On sait qu'il a été proposé de produire de 11 énergie en construisant des usines marémotrices sur des isthmes, situés dans des sites favorables, c'est à dire tels que des heures ou les amplitudes des marées nty soient pas les mimes sur les côtes opposables. Le site le plus favorable en FRANCE parait être la Presqu';le de COTENTIN, large d'une quarantaine de kilomètres. Mais les calculs précédemment effectués par divers auteurs ne sont pas encourageants, en raison des pertes de charge tres élevées qui ne manqueraient pas d'affecter un canal construit selon les normes classiques, couramment admises, et, surtout, en raison de ce que la renverse de courant qui se manifestera dans le canal à chaque marée serait la cause de pertes prohibitives. Dans une demande de brevet antérieure (N 75 - 13865) l'auteur a propose un perfectionnement qui permet d'éviter ce dernier inconvénient, par le recours à un système de deux canaux (ou de plusieurs canaux, reliés l'un à l'autre par une boucle d'inversion de courant, ce système constituant ainsi un "anneau de stockage" ou un "hydrodrôme". Dans la présente demande de brevet d'invention l'auteur propose de nouveaux perfectionnements à ce système d'usine marémotrice, perfectionnements qui sont, d'ailleurs, applicables, d'une façon générale, à toutes formes de canaux hydrauliques ou de conduits d'eau, ou autres fluides liquides, gazeux ou pulvérulents, tels que, par exemple, en se limitant d'abord au domaine de l'hydraulique : les canaux d'amenée des usines hydrauliques, les canaux évacuateurs de crues, les cours d'eau canalisés, etc. Ces perfectionnements semblent être sa nature à améliorer grandement les perspectives offertes par les usines marémotrices sur isthme. La première idée essentielle consiste à faire usage de canaux très profonds (plusieurs centaines de mètres) sans qu'on soit, pour autant, obligé de recouvrir à des assemblages de turbines en plusieurs étages (dits "rideaux de turbines"). En effet, dans llétat actuel de la technique et des connaissances acquises dans le domaine de lthydraulique, la récupération de la totalité de l'énergie véhiculée par l'eau d'un canal nécessite le turbinage de la totalité du débit ce qui impose que la section de passage présentée par les turbines doit être de tordre de grandeur de la section du canal. Or, on sait que, pour des raisons technologiques, les turbines modernes à flux axial (dites groupes-bulbes) ne dépassent pas, actuellement, des diamètres de l'ordre d'une douzaine de mètres. En conséquence, lorsqu'il s'agit de turbiner des débits énormes, tels que ceux prévus dans les projets d'usines marémotrices, ou, encore, s'il s'agit de fleuves ou de canaux très profonds, il a été proposé d'empiler ces turbines en plusieurs étages les unes sur les autres, de manière à constituer des "rideaux de turbines". Mais on conçoit que de tels systèmes ne peuvent être que d'une mise en oeuvre très laborieuse et certainement aléatoire quand il s'agit d'ouvrages en mer ; en outre, l'entretien ou la réparation d'une turbine des étages inférieurs ne manquerait pas de poser des problemes si on veut éviter d'avoir à démonter une partie importante d'un tel "rideau". La présente invention a pour but d'éliminer ces inconvénients et de permettre d'utiliser des canaux très profonds, sans avoir à recourir à des rideaux de turbines. Cette invention sera d'abord décrite ici sur l'exemple d'une usine marémotrice sur isthme, lequel pourrait être, par exemple, l'isthme du COTENTIN, mais il est évident que cette description est immédiatement transposable au cas des grands fleuves continentaux ou des canaux d'amenée d'usines hydroélectriques, etc. L'auteur a calculé que, dans le cas de COTENTIO, et dans l'hypothèse que pourrait s'y établir le régime uniforme de CHEZY, un système giratoire de deux canaux de 800 m. de large (chacun) et de 50 m. de profondeur ne donnerait, pour la marée maximum, qu'une puissance de l'ordre de 7.600 MM, équivalent par conséquent, à la puissance de huit centrales nucléaires de 900 MW (mais non à leur productibilité, en raison de l'intermittence des marées. Par contre, grâce au fait que les débits croissent ensuite plus vite que la profondeur, l'auteur trouve qu'on pourrait utilement installer une puissance équivalente la puissance hydraulique totale actuellement installée en FRANCE (soit 20.000 MW environ) si la profondeur atteint cent mètres (car le débit triple lorsque la profondeur est doublée. Mais