L'invention se rapporte à l'électrothermie et, plus précisément, à un dispositif pour le formage d'électrodes par autocuisson. Elle peut être utilisée dans la métallurgie des métaux non ferreux et en sidérurgie, dans la chimie et dans d'autres industries où l'on utilise des fours électriques pourvus d'électrodes à autocuisson. Pour développer ltélectrothermie des minerais, il importe de créer de nouvelles formes avancées de fours électriques tout en élaborant simultanément des régimes avancés d'exploitation de ces équipements, ce qui en définitive doit augmenter le rendement, réduire le prix de revient des produits et améliorer L'hygiène de travail du personnel d'entretien. On connais déjà un dispositif pour le formage d'électrode par autocuisson comprenant un moule permanent conducteur de l'électricité pour l'électrode creuse à autocuisson , un tube de chargement coaxial, une arrivée de courant, une commande de déplacement de l'électrode et un dispositif pour l'admission et la compression de la masse de l'é- lectrode. le dispositif précité présente les inconvénients essentiels sui vantes la nécessité de n'admettre directement dans le moule conducteur qu'une masse liquéfiée dont le chauffage exige une consommation de chaleur en dehors du dispositif; la paroi intérieure du moule conducteur est immobile par rapport à l'électrode à former ce qui exige la création d'un effort supplémentaire pour surmonter la friction statique entre la paroi et le bloc d'électrode cuit lorsque l'électrode sort du moule au fur et à mesure de sa combustion dans le creuset du four, le dispositif dtin- troduction de la masse et la partie de l'enveloppe support se trouvent dans la zone d'arrivée du courant ce qui, d'une part, lors de l'augmentation de la puissance du four électrique et de l'accroissement du courant entraîne une augmentation des pertes électriques par l'induction dues à des courants de Foucault dans les éléments de construc- tion indiquées, et d'autre part, complique dans une certaine mesure l'entretien et les réparations du dispositif d'introduction de la masse. On s'est donc proposé de créer un dispositif pour le formage par autocuisson d'électrodes réalisant une meilleure utilisation de la chaleur des gaz passant par le tube de chargement, perfectionnant le régime de cuisson de l'électrode, améliorant ladite électrode, facilitant l'entretien, garantissant un fonctionnement sût et réalisant un chargement plus progressif de la masse d'électrode par des blocs de grandes dimensions ainsi que l'admission discontinue de la charge par portions dosées. L'invention a donc pour objet un dispositif pour le formage d'électrodes par auto cuisson comprenant un moule permanent conducteur de l'électricité, un tube de chargement disposé coaxialement dans ce moule, une arrivée de courant, un dispositif de commande des déplacements de l'électrode à autocuisson et un dispositif pour l'admission et pour la compression de la masse d'électrode, caractérisé en ce qu'un cylindre porteur monté coaxialement autour du tube de chargement est fixé par sa partie supérieure au dispositif de commande des déplacements de l'électrode et est connecté par sa partie inférieure au moule permanent conducteur, tandis qu'entre les parties supérieures du cylindre porteur et du tube de chargement est disposé un dispositif pour l'admission et la compression de la masse d'électrode, qui est fixé à un organe de support transversal pouvant monter et descendre au moyen d'un mécanisme de commande fermé, par exemple, par des vérins hydrauliques fixés sur le dispositif de commande des déplacements de l'électrode. Selon une autre caractéristique de l'invention, le dispositif d'admission et de compression de la masse d'électrode comprend des consoles tournantes fixées audit organe de support transversal autour du tube de chargement et munies d'organes d'arrêt coulissants coniques articulés sur le tube de chargement au moyen de logements pratiqués dans ledit tube et de butées à vis placées