La présente invention a pour objet des perfectionnements aux éclateurs hydrauliques qui sont introduits dans des trous préalablement forés dans un matériau pour fissurer et fractionner celui-ci. Le secteur technique de l'invention est celui de la construction des appareils hydrauliques utilisés sur les chantiers de construction ou de démolition, dans les carrières et dans tous les cas pour remplacer les explosifs ou les charges de rupture analogues lorsque l'usage de ces derniers est dangereux ou interdit. Les éclateurs hydrauliques déjà connus sont de deux types principaux. Dans un premier type, un coin central pénètre sous la poussée d'un vérin hydraulique entre deux fourrures latérales qui sont repoussées latéralement par effet de coin. Dans un deuxieme type, l'éclateur comporte une rangée de pistons repoussés par la pression hydraulique perpendiculairement a l'axe de l'appareil. Ces pistons prennent appui sur une pièce de répartition appelée cale ou contre-cale qui est séparée du corps de l'appareil, et qui est engagée entre les pistons et la paroi du forage. La présente invention a pour objet des perfectionnements aux appareils de cette derniere catégorie. Les appareils a coin central ont l'avantage d'être positionnés rapidement dans un forage car les troispièces qui leacomposent forment un tout. Par contre, leur coût est élevé et le coin central est fragile. Le poids et l'encombrement de ces appareils a coin sont importants et il est difficile de les utiliser dans des forages inclinés ou horizontaux, d'autant plus que l'opérateur doit maintenir cet appareil pendant toute la durée du travail et ceci dans les conditions difficiles de nombreux chantiers. Les appareils où l'effort est dirigé latéralement directement par des pistons multiples sont plus simples que ceux a coin central, plus légers et ainsi leur utilisation est plus commode en des lieux difficiles ou de sol inégal. Par contre, a la mise en place de l'appareil dans le forage préalable, il faut judicieusement positionner la contre-cale dispensant la poussée du piston sur le matériau, tant en alignement qu'en profondeur relativement au propre fût de l'appareil. Les mode les de ces derniers appareils qui possedent des pistons libres à course non limitée font courir le risque, en cas de rupture inopinée de la roche ou du béton et suivant la position de l'éclateur à ce moment, de voir sortir les pistons de leur logement avec perte momentanée du fluide de mise en pression et la sujétion de remise en place des pistons apres leur récupération et leur nettoyage. Certains appareils comportent des limiteurs de course des pistons de systèmes divers. Ces limiteurs, propres à chaque piston, n'évitent pas la mise en place dans le forage de la contre-cale de répartition de poussée. Par ailleurs, selon les deux types d'appareils considérés, l'obtention de la pression du fluide hydraulique est généralement réalisée de façon différente. Dans les appareils à pistons multiplets, une pompe à main à piston différentiel assure cette mise en pression. Cette pompe est posée au sol à quelque distance de l'éclateur selon la longueur du flexible haute pression qui assure la liaison. Le sol étant parfois inégal, la pompe doit être bien stabilisée et calée et l'opération manuelle de pompage est fastidieuse, sinon pénible. Les appareils à coin central reçoivent généralement la pression d'une petite centrale à moteur thermique qui met en mouvement la pompe mécanique de mise en pression. Le groupe autonome formé par cet ensemble doit être amené sur place au lieu de travail, sa distance à l'appareil éclateur étant toujours déterminée par la longueur du flexible haute pression. On sait aussi que ces deux types d'appareils peuvent recevoir, afin d'augmenter la dimension d'ouverture des lèvres du matériau en cours de rupture, une, ou des cales latérales annexes. Un des objectifs de l'invention est de procurer un éclateur perfectionné à pistons latéraux, présentant les avantages de ce type d'éclateur, en supprimant l'inconvénient d'avoir a mettre en place séparément dans le trou de forage, une cale de répartition et un corps de vérin. Un autre objectif de l'invention est d'éviter