L'invention a trait à un dispositif télescopique en particulier pour absorber les chocs. De nombreux appareils, machines et autres sont soumis à des chocs, soit répétés, soit occasionnels, et il est nécessaire de les pourvoir d'un dispositif permettant d'absorber les chocs. Ainsi, au chemin de fer, on utilise des tampons constitués d'un plateau métallique vertical solidaire d'un manchon pouvant coulisser à l'intérieur d'un boftier fixé sur les extrémités des voitures ou des wagons. Entre le manchon et le boftier sont prévus des ressorts coniques à encombrement minimum soumis à des effets de compression, Au cours d'un choc, le manchon pénètre plus ou moins dans le boitier en comprimant les ressorts coniques. Ces ressorts limitent la course de pénétration du manchon et leur force d'opposition staccroit en fonction de l'effort de compression exercé par le manchon. De même, on a prévu de disposer sur les parties avant et arrière des automobiles des pare-chocs télescopiques pourvus d'un ressort faisant fonction d'amortisseur. Toutefois, un ressort agit non seulement en absorbant le choc mais également en le restituant. Ainsi, dans le cas des tampons de chemin de fer, on constate facilement qu'après un choc les tampons se détendent et tout le train est ébranlé. Cette action de détente est presque aussi intense et aussi brutale que le choc en lui-même. De même, au cours des essais effectués, on a constaté que les pare-chocs télescopiques repoussent violemment le véhicule et celui-ci est actionné brutalement par un contre-choc. Il a été constaté que ce contre-choc est presque aussi dangereux pour les passagers dtnn véhicule que le choc en lui-même. Ce contre-choc peut également provoquer une fracture de la colonne vertébrale. En raison de l'augmentation des accidents de la circulation, il s' avère nécessaire de munir les automobiles de dispositifs de protection et en particulier on a tendance à améliorer le rôle des pare-chocs. Toutefois, pour pallier à l'inconvénient cité ci-dessus, on a remplacé le ressort par une matière plastique compressible. Lors d'un choc. cette matière plastique est écrasée et n'assure plus sa fonction d'élasticité, De ce fait, après un premier choc, on ne peut réutiliser ce pare-choc et il faut pourvoir à son remplacement, ce qui entrasse pour l'usager des frais supplémentaires. Par ailleurs, les essais effectués n'ont pas été concluants et les matières plastiques utili sées n'ont pas donné satisfaction.De plus, le prix de revient d'un tel parechoc est très élevé et les matières plastiques sont de plus en plus bannies en raison de leur comportement en cas d'incendie. La présente invention a pou-r but de pallier à ces inconvénients et se propose de fournir un dispositiftélescopique qui, non seulement amortit les chocs, mais les absorbe sans les restituer, ce qui permet d'annihiler tout contrechoc provoquant des détériorations aux machines et des graves lésions aux usagers d'une automobile. De plus, le prix de revient est relativement faiez ce qui permet une fabrication en grande série. A cet effet, l'invention concerne un dispositif télescopique en particulier pour absorber les chocs, caractérisé en ce qu'il comporte deux boftiers s'emboftant concentriquement l'un dans l'autre et dont l'un constitue aussi bien la partie mâle que la partie femelle pour l'autre et que ces boitiers sont pourvus de moyens compressibles amortissant le choc et des moyens de blocage pour maintenir, après le choc, ces moyens compressibles en phase de compression et annihiler toute détente intempestive du dispositif. L'invention sera bien comprise en se référant à la description suivante faite à titre d'exemple non limitatif et au dessin annexé dans lequel - la figure 1 est une vue en coupe du dispositif télescopique selon l'invention en phase de détente - la figure 2 est une vue en coupe du même dispositif après absorption d'un choc - la figure 3 est une vue en coupe du dispositif télescopique selon un autre mode de réalisation. On se réfère aux figures 1 et 2. Le dispositif télescopique 1 est composé essentiellement de deux boitiers 2 et 3 s'embortant concentriquement. Le boitier 2 comporte un corps 4 de préférence cylindrique. Ce corps 4 est pourvu d'un moyeu central 5 dont le chant 6 est en deçà du chant 7 du corps 4. A sa partie arrière 8, le moyen central 5 aboute à une partie tronconique 9 reliant le moyeu central 5 au fond 10 d'un alésage 11 réalisé dans le corps 4. Cet alésage 11 est concentrique au moyeu central 5 , ce qui permet d'obtenir un évidement 12 dans lequel peut se déplacer le boitier 3. Cet évidement 12 est constitué d'une première partie cylindrique 13 et d'une seconde partie conique 14, la petite base de ce cône étant dirigée vers le fond 10. On prévoit entre la paroi interne 15 de l'alésage 11 et le pourtour extérieur 16 du boftier 3 un élément d'étanchéité 17. Cet élément d'étanchéité 17 est logé dans une rainure 18 pratiquée à proximité du chant 7 du corps 4. Le boitier 3 a un corps cylindrique 31. Il comporte un alésage central 18 dont l'extrémité 19 est ouverte et l'extrémité 20 est fermée par un fond 21. Cet alésage central 18 sert de logement à des moyens compressibles constitués par des éléments sphériques 22, 23, 24 ... disposés entre le fond 21 dudit alésage central 18 du boitier 3 et le chant 6 du moyeu central 5 du boftier 2. Ces éléments sphériques 22, 23, 24 sont constitués de préférence d'une membrane élastique 25 renfermant un fluide gazeux ou liquide