Dispositif-pour provoquer une petite piqûre en vue de recueillir une goutte de sang Les patients atteints de certaines maladies, et tout parti- culièrement du diabète, doivent plusieurs fois par jour véri- fier la teneur en sucre de leur sang. Selon cette teneur, le patient doit s'administrer certains médicaments ou pas. Etant donnée la fréquence de ces vérifications, il est indis- pensable que le patient ait sur lui un dispositif portatif, d'utilisation facile et de fonctionnement sûr car il n'est pas imaginable qu'il doive faire appel à un tiers et moins encore à un laboratoire spécialisé pour procéder à ces véri- fications. C'est pourquoi, il existe déjà de tels dispositifs portatifs mais ils ne donnent pas entière satisfaction tout particuliè- rement en ce qui concerne leur encombrement relatif et leur facilité d'emploi. On connait ainsi, par exemple, un dispositif qui comprend un corps et une monture mobile porte-pointe qui pivote par rap- port au corps selon un mouvement qui rappelle celui des chiens de fusil et-qui est sollicité par un ressort vers sa position active. La monture est extérieure par rapport au corps et, comme elle porte une pointe,cette dernière peut accidentellement blesser l'usager même lorsqu'elle est immobile c'est-à-dire indépen- damment de tout action involontaire sur un organe de comman- de qu'il faut manoeuvrer pour libérer la monture au moment voulu pour que la pointe s'enfonce très légèrement dans la peau. On connaît également un autre dispositif dont la monture est intérieure au corps mais celui-ci est obtenu par assemblage de demi-coquilles en matière synthétique rigide de forme pa- rallèlépipédique et est relativement incombrant. En outre, sa forme et ses dimensions le rende peut apte à un nettoyage complet. La présente invention remédie à ces inconvénients. L'invention a pour objet un dispositif pour provoquer une petite piqûre au moyen d'une pointe en vue de recueillir une goutte de sang devant être étudiée, notamment par mise en contact avec un réactif, du type comprenant d'une part, un corps et- d'autre part une monture mobile porte-pointe qui est sollicitée par un ressort et qui est munie d'un organe de commande sus- ceptible de coopérer d'une part avec une première butée d'arrêt quand la pointe est en position d'effacement à l'in- térieur du corps à l'encontre de l'action du ressort et, Do d'autre part, avec une seconde butée d'arrêt quand la pointe atteint une position extrême d'extraction hors du corps, ca- ractérisé en ce que la seconde butée d'arrêt est située au- delà de la position occupée naturellement par l'organe de commande quand le ressort est en position stable de repos et en ce que le corps a une longueur telle que la poin te est si- tuée au plus au niveau du bord de l'orifice par lequel elle doit s'extraire du corps, cette extraction étant provoquée par la brusque détente du ressort qui dépasse sa position sta- ble de repos, puis revient à celle-ci en réintégrant la poin- te a l'intérieur du corps. Selon d'autres caractéristiques de l'invention l'extrémité du corps o se trouve l'orifice par lequel la pointe doit s'extraire est constituée par un manchon rigide dont l'avancée par rapport au corps est réglable. le corps a la forme générale d'un stylographe et comprend un capuchon fermé par une cloison transversale pour consti- tuer un réceptacle susceptible d'être obturé par un bouchon et devant contenir des bandelettes de tout type connu en soi et destinées à recevoir par capillarité la goutte de sang apparaissant après piqure, ce réceptacle pouvant être muni intérieurement d'un produit absorbant l'humidité telle qu'une capsule dessiccante. L'invention sera mieux comprise par la description détaillée ci-après faite en référence au dessin annexé Bien entendu la description et le dessin ne sont donnés qu'à titre d'exemple indicatif et non limitatif. La figure 1 est une vue schématique en coupe du corps d'un dispositif conforme à l'invention représenté dans la situation O qui correspond à la position stable de repos du ressort. La figure 2 est une vue schématique extérieure avec coupe par- tielle du même corps dans la même situation du ressort. La figure 3 est une vue schématique avec coupe partielle mon- trant le même corps, le ressort étant dans sa position de tension maximum, c'est-aà-dire lorsque la monture est en posi- tion armée. La figure 4 est une vue schématique avec coupe partielle mon- tra ntle dispositif en cours d'utilisation, pendant le bref instant de la brusque détente du ressort qui provoque la sor- tie de la pointe au-delà de l'extrémité du corps. La figure 5 est une vue schématique avec coupe partielle mon- trant l'association du corps du dispositif avec un capuchon contenant une réserve de bandelettes -. En se reportant au dessin, on voit qu'un dispositif conforme à l'invention comprend une pointe 1 solidaire d'une tige la par laquelle- elle peut être assujettied'une manière amovible