La présente invention concerne un procédé de retournement progressif d'une matière tubulaire, selon lequel une matière tubulaire souple est retournée par traction d'une corde passant dans la matière tubulaire, depuis l'extérieur, avec application d'une pression à l'aide d'un fluide sur la partie de la matière tubulaire qui se trouve dans un récipient sous pression de manière que la matière tubulaire soit.chassée du récipient par le fluide interne. Plus précisément, l'invention concerne un procédé de retournement progressif d'une matière tubulai- re de revêtement dans des canalisations, par exemple for- mées d'acier ou d'un métal analogue, de béton ou d'une matière résineuse rigide, et essentiellement des canali- sations déjà construiteset utilisées en réalité, par exemple des canalisations souterraines telles que les conduites de gaz, d'eau'de ville et les canalisations entourant les fils du réseau d'alimentation électrique ou des c&bles téléphoniques; la matière retournée de revêtement est simultanément collée à la face interne des canalisations et renforce ces canalisations ou ré- pare leurs parties détériorées. La matière tubulaire de revêtement est retournée et simultanément elle est col- lée à la face interne des canalisations car un liant est préalablement appliqué à la face externe de la ma- tière dé revêtement. Une corde est disposée dans la ma- tière de revêtement, sur toute sa longueur et au-delà, et la corde est tirée depuis l'extérieur lorsqu'un flui- de exerce une pression sur la partie de la matière de revêtement qui se trouve dans un récipient sous pression afin que cette matière de revêtement avance dans la canalisation tout en étant retournée, après passage dans une tuyauterie de décharge du récipient sous l'ac- tion du fluide interne sous pression. On sait qu'une tuyauterie souple, par exemple un tuyau d'incendie, ayant un revêtement de caoutchouc ou de résine synthétique, est fabriquée par revêtement de la surface externe d'une gaine textile, formée de fi- bres tissées ou tricotées sous forme tubulaire, d'un film de caoutchouc ou de résine, la gaine étant alors retour- née. Ces procédés sont par exemple du type décrit dans le brevet britannique n' 957 929 ou dansle brevet des Etats- Unis d'Amérique n0 3 927 184, ce dernier procédé étant le plus avantageux car sa mise en oeuvre est commode et simple. Ce procédé comprend la fixation d'une première extrémité d'une tuyauterie souple revêtue extérieurement, placée dans un récipient sous pression, sur un dispositif annulaire de fixation d'une buse, et l'application d'une pression à un fluide présent dans le récipient afin que la tuyauterie soit retournée sous l'action de la pression interne. Lorsque la tuyauterie est très longue cependant, il faut une pression très élevée pour que le retournement commence, si bien que la vitesse de retournement varie au cours du traitement et il apparaît une torsion dans la tuyauterie souple formée. Dans un cas extrême, la tu- yauterie n'est pas retournée et elle est détériorée sous l'action du fluide à très haute pression. D'autre part, on sait que le vieillissement ou la détérioration des tuyauteries souterraines de gaz ou d'eau provoque souvent des fuites dangereuses de gaz ou d'eau. En outre, les tuyauteries ou les enveloppes entourant les fils d'alimentation en énergie électrique ou les càbles téléphoniques, lorsqu'elles sont détério- rées, permettent l'entrée d'eau ou de substances conduc- trices de l'électricité et provoquent des accidents dus aux fuites électriques. La seule mesure efficace jus- qu'à présent pour remédier à ces inconvénients est l'extraction des canalisations souterraines, lorsqu'el- les ont atteint leur limite d'age, sur toute la longueur, - pouvant être de l'ordre de plusieurs dizaines ou cen- taines de mètres, et leur remplacement par de nouvelles canalisations. Cependant, dans ce cas, l'alimentation en eau potable ou en gaz doit être interrompue jusqu'à ce que les travaux d6change de canalisation soient ter- minés. Lorsque les tuyauteries qui ont atteint la limite d'âge sont enfouies sous des routes, la gêne et les in- convénients sont très importants puisque la circulation sur les routes est limitée pendant les travaux d'échange de tuyauterie. Bien évidemment, l'échange des canalisa- tions nécessite beaucoup de main d'oeuvre et coûte fort cher, sans compter la difficulté du travail proprement dit d'échange des tuyauteries. De plus, il n'est pas rare que ces travaux d'échange de canalisation ne puissent être réalisés, suivant les emplacements particuliers d'enfouissement des canalisations. Récemment, on a prévu géophysiquement dans de nombreuses régions du globe des probabilités élevées de tremblements de terre de force importante, et on prend en considération le renforcement des canalisations souterraines, qu'elles aient atteint ou non la limite d'âge afin qu'elles soient protégées contre les détériorations par un tremblement de terre. Cependant, ces travaux d'échange de canalisatiorssouter- raines sur toute leur longueur sont très difficiles ou presqu'impossibles pour des raisons techniques et écono- miques, et sont tout à fait inefficaces pour le renfor- cement des canalisations. Dans ces circonstances, on a déjà proposé un procédé sommaire de revêtement de tuyauteries selon le- quel un tube souple de matière plastique est introduit dans une canalisation souterraine et-est collé à la face interne de la canalisation, aussi bien pour la réparation des parties détériorées des canalisations que pour leur renforcement afin qu'elles supportent des chocs mécani- ques. Cependant, selon ce procédé, l'insertion du tube souple dans les canalisations souterraines est extrême- ment difficile si bien que les travaux sont presqu'im- possibles à effectuer sur place lorsque les canalisations sont longues ou courbes. Selon un procédé qui constitue un perfectionnement de ce procédé primitif, utilisé pour la disposition d'une matière de revêtement dans des canalisations, avec retournement, un tube souple est introduit dans une canalisation en étant retourné, l'intérieur vers l'extérieur, sous l'action d'un fluide sous pression tel que de l'air comprimé, et il est si- multanément collé à la face interne de la tuyauterie à l'aide d'un liant, et on a considéré avec intérêt ce procédé au cours de ces dernières années. Les brevets desEtats-Unis d'Amérique n0 2 794 785, 3 132 062, 3 230 129 et 3 494 813 et les brevets britanniques no 1 002 131, 1 069 623 et 1 025 011 décrivent un pro- cédé de ce type qui est certainement avantageux dans la mesure o l'introduction de la matière de revêtement et son collage à la face interne de la canalisation sont réalisés progressivement et en même temps. Parmi les brevets précités, le brevet britan- nique no 1 002 131 concerne un procédé et un dispositif de retournement d'un tube souple mais il ne décrit ni ne suggère l'introduction du tube dans une canalisation. Le brevet britannique no 1 025 011 décrit le dispositif d'introduction d'un tube dans une canalisation avec re- tournement du tube. Selon ce brevet cependant, le tube n'est pas collé à la face interne