dans la cavité annulaire entre le cylindre porteur et le tube de chargement. Selon encore une autre caractéristique, le dispositif d'admission et de compression comporte un piston annulaire dans lequel sont fixées les extrémités de tubes d'admission de la masse, dont les extrématés opposées sont fixées à l'organe de support transversal. les tubes d'admission de la masse sont de préférence installés verticalement. Les tubes d'admission de la masse peuvent aussi être installés sous un angle par rapport à l'horizontale, de préference, sous un angle de 450 à 85g. il est également avantageux, pour l'admission discontinue de la charge au-dessous de l'extrémité inférieure de l'électrode creuse a autocuisson d'incorporer coaxialement à l'intérieur du tube ae cner- gement un arbre vertical raccordé par son extrémité supérieure au dispositif de commande de rotation disposé sur la trémie de chargement et fixé, à son extrémité inférieure, à un disque conique tournant creux qui, par des chaînes flexibles fixées à sa périphérie est fixé de la même maniere à un disque conique creux fixé à demeure dans le tube de chargement, tandis qu'à l'arbre vertical est solidaire d'un disque à secteurs placé au-dessus d'un disque à secteurs monté dans la trémie de chargement. Le dispositif suivant l'invention présente les avantages suivants par rapport aux dispositif connus - il permet d'utiliser pour le chargement d'un moule permanent conducteur de l'électricité et pour l'admission dans ledit moule, une masse d'électrode aussi bien à l'état solide qu'à l'état liquide; - il permet de récupérer la chaleur des gaz d'échappement et d'utiliser cette chaleur pour le chauffage et la cuisson de l'électrode ainsi que pour le séchage et le préchauffage de la charge; - il permet de piéger les gas d'échappement ce qui contribue à ameliorer l'hygiène du travail et à protéger l'environnement; - il permet d'utiliser les gaz d'échappement purifiés du four pour les admettre à travers la cavité de l'électrode à l'intérieur du creuset du four ou d'employer dans ce but du gaz naturel, etc.; ; - il permet d'obtenir un bloc d'électrode plus dense, plus résistant, ayant une meilleure conductivité électrique; - il permet d'appliquer une nouvelle méthode de chargement de la masse d'électrode par blocs annulaires, de mécaniser ainsi le travail et d'augmenter le rendement en réduisant simultanément les effectifs du personnel de service; - il garantit l'absence totale d'inclusions métalliques dans l'électrode ce qui assure l'absence de pollution par des impuretés nocives du métal ou de l'alliage élaboré. - il donne la possibilité d'introduire la charge et ("assurer son admission dans le creuset du four en continu ou en discontinu, par portions; --il crée la possibilité de rendre étanche l'électrode dans la voûte du four et exclut les fuites de gaz dans l'atmosphère de l'atelier; - il assure la compression et l'éjection de l'électrode du moule permanent conducteur tout en soutenant le bloc de ltélectrode et en déplaçant la charge ce qui empêche l'accrochage de celle-ci et améliore le fonctionnement du dispositif; - il permet de mécaniser et d'automatiser entièrement le formage et la sortie de l'électrode;; - il garantit une économie de masse d'électrode jusqu'à 25 à 3/o et une utilisation jusqu'à 25% de la charge sous forme de gravier de dimensions inférieures à 10 mm allant de pair avec une réduction de 7 à 10 de la consommation en énergie électrique. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la descrIption qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation du dispositif pour le formage d'é2ec- trodes par autocuisson et en se référant aux dessins annexés dans lesquels - la Fig. 1 représente une vue d'ensemble en coupe du dispositif suivant l'invention muni d'un premier mode de réalisation du dispositif pour l'admission et la compression de la masse d'électrodes; - la Fig. 2 représente une vue d'ensemble en coupe du dispositif muni d'un autre mode de réalisation du dispositif pour l'admission et la compression de la masse d'électrode; -- la Fig. 3 est une vue partielle en coupe du dispositif pour l'admission discontinue de la charge par quantités déterminées. Le dispositif comprend un moule permanent 1 conducteur de l'électricité (Fig. 1) pour la fabrication par autocuisson d'une électrode 2, une arrivée de courant 3 connectée au moule conducteur 1 et fixée avec celui-ci à un cylindre porteur 4 qui présente plusieurs étages séparés par une isolation électrique 5 et qui est fixé par son extrémité supérieure à un dispositif de commande 6 de déplacement de l'électrode 2. tin tube de chargement ru est disposé coaxialement à travers Le moule conducteur I, et enture coaxialement par le cylinare porteur 4. Dans la partie supérieure du dispositif, entre le cylindre porteur 4 et le tube de chargement 7, est installé un dispositif dLad mission et de compression de la masse dzelectrode qui peut être agencé selon plusieurs modes de réalisation. il peut être réalisé, par exemple, à l'aide d'organes d'garrot coniques mobiles 9 montés sur des consoles tournantes 8, et articulées sur le tube de chargement 7 par l'intermédiaire de logements coniques. les consoles tournantes 8 sont fixées sur un anneau de support transversal 10. les organes d'arrêt coniques 9 sont pourvus de manettes à vis 11. Les consoles tournantes 8 comportent également des butées à vis 12 munies de manettes 13. l'anneau 10 est couplé à des vérins à double effet 14 montés sur le dispositif de commande 6 de déplacement de l'électrode 2. Sur la partie supérieure du tube de chargement 7 est fixé un joint 15 d'une conception connue quelconque (pneumatique, presseétoupe, etc.) qui rend étanche l'espace entre le tube déchargement 7 et la tubulure télescopique d'une trémie de chargement 16 sur laquelle est monté un conduit de gaz 17. La position supérieure et la position inférieure de l'anneau 10 sont déterminées respectivement par des interrupteurs de fin de course 18 et 19. le dispositif fonctionne de la manière suivante. Initialement, ce tube de chargement 7 se trouve en position extrême inférieure et on y raccorde par un procédé connu quelconque, par exemple, par soudure, un obturateur provisoire en t81e mince, par exemple en acier. L'obturateur forme alors, avec le bord inférieur du moule conducteur permanent 1, une cavité annulaire fermée en bas entre le tube de chargement 7 et le moule conducteur permanent 1 pour le formage par autocuisson de l'électrode 2. L'obturateur est un élément provisoire auxiliaire uniquement utilisé lors du démarrage du dispositif, c'est pourquoi il n'est pas représenté sur le dessin. Ensuite, par l'intermédiaire du dispositif de commande 6 des déplacements de l'électrode, le dispositif descend de manière que la distance entre l'obturateur ou l'extrémité du moule conducteur permanent 1 et la sole du four soit d'environ 150 à 200mm. Puis, on admet à la sortie de la trémie 16 par le tube de chargement 7 une première quantité dosée de charge 20 sous la forme de matériau carboné conducteur de ltélectricité,par exemple du coke,qui arrive ainsi sous l'extrémité inférieure de la future électrode creuse à autocuisson 2 et qui ferme l'espace entre les électrodes voisines (dans un système triphasé) dans la cuve du four créant un circuit pour la circulation du courant électrique. Dans un système monophasé, le circuit électrique est créé par le matériau carboné et la sole conductrice de l'électricité et connectée à l'une des bornes de la source de courant. Ensuite, on introduit à la main ou à l'aide de montages simples (par exemple d'une auge) dans l'espace annulaire entre le moule conducteur 1 et le tube de chargement 7, la masse l'électrode en morceaux en formant le corps de la future électrode creuse à autocuisson 2; ensuite, on remplit de cette méme masse, une partie déterminée de l'espace annulaire entre le tube de chargement 7 et le cylindre porteur 4. le chargement ultérieur de la masse d'électrode dans la partie