L'invention concerne un procédé de séparation et de récupération d'un acide polycarboxylique aromatique et d'un métal dans un composé préparé à partir de ces corps, dans lequel on sépare le premier sous forme d'une solution aqueuse et le dernier sous forme d'un solide, et le métal séparé sous forme d'un solide peut entre obtenu sous forme de cristaux ayant une forme et une dimension de particules permettant une séparation facile.On peut mettre en oeuvre ce procédé en utilisant une petite quantité d'un milieu aqueux, contrairement h l'opinion technique courante selon laquelle, pour la précipitation de cristaux ayant de grandes dimensions de particules et une bonne aptitude à la séparation, il est préférable d'utiliser des concentrations inférieures du mélange réactionnel, c' est-è-dire une plus grande quantité du milieu aqueux. Plus précisément, l'invention a pour obJet un procédé de séparation et de récupération d'un métal et d'un acide polycarboxylique aromatique dans un-composé préparé à partir de ces corps, en mettant en contact un composé formé d'un acide polycarboxylique aromatique contenant deux radicaux carboxyle adjacents et un métal choisi dans le groupe constitué par le cobalt et le manganèse avec un sel basique choisi dans le groupe constitué par les carbonates de métaux alcalins, les hydrogénocarbonates de métaux alcalins, le carbonate d'ammonium et l'hydrogénocarbonate d'ammonium dans un milieu aqueux, procédé caractérisé par le fait qu'on met en contact un corps choisi dans le groupe constitué par i) une solution aqueuse ou une dispersion dudit composé ne conte nant pas plus de 120 molécules-grammes d'eau par atome-gramme du métal dans ledit composé, et ii) ledit composé acide polycarboxylique aromatique/métal avec un corps choisi dans le groupe constitué par iii) une solution aqueuse ou une dispersion dudit sel basique ne contenant pas plus de 12 molécules-grammes d'eau par ion-gram- me d'un ion choisi dans le groupe constitué par les ions de métaux alcalins et les ions ammonium dans ledit sel basique, et iv) ledit sel basique dans uné combinaison de i) et iii) ou iv), ou ii) et iii), de ma nièce à séparer le métal sous forme d'un carbonate solide ou d'un carbonate basique, et ledit acide polycarboxylique aromatique sous forme d'une solution aqueuse de son sel de métal alcalin ou de son sel d'ammonium, et récupérer ces corps. I1 est connu que, dans la réaction de formation d'un précipité de sulfate de baryum obtenu en faisant réagir une solution aqueuse contenant un ion acide sulfurique et une solution- aqueuse contenant un ion baryum, le mélange d'un ion acide sulfurique ayant une concentration élevée, par exemple IN, avec un ion baryum ayant une concentration élevée, par exemple IN, a pour résultat la formation d'un sulfate de baryum gélatineux, les particules précipitées initialement étant très fines, mais lorsque les concentrations précédentes diminuent, le degré de sursaturation du sulfate de baryum diminue et, de ce fait, le nombre de noyaux cristallins- qui se forment diminue, et les particules cristallines obtenues par la croissance de ces noyaux cristaLlins augmentent en dimension. Comme on l'a indiqué précédemment, on pense généralement que, pour obtenir des cristaux ayant une grande dimension des particulès et une bonne séparabilité dans une réaction de formation de précipités solides, on obtient les meilleurs résultats avec des concentrations inférieures du mélange réactionnel (voir par exemple TREATISE ON ANALYTICAL CHEMISTRY, PART I, THEORY AND PRACTICE VOLUME I, PAGE 738, I.M. KOLTHOFF, PHILIPJ. ELVING). Donc, conformément à la notion habituelle dans la technique, on comprendra facilement que, dans un procédé de récupération du cobalt et/ou du manganèse sous forme d'hydroxyde, carbonate ou carbonate basique-en mettant en contact une solution aqueuse d'un composé de cobalt et/ou de manganèse avec un hydroxyde alcalin, un carbonate alcalin ou un hydrog-énocarbonate alcalin, il est avantageux, pour obtenir des précipités satisfaisants ayant une bonne filtrabilité, de diluer la solution aqueuse d'un composé de cobalt et/ou de manganèse et la solution aqueuse de l'hydroxyde alcalin, du carbonate