L'invention concerne les rouleaux pour le compactage des sols et notamment ceux utilisés en agriculture pour préparer les sols et briser les mottes de terre. De tels instruments sont bien connus. Attelés à un tracteur, ils agissent par leur masse qui se répartit sur toute la surface portante constituée, à chaque instant, par une zône s'étendant de part et d'autre de la génératrice inférieure du train de roulement. Cedernier peut être constitué par un ou plusieurs cylindres généralement co-axiaux en fonte ou en bois, ou encore par une pluralité de roues métalliques co-axiales dont les bandes de roulement sont plus ou moins accolées. Ces instruments traditionnels présentent des inconvénients. D'abord ils ne permettent qu'un roulage généralisé, c'est-àdire s'étendant, à chaque passage, sur toute la largeur du rouleau. En agriculture par exemple, dans le cas de semis en lignes, les intervalles sont traités de la même façon que les lignes de semis. Pour les semis de printemps, genre maïs, cela conduit à la formation d'un terrain propice à l'érosion lors des grosses pluies. Pour les semis d'automne, le roulage n'est guère possible par suite de l'humidité du sol. Et, de plus, ils ne permettent pas une adaptation précise de la charge au sol suivant la nature et le degré d'humidité de ce dernier. Bien entendu la pression au sol peut être augmentée à volonté par l'adjonction de charges amovibles (plaques d'alourdissement ou réservoirs de sable ou d'eau par exemple), mais e- le ne peut être diminuée au dessous d'une certaine valeur correspondant au poids propre de l'instrument réparti sur une surface portante qui ne peut varier, par enfoncement plus ou moins i:nportant du rouleau, qu'en fonction du degré d'ameublissement du terrain. L'invention obvie à ses inconvénients, en prévoyant le train de roulement du rouleau constitué par une pluralité de roues, amovibles et réglables en position, munies chacune d'un bandage pneumatique. Une telle disposition penîlet l'augmentation de la pression au sol soit de manière traditionnelle par l'adjonction de masses auxiliaires sur le châssis de 1 'instrument, soit par la diminution du nombre des roues porteuses. Elle permet de même la dimi nution de ladite pression au sol soit par l'augmentation du nombre des roues porteuses, soit par diminution de la pression dans les bandages pneumatiques (augmentation de la surface de contact de chaque bandage). Enfin la possibilité d'augmenter ou de diminuer le nombre des roues et de modifier leur écartement permet de réaliser un roulage limité à des bandes parallèles déterminées par exemple à des lignes de semis correspondant à n'importe quel type de semoir.Le rouleau peut donc être réglé en fonction du travail désiré, de la nature du terrain et du degré d'humidité de ce dernier. Les roues peuvent être disposées sur un même alignement, transversai à la direction d mouvement. Toutefois lorsqu'il s'agit ors d'effectuer un roulage quasi généralisé, c'est-à dire avec roues pratiquement accolées, il peut se produire des bourrages lorsque le terrain est humide. C'est pourquoi selon un mode de réalisation préféré de l'inven- tion les roues sont réparties sur au moins deux alignements parallèles transversaux à la direction de l'avancement. Cela permet de disposer, par exemple, les roues de manière à réaliser le roulage suivant des lignes ou bandes parallèles plus ou moins écartées, chaque bande subissant au moins deux roulages successifs ou, au contraire, de disposer les roues en quinconce pour réaliser un roulage suivant des lignes peu écartées sans risque de bourrage ou même un roulage généralisé. Un tel instrument peut être constitué par exemple par un châssis comportant au moins deux traverses entretoisées rigidement et portant les moyens d'attelage et de relevage destinés à coopérer avec les moyens conjugués portés par le tracteur, chacune des traverses étant constituée par une glissière en U, à bords rabattus vers l'intérieur, qui présente son ouverture tournée vers le bas et dans laquelle glissent librement une pluralité d'écrous susceptibles de coopérer chacun avec un boulon destiné à la fixation et au blocage d'une chape portant une roue avec son axe. Sur le châssis peuvent être montés rigidement soit des moyens d'ancrage pour des plaques d'alourdissement1 soit des réservoirs destinés â être remplis totalentent ou partiellement de sable ou d' eau. Bien entendu le châssis peut porter égalemeiìt les moyens d'attelage pour un instrument, tel qu'un semoir, à jumeler avec le rouleau. Dans ce cas le châssis porte encore, de préférence, un vérin hydraulique destiné au relevage de l'instrument à jumcler et les entretoises du châssis peuvent être munies de moyens, réglables en hauteur, destinés à la fixation de roues auxiliaires pleines qui prennent appui sur le sol lors du relevage de l'instrument jumelé. Enfin le rouleau peut être constitué par une pluralité de châssis rigides, constitués chacun comme il a été dit ci-avant, disposés côte à côte dans le sens transversal à la direction de l'avancement et articulés entre eux de manière à mieux s'adapter à la topographie du sol dans le cas d'un terrain incliné ou légèrement accidente. