La présente invention concerne un dispositif optomécanique de formation d'images video, qui s'applique à des systèmes de détection d'images infrarouge, notamment à des autodirecteurs infrarouge télévision. Il est connu de modifier la direction d'un rayonnement réfléchi par un miroir plan en faisant tourner ce dernier. Cette propriété est utilisée, entre autres, pour obtenir un balayage optique à partir d'un rayonnement directif incident et couvrir ainsi le champ d'émission ou de réception envisagé pour l'exploitation. Des dispositifs plus élaborés utilisent pour la déflexion optique, un montage dit miroir à facettes, formé d'une pluralité de miroirs sur un support cylindrique ou tambour ; les miroirs sont portés le long d'un contour polygonal régulier et le support est entraîné en rotation autour de son axe. Des solutions utilisent les facettes réfléchissantes orientées vers l'extérieur, d'autres vers l'intérieur c'est-à-dire vers l'axe de rotation. Cette dernière version est plus adaptée pour certaines applications, en particulier pour des autodirecteurs de missile, le support étant constitué par une couronne circulaire.Un dispositif de ce genre peut comporter, en combinaison, une optique de focalisation d'axe optique celui de rotation, un miroir plan pour réfléchir le rayonnement vers le miroir à facettes, et des éléments optiques pour récupérer le rayonnement réfléchi par le miroir à facettes et le transmettre au dispositif détecteur video. Dans le cas d'un missile, le miroir à facettes est avantageusement rendu solidaire de la toupie d'un gyroscope montée sur une suspension à la cardan , une solution de ce type est décrite notamment dans la demande de brevet français publiée sous le nO 2 363 084. L'invention vise des perfectionnements à de tels dispositifs pour améliorer notamment la qualité de la déflexion optique, le rendement optique, l'intégrabilité dans des systèmes exigeant des caractéristiques sévères d'encombrement. Le dispositif est prévu pour la détection d'images infrarouge à l'aide d'un détecteur linéaire ou matriciel (techniques FLIR, "Forward Looking Infra-Red", ou CCD, "Charge Coupled Device"). Suivant des caractéristiques de l'invention, le mécanisme de déflexion optique comporte un montage formé de deux miroirs à facettes accolés ayant les facettes orientées vers l'intérieur, en sorte de constituer une distribution circulaire de dièdres réflecteurs sur une couronne autour de l'axe de rotation ; en outre, un cache optique peut être prévu pour n'exploiter que la partie utile linéaire de la déflexion c'est-à-dire , en obturant la transmission optique durant le passage du faisceau d'analyse sur deux dièdres successifs ; complémentairement llinter- ruption de la réception optique extérieure due au cache peut être mise à profit pour effectuer un calage des signaux video détectés. Les particularités et avantages de la présente invention apparaîtront au cours de la description qui suit donnée à titre d'exemple, à l'aide des figures annexées qui représentent - Fig. 1, un schéma général d'un dispositif optomécanique de formation d'images video conforme à l'invention - Fig. 2, une vue partielle selon un plan passant par l'axe du dispositif pour montrer plus particulièrement les moyens de déflexion optique - Fig. 3, une vue partielle transversale à l'axe du dispositif relative également aux moyens de déflexion optique - Fig. 4, une autre vue partielle selon un plan passant parl'axe du dispositif pour montrer en particulier un agencement du cache obturateur - Fig. 5, une vue de dessus du dispositif cache de la Fig.4 ; - Fig. 6, des courbes de réponse d'un miroir utilisé dans le dispositif cache ;; - Fig. 7, un schéma fonctionnel de la formule optique d'un dispositif selon la Fig. 1 ; - Fig. 7a, un détail du schéma selon la Fig. 7 - Fig. 8, un schéma simplifié d'un agencement possible du dispositif selon la Fig. 1, notamment dans le cadre d'une application à un autodirecteur ; - Fig. 9, un schéma illustrant la formation d'un balayage spatial bi-directionnel, en gisement et en site, par les moyens de déflexion optique ; - Figs. 10 à 12, des diagrammes