La présente invention concerne essentiellement des compositions diététiques exemptes de résidus, destinées à satis àire principalement aux besoins nutritifs en azote des malades en période pré et post-opératoire, et en particulier de ceux chez qui les processus digestifs normaux sont altérés du fait d'états pathologiques cataboliques tels que : fistule du duodénum, syndromes intestinaux, pancréatite, colite ulcérative, etc, Les compositions à faibles résidus, destinées à être absorbées et assimilées dans le duodénum supérieur et dans le jejunum supérieur, ne provoquent qu'une activité digestive intestinale modérée et une faible fréquence de défécation dont la quantité de matières évacuées se réduit essentiellement à des produits endogènes.Plus spécialement, l'invention concerne des compositions diététiques comprenant au moins un amino-acide possédant, outre les propriétés ci-dessus, celles de ne pas provoquer les phénomènes diarrhéiques qui accompagnaient jusqu'ici les compositions contenant des amino-acides, et d'etre rendues agréables au goût par l'addition de quantités extraordinairement faibles de substances aromatisantes. Jusqu'ici, les compositions contenant des amino-acides ont été administrées par voie parentérale, rectale et buccale, et ont rempli leur but principal de satisfaire les besoins nutritifs en azote avec peu de résidu tout en diminuant l'activité digestive. L'inconvénient présenté jusqu'ici par les compositions diététiques de ce genre est qu'elles provoquent des diar rhées. On entend ici par ce terme un dérangement du système gastro-intestinal ayant pour conséquence l'apparition de quantités importantes d'eau et d'électrolyte dans les matières évacuées les rendant molles et, dans la phase extrême, liquides.La formation de ces matières anormales est généralement accompagnée d'un mouvement péristaltique violent du colon et de spasmes.Les consommateurs de ces compositions étant généralement en état de débilité physique, l'apparition de la diarrhée diminue l'efficacité de leur diète. Un autre inconvénient, dans le cas d'administration par voie buccale, est que les compositions amino-acides non aromatisées dégagent un goQt particulièrement désagréable et qu'on a dt leur ajouter des quantités assez importantes d'aromates tels que les essences de fruits et de baies. On pense que les quantités importantes de telles essences aromatiques ont, par elles-memes, une influence sur l'apparition de la diarrhée chez les consommateurs et accentuent les risques de dérangement inhérents aux régimes à base d'amino-acides. D'autres inconvénients de l'emploi de grandes quantités de substances aromatisantes sont leur coût élevé qui augmente notablement le prix de ces compositions diéLétiques, et la tendance à l'apparition de nausées chez les sujets qui en sont alimentés de façon prolongée. Selon un de ses aspects, la présente invention permet de réaliser une composition diététique facile à absorber et à assimiler avec un faible résidu, fournissant les éléments nutritifs azotés nécessaires et comprenant au moins un amino-acide et une quantité de matière calorique non amino-acide suffisante pour éliminer les tendances à provoquer la diarrhée que présentent les compositions, jusqu'ici connues, contenant des aminoacides. La quantité de matière calorique non amino-acide, dont les principaux constituants sont de préférence des hydrates de carbone et des graisses, sera telle que le rapport valeur calorique de la composition totale valeur calorique dérivée d'amino-acide sera au moins égal à environ 8,5 et de préférence d'environ 10,5. Les compositions diététiques selon l'invention peuvent être réalisées sous une forme savoureuse, propre à l'admi- nistration buccale, au moyen de petites quantités de pectine et de quantités extraordinairement faibles de substances aromatisantes, de préférence des essences de fruits-ou de baies, ou des armes synthétiques imitant celles-ci. La quantité étonnament faible de substance aromatisante, par comparaison avec celle des compositions déjà connues, suffit vraisemblablement à masquer le goQt des amino-acides du fait de la présence de la pectine ajoutée qui agit comme un adjuvant des effets de la substance aromatisante, et les problèmes accompagnant les anciennes compositions fortement aromatisées, tels que les effets diarrhéiques