Dispositif pour serrer un tuyau sur un élément tubulaire. L'invention est relative à un dispositif pour fixer par serrage un tuyau, constitué en particulier d'un matériau présentant une faible déformation permanente à la compression, sur un élément tubulaire, en particulier sur une tubulure de raccord, lequel dispositif comporte une partie en forme d'anneau que l'on peut serrer, en particulier collier de serrage, tandis que ledit élément tubulaire est muni d'une nervure d'arrêt qui l'entoure. Sur les véhicules automobiles, on utilise de plus en plus pour les canalisations de combustible, d'eau ou d'huile des tuyaux en matière synthétique présentant une résistance élevée à l'action de la chaleur et des cmdi- tions atmosphériques. Comme matière synthétique, il sta- git en règle générale de caoutchoucsd'éthylène-propylène, non saturés, ou de chlorure de polyvinyle (PVC). Une telle matière synthétique présente cependant la propriété qu'a- près un certain temps, elle se déforme sous pression de façon permanente (à froid) lorsque le tuyau est immobìli- sé par serrage sur une tubulure au moyen d'un collier de serrage.Ceci signifie que le matériau constituant le tuyau, sous l'action de la pression exercée par le collier de serrage, s'écoule pratiquement suivant la direction axiale de la tubulure de sorte que finalement, du fait de la disparition de la force antagoniste, lteffort exercé par ltélément de serrage se relache et ceci quelle que soit l'importance de la valeur choisie pour cet effort. L'utilisation de tubulures de raccord avec nervures d'arrêt conformément à la norme DIN 73 377 d'Août 1978 n'a pas permis non plus d'apporter un remède à cette situation, meme lorsqu'on utilise comme éléments de serrage des colliers pour tuyaux ou des douilles de serrage de type usuel. Le but de la présente invention est en conséquence de fournir un dispositif du genre en question qui, même dans le cas où le matériau utilisé pour le tuyau est susceptible de subir sous l'action de la pression une déformation permanente - comme c'est le cas pour les caoutchoucs non saturés à base d'éthylène-propylène ou le PVC -, assure une étanchéité et une solidité suffisantes de la liaison. Ce problème est résolu selon l'invention par le fait que ltélément de serrage présente une gorge périphérique qui peut venir chevaucher la nervure d'arrêt en laissant un certain espace libre suivant toutes les directions et que les sections droites de la gorge et de la nervure d'arret sont choisies de telle sorte que le matériau du tuyau puisse entre comprimé entre les surfaces annulaires, se faisant vis-à-vis, situées d'une part à côté de la gorge et d'autre part à coté de la nervure d'arrêt, jusqu'à ce qu'il ait une épaisseur plus faible que dans la gorge. Dans ces conditions, au moment où on serre l'élé- ment de serrage, le matériau du tuyau se trouvant dans la région située entre les surfaces annulaires, se faisant vis-à-vis, des deux éléments est en partie refoulé dans l'espace situé entre la gorge et la nervure d'arrêt. Si donc ltélasticité du matériau constituant le tuyau diminue au cours du temps de telle sorte que la pression de serrage entre les surfaces annulaires se réduise audessous de la valeur de la pression qui règne entre le fond de la gorge et la surface frontale de la nervure, le matériau emprisonné entre la gorge et la nervure est refoulé et ramené dans les zones se trouvant entre les surfaces annulaires, de sorte que la pression de serrage se trouve pratiquement stabilisée automatiquement.Cette liaison par serrage ou coincement peut donc pendant une très longue durée résister à une pression intérieure élevée sans se desserrer ou perdre son étanchéité. L'emprisonnement du matériau du tuyau a en outre pour effet que la liaison de raccordement elle-meme résiste à des forces axiales très élevées qui auraient tendance à arracher le tuyau des tubulures ou éléments analogues, qu'il s'agisse de forces résultant des composantes axiales de la pression intérieure ou d'autres forces extérieures qui agissent axialement sur le tuyau. I1 est avantageux de faire en sorte que la demilargeur entre les bords de la gorge soit d'autant plus faible que l'épaisseur du matériau du tuyau à l'état non comprimé, est plus