La présente invention concerne des portes de cages à poissons en filet et leur dispositif d'accouplement, qui permettent de relier deux cages afin d'effectuer un transfert de poissons d'une cage à l'autre. Dans l'élevage de poissons, tels que les saumons ou les truites, qui ont atteint une grosseur moyenne, on utilise-des cages en filet qui sont constituées par un filet dont la grosseur des mailles correspond à la taille des poissons que l'on désire elever à l'intérieur du filet et dont les bords sont maintenus au-dessus de l'eau par des flotteurs. Les cages sont immergées dans des bassins naturels ou artificiels ou l'eau est renouvellée. Sur les flotteurs sont montés des caillebotis sur lesquelles peuvent circuler les agents chargés de nourrir, de surveiller et de pêcher les poissons. Jusqu'à maintenant, on a surtout utilisé des cages dont les bords forment des polygones à huit ou dix côtés afin d'approcher au mieux la forme circulaire. Chaque côté est constitué par une sorte de ponton étroit formé d'une bande de caillebotis sous laquelle sont fixés les flotteurs. Les pontons sont munis de montants d'une hauteur d'environ 1 mètre, reliés par des barres horizontales sur lesquels sont accrochés les bords du filet. Les pontons adjacents sont simplement reliés entre eux à leurs coins intérieurs, si bien que la structure circulaire ainsi formée est peu rigide. Quand une telle cage est restée immergée un certain temps, des algues croissent sur les mailles du Pilet ce qui alourdit considérablement ce dernier. Par ailleurs, les poissons prennent également du poids. I1 en résulte que, quand on désire remonter le filet pour réduire son volume immergé et pêcher ainsi facilement les poissons avec une épuisette, l'effort à fournir est grand et les pontons ont tendance à se- coucher vers l'intérieur du filet. I1 en résulte pour le personnel une fatigue importante, l'inconvénient de devoir travailler les pieds dans l'eau et même le danger de culbuter à l'intérieur du filet. Ces cages présentent encore l'inconvénient de nécessiter la pêche du poisson à l'épuisette avant de le trier. Or, au moment de la prise les poissons se débattent beaucoup si bien qu'ils perdent des écailles ou même se blessent plus profondément. I1 est bien connu qu'un poisson blessé ou ayant simplement perdu des écailles est affaibli et dépérit quand il se retrouve au milieu de congénères intacts. I1 en résulte un pourcentage de pertes non négligeables, en particulier quand les poissons à l'élevage sont des saumons ou des truites. Un objet de la présente invention consiste à prévoir des cages débarassées des inconvénients mentionnés ci-dessus, permettant notamment de transférer d'une cage à une autre, en les triant ou non, des poissons. Suivant une caractéristique de l'invention, il est prévu une cage à poissonsen filet, les bords du filet étant maintenus au-dessus de l'eau par des flotteurs formant un périmètre dont un segment ne comporte pas de flotteur, mais simplement une poutre sous laquelle est suspendue une porte à guillotine, constituée par un cadre dont les bords sont amarrés au filet qui présente une ouverture au droit de la porte, le cadre portant des glissières verticales dans lesquelles peut manoeuvrer un chassies plein ou à mai îles, le cadre comportant encore des moyens d'accouplement à un autre cadre du même type. Suivant une autre caractéristique, les glissières sont constituées par des cornières en U verticales soudées aux bords verticaux intérieurs du cadre, du côté extérieur de celui-ci par rapport à la cage, chaque cornière comportant à son extrémité inférieure une butée d'arrêt de descente du châssis, et, contre chaque fond de cornière, est soudé le bord d'une seconde cornière en U ouverte vers le cadre, les moyens d'accouplement étant constitués par les secondes cornières en U de deux cadres adjacents appartenant à des cages différentes et des agrafes à section en C enfilées respectivement sur deux secondes cornières adjacentes, les agrafes emprisonnant les bords libres desdites secondes cornières. Suivant une autre caractéristique, les portes accouplées comportent des moyens permettant de leur faire prendre une position nettement oblique, de manière que le châssis d'une porte étant enlevé et l'autre comportant une grille de calibration en PVE, les poissons de la cage vers laquelle les portes sont relevées passant dans l'autre cage quand leur taille leur permet de traverser les maillesauoit châssis. Suivant une autre caractéristique, le périmètre des bords du filet est de forme rectangulaire, la porte étant montée dans une largeur du rectangle, les trois autres côtés étant munis de flotteurs fixés sous des caillebotis. lesquels sont rigidement fixés entre