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et à l'examen du dessin annexé dans lequel - la figure i représente, en perspective schématique, un rou lenu selon l'invention, comportant deux alignements de roues, la figure 2 représente une chape de roue ( la roue étant enlevée) avec son boulon de fixation, - la figure 3 montre un écrou logé dans une traverse glissière du châssis, - la figure 4 représente un rouleau de même conception que celui de la figure i mais comportant quatre traverses porte-roues. Aux figures 1, 2 et 3, un rouleau i destiné à être tracté comporte un train de roulement monté sur un châssis. Le châssis est constitué par deux traverses 2 et 3 parallèles reliées rigidement par des entretoises, quatre dans l'exemple représenté 5a-5b-6a6b, dont deux 5a et 5b forment les côtés latéraux du châssis. Chacune des traverses, 2 par exemple (figure 3), est constitué par une glissière à section en U, à bords rabattus vers l'intérieur et présentant son ouverture 4, formant une fente longitudi- nale, tournéc vers le bas. Une pluralité d'organes 7 de roulement (figure 2) sont constitués chacun par une chape 8 entre les joues de laquelle tourillonne librement une roue 9 munie d'un bandage pneumatique 10. Le fond 11 de la chaque est formé par un fer U dont les ailes s étendent vers l'extérieur parallèlement à l'axe de la roue 9 et présentent uii écartement tel que ledit fond peut être disposé à cheval sui la face iiferieure d'une traverse 2, 3. Le fond 11 porte une perforation centrale 12. Des écrous carrés 13 ont des dimejisions telles qu'ils peuvent glisser librement mais sans tour à l'intérieur d'une traverse (figure 3). Le train de roulement du rouleau est constitué par une plura lité d'organts de roulement tels que 7 montés @@ nombre variable sur 1 'une au moins des traverses 2 et 3 et répartis sur cette ère à des intervalles égaux ou non suivant le travail de compactage à réaliser. Le montage d'un organe 8 sur une traverse est clair. Un koulon, non représenté, est engagé à travers la perforation 12 de l'intérieur vers l'extérieur de la chape 8, puis un ecrou 13 est mis en prise avec ledit boulon.A partir de l'une des extrémités de la traverse considérée, l'organe 7 est alors glissé le long de cette dernière, le corps du boulon déplaçant dans la fente 4 et l'écrou 13 à l'intérieur de la traverse. Lorsque l'organe de roulement 7 est arrive à l'empla- cement choisi pour lui, il est immobilisé par serrage et blocage de l'écrou. Le châssis porte un triangle rigide 14 muni à sa base de deux goujons opposés 15a, 15b, le sommet du triangle et les deux goujons constituant de façon connue les trois points d'accrochage du dispositif d'attelage et de relevage porté par le tracteur. Le châssis peut encore être muni de moyens d'ancrage pour des plaques d'alourdissement et/ou porter des réservoirs destinés à être remplis plus au moins d'eau ou de sable, les dispositifs connus en eux-mêmes, ne sont pas représentés. Un tel rouleau permet son adaptation précise au travail à effectuer. La pression au sol peut être augmentée de manière traditionnelle par l'adjonction de plaques d'alourdissement ou par le remplissage des réservoirs, mais aussi par la diminution du nombre des roues. Cette pression peut être diminuée par l'aug- mentation du nombre des roues. Il est encore possible de la faire varicr en plus ou en moins par une variation, dans le même sens, de la pression de chacun des bandages pneumatiques. En outre, le roulage peut étre réalise suivant des bandes parallèles d'écartement prédéterminée (écartement des roues).Si les roues sont réparties sur les deux traverses, elles peuvent être disposées en quinconce pour effectuer uii roulage généralisé ou encore être disposes en regard de manière a réaliser uii roulage double suivant des bandes parallèles. A la figure 1, le châssis porte a l'opposé du triangle 14 un second triangle 16 identique destiné à l'attelage d 'un autre appareil tracté, par exemple d'un semoir si le rouleau 1 est un rouleau destiné a