L'invention concerne le soudage à chaud de feuilles de matière thermoplastique, et plus précisément les procédés, appareils et produits à mettre en oeuvre pour souder ensemble un certain nombre de feuilles ou de couches thermo- plastiques destinées à être utilisées dans différents produits tels que les sacs plastiques à usages lourds, les revêtements ou les enveloppes en matière plastique. Des difficultés se sont présentées pour obtenir des soudures d'aspect et de solidité uniformes avec certains matériaux thermoplastiques et en particulier avec le polybutylène qui fond à 1080C et qui tend à rester collant même lorsqu'on le refroidit bien au-dessous de cette températur En particulier il est difficile de réaliser des soudures solide avec des feuilles de polybutylène du fait des caractéristiques de leur structure polymère, surtout dans le cas des grosses molécules, et il est difficile de manipuler les feuilles, en particulier lorsqu'on effectue le soudage dans des équipements existants, du fait de la tendance de ces soudures à rester collantes même après solidification. L'invention a pour but de pallier ces incon- vénients et concerne à cet effet un procédé de soudage ther- moplastique de feuilles de polybutylène, procédé caractérisé en ce qu'on serre certaines parties de bord de ces feuilles les unes sur les autres et on forme par fusion une soudure a surface collante reliant les feuilles entre elles, on soumet ensuite cette soudure à un agent de formation d'un, film flui- de constituant une mince couche de barrière déposée sur la soudure et collée à celle-ci par une liaison secondaire, l'épaisseur de la couche n'étant de préférence pas supérieure à 25 microns. Le but essentiel de l'invention est de créer des procédés, des appareils et des produits dont la mise en'oeuvre permette d'obtenir un soudage linéaire droit ou courbe entrec deui ou plusieurs feuilles thermoplastiques et plus partieuli&rement entre deux feuilles de polybutylène. Cette soudure étant obtenue de la manière suivante: Une bordure libre est formée sur les bords de feuilles thermoplastiques superposées en serrant les bords des feuilles sous une pression relativement élevée entre une 0 paire dQeléments conducteurs de chaleur. La bordure est 2 2469996 1 ensuite fondue par la chaleur sous une pression relativement basse pendant une période de temps prédéterminée, pour former une soudure à section généralement ronde sur les bords des feuilles. La soudure est ensuite soumise à un fluide surfac- tant, liquide ou non, permettant de contrôler son adhérence de façon qu'on puisse manipuler immédiatement le produit obtenu. De préférence, la chaleur est appliquée à la bordure par une rampe allongée formant une flamme à gaz linéaire basse pression, parallèle à la bordure le long de la ligne de serrage. De préférence également, le soudage est effectué transversalement à l'orientation axiale, et plus -particulièrement monoaxiale, des deux feuilles thermoplas- tiques. La section de la soudure obtenue est généralement ronde sur la majeure partie de son pourtour, et relie les feuilles en formant une sorte de moulure. Dans différentes formes de réalisation de l'invention, le surfac- tant aqueux est constitué par un brouillard dans lequel des gouttelettes de détergent aqueux sont projetées par un cou- rant d'air, c'est à dire par un brouillard comprenant une phase intérieure composée d'un détergent aqueux, et une phase extérieure composée d'air; le surfactant aqueux peut encore être constitué par un courant de liquide passant sur-la soudure, ou par un bain liquide dans lequel on fait avancer la soudure. Ce surfactant peut être utilisé après refroi- dissement de la soudure pour diminuer l'adhérence de celle-ci, ou encore au cours du processus de fabrication à la fois pour diminuer l'adhérence et pour aider au refroidissement de la soudure après formation à chaud de celle-ci. Le procédé selon l'invention s'applique à la soudure de feuilles thermoplastiques et son utilisation est en particulier nécessaire lorsqu'il s'agit de feuilles de polybutylène destinées à fabriquer des produits en forme de panneaux. L'invention permet également d'accélérer la vitesse de formation d'une soudure stable et de réduire ainsi les délais de fabrication qui étaient dus dans le passé aux temps très longs de solidification et de recris- tallisation des matières thermoplastiques. