La présente invention concerne le problème de la régulation automatique du temps de coagulation du sang circulant dans un circuit artificiel extra ou intra-corporel, comme cela est le cas lors d'une intervention chirurgicale à coeur ouvert, lors d'un traitement de dialyse en cas d'insuffisance rénale ou, dans tous les autres cas dans lesquels il est nécessaire de faire parcourir au sang d'un malade un circuit artificiel, soit pour traiter ledit sang, soit pour favoriser ou permettre le traitement ou l'intervention sur le malade Dans les cas d'application ci-dessus, le sang du malade, provenant d'une artère, entre dans un appareil de traitement dans lequel il séjourne plus ou moins longtemps avant d'etre reconduit et réintroduit dans le circuit de circulation corporelle par une veine.Les circuits artificiels sont composés de matériaux biocompatibles destinés à éviter les risques de coagulation et d'hémolyse susceptibles de perturber le fonctionnement. En règle générale, le temps de coagulation du sang d'un malade est habituellement compris entre 10 et 20 minutes sur la base d'une mesure effectuée selon la méthode de LEE & WHITE alors que, dans le circuit artificiel, il convient d'augmenter ce temps de coagulation jusqu'à le plus souvent 30 à 40 minutes pour éviter tout risque de thrombose. Pour résoudre ce problème, on a proposé d'injecter dans le circuit artificiel un produit anti-coagulant par exemple de l'héparine. Jusqu'à présent, deux méthodes d'injection sont utilisées. La première consiste à fournir initialement une dose massive d'héparine puis à effectuer périodiquement des mesures manuelles du temps de coagulation pour vérifier si des doses complémentaires doivent ou non etre injectées. La seconde consiste à injecter de façon continue ou quasi continue une faible dose puis à vérifier le temps de coagulation de façon manuelle pour ajuster la valeur de la dose en fonction des mesures effectuées. On conçoit que ces deux méthodes ne permettent pas d'obtenir des résultats convenables étant donné l'absence de précision des mesures effectuées et des doses d'héparine injectées en conséquence. Il convient de considérer aussi que l'injection d'héparine selon les méthodes ci-dessus, si elle règle un problème, en pose immédiatement un autre qui est celui du temps de coagulation trop long conféré au sang du malade lorsque ce sang emprunte de nouveau le circuit de circulation corporel dans lequel il risque de provoquer des hémorragies difficilement controlables. Le problème est donc de pouvoir, d'une part, augmenter le taux de coagulation du sang dans le circuit artificiel, de façon précise, régulière et contrôlée, mais de pouvoir également ramener ce taux de coagulation à une valeur habituelle normale ou légèrement supérieure pour le sang circulant dans le circuit corporel, de façon automatique avec une réponse en temps réel, de manière à permettre la conduite d'un processus de traitement de longue durée pouvant se dérouler de façon continue sans la présence d'un personnel qualifié astreint à contrôler périodiquement, selon les méthodes habituelles, les temps de coagulation en aval ainsi qu'éventuellement en amont d'un malade. L'objet de l'invention vise justement à la résolution du problème général ci-dessus en proposant un appareil à fonctionnement automatique permettant de mesurer le temps de coagulation du sang d'un malade à la sortie et/ou à l'entrée d'un circuit artificiel et de réaliser un ajustement automatique du ou des produits additionnels de caltrôle du temps de coagulation en ne nécessitant, pour son fonctionnement automatique continu, que la présence d'un opérateur pouvant etre chargé de la conduite et du contrôle de plusieurs appareils identiques. L'appareil selon l'invention est en outre particulièrement conçu de manière à pouvoir maintenir un temps de coagulation convenable dans le circuit artificiel ou dans le circuit corporel, quelles que soient les variations pos sigles des conditions de circulation et, notamment, celles du débit du sang fourni par le malade, lequel représente un paramètre initialement incontrO- lable et jusqu'à présent incontrlé. L'objet de l'invention est tout particulièrement conçu pour prévenir tout risque d'interférence entre les mesures successives du temps de coagulation réalisé, ainsi qu'également pour supprimer