La présente invention concerne une semelle pour stabilisateurs d'engins de travail mobiles, tels que, par exemple, grues, excavateurs et notamment vehicules de récupération qui opèrent dans des conditions atmosphér- iques très variables sur tous terrains. Les stabilisateurs de tels engins sont mis en position de travail, suivant le besoin, de préférence par voie hydraulique. Une semelle, montée sur l'extrémité libre du stabilisateur, entre en contact avec le sol et supporte une partie importante des forces créées lorsque l'engin effectue le travail auquel il est destiné. Pour permettre aux stabilisateurs de porter le poids qu'ils doivent supporter, la semelle doit avoir une surface suffisante pour distribuer le poids pour que le sol, sur lequel elle prend appui,puisse supporter les charges. Dans le cas d'engins mobiles tels que les excavateurs et analogues, qui travaillent au même endroit pendant des périodes de temps assez longues, il n'y a pas de problème pour adapter la surface de la semelle à la pression que le sol peut supporter, tandis que pour d'autres engins, par exemple les véhicules de récupération utilisés pour des applications tant civiles que militaires, il se pose des problèmes d'adaptation des semelles à la nature du sol à l'endroit o le véhicule de récupération doit travailler, par exemple pour remonter un car ou un tank qui a quitté la route en dégringolant une pente raide. Dans la cas d'un véhicule de récupération, le sens de traction exercée sur le câble variéra également selon l'endroit et, ici encore, il peut s'avérer nécessaire de pouvoir réajuster les semelles des stabilisateurs pour que, au lieu d'exercer une faible pression sur le sol, elle puisse exercer une pression sur le sol beaucoup plus importante pour que les stabilisateurs s'enfoncent dans le sol, ce qui leur permettra de résister à l'action, notamment de composantes de force horizontales. Conformément à la présente invention, une telle adaptabilité est obtenue en ce que la semelle du stabilisateur est constituée d'une plaque munie de deux surfaces de contact disposées de façon à faire un angle entre elles et présentant des superficies différentes, cette plaque étant réversible par rapport au stabilisateur. Une telle disposition permet de mettre la surface la plus petite en contact avec le sol lorsque celui-ci est relativement dur et que le 2 2498223 véhicule doit supporter des forces dirigées horizontalement lors de l'exécution de son travail et la plaque réversible peut être aisément enlevée pour permettre d'inverser sa position pour que la plus grande surface entre en contact avec le sol lorsque ce dernier est moins dur et aussi lorsque le véhicule doit supporter des forces ou des composantes de force dirigées sensiblement dans le sens vertical. Une forme d'exécution de la présente invention est décrite ci- après à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels: la figure 1 représente en perspective les divers éléments de la semelle conforme à l'invention; et - les figures 2 et 3 représentent les deux positions principales selon lesquelles la plaque peut être montée. L'extrémité libre du stabilisateur 1 est représentée sur la figure 1. Ce stabilisateur est percé de deux trous 2 pour permettre d'y passer un boulon 3, qui comporte une tête 4 à une extrémité et qui est percé d'un trou 5 à l'autre extrémité que traverse une pince de blocage 6. La semelle proprement dite est constituée d'une plaque 7,8, dont la surface de contact 7 présente une superficie nettement inférieure à celle de l'autre surface de contact 8. La différence de surface peut être dans un rapport de 1i3 ou plus, en fonction des conditions dans lesquelles l'engin, par exemple un véhicule de récupération, doit travailler. Les deux surfaces de contact 7 et 8 sont disposées de façon à faire un angle entre elles et dans cet angle sont soudées deux pièces de renforcement 9 et 10 qui constituent des moyens de fixation permettant de fixer la semelle sur le stabilisateur 1. Les pièces 9 et 10 sont percées de trous 11 et 12 qui peuvent être alignés avec les trous 2 du stabilisateur 1, de sorte que la semelle 7,8 sera solidarisée du stabilisateur 1 lorsque le boulon 3 a été introduit dans les trous respectifs et bloqué par insertion d'une des branches d'une pince 6 dans le trou 5 du boulon. Sur la figure 2, on voit la semelle montée avec la surface de contact 8 dirigée vers le sol, alors que la surface de contact 7 n'est pas en contact avec lui. La superifice de la surface de contact 8 est déterminée en fonction du poids du véhicule,des forces de traction horizontales et verticales et de la nature du sol devant être rencontré. La plus grande surface de contact, utilisée sur la figure 2, sert lorsque le sol est relativement meuble et ne peut supporter qu'une pression relativement faible avant de céder. La position de la semelle représentée sur la figure 2, toutefois, ne convient pas de manière générale à un sol dur ni dans des conditions dans lesquelles le véhicule doit supporter des composantes de force relativement élevées dirigées dans le sens horizontal, parce que la semelle, prenant appui sur le sol dur qui ne cède pas, risque de glisser. S'il existe un tel risque, il suffit simplement de soulever le stabilisateur, démonter la plaque à la main, aucun outil n'étant nécessaire, et repositionner la semelle mais, cette fois, la plaque orientée selon la position représentée sur la figure 3, dans laquelle la surface de contact la plus petite 7 est en contact avec le sol, ce qui se traduit par, par exemple, une pression sur le sol quatre fois plus importante. Grâce à cette augmentation de la pression sur le sol, la semelle, même si le sol est dur, s'enfoncera dans celui-ci pour que le stabilisateur reste solide- ment plantée et peut, de ce fait, supporter des charges horizontales mieux que le stabilisateur représenté sur la figure 2. Un autre avantage important réside dans le fait que le stabilis- ateur est équipé toujours de la même semelle et que celle-ci peut être adaptée, de manière rapide et sans la nécessité d'outils, aux conditions réelles à l'endroit o le travail doit être effectué. Il peut même être avantageux dans certains cas de mettre la semelle dans une position sur certains des stabilis- ateurs du véhicule et dans la seconde position sur les autres stabilisateurs. Il va de soi que le mode de réalisation représenté et décrit ci-dessus n'est donné qu'à titre illustratif de l'invention, des modifications pouvant y être apportées sans pour autant sortir du cadre de l'invention. Par exemple, le rapport entre les deux surfaces de contact peut être supérieur ou inférieur à celui décrit, ou bien la surface la plus petite pourrait être, par exemple, pourvue de clous ou analogue, selon les besoins, ou les moyens de*fixation pourraient être différents de ceux décrits, sans pour autant sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Semelle pour stabilisateur d'engin de travail mobile tel que, par exemple, grue, excavateur et véhicule de récupération, caractérisée en ce qu'elle est constituée d'une plaque dotée de deux surfaces de contact (7, 8) disposées de façon à faire un angle entre elles et présentant des superficies différentes, et en ce que la plaque est fixée de manière réversible sur l'extrémité du stabilisateur (1) pour permettre de mettre l'une ou l'autre des surfaces de contact (7,8) en appui sur le sol. 2. Semelle selon la revendication 1, caractérisée en ce que, dans l'angle entre les deux surfaces de contact (7,8) sont disposées deux ou plusieurs pièces de renforcement (9,10) qui constituent en outre les moyens de fixation de la semelle sur le stabilisateur (1) à l'aide d'un boulon (3) qui traverse des trous respectifs (2,11,12) percés dans le stabilisateur (1) et les pièces.