La présente invention concerne la fabrication en continu d'articles en céramique d'alumine B par traitement de frittage appliqué pendant traversée d'un four à de la poudre comprimée. La céramique d'alumine p est un matériau contenant nominalement, en poids, 5% Na2O et 95% AL2O Pratiquement, sa teneur oxyde de sodium peut aller de 5 jusqu'à 10%. Elle peut aussi contenir des oxydes de magnésium et/ou de lithium. Elle est susceptible de frittage entre 1550 et 19000C. Cn l'utilise dans les cellules sodium-soufre et autre dispositifs électrochimiques exigeant le passage d'ions sodium. Pour de telles applications, il est souhaitable que ce matériau possède une forte densité, soit imperméable à l'hélium gazeux et présente une composition et des caractéristiques étroitement contrdlées dans toute sa masse et en particulier jusque tout à fait en surface.Typiquement, on peut avoir à le mettre sous forme de longs tubes à paroi mince, fermés ou non à une extrémité, ou sous forme de disques. Comme décrit dans le brevet britannique nO 1 297 373, on peut fabriquer des articles en céramique d'alumine s en façonnant, par compression de poudre de composition voulue, des profilés ou des articles de forme géométrique auxquels on fait traverser un four tubulaire afin d'en porter un court tronçon à la température de frittage, le mouvement étant continu de façon que la zone chauffée progresse suivant la longueur de l'article. A la température de cuisson, le constituant volatil (Na20) se vaporise, ce qui rend variables la composition et les propriétés de l'article en céramique. Pendant cuisson classique, on peut éviter la perte de soude en entourant l'article d'une poudre en vrac de même composition que lui. Toutefois, du fait de l'établissement dans le four de gradients de température qui font varier la pression de vapeur de la soude, les caractéristiques de la céramique cuite peuvent encore varier d'une partie à l'autre de l'article. La présente invention a pour objet de réaliser un procédé pour la fabrication en continu d'articles en céramique d'alumine de nature à supprimer ces difficultés. Selon un de ses aspects, l'invention propose un procédé de fabrication de produits en céramique d'alumine p consistant à façonner un article ou des articles en poudre comprimée de composition voulue, puis à déplacer en continu un article ou un ensemble d'articles à travers un four tubulaire et à provoquer simultanément un écoulement gazeux à travers le four tubulaire, dans le sens de mouvement du matériau, à une vitesse égale ou supérieure à celle de mouvement de ce dernier. En pratique, la vitesse de mouvement du matériau est très faible (par exemple de 5C mm/mn), de sorte que tout écoulement de gaz forcé est en fait plus rapide que ce mouvement et, dans la suite de la description, sauf spécification contraire, chaque fois qu'on parlera d'un écoulement gazeux à travers le four, il s'agira d'un écoulement plus rapide que le mouvement du matériau. De préférence, le mouvement de l'article ou de l'ensemble d'articles à travers le four est tel qu'un court tronçon de matériau est porté à la température de frittage, la zone chauffée progressant suivant la longueur du matériau soumis à la cuisson. Le procédé décrit permet de ne prévoir qu'un temps de chauffage et de frittage très bref, comme décrit dans le brevet précité. Par choix judicieux de la longueur du four, de la vitesse de traversée et de la température de cuisson, on peut contrôler étroitement la grosseur du grain, comme décrit dans ce brevet. Selon le procédé visé par la présente invention, lorsque le matériau non cuit est chauffé à l'entrée dans le four, il émet de la vapeur d'eau et une quantité faible de vapeur d'oxyde de sodium. La vapeur d'eau est entraînée vers l'aval dans le fqur par l'écoulement précité. Elle ne peut se condenser sur les articles pénétrant dans la zone de cuisson et s'accumuler ainsi dans le four, sur le matériau non cuit, jusqu'à atteindre la concentration critique.L'évaporation, à partir des articles arrivants, d'une quantité faible d'oxyde de sodium établit et entretient dans la zone de cuisson une atmosphère stable, riche en oxyde de sodium, contrairement à ce qui se produirait si, par exemple, le sens d'écoulement de gaz