La présente invention est du domaine des traitements de signaux et concerne, de façon plus précise, un indicateur de puissance d'un signal. Un tel indicateur s'applique notamment partout où on veut surveiller l'opération d'un canal de transmission de signaux, que les signaux transmis par ce canal soit sous forme analogique ou numérique. On trouve une application particulière de cet indicateur de puissance, concernant des signaux électriques, dans le domaine de la transmission teléphonique à quatre fils, lorsqu'on effectue une suppression des échos. On sait qu'il est usuel d'interconnecter dans un terminal de transmission téléphonique des lignes locales deux fils à des lignes quatre fils par'l'inter- médiaire d'un roseau différentiel ou tout autre réseau de séparation. Le système quatre fils procure une voie unidirectionnelle séparee pour les deux sens de transmission des signaux échangés entre deux terminaux tandis que les circuits locaux deux fils établissent une voie bidirectionnelle unique entre un terminal et un abonne.Le réseau differentiel n'étant jamais idéal, une partie du signal transmis à une ligne locale deux fils par une des voies de la ligne quatre fils se trouve renvoyée sur l'autre voie de la ligne quatre fils vers le terminal émetteur et, lorsque le retard en boucle est non négligeable, est ressentie comme écho par l'abonne qui est à l'origine de ce signal.Dans un tel cas, il est connu d'insérer, à chaque terminal, un demi-suppresseur d'écho qui observe l'état d'cscupation des deux voies de la ligne quatre fils et introduit notamment, dans la voie émission de ce terminal, un bloqueur lorsque l'abonné dit proche ne parle pas tandis que l'abonne dit lointain avec lequel il est en communication parle, de façon à bloquer la transmission vers l'abonne lointain de l'écho du signal sur la voie réception. Pour pouvoir détecter l'intervention de l'abonné proche pendant que l'abonne lointain parle, dans le but de retirer le bloqueur de la voie émission et permettre ainsi la transmission de l'intervention, il est nécessaire de disposer, pour la détection de parole sur la voie émission, d'une indication sur la puissance du signal sur la voie réception t on admet généralement, en effet, qu'une telle intervention se traduit par une puissance du signal sur la voie émission supérieure à -celle du signal sur la voie réception, alors qu'un écho arrivant sur la voie émission est affaibli par rapport au signal de la voie réception qui lui a donné naissance.Comme par ailleurs un signal présent à la sortie de la voie réception d'un demi-suppresseur d'écho met un certain temps, que l'on appelle parfois retard d'écho cté abonné et qui est au maximum de l'ordre de quelques dizaines de mililsecondes, pour arriver sous forme d'écho à l'entrée de la voie émission de ce même dispositif, on doit tenir compte en outre de ce retard décho dans l'évaluation de la puissance du signal sur la voie réception. Une solution au problème d'indication de puissance d'un signal, particulièrement adaptée aux besoins d'un demi-suppresseur d'écho numérique est décrite dans le brevet français nO 72 00 434. On prévoit dans ce brevet des détecteurs de niveaux pour détecter les différents niveaux que peut prendre le signala ici de type numérique, à traiter ; chaque détecteur est associé à une mémoire dans laquelle est emmagasinée la valeur du niveau que détecte ce détecteur, atténuée dans un rapport donné.Le fonctionnement est le suivant on détecte les niveaux successifs du signal à traiter et chaque niveau détecté valide la mémoire correspondante pendant une durée fixe prédéterminée, choisie égale à la durée maximale du retard d'écho coté abonné ; à chaque instant, l'indication de puissance est donnée par la plus grande des valeurs parmi celles emnagasinees dans les seules mémoires qui sont validées. Une telle solution conduit à un dispositif assez complexe, nécessitant notamment un nombre élevé de mémoires et un nombre élevé de comparateurs à grand nombre d'entrées. La demande de brevet français n075 t)8 763, au nom de la demanderesse, propose dans le même but, un dispositif comportant un nombre beaucoup plus restreint d'éléments. Dans le dispositif décrit dans cette