à une monture mobile porte-pointe 3 qui est constituée, ici, par un cylindre monté coulissant dans l'intérieur lui-même cylindrique d'un corps 2 en forme de stylographe. Un ressort 4 est placé dans le corps 2 et prend appui d'une part contre le fond de ce corps 2 et d'autre part sur la mon- ture 3, laquelle est munie d'une tige radiale 5 terminée par un bouton 5 a et qui constitue un organe de commande. La tige 5 est engagée dans une lumière 2 a du corps 2 dont la forme, bien connue en soi, est telle qu'elle présente une première butée d'arrêt 6 et une seconde butée d'arrêt 7. Le fonctionnement de ce dispositif est le suivant: Lorsque le ressort 4 est en position stable de repos, ainsi que cela est représenté sur la figure 1, sa longueur est tel- le que la pointe 1 est située au plus au niveau du bord 8 de l'orifice 9 par lequel elle doit s'extraire du corps 2 et, avec l'exemple représenté au dessin, la pointe 1 est même nettement en deçà de ce bord 8. Ainsi, lorsque le dispositif n'est pas utilisé,la pointe 1 est encore abritée et ne peut pas accidentellement blesser l'utilisateur. On voit que dans cette position (figures 1 et 2) la tige 5 est située nettement avant la butée 7 puisqu'elle est sépa- rée de celle-ci d'une distance x. Pour armer le dispositif afin qu'il soit prêt à être utilisé, on agit sur le bouton 5 S pour amener la tige 5 en regard de la butée 6, ce qui est obtenu en comprimant le ressort 4 par coulissement de la monture 3 dans le corps 2, la tige passant librement dans la lumière de 2 a Lorsque le bouton a arrive au maximum de sa course, on fait légèrement pivoter l'ensemble transversalement à l'axe général du corps 2 pour que la tige E se place en regard de la butée 6, ce qui im- mobilise l'ensemble dans cette position (figure 3). On place alors le bord 8 de l'orifice 9 contre un endroit A du corps (qui est généralement un doigt de la main) et l'on fait pivoter le bouton 5 dans le sens inverse du précédent pour que la tige 5 quitte la butée 7 et retrouve la lumière 2 a La monture mobile n'est donc plus retenue et le ressort 4 se détend brusquement de sorte qu'il projette la monture 3 en dépassant sa position stable de repos (figures 1 et 2), ce qui a pour effet d'obliger la pointe 1 à dépasser le bord 8 de l'orifice 9 et donc à pénétrer dans l'épiderme A du patient. La tige 5 atteint finalement la butée 7 qui empêche l'extrac- tion complète de la monture mobile 3 et/ou de la pointe 1 et qui détermine avec précision la course de la pointe 1 hors du dispositif, c'est-à-dire sa pénétration dans l'épiderme du patient. Lorsque le ressort 4 a dépassé sa position stable de repos, il revient à celle-ci en réintégrant la pointe 1 à l'intérieur du corps 2, de sorte que l'ensemble retrouve la position neutre représen- tée sur les figures 1 et 2 dans laquelle la pointe loeretrouve à l'abri. L'extrémité du corps 2 est réalisée dans une matière relati- vement rigide et il faut que la pointe 1 soit située assez prêt du bord 8, pour que l'on soit assuré qu'au moment de la brusque détente du ressort 4, la pointe 1 s'extrait sur une distance suffisamment longue pour piquer correctement. Selon un mode de réalisation de l'invention, et comme cela est représenté au dessin, l'extrémité du corps 2 o se trouve l'orifice 8 par lequel la pointe 1 doit s'extraire, est cons- tituée par un manchon vissé 10 dont l'avancée par rapport au corps 2 est ainsi réglable. Grâce à cette disposition, la pointe 1 peut pénétrer plus ou moins profondément dans l'épiderme, selon que le manchon 10 est plus ou moins vissé. Cela revient, en somme, à régler la longueur totale du corps 2. Grâce à ces dispositions,chaque usager peut régler la profondeur de pénétration souhaitée selon sa constitution ou selon sa préférence. Pour faciliter ce réglage, on prévoit une graduation l Oa sur le man- chon 10 et un repère 2 b sur le corps 2. L'arrêt de la tige 5 par la butée 7 détermine sa course maximum de sor- te que, finalement, la pénétration est réglable mais constante chez un même sujet. La longueur du manchon 10 peut être fixée à une valeur telle que la pointe 1 soit facilement accessible quand le manchon 10 est retiré, afin de remplacer la pointe 1 et/ou de procéder aisément à un nettoyage par- fait Naturellement, on peut volontairement provoquer l'extraction len- te et contrôlée de la pointe 1 en actionnant le bouton 5 a vers la butée 7. La forme caractéristique d'un dispositif conforme à l'invention est celle d'un stylographe car elle permet non seulement une bonne tenue par la main qui opère mais également une excellente visibilité de l'en- droit précis o la piqûre doit être effectuée car aucune partie du corps 2 ne dépasse le diamètre de son extrémité qui peut être relativement faible et se rapprocher de celui d'une pointe de stylomine ou de stylo à bille. Selon l'invention,-i-e-corps 2 en forme de stylographe comprend un capu- chon 11 qui est fe'Mé par une cloison transversale 