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description détaillée qui suit et qui se réfère aux dessins ci-joints. dans lesquels: - la figure 1A représente une première éta] du procédé selon l'invention - la figure lB représente une seconde étape du procédé selon l'invention - la figure IC représente une troisième ét. du procédé selon l'invention - la figure 2 est une vue en perspective d'un appareil permettant de mettre en oeuvre l'invention - la figure 3 est une vue en perspective d'un autre appareil permettant de mettre en oeuvre l'inven- tion - la figure 4 est une vue en perspective d9un autre appareil encore permettant de mettre en oeuvre l'invention; - la figure 5A représente une première étape d'un autre procédé selon l'invention; - la figure 5B représente une seconde été du procédé de la figure 5A; - la figure 5C représente une troisième étape du procédé de la figure 5A; et - la figure 5D est une vue de face de la. structure mécanique permettant de réaliser l'étape de la figure 59. pe ?e ape âpe D'une façon générale, le procédé illustré sur les figures iA, lB et 1C comprend les différentes étapes ci-après. -Tout d'abord, les parties de bord d'une paire de feuilles thermoplastiques 20, 22 sont serrées l'une sur l'autre entre deux plaques de compression allongées.24, 26 de manière à former une bordure 28. Les bords extérieurs 30, 32 des plaques 24, 26 sont alignés. Les faces intérieures des plaques 24, 26 sont généralement plates, parallèles et en butée contre les faces extérieures des feuilles 20, 22. Ensuite la bordure 28 est chauffée par une flamme linéaire basse pression 34 obtenue à partir d'une rampe ou d'un tuyau allongés disposés parallèlement aux bords alignés 30, 32 des 2469996 7 plaques 24, 26. Comme cela sera décrit plus en détail ci-après, dans une première forme de réalisation de l'inven- tion, la rampe 36 comporte une sérié d'orifices donnant nais- sance chacun à une flamme individuelle, et dans une autre forme de réalisation la rampe 36 est constituée par une fente allongée contenant une grille qui donne naissance à une flamme continue. Les meilleurs résultats sont obtenus lors- qu'un déflecteur oblique 40 recouvre la bordure à chauffer et le bord supérieur de la plaque 24, de manière à produire un courant régulier de gaz chauds montant autour de la bor- dure fondue indiquée en 42. I Un brouillard de détergent aqueux 46 est ensuite dirigé sur -la soudure fondue par un vaporisateur 48 alimenté en air comprimé à partir d'une source 50 par-l'in- termédiaire d'un filtre à air 52 et d'une soupape de régu- lation 54, et en liquide détergent à partir d'une source 56 par l'intermédiaire d'une soupape de mesure 58. La manière selon laquelle le vaporisateur est alimenté sera décrite plus en détail ci-après. Le revêtement et le refroidissement ainsi obtenus produisent la solidification de la soudure 44 dont la surface cesse immédiatement d'être collante. Comme indiqué sur les figures, la soudure.44 fait corps avec les bords des feuilles thermoplastiques 20, 22. La soudure 44 présente une section de forme générale arrondie sur la majeure partie de son pourtour 49 et se relie aux feuilles , 22 par des filets allongés 47, 51. Dans le sens perpen- diculaire au plan des feuilles 20, 22, le diamètre de la partie arrondie 49 est supérieur à l'épaisseur totale des feuilles 20, 22..De plus, le