demande on compare la valeur instantanée de l'amplitude du signal incident à traiter à une valeur variable emmagasinée dans une mémoire et constituant l'indication de puissance. La loi de variation de la valeur mémorisée est la suivante : lorsque la valeur instantanée du signal incident est supérieure à la valeur mémorisée, cette valeur instantanée devient la nouvelle valeur mémorisée ;lorsque la valeur mémorisée n'a pas été modifiée pendant une première durée prédéterminée, la plus grande des deux valeurs suivantes, valeur instantanée du signal incident et valeur mémorisée atténuée dans un rapport fixe donné, devient la nouvelle valeur mémorisée à condition toutefois que ladite plus grande des deux valeurs ne soit pas inférieure à un seuil de discrimination donné.En effet, pour discriminer dans le signal incident un signal utile d'un bruit, on prévoit un moyen pour détecter le passage et le maintien du signal incident on dessous d'un certain seuil de discrimination, ainsi qu'un moyen pour comparer avec ce seuil la valeur mémorisée atténuée ; lorsque le signal incident est resté inférieur à ce seuil pendant une deuxième durée prédéterminée, ou lorsque la valeur mémorisée est restée inchangée pendant ladite première durée et que la valeur instantanée du signal incident et la valeur mémorisée atténuée sont toutes deux inférieures au seuil1 ce seuil devient la nouvelle valeur mémorisée j on indique ainsi que le signal incident ne comporte que du bruit. Ce dispositif est en pratique très simple. I1 est aussi particulièrement adapté pour surveiller la voie réception d'une ligne de transmission quatre fils dans le cadre d'une application à un demi-suppresseur d'écho, ladite première durée prédéterminée étant alors choisie égale à la durée maximale du retard d'écho c8té abonné. On notera dans ce cas que, lorsqu'une première crête du signal à traiter, emmagasinée dans la mémoire, est suivie d'une deuxième crête à peine inférieure. survenant après la première au bout d'une durée légèrement plus courte que la durée maximale du retard d'écho, cette seconde crête n'est pas prise en compte dans la mémoire dont le contenu est atténué, très peu de temps après, dudit rapport fixe donné si la deuxième crête est suivie d'une redescente brusque du signal.L'écho de cette seconde crête, qui arrive sur la voie émission avec un certain retard et une fois que le contenu de la mémoire a été atténué, est effectivement pris pour un écho et non pas pour une intervention de l'abonné proche s'il présente, par rapport à la seconde crête, une atténuation voisine ou supérieure à celle subie par le contenu de la mémoire. I1 s'ensuit que, dans le cadre d'une application à un demi-suppresseur d'écho, ce dispositif permet de bloquer avec cer'titude tous les échos qui, par rapport aux signaux qui leur ont donné naissance, présentent une atténuation au moins égale à celle du rapport fixe prédéterminé que peut subir la mémoire. La présente invention propose un nouvel indicateur de puissance d'un signal, très simple et qui, dans le cadre d'une application à un demi-suppresseur d'écho permet de bloquer avec certitude tous les échos dont le niveau est inférieur à celui des signaux qui leur ont donné naissance. Bien entendu, on comprendra que cette application de l'invention à un demi-suppresseur d'écho est une application particulière nullement limitative. La présente invention a pour objet un indicateur de puissance d'un signal incident, caractérisé en ce qu'il comporte - un premier moyen pour délivrer un signal d'horloge H de période prédéterminée T, - un second moyen recevant le signal incident et piloté par le signal H, pour délivrer à chaque instant d'une période T et pour chaque période T, la valeur maximale de l'amplitude du signal incident entre le début de la période concernée et l'instant considéré. la valeur délivrée à la fin de chaque période constituant ainsi la valeur de crête du signal incident pour cette période, - un troisième moyen, connecté audit second moyen et piloté par le signal H, pour conserver en mémoire la valeur de crête trouvée pour chaque période T pendant les n périodes T suivantes, n étant un nombre entier non nul, et - un quatrième moyen connecté audit