La présente invention concerne un carbone activé fibreux supportant un chélate métalli- que, sa préparation et un procédé pour l'utiliser. Elle concerne plus particulièrement un carbone activé fibreux 5 permettant l'élimination de substances toxiques contenues dans des gaz, en particulier l'ozone, sa préparation et un procédé pour éliminer ces substances toxiques. L'ozone gazeux présent dans l'air est responsa- ble de la pollution atmosphérique car il produit des 10 oxydants en combinaison avec NOx. En outre, de l'ozone est produit par les aéroplanes volant dans la stratosphè- re ou dégagé d'appareillages mettant en jeu une décharge corona, tels que des appareils d'électrophotographie, des appareils de stérilisation à l'ozone etc., par desappareil- 15 lac-es utilisant des rayonnements ultraviolets intenses, et par des appareillages utilisant une lampe à mercure. L'ozone ainsi formé pose des problèmes d'environnement. Les effets nocifs de l'ozone ainsi formé sont les suivants : Concentration d'exposition (ppm) Dommages sur les végétaux 0,03 Fissures dans les caout- 25 choucs étirés Perception de l'odeur 0,02 0,02 Sensibilité des animaux testés aux bactéries 0,08 à 1,30 30 Irritation des organes respiratoires, oppression de la poitrine 0,3 Réduction de la fonction pulmonaire 0,5 35 Durée d'exposition 8 heures 1 heure 5 minutes seulement ou moins 3 heures travail con- tinu pendant 8 h.environ 3h. par jour, 6jours par semaine, 12 semaines Remarques épinards, radis japonais, tomate. 90% des sujets la perçoivent. souris récupération au bout de 6 semaines pas de modi- fication à 0,2 ppm. 20 2493351 2 Concentration Durée d'exposition d'exposition Remarques (ppU) Réduction de la capacité respiratoire pulmonaire 0,6 à 0,8 2 heures 5 Augmentation de la résis- tance respiratoire 0,1 à 1,0 1 heure Toux violente 2,0 2 heures Diffusion de la capacité d'attention 10 Tumeur pulnmnaire aigue 9,0 non déterminée 10 Les résultats et essais, ci-dessus, sont décrits dans (Kasseitan Kogyo (Active Careon Industry), Jukagaku kogyo tsushi. sha (1974)). Pour l'élimination par adsorption ou l'élimination par décomposition de l'ozone contenu dans des 15 gaz d'échappement ou dans l'air, on a proposé un certain nombre de procédés, mais on ne dispose pas encore de substances qui soient très efficaces pour l'élimination de l'ozone. Par exemple, on peut citer comme agents d'élimination ou de décomposition de l'ozone, des oxydes 20 de manganèse, de vanadium, de fer, de cuivre, de nickel, de chrome, de cobalt, de zinc etc., des catalyseurs préparés en déposant des sels de ces métaux sur du car- bone activé en granulés ou en poudre ,et des catalyseurs de décomposition comprenant ces éléments métalliques. 25 Cependant, ces agents n'ont qu'une faible capacité d'élimination et ne sont pas des substances particulière- ment actives comme agents de décomposition ou d'élimina- tion. On a proposé, en outre, d'utiliser du carbone activé sur lequel a été déposé du palladium, du platine 30 ou de l'argent. Cependant, ces carbones activés ont l'inconvénient que les métaux sont chers et que les carbones activés ont un faible rapport d'élimination de l'ozone, et une durabilité limitée. L'un des buts de l'invention est de fournir 35 un carbone activé fibreux nouveau et un procédé pour sa préparation. 2493351 3 Un autre but de l'invention est de fournir un carbone activé fibreux présentant une haute efficacité d'élimination des substances toxiques dans les gaz, une grande durabilité, qui soit peu onéreux, un procédé pour 5 sa préparation et un procédé pour son utilisation. La présente invention couvre donc un carbone activé fibreux supportant un chélate métal- lique, un procédé pour sa préparation et un procédé pour son utilisation. 10 Le carbone activé de l'invention peut être obtenu en fixant une solution ou dispersion d'un chélate métallique sur un carbone activé fibreux, puis en la sèchant. Lorsqu'il est amené au contact d'un gaz conte- nant des substances toxiques, le carbone activé fibreux 15 de l'invention élimine du gaz les substances toxiques. Les métaux constituant les chélates métalliques utilisables dans l'invention sont avantageusement choisis parmi les groupes Ib, IIa, IIb, VIa, VIIa et VIII de la Classification Périodique. On préfère particulièrement 20 Cu, Ag, Zn, Ca, Cr, Mn, Co, Ni, Pd et Fe. Les chélates métalliques sont obtenus en liant par coordination des métaux avec un agent chélatant, par exemple, avec l'acide éthylènediaminotétracétique (désigné, ci-après, en abrégé par "EDTA"), l'acide nitri- 25 lotriacétique (NTA), l'acide trans-1,2-cyclohexadiaminetêtracétique (cy-DTA), l'acide djéthylènetriaminopenta- cétique (DTPA), l'acide triéthylènetétraminohexacétique (TTHA), l'acide étherglycolique-diaminotétracétique (GETA), l'acide iminodiacétique (IDA), la N,N-éthylène- 30 bis(Y-o-hydroxyphényl)glycine (EHPG), etc. Le carbone activé fibreux utilisé dans l'inven- tion peut se préparer par des procédés connus. Par exemple, on soumet à une carbonisation préliminaire une fibre de polyacrylonitrile ignifugé ou une fibre de 35 cellulose, une fibre de brai ou une fibre de résine phénolique, puis on l'active à une température d'environ 2493351 4 tel que de la