La présente invention concerne un dispositif pour développer les plans et autres documents. Le secteur technique de l'invention est celui des appareils de reproduction de documents à partir de papier héliographique à développement thermique. On connaît déjà des machines combinées dites "à tirer les plans" qui comportent un poste pour exposer les plans aux rayons ultra-violets et un poste de développemait soit par vapeurs d'ammoniaque, soit par révélateur liquide, soit par source de chaleur. Dans ce dernier cas, le papier sensible utilisé est dit : Diazotherm. On connaît également des machines simples ne comportant qu'un seul des postes susmentionnés : tireuses de plans à simple insolation, coffres à développement et développeuses de plans, ces deux derniers dispositifs-etant complémentaires au premier cité. Le papier diazotherm se présente sous la forme d'un support en papier dont le recto est recouvert d'une couche d'émulsion diazoique et dont la dorsale comporte des éléments de développement incorporés sous la forme d'une émulsion complémentaire. Bien que la diazocopie soit parfaitement connue de nos jours, nous en rappelons ci-apres son principe, lequel est la reproduction d'images monochromes à partir de composés diazoïques (ainsi appelés car leur molécule contient deux atomes d'azote), sensibles aux rayons lumineux et plus précisément aux rayons ultra-violets. La reproduction d'un plan ou d'un document par procédé thermique s'effectue ainsi selon deux phases a)- l'exposition : qui est réalisée par une source de rayons ultraviolets L'original à reproduire placé au contact du papier diazotherm doit être suffisamment translucide pour laisser passer les rayons lumineux émis par des tubes à rayons ultra-violets. Ils sont ainsi au contact de l'émulsion dia zoique. b)- le développement : les composés diazoïques non détruits par la lumiere lors de l'exposition donnent le trait en se combinant avec des substances chimiques (copulants) retraduisant ainsi le tracé de l'original. Sous l'action de la chaleur, la dorsale thermique révèle l'émulsion qui a été pro tégée par le dessin de l'original. Les machines connues utilisant le principe de la diazocopie thermique comportent par exemple dans le cas de machines combinées un ensemble de sangles qui transporte le papier diazotherm et l'original à reproduire, l'exposition aux rayson U.V. est réalisée dans un cylindre de verre au moyen deun ou plusieurs tubes disposés au centre dudit cylindre.Ce dernier est mu en rotation et .coopérant avec les sangles, restitue l'original et dirige le papier sensible vers le poste de développement, lequel est constitué par un cylindre chauffant. De telles machines ne donnent toutefois pas toute satisfaction. En effet, du fait de leur conception, la chauffe pour le développement du papier est effectuée à une température élevée, parfois de l'ordre de 2500C, alors que la température de développement du papier diazotherm est de l'ordre de 1}5 C. Il découle de cela, d'une part de mauvais résultats obtenus (craquelures ou brûlures du papier), d'autre part l'obligation de prévoir des dispositifs de refroidissement, l'utilisation de matériaux et de matériels résistants aux fortes températures, également une forte consommation d'énergie électrique et le désagrément de l'opérateur qui est soumis à un fort dégagement de chaleur. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients. L'objectif à atteindre est une machine simple, pour développer, ou combinée, pour tirer et développer les plans et autres documents qui permette de procéder à la révélation du papier héliographique à développement thermique en produisant une source de chaleur se rapprochant de la chauffe idéale de développement qui est de tordre de 1150C. Cet objectif est atteint grâce au dispositif de développement composant une machine à développer ou une machine combinée pour tirer et développer les plans et autres documents, lequel dispositif se compose d'une structure sur laquelle est monté à rotation un tambour pour entraîner un papier sensible à développement thermique sur lequel l'original est reproduit, en faisant passer ledit papier sensible devant une source de chaleur, caractérisée en ce que ledit tambour d'entraînement est disposé dans un carter qui l'enveloppe au moins en partie, lequel carter s'étend sur au moins toute la longueur du tambour et comporte au moins une résistance électrique linéaire parallèle audit tambour et s'étendant sur la longueur de ce dernier. Selon un mode particulier de réalisation, ledit carter forme une coquille autour du tambour et comporte plusieurs résistances électriques linéaires réparties autour d'une partie dudit tambour et équidistantes de l'axe de celui-ci. Lesdites résistances sont elles-mmes disposées à l'intérieur d'un réflecteur pour réfléchir la chaleur du côté du tambour, lequel réflecteur enveloppe en partie chacune des résistances. Ledit dispositif comporte en outre une cloison formée par une bande souple fixée au carter entre le tambour d'entraînement etles résistances, laquelle bande est en téflon armé ou tissé et enveloppe en partie le tambour. Elle est également sensiblement tangente à celui-ci et s'étend sur toute sa longueur. Ledit carter est doublé à l'intérieur par un réflecteur. Le tambour d'entraînement est composé par un tube cylindrique en amiante-ciment rectifié à sa périphérie extérieure