second et audit troisième moyen pour sélectionner à chaque instant d'une période et pour chaque période la plus grande valeur d'un ensemble formé par la valeur délivrée à cet instant par ledit second moyen et les n valeurs de crête trouvées pour les n périodes précédentes, la valeur sélectionnée par ce quatrième moyen constituant l'indi cation de puissance recherchée. Dans une réalisation préférée de l'invention, ledit second moyen ccm- porte une mémoire, un comparateur pour comparer la valeur instantanée de l'amplitude du signal incident à une valeur inscrite dans cette mémoire, un moyen commandé par le comparateur pour inscrire dans la mémoire la valeur instantanée de l'amplitude du signal incident chaque fois que cette dernière est supérieure à la valeur mémorisée, et un moyen commandé par le signal H pour initialiser, au début de chaque période T, le contenu de ladite mémoire à la valeur instantanée de l'amplitude du signal incident. De préférence également, ledit troisième moyen comporte n mémoires connectées en série dont la première de cette série reçoit dudit second moyen à la fin de chaque période T > la valeur de crête trouvée pour cette période, le contenu de cette première mémoire étant transféré de proche en proche dans les autres mémoires sous la commande du signal H. Dans une réalisation particulière, ledit quatrième moyen est muni d'un moyen pour remplacer par un seuil prédéterminé ladite plus grande valeur lorsque celle-ci est inférieure à ce seuil, cece dernier étant déterminé de façon à constituer un seuil de discrimination signal utile-bruit pour le signal incident. Par ailleurs, les composants de l'indicateur sont réalisés de préférence en technique numérique, ledit second moyen recevant le signal incident sous forme de mots binaires représentant l'amplitude d'échantillons de ce signal. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaltront au cours de la description qui va être faite ci-après en se référant au dossier ci-annexé dans lequel - la figure 1 représente un exemple particulier de réalisation de l'indicateur de puissance selon l'invention > pour lequel on a choisi n = 2 - la figure 2 représente des graphiques qui illustrent le fonctionnement de l'indicateur de puissance selon la figure 1. Dans la figure 1 > une entrée 1 reçoit un signal électrique incident de type analogique, dont on veut surveiller la puissance. Ce signal est appliqué à un convertisseur analogique-numérique 2 piloté par un signal d'horloge d'échantillonnage He de période Te, délivré par une base de temps 3. Le convertisseur 2 délivre on réponse sous forme binaire, la valeur de l'amplitude des echantil lons successifs du signal incident, indépendamment de la polarité de ces échantillons. Les bits concernant chaque échantillon sont par exemple délivrés en parallèle par le convertisseur 2 > ce que l'on a symbolisé dans la figure par une ligne unique de sortie barrée de trois traits obliques.Toutes les valeurs qui interviendront par la suite seront aussi sous forme de mots binaires constitués chacun de bits en parallèle. Le signal d'échantillonnage He commande en outre le chargement d'une première mémoire numérique 4 dont l'entrée est connectée à la sortie d'un commutateur 5 à deux entrées A et B. L'entrée A du commutateur 5 est alimentée par la sortie du convertisseur 2 et l'entrée B de ce commutateur, par la sortie de la mémoire 4. On dira par la suite que le commutateur 5 est on position 1 ou 2 selon que sa sortie est connectée à l'entrée A ou B. Un comparateur numérique 6 compare les valeurs délivrées successivement par le convertisseur 2 avec celles contenues successivement dans la mémoire 4. et délivre un signal logique qui est appliqué à travers un circuit d'inhibition 7, en commande du commutateur 5. Selon que la valeur sortant du convertisseur 2 est supérieure ou non à celle contenue dans la mémoire 4, ce signal logique commande la mise du commutateur en position 1 ou en position 2. La base de temps 3 délivre un autre signal d'horloge H, de période prédéterminée T, grande par rapport à la période d'échantillonnage Te. De préférence, la période T est un multiple entier K de la période Te, et le signal H est formé d'impulsions