La présente invention, due à Genrikh Yakovlevich LEKAKH, est relative aux dispositifs de sécurité pour main courante d'appareils élévateurs et transporteurs à action continue, désignés couramment par le terme "escalators", et elle concerne plus particulièrement de tels dispositifs de sécurité à monter sur les escalators et les transporteurs pour les personnes au point d'entrée de la main courante dans le parapet fixe. Ces dispositifs de sécurité ont pour but d'éviter aux usagers des blessures dans le cas où les doigts pénètrent accidentellement dans la fente entre la main courante en mouvement et le parapet fixe. On connait un dispositif de sécurité comprenant un écran fixé au parapet. Dans l'écran est ménagée une ouverture dont la forme suit, avec un faible jeu, celle de la section trans vsrsale de la main courante. L'écran est suivi d'un dispositif de blocage qui arrête la commande de l'escalator au moment où les doigts d'une personne sont entrainés dans la fente entre la main courante et l'écran. Un tel dispositif, tout en augmentant la sécurité des passagers, ne résout pas radicalement le problème. Cela tient au fait que, meme si le blocage fonctionne instantanément, la distance de freinage de l'escalator et, par conséquent, de la main courante, peut varier, pour diverses raisons de 1 à 4 mètres. C'est-à-dire que le dispositif sera de faible secours pour la personne dont les doigts sont déjà engagés dans la fente dangereuse entre la main courante et le parapet, bien qu'il puisse néanmoins diminuer la gravité de la blessure. On sait qu'il y a, sur la surface de la main courante, des élargissement et des surépaisseurs aux endroits du joint de vulcanisation. En fonctionnement, la main courante subit généralement des déplacements transversaux. I1 en résulte que, lors de l'utilisation d'un dispositif de sécurité de ce type présentant un orifice de dimensions fixes pour le passage de la main courante, il se produit une usure rapide des bords de l'orifice et de la main courante, ce qui conduit à une augmentation dangereuse du jeu existant entre ces bords. On connait également, d'après le brevet US n03 809 206, un dispositif de sécurité pour main courante d'escalator évitant la blessure lorsque les doigts d'un usager pénètrent dans la fente entre la main courante en mouvement et le parapet. Ce dispositif comprend deux paires de volets situés l'une après l'autre suivant la marche de la main courante. Ces deux paires de volets sont montées sur deux axes verticaux fixés rigidement au carter du dispositif et placés de part st d'autre de la main courante. Les deux paires de volets sont montées avec un jeu par rapport à la main courante. Le jeu entre la première (suivant le sens de la marche) paire de volets et la main courante est partiellement obturé par la deuxième paire de volets montée avec un jeu moindre par rapport à ladite main courante.Sous le bord inférieur de la deuxième paire de volets est monté, sur des glissières verticales, un coulisseau sollicité par un ressort. Ce coulisseau présente une surface en biseau qui vient toucher lesdits volets lorsqu'ils se trouvent en position de travail. Le coulis seau porte des cliquets de retenue verrouillant la première paire de volets en position de travail. Un dispositif de blocage de la commande de I'escalator est fixé sous le coulisseau et actionné par ce dernier. Lorsque les doigts d'un usager pénètrent dans la fente entre la main courante en mouvement et les volets, la deuxième (suivant le sens de la marche) paire ds volets tourne dans la direction du déplacement de la main courante en repoussant le coulisseau vers le bas. Dès que ces voletez échappent au contact de la surface en biseau du coulisseau, la première paire de volets se dégage des cliquets et les deux pai -res de volets s'ouvrent suivant le sens de la marche de la main courante. I1 se forme ainsi un grand espace entre la main courante et le parapet, ce qui évite la blessure des doigts de l'usager.Simultanément à l'ouverture des volets, le dispositif de blocage fonctionne et l'escalator s'arrête. Cependant, dans un tel dispositif, au moment du passage de surépaisseurs locales de la main courante, ou par suite de déplacements transversaux de cette dernière, il se crée d'importants efforts aux points de contact de la main courante avec les volets, efforts qui provoquent une usure rapide de la main courante et des volets. Cela tient au fait que, dans de telles conditions, la main courante tend à écarter le volet dans la direction perpendiculaire à son axe longitudinal, alors que le volet ne peut s'écarter que le long de l'axe longitudinal de la main courante. En cas de pénétration d'un objet