La présente invention concerne une nouvelle pellicule en polyester; plus précisément, l'invention est relative à une pellicule transparente et non orientée, qu'on fabrique à partir d'un polyester fortement cristallin, essentiellement formé de motifs de téréphtalate de 1,4-butanediol, qu'on façonne par extrusion, et qu'on trempe ensuite. Il est bien connu de fabriquer par extrusion des pellicules en polyesters tels que des poly(téréphtalates d'alcoylèneglycol), notamment des pellicules en poly(téréphtalate d'éthylèneglycol). Pour obtenir des pellicules transparentes et limpides, il est nécessaire, suivant la technique connue, de maintenir le polyester à l'état amorphe ou d'orienter biaxialement la pellicule amorphe avant sa cristallisation. On obtient, par exemple, facilement des pellicules amorphes avec ces polyesters par trempe rapide après l'extrusion. Ceci est décrit, notamment, au brevet des Etats-Unis d'lynérique 3 407 112, ainsi qu'au brevet britannique 609 797. D'autre part, on indique dans Ind. Eng.Chem., vol. 61, n0 5, page 15 (1969) que presqu'aucun polymère cristallin, tel qu'une polyoléfine linéaire, un polyacétal linéaire ou un polyamide linéaire, n'est transparent et que, pour préparer des polymères transparents comme du verre, il est nécessaire d'empêcher la cristallisation. Le refroidissanent lent de la matière amorphe extrudée suivant la technique connue produit une cristallisation, et il en résulte l'obtention d'une pellicule non transparente. Or, les pellicules en polyesters amorphes ne présentent pas les qualités mécaniques des pellicules faites avec les mamies polyesters, mais présentant une structure cristalline. Les avantages des pellicules cristallines sont une température plus élevée de distorsion thermique, une plus grande résistance à la traction, une plus grande rigidité, une plus grande dureté, une meilleure résistance aux solvants, une moindre perméabilité aux gaz, etc. Les pellicules connues, ayant une structure cristalline et présentant ces avantages sont troubles ou mimes opaques.Dans beaucoup d'applications, les pellicules utilisées doivent entre limpides et transparentes; par conséquent, l'obtention de pellicules simultanément fortement cristallines et transparentes en polyester est un résultat qu'on cherche à obtenir et qui présente une importance considérable dans l'industrie des matières plastiques. Ce résultat est obtenu, suivant la technique connue, en extrudant du poly (téréphtalate d'éthyleneglycol) sous forme de pellicule amorphe et transparente, qu'on trempe, qu'on étire ensuite et qu'on stabilise enfin par traitement thermique, apportant l'état convenable de cristallinité. Un tel procédé comprend des opérations annexes complexes, demandant un appareillage compliqué; de plus, l'amélioration de certaines propriétés de la pellicule est obtenue au détriment de la résistance à la déchirure. Par exemple, la résistance à la déchirure d'une pellicule de poly(téréphtalate d'éthyièneglycol) orienté et stabilisé thermiquement est moindre que celle d'une pellicule non orientée, fabriquée en même matière. Le but essentiel de l'invention est la préparation d'une pellicule, non orientée, obtenue par extrusion de polyester sans étirage biaxial-, ni traitement thermique à température élevée, dans des conditions donnant une pellicule transparente bien que cristalline, présentant une résistance exceptionnelle à la déchirure. L'invention a essentiellement pour objet une pellicule transparente, en polyester téréphtalique cristallin, caractérisée en ce qu'elle est non orientée et qu'elle présente une température de distorsion thermique au moins égale à 800C, une résistance à la déchirure (mesurée à l'essai d ' Elmendorf) d'au moins 0,35 N pour une épaisseur de 25 P et qu'au moins 85/100 du composant acide de ce polyester dérivent de l'acide téréphtalique, et au moins 85/100 du composant glycol dérivant du 1 ,4-butanediol. Suivant un mode avantageux de réalisation, cette pellicule est caractérisée, de plus, en ce que