vapeur, du gaz carbonique, de l'ammoniac etc. ou des mélanges de ceux-ci pour obtenir le car- bone activé correspondant. La concentration du gaz d'activation est de 5 préférence de 50 % en volume ou davantage, et mieux encore de 80 % en volume ou davantage. La durée de traitement est généralement d'une minute à trois heures. Dans l'invention, le carbone activé fibreux obtenu à partir du polyacrylonitrile est le plus appro- 10 prié, et il peut se préparer de la manière suivante : Des polymères à base d'acrylonitrile pouvant être utilisés comme matièrespremières pour la fabrica- tion des carbones activés fibreux à base d'acrylonitrile utilisables dans l'invention comprennent des homopoly- 15 mères de l'acrylonitrile et des copolymères de l'acry- lonitrile. Comme exemples de ces copolymères, on citera ceux qui ne contiennent pas moins d'environ 60 % en poids, et de préférence pas moins de 85 % en poids d'acrylonitrile. 20 On peut utiliser pour produire la fibre des mélanges d'homopolymères et de copolymères ou des mélanges de copolymères eux-mêmes. En outre, on peut utiliser des copolymères contenant moins d'environ 60 % en poids d'acrylonitrile en mélange avec des poly- 25 mères de l'acrylonitrile pour produire la fibre si la proportion d'acrylonitrile dans la fibre finale dépasse environ 60 % en poids. Des comonomères qui peuvent être introduits dans les copolymères ci-dessus comprennent des composés 30 vinyliques polymérisables par addition, tels que le chlo- rure de vinyle,le chlorure de vinylidène, le bromure de vinyle, l'acide acrylique, l'acide méthacrylique, l'acide itaconique ; les sels (par exemple, les sels de sodium) de ces acides ; des dérivés de ces acides, 2493351 5 par exemple, des esters de l'acide acrylique (tels que des esters alkyliques contenant 1 à 4 atomes de carbone dans la partie alkyle, tels que l'acrylate de méthyle, l'acrylate de butyle etc.), les esters de l'acide métha- 5 crylique (par exemple, des esters alkyliques contenant 1 à 4 atomes de carbone dans la partie alkyle, tels que le méthacrylate de méthyle etc.) ; l'acrylamide, le N-méthylclacrylamide ; l'acide allyl sulfonique, l'acide méthallyl sulfonique, l'acide vinyl sulfonique, et les 10 sels (par exemple, les sels de sodium) de ces acides ; l'acétate de vinyle ; l'éthylacrylate de 2-hydroxyméthyle ; le méthacrylate de 2-hydroxyméthyle ; l'acrylate de 2- hydroxyéthyle ; le méthacrylate de 2-hydroxyéthyle ; le 2-hydroxyméthyl acrylonitrile ; le 2-hydroxyéthyl 15 acrylonitrile ; l'acrylate de 2-chlore-éthyle ; l'acry- late de 2-hydroxy-3-chloropropyle ; le cyanure de viny- lidène ; l'a-chloracrylonitrile ; etc. On peut, en outre, utiliser les composés décrits dans le brevet des E.U.A. n 3.202.640. 20 Le degré de polymérisation de ces polymères ou des mélanges de polymères sera suffisant si l'on peut former à partir de ceux-ci une fibre par des techniques classiques, et il est généralement d'environ 500 à 3000, et de préférence de 1000 à 2000. 25 Ces polymères à base d'acrylonitrile peuvent se préparer en utilisant des procédés connus, par exemple, par polymérisation en suspension ou par poly- mérisation en émulsion dans un système aqueux ou par polymérisation en solution dans un solvant. Ces procédés 30 sont décrits, par exemple, dans les brevets des E.U.A. n 3.208.962, 3.287.307 et 3.479.312. La filature du polymère à base d'acrylonitri- le peut s'effectuer par des procédés connus. Comme exemples de solvants de filature pouvant être utilisés, on 35 citera des solvants minéraux tels qu'une solution concen- trée de chlorure de zinc dans l'eau, de l'acide nitrique concentré etc., et des solvants organiques comme le dimé- thylformamide, le diméthylacétamide,le sulloxyde de dim5thyle.et 2493351 6 En particulier, lorsqu'on utilise une solu- tion aqueuse concentrée de chlorure de zinc, le chlorure de zinc présent dans la fibre réduit la période d'acti- vation, et l'on peut en outre obtenir une fibre de haute 5 résistance. Le diamètre de la fibre pouvant être utilisé dans la présente invention peut varier, mais un diamètre approprié va généralemLent d'environ 5 à 30 pm,et de préférence de 10 à 20 pm,du point de vue de la mise en 10 oeuvre. Bien que le traitement d'oxydation en atmos- phère oxydante, soit généralement effectué dans l'air, on peut utiliser n'importe quel mélange d'oxygène et de gaz inertes tels que l'azote, pourvu qu'ils contiennent 15 de l'oxygène dans une proportion non inférieure à envi- ron 15 % en volume. En outre, le traitement peut être effectué en atmosphère de gaz chlorhydrique, d'anhydri- de sulfureux, de NO ou de NH3. Dans ces divers cas, cependant, on utilise en général des mélanges de ces 20 gaz et d'air (avec une teneur en oxygène dans le mélange gazeux, d'environ 5 à 20 % en volume). Une température d'oxydation appropriée est d'environ 200 à environ 300 C, et de préférence de 200 C à 280 C. Si la température est inférieure à 200 C, 25 l'oxydation nécessite une durée prolongée, tandis que si la température est supérieure à environ 300 C, la fibre brûle, ou l'oxydation s'effectue rapidement, ce qui rend difficile l'obtention d'une oxydation uniforme. On peut faire varier la température au cours 30 du traitement