étranger entre la main courante et les volets, la deuxième (dans le sens de la marche) paire de volets agit sur le coulisseau dans la direction du mouvement de la main courante. Ledit coulisseau ne peut. cependant. se déplacer que dans la direction perpendiculaire au déplacement de la main courante. I1 s'ensuit qu'un effort important doit être appliqué à la deuxième paire de volets pour faire fonctionner un tel dispositif de sécurité. Cela signifie que le dispositif de sécurité en question ne possède pas une grande sensibilité. I1 est, par ailleurs, assez difficile de remettre un tel dispositif en position de travail du fait que les volets du dispositif, comme il a été indiqué, s'ouvrent après son fonctionnement vers l'avant. dans la direction du mouvement de la main courante, c'est-à-dire vers l'intérieur du parapet. La présente invention a notamment pour but de supprimer les inconvénients susmentionnés des dispositifs antérieurs. L'invention vise à procurer un dispositif de sécurité tel que ses volets soient montés de manière à exclure l'usure rapide de la main courante et des volets due au passage, à travers ce dispositif, de surépaisseurs locales existant sur la main courante, de même qu'aux déplacements latéraux de cette dernière, tout en assurant la sécurité complète en cas de pénétration des doigts d'un usager dans la fente entre la main courante et le parapet. Le dispositif de sécurité pour la main courante d'escalator, selon l'invention, comprend, d'une part, une première paire de volets pivotants fixés au parapet par l'intermédiaire d'un carter et destinés à prévenir la pénétration d'objets étrangers entre la main courante et le parapet, lesdits volets étant montés avec un jeu par rapport à la main courante, d'autre part. une deuxième paire de volets qui suit la première dans le sens de marche de la main courante. ces volets étant montés avec un Jeu par rapport à la main courante avec possibilité d'écart angulaire le long de son axe, et, d'autre part, un coulisseau sollicité par un ressort, coulisseau coopérant directement avec la deuxième paire de volets et portant des cliquets assurant la coopération avec la première paire de volets, le susdit dispositif de sécurité étant caractérisé en ce que les volets de la première paire sont montés avec possibilité de pivoter dans le plan perpendiculaire à l'axe longitudinal de la main courante et sollicité par un ressort dans le sens de leur rapprochement, chaque volet de la deuxième paire étant monté sur le volet correspondant de la première paire. Grâce à cette réalisation, lorsque le dispositif est traversé par des surépaisseurs locales existant sur la main courante1 ou lorsque les déplacements latéraux de la main courante ont lieu, les volets s'écartent aisément sous l'action de la main courante dans le plan perpendiculaire à l'axe longitudinal de celle-ci et reviennent à leur position de départ dès que la main courante cesse de les solliciter. De cette manière, on évite l'usure rapide de la main courante et des volets. Les volets de la première paire sont avantageusement fixés sur des -axes montés avec possibilité de rotation, parallèles à l'axe longitudinal de la main courante, axes sur lesquels est monté ledit coulisseau et, en outre, sont prévues des cames coopérant avec les cliquets du coulisseau qui portent un ressort et sont montés avec possibilité de pivoter dans le plan perpendiculaire à l'axe longitudinal de la main courante. Il s'ensuit qu'il suffit d'appliquer un faible effort aux volets pour faire fonctionner le dispositif de sécurité. Une tel le sensibilité élevée rend le dispositif plus fiable. Il est également avantageux d'exécuter les cliquets du coulisseau de telle façon que leurs cotés opposés à ceux contactant les cames soient biseautés afin de faciliter la remise du dispositif en position de travail. La présente invention sera mieux comprise à l'aide de la description détaillée qui suit, d'un mode de réalisation préféré mais non limitatif, avec références aux dessins ciannexés dans lesquels - la figure 1 représente schématiquement un dispositif de sécurité selon l'invention, vu de devant - la figure 2 est une vue en plan de ce dispositif - la figure 3 représente schématiquement une coupe suivant 111-111 figure 2 - la figure 4, enfin, représente schématiquement une coupe suivant IV-IV figure 3. Le dispositif de sécurité pour la main courante d'un escalator, illustré figure 1, comprend une première paire de volets 2, 3 fixés rigidement sur des axes 4, 5 avec un jeu par rapport à la main courante 1. Les axes 4, 5 sont disposés parallèlement à l'axe longitudinal de la main courante 1 et montés dans un carter 6 (figure 2) avec