L'invention est relative à la fixation invisible d'un revêtement, notamment d'un lé textile, sur un support, par exemple un mur. Par revêtement, on entend ici toute nappe souple, tissée ou non tissée, en fibres textiles naturelles, synthétiques ou artificielles, ou encore en matière plastique plus ou moins épaisse, la nappe pouvant être constituée d'une couche unique ou de plusieurs couches. On a déjà proposé (brevet français 70.16 319) une pièce de fixation constituée par une bande à profil constant présentant une semelle de fixation sur le support et une languette ou lèpre sensiblement parallèle à la semelle pour définir avec celle-ci une cavité de réception du bord du revêtement ou des bords de deux lés adjacents. L'invention a pour but notamment de perfectionner ces pièces de fixation en proposant une pièce de fixation qui soit d'une mise en place plus simple et qui facilite la pose du revêtement aux extrémités des panneaux, en particulier dans les angles de la pièce ou contre une surface d'appui telle que mur, plafond ou plinthe. À cet effet, la pièce de fixation selon l'invention est caractérisée par le fait qu'elle est constituée par une bande comportant une semelle de fixation sur le support, une languette continue partant d'une zone intermédiaire de ladite semelle et s'étendant à distance de la semelle, et une cloison, partant du bord de la semelle situé du côté du bord libre de la languette, qui s'étend sensiblement perpendiculairement à la semelle Jus- qu'au voisinage dudit bord libre de la languette pour, d'une part, définir avec la languette et la semelle une cavité de réception du bord du revêtement introduit à travers l'espace mé nagé entre les bords libres desdites languette et cloison et, pouvoir d'autre part,/constituer une surface de butée ou de bordure. Grâce à la présence de la cloison terminale, on peut amener la pièce de fixation en butée contre un mur, par exemple dans un angle de la pièce, ou contre une baguette d'huisserie, sans avoir à tenir compte de la précision ou de la linéarité du mur ou de la baguette d'appui. Selon une caractéristique de l'invention, la languette est inclinée par rapport à la semelle, en s'écartant de celle-ci depuis son point de solidarisation. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront à la lecture de la description qui va suivre, faite en référence au dessin: annexé, dans lequel: Fig.1 est une coupe de la pièce de fixation selon l'invention, utilisée pour le raccordement de deux lés; Fig.2 est une coupe verticale de la pièce de fixation utilisée comme profil de finition pour une plinthe en retrait; Fig.3 est une coupe verticale de la pièce de fixation utilisée à la jonction d'un mur et d'un plafond; Fig.4 est une coupe montrant l'utilisation de deux pièces de fixation selon l'invention pour le raccordement de deux lés; Fig.5 et 6 montrent, en coupe horizontale, l'utilisation de deux pièces de fixation dans un angle de deux murs; Fig.7 montre une pièce de fixation établie selon une variante; et Fiv.8 montre une pièce de fixation selon une autre variante. La pièce de fixation 1 selon l'invention est destinée à permettre de monter, de manière amovible, un revêtement décoratif ou d'isolation 2 sur un support 3, par exemple un mur. Le revêtement 2 peut être de toute nature appropriée, simple ou composite, notamment en textile. Comme montré sur les fig.1 à 6, la pièce 1, en forme de baguette à profil constant, comporte une semelle 4, généralement plane, une languette 5 qui est raccordée à la semelle 4, dans la partie intermédiaire de celle-ci, par un pied ou voile 6 perpendicual tare a eS esemelle,et qui s'étend sensiblement pa- rallèlementXà une distance de par exemple 3 à 6 mm et sur environ 10 mm, jusqu'à sensiblement l'aplomb d'un bord 7 de la semelle, et une cloison 8 partant du bord 7 et s'étendant, sensiblement perpendiculairement à la semelle 4, du côté de la languette 5, pour se terminer au niveau de celle-ci en ménageant avec elle un espace 9 pour le passage du bord 10 d'un ou de deux lés successifs du revêtement 2. La pièce 1 est assujettie au mur 3 ou autre support soit par application à plat et collage, clouage ou agrafage, soit à laide d'accessoires annexes (non représentés), du type pince, qui retiennent la semelle 4 et sont à leur tour fixés au mur par vissage ou clouage. Comme montré à la fig.1, la pièce de fixation peut être utilisée pour le montage de deux lés adjacents de revêtement. Les bords libres 10 des deux lés sont introduits dans la cavité 