on conçoit que l'installation, selon le mode connu, de rideaux de turbines sur de telles hauteurs se heurterait à une quasi-impossibilité. Or, selon la présente invention, le débit d'un canal ayant une profondeur de plusieurs centaines de mètres pourra entre, au besoin, entièrement turbinable au moyen de turbines à flux axial des types actuellement réalisables, et qui ne seraient disposées que sur un très petit nombre d'étages, et, de préférence, sur un seul étage dans des sites particulièrement favorables. Ce résultat sera réalisé par le recours à deux idées principales, fai axant l'objet de certaines des revendications de la présente invention. La première idée consiste à utiliser un canal qui soit creusé très profondément, mais, ceci, en forme de cuvette par rapport aux fonds naturels de la mer environnante (ou du fleuve), c'est à dire de façon que la profondeur du canal aille décroissant à mesure qu'on s'approche de la sortie vers la mer. Mais, en morne temps, on en fera croître la largeur, de manière que la section puisse rester sensiblement constante. En d'autres termes, le canal s'épanouit en éventail à mesure qu'on s approche de la mer, tout en perdant de sa profondeur. Nous désignerons cette forme de canal sous la désignation de "canal cuvelé". Ce qui vient d'être décrit l'a été pour le cas d'un canal sur isthme, mais la même disposition peut être adoptée pour un cours d'eau continental, débouchant dans une plaine ou dans la mer, ce qui serait utile pour évacuer des crues (parfois catastrophiques, comme celles qui dévastent parfois la ROUMANIE). La seconde idée principale de la présente invention consiste à implanter les turbines sur le bord de la cuvette du canal, c'est à dire sur le pourtour de l'épanouissement en éventail, et, par conséquent, en eaux peu profondes. En d'autres termes, les turbines sont implantées éventuellement au large de la côte, en un seul étage (ou en peu d'étages) sur un vaste seuil semicirculaire, à partir duquel la profondeur va en croissant dans la direction des terres, à la manière d'un hémi-cycle ou d'un amphithéâtre dont les gradins dévaleraient vers la gorge très'profonde du canal, la profondeur de ce canal pouvant suivre telle loi mathématique que l'on voudra (parabolique par exemple). A l'autre extrémité du canal, la géométrie pourratêtre symétrique de l'entrée, de telle sorte que, s'il flty avait pas de pertes par frottements, l'eau y remonterait à la même hauteur que celle dont elle est descendue à l'entrée du système. Par conséquent l'onde de marée entrant, par exemple, à l'Ouest du COTENTIN se présenterait à l'EST avec son niveau de marée haute à l'Ouest, ceci devant des turbines qui se trouveront au niveau de la marée à l'Est, d'amplitude moindre, d'où une puissance récupérable. En réalité, les pertes par frottements et turbilences sont inévitables, mais, quoique implicitement, il en est dûment tenu compte dans les formules de CHEZY-BAZIN et de MANNING-STRICKLER. Dès lors, un calcul effectué par l'auteur sur la base de ces formules (et qui sera publié ailleurs) donne des résultats qui laissent espérer une bonne récupération d'énergie dans le cas d'un tel "canal cuvelé", objet de l'invention. Entre le cas qui vient d'être décrit, d'un canal cuvelé qui s'enfonce profondément en terre à partir des fonds naturels de la mer pour remonter à l'autre extrémité, une autre variante de la présente invention consiste, comme ce fait le cas dans la demande de brevet citée ci-dessus relative aux canaux selon des modes connus, à creuser cette fois deux (ou plusieurs) canaux cuvelés voisins, de manière à former un système giratoire de canaux cuvelés, qui sera caractérisé par le fait que ces canaux cuveles sont reliés entre eux par une bouche semi-circulaire elle-mnie e très prof onde, ayant, par exemple - la même profondeur que la partie la plus profonde des canaux. En effet, cette disposition n'empêche nullement que le système ainsi constitué soit toujours caractérisé par la forme "en cuvette" par rapport aux fonds naturels voisins, tout en appartenant, en même temps, au système giratoire. Dans ce système, l'eau qui arrive par un canal vers la mer se partagera entre une partie qui sera turbinée vers la mer, et une partie qui sera "revirée" en sens inverse par le moyen de la boucle profonde, qui fait partie de cette variante de l'invention. Dans un cas limite théorique, cette dernière partie pourra être nulle, toute l'eau du canal étant alors