possibilité de rotation. Du côté intérieur des volets 2, 3 sont fixés, à l'aide de lames élastiques 7, les volets 8, 9 d'une deuxième paire de volets, suivant le sens de marche de la main courante 1. Les volets 8, 9 sont montés avec un jeu par rapport à la main courante 1 et obturent partiellement le jeu entre les volets 2, 3 et la main courante 1. Sur les axes 4, 5 (figure 23 est monté un coulisseau 10 constitué par deux chapes 11, deux cliquets 12, 13 et une butée 14. Les cliquets 12 et 13 sont montés dans les chapes 11. Le cliquet 12 est monté sur l'axe 4 et le cliquet 13 sur l'axe 5. Les cliquets 12, 13 sont montés avec possibilité de pivoter dans les chapes 11 par rapport aux axes 4 et 5, respectivement. La butée 14 est solidaire des chapes Il (figure 3). Entre les cli quiets 12. 13 (figure 43 est monté, sur des demi-axes 15, un ressort 16 qui sollicite les cliquets 12, 13 dans la direction radiale. Une came 17 est fixée rigidement sur l'axe 4 (figure 2l tandis que l'axe 5 porte une came 18 fixée rigidement à celui-ci. La came 17 coopère avec le cliquet 12 et la came 18 avec le cliquet 13. Les volets 2, 3 sont sollicités dans la direction de leur rapprochement mutuel par le ressort 16 qui agit par l'intermédiaire des cames 17, 18 et des cliquets 12, 13, respectivement. La face du cliquet 12, opposée à celle qui contacte la came 17. est biseautée comme montré en 19 (figure 3). Un biseau similaire 19 est pratiqué sur le cliquet 13. Le carter 6 (figure 2) porte des excentriques 20, 21. L'excentrique 20 est placé sous le cliquet 12 (figure 3) en regard de sa face biseautée 19. Entre l'excentrique 20 et la face biseautée 19 du cliquet 12 se trouve un Jeu qui est réglé lors de la mise au point du dispositif. L'excentrique 21 est monté sous le cliquet 13 de la même façon. Le coulisseau 10 contacte. par sa butée 14, les volets 8. 9, grace à l'action d'un ressort 22 qui pousse le coulisseau 10 vers lesdits volets 8, 9. L'axe 4 porte, à son extrémité opposée au volet 2, un levier 23 destiné à actionner un microinterrupteur (non représenté) d'un mécanisme de blocage de la commande de l'escalator. Ce dispositif de sécurité fonctionne de la manière suivante. Dans le cas où les doigts d'un usager pénètrent dans la fente entre la main courante 1 et, par exemple, le volet 8. ce dernier s'écartera, en faisant fléchir les lames élastiques 7 le long de l'axe longitudinal de la main courante 1 dans la direction de son avancement. En même temps, le coulisseau 10 se déplacera, sous l'action du volet et le long des axes 4, 5, dans la même direction. Les cliquets 12, 13 se dégageront de dessous les cames 17, 18 en les libérant. Les volets 2, 3 s'ouvriront et viendront occuper la position extreme indiquée sur la figure 1 par un trait interrompu mixte. Il se formera alors, entre la main courante 1 et les volets 8, 9, une grande ouverture et l'usager pourra retirer sa main. Simultanément à l'ouverture des volets 2, 3, le levier 23 appuiera sur le micro-interrupteur du mécanisme de blocage de la commande de l'escalator, assurant ainsi l'arrêt de l'escalator avec sa main courante. En cas de pénétration des doigts d'un usager dans la fente entre la main courante 1 et le volet 9, le dispositif fonctionnera exactement de la même manière. Au passage à travers le dispositif d'une surépaisseur locale existant sur la main courante 1, ou pendant les légers déplacements latéraux de ladite main courante, cette dernière, en agissant par exemple par l'intermédiaire du volet B sur le volet 2, fera tourner ce dernier, avec l'axe 4, d'un certain angle dans la position indiquée sur la figure 1 par un trait interrompu mixte. Lors de ce mouvement, la came 17, en tournant avec l'axe 4, fait pivoter le cliquet 12 autour de l'axe 4 en comprimant le ressort 16, La surépaisseur locale de la main courante 1 étant passée, le ressort 16 fera pivoter, en se détendant, le cliquet 12 en sens inverse. Dans ce mouvement, le cliquet 12, en faisant tourner l'axe 4 et la came 17, ramène le volet 2 en position de départ. En cas d'action de la main courante 1, pour les mêmes raisons, par l'intermédiaire du volet 9 sur le volet 3, le dispositif fonctionnera exactement de la même manière, à cette différence seulement qu'il y aura coopération de la came 18, du cliquet 13 et du meme ressort 16. Dans le cas d'importants déplacements latéraux de la main courante 1, le dispositif fonctionne d'abord comme il vient d'être décrit. Le cliquet 12 (figure 3} pivote alors sous l'action de la came 17 jusqu'à disparition du Jeu entre la face biseautée 19 du cliquet 12 et l'excentrique 20. Au moment du contact de la face biseautée 19 du cliquet 12 avec l'excentrique 20, le