rayon de courbure de la partie 49 tourne sa concavité en sens inverse des rayons de courbure des filets 47, 51. On a constaté que le procédé ci-dessus est particulièrement bien adapté à la fabrication de joints très solides et non collants en polybutylène, alors que ce matériau était jusqu'à maintenant extrêmement difficile à souder solidement et se caractérisait par des propriétés d'adhérence qui le faisaient coller même à des matériaux aussi peu adhérents que le polytétrafluoroéthylène (Téflon), ces propriétés d'adhérence se conservant souvant extrêmement 246999e longtemps après refroidissement de la soudure. L'un de ces matériaux en polybutylène est vendu sous la marque de fabrique WITRON par Witco Chemical. Le polybutylène qui résulte de la polyméri- sation du butène-1 monomère, est caractérisé par une très grande résistance aux chocs, une grande résistance aux piqures et une excellente résistance au chaud et au froid. Pour les applications de l'invention, l'épaisseur des feuil- les se situe de préférence entre 0,05 et 0,5 mm. Selon l'invention, la structure polymère de la soudure et des feuilles reliées par cette soudure reste virtuellement la mame du fait que le transfert de chaleur, bien qu'il soit très élevé, se fait à basse pression et avec un temps d'arrgt convenable. En d'autres termes, il ne se produit aucune discontinuité de densité de la structure cristalline ni aucun retrait ou rétrécissement au voisinage du joint de soudure. Selon le procédé préféré de l'invention, la surface du joint de soudure devient non collante sans modification de la structure polymère intérieure de la soudure. Par suite, les produits obtenus peuvent être trans- portés, empilés et utilisés immédiatement. Pendant toute la durée du processus ci-dessus, il n'existe aucun contact mécanique solide avec la surface de la soudure jusqu'à ce que celle-ci soit devenue non collante. Le surfactant sert d'agent de formation d'un film destiné à diminuer l'adhérence de la soudure par créa- tion d'une mince couche de dimensions mono ou multi-molécu- laires. Cette couche mince dont l'épaisseur ne dépasse pas de préférence 25 microns peut être obtenue par d'autres agents de formation de film constituant des matériaux de barrière associés à la soudure par une liaison ou soudure secondaire. Les agents de formation de film tels que les surfactants s'appliquent à la soudure sous forme fluide. On préfère utiliser des dispersions de surfactants on milieu: aqueux bien quron puisse également utiliser d'autres supports organiques ou autres. On a cons- taté que l'eauo dans une solution d'eau et de surfactant constitue un support permettant un dépôt facile et pratique 0O du surfactant à la surface de la soudureq de manière à 6 24699961 former un film à l'interface entre la soudure et l'air. On peut également utiliser des supports non aqueuxctels que des alcools parmi lesquels l'éthanol et le méthanol, ou encore des huiles et autres produits. Dans certains cas, le support se présente sous forme gazeuse comme lorsqu'on 'utilise une pro- jection vaporisée par exemple. De préférence, l'épaisseur de chaque feuille thermoplastique se situe entre 0,05 et 0,76 mm. Pour souder des feuilles plastiques en polybutylène du type ci-dessus, on utilise de préférence des plaques 24,, 26 en métal très bon conducteur de la chaleur tel que l'aluminium par exemple. La longueur de ces plaques 24, 26 est légèrement plus grande que le joint de soudure 44 à réaliser, leur hauteur est de l 'ordre de 3 à 25 mm et leur largeur de l'ordre de 13 à 150 mm. La largeur initiale de la bordure 28 se situe entre 1,6 et 13 mm suivant l'épaisseur des feuilles à souder. La rampe des flammes 34 est constituée par des ouvertures ou fentes percées dans le tuyau 36 de manière à permettre la combustion d'un gaz aliphatique tel que du gaz naturel ou du propane, la pression de ce gaz