de circuits de traitement video coopérant avec le dispositif cache, et des formes d'ondes de fonctionnement de ces circuits ;; - Fig. 13, un schéma fonctionnel partiel illustrant le déplacement des faisceaux optiques résultant de l'exploration en site par décalages successifs - Fig. 14, la forme allongée de la pupille globale des dièdres par suite de l'exploration en site - Fig. 15, un schéma partiel d'une solution optique utilisée pour compenser les effets de l'exploration en site - Fig. 16, un schéma d'une solution électronique utilisée pour compenser les effets de l'exploration en site, et relative à un aménagement du détecteur - Fig. 17, la forme réduite de la pupille globale des dièdres résultant de l'application de la solution électronique selon la Fig. 16 ; et - Fig. 18, un schéma illustrant le fonctionnement du dispositif de déflexion aménagé avec un détecteur selon la Fig. 16. Suivant une représentation simplifiée de la Fig. 1, le dispositif de formation d'images comporte une optique 1 pour focaliser le rayonnement incident provenant de l'extérieur, un miroir 2 fixe faisant office de miroir de renvoi pour réfléchir transversalement à la direction de l'axe optique Z de l'ob- jectif d'entrée i le rayonnement, un mécanisme de déflexion optique composé d'un montage 3 à base de miroir à facettes réparties sur une couronne 4 entraînée en rotation autour de l'axe Z par des moyens d'entrane- ment 5. Le rayonnement réfléchi par l'élément 3 est renvoyé en direction d'un détecteur 6 par un deuxième miroir de renvoi 7. Les autres éléments optiques comportent, une deuxième optique 8 entre le miroir 2 et l'élément de déflexion 3, et une troisième optique 9 entre le miroir 7 et le détecteur 6.En outre, un cache 10 solidaire du dispositif tournant est avantageusement prévu pour obturer périodiquement le trajetoptique de sortie de l'élément 3 vers la détection. Le signal video détecté est transmis aux circuits d'utilisation 11. La rotation du mécanisme de déflexion produit un balayage spatial selon une direction X, par exemple en gisement, perpendiculaire à l'axe optique Z ; la zone hachurée correspond au champ instantané couvert à la distance figurée. Le déplacement du balayage selon une deuxième direction Y de site est obtenu par un agencement particulier du montage 3 comme il sera décrit ultérieurement ainsi que les fonctions et des modes de réalisation des divers éléments rassemblés dans la combinaison optique. Les moyens de déflexion optique 3 représentés sur les Figs. 2 et 3 sont réalisés à l'aide de deux agencements accolés, du type miroir à facettes, avec les facettes orientées vers l'intérieur et inclinées par rapport à l'axe de rotation Z, en sorte de former une pluralité de n dièdres réflecteurs distribués circulairement sur la couronne 4. Chaque dièdre est formé de deux facettes 30a et 30b de forme trapézot- dales MNPQ et MNP'Q' constituant chacune un miroir plan. Les deux facettes sont perpendiculaires et l'arête MN du dièdre est orthogonale à l'axe de rotation Z. L'utilisation de dièdres droits permet de produire la déflexion optique sans introduire de rotation de l'image sur elle-même .L'ensemble 3 des dièdres par l'intermédiaire de la couronne support 4 est entraîné autour de l'axe Z qui peut être celui de rotation du rotor d'un gyroscope, dans une application à un autodirecteur notamment. Le dispositif détecteur 6 comporte plusieurs détecteurs juxtaposés formant un réseau linéaire, ou une matrice groupant plusieurs de ces réseaux.Sur la Fig. 1, une barrette unique de détecteurs est considérée, disposée perpendiculairement à l'axe Z selon la direction Y. Le détecteur central de la barrette est situé sur l'axe optique de l'objectif 9, cet axe pouvant être distinct ou non de l'axe de rotation Z, sa direction dépendant de l'orientation du miroir de renvoi 7 par rapport à l'axe Z. Dans la représentation faite, une inclinaison à 450 du miroir 7 est considérée et les deux axes sont confondus, le détecteur 6 étant centré sur l'axe Z. L'objectif 9 -et le réflecteur 7 sont fixes à tout instant et ont pour fonction : d'une part, de réaliser une