La présente invention concerne un procédé de prépara- tion de p-chloralanine. Plus spécifiquement, elle se rapporte à un procédé de préparation de 0-chloralanine par réaction d'un composé d'addition de sulfite ou de bisulfite au chloracétaldé- 5 hyde, dans une solution aqueuse, tout d'abord avec de l'ammoniac et ensuite avec de l'acide cyanhydrique ou un sel de celui-ci, cette réaction étant suivie d'une hydrolyse à l'état acide de l'a- amino-p-chloropropionitrile formé. La 0-chloralanine est elle-même l'un des amino-acides 10 exerçant une activite physiologique (voir "J. Biol. Chem.", 252, 3170). La P-chloralanine est aussi utile comme intermédiaire pour la synthèse, par exemple, de divers produits pharmaceutiques et composés pesticides tels que les antibiotiques (par exemple, la cyclosérine) et les amino-acides contenant du soufre (par exempi , 15 la cystine) ou la cystéine. Toutefois, comme on ne connaît pas de procédé de prépa- ration de p-chloralanine qui est avantageux industriellement au point de vue économique, la 3-chloralanine n'est pas utilisée lar- gement comme un intermédiaire pour la synthèse de produits phar- 20 maceutiques et de pesticides. Par exemple, des procédés connus de préparation de P-chloralanine sont notamment un procédé de substi- tution du chlore au groupe hydroxyle de la sérine (voir "J. Chem. Soc.", p. 1968, 1969) et un procédé de chloration de la cystine (voir "Ber." 93, p. 782, 1960). Toutefois, comme des matières pre- 25 mières coûteuses sont utilisées dans ces procédés, ils ne con- viennent pas à une utilisation pour la production industrielle de la p-chloralanine. Au surplus, une synthèse dite de Strecker est bien con- nue pour la synthèse industrielle des amino-acides. La p-chlorala- 30 nine n'a cependant pas été obtenue à partir de l'aldéhyde corres- pondant, soit le chloracétaldéhyde, par la synthèse de Strecker. C'est-à-dire que,si du chloracétaldéhyde est mis à réagir avec de l'acide cyanhydrique et de l'ammoniac, on produit du 0-chloro- lactonitrile qui est formé par l'addition d'un groupe cyano au 35 chloracétaldéhyde. Néanmoins, comme l'amination du groupe hydro- xyle du p-chlorolactonitrile formé à l'aide d'ammoniac est extrê- mement difficile, on ne peut pas obtenir l'a-amino-p-chloropro- pionitrile qui est l'intermédiaire de la synthèse de la p-chlor- ~~2 ~2458537 alanine. Même dans le cas o le chloracétaldéhyde est tout d'a- bord mis à réagir avec de l'ammoniac pour former l'a-amino-p- chloréthanol et est ensuite mis à réagir avec de l'acide cyanhy- drique ou les sels de celui-ci, on ne peut pas former l'a-amino- 5 P-chloropropionitrile, mais on obtient le 0-chlorolactonitrile en remplaçant le groupe amino de l'a-amino-p-chloréthanol par un groupe cyano. En outre, au cas o le 0-chlorolactonitrile est mis à réagir avec de l'ammoniac concentré dans des conditions réac- tionnelles sévères en vue de produire l'a-amino-p-chloropropioni- 10 trile, la décomposition du p-chlorolactonitrile se produit. Par conséquent, un but de la présente invention est de résoudre les problèmes mentionnés ci-dessus relevant de la techni- que antérieure et de prévoir un procédé de préparation de p-chlor- alanine en partant de chloracétaldéhyde à une haute sélectivité. 15 D'autres buts et avantages de la présente invention se dégagent de la description donnée ci-après. Conformément à la présente invention, on dispose donc d'un procédé de préparation de p-chloralanine qui consiste à : (a) faire réagir une solution aqueuse d'un composé d'ad- 20 dition de sulfite ou de bisulfite au chloracétaldéhyde avec de l'ammoniac et ensuite avec de l'acide cyanhydrique ou un sel de celui-ci, de façon à former l'a-amino-$-chloropropionitrile; et (b) hydrolyser à l'état acide l'a-amino-p-chloropro- pionitrile résultant. 