CeLL invention concerne cerLaines nouvelles combinaisons d'antibiotiques de type macrolide et amino- létéroside qui se sont révélées être particulièrement efficaces dans le traitement de la colibacillose chez les porcs et qui sont également intéressantes comme agents de promotion de la croissance et pour l'amélioration de l'utilisation des aliments chez cette espèce. Elles ont également un intérêt dans la lutte contre le développement des mycoplasmes dans les cultures de tissusde mammifère. Les antibiotiques de type macrolide et amino- hétéroside constituant les compositions sont bien connus. La tylosine, décrite dans le brevet des E.U.A. N 3.178.341, Merck Index 9ème édition N 9486, est vendue dans le commerce comme antibiotique vétérinaire; la spiromycine est décrite dans le brevet des E.U.A. N 2. 943.023, Merck Index 9ème édition, N 8525; la leucomycine est décrite dans Merck Index 9lIMe édition, N 5307; la magnamycine est décrite dans le brevet des E.U.A. N 2.960.438 et Merck Index 9gème édition, N 1812; et l'oléandomycine est décrite dans les : br.-ezt Jles.E.A. Nos 2o757.123 et 2.842.481 et Merck Index 9ème édition, N 6671. Les antibiotiques de type aminohétéroside, la tobramnycine et l'apramycine, sont également appelés facteurs 2 et 6 de la nébramycine respectivement. La tobramycine, l'apramycine et le facteur 5 de la nébramycine sont les Cl,'1iunLs du complexe antibiotique de nébramycine produit par Streptomvces tennibrarius et sont décrits dans le brevet des E.U.A. N 3.691.279. La tobramycine est utilisée cliniquement en médecine humaine. La néomycine est décrite damn]Je brevet des E.U.A. N 2.799.620 tandis que la gentamLicine est décrite dans le brevet des E.U.A. N 3.091.572 et Merck Index 9ème édition, N 4223. Selon la présente invention, il est fourni une composition antibiotique comprenant un antibiotique de type macrolide choisi dans le groupe comprenant la tylosine, la leucomycine, la magnamycine, la spiromycine et l'oléando- mycine ou un de leurs sels physiologiquement acceptables, et un antibiotique de type aminohétéroside choisi dans le groupe comprenaut L la tobramycine, l ' apramycinu, le úacteur 5 de la nébramiycine, la gentamicine et la néomycine ou un de leurs sels physiologiquement acceptables. L'invention décrit également l'utilisation de la composition antibiotique telle que décrite précédemment pour améliorer la croissance ou améliorer l'utilisation des aliments chez Ies porcs. L'invention décrit également l'utilisation de la composition antibiotique décrite précédemment pour lutter contre le développement de mycoplasma dans des cultures de tissus de mammifère. L'invention décrit également l'utilisation d'une composition antibiotique telle que décrite précédemment pour le traitement de la colibacillose chez les porcs. Les compositions antibiotiques de cette invention sont utilisables pour lutter contre les mycoplasmas et en particulier les mycoplasmas. qui sont résistants aux antibiotiques constituant la composition. Le synergisme des compositions a été démontré dans des cultures auc tissus L,, mammifère o les mycoplasmas sont fréquents et constituent souvent des contaminants non détectés. La contamination par des mycoplasmas de préparation de cultures de tissus de diverses]lignées cellulaires, par exemple dans la propagation des virus animaux, peut ruiner la préparation de culture et dans certains cas apres maintien de la culture pendant plusieurs semaines. L'activité synercgique des compositions de cette invention est démontrée pour le mieux vis-à-vis de mycoplasmas résistants dans les cultures de tissu de mammifère. L'expression "mycoplasma résistant" telle qu'utilisée ici désigne les mycoplasmas qui sont résistants tant aux antibiotiques de type macrolide qu'aux antibiotiques de type aminohétéroside constituant les compositions de cette invention à des concentrations inhibitrices minimales supérieures à celles généralement observées avec les antibiotiques vis-à-vis de divers micro- organismes. Un - certain nombre de mycoplasmas sont résistants aux antibiotiques constituant les compositions de cette invention. Parmi les contaminants mycoplasma résistants dans les r. ixit.'i. nf>nd;] (i (ctl] t. ure de ti su, ti hll1i1111i l' [e(', on trouve princi palemeont les souches de M. hyorhinis. On trouve écialemenicL commuit contaminants fréquents des souches