L'invention concerne un appareil à recueillir les fruits ou produits similaires et à les séparer des débris. L'un des procédés que l'on utilise pour récolter certains types de fruits consiste à les laisser tomber à terre puis à les ramasser au moyen d'un appareil collecteur approprié. On utilise ce procédé par exemple dans la récolte des pommes à cidre. Toutefois, dans cette opération, l'appareil collecteur a tendance à ramasser aussi des débris tels que de l'herbe et des feuilles, et l'invention a pour but de fournir un moyen simple pour séparer les débris des fruits. L'invention a pour objet un appareil à recueillir les fruits ou produits similaires accompagnés de débris plus légers et à en séparer les débris caractérisé par le fait qu'il prend des moyens permettant de ramasser les fruits ou produits similaires et les débris et de les projeter lelong d'un parcours, des moyens prévus dans le parcours pour modifier la trajectoire des débris sans modifier pratiquement la trajectoire des fruits ou produits similaires, et des moyens prévus à l'extrémité du parcours pour recueillir les fruits ou produits similaires mais non les débris. L'invention a aussi pour objet une machine à récolter les fruits comprenant un tel appareil. Les vergers classiques jouent habituellement un double rôle en fournissant à la fois des fruits et de l'herbe pour le pàturage. Toutefois, la tendance actuelle est de cultiver des arbres beaucoup plus petits à tronc relativement court. On les appelle basses-tiges. Typiquement, on les plante à trois astres cinquante les uns des autres, en rangs espacés de cinq mètres Avec le temps, ces rangs se développent en farmant une baie qui empêche le passage des tracteurs. Le principal avantage commercial d'une basse-tige est qu'elle commence à produire des quantités notables de fruits environ cinq ans plus t8t que le verger iraditionnel. Une différence notable entre les deux types de verger est qu'un verger à basse-tige ne permet pas le pâturage car les animaux ont tendance à manger les basses branches des arbres. P"r conséquent, il faut limiter par fauchage la croissance de l'herbe entre les rangs et il faut traiter chimiquement la bande comprise entre les troncs, qui ne peut pas être fauchée par une tondeuse classique, afin d'empêcher le développement de la végétation. En pratique, cette bande de terre nue peut atteindre un mètre cinquante de largeur de manière à laisser une marge d'erreur à la tondeuse classique.Les pommes mûres qui tombent sur cette bande de terre nue deviennent blettes plus rapidement que des pommes similaires tombant sur la zbne herbeuse adjacente. Elles sont en outre plus sensibles au dommage causé par le gel. Par conséquent, dans un verger à basses-tiges. il faut faire la récol te en un laps de temps plus court que dans un verger traditionnel. amans un mode d'exécution préférentiel de l'invention, l'appareil, conçu pour être attelé à un tracteur, est caractérisé par le fait que les moyens permettant de ramasser les fonts ou produits similaires comprennent des moyens de ramassage de fruits montés latéralement, des moyens de balayage permettant de balayer tous fruits situés sur le parcours du tracteur vers chaque côté adjacent en les amenant dans le parcours des moyens de ramassage de fruits et des moyens permettant de balayer les fruits situés entre les troncs d'arbre en les amenant dans le parcours des moyens de ramassage de fruits. La machine à récolter de l'invention peut fonctionner avec un petit nombre de transporteurs ce qui réduit les dommages subits par les fruits lors de leur transport Jusqutau poste collecteur. La machine est capable de récolter efficacement sur une zône relatise- ment large, de préférence atteignant trois mètres cinquante et dans un mode d'exécution préférentiel, elle est capable de suivre les contours du sol. La machine peut autre attelée à un tracteur agricole normal uni de points de fixation appropriés et entre dételée de celui-ci par un seul homme en quelques minutes. La machine peut être réalisée avec une hauteur réduite et une longueur rdduite à la fois. La hauteur réduite est importante pour que la machine puisse passer sous les branches basses de la basse-tige sans causer de do a- ge et la longueur réduite permet à la machine de manoeuvrer facilement à l'ex trématé des rangs. I1 est très désirable aussi que la machine puisse être repliée rapidement (en cinq secondes environ) à une position de transport, de manière à réduire la largeur totale à deux mètres cinquante au maximum, par exemple pour le franchissement de barrières de