La présente invention se rapporte à un manche pour instrument à canaux rotatif. L'instrument à canaux pourvu d'un tel manche peut être une broche, un foret, un alésoir, un bourre-pâ- te... etc, et est utilisé, selon sa nature, avec un contrè-angle à rotation continue ou alternative. Le manche a pour but de permettre la tenue de l'instrument dans le contre-angle et son entraînement en rotation. Jusqu'à maintenant, les manches de tels instruments sont fabriqués soit en métal, soit en matière plastique, et l'extrémité postérieure de la tige de l'instrument est fixée rigidement, par exemple par collage, dans le manche métallique ou noyée dans la matière plastique. Ces instruments à canaux sont réalisés avec des lon- gueurs et des diamètres différents et pour les repérer on utilise des couleurs différentes: dans le cas de manches métalliques, notamment en aluminium, on colore l'aluminium; dans le cas de manche.s en matière plasti- que, on utilise du plastique coloré dans la masse. Cependant, ceci présente un inconvénient lors du netto- yage ou de la désinfection de l'instrument. En effet, ces instruments qui doivent être désinfectés après chaque utilisation, c'est-à-dire très souvent, subissent rapidement des dommages, en particulier les manches en aluminium sont attaqués par la soude employée comme désinfectant et les manches en matière plastique gon- flent sous l'effet du formol employé également comme désinfectant. La présente invention se propose de remédier à ces inconvénients. A cet effet, le manche est caractérisé par le fait qu'il est constitué par un manchon métallique creux dans lequel a été coulé un noyau en matière plastique après insertion de l'extrémité de la tige de l'instrument, 149944d -2- ladite matière plastique solidarisant la tige et le manchon et dépassant au moins à une extrémité du man- chon. On obtient ainsi un manche mixte moins fragile qu'un manche constitué uniquement en matière plastique, le manchon étant fabriqué de préférence en maill.echort ou en laiton nickelé, il n'est pas atsaqui par la soude ni par le formol. rL'invention se rapporte également au procédé de fabrication d'un tel manche selon lequel on dispose dans un moule dont la forme en creux correspond à la forme définitive du manche que l'on veut obtenir, la tige de l'instrument en la calant longitudinalement et axiale- ment, que l'on enfile sur l'extrémité de la tige en le calant longitudinalement, un manchon métallique creux dont la longueur est inférieure à la longueur du moule tandis que son diamètre extérieur correspond au diamètre du moule, puis que l'on coule une matière plastique dans le moule, après l'avoir refermé, ladite matière plasti- que remplissant les parties creuses du manchon et du moule et noyant l'extrémité de la tige. Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, plusieurs formes d'exécution du manche selon l'inven- tion. La figure 1 est une vue en élévation et en coupe partielle du manche. Les figures 2 à 5 sont des vues similaires de quatre autres formes d'exécution du manche. Les figures 2a à 5a sont des vues de profil des manchons correspondant aux quatre formes d'exécution selon les figures 2 à 5. La figure 6 est une vue shcématique en perspective d'un moule utilisé pour la fabrication des manches. -3- On se réfère à la figure 1 illustrant une première forme d'exécution du manche et sur laquelle on peut voir que ce manche se compose d'un manchon cylindrique creux 1 en métal, par exemple en maillechort ou en laiton nickelé, dans lequel à été moulé un noyau en matière plastique 2. La tige de l'outil 3 ayant été insérée, préalablement au moulage, dans le manchon 1 de manière que son axe central soit confondu avec l'axe du manchon, elle se trouve noyée dans le noyau en matière plastique 2 et donc reliée rigidement à lui et au manchon. La forme du moule est telle que la matière plasti- que dépasse de l'extrémité supérieure du manchon pour constituer la tête 4 qui est de préférence munie d'une gorge circulaire 5 et d'un méplat 6 permettant l'accro- chage, respectivement l'entraînement du manche dans le contre-angle. L'extrémité postérieure de la tige 3, noyée dans la matière plastique, est préférablement munie d'une zone 7 aplatie qui permet une meilleure liaison axiale et en rotation entre la tige et le noyau en matière plastique. Dans la forme d'exécution représentée, la partie inférieure du manchon 1 est effilée en tronc de cône 8 et est traversée par un trou 9 dont le diamètre corres- pond au diamètre de la tige 3. Pour obtenir un tel manche, on utilise un moule approprié, par exemple tel que celui illustré figure 6. Ce moule comprend un support 31 dans lequel est prévue une série d'orifices 32 recevant une butée 33, pour positionner longitudinalement l'extrémité de l'instru- ment 3; sur ce support est montée une première paire de mâchoires 34, 34' qui sont écartées lors de la mise en place des tiges des instruments 3 puis serrées l'une contre l'autre pour assurer le maintient de ceux-ci et constituer la paroi inférieure du moule proprement dit. -4- Une seconde paire de mâchoires 35, 35' comportant sur leurs faces en vis à vis 36, 36' la demi-forme en creux du manche 37, 37' sont tout d'abord écartées l'une de l'autre lors de la mise en place des tiges des instru- ments 3, puis appliquées l'une contre l'autre avant la coulée de la matière plastique. Avant de refermer le moule, les manchons 1 sont enfilés sur l'extrémité des tiges 3, leur positionnement exact par rapport aux tiges se faisant automatiquement lors de la fermeture de la deuxième paire de mâchoires 35, 35'. Une fois le moule fermé, on coule la matière plastique, qui est à environ 230 C, dans les carottes de moulage. 