non remplie de l'espace annulaire par des blocs 21 est effectué à l'aide d'un engin de levage, par exemple, d'un palan électrique. Pour effectuer cette opération, aussi bien au moment de la mise en marche que lors de l'exploitation ultérieure, la trémie de chargement 16 et le conduit de gaz 17 (raccordé également télescopiquement à l'aide d'un prolongement vertical, non représenté) montent en libérant un espace au-dessus du joint 15 et du tube de chargement 7. ensuite, à l'aide des manettes 13 les butées à vis 12 sont montées à fond de course au-dessus du niveau de l'anneau 10, et les organes d'arrêt coniques 9, sont reculés par les manettes à vis 11 à fond ce qui libère le tube de chargement 7. Les consoles tournantes 8 pivotent dans un sens quelconque (à droite ou à gauche, au gré de l'opérateur) en libérant en haut une entrée dans l'espace annulaire entre le tube de chargement 7, l'anneau 10 et le cylindre porteur 4. L'anneau 10 est remonté à fond de course par les vérins à double effet 14 dans une position fixée par l'interrupteur de fin de course 18. Les blocs 21 sont chargés successivement jusqu'à ce que la surface supérieure du bloc supérieur se trouve un peu plus haut ou au même niveau que le plan supérieur du cylindre porteur 4. ensuite (pendant le démarrage) les consoles tournantes 8 retournent vers leur position initiale, les butées à vis 12 sont appliquées par les manettes 13 sur la surface du bloc d'électrode supérieur. L'anneau 10 descend à l'aide des vérins 14 et les butées à vis 12 repoussent le bloc 21 supérieur de la masse d'électrode en l'utilisant comme un piston qui comprime et chasse les couches sous-jacentes de la masse d'électrode. La position inférieure de l'anneau 10 est déterminée par l'interrupteur de fin de course 19. les organes d'arrêt coniques 9 sont alor engagés dans les logements coniques du tube de chargement 7, à l'aide des manettes à vis 11. les déplacements ultérieurs ascendants et descendants du tube de chargement 7 lors du déplacement des blocs de masse d'électrode 21 et de l'électrode à autocuisson 2 s'effectuent en commun avec ceux des consoles tournantes 8. La trémie de chargement 16 et le conduit de gaz 17 reviennent vers la position initiale. On branche le courant qui passe par le conducteur 3 à travers le moule conducteur 1, l'obturateur et le coke, et qui commence à circuler dans le circuit fermé. il en résulte l'échauffement de l'obturateur, du coke et de la masse d'électrode et la création progressive de la température n8ces- saire à la formation par autocuisson de l'électrode 2. Au fur et à mesure que la température de cokéfaction de l'élec- trode (de 350 à 400nu et davantage), est atteinte, il se produit une agglomération de la masse d'électrode et la formation d'un bloc 901i- de conducteur de l'électrode commençant par l'extrémité et montant ensuite par la section de la masse. Alors l'obturateur se consume entierement, après avoir joué son rôle. lors de l'exploitation normale, le procédé de chargement des blocs 21 de masse d'électrode diffère de celui décrit plus haut pour la période de démarrage uniquement en ce qu'avant avec les consoles tournantes libèrent espace annulaire destiné aux blocs 21, le tube de chargement les consoles 8 et l'anneau 10, remontent vers leur position estrade supérieure fixée par l'interrupteur de fin de course 18, tandis qu'après le chargement du bloc 21 suivant de la masse d'électrode, le tube se raccorde aussitôt aux consoles tournantes 8 et joue le rtle d'un poussoir en meme temps que les butées 12, facili- tant aussi la sortie de l'électrode creuse cuite 2 hors du moule conducteur 1. les vérins à double effet 14 font monter ou descendre l'anneau 10, les consoles tournantes 8, les butées à vis 12 fixées sur celleci et, par l'intermédiaire des organes d'arrêt coniques 9, le tube de chargement 7. La course ascendante de 11 ensemble du système s'effectue globalement au moyen de 11 interrupteur de fin de course 19 jusqu'à l'interrupteur de fin de course 