des essences aromatisantes, sont ainsi éliminés. Les faibles quantités de pectine utilisées dans l'invention sont inférieures à celles auxquelles le goQt mucilagineux de la pectine est apparent. De préférence, la quantité de pectine sera d'environ 0,01 à 0,4 gramme de pectine par gramme d'aminoacides et, mieux encore, sera comprise entre 0,05 et 0,25 g de pectine par gramme. En outre, la valeur nutritive de la composition diététique selon l'invention en ce qui concerne les éléments autres que l'azote, sera augmentée. Par exemple, une partie de la ma trière calorique non amino-acide décrite ici pourra comprendre une quantité de graisse suffisante au point de vue nutritif. On pourra y ajouter des matières minérales et/ou des vitamines pour rendre la composition complète en ce qui concerne ces nécessités nutritives. Les diverses parties constitutives des compositions selon l'invention vont maintenant être décrites en détail et cette description sera suivie d'exemples, non limitatifs, de réalisation. Constituants amino-acides Les amino-acides utilisés dans les compogtions diététiques de la présente invention comportent un ou plusieurs ami- no-acides individuels purs, soit sous forme lévogyre, soit en mélanges de forme lévogyre et dextrogyre. Tout ou partie de la portion amino-acide peut être sous la forme de la base libre ou sous celle des alkyl-esters, hydrochlorures, hydrates (ou de leurs combinaisons mutuelles) d'amino-acides, tous ces produits se présentant sous forme de poudres cristallines blanches. De préférence, la portion amino-acide satisfait à la totalité des besoins nutritifs en azote du consommateur et comprend par conséquent l'équivalent nutritif d'au moins les huit aiino-acides dits "indispensables" en proportions correspondant au moins à ses besoins minimums quotidiens tels que présentés par ROSE et ses collaborateurs dans le "Journal of Biological Chemistry" 217, 997 '(1955) et reproduits ci-après dans le Tableau 1:: TABLEAU 1 amino-acide Besoins minimums quotidiens (engrammes par jour) l-valine 0,80 l-leucine 1,10 l-isoleucine 0,70 l-threonine 0,50 1-méthionine 1,10 l-phEnylalanine 1,10 l-tryptophane 0,25 l-lysine 0,80 A ces huit amino-acides indispensables on peut en ajouter d'autres, quelquefois nécessaires à la fourniture complete des éléments azotés selon l'age et l'état de sante et selon la présence ou l'absence de facteurs tels que : grossesse, allaitement, ou alimentation défectueuse.Ces amino-acides additionnels (appelés ci-après "dispensables") peuvent être les suivants : tyrosine, alanine, acide aspartique, glutamine, proline, sérine, arginine, histidine et cystéine, dans l'une de leurs formes optiquement actives ou dans les deux formes, ainsi que les contre-types dextrogyres des amino-acides indispensables du tableau 1. Les proportions d'amino-acides dispensables aux amino-acides indispensables peuvent aller d'environ 0,0 à 1,5 et de préférence d'environ 0,6 à 1,5. Constituants caloriques non amino-acides L'expérience a révélé que, pour surmonter les problèmes diarrhéiques inhérents jusqu'ici à l'usage des compositions amino-acides connues, il fallait fournir une quantité minimale de substance calorique non amino-acide. Cette substance doit être présente en quantités suffisantes pour donner un rapport des calories de la composition totale aux calories dérivées de l'amino-acide au moins égal à environ 8,5 et de préférence 10,5. La matière calorique non amino-acide peut comprendre des hydrates de carbone et des graisses, bien qu'on puisse obtenir de faibles quantités de valeur calorique de l'addition de substances aromatisantes. Tel qu'il est employé ici, le terme "substances caloriques non dérivées d'amino-acides" ne comprend pas les substances ajoutées à la composition et ayant une valeur calorique insignifiante, telles que pectine, matières minérales et vitamines. Il y a avantage à ce que l'ensemble des substances caloriques non amino-acides comporte des hydrates de carbone. Ces hydrates de carbone peuvent être constitués par de l'amidon ou des sucres tels que, par exemple, triose, dextrose, maltose, ou saccharides supérieurs. Une composition de sucre préférée est un mélange de sucres résultant de l'hydrolyse d'amidons tels que les amidons de mais, de tapioca, ou de riz, oA l'amidon est transformé, par exemple par traitement