La présente invention est relative aux métiers à tricoter et concerne plus particulièrement les dispositifs de commande de dessin destinés à ces métiers. Bien que l'invention soit décrite plus particulièrement en se référant aux métiers à tricoter circulaires à chutes multiples dans lesquels le cylindre à aiguilles tourne dans une serrure de cames fixe, il est à noter que les principes de l'invention s'ap pliquent tout aussi bien aux métiers à tricoter circulaires com portant un cylindre à aiguilles fixe et une serrure de cames rbtative, ainsi qu'aux métiers à tricoter rectilignes. D'une manière générale, les métiers à tricoter comportent un certain nombre d'aiguilles qui s'avancent successivement dans la zone d'alimentation en fil et des moyens pour sélectionner à l'a vance la position de chaque aiguille entrant dans cette zone d'a limentation afin qutelle tricote, qu elle fasse une maille double ou quelle manque le fil qui, alors, produit un flotté entre les aiguilles sans former de point. Les aiguilles sont généralement positionnées au moyen de talons dont elles sont pourvues ou aux-- quels elles sont associées et qui coopèrent avec des sélecteurs adaptés pour se déplacer alternativément entre une position de contact et une position de non-contact aveo les talons.En géné- ral, lorsqu'un sélecteur est en position de contact, l'aiguille ou la clavette correspondante est repoussée dans la rainure à aiguille, de sorte que cette aiguille n'est pas déplacée par la came ou par une combinaison de cames, hors de sabosition inactive (normalement rétractée), en position de tricotage d'une maille simple ou d'une maille double. Il est nécessaire de commander la position de chaque aiguille avant son entrée dans chaque zone d'alimentation et, bien.qu'un seul sélecteur puisse être prévu à chaque position, le temps dis ponible pour déplacer le sélecteur en position de contact et de non-contact avec les talons est très court, de sorte qu'une coordination dans le temps très précise s'impose. I1 en résulte des fonts de fabrication élevés. C'est la raison pour laquelle il est normal que de grands groupes de sélecteurs soient réunis en une unité de sélection pour coopérer à différents niveaux et que les aiguilles soient divisées en groupes comprenant le même nombre d'unités, chaque groupe d'aiguilles comportant un talon à chacun des niveaux des sélecteurs de l'ensemble.Les talons des aiguilles successives, ou associés à celles-ci, peuvent être disposés en diagonale et un actionnement de tous les sélecteurs d'un groupe peut être effectué entre les arrivées des aiguilles successives situées à un niveau particulier, de sorte que l'on dispose d'un temps plus long pour chaque opération de sélection. Dans la pratique, les sélecteurs sont normalement déplacés par voie électromagnétique vers leur position de contact avec les talons et sont rappelés par des ressorts. Toutefois, l'application de l'électronique aux impulsions de commande provenant d'une bande de dessin ou d'autres moyens de commande de dessin a conduit à une augmentation de la vitesse de traitement ; par suite, le temps nécessaire pour le rappel par des ressorts est devenu un facteur limitant le temps de fonctionnement et, par conséquent, la vitesse à laquelle le métier peut fonctionner. Si on accélère la vitesse de rappel en augmentant la force des ressorts, il se développe une tendance au rebondissement, de sorte que l'on ne profite pas de tous les avantages découlant de la vitesse.De plus, l'augmentation de la force des ressorts entraîne une augmentation de l'énergie nécessaire pour les électro-aimants d'actionnement, ce qui augmente leur coût et, de plus, oblige à utiliser des courants intenses, courants devant être formés et commutés par les commandes électroniques, ce qui se traduit par une nouvelle augmentation du coût. En conséquence, l'invention a pour objet un dispositif de commande de dessin pour un métier à tricoter, comprenant une bande, ruban magnétique ou moyen similaire de dessin, des moyens pour lire cette bande et pour produire des impulsions afin d'actionner des sélecteurs déplaçables en position de contact et de non-contact avec des talons pour commander les positions de talons prévus sur, ou associés à, des aiguilles, caractérisé en ce que les moyens de lecture comportent des moyens pour produire des impulsions afin déplacer des sélecteurs en position de contact avec les talons, conformément aux informations portées par la bande, et des moyens pour produire des impulsions afin de déplacerXes sélecteurs hors de cette position de contact avec les talons quand il n'est pas nécessaire qu'ils restent dans cette position. L'augmentation de vitesse et de -fiabilité découlant du fonctionnement électromagnétique dans les deux sens permet à la machine de travailler à une vitesse égale ou voisine -de sa vitesse