résistantes de M. callisepticum. Les compositions synergiques de cette invention inhibent la croissance des micro- organismes mycoplasma résistants à de faibles concentrations quand les antibiotiques seuls sont inefficaces à concentrations élevées. Le Tableau 1 suivant indique les concentrations inhibitrices minimales (CIM) en pg/ml pour les différents antibiotiques de type macrolide et de type aminohétéroside et pour leurs combinaisons. Les CIM sont obtenues avec des cultures de tissu de mammifère contaminées par les mvcoplasmas indiqués dans des expériences effectuées comme suit. On inocule des suspensions de cellules de rein de singe, LLC-MK2, dans le milieu 199 (Morgan et al., Proc. Soc. Exp. Bio. Med, 73, 1 1950), avec des cultures des mycoplasmas indiqués pour obtenir une concentration d'inoculum de 1,5 x 107 organisimes/ml de suspension de cellules. On fait incuber à 37 C pendant 3 à 5 jours des cultures témoins et des cultures contenant les mycoplasmas dans chaque essai. Apres incubation, on change le milieu de toutes les cultures pour 1, de sérum de cheval dans le milieu 199 contenant 1,68 g de bicarbonate de sodium par litre. Puis on traite les cultures de tissu inoculices par le. mycoplasma (à l'exception des cultures témoins contenant des mycoplasmas) par les antibiotiques indiqués seuls ou par la combinaison d'antibiotiques indiquée dans le Tableau 1. Quand on teste des combinaisons d'antibiotiques, on utilise des quantités égales des antibiotiques. On preépare des solutions des antibiotiques dans le milieu 199 contenant 1,68 g de bicarbonate de sodium par litre de milieu. On filtre les solutions pour les stériliser sur un filLre Millipore ayant une porosité de 0,2 micron et on les conserve à 4 C avant de les utiliser. On prépare des doubles dilutions des solutions antibiotiques et on ajoute chaque solution antibiotique à des cultures séparées pour déterminer la concentration inhibitrice minimale. On change le milieu de chaque culture deux fois par semaine, une solution d'antibiotique fraîche à la même concentration étant ajoutée à chaque changement de milieu. Aeu bout de deux semaines, on change les milieux sans antibiotique pendant deux semaines supplémentaires. On prélève des échantillons des cultures avant chaque changement de milieu dans les deux dernières semaines et on les cultive pour déterminer la présence des mycoplasmas. ri TABLEAU 1 CIM dos antibiotiques vis-à-vis des mycoplasmas dans des cultures de tissu LLC-MK2 Antibiotique Tylosine Tobramycine Combinaison Tylosine Tobramycine Combinaison Tylosine Tobrawycine Co:âbinaison Tartrate de t, Sulfate de tobramycine Combinaison Tartrate de Tobramycine Combinaison Tylosine Tobramycine Combinaison CIM (ig/ml) Mycoplasma M. M. M. M. M. M. Hyorhinis HH2 Hyorhinis HH2 Hyorhinis HH2 Hyorhinis Hyorhinis Hyorhinis > 250 62,5 M. Hyorhinis HIIEK3 M. Hyorhinis II1K3 M. Hyorhinis HEK > 200 > 500 3,1 ylosine M. Hyorhinis HiI M. Hyorhinis HII M. Hyorhinis HH tylosine Tylosine Tolb ramycine Combinaison Tylosine Apramycine Combinaison 1,5 M. gallisepticum 36 F4 M. gallisepticum 36 F4 M. gallisepticum 36 F4 M. gallisepticum 413135 M. gallisepticum 413135 M. gallisepticum b I.3F12F7 de porc L3F12P7 dc porc L3F12F7 de porc M. Hyorhinis HH M. Hyorhinis HH M. 1Hyorhinis IH > 800 12,5 des quantités égales de chaque antibiotique. 2/ M. hyorhinis H.H. est un isolat de tissu de coeur humain. 3/ M. hyorhinis HEK est un isolat de tissu de rein - d'embryon humain 4/ M. gallisepticum 36F est une souche de mycoplasma de poulet 0,78 > 800 6, 3 > 800 1,5 > 800 1,5 > 400 0,78 / M. rJallisepticum 41313 est une souche d'un mycoplasma de poulet. 6/ L3F12F7 de porc est un mycoplasma isolé d'un porc et d'après ses caractéristiques apparaît être Mycoplasma arginini Comme il est indiqué dans le Tableau 1, les mycoplasmas utilisés dans cet essai sont détruits seulement à des concentrations élevées des antibiotiques seuls. Cependant, quand on utilise l'une des compositions macrolide- aminohétéroside de cette invention, les mycoplasmas sont détruits à des concentrations nettement réduites. Dans chaque combinaison, les antibiotiques sont présents en parties égales. Les compositions de cette invention sont non toxiques vis-à-vis du tissu des mammifères et peuvent être utilisées pour maintenir des lignées de cellules exemptes de contamination par des mycoplasmas. Les