L'invention a pour objet un procédé de formation d'image chromatique, et plus particulièrement d'image chromatique thermodéveloppable dans lequel est utilisé le procédé de phototransfert décrit dans Photographic Science & Engineering vol.15, pages 304 à 308, 1971. Le procédé de phototransfert peut être caractérisé comme le transfert de particules photoconductrices finement divisées dans une couche susceptible de ramollissement, comme il est décrit en détail au brevet US 3.520.681 sous la dénomination de procédé photoélectrosolugraphique du fait qu'il est basé sur les principes photoélectriques, l'image étant rendue visible par une opération de dissolution. Dans ce type de procédé de formation d' image, la plaque procurant l'image comprend un support électroconducteur portant une couche isolante sur laquelle est de plus enduite une couche photoconductrice de particules finement divisées. Selon le mode de développement, ce procédé de formation dtimage est du type développable dans un solvant, ou du type développable dans une vapeur solvante. Dans le développement solvant, la surface de la plaque est uniformément chargée dans ltobscurité, puis exposée à l'image et développée par immersion dans un solvant qui dissout la couche photosensible. Le développement est effectué par transfert sélectif au support conducteur des particules photoconductrices finement divisées constituant l'image, la portion de la couche de poudre photoconductrice finement divisée qui n'est pas transférée est entraînée dans un solvant en même temps que sty dissout la couche isolante amoflssable. Ainsi, dans le procédé de développement par solvant sont entrainées à la fois les particules photoconductrices non transférées et la couche isolante amdlissable, Au contraire, dans le développement par la chaleur ou par une vapeur solvante, la formation de l'image est obtenue en utilisant la différence de transmission de la lumière entre les surfaces des couches de particules photoconductrices transférée, et non-transférée Dans un autre procédé de formation d'images, également dénommé électrosolugraphique, on utilise des particules non photoconductrices, et une image latente électrostatique est directement formée par décharge en couronne, au travers d'un stencil ou en utilisant une électrode ayant la forme des lettres, le processus de développement et l'image finale étant les mêmes qu'en photoélectrosolugraphie. D'autre part beaucoup de procédés de formation d'image thermographique ont été jusqutici proposés, tels que le procédé décrit dans N.Suzuki Kagaku Kogyo, otages 73 à 80 (décembre 1968). De plus il est bien connu un procédé de formation de la couleur à deux composants, basé sur la réaction formatrice de couleur aiun donneur d'électrons avec un accepteur dwélectrons. Par exemple, la formation d'une couleur par réaction d'un donneur d'électrons tel que le lactone du cristal violet, avec un accepteur d'électrons tel qu'un phénol, a été décrite dans la littérature, et par exemple dans 0.Fischer et F.Romer, Berichte der Deutschen Chemischen Gesellschaft, vol.42, pages 2934 à 2936, (1909) ainsi qu'au brevet Japon 3257/67, cette réaction étant également appliquée dans la production des papiers copiants thermographiques. Récemment une électrophotographie utilisant cette réaction a été décrite au brevet Japon 43340/73. Dans ce procédé électrophotographique les images latentes électrostatiques sont développées en utilisant un vireur contenant un donneur d'électrons susceptible de coloration, et un auxiliaire formateur de la couleur dans un liant résineux, puis transférées sur un matériau dont la surface est enduite d'un matériau polymère acide, en faisant suivre d'un chauffage pour déterminer le fixage des images couleur. Bien que, dans la technique antérieure, soit résolu le problème de salissement de vireur, lequel se pose avec un vireur où est utilisé un pigment colorant, le problème de l'apparition de taches ne peut pas être complètement r é s o 1 u puisque de l'approvisionnement en vireur résulte inévitablement un éparpillement du vireur. De plus, puisqu'une phase de transfert est nécessaire il faut recourir à un appareillage complexe, ledit appareillage devant toujours être propre. Dans le procédé de phototransfert, la préférence n'est pas accordée au développement par solvant puisque, dans ce cas, les images de particules transférées doivent être fixées ce qui implique une opération complexe et un coût élevé. De plus, dans le développement par la chaleur il est difficile d'atteindre à une haute densité d'image puisque le contraste est dû à la différence de transmission de la lumière entre les surfaces-image et les arrière-plans. Aussi, un objet de l'invention est-il d'obtenir un procédé de formation d'image dans lequel les difficultés ci dessus énumérées ont été éliminées. Un autre objet de l'in vention est de réaliser un matériau copiant du type à ingrédient incorporé formateur de couleur, dans lequel les phases forma trices de l'image peuvent être remarquablement simplifiées. Un autre objet de l'invention est d'obtenir un nouveau procédé de formation d'image chromatique thermodéveloppable. Un autre objet de l'invention est d'obtenir un procédé de photo transfert par lequel des images de haut contraste et haute densité sont obtenues. Enfin un dernier objet de l'invention est d'obtenir un procédé de phototransfert complété par un fixage naturel. Ces divers objets sont atteints en amenant au contact, d'une manière électrostatique, une couche susceptible de développement en couleur, enduite sur un support bon conducteur, avec des particules photoconductrices renfermant un ingrédient susceptible de réagir à la chaleur avec la couche susceptible de développement en couleur.Il s'ensuit que, dans la