de la canalisation et aucune technique n'est décrite à cet effet. Les brevets des Etats-Unis d'Amérique no 2 794 758, 3 132 062 et 3 494 813 et le brevet britannique no 1 069 623 décri- vent un procédé d'introduction d'un tube dans une cana- lisation avec retournement du tube et collage du tube à la face interne de la canalisation. Cependant, tous ces brevets décrivent des techniques qui nécessitent l'appli- cation préalable d'un liant à la surface externe d'une canalisation ou d'un tube, avant l'introduction du tube. En outre, un liant ordinaire contenant un constituant volatil ne peut pas être utilisé à cet effet car la canalisation et le tube doivent être tous deux imper- méables. Ainsi, selon ces procédés, le liant doit être tel qu'il ne contient pas d'ingrédients volatils et que l'ingrédient résineux peut durcir après une longue pé- riode. Comme il faut une période très longue pour que le liant soit appliqué complètement à la surface interne de la canalisation, le durcissement du liant com- mence avant l'introduction du tube dans la canalisation si bien que la matière de revêtement adhère insuffisam- ment. L'utilisation d'un liant ayant une longue durée de conservation en potest donc nécessaire afin que ce durcissement prématuré soit évité, et le temps nécessai- re au traitement du revêtement devient obligatoirement long. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique no 3 230 129 décrit un procédé selon lequel l'intérieur d'une canali- sation reçoit un liant et un tube est introduit dans la canalisation, à partir d'une extrémité, en étant retour- né si bien que le tube repousse le liant vers l'avant, avec collage de la partie retournée du tube à la face interne de la canalisation, à l'aide du liant restant à la surface interne. Cependant, ce procédé présente aussi un certain nombre d'inconvénients. D'abord, la quantité et la répartition du liant ne peuvent pas être réglées afin que le liant soit appliqué uniformément sur toute la surface interne de la canalisation. Ensuite, le liant doit être utilisé en quantité bien supérieure à celle qui est nécessaire au collage du tube à la canali- sation puisque le tube peut progresser avec retournement simultané dans la canalisation, le tube repoussant le liant vers l'avant. Un excès de liant est finalement jeté. Troisièmement, lorsque la canalisation est incli- née, la pression exercée par le liant est appliquée à la partie supérieure ou au point de retournement du tu- be qui progresse si bien que la-pression nécessaire au retournement du tube varie et la quantité de liant ap- pliqué a tendance à varier. Ainsi, aucun des procédés connus ne permet la disposition d'une matière de revê- tement sur des canalisations, surtout enterrées, par mise en oeuvre d'une opération simple, réalisée in situ, sans déplacement ou démontage des canalisations. Compte tenu des considérations qui précèdent, la Demanderesse a déjà mis au point un procédé perfec- tionné de disposition d'une matière tubulaire de re- vêtement à la surface interne de canalisations(comme décrit dans la demande de brevet japonais mise à l'inspection publique n0 55-91 627), selon lequel la matière tubulaire de revêtement est introduite dans les canalisations en étant retournée, alors qu'un liant est appliqué simultanément à la face interne de la matière de revêtement, d'une façon régulière; la matière de revêtement est collée à la face interne des canalisations, avec inter- position de liant, par application d'un fluide sous pression obtenu par pompage. Selon ce procédé, un cer- tain nombre des inconvénients des procédés antérieurs est totalement supprimé par mise en oeuvre d'une série de traitements particuliers tels qu'une réserve de liant est formée à l'intérieur de la partie de la matière tu- bulaire de revêtement qui doit être retournée, à l'ar- rière d'un point fixe, et un fluide sous pression est transmis à l'extérieur, vers la partie de la matière de revêtement dans laquelle la réserve est formée si bien que la matière de revêtement est repoussée vers l'avant, lors du retournement dans la canalisation, et la matière de revêtement est simultanément comprimée afin que la quantité de liant appliquée à la surface externe soit réglée. Dans un mode de réalisation avan- tageux, décrit en référence à la figure 6 de cette de- mande de brevet, une tuyauterie d'introduction est placée entre une canalisation souterraine et une tu- yauterie de décharge qui se trouve en avant du récipient sous pression, le traitement de la matière de revêtement, dans le cas des canalisations enterrées, étant grande- ment facilité puisque la dimension du trou à creuser pour le logement du dispositif de retournement sous pression et des ouvriers qui l'utilisent peut être ré- duite-au minimum, la plus grande partie de l'appareil restant au sol. Ainsi, ce procédé constitue fondamenta- lement un procédé excellent d'application d'une matière de revêtement à la face interne d'une canalisation ayant une longueur de l'ordre de plusieurs centaines de mètres et/ou un certain nombre de coudes. Etant donné la commo- dité des opérations permettant un traitement très effi- cace du revêtement, ce procédé est avantageux car il permet la disposition d'une matière de revêtement et de renforcement à la face interne d'une canalisation enterrée, et il présente actuellement beaucoup d'inté- rêt. Cependant, on constate que, lorsqu'une cana- lisation qui doit être revêtue atteint une longueur de l'ordre de mille mètres ou plus ou lorsque la canalisa- tion comporte un certain nombre de coudes, par exemple à 900 ou à 450 et/ou des séries de coudes inversés permettant le décalage de la canalisation, la pression que doit avoir le fluide qui assure le retournement de la matière doit avoir une valeur tellement élevée, surtout au dernier stade du traitement, que ce procédé présente un certain nombre de difficultés imprévues. Par exemple, le récipient sous pression destiné à assu- rer le retournement de la matière de revêtement sous pression doit être en une matière résistant à une pres- sion élevée afin qu'il ne puisse pas éclater. Lorsque le retournement d'une matière de revêtement est réalisé sous pression élevée, la matière de revêtement, au point de retournement, peut elle-même se briser.Lorsque la pression est élevée, la matière de revêtement est collée à la surface interne de la canalisation, surtout dans les parties courbes, avec une déformation qui corres- pond à cette pression élevée. Lorsque la pression est réduite lorsque le revêtement a été terminé, une force s'opposant a cette déformation s'exerce sur les parties courbes dans lesquelles la matière collée de revêtement se détache en partie de la surface interne. En général, la matière de revêtement peut être retournée et en même temps collée à la face interne de la canalisation par utilisation d'un fluide à pression relativement faible, au début du traitement. Par contre, vers le milieu et la fin du traitement, il faut un fluide sous pression relativement élevée pour le retournement et le collage de la matière de revêtement. Une pression élevée du fluide est aussi temporairement