11, d'allure rectangulaire, définie par la semelle 4, le pied 6, la languette 5 et la cloison 8, à travers l'espace étroit 9 ménagé entre les bords libres de la languette 5 et de la cloison 8. L'introduction des bords 10 se fait, à l'aide d'un outil spécial en forme de spatule (non représenté),suivant la flèche senslblement A,/perpendiculairement au plan de la semelle. Les bords 10 des lés trouvent naturellement leur place dans la cavité 11 et le revêtement est pincé par les bords libres de la languette 5 et de la cloison 8, ce qui assure la retenue du revêtement par friction. On a montré aux fig.2 et 3 deux utilisations particulièrement intéressantes de la pièce de fixation 1 en tant que profil de finition. Sur la fig.2, la pièce 1 est utilisée, à 11 extrémité d'un panneau, sur un bord saillant. Ce bord peut être soit un angle de murs en saillie, soit, comme représenté, défini par une plinthe 12 en retrait par rapport au mur 3. La pièce 1 est mise en place de manière que sa cloison 8 soit au niveau de la partie supérieure de la plinthe 12. Le bord 10 du revêtement 2 est introduit dans la cavité 11, comme précédemment. La cloison sert ici à la fois d'organe de retenue du revêtement et de baguette apparente de finition. Sur la fig.3, la pièce 1 est utilisée, à l'extrémité d'un panneau, sur un bord rentrant qui peut être défini par un mur 3 et, soit une baguette d'huisserie, soit un autre mur ne recevant pas de revêtement, soit, comme représenté, un plafond 13. La pièce 1 est mise en place pour que sa cloison 8 soit au voisinage du plafond 13, et de préférence en butée contre celui-ci. Il apparait que la présence de la cloison 8 évite d'avoir à utiliser le plafond ou analogue 13 comme surface participant à la retenue du revêtement. Cela présente un très grand avantage sur le plan pratique, pour la pose, car, si la pièce 1 était démunie de cloison terminale, comme dans l'art antérieur, il faudrait ajuster rigoureusement la pièce 1 par rapport au plafond ou analogue 13 pour que le bord libre de la languette 5 soit à distance constante du plafond ou analogue. Or, la présence d'irrégularités sur le plafond ou analogue est très fréquente et, pratiquement, interdit l'obtention d'un espace constant sans avoir à retoucher la languette ou le plafond ou analogue. Àu contraire, la présence de la cloison 8 permet d'utiliser les supports tels quels. Au surplus, même dans le cas de supports parfaitement rectilignes, la cloison 8 permet à l'utilisateur de placer la pièce simplement en venant l'appliquer contre le support d'appui, sans avoir à se préoccuper de créer l'espace nécessaire entre ce support et le bord libre de la languette 5 car cet espace est ménagé sur la pièce 1 elle-même. On a montré à la fig .4 une variante d'utilisation à deux pièces 1 pour le-montage de deux les successifs sur un même panneau de mur 3. Les deux pièces 1 sont accolées pour que leurs cloisons 8 soient en butée l'une contre l'autre. Le bord 10 de chaque lé de revêtement 2 est introduit dans la cavité Il de la pièce I correspondante. On a montré aux fig.5 et 6 l'utilisation de deux pièces 1 selon l'invention à l'angle rentrant de deux murs 3 à revêtir. Sur la fig.5, les deux pièces sont mises en place, une sur chaque mur, de manière qu'un espace 14, analogue à l'espace 9, soit ménagé entre les bords libres des cloisons 8 pour le passage des bords 10 des deux lés de revêtement 2 qui sont reçus dans la cavité 16 définie par les deux cloisons 8 et l'angle des murs. L'utilisation des pièces 1 montrée sur la fig.6 diffère de la précédente en ce qu'un bord 10 de lé de revêtement 2 est logé dans la cavité 11 de la pièce 1 correspondante. Dans ce cas,' les cloisons 8 peuvent être mises en butée l'une contre l'autre par leurs bords libres pour ne pas laisser de jour entre les deux lés de revêtement. On a montré à la fig.7 une variante de la pièce de fixation selon l'invention. Cette pièce 1' diffère de la pièce I des fig.1 à 6 en ce que la languette 5t s'écarte de la semelle 4' à mesure qu'elle s'éloigne du pied 6' de raccordement à la semelle, l'angle formé par-la languette 5' et la semelle & étant de préférence de 50 à 300. Le bord 7' de jonction de la semelle 4' et de la cloison 8' est arrondi extérieurement, ce qui facilite la mise en place de la pièce au cas où 11 arête de l'angle correspondant des supports (dans le cas de la fig.3) n1 est pas rigoureusement rectiligne.En outre, l'arrondi intérieur de la cavité 11', en face de l'espace 9' d'introduction, facilite le