compositions peuvent également être utilisées avec d'autres antibiotiques couramment utilisés dans des cultures de tissu pour empêcher la contamination bactérienne mais qui ne permettent pas de lutter contre les mycoplasmas. Par exemple, les compositions synergiques peuvent être utilisées avec une pénicilline comme la pénicilline G ou avec la streptomycine, deux antibiotiques couramment utilisés dans des cultures de tissu. Une composition préférée de cette invention est la composition tylosinetobramycine. Cette composition présente de façon suivie de faibles concentrations inhibitrices minimales vis-à-vis des mycoplasmas que la tylosine ou la tobramycine seules ne détruisent qu'à des concentrations inhibitrices minimales, élevées. Le Tableau 2 suivant contient les résultats obtenus avec de nombreuses combinaisons de tylosine et de tobramycine qui inhibent la croissance de M. hyorhinis dans des préparations de culture de tissu utilisant des cellules de rein de singe LLC-MK2. Les essais sont effectués de la manière suivante. On inocule des cultures de tissu de cellules LLC- MK2 avec une culture de M. hyorhinis cinq jours avant l'addition des combinaisons de tylosine-tobramycine contenant tdes r)lLols dive rs;us des anL:[biol.tlies t eL lidver-ses concenLrations. On effectue des changements de milieu à dos intervalles de 3 à 5 jours avec addition des antibioti- ques à chaque changement. On prélève des échantillons des milieux de culture à chaque changement de milieu et on détermine la présence des mycoplasmas. Les résultats du Tableau 2 illustrent diverses proportions des antibiotiques dans des compositions qui inhibent la croissance de M. hyorhinis. TABLEAU 2 Inhibition de M. hyorhinis dans des cultures de tissu de LLC-MK2 par des compositions tylosine-tobramycine Tobramycine Tylosine (Ig/ml) plus (ig/ml 12 1 6 1 3 1 2 2 1 6 0,5 12 Toutes les combinaisons de tylosine et de tobra- mycine indiquées dans le Tableau 2 inhibent la croissance de mycoplasma pour de cinq à huit échantillonnages couvrant une période de trois semaines et demie. Quand on les utilise seules, la tylosine et la tobramycine présentent des-CIM nettement supérieures comme indiqué dans le Tableau 1. Les résultats du Tableau 2 montrent les faibles concentrations auxquelles les compositions antibiotiques de cette invention sont efficaces sur le plan synergique. Des compositions contenant de une partie de tobramycine ou plus à trois parties de tylosine ou plus en poids sont des compositions synergiques préférées. Une autre composition préférée de cette invention comprend la tylosine en combinaison avec l'apramycine. Comme il est indiqué dans le Tableau 1, une solution contenant 12 ig/ml de tylosine et]2]]g/ml d'apramycine inhibe les mycoplasmas tandis que la CIM pour l'apramycine seule est de 600]ig/ml et celle de la tylosine seule est de 200 pg/ml. U;tu autre compl)osiLion préférée comprend la tylosine en comlbi i B;coln avec la jentamllicinlle. Au contraire dlu synergisme déniontr-C par les compositions antibiotiques de type macrolide-antibiotique de type aminohétéroside de cette invention, un certain nombre de combinaisons d'antibiotiques de type macrolide et de type macrolide présentent peu sinon pas d'activité améliorée dans la lutte contre les mycoplasmas dans des cultures de tissu. Les antibiotiques de type macrolide et de type aminohétéroside formant les compositions synergiques peuvent être sous forme de la base libre ou sous forme d'un sel d'addition d'acide approprié. Ces antibiotiques forment des sels avec les acides minéraux et les acides carboxyliques. Des exemples de ces sels sont le chlorhydrate de tylosine, le tartrate de tylosine, le phosphate de tylosine, l'adipate de spiromycine, le chlorhydrate de spiromycine, le chlorhydrate d'oléandomycine, le bromhydrate de leucomycine, le tartrate de magnamycine, le sulfate de tobramycine, le chl]orhydrate d'apramvcine, le sulfate de néomycine, le C cillolh,1uie de néomycine, le chlorhydrate de gentamicine et le sulfate de gentamicine. Les compositions antibiotiques de cette invention peuvent être préparées en mélangeant les antibiotiques sous forme de poudres sèches de la base libre ou d'un de ses sels, ou bien on peut mélanger des solutions des antibiotiques ayant la concentration appropriée pour obtenir une solution des deux antibiotiques ayant la concentration