25 La présente invention sera mieux comprise en se réfé- rant à la description donnée ci-dessous, établie en liaison avec les dessins ci-annexés, dans lesquels : les figures 1 et 2 montrent respectivement le spectre de masse et le spectre infrarouge de l'intermédiaire, soit l'aci- 30 de a-amino-p-chloréthane-sulfonique; la figure 3 montre le spectre de masse de l'intermédiai- re, soit 1' a-amino-f-chloropropionitrile; la figure 4 montre le spectre infrarouge du chlorhydra- te d'a-amino-p-chloropropionitrile; et 35 la figure 5 montre le spectre de résonance magnétique nucléaire de 1 '"-amino-$-chloropropionitrile. Le composé d'addition de bisulfite au chloracétaldéhyde peut être aisément obtenu en faisant réagir des quantités appro- 2458537 3 ximativement équimolaires de chloracétaldhyde et de bisulfite l'un avec l'autre et dans une solution aqueuse à la température ambiante. Des bisulfites hydrosolubles quelconques peuvent être utilisés pour la formation du composé d'addition de bisulfite 5 au chloracétaldéhyde. Des exemples de bisulfitestypiques sont les sels de métaux alcalins tels que le lithium, le sodium, le potas- sium et autres; les sels de métaux alcalino-terreux, à savoir le calcium, le magnésium et autres; et un sel d'ammonium. Le bisul- fite le plus préférable est le bisulfite d'ammonium. 10 Bien que les quantités de bisulfite et de chloracétaldé- hyde utilisées pour la formation des composés d'addition de bi- sulfite peuvent varier dans une large mesure, le rapport molaire du bisulfite au chloracétaldéhyde est de préférence de 1/0,8-1,2. Bien qu'une quantité excessive de l'un ou de l'autre composé 15 puisse être utilisée, l'emploi d'une quantité excessive de l'un ou de l'autre composé non seulement n'entraîne aucun résultat avantageux, mais encore n'est guère économique. En outre, il y a lieu de craindre que l'utilisation d'une quantité excessive de l'un ou de l'autre composé produise des sous-produits non dési- 20 rables. Au lieu des bisulfites, le sulfite d'ammonium peut être utilisé pour la formation du composé d'addition de sulfite au chloracétaldéhyde. Toutefois, l'emploi d'autres sulfites, tels que les sulfites de métaux alcalins et les sulfites de métaux al- 25 calino-terreux, ne convient pas à la formation du composé d'addi- tion de sulfite au chloracétaldéhyde, puisque le composé d'addi- tion de sulfite formé ne donne pas, avec un bon rendement, les a-amino-p-chloréthane-sulfonates désirés au cours de la réaction subséquente. Pareillement, au cas o du bisulfite est mis à réa- 30 gir avec du chloracétaldéhyde dans une ambiance alcaline, il faut utiliser du bisulfite d'ammonium. Ceci est du au fait que, si du bisulfite est mis à réagir avec du chloracétaldéhyde dans une am- biance alcaline, le sulfite correspondant réagit en substance avec le chloracétaldéhyde pour former le composé d'addition de 35 sulfite au chloracétaldéhyde. Le composé d'addition de bisulfite (ou de sulfite) au chloracétaldéhyde réagit ensuite avec l'ammoniac dans un milieu aqueux. L'ammoniac peut être utilisé sous la forme d'ammoniac 2458537 4 gazeux, d'ammoniaque liquide ou d'une solution aqueuse d'ammoniac. Bien que la quantité d'ammoniac utilisée pendant la réaction puis- se varier en fonction des types de bisulfites, de sulfite , d'am- moniac gazeux et d'ammoniaque liquide ou de solution aqueuse d'am- 5 