La présente invention se rapporte à une presse à plaque destinée à la production de stratifiés et d'articles façonnés similaires dont les di mensions en longueur et en largeur sont un multiple de leur dimension ver ticale, la presse comportant deux plaques de compression horizontales dont l'une au moins est mobile par rapport à l'autre, les articles façonnés re cevant un traitement de compression dans l'intervalle entre les plaques, de par leur mouvement relatif. Les presses connues du type précité sont entraînées par l'intermédiaire de transmissions à genouillères ou d'excentriques ou bien de cylindres hydrau liques, avec transmission mécanique des forces de compression aux plaques de compression. Un inconvénient de cette structure familière consiste en ce que les plaques de compression doivent supporter des contraintes de flexion considérables aux pressions appliquées et pour les forces engendrées par le système de transmission.Du fait que la pression est appliquée à la plaque de compression pratiquement sous la forme d'un effort ponctuel et que le bâti reçoit un effort ponctuel correspondant de la part de la contre-pression, les plaques de compression doivent être relativement lourdes pour avoir une forte rigidité mécanique et le b ti de la presse doit être suffisamment lourd pour absorber les contraintes de flexion. En partant de l'art antérieur, l'invention a pour objet un type complète ment nouveau de presse à plaques , permettant d'utiliser des pla ques de compression relativement légères et une structure de bâti relative ment simple. En conséquence, selon l'invention, dans une presse à plaques du type préci té, la plaque de compression mobile se déplace en raison d'une variation de volume d'un élément creux flexible commandée par l'envoi d'un fluide sous pression dans celui-ci et l'évacuation du fluide de celui-ci, ledit élément creux étant disposé entre une surface de support et la face de la plaque de compression qui est éloignée de la surface de compression.En conséquence, non seulement le problème précité est résolu, mais l'on obtient également pour avantage que la pression active pour la compression est reçue sur une aireétendue par la plaque de compression et par la surface d'appui ou de support relativement grande du bati de la presse ; en conséquence, la pla que de compression peut être d'une structure simple et le bati de la presse peut être léger, du fait qu'il suffit pratiquement de recevoir des forces de traction dans une direction parallèle à la pression appliquée par les pla ques de compression. En liaison avec cette caractéristique avantageuse, selon un mode d'exécution préféré de l'invention, l'élément creux est une poche gonflable ou analogue susceptible de contacter sur une aire étendue la ploque de compression ; dans ce cas, la poche peut avantageusement contacter la plaque de compression sur toute son étendue et la plaque d'appui ou de support opposée peut également se présenter sous la forme d'une plaque plate plane. Très avantageusement, la poche comporte une bande marginale quidépasse de toutes parts les bords de la plaque de compression et qui, constituant un cache creux, est plus haute que le reste de la-région de la poche en contact avec la plaque de compression, l'intérieur de la bande marginale en forme de cadre communiquant avec l'intérieur du reste de la poche. Comme variante avantageuse de ce dernier mode d'exécution de l'invention, la bande marginale a une section droite sensiblement circulaire, de sorte que, lorsque la poche est gonflée, la matière dont elle est constituée ne reçoit pratiquement que des forces de traction. Cette caractéristique donne l'avantage particulier de permettre de fabriquer la poche gonflable dans une matière très flexible et relativement mince et légère ; les premiers éléments de prix de revient d'une telle presse peuvent dont être réduits considérablement et la poche est sûre de suivre toutes déformations de la plaque de compression, ce qui assure toujours une application de pression uniforme. Selon un mode d'exécution très avantageux de l'invention, les plaques de compression peuvent, de façon connue, être chauffées, auquel cas la poche est constituée par une matière réfractaire. La raison du grand avantage de ce mode d'exécution consiste en ce que, dans cette technique particulière, plus particulièrement en liaison avec le revêtement de panneaux de bois de surfaces décoratives ou dans la production d'autres stratifiés, des considérations de protection de l'environnement ont abouti à un changement d'adhésifs secs sans solvant que l'on applique en général en suspension aqueuse aux surfaces à coller ensemble.Le pouvoir collant de tels adhésifs dont la plupart sont à base de mélamine n'apparaît qu'en réaction à un chauffage de la jonction et, par suite, ce mode d'exécution particulier de l'invention représente une structure