eux. Les caractéristiques de la présente invention mentionnées ci-dessus, ainsi que d'autres, apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante dtun exemple de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints, parmi lesquels: la Fig. 1 est une vue schématique de dessus d'une cage à poissons en filet, suivant l'invention, la Fig. 2 est une vue de face d'une porte de la cage de la Fig. 1, la Fig. 3 est une vue en coupe à plus grande Échelle d'un côté vertical de la porte de la Fig. 2, la Fig. 4 est une vue schématique en perspective éclatée des composants visibles à la Fig. 3, et la Fig. 5 représente schématiquement deux portes accouplées. La cage de la Fig. 1 est constituée par un filet relativement profond 1 dont les bords sont accrochés de place en place en haut de montants ou poteaux 2, lesquels sont fixés aux bords intérieurs de caillebotis 3, 4 et 5 formant un rectangle. Les extrémités libres des caillebotis les plus longs 3 et 5 sont reliés entre eux par une poutre 6 qui forme le quatrième côté fermant le rectangle. Les bouts du caillebotis 4 sont reliés rigidement aux flancs adjacents des extrémités des caillebotis 3 et 5. En pratique, les caillebotis 3, 4 et 5 sont constitués par des lattes de bois fixées sur des madriers qui assurent la rigidité et sur lesquelssont accrochés les flotteurs assurant la flottabilité de l'ensemble de manière que les lattes soient à 10 cm environ au-dessus du niveau de l'eau. Les flotteurs sont, de préférence, formés de blocs de polystyrène. Les montants 2 ont une hauteur d'environ 1 mètre pour éviter que les poissons ne sautent par dessus les bords du filet accrochés au bouts des montants et à des lisses montées entre eux. Sous la poutre 6, dans sa partie médiane, est suspendue une porte 6 qui déborde vers l'extérieur de la cage. Le cadre de la porte 6 est montré de face à la Fig. 2. Il comprend un cadre proprement dit formé de quatre plaques 7 à 10 qui sont percées, près de leurs bords externes, de trous 11 régulièrement espacés. En face du cadre 7-10, le filet 1 présente une ouverture de même forme dont les bords sont amarrés au cadre par des liens 12 passant dans les trous 11. La distance entre les trous 11 est telle que la dimension du maillage ainsi obtenu sur les bords du cadre soit au moins équivalent à celui du filet pour que les poissons ne puissent s'échapper entre le cadre et le filet. Vers l'extérieur de la cage, le long des bords intérieurs des plaques 8 et 10, sont respectivement soudés des cornières à section en U 13 et 14, les parties internes des cornières se faisant face. Le long du bord intérieur -- de la plaque 9, est également soudée une cornière à section en U 15 dont la partie interne est tournée vers le haut, c'est à dire l'intérieur du cadre de la porte. Les cornières 13 et 14 servent de glissières au cadre d'un chassies constituant le panneau de la porte. La cornière 15 sert de butée d'arrêt supportant le chassies en position basse. Au dos de la cornière 13, est soudée une cornière à section en U 16, la partie interne du U étant tournée vers la plaque 8. La base du U de la cornière 16 est en pratique dans le même plan vertical que la face latérale, non soudée, de la cornière 13. La hauteur des jambes du U de 16 est plus petite que la largeur du fond du U de 13, de manière à ménager un espace libre entre le bord libre 17 de la cornière 16 et la plaque 8. Symétriquement, au dos de la cornière 14, est soudée une cornière à section en U 18, identique à 16; et possédant, comme 16, un bord libre 19 espacé de la plaque 10. Le bas de la cornière 16 se trouve dans le plain du dos de la cornière 15 et est obturé par une plaque 20 soudée, qui sert de butée, comme on le verra dans la suite. Symétriquement, en bas de la cornière 18, est prévue une plaquette de butée 21. On retrouve sur la coupe, à plus grande échelle, de la Fig. 3 les éléments qui viennent d'être décrit en relation avec la Fig. 2, en ce qui concerne la plaque 8, la cornière 14 et la cornière 18. La Fig. 3 montre également le bord 22 d'un châssis 23 enfilé dans les cornières 13 et 14 pour servir de panneau de porte. De plus, la Fig. 3 montre les éléments correspondants de la porte d'une autre cage accouplée à la première, ces éléments portant les mêmes références numériques, mais affectées de "primes". Ainsi, on retrouve les éléments 8', t3' et 16'. On peut remarquer que, quand les portes sont rigoureusement face à face, les fonds des cornières 18 et 16' sont l'un contre l'autre, et que les bords 19 et 77' sont alignés perpendiculairement au plan des portes. Une agrafe 24 à section en C, très aplati, est glissée verticalement sur les bords 19 et 17' et rend ainsi les deux portes solidaires, une agrafes 