était opposé à celui de mouvement des articles. Dans ce cas, la vapeur d'eau se condenserait sur le matériau froid arrivant. La concentration en eau tendrait alors à atteindre une valeur critique et à provoquer des ruptures des articles arrivant dans le four. Les conditions régnant dans la zone de frittage ne seraient pas équilibrées et les caractéristiques de la céramique se dégraderaient à mesure de la progression dans le four de l'article ou de la série d'articles successifs. Selon le procédé visé par la présente invention, l'écoule- ment gazeux doit être suffisant pour entraîner la vapeur d'eau à travers le four, mais non suffisant pour évacuer l'oxyde de sodium de la zone de cuisson à vitesse supérieure à celle à laquelle il peut être remplacé. La circulation du gaz - habituellement air véhiculant la vapeur d'eau et la vapeur d'oxyde de sodium précitées - peut entre une circulation forcée, mais est avantageusement provoquée par convection, le four étant à cette fin incliné vers le haut dans le sens de mouvement des articles. La vitesse d'écoulement dépend non seulement de la pente du four, mais encore de la température, de la grosseur des articles contenus dans le four et des dimensions des organes du four. En pratique toutefois, il est facile de déterminer empiriquement la pente optimale d'un four pour des articles de dimensions données et des conditions de cuisson donnée. La pente est typiquement de l'ordre de quelques degrés. Un mode de réalisation du procédé est caractérisé en ce que les articles en poudre comprimée traversent le four à une vitesse uniforme v et en ce que la température du four augmente à partir d'une extrémité jusqu'à une température de frittage maximale de 1600 à 190000, puis diminue vers l'autre extrémité, la longueur 1 de la zone de frittage (dans laquelle règne, à 1000 près, la température maximale du four) et la vitesse v d'avance de l'article étant telles que le temps l de séjour de tout point du matériau dans la zone de frittage est de 12 secondes à 2 minutes, le profil de température du four et la vitesse d'avance du matériau étant tels que tout point du matériau est porté à la température de frittage, puis refroidi à partir de cette température à une vitesse comprise entre 200 et 240000/mon. L'invention propose encore un four pour la fabrication de produits en céramique d'alumine u comprenant un tube ouvert aux extrémités comportant un moyen chauffant, par exemple bobine d'induction entourant le tube, un moyen propre à déplacer en continu les articles dans le tube à vitesse uniforme, le tube pouvant soit eAtre muni d'un moyen qui y établit une circulation d'air forcée, soit être incliné vers le haut sur l'horizontale dans le sens de mouvement des articles. Comme décrit dans le brevet précité, on utilise de préférence une bobine d'induction et un bloc de susceptance, par exemple en graphite, entourant le tube intérieurement à la bobine d'induction. Pour régler la température régnant dans le four, il est commode de faire traverser ledit bloc de susceptance par un second tube ouvert aux extrémités, un pyromètre à radiation étant agencé pour observer un élément-témoin logé dans le second tube. Cet élément-témoin peut être en tout matériau convenable (par exemple alumine recristallisée) permettant lob- servation par le pyromètre de variations de température. Il n'est pas indispensable que l'élément-témoin soit à la même température que l'article en céramique d'alumine en cours de frittage, mais le four est de préférence agencé pour que les conditions subies par l'élément-témoin soient aussi semblables que possible à celles subies par l'article en cours de cuisson. De toute façon, les variations de température subies par l'article-témoin correspondent à celles subies par l'article en céramique d'alumine-p et le signal de sortie du pyromètre peut donc servir à régler la température du four, de préférence au moyen d'un appareil de réglage automatique. Dans un agencement commode, le four tubulaire traversé par les articles en céramique d'alumine p et le tube contenant l'article-témoin sont disposés symétriquement de part et d'autre de l'axe de la bobine de chauffage par induction. Dans un tel agencement, le tube, dit ci-aprEs "de cuisson", qui contient