nécessaire lorsque la matière de revêtement passe dans lesparties courbes de la canalisation. Pendant l'opération de mise en place du revêtement en conséquence, la pression varie inévi- tablement de façon considérable si bien que la force de liaison de la matière de revêtement est réduite par allongement ou retrait provoqué par les fluctuations de pression. En outre, la fluctuation de pression provoque une fluctuation de la quantité de liant appliquée à la surface interne de la matière de revêtement si bien que celle-ci ne peut pas être maintenue par une force conve- nable de collage. Même lors de l'utilisation de ce pro- cédé perfectionné, la mise en oeuvre sous pression élevée présente un certain nombre d'inconvénients, surtout pour le traitement d'une canalisation ayant une très grande longueur et/ou de nombreux coudes. En con- séquence, en pratique, il est très souhaitable que ce procédé soit perfectionné afin que l'opération puisse être réalisée à pression relativement faible même lors- que la canalisation traitée a une grande longueur ou un grand nombre de coudes. L'invention concerne un procédé de retourne- ment progressif d'une matière tubulaire à une faible pression. Elle concerne aussi un procédé de retourne- ment progressif d'une matière tubulaire de revêtement dans des canalisations et de collage simultané de la matière tubulaire retournée à la face interne des ca- nalisations, à faible pression. Elle concerne aussi un procédé perfectionné de retournement d'une matière tubulaire sous pression selon lequel cette matière tubulaire est retournée par passage initial d'une corde dans la matière tubu- laire, sur toute sa longueur et au-delà, et par trac- tion appliquée à la corde, depuis l'extérieur, lorsqu'un fluide exerce une pression sur la partie de matière tubulaire qui est disposée dans un récipient sous pres- sion afin que la matière tubulaire soit chassée vers l'extérieur lorsqu'elle est retournée, lors du passage dans une buse du récipient sous pression sous l'action du fluide à la pression interne. L'invention concerne aussi un procédé de re- tournement progressif d'une matière tubulaire de revê- tement dans des canalisations extrêmement longues, ayant un certain nombre de courbes, avec collage si- multané de la matière tubulaire retournée de revêtement à la face interne des canalisations, à basse pression, une corde étant disposée préalablement dans la matière tubulaire de revêtement; lorsque cette dernière est poussée dans les canalisations, à partir d'une extré- mité sous l'action de la pression interne, la corde est tirée à partir de l'autre extrémité des canalisations. On constate de façon tout à fait surprenante que, selon l'invention, les inconvénients du procédé perfectionné décrit précédemment peuvent être suppri- més et la pression élevée variable du fluide utilisé peut être réduite à une valeur relativement faible et constante, par utilisation d'une corde ou d'une cour- roie placée préalablement dans une matière tubulaire de revêtement, sur toute sa longueur et au-delà, avant l'application uniforme d'un liant à la surface intenne de la matière de revêtement;lorsque celle-ci est in- troduite dans une canalisation, à partir d'une pre- mière extrémité, et avance dans la canalisation, avec retournement et avec application simultanée du liant à la surface interne de la canalisation, sous l'action du fluide sous pression, la corde ou cour- roie est tirée à vitesse constante par l'autre ex- trémité de la canalisation si bien que la pression élevée nécessaire au retournement et à l'avance de la matière de retournement est réduite et la vitesse de retournement est réglée si bien que l'application localement irrégulière de la matière de revêtement est évitée, surtout dans les parties courbes de la canalisa- tion. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'exemples de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels: - la figure 1 est une coupe schématique en élévation illustrant la mise en oeuvre d'un procédé perfectionné connu; - la figure 2a est un schéma illustrant la mise en oeuvre de l'invention par utilisation d'un ré- cipient sous pression, décrit dans le brevet japonais n0 472 047; - - la figure 2b est un schéma illustrant la mise en oeuvre de l'invention par utilisation d'un ré- cipient sous pression du type décrit dans la demande japonais précitée mise à l'inspection publique n0 55-91627; - la figure 2c est un schéma représentant un dispositif de traction et un rouleau récepteur, assurant la traction d'une corde ou d'une courroie passant dans une canalisation; la figure 2d est un schéma représentant un dispositif de traction et un rouleau récepteur permet- tant la traction d'une corde ou d'une courroie passant dans une canalisation; - la figure 3 est une coupe schématique il- lustrant la mise en oeuvre de l'invention, à l'aide d'un récipient sous pression analogue à celui qui est représenté sur la figure 1; - les figures 4a à 4f forment une série de schémas représentant des stades différents du re- tournement d'une matière tubulaire de revêtement dans un coude d'une canalisation, par mise en oeuvre du pro- cédé décrit dans la demande japonaise précitée mise à l'inspection publique n0 55-91 627; et il - les figures 5a à 5f forment une série de schémas représentant chacun un stade du retournement d'une matière tubulaire de revêtement dans un coude d'une canalisation, par mise en oeuvre du procédé de l'invention. La figure 1 représente un des exemples les plus avantageux de mise en oeuvre du procédé perfection- né connu de retournement selon lequel une matière tubu- laire souple 1 de revêtement, sous forme aplatie, passe dans un récipient 3 sous pression et une extrémité avant de cette matière de revêtement est fixée à un dispositif annulaire, à l'avant d'un tube 4' d'intro- duction raccordé au récipient sous pression par une bride 4. La matière tubulaire souple 1 sous forme aplatie est enroulée sur un rouleau et une extrémité arrière de cette matière 1 est raccordée à une corde ou courroie 10 dont -la longueur est au moins égale à celle de la matière 1 de revêtement. Dans le récipient 3 sous pression, la matière 1 est préalablement char- géevà l'ntêrieur, d'un liant liquide ou visqueux des- tiné a former une réserve 7. Le récipient 3 sous pres- sion est divisé en deux chambres, une chambre avant et une chambre arrière. La chambre avant a une entrée 18 de fluide sous pression et est séparée de la chambre arrière par une cloison ayant une fente 8 qui permet le réglage de la quantité de liant à appliquer à la face interne de la matière 1 de revêtement. La chambre- arrière a une entrée 17 de fluide sous pression et l'extrémité arrière de la chambre a une fente 2 par laquelle est transmise la matière de revêtement. Lors d'une opération réelle, un fluide sous pression, par exemple de l'air comprimé, provenant d'un dispositif convenable non représenté, parvient au ré- cipient 3 sous pression par des entrées 17 et 18, la pression interne de la chambre arrière étant habituel- lement maintenue à une valeur presqu'égale à celle de la chambre avant. Lorsque le fluide sous