La présente invention concerne des fils de suture, plus précisément des fils de suture chirurgicaux perfectionnés, destinés à joindre les lèvres d'une plaie ou d'une incision, ou bien, sous un autre aspect, des fils de suture gainés de matière plastique organique. Elle a pour objet un fil de suture dont l'âme est enrobée par un revêtement fortement adhérent constitué par un copolymère de monooléfine et d'acide carboxylique q monoéthy- léniquement insaturé. La monooléfine du copolymère comporte, par molécule, 2 à 6 atomes de carbone inclusivement. L'acide carboxylique du copolymère offre, par molécule, = à 8 atomes de carbone inclusivement. Les fils de suture conformes à l'invention ont d'excellentes propriétés de conservation de leurs noeuds, de grands rapports de leur résistance à la traction à leur diamètre, de bonnes caractéristiques de manipulation, une faible tendance à s'entortiller et à transmettre l'infection par action capillaire. Ces avantages s'obtiennent grâce au type particulier de la structure de ce fil et à l'existence d'un enrobage très adhérent de son Aame porteuse. La description qui va suivre, en regard des dessins annexés, fera bien comprendre comment l'invention peut être mise en pratique. La figure 1 représente plusieurs âmes revttues retordues en commun pour former un fil de suture à structure multifilamentaire torse. La figure 2 représente plusieurs Armes revêtues tressées ensemble pour former un fil de suture à structure multifilamentaire tressée. La figure D représente une âme gainée crochetée pour produire une structure à série de boucles enchatnées-. La figure 4 est la section droite d'un monofilament de suture à support doté d'un enrobage copolymère fortement adhérent. La figure 5 est la section droite d'un monofilament de suture composé d'un support, d'un enrobage copolymère et d'un gainage externe qui adhère fortement à cet enrobage copo lymere. On a indiqué sur les figures 1 à 7 les fils de suture dont les boucles multiples sont desserrées pour plus de clarté. Ces boucles sont tirées quand on utilise les fils de suture. Bien que les fils représentés figures 1 et 2 comportent chacun trois monofilaments, retordus ou tressés entre eux respectivement, on peut prendre selon l'invention tout nombre convenable de monofilaments pour confectionner des fils de suture de ce genre. L'amie du fil sert de support à l'enrobage copolymère et peut être métallique ou non, mais on préfère toutefois qu'elle soit métallique. Dans une variante, le fil de suture offre un gainage externe en matière plastique organique qui adhère fortement à l'enrobage copolymère. Dans ce mode de réalisation, l'enro- bage copolymère sert de couche intermédiaire entre l'amie porteuse et le gainage externe. Parmi les copolymères d'oléfine et d'acide envisagés comme revêtements fortement adhérents des fils de suture considérés, on rencontre aussi bien les copolymères à distribution aléatoire que les copolymères de greffe. On peut les obtenir dans le commerce ou les préparer par diverses techniques bien connues en polymérisation. I1 est en général préférable que le copolymère renferme 80 à 99,5 en poids d'oléfine combinée et 0,5 à 20% en poids d'acide combiné. On accorde généralement la préférence aux copolymères faisant appel à l'éthylène pour oléfine, du point de vue économique et à cause de la facilité avec laquelle l'éthylène réagit avec un acide ou avec laquelle les homopolymères d'éthylène servent de base ou de tronc sur lequel l'acide peut être greffé. On peut utiliser, pour préparer enrobage copolymère, n'importe quel acide carboxylique ,ss-monoéthyléniquement insaturé en C3 à C8 inclusivement, copolymérisable avec une oléfine du genre décrit ou bien propre à être greffé sur un homopolymère d'une telle oléfine. Des exemples de monoacides ou polyacides convenables sont entre autres les acides acrylique, méthacrylique, éthacrylique, crotonique, isocrotonique, tiglique, angélique, sénécioïque, fumarique, maléique, itaconique et citraconique. L t expression prise pour qualifier la partie acide des revêtements copolymères