L'invention concerne un procédé pour séparer le nickel, le cobalt et le chrome du fer dans des produits métallurgiques contenant ces métaux, par exemple du ferronickel. Plusieurs métaux se raffinent rar élevé trolyse en utilisant des anodes solubles ; la matière brute contenant le métal, habituellement un produit grillé, est dissoute dans l'acide formé par l'électrolyse et la solution obtenue est purifiée chimiquement par un procédé séparé avant d'etre ramenée à l'électrolyse. Un de ces métaux est, par exemple, le zinc. On sait que l'on peut fabriquer le nickel pur par voie hydro-métallurgique par le procédé à anodes solubles constituées par des mattes sulfurées solubles, ou en dissolvant chimiquement cette matte sulfurée et en la purifiant en un électrolyte. Le procédé de dissolution de la matière sulfurée brute contenant du nickel n'est pas applicable tel quel à la dissolution du ferro-nickel en raison de la grande quantité de fer qui se dissout, de la difficulté de traiter le précipité obtenu et de la lenteur de sa dissolution. Il est donc nécessaire de mettre au point un procédé de dissolution et de purification du ferro-nickel qui soit basé sur les sulfates et duquel soient éliminés les inconvénients mentionnés ci dessous. Des difficultés surviennent souvent dans le traitement hydrométallurgique de produits à teneurs élevées en fer : précipitation de fer, filtration du précipité d'hydroxyde ferrique obtenu et surtout lavage du précipité jus qu à élimination suffisamment complète de la liqueur mère. Une trop grande quantité de métal valable contenu dans la liqueur-mère est enlevée en même temps que le précipité. Sn outre, il est très difficile d'enlever, de la cellule d'électrolyse, la boue anodique formée dans la dissolution électrolytique du ferro-nickel. Des essais ont été faits pour mettre au point des procédés de traitement du ferro-nickel et un tel procédé est décrit dans le brevet finlandais nO 44.300 dans ce procédé, le ferro-nickel est dissoutélectrolytiquement en tant qu'anode, et la solution impure de nickel ainsi formée est purifiée chimiquement dans une opération séparée puis la solution contenant le nickel pur est pompée dans le compartiment cathodique où le nickel est précipité électriquement sur la cathode. La solution utilisée est un électrolyte à base de ehlore-ayant un bon effet de corrosion de l'anode, mais étant par ailleurs extrtmement corrosif pour le reste de l'appareil (acide chlorhydrique + chlore) et l'environnement. Pendant lf électrolyse, il se dégage facilement du chlore gazeux toxique qui doit litre utilisé pour la purification chimique du liquide anodique et pour l'éliminatIon à la fois du fer et du cobalt. Dans le procédé suivant la présente invention, le ferronickel peut avantageusement ëtre dissous dans un électrolyte à base de sulfate qui ne possède pas les inconvénients d'un électrolyte à base de chiore. Dans ce cas, le ferronickel est dissous dans l'acide sulfurique formé dans l'élec trolyse, -et la solution obtenue dans la seconde phase est simultanément purifiée de telle sorte que la grande quantité de fer dissous peut être précipitée et éliminée et, en m8me temps, sensiblement tout le nickel contenu dans le ferronickel peut être dissous malgré l'inconvénient que représente la présence du fer. Dans le procédé-suivant l'invention, les dépenses supplémentaires en produits chimiques ont aussi été éliminées; ces produits chimiques seraient nécessaires si un procédé classique de purification d'une solution obtenue par dissolution d'une matte de nickel finement broyée à base de sulfure était utilisé pour le traitement du ferronickel. A l'aide de la présente