L'invention a pour objet un support de semence vitale constitué par l'assemblage de deux feuilles souples entre lesquelles on loge des graines dans des poches ménagers par soudure et/ou collage partiel des deux feuilles, l'une des feuilles au moins étant en matiCre hyGroscopique, L'inyention a également pour objet un procédé d'obtention du support de semence végétale. On a déjà proposé de nombreux types de bandes porte-graines, à enterrer dans le sol, où l'hu miditt provoque la dégradation de la bande, puis la germination de la graine. On pourra citer les brevets FR i 094 9C5, DE 191 127 ou la demande DE 2 164 536, ou encore les demandes FR 2 137 077 et 2 312 934, parmi de nombreuses autres. Par ailleurs on a proposé de protéger des semis par un "paillage" en feuille souples plastiques lentenent dégradables perforées, sous lesquelles on plante des graines au droit des trous. Ce "paillage" présente l'avantaee de retenir l'humidité et la chaleur, et donc de faciliter la germination. Ce type de semis sous paillage de film plastique est bien connu et il est aujourd'hui lar geient répendu dans les pays à climat tempéré, notamment pour sécuriser les récoltes de certains végétaux d'origine tropicale. L'opération consiste à pailler le sol avec un film plastique, oralement un film de polyéthylène, à perforer ce dernier à intervalles convenables et à déposer sur la terre une graine à l'aplomb de chaque per foration. A cause de la précision des semoirs existants, ce mode opératoire, entièrement mécanisé, est pratiquement limité aux graines de taille et de poids relativement importants (::nas par exemple) et il n'est pas possible, à moins de le faire manuellement, de déposer une petite graine légère (laitue, carotte, par exemple) à l'aplomb de chaque perforation. On peut néanmoins contourner cette difficulté en utilisant des Graines enrobes, naturellement plus ouvreuses que les graines classicues. On peut également contourner cette difficulté en utilisant les rubans précités, solubles à l'eau, sur lesquels sont positionnées les graines légères. Leur mise en terre permet la réalisation d'un semis régulier, que l'on peut pailler à l'aide d'un film de paillage convenablement fendu à l'aplomb des lignes de semis. Si le problème du semis sous paillage de film plastique semble donc convenablement et écono- miquement résolu dans le cas des graines relativerlent grosses et pondéreuses, il n'existe pas de solution sim- ple et satisfaisante dans le cas des petites graines légères. Le problème posé par la présente invention est de résoudre le double problème dhl semis et du paillage en une seule opération. On aurait pu songer a appliquer les procédés connus par les brevets précités à des feuilles doubles en matière dégradable. Mais si On n'enterre pas ces feuilles, un grand nombre de graines ne touchent pas le sol, car elles restent suspendues du fait des irrégularités de surface. Le but de 3'invention est de pallier cet inconvénient en proposant un support nouveau capable de remplir le double r8le de bande portegraines et de paillis aussi bien pour les petites graines que pour les plus grosses. Ce but est atteint, selon l'invention, par le fait que les deux feuilles sont hygroscopi- cités différentes, la feuille de dessus étant en matériau le moins hygroscopique et les poches sont conformées dans des languettes découpées retenues par une patte d'attache. Grâce à ces moyens, on obtient que la feuille supérieure joue le r81e de paillis, que la feuille inférieure serve de piège à humidité, mais surtout qu'il se produise sur les languettes, constituées donc de deux feuilles d'hygroscopicités différentes, un effet d'absorption et de tendance flexion. La languette a ainsi toujours/à s'incliner vers le sol et si la patte d'attache est de largeur substantiellement plus petite que la longueur de la languette, la probabilité que la poche touche le sol est maximale. On est ainsi assuré que la feuille hygroscopique pourra absorber l'humidité du sol, et donc offrir à chaque graine les meilleures conditions possibles de germination. Chaque languette pourra avoir une longueur de, par exemple, 3 à 8 cm selon la nature de la graine, la nature du sol, son état normal de préparation, etc... Il est évident que les dimensions ne seront pas les mêmes , pour prendre deux cas extrêmes, pour la carotte que pour le maTs. Le film supérieur peut etre de matière plastique et être un film souple quelconque mais il sera de préférence un film de polyéthylène : - de 15 à 60 microns d'épaisseur - coloré superficiellement ou dans la masse pour être opaque au rayonnement de la synthèse chlorophilienne, ce qui permet de contrôler naturellement la pousse des végétaux ailleurs qu a l'aplomb des lignes de semis, donc de contrôler la pousse des mauvaises herbes, - opaque ou aussi opaque que possible au rayonnement infra rouge, pour accentuer l'effet de serre - photodégradable en un temps de l'ordre de 30 jours, pour pouvoir limiter dans le temps l'effet de serre et de n'avoir cet effet que durant la période pendant laquelle il est utile d'apporter un confort thermique au systdme racinaire de la plante. Ce film supérieur pourra