refoulement du bord du revêtement dans la cavité, quand le revêtement est introduit perpendiculairement à la semelle, selon la flèche A de la fig 1. Un tel arrondi intérieur et/ou extérieur peut également entre prévu sur la baguette 1 des fig. 1-6. On a montré à la fig.8 une pièce de fixation lw établie selon une variante de la pièce 1' de la fig.?. La pièce 1" se différencie de la pièce 1' en ce que la semelle 4' se prolonge, au-delà de la cloison 8', qui peut se raccorder à la semelle suivant un arrondi ou un angle à 90 , par une partie plane 4". Comme pour la pièce l', l'inclinaison de la languette 5' facilite grandement l'insertion du bord du revêtement dans la cavité lui'. Dans le brevet français précité, il était nécessaire d'introduire le ou les bords de revêtement à plat dans la cavité pour -les rendre parallèles à la semelle , à laide d'un outil du type spatule et par un mouvement manuel complexe qui néeessitait le soulèvement élastique de la languette pour faire pénétrer les bords du revêtement à fond dans la cavité. Au contraire, la pièce de fixation selon l'invention,dont la cavité ll, ll' présente une hauteur suffisante à son extrémité voisine de l'espace 9, 9', permet un simple bourrage des bords du revêtement à l'entrée de la cavité, par le mouvement unique À indiqué, sans avoir à soulever la languette. Comme indiqué précedemment, le revêtement est retenu par pincement entre les bords libres de la languette et de la cloi ;son. Toutefois, on peut renforcer ou remplacer ce maintien par un système du type fermeture séparable; pour cela, comme repr6- senté sur les fig 1-8, on fait porter à la semelle, sur sa face opposée au support à revêtir, une multitude d'éléments d'accrochage 15, par exemple des crochets s'étendant sur sensiblement la hauteur-de la languette, et destinés à coopérer avec des éléments d'accrochage complémentaires du verso fibreux, pelu cheux, à mailles ou analogue du revêtement 2. Ces éléments d'accrochage 15 sont de préférence portés par une bande ou ruban qui est fixé à plat sur la semelle par collage ou agrafage La pièce de fixation selon l'invention peut être en matière plastique ou en métal extrudé. REVENDICssUIONS 1.- Pièce de fixation d'un revêtement sur un support, notamment un mur, caractérisée par le fait qu'elle est constituée par une bande comportant une semelle de fixation sur le support, une languette continue partant d'une zone intermédiaire de ladite semelle et s'étendant à distance de la semelle, et une cloison, partant du bord de la semelle situé du côté du bord libre de la languette, qui s'étend sensiblement perpendiculairement à la semelle jusqu'au voisinage dudit bord libre de la languette pour, d'une part, définir avec la languette et la semelle une cavité de réception du bord du revêtement intro duit à travers l'espace ménagé entre les bords libres desdites pouvoir languette et cloison et, d'autrePpart,7constituer une surface de butée ou de bordure. 2.- Pièce de fixation selon la revendication 1, caractérisée par le fait que l'espace ménagé entre les bords libres de la languette et de la cloison est de dimensions telles que le ou les bords de revêtement soient pincés et retenus par friction. 3.- Pièce de fixation selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que la cavité est de section rectangulaire. 4.- Pièce de fixation selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que la languette s'écarte de la semelle, à partir de son pied de fixation sur la semelle. 5.- Pièce de fixation selon la revendication 4, caractérisée par le fait que la languette est inclinée de 50 à 300 sur la semelle. 6.- Pièce de fixation selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisée par le fait que la semelle se prolonge audelà de ladite cloison, 7.- Pièce de fixation selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée par le fait que la cloison est raccordée à la semelle par un arrondi intérieur et/ou extérieur. 8.- Pièce de fixation selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée par le fait que la face de la semelle située du côté de la languette porte des éléments d'accrochage séparable. propres à coopérer avec des éléments complémentaires du verso du revêtement. 9. Pièce de fixation selon l'une des revendications l à 8, caractérisée par le fait que la cavité présente, dans la zone dudit espace d'introduction, une hauteur suffisante pour la réception du ou des bords du revêtement par bourrage suivant un mouvement sensiblement perpendiculaire à la semelle.