La présente invention concerne un adsorbant permettant d'éliminer par adsorption des substances malodorantes variées à partir d'un mélange gazeuxXet plus particulièrement, un adsorbant composite qui convient spécialement pour utilisation dans une installation de transfert de courants gazeux par contact. Pour débarrasser un mélange gazeux de substances mal on dorantes, on a proposé et réalisé divers procédés de désodorisation, et ces procédés peuvent autre classés d'une façon générale en (1) les procédés d'absorption, (2) les procédés d'oxydation et (3) les procédés d'adsorption. Cependant, les procédés connus appartenant à ces trois catégories sont incomplets ou présentent des inconvénients de caractère technique ou économique. Des gaz ayant des odeurs désagréables sont, en général, formés à la suite d'opérations dans des ateliers et usines appartenant à des domaines très variés et, le plus souvent, ces gaz sont sous forme d'un mélange gazeux contenant des substances variées. La plupart des substances qui émettent des odeurs désagréables possèdent des valeurs de seuil extremement basses, en voulant dire par là des valeurs de concentration au-dessous desquelles les odeurs deviennent imperceptibles, si bien qu'il apparat comme très difficile de réaliser une désodorisation complète d'un mélange gazeux renfermant des substances variées qui émettent des odeurs.A cet égard, et selon la loi de Weber Fechner, une élimination à 99X d'une substance malodorante ne correspond qu'à un effet désodorisant aussi faible qu'environ 70%. Ainsi, un enlèvement de la substance malodorante de ltor- dre de 99X n'est pas considéré comme pratiquement satisfaisant. Ce n'est qu'avec un enlèvement de l'ordre de 99,9 à 99,99% qu'on obtient un effet désodorisant pratiquement efficace. Il est presque impossible d'effectuer une désodorisation complète par un procédé d'absorption en raison du mécanisme impliqué dans une absorption. En ce qui concerne la désodorisation par oxydation, une combustion directe à la flamme peut amener une désodorisation complète, mais une telle technique n'est pas pratique sur le plan économique. Par ailleurs, un procédé de désodorisation du type à combustion catalytique pose des problemes qu'il y a lieu de résoudre, par exemple, l'empoisonnement du catalyseur, de sorte que pratiquement un tel procédé est limité dans son champ d'application. Pour éliminer les matières malodorantes contenues en de faibles concentrations dans un gaz, un procédé d'adsorption est considéré comme le plus approprié, aussi bien sur le plan théorique que sur le plan pratique, étant donné qu'on peut escompter une désodorisation complète avec une efficacité d'enlèvement de 99,99; ou plus élevée. Cependant, le procédé de désodorisation par adsorption pose également divers problèmes qui doivent être résolus, et dont le plus important est le choix d'un adsorbant capable d'adsorber des matières diverses, et qu'on puisse se procurer à un prix de revient réduit. En général, des substances contenues dans des gaz et dans des vapeurs, et qui doivent être adsorbées, sont très variées, aussi bien en ce qui concerne leurs propriétés chimiques que leurs caractéristiques physiques, c~est-à-dire qu'elles peuvent présenter des liaisons saturées, des liaisons non saturées ou les deux ; elles peuvent être non polaires ou polaires à des degrés variables ; elles peuvent être à liaisons io- niques ; elles peuvent être hydrophobes ou hydrophiles ; et elles peuvent avoir des granulométries différentes.Plus particulièrement, dans le domaine de l'adsorption de diverses substances contenues dans un gaz composite ou un mélange gazeux, par exemple, lors de la désodorisation d'un gaz d'échappement, on a in tértt de choisir un adsorbant capable d'adsorber simultanément des substances de divers types. Les adsorbants industriels solides peuvent dtre classés d'une façon générale en trois catégories, c'est-à-dire (A) les adsorbants carbonés, (B) les adsorbants à base de silice-alumine et (C) les adsorbants à base de résines. Parmi les absorbants carbonés, le plus représentatif est le carbone actif (1), alors que, parmi les adsorbants à base de silice-alumine, on citera principalement l'argile activée (2). Les adsorbants à base de carbone actif existent sous des formes très variées qui dépendent de la nature des matières et des procédés utilisés pour leur préparation. Les