présente invention, l'élément procurant l'image comprend un support bon conducteur, enduit d'une couche susceptible de développe ment en couleur et d'une couche isolante amollissable par la chaleur et/ou par un solvant recouvrant la couche susceptible de développement en couleur, la couche isolante comportant à sa surface libre ou dans son voisinage, des particules photoconductrices comprenant un composant photoconducteur et un composant capable de réagir à la chaleur avec la couche de développement en couleur, le procédé comprenant les phases suivantes: chargement uniforme de la couche photosensible, exposition à limage de ladite couche, amollissement de la couche isolante par la chaleur et/ou par une vapeur solvante, transfert d'une portion sélective des particules photo conductrices à travers la couche amollie en contact avec la couche de développement en couleur, provoquant une réaction thermique formatrice de couleur des particules photoconductrices avec la couche de développement en couleur. Les détails de l'invention apparaitront de la description en référence aux dessins annexés. La fig.1 est une coupe d'un élément formateur d'image de l'invention. La fig.2 est un schéma de la phase de chargement uniforme de l'élément selon la fig.1 La fig.3 est un schéma de la phase d'exposition. La fig.4 est un schéma de la phase de développement thermique, La fig.5 est une coupe de l'élément formateur d'image de la fig.1 dans la phase finale après formation de l'image couleur. La fwg.6 est une coupe d'une autre réalisation de l'élément formateur d'image de l'invention. Le terme "couche de développement en couleur" ou "développemenc chromogène" utilisé ici s'applique à une couche qui, par réaction avec les particules photoconductrices, procure des images couleur sur la surface de la couche, la réaction thermique formatrice de couleur étant généralement basée sur l'emploi d'un matériau à deux composants, à savoir un composant donneur d'électrons, et un composant accepteur d électrons En se référant à la fig.1 qui est une vue schématique d'une réalisation préférée, de l'application du procédé de invention 1 Vélément formateur dtimage comprend: un support bon conducteur Il sur lequel est enduite une couche de déve loppement chromogène 14, et sur cette dernière un matériau isolant électrique 12 susceptible d'amollissement sous l'action de la chaleur, la surface libre ou le voisinage de cette surface de ce matériau isolant, comportant une couche de particules 13 renfermant un composant photoconducteur et un composant capable de réagir à la chaleur avec la couche de développement chromogène 14. be support bon conducteur peut être constitué par exemple de métaux tels que l'aluminium, le cuivre, l'argent, ou l'or, des fines pellicules de ces métaux sont formées sur un support tel qu'une glace ou une pellicule de résine synth-tique5 ou des papiers traités pour les rendre bon -oncucteurs électriques, un quelconque des agents conventionnellement utilisées dans la technique de l'èlectrophotographie pavant être utilisé pour rendre ledit papier électriquement conducteur, des exemples préférés de tels agents étant le chlorure de polyvinylbenzyltriméthylammonium, ou le polyvinyl - benzène sulfonate de sodium, ou l'alumine colloidale. De plus, lorsqu'on utilise un support non-conducteur dans la plaque, il est possible, comme il est bien connu dans la technique décrite dans J.H. Dessauer Photographic Engineering, 6 250 (1955), de charger ladite plaque positivement ou négativement, par application d'une décharge en couronne de polarité positive ou négative. Un matériau quelconque isolant amollissable par vapeur solvante ou par la chaleur peut être utilisé pour la couche 12. Des exemples de tels matériaux incluent la colophane ou ses dérivés tels que ses esters, la colophane hydrogénée, le dammar, le copal, les résines d'hydrocarbures aliphatiques, provenant du pétrole, les résines coumarone indene, les polymères à base de styrène, les résines de styrène substitué, telles que vinyltoluène ou méthylstyrène, les copolymères de polystyrène-oléfine , les résines époxy, les résines alkydes, les résines silicones, les époxyesters, les acrylates et méthacrylates de polyalkyle , et les résines phénol-formaldéhyde.La plupart de ces matériaux sont commercialisés sous des noms de marques tels que ester gum H (qui est un ester de glycérol d'une résine partiellement hydrogénée) le FORAL 85 qui est une résine complètement hydrogénée, la PICCOLYTE S-100 (qui est une résine polyterpène) le PICCOTEX 100 (qui est un copolymère de méthylstyrène-vinyltoluène) ainsi que PICCOLASTIC (qui est un polystyrène), les PS-2 et PS-3 qui sont des A-75 polystyrènes, le R-5061A qui est une résine phénylméthylsilicone, etc. La couche amollissable 12 peut avoir une épaisseur variant de 1 à 20 microns, la limite inférieure d'épaisseur étant déterminée du point de vue de l'inhibition du voile colorant au cours du développement ou du stockage, tandis que la limite supérieure est déterminée du point de vue efficacité du développement et perturbations minimales dans les images résultantes. Pour assurer l'utilisation efficace des résines amollissables ci-dessus décrites, il peut être employé en combinaison avec celles-ci une grande variété de plastifiants. Les particules photoconductrices finement divisées constituant la couche 13 renferment un composant photoconducteur, et un composant capable de réagir à la chaleur avec la couche de développement chromogène 14. Beaucoup de maté- riau: photoconducteurs connus sous forme de particules fixent divisées peuvent être utilisés comme constituants pnotoconducteurs, et les particules utilisées dans l'invention ont de 0,05 à 3 microns et de préférence une dimension moindre que 1 micron. Des