à l'acide ou aux enzymes, en un mélange de monosaccharides, disaccharides, trisaccharides et polysaccharides. Un tel mélange est vendu dans le commerce sous la marque FRO-DEX par la Société dite "American Maize Products Company". Le tableau 2, ci-après, montre la composition en sucres du FRO-DEX 36, amidon de mais traité à l'acide et dont l'équivalent de dextrose est 36. TABLEAU 2 Sucre % en poids Mono-s accharide 14,1 Di-saccharide 11,7 Tri-saccharide 10,2 Tétra-saccharidc et saccharides supérieurs 64,0 Une portion au moins de la substance calorique non amino-acide peut etre fournie sous forme de graisse, ce qui procure en outre l'avantage de satisfaire aux besoins nutritifs en graisses du consommateur. En général, du fait que les consommateurs de ces compositions sont dans un état où leurs fonctions normales sont affaiblies, la quantité de graisse ajoutée à la diète doit être inférieure à la dose normale de graisse d'un individu actif. L'apport de graisse peut se faire sous diverses formes, au moyen, par exemple, de composants gras naturels tels que : huiles i carthame, de soya, de lin, d'olive, de mats, de coton et de coprah, ou sous une forme définie chimiquement telle que lester de glycérol d'un acide gras, les triglycérides à chaîne moyenne (6 à 12 atomes de carbone par chaîne d'acide gras), ou l'ester alcoyl d'un acide gras tel que le linoléate d'éthyle. On pourra ajouter des substances aromatisantes telles que les essences de fruits ou de baies qui contribueront, dans une faible mesure, à l'apport de calories non dérivées d'aminoacides, bien que, conformément à un autre enseignement de l'invention, la quantité de substance aromatisante nécessaire puisse être fortement réduite en dessous de celle jusqu'ici nécessaire pour rendre savoureuses les compositions amino-acides. Constituant pectine Conformément aux enseignements de la présente invention, on a découvert que l'addition de petites quantités de pectine réduit considérablement, pour des raisons non encore clairement expliquées, la quantité de substance aromatisante nécessaire pour masquer le goût désagréable des amino-acides. C'est ainsi qu'unie composition contenant environ 0,1 g de pectine par gramme de la quantité totale d'amino-acide n'exige qu'en viron le quart de la quantité de substance aromatisante néces saire à l'obtention d'un produit organoleptiquement acceptable dans les compositions exemptes de pectine. Bien que la quantité optima de pectine ajoutée à une composition diététique donnée dépende du profil particulier de l'amino-acide utilisé, de la substance aromatisante employée, et des préférences personnelles du consommateur, une quantité minimale efficace comme adjuvant de l'amélioration gustative est d'environ 0,01 g de pectine par gramme d'amino-acide.De préférence, la quantité de pectine ne devra pas dépasser environ 0,4 g de pectine par gramme car on a découvert qu'au dessus de cette quantité, la composition diété tique aura un goût mucilagineux pour beaucoup de consommateurs. Il sera encore plus avantageux que la quantité de pectine soit comprise entre 0,05 et 0,25 g de pectine, environ, par gramme alamino-acide. La pectine est un hydrate de carbone inodore de cou leur claire provenant de l'extrait d'acide dilué de la partie interne des écorces et des peaux des agrumes et des pommes, et sa composition chimique comprend de l'acide polygalacturonique partiellement méthoxylé. Constituants additionnels On peut ajouter à la composition des vitamines et des éléments minéraux pour en compléter la valeur nutritive. L'élément vitamines pourra comprendre des vitamines telles que vitamine A, vitamine D, vitamine B12, vitamine C, dl-alpha locophérol, acide p-amino-benzoSque ou ses sels, acide folique, inositol, niacinamide, riboflavine, pyridoxine, thiamine, en proportions suffisantes pour satisfaire aux besoins normaux quotidiens du consommateur. L'élément minéral pourra comprendre des sources de minéraux essentiels tels que : sodium, potassium, calcium, ia- gnésium, manganèse, cuivre, zinc, fer et iode. On a découvert qu'un synergisme apparent existe entre les facteurs influençant l'abaissement de la quantité nécessaire de substance aromatisante (présence d'une quantité suffisante de matière calorique non amino-acide et addition de faibles quan tités de pectine), du fait que