alcalin ou de l'hydrogénocarbonate alcalin de manière suffisante et d'ajouter graduellement l'hydroxyde alcalin, le carbonate alcalin ou l'hydrogénocarbonate alcalin tout en agitant la solution aqueuse du composé de cobalt et/ou de manganèse. Par exemple, il est bien connu que, par oxydation cataly- tique de p-xylène ou de m-xylène par de l'oxygènemoléculaire dans un solvant constitué par de l'acide acétique, en présence d'un catalyseur contenant du cobalt et/ou du manganèse, on obtient l'acide téréphtalique ou l'acide isophtalique correspondant. Il est connu que, dans ce cas, on élimine par évaporation l'acide acétique de la liqueur-mère résultant de la separation de l'acide téréphtalique, et on extrait le résidu par de l'eau, et on ajoute un carbonate de métal alcalin ou du carbonate d'ammonium à l'extrait contenant une grande quantité d'eau pour récupérer le cobalt et/ou le manganèse sous forme de carbonate. Il est également connu que, dans une réaction de préparation de l'acide &alpha;-naphtoique par oxydation à l'air d'&alpha;-méthylnaphtalène dans un solvant constitué par de I1 acide acétique en utilisant un catalyseur contenant du cobalt et/ou du manganèse, on échange l'a- cide acétique dans le mélange réactionnel par un solvant organique insoluble dans l'eau tel que cymène, chlorobenzène, anisole, mé tbylisobutYlcétone, acétate de butyle, nitrobenzène ou benzonitrile, on met en contact la solution dans le solvant organique résultante avec de l'eau, on sépare la phase aqueuse et on ajoute un carbonate de métal alcalin ou d'ammonium à une solution aqueuse contenant un catalyseur à base de cobalt et/ou de manganèse et contenant une grande quantité eau, de manière à récupérer le eo- balt et/ou le manganèse sous forme de carbonate. Dans Ses procédés classiques, le rapport du cobalt et/ou du manganèse à l'eau est faible, par exemple 1 ion-gramme de cobalt et/ou de manganèse métallique pour au moins 160 molécules-grammes d'eau dans la réaction d'une solution aqueuse de cobalt et/ou de manganèse avec un carbonate de métal alcalin ou du carbonate d'am- monium. Il s'agit là d'un ordre de grandeur compte tenu de l'opi- nion courante technique précitée. Ons'est cependant aperçu que, contrairement à cette opinion technique courante, des concentrations supérieures du mélange réactionnel, c' est-à-dire une quantité plus faible d'un milieu aqueux, amènent la cristallisation des composants métalliques sous une forme et avec une diménsion de particules qui permettent une sépara- tion facile lors de la séparation et de la récupération d'un métal et d'un acide polycarboxylique aromatique par contact d'un composé formé d'un acide polycarboxylique aromatique contenat deux radicaux carboxyle adjacents et un métal choisi parmi le cobalt et le inanga nèse, avec un sel basique choisi dans le groupe constitué par les carbonates de métaux alcalins, les hydrogénocarbonates de métaux alcalins, le carbonate d'ammonium et l'hydrogénocarbonate d'ammonium dans un milieu aqueux, pour séparer et récupérer les composants constituant le composé précédent. L'invention sera bien comprise à la lecture de la description suivante. Des exemples d'acide polycarboxylique aromatique contenant deux radicaux carboxyle adjacents comprennent l'acide o-phtalique, les produits de sa substitution par un radical aikyle ou par un radical carboxyle tels qu'acides méthyl o-phtalique, diméthyl-ophtalique, trimellitique, méthyltrimellitique, hémimellitique, méthyltrimellitique ou pyromellitique, ou bien les aeides 1,2- ou 2,3-naphtalènedicarboxyliques et les produits de leur substitution par un radical aikyle ou carboxyle tels qu'acides méthyl-1,2-naphtalènedicarboxylique et 2,3-naphtalènedicarboxylique. Le composé utilisé dans la présente invention qui est formé dtun acide polycarboxylique aromatique contenant deux radicaux carboxyle adjacents et d'un métal choisi dans le groupe constitué par le cobalt et le manganèse peut être préparé par toute méthode convenable. Des exemples de ce composé comprennent un composé acide carboxylique aromatique-métal présent dans le mélange réactionnel obtenu par oxydation d'un composé aromatique à substituant -aikyle par un gas contenant de