La présente invention concerne un dispositif de prélever ment de liquide à temps et à profondeur déterminés. On connaet déjà un certain nombre de systèmes permettant d'effectuer ce type de prélèvements à des profondeurs déterminées, Toutefois, ces systèmes présentent un certain nombre d'ineonvé- nients. Ils coûtent cher, car ils nécessitent des moyens mécaniques de fermeture pour obtenir la profondeur souhaitée. Ils sont lourds, encombrants et, de ce fait, difficiles à manipuler. On connatt aussi un autre système contenant une membrane qui éclate à une certaine pression correspondant à la profondeur voulue. Ce procédé n'est toutefois valable que pour des grandes profondeurs et le système de fermeture, quand il y en a un, est de maniupulation délicate. Enfin, il est nécessaire pour des prélèvements bactériologiques de conserver le liquide prélevé à des températures d'environ 50C afin d'éviter une évolution du développement bactérien qui est d'autant plus rapide que la température de conservation est plus élevée. Les appareils connus étant, en général, d'un volume important, cela limite leur nombre dans les enceintes réfrigérées. Un but de la présente invention est d'obtenir un dispositif de prélèvement de liquide à des profondeurs déterminées, et à un temps désiré, ce dispositif étant peu encombrant et facile à manipuler. Un autre but de l'invention est d'obtenir un procédé de prélèvement de liquide à des profondeurs et des temps définis, sans que ce liquide soit pollué par le liquide se trouvant à une profondeur inférieure ou supérieure. Dans la présente description, et dans les revendication le terme "liquide" désigne des liquides ou des matières piteuses telles que des suspensions ou des boues. Le dispositif de l'invention comprend un récipient de faible encombrement, muni d'une ouverture latérale et d'un rodage conique femelle percé de deux trous. Sur ce rodage femelle vient s'adapter le rodage conique mâle d'une allonge dont l'autre extrémité comporte un obturateur laissant pénétrer le liquide à prélever au bout d'un temps prédéterminé. Le rodage conique mile de l'allonge est percé de deux trous pouvant ou non coincider avec les trous du rodage conique femelle du récipient, de façon à laisser pénétrer, ou à empêcher de pénétrer, le liquide à prélever dans le récipient. L'obturateur est composé d'un bouchon muni d'une fenêtre et venant se fixer sur l'allonge, et d'une membrane soluble dans le liquide à prélever. Cette membrane peut avoir par exemple une forme de pastille circulaire plate et une plus ou moins grande épaisseur.La membrane est dissoute complètement dans le liquide à prélever au bout d'un temps qui est fonction de son volume. Ainsi pour des membranes de m8me surface, mais d'épaisseurs différentes, les membranes les plus épaisses seront dissoutes complètement dans le liquide après les membranes les moins épaisses. Quand une membrane est dissoute complètement , le liquide commence à pénétrer dans l'allonge, puis dans le récipient. te temps pendant lequel la membrane se dissout permet d'immerger dans le liquide le dispositif selon la présente invention à la profondeur désirée. Des membranes plus épaisses permettent donc une profondeur de prélever ment plus importante. La composition chimique de la membrane est choisie en fonction du milieu dans lequel on veut effectuer le prélèvement. Ainsi pour le prélèvement de l'eau, on utilise des membranes constituées d'une matière soluble dans l'eau. Le récipient muni de l'allonge est situé dans un support que l'on maintient sensiblement vertical dans le liquide à prélever grâce à une masse de plomb située à la base du support. Ce support peut par exemple Autre cylindrique si le récipient est lui-même cylindrique, mais toute autre forme peut convenir. L'ensemble récipient-allonge-support peut Autre relié à l'extérieun par exemple par un câble, dont la longueur fixe la profondeur à laquelle le dispositif est immergé, et donc la profondeur à laquelle on fait le prélèvement. La description qui va suivre, en regard des dessins annexés, à titre d'exemples non limitatifs, permettra de bien comprendre comment l'invention peut être mise en pratique. La figure 1 est une vue de face du dispositif selon 1 1invention. La figure 2 est une vue en perspective du collier de fixation