exemples de matériaux photoconducteurs inorganiques et organiques qui peuvent être utilisés sont décrits au brevet US 3.723.113. Des exemples de matériaux inorganiques sont: l'oxyde de zinc, le sulfure de cadmium, l'oxyde de titane les alliages de sélénium et d'arsenic, le tellure. Une variété de matériau photoconducteur inorganique décrit au brevet US 3.121.006 peut être utilisée dans l'invention. Des exemples de matériaux organiques qui conviennent sont: le pigment jaune 12 (C.I.21090) le pigment rouge 81 (CI 45160) le pigment violet 19 (C.I.46500), les quinacridones, le pigment bleu 15 (C.i.74.160). D'autres photoconducteurs organiques sont également connus, et par exemple les triphénodioxazines décrites au brevet anglais 1.175.452, les pigments anthraquinone décrits au brevet anglais 1.155.974, les pigments quinone -furane décrits aux brevets anglais 1.137.885 - 1.137.886. On peut également utiliser comme composants photoconducteurs convenant pour la présente invention des particules finement divisées de polyvinylcarbazole sensibilisé par un colorant, habituellement utilisés dans un procédé formateur d'image par électrophorèse dans lequel un colorant non-photo sensible est ajouté à une substance photoconductrice organique. Le composant photoconducteur qui convient dans l'invention doit être de préférence blanc, ou très légèrement coloré, pour permettre l'accroissement de densité de l'image. Des exemples préférés de telles particules finement divisées sont les particules d'oxyde de zinc, d'oxyde de titane, de sulfure de zinc, de sulfure de cadmium, de pigments jaunes, tels que le pigment jaune 12 (C.I.21090) ou le polyvinyl carbazole. La structure présentée sur la fig.1 n'est qu'un exemple montrant le principe du procédé de l'invention. Nais l'élément formateur d'image de l'invention peut avoir une structure quelconque dans laquelle ne se produit pas la réaction entre les particules photoconductrices 13 et la couche de développement chromogène 14, ou ne se produit que de manière négligeable dans l'obscurité ou avant que ne se produise le transfert dee particules photoconductrices 13. C'est ainsi par exemple que l'élément formateur d'image peut avoir la structure présentée sur la variante fig.6. La résine organique présente dans les particules photoconductrlces 13 comme liant peut être soit la même, soit différente de la résine constituant lintercouche 12 qui ne contient pas de particules photoconductrices. Le composant des particules photoconductrices capable de réagir à la chaleur avec la couche de développement chromogène 14 comporte typiquement un donneur d'électronsaccepteur d'électrons, apparenté avec la couche de développement chromogène 14 constituant ainsi un ensemble formateur de couleur à deux composants dont l'un ou les deux est ou sont fondus sous l'effet de la chaleur, lorsqu'ils sont portés au contact au développement en couleur. De nombreuses combinaisons de ces deux types de matériaux formateurs de couleur sont connues, et parmi celles-ci les combinaisons de composés métalliques décrites par exemple aux brevets US 2.663.654 o.75.332 - 1.844.199 - 1.939.232 - 3.178.306, et par ex. un sel de métal lourd d'un acide organique, ou un sel de métal noble d'acide organique avec un agent réducteur organique, un sulfure, ou un composé amino, ou les combinaisons décrites aux brevets US 2.451.338 - 3.076.721 - 3.239.366 - 3.242.122 et par exemple une combinaison de résorcine avec un composé nitroso, ou de p-quinone avec un agent réducteur, ou d'un colorant leuco avec un amide d'acide, ou d'un colorant leuco avec un composé acide s ou d'un colorant formateur de couleur basique avec un alcali. Les particules photoconductrices 13 utilisées dans la présente invention peuvent être préparées par trois méthodes décrites ci-après. La premieee méthode consiste dans le dépat, soit d'un donneur d'électrons ou d'un accepteur d'électrons sur la surface des particules finement divisées d'un composant photoconducteur, ce dépôt s'effectuant par adsorption. C'est ainsi par exemple que soit un donneur d'électrons soluble, soit un accepteur d'électrons, est dissous dans un solvant, un composant photoconducteur est alors uniformément dispersé dans la solution, et le solvant est complètement évaporé, par exemple en chauffant. Le solvant peut être un solvant dans lequel est soluble soit le donneur d'électrons, soit l'accepteur d'électrons, Des exemples préférés de tels solvants Incluent les solvants volatils tels que l'acétate d'éthyle ou de méthyle, les cétones, telles que l'acétone ou la méthyléthylcétone, les alcools tels que méthanol ou éthanol, les hydrocarbures aromatiques tels que le benzène, les hydrocarbures aliphatiques halogénés tels que le dichlorure d'éthylène, les hydrocarbures allicycliques tels que le cyclohexane, ces solvants pouvant être recueillis pour leur re-utilisation.Le rapport en poids du composant photo conducteur au composant capable de réagir avec la couche de développement chromogène, le dit composant étant soit donneur d'électrons soit l'accepteur d'électrons utilisé, est de l'ordre 50/1 à 1/50 et de préférence 5/1 à 1/5. Lorsque la proportion de composant photoconducteur excède 50/1, la réaction formatrice de couleur est fortement réduite, et quand inversement la proportion est moindre que 1/50 c'est la photo sensibilité qui est réduite.La quantité de solvant employé nest pas strictement critique, bien que le solvant ne doive pas etre utilisé en trop grande quantité du fait de son éva poration e tette première méthode de préparation des particules photoconductrices 13 peut être pratiquée de la manière mi vante: une QIspe?::sion du composant photoconducteur est préparée dans un solvant faiblement volatil qui est à la fois inerte au composant