ferme et la circulation sur route. Une machine selon l'invention peut constituer une machine à récolter de grande capacité et de conception économique. Grâce à cela, la machine peut être suffisamment économique pour servir à recueillir des polies tombées dans un verger à fruits de table. Etant donné que ces fruits se trouvent habituel- lement à une densité d'environ deux tonnes et demie seulement par hectare, il est important que la machine à récolter puisse couvrir rapidement une grande surface de sol. I1 n'existe actuellement aucun moyen économique de récolter ces fruits et habituellement ils se perdent.Pourtant, si on les récoltait, le jus pourrait servir à la fabrication de cidre ou d'un produit similaire La machine peut être facilement adaptée à différents systèmes servant à recueillir et à stocker les fruits une fois ramassés. Par exemple, un groupe de cultivateurs peut utiliser les trecteurs agricoles qu'il possède pour re cueillir et transporter ces fruits. Un autre groupe, par exemple de cultivateurs de fruits de table, possédera habituellement un système de manutention basé sur des caisses d'une demi tonne. Un autre groupe peut utiliser des autochargeuses. Si on le désire, on peut utiliser la machine pour déblayer les fruits qui se trouvent devant elle sans les recueillir nécessairement.C'est là une caractéristique utile dans les rangs de grande longueur contenant des récoltes importantes. D*ns ces conditions, il se peut qu'une machine à récolter ne comportant pas cette caractéristique ait une capacité de stockage insuffisante, vice avec une remorque de deux tonnes, pour atteindre l'extrémité du rang. On décrira maintenant l'invention plus en détail à propos des dessins annexés sur lesquels Fig. 1 est un plan d'un mode d'exécution d'une machine à récolter les pc-es à cidre selon 1' invention, Fig. 2 est une vue latérale de la machine, Fig. 3 est une vue par l'arrière, Fig. 4 est une vue latérale à plus grande échelle de l'appareil servant à séparer les fruits des débris. Â l'avant du tracteur 1, la machine à récolter est munie d'un dispositif de balayage servant à balayer tous fruits situés sur le parcours du tracteur vers chaque côté adjacent. Le dispositif représenté comprend deux balais pouvant tourner chacun autour d'un axe horizontal. Ils font chacun un angle d'environ soixante quinte degrés avec l'axe médian du tracteur 1. Les balais sont munis de pales radiales en caoutchouc 2 fixées à un arbre central 3. Â une extrémité, les arbres sont reliés entre-eux et supportés par deux joints ho cinétiques 4 serrés de part et d'autre d'un roulement à billes filé à un bêti central 5.Les pales en caoutchouc 2 sont disposées de telle sorte que lorsqu'elles se chevauchent par suite de leur inclinaison relative, la pale de l'un des balai correspond à l'espacement de l'autre. I1 est ainsi assuré qu'il ne reste pas de fruits au centre. Les autres extrémités des arbres de balai 3 sont fixés par des paliers à des batis secondaires 6. Ces batiks secondaires sont fixés au bêti central 5 par des tourillons d'articulation 7. Les axes géométriques des tourillons d'articulation 7 sont disposés de telle sor- te qu'ils passent par le centre des joints homocinétiques 4. Cela permet à chaque balai de pivoter librement et de suivre le contour du sol. Le bêti central 5 est filé à l'avant du tracteur par un tringlage à pa rallélograaane 8 comportant trois points de fixation 9. I1 est muni d'un vérin hydraulique 10 capable de soulever du sol l'ensemble des balais en vue du transport. Pendant le travail, la hauteur des balais relativement au sol est réglée par trois roues de guidage ou patins Il qui sont réglables. L'une des roues ou l'un des patins est fixé au bâti central 5 derrière les joints homocinétiques 4. Les autres sont situés aux extrémités des bêtes secondaires articulés 6, derrière les balais.La force motrice du tracteur 1 peut autre trans- mise aux balais par l'intermédiaire des extrémités de l'un des arbres de balai 3, par des moyens mécaniques ou hydrauliques. Des moyens sont prévus à ltextrdmité antérieure d'un bêti de ramassage 13 adjacent au rang d'arbres pour balayer les fruits 100 situés entre les tronc et les amener dans le parcours des moyens de ramassage de fruits (décrits plus loin). Les moyens de balayage comprennent un balai formé de pales radiales en caoutchouc 14. Le balai tourne autour d'un axe pratiquement vertical et amène les fruits latéralement dans le parcours des moyens de ramassage. Âu-dessus de la roue à pales 14 est disposée une roue de guidage 15 de diamètre approximati- vexent