pression est transmis au récipient 3, la matière tubulaire 1 dont l'extrémité avant a été fixée sous forme retournée au dispositif de fixation, à l'avant de la tuyauterie 4' d'introduction, est repoussée en avant dans une cana- lisation 6, avec retournement au cours duquel l'extré- mité avant de la matière 1 formant un point 5 de re- tournement à l'endroit o le retournement de la matière commence, peut avancer de façon correspondante dans la canalisation 6. Le liant appliqué d'abord à la surface interne de la matière 1 de retournement se trouve à la face externe par retournement au niveau du point 5 et est placée, lorsque lamatière de revêtement est repous- sé vers l'avant, entre la face interne de la canalisa- tion 6 et la matière 1 retournée si bien que le liant assure une fixation robuste. Un dispositif 9 de réglage de la vitesse de retournement comporte habituellement deux rouleaux entraînés par un moteur et placés entre le rouleau de matière de revêtement et le récipient 3 sous pression afin que la vitesse de retournement soit maîtrisée en cas de retournement et d'avance trop rapi- des. Lorsque la matière 1 de revêtement a été entière- ment transmise au dispositif 9, la courroie ou la corde parvient progressivement au dispositif 9 si bien que la longueur de cette corde ou courroie 10 doit être au moins égale à celle de la matière 1 de revêtement qui doit être appliquée à la face interne de la canalisation 6 sur toute sa longueur. Selon ce procédé connu, la pression néces- saire au retournement peut être maintenue à une valeur relativement basse dans la mesure o la canalisation à traiter a une longueur inférieure à quelques centaines de mètres et comporte un petit nombre de coudes. Ce- pendant, il faut une pression élevée dans les parties médiane et finale du traitement. En outre, lorsque la canalisation est très longue ou a un grand nombre de coudes, la pression du fluide doit être accrue afin que le traitement de revêtement puisse être effec- tué en totalité. Comme décrit précédemment, ce procédé présente un certain nombre d'inconvénients, par exemple un collage défectueux de la matière de revêtement dans les courbes de la canalisation et une détérioration possible du récipient sous pression ou de la matière de revêtement au point de retournement, lorsque la pression du fluide est trop élevée. Ainsi, ce procédé doit être perfectionné afin que la pression élevée né- cessaire à l'application du revêtement dans une canàli- sation extrêmement longue, ayant un grand nombre de courbes, soit réduite. L'invention se caractérise par le passage préalable d'une corde ou d'une courroie dans une matière tubulaire de revêtement, sur toute la longueur de celle- ci, et par la traction de la corde ou de la courroie à l'autre extrémité de la canalisation, lors de l'appli- cation d'une pression à la matière de revêtement, par un fluide, à l'arrière de la partie fixée annulairement, si bien que la matière de revêtement peut avancer dans la canalisation en se retournant, et se fixe à la face interne de la canalisation à une pression relativement faible. Selon l'invention, la force nécessaire au re- tournement de la matière de revêtement est tirée en grande partie de la force de traction de la courroie ou de la corde depuis l'autre extrémité de la canalisation. Ainsi, le fluide sous pression transmis à l'intérieur, au point de retournement, peut avoir une pression suf- fisamment faible pour que la partie déjà retournée de la matière de retournement se fixe à la face interne *de la canalisation. L'appareil utilisé pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention peut être l'un quelconque des appareils classiques connus assurant le retournement d'une matière tubulaire sous pression, par exemple du type décrit dans le brevet japonais n0 472 047 (cor- respondant au brevet des Etats-Unis d'Amérique no 3 927 164) ou dans la demande de brevet japonais t4d2639 mise à l'inspection publique précitée no 55-91 627. Ce- pendant, l'utilisation de l'appareil représenté sur la figure 6 de cette dernière demande japonais est très avantageuse pour le revêtement des canalisations étant donné que les opérations de revêtement des canalisations souterraines sont commodes et simples. De toute manière, des inconvénients des procédés connus de retournement d'une matière tubulaire telle qu'une tuyauterie souple ou de revêtement des canalisations souterraines ayant un certain nombre-de courbes peuvent être supprimés par mise en oeuvre de l'invention. La figure 2a représente un appareil assurant le retournement ou "évagination" d'une matière tubulai- re telle qu'une tuyauterie souple, comprenant un réci- pient 3 sous pression ayant une entrée 17 d'un fluide sous pression et dans lequel est placé un rouleau 10' de la matière tubulaire 1 sous forme aplatie. Une corde (ou courroie) 11 passe dans la matière tubulaire 1, sur toute sa longueur et au-delà. Cette matière tubulaire 1 est fixée à l'extrémité avant sur un dispositif annu- laire 4"monté à l'extrémité avant du récipient 3. Lors- qu'un fluide sous pression est introduit dans le réci- pient 3 par l'entrée 17, la matière tubulaire 1peut- - avancer sous l'action du fluide interne sous pression et simultanément, elle se retourne en un point 5 qui forme l'extrémité avant de la matière 1 qui avance. Lorsque la corde 11 est tirée par l'extrémité opposée ou dans le sens de la matière tubulaire qui avance, la pression-appliquée au récipient 3 peut être réduite de façon importante si bien que le retournement de la matière 1 peut être réalisé facilement, sans détério- ration de la matière. Lors de l'utilisation de l'appa- reil représenté sur la figure 2a, le procédé selon l'invention peut aussi être utilisé, en plus du re- tournement d'une matière tubulaire telle qu'une tuyau- terie souple, pour le revêtement d'une canalisation. Dans ce cas, une matière tubulaire de revêtement et 246263 9 une corde ou courroie 10 qui peut être identique à la corde il ou différente, sont enroulées sur le rouleau ', de manière que la matière de revêtement parvienne la première. La matière de revêtement est chargée ini- tialement d'une quantité convenable d'un liant liquide ou visqueux et la corde 10 doit avoir une longueur au moins égale à celle de la matière de revêtement. Dans ces conditions, le retournement d'une matière tubulai- re 1 est assuré simplement par une traction exercée sur la corde 11, simultanément à l'application d'une pression relativement faible au récipient 3. La figure 2b représente un exemple d'appareil de retournement de matière tubulaire telle qu'une tu- yauterie souple, le rouleau 10' déjà représenté sur la figure 2a étant placé à l'extérieur du récipient 3 sous pression et l'extrémité avant de la matière tubulaire 1 passant dans le récipient 3 et étant fixée à l'état retourné sur un dispositif annulaire 4ja de fixation monté à l'extrémité avant du récipient 3. Lorsque le rouleau se trouve en dehors du récipient 3, la manipulation de la matière tubulaire est commodes une corde ou cour- roie li est préalablement placée dans la matière tubu- laire 1, sur toute sa longueur et