La présente invention est relative à un dispositif destiné au ré chauffage de liquides, notamment de liquides alimentaires. Elle vise plus particulièrement, sans cependant que cette application ait un caractère restrictif, le réchauffage des moûts et des vins. On sait que les moûts nécessitent une température suffisante et assez régulière pour leur transformation en vins à la suite des fermentations alcooliques et malo-lactiques. Compte tenu de la saison à laquelle elles se pratiquent, il se produit fréquemment après la période des vendanges, un refroidissement du temps, qui perturbe 1 'évolution des fermentations alcooliques et malo -lactiques, lesquelles demandent ensuite plusieurs mois pour se terminer dans des conditions nettement moins favorables. A l'heure actuelle, pour pallier ces inconvénients, les viticulteurs disposent soit de réchauffeurs-échangeurs de température qui présentent le défaut d'etre onéreux, soit de plongeurs électriques, dispositifs qui sont également coûteux, consomment beaucoup d'énergie éle ctrique et présentent l'inconvé- nient d'être difficilement interchangeables d'une cuve à une autre. Le besoin se fait donc sentir de pouvoir disposer d'un appareil simple, et par conséquent économique, pour assurer le réchauffage des moûts. L'invention s'est fixé pour objectif de répondre à ce besoin en apportant un dispositif fonctionnant par thermo-siphon et pouvant être chauffé au gaz, donc peu coûteux aussi bien à l'achat qu'à l'usage. En conséquence, l'invention concerne un-dispositif pour assurer le ré chauffage de liquide s, notamment de monts et de vins, fonctionnant par thermo-siphon, caractérisé en ce qu'il est constitué par un tube métallique en T, adaptable au robinet de vidange de la cuve contenant le liquide à réchauffer, dont l'une des extrémités est munie d'un robinet commandant un orifice de vidange et dont l'autre extrémité est pourvue de moyens pour son raccordement au contenu de la cuve, ce tube étant par ailleurs muni d'un dispositif de chauffage. Selon une caractéristique de cette invention, le dispositif de chauff age est un brûleur alimenté au gaz, du butane de préference, et on dispose des cloisons pare-feu autour du tube en T pour concentrer la chaleur produite par le brûleur, un thermomètre étant par ailleurs prévu pour contrôler la tempé- rature du liquide circulant par thermo-siphon dans ledit tube. Selon une autre caractéristique de cette invention, les moyens assurant le raccordement de l'autre extrémité dudit tube -extrémité de sortie - au contenu de la cuve sont réalisés sous la forme, connue en soi, de tuyaux souples se terminant par des plongeurs immergés dans la partie supérieure de la cuve contenant le liquide à réchauffer. D'autres caractéristiques et avantages de cette invention ressortiront de la description faite ci-après d'un exemple de réalisation non limitatif. Au cours de cette description on se réfère aux dessins annexés sur lesquels La figure 1 est une vue latérale du dispositif de l'invention; La figure 2 est une vue de face de la figure 1; La figure 3 représente, en élévation, de façon schématique, un premier mode de mise en oeuvre du dispositif de l'invention; La figure 4 représente, en une vue analogue à la Figure 3, un second exemple de mise en oeuvre du dispositif de l'invention. On se réfère en premier lieu aux figures 1 et 2. On y a désigné par la référence 10 le dispositif selon l'invention qui, ainsi qu'on peut le voir, se présente sous la forme d'un tube métallique en T. L'une des extrémités 11 de ce tube en T 10, est adaptable au robinet de vidange de la cuve 14, contenant le liquide à réchauffer. A une autre de ses extrémités (extrémité inférieure ou extrémité de vidange), le tube 10 est pourvu d'un robinet 16 permettant de contrôler et de commander l'orifice de vidange 18. La troisième extrémité 20 du tube 10 est conformée de façon à s'adapter à des moyens (non représentés aux figures 1 et 2, mazais décrite ci-après en référence aux figures 3 et 4) assurant le raccordement du tube au contenu de la cuve 14, de façon que ce dernier puisse circuler par thermo-siphon dans le tube 10. Le tube 10 est muni de moyens de chauffage, qui dans cet exemple de réalisation sont constitués par un brûleur 22 alimenté au gaz butane, ceci pour des raisons d'économie. Des cloisons pare-feu 24 concentrent la chaleur produite par le brûleur 22 autour du tuyau 10 et on prévoit un thermomètre 26, protégé du rayonnement direct du brdleur 22 par une cloison 28, pour contrôler la température du liquide circulant dans le tube en T 10. On se réfère maintenant aux figures 3 et 4 qui représentent le dispositif selon l1invention en cours de fonctionnement selon deux modes de mise en oeuvre. Sur ces deux figures on voit que les moyens assurant le raccordement de l'une des extrémités du tube 10 au contenu de la cuve 14 sont réalisés sous la forme, connue en soi, de tuyaux souples 30 munis de plongeurs 32 intro duits par la partie superieure de la cuve 14 dans le liquide à réchauffer. Compte tenu du sens de circulation du liquide, par thermo-siphon, dans le tube 10, dans le mode de mise en oeuvre de la figure 3 c'est l'extré mité 20, du tube 10, qui est raccordée au tuyau 30 et, dans le mode de mise en oeuvre de la figure 4, c'est l'extrémité 11, de ce tube 10, qui a été raccor dée au tube 30. Sur les deux figures on a représenté en 34 les bouteilles dans lesquelles est stocké le gaz butane