dans le tuyau 36 étant inférieure à 0,35 kg/cm. Le déflecteur 40 est constitué par un matériau isolant tel qu'une plaque d'amiante. De préférence là température de fusion de la bor- dure 28 se situe entre 1o81c et 2040C, la pointe de la flamme se situant à une distance de la bordure 28 comprise entre 3 et 50 mm et le temps de station devant la flamme étant de l'ordre de 3 à 30 secondes. De préférence, le fluide surfactant est appliqué à la soudure avant tout autre contact mécanique. De préférence également la pression d'air dans l'ouverture d'admission d'air du vaporisateur se situe entre 0,7 et ,6 kg/cm, et-le débit d'injection du liquide dans le cou- rant d'air se situe entre 1 et 82 litres à l'heure. De préférence, le fluide vaporisé-est constitué essentiellement d'eau de détergent et d'air, ces différents composants étant approximativement tous à la température ambiante et le rapport entre le détergent et l'eau se situant entre 1 et 1 bien que d'autres concentrations soient également utilisables. Le surfactant est typiquement soit cationique, soit anionique, 24699! soit non-ionique, et peut contenir ou ne pas contenir de phosphates. La figure 2 représente un appareil permettant de mettre en oeuvre le procédé selon les figures 1A, lB, I1C. Comme indiqué sur ces figures, l' appareil est destiné à souder les bords superposés d'une paire de feuilles thermoplas- tiques amenées par un rouleau d'alimentation convenable sur une plateforme 60. Cette plateforme 60 est montée sur une paire de consoles 62, 64 glissant sur une paire de rails de guidage allongés 66, 68. La plateforme 60 avance le long des rails sous l'action d'une chaine 70 en prise avec une paire de roues dentées 7?, 75 entraînées par un moteur convenable (non représenté), sous la commande d'un interrupteur convenable 76..Sur un bord de la plateforme 60 se montent une paire de plaques de serrage en aluminium 78, 80 qui correspondent aux plaques 24, 26 de la figure 1. Les plaques de serrage 78,.80 sont situées le long du bord de la plateforme 60 dans le sens longitudinal par rapport à la direction d'avancement de cette plateforme 60. Les plaques de serrage 78, 80 sont assujetties à se déplacer l'une par rapport à l'autre sous l'action de crochets 79, 81 commandés par -des solénoïdes. En cas de fonctionnement, les plaques 78, 80 traversent un poste de chauffage 82, un poste de conditionne- ment 84, et un poste de refroidissement et séchage 85 qui seron décrits ci-après. Pour simplifier l'illustration, l'équivalent du déflecteur 40 de la figure 1 n'est pas représenté sur la figure 2 bien qu'il.soit normalement présent. Les deux.feuilles thermoplastiques 51, 53 sont représentées au-dessus de la plateforme 60 dans leur orientation convenable par rapport à leur direction d'avancement 55 dans l'appareil de la figure 2, -Comme indiqué sur la figure 2, chaque feuille 51, 53 est carac- térisée par une orientation axiale représentée par les lignes en pointillés 57, c'est-à-dire perpendiculaire à la direction 5 Le poste de chauffage 82 comprend un support 86', des conduits d'alimentation 88, 90, 92 et un conduit 94 alimenté en gaz combustible à ses deux extrémités par les conduits d'alimentation ci-dessus. Le conduit 94 comporte un tuyau intérieur 95 à ouvertures relativement grandes et un O40 tuyau extérieur 96 à ouvertures relativement petites. 