sous pression 26. Bien entendu, ces éléments sphériques peuvent être constitués d'une masse solide élastique, Au cours d'un choc exercé sur les extrémités 27 et 28 ds boitiers 2 et 3, le -boitier 3 coulisse dans l'évidement 12 et le moyeu central 5 pénètre dans l'alésage central 18 du boftier 2. Le moyeu central 5 comprime les éléments sphériques 22, 23, 24... qui se déforment pour épouser la forme cylindrique de l'alésage central 18 du boitier 2 en prenant la forme de disques cylindriques 29, 30 (figure 2). Au fur-et-à-mesure de l'avance du moyeu central 5, on exerce une pression de plus en plus grande sur le fluide gazeux ou liquide 26 et cette pression interne des éléments sphériques 22, 23, 24 ... s oppose à la pression extérieure exercée par le moyeu central 5 due au choc.Après un laps de temps très court, les deux pressions s'équilibrent. Bien entendu, dans le cas de sphères en masse solide élastique, la pression du choc est absorbée par la déformation des sphères. Simultanément, le boitier 3 est arrivé en fin de course et son extrémité 29 s'est incrustée dans la partie conique 14 de l'évidement 12. Le contact entre ces deux parties étant tellement important, le boftier 3 ne peut plus sortir du boftier 2. Ainsi, le contrechoc ne peut pas avoir lieu. Selon l'importance du choc, on risque que la paroi 31 du boftier 2 éclate A cet effet, on a conçu un dispositif renforcé visible dans la figure 3. Le boftier 32 est de conception légèrement différente que le boftier 3 décrit ci-dessus, Ce boftier 32 comporte un alésage central 33 dans lequel sont logés les éléments sphériques 22, 23, 24.... On pratique dans le corps 34 un évidement concert risque 35 dont la première partie 36 est cylindrique et la seconde partie 37 est conique5 la petite base étant dirigée veille fond 38 de l'évidement 35 En cas de choc, l'extrémité 39 du boftier 32 vient s'incruster dans la partie conique 14 de l'évidement 12 du boftier 2 et l'extrémité 40 du bottier 2 vient s'incruster dans la partie conique 37 de l'évidement concentrique 35 du boftier 32.De ce fait, il y a double blocage dA au contact serré entre, d'une part, l'extrémité 39 du boftier 32 et la partie conique 14 de ltévi- dement 12 du boitier 2 et, d'autre part, entre I'extrkmité 40 du boitier 2 et la partie conique 37 de l'évidement concentrique 35 du boitier 32. De plus, la paroi 31 du boitier 2 est consolidée par la paroi 41 du boftier 32, ce qui permet d'annihiler les risques de rupture de la paroi 31. On peut renforcer l'ensemble en prévoyant des colliers épousant le boitier 2 ou 32. Bien que l'invention ait été décrite à propos d'une forme de réalisation particulière, il est bien entendu qu'elle n'y est nullement limitée et qu'on peut y apporter diverses modifications de formes, de matériaux et de combinaisons de ces divers éléments, sans pour celà s'éloigner du cadre et de l'esprit de l'invention. Revendications 1) Dispositif télescopique en particulier pour absorber les chocs, caractérisé en ce qu'il comporte deux boftiers 2, 3 s'emboftant concentriquement l'un dans l'autre et dont l'un constitue aussi bien la partie mâle que la partie femelle pour l'autre et que ces boftiers 2, 3 sont pourvus de moyens compressiblès 22, 23 , 24 amortissant le choc et des moyens de blocage 14, 37 pour maintenir, après le choc, ces moyens compressibles 22, 23, 24... en phase de compression et annihiler toute détente intempestive du dispositif 1. 2) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que le boitier 2 comporte un corps 4 de préférence cylindrique pourvu d'un moyeu central 5 dont le chant 6 est en deçà du chant 7, ce moyeu central 5 aboutant à une partie tronconique 9 reliant le moyeu central 5 à un fond 10 d'un alésage 1 1 réalisé dans le corps 4. 3) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que le boftier 3 comporte un corps cylindrique 3 pourvu d'un alésage central 18 à une extré Iferm8e / mité ouverte 19 et une extrémité/20 dans lequel sont logés les moyens compressibles 22, 23, 24... 4) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que les moyens compressibles sont des éléments sphériques 22, 23, 24 ... disposés entre le fond 21 de l'alésage central 18 du boiter 3 et le chant 6 du moyeu central 5 du bolier 2, ces éléments sphériques 22, 23, 24 étant constitués d'une membrane élastique 25 renfermant un fluide gazeux ou liquide sous pression 26. 5) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que les éléments sphériques 22, 23, 24 comportent un corps solide élastique. 6) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que les moyens de blocage sont un alésage 11 pratiqué dans le boiter 2 comportant une partie cylindrique 13 et une partie conique 14, cette partie conique 14 coopérant avec le corps cylindrique 31 du bottier 3. 7) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comporte un boftier 32 présentant un alésage central 33 dans lequel sont logés les éléments sphérique s 22, 23, 24 et un évidement concentrique 35, dont la première partie 36 est cylindrique et la seconde partie 37 est conique, dans lequel vient se loger l'extrémité 40 du boiter 2. 8) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que le boftier 2 comporte un élément d'étanchéité 17 logé dans une rainure 18 pratiquée dans la paroi interne 15 de l'alésage 17 à proximité du chant 7 du corps 4. 9) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comporte des colliers épousant les boftiers extérieurs 2 ou 32 pour renforcer l'ensemble.