grande que la moitié de la demi-largeur du pied de la nervure d'arrêt De cette manière, le matériau du tuyau est également pincé entre les flancs de la gorge et de la nervure d'arrêt quelle que soit la pression de serrage effectivement appliquée. De plus, la profondeur de la gorge peut être d'autant plus faible que l'épaisseur du matériau du tuyau, à l'état non comprimé, est plus grande que la hauteur de la nervure d'arrêt. Ceci garantit que la compression du matériau entre les surfaces annulaires en question est toujours, quelle que soit la force de serrage effectivement appliquée, plus élevée aussi qu'entre le fond de la gorge et la surface frontale (ou surface sommitale) de la nervure d'arrêt. Lorsque la différence entre la demi-largeur de la gorge et la demi-largeur du pied de la nervure d'arrêt est plus petite que la différence entre la profondeur de la gorge et la hauteur de la nervure d'arrêt, on obtient également entre les flancs de la gorge et de la nervure d'arrêt une compression du matériau du tuyau plus forte qu'entre le fond de la gorge et la surface frontale de la nervure d'arrêt quel que soit le niveau de la force de serrage. En conséquence, le matériau du tuyau se trouvant dans la région située entre ces flancs est pressée vers la région située entre le fond de la gorge et la surface frontale de la nervure d'-arrêt pour pouvoir entre ultérieurement refoulé et ramené en arrière lorsque la force de serrage se relache. Une valeur avantageuse de la différence entre la profondeur de la gorge et la hauteur de la nervure d'ar ret est comprise entre environ 20 S et 40 % de llépais- seur du matériau du tuyau à l'état non comprimé. De même, une valeur avantageuse de la différence entre la demi largeur entre les bords de la gorge et la demi-largeur du pied de la nervure d'arrêt est comprise entre environ 25 % et 45 de l'épaisseur du matériau du tuyau, à l'état non comprimé. Lorsque les sections droites de la gorge et de la nervure d'arrêt présentent une symétrie axiale, la nervure se centre d'elle-meme dans la gorge de sorte qu'on obtient une répartition de la pression de serrage dans l'intervalle situé entre la gorge et la nervure d'arrêt qui présente aussi une symétrie axiale. Il est particulièrement avantageux que la largeur de la nervure d'arrêt aille en se rétrécissant du pied jusqu'au sommet. Ceci garantit que dans tous les cas, il règne au pied de la nervure d'arrêt au moment du serrage une pression de serrage plus élevée de sorte que le matériau du tuyau est, au moment du serrage, refoulé de cet emplacement vers le sommet de la nervure d'arret. Lorsque les surfaces de serrage des éléments sont disposées à peu près parallèlement, on obtient au moment du serrage un refoulement particulièrement fort du matériau du tuyau dans la région située entre le fond de la gorge et la surface frontale de la nervure d'arrêt. De plus, la gorge et la nervure d'arrêt peuvent avoir une section droite à peu près trapézoïdale. Dans ce cas, la distance entre les flancs de la gorge et de la nervure va en se réduisant plus lentement que celle existant entre les surfaces annulaires en question de sorte que, au moment du serrage, la compression entre ces surfaces annulaires peut atteindre le degré de la compression entre ces flancs et finalement le dépasser, même si la distance entre les surfaces annulaires était au début plus grande que la distance entre les flancs. Il est particulièrement avantageux que la gorge soit limitée par deux bourrelets annulaires. Ces bourrelets accroissent la pression superficielle entre le matériau du tuyau et les surfaces annulaires comparativement à des surfaces annulaires planes suivant la direction axiale qui seraient disposées sur les cotés de l'élément annulaire exerçant le serrage de sorte qu'on obtient un accroissement correspondant de l'étanchéité. Une pression superficielle encore plus élevée et par suite une meilleure étanchéité peut etre obtenue par le fait que les bourrelets annulaires présentent chacun sur leur surface annulaire sommitale une partie annulaire légèrement creusée. Il est en outre avantageux de veiller à ce que l'élément de serrage ait une forme d'anneau non fermé ou la forme d'un C et que liune des extrémités de cet élé- ment en