brèves, chacune de durée égale à une période d'échantillonnage Te. Les impulsions du signal H sont appliquées en commande dudit circuit d'inhibition 7 de façon à provoquer l'inhibition du signal de sortie du compa- rateur 6 et la mise forcée en position 1 du commutateur 5 pendant un top de commande de chargement de la mémoire 4 au début de chaque période T. On inscrit donc dans la mémoire 4, au début de chaque période T, la valeur instantanée de l'amplitude du signal incident. Pour la suite de la période, le circuit d'inhibition 7 est inopérant s dans ces conditions, lorsque le comparateur 6 indique que la valeur instantanée de l'amplitude du signal incident est supérieure à la valeur contenue dans la mémoire 4, le commutateur 5 est en position 1 et ladite valeur instantanée est inscrite dans le mémoire 4 au premier top de commande suivant du signal He j par contrer lorsque la valeur instantanée de l'amplitude du signal incident n'est pas supérieure à la valeur contenue dans la mémoire 4, le commutateur est en position 2 et le contenu de la mémoire 4 n'est pas modifié au premier top de commande suivant du signal He. On obtient ainsi dans la mémoire 4, à chaque instant d'une période T et pour toutes les périodes T, la valeur maximale de l'amplitude du signal incident entre le début de la période concernée et l'instant considéré J à la fin de chaque période T, le contenu de la mémoire 4 constitue la valeur de crête du signal incident pour cette période. Le signal logique de sortie du comparateur 6 étant par exemple à "1" ou "O" selon que la valeur délivrée par le convertisseur 2 est supérieure ou non à celle contenue dans la mémoire 4, et les impulsions du signal H étant par exemple des impulsions logiques "1t, le circuit d'inhibition 7 peut être constitué par une simple porte loginue OU. La mémoire 4 peut être constituée de plusieurs bascules en parallèle pour emmagasiner respectivement les bits en parallèle d'un mot binaire. Le commutateur 5 peut être ce qu'il est courant d'apneler un multiplexeur numérique. Le dispositif représenté comporte encore deux n = 23 mémoires numériques 8 et 9 connectées en série à la suite de la mémoire 4. Ces deux mémoires 8 et S, nui sont tout à fait semblables à la mémoire 4, sont chargées sous la commande du signal H de façon qu'à la fin de chaque période T, le contenu de la mémoire 4 soit transféré dans la mémoire 8 et celui de la mémoire 8 dans la mémoire 5. La mémoire 4 contenant à la fin de chaque période T la valeur de crête du signal incident pour cette période, on voit que les mémoires 8 et 5 conservent, au cours de chaque période T, les deux valeurs de crête du signal incident trouvées pour les deux périodes T précédentes, respectivement Les bascules des mémoires 4, 8 et 8 sont par exemple de type maître- esclave avec échantillonnage des valeurs à inscrire sur les fronts montants du signal de commande (Ho ou H selon les mémoires) et inscription de ces valeurs sur les fronts descendants de ce signal de commande, et le signal He peut être formé de créneaux "1" et "3" d'égale durée.Dans ces conditions, les impulsions "1" du signal H sont de préférence approximativement centrées sur les fronts montants du signal He avec toutefois,un léger décalage de façon que les fronts montants (et descendants) du signal H surviennent après un faible retard à la suite de fronts descendants du signal He. Ce retard a notamnent pour but de nermettre que l'opération d'inscription dans la mémoire 4 soit terminée à coup sur avant pue ne se produise l'échantillonnage du contenu de cette mémoire 4 sous l'action des fronts montants du signal H.On sait qu'un tel signal H peut être obtenu facilement à partir du signal He , il suffit d'un compteur par K alimenté par les impulsions du signal He et d'un décodeur permettant de détecter un état particulier parmi les K états nossibles du compteur, l'adJonction de portes logiques en sortie du détecteur pouvant éventuellement être nécessaire pour obtenir un décalage suffisant entre les fronts du signal H ainsi élaboré et les fronts descendants du signal He. Une telle réalisation est de type tout à fait classique et, de ce fait, la base de temps 3 n'a nas été détaillée dans la figure. Les