L'invention concerne un appareillage de pansement pour le traitement de plaies sur un organisme vivant au moyen d'un gaz, ainsi que le procédé de traitement mettant en oeuvre cet appareillage. Notamment l'invention concerne 11 utilisation de l'oxygène pour le traitement des plaies. Lorsqu'apparaissent sur un organisme vivant, et notamment un organisme humain, des plaies dites tgpides ou infectées et/ou des troubles trophiques suites de maladies, ayant pour conséquence entre autres une réduction de la circulation sanguine, cette réduction de circulation entrave l'oxygénation des tissus et les processus de réparation de ces tissus.- L'application de drogues antiseptiques par voie générale ou par bain locaux dans des liquides se montre parfois insuffisante et l'on est conduit à pratiquer des gestes chirurgicaux qui ne sont jamais anodins du fait mtme de l'anesthésie qu'ils requièrent. Pour traiter de telles plaies, on a utilisé un apport local d'oxygène sous forme gazewe. L'oxygène a une action vasodiabtrice restaurant partiellement la circulation sanguine au voisinage de la plaie, et de plus diffusant directement dans les tissus sous-jacents à la plaie active les processus réparateurs. Toute- fois la pénétration de l'oxygène gazeux par dissolution dans les tissus est faible et son action limitée. On peut augmenter la solubilité de ltoxygène par accroissement de la pression de ce gaz et c'est ainsi qu'on a utilisé la technique des caissons hyperbares pour le traitement de plaies de ce genre. Cependant l'utilisation de l'oxygène sous pression présente de nombreux inconvénients, notamment une compression locale de l'organisme -plus ou moins bien supportée. Le traitement de plaies au moyen d'un gaz traitant quelconque présente sensiblement les mimes inconvénients. Afin de remédier à ces inconvénients, l'invention propose un procédé de traitement de plaies sur une partie d'un organisme vivant au moyen d'un gaz, caractérisé en ce qu'on immerge ladite partie contenant la plaie dans un liquide vecteur confiné dans une enceinte, et on fait circuler un courant dudit gaz à travers le liquide ainsi confiné avec dispersion sous forme de fines bulles au sein de celui-ci. Grace à ce procedé le gaz est mis en solution dans ce liquide vecteur de façon homogène sous une pression un peu supérieure à la pression atmosphérique, le brassage par le courant de gaz assure une convection rapide du liquide vecteur chargé en gaz dissous, et le contact intime de la partie de l'organisme contenant la plaie avec ce liquide vecteur assure un échange efficace du gaz dissous entre le liquide vecteur et les tissus. Avantageusement le gaz est de l'oxygène, qui permet par vasodilatation une meilleure irrigation des tissus lèsés, et assure une oxygénation accrue de ces tissus. Le débit de l'oxygène dans le liquide vecteur est avantageusement compris entre 1 et 9 litres par minute et par décimètre carré de partie d'organisme immergé, les débits voisins de la valeur maximale provoquant une action de détersion de la plaie en activant les mouvements de convection du liquide vecteur, tandis que les débits inférieurs sont plus favorables aux échanges de gaz dissous entre le liquide vecteur et les tissus traités. Le liquide vecteur peut être choisi dans un groupe comprenant le sérum physiologique, le sérum glucosé hypertonique, le sérum salé hypertonique et la liqueur de Dakin diluée. L'utilisation d'un liquide vecteur isotonique favorise les échanges osmotiques vers les tissus à traiter, et ce liquide vecteur peut avantageusement avoir des propriétés antiseptiques. Avantageusement on peut ajouter au liquide vecteur une substance soluble spécifique du traitement de la plaie, cette substance pouvant être ajoutée de façon discontinue en une ou plusieurs fois, ou sous forme de solution concentrée par écoulement continu réglé. Suivant une variante du procédé le liquide vecteur est en circulation permanente dans ladite enceinte, du liquide vecteur neuf étant constamment introduit dans cette enceinte et chassant une quantité correspondante de liquide vecteur usagé. Cette variante permet d'éviter une pollution croissante du liquide vecteur au contact de la plaie à traiter. La présente invention a également pour objet un appareillage de pansement pour le traitement de plaies sur une partie d'un organisme vivant, caractérisé en ce