désirée. Les différents antibiotiques sont solubles de façon appréciable dans les milieux aqueux et l'on utilise de préférence des solutions des compositions dans le milieu de culture du tissu aqueux pour lutter contre la contamination des cultures de tissus de mammifère par les mycoplasmas. Les compositions antibiotiques synergiques de cette invention peuvent être utilisées pour inhiber la croissance des mycoplasmas dans une grande variété de tissus mammifères et pou] empchler ainsi leur contamination et leur perte. Par.exemple, une composition de l'invenlion peut être utilisée dans les cuLtures de tissu de mammifère utilisées dans la préparation des activateurs de plasminogène, selon le procédé décrit dans le brevet des E.U.A. N 3.904.480. vÀ Les compositions antibiotiques de cette invention comprennent les composés dans un rapport pondéral de l'antibiotique de type macrolide à l'antibiotique de type aminohétéroside de 15:1 à 1:15. Un rapport pondéral préféré du macrolide à l'aminohétéroside est de 3:1 à 1:3. Une composition antibiotique préférée de cette invention, la tylosine en combinaison avec l'apramycine, est également utilisable pour améliorer la croissance chez des porcs sevrés. La combinaison tylosine-apramycine présente une utilisation de l'alimentation supérieure et des gains de poids supérieurs chez les porcs sevrés que ne le fait l'un ou l'autre antibiotique quand il est administré seul. L'efficacité de la combinaison tylosine-apramycine pour améliorer l'utilisation des aliments et pour améliorer le gain de poids chez des porcs sevrés a été déterminée par des essais sur animaux effectués comme suit. Les essais sont effectués en enclos avec 6 porcs par enclos pendant 28 jours. Les porcs sont des deux sexes et ont un poids corporel initial moyen de 12,89 kg et un âge moyen de six semaines. Les animaux reçoivent de-l'eau avant et après la nourriture. Les animaux sont nourris deux fois par jour avec un aliment ayant la composition suivante. Ingrédient % Blé 21 Orge 23,5 Mais 20 Farine de poisson 2,5 Levure] Son de blé 10 Luzerne 2,5 Farine de soja 14 Enveloppes d'avoine 1,8 Phosphate de calcium 1 Carbonate de calcium 1,1 Chlorure de sodium 0,1 Prémélange SV12 1 ]1 Prémin61ange S04 0,5 On compare dans les essais la combinaison tylosine- apramycine avec la tylosine seule et avec l'apramycine seule. Les antibiotiques et leur combinaison sont administrés dans l'alimentation de l'animal à une dose de ppm et, dans le cas de la combinaison, à une dose de ppm pour chaque antibiotique. Les résultats combinés de deux essais similaires sont indiqués ci-dessous dans le Tableau 3. TABLEAU 3 Gain de poids et utilisation de l'alimentation comparatifs chez des porcs traités par de la tylosine, de l'apramycine et la combinaison apramycinetylosine Traitement Témoin négatif Conc. dans l'alimenta- tion (ppm) Nombre d'animaux n Nombre de duplicationsn Poids initial (kg) par animal Poids final (kg) par animal Gain quotidien 2O (g) par animal Prise d'aliment quotidienne (kg) par animal Efficacité de l'alimentation x + -s v (Rel) x + -s v (Rel) x + -s v (Rel) x + -s v (Rel) 12 ' -13,11 0,81 (100) ,00 1,48 (100) (100) 0,92 0,06 (100) Tylosine Apramycine 13,03 1,04 ( 99) ,58 1,65 (102) (106) 0,92 0,06 (100) 12,55 0,58 ( 96) ,62 1,14 (102) 4G7 (110) 0,92 0,04 (100) Tylosine- Apramycine -100 12,85 0,71 ( 98) 26,71 1,49 (107) (116) 0,94 0,05 - 5 (102) (kg d'aliment/ kg de gain) x 2,14 + -s v (Rel) 0,10 (100) Dans le Tableau 3, les symboles statistiques ont les significations suivantes: x = moyenne; -s = écart type; v = coefficient de variances; et (Rel.) = traitements de comparaison vis-à-vis des témoins négatifs en pourcentage. 2,07 0,17 ( 97) 1,96 0,09 (92) 1,90 0,09 (89) Commel inldiqué dans e T'ableau 3, le porcs traités par l'un ou l'autre antibiotiques seuls. l. Tableau 4 suivant présente les résultats obtenus sur une étude de 21 jours avec des porcs venant d'être sevrés. O La tv!,^sine et l'apramycine sont chacune administrées dans l'alimentation à une dose de 110 ppm. La combinaison antibiotique est de même administrée dans l'alimentation contenant les deux antibiotiques au niveau de 110 ppm. Les résultats sont donnés sous la forme d'un pourcentage d'augmentation par rapport à un groupe témoin non traité, tel que calculé à partir de l'évaluation statistique des données obtenues dans