turbinée vers la mer. Un autre objet de la présente invention consiste à faire usage d'un procédé de fonctionnement du système à canaux giratoires que nous appellerons le "régime cyclonique", régime qui est fondé sur l'instabilité fondamentale des écoulements de fluides, génératrice de tribulences. Il s'agit là de propriétés bien connues, et qui sont la cause de pertes d'énergie, en raison du frottement de l'eau (ou de fluide) intervenant aux interfaces des turbulences, ce qui constitue un gros inconvénient. Toutefois, par ailleurs, un avantage peut être tiré de ces propriétés lorsqu'on considère ce qui se passe à l'entrée du canal giratoire, c' est à dire à l'interface entre l'eau du canal qui possède déjà un mouvement giratoire et l'eau de l'océan, supposée à marée haute, c'est à dire à un niveau supérieur au niveau de l'eau dans le canal. Dans ces conditions, l'eau de l'océan possède une énergie potentielle qui ne demande qu'à se deverser dans le système de canaux. Mais on conçoit facilement que ce diversement se fera beaucoup plus facilement vers celui des canaux où la vitesse de l'eau est dirigée vers l'intérieur des terres, que vers celui où cette vitesse est dirigée vers l'océan. En effet, dans ce dernier cas il y a opposition entre l'énergie cinétique de l'eau du canal et l'énergie potentielle de l'eau de l'océan (qui agit par sa pression) alors que, au contraire, il y a concordance d'action de ces deux énergies dans le premier cas. Il s'agit là d'une conséquence directe de la loi selon laquelle le travail accompli par une force est égal au produit de la projection de cette force sur la direction du déplacement, par le déplacement de son point d'application. En conséquence, d'un côté, c'est l'eau du canal qui travaille contre l'énergie potentielle de l'eau de l'océan (et on sait que ce conflit est générateur de phénomènes tels que celui de la "barre" dont un exemple bien connu est la barre d'ETEL) : il ne peut en résulter qu'une diminution de la vitesse de l'eau de canal, alors que; au contraire, dans le canal opposé, l'énergie agit dans le sens de l'énergie symétrique et ne fait donc qu'accroître celleci, de plus en plus rapidement. Il y a donc freinage d'un côté et accélération du côté opposé, mais le bilan de ces échanges d'énergie peut être positif pour l'énergie du système malgré l'apparente symétrie de la situation à l'entrée, où la hauteur de l'eau est la même pour les deux canaux. Ceci veut dire que l'équilibre d'un système à l'état statique ne se maintient pas nécessairement lorsque ce même système est en régime dynamique on aboutit ainsi à un régime tourbillonnaire, que nous appelons ici "régime cyclonique" ou "effet cyclonique" parce que c' est l'effet qui- est à l'origine des phénomènes de vortex, cyclones, tornades, trombes d'eau, etc. Il s'agit là de cas de transformation d'une énergie potentielle uniforme et même constante c'est à dire de nature irrotationnelle en une énergie sous forme rotationnelle. Les conséquences en sont ici les suivantes 10) en l'absence de pertes par frottements et en l'absence de tout prélèvement d'énergie, la vitesse de l'eau de système de canaux giratoires croit constamment, car il y a constamment, sauf au moment de l'égalité des niveaux dénivellation entre les deux côtes de l'isthme : c'est dire que l'effet cyclonique est un effet cumulatif, qui n est limité que par les frottements. 20) Du fait de l'opposition entre l'énergie potentielle de la marée haute et l'énergie symétrique de l'eau du canal qui se déverse vers la mer, on peut se dispenser d'avoir à recourir à des vannes, sans gré, pour cela, le bilan de l'énergie communiquée au système en soit notablement affecté. (En effet, les phénomènes cycloniques naturels, évoqués ci-dessus pensent prendre naissance et se développer en l'absence de toutes parois, guides ou obstacles qui seraient assimilables à des vannes). On comprend toute l'importance de cette remarque sur la plan pratique et économique quand il s'agit de canaux profonds. Mais cette instabilité naturelle, inhérente aux écoulements, n'a malheureusement pas que des effets bénéfiques, comme ceux qu'on vient de décrire dans le cas particulier de l'interface mer - canaux, car, en outre, il se produit spontanément dans le verre liquide (comme l'a si bien démontré REYNOLDS) un grand nombre de turbulences locales, dont la génération est favorisée par le frottement de l'eau sur les parois du canal (ou du conduit), où il se