qu'il comporte une enveloppe extérieure imperméable formant en coopération avec la partie de l'organisme à traiter une enceinte générale sensiblement étanche, des moyens de fixation de ladite enveloppe sur ledit organisme, une paroi perméable audit gaz divisant ladite enceinte générale en deux Chambres distinctes, une première chambre confinant un liquide vecteur, contiguë â ladite partie à traiter et équipée d'une sortie de gaz, et une seconde chambre équipée d'un raccord d'admission de gaz. Ainsi la partie de l'organisme vivant se trouve immergée dans le liquide vecteur, tandis que l'on introduit le gaz traitant dans la seconde chambre d'où, en traversant la paroi perméable il est injecté dans le liquide vecteur sous forme d'une dispersion de fines bulles. le courant de gaz traverse le liquide vecteur, une partie se dissolvant dans ce liquide sous la pression d'admission, et l'excès de gaz s'évacuant par la sortie de gaz. Le brassage du liquide vecteur par le courant de gaz dispersé par la paroi perméable favorise la convection du liquide et le nettoyage mécanique de la plaie. Cet appareillage de pansement est prévu pour la mise en oeuvre des procédés précédemments décrits. Suivant une première variante de l'appareillage selon invention, ladite paroi perméable est constituée-d'un matériau imperméable percé d'une multiplicité de petits trous régulière- ment espacés. Selon une autre variante de l'invention, ladite paroi perméable est constituée d'un tissu serré de fibres de préférence non mouillable; Suivant l'une ou l'autre variante, le gaz est injecté depuis la seconde chambre dans le liquide vecteur confiné dans la première a' travers une multiplicité de petits orifices répartis sur toute la surface de la paroi perméable de façon à assurer úne bonne dispersion du courant de gaz, tandis que le passage #u liquide de la première dans la seconde chambre est empoché grâce petitesse des orifices traversée an sens contraire par le gaz. Lorsque l'appareillage suivant l'invention est destiné au traitement de l'extrémité d'un membre, ladite paroi imperméable a la forme d'un sac avec une ouverture à la partie supérieure constituant une manchette #élastique adaptée à enserrer ledit membre en laissant fuir ledit gaz en excès, ladite paroi permêa- ble étant en forme de sac embossé dans ladite enveloppe et retenu à faible distance de cette enveloppe. Suivant cette disposition l'appareillage est enfilé sur i extrèmit du membre à traiter- et maintenu en place par la manchette élastique qui vient enserre# le membre, après que la première chambre ait été emplie de liquide vecteur. L'admission de gaz dans la deuxième chambre constituée par l'espace entre les deux sacs embottés permet l'innection de ce gaz dans le liquide vecteur, et l'excès de ce gaz s'échappe par les fuites entre la manchette et le membre. Suivant une variante de l'invention destinée au traitement d'une partie quelconque d'un organisme vivant, ladite paroi imperméable est une surface convexe limitée par une périphérie adaptée à dtre plaquée de façon étanche sur la partie d'organisme à traiter, ladite paroi perméable étant a#ttachée continuA ment à ladite enveloppe selon un périmètre intérieur à ladite périphérie, et ladite sortie de gaz étant un ajutage traversant ladite paroi imperméable entre ledit périmètre et ladite péri périe et équipé d'un dispositif séparateur de gaz connu en soi. nette d#spos#tion dite # appli.quer"permet la mise en place sur une partie dtun organisme vivant différente dune extrémité de membre. En plaquant la périphérie sur la partie à traiter on définit une poche dans laquelle on peut introduire le liquide vecteur, par exemple par l'ajutage de sortie de gaz qui débouche directement dans la première chambre, étant situé sur l'enveloppe imperméable a l'extérieur du périmètre de la paroi perméable. lors de lt ection de gaz, un séparateur gaz/liquide relié à cet ajutage de sortie laisse le gaz s'évacuer tout en retenant le liquide vecteur confiné. Suivant une disposition particulière de, cette variante ladite périphérie est garnie d'un adhésif de contact résistant à l'eau connu en soi. Dans ce cassl'étanchéité de la jonction de l'enveloppe imperméable à la partie d'organisme à traiter est obtenue directement par collage. Suivant une autre disposition particulière de l'invention ladite périphérie est garnie