La présente invention se rapporte à un procédé et un appareil pour le traitement d'articles avec de la matière particulaire, ainsi qu'à des articles traités par ce procédé. L'invention est applicable au traitement thermique de trempe de feuilles de verre et de lentilles en verre. On a déjà proposé d'opérer le traitement thermique d'ar- ticles, par exemple feuilles de verre, en mettant les articles en contact avec de la matière particulaire à l'état fluidisé. Selon l'une des méthodes ainsi proposée, on trempe une feuille de verre en la portant à une température supérieure à son point de trempe, puis en la refroidissant brusquement dans une couche fluidisée de matière particulaire, par exemple alu- mine. Il s'est avéré préférable de maintenir la matière parti- culaire dans un état de fluidisation particulaire calme et uniformément expansé. L'obtention d'un tel état de fluidisa- tion exige que la densité de la matière particulaire ne soit pas assez forte pour ne permettre que la fluidisation à l'état bouillonnant. On augmente l'intensité du traitement thermique des ar- ticles, et en particulier la vitesse de prélèvement de chaleur sur les faces d'une feuille de verre en cours de trempe ther- mique par refroidissement brusque dans la matière particulaire fluidisée, si l'on parvient à augmenter la capacité thermique de la matière. On tendrait de ce fait à utiliser des particu- les plus denses, et donc plus lourdes, mais il est difficile d'obtenir avec ces particules plus lourdes une dispersion non bouillonnante, de nature à traiter uniformément les faces de l'article à traiter et dotée vis-à-vis de ces faces d'un haut coefficient de transmission de chaleur. En particulier, un problème se pose pour maintenir à 1' état non bouillonnant un lit de matière particulaire à haute densité de profondeur suffisante pour tremper de grandes feuil- les de verre destinées à constituer soit isolément un pare- brise de vëhicule soit un composant de pare-brise stratifie. On a propose des moyens gour supprimer le bouillonnament dans des lits fluidisés de matieres inertes telles que matie- res du type catalyseurs. Le brevet US 3 439 899 décrit des moyens pour fluidiser 2467637.: une masse de particules non fluidisables au gaz, par exemple grains de sable, en mélangeant le sable avec des particules de matière pour aimants permanents, par exemple ferrite au baryum, en faisant passer du gaz de bas en haut à travers la masse et en soumettant les particules à l'action d'un champ magnétique variable en intensité et en direction afin d'impri- mer aux particules d'aimant permanent un degré de mouvement individuel suffisant pour assurer la fluidisation de la masse particulaire. Cette méthode permet d'établir un petit lit fluidisé de hauteur allant jusqu'à 25 cm environ. Le brevet GB 1 525 754 décrit un lit fluidisé stabilisé magnétiquement dans lequel on interdit la formation de bulles en mélangeant avec les particules de silice, alumine ou cata- lyseur formant le lit une certaine proportion de matière ai- mantable, puis en soumettant le lit à un champ magnétique uniforme agissant à l'opposé du gaz fluidisant. On peut utili- ser comme matière aimantable toutes les substances ferromagné- tiques et ferrimagnétiques, y compris les ferrites de forme XO.Fe2O3 o X est un métal ou un mélange de métaux tels que zinc, manganèse ou cuivre. Le brevet GB 2 002 254 décrit la fluidisation de cata- lyseurs de craquage catalytique, notamment catalyseurs du type zéolites dans lesquels un aluminosilicate cristallin est dis- persé dans une matrice siliceuse. On supprime le bouillonne- ment en mélangeant avec la matière catalytique une substance aimantable telle que ferrite en poudre de la forme XO.Fe203, o X est un métal ou un mélange de métaux tels que manganèse, cuivre, baryum et strontium. On soumet le mélange à un champ magnétique pour magnétiser les particules aimantables, qui exercent alors les unes sur les autres des forces d'attrac- tion magnétiques stabilisant