La présente invention concerne les clefspour tubes et plus particulièrement une clef à tubes intérieure destinée à être amenée en contact avec la paroi interne d'un tube ou d'un autre élé- ment tubulaire en vue de l'application d'un couple à cet élément. Des clefsà tubes intérieures ont déjà été proposées sous différentes formes. Ces clefscomprennent généralement un corps extérieur portant des mors dentelés mutuellement espacés circonféren- tiellement et déplaçables par un système à came d'un type ou un autre pour venir en prise avec la paroi interne du tube. Dans de nombreux outils connus de ce genre, les mors d'accrochage sont maintenus dans des ouvertures ménagées dans la paroi du corps extérieur et sont déplacés radialement vers l'extérieur par un mandrin conique qui peut être déplacé longitudinalement dans le corps extérieur. Des exemples d'un tel outil sont décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique no 1 992 474 et 2 273 982. Un autre type de clef utilise des clavettes coniques pour amener les mors en prise avec la paroi interne du tube. Ce type de clef est représenté et décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 276 297. Encore un autre système de came est repré- senté dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 2 651 605. Dans ce dernier brevet, le système à came comprend un mandrin polygonal rota- tif conçu pour amener les mors en prise avec la paroi interne du tube. Bien que des clefsà tubes intérieures de l'art antérieur, comme celles citées à titre d'exemples dans ce qui précède, se soient répandues à des degrés divers, aucune d'elles ne s'est avérée totale- ment efficace dans la pratique. De nombreuses clefs sont coûteuses à fabriquer et sont relativement peu sûres dans l'emploi. Par exemple, les clefsutilisant des mandrins coniques pour commander les mors ont généralement tendance à glisser et les mors dentelés ont souvent ten- dance à abîmer sérieusement par abrasion et à déformer la surface interne du tube. De plus, ces types de clef ne conviennent que pour un seul sens de rotation parce que les mors ne s'accrochent à la paroi interne du tube que dans un sens de rotation de la clef. Il est donc impossible de manoeuvrer la clef en va-et-vient pour desserrer des raccords difficiles à défaire. 24927 1 8 A la différence de la clef selon l'invention, plusieurs outils de l'art antérieur, en particulier ceux utilisant des mandrins de section polygonale, sont réalisés de manière que le bord arrière et non pas le bord avant des mors vienne en prise avec le tube à la rotation du mandrin. Une telle disposition n'est pas souhaitable et produit souvent le dérapage de la clef à l'intérieur du tube parce que les mors s'accrochent mal à sa surface interne. La clef selon l'invention supprime les inconvénients des clefs connues par un outil d'une grande simplicité, qui est néan- moins très durable et d'une grande efficacité dans l'emploi. Le corps coûteux et souvent difficile à fabriquer pour maintenir les mors en place dans un grand nombre de dispositifs de l'art antérieur est éli- miné dans la clef selon l'invention. Il est remplacé par un matériau d'enrobage peu coûteux et de mise en forme aisée, qui maintient les mors à proximité d'attaque de la paroi interne du tube après insertion dans le tube. L'outil selon l'invention comporte également un mandrin de commande rotatif de forme simple. Ce mandrin aura généralement une section triangulaire. Les mors ont une forme particulière et l'agence- ment est tel que, lorsque le mandrin est tourné dans un sens ou dans l'autre, le bord avant des mors est amené à s'accrocher à la paroi interne du tube. En plus des brevets cités dans ce qui précède, la demanderesse a également tenu compte, pour ce qui concerne l'art anté- rieur, des brevets suivants, tous des Etats-Unis d'Amérique 1 535 534 2 675 724 3 861 251 1 887 009 2 800 043 532 765 573 325. L'invention apporte un outil simple, peu coûteux et très efficace pour saisir la paroi d'une pièce tubulaire telle qu'un tronçon de tube ou analogue et plus spécialement une clef à tubes intérieure destinée à attaquer