tout risque éventuel de contamination, par le sang du malade, du personnel chargé de la surveillance, de la conduite ou du fonctionnement de l'appareil. Conformément à l'invention, l'appareil de régulation automatique du temps de coagulation du sang est caractérisé en ce qu'il comprend au moins une unité de mesure comportant une pompe prélevant périodiquement du sang dans le circuit artificiel en aval de l'appareil de traitement et alimentant un chargeur mobile de tubes de réception de doses de sang respectivement de rinçage et de mesure par des moyens qui sont reliés à un appareil de mesure branché à un comparateur relié à un dispositif d'affichage d'une valeur de référence réglable ainsi qu'à un appareil de réglage de la vitesse initiale d'une pompe d'injection commandée par le comparateur, à travers un bloc adaptateur-correcteur, pour injecter un produit anti-coagulant dans le circuit artificiel en amont de l'appareil de traitement Diverses autres caractéristiques ressortent de la desoeiption ci-dessous faite en référence aux dessins annexés qui montrent, à titre d'exemple non limitatif, une forme de réalisation de l'objet de l'invention. La fig. 1 est une vue synoptique des différents éléments constitutifs de l'appareiIb La fig Z est un diagramme illustrant les différentes phases d'un cycle de fonctionnement de l'appareil. La fig. 3 est une perspective montrant un exemple de construction de l'appareil. La fig. 4 est une coupe-élévation montrant plus en détail l'un des éléments constitutifs de l'appareil. La fig. 5 est une coupe en plan prise selon la ligne V-V de la fig. 4. La fig. 6 est une vue en plan, analogue à la fig. 5, mais montrant, à plus petite échelle, une variante de réalisation. La fig. 1 représente un schéma synoptique constitutif de l'appareil qui est destiné à etre branché sur un circuit de circulation artificiel du type extracorporel 1 établi entre un malade 2 et, par exemple, un appareil de traitement 3, tel qu'un dialyseur dans le cas d'application à l'épuration du sang du malade 2 atteint d'insuffisance rénale. L'appareil 3 est représenté de façon symbolique comme divisé en deux compartiments 3a et 3b par une membrane 4 et dans lesquels circulent respectivement le sang du malade et un liquide de dialyse par l'intermédiaire d'un circuit 5. D'une façon habituelle, le circuit extra-corporel 1 comporte deux voies la et lb assurant l'amenée et le retour du sang entre le malade et le dialyseur 3. Comme cela est mentionné ci-dessus, ltobiet de l'invention peut etre mis en oeuvre pour des applications différentes et, notamment, pour celles dans lesquelles le circuit de circulation artificiel 1 est prévu pour permettre ou faciliter le traitement ou une intervention sur le malade 2 sans que ledit circuit ne conduise obligatoirement le sang à un appareil de traitement spécifique. De meme, le circuit artificiel 1 pourrait etre intra-corporel. L'appareil de régulation automatique du temps de coagulation, conforme à l'invention, comprend deux unités de contrôle séparées A et B à fonctionnement automatique indépendant. L'unité de contrôle A comprend une pompe 6a dont le fonctionnement périodique est déclenché par un dispositif approprié tel qu'une horloge. La pompe 6a est branchée sur la voie la pour prélever périodiquement une fraction de sang circulant entre l'appareil 3 et le malade 2, c'est-à-dire une fraction de sang destiné à etre réintroduit dans le circuit de circulation corporel du malade. La pompe 6a est destinée à assurer l'alimentation d'un chargeur mobile 7a comprenant des tubes 8a qui sont déplacés automatiquement pour etre amenés en position de remplissage par la pompe. Certains des tubes 8a représentent des cellules ou éprouvettes qui sont reliées à un appareil 9a de mesure du temps de coagulation. L'information délivrée par l'appareil 9a est transmise à un comparateur 10a qui est muni d'un dispositif lla d'affichage d'une valeur de référence comparative souhaitée, c'est-à-dire du temps de coagulation désiré. Le comparateur 10a est également associé à un dispositif 12a permettant de régler, lors d'une première mise en fonctionnement, la vitesse d'injection d'une pompe 13a en vue de l'obtention du temps de coagulation affiché sur le dispositif l2a. La pompe 13a, commandée par le comparateur 10a à travers un bloc