maximale. Des exemples de sélecteurs appropriés à être utilisés avec ce dispositif de commande de dessin sont décrits dans-la demande de breveten France NO 69 0) 496. Dans cette demande,- chacun des sélecteurs de la ou de-chaque unité de dessin est monté de façon que sa partie avant- puisse etre dé-placée d'une position inactive dans laquelle il est empêché d'inflùencer les talons de dessin des instruments de tricotage dans une position active, soit par action directe, soit par action indirecte sur ces talons et inversement, et il est prévu sur chaque sélecteur, ou bien entièrement ou partiellement autour de chaque sélecteur, des moyens électromagnétiques adaptés pour être actionnés par des impulsions électriques suivant des directions opposées afin de provoquer, par attraction mutuelle desdits moyens electromagnétiques et de moyens magnétiques permanents, se produisant de part et dtautre du sélecteur, un déplacement de ce sélecteur vers et son maintien par les moyens magnétiques permanents respectivement dans ses positions active et inactive. I1 est préférable qu'une impulsion pour éloigner les sélecteurs de leur position de contact avec les talons (qualifiée ciaprès "d'impulsion négative", bien que sa polarité électrique soit indifférente) soit produite dans tous les cas où une impulsion pour déplacer le sélecteur en position de contact avec les talons (qualifiée ci-après "d'impulsion positive", bien que sa polarité soit indifférente) n'est pas produite. Dans un métier à tricoter circulaire à chutes multiples typique comportant un cylindre à aiguilles rotatif ayant, par exemple, 1728 aiguilles, il pourrait y avoir trente-six chutes à chacune desquelles serait associé un-groupe de six sélecteurs. Une bande de dessin, pouvant être magnétique, pour un tel métier comporterait alas trente-six rangées de points d'information (trous ou pleins) afin de constituer des sources d'impulsions positives et pourrait également comporter une rangée supplémentaire de points d'information constituant une source d'impulsions négatives; A chaque étape de lecture, un point d'information de chacune des trente-six rangées est lu et les trous produisent des impulsions positives pour actionner les sélecteurs dans les groupes associés aux rangées. La rangée supplémentaire de trous produirait des impulsions négatives à des sélecteurs appropriés dans les autres groupes, lors de l'apparition d'un plein dans les trent-e-six rangées . Un agencement d'aiguillage séquentiel dirige alors les impulsions provenant des lignes successives de trente-six points. d'information vers d'autres sélecteurs de chaque groupe , de sorte que chaque sélecteur n'est associé qu'à unetigne parmi six. Dans une variante préférée, des impulsions négatives proviennent de points d'information placés sur un tambour entraîne par ou faisant partie du mécanisme d'entraînement de la bande de des sin De plus, le tambour peut comporter des points d'information, tels que des trous, disposés en un nombre de rangées égal à celui des sélecteurs d'un groupe, de sorte qu'un aiguillage séquentiel des impulsions peut être réalisé sans impulsions de cyclage supplémentaires. Dans une autre variante, les points d'information pour les impulsions négatives peuvent être disposés sur la bande de dessin en un nombre de rangées égal à celui des sélecteurs dans un groupe. Quand les talons sont disposés en diagonale et que les sélecteurs sont, eux aussi, échelonnés, il peut être préférable de tnserver les impulsions et d'actionner tous les sélecteurs simultanément. Ceci peut etre réalisé en prévoyant un étage de mise en mémoire dans le montage électronique et en faisant en sorte que le pulsage du dernier (sixième) sélecteur de chaque groupe actionne les autres sélecteurs par déclenchement des impulsions mises en mémoire. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple la-Fig. 1 est un schéma représentant les circuits reliant une bande de dessin aux sélecteurs d'aiguille et montrant, en coupe, une aiguille et les éléments associés à celle-ci; la Fig. 2 est une représentation schématique d'une bande de dessin et des éléments associés la Fig. 3 représente une partie de la bande de dessin;; la Fig. 4 représente une partie d'une bande de dessin simplifiée les Fig. 5 à 10 sont des représentations schématiques d'une partie d'un cylindre à aiguilles développée, illustrant les etapes de fonctionnemertdes sélecteurs d'aiguille sous la commande de la bande de la Fig. 4 la Fig. 11 est une vue en plan du mécanisme de transmission de la tête de lecture la Fig. 12 est une vue en coupe suivant la ligne XII-XII de la Fig. 11 ; et, la Fig. 13 est une vue en élévation suivant la ligne XIII-XIII de la Fig. ll d'une variante de tambour. En se référant à la Fig. 1, on voit que sur la droite de cette Fig. est représentée une partie d'un cylindre à aiguilles