photoconducteur et à la combinaison donneur d'élec trons/accepteur d'électrons, et par exemple un hydrocarbure aliphatique à longue chaîne tel que l'ISOPAR H (fabriqué par Esso Standard Oil Co Ltd). A cette dispersion on ajoute en agitant une solution du composant donneur d'électrons ou du composant accepteur d'électrons, lequel est adsorbé sur la surface du composant photoconducteur. Les particules photoconductrlces 13 sont obtemles après filtration et séchées. Dan. la seconde méthode de préparation des particules photconductrices on a recours à une méthode de production de- m formation d'images par électrophorèse, dans laquelle on utilise un photoconducteur macromoléculaire. En prenant comme exemple de photoconducteur macromoléculaire le polyvinylcarbazole dont le poids moléculaire varie de 3x103 à 3x106, et à la place des colorants sensibilisateurs tels que rhodamine B, un donneur d'électrons soluble, ou un accepteur d'électrons soluble est dissous dans un solvant convenant pour le polyvinylcarbazole, tel que le chlorure de méthylène, le tétra hydrofurane, ou le toluène, ou encore un mélange de ceux-ci. La solution résultante est alors ajoutée goutte à goutte en soumettant à agitation par ultrasons, à un solvant pour polyvinylcarbazole tel que 1'ISOPAR H, pour former des particules qui sont alors filtrées et séchées pour procurer des particules photoconductrices convenant pour l'usage. Le rapport en poids du polyvinylcarbazole au matériau susceptible de coloration est de 50/1 à 1/50, et de préférence 5/1 à 1/5. La troisième méthode est analogue à la seconde méthode, mais elle est appliquée lorsque dans la seconde méthode, ni le donneur d'électrons ni l'accepteur d'électrons n'est soluble dans un solvant pour polyvinylcarbazole. Dans cette troisième méthode, soit le donneur d'électrons, soit l'accepteur d'électrons est dispersé dans une solution de polyvinylcarbazole, ladite dispersion étant ajoutée goutte à goutte à 1'ISOPAR H, l'après-traitement étant le même que dans la seconde méthode pour procurer les particules photoconductrices. Comme conséquence, le composant capable de réagir avec la couche de développement chromogène peut être un quelconque donneur d'électrons ou accepteur d'électrons, auquel au moins l'une des trois méthodes de préparation des particules photoconductrices 13 est applicable, le reste du composant formateur de couleur étant utilisé comme couche de développement chromogène, le composant donneur d'électrons étant par exemple utilisé comme couche de développement chromogène quand le composant accepteur d'électrons est adsorbé, ou vice-versa. Du point de vue du processus de préparation et des propriétés de la couche photosensible, il est préférable d'utiliser comme composant capable de réagir avec la couche de développement chromogène, un matériau ayant un haut point de fusion. Comme il résulte de la description précédente, la couche de développement chromogène 14 comprend principale -ment le donneur d'électrons ou l'accepteur d'électrons qui n'a pas été utilisé comme composant des particules photoconductrices capable de réagir avec la couche de développement chromogène. Cette couche n'a pas besoin d'être insoluble dans les solvants utilisés dans la couche 12 amollis sable tels que toluène ou alcool, et elle est appliquée sous forme de dispersion dans un liant résineux organique insoluble tel qu'un polyester, un polycarbonate, l'acétate polyvinylique, le polyvinylbutyral, le polyvinylformal, l'alkylacrylate ou l'alkylméthacrylate de polyvinyle, etc.Du point de vue de l'efficacité de la réaction thermique sur le développement, il est préféré de choisir comme constituant principal de la couche de développement chromogène une substance qui fond à la température de développement ou au-dessous de celle-ci. Lorsqu'un matériau ayant un haut point de fusion est utilisé comme constituant principal de la couche de développement chromogène il est alors préférable que soit présent avec le composant principal un auxiliaire de fusion ayant un bas point de fusion et qui ne réagit pas avec le composant principal. Lorsque le point de fusion du composant principal de la couche de développt!nent chromogène est trop bas, la stabilité du matériau avec le temps peut être compromise. En considération de ces divers facteurs, le point de fusion préféré est de l'ordre de 1600C. Des exemples de composants principaux qui conviennent sont les acides gras tels que l'acide stéarique (pf 71 C) l'acide béhénique (pf 800C) les amides et les anilides tels qu'acétamides, stéaramides, acétanilides, la glycérine ou les esters de glycol tels que le stéarate de glycol ou le myristate de glycérol.Bien que la couche de dévelcppement chromogène renferme un composant formateur de couleur principal, il est préférable d'utiliser en combinaison un liant résineux organique dont le rapport en poids n'est pas inférieur à 1/100. Lorsque le composant principal de la couche de développement chromogène est utilisé en proportion plus faible que 1/100, la réaction formatrice de couleur est réduite. La couche de développement chromogène ne doit pas être top épaisse du point de vue de la conductibilité thermique au développement, et l'épaisseur préférée de la couche de développement chromogène est de 5 microns ou moins. Pour la couche de particules photoconductrices 13 et la couche de développement chromogène 14, utilisées en combinaison dans la présente invention, une grande variété d'ensemble formateurs de couleur à deux composants, chacun comprenant une combinaison d'un donneur d'électrons et d'un accepteur d'électronss convient. C'est ainsi par exemple que l'on peut utiliser comme composant principal de la couche de développement chromogène le stéarate de cuivre, qui peut être combiné avec