8 2469996 Le tuyau intérieur 95 distribue le gaz uniformément et alimente en gaz basse pression les ouvertures du tuyau extérieur 96 qui donnent naissance à la combustion et produisent les flammes 34. Typiquement le conduit 96 a une longueur de 50 cm, un diamètre extérieur de 22 mm, et se compose de fonte percée tous les 6,35 mm de trous de,-0,79 mm. Le poste de conditionnement 84 comporte un vaporisateur 100. Ce vaporisateur 100 est alimenté en air comprimé à partir d'une source 102 et par l'intermédiaire d'un filtre à air 104 et d'une soupape de régulation 106. Le vaporisateur 100 est également alimenté en détergent aqueux à partir d'un réservoir.O8 et par l'intermédiaire d'une soupape de mesure 110. La structure interne du vapori- sateur 100, de technique bien connue, comprend un orifice de petit diamètre par lequel arrive l'air comprimé et une chambre d'enceinte dans laquelle circule l'air ambiant. L'air comprimé est éjecté à une vitesse supersonique par l'orifice de petit diamètre et provoque une circulation rapide de l'air environ- nant dans la chambre d'enceinte jusqu'à la sortie de celle-ci. En fait ce vaporisateur est un amplificateur de débit de gaz. Typiquement le poste de refroidissement et féchage 85 comprend un tube à tourbillon 112 qui- dirige l'air de refroidissement sur la soudure solidifiée et qu'on alimente à partir deune source d'air comprimé 114 par l'inter- médiaire d'un filtre 116 et d'un-régulateur 118. Le tube à tourbillon.112 comprend un orifice de petit diamètre par lequel arrive l'air comprimé et une chambre d'enceinte dans laquelle circule l'air ambiant. L'air comprimé est éjecté à une vitesse super- sonique par l'orifice de petit diamètre et provoque une cir- culation rapide d'air refroidi dans la chambre d'enceinte jusqu'à la sortie de celle-ci, le débit d'air sortant étant dirigé vers la soudure. Pendant le fonctionnement de l'appareil de la figure 2, les parties de bord d'une paire de feuilles thermo- plastiques sont serrées entre les plaques 78,- 80 pour former la bordure représentée sur la figure 1. On fait ensuite avancer la plateforme 60 le long des rails 66,.68 en la faisant passer dans le poste de chauffage 82 de façon que les flammes produites 246999( en 96 se situent sous la bordure pour obtenir une soudure par fusion comme indiqué sur la figure lB. Ensuite la soudure for- mée dans le poste de chauffage 82 se solidifie et sa surface est soumise au traitement anti-adhérent en passant dans le poste de conditionnement, comme indiqué sur la figure 1C. Ensuite, la soudure solidifiée est refroidie à la température ambiante puis séchée dans le poste de refroidissement et séchage 85. Enfin, les deux feuilles thermoplastiques sont libérées des plaques 78, 80 après soudure de leurs bords alignés. Des commutateurs convenables 102, 104 sont prévus pour limiter le mouvement de va-et-vient de la plateforme 60. De préférence, la longueur du convoyeur dépasse le poste de refroidissement et séchage 85 d'une distance se situant entre *.1- et 4 fois la longueur des postes 82, 84, 85 de l'appareil. -Dans un exemple spécifique de réalisation de l'invention, une paire de feuilles de polybutylène de 0,15 mm d'épaisseur sont superposées sur la plateforme 60 et leurs bords sont serrés entre les plaques 78, 80 de manière a former une bordure de 4,8 mm de largeur. Les pla- ques 78, 80,, qui sont réalisées en aluminium très bon conduc- teur i la chaleur empechent une élévation de température trop importante dans la zone des feuilles adjacente à la bordure. Ces plaques 78, 80 ont une longueur de 838 mm, une -largeur de 102 mm et une épaisseur de 6,35 mm..La plateforme 60 se déplace de façon continue a une vitesse d'environ 6 à 9 mètres par minute dans le poste de chauf- fage 82, pour transformer progressivement la bordure en soudure fondue. Les pointes des flammes se situent à environ 25 mm de la bordure dans le poste.de chauffage. La température du poste de chauffage se situe entre 4680C et 648oC.. La soudure fondue se solidifie et se trou- ve recouverte d'une solution de détergent aqueux par passage devant le vaporisateur.1O0 placé à environ 76 mm de cette soudie fondueo La pression d'air du vaporisateur !00 est de 2,8 g/cm2o La consommation de solution déter- gente est d'environ t à 4,5 litres par heure. La solution de détergent aqueu= 25 est un mélange de 75 S d'eau avec S d'un détergent