d'oxydation. En général, comme la vitesse d'oxydation diminue progressivement au fur et à mesure que la réaction progresse, on souhaite augmenter pro- gressivement la température dans l'intervalle d'environ 200 C à environ 300 C. 2493351 7 Une tension est de préférence appliquée de telle façon que le retrait pour une température d'oxyda- tion déterminée soit d'environ 50 % à environ 90 %, et de préférence d'environ 70 % à environ 85 % par rapport 5 au degré de retrait libre à cette température. Dans ce cas, lorsque le retrait est inférieur à environ 50 %, les caractéristiques d'adsorption du filament sont insuffisan- tes pour l'utilisation pratique, tandis que si le retrait est supérieur à environ 90 %, les propriétés mécaniques 10 de la fibre obtenue après le traitement d'activation sont réduites. L'expression "degré de retrait libre" utilisée dans la présente description de l'invention désigne le rapport du retrait à la longueur initiale, c'est-à-dire, 15 lorsqu'on laisse rétrécir la fibre sous une tension de lmg/d dans une atmosphère oxydante à une température déterminée alors que l'oxydation se produit, le rapport de retrait à la longueur initiale est désigné comme degré de retrait libre à cette température. 20 Pour obtenir une fibre de carbone activé ayant une capacité d'adsorption élevée, c'est-à-dire une forte adsorption et une forte vitesse d'adsorption, on fixe de préférence une quantité d'oxygène suffisante au stade de l'oxydation, c'est-à-dire que le traitement 25 d'oxydation est effectué jusqu'à ce que la quantité d'oxygène lié atteigne environ 50 % à environ 95 % de la quantité d'oxygène lié à la fibre à la saturation. La quantité préférée d'oxygène lié est d'environ 70 à environ 90 %. 30 L'expression "quantité d'oxygène lié à la saturation" se définit comme suit : la fibre est oxydée en atmosphère oxydante avec échantillonnage périodique, et lorsque la variation de la quantité d'oxygène lié à la fibre cesse, la quantité d'oxygène lié est déterminée 35 et désignée comme quantité d'oxygène lié à la saturation. Cette quantité d'oxygène lié à la saturation est 2493351 8 complètement déterminée par la composition du polymère de la fibre. La durée du traitement thermique dans le trai- tement d'oxydation est déterminée en fonction de la tem- 5 pérature de traitement,et elle est généralement d'environ 0,5 à 24 h. Le traitement d'oxydation de la fibre est suivi par un traitement d'activation. Ce traitement d'activation peut être réalisé par activation physique ou par un procédé consistant à 10 imprégner la fibre d'un agent d'activation utilisé dans l'activation chimique, puis à la soumettre à une activa- tion physique. Ces procédés sont décrits dans les brevets E.U.A. no 2.790.781 et 2.648.637, par exemple. Par exemple, lorsque l'activation est effectuée 15 dans un gaz d'activation, on utilise Co2, NH3, de la vapeur ou leurs mélanges (par exemple, CO2 + H20) (dans ce cas, la quantité d'oxygène admissible peut être telle que la fibre ne brûle pas, et elle ne dépasse généralement pas 3 % en volume). Un ou plusieurs gaz 20 inertes tels eue N2, Ar ou H peuvent être contenus dans le gaz d'activation, dans une proportion allant jusqu'à environ 5G % en volume (par exemple, CO2 + I 2` etc.). L'activation est en général effectuée à une température d'environ 700'C à environ 1000'C pendant environ 1 mi- 25 nute à environ 3 heures. Lorsque l'activation physique estappliquée après l'imprégnation par des produits chimiques, on peut utiliser comme produits chimiques des produits chimiques d'activation qui étaient jusqu'ici utilisés pour produire 30 du carbone activé. Par exemple, on peut plonger la fibre oxydée dans une solution aqueuse de chlorure de zinc, d'acide phosphorique, d'acide sulfurique, d'hydroxyde de sodium, d'acide chlorhydrique etc, (dans le cas de l'acide chlorhydrique, on utilise en général d'environ 35 10 % en poids à 37 % en poids et dans le cas des autres produits chimiques, d'environ 10 % en poids à environ 60 % en poids). On peut aussi pulvériser des solutions 2493351 9 de ces substances sur la fibre pour les déposer sur celle-ci. Puison active la fibre dans un gaz d'activa- tion, en général à une température d'environ 700'C à environ 10000C pendant environ 1 minute à environ 3 heu- 5 res. Dans ce cas, la quantité du produit chimique (solu- té) déposée est d'environ 0,1 % en poids à environ 20 % en poids par rapport au poids de la fibre. Evidemment, il est possible de déposer une quantité supérieure à 20 % en poids, mais celle-ci ne conduit à aucun effet 10 particulier. Dans ce traitement d'activation, on laisse la fibre se rétrécir librement. Le retrait est générale- ment d'environ 10 % à environ 30 % suivant la fibre particulière oxydée. 15 Par cette activation, le constituant volatil de la fibre est éliminé, et la fibre est carbonisée, et en même temps la surface spécifique de la fibre est augmentée. Des produits sous forme de tissu tissé, de 20 tissu non tissé, de feutre etc. peuvent être produits à partir de la fibre soumise à un traitement d'oxydation, puis activés de la même manière que la fibre. Le carbone activé fibreux peut être produit en utilisant la cellulose comme matière première. Dans 25 ce cas, on utilise des fibres de cellulose naturelle telles que le coton, le chanvre et la ramie ; de la pâte produite à partir de bois, de bambou et de linter et de la cellulose régénérée, telle que de la rayonne, de la viscose et de la rayonne cuprammonium. 