au-delà. Le récipient 3 sous pression a une entrée 17 de fluide sous pression, une fente 2 d'introduction de la matière tubulairel et un obturateur 12 qui constitue un panneau de fermeture étanche, lorsque la matière tubulaire 1 a été totale- ment introduite dans le récipient 3. Dans cet exemple, le retournement de la matière tubulaire peut être ré- alisé facilement par simple traction de la corde 11, simultanément à l'application d'une pression relative- ment faible au récipient 3. Cet exemple est particu- lièrement avantageux pour le traitement d'une matière tubulaire extrêmement longue, car il ne'st pas néces- saire que la capacité du récipient 3 sous pression soit accrue lorsque la longueur de la matière tubulaire est accrue. Lors de l'utilisation de l'appareil con- sidéré dans cet exemple, le procédé selon l'invention peut aussi être mis en oeuvre pour le revêtement des canalisations souterraines, par exemple par remplacement du rouleau 10' par un rouleau différent sur lequel une matière tubulaire de revêtement, préalablement remplie d'un liant, et une corde (ou courroie-) qui peut être identique à la corde 11 ou différente, ont été enrou- lées de manière que la matière de revêtement se déroule d'abord, ou par formation d'une réserve de liant dans la matière tubulaire de revêtement, en position quel- conque entre le rouleau 10' et la fente 2. La figure 2c représente un exemple de dispo- sitif classique d'enroulement de corde, la corde ou courroie Il étant enroulée sur un rouleau récepteur 16, sous la commande de deux rouleaux 15 de traction entraînés par un moteur. La force de traction est ré- glée par la vitesse de rotation des rouleaux 15. Dans le cas du retournement d'une matière tubulaire telle qu'une tuyauterie souple, une canalisation 6 n'est pas nécessaire mais, lors de l'utilisation d'une matière de revêtement, la canalisation 6 est placée entre le récipient 3 sous pression et les rouleaux 15 de trac- tion. Ce dispositif de traction peut être utilisé avec l'un quelconque des appareils des figures 2a et 2b, surtout lorsque la longueur de la matière tubulaire 1 à retourner est faible. La figure 2d représente un autre exemple de dispositif classique d'enroulement de corde, la corde ou courroie Il passant dans une tuyauterie&courbe 6' et étant enroulée sur un rouleau récepteur 16 à l'aide de deux rouleaux 15 de traction entraînés par un moteur. Dans ce cas, la force de traction est réglée par ajus- tement de la vitesse de rotation des rouleaux 15. Le dispositif de traction peut être utilisé avec l'un quelconque des appareils des figures 2a et 2b, surtout lorsque la longueur de la matière tubulaire 1 est ex- trêmement grande.L'utilisation de la-tuyauterie courbe 6' est avantageuse pour le raccourcissement de l'espace de travail, sur toute la longueur de celui-ci, lorsque la matière tubulaire 1 est extrêmement longue. Plusieurs tuyauteries courbes 6' peuvent être utilisées le cas échéant. On peut utiliser, pour la mise en oeuvre de l'invention, toute combinaison d'un appareil des fi- gures 2a et 2b avec un dispositif de traction des fi- gures 2c et 2d, pour le retournement d'une matière tubulaire telle qu'une tuyauterie souple, de façon progressive et régulière. La figure 3 représente un récipient 3 sous pression et des dispositifs annexes qui sont identiques à ceux qui sont représentés sur la figure 1, mais une corde ou courroie Il est placée préalablement dans la matière tubulaire 1 de revêtement, sur toute sa lon- gueur et au-delà. La corde 11 est de préférence sous forme d'une courroie plate correspondant à la configura- tion de la matière tubulaire 1 de revêtement aplatie, mais toute matière souple de grande longueur, telle qu'une corde elle-même, un c&ble, une courroie ou un fil métallique peut être utilisée à cet effet. L'ex- trémité arrière de la matière tubulaire 1 de revêtement est raccordée a une corde ou courroie 10, et la matière et la corde sont enroulées sur un rouleau, en dehors du récipient 3 de manière que la matière 1 de revête- ment se déroule la première. La corde 10 doit avoir une longueur au moins égale à celle de la matière 1 de revêtement et peut être identique à la corde 11 le cas échéant. Une autre matière 12 en forme de courbe est aussi placée préalablement dans la canalisation 6, par mise en oeuvre de l'une des techniques qui conviennent, et elle est raccordée à une première ex- trémité à la corde 11. L'autre extrémité de la matière 12 passe dans des roulaux 13 et 14 de guidage et un dispositif 15 de traction comprenant habituellement deux rouleaux entraînés par un moteur, et elle est finalement enroulée sur un rouleau récepteur 16. Lors de l'utilisation de l'appareil repré- senté sur la figure 3, le procédé de revêtement de canalisations selon l'invention est mis en oeuvre de la manière suivante. L'extrémité avant de la matière tubulaire 1 de revêtement, à l'état aplati, passe dans un dispositif 9 d'entraînement qui joue aussi le rôle d'un dispositif de réglage de la vitesse de retourne- ment, puis dans une fente 2 et pénètre dans le réci- pient 3 sous pression dans lequel la matière 1 de re- vêtement est chargée d'un liant et forme une réserve 7. L'extrémité avant de la matière tubulaire 1 est à nouveau aplatie et passe dans une fente 8, une bride 4 et une tuyauterie 4' d'introduction. La corde il qui est fixée à l'extrémité avant de la matière tubulaire 1 est raccordée, *dans la canalisation 6, à la matière 12 en forme de corde, introduite précédemment dans la canalisation 6. La corde 11 et la matière 12 peuvent être raccordées à un emplacement quelconque, par exem- ple à l'extrémité avant de la tuyauterie 4' d'introduc- tion. L'extrémité avant de la matière tubulaire 1 est fixée à l'état retournée sur un dispositif annulaire de fixation à l'extrémité avant de la tuyauterie 4'. Un fluide sous pression pénètre alors dans le réci- pient 3 par les entrées 17 et 18. Le fluide estmain- tenu de préférence à une pression suffisante pour que la matière tubulaire retournée 1 soit fixée à la face interne de la canalisation 6. Ainsi, la pression ne doit pas être élevée au point de provoquer un retour- nement direct de la matière 1 de revêtement. Le dispo- sitif 15 de traction fonctionne alors et le dispositif 9 d'entraînement. est alors commandé. Selon l'invention, la matière tubulaire 1 de revêtement est retournée lors de l'avance de la corde 11. Si la force de trac- tion appliquée par les cordes 11 et 12 à la partie comprise entre le dispositif 15 de traction et le point 5 auquel la matière 1 se retourne, est réduite, la matière 1 de retournement gagne sur la corde 11 si bien que celle-ci se trouve entre la surface interne de la canalisation 6 et la matière tubulaire retournée 1, et le retournement ne peut plus être effectué. Le dispositif 15 de traction est d'abord commandé et le dispositif 9 d'entraînement est commandé seulement ensuite, lors- que la traction des cordes 11 et 12 s'est transmise au dispositif 9, afin que cet inconvénient soit évité. Le fonctionnement des deux dispositifs est commandé de manière que le dispositif 15 de traction fonctionne à une vitesse