moniac, le rapport molaire de l'ammoniac au chloracétaldéhyde doit de préférence être de l'ordre de 1 à 5, plus préférablement de 2 à 4. Bien que la durée de la réaction et la température réaction- nelle ne soient pas critiques, la réaction est généralement réali- sée à un ordre de température de 0 à 500C, plus préférablement de 10 20 à 30 C pendant 0,5 à 2 heures. On obtient ainsi des a-amino-p- chloréthane-sulfonates ClCH2CH(NH2)S03M (M = NH4, Na, K, 1/2 Ca, 1/2 Mg, etc.). Ces a-amino-p-chloréthane-sulfonates et l'acide a-amino-p-chloréthane-sulfonique sont des composés nouveaux. L'a- cide "-amino-p-chloréthane-sulfonique ou les sels de cet acide 15 peuvent être récupérés à partir de la solution aqueuse qui les contient, en neutralisant la quantité excessive d'ammoniac avec un acide minéral (par exemple, de l'acide sulfurique, de l'acide chlorhydrique) et en abaissant le pH de la solution jusqu'à un point isoélectrique. Le spectre de masse et le spectre infrarouge 20 de l'acide a-amino-$-chloréthane-sulfonique ClCH2CH(NH2)S03H sont représentés respectivement aux figures 1 et 2. Le résultat del'analyse élémentaire de l'acide a-aminop-chloréthane-sulfonique ainsi obtenu est le suivant : Trouvé : H 3,71%; C 15,31%; N 8,17%; Cl 21,84% 25 Calculé (en tant que C2H6N03SCl) : H 3,79%; C 15,05%; N 8,78%; Cl 22,22%. L'a-amino-f-chloréthane-sulfonate obtenu par réaction du composé d'addition de bisulfite (ou de sulfite) au chloracétaldé- hyde et l'ammoniac sontmis à réagir avec de l'acide cyanhydrique 30 ou les sels de celui-ci (par exemple, des sels de métaux alcalins, des sels de métaux alcalino-terreux ou un sel d'ammonium) pour former 1 'a-amino-1-chloropropionitrile. Comme 1' a-amino-p-chloropropionitrile est une substance très instable, en particulier dans une solution aqueuse, une précaution spéciale doit être pri- 35 se, au cours du développement de cette réaction. Par exemple, la réaction est réalisée en utilisant un * solvant organique approprié qui n'est pas miscible à l'eau, de sorte que l'a-amino-p-chloropropionitrile formé est rapidement 5 2458537 transformé en une phase organique. Bien entendu, dès que l'aamino-p-chloréthane-sulúonate est séparé d'un mélange réactionnel aqueux, l'"-amino-p-chloréthane-sulfonate séparé peut être mis à réagir avec de l'acide cyanhydrique ou les sels de celui-ci dans 5 un solvant organique approprié. De préférence, à mesure que la réaction se développe en utilisant un appareil o un réacteur est raccordé à un extracteur et à un décanteur, l'a-amino-p-chloro- propionitrile produit pendant la réaction est extrait en continu du mélange réactionnel aqueux avec un solvant organique approprié. 10 Les solvants organiques utilisés au cours de cette réac- tion doivent être des solvants qui sont stables dans les condi- tions réactionnelles, qui ne réagissent avec ni ne décomposent les réactifs ou le produit, qui ne dissolvent pas aisément les réactifs, mais qui dissolvent aisément le produit et qui ne réagissent pas avec l'acide chlorhydrique. Les exemples de solvants organiques de ce type sont le tétrachlorure de carbone, le chlo- roforme, le chlorure de méthylène, le trichloréthylène, le n- hexane, le n-pentane, le cyclohexane, l'éther diéthylique, l'é- ther diisopropylique, le benzène, le toluène, le xylène, le chlo- 20 robenzène, '1éthylbenzène et analogues. Le solvant organique le plus préférable est l'acétate d'éthyle, l'acétate d'éther mono- éthylique d'éthylène-glycol, le propionitrile ou le carbonate de propylène. La quantité d'acide cyanhydrique ou des sels de celui- 25 ci (par