Ira présente invention a pour objet une serrure ou boucle pour ceinture de sécurité du genre de celles qui sont utilisées sur les véhicules automobiles. On connaît déjà différentes serrures pour véhicules terrestres ou aériens mais la plupart de ces serrures sont peu résis- tantes et/ou trop résistantes et de toute façon leur résistance ne peut pas être adaptée facilement sans nécessiter des modifications de friction. Or, il est connu qutune serrure pour ceinture de sécurité peut devoir supporter des efforts très différents. Ctest le cas, notamment, des serrures montées soit sur une ceinture ventrale, soit sur une ceinture formant baudrier. Il est connu, également, que les ceintures ventrales doivent résister à des efforts beaucoup plus considérables. ta présente invention crée une nouvelle serrure dont la résistance peut être adaptée à la fonction prévue et cela sans nécessiter de modifications de structure ou de construction. De par sa conception, la serrure de l'invention fait que le verrou qu'elle comporte travaille essentiellement à la compression et, de plus, le fonctionnement de la serrure est rendu très doux étant donné que les pièces mobiles qu'elle comporte sont déplacées les unes par rapport aux autres soit suivant des mouvements de rotation, soit suivant des mouvements de coulissement mais, alors, l'une des pièces mobiles métalliques rencontre toujours dans son mouvement une pièce en résine synthétique ou autre matière moulée à faible coefficient de friction. Conformément à l'invention, la serrure comporte un corps relié au véhicule, ledit corps délimitant une platine à partir de laquelle sont formés au moins deux jeux de pattes distantes ltune de l'autre et délimitant un couloir pour ltengagement d'une gâche formée à partir d'une plaquette fixée à l'extrémité de la ceinture, ladite platine du corps supportant un cliquet constitué par l'assemblage de deux jeux de lamelles métalliques séparées l'une de l'autre par une entretoise en matière moulée, ledit cliquet présentant une dent dont un bord forme une rampe et un autre bord un élément de retenue pour la gâche lorsque ladite dent est engagée dans une lumière de ladite gâche, un bouton-poussoir disposé sur la platine étant, de plus, relié au cliquet par un système de biellettes inclinées, de sorte que le déplacement axial du bouton-poussoir le long de la platine provoque le soulèyement de la dent du cliquet et la libération de la gâche reliée à la ceinture. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Des formes de réalisation de l'objet de l'invention sont représentées, à titre d'exemples non limitatifs, au dessin annexé. La fig. 1 est une coupe-élévation longitudinale de la serrure pour ceinture de sécurité de l'invention. La fig. 2 est un plan vu suivant la ligne Il-Il d'une partie de la fig. 1. La fig. 3 est un plan partiel vu sensiblement suivant la ligne III-III de la fig. 1. La fig. 4 est une perspective illustrant une des pièces apparaissant à la fig. 1. La fig. 5 est une coupe, à plus grand échelle, illustrant un détail de réalisation. La fig. 6 est une coupe-élévation analogue à la fig. 1 d'une variante. La fig. 7 est une perspective illustrant un détail de réalisation de la variante de la fig. 6. La serrure ou boucle pour ceinture de sécurité comporte un corps désigné dans son ensemble par 1, ce corps étant fixé ou autrement relié à la carrosserie d'un véhicule par un dispositif de liaison quelconque 2 qui, au dessin, est simplement figuré par un élément plat fixé à une extrémité du corps I par tous moyens appropriés illustrés par des rivets 3. L'extrémité de la ceinture figurée en 4 est fixée à une plaquette 5 constituant une gauche 6 dans laquelle est formée une encoche 7. Le corps 1 de la serrure délimite une platine 8 à partir de laquelle sont formés des bords tombés 9, 9a, et lesdits bords tombés 9, 9a sont eux-mêmes prolongés par