C présente sur sa face intérieure une pièce, constituant un prolongement, s'étendant suivant la direction périphérique, laquelle peut entre introduite sans outil se produise de saillie dans un évidement, s'étendant également suivant la direction périphérique, prévu sur l'autre extrémité et sur la face intérieure de l'élé- ment en C.De cette manière, au moment du serrage de ltélé- ment en C, l'intervalle situé entre les extrémités de cet élément en C se trouve comblé et cet élément en C s'applique de façon continue sur le matériau du tuyau. Ceci accroit l'étanchéité au voisinage de l'intervalle entre les extrémités de l'élément annulaire en C. On peut obtenir un domaine de serrage encore plus grand avec en même temps une étanchéité améliorée lorsque liélément annulaire de serrage est constitué de plusieurs segments annulaires qui, sur la face intérieure de l'une de leurs extrémités, présentent une pièce constituant un prolongement s'étendant suivant la direction périphérique, et sur leur autre extrémité un évidement, s'étendant également suivant la direction périphérique, dans lequel le prolongement du segment annulaire voisin peut entre introduit sans qu'il se produise de saillie. Avec ce mode de réalisation, chaque segment annulaire peut présenter deux surfaces inclinées situées en vis-à-vis suivant la direction axiale et l'élément de serrage être entouré par un autre élément de serrage constitué de deux anneaux pouvant être vissés parallèle- ment à l'axe, lesquels forment une rainure annulaire de section droite pratiquement trapézoidale dont les flancs présentent le même angle dtinclinaison que les surfaces inclinées des segments annulaires. De cette manière, l'effort de serrage de tous les segments annulaires peut être réglé simultanément et de façon uniforme uniquement en faisant tourner les anneaux vissables. L'élément annulaire de serrage peut être en une matière synthétique renforcée de fibres de verre. Ce ma- tériau a, par rapport au métal, un coefficient de dilatation à la chaleur relativement faible de sorte que les variations de l'effort de serrage provoquées par les fluctuations de la température sont dans une large mesure évitées. Comme matière synthétique, il s'agit de préférence de Polyamides. L'invention sera mieux comprise par la description de deux de ses modes de réalisation, donnés ici à titre illustratif mais nullement limitatif, qui en sera faite ci après à l'aide des figures annexées qui représentent :: - la figure 1, en perspective, un collier de serrage muni d'une vis de serrage, - la figure 2, une coupe axiale suivant la ligne II-II de la figure 1, à une échelle quelque peu réduite, avec un tuyau serré entre le collier et une tubulure de raccord, - la figure 3, une vue latérale à une échelle encore plus faible du collier de la figure 1, une fois serre, - la figure 4, à une échelle sensiblement plus grande que sur la figure 3, une coupe suivant la ligne rV-IV de cette figure passant par un prolongement prévu sur une des extrémités du collier et qui sert à combler l'intervalle entre les extrémités dudit collier, - la figure 5, une coupe axiale d'un autre mode de réalisation du dispositif selon l'invention, et - la figure 6, une vue latérale d'un élément de serrage annulaire en plusieurs parties qui peut entre utilisé dans le dispositif de la figure 5. Le collier 5 représenté sur les figures 1 à 4 sous forme d'élemvent de serrage annulaire a la forme d'un C et est munl à ses extrémités de pattes radiales 6 et 7 dans lesquelles passe une vis de serrage 8. La patte 6 possède du cté de la tête 9 de la vis un perçage qui va en slélargissant pour former une cavité ayant la fore d'une portion de sphère et dont le diamètre est supérieur à celui de la tige de la vis. La tête 9 de la vis comporte une partie sphérique 10 correspondante de sorte que la vis 8 est montée dans la patte 6 au moyen d'une articulation sphérique. La patte 7 est munie d'un per çage fileté dans lequel peut être vissée la vis de serrage 8.En utilisant un contre-écrou pour la vis de serrage 8, le percage dans la patte 7 peut également être lisse. Sur sa face intérieure, le collier 5 est muni d'une gorge périphérique 11 qui présente une section droite a peu près tracézoidale qui va en