La construction des édifices à plusieurs étages, à mesure que l'on a augmenté la charge, en meme temps que le nombre des étages, a imposé de nouvelles techniques de construction, ce qui a rendu possible les structures de grandes dimensions qui commencèrent à devenir une réalité dans les dernières années du siècle passé, avec l'utilisation du fer, dont le coefficient de compression est minime, associé au ciment qui possède également les mêmes qualités physiques. Les techniques de construction ont par conséquent subi une évolution constante et rapide, pour aboutir à des structures qui rendent possible l'utilisation des grands espaces. En revanche, pour les petits édifices, pour les petites habitations ou les constructions à un seul étage, plus spécialement, le système traditionnel a subi une évolution à peine sensible,étant donné qu'à partir d'un plan de base, on dresse les parois ou les murs, selon les méthodes connues et à peine mocifiées de construction de tels murs, avec des pierres de taille pour les édifices de prestige, lorsqu'ils ne sont pas consitués par des rangées de moellons ou de briques. Ceci implique la préparation d'un matériau de petites dimensions et sa mise en place manuelle, avec une durée de temps que l'on peut abréger sans porter préjudice au résultat, pour obtenir en fonction de la rapidité de la construction et de l'économie de main-d'oeuvre, des coûts sensiblement inférieurs. I1 existe quelques systèmes de construction d'habitations ou d'édifices à un seul étage qui consistent, avec leurs propres variantes, à réunir ou à emboîter des élements préfabriqués, tels que des tronçons de murs qui sont assemblés verticalement ou horizontalement, à monter des embrasures ou des portes, avec une rigueur métrique absolue, et à mettre en place des lambris et des toitures, préalablement ajustés quant aux assemblages et aux dimensions.Tout cela limite la construction à des dimensions déterminées et précises, car les éléments préfabriqués à l'origine, nécessitent des mesures précises, ce qui permet assurément de fabriquer un grand nombre d'habitations d'un seul étage, en peu de temps, mais présente l'inconvénient sérieux que leur structure est invariable, étant donné qu'une modification quelconque de cette dernière implique la modification des moules de préfabrication, et que si les moules ne sont pas utilisés pour un grand nombre de constructions,l'opéra- tion n'est pas économique. Ces considéraitons et une expérience répétée dans la construction d'habitations à un seul étage dont le coat et le rendement économique doivent être fonction du but auquel elles sont destinées, ont conduit à mettre au point une nouvelle technique de construction d'habitations de ce type qui presente des avantages notoires, déjà éprouvés dans la pratique et permettant d'affirmer qu'on arrive à un résultat optimal, qui ne limite pas la construction à des dimensions prédéterminées, et qui rend possible une variation des dimensions en fonction des nécessités de chaque cas. L'essentiel de ce système de construction, auquel se rapporte le procédé objet de la présente invention peut s'adapter, sans variation, à des édifices de plus d'un étage, simplement en renforcant leur structure à l'aide des moyens que la technique architecturale exige ou recommande. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre,d'un mode de mise en oeuvre, donné à titre d'exemple non limitatif et représenté aux dessins annexés, dans lesquels les Fig.l et 2 représentent des murs et des parois en coupe au niveau du sol les Fig.3,4 et 4a montrent l'accrochage du treillis d'armature et le montage de ce dernier dans les chassis des fenêtres et des portes, respectivement en élévation latérale et frontale la Fig.5 montre un détail des dispositifs d'accrochage inférieurs du treillis les Fig. 6 et 7 montrent respectivement en élévation et en plan la disposition des armatures pour la formation des murs et des parois ;; la Fig.8 montre la fixation des armatures les Fig.9 et 10 sont des vues respectivement en élévation et en coupe longitudinale des plaques de fixation, et les Fig. 11 et 12 représentent des détails d'une variante de réalisation des goupilles tronconiques associées à des trous correspondants des armatures. La succession des opérations qui font l'objet de la présente invention peut être décrite de la manière ci-dessus. Etant donné que la présente invention a pour objet la construction d'habitations, initialement à un seul étage, au moyen de structures métalliques moulées, avec utilisation de matériaux spécifiques, il est nécessaire de décrire le procédé de fabrication de la structure métallique qui, à titre d'exemple, se compose de trois phases La première phase concerne la réalisation des fondations et de la plate-forme de base.Elle comprend les opérations suivantes: (a) ouverture de fouilles pour l'exécution de semelles filantes et bétonnées, (b) construction d'une plate-forme de pierres et de blocs de roche et de plus application d'un coulis de scellement, (c) mise en place de pointes ou de crochets encastrés dans la chape de béton et faisant saillie hors de la surface, (d) accrochage dans ces crochets d'un réseau ou d'un treillis métallique galvanisé qui forme l'rame des parois, en général des murs ou des cloisons. Les Fig.1 et 2 représentent les murs et les parois coupés