18, tandis que la course descendante peut s'effectuer par des impulsions successives à une vitesse égale (ou proportionnelle) à la vitesse de cokéfaction de l'électrode creuse 2, à la vitesse de déplacement de cette électrode c'est-à-dire de son extrusion hors du moule conducteur 1 ou à la vitesse de combustion de l'électrode creuse 2 dans le creuset du four sous la commande d'un dispositif programmé utilisant, par exemple, les résultats de la mesure continue de la température par des capteurs (non représentés) disposés dans la zone de cokéfaction du matériau d'électrode à l'intérieur du moule conducteur 1. Lorsque l'ensemble du système remonte, le tube de chargement 7 quitte son ancienne zone de contact avec le bloc d'électrode cuite et se déplace par rapport à celui-ci vers le haut. Le tube de chargement 7 se déplace simultanément par rapport à la charge 20 qui sort en continu ou par quantités données du dispositif de chargement 16. la charge 20 est chassée vers le bas par rapport à la surface intérieure du tube de chargement 7 et prévient ainsi le moindre accrochage dans le tube de chargement 7. les déplacements ascendants et descendants de l'électrode creuse 2 dans le creuset du four sont effectués par l'intermédiaire du dispositif de commande 6 des déplacements de l'électrode 2, compte tenu du régime électrique imposé de fonctionnement du four. les gaz qui se dégagent dans le creuset du four, montent par le tube de chargement 7 en cédant leur chaleur à la charge 20 et, à travers la paroi du tube de chargement 7, à la masse d'électrode (y compris aux blocs 21) en réalisant ainsi un taux d'utilisation élevé de la chaleur des gaz. Le joint 15 évite que les gaz pénètrent dans l'atmosphère de 1'atelier par l'intermédiaire du tube de chargement, tandis que ltéva- cuation des gaz est effectuée à travers le conduit de gaz 17. Un recyglage des gaz est possible de haut en bas à travers le tube de chargement 7 et la charge 20; on peut alors utiliser soit le gaz capté du four électrique, par exemple, aspiré par le conduit de gaz dans la voûte du four, soit du gaz naturel, ou autre. Selon le mode de réalisation de la Fig. 2, le dispositif d'admission et de compression de- la masse d'électrode est réalisé de la manière suivante. le tube de chargement 7 (Fig. 2) est articulé par des supports 22 sur des vérins à vis 29 incorporés dans l'anneau 10. La charge 20 est introduite dans le tube de chargement 7 par l'intermédiaire de la trémie de chargement 16. Des tubes 24 d'admission de la masse sont fixés à l'anneau 10.A l'intérieur de l'espace annulaire, entre le cylindre porteur 4 et le tube de chargement 7 est monté un piston annulaire 25 fixé aux extrémités des tubes 24 d'admission de la masse dont les extrémités opposées sont fixées à l'anneau 10 effectuant des mouvements ascendants et descendants par l'intermédiaire des vérins à double effet 14 montés sur le dispositif de commande 6 de déplacement de l'électrode 2. les tubes 24 d'admission de la masse peuvent être installés verticalement ou, pour assurer une distribution plus régulière de la masse d'électrode chargée par l'intermédiaire de ces tubes par un procédé connu quelconque, dans l'espace annulaire entre le cylindre porteur 4 et le tube de chargement 7 et pour obtenir une pression mieux répartie sur la masse d'électrode du piston annulaire 25, ils sont fixés sur ce dernier et l'anneau 10 sous un angle compris dans l'intervalle de 45 à 850 par rapport à l'horizontale en fonction des dimensions de la cavité annulaire (c'est-à-dire de l'électrode) et des tubes proprement dits et aussi de la valeur de l'effort qu'il est nécessaire d'appliquer à la masse d'électrode. I1 est évident que par une diminution de l'angle d'inclinaison des tubes 24 d'admission de la masse par rapport à l'horizontale, il n'est pas difficile d'assurer la rigidité de la construction à l'aide de moyens complémentaires (de goussets, d'entretoises, etc.). Le mode de réalisation du dispositif que l'on vient de