et revêtu d'un vernis plastifiant, ou de tout autre non matériau/métallique, mauvais conducteur de la chaleur. Il comporte sa péri- phérie interne une doublure en matériau réfléchissant pour maintenir la chaleur emmagasinée. Les avantages du dispositif selon l'invention sont les suivants Compte tenu de la disposition des résistances et des aménagements du carter et du tambour d'entraînement, il permet de procéder au développement du papier héliographique en s'approchant sensiblement de la chaleur idéale de développement. En effet, la chaleur émise par les résistances est de l'ordre de 135"C pour une chaleur idéale de développement de 1150C, soit un écart de tew pérature de 20"C, ce qui est minime en regard des dispositifs connus dont l'écart de température atteint dans certains cas 1250C. Les tirages ainsi développés par le dispositif selon l'invention sont exempts de craquelures et sont d'une parfaite présentation. Le dispositif selon l'invention est en outre d'une meilleure rentabilité du fait que la demande en énergie électrique est nettement inférieure à celle des machines connues. On comprendra mieux l'invention à la lecture de la description suivante donnée uniquement à titre d'exemple non limitatif ainsi qu'au dessin annexé sur lequel La figure 1 est une vue de dessus en coupe d'une machine développeuse. La figure 2 est une vue en coupe suivant II Il de la figure 1. La figure 3 est une vue en coupe d'un dispositif de développement suivant l'invention. Une machine développeuse utilisant un dispositif de développement suivant l'invention se compose (figures 1 et 2) d'une structure 1 d'un contour extérieur généralement parallélépipédique formant l'habillage de la machine. Cette structure 1 repose sur deux piétements la en forme de U parallèles entre eux et s'étendant sur la longueur de la machine. Ces piétements sont espacés l'un de l'autre et sont fixés sous la machine le long de ses bords longitudinaux à environ cinq centimètres desdits bords. A sa partie avant, la machine comporte le dispositif 2 pour développer les plans selon l'invention. Ce dernier est disposé devant une ouverture lb délimitée en partie haute par un retour lc de l'habillage 1, lequel retour s'étend sensiblement horizontalement et en partie basse par une tablette Id. L'ouverture lb s'étend dans le sens de la longueur de la machine et est située face au tambour d'entraînement dudit dispositif de développement. A sa partie arrière, la machine comporte une grille d'aération le s'étendant sur une partie de sa longueur, laquelle grille est fixée à l'habillage 1 par exemple au moyen de vis auto-taraudeuses. Le dispositif selon l'invention 2 se composé d'un tambour d'entraînement 2a monté à rotation autour de deux paliers 2b fixés sur un carter 2c, lequel entoure en partie ledit tambour 2a. Ledit carter 2c constitue une coquille autour du tambour 2a et est formé à partir d'une tôle pliée quatre fois de telle sorte que ces pliures délimitent des faces planes. Chacune de ses extrémités est fermée par une paroi 2d sur chacune desquelles est fixé un des paliers 2b. Le tambour 2a est disposé dans ledit carter 2c afin qu'il soit à peu de chose près enveloppé aux trois quarts par ledit carter 2c. Dans l'espace délimité par le tambour 2a et par le carter 2c, ledit dispositif comporte six résistances linéaires 3, lesquelles sont situées autour du tambour 2a sur une circonférence concentrique à l'axe dudit tambour de telle sorte qu'elles soient équidistantes dudit axe. Ces résistances sont parallèles entre elles et au tambour 2a et s'étendent sur la longueur de ce dernier. Afin que la chaleur émise soit réfléchie du côté du tambour 2a, elles sont disposées à l'intérieur d'un réflecteur en aluminium 4, lequel enveloppe chacune des résistances en 4a sur approximativement la moitié de leur contour. Un deuxième réflecteur 5 suit le contour du carter 2e de manière à réfléchir au maximum la chaleur du côté dudit tambour 2a. Une isolation thermique est réalisée entre le réflecteur 5 et le carter 2c au moyen de plaques d'amiante 6, lesquelles sont fixées par exemple par rivetage ou par tout autre moyen sur les faces du carter 2c. En partie haute et devant la première résistance 3 est fixée une gaine 7 s'étendant parallèlement à ladite résistance et au tambour 2a et dans laquelle est engagé le bulbe d'un thermostat. A sa partie avant et en partie haute et basse, le carter 2c comporte deux moyens pour la fixation d'une paroi souple 8, laquelle contourne le tambour 2a et s'appuie sur lui. Ladite paroi 8 s'étend sur la longueur dudit tambour et est disposée devant les résistances 3. Elle est réalisée à partir d'une bande de téflon armé et est fixée lelong de ses bords longitudinaux au moyen de deux ensembles de deux ferrures 9 composées chacune par un fer carré 9a et un plat 9b, lequel maintient la bande insérée entre lui et ledit fer 9a. Le serrage du plat 9b sur le carré 9a est réalisé par des vis 10. La ferrure 9 haute est montée fixe sur le carter 2c. La ferrure 9 basse est montée mobile afin de permettre le réglage de la tension de la paroi 8. Ce réglage est obtenu au moyen de deux lumières 2e pratiquées dans les parois latérales 2d et de deux vis de blocage se vissant dans le carré 9a. Le tambour 2a est réalisé à partir d'un tube cylindrique en amianteciment, lequel est monté à rotation d'une manière en soi connue sur un axe 11 et