La présente invention concerne la lubrification par brouillard avec une huile contenant un additif polymère ; elle comprend un nouveau type de composition lubrifiante, ainsi qu'un procédé d'utilisation de cette composition à la lubrification par brouillard. Les huiles minérales lubrifiantes, classiques, contenant des additifs non polymères, constituent des lubrifiants par brouillard qui ne conviennent pas dans certains types de systèmes lubrifiants, par exemple pour les roulements de certaines machines de laminage à froid. La présente invention apporte une nouvelle composition, qui permet d'opérer la lubrification par brouillard, mdme dans les cas où les huiles classiques sont en défaut. Elle s'applique notamment, avec avantage, à la lubrification des paliers de laminoirs à froid de métaux. Le nouveau procédé, suivant l'invention, consiste à utiliser, pour la formation du brouillard, une huile minérale de viscosité environ 100 à 3 000 SUS (secondes Seyboît universelles ; un tableau de correspondance avec centistokes est joint à la présente description) additionnée d'une faible proportion d'un polymère de poids moléculaire moyen, compris entre des limites déter- minées. Un aérosol de cette composition est conduit dans la zone de lubrification où les vésicules d'huile se-réunissent-ou "recombinent", c'est-à-dire subissent la coalescence ; celle-ci est avantageusement plus poussée qu'en l'absence de l'adjuvant polymère. Dans la réalisation de l'invention, on peut utiliser des polymères, tels que par exemple polyoléfines notamment polybutènes, polystyrènes, polyacrylates, polyacrylates dispersifs, polyméthacrylates, polyméthacrylates dispersifs ou leurs mélanges, conme additif des lubrifiants par brouillard, pour obtenir l'équilibre désiré entre les propriétés de formation de brouillard et de recombinaison (reclassification). Un polymère donné doit avoir une gamme de poids moléculaire et/ou une gamme de concentration très étroites dans le lubrifiant, pour qu'on obtienne une recombinaison suffisante et une faible déperdition du brouillard.Par exemple, pour une déperdition de brouillard de 6 g/h ou moins, dans un appareil d' essai "Microrog" Norgren, une recombinaison de 0,030 l/h pour 2,54 m de roulement ou plus (valeur déterminée pour un roulement à une seule rangée et correspondant au diamètre de l'arbre), on peut utiliser une dispersion à 20% d'un additif constitué de poly isobutylène ayant un poids moléculaire moyen, déterminé par la mesure de la viscosité, de 150 000 à une concentration d'environ 0,2 volume % (environ 0,04 % en poids de polymère solide) dans une huile lubrifiante de base paraffinique ou naphténique. Des polystyrènes appropriés sont des polymères de poids moléculaire élevé de styrène, d'a-méthylstyrène, de -méthylsty- rène, etc. y compris des terpolymères et copolymères (par exemple le "Lubrizol 3 702"). Des polyisobutènes appropriés sont commercialisés sous le nom de "Paratone N", "Paratac et "Paratac 108" (produits d1 Enjay Chemical Company). Généralement, les concentrations de ces oléfines polymèresie doivent pas dépasser 0,5 volume % des compositions lubrifiantes à 10 à 50% en poids de matières solides, de préférence moins de 0,1% en poids de matières solides. On obtient des résultats particulièrement bons, lorsqu' on utilise un polyisobutylène combiné à un polyacrylate ou un polyméthacrylate, éventuellement dispersifs. Les polyacrylates et polyméthacrylates préférés sont des terpolymères plutôt que des copolymères. Les polyisobutylèfles constituent d'excellents additifs supprimant la déperdition du brouillard, mais ils tendent à abaisser le débit total d'huile à des valeurs non satisfaisantes. Au contraire, les polyméthacrylates conduisent à d'excell-ents débits d'huile, mais sont relativement inefficaces, pour réduire la déperdition de brouillard. Une combinaison de ces deux catégories de polymère conduit à un lubrifiant satisfaisant, en ce qui concerne à la fois la déperdition du brouillard et le débit total d' huile. En général, le polyméthacrylate additif a un poids moléculaire moyen, déterminé par la mesure de la viscosité, compris dans la gamme de 75 000 à 260 000, et on peut l'utiliser à des concentrations comprises entre 0,05 et 4 volumes % de matière contenant 10 à 70 % en poids de polymère dans un diluant.Les polyisobùtylènes doivent avoir un poids moléculaire moyen, déterminé par la mesure de la viscosité, compris entre 10 000 et 2 000 000, et on peut les utiliser à des concentrations de 0,05 à 2 volumes %, mais de préférence inférieures à 0,5%, de produit contenant 10 à 70% en poids de polymère dans un diluant. Donc, pour un polymère à 100%, le lubrifiant peut contenir 0,005 à 1,5 en poids de polymère, et mieux 0,01 à 0,35% de polyisobutylène. Dans la suite de la présente description, les masses moléculaires, indiquées, ont été déterminées par la méthode basée sur la mesure de la viscosité. Les acrylates et méthacrylates non dispersifs, préférés, répondent à la formule développée dans laquelle n est un nombre entier, tel que le poids moléculaire moyen soit de 10 000 à 2 000 000, et mieux de 50 000 à 600 000 ; dans la gamme préférée de 0,5 à 2% en poids de matières solides dans l'huile, pour lubrification par brouillard, ce poids moléculaire moyen est de 200 000 à 400 000 ; R représente un atome d' hydrogène dans le cas des acrylates et un radical méthyle dans le cas des méthacrylates. Dans les copolymères, Rt représente un radical alkyle unique, ramifié ou normal, comportant un nombre d'atomes de carbone de 6 à environ 30, de préférence de 8 à 24, généralement un nombre pair.Dans les terpolymères préférés, la chaîne du polymère comporte au moins deux radicaux alkyles différents, constitués d'un nombre d'atomes de carbone susindiqué, par exemple des radicaux n-octyle et n-décyle ou d'un nombre correspondant à l'un des alcools normaux à nombre pair d'atomes de carbone de C10 à C22. Les copolymères ou terpolymères ci-dessus, de type dispersif, sont greffés avec de la N-vinylpyrrolidone. Un polyméthacrylate particulièrement préféré est vendu par Rohm et Haas sous le nom commercial de "PL 10 190", son poids moléculaire est environ 100 000 et il a la même structure chimique que les produits de la "Série 700". Deux polyisobutylènes utilisables sont le "Paratone