exemple, le cyanure de sodium, le cyanure de potassium) utilisée dans cette réaction est de préférence une quantité stoe- chiométrique ou supérieure & celle-ci. En général, la quantité d'acide cyanhydrique ou des sels de celui-ci est plus préférable- ment de l'ordre de 2,0 à 5,0 moles, basé sur 1 mole d'a-amino-$chloréthane-sulfonate. Bien que la durée de la réaction et la température réactionnelle ne soient pas critiques, la réaction est réalisée de préférence à une température de 0 à 300C, plus préférablement de 5 à 10 C, pendant 5 à 24 heures. L'a-amino-p-chloropropionitrile obtenu et les sels de 35 celui-ci sont aussi des composés nouveaux. Comme l'a-amino-p*chloropropionitrile résultant est une substance instable,-le pro- duit est récupéré sous forme de chlorhydrate en introduisant du chlorure d'hydrogène gazeux sec dans la solution organique qui 2458537 6 le contient. Le chlorhydrate d'a-amino-f-chloropropionitrile pré- cipité sous la forme de cristaux dans la solution organique peut être isolé d'une manière connue. Le spectre de masse de l'a-amino-p-chloropropionitrile 5 ainsi obtenu est représenté à la figure 3. Le spectre infrarouge du chlorhydrate d'a-amino-p-chloropropionitrile est reproduit à la figure 4 et le spectre de résonance magnétique nucléaire de l'a-amino-$-chloropropionitrile est donné à la figure 5. Le résultat d'une analyse élémentaire du chlorhydrate 10 d'a-amino-~-chloropropionitrile est le suivant : Trouvé : H 4,80%; C 24,05%; N 19,60%; Cl 53,00% Calculé (en tant que C3H6N2C12) : H 4,29%; C 25,56%; N 19,87%; Cl 50,29%. Conformément à la présente invention, lta-amino-p-chloro- 15 propionitrile formé dans une solution organique est hydrolysé par l'addition d'acides minéraux, notamment l'acide chlorhydrique, l'acide sulfurique, l'acide nitrique et analogues, après que la phase de solution aqueuse, si elle est présente, soit séparée de la phase de solution organique. La solution organique est chauf- 20 fée pour séparer par évaporation le solvant organique, puis est soumise à une hydrolyse à l'état acide à une température de 80 à 100 C, par exemple, pendant 0,5 à 2 heures. On forme ainsi la p-chloralanine dans une solution aqueuse de sel minéral. La 3- chloralanine peut être récupérée comme suit. 25 Par exemple, on concentre tout d'abord la solution aqueu- se contenant la P-chloralanine, puis on y ajoute des alcools tels que du méthanol, de l'éthanol et analogues. Ainsi, le sel d'ammo- nium des acides minéraux est séparé par cristallisation de la solution. On sépare la solution d'alcool résultante du sel d'am- 30 monium cristallisé, puis on ajoute un solvant approprié, notam- ment un éther, à la solution d'alcool séparée pour cristalliser le sel d'acide minéral de la p-chloralanine. Les cristaux peuvent être purifiés par une technique classique, telle qu'une recristallisation. Au surplus, la P-chloralanine peut au besoin être récu- 35 pérée sous forme d'un amino-acide libre en neutralisant la solu- tion d'alcool du sel d'acide minéral de la p-chloralanine avec une quantité équimolaire de pyridine et de triéthylamine, par exemple. 