a présente invention porte sur une structure de bâtiment du type comprenant au moins deux parties de mur ou de bâtiment attachées à un montant commun et formant entre elles un angle, normalement un angle droit. Elle concerne en particulier, la construction de bâtiments dont au moins l'extérieur imite l'aspect d'une maison en rondins avec ses noeuds ou angles en croix qui lui donnent ses traits caractéristiques, mais dont les murs offrent l'avantage de comporter une isolation thermique classique de haute qualité. On sait par le brevet suédois 213 847 construire des bâtiments à noeuds ou angles en croix à l'aide de sections de mur préfabriquées constituées d'un cadre à âme en matériau isolant thermique de chaque côté duquel sont appliquées des planches qui imitent l'aspect d'une maison en rondins, des éléments de noeud de forme spéciale séparés étant montés aux angles du bâtiment après le montage de deux sections de mur concourantes. Ces éléments de noeud sont fixés directement aux planches de la section de mur par des pointes, de la colle, des barres ou des fers d'ancrage. Bien que cette méthode de construction permette d'obtenir à la fois un bon isolement thermique et l'aspect des maisons en rondins de la campagne, elle présente de sérieux inconvénients. Ainsi, la fixation directe d'éléments de noeud séparés factices aux planches de la section de mur altèrent la solidité du bâtiment, car le joint entre ces éléments de noeud et la section de mur se trouve justement aux noeuds d'angle de deux murs croisés, noeuds qui, dans les véritables maisons en rondins, ont pour fonction d'assurer la liaison entre ces-deux murs, de sorte que la liaison des murs est compromise si les joints entre les éléments de noeud et les éléments en bois ont la moindre tendance à faiblir, ce qui peut se produire facilement, car ces joints doivent supporter toute la charge créée lorsque les sections de mur tendent à se séparer.En outre, le travail d'éclissage est assez compliqué, car les emplacements des joints sont difficilement accessibles. L'invention, basée sur l'emploi d'un montant spécial comme élément de liaison de deux parties de mur ou de bâtiment faisant entre elles un angle, a en conséquence pour but d'améliorer la technique connue et de permettre une attache solide des parties de mur de façon simple et efficace. La solution proposée par l'invention consiste en ce que les éléments de chacune des parties de mur ou de bâtiment comportent à au moins une extrémité au moins une paire de languettes saillantes séparées qui enserrent un élément du montant et, conjointement avec l'appui de l'extrémité de l'élément sur ledit élément de montant, fixent la positon de l'élément par rapport au montant, l'étendue verticale de chaque languette étant inférieure à l'étendue verticale totale de l'élément en vue du logement d'une languette d'élément d'une partie de mur entre deux languettes d'éléments voisins de l'autre partie de mur et de la formation d'un assemblage d'angle uniforme des éléments. L'invention est expliquée ci-après à l'aide d'un exemple de réalisation illustré par les dessins. La figure 1 est une vue de côté en partie coupe montrant l'attache d'une partie de mur et de deux parties de noeud à un montant la figure 2 est une vue de dessus montrant l'attache de plusieurs parties de mur et de bâtiment à deux montants,un montant, pour plus de clarté, étant représenté séparé de deux parties de mur la figure 3 est une vue en perspective en partie coupée d'une partie d'un noeud de maison la figure 4 est une vue en perspective d'un côté d'un élément de noeud conforme à l'invention ; et la figure 5 est une vue en perspective du coté opposé du même élément. Sur les figures 1 et 2, le repère 1 désigne d'une manière générale un premier montant placé dans un angle du bâtiment en question et auquel sont attachées deux parties de mur 2 et 3 et deux autres parties 4 et 5 appelées parties de noeud. Les deux parties de mur 2 et 4 forment ici les murs extérieurs du bâtiment. Sur la figure 2 est aussi représenté un autre