conjugaison optique entre le détecteur 6 situé en D sur l'axe Z et une image A, réelle, située entre l'axe de rotation Z et l'ensemble 3 - 4 de la couronne de dièdres, d'autre part, de fournir au niveau des facettes 30a et b, par l'intermédiaire du miroir réflecteur 7, un axe optique fixe U, de direction Y perpendiculaire à Z, les deux axes étant coplanaires, et enfin, de transformer, par l'intermédiaire de l'objectif 9, le cône d'ouverture objet au niveau D du détecteur défini par son demi-angle au sommet a1, en un cône d'ouverture image de sommet A, défini par un demi-angle au sommet a, et qui sera avantageusement rendu plus petit que al. Les critères de qualité de la déflexion linéaire provoquée par les dièdres sont : la courbure de la trajectoire T de l'image A' de A fournie par chaque dièdre au cours de leur rotation e autour de l'axe Z l'absence de rotation (roulis) de l'image A' sur ellemême , la valeur du rendement angulaire de balayage défini comme étant le rapport eu où où OM= 3600 est la 0M ' n période géométrique donnée par les n dièdres, OU est l'angle de rotation utile représentant les limites pour lesquelles les intersections du cône lumineux issu de A restent, au niveau de chacune des deux facettes du dièdre, à l'intérieur du trapèze limitant ces facettes ; (voir Fig.3, vue suivant Fil). L'une des particularités du dispositif de déflexion est de situer l'image A sensiblement à la moitié de la hauteur M1H séparant l'arête MN de l'axe Z, d'orienter chaque dièdre en rotation autour de son arête propre avec un angle ss si possible inférieur à 450 dans la mesure où la valeur de l'angle a le permet, et de situer l'axe optique U à une distance suffisante de la hauteur MîH pour que, compte tenu de la valeur de l'angle a , l'arête-MN reste en dehors, au cours de la rotation O limitée à l'angle OU,des coniques résultant des intersections du cône alumineux issu de A avec chacune des deux facettes 30a et b du dièdre réflecteur. Les moyens d'obturation périodique 10, par exemple un écran métallique à fentes, sont représentés plus en détail sur les Figs. 4 et 5 (vue suivant F2). Ils permettent d'utiliser avantageusement la fraction non utile OM - OU de la rotation de chaque dièdre. L'écran 10 est rendu solidaire des dièdres par un support 14 ; sa forme est celle d'un cylindre ou d'un cône d'axe Z selon qu'il est orienté parallèle ou non à l'axe Z. Une autre particularité du dispositif est que la génératrice de ce cylindre ou de ce cône, contient l'image A. L'écran 10 comporte des ouvertures 15 permettant le libre passage du flux lumineux lorsque la rotation O de chaque dièdre est dans sa phase utile OU , et interdisant le passage du flux lumineux durant toute la fraction non utile restante de la rotation, OM - OU. Ce dispositif permet d'utiliser la durée périodique d'obturation TOM - TOU (Fig. 11) pour référencer les signaux électriques délivrés par chacun des détecteurs de la barrette 6. Ces détecteurs observent en effet pendant la fraction non utile du temps, une source de rayonnement thermique à la température de l'écran (donc de la structure mécanique), sensiblement constante au cours du temps. La figure 10 montre l'exploitation des signaux électriques E1 E2...Ei...Em délivrés par les m détecteurs D1 à Dm de la barrette 6. Chaque voie j de détection comprend un étage d'amplification Aj de gain élevé à liaison capacitive Cj, délivrant un signal de type video Sj (Fig. 11). Compte tenu de la liaison capacitive et du contenu du signal pendant le temps TOU correspondant à la période utile OU, on observe pendant le temps d'obturation TOM - TOU un signal dont le niveau peut être différent d'une voie à l'autre, Vi pour la voie i, Vj pour la voie j,- etc... La fonction CLj indiquée assure l'égalisation (ou clamping selon l'appellation anglosaxonne correspondante) de ces niveaux V1, V2,...,Vj.... Vm à une tension de référence qui peut être prise à OV par exemple, et l'on observe en sortie des circuits de clamping les signaux U1, U2,...,Uj,...,Um (Fig.11) qui permettent une exploitation et/ou une visualisation fidèle de l'image observée et analysée par le dispositif