l'oxygène moléculaire, en phase liquide, dans un acide monocarboxylique aliphatique tel qu'acide acétique en présence d'un catalyseur contenant du cobalt et/ou du manganèse pour former un acide carboxylique aromatique. I1 peut également s'agir d'un composé acide o-phtalique-métal présent dans le mélange réactionnel obtenu par oxydation de p-xylène et/ou de m-xylène contenant de l'o-xylène par de l'oxygène moléculaire en présence d'un catalyseur contenant du cobalt et/ou du manganèse.On peut encore citer des composés métalliques d'acide 4-mdthyl-o-phtalique et d'acide trimellitique présents dans le mélange réactionnel résultant de l'oxydation de pseudocumène par de l'oxygène moléculaire en présence d'un catalyseur contenant du cobalt et/ou du manganèse, ainsi que de composés métalliques d'acide 1,2- ou 2,3-naphtalènedi- carboxylique et d'acide o-phtalique, d'acide métbyl-o-phtalique, d'acide trimellitique, d'acide hémitrimellitique, etc. (qui sont des produits de scission de naphtalènes) qui sont présents dans le mélange réactionnel résultant de l'oxydation de naphtalènes à subs tituant alkyle tels que méthylnaphtalène ou diméthylnaphtalène de la même manière que précédemment.En particulier, lorsqu'on oxyde du pseudocumène ou un naphtalène à substituant alkyle, il se forme une grande quantité d'un acide polycarboxylique aromatique contenant au moins deux radicaux carboxyle adjacents et cet acide est présent dans le produit réactionnel d'oxydation sous forme d'un composé avec le cobalt et/ou le manganèse utilisé comme catalyseur. Cela est différent, par exemple, du fait que, dans le cas d'un acide polycarboxylique aromatique ne contenant pas de radicaux carboxyle aijacents, tels qu'acide-téréphtalique ou acide isophtalique, obtenu par oxydation de p- ou du m-xylène, le cobalt et/ou le man- gantez utilisés comme catalyseur sont présents principalement sous forme d'acétate. On va indiquer ci-après divers exemples de procédés de séparation d'un composé résultant d'un acide polycarboxylique aromatique contenant deux radicaux carboxyle adjacents et de cobalt et/ou de manganèse, à partir du mélange réactionnel d'oxydation indiqué précédemment. On chauffe le filtrat (filtrat d'oxydation) résultant de la séparation de l'acide souhaité du mélange réactionnel d'oxydation à une température d'au moins 90 C, et on sépare sous forme deprécipi té un composé métallique formé d'un acide polycarboxylique aromatique contenant deux radicaux carboxyle adjacents et du cobalt et/ou du manganèse. Ou bien on sépare par évaporation un acide monocarboxylique aliphatique tel qu'acide acétique du filtrat d'oxydation, et on sèche le résidupour séparer le composé précédent sous forme de solide. Dans un autre procédé, le solide résiduel est traité par lteau, on sépare la phase aqueuse et on sépare le composé précédent sous forme d'une solution laqueuse. Il est également possible d'échanger l'acide monocarboxylique aliphatique dans le filtrat d'oxydation avec un solvant organique insoluble dans l'eau, et d'extraire le filtrat par de l'eau pour séparer le composé sous forme d'extrait par l'eau. Un autre procédé consiste à mélanger le produit réactionnel d'oxydation ou l'acide carboxylique aromatique qui en est séparé avec un acide monocarboxylique aliphatique tel qu'acide acétique ou sa solution aqueuse en quantité suffisante pour dissoudre le mélange réactionnel ou l'acide carboxylique, à une température de 80 à 2200C et, tout en maintenant la solution résultante à la température précédente, à séparer un composé formé de l'acide polycarboxy- lique aromatique et de cobalt et/ou de manganèse qui est présent sous forme de solide non dåssous. Une dernière méthode consiste à traiter par de l'eau ltaci de carboxylique aromatique séparé précédemment, et à séparer la phase aqueuse pour séparer le composé précédent sous forme de solution aqueuse. Le solide ou la solution aqueuse ainsi séparés du mélange réactionnel d'oxydation contiennent une quantité substantielle d'un composé formé d'un acide polycarboxylique aromatique contenant au moins deux radicaux carboxyle adjacents, et de cobalt et/ou de man ganèse. Meme s'il contient d'autres composants, tels que sels d'acides