les particules photoconductrices préparées par la première méthode précédemment décrite à partir du dîphénylcarbazole et de l'oxyde de zinc.De même, un sel de fer d'un acide gras tel que le stéarate de fer ou le myristate de fer peut être utilisé comme couche de développement chromo gène et en combinaison avec des particules photoconductrices préparées par la première méthode décrite, à partir de l'acide gallique et de l'oxyde de titane. De plus, les particules 13 et la couche 14 de Invention sont également applicables à la réaction formatrice de couleur d'un colorant leuco tel que la lactone du cristal violet avec un composé phénolique, un acide organique. Le procédé formateur d'image chromatique thermo développable conforme à la présente invention est particuliè rement efficace quand il est appliqué à la combinaison de particules photoconductrices 13 et d'une couche de développement chromogène 14 comprenant comme donneur d'électrons un colorant leuco, et comme accepteur d'électrons un composé phénolique ou un acide organique, ou un acide solide. De nombreux avantages sont obtenus en pareil cas, et par exemple du fait que chaque constituant est presque incolore, les images couleur résultantes peuvent présenter un haut contraste, et il est possible d'obtenir des images polychromes. De nombreux colorants leuco sont connus, et par exemple les phtalides tels que la lactone du cristal violet, les leuco-auramines, les acyl-auramines, les cétones telles que dibenzylidène-acétone, les colorants monoazo basiques, tels que la 4-phénylazo-1-naphtylamine, les rhodamine B lactames, les polyarylcarbinols, les benzoindolines spiropyrannes les phtalanes, les spirophtalanes, les triphénylméthanes. Les colorants leuco, e u x mêmes photoconducteurs, sont particulièrement efficaces. Des exemples de tels colorants leuco-photoconducteurs étant décrits au brevet anglais 1.251.201 et aux brevets US 3.253.914 et 3.274.000. Des exemples de composants capables de réagir en couleur avec ces colorants leuco comprennent les composés comportant des groupes hydroxyphénoliques tels que le phénol, l'alpha-naphtol, et l'acide gallique, aussi bien que les phénols dihydriques tels que le bisphénol A, la résorcine, et le pyrocathécol, des acides solides tels que l'argile activée et le silicate de calcium, des acides organiques tels que l'acide salycilique et l'acide 4-chloro-aniline-3sulfonique, des matériaux polymères acides tels que les polymères phénol-aldéhyde, et les hydrolysats de copolymères styrène-anhydride maléique. il est possible de sélectionner de manière appropriée la couche de développement chromogène et l'ingrédient qui est capable de réagir à la chaleur avec cette couche, à partir de colorants leuco et de composants réagissant à la chaleur avec ces colorants leuco. Des comblnaisons préférées de l'invention sont par exemple des combinaisons de bisphénols tels que le Bisphénol A (pf 1560C), ou 4,4'-(1-méthyl-n-hexylidène) diphénol, ou 4,4'-( 1-méthyl-n-heptylidène )diphénol, ou 4,4'isopropylidène-bis(2-tert-butylphénol) ou 2,2' -dihydroxy diphényle, ou 4,4'-cyclohexylidène-diphénol, avec des colorants leuco tels que la lactone du cristal violet, ou le p,p' tétraméthylamirlodiphenyl-(alpha-naphtylamino)méthanes ou la 4-(p-diméthylaminostyryl-qulnoline). En pareil cas, les particules photoconductrices sont préparées par la première méthode décrite, en utilisant l'oxyde de zinc comme composant photoconducteur, ou encore par la seconde méthode en utilisant le pol Les bnsphénols ayant un bas point de fusion (en général inférieur à 1500C), sont préférablement utilisés par rapport aux colorants leuco, dans la couche de développement chromogène du point de vue processus de fabrication, mais il doit être entendu toutefois que la présente invention n'implique pas de limitation dans les combinaisons possibles. Dans un élément formateur d'image tel qu'indiqué en fîo.1, les particules photoconductrices finement divisées sor- obtenues par une méthode quelconque, et il est également possible d'appliquer une dispersion de particules photoconductrices 13 dans une solution résineuse sur la couche 12 amollissable. L'épaisseur de la couche de particules finement divisées 13 est de 11 ordre de 0,1 à 1 micron. La fig.2, qui est une vue schématique présentant un mode de chargement électrostatique uniforme de l'élément formateur d'image utilisé dans l'invention, montre que la surface de l'élément formateur d'image est chargée en utili sant une tête de charge corona 15. Des exemples représentatifs de méthodes de charge en couronne, et des dispositifs appliquant ces méthodes sont décrits au brevet US 2.777.957. Il est également possible d'appliquer des méthodes dans lesquelles des images latentes électrostatiques sont directement formées par charge en couronne au travers d'un stencil. En pareil cas, après être sélectivement chargé, l'élément formateur d'image est uniformément exposé, les charges étant injectées sur la surface entre les particules, et si on le désire la charge. et l'exposition peuvent être conduites simultanément. Comme indiqué en fig.3, l'exposition est obtenue par radiations actiniques 16 puis le développement à la chaleur résulte comme le montre la fig.4 de l'emploi d'une bobine chauffante 4. La température d'amollissement à laquelle la couche de résine 12 se ramollit est de l'ordre de 60 à 1400C bien que l'on puisse utiliser des températures hors de ces limites selon le matériau amollissable utilisé. Du point de vue pratique, il est important d'adopter des températures d'amollissement ne provoquant aucune distorsion à la chaleur du support; le temps de chauffage n'est pas rigoureusement critique, et le développement peut être conduit entre 1 et 10 secondes. Le chauffage peut être obtenu