sa température de distorsion thermique est au moins égale à 1000C, que sa viscosité inhérente est au moins égale à 0,8 et, plus avantageusement, à au moins 1,1, la résistance à la déchirure étant d'au moins 2,0 N pour une épaisseur de 25 , à 230C. Ouand on fabrique cette pellicule, on ltextrude, puis on la trempe dans des conditions soigneusement réglées, et on obtient directement une pellicule non orientée, cristalline, limpide et transparente. Il est & remarquer que la pellicule ainsi obtenue est immédiatement cristalline, sans traitement d'orientation, tandis que les pellicules connues formées de polyester sont amorphes en l'absence de traitement d'orientation. Ces pellicules ne subissent pas d'étirage systématique à l'état solide ; bien entendu, elles subissent un certain étirage pendant qu'elles sont à ltétat pateux pour ajuster leur épaisseur à la valeur voulue.Le terme "non orienté" signifie ici l'absence d'étirage à l'état solide. Les polyesters servant à fabriquer les pellicules suivant l'invention peuvent être préparés par les divers procédés usuels, notamment par inter-échange entre le radical butylène du 1,4-butanediol et les radicaux alcoyle d'un ester dialcoylique de l'acide téréphtalique ou bien par estérification directe de l'acide téréphtalique par le 1,4-butanediol. On utilise avantageusement des catalyseurs usuels d'estérification, tels que le titanate tétraisopropylique; la température de polymérisation est avantageusement de l'ordre de 2400C à 26O0C. Au lieu d'utiliser comme matière première un homopolyester téréphtalique de 1,4-butanediol, on peut aussi, si on le désire, utiliser un polyester modifié ; plus précisément, on peut utiliser un copolyester òrmé par condensation d'acide téréphtalique ou d'un mélange de diacides comprenant au moins quatre-vingt-cinq moles d'acide tériphtaliquf pour cent moles au total avec du 1.,4-butanediol ou avec un mélange de diols comprenant au moins quatre-vingt-cinq moles de 1,4-butanediol pour cent moles au total. Ces polyesters doivent présenter une viscosité inhérente telle qu'ils soient filmogènes. L'extrusion diminuant un peu la viscosité, on doit partir d'un polyester ayant une viscosité inhérente supérieure de 0,1 à 0,2 environ à celle que doit présenter le polyester façonné en pellicule. Les acides dicarboxyliques pouvant servir d'agents modificateurs sont les acides dicarboxyliques ayant de trois à vingt atomes de carbone, tels que les acides dicarboxyliques aliphatiques ayant de trois à vingt atomes de carbone, les acides dicarboxyliques cycloaliphatiques ayant de six à vingt atomes de carbone, les acides dicarboxyliques aromatiques ayant de huit à seize atomes de carbone. Comme exemples de diacides utilisables, on peut citer, notamment, les acides : isophtalique, adipique, azélatque, diméthylmalonique, dodécanedicarboxylique, sulfonyldibenzotque, dip héni que, oxydibenzotque, méthylènediben tique et cyclohexanedicarboxylique (cette liste ne tient pas compte des isoméries de positions).Les glycols pouvant servir d'agents modificateurs contiennent de deux à environ vingt atomes de carbone; ce sont les glycols aliphatiques ayant de deux à environ vingt atomes de carbone et les glycols alicycliques ayant de quatre à environ vingt atomes de carbone, tels que lléthylène- glycol, le néopentylglycol (ou 2,2-diméthyl-I ,3-propanediol), le 1 ,4-cyclo- hexanediméthanol, le 1 ,10écanediol, le 1,4-cyclohexanediol, le 2-éthyl-2butyl-1,3-propanediol, le 1,6-hexanediol, etc. L'extrusion du polyester peut ètre faite suivant un quelconque des procédés usuels, en utilisant une installation usuelle. Généralement, la température d'extrusion est comprise entre environ 2650C et 2950C et dépend de la viscosité inhérente du polyester utilisé. La température de trempe dépend aussi de cette viscosité inhérente; elle dépend également de l'épaisseur de la pellicule. Plus petite est cette viscosité inhérente et plus basse est la température de trempe donnant une pellicule limpide et transparente. Plus