L'invention concerne un profilé de joint, constitué d'une matière qui mousse sous l'action de la chaleur et d'une enveloppe enfer- mant cette matière, et qui peut être relié aux surfaces frontales d'un vantail de porte ou à des surfaces opposées d'un châssis de porte pare- feu. Dans un profilé de joint connu de ce genre, la matière qui mousse sous l'action de la chaleur est entourée d'une enveloppe tubulaire aplatie, facilement fusible mais incombustible, et collée au vantail d'une porte ou au châssis d'une porte pare-feu. L'avantage de cette constitution n'est pas seulement que la matière expansible ainsi enveloppée peut être utilisée sur des châssis et vantaux de porte classiques du commerce, mais aussi qu'elle est largement protégée contre les dommages mécaniques et la décomposition chimique et que, pourtant, une action thermique relativement faible suffit pour que la matière puisse gonfler sans entrave en cas d'incendie. Dans le profilé de joint connu, l'enveloppe tubulaire aplatie est constituée, par exemple, en aluminium. Cependant, non seulement il est très coteux d'enfermer hermié- tiquement une matière qui gonfle sous l'action de la chaleur mais, en ou- tre, cette matière est trop sensible aux efforts mécaniques, en particu- lier dans le cas o l'enveloppe est à paroi relativement mince. Par contre, une enveloppe à paroi trop épaisse, qui résiste aux efforts mécaniques, a pour inconvénient d'entraver l'expansion de la matière en cas d'incendie et le profilé perd sa fonction d'étanchéité. En outre, à mesure que l'é- paisseur de paroi de l'enveloppe augmente, la matière est de plus en plus soustraite à l'action de la chaleur, si bien que, dans un cas extrême, il se produit une expansion absolument insuffisante du profilé de joint et il devient impossible d'obtenir une étanchéité suffisante de l.'interstice en- tre le vantail et le châssis, ce qui fait qu'en cas d'incendie, de la fu- mée ou encore des gaz toxiques provenant du foyer pénètrent dans des lo- caux voisins malgré la fonction par ailleurs satisfaisante de la porte pare-feu. Lorsqu'une matière moussant sous l'action de la chaleur, comme le silicate de sodium par exemple, n'est pas enveloppée de façon ab- solument étanche, une décomposition de celle-ci peut se produire par suite d'une pénétration d'humidité et, en conséquence, elle n'est plus expansi- ble. En outre, étant donné que cette matière est enveloppée, il est prati- quement exclu de contrôler son état, de sorte que, dans le cas de matières aussi sensibles que le silicate de sodium qui ne peuvent pas, avec une certitude absolue, être enfermées entièrement à l'abri de l'humidité, 1' aptitude au fonctionnement en cas d'incendie ne peut pas être garantie. Un autre inconvénient des profilés de joint connus réside dans le fait que dans la position de fermeture du vantail, ils doivent mé- nager un petit interstice entre le vantail et le châssis, afin que leur enveloppe ne soit pas endommagée trop rapidement par suite d'un frottement contre le vantail ou contre le châssis lorsqu'on manoeuvre la porte. En conséquence, lorsqu'on utilise ces profilés de joint connus, l'étanchéité entre vantail et châssis peut être assurée tout au plus en cas d'incendie mais, dans le cas normal, ils ne procurent pas une véritable étanchéité à flair. L'invention a pour but de fournir un profilé de joint formé d'une matière moussant sous l'action de la chaleur et muni d'une enveloppe qui, d'une part, résiste à de grands efforts mécaniques et, d'autre part, offre une garantie contre la décomposition chimique de la matière expansi- ble, sans pour autant protéger cette matière contre l'action de la chaleur au point d'empêcher ou de retarder son expansion. En outre, selon l'inven- tion, ce profilé de joint est conçu de façon à ce qu'il soit capable de fermer de façon étanche à l'air, même dans un cas normal, l'interstice en- tre vantail et châssis, nécessaire en principe a la mise en action de la porte pare-feu. En conséquence, ce profilé de joint selon l'invention est remarquable du fait que, sur l'enveloppe constituée en matière synthétique ayant une déformabilité élastique relativement réduite, de préférence du polychlorure de vinyle dur, est formé au moins un bourrelet ou lèvre en matière synthétique de déformabilité élastique relativement grande, de préférence du polychlorure de vinyle plastifié, disposé de telle sorte que dans la position de fermeture du vantail, un interstice entre une surface marginale du vantail et une aile du châssis soit bouché par le bourrelet ou la lèvre. En cas d'incendie, l'action de la chaleur sur ce profilé conforme à l'invention détruit tout d'abord le bourrelet ou lèvre en ma- tière synthétique de déformabilité élastique relativement grande, qui as- surait jusque là l'étanchéité de l'interstice nécessaire entre vantail et châssis et même, dans un cas normal, l'étanchéité à l'air. La chaleur agit ensuite sur l'enveloppe en matière synthétique, ayant en elle-même une dé- formabilité élastique relativement réduite, et augmente l'élasticité de celle-ci à mesure que la température s'élève. Entre-temps, la température de la matière expansible entourée de l'enveloppe s'élève aussi, ce qui fait qu'au premier stade, des gaz se libèrent et conduisent à une augmen- tation de la pression à l'intérieur de l'enveloppe, de sorte que celle-ci gonfle. Par suite, l'interstice entre vantail et châssis est rendu complé- tement étanche, même si la largeur de joint présente des défauts d'unifor- mité, car l'enveloppe gonflée épouse la forme de la section de joint et assume, dans cet état, la fonction d'étanchéité du ou des bourrelets ou lèvres en matière synthétique de déformabilité