considérés englobe les anhydrides ,$-monoéthyléniquement insaturés d'acides carboxyliques, tels que l'anhydride maléique. Bien que l'anhydride maléique ne soit pas un acide carboxylique, n'ayant pas d'hydrogène attaché aux groupes carboxyle, on le considère comme un acide aux fins de l'invention parce que sa réactivité chimique est celle d'un acide. La partie acide du copolymère peut aussi comprendre des monoesters de polyacides carboxyliques, comme par exemple le maiéate acide de méthyle, le fumarate acide de méthyle et le fumarate acide d'éthyle. Dans le mode de réalisation où il existe un gainage externe en matière plastique organique en forte adhérence sur l'enrobage copolymère, on peut utiliser à cet effet toute matière plastique organique convenable. Des exemples de ces matières sont entre autres les polyoléfines, comme par exemple le polyéthylène, le polypropylène et le polybutène; les polyacrylates comme le polyméthacrylate et le polyéthacrylate; les polyamides, comme le "Nylor 66"; les polyesters, comme le polytéréphtalate d'éthylène; les polyéthers; les polyuréthanes et les polyvinyles. Eu égard aux facteurs économiques et d'obtention, on donne en général sa préférence au polyéthylène pour le gainage supérieur des fils de suture selon l'invention. L'âme qui sert de support à l'enrobage copolymère à forte adhérence est de préférence élaborée en toute matière métallique convenable, comme par exemple en acier inoxydable, titane, alliage de titane, magnésium alliage de magnésium, plomb et alliage de plomb. L'acier inoxydable est généralement préféré à cause de sa bonne résistance à la traction. L'âme peut aussi être en matière non métallique, par exemple en soie; fibres de verre; polyoléfines, comme le polyéthgiPne, les polybutènes et polyhexènes; polyacrglates, comme le polyméthacrylate et le polyéthacrylate; polyamides, comme le "Nylon 66"i polyesters, comme le polytéréphtalate d'éthylène; polyéthers; polyuréthanes et polyvinyles. Bien que l'une de ces matières non métalliques puisse avoir certains avantages dans des -conditions données, ce sont en général les polyoléfines qu'on préfère pour Aame non métallique. L'invention va autre à présent décrite de façon plus détaillée en regard des dessins. Bien str, les fils de suture représentés ne veulent être que représentatifs et pourraient prendre bien d'autres formes. Sur la figure 1, on voit un certain nombre de fils élémentaires 1 retordus ensemble pour former un fil de suture à structure multifilamentaire. Les fils élémentaires comprennent une âme métallique ou non et un enrobage copolyrrere à forte adhérence du genre déjà défini. Le fil 1 à structure multifilanen- taire torse est représenté lâche pour bien montrer la reiation existant entre ses fils élémentaires 1. Cette structure, bien que représentée composée de trois fils ou brins élémentaires, peut être formée par des brins en nombre atteignant ou dépassant 100. Sur la figure 2, un certain nombre de fils ou brins élémentaires 2 sont tressés en fil de suture à structure multi filamentaire, Ici, ces brins 2 comprennent une âme métallique ou non à laquelle adhère fortement un enrobage copolymère du genre précité. Bien que le fil tressé se compose ici de trois brins élémentaires représentés lâches, il est évident qu on peut tresser ensemble ces fils ou brins élémentaires en nombre convenable quelconque, par exemple atteignant ou dépassant 100, et les serrer pour former une structure caractérisée par la répétition de ses sections obliques. Sur la figure 7, ie fil , est crocheté pour produire une structure à série de boucles dont chacune est enchaînée à la boucle qui la précède. Le fil de suture élémentaire 3 pris pour former le fil de suture crocheté comprend une âme métallique ou non à laquelle adhère fortement un enrobage copolymère du genre ici défini. Bien que les boucles de la structure crochetée soient représentées desserrées, elles sont serrées quand on utilise le fil ae suture. La figure 4 représente en section droite un fil de suture offrant une âme 4 faite d'un monofilament et un