L'invention concerne un procédé pour l'obtention de glucosides d'anthocyanes à partir de résidus de fruits tels que par exemple myrtilles, baies de sureau, cassis et fruits de ronces, dont on a extrait une partie des glucosides dlanthocyanes par le procédé qui a fait l'objet du brevet français nO 1.300.869. Il a été constaté que le procédé décrit dans le brevet nO 1.3oye.869 ne permettait d'extraire qu'une partie des glucosides d'anthocyanes présents dans les fruits. En effet, ce procédé utilise la propriété des glucosides d1anthocyanes d'etre solubles dans l'eau et peu solubles dans l'alcool et fait appel à un traitement par l'alcool à ébullition qui permet de recueillir la fraction insoluble, riche en anthocyanosides. La fraction alcoolique, privée d'une partie des glucosides d'anthocyanes, renferme à c8té de substances diverses, telles que des acides organiques et des anthocyanes libres, des glucosides d'anthocyanes combinés sous différentes formes ce qui les rend solubles dans l'alcool et par suite ils sont extraits par ce solvant. La présente invention a pour but un procédé permettant de séparer les glucosides d'anthocyanes présents dans la fraction soluble dans l'alcool des autres corps dissous dans l'alcool. Dans le procédé, suivant l'invention, le produit initial est constitué par la fraction soluble dans l'alcool normalement jetée au rebut dans les procédés connus d'extraction alcoolique des glucosides d'anthocyanes contenus dans les fruits. Cette fraction soluble est désignée par la suite sous le nom de "résidu". Pour séparer lesdits glucosides d'anthocyanes des complexes dans lesquels ils sont engagés, on utilise des enzymes du type cellulase, soit sous forme de produits définis soit à l'état de solutions d'origines naturelles, par exemple végétale. Pour cela, on traite une solution aqueuse du résidu avec des enzymes du type cellulase à une température d'environ 300 à 400C, on filtre, on recueille et évapore le filtrat à sec, on élimine les impuretés par dissolution dans l'alcool et on recueille la fraction insoluble dans l'alcool constituée par des glucosides d'anthocyanes. Ces glucosides d'anthocyanes ont des caractéristiques analytiques identiques à ceux obtenus par le brevet n0 1.300.869 et possèdent les mimes propriétés thérapeutiques, notamment une action angioprotectrice. La concentration pondérale du résidu en solution aqueuse peut titre avantageusement comprise entre 5 et 40 % environ, sans que les rendements en soient affectés. Il est également possible d'opérer à des concentrations inférieures. À des concentrations plus fortes, la viscosité de la solution gêne le traitement. On effectue le traitement enzymatique du résidu à une température comprise entre 340 et 400C environ. A des températures inférieures à 340,C et supérieures à 400C, le rendement en glucosides d'anthocyanes diminue. Des expériences sur l'influence de la température entre 200C et 600C montrent que c'est vers 370C que les rendements sont les meilleurs et la conduite de l'opération la plus facile. Il a été constaté que seules les cellulases d'un haut degré de pureté ne contenaient pas d'autres enzymes et en particulier des glucosidases et diverses estérases. La présence d'autres enzymes, surtout des glucosidases et estérases, peut diminuer considérablement les rendements en glucosides d'anthocyanes dans le procédé de l'invention et par suite il est nécessaire d'utiliser des cellulases ne renfermant pas ces enzymes ou de détruire ces enzymes dans les cellulases les renfermant. En raison des difficultés pour se procurer des cellulases ne renfermant pas d'enzymes étrangères il a été mis au point un procédé permettant de détruire certaines enzymes et en particulier les glucosidases et d'une manière générale les estérases dans les cellulases. Selon l'invention on s'y prend comme suit ou de façon analogue. Les enzymes autres que les cellulases contenues dans la plupart des cellulases commerciales et en particulier les glucosidases et les estérases, possèdent une stabilité à la chaleur nettement inférieure à celle des cellulases. Il est donc avantageux de soumettre les cellulases commerciales à un traitement thermique. Ce traitement par la chaleur visant à détruire les enzymes étrangères peut etre effectué par des procédés divers et qui doivent etre adaptés aux cellulases que l'on veut purifier. Il convient en particulier d'adapter les températures et les temps de chauffage aux stabilités respectives des cellulases et des autres enzymes qu'elles renferment. D'autre part, il est le plus souvent souhaitable d'opérer en présence d'eau ce qui permet une destruction plus rapide et plus totale. L'eau agit par sa seule présence sans qu'on puisse fixer des quantités définies par rapport aux cellulases à traiter. Tous les moyens connus pour provoquer une élévation de température peuvent convenir. Il est cependant souhaitable qu'ils permettent une régulation convenable de la température, le temps nécessaire pour la destruction des enzymes étrangères étant naturellement fonction de la température de traitement. Il convient d'autre part de faire remarquer que les températures de traitement ne doivent pas être trop basses pour permettre une destruction des enzymes étrangères et pas trop élevées pour ne pas dé truire les cellulases. Les temps de chauffage et les températures de traitement doivent titre adaptés aux cellulases