La transplantation d'arbustes depuis la pépinière Jus- qu'au lieu de plantation définitif, avec stockage intermédiaire éventuels pose des problèmes de conservation ; l'arrachage a lieu en automne lorsque la vie végétale est ralentie, et la plantation doit avoir lleu dans un délai tel que la plante ait repris racine avant la montée de la sève. Cette reprise est aléatoire et dépend des conditions de stockage ; même si elle a lieu, la croissance, la floraison et éventuellement la fructification peuvent astre médiocres, au moins la première année. Le procédé classique consiste à arracher l'arbuste, en automne ou en hiver, et à le replanter tel quel le plus rapidement possible, préférablement dans les huit Jours ou les quinze Jours qui suivent ; pour éviter cette suJétion il est connu d'entourer les racines d'une motte de terre, et d'empeAcher sa désa- agrégation, soit en linpotant, soit en ltentourant d'une enveloppe en matière plastique ;; certains résultats ont pu être obtenus ainsi, mais, d'une part, le contact risque d'être insuffisamment intime, au début de la germination, entre la terre et les extrémités des racines d'où sortent les premières radicelles ; de plus, les pots sont relativement lourds, coûteux et fragiles, les sacs en matière plastique se déchirent et sont trop imperméables à l'air et à l'humidité, et -les uns et les autres doivent être retirés avant la transplantation, occasionnant un travail supplémentaire, long et fastidieux, et le risque de détérioration des racines. Pour pallier ces inconvénients, la présente invention a pour obJet un procédé de préparation d'arbustes, en vue de leur transplantation, suivant lequel les arbustes sont arrachés en automne ou en hiver etleurs racines enrobées dans une motte de terre, caractérisé en ce que ces arbustes sont taillés, leurs racines coupées et en ce que cette motte de terre est constituée d'une substance nourricière, telle que le terreau, mélangée avec une ou plusieurs autres substances destinées à lui conférer de la cohésion à la rendre légère, moelleuse et perméable, telles que la tourbe ou de la paille traitée, portement humidifiée, pour former un bloc de boue, et agencée en prenant grand soin d'établir un bon contact entre elle et les extrémités des racines, et en ce que ce bloc de boue enrobant les racines est lui-même enfermé dans dans une enveloppe, perméable d l'air et à l'eau, qui maintient la terre serrée contre les racines de l'arbuste, pendant la con servation et la transplantation qui n'entrave pas la pousse des radicelles et qui se laisse traverser par ces radicelles qui se détruise automatiquement elle-mAeme après transplantation. C'est ainsi notamment qu'on peut utiliser à cet effet une enveloppe en toile de jute très peu serrée, ou un filet en matière plastique ou autre. Cette enveloppe peut être maintenue solidement fixée au pied de l'arbuste avec la motte de boue qu'elle entoure par un lien vertical, passant sous une tige de métal de bois, ou de plastique, sur laquelle on fait reposer son fond, et un lien horizontal qui la ceinture et empêche son expansion. Suivant une autre caractéristique de l'invention, et pour améliorer la conservation de la motte de terre et son adhérence aux racines, éviter son effritement, et lui maintenir une certaine humidité, lors de la préparation de ces mottes de terre, elles sont ensemencée de graines d'herbes. La nature de la terre ainsi que eelle des graines dont elle est ensemencée doivent être choisies en fonction des besoins de l'arbuste traité. C'est ainsi notamment que, pour les rosiers, on utilise une boue formée d'un mélange détrempé de terreau et dé tourbe, contenant des graines de gazon. En effet, le rosier demande un sol plumet acide et dépérit en sol calcaire. Les espèces végétales demandant un sol plu tat acide et contenant peu de calcaire sont justiciables du même traitement que le rosier, et la boue à base de terreau et de tourbe leur convient bien Par contre, pour des arbustes ou arbrisseàux se développarit bien en sol calcaire, la composition de la boue d'enrobage doit être modifiée en conséquence ; Cette boue doit comprendre, outre du terreau, de la terre végétale plus ou moins calcaire, ou bien de la terre de bruyère moins acide. De même, en cas d'arbustes calcicoles, le gazon qui poussé bien dans le terreau légèrement acide sera à remplacer par les graminées les plus calcicoles et des légumineuses, ou