le lit fluidisé. La présente invention a pour but principal de résoudre le problème posé par l'obtention d'un lit de matière particu- laire à haute densité uniformément dispersée, constitué en totalité ou en partie par de la matière ferromagnétique parti- culaire. Selon l'invention, il est prévu un procédé pour le traite- ment d'un article avec une matière particulaire constituée en tout ou partie par des particules à aimantation permanente, cette matière particulaire subissant un champ magnétique, ca- ractérisé en ce qu'on soumet la matière particulaire, dans un espace de traitement, à l'influence d'un champ électromagnéti- que en mouvement qui se déplace linéairement à travers l'es- pace de traitement et assure la sustentation d'une dispersion de la matière particulaire dans l'espace de traitement, et 1' on met l'article en contact avec la dispersion dans cet espa- ce de traitement. Dans une application préférée au traitement thermique de verre plat, le procédé est caractérisé en ce qu'on soumet la matière particulaire à un champ électromagnétique en mouve- ment linéaire, appliqué sur la totalité de l'espace de traite- ment. Selon le mode de mise en oeuvre préféré, le champ électro- magnétique est un champ en mouvement de bas en haut. En outre, le procédé peut être caractérisé en ce qu'on fluidise au gaz la matière particulaire, constituée par de la matière non magnétique particulaire mélangée avec des particu- les à aimantation permanente, et l'on soumet la matière parti- culaire fluidisée au gaz audit champ électromagnétique en mou- vement. L'invention peut encore être caractérisée en ce qu'on fluidise au gaz la matière particulaire, constituée par de la poudre d'alumine, d'aluminosilicate, de monohydroxyde ou de trihydroxyde d'aluminium ou de bicarbonate de sodium, mélangée avec les particules à aimantation permanente, et l'on soumet le mélange de matière particulaire fluidisé au gaz audit champ électromagnétique en mouvement. Les particules à aimantation permanente peuvent être des particules d'une matière du type ferrite. Onr peut utiliser une substance contenant de la ferrite ou une matière analogue. La matière du type ferrite peut être une magnétoplumbite de formule générale AO. 6B203 o A est du baryiumn strontium ou plomb divalent et B, de 1 'almin7uit, du gadoliniwm, du chro!.e ou du fer trivalent. La matière du type ferri-te peut être de l:hexcaferrize de baryum (BaO. 6Fe203) ou de lhexaferrite de strontium (SrO. 6Fe203). La dispersion peut être sustentée par des champs électron magnétiques en mouvement agissant à partir de côtés opposés de l'espace de traitement, et le verre pénètre dans la dis- persion suivant un trajet plus voisin d'un côté de l'espace de traitement. Le procédé peut servir à tremper une feuille de verre en la portant à une température supérieure à son point de trempe, puis en la refroidissant brusquement, et est alors caractéri- sé en ce qu'on maintient la dispersion à une température telle que la feuille soit trempée lors de son refroidissement brus- que dans la dispersion. L'invention prévoit aussi un appareil pour le traitement d'un article, comportant des moyens qui définissent un espace de traitement destiné à contenir une matière particulaire et des moyens d'avance destinés à faire pénétrer l'article dans l'espace de traitement, caractérisé par des moyens d'induction linéaires montés de façon à engendrer un champ électromagnéti- que en mouvement qui se déplace linéairement à travers l'espa- ce de traitement et a une intensité suffisante pour faire subsister dans l'espace de traitement la dispersion de la ma- tière particulaire, constituée en tout ou partie par des par- ticules à aimantation permanente. De préférence, un moteur d'induction linéaire est monté sur un côté d'un récipient qui définit l'espace de traitement, ce moteur étant orienté de façon à engendrer dans le récipient un champ électromagnétique en mouvement de bas en haut et à provoquer ainsi la dispersion de la matière