l'étude. TABLEAU 4 % d'augmentation par rapport aux témoins Traitement Gain de Efficacité Diminution poids quoti- de l'alimen- des dien moyen tation diarrhées améliorée - Apramycine 19,0 10,3 42,8 Tylosine - 29,7 11,4 26,4 Tylosine/ Apramycine 40,6 16,1 48,7 Comnfe indiqué dans le Tlab]eau.1, la Lylosine utilisée seule permet d('améliorer l'efficacité de l'alimerntation, le gain de poids et permet de réduire l'incidence des diarrhées. L'apramycine quand elle est utilisée seule présente de même son efficacité connue dans chaque catégorie. De façon surprenante, l'utilisation des deux antibiotiques en combinaison présente une plus grande amélioration dans chaque catégorie que ne le fait l'utilisation de l'apramycine seule. Comme indiqué précédemment, on ne savait pas que la tylosine était efficace dans le traitement de la colibacillose chez les porcs après sevrage et, en conséquence, la plus grande efficacité de la combinaison tylosine-apramycine par rapport à celle présentée par l'apramycine était inattendue. L'utilisation thérapeutique consiste à administrer à des porcs juste sevrés une quantité efficace sur le plan thérapeutique de tylosine et d'apramycine. La quantité totale des deux antibiotiques ainsi que les quantités relatives de chaque que l'on peut administrer peuvent varier. La concentration effective des antibiotiques dans l'aliment de l'animal peut dépendre de facteurs comme l'importance de la maladie, et l'âge et le poids des animaux. La concentration des deux antibiotiques pris ensemble dans l'aliment peut être comprise entre 50 ppm et 100 ppm, le rapport pondéral de la tylosine à l'apramycine étant de 5:1 à 1:5. Une concentration généralement utilisable des deux antibiotiques dans l'alimentation est comprise entre 100 ppm et 300 ppm. Une concentration préférée est d'environ 200 ppm, avec un rapport pondéral des antibiotiques de 1:]. La tylosine et l'apr-amycine sont des substances basiques qui forment des sels avec les acides minéraux, les acides carboxyliques et les acides sulúolklice comme les chlorhydrate, sulfate, phosphate, tartrate, citrate, laurylsulfaLe, hexanoate, benzènesulfonate, etc. La forme sel des antibiotiques ainsi que la forme base libre peuvent être utilisées selon l'invention. Les sels préférés de tylosine sont le tartrate et le phosphate. Les sels préférés d'apramycine sont le sulfate et le chlorhydrate. La tylosine et l'apramycine peuvent être préparées ensemble dans un prémélange ou dans des prémélanges séparés pour être mélangées avec l'alimentation finale. Ou bien, les deux antibiotiques peuvent être mélangés directement dans l'aliment final. Les antibiotiques sous la forme de base sont solubles de façon appréciable dans l'eau comme le sont les sels des antibiotiques. Les antibiotiques et de préférence leurs formes sel peuvent être ajoutés à l'eau de boisson de l'animal pour former des solutions à des concentrations efficaces sur le plan thérapeutique. Comme en ce qui concerne la concentration dans l'aliment pour animal, la concentration de l'antibiotique dans l'eau de boisson peut varier. Des concentrations des deux antibiotiques comprises entre 10 pg/ml et 500 pg/ml,. avec un rapport pondérai des antibiotiques de 5:1 à 1:5, sont généralement suffisantes pour permettre une lutte et un traitement chez les animaux. Une concentration préférée des antibiotiques dans l'eau de boisson est comprise entre 50 pg/ml et 300 lig/ml. Bien que les compositions antibiotiques de tylosine et d'apramycine soient administrées de façon la plus commode dans l'aliment ou l'eau de boisson des animaux, les compositions sont également efficaces quand elles sont injectées aux porcs. Pour l'administration par injection, les deux antibiotiques peuvent être préparés avec un diluant approprié acceptable sur le plan pharmaceutique, comme l'eau, le sérum physiologique ou le dextrose physiologique. L'administration de compositions tylosine-apramycine par injection peut être utilisée pour traiter des porcs juste sevrés qui sont trop affaiblis par la maladie pour manger ou consommer une quantité suffisante de l'aliment contenant le médicament. Dans de tels cas, les compositions antibiotiques peuvent être administrées aux porcs par injection quotidienne. Les antibiotiques peuvent également être préparés sous forme posologique appropriée pour voie orale, par exemple sous forme de