30 La fibre de cellulose est traitée en atmosphè- re de gaz inerte, tel que de l'azote ou de l'argon,ou dans une atmosphère oxydante contenant de l'oxygène, du bioxyde d'azote ou de l'anhydride sulfureux à une température de 200 à 400QC pour obtenir une fibre 35 infusible. 2493351 10 Avant le traitement,on peut fixer sur la fibre comme agent de déshydrogénation un composé phosphoreux ou du chlorure de zinc. On peut également utiliser un sel d'ammonium avec l'agent de déshydrogéna- 5 tion décrit ci-dessus. La fibre ainsi obtenue est soumise à un traite- ment d'activation classique tel que décrit précédemment. Le carbone activé fibreux peut aussi être obtenu à partir d'une résine phénolique, c'est-à-dire 10 à partir d'un produit de condensation d'un aldéhyde tel que le formaldëhyde ou le furfural avec un phénol tel que le phénol ou le xylanol, de préférence une résine pheénol-formaldehyde et une résine phéiol-furfu- ral. On préfère particulièrement une résine phénolformaldehyde novolaque pour produire le carbone activé fibreux. La résine, par exemple, la résine phénol-formal- déhyde novolaqueest soumise à une filature à l'état fon- du, on peut aussi introduire de fins courants de la résine 20 fondue dans un courant de gaz, tel que l'air, pour que le fin courant de résine forme une fibre de résine novolaaue non durcie. La fibre ainsi obtenue est ensuite soumise à un traitement de réticulation pour durcir la résine jusqu'à ce qu'elle devienne infusible. 25 La fibre ainsi obtenue est soumise à un traite- ment de carbonisation-activation dans de l'air, de la vapeur, du gaz carbonique ou de l'oxygène à 200-1200 C. La fibre de brai utilisée comme matière première pour le carbone activé fibreux est obtenue à 30 partir de charbon ou de pétrole, ou formée comme sous- produit dans l'industrie pétrochimique ou dans l'indus- trie de la synthèse organique, ou obtenue par distilla- tion sèche d'une résine synthétique ou d'une résine naturelle. 2493351 il Le brai est soumis à une filature à l'état fondu pour produire la fibre. La fibre ainsi obtenue est traitée en atmosphère oxydante pour obtenir une fibre infusible. Puis la fibre est activée pour obtenir 5 du carbone activé fibreux. Le carbone activé fibreux sur lequel le chélate métallique doit être supnorté a de préférence une surface spécifique, mesurée par la méthode BET d'environ 600 m /g à 2000 m2/g,et de préférence d'environ 700 m 2/g à 1500 10 m2/g. Sur des carbones activés fibreux ayant des surfaces spécifiques inférieures à environ 600 m2/g, le chélate métallique ne peut être supportéque difficilement, et même si on peut le supporter, les carbones activés fibreux sur lesquels est supporté le chélate métallique,ont un 15 effet de décomposition et d'élimination des substances toxiques insuffisant. D'autre part, les carbones activés fibreux ayant des surfaces spécifiques supérieures à environ 2000 m2/g ont une faible résistance et leur utilisation est soumise à des limitations. 20 On préfère en outre, du point de vue de la manipulation, que la résistance de la fibre soit supé- rieure à environ 15 kg/mm2, et que le diamètre de la fibre soit de 3 à 25 pm.Lorsque la résistance de la fibre est inférieure à 15kg/mm2 , on rencontre diverses 25 difficultés dans la mise en oeuvre. Lorsque le diamètre de la fibre est inférieur à 3 pm,la fibre se coupe aisément au cours de la production du carbone activé, et, lors du moulage sous forme de feutre, il est difficile d'obtenir aisément une nappe. D'autre part, 30 lorsque le diamètre de la fibre est supérieur à 25 pm, son activation ne peut être réalisée que difficilement, et même s'il est possible d'obtenir un carbone activé ayant une surface spécifique déterminée à l'avance, il est difficile d'obtenir des carbones activés ayant 35 des résistances élevées car le rendement d'activation est réduit. 2493351 12 Dans la structure à pores fins du carbone activé fibreux décrit ci-dessus, les pores fins ayant No des rayons de 100 A ou moins représentent 70 % ou davantage du total des pores fins, et ils ont une répar- 5 tition de rayons de Dores représentant un pic élevé de dispersion uni- que au voisinage d'un rayon de 10 A. Parmi les carbones activés fibreux sur lesquels est supporté le chélate métallique de l'invention, on préfère particulièrement les carbo- nes activés fibreux ayant une constante de vitesse 10 d'adsorption du benzène d'au moins 0,2/mn, comme agent d'élimination des gaz toxiques. La constante de vitesse d'adsorption du benzène est donnée par kCo dans l'équa- tion de 3ohart et Adams : log [Co/C - Il = Con - (kCot/ 2,303), décrite dans Journal of Chemical Physics, 15 vol. 15, page 448 (1947). Dans l'équation, Co est la concentration du benzène dans le gaz avant le traitement, elle est déterminée à l'avance, C est la concentration du benzène dans le gaz traité 20 au bout de t seconde, k est la vitesse d'adsorption, Con est une constante, t est le temps en seconde, et kCo est la constante de vitesse d'adsorption. 