2458537 7 Conformément à la présente invention, la p-chloralaruine peut être obtenue à une très haute sélectivité sans entrainrr une formation substantielle quelconque d'acide 3-chlorolactique. On a constaté en outre que, si du dioxyde de carbone est 5 ajouté à la solution d'a-amino-p-chloropropionitrile avant l'hydrolyse à l'état acide de l'a-amino-p-chloropropionitrile, cet a-amino-p-chloropropionitrile peut être stabilisé et, par consé- quent, une P-chloralanine d'une haute pureté peut être obtenue avec un rendement élevé par l'hydrolyse de l'a-amino-p-chloropro- 10 pionitrile. Le dioxyde de carbone peut être utilisé sous la forme d'un gaz ou d'un solide. En général, bien que la quantité de dio- xyde de carbone introduite dans la solution aqueuse d'a-amino-3- chloropropionitrile ne soit pas critique, la quantité de dioxyde de carbone est telle que le pH de la solution aqueuse soit de 7 à 15 6 ou telle que la quantité absorbée de dioxyde de carbone atteigne 0,5 à 1,0 mole, basé sur une mole d'a-amino-ç-chloropropionitrile. Afin d'accélérer l'absorption du dioxyde de carbone, la solution aqueuse d'a-amino-p-chloropropionitrile peut être refroidie à une température de 10 C ou moins. Comme la vitesse d'absorption du 20 dioxyde de carbone augmente avec l'accroissement de la concentra- tion en aminonitrile, cette concentration en aminonitrile est ré- glée avantageusement à 20-60%, de préférence à 40-50%. La présente invention est à présent décrite en détail ci-après à l'aide des exemples suivants, mais n'est limitée en 25 aucune façon par ceux-ci, o tous les pourcentages sont exprimés en poids, sauf indication contraire. EXEMPLE 1 32 g de composé d'addition de bisulfite de sodium au chloracétaldéhyde sont dissous dans un mélange de 50 ml d'eau 30 ammoniacale concentrée à 28% et de 50 ml d'eau, et le mélange résultant est mis à réagir pendant une heure à la température ambiante. 100 ml d'éther éthylique sont ajoutés au mélange réac- tionnel. Ensuite, 10 g de cyanure de sodium dissous dans 30 ml d'eau sont ajoutés goutte à goutte pendant 15 minutes au mélange 35 réactionnel, tout en maintenant ce dernier à une température de -10 C. Puis le mélange réactionnel est laissé à réagir pendant 6 heures sous agitation vigoureuse, tout en le maintenant à une température de -50C à 5oC. 2458537 8 Après l'achèvement de la réaction, le mélange réactitinnel est laissé au repos, de sorte que la solution d'éther se sépare. Après élimination de la solution d'éther de la solution aqueuse, la solution aqueuse résultante est extraite avec 100 ml d'éther 5 frais. Les solutions d'éther sont combinées, puis 50 ml d'acide chlorhydrique concentré sont ajoutés graduellement à celles-ci. Ensuite, l'éther est séparé par distillation et la solution aqueu- se résultante est chauffée et concentrée dans un bain-marie en ébullition pendant une heure. 30 ml d'éthanol sont ajoutés à la 10 solution aqueuse concentrée de façon que le chlorure d'ammonium soit précipité. A la solution d'éthanol séparée, on ajoute 100 ml d'éther pour précipiter 14 g de chlorhydrate de p-chloralanine. Le rapport molaire de la p-chloralanine ainsi obtenue est de 50%. EXEMPLE 2 15 47 g d'une solution aqueuse à 50% de chloracétaldéhyde sont mélangés avec 60 g d'une solution aqueuse à 50% de bisulfite d'ammonium, puis le mélange est laissé à-réagir pendant une heure à la température ambiante. 50 ml d'eau ammoniacale à 28% sont ajoutés au mélange et sont laissés à réagir pendant une autre 20 heure à la température ambiante. Ensuite, 100 ml d'éther éthyli- que sont ajoutés, puis 50 ml d'une solution aqueuse contenant 14,7 g de cyanure de sodium sont ajoutés goutte à goutte pendant 15 minutes sous agitation vigoureuse, tout en maintenant le mélan- ge réactionnel à une température de 100C ou moins. Le mélange 25 réactionnel est laissé à réagir pendant 12 heures. A l'achèvement de la réaction, le mélange réactionnel est traité de la manière décrite à l'exemple 1. On obtient ainsi 25,5 g de chlorhydrate de p-chloralanine. EXEMPLE 3 30 32 g de bisulfite de sodium sont dissous dans 60 ml d'eau, puis 26,3 gde cristaux d'hémidyrate de chloracétaldéhyde sont ajoutés au mélange. Ensuite ce mélange est laissé à réagir pendant deux heures. à la température ambiante. 