deux jeux de pattes repliées 10, 10a, d'une part, et Il, lita, d'autre part. La fig. I montre que les pattes 10, 10a sont avantageusement cintrées à leur extrémité 101 pour délimiter une embouchure évasée avec le dessous de la platine 8. Cette embouchure facilite l'introduction de la gâche 6 lors de la mise en place de la ceinture. Dans l'exemple des fig. 1 à 4, la platine 6 du corps 1 délimite deux lumières rransversales 12, respectivement 13. La lumière 13sert de logement pour l'articulation d'un cliquet désigné dans son ensemble par 14. Le cliquet 14 est constitué, ainsi que l'illustre la fig. 4, par des lamelles métalliques 15 maintenues écartées par une entretoise 16 en résine synthétique, par exemple en polyamide, résine acétal, etc... La fig. 4 montre que le cliquet comporte, de part et d'autre de l'entretoise 16, deux lamelles 15. Ce nombre peut varier et dépend essentiellement de la charge que doit pouvoir supporter le verrou. il est possible, si on le désire, d'utiliser seulement une lamelle 15 de chaque coté de l'entretoise 16 ou, au contraire, d'utiliser un nombre de lamelles plus grand que deux et, dans ce cas, la largeur du cliquet est réglée soit en réglant corrélativement la largeur de l'entretoise 16, soit en réglant la largeur des lumières 12 et 13. Dans la réalisation représentée, les lamelles 15 du cliquet 14 et, éventuellement aussi l'entretoise 16 délimitent un talon 17 et une encoche à bords divergents 18 pour l'emboîtement du bord 13a de L'encoche 13 qui constitue, ainsi un pivot d'articulation du cliquet. A son autre extrémité, le cliquet forme une dent 19 dont le bord arrière 19a est vertical ou sensiblement vertical et dont le bord inférieur 19b est incliné à la façon d'une rampe pour que l'extrémité antérieure, c'est-à-dire celle tournée vers l'embouchure évasée, délimitée par la partie avant 10 La fig. i montre ce qui est expliqué ci-dessus et elle montre, aussi, que la dent 19 passe normalement par l'encoche 7. L'entretoise 16 est prévue pour faire saillie légèrement en dessous de la rampe 19b formée par chaque lamelle 15 constitutive du cliquet afin de former un patin anti-friction 20 facilitant grandement le coulissement de la gâche 6 lors de son introduction dans le corps 1. De façon analogue, l'entretoise 16 fait saillie au-dessus du bord supérieur des lamelles 15 pour délimiter une surface de glissement 21 contre laquelle est appliquée l'extrémité d'un ressort-lame 22 dont l'autre extrémité passe par la lumière 13, en dessous de la platine 8 et par une lumière 23 prévue près de la partie arrière de la platine 8. La fig. 1 montre ainsi que le ressort 22 est simplement maintenu par l'emboîtement qu'il réalise. C'est la largeur des lumières prévues dans la platine 8 du corps 1 qui empêche tout déplacement latéral tant du cliquet que du ressort. Les lamelles 15 de meme que l'entretoise 16 présentent, au-dessus de leur extrémité formant la dent 19, un bras saillant 24 dans lequel est percé un canal 25. Le canal 25 sert à la mise en place d'un axe 26 reliant le cliquet à la tête de deux biellettes 27 dont le pied est articulé par un axe 28 aux flancs latéraux d'un bouton-poussoir 29 pouvant coulisser sur le dessus plan que forme la platine 8 du corps 1. Les biellettes 27 sont pincées entre les côtés latéraux des lamelles d'extrémité 15 et les flancs latéraux du bouton-poussoir 29. De plus, ainsi que l'illustre la fig. 5, on constitue avantageusement les biellettes 27 pour qu'elles présentent sensiblement la forme d'un triangle à angles arrondis, ce qui fait que lesdites biellettes sont en contact sur une grande surface avec la paroi interne 29a des flancs du bouton-poussoir 29. La forme choisie pour les biellettes fait qu'elles assurent en grande partie le maintien et le guidage axial du bouton-poussoir qui, ainsi, n'a pas pratiquement à être maintenu ou guidé par d'autres éléments. Etant