très simple de presse à plaques fonctionnant à chaud. L'acier raffiné s'est avéré être une matière très avantageuse pour constituer la poche gonflable de ce mode d'exécution de l'invention, dufait que l'acier raffiné est inoxydable et permet d'utiliser des pressions très élevées. Très avantageusement, la poche est réalisée à partir de deux éléments en tôle métallique dont les bords sont solidarisés par un bâti de serrage radialement à l'extérieur du bâti creux. Cette caractéristique a pour grand avantage d'éviter un cordon de soudure ou analogue dans une zone comprimée de la poche dans une zone exposée en dehors de la région des plaques de compression, car en plus des aspects techniques, un cordon de soudure ou analogue provoquerait des variations de structure de la matière et, par suite, introduirait une zone de faiblesse dans la poche. I1 est avantageux, pour que la monture (le bâti) de serrage puisse être de structure très simple, de disposer une bande d'étanchéisation flexible entre les bords des éléments en tale métallique, et que le bord intérieur de cette bande d'étanchéisation pénètre à l'intérieur du cadre creux de façon à subir une déformation de section droite sensiblement en forme de tulipe au cours du gonflement.On obtient donc une jonction très simple dont l'étanchéité augmente avec la pression, dv fait que la section en tulipe de l'intérieur dv cadre creux vient porter sur la zone de soudure des deux côtés de la jonction entre les deux éléments en tôle métallique et que la déformation augmente lors4ue la pression augmente, de sorte que la surface concernée dans le contact étanche augmenteégalement, lorsque la pression a ugmente. De préférence, on prévoit une pompe à refoulement réversible pour le fluide sous pression. L'avantage spécial de cette caractéristique consiste en ce que l'on peut faire effectuer à la presse ces cycles de compression et de relâchement de la charge commandés de façon forcée simplement en inversant la pompe ou en commutant le côté de refoulement et le dôté d'admission de la pompe. On peut utiliser n'importe quel type de fluide sous pression sous forme gazeuse ou liquide, mais le fluide sous pression préféré est l'eau, pour des raisons financières. Avantageusement, la plaque de compression relativement mobile est la plaque inférieure de la presse. La pesanteur facilite alors le mouvement d'ouverture qu'effectue la presse lorsque la poche est dégonflée, c'est-à-dire lorsque le vide est produit par pompage dans la poche. Dans ce mode d'exécution de llnvention, la plaque de compression peut reposer librement sur la poche, de sorte qutil n'y a pas lieu de prévoir de montures spéciales, et que la plaque de compression est également empêchée de se déplacer latéralement par le cadre creux de la poche qui l'enioure. Selon un mode d'exécution très simple de l'invention, le mouvement d'action de la presse peut être ajusté par des éléments d'écartement powant être introduits entre l'élément creux gonflable et la plaque de compression, ce qui permet de raccourcir le cycle de la presse par réduction du mouvement actif de la presse, lorsqu'on traite des articles stratifiés ou profilés minces. De préférence, un couvercle est présent sur la plaque de compression. Selon une autre variante de l'invention, les deux plaques de compression sont relativement mobiles, et un élément creux susceptible de recevoir un second fluide sous pression se trouve entre la plaque de compression supérieure et une plaque d'appui supérieure. Dans tous les modes d'exécution de l'invention, comme moyen très commode de monter la plaque de compression supérieure, on la suspend par un couvercle. Avantageusement, on accroche le couvercle élastiquement par ses bords sur le bâti, de la presse avec une composante de force dirigée vers le haut. Cette caractéristique a pour avantage particulier que, plus particulièrement dans le cas de presses à plaques du moule fonctionnant à chaud, la suspension élastique compense les effets de dilatation thermique. Si nécessaire, la presse peut être une presse à plaques à étages multiples ; dans ce cas, des éléments creux supplémentaires peuvent être disposés entre les plaques de compression des différents étages séparés. Cependant, il peut suffire que le groupe de plaques soit comprimé ensemble simplement par une seule poche gonflable par-dessous ou entre deux telles poches, du type décrit précédemment avec davantage de détails, l'une en haut, et l'autre en bas. On va décrire à présent l'invention avec davantage de détails en se référant aux exemples d'exécution non limitatifs représentés sur le dessin où : les figures 1 à 3 sont des vues schématiques montrant un cycle de fonctionnement de la presse selon l'invention, la presse étant représentée à titre d'exemple, simplement du point de vue de son principe de fonctionnement ; la figure 4 est une vue en coupe