alimentant les brûleurs des moyens de chauffage du tube 10 Dans le mode de mise en oeuvé représenté à la figure 3, le dispositif de l'invention a été monté de façon à obtenir une circulation de bas en haut, par thermosiphon, du liquide de la cuve 14. La figure 4 représente le mode de mise en oeuvre assurant une circulation de haut en bas. Le fonctionnement étant identique dans les deux cas, on ne décrira que le mode de mise en oeuvre se réfBrant à la figure 3. Le tube en T, 10, a été fixé sur la vanne de vidange 12 de la cuve 14 avec une inclinaison d'environ 45" sur l'horizontale. L'extrémité 20 du tube 10 a été, comme indiqué ci-dessus, mise en communication avec le contenu de la cuve, par l'intermédiaire du tuyau souple 30 et du plongeur 32. On ouvre la vanne 12 et on ferme le robinet 16, le liquide contenu dans la cuve monte alors dans le tube 10 puis dans le tuyau, selon le principe des vases communi quants. n se produit, en conséquence, une poche d'air dans le haut du tuyau 30. - Pour éliminer cette poche d'air et amorcer le siphon.assurant une circulation continue du liquide à réchauffer au travers du tube 10, on ferme la vanne 12 et on ouvre le robinet 16, on réalise ainsi une vidange du tube 10, le liquide vidangé étant recueilli dans un récipient 38. Dès que cet amorçage du thermo siphon est réalisé, on ferme le robinet 16 et on ouvre nouveau la vanne de vidange 12. Les moyens de chauffage sont alors mis en action et on contrôle la température du liquide réchauffé à l'aide du thermomètre 26. Pour les vins et les moûts on veillera à ne pas dépasser 35 à 40qu. Le thermosiphon s1ar- rête par interruption-du chauffage et recommence dès la remise en action de ce chauffage. Ce fonctionnement peut intervenir de façon entièrement automa tique en utilisant un système de régulation thermostatique classique. Ainsi qu'on l'a indiqué plus-haut, le fonctionnement du mode de réalisa tion de la figure 4 dans leguel le liquide circule de haut en bas dans le tube est identique à celui décrit ci-dessus, seul est quelque peu différent le bran chement du tube 10 sur la cuve 14. De la lecture de la description qui pré cède on conçoit que l'invention apporte un appareil de réchauffage simple, fonctionnant par thermosiphon, donc sans pièce mobile, d'entretien facile et peu coûteux aussi bien à l'achat qul l'lrsage (en raison notamment de l'utilisation d'un moyen de chauffage à gaz). En outre le mouvement régulier de circulation du liquide facilite 1 'homogénéi- sation des ferments et bactéries dans la masse du vin, ce qui facilite le rapide achèvement de l'évolution biologique du milieu. En ce qui concerne les applications de l'invention à l'oenologie, on sait que la température de réchauffement peut être très faible dans la masse à traiter et que la translation du liquide avec la très légère aération qui en résulte apporte une action réelle sur le métabolisme des levures et bactéries utiles. L'invention obtient au maximum cet effet En ce qui concerne le sens de circulation du liquide à traiter dans le tube 10, il convient de noter qu'il influe sur les résultats. En effet, quand le liquide circule de haut en bas on obtient un décollement des ferments et bactéries qui sont toujours au fond des cuves même pendant les fermentations actives. L'invention permet de faire circuler ces micro-organismes vivants qui, dans les systèmes antérieurs, sont amenés à rester au fond des cuves. Il demeure bien entendu que cette invention n'est pas limitée aux exem ples de réalisation et de mise en oeuvre décrits et représentés ici, mais qu'elle en englobe toutes les variante s En particulier, le moyen de chauffage au gaz peut être remplacé par un dispositif différent, par exemple électrique; dans ce cas le tube en T, 10, peut être placé verticalement, mais bien entendu Jamais horizontalement. De même, le réglage de la température du liquide peut être obtenu en modifiant le débit du gaz ou en réglant la vanne de la cuve. REVENDICATIONS 1) Dispositif pour assurer le réchauffage de liquides, notamment de liquides alimentaires tels que morts et vins, fonctionnant par thermosiphon, caractérisé en ce qu'il est constitué par un tube métallique en T, adaptable à la vanne de vidange de la cuve cortenant le liquide à réchauffer, dont l'une des extrémités est munie d'un robinet commandant un orifice de vidange et dont l'autre extrémité est pourvue de moyens pour son raccordement au contenu de ladite cuve, ce tube étant par ailleurs pourvu d'un dispositif de chauffage. 2) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif de chauffage est un brûleur alimenté au gaz et on dispose des cloisons pare-feu autour dudit tube en T pour concentrer la chaleur produite par le brûleur. 3) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif de chauffage est du type électrique. 4) Dispositif selon l'une -quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'on contrôle la température du liquide circulant dans le tube en T à l'aide d'un thermomètre, des moyens de régulation thermostatique étant par ailleurs prévu pour maintenir cette température à une valeur voulue. 5) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les moyens assurant le raccordement de l'autre extrémité dudit tube en T au contenu de la cuve recevant le liquide à réchauffer, consistent, de façon connue en soi, en des tuyaux souples se terminant par des plongeurs immergés dans la partie supérieure dudit liquide.