La présente invention concerne d'une manière générale les crochets usuellement mis en oeuvre pour la pose d'éléments de couverture, en particulier d'ardoises, lors de la réalisation ou de la réfection d'une quelconque toiture ou d'un quelconque bardage. Elle vise plus particulièrement ceux de ces crochets qui sont à clouer sur des voliges. Ainsi qu'on le sait, un tel crochet comporte usuellement, disposées chacune respectivement aux extrémités d'un jambage commun, d'une part une pointe, qui est destinée à permettre de le clouer à une volige ou à un quelconque autre support, et d' autre part, une pince, qui est destinée à permettre l'engagement sur un tel crochet d'un élément de couverture à fixer à un tel support, ladite pointe et ladite pince étant situées dans un même plan mais s'étendant en directions opposées l'une par rapport à l'autre vis-à-vis dudit Jambage. En pratique, les éléments de couverture étant disposés en lits successifs se chevauchant deux à deux, par exemple au tiers, chaque crochet mis en oeuvre intéresse deux de tels éléments de couverture, l'un, sous-jacent, l'autre, sus-jacent. En effet, tandis que l'élément de couverture sus-jacent se trouve engagé par son pied dans la pince d'un tel crochet, l'élément de couverture sous-jacent se trouve, par sa tête, recouvert par celui-ci, en raison d chevauchement recherché entre ces deux éléments de couverture. Dans les crochets du genre concerné connus à ce jour, qui sont usuellement formés à l'aide d'un fil rond de diamètre, ou épaisseur, inférieur à celle des éléments de couverture à fixer et convenablement conformé, le jambage s'étend de manière rectiligne de la pince à la pointe. Bien qu'une telle disposition ait donné et puisse encore donner satisfaction, elle présente des inconvénients, qui sont les suivants. Le premier de ces inconvénients résulte de ce que, comme mentionné ci-dessus, chaque crochet recouvre, par son jambage, la tête de l'élément de couverture sous-jacent. En effet, le couvreur, lors de la pose d'un crochet, qui se fait à ce jour manuellement à l'aide d'un marteau, ne peut intervenir qu'à petits coups répétés, pour éviter que ce crochet ne vienne porter avec une pression trop forte sur 1' élément de couverture sous-jacent, sous peine de provoquer la casse de celui-ci ou son soulèvement au pied, ce qui conduirait, dans ce dernier cas, à une mauvaise planéité pour la couverture concernée. Une telle opération de pose prend donc obligatoirement du temps, et elle nécessite une certaine adresse. En outre, elle exclut toute mise en oeuvre d'appareils mécaniques, du type machine à clouer par exemple, à fonctionne- ment pneumatique ou autre,car une telle mise en oeuvre implique l'application aux crochets d'une pression suffisante pour en assurer en une seule fois l'enfoncement de la pointe, sans possibilité de réglage, et donc avec un risque de casse ou de soulèvement certain pour l'élément de couverture sous-jacent. Le deuxième inconvénient des crochets du genre concerné connus à ce jour résulte de ce que, comme mentionné ci-dessus, leur épaisseur, déterminée par le diamètre du fil à partir duquel ils sont constitués, est inférieure à celle des éléments de couverture à fixer, même s'il s'agit d'ardoises. En effet, les éléments de couverture qui le flanquent latéralement se trouvent dès lors systématiquement au contact tant de l'élément de couverture sous-jacent que l'élément de couverture sus-jacent. Par capillarité, il peut ainsi se développer entre ces éléments de couverture des remontées d'eau conduisant au phénomène intempestif bien connu du siphonnage. La présente invention a d'une manière générale pour objet une disposition permettant de minimiser, voire même éliminer ces inconvénients. De manière plus précise, elle a pour objet un crochet pour élément de couverture, en particulier ardoise, du genre comportant, disposées chacune respectivement aux extrémités d'un jambage commun, d'une part une pointe, qui est destinée à permettre de le clouer à une volige ou à un quelconque autre support, et d'autre part une pince, qui est destinée à permettre l'engagement sur un tel crochet d'un élément de couverture à fixer à un tel support, ladite pointe et