s'élargissant dans le sens radial vers l'intérieur. Le collier 5 sert à serrer en l'immobilisant un tuyau 12 en une matière synthétique possédant une faible déformation permanente à la compression, comme par exemple un caoutchouc d'éthylène-propylène non saturé ou le PVC, sur un élément tubulaire, ici une tubulure de raccord 13, comportant une nervure d'arrêt 14 qui l'entoure et de section droite à peu près trapézoïdale, le tuyau 12 et la tubulure 13 sont destinés à assurer le passage d'un fluide, en particulier un liquide, sous pression élevée. La section droite de la gorge 11 est supérieure à celle de la nervure d'arrêt 14 de sorte que la gorge 11 peut chevaucher la nervure 14, en laissant entre elle, sur tous les côtés un certain intervalle.Ces deux sections droites sont symétriques par rapport à leur axe médian 15. Les surfaces de serrage, situées en vis-à-vis, de la gorge 11 et de la nervure d'arrêt 14 sont dans une large mesure parallèles. L'angle d'inclinaison ss par rapport à lthorizontale des flancs de la gorge 11 et de la nervure d'arrêt 14 est compris entre 50 et 900 ; il est de préférence d'à peu près 75 . La profondeur T de la gorge 11 est supérieure à la hauteur H de la nervure d'arrêt 14. La différence ATH = T - H (1) est cependant inférieure à l'épaisseur D du matériau dont est constitué le tuyau lorsque ce matériau n'est pas com- primé.La demi-largeur 2 de la gorge 11 mesurée sur le 2 bord de celle-ci est supérieure à la demi-largeur 2 du 2 pied de la nervure d'arret 14, la différence #WB = W/2 - B/2 (2) étant également inférieure à D et inférieure à ATH et sont choisis de telle sorte que, quelle que soit WB l'épaisseur d du matériau constituant le tuyau lorsque celui-ci est serré entre d'une part les surfaces annulaires 16 des bourrelets annulaires 17 limitant la gorge et d'autre part les surfaces annulaires 18, en vis-à-vis des surfaces annulaires 16, de la tubulure de raccord 13, cette épaisseur d soit toujours inférieure ou égale à la distance entre les flancs A = (W B B + d . cos B (3) sin 2 (mesurée perpendiculairement aux flancs de la gorge 11 et de la nervure d'arrêt 14) et que cette distance entre flancs soit toujours inférieure à #TH. De cette manière, TH on obtient toujours entre les surfaces annulaires 16 et 18, quelle que soit l'épaisseur d du matériau constituant le tuyau à l'état comprimé une compression de ce matériau supérieure à ce qu'elle est entre le fond 19 de la gorge et la surface frontale 20 de la nervure d'arret 14.Dans le mode de réalisation représenté à titre d'exemple, les proportions sont choisies telles que pour d = 0,5 D et ss = 75 , la distance mesurée entre le fond 19 de la gorge et la surface frontale 20 ait pour valeur #NS = T + d - H = #TH + d = 0,8 D (4) et la distance A entre les flancs soit égale à 0,5 D. Cela veut dire que lorsque le matériau du tuyau est com primé de 50 S entre les surfaces annulaires 16 et 18, il est aussi comprimé de 50 S entre les flancs tandis que par contre entre le fond 19 de la gorge et la surface frontale 20 de la nervure d'arrêt 14 il n'est comprimé que jusqu'à 80 S de son volume (autrement dit comprimé de 20 %). Avec les valeurs adoptées pour A et d, AWB a alors une valeur d'à peu près 33,4 S. La compression du matériau du tuyau plus forte entre les surfaces annulaires 16 et 18 qu'entre le fond 19 de la gorge et la surface frontale 20 a pour conséquence que le matériau du tuyau est pour une large part refoulé de la région se trouvant entre les surfaces annulaires 16 et 18 (au voisinage des deux bourrelets annulaires 17) nouer venir dans l'espace se trouvant entre le fond 19 de la gorge et la surface frontale 20 où la pression de serrage est plus faible.Ce refoulement du matériau du tuyau en direction de l'axe de symétrie 15 est encore favorisé du fait qu'entre les flancs du fond 19 de la gorge et deux de la nervure d'arrêt 14 il règne aussi une pression de serrage plus forte qu'entre le fond 19 de la gorge et la surface frontale 20, la compression entre les flancs Pouvant être également inférieure à celle qui existe entre les surfaces annulaires 16 et 18. Par conséquent, lorsque l'élasticité du matériau du tuyau dans la région située entre les surfaces annulaires 16 et 18 où la compression