au niveau du sol, ainsi que le treillis métallique 1 constituant l'âme de ces murs et parois 2. Les crochets cités au point (c) qui précède sont représentés de manière commode à plus grande échelle sur la Fig.5 et désignés par la référence 3. On peut voir comment ils sont disposés à la partie inférieure droite de la Fig.4a, et sont tirés vers le haut par le treillis métallique qui est fixé aux embrasures et aux portes, ainsi qu'on peut le voir en 5 sur la Fig.4a au moyen d'une série de crochets, qui ne privent pas ces embrasures et portes de leurs scellements traditionnels 6, encastrés dans le mur lors d'une opération ultérieure. La Fig.3 est un rabattement de la Fig.4 correspondant à la fenêtre. On peut également voir sur cette Fig.3 les crochets 3. Dans la seconde phase correspondant au moulage du corps de l'édifice qui est composé de parois maîtresse: et de parois de cloisonnement intérieures.Au cours de cette seconde phase, on forme successivement les parois maitresses, les cloisons de séparation intérieures et les installations générales, comme l'installation électrique, l'alimentation en eau, la serrurerie et le carrelage. A cette fin, les opérations suivent l'ordre suivant : (a) montage des coffrages ou armatures intérieures de l'ouvrage, correspondant à une face ou à la montée des modules précités, ou des structures de l'ouvrage ; (b) encastrement, liaison ou montage sur la face externe du module intérieur de toutes les installations intérieures, dont l'ordre de mise en place est le suivant : 10) fixation des chassis dans les différentes ouvertures creuses, en position verticale, à l'aide des moyens habituels ; 20) pose des carrelages là où ils sont nécessaires ; 30) liaison au treillis intérieur ou à l'a' métallique des installations de canalisations de distribution d'eau et d'électricité ; (c) fermeture des structures par montage de la face externe du module. Les armatures intérieures 7 et extérieures 8 sont représentées sur les Fig.6 et 7, la seconde étant une vue en plan de la position des deux armatures, et la première une vue en élévation, et l'on peut observer entressles deux armatures un remplissage 9 en béton, qui est versé ultérieurement. Il est prévu de place en place entre les deux armatures 7 et 8, afin de fixer convenablement ces armatures,des plaques 10, telles que celles qui sont représentées sur les Fig. 9 et 10, qui sont pourvues d'une série d'orifices que l'on peut faire correspondre avec d'autres orifices percés dans des saillies en des armatures 7 et 8,ainsi qu'on peut le voir sur la Fig.12.La correspondence de deux orifices de la plaque trapézoïdale 10 et des orifices des armatures 7 et 8 permet l'introduction de goupilles tronconiques 11, telles que celles qui sont représentées sur la Fig.11, de manière telle qu'il est possible de les retirer à mesure que progresse le processus de prise du béton, car elles traversent les parties extérieures, et les plaques ont la forme de coins, (d) quand elles sont préparées, ainsi qu'on l'a exposé dans les paragraphes précédents, les armatures qui composent la structure générale réalisée dans cette seconde phase et superposés à la plate-forme de base, laissent à découvert tout l'espace supérieur situé entre elles. Dans cet espace, on verse le mélange qui forme le béton, lequel, ayant pris, forme les murs, les parois maitresses et les cloisons de séparation de l'immeuble. Le béton , lorsqu'il est pris, possède ,précisément du fait de la composition du mélange, les caractéristiques nécessaires pour l'ouvrage, en ce qui concerne sa résistance, son imperméabilité et sa résistance aux facteurs atmosphériques; froid et chaleur. Il offre toute garantie à condition que sa composition soit avantageusement celle qui sera donnée par la suite comme partie intégrante de l'invention, les proportions mécaniques étant variables, selon les conditions climatologiques de la région où l'on construit. La composition ou le mélange des matériaux de référence sera de préférence la suivante : 20 à 30% de ciment Portland 50 à 60 d'agrégats,tels que le sable de rivière brut ou broyé, ou bien le sable de plage, ces sables étant déssalés et laves 10 à 20% de gravillons. Il faut ajouter à ce mélange entre 2 et 8% d'une émulsion consistant en une dissolution de résine naturelle dans une dissolution d'hydrate de soude à 208. La troisième phase comprend la décoration du toit et son moulage ainsi que la mise en place des services. Cette phase comporte deux parties : la décoration du lambris et le moulage de la couverture, dans l'ordre suivant : 10) Mise en place ou montage des étriers à la partie supérieure des parois maîtresses et des parois de cloisonnement. 20) Liaison des fonds à la partie supérieure de chaque cellule d'habitation. 30) Mise en place de joints d'étanchéité et de joints de fondation. 40) Construction d'une grille métallique en fers ronds, de califes classiques, avec une petite séparation et mise en place d'un treillis métallique galvani sué,50) Mise en place de la masse de béton qui forme la couverture, identique à celui que l'on a utilisé pour former les murs, les parois maitresses et les parois de cloisonnement, en vue d'obtenir une chape de faible épaisseur. 60) Application sur la chape extérieure d'un mélange de ciment et d'agrégat , lavés et déssalés 3 ayant une proportion de ciment de 250 à 400kgAm3.7 )=mzmMabilisation de la CDU- verture. 