La présente invention est relative à un procédé d'élaboration, de montage et d'utilisation de transparents animés pour rétroprojecteurs et pour réalisation de films d'animation. L'invention concerne également les transparents réalisés suivant ce procédé et les films réalisés à partir de prise de vues directe ou indirecte lors de l'animation de ces transparents. Au point de vue didactique, que ce soit dans des écoles, des universités, des séminaires ou des réunions privées, on utilise de plus en~plus couramment un appareil appelé rétroprojecteur, qui projette sur un écran l'image d'un dessin sur transparent posé sur l'apparei. Si l'on veut montrer sur l'écran les divers mouvements d'une machine, par exemple, représentée au dessin, on doit poser sur l'appareil à la suite l'un de l'autre une série de transparents donnant chacun l'image d'une phase différente du mouvement. On peut, au lieu des divers transparents à poser à la suite l'un de 11 autre, utiliser des transparents à volets rabattables mais avec l'un ou l'autre type de ces transparents, on n'obtient pas une image animée du mouvement. Pour obtenir une image animée, il existe des transparents comportant divers plans réunis par un rivet servant de pivot pour la rotation des plans l'un sur l'autre. Ceci ne convient que pour des mouvements rotatifs et présente l'incon- vénient de nécessiter l'intervention de l'opérateur dans le champ visuel du transparent. t 'animation peut encore être réalisée par des, transparents du commerce, qui comportent un ou plusieurs plans secondaires en ferme de languettes et coulissant dans des fentes prévues su lan général. l'utilisation est aussi-limitée, ici des mouvements lineraires.--De plusr les' fentes sent faites dans le cWåmp visuel du transparent et-ont tendance par frottement à s'élargir. D'autre part, dans un autre ordre-.dfidée les films d'animation cinématographique au niveau de chémas sont d'un prix de revient élevé par la multitude des plans intermédiaires nécessaires à la représentation du mouvement. Pour remédier à ces divers inconvénients et pour permettre de donner par rétroprojection une vraie image animée de n'importe quel mouvement et faciliter la réalisation de films d'animation, il a paru avantageux suivant l'invention de créer un procédé d'élaboration, de montage et d'utilisation de transparents animés, caractérisé en ce qu'il consiste à réaliser dans chacun des plans du transparent au moins deux ouvertures correspondantes ou connexions, sous forme d'entailles allongées rectilignes ou non rectilignes ou d'entailles combinées avec des perforations circulaires, et de relier ces ouvertures correspondantes entre elles de manière à permettre ltentrainement d'un plan par rapport à un autre par pivotement ou coulissement. Suivant l'invention, le procédé consiste à maîtriser l'évolution des trajectoires des divers plans mobiles par lten- chastement en étrier des connexions couplées et par le maintien du guidage programmé dans les entaillès aménagées dans le transparent. Encore suivant l'invention, le procédé consiste à réaliser l'animation du transparent par le déplacement dtun plan moteur à partir d'un point empiriquement choisi hors du champ visuel du transparent et à assurer par cette seule action le déplacement automatique de tous les autres plans-couplés. Un objet'due l'invention consiste à relier les connexions ou ouvertures correspondantes des divers plans du trans- parent par des boutons-pression, de préférence en matière plastique. Pour mieux faire comprendre l'invention, celle-ci est décrite maintenant sur la base du dessin annexé, à titre d'exemple uniquement, montrant en: Figures 1 à 3 la vue en éclaté de trois exemples de connexion d'un transparent à deux plans pour le mouvement de translation rectiligne d'un seul plan; Figures 4 et 5 la même vue de-deux exemples de connexion pour le mouvement rotatif partiel d'un seul plan; Figure 6 en plan un transparent animé représentant le mécanisme d'une machine à vapeur, et Figure 7 la vue en éclaté des divers plans servant au montage du transparent de figure 6. les figures 1 à 5 présentent les connexions de base utilisables dans le cas le plus simple: déplacement d'un seul plan et cela en automatisme intégral (du point de départ au point d'arrivée