est la plus forte diminue, par exemple parce que le matériau a d'autant plus tendance à "s'écouler" que la pression de serrage est plus forte, il est possible que, à partir de la zone située entre le fond 19 de la gorge et la surface frontale 20 où la compression était à ltorigine plus faible mais est maintenant plus forte, le matériau du tuyau soit refoulé en sens inverse pour revenir dans la région où à l'origine la compression était plus forte, de sorte que finalement, il se produit une stabilisation automatique de la pression de serrage entre les surfaces annulaires 16 et 18 et les flancs du fond 19 de la gorge et de la nervure d'arrêt 14. En conséquence, la liaison du tuyau 12 et de la tubulure de raccord 13 résiste pendant très longtemps à une pression de fluide très élevée. Elle résiste en même temps à des efforts de traction axiaux très importants qui peuvent être provoqués non seulement par la composante axiale de la pression du fluide mais aussi par des vibrations ou des trépidations subies par le tuyau, provenant par exemple sur les véhicules automobiles du moteur auquel le tuyau 12 est raccordé. Les surfaces annulaires 16 des bourrelets annulaires 17 qui sont nettement plus petites par comparaison avec les autres surfaces de serrage de la gorge 11 et de la nervure d'arrêt 14 assurent en outre une pression superficielle relativement élevée entre les surfaces annulaires 16 et les surfaces annulaires 18 qui leur font face. Ceci favorise l'obtention d'une compression du matériau entre les surfaces annulaires 16 et 18 plus élevée qu'entre les autres surfaces de serrage de la gorge 11 et de la nervure d'arrêt 14 qui coopèrententre elles. En même temps se trouve aussi assurée une meilleure étanchéité entre le tuyau 12 et les éléments contigus 5 et 13.Cette pression superficielle et avec elle l'étanchéité-peuvent encore se trouver accrues lorsque dans les surfaces annulaires 16 des bourrelets annulaires 17 est formée en plus une partie annulaire 21 légèrement creusée de façon à obtenir, de chaque côté de ladite partie annulaire en 21, des bourrelets annulaires sup- plémentaires encore plus étroits. Sur une de ses extrémités, le collier 5 est muni sur sa face intérieure d'un évidement 22 dans lequel, au moment de la fermeture du collier 5, s'introduit, sans qu'il se forme de saillie, une pièce de prolongement 23 de sorte que, lorsque le collier 5 est ferme, la surface annulaire 16 repose sans interruption sur la totalité de la périphérie du tuyau 12 quoiqu'un intervalle puisse subsister entre les surfaces frontales 24 et 25, tournées l'une vers llautre, de ltévidement 22 et du prolongement 23 ainsi qu'entre les pattes 6 et 7 (voir figure 3). Du fait de son montage à l'aide d'une articulation sphérique, la vls de serrage 8 peut prendre une position angulaire s'adaptant au degré de serrage du collier 5 qu'il est nécessaire dans chaque cas d'appliquer. Les figures 5 et 6 représentent un autre mode de réalisetion du dispositif selon l'invention dans lequel on a utilisé pour des pièces identiques les mêmes références numériques que dans le premier mode de réalisation. Le collier 5' ne comporte pas de pattes analogues aux pattes 5 et 7 des figures 1 et 3, mais est réalisé sous forme d'un anneau de serrage en plusieurs parties constitué de plusieurs segments annulaires 26, de préférence au nombre de quatre. Les extrémites des segments annulaires sont munies d'un côté d'évidements 22 et de l'autre côté de prolongements 23 de sorte que le diamètre du collier 5' peut d'une part être adapté au diamètre de la tubulure de raccord 13 et d'autre part entre réglé de façon à obtenir le serrage convenable du tuyau 2. Pour effectuer le serrage, on utilise un élément de serrage 5" qui est formé de deux bagues filetées 27 et 28 vissées l'une sur l'autre. Ces bagues, sur leur face intérieure, forment une gorge annulaire périphérique, de section droite à peu près trapézoïdale, comportant des flancs 29 et 30 inclinés allant en s'élargissant suivant la direction axiale, (autrement dit des surfaces coniques) qui s'appliquent sur des surfaces 31, 32 inclinées de façon correspondante (ou surfaces coniques), ces dernières reliant la surface frontale du collier 5' qui se trouve située radialement