60 ml d'eau am- moniacale à 28% sont ajoutés au mélange réactionnel, puis celui- 35 ci est laissé à réagir pendant une autre heure à la température ambiante. Le mélange réactionnel ainsi obtenu est traité de la manière décrite à l'exemple 1, sauf que de la triéthylamine est 2458537 9 ajoutée au lieu d'éther éthylique, à la solution alcoolique de chlorhydrate de p-chloralanine et ce, au cours du stade fina. On précipite ainsi, par neutralisation, les cristaux de la pchloralanine. Le rendement en P-chloralanine est de 22 g. 5 EXEMPLE 4 54 g de composé d'addition de bisulfite d'ammonium au chloracétaldéhyde sont dissous dans 50 ml d'eau, puis 60 ml d'eat ammoniacale sont ajoutés au mélange. Ce mélange est laissé à réa- gir pendant une heure à la température ambiante. Ensuite, 100 ml 10 d'éther éthylique sont ajoutés au mélange réactionnel, puis 50 ml d'une solution aqueuse de cyanure de sodium, contenant 14,7 g de cyanure de sodium sont ajoutés goutte à goutte au mélange réac tionnel pendant 15 minutes, tout en maintenant ce dernier à une température de 100C ou moins. Le mélange réactionnel est laissé 15 à réagir pendant 15 heures à une température de 100C sous agita- tion vigoureuse. A l'achèvement de la réaction, la solution d'éther sépa- rée est éliminée de la solution aqueuse et la solution aqueuse résultante est extraite avec 100 ml d'éther frais. Les solutions 20 d'éther sont combinées, puis la solution combinée est séchée sur du sulfate de magnésium anhydre. Dès que le desséchant est éliminé, du chlorure d'hydro- gène sec est introduit dans la solution d'éther, tout en refroidissant avec de l'eau glacée, de sorte que la solution d'éther 25 est saturée de chlorure d'hydrogène. On précipite ainsi le chlor- hydrate d'a-amino-p-chloropropionitrile. Les cristaux ainsi préci pités sont séparés de l'éther et sont dissous dans 30 ml d'une solution d'acide chlorhydrique concentré. La solution est chauffa et concentrée dans un bain-marie en ébullition pendant une heure. 30 Au concentré, on ajoute 50 ml d'éthanol et on sépare le chlorure d'ammonium insoluble. on ajoute 150 ml d'éther éthylique à la solution d'éthanol résultante. On obtient 30 g de cristaux de chlorhydrate de p-chloralanine. EXEMPLE 5 35 7 g de cristaux d'hémihydrate de chloracétaldéhyde sont complètement dissous dans 16 g d'une solution aqueuse de bisulfi- te d'ammonium à 50%. Ensuite, 25 ml d'une solution aqueuse d'am- moniac à 30% sont ajoutés à la solution. Puis, pendant que l'am- 2458537 10 moniac gazeux est introduit dans le mélange de telle sorte queil soit saturé d'ammoniac, on laisse réagir ce mélange pendant deux heures à la température ambiante. A la fin de la réaction d'amination, le mélange réactionnel est refroidi à une température de 5 100C ou moins et 15 ml d'acide cyanhydrique aqueux à 80% sont ajoutés goutte à goutte au mélange réactionnel, en même temps que de l'ammoniac gazeux est introduit dans ce mélange réactionnel. Après l'addition goutte à goutte de l'acide cyanhydrique, le mé- lange réactionnel est laissé à réagir pendant 3 heures à une tem- 10 pérature de 100C ou moins. Le mélange réactionnel est ensuite con- centré pendant 5 minutes dans un bain-marie à une température de 400C sous une pression réduite de 4 à 6 mm de Hg. Le poids du mélange réactionnel est réduit d'environ 15 g et le pH du mélange réactionnel atteint 7 à 8. L'acide cyanhydrique 15 et l'ammoniac n'ayant pas réagi sont en substance évaporés. Pen- dant que le mélange réactionnel est refroidi, du dioxyde de car- bone gazeux est introduit et absorbé par ce mélange pendant 30 minutes sous agitation vigoureuse; environ 1 g de dioxyde de car- bone est absorbé par le mélange réactionnel et son pH atteint 6 20 à 7. 