montrant des détails de construction d'un mode de réalisation pratique très imple d'une presse selon l'invention ; la figure 5 est une vue en plan d'une partie de la presse représentée sur la figure 4, les figures 6 et 7 représentent des détails du rebord ou cadre creux de la poche gonflable ; la figure 8 est une vue très schématique d'un autre-mode d'exécution de l'invention, la figure 9 est-une vue schématique de la presse à plaques du moule selon l'invention ; les figures 10 à 13, sont des figures expliquant les idées debase d'une variante, la figure 14 est une vue en perspective du coussin de pression pour la presse selon l'invention ; la figure 15 est une vue en plan du coussin de pression représenté sur la figure 14, la figure t6 est une vue en coupe schématique, suivant la ligne VII-VII ; la figure t7 est une vue en coupe suivant la ligne VIII-VII de la figure 15 ; Dans un premier mode d'exécution de l'invention représenté schématiquement sur les figures t à 3, une presse t selon l'invention comporte un bâti 2. Une plaque d'appui supérieure 3 y est montée ; elle supporte une plaque de compression supérieure 4.Une plaque de compression inférieure 5 et la plaque supérieure 4 comprennent des éléments chauffants, respectivement 6, 7, ce qui veut dire que le mode d'exécution représenté correspond à une presse à ouverture fonctionnant à chaud. Une plaque d'appui ou de support inférieure 8 est également disposée dans le bati ; elle supporte un élément creux flexible pouvant être gonflé par un fluide sous pression, sous forme d'une poche 9. La plaque inférieure 5 porte sur la poche 9. Le bord de la poche qui dépasse des bords des plaques 8 et 5 comporte un rebord annulaire ou monture creuse 10 Qui, comme la poche complète 9, est également pleine de fluide sous pression 11 qu'une pompe 12 fait passer d'un réservoir 13 à la poche 9 par une conduite 14. Sur la plaque inférieure 5, se trouve un article façonné 15 qu'il s'agit de presser et qui, dans l'exemple représenté,comprend un noyau ou élément central 17, une couche de recouvrement supérieure 16 et une couche de recouvrement inférieure 18. L'article 15 peut etre n'importe quel type de stratifié ou même une plaque de serrage, un latté etc... Les détails de structure visible sur les vues schématiques des figures 1 à 3 seront examinés dans la suite. Les principaux stades opératoires d'un cycle de fonctionnement de la presse sont représentés sur les figures 1 à 3, pour exposer clairement le principe de fonctionnement de boise de la presse selon l'invention. La presse est à l'état ouvert sur la figure 1, la poche 9 étant dégonflée, ce qui veut dire que la pompe 12 a refoulé le fluide 11, de préférence de l'eau, de la poche 9 dans le réservoir 13 par la conduite 14. On introduit un stratifié 15 à presser entre les plaques ouvertes 4 et 5 qui, si l'on doit utiliser la presse selon l'invention de façon très avantageuse pour traiter des articles moulés qui doivent être collés au moyen d'adhésifs activés thermiquement, sont chauffées par les éléments chauffants 6, 7. En partant de l'état représenté sur la figure 1, la pompe 12 refoule un fluide sous pression il du réservoir ou puisard 13 dans la poche 9 par la conduite 14, poche qui change de volume et, par conséquent, fait monter la plaque inférieure 5 et presse l'article 15 disposé entre la plaque supérieure 4 et la plaque inférieure 5, avec chauffage de l'article. Par l'intermédiaire de la poche 9, la pression est répartie sur toute la surface de la plaque 5, de sorte qu'elle ne subit guère de contraintes de flexion.Cependant, s'il se produit un fléchissement à cause de l'élasticité du bati 2 ou de la plaque supérieure 4, la plaque inférieure 5 y compris la surface de la poche suit le fléchissement, de sorte que l'article 15 garde une hauteur constante et, lorsque la presse revient à la normale, elle prend, en raison de son élasticité propre une forme plane régulière de section uniforme. Le fluide sous pression continue à parvenir à la poche 9, jusqu'à ce que la pression de fonctionnement soit atteinte. La pression de fonctionnement peut être commandée, par exemple, par un limiteur de pression (non repré senté) qui fonctionne de façon classique et qui est disposé dans la conduite 14 et qui arrête la pompe, une fois que la pression requise a été atteinte. Comme on le décrira avec davantage de détails dans la suite, le rôle du rebord annulaire ou cadre creux 10 aux bords exposés est de garantir que, dans la région qui n'est pas supportée par les plaques 4, 5 et dans laquelle seules des forces de traction peuvent apparaître de toutes façons, il ne se produit pas de contraintes de flexion et que les contraintes qui apparaissent effectivement ne soient-que des contraites de traction, de sorte que la matière flexible dont la poche 9 est constituée peut facilement supporter des pressions relativement