et réciproquement). En figures 1 à 3, on voit un transparent comportant deux plans a, b dans le cas d'un mouvement de translation rectiligne et limité d'un plan. Trois types essentiels de connexions sont représentés; en figure 1, le plan a présente deux perforations m couplées à deux entailles rectilignes n prévues dans le plan b. Dans la figure 2, la position du couplage des entailles n avec les perforations m est alternée. En figure 3, chaque plan a, b comporte deux entailles n couplées, mais le couplage est réalisé en chaîne. Ces types de connexions représentés dans les figures 1 à 3 conviennent pour tous les déplacements engendrés par des entailles obliques, brisées, incurvées, ondulées, etc. Dans le cas d'un mouvement rotatif limité, les plans a' et b' du transparent peuvent présenter deux perforations m associées entre elles et soit une perforation m connectée à une entaille de guidage n1 (figure 4), soit deux entailles n' enchaînées en relais (figure 5). Dans les divers schémas de montage représentés, il est possible d'inverser la position supérieure ou inférieure, gauche ou droite des perforations et entailles, et de modifier à volonté l'écartement entre ces points de liaison ou encore leur situation dans le plan. Enfin, on peut transmettre le mouvement à l'un quelconque des deux plans, si l'on maintient l'autre plan fixe. La liaison entre les plans à travers perforations et/ ou entailles peut être réalisée par rivets ou boutons-pression. On a décrit ci-dessus à titre d'exemple les possibilités de connexions pour animer de manière limitée un seul plan mobile, soit en mouvement linéaire, soit en mouvement rotatif, mais la combinaison de connexions entre plusieurs plans mobiles oriente vers le monde infiniment varié des dessins articulés ou des automates. les plans intercalaires mobiles transmettent divers déplacements en relais en conjuguant éVentuellement coulissement et pivotement, au point qu'vil est possible de traiter les mouvements les plus complexes avec un minimum d'entailles de guidage. La règle de montage reste la même: au minimum deux connexions au niveau de chaque plan mobile. Toutefois, pour assurer le contre du mouvement général, le dernier plan mobile doit le plus souvent se greffer sur le plan fixe qui compte au moins trois connexions. La description qui suit concerne l'élaboration d'un transparent animé, dans lequel un plan mobile transmet aux autres plans superposés - et cela par le jeu des articulations et des entailles - tantôt un mouvement rotatif complet, tantôt un déplacement rectiligne alternatif. C'est le schéma animé du mécanisme de la machine à vapeur. La figure 6 donne une vue en plan de ce transparent T et figure 7 la vue en éclaté des divers éléments de ce transparent, qui comporte un cadre c portant des broches c' (exemple de fixation parmi d'autres), un plan de base d pourvu d'encoches d' pour le positionnement sur le cadre c par ltintermédiaire des broches cl et sur lequel sont représentées les pièces fixes du mécanisme, soit le support V' de volant et le cylindre C, et des plans relais perforés e, h et i permettant de réaliser le mouvement envisagé.Sur le plan e est représenté le piston P avec sa tige, sur le plan h la manivelle M associée au volant V et sur le plan i la bielle B. Pour obtenir un complexe mobile robuste, il est préférable d'insérer un plan entaillé entre- deux plans perforés. Cette association dans le montage prévient tout dégagement du bouton-pression hors de l'entaille de guidage, surtout quand celle-ci est soumise à une très forte sollicitation. Dans l'exemple représenté, l'entaille permettant le mouvement réciproque de la bielle B et du piston P est la plus délicate et c'est pourquoi, afin que le pivot ou bouton-pression coulissant soit bien maintenu par les perforations d'entraRnement des plans e et i, cette entaille est réalisez dans un plan f qui est une doublure du plan d.Sur ce plan intermédiaire f absolument vierge et éventuellement plus épais (par exemple une simple feuille d'acétate), on concentre donc les entailles de guidage, les autres plans ne comportant que des perforations. le plan de base d reste donc intact, puisque toutes les entailles envisagées sont reportées sur sa doublure f, et porte tous les éléments du