ladite pince étant situées dans un même plan mais s 'étendant en directions opposées l'une par rapport à l'autre vis-à-vis dudit jambage, ce crochet étant caractérisé en ce que la pointe est établie en bout d' un tronçon du jambage qui, par un décrochement, est décalée transversalement en direction de ladite pointe, dans le plan de celle-ci, par rapport à la partie courante dudit jambage. Grâce à une telle disposition, il y a une dissociation entre d'une part la partie du jambage dotée d'une pointe, et d'autre part la partie de ce jambage appelée à recouvrir l'élément de couverture sous-jacent, en sorte que, lors de la pose du crochet, il est avantageusement possible d'agir sans retenue, à la main ou à l'aide d'un appareil mécanique, sur la première desdites parties, sans risque que la deuxième vienne porter avec une pression insupportable sur ledit élément de couverture sous-jacent. La pose du crochet s'en trouve facilitée. Bien entendu, le décrochement du tronçon du jambage portant la pointe peut être plus ou moins important suivant l'épaisseur des éléments de couverture à poser. I1 peut par exemple être sensiblement égal à cette épaisseur, voire même supérieur. Dans un tel cas, le maintien de chaque élément de couverture se fait bien plus par son pied, par la pince du crochet dans lequel il est engagé, que par sa tête, par pincement du crochet dans la pince duquel est engagé l'élément de couverture sus-jacent. Les éléments de couverture étant ainsi bien plaqués vers le bas par leur pied, l'aspect de la couverture à la constitution de laquelle ils participent s'en trouve amélioré. En outre, les éléments de couverture n'étant plus systématiquement serrés les uns sur les autres, le phénomène du siphonnage peut avantageusement être au moins en partie évité voire même en totalité éliminé. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins schématiques annexés sur lesquels la figure 1 est une vue en élévation d'un crochet suivant l'invention la figure 2 est une vue partielle en plan d'une couverture effectuée à l'aide de crochets suivant l'invention la figure 3 est à échelle supérieure, une vue en coupe transversale de cette couverture-, suivant la ligne III-III de la figure 2 la figure 4 reprend, à échelle encore supérieure, le détail de la figure 3 repéré par un encart IV sur celle-ci. Tel qu'illustré à la figure 1, le crochet pour élément de couverture 10 suivant l'invention comporte, globalement, de manière connue en soi, disposées chacune respectivement aux extrémités d'un jambage commun 11, d'une part une pointe 12, qui est destinée à permettre de le clouer à une volige 13 ou à un quelconque autre support, et d'autre part une pince 14 qui est destinée à permettre l'engagement sur un tel crochet 10 d' un élément de couverture 15 à fixer à un tel support, ladite pointe 12 et ladite pince 14 étant situées dans un même plan, qui est celui de la figure 1, mais s'étendant en directions opposées l'une par rapport à l'autre vis-à-vis du jambage 11. De manière connue, la pince 14 est formée par un repli en U du jambage 11 parallèlement à lui-même, ce repli comportant un premier tronçon 16, qui se rapproche progressivement du jambage 11, puis un tronçon d'extrémité 17, qui s'en éloigne progressivement. Suivant l'invention, la pointe 12 est établie en bout d'un tronçon 19 du jambage ll qui, par un décrochement 20, est décalé transversalement en direction de la pointe 12, dans le plan de celle-ci, par rapport à la partie courante 21 dudit jambage ll au bout de laquelle est formée la pince 14. En pratique, la pointe 12 fait un angle légèrement inférieur à 90 avec le tronçon l9 en bout duquel elle est disposée, ce tronçon 19 est de longueur réduite par rapport à celle de la partie courante 21 du jambage 11 auquel il appartient, et le décrochement 20, qui est délimité par deux plis légèrement arrondis du jambage 11, s'étend en oblique entre les tronçons 19, 21 qu'il relie. De manière usuelle, un tel crochet 10 peut être réalisé à l'aide d'un fil rond convenablement conformé ; il est en pratique en métal. De préférence, le décrochement D de son jambage 11, mesuré perpendiculairement aux tronçons 19, 21 de ce jambage qu' il relie, est