La présente invention concerne les mécanismes de retenue arithmétique des colonnes dans une machine à calculer ou appareil analogue. Dans les mécanismes classiques de ce genre qui comprennent des barres-crémaillères et un accumulateur arithmétique, chaque pignon d'en-5 grenage doit tourner d'une division à la fin d'un tour complet du pignon précédent de colonne inférieure, afin d'effectuer la retenue de cette colonne. Ce résultat est obtenu par des mécanismes particuliers. Lorsque ce mouvement sur une division est transmis à un pignon d'accumulateur, qui est sur le point de terminer un tour complet, la rotation d'une division du 10 pignon de colonne supérieure est également effectuée, et ainsi un déplacement en chaîne est effectué. De cette manière les déplacements des embrayages associés aux pignons respectifs sont actionnés successivement. C'est-à-dire que le mouvement de la crémaillère d'une colonne supérieure est commencé à l'achèvement du déplacement de la crémaillère de colonne inférieure ; 15 le temps nécessaire pour 1'actionnement d'une opération de retenue de colonne est donc la somme des temps nécessaires pour le déplacement des crémaillères séparées associées au jeu de nombres.C'est-à-dire que le mécanisme classique de retenue présente l'inconvénient d'un temps nécessaire trop long pour l'opération de retenue. Cet inconvénient comporte des suites dans le cycle 20 de calcul, rendant impossible l'accroissement de vitesse de celui-ci. L'invention a donc pour objet un mécanisme de retenue de colonnes, qui est conçu de manière que toutes les crémaillères participant à une opération de retenue soient abaissées simultanément" d'une division, de sorte que le temps nécessaire à l'opération puisse être rédyit. 25 Ce nouveau mécanisme de retenue de colonnes de machine à calculer, comportant un grand nombre de crémaillères-barres, déplaçables verticalement et agencées parallèlement côte à côte, et des pignons d'accumulateur engrenant avec lesdites barres respectives, comprend un mécanisme de jonction qui, dans l'opération de retenue,est actionné de plus d'une dent environ par une came 30 disposée sur le côté du pignon de colonne supérieure, un dispositif pour abaisser d'une dent la crémaillère de colonne supérieure suivante, à partir de la position zéro, par la seule rencontre dudit mécanisme de jonction et son déplacement, ce mécanisme ayant un organe qui, étant déplacé de plus d'une demi-dent, entraîne le déplacement de tous les mécanismes de jonction de co-35 lonne supérieure suivante, reliée audit mécanisme de jonction actionné par contact, et de plus abaisse d'une dent la barra-crémaillère de colonne. 70 01636 2 2050^58 L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description détaillée qui va suivre d'un exemple préféré de réalisation et des dessins annexés sur lesquels : - la figure 1 est une vue en élévation latérale d'une réalisation 5 préférée de mécanisme de retenue selon l'invention, celui-ci étant dans l'état antérieur au mouvement d'un pignon d'unités et d'une crémaillère de dizaines ; - la figure 2 est une vue analogue à la figure 1 montrant la position d'un pignon de dizaines et d'une crémaillère de centaines avant 10 l'opération de retenue ; - la figure 3 est une vue analogue à la figure 1 montrant la position du pignon d'unités et de la barre-crémaillère de dizaines avant l'opération de retenue ; - la figure 4 est une vue analogue à la figure 1, montrant la 15 position des organes d'unités et de dizaines après l'opération de retenue ; et - la figure 5 est une vue en élévation latérale selon la ligne A-A de la figure 3. On voit sur les figures l à 3 une barre-crémaillère du genre utilisé couramment sur les machines calculer, un dispositif de butée 2 20 du chariot de mise en place des nombres (non représenté) et un secteur 5 qui comporte des caractères d'impression 5a et qui est muni de deux saillies 5t^, 5£ sur une partie s'étendant vers le bas. Une barre d'abaissement 3 peut déplacer le secteur 5 vers le bas, en prenant appui sur la saillie 5b à 1'encontre de l'effort de rappel d'un ressort 4. Le secteur 5 est également 25 muni d'un ergot 28 qui est déplaçable dans une fente 31 ménagée dans la barre crémaillère 1. Un ressort 32 est accroché par une extrémité à la saillie 5£ du secteur 5 et par l'autre à une saillie la de la barre-crémaillère 1. Un couple de pignons d'engrenage 8 et 9 tournant sur des arbres 30 fixes 6 et 7 respectifs est disposé en face de chaque barre-crémaillère 1 pour engrener avec elle. Chaque barre 1 comporte une fente longitudinale lb de guidage vertical coulissant sur une barre transversale fixe 10. Sur le coté gauche ou côté de colonne