décrire fonctionne de la manière suivante. Initialement, le tube de chargement 7 est déplacé à l'aide des vérins à vis 23 vers sa position extrême inférieure de manière que l'on puisse facilement y fixer, par un procédé connu quelconque par exemple par soudure, un obturateur provisoire en tole mince, par exemple en acier. Ensuite, on fait monter le tube de chargement rl à l'aide des vérins à vis 23 jusqu'à ce que l'obturateur vienne toucher le plan du bord inférieur du moule 1 pour former ainsi une cavité annulaire, fermée par le bas, entre le tube de chargement 7 et le moule conducteur 1 pour le formage par autocuisson de 11 électrode creuse 2. On introduit à partir de la trémie de chargement 16 et par le tube de chargement 7, la première quantité dosée de charge 20 sous la forme d'un matériau carboné conducteur de l'électricité par exemple, du coke qui arrive ainsi sous l'extrémité inférieure de la future électrode creuse à autocuisson 2 et qui forme l'espace entre les électrodes avoisinantes dans la cuve du four en créant un circuit pour le passage ultérieur du courant électrique. ensuite, on charge par un procédé connu quelconque les tubes 24 d'admission avec de la masse d'électrode 26 en remplissant la totalité de 11 espace qui lui est destiné, c'est-à-dire : la cavité annulaire de la future électrode creuse 2 jusqu'en haut et la cavité annulaire entre le cylindre porteur 4 et le tube de chargement 7. La masse d'électrode peut aussi remplir partiellement les tubes 24 d'ad- mission de la masse. On branche le courant électrique qui circule dans le circuit formé par le conducteur 34, par le moule conducteur 1, par l'obturateur et par le coke. 'obturateur, le coke et la masse d'électrode s'échauffant ce qui crée progressivement les températures nécessaires à la formation de l'électrode creuse à autocuisson 2. Au fur et à mesure que la température de cokéfaction de l'elec- trode (de 35g à 400-C et davantage) est atteinte, la masse d'électrode subit l'agglomération d'où résulte la formation d'un bloc solide d'électrode commençant par l'extrémité de ltelectrode et montant ensuite le long de celle-ci, alors, l'obturateur se consume après avoir rempli son rôle. On met en marche à distance ,manuellement ou automatiquement, les vérins à double effet 14 qui déplacent l'anneau 10 et les tubes 24 d'admission de la axasse fixés sur cet anneau et le piston annulaire 25, à partir de la position haute déterminée par l'interrupteur de fin de course 1e, vers la position basse déterminée par l'interrup teur de fin de course 19. Ensuite le piston annulaire 25 est automatiquement ramené par les vérins 14 dans sa position haute initiale. Lors du mouvement descendant du piston annulaire 25, ce dernier extrude la masse d'électrode 26 dans le moule conducteur 1 et chasse ensuite, à l'aide de la masse, l'électrode creuse cuite 2 hors du moule conducteur 1 pour rattraper sa combustion dans le creuset du four. Simultanément vec le mouvement du piston annulaire 25 et de la masse d'électrode 26, le tube de chargement 7 descend sous l'ac- tion des vérins 14 exercée par l'intermddiaire de l'anneau 10 et des vérins à vis 23 qui jouent alors le roule de tringles. Dans ces conditions, le tube de chargement 7 joue le roule de poussoir et facilite l'extrusion de l'électrode creuse cuite 2 hors du moule conducteur 1. Pendant le mouvement ascendant, sous l'action des vérins 14, le tube de chargement 7 se détache par rapport à sa position relative de contact avec le bloc d'électrode cuit et remonte par rapport à celui-ci. Le tube de chargement ? se déplace simultanément par rapport à la charge 20 introduite en continu de la trémie de chargement 16. La charge 20 est chassée vers le bas et le moindre accrochage de cette charge dans le tube de chargement 7 est ainsi évité. le gaz qui se dégage dans le creuset du four monte par le tube de chargement 7 en cédant sa chaleur à la charge 20 et à travers la paroi du tube de chargement 7, à la masse d'électrode 26 réalisant