supérieur à son épaisseur d, définie par le diamètre du fil à partir duquel il est constitué. Le décrochement D ainsi mesuré peut être légèrement inférieur, sensiblement égal, ou, de préférence, légèrement supérieur à l'épaisseur E des éléments de couverture 15 à fixer. Sur les figures 2 à 4 ceux-ci sont supposés être des ardoises, et celles-ci Sontdisposées en lits successifs se chevauchant deux à deux au tiers, en ce qui concerne leur hauteur, et à la moitié, en ce qui concerne leur largeur. Chaque ardoise 15 se trouve engage par son pied dans la pince 14 d'un crochet 10, dans la zone médlaned'un tel pied. Elle se trouve en outre flanquée latéralement par les crochets de deux ardoises 15 du lit immédiatement sus-jacent. Enfin, par sa tête, elle se trouve recouverte par une ardoise du lit sus-jacent au précédent. Suivant l'invention, l'enfoncement de la pointe 12 d'un crochet 10 dans une volige 13 se fait en agissant sur le seul tronçon 19 du jambage 11 d'un tel crochet en bout duquel est disposée la pointe 12. Par suite, aucune précaution particulière n'est à prendre,un espace suffisant pour l'ardoise 15 sous-jacente demeurant libre en dessous du tronçon 21 formant la partie courante du jambage 1L'd'un tel crochet 10 en bout de laquelle est disposée la pince 14 de celui-ci. De manière usuelle, la pose d'un crochet 10 suivant 1' inven ion peut se faire manuellement, à l'aide d'un marteau. Mais, grâce à l'invention, elle peut se faire également mécaniquement, à l'aide d'un appareil du type de ceux couramment mis en oeuvre pour l'enfoncement de clous. I1 peut s'agir par exemple d'un appareil pneumatique, ou d'un appareil électrique à percussion. Ainsi qu'il est aisé de le comprendre, et tel qu'il est mieux visible à la figure 4, le crochet 10 suivant l'invention peut avantageusement permettre, par le décrochement qui le caractérise, un rehaussement du pied de chaque ardoise 15 par rapport aux ardoises sous-jacentes, et conduire ainsi à la présence d'un jour entre de telles ardoises, ce qui réduit le siphonnage, ou élimine même celui-ci. Dans un tel cas, chaque ardoise 15 s'étend entre, d' une part, un appui, å sa tête, sur la volige 13 sous-jacente, et d'autre part un maintien, à son pied, par la pince 14 du crochet 10 avec lequel elle est en prise, sans contact, nécessairement, avec les ardoises sous-jacentes. Sur les figures, les jours existant ainsi entre les ardoises ont été volontairement accentuées, pour les rendre mieux visibles. Bien entendu, la présente invention ne se limite pas à la forme de réalisation décrite et représentée, mais englobe toute variante d'exécution. L'application de l'invention ne se limite pas non plus à la pose d'ardoises, mais peut s'étendre à celle d'autres types d'éléments de couverture. Enfin, il va de soi que le crochet suivant l'invention peut être livré de manière individuelle, notamment s'il est destiné à une pose manuelle, ou en bande, notamment s'il est destiné à une pose mécanique, à l'aide d'un appareil. REVENDICATIONS 1. Crochet pour élément de couverture, en particulier ardoise, du genre comportant, disposées chacune respectivement aux extrémités d'un jambage commun, d'une part une pointe, qui est destinée à permettre de le clouer à une volige ou à un quelconque autre support, et d'autre part une pince, qui est destinée à permettre l'engagement sur un tel crochet d'un élément de couverture à fixer à un tel support, ladite pointe et ladite pince étant situées dans un meme plan mais s'étendant en directions opposées l'une par rapport à l'autre vis-àvis dudit jambage, caractérisé en ce que la pointe est établie en bout d'un tronçon du jambage qui, par un décrochement, est décale transversalement en direction de ladite pointe, dans le plan de celle-ci, par rapport à la partie courante dudit jambage. 2. Crochet suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ledit tronçon du jambage est de longueur réduite par rapport à celle de la partie courante de celui-ci. -3. Crochet suivant l'une quelconque des revendications 1, 2, caractérisé en ce que le décrochement dudit tronçon du jambage, mesuré perpendiculairement à celui-ci, est supérieur à l'épaisseur de l'élément de couverture à fixer.