adsorbants à base de silice-alumine comprennent notamment la "terra alba" (3), la bauxite activée (4), le gel de silice (5), le gel d'alumine (6), les zéolites naturelles ou synthétiques (7) ou des produits similaires.D'autre part, les adsorbants à base de résines sont de qualités très variables selon les matières premières et les procédés utilisés pour leur préparation. Selon la classification fondée sur l'adsorption sélective inhérente des diverses matières, on considère que l'adsorbant carboné (1) appartient à la catégorie des adsorbants non polaires possédant des propriétés légèrement hydrophobes et pouvant adsorber des composés saturés non polaires à peu près indépendamment de la nature de leurs groupes fonctionnels. D'autre par; les adsorbants à base de silice-alumine (2) à (7) appartiennent à la catégorie des absorbants polaires hydrophiles pouvant adsorber sélectivement des composés renfermant des groupes polaires etan des composés organiques insaturés à double ou à triple liaison. Les adsorbants à base de résine (8) co- prennent des adsorbants non polaires ou, au contraire, hautement polaires. Parmi les adsorbants précités, seuls le carbone actif et certains types d'adsorbants carbonés, recevant un groupe polaire-par l'utilisation de chaux granulaire, sont utilisés à l'échelle industrielle dans des appareils de désodorisation de gaz. Les adsorbants à base de silice-alumine (2) à (7) et l'adsorbant à base de résine (8) ne se prêtent quwà des applications limitées en raison de leurs propriétés physiques particulières et/ou de leurs prix élevés. Parmi les adsorbants non polaires, le carbone actif est considéré comme ayant à la fois les meilleures propriétés physiques et le plus bas prix de revient. Il est difficile de trouver un adsorbant polaire ayant des propriétés physiques aussi bonnes que celles du carbone actif non polaire, en meme temps qu'un prix de revient aussi bas que celui de ce dernier. Bien que les"zéolites synthétiques ou les adsorbants résineux possèdent d'excellentes propriétés physiques, il est impossible de les utiliser dans un appareil industriel de désodorisation de gaz en raison de leur prix qui est prohibitif. De plus, l'application de la bauxite activée, du gel de silice ou du gel d'alumine est limitée à la déshydratation et leélimi- nation de l'humidité, alors que le gypse ne possède qu'un pouvoir adsorbant inférieur. A cet égard, l'argile activée, qui est un adsorbant polaire, peut cependant titre utilisée à l'échelle industrielle comme adsorbant de désodorisation de gaz. En outre, l'argile activée est dtun bas prix et, à la seule exception de la terra alba, on peut l'obtenir à un prix qui est environ le tiers de celui de la bauxite activée, environ le dixième de celui du gel de silice, environ-le quinzième de celui du gel d'alumine, environ le quinzième de celui du carbone activé, environ le quarantiè e de celui des adsorbants à base de résine et d'environ le centième de celui de la zéolite synthétique. Pour utilisation à l'échelle industrielle, les adsorbants doivent, en général, posséder, outre un excellent pouvoir d'adsorption et une très grande activité, d'autres propriétés physiques satisfaisantes telles que (1) une résistance mécanique de la structure particulaire, (2) une résistance à l'abrasion, (3) une résistance thermique et (4) la non-désintégration dans l'eau. Cependant, les particules moulées d'argile activée ne permettent pas, en général, de satisfaire les exigences (1) à (4 cidessus. C'est la principale raison pour laquelle l'argile activée n'a jamais été utilisée pour l'adsorption en phase gazeuse. La raison de la non-utilisation satisfaisante de l'argile activée dans les appareils d'adsorption de gaz à l'échelle industrielle peut être particulièrement attribuée à l'impossibilité pour l'argile activée de répondre aux exigences ou aux conditions imposées par les appareils connus d'adsorption de gaz. Les appareils connus d'adsorption de gaz ont été classés en plusieurs catégories, à savoir (1) Les installation-s--du type à lit fixe, dans lesquelles les gaz passent à travers une couche remplie d'un adsorbant granulaire. (2) Les installations du type à lit mobile, dans lesquelles les gaz sont mi#r=Conac;t avec un adsorbant granulaire en mouvement. (3) Les installations du type à lit fluidisé, dans lesquelles les substances contenues dans un gaz sont