La présente invention concerne un dispositif de marquage d'un objet-témoin plat pour contrôle de passage, notammcnt pour contrôler le relevé d'une boite aux lettres. On sait que, lorsqu'un agent quelconque a pour mission d'effectuer une tournée l'amenant à passer dans divers points géographiques, on tient à s'assurer qu'il a régulièrement visité tous ces points. Divers dispositifs à cette fin sont connus, notamment en vue du contrôle des rondes de nuit. L'administration des P.T.T. exerce un contrôle de ce yenie sur la levée du courrier dans les diverses boîtes dont un agent a la charge. Ce contrôle s'effectue en con fiant à l'agent un objet plat, plus précisément un carton rectangulaire, qu'il doit introduire dans chaque boîte visitée ou une marque spécifique de la boîte lui est automa- tiquement opposée. On utilise à cette fin un papier dit à microbulles" qui se trouve automatiquement frappé par un poinçon marqueur quand le préposé effectue une manoeuvre prédéterminée sur la porte. Les systèmes connus de ce genre se heurtent à certaines difficultés qui n'ont pas été parfaitement résolues. Ainsi, pour obtenir un marquage net, le poinçon doit etre appliqué avec une force suffisante Or, dans les systèmes connus, le déplacement de la porte générateur du marquage est communiqué mécaniquement au poinçon de façon continue, de sorte que la force dUapplication de ce dernier dépend essentiellement de la vigueur avec laquelle l'agent manoeuvre la porte. En outre, il est important, en vue d'obtenir un marquage net, que le poinçon stapplique quasi-simultanement sur tous les points de 18objet. Or, dans les systèmes connus, le poinçon est fixé sur une lame-ressort qui le maintient en attente écarté de l'objet; mais en position oblique L'api plication se faisant par lointermédiaire d'une came venant glisser sur le poinçon, le déplacement de ce dernier est rotatif, ce qui provoque une application irrégulière. La présente invention vise à réaliser un dispositif de marquage qui soit exempt des inconvénients précités. Suivant l'invention, le dispositif de marquage d'un objet-témoin plat pour contrôle de passage, notamment pour contrôler le relevé d'une boite aux lettres, comprend une entrée pour introduire l'objet sur une enclume fixée sur un bâti, un poinçon marqueur généralement plat et des moyens pour appliquer ce poinçon sur l'objet. Ce poinçon est solidaire d'un ressort tendant à l'éloigner de l'objet. Le dispositif est caractérisé en ce que les moyens pour appliquer le poinçon sur l'objet comprennent un marteau lié au bâti par des moyens de liaison tels qu'au moins en fin de course du marteau le déplacement de la face active de ce dernier soit sensiblement perpendiculaire à la direction commune des plans de l'objet et du poinçon. Grâce à cette disposition, l'application du poinçon sur l'objet à marquer s'effectue uniformément, réalisant une empreinte régulière. En outre, l'énergie cinétique en marteau applique le poinçon avec une force suffisante pour obtenir une empreinte nette. Suivant une réalisation préférée de l'invention, le marteau est articulé sur le bâti autour d'un axe situé de telle manière que, lorsque la face active du marteau est en contact avec le poinçon, ce contact s'établisse suivant un plan. De cette manière, aux avantages mentionnés plus haut on ajoute la simplicité d'une cinématique de rotation. Dans cette réalisation, les moyens moteurs du mar teau comprennent alors de préférence un ressort de torsion calé d'une part sur le bâti et d'autre part sur le marteau pour provoquer la rotation de ce dernier autour de son axe. Suivant une réalisation avantageuse de l'invention, un levier d'armement du marteau est articulé sur le bâti autour d'un axe différent de celui du marteau, et ce levier comprend un organe de poussée coopérant avec un redan prévu sur le marteau pour provoquer le retour de ce dernier à l'encontre de ses moyens moteurs. La distance entre l'axe du marteau et l'axe du levier d'armement est calculée pour que l'organe de poussée du levier échappe au redan du marteau après une course de retour prédéterminée du marteau et du levier. A partir de la position où le marteau