d'un bourrelet torique élastique. Dans ce cas l'étanchéité est obtenue par le bourrelet qui forme joint avec la partie d'organisme sur laquelle l'appareillage est appliqué. Suivant encore une autre disposition particulière, ladite périphérie est une gouttière limitée par deux bourrelets toriques et munie d'un ajutage débouchant entre les deux bourrelets et adapté à être relié à une source de pression relative négative. L'étanchéité est alors obtenue en mettant en dépression la gouttière périphérique qui s'applique alors comme une ventouse. Selon une disposition avantageuse de l'invention, ladite enveloppe imperméable est traversée d'un ajutage débouchant dans ladite première chambre et obturé à son extrémité externe par un bouchon en élastomère adapté à être traversé sans fuite par une aiguille du genre aiguille hypodermique. Cette disposition permet l'injection en cours de traitement d'une substance pharmaceutique contenue dans une seringue à injection. Selon une autre disposition avantageuse de 11 invention ladite première chambre est équipée d'une multiplicité d1aju- tages de connexion de canalisations. Cette disposition rend possible l'adaptation de canalisations accessoires variées, telles que canalisation d'entrée de liquide vecteur neuf, canalisation d'évacuation de gaz avec séparateur liquide/gaz, évacuation de liquide vecteur usagé, introduction de médicament en goutte à goutte, etc... les ajutages non utilisés étant bien entendu obturés. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre à titre d'exemple en référence aux dessins annexés dans lesquels la figure 1 représente, partiellement coupé, un appareillage selon l'invention en forme de sac la figure 2 représente une coupe schématique de l'appareillage selon l'invention la figure 3 représente, partiellement coupée, une variante de l'invention dite à appliquer. à Selon la forme de réalisation choisie et représentée,/la ligure 1, une enveloppe imperméable 1 ayant la forme d'un sac avec une ouverture à la partie supérieure 11, constituant une manchette élastique 12 enserre par cette manchette un membre 2 (ici un bras) dont l'extrémité (ici la main) 21 est introduite à l'intérieur du sac.Une paroi perméable 3 à la forme d'un sac emboîté dans l'enveloppe 1, est soudée à sa partie supérieure 31 suivant une collerette continue à l'enveloppe 1 un peu en dessous de la manchette élastique 12. En outre la paroi perméable est soudée localement comme en 32 à l'enveloppe imp-erméable 1. Cette paroi perméable 3 dévore l'enceinte formée par l'ensemble de l'enveloppe imperméable I et de l'extrémité de membre enserré 2 en deux chambres, une première chambre 4 remplie d'un liquide vecteur 41 jusqu'à un niveau 42 situé au-dessus de la collerette 31, et une seconde chambre 5 équipée d'un ajutage 51 d'admission de gaz. Un second ajutage 43 traverse l'enveloppe imperméable 1, et la paroi perméable 3 pour déboucher directement dans la première chambre 4 ; cet ajutage est obturé par un bouchon 44 en élastomère souple tel qu'il puisse être traversé par une aiguille à injection sans fuite de liquide, ni pendant que l'aiguille est en place, ni après qu'elle ait été retirées De tels bouchons dits auto-obturants sont connus et utilisés par exemple pour obturer des flacons contenant des antibiotiques. L'enveloppe imperméable 1 est constituée d'une feuille d'un plastique souple tel que le polyéthylène, et la paroi perméable 3 peut être constituée d'une feuille d'un plastique analogue percé de petits trous, régulièrement espacés, ou bien d'un tissu serré de fibres de préférence non mouillable, de telle façon que cette paroi perméable laisse passer le gaz, tout en offrant une résistance élevée au passage du liquide en sens contraire. Pour utiliser l'appareillage, on remplit la chambre 4 avec un liquide vecteur, qui peut être par exemple du sérum physiologique, de l'acide lactique dilué ou de la liqueur de Dakin diluée, et l'on introduit l'appareillage rempli autour de l'ex- trémité du membre à traiter 2, en sorte que la manchette élastique 12 enserre ce membre de façon sensiblement étanche.On insuffle alors un gaz, par exemple de l'oxygène, par l'ajutage 51, sous une pression telle que ce gaz gonfle la chambre 5, traverse les orifices constitués par les petits trous dans la paroi perméable 3 (ou les mailles du tissu) fuse à l'état dispersé