La présente invention se rapporte à un appareil de levage d'un paquet de feuilles de papier et, plus spécialement, l'invention concerne un dispositif comportant un vérin et pouvant être utilisé pour serrer des feuilles et les maintenir dans leur position souhaitée lors de la fabrication de livres ou de périodiques. L'invention est applicable à l'industrie graphique, lorsque des feuilles ou cahiers sont rassemblés en un paquet pour être ensuite déplacés d'un endroit à un autre pour fabriquer, en fin de compte, un livre ou un périodique. En d'autres termes, un paquet de feuilles peut être déplacé d'une empileuse à une palette, ou bien de cette dernière à une chargeuse à trémie ou à une table de reliure. Lorsqu'on utilise un tel appareil, il n'est pas nécessaire que l'opérateur soulève le paquet de feuilles ou le supporte à la main, mais ce paquet est intégralement soulevé et contrôlé au moyen dudit appareil commandé selon l'invention. D'une manière connue, dans l'industrie du livre, des feuilles de papier ou cahiers sont saisis individuellement et rassemblés en une pile ou en un paquet, qui doit ensuite être déplacé à l'endroit souhaité. Les brevets des Etats-Unis d'Amérique nO 2 705 084, 3 367 652 et 4 111 310 ont décrit des exemples de manipulation de paquets de feuilles.A la différence de l'art antérieur, l'appareil selon l'invention est équipé d'un vérin qui, commandé par un fluide et du type sans tige, peut être aisément amené à une position de serrage sur le paquet de feuilles en coopérant avec un dispositif de levage de l'appareil et du paquet assemblés par rapport au plan vertical dans la zone de son centre de gravité, de telle sorte que ledit paquet puisse être mis de niveau ou renversé ou incliné dans'n'impPrte quelle orientation souhaitée lorsqu'il est soulevé. Grâce à l'appareil selon l'invention, le serrage et le levage du paquet sont intégralement assurés sans que l'opérateur ait à appliquer une quelconque force de levage, et ils ont lieu de manière efficace et satisfaisante, de sorte que les cahiers peuvent être manutentionnés rapidement.Cela est dû au fait que l'appareil selon l'invention est intégralement motorisé ou automatique. Par conséquent, la présente invention propose un moyen de levage du paquet de feuilles par rapport au centre de gravité du vérin et dudit paquet associés, et ce moyen peut être réglé en fonction des différentes tailles de paquets, de manière que l'opérateur puisse aisément établir le rapport avec le centre de gravité, et que ce rapport puisse être rapidement ajusté d'une position à l'autre. Un avantage important de l'appareil selon l'invention réside dans le caractère peu onéreux à la fois de l'appareil et des opérations de manutention des paquets de feuilles, ce qui permet d'obtenir un rythme de production plus élevé. L'invention va à présent être décrite plus en détail en regard du dessin annexé à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lequel la figure 1 est une vue en perspective d'une forme de réalisation de l'appareil selon l'invention, illustrant un paquet de feuilles suspendu audit appareil et la figure 2 est une vue en perspective d'une autre forme de réalisation dudit appareil, auquel est suspendu un paquet de feuilles. Sur la figure 1 un paquet 10 de feuilles ou de cahiers est suspendu dans une position sensiblement horizontale et les extrémités opposées de ce paquet 10 coopèrent avec des plaques extrêmes classiques 11 et 12. Normalement, ledit paquet et lesdites plaques extrêmes 11 et 12 devraient être entourés par un cerclage métallique, qu'il est inutile de représenter. L'appareil de levage et de manutention du paquet 10 comporte un vérin, portant globalement la référence 13, un treuil 14 à moteur électrique et un organe de liaison 16 qui est convenablement supporté par ledit treuil 14 et assure la liaison avec le vérin 13 par l'intermédiaire d'une partie ou bloc de préhension 17. En outre, comme on le voit sur la figure 1, l'ensemble de l'appareil est supporté par un rail aérien 18 disposé horizontalement, et sur lequel des roulettes 19 peuvent rouler, déplaçant ainsi l'appareil de levage dans le sens horizontal d'un endroit à un autre de l'installation. Par conséquent, l'opérateur peut pousser le vérin 13 et tous ses organes de liaison (y compris le paquet 10) dans la direction horizontale, les roulettes 19 étant alors déplacées le long du rail 18 jusqu'à la position souhaitée. Le . treuil motorisé 14 est, lui aussi, de type classique, et son organe de liaison 16 peut consister en un câble qui, déroulé ou enroulé par ledit treuil 14, assure l'abaissement et le levage du vérin 13 et du paquet 10.Un câble électrique 21 s'étend vers le bas jusqu'au vérin 13, à partir du treuil 14, cependant qu'un interrupteur électrique 22, monté sur ledit vérin 13, est connecté audit treuil 14 par ce câble 21 et par un dispositif de connexion approprié de n t importe quel type. De ce fait, l'opérateur peut aisément avoir accès à des boutons 23 de l'interrupteur 22, de manière à commander le treuil 14 dans le sens du levage ou de l'abaissement. Par ailleurs, on