montant 6 auquel s'attachent, outre la partie de mur extérieur 3, une partie de mur intérieur 7, une autre partie de mur extérieur 8 et une partie de noeud 9. Chacun des éléments des parties de mur ou de bâtiment 2, 3, 4, 5, 7, 8 et 9 comporte à une extrémité deux languettes saillantes séparées qui fixent conjointement avec ladite extrémité la position de l'élément par rapport au montant 1 ou 6 et enserrent un élément de ce montant, l'étendue verticale de chaque languette étant inférieure à l'étendue verticale totale de l'élément en vue du logement d'une languette d'élément d'une partie de mur entre deux languettes d'éléments voisins de l'autre partie de mur. Ces languettes seront décrites plus en détail à l'aide des figures 4 et 5, qui représentent un élément 10 appelé élément de noeud. Cet élément est un corps en bois véritable ayant le même aspect ou la même forme de section que les extrémités des rondins formant les murs des véritables maisons en rondins. Sa face 11 est destinée à être tournée vers l'extérieur dudit montant parce que sa face 12 est prévue pour être tournée vers ledit montant et à reposer sur celui-ci. I1 comporte deux languettes séparées 13 et 14 qui de préférence affleurent ses faces latérales. Dans une réalisation préférée de l'invention, la hauteur de ces languettes 13, 14 est approximativement égale à la moitié de la hauteur de l'élément 10.Ces languettes sont placées à mi-hauteur de l'élément, c'est-à-dire que le plan horizontal équidistant des faces supérieure et inférieure de la languette est aussi équidistant des plans horizontaux limitant en haut et en bas l'élément. Enfin, leur longueur est approximativement égale à leur largeur. Revenons aux figures 1 et 2. Dans une réalisation avantageuse de l'invention, les parties de mur 2, 3, 7 et 8 sont constituées de sections préfabriquées composées (voir la partie de mur 2) d'un cadre et deux panneaux en planches appliqués de chaque côté de ce cadre. Ainsi, la section qui forme la partie de mur 2 comporte trois entretoises 15, 16 et 17 verticales à l'état monté dont les deux extrêmes limitent l'élément dans la direction longitudinale ou horizontale et forment les deux extrémités opposées de la section. Sur le cadre sont appliqués deux panneaux en planches, un panneau extérieur 18 et un panneau intérieur 19. Les planches de ces panneaux, au moins celles du panneau extérieur, et de préférence aussi celles du panneau intérieur, sont chanfreinées et façonnées de façon à donner de l'extérieur l'impression d'une véritable maison en rondins. Une planche d'un panneau fait face à une planche du panneau appliqué de l'autre côté du cadre. Au moins dans les sections formant les murs extérieurs, un remplissage 20 en matériau isolant thermique tel que laine minérale ou plastique alvéolaire est placé dans l'espace compris entre les panneaux 18, 19 et les entretoises extrêmes 15, 17. Des languettes 21, 22 sont formées aux extrémités de chacune des planches des panneaux 18, 19 ; ces languettes dépassent de l'extrémité de la section délimitée et définie par l'entretoise. Dans le cas représenté, la section de mur en question a la hauteur du mur, c'est-à-dire qu'elle s'étend de la base au toit du bâtiment terminé. I1 est cependant concevable de fabriquer des sections de plus faible hauteur et d'en superposer deux ou plus. I1 est même concevable et parfois indiqué de construire la partie de mur en question à partir d'éléments simples constitués seulement de deux planches appliquées sur un cadre ou une âme. Selon l'invention, chaque montant, tel le montant 1, comprend quatre éléments du genre latte placés verticalement et enserrés par les paires de languettes 13, 14 de la partie de noeud et 21, 22 de la partie de mur. Le montant 1 est composé de quatre lattes 23, 24, 25 et 26 de même largeur qui, s'il s'agit d'un montant de mur extérieur, entourent une âme 27 en matériau isolant thermique.Dans ce cas, les lattes opposées 23 et 24 sont plus épaisses que les deux autres 25 et 26, de sorte qu'une partie des premières s'encastre entre les