dessin et éventuellement le texte. Comme la base d, le plan complémentaire f doit être fixe et pour cela comporte aussi des encoches d'. Il y a intéret à limiter la surface des plans mobiles par découpage rectiligne ou non des feuilles autour de l'élément de dessin concerné. Ce découpage doit cependant être bien étudié pour éviter la butée éventuelle dudit plan contre le pivot ou bouton-pression d'un autre plan lors du déplacement. Il faut pour cela que la découpe en mouvement recouvre toujours la connexion en question ou ne l'atteigne jamais. Au dessin, figure 7, cette solution est appliquée aux plans e, h et i. Quant au plan miniature g, il sert simplement de support pour le boutonpression. Dans des cas plus complexes, on colle directement sur le plan la face du bouton-pression, portant le tenon, à l'endroit où aurait du avoir lieu la perforation; ceci libère le verso du plan de tout obstacle. le besoin d'une action d'entrainement du mobile conditionne aussi la localisation en surface ou en position latérale d'un plan déterminé. Cela permet à l'opérateur d'agir soit directement sur le plan lui-même, soit sur un boutonpression logé dans une connexion d'entraînement. Ainsi, en figure 6, le mouvement est donné au mécanisme représenté sur le transparent, lorsque l'opérateur communique un léger déplacement elliptique au plan supérieur i et cela en un point X empiriquement choisi hors du dessin de la machine à vapeur. Ceci permet un système d'animation discret du transparent. Suivant les cas, le transfert du lieu d'action des pivots sera réalisé dans le cadre opaque comme en figure 6, à la périphérie du transparent ou à 11 abri d'un cache. les pivots ou éléments de liaison entre les plans peuvent consister en des rivets mais il est particulièrement avantageux d'utiliser des boutons-pression pour la simplicité du montage et pour permettre une fourniture du transparent animé en feuilles non montées, comme cela se pratique actuellement pour les transparents à volets rabattables. Une matière plastique utilisée pour les boutonspression permet un bon glissement sur les plans du transparent et les préserve contre les griffures provoquées par une matière métallique. Ces boutons-pression permettent une mobilité totale ou conditionnée selon leur type. le type de base (type boutonpression de couturière) comporte un tenon cylindrique tel qu'un jeu est laissé entre les deux plateaux garantissant une grande mobilité aux connexions, qui coulissent ou pivotent jusqu'à concurrence par exemple de quatre plans superposés. La conduite programmée aller et retour du mouvement est impeccable; le départ du mouvement est acquis dès la sollicitation du doigt sur le bouton-pression, qui glisse sans problème dans l'entaille assignée, et l'arrêt est net en fin de course sans dispositif compliqué. Le retour peut s'effectuer immédiatement sans la moindre mise au point. Bans un autre type de bouton-pression (du type attache plastique pour enveloppes à ouverture perforée), les tenons ne sont pas cylindriques mais leur section est soit rectangulaire, soit triangulaire. Moyennant une adaptation de la perforation des plans mobiles à la section du pivot ou tenon, il est dès lors possible d'entraîner solidairement dans un mouvement rotatif ou de pivotement deux ou plusieurs plans montés sur ledit tenon. Cependant, une perforation circulaire bien calibrée assurera aussi avec un tel bouton-pression une connexion mobile au système. Dans le montage d'un transparent animé constitué de divers plans superposés, le repérage est obtenu par -juxtaposi- tion des connexions disposées en relais; les tenons des boutons-pression assurent automatiquement la mise en place des plans. La superposition des plans et la transparence de ceux-ci offrent au réalisateur une grande autonomie dans le choix d'un ordre de montage et cela dans la gamme des connexions possibles. Cet ordre peut s'écarter de la logique scientifique (car la projection transparente ne permet pas de discerner ce détail) pour rencontrer les exigences du facteur économique. le procédé suivant l'invention permet l'intercalation temporaire d'un plan dans le transparent. Si on désire ajouter ou retirer un détail au niveau d'un plan mobile, on peut faire usage d'un ou plusieurs volets rabattables, qui