invention, on obtient ainsi de façon plutSt simple une solution d'électrolyte suffisamment pure pour que l'électrolyse du nickel soit effectuée avec des anodes insolubles en utilisant comme matière première des mélanges de ferronickel à différentes teneurs en fer. Suivant l'invention, le ferroniekel est dissous dans l'acide de recyclage (électrolyte anodique) de l'électrolyse du nickel effectuée avec des anodes Insolubles, et la solution impure de sulfate de nickel obtenue dans la dissolution est purifiée par le procédé décrit ci-dessous , de telle sorte que la solution est suffisamment pure et possède une teneur en nickel convenable pour l'électrolyse. Suivant l'invention, la dissolution dans un acide a lieu dans un appareillage de dissolution en plusieurs étapes, dans des conditions telles que le fer contenu dans le ferronlckef se dissout dans ces étapes et ensuite précipite de la solution sans empocher la dissolution complète et,que de plus, la dissolution est convenablement catalysée. le ferro-nickel peut contenir des quantités variables de fer suivant la provenance des matières premières et le traitement pyrométallurgique. le procédé suivant l'invention convient aussi à des mélanges de ferro-nickel ayant des teneurs élevées en fer. la teneur en fer acceptée dans le ferro-nickel que l'on entend utiliser comme matière première du nickel électrolytique, en d'autres termes, la quantité de fer que l'on peut proportionnellement éliminer d'une façon économique est une question technique et économique, et on ne rencontre pas d'obstacles techniques. La condition préalable du succès de la dissolution du ferro-nickel est qu'il soit mis dans la phase métallurgique sous une forme telle qu'il puisse être broyé. le ferro-nickel peut titre mis sous une forme convenant au broyage au moins en y ajoutant un peu de soufre pendant l'opération de fusion. Une condition préalable au broyage du ferro-nickel est aussi qu il ait été granulé dans l'eau. On peut peut-etre remplacer le soufre en ajoutant du carbone au moment de la fusion, et, dans ce cas, le carbone doit rester dans le ferro-nickel sous la forme graphitique, ou encore en y ajoutant du silicium. les quantités requises et les effets de ces deux dernières substances n'ont pas encore été étudiés. La plus petite teneur en soufre requise pour que le ferro-nickel convienne mieux au broyage est de 0,8 fio. Le ferro-nickel préparé de la façon décrite ci-dessus est broyé par un procédé de broyage humide dans un broyeur à boulets d'acier. Un produit passant à 85 % au tamis de 200 mailles représente une granulométrie suffisamment petite. La dissolution du ferro-nickel a lieu en trois étapes suivant ce qui est représenté sur la figure 1. Dans la première étape de dissolution, le ferro-nickel est mis en présence de la solution sortant de la seconde phase contenant encore quelques dizaines de milligrammes de cuivre et environ un gramme de fer par litre. Le ferro-nickel précipite le cuivre de la solution. La réaction principale dans la première phase est l'oxydation du fer contenu dans le ferronickel en hydroxyde ferrique sous l'influence de l'air que l'on fait Passer dans les réacteurs. Une partie du fer contenu dans la solution s'oxyde ainsi en fer trivalent et est précipité; le pH de la solution s'élève à une valeur de 5,5 à 6,2. Après cette étape d'oxydation, les matières solides sont séparées de la solution dans un décanteur. On fait sortir la solution du circuit de dissolution et ce qui s'écoule en bas du décanteur est pompé vers la seconde étape de dissolution où il rencontre la solution sortant de la troisième étape de dissolution. La solution introduite dans