rotatif 1 avec une aiguille 2 dans sa rainure 3 dans laquelle glisse aussi une clavette 4 destinée à déplacer cette aiguille entre une position inactive et une position active sous l'action d'une came d'ascension 5 coopérant avec un talon 6 de la clavette. Pour que l'aiguille reste dans sa position inactive, il faut que le talon 6 soit rétracté dans la rainure 3 de façon à ne pas venir au contact de la came 5. La clavette est élastique de manière à solliciter le talon 6 hors de la rainure et, pour surmonter cette élasticité inhérente, un presseur oscillant 7 est associe à chaque clavette 4 et porte un talon de sélection 8 à l'un des six niveaux représentés.Les cinq autres talons représentés sont ceux des presseurs associés aux autres aiguilles d'un groupe de six aiguilles et on voit que chacun de ceux-ci est à un niveau différent. Le talon de sélection coopère avec des sélecteurs 9 qui peuvent basculer entre les positions représentées en traits continus où ils ne s'appliquent pas contre les talons 8 auxquels ils sont associés, et les positions représentées en traits interrompus où ils s'appliquent contre ceux-ci pendant que le cylindre 1 tourne et font osciller les presseurs 7 correspondants de manière à repousser le talon 6 de la clavette 4 dans la rainure 3. Les sélecteurs peuvent étre de l'un des types décrits dans la demande de brevet précitée. Un groupe d'éléments de sélection comme ceux décrits ci-dessus est associé à chaque chute d'un métier à tricoter à chutes multiples comportant un cylindre à aiguilles mobile ; un groupe de tels éléments est représenté en 10, un second groupe espacé du premier étant représenté en 11. La Fig. 1 représente les circuits qui seront décrits plus loin , permettant aux informations inscrites sur une bande de dessin 12 d'être transformées en impulsions destinées à commander le fonctionnement des sélecteurs 9. En se référant aussi à la Fig. 2, on voit que la bande 12 est montée dans une cassette clas aSque 13 et se présente sous la forme d'une bande sans fin passant sur un tambour 14 entraîné par un mécanisme approprié à partir du cylindre 1. La bande 12 passe aussi sur des galets de guidage 15. Une source lumineuse 16 éclaire la bande à travers le tambour et des éléments photo-électriques 17 sont judicieusement disposés pour recueillir la lumière transmise par les sources 16 à travers des trous convenablement disposés dans la bande. La Fig. 3 représente une portion de la bande de dessin 12. Trente-six rangées de trous ou points d'information R1 à R 36 sont représentées. Ces trous sont percés selon la configuration désirée dans les rangées R1 à R36 et la bande 12 doit être considérée comme avançant pas à pas dans la direction de la flèche PB. Les lignes latérales de trous sont désignées par les références LI, L2, L3... chaque ligne représentant une "lecture" effectuée à chaque pas de la bande. Lorsque, dans l'une des trente-six rangées R1 à R36, un trou se présente en face d'un élément photo-électrique 17, une impulsion est transmise vers le groupe de sélecteurs 9 associé à l'unité de dessin commandée par la rangée dans laquelle le trou apparaît. Cette impulsion met en mouvement l'un des six sélecteurs afin qu'il vienne se placer sur la trajectoire d'un talon ou bien, s'il est déjà placésur cette trajectoire, 1 impulsion fait qu'il y reste.Lorsque, par contre, il n'y a pas de trou à l'endroit correspondant à l'une des trente-six rangées R1 à R36, aucune impulsion ne peut etre transmise par l'élément photo-électrique 17 correspondant, et, de ce fait, pour éloigner un sélecteur de la trajectoire de son talon, une impulsion opposée appropriée doit être engendrée. Une telle impulsion sera qualifiée ci-contre "d'impulsion négative" irtclépendamment de sa polarité électrique. On voit sur les Fig. 11 et 12que le tambour 14 comporte un prolongement 14a pourvu de trous 38 qui sont respectivement disposés dans six rangées successives, ces trous 38 étant destinés à produire les impulsions négatives et, aussi, à assurer le déroulement cyclique correct du fonctionnement des sélecteurs des divers groupes. On voit sur les Fig. 1 et 2 qu'une source lumineuse 16n est prévue à l'extérieur du prolongement 14a du tambour et qu'une rangée d'éléments photo-électriques 17n est'prévue à l'intérieur de celui-ci et est disposée de façon à détecter le passage des trous 38. I1 est à noter que la bande de dessin 12 ne passe pas au-dessus du prolongement 14a du tambour dans lequel les trous 38 sont prévus. L'impulsion du trou 38 déclenche aussi le circuit de façon que les impulsions provenant des trous des rangées R1 à R36 soient envoyées aux unités de sélection. Le montage est tel qu'une impulsion produite par l'un des trous des ran gées R1 à R36 développe, conjointement avec l'impulsion produite par un trou unique 38, une impulsion qui déplace le