sorties respectives des mémoires 8 et 9 sont reliées à un premier sous-ensemble de sélection 10 qui a nour rôle de sélectionner la plus grande des deux valeurs (ou bien entendu la valeur commune, le cas échéant contenues dans les mémoires 8 et 9 respectivement. Ce sous-ensemble 10 comporte un commutateur 101 à deux entrées a et b alimentées par les sorties des mémoires B et S respectivement, et une sortie c sur laquelle est recueillie la valeur sélectionnée.Ce commutateur 101 qui est analogue au commutateur 5, est commandé par un comparateur numérique 102 qui reçoit en entrée les deux valeurs emmagasinées dans les mémoires 8 et 9 et établit dans le commutateur la connexion entrée a sortie c ou la connexion entrée b - sortie c selon que la valeur inscrite dans la mémoire 8 est supérieure ou non à celle inscrite dans la mémoire 0. Un second sous-ensemble de sélection 11, analogue au précédent et de ce fait non détaillé dans la figure, est placé à la suite du sous-ensemble lfl et est connecté par ailleurs à la sortie de la mémoire 4 pour sélectionner la plus grande des deux valeurs délivrées par ces deux circuits. La valeur sélectionnés par le sous-ensemble 11, qui est donc la plus grande des trois valeurs contenues dans les mémoires 4, 8 et 9 respectivement, est à son tour appliquée à un troisième sous-ensemble de sélection 12, analogue aux deux précédentes et recevant par ailleurs une valeur de seuil fixe prédéterminée S issue d'une source 13. La sortie du sous-ensemble de sélection 12, sur laquelle on recueille soit la plus grande des valeurs mémorisées dans les mémoires 4, 8 et 9, respectivement, soit la valeur de seuil, selon que la première est supérieure ou non à la seconde, est reliée à une sortie 14 de l'indicateur à travers un circuit de rééchantillonnage 15 piloté par le signal d'échantillonnage He, Ce circuit de rééchantillonnage, qui peut être formé par exemple de plusieurs bascules en parallèle pour les différents bits en parallèle du mot délivré par le sousensemble 12, a simplement pour roule d-'éliminer les états transitoires dûs en particulier au fonctionnement asynchrone des sousPenssmbles de sélection. Le seuil S est un seuil de discriminstion signal utile-bruit et indique par sa présence sur la sortie 14 de l'indicateur que le signal incident ne comporte que du bruit. Oans le cadre d'une application à un demi-suppresseur d'écho où l'indicateur selon l'invention est placé sur la voie réception du demi-suppresseur, ce seuil peut être choisi égal à-31 dbmo. Oans le cadre d'une telle application, en outre, la période d'échantillonnage Te peut autre de 125us. La période T est déterminée de préférence de telle sorte que le produit de sa valeur par le nombre n de périodes T pendant lesquelles la valeur de crête trouvée pour chaque période T est conservée en mémoire soit égal au retard maximal d'écho côté abonné. Ce retard maximal d'écho étant par exemple de 25 ms, on choisit donc T = 12,5 ms pour l'indicateur de la figure 1, dans lequel n = 2. La raison de ce mode particulier de détermination de la période T apparabtra plus clairement après la description de la figure 2 qui illustre le fonctionnement du dispositif selon la figure 1. Dans la figure 2 on a représenté en a) le signal analogique incident qui peut être le signal sur la voie réception d'un demi-suppresseur d'écho ; étant donné qu'on s'intéresse uniqusment à l'amplitude de ce signal et non pas à sa polarité, c'est en fait une version redressée de ce signal qui est représentée. En b), c) et d) sont représentés les signaux délivrés par les mémoires 4, 8 et 9, respectivement. En e) apparait le signal à la sortie 14 de l'indicateur. Pour des raisons pratiques évidentes étant donné le rapport entre la période T et la période d'échantillonnage Te, les signaux des graphiques b) et e) apparaissent sous forme analogique. Le signal incident a été représenté sur quatorze périodes T, T1 à T14. On suppose qu'à l'or-gine to le seuil S est appliqué en sortie de l'indicateur, le contenu de chacune des trois mémoires étant inférieur à ce seuil. Pendant la période TI et au début de la période T2, le signal incident ne comporte que du bruit. Son amplitude est très faible et reste inférieure