légèrement supérieure à celle du dispositif 9 d'entraînement si bien que les cordes 11 et 12 peu- vent être maintenues sous une tension modérée. Lorsque le dispositif 9 d'entraînement constitue aussi le dis- positif de réglage de la vitesse de retournement, des- tiné à empêcher un retournement excessivement rapide, il n'est pas nécessaire que le dispositif 9 assure ré- ellement une avance. Le dispositif 15 assure au con- traire la traction et le dispositif 9 est lui-même commandé par l'avance de la matière 1 de revêtement et joue simplement un rôle de frein. Lorsque le dispositif de traction fonctionne, la corde 1i raccordée à la corde 12 peut aussi avancer (c'est-à-dire peut être tirdevers la gauche sur la figure 3) si bien que la matière tubulaire 1 qui est fixée à l'état aplati à la corde 1, estaussi déplacée vers la gauche sur la figure 3 avec la corde il sous l'action du fluide sous pression. Ce mouvement est favorisé par le dispositif 9 d'entraînement. Ainsi, la matière tubulaire 1 avance dans la canalisation 6 en se retournant au point 5. La matière retournée 2 est alors fixée à la face in- terne de la canalisation 6, par action du fluide sous pression, et se colle étant donné la présence du liant. La matière tubulaire 1 enroulée sur un rou- leau en arrière du récipient 3 se déroule constamment sous la commande du dispositif d'entraînement 'et pé- nètre dans le récipient 3 par la fente 2. Dans le ré- cipient 3, le liant est appliqué à la face interne de la matière tubulaire 1 dans le réserve 7, et la quan- tité de liant est réglée lorsque la matière 1 passe dans la fente 8. Cette matière tubulaire 1 passe alors avec la corde Il qui est tirée vers la gauche sur la figure, dans le récipient 3, la tuyauterie 4' d'intro- duction et la canalisation 6, et elle se retourne au point 5 sous la commande du dispositif 15 de traction. Les cordes 11 et 12 tirées par le dispositif 15 sont enroulées en un rouleau 16. Lorsque la matière tubulai- re 11 a été totalement transmise, la corde 10 est transmise à son tour et passe dans le dispositif 9 afin qu'elle règle la vitesse de retournement de la matière tubulaire 1 de retournement. Le revêtement est interrompu par arrêt des dispositifs 9 et 15 lorsque la canalisation 6 est revêtue sur toute sa longueur de la matière tubulaire 1, le point 5 de retournement ayant dépassé l'extrémité opposée (gauche sur la figure) de la canalisation 6. Selon le procédé de l'invention, selon lequel le retournement de la matière tubulaire est effectué essentiellement par la force de traction des cordes Il et 12 alors que le fluide est à une pres- sion relativement faible, il-n'y a aucune fluctation de la pression pendant le traitement de revêtement et le récipient sous pression ne risque pas d'éclater même lorsque la canalisation à revêtir est très longue ou comporte beaucoup de courbes. Ainsi, la matière tubu- laire retournée est collée sans subir de déformation, contre la face interne de la canalisation. Le procédé selon l'invention assure efficace- ment non seulement un retournement facile de la matière tubulaire alors que la pression du fluide est faible mais aussi l'élimination des inconvénients des procédés con- nus, dans le cas notamment du passage de la matière tu- bulaire de revêtement dans des parties courbes telles que des coudes à 90 ou 450 ou des séries de coudes in- verses, dans les canalisations. La matière tubulaire de revêtement ne peut pas être appliquée de façon satisfai- sante à la face interne des canalisations dans les parties courbes, par mise en oeuvre des procédés classiques. Ce- pendant, le procédé selon l'invention permet le retour- nement très progressif de la matière tubulaire même dans les parties courbes et assure un revêtement satisfaisant de la surface interne des canalisations. On considère maintenant les avantages de l'invention à cet égard en référence aux figures 4a à 4f et 5a à 5f, à titre compa- ratif. Les figures 4a à 4f représentent le retourne- ment d'une matière tubulaire de revêtement au cours de différentes étapes lors du passage de la matière dans un coude de canalisation, le coude 6a ayant des parties rectilignes 6b et 6c juste avant et après la partie cour- be 6a. Les traits verticaux interrompus 19 représentent arbitrairement des intervalles déterminés le long de la périphérie de la matière tubulaire, permettant une meilleure compréhension du retournement de la matière dans le coude. La figure 4a représente le retournement juste avant le coude, le point 5 auquel a lieu le retournement de la matière 1 avançant vers la gauche dans la partie rectiligne 6b de la canalisation comme indiqué sur la figure. Il s'agit de l'état normal du retournement de la matière 1 dans les canalisations. Sur la figure 4b qui représente le début du passage dans le coude 6a, la partie inférieure de la matière 1, au point 5 de retournement, vient frapper la paroi interne courbe du coude 6a si bien que la par- tie de tête de la matière 1, au point 5 de retournement, se déforme, la partie inférieure diminuant alors que la partie supérieure commence à se dilater. La figure 4c correspond à la première moitié du stade médian dans laquelle le retournement de la ma- tière tubulaire 1 progresse à partir de l'état repré- senté sur la figure 4b. La partie inférieure de la ma- tière de revêtement est fortement comprimée entre la paroi courbe inférieure du coude 6a et la partie supé- rieure de la matière de revêtement et elle est à peine retournée. D'autre part, la partie supérieure de la ma- tière de revêtement seule est retournée et se dilate largement dans le coude 6a. A ce moment, le retournement de la matière tubulaire est presqu'interrompu à moins que la pression du fluide augmente. Lorsque la pression du fluide est accrue à ce moment, la partie supérieure de la matière de revêtement, au point 5 de retournement, se dilate beaucoup si bien que la situation devient délicate. Ainsi, le retournement de la matière tubu- laire peut être poursuivi de manière forcée par augmen- tation de la pression du fluide. Cependant, dans ce cas, il est possible que la matière de revêtement se rompe dans la partie dilatée. La figure 4d représente la seconde moitié du stade médian dans laquelle la direction de la matière 1 de revêtement qui avance tourne vers le haut si bien que le trait interrompu-l9 qui était vertical passe rapidement en direction horizontale. Dès que la direc- tion d'avance de la matière 1 devient ascendante, la petite partie inférieure de matière de revêtement de- vient plus importante si bien que la partie supérieure dilatée est fortement comprimée sur la paroi interne courbe du coude 6a et forme un certain nombre de plis à l'extrémité du coude6a. D'autre part, la partie inférieure de la matière de revêtement 1 peut monter rapidement étant donné la pression élevée du fluide si bien que la surface externe de la matière retournée ne peut plus rester en bon contact contre la surface in- terne, sur la partie externe courbe du coude 6a, et forme un espace 21 entre la face interne de la partie externe courbe du coude 6a et la matière courbe de re- vêtement. La figure 4e