dans le liquide vecteur 41, dans lequel il se dissout partiellement ; l'excès de gaz se rassemble à la surface 42 du liquide et sort de l'appareillage par la manchette 12 légèrement distendue par la pression de gaz règnant dans l'appareillage. Les points d'attache 32 de la paroi perméable 3 sur l'en velonpe imperméable 1 limitent le déplacement de cette paroi 32 lors du gonflage de la chambre 5 pour éviter un refoulement de cette paroi sur la partie de membre à traiter. La figure 2 représente de façon schématique une coupe d'un appareillage selon l'invention, dans lequel la sortie de gaz se fait par un ajutage 45 débouchant dans la première chambre 4. L'admission du gaz dans la chambre 5 se fait par l'ajutage 51 le gaz traverse la paroi perméable 3, fuse dans le liquide vecteur # confiné dans la chambre 4, s'écoule toujours dispersé dans le liquide vecteur par l'ajutage 42 relié à un séparateur gaz/liquide 6 par l'intermédiaire d'une tubulure souple 61. Suivant la disposition représentée ce séparateur gaz/liquide de genre connu en soi est un flacon à large section 62 disposé a un niveau sensiblement supérieur à celui de la chambre 4, en sorte que la pression hydrostatique du liquide vecteur mélangé aux bulles de gaz soit suffisante pour maintenir la chambre 4 pleine de liquide vecteur. Sur la figure 3 est représentée une variante de l'appareillage selon l'invention, particulièrement adaptée au traitement de plaies sur des parties peu saillantes de ltorganisme, ou qui ne peuvent astre insérées dans un sac. L tenveloppe imperméable 1 est une surface convexe limitée par une périphérie 13 qui est plaquée de façon étanche sur la partie d'organisme à traiter. La paroi perméable 3 est fixée à l'enveloppe imperméable I selon un perimebre 31 intérieur à la périphérie 13. De façon analogue à celle de la disposition représentée figure 1 la paroi perméable 3 est rattachée à 1 t enveloppe imperméable 1 par des points 32, pour limiter les déplacements de la paroi 3 lors du gonflage de la chambre 5. les ajutages de sortie de gaz 45 relié à un séparateur gaz/liquide 6, et d'injection 43 ferté par un bouchon auto-obturant 44 traversent l'enveloppe 1 entre le périmètre 31 et la périphérie 13 pour déboucher directement dans la chambre 4, tandis que l'ajutage 51 d'admission de gaz traverse l'enveloppe 1 à l'intérieur du périmètre 32 pour débou- cher dans la chambre 5.La périphérie 13 est plaquée de façon étanche sur la surface de 1 t organisme à traiter par exemple par garnissage de cette périphérie avec un adhésif de contact résistant à Liteau utilisé usuellement sur des bandes adhésives ; la périphérie peut Autre garnie d'un bourrelet torique souple qui fera joint lorsque la périphérie sera plaquée sur la partie d'organisme à traiter et retenue en place au moyen de bandages, bandes adhésives ou tout autre moyen usuel.Enfin cette péri périe 13 peut constituer une gouttière limitée par deux bourrelets toriques : un ajutage traversant cette périphérie 13 entre les deux bourrelets peut être relié à une source de dépression ou vide, la périphérie 13 jouant alors le rôle de ventouse teur saurer l'#tanchéité de la chambre L L'utilisation de cette variante d'appareillage représentée figure 3 est très voisine de celle de la disposition représentée figure 1 ; on met en place l'appareillage de pansement sur la partie d'organisme â traiter, la périphérie 13 étant en contact étanche avec la surface de cette partie d'organisme, on remplit la chambre 4 de liquide vecteur 41 à travers l'ajutage 45 et on met en place le séparateur gaz/liquide 6, puis on admet le gaz pa#r l'ajutage 51. Le gaz fuse à travers la paroi perméable 3 et se disperse dans le liquide 41 sous forme de fines bulles, se dissolvant partiellesent. L'excès de gaz est évacué par l termédiaire de ajutage 95 à travers le séparateur gaz/liquide 6. L'utilisation de l'appareillage de pansement selon l'invention permet la mise en oeuvre d'un procédé de traitement de plaies sur un organisme vivant et notamment humain dont l'effi- cacité est la résultante de la combinaison de l'immersion de la partie d'organisme portant la plaie dans un liquide vecteur, de la dissolution d'un gaz actif à saturation par dispersion de ce gaz dans le liquide vecteur sous forme de fines bulles, et du brassage du liquide vecteur contenant le gaz dissous par l'excès de gaz