la céramique d'alumine } tourne en continu pour être à température uniforme et est monté à cette fin dans un second tube, fixe et de diamètre un peu supérieur, qui traverse le bloc de susceptance et le four. Avec une telle structure, il se révèle possible de régler facilement la température régnant dans la zone de frittage avec une précision de t 50C.Selon les besoins, on peut maintenir en fonctionnement la zone de frittage à toute température nécessaire comprise, par exemple, entre 1550 et 19000C, typiquement 17000C ; chaque partie du matériau à cuire peut typiquement séjourner dans la zone de frittage pendant moins de deux minutes. On va maintenant décrire un mode de mise en oeuvre de l'invention en se référant aux dessins annexés, sur lesquels la figure 1 est une vue schématique en coupe d'un four selon un mode de réalisation pour le frittage de céramique d'alumine les figures 2 et 3 sont des diagrammes illustrant la relation qui lie la densité du matériau à l'inclinaison du four pour une série d'essais opérés et montrent qu'on obtient de meilleurs résultats avec une pente ascendante (figure 2) qu'avec une pente descendante (figure 3). La figure 1 montre un four pour le frittage de céramique d'alumine comprenant une bobine d'induction 10 alimentée par un générateur 11 de courant alternatif ayant typiquement une fréquence de 45C KHz. La bobine 10 est un enroulement hélicoidal, dont la longueur n'est typiquement que d'une dizaine de centimètres, entourant un bloc de susceptance 12 en graphite. La bobine 1C et ce bloc 12 sont contenus dans une enveloppe parallélépipédique 13, en abbeste, remplie d'isolant formé par de l'alumine poreuse schématisée en 14. Le bloc 12 est traversé, parallèlement à l'axe de la bobine 10, par deux alésages symétriques par rapport à cet axe. Le premier alésage contient un tube réfractaire 15, ouvert aux extrémités, qui traverse les parois d'extrémité de l'enveloppe 13.Le second alésage ménagé dans le bloc de susceptance 12 est de plus grand diamètre que le premier et contient un tube réfractaire fixe 16, ouvert aux extrémités, dans lequel tourillonne un tube 17, en réfractaire tel qu'alumine, destiné à contenir l'article à fritter. Ce tube 17 est monté dans des paliers 18 et tourne en continu sous l'action d'un moyen moteur schématisé en 19 afin d'égaliser la température régnant tout autour de la zone de cuisson quand le four fonctionne. La vitesse de rotation est typiquement de 30 à 60 tr/mn. En service, le tube 15 contient un article en réfractaire convenable, schématisé en 2C, typiquement en alumine recristallisée, qu'observe un pyromètre à radiation totale 21 destiné à régler la température.On peut appliquer le signal de sortie du pyromètre 21 à une unité de surveillance 22 et/ou à une unité de réglage d'alimentation 23 qui règle le courant de sortie du générateur 11. Pour maintenir une atmosphère stable riche en oxyde de sodium, il faut que le tube de cuisson rotatif 17 soit imperméable à la vapeur d'oxyde de sodium. Si son matériau constitutif réagit avec la vapeur d'oxyde de sodium, il faut que cette réaction soit assez lente pour ne pas provoquer un appauvrissement en oxyde de sodium. Cn constate par exemple qu'en fait, l'oxyde de sodium réagit lentement avec l'alumine cristallisée formant le tube de cuisson utilisé pour les expériences précitées, la transformant en alumine ss. Cette réaction est très lente, l'augmentation de poids du tube de cuisson étant de 20 mg par 40 g d'article tubulaire subissant la cuisson.La perte subie par les articles pendant cuisson représente wsir.s de 1; de l'oxyde de sodium présent. Cependant, la conversion du tube de cuisson en alumine p s'accompagne d'une variations de volume telle que ce tube cesse d'être imperméable De ce fait, il faut remplacer le tube rotatif 17 après cuisson d'environ 20 m seulement d'article tubulaire ; toutefois, on peut effectuer ce remplacement sans refroidir le four. Gn obtient en fonctionnement un écoulement continu d'air dans le tube 17 du four en inclinant le four vers le haut dans le sens de mouvement des articles. Ce mode d'utilisation de l'effet de convection permet d'obtenir de manière très simple et sûre la circulation d'air nécessaire ; il est toutefois évident qu'on