intérieurement et à faire tourner de courts tronçons de tube pour les relier à des raccords correspondants ou pour les en détacher, dans laquelle des mors sont amenés en prise d'entraînement avec la paroi interne du tube par la rotation d'un mandrin très simple, généralement de section triangulaire. Les mors sont maintenus en contact avec le mandrin, ou à faible distance de lui, 24927 1 8 par un manchon élastiquement déformable et à faible épaisseur de paroi, lequel, en raison de la conception de l'outil, n'est pas chargé pendant l'emploi de la clef en ce sens qu'il ne sert pas à la transmission du couple de desserrage ou de serrage du tube. Les mors sont conformés de telle manière que leurs bords se trouvant à l'avant dans le sens de rotation du mandrin, lequel peut être tourné dans les deux sens, s'accrochent de façon sûre à la paroi interne du tube, de sorte que le mandrin peut être tourné en va-et-vient, et les mors avec lui, pour desserrer des joints particulièrement coriaces. L'ensemble formé par le manchon élastique et les mors qu'il porte se laisse retirer facilement du mandrin et remplacer par un ensemble analogue comprenant des mors d'une autre taille, de sorte que le même mandrin peut être utilisé pour des tubes de différents diamètres intérieurs. Il est possible aussi de prévoir un mandrin plus long capable de porter, en tandem, des mors de différentes tailles. En raison de sa flexibilité, l'ensemble manchon/mors se laisse alors facilement retirer du mandrin et retourner, de sorte que la clef, malgré toute sa simplicité, est utilisable pour des tubes de deux diamètres standardisés. Les mors sont conformés pour s'accrocher de façon sûre à la paroi interne du tube, sans entailler, déchirer ou abtmer le tube d'une autre manière. Selon un mode de réalisation, la clef comporte un alé- soir amovible pour chasser la rouille ou des dépôts formés dans le tube pendant la rotation du mandrin ou pendant des mouvements de nettoyage par l'alésoir. L'outil selon l'invention est de construction simple, il comporte un nombre minimal de pièces mobiles, est facile à utiliser, très durable et sûr. De plus, sa fabrication et son entretien sont peu coûteux. Succinctement, une clef à tube intérieure selon l'inven- tion comprend un mandrin polygonal rotatif possédant des faces longitu- dinales, des éléments d'accrochage présentant chacun une surface radia- lement intérieure destinée à venir en contact avec le mandrin et une surface radialement extérieure avec des bords longitudinaux opposés destinés à s'accrocher à la paroi du tube, ainsi qu'une pièce de main- tien élastiquement déformable pour maintenir les surfaces intérieures des éléments d'accrochage en contact avec ou près d'une face corres- pondante du mandrin et permettre leur mouvement limité par rapport à elle, l'agencement étant tel que, lorsque la clef est en position de travail dans un tube ou une autre pièce tubulaire, la rotation du mandrin dans l'un ou l'autre sens a pour effet que le bord se trouvant à l'avant dans le sens de rotation de chacun des éléments d'accrochage s'accroche de façon sûre à la paroi interne du tube ou autre pièce tubulaire. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre de plu- sieurs exemples de réalisation non limitatifs, ainsi que des dessins annexés, sur lesquels: la figure 1 est une vue en élévation latérale partielle- ment en coupe axiale d'une clef intérieure selon un exemple de réalisa- tion de l'invention; la figure 2 est une coupe transversale de la clef de la figure 1 mais à plus grande échelle; les figures 3 et 4 sont des coupes partielles correspon- dant à celle de la figure 2 mais à plus grande échelle encore et mon- trant la manière dont les éléments d'accrochage ou mors de la clef s'accrochent A la paroi interne du tube, en cas de rotation du mandrin à gauche sur la figure 3 et à droite sur la figure 4; la figure 5 est une vue en élévation latérale partielle- ment en coupe axiale et partiellement arrachée pour montrer l'intérieur d'un autre exemple de réalisation d'une clef selon l'invention; la figure 6 est une vue en élévation latérale partielle