secondes plus minces et que les parties encastrées servent d'appui ou de support de pointes pour lesdites secondes, qui peuvent être fixées aux premières par clouage ou d'une autre manière appropriée. I1 faut noter ici d'une part que la largeur des pattes 23 à 26 est égale à la largeur des entretoises du cadre des sections de mur ainsi qu'à la distance entre les languettes 13, 14 de l'élément de noeud 10, d'autre part que chacune des lattes du montant forme sur lui une saillie approximativement égale à la longueur et à la largeur des languettes. I1 faut en outre noter que dans l'exemple représenté, la longueur et la largeur des languettes sont approximativement égales à l'épaisseur des panneaux des parties de mur. Pour construire une structure conforme à l'invention, on procède de la façon suivante (voir figure 3). On met les parties de mur 2 et 3 debout à côté du montant 1 en les décalant en hauteur d'une demi-hauteur de planche. On engage les languettes 21, 22 de la partie du mur 2 de chaque côté de la latte 23 du montant 1 et les languettes de la partie de mur 3 de chaque coté de la latte 25 du montant. La hauteur des languettes étant égale à la moitié de la hauteur des planches, on a entre deux languettes voisines 22 et 22' un espace 28 de hauteur coïncidant avec la hauteur de la languette 14 d'un élément de noeud, languette qu'on introduit dans cet espace. Quand les deux parties de mur 2 et 3 sont en place, on forme les deux parties de noeud 4 et 5 en plaçant alternativement des éléments de noeud 10 comme le montre la figure 3 ; on notera que les éléments de noeud 10 de la partie 4 affleurent les planches du panneau 18 de la partie de mur 2 tandis que les éléments de la partie de noeud 5 affleurent de façon analogue les planches du panneau de la partie de mur 3.Les éléments de noeud 10 et les planches des parties de mur 2 et 3 peuvent être fixés au montant 1 par clouage ou de toute autre manière appropriée. Les avantages de l'invention sont que les assemblages d'angle des éléments de la structure sont uniformes, unis et esthétiques, ces assemblages se réalisant de façon robuste et simple avec le montant. On peut si l'on veut, comme l'indique la figure 2, prévoir des bandes d'étanchéité 29 entre le montant 1 et les parties de mur 2 et 3, par exemple des bandes compressibles en plastique alvéolaire ou caoutchouc alvéolaire. I1 va de soi que l'invention ne se limite pas à la réalisation décrite et représentée sur les dessins. Il est ainsi par exemple possible d'appliquer le principe de l'invention au croisement de murs intérieurs ainsi qu'à la jonction de murs extérieurs et intérieurs comme représenté en haut sur la figure 2. Bien que dans la réalisation représentée, il soit préférable de réaliser une seule paire de languettes à l'extrémité de chaque élément, il est concevable dans le cadre de l'invention d'en réaliser plusieurs. En outre, les montants peuvent être conçus autrement que ceux représentés, par exemple en matériau d'origine ou autre. D'autres modifications encore sont possibles dans le cadre des revendications suivantes. REVENDICATIONS 1. Structure de bâtiment comprenant au moins deux parties de mur ou de bâtiment attachées à un montant commun et formant entre elles un angle, caractérisée en ce que les éléments de chacune des parties de mur ou de bâtiment (2, 3, 4, 5, 7, 8, 9) comportent à au moins une extrémité au moins une paire de languettes saillantes séparées (13, 14 ; 21, 22) qui enserrent un élément (23, 24, 25, 26) du montant et, conjointement avec l'appui de l'extrémité de l'élément sur ledit élément de montant, fixent la position de l'élément par rapport au montant (1, 6), l'étendue verticale de chaque languette étant inférieure à l'étendue verticale totale de l'élément en vue du logement d'une languette d'élément d'une partie de mur entre deux languettes d'éléments voisins de l'autre partie de mur et de la formation d'un assemblage d'angle uniforme des éléments. 2. Structure de bâtiment selon la revendication 1, caractérisée en ce que la hauteur des languettes (13, 14 ; 21, 22) est approximativement égale à la moitié de la hauteur de l'élément. 