est appliqué sur le poinçon, une nouvelle opération de frappe est donc provoquée par un mouvement d'amplitude prédéterminée du levier, qui relève d'abord le marteau, puis le laisse retomber. L'organe de poussée du levier est avantageusement constitué par un cliquet effaçable devant le redan du marteau lors de la course de retour du levier qui, une fois revenu, est à nouveau prêt pour une nouvelle course d'armement. Dans une application au contrôle de relevé d'une boîte aux lettres, le dispositif est fixé sur un couvercle mobile de cette boîte, et la longueur du levier d'armement est déterminée pour que ce levier prenne appui Elastique- ment sur une partie fixe de la boite au moins en position de fermeture du couvercle. L'opération de fermeture du couvercle provoque la course d'armement du levier jusqu'à son échappement libérant le marteau. Dans une réalisation perfectionnée de l'invention, caractérisée en ce que le bâti comprend des butées pour limiter la course utile du marteau, cette limitation évite l'écrasement de l'objet-temoin par le choc en marteau. Dans une réalisation préférée de l'invention, le poinçon est solidaire de l'enclume par l'intermédiaire d'un ressort, l'ensemble ainsi formé étant monté dans le bâti par un assemblage coulissant. Cette disposition permet un échange rapide du poinon en cas de détérioration ou de changement de marque. D'autres particularités et avantages de l'invention iessortiront encore de la description détaillée qui va :;uivre. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemple non limitatif : - la figure 1 est une vue en élévation d'un dispositif conforme à l'invention après enlèvement d'un flasque du Pâti, en position de repos du marteau - la figure 2 est une vue en coupe suivant II-II de a figure 1 - la figure 3 est une vue en coupe suivant III-III de la figure 1 - la figure 4 est une vue-en coupe suivant IV-IV de la figure 1 - la figure 5 est une vue en plan suivant V-V de la figure 1 ; ; - la figure 6 est une vue analogue à la figure 1, mais en position d'armement du marteau - la figure 7 est une vue analogue aux figures 1 et 6, mais en position de retour partiel du levier d'armement après déclenchement - la figure 8 est une vue schématique en coupe d'une boîte aux lettres comprenant un dispositif conforme à l'invention, en position fermée - la figure 9 est une vue analogue à la figure 8, mais en position ouverte. En référence aux figures 1 à 5, un dispositif de marquage 1 conforme à l'invention comprend un bâti 2 formé de deux flasques latéraux 2a, 2b. Ces deux flasques sont assemblés par trois systèmes 3 à tenon et mortaise conso lidés par soudure. Les flasques 2a, 2b portent chacun une glissière 4a, 4b où est montée coulissante une enclume 5 dont est solidaire une entrée 6 pour un objet-témoin plat. Un poingon marqueur 7 généralement plat est fixé à l'enclume 5 par l'intermédiaire d'une lame-ressort 8, cette lame étant conforme de manière que le poinçon 7 en position de repos soit sensiblement parallèle à l'enclume 5 en laissant entre elle et lui un espace 9 suffisant pour permettre l'engagement d'un objet-témoin plat (non représenté) tel qu'un ticket de carton. Le poinçon 7 présente en surface en regard de l'enclume 5 une empreinte en relief destinée à être reproduite sur l'objet-temoin, et l'enclume 5 présente deux rebords latéraux il pour guider l'objet. I1 résulte de la structure décrite que l'enclume 5 et le poinçon 7 forment un ensemble monobloc 12 qui peut être monté ou démonté par simple coulissement. Autour d'un axe 13 solidaire du bâti 2 est monté un marteau 14 pivotant. L'axe 13 est situé de telle manière que le marteau 14 puisse venir, dans son mouvement de rotation, appliquer une face active sur le poinçon 7, sensiblement dans le même plan. Un ressort de torsion 15 enroulé autour de l'axe 13 prend appui d'une part sur une saillie 16 du bolier et d'autre part sur le marteau 14 pour tendre à faire tourner ce marteau dans le sens anti-horaire (sur les figures) et à l'appliquer sur le poinçon 7. Des butées 17 sont solidaires des flasques 2a, 2b pour coopérer avec des ailes 18 du marteau 14 et limiter la course de ce