la deuxième étape contient comme composants actifs environ 2 à 4 g/litre de fer et 2 à 5 g/litre de cuivre et son pH est d'environ 2 à 3.Le nickel contenu dans le ferronickel précipite le cuivre de la solution et, en meme temps, il se dissout suivant la réaction: Le fer du ferronickel participe aussi à cette réaction de préci- citation: Le cuivre précipité est oxydé par l'air en oxyde de cuivre suivant la réaction: Ou + 1/2 02 = Cu O Grâce à l'acide se trouvant dans la solution, l'oxyde de cuivre se dissout en donnant du sulfate de cuivre suivant la réaction: Cu0 + 2 H+ = Cu++ + H20. La réaction continue ainsi jusqu'à ce que tout l'acide sulfurique ait été neutralisé et que le pH se soit élevé à une valeur de 4,0 à 4,5. L'hydroxyde ferrique qui a pénétré en même temps que le ferronickel neutralise l'acide et le fer ferrique se dissolvant ainsi dissout le nickel et le fer suivant les réactions: 2 Fe + Ni = 2 Fe++ +++++ et 2 Fe+++ + Fe = 3 Fe++. Après que l'acide ait été neutralisé et amené dans cette zone de pH, la majorité du fer ferreux se réoxyde en hydroxyde ferrique suivant la réaction: 2 Fe + 5 H20 + 1/2 02 = 2 Fe (OH)3 + 4 H+. L'ion hydrogène (acide sulfurique) libéré par cette réaction dissout le fer suivant la réaction: Fe + 1/2 02 + 2 H+ = Fe + H20. et le fer ferreux formé s'oxyde suivant la réaction: 2 Fe++ + 2 H+ + 1/2 2 = 2 Fe+++ + H2O. Quand il n'y a plus d'acide sulfurique (pH = 3,5), le fer ferri que se précipite en hydroxyde ferrique de la façon indiquée par l'équation: En additionnant les deux réactions ci-dessus, l'équation mentionnée ci-dessus est obtenue. Lorsque, de plus, les équations Fe + 1/2 02 + 2 H+ = Fe++ + H O, 2 Pe++ + 2 H + 1/2 02 = 2 Fe +++ + H2O. lorsqu'il nty a plus d'acide sulfurique (pH) = 3,5; et 2 Fe+++ + 6H20 = 2 Pe (OH)3 4 + 6 sont additionnées, on obtient l'équation de réaction: On peut en-;tirer que la réaction totale dans la seconde étape de dissolution est exactement la même que dans la première étape, c'est-à-dire oxydation du fer métallique en hydroxyde ferrique. Après la seconde étape de dissolution, la matière solide est séparée de la solution dans un décanteur, ce qui surnage est introduit dans la première étape de dissolution et le fond dans la troisième étape de dissolution. Dans cette troisième étape de dissolution, le ferronickel ayant partiellement réagi et celui n'ayant pas réagi sont mis en présence du trop plein de liquide anodique sortant de l'électrolyse du nickel et contenant comme composant actif environ 45 à 50 litre d'acide sulfurique. Les réactions suivantes se produisent dans cette troisième étape de dissolution, la plus importante intéressant le nickel.La totalité de l'acide sulfurique se trouvant dans la solution est immédiatement neutralisée par l'hydroxyde ferrique pénétrant en m8me temps que la matière solide,de telle sorte que la teneur en acide sulfurique dans le premier réacteur de la troisième phase s'établit à un niveau de quelques grammes. Fe (OH)3 + 3 H+ = Fe+++ + 3 H20. Suivant ltéquation de réaction: 2 Fe + Ni = 2 Fe + Ni le fer ferrique dissous fait passer le nickel en solution, tout en se réduisant lui-même en fer bivalent, et, suivant l'équation de réaction: 2 Fe+++ + Fe = 3 Fe++. il dissout le fer du ferronickel s'il s'en présente sous la forme métallique. la réaction de précipitation effective dans laquelle le cuivre est impliqué a aussi lieu dans cette étape de dissolution, surtout dans son premier réacteur Ni + Cu++ = Ni + Ou # Fe + Ou++ = Fe++ + Out Cu + 1/2 02 = CuO, et CuO + 2 H± = Cu+++ + H2O la dissolution du ferro-nickel s'achève très rapidement et l'on obtient ainsi une solution contenant, outre le nickel9 