représente le stade final du passage dans le coude 6a, la tendance indiquée sur la figure 6d devenant forte si bien que l'espace 21 s'a- grandit. A la fin de la courbure, la matière tubulaire vient à nouveau en bon contact avec la surface interne de la canalisation. La figure 4f représente le retournement au- delà du coude 6a, le retournement de la matière tubu- laire s'effectuant alors normalement. Cependant, les plis 20 et l'espace 21 ne disparaissent pas même après application du fluide à pression élevée dans la matière 1 de revêtement. Selon ce procédé connu, le trajet de circulation est donc rétréci dans le coude 6a de la canalisation. Selon le procédé de l'invention dans lequel la direction d'avance de la matière de revêtement est 1S modifiée progressivement dans le coude 6a, du fait du guidage assuré par la corde 11, aucune déformation n'apparaît localement dans la matière de revêtement si bien qu'il n'y a aucun risque de formation de plis ou d'espace comme lors de la mise en oeuvre du procédé connu. Les figures 5a représentent le retournement de la matière tubulaire de revêtement selon l'invention, à différents stades correspondant chacun à ceux des figures 4a à 4f. Par exemple, la figure 5a correspond a la figure 4a et la figure 5c à la figure 4c. Sur la figure 5a qui représente le stade pré- alable à l'arrivée dans le coude 6a, la matière tubulaire 1 avance (vers la gauche sur la figure) sous l'action de la force de traction de la corde 11. Bien que l'état de la matière de revêtement qui avance soit normal, la corde il ne passe pas au centre de la canalisation dans le coude 6a mais suit le cheminde plus courte longueur entre le dispositif de traction et le point 5 de retour- nement si bien qu'elle est au contact de la face interne du coude 6a dans la partie interne. Sur la figure 5b qui représente le premier stade du passage dans le coude 6a, la matière tubulaire 1 est tirée par la corde Il vers le haut et vers la gauche (sur la figure) à partir du point 5 de retourne- ment si bien que la partie supérieure de la matière 1 est plus ou moins comprimée au point 5 mais la partie inférieure est dilatée dans une certaine mesure. Ainsi, le retournement est réalisé d'une manière telle que la partie inférieure avance légèrement. La figure 5c représente la première moitié du stade médian dans laquelle la matière tubulaire subit un retournement progressif tel que le trait interrompu 19 est toujours perpendiculaire à la corde 11. Ainsi, la situation de la figure 4c correspondant à un retour- nement presqu'impossible est évitée selon l'invention. Lorsque le retournement progresse, la direction du trait interrompu 19 passe progressivement d'une direc- tion verticale à une direction horizontale. La partie supérieure et la partie inférieure de la matière de revêtement progressent en restant en contact avec la surface interne du coude 6a pendant le retour- nement. La figure 5d représente la seconde moitié du stade médian, ne présentant pas de différence particu- lière pour le retournement, la position de la corde 11 se déplaçant cependant progressivement vers le centre de la canalisation. Lorsque la corde 11 est déplacée au centre, le retournement au point 5 s'en trouve fa- cilité. La figure 5e représente le stade final du passage dans le coude 6a, le retournement de la matière tubulaire 1 étant progressif si bien qu'il n'apparaît aucune déformation dans la matière retournée et collée. Il est certain que, comme dans le procédé connu, la par- tie de matière de revêtement qui est au contact de la face interne du coude 6a prend un certain jeu. Ce jeu es-t réparti dans toutes les zones du coude 6a selon l'invention si bien que le revêtement des canalisations ayantun grand nombre de parties courbes ne pose aucun problème. La figure 5f représente le stade final, après passage du coude 6a, le retournement de la matière tubu- laire s'effectuant normalement et de façon continue. Ainsi, la section de circulation ne se rétrécit pas sur toute la longueur de la canalisation. La matière 1 de revêtement utilisée selon l'invention est souple et imperméable et est sous forme d'un tube. Toute matière connue utilisée pour le revê- tement des canalisations peut être utilisée selon l'in- vention. Des exemples de telles matières sont celles qui comportent une gaine tubulaire textile formée de fibres synthétiques de polyester, tricotées sous forme tubulaire, avec un revêtement, à la face externe, d'un élastomère polyester, formant une tuyauterie souple. La matière textile peut être formée de diverses matières fibreuses telles que les fibres de coton, de polyamide, de polyester, de polyéther ou d'une matière minérale, par exemple des fibres de verre ou des fibres carbonées. L'élastomère polyester est un copolymère séquencé d'un polyester aromatique et d'un polyéther diol aliphatique et on considère qu'il s'agit d'une résine thermoplas- tique de synthèse qui est souple et imperméable aux gaz et qui présente d'excellentes propriétés d'élas- ticité caoutchouteuse, de moulabilité, de résistance à la chaleur, de résistance aux intempéries, de résis- tance à l'eau, de résistance aux huiles, de résistance aux produits chimiques et de résistance à l'abrasion. Le liant utilisé selon l'invention est de pré- férence d'un type non volatil, c'est-a-dire dépourvu de toute matière volatile telle qu'un solvant ou de l'humi- dité. L'utilisation d'un liant autodurcissable sans sol- vant, à température ordinaire ou plus élevée, est sou- haitable selon l'invention. Un liant de type époxyde, acrylique ou polyester est avantageux. Le procédé selon l'invention peut être utilisé aussi à l'aide d'un récipient sous pression qui loge un rouleau sur lequel la matère tubulaire de revé- tement et la corde ont été enroulées, par exemple à l'aide de l'appareil représenté sur la figure 2a. Bien que l'application du liant simultanément à l'application de la matière de revêtement à la surface interne des canalisations ait été décrite dans le présent mémoire, le liant peut aussi être appliqué d'abord à la surface interne des canalisations ou de la matière de revêtement avant application de celle- ci à la surface interne des canalisations, dans le cadre de l'invention. L'invention présente des avantages évidents d'après les essais comparatifs décrits dans la suite du présent mémoire et dans lesquels le revêtement des ca- nalisations est effectué par mise en oeuvre du procédé connu et du procédé selon l'invention, la canalisation ayant un diamètre de 156 mm et une longueur totale de 86 m environ, la canalisation comprenant deux coudes à 900, 6 coudes à 45 et 2 coudes inverses décalés à 450. Lors des deux essais, on utilise une matière tubu- laire de revêtement ayant une gaine textile tubulaire de 148 mm de diamètre externe, ayant à sa surface externe un film d'élastomère polyester ("Hytrel" de DuPont), ayant une épaisseur d'au moins 0,3 mm et tricoté avec 480 chaînes de filaments polyesters de 2000 deniers et 78 trames, introduites a des intervalles de 10 cm et formées de 10 fils retors de filature polyester (numé- ro de fil 22S). Le revêtement est effectué d'abord par