particulaire dans l'espace de traitement. Pour la trempe d'une feuille de verre, l'appareil peut être caractérisé par deux moteurs d'induction linéaires res- pectivement montés sur des côtés disposés face à face du ré- cipient, celui-ci ayant une section rectangulaire oblongue et présentant un sommet ouvert, ces moteurs agissant pour provo- quer une agitation de la matière particulaire dans le réci- pient. Les moteurs peuvent être agencés de manière qu'en fait, les pôles d'un des moteurs soient décalés en quinconce par rapport à ceux de l'autre moteur. Des moyens de refroidissement peuvent être montés au fond du récipient pour refroidir la matière magnétique particulaire 2467637; qui se rassemble au fond du récipient. En outre, des moyens d'arrivée de gaz peuvent être montés au fond du récipient pour introduire du gaz fluidisant dans la matière particulaire présente sur ce fond. L'invention couvre encore toute matière en feuille trai- tée par le procédé selon l'invention et, en particulier, toute feuille de verre trempée obtenue par ce procédé. Pour faire plus clairement comprendre l'invention, on va maintenant en décrire à titre d'exemple un mode de mise en oeuvre en se référant aux dessins annexés, sur lesquels: - la figure 1 est, en élévation, une vue latérale sché- matique partiellement en coupe, d'un appareil selon l'inven- tion pour la trempe d'une feuille de verre par le procédé se- lon l'invention; - la figure 2 est, en élévation, une vue de face de cet appareil, partiellement en coupe suivant la ligne II-II de la figure 1. Le procédé et l'appareil préférés représentés sur les dessins, permettent de tremper une feuille de verre. Le bord supérieur de la feuille 1 est agrippé par des pinces 2, sus- pendues de manière classique, par des câbles 3, à un appareil de levage monté au-dessus d'un four électrique 4. Les câbles de levage 3 s'étendent à travers le four pour pouvoir faire monter la feuille de verre 1 dans le four 4 afin qu'elle y soit portée à une température supérieure à son point de trem- pe avant de subir un refroidissement brusque. Un récipient 5, qui présente une section horizontale rec- tangulaire oblongue et un sommet ouvert, est monté sur une table de levage à mouvement en ciseaux 6, placée au-dessous du four. La table 6 est représentée dans sa position basse dans laquelle elle ménage au- dessous du four assez de place pour permettre d'accrocher la feuille de verre 1 aux pinces. Le récipient 5 est en nue n atière dotée de transparence magnétique, par exemple acier inoxydable non magnétique, et définit un espace de traItemeint 7 dans lequel de la matière particulaire est maintenue en dispersion. Le récipient 5 a de_ dimensions transversale e verticale suffisantes pour recevoir facilement la feuille de voe--re lr rectangulaire dans l exem-ile illustré, mais qui peut être une feuille de verre profilée 2467637; destinée à constituer soit isolément un pare-brise de véhicule, soit encore un élément d'un pare-brise composite pour avion ou d'un pare-brise pour véhicule routier ou ferroviaire. La pièce de base 8 du récipient, non nécessairement en matière à transparence magnétique, définit une chambre collec- trice 9 séparée de la partie principale du récipient par unes membrane poreuse 10 qui peut être une plaque en céramique po- reuse ou en métal fritté. Du gaz fluidisant arrive sous pres- sion dans la chambre collectrice 9 à travers un embout d'ad- mission 11. Une sortie de poudre 12, munie d'un robinet, est prévue immédiatement au-dessus du niveau de la membrane poreu- se 10. Deux moteurs d'induction linéaires 13 et 14, parfois dits moteurslinéaires à courant alternatif sont respectivement mon- tés à l'extérieur de côtés du récipient situés face à face. Chacun des moteurs d'induction linéaires est un moteur tripha- sé de structure classique, dont le stator ou primaire est for- mé d'empilages de lames de fer doux. Chaque stator présente un don plat 15 et une pluralité de branches parallèles 16 sail- lant