que les pistons ne puissent être éjectés hors de leur logement. Un autre objectif de l'invention est d'utiliser, pour comprimer le liquide alimentant l'éclateur, l'air comprimé, qui est généralement disponible sur le chantier pour alimenter les marteaux perforateurs ou les perforatrices pneumatiques servant à forer les trous dans lesquels est introduit l'éclateur et ceci au moyen d'un appareil de mise en pression du liquide,léger, peu encombrant, donc portatif et permettant d'atteindre rapidement et automatiquement, sans effort physique de l'opérateur, une pression de liquide élevee, par exemple une pression de l'ordre de 70Q bars. Un éclateur hydraulique selon l'invention est composé, de façon connue, d'une part d'un corps de vérin ou fut de forme générale cylindrique, alimenté en liquide sous pression et comportant une rangée de pistons qui sont déplacés perpendiculairement aux génératrices dudit corps par la poussée du liquide et d'autre part, d'une cale de répartition, logée entre lesdits pistons et la paroi d'un forage. Les objectifs de l'invention sont atteints au moyen d'un éclateur dans lequel le corps de vérin est disposé à l'intérieur d'un corps creux servant de cale de répartition qui présente extérieurement une forme générale cylindrique et qui comporte une ouverture longitudinale à travers laquelle ledit corps de vérin peut coulisser perpendiculairement à la direction des génératrices. Chacun des bords de l'ouverture forme un épaulement longitudinal contre lequel vient buter un épaulement latéral du corps de vérin et l'ecarte- ment entre ces épaulements est inférieur à la longueur des cylindres contenant les pistons de sorte que ceux-ci ne peuvent pas être éjectés hors du corps de vérin. Le corps de vérin présente deux faces latérales planes, parallèles aux axes des pistions, dont l'écartement est sensiblement inférieur à la distance entre les bords de l'ouverture longitudinale de la cale de sorte qu'il existe entre lesdites faces latérales et les bords de l'ouverture un jeu latéral relativement important. Le corps de vérin est maintenu longitudinalement à l'intérieur du corps creux formant la cale de répartition par deux butées dont ltécartement est nettement supérieur à la longueur du corps de vérin. Ces jeux,lateral et longitudinal,entre le corps de vérin et la cale qui l'enveloppe permettent qu'au moment où ceux-ci commencent à s'appuyer sur les deux parois opposées du forage, ils puissent prendre des positions relatives comportant une certaine tolérance pour faire face aux irrégularités des parois du forage. Lorsque les pistons sont repoussés à l'intérieur du corps de vérin, celui-ci s'inscrit entièrement à l'intérieur du cylindre circonscrit au corps creux servant de cale. Ce corps creux présente évidemment un diamètre extérieur tel qu'il pénètre dans le forage et l'ensemble de l'éclateur peut donc être introduit dune seule pièce dans le forage. On connaît les appareils dits multiplicateurs de pression qui comr portent un piston différentiel et qui permettent d'obtenir, au moyen d'air comprimé, un liquide sous une pression beaucoup plus élevee, par exemple sous une pression cent fois plus forte que celle de l'air comprimé. Ces multiplicateurs de pression sont utilisés généralement dans les ateliers de mécanique pour obtenir de faibles volumes d'huile à haute pression. Ce sont des appareils légers, peu encombrants, ayant un fonctionnement quasi instantané et qui consomment très peu d'air comprimé. On sâit d'autre part que l'air comprimé est généralement disponible sur un chantier, notamment pour'forer les trous de petit diamètre dans lequel doit etre place un éclateur, ces trous étant forés au moyen d'un marteau perforateur ou d'une perforatrice pneumatique. Selon une caractéristique de l'invention, l'éclateur est alimenté en liquide sous pression au moyen d'un tel multiplicateur de pression, alimenté en air comprimé. Ce multiplicateur de pression permet d'obtenir instantanément une pression de l'ordre de 750 bars > qui est la pression nécessaire pour obtenir les contraintes de rupture du matériau, à partir d'air comprimé à 7,5 barsqui est la pression courante d'alimentation des outils de