Le dispositif faisant objet de la présente invention consiste en un ensemble d'appareillages destinés à assurer la sécurité du fonctionnement et la stabilisation en cours de manoeuvre de l'équipage mobile des ascenseurs ou monte-charges, plus particulièrement de ceux du type utilisé dans les garages pour soulever des véhicules ou autres matériels, et connus sous le nom d'élévateurs. Le premier de ces appareillages consiste en un frein qui immobilise automatiquement l'équipage mobilede l'élévateur lorsque le dispositif de commande de cet équipage mobile est placé sur "Arrt", ou lorsque, pour une raison quelconque, une des chaines de manoeuvre de cet équipage mobile se relâche. Le deuxième appareillage consiste en un amortisseur qui absorbe les faibles descentes de la charge, et qui autorise la descente directe de celle-ci après un arrêt prolongé. Le troisième appareillage consiste en un ensemble d'interrupteurs fin de course détectant le mou des channes de-manoeuvre. Il stoppe la descente de la charge lorsque équipage mobile se bloque et que ces chaines prennent du "mou Tous ces appareillages peuvent etre montés, soit sur l'une des colonnes de l'élévateur, soit se répéter sur toutes ses colonnes. Le quatrième appareillage consiste en un ensemble dlin- terrupteurs à rappel, commandés par des cames rotatives, qui stoppe la descente de la charge si les différents points de manoeuvre de équipage mobile de l'élévateur ne montent ou ne descendent pas à la meme vitesse. L'invention sera bien comprise par la description qui suit et les dessins annexés qui représentent les différents dispositifs de sécurité et de stabilité conformes à la présente invention. On voit Fig. 1 - Une vue schématique en coupe verticale partielle du premier et du deuxième appareillages faisant objet de la présente invention, les organes étant placés dans la position qu' ils occupent pendant le levage ou la descente de ltéquipage mobile, Fig. 2 - La même vue que fig. 1, mais les organes étant placés dans la position qu'ils occupent pendant l'arrêt de ltélé vateur, Fig. 3 - Une vue schématique du fonctionnement du quatrième appareillage faisant l'objet de la présente invention, les organes étant placés dans la position de départ du fonctionnement de l'élévateur, Fig. 4 - La même vue que fig. 3, les organes étant placés dans une position correspondant à un fonctionnement anormal de l'élévateur, l'une des charnels de manoeuvre s'étant déplacée plus vite que l'autre. La fig. 1 représente schématiquement le premier appareillage objet de l'invention. On voit, en 7, l'une des colonnes de l'élévateur sur laquelle se guide et se déplace, en montée ou en descente, l'équipage mobile 2. Sur une plaque fixe 8 portée par la colonne, ou par chacune des colonnes 7 de l'élévateur, est pendue, près ou dans chacune de ces colonnes et parallèlement à celles-ci, une barre 6, de préférence à section hexagonale. Un basculeur 1 pivote autour d'un axe 2-1 de l'équipage mobile 2. Ce basculeur comporte deux goupilles cannelées 16 parallèles à l'axe 2-1. I1 se déplace verticalement en m8me temps que l'équipage mobile 2 et il entoure la barre 6, chacune de ses goupilles 16 étant placée de part et d'autre de celle-ci, en laissant cette barre libre dans la position de la fig. 1, ou en serrant sur cette barre par amenage de ses goupilles 16 à son contact dans la position de la fig. 2. La position de la fig. 1 se rapporte au fonctionnement de l'équipage mobile 2 en montée ou en descente.La position de la fig. 2 se rapporte au fonctionnement de l'équipage mobile 2 à l'arrêt. Sur ces deux figures, les deux positions du basculeur 1 sont obtenues par un système de commande qui peut 8trie hydraulique, pneumatique, électrique ou mécanique, qui peut Btre fixe ou mobile suivant qu'il est installé sur la colonne ou sur l'équipage mobile. Ce système peut être rendu solidaire du système de commande de l'élévateur lui-m8me, surtout dans le cas d'un système électrique. Dans la réalisation décrite de ce premier appareillage, on a adopté, pour les éléments du système de sécurité, un dispositif de commande électrique par électro-aimant 9 alimenté par la botte à deux