à l'extérieur de celui-ci aux surfaces latérales radiales 33 et 34 qui limitent extérieurement le collier 5' en direction axiale. Chaque segment 26 peut de plus entre constitué de deux pièces 35 et 36 disposées à côté l'une de l'autre 2ars la direction axiale, lesquelles sont également en prise l'une avec l'autre, à la manière du prolongement 23, par l'intermédiaire d'un prolongement axial 37 de sorte que leur distance suivant l'axe peut être modifiée. D'autre nart, cette civision en deux parties du collier 5' suivant la direction axiale facilite la mise en place du dispositif de serrage sur la nervure d'arrêt 14. Tant les bagues 27, 28 que le collier 5 ou 5' peuvent entre fabriqués en une matière synthétique renforcée de fibres de verre. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nulle ment à ceux de ses modes de réalisation et d'application qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. C'est ainsi par exemple que le collier 5 peut être muni de plusieurs gorqes parallèles 11 ou d'autres bourrelets annulaires 17 et la tubulure de raccord 13, de nervures d'arrêt supplémentaires 14, lesquelles sont réalisées conformément au mode de réalisation présenté. En outre, le collier 5 peut n'être muni que d'une nér- vure d'arret correspondant à la nervure 14 et la tubulure 13 d'une gorge correspondant à la gorge 11 du premier mode de réalisation présenté. Dans ce cas, la gorge prévue sur la tubulure 13, tout comme l'était la gorge 11, peut être limitée par des bourrelets annulaires correspondant aux bourrelets annulaires 17. D'autre part, dans le cas du mode de réalisation des figures 5 et 6, les parties 35 et 36 peuvent être constituées de bagues continues d'une seule pièce suivant la direction périphérique. Mais ces bagues ne sont évidemment pas, comme Tétaient les segments annulaires 26, susceptibles d'être réglées sur différents diamètres mais sont seulement susceptibles d'être serrées l'une contre l'autre suivant la direction axiale. Le matériau du tuyau reste cependant serré non seulement axialement entre les flancs de la gorge 11 et la nervure d'arrêt 14, mais aussi radialement dans la gorge 11 car ce matériau, au moment où est effectué le serrage axial, se trouve pressé dans la gorge 11 au-dessus de la surface frontale 20 de la nervure d'arret 14 et subit de la sorte une compression. Au lieu de la forme trapézoidale présentée, à laquelle est donnée la préférence, qui comporte des angles et des aretes arrondies et un fond 19 légèrement concave pour la gorge ainsi qutune surface frontale 20 légèrement bombée (dans le cas du premier mode de réalisation), on pourrait également choisir d'autres formes de section droite par exemple rectangulaire ou triangulaire (avec aretes et angles arrondis), une forme de segment circulaire, d'ellipse ou bien une co.mbinaison de ces formes, comme des rectangles ou trapèzes complétés par une partie arrondie ou en forme de toit à double pente. Pour ce qui concerne la matière du dispositif de serrage et/ou celle des anneaux ou bagues ou segments annulaires, on peut utiliser non seulement des polyamides mais aussi d'autres élastomères comme des résines acétals ou des polypropylènes ou bien encore un métal. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour fixer par serrage un tuyau, cons-- titué en particulier d'un matériau présentant une faible déformation permanente à la compression, sur un élément tubulaire, en particulier sur une tubulure de raccord, lequel dispositif comporte une partie en forme d'anneau que l'on peut serrer,en particulier un collier de serrage, tandis que ledit élément tubulaire est muni d'une nervure d'arrêt qui ltentoure, lequel dispositif est caractérisé en ce que l'élément de serrage (5) présente une gorge périphérique (11) qui peut venir chevaucher la nervure d'ar rêt (14) en laissant un certain espace libre suivant toutes les directions et en ce que les sections droites de la gorge et de la nervure d'arrêt sont choisies de telle sorte que le matériau du tuyau puisse être comprimé entre les surfaces annulaires (16, 18), se faisant vis-à-vis, situées d'une part à côté de la gorge (11) et d'autre part à côté de la nervure d'arrêt (14), jusqu'à ce outil ait une épaisseur plus faible que dans la gorge (11). 