pet'fora- tions pneumatiques. La présente invention constitue une application nouvelle d'un tel multiplicateur de pression. Le faible poids et le faible encombrement de celui-ci permet que l'opérateur le porte en bandoulière ce qui lui confère une grande liberté pour déplacer l'éclateur sur le chantier. Le résultat de l'invention est un produit nouveau constitué par un éclateur hydraulique perfectionné. Cet éclateur hydraulique, du type à pistons multiples latéraux, présente les avantages de simplicité et de légèreté de ce type d'éclateurs tout en se présentant sous la forme d'un appareil monobloc pouvant être introduit aisément, d'une seule pièce, dans un forage. En cas de nécessité de mise en service d'une cale additive d'épaissueur, celle-ci reste rectiligne et sans déformation à l'usage car elle appuie sur une pièce unique dont la section meme est garante d'une absence de déformation dans le sens longitudinal et enfin le fluide hydraulique est mis en pression par l'intermédiaire d'un accessoire très léger qui rend inutile l'usage soit d'une pompe à main, soit d'une centrale annexe de mise en pression La position du forage préalable, son inclinaison, sa hauteur par rapport au sol où se trouve l'utilisateur, ne compliquent nullement la mise en place de l'appareil puisque, dans l'exemple choisi et décrit à la suite, l'appareil éclateur pèse environ douze kilogrammes et le multiplicateur de pression environ cinq kilogrammes, les conduites haute pression pour le fluide hydraulique et la durite d'arrivée d'air comprimé étant seulement à compter en sus de ces poids qui sont indiqués pour un forage avec des taillants de deux pouces et demi sur une profondeur d'environ vingt cinq pouces et pour une poussée latérale mise en oeuvre de plus de 500 kilonewtons. Dans l'exemple décrit, l'appareil en position fermée a un diamètre de 58 millimètres pour une longueur totale de 600 millimètres environ dont 560 millimètres de partie utile sont à introduite dans le forage. Les pistons sont au nombre de 18 et reçoivent la pression du fluide hydraulique de 750 bars.La course possible avant l'arrêt automatique de sécurité est de 20 millinetres. La possibilité demeure de mettre en place une ou plusieurs cales supplémentaires en cas de non rupture initiale du matériau lors de la première course maximale d'expansion de l'appareil. Ces cales sont facilement positionnées contre l'appareil lui-meme toujours rectiligne, monobloc par principe, cette opération s'effectuant avec sécurité et rapidité malgré l'inévitable irrégularité du matériau foré. Le multiplicateur de pression, d'un modèle connu, est porté par l'opérateur en bandoulière ou sur un baudrier pour libérer au maximum sesmouvements. L'opérateur est relié au compresseur par la durite d'arrivée de l'air comprimé à 7 ou 8 bars et l'éclateur par la conduite de fluide haute pression de longueur voisine de 6 mètres pour d'évidentes raisons de sécurité au moment de la rupture du matériau et de la chute possible d'un bloc suivant les positions relatives. Pour ces mêmes raisons et suivant la configuration du chantier le multiplicateur de pression peut simplement être posé au sol. L'appareil étant formé de deux pièces qui ne peuvent se séparer et qui renferment les pistons prisonniers, l'ensemble étant de forme simple, l'ajustement des pièces entre elles étant relativement libre, les deux pièces principales formant le fût étant en métal dur, trempé, cémenté ou même nitruré, la chute de l'appareil avec le bloc au moment de la rupture peut se faire sans dommage pour l'éclateur qui est immédiatement récupérable pour une autre opération à la suite. L'arrivée eur l'appareil du seul flexible armé de fluide hydraulique haute pression se fait au travers de la poignée de tête de portage par l'intermédiaire et au travers d'une forte bague en caoutchouc dur qui évite au raccord du flexible l'inconvénient de la rupture possible par l'effet du coup de fouet au moment de la chute de l'appareil lors de la rupture brusque d'un bloc de roche ou de béton. On est donc en présence d'un éclateur avec multiplicateur de pression formant un enaemble léger et maniable, ne dépendant que de la seule conduite