la présence de chacun de ces facteurs est nécessaire pour éliminer les causes génératrices de diarrhée observées jusqu'ici et, simultanément, rendre savoureuses les compositions contenant de l'amino-acide selon la présente invention. C'est ainsi qu'une composition contenant une quantité relativement faible de substance aromatisante et une quantité suffisante de matière calorique non dérivée d'amino-acide ne provoque pas de diarrhée. Cependant, une telle composition est absolument inacceptable pour l'ingestion buccale car les faibles teneurs en substance aromatisante sont insuffisantes pour masquer le goat désagréable des amino-acides. L'addition du troisie- nie facteur, c'est-à-dire d'une petite quantité de pectine, rend la composition acceptable au goût et, de plus, elle ne provoque pas de diarrhée. Par contre si, au lieu d'ajouter de la pectine, on ajoute de la substance aromatisante pour rendre la composition acceptable au goût, elle provoque de la diarrhée. De mee, des compositions contenant à la fois de faibles quantités de substance aromatique et de pectine, mais des quantités insuffisantes de matière calorique non dérivée d'amincir acides, sont savoureuses mais diarrhéigènes. En augmentant la quantité de matière calorique non dérivée d'amino-acides au niveau recommandé par l'invention ces compositions deviennent à la fois savoureuses et non-diarrhéigèncs. On ne possède pas encore d'explication physiologique de ce synergisme apparent. On peut supposer que les substances aromatisantes dont il fallait jusqu'ici de grandes quantités pour masquer le doit désagréable des amino-acides jouent un r61-t décisif dans l'apparition de la diarrhée avec les compositions anciennes. Il se peut que ces substances, généralement sous forme d'huiles aromatiques, agissent comme laxatif de la meme façon que les huiles minérales et contribuent ainsi, au moins en partie, aux propriétés diarrhéiques des compositions anciennes. De plus, il se peut que les composants aromatiques aient une influence irritante sur le système gastro-intestinal et qu'en irritant les parois du tube digestif inférieur ils stimulent la réaction péristaltique caractéristique de la diarrhée. Cette supposition cependant n'a rien à voir avec, et n'explique pas, le résultat absolument surprenant qu'une composition diététique contenant de faibles quantités de pectine puisse être rendue savoureuse par l'addition d'une fraction seulement de la substance aromatisante jusqu'ici nécessaire. Les exemples qui suivent illustrent les effets de l'addition de pectine à une quantité voulue de substance aromatisante. EXEMPLE 1 On prépare une composition diététique contenant une portion amino-acide, une portion d'hydrates de carbone, une portion de graisses, une portion de matières minérales, et une portion de vitamines. Chacune de ces portions a la composition ci-après Portion Constituants Parties en poi@s Amino-acides l-isoleucine 3,69 l-leucine 4 > 79 1-lysine HC1 4,56 l-phénylalanine 2,69 dl -méthionine 2,73 1 -threonine 2,36 1 -tryptophane 0,64 1-valine 3,46 1-tyrosine éthyl ester HC1 2,55 1-arginine HC1 4,43 1-histidine HC1.H20 1,13 1-alanine 0,58 acide 1-aspartique 1,96 1-glutamine 5,03 1-proline 0,99 1-sErine 1,24 Total des amino-acides 42,83 Graisses huile de carthame 1,60 acide sorbique 0,04 Total des graisses 1,64 Hydrates de carbone Dextrose 153 Amidon hydrolysé en milieu acide 217 Total des Hydrates de C 370 Vitamines Vitamine A 0,0227 Vitamine D2 0,0023 Vitamine B12 0,0006 Acide ascorbique USP 0,1400 Acétate de dl-alpha tocophérol 0,1100 Acide p-aminobenzoSque, sel de potassium 0,3904 d-biotine 0,0002 Pantothénate de calcium 0,0115 Bitartrate de choline 0,4468 Acide folique 0,0001 Inositol NF 0,1282 Niacinamide USP 0,0187 Riboflavine USP 0,0018 Pyridoxine HC1 0 > 0026 Mononitrate de thiamine USP 0,0014 Total des Vitamines 1,2773 Minéraux Biphosphate de sodium monobasique 5,4533 Chlorure de potassium anhydre 3,1240 Acétate de calcium H20 0,0219 Gluconate de calcium 13 > 3000 Gluconate de magnésium 3,2400 Gluconate de manganese 3X20 0,0255 Gluconate cuivrique en poudre 0,013g Sulfate de zinc H20 0;;0010 Iodure de potassium anhydre 0,0002 Acide sorbique 0,2244 Sulfate d'ammonium ferreux 6H20 0,6820 Total des Minéraux 26,0862 Proportion d'amino-acides dispensables aux aminoacides indispensables, en grammes