du fer ferreux et du cuivre et éventuellement du cobalt et du chrome. A ce stade, le pH de la solution s'est élevé à environ 2 (1p5 à 3).Etant donné que la solution circulant dans le procédé contient environ 30 à 50g/litre de sodium et que la troisième étape de dissolution est mise en oeuvre à une température de plus de 900C dans des conditions extremement oxydantes, (soufflage d'air), toutes les conditions préalables à la précipitation de sulfate de sodium et de fer hydraté sont rassemblées. Ainsi9 le fer précipite en jarosite* cristallisée qui est facile à filtrer et la teneur en fer de la solution diminue considérablement. Suivant le rapport nickel/fer dans le ferro-nickel, la teneur en fer peut aller jusqu'à 20g/litre ou plus.Après la précipitation en jarosite*, la teneur en fer de la solution est environ 2 à 4g/litre suivant la durée de la réaction et la température de la solution. la jarosite* précipite suivant la réaction 3 Fe2 (SO4)3+ Na2SO4 + 12 H2O ~ 2 NaFe3 (SO4)2(OH)6 + 6112504. Comme on peut le voir après cette équation de réaction, l'acide sulfurique est libéré en même temps qu'il y a précipitation de jarosite*. l'acide sulfurique ainsi libéré réagit avec l'oxyde de cuivre pour donner du sulfate de cuivre. Si du ferro-nickel susceptible de réagir est encore présent, il se dissout complètement. Ainsi, dans la troisième phase, on peut clairement observer comment il y a accroissement de la teneur en cuivre de la solution, tandis qu'il y a décroissance de sa teneur en fer. Après la dissolution, le résidu non dissous est séparé de la solution dans un décanteur et il est ensuite filtré Ce qui surnage du décanteur est pompé dans a seconde étape de dissolution. En plus des réactions décrites cidessus, des réactions secondaires se produisent pendant la dissolution ; le fer du ferro-nickel réagit et libère de l'hydrogène *la jarosite ést un sulfate de ferret de potassium hydraté tirant son nom de la ville de Jarosa en Espagne. suivant la réaction: Etant donné que le ferronickel contenait aussi un peu de soufre pour le rendre plus facile à broyer, comme on l'a mentionné cidessus, ce soufre est maintenant combiné au fer ou au nickel ou aux deux à la fois. Ce sulfure est libéré suivant l'équation de réaction: MexSy + 2 yH+ = y H2S + x Me++. (dans laquelle Me = Ni ou Fe) sous forme d'hydrogène sulfuré qui précipite le nickel suivant la réaction: N S + Ni = NiS + 2 H+. et le cuivre suivant la réaction: H2S + Ou = CuS + 2 H Par conséquent-, le résidu non dissous (jarosite) contient de petites quantités de sulfure de nickel et de sulfure de cuivre. Le cuivre qui agit comme catalyseur d'oxydation du nickel dans le processus de dissolution agit aussi comme catalyseur d'oxydation du fer ferreux en fer ferrique. Comme on peut le voir d'après les équations de réaction;-;, le cuivre précipite dans la première et dans la seconde étape de dissolution et se dissout dans la troisième étape de dissolution, d'où il retourne en solution dans la première étape de dissolution.Ainsi, en principe, le cuivre est en circulation interne et seules les pertes se produisant en relation avec l'enlèvement du résidu non dissous et de la jarosite doivent être compensées par une petite addition de cuivre. Si du cuivre est présent dans le ferronickel, il diminue le besoin d'ajouter du cuivre ou le supprime complètement. S'il y a plus de cuivre présent dans le ferronickel que l'on en enlève de l'ensemble en même temps que l'on enlève le résidu non dissous, il faut procéder à un enlèvement séparé du cuivre dans le circuit de dissolution. Ceci peut se faire soit en adjoignant un dispositif électrolytique d'enlèvement du cuivre