domestiue contenant des surfactants 4O anioniques et non-anioniques. La température du poste de 2469996't refroidissement et séchage 85 est d'environ OOC à 15*C. La figure 3 représente une variante d'appareil permettant de mettre en oeuvre le procédé selon les figures 1A, lB, 1C. Cet appareil est destiné à souder les bords super- posés de paires successives de feuilles thermoplastiques 128. Dans cette forme de réalisation, les paires de feuilles sont des panneaux constitués par des sections successives d'un tube de matière plastique. Ces sections comprennent des bords longitudinaux d'une seule pièce 132, 134 et des extré- mités ouvertes 136, 138. L'extrémité-ouverte 138 de chaque section successive est soudée selon l'invention de manière à former un sac. L'appareil est muni d'une courroie de con- voyeur sans fin 140 tendue et entraînée par une paire de rouleaux d'extrémité 142, 144. Le long du bord supérieur de la courroie de convoyeur 140 sont disposés un poste de chauf- fage 146, un poste de conditionnement 148 et un poste de refroidissement et séchage 150. Les postes 148 et 150 sont analogues en tous points aux postes 84 et 85 de l'appareil de la figure 2. Le poste de chauffage 146 comprend un brûleur de type à ruban se présentant sous la forme d'un tuyau 147 muni d'une fente allongéé 149 le long de son bord supérieur et d'une grille métallique 151 placée à l'intérieur de cette fente. Comme indiqué sur la figure 3, le tuyau 147 est alimenté par ses deux extrémités opposées à partir d'un mélangeur de débit 153 qui: (1) est alimenté en gaz par une soupape d'admission 155 et une soupape de sécurité 157; et (2) est alimenté en air par l'intermédiaire d'un filtre 159, d'une soupape 161 et d'un aspirateur 163. Un transformateur d'allumage 165 coopère avec une bougie d'allumage 220 pour allumer la flamme. -La soupape 157 coopère avec une thermo- commande 222 destinée à s'assurer que le gaz ne circule que pendant-la combustion. Comme indiqué sur la figure 3, la rampe de flammes 167 part du tuyau 147. Ces flammes sont complètement bleues et leur température est de l'ordre de 16500C; leur pression est très basse et leur distance à la bordure est 4o calculée de manière à obtenir la bonne température à l'endroit de cette bordure. Pour simplifier l illustration; léqui- valent du déflecteur 40 de la figure I: n'est pas représenté sur la figure 3 bien qu'il soit normalement présent. Le long du bord et sur les faces opposées d la section supérieure de la courrote de convoyeur 140 se trouvent une paire de bandes 152, 154 en acier inoxyda- ble..La bande 152 est tendue et entramnée par une paire de rouleaux 156, 158o La bande 154 est tendue et entraînée par une paire de rouleaux 160, 162. Les rouleaux 156, 1589 lo 160, 162 sont entraPnés en synchronisme par un moteur d'entra:nement convenable (non représenté)o La longueur Lnférieure de la bande 252 et la longueur supérieure de la bande 154 serrent entre elles les bords dep sections de tube successives, les bordures successives 154 faisant 153 saillie du coSté du poste de chauffage 146, du poste de conditionnement 148, 'et du poste de refroidissement 150. Les paramètres numériques et les fonctions opérationnelles de 1 'Éppareil de. la.figure 3 correspondent i ceux et à celles de 1 'appareil de la FiÉure 2 sauf en ce qui concerne leposte de chauffage 146. En effet, ce poste de.chauffage 146 fournit une flamme à une pression de gas de 0,7 à 14 grammes/cm2 délivrant entre 4 et 40 kilojoules par'millimètre linéaire de flamme et par heure, suivant la quantité de chaleur nécessaire pour obtenir des soudures de bonne qualité. Un écran 171 est placé à l'endroit du poste 148 pour contrôler la. pulvérisation de surfactant aqueux sur la bordure située entre cet écran et le bêc de pulvérisation. Des tampons de séchage 173, 175 sont en contact avec les bandes 152, 154 pour emp8cher les accumulations de sur- factant aqueux en des endroits indésirables.