ainsi un taux élevé d'utilisation de la chaleur du gaz. le joint 15 empêche la fuite des gaz du tube de chargement 7 vers l'atmosère ère tandis que l'évacuation de ces gaz est réalisée par l'intermédiaire du conduit de gaz 17. Dans ce mode de réalisation du dispositif, les gaz peuvent également être recyclés de haut en bas par le tube de déchargement 7 et à travers la charge 20, et on peut alors utiliser soit le gaz capté du four électrique (par exemple, aspiré par le conduit de gaz dans la volte du four), du gaz naturel, ou autre. Pendant la marche normale du procédé, en régime de cokéfaction (de cuisson) normal et lors du déplacement normal de l'électrode creuse à autocuisson 2, le tube de chargement 7 prend, à l'intérieur du moule conducteur 1, une position optimale pratiquement constante qui peut être corrigée par des vérins à vis k), afin de rattraper la combustion de l'électrode. eour régler la puissance injectée dans le four électrique suivant des paramètres électriques (courant et tension), le déplacement de l'ensemble du dispositif et de l'électrode creuse 2, est effectué à l'aide du dispositif de commande 6 de déplacement de l'électrode 2, sous l'action d'un régulateur automatique de puissance quelconque connu. he dispositif de commande 6 de déplacement de l'électrode peut être réalisée à l'aide d'un mécanisme hydraulique (comme représenté sur le dessin, dtun mécanisme électromécanique (à vis, à tige) ou d'un autre moyen quelconque connu. le moule conducteur 1 est réalisé en cuivre ou en des alliages de cuivre, tandis que le tube de chargement 7 peut être réalisé soit en acier resistant à la chaleur, soit en acier coulé et refroidi à l'eau. Certains procédés technologiques nécessitent au lieu d'une admission continue de la charge par l'extrémité inférieure de l'élec- trode creuse à autocuisson, comme décrit plus haut, une admission discontinue par quantités dosées. Â cet effet, le dispositif est pourvu d'un arbre vertical 27 (Fig. 3) monté coaxialement dans le tube de chargement 7 . L'extrémité supérieure de l'arbre 27 est couplée à un dispositif 28 d'entraînement en rotation constitué par exemple par une vis sans fin qui est montée sur la trémie de chargement 16. L'extrémité inférieure de l'arbre 27 est raccordée à l'aide, par exemple, de rayons (non représentés sur le dessin) à un disque conique creux rotatif 29 qui, par des chaînes flexibles 30 rabriquées en acier résistant à chaud et fixées sur son périmètre, est rGunl de la meme manière à un dis que conique creux 31 fixé à demeure dans le tube de chargement 7. L'n outre, un disque plat à secteurs 32 est fixé à l'arbre vertical 27 et placé au-dessus d'un autre disque plat à secteurs 33 fixé a demeure dans le dispositif de chargement 1O. ne dispositif décrit fonctionne de la manière suivante. Lorsqu'une quantité de charge 25 doit être amenee sous l'extr6- mité inférieure de l1électrode creuse a autocuisson 2, on met en marche le dispositif d'enrainement en rotation 2b qui fait tourner l'arbre vertical 27 dans le sens inverse des aiguilles d'une montre d'un angle nécessaire pour que les chaînes flexibles 50 viennent dans une position verticale libre (l'angle ae rotation peut être dé- terminé avec préclsion par un dispositif de commande stanaara connecté au dispositif 2 ou par des microcommutateurs. il se forme dans ce cas entre l'arbre vertical 2( et les cnaî- nes flexibles 30, un espace ladre par lequel la charge 20 descend rapidement. une partie de la charge 20 qui se trouve dans la trémie de chargement 16 reste alors enfermé car, lors de la rotation de 1'arbre vertical 2f, le disque plat à secteurs 32 aura fermé par ses secteurs les orifices des secteurs du disque plat à secteurs 33. le gaz s'échappant de la chambre du four au moment de l'introduction de la charge 20 par le tube de chargement 7 , est évacué par le conduit de gaz lr(. Il est egalement possible de créer une contrepression s'opposant au gaz sortant du four au moment de l'introduction de la charge 