par gramme 0,67 Proportion (basée sur la composition aromatisée comme indiqué ici) de calories de la composition totale aux calories dérivées d'amino-acides, en cal. par cal. 10,9 On disperse la composition dans de l'eau de ville en proportion de 0,263 g de composition par cm3 d'eau, et on l'aro- matise avec des proportions variables d'essence d'abricot dans un mélange de composition ci-après Constituant Parties en poids Essence aromatique d'abricot 8,0 Acide malique 4,0 Colorant FD & rouge f 2 0,0024 Colorant FD & jaune / 5 0,0400 Un échantillon d'essai a permis de déterminer qu'une concentration de 1,8 g d'essence d'abricot pour 100 g de composition sèche était nécessaire pour masquer le goût désagréable des amino-acides et rendre la composition organoleptiquement acceptable. EXEMPLE 2 On prépare, comme dans l'exemple 1, une composition diététique comprenant des portions amino-acides, hydrates de carbone, graisses, vitamines et matières minérales, de mêmes compositions que dans l'exemple 1. On y ajoute cinq parties en poids de pectine, ce qui donne une composition contenant 0,117 g de pectine par gramme d'amino-acide.On disperse cette composition contenant la pectine dans de l'eau de ville en proportion de 0,263 g de composition (sur base sans pectine) par cm3 d'eau, et on l'aro- matise avec des proportions variables de l'essence dtabricot de l'exemple 1 dans un mélange ayant la composition suivante Constituant parties en poids Essence aromatique d'abricot 2,4 Acide malique 3,2 Colorant FD & rouge / 2 0,0024 Colorant FD & jaune / 5 0,0400 Un échantillon d'essai a permis de déterminer qu'il suffisait de 0,54 g d'essence d'abricot pour 100 g de composition sèche (sur base sans pectine) pour rendre organoleptiquement acceptable la composition contenant de la pectine. Les exemples 1 et 2 montrent que l'addition de petites quantités de pectine permet de réduire la quantité de substance aromatisante, nécessaire pour rendre savoureuse la composition diététique, de 1,8 g d'essence aromatisante pour 100 g de composition sèche ne contenant pas de pectine, à 0,54 g pour 100 g de composition contenant de la pectine, ce qui équivaut à une réduction de 30 %. Les exemples qui suivent vont faire apparaître le rapport liant l'amélioration du goût des compositions selon l'invention à leur influence sur les phénomènes diarrhéiques. EXEMPLE 3 On prépare une composition diététique essentiellement identique à celle de l'exemple 1. On la disperse dans de liteau de ville en proportion de 0,33 g de composition par cm3 d'eau et on l'aromatise avec des proportions variables d'essence d'orange et de mandarine dans un mélange ayant la composition suivante : Constituant parties en poids Essence d'orange 9,000 Essence de mandarine 6,000 Acide citrique 9,000 Colorant FD & jaune / 6 0,036 Un échantillon d'essai a permis de déterminer qu'une concentration de 3,4 g d'essences aromatisantes pour 100 g de composition diététique sèche était nécessaire pour masquer le mauvais goQt des amino-acides et rendre organoleptiquement acceptable la composition dispersée. Pour étudier les tendances à provoquer des diarrhées, la composition dispersée, aromatisée, a été administrée à six rats et à six rates adultes de l'espèce Sprague-Davley, en enclos individuels. On a administré à chaque animal, à l'exclusion de tout autre aliment solide ou liquide y compris l'eau, 100 cm3 de la composition dispersée dans l'eau, à chacune des heures suivantes : 8,30; 16,30; 23,30. A chacun de ces moments, la partie non consommée de la ration de chaque animal a été retirée et le récipient rincé et rempli. On a examiné la consistance des fèces. L'opération ci-dessus a été poursuivie pendant deux semaines. On a constaté de la diarrhée, indiquée par un amollissement substantiel des fèces, chez 11 animaux sur 12. EXEMPLE 4 On prépare une composition diététique aromatisée dis persée conne dans 1 'exemple 3, aux exceptions suivantes près a) la quantité d'essences aromatiques est substantiellement réduite à environ 28 ; de celle de l'exemple 3,ctest- à-dire 0,952 g d'essences aromatiques pour 100 g de composition diététique sèche; et b) pour maintenir la proportion de calories totales aux calories amino-acides, la portion d'hydrates de carbone de la composition diététique de l'exemple 3 est modifiée comme suit Constituants ~ parties en poids Dextrose 163 Amidon hydrolysé en milieu acide 217 Total 380 On soumet à l'opération alimentaire décrite dans l'exemple 3 une nouvelle série de six rats et de six rates de l'espèce Sprague-Dauley. En outre, on évalue les qualités organoleptiques du régime au moyen d'un échantillon d'essai. On n'a constaté d'amollissement des fèces chez aucun des animaux soumis à ce régime faiblement aromatisé, mais l'échantillon d'essai a conclu au rejet total du régime comme inacceptable au goût. EXEMPLE 5 On prépare une composition dispersée, aromatisée, comme dans l'exemple 4, sauf qu'on ajoute à la composition diététique de cet exemple 5 parties en poids de pectine donnant une proportion de 0,117 g de pectine par gramme d'amino-acides. La composition dispersée, aromatisée, est administrée à dix rats et à dix rates adultes de l'espèce Sprague-Dawwley, en enclos individuels. Comme dans les exemples précédents, on donne à chaque animal, à l'exclusion de toute autre nourriture ou eau, à 8 h.30, 16 h.30 et 23 h. 30, 100 cm3 de composition diététique dispersée dans l'eau. Ici aussi, à chacun de ces moments, la partie non consommée de la ration de chaque animal est retirée et le récipient nettoyé et rempli. La consistance des fèces est observée. L'opération ci-dessus est répétée sans in terruption pendant huit semaines. Pendant les huit semaines de cette expérience, aucun des animaux ne présente d'amollissement des fèces. Outre l'alimentation des rats ci-dessus, la composition diététique dispersée de cet exemple a été soumise à un essai d'appréciation organoleptique qui a établi sa parfaite acceptabilité. Les exemples 3, 4 et 5 montrent le rapport existant entre la pectine et les deux aspects organoleptique et antidiarrhéique de ces régimes. La composition de l'exemple 3, contenant de grandes quantités de matière aromatisante mais pas de pectine, s'est révélée organoleptiquement acceptable mais produisant de la diarrhée. La composition de l'exemple 4, contenant de faibles quantités de matière aromatisante mais pas de pectine, ne provoque pas de diarrhée mais est inacceptable organoleptiquement. Celle de l'exemple 5, contenant de faibles quanti tés de matière aromatisante et de pectine, est organoleptiquement acceptable et ne provoque pas de diarrhée. On notera que tous les exemples précédents concernent des compositions diététiques dans lesquelles la proportion de calories de la composition totale aux calories dérivées des amino-acides est maintenue constante à la valeur relativement élevée d'*viron 10,8 cal. par calorie. Les exemples qui suivent servent à illustrer l'importance de ce paramètre. EXEMPLE 6 On prépare une composition diététique contenant une portion d'hydrates de carbone, une portion de graisses, une portion de matières minérales, et une portion de vitamines, toutes essentiellement identiques aux portions correspondantes de l'exemple 1. La composition contient aussi une portion aminoacide dont la constitution est la suivante Constituants parties en poids l-lysine 3,58 l-leucine 3,83 l-isoleucine 2,42 l-valine 2,67 l-phénylalanine 2,75 1-arginine HC1 5,70 l-histidine HC1.H20 1,58 l-Alanine 2,58 acide l-aspartique 5,50 l-threonine 2,42 l-proline 3,42 glycine 4,20 l-sérine 1,77 l-tyrosine éthyl ester HC1 4,10 l-glutamine 9,07 1-méthionine 1,75 l-tryptophane 0,75 Total d'amino-acides 58,09 La composition présente alors les caractéristiques pertinentes suivantes Proportion d'amino-acides dispensable aux amino-acides indispensables g/g 1,5 Proportion (basée sur la composition aromatisée comme indiqué ici) de calories de la composition totale aux calories dérivées d'amino-acides cal/cal 8,0 On disperse la composition dans de l'eau de ville en proportion de 0,33 g de composition par cm3 d'eau, et on l'aromatise avec des proportions variables d'essences d'orange et de mandarine dans un mélange ayant la composition suivante Constituants parties en poids essence d'orange 9,00 essence de mandarine 6,00 acide citrique 9,00 colorant FD & jaune / 6 0,036 Un échantillon d'essai a permis de déterminer qu'une concentration de 3,28 g d'essences aromatisantes pour 100 g de composition sèche était nécessaire pour masquer le goût désagréable des amino-acides et rendre la composition dispersée organoleptiquement acceptable. On nourrit pendant deux