du récipient de l'invention. La figure 1 montre le récipient 1 pour prélèvement de liquide à différentes profondeurs et différents temps placé dans son support 2. Le récipient 1 est un flacon muni d'un rodage conique femelle 3 percé de deux trous t de diamètre d'environ 12 mm et muni d'une ouverture latérale 5 fermée par un bouchon 6. Sur le rodage femelle 3 vient s'adapter une allonge 7 dont l'extrémité s'embottant sur le rodage femelle 3 est munie d'un rodage conique mAle 19 muni de deux trous 8 pouvant coïncider avec les deux trous 4 du rodage 3. Quand les trous 4 et 8 coencident, un liquide pénétrant dans l'allonge 7 peut s'écouler dans le récipient 1. Quand les trous 4 et 8 ne coïncident pas, le liquide s'introduisant par l'allonge 7 ne peut pas pénétrer dans le récipient 1. Ainsi, en tournant l'allonge 7 de façon que les trous coïncident plus ou moins avec les trous 8, on peut régler le débit du liquide pénétrant dans le récipient. Les trous 4 et 8 jouent donc le rtle de robinet. L'allonge 7 comporte à son autre extrémité un obturateur 9 faisant office de fermeture. Cet obturateur 9 est eomposé d'un bouchon 10 venant se visser sur l'allonge 7 et comportant une fenêtre 11, et d'une membrane 12 soluble dans le liquide que l'on veut prélever après un temps déterminé. La membrane 12 est disposée entre l'allonge 7 et le bouchon 10. Le volume du récipient est quelconque et peut par exemple Autre d'environ 500 ml, de façon à permettre un examen bactériologique chimique ou physique du liquide prélevé. On peut ainsi faire entre autres, ltexamen bactériologique d'une eau de rivière ou de mer. Mais on peut aussi faire l'analyse d'un autre liquide tel qu'une eau à la sortie d'un égout, ou du pétrole ou des hydrocarbures dans des bacs de stockage, etc. Le récipient et l'allonge peuvent Etre par exemple en verre, ce qui permet de voir à l'intérieur, mais on peut employer d'autres matières, telles que des matières plastiques (polyéthylène, polychlorure de vinyle) ou des métaux (cuivre) ou des alliages (acier inoxydable), etc. Le rapport 2 du récipient 1 de prélèvement est en un matériau quelconque, par exemple un métal, et comporte à sa partie inférieure une masse 20 de plomb qui alourdit l'ensemble du système et lui permet de rester sensiblement vertical dans le liquide dans lequel il est immergé. Le support 2 comporte plusieurs pattes 13 (par exemple quatre) sur lesquelles viennent se fixer un collier de fixation 14. Ce collier 14 maintient fixement le récipient 1 de prélèvement dans son support 2. Les pattes 13 comportent des trous 15 dans lesquels on passe des fils 16 résistants qui sont fixes à un croisillon 17.Ces fils sont par exemple des fils en matière synthétique etc sont de préférence en nNylon". Le croisillon 17 est attaché à une corde (non représentée) par l'intermédiaire d'un mousqueton (non représenté) par exemple en acier inoxydable AISI 316. Selon la longueur de la corde, on immerge le dispositif de l'invention à une profondeur désirée. La figure 2 montre que le collier 14 est fixé sur les pattes 13 par un assemblage 18 vis-écrou à oreilles. L'opération de prélèvement consiste donc à stériliser le flacon et placer sur l'allonge 7 une membrane 12 stérile. Au moment du prélèvement, on vérifie que les trous 4 ét 8 percés dans le rodage conique mile et femelle sont bien en concordance afin que le liquide puisse passer. On immerge le flacon lesté à la profondeur voulue. La membrane 12 se dissout complètement au bout d'un certain temps, qui est fonction de l'épaisseur de la membrane Puis le liquide commence à pénétrer dans l'allonge et s'écoule dans le récipient. On observe le début du remplissage par l'apparition de bulles à la surface du liquide, ce qui permet de déceler éventuellement un début de remplissage avant la profondeur souhaitée. La fin du remplissage est observée par l'arrêt de ces bulles venant crever en surface. Le dispositif est alors remonté et on donne un quart de tour à l'allonge 7, ce qui isole le contenu du récipient 1 avec le liquide restant dans l'allonge qui a pu être éventuellement pollué par les couches supérieures. Plus l'allonge 7 est longue, et moins le liquide prélevé dans le récipient 1 est pollué par les couches supérieures de liquide. Une allonge ayant une hauteur de 150 mm permet