à la valeur de seuil S j il en est de même pour les valeurs contenues dans les trois mémoires. Le seuil continue donc à être appliqué en sortie de l'indicateur. Vers le milieu de la période T2 l'amplitude du signal incident se met à croître rapidement et le contenu de la mémoire 4 suit cette croissance t dès que, à l'instant tl, ce contenu dépasse le seuil S, le signal de sortie de l'indicateur suit alors aussi cette croissance. A la fin de la période T2, la première crête du signal incident située au-dessus du seuil, soit Cl, n'est pas encore tout à fait atteinte ss le contenu de la mémoire 4 continue à croitre au début de la période T3 i il en est de même pour le signal de sortie de l'indicateur. A l'instant t2, cette première crête C1 est atteinte, sa valeur reste alors enmagasinée dans la mémoire 4 et on la retrouve en sortie de l'indicateur jusqu'à l'instant t3 où le signal incident dépasse cette première valeur de crête pour atteindre à l'instant t4 une seconde crête C2, plus élevée que la première. Pendant l'intervalle de temps t3 - t4, le contenu de la mémoire 4 et le signal de sortie de l'indicateur suivant le signal incident i à l'instant t4 la valeur de cette seconde crête C2 est enregistrée dans la mémoire 4 où elle reste emmagasinée jusqu'à la fin de la période T3 tandis qu'on retrouve cette valeur en sortie de l'indicateur. A la fin de la période T3, la valeur de la crête C2 (qui est la valeur de crête pour cette période) est transférée de la mémoire 4 à la mémoire 8 tandis que la valeur instantanée du signal incident, inférieure à cette valeur de crête, est inscrite dans la mémoire 4. Gracie à la mémorisation effectuée par la mémoire 8, la valeur de la crête C2 continue à être appliquée en sortie de l'indicateur jusqu'à l'instant t5 où, le signal incident dépassant cette valeur, le contenu de la mémoire 4 et par suite le signal de sortie de l'indicateur se remettent à suivre le signal incident.Une nouvelle crête C3 supérieure à la crete C2 est atteinte à l'instant t6 i sa valeur reste emmagasinée dans la mémoire 4 jusqu'à la fin de la période T4 et l'on retrouve donc cette dernière valeur en sortie de l'indicateur pendant cet intervalle de temps. A la fin de la période T4. la valeur de la crête C3 est transférée de la mémoire 4 à la mémoire 8. tandis que la valeur de la crête C2 qui était emmagasinée dans la mémoire 8 est transférée à la mémoire 9 i la valeur instantanée du signal incident est inscrite dans la mémoire 4. Pendant les périodes T5 et T6,l'amplitude du signal incident reste inférieure à la valeur de la crête C3 conservée pendant la première de ces deux périodes dans la mémoire 8 et pendant la seconde dans la mémoire 9 ; cette valeur est donc maintenue en sortie do l'indicateur pendant la durée de ces deux périodes. Au début de la période T7, c'est la valeur de crete détectée par la mémoire 4 pour la période T5, et qui se trouve alors dans la mémoire 9, qui est appliquée en sortie de l'indicateur. Le signal incident restant inférieur à cette valeur, celle-ci est maintenue en sortie de l'indicateur pendant toute la période T7. Pendant la période TO, c'est la valeur de crête détectée pour la période T6, qui se trouve alors aussi dans la mémoire 9, qui est maintenue en sortie de l'indicateur. Au début de la période T9, la valeur de crête détectée pour la période T8 qui se trouve alors dans la mémoire 8, est appliquée en sortie de l'indicateur elle y est maintenue jusqu'à l'instant t7 où l'amplitude du signal incident dépassant cette valeur, le signal de sortie suit le signal incident. Ce dernier atteint une nouvelle crête C4, d'amplitude relativement faible, à l'instant t8, puis, à l'instant t10 qui coricide avec la fin de la période, une autre crete C5 beaucoup plus importante, après hêtre repassé à l'instant t9 par la valeur de la crête C4.Le contenu de la mémoire 4 et par suite le signal de sortie de l'indicateur croissent en accord avec le signal incident dans l'intervalle t7 t8, restent à la valeur de la crête C4 dans l'intervalle tO-tO, et croissant à nouveau en accord avec le signal incident dans l'intervalle t9-t10. A la fin de la période TO, la mémoire 4 et l'indicateur délivrent la valeur de la crête