N" qui a un poids moléculaire Staudinger d'environ 20 000 et contient environ 20 en poids de polymère, ainsi que le "Paratac 108" de poids moléculaire d'environ 10 000, contenant environ 35% en poids de polymère dans unetuile minérale de viscosité de 150 SUS (secondes Saybolt universelles) à 37,80C dans une huile minérale. Un mélange de 10 parties en poids d'un terpolymère de méthacrylate de poids moléculaire moyen 300 000, dans lequel deux des groupes alkyles ou plus sont en C12 à C24, avec 1 à 4 parties en poids d'un polyisobutylèhe de poids moléculaire moyen 150 000, convient particulièrement comme additif polymère dans un lubrifiant par brouillard. Le terpolymère dispersif de polyméthacrylate, commercialisé sous le nom d"'Acryloid 966S", convient également. Un composé acrylique utile est l"'Acryloid 162". Les bases lubrifiantes préférées sont des lubrifiants naphténiques et paraffiniques de viscosités comprises entre 100 et 3 000 SUS à 37,80C. Les lubrifiants paraffiniques sont généralement déparaffinés au solvant, par exemple jusqu' ce qu'ils aient un point d'écoulement de -180C ou moins ; ils sont raffinés au solvant et présentent un indice de viscosité, selon la norme des Etats-Unis d'Amérique ASTM, compris dans la gamme de 90 à 130, et une constante viscosité-densité inférieure à 0,82. On peut hydroraffiner le lubrifiant paraffinique, hydrocraquer ou hydroisomériser. On peut également utiliser des mélanges de ces lubrifiants paraffiniques avec des lubrifiants naphténiques, de sensiblement la même gamme de viscosité, ou mieux avec des lubrifiants naphténiques hydroraffinés.En général, on profère le composant naphténique dans les huiles de faible viscosité, par exemple de 100 à 600 SUS à 37,89C, car un indice de viscosité plus élevé, dans les huiles de base à viscosité plus élevéeest généralement préférable. L'huile naphténique peut être constituée d'huile relativement naphténique et avoir-une constante viscosité-densité de 0,820 à 0,899, et mieux de 0,850 à 0,899, de préférence exempte d'acides naphténiques. L'huile naphténique préférée est hydroraffinée et présente une absorption dans l'ultraviolet à 260 m > i au moins inférieure de 40% à l'absorption dans la même longueur d'onde de l'huile non hydroraffinée, telle que l'huile d'alimentation du stade d'hydroraffinage. Les huiles paraffiniques ou naphténiques hydroraffinées, les lubrifiants hydroisomérisés paraffiniques ou modérément naphténiques, ou l'huile paraffinique hydrocraquée, peuvent être obtenus selon des procédés connus dans l'art. De telles huiles, qu'elles soient hydrocraquées, hydroraffinées ou hydroisomérisées, peuvent être extraites au solvant aromatique sélectif, notamment furfural, phénol, etc. avant ou après l'hydrocraquage, hydroraffinage ou hydroisomérisation. On peut soumettre les huiles à un traitement additionnel de finition, par exemple avec un adsorbant, par exemple du charbon actif, de 1' attapulgite, de la montmorillonite activée par un acide, de la bauxite, des tamis moléculaires zéolitiques, un catalyseur de cracking épuisé ou un de leurs mélanges, et/ou à un traitement de contact avec un acide, tel que fluorhydrique, sulfurique, chlorhydrique, etc.,suivi d'une neutralisation. En particulier, une composition de lubrification par brouillard, préférée, renferme une quantité d'additif polymère suffisante pour réduire la déperdition de brouillard et une huile paraffinique hydrocraquée, de préférence extraite au solvant ou hydroraffinée, pour réduire ou supprimer la formation de boues épaisses par exposition à la lumière, la viscosité de cette huile étant de 80 à 3 000 SUS à 37,80C; la composition contient un inhibiteur d'oxydation en quantité suffisante pour satisfaireváu test d'oxydation selon la norme ASTM D-943 pendant au moins 200 heures, et de préférence 300 heures, cette quantité étant inférieure à celle qui serait nécessaire pour qutune composition similaire, dans laquelle on aurait remplacé l'huile hydrocraquée par un lubrifiant raffiné au solvant, non hydrocraqué, de mêmequiscosité, constante viscosité-densité et indice de viscosité, satisfasse au même essai.Lorsqu'on utilise dans l'essai ASTM De943= une huile hydrocraquée, stabilisée par extraction ou hydroraffinage, on obtient une valeur inférieure à celle que donne un lubrifiant hydrocraqué non stabilisé ; cependant, lacomposition contenant -l'huile stabilisée a normalement une stabilité thermique et une résistance à l'altération par la lumière ultraviolette améliorées. Le tableau suivant indique les propriétés caractéristiques des huiles hydrocraquées stabilisées utilisables pour latubri- fication par brouillard selon l'invention. Propriétés des huiles hydrocraquées Viscosité Indice de Densité % poids Point SUS viscosité à 15460C d'aromati- d'aniline à 37,8 C ASTM ques C 100 103 0,854 12 104 200 107 0,859 il 113 500 107 0,868 13 121 Toutes les huiles sont déparaffinées à un point d'écoulement de -180C, par refroidissement dans un solvant et stabilisation par extraction au furfural. Les antioxydants préférés sont des thiophosphates organozinciques, tels que par exemple dithiophosphates de dialkyl-zinc, des phénols substitués et des polyalkylphénols à pontage méthylène, par exemple di-tert-butylparacrésol ; ditert-butyl-2,6-phénol ; méthylène bis(ditert-butyl-2,6-phénol)-4,4'- ; amines, telles que la phénylènediamine ; ditert-butyl-2,6- -diméthylamino p-crésol ; N,N'-di-sec-butyl p-phénylène-diamine ; N,N'-diisopropyl p-phénylènediamine, etc. Dans les compositions de lubrification par brouillard, contenant un lubrifiant paraffinique raffiné au solvant, on peut abaisser la concentration de l'inhibiteur d'oxydation lorsqu'on remplace 85 à 100% du lubrifiant raffiné au solvant par I'huile hydrocraquée stabilisée. Egalement, dans certaines compositions, qui contiennent un lubrifiant paraffinique raffiné au solvant, la substitution partielle ou totale d'un lubrifiant hydrocraqué, de préférence stabilisé, permet d'utiliser une concentration réduite en additif polymère pour un degré donné de déperdition du brouillard. Cela améliore la recombinaison, pour un degré donné de déperdition du brouillard. Sinon, on peut utiliser un polymère de bas poids moléculaire, dans la composition contenant le lubrifiant hydrocraqué. Lorsque le système de lubrification, à