forme une couche limite de vitesse nulle, dont l'effet perturbateur se propage vers l'intérieur du canal. Un des objets de la présente invention vise à réduire ce frottement aux parois. Ce résultat est obtenu en tapissant les parois du canal avec des corps ayant la forme de volumes de révolution, par exemple des cylindres circulaires, pouvant tourner autour de leurs axes, matérialisés par des tourillons engagés dans des paliers ou des crapaudines, de façon que ces cylindres, disposés dans les plans des sections droites du canal, soient écartés d'une certaine distance par rapport à la paroi du canal. De la sorte, l'eau qui est emprisonnée entre ces cylindres et ladite paroi pourra prendre un mouvement assimilable à celui d'un "tapis roulant", liquide, ou bien encore, de mouvements tourbillonnaires plus localisés, assimilables à celui de "rouleaux liquides" entre la poroi fixe et des cylindres, diminuant ainsi les frotements. Selon une autre variante de réalisation de 1 invention, les cylindres tournants seront mis directement au contact de la paroi du canal, éventuellement dans des alvéoles himi-cylindriques creusés dans celle-ci, en vue de les loyer. Ces cylindres, ou bien, autrement, ces alvéoles, pourront comporter des pièces ou des parties ayant des formes favorisant la formation de "coins" de lubrification, selon le mode bien connu des paliers MITCHEL, la lubrifivation étant obtenue sait grâce aux propriétés de glissement de l'eau elle-mme, soit par l'apport d'additifs ayant des propriétés lubrifiantes (huiles, graisses, argiles, solides malellaires, etc.). Selon une autre forme de réalisation les frottements seront réduits par le recours à des corps sphériques ou cylindriques sur le principe des "roulements à billes" ou des "roulements à rouleaux", bien connus dans les industries mécaniques. Lesdits volumes ou cylindres tournants pourront être creux et étanches, de manière à moins peser sur les paliers ou crapaudines, grâce à la poussée d'Archimede de l'eau. Ces cylindres pourront être couplés à des moteurs électriques, par exemple des dynames à courant continu, qui pourront d'ailleurs être logés à l'intérieur de chacun de ces cylindres, de manière à leur communiquer un mouvement de rotation tel que leur vitesse périphérique soit égale à celle de l'eau au milieu du canal (qui est la plus élevée) : de la sorte, on arrive non seulement à amortir les turbulines de Reynolds, mais, même à supprimer les frottements intra-lamellaires du régime lammaire de POISEVILLE. Autrement dit, on ne sera plus dans les conditions d'un régime permanent, mais dans le cas d'un régime accéléré (dit régime variable ou non stationnaire) résultant d'un glissement sans frottement de l'eau sur un plan incliné. L'eau se déplacera alors comme un corps solide. Selon un autre procédé de fonctionnement, objet de l'invention, les cylindres tournants seront mis en mouvement au moyen des moteurs avec une vitesse périphérique supérieure à celle de l'eau environnante, de manière à communiquer à celle-ci une accélération croissante. Nous appellerons ce régime le "régime force Sans doute faudra-t-il alors alimenter les moteurs en énergie, mais on eput néanmoins espérer, un bilan énergétique favorable, lors du turbinage, puis que-le travail effectué par l'énergie potentielle de la marée sera accéléré d'autant. (Ce fonctionnement fait un peu rflser -à celui d'un turbi-compresseur, sauf que l'énergie active vient ici de l'extérieure : c'est l'onde de marée). Selon un autre procédé de fonctionnement, inverse, du précédent, et également objet de l'invention, on fait fonctionner les dynamos en génératrices de courant électrique, ceci en laissant agir l'effet d'entrainement des cylindres par le frottement de l'eau. Afin de favoriser cet effet d'entrainement, les cylindres pourront être munis d'ambages, éventuellement souples et élastiques (faits de matière plastique par exemple) ou, autrement, articulés, de manière à pouvoir aussi bien se se replier au contact de la paroi que faire saillie une fois au contact et de l'eau du- canal. Ce fonctionnement en générateurs d'énergie électrique sera intéressant au moment des hermes de pointe de la demande d'énergie sur le réseau national, auquel les génératrices à courant continu pourront être couplées par l'intermé- diaire d'onduleurs. Un cas particulier intéressant est celui en deux canaux de système giratoire, sont adjacents l'un à l'autre : on peut alors supprimer la paroi