La présente invention concerne une solution opothérapique qui convient à l'administration de fortes doses de substances thérapeutiquement actives. Les extraits d'organes sont jusqu'à présent prévus pour entre administrés par voie orale sous forme de capsules, de sirops, de solutions, de gouttes, etc. ou pour l'application externe, sous forme de pommades, ou encore, le cas échéant et pour introduction dans le rectum ou dans le vagin, sous forme de suppositoires. Pour l'injection sous-cutanée, intramusculaire ou intraveineuse, on utilise le plus souvent une prdparation stéri- le, fortement purifiée et apyrogène, en solution huileuse mais, plus généralement, en solution aqueuse. Un haut degré de purification est absolument indispensable car, sinon, l'histamine et autres substances analogues encore contenues dans la préparation pourraient provoquer des douleurs pénibles en cas d'injection sous-cutanée ou intramusculaire, des états de choc en cas d'injection intraveineuse, etc. Xême ces substances fortement purifiées ne peuvent être administrées que par très faibles quantités, limitées à tout au plus quelques centaines de milligrammes par jour. Même ainsi, il est indispensable d'ajouter systématiquement à ces préparations un anesthésique local car, à défaut, l'injection sous-cutanée ou intramusculaire serait trop douloureuse.L'administration de ces quantités par voie intraveineuse est possible uniquement avec des produits très fortement dégradés et qui ne contiennent plus que des substances de faible poids moléculaire : purines,-pyrimidines et aminoacides. Des substances contenant encore des additifs actifs de poids moléculaire relativement élevé ne peuvent être administrées que par très faibles quantités, par exemple 10 à tout au plus 200 mg car, autrement, on risquerait également un choc réactionnel. C'est seulement par voie orale qu'a été possible jusqu'alors l'administration parkquantités qui, comptées en extrait sec, sont de l'ordre du gramme, mais avec une énorme perte d'efficacité par la digestion et, par conséquent, une très forte dépréciation en tant que médicament. Néanmoins, pour le traitement de nombreuses affections, en particulier d'affections chroniques graves, il est indispensable d'apporter à l'organisme de fortes doses de subtance active, afin de pouvoir influencer avec succès par exemple des tumeurs malignes des maladies du foie ou des reins, des affections pulmonaires, des affections rhumatismales ou arthritique-s, des lésions par traitement aux rayons ou pour protéger ltorganisme de telles lésions et des-effets secondaires de médicaments fortement toxiques (parvexemple des produits chimiques de lutte contre le cancer, des antibiotiques plus ou moins toxiques, des corticostéroides à fortes doses), pour le traitement des affections cardio-vasculaires, d'affections des nerfs telles que la sclérose en plaques, des troubles séniles, des maladies de peau de toute nature, y compris la lèpre, etc. Cependant, comme il n'était possible jusqu'alors d'administrer par injection que de faibles quantités de préparations, de préférence fortement purifiées, les solutions opothérapiques connues ne présentaient qu'une efficacité relativement faible. Pour obtenir l'effet désiré, il est indispensable d'adminis trer le médicament en une posologie atteignant jusqu'à 200 mg et mdme plus par kilo du poids du malade pour le traitement thé rapeutique des affections précitées. Ceci signifie qu'il faut en administrer par jour 5 à 20 g ou plus, comptés en'extrait sec, sous une forme qui permette à l'organisme d'absorber sans risques et par grands quantités même des substances de poids moléculaire assez élevé c'est-à-dire d'un produit qui, contrairement aux préparations åusqutà présent commercialisées couramment, n'est pas purifié. Un tel traitement, jusqu'à présent non réalisable, est rendu possible par la solution opothérapique conforme à l'invention, qui convient pour l'apport à l'organisme de fortes doses de subs tances actives et qui est caractérisée en ce qu'elle est stable et stérile, qu'elle contient en une forte concentration, de préférence jusqu'à saturation du solvant, des produits macromoléculaires et non purifiés provenant de la