d'àir du compresseur. La consommation très faible d'air comprimé par le multiplicateur de pression se satisfait d'un branchement annexe au Té de départ du compresseur qui reste pendant ce même temps entièrement disponible pour alimenter d'autres perforatrices ou marteaux sur le même chantier. L'action sur la mise en service de l'éclateur se fait en manoeuvrant la gâchette ou le levier du multiplicateur de pression selon le type de celuici et l'arrêt ou la mise en décompression-du fluide haute pression par manoeuvre inverse avec retour du fluide à la capacité du multiplicateur par l'action du clapet de décharge. L'appareil étant mis en place en n'importe quelle position de forage et ainsi abandonné à lui-meme si l'on pose au sol le multiplicateur de pression, les risques pour l'opérateur sont nuls en cas de travail pouvant déboucher sur une rupture critique du matériau. Ces avantages sont appréciables compte tenu des conditions des chan tiers où sont utilisés les éclateurs hydrauliques quant aux irrégularités du sol, à la pente, aux positions de travail parfois instables et à l'exiguité que l'on rencontre souvent dans les travaux en tranchée ou en galeries. Un dernier avantage, non lié à l'utilisation, se trouve dans le fait de la simplicité géométrique des deux pièces formant le fut de appareil ce qui rend l'usinage peu onéreux sans alourdir le coût de façon appréciable, le fut extérieur étant usiné à partir d'un tube dit tube épais et dans une qualité de métal prenant soit la cémentation et la trempe soit la nitruration et le fut intérieur à partir d'un rondin de même métal ou d'un profilé pré-étiré assez proche des côtes finales d'usinage. Le durcissement superficiel dont il est fait mention n'a sa raison d'être que pour remédier à l'usure des surfaces extérieures ou en contact relatif sous l'effet d'abrasion de la terre et des morceaux de roche ou de béton fractionnés. La description suivante se réfère aux dessias annexés qui représentent un exemple d'éclateur hydraulique selon l'invention sans aucun caractère limitatif. La figure 1 est une vue d'ensemble schématique d'un éclateur sur un chantier. La figure 2 est une coupe longitudinale de l-'éclateur. La figure 3 est une coupe transversale de l'éclateur au repos. La figure 4 est une coupe transversale de l'éclateur en position de travail. La figure 1 représente un bloc 1 de matériau que l'on désire fragmenter, par exemple un bloc de béton ou de roche. Pour cela un forage 2 a été creusé à travers le bloc. Il s'agit, par exemple, d'un forage ayant un diamètre de 2 pouces et demi (62,5 mi et une longueur de 60 cm qui a été foré au moyen d'un outil pneumatique alimenté par un compresseur d'air 3 qui fournit de l'air comprimé, par exemple, à 7,5 bars. Dans ce forage on introduit, d'une seule pièce, un éclateur 4 connecté par un flexible armé 5 haute pression à un multiplicateur de pression 6, lui-même connecté au compresseur 3 par un flexible 7. Le multiplicateur de pression est un appareil bien connu permettant d'obtenir un liquide tel que de l'huile sous une pression par exemple 100 fois plus élevée que celle de l'air comprimé. Cet appareil est muni d'une gâchette de commande 6a comportant trois positions, une première position de mise en pression du liquide, une deuxième position de maintien en pression du liquide, une troisieme position correspondant à la décompression du liquide avec retour de celui-ci dans une capacité, incorporée à l'appareil, de l'ordre de 250 cm3. A titre indicatif, l'éclateur qui va être décrit comporte 18 pistons ayant un diamètre de 22 mm et une course de 20 mm. Le volume d'huile utile est donc de l'ordre de 150 cm3 et l'on voit que la capaicté du multiplicateur de pression convient bien à cette application nouvelle. Le multiplicateur de pression 6 est léger et peu encombrant et il peut être porté par l'opérateur. Le flexible haute pression 5 a, par exemple, une longueur de l'ordre de 6 mètres afin que l'éclateur 4 puisse éventuellement se déplacer sans entraSner le multiplicateur 6 au moment de la fissuration du bloc 1. Le flexible 5 est connecté à l'éclateur par un raccord 8. Afin d'éviter la rupture de ce raccord lorsque l'éclateur