semaines, dans les conditions et selon les procédés décrits précédemment, un groupe de six rats et de six rates semblables à ceux des exemples précédents avec cette composition diététique dispersée, aromatisée. On observe de la diarrhée chez neuf animaux sur douze. EXEMPLE 7 On prépare une composition diététique dispersée, aromatisée, comme dans l'exemple 6, aux exceptions suivantes près a) on ajoute à la composition diététique cinq parties en poids de pectine, ce qui donne une proportion de 0,086 g de pectine par gramme d'amino-acides. b) on réduit la quantité d'essences aromatisantes à 0,939 g d'essence pour 100 g de composition diététique dispersée, un échantillon d'essai ayant déterminé que cette quantité suff i- sait à masquer le goût des amino-acides dans la composition contenant de la pectine; et c) pour maintenir la proportion des calories non dérivées d'amino-acides aux calories totales au meme niveau que dans l'exemple 6, la portion d'hydrates de carbone de cet exemple est remplacée par la suivante constituants parties en poids Dextrose 163 Amidon hydrolysé en milieu acide 217 Total 380 Cette composition dispersée, aromatisée, a été admi nitrée pendant deux semaines à un autre groupe de six rats et de six rates de l'espèce Sprague-Davîey, conformément au procédé décrit dans les exemples précédents. Malgré la faible quantité d'aromatisants et l'addition de pectine, on a observé de la diarrhée sur sept animaux sur douze. EXEMPLE 8 On prépare une composition diététique aromatisée semblable à celle de l'exemple 7, sauf que la portion amino-acide est réduite et modifiée et que la portion d'hydrates de carbone qui y est combinée est établie de façon à donner une composition dans laquelle la proportion des calories de la composition totale aux calories dérivées d'amino-acides est relativement plus élevée que dans les deux exemples précédents.Les portions amino acides et d'hydrates de carbone ont les constitutions suivantes: Portion Constituants parties en poids Axino-aCide l-isoleucine 1,60 l-leucine 2,53 monohydrochlorure de 1-lysine 2,37 1-méthionine 1,64 l-phénylalanine 1,82 1-thréonine 1,60 l-tryptophane 0,50 l-valine 1,76 l-alanine 1,70 monohydrochlorure de 1-arginine 3,96 acide 1-aspartique 3,63 l-glutamine 5,99 glycine 2,78 monohydrate de monohydrochlorure de l-histidine 1,04 l-proline 2,27 1-sérine 1,17 hydrochlorure de l-tyrosine éthyl ester 2,71 Total d'amino-acides 3g,07 Hydrates Dextrose 163 de carbone Amidon hydrolysé en milieu acide 217 Total des hydrates de carbone 380 La composition présente alors les caractéristiques pertinentes suivantes - Proportion d'amino-acides dispensables aux amino-acides indispensables en g/g 1,5 - Proportion (basée sur la composition aromatisée comme indiqué ici) de calories de la composition totale aux calories dérivées d'aminoacides en cal/cal 11,5 On ajoute à cet te composition cinq parties en poids de pectine, ce qui donne une composition contenant 0,128 g de pectine par gramme d'amino-acides. On disperse cette composition dans de l'eau de ville en proportion de 0,33 g de composition par cm3 d'eau, et on l'aromatise avec 0,939 g des mêmes essences aromatisantes que dans les exemples 6 et 7 pour 100 g de composition diététique sèche. Cette composition dispersée, aromatisée, a été admibistrée pendant deux semaines à un groupe de six rats et de six rates de l'espèce Sprague-Dawley, conformément au procédé décrit dans les exemples précédents. On a observé de la diarrhée sur un seul des douze animaux. Les exemples 6, 7 et 8 font apparaître le roule commun, pour l'apparition de la diarrhée, d'une faible teneur en substances aromatisantes et de la proportion de calories non dérivées d'amino-acides aux calories de la composition totale. Il est significatif que la composition de l'exemple 6, ne contenant pas de pectine et dans laquelle la proportion des calories de la composition totale aux calories dérivées d'amino-acides était assez faible, avait besoin de plus grandes quantités de substances aromatisantes pour tre savoureuse, et provoquait la diarrhée. La composition de l'exemple 7, conforme à un aspect de l'invention, qui contenait de la pectine et exigeait par conséquent beaucoup moins d'aromatisants, provoquait pourtant encore de la diarrhée. La composition de l'exemple 8 qui, comme celle de l'exemple 7, contenait