adaptateur-correcteur l4a, est raccordée à la voie lb du circuit 1 en amont de l'appareil 3. La pompe 13a est reliée de toute façon convenable à un réservoir de produit anti-coagulant, notamment de l'héparine. L'unité B, réalisée de façon identique à l'unité A, comporte, en réalité, les memes sous-ensembles qui sont désignées par les memes références affectées toutefois de l'indice b propre à cette unité. La pompe 6b est en outre branchée sur la voie lb pour prélever une fraction du sang circulant entre le malade et appareil 3, c'est-à-dire à la sortie du malade dans le circuit de circulation extra-corporel et en amont du branchement d'injection de la pompe d'héparine 13a. La pompe d'injection 13b, qui est destinée à introduire un produit coagulant, tel que la protamine, est branchée sur la voie la du circuit extra-corporel I en aval du branchement de prélèvement correspondant à la pompe 6a. L'appareil décrit ci-dessus fonctionne de la façon suivarSe: Lors de la mise en fonctionnement de l'appareil après son branchement sur le circuit extra-corporel 1, les dispositifs 12a et 12b sont réglés pour afficher une vitesse initiale d'avance des pompes 13a et 13b, c'est-à-dire pour réaliser dans le circuit extra-corporel 1 l'injection par unité de temps d'une quantité donnée de produits respectivement anti-coagulant dans la voie lb et coagulant dans la voie la. Ce réglage est effectué pour atteindre un temps de coagulation souhaité et affiché par l'intermédiaire des dispositifs lla-llb.En outre, une correction éventuelle est effectuée manuellement par les blocs 14a-14b de manière à tenir compte de facteurs variables tels que la concentration des produits, les caractéristiques dimensionnelles des pompes d'injection utilisées, etc. . Comme cela est indiqué précédemment, les pompes 6a et 6b sont commandées en fonctionnement par l'intermédiaire d'au moins un dispositif chronométrique déterminant une périodicité de leur fonctionnement. Dès que ces pompes entrent en état de marche, du sang est prélevé à partir du circuit 1 extra-corporel respectivement en aval du dialyseur 3 et en aval du malade 2, compte tenu du sens de circulation du sang figuré par les flèches. Le sang prélevé par les pompes 6a et 6b est envoyé dans deux éprouvettes ou tubes 8a et 8b qui sont destinées à recueillir la quantité de sang nécessaire pour assurer le rinçage des canalisations de circulation, de manière que la mesure ultérieure puisse etre effectuée sur une quantité de sang exempte de tout produit extrinsèque susceptible d'avoir une influence sur la mesure à effectuer.Lorsque le rinçage des canalisations a été effectué, les chargeurs 7a et 7b sont déplacés de manière à amener, sous les orifices de déversement, deux tubes 8a'-8b' de mesure qui sont eux aussi remplis d'une quantité de mais ~ ~ sang/destinée à la mesure du temps de coagulation. Le fonctionnement des pompes 6a et 6b est alors interrompu par le dispositif chronométrique d'asservissement qui, bien que cela ne soit pas représenté, est asservi à un programme de commande automatique de l'ensemble de l'appareil. La mesure du temps de coagulation est effectuée simultanément dans les tubes 8a'-8b', mais par des moyens de mesure indépendants les uns des autres pour chacune des unités A et B.La détection du moment de coagulation à partir de la mise en fonctionnement initiale des dispositifs de mesure 9a-9b fournit, pour chacun, une information au comparateur correcteur lOa-10b. Chaque comparateur effectue la comparaison de l'information reçue avec la valeur du temps de coagulation désirée affichée par le dispositif lla-llb et la comparaison de ces deux termes conduit le comparateur 10a-10b à adres ser à la pompe correspondante 13a ou 13b une information correctrice en vue d'accroitre ou de diminuer la quantité de produit correspondant injecté dans le circuit extra-corpoFel I par unité de temps.Ainsi, lorsqu'il s'avère que le sang ayant circulé dans l'une quelconque des deux cellules constituées par le malade 2 et l'appareil 3 présente un taux de coagulation incompatible avec le maintien de bonnes conditions de circulation dans ladite cellule, la pompe d'injection correspondante est commandée pour assurer l'introduction d'une fraction différente de produit de traitement encavant de la cellule concernée de manière à remédier aux mauvaises