égal, de préférence munie de bandages pneumatiques et libre de tourner sur un axe vertical.Les deux roues 14 et 15 sont fixées à un châssis 16 monté de manière à pouvoir pivoter, par une disposition du pivot 17, sur l'extrémité antérieure du bâti de ramassage 13. La disposition du pivot 17 permet à l'ensemble de se mouvoir latéralement quand la roue de guidage 15 entre en contact avec un arbre 18. La disposition du pivot 17 permet aussi à l'ensemble de se tordre pour suivre les contours du sol. La distance entre la roue à pales 14 et le sol est réglée par un patin réglable 19 placé au centre de cette roue. Après avoir dépassé un arbre, l'ensemble est déplacé vers l'extérieur par une tige à ressort 20. Les moyens de ramassage de fruits mentionnés plus haut sont monté sur le cbté et comprennent une roue à pales 21 qui tourne autour d'un axe prati quement horizontal et possède des pales en caoutchouc qui rasassent les fruits sur le sol et leur impriment une trajectoire telle qu'ils arrivent à une courroie élévatrice sans fin 22. La roue à pales 21 est fixée au bêti de ramassage 13. Celui-ci est fixé à un bêti postérieur 23 par unbalanoier 24 articulé aux deux extrémités. Par suite, le bâti de ramassage 13 peut monter, descendre et se tordre et donc suivre les contours du sol. Deux roues de guidage réglables 23 sont prévues pour régler la distance exacte entre la roue à pales 21 et le sol.On peut faire varier la distance en fonction de la grosseur des fruits et de l'état du soi. Un vérin hydraulique (non représenté) agit sur le balancier 24 de anibre à soulever du sol le bêti de ramassage 13. On peut utiliser cette possibilité pour nanoeuvrer aux extrémités des rangs. Un autre vérin hydraulique (non re- présenté) est prévu pour faire tourner de quatre vingt dix degrés le bêti de ramassage 13 et l'amener à la position indiquée en trait mixte sur la Fig. 3. Cela réduit la largeur totale de la machine en lui permettant par exemple de franchir des barrières étroites ou de circuler sur route. Le båti postérieur 23 présente trois points de fixation 26 par lesquels il est fixé à l'arrière du tracteur 1. Comme on peut le voir par les fig. 1 et 3, la courroie sans fin 22, munie de tasseaux, court derrière la roue à pales de ramassage 21 et reçoit les fruits venant de celle-ci. La même courroie 22 amène les fruits jusqu'au sommet du bftti postérieur 23 où ils se déversent sur une courroie nettoyeuse 27. La courroie 22 est entraînée par la poulie 28 située au sommet du bâti postérieur 23. La courroie 22 est tendue par un rouleau tendeur 29 monté sur le bêti de ramassage 13. Elle est aussi soutenue le long de son parcours par quatre jeux de poulies de guidage, Deux jeux 30 sont fixes au båti de ramassa- ge 13.Deux autres jeux 31 sont fixés au cassis d'élévateur 32 qui pivote à son extrémité supérieure, concentriquement au rouleau d'entratnement d'éléva- teur 28. Le cassis d'élévateur 32 est relié au chassis de ramassage 13 par un balancier 33 qui pivote concentriquement à la paire inférieure des deux jeux de poulies 30 et 31. Le rôle de cette disposition est de permettre l'articulation de l'ensemble d'élévateur pendant le travail de sorte que le châssis de ramassage 13 peut suivre le sol et, quand c'est nécessaire, tourner de quatre vingt dix degré. Afin que les fruits ne se répandent pas par dessus les côtés de la courroie élévatrice 22 elle est munie de parois de retenue.Là où la courroie 22 court dans le bêti de ramassage 13, les parois de retenue sont fixées au Mti de ramassage 13. Là où la courroie monte le long du bâti d' éléva- teur 32, les parois sont fixées à ce bête. Par contre, là où la courroie court entre les poulies 30 et 31 du jeu supérieur, des parois spéciales doivent autre prévues. Ces parois sont montées concentriquement aux poulies supérieures 30 et 31 et peuvent se déployer et se rétracter pour s'adapter aux longueursvaria- bles qui sont nécessaires lorsque le bâti de ramassage se meut. Deux dispositifs sont prévus pour éliminer tous débris 200 éventuellemeat recueillis avec les fruits. Le premier dispositif, représente plus en détail sur la Fig. 4, est la suspension de cibles fins 34 ou éléments similaires, entre la roue à pales de ramassage 21 qui tourne dans le sens de la flèche B et la courroie élévatrice 22. Les pales de la roue ramassent sur le sol aussi bien les fruits que les débris et les soulèvent, le mouvement des fruits et des dé- bris vers l'avant étant arrêté par une paroi de retenue 41. Quand les fruits et les débris atteignent le haut de la roue à pale, leur vitesse