mise en oeuvre du procédé connu, a une vitesse de 8 m/min au niveau du dispositif d'entraînement, alors que le re- tournement de la matière dans la partie rectiligne de la canalisation est effectué à une pression de 0,7 à 0,8 * bar, le retournement dans les coudes et la partie dé- calée nécessitant une pression de 2,5 à 3,0 bars. Après. la fin de l'opération de revêtement, la canalisation est démontée afin que l'état du revêtement soit évaluée, et on constate que des espaces dont la largeur corres- pond environ au quart ou au tiers du diamètre interne de la canalisation se sont formés dans les coudes, un esonAr Avant- inp 1Ar,-rplir rnrresnnndant aux deux tiers i- a - /m dans la partie décalée. Ainsi, la section de passage est Le revêtement est ensuite réalisé selon l'in- vention, à une vitesse de 8 m/min au niveau du disposi- tif d'entraînement, avec une vitesse de traction de 8,2 à 9,0 m, pour une force de traction appliquée à la courroie de 2100 à 3500 N, la pression du fluide étant pratiquement invariable et étant inférieure à une valeur de 0,7 à 0,75 bar. La force de traction de la courroie est plus ou moins augmentée lors du passage de la ma- tière de revêtement dans les coudes et dans le coude décalé, mais la pression du fluide n'a pas à être modifiée. Après la fin du revêtement, on démonte la ca- nalisation afin d'étudier l'état du revêtement et on constate que la matière de revêtement est appliquée étroitement à la face interne de la canalisation et qu'il ne s'est pas formé d'espace dans les coudes et dans le coude décalé. Ainsi, la section de passage reste maximale. Comme l'indiquent les essais comparatifs qui précèdent, les avantages de l'invention sont remarquables et ne peuvent pas être obtenus par mise en oeuvre des procédés connus. L'invention n'est pas limitée à la réparation ou au renforcement des canalisations déjà construites, être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs et procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titred'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l' invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de retournement progressif d'une ma- la disposition, dans un récipient (3) sous pression ayant une tuyauterie (4') de décharge, d'une partie ou de la totalité d'une matière tubulaire (1), la fi- xation d'une première extrémité de cette matière à l'état retourné sur un dispositif annulaire de fixation de la tuyauterie (4') de décharge et l'application d'une pres- sion au récipient (3) par un fluide afin que la matière tubulaire (1) soit retournée sur toute sa longueur lors- qu'elle avance à partir de la tuyauterie (4') de déchar- ge, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'une matière (11) analogue à une corde est préalablement passée dans la matière tubulaire (1) sur toute la longueur de celle- ci et au-delà, et la matière (11) analogue à une corde est tirée hors de la tuyauterie (4') de décharge alors que le fluide exerce une pression. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la totalité de la matière tubulaire (1) enrou- lée sur un rouleau est placée dans le récipient (3) sous pression. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la totalité de la matière tubulaire (1) enrou- lée sur un rouleau (10') est placée en dehors du réci- pient (3) sous pression et une première extrémité de la matière tubulaire (1) est déroulée et introduite dans le récipient sous pression par une fente (2). 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matière tubulaire (1) est tirée hors du récipient (3) sous pression et par l'intermédiaire de la canalisation (6) pendant son retournement. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le fluide sous pression est choisi dans le groupe qui comprend l'air et l'eau. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matière tubulaire (1) est formée de fibres naturelles, synthétiques ou minérales tissées ou trico- tées, et elles portent un revêtement d'une matière ré- sineuse naturelle ou synthétique à sa surface externe. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matière (11) analogue à une corde est une courroie. 8. Procédé de retournement progressif d'une ma- tière tubulaire (1) de revêtement dans une canalisation (6) avec simultanément collage de la matière retournée à la surface interne de la canalisation (6) sous pres- sion, le procédé étant du type qui comprend la dispo- sition, dans un récipient (3) sous pression ayant une eulr:u*r yvtv_ n de la matière tubulaire (1) de revêtement et dont l'au- tre extrémité est ouverte, la formation d'une réserve (7) d'un liant à l'intérieur de la matière tubulaire (1) placée dans le récipient (3) sous pression de manière que le liant soit appliqué à la surface interne de la matière tubulaire (1) de revêtement, la fixation de l'autre extrémité de la matière tubulaire, à l'état re- tourné, sur un dispositif annulaire de fixation de la tuyauterie (4') de décharge, et l'application d'un flui- de sous pression au récipient (3) afin que la matière tubulaire (1) de revêtement soit retournée sur toute sa longueur lorsqu'elle avance à partir de la tuyauterie (4') de décharge et dans la canalisation (6) avec si- multanément collage de la matière tubulaire retournée (1) à la surface interne de la canalisation (6) par le liant interposé, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'une matière (11) analogue à une corde est passée préalablement dans la matière tubulaire (1) de revête- ment sur toute sa longueur et au-del&, et cette matière (11) analogue à une corde est tirée depuis l'autre ex- trémité de la canalisation (6) avec application du fluide sous pression dans la canalisation par l'intermé- diaire de la tuyauterie (4') de décharge. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que la totalité de la matière tubulaire (1) et de la corde ou courroie (10) enrouléessur un rouleau de manière que la matière tubulaire de revêtement (1) se déroule la première, est placée en dehors du récipient (3) sous pression, et l'autre extrémité de la matière tubulaire (1) de revêtement est déroulée et introduite dans le récipient (3) sous pression par une fente (2). 10. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que la matière tubulaire (1) est formée de fibres naturelles, synthétiques ou minérales, tissées ou tri- cotées, et porte un revêtement d'une matière résineuse naturelle ou synthétique à sa surface externe. 11. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que la matière (11) analogue à une corde est une courroie. 12. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que la corde ou courroie (10) est identique a la matière (11) analogue à une corde. 13. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que le liant est choisi parmi les liants époxydes, acryliques et polyesters autodurcissables et non vola- tils. 14. Procgdé selon la revendication 8, caractérisé en ce que le fluide sous pression est choisi dans le groupe qui comprend l'air et l'eau. 15. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que la pression du fluide est maintenue constante pendant l'opération de revêtement.