La présente invention concerne une véleuse motorisée, c'est-à-dire un appareil à traction motorisée destiné à faciliter la parturition des vaches. En dehors des véleuses traditionnelles, dans lesquelles deux cordes ou câbles de traction, aptes à être reliés aux pattes de l'animal naissant, s' enroulent sur un ou deux treuils actionnés manuellement,l'on connait déjà une réalisation de véleuse motorisée. Dans cette dernière, les cordes ou câbles de traction s'enroulent sur un tambour qui est entrané en rotation par un motoréducteur électrique. Un inconvénient de cette réalisation connue réside dans le fait qu'elle ne comporte pas la possibilité de tirer alternativement sur chaque patte de l'animal,et de ce point de vue, la réalisation considérée est même moins avantageuse que certains appareils existants à actionnement manuel. Par ailleurs, une véleuse motorisée exige un con truble permanent de l'effort de traction exercé,pour offrir une bonne sécurité d'utilisation. La réalisation connue, à laquelle il est ici fait référence,possêde dans ce but un simple limiteur de couple,ce qui n'est pas une solution entièrement satisfaisante car le limiteur de couple ne provoque pas un arrêt instantané de la traction, mais plut8t un ralentissement, lorsqu'un certain effort est atteint. La présente invention vise à remédier à l'ensemble de ces inconvénients. A cet effet, elle a essentiellement pour objet une véleuse motorisée,comprenant un châssis allongé pourvu,à une extrémité, d'une ouverture pour le passage de l'animal naissant et, à son autre extrémité,d'un moto-réducteur électrique accouplé à des moyens d'enroulement de deux cordes ou câbles de traction, aptes à être liés aux pattes de l'animal naissant, véleuse dans laquelle le moto-réducteur est accouplé à deux tambours d'enroulement,chacun destiné à une corde ou un câble de traction, deux embrayages commandés séparément étant prévus entre le moto-réducteur et chacun des tambours d'enroulement. Grâce à cette disposition, les deux pattes de l'animal naissant peuvent être tirées l'une indépendamment de l'autre, donc simultanément ou alternativement, chaque tambour d'enroulement étant débrayable séparément. Suivant une forme de réalisation possible, les deux embrayages, prévus entre le moto-réducteur et chacun des tambours d'enroulement,sont commandés séparément à partir de deux poignées portées par un support commun monté sur le châssis, la transmission entre chaque poignée de commande et I'embraage correspondant étant assurée par un câble sons gaine et un levier coudé. Avantageusement, le moto-réducteur,lss deux tambours d'enroulement et les deux embrayages sont portés par un bâti articulé sur le châssis autour d'un axe transversal, et lié en outre à ce châssis par des moyens de liaison élastiques de force prédbterminée,le bâti articulé portant encore un contacteur électrique inséré sur le circuit d'alimentation du moto-réducteur et ooo- pérant avec un élément du châssis,de man4 ère à couper l'alimentation du moto-réducteur lorsque le bâti tend à basculer autour de son axe,sous l'effet d'une force de traction supérieure à celle des moyens à ressort précités.On dispose ainsi d'une sécurité qui interrompt instantanément l'enroulement lorsque la force de traction dépasse une certaine valeur. Selon une forme de réalisation particulière, les moyens de liaison-élasti- ques entre le bâti articulé et le châssis comprennent au moins une tige filetée entourée d'un ressort et recevant un écrou qui permet,par compression plus ou moins forte du ressort, un réglage de l'effort de traction maximal,au-delà duquel le bâti tend à basculer pour couper l'alimentatIon du moto-réducteur. En dehors des dispositions propres à la présente invention et définies ci-dessus, concernant les moyens permettant d'exercer et de contrtler l'effort de traction, les deux tambours d'enroulement doivent, de manière connue en soi, être associés à des dispositions telles que roues à rochet, permettant de dérouler les cordes ou câbles et d'en relâcher la tension. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence à l'unique figure en perspective du dessin annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme de réalisation particulière de cette véleuse motorisée L'appareil représenté comprend un châssis allongé 1, muni de deux roulettes 2 à une extrémité, et de deux pieds d'appui au sol 3 à l'autre extrémité,oA est monté un cercle 4 destiné à l'application contre la mère et formant une ouverture pour le passage du veau, ce cercle 4 étant revetu d'un matériau amortisseur et tenu par des supports latéraux 5. Sur le châssis 1 est aussi fixé un plancher 6 de réception du veau. Prés de son extrémité éloignée du cercle 4,le châssis 1 porte un bâti 7, articulé autour d'un axe horizontal 8 orienté transversalement.Sur le bâti articulé 7 est monté un moto-réducteur électrique 9, dont l'arbre de sortie 10 est accouplé,par l'intermédiaire d'un renvoi d'angle 11, à deux tambours d'enroulement coaxiaux 12, eux aussi montés sur le bâti 7. Sur ces tambours 12 s'enroulent deux cordes de traction. 