élevées.De plus, le rebord annulaire ou cadre creux 10 a un effet très spécial et imprévisible consistant en ce que, lorsque de l'air pénètre dans le système hydraulique, ce qui est pratiquement -inévi- table dans des systèmes hydrauliques de ce type, d'une façon qui pertuberait considérablement des systèmes classiques, cet air peut se rassembler dans la partie supérieure du rebord 10 et ne perturbe pas le fonctionnement de la presse. En fait, c'est le contraire, du fait que l'air ainsi emprisonné en haut du rebord 10 joue le rôle d'un accumulateur, du fait que, lorsque la pompe s'arrête quand la pression à laquelle le limiteur de pression (non représenté) a été réglé est atteinte, la pression de fonctionnement est maintenue par l'effet de compensation du coussin d'air. Au cours de la phase du cycle de fonctionnement de la presse représentée sur la figure 3, le stade de compression de l'article 15 effectif a été achevé et la presse commence à s'ouvrir. Pour ouvrir la presse 1 selon l'invention, la poche 9 est dégonflée par la pompe 12 qui refoule le fluide 11 de la poche 9 en le renvoyant dans le réservoir 13 par la conduite 14. Le cycle de fonctionnement de la presse selon l'invention est donc commandé de façon forcée à la fois dans le sens de fermeture et dans le sens d'ouverture. Une aide mineure est appprtée à l'ouverture par la force de pesanteur qui agit sur la plaque inférieure 5 et l'article 15. Le fluide 11 peut être refoulé de la poche 9 par inversion du sens de refoulement de la pompe 12 dans le cas des pompes réversibles ou simplement en commutant le côté d'admission et le côté de refoulement par des moyens à soupapes connus appropriés (non représentés). Les figures 4 i 5 représentent un mode d'exécution mécaniquement très sim- ple de la presse 1 selon l'invention, en ce qui concerne ses détails de construction. Pour simplifier la représentation, la pompe 12 et les mo yens de commande et conduites associés ont-été supprimés. Comme dans les schémas des figures 1 à 3, la presse des figures 4 et 5 comporte un bâti 2 qui, du fait que la pression est appliquée sur toute l'étendue et non, comme dans la technique classique, en un certain nombre de points, peut se composer de profilés en caissons ordinaires 20, les mêmes bâtis de formation étant répartis à intervalles sur toute l'étendue de la presse. Le bâti 2 est monté sur des montants 21 représentés sur la figure 4 à une hauteur telle que l'intervalle de pincement 22 de la presse est pratiquement dans le meme plan qu'un plateau d'alimentation (non représenté) sur lequel on prépare le matériau qu'il s'agit de presser. Dans le mode d'exécution représenté sur la figure 4, le plateau-supérieur 4 de la presse est monté en étant accroché dans un revêtement 23 qui est suspendu élastiquement de façon à avoir une composante de force agissant vers le haut à un angle X . Le revêtement 23 est fixé au moyen de crochets 24 disposés de deux côtés opposés de la presse 1 et qui sont retenus élastiquement ou moyen de disques de ressort 25 se trouvant dans un appui 26 sur le bâti 2. De plus, la tension par laquelle les crochets 24 portent le revêtement 23 est ajustable, et dans ce but, les extrémités de crochet 27 comportent des filets receyant des écrous 28 susceptibles d'être serrés contre l'appui 26 solidarisé par soudure au bâti 2.Ce type d'agencement permet d'absorber la dilatation thermique survenant du fait que la plaque 4 est chauffée par les éléments chauffants 6 ce qui empêche tout fléchissement du revêtement 23, celui-ci étant également la surface de compression effective de la plaque de compression supérieure 4. Dans le mode d'exécution représenté, la plaque supérieure 4 se compose de deux plaques 29, 30 entre lesquelles sont disposés les éléments chauffants 6. De plus, une couche calorifuge, bien que non absolument essentielle, est présente entre les plaques 4 et 3. La plaque inférieure 5 comprend également deux couches 32, 33 entre lesquelles sont disposés bs éléments chauffants 7, plus une couche isolante 34 supplémentaire, mais non strictement nécessaire. Derrière la couche 34, se trouve une plaque d'appui 35 qui contacte la poche 9. La plaque inférieure 5 comporte également un couvercle 36, celui-ci comportant à ses bords des rebords descendants 37 qui empêchent un déplacement latéral de l'ensemble constitué par les plaques et couches 32-35. Dans le mode d'exécution représenté, la poche 9 se présente sous la forme de deux plaques d'acier spéciales 38, 39 reliées radialement à l'extérieur du rebord 10 par un bâti de serrage à deux éléments 40 s'engageant à l'extérieur des plaques 38, 39 des deux côtés. Plusieurs vis continues 41 sont utilisées pour fixer les deux parties du bâti 40 l'une à l'autre, de façon que les plaques 38, 39 soient serrées entre les parties du bâti. Une poche 10 ainsi réalisée est très avantageuse, du fait qu'elle est