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la demi-largeur (W) de la gorge (11) est d'au \2/ tant plus faible que ltépaisseur (D) du matériau du tuyau, à l'état non comprimé, est plus grande que la demi-largeur (#) du pied de la nervure d'arrêt (14). 3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la profondeur (T) de la gorge (ll) est d'autant plus faible que l'épais- seur (D) du matériau du tuyau, à l'état non comprimé, est plus grande que la hauteur (H) de la nervure d'arrêt (14). 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la différence (W - B) entre la demi-largeur (W) de la gorge (11) et 2 - 2 2 la demi-largeur (2) du pied de la nervure d'arrêt (14) \2' est plus petite que la différence (T - H) entre la pro fondeur (T) de la gorge et la hauteur (H) de la nervure d'arrêt. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendi cations 1 à 3 caractérisé en ce que la différence entre la profondeur (T) de la gorge et la hauteur (H) de la nervure d'arrêt est comprise entre environ 20 % et 40 % de l'épaisseur (D) du matériau du tuyau, à l'état non comprime. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la différence entre la demi-largeur (W) entre les bords de la gorge (11) et 2 la demi-largeur (2) du pied de la nervure d'arrêt (14) \2' est comprise entre environ 25 X et 45 50 de l'épaisseur (D) du matériau du tuyau, à l'état non comprimé. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les sections droites de la gorge (11) et de la nervure d'arrêt (14) présentent une symétrie axiale. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la largeur de la ner- vure d'arrêt (14) va en se rétrécissant en allant du pied au sommet. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les surfaces assurant le serrage des éléments (5, 13) sont disposées à peu près parallèlement. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la gorge (11) et la nervure d'arrêt (14) présentent une section droite à peu près trapézoïdale. 11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que la gorge (11) est limitée par deux bourrelets annulaires (17). 12. Dispositif selon la revendication 11, caracté risé en ce que les bourrelets annulaires (17) présentent chacun sur leur surface annulaire sommitale (16) une partie annulaire (21) légèrement creusée. 13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que ltélément de serrage (5) a une forme d'anneau non fermé ou la forme d'un C et que l'une des extrémités de cet élément (5) en C pré sente sur sa face intérieure une pièce, constituant un prolongement (23) s'étendant suivant la direction périphérique, laquelle peut être introduite sans qu'il se produise de saillie dans un evidement (22), s'étendant également suivant la direction périphérique, prévu sur l'autre extrémité et sur la face intérieure de l'élément (5) en C. 14. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que l'élément annulaire de serrage (5') est constitué de plusieurs segments annulaires (26) qui, sur la face intérieure de l'une de leurs extrémités, présentent une pièce constituant un prolongé- ment (23) s'étendant suivant la direction périphérique, et sur leur autre extrémité un évidement (22), s'étendant également suivant la direction périphérique, dans lequel le prolongement (23) du segment annulaire (26) voisin peut être introduit sans outil se produise de saillie. 15. Dispositif selon la revendication 14, caractérisé en ce que chaque segment annulaire (26) présente deux surfaces (31, 32) inclinées situées en vis-à-vis suivant la direction axiale et en ce que l'élément de serrage (5') est entouré par un autre élément de serrage (5") constitué de deux anneaux (27, 28) pouvant être vissés parallèlement à l'axe, lesquels forment une rainure annulaire de section droite pratiquement trapézoïdale dont les flancs (29, 30) présentent le meme angle d'inclinaison que les surfaces inclinées (31, 32) des segments annulaires (26). 16, Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 15, caractérisé en ce que ltélément annulaire (5, 5') assurant le serrage est réalisé en une matière synthétique renforcée de fibres de verre. 17. Dispositif selon la revendication 16, caractérisé en ce que la matière synthétique est un polyamide.