- Une variante de réalisation du poste d'appli- cation de fluide pouvant se monter dans les appareils des fig.ures 2 ou 3, est représentée sur la figure 4. Les feuilles thermoplastiques 180, 182 sont serrées entre les plaques 18,8 186 qui maintiennent en place une soudure fondue 188 obtenuE selon les étapes des figures IA ou IB., Comme indiqué sur la. figure 4, un tuyau d'eau 190 est alimenté par un réservoir 192 de solution détergente aqueuse destinée à %tre appliquée sur la soudure 288 par une pomme d'arrosage 194. La circulation %0 du liquide entre le réservoir 192 et la pomme d'arrosage 194 12 2469996' est produite par une pompe électrique 196 et régulée par une soupape de débit 198 et une soupape de mesure 200. La pompe 196 comporte un interrupteur de marche-arrêt 202 et une ligne électrique destinée à se brancher à une source de courant 204. Un débit permanent 206 de 0,2 à 20 litres à l'heure de solution détergente aqueuse est fourni par la pomme d'arrosage 194. En avançant dans ce débit d'arrosage, la soudure se trouve recouverte de la solution détergente aqueuse et se solidifie en devenant non collante. Un tourbillon de refroidissement est ensuite appliqué à la soudure pour la refroidir à la tempéra- ture ambiante et pour sécher sa surface. La solution en excès qui ne touche pas la soudure fondue ou qui coule de celle-ci, est récupérée dans un récipient 208. A l'intérieur du récipient 208 se trouve un interrupteur de limitation branché par un tuyau 212 à une pompe 214. La pompe 214 ra- mène la solution au réservoir 192. Lorsque le niveau de la solution atteint l'interrupteur de limitation, la pompe 214 se met en marche et ramène le liquide du récipient 208 dans le réservoir 192 o la solution est de nouveau utilisée. Le procédé illustré sur les figures 5A, >B, C et 5D comprend les différentes étapes ci-après. Tout d'abord, les bords d'une paire de feuilles thermoplastiques- 224, 226 sont serrés l'un sur l'autre entre une paire de plaques de compression 228, 230 de manière à former une bordure destinée à être fondue pour constituer une soudure 232 comme dans le cas des figures 1A et 1B ci-dessus. Comme indiqué précédemment, la soudure 232 est collante. Les bords de feuilles sont ensuite libérés des plaques 228, 230 et attrapés par une seconde paire de plaques 234, 236 en un point relativement éloigné de la soudure 232. Les parties 238, 240 glissent alors vers l'avant (dans le plan du dessin) pour venir sur une plateforme fixe 242. Ces parties 238, 240 avancent ensuite dans l'intervalle 244 ménagé entre une paire de plaques de basculement 246, 248 dont la soudure 232 dépasse librement vers le bas. Lorsque les parties 238, 248 avancent dans l'intervalle 244, la soudure 232 avance dans un bac 234 contenant un détergent aqueux de même composition que celle décrite ci-dessus sur la figure 4. 13 246999 La direction d'avancement des parties 9-4, 226 sur la plateforme 242, pour venir dans l'intervalle 244, est représentée en 250. L'invention permet ainsi d'obtenir des procédés, des appareils et des produits capables de réaliser une soudure d'excellente qualité entre desfeuilles thermoplastiques telles que des feuilles de polybutylène en particulier. Il est évident que l'invention concerne également d'autres techniques de chauffage et de refroidissement que celles décrites cidessus. En particulier, au lieu d'utiliser la chaleur produite par la combustion d'un gaz, on peut utiliser à la place un rayonnement infrarouge focalisé sur la bordure à fondre et un courant d'air modéré dirigé de bas en haut:sur la face inférieure de la bordure pour renforcer l'effet souhaité. R E V E N D I.C A T I 0 N S 1e) Procédé de soudage thermoplastique de feuilles de polybutylène, procédé caractérisé en ce qu'on serre certaines parties de bord de ces: feuilles les unes sur les autres et on forme par fusion une soudure à surface collante reliant les feuilles entre elles, on soumet ensuite cette soudure à un agent de formation d'un film fluide cons- tituant une mince couche de barrière déposée sur la soudure et collée à celle-ci par une liaison secondaire. 