de formation d'image conforme à l'invention. La fonction d'égalisation fait appel à une technique conventionnelle du type utilisé pour les signaux de télévision CCIR et rappelée à l'aide de la Fig. 12. Le signal Sj est mémorisé en Mj sur application d'une impulsion de commande Ij (Fig. 11) produite durant l'obturation, de manière à stocker l'information Vj. Le bloc CG symbolise des moyens générateur du signal de commande CG qui peut être produit à partir d'une détection opto-électrique, le cache 10 étant utilisé comme une piste optique. Dans le montage soustracteur AS, la valeur Vj est additionnée à une valeur de référence -VR puis soustraite du signal Sj pour produire le signal video d'exploitation Uj. Il est également prévu d'aménager le dispositif d'obturation d'une manière particulière pour que les signaux électriques délivrés par chaque détecteur soient référencés, pendant la fraction non utile de la rotation OM - OU, par rapport à une source thermique 16 dont la température est connue. Selon la figure 4, on dispose un séparateur 17 sur le faisceau utile, entre A et le réflecteur 7. Ce séparateur donne une image Al de A qui est totalement obturée par l'écran pendant que le -faisceau utile issu de A est transmis, et inversement.Un objectif 18 permet de réaliser une conjugaison optique entre Al et un corps noir 16 de réfé rence à température déterminee ; les détecteurs de la barrette voient donc une source thermique à la température du corps noir 16 de référence, pendant la fraction non utile de la rotation des dièdres. Le séparateur 17 est choisi, selon la figure 6, de préférence dichroïque, c'est-à-dire que : sa transmission spectrale Tr est maximale pour les rayonnements utiles compris dans la bande spectrale (X1,X2) d'exploitation par exemple la fenêtre atmosphérique 8 - 12 pm ; sa réflexion spectrale Re est maximale pour les rayonnements du corps noir de référence qui sont compris dans une autre bande spectrale (X3,A1) par exemple 6 - 8 pm. Au cours de la rotation utile OU, une pupille réelle f1 (Figs. 2 - 7 et 7a) est créée par l'ensemble de la couronne de dièdres, de forme stationnaire, sensiblement circulaire, au cours de la rotation OU si l'angle a n'est pas trop élevé. La position spatiale de cette pupille est elle-meme sensiblement stationnaire au cours de la rotation t elle est localisée approximativement au niveau de l'arête MN, dans un plan orthogonal à l'axe optique U. La figure 7a montre le déplacement de A' au cours de la rotation entraînant l'exploration en gisement. L'objectif 8 d'axe optique parallèle à U et passant par A' est situé le plus proche possible de la pupille 1, dans la mesure où les différentes contraintes imposées notamment par la rotation des dièdres, l'ouverture du faisceau lumineux ot, et l'étendue explorée en site (nombre de bandes, Fig.9) le permettent. L'objectif 8 a pour fonction de réaliser une conjugaison pupillaire entre cette pupille 1 et la pupille de sortie-2 de l'objectif d'entrée 1 (Fig.7). I1 fournit également une image A", avec un certain qrandis- sement, de celle en A' donnée par la rotation des dièdres de l'objet A. L'image " est située au plan focal image de.l'objectif 1. Le déviateur 2, fixe, permet de ramener les faisceaux dans l'axe optique de l'objectif 1. Pour une inclinaison à 450 l'axe optique coïncide avec l'axe Z de rotation. Dans une implantation autodirecteur infrarouge schématisée sur la Fig. 8, l'objectif d'entrée 1 est avantageusement formé par un objectif catadioptrique de type Cassegrain. Dans cette hypothèse, la pupille d'entrée 3 (ou pupille de l'autodirecteur) est sensiblement portée par le grand miroir 20 de l'objectif et la pupille de sortie 2 de l'objectif se trouve localisée approximativement au niveau du foyer du petit miroir 21. L'ensemble de l'équipage optique, depuis l'objectif d'entrée jusqu'aux détecteurs se trouve porté par un gyroscope dont l'axe de spin est Z. Le dépointage par rapport à l'axe mécanique Z' de l'autodirecteur s'effectue autour d'un centre de rotation R. Dans un tel système optomécanique, la couronne de dièdres 22 et le dispositif obturateur sont