La présente invention est relative à une charnière, plus spécialement, mais non exclusivement, destinée à s'adjoindre à l'articulation des dossiers, chemises cartonnées, écritoires, sous-main et analogues permettant à leur couverture de se maintenir verticalement, afin que l'utilisateur puisse mettre à l'abri des regards indiscrets un écrit, un document, des cartes à jouer, etc..., ceci indépendamment d'avoir une tendance à la tenir fermée ou grande ouverte. Les dossiers (ou autres) pourvus de ces charnières peuvent titre avantageusement utilisés pour masquer les jeux de cartes d'adversaires supposés, par exemple pour le jeu de bridge, afin de permettre de l'apprendre plus facilement entre deux joueurs, et le Jouer comme s'ils étaient quatre à table, ceci également valable pour deux joueurs confirmés. Cette charnière, faite de deux charnons, est également remarquable en ce que son axe est coulissant et les dépasse. Une extrémité est pourvue d'une goupille transversale qui, lors de la rotation de la couverture du dossier (ou autre) vient s'enclencher dans des crans en V pratiqués à l'extrémité extérieure d'un des charnons et, suivant l'utilité d'emploi, s'y applique plus ou moins fermement; l'axe étant soumis à l'action d'un ressort de rappel disposé à l'autre extrémité filetée de l'axe et mis en compression réglable par un écrou vissé. Toutes les caractéristiques et particularités de l'in- vention seront mises en évidence dans le cours de la description suivante qui donne quelques exemples de réalisation, nullement limitatifs, en se référant au dessin annexé, dans lequel La fig. 1 est la vue en élévation d'une charnière à enclenchement diamétral, ouverte à 1800; La fig. 2 est la vue en perspective et éclatée de cette charnière; La fig. 3 montre, en perspective partielle, un charnon à enclenchement à deux crénelages diamétralement en croix; La fig. 4 représente une vue du dessous encliquetable de la charnière de la fig. 1; La fig. 5 est une vue du dessous de la mAeme charnière que la fig. 4, mais enclenchée à 900. La fig. 6 montre en perspective une "chemise-bridge" ouverte à 90 , pourvue d1un plateau mobile pour cartes à jouer; La fig. 7 est la vue en perspective d'une chemise dossier"; La fig. 8 représente, en perspective, une"cLlemise écritoire; La fig. 9 est la vue en bout d'une "chemise-dossier" de grande capacité. En référence au dessin, la fig. 1 montre en élévation une charnière à enclenchement obtenue en partant d'une petite paumelle normalisée à gond pour meubles, laquelle a pu Qtre parfaitement appropriée pour la mise au point de sa fabrication et de l'invention. Le dôme embouti qui termine chacun des noeuds 1 et 2 de cette paumelle a été arasé au niveau de leur ferrure de fixation attenante, laquelle laissée rectangulaire 3 ou eAtre de formes plus décoratives, tels les traits pointillés 4-4'; des trous 5 de ces platines servent à leur fixation. Pour les particularités qui suivent, il est conseillé de se reporter également à la fig. 2, plus facilement explicite, la vue étant en perspective éclatée. Les deux noeuds I - 2 ont leur alésage 6 traversé par un axe-broche 7 monté à coulissement doux et plus long que la hauteur des deux noeuds réunis; bien que les charnières n'aient pas le sens de mains, on voit que cet axe a sa partie supérieure 8 filetée afin d'entre en permanence élastiquement rappelé vers le haut par un ressort à boudin 9 mis en compression entre la base supérieure 10 du noeud et un écrou-frein Il rend la pression d'encliquetage réglable, donc avec des arrtts plus ou moins efficaces; cet axe comporte un peu plus bas que sa partie filetée deux petites oreilles plates 12-12' obtenues par matriçage et débordent son diamètre afin de le rendre solidaire axialement du noeud 1 et servir de clavetage quand ces oreilles sont engagées dans la fente diamétrale de sciage 13 pratiquée ici sur la partie supé- rieure du noeud; cette fente est plus profonde que la hauteur des oreilles afin de permettre à l'axe un Jeu longitudinal de quelques mm nécessaire au fonctionnement de l'encliquetage établi à sa partie inférieure entre la base annulaire 14 du noeud 2 et l'extrémité de l'axe qui, pour produire cet effet, est traversé, par un trou à sa partie inférieure, par une goupille normalisée 15 constituant la partie mâle de l'enclenchement, laquelle est en acier traité et à diamètre élastique pour se maintenir serrée dans le trou; elle déborde le diamètre de l'axe afin qu'elle puisse s'engager et se coiffer dans les créneaux diamétraux 16-16' en forme de V, mais à l'angle plus obtu, lesquels ohtenus par fraisage ou, mieux, directement venus au découpage du flan. On conçoit que, lors de la rotation partielle du noeud 2 sur l'axe ou inversement puisque l'axe est solidaire axialement du noeud 1, la goupille, dès quelle atteint les pentes diamétrales d'une encoche en V, aie une tendance à y glisser et s'y loger à fond; inversement, un couple est à exercer pour vaincre cet encliquetage