des plantes diverses qui doivent répondre aux conditions suivantes - se développer en hiver, avec un fort enracinement. - se décomposer en terre, sans repousser, une fois enfouies avec le bloc de racines. Dans tous les cas, la terre utilisée peut comporter des amendements, divers (marnes calcaires, etc.) des insecticides, des engrais, des fongicides. On peut, pour améliorer les résultats obtenus, incorporer à ladite boue des additifs tendant à accrottre les chances de reprise et de bonne santé du végétal replanté ; additifs à phytotoxicité faible ou nul : - produits protecteurs, tels que désinfectants, insecticides, nématicides, fongicides, détruisant les parasites des végétaux. - produits favorisant la croissance des végétaux, engrais et régulateurs de croissance. On peut également, notamment en cas de pénurie de jute, ou des matières plastiques entourer la motte de terre d'une enveloppe en d'autres textiles éventuellement biodégradable, de bonne résistance mécanique et perméable à l'air et à l'eau, pouvant être composé de fibres hétérogènes, dont les unes peuvent être à haute résistance mécanique ; il en est de meme dans le cas où la résistance mécanique du Jute serait insuffisante, ce qui pourrait gtre le cas pour des arbustes nettement plus gros qu'un rosier. Le procédé est en effet applicable à des arbustes ou ieU- nes arbres d'un certain volume, donc assez motteux et pour lesquels une probabilité élevée de reprise est un facteur conmer- cial important ; il s'étend sans difficulté à des végétaux pesant, avec leur motte de terre, plusieurs kilogrammes, au lieu de quel ques centaines de grazllmes d'un rosier moyen, après préparation. Pour Pour assurer un étroit contact entre les extrémités des racines et la motte de terre dans laquelle doivent sortir les premières radicelles, on peut avantageusement piquer les extrémi- tés des racines dans un tampon en toile de Jute, ou autre matière, perméable à, l'air et à l'eau, éventuellement biodégradable, entourant et retenant une quantité suffisante d'une matière nourri cière, éventuellement ensemencée de graines d'herbes. La présente invention a également pour objet les arbustes ainsi préparés pour la transplantation et qui se caractérisent en ce que leurs racines sont enrobées dans une motte dé matière nourricière de qualité appropriée, et l'ensemble est maintenu par une enveloppe, perméable à l'air et à l'eau, éventuellement biodégra-- dable, fixée au pied de l'arbuste, par des liens appropriés ; cette motte de terre est préférablement ensemencée de graines d'herbes. Le dessin annexé montre à titre d'exemple un mode de réalisation. La figure 1 est une vue en perspective de l'arbuste, un rosier par exemple, à préparer pour la conservation et la transplantation, au-dessus de l'agencement utilisé à cet effet. La figure 2 est une vue de c8té montrant la première opération effectuée. La figure 3 est une vue analogue montrant le produit obtenu. Le pied de rosier 1, avec ses branches taillées 2 et ses racines coupées 3, est posé verticalement sur un bloc de boue 4, constitué comme il a été indiqué ci-dessus lui mtme déposé sur un morceau 5 de toile de Jute très peu serrée, en s'assurant que les extrémités des racines pénètrent dans ce bloc de boue, y soient englobées, et n'émergent pas hors de celui-ci ; on remplie ensuite le morceau 5 de toile de Jute autour du bloc de boue 4, en soulevant ses bords, et en faisant en sorte qutil reste quelques centimètres de boue au-dessous des extrémités des racines ; on le fixe ensuite au pied de l'arbuste, au-dessus des racines, par un lien vertical 6 qui relie au pied une tige 7 sur laquelle repose l'enveloppe et on ceinture le tout par un lien horizontal 8. Comme indiqué ci-dessus, des résultats bien supérieurs peuvent être obtenus en ensemençant le bloc de boue de graines d'une herbe appropriée à la terre utilisée. Les rosiers ou autres arbustes ainsi préparés peuvent être conservés tels quels pendant quelque mois, et éventuellement même d'une année surl'autre; i cet effet on les fait reposer vertical lement, ou légèrement inclinés, serrés les uns contre les autres, pous se soutenir mutuellement, sur un sol préparé à cet effet engazonné, dans lequel leurs radicelles peuvent pénétrer et se nourrir lors de la pousse ; lorsqu'on veut transplanter ces arbustes, on sépare de ce sol, en coupant les radicelles qui s'y sont enfoncées et on enfouit