dégradation de protéines et qui sont fabriqués de préférence par protéoly-se, par un processus de fermentation, à partir d'organes dugroupe auquel appartiennent aussi le foie, les poumons, le coeur~, le-cerveau, les glandes surrénales, les reins, la rate, -les- muscles, la moelle osseuse et la peau, la protéolyse n'étant poursuivie que jusqu'à la disparition de toutes les protéines mais en préservant les produits de poids moléculaire- assez élevé provenant de leur dégradation. Le solvant présent est l'un de ceux du groupe auquel appartiennent l'eau pure, l'eau distillée, l'eau bidistillée et l'eau déminéralisée, le sérum physiologique ou solution isotonique de chlorure de sodium et des solutions de divers sucres tels que le glucose, le lévulose, le fructose, etc. Les produits de dégradations des protéines peuvent aussi etr'eptésentssousfrme d'émulsion ou de suspension dans le solvant, de préférence dans des mélanges du type-huile dans l'eau ou eau dans l'huile. La solution opothérapique conforme à l'invention est concentrée pour être administrée en lavement ou pour Qtre introduite par instillation, à toute dilution désirée, dans l'intestin grêle pour y entre aussi absorbée par l'organisme. La solution peut également être introduite dans la vessie, appliquée au moyen de tampons dans -le vagin.ou autrescavités, par exemple après des opérations, ou être introduite dans des fistules. Elle doit être stérile et stable mais, contrairement aux solutés injectables de type jusqu'à présent connu, il n'est pas nécessaire qu'elle soit exempte de substances déterminant des accRs de fièvre (pyrogènes), celles-ci n-'étant pas absorbées en même temps par l'organisme ou étant peut-être détoxifiées au niveau de la paroi intestinale, comme l'a démontré l'application en plusieurs dizaines de milliers de doses. La solution peut contenir des extraits d'un seul organe, par exemple des poumons, du foie, du coeur, du-cerveau, des surrénales, des reins, de la rate, des muscles, de la moelleosseus de la peau, etc. ou contenir au contraire tout mélange désirés d'extraits de différents organes. La nouvelle solution opothérapique conforme à l'invention permet donc pour la première fois l'administration, à chaque prise, de quantités aussi importantes que l'on veuille de ma- tière sèche qui, jusqu'à présent, ne pouvaient être employées en thérapeutique comme médicaments. De plus, elle est d'un prix de revient très avantageux, la suppression des traitements de purification , de mdme que des opérations d'élimination totale des substances pyrogènes, permettant une production à bien meilleur marché. Bien entendu, si on le désire, la solution opothérapique peut aussi étre -débarrassée de toute substance pyrogène sans que son efficacité en soit pour autant affétée. REVENDICATION 1 - Solution opothérapique convenant pour l'apport à ltor- ganisme de fortes doses de substances actives et caractérisée en ce qu'elle est stable et stérile et quelle contient en une forte concentration, de préférence jusqu'à saturation du solvant, des produits macromoléculaires et non purifiés provenant de la dégradation de protéines fabriquées, de préférence par protéolyse suivant un processus de fermentation, à partir d'organes du groupe auquel appartiennent également le foie, les poumons, le coeur, le cerveau, les surrénales, les reins, la rate, les muscles, la moelle osseuse et la peau, cette protéolyse n'étant poursuivie que jusqu'à la disparition de toutes les protéines mais avec préservation des produits de poids moléculaire assez élevé et provenant de leur dégradation. 2 - Solution opothérapique suivant la revendication 1, ca ractérisée par la présence d'un solvant du groupe auquel appartiennent l'eau pure, l'eau distillée, l'eau bidistillée et l'eau déminéralisée, le sérum physiologique ou solution isotonique de chlorure de sodium et des solutions de divers sucres tels que le glucose, le lévulose, le fructose, etc. 3 - Solution opothérapique suivant la revendication 1, ca ractérisée en ce que les produits de dégradation des protéines sont présents dans le solvant sous forme d'émulsion ou de sus- pension, de préférence dans des mélanges du type huile dans l'eau ou eau dans l'huile.