élastique relativement gran- de, détruits entre-temps sous l'action de la chaleur. De cette manière, même au stade de transition entre un cas normal et un cas d'incendie, une étanchéité absolue est garantie entre vantail et châssis, de sorte que la fumée ainsi que les gaz toxiques ne peuvent pas pénétrer et s'écouler à travers l'interstice entre le vantail et le châssis. De ce fait, on déduit facilement qu'aussi longtemps que le profilé de joint n'est pas exposé à l'action de la chaleur, le bourrelet ou lèvre en matière synthétique de déformabilité élastique relativement grande assure l'étanchéité, tandis qu'en cas d'incendie, celui-ci est détruit, mais la fonction d'étanchéité est alors assumée par l'enveloppe qui se gonfle. En outre, lorsque l'ac- tion de la chaleur augmente, la fonction d'étanchéité de l'enveloppe de- vient superflue car la matière, continuant à mousser sans être entravée par l'enveloppe, bouche finalement hermétiquement à elle seule l'intersti- ce entre vantail et châssis. Par des essais, on a pu démontrer qu'un profilé de joint selon l'invention assure une étanchéité permanente si la matière expansi- ble est constituée de silicate de sodium, l'enveloppe de polychlorure de vinyle dur et le ou les bourrelets ou lèvres, de polychlorure de vinyle plastifié. Dans l'essai au feu, on a obtenu une étanchéité sans transition de l'interstice entre le vantail et le châssis et avant la destruction du bourrelet ou de la lèvre eh polychlorure de vinyle plastifié, l'action thermique nécessaire à cet effet avait déjà gonflé l'enveloppe, par les gaz libérés du silicate de sodium, de telle sorte que l'enveloppe assumait l'étanchéité de l'interstice avant que le bourrelet ou la lèvre ne soit complètement détruit. Enfin, avant que l'enveloppe ne se désagrège sous l'action de la chaleur, le silicate de sodium avait moussé si intensément qu'à ce stade le silicate de sodium, seul, maintenait l'étanchéité de 1' interstice. Selon un mode de réalisation de l'invention, la section du profilé est pratiquement en forme de cornière, l'une des ailes de celle-ci étant constituée de la matière expansible et de l'enveloppe et l'autre, du bourrelet ou lèvre adjointe. D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront ci- après de la description d'un mode de réalisation de profilé de joint donné à titre d'exemple non limitatif et représenté dans le dessin ci-joint, dans lequel: 2 2499144 Un châssis 1 fabriqué en tôle pliée en Z comporte, dans une âme 2 qui limite l'interstice entre les surfaces frontales d'un vantail de porte, non représenté, des trous 3 et 4 prévus deux par deux et espacés les uns des autres longitudinalement au châssis 1. Sur l'enveloppe 7 du profilé de joint, et du côté de l'âme 2, des chevilles 5 et 6 sont prévues avec une disposition correspondant à celle des trous 3 et 4 et sont adap- tées pour être engagées à la façon de boutons-pression dans ces trous 3 et 4, afin de fixer le profilé sur le châssis 1. Cette enveloppe 7 fabriquée en PCV dur enferme complètement une matière 8 constituée de silicate de sodium et dans laquelle sont in- corporées, pour des raisons de solidité, des fibres de verre 9. Cette en- veloppe 7 est, en outre, pourvue sur son bord de droite (comme vu dans le dessin), d'un bourrelet ou lèvre 10 en PCV plastifié. Comme on peut le déduire facilement de ce dessin, si un vantail de porte, non représenté, appuie par ses surfaces marginales-con- tre la lèvre 10 et comprime celle-ci contre l'aile correspondante du châs- sis 1, cette lèvre constitue une partie de joint et, ainsi, une fermeture étanche à l'air est assurée. En cas d'incendie, la lèvre 10 se trouve aus- sitôt détruite, tandis-que l'enveloppe 7 se gonfle et assume la fonction d'étanchéité en remplacement de la lèvre 10, jusqu'à ce-que la matière 8 ait moussé en comblant l'interstice entre le vantail et le châssis 1 2499144 REVENDICATIONS R E Y E N D I C A T I 0 N S 1.- Profilé de joint constitué d'une matière (8) qui mousse sous l'action de la chaleur et d'une enveloppe (7) entourant cette matière et pouvant être reliée aux surfaces frontales d'un vantail de porte ou à des surfaces opposées d'un châssis (1) de porte pare-feu, profilé caracté- risé par le fait que, sur l'enveloppe (7) constituée en matière synthétique ayant une déformabilité élastique relativement réduite, de préférence - du polychlorure de vinyle dur, est formé au moins un bourrelet ou lèvre (10) en matière synthétique de déformabilité élastique relativement gran- de, de préférence du polychlorure de vinyle plastifié, disposé de telle sorte que, dans la position de fermeture du vantail, un interstice entre une surface marginale du vantail et une aile du châssis (1) soit bouché par ce bourrelet ou cette lèvre (10). 2.- Profilé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que sa section transversale est pratiquement en forme de cornière, l'une des ailes étant constituée de la matière expansible (8) et de l'enveloppe (7), et l'autre, du bourrelet ou lèvre (10) adjointe. 3.- Profilé selon l'une ou l'autre des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que du côté tourné vers le châssis (1), l'envelop- pe (7) présente, dans sa zone de bord opposé au bourrelet ou à la lèvre (10), lorsque le profilé n'est pas monté, une courbure concave telle que, dans l'état monté, ce bord de l'enveloppe (7) puisse appuyer sous une cer- taine pression contre le châssis (1). 4.- Profilé selon l'une quelconque des revendicatiosn 1 à 3, caractérisé par le fait que sur l'enveloppe (7), du côté tourné vers le châssis, des chevilles (5,6) sont prévues pour pouvoir être enfoncées, à la façon de boutons-pression, dans des trous (3,4) du châssis (1).