comprimés, de capsules ou de suspensions, et administrés aux porcs qui ne peuvent pas manger une quantité suffisante de l'aliment contenant le médicament. L'efficacité de la combinaison tylosine-apramycine dans le traitement et la lutte contre la colibacillose est indiquée par les résultats obtenus dans un essai de 21 jours sur des porcs juste sevrés. Les porcs sont répartis en fonction de leur poids entre des groupes de traitement et des groupes témoins de 8 porcs. Chaque traitement est attribué de façon aléatoire à trois groupes. Les animaux sont nourris avec un aliment normal à volonté, les groupes de traitement recevant l'aliment contenant 110 ppm de chaque antibiotique. On utilise les gains de poids, l'efficacité de l'alimentation et l'apparition de diarrhée pour mesurer la réaction au traitement. Les résultats obtenus après 21 jours sont donnés dans le Tableau 5. T'lABIl:AU 5 Traitement de 21 joulrs de pores jt(,e sevrés par la combinaison tylosine-apramycine Traitement1 Gain quoti- Alimentation Efficacité Indice de dien moyen quotidienne de l'alimen- diarrhée2 (kg) moyenne (kg) tation Témoin 0,23 0,42 1,81 2,84 Apramycine 0,29 0,47 1,64 1,64 Tylosine 0,31 0,51 1,62 2,10 Tylosine/ apramycine 0,34 0,51 1,53 1, 46 1/ Phosphate de tylosine et sulfate d'apramycine à 110 ppm dans l'aliment. Combinaison tylosine-apramycine à 110 ppm de chaque antibiotique dans l'aliment 2/ L'indice de diarrhée est obtenu selon le système suivant en effectuant une notation deux fois par jour pendant les 13 premiers jours et une fois le 14ème jour. 1. Excréments bien formés, seulement. 2. Excréments bien formes, 3. Excréments non formés, > 50 % non formés. 4. Excréments non formés seulement. 5. Excréments liquides seulement. Le dessin annexé représente graphiquement la notation moyenne des diarrhées (selon l'échelle ci-dessus) en fonction du temps exprimé en jours, obtenue dans l'étude précédente. Les notations moyennes obtenues avec le groupe témoin et les groupes traités sont indiquées. Comme indiqué par le graphique des notations moyennes pour le groupe traité par la combinaison tylosine-apramycine, l'incidence de la diarrhée est nettement inférieure à l'incidence pour le groupe traité par l'apramycine seule. Le graphique montre également que la tylosine utilisée seule a la même efficacité en ce qui concerne la réduction de l'incidence de la diarrhée. Selon la présente invention, on traite les porcs juste sevrés par la combinaison antibiotique du moment du sevrage jusqu'à 3 ou 4 semaines après le sevrage. Dans le cas d'une incidence importante de la maladie, on -peuL maintenir le traitement plus longtemps si nécessaire. Les données du Tableau 4 ci-dessus indiquent les différences de l'incidence des diarrhées entre les groupes traités et le groupe témoin, exprimées en pourcentage de l'incidence sur le groupe témoin. Les compositions tylosine-apramycine de cette invention présentent une activité synergique vis-à-vis de souches de Pasteurella hemolytica. Cet organisme peut provoquer des pneumonies chez le bétail, pneumonies qui dans le cas d'une infection importante peuvent amener la mort. On démontre le synergisme de la combinaison tylosine- apramycine, in vitro vis-à-vis de la souche 41D de P. hemolytica. La tylosine seule a une concentration inhibitrice minimale de 50 pg/ml et l'apramycine seule a une CIM de 25 pg/ml. L'activité synergique de la combinaison des deux antibiotiques est déterminée par la méthode de titrage de 1' "échiquier". Dans cette méthode, on teste deux antibiotiques dans des dilutions en série et dans -toutes les combinaisons de ces dilutions pour trouver les concentrations de chaque antibiotique, tant seul qu'en combinaison, qui inhibent la croissance du micro- organisme d'essai. La nature de l'interaction entre les deux antibiotiques-peut être déterminée de façon algébrique ou géométrique. Dans la méthode algébrique, la concentration de chaque antibiotique dans la combinaison qui inhibe la croissance est exprimée comme une fraction de la concentration qui produit le même effet quand l'antibiotique est utilisé seul. Quand la somme de ces fractions est un, la combinaison est additive; quand la somme est inférieure à un, la combinaison est synergique; et quand la somme est supérieure à un, la combinaison est antagoniste. On donne ci-dessous les calculs utilisant les données obtenues dans