adsorbées pendant qu'on fluidise un-absorbaat granulaire avec le gaz. t4) Les installations du type à transfert par écoulement gazeux par contact, dans lesquelles un adsorbant pulvérulent est dispersé dans un courant gazeux et est transféré à un courant parallèle à celui du gaz, afin d'adsorber les substances malodorantes du gaz pendant ledit transfert. La plupart des appareils connus d'adsorption de gaz sont conçus selon l'un des principes (-t) à (3) ci-dessus. Les adsorbants qu'on utilise dans-les-installations (1) à (3) doivent toujours posséder d'excellentes caractéristiques de résistance mécanique des particules, de résistance à l'abrasion, de résistance thermique et de non-désintégration dans l'eau, le tout comme précédemment décrit par suite des concepts ou du mode d'adsorption par chacune de ces installations.Cependant, dans les installations du type (4), ctest-à-dire à transfert par é roulement gazeux par contact, les propriétés physiques précitées ne sont pas obligatoires, étant donné que l'adsorbant est utilisé sous forme d'une poudre dont la granulométrie est de 1 à 150 raicrons, et que l'on peut choisir un adsorbant ayant les proprié- tés voulues selon la nature des substances à adsorber. Pour débarrass#er un courant gazeux composite de substances malodorantes par adsorption, il fallait utiliser un certain nos- bre d'adsorbants différents qui sont actifs respectivement pour les divers types de substances à adsorber. Il est toutefois souhaitable que l'adsorbant puisse adsorber à lui tout seul les diverses substances malodorantes. En conséquenc#e, les-principaux buts de l'invention sont - de réaliser un adsorbant plus spécialement utilisable dans une installation du type à transfert par écou@ement gazeux, afin de désodoriser un mélange gazeux -- de réaliser un adsorbant capable d'adsorber des subs tances#gazeuses variées, c'est-à-dire des substances ou composés hydrophobes ou hydrophiles, polaires ou non polaires, saturé ou insaturées -- de réaliser un adsorbant composite possédant un fort pouvoir d'adsorption et une grande capacité adsorbante par rapport à ceux d'un adsorbant unique - de réaliser un adsorbant composite, de bas prix de re vient - de réaliser un adsorbant composite qu'on puisse utiliser efficacerment pour la désodorisation d'un gaz d'échappement industriel ; et - de réaliser d'autres objectifs avantageux qui ressortiront de la description' détaillée ci-après, faite en regard du dessin annexé, sur lequel la figure 1 est une vue extérieure et à une échelle agrandie d'un adsorbant composite selon l'invention ; et la figure 2 est une vue schématique d'un appareil servant a produire l'adsorbant composite selon l'invention. L'adsorbant composite, selon l'invention, comprend des particules ou granules globulaires d'argile activée, qu'on utilise en qualité de substrat et une poudre fine de carbone actif mou enrobant de façon discontinue ou adhérant à la totalité de la couche superficielle des particules ou granules. Plus précisément, l'adsorbant composite, selon l'invention, est caractérisé par une combinaison d'argile activée en qualité d'adsorbant polaire et de carbone actif en qualité d'adsorbant non polaire. D'une façon générale, le rapport pondéral de l'argile ac tivée au carbone actif est compris entre 5:1 et 3:1. En se reférant à la figure 1, l'adsorbant composite 1 comprend une particule d'argile activée 2 et une poudre de carbone actif 3 enrobant la surface de la particule d'argile activée 2, ou déposée sur cette surface. On peut préparer l'adsorbant composite 1, par exemple par l'appareil représenté sur la figure 2 par la référence général 4, appareil qui comprend deux rouleaux compresseurs 5 et 6 formés en un matériau caoutchouteux dur résistant à l'abrasion. Les rouleaux compresseurs 5 et 6 sont supportés sur un palier fixe 7 et un palier mobile 8 respectivement, le palier mobile 8 étant muni d'un ressort permettant de régler, dans de bonnes conditions, la pression de contact entre les rouleaux compresseurs 5 et 6.Le rouleau 6 tourne à une vitesse qui est de deux à trois fois plus grande que celle de l'autre rouleau 5 pour établir ainsi entre les rouleaux un contact forcé par frottement. Au-dessus des deux rouleaux compresseurs 5 et 6 est installée une trémie 9 pour distribuer un mélange d'argile particulaire activée dont la granulométrie est de 79 à 150 microns et de carbone