leur enveloppe et tout son contenu dans un trou préparé à cet effet dans un terrain approprié, en serrant ensuite la terre autour dc cette enveloppe et de son contenu, et en arrosant convenablement pour homogénéiser l'ensemble, et assu rer le degré d'humidification nécessaire. La figure 4 montre le pied de rosier de la figure 3 reposant pour la conservation sur un terrain préparé 9, gazonné 10, dans lequel des radicelles 11, ayant poussé et traversé l'en- veloppe 5 sont venues se nourrir, la motte de terre 4 s'étant elle-même engazonnée 12. I1 est bien entendu que le mode de réalisation de l1inven- tion qui a été décrit ci-dessus a été donné à titre purement indicatif et nullement limitatif et que de nombreuses modifications peuvent Aetre apportées sans qu'on sorte pour cela du cadre de la présente invention, suivant notamment la nature de l'arbuste à transplanter. Le terme arbuste qui est utilisé doit être pris dans son sens le pus large et englober, les arbrisseaux, les jeunes arbres, y compris les conifères, et également les plantes annuelles, les plantes vivaces, ou autres et les boutures. REVENDICATIONS 1. Procédé de préparation d'arbustes, en vue de leur transplantation, suivant lequel les arbustes sont arrachés en automne ou en hiver et leurs racines enrobées dans une motte de terre, caractérisé en ce que ces arbustes sont taillés, leurs racines coupées, et en ce que cette motte de terre est constituée d'une substance nourricière, telle que le terreau, mélangée avec une ou plusieurs autres substances destinées à lui conférer de la cohésion. et à la rendre légère, moelleuse et perméable, telle que la tourbe ou de la paille traitée, fortement humidifiée, pour former'un bloc de boue, et agencée en prenant grand soin d'établir un bon contact entre elle et les extrémités des racines, et en ce que ce bloc de boue enrobant les-racines est luir?eAme enfermé dans une enveloppe, perméable à l'air et à l'eau, qui maintient la terre serrée contre les racines de l'arbuste pendant la conservation et la transplantation, n'entrave pas la pousse des radicelles et se laisse traverser par ces radicelles ou se détruise automatiquement elle-meme après transplantation. 2. Procédé suivant la revendication 1 caractérisé en ce qu'on utilise une enveloppe en toile de jute. 3. Procédé suivant la revendication 1 caractérisé en ce qu'on utilise comme enveloppe un filet en matière plastique. 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que cette enveloppe est solidement fixée au pied de l'arbuste avec la motte de boue qu'elle entoure par un lien vertical, passant sous une tige de métal de bois, ou de plastique, sur laquelle on fait reposer son fond, et un lien horizontal qui la ceinture et empêche son expansion. 5. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que, lors de la préparation de cette motte de terre, elle est ensemencée de graines d'herbes. 6. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que, dans le cas de rosiers, on utilise comme terre du terreau mélangé avec de la tourbe ou de la paille traitée et comme graines d'herbes des graines de gazon. 7. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes caractérise' en ce que, dans le cas d'arbustes se dé veloppant bien en sol calcaire, la terre d'enrobage comprend de la terre végétale, plus ou moins acide, et les graines sont également calcicoles et choisies pour se développer en hiver, avec un fort enracinement, et se décomposer en terre, sans repousser, une fois enfouies avec les racines de l'arbuste. 8. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que la terre d'enrobage comprend des amendements. 9. Procédé de conservation d'arbustes préparés suivant L'ure quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu'on les fait reposer verticalement, ou légèrement inclinés, serrés les uns contre les autres, pour se soutenir mutuellement, sur un sol préparé à cet effet engazonné, dans lequel leurs radicelles peuvent pénétrer-et se nourrir lors de la pousse. 10. Arbuste destiné a astre arraché pour une transplantation ultérieure caractérisé en ce que ses racines sont enrobées dans une motte de terre spongieuse maintenue par une enveloppe, perméable à l'air et à l'eau, fixée au pied de l'arbuste, au-dessus des racines par une. ligature appropriée. 11. Arbuste suivant la revendication 10 caractérisé en ce que cette motte de terre est ensemencée de grades d'herbes.