brouillard, contient des joints de caoutchouc, il est préférable que l'huile de base contienne des huiles naphténiques et soit constituée par exemple d'un mélange huiles paraffiniques et naphténiques, y compris d'huiles hydroraffinées et de distillat naphténique brut, présentant un point d'aniline de 66 à 760C, pour que les joints aient un gonflement approprié. Avec des joints en caoutchouc de silicone, le point d'aniline est de préférence de 91 à 1020C. On préfère également que la teneur en azote basique du lubrifiant de base soit aussi faible que possible, et de préférence inférieure à 5 ppm d'azote et mieux à 1 ppm, car les composés azotés basiques des huiles lubrifiantes provoquent une irritation cutanée. L'invention sera mieux comprise à la lumière de la description qui suit, en regard des dessins annexés. Fig. 1 est un graphique représentant la variation des deux propriétés principales d'un lubrifiant par brouillard ; les ordonnées de gauche correspondant à la recombinaison exprimée en l/h/2,54 m de palier, les ordonnées de droite expriment la déperdition du brouillard en g/h ; les abscisses représentent le poids moléculaire moyen, multiplié par 10 3 ; la courbe A correspond aux déperditions du brouillard inférieures ou égales à 6 ; la courbe B concerne les recombinaisons inférieures ou égales à 0,03, pour les additifs de type méthacrylate. Fig. 2 est semblable à la figure 1, si ce n'est que 1' échelle des abscisses correspond à la concentration volumique du polyisobutylène exprimée en volumes %. Fig. 3 représente schématiquement l'appareil d'essai Norgren. Fig. 4 illustre les trois types principaux de gicleurs : tan à brouillard, "b" à pulvérisation et c à condensation. Fig. 5 est un graphique donnant la correspondance entre unités de viscosité SUS et les centistokes. Comme le montre la figure 1, pour une concentration donnée du polymère méthacrylique, seule une gamme très étroite de poids moléculaires conduit à un lubrifiant par brouillard ayant les propriétés de déperdition de brouillard et de recombinaison requises. On voit, également, qu'un poids moléculaire moyen d'environ 300 000 est nécessaire pour obtenir un lubrifiant par brouillard satisfaisant. En général, avec les polymères acryliques, en particulier les polyméthacrylates, le poids moléculaire moyen est de préférence de 200 000 à 400 000, cependant, avec un terpolymère dispersif, tel que par exemple l'"Acryloid 966S" de poids moléculaire aussi élevé que 2 000 000, on peut obtenir des résultats satisfaisants à des concentrations ne dépassant pas 0,5% en poids de polymère. L'additif polymère, deta figure 2, est un polyisobutylène du commerce, le "Paratone N". Le produit contient environ 20% de matières solides ; par conséquent, la concentration pondérale % du polymère en matières solides, dans le lubrifiant, correspond environ au 1/5 du pourcentage volumique indiqué. Comme le montre la figure 2, seule une gamme de concentration très étroite du polyisobutylène additif conduit à une combinaison appropriéedela déperdition du brouillard et de la recombinaison. On notera cependant que, dans certaines utilisations, une déperdition de brouillard de 8 g/h ou moins et/ou une recombinaison de 0,018 litre par heure ou plus pour 2,54 m de roulement conviennent, ce qui permet d'utiliser un polymère de poids moléculaire plus faible et/ou une gamme de concentration plus étendue. Dans les études des figures 1 et 2, les conditions d'essai sont : température de l'huile 48,90C, celle de l'air 37,80C dans l'appareil d'essai Norgren, le lubrifiant est un mélange dt huiles de base paraffiniques, raffinées au solvant le mélange ayant une viscosité à 37,80C de 1500 SUS et de 111 SUS à 98,9 C (indice de viscosité = 97). Le polybutène a un poids moléculaire moyen d'environ 150 000.Les polymères acryliques sont des terpolymères non dispersifs (de la série "Acryloid 700"), utilisésà une concentration volumique de 1%, la teneur en matières solides de la dispersion du polymère variant entre environ 20 et 60% ; cependant, avec ces polymères, la variation de la concentration dans cette gamme ne modifie pas en pratique la conclusion (voir figure 1), selon laquelle un terpolymère de méthacrylate de poids moléculaire 200 000 à 400 000 donne un brouillard possédant les propriétés désirées. Le terpolymère étudié comportait au moins deux groupes alkyle différents en C10 à C22. L'invention sera mieux comprise à la lecture des exemples suivants donnés à titre purement illustratif. Sauf indication contraire, les % sont exprimés en poids0 EXEMPLE I 2030 On prépare un lubrifiant par brouillard, de viscosité / SUS à 37,80C, correspondant à la composition suivante, exprimée en volumes : 22% de lubrifiant paraffinique raffiné au solvant contenant 15,5 % en poids de gels aromatiques et ayant une viscosité 508 SUS à 37,80C et 64,3 SUS à 98,90C ; 75,78 % d'un bright stock paraffinique contenant 24% de gels aromatiques et ayant une viscosité SUS à 37,80C de 2700 et à 98,9 C de 165 ; 1,72 % de "Vanlube 71" (dithiocarbamate de plomb-diamyle) ; 0,02% d'"Acryloid 162" (polymère acrylique généralement utilisé pour abaisser le point d'écoulement) ; 0,5% d"'Acryloid 966S", terpolymère de polyméthacrylate de méthyle dispersif de poids moléculaire moyen d'environ 1 000 000 et contenant environ 26% en poids de polymère solide. Le lubrifiant par brouillard, soumis aux essais, possède des propriétés de recombinaison remarquables, et l'essai montre que le polymère acrylique dispersif constitue un additif utile d' une huile pour lubrification par brouillard. Des résultats semblables sont obtenus, lorsqu'an remplace le "Vanlube 71" par du dithiophosphate de zinc-dialkyle ou un additif chloré et phosphoré tel que le "Lubrizol 757t ou un autre additif extrme-pression. De façon générale, on peut préparer deompositions lubrifiantes similaires ayant une viscosité quelconque, choisie dans la gamme d'environ 70 à 3 000 SUS à 37,80C, en-choisissant de façon appropriée l'huile de base. Une bonne combinaison d'huile de base est constituée d'un mélange d'huiles pour moteur SAE 20 et 30. EXEMPLE Il Une composition pour lubrification par brouillard est obtenue à partir de : 78% de "Sunvis 21", c'est-à-dire un lubrifiant paraffinique, raffiné au solvant, contenant 13vo/ de gels aromatiques et