épaisse est la pellicule, plus grande doit Store la viscosité inhérente ou bien plus basse doit être la température de trempe pour obtenir une pellicule limpide et transparente. Il faut néanmoins éviter une température de trempe assez basse pour empêcher la cristallisation du polyester. On peut obtenir des pellicules transparentes pour toutes les températures de trempe comprises entre 100C et 750C en choisissant convenablement la viscosité inhérente du polyester et l'épaisseur de la pellicule. Les indications suivantes sont simplement illustratives de l'invention. Avec une viscosité inhérente de 0,8 environ, on obtient une pellicule transparente épaisse de 76 P par extrusion directe sur des rouleaux métalliques maintenus vers 200C. Si la viscosité inhérente est voisine de 0,9, on obtient une pellicule transparente, dont l'épaisseur peut atteindre environ 76 P , en maintenant les rouleaux métalliques de trempe vers 400C. Si on refroidit ces rouleaux par circulation d'un liquide froid, on peut obtenir des pellicules cristallines et transparentes plus épaisses, puur une viscosité inhérente donnée. Par exemple, si la viscosité inhérente est voisine de 1,0, on peut atteindre une épaisseur de 250 P avec des rouleaux à 200C environ.Des pellicules plus épaisses sont troubles, mais on peut encore obtenir des pellicules cristallines et transparentes en abaissant la température des rouleaux ou en utilisant un polyester de plus grande viscosité inhérente. Avec une viscosité inhérente voisine de 1,3, les rouleaux étant à 20 C, l'épaisseur des pellicules transparentes peut atteindre environ 380 p . On peut aussi fabriquer des pellicules transparentes très fines, de l'ordre de 6 r, en réglant cpnvenablement les conditions d'extrusion et de trempe. En modifiant le polyester par addition d'acide isophtalique ou d'un autre acide dicarboxylique et/ou d'éthylèneglycol, de néo-pentylglycol ou d'un autre diol, on peut obtenir des pellicules cristallines encore plus épaisses, mais présentant une température de distorsion thermique et un point de fusion plus bas. Il est avantageux de tremper les pellicules suivant l'invention par extrusion sur des rouleaux métalliques refroidis ; néanmoins d'autres procédés de trempe sont utilisables : on peut, par exemple, les tremper par un liquide inerte, par des jets de gaz inerte froid, par extrusion directe dans l'eau, etc. Une des propriétés les plus surprenantes des pellicules transparentes, nonétirées et non stabilisées thermiquement, conformes à l'invention, est leur température élevée de distorsion thermique. Cette température dépend du taux de cristallinité, qui dépend lui-meme de la viscosité inhérente du polyester, ainsi que du degré de trempe. La trempe est d'autant plus forte que la température de trempe est plus basse ou que la pellicule est plus mince. Une trempe moins forte permet un plus grand développement de la cristallisation, ce qui élève la température de distorsion. On peut obtenir ainsi une température de distorsion atteignant 2000C, mesurée sous 350 kPa. Si la pellicule n'est pas cristalline, la température de distorsion est voisine de la température de transition vitreuse qui est de 220C.On consultera, sur ce sujet : Journal of Polymer Science, partie A-1, volume 4, page 1853 (1966). La température de transition vitreuse du poly(téréphtalate d'éthylèneglycol) extrudé et trempé est de 690C, d'après la méme référence et la température de distorsion thermique est inférieure de quelques degrés à cette valeur. Si on chauffe une pellicule fabriquée en poly(téréphtalate d'éthylèneglycol) dans une étuVe à 1100C pendant une heure, elle cristallise et devient trouble. Les pellicules en poly(téréphtalate de 1,4-butanediol) suivant l'iNvention sont déjà cristallines quand on les extrude et restent limpides et transparentes par chauffage à ltétuve, m & e si ce chauffage dure plusieurs heures à 150 C. L'examen par diffraction aux rayons X confirme la structure cristalline des nouvelles pellicules. Par chauffage à