supérieure de chaque barra-crémaillère 1 est disposé un premier levier 11 ayant deux dents lia et 11b (figures 1 à 3) ; 35 le levier 11 de colonne suivante inférieure, associé à une ba rre-c reniai 1- lère l, est représenté. Les deux dents lia et 11b sont oaralLèles aux dents le I 01636 3 2050458 de la crémaillère 1 et peuvent venir en prise avec des cames 8a et 9a^ en forme de demi-dents, qui sont agencées sur une surface latérale des pignons accumulateurs 8 et 9, respectivement. Le premier levier 11 comporte également des redents 11c et 11^ pouvant venir en prise avec la barre trans-5 versale 10, une saillie 15 pouvant venir en prise avec une barre de rappel 21, qui sera décrite dans la suite, une saillie 16 dont l'extrémité est accrochée à un ressort 17, dont l'autre extrémité est accrochée en un point fixe de la machine et un bras 18 coulissant dans une fente ménagée dans une plaque support fixe 19. Un second levier 22 est relié au premier levier 11 10 par un ergot 29 d'articulation et comporte un galet 23, qui peut rouler sur la plaque fixe 19 tout en restant en contact avec une surface de came 27 agencée à l'extrémité inférieure de la crémaillère 1. Ce second levier 22 comporte également un bras 25, qui coulisse dans une fente ménagée dans la plaque support 19. Un autre bras de ce second levier 22 comporte à son 15 extrémité 30 une languette 31 perpendiculaire^ à partie inférieure horizontale et une languette 32 verticale d'extrémité^repliée vers la gauche. Une barre de poussée 33 est placée en avant de la languette 32 et peut être déplacée ver3 le second levier 22 en fin de course descendante de la barre-crémaillère 1, lorsqu'elle est entraînée par la barre d'abaissement 3, comme 20 il sera décrit plus tard. La plaque fixe de support 19 est en forme de peigne et comporte une languette 34. Le mécanisme qui vient d'être décrit fonctionne comme suit ; en se reportant à la figure 5, on admettra que le nombre "8" est mémorisé par un pignon 9-1 qui est destiné à mémoriser les unités et qu'un nombre "8" 25 est également mémorisé par un pignon 9-2 qui est destiné à mémoriser les dizaines, c'est-à-dire que le nombre "88" est mémorisé par les pignons respectifs. Lorsqu'un nombre "12" doit être ajouté, par exemple, la came 9a du pignon,qui mémorise le nombre "8", est située au-dessus de la dent LLJb du premier levier 11. 30 En premier lieu, le nombre "1" est mis en place, La butée 2a_ correspondant au nombre "1" étant avancée comme indiqué en traits mixtes sur la figure 1, Il en est de même quand le nombre "2" de dizaines est mis en place. Au démarrage de la machine, pour effectuer un cycle d'opérations, cous les pignons 9 sont déplacés simultanément vers la droite pour être 35 éloignés des barres-crémaillères respectives 1 et les barres d'abaissement 3 sont ensuite élevées successivement, de manière que,seuls, les secteurs et les barres-crêmaillères de colonnes d'unités et de dizaines puissent être 01636 4 2050458 déplacés vers le haut, jusqu'à ce que la saillie ld de chaque barre-crémaillère 1 prenne appui contre la butée 2a. Chaque pignon 9 est alors déplacé vers la gauche et engrène avec la barre-crémaillère 1. Ensuite, les barres d'abaissement 3 descendent pour 5 que les barres-crémaillères d'unités et de dizaines soient abaissées, tout en faisant tourner les pignons respectifs 9 selon la flèche A. La figure 2 représente l'opération pour les dizaines. Le pignon 9-2 de dizaines est tourné d'une dent pour mettre en place le nombre "1", Dans ce cas, la dent 11b du premier levier 11 est entraînée par la came 9a en rotaticn et 10 le premier levier 11 est abaissé sur la position représentée sur la figure 2. Ainsi, le second levier 22, relié au premier levier 11 par l'ergot 29, est amené à pivoter dextrorsum autour du galet 23, sur la position représentée. Le pignon 9-1 d'unités prend la position représentée sur la figure 3, c'est-à-dire que le premier levier 11 est abaissé davantage par 15 la came 9a et que, en conséquence, le redent lld est dégagé de la barre transversale 10 et le levier 11 est incliné, comme représenté, par l'effort de rappel du ressort 17. La saillie 15 est alors rapprochée de la barre de rappel 21 et la languette 32 est abaissée sur une position opposée à la barre de poussée 33. Par suite de cette opération, la languette 32a du second 20 levier 22 d'unités est placée sur la position la plus basse et la languette 32b du second levier 22 de dizaines est placée sur une position abaissée d'une division, comme indiqué sur la figure 5, La barre 33 de poussée est alors déplacée vers la gauche, selon la flèche B et repousse la languette 32a du second levier 22 de dizaines, 