solidaires de la toupie du gyroscope ; par contre, les objectifs 8 et 9 etles déviateurs associés 2 et 7 sont fixes, mais portés par le gyroscope. L'objectif d'entrée peut être rendu ou non solidaire de la toupie ; on peut également envisager le grand miroir 20 de l'objectif lié à la toupie, le petit miroir 21 ne l'étant pas.Sur cette représentation ne figurent pas,par souci de simplification,les éléments du gyroscope toupie, montages à là cardan, ... ainsi que les liaisons mécaniques que l'on considère pouvant être exécutés à la demande selon la solution adoptée et le type de matériel à équiper . Les déviateurs 2 et 7 peuvent être réalisés sur les faces d'un prisme 23. Selon une réalisation préférentielle l'objectif d'entrée est fixe, porté par le gyroscope, en sorte d'éviter les perturbations engendrées par la rotation dans le cas d'un défaut d'alignement optique des éléments 20 et 21 sur l'axe Z. Lè champ site-gisement observé par l'objectif 1 étant supposé de forme rectangulaire, son image dans le plan focal A" est rectangulaire. L-'objectif 8 conjugue celle-ci dans le plan image A'. Selon la figure 9, le dispositif de déflexion provoque un balayage linéaire de l'image A' parallèlement au gisement, le point A' parcourant la trajectoire T orthogonale au plan de figure ; cette trajectoire a été ramenée par rabattement dans le plan de figure à la partie supérieure pour représenter le champ exploré et expliciter le fonctionnement. La partie du champ que permet d'explorer la rotation d'un dièdre élémentaire 30a - 30b correspond à une bande rectangulaire FGKL, de longueur égale au gisement et de largeur égale à une fraction du site.Le champ total analysé est donc constitué par la juxtaposition d'une pluralité de bandes, au maximum autant de bandes qu'il y a de dièdres réflecteurs sur la couronne. La largeur AS de chaque bande correspond à la hauteur de la barrette 6 de détecteurs au grandissement près de l'objectif 9, le détecteur central en D correspondant au point A'. La figure 9 montre cinq bandes juxtaposées et parallèles au gisement. Une des particularités de la réalisation de la couronne de dièdres 3 est d'utiliser la propriété de symétrie par rapport à l'arête MN qui représentent les points A et A'. Pour passer de la bande centrale FGKL définie par la position du point central A' à une bande late- rale, par exemple la- suivante entrée sur A'1, il suffit de déplacer parallèlement à l'axe Z le dièdre d'une quantité AL = MîMîl = A' A'l = AS 2 2 et ainsi de proche en proche pour toutes les bandes. La symétrie mise en cause ayant pour propriété de ne pas modifier la trajectoire T de A' pour toutes les trajectoires T1, T2, etc... des différentes bandes centrées en A'1, A'2, etc..., ni de modifier leur amplitude au cours de la rotation des dièdres, on reconstitue par ce procédé une surface globale qui peut être rendue sensiblement plane lorsque cette propriété est obtenue pour la bande centrale FGKL. Les dièdres sont avantageusement disposées sur la couronne en leur appliquant deux à deux le déplacement AL nécessaire, parallèle à Z et correspondant au passage d'une bande i à la bande suivante d'ordre j. La solution qui vient d'être exposée reste valable pour autant que le nombre de bandes en site est réduit et, corrélativement, que le champ en site reste limité. A contrario, des aménagements complémentaires sont à envisager comme il est exposé dans ce qui suit à l'aide des figures 13 à 18 pour préserver la qualité optique de l'ensemble par une exploitation de l'objectif d'entrée restant centrée au voisinage de l'axe optique Z. En appliquant aux dièdres des translations parallèles à l'axe Z, le champ global site-gisement a été formé de bandes juxtaposées (Fig.9). Dans ces opérations successives, les translations de direction parallèle au site s'appliquent également à l'ensemble des faisceaux optiques issus des différents points image A'1 ..., A'i,... A'K, comme représenté sur la Fig.13. I1 en résulte que la pupille globale 4 > S dans le plan commun de toutes les pupilles élémentaires 4 > 1,... fl,...,fli, -- 1K créées séparément par la rotation de chacun