13, dont les extrémités libres sont pourvues de sangles 14 aptes à être reliées aux pattes de l'animal naissant. Entre chaque arbre de sortie latérale du renvoi d'angle 11 et le tambour correspondant 12, est prévu un embrayage 15. Chaque embrayage 15 est commandé à partir d'une poignée 16 portée par un support commun 17 monté sur le châssis 1, la transmission entre chaque poignée 16 et l'embrayage 15 correspondant étant assvorée par un câble sous gaine 18 et un levier coudé 19.Les deux tambours d'enroulement 12 sont ainsi rendus débrayables séparément. Sur le support 17 est par ailleurs fixé un boîtier marche-arr8t 20, relié au moto-reducteur 9. Chaque tambour d'-enroulement 12 est lié en rotation avec une roue à rochet 21,coopérant avec un cliquet en forme de levier 22, monté pivotant sur le bâti 7 et muni d'une poignée de manoeuvre. Le bâti articulé 7 est lié à une traverse du châssis 1, par deux liaisons élastiques comprenant cha- cune une tige filetée 23 entourée d'un ressort 24 et recevant un écrou de serrage et de réglage 25. Le bâti articulé 7 porte encore un contacteur électrique 26,monté en série sur l'alimentation du moto-réducteur 9 et action- né par l'appui sur un élément du châssis 1. L'appareil ainsi constitué permet, grâce au motoréducteur 9 et aux deux embrayages 15 commandés séparément, d'exercer une traction mécanique en tirant les deux pattes de l'animal naissant,reliées aux cordes 13, l'une indépendamment de l'autre. Les cliquets 22 agissent sur les roues à rochet 21, sous l'effet de leur propre poids, de manière à empêcher le déroulement des cordes 13 enroulées autour des tambours- 12 et mises en tension. Seule une action manuelle sur l'un des cliquets 22 permet de libérer la roue à rochet 21 correspondante, pour permettre un déroulement de l'une des cordes 13 et un relâchement de sa tension. Le bâti articulé 7 associé au contacteur Electri- que 26 permet le contrtle de l'effort de traction. Lors- qu'une certaine valeur de cette force est dépassée,le bâti 7 tend à basculer autour de l'axe 8, en comprimant les ressorts 24,et le contacteur 26 provoque alors une coupure immédiate de l'alimentation électrique du motoréducteur 9. La force maximale de traction est déterminée au préalable par la compression donnée aux ressorts 24, et elle est néanmoins réglable facilement,mbme en cours d'opération, par les écrous 25. Enfin1 les roulettes 2 et le plancher de réception 6 permettent de transformer l1appareil en un chariot pour l'évacuation du veau après la naissance. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme de réalisation de cette véleuse motorisée qui a été décrite ci-dessus, à titre d'exemple;elle en embrasse,au contraire,toutes les variantes comportant les mimes dispositions essentielles. v ~REVENDICATIONS- 1.- Véleuse motorisée,comprenant un châssis allongé pourvu, à une extrémité, d'une ouverture pour le passage de l'animal naissant et, à son autre extrémité,d'un motoréducteur électrique accouplé à des moyens d'enroulement de deux cordes ou câbles de traction, aptes à être liés aux pattes de l'animal naissant,caractérisée en ce que le moto-réducteur (9) est accouplé à deux tambours d'enroulement (12),chacun destiné à une corde (13) ou un cale de traction, deux embrayages (15) commandés séparément étant prévus entre le moto-réducteur (9) et chacun des tambours d'enroulement (12). 2.- Véleuse motorisée selon la revendication 1, caractérisée en ce que les deux embrayages (15),prévus entre le moto-réducteur (9) et chacun des tambours d'enroulement (12), sont commandés séparément à partir de deux poignées (16) portées par un support commun (17) monté sur le châssis (1), la transmission entre chaque poignée de commande (16) et l'embrayage (15) correspondant étant assurée par un câble sous gaine (18) et un levier coudé (19). 3.- Véleuse motorisée selon la revendication 7ou 2, caractérisé en ce que le moto-réducteur (9),les deux tambours d'enroulement (12) et les deux embrayages(15) sont portés par un bâti (7) articulé sur le châssis (1) autour d'un axe transversal (8), et lié en outre à ce châssis (1) par des moyens de liaison élastiques(23,24, 25) de force prédéterminée,le bâti articulé (7) portant encore un contacteur électrique (26) inséré sur le circuit d'alimentation du moto-réducteur (9) et coopérant avec un élément du châssis (1),de manière à couper l'alimentation du moto-réducteur (9) lorsque le bâti (7) tend à basculer autour de son axe (8),sous l'effet d'une force de traction supérieure à celle des moyens à ressort précités. 4.-Véleuse motorisée selon la revendication 3, caracterisée en ce que les moyens de liaison élastiques entre le bâti articulé (7) et le châssis (1) comprennent au moine une tige filetée (23) entourée d'un ressort (24) et recevant un écrou (25) qui permet un réglage de l'effort de traction maximal, au-delà duquel le bâti (7)tend à basculer pour couper l'alimentation du motoréducteur (9).