On sait que les vannes pour le remplissage et la vidange des wagons-citernes, notamment de ceux destinés au transport des gaz liquéfiés et similaires, sont ordinairement placées latéralement au niveau ou au-dessous du châssis de 11 ensemble et sont protégées par un capot ouvrant équipé d'un mécanisme pour son verrouillage en position fermée. Dans la construction classique, les capots de protection de ce type sont généralement formés par deux éléments galbés en forme de coques, convenablement articulés sur une partie fixe du châssis du wagon considéré. L'un de ces deux éléments comporte sur son bord ouvert une partie dépassante qui lors de la fermeture vient recouvrir le bord correspondant de l'autre élément, de telle sorte que les deux éléments doivent obligatoirement & re manoeuvrés à la fermeture dans un ordre déterminé. A ltélément pourvu du rebord chevauchant est associé le mécanisme de verrouillage que ltutilisateur doit commander manuellement une fois l1 ensemble amené à la position fermée. Par suite de son poids en porte-à-faux important, chaque élément d'un tel capot exerce un effort important sur ses charnières latérales d'articulation, de telle sorte que celles-ci se déforment de manière relativement rapide ; au bout d'un laps de temps pratiquement réduit, le capot se ferme mal par suite des déformations sus-visées des charnières, si bien que le mécanisme de verrouillage n1 assure plus son rôle. On comprend par ailleurs que si après remplissage du wagon-citerne le capot est soigneusement refermé en vue de la pose des plombs de garantie, il n'en va pas toujours de m"eme après la vidange où les opérateurs se contentent de rabattre les deux éléments sans se soucier de respecter l'ordre de manoeuvre de ceux-ci et d'actionner le mécanisme de verrouillage.Au cours des vibrations imparties au capot par les cahots de roulement du wagon, les deux éléments parviennent à s'ouvrir ; la protection des vannes n'est alors plus assurée et de plus l'ouverture des éléments précités déterminent le long du wagon des parties dépassantes risquant de provoquer des blessures au passage de celui-ci dans les gares. Les perfectionnements qui font ltobjet de la présente invention visent à remédier aux inconvénients précités et à permettre la réalisation d'un capot de protection qui soit susceptible de répondre particulièrement bien aux divers desiderata de la pratique. Conformément à l'invention, le capot est constitué par deux éléments articulés identiques l'un à l'autre et à chacun desquels est associé un mécanisme de verrouillage indépendant à rappel auto- matique en position de blocage. On conçoit en premier lieu que l'identité des deux éléments du capot simplifie le stockage et la réparation des pièces pour la maintenance en état des capots. De plus et surtout cette identité évite tout risque de fausse manoeuvre lors de la fermeture du capot, du fait qu'il nty a pas d'ordre pré-établi pour le rabattement successif des deux éléments. Le rappel automatique en position utile du mécanisme de verrouillage qui équipe chacun des éléments du capot élimine par ailleurs toute intervention manuelle et donc tout risque d'omission fortuite. Suivant une autre caractéristique remarquable du capot suivant l'invention, on fait comporter à chaque élément un support fixe propre à prendre appui contre son bord libre à la position fermée, ce qui diminue de manière très sensible les efforts de flexion qui s'exercent sur les charnières d'articulation. Un tel support peut avantageusement tre constitué par une partie centrale en forme de rampe double, les deux parties inclinées de ladite rampe étant profilées de manière à soulever progressivement le bord des éléments lors de la fermeture de ceux-ci. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages quelle est susceptible de procurer. La figure unique de ce dessin est une vue schématique en perspective illustrant l'agencement général d'un capot de protection établi conformément à l'invention. Comme indiqué ci-dessus le capot représenté est constitué par deux éléments galbés identiques l'un à l'autre, chacun de ces éléments ayant été affecté de la même référence 1. A la façon en soi connue chaque élément 1 se présente sous la forme d'un corps creux de profondeur, de hauteur et de longueur appropriées, l'une des faces latérales verticales étant prévue fermée. Sur cette face fermée est fixé le dispositif de charnière généralement référencé 2, les gonds fixes de ce dispositif étant convenablement boulonnés à une partie, schématisée en 3, du chassis du wagon-citerne correspondant ou à une poutrelle