d'immobilisation afin que la goupille remonte la rampe pour atteindre les points hauts 14 sur lesquels elle pivotera librement Jusqu'à ce qu'elle rencontre un autre encochage tel Fig 3 qui est une vue en perspective de la base d'un noeud encliquetage lequel comporte ici deux encochages diamétraux disposés en croix et donnant naissance aux encoches en V 16-16 et 17-17'; celles-ci ont, en plus de la particularité des premières à tenir la charnière ouverte à 900, une tendance, par ces dernières, à venir se fermer d'elles-mme dès l'approche de la position de la fermeture et à maintenir plus fermement cette position dès que la goupille d'encliquetage atteint le fond de l'encochage prévu à 0 , ceci inversement dans la position d'ou- verture à 1800. Il est également à remarquer que deux charnons-noeuds constituent cette charnière, les deux flans nécessaires seront découpés en mssme temps sur le mtme outil: l'un sera prévu à un seul crantage et l'autre à deux; conséquemment, suivant la charnière à obtenir à un ou deux enclenchements, la fente de clavetage sera faite sur le noeud non utilisé à cette fin. La fig. 4 est une vue du dessous de la fig. 1: la base enclenchable du noeud 1 est ici à un seul erénelage diamétral formant les encoches en V 16-16' lesquelles sont ici non enclenchées puisque la goupille 15 est sur le point haut 14 de la douille du noeud. La fig. 5 est une vue du dessous de la charnière fig. 1 dont le noeud 1 a pivoté et s'est immobilisé à 900 d'ouverture ainsi que sa ferrure; l'encliquetage s'est fait dès que l'enco- chage 16-16' est arrivé en vis à vis de la goupille 15 et l'a coiffée. La fig. 6 est la vue en perspective d'une chemise d'emploi spécial, prévue pour etre utilisée pour le eu de bridge; elle est représentée sa charnière et sa couverture enclenchées et immobilisée ouverte à 900 pour en voir son plateau mobile 18 se plaçant à l'intérieur et destiné à recevoir les cartes d'une donne 19 au supposé partenaire de chacun des deux Joueurs débutants désirant apprendre le bridge et pouvoir ainsi le jouer comme s'ils étaient quatre. Cette chemise ést composée de deux feuillets 20-21 assez rigides, en carton ou matière plastique, chaque feuillet a un de ses grands côtés perforé d'ajours 22 pour s'articuler sur une reliure à anneaux du commerce choisie ici parmi celles en matière plastique formées d'anneaux plats 23 d'un diamètre de 9 à 10 mm; ces anneaux espacés les uns des autres comme les dents d'un peigne sont reliés entre eux sur une petite section de leur diamètre et forment, avant utilisation, une baguette cylindrique dentelée d'anneaux qui sont élastiquement déroulables et, dès qu'introduits dans les perforations des feuillets, se réenroulent et forment la reliure. Pour une satisfaction d'emploi agréable, de toucher et d'aspect, l'intérieur de cette chemise et son plateau sont reve- tus d'un papier ou d'un adhésif 24 analogue au velours ou tissu A I recouvrant les tables de bridge et, par la meme occasion, s oppo- se à l'aimantation que donne les couvertures en plastique sur les cartes qui, sinon, y restent collées quand, suivant les phases du jeu, on aà fermer et ouvrir la chemise. Une telle chemise s 'équipe de préférence d'une charnière comme fig. 2 à un seul crantage diamétral d'enclenchement du fait que son ouverture doit titre aussi douce que possible et se faire d'une seule main sans qu'elle bascule pour tre ouverte à 900. Pour le bridge à deux Joueurs, deux chemises sont em ployees; pendant le jeu, elles sont orientées ouvertes à 900 sur la table pour que, conventionnellement, leur feuillet s'oopose au regard de son adversaire sur les cartes de son supposé partenaire disposées sur chacun des plateaux. On fait remarquer que Pour adjoindre la charnière à la reliure, deux ou trois anneaux du centre sont supprimés; elle est fixée au milieu des feuillets de sa couverture par des rivets tubulaires 24 ou tout moyen convenable. il est nécessaire que le centre de l'articulation de la charnière soit également celui des anneaux de la reliure et, conséquemment, que le noeud de la charnière soit inférieur ou égal au diamètre des anneaux, d'où la recherche d'une articulation enclenchable qui n'augmente pas le diamètre des noeuds des charnières ou paumelles normales pour permettre d'être utilisée sur les produits présentés ici. L'extrémité dépassante de l'axe portant le ressort et l'écrou a été introduite à l'intérieur de l'anneau de la reliure qui le précédait et son écrou, 11, arrivant à la hauteur d'un intervalle d'anneau 25, est visible et permet un éventuel réglage. La fig. 7 est une perspective sur l'intérieur d'une chemise-dossier ouverte à 900 et dont le feuillet supérieur 26 retient, par des rivets tubulaires 27 ou par tout autre moyen, une seconde "chemise-dossier" dont l'articulation est opposée à celle qui la retient intérieurement 28, laquelle peut eAtre à une poche 29, ou à deux poches- 29-29t, afin d'y laisser rangés les papiers dont on n'a pas besoin. Présentement, lorsque