au circuit, soit en faisant passer une petite partie de la solution de la troisième phase de dissolution dans un circuit latéral où l'enlèvement du cuivre qui est nécessaire se fait à l'aide d'une petite quantité de ferronickel0 Etant donné qu'il reste encore un peu de fer dans la solution obtenue dans la première phase de dissolution, il est pratique d'enlever ce fer en l'oxydant à l'aide de peroxyde d'hydrogène ou de l'enlever avant l'électrolyse sous forme d'hydroxyde ferrique dans un réacteur aéré séparé.Si du cobalt doit être enlevé de la solution en utilisant de l'hydroxyde de nickel (III), alors l'enlèvement du fer avant l'enlèvement du cobalt réduit considérablement le besoin en hydroxyde de nickel (III) lorsque cette élimination de fer a lieu séparément. Si on le désire, l'enlèvement du fer peut être aisément effectué en relation avec 11 enlèvement du cobalt. Si du plomb est présent dans le ferronickels il doit entre enlevé en relation avec l'opération de dissolution, par exemple en utilisant du carbonate de baryum; auquel cas le plomb est enlevé en même temps que le précipité de jarosite. Si du manganèse est présent dans le ferronickel, il doit entre enlevé en relation avec l'en- lèvement du cobalt.La même considération s'applique à l'arse nic; l'arsenic reste partiellement non dissous dans le précipité de jarosite, mais s'il s'y dissout, on l'enlève en mOme temps que le cobalt. Si du zinc est présent dans le ferronickel en quantités tellement importantes qu'il est nécessaire de l'enlever avant l'électrolyse du nickel, cet enlèvement doit se faire avant ou après l'enlèvement du fer, par exemple à l'aide d'hy- drogène sulfuré ou par épuisement. le silicium et le carbone présents dans le ferronickel sont enlevés en même temps que le résidu combiné non dissous et la jarosite. Après l'électrolyse du nickel, le trop plein -liquide anodique- provenant des bacs d'électrolyse est amené à la troisième étape de dissolution. Pour maintenir l'é- quilibre en sulfate de sodium, la portion de sulfate de sodium non éliminé en même temps que le précipité de jarosite doit être enlevée par cristallisation du circuit de dissolution. Le sodium est introduit dans le procédé en relation avec l'enlèvement du fer (hydroxyde de sodium) et l'enlèvement du cobalt en même temps que l'hydroxyde de nickel (III) (hydroxyde et sulfate de sodium). Si la quantite totale de sodium est supérieure à la quantité de sodium éliminée en même temps que la jarosite, on doit faire cristalliser du sulfate de sodium comme on l'a mentionné ci-dessus.Si les quantités d'hydroxyde sont plus faibles que la quantité de sodium éliminée en méme temps que la jarosite, il faut introduire du sulfate de sodium dans le procédé. La consommation de sulfate de sodium est naturellement plus importante lorsque la quantité de jarosite produite est plus importante; en d'autres termes lorsque le rapport nickel/fer dans le ferro nickel est plus faible. Cette invention concerne la phase de dissolution décrite ci-dessus dans laquelle du ferronickel ou quelqu'autre produit métallurgique (matte) contenant du nickel et une grande quantité de fer est dissous dans l'électrolyte anodique recyclé de l'électrolyse du nickel et contenant entre autres de l'acide sulfurique, du sulfate de nickel et du sulfate de sodium. La dissolution a lieu en une seule ou en plusieurs phases. La figure 2 représente un schéma de fonctionnement d'une installation de dissolution de ferronickel en trois étapes. La première étape est constituée d'un seul, la seconde de deux et la troisième de trois réacteurs. Quatre exemples de dissolution de ferronickels ayant des compositions différentes sont donnés ci-dessous. Exemple 1 Analyse du ferronickel s Ni = 80 % Fe = 13 % Cu = 2 % S = 1 autres = 4 % Analyses de la solution à différentes étapes de la dissolution: H2S04 pH Cu Fe Ni g/l g/l g/l g/l liquide anodique 50 O O 60 Réacteur III A 5,0 2,0 6,0 79 Réacteur III B - 2,0 2,5 5,0 81 Réacteur III C - 1,8 3,0 4,0 82 Réacteur Il A - 4,0 0,05 2,0 87 Réacteur II B - 4,5 op05 1,0 89 Réacteur I A - 6,0 0,002 0,9 89 Plus de 99 % du nickel présent dans le ferronickel est dissous. 