vers la paroi latérale respective du récipient 5. Les extrémités des branches 16 peuvent soit toucher le récipient , soit être très légèrement espacées des parois du récipient comme représenté. Dans la réalisation représentée à titre d' exemple, les branches 16 des deux moteurs sont dirigées les unes vers les autres. Les enroulements triphasés de chacun des moteurs, indiqués en 17, sont logés de manière classique dans les fentes séparant les branches 16. Des tuyaux de refroidissement peuvent être montés dans le récipient 5 immédiatement au-dessus de la membrane 10 et sont reliés à une arrivée d'eau de refroidissement. Le récipient contient une certaine quantité de matière particulaire 18, constituée en tout ou partie par des parti- cules à aimantation permanente. La matière 18 est représentée à l'état non fluidisé dans lequel elle ne remplit que partiellement le récipient 5. Pour la trempe de verre, il s'avère avantageux d'utiliser comme matière particulaire un mélange de matière ferromagnéti- que particulaire à aimantation permanente et d'une matière. réfractaire non magnétique particulaire, par exemple poudre 2467637' d'alumine telle qu'alumine gamma, de monohydroxyde d'aluminium ou de trihydroxyde d'aluminium. La matière ferromagnétique particulaire est de préférence une matière du type ferrite particulaire. Pour que la matière particulaire subisse l'effet de mise en mouvement requis sous l'effet des champs engendrés par les moteurs d'induction li- néaire, une ferrite particulièrement indiquée est une magnéto- plumbite de formule générale: AO.6 B203 o A est du baryum, strontium ou plomb divalent et B, de 1' aluminium, du gadolinium, du chrome ou du fer trivalent. Des ferrites particulièrement indiquées, que l'on pour- rait produire dans l'état particulaire voulu, sont l'hexafer- rite de baryum (BaO.6Fe203) et l'hexaferrite de strontium (SrO.6Fe203) séchées par pulvérisation. On fait subir à la ferrite particulaire choisie une ai- mantation permanente, puis on la mélange en proportions pré- fixées avec la matière réfractaire pulvérulente non magnétique choisie et l'on place le mélange 18 dans le récipient 5. Apres avoir fait monter la feuille de verre 1 dans le four 4, on fait élever par des vérins la table de levage à mouvement de ciseaux 6 jusqu'en une position telle que le som- met ouvert du récipient 5 soit situé immédiatement au-dessous de la trappe fermée ménagée dans le fond du four. Pendant le soulèvement de la table 6, on fait arriver de l'air fluidi- sant dans la chambre collectrice et la matière particulaire se trouve fluidisée par cet air, -ui traverse de bas en haut la membrane poreuse 10. Il en résulte une expansion vers le haut de la matière particulaire dans le récipient 5. Immédiatement avant l'ouverture de la trappe de four, préalable à la descente de la feuille de verre chaude dans i'espace de traitement 7, on etablit1!aimentation triphasée des moteurs d'induction linéaires!3e'h 14 et les champos é!ec- tromagnêtiques ascendants engendrés par les moteurs, qui se déplacent linéairement I travels! espace de traitement, pro- voquent un écoulement continu vers le haut de!a m al-ière par- ticulaire, en agissant sur la ferrite La ferrite eercec un effet propulseutr pour provoquer une vive agitation de la ma- tigre particulaire, laquelle atteint par expansion un niveau 2467637 i 19 voisin du sommet du récipient. Le niveau 19 atteint par la surface de la matière particulaire expansée se situe près des sommets des stators des moteurs 13 et 14. Les composants de la matière particulaire ne se séparent pas et le champ électromagnétique en mouvement vers le haut a pour effet d'établir une dispersion fortement agitée de la matière particulaire dans le gaz fluidisant, cette dispersion demeurant sensiblement uniforme sur toute la-hauteur, impor- tante, de l'espace de traitement intérieur au récipient. Une fois le verre porté à une température supérieure à son point de trempe, on le descend dans la dispersion gazeuse