L'invention concerne la lutte contre la formation ou la pr6- sence d'un caillot de sang dans un vaisseau in vivo. On sait qu'un thrombus ou caillot de sang peut être lysé et sa dissolution provoquée par l'action protéolytique d'une protéase. On sait également que l'on peut augmenter la fibrinolyse chez un sujet vivant en introduisant une enzyme protéolytique dans la circulation générale et qu'on peut le faire en administrant l'enzyme par voie orale (voir brevet E.U.A. NO 3.072.532 de Innerfield daté du 8 Janvier 1963). L'administration orale d'enzymes protéolytiques a été limitée dans le passé a des régimes prévus pour le traitement des troubles tels que ceux qui sont associés au processus inflammatoire, par exemple les lésions traumatiques(contusions, entorses, ecchymoses, hématoses), les traumas induits (résultant d'interventions générales chirurgicales, obstétricales ou dentaires) et les infections ; également certaines réactions allergiques ; et les troubles respiratoires tels que l'asthme bronchique et la bronchite chronique. Dans un tel régime, le degré auquel la substance enzymatique est accrue dans la circulation générale est très limité. I1 ntest pas suffisant pour traiter les troubles tels que thrombose coronaire, thrombose cérébrale, embolie pulmonaire aiguë et thromboembolie en général.On a essayé de traiter ces troubles par injection intraveineuse massive de substances enzymatiques protéolytiques. Cependant, les effets secondaires que comportait cette méthode d'administration ont exclu son adoption. Par eemple, on a trouvé que l1administration intraveineuse de substance enzymatique protéolytique en quantité suffisante pour combattre la thrombose aiguë origine récente s'accompagne des inconvénients caractéristiques suivants : (l) une diminution importante de la prothrombine (la molécule de prothrombine est digérée), et ceci s'accompagne d'un allongement du temps de coagulation de la prothrombine qui peut conduire' a des hémorragies spontanées dans les reins ou à la suite de lésions mineures (2) une chute importante du taux de fibrinogène (qui peut également conduire S des hémorragies) ; et (3) une augmentation importante de l'activité anti-thrombine du plasma (conduisant également a des hémorragies). Ces effets secondaires peuvent être assez graves pour etre mortels. L'inventeur a-fait la découverte surprenante qu'une enzyme protéolytique peut Xtre administrée par voie orale à un sujet en quantité suffisante pour renforcer la fibrinoiyse dans la circulation générale de ce sujet jusqu'au degré nécessaire pour que soit traitée une thrombose aiguë d'origine récente; et qu'il est possible de maintenir dans la circulation générale un niveau de fibrinolyse suffisamment élevé pour empêcher la formation de caillots locaux du type rencontré dans la thrombose coronaire, par exemple, par l'administration de doses orales répétées et espacées de protéase. Les effets secondaires graves et liés à l'administration intraveineuse de protéase ne se rencontrent pas dans la pratique de la présente invention. La substance enzymatique qui est utilisée dans la pratique de la présente invention est une protéase qui peut être d'origine animale, bactérienne, fongique ou végétale. De telles protéases sont bien connues. Des exemples en sont représentés par la trypsine, la chymotrypsine, la carboxypeptidase, la pepsine, la peptidase, l'urokinase, la cathepsine des tissus animaux, la protéase leucocytique, la papaïne, la broméline, la ficine, les protéases des moisissures que sont Aspergillus oryzae, Aspergillus niger, Penicillum notatum, Trichophyton gypseum, les Enantomorphales, celles de Bacillus subtilis et de B. Proteus vulgaris.La quantité de llenzyme qui doit être adwinistrée en une ~ seule dose dans la pratique de la présente invention est déterminée par son activité protéolytique. Cette activité protéolytiqué varie d'une protease à une autre. Par exemple, une dose massive appropriée de trypsine, protéase-animale, serait située dans l'intervalle d'environ 50 à environ 500 mg. Une dose massive appropriée de protéase provenant de B. subtilis , protéase d'origine bactérienne, serait située également dans l'intervalle d'environ 50 à environ 500 mg.La quantité de papaïne, protéase végétale, à faire entrer dans une dose massive appropriée serait située dans l'intervalle d'environ 100 à 1000 mg, tandis que la dose de protéase provenant d'Aspergillus oryzae, soit une