enrobage copolymère 6 qui adhère fermement à cette âme. On peut utiliser les fils de suture ainsi constitués tels quels ou, comme indiqué en regard des figures 1 à ,, tordus, tressés ou crochetés pour donner la structure multifilamentaire ou à boucles voulue. Comme le montre la figure 5, on peut réaliser un fil de suture comportant une âme 7 et un enrobage copolymère 8 fortement adhérent du genre décrit, pourvu d'un gainage externe c en matière plastique organique qui adhère fortement à l'enro- bage 8. Comme déjà indiqué, ce gainage externe 9 peut être en matière plastique quelconque, par exemple en polyéthylène ou autre matière analogue. On peut tordre ensemble plusieurs fils de suture à gainage externe du genre illustré par la figure 5 pour former un fil de suture à structure multifilamentaire torse comme sur la figure i, ou bien on peut les tresser en fil de suture à structure multifilamentaire tressée comme sur la figure 2. De plus, le fil de la figure 5 peut être crocheté pour produire un fil de suture à série de boucles enchaînées. Alors que les figures 1 à 3 illustrent différents fils de suture composés de fils ou brins élémentaires comportant une ame faite d'un monofilament et un revtement copolymère, ces fils de suture représentent aussi différentes âmes pouvant être revêtues par 11 enrobage copolymère envisagé. Ainsi, les Aames 4 et 7 des figures 4 et 5, respectivement, peuvent avoir une forme autre que celle du monofilament représenté. On peut crocheter un monofilament en matière convenable, métallique ou non, pour constituer une âme structurée pour fil de suture, à série de boucles enchaînées, comme indiqué sur la figure 3 pour le fil crocheté. Cette âme crochetée est alors pourvue d'un enrobage copolymère à forte adhérence du genre décrit. Dans une autre variante de structure de l'âme du fil de suture conforme à l'invention, on tord ensemble plusieurs monofilaments, métalliques ou non, en âme à structure torse semblable à celle qu'indique la figure 1 pour le fil de suture retors. L'âme torse est alors pourvue a'un enrobage copolymère à forte adhérence du genre décrit. Dans une variante différente de structure de l' me, on tresse plusieurs monofilaments roétailiques ou nci pour former une âme à structure tressée analogue à celle -ue représente la figure 2 pour ie fil tressé. L'ame tressée est alors pourvue d'un revêtement externe copolymère à forte adhérence du genre décrit pour donner un fil de suture dans un autre mode de réalisation. Dans un autre mode d'exécution, les fils de suture composés des figures 1 à v comprenant des fils ou orins élémentaires d'âme, métalliques ou non, revêtus avec forte adhérence par un copolymère du genre décrit, sont serrés et dotés d'un gainage externe en matière plastique organique qui adhère fortement à l'enrobage copolymère des fils ou brins élémentaires. Le gainage externe en matière plastique organique peut être du même genre que celui qui a été décrit à propos du gainage externe des fils ou brins élémentaires employés tels quels ou composant les ensembles que montrent les figures 1 à 3.Dans une variante de ce mode d'-exécution, les âmes métalliques ou non dotées des revêtements copolymères comme l'indiquent les figures 1 à x, serrées et pourvues d'un gainage externe, peuvent autre à plusieurs filaments, par exemple tressées ou retordues, ou bien titre constituées par un monofilament crocheté. Le fil de suture multifilamentaire tors de la figure 1 est ainsi pourvu d'un gainage externe en matière plastique organique après que l'ensemble multifilamentaire tors a été serré. De même, dans une autre application de ce mode de réalisatien, le fil de suture tressé à plusieurs filaments de la figure 2 offre un gainage externe en matière plastique organique qui y adhère fortement. De la m8me façon, le fil crocheté de la figure 3 peut être pourvu d'un tel gainage externe après que les boucles enchaînées ont été serrées. L'invention peut s'appliquer à des âmes de dimensions ou formes quelconques, qui peuvent s'utiliser seules ou en tant que composants dans un ensemble à