L'invention concerne un procédé pour l'obtention de caractéristiques d'identification lors de l'apposition d'une signature, dans lequel la pression engendrée par l'écriture entre un instrument à écrire et une surface d'écriture est mise en évidence sous la forme d'un signal électrique. L'invention concerne aussi un appareil pour la mise en oeuvre du procédé. La signature apposée manuellement sert souvent à l'identification de personnes. Le plus souvent, la signature fratchement apposée par la personne à identifier est comparée à une signature apposée précédemment sur une carte d'identité, une carte de crédit etc. Toutefois, avec un peu d'exercice, il est facilement possible d'imiter une signature de façon telle qu'à la comparaison visuelle avec la signature apposée précédemment, elle soit Jugée authentique. La comparaison visuelle offre donc une sécurité insuffisante contre les falsifications. I1 est connu aussi d'utiliser lors de la signature un instrument à écrire muni d'un capteur de pression. Cela permet de mettrd en évidence sous la forme d'un signal électrique la variation que subit dans le temps la pression engendrée lors de 1'écriture entre l'instrument à écrire et la surface d'écriture, variation caractéristique d'une signature, et de l'enregistrer à l'aide d'un appareil enregistreur. Pour identifier une personne, on répète ce processus et on compare la courbe de variation de pression ainsi obtenue à la courbe enregistrée précédemment. Les falsifications sont ainsi rendues notablement plus difficiles car il n'est pas aussi facile d'imiter la courbe de variation de pression que l'image écrite proprement dite. I1 est connu en outre d'apposer la signature sur un tableau d'un appareil qui engendre deux signaux électriques représentant les coordonnées du point de contact momentané entre un traceur électrique et le tableau. Des deux signaux, on tire par différentiation la vitesse vectorielle et l'accélération du traceur et on les transforme alors en signaux numériques. La vitesse et l'accélération de la signature constituent des caractéristiques d'identification difficiles à immiter mais les moyens techniques nécessaires à la mise en oeuvre de ce procédé connu sont très importants. L'invention a pour but de fournir un procédé qui permette par des moyens simples d'obtenir, lors de l'apposition d'une signature, des caractéristiques d'identification concernant aussi bien la pression d'écriture que la vitesse d'écriture. Selon l'invention, ce problème est résolu par le fait que l'on appose la signature sur une surface d'écriture qui présente une structure variable de relief dans au moins une direction d'extension. On explique plus précisément ci-après quelques exemples d'exécution de l'invention à propos des dessins sur lesquels la figure 1 montre un dispositif pour l'apposition d'une signature la figure 2 une carte distinctive et la figure 3 est un schéma par blocs d'un appareil d'analyse. Sur la figure 1, on a désigné par 1 un instrument à écrire fortement agrandi dont l'organe d'écriture 2 glisse sur une surface d'écriture 3. La surface d'écriture 3 - dans l'exemple représenté, la surface d'une plaque de matière synthétique 4 - présente une structure de relief variant, de préférence périodiquement, dans la direction d'extension x. Par la pression exercée par la personne sur l'instrument à écrire 1, les régions les plus hautes de la surface d'écriture 3 se déforment élastiquement. Les ondes acoustiques 6 ainsi engendrées, modulées en fréquence et en amplitude, sont reçues par un microphone 5 et transformées en un signal électrique 7 dont la fréquence dépend de la vitesse de l'instrument 1 relativement à la structure de la surface d'écriture 3 et doht l'amplitude varie en fonction de la pression exercée sur l'instrument 1.Le signal électrique 7 a une teneur élevée en informations individuelles sur des caractéristiques d'identification d'une signature 8 apposée à l'aide de l'instrument à écrire 1 sur la surface d'écriture 3. Lors de la vérification d'identité, on peut analyser le signal 7 et comparer le résultat à celui de l'analyse d'un signal engendré de la mdme façon à un moment précédent. Etant donné qu'il n'est guère possible d'imiter les caractéristiques de pression et de vitesse d'une signature, on obtient une très grande sécurité contre les falsifications. Dans le cas le plus simple comme celui que représente la figure 1, la surface d'écriture peur être striée ou cannelée, c'est à dire présenter une structure variable dans une seule direction d'extension. I1 est possible aussi de prévoir une structure de relief