présentant une viscosité à 37,80C de 208 SUS et à 98,90C de 47,4 SUS ; 19,6% de "Sunvis 51 n s lubrifiant paraffinique, raffiné au solvant, contenant 15,5% de gels aromatiques et ayant une viscosité à 37,8oC de 508 SUS et à 98,90C de 64,3 SUS ; 2,0% de "Paratac" (dispersion de polyisobutylène contenant-environ 20% de polymère solide) ; et 0,4% de "Lubrizol 1360" (additif classique de type dithiophosphate de zinc).L'huile obtenue a une viscosité SUS à 37,80C de 295 et à 98,90C de 54,5-; son point d'écoulement, déterminé selon la norme ASTM, est de -159C. EXEMPLE III On prépare une composition d'huile pour lubrification par brouillard contenant : 31,8% de "Sunvis 11,', qui est un lubrifiant paraffinique, raffiné au solvant, contenant 12% degels aromatiques et présentant une viscosité à 37,80C de 110 SUS et à 98,9Oc de 46,3 SUS ; 59,8% de "Sunvis 21" ;8% de "Paratone N", soit une dispersion de polyisobutylène contenant environ 20% de polymère; et 0,4% de "Lubrizol 1360". La composition a une viscosité à 37,80C de 513 SUS, à 98,90C de 59,2 SUS et son point d'écoulement, selon la norme ASTM, est de -17, 80C. EXEMPLE IV On prépare une composition d'huile pour lubrification par brouillard, par mélange de : 72,48,0 de "Sunvis 11", 25,95% de "Sunvis 51", 0,1% d'"Acryloid 162" défini à l'exemple I, 0,3% de dithiophosphate de zinc, 1% de "Lubrizol 1734" (additif pour huile de moteur), 0,15% de "Vanderbilt BSN", sulfonate de pétrole de baryum, neutre, inhibiteur de la rouille et 0,02% d'antimousse Dow Corning. Cette huile donne des résultats satisfaisants, lorsqu'on la soumet à des essais avec les lubrificateurs Norgren Nitrofog. EXEMPLE V Une compasîtion d'huile pour lubrification par brouillard comprend : 22% de "Sunvis 21", 73% du bright stock de l'exemple I, 1% d'une solution terpolymère de polyméthacrylate non dispersif contenant 47,5% de polymère et ayant un poids moléculaire moyen de 290 000 (la moyenne en nombre du poids moléculaire étant de 80 000) 0,5% de "Santalube 680" c'est-à-dire phosphate-sulfonate phénoli que mixte, 0,1% d'"Ortholéum 535", soit un mélange de phosphates acides d'alkyle et d'ammonium, 2,75% d'un mélange d'huile de lard et d'oléfines en C18 cosulfurisé, 0,5% d"'Ortholéum 162 qui est un additif extrme-pression, à base de phosphate d'acide gras, et de 0,02% d'une solution à 1% de "Silicone Defoamer 200" Dow Corning (60 000 cSt à 37,8 C). Etudié dans les paliers d'un laminoir d'acier à froid, ce lubrifiant présente des propriétés particulièrement bonnes ain si qu'une déperdition et une recombinaison satisfaisantes. On peut préparer des lubrifiants semblables de viscosités SUS 70 à 3 000, en choisissant de façon appropriée huile de base. L'huile pour lubrification par brouillard, de cet exemple, peut présenter une stabilité vis-à-vis de l'oxydation, augmentée, si l'on remplace, en partie ou en totalité, le/mélange de "Sunvis 21 n et de "bright stock" par une huile paraffinique hydro craquée, de préférence stabilisée, ayant pratiquement la meme vis cosité. On peut également, dans cet exemple comme dans les autres, remplacer en totalité ou en partie les huiles paraffiniques raffi nées au solvant par des huiles paraffiniques hydroraffinées ; cel les-ci peuvent appartenir par exemple à la série "Sunvis H". EXEMPLE VI On prépare un lubrifiant classique pour glissière, uti le par exemple pour la lubrification des tours d'usinage des mé taux, en mélangeant les constituants suivants Parties en volume Distillat naphténique 100 SUS à 37,80C ....................... 36,9 Distillat naphténique 2400 SUS à 37,80C ...................... 55,0 Acide gras de suif ........................ 8,0 Ce lubrifiant pour glissière ne convient pas à un système de lubrification par brouillard, par suite de la déperdition exces sive du brouillard. EXEMPLE VII Au lubrifiant pour glissière de l'exemple VI, on ajoute 0,1 partie en volume d'une dispersion de polyisobutylène du commer ce (Paraton N d'Enjay Co.) à environ 20% en volume de polymère dans une huile minérale de viscosité 150 SUS à 37,8oC. Le Paraton N a un poids moléculaire Staudinger d'environ 20 000. Le lubrifiant obtenu donne des résultats satisfaisants dans le système de lubrification par brouillard, dans lequel l'huile de l'exemple VI ne convenait pas. Les additifs polymères réduisent la déperdition du brouillard à une valeur satisfaisante. Le lubrifiant obtenu possède les propriétés suivantes. Propriétés Norme Résultat ~~~~~~~~~~~~~~~~~~ ASTM Viscosité SUS à 37,80C , D2161 510 Viscosité SUS à 98,90C X D2161 52,0 Indice de viscosité ....... D2270 0 Viscosité cSt à 37,80C .,.,,..... D445 110,0 Point d'éclair OC .............. D92 180 Point d'écoulement Oc .......... D97 -23 Densité 15,6/15,60C ........... D287 0X9340 Indice total d'acide (mgKOU/g) ................... D974 1,0 Lame de cuivre (3 h à 100 C) ................ D130 1A Soufre % ...................... D129 0,65 Essai Timken kg/passe ..........D2509 15,8 Rapport de mouvement saccadé ... 0,80 De tels lubrifiants pour glissière, utilisés en brouillard, peuvent être constitués d'une huile minérale, d'un additif contre mouvement saccadé en quantité suffisante, pour procurer un rapport de mouvement saccadé de 0,85 au moins et d'un additif polymère en quantité suffisante, pour supprimer la déperdition de brouillard. Les additifs préférés, contre le mouvement saccadé, sont constitués d'acides gras du suif, d'huile de baleine sulfurisée et de substituants synthétiques de blanc de baleine, tels que par exemple le Caravan 6106 de Cincinnati Milacron Chemicals, Inc d'un mélange d'huile de lard et d'oléfine cosulfurisé, de phosphates acides neutralisés et de phosphates acides (Ortholéum 162 ou 5355. Des additifs contre le mouvemen#saccadé, particulièrement utiles, sont des produits obtenus par action du soufre ou du monochlorure de soufre sur l'huile de lard et les oléfines, ou des huiles de polyoléfîne Ces compositions cosulfurisées sont généralement utiles pour remplacer l'huile de baleine sulfurisée, et on peut les obtenir en sulfurisant un mélange de 90 à 30 parties en poids d'huile de lard et de 10 à 70 parties d'une oléfine aliphatique comportant de 6 à 128 atomes de carbone, de préférence 12 à 60 atomes C. On conduit la sulfurisation, en utilisant du soufre élémentaire. On peut employer le monochlorure