actif mou sous forme d'une poudre fine (granulométrie 10 à 40 microns). Quand le mélange est amené entre les rouleaux rotatifs 5 et 6, le carbone actif mou finement pulvérulent est enrobé ou déposé par frottement sur les surfaces des granules relativement gros d'argile activée dure en raison de la différence entre les vitesses de rotation des roul*K 5 et 6. Un examen au microscope fait ressortir que les granules composites adsorbants, ainsi obtenus, sont formés d'argile activée et de carbone actif qui enrebe d'une façon discontinue la surface externe des#granules en argile activée, comme on peut lavoir sur la figure1. L'adsorbant composite possède des caractëristiques spécial#e#s d'adsorption qui seront étudiées plus en détail par la suite et, d'autre part, le produit composite présente, ou conserve, aussi bien les caractéristiques polaires que les caractéristiques non polaires d'adsorption qui sont respectivement inhérentes aux deux matières premières utilisées. Si l'adsorbant composite est dispersé dans un gaz d'échappement également composite pour le débarrasser par adsorption des ingrédients malodorants, divers types de composés hydrophobes, non polaires et saturés, sont adsorbés par le carbone actif sur les surfaces de l'adsorbant composite, alors que l'argile activée réalise une adsorption des composés hydrophiles polaires et insaturés Pour faciliter la compréhension du mécanisme d'absorption par l'adsorbant composite selon l'invention, on va étudier ciaprès le comportement de H20 et de C6H5OH qui sont adsorbés dans les pores fins de la surface de carbone actif par la force de Van der Waals. La granulométrie moyenne des pores de carbone actif est d'environ 12 à 32 fi, de sorte que, dans la phase de carbone actif et de vapeur d'eau, on ne constate pratiquement aucune adsorption à la température ambiante (25-C) dans une humidité relative inférieure à 50XL On peut démontrer ce phénomene par l'équation de capillari#é -d#e~Kelvin en se basant sur la grosseur des #;;s#du carbQfleactjf-#t les phénomènes de condensation capillaire se produisant par suite des propriétés hydrophobes du carbone actif Quand des molécules de H20 sont adsorbées en plusieurs couches sur les surfaces des pores du carbone actif (dans ce cas, il est inconcevable que les molécules d'eau gui-sont présumées avoir une dimension de 2,89 A prennent la forme d'un liquide en particules recueillies inférieures à 10 A), les molécules d'eau sont condensées sur les surfaces à l'état liquide. Ainsi, malgré les propriétés non polaires et hydrophobes du carbone actif, l'adsorption d'eau se produit à une humidité relative plus importante. D'autre part, la valeur de l'équilibre d'adsorption statique du phénol sur le carbone actif est d'environ 30%.Le phénol est soluble dans l'eau à raison de 6 g par 100 g d'eau à la température normale et sous la pression atmosphérique. En conséquence, les surfaces de carbone actif sont partiellement recouvertes de molécules d'eau et partiellement recouvertes de molécules de phénol, les molécules des deux types étant en contact mutuel. Le phénol, qui est en contact avec les no.=c es est est dissous dans la phase aqueuse, étant donne que le phénol contient un radical hydroxyle et est hydrophile conformément au principe selon lequel un corps d'un certain type est dissous dans un corps d'un type analogue.De la même manière, une portion du phénol est transférée par miscibilité dans l'eau et à partir de la surface des pores du carbone actif en laissant ce dernier dans un état libre et vacant pour adsorber du phénol, ou de l'eau, frais. D'autre part, quand les molécules de phénol viennent heurter les surfaces des molécules adsorbées d'eau pendant le passage sur les surfaces poreuses du carbone actif, elles subissent l'effet de la force d'attraction de l'eau sur le radical hydroxyle des molécules de phénol et une partie, ou la totalitéssdes molécules attirées de phénol, est absorbée dans la phase aqueuse ou captée par cette dernière. En d'autres termes, aussi bien les molécules d'eau que les molécules de phénol sont adsorbées sur le carbone actif. On va maintenant étudier les mécanismes d'adsorption de H20 et de C6H50H sur l'argile activée en contact avec le carbone actif. En général, la grosseur des pores d'un adsorbant est en rapport étroit avec sa surface spécifique de contact. L'argile activée présente une grosseur