ment en coupe axiale d'encore un autre exemple de réalisation d'une clef intérieure selon l'invention; la figure 7 est une vue analogue à celle de la figure 6 mais montrant la clef après retournement de son manchon portant les mors, juste avant l'insertion dans un T pour tubes; la figure 8 est une vue en élévation latérale partielle- ment en coupe axiale d'encore un autre exemple de réalisation d'une clef intérieure selon l'invention; 24927 1 8 la figure 9 est une coupe transversale prise suivant la ligne 9-9 de la figure 8 nais à plus grande échelle; la figure 10 est une coupe transversale montrant la clef de la figure 8 après son insertion dans le tube; la figure Il est une vue en élévation latérale partiel- lement en coupe axiale qui ressemble à celle de la figure 1 mais montre un autre exemple d'une clef intérieure selon l'invention; la figure 12 est une coupe transversale à plus grande échelle de la clef de la figure Il; et les figures 13 et 14 sont des coupes transversales par- tielles mais à plus grande échelle encore, montrant la manière dont les mors de la clef des figures Il et 12 s'accrochent dans la paroi interne du tube à la rotation du mandrin dans un sens (figure 13) et dans l'autre sens (figure 14). La clef intérieure du premier exemple, voir en particu- lier les figures 1 et 2, comprend un mandrin rotatif 12 de forme allon- gée, qui présente à une extrémité un embout d'entratnement 14, sous forme d'un six pans par exemple, pour la rotation du mandrin par une clef plate, un poignée, un manche ou un élément analogue, et possédant en outre une tige 16. Comme il ressort le mieux de la figure 2, la tige 16 possède une section droite à peu près triangulaire et présente trois faces sensiblement planes 16a, 16b et 16c qui s'étendent longi- tudinalement. La clef de cet exemple comprend en outre trois mors identiques 18, présentant chacun une surface inférieure ou radiale- ment intérieure 20 destinée à venir en contact avec le mandrin, ainsi qu'une surface supérieure ou radialement extérieure 22 dont les deux bords longitudinaux 24 sont destinés à venir en contact avec la paroi interne du tube. Les éléments d'accrochage ou mors 18 ont chacun une largeur qui est légèrement inférieure à la largeur des faces 16a, 16b, 16c de la tige 16 et possèdent une section droite à peu près semi-circu- laire. Chaque mors présente une rainure longitudinale 23 de section semi-circulaire dont le but sera expliqué dans ce qui va suivre. Figure 1 montre que les bords 24 des mors sont orientés dans le sens de la longueur de la clef et sont sensiblement parallèles aux bords des faces 16a, 16b, 16c de la tige 16. 249271 8 Pour disposer les mors avec leurs surfaces intérieures courbes 20 en contact avec ou à proximité d'une face correspondante du mandrin 12, la clef comprend un dispositif de maintien. Dans le premier exemple représenté, ce dispositif est une pièce élastique sous forme d'un manchon 26 généralement cylindrique et de faible épaisseur de paroi. Le manchon 26 peut être fait de tout matériau durable d'élasticité adéquate, notamment de caoutchouc naturel ou synthétique, néoprène, matière plastique ou autre, qui soit capable d'enrober au moins partiellement les mors 18, de les maintenir à proximité ou en contact avec la tige 16 et de leur permettre, après introduction de la clef dans une pièce tubulaire et rotation du mandrin dans un sens ou dans l'autre, de se déplacer de telle manière que le bord avant de chaque mors s'accroche à la paroi interne de la pièce tubulaire. Figure 2 montre que les mors sont partiellement noyés dans la paroi du manchon, laquelle enveloppe et adhère aux surfaces courbes des mors, et que le matériau élastique du manchon remplit également les rainures longitudinales 23 des mors. Le manchon et les mors maintenus en place par lui forment un ensemble d'un seul tenant qui, grâce à l'élasticité du manchon, peut facilement Otre retiré du mandrin. L'élasticité du manchon permet également aux mors de se déplacer radialement vers l'intérieur et vers l'extérieur par rapport aux faces correspondantes du mandrin, ainsi que de se déplacer