25 Dans l'invention, la constante de vitesse d'adsorption du benzène se mesure comme suit : on fait passer à travers une couche de carbone activé de 20 mm d'épaisseur de l'azote contenant 100 ppm de benzène (Co), à une vitesse de 10 cm/sec. à la température 30 ambiante (250C), et, conformément à la référence décrite ci-dessus, on détermine la constante de vitesse d'adsorption du benzène à partir d'un accident de la courbe (courbe donnant la relation entre C et le temps). En général, un carbone activé granulaire 35 typique, un gel de silice, l'alumine active etc. ont des constantes de vitesse d'adsorption d'environ 0,002/mn et la constante de vitesse d'adsorption du carbone activé 2493351 13 fibreux est de 0,05/imn ou davantage. Cette valeur augmente généralement lorsqu'on effectue une carbonisation pré- liminaire. Lorsque le carbone activé fibreux a une 5 constante de vitesse d'adsorption du benzène inférieure à 0,2/mn, 1 'effet obtenu par fixation du chélate métallique sur celui-ci est faible. La raison en est probablement que lorsque la constante de vitesse d'adsorption du benzène est inférieure à 0,2/mn, il se produit certaines 10 modifications dans les pores fins, car la constante de vitesse d'adsorption du benzène est associée à la taille, à la répartition, à la forme etc. des pores fins, et le chélate métallique! ne se fixe pas uniformément sur les pores fins. 15 On peut utiliser dans l'invention n'importe quel carbone activé fibreux satisfaisant aux exigences décrites ci-dessus. En particulier, on préfère le carbone activé fibreux produit à partir d'une fibre de polyacrylonitrile, car l'élément azote qui y 20 est contenu qui représente de 3 % à 15 % en poids des éléments totaux, agit en combinaison avec le chélate métallique supporté par le carbone activé fibreux pour éliminer les gaz déplaisants etc. plus efficacement que ne le font les carbones activés fibreux obtenus 25 à partir d'autres matières premières. Le carbone activé fibreux tel qu'utilisé dans l'invention peut exister sous diverses formes telles que câble , feutre, tissu, nappe etc. Le chélate métallique peut être fixé sur 30 le carbone activé fibreux par divers procédés tels que les suivants : (1) On disperse un chélate métallique, de préférence dissous dans de l'eau ou dans un milieu organique qui est liquide à la température ambiante, et 35 qui a un point d'ébullition non supérieur à 1000C et 2493351 14 qui peut aisément être séché, par exemple des cétones telles que l'acétone, des alcools tels que le méthanol et l'éthanol,et du benzène etc. On plonge le carbone activé fibreux dans la dispersion ou la solution, ou 5 on fixe la dispersion ou la solution sur le carbone activé fibreux, par exemple, par pulvérisations ou immersion, puis on i e sèche. La concentration de la dispersion ou de la solution est généralement d'environ 0,01 % à 10 % en poids, de préférence de 0,1 à 5 % en 10 poids, et le pH de la solution est de préférence ajusté à 4-8. La durée de l'immersion est d'environ 10 mn à environ 5 h. Le séchage s'effectue à une température inférieure à la température de décomposition du chélate métallique, et généralement à environ 200 C ou moins. ~15 (2) Une solution d'agent chélatant est fixée sur le carbone activé fibreux, puis on fixe une solution d'un sel métallique sur le carbone activé et on la sèche pour former un chélate métallique sur le carbone activé. La concentration de l'agent chéiatant dans la 20 solution (on peut utiliser les solvants décrits en (1) est ordinairement d'environ 0,01 % en poids à 10 % en poids, et de préférence de 0,1 à 1 % en poids,et la concentration du sel métallique dans la solution est ordinairement d'environ 0,01 % en poids à 10 % en poids, 25 et de préférence de 0,1 % en poids à 1 % en poids. La quantité d'agent chélatant à fixer est d'environ 1 à 2 équivalents pour un équivalent du sel métallique. On peut utiliser pour la fixation n'importe quel procé- dé tel qu'immersion, pulvérisations, etc. 30 Dans les procédes décrits ci-dessus, la quantité de chélate métallique fixée est réglée par la concentration de la solution dans laquelle on plonge le carbone activé fibreux, ou que l'on pulvérise sur le carbone activé fibreux, par la durée d'immersion 35 et par la quantité de solution pulvérisée. Lorsque le '2493351 15 carbone activé est plongé dans la solution ou la dispersion dans l'opération ci-dessus, le rapport (en volume) du carbone activé à la dispersion ou à la solution est en général de 1:10 à 1:200. 