plusieurs filaments pour produire un fil de suture. C'est ainsi qu'on peut par exemple fabriquer et utiliser des fils de suture à diamètre compris environ entre 0,01 et 1,02 mm (classes américaines 10-0 à 7). L'épaisseur des enrobages copolymères de l'amie est quelconque et peut autre largement matière à choix personnel, en pouvant être dictée par des facteurs tels que la destination finale du fil, la présence ou l'absence d'un gainage sur l'enrobague, des considérations économiques et autres facteurs analogues. On prendra en général des enrobages copolymères épais de 0,0002 à 1,27 mm et, de préférence, d'environ 0,02 à 0,5 mm. Quand on emploie un gainage sur l'enrobage, selon ce mode de réalisation, son épaisseur est également régie par des facteurs telsque la destination finale du fil, la préférence personnelle, les considérations économiques et autres facteurs analogues. En général, le gainage plastique organique peut autre épais de 0,0002 à 7,6 mm ou plus. Un intervalle préférable pour son épaisseur est de 0,07 à 2,5 mm. Des revêtements comprenant l'enrobage copolymère et le gainage externe en matière plastique organique peuvent être appliqués à l'âme par diverses techniques bien connues en enduction. C'est ainsi qu'on peut les appliquer par dépôt en solution, immersion dans un lit fluidisé ou extrusion. Le copolymère peut être amené à l'appareil d'enduction sous forme de nodules ou de granulés. De même, quand on applique un gainage externe au fil de suture, on peut en alimenter l'appareil d'enduction sous forme de nodules ou de granulés. Dans un exemple ae mode d'enduction par extrusion permettant de produire les fils de suture envisagés, on fait passer une âme constituée par un fil en acier inoxydable dans la tête d'équerre d'un appareil classique d'extrusion à gainer les fils. On introduit les nodules d'un copolymère d'éthylène et d'acide acrylique dans la zone de plastification de l'extrudeuse, où ils sont plastifiés en pâte poussée dans la fiiière annulaire de l'extrudeuse sur l'âme en acier inoxydable. Le produit qui en résulte passe alors dans la tête d'équerre d'une autre extrudeuse classique à gainer les fils où des nodules de polyéthylène sont plastifiés et extrudés sur itenrobage copolymère, pour produire un fil de suture comportant une âme en acier inoxydable > une couche intermédiaire bien adhérente en copolymère d'éthylène et d'acide acrylique et un gainage externe en polyéthylène. Le fil de suture peut être utilisé sous cette forme de monofilament ou peut etre crocheté pour donner une structure à série de boucles enchaînées. Plusieurs fils de suture peuvent être retordus ou. tressés ensemble pour produire des fils à structures multifilamentaires. Les fils de suture selon l'invention s'utilisent dans divers mi lieux et notamment pour refermer des ouvertures telles que des plaies ou des incisions chirurgicales sur les êtres humains et les animaux. Eu égard à la grande valeur du rapport de leur résistance à la traction à leur diamètre, ces fils de suture conviennent particulièrement bien pour refermer les plaies en cas d'urgence, par exemple lors de combats et de catastrophes c viles. En effet, on souhaite vivement disposer alors d'un fil de suture très résistant à la traction, qui n'abritera ni ne transmettra l'infection, et le fil ici envisagé y est approprié. L'enrobage copolymère est très avantageux quand on l'applique à une ame multifilamentaire, parce qu'il lie et maintient bien les filaments élémentaires de l'2me lorsqu'on a coupé le fil de suture. Les fils de suture considérés peuvent s'utiliser avec des aiguilles à chas ouvert ou comporter des aiguilles serties sur eux. Ils peuvent être stérilisés par gaz ou raJon- nement. Les exemples qui suivent montreront les résultats améliorés obtenus grâce aux fils de suture conformes à l'inven ion. xemple 1 On prépare une ame pour fil de suture en retordant sept brins en acier inoxydable ayant chacun un diamètre d'envi- ron 0,1 mm. Le toron qui en résulte a un diamètre d'environ 0,3 mm. Cette âme est portée à température de près de 327 C dans