fera observer que le vérin 13 présente deux manettes 24 et 26, ladite manette 26 étant contiguë à l'interrupteur 22, de sorte que l'opérateur peut actionner cette manette 26 tout en pouvant continuer d'actionner avec son pouce les boutons 23 commandant le levage ou l'abaissement du vérin 13 et du paquet 10 de feuilles. Le vérin 13 est du type classique, tel que celui décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 820 446, et il est connu dans le commerce comme un vérin pneumatique sans tige portant la dénomination "ORIGA". Ce verin 13 comprend un cylindre externe 27 et un piston mobile 28 d'un type classique, qui est logé dans ledit cylindre et est déplacé d'une extrémité à l'autre de ce dernier, soit de la gauche vers la droite en observant le dessin. Une saillie classique ou patte d'attache 29 est solidaire du piston 28 et, par conséquent,elle accompagne ce dernier dans ses déplacements d'une manière habituelle, en fonction de la pression du fluide régnant dans le cylindre 27.Un premier plateau 31, assujetti à la patte 29, se déplace en même temps que cette dernière et que le piston 28, déplacement qui a lieu dans le sens de l'axe longitudinal ou horizontal du paquet 10 ; comme le montre la figure 1, ce plateau 31 est appliqué contre la plaque extrême 11 lorsque le piston 28, la patte 29 et ledit plateau 31 sont déplacés vers la droite. Le vérin 13 comporte également un second plateau 32 qui, comme illustré, est solidaire de l'extrémité du cylindre 27 et, s'étendant vers le bas dans l'alignement du plateau 31, est appliqué contre la plaque extrême 12. Par conséquent, le plateau 31 est mobile par rapport au cylindre 27, cependant que le plateau 32 est stationnaire. Grâce à cet agencement, le paquet 10 de feuilles peut être coincé entre les plateaux 31 et 32 formant butées, de sorte que ce paquet 10 peùt être soulevé et suspendu de la manière illustrée sur la figure 1. Un commutateur pneumatique 33 peut être monté sur le cylindre 27 et deux boutons 34 sont à la portée de la main de l'opérateur sur la manette 24, de telle sorte que ledit opérateur puisse commander le déplacement du piston 28 par l'intermédiaire dudit commutateur 33, tout en maintenant sa prise sur la manette 24 afin de faire basculer et de positionner le vérin 13, si cela est souhaitable. Par conséquent, il pourrait être prévu une alimentation appropriée en fluide pour actionner le vérin sans tige décrit ci-avant, et un conduit de raccordement 36 pourrait partir du bloc 17 (auquel la source d'alimentation pourrait être raccordée) et se prolonger jusqu'au commutateur 33, commandant ainsi la pres-sion du fluide régnant aux extrémités du piston 28, et cela de manière classique. Le bloc de préhension 17, intercalé entre le treuil 14 et le cylindre 27, est solidaire d'une partie saillante cintrée 37, qui chevauche ledit cylindre27 et enserre ce dernier d'une manière appropriée, de telle sorte que ledit treuil 14 puisse exercer une traction ascendante pour soulever ce cylindre 27. De ce fait, lorsque la force de préhension exercée sur'la partie saillante 37 est relâchée, cette partie 37 peut être déplacée dans le sens axial du cylindre 27, pour positionner le dispositif de liaison 16, 17 et 37 par rapport à une ligne passant par le centre de gravité (telle que la ligne désignée par 38).Le paquet 10 peut ainsi être soulevé e, position horizontale, ou bien à une position dans laquelle il pourrait s'incliner légèrement dans une direction telle qu'il pourrait être déposé sur une chargeuse à trémie dans une position inclinée classique ; ce paquet 10 peut ainsi prendre également n'importe quelle position souhaitée. La partie saillante 37 peut entourer plus de la moitié supérieure du cylindre 27, de manière à serrer ce cylindre 27 lorsque le treuil 14 exerce une traction ascendante, mais cette partie saillante 37 peut aussi être dégagée lorsqu'aucune force ascendante ne lui est appliquée, donc être déplacée le long du cylindre 27 pour prendre sa position souhaitée et être fixée de manière amovible au moyen d'une vis de blocage 40. La figure 2 illustre une forme de réalisation quelque peu différente, dans laquelle un paquet 41 de feuilles est maintenu en place par un vérin 42, par l'intermédiaire de plaques extrêmes 43 et 44 et de plateaux 46 et 47 solidaires dudit vérin. Le plateau 47 est stationnaire, tandis que le plateau 46 est fixé à une saillie ou patte-d'attache 48 qui se déplace avec le piston logé dans un cylindre 49 du vérin. Ce vérin 42 est à son tour d'un type classique et consiste en un vérin sans tige tel que celui décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique précité nO 3 820 446. Un commutateur fluidique 51 et un interrupteur électrique 52 sont montés sur le cylindre 49, et des manettes de commande 53 et 54 peuvent également être utilisées, de la même manière que dans la forme de réalisation de la figure 1. Une barre 56 est fixée à l'extrémité supérieure du plateau 47 et à une plaque 57 reliée à une extrémité du vérin 42, au-dessus de cette dernière. Un anneau 58 peut coulisser le long de cette barre 56 et un organe 