de matière particulaire contenue dans l'espace de traitement 7 jusqu'en une position, indiquée en 20, dans laquelle le verre est complètement immergé et brusquement refroidi dans la dis- persion de matière particulaire. Le verre demeure suspendu dans l'espace de traitement 4 jusqu'à ce que toute sa masse soit revenue bien en-deçà de son point de trempe et que des contraintes de trempe se mettent à se développer dans la feuil- le de verre de manière connue. L'effet de trempe observé est maximum quand le verre pénètre dans la dispersion suivant un trajet voisin d'un côté de l'espace de traitement, c'est-à- dire décalé par rapport au plan médian situé entre les deux moteurs. Même si le verre chaud a été éventuellement porté à une température supérieure au point de Curie de la ferrite parti- culaire, le verre pouvant être par exemple à une température de 630 à 680'C lorsqu'il est descendu dans la dispersion ga- zeuse, on observe pas de détérioration notable de l'état d' aimantation permanente de la ferrite, ni de l'aptitude de celle-ci à provoquer l'expansion de la dispersion au cours d'une période comportant le traitement de plusieurs feuilles de verre chaudes. On assure un réglage du degré de trempe en faisant varier les proportionsde matière ferromagnétique particulaire et de matière réfractaire non magnétique particulaire présentes dans le mélange, étant donné que, par sa présence, la proportion de matière non magnétique fait varier le coefficient de trans- mission de chaleur de la dispersion gazeuse vis-à-vis des faces du verre. 2467637i Cet effet est illustré par les exemples suivants, qui indiquent les résultats obtenus avec un appareil expérimental simulant la trempe d'une feuille de verre destinée à consti- tuer soit isolément un pare-brise de véhicule automobile, soit un composant de pare-brise en verre stratifié. Le récipient 5 a 450 mm de long, 43 mm de large et 600 mm de profondeur. Les moteurs d'induction linéaires 13 et 14 présentent 1 encoche par pôle et par phase avec un bobi- nage aux 2/3 par pôle et un pas polaire de 50 mm. Chaque bo- binage de chaque enroulement de phase compte 9 spires. Chaque enroulement de phase reçoit un courant d'alimentation de 50 ampères. Lors de la mise sous tension des moteurs, la disper- sion gazeuse de matière particulaire fluidisée monte jusqu'au niveau 19, situé à 50 mm environ au-dessous du sommet du ré- cipient. La matière particulaire utilisée est un mélange d'hexa- -ferrite de baryum particulaire ayant les propriétés suivan- tes: granulométrie moyenne: 150 pm intervalle granulométrique: 30 à 300 pm; à 76% > 150 pm, le trihydroxyde d'aluminium ayant les propriétés suivantes: granulométrie moyenne: 66 pm intervalle granulométrique: 20 à 120 pm. Avant mélange avec le trihydroxyde d'aluminium, on confè- re à l'hexaferrite de baryum particulaire une aimantation per- manente en tassant la poudre dans un tube que l'on fait pas- ser entre les pôles d'un aimant permanent ayant une intensité de champ de 7 x 10 /4 wA/m. On suspend aux pinces des feuilles de verre de 250 x 250 ma et de 2,3 mm d'épaisseur et on les porte dans le four Cà une température de verre moyenne comprise entre 650 et 680C, puis on les refroidit dans la dispersion de matière particulaire, constituée par divers mélanges d'hexaferrite de baryum et de trihydroxvde d'ailuinium dans des proportions allant de 100% en poids de trihydroxyde d'alàmlinimn à 100% en poids d'hexa- -ferrite de baryum. On maintient la matière particulaire a une température d'environ 60 à 100 C. On relève la contrainte de traction médiane mcyenne en- gendrée dans chaque feuille trempée, exprimée par la moyenne 2467637i des valeurs mesurée en haut, au milieu et en bas de chaque feuille. Les résultats obtenus sont portés dans le tableau sui- vant: TABLEAU page 11 Ces résultats indiquent que la contrainte de traction médiane moyenne établie dans le verre augmente avec la propor- tion de ferrite pulvérulente présente dans le mnélange à