transversalement par rapport à elles, lorsque le mandrin est tourné. Comme on peut le voir sur la figure 3, la rotation du mandrin 12 dans le sens contraire aux aiguilles d'une montre, comme indiqué par la flèche> fait basculer ou tourner les mors 18 par rapport aux surfaces 16a, 16b, 16c de la tige du mandrin 12. En raison de la conception des mors, ce basculement ou cette rotation a pour effet que le bord avant de chaque mors, désigné par 24a sur la figure 3, s'accro- che de façon sûre à la paroi interne du tube P dans lequel la clef a été introduite. La figure 4 montre que la rotation du mandrin 12 dans le sens des aiguilles d'une montre, également comme indiqué par la flèche, fait tourner ou basculer les mors 18 dans l'autre sens par rapport aux surfaces 16a, 16b, 16c du mandrin 12, avec le résultat que le bord avant de chaque mors, se trouvant à l'opposé du bord avant 24a sur la figure 3 et désigné par 24b sur la figure 4, s'accroche de façon sûre à la paroi interne du tube P. L'accrochage des mors à la paroi interne du tube sous l'effet de la rotation du mandrin dans un sens ou dans l'autre résulte de l'interaction particulière des différentes pièces de la clef telle que décrite jusqu'ici. Son action dans les deux directions permet à la clef selon l'invention d'être utilisée à la fois pour serrer et pour desserrer un tube et permet de produire avec elle un mouvement de va-et-vient pour défaire des joints particulièrement durs. Grâce à l'élasticité du manchon 26 et à la présence d'arrondis sur les borde longitudinaux des surfaces planes de la tige 16, de même qu'aux extrémités de ces surfaces, l'ensemble formé par le manchon de maintien et les mors 18 peut facilement être retiré de la tige 16 du mandrin 12. En prévoyant d'autres ensembles semblables, formés chacun d'un manchon 26 et de mors 18 d'une dimension radiale plus grande ou plus petite, le même outil peut être utilisé pour desserrer des tubes de différents diamètres intérieurs. Par exemple, si l'on désire utiliser la clef de la figure 1 sur un tube P' ayant un diamètre intérieur plus grand que le tube P, on retire l'ensemble forme du manchon 26 et des mors 18 de la tige 16 du mandrin 12 et on le remplace par un nouvel ensemble comprenant des mors 18 d'une hau- teur ou dimension radiale légèrement plus grande. A la rotation du mandrin, les mors plus grands basculeraient également comme représenté sur les figures 3 et 4 et leurs bords avant viendraient de manière sûre en prise avec la paroi interne du tube pour, la rotation du mandrin étant poursuivie, serrer ou desserrer le tube plus grand. Bien que les figures 1 et 2 représentent un mandrin de section triangulaire utilisé en combinaison avec trois mors, il est également dans le cadre de l'invention d'utiliser un mandrin présen- tant quatre ou cinq faces planes combinées avec autant de mors, quoi- qu'une telle combinaison risque d'être un peu moins efficace. La figure 5 représente un autre mode de réalisation d'une clef selon l'invention. Le manchon 26 et les mors 18 sont sem- blables à ceux de l'exemple précédent mais le mandrin 30 présente un trou taraudé dans son extrémité avant. Dans ce trou est vissé, par un embout fileté 34, un alésoir 36 pour enlever la corrosion C ou des 2 4 9 27 1 8 dépôts formés à l'intérieur d'un tronçon de tube P2. Figure 5 montre que l'alésoir 36 présente des tranchants circulaires 38 de différents diamètres. De ce fait, lorsque l'alésoir est enfoncé axialement dans un tuyau fortement rouillé à l'intérieur, les tranchants 38 enlèvent la corrosion au fur et à mesure, jusqu'à l'obtention d'une surface métallique nue solide. La poursuite du mouvement d'introduction axial de la clef dans le -tube amène donc les mors 18 en regard d'une paroi interne du tube P2 venant d'être nettoyée par l'alésoir. La rotation consécutive du mandrin 30 produit ainsi une prise sûre des mors 18 avec la paroi interne propre du tube, comme décrit dans ce qui précède. Il est à noter que le diamètre extérieur du manchon 26 dans les exemples des figures 1 à 5 est légèrement plus petit que le diamètre intérieur de la pièce tubulaire ou