est entraîné avec le bloc 1, le flexible 5 traverse une bague élastique 9 fixée à l'arrière du raccord. L'éclateur comporte une poignée 10 permettant de l'introduire dans le forage 2 et de le retirer après l'éclatement du bloc. La figure 2 est une coupe longitudinale de l'éclateur 4. On voit sur cette coupe l'extrémité du flexible haute pression 5 assemblé au corps de l'éclateur par le raccord 8. On voit également la bague flexible 9.Cette bague est supportée par un disque 11 soudé à l'extrémité d'un manchon 12 sur lequel est fixée la poignée 10. Le manchon 12 est assemblé avec l'écla- teur au moyen éesdeux vis 13. L'éclateur 4 est forme de deux parties principales. Il comporte d'une part un corps de vérin 14, de forme générale cylindrique, d'axe x xl, qui est alimenté en liquide sous pression par le flexible 5.- Dans ce corps de vérin est usinée une rangée d'alésages 15, dont l'axe est perpendiculaire à l'axe x xl. Ces alésages communiquent par un canal vertical 16 avec le flexible 5. Dans chaque alésage est disposé un piston 17 qui est déplacé pelpendiculairement à l'axe x x4 par le liquide sous pression. L'éclateur comporte, d'autre part, un corps creux cylindrique 18, d'axe x xl qui enveloppe le corps de vérin 14 logé à l'intérieur de la cavité 19 dudit corps creux. Le corps creux 18 comporte une ouverture longitudinale 20 non visible sur la figure 2 à travers laquelle le corps de vérin 14 peut s'engager pour prendre appui sur la paroi du forage 2. Les têtes des pistons 17 prennent appui sur la paroi interne de la cavité 19 opposée à l'ouverture 20. Le corps cylindrique 18 prend appui sur la paroi du forage 2 opposée à l'ouverture 20 et sert de cale de répartition des poussées des pistons 17. Le corps de vérin 14 est introduit par le haut à l'intérieur de la cavité 19,après avoir reçu préalablement les pistons 17 équipés de leur joint d'étanchéité. Le corps 14 est maintenu longitudinalement par des butées amovibles solidaires du corps creux 18. Par exemple la butée inférieure est constituée par une goupille fendue tubulaire 21 solidaire du corps creux 18. Celle-ci peut etre remplacée par un fond fixé à l'extrémité inférieure du corps creux 18 ou par tout autre butée équivalente. La butée supérieure est constituée, par exemple, par deux vis 22, vissées dans le corps creux 18. L'écartement entre la butée inférieure 21 et les butées supérieures 22 est sensiblement supérieur, par exemple de plusieurs millimètres, à la longueur du corps de vérin 14 afin qu'il subsiste entre le corps de vérin 14 et le corps creux 18 un jeu longitudinal suffisant, ce jeu permettant un glissement longitunal relatif entre ces deux pièces.En effet, du fait de la mauvaise répartition des poussées, des réactions imprévisibles du matériau et des irrégularités des parois du forage, lorsque l'éclateur est mis en pression et que les parties qui le composent commencent à ITécarter et à se mettre en place contre le matériau, il faut qu'elles puissent jouer librement l'une par rapport à l'autre avant que leur mouvement relatif ne soit annulé par l'adhérence contre les parois du forage. Les figures 3 et 4 représentent des coupes suivant III-III de la figure 2. On voit sur la figure 3 l'éclateur 4 à l'intérieur du forage 2. On voit le corps de vérin 14, un alésage 15, le canal 16 d'alimentation des cylindres et un piston 17 d'axe y yl équipé d'un joint d'étanchélté à lèvres 23. On voit également le corps creux 18 qui enveloppe en partie le corps de vérin 14 placé dans la cavité intérieure 19. Le corps creux 18 présente extérieurement la forme générale d'un cylindre 24 dont le diamètre est inférieur à celui du forage 2 de sorte qu'il peut etre engagé dans ce forage. Le corps creux 18 présente une ouverture longitudinale 20, symétrique par rapport à l'axe y yl et le corps de vérin 14 est engagé dans cette ouverture et peut coulisser à travers celle-ci suivant la direction de l'axe y yl perpendiculaire à l'axe x xl et aux génératrices du corps de vérin 14 et du corps creux cylindrique 18 de telle sorte que le corps 14 s'appuie sur la paroi du forage 2 située en face de l'ouverture 20 tandis que le corps creux cylindrique 18 s' appuie sur