par d'autres moyens qu'une bobine chauffante, et par exemple à l'aide d'une plaque chauffante ou un courant forcé de gaz chaud. En vue du développement, il est également possible d'utiliser une vapeur solvante capable de déterminer l'amollissement de la résine, pourvu que ladite vapeur solvante soit inerte à l'égard de la composition photoconductrice et d u composant réagissant à la chaleur avec la couche de développement chro mogène. Des exemples de solvants qui conviennent sont: le 1,1,1,-trichloroéthylène, le xylène, le toluène, le cyclohexane, le n-heptane, l'acétate d'éthyle, l1éthanol, la méthyléthylcétone. Au cours du développement, les particules photoconductrices des surfaces exposées aux radiations actiniques qui sont uniformément chargées soit positivement soit négativement, sont transférées à travers la couche amollie sur le support, où elles entrent en contact avec la surface de la couche de développement chromogène pour réagir avec son constituant principal, lequel est à l'état de fusion à la température utilisée pour produire une couleur comme il est indiqué en fig.5 Un phénomène contraire au phénomène cidessus a été expérimentalement observé avec certaines combinaisons de particules photoconductrices et de résines, et/ou dans certaines conditions de charge et d'exposition, dans lesquelles les particules photoconductrices dans les surfaces non-exposées sont transférées au support, alors que les particules photoconductrices sur les surfaces exposées ne sont pas transférées. Bien que les causes de ce phénomène n'aient pas été clarifiées, il apparaît théoriquement qu'il résulte d'une décharge lors de l'exposition des charges injectées dans les particules photoconductrices en dépendance de certains facteurs tels que combinaisons particulières d'une résine amollissable et de particules photoconductrices, ou encore différences dans les polarités. Lorsqu'un original positif est utilisé, on obtient dans le premier cas une image couleur négative 7 tandis que dans le second cas on obtient une image couleur positive après le développement chromogène. En fig.5 il est indiqué la condition finale de l'élément formateur d'image, après qu'aient été formées les images couleur développées. Les particules 18 sont les particules qui ont été développées en couleur par la réaction avec la couche de développement chromogène 14. Comme il a été indiqué, les particules photoconductrices de la couche 13 doivent de préférence être blanches ou très légèrement colorées afln d'obtenir une image de haute densité. Lorsque le composant principal de la couche de développement chromogène nta pas fondu à la température de développement, ou lorsque le développement est conduit en utilisant une vapeur solvante et que la couleur formée ainsi n'est pas satisfaisante, il est possible de compléter la réaction de formation de la couleur, même sous une illumination normale, aussi longtemps que l'élément formateur d'image est presque complètement déchargé. L'attention doit toutefois être portée pour ne pas provoquer le voile de couleur qui serait dû à un chauffage excessif. Conformément à la présente Invention, il est possible d'obtenir des reproductions en précipitant les phases d'obtention de l'image et en les simplifiant. Par rapport au mode de reproduction conventionnel on fait économie de la phase de transfert, et du fait que cette phase est omise l'appareil peut être simplifié, sa dimension et son poids étant réduits. De plus, les difficultés rencontrées avec les tambours -de transfert conventionnels sont éliminées et d'une manière générale tous les problèmes résultant de ltemploi des vireurs conventionnels impliquant le nettoyage permanent des tambours de transfert. Les images résultantes ont leur surface laminée avec une résine, d'où résulte une amélioration dans la stabilité de la couleur par rapport auxpapierssensiblesà la pression ou à la chaleur conventionnels. Un autre avantage est que la reproduction de multiples copies peut être facilement obtenue et qucil est possible de précipiter la vitesse de reproduction, la méthode de l'invention pouvant être appliquée pour l'exécution d'agrandissements à partir d'un original microphotographique.Lorsqu'un colorant leuco ayant une aptitude à la coloration polychrome est utilisé comme composant réagissant à la chaleur avec la couche de développement chromogène, il est obtenu des images multicolores constituant un objet complémentaire de la présente invention. C'est ainsi par exemple que les particules photoconductrices ayant une photosensibilité sélective à la lumière bleue, verte, ou rouge, sont utilisables avec un colorant leuco capable de former respectivement les couleurs jaune , magenta, ou cyan. Lorsque ces trois types de particules sont employés comme particules dans la couche photoconductrice de l'invention, et disposées en configuration cosaque pour préparer une couche photosensible, il devient possible d'obtenir par le procédé de l'invention une image couleur à partir d'un original positif, en utilisant celui-ci comme diapositive. Les exemples suivants illustrent l'invention plus en détail, dans lesquels toutes les parties et pourcentages sont indiqués en poids. EXEMPLE 1 Sur un support constitué d'une pellicule de polyester de 100 microns d'épaisseur, comprenant une pellicule de téréphtalate de polyéthylène enduite sur une face d'une couche d'aluminium déposée sous vide, et enduits d'une solution constituée or 1 partie de 4,4'-(1-méthyl-n-heptylidène) diphénol, et 1 partie de résine polyester thermoplastique de poids moléculaire 15000 à 20000, température de fusion 130 à 200 C, et de viscosité 4x10 poises, cette solution étant faîte dans 38 parties d'un solvant mixte 3/1 de méthyléthylcétone et de cyclohexanone, l'enduction