des dièdres autour de Z, a une forme globale conforme à celle de la Fig. 14. Le phénomène est par suite identique à un astigmatisme de pupille, la composante gisement étant effectivement dans le plan des pupilles 1 de trace Z2 , la composante site étant rejetée à l'infini. Conformément à ce qui a été dit précédemment, l'objectif 8 réalise une conjugaison pour le gisement entre la pupille résultante et la pupille de sortie de l'objectif 1. En revanche, pour le site, l'objectif 8 donne une pupille image 4 dans le plan focal objet de trace Z3. Par suite, il y a un déplacement qui peut être important des faisceaux optiques sur le plan de la pupille de sortie 2 de l'objectif 1, plan de trace Z5. I1 s'en suit un double inconvénient, celui d'avoir à disposer d'une pupille de sortie 2 assez grande et celui de travailler décalé par rapport à l'axe optique Z de l'objectif d'entrée. Pour remédier à ces inconvénients,divers aménagements peuvent être apportés au dispositif de déflexion. Une première solution, de type optique, consiste à agir pour la composante site du champ à analyser, dans le plan objet A" de l'objectif 8 de trace Z4 correspondant également au plan focal image de l'objectif 1(gags. 7 - 13) en y disposant un objectif correcteur 12 comme représenté sur la Fig. 15. Cet objectif correcteur peut être constitué par une lentille cylindrique d'axe longitudinal orthogonal au plan de figure. Ainsi les différents faisceaux se retrouvent centrés sur l'axe au niveau de la pupille de sortie (p2 de l'objectif d'entrée 1. La puissance de l'objectif correcteur 12 correspond à la composante site du champ à observer, de. manière à assurer une conjugaison pupillaire entre la composante site de la pupille 4, dans le plan focal de l'objectif 8, et la pupille de sortie +2 de l'objectif 1. Pour la composante gisement de. la pupille 4 > -4, le correcteur cylindrique 12 ne possède pas de puissance optique , et les conjugaisons optiques décrites auparavant restent valables. En outre, la présence de l'objectif 12 dans le plan image passant par A" ne provoque pas de modifications sensibles des caractéris- tiques et de position de l'image effective dans ce plan. Une autre solution, de type électronique, permet d'atténuer le déplacement des faisceaux pptiques sur le plan de la pupille de sortie de l'objectif 1. Suivant cette solution, la forme allongée de la pupille selon la composante site (Figs. 13-14) est notablement réduite grâce à une disposition particulière des détecteurs sur la barrette 6. Comme représenté sur la Fig. 16, les détecteurs D1 à DK ne sont plus accolés mais espacés de l'un au suivant d'un intervalle ALl qui correspond, au grandissement près de l'objectif 9, à la largeur individuelle AS (Fig. 9) de chaque bande d'exploration en gisement. Le nombre K des détecteurs est égal à celui des bandes à former.Conformément à la méthode exposée précédemment les dièdres présentent des décalages par translation de direction parallèle à l'axe Z, mais le décalage global présenté par les dièdres n'a plus à correspondre à l'étendue nécessaire pour explorer les K bandes mais seulement à celle AS d'une bande. Le décalage total selon le plan Z2 pour couvrir toute l'étendue en site est ainsi réduit dans un facteur égal au nombre K des bandes et des détecteurs. Le déplacement global des faisceaux optiques dans la composante site du champ est réduit dans le memé facteur et la pupille globale 4 > S prend une forme réduite représentée sur la Fig. 17. La distance AS correspond à l'intervalle ALl entre les détecteurs après grandissement par l'objectif 9. La Fig. 18 illustre le fonctionnement, chaque décalage entre dièdres successifs revient à décaler le réseau de détecteurs pour analyser à chaque fois une bande élémentaire telle Bi dans chacune des K bandes juxtaposées formant le champ d'analyse.Le nombre total p des décalages, au plus égal au nombre n des dièdres, permet de coUvrir la largeur AS d'une bande. Chaque bande est ainsi analysée au cours de p explorations successives en gisement intervenant à chaque tour de rotation de la couronne de dièdres. Enfin, pour cpmpenser le