C5. Le signal incident ne présentant pas alors de crête plus élevée que la crête C5, la valeur de la crête C5 reste emmagasinée dans la mémoire 4 pendant toute la période T10. il s'ensuit que cette valeur est conservée dans la mémoire 8 pendant les périodes T10 et T11, et dans la mémoire 9 pendant les périodes T11 et T12 j on la retrouve donc on sortie de l'indicateur tout au long des trois périodes T10 à T12. Au début de la période T13, le signal de sortie de l'indicateur se trouve rabaissé à la valeur de crête qui a été détectée par la mémoire 4 pour la période T11 et qui est maintenant mémorisée par la mémoire 9 ; le signal de sortie reste ensuite constant jusqu'à la fin de la période. Le signal incident n'ayant comporté depuis la fin de la période T11 que du bruit d'amplitude inférieure au seuil S, les trois valeurs emmagasinées dans les mémoires 4, 8 et 9, respectivement, au début de la période T14 sont toutes inférieures au seuil S I ce seuil est alors appliqué en sortie de l'indicateur qui indique ainsi que le signal incident ne comporte plus de signal utile. Il est facile de voir, d'après les graphiques de la figure 2, que le signal de sortie de l'indicateur ne peut descendre au-dessous de la valeur de l'amplitude du signal incident considéré à un instant quelconque avant l'écoule- ment à partir de cet instant, d'une durée au moins égale au produit 2.T, et, d'une façon générale, n.T. Il s'ensuit que, lorsque l'indicateur est utilisé pour surveiller la voie réception dans un demi-suppresseur d'écho, on est assuré en choisissant le produit n.T égal au retard maximal d'écho côté abonné de pouvoir bloquer avec certitude tout écho dont le niveau est inférieur à celui du signal qui lui a donné naissance. En outre, le temps maximal de redescente de l'indicateur, c'est à dire le temps maximal au bout duquel une diminution prolongée de l'amplitude du signal incident se traduit dans le signal de sortie de l'indicateur( par une diminution de son amplitude) est égal à 3.T, et, d'une façon générale, (ns1).T. Avec le signal incident illustré dans la figure 2, le temps maximal de redescente est effectivement atteint une fois, à la suite de la crête C5. Dans l'exemple chiffréparticulier que l'on a considéré où T est pris égal à 12,5 ms, n étant égal à 2, on voit que le temps maximal de redescente est de 37,5 ms. On notera que, dans le cadre d'une application à un demi-suppresseur d'écho où la valeur du produit n.T est imposée par le retard maximal d'écho abonné, le temps maximal de redescente est une fonction décroissante du nombre n, c' est à dire en pratique du nombre de mémoires de l'indicateur. On a décrit un exemple particulier de réalisation de l'invention mais il est bien évident que l'on peut y apporter des modifications et ou remplacer certains moyens par d'autres techniquement équivalents. Notamment, et bien que cela conduise à une réalisation un peu plus lourde, au lieu d'affecter en permanence une mémoire [4) à la détection des crêtes du signal incident et les autres mémoires t8 et 9) à la conservation des valeurs de ces crêtes, on pourrait avoir des mémoires toutes identiques qui seraient affectées par permutation circulaire à la détection des crêtes, chacune pendant une période T, chaque valeur de crête détectée par une mémoire étant alors conservée par cette même mémoire jusqu'à ce que celle-ci soit à nouveau affectée à la détection de crête.En outre, au lieu de comparer le seuil S aux valeurs emmagasinées dans les mémoires pour appliquer ce seuil en sortie de l'indicateur s'il est supérieur à toutes ces valeurs, on pourrait prévoir un moyen pour initialiser à ce seuil, au début de chaque période T, la mémoire t43 servant à la détection de crête. D'autre part, il est bien évident que si l'on n'a pas besoin de distinguer dans le signal incident un signal utile d'un bruit, ou si une telle distinction n'est pas possible, l'introduction du seuil S est superflue. De même est superflu le convertisseur analogique-numérique (2) dans le cas où le signal incident se présente déjà sous forme numérique.On pourrait aussi réaliser l'invention entièrement en analogique en choisissant pour les mémoires, les comparatgurs et les commutateurs des