59, etablissant la liaison avec un treuil motorisé, est fixé à cet anneau 58 afin de soulever l'ensemble illustré sur la figure 2. Par conséquent, l'anneau 58 peut être amené à une position souhaitée sur la barre 56, par rapport au plan vertical colncidant avec le centre de gravité de l'appareil et du paquet 41 associés.Une vis de blocage 61 traverse l'anneau 58 et vient buter contre la barre 56, afin de positionner ledit anneau 58, sur ladite barre 56, à un endroit sélectionné en fonction de la longueur du paquet 41 de feuilles, donc en fonction du centre de gravité de ce paquet, de même qu'en fonction du centre de gravité de l'appareil illustré sur la figure 2. Dans cette forme de réalisation, une ligne verticale 62 peut représenter la ligne passant par le centre de gravité et traversant l'organe de liaison 59 lorsque le paquet 41 doit être suspendu dans une position horizontale (comme l'illustre la perspective de la figure 2). Dans les deux formes de réalisation illustrées (figures 1 et 2), l'extérieur 63 du cylindre 27 et l'extérieur 64 de la barre 56 présentent des surfaces lisses continues, le long desquelles la partie saillante 37 et l'anneau 58, respectivement, peuvent coulisser afin d'assurer le réglage mentionné ci-avant. En outre, les pattes 29 et 48 s'étendent d'un côté de leurs cylinres associés 27 et 49, respectivement, cependant que la partie saillante 37 et son organe de liaison associé, ainsi que la barre 56, se trouvent sur les côtés opposés respectifs desdits cylindres 27 et 49 par rapport auxdites pattes 29 et 48. Par ailleurs, la barre 56 est parallèle à l'axe longitudinal du cylindre 49, comme le montre là figure 2. Il ressort des deux formes de réalisation qu'un organe de liaison raccorde le treuil motorisé 14 à un cylindre respectif 27 ou 49, et qu'une vis de blocage 40 ou 61 relie,respectivement,ledit treuil motorisé et chaque verin sans tige considéré. Naturellement, la partie saillante 37 de la figure 1 peut être déplacée dans les limites déterminées par les interrupteurs 22 et 33, entre lesquels le cylindre présente une surface externe lisse 63 décrite ci-avant. En outre, il est évident que les câbles électriques respectifs et les conduits de transfert du fluide présentent des longueurs suffisantes pour permettre des déplacements ascendant et descendant et un mouvement horizontal de l'appareil décrit. I1 va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à l'appareil de levage décrit et représenté, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Appareil de levage d'un paquet de feuilles de papier, équipé d'un vérin (13) qui, actionné par unfluide et du type ne comportant pas de tige, comprend un cylindre (27) et un piston (28) dont le déplacement dans ledit cylindre est limité par les extrémités opposées de ce cylindre, appareil caractérisé par le fait qulil comprend une patte (29), solidaire dudit piston et s'étendant à l'extérieur dudit cylindre ; un premier plateau (31), relié audit cylindre et s'étendant, à une extrémité de ce dernier, d'un de ses cotés ; un second plateau (32) qui, relié à ladite patte et s'étendant du côté précité dudit cylindre, est opposé audit premier plateau et peut être déplacé en direction et à l'écart de ce dernier le long du côté précité dudit cylindre, afin de coincer le paquet de feuilles entre les deux plateaux un treuil motorisé (14, 16), associé audit cylindre afin de soulever ledit vérin en meme temps que le paquet de feuilles ; et un dispositif de liaison (16, 17, 37 ; 56-59), solidaire dudit treuil motorisé et relié de manière réglable audit cylindre, afin de permettre son ajustement sur la longueur dudit cylindre auquel il est relié dans un plan vertical par rapport au centre de gravité dudit vérin et dudit paquet de feuilles suspendu à ce dernier, auquel cas ledit vérin et ledit paquet peuVent être suspendus audit treuil motorisé dans une posi- tion autre que la position horizontale. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la longueur du cylindre présente une surface externe lisse (63 ; 64), afin de permettre un réglage par coulissement du dispositif de liaison le long dudit cylindre. 3. Appareil selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que le dispositif de liaison comporte une barre (56) reliée aux extrémités opposées du cylindre et parallèle audit cylindre, du côté de ce dernier opposé au côté où se trouvent les plateaux. 4. Appareil selon la revendication 3, carac terisé par le fait que le dispositif de liaison comporte un anneau (58) pouvant coulisser sur la barre afin d'assurer un positionnement le long de cette dernière. 5. Appareil selon la revendication 1, carac terse par le fait qu'il comporte des organes (22, 33 ; 51, 525 actionnés par l'opérateur, montés sur le cylindre, pour commander l'alimentation en fluide et déplacer le piston dan ledit cylindre du vérin. 6. Appareil selon la revendication 5, carac térisé par le fait qu'il comporte une manette (24, 26 ; 54) qui, montée sur le cylindre à proximité desdits organes, est à portée de main de l'opérateur lorsque ce dernier-actionne ladite manette.