30 ml d'une solution d'acide chlorhydrique concentré sont ajoutés graduellement au mél.ange réactionnel, de telle sorte que sa température ne s'élève pas au-delà de 200C. Des précipités blancs se forment au moment voulu. Les précipités sont séparés du 25 mélange réactionnel par filtration. Le filtrat est évaporé à l'é- tat sec sous pression réduite. 40 ml de solution d'acide chlor- hydrique concentré sont ajoutés au résidu et le mélange est hydro- lysé pendant une heure à une température de 95 à 100"C. Après l'hydrolyse, le mélange est évaporé à l'état sec sous une pression 30 réduite. Le chlorhydrate de P-chloralanine résultant est extrait avec 100 ml d'éthanol absolu et le chlorure d'ammonium insoluble est éliminé. On sépare l'éthanol de la solution par distillation et on obtient 8,32 g de cristaux de chlorhydrate de p-choralanine. Le rendement est de 65%. 35 Au cas o l'exemple 5 mentionné ci-dessus est répété en n'effectuant pas l'introduction de dioxyde de carbone gazeux, on obtient 5 g de chlorhydrate de P-chloralanine sous la forme d'un goudron coloré (rendement 39%). 2458537 EXEMPLE 6 La P-chloralanine est préparée à partir de 7 g de cris- taux d'hémihydrate de chloracétaldéhyde de la manière décrite à l'exemple 5, sauf que de l'acide chlorhydrique gazeux est graduel- 5 lement absorbé, après l'absorption de dioxyde de carbone gazeux, au lieu de l'addition de 30 ml de solution d'acide chlorhydrique concentré. Après que 20 g d'acide chlorhydrique soient absorbés, le sel inorganique précipité est éliminé par filtration et le filtrat est évaporé jusqu'à un état sec. 10 Le chlorhydrate d'a-amino-p-chloropropionitrile résul- tant est hydrolysé de la façon décrite à l'exemple 5. Par con- séquent, on obtient 8 g de cristaux de chlorhydrate de p-chlora- lanine. Le rendement est de 62,5%. EXEMPLE 7 15 26,3 g (0,3 mole) de cristaux d'hémihydrate de chloracétaldéhyde sont complètement dissous dans 62 g (0,31 mole) d'une solution aqueuse de bisulfite d'ammonium à 50%. Cette solution aqueuse est placée dans un réacteur équipé d'une plaque perforée et raccordé à un décanteur. 100 ml de solution aqueuse d'ammoniac 20 sont ajoutés à cette solution aqueuse, puis de l'ammoniac gazeux est encore introduit, si bien que la solution aqueuse est saturée d'ammoniac. Ensuite, la solution aqueuse est laissée à réagir pendant deux heures à la température ambiante. Le mélange réac- tionnel est refroidi à 100C. Tout en maintenant ce mélange réactionnel à une température de 100C et en y introduisant de l'am- moniac gazeux, on ajoute 19,7 ml (0,6 mole) d'acide cyanhydrique à 50% audit mélange réactionnel. Après l'addition d'acide cyan- hydrique, on introduit du chlorure de méthylène dans le mélange réactionnel,touten l'agitant vigoureusement. La couche de chlo- 30 rure de méthylène est recueillie au-dessous de la plaque perforée fixée à la partie de fond du réacteur. La couche de chlorure de méthylène est transmise par siphonnage au décanteur, o la couche aqueuse est séparée de la couche de méthylène et est ramenée au réacteur. La solution de chlorure de méthylène séparée est reti- 35 rée du décanteur et recueillie dans un réservoir. La réaction d'extraction est réalisée pendant 