dernier, de manière que l'objet-témoin ne soit pas totalement écrasé par le poinçon 7 mais soit seule ment marque par l'empreinte en relief du poinçon. Un levier d'armement 19, composé essentiellement de deux barres 19a, 19b réunies par des entretoises telles que 21 prétend largement en dehors du bâti 2 et est articulé autour d'un axe 22 solidaire de ce bâti. Un ressort de tor sion 23 enroulé autour de l'axe 22 prend appui d'une part sur des saillies 24 solidaires du bâti 2 et d'autre part sur le levier 19 pour le solliciter dans le sens anti-horaire et por l'appliquer, en position de repos, sur des butées 2r solidaires du bati. Le levier 19 porte un cliquet 26 articulé autour d'un axe 27 solidaire dudit levier et sollicité en rotation dans le sens horaire par un ressort de torsion 28 pour être appliqué sur l'entretoise 21. Le cliquet constitue un organe de poussée coopérant avec un redan 29 ménagé sur le marteau 14, de manière que la manoeuvre du levier 19 entraîne le marteau en rotation. Les axes de rotation respectifs 22 et 13 sont disposés de manière que le cliquet et le redan soient en prise sur une fraction prédéterminée de la course du levier, au-delà de laquelle il y a échappement (figure 6). Bien entendu, tout ce qui est dit du sens de rotation des pièces articulées (horaire ou anti-horaire) est relatif aux seules figures annexées. Enfin, des oreilles 30a, 30b solidaires des flasques 2a, 2b sont prévues pour fixer le dispositif 1. Le fonctionnement de ce dispositif est le suivant. Partant de la position de repos représentée à la figure 1, on introduit l'objet-temoin dans l'espace 9 par l'entrée 6. La lame-ressort soulève suffisamment le poin çon 7 à cet effet, à l'encontre du ressort 15 qu tend à appliquer le marteau 14 sur le poinçon 7. On manoeuvre ensuite le levier 19 dans le sens horaire et le cliquet 26 vient s'engager contre le redan 29, mettant également le marteau 14 en rotation dans le sens horaire en bandant le ressort 15. Du fait de la non-concen tricité des axes 22 et 13, le cliquet et le redan glissent l'un sur l'autre jusqu'à ce que l'échappement se produise (figure 6). Le marteau 14 ainsi libéré revient alors brusquement sous l'effet du ressort 15 et, du fait de son énergie cinétique, il fait fléchir la lame-ressort 8, en venant s'appliquer plan sur plan sur le poinçon 7, perpendiculairement à cette direction de plan. Le poinçon vient alors imprimer sa marque sur l'objet, sans l'écraser excessivement, du fait de la présence des butées 17 qui limitent la course du marteau. On laisse ensuite le levier 19 revenir dans le sens anti-horaire sous l'effet du ressort 23 pour reprendre la position initiale de la figure 1. Dans cette course de retour, le cliquet 26 échappe au redan 29 grâce à son articulation (figure 7 > . On va maintenant decrirç, en référence aux figures 8 et 9, l'application d'un tel dispositif au contrôle du relevé d'une boite aux lettres. Une boite aux lettres 31 comprend un boîtier fixe 32, fixé sur un pied 33 et muni d'un couvercle frontal 34 rotatif autour d'un axe horizontal supérieur 35. Le couvercle 35 comporte une entrée 36 pour l'introduction des lettres par le public. Au couvercle 34 est fixé un coffrage occupant sensiblement la totalité du boîtier 32 et comprenant une paroi supérieure 37, une paroi de fond 38, deux parois latérales 39 et une face avant 41. Une tôle 42, solidaire du boîtier fixe 32, complète ledit coffrage pour former, dans la position fermée de la figure 8, une enceinte de réception des lettres. Quand on ouvre le couvercle 34 (figure 9), la masse des lettres, balayée par la paroi de fond 38, glisse sur le fond 42 et tombe dans un sac postal 43 accroché à la boîte aux lettres. Un dispositif de marquage 1 tel que celui décrit plus haut est fixé à la face avant 41 par des écrous 44 utilisant les oreilles 30a, 30b, de telle manière que le levier 19 puisse venir prendre appui sur le bord inférieur 45 du boîtier fixe 32. En position fermée (figure 8), le levier 19 est dans la position de la figure 6, mais après échappement du redan 29, de sorte que le marteau 14 est en position basse. L'employé introduit alors l'objet témoin