conditions détectées. L'ensemble de l'appareil reste alors dans l'état nouveau qui lui a été conféré, c'est-à-dire que les pompes d'injection 13a et 13b continuent d'injecter une meme dose par unité de temps de produits de traitement, jusqu'au moment où un cycle identique à celui décrit ci-dessus débute par la mise en fonctionnement des pompes 6a et 6b. Cette mise en fonctionnement a été bien entendu précédée par le déplacement des chargeurs 7a et 7b destinés à amener préalablement, sous les orifices de sortie des canalisations des pompes, des tubes 8a et 8b aptes à recevoir le sang prélevé par les pompes 6a et 6b pour assurer le rinçage des canalisations de circulation afin d'éliminer, préalablement aux mesures ultérieures à réaliser, toutes traces du sang précédemment utilisé pour effectuer les premières mesures. Il est évident que l'appareil selon l'invention peut aussi comporter uniquement une unité A dans le cas où il convient de ne réguler > de façon automatique et précise, que la quantité d'héparine injectée en fonction du temps de coagulation. Selon une autre caractéristique de l'objet de l'invention, ilest prévu de tenir compte d'un paramètre supplémentaire pour évaluer les quantités de produits de traitement devant etre injectées. Ce paramètre supplémentaire est constitué par le débit sanguin fourni par le malade 2, lequel a été reconnu comme ayant une influence sur le taux de coagulation. Selon l'invention, il est prévu de munir l'appareil d'un ensemble C d'asservissement simultané des unités A et B. L'ensemble comprend un débitmètre branché à la sortie du malade sur la voie lb du circuit extra-corporel pour mesurer le débit de sang fourni par le malade et amené à circuler dans le circuit 1.Le débitmètre 151 est raccordé à un dispositif de mesure 152 qui est relié aux blocs adaptateurs-correcteurs 14a-l4b pour leur fournir une information de correction simultanée en fonction du débit relevé par le débitmètre. Ainsi, en cas de variation du débit, la meme information de correction est adressée aux blocs 14a-14b de façon à modifier simultanément et de la meme mesure la vitesse d'injection des pompes I3a-13b. Dans le cas de mise en oeuvre pour l'injection d'héparine seulement, tel qu'envisagé ci-dessus, il est possible également de prévoir la correction d'injection en fonction du facteur débit et dans un tel cas l'ensemble C ne comporte alors qu'une sortie. La mise en oeuvre de l'appareil décrit ci-dessus permet ainsi de maintenir des conditions optimales de circulation, d'une part, en abaissant le taux de coagulation du sang avant son entrée dans l'appareil de traitement 3, de manière à éviter tout risque de coagulation, d'autre part, en relevant ce taux de coagulation avant sa réintroduction dans le circuit corporel du malade 2 de façon à éviter tout risque d'hémorragie interne et, par ailleurs, en corrigeant les valeurs ajustées en fonction du débit sanguin.Ces conditions optimales de circulation sont, en outre, maintenues sans faire intervenir un personnel qualifié, puisqu'il suffit d'un opérateur chargé de contrôler le déroulement correct des différentes phases de l'appareil 1 qui, bien entendu, peut etre équipé d'un certain nombre de sécurités ou de dispositifs d'alarme interrompant le cycle de fonctionnement > lorsque l'un des facteurs au moins relevé ne fournit pas une information du type de celle pouvant etre prise en compte pour la succession des différentes opérations ultérieures successives. La fig. 2 montre un diagramme des séquences de fonctionnement tel qu'énoncé ci-dessus et sur lequel la première séquence I correspond, après la mise sous tension de l'appareil, à la phase de mise en place des tubes destinés à recevoir le sang ayant servi à rincer les canalisations. La séquence Il correspond à la phase de rinçage proprement dit, laquelle est suivie par la phase III de mise en place des tubes de mesure du temps de coagulation dont la phase de remplissage IV est éventuellement suivie par la phase V non mentionnée dans le déroulement précédemment décrit et qui consiste à prévoir éventuellement l'introduction, dans chacun des tubes remplis de sang à mesurer, d'un produit destiné à accélérer le temps de coagulation de façon à pouvoir disposer de la mesure le plus rapidement possible et pouvoir ainsi effectuer des mesures toutes les quinze