à variation périodique dans deux directions, par exemple une structure bosselée disposée en lignes et colonnes de sorte que dans n'importe quelle direction de mouvement de l'instrument à écrire 1, un signal modulé en fréquence est engendré. Dans le cas d'une surface d'écriture cannelée ou striée, on obtient les meilleurs résultats si l'organe d'écriture 2 de l'instrument 1 est sphérique et si l'espacement des lignes dè la surface d'écriture est inférieure au rayon de l'organe d'écriture. De préférence, l'espacement des lignes est de 2 à 10 pm. La profondeur des cannelures influence l'amplitude du signal acoustique. Elle doit dtre suffisante pour éviter que l'organe d'écriture 2 n'entre en contact avec le fond des cannelures. L'espacement entre cannelures et l'orientation des cannelures relativement à la direction générale d'écriture sont des constantes du système qui - une fois choisies - doivent etre maintenues invariables. Si l'on veut renoncer à un enregistrement visible et permanent de la signature sur la surface d'écriture 3, l'organe d'écriture 2 peut être formé d'une simple bille d'acier ; dans le cas contraire, l'instrument à écrire 1 peut être avantageusement un stylo à bille usuel. Le signal électrique 7 peut aussi étre engendré au moyen d'un transducteur mécanique-électrique disposé dans l'instrument à écrire 1 et couplé mécaniquement à l'organe d'écriture 2. En pareil cas, l'instrument à écrire joue un rôle analogue au lecteur de son d'un électroPhone de sorte que l'on peut aussi utiliser les ~ ~ ~ transducteurs transducteurs usuels dans les lecteurs de son, par exemple desx piézoélectriques. Le signal électrique ainsi engendré est amené par un cible à un appareil d'analyse ou d'enregistrement. Enfin, il est possible aussi que la surface d'écriture 3 constitue la membrane du microphone 5. Sur la figure 2, on a désigné par 9 une carte distinctive, par exemple une carte de crédit, une carte d'identification etc. Cette carte présente une région 10 constituant une surface d'écriture 3 destinée à une signature et présentant selon la figure 1 une structure variable périodiquement. La structure, formée par exemple de cannelures ou de stries, peut être obtenue par formage de la carte distinctive fabriquée en matière synthétique et porter seulement sur la région 10 ou sur toute la surface de la carte distinctive. Le signal électrique 7 engendré lorsqu'on signe sur la carte distinctive 9 (figure 1) est analysé et transformé en un code binaire ou numérique qui peut être enregistrée sur la carte distinctive, dans une région 11, sous forme lisible visuellement ou par une machine. Lors de la vérification d'identité d'une personne qui présente la carte distinctive, on peut lire ce code et le comparer à un code formé de façon correspondante à partir de la signature de la personne à identifier.De cette façon, les utilisations illicites de la carte peuvent être reconnues avec une grande sdreté. On peut augmenter encore la streté si l'on enregistre la variation du signal électrique 7 dans le temps sur la carte distinctive 9 qui porte la signature, de préférence sur un support magnétique d'enregistrement 12 de sorte que lors de l'identification, tout le contenu d'information du signal 7 est disponible et qu'il est possible par exemple d'effectuer une comparaison visuelle de la courbe sur un écran. La figure 3 montre un schéma par blocs d'un appareil permettant d'analyser le signal électrique 7. Le signal électrique engendré par le microphone 5 ou par un transducteur mécaniqueélectrique disposé dans l'instrument à écrire 1 est transmis par l'intermédiaire d'un amplificateur 13 à plusieurs filtres à bande étroite 14 à 19. Chacun de ces filtres est relié à plusieurs interrupteurs à seuil dont on a seulement représenté sur ligure 3, pour plus de simplicité, les interrupteurs à seuil 20 à 24 ad Joints au filtre 14. A chaque interrupteur à seuil est relié un élément de dumulation de temps 25 à 29 à la suite duquel peut être prévu un autre interrupteur à seuil 30 à 34. Chacun des filtres 14 à 19 laisse passer une étroite bande de fréquence choisie du signal amplifié. Le signal modulé en amplitude qui traverse un filtre, par exemple le filtre 14, est donc essentiellement formé d'une seule fréquence. A l'aide des interrupteurs à seuil 20 à 24, qui présentent différents seuils échelonnés, le niveau de cette fréquence est analysé. Chacun des interrupteurs à seuil agit chaque fois aussi longtemps que le niveau de la fréquence appliquée à son entrée dépasse le seuil de cet interrupteur. Les éléments de cumulation de temps 25 à 29 