de soufre, pour réaliser à la fois une sulfurisation et une chloration.La sulfurisation peut comporter une cuisson entre 1650 et 2290C pendant 20 minutes à 10 heures, suivie d'une insufflation de gaz, de préférence entre 52 et 1710C pendant 30 minutes à 20 heures, pour éliminer l'hydrogène sulfuré. Avec le monochlorure de soufre, la température de cuisson préférée est de 660 à 121 Oc, sous pression si on le désire. Les huiles sulfurisées peuvent contenir de 5 à 25% en poids de soufre par rapport au mélange d'oléfine et d'huile de lard, ctest-à-dire de 5 à 25 parties en poids de soufre pour 100 parties en poids de mélange d'oléfine et d'huile de lard. Par exemple, on peut-obtenir une diminution nette du rapport de mouvement saccadé, en ajoutant à l'huile minérale 0,1 à 10% en poids d'une composition constituée essentiellement d'un dérivé réactionnel soufré d'un mélange d'huile de lard et de polyisobutylène contenant de 12 à 60 atomes de carbone. Un tel mélange cosulfurisé peut etre préparé de limaçon suivante. On mélange 2,26 1 d'huile de lard filtrée en hiver avec 400 ml de tétraisobutylène, dans une chaudière de 5 litres, munie d'un mélangeur vibrant. On chauffe le mélange à 121 C, en portant le mélangeur vibrant à sa vitesse maximale On ajoute 239 g de soufre et on élève la température du mélange à 1910C pendant 2 heures. Le mélange est alors refroidi à 930C, et on y fait barboter de l'air par un tube de verre, avec un débit modéré, inférieur à celui auquel se produisent des éclaboussures et une agitation le barbotage dure une heure. L'analyse montre que huile obtenue contient 8,23% de soufre. On dissout 10 g de l'huile sulfurisée dans 100 g d'un lubrifiant paraffinique raffiné au solvant du commerce ayant une viscosité de 40 à 45 SUS à 98,90C, un indice de viscosité ASTM de 104, et contenant 12% de constituants aromatiques, déterminés selon norme ASTM D2007 . La solution d'huile reste claire, sans séparation, après essai à 2,20C, pendant une nuit et une semaine à la température ordinaire. On peut utiliser, dans les lubrifiants par brouillard, une huile minérale ou un mélange d'huiles minérales quelconques de viscosités 100 à 3 000 SUS à 37,80C ; cependant, les huiles minérales préférées sont un distillat ou un "bright stock" paraffini ques raffinés au solvant, un distillat ou un "bright stock" paraffiniques hydroraffinés, un distillat paraffinique hydrocraqué, qui peut être stabilisé par extraction au solvant ou par hydroraffinage, des distillats naphténiques, de préférence à faible teneur en acide naphténique, un distillat naphténique raffiné au solvant et/ou à l'acide, et un distillat naphténique hydroraffiné, ainsi que des mélanges de deux ou plusieurs de ces huiles.On préfère particuli? > rement, dans le cas où-une inhalation ou une ingestion sont possibles, un distillat naphténique hydroraffiné, un distillat paraffinique hydrocraqué, stabilisé, et un distillat paraffinique hydroraffiné( éventuellement raffiné au solvant avant ou après hydroraffinage). On entend ici par huile paraffinique hydrocraquée un produit ayant une viscosité correspondant à celle d'une huile lubrifiante, obtenue par hydrocraquage d'un produit pétrolier, qui peut etre soit paraffinique soit naphténique, selon la classification par la constante viscosité-densité, ce produit hydrocraqué ayant une constante viscosité-densité inférieure à O,82. L' hydrocraquage, tout comme l'extraction par solvant lourd, peut former des huiles de constante viscosité-densité inférieure à celle de la charge, qui, par conséquent, sont plus paraffiniques.Par exemple, la charge d'un dispositif d'hydrocraquage peut être une fraction de-distillat d'un pétrole brut de Lagomedio ayant une viscosité de 191 SUS à 37,8Oc, une densité 15,6/15,60C de OS8899 et une constante viscosité-densité de 0,837, ce qui la classe dans les huiles relativement naphténiques. L'huile hydrocraquée peut bouillir approximativement dans le même intervalle que la charge, et avoir une viscosité à 37,80C de 93,5 SUS, une densité 15,6/15,6 OC de 0,8422 et une constante viscosité-densité de 0,791, correspondant à une huile paraffinique. Après déparaffinage, l'indice de viscosité ASTM du produit peut être de 120. Une telle huile hydrocraquée, ayant une constante de viscosité-densité de type paraffinique est considérée ici comme une huile paraffinique hydrocraquée. JDE OPERAIOIRE L'appareil d'essai "Norgren" mentionné plus haut est illustré schématiquement par la figure 3. il comprend un régulateur de gaz 1, un filtre de gaz 2, une soupape 3 de commande d'air, avec débitm"tre, un chronomètre 4, un réchauffeur d'air 5, un manomètre primaire 6, les thermomètres 7 et 8, un générateur 9 de brouillard, type C.A. Norgren, un réchauffeur d'huile 10, un réservoir 11, un manomètre 12 mesurant la pression du brouillard dans la tubulure, un ensemble de tubulure 13, c'est-à-dire tuyauterie de distribution de brouillard, ajustages de recombinaison 14 et bac récupérateur 15. Dans tous les essais décrits, on utilise le gicleur à brouillard (a) de la figure 4. Le protocole d'essai utilisé avec l'appareil d'essai Norgren est le suivant. 1. On pèse tous les éléments contenant ou recueillant l'huile (9, 11,13, 14 et 15). 2. Le réservoir est rempli avec de l'huile à étudier. 3. Nouvelle pesée du réservoir pour déterminer le poids d'huile. 4. On monte le réservoir et on ouvre l'alimentation d' air à la pression manométrique de 1,59 bar (manomètre 6). Le débit doit être d'environ 151 1/mon. 5. L'essai est conduit pendant environ 1 heure, l'huile et l'air étant portés à la température désirée. 6. On démonte et on pèse tous les éléments. 