moyenne de pores de 80 à 180 A. Par exemple, pour une grosseur de pores de 26 A, la surface de 2 contact spécifique de l'argile est de 120 m par gramme. La grosseur des pores de l'argile activée doit etre normalement suffisante pour admettre toutes les substances gazeuses à adsorber. En général, lorsque le volume des pores est de 0,6 à 3 0,8 cm /g, la surface spécifique de contact est comprise entre 2 250 et 350 m jg, laquelle valeur n'est pas nécessairement beau- coup plus importante que celle du carbone actif. Bien que la surface spécifique de contact constitue un facteur important lors de l'étude des phénomènes d'adsorption dans les adsorbants, il ne serait pas raisonnable de déterminer la quantité d'argile activée uniquement en tenant compte de sa surface spécifique de contact. Il en est ainsi malgré que la surface spécifique de contact soit un facteur important, qui influe sur le pouvoir absorbant de l'argile activée, car les particularités de l'argile activée comme adsorbant ne peuvent être déterminées uniquement en partant de la surface spécifique de contact. La base théorique de l'invention réside principalement dans les particularités de l'argile activée La description ciaprès des particularités de l'argile activée a pour but de faciliter la compréhension des caractéristiques d'adsorption de l'adsorbant composite selon l'invention. On peut obtenir l'argile activeepar un traitement à l'a- cide (par exemple à l'acide sulfurique) de la terra alba. La structure cristalline de la terra alba est une structure à trois couches, dans laquelle la couche octaédrique de l'alumini est interposée entre deux couches tétraédriques de l'acide silicique. Une portion de l'aluxinium est remplacée par du magnésium; et les déficiences de la charge électrique dues à la substitution sont supplémentées par les cations recueillis sur les surfaces de la couche, en maintenant les charges électriques de toute la couche d'aluminium en équilibre.Les cations sont ~changeable et peuvent être remplacés par divers types d'autres cations coins dans une résine échangeuse d'ions. Par le traitement à l'acide, les cations sont remplacés par de l'hydrogène pour former un acide argileux. On s seree alors un changement de la structure de la couche octaédrique par sa solubilisation, alors que la couche tétraédrique est convertie en gel d'acide silicique libre. L'argile activée qui est un produit du traitement, par de l'acide, de la terra alba possède une activité améliorée, mais également des propriétés physiques sensiblement similaires à celles de la terra alba. Les surfaces entre les couches d'argile activée, qui sont exposées à l'air, sont recouvertes de molécules d'oxygène et se comportent, par conséquent, comme si elles avaient des charges négatives, si bien g e les surfaces en regard des couches res- pectives ont tendance à attirer des dipôles, de telle sorte que les molécules polaires sont capturées initialement par une adsorption en monocouche, et ensuite par une adsorption en couches multiples. Les molécules adsorbées sont condensées selon un mode capillaire et remplissent les pores jusqutà atteindre un point de percée par suite de la saturation. On peut expliquer ce phénomène comme suit : quand les molécules polaires sont adsorbées sur l'argile activée, les surfaces des molécules adsorbées deviennent négativement chargées1 en attirant des molécules polairea en couches multiples par une force électrostatique pour réaliser une condensation capillaire. De ce qui précède, il ressort clairement que, en raison de sa structure polaire, l'argile activée est efficace de façon inhérente pour réaliser une adsorption polaire. L'adsorption des molécules non polaires ou faiblement polaires sur l'argile activée est principalement attribuable à la force de Van der Xaals. Etant donné que la force de Van der Waals est non directionnelle, l'adsorption en une seule couche ou monocouche se produit sur les surfaces de l'argile activée sans créer d'agencement moléculaire normal. Dans le même ordre d'idées, l'adsorption sur le carbone actif est produite par la force de Van der Waals, et ainsi les molécules sont adsorbées en une monocouche. La condensation capillaire dans le carbone actif ne peut avoir lieu qu'avec des molécules qui sont facilement condensables. Ce phénomène est pratiquement le même qu'avec l'argile activée. Il ressort clairement, de ce