5 Bien que le carbone activé fibreux puisse supporter une proportion de chélate métallique allant jusqu'à 50 % en poids par rapport au poids total du produit final, lorsque le produit final est utilisé comme agent d'élimination des gaz décrits ci-dessus, il 10 supporte de préférence une proportion de chélate d'environ 0,01 % en poids à environ 30 % en poids, de préférence d'environ 0,1 % en poids à 20 % en poids. Lorsqu'il supporte des proportions de chélate inférieu- res à 0,01 % en poids, l'effet d'élimination est insuf- 15 fisant, tandis qu'avec des proportions supérieures à 30 % en poids, la surface spécifique apparente s'abaisse et l'effet se réduit brusquement. Le chélate métallique est fixé sur le carbone activé de telle sorte que la surface spécifique obtenue 20 soit de préférence de 500 m2/g ou davantage, et mieux encore de 800 m2/g ou davantage. La constante de vitesse d'adsorption du benzène du carbone activé fibreux ne varie pratiquement pas après fixation du chélate métalli- que sur celui-ci. 25 Le carbone activé fibreux ainsi obtenu présen- te pratiquement la même résistance, le même diamètre et la même vitesse d'adsorption du benzène que le carbone activé fibreux qui était utilisé comme matière première, c'est-à-dire que le carbone activé fibreux avec un 30 chélate métallique supporté par celui-ci à une résis- tance de 15 kg/mm2 ou davantage, un diamètre de fibres d'environ 3 pm à environ 25 pm, et une constante de vitesse d'adsorption du benzène de 0,2/mn. Dans l'invention, on peut utiliser en asso- 35 ciation, plusieurs chélates métalliques. 2493351 16 Par comparaison avec des adsorbants typiques, tels qu'un carbone activé en granulés ou en poudre, un gel de silice, une argile acide, une alumine etc., sur lesquels sont déposés des métaux sous forme de métal 5 élémentaire ou de composé métallique, le carbone activé fibreux de l'invention supportant un chélate métallique présente une augmentation importante de l'efficacité de décomposition de l'ozone, et sa durabilité en tant qu'agent d'élimination des substances toxiques est pro- 10 longée. Le carbone activé fibreux sur lequel est supporté le chélate métallique peut être utilisé non seulement pour la décomposition et l'élimination del'ozone, mais aussi pour la décomposition et l'élimi- 15 nation de gaz ayant des odeurs désagréables, tels que l'hydrogène sulfureux, les gaz sulfureux acides, les mercaptans etc. Le carbone activé fibreux de l'inven- tion sur lequel est fixé le chélate métallique, adsorbe les substances ci-dessus et en même temps les 20 décompose ou les transforme en d'autres substances. On considère que l'ozone des gaz se transforme en oxygène moléculaire normal et que l'hydrogène sulfuré et les gaz sulfureux sont transformés en acide sulfuri- que en présence d'eau (en général, l'eau de l'air est 25 suffisante), et lorsqu'un mercaptan devant être éliminé par le carbone activé fibreux de l'invention est repré- senté par exemple par la formule RSH, il est transformé en un composé représenté par la formule RSSR en présence d'oxygène (en général l'oxygène de l'air suffit). 30 Dans les formules ci-dessus, R est en général un groupe alkyle linéaire ou ramifié en C1 à C4 et il peut être substitué. Pour pouvoir utiliser le carbone activé fibreux supportant le chélate métallique 2493351 17 comme agent pour l'élimination des gaz toxiques, on l'amène au contact de ces gaz. En général, le fait de faire passer les gaz à travers une couche composée de carbone activé fibreux augmente l'efficacité de 5 l'élimination. Le carbone activé est tassé, par exemple, dans une colonne de verre ou utilisé sous forme de feutre. Le carbone activé présent peut être moulé en association avec de la pâte à papier sous forme de nids d'abeilles, ou il peut être découpé en longueurs de 10 0,1 mm ou moins et fixé sur un support revêtu d'un liant. La température à laquelle le carbone activé fibreux de l'invention sur lequel est fixé le chélate métallique,est utilisé pour éliminer les gaz toxiques, est inférieure à la température de décomposition du 15 chélate métallique, et est en général d'environ 20'C à 100 C et de préférence de 25 à 500C. Lorsqu'on adsorbe de l'ozone, le carbone activé utilisé peut être réutilisé après désorption de l'ozone, mais comme il n'est pas toxique, il peut être jeté. 20 Lorsque de l'acide sulfurique est formé sur le carbone activé par adsorption d'hydrogène sulfuré ou de gaz sulfu- reux acides, il peut être réutilisé par régénération par lavage à l'eau. Lorsque du RSSR est formé par adsorption de RSH, le carbone activé peut être réutilisé par 25 désorption. Les exemples non limitatifs suivants sont donnés à titre illustratif de l'invention. Exemple 1. Une fibre d'acrylonitrile constituée de 30 90 % en poids d'acrylonitrile et de 10 % en poids d'acrylate de méthyle est ignifugée par chauffage dans l'air à une température de 230 à 2500C pendant 6 heures, sous une tension telle que l'on ait un retrait de 67 % du retrait libre, puis elle est traitée dans de la 35 vapeur à 9000C pendant 10 mn de façon à obtenir un 2493351 18 carbone activé fibreux ayant une surface spécifique de 2 1200 m2/g. Avec le carbone activé fibreux ainsi obtenu, la teneur en azote est de 4 % en poids, la résistance de la fibre est de 251 g/mm2, son diamètre est de 5 pm 5 et la constante de vitesse d'adsorption du benzène est de 0,6/mn. Le carbone activé fibreux est plongé dans une solution aqueuse à 0,8 % en poids de chélate EDTA-Cu (II) à 25 C pendant 20 mn (rapport de bain volume de carbone activé fibreux : volume de solution = 10 1:100) puis séché à 100 pendant une heure pour obtenir un carbone activé fibreux supportant 12 % en poids du chélate métallique. Le carbone active fibreux ainsi obtenu (0,05 g) est tassé dans une colonne de verre d'un diamètre de 35 em avec une densité de 15 tassement de 0,03 g/cm3. Puis, on fait passer de l'air contenant 2 ppm d'ozone (HR 65 %, température 25 C) à travers la couche de carbone actif sous un débit de 0,023 m3/mn. Au bout de 50 minutes à partir du début de la décomposition 20 par adsorption, le rapport de décomposition de l'ozone est de 100 %, et au bout de 60 minutes, il descend à 95 %. Par ailleurs, en supposant que l'ozone n'est pas décomposé mais adsorbé tel quel, la quantité 25 d'adsorption effective mesurée est de 11,7 %. La quan- tité d'adsorption effective est la quantité d'adsorption jusqu'à ce que le gaz ayant une concentration de 5 %- en poids de la concentration initiale sorte sans être adsorbé. 