On connaît déj l'intérêt que présentent les nitrofurannes dans le champ de la médecine vétérinaire comme coccidiostatiques appliqués a l'aviculture. Sont principalement intéressants les dérivés du nitrofurfuraldéhyde-5 qui comportent ce groupe uni aux deux carbones extrêmes de l'acétone, celle-ci étant substituée dans sa fonction carbonylique par un autre groupe fonctionnel distinct du fait que s'ajoute à leur action antibiotique un effet d'activation du métabolisme, ce qui augmente le facteur de transEormation viande/aliments pour le bétail. I1 est évident que, pour son obtention sous forme synthétique, il est nécessaire de réaliser une réaction entre le nitrofurfuraldéhyde-5 et l'acétone. On connast divers procédés de condensation entre les aldéhydes et les carbones a-cétoniques, mais ces condensations qui sont généralement effectuées dans un milieu fortement alcalin ne sont pas valables dans le cas présent parce que, dans un tel milieu, le nitrofurfuraldéhyde-S est instable. Par conséquent, l'obligation de réaliser cette condensation dans un milieu acide rend problématique cette opération et bien qu'on puisse l'obtenir par diverses méthodes il existe le besoin d'une synthèse économique et facile à industrialiser, qui est celle qui a été mise au point, capable de remplacer les procédés existants de moindre rendement et, par conséquent, en général plus coûteux. La méthode proposée est basée sur le fait que certains sels, qui peuvent autre inclus dans le type des acides de Lewis, peuvent catalyser la condensation aldolique entre aldéhydes et cétones. On élimine alors l'eau qui se forme au cours de la réaction dans le but de déplacer l'équilibre vers la droite, la réaction donnant lieu ainsi a l'obtention du produit de condensation entre l'acétone et le nitrofurfuraldéhyde-5. On a essayé de réaliser cette double condensation en employant différents catalyseurs et les.essais comparatifs qui ont été réalisés ont démontré que celui qui donne les meilleurs résultats est le chlorure ferrique. En meme temps, il a été nécessaire de déterminer les moyens de réaction et les méthodes adéquates pour cette opération et on a constaté que l'hexane-n permet l'entratnement facile de l'eau formée et que, d'autre part, son point d'ébullition est suffisant pour activer la réaction en la favorisant. En combinant ces facteurs, il a été mis au point une méthode grâce à laquelle,dans un milieu constitué par l'hexane-n, on introduit le nitrofurfuraldéhyde-5, l'acétone et le chlorure ferrique et l'on soumet cet ensemble reflux, ce qui donne la réaction suivante (I) Dans une première phase, l'acétone se combine par l'une de ses extrémités avec le nitrofurtùraldéhyde-5 et se trouve fixée dans le milieu de réaction sous la forme de butylidène-l-(nitrofuryle-5)-3-one. Ensuite, après reflux et séparation de l'eau a lieu la liaison par l'autre méthyle cétonique selon (il) Cette réaction peut être réalisée dans un dispositif pourvu d'un piège Dean Stark, qui permet d'effectuer la séparation de l'eau formée au cours de la réaction et, par conséquent, le controle de celle-ci. Une autre possibilité qui affecte aussi le produit consiste à employer l'isopropanol comme milieu de réaction au lieu de I'hexane-n, après quoi l'eau formée est éliminée par un dispositif Soxhlet pourvu d'un déshydratant non alcalin du type silicagel. Dans le milieu ont lieu les mêmes réactions (I) et (vil). Les exemples suivants illustrent l'invention sans toutefois en limiter la portée. EXEMPLE 1 Dans un matras de 1/2 litre pourvu d'un agitateur mécanique, d'un dispositif de chauffage et d'un dispositif Dean Stark, on place 120 ml de hexane-n, 29 g de nitrofurfuraldéhyde-5, 5,8 g d'acétone et 2 g de C12Fe,6H20 et l'on soumet le mélange à agitation et reflux. Au bout de 8 h, on a recueilli dans le tube collecteur d'eau environ 4,5 ml provenant des 3,6 ml formés au cours de la réaction plus 0,9 ml provenant de la déshydratation du C12Fe,6H20. Dans le matras, il reste un produit insoluble qui, après avoir été filtré et lavé, donne environ 20 g de penta-1,5-diène-1,5 (nitrofuryle-5)-3-one avec un point de fusion de 198-2000C sous forme de poudre jaune marron. Rendement : 65% de la valeur théorique. EXEMPLE 2 Dans un matras de 1/2 litre pourvu d'un agitateur mécanique, d'un dispositif de chauffage et d'un dispositif de Soxhlet, on introduit 150 ml d'alcool isopropylique, 14,5 g de nitrofurfuraldéhyde-5, 2,9 g d'acétone et I g de C1,Fe,6H20 et l'on soumet le mélange a reflux pendant 10 h environ, après quoi on refroidit, on filtre et on concentre la masse de réaction, ce qui permet d'obtenir environ 10 g de produit jaune marron Point de fusion : 198-200 C. Rendement : 65%. REVENDICATION Perfectionnements apportés aux procédés de condensation carbonylique, caractérisés essentiellement en ce que l'on fait réagir le nitrofurfuraldéhyde-5 et l'acétone dans un milieu de support de réaction inerte sous agitation continue et à une température comprise entre 50 et 1000C par l'action catalytique d'un halogénure métallique, après quoi on élimine l'eau provenant de la réaction pour obtenir un produit solide et cristallin séparable par filtrage, adéquat pour l'obtention,au au cours de phases posté- rieurs, de produits coccidiostatiques par des moyens conventionnels.