température beaucoup plus haute, vers 2200C par exemple, ces pellicules se troublent, parce qu'elles deviennent encore plus cristallines. Bien que les pellicules conformes à l'invention présentent, après étirage et stabilisation par chauffage, de grandes valeurs de la résistance à la traction, de la rigidité et de la température de distorsion thermique, ces opérations ne sont pas nécessaires ; bien entendu, celles-ci compliquent la fabrication et exigent un appareillage spécial, si bien qu'il est très avantageux de les supprimer. Les pellicules suivant l'invention présentent, sans orientation par étirage ni traitement thermique, des propriétés excellentes : par exemple, on a préparé des pellicules conformes à l'invention qui sont transparentes et présentent une température de distorsion thermique atteignant 2000C. Ce résultat est inattendu. D'autre part, les traitements d'étirage et de stabilisation thermique ont tendance à diminuer la résistance au déchirement. Cette grandeur, mesurée à l'essai d'Elmendorf bien connu, est extrânement grande pour les polyesters suivant l'invention. Par exemple, cette résistance est au moins voisine de 0,35 N pour une épaisseur de 25 P ; pour les pellicules ayant une viscosité inhérente au moins égale à 0,8, cette résistance atteint et mêne dépasse 2,0 N.On notera, comme point de comparaison, que la résistance à la déchirure du poly(téréphtalate d'éthylèneglycol) non orienté est de l'ordre de 0,35 N, tandis que celle du poly(téréphtalate d' éthylèneglycol) orienté est seulement de l'ordre de 0,25 N, tous ces nombres étant rapportés à une épaisseur de 25 p , comme tous les résultats de mesures de déchirure qu'on trouve dans la suite. Les pellicules suivant l'invention, ayant des viscosités inhérentes au moins égales à environ 0,80, ont des résistances à la déchirure (essai d'Elmendorf) dépassant largement 0,35 N. Le tableau I ci-après montre que, généralement, la résistance i la déchirure des pellicules suivant l'invention est au moins voisine de 0,50 N. Quand la viscosité inhérente du polymère croit, ni la résistance à la traction ni l'allongement ne sont nettement améliorés, mais la résistance à la déchirure crott considérablement. Pour les polyesters ayant des viscosités inhérentes dépassant 1,1, particulièrement avantageux dans la mise en oeuvre de l'invention, on obtient des résistances à la déchirure dépassant 2,00 N, ce qui est un résultat remarquable inattendu. Les pellicules suivant l'invention peuvent contenir des agents de nucléation, des pigments, des antioxygènes, des stabilisants, des plastifiants, des agents facilitant le glissement et empêchant la prise en bloc, des lubrifiants, des ignifugeants et les autres additifs qu'on introduit couramment dans les pellicules de polyesters. Etant cristallins, les polyesters façonnés en pellicules suivant l'invention résistent remarquablement aux solvants. Les pellicules amorphes, au contraire, sont plus facilement gonflées ou dissoutes par les solvants. Il est donc remarquable et surprenant que ces pellicules puissent être facilement conformées à froid, c'est-à-dire entre 200C et 1000C, par exemple vers 50 C,pour former des objets transparents en matière cristalline. Ces pellicules planes ou conformées sont avantageusement utilisées quand on recherche des pellicules transparentes, dures et résistantes, conservant des dimensions stables, résistant aux solvants et à la chaleur. Les pellicules suivant l'invention ont de nombreuses applications; elles peuvent servir à former des revêtements, des supports photographiques, des produits utilisés en reproduction de documents dans les bureaux, des microfilms, des isolants électriques, notamment pour des fils souples, des feuilles à calquer, des rubans gradués, des emballages de récipients, des transparents: pour enveloppes, des panneaux transparents formant des fenêtres, des matériaux d'emballage, etc. Les exemples suivants illustrent l'invention. A ces exemples, toutes les viscosités inhérentes indiquées sont mesurées