l'agriculture. Ainsi se trouve réalisé le roulage préalable précis des bandes de terrain destinées a recevoir le semis. Bien entendu l'attelage peut être inversé pour réaliser le roulage des lignes de semis. Dans le cas où le rouleau tracte un autre appareil, le châssis peut porter un vérin hydraulique, non représenté, destiné au relevage dudit appareil. Pour éviter l'écrasement total des bandages pneumatiques lors du relevage, le rouleau est muni d'au moins trois roues auxiliaires 17a, 17b, 17c, à bandage dur. Ces roues sont fixées sur les entretoises 5a, 6b, 5b par l'intermédiaire d'un fer plat 18 et d'un gousset 19 boulonne sur l'entretoise correspondante; le fer plat 18 coulisse dans le gousset et porte une échelle de perforations 20 de manière à pouvoir être solidarisé avec ledit gousset par une broche, non reorésentée, passant à travers un ajour 21 du gousset et l'une des perforations 20. Ainsi les roues auxiliaires sont réglables en hauteur et peuvent être amenées à affleurer le sol pour une charge déterminée du châssis et une pression déterminée des bandages pneumatiques. Lorsque le châssis se trouve surchargé par le poids de l'appareil jumelé lorsque ce dernier est relevé, les roues auxiliaires prennent appui fermement sur le sol et limitent l'écrasement des bandages. En agriculture par exemple, il est alors possible d'effectuer ainsi les manoeuvres en bout de champs. Le rouleau représenté à la figure 4 ne diffère de celui de la figure 1 que par le nombre des traverses et des entretoises. Dans ce mode de réalisation le châssis comporte quatre traverses 22, 23, 24 et 25 susceptibles de recevoir chacune un nombre quelconque d'organes 7 de roulement. Sur le dessin seules les traverses 22 et 25 portent des roues et chacune ne porte que deux roues mais il doit rester entendu que toutes les traverses peuvent être munies de roues très rapprochées ou non les unes des autres. Dans cet exemple on retrouve les deux triangles d'attelage 14 et 16 et au moins trois roues auxiliaires 17. Comme il a été dit ci-avant, le rouleau peut comporter plusieurs châssis rigides disposés côte à côte dans le sens transversal a la direction d ' avancement et artiulés ente eux de manière à mieux s' adapter à un terrain accidenté. REVENDICATIONS 1 - Rouleau tracté, notamment rouleau aratoire, comportant un train de roulement monté sur un châssis qui porte des moyens d'attelage et de relevage destinés à coopérer avec des moyens conjugués portés par un tracteur, caractérisé en ce que le train de roulement est constitué par une pluralité de roues amovibles et réglables en position,munies chacune d'un bandage pneumatique. 2 - Rouleau tracté selon la revendication 1, caractérisé en ce que les roues sont réparties sur au moins deux alignements parallèves transversaux à la direction de l'avancement de l'instrument, 3 - Rouleau tracté selon la revendication 2, caractérisé en ce tue le châssis comporte au moins deux traverses parallèles s'étendant transversalement à la direction de l'avancement, entretoisées rigidement, chacune d'elles étant constituée par une glissière à section en U, à bords rabattus vers l'intérieur, qui présente son ouverture tournée vers le bas et dans laquelle glissent librement une pluralité d'écrous susceptibles de coopérer chacun avec un boulon destiné à la fixation et au blocage d'une chape portant une roue avec son axe. 4 - Rouleau tracté selon la revendication 2 ou 3 destiné à être jumelé avec un autre appareil tracté, tel qu'un semoir par exemple pour un rouleau aratoire, caractérisé en ce que le châssis porte des moyens d'accrochage destinés à l l'attelage dudit appareil et, de préférence un V vérin hydraulique destiné au relevage de ce dernier. 5 - Rouleau tracté selon les revendications 3 et 4 caractérisé en ce qu'au moins certaines entretoises du châssis portent des moyens, réglables en hauteur, destinés à la fixation de roues auxiliaires à bandage dur qui prennent appui sur le sol lors du relevage de l'appareil jumelé. 6 - Rouleau tracté selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que le châssis porte des moyens d'anerage destinés à fixer de façon amovible des plaques d'alourdissement et/ou des réservois destinés à recovoir du sable, de l' eau ou autres charges. 7 - Rouleau tracté selon la revendication 2 caractérisé en ce que le châssis est constitué par une pluralité de cadres rigides comportant des traverses porte-roues, disposés côte à côte dans le sens transversal à la direction de l'avancement et articulés entre eux de manière à mieux s'adapter à la topographie d'un terrain indine et/ou légèrement accidenté.