du tube P respectivement P2. Il est à noter également que le manchon de ces exemples porte un collet 40 à l'arrière. Dans ces exemples, le manchon 26 peut être intro- duit librement dans le tube jusqu'à ce que son collet 40 bute contre le bord extrême 42 du tube. Une légère pression vers l'intérieur sur la clef, pour immobiliser le manchon, permet ensuite de tourner le man- drin 12 par rapport au manchon pour amener les mors 18 en prise avec la paroi interne du tube, comme représenté sur les figures 3 et 4. Les figures 6 et 7 représentent un exemple de réalisa- tion d'une clef selon l'invention dont le manchon de Maintien 50 et le mandrin 44 sont semblables à ceux des exemples précédents sauf qu'ils sont plus longs. Le manchon 25 est conçu pour porter, en tandem, deux jeux de mors 46 et 48 ayant des dimensions radiales différentes et destinés à être utilisés avec des tubes de diamètres intérieurs différents. Un mors 46 et un mors 48 peuvent chaque fois être faits d'une seule pièce mais il est possible aussi de prévoir six mors séparés. Quoiqu'il en soit, chaque mors est de conformation analogue aux mors décrits précédemment et possède une surface intérieure destinée à venir en contact avec le mandrin et une surface extérieure dont les bords mutuellement espacés sont destinés à venir en contact avec la paroi interne du tube. Les mors 46 et 48 coopèrent avec le mandrin 44 pour que, à la rotation de ce dernier, le jeu de mors préa- lablement introduits dans le tube s'accrochent a sa paroi interne, comme décrit relativement aux figure 3 et 4. Par exemple, avec le 24 927 18 manchon 50 enfilé sur le mandrin de la manière représentée figure 6, à l'insertion de la clef dans le tube P, les mors 46 se trouveront à proximité de la paroi interne du tube P. La rotation consécutive du mandrin 44 aura pour effet que les mors 46 s'accrochent de façon sûre à la paroi interne et permettent ainsi le serrage ou le desserrage du tube P. Si l'on désire utiliser la même clef pour appliquer un couple de l'intérieur à un morceau de tube P3 de plus grand diamètre, qui est vissé dans un T pour tuyaux, on retourne l'ensemble formé du manchon 40 et des mors 46 et 48 sur le mandrin 44, de sorte qu'on obtient la situation de la figure 7. Les mors 48 de plus grande dimen- sion radiale se trouvent donc maintenant du côté de l'extrémité avant du mandrin 44, c'est-à-dire à droite dans la représentation de la figure 7. Le mode de réalisation des figures 6 et 7 a l'avantage que l'outil peut être utilisé pour desserrer des morceaux de tube dans des cas o la distance axiale d'introduction de la clef est limitée. Sur la figure 7, par exemple, la clef de ce mode de réalisation peut être introduite dans le morceau de tube P3 et les mors 48 peuvent être amenés en prise avec la paroi interne de ce morceau de tube, comme décrit, sans que le bout du mandrin 44 vienne en contact avec la paroi extrême 52 du T 54. Si le manchon n'était pas réversible, donc si les mors 48 se trouvaient toujours du côté de l'embout d'entraînement, comme représenté figure 6, la clef serait inutilisable pour desserrer le morceau de tube P3 de la figure 7. Grâce à la réversibilité du manchon 50, le plombier peut facilement adapter l'outil pour desserrer le morceau de tube P3 de plus grand diamètre vissé dans le T. Les figures 8 à 10 représentent encore un autre mode de réalisation d'un outil selon l'invention. Cet outil comporte un mandrin 56 et des mors 58 qui sont semblables à ceux des exemples représentés sur les figures 1 à 5. Le mandrin rotatif 56 porte à une extrémité un embout d'entraînement 59 et possède par ailleurs une tige 60 de section généralement triangulaire et présentant trois faces longitudinales sensiblement planes 60a, 60b, 60c. La principale différence entre la clef des figures 8 à 10 et celles des figures 1 à 5 est que le manchon 62 possède un diamètre légèrement plus grand et est conçu pour être reçu avec ajus- tement dans le tronçon de tube P4 auquel un couple doit être appliqué. Comme le montre le mieux la figure 9, dans ce mode de réalisation de l'invention, les mors 58 sont positionnés par