minutes environ. Il est à noter que, bien entendu, il est possible aussi de prévoir initia lement dans chaque tube de mesure 8a' un produit accélérateur sous forme de poudre, ce qui supprime cette phase V du cycle. Le déroulement de cette phase de mesure du temps de coagulation correspond à la séquence VI qui est suivie par la séquence VII destinée à vérifier la validité des mesures effectuées avant de commander éventuellement la correction des pompes d'injection des produits de traitement.La fig. 2 montre que les différentes s6- quences I à VII se déroulent, de préférence, sur une durée approximative de 5 minutes et qu'une seconde séquence analogue peut etre déclenchée automatiquement ou manuellement év#tuellement, par exemple, au bout d'une durée totale de 15 minutes dans laquelle est comprise la durée de déroulement des séquences précédentes représentant un premier cycle de fonctionnement de l'appareil. La fig. 3 montre une disposition avantageuse qui consiste à réaliser l'appareil décrit précédemment sous la forme d'un ensemble compact renfermant dans un carter 16 tous les dispositifs et organes constitutifs. De préférence, le panneau de façade 16a supporte les différents cadrans d'affichage et organes de sélection, de mise en route, de contrôle ou de fonctionnement de ensemble de l'appareil, tandis que le dessus 16b supporte les pompes 13a et 13b, ainsi que les pompes 6a et 6b. Selon une disposition constructive avantageuse, il est prévu de disposer les chargeurs 7a-7b dans un bottier unique 17 monté de façon amovible sur l'une des parois latérales 16c du carter de l'appareil. Le boiter 17 est de préférence constitué sous la forme d'un volume étanche (fig. 4) pouvant etre monté et adapté sur la paroi latérale 16c par des moyens d'assemblage 19, tels que des tenons, emboftab#s dans des guides 20 présentés par ladite paroi.Le bottier 17 contient Ies deux chargeurs 7a-7b qui sont chacun constitués par un support de tubes monté mobile à l'intérieur du bottier en étant guidé, selon un axe de déplacement rectiligne, par des rainures 21 et 22 prévues par exemple dans le fond et dans le dessus du bottier 17 Chaque chargeur 7a ou 7b peut etre constitué de nombreuses façons différentes et telle que sous la forme d'un râtelier pour des tubes ou d'un bloc délimitant des trous ou alésages borgnes parallèles. Chaque chargeur comporte un meme nombre pair de tubes ou trous 8a-8b et un tube ou trou sur deux de chaque chargeur contient un agitateur 23 muni, dans sa partie basse, d'un barreau 24 magnétique dont les extrémités sont à meme d'etre placées en colacidence avec deux contacts métalliques 25 (fig. 5).Les contacts 25 font saillie à partir du fond du tube ou du trou et traversent la partie inférieure ou embase du chargeur pour etre reliés électriquement à deux lames conductrices 26 affleurant sensiblement la face inférieure de l'embase. Ainsi que cela apparat à la fig. 4, les lames 26, correspondant aux contacts 25 d'un tube ou trou équipé d'un agitateur 23, sont isolées électriquement de celles appartenant au tube ou trou successif également équipé d'un agitateur 23. La conformation intérieure des tubes ou trous peut etre modifiée de toute façon convenable localement par un rétreint, un bossage, une aspérité ou tout autre déformation situé dans la partie sensiblement médiane de l'agitateur de façon à représenter un élément de retenue axiale pour ce dernier.L'agitateur 23 est, de façon supplémentaire, conformé pour que sa partie supérieure présente une conformation angulaire telle que cruciforme, comme illustrée aux dessins. Les différents tubes ou trous 8a-8b peuvent etre amenés par déplacement des chargeurs 7a-7b à l'intérieur du volume du boftier 17, successivement en coîncidence avec les orifices de deux raccords 27-28 portés par le couvercle 22 et sur lesquels sont branchées les tuyauteries de sortie des pompes de prélèvement 6a-6b.Le déplacement des chargeurs 7a-7b peut etre assuré de plusieurs façons différentes et notamment, comme cela est illustré schématiquement aux dessins, par l'intermédiaire d'un moteur électrique 29 dont le fonctionnement est placé sous la dépendance d'un programmateur général ou d'une commande manuelle qui peut alors etre placée à la disposition de l'opérateur, par exemple sur la façade l6a. Le moteur électrique 29 est