cumulent les différents laps de temps dans lesquels le seuil correspondant est dépassé. Enfin, les interrupteurs à seuil 30 à 34 émettent un signal logique 0 ou L selon que les laps de temps cumulés atteignent ou non une valeur totale déterminée. Les éléments de cumulation de temps 25 à 29 peuvent entre formés d'éléments RC qui sont reliés à une tension constante lorsque l'interrupteur à seuil 20 à 24 correspondant entre en action. En outre, les éléments 25 à 29 peuvent être des compteurs d'impulsions qui comptent les impulsions engendrés par un émetteur d'impulsions commun chaque fois que l'interrupteur à seuil 20 à 24 qui précède est entré en action. Dans ce dernier cas, les interrupteurs à seuil 30 à 34 sont superflus. Les signaux de sortie des interrupteurs à seuil 30 à 34 et des compteurs d'impulsions mentionés constituent un code binaire caractéristique de la signature. Etant donné qu'on ne peut pas s'attendre à une concordance totale des codes de deux signatures apposées à des moments différents, une signature est jugée authentique lorsque son code concorde par un nombre prédéterminé d'éléments avec celui qui sert de référence. REVENDICATIONS 1) Procédé pour l'obtention de caractéristiques d'identification lors de l'apposition d'une signature, dans lequel la pression engendrée par l'écriture entre un instrument à écrire et une surface d'écriture est mise en évidence sous la forme d'un signal électrique, procédé caractérisé par le fait que l'on appose la signature sur une surface d'écriture qui présente une structure variable de relief dans au moins une direction d'extension. 2) Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on analyse le signal électrique et qu'on le transforme en un code binaire ou numérique. 3) Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'ot enregistre le code binaire ou numérique sur une carte distinctive qui porte la signature. 4) Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on enregistre la variation du signal électrique dans le temps sur une carte distinctive portant la signature. 5) Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que l'on enregistre la variation du signal électrique dans le temps sur un support magnétique d'enregistrement de la carte distinctive. 6) Appareil destiné à la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, comportant un instrument à écrire, une surface d'écriture et un moyen de mise en évidence de la pression d'écriture sous la forme d'un signal électrique et caractérisé par le fait que la surface d'écriture présente une structure variable de relief dans au moins une direction d'extension. 7) Appareil selon la revendication 6, caractérisé par le fait que la surface d'écriture présente une structure variable de relief dans deux direction perpendiculaires entre elles. 8) Appareil selon l'une des revendications 6 et 7, caractérisé par le fait que la structure du relief est variable périodiquement. 9) Appareil selon l'une des revendications 6 à 8, caractérisé par le fait que la surface d'écriture est cannelée ou striée. 10) Appareil selon la revendication 9, caractérisé par le fait que l'organe d'écriture de l'instrument à écrire est sphérique et que l'espacement des lignes de la surface d'écriture cannelée ou striée est plus petit que le rayon de l'organe d'écriture. 11) Appareil selon la revendication 10, caractérisé par le fait que l'espacement des lignes est de 2 à 10 pm. 12) Appareil selon l'une des revendications 6 à 11, caractérisé par le fait que la surface d'écriture est formée de matière synthétique. 13) Appareil selon l'une des revendications 6 à 12, caractérisé par le fait que le moyen de mise en évidence de la pression d'écriture est un microphone. 14) Appareil selon l'une des revendications 6 à 12, caractérisé par le fait que le moyen de mise en évidence de la pression d'écriture est un transducteur mécanique-électrique disposé dans l'instrument à écrire et couplé à l'organe d'écriture de celui-ci. 15) Appareil selon la revendication 6, destiné à la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 2 et caractérisé par le fait que le signal électrique est transmis à plusieurs filtres à bande étroite reliés chacun à plusieurs interrupteurs à seuil et qu'à chaque interrupteur à seuil est relié un élément de cumulation de temps. 16) Appareil selon la revendication 15, caractérisé par le fait qu'à la suite de chaque élément de cumulation de temps est relié un autre interrupteur à seuil. 17) Appareil selon la revendication 15, caractérisé par le fait que les éléments de cumulation de temps sont des compteurs d' impulsions.