25 ce levier ayant été abaissé au maximum comme indiqué sur la figure 5, Cette position est représentée sur la figure L, En conséquence du déplacement vers la gauche du second levier 22. la languette 32 dudit second levier bute contre la languette 3 l_a du second levier voisin de centaines, qui a été abaissé sur une position intermédiaire, et le repousse. Ainsi, les deux seconds 30 leviers 22 sont déplacés vers la gauche e; les barres respectives 1 peuvent s'abaisser cou: se déplacer d'une division par suite du déplacement des galets 23, au contact de la surface de cames 27 desdires barres crémaillères respectives. En conséquence, les pignons de dizaines et de centaines tournent d'une dent et, de plus, les languet tes 31 sont placées en dessous des lan.zue: tes 3^ des 15 plaques supports 19 afin d'empêcher le soulèvement des seconds leviers respectifs. 01636 5 2050458 Tous les seconds leviers de mise en place de rangées, autres que celles indiquées ci-dessus, sont maintenus au repos. Tous les pignons 9 sont alors déplacés vers la droite, pour être séparés des barres-crémaillères correspondantes, et les nombres respectifs 5 sont mémorisés par les engrenages 9-2 et 9-3 de dizaines et de centaines, avec l'addition du nombre "1", c'est-à-dire que le nombre "100" est mémorisé, ce qui signifie que la retenue des colonnes est bien accomplie. Finalement, la barre 33 est déplacée vers la droite et la barre de retour 21 est déplacée vers la droite, selon la flèche C, pour ramener le premier levier 11 et le 10 second levier 22 à leurs positions de départ. Dans cette phase, le cycle d'opération de report de colonne a été achevé. Il apparaît clairement de ce qui précède que, selon l'invention, seule la barre-crémaillère de colonne, qui doit être reportée, estabaissée d'une dent et la barre-crémaillère engrenant avec le pignon, qui mémorise 15 le nombre "9", d'emplacement supérieur, est abaissée simultanément, de sorte que la retenue de colonne est effectuée en même temps et le temps de l'opération peut donc être diminué. Dans la réalisation décrite ci-dessus, le premier levier 11 comporte deux dents lia et 11b; cependant, il peut n'en comporter qu'une. Dans ce cas, 20 le pignon 8 et le pignon 9 engrèneraient alternativement. L'invention n'est pas limitée par l'exemple préféré de réalisation qui vient d'être décrit, auquel des modifications et des variantes peuvent être apportées sans sortir de son cadre. 01636 6 2050458 REVENDICATIONS 1 - Mécanisme de retenue arithmétique de colonnes de machine à calculer, ou appareil analogue, du genre comprenant des barres-crémaillères dentées, et un accumulateur comprenant des pignons d'engrenage ayant un 5 dispositif de carne^ ce mécanisme étant caractérisé par : - un premier levier disposé au contact de chaque barre-crémaillère et servant à rencontrer lesdites cames de pignons, ce dit premier levier étant déplacé par l'une desdites cames, lorsque celle-ci termine un tour, - un second levier pouvant osciller verticalement sous l'action 10 dudit premier levier, un organe assurant le contact avec lesdites barres- crémaillères, - une barre transversale fixe traversant une fente longitudinale ménagée dans ladite barre-crémaillère, et - une barre de poussée pour actionner chacun desdits seconds 15 leviers lorsque le premier levier associé est verrouillé far ladite barre fixe transversale, à son abaissement par ladite came de pignon, ce mécanisme fonctionnant de manière que,lorsque ce premier levier est abaissé par la came, le second levier est amené sur une position rencontrant la barre de poussée pour la repousser, de sorte que la seule barre-crémaillère associée 20 à ce second levier repoussé est abaissée d'une division et qu'en même temps la colonne associée à ladite barre crémaillère a sa retenue effectuée. 2 - Mécanisme selon la revendication 1, caractérisé de plus en ce que ledit organe de contact de second levier et de crémaillère est constitué par pliage de celui-ci. 25 3 - Mécanisme selon la revendication 1, caractérisé de plus en ce que ledit organe de contact de second levier et de crémaillère est formé par pliage convenable de ladite barre crémaillère. 4 - Mécanisme selon la revendication 1, caractérisé de plus en ce que ledit second levier est muni d'une languette horizontale et d'une 30 languette verticale, ladite languette horizontale étant insérée au-dessous d'un élément fixe afin de maintenir en place es second levier lorsqu'il est abaissé, et ladite languette verticale étant repoussée par ladite barre de poussée lorsque ledit second levier est en position abaissée, le second levier adjacent étant ainsi repoussé par ladite languette horizontale.