équipé d'une poulie 30 sur laquelle s'enroule, pour chaque tour de rotation, un cable 31 accroché simultanément aux chargeurs 7a et 7b. La fig. 6 montre qu'une disposition différente peut etre adoptée et que le câble 31 peut commander en déplacement le chargeur 7a, lequel assure, par l'intermédiaire d'une poulie de renvoi, le déplacement inverse du chargeur 7b de façon que, simultanément, les deux chargeurs soient à meme de placer l'un de leurs tubes ou trous en regard des raccords 27 et 28. Le fond du boiter 17 est également équipé de deux séries de bornes 32 et 33 qui sont placées sur la trajectoire décrite par les lames 26 lors du déplacement des chargeurs. Les bornes 32 et 33 sont reliées par des conducteurs 34, tels que représentés en traits mixtes à la fig. 4, à trois broches 35 portées par la partie épaulée de l'un des tenons 19. Les broches sont destinées à etre introduites dans des fiches complémentaires montées dans le guide 20 correspondant, non visibles aux dessins et raccordées à trois conducteurs qui forment deux circuits 36 et 37 d'alimentation des dispositifs de mesure 9a et 9b logés à l'intérieur du carter de l'appareil. Le bottier 17 est, par ailleurs, associé à un dispositif d'agitation 38 qui est, de préférence, constitué par un moteur 39 fixé sur la paroi latérale 16c pour etre situé immédiatement en-dessous du boîtier amovible 17. L'arbre de sortie du moteur 39 commande la mise en rotation d'un duo de barreaux magnétiques 40 et 41 qui sont ainsi placés sous chacun des chargeurs, pour occuper une position fixe par rapport aux tubes ou trous 8a et 8b qui peuvent etre amenés à défiler devant ces barreaux 40 et 41. Ainsi que cela apparat à la fig. 4, les barreaux 40 et 41 sont de préférence placés à faible distance du fond du bottier 17 qui est réalisé en une matière non magnétique, et, de préférence, en une matière plastique comme les chargeurs d'ailleurs. L'adaptation du boiter 17 sur la paroi latérale 16c est complétée, dans un cas pratique de mise en oeuvre, par le branchement sur les raccords 27 et 28 des canalisations des pompes 6a et 6b. Ainsi, lors du début d'un cycle à partir de la position d'origine représentée à la fig. 4, le fonctionnement des pompes 6a et 6b a pour effet de déverser dans les premiers tubes 8a et 8b déminais d'un agitateur, la quantité de sang assurant le rinçage. Une seconde phase du cycle assure l'alimentation du moteur 29 qui, par l'intermédiaire du cible de traction 31, déplace les chargeurs 7a et 7b dans le sens de la flèche f1 (fig. 4 et 5) sur une mesure juste suffisante pour amener à l'aplomb des raccords 27 et 28 les tubes ou trous 8a' et 8b' munis d'un agitateur.Une autre phase assure ensuite le remplissage des tubes ou trous 8a'-8b' en sang, puis le moteur 39 est alimenté pour faire tourner les barreaux aimantés 40 et 41 qui commandent, par effet magnétique, la rotation des agitateurs 23 à l'intérieur des tubes ou trous, Le barreau 24 de chaque agitateur forme, avec les contacts 25 et les lames 26, un circuit électrique aboutissant, par les conducteurs 34 et les broches 35 correspondantes, au dispositif de mesure 9a ou 9b concerné. Par conséquent, chaque dispositif 9a-9b reçoit, lors de la rotation de l'agitateur 23 correspondant, une information cyclique périodique correspondant à chaque demi-tour du barreau 24 qui est amené à etre situé deux fois par tour en correspondance avec les contacts 25.Lorsqu'au bout d'un certain temps l'agitateur 23, qui assure un effet de brassage de la quantité de sang contenue dans le tube ou trou, se trouve emprisonné par le caillot formé et lui-meme retenu en rotation par le moyen 42 à l'intérieur du tube ou trou (fig. 4), le barreau 24 est immobiiisé dans une position angulaire donnée par rapport aux contacts 25, de sorte que le signal fourni au dispositif de mesure 9a ou 9b correspondant présente une configuration nettement différente de celle qu'il possédait initialement lors de la rotation libre dudit barreau. Le changement brutal de signal correspond donc à la coagulation de la quantité de sang précédemment versée, laquelle est appréciée dans le temps par l'intermédiaire du dispositif de mesure 9a ou 9b. Il est à noter que si le début d'une phase de mesure s'effectue simultanément pour les deux chargeurs 7a et 7b, la détection de la mesure du temps de