3 heures de la manière mentionnée ci-dessus, en même temps que du chlorure de méthylène est introduit dans le mélange réactionnel à un débit 2458537 12 de 5 ml/minute. On introduit ainsi 900 ml de chlorure de méthv- lène. Au cours de la réaction d'extraction, le mélange réaction- nel est maintenu à une température de 10 C. La solution de chlorure de méthylène recueillie dans le 5 réservoir est séparée par distillation à une température de 20 à 30QC sous une pression réduite et l'a-amino-p-chloropropionitrile liquide résultant est dissous dans 40 ml d'eau distillée se trou- vant dans un autre récipient. Du dioxyde de carbone gazeux est introduit dans le mélange pendant 30 minutes sous agitation vigou- 10 reuse. Le pH du mélange s'élève à 7 après l'introduction du dioxy- de de carbone. Par conséquent, 100 ml de solution d'acide chlorhy- drique concentré sont ajoutés au mélange, qui ensuite hydrolysé pendant une heure à une température de 95 C. Après l'hydrolyse, le mélange réactionnel est évaporé jusqu'à un état sec. Le résidu 15 est extrait avec 100 ml d'éthanol absolu et le chlorure d'ammonium insoluble est éliminé. L'éthanol est séparé par distillation. En conséquence, on obtient 31,2 g de chlorhydrate de p-chloralanine. Le rendement est de 65%. Au cas o l'exemple 7 mentionné ci-dessus est répété en 20 n'effectuant pas la neutralisation de l'1-amino-p-chloropropioni- trile avec du dioxyde de carbone gazeux, on obtient 28 g de chlor- hydrate de p-chloralanine contaminé par des substances brunes et goudronneuses. Le rendement est de 59,5%. EXEMPLE 8 25 La p-chloralanine est préparée à partir de 26,3 g de cristaux d'hémihydrate de chloracétaldéhyde de la manière décri- te & l'exemple 7, sauf que (1) 32 ml d'acide cyanhydrique à 70% sont utilisés, (2) la durée de la réaction d'extraction est de 2,5 heures et (3) la quantité totale de chlorure de méthylène 30 utilisée pour l'extraction est de 700 ml. On obtient 36 g de chlorhydrate de p-chloralanine. Le rendement est de 75%. EXEMPLE 9 La p-chloralanine est préparée de la manière décrite à 35 l'exemple 7, sauf que (1) 46 ml d'acide cyanhydrique à 90% sont utilisés, (2) la durée de la réaction d'extraction est de 1,5 heu- re et (3) la quantité totale de chlorure de méthylène utilisée pour l'extraction est de 500 ml. 2458537 13 on obtient 40 g de chlorhydrate de p-chloralanine. Le rendement est de 85%. 2458537 14 REVENDICATIONS 1. Procédé de préparation de P-chloralanine, caractérisé par le fait que l'on fait réagir une solution aqueuse de composé d'addition de sulfite ou de bisulfite au chloracétaldéhyde avec 5 de l'ammoniac, puis avec de l'acide cyanhydrique ou un sel de ce- lui-ci, de façon que l'a-amino-p-chloropropionitrile soit formé, et cle l'on hydrolyse à l'état acide l'a-amino-p-chloropropioni- trile résultant. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le 10 fait que le composé d'addition de bisulfite au chloracétaldéhyde est dérivé de la réaction de chloracétaldéhyde et d'un bisulfite hydrosoluble. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le bisulfite hydroso-luble est choisi parmi les sels de 15 métaux alcalins, les sels de métaux alcalino-terreux et un sel d' ammonium. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le composé d'addition de sulfite au chloracétaldéhyde est dérivé de la réaction de sulfite d'ammonium et de chloracétaldé- 20 hyde. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'hydrolyse à l'état acide est réalisée après l'addition de dioxyde de carbone à la solution d'a-amino-p-chloropropionitrile résultante.