boutons commandant la montée et la descente de l'équipage mobile 2. Chacun de ces boutons est du type "à homme mort", c'est-à -dire que chaque bouton revient automatiquement à la position "arrêt" lorsque l'on cesse toute action sur celui-ci. Lorsque l'on provoque le mouvement de l'équipage mobile 2 en montée ou en descente, on établit le courant d'alimentation sur l'électro-aimant 9 (fig. 1). Cet électro-aimant tire sur un cabale 4 en tendant un ressort antagoniste réglable 10 et le cible 4, attelé sur le basculeur 1, le fait pivoter autour de l'axe 2-1 à l'encontre de I'effort. d'un ressort 3 jusqu'à une butée fixe 5 portée par l'équipage mobile 2. On voit que7 dans ce mouvement, les deux goupilles 16 sont venues dans la position de la fig. 1 et que la barre 6 est libre. L'équipage mobile 2 peut librement monter ou descendre. Lorsque l'on arrête le mouvement de l'équipage mobile 2, -ltélectro-aimant 9 n'est plus alimenté (fig. 2), le ressort 10 s'est rétracté, le cible 4 n'exerce plus de -traction sur le basculeur 1. C'est alors que le ressort 3, exerçant continuellement son effort sur le basculeur 1, fait pivoter ce dernier jusqu'à la position représentée fig. 2 dans laquelle les goupilles 16 viennent serrer la barre 6, ce qui provoque le blocage del'équipage mobile 2. I1 se peut également qu'au cours de la manoeuvre de l'équipage mobile 2, une des chaines 11 de commande de cet équipage mobile se détende pour une cause accidentelle quelconque. Dans ce cas, une équerre 12, solidaire de la chaine 11 par un axe 11-1, se déplace de haut en bas, ce mouvement lui étant permis par une boutonnière 13 ménagée dans une plaque 2-2 appartenant à l'équipage mobile 2. L'équerre 12 entraîne un axe 15, réglable en position, et qui s'abaisse sous l'action d'un fort ressort 14 prépondérant sur les ressorts 3 et 10. L'axe 15 vient appuyer sur le basculeur 1 et le fait pivoter jusqu'à la position de blocage due l'équipage mobile (fig. 2Y. Le verrouillage ou le déverrouillage du basculeur 1 n'est donc possible que lorsque la chaîne Il est tendue, mais, en cas de relachement de cette chaîne, le basculeur l pivote vers la position de blocage quelle que soit la position de l'électro-aimant 9. Le deuxième appareillage objet de l'invention consiste en un ressort 17 placé au point d'amarrage de la barre 6 sur la plaque 8. Lorsque le basculeur 1 est bloqué sur la barre 6, ce ressort 17 absorbe les faibles descentes de la charge dues-au refroidissement du fluide ou aux micro-fuites, dans le cas ou la traction de l'-équipage mobile 2 est obtenue par un système hydraulique ou pneumatique, aux temps de réponse différents des organes commandant respectivement l'équipage mobile et les basculeurs, aux allongements possibles des chaînes ou cables de levage, .. etc... Ce dispositif évite un ancrage énergique des goupilles 16 dans la barre 6, l'importance de cet ancrage étant déterminée par la flèche autorisée par le ressort 17.Ceci permet, après un arrêt prolongé de la charge, et s'il n'y a pas eu d'incident, d'opérer la descente directe de cele-ci sans etre contraint de désengager les goupilles 16 de la barre 6-par une opération préalable de remontée de la charge. De plus, en cas de chute accidentelle de 1a charge, ce ressort 17, qui peut prendre la forme de tout système amortisseur connu ou à venir, permet de freiner progressivement la charge avant son arrêt Le troisième appareillage objet de l'invention concerne un dispositif qui détecte directement le "mou" des chaînes il lorsque l'équipage mobile 2 ne descend plus pour un motif quelconque, calage intempestif, ou arrêt sur la barre 6 par le basculeur 1. Il ne fait pas liobjet d'un dessin car-il consiste simplement, par appui direct à la surface des chaînes, à palper le mou de cellesci par un ensemble d'interrupteurs fin de course coupant le courant sur le dispositif de manoeuvre de la charge mobile des que ce mou atteint une certaine importance prédéterminée. Tous ces interrupteurs fin de course sont montés en série avec le système de commande de l'élévateur. Ces interrupteurs fin de course peuvent également être manoeuvrés par le déplacement de l'axe 11-1 dans la