coagulation dépend des caractéristiques sur ce point du sang reçu, lesquelles caractéristiques étant différentes comme vu précédemment. La mesure du temps de coagulation effectuée, par exemple, par le dispositif 9a se traduit par la transmission d'une information correspondante au comparateur lOa qui agit sur la vitesse d'injection de la pompe 13a chargée d'introduire la quantité d'héparine convenable en amont du dialyseur 3 de manière à maintenir un temps de coagulation allongé. Dans le cas présent, l'information transmise par le dispositif de mesure 9a est comparée par le comparateur 10a à la mesure théorique affichée par l'appareil lla et le résultat de cette comparaison se traduit par une augmentation ou une diminution du débit d'injection de la pompe d'héparine 13a.Il en est de meme pour ce qui concerne le résultat de la mesure effectuée par l'appareil 9b. La fin du cycle de fonctionnement se déroule ensuite comme décrit en référence à la fig. 2, c'est-à-dire qu'après correction éventuelle, l'ensemble de l'appareil reste au repos en attendant le déclenchement du cycle subséquent par l'intermédiaire du dispositif chronométrique. L'appareil représenté aux fig. 4 et 5 représente une disposition préférentielle permettant l'adaptation sur la paroi latérale de l'appareil de mesure, mais il est bien évident qu'une construction différente pourrait etre envisagée et que, notamment, le chargeur pourrait se présenter sous la forme d'une enveloppe ou d'un récipient cylindrique dans lequel seraient disposés des râteliers de forme complémentaire pouvant etre soumis à des déplacements conjugués de meme sens ou de sens opposé.Dans tous les cas, le nombre de tubes ou de trous offerts par les chargeurs est prévu pour conférer une autonomie de fonctionnement suffisante, au-delà de laquelle il convient, par simple démontage et retrait facilités par les tenons et les broches, de remplacer par un neuf le boîtier ayant permis d'effectuer les mesures précédentes, lequel peut alors etre acheminé dans son ensemble vers un appareil de destruction pour éviter tout risque de contamination ultérieure Il peut etre prévu également de munir le boiter de moyens de régulation automatique de la température intérieure de manière à maintenir des conditions optimales pour les fractions de sang prélevées au long du processus de mesure du temps de coagulation. La fig. 4 montre que le moyen d'immobilisation du caillot à l'intérieur de chaque tube ou trou est formé par une aspérité 42. Il va de soi qutun tel moyen peut etre remplacé par tout autre équivalent. L'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation représenté et décrit en détail car diverses modifications peuvent y etre apportées sans sortir de son cadre. RE VENDICATIONS 1 - Appareil de régulation automatique du temps de coagulation du sang circulant dans un circuit artificiel entre un malade et un appareil de traitement, caractérisé en ce qutil comprend au moins une unité de mesure comportant une pompe prélevant périodiquement du sang dans le circuit artificiel en aval de l'appareil de traitement et alimentant un chargeur mobile de tubes de réception de doses de sang respectivement de rinçage et de mesure par des moyens qui sont reliés à un appareil de mesure branché à un comparateur relié à un dispositif d'affichage d'une valeur de référence réglable ainsi qu'à un appareil de réglage de la vitesse initiale d'une pompe d'injection commandée par le comparateur à travers un bloc adaptateur-correcteur pour injecter un produit anti-coagulant dans le circuit artificiel en amont de l'appareil de traitement. 2 - Apparail de régulation selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend - une première unité de mesure comportant une pompe prélevant périodiquement du sang dans le circuit artificiel en aval de l'appareil de traitement et alimentant un chargeur mobile de tubes de réception de doses de sang respectivement de rinçage de mesure par des moyens qui sont reliés à un appareil de mesure branché à un comparateur relié à un dispositif d'affichage d'une valeur de référence réglable ainsi qu'à un appareil de réglage de la vitesse initiale d'une pompe d'injection commandée par le comparateur à travers un bloc adaptateur-correcteur pour injecter un produit anti-coagulant dans le circuit artificiel en amont de l'appareil de traitement - une seconde unité de mesure comportant une pompe prélevant périodiquement du sang dans le circuit extra-corporel en aval du malade mais en amont du point d'injection du produit anti-coagulant, ladite pompe étant associée à des moyens de mesure et de comparaison et de correction semblables à ceux de la première unité pour commander la vitesse d'une pompe assurant l'injection d'un produit coagulant dans le circuit artificiel en amont du malade mais en aval du point de prélèvement de la pompe de la première unité. 