sélecteur sur la trajectoire du talon. I1 est clair que cet agencement produit un signal défini qui est transmis pour faire en sorte que les élé ments de sélection soient disposés, soit en position de contact, soit en position de non-contact avec les talons, ces signaux étant produits par un nombre minimal de cellules photo-électriques et de trous de dessin. I1 a été expliqué que chacune des trente-six rangées R1 à R36, couplées aux trous 38, commande chacune des trente-six uni tés de dessin et qu'à chaque "lecture" d'une ligne latérale L de trous et de pleins, uné impulsion est transmise à chaque unité de dessin. Etant donné que chaque "lecture" ne peut influencer qu'un seul élément de sélection du groupe de six éléments que com prend chaque unité de dessin, il est nécessaire de prévoir des moyens capables d'aiguiller les impulsions produites par les ran gées R1 à R36 de manière que les lectures successives produisent des impulsions capables d'influencer successivement les différents éléments de sélection de chaque unité de dessin.Cette fonction est réalisée en décalant ou en échelonnant les trous 38 dans six rangées différentes. I1 convient de souligner que la composition de la bande de dessin peut être influencée par le nombre des aiguilles équipant le cylindre du métier à tricoter. Dans le cas d'un métier dans lequel les talons d'actionnement des aiguilles sont disposés par groupes de six, il est bien évident que la disposition la plus simple est obtenue lorsque le nombre des aiguilles du cylindre est divisible par six. Pour mieux faire comprendre ceci, et, aussi la description qui précède, on a pensé qu'il était utile de considérer, à titre d'exemple, une disposition spécifique de la bande de dessin, en référence à la Fig. 4, dans son application à un métier à tricoter comportant un nombre d'aiguilles convenablement divisible.Bien qu'un métier classique comporte largement plus de mille aiguilles, par exemple 1728, et trente-six chutes, on a jugé préférable, pour faciliter la compréhension du présent exemple, de considérer un nombre beaucoup plus petit d'aiguilles et de chutes. Ce nombre d'aiguilles sera 144, nombre qui est exac tement divisible de façon produire 24 groupes de six aiguilles, chacune avec un talon, dans chaque groupe. De même, un nombre commode de chutes et d'unités de dessin est de 12, deux groupes identiques de talons commandant 12 aiguilles entre chaque unité de dessin. Chaque unité comprend six éléments de sélection de talon. La partie de la bande de dessin représentée sur la Fig. 4 a été composée pour produire un exemple très simple destiné à illustrer le dispositif de commande appliqué aux 12 unités de dessin. Un dessin à répétition a été imaginé seulement pour faciliter l'exposé, mais il est clair que le nombre de dessins pouvant être produits est illimité quand chaque aiguille peut être commandée individuellement comme c'est le cas dans la présente invention et que la largeur du dessinhtest limitée que par la largeur du tissu (ou par la longueur de la circonférence du tissu circulaire) et par la longueur de la bande de dessin. Sur la Fig. 4, on voit douze rangées R1 à R12 comportant des trous et des pleins. Chacune de ces rangées commande une unité de dessin située avant une chute donnée. On suppose que la bande de dessin avance dans la direction de la flèche PB de sorte que la première ligne qui sera lue est la ligne L1 qui comporte des trous dans les rangées R1, R3, R5, R7, R9 et Roll. Les trous de ces rangées produisent des impulsions dans les première, troisième, cinquième, septième, neuvième et onzième unités de dessin et provoquent un mouvement de l'élément de sélection supérieur de chacune de ces unités vers la position de contact avec les talons. Si l'un des éléments supérieurs précédents est djà dans cette position de contact, l'impulsion en question l'y fera rester En même temps, un trou 38 produit une impulsion dans les circuits des douze unités de dessin, mais les impulsions des circuits associées aux rangées R1, R3, R5, R7, R9 et Rîl se/combinent avec les impulsions produites pas les trous de ces rangées, de sorte que les sélecteurs correspondants,sont dépiacés en position de contact avec les talons.Le trou 38 produit aussi des impulsions dans les deuxième, quattème, sixième, huitième, dixième et douzième unités, de sorte que l'élément de sélection supérieur de ces unités s'écarte de la trajectoire des talons dans le cas où ces éléments auraient été laissés sur cette trajectoire par une lecture précédente. La vue développée de la Fig. 5 représente schématiquement une partie de la disposition des talons des aiguilles du cylindre à aiguilles, quatre des douze unités de dessin étant représentées dans U1, U2, U3 et U4. Les talons des aiguilles sont indiqués aux niveaux B1, B2, B3, B4, B5 et B6. Par suite de la première