un four à tube chauffé électriquement, avant de passer dans une extrudeuse classique de 1,C cm à gainer les fils, à vitesse d'environ 7,62 m/mn. On amène à l'extrudeuse, sous forme de nodules, un copolymère obtenu par combinaison de 92% en poids d'éthylène et en poids d'acide acrylique. L'extrudeuse est réglée de façon à produire sur l'Sme un enrobage copolymère épais d'environ C,1 mm. I1 en résulte un fil de suture à diamètre légèrement inférieur à 0,5 mm. On aétermine la résistance à la traction dléchantil- lons de ce fil en les mettant en place dans un tenslomètre "Instron". La moyenne sur cinq essais de la résistance à la rupture en traction est de 4,7 kg. 'autres échantillons du fil sont liés en noeuds chirurgicaux ordinaires et l'on sectionne les boucles qui en résultent. On met en place les extrémités de ces boucles dans le tensiomètre Instron pour déterminer la résistance du noeud. La moyenne sur cinq essai de la résistance à la rupture en traction des noeuds est mesurée : elle vaut X,2 kg, soit approximativement 91% de la résistance du fil de ~~~ suture droit.Dans les essais où l'on mesure à la fois la résistance à la traction du fil de suture et de ses noeuds, on observe que l'enrobage copolymère se rompt uniformément avec l'âme, sans laisser d'extrémités libres ou déchiquetées. On constate aussi qu'il ne glisse pas par rapport à l'âme. On détermine, pour des échantillons de l'âme sans son enrobage copolymère, la résistance à la traction qu'on trouve valoir 4 kg à la rupture sur suture droite et 3,7 kg à la rupture sur noeud. On s'aperçoit ainsi que les enrobages copolymères contribuent de façon importante à la résistance à la traction du fil de suture. Exemple 2 On prépare une âme pour fil de suture en tressant huit fils en acier inoxydable dont chacun a un diamètre de près de 0,05 mm. Le diamètre de l'âme tressée qui en résulte est d'environ 0,2 mm. Cette âme est chauffée et revêtue d'un copo lymère obtenu par combinaison de 92% en poids d'éthylène et en en poids d'acide acrylique de la manière décrite dans l'exemple 1. Le fil de suture qui en résulte a un diamètre d'environ 0,)7 mm. On mesure sa résistance à la traction de ia façon décrite à propos de l'exemple 1 et l'on trouve que la moyenne sur cinq essais de la résistance à la rupture du fil droit vaut > ,2 kg. On réalise des noeuds sur d'autres échantillons et on coupe les boucles pour déterminer la résistance à la traction du til noué. ba moyenne sur cinq essais de la résistance à la rupture des noeuds vaut 3,1 kg. On mesure la résistance à la rupture en traction de l'âme tressées dénuée d'enrobage copolymère, et l'on en trouve une moyenne de 2,8 kg sans noeua et de 2,2 kg avec noeud. On constate que l'enrobage copolymère contribue de façon Importante à la résistance à la traction du fil de suture. On observe aussi que ce revêtement conserve l'intégrité de la structure tressée au point de rupture. Exemple = 'âme tressée ae 'exemple 2 est enrobée par extrusion par le copolymère d'éthylène-acide acrylique pour produire un fil de suture à diamètre d'environ 0,5 mm. On mesure la ré sistance à la rupture @n traction du fil de suture et des s noeuds qui y sont formes : or trouve en moyenne près de 3,3 kg sur fil droit et environ ^,1 k sur fil noué. En comparant ces résultats avec la résistance à 1 traction de l'âme tressée dépourvue de revêtement, on constate @ue l'enrobage copolymère contribue beaucoup 3 la résistance à la traction du fil de suture et à la résistance de ses noeuds. Exemple 4 On prépare un fil de sut@re en extrudant un copolymère optenu par combinaison de 92% en poids d'éthylène et 8% en poids d'acide acrylique sur an fil en acier inoxydable à aizmètre de 0,05 mm. La technique décrite dans exemple 1 est employée pour produire un fil dont le diamètre, compte tenu de l'enrobage,vaut près de 0,1 mm. On détermine par mesure sur plusieurs essais la moyenne de la résistance à la traction du fil droit, qui est supérieure à 0,24 kg, et de la résistance à la traction du fil noué, qui vaut environ 0,23 kg. Exemple 5 On prépare une âme pour