seront évidemment entrarnés avec le plan sur lequel ils sont fixés, mais, si cette possibilité n'est pas donnée, on utilise un boutonpression placé sur le bord extérieur du plan concerné qui sert de pivot rotatif permettant de faire sortir ou d'insérer une feuille transparente portant le détail en question.Ce boutonpression doit avoir très peu de jeu pour le pivotement pour assurer la solidarité totale entre la feuille complémentaire et le plan en mouvement0 Cette disposition permet d'introduire très simplement dans le système mobile l'un ou l'autre élément garni de films polarisés qui, avec l'équipement adéquat du rétroprojecteur, rendront la technique de l'animation de transparent suivant l'invention encore plus attrayante et en augmenteront encore son rendement didactique. Au stade de l'utilisation, des transparents animés suivant l'invention permettent diverses possibilités: greffer un système supplémentaire à partir d'une perforation ou entaille prévue à cet effet; retire certains plans et en ajouter d'autres; réaliser des transparents avec plans interchangeables; prévoir des variantes de démonstrations ou de trajectoires à partir d'un mécanisme de base commun; perfectionner certains plans par volets complémentaires rabattables ou par insertion d'une tranche pivotante. A c8té de l'utilisation de transparents suivant l'invention pour projeter des images animées sur un écran à partir d'un rétroprojecteur, il est prévu conformément à l'invention d'utiliser de tels transparents pour réaliser des films d'ani- mation à partir de prise de vues directe ou indirecte. Revendications 1. Procédé d'élaboration, de montage et d'utilisation de transparents animés, constitués par la superposition de deux ou plusieurs plans, pour rétroprojecteur et pour réalisation de films d'animation, caractérisé en ce qu'il consiste à réaliser dans chacun des plans du transparent au moins deux ouvertures correspondantes ou connexions, sous forme d'entailles allongées rectilignes ou non rectilignes ou d'entailles combinées avec des perforations circulaires, et de relier ces ouvertures correspondantes entre elles de manière à permettre l'entraînement d'un plan par rapport à un autre par pivotement ou coulissement. 2. Procédé suivant revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à maîtriser l'évolution des trajectoires des divers plans mobiles par l'enchaînement en étrier des connexions couplées et par le maintien du guidage programmé dans les entailles aménagées dans le transparent. 3. Procédé suivant revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à réaliser l'animation du transparent par le déplacement d'un plan moteur à partir d'un point empiriquement choisi hors du champ visuel du transparent et à assurer par cette seule action le déplacement automatique de tous les autres plans couplés. 4. Procédé suivant revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à insérer un plan portant des connexions sous forme d'entailles entre deux plans portant des connexions sous forme de perforations. 5. Procédé suivant revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser comme base fixe un plan sans découpe, sur lequel sont reportés dessins et textes appropriés, et de lui adjoindre un plan complémentaire également fixe, portant des entailles et intercalé entre deux plans mobiles portant des perforations, les deux plans fixes étant montés sur un cadre opaque. 6. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il consiste à relier les connexions ou ouvertures correspondantes des divers plans par des boutons-pression, de préférence en matière plastique, dont les tenons présentent une section circulaire. 7. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il consiste à relier les connexions ou ouvertures correspondantes des divers plans par des boutons-pression, de préférence en matière plastique, dont les tenons présentent une section à pans coupés, et à adapter la section desdites ouvertures à celle des tenons. 8. Transparent animé constitué de plusieurs plans superposés, réalisé suivant l'une quelconque des revendication-s 1 à 7. 9. Film réalisé à partir de prise de vues directe ou indirecte lors d'une animation d'un transparent obtenu suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8.