le feuillet de couverture est maintenu ouvert à 900 et orienté utilement, clest que l'utilisateur désire se mettre à l'abri des regards indiscrets pendant un écrit, lecture ou étude reposant sur l'intérieur de la couverture restée à lthorizontal. Ce modèle de "chemise-dossier" s' adapte très bien à la reliure prote à relier" décrite précddemment laquelle, ainsi que sa charnière (comme on le verra plus loin), seront choisies et établies en fonction de la capacité des documents qu'elle pourra contenir. La fig. 8 est une perspective sur l'intérieur d'une "chemise-écritoire", sa couverture présentée ouverte à 900 et retenant une pochette 31 prévue pour contenir un nécessaire pour écrire, cartes, lettres, buvard, stylos; sa couverture immobilisée dans cette position et orientée convenablement, sert d'écran "cache-vue" quand l'utilisateur désire être à l'abri de regards indiscrets sur un écrit 33 ou lecture reposant sur l'intérieur de la couverture restée à l'horizontal0 La reliure représentée sur cette chemise est des plus courantes et faite d'une bande toilée 34, pliée en W dont les branches extérieures sont collées à l'un des grands bords de chaque feuillet et faite de deux parties 34-34' afin de laisser un espace pour le logement et la fixation de la charnière, celleci à double encliquetage en crcix, tel fig. 3, afin que la chemise fermée ait une tendance à se tenir ainsi et serrer les éléments contenus dans sa pochette. Les chemises courantes faites d'une seule pièce avec traces pliables peuvent être utilisées à l'emploi ci-dessus et également servir de conditionnement particulier à une marque de papier à lettres ou de cartes postales d'une région touristique. La fig. 9 montre en plan, vue en bout et du côté encliquetable du noeud 2 de sa charnière, une 'tchemise-dossier" de plus grande capacité que celle représentée fig. 7. Â cet effet, la charnière représentée a ses ferrures de fixation coudées 3636' afin qu'elle s'articule et soit fixée dans l'axe des anneaux de sa reliure 37, laquelle sera choisie avec un diamètre d'an veaux convenant à la capacité intérieure envisagée de la chemise. 1e crénelage du charnon encliquetable représenté est à doubles créneaux diamétraux disposés en croix afin que l'encliquetage de fermeture à 0 ait une tendance à le fermer et le retenir plus efficacement fermé quand l'encliquetage de la goupille est complètement logé dans l'encochage. il est bien entendu que la présente inventionntest pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui constitue seulement un exemple auquel de nombreuses modifications peuvent être apportées sans qu'on s'écarte de la présente invention. On pourra, par exemple, utiliser de telles charnières pour servir d'arrêt à des petites portes de meubles ou d'abattants, ou encore à des couvercles de coffrets, pour maintenir ces derniers ouverts avec tendance à se fermer et à rester ainsi comme s'ils étaient attirés par un aimant. La charnière et ses platines de fixation peuvent titre inversées afin que celles-ci ne se trouvent pas en vis à vis, la charnière fermée augmentant ainsi, montée dans une chemise, sa contenance intérieure et ceci d'autant plus si une rondelle épaisse tient écarté le pivotement des charnons. R E V E N D I s A T I O N S 1 - Charnière à enclenchements destinée plus spécialement à stad- moindre à l'articulation des chemises cartonnées, dossiers, écritoires, sous-main et autres, permettant de maintenir leur couverture verticalement avec tendance, ou non, à la retenir fermée ou grande ouverte, caractérisée par le fait qu'elle est constituée par deux charnons (1) et (2), traver sés par un axe coulissant (7) dont une extrémité dépassante est pourvue d'une goupille transversale (15), également dépassante, destinée à venir s'engager dans des crans (16) et (16') pratiqués dans l'extrémité extérieure d'un charnon (2), sous l'action d'un ressort de rappel (9) s' appuyant sur l'extrémité extérieure de l'autre charnon (1);; ce dernier étant rendu-solidaire axialement de l'axe (7) par des petites oreilles (12) et (12'), servant à son clavetage; lesquelles étant prévues pour coulisser longitudinalement de quelques millimètres, dans une fente diamétrale (13) pratiquée sur le charnon (1). 2 - Charnière à enclenchements selon la revendication 1, caracté risée par le fait que l'extrémité extérieure du charnon (2) peut présenter quatre crans disposés en croix, pour maintenir les couvertures verticalement (à 90 ) ou complètement ouverte (à 1800). 3 - Charnière à enclenchements selon les revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que la pression du ressort (9) est réglée par un écrou ( visse sur l'axe coulissant (7), afin d'apporter plus ou moins d'efficacité aux enclenchements. 4 - Charnière à enclenchements selon les revendications 1, 2 et 3 caractérisée par le fait que sa conception permet de l'utili ser éventuellement pour des petites portes de meubles, des abattants, ainsi que pour des couvercles de coffrets.