fil de suture en retordant ensemble plusieurs fils en acier inoxydable à diamètre de 0,05 mm, pour produire une âme toronneeà diamètre de près de 0,3 mm. Cette âme est revêtue par extrusion avec le copolymère de l'exemple 1 pour donner un fil enrobé à diamètre d'environ 0,5 mm. On mesure sur plusieurs essais la moyenne de la résistance à la rupture du fil droit et l'on trouve qu'elle vaut environ 4,1 kg et de la résistance à la rupture du fil noué qui vaut à peu près 4 kg. Dans une autre expérience, on retord ensemble plusieurs fils d'acier inoxydable en oame pour fil de suture offrant un diamètre d'environ 0,1 mm. Cette âme est revêtue par extrusion par le copolymère d'éthylène-acide acrylique selon la technique décrite dans l'exemple 1, pour fournir un fil enrobé à diamètre d'environ 0,3 mm. On mesure sur plusieurs essais la moyenne des résistances à la rupture du fil droit et du fil noué et l'on trouve qu'elles valent chacune près de 0,88 kg. Exemple 6 Un fil très résistant à la traction qui, conçu pour l'industrie aérospatiale, a un diamètre d'environ 0,1 mm, est revêtu par extrusion avec le copolymère d'éthylène-acide acrylique par le mode opératoire de l'exemple 1, pour fournir un fil enrobé à diamètre d'environ O > mm. On mesure sur plusieurs essais la moyenne de la résistance à la rupture sur fil droit, qui vaut à peu près 2,7 kg > et de la résistance à la rupture sur fil noué, qui vaut environ 1,9 kg. Dans une autre expérience, faite avec le même type de fil, mais en diamètre de 0,15 mm environ, on règle appareil de gainage par extrusion pour produire un fil de suture offrant, avec son enrobage copolymère d'éthylène-acide acrylique, un diamètre de près de 0,64 mm. On trouve, sur plusieurs essais opérés avec le tensiomètre Instron > pour moyenne de la résistance à la rupture en traction sur fil droit environ 6,3 kg et pour moyenne de la résistance à la rupture sur fil noué environ 4 kg. Exemple On prépare un fil de suture enrobé en employant un fil du type à orins étirés et tressés, à diamètre d'environ 0,23 mm. Le fil provient de la société Fort Wayne Metals Inc., Fort Wayne, Indiana (E.U.A.). On peut trouver une description plus détaillée de ce fil en se reportant à la brochure intitulée "Stainless Alloy Wires in Medicine", publiée par cette même société. Ce fil est revt par extrusion de copolymère d'éthy lene-acide acrylique par la technique de l'exemple 1 pour donner un fil ae suture a diamètre de près de 0,41 mm.On trouve sur plusieurs essais avec le tensiomètre Instron que la moyenne de la résistance à la rupture en traction sur fil droit est d'environ kg et que la moyenne de cette résistance à la rupture sur fil noué vaut à peu près 3 kg. Dans une autre expérience, on gaine le fil considéré par le copolymère en épaisseur propre à donner un fil de suture à diamètre de 0,48 mm. Cn mesure sur plusieurs essais la moyenne de la résistance à la rupture en traction du fil droit, qui vaut environ 3,3 kg, et la moyenne de cette résistance à la rupture sur fil noué, qui vaut près de 3,1 kg. Exemple 8 Un fil à suture à diamètre d'environ 0,05 mm est enrobé par un copolymère d'éthylène-acide acrylique selon le mode opératoire de l'exemple 1, pour donner en résultat un produit qui a un diamètre d'environ 0,1 mm. On mène alors ce produit à un autre appareil d'extrusion, où il reçoit une gaine externe en polyéthylène donnant un fil de suture à diamètre final d'à peu près 0,15 mm. On mesure la moyenne sur plusieurs essais de la résistance à la rupture en traction du fil droit, qui vaut à peu près 0,2 kg, et cette résistance sur fil noué, valant environ 0,1o kg. Exemple 9 Afin de déterminer la capacité d'emploi et d'acceptation en suture du fil revêtu par le copolymère, plusieurs fils enrobés sont préparés et évalués par des chirurgiens expé rimentés. Ceux-ci rapportent que les noeuds ont une très bonne tenue et que le fil de suture enrobé de copolymère ne coupe pas le tissu environnant comme le ferait un fil non enrobé. Les chirurgiens signalent aussi que, le fil enrobé de copolymère se manipulant de façon