l'essai in vitro de la tylosine, de l'apramycine et de la combinaison des deux antibiotiques - vis-à-vis de P. hemolytica. Tylosine seule: CIM = 50 pg/ml Apramycine: CIM = 25 l19/ml J9 ITylosine + apramycine /50 + 0,8/25 = 12,5/50 + 6,25/25 = 6,25/50 + 12,5/25 = Les compositions antibiotiques suivantes sont les compositions préférées: Tylosine - Tobramycine Tylosine - Apramycine Tylosine - Gentamicine Leucomycine - Tobramycine Spiromycine - Tobramycine Magnamycine Tobramycine On préfère particulièrement les compositions tylosine- tobramycine, tylosine-apramycine et tylosine-gentamicine. , Les compositions antibiotiques de cette invention sont intéressantes, comme décrit ci-dessus, en médecine vétérinaire dans le traitement de diverses maladies affectant les animaux. Les compositions sont également intéressantes pour lutter contre la contamination par les mycoplasmas dans la propagation des virus par la méthode de culture sur tissu. Les exemples suivants illustrent mieux la présente invention. EXEMPLE 1 On inocule des suspensions cellulaires de LLC MK2 (lignée de cellules de rein de singe) dans le milieu 199 contenant 1 % de sérum de cheval dans des flacons de culture de tissu de 4 ml de volume, avec une culture de 3 jours de Mycoplasma hyorhinis (5 x 108 organismes par ml dans du bouillon d'Eaton). On utilise environ 2 à 3 % de la culture de mycoplasma par volume de la suspension de cellules. Après inoculation, on fait incuber les suspensions cellulaires à une température de 37 C pendant de trois à cinq jours. On prépare également des cultures témoins de la même façon. Après incubation, on remplace le milieu des cultures témoins et des cultures positives au mycoplasma par du milieu 199 frais contenant 1,68 g de bicarbonate de sodium et 1 % de sérum de cheval. Puis on traite les cultures par des solutions de tylosine, de tobramycine et par la combinaison de tylosine et de tobramycine dans le milieu 199 contenant 1,68 g de bicarbonate de-sodium par litre. On prépare des solutions de chaque antibiotique distinct et de la combinaison à une concentration de 1000 pg/ml. La solution de la combinaison a une concentration de chaque antibiotique de 1000 pg. Par double dilution en série, on prépare des solutions à diverses concentrations jusqu'à 0,39 pg/ml. On ajoute chacune des 10.solutions d'antibiotique à un flacon séparé contenant la culture de tissu. On remplace le milieu de la culture de tissu dans chaque flacon deux fois par semaine et, à chaque changement de milieu pendant deux semaines, on ajoute une solution fraîche de l'antibiotique à la même concentration. Apres deux semaines, on fait des remplacements par du milieu frais pendant deux semaines supplémentaires sans addition d'antibiotique. On prélève des échantillons de chaque culture avant chaque changement de milieu et on les cultive pour déterminer la présence de mycoplasma. La concentration inhibitrice minimale des différents antibiotiques et de la combinaison tylosine et tobramycine, est la plus faible concentration de l'antibiotique dans une culture de tissu donnée qui ne permet pas la culture de mycoplasma après échantillonnage. La concentration inhibitrice minimale pour la tylosine seule est de 100 lpg/ml et pour la tobramycine seule elle est de 100 pg/ml, tandis que pour la combinaison des deux, la CIM est de 3 iig/ml. EXEMPLE 2 Quand on évalue la tylosine, l'apramycine et les combinaisons tylosineapramycine dans des cultures de tissu contaminé par M. hyorhinis H.H selon le procédé et les modes opératoires tels que décrits dans l'Exemple 1, la tylosine seule a une CIM de 200 pg/ml, l'apramycine seule a une CIM de 600 pg/ml tandis que la combinaison tylosine- apramycine a une CIM de 12 ig/ml. EXEMPLE 3 En utilisant M. hyorhinis dans le mode opératoire de l'Exemple 1 et en utilisant de la gentamicine à la place de la tobramycine et une combinaison tylosine-gentamicine à la place de la combinaison tylosinetobramycine, on trouve que la tylosine seule a une CIM de 400 pg/ml tandis que la combinaison de tylosine-gentamicine a une CIM de 0,78 lig/ml. EXEMPLE 4 On utilise la combinaison leucomycine-tobramycine à la place de la combinaison tylosine-tobramycine utilisée dans l'Exemple 1. La leucomycine seule a une CIM de 400 pg/ml, la tobramycine une CIM de 200 pg/ml et la combinaison a une CIM de 0,78 pg/ml. EXEMPLE 5 On répartit de