la paroi opposée du forage 2. Les deux bords 20a et 20b de l'ouverture 20 forment chacun un épaulement longitudinal respectivement 25 et 26 situé dans un plan perpendiculaire à l'axe y yl. Le corps de vérin 14 comporte également deux épaulements latéraux 27 et 28 situés dans un plan perpendiculaire à l'axe y yl et ces épaulements viennent en butée contre les épaulements 25 et 26 lorsque le corps de vérin coulisse dans l'ouverture 20 et limitent la course du corps de vérin. L'écartement entre les épaulements, dans la position représentée sur la figure 3 où le corps de vérin est à l'intérieur du corps creux cylindrique 18 est inférieur à la longueur des alésages 15 de telle sorte que la course des pistons reste inférieure à la longueur des alésages et qu'ils ne peuvent donc être éjectés hors des alésages lorsque le matériau se fissure et que le corps creux 18 se déplace brusquement. Cette disposition est très importante car elle évite d'avoir à rechercher les pistons au milieu des fragments de matériau puis à les nettoyer ainsi que le joint d'étanchéité avant de les remonter. Elle évite également de perdre de l'huile. il existe des éclateurs dans lesquels chaque piston comporte une butée de fin de course mais cette solution n'offre pas les mêmes avantages. En effet, la butée individuelle sur chaque piston complique l'usinage, fait perdre du volume utile et surtout ne s'accommode pas des déformations longitudinales de la cale. Le corps de vérin 14 présente deux faces latérales planes 29 et 30 parallèles à l'axe y yl. La distance entre ces faces 29 et 30 est sensiblement inférieure à l'écartement entre les bords 20a et 20b de l'ouverture 20 de sorte qu'il existe un jeu latéral de l'ordre du millimètre entre le corps du vérin et le corps creux cylindrique 18. Ce jeu est nécessaire pour permettre aux deux pièces de jouer librement l'une par rapport à l'autre au moment de la mise en pression et également pour éviter tout grippage entre surfaces mobiles dû aux débris de matériau. La cavité 19 présente également deux parois latérales 31 et 32 parallèles à l'axe y y1. L'écart entre les parois 29 et 31 d'une part et 30 et 32 d'autre part, détermine.la largeur des épaulements 25, 26, 27 et 28 et la surface d'appui du corps de vérin sur le corps creux cylindrique 18. Cet écart doit être calculé pour que la résistance des pièces soit suffisante pour supporter la poussée des pistons qui est très élevée. A titre d'exemple, si l'on considere un éclateur destiné à être introduit dans des forages ayant un diamètre de 2 pouces et demi (62,5 mi et une longueur de 60 cm, on peut disposer, sans nuire à la résistance du corps de vérin 14 et sans risque de déformation permanente de celui-ci, de 18 pistons ayant un diamètre de 22 mm, soit une surface totale de poussée de 68 cm2. Si la pression du liquide est de 750 bars, la poussée latérale est de l'ordre de 500 kilonewtons. La largeur de la surface d'appui entre épaulements 25 et 27 d'une part et 26 et 28 d'autre part, est de 2,5 mm pour une longueur de 540 mm d'ou une surface d'appui totale pour les deux côtés réunis de 2.700 mm2, et la pression de contact serait donc de l'ordre de 20 Kg/mm2 si les épaulements étaient parfaitement parallèles. En pratique, les appuis ne sont jamais parfaits et un calcul prudent ne doit prendre en compte que la moitié des surfaces d'appui théoriques. La pression maximale est de l'ordre de 40 Kg/mm2 et elle peut donc être facilement supportée, sans aucun traitement de surface spécial, par las aciers spéciaux couramment utilisés en construction mécanique qui résistent à des 2 contraintes de 115 à 125 Kg/mm2. La figure 3 montre que, lorsque les pistons 17 sont repoussés à l'intérieur des alésages 15, le corps de vérin 14 ne fait pas saillie à l'extérieur du corps creux cylindrique 18. Par exemple, le corps de vérin 14 présente une surface externe 14a cylindrique, de sorte qu'elle épouse le contour du forage 2 et cette surface 14a s'inscrit à l'intérieur du cylindre 24 circonscrit au corps creux cylindrique 18. La cavité 19 présente, dans la partie opposée à l'ouverture 20 et située entre les deux faces latérales 31 et 32, une surface cylindrique 19a et