La présente invention a pour ob{et un procédé d'utilisation pour l'alimentation animale, de résidus de fabrication des bières qui contiennent de la levure en suspension, et qui sont rendus digestes par un procédé autolytique qui a pour base une légère élévation de la température, et qui peut être activé au moyen d'une 5 addition de set ordinaire ou de chlorure de soude, dans une proportion quelcon*-- que. Dans le procédé d'élaboration des bières, on obtient comme sous-produit un bouillon dans lequel de la levure est en suspension dans une proportion variant entre 12 et 1 5%. 10 Comme on le sait, la levure est constituée par plusieurs souches de saccha- romyces cerevrsiae, et, en raison de sa nature, n'est pas destinée à la consommation directe, du fait que, bien qu'elle contienne de l'azote en proportion élevée, elle a des conséquences néfastes sur l'appareil digestif. L'analyse moyenne du contenu de ces levures, à l'état sec est le suivant : 15 Matière sèche totale : 91,0% Protéine digestible : 33,5% Graisses : 2,0% Fibres : 6,0% Extrait non azoté : 30,0% 20 Matière minérale : 14,0% Calcium : 0,14% Phosphore : 1, 56% Potassium : 0,11% Tiamine : 80 mg par kg 25 Riboflavine : 35 mg par kg Niacine : 400 mg par kg Acide pantothénique : 100 mg par kg Il s'agit , par conséquent, d'un produit avec un fort contenu de vitamines B et de protéines, et qui présente un intérêt incontestable pour l'alimentation 30 animale, une fois obtenue la destruction de la matière vivante qui altère le processus digestif. Les études pour obtenir l'utilisation de la levure de bière comme aliment du bétail, ont été orientées vers l'obtention, au moyen d'une autolyse accélérée, à une température basse ou réduite, d'un bouillon inerte convportant un contenu 35 de protéines important pour la destruction cellulaire, et qui conserve en outre 69 19388 2 2042612 les vitamines sans les détruire. En premier lieu, on a réalisé une étude de mortalité à diverses températures, en fonction du temps, et en mesurant en outre le contenu de nitrogène. Les résultats ont été les suivants : 5 Température Mortalité Nitrogène 5h. 25h. 5h. 25h 5° 6 8 63 67 10° 6 8 66 75 25° 20 28 74 132 40° 35 o o 144 634 Etant donné les résultats de ces expériences, on a pensé à accélérer le processus autolytique, pour activer le traitement durant un jour à 40°C, et on a répété les essais en ajoutant à la suspension de levure, 5% de sel ordinaire ou de chlorure de soude. Les résultats sont reproduits dans le tableau suivant : 15 Température Mortalité Nitrogène m g/100 m 5h. 25h. 5h. 25h. 5° 18 72 97 119 10° 18 86 105 145 25° 82 96 128 287 20 ■N O o 82 100 189 641 Les chiffres cités indiquent qu'on avait déjà réussi à activer le processus et que, par conséquent, il restait seulement à trouver le point optimum concernant la température et la concentration saline. Après des séries d'essais, répétées avec divers agents d'activation de l'autolyse, et à différentes températures 25 on a trouvé le point optimum pour une concentration de chlorure de soude de 3,5 à 4,0%, ceci en maintenant la température de l'opération entre 32° et 36° Des résultats obtenus, on déduit qu'en chauffant le bouillon qui contient la levure, dans l'état où il se trouve à la fin du procédé de fabrication, il se produit une désagrégation brutale, à une température de 40°C, même sans addi-30 tion de sel, et on obtient ainsi la mort complète des cellules vivantes ; que le pH du liquide passe de 5,00 à 5,5-5,8 à l'état final ; que le contenu du nitrogène libre après la séparation par centrifugation de la matière solide, passe de 60/70 mg pour 100 ml, à 640- 690 mg ; que l'effet mortel du chlorure de soude se manifeste au bout de peu de temps, quand la proportion est de 5%, et bien q 35 température soit basse. A partir de 25°, cette action destructive augmente I 69 19388 3 2042612 rapidement, et peut être considérée comme complète à partir de 5 heures après son addition. Comme complément aux essais de laboratoire auxquels nous avons fait allusion, il restait à résoudre quelques problèmes, tels que celui d'une possible 5 prédisposition aux infections de la nouvelle préparation, et savoir en quelle mesure il était appétissant pour le bétail . Les essais se sont poursuivis à l'échelle industrielle et "in vivo" en alimentant du bétail bovin en gestation et en cours de croissance, ainsi que des porcs et du bétail bovin en régime d'engrais» Les résultats obtenus ont été les suivants : 10 Plusieurs vaches de race Retinta andalouses, furent maintenues en régime de stabulation, et nourries exclusivement avec un aliment du bétail composé de tourteaux de brasserie et de levure autolysée. On exclût tout autre type d'alimentation, et on élimina même l'utilisation de paille