dépourvue de liaisons soudées ou bridées dans l'espace non couvert par la plaque 5. On donnera une description plus détaillées de l'élément 10 en regard des figures 6 et 7. Au-dessous de la poche 9, se trouve par exemple, comme le montre la figure 4, l'un des éléments d'écartement possibles ou plaques 42 pour ajuster la course de la presse conformément au matériau traité. L'élément 42 peut etre, par exemple, en bois. La plaque 42 repose sur la plaque d'appui ou de support inférieure 8 par l'intermédiaire de laquelle des pressions sont transmises au bâti 2. On peut prévoir des moyens de levage de type approprié (non représentés) pour soulever la poche gonflable avec l'ensemble de plaques sur elle, lorsque c'est nécessaire pour remplacer une pique 42 par une autre. Les détails de l'agencement du montage du revetement supérieur 23 peuvent etre pris sur la figure 5 qui est une vue en plan de la figure 4. Des détails du rebord creux 10 et de sa production et de son fonctionnement ressortiront plus clairement des figures 6 et 7, oU les références utilisées sont les memes que sur les figures 4 et 5. La figure 6 représente le rebord creux 10 juste avant la première opération de la presse 1. Comme on le voit, les deux plaques 38, 39 formant la poche sont fixées par le bâti de serrage en deux parties 40 dont les parties sont serrées par les vis 41, aux zones marginales disposées radialement à l'extérieur de la région des plaques de compression et du rebord creux 10 ; comme type de joint le plus simple, une bande d'étanchéisation 43 est présente entre les plaques 38 et 39. Dans cet état, le rebord creux est pratiquement encore non déformé, en dehors d'une légère déformation des plaques 38, 39 provenant de la dimension du bati de serrage 40. Sur la figure 6, on distingue les régions marginales du joint qui ont été déformées par la pression de serrage des vis 4f. Pour former le rebord 10, le fluide sous pression 11 entre en premier dans la poche 9 à une haute pression appropriée, supérieure à la pression de fonctionnement normale. La zone marginale des plaques 38, 39 qui s'étend au-delà des plaques de compression subit donc une déformation permanente et, par suite, la formation du cadre creux 1-O est achévée. La figure 7 représente une autre caractéristique spéciale du joint très simple 43 ; lorsque la pression augmente, le rebord 44 disposé à l'intérieur, produit par la force de serrage des vis 4T, se déforme à tel point sous l'effet de la pression du fluide qu'il prend en section droite une forme de tulipe, de sorte que la zone d'étanchéisation de la bande 43 augmente considérablement, precisément du côté subissant la pression. L'effet d'accumulateur du rebord creux 10 peut également ressortir de la figure 7. Lorsque la presse est en fonctionnement, l'air forcément introduit par le système se rassemble près du haut du rebord creux TO et forme un coussin d'air 45 qui est comprimé lorsque la poche 9 est gonflée et joue donc le rôle d'un accumulateur en contribuant à maintenir la pression de fonctionnement constante. La figure 8 représente une variante de l'appareil selon l'invention ; ses détails de construction correspondent en gros au mode d'exécution décrit précédemment. Cependant, à la différence des autres modes d'exécution, le mode d'exécution de la figure 8 est réalisé sous la forme d'une presse à double effet 46, une autre poche gonflable 47 étant disposée entre la plaque de compression supérieure 4 et la plaque supérieure 3 et comportant également un rebord annulaire ou cadre creux 48 et recevant également du fluide sous pression 11. Celui-ci est également fourni par la pompe 12, par l'intermédiaire d'une conduite 49. Le mode d'exécution représenté sur la figure 9 est également celuid'une presse à étages 50 dont les détails de construction peuvent correspondre à ceux des autres modes d'exécution, de sorte qu'il n'y a pas lieu de poursuivre la description pour indiquer ce que contient la figure 9. Dans la presse à plaques selon le mode d'exécution ci-dessus conforme au but d'utilisation visé, le coussin de pression se présente sous la forme d'un coussin de pression à longue course à haute pression et il est, de préférence, en métal, plus particulièrement en acier de qualité supérieure ou en un métal analogue de solidité comparable, cela permettant également de réaliser la presse à plaques sous le forme d'une presse à plaques chaudes. L'expérience pratique a montré que, comme on le décrira avec davantage de détails dans la suite, en raison du déplacement de la matière de la paroi du coussin de pression, soumise à des contraintes de traction, dans les zones d'angle des coudes peuvent se former, ce qui amoindrit considérablement la durée de vie du coussin de pression mesurée lors d'applications de charge. On va examiner d'abord, en se référant aux figures 10 à 13, le problème de base constituant