destinée à être assemblée audit chassis. En avant des dispositifs de charnière 2 la partie fixe ou poutrelle 3 sus-mentionnée forme support pour deux mécanismes de verrouillage indépendants. Chacun de ces mécanismes comprend une pièce mobile 4 à profil général en forme de triangle, articulée en 3a à la partie fixe ou poutrelle 3 et pourvue vers le haut d'une oreille latérale de manoeuvre 4a. La partie fixe ou poutrelle 3 du chassis est également solidaire d'un fer vertical 5 disposé suivant le plan médian du capot, c'està-dire à égale distance des deux dispositifs de charnière 2, de fa çon à s'engager entre les bords en vis-à-vis des deux éléments 1 d la position fermée de ceux-ci. L'extrémité inférieure libre du support 5 est munie d'une pièce horizontale profilée de manière à déterminer deux rampes latérales opposées 5a. On comprend que lorsque le capot ci-dessus décrit est a la position ouverte, les pièces mobiles 4 des mécanismes de verrouillage reposent sur la paroi supérieure des éléments 1, comme montré pour l'élément disposé à gauche sur le dessin. Par contre lorsque ces éléments 1 sont amenés à la position fermée (élément de droite sur le dessin) chaque pièce 4 bascule autour de son axe 3a et vient en fin de course prendre appui contre la face latérale fermée de l'élé- ment 1 correspondant qui est ainsi maintenu fermé. La retenue en place des pièces 4 à la position de blocage peut être assurée par portée soit de l'oreille 4a contre un guide fixe approprié, soit d'un prolongement antérieur 4b contre la face supérieure de l'été ment, comme on l'a supposé au dessin.En tout état de cause le fonctionnement de chaque mécanisme est entièrement automatique et ne nécessite aucune intervention manuelle autre que le rabattement complet de 1élément correspondant I en position de fermeture. Lorsqu'on désire ouvrir le capot de protection, il suffit bien entendu de soulever chaque pièce mobile 4 en la saisissant par l'oreille 4a, de façon à l'amener a reposer sur la face horizontale supérieure de ltélément 1 considéré. On conçoit par ailleurs que lors du rabattement des éléments 1 vers la position de fermeture, les rampes 5a viennent au contact de la paroi interne du bord de la face latérale ouverte desdits éléments, ledit bord étant avantageusement raidi par une cornière la. Chaque élément 1 est ainsi progressivement soulevé et reste maintenu en position haute par la rampe 5a correspondante, ce qui a évidemment pour effet de soulager le dispositif de charnière 2 pendant tout le temps où le capot est a la position fermée. L'invention permet donc bien de réaliser un capot de protection de fonctionnement sur et efficace, et de durée utile prolongée. Il doit d'ailleurs autre entendu que la description qui précède nta été donnée qu'd titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents.On comprend en particulier qu'on pourrait associer aux mécanismes de verrouillage des moyens élastiques propres à rappeler les pièces mobiles 4 vers le bas. R E V E N D I C A T I O N S 1. Capot pour la protection des vannes des wagons-citernes, du genre comprenant deux éléments galbés articulés sur une partie fixe du châssis du wagon-citerne et associés à des moyens assurant leur verrouillage en position fermée, caractérisé en ce que les deux éléments galbés sont identiques l'un à l'autre et sont associés à deux mécanismes de verrouillage indépendants à rappel automatique en position de blocage. 2. Capot suivant la revendication 1, caractérisé en ce que chaque mécanisme de verrouillage est constitué par une pièce mobile articulée à la partie fixe du châssis, laquelle pièce est orientée verticalement de façon à reposer sur la face supérieure de l'élément correspondant lorsque celui-ci est à la position ouverte et à basculer vers le bas dès que ledit élément est arrivé à la position fermée, le bord terminal de ladite pièce mobile butant alors contre la face latérale fermée de l'élément qui est ainsi maintenu bloqué. 3. Capot suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le bord horizontal supérieur de la face latérale ouverte de chaque élément coopère, à la position fermée, avec un support horizontal solidaire de la partie fixe du châssis. 4. Capot suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le support présente deux rampes obliques opposées propres à prendre appui contre le bord horizontal de chaque élément et à soulever progressivement celui-ci. 5. Capot suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le support est fixé à la base d'un fer vertical engagé entre les bords horizontaux des deux éléments.