composants analogiques. Notons encore que l'indicateur selon l'invention, réalisé en techniques numériques, peut être utilisé en temps partagé pour surveiller une pluralité de signaux incidents. Par ailleurs, il est bien évident que c'est à titre d'exemple que l'on a décrit de façon détaillée une réalisation avec n égal à 2 cece nombre n peut être 1 ou bien au contraire un nombre entier plus grand : dans le premier cas il suffit de supprimer une mémoire et un sous-ensemble de sélection, dans le second cas il faut en ajouter. D'autre part, il est bien entendu que l'application de l'invention à la surveillance de signaux téléphoniques ne constitue qu'une application particulière, donc nullement exclusive. REVENDICATIONS 1/ Indicateur de puissance d'un signal incident, caractérisé en ce qu'il comporte: - un premier moyen pour délivrer un signal d'horloge H de période prédéterminée T, - un second moyen recevant le signal incident et piloté par le signal H, pour délivrer à chaque instant d'une période T et pour chaque période T, la valeur maximale de l'amplitude du signal incident entre le début de la période concernée et l'instant considéré, la valeur délivrée à la fin de chaque période constituant ainsi la valeur de crête du signal incident pour cette période, - un troisième moyen, connecté audit second moyen et piloté par le signal H, pour conserver en mémoire la valeur de crête trouvée pour chaque période T pendant les n périodes T suivantes, n étant un nombre entier non nul, et - un quatrième moyen connecté audit second et audit troisième moyen pour sélectionner à chaque instant d'une période et pour chaque période, la plus grande valeur d'un ensemble formé par la valeur délivrée à cet instant par ledit second moyen et les n valeurs de crête trouvées pour les n périodes précédentes, la valeur sélectionnée par ce quatrième moyen constituant l'indication de puissance recherchée. 2/ Indicateur de puissance selon la revendication I, caractérisé en ce que ledit second moyen comporte une mémoire, un comparateur pour comparer la valeur instantanée de l'amplitude du signal incident à une valeur inscrite dans cette mémoire, un moyen commandé par le comparateur pour inscrire dans la mémoire la valeur instantanée de l'amplitude du signal incident chaque fois que cette dernière est supérieure à la valeur mémorisée, et un moyen commandé par le signal H pour initialiser, au début de chaque période T, le contenu de ladite mémoire à la valeur instantanée de l'amplitude du signal incident. 3/ Indicateur de puissance selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que ledit troisième moyen comporte n mémoires connectées en série dont la première de cette série reçoit dudit second moyen, à la fin de chaque période T, la valeur de crete trouvée pour cette période, le contenu de cette première mémoire étant transféré de proche en proche dans les autres mémoires sous la commande du signal H. 4/ Indicateur de puissance selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ledit quatrième moyen est muni d'un moyen pour remplacer par un seuil prédéterminé ladite plus grande valeur lorsque celle-ci est inférieure à ce seuil, ce dernier étant déterminé de façon à constituer un seuil de discrimination signal utile-bruit pour le signal incident. 5/ Indicateur de puissance selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce quetous les composants de l'indicateur sont réalisés en technique numé rique, ledit second moyen recevant le signal incident sous forme de mots binaires représentant l'amplitude d'échantillons de ce signal. 5/ Application de l'indicateur de puissance selon l'une des revendications 1 à 5, à un demi-suppresseur d'écho d'un terminal d'une ligne téléphonique à quatre fils pour surveiller le signal de la voie réception de ce terminal et délivrer une valeur de comparaison avec la puissance du signal de la voie émission de ce terminal en vue de commander la suppression de l'écho du signal de la voie réception arrivant sur la voie émission avec un retard au plus égal à un retard maximal donné, caracteriséen ce que la période prédéterminée T est choisie de telle sorte que le produit n.T soit approximativement égal à ce retard maximal d'écho.