pourrait obtenir autrement une circulation d'air forcée, sans incliner le four. Dans les exemples ci-dessous de fabrication d'articles tubulaires en céramique d'alumine p, on représente quantitativement la qualité du produit fritté par la densité. Les variations de densité apparaissant dans ces exemples, bien que faibles en valeur absolue, sont importantes lorsqu'il s'agit d'utiliser le matériau comme électrolyte. Les exemples donnés sont destinés à illustrer l'invention et donc choisis pour montrer l'effet obtenu en modifiant la circulation d'air et notamment en l'établissant en sens opposé à celui prescrit par l'invention. Dans ces exemples, on utilise un four tel que représenté sur la figure 1. Dans ce four, le tube de cuisson rotatif 17 présente des diamètres intérieur de 19 mml et extérieur de 25,5 mm et a une longueur de 5C mm. Le tube fixe 16 a des diamètres intérieur de 29 mm et extérieur de 36 mm et une longueur de 375 mm. Le bloc de susceptance en graphite 12 a 100 mm de long et établit une zone chaude de 120 mm de long à (Tmax 100)00. Tous les échantillons sont tubulaires et ont été desséchés avant cuisson. Dans le premier exemple, ou exemple 1 ci-dessous, le four présente une pente descendante dans le sens de mouvement des articles. La convection provoque une circulation d'air de sens opposé à celui de mouvement des articles. Cet exemple est destiné à montrer l'effet ainsi obtenu avec une circulation d'air de sens contraire à celui selon l'invention. La vapeur d'eau est entrat- née vers le haut et se recondense sur le matériau arrivant. La concentration en eau atteint une valeur critique et provoque des ruptures des tubes arrivant dans le four. EXEMPLE 1 Les articles, traités en continu, décrivent un trajet descendant dans le four porté à 77350C, qu'ils traversent à une vitesse de 50 mm/mn. Les ruptures dues à un excès d'eau s'amor- cent si vite qu'on ne peut obtenir que 400 mm de tube céramique. Les densités de tronçons successifs de 40 mm sont indiquées, dans l'ordre de cuisson, dans le tableau ci-dessous et sous forme de diagramme sur la figure 3. EmPlacement dans la pile (mm) Densité (Kg/m3) de 0 à 40 3,183 40 " 80 3,182 80 " 120 3,190 120 " 160 3,192 760 " 200 3,177 200 " 240 3,176 240 " 280 3,180 280 n 320 3,170 " N 370 3,145 Dans les exemples 2, 3 et 4 ci-dessous, le four présente une pente ascendante, de sorte que la vapeur d'eau et la vapeur d'oxyde de sodium sont entraînées à travers la zone de frittage de façon à se recondenser sur les tubes cuits. La vapeur d'eau ne peut atteindre la concentration critique sur le matériau non cuit et la soude engendre dans la zone de cuisson une atmosphère d'oxyde de sodium stable. On a obtenu en continu des longueurs de produit dépassant 20 m.Les caractéristiques de la céramique sont uniformes et constantes dans le temps comme le montrent les exemples 2, 3 et 4 ci-dessous. EXEMPLE 2 On opère en continu dans un four à pente ascendante à 17450C traversé à raison de 50 mm/mn, incliné à 40 sur l'horizontale. On produit 20 m de céramique et l'équilibre s'établit après cuisson de 100 mm de céramique. Les densités sont ensuite uniformes dans tout le reste du produit. Ces conditions de cuisson donnent de la céramique à gros grain. N de tube Emplacement dans la pile Densité (mm) (Kg/m3) M8/1a entre C et 51 3,23C b " 51 " 102 3,239 c " 1C2 " 153 3,25 d 153 " 205 3,255 M8/3 " 413 " 618 3,249 M8/4a 618 " 669 3,248 b ., 669 " 720 3,244 c n 720 " 771 3,249 d . 771 " 823 3,250 M8/5 " 823 " 1030 3,244 M8/8 " 1441 " 1648 3,249 M8/9 " 1648 " 1848 3,249 Pour les tubes M8/1 et M8/4, les suffixes a, b, c et d désignent chacun un échantillon prélevé sur le tube respectif. EXEMPLE 3 Sur un échantillon selon l'exemple 2, on étudie l'unifor- mité de la densité suivant l'épaisseur de la paroi du tube. A cette fin, on opère une mesure, puis on use par meulage la paroi extérieure et l'on opère une nouvelle mesure. L'échantillon se révèle uniforme jusque tout à fait au niveau de la face extérieure. Echantillon M8/4b- (de 669 à 720 mm) Masse (x 10 kg) Densité (Kg/m ) 6,642 3,249 5,944 3,252 5,264 3,251 4,754 3,253 EXEMPLE 4 Pour le produit M21 (tubes n 21 à 29), on opère en continu avec pente ascendante. Cn obtient 4 m d'électrolyte. La température est de 1720 C, la vitesse de traversée de 50 mm/mn et l'inclinaison du tube de cuisson sur l'horizontale de 40. La densité moyenne pour l'ensemble de l'essai est de 3,225 avec un écart moyen quadratique de 0,006. Dans ces conditions de cuisson, on obtient de la céramique à grain fin. N de tube Emplacement dans la pile (mm) Densité (Kg/m3) 21 entre 0 et 205 3,223 22 " 205 " 408 3,224 23 n 408 " 618 3,223 24 .. 