qui précède, que, dans l'adsorption polaire, les ions qui ont déjà été adsorbés sur l'argile activée ne subissent pas d'échange par équivalence avec d'autres ions. L'adsorption polaire de composés organiques exige essentiellement que les composés organiques comportent un ou plusieurs groupes polaires. En conséquence, l'adsorption polaire ne se produit pas avec les composés saturés. L'adsorption des molécules non polaires sur l'argile activée ne dépend que de la force de Van der Waals et a lieu en monocouche, si bien que la capacité d'adsorption de l'argile activée à l'égard de substan- ces non polaires est plus faible que celle du carbone actif, étant donné que la surface spécifique de contact du carbone actif est plus petite. En général, les cations minéraux ou organiques sont adsorbés sur l'argile activée par une réaction d'échange d'ions, dans laquelle un composé polaire portant une charge positive est adsorbé sur l'argile activée portant une charge négative sous l'effet à la fois de la force électrostatique et de la force de Van der Waals. Par réaction avec l'argile activée, les cations minéraux ou organiques de petite taille sont adsorbés sur l'argile activée à l'aide de la force électrostatique, en libérant en meme temps par échange l'équivalent de cations qui ont été adsorbés sur l'argile activée. Dans cé cas, les cations organiques d'assez grande taille peuvent également btre adsorbés par la force de Van der Waals.Ainsi, l'argile activée implique une reaction d'échange d'ions du méme type que dans une résine échangeuse d'ions. Comme on l'a déjà dit ci-dessus, l'argile activée possède un pouvoir adsorbant d'un caractère assez universel, notamment une capacité d'adsorption de Van der Waals, d'adsorption polaire, d'adsorption par échange ionique, etc., de sorte que cette argile peut adsorber des -composés variés si on 1 utilise dans des conditions qui conviennent aux caractéristiques partioulières des substances ou composés à adsorber. La description ci-après concerne 1'adsorption de H20 et C6H5OH,sur les surfaces des pores de l'argile activée, par l'adsorption de Van der Waais, l'adsorption polaire, etc. L'argile activée est un adsorbant polaire hydrophile, et il en re - suite que les molécules d'eau contenues dans une charge gazeuse sont diffusées dans les pores de l'argile activée par diffusion moléculaire.En générai,- un adsorbant tel- qu'un carbone actif, possédant une grande surface spécifique de contact, peut adsorber un gaz en grande quantité dans des conditions d'un équilibre d'adsorption statique, mais la quantité adsorbée devient plus grande avec des pores plus gros dans un procédé d'adsorption dynamique impliquant un écoulement gazeux à un débit approprié. On pense qu'il en est ainsi par suite de la grande vitesse de la diffusion gazeuse qu'on obtient par la faible résistance à à la diffusion d'un absorbant à grands pores, et cette caractéristique peut etre l'une des propriétés les plus intéressantes d'une argile activée dans des applications pratiques. Les molécules d'eau qui sont entrées dans les pores de l'argile activée poSsèdent une polarité normalexent assez forte et sont adsorbées sur les surfaces des pores de l'argile activée par un phénomène d'adsorption polaire, suivi d'une condensation. D'autre part, une portion du phénol qui a été diffusée et aura pénétré dans les pores conjointement avec les molécules d'eau est adsorbée sur les surfaces des pores de l'argile activée, en raison de la présence du radical hydroxyle. Quand le phénol atteint les surfaces des pores qui ont déjà adsorbé des molécules d'eau, le radical hydroxyle du phénol est attiré par l'eau condensée, et une portion de la molécule du phénol est dissoute dans la phase aqueuse selon le principe de la dissolution d'éléments analogues par d'autres éléments analogues Aussi bien l'eau que le phénol sont ainsi adsorbés sur l'argile activée. Les mécanismes d'adsorption du carbone actif et de l'argile activée ont ainsi été décrits à propos d'un exemple, dans lequel le carbone actif ou l'argile activée constitue indépendamment le seul adsorbant. Ci-après, on va décrire les caractéristiques d'adsorption qui sont propres à l'adsorbant composite selon l'invention, comprenant une combinaison de carbone actif et d'argile activée, surtout en ce qui concerne l'adsorption d'eau et de phénol. Il est évidement que la description