organiques (par exemple sels d'acides gras) de cobalt et/ ou de manganèse, les intermédiaires de la réaetion-d'oxydation, l'acide souhaité et des impuretés organiques, cela ne nuit pas à la mise en oeuvre pratique de la présente invention. Le procédé selon la présente invention peut entre appliqué de façon particulièrement avantageuse lorsque la proportion d'un composé formé-à partir d'un acide polycarboxylique aromatique contenant au moins deux radicaux carboxyle adjacents et du cobalt et/ou du manganèse est diau moins 50 % de la proportion totale du cobalt et/ou du manganèse. Le corps basique utilisé dans la présente invention est au moins un corps choisi dans le groupe constitué par les carbonates de métaux alcalins, les hydrogénocarbonates de métaux. alcalins, le carbonate d'ammonium et lthydrogeV-nocarbonate d'ammonium. Des exemples spécifiques comprennent le carbonate de sodium, le carbonate de potassium, le carbonate. d'ammonium, l'hydrogénocarbonate de sodium, de potassium, d'ammonium, et des mélanges d'au moins deux de ces corps les uns avec les autres. Conformément au procédé de la présente invention, on met le composé, formé d'un acide polycarboxylique aromatique contenant au moins deux radicaux carboxyle adjacents et du métal, en contact avec le sel basique dans un milieu aqueux pour séparer et récupérer le métal choisi parmi le cobalt et le manganèse sous forme d'un carbonate solide Oti d'un carbonate basique de celui-ci, et l'acide polycarboxyliqua aromatique sous forme d'une solution aqueuse d'un sel de métal alcalin ou d'uns sel d'ammonium de celui-ci. ce moment, on met en contact un corps choisi dans le groupe constitué par: i) une solution aqueuse ou une dispersion dudit composé ne conte nant pas plus de 120 molécules-grammes, de préférence pas plus 70 molécules-grammes, et encore mieux pas plus de 60 molécules- grammes, d'eau par atome-gramme de métal dans ledit composé, et ii) ledit composé acide polyearboxylitue aromatique-métal avec un corps choisi dans le groupe constitué par iii) une solution aqueuse ou une dispersion dudit sel basique ne contenant pas plus de 12 molécules-grammes, de préférence pas plus de 8 molécules-grammes, d'eau par ion-gramme d'un ion choisi dans le groupe constitué par Ieffl ions de métaux alca lins et les ions ammonium dans ledit sel basique, et iv) ledit sel basique dans une combinaison de i) et iii) QU iv), ou ii) et iii). Comme on l'a indiqué dans les combinaisons précédentes, le composé résultant de l'acide polycarboxylique aromatique contenant deux radicaux care boxyle adjacents et du cobalt et/ou du manganèse, ou le corps basique peuvent être solides, l'autre étant une solution aqueuse ou une dispersion. Lorsque 1 eau est présente en proportion dépassant 120 molécu les-grammes dans la solution aqueuse ou la dispersion i) précedentes le carbonate solide ou le carbonate basique de cobalt et/ou de man ganèse résultant est obtenu sous une forme et avec une dimension de particules qui rendent difficile une opération de séparation solideliquide.De plus, lorsqu'une proportion d'eau dépassant 12 molécu- les-grammes est présente dans la solution aqueuse ou la dispersion iii) précédente, le carbonate solide ou le carbonate basique du métal résultant est obtenu sous une forme et avec une dimension de particules qui rendent l'opération de séparation difficile0 La quantité minimale d'eau devant être présente est celle pour laquelle le sel de métal alcalin ou le sel d'ammonium de acide polycarboxylique aromatique, après la réaction,peut être sous forme de solution aqueuse, c'est-à-dire que ces sels peuvent être dissous pratiquement complètement. La solubilité de ces sels ne peut mettre déterminée arbitrairement du fait .tu'elle varie en fonction du type de l'acide polycarboxylique aromatique et de son sel.Par exemple, dans le cas de acide trimellitique, on utilise de préfénce au moins 6 molécules-grammes dJeau après la reaction par moléculegramme d'acide trimellitique. Dans tous les cas,il convient d'ajouter l'eau au système après la réaction en proportion d'au moins environ 5 molécules-grammes par molécule-gramme d'acide polycarboxylique aromatique utilisé. Il suffit que la quantité