de la pectine et des quantités relativement faibles d'aromatisant et qui était calculée de façon à augmenter la proportion des calories de la composition totale aux calories dérivés d'amino-acides, avait une influence mat- trisante sur 1'apparition de la diarrhée, conformément à un aspect de l'invention. I1 apparaîtra à tous les spécialistes que les exemples et les descriptions ci-dessus peuvent subir des variantes et des modifications sans s'écarter du domaine de l'invention. REVENDICATIONS 1 - Composition diététique laissant un faible résidu, pour satisfaire aux besoins nutritifs en azote, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins un amino-acide individuel et une matière calorique non amino-acide en quantité telle que le rapport de la valeur calorique de la composition totale à la valeur calorique dérivée de l'amino-acide est au moins d'environ 8,5. 2 - Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que la matière calorique non amino-acide est en quantité telle que le rapport de la valeur calorique de la composition totale à la valeur calorique dérivée de l'amino-acide est au moins d'environ 10,5. 3 - Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que les amino-acides comprennent les amino-acides indispensables. 4 - Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que les amino-acides comprennent les amino-acides dispensables et les amino-acides indispensables dans un rapport compris approximativement entre 0 et 1,5 g d'amino-acides dispensables par gramme d'amino-acides indispensables. 5 - Composition selon la revendication 4, caractérisée en ce que les amino-acides comprennent des corps tels que : valine, leucine, isoleucine, thréonine, méthionine, phénylalanine, tryptophane, lysine, tyrosine, alanine, acide aspartique, glutamine, proline, sérine, arginine, histidine et cystéine. 6 - Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que la matière calorique non amino-acide comporte des hydrates de carbone. 7 - Composition selon la revendication 6, caractérisée en ce que les hydrates de carbone comprennent de l'amidon hydrolisé. 8 - Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que la matière calorique non amino-acide comporte des graisses. 9 - Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre des vitamines. 10 - Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre des matières minérales. 11 - Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre de faibles quantités de pectine et dans laquelle une portion de ladite matière calorique non amino-acide comprend des substances aromatisantes. 12 - Composition selon la revendication 11, caractérisée en ce que la quantité de pectine présente est approximativement comprise entre 0,05 et 0,15 g de pectine par gramme d'amino-acides. 13 - Composition selon la revendication 12, caractérisée en ce que la quantité de pectine présente est approximativement comprise entre 0,05 et 0,15 g de pectine par gramme d'amino-acides. 14 - Composition diététique laissant un faible résidu, pour satisfaire aux besoins nutritifs en azote, caractérisée en ce qu'elle comprend : des aminoacides dispensables et des amino-acides indispensables dans un rapport approximativement compris entre O et 1,5 g d'amino-acides dispensables par gramme d 'amino-acides indispensables ; de la pectine en quantité approximativement comprise entre 0,025 et 0,25 g de pectine par gramme d'amino-acides : des matières non amino-acides comprenant des hydrates de carbone, des graisses et des substances aromatisantes en quantités telles que le rapport de la valeur calorique de la composition totale à la valeur calorique dérivée des aminoacides soit d'au moins 8,5 calories par calorie. 15 - Procédé d'amélioration de la saveur d'une composition amino-acide caractérisé en ce qu'il consiste à y ajouter une faible quantité de pectine et à ajouter à ladite composition une quantité de substance aromatisante strictement suffisante pour la rendre acceptable au 16 - Procédé de réduction de la tendance d'une composition diététique amino-acide à provoquer des phénomènes diarrhéiques, caractérisé en ce qu'il consiste à ajouter à ladite composition une matière calorique non aminoacide en quantités telles que le rapport de la valeur calorique totale à la valeur calorique dérivée des amino-acides soit au moins d'environ 8,5.