façon aléatoire en fonction de leur poids 96 porcs venant d'être sevrés pesant en moyenne 6,0 kg, en 12 groupes de 8 porcs par groupe. On utilise quatre traitements dans l'étude, comme suit: 1) témoins non traités par le médicament; 2) apramycine dans l'alimentation à 110 ppm; 3) phosphate de tylosine dans l'alimentation à 110 ppm; et 4) sulfate d'apramycine et phosphate de tylosine tous deux dans l'alimentation à 110 ppm. Chaque traitement est reproduit sur trois groupes. Les porcs sont nourris pendant 21 jours à volonté avec un aliment contenant de la farine de soja et du mais à 20 % de protéine, avec un peu d'orge perlé pour faciliter le transit intestinal. Des vitamines et des minéraux sont ajoutés comme nécessaire pour équilibrer l'aliment. La seule différence dans les aliments donnés à tous les porcs est l'inclusion de l'antibiotique ou de la combinaison antibiotique appropriée dans chacun des aliments contenant le médicament. Tous les aliments sont pesés tels qu'ils sont donnés aux porcs, la nourriture restant à la fin de la période de pesage est pesée et rejetée. Les porcs sont pesés au début de l'étude et toutes les semaines par la suite. La notation des diarrhées est effectuée par groupe. La notation est effectuée pour la même période deux fois par jour pendant les 13 premiers jours et une fois seulement le quatorzième jour. L'indice de notation est le même que celui indiqué dans la note 2 du Tableau 5. Un groupe supplémentaire de porcs est entretenu pour une étude bactériologique. Ces porcs sont sacrifiés dès que l'on observe qu'il se produit une diarrhée après la répartition des animaux en groupe et avant que l'on ne commence à donner une quelconque alimentation contenant du médicament. On détermine pour les animaux sacrifiés le nombre de E. coli bêta-hémolytiques par ml du contenu du duodenum ou de l'ileum. Les résultats montrent la présence de E. coli 7 8 à des taux de 10 et 10 dans le duodenum de deux des animaux testés. On obtient des résultats négatifs en faisant une culture pour déterminer la présence de salmonella. Les résultats de l'étude exprimés en gain de poids, réduction de l'incidence de. la diarrhée et efficacité améliorée de l'alimentation sont donnés dans les Tableaux 4 et 5 ci-avant. REVENDICATIONS 1. Composition antibiotique comprenant un antibiotique de type macrolide choisi dans le groupe comprenant la tylosine, la leucomycine, la maanamycine, la spiromycine et l'oléandomycine ou un deleurssels physiologiquement acceptables, et un antibiotique de type aminohétéroside choisi dans le groupe comprenant la tobra- mycine, l'apramycine, le facteur 5 de la nébramycine, la gentamicine et la néomycine ou un de leurs sels physiologiquement acceptables. 2. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'antibiotique de type macrolide est la tylosine ou un de ses sels physiologiquement acceptables. 3. Composition selon l'une ou l'autre des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que l'antibiotique de type aminohétéroside est la tobramycine ou un de ses sels physiologiquement acceptables. 4. Composition selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que l'antibiotique de type aminohétéroside est l'apramycine ou un de ses sels physiologiquement acceptables. 5. Composition selon la revendication 1, caractéri- sée.en ce qu'elle comprend la tylosine ou un de ses sels physiologiquement acceptables, et la tobramycine ou un de ses sels physiologiquement acceptables. 6. Composition antibiotique selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, utilisée comme agent de promotion de la croissance ou pour améliorer l'utilisation des aliments chez les porcs. 7. Composition selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, utilisée pour lutter contre la croissance de mycoplasmas dans les cultures de tissu de mammifère. 8. Composition antibiotique selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, utilisée pour traiter la colibacillose chez les porcs. 9. Composition antibiotique selon la revendication 8, caractérisée en ce que le macrolide est la tylosine ou un de ses sels physiologiquement acceptables et l'amino- hétéroside est l'apramycine ou un de ses sels physiologiquement acceptables. 10. Composition selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce qu'elle comprend le phosphate de tylosine et le sulfate d'apramycine.