ci-après est fondée sur l'hypothèse selon laquelle l'adsorption est effectuée dans des conditions qui conviennent pour les propriétés physiques particulières des substances à adsorber. L'eau et le phénol sont adsorbés sur le carbone actif et l'argile activée par intervention des mécanismes d'adsorption précédemment décrits, respectivement, à un stade initial de l'adsorption. Ensuite, l'eau et le phénol, qui sont adsorbés sur les surfaces des pores du carbone actif appliqué ou lié sous pression contre les surfaces externes de l'argile activée, sont facilement attirés par l'eau et le phénol précédemment adsorbés sur l'argile activée hydrophile et polaire, étant donné que le carbone actif est initialement hydrophobe et non polaire, de sorte que l'eau et le phénol adsorbés sur le carbone actif sont facilement attirés et adsorbés par l'eau et le phénol qui ont été adsorbés sur le mode polaire par les surfaces des pores de l'argile activée.Il en résulte qu'une partie des surfaces des pores du carbone actif devient libre. D'autre part, les surfaces d'eau adsorbée sur l'argile activée agissent à la façon dessur- faces à charge négative pour adsorber des nouvelles quantités de composés polaires. Par ailleurs, le phénol adsorbé est normalement disposé sur les surfaces des intercouches d'eau par le mécanisme d'adsorption à couches multiples, en raison des propriétés hydrophiles et polaires du phénol. Ainsi, l'eau et le phénol qui sont adsorbés sur le carbone actif formant une partie de la couche superficielle des particules de l'adsorbant composite sont continuellement transférés vers le carbone actif et, dans ces conditions, la quantité d'humidité ou d'eau adsorbée sur le carbone actif est toujours maintenue à une valeur inférieure à celle d'un regain éventuel de humidité d'équilibre à certaines valeurs d'humidité relative, avec, en même temps, des diminutions de la quantité de phénol adsorbée pour créer continuellement des places disponibles sur le carbone actif, en vue d'une nouvelle adsorption. En d'autres termes, le carbone actif joue le rôle d'un élément de capture.D'autre part, l'humidité ou l'eau adsorbée dans l'argile activée adsorbe l'humi- dité ou l'eau qui est transférée à partir du carbone actif, de sorte que la teneur en eau dans l'argile activée devient plus élevée. Cependant, l'eau adsorbée est partiellement évaporée pour maintenir un équilibre d'humidité dans l'humidité relative du gaz. En conséquence, les substances adsorbées et dissoutes sont condensées jusqutà un point voisin de la saturation. Il est évident, d'après ce qui précède, qu'une portion d'eau non combinée, qui est contenue dans l'argile activée, est remplacée par des substances adsorb#es. A cet égard, on indiquera que l'argile activée contient, en général, de l'eau nom combinée à raison d'environ 12 à 15%, dans des conditions normales de température et d'humidité relative. Dans la description qui viat d' & re faite, lés mécanismes d'adsorption par l'adsorbant composite, selon l'invention, ont été étudiés en se basant sur les substances particulières qu'il y avait lieu d'adsorber. Cependant, ces mécanistes sont valables avec pratiquement toutes les substances, pourvn toutefois que l'adsorbant composite soit utilisé dans des conditions appropriées qui dépendent des caractéristiques des substances respectives. Plus précisément, l'adsorbant composite selon l'invention possède un pouvoir d'adsorption plus fott et une meilleure capacité d'adsorption que ce n'est le cas avec des adsorbants connus, a base unique en de carbone actif ou d'argile activée, les effets synergiques améliorés de ce pouvoir accru d'adsorption étant dus à la force de Van der Waals dans le cas du carbone actif, alors que la plus grande capacité d'adsorption s'explique par le pouvoir polaire d'adsorption et la grosseur des pores et de leur volume dans l'argile activée.L'adsorbant composite peut adsorber des substances variées dans un mélange gazeux et convient particulièrement pour désodoriser un gaz d'é happement contenant des composés organiques polaires alodo- ranis. \Pratiquement, dans le cadre d'un appareil industriel de désodorisation par adsorption, l'efficacité est en grande partie tributaire de l'adsorbant, à savoir de sa disponibilité, de sa stabilité et de son bas prix de revient. L'adsorbant composite selon l'invention contient, à titre de composant principal, de