activant la convection du liquide vecteur et le renouvellement de ce liquide au contact de la plaie.Le liquide vecteur recrée un espace interstitiel au contact de la région lèsée, susceptible d'apporter à cette partie lèsée les éléments nécessaires à son involution et à sa cicatrisation et qui ne peuvent être apportés par la circulation naturelle de l'organisme, soit qu'il existe des lésions Taeculaires, artérielles, veineuses ou mSme ttmphatiques, soit qu'un important tissu cicatriciel fibreux entratne de mauvaises conditions locales de circulation. Selon les-facteurs étiologiques en cause, le liquide vecteur peut titre da sérum physiologique, milieu neutre par excellence et le plus apte aux échanges ioniques, soit un sérum glucosé hypertonique ou un sérum salé hypertonique favorisant les échanges osmotiques du tissu interstitiel vers le liquide vecteur les caractéristiques physicochimiques du liquide vecteur, telles que la température, le pu, les ions présents peuvent soit reconstituer un milieu voisin du milieu interstitiel naturel, soit s'en écarter pour provoquer des réactions physiologiques favorables.Enfin le liquide vecteur peut comprendre des agents pharmacologiques, tels que liqueur de Tarin diluée, antibiotiques, antiinflammatoires, vasodilateurh ces agents pouvant être Introduits dans le liquide vecteur avant mise en place de l'appareillage, par injection à l'aide d'une seringue à travers un bouchon auto-obturant au cours du traitement, ou par apport en écoulement continu dosé, comme par exemple un goutte à goutte. Le gaz dissous à saturation dans le liquide vecteur est directement utilisable pour les métabolismes cellulaires ; ltétat dissous favorise les échanges cellulaires et donc l'action thérapeutique du gaz : notamment, si le gaz est l'oxygène, la respiration cellulaire est rétablie ou améliorée. le gaz peut avoir également une action sur la micro-circulation locale par vasodilatation. L'état dissous du gaz favorise également l'action sur les micro-organismes présents dans la plaie ; notamment l'oxygène possède une action bactéricide pour les germes anaérobies. La circulation du gaz en excès provoque un brassage du liquide vecteur assurant en premier lieu un renouvellement de ce liquide vecteur au contact de la partie lésée avec maintien des concentrations désirées à la surface de séparation organisme liquide vecteur. En outre, notamment en utilisant des débits de gaz élevés, on peut obtenir une élimination mécanique des partîesmortifiées des tissus et un nettoyage de la plaie. Au cours d'expérimentations de l'appareillage de pansement selon l'invention, l'insufflation d'oxygène dans un liquide vecteur convenable avec des débits allant de a à 9 litres par minute et par décimètre carré d'organisme à traiter h permis d'obtenir des cicatrisations rapides de plaies torpides. Les débits au voisinage du maximum donnant un effet marqué dé détersion, tandis que les débits inférieurs sont plus favorables aux échanges entre le liquide vecteur et les tissus à traiter. Bien que la description ait présenté plus particulièrement l'emploi d'cxygène comme gaz traitant, l'emploi de ce gaz n'est nullement limitatif, et l'emploi d'un gaz quelconque, même neutre comme l'azote ne sortirait pas du cadre de l'invention. De même la liste des liquides vecteurs citée n'est nullement limitative, et l'emploi d'un liquide vecteur quelconque approprié ne sortirait pas du cadre de l'invention. Enfin, bien que la mise en oeuvre de l'appareillage de pansement décrit ait été considérée plus particulièrement pour le traitement de plaies sur l'organisme humain, cette mise en oeuvre sur un organisme animal et meme végétal resterait dans le cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement de plaies sur une partie d'un organisme vivant au moyen d'un gaz, caractérisé en ce qu'on immerge ladite partie contenant la plaie dans un liquide vecteur confiné dans une enceinte, et on fait circuler un courant dudit gaz à travers le liquide ainsi confiné avec dispersion sous forme de fines bulles au sein de celui-ci. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ledit gaz est de l'oxygène. 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le débit d'oxygène à travers le liquide vecteur est compris entre 2 et 9 litres par minute et par décimètre carré de partie d'organisme immergé. 