7. On répète les stades 3 à 6, comme il convient pour obtenir les résultats expérimentaux ; les résultats correspondant à la première heure de fonctionnement sont en général omis. 8. Calculs. A. Le débit d'huile est le poids d'huile enlevée du générateur divisé par le débit total d'air, exprimé généralement en g/l/h. B. Les pertes dans les tubulures sont le poids d'huile recueillie dans le réservoir et les tubulures; elles sont généralement exprimées en pourcentage du débit total. C. La recombinaison est le poids d'huile recueillie dans le bac 15, exprimé en % du débit total, ou en l/h/2,54 m de roulement, ou en nombre de gouttes par litre par minute (une goutte pesant 0,071 g). D. La déperdition d'huile correspond à l'huile enlevée du générateur moins les pertes dans la tubulure et la recombinaison, on l'exprime généralement en % (100-B-C) ou en g/h. Dans ce mode opératoire, les paramètres importants sont la durée, la pression d'air, le débit, la pression manométrique du brouillard dans la tubulure, la température de l'air et de 1' huile, la nature et le nombre des dispositifs de recombinaison, chaque ajutage constituant un tel dispositif. Dans I'essai indiqué ici, on utilise 10 ajutages à brouillard. Les deux caractéristiques principales de lubrification par brouillard sont la quantité de produit pénétrant dans le roulement, pour le lubrifier, et la quantité de brouillard perdue dans l'atmosphère. En général, pendant l'utilisation, l'huile ne doit pas former de brouillard perdu, visible. En général, les propriétés d'un lubrifiant par brouillard comportent 4 facteurs, dont les deux premiers sont les plus importants dans le dispositif d'essai Norgren. 1. La déperdition de brouillard, qui est la portion de brouillard produit, non recombinée au point de lubrification. 2. La recombinaison, c'est-à-dire le pourcentage d'huile utilisée, qui se recombine en lubrifiant utilisable. 3. Le débit de brouillard, ou la quantité de brouillard entraînée hors du réservoir, par litre d'air ; il dépend essentiellement de la viscosité de l'huile et de la tempér ature. 4. Les pertes dans les tubulures, que constitue la proportion de brouillard perdu dans les canalisations. Dans le présent essai, ces pertes doivent Qtre inférieures à 60% ; cependant, dans l'utilisation réelle, elles sont inférieures à 10%. Comme la viscosité a un effet sur la formation du brouillard, le tableau suivant permet de comparer les propriétés de trois huiles pour lubrification par brouillard de l'exemple V, de viscosités différentes du fait qu'elles contiennent des huiles de base différentes. Huile A Huile B Huile C Viscosité SUS, à 37,8 C .... 111 340 1 520 Température d'essai C .... 25 29,4 48,9 Débit à la recombinaison g d'huile/h/28,3 1/mn .... 20,90 11,56 11,0 0,030 l/h/2,54 m de roulement 2,06 1,12 1,0 Pertes dans les tubulures % du débit ................. 49,3 45,9 47,4 Recombinaison % du débit ... 45,0 51,0 48,8 Perte de brouillard % du débit 5,7 3,1 3,8 L'huile de l'exemple V est particulièrement utile pour la lubrification en brouillard, car elle possède de bonnes propriétés de formation de brouillard et de lubrification. Les propriétés de formation de brouillard sont une faible perte de brouillard, une faible variation du débit avec la température et une faible perte dans la tubulure.Les propriétés de lubrification sont une bonne stabilité à ltoxydation, une résistance au moussage, une bonne désémulsibilité, une résistance à la corrosion et à la rouille, une résistance à la charge, et,dans le cas d'une lubrification cireuse, un faible coefficient de frottement statique. La stabilité à l'oxydation et la résistance au moussage sont capitales dans la lubrification par brouillard. En ce qui concerne la résistance à ltoxydation, les essais suivants montrent l'excellente stabilité vis-à-vis de l'oxydation de l'huile de l'exemple V, par rapport à une huile de lubrification par brouillard du commerce. L'essai est celui d'oxydation ASTM D-943 modifié, sans eau, conduit pendant 1 000 heures, avec des catalyseurs au cuivre et au fer et de l'air à 950C. Huile B Huile de du commerce l'exemple V Augmentation de la viscosité à 37,8 C, en % ............ 414 2,3 Indice d'acide total final mgKOH/g .................. 3,3 1,2 Constituants insolubles dans le pentane, % ............ 0,68 0,07 Boue apparente ............ importante faible. La résistance au moussage et la désémulsibilité sont également importantes, si l'huile utilisée est souillée par de l'eau. L'huile de l'exemple V possède une résistance au moussage et une désémulsibilité excellentes, alors que ces propriétés sont médiocres dans lthuile du commerce B, comme le montrent les ré- sultats suivants. Huile Huile de du commerce l'exemple V Essai de moussage, D892 mi. Tendance/stabilité Séquence I ................... 520/30 5/0 Séquence II .................. 290/0 5/0 Séquence III ................. 330/15 5/0 Désémulsibilité, 82 C, D2711 Eau libre, ml ................ 58,0 85,0 Eau centrifugée, ml .......... 13,0 2,5 Eau totale, mi .............. 71,0 87,5 cache, mi ................... 5,0 0,25 Lorsque l'huile est recombinée au point de lubrification, elle doit constituer un bon lubrifiant empêchant la rouille. Le pouvoir lubrifiant de l'huile de l'exemple V et son pouvoir protecteur contre la rouille, dans les essais classiques, sont illustrés par l'essai ASTM D665B, auquel l'huile de exemple V satisfait, et par 3 'essai de corrosion ASTM D130 (3 heures à 100 C) dans lequel l'huile de l'exemple V obtient la note 1. On peut déterminer le pouvoir lubrifiant de l'huile de l'exemple V, sous des charges élevées, pendant des durées brèves (propriété extrême-pression) en utilisant l'appareil Timken, et sous des charges normales pendant des durées prolongées (propriété anti-usure) avec l'appareil d'usure à 4 billes. Les résultats, obtenus avec l'huile de l'exemple V, figurent ci-dessous, ainsi que ceux d'une huile pour lubrification par brouillard anti-usure et extreme pression du commerce. Toutes deux donnent d'excellents résultats. Huile du Huile de Commerce l'exemple V Essai Timken kg/passe .......... 27,2 27,2 Essai d'usure à 4 billes diamètre de la marque/mm. 20 kg ; 1800 t/mn ; 54,40C ; 1 h 0,40 0,40 40 kg ; 1800 t/mn ; 54,40C ; 1 h 0,45 0,45 Les mesures réalisées selon la technique d'essai avec la fraiseuse Cincinnati, correspondant à la norme provisoire ASTM D2877, montrent que l'huile de l'exemple V convient pour lubrifier les glissières. Le tableau suivant permet de comparer les coefficients de frottement de l'huile de l'exemple V à ceux d'une huile pour lubrification par brouillard du commerce, qui donnent toutes deux de bons résultats. Huile B Huile de du commerce i S2gEPhs V du commerce l'exemple V V Essai de frottement par mouve ment saccadé Coefficient de frottement statique M, ) (M5) 0,108 0,103 Coefficient de frottement cinétique (M) ........... 