dans l'entrée 6. Quand l'employé ouvre le couvercle 34, le levier 19 est libéré de son appui sur le bord 45 (figure 9) et il prend un mouvement dans le sens anti-horaire sous l'influ- ence du ressort 23 pour venir dans la position de la figure 1 après être passé par la position intermédiaire de la figure 7. Quand l'employé referme le couvercle, le levier 19 vient à nouveau w'appuyer surale bord 45, tourne dans le sens horaire, arme le marteau 14 (figure 6) et enfin le libère. Le marquage s'effectue et l'employé retire l'objet dûment marqué. On constate que le dispositif selon l'invention permet d'obtenir automatiquement unmarquage de bonne qualité, du fait de l'application translative plan contre plan du poinçon sur l'objet, et aussi du fait de la frappe énergique obtenue grâce au marteau. I1 s'agit en outre d'une réalisation particulièrement économique de mécanique très simple et très fiable, dont certaines pièces peuvent être réalisées en matière plastique. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple décrit mais couvre toute variante technologique à la portée de l'homme de l'art, ainsi que toute autre application du dispositif de marquage. REVENDICATIONS 1. Dispositif de marquage d'un objet-témoin plat pour contrôle de passage, notamment pour contrôler le relevé d'une boite aux lettres, comprenant une entrée (6) pour introduire l'objet sur une enclume (5) fixée par un bâti (2), un poinçon marqueur (7) généralement plat et des moyens pour appliquer ce poinçon sur l'objet, ce poinçon étant solidaire d'un ressort (8) tendant à l'éloigner de l'objet, caractérisé en ce que les moyens pour appliquer le poinçon (7) sur l'objet comprennent un marteau (14) lié au bâti (2) par des moyens de liaison tels qu'au moins en fin de course du marteau le déplacement de la face active de ce dernier soit sensiblement perpendiculaire à la direction commune des plans de l'objet et du poinçon (7) 2.Dispositif conforme à la revendication 1, carac térisé en ce que le marteau (14) est articulé sur le bâti (2) autour d'un axe (13) situé de telle manière que, lors que la face active du marteau (14) est en contact avec le poinçon (7), ce contact s'établisse suivant un plan. 3. Dispositif conforme à la revendication 2, carac térisé en ce que les moyens moteurs du marteau (14) comprennent un ressort de torsion (15) calé dsune part sur le bâti (2) et d'autre part sur le marteau (14) pour provoquer la rotation de ce dernier autour de son axe (13) 4. Dispositif conforme à l'une des revendications 2 ou 3, caractérisé en ce qu'il comprend un levier daarmew ment (19) du marteau (14) articulé sur le bati (2) autour d'un axe (22) différent de celui du marteau (14), ce levier (19) comprenant un organe de poussée (26) coopérant avec un redan (29) prévu sur le marteau (14) pour provoquer le retour de ce dernier à l'encontre de ses moyens moteurs (15) 5.Dispositif conforme à la revendication 4, carac- térisé en ce que la distance entre l'axe (13) du marteau (14) et l'axe (22) du levier (19) d'armement est calculée pour que l'organe de poussée (26) du levier (19) échappe au redan (29) du marteau (14) après une course de retour prédéterminée du marteau (14). 6. Dispositif conforme à la revendication 5, carac térisé en cè que l'organe de poussée (26) du levier (19) est un cliquet effaçable devant le redan (29) du marteau (14) lors de la course de retour du levier (19). 7. Dispositif conforme à l'une des revendications 4 à 6, prevu pour être fixé sur un couvercle mobile (34) d'une boîte (31), caractérisé en ce que la longueur du levier d'armement (19) est déterminée pour que ce levier prenne appui élastiquement sur une partie fixe (45) de la boite (31) au moins en position de fermeture du couvercle (34). 8. Dispositif conforme à l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le bâti (2) comprend des butées (17) pour limiter la course utile du marteau (14). 9. Dispositif conforme à l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le poinçon (7) est solidaire de l'enclume (5) par l'intermédiaire d'un ressort (8), l'ensemble (12) ainsi formé étant monté dans le bâti (2) par un assemblage coulissant (4a, 4b).