12 pour constituer un réceptacle susceptible d'être obturé par un bouchon 13. Ainsi, on peut placer dans le capuchon 11 une petite réserve de bandelet- tes 14 de tout type connu en soi et dest;inées à recevoir par capillarité la goutte de sang apparaissant après piqûre. Les caractéristiques de capillarité de ces bandelettes ont pour consé- quence que celles-ci sont particulièrement sensibles à l'humidité de sor- te que, conformément à l'invention, le capuchon 11 peut être muni intéri- purement d'un produit absorbant l'humidité et, notamment, une capsule dessiccante 15. La forme allongée et mince du corps 2 le rend particulièrement apte à présenter une échelle colorimétrique 16 de tout type connu en soi. Ainsi, l'usager recueille une goutte de sang avec une ban- dellette 14 puis, lorsque le réactif qui imprègne la bandelz lette 14 a fait son effet, l'utilisateur approche la bandel lette 14 de l'échelle colorimétrique 16 pour observer et reconnaître la partie colorée de l'échelle 16 qui est la plus voisine de la bandellette 14 utili-sée pour savoir quel taux de sucre contient son sang. L'échelle colorimétrique 16 peut, par exemple, être celle qui est généralement placée dans la boîte neuve de bandelettes 14 auquel cas on prévoit sur le corps 2 un petit logement trans- parent dans lequel on glisse l'échelle colorimétrique. Celle-ci est donc continuellement, protégée et n'est soumise à aucune usure Elle ne peut pas non plus être perdue car après usage l'utilisateur remet le capuchon 11 sur le corps 2, par exemple au moyen d'un pas de vis comme cela est représen- té, et l'ensemble peut être placé dans une poche comme un stylo traditionnel grâce à une bague lia. Il doit être bien compris que le dispositif qui vient d'être décrit peut recevoir des modifications tout particulièrement en ce qui concerne le mécanisme de commande car l'homme de métier sait qu'il existe divers moyens d'obtenir une brusque détente d'un ressort et son maintient en position bandée. L'essentiel de l'invention n'est pas dans les détails de réalisation du mécanisme mais dans la position relative de la pointe 1 et du bord 8 du corps 2 (ici manchon 10) et cela dans les trois situations caractéristiques position de repos (figures 1 et 2), position armée (figure 3), position fugace d'utilisation (figure 4). De même, l'invention ne porte pas sur les moyens d'assujet- tissement du manchon 10 et du capuchon Il sur le corps 2 ou du bouchon 13 sur le capuchon 11 car on peut'utiliserpour cela différents moyens bien connus et autres que des pas de vis, ne serait- ce qu'en raison du prix relativement élevé de ces pas de vis lorsque les pièces en cause doivent être obtenues par mou- lage de matières synth étiques 3 ce qui est recommandé ici. L'invention n'est donc pas limitée au seuls modes de réali- s.ati on décrits et représentés mais en embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS 1 Dispositif pour provoquer une petite piqûre au moyen d'une pointe 1 en vue de recueillir une goutte de sang devant être étudiée, notamment par mise en contact avec un réactif, du type comprenant d'une part un corps ( 2) et d'autre part une monture mobile porte-pointe ( 3) qui est sollicitée par un ressort ( 4) et qui est munie d'un organe de commande ( 5) susceptible de coopérer d'une part avec une première butée d'arrêt ( 6) quand la pointe ( 1) est en position d'efface- ment, à l'intérieur du corps ( 2) à l'encontre de l'action du ressort ( 4) et, d'autre part avec une seconde butée d'arrêt ( 7) quand la pointe ( 1) atteint une position extrê- me d'extraction hors du corps ( 2), caractérisé en ce que la seconde butée d'arrêt ( 7) est située au-delà de la posi- tion occupée naturellement par l'organe de commande ( 5) quand le ressort ( 4) est en position stable de repos et en ce que le corps ( 2) a une longueur telle que la pointe ( 1) est située au plus au niveau du bord ( 8) de l'orifice ( 9) par lequel elle doit s'extraire du corps ( 2), cette extrac- tion étant provoquée par la brusque détente du ressort ( 4) qui dépasse sa position stable de repos, puis revient à celle-ci en réintégrant la pointe 1 à l'intérieur du corps. 2 Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'extrémité du corps ( 2) o se trouve l'orifice ( 8) par le- quel la pointe ( 1) doit s'extraire est constituée par un manchon rigide ( 10) dont l'avancée par rapport au corps ( 2) est réglable. 3 Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le corps ( 2) a la forme générale d'un stylographe et en ce qu'il comprend un capuchon ( 11) fermé par une cloison trans- versale ( 12) pour constituer un réceptacle susceptible d'être obturé par un bouchon ( 13) et devant contenir des bandelettes ( 14) de tout type connu en soi et destinées à recevoir par capillarité la goutte de sang apparaissant après piqûre, ce réceptacle pouvant être muni intérieure- ment d'un produit absorbant l'humidité tel qu'une capsule dessiccante ( 15).