3. Structure de bâtiment selon la revendication 1, caractérisée en ce que les languettes sont placées à mi-hauteur de l'élément, c'est-à-dire que le plan horizontal équidistant des faces supérieure et inférieure de la languette est aussi équidistant des plans horizontaux limitant en haut et en bas l'élément. 4. Structure de bâtiment selonl'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la longueur et? la largeur des languettes sont approximativement égales. 5. Structure de bâtiment selonl'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le montant (1) comprend quatre éléments du genre latte (23, 24, 25, 26) placés verticalement et enserrés par les paires de languettes (13, 14 ; 21, 22) de la partie de mur ou de bâtiment. 6. Structure de bâtiment selon la revendication 5, caractérisée en ce que chacune des lattes verticales du montant forme sur lui une saillie approximativement égale à la longueur et à la largeur des languettes. 7. Structure de bâtiment selon la revendication 5 ou la revendication 6, caractérisée en ce que le montant est composé de quatre lattes de même largeur qui entourent une âme (27) en matériau isolant thermique, deux lattes opposées (23, 24) étant plus épaisses que les deux autres (25, 26) afin de former des appuis ou des supports de pointes pour lesdites deux autres. 8. Procédé de construction de structures de bâtiment conformes àl'une des revendications précédentes comprenant au moins deux parties de mur ou de bâtiment attachées à un montant commun et formant entre elles un angle, caractérisé en ce qu'on pourvoit les éléments de chacune des parties de mur ou de bâtiment (2, 3, 4, 5, 7, 8, 9) à au moins une extrémité d'au moins une paire de languettes saillantes séparées (13, 14 ; 21, 22) dont l'étendue verticale est inférieure à l'étendue verticale totale de l'élément, place la paire de languettes en enfourchement sur un élément du montant afin de fixer conjointement avec ladite extrémité de l'élément la position de l'élément par rapport au montant, et place une languette d'élément d'une partie de mur entre deux languettes d'éléments voisins de l'autre partie de mur pour former un assemblage d'angle uniforme des éléments. 9. Moyens de construction d'une structure de bâtiment conforme à l'unies revendications 1 à 7, caractérisés en ce que les éléments comportent à au moins une extrémité au moins une paire de languettes séparées (13, 14 ; 21, 22) dont l'étendue verticale est inférieure à l'étendue verticale totale de l'élément et que ces languettes sont placées de façon à enserrer un élément du montant. 10. Moyens selon la revendication 9, caractérisés en ce que la hauteur des languettes est approximativement égale à la moitié de la hauteur de l'élément. 11. Moyens selon la revendication 10, caractérisés en ce que les languettes sont placées à mi-hauteur de l'élément, c'est-àdire que le plan horizontal équidistant des faces supérieure et inférieure de la languette est aussi équidistant des plans horizontaux limitant en haut et en bas l'élément. 12. Moyens selonl'une des revendications 9 à 11, caractérisés en ce que la longueur et la largeur des languettes sont approximativement égales. 13. Moyens selonl'une des revendications 9 à 12, caractérisés en ce que le montant comprend quatre éléments du genre latte (23, 24, 25, 26) placés verticalement et destinés à être enserrés par les paires de languettes de la partie de mur ou de batiment. 14. Moyens selon la revendication 13, caractérisés en ce que chacune des lattes verticales du montant forme sur lui une saillie approximativement égale à la longueur et à la largeur des languettes. 15. Moyens selon la revendication 13 ou la revendication 14, caractérisés en ce que le montant est composé de quatre lattes de même largeur qui entourent une âme (27) en matériau isolant thermique, deux lattes opposées étant plus épaisses que les deux autres afin de former des appuis ou des supports de pointes pour lesdites deux autres.