20, par l'admission d'un gaz, tel que de l'azote, le gaz de four recupéré etc., par le conduit de gaz 17. Après l'admission de la portion de charge 20, le dispositif revient en position initiale au moyen du dispositif d'entratnement en rotation 28. les disques 32 et 33 laissent passer à travers leurs orifices superposés une portion nouvelle de charge 20 à partir de la tremie de chargement 16 dans l'espace fermé par les chapes flexibles 30. la construction du dispositif tient compte du fait qu'au moment de la torsion des chatnes 30 ou du retour vers leur configuration initiale, mouvements qui accompagnent la rotation de l'arbre vertical 27, les chaînes "se raccourcissent" ou s'allongent" dans une proportion correspondante dans le plan vertical. Ce déplacement, bien que faible, de 11 arbre vertical 2l, est assuré par un jeu déterminé prévu par le constructeur entre les disques plats à secteurs 32 et 33 et par la présence d'un joint à cannelures entre 11 arbre vertical 27 et le dispositif commande en rotation et de liaison 28 par exemple, au moyen d'un couple à vis sans fin. - DICA! - 1 - Dispositif pour le formage d'électrodes par autocuisson, comprenant un moule permanent conducteur de l'électricité pour l'é- lectrode à autocuisson, un tube de chargement s'étendant coaxiaierrent à travers ce moule, une arrivée de courant, un dispositif de commande des déplacements de l'électrode à autocuisson et un dispositif d'admission et de compression de la masse d'électrode, caractérisé en ce qu'un cylindre porteur monté coaxialement autour du tube de chargement est fixé à la partie supérieure du dispositif de commande des déplacements de 1' électrode et raccordé par sa partie inférieure au moule conducteur permanent tandis qu'entre les parties supérieuresdu cylindre porteur et du tube de chargement est installé ledit dispositif d'admission et de compression de la masse d'électrode qui est fixé à un organe de support transversal qui est agencé pour effectuer des mouvements ascendants ou descendants par l'intermédiaire d'un mécanisme de commande tel que des vérins hydrauliques fixés sur les dispositifs de commande des déplacements de l'électrode. 2 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif d'admission et de compression de la masse d'électrode comprend des consoles tournantes qui sont fixées sur l'organe de support transversal autour du tube de chargement et qui sont pourvues d'organes d'arrêt coniques mobiles, articulés sur le tube de chargement par l'intermédiaire de logements pratiqués dans ledit tube, et de butées à vis placées dans une cavité annulaire entre le cylindre porteur et le tube de chargement. 3 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif d'admission et de compression de la masse d'électrode comprend un piston annulaire dans lequel sont fixés par l'une de leurs extrémités des tubes d'admission dont les extrémités opposées sont fixées audit organe de support transversal. 4 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les tubes de chargement sont installés verticalement. 5 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les tubes de chargement sont installés sous un angle de 45 à 850 par rapport à l'horizontale. 6 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1, 3, 4 et 59 caractérisé en ce que pour l'admission en discontinu de la charge au-dessous de l'extrémité inférieure de l'électrode creuse à autocuisson, un arbre vertical est placé coaxialement à l'intérieur du tube de chargement, cet arbre étant raccordé par son extrémité su supérieure au dispositif de commande du mouvement de rotation disposé sur la trémie de chargement et fixé par son extrémité inférieure à un disque conique creux tournant qui, par des chaînes flexibles fixées à sa périphérie est fixé de la même manière à un disque conique creux fixé à demeure dans le tube de chargement tandis que l'arbre vertical est solidaire d'un disque à secteurs placé au-dessus d'un autre disque à secteurs monté dans la trémie de chargement.