lecture de la bande de dessin qui vient d'entre décrite, les éléments de sélection supérieurs SE des unités U1, U3 sont disposés sur la trajectoire de talons B1, tandis que les sélecteurs supérieurs 9 ( en traits interrompus) des unités U2 et U4 sont rétractés.Pour éviter toute confusion, les éléments de sélection 9 se rapportant à chacun des niveaux B1 à 36 ont été progressivement ajoutés sur les Fig. 5 à 10 dans tordre dans lequel il y est fait mention dans la description suivante. I1 convient toutefois de remarquer que, dans la réalité, les six éléments de sélection de chacune des unités U1 à U4 sont présents dans les Fig. 5 à 9 comme le montre la Fig. 10, mais pas nécessairement dans la même disposition. Dans le présent exemple, la coordination des impulsions déclenchées par le mécanisme de lecture est telle que les éléments de sélection 9 s'avancent ou se rétractent de la position de contact avec les talons approximativement à mi-chemin entre deux talons à chacun des niveaux B1 à B6 et, ceci posé, la seconde lecture de la bande de dessin peut maintenant être considérée en se référant à la Fig.6. A l'instant de la lecture de la seconde ligne L2 de la bande de dessin, le cylindre à aiguilles a parcouru une distance équivalente à " un pas d'aiguille" et, comme le montre la Fig.6, les talons du niveau supérieur B1 se sont rapprochés d'un pas des éléments de sélection 9, le sens du mouvement du cylindre à aiguilles allant de la droite vers la gauche sur les Fig. Du fait que la ligne L2 de la bande de dessin est identique à la ligne L1, les impulsions produites par la "lecture" de cette ligne influence les mêmes unités de dessin que précédemment mais, cette fois, du fait des dispositifs de commutation précédemment mentionnés pour aiguiller les impulsions, la lecture de la ligne L2 provoque l'actionnement des éléments de sélection du niveau B2. Ainsi, les éléments de sélection 9 du niveau de talons B2 sont disposés comme le montre la Fig.6. La lecture de la ligne L3 de la bande de dessin a lieu quand le cylindre à aiguilles a tourné une nouvelle fois d'une distance égale à un pas d'aiguille. Les éléments de commutation du circuit aiguillent les impulsions résultant de la lecture de la ligne L3 vers les éléments de sélection situés au niveau de talons 33 ( Fig.7 ). Comme le montre la Fig.4, la ligne L3 re flète une modification dans la bande de dessin. En effet, un plein apparaît dans la rangée R1 et, de ce fait, le trou 38 correspondant envoie une impulsion à l'unité U1 pour rétracter l'élé- ment de sélection du niveau B3 dans le cas où il serait resté sur la trajectoire des talons. Le plein de la rangée R2 est commandé de la même façon par un trou 38.Les trous des rangées R3, R4, R5, R7, Rîl et R12 produisent des impulsions ( coopérant avec des impulsions produites par le trou 38) pour leurs unités respectives afin que les éléments de sélection du niveau 33 soient disposés sur la trajectoire des talons et que les pleins des rangées restantes R6, R8, R9 et R10 soient commandés par un trou 38 pour produire des impulsions pour leurs unités respectives afin que les éléments de sélection de celles-ci du niveau B3 soient disposés hors de la trajectoire des talons. Le résultat de la lecture de la ligne L3 sur les unités U1 à U4 est indiqué au niveau B3 sur la Fig.7. La ligne L4 est une répétition de la ligne L3 et, de ce fait, les éléments de sélection du niveau de talons B4 sont actionnés de la même façon que ceux du niveau B3 et le resultat dans les unités U1 à U4 est représenté sur la Fig. 8. La ligne L5 montre un changement dans la bande de dessin et le résultat de ce changement est qu'au niveau de talons B5 les éléments de sélection des première, cinquième, sixième, septième et neuvième unités sont disposés sur la trajectoire des talons, tandis que les éléments des autres unités sont hors de cette trajectoire ( voir Fig.9). La ligne L6 est une répétition de la ligne L5 et, de ce fait, les éléments de sélection du niveau de talons B6 sont actionnés de la même façon que ceux du niveau B5 et le résultat sur les unités U1 à U4 est représenté sur la Fig. 10. I1 convient de remarquer maintenant que les six niveaux d'éléments de sélection des douze unités ont été actionnés par la lecture des six premières lignes de la bande de dessin. Le cylindre à aiguilles a tourné de six pas d'aiguille et chaque second groupe de talons disposés en diagonale peut être influencé. La lecture des six lignes suivantes de la bande de dessin ( ctest-à-dire des lignes L7 à L12) provoque une redisposition progressive des six niveaux d'éléments de sélection pendant la rotation du cylindre à aiguilles d'un autre groupe de six pas d'aiguille, activant ainsi chaque groupe intermédiaire de talons disposés en diagonale pour venir sous l'influence des éléments de sélection redisposés. Par ce moyen, les