un temps de remontée du dispositif de l'ordre de 5 mn, avant de constater une contamination du liquide contenu dans le récipient 1. Ce temps est largement suffisant pour des remontées de quelques mètres. On a fait des essais qui ont montré qu'il n'y a pas pollution du liquide prélevé avec le dispositif de la présente invention. On a mis,d millilitre de culture en bouillon d'Escherichia Coli et Streptocoques fécaux au sommet de l'allonge, et aucune contamination du liquide prélevé dans le récipient 1 n'a été constatée.On voit donc que pour des temps de remontée plus longs, il suffit d'augmenter la longueur de l'allonge, pour prélever un liquide à une profondeur donnée et sans que sa composition soit modifiée. Après prélèvement du liquide, des analyses peuvent Titre faites par l'ouverture latérale 5 La membrane 12 doit autre soluble dans le liquide que l'on veut prélever. On peut par exemple fabriquer des membranes d'origine minérale en utilisant, entre autres, le chlorure de sodium avec ou sans adjuvant permettant de mieux lier les grains des matières, d'origine organique, par exemple, le saccharose. Dans certains cas, on favorise éventuellement le processus de dissolution par l'emploi de la technique dite de système effervescent, par exemple avec l'acide citrique-bicarbonate de soude. Enfin, on peut utiliser des macromolécules (ou une matière plastique) par exemple l'alcool polyvinylique. Pour des membranes obtenues à partir de "Rodoviol", on obtient des temps de 2 mn avant ltentrée de l'eau pour une épaisseur de 0,5 mm et des temps de 5 mn pour 1 mm d'épaisseur. On voit donc que lton a largement le temps de descendre le flacon à la profondeur voulue avant l'introduction du liquide. Les temps de dissolution peuvent autre très facilement prédéterinés en choisissant, par exemple, une couleur différente en rapport avec une épaisseur connue. En outre, la membrane peut être colorée par un colorant devenant incolore après stérilisation du flacon, par exemple par rayons U.V. On a ainsi un moyen facile et pratique de repérer à quel moment la stérilisation du flacon est terminée. On peut aussi erfectuer des prélèvements à la mgme profondeur, programmés dans le temps; pour cela il suffit d'immerger une série de flacons munis chacun d'une membrane de plus en plus épaisse ou de nature différend; ce qui permet des vitesses de solubilité variables; on a ainsi une manière simple et efficace de réaliser un échantillonnage moyen dans le temps. RERENDICATIONS 1.- Dispositif de prélèvement de liquide à profondeur et temps déterminés, caractérisé par le fait qu'il comprend notamment un récipient pour recueillir le liquide à prélever, une allonge munie d'un obturateur s'ouvrant complètement au bout d'un temps déterminé, et un support dudit récipient permettant l'immersion de celui-ci dans le liquide à profondeur déterminée. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ladite allonge comporte à une extrémité un rodage conique mâle percé de deux trous venant s'embotter dans un rodage conique femelle percé de deux trous dudit récipient, l'assemblage rodage conique mâle et rodage conique femelle formant robinet. 3. - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait que ladite allonge comporte à l'autre extrémité ledit obturateur. 4.- Dispositif selonla revendication 3, caractérisé par le fait que ledit obturateur est constitué d'un bouchon muni d'une entre et d'une membrane située entre ledit bouchon et ladite allonge. 5.- Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait que ladite membrane est soluble dans le liquide à prélever au bout dlun temps prédéterminé. 6.- Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait que ladite membrane est soluble dans l'eau et est composée de chlorure de sodium avec ou sans adjuvant. 7.- Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait que ladite membrane est soluble dans l'eau et est composée de saecharose avec ou sans adJuvant. 8.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé par le fait que ladite membrane est colorée avant stérilisation et incolore après stérilisation. 9.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que ledit support est maintenu sensiblement vertical dans le liquide à prélever au moyen d'une masse de plomb située à la base dudit support.