de sel basique soit au moins équivalente au composant acide contenu dans le composé formé d'un acide polycarboxylique aromatique contenant deux radicaux carboxyle adja- cents et d'autres aeides carboxyliques qui peuvent être contenus dans i) ou ii) ci-dessus, et le cobalt et/ou le manganèse. préférence, elle dépasse l'équivalent de 5 à 20 . En mettant en contact i) avec iii) ou.iv), ou ii) avec iii), conformément au procédé de l'invention, l'ordre d'addition de ces composés n'est pas limité. fiais, dans le cas de la mise en contact de i) avec iii), on peut obtenir des meilleurs résultats en oe qui concerne la capacité de séparation, en ajoutant la solution ou la dispersion aqueuse i) à la solution ou la dispersion aqueuse du sel basique iii). la température à laquelle les deus corps sont mis en contact et réagissent n'est paslimitée en particulier, dans la mesure où elle n'est pas suffisamment faible ou suffisamment élevée pour geler le système ou décomposer le carbonate ou le carbonate basique de cobalt et/ou de manganèse. On préfère cependant des températures d'au moins 700C en ce qui concerne la capacité de séparation du carbonate ou du carbonate basique de cobalt et/ou de manga nèse formé. Si la température est trop élevée, il est nécessaire d'élever la pression afin de maintenir liquide le mélange réaction- nel.Habituellement, il est avantageux industriellement de mettre en oeuvre le procédé à une température inférieure au point d'ébullition du système réactionnel sous pression atmosphérique normale. La séparation du carbonate ou du carbonate basique de cobalt et/ou de manganèse sous forme solide à partir du sel de métal alcalin ou du sel ammonium de l'acide polyearboxylique aromatique sous forme d'une solution aqueuse peut être mise en oeuvre par des moyens de séparation liquide-solide connus, par exemple par décan- tation, filtration, filtration centrifuge, sédimentation centrifuge, utilisés seuls ou en combinaisons convenables. La température de séparation n'est pas limitée en particulier, à moins que le système soit gelé, mais il est recommandé de mettre en oeuvre la séparation à une-température inférieure au point d'ébullition de l'eau. les composants séparés peuvent être transformés en corps utiles souhaités par des méthodes connues. Par exemple, le carbonate ou le carbonate basique de cobalt et/ou de manganèse, sous forme de composant solide, peut titre trans- formé en un acétate de cobalt et/ou de manganèse par réaction catalytique avec de acide acétique aqueux et peut entre utilisé comme catalyseur d'oxydation. Le sel de métal alcalin ou le sel d'ammonium de l'acide polycarboxylique aromatique peut être transformé en acide carboxylique libre par contact avec un acide ayant une acidité -supérieure à celle de l'acide polycarboxylique aromatique , par exemple de l'acide chlorhydrique ou de l'acide sulfurique. Lorsqu'on met en oeuvre la présente invention comme on l'a indiqué ci-dessus, les cristaux d'un carbonate ou d'un carbonate basique de cobalt et/ou de manganèse obtenus en faisant réagir le cobalt et/ou le manganèse avec le corps basique en concentrations élevées pour les deux ont une forme et une dimension de particules qui permettent une séparation solide-liquide facile. En conséquen- ce, la quantité de liquide utilisée peut être faible, et l'instal- lation peut Qtre de faible dimension. De plus, du fait que la quantité de filtrat est également faible, la récupération de l'acide polycarboxylique aromatique devient facile. Les exemples suivants sont destinés à illustrer plus en détail le procédé selon l'invention; Dans les exemples, toutes les parties et pourcentages sont en poids. exemple I On oxyde à l'air du pseudocumène en phase liquide dans un solvant constitué d'acide acétique en utilisant de l'acétate de cobalt comme catalyseur et de la méthyléthylcétone comme promoteur. On filtre le produit réactionnel d'oxydation et on chauffe la liqueurmère à 140 C On sépare par filtration le précipité résultant insoluble dans-l'acide acétique et on le sèche. On lave le produit séché par de l'acétone. On analyse le gateau et on trouve qu'il contient 32,3 % d'acide 4-méthyl-o-phtalique, 42,2 % d'acide triméllitique, 