douze aiguilles situées entre chacune des douze chutes peuvent être sélectionnées individuellement avant de passer à travers la chute et, en une révolution du cylindre à aiguilles, chacune des 144 aiguilles peut être sélectionnée pour agir différemment à chacune des douze chutes. Quand on applique ce système à un métier comportant, par exemple, 48 chutes et 1728 aiguilles, les talons de ces aiguilles sont disposés en 288 groupes, chaque groupe comprenant 6 aiguilles, et il y a six groupes ( 36 aiguilles) entre chaque chute. I1 est bien évident que la lecture de la bande de dessin doit être coordonnée avec le passage des talons à travers les unités de dessin et ceci peut être réalisé de différentes manières. Une première solution consiste à entralner la bande au moyen de trous d'entrainement et de ne prévoir qu'un seul trou d'en tratnement pour toutes les six lignes ou lectures de la bande. Lorsque l'entrainement par les trous est synchronisé avec l'en- traînement du cylindre, ltavance et la rétraction des éléments de sélection peuvent toujours être obtenues dans une position correc- te par rapport aux talons. Dans le cas où cela serait plus pratique, chaque groupe d'éléments de sélection pourrait être disposé en diagonale, de sorte que ces éléments pourraient être intercalés entre les groupes en diagonale de talons. Une telle disposition pourrait alors être commandée soit par une lecture successive de la bande de dessin et par une conservation des informations de celle-ci jusqu'à ce que six.lignes ont été lues, puis en libérant six impulsions à la fois pour chaque unité de dessin, ou bien les six lignes pourraient être lues simultanément et pourraient être déclenchées simultanément à des intervalles convenablement espacés. Une autre variante pourrait consister à lire sept lignes de la bande de dessin, au lieu de six, pendant le passage de chaque groupe de six talons à travers une unité de dessin. De cette manière; les six premières lectures pourraient commander les six éléments de sélection, comme précédemment, la septième lecture commandant une autre fonction du métier. Il est à remarquer que, sur les Fig. 5 à 10, la relation entre les. éléments de sélection et les talons , ntest donnée qu'à titre d'exemple.En effet, d'autres agencements de sélection pourraient être utilisés, ctest ainsi, par exemple, qu'il pourrait être souhaitable que les niveaux des talons soient suffisam- ment espacés pour permettre aux éléments de sélection de s'écar- ter des trajectoires des talons en-se plaçant dans les intervalles entre ces niveaux, comme représenté sur la Fig.l. Sur la Fig. 1, six éléments photo-électriques 17n cooperent avec une seule source lumineuse 16n. Chaque élément 17n envoie ses impulsions à un circuit de déclenchement 18 qui produit une impulsion à flans raides. Cette impulsion est appliquée à un circuit monostable 19 act-ionné par le flanc ascendant de l'impulsion pour émettre une impulsion de durée fixe, par exemple, de 2 ms. Cette impulsion de durée fixe est envoyée à un étage intermédiaire 20 ayant des sorties multiples. I1 est à remarquer qu'il y a six étages intermédiaires tels que l'étage 20, un pour chacun des éléments photo-électriques 17n et que chacun de ces étages est relié à 3:'entrée d'un amplificateur de commade logique 21 de chaque groupe des amplificateurs qui est associé à un groupe de sélecteurs.Par ce moyen, les premiers sélecteurs de tous les groupes reçoivent des impulsions en même temps, les seconds sélecteurs recevant les impulsions suivantes et ainsi de suite Après que le dernier sélecteur de chaque groupe a reçu son impulsion, l'impulsion suivante est appliquée au premier sélecteur. On remarque également qu'un seul élément photo-électrique 17 est associé à chacune des rangées R1, R2 ...R36 représentées sur la bande de dessin de la Fig. 3. Un seul de ces éléments photo- électriques 17 a été représenté sur la Fig.l pour plus de clarté, notamment 1'élément 17 associé au groupe 10 d'éléments de sélection. Un élément photo-électrique 17 identique est associé à chacun des autres groupes d'éléments de sélection. L'élément 17 est relié à un étage intermédiaire 22 afin de l'isoler de la sortie multiple conduisant respectivement à chacun des six amplificateurs de commande logiques 21 associés au groupe 10. Cha eune de ces sorties constitue une autre entrée pour l'amplifiea- teur de commande logique. Le fonctionnement de chaque amplificateur 21 est tel que lorsqu'il reçoit un signal d'entrée de l'étage 22 qui ne coneorde pas avec le signal d'entrée régulier provenant de l'étage intermédiaire 20, il ne produit pas de signal de sortie. Lorsqu'il y a concordance des signaux entrée, l'amplificateur délivre un signal de sortie dont la polarité est telle que l'élément de sélection correspondant est déplacé en position de contact avec le talon