donné que l'axe 26 est passé dans les bras saillants du cliquet, on voit à la fig. 1 qu'une droite fictive passant par les axes 26, 28 fait un angle non plat avec le dessus de la platine 8. De cette façon, lorsqu'on exerce une poussée sur le bouton 29 suivant la flèche f1, cela a pour effet de faire pivoter le cliquet 14 puisqu'il ne peut pas reculer étant donné qu'il vient en butée contre le ressort 22 ou contre le bord arrière délimitant l'encoche 13. La fig. 5 illustre comment pivotent les biellettes 27, l'axe 26 venant finalement occuper la position 26a pour laquelle le cliquet est soulevé d'une mesure faisant que la dent 19 est dégagée de 1' encoche 7 prévue dans la gâche 6, encoche qui coSn- cide avec la lumière 12 de la platine 8. Supplémentairement, le verrou comporte un ressort 30 qui est inséré dans le corps 1 entre les pattes rabattues 10, 10a, d'une part, et 11, lia, d'autre part. Ainsi, ce ressort 30 est comprimé par la gâche 6 lorsque celle-ci est verrouillée par le cliquet et, au moment du soulèvement du cliquet, le ressort 30 se détend et éjecte la gâche 6. Pendant le mouvement de pivotement du-cliquet, l'extrémité du ressort 22 glisse facilement sur la surface de glissement 21 formée par l'entretoise 16, ce qui fait que l'effort à exercer sur le bouton-poussoir 29 est un effort très faible et ce d'autant que l'angle initial que fait la droite fictive passant par les axes 26, 28 fait un angle notable par rapport au-dessus de la platine 8 sur lequel le bouton-poussoir coulisse. Au moment de la fermeture, l'opérateur n'a pas à agir sur le bouton-poussoir 29. il lui suffit, en effet, d'engager la gâche 6 dans le corps 1 entre les pattes 10, 10a et la platine 8. L'extrémité de la gâche vient alors en appui contre le patin 20 incliné formé par l'entretoise 16. Ce patin agit comme une rampe et cela provoque le soulèvement du cliquet avec une grande facilité puisque la friction est faible, le glissement du métal de la gâche 6 se faisant sur une surface en matière plastique. Dès que l'encoche 7 est en coincidence avec la lumière 12, le ressort 22 fait pénétrer la dent 19 du cliquet dans l'encoche 7. En considérant toujours la fig. 1, on voit qu'une traction exercée suivant la flèche f2 par la ceinture 4 sur la gâche 6 a pour effet d'appliquer le bord 7a de l'encoche 7 contre la partie verticale de la dent 19 formée par les lamelles 15. Par ailleurs, la face avant de cette dent prend appui contre le bord antérieur de la lumière 12 de la platine. Ainsi, les efforts de traction exercés par la ceinture sont transmis au corps de la serrure directement par les dents 19 des lamelles 15, sans que les autres parties du cliquet supportent des efforts quelconques. L'ensemble de la serrure est monté à l'intérieur d'un capot 31 dont le dessus présente une lumière 32 dans laquelle coulisse le bouton-poussoir 29. Le cliquet 14 peut être réalisé de façon très différente de celle représentée et décrite en référence aux fig. I à 4. En particulier, comme le montrent les fig. 6 et 7, ce cliquet qui comporte toujours la dent 19 formée par les lamelles successives 15 peut être constitué par un simple levier dont l'extrémité 15a vient en butée contre un talon 32 formé par le ressort 22. De même, les biellettes 27, alors désignées par 27a, peuvent être constituées par des pièces rectangulaires à extrémités arrondies. Comme dans les exemples précédents, l'entretoise, qui relie les lamelles 15, forme la surface de glissement 21 pour le ressort 22 et le patin 20 pour la gâche 6. La réalisation des fig. 6 et 7 permet de constituer le ressort 22 par une simple lame pouvant être fixée par des rivets ou autres organes analogues 33 sur le dessus de la platine 8, ce qui simplifie le montage. Dans cette réalisation, le ressort 22 forme avantageusement, ainsi que l'illustre la fig. 7, des ailes latérales 22a qui empêchent tout déplacement