au moyen de deux coupelles métalliques non représentées qui maintiennent l'axe au centre du tube. Le tambour est rectifié à sa périphérie extérieure 2al et est enduit d'un vernis dit à haute température ou encore est traité par vitrification. Sa périphérie intérieure est doublée par un réflecteur en aluminium 2a2 de manière que la chaleur emmagasinée par la matière faiblement conductrice dont est constitué le tambour ne s 'évacue pas en partie vers l'inte- rieur du tambour et lui soit restituée par réflexion. Tel qu'illustré à la figure 1, l'arbre 11 sur lequel est fixé le tamr bour d'entraînement est mu en rotation par un moteur 12 par l'intermédiaire d'un joint d'accouplement souple du genre Paulstra ou similaire 13. Afin que la chaleur émise par les résistances soit au maximum maintenue dans le dispositif 2, le carter 2c (figure 2) est entouré par une isolation thermique en laine de verre 14, laquelle s'ajoute à celle déjà prévue dans ledit carter et réalisée par les plaques d'amiante 6. Comme on peut le voir sur la figure 2, l'ouverture lb est en partie obturée par une tôle pliée deux fois 15, laquelle forme une face verticale et deux plans inclinés divergeants du côté du tambour 2a. Le plan incliné haut permet de guider le papier diazotherm pour sa préhension par le tambour 2a/ bande 8. Le plan incliné bas porte un racleur 15a, recouvert par exemple de Tesabond, lequel racleur évite que le papier soit entraîné autour du tambour au-delà de sa course normale. Le papier diazotherm introduit en A est entraîné par le tambour 2a dans le sens de la flèche F entre ce dernier et la bande 8, passe devant les résistances électriques 3 et est récupéré en B sur la tablette Id. Le dévelop pement est ainsi effectué. La vitesse du tambour 2a est fixe et correspond sensiblement à celle des tireuses de plans à simple insolation, dans le cas deladéveloppeuse. Dans le cas d'utilisation du même système développeur intégré à une machine combi née pratiquant simultanément l'insolation et le développement thermique, la vitesse est synchronisée avec celle du cylindre d'insolation et est commandée par un motoréducteur commun et un rhéostat (ou rototransformateur). La tempé rature émise par les résistances 3 est maintenue à environ 1350C grâce à un thermostat d'ambiance. La machine développeuse comporte également les organes nécessaires à son fonctionnement : un interrupteur général 16, un bouton de manoeuvre du ther mostat 17, un fusible général 18, également un témoin lumineux de fonctionne ment des résistances 19 et une mise à terre. Bien entendu, sans sortir du cadre de l'invention, des modifications pourront être apportées par l'homme de l'art au dispositif qui vient d'être décrit uniquement à titre d'exemple. REVENDICATIONS 1 - Dispositif de développement composant une machine à développer indépendan te ou partie intégrante d'une machine combinée pour tirer et développer les plans et autres documents, lequel dispositif se compose d'une structure sur laquelle est monté à rotation un tambour pour entraîner un papier sen sible à développement thermique, sur lequel l'original est reproduit, en faisant passer ledit papier sensible devant une source de chaleur, caracté risé en ce que ledit tambour d'entraînement est disposé dans un carter qui l'enveloppe au moins en partie, lequel carter s'étend sur au moins toute la longueur du tambour et comporte au moins une résistance électrique pa rallèle audit tambour et s'étendant sur la longueur de ce dernier. 2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit carter forme une coquille autour du tambour et comporte plusieurs résistances élec triques linéaires réparties autour d'une partie d-udit tambour et équidis tantes de l'axe de celui-ci. 3 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les résistances électriques sont elles-mêmes disposées à l'intérieur d'un réflecteur pour réfléchir la chaleur du côté du tambour. 4 - Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que ledit réflecteur enveloppe en partie chacune des résistances électriques. 5 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comporte une bande souple fixée au carter, laquelle bande envelop pe en partie le tambour, est sensiblement tangente à celui-ci et s'étend sur toute la longueur dudit tambour. 6 - Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que ladite bande souple est en téflon armé comportant au moins des armatures s'étendant per pendiculairement par rapport aux génératrices du tambour d'entraînement. 7 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le carter est doublé à l'intérieur d'un réflecteur. 8 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le tambour d'entraînement est composé par un tube cylindrique en amiante-ciment rectifié à sa périphérie extérieur et est revêtu d'une ma tière non métallique mauvaise conductrice de la chaleur. 9 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7,caractérisé en ce que le tambour d'entraînement est composé par un tube cylindrique en a miante-ciment rectifié à sa périphérie extérieure et est revêtu d'un vernis plastifiant. 10- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 8 et 9, caractérisé en ce que ledit tambour comporte à sa périphérie interne une doublure en ma tériau réfléchissant pour maintenir la chaleur emmagasinée par le tambour et en réduire la déperdition vers l'intérieur du tambour.