80 % du fer introduit dans le système est précipité sous forme de jarosite et enlevé en même temps que le résidu. Exemple 2 Analyse du ferronickel Ni = 54 ss Fe = 40 % S = 1% autres = 5 % Analyses de la solution à différentes étapes de la dissolution. H2S04 pH Cu Fe Ni g/i g/l g/l g/l liquide anodique 50 0 0 60 Réacteur III Â - 1,0 2,0 14 74 Réacteur III B - 2,0 2,5 7 80 Réacteur III O - 1,8 3,0 5 82 Réacteur II A - 490 0,05 3 86 Réacteur II B - 4,5 0,05 1 89 Réacteur I A - 6,0 0,002 1 89 99,5 % du ferronickel présent dans le ferronickel se dissout. Plus de 90 % du fer introduit dans le système précipite et est enlevé sous forme de jarosite. Exemple 3 Analyse du ferronickel Ni = 40 % Fe = 54 % S = 1% autres = 5 % Analyses de la solution à différentes étapes de la dissolution. H2SO4: pH Cu Fe Ni g/l g/l g/l g/l liquide anodique 50 0 0 60 Reacteur III A - 1,0 2,0 16 71 Réacteur III B - 2,0 2,5 10 77 Réacteur III C - 1 198 3,0 7 80 Réacteur II A - 3 3,5 0,05 4 86 Réacteur II B - 4,0 0,05 1 89 Réacteur I À - 5,5 0,002 1 89 Plus de 99 % du nickel présent dans le ferro-nickel se dissout. Plus de 95 % du fer introduit dans le système précipite sous forme de jarosite. Exemple 4 On peut aussi traiter du ferro-cobalt et du ferro-chrome pour obtenir du cobalt et du chrome métal comme le ferro-nickel. La condition préalable est que la matière première soit transformée au cours de l'étape métallurgique de façon que l'on puisse la broyer. Pour cela, on ajoute une certaine quantité de soufre au ferrococalt et au ferrochrome, et l'on granule le produit dans l'eau. L'appareillage est essentiellement identique à celui qui sert à la dissolution du ferrc-nickel comme il est illustré dans la figure 3. La façon de procéder dans ces cas est décrite dans les exemples ci-dessous. Exemple 5 Analyse du ferro-cobalt : Co 80 % Fe 15 % S 1 go Autres 4% Analyse de la solution à différents moments de la dissolution : H2S04 pH C Fe Co g/l g/l g/l g/l contenant 112504 50 - O O 60 Réacteur III A 5 - 2,0 7 78 Réacteur III B - 2,0 2,5 5 81 Réacteur II A - 4,0 0,05 2 87 Réacteur II B - 4,5 0905 1 89 Réacteur I A - 6,0 0,002 1 89 Exemple 6 Analyse du ferro-chrome Cr 80 % Fe 15 % S 1 % Autres 4 % Analyse de la solution à différents moments de la dissolution H2SO4 pH Ou Fs Cr g/l g/l g/l g/l contenant H2SO4 50 - 0 0 60 Réacteur III A 5 - 2,0 5 71 Réacteur III B - 2,0 2,5 4 72 Réacteur III C - 1,8 3,0 3 73 Réacteur II A - 4,0 0R05 2 76 Réacteur II B - 4,5 0,05 1 77 Réacteur I A - 6,0 0,002 7 On dissout ainsi plus de 99 % du cobalt et du chrome du ferro-cobalt et du ferro-chrome des exemples 5 et 6. Plus de 80 % du fer, introduit dans le système ferro-cobalt, est précipité sous la forme de jarosite et éliminé avec les résidus. Dans la dissolution du ferro-chrome cette proportIon est de 70 %. Exemple 7 Analyse du ferro-cobalt : Co 40 % Fe 55 % S 1 % Autres 4 ,?o Analyse de la solution à différents moments de la dissolution H2SO4 pH Cu Fe Co g/l g/l g/l g/l contenant H2SO4 50 - 0 0 60 Réacteur III A 5 - 2,0 20 65 Réacteur III B - 2,0 2,5 13 73 Réacteur III C - 1,8 3s0 7 79 Réacteur II A - 3,5 0,05 4 86 Réacteur II B - 4,0 0,05 2 88 Réacteur I A - 5,5 0,002 1 