la terra alba qu'on trouve abondamment dans la nature, et qu'on peut obtenir à peu de frais en quantités industrielles. Cette technique est de loin plus avantageuse que la désodorisation par combustion qui consomme du pétrole ou un autre carburant en des quantités tellement importantes qu'on risque de ne pas pouvoir assurer une alimentation stable et constante. Ainsi, l'adsorbant composite selon l'invention contribue grandement à l'amélioration des procédés industriels d'adsorption et de désodorisation, aussi bien sur le plan technique que du point de vue économique. L'exemple suivant sert à illustrer l'invention sans aucunement en limiter la portée. EXEMiLE.- On soumet à des essais d'adsorption les trois produits suivants (1) carbone actif en poudre lo g (2) argile activée en poudre 10 g (3) composite adsorbant en poudre selon l'invention 10 g (1 g de carbone actif en poudre et 9 g d'argile activée en poudre). Dans chaque cas, on utilise un appareil de distribution d'échantillons gazeux, cet appareil étant muni d'un flacon d'adsorption équipé de filtres pour empocher l'échappement de l'échantillon adsorbant. On raccorde le flacon à l'appareil à l'aide d'un tube souple en caoutchouc, ce qui permet de secouer le flacon pour disperser et faire flotter l'échantillon dans tout le volume du flacon. Après avoir introduit l'adsorbant dans le flacon, on aspire, à l'aide d'une pompe à vide, un échantillon gazeux, à savoir de l'ammoniac gazeux. On règle la concentration d'ammoniac entre 50 et 500 ppm. On détermine la quantité de gaz refoulée de la pompe à vide à l'aide d'un détecteur du type Kitagawa.Quand la concentration d'ammoniac dans le gaz aspiré atteint environ 50 ppm, on aspire de l'air sec et propre dans le flacon à 20-C sous 760 mm de Hg, puis pn pèse le flacon à l'aide d'une balance de chimie. On répète les pesees jusqu'à ce que le poids du flacon soit constant. Avant d'introduire l'ammoniac gazeux par aspiration, on sèche chaque échantillon avec de l'air sec et propre à 20'C sous 760 mm de Hg. Pour chaque échantillon, on effectue les essais dans deux séries différentes de conditions opératoires, à savoir : (A) Humidité relative du gaz 54X (B) Humidité relative du gaz 80% Les résultats de ces essais sont indiqués dans les tableaux A et B. TABLEAU A Echantillon Poids non Poids après Capacité d'adsorption n0 adsorbé saturation 1 lo g 10 g + propor- Proportion non appré tion non appré- ciable ciable 2 10 g 10,63 g 0,63 g - 6,3X 3 10 g 10,72 g 0,72 g - 7,AX TABLEAU B Echantillon Poids non Poids après Capacité d'adsorption n0 adsorbé saturation 1 I 10 g 10 g + proportion Proportion non non appréciable appréciable 9L 2 10 g 12,1 g 2,1 g - 21% 3 10 g 13,2 g 3,2 g - 32% On détermine les valeurs ci-dessus avec des adsorbants raturés qui ont été séchés à poids constant par une technique consistant à envoyer de l'air propre séché à 20-c, et sous 760 nô de mercure, de sorte que les valeurs de capacité d'adsorption ne soient pas modifiées par des changements de 1'hu- digité relative du gaz. En ce qui concerne les conditions des essais A et B, on remarquera que le pouvoir d'adsorption est fortement accru par l'humidité relative du gaz. Ainsi, lorsque l'humidité relative est faible, la capacité d'adsorption devient petite, alors qu'une forte humidité relative se traduit par une forte capacité d'adsorption. Il s'agit d'une propriété caractéristique de l'adsorbant composite selon l'invention. On doit donc exécuter l'opération d'adsorptisn dans des conditions convenables qui dépendent des propriétés ou caractéristiques particulières des substances à adsorber. REVFNDICATIONS 1 Adsorbant composite, caractérisé en ce qu'il comprend des particules ~ argile activée et une poudre fine de carbone actif adhérant de façon éparpillée sur les surfaces desdites particules. 2. Adsorbant composite selon la revendication 1, caractérisé en ce que les particules d'argile activée ont une granu lométrie de 70 à 150 microns. 3. Adsorbant composite selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le carbone actif est un carbone mou. 4. Adsorbant composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la granulométrie de la poudre de carbone actif est de 10 à 40 microns. 5. Adsorbant composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le rapport pondéral de l'argile activée au carbone actif est compris entre 5:1 et 3:1.