22,2 % de cobalt et 3,3% d'autres composés. Onajoute 200 parties d'eau à 45 parties du gSteau, et on ajoute à la solution aqueuse résultante (H20/Co = 65,7 rapport molaire) une solution aqueuse de 25 parties de carbonate de sodium anhydre dans 100 parties d'eau (H2O/Na = 11,8 rapport molaire). On fait réagir le mélange à 850C dans un récipient à agitateur pour former une boue. On filtre la boue par une différence de pression de 740 mmAg, et on détermine la proportion de filtrat à divers intervalles de temps, La résistance spécifique à la filtration déterminée est de 3,4 x 1010 m/kg. La proportion totale de solides dans la boue est de 21,3 parties. On analyse le teau et on trouve qu'il contient 27,9 % de C03 et 46,8 % de cobalt. La concentration en cobalt du filtrat est mesurée par titrage au chélate par de l'acide éthylènediamine-tétracétique et on mesure le taux de récupération du cobalt. On s'aperçoit que 99,8 %du co- balt est récupéré. On ajoute 30 cm3 d'acide sulfurique concentré au filtrat, et on extrait le mélange par de l'éther pour former 75 parties d'un mélange d'acide 4-méthyl-o-phtalique et d'acide trimellitique. Exemples 2 à 7 On répète l'exemple 1 si ce n'est qu'on fait varier les proportions d'eau à ajouter à 45 parties du composé de cobalt et 25 parties du carbonate de sodium anhydre. Les valeurs de la résistance ce spécifique à la filtration du carbonate basique de cobalt sont indiquées au tableau 1 ci-déssous. TABLEAU 1 Exem- Quantité H2O/Co Quantité H2O/Na Résistance ples d'eau rapport d'eau rapport spécifique à ajoutée au molaire ajoutée au molaire la filtration composé de carbonate (x 1010 m/kg) cobalt de sodium (parties) 2 100 32,7 100 11,8 12 3 50 16,4 100 11,8 4,6 4 170 55,6 25 2,9 0,60 5 100 32,7 25 2,9 0w23 6 100 32,7 85 10,0 4,0 7 100 32,7 45 5,0 0,40 Exemple comparatif 1 On répète l'exemple 1 si ce n'est qu'on ajoute 400 parties d'eau à 45 parties de composé de cobalt (H2O/Co=131 rapport molaire) et on ajoute 100 parties d'eau à 25 parties de carbonate de sodium anhydre (H2O/Na = 11,8 rapport molaire). On trouve que la résistance spécifique à la filtration est de 59 x 1010 m/kg. Exemple comparatif 2 On répète l'exemple 1 si ce n'est qu'on ajoute 200 parties d'eau à 45 parties de composé de cobalt (H2O/Co = 65,7 rapport molaire) et on ajoute 100 parties d'eau à 18,9 parties de soude (H2O/Na = 11,8 rapport molaire). On trouve que la résistance spécifique à la filtration est de 111 x 1010 m/kg. Exemples 8 à 10 On répète l'exemple 1 si ce n'est qu'on fait réagir une solution aqueuse de 45 parties de composé de cobalt dans 100 parties d'eau avec chacun des corps basiques indiqués au-tableau 2 ci-dessous. Les résistances spécifiques à la filtration déterminées sont indiquées au tableau 2. TABLEAU 2 Substance Exemple 8 Exemple 9 Exemple 10 basique Hydrogénocar- Carbonate de Hydrogénocar utilisée bonate de so- potassium bonate de po dium (anhydre) anhydre tassium (anhydre) Quantité de 40 33 47 substance basique (parties) Quantité d'eau 45 46 46 (parties) H2O/Na ou K 5,3 5,4 5,4 (rapport molaire) Résistance 0,23 0,41 0,24 spécifique à la filtration (x 1010 m/kg) Exemple 11 On sépare complètement par évaporation l'acide acétique de 2140 parties du filtrat d'oxydation obtenu à l'exemple 1. On sèche le résidu et on l'extrait avec 5000 parties de pseudocumène et 100 parties d'eau. On prépare une dispersion aqueuse en ajoutant 45 parties (H2O/Na = 5,3 rapport molaire) d'eau à la phase aqueuse séparée (H20/Co = 32,7 rapport molaire) et 25 parties de carbonate de sodium anhydre, et on fait réagir dans les mêmes conditions de réaction qu'à l'exemple 1. La résistance spécifique à la filtration est égale à 0,58 x 1010 m/kge Exemple 12 On ajoute 125 parties d'acétate de cobalt à 90 parties d'a- cide 4-méthyl-o-phtalique, et on chauffe le mélange à 14O0C dans 1000 parties d'acide acétique.On lave le gSteau résultant avec de l'acide acétique et on le sèche. On analyse le gâteau séché et on s'aperçoit qu'il contient 72,6 % d'acide 4-méthyl-o-phtalique, 24,9 % de cobalt et 2,5 % d'autres composés. On fait réagir une solution aqueuse de 40 parties de ce gâ- teau dans 100 parties d'eau (H2O/Co = 32,7 rapport