le corps de vérin 14 présente également, entre les deux parois latérales 29 et 30 une surface externe cylindrique ce qui permet d'obtenir des épaisseurs de métal optimales. L'extrémité extérieure 17a des pistons 17 qui fait saillie à l'extérieur du corps de vérin 14 présente une surface sphérique de même rayon que la surface 19a de sorte que la poussée des pistons sur le corps creux 18 est répartie sur toute la longueur 17a de contact entre le piston et le corps creux. La figure 4 représente l'éclateur dans la position où les épaulements 27 et 28 du corps de vérin 14 sont en butée contre les épaulements 25 et 26 du corps creux cylindrique 18 et où les pistons 17 sont en fin de course. On a représenté sur cette figure une cale supplémentaire 33 ajoutée entre le corps de vérin 14 et la paroi du forage. On peut en effet ajouter une ou plusieurs de ces cales dans le cas où le matériau présente une déformation permanente supérieure à la course des pistons avant que l'on n'atteigne la rupture. Bien entendu, sans sortir du cadre de l'invention, diverses parties de l'éclateur qui vient d'être décrit pourront être remplacées par des parties équivalentes bien connues de l'homme de l'art. REVENDICATION S 1 - Eclateur hydraulique composé d'une part d'un corps de vérin de forme génE- rale cylindrique alimenté en liquide sous pression et comportant une ran gée de pistons qui sont déplacés perpendiculairement aux génératrices dudit corps cylindrique par la poussée dudit liquide et, d'autre part, d'une cale de répartition logée entre lesdits pistons et la paroi d'un forage, caractérisé en ce que le corps de vérin est disposé à l'intérieur d'un corps creux servant de cale de répartition, qui présente extérieurement une forme générale cylindrique et qui comporte une ouverture longitudinale à travers laquelle ledit corps de vérin peut coulisser perpendiculairement à la direction des génératrices. 2 - Eclateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que chacun des bords de ladite ouverture forme un épaulement longitudinal contre lequel vient buter un épaulement latéral dudit corps de vérin et l'écartement entre ces épaulements est inférieur à la longueur des cylindres contenant les pistons de sorte que ceux-ci ne peuvent pas être éjectés hors dudit corps de vérin. 3 - Eclateur selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que ledit corps de vérin présente deux faces latérales planes, pa rallèles à l'axe des pistons dont la distance est inférieure à l'ecarte- ment entre les bords de ladite ouverture de sorte qu'il existe un jeu latéral entre le corps de vérin et le corps creux cylindrique. 4 - Eclateur selon l'une quelconque des revendications i à 3, caractérisé en ce que ledit corps de vérin est maintenu longitudinalement à l'intérieur dudit corps creux cylindrique par deux butées dont l'écartement est supE- rieur à la longueur dudit corps de vérin 5 - Eclateur selon la revendication 3, caractérisé en ce que la cavité inte- rieure audit corps creux présente deux parois latérales planes parallèles aux faces latérales dudit corps de vérin dont l'écartement est supérieur d'au moins 5 millimètres à l'écartement entre ces dernières. 6 - Eclateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que,lorsque lesdits pistons sont repoussés à l'intérieur dudit corps de vérin, celui-ci s'ins crit entièrement à l'intérieur - du cylindre circonscrit audit corps creux. 7 - Eclateur selon la revendication 5, caractérisé en ce que la cavité intE- rieure dudit corps creux présente, entre lesdites partis latérales, une surface cylindrique opposée à ladite ouverture et 11 extrémité extérieure desdits pistons présente une surface sphérique de même rayon que ladite surface intérieure de la cavité. 8 - Eclateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que ledit vérin est alimenté en liquide sous pression par un multiplica teur de pression hydro-pneumatique alimenté en air comprimé. 9 - Eclateur selon la revendication 8, caractériséSen ce qu'il comporte, à l'extrémité arriere dudit corps creux, une bague en matériau élastique, à travers laquelle est engagé le flexible armé alimentant ledit vérin en liquide sous pression.