pivotement du volet 2, provoqué par le déplacement de la main courante 1, cesse. C'est-à-dire que 1 'écar- tement limite du volet 2 sous l'action de la main courante 1 est déterminé par la valeur du jeu entre la face biseautée 19 du cliquet 12 et l'excentrique 20. Sous l'action ultérieure de le main courante 1 sur le volet 2, par suite de l'interaction de la face biseautée 19 du cliquet 12 et de l'excentrique 20, le coulisseau 10 se déplace sur les axes 4, 5 dans la direction du mouvement de la main courante 1 en comprimant le ressort 22. Le déplacement du coulisseau 10 continue jusqu'à ce que le cliquet 12 et le cliquet 13 se dégagent de dessous leurs cames respectives 17 et 18.Ceci libère les cames et les volets 2. 3 basculeront en position extrême, comme le montre la figure 1. Le coulisseau 10 se déplacera alors sous l'action du ressort 22 dans le sens inverse. En même temps. le levier 23 appuiera sur le midrointerrupteur du mécanisme de blocage de la commande de l'escalator, en provoquant l'arrêt de l'escalator et de sa main courante 1 . En cas d'action de la main courante 1, à l'occasion d'un important déplacement transversal, le volet 9 agit sur le volet 3 et le dispositif fonctionne de la même manière que dans le cas précédent, le déplacement du coulisseau 10 dans la direction du mouvement de la main courante 1 s'effectuant cette fois par suite de coopération de la came 18. du cliquet 13 et de l'excentrique 21. Après le fonctionnement d'un tel dispositif de sécurité, on le remet en position de travail en faisant pivoter les volets 2, 3 vers la main courante 1 jusqu'à leur jonction. Lors de ce mouvement. les cames 17, 18. en agissant sur les faces biseautées 19 des cliquets 12, 13 respectivement, déplacent le coulisseau 10 en comprimant le ressort 22 dans la direction du mouvement de la main courante 1 jusqu'à ce que les cames 17, 1B se dégagent des faces biseautées 19 des cliquets 12, 13. A ce moment, le coulisseau 10 se déplace dans le sens inverse sous l'action du ressort 22, et les cliquets 12, 13 s'engagent sous les cames 17, 18 respectivement.De cette façon, les volets 2, 3 seront sollicités par l'intermédiaire des cames 17, 18 et des cliquets 12, 13 respectivement, dans le sens de leur rapprochement mutuel, le dispositif étant ainsi remis en état de fonctionnement. L'avantage du dispositif de sécurité selon la présente invention réside en ce que, tout en écartant tout risque de blessure en cas de pénétration des doigts d'un usager dans la fente entre la main courante mobile et le parapet de l'escalator il remédie à l'usure prématurée de ladite main courante et des volets. Un autre avantage important de ce dispositif est qu'il est très fiable en service et que sa remise en état de fonctionnement est très simple. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Dispositif de sécurité pour main courante d'escalator, comprenant une première paire de volets pivotants fixés au parapet à l'aide d'un carter, destinés à empêcher la pénétration d'objets étrangers entre la main courante et le parapet et montés avec jeu par rapport à la main courante, une deuxième paire de volets oui suit la première dans le sens de la marche de la main courante, ces volets étant montés avec un Jeu par rapport à la main courante avec possibilité d'écartement angulaire le long de son axe, et un coulisseau sollicité par un ressort, ce coulisseau coopérant directement avec la susdite deu xième paire de volets et portant des cliquets assurant la coopération avec la susdite première paire de volets, le susdit dispositif étant caractérisé en ce que les volets de la première paire sont montés avec possibilité de pivoter dans le plan perpendiculaire à l'axe longitudinal de la main courante et sont sollicités par un ressort dans le sens de leur rapprochement, et que chaque volet de la deuxième paire est monté sur le volet correspondant de la première paire. 2. Dispositif de sécurité suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les volets de la première paire sont fixés sur des axes montés avec possibilité de rotation et disposés parallèlement à l'axe longitudinal de la main courante, axes sur lesquels est monté ledit coulisseau et sur lesquels. en outre, sont fixées des cames coopérant avec lesdits cliquets du coulisseau qui portent un ressort et qui sont montés de façon à pouvoir Divoter dans le plan perpendiculaire à l'axe longitudinal de la main courante. 3. Dispositif de sécurité suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les faces desdits cliquets du coulisseau, opposées à celles contactant lesdites cames, sont biseautées pour faciliter la remise du dispositif en position de fonctionnement.