4. Procédé suivant une quelconque des revendications 1 à 3 destiné au traitement d'un organisme humain, caractérisé en ce que ledit liquide vecteur est choisi dans un groupe comprenant le sérum physiologique, le sérum glucosé hypertonique, le sérum salé hypertonique et la liqueur deDakin diluée. 5. Procédé suivant une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'on ajoute audit liquide vecteur une substance soluble spécifique du traitement de la plaie. 6. Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que ladite substance est injectée dans ledit liquide vecteur de façon discontinue en au moins une fois. 7. Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que ladite substance spécifique est ajoutée en solution concentrée par écoulement continu réglé. 8. Procédé suivant une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que ledit liquide vecteur est en circulation permanente dans ladite enceinte, du liquide vecteur neuf étant constamment introduit dans cette enceinte et chassant une quantité correspondante de liquide vecteur usagé. 9. Appareillage de pansement pour le traitement de plaies sur une partie d'un organisme vivant au moyen d'un gaz, caractérisé en ce qu'il comporte une enveloppe extérieure imperéa- ble formant en coopération avec la partie de l'organisme à traiter une enceinte générale sensiblement étanche, des moyens de fixation de ladite enveloppe sur ledit organisme, une paroi perméable audit gaz divisant ladite enceinte générale en deux chambres distinctes, une première chambre confinant un liquide vecteur contiguë à ladite partie à traiter et équipée d'une sortie de gaz, et une seconde chambre équipée d'un raccord d'admission de gaz. 10 Appareillage de pansement selon la revendication 9, pour la mise en oeuvre d'un procédé suivant une quelconque des revendications 1 à 8. 11. Appareillage suivant la revendication 9 ou 10, carac térisé -en ce que ladite paroi perméable est constituée d'un matériau imperméable percé d'une multiplicité de petits trous régulièrement espacés, 12. Appareillage suivant la revendication 9 ou 10, carac térisé en ce que ladite paroi perméable est constituée d'un# tissu serré de fibres de préférence non mouillables. 13. Appareillage suivant une quelconque des revendications 9 à 12 et destiné au traitement de l'extrémité d'un membre, caractérisé en ce que#ladite enveloppe imperméable a la forme d'un sac avec une ouverture à la partie supérieure. constituant une manchette élastique adaptée à enserrer ledit membre en lais sant fuir ledit gaz en excès, ladite paroi perméable étant en forme de sac emboîté dans ladite enveloppe et retenu à faible distance de cette enveloppe. 14. Âppareiliage suivant une quelconque des revendications 9 à 12 et destiné au traitement d'une partie quelconque d'un organisme vivant, caractérisé en ce que ladite enveloppe ivper- méable est une surface convexe limitée par une périphérie adap tée à être plaquée de façon étanche sur la partie d' organisme à traiter, ladite paroi perméable étant attachée continu##A.ent ~-à ladite enveloppe selon un périmètre intérieur à ladite péri phérie,- et ladite sortie de gaz étant un ajutage traversant ladite enveloppe imperméable entre ledit périmètre et ladite périphérie et équipé d'un dispositif séparateur liquide/gaz connu en soi. 15. Appareillage selon la revendication 14, caractérisé en ce que ladite périphérie est garnie d'un adhésif de contact résistant à l'eau connu en soi. 16. Appareillage selon la revendication 14 caractérisé en ce que ladite périphérie est garnie d'un bourrelet torique élastique. 17. Appareillage suivant la revendication 14 caractérisé en ce que ladite périphérie est unç gouttière limitée par dewr- bourrelets toriques et munie d'un ajutage débouchant entre les deux bourrelets et adapté à être relié à une source de pression relative négative 18. Appareillage suivant une quelconque des revendications 9 à 17, caractérisé en ce que ladite enveloppe imperméable est traversée d'un ajutage débouchant dans ladite première chambre et obturé à son extrémité externe par un bouchon en élastomère adapté à être traversé sans fuite par une aiguille du genre aiguille hypodermique. 19. Appareillage suivant une quelconque des revendications 9 à 18 csractérisé en ce que ladite première chambre est #qui- pée d'une multiplicité d'ajutages de connexion de canalisation.