con- currence d'au moins 32,5% en poids de ferrite. La ferrite seule donne une contrainte plus faible et exige, pour éviter l'agglomération, une grande quantité d'air fluidisant. On peut aussi ajuster les contraintes de trempe engen- drées dans le verre en réglant l'intensité du courant d'ali- mentation appliqué aux enroulements des moteurs, ainsi que la fréquence de ce courant. * C'est ce qu'illustrent les autres exemples suivants, pour lesquels on a utilisé un récipient 5 de 80 mm de large et des moteurs d'induction linéaires13 et 14 à enroulements compor- tant 2 fentes par pôle de chaque phase, avec un pas de pôles de 110 mm. Chaque bobinage de l'enroulement compte 9 spires. Les exemples 13 et 17 ci-dessous montrent l'effet exercé, sur la contrainte de traction médiane engendrée dans du verre de 2,3 mm d'épaisseur, en faisant varier le courant d'alimen- tation des moteurs linéaires 13 et 14 dans l'intervalle al- lant de 40 à 80 ampères. - La matière particulaire est un mélange de l'hexaferrite de baryum et du trihydroxyde d'aluminium utilisés dans les exemples 1 à 12. Le mélange comporte 25% en poids de l'hexa- -ferrite de baryum et 75% en poids du trihydroxyde d'alumi- nium. Le débit d'amenée d'air est de 25 1/mn. Température Contrainte de traction Exemple du verre Courant médiane moyenne (OC) (Ampères) (MN/m) 13 657 40 53 14 664 50 56 665 60 63 16 663 70 65 17 - 664 80 70 _ Composition (en poids %) de la matière particulaire Contrainte de ExemDle Température traction mé- du verre Hexaferrite Trihydroxyde Débit d'air diane niyenne ( C) de baryum d'aluminium (1/mn) MN/m I 675 100 30 44 2 658 6,5 93,5 30 50 3 6654 6,5 93,5 20 51 4 652 6,5 93,5 20 47 659 12,5 87,5 30 62 6 664 12,5 87,5 30 62 7 667 20,5 79,5 25 72 8 670 20,5 79,5 25 68 9 666 26,5 73,5 25 76 666 26,5 73,5 25 76 !660 31,5 68,5 25 79 2 638 I 100 O 90 45 I _ _ _ _ _ _ _ _ __ _ __ _ _ __ _ _ I1 apparaît que la contrainte de traction médiane moyen- ne engendrée augmente sensiblement avec l'intensité du courant appliqué aux enroulements de moteur. Les exemples 18 à 21 montrent l'effet exercé, sur la contrainte de traction médiane moyenne établie dans du verre de 2,3 mm d'épaisseur, en faisant varier la fréquence du cou- rant d'alimentation dans l'intervalle de 50 à 87 hertz, avec une intensité sensiblement constante de 30 ampères. La matière particulaire est le mélange à 25% en poids d'hexaferrite de baryum et à 75% en poids de trihydroxyde d' aluminium utilisé dans les exemples 13 à 17. On utilise un seul moteur du même type que dans les exemples 13 à 17 et le débit d'amenée d'air est encore de 25 1/mn. Les exemples 18 à 21 révèlent une tendance de la con- trainte de traction médiane moyenne à augmenter avec la fré- quence du courant d'alimentation. L'épaisseur du verre peut être quelconque'et aller, par exemple, de 1 à 25 mm. Les exemples 22 et 23 ci-dessous il- lustrent la trempe de feuilles de verre de 300 x 300 mm re- froidies dans une dispersion d'une poudre comportant 25% en poids d'hexaferrite de baryum à granulométrie moyenne de 60 pm et à intervalle granulométrique de 20 à 125 Pm mélangée avec 75% en poids de trihydroxyde d'aluminium à granulométrie moyen- ne de 60 pim et à intervalle granulométrique de 20 à 120 Pm. Température Fréquence d' Contrainte de traction Exemple du verre alimentation médiane moyenne ( C) (hertz) MN/m 18 665 1 50 1 60 19 665 62 65 662 75 67 21 669 87 70 Des matières à aimantation permanente dotées d'une plus forte rémanence que les magnétoplumbites décrites ci-dessus et susceptibles de mise en oeuvre sous forme particulaire sont, par exemple, les alliages fer-cobalt-nickel-aluminium. La matière particulaire peut être sous forme de particu- les composites de matière ferromagnétique et de matière ré- fractaire non magnétique; dans ce cas, l'intensité de trai- tement de la matière en feuilles, par exemple intensité de trempe de verre, dépend des proportions relatives de consti- tuants des particules. On peut monter les moteurs