le manchon de maintien 62 à une légère distance du mandrin 60. A l'insertion de la clef dans le tronçon de tube P4, les bords des morst58, définissant un cylindre dont le diamètre est voisin du diamètre intérieur du tronçon de tube, viennent en contact avec la paroi interne du tronçon P4. A la pour- suite du mouvement axial d'introduction de la clef dans le tube, le manchon élastique 62 se déforme comme représenté figure 10, de sorte que les mors 58 viennent se placer à proximité et en position de coopé- ration avec le mandrin 60. Pour faciliter l'introduction de la clef dans le tube, le bord avant du manchon 62 et les extrémités avant des mors 58 sont légèrement biseautés, comme représenté figure 8. Il est à noter qu'il n'est pas nécessaire de prévoir un collet sur l'extrémité arrière du manchon 62 dans la forme de réalisa- tion des figures 8 à 10. Le manchon 62 ayant un diamètre extérieur voisin du diamètre intérieur du tronçon de tube à enlever, le frotte- ment entre le manchon 62 et la paroi interne du tronçon de tube P4 est suffisamment grand pour que le mandrin 60 puisse être tourné par rapport au manchon élastique pour amener les mors en contact avec le mandrin et les faire mordre dans une mesure croissante dans la paroi interne du tube, sensiblement de la même manière que décrit précédem- ment en référence aux figures 3 et 4. De même, dans ce mode-de réali- sation, il n'est pas nécessaire d'exercer une force axiale sur la clef, comme c'est le cas pour les exemples des figures 1 à 5, pour empêcher le manchon élastique et les mors de tourner avec le mandrin. En raison du mode de fonctionnement de la clef de cette forme de réalisation, il est préférable que le manchon 62 ne puisse pas se détacher du mandrin 60 à l'insertion ou lorsque l'outil est retiré du tube. Pour cette raison, les bords avant et arrière des faces planes du mandrin 60 n'ont pas d'arrondis. La forme de réalisation des figures 8 à 10 a plusieurs avantages. En plus du fait qu'il n'est pas nécessaire d'exercer une pression axiale sur la clef pour emp&cher le manchon de tourner dans le tube à la rotation du mandrin, ce dernier est conçu de manière que 24927 1 8 le manchon avec les mors n'ont pas tendance à glisser du mandrin au moment o la clef est retirée du tronçon de tube. De plus, en raison de la conception du manchon et du jeu prévu à l'état libre entre les mors et le mandrin, le manchon est capable de s'adapter étroitement au diamètre intérieur particulier du tube à l'insertion de la clef dans le tube. Donc, lorsque la clef a été mise en place dans le tube, le manchon élastique avec les mors occupent une position stable dans le tube et n'ont pas tendance à tourner avec le mandrin lorsque celui- ci est animé d'une rotation de l'extérieur. Le mandrin peut ainsi être tourné librement dans le manchon pour amener les bords avant des mors en prise avec la paroi interne du tronçon de tube ou du raccord. Dans cette forme de réalisation, comme dans chacune des formes de réalisation décrites précédemment, le manchon élastique ne participe pas à la transmission du couple entre le mandrin et le tube. Les figures 11 à 14 représentent une clef à tubes inté- rieure selon l'invention dont le mandrin rotatif 70 de forme allongée possède également un embout d'entraînement 72 à une extrémité et une tige 74. Comme cela ressort le mieux de la figure 12, la tige 74 pos- sède une section généralement triangulaire, comme dans les exemples précédents, mais présente ici trois faces longitudinales 74a, 74b et 74c qui ont chacune une dépression longitudinale 75 de section concave. La clef de cette forme de réalisation de l'invention comporte également trois mors identiques 76, présentant chacun une surface radialement intérieure 78 destinée à venir en contact avec le mandrin et une sur- face radialement extérieure 80 dont les bords longitudinaux 82 sont destinés à venir en prise avec la paroi interne du tube à tourner par l'outil selon l'invention (voir aussi figure 13). La largeur des mors 76 est légèrement inférieure à la largeur des faces du mandrin 74 et chacun des mors possède une section