latéral du cliquet puisque ces ailes 8 t étendent sur une partie de la hauteur des lamelles latérales extrêmes dudit cliquet. De nombreux autres modes d'exécution du cliquet peuvent être envisagés sans sortir de l'invention. Notamment, le cliquet peut être monté sur un axe. L'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation, représentés et décrits en détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. REVENDI CAT IONS 1 - Serrure pour ceinture de sécurité et objets analogues, caractérisée en ce qu'elle comporte un corps relié au véhicule, ledit corps délimitant une platine à partir de laquelle sont formés au moins deux jeux de pattes distantes l'une de l'autre et délimitant un couloir pour ltengagement d'une gâche- formée à partir d'une plaquette fixée à l'extrémité de la ceinture, ladite platine du corps supportant un cliquet constitué par l'assemblage de deux jeux de lamelles métalliques séparées l'une de l'autre par une entretoise en matière moulée, ledit cliquet présentant une dent dont un bord forme une rampe et un autre bord un élément de retenue pour la gâche lorsque ladite dent est-engagée dans une lumière de ladite gâche, d'un bouton-poussoir disposé sur la platine étant, de plus, relié au cliquet par un système de biellettes inclinées, de sorte que le déplacement axial du boutonpoussoir le long de la platine provoque le soulèvement de la dent du cliquet et la libération de la gâche reliée à la ceinture. 2 - Serrure suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la dent du cliquet passe dans une lumière de la platine pour pénétrer dans la lumière de la gâche, de sorte que les efforts de traction exercés par celle-ci sont transmis à la platine directement par la dent du cliquet. 3 - Serrure suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que l'entretoise reliant les deux jeux de lamelles que comporte le cliquet fait saillie légèrement au-delà du bord formant rampe desdites lamelles, de sorte que cette entretoise constitue un patin anti-friction lors de l'introduction de la gâche reliée à la ceinture. 4 - Serrure suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que l'entretoise reliant les deux jeux de lamelles que comporte le cliquet fait saillie au-dessus desdites lamelles pour constituer une surface de glissement sur laquelle est appliqué un ressort maintenant normalement le cliquet en appui sur la platine. 5 - Serrure suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisée par un ressort interposé entre les deux jeux de pattes repliées que forme la platine pour délimiter le couloir de guidage de la gâche, de sorte que ce ressort est comprimé lorsque la gâche est verrouillée par la dent du cliquet et forme organe d'éjection de ladite gâche lorsque la dent du cliquet est soulevee en dépendance de l'actionnement du bouton-poussoir agissant sur le cliquet par ltintermédiaire du système à biellettes. 6 - Serrure suivant l'une des revendications I à 5, carac rérisAe en ce que ltextrémité du cliquet opposée à celle à partir de laquelle est formée la dent prend appui contre un talon formé or un ressort fixé sur la platine, de sorte que ledit ressort empêche le déplacement axial du cliquet et forme char nièce pour celui-ci. 7 - Serrure suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que le ressort formant charnière présente des ailes latérales rabattues de part et d'autre des lamelles externes que comporte le cliquet de sorte que ledit ressort empêche le déplacement latéral dudit cliquet. 8 - Serrure suivant l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que chaque jeu de lamelles que comporte le cliquet de part et d'autre de l'entretoise comprend un nombre de lamelles variable dépendant des efforts que doit supporter la serrure, de sorte cu'une même serrure est adaptable à des fonctions diverses en réglant seulement le nombre de lamelles que comporte son cliquet.