étant faite en une épaisseur de 1 micron.Sur la pellicule résultante, on enduit en une épaisseur de 5 microns, une résine STAYBELITE (résine partiellement hydrogénée, fabriquée par Hercules Powder Company). Séparément, on disperse 4 parties d'un pigment jaune dinaphto(2,1-2' ,3' )furane-8,13-dione en utilisant des vibrations ultrasoniques, dans 20 parties d'acétone dans lesquelles 4 parties de lactone du cristal violet ont été dissoutes. L'acétone est évaporée, et le résidu est séché et finement divisé pour procurer des particules photoconductrices, la pré paraticn de celles-ci résultant de l'application de la 1ère méthode. Après quoi, un mélange de particules photoconductrices préparées corme précédemment, et de billes de verre de 50 microns de diamètre, est projeté à la surface de la résine Staybellile pour constituer la couche de particules 13 d'une épaisseur de 1 micron. La couche résultante est chauffée pendant ; elriues secondes à 100-1200C pour s'incruster dans la portion adjacente a la surface libre de la résine Staybelite. La surface de l'élément formateur d'image ainsi formée est chargée au potentiel positif de 500 volts et exposée pendant 5 secondes a travers un original positif, en utilisant une source lumineuse de 20000 lux L'élément exposé est alors développé à la chaleur en le plaçant pendant 5 secondes sur une plaque chauffante portée à 100 C. Par cette phase chauf zarZ e il est obtenu une image positive colorée en bleu, se détachant sur un arrière-plan jaune et ayant une excellente tt:;iite avec le temps. EXEMPLE 2 On utilise comme support une feuille de papier d'art faisant 105g au m2, rendue conductrice par enduction sur une face d'alumine colloidale à raison de 1,Sg par m2, et en enduisant la face dorsale avec du chlorure de polyvinylbenzyl triméthyl- ammonium à raison de îg par m2. Sur ce support, on enduit une solution d'une partie de 2-monométhylamino-6diéthylaminofluorane, une partie de résine polyester thermoplastique de poids moléculaire 15000 à 20000, température de fusion de 180-200 et de viscosité 4x103 poises, dans 38 Parties d'un solvant mixte 5/1 et méthyléthylcétone et de cyclohexanone, en une épaisseur de 1 micron. Sur l'enduit résultant on applique de l'ester GUM H (c'est-à-dire l'ester de glycérine et de colophane hydrogénée) en une épaisseur de 5 microns. Séparément, on prépare une dispersion de 2 parties d'oxyde de zinc Photox 80 dans 500 parties dtIso-Par H, à laquelle on ajoute en agitant une solution de 2 parties de bisphénol A dans 10 parties d'acétone, et après filtration et sèchage on obtient des particules photoconductrices, lesquelles sont projetées comme dans l'exemple 1 dans la portion adjacente à la surface libre de la couche d'ester GUN H, pour procurer l'élément formateur d'image de l'invention, dont la surface est chargée à un potentiel négatif de 600 volts puis exposée pendant 5 secondes au travers d'un original positif en utilisant une source lumineuse de 20000 lux. L'élément exposé est alors développé à la chaleur en le plaçant pendant 5 secondes sur une plaque chauffante portée à 1100. Par ce traitement à la chaleur on obtient une image négative de couleur noire. EXEMPLE 3 Un élément formateur dtimage préparé comme dans l'exemple 2 est utilisé chargé et exposé comme dans l'exemple 2 L'élément exposé est alors maintenu entre des pincettes et plongé dans un récipient de 1 litre contenant 200ml de toluène, le développement étant poursuivi pendant 10 secondes sous l'action de la vapeur de toluène. L'élément est alors exposé à la lumière sur une plaque chauffante pendant 3 secondes pour procurer une image négative couleur noire. EXEMPLE 4 Sur un support de polyester de même structure qr l'exemple 1, on enduit une couche de développement chromogène 14 de la même manière qu'à exemple 1 en remplaçant le 4,4- (1-mthyl-n-heptylidènegdiphénol par 4-4'-(1-méthyl-n-hexylidène) diphénol. La couche est alors enduite avec un copolymère de styrène-méthacrylate dthexyle en une épaisseur de 5 microns. Séparément, à l'Isopar-H on ajoute goutte à goutte une dis persion obtenue par vibrations ultrasoniques de 2 parties de polyvinylcarbazole, de 0,05 partie de Sumiplast jaune GG (colorant oléosoluble de Sumitomo Chemical Co), et 1 partie de 4,4',4"-hexaméthyltriaminotriphénylméthane, dans 40 parties de chlorure de méthylène. Le mélange résultant est alors filtré et le résidu séché pour procurer les particules photo conductrices dont la préparation a ainsi été obtenue par application de la seconde méthode. Les particules ainsi pré parées sont projetées de la même manière qu'à l'exemple 1, dans la portion voisine de la surface libre du copolymère de styrène-néthacrylate d'hexyle.La surface de l'élément formateur d'image ainsi formé est chargée à un potentiel négatif de 500 volts et exposée pendant 10 secondes à travers un original positif, en utilisant une source lumineuse de 20000 lux. Après développement, en maintenant l'élément pendant S secondes sur une plaque chauffante à 1100C on obtient une image positive colorée en bleu. EXEMPLE 5 Des particules photoconductrices sont préparées par le même processus qu'à l'exemple 4, en utilisant à la place du 4,4' -4"-hexaméthyltriaminotriphénylméthane, du 4, 4'-cyclohexylidène diphénol. On obtient un ment formateur d'image corume à l'exemple 2 en utilisant les précédentes particules photoconcluctrices au lieu de celles utilisées à l'exemple 2. La surface de cet élément formateur d'image est chargée au potentiel positif de 450 volts, et exposée pendant 10 secondes à travers un original positif, en utilisant une source lumineuse de 20000 lux. L'élément est alors développé à la chaleur pendant 5 secondes, sur une plaque chauffante maintenue à 110 pour procurer une image négative couleur