afin de provoquer la rétraction de la clavette 4 dans la rainure 3. I1 en résulte un manque et ce genre d'impulsion est qualifié dans la présente description d'impulsion positive, quelle que soit sa polarité électrique.Par contre, en l'absence d'un signal d'entrée de l'étage 22, alors qu'un signal d'entrée est fourni par l'étage intermédiaire 20, l'amplificateur de commande logique délivre une impulsion ayant la polarité opposée, qualifiée ci-contre d'"impulsion négative't, qui déplace l'élément de sélection en une position de non-rencontre du talon, ou bien, le maintient dans une telle position, de sorte quten fait, l'aiguille tricote.On conçoit qu'en utilisant six éléments photo-électriques 17n qui sont activés à tour de rôle, on évite la nécessité de prévoir un commutateur de cyclage ou un montage de commutation sépa rd. On conçoit également que la disposition est généralement telle que l'un des éléments photo-électriques 17n est éclairé à peu près en même temps que les éléments photo-électriques 17 sont éclairés à travers les trous de la bande de dessin. La Fig. 1 représente également des éléments photo-électriques de commande 17d, un pour chacune des sources lumineuses 16 et 16n, dont les signaux entrée sont appliqués à des régulateurs d'intensité lumineuse 25. En cas de panne ou de panne imminente de la source lumineuse 16 ou 16n, le régulateur d'intensité lumineuse émet un signal d'alarme qui peut être utilisé pour allumer un voyant d'avertissement et/ou pour arrêter le métier à tricoter jusqu'a ce que l'intensité de la source lumineuse 16 ou 16n ait été corrigée. L'engrenage d'entralnement du tambour 14, représenté sur les Fig. 11 et 12, comprend une roue dentée 30 portée par le cylindre 1 et engrenant avec un pignon 31 solidaire dlun pignon conique 32. Le pignon conique 32 entraîne un second pignon conique 33 d'un abre 34 d'entrainement du tambour 14. On voit également que le tambour 14 entraîne la bande de dessin 1? au moyen de tétons 36 coopérant avec des trous d t entratnement 37. I1 est à remarquer que les trous d'entralnement et les tétons sont espacés d'une distance égale à six lignes de trous formant les points d'information. I1 est bien évident que ce nombre est normalement choisi égal au nombre des sélecteurs qui composent un groupe. La Fig. 13 représente une forme modifiée d'entrainement pour la bande 12 qui passe au-dessus d'un second tambour 14b pouvant être entraSné à partir du tambour 14, la source lumineuse 16 et les éléments 17 étant placés entre les tambours 14 et 14b. Diverses modifications peuvent être effectuées dans le cadre de l'invention. On conçoit que les trous 38 du tambour 14a et les éléments photo-électriques correspondants 17n pourraient être remplacés par d'autres moyens pour engendrer des impulsions lors de la rotation du tambour. Comme exemples, on peut mentionner des commutateurs à lame à actionnement magnétique ou dtautres générateurs d'impulsions magnétiques. Enfin, les trous 38 pourraient être remplacés par des trous étagés analogues disposés dans un nombre approprié de rangées et prévus dans la bande de dessin. Bien que l'on ait traité le cas de 36 chutes, il est parfaitement possible d'utiliser des nombres différents de chutes, par exemple 48. De plus, les éléments de sélection 9 représentés se déplacent au-dessus des talons vers leur position de contact avec les talons. Naturellement, un mouvement inverse est également dans le domaine de l'invention, comme le serait une forme quelconque de rétraction. REVENDICATIONS 1.- Dispositif de commande de dessin pour un métier à tricoter, comprenant une bande, ruban magnétique ou moyen similaire de dessin, des moyens pour lire cette bande et pour produire des impulsions afin d'actionner des sélecteurs déplaçables en position de contact et de non-contact avec des talons pour commander les positions de talons prévus sur, ou associés à des aiguilles, caractérisé en ce que les moyens de lecture comportent des moyens pour produire des impulsions afin de déplacer des sélecteurs en position de contact avec les talons conformément aux informations portées par la bande, et des moyens pour produire des impulsions afin de déplacer les sélecteurs hors de cette position de contact avec les talons quand il n'est pas nécessaire qu'ils restent dans cette position. P.- Dispositif suivant la revendicationS caractérisé en ce qu'une impulsion pour éloigner le sélecteur de sa position de contact avec le talon est délivrée dans tous les cas où une impulsion pour déplacer le sélecteur en position de contact avec le talon ntest pas nécessaire. ).