utilisées. A titre d'exemple, des températures de 800C à 1100C et des temps de chauffage de Tordre de plusieurs minutes représentent des conditions de traitement qui conviennent souvent, mais on peut être obligé de faire varier les temps de chauffage et les températures dans de larges proportions. Comme source d'énergie il est commode d'utiliser les courants hyperfréquentiels qui permettent une montée en température rapide et par suite fournissent un chauffage homogène, mais leur emploi ne constitue pas une obligation pour le traitement des cellulases tel qu'il est décrit dans la présente invention. Si l'on utilise comme source de chauffage les courants hyperfréquentiels tout appareil en produisant convient pour le procédé. On peut avantageusement utiliser des appareils dans lesquels la source de courants hyperfréquentiels est constituée par un magnétron. La puissance du magnétron doit titre naturellement en rapport avec la quantité de cellulase à traiter. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui va suivre de quelques exemples non limitatifs de modes de réalisation suivant l'invention. exemple 1 Un kilo de résidu soluble dans l'alcool est dissous dans quatre litres d'eau. La solution est filtrée, on élimine ainsi certains polymères et sels minéraux, cet insoluble pèse environ 7 grammes. On ajoute 115 grammes de cellulase commerciale vendue par l'institut Biologique Français IBF préalablement mise en suspension dans 200 ml d'eau environ et traitée 10 minutes par les courants hyperfréquentiels de manière à maintenir une température voisine de 1000 C. On maintient le mélange, résidu et cellulase à une température de 370C t 20a pendant 160 heures. On agite le mélange tous les jours pendant quelques minutes. Après refroidissement à la température ambiante on filtre et élimine ainsi environ 6 grammes d'insoluble, puis on évapore la solution à sec sous vide réduit. Le résidu obtenu est repris successivement 3 fois par de l'alcool éthylique à 950, jusqu'à ce que l'alcool ne dissolve plus rien. il est nécessaire d'utiliser environ 8 à 10 litres d'alcool. On sèche sous vide la fraction insoluble dans l'alcool qui pèse 260 grammes. Elle présente des caractéristiques analytiques identiques à celles de la fraction insoluble dans l'éthanol, telle qu'obtenue par le procédé du brevet français n 1.300.869. Par chromatographie unidimensionnelle sur papier et en utilisant un solvant composé de butanol acétique saturé d'eau, on décèle une série de spots colorés en rouge foncé, avec un coefficient RF moyen de 0,20. La lumière ultraviolette fait apparaître une autre série de taches de RF moyen de 0,4. Exemple 2 Partant de un kilo de résidu, on opère comme décrit dans l'Exemple 1, avec les modifications suivantes. On utilise 85 grammes de cellulase au lieu de 115 grammes et le traitement est poursuivi pendant 240 heures à 370C au lieu de 160 heures. Le rendement obtenu est de 240 grammes. Exemple 3 Partant de un kilo de résidu on opère comme dans l'exemple 1 si ce n'est qu'on utilise 115 grammes de cellulase commerciale vendue par la Société d'Expérimentation et d'Applications Biologiques (SEAB). Le traitement est poursuivi pendant 70 heures. Le rendement est de 270 grammes. Exemple 4 On peut utiliser les glucosides d'anthocyanes obtenus par le procédé décrit sous forme de comprimés présentant avantageusement la composition suivante Glucosides d'anthocyanes 0,100 g kieselguhr 0,100 g Sucre 0,040 g Talc 0,015 g Amidon 0,015 g Stéarate de magnésie 0,005 g Les doses quotidiennes utilisées sont de 2 à 6 comprimés par jour. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réa lisation décrits, elle est susceptible de nombreuses autres variantes, accessibles à l'homme de l'art, suivant les appli cations envisagées et sans s'écarteur pour cela de l'esprit de l'invention, - REVEliDICATIONS - 1 - Procédé de récupération des glucosides d'anthocyanes dans un résidu d'extraction alcoolique de fruits, caractérisé en ce qu'on traite une solution aqueuse dudit résidu avec des enzymes du type cellulase à une température d'environ 340 à 400C, on filtre, on recueille et évapore le filtrat à sec, on élimine les impuretés.par dissolution dans l'alcool et on recueille la fraction insoluble dans l'alcool constituée par des glucosides d'anthocyanes. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la concentration pondérale du résidu dans la solution aqueuse est de 5 à 40 Yo, environ. 3 - Procédé suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on effectue le traitement enzymatique à une température d'environ 370C. 4 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on utilise des cellulases d'un haut degré de pureté. 5 - Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce qu'on purifie des cellulases commerciales par un traitement thermique avantageusement effectué en présence d'eau, avant mise en contact avec la solution aqueuse de résidu. 6 - Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce qu'on effectue le traitement thermique des cellulases à une tem pérature de 800 à 11000 environ pendant plusieurs minutes. 7 - Procédé suivant l'une des revendications 5 ou 6, caractérisé en ce qu'on effectue le traitement thermique de la cellulase au moyen de courants de haute fréquence. 8 - Glucosides d'anthocyanes caractérisés en ce qu'ils sont obtenus par un procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7.