20) Procédé selon la revendication 1, carac- térisé en ce que l'agent de formation du film fluide est une dispersion d'un produit surfactant et la couche de barrière a une épaisseur ne dépassant pas.25 microns, le surfactant en solution aqueuse notamment un brouillard s'appliquant à la soudure avant refroidissement de celle-ci. ) -Procédé selon l'une quelconque des reven- dications 1 et 2, pour souder plusieurs feuilles de poly- butylène, procédé caractérisé en ce qu'il comprend les diffé- rentes étapes consistant à serrer les bords des feuilles de polybutylène entre une paire d'éléments de serrage de manière à laisser dépasser une bordure, à chauffer cette bordure pour obtenir une soudure fondue à surface collante le long d'un bord des feuilles de polybutylène, et à soumettre cette soudure à une solution aqueuse de surfactant pour rendre la surface de la soudure non collante. ) Appareil pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 pour souder des feuilles thermoplastiques, appareil caracté- risé en ce qu'il comprend des moyens de serrage à bords superposés permettant de former une bord re dépassant sur les bords d'un certain nombre de feuilles thermoplastiques superposées, un poste de chauffage comportant des moyens de chauffage, un poste de conditionnement comportant des moyens de production d'un débit de fluide, des moyens permettant de déplacer les moyens de serrage par rapport au poste de chauffage et des moyens permettant de déplacer les moyens de-serrage par rapport au poste de conditionnement, les moyens de chauffage provoquant la fusion des bords -de feuilles superposés pour former une soudure fondue collante, les moyens de conditionnement provoquant la solidification 24695 de la soudure et rendant la surface de cette soudure solic fiée non collante. ) Appareil selon la revendication 4, ce térisé en ce que les éléments et serrage sont en métal excellent conducteur de la chaleur et les moyens de chauff comportent une rampe de brûleur à gaz allongée et fendue avec notamment une rampe longitudinale intérieure et une rampe longitudinale extérieure, la rampe longitudinale interieure présentant des ouvertures relativement grandes et la rampe longitudinale extérieure des ouvertures relati vement petites. 6') Appareil selon l'une quelconque des revendications 4 et 59 caractérisé en ce que le bruleur es en forme de ruban muni d'un tuyau allongé comportant une fente et une grille 1 lintérieur de cette fente et le système de chauffage comporte un déflecteur situé au-dess de la rampe et au-dessus d'une partie au moins des moyens serrageo ) Appareil selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé en ce que les moyens de déplacement sont constitués par une plateforme ou des band, conductrices de chaleur. ) Appareil selon l'une quelconque des -revendications 4 à 6, caractérisé en ce que les moyens de conditionnement comprennent un bec de vaporisation permett. de produit un brouillard de détergent aqueux ou, une pomme d'arrosage pour liquide détergent aqueux ou un bain liquide ) Produit obtenu par le procédé et l'appareil selon l'une quelconque. des revendications 1 à 8, produit caractérisé en ce qu'il comprend au moins une pairE de feuilles de polybutylène découpées en sections, chaque soudure reliant les bords d'une section, cette soudure pré- sentant, en coupe transversale, une forme courbe sur la majeure partie de son pourtour, et se reliant aux surfaces des feuilles par des filets longitudinaux, un rev8tement surfactant étant déposé sur la soudure pour diminuer l9adhé rence de celle-ci. t