déplacement restant AS correspondant à la largeur de chaque bande, cette dernière solution sera avantageusement combinée avec la précédente en prévoyant l'adjonction d'une optique correctrice cylindrique 12 de plus faible dimension. Un dispositif optomécanique de formation d'image video selon la description qui précède présente, ainsi qu'on peut s'en rendre compte, de multiples variantes d'exécution conformes aux caractéristiques exposées et ce faisant,incluses dans le cadre de la présente invention. Les avantages essentiels résident en un amélioration de la qualité et du rendement optique et à l'intégralité dans des systèmes exigeant une forte compacité, en particulier, dans des systèmes autodirecteurs. I1 y a lieu de remarquer en ce qui concerne l'inclinaison ss des dièdres par rapport à l'axe de rotation Z, que sa valeur peut être prise la même pour tous les dièdres pour simplifier la réalisation et si l'étendue de l'exploration en site (nombre d bandes) reste limitée ou, si cette étendue est importante mais que l'on utilise la solution à détecteurs espacés de la Fig.16 qui conduit à des translations très faibles des dièdres selon l'axe Z. Par contre, pour la solution selon la Fig. 9 les translations AL peuvent être importantes et/ou le nombre de bandes élevé pour couvrir le champ en site, et dans ce cas, il est préférable d'utiliser des valeurs différentes d'inclinaison ss pour les dièdres, au maximum autant de valeurs que, de dièdres, en vue d'optimiser le rendement optique et la linéarité de la déflexion. La valeur de B pourra par exemple, être choisie différente pour chaque bande explorée. La variation de l'inclinaison ss ne perturbe pas la déflexion compte tenu de la propriété de symétrie par rapport à l'arête inhérente aux dièdres droits ; on peut ainsi agir sur les surfaces d'intersection des cônes lumineux avec les facettes des dièdres (Figs. 2, 3) et préserver la plage utile linéaire OU pour les valeurs site élevées. Parmi d'autres variantes possibles, le premier miroir de renvoi 2 peut être incliné sur l'axe optique de l'objectif d'entrée 1 d'un angle différent de 450, tout en conservant cette inclinaison vis-à-vis de l'axe de rotation de la couronne de dièdres 3 - 4, dans une configuration où les axes optique et de rotation ne seraient pas confondus. REVENDICATIONS o 1 - Dispositif optomécanique de formation d'images video, comportant un premier objectif optique pour la réception et la focalisation du rayonnement provenant du champ observé, un miroir plan pour renvoyer le rayonnement focalisé vers un montage du type miroir à facettes à travers un deuxième objectif optique, les facettes étant planes, réfléchissantes, portées par une couronne support entrainée en rotation autour d'un axe, orientées vers cet axe de rotation et inclinées par rappcrt à celui-ci pour produire une déflexion bi-directionnelle en gisement et en site, un troisième objectif optique pour recueillir le rayonnement sortant du montage de déflexion et fournir l'image du champ observé au niveau d un détecteur photoélectrique comportant au mins un réseau linéaire de détecteurs, et des circuits d'utilisation du signal video détecté, le dispositif étant caractérisé en ce que le montage de déflexion comporte deux miroirs à facettes accolés pour constituer une distribution circulaire de dièdres droits réflecteurs (3) , chaque dièdre étant constitué de deux facettes trapezoidales (30a et b) contenues dans des plans orthogonaux, l'intersection des facettes formant l'arête du dièdre étant de direction orthogonale à l'axe de rotation (Z). 2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le troisième objectif optique (9) réalise une conjugaison optique entre le détecteur (6) et une image (A) située entre l'axe de rotation et la couronne de dièdres, cette image étant à une distance de l'axe sensiblement égale à la moitié de celle (M1H) séparant l'arête des dièdres de l'axe de rotation, et que le deuxième objectif optique (8) réalise la conjugaison entre le plan focal image du premier objectif (1) et ladite image réelle vue à travers le dièdre droit récepteur du rayonnement, ainsi que la conjugaison pupillaire entre la pupille de sortie (Q2) du premier objectif et celle (1) présentée au niveau du dièdre récepteur 3 - Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les dièdres réflecteurs (30a et b) présentent des décalages relatifs par translation parallèle à l'axe de rotation, pour produire le balayage bi-directionnel à la fois en gisement et en site. 4 - Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que les décalages sont déterminés pour couvrir le champ observé selon des bandes juxtaposées. 