38 débouchant par un rétrécissement 39 dans le moule 37, 37', ladite matière plastique venant remplir les parties creuses du manchon 1 et du moule 37, 37', en enrobant l'extrémité de la tige. Une fois la matière plastique refroidie on ouvre le moule et on sépare les manches obtenus des carottes de coulée 38 au point de rupture 39. La partie 4 en matière plastique qui dépasse à l'extrémité du manchon 1 et qui forme la tête peut avantageusement servir à repérer le numéro de l'instru- ment en utilisant des matières plastiques de différentes couleurs. Par ailleurs, cette partie de différentes couleurs reste visible quand les instruments sont rangés dans une boite à stérilisation. La partie du manche en matière plastique qui dépas- se à l'extrémité du manchon peut être de diamètre infé- rieur au diamètre du manchon, ceci pour compenser le gonflement éventuel provoqué par le séjour de l'instru- ment dans le formol, cet écart de diamètre ne gênant en rien l'introduction et la mise en place de l'outil dans le contre-angle. Sur les figures 2 et 2a est représentée une deuxiè- me forme d'exécution du manche, respectivement du man- chon. Dans ce cas, le manchon 10 a une extrémité 11 -5- légèrement conique sur laquelle vient se surmouler un rebord 13 en matière plastique lors du moulage, ceci constituant un moyen d'ancrage entre le manchon et la matière plastique. Comme dans la forme d'exécution précédente, la tige 3 de l'outil est noyée dans le noyau 12 en matière plastique, mais dans ce cas ce noyau 12 se prolonge du côté de la tige par une partie conique 15 qui constitue la partie inférieure du manche. Sur les figures 3 et 3a est illustrée une troisième forme d'exécution du manche, respectivement du manchon. Le manchon 16 est muni d'un trou 17 à travers lequel passe une projection en matière plastique 18 lors du moulage et qui sert à lier les deux éléments de manière plus rigide. Selon la quatrième forme d'exécution montrée figure 4, respectivement figure 4a, c'est une lumière 20, en forme de queue d'aronde, ménagée à l'extrémité supérieu- re du manchon 21 qui assure cette liaison, une projec- tion en matière plastique 22 venant s'insérer dans cette lumière lors du moulage du noyau 23. Les figures 5 et 5a illustrent une cinquième forme d'exécution possible du manche. Dans ce cas, le manchon métallique 24 comporte à son extrémité supérieure une lumière rectangulaire 25 et le bord 26 de ce manchon 24 est prévu pour coïncider avec le bord inférieur 27 de la gorge 28 formée dans la tête. La dimension de la lumière est prévue pour que le méplat 29 de la tête affleure les bords de cette lumière, réservant seulement une petite projection 30 en matière plastique dans le fond de la lumière pour assurer la liaison. Cette disposition renforce la solidité de la partie du manche qui pourrait être rendue plus fragile par la gorge 28. D'autres moyens pourraient être employés pour éviter toute désolidarisation entre les deux matériaux, notamment on pourrait prévoir un filetage sur la paroi intérieure du manchon ou tout autre moyen de rétention. -- 6 -- REVENDICATIONS 1. Manche pour instrument à canaux otatif, carac- térisé par le fait qu'il est ccnstitue par un manchon métallique (1, 10, 16, 21, 24) dans lequei à été coulé un noyau (2, 12, 23) en matire astique apres inser- tion de l'extrémité de la tige î3) de l'instrument, ladite matière plastique solidarisant la tige et le manchon et dépassant au moinsis A unu,xtrémité du man- chon. 2. Manche selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il est prévu au moins un point d'ancrage entre le manchon et la matière plastique. 3. Manche selon la revendication 3, caractérisé par le fait que ledit point d'ancrage est constitué par un orifice (17) dans la paroi du manchon (16) dans lequel se loge de la matière plastique. 4. Manche selon la revendication 2, caractérisé par le fait que ledit point d'ancrage est constitué par une extrémité conique (11) du manchon (10) sur laquelle est surmoulé un rebord (13) en matière plastique. 5. Manche selon la revendication 2, caractérisé par le fait que ledit point d'ancrage est constitué par une lumière (20, 25) dans une des extrémités du manchon (21, 24), et dans laquelle se loge de la matière plastique. 6. Manche selon la revendication 5, caractérisé par le fait que ladite lumière est en forme de queue d'ar- ronde. 7. Manche selon la revendication 2, caractérisé par le fait que ledit point d'ancrage est constitué par un filetage sur la paroi intérieure du manchon. 8. Manche selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la matière plastique qui dépasse à l'extré- mité du manchon constitue la tête (4) du manche et qu'elle est pourvue d'une gorge circulaire (5, 28) et d'un méplat (6, 29). -7- 9. Manche selon les revendications 5 et 8, carac- térisé par le fait que ledit méplat (29) affleure les bords de la lumière (25) et que le bord supérieur (26) du manchon coïncide avec le bord inférieur (27) de la gorge (28). 10. Manche selon lat revendication 1, caractérisé par le fait que le noyau en matière plastique dépasse du manchon du côté de la tige par une partie tronconique. 11. Manche selon l'une quelconque des revendica- tions précédentes, caractérisé par le fait que le man- chon est en maillechort ou en laiton nickelé. 12. Procédé de fabrication d'un manche pour instru- ment à canaux rotatif, caractérisé par le fait que l'on dispose dans un moule (37, 37')dont la forme en creux correspond à la forme définitive du manche que l'on veut obtenir, la tige de l'instrument (3) en la calant longi- tudinalement et axialement, que l'on enfile sur l'extré- mité de la tige, en le calant longitudinalement,un manchon métallique creux (1, 10, 16, 21, 24) dont la longueur est inférieure à la longueur du moule, tandis que son diamètre extérieur correspond au diamètre du moule, puis que l'on coule une matière plastique dans le moule, après l'avoir refermé, ladite matière plastique remplissant les parties creuses du manchon et du moule et noyant l'extrémité de la tige.