boutonnière 13. Le quatrième appareillage objet de l'invention concerne le contrôle de la synchronisation du mouvement des différents points de.l'équipage moijile 2 sur les élévateurs comportant plusieurs colonnes. il coupe l'alimentation des dispositifs de montée ou de descente de cet équipage mobile et des électro-aimants 9 lorsque les points de coulissement de l'équipage mobile 2 sur les colonnes 7 tendent à ne pas se déplacer à la même vitesse. Ce résultat est obtenu en détectant la différence de vitesse des chaînes par un système de cames et d'interrupteur fin de course représentés schématiquement fig. 3 et 4. Ces interrupteurs coupent l'alimentation générale après un décalage prédéterminé des hauteurs del'équipage mobile sur chaque colonne.Les fig. 3 et 4 montrent l'application à un élévateur à deux colonnes, mais ce dispositif peut être étendu à un élévateur à nombre quelconque de colonnes. La came 18 est entraînée en rotation, par tout moyen approprié non représenté, par la carne de levage relative à la première colonne, la came 19 est entraînée en rotation de la même fa çon par la chaîne de levage relative à la deuxième colonne. L'interrupteur 20 est, au départ, placé au milieu du creux 18-1 de la came 18, l'interrupteur 21 est placé, au départ, au milieu de la bosse 19-2 de la came 19. Les cames sont réalisées de telle façon que les creux sont angulairement plus courts que les bosses. Les deux interrupteurs 20 et 21 sont branchés en parallèle et l'en- semble commande le circuit d'alimentation générale de l'élévateur. On voit fig. 3 que ce circuit sera toujours alimenté tant que les chaînes défileront à la meme vitesse, l'interrupteur 20 ayant quitté le creux 18-1 pour monter sur la bosse 18-2 avant que l'in- terrupteur 21 n'ait quitté la bosse 19-2 pour tomber dans le creux 19-1, et ceci restera vrai tant que les deux cames 18 et 19 tourneront en synchronisme. Mais, si l'une des chaînes se déplace-plus vite que l'autre, au bout d'un certain décalage, les deux interrupteurs 20 et 21 seront chacun dans un creux (fig. 4) et le circuit de commande ne sera plus alimenté et, aussitôt, l"*lévateur s'ar rêtera de fonctionner. Les cames 18 et 19 peuvent 7 non plus affecter une forme circulaire mais, au contraire, une forme linéaire, et se déplacer par translation en même temps que les chaînes de levage ll.Ces cames linéaires portent des creux et des bosses commandant le fontionnement des interrupteurs 20 et 21 d'une manière identique au fonctionnement des cames circulaires. L'invention stetend à tout dispositif qui ne différerait de ceux décrits que par la forme, le nombre ou la disposition des pièces en présence, tout en respectant la cinématique des mouvements et les schémas électriques des dispositions décrites. Elle s'étend également à toutdispositif qui combinerait entre elles, sur un même élévateur, les réalisations-des différents appareillages décrits Elle s'étendenfin à l'application de ces appareillages à tout appareil élévateur utilisé dans n'importe quelle industrie, en dehors de l'industrie automobile. REVENDICATIONS 1. Ensemble d'appareillages assurant la sécurité du fonctionnement et la stabilisation en cours de manoeuvre de l'équipage mobile des ascenseurs ou monte-charges, plus particulièrement de ceux du type utilisé dans les garages pour soulever des véhicules ou autre matériel et connus sous le nom d'élévateurs, caractérisé par le fait de constituer un frein qui immobilise automatiquement l'équipage mobile de l'élévateur lorsque le dispositif de commande de cet équipage mobile est placé sur "arrêt" ou lorsque, pour une raison quelconque, une des chaînes de manoeuvre de cet équipage mobile se relache. 2. Ensemble d'appareillages suivant revendication 1 constitué par un amortisseur absorbant les faibles descentes de la -charge dues à différents facteurs tels que refroidissement du fluide, micro-fuites, temps de réponse, etc.., 3. Ensemble d'appareillages suivant revendication 1 consi- tué par un ensemble d'interrupteurs fin de course détectant le "mou" des chaînes de manoeuvre et stoppant la descente de la charge lorsque l'équipage mobile se bloque et que ces chaînes prennent du "mou". 