80) Démontage du coffrage de moulage de l'ensemble, une fois que la masse est prise. 90) Mise en place du plancher et montage des sanitaires et de la cuisine. Le procédé de construction que l'on vient de décrire au fur et à mesure, offre notoirement l'avantage d'être mis en oeuvre avec une grande rapidité et d'assurer une solidité remarquable, étant donné que le matériau unitaire utilisé dans toute la construction ne permet pas la formation de fissures dues au tassement des matériaux. La matière imperméabilisante que comporte le béton est une protection parfaite contre l'humidité, les parois ne laissent pas passer les bruits . La construction, grace à une économie évidente de main-d'oeuvre, est bien meilleur marché et le fini, étant donné le caractère uni des surfaces des armatures, est toujours parfait. Il apparait en outre parmi les avantages indiqués un avantage notable qui est celui de présenter toutes les garanties contre les écroulements, même lors de mouvements sismiques, étant donné que la nouvelle construction est étayée et encastrée dans toutes ses sections, par des grilles, en fers ronds de calibres différents et en toiles metalliques, disposées dans -l1ame de sa structure, ce qui rend impossible la séparation et l'arrachement de ses matériaux. REVEND I CAT IONS 1. Procédé de construction intégrale de petits édifices caractérisé en ce qu'il comporte trois phases principales, une première phase de réalisation des fondations et d'une plate-forme de base, une deuxième phase de moulage du corps de l'édifice, y compris celui des parois maîtresses et des parois de cloisonnement intérieures ; et une troisième phase finale de décoration et de moulage du toit de mise en place des divers services, cette dernière phase étant divisée en deux opérations indépendantes qui correspondent à la décoration des lambris et au moulage de la couverture. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la première phase comprend dans l'ordre les opérations de : (a) ouvertures de fouilles pour l'exécution de semelles filantes et bétonnées ; (b) construction d'une plate-forme remplie de pierres et de blocs de roche, et en outreNne application d'un coulis de scellement ; (c) mise en place de pointes ou crochets scellés dans le lit en béton, et faisant saillie hors de la surface de celui-ci (d) accrochage dans les crochets d'un réseau ou treillis métallique galvanisé, qui sera l'rame des parois en général, murs ou cloisons. 3. Procédé suivant les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la deuxième phase comprend : (a) le montage du coffrage des armatures interieures de l'ouvrage correspondant à une face (b) l'accrochage, la liaison ou le montage sur la face externe du module intérieur de toutes les installations intérieures, telles que les chassis dans les différentes ouvertures, les carrelages là où ils s'évèrent nécessaires, et réunion au treillis ou à l'rame métallique des circuits des canalisations de distribution d'eau et d'électricité ; (c) la fermeture de la structure par montage de la face externe du module ; et (d) l'introduction d'un mélange de béton par la partie supérieure qui reste seule ouverte. 4. Procédé de construction intégrale de petits édifices, suivant les revendications 1 et 3, caractérisé en ce que les armatures sont fixées de place en place sur des plaques de forme trapézoïdale pourvues d'une série d'orifices que l'on fait correspondre avec d'autres orifices identiques percés dans des saillies en L des armatures pour le montage des murs et des parois, à l'aide de goupilles tronconiques qui, sont retirées au cours du processus de prise et permettant d'extraire les plaques grâce à leur forme spéciale. 5. Procédé de construction intégrale de petits édifices suivant les revendications 1 et 3, caractérisé en ce que la composition du béton comprend avantageusement de 20 à 30 pour cent de ciment Portland ; 50 à 60 pour cent d'agrégats dessalés et lavés, 10 à 20 pour cent de gravillons, au mélange duquel il faut ajouter de 2 à 8 pour cent d'une émulsion consistant en une dissolution de résine naturelle dans une dissolution d'hydrate de soude à 20 pour cent. 6. Procédé de construction intégrale de petits édifices, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la troisième phase comprend : (a) la mise en place d'étriers à la partie supérieure des parois maîtresses et des parois de cloisonnement ; (b) la réunion des fonds à la partie supérieure de chaque cellule d' habitation (c) la mise en place de joints d'étanchéité et de joints de fondation ; (d) la construction d'une grille métallique en fers ronds, de calibres classiques, avec une petite séparation et mise en place d'un treillis métallique galvanisé (e) la coulée de la masse du béton destinée à former la couverture, qui est identique à celui utilisé pour les murs, parois maitresses et parois de cloisonnement, en vue d'ontenir une chape de faible épaisseur; (f) l'application sur la chape extérieure d'un mélange de ciment et d'agrégats, lavés et dessalés, ayant une proportion de ciment de 250 à 400 kg/ m3 ; (g) l'imperméabilisation de la couverture ; (h) le démontage du coffrage de moulage de l'ensemble, une fois que la masse est prise ; et (i) la mise en place du plancher et des sanitaires et de cuisine.