3 - Appareil de régulation selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comprend au moins une unité de mesure et un ensemble de mesure du débit du sang comprenant un débitmètre monté sur le circuit extracorporel en aval du malade et associé à un appareil de mesure appliquant une valeur de correction au bloc adaptateur-correcteur de la pompe de la ou des unités de mesure. 4 - Appareil selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que chaque unité de mesure comprend un chargeur mobile comportant un nombre pair de tubes assumant alternativement une fonction de réception d'une fraction ou quantité de sang de rinçage du circuit de circulation de la pompe de prélèvement correspondante et une fonction de réception d'une fraction ou quantité de sang destinée à la mesure du temps de coagulation, les tubes de mesure étant seuls munis de moyens d'agitation et de détection reliés à l'appareil de mesure correspondant. 5 - Appareil selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les moyens d'agitation et de détection des tubes de mesure comprennent, d'une part, pour chaque tube de mesure un agitateur interne immobilisé axialement dans le tube par au moins une butée interne formant également organe de retenue s'opposant a la rotation libre de la masse de sang coagulée, ledit agitateur comportant à sa base un barreau magnétique occupant une position diamétrale de façon à pouvoir etre placé en coincidènce avec deux contacts portés par le fond du tube et reliés à l'appareil de mesure et, d'autre part, un moteur d'entralnement en rotation d'un barreau aimanté disposé sous le chargeur sur l'axe de déplacement des différents tubes et à l'aplomb de la position d'arrêt et de remplissage des tubes. 6 - Appareil selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les chargeurs mobiles sont associés à un moyen d'entrainement commandant,pour chaque cycle de'fonctionnement déplacement d'un tube de rinçage puis d'un tube de mesure en regard de l'orifice de la canalisation de refoulement de la pompe deprélèvement correspondante dont le fonctionnement est déclenché en synchronisme avec celui dudit moyen d'entralhement. 7 - Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le s deux unités de mesure et l'ensemble commun d'asservissement aux variations de débit du sang sont montés à l'intérieur d'un meme carter sur les parois duquel sont montés extérieurement les pompes de prélèvement, les pompes d'injection ainsi que les chargeurs mobiles. 8 - Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que écarter supporte sur l'une de ses parois latérales un boitier étanche, amovible, contenant les chargeurs des unités de mesure. - 9 - Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce que le bolier étanche contient deux chargeurs guidés en déplacement et reliés à un seul organe moteur d'entrafnement situé extérieurement au boitier qui est monté sur le carter par des organes d'assemblage rapide assumant, par l'un au moins d'entre eux, une fonction de connexion et de dé connexion rapides entre les moyens d'agitation et de détection et les appareils de mesure propres à chacun des chargeurs. 10 - Appareil selon la revendication 8 ou 9, caractérisé en ce que le bot- tier étanche constitue un tout jetable et comporte dans son couvercle deux raccords de branchement des canalisations de refoulement des pompes de prélèvement, lesdits raccords débouchant à l'aplomb des positions d'immo bilisation des tubes des chargeurs qui sont munis, pour chaque tube de mesure, de deux lames conductrices reliées aux contacts internes et destinées à coopérer, dans la position d'immobilisation et de remplissage dudit tube, avec deux bornes portées par le boitier et raccordées à des conducteurs aboutissant aux moyens de connexion et dé connexion rapides.