- Dispositif suivant la revendication P > caractérisé en ce que les impulsions pour écarter les sélecteurs de leur position de contact avec les talons sont produites par une rangée de points d'information secondaires de la bande, un point d'information étant prévu dans chaque position, de sorte qu a chaque lecture de la bande de dessin, l'une desdites rangées de points d'information secondaires est lue. 4. - Dispositif suivant la revendication X, caractérisé en ce que les impulsions pour écarter les sélecteurs de leur position de contact avec les talons proviennent de points d'information secondaires situés sur un tambour entraîné par ou faisant partie d'un mécanisme d'entralnement de la bande de dessin. 5.- Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que les sélecteurs sont disposés par groupes, le signal de commande d'un sélecteur de chaque groupe étant produit à chaque lecture de la bande de dessin, le tambour comportant des points d'information secondaires disposés en un nombre de rangées égal au nombre des sélecteurs de chaque groupe, de sorte que lesdits points d'information produisent un signal d'aiguillage pour les informations provenant de la bande de dessin. 6.- Dispositif suivant la revendication P dans lequel les sélecteurs sont disposés par groupes, le signal de commande d'un sélecteur de chaque groupe étant produit à chaque lecture de la bande de dessin, caractérisé en ce que les points d'infor- mation secondaires devant être lus en tant que source d'impul sions pour écarter les électeurs de leur position de contact avec les talons sont prévus sur la bande de dessin et disposés en un nombre de rangées égal à celui des sélecteurs formant un groupe, afin de produire un signal d'aiguillage pour l'information principale de la bande de dessin 7.- Dispositif suivant la revendication 5 ou 6, caractérisé en-ce que les moyens de lecture comprennent un amplificateur logique pour chaque sélecteur, ledit amplificateur ayant une première entrée recevant les signaux des points d'information principaux de la bande de dessin et une seconde entrée recevant les signaux des points d'information secondaires disposés dans un nombre de rangées égal à celui des sélecteurs constituant un groupe, lesdits amplificateurs logiques étant adaptés pour produire un signal de sortie chaque fois qu'ils reçoivent un second signal d'entrée, -la polarité de ce signal de sortie étant déterminée par l'existen- ce ou par la présence d'un signal à la première entrée, aucun signal de sortie n'étant produit lorsqu'il nty a pas de signal aux entrées secondaires. 8. - Dispositif suivant la revendication 7 pour un métier à tricoter à chutes multiples comportant un groupe de sélecteurs à chaque point d'alimentation, la bande de dessin ayant une rangée de points d'information principaux associée à chaque groupe-de de sélecteurs, la présence ou l'absence d'un point d'information à une position particulière de cette rangée déterminant la position que doit occuper le sélecteur, caractérisé en ce que les signaux des points d'information principaux sont appliqués en tant que premiers signaux d'entrée à tous les amplificateurs logiques de commande appartenant au groupe correspondant de sélecteurs, cependant que les signaux des points d'information secondaires sont appliqués à certains sélecteurs choisis de chaque groupe en tant que seconds signaux d'entrée. en 9.- Dispositif suivant l'une des revendications 5 à 8, caraetdri ce que la bande de dessin est entraînée au moyen de trous coopérant avec des tétons et le pas des trous et des tétons d'entraî- nement est égal au pas des rangées de points d'information lus à chaque lecture multiplié par le nombre de sélecteurs composant un groupe. S Dispositif suivant l'une des revendications précédentes, dans lequel les talons et les sélecteurs sont décalés ou étagés pour un contact simultané de tous les sélecteurs d'un groupe avec un groupe de talons, caractérisé en ce que les moyens de lecture comportent un étage de mise en mémoire des impulsions des sélecteurs, et des moyens de déclenchement pour délivrer en même temps toutes les impulsions en vue d'un actionnement simultané des sélecteurs. 11.- Dispositif suivant l'une des revendications précédentes, ca ractérisé en ce que chacun des sélecteurs est monté de façon que sa partie avant puisse être déplacée d'une position inactive, dans laquelle il est empêché d'influencer les talons de dessin des instruments de tricotage, dans une position active, soit par action directe, soit par action indirecte sur ces talons et inversement, et il est prévu, sur chaque sélecteur, ou bien entièrement ou partiellement autour de chaque sélecteur, des moyens électromagnétiques adaptés pour être actionnés par des impulsions électriques suivant des directions opposées afin de provoquer5 par attraction mutuelle des moyens électrsmagnétiques et de moyens magnétiques permanents, se produisant de part et d'autre du. sélecteur, un déplacement du sélecteur vers et son maintien par lesdits moyens magnétiques permanents respectivement dans ses positions active et inactive.