25 symétrique étant enfilées sur les bords 17 et 19'. On retrouve sur la perspective schématique de la Fig. 4 les élements déjà décrits ci-dessus. On peut remarquer, à la Fig. 4, que, en position basse, l'agrafe 24 est supportée par la plaque de butée 21. On retrouve encore sur la coupe schématique de la Fig. 5 tous les éléments décrits ci-dessus, la Fig. 5 indiquant également les chassies 23 et 23'. On va maintenant décrire comment on peut accoupler deux cages pour effectuer diverses opérations. En position normale, chaque porte de cage est munie de son châssis 23 qui consiste en un cadre dans lequel est tendu un rectangle en filet de manière que l'eau puisse circuler aussi librement à travers la porte qu'à travers la poche du filet 1. Quand on veut effectuer un transfert de poissons d'une cage à une autre, on rapproche les deux cages qui flottent de manière que leurs portes se trouvent face à face. Cette opération peut être accomplie par deux hommes placés respectivement aux coins des caillebotis 3, 2 et de la poutre 6. On peut notam ment terminer le positionnement des portes en agissant sur les montants 2 situés aux bouts des poutres 6. Puis, chaque homme enfile une agrafe 24 ou 25 sur les bords 19-17' ou 17-19' correspondants, ce qui assure la liaison entre les cages. On peut alors, au moyen de poignées 26, soulever les chassies pour ouvrir la communication entre les cages. Si on relève alors le filet dans une cage, il est alors possible d'encager tous les poissons dans l'autre. Quand on désire trier des poissons par grosseurs, on enlève d'abord le châssis de la porte de la cage qui ne contient pas encore de poissons et on le remplace par un autre châssis dont les mailles du filet sont telles qu'elles laissent passer les poissons au-dessous d'une taille prédéterminée. Puis, on enlève le ch ssis de la porte de la cage dont le poisson est à trier. Les poissons les plus petits peuvent alors passer dans l'autre cage. Pour accélérer ce passage, on peut relever obliquement le bas des portes accouplées à l'intérieur de la cage où se trouve le poisson à trier. il suffit alors dans cette dernière cage de relever le filet ce qui effraie les poissons lesquels, comme il est connu, se précipitent vers le fond de l'eau à travers les mailles du châssis de triage de la porte et, pour ceux qui passent à travers ces mailles, se retrouvent dans l'autre cage. Il suffit ensuite de replacer les châssis de porte normaux, puis d'enlever les agrafes pour disposer de cages où l'on peut pêcher des poissons de grosseur prédéterminée. REVENDICATIONS 1) Cage à poissons en filet, les bords du filet étant maintenus audessus de lteau par des flotteurs, caractérisi en ce que un segment du périmètre formé par les flotteurs ne comporte pas de flotteur, mais simplement une poutre sous laquelle est suspendue une porte à guillotine, constituée par un cadre dont les bords sont amarrés au filet qui présente une ouverture au droit de la porte, le cadre portant des glissières verticales dans lesquelles peut manoeuvrer un châssis plein ou à mailles, le cadre comportant encore des moyens d'accouplement à un autre cadre du même type. 2) Cage à poissonsen filet suivant la revendication 1, caractérisée ce que les glissières sont constituais par des cornières en U verticales soudées aux bords verticaux intérieurs du cadre, du côté extérieur de celui-ci par rapport à la cage, chaque cornière comportant à son extrémité inférieure une butée d'arrêt de descente du châssis, et, contre chaque fond de cornière, est soudé le bord d'une seconde cornière en U ouverte vers le cadre, les moyens d'accouplement étant constitués par les secondes cornières en U de deux cadres adjacents appartenant à des cages différentes et des agrafes à section en C enfilées respectivement sur deux secondes cornières adjacentes, les agrafes emprisonnant les bords libres desdites secondes cornières, des butées étant prévues pour les agrafes en bas des secondes glissières. 3) Cage à poissonsen filet, suivant la revendication 2, caractérisée en ce que les portes accouplées comportent des moyens permettant de leur faire prendre une position nettement oblique, de manière que le châssis d'une porte étant enlevé et l'autre comportant un voile maillé ou en filet, les poissons de la cage vers laquelle les portes sont relevées passant dans l'autre cage quand leur taille leur permet de traverser les mailles dudit châssis. 4) Cage à poissons suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le périmètre des bords du filet est de forme rectangulaire, la porte étant montée dans une largeur du rectangle, les trois autres côtés étant munis de flotteurs fixés sous des caillebotis, lesquels sont rigidement fixés- entre eux.