89 Exemple 8 Analyse du ferro-chrome Cr 40 , Fe 55 % S 1 % Autres 4 % Analyse de la solution à différents moments de la dissolution 112504 pH Ou Fe Cr g/l g/l g/l g/l contenant H2SO4 50 - 0 0 60 Réacteur III A 5 - 2.0 20 65 Réacteur III B 2,0 295 15 13 67 Réacteur III C - 198 3,0 7 71 Réacteur II A - 3,5 0,05 4 75 Réacteur II B - 490 0,05 2 76 Réacteur I A = 5,5 0,002 1 77 On dissout ainsi plus de 99 % du cobalt et du chrome du ferro-cobalt et du ferro-chrome des exemples 7 et 8. Plus de 95 % du fer des ferro-cobalt et ferro-chrome introduits dans le traitement sont éliminés sous la forme de jarosite. Analyse des résidus non dissous au cours de la dissolution du ferro-cobalt et du ferro-chrome Exemples 5 6 7 8 Co-% 1,4 - 0,5 Cr-% - 1,6 - 0,6 Fe-% 33 33 33 33 S-% 10 10 10 10 Na-o 4 4 4 4 Lorsque du fer est précipité sous forme de jarosite dans le circuit de dissolution, comme dans le procédé suivant l'invention, il en résulte un avantage considérable du fait que la moitié de l'acide utilisé pour la dissolution du fer se trouvant dans le ferro-nickel est libéré à l'intérieur du circuit de dissolution et peut être utilisé à la dissolution du nickel présent dans le ferro-nickel. Si on ne précipite pas le fer sous forme de jarosite de la manière décrite ci-dessus, on doit le précipiter en dehors du circuit de dissolution en relation avec la purification de la solution9 ce qui est la procèdure classique de l'art antérieur. Dans ce cas, l'acide utilisé dans le circuit de dissolution n'est pas libéré jusqu'à ce qu'il se trouve en dehors du circuit (en relation avec la précipitation de l'hydroxyde ferrique). Alors, il ne peut plus être utilisé pour la dissolution du nickel mais il doit être neutralisé par utilisation d'une base qui est habituellement l'hydroxyde de sodium. Des économies considérables de produits chimiques sont ainsi réalisées en utilisant la précipitation de la jarosite 50 % de acide sulfurique nécessité par la dissolution du fer présent dans le ferro-nickel et presque 100 % de l'hydroxyde de sodium requis pour sa précipitation Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits, à partir desquels on pourra prévoir d'autres modes et d'autres formes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l invention REVENDICATIONS 10) Procédé pour séparer le nickel, le cobalt, et le chrome du fer à partir de produits métallurgiques contenant en plus du fer, au moins un de ces métaux caractérisé en ce que l'on dissout le produit finement divisé contenant du nickel et du fer dans un solvant contenant un sulfate, en au moins deux phases en présence d'un métal alcalin et d'un oxydant de façon telle que le fer soit précipité sous forme de jarosite alcaline et que le nickel reste dans la solution et soit amené à une étape de post-traitement. 20) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le solvant est l'acide sulfurique. 30) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'on utilise le cuivre comme catalyseur d'oxydation dans le processus de dissolution. 40) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la température de la solution est supérieure à 800C et son pH est de 1 à 3,5. 50) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 i 4, caractérisé en ce que le post-traitement de la solution contenant le nickel comprend une purification de la solution dans laquelle les pertes en métal alcalin sont compensées et les impuretés sont enlevées en relation avec l'addition d'hydroxyde de nickel (III), après quoi la solution purifiée est amenée à l'électrolyse du nickel d'où l'électrolyte acide est recyclé à la dissolution après enlèvement de l'excès éventuel de métal alcalin.