le fond du mode d'exécution selon les figures 14 à 17. Dans ce but, la figure TO représente schématiquement un coussin de pression 1 avec une partie d'un rebord creux 52 du type représenté dans l'exemple cité plus haut, qui est supporté sur un appui 53 et porte une plaque de pression 54 susceptible de se soulever. Si l'on suppose qu'au cours de la course de la presse h, le point B passe dans la position B1, le point X passe dans la position X1 et le point A se déplace sur une étendue périphérique relativement grande dans la direction AT, AT'. Lorsque la presse est relâchée, la séquence de mouvement inverse a lieu. Comme Je montre la figure T2, ce type de mouvement ne donne pas de problème tant qu'il a lieu en ligne droite pour tous les points A, puis passe à la ligne At et à la ligne A2 parallèles à la portion de rebord creux rectiligne. Ce mouvement des points Ai, définissant les lignes de pression et de soulèvement, du bord latéral rectiligne du rebord creux, ou même si le coussin de pression est complètement recouvert par les plaques de pression, devient problématique dans les zones d'angle, par exemple, d'un coussin de pression rectangulaire, où le rebord creux passe suivant une certaine courbure, du fait que, dans ce cas, les lignes de pression et de refoulement Al d'un côté latéral du rectangle coupent les lignes de pression etde refoulement 61 de l'autre côté latéral du rectangle.Dans ces circonstances, meme après un petit nombre d'applicaions de la charge, il se forme des rudes sur le haut et le bas du rebord creux, comme le montre la figure 11, si le rebord creux est retenu par un bati de serrage rigide extérieur du fait que dans ce cas (cf. figure 10), lorsque la presse effectue sa course, le point A se déplace dans la direction du point A' et le matériau se dilate légèrement, ou bien il se forme également des coudes 56 (figure 11) à la périphérie extérieure de la courbe, cela étant dû aux déplacements du point X dans la direction X1. Ces problèmes se présentent dans tous les soufflets métalliques antérieurs de section droite ronde, de sorte que l'art antérieur a tenté de réaliser les soufflets en matière élastique pour basse pression ou de réaliser des soufflets métalliques pour haute pression à course seulement très réduite. En fait, l'expérience a montré que, meme au bout d'un temps très court, les soufflets métalliques se déchirent aux emplacements des coudes et deviennent inutilisables. Il est clair que l'on peut réduire la tendance à la formation des coudes en formant un rebord creux de ce type de rayon le plus grand possible aux angles. Cependant, cela est très peu commode pour l'applicadon selon l'invention, du fait que les pièces à traiter ont de grandes surfaces et, par conséquent, on ne peut loger qu'une plaque de pression rectangulaire relativement petite sur un coussin de pression à rayons aux angles aussi grands que possible. La figure 13 montre plus particulièrement qu'avec des soufflets de ce type, il ne peut se former de coudes que lorsque la matière de paroi du rebord creux ou de chaque soufflet, conçue pour les efforts de traction, subit des contraintes de compression ou de cisaillement (c'est-à-dire, seulement lorsque les lignes de pression et de refoulement A.1 peuvent porter sur les lignes de pression et de refoulement B , et inversement. Sur la base de ces considérations, Invention préconise un mode d'exécution (figures t4 à t7) d'un coussin de pression dans la presse décrite ci-dessus. Dans le mode d'exécution représenté, le coussin de pression 57 qui se présente, de préférence, sous la forme d'un coussin à haute pression comme on l'a décrit plus haut, comprend une plaque métallique 58, plus particulièrement en acier inoxydable de solidité supérieure, qui est d'abord fermée d'après la forme d'un tuyau flexible par une soudure 59. Alors, la forme de tuyau est aplatie à ses deux extrémités 61, 62 parallèles entre elles et soudée par des soudures 63, 64 ou fermée par un joint, ou bien on les maintient ensemble au moyen d'un organe de serrage à deux parties que traversent des vis, et cet organe de serrage la maintient rectiligne. Dans le mode d'exécution représenté sur les figures 14 à 17, pour relâcher les coutures transversales 63, 64, on dispose une bride de retenue 65, 66 à chacune des deux extrémités, bien que ces brides 65, 66 n'exercent pas de contraintes de pression dans lepLan principal du coussin de pression 57 sur les extrémités 62, 63. Comme dans le mode d'exécution décrit précédemment, selon un autre mode d'exécution de l'invention, le coussin de pression 57 est supporté sur un appui 68 eut porte une plaque de pression mobile 67 qui, lorsque la. pression est appliquée par un ou plusieurs embouts d'entrée 69 dans la zone du rebord creux 70, se soulève pour la course de compression et s'abaisse, lors du relâchement par évacuation du fluide sous