noire. EXEMPLE 6 Sur un support de papier, de même structure qu'à exemple 2, on enduit une dispersion préparée en broyant pendant 10 heures dans un moulin à billes de porcelaine, 4 parties de stéarate de fer, 4 parties de résine polyester thermoplastique de poids moléculaire 15000 à 20000, température de fusion 180 à 2000C, et de viscosité 4x103 poises, dans 32 parties d'un mélange solvant de méthyléthylcétone et de cyclohexanone dans le rapport 2/1 pour procurer un enduit d'épaisseur 1 micron sur lequel on applique une couche de Piccolastic A-75 ayant une épaisseur -de 5 microns.Séparément on prépare des particules photoconductrices en utilisant le même processus qu'à l'exemple 4, et en remplaçant le 4,4',4" hexaméthyltriaminotriphénylméthane par de l'acide gallique Les particules photoconductrices sont alors projetées à la surface ou au voisinage de la couche de Piccolastic A-75 pour former un élément formateur d'image quI, comme dans l'exemple 5, est chargé, exposé, développé par chauffage pendant 5 secondes sur une plaque chauffante à 1200 pour procurer une image négative de couleur noire. EXEMPLE 7 On applique le même processus qutà l'exemple 6, en remplaçant le stéarate de fer par du stéarate de cuivre, et l'acide gallique par du diphénylcarbazole, et on obtient en définitive une image négative de couleur noire. EXEMPLE 8 Des particules photoconductrices sont préparées comme dans l'exemple 4, en remplaçant le 4,4',4"-hexaméthyl- triaminotriphénylméthane par de l'acide 4-chloroaniline-3 sulfonique, en utilisant pour la préparation des particules la troisième méthode. Un élément formateur d'image est préparé de la même manière qu'à l'exemple 2 en utilisant les particules photoconductrices qui viennent d'être préparées à la place de celles utilisées à l'exemple 2. L'élément formateur d'image est chargé, exposé, développé comme dans l'exemple 42 pour procurer une image positive de couleur noire. EXEMPLE 9 Sur un support de polyester de-même structure que dans l'exemple 1 on enduit une solution à 20% de pyrocatechol dans du butanol, pour former une couche de développement chromogène d'une épaisseur de 1 micron. En utilisant ce laminé et le même processus qu'à l'exemple 1, à l'exception que le wsp'-tstraméthylaminodiphényl-(alpha-raphtylamino)méthane est utilisé seul on obtient des particules photoconductrices procurant une image positive colorée en bleu. EXEMPLE 10 Sur un support de polyester, de même structure que dans l'exemple 1 on enduit en une épaisseur de 1 micron une dispersion préparée en broyant 1 partie de terra alba, 0X5 partie de stéarate de glycol, 2 parties de résine polyester thermoplastique de poids moléculaire 15000 à 20000, température de fusion 180 à 200"C, de viscosité 4x103 poises, dans 27 parties d'un solvant mixte de methyléthylcétone et de cyclohexanone dans le rapport 2/1 le broyage ayant lieu dans un moulin à boulets pendant 15 heures. Les autres processus sont les mêmes qu'à l'exemple 1 et il est obtenu-une image positive colorée en bleu. EXEMPLE 11 On répète le même processus qu'à l'exemple 4, en remplaçant le 4,4' ,4"-hexaméthyltriaminotriphénylméthane par du 4-(p-diméthylaminostyryleSquinoline, la surface de l'élément formateur d'image étant chargée à un potentiel positif de 60G volts. On obtient en définitive une image positive pourpre L'invention a étc; décrite en détail en référence es réalisations spécIfiques auxquelles il peut etre apporté des modifications sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de formation d'image chromatique thermo développable, comportant, dans une première phase le chargement uniforme d'un élément formateur d'image constitué d'un support conducteur enduit d'une couche de développement chromogène et d'une couche isolante amollissable au chauffage et/ou par une vapeur solvante, cette couche isolante comportant à sa surface libre ou au voisinage de celle-ci des particules photoconductrices contenant un composant capable de réagir par la chaleur avec la couche de développement chromogène; dans une seconde phase l'exposition de l'élément formateur d'image;; dans une troisième phase l'amollissement de la couche isolante par la chaleur ou une vapeur solvante, le transfert d'une portion des particules photoconductrices à travers la couche ramollie l'amenant au contact de la couche de développement chromogène en y provoquant la réaction formatrice de couleur du constituant des particules photoconductrices. 2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel ledit composant des particules photoconductrices capable de réagir par la chaleur avec la couche de développement chromogène, est soit un donneur d'électrons, soit un accepteur d'électrons, la couche de développement chromogène renfermant inversement soit un accepteur d'électrons soit un donneur d'électrons. 3. Procédé selon la revendication 2, dans lequel ladite couche de développement chromogène renferme comme constituant principal ledit donneur d'électrons ou ledit accepteur d'électrons, et comme constituant secondaire un liant résineux. 4. Procédé selon la revendication 2, dans lequel le composant principal de la couche de développement chromogène est un donneur d'électrons ou un accepteur d'électrons dont le point de fusion est inférieur à celui de l'accepteur d'électrons ou du donneur d'électrons dudit composant des particules photoconductrices capable de réagir par la chaleur avec la couche de développement chromogène. 5. Procédé selon la revendication 4, dans lequel ledit point de fusion varie de 50"C à 160 C 6. Procédé selon la revendication 2, dans lequel ledit donneur d'électrons est un colorant leuco. 7. Procédé selon la revendication 2, dans lequel ledit accepteur d'électrons est un composé renfermant un groupe- hydroxy phénolique.