droite généralement semi-circulaire. Chaque mors présente une rainure longitudinale 84 de section semi- circulaire, dont le but sera indiqué ci-après. Figure 12 montre que les bords 82 des mors sont orientés dans le sens de la longueur de la clef et sont sensiblement parallèles aux bords des faces du mandrin 74. La figure 12 montre que chaque dépression 75 procure un jeu limité qui permet le mouvement radialement vers l'intérieur du mors 76 corres- pondant afin de permettre l'introduction convenable de l'outil dans un tube P5 qui est rouillé à l'intérieur ou dont le diamètre intérieur est légèrement plus petit. L'outil des figures Il à 14 comporte également un dispositif pour maintenir et positionner les mors avec leurs surfaces intérieures courbes 78 à proximité de la dépression 75 formée dans la face correspondante du mandrin 74. Dans cette forme de réalisation de l'invention, le dispositif de maintien est semblable à ceux décrits précédemment et se présente sous forme d'un manchon élastique 85 qui est & peu près cylindrique et possède une paroi relativement mince. Comme dans les exemples précédents, le manchon 85 peut être fait de tout matériau durable et d'élasticité adéquate, notamment de caoutchouc naturel ou synthétique, néoprène, manière plastique ou analogue, qui soit en mesure d'enrober au moins partiellement les mors 76, de les disposer en contact avec ou à proximité immédiate de la face concave correspondante du mandrin 74 et de leur permettre, après insertion de la clef dans une pièce tubulaire, lorsque le mandrin est tourné dans un sens ou dans l'autre, de venir en prise avec et de s'accrocher de manière sûre à la paroi interne de la pièce tubulaire. Comme dans les exemples précédents, la rotation du - mandrin fait basculer ou tourner les mors de manière que leurs bords avant (correspondant au bord désigné par 24a sur la figure 3) s'accrochent à la paroi interne dutube P. La figure 13 montre que la rotation du mandrin 74 dans le sens des aiguilles d'une montre, comme indiqué par la flèche, pro- voque le déplacement du mors 76, désigné ici par 76b, sur la surface 74a, b ou c du mandrin 74 de manière à le faire sortir de la dépression et à l'amener sur l'une des deux facettes planes 77 longeant cette dépression. De ce fait, le mors 76b est déplacé radialementversl'exté- rieur et amené simultanément en prise avec la surface interne du tube P5 par ses deux bords 82. Les dépressions 75, comme déjà mentionné, créent du jeu entre le mandrin et les mors 76 pour faciliter l'intro- duction de l'outil dans des tuyaux ayant des diamètres intérieurs différents. La coopération des différentes pièces de la clef de cette forme de réalisation a pour effet que les deux bords d'accro- 2 4927 18 chage 82 de chacun des mors sont amenés simultanément en prise avec la surface interne du tube lorsque le mandrin est tourné dans un sens ou dans l'autre. Cela provient de ce que les mors ne basculent pas mais se déplacent en quelque sorte sur une rampe formée par le mandrin tournant. Dès que les bords 82 sont en prise avec le tube, un couple peut atre transmis à celui-ci dans le sens de son serrage ou de son desserrage et, par un mouvement de va-et-vient, il est possible d'exercer sur lui alternativement un couple de serrage et un couple de desserrage pour défaire des joints particulièrement coriaces. L'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation décrites et l'homme de l'art pourra y apporter diverses modifications, sans pour autant sortir de son cadre. R E V E N D I C A T I 0 N S b 1. Outil destiné à s'accrocher à la paroi interne d'une pièce tubulaire en vue de l'application d'un couple à cette pièce, comprenant un manchon rotatif de section polygonale et de forme allongée et des éléments d'accrochage ou mors destinés à s'accrocher à la paroi interne de la pièce tubulaire, caractérisé en ce que le mandrin rotatif (12; 30; 44; 56; 70) présente des faces longitu- dinales (16a, 16b, 16e; 60a, 60b, 60c; 74a, 74b, 74c), en ce que les mors (18; 46, 48; 58; 76) présentent chacun une surface radia- lement intérieure (20; 78) destinée à venir en contact