pression par pompage. Dans le mode d'exécution préféré de l'invention, l'embout 69 est disposé sur le haut du rebord creux 70 du coussin de pression 57, ce qui donne l'avantage d'une application très rapide de la charge, du fait qu'il suffit, pour appliquer la charge, de relacher ou charger le coussin d'air 71 formé dans la zone supérieure du rebord creux 7Q. L'air est, bien entendu, compressible par rapport à un liquide hydraulique (ce qui veut dire que, si l'embout 69 était disposé sur la face inférieure du rebord creux, il faudrait faire entrer et sortir par pompage une quantité de liquide beaucoup plus forte pour effectuer la course de la presse, du fait qu'en premier lieu, la compressibilité du coussin d'air 71 devrait etre compensée. L'enveloppe du coussin de pression, de préférence en acier inoxydable, produite selon la description précédente, prend après la première charge la forme représentée sur les figures t4 à 17, ce qui forme automatiquement le rebord creux 70. On va expliquer à présent la nature spéciale de la forme résultant du coussin de pression en se référant spécialement à la figure 15. Les lignes de pression et de refoulement AI, B1 qui sont définies par le mouvement des points X dans la direction Xl- et des points Y dans la direction Yi sont représentées au coin inférieur gauche de la figure 15.En combinaison avec les figures 16 et t7 qui sont considérablement exagérées en ce qui concerne la hauteur et la courbure du cadre creux 70, cela montre clairement qu'en raison de la forme géométrique spéciale, les lignes de pression et de refoulement Al, Bî se coupent dans une zone où il n'y a pas de matière pour former une ligne de support, de sorte que le coussin de pression ne peut se couder dans la zone des points d'intersection des lignes de pression et de refoulement L'invention permet donc d'obtenir l'avantage qui a déjà été prouvé en pratique, que le nombre d'applications de charge, c'est-à-dire la durée de vie du coussin de pression, est accru d'un facteur supérieur à 20 000, du fait qu'en raison de l'interruption des lignes de pression et de refoulement aux angles du coussin de pression, leurs points ne peuvent plus être additifs, de sorte qu'il est impossible qu'il se forme des coudes. REVENDICATIONS 1. Presse à plaques pour produire des stratifiés et des articles façonnés semblables dont les dimensions en longueur et en largeur sont un multiple de leur dimension verticale, ladite presse comportant deux plaques de compression horizontales dont l'une au moins est mobile par rapport à l'autre, les articles façonnés subissant un traitement de compression dans l'intervalle entre les plaques de par le mouvement relatif de celle-ci, ccractéri- sée en ce qu'au cours du mouvement, la plaque de compression (5) se déplace en raison d'un changement de volume d'un élément creux flexible (9) commandé par l'envoi dans celui-ci et le retrait de celui-ci d'un fluide sous pression (11), l'élément creux (9) étant disposé entre une surface du support et la face de la plaque de compression (5) qui est éloignée de la surface de compression (36). 2. Presse selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'élément creux est une poche gonflable ou analogue (9); susceptible de contacter sur une zone étendue la plaque de compression (5). 3. Presse selon la revendication 2, caractérisé en ce que la poche (9) contacte la plaque de compression (5) sur toute son étendue. 4. Presse selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la poche (9) comporte une bande marginale qui dépasse de toutes parts des bords de la plaque de compression (5) et qui, en tant que rebord creux (10), est plus haute que le reste de la région de la poche en contact avec la plaque de compression (5), l'intérieur de la bande marginale en forme de rebord ou de cadre communiquant avec l'intérieur du reste de la poche (9). 5. Presse selon la revendication 4, caractérisée en ce que le rebord creux (10) a une section droite sensiblement circulaire de sorte que, lorsque la poche (9) est gonflée, la matière dont la poche est constituée n'absorbe pratiquement que des efforts de traction. 6. Presse selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que les plaques de compression (4, 5) sont chauffables et la poche (9) est constituée par une matière réfractaire. 7. Presse selon la revendication 6, caractérisée en ce que la poche (9) est en acier spécial. 8. Presse selon la revendication 7, caractérisée en ce que la poche (9) est constituée paroi deux éléments en tôle (38, 39) dont les bords sont solidarisés par un bâti de serrage (40) radialement à l'extérieur du rebord creux (TO). 