30 Exemple comparatif 1. En utilisant le mame carbone activé fibreux qu'à l'exemple 1, excepté qu'on y fixe aucun chélate métallique, on effectue la décomposition par adsorption de l'ozone par le même procédé, dans les mêmes condi- 35 tions qu'à l'exemple 1. Pendant 5 minutes après le 2493351 19 début de l'adsorption, 100 % de l'ozone sont adsorbés. Au bout de 8 minutes, la quantité d'adsorption effecti- ve mesurée n'est que de 1,5 %. Exemple comparatif 2. 5 Sur un carbone activé granulé obtenu à partir de charbon,ayant une taille de grains de 8 à 10 mesh et une surface spécifique de1050 m2/g, on fixe un chélate EDTA-Cu (II) à raison de 12 % en poids. Le carbone activé ainsi obtenu est tassé dans une colonne 10 de verre ayant un diamètre de 35 mm, sous une hauteur de tassement de 40 mm. On fait ensuite passer de l'air contenant 2 ppm d'ozone (HR 65 %, température 25 C) à travers la couche de carbone artivé sous un débit de 0,023 m3/mn. 15 30 minutes après le début de la décomposition par adsorption, le rapport de décomposition par l'ozone est de 95 %, puis la vitesse de décomposition diminue rapidement. En supposant que l'ozone n'était pas décomposé 20 mais adsorbé tel quel, la quantité d'adsorption effective mesurée était de 4,7 %. Exemple 2. On plonge des fibres de rayonne dans une solution aqueuse à 2 % de phosphate diamonique (accé- 25 lérateur de carbonisation) à 20 C pendant une heure, on les sèche à 100 C pendant une. heure, on les traite thermiquement à 260 C dans de l'air pendant 2 heures, on les monte en température à 850 C,et on les active pendant 30 minutes en introduisant de la vapeur. Le 30 carbone activé fibreux ainsi obtenu a une surface 2 2 spécifique de 1300 m2/g, une résistance de 18 kg/mm2, un diamètre de 20 pm et une constante de vitesse d'adsorp- tion du benzène de 0,5/min. On plonge le carbone activé fibreux ainsi 35 obtenu dans une solution aqueuse à 1% de chélate EDTA-Zn (rapport de bain : 1:100) à 20 C pendant 20 minutes 2493351 20 puis on le sèche à 100 C pendant une heure pour obtenir un carbone activé fibreux supportant le chélate métalli- que dans un rapport de 5 % en poids. Le carbone activé fibreux (0,1 g) est tassé dans une colonne de verre 5 d'un diamètre de 35 mm avec une densité de tassement 3 de 0,05 g/cm . On fait passer à travers la couche de carbone activé de l'air (HR 60 %, température 22 C) contenant 1 ppm d'ozone, sous un débit de 0,029 m3/mn. Pendant 160 minutes après le début de la 10 décomposition par adsorption, le rapport de décomposi- tion était de 100 % et 10 minutes plus tard, il s'abais- sait à 95 %. En supposant que l'ozone n'était pas dé- composé mais adsorbé, la quantité d'adsorption efficace mesurée était de 9,8 %. 15 Exemple comparatif. On répète le mode opératoire de l'exemple 2, excepté qu'on fixe un chélate EDTA-Zn dans un rapport de 37 % en poids. 3 minutes après le début de l'adsorption, 20 100 % de l'ozone étaient adsorbés et 5 minutes plus tard, de l'ozone à une concentration de 5 % de la concentra- tion originale sortait sans être adsorbé. La quantité d'adsorption effective mesurée était de 0,29 %. Cette expérience montre que lorsque la quan- 25 tité de chélate métallique fixé dépasse 30 % en poids, l'efficacité d'élimination par décomposition de l'ozone diminue brusquement. Exemple 3. Sur le même carbone activé fibreux qu'à 30 l'exemple 1, on fixe les chélates métalliques indiqués dans le tableau 1 dans le rapport de 6 % en poids pour produire les carbones actirés fibreux correspon- dants suupportant les chélates métalliques. En utilisant les carbones activés fibreux 35 ainsi obtenus, on effectue une dêcomposition-adsorption 2493351 21 de l'ozone de la même manière qu'à l'exemple 1. On mesure la quantité d'adsorption effective en supposant que l'ozone est adsorbé. Les résultats sont donnés dans le tableau 1. Tableau 1 5 Essai n 1 2 10 3 4 5 6 7 8 15 9 10 11 12 Chélate métallique Adsorption effective (%) EDTA-Ni (II) 12,7 EDTA-Zn (II) 14,6 DTPA-Cu (II) 15,0 IDA-Ni (II) 12,5 NTA-Cu (II) 13,2 EDTA-Fe (III) 7,7 GETA-Mn (II) 15,1 EHPG-Mn (II) 14,1 CyDTA-Cr (III) 9,4 EDTA-CO (II 9,6 TITHA-Co (II) 12,2 EDTA-Fe (II) - 15,2 Exemple 4. On plonge le carbone activé fibreux obtenu 20 à l'exemple 1 dans une solution aqueuse à 1,5 % en poids de EDTA-Co (rapport de bain, 1:100) à 25 C pendant 15 minutes,puis on le sèche à 100 C pendant une heure pour obtenir un carbone activé fibreux sur lequel sont fixés 6,5 % de EDTA-Co. On tasse le carbone activé 25 fibreux ainsi obtenu (0,5 g) dans une colonne de verre d'un diamètre de 20 mm avec une densité de tassement 3 de 0,03 g/cm .A travers la couche de carbone activé, on fait passer un gaz mixte contenant 1000 ppm de SO2, 7 % de 02, et 5,5 % de HO, le reste étant de l'azote, 30 sous un débit de 0,011 m /mn et à une température d'adsorption de 80 C pendant 5 heures. En même temps, on prépare un carbone activé fibreux ne supportant aucun chêlate métallique, et on le compare avec le carbone activé préparé ci-dessus. 