similaire aux fils de suture non mébal- liques, la présence de l'Ûame métallique nten altère pas les caractéristiques de manipulation. Ils notent aussi que l'enro- bage copolymère adhère bien fermement,sans glissement, à l'Aame du fil. Exemple 10 On prépare un fil de suture en faisant passer un filament de polypropylène à diamètre de près de 0,25 mm dans un bain contenant un copolymère obtenu par combinaison de 92% en poids d'éthylène et 8% poids d'acide acrylique dans une solution solvante de toluène et de tétrahydrofuranne. La durée de séjour, la température et la vitesse de retrait sont déterminées pour qu'il y ait dépôt en solution du copolymère sur l'âme en polypropylène, en épaisseur propre à donner un fil de suture enrobé à diamètre final d'environ 0,46 mm. Au cours d'une expérience, le fil de suture est employé comme monofilament ou en brin simple pour refermer une plaie de chien. Dans une autre expérience, on fait passer le fil de suture, doté de son enrobage copolymère, dans la deuxième extrudeuse de l'exemple 8 où il est pourvu d'un gainage externe en polyéthylène, donnant un fil à diamètre final de près de i,17 mm. Ce fil permet par exemple de refermer une plaie d'animal. Un autre morceau du fil de suture est crocheté pour produire un fil à série de boucles enchaînées. Plusieurs des fils de suture'dotés du gainage externe en polyéthylène sont tressés ensemble pour prendre une structure multifilamentaire utilisable pour refermer les plaies d'animaux. Dans une autre expérience, on tresse le fil de suture composé de l'âme en polypropylène et de 11 enrobage copolymère en fil à structure multifilamentaire, ensuite enrobé par extrusion d'un gainage externe en polyéthylène. Au cours d'une autre expérience encore, on tord ensemble plusieurs des fils de suture qui ont une âme en polypropylène enrobé par le copolymère d'éthylène-acide acrylique en fil à structure multifilamentaire torse qu'on fait alors passer dans un appareil d'extrusion, où il reçoit un gainage externe en polyéthylène. - REVENDICATIONS 1. Fil de suture à âme enrobée, caractérisé par le fait que son enrobage est en copolymère de monooléfine en C2 à C6 inclusivement et d'acide carboxylique,)$-monoéthylénique- ment insaturé en C3 à C8 inclusivement. 2. Fil de suture-selon la revendication 1, caractérisé par le fait que son Aame est un monofilament. 3. Fil de suture selon la revendication 1, caractérisé par le fait que son âme comprend plusieurs monofilaments retordus ensemble. 4. Fil de suture selon la revendication 1, caractérisé par le fait que son âme est constituée par un certain nombre de monofilaments tressés. 5. Fil de suture selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que son ame est métallique. 6. Fil de suture selon la revendication 5, caractérisé par le fait que son âme est en acier inoxydable, titane, alliage de titane, magnésium, alliage de magnésium, plomb ou alliage de plomb. 7. Fil de suture selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que son âme n'est pas métallique. 8. Fil de suture selon la revendication 7, caractérisé par le fait que son âme est en soie, fibres de verre, polyoléfine, polyacrylate, polyamide, polyéther, polyester, polyuréthane ou polyvinyle. 9. Fil de suture selon l1une des revendications 1 à 8, caractérisé par l'existence d'un gainage externe en matière plastique organique qui adhère fermement à l'enrobage copolymère. 10. Fil de suture selon la revendication 9, caractérisé par le fait que son revêtement externe est en polyoléfine, polyacrylate, polyamide, polyéther, polyester, polyuréthane ou polyvinyle. 11. Fil de suture selon la revendIcation 10, caractérisé par le fait que son revêtement externe est en polyéthylène. 12. Fil de suture selon llune des revendications 1 à 11, caractérisé par le fait qui il est crocheté pour offrir une structure à série de boucles enchaînées. 13. Fil-de Suture selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé par le fait que l'enrobage de l'âme est en copolymère de 80 à 99,5% en poids d'éthylène et de 0,5 à 20% en poids d'acide acrylique.