0,128 0,124 Rapport (Ms/ X) ---- 0,85 0,83 On voit que le frottement statique est inférieur au frottement cinétique, ce qui élimine le mouvement saccadé et apporte un démar rage facile de la machine. Dans les systèmes de lubrification par brouillard, l'huile, sortant du générateur de brouillard, est transportée dans un courant d'air sous forme d'un brouillard au point de lubrification où elle est recombinée ou liquéfiée. Les brouillards d'huile sont des aérosols d'air et de particules d'huile ayant un diamètre compris entre 0,5 et environ 8,0 microns. La taille optimale des gouttelettes d'huile varie entre 0,5 et 2,0 microns. Ces petites gouttelettes doivent avoir une faible vitesse dans l'air, d'environ 6 m/s ou moins, pour qu' on obtienne des brouillards stables ne se condensant pas. La vitesse maximale recommandée est de 7,3 m/s. Toutes les particules supérieures à 2 microns sont détournées par un déflecteur et renvoyées au réservoir. Les particules extrèmement faibles, inférieures à 0,5 micron, peuvent rester stables à des vitesses de l'air élevées, mais leur condensation est difficile et un brouillard gênant peut envahir l'atmosphère entourant l'appareillage. Le pourcentage dthuile recombinée est la quantité d'huile débitée qui se recombine en formant un lubrifiant utilisable. Le débit d'huile est exprimé par le poids d'huile enlevée du réservoir, exprimé en g/l d'air. La quantité de brouillard produit et recombiné peut être modifiée par la pression et la température. Le débit du brouillard augmente avec la pression de l'air d'alimentation. Cependant, on doit maintenir un équilibre critique, car des pressions d'alimentation en air trop élevées dans le générateur peuvent entraîner trop d'huile et provoquer une condensation accrue dans la tubulure. On peut utiliser un réservoir d'huile et des réchauffeurs d'air pour faciliter la formation de brouillard à partir de produits visqueux. La viscosité dépend généralement de la lubrification désirée. Si l'huile esttrop visqueuse pour donner un brouillard optimal, on doit régler la température pour la fluidifier à la viscosité convenant à la formation du brouillard. Le chauffage est souhaitable Lorsqu'on utilise une huile ayant une viscosité de 500 SUS à 37,80C, ou plus, car on a déterminé que, pour obtenir une bonne lubrification de 0,029 l/h/2,54 m de palier, la viscosité doit être de préférence inférieure à 900 SUS à la température d'utilisation. L'utilisateur des huiles du type de celles de l'exemple V, constituées par exemple d'une huile de base paraffinique à indice de viscosité élevé, doit suivre le tableau suivant : Viscosité à 37,80C Huile du générateur Température OC Viscosité 500 29,5 800 1 000 40,5 850 1 500 49 800 2 000 54,5 800 2 500 60 800 La portion du débit d'huile, qui n'est pas recombinée au point de lubrification, ou qui est perdue à l'état de brouillard, constitue les1 pertes dans la tubulure. La déperdition de brouillard correspond à la partie du débit d'huile qui n'est pas recombinée au point de lubrification. Ce brouillard est généralement libéré au point de lubrification, dans le local où est située la machine.On doit régler la concentration en polymère pour qutil n'y ait pas de déperdition visible de brouillard, c'est-à-dire que cette déperdition soit inférieure à 10 g/h dans l'essai Norgren, Les gicleurs de recombinaison sont conçus pour provoquer des turbulences favorisant la recombinaison. Il existe trois types de gicleurs de recombinaison illustrés dans la figure 4. Ce sont les éléments (a) à (c) décrits ci-après. (a) est un gicleur à brouillard servant aux roulements, à vitesse élevée, à billes ou à aiguilles, qui dirige simplement le mélange d'huile et d'air sur le roulement tournant assez vite, pour recombiner l'huile. (b) sont les gicleurs à pulvérisation, qui ont un orifice d'écoulement plus étroit et un passage plus long, donnant un jet pulvérisé semi humide ; on utilise ce glicleur pour lubrifier les engrenages à vitesse modérée des channes et des roulements anti-friction. (c) sont des gicleurs condensateurs : il se forme de fines gouttelettes lorsque le brouillard heurte un déflecteur du gicleur et les gouttes tombent dans et sur le mécanisme lubrifié on utilise ce gicleur pour les roulements à faible vitesse, les glissières et les guides. On peut employer diverses combinaisons de ces gicleurs avec un système unique de lubrification par brouillard. Aucun de ces gicleurs n'a un rendement de 100%, et une certaine quantité d'huile s'échappe dans l'atmosphère sous forme de brouillard perdu. Les lubrificateurs à brouillard sont très sensibleiet nécessitent un réglage précis. Dans le type de système envisagé, on doit réaliser en partie ou en totalité lesssréglages suivants pour obtenir le fonctionnement optimal. 1. Pression d'alimentation en air. Quand la pression de l'air augmente, la quantité de brouillard d'huile formé augmente. 2. Température de l'air d'alimentation. Lorsqu'elle augmente, la quantité de brouillard d'huile formé augmente. 3. Température du réservoir d'huile. On peut l'utiliser pour régler la viscosité de l'huile, pour que la formation du brouillard soit optimale. 4. Réglage du tube d'aspiration d'huile. La quantité d'huile atomisée pour une température, une pression et une viscosité données dépend de la taille du tube d'aspiration. Ces réglages permettent de modifier, de façon connue, le débit du brouillard, et on doit les réaliser pour que la condensation dans la tubulure et le brouillard perdu soient minimaux.Le choix de la viscosité de l'huile dépend de la lubrification désirée et on la règle de façon à obtenir la formation optimale de brouillard, en agissant sur la température et, si nécessaire, sur la pression. Comme la lubrification par brouillard d'huile consiste à apporter en continu de l'huile d'appoint, tous les éléments de la machine doivent etre préalablement huilés avant la mise en fonctionnement. On applique au gicleur, formant le brouillard d'huile, de l'air sous une pression manométrique contrée ; la chute de pression à travers le gicleur est égale à la pression de l'air réglée moins la pression de la tubulure. Les propriétés caractéristiques des huiles lubrifiantes pour lubrification par brouillard correspondant à l'exemple V figurent dans le tableau suivant. Le polymèreipeut être un composé acrylique ou un mélange d'un composé acrylique et d'une