4. Ensemble d'appareillages suivant revendication 1 constitué par un ensemble d'interrupteurs à rappel commandés par des cames, stoppant la descente de la charge si les différents points de manoeuvre de l'équipage mobile de l'élévateur ne montent ou ne descendent pas à la même vitesse. 5. Ensemble d'appareillages suivant revendication 1 caractérisé par le fait que, sur une plaque portée par la colonne, ou par chacune des colonnes de l'élévateur, est pendue, près ou dans chacune de ces colonnes et parallèlement à celles-ci, une barre de préférence + section hexagonale, et que, par ailleurs, un bas- culeur pivote autour d'un axe de équipage mobile, basculeur comportant deux goupilles cannelées parallèles à cet axe, basculeur se déplaçant verticalement en même temps que l'équipage mobile et entourant la barre, chacune de ses goupilles placée de part et d'autre de celle-ci. 6. Ensemble d'appareillages suivant revendication 5 caractérisé par le fait qu'en fonctionnement de l'équipage mobile en montée ou en descente le basculeur prend une position telle que la barre est libre, mais qu'en position d'arrêt, le basculeur stin- cline et ses deux goupilles viennent se serrer sur la barre, ces deux positions du basculeur étant obtenues par un système de commande qui peut être fixe ou mobile, hydraulique7 pneumatique, mécanique ou électrique. 7. Ensemble d'appareillages suivant revendication 6 caractérisé par le fait que, dans le cas de la commande électrique, un électro-aimant est commandé en même temps que la montée ou la des cente de l'élévateur, cet électro-aimant tirant sur un cible en tendant un ressort antagoniste réglable, ce cible étant attelé sur le basculeur, ce qui opère le pivotement de ce dernier jusqu'à une butée fixe à l'encontre d'un ressort, mouvement qui libère la barre et permet la montée ou la descente de la charge, et que la coupure du courant sur l'electro-aimant lors de l'arrêt du mouvement de 1 'élévateur vache le ciblez le ressort faisant alors pivoter le basculeur en sens inverse du précédent jusqu'à la position de blocage sur la barre. 8. Ensemble d'appareillages suivant revendication 7 caractérisé par le fait que, si l'une des chaînes de commande dé l'é- quipage mobile se détend accidentellement, une équerre solidaire de cette chaîne se déplace de haut en bas, et entraîne un axe règlable en position et qui, alors, s'abaisse sous l'action d'un fort ressort prépondérant sur les deux autres ressorts de l'appa relu, lequel axe vient appuyer sur le basculeur et le fait pivoter jusqu'à la position de blocage de l'équipage mobile. 9. Ensemble d'appareillages suivant revendication 2 caractérisé par le fait qu'un ressort, ou un amortisseur quelconque, est placé au point d'amarrage de la barre sur la plaque et qu'il évite un ancrage énergique des goupilles dans la barre, ce qui permet la descente directe de la charge après un arrêt prolongé de celle-ci et qui, de plus, en cas de chute accidentelle de la charge, permet son freinage progressif avant son arrêt 10.Ensemble d'appareillages suivant revendication 4 caractérisé par le fait que les cames sont rotatives et sont entraî- nées par les chaînes de levage relatives à chaque colonne, que chaque came possède un creux et une bosse7 les creux étant angulairement plus courts que les bosses, ce qui fait que les interrupteurs branchés en parallèle ferment le circuit d'alimentation de l'élévateur tant que le mouvement des cames est synchrone mais opèrent la coupure de ce circuit lorsqu'une variation de vitesse affecte l'une des cames. 11. Ensemble d'appareillages suivant revendication 1Q caractérisé par le fait que les cames sont linéaires et qu'elles sont entraînées en translation par les chaînes de relevage relatives à chaque colonne, qu'elles comportent des creux et des bosses actionnant des interrupteurs de la même façon que les cames rotatives. 12. Ensemble d'appareillages suivant revendications 1, 2, 3 et 4 caractérisé par le fait que des combinaisons possibles entre ces appareillages sont utilisables sur un même éiévateur, la sécurité de fonctionnement et la stabilisation se trouvant accrues par ces combinaisons.