à 250C sur des solutions contenant 0,23 g de produit dans 100 ml d'un mélange de soixante parties, en masse, de phénol et de quarante parties, en masse, de tétrachloroéthane. EXEMPLES1 à 18. Ces exemples sont résumés par le tableau I ci-après (présenté en trois parties). On prépare des polyesters par inter-échange entre esters entre du téréphtalate diméthylique et du 1,4-butanediol, selon un mode opératoire ne présentant aucune particularité spéciale, la température de polymfrisation étant comprise entre 2400C et 2600C, en prenant comme catalyseur du titanate tétraisopropylique, puis on sèche les polymères pendant toute une nuit à 1000C dans une étuve à vide. On extrude en continu ces polyesters au moyen d'une extrudeuse de type usuel, ayant un diamètre de 38 mm, le rapport longueur/diamètre étant de 24, en recueillant la pellicule sur un rouleau refroidi par circulation d'eau, dont on fait varier le débit pour régler la température. Les températures de fusion des polyesters varient de 26TOC à 2950C suivant la viscosité inhérente. Les mesures consignées au tableau I ont été faites suivant les méthodes normalisées par 1 'organisme des Etats-Unis dit "American Society for Testing Materials", connu par l'abréviation A.S.T.M. Les essais de traction sont faits à l'appareil Instron (méthode A.S.T.M. D 882) ; la yempérature de distorsion est mesurée sous pression de 350 kPa dans une étuve à convexion forcée (méthode A.S.T.M. D 1637) ; l'essai de déchirure est fait à l'appareil d'Elmendorf (méthode A.S.T.M. D 1922). Les pellicules des exemples 2 et 3 sont trempées sur le rouleau refroidi à la mpne température ; elles ne diffèrent que par leurs épaisseurs. Celle de 25 fi est suffisamment trempée pour être parfaitement transparente, tandis que celle de 125 fi est insuffisamment trempée et est trouble. Les pellicules des exemples 4 et 5 ont même épaisseur (75 (u) et sont limpides; la température de distorsion de celle de l'exemple 5 est plus élevée parce que le rouleau de trempe est moins froid. La pellicule de l'exemple 6 est trouble parce qu'elle contient des sphérulites cristallins relativement gros par suite du refroidissement assez lent par suite de l'épaisseur. La température de distorsion thermique est plus basse à l'exemple 12 qu'à l'exem- ple 9 parce que la trempe est plus forte par suite de la plus basse température du rouleau. On remarquera que, d'une manière générale, les pellicules troubles correspondent aux petites viscosités inhérentes, à une température relativement élevée du rouleau de refroidissement et à une grande épaisseur ; inversement, les pellicules parfaitement limpides et transparentes sont obtenues à partir de polyester de grande viscosité inhérente, fortement trempés. EXEMPLE 19. On façonne à froid, entre 500C et 600C, les pellicules des exemples 5, 9 et 13. Après étirage réduisant l'épaisseur au cinquième de l'épaisseur initiale, on a encore des pellicules parfaitement limpides et transparentes. EXEMPLE 20. On extrude un copolyester, ayant une viscosité inhérente de 1,10, formé à partir de 1,4-butanediol et d'un mélange de quatre-vingt-quinze parties, en moles, de téréphtalate diméthylique et de cinq parties, en moles, d'isophtalate diméthylique, de la manière décrite à l'exemple 1, mais en maintenant à 400C le rouleau de trempe. On obtient une pellicule de. 75 p, transparente, ayant une viscosité inhérente de 0,97, une température de distorsion de 930C, une résistance à l'allongement à la limite élastique de 34,0 MPa, une résistance à l'allongement à la rupture de 65,5 MPa, un module de 1400 MPa, un allongement de 400% et une résistance à la déchirure de 1,60 N. On prépare également une pellicule limpide, épaisse de 150 p et ayant une température de distorsion de 1260C. EXEMPLE 21. On prépare un polyester, dont la viscosité inhérente est de 1,24, à partir de 1,4-butanediol, de téréphtalate diméthylique et d'azélate diméthylique,la proportion molaire des deux esters diméthylique étant de 90:10. On obtient une pellicule