du séparation pour la remplacer par une double rangée de cylindres tournants, dont les axes sont disposés en quiconce, de manière que chaqeu chylindre puisse rouler sans frottement en s'appuyant sur ses deux cylindres voisins de l'autre rangée (il faudra bien entendu, que les extrémités des cylindres soient enchâssés à frottement doux dans des alvéoles, de fanon à éviter ou à limiter les fuites d'eau d'un canl vers l'autre. Selon un autre mode de réalisation, les cylindres tournants pourront servir de support à, un tapis roulant souple, en toile, en caoutchouc ou toute autre matière plastique, ce tapis étantentraîné par les cylindres et par le frottement de l'eau et ayant pour rôle d'améliorer l'étanchéité entre les rouleaux. Avant de conclure, nous rappellerons que ce qui est décrit dans ce qui précéde sur l'exemple d'une usine marémotrice, ou d'un cours d'eau continental, s'applique également au cas de tous autres canaux, tels que les canaux d'amenée des usines hydroélectriques classiques, aux canauxévacuateurs de grues, etc. En effet, si l'on sait bien que les debits croissent - rapidement avec la profondeur des canaux, seule la solution des canaux cuvelés permet de satisfaire aux contingences imposées par les contraintes des servitudes publiques, telles que la présence de ponts, barrages, usines hydroélectriques ou autres ouvrages. En outre, ce qui vient d'être decrit sur l'exemple des canaux hydrauliques s'applique également à toutes autres formes de conduits, en particulier des conduits formés, tels les tuyaux et turbines pouvant au surplus, véhicules tous autres fluides, qu'ils soient liquidas, gazeux, pulvérulents ou granuleux. REVENDICATIONS 10) Canal hydraulique, tel que canal d'amenée d'usine hydraulique ou d'usine marémotrice, ou canal évacuateur de crues, ou de cours d'eau canalisé, caractérisé en ce qu'il est creusé "en cuvette" ou "en cuvelage" (d'où la dénomination de "canal cuvelé") par rapport aux fonds naturels voisins du cours d'eau ou de la mer, de manière que-le débit d'eau soit fortement accru non seulement du fait de l'accroissement de la section (pour une largeur limitée) mais, surtout, du fait que la dénivellation d'eau agit sur toute la grande profondeur d'eau, même si les fonds naturels voisins sont de faible profondeur. 20) Système de deux ou plusieurs canaux selon la revendication precédente, -caractérisé en ce que ces canaux sont couplés entre eux par le moyen d'un canal en-forme de boucle (semi-circulaire par exemple) qui est lui-mème creusé en cuvette par rapport aux fonds naturels voisins, de manière que l'ensemble de ces canaux cuvelés constitue un système giratoire cuvelé. 30) Système de canaux selon l'une ou l'autre des revendications ci-dessus, caractérisé en ce qu'il comporte une ou plusieurs sections qui s 'épanouissent en forme d'éventail, mais dont la profondeur décroit concomittamment, de ma nière que des turbines (ou autres ouvrages d'art) puissent être implantées en eaux peu profondes, et ceci sur un seul niveau (ou un petit nombre de niveaux pour éviter le mode connu, mais peu pratique, des turbines "en rideau") sans que, pour autant, le débit turbinable s'en trouve sensiblement réduit. 40) Procédé de fonctionnement du système à canaux multiples anforme aux deux dernières revendications ci-dessus et caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser l'effet cyclonique qui se manifeste par le fait de la transformation en énergie rotationnella de l'énergie potentielle de l'onde de marée, ou de crue, ou d'éclusée. 50) Procédé de fonctionnement mettant en oeuvre l'effet cyclonique selon la revendication NO 4 et caractérisé en ce que l'on fournit de l'énergie aux turbines, de manière à pomper l'eau de l'océan vers le système de canaux, afin d'accélérer l'échange d'énergie potentielle de l'onde en énergie cinétique du système, en vue d'obtenir un bilan énergétique positif au moment du turbinage à la sortie. 60) Canal selon les revendications 1,2 ou 3, caractérisé en ce que les parois du canal sont tapissées de volumes de révolution, par exemple en forme de cylindres à section circulaire, pouvant tourner librement autour d'axes sensiblement paralleles aux parois, par exemple grâce à des tourillons engagés dans des paliers ou des crapaudines. 7 ) Dispositif selon la revendication précédente, caractérisé par le fait que lesdits volumes de révolution sont logés dans des alvéoles creusés dans la paroi du canal,de manière a être supportés sur une grande partie de leur surface, pouvant même permettre de se dispenser des paliers ou des crapaudines. 