné à coulisser contre l'extérieur de cet organe d'étanchéité. 4. Dispositif éjecteur selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le désengagement du piston éjecteur mobile par rapport au cylindre central creux est permis par un second piston creux mobile qui est entraîné initialement avec le premier piston mobile et dans lequel ce premier piston mobile peut continuer sa course quand le second arrive en butée de fin de course. 5. Dispositif éjecteur selon la revendication 4, dans lequel le désengagement du cylindre central par le premier piston mobile permet à la pression des gaz de s'exercer sur la totalité de la surface transversale du premier piston mobile. 6. Dispositif éjecteur selon la revendication 2, dans lequel le passage des gaz de poussée vers le piston éjecteur se fait par l'intermédiaire d'un cylindre central creux articulé à sa partie supérieure et comportant, à sa partie inférieure, une simple olive calibrée autour de laquelle coulisse le piston éjecteur mobile creux jusqu'à son dégagement du cylindre- central. 7. Dispositif éjecteur selon l'une quelconque des revendications précédentes comprenant une enceinte annexe à piston à ressort avec soupape d'admission permettant la mise en réserve initiale de gaz à haute pression utilisé après éjection pour la rétraction du piston éjecteur.