5 - Dispositif selon la revendication 4, carac térisk en ce que le détecteur (6) est formé d'éléments détecteurs juxtaposés et le nombre de bandes est égal à celui des décalages qui est au plus égal au nombre n de dièdres du montage de déflexion. 6 - Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que le détecteur (6) est formé d'une barrette de K éléments détecteurs (D1 à DK) espacés d'un intervalle (AL1) déterminé de l'un au suivant, lesdits décalages entre dièdres étant réduits dans le facteur K, le champ couvert étant formé de K bandes juxtaposées relatives chacune à un élément détecteur et constituée de E bandes élémentaires (Bi) le nombre 2 étant égal à celui des décalages qui est au plus égal à celui n des dièdres du montage de déflexion. 7 - Dispositif selon l'une quelconque des reven dications 4 et 5, caractérisé en ce que l'inclinaison (ss) des dièdres par rapport à l'axe de rotation, présente plusieurs valeurs différentes déterminées en relation avec les bandes explorées 8 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 à 7, caractérisé en ce qu'il comporte un objectif correcteur (12) de type cylindrique-entre le plan focal image du premier objectif (1) et le deuxième objectif (8) en sorte de préserver une exploitation centrée sur l'axe, du premier objectif. 9 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il comporte un cache (10) produisant une obturation périodique du trajet optique de réception durant les intervalles -(TOM - TOU) de temps non utiles où le rayonnement sortant provient de deux dièdres successifs. 10 - Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que le cache est formé par un écran (10) muni de fentes (15) laissant passer le rayonnement durant les invervalles utiles de la rotation , l'écran étant rendu solidaire du montage de déflexion et positionné au niveau de l'image réelle (A). 11 - Dispositif selon la revendication 9 ou 10, caractérisé en ce que les intervalles de temps non utiles de la rotation sont utilisés dans les circuits d'utilisation (11) pour réaliser l'égalisation (CLj) des différentes voies video issues des détecteurs respectifs, sur application d'un signal périodique de commande (Ij) produit durant ces intervalles. 12 - Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que le cache est aménagé avec une source thermique (16) à température déterminée servant de référence pour la détection durant les intervalles non utiles, 1' amenaqement comportant un miroir séparateur (17) pour transmettre le rayonnement de réception et réfléchir celui émis par la source thermique. 13 - Dispositif selon la revendication 12, caractérisé en ce que le miroir séparateur (17) est dichroïque et la source est constituée par un corps noir (16) dont le rayonnement est dans une bande spectrale extérieure à celle d'exploitation. 14 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que le miroir de renvoi (2) est incliné à 450 sur l'axe optique du premier objectif qui est confondu avec l'axe de rotation. 15 - Dispositif selon la revendication 14, caractérisé en ce que le -montage de déflexion est solidaire d'un rotor de gyroscope monté sur une suspension à la cardan. 16 - Dispositif selon la revendication 15, caractérisé en ce que le premier objectif est du type Cassegrain (20-21) et qu'il comporte un deuxième miroir de renvoi (7) pour réfléchir le trajet optique issu du montage de déflexion selon la direction de l'axe de rotation sur lequel est centré le détecteur. 17 - Dispositif- selon l'une quelconque des revendications 1 à 16 , appliqué à réaliser un autodirecteur infrarouge télévision.