d'induction linéaires 13 et 14 de façon que leurs branches 16 soient décalées les unes par rapport aux autres au lieu d'être situées en regard, ce qui adapte les moteurs de façon que les pôles de l'un soient en fait décalés en quinconce par rapport aux pôles de l'autre moteur. Un autre mode d'obtention de ce résultat consiste à décaler les connexions d'alimentation triphasée. On peut aus- si assurer en combinaison des décalages physique et électrique. Ces variantes confèrent une forme plus complexe au champ électromagnétique en mouvement de bas en haut. On a aussi mis en oeuvre l'invention en disposant les moteurs 13 et 14 latéralement de façon que le champ électro- magnétique progresse horizontalement dans l'espace de traite- ment. Par exemple, on paut faire pivoter de 90 les moteurs linéaires disposés verticalement de façon que le champ se d6- place horizontalement à travers l'espace de traitement 7. Dans un autre agencement, uln espace de traitement horizon- tal situé entre deux moteurs linéaires disposés horizontales ment peut s'étendre sur le trajet emprunt; par des feuilles de verre plates ou bcmbées cqui subissent le traitement en pro- gressant horizontalement sur un transporteur horizontal sur lequel elles arrivent d'un four, traversent un poste de bom- Epaisseur Température Contrainte de traction Exemple du verre du verre médiane m9yenne (mm) ( C) (MN/m) 22 10 665 150 23 12 665 165 bage et pénètrent dans un espace de traitement. Outre qu'ils dispersent la poudre, les champs électromagnétiques qui se déplacent linéairement dans l'espace de traitement horizontal, par exemple suivant une direction transversale à celle d'avan- ce des feuilles de verre à travers l'espace de traitement, font en sorte que la matière particulaire se déverse à partir d'un côté de l'espace de traitement, sur lequel elle est recueillie et recyclée dans l'espace de traitement. Le récipient 5 peut être en une matière plastique, par exemple polyméthylméthacrylate. Suivant une variante, les mo- teurs d'induction linéaires peuvent être enrobés dans une matière plastique moulée de façon à présenter des faces fron- tales plates qui, incorporées à l'appareil, constituent les grandes parois latérales du récipient. En variante, les moteurs complètement enrobés peuvent être immergés dans la matière particulaire contenue dans le récipient. Une couche de matière d'enrobage suffisamment épaisse revêtant les faces frontales des moteurs évite que la matière aimantée n'adhère à ces faces, y formant une couche stationnaire. Une feuille de matière non magnétique telle que contreplaqué peut être fixée à la même fin à chaque face frontale de moteur. REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement d'un article avec une matière particulaire constituée en tout ou partie par des particules à aimantation permanente, cette matière particulaire étant soumise à un champ magnétique, caractérisé en ce qu'on soumet la matière particulaire (18) dans un espace de traitement (7), à l'influence d'un champ électromagnétique en mouvement qui se déplace linéairement à travers l'espace de traitement (7) et assure la sustentation d'une dispersion de la matière par- ticulaire dans l'espace de traitement, et l'on met l'article (1) en contact avec la dispersion dans cet espace de traite- ment. 2. Procédé selon la revendication 1 pour le traitement thermique de verre plat, caractérisé en ce qu'on soumet la matière particulaire (18) à un champ électromagnétique animé d'un mouvement linéaire, appliqué sur la totalité de l'espace de traitement (7). 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le champ électromagnétique est un champ en mouvement de bas en haut. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on fluidise au gaz la matière parti- culaire, qui comprend de la matière non magnétique particulai- re mélangée avec les particules à aimantation permanente, et l'on soumet la matière particulaire fluidisée au gaz (18) audit champ électromagnétique en mouvement 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 3, caractérisé en ce qu'on fluidise au gaz la matière particu- laire (18), qui comprend de la poudre d'alumine, d'alumino- silicate, de rconohydro-yde d alminiuu de trihydroxyde d' aluminirm ou de bicarbonate de sodiums mélangée avec les par- ticules a aimianrtation peî anenter et l on soumet la matire particulaire mélangées fluidise au gaz, audit champ âlectro- magnétique en micuvemenc- 6. Procèdé selon l'une quelconque des revendications! , caracteri-:s en ce!ue lep- 7az;ticules aîmantati on pena ïente sont des particules dJune mailre du typ eferrice. 7. Procédé selon la revendication 6 caractérisé en ce que la matidre du. ype ferrite est une magnêtopluïmbite de 2467637 i formule générale; AO.6B 0 2 3 o A est du baryum, strontium ou plomb divalent et B, de 1' aluminium, du gadolinium, du chrome ou du fer trivalent. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la matière du type ferrite est de l'hexaferrite de baryum (BaO.6Fe203) ou de l'hexaferrite de strontium (SrO.6Fe203). 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'on fait sustenter ladite dispersion par des champs électromagnétiques qui agissent à partir de côtés opposés de l'espace de traitement, et l'on fait péné- trer le verre dans la dispersion suivant un trajet plus voisin de l'un des côtés de l'espace de traitement. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, pour la trempe d'une feuille de verre, suivant lequel on porte la feuille de verre à une température supérieure à son point de trempe, puis on la refroidit brusquement, caractérisé en ce qu'on maintient la dispersion à une température telle que la feuille soit trempée lors de son refroidissement dans la dispersion. 11. Appareil pour le traitement d'un article, comportant des moyens qui définissent un espace de traitement destiné à contenir une matière particulaire, et des moyens d'avance des- tinés à faire pénétrer l'article dans l'espace de traitement, caractérisé par des moyens d'induction linéaires (13, 14) mon- tés de façon à engendrer un champ magnétique en mouvement qui se déplace linéairement à travers l'espace de traitement (7) et est assez intense pour assurer la sustentation dans l'es- pace de traitement d'une dispersion de matière particulaire constituée en tout ou partie par des particules à aimantation permanente. 12. Appareil selon la revendication 11, caractérisé par un moteur d'induction linéaire (13) monté sur un côté d'un récipient (5) qui définit l'espace de traitement, ce moteur étant orienté de façon à engendrer un champ électromagnétique en mouvement de bas en haut dans le récipient et à assurer ainsi la dispersion de la matière particulaire dans l'espace de traitement. 13. Appareil selon la revendication 11, pour la trempe 2467637 i d'une feuille de verre, caractérisé par deux moteurs d'induc- tion (13, 14) respectivement montés sur des côtés situés face à face du récipient (5), lequel présente une section rectan- gulaire oblongue et un sommet ouvert, ces moteurs agissant pour provoquer une agitation de la matière particulaire conte- nue dans le récipient. 14. Appareil selon la revendication 13, caractérisé en ce que les moteurs sont adaptés de façon qu'en fait, les pô- les de l'un d'eux soient décalés en quinconce par rapport à ceux de l'autre moteur. 15. Appareil selon la revendication 12 ou 13, caractéri- sé par des moyens de refroidissement montés au fond du réci- pient (5) pour refroidir la matière particulaire qui se ras- semble au fond du récipient. 16. Appareil selon l'une quelconque des revendications 11 à 15, caractérisé par des moyens d'amenée de gaz (10, 11) montés au fond du récipient (5) pour amener du gaz fluidisant dans la matière particulaire située au fond du récipient. 17. Toute matière en feuilles traitée par un procédé selon l'une quelconque des revendicationsl à 10. 18. Toute feuille de verre trempée obtenue par un pro- cédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10.