9. Presse selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'une bande d'étanchéisation flexible (43) est disposée entre les bords des éléments en tale (38, 39), et en ce que le bord intérieur (44) de cette bande d'étanchéisation pénètre à l'intérieur du rebord creux (fO) de façon à subir une défor mation sensiblement en tulipe de sa section droite, lors du gonflement TO. Presse selon l'une quelconque des revendications T à 9, caractérisée en ce qu'une pompe de refoulement réversible (12) est prévue pour le fluide sous pression (TT). T1. Presse selon l'une quelconque des revendications Tà TO, caractérisée en ce que le fluide sous pression est de l'eau. 12. Presse selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisée en ce que la plaque de compression relativement mobile est la plaque inférieure (5) de la presse (1-). 13. Presse selon la revendication T2, caractérisée en ce que la plaque de compression repose librement sur la poche (9). 14. Presse selon la revendication t3, caractérisée en ce que le mouvement de fonctionnement de la presse (1) peut être ajusté par des éléments d'écartement (42) pouvant etre introduits entre la poche (9) et la plaque de compression (5) ou entre la poche (9)'et la plaque ou surface de support (8). 15. Presse selon l'une quelconque des revendications 12 à 14, caractérisée en ce qu'un couvercle (36) est présent sur la plaque de compression. 16. Presse selon l'une quelconque des revendications là 15, caractérisée en ce que les deux plaques de compression (4, 5) sont relativement mobiles, un élément creux (47) susceptible d'entre gonflé par un second fluide sous pression étant présent entre la plaque de compression supérieure (4) et une pla cije d'appui supérieure (3). 17. Presse selon l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisée en ce que la plaque de compression supérieure (4) est suspendue dans un couvercle (23). 18. Presse selon la revendication 17, caractérisée en ce que le couvercle (23) est suspendu élastiquement par ses bords sur le bati (2) de la presse avec une composante de force dirigée vers le haut. 19. Presse selon l'une quelconque des revendications 1 à t8, caractérisée en ce que la presse est une presse à plaques à étages multiples (50). 20. Presse selon la revendication T9, caractérisée en ce que des éléments creux supplémentaires (9) sont disposés entre les plaques de compression (5, 6) aes-étages séparés. 21. Presse destinée à la production de stratifiés et de moulages semblables dont les dimensions de longueur et de largeur sont des multiples de leurs dimensions verticales, la presse comportant deux plaques de compression horizontales dont l'une au moins est susceptible de se déplacer par rapport à l'autre et dans l'intervalle desquelles le moulage est soumis à la pression de compression par le mouvement relatif des plaques de compression, la plaque de compression relativement mobile étant déplacée par une variation de volume d'un élément creux flexible dans lequel et duquel un fluide sous pression peut être amené et évacué et qui est disposé entre la face de la plaque de compression éloignée de la surface de compression et la surface d'appui, l'élément creux se présentant sous la forme d'un coussin de pression d'aire étendue portant sur la plaque de compression, caractérisée en ce que les zones marginales du coussin de pression peuvent se déplacer librement et sont soumi-ses uniquement à des contraintes de traction lorsque la presse effectue sa course, en ce que les lignes de pression et de refoulement (A 1, B1) aux angles du coussin de pression qui sont définies par le mouvement des zones de paroi se produisant pendant la compression et le relâchement du coussin de pression sont interrompues par une variation géométrique de la section droite du système fermé. 22. Presse selon la revendicaton 21, caractérisée en ce que les lignes de compression et de refoulement (Al, B1) se coupent dans l'espace libre aux angles extérieurs de la matière de paroi. 23. Presse selon l'une quelconque des revendications 21 et 22, caractérisée en ce que le coussin de pression comprend une nappe de matière rectangulaire qui est fermée à la façon d'un tuyau flexible par une couture longitudinale et fermée aux extrémités aplaties par des coutures transversales. 24. Presse selon l'une quelconque des revendications 21 à 23, caractérisée en ce que le coussin de pression est en métal, plus particulièrement en acier de qualité supérieure, et en ce que les coutures longitudinales et transversales se présentent sous la forme de soudures. 25. Presse selon l'une quelconque des revendicatDns 21 à 23, caractérisée en ce que les coutures transversales sont fermées par des organes de serrage et des joints. 26. Presse selon l'une quelconque des revendications 22 à 24, caractérisée en ce que les coutures transversales sont produites et relâchées par des organes de serrage. 27. Presse selon l'une quelconque des revendications 1 à 26, caractérisée - en ce que ltergot d'entrée destiné à l'arrivée et au départ du fluide sous pression se trouve en hauteur dlun erbord creux formé par les parois.