également être en papier couché au polyéthylène. Il pourra être de tout type connu en soi, soit feuille simple, soit feuille en accordéon permettant le développeuent de la plante sous paillis. La couche inférieure sera, par exemple,un support cellulosique hydrophile tel un support du type papier présentant des caractéristiques mécaniques suffisantes à l'état sec pour permettre la réalisation du produit et sa manipulation sans déchirures et n'offrant, au moins dans une direction, qu'une résistance très faible à l'état humide. Un papier dit ouate cellulosique de l'ordre de 20 g/m2 non traité résistant à 11 état humide et présentant à sec une résistance de 150-200 g dans le sens de la longueur et 100-150 g dans le travers peut convenir. À l'état humide, un tel papier se laisse aisément déchirer par la germination d'une petite graine. La liaison entre les deux couches pourra être obtenue par collage, mais il est possible que l'une des feuilles soit faite d'un matériau thermosoudable et que la liaison entre les deux feuilles soit alors réa lisée par thermosoudure. Il sera alors avantageux que le contour découpé des languettes soit réalisé par thermosoudure et découpe simultané etç qu'en outre du contour des languettes, les deux feuilles soient réunies par thermosoudage par points et/ou par lignes. Selon un mode de réalisation également avantageux, la feuille en matériau plastique compor- te au droit de chaque poche un trou prévu pour l'aspiration d'une graine avant report et collage et/ou soudure des deux feuilles ensemble. Il est possible que la feuille de dessous recouvre toute la surface de la feuille de dessus, mais il est également possible qu'elle ne soit collée et/ou soudée que par bandes. Le but de l'invention est également atteint par le procédé selon lequel on superpose deux feuilles d'hygroscopicités différentes après avoir introduit entre glus des graines de place en place, on colle et/ou soude les deux feuilles ensemble au moins par points et on y découpe des languettes incluant une ou des graines. D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de la description, donnée ci-après uniquement à titre d'exemples, de mode de réalisation de l'invention. On se reportera à cet effet aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 est une vue de dessous d'un support de semence de l'invention, - la figure 2 est une vue à plus grande échelle d'un des deux alignements de graines de la figure 1, - la figure 3 est une vue selon III de la figure 2 d'une languette en coupe longitudinale verticale, - la figure 4 est une représentation d'autres découpes possibles pour la languette, - la figure 5 illustre un dispositif permettant de mettre en oeuvre le procédé de l'invention pour fabriquer le support de semence de l'invention. ta figure 1 représente un support de l'invention vu de dessus, dans la description duquel, on a donné des dimensions à titre purement illustratif pour de la graine de laitue, d'autres dimensions étant parfaitement valables, selon les cas, pour d'autres graines. Un film de polyéthylène 1 en bande de largeur de 0,70 m porte au verso deux bandes de papier 2 de 0,10 m écartés chacune de 0,15 d'un des deux bords du film de polyéthylène. tes bandes de papier sont soudées au polyé- thylène par lignes ou pointspar passage entre rouleaux chauds à nervures ou saillies portées à une température ramollissant le polyéthylène qui imprègne alors le papier par lignes ou points ce qui constitue une sorte de thermosoudure. On a prévu, par exemple, deux rangées parallèles longitudinales 3 de points ou lignes interrompus.On a prévu en outre des lignes transversales 4 de 0,05 en 0,05m. En outre, on a prévu sur les rouleaux chauds des lames d'emporte-pièces découpant à la fois dans le polyéthylène et dans le papier des languettes 5 plus longues que larges, et dont la longueur de 0,04 m est dans le sens longitude nal de la bande de papier 2. Ces languettes 5, mutuellement décalées de 0,05 en 0,05 m, présentent deux traits de découpe 6 convergeant vers leurs pattes d'attache 7 et ces traits de découpe s'écartent en 8 à l'opposé de chaque languette pour faciliter la sortie du végétal. A son extrémité libre, chaque languette est coupée nette par un dièdre 9 dont les traits se prolongent au-delà de leur intersection avec les traits de découpe 6. Les traits de découpe 6, 8 et 9 sont réalisés par des lames de découpe chauffées, de telle sorte que, le long des traits de découpe, le polyéthylène soit suttisamment ramol- li pour imprégner les fibres du papier et constituer ainsi une poche 12 ayant le contour de la languette. On a fait en sorte que les lignes transversales 4 de soudure, espacées de 0,05 en 0,05 m, passent chacune transversalement sans la trancher sur une des languettes et que chacune réalise sur la largeur de la languette un trait 10 transversal de soudure entre les deux feuilles.L'extremité Il de chaque poche est ainsi scellée selon le contour des lignes 9, 6 et 10. C'est dans cette extrémité scellée qu'on a préalablement logé une ou plusieurs graines 13 mais une seule de préférence. A la figure 3 on voit convent une languette 5 se courbe vers le sol pour yinener au contact l'extrémité scellée 17 de la poche 12 contenant la graine 13, qui, grâce au fait qu la matière la plus hygroscopique est au contact du sol, es-rapidement au degré d'humidité de ce sol, c'est-à-dire dans les conditions optimales de germination.Les figures 4a à 4f montrent des formes possibles, mais non limitatives, pour la découpe est de la languette 5 avec sa graine 13. 