protéase fongique, serait comprise entre environ 100 et 2000 mg. L'activité protéolytique d'une protéase peut etre déterminée aisément selon la méthode décrite par D. G. Evans, "Gelatinolytic Enzymes" Journal of General Microbiology, col. 1, page 378, 1948. Etant donné que la trypsine peut etre obtenue facilement sous forme cristalline, on peut utiliser son activité protéolytique comme étalon par rapport auquel on peut mesurer l'activité protéolytique des autres protéases. PaE conséquent, dans le présent mémoire et dans les revendications qui suivent, la quantité d'une protéase donnée à utiliser dans une seule dose massive doit entre estimée comme la quantité de cette protéase qui présentera l'activité protéolytique correspondant à celle que présentent environ 50 à 500 mg de trypsine. Cette quantité de la protéase choisie peut entre facilement mise sous une forme permettant une administration facile en étant incorporée dans une capsule de gélatine ordinaire ou dans un comprimé.Dans ce dernier cas, on peut opérer selon le procédé ordinaire de préparation des comprimés. en utilisant des excipients tels que amidon, amidon soluble, lactose, oxyde de magnésium, carbonate de magnésium, hydroxyde de magnésium, hydroxyde d'aluminium, galactose, dextrine, dextrose et substancg analoguZ normalement utalisés dans la pratique pharma cologique. On traite une thrombose aiguë d'origine récente selon la présente invention en administrant une série de doses massives d'une protéase choisie. Les doses sont espacées d'environ 30 mn jusqu'a ce que la fibrinolyse dans la circulation générale du sujet atteigne le taux désiré. On mesure cette fibrinolyse par le temps de lyse du caillot d'euglobuline qui peut etre facilement déterminé par la méthode de Chakrabarti, R. et al, Journal of Clinical Pathology, Vol. 21, pp. 698-701 /19687. Chez un sujet normal le temps de lyse du caillot d'euglobuline est d'environ 3/4 heure à 3 heures. Dans le traitement de la thrombose, le temps normal de lyse du caillot d'euglobuline chez le sujet est réduit à environ la moitié de la valeur correspondant au prétraitement. On continue l'administration orale de doses massives périodiques de protéase jusqu' ce que cette valeur soit atteinte. On peut alors réduire la valeur et la fréquence des doses de protéase administrées par voie orale au degré nécessaire pour que ce temps de lyse du caillot d'euglobuline soit maintenu chez le sujet traite. De meme, dans le cas d'un sujet dont le passé et l'état indiquent la nécessité dtun traitement prophylactique pour combattre la thrombose, on peut maintenir le temps de lyse du caillot d'euglo buline du sujet à un niveau bas choisi en faisant une administration orale périodique de doses massives de protéase. REVENDICATIONS 1. Méthode pour combattre la thrombose chez- un sujet atteint consistant à accrottre la fibrinolyse dans la circulation générale du sujet, caractérisée en ce qu'on administre par voie orale, au sujet atteint, une protéase en une série de doses non entériques massives, dont chacune correspond a une activité protéolytique de l'ordre environ 50 d 500 mg de trypsine, a des intervalles allant d'environ 30 minutes à environ 2 heures, jusqu'a ce que l'activité de lyse du caillot d'euglobuline chez le sujet soit réduite a une durée égale à environ la moitié de la valeur correspondant à un prétraitement du sujet. 2. Méthode pour combattre la thrombose selon la revendication 1, caractérisée en ce-que la thrombose est aiguë et d'origine récente et l'activité normale de lyse du caillot d'euglobuline chez le sujet est rapidement réduite d'environ la moitié par des doses non entériques, massives, 'fréquentes de protéase. 3. Méthode pour combattre la thrombose selon la revendication 2, caractérisée en ce-que l'activité réduite de lyse du caillot d'euglobuline chez le sujet est maintenue par l'administration orale de doses non entériques moins fréquentes et moins massives de protéase. 4. Méthode pour combattre la thrombose selon la revendication 1, caractérisée en ce que la protéase est la trypsine. 5. Méthode pour combattre la thrombose selon la revendication 1, caractérisée en ce que la protéase est la papaïne. 6. Méthode pour combattre la thrombose selon la revendication 1, caractérisée en ce que la protéase provient de B. subtilis. 7. Méthode pour combattre la thrombose selon la revendication 1; caractérisée en ce que la protéase provient d'Aspervillus oryzae.