avec le man- drin et une surface radialement extérieure (22; 80) dont les bords longitudinaux (24; 82) sont destinés à s'accrocher à la paroi interne de la pièce tubulaire (P), les surface intérieures et extérieures des mors étant situées dans des plans sensiblement parallèles aux faces longitudinales du mandrin, et en ce qu'une pièce de maintien élastique sous forme d'un manchon sensiblement cylindrique (26; 50; 62; 85) maintient chaque mors par sa surface intérieure en contact avec ou à proximité immédiate d'une face correspondante du mandrin, tout en permettant un mouvement limité des surfaces intérieures des mors par rapport aux faces du mandrin, l'agencement étant tel que, lorsque l'outil est en position de travail dans la pièce tubulaire, la rota- tion du mandrin dans l'un ou l'autre sens a pour effet que le bord longitudinal d'accrochage (24; 82) se trouvant à l'avant dans le sens de rotation du mandrin sur chacun. des mors s'accroche de façon sûre A la paroi interne de la pièce tubulaire (P) et permet, par la poursuite de l'application d'un couple au mandrin,- de transmettre ce couple à la pièce tubulaire (P). 2. Outil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le manchon (26; 50) pour le maintien en place des mors est à paroi mince et est fait d'un matériau élastique enrobant les mors (18; 46, 48) partiellement et ayant une mobilité limitée par rapport au man- drin, le manchon ayant à peu près la même longueur que les mors et son diamètre extérieur étant sensiblement égal au diamètre intérieur de la pièce tubulaire (P). 24927 18 3. Outil selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le manchon (26; 85) est en caoutchouc et porte à une extrémité un collet (40) de plus grand diamètre destiné à s'appliquer contre le bord extrême (42) de la pièce tubulaire (P2; P5) pour que le mandrin (12; 30; 70) puisse être tourné par rapport au manchon. 4. Outil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le manchon (62) possède un corps ayant à peu près la même longueur que les mors (58) et une partie avant conique, le diamètre extérieur du corps à l'état libre étant légèrement plus grand que le diamètre inté- rieur de la pièce tubulaire (P4). 5. Outil selon la revendication 4, caractérisé en ce que, à l'état libre, le manchon (62) positionne les surfaces intérieures des mors (58) à distance des faces planes (60a, 60b, 60c) du mandrin (56), parallèlement à ces faces, le mouvement axial d'introduction du manchon dans la pièce tubulaire (P4) approchant les surfaces inté- rieures -adialement des faces du mandrin et les appliquant contre cellesci. 6. Outil selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le manchon (26; 50; 62) et les mors (18; 46, 48; 58) forment un ensemble d'un seul tenant qui se laisse retirer facilement du mandrin (12; 30; 44; 56) pour atre remplacé par des ensembles manchon-mors de différents diamètres. 7. Outil selon la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce que le mandrin (70) est conformé de manière que sa rotation dans l'un ou l'autre sens entraîne l'accrochage simultané des deux bords d'accro- chage (82) de chaque mors à la paroi interne de la pièce tubulaire (P5). 8. Outil selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que chacune des faces longitudinales (74a, 74b, 74c) du mandrin (70) présente un creux longitudinal (75) de section droite > concave, dans lequel peut être reçue une partie radialement intérieure du mors (76) correspondant, le manchon (85) à l'état libre maintenant les mors à proximité des creux (75) et permettant leur déplacement radial dans ceux-ci à l'introduction du manchon dans la pièce tubu- laire (P5), la rotation consécutive du mandrin (70) dans l'un ou l'autre sens entraînant l'accrochage simultané des deux bords d'accro- chage (82) de chaque mors à la paroi interne de la pièce tubulaire. 9. Outil selon la revendication 8, caractérisé en ce que le creux (75) s'étend pratiquement sur toute la longueur de la face (74a, 74b ou 74c) et possède une section droite concave complémentaire A la surface radialement intérieure (78) du mors (76) correspondant.