molaire) avec. une dispersion aqueuse de 25 parties de carbonate de sodium anhydre dans 45 parties dleau (H2O/Na = 5,3 rapport molaire) dans les mêmes conditions qu'à l'exemple 1. On trouve que la résistance spécifique à la filtration est de 0,55 x 1010 m/kg. Exemple 14 On ajoute 300 parties d'acétate de manganèse à 5000 parties de filtrat d'oxydation obtenu à exemple 1, et on traite thermiquement le mélange à 1000C. On sépare par filtration le précipité résultant insoluble dans l'acide acétique et on sépare par évaporation l'acide acétique, puis on sèche. Le gSteau séché est séparé par lavage du produit séché par de l'acétone. Le gâteau résultant est analysé et on s'aperçoit qu'il contient 63,8 % d'acide 4-méthyl-o-phtalique, 11,8 % d'acide trimellitique, 21,6 ffi de manganèse, 0,9 % de cobalt et 1,9 % d'autres corps. On ajoute goutte à goutte une solution aqueuse de 25 parties de carbonate de sodium anhydre dans 45 parties d'eau (H20/Na= 5,3 rapport molaire) à une solution aqueuse de 41,5 parties de ce gâteau dans 100 parties d'eau (H2O/Mn=32,7 rapport molaire) et on fait réagir à une température réactionnelle de 850C pendant 30 minutes. On trouve que le carbonate basique de manganèse a une résistance spécifique à la filtration égale à 0,65 x 1010 m/kg. Exemple 15 On ajoute 38,5 parties de carbonate de cobalt et 81,7 parties d'eau à 28 parties d'acide o-phtalique, et on traite le mélange sous reflux pendant 1 heure. On fait réagir la solution résultante (H2O/Co = 32,7 rapport molaire) avec une dispersion de 25 parties de carbonate de sodium anhydre dans 45 parties d'eau (H2O/Na = 5,3 rapport molaire) dans les mêmes conditions qu'à l'exemple 1. On trouve que la résistance spécifique à la filtration est de 0,56 x 1010 m/kg. Exemple comparatif 3 On répète exemple 15 si ce n'est qu'on utilise de l'acide isophtalique au lieu d'acide o-phtalique. La résistance spécifique à la filtration est de 1,8 x 1010 mlkg. Exemple comparatif 4 On répète l'exemple 15 si ce n'est qu'on utilise de l'acide téréphtalique au lieu d'acide o-phtalique. La résistance spécifique à la filtration est de 9,6 x 1010 m/kg. Exemple comparatif 5 On fait réagir une solution aqueuse de 42 parties d'acétate de cobalt dans 500 parties d'eau (H2O/Co = 164 rapport molaire) avec une solution aqueuse de 20 parties de carbonate de sodium anhydre dans 80 parties d'eau (H2O/Na=11,8 rapport molaire) à une température de 85 C. On analyse la boue résultante de carbonate de cobalt basique de la même manière qu'à l'exemple t, et on trouve qu'elle a une résistance spécifique à la filtration égale à 2,7 x 1010 m/kg. Exemples comparatifs 6 à 12 On répète l'exemple comparatif 1 si ce n'est qu'on fait varier les proportions d'eau à ajouter à 42 parties d'acétate de cobalt et 20 parties de carbonate de sodium anhydre. le carbonate de cobalt basique résultant a une résistance spécifique à la filtration indiquée au tableau 3 ci-dessous. TABLEAU 3 Exem- Quantité H2O/Co Quantité H2O/Na Résistance ples d'eau rapport d'eau rapport spécifique à ajoutée au molaire ajoutée au molaire la filtration composé de carbonate (x 1010 m/kg) cobalt de sodium (parties) anhydre (parties) 6 200 65,7 80 11,8 2,9 7 100 32,7 80 11,8 2,2 8 50 16,4 80 11,8 3,0 9 200 65,7 320 47,1 2,8 10 200 65,7 160 23,5 3,1 11 200 65,7 200 29,4 3,4 12 100 32,7 100 14,7 4,8 Exemples 16 à 18 On oxyde par-de l'air du 2,6-diméthylnaphtalène en phase liquide dans un solvant constitué d'acide acétique en utilisant de l'acétate de cobalt, de l'acétate de manganèse et du bromure d'ammonium respectivement comme catalyseur. On sépare par filtration le produit d'oxydation constitué principalement d'acide 2,6-naphtalbne- dicarboxylique et on concentre le filtrat résultant, et on élimine complètement par évaporation l'acide acétique et l'eau formés sous l'effet de la réaction d'oxydation.Ce résidu a la composition suivante en poids Acide trimellitique 54 acide 4-méthylphtalique 3 acide phtalique 4 acide 2,6-naphtalènedicarboxylique et ses isomères 12 cobalt métallique 12 manganèse métallique 6 sous-produits et autres 9 On ajoute 100 parties d'eau à 45 parties du résidu résultant. On fait réagir la dispersion aqueuse résultante (H2O/Co+Mn = 