transparente, épaisse de 250 fi et ayant une température de distorsion de 1310C par extrusion et trempe de ce polyester. La résistance à la déchirure est de 2,0 N. EXEMPLE 22. On prépare un polyester uniquement téréphtalique à partir d'un mélange d'ester téréphtalique d'éthylèneglycol et de 1,4-butanediol, les glycols étant en proportion molaire de 90:10 . On obtient une pellicule limpide par extrusion, dans les conditions de l'exemple 1. Cette pellicule présente une température de distorsion thermique de 1200C, une résistance élastique de 33,0 MPa, un module de 1500 MPa et un allongement de 320%. EXEMPLES 23 à 36. Ces exemples sont résumés par le tableau Il. Ils montrent l'action de la température du rouleau de trempe, qui varie de 160C à 1000C, sur des pellicules en poly(téréphtalate de 1 ,4-butanediol) ayant une viscosité inhérente initiale de 1,3, extrudé dans des conditions industrielles de fabrication. Les pellicules obtenues ont une viscosité inhérente de 1,1. On observe que la densité, qui est reliée au taux de cristallinité, et la température de distorsion ther croissent/ mique / av la température du rouleau de trempe. L'aspect trouble ne se produit que pour des températures du rouleau au moins égales à 770C (exemple 33).On notera que les propriétés mécaniques mesurées longitudinalement et transversalement sont peu différentes, parce que la pellicule ne subit pas de traitement d'orientation. Le tableau Il montre qu'il est avantageux de maintenir la température du rouleau de trempe inférieure à 710C; il est préférable que cette température soit inférieure à 660CI la température à laquelle on observe un trouble de 1% étant de 770C. TABLEAU I Exemple 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Viscosité inhérente du polymère brut 0,75 0,85 0,85 0,96 0,96 0,96 1,20 1,20 1,15 de la pellicule 0,71 0,80 0,80 0,89 0,80 0,80 0,94 0,94 1,09 Température (C ) du rouleau froid 20 10 10 10 40 40 10 10 40 Epaisseur (en ) de la pellicule 125 25 125 75 75 125 250 325 125 Aspect T L T L L T L T L Température (C ) de distorsion - 85 - 90 135 190 188 - 168 Résistance (en N) à la déchirure - 0,80 - 1,10 0,93 - 1,40 - 1,85 Résistance (en MPa) à l'allogement limite élastique - 34,5 - 34,5 36,5 - 27,5 - 36,5 Rupture - 55,0 - 57,0 58,0 - 67,0 - 58,0 Moudule (en MPa) - 1400 - 1400 1500 - 1200 - 1500 Allongement (en %) - 450 - 500 480 - 540 - 490 T = trouble L = limpide TABLEAI I (suite) Exemple 10 11 12 13 14 15 16 17 18 Viscosité inhérente du polymère brut 1,15 1,15 1,28 1,28 1,28 1,30 1,30 1,40 1,40 de la pellicule 1,09 1,09 1,13 1,13 1,13 1,16 1,16 1,26 1,26 Température (C ) 40 20 20 20 20 40 40 40 20 du rouleau froid Epaisseur (en ) de la pellicule 200 250 150 250 325 250 500 250 375 Aspect T L L L L L T L L Température (C ) du distorsion - 160 72 153 172 200 - 187 185 Résistance (en N) à la déchirure - 2,00 > 2,00 > 2,00 > 2,00 > 2,00 - > 2,00 > 2,00 Résistance (en MPa) à l'allongement - 36,0 34,5 36,00 37.0 37,0 - 36,5 37,0 limite élastique Rupture - 56,0 56,5 56,5 63,0 62,0 - 64,5 67,0 Module (en MPa) - 1500 1400 1500 1500 1500 - 1400 1500 Allongement (en %) - 450 540 500 460 460 - 470 500 T = trouble L = limpide TABLEAU II Influence de la température du rouleau de refroidissement Exemple 23 24 25 26 27 28 29 Température ( C) 16 21 32 38 43 49 54 du rouleau Epassisseur (en ) de la pellicule 36 47 48 48 48 43 43 Densité(A.S.T.M.D 1505) 1,275 1,275 1,275 1,279 1,282 1,283 1,285 Trouble (%) (A.S.T.M. D 1003) Transparence (%) (A.S.T.M. D 1746) 92 68 74 85 70 76 70 Résistance (en N) (1) - 0,90 0,93 0,89 1,03 0,83 0,75 à la déchirure (A.S.T.M. D 1922) (2) - 1,00 1,04 0,94 1,01 0,92 0,71 Résistance (en MPa) à l'allongement (A.S.T.M. D 882) élastique...........(1) 29,3 28,3 27,2 30,3 31,7 32,1 34,8 (2) 29,7 29,0 29,3 30,3 30,0 32,8 31,0 rupture ............