614 " 82C 3,214 25 n 820 " 1025 3,222 26 " 1025 n 1231 3,222 27 " 1231 " 1438 3,222 28 " 1438 " 1645 3,225 29 n 1645 " 1847 3,239 30 n 1847 n 2053 3,238 31 n 2053 n 2260 3,221 32 n 2260 " 2466 3,225 33 tt 2466 " 2668 3,228 34 fi 2668 " 2875 3,221 35 n 2875 " 3079 3,225 36 n 3079 fi 3284 3,224 37 " 3284 " 3490 3,223 39 n 3695 n 3901 3,230 Les exemples 2, 3 et 4 montrent qu'on obtient par convection natuelle une bonne atmosphère contrôlée.Pour une géométrie donnée du four, les courants de convection ainsi que les caractéristiques de la céramique, dépendent de l'inclinaison du tube de cuisson. Cette dépendance est démontrée par la figure 2 qui indique graphiquement la relation liant la densité à l'inclinaison sur l'horizontale pour une pente ascendante. La température de cuisson est de 172C0C et la vitesse de traversée de 50 mm/mn. Le diagramme montre qu'à mesure que l'inclinaison augmente, la courbe de densité passe par un sommet arrondi. La pente doit être assez accusée pour que le gaz circulant par convection entrasse la vapeur d'eau vers le haut à travers le tube.Elle ne doit toutefois pas l'être assez pour qu'un entrai- nement trop rapide d'oxyde de sodium à partir de la zone de de cuisson interdise l'établissement d'une atmosphère stable riche en oxyde de sodium. L'avantage que présente la cuisson en coti pour l'établis- sement d'une atmosphère stable et l'amélioration des caractéristiques de la céramique ressort de l'exemple 5 ci-dessous. Cn cuit deux ensembles de tubes dans des conditions identiques, sauf qu'on opère pour l'un en continu et pour l'autre par intermittence. On constate une nette amélioration de la valeur absolue de la densité. EXEMPLE 5 Dans l'essai nO 29, on cuit un certain nombre de tubes dans un four à 17450C, traversé à une vitesse de 50 mm/mn, mais en opérant par intermittence. Cn pousse des tubes indépendants à travers le four à l'aide d'une tige-poussoir longue et mince, pleine ou creuse, de 3,2 mm de diamètre extérieur, le four étant orienté horizontalement.Les densités des échantillons nO 14, 15 et 18 sont portées ci-dessous N d'échantillon Densité 29/14 3,195 29/15 3,2C8 29/18 3,193 De ces exemples, il ressort que, lorsqu'on s'en remet à la convection naturelle pour le frittage en zone d'électrolyte en céramique d'alumine B, il faut imprimer au matériau un mouvement ascendant à la traversée d'un tube de cuisson ayant sur l'ho- rizontale une inclinaison supérieure à 0 et de préférence comprise entre 4 et 100. Le matériau fritté dans ces conditions est uniforme tant dans toute sa masse qu'en fonction du temps. Cn constate que l'inclinaison préférée ainsi déterminée est liée à la nature du four et des articles traités. La circulation d'air par convection dépend, par exemple, des sections relatives de l'article et du tube de cuisson. Pour tout ensemble donné de conditions, il est facile de déterminer empiriquement la pente optimale. Bien qu'on se soit référé plus particulièrement à la production de tubes en céramique d'alumine B, le procédé et l'appareil sont également applicables à la production de disques qui peuvent en fait être juxtaposés sous forme de barreau pendant traversée du four. Les densités sont nettement plus faibles que celles obtenues dans l'exemple 2 quand la vitesse et la température sont les mimes, mais que les échantillons traversent en continu un tube ayant une inclinaison ascendante de 40 sur l'horizontale. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication de produit en céramique d'aTine p, caractérisé en ce qu'on façonne un ou plusieurs articles en poudre comprimée de composition voulue et on déplace en continu un article ou un ensemble d'articles ainsi mis en forme à travers un four tubulaire en provoquant simultanément un écoulement gazeux à travers le four tubulaire, dans le sens de mouvement du matériau, à une vitesse égale ou supérieure à celle de mouvement du matériau. 