39,4- rapport molaire) avec chacune des dispersions aqueuses basiques indiquées au tableau 4 ci-dessous, à 850C, pour former une boue. On mesure la résistance spécifique à la filtration de la boue de la même manière qu'à l'exemple 1 et les résultats sont indiqués au tableau 4. On mesure les concentrations en cobalt et en manganèse dans le filtrat et on détermine le taux de récupération du cobalt et du manganèse. On trouve que, dans chacun des exemples, le taux de récupération du cobalt ou du manganèse est supérieur à 99 %. TABLEAU 4 Exem- Substance Quantité Quantité H2O/Na Résistance ples basique de subs- d'eau où K spécifique à utilisée tance (parties) (rap- la filtration basique port (x 1010 m/kg (parties) re) 16 Hydrogéno- 42 40 4,44 0,24 carbonate de sodium anhydre 17 Carbonate 27 40 4,37 0,31 de sodium anhydre 18 Hydrogéno- 50 40 4,45 0,28 carbonate de potassium anhydre Exemples 19 et 20 On répète l'exemple 1 si ce n'est qu'on ajoute l'eau seulement à 45 parties de composé de cobalt ou à 25 parties de carbonate de sodium anhydre et l'autre solide est ajouté au mélange résultant. Les résultats sont indiqués au tableau 5 ci-dessous. TABLEAU 5 Exem- Quantité H2O/Co Quantité H2O/Na Résistance ples d'eau rapport d'eau rapport spécifique à ajoutée au molaire carbonate molaire la filtration composé de de sodium (x 1010 m/kg) Co anhydre (parties) (parties) 19 O O 45 5,0 o,35 20 100 32,7 0 0 0,27 REVENDICATIONS 1. - Procédé de séparation et de récupération d'un métal et d'un acide polycarboxylique aromatique dans un composé préparé à partir de ces corps, en mettant en contact un composé formé d'un acide polycarboxylique aromatique--- cntenant deux radicaux carboxyle adjacents et un métal choisi dans le groupe constitué par le cobalt et le manganèse, avec un sel basique choisi dans le groupe constitué par les carbonates de métaux alcalins, les hydrogénocarbonates de métaux alcalins, le carbonate d'ammonium et 1'hydrogénocarbonate d'ammonium dans un milieu aqueux, procédé caractérisé parole fait qu'on met en contact-un corps choisi dans le groupe constitué par i) une solution aqueuse ou une dispersion dudit composé ne conte nant pas plus de 120 molécules-grammes d'eau par atome-gramme du métal dans ledit composé, et ii) ledit composé acide polycarboxylique aromatique/métal avec un corps choisi dans le groupe constitué par iii) une solution aqueuse ou une dispersion dudit sel basique ne contenant pas plus de 12 molécules-grammes d'eau par ion-gram me d'un ion choisi dans le groupe constitué par les ions de métaux alcalins et les ions ammonium dans ledit sel basique, et iv) ledit sel basique dans une combinaison de i) et iii) ou iv), ou ii) et iii), de ma nière à séparer le métal sous forme d'un carbonate solide ou d'un carbonate basique, et ledit acide polycarboxylique aromatique sous forme d'une solution aquéuse de son sel de métal alcalin ou de son sel d'ammonium, et récupérer ces corps. 2. - Procédé selon la revendication 1, dans lequel la proportion d'eau dans i) ne dépasse pas 70 molécules-grammes par atome-gramme de métal dans ledit composé acide polycarboxylique aromatique/métal. 30 - Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, dans lequel la proportion d'eau dans iii) ne dépasse pas 8 molecules- grammes par ion-gramme dudit ion. 4. - Procédé selon l'une des revendications 1 d 3, dans lequel le composé formé d'un acide polycarboxylique aromatique contenant deux radicaux carboxyle adjacents et d'un métal choisi dans le groupe constitué par le cobalt et le manganèse est un produit obtenu par oxydation du pseudocumène en présence, en tant que catalyseur, d'un composé métallique choisi dans le groupe cons- tituepar les composés de cobalt et les composés de manganèse. 5. - Procédé selon la revendication 1 dans lequel ledit composé formé à partir d'un acide polycarboxylique aromatique contenant deux radicaux carboxyle adjacents et d'un métal choisi dans le groupe constitué par le cobalt et le manganèse est un produit obtenu par oxydation d'un naphtalène à substituant allyle en présence, en tant oue catalyseur, d'un composé métallique choisi dans le groupe constitué par les composés de cobalt et les composés de manganèse.