80) Dispositif selon l'une ou l'autre des deux revendications précédentes, caractérisé en ce que lesdits volumes tournants ou bien lesdits alvéoles, sont lubrifiés par un apport de matières lubrifiantes, ou bien encore, sont munis de l'un des systèmes bien connus pour réduire les frottements de rotation, tels que les paliers du type MITCHEL, ou les roulements à billes, à rouleaux ou à aiguilles. 90) Dispositif selon l'une ou l'autre des trois revendications précédentes et procédé de fonctionnement caractérisés en ce que lesdits volumes tournants sont couplés à des moteurs, par exemple des moteurs électriques (qui peuvent être logés dans leur intérieur, rendu étanche), le rôle de ces moteurs consistant à accroître la vitesse de rotation desdits volumes, de manière à réduire les frottements du fluide sur les parois. 10 ) Procédé de fonctionnement selon la revendication précédente carac térisé en ce que la vitesse périphérique imprimée aux volumes tournants soit plus grande que la vitesse du fluide transporté, de manière que celui-ci soit accéléré, afin que soit accru l'échange de l'énergie potentielle de 11 onde incidente avec l'énergie cinétique du fluide transporté. 11 1 Procédé de fonctionnement selon la revendication N09, caractérisé en ce que les moteurs ne sont pas alimentés en énergie électrique et que, tout au contraire, ils fonctionnent en générateurs d'électricité, de manière à prélever de l'énergie au fluide de canne, qui les entraîne ici par frottement (ceci, par exemple, aux heures de pointe de la demande d'énergie électrique sur le réseau, auquel ces générateurs seront couplés, au besoin au moyen d'onduleurs ou de convertisseurs continu alternatif). 120) Dispositif selon l'une ou l'autre des trois revendications pré cédentes caractérisé en ce que lesdits volumes tournants sont munis d'aubages, de maniera a accroître leur inter-action avec le fluide du canal. 13 ) Dispositif selon la revendication précédente caractérisé en ce que lesdits ambages sont souples, ou articulés, de maniera à pouvoir se rabattre contre la paroi du canal ou contre celle des alvéoles, tout en se redres sans (au besoin au moyen de ressorts) au contact du fluide du canal. 140) Dispositif selon la revendication N06, plus spécialement destiné au cas des canaux adjacents, caractérisé en ce que la paroi de séparation est remplacée par des volumes tournants conformes à ladite revendication et caractérisés en ce qu'ils sont disposés très près les uns des autres, (et éventuellement; au contact les uns des autres, mais tournant avec glissement) de maniere à former un mur presque étanche. 150) Dispositif selon la revendication précédente, mais caractérisé en ce que l'on monte trois rangées (ou davantage, mais en nombre impair) de volumes tournants, avec leurs axes disposés en quinconce, de manière que chaque volume puisse rouler sans glissement (ou avec un faible glissement) au contact de ses voisins immédiats de la rangée voisine, de façon que soient assurées aussi. bien l1étanchéité entre les volumes tournants que la continuité du sens de rotation par rapport au fluide transporté (à condition, précisément, que les rangées soient en nombre impair). 160) Dispositif selon l'une ou l'autre des deux revendications précédentes caractérisé en ce qu'il est, en outra, couplé à des moteurs selon la revendication N09, qutil pourra fonctionner selon l'un des procédés conformes aux revendications N010 et 11 et qutil pourra être muni des dispositifs conformes aux revendications Nos 7,12 et 13. 170) Dispositif selon la revendication N06 caractérisé en ce que les volumes tournants sont entourés d'un tapis roulant souple, destiné à parfaire 11 étanchéité et à réduire les turbulences qui sont dues aux creux inévitables qui existent entre les volumes tournants successifs. 180) Canal selon la revendication 1, mais dont le dessus est fermé de façon étanche au moyen d'une dalle ou d'une voûte en tôle métallique ou de toute autre matière, de manière à lui donner la forme eonnue sous le nom de "canal en charge". Ce même résultat pourra être obtenu en creusant le canal en tunnel sous terre ou en le constituant entièrement de tôles cintrées, de façon à lui donner la forme de tubulure ou de tuyau, toutes ces formes pouvant être munies des dispositifs à volumes tournants, conformes aux revendications 6,7,8,9 ou 10.