2. Procédé de fabrication de produits en céramique d'alumine B, caractérisé en ce qu'on façonne un ou plusieurs articles en poudre comprimée de composition voulue, puis on déplace en continu un article ou un ensemble d'articles ainsi mis en forme à travers un four tubulaire de manière à porter un court tronçon de matériau à la température de frittage, la zone chauffée se déplaçant le long du matériau en cours de cuisson, et on provoque simultanément un écoulement de gaz à travers le four tubulaire, dans le sens de mouvement du matériau, à une vitesse égale ou supérieure à celle de mouvement du matériau. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le gaz s'écoulant à travers le four est de l'air véhiculant de la vapeur d'eau et de la vapeur d'oxyde de sodium qui se dégagent de la poudre comprimée. 4. Procédé selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'écoulement est assuré par circulation forcée. 5. Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'écoulement est assuré par convection, le four étant incliné vers le haut dans le sens de mouvement de l'article pour provoquer l'écoulement par convection. 6. Procédé selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les articles en poudre comprimée traversent le four à une vitesse uniforme v et en ce la température du four augmente à partir d'une extrémité jusqu'à une température de frittage maximale de î6CC à 19COOC, puis diminue vers l'autre extrémité, la longueur 1 de la zone de frittage (dans laquelle règne, à 10C près, la température maximale du four) et la vitesse v d'avance de l'article étant telles que le temps v de séjour de tout point du matériau dans la zone de frittage est de 12 secondes à 2 minutes, le profil de température du four et la vitesse d'avance du matériau étant tels que tout point du matériau est porté à la température de frittage, puis refroidi à partir de cette température à une vitesse comprise entre 2CC et 24COoC/mn. 7. Procédé selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la vitesse d'avance du matériau est de 25 à 115 mm/mn. 8. Four pour l'obtention de produits en céramique d'alumine B, caractérisé en ce qu'il comprend un tube ouvert aux extrémités comportant un moyen chauffant pour le chauffage du tube et un moyen entraînant les articles en continu à travers le tube à vitesse uniforme, ce tube pouvant être muni d'un moyen qui y établit une circulation d'air forcée, ou/et être incliné vers le haut sur l'horizontale dans le sens de mouvement des articles. 9. Four selon la revendication 8, caractérisé en ce-que le moyen chauffant est une bobine d'induction entourant le tube. 10. Four selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'un bloc de susceptance entoure le tube, intérieurement à la bobine d'induction. 11. Four selon la revendication 10, caractérisé en ce que le bloc de susceptance est un bloc en graphite. 12. Four selon la revendication 10 ou 11, caractérisé en ce que, pour régler la température dans le four, il est prévu un second tube, ouvert aux extrémités, qui traverse le bloc de susceptance et en ce qu'un pyromètre à radiation est agencé pour observer un élément-témoin placé dans ce second tube. 13. Four selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il est prévu des moyens de réglage automatique qui, sous l'action du pyromètre à radiation, règlent l'alimentation du four en énergie. 14. Four selon la revendication 12 ou 13, caractérisé en ce que le tube traversé par les articles en alumine B et le tube contenant l'élément-témoin sont disposés symétriquement de part et d'autre de l'axe de la bobine de chauffage par induction. 15. Four selon une quelconque des revendications 8 à 14, caractérisé en ce que le tube contenant les articles en céramique d'alumine tourne en continu et est disposé dans un second tube, fixe, de diamètre un peu supérieur, qui traverse le bloc de susceptance et le four. 16. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le four présente une inclinaison vers le haut de4 à 1C sur 11 horizontale. 17. Four selon une quelconque des revendications 8 à 15, caractérisé en ce que ledit tube présente une inclinaison de 4 à 10 sur l'horizontale.