'extrémité/Hectan- gulaire à la figure 4a, circulaire à la figure 4b, demicirculaire aux figures 4c et 4e. La languette 5 est spiralée à la figure 4. Aux figures 4a, 4b, 4c, 4e et 4f la soudure 10 est seulement par points au lieu de réaliser un scellement. A la figure 4d, il n'y a plus de soudure transversale. Aux figures 4d et 4e, le vegetal sortira vieux grâce à des découpes rayonnantes 14. On décrira maintenant sommairement le schéma de principe d'une machine permettant de réaliser le produit de l'invention, par exemple celui des figures 1 et 2. Un bâti 20 permet de supporter et dérouler une feuille de polyéthylène 1 à partir d'uD rouleau 21 et deux feuilles de papier 2 à partir de deux rouleaux 22. La feuille de polyéthylène 1 passe sur un rouleau 23 muni de deux rangées de picots ou de groupes de picots disposés de 0,05 en 0,05 m, en correspondance avec les futurs emplacements de graines 13 (voir figures 1 et 2). Chaque trou -est plus petit que les graines à emballer. La feuille 1 passe ensuite sur un cylindre poreux 24, dont un secteur fixe 25 est raccordé à une conduite d'aspiration, ledit secteur étant placé devant une goulotte 26 d'approvisionnement en graines.La dépression dans le secteur 25 provoque l'aspiration d'une graine au droit de chaque trou ou groupe de trous, pendant qu'on amène sur chaque alignement desdits trous une des bandes 2 de papier, qui recouvre et maintient les graines grace à une tension exercée simultanément sur la feuille 1 et les bandes 2 par une paire de rouleaux 27 et, 28 dont l'un, par exemple 28 est chauffé et porte les nervures et lames de découpe permettant de réaliser les soudures 3, 4, 10 et les découpes 6, 8, 9, en coincidence de positionnement et d'avancement convenable avec les graines 13 dont la position a été déterminée par les trous créés par les picots du rouleau 23. On ne sortira pas du cadre de l'invention en utilisant des bandes 2 ayant reçu un préencollage convenable se subs titubant au procédé par soudure, le rouleau 28 servant alors seulement à faire les découpes. On ne sortira pas non plus du cadre de l'invention en retenant les graines par des points de colle reportés sur la feuille 1 ou sur les bandes 2 pour les maintenir provisoirement sn place avant collage et/ou soudure de la feuille 1 et des bandes 2. On ne sortira pas non plus du cadre de l'invention en enrobant préalablement les graines, comme il est connu en soi et/ou en y ajoutant des éléments nutritifs ou phytosanitaires. REVENDICA'PIONS 1) Support paillant de semence végétale constitué par l'assemblage de deux feuilles souples entre lesquelles On loge des graines dans des poches ménagées par soudure et/ou collage partiel des deux feuilles, l'une des feuilles au moins étant en matière hygroscopique, caracterisé en ce que les deux feuilles (1, 2) sont d'hygroscopicités différentes, la feuille de dessus (1) étant en matériau le moins hygros- copique et les poches (12) sont conformées dans des languettes (5) découpées retenues par une patte d'attache (?). 2) Support selon la revendication 1, caractérisé en ce que les languettes (5) présentent une patte d'attache (7) de largeur substuntiellement plus petite que la longueur de languette (5). 3) Support selon la revendication i, caractérisé en ce que l'une des feuilles (12 est faite d'un matériau thermosoudable et la liaison entre les deux feuilles (1, 2) est réalisée par thermosoudure. 4) Support selon la revendication 3, caractérisé en ce que le contour découpé (6, 8, 9) des languettes (5) est réalisé par thermosoudure et découpe simultanés. 5) Support selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'en outre du contour (6, 8, 9) des languettes, les deux feuilles (1, 2) sont réunies par thermosoudage par points et/ou par-lignes (3, 4, 10). 6) Support selon la revendicaticn 1, caractérisé en ce que la feuille en matériau le plus hydrophile (2) est en ouate de cellulose. 7) Support selon la revendication 1, caractérisé en ce que la feuille en matériau le moins hydrophile (1) comporte au droit de chaque poche (11) un trou prévu pour l'aspiration d'une graine (13) avant report et colle et/ou soudure des deux feuilles (1, 2) ensemble. 8) Support selon la revendication 1 caract rise en ce que la feuille la plus hydrophile (2) est collée et/ou soudée par bande sur la feuille la moins hydrophile (1). 9) Procédé pour la confection d'un support selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, carct ri en ce qutotl superpose deux feuilles (1, 2) d'hygroscopicités différentes après avoir introduit entre elles des graines (13) de place en place (11), on colle et/ou soude les deux feuilles (1, 2) ensemble au moins par points et on y découpe des languettes (5) incluant chaque place (11) contenant une ou des graines (13).