sur le sol comme litière, pour éviter que les animaux puissent la manger, 15 Le résultat a été des plus satisfaisants, puisque la gestation fut normale ainsi que la mise bas, et durant plusieurs mois, on utilisa uniquement le lait maternel pour l'élevage des veaux qui conservèrent leur poids normal et un bon aspect. Le bétail à l'engrais fut alimenté avec l'aliment pour le bétail, suivant : a) les porcs avec 6 à 8 kg de tourteaux de bière selon l'âge, plus 25% de 20 levure liquide autolysée ; b) les veaux avec 10 à 15 kg de tourteaux de bière, plus 25% de levure autolysée. La croissance des premiers fut de 480 g. par jour et celle des seconds de 780 g. par jour durant la première période, et de 960 g. par jour durant la 25 seconde période. Dans les deux cas, on nota l'absence de tout symptôme de carence vitaminique. Après les essais en question, dont la durée dépassa un an, on considéra comme terminée la période nécessaire pour décider l'utilisation de la levure autolysée pour l'alimentation de n'importe quel type de bétail, puisque en même 30 temps que se réalisaient ces expériences, on alimenta des poules et des chevaux avec le même mélange que celui qui était fourni au bétail à l'engrais. Procédé Industriel : La matière première utilisée est un bouillon qui provient de la fabrication de la bière et que l'on soutire sans difficultés de la cave de fermentation ou de réserve, par pompage et qui contient de 12 à 15% de 69 19388 4 2042612 levure en suspension. Ce liquide est placé dans un réservoir de camion citerne spécial, doté d'un dispositif d'agitation actionné au moyen d'une prise de force du moteur. Le véhicule en question comporte, dans la zone située derrière la cabine, 5 un petit compartiment qui renferme des sacs de plastique contenant du sel ordinaire (chlorure de soude), que l'on ajoute à ia suspension de levure pour la dissoudre et la mélanger durant le transport, grâce à l'action d'une pompe centrifuge qui produit une violente agitation. Du fait que la température est celle du milieu ambiant, elle est très 10 variable selon les saisons, et, par conséquent, indépendante de le phase principale du traitement autolytique, qui se réalise postérieurement dans l'exploitation agricole elle-même, où l'on procède à la préparation des aliments pour le bétail. A l'arrivée, on décharge le camion citerne avec la pompe d'épuisement 15 dont il est muni, et, en utilisant une puissance de 16 CV, on transvase rapidement le bouillon dans les dépôts de réserve ou dans la chambre autolytique, en un temps inférieur à 5 minutes, et en cas de besoin, on envoie le véhicule chercher un nouveau chargement de levure. Le traitement est contrôlé en durée et en température selon les caracféris-20 tiques les plus convenables, et, une fois qu'il est terminé, on garde la levure autolysée dans des réservoirs dans lesquels est réalisée, en 24 heures, la destruction des cellules, et dans lesquels on obtient le processus de destruction de la matière vivante qui constitue l'objectif poursuivi, et grâce auquel on augmente en outre la richesse en nitrogène digestible, jusqu'à une valeur qui atteint 10 ou 25 15 fois celle du contenu original. A la fin de son temps d'emmagasinage à la température ambiante, le produit se trouve dans des conditions qui permettent son utilisation directe, mélangé à d'autres éléments qui composent l'aliment pour le bétail. L'autolyse peut aussi se faire dans un autre type de chambre, avec circula-30 tion forcée de la levure dans un serpentin ou une tuyauterie entourée d'eau chaude, à la température désirée. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux termes de la description qui précède, mais elle en comprend, au contraire, toutes les variantes à la portée d'un homme de métier. 69 19388 5 2042612 Revendication Procédé pour l'utilisation de fa levure de bière par autolyse rapide comme aliment du bétail, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à faire en sorte que soit utilisable pour l'alimentation animale, le bouillon qui est obtenu comme sous-produit résultant de la préparation des bières, dans l'état où il se 5 trouve quand on le recueille au cours du processus de fabrication, et dans lequel se trouve de la levure en suspension dans une proportion variant entre 12 et 15%, et dans lequel existe une quantité importante de vitamines B et de protéines, motif pour lequel on réalise fa destruction des cellules vi/antes dudit bouillon, au moyen d'un procédé d'autolyse accéléré à basse ou moyenne température, qui 10 permet d'obtenir un bouillon inerte, avec l'addition de chlorure de soude à la levure en suspension, fa température optima étant de 32 à 36°C et le degré de concentration optimum de chlorure de soude correspondant à 3,5 - 4,0%.