circonféren, tielle est telle qu'ils sont projetés des pales vers l'arrière et vers la courroie élévatrice 22. En se rendant à la courroie élévatrice 22, les fruits 100 aussi bien que les débris 200 heurtent la série de cibles fins 34 suspendus à un prolongement horizontal de la paroi 41. les câbles peuvent Outre formés par exemple de caoutchouc ayant une section de 3 x 3 mm, espacés avec une densité telle qu'elle ne modifie pratiquement pas la trajectoire des fruits. Dans le cas du caoutchouc de trois millimètres, on peut prévoir un cabale tous les six centimètres carrés. D'autres matières pourraient bien entendu être utilisées à la place du caoutchouc. Comme on le voit par le dessin, le parcours des fruits 100 n'est pratiquement pas affecté par les cibles 34 et les fruits poursuivent donc pratique- ment leur trajectoire initiale et arrivent sur la courroie élévatrice 22 pour autre amenés à un récipient de stockage. Par contre, les débris 200 tels que les feuilles sont notablement influencés par les cibles 34 et leur vitesse est réduite dans une mesure telle qu'ils tombent en dessous de la courroie 22. Le deuxième dispositif servant à éliminer les débris qui restent éve','- tuellement est une courroie nettoyeuse 27. Il peut s'agir d'une courroie en caoutchouc présentant de fines pointes de caoutchouc et courant de bas en haut. Les fruits et les débris éventuels sont amenés au-dessus de cette cour- roie par la courroie élévatrice 22. Tandis que les fruits roulent sur la courroie et descendent dans la caisse de stockage 35, les débris sont retenus par la courroie à pointes de caoutchouc 27, entraînés vers le haut et déversEs à nouveau sur le sol. Le système de stockage représenté est une simple caisse 35 supportée à l'arrière du bâti postérieur 23 par deux balanciers 36. Au moyen des bras hydrauliques 37, le tracteur peut lever et abaisser le bati postérieure 23 et ainsi, recueillir et décharger les caisses 35 lorsqu'elles sont pleines. Toutefois, il est évident que l'on pourrait remplacer la caisse de stockage 35 par un élévateur supplémentaire et amener les fruits à une remorque tirée derrière le btti postérieur 23. REVENDICATIONS 1. Appareil à recueillir les-fruits ou produits similaires accompagnés de débris plus légers et à en séparer les débris, caractérisé par le fait qu' il comprend des moyens permettant de ramasser les fruits ou produits similaires et les débris et de les projeter le long d'un parcours, des moyens prévus dans le parcours pour modifier la trajectoire des débris sans modifier, pratiquement, la trajectoire des fruits ou produits similaires et des moyens prévus à l'extrémité du parcours pour recueillir les fruits ou produits similaires mais non les débris. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les moyens de ramassage des fruits ou produits similaires et des débris comprennent une roue à pales tournantes. 3. Appareil selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les pales de la roue sont en caoutchouc. 4. Appareil selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que les moyens permettant de modifier la trajectoire des fruits ou produits similaires comprennent plusieurs câbles. 5. Appareil selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les ct- bles sont suspendus librement. 6. Appareil selon l'une des revendications 4 ou 5, caractérisé par le fait que les cåbles sont formés de caoutchouc. 7. Appareil selon l'une des revendications 1 à 6, conçu pour être attelé à un tracteur et caractérisé par le fait que les moyens permettant de ramasser les fruits ou produits similaires comprennent des moyens de ramassage de fruits montés latéralement, des moyens de balayage permettant de balayer tous fruits situés sur le parcours du tracteur vers chaque côté adjacent en les amenant dans le parcours des moyens de ramassage de fruits et des moyens permettant de balayer les fruits situés entre les troncs d'arbre en les amenant dans le parcours des moyens de ramassage de fruits. 8. Appareil selon la revendication 7, caractérisé par le fait que les moyens servant à recueillir les fruits ou produits similaires comprennent un récipient de stockage élevé. 9. Appareil selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait qu'il comporte une courroie nettoyeuse servant à nettoyer les fruits séparés des débris. 10. Appareil selon la revendication 9, caractérisé par le fait que les moyens de nettoyage comprennent une courroie munie de pointes. 11. Appareil selon la revendication 10, caractr'risé par le fait que la courroie et les pointes sont en caoutchouc.