polyoléfine. Propriétés caractéristiques des lubrifiants selon l'exemple V (comportant des huiles de base de viscosités différentes) Propriétés norme Viscosité SUS à 37,8 C .... D2161 97,0 205 301 509 1031 1520 2065 2550 " " à 98,9 C .... D2161 41,6 49,8 57,5 68,4 97,0 119 141 162 Indice de viscosité ....... D2270 174 137 138 116 109 104 102 102 Viscosité en cSt à 37,8 C . D445 19,8 44,0 64,8 109,8 222,9 328,3 445,9 551,1 " " 98,9 C . D445 4,66 7,20 9,50 12,54 19,64 24,7 29,8 34,2 Point d'éclair C ......... D92 179 202 210 216 227 238 243 260 Inflammation C ........... D92 196 216 224 232 243 254 260 274 Point d'écoulement C ..... D97 -32 -40 -40 -32 -26 -26 -23 -23 Couleur ................... D1500 4,5 5,0 6,0 6,0 6,0 6,5 6,5 6,5 Densité en degrés API ..... D287 33,4 31,7 30,1 29,3 28,5 27,5 26,9 27,2 Densité gr/ml .............D1250 0,858 0,916 0,869 0,877 0,886 0,888 0,890 0,892 Indice d'acide total mgKOH/g D664 0,65 0,65 0,65 0,65 0,65 0,65 0,65 0,65 Lame de cuivre (3 h à 100 C) :classe D130 1A 1A 1A 1A 1A 1A 1A 1A Moussage, tendance/stabilité D892 Séquence I, ml 5/0 5/0 5/0 5/0 5/0 5/0 5/0 5/0 Séquence II, ml 20/0 10/0 5/0 5/0 5/0 5/0 10/0 10/0 Séquence III, ml 5/0 5/0 5/0 5/0 5/0 5/0 10/0 5/0 Rouille à l'eau de mer .... D665B + + + + + + + + Essai Timken, kg .......... Fed,6505 55 60 60 60 60 60 60 60 Rapport de mouvement saccadé 0,82 0,80 -- 0,82 -- -- -- 0,82 Désémulsibilité à 82 C .... D2711 Eau libre, ml ............. -- -- 83 85 -- 83 82 80 Eau centrifugée, ml ....... -- -- 2,5 2,5 -- 6,0 8,0 9,0 Cache, ml ................. -- -- 0,25 0,25 -- 0,60 0,50 - Stabilité à l'oxydation ... D943 Mod. (1) Augmentation % visc. 99 C -- -- -- -- 10,0 -- -- - Indice acide total ........ -- -- -- -- 0,83 -- -- - Insoluble % dans pentane .. -- -- -- -- 0,02 -- -- - Boue apparente ............ -- -- -- -- très faible -- -- - (1) 289 C, 1000 h, 3 1/h d'oxyène, 300 ml/d'huile, catalyseurs au fer et au cuivre. REVENDICATIONS 1. Procédé de lubrification consistant à utiliser un aérosol d' une huile minérale lubrifiante de viscosité 100 à 3 000 SUS à 37,80C, caractérisé en ce qu'on ajoute à l'huile une quantité efficace d'un ou de plusieurs polymères, notamment polyoléfines, en particulier polybutènes, polystyrènes, terpolymères de poly acrylate, terpolymères de polyméthacrylate, polyacrylates dispersifs, ou polyméthacrylates dispersifs, ces additifs poly mères ayant un poids moléculaire moyen, déterminé par la mesure de la viscosité, compris dans la gamme de 10 000 à 2 000 000 et leur quantité étant suffisante pour abaisser la déperdition du brouillard et permettre une recombinaison appropriée de I' huile de l'aérosol dans la zone de lubrification. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la quantité de l'additif polymère est de 0,01% à 2% en poids de l'huile lubrifiante. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le terpolymère de polyméthacrylate ou de polyacrylate contient au moins deux radicaux alkyles différents en C10 à C24, et présente de préférence un poids moléculaire moyen de 200 000 à 400 000. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, carac térisé en ce que l'additif polymère est constitué d'au moins un polyacrylate et/ou polyméthacrylate dispersifs greffés avec de la N-vinylpyrrolidone, le polymère renfermant de préférence au moins un groupe alkyle comportant de 6 à 30 atomes de car bone. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, carac térisé en ce que l'huile minérale comprend un lubrifiant paraffi nique constitué d'au moins une huile hydroraffinée, hydroisomé risée ou hydrocraquée. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, carac térisé en ce que l'additif est du polybutène à la proportion de moins de 0,5 du poids du mélange et de préférence de 0,01 à 0,3%. 7. Composition, utile comme lubrifiant en brouillard, constituée d'une huile de pétrole ayant une viscosité à 37,80C de 100 à 3 000 SUS, caractérisée en ce qu'elle contient 0,005 à ,35 % en poids d'un polybutène de poids moléculaire moyen 10 000 à 2 2 000 000, et plus particulièrement inférieur à 100 000, le rap- port du coefficient de frottement statique au coefficient de frottement cinétique étant de préférence inférieur à 0,85. 8. Composition selon la revendication 7, caractérisée en ce que la dite huile de pétrole contient une quantité prépondérante!dtun distillat naphténique ou d'un distillat naphténique hydroraffiné ou d'un de leurs mélanges. 9. Composition selon l'une des revendications 7 ou 8, caractérisée en ce qu'elle contient un additif contre le mouvement saccadé, constitué par un acide gras de suif à une concentration de 4 à 20% en poids par rapport à l'huile de pétrole. 10. Composition selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisée en ce que l'additif contre le mouvement saccadé est un mélangecosuIfurisé de 30 à 90 parties en poids d'huile de lard et de 7C à 10 parties en poids d'une monoléfine ali phatique comportant de 6 à 60 atomes de carbone, la quantité efficace de cet additif étant comprise entre 0,1% et 10% par rapport à l'huile de pétrole. 11. Composition, utile comme lubrifiant par brouillard, contenant un inhibiteur de l'oxydation en quantité efficace pour qu'elle ait une durée d'utilisation d'au moins 200 heures dans l'essai de la norme ASTM D943, une huile de pétrole de base ayant une de viscosité à 37,80C, de 100 à 3000 SUS et contenant/60 à 1005 en poids d'une huile paraffinique hydrocraquée à indice de vis cosité ASTM d'au moins 100, caractérisée en ce qu'elle contient un additif polymère en quantité efficace pour diminuer la déper dition de brouillard dans un appareil d'essai Norgren, selon le mode opératoire correspondant, pour une température de l'huile de 49Oc, et une température de l'air de 380C de 8 g/h ou moins; ; cette quantité apportant de plus une recombinaison de 0,018 l/h ou plus pour 2,54 m de palier. 12. Composition selon la revendication il, caractérisée en ce que la déperdition de brouillard ne dépasse pas 6 g/h, la recombinai son n'est pas inférieure à 0,029 l/h et l'additif polymère a un poids moléculaire moyen de 10 000 à 2 000 000 et est consti tuée par un ou plusieurs polymères, plus particulièrement poly oléfines, polystyrènes, polyacrylates, polymêthacrylates, poly acrylates dispersifs ou polyméthacrylates dispersifs.