(1) 51,0 46,2 57,9 64,1 64,8 76,1 69,3 (2) 64,1 49,7 69,7 65,7 64,5 74,8 63,8 Allongement (en %) (1) 490 380 500 490 490 550 550 à la rupture (2) 560 410 580 510 520 570 550 Rigidité (3) (en MPa) (1) 11,6 1,20 12,7 13,8 15,4 15,2 14,9 (A.S.T.M. D 882) (2) 11,2 1,25 13,2 14,6 15,4 15,2 15,1 Température ( C) pour 2% de distcrsion (A.S.T.M.D 1637) 48 46 56 51 93 81 118 (1) longitudinalement (2) transversalement (3) ou module d'élasticité en traction TABLEAU II (suite) Influence de la température du rouleau de refroidissement Exemple 30 31 32 33 34 35 36 Température ( C) du rouleau 60 66 71 77 82 88 100 Epaisseur (en ) de la pellicule 42 42 53 59 66 43 44 Densité (A.S.T.M. D 1505) 1,288 1,288 1,291 1,293 1,293 1,293 1,289 Trouble (%) (A.S.T.M. D 1003) Transparence (%) (A.S.T.M. d 1746)68 71 72 70 59 68 26 Résistance (en N) à la déchirure (A.S.T.M. D 1922) 0,78 0,72 0,67 0,57 0,55 0,55 0,56 0,77 0,75 0,60 0,58 0,56 0,56 0,59 Résistance (en MPa) à l'allongement (A.S.T.M. D 882) êlastique.......................(1)33,4 34,8 35,5 33,4 37,2 34,5 35,2 (2)32,8 33,1 33,8 37,9 33,8 33,1 38,3 rupture.........................(1)75,8 58,6 69,3 73,1 66,2 67,6 72,0 (2)60,0 62,4 57,9 74,2 59,3 48,6 59,3 Allongement (en %) (1) 590 530 580 560 560 560 540 à la rupture (2) 550 530 490 570 540 540 450 Rigidité (3) (en MPa) (1) 15,7 15,2 15,3 15,9 15,7 17,2 17,2 (A.S.T.M. D 882) (2) 15,2 15,6 15,4 16,4 17,0 16,9 16,8 Température ( C) pour 25 de distorsion (A.S.T.M. D 1637) 130 149 170 172 197 199 200 (1) longitudinalement (2) transversalement (3) ou module d'élasticité en traction REVENDICATIONS. 1. Pellicule transparente en polyester téréphtalique, cristallin, caractérisée en ce qu'elle est non orientée et qu'elle présente une température de dis torsion thermique au moins égale à 800C, une résistance à la déchirure (mesurée à l'essai d'Elmendorf) d'au moins 0,35 N pour une épaisseur de 25 F et qu'au moins 85/100 du composant acide de ce polyester dérivent de l'acide téréphtalique et au moins 85/100 du composant glycol dérivent du 1,4-butanediol. 2. Pellicule conforme à la revendication 1, caractérisée en ce que le polyes ter qui la forme présente une viscosité inhérente au moins égale à 0,8, quand on la mesure à 250C sur une solution de 0,23 g de polyester dans 100 ml d'un mélange de soixante parties, en masse, de phénol et de quarante parties, en masse, de tétrachloroéthane. 3. Pellicule conforme à l'une quelconque des revendications 1 et 2, caracté risée en ce que le polyester qui la forme est essentiellement formé de motifs de téréphtalate de 1,4-butanediol. 4. Pellicule conforme à l'une quelconque des revendications 1 et 2, caracté risée en ce que au plus 15/100 des motifs qui forment le polyester dérivent de l'acide isophtalique ou d'un autre acide dicarboxylique différent de l'acide téréphtalique. 5. Pellicule conforme à l'une quelconque des revendications 1, 2 et 4, carac térisée en ce que au plus 15/100 des motifs qui forment le polyester déri vent de ltéthylèneglycol ou d'un autre diol différent du 1,4-butanediol. 6. Pellicule conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractéri sée par une température de distorsion thermique au moins égale à 1000C. 7. Pellicule conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 6, caracté risée par une viscosité inhérente au moins égale à 1,1. 8. Pellicule conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractéri sée par une résistance à la déchirure au moins 2,0 N environ pour une épaisseur de 25 p, à 230C. 9. Pellicule conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractéri sée par un trouble inférieur à 1,0X. 10. Procédé de préparation d'une pellicule conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 9 dans lequel on extrude le polyester à l'état fondu, caractérisé en ce qu'on trempe la pellicule extrudée à température infé rieure à celle pour laquelle un trouble de 1,0% se forme. 11. Procédé conforme à la revendication 10, caractérisé en ce que la différence entre la température de trempe et celle de formation d'un trouble de 1 ,0% est de au moins 60C. 12. Procédé conforme à la revendication 11, caractérisé en ce que la dite différence de température est de au moins 11 C.