2493351 22 En supposant que le SO2 est adsorbé, on obtient les résultats suivants : Présente invention : quantité de SO2 adsorbé par gramme de carbone activé : 0,45 g. 5 Exemple comparatif : 0,05 g. Exemple 5. On plonge le carbone activé fibreux obtenu à l'exemple 1 dans une solution aqueuse à 5 % en poids 10 de EDTA-Mn (rapport de bain : 1:100) à 20 C pendant 10 minutes, puis on le sèche à 100 C pendant une heure pour obtenir un carbone activé fibreux supportant de l'ED"A-MIn dans un rapport de 7 % en poids. Le carbone activé ainsi obtenu (0,15 g) est tassé dans une colonne 15 de verre d'un diamètre interne de 35 mm avec une densité 3 de tassement de 0,03 g/cm3. A travers la couche de carbone active, on fait passer de l'azote contenant 2 ppm de méthyl mercaptan à 25 C, sous un débit de 0,023 m3/mn. Le temps nécessaire pour que la concentra- 20 tion de sortie du méthyl mercaptan atteigne 5 % de la concentration d'entrée est de 580 mn. Par contre, avec un carbone activé fibreux ne supportant aucun chélate métallique, la concentration de sortie atteint 5 % de la concentration d'entrée en 14 mn. 25 Exemple 6. On disperse dans de l'eau un mélange contenant 60 % en poids de carbone activé fibreux sur lequel est fixé l'EDTA-Cu (II) obtenu à l'exemple 1 et 40 % en poids de pâte à papier, de telle sorte que la concentra- 30 tion du mélange dans l'eau soit de 0,5 % en poids, et on traite la dispersion obtenue sur une machine à papier à table plate pour produire un papier de carbone activé 2 fibreux de 50 g/rm2. Ce papier de carbone activé fibreux est ondulé et lié à une feuille plane de façon à préparer 35 un carton ondulé (hauteur : 2 mm ; espacement : 3 mm). 2493351 23 Le carton ondulé ainsi obtenu est découpé à une largeur de 15 mm et à une longueur de 150 cm et enroulé sous forme de nids d'abeilles. Cette cassette en forme de nids d'abeilles est fixée à l'orifice de 5 sortie du ventilateur d'échappement d'une machine de reprographie électrophotographique de bureau, d'une telle manière que le gaz d'échappement passe à travers les trous en nids d'abeilles sous forme d'un courant parallèle, pour éliminer l'ozone gazeux sortant de 10 la machine de reprographie. Lorsque le gaz d'échappement contenant 1,1 ppm d'ozone est envoyé à travers la cassette en forme de nids d'abeilles sous un débit de 0,99 m3/mn et à une température de 40 C, la concentration de 15 sortie de l'ozone est de 0,1 ppm même après 100 heures, et l'on obtient donc un excellent effet de l'élimination de l'ozone. Exemple 7. On disperse de i'EDTA dans une solution aqueu- 20 se à 1 % en poids de chlorure de cuivre, dans une quantité équimoléculaire au chlorure de cuivre, et on ajuste le pH du mélange obtenu à 4,5 par addition de soude caustique 1/10 N. On plonge à 25 C dans la solution aqueuse 25 à 0,9 % en poids de chélate métallique préparé ci-dessus (rap- port de bain 1:100),pendant 30 mn, un carbone activé fibreux (surface spécifique 1000 m2/g ; résistance : 20 kg/mm2 ; constante de vitesse d'adsorption du benzène : 0,3/mn), on le retire de la solution, on le déshydrate 30 et on le sèche à 100 C pendant une heure pour obtenir un carbone activé fibreux sur lequel est fixé le chélate métallique, dans la quantité de 5 % en poids. En utilisant le carbone activé fibreux ainsi obtenu, on effectue l'essai d'adsorption de la même 35 manière qu'à l'exemple 1, et l'on obtient des résultats 2493351 24 pratiquement identiques à ceux de l'exemple 1. Exemple 8. On prépare une solution aqueuse à 1 % en poids d'EDTA et on ajuste à pH 6 par addition de 1% 5 en poids de soude caustique. Dans cette solution aqueuse, on plonge un carbone activé fibreux tel que celui utilisé à l'exemple 1 avec un rapport de bain de 1:100 à une température de 25 C pendant 60 minutes pour y déposer de i'EDTA. On déshydrate le carbone activé sur lequel 10 est déposé 1'EDTA, puis on le plonge dans une solution aqueuse à 2 % en poids de chlorure de manganèse avec un rapport de bain de 1:100, à une température de 25 C pendant 30 minutes,et on le sèche à 100 C pendant 60 minutes pour obtenir un carbone activé fibreux supportant le chélate 15 métallique. En utilisant le carbone activé fibreux ainsi obtenu, on effectue le test d'adsorption de la même manière qu'à l'exemple 5, et on obtient des résultats pratique- ment identiques à ceux de l'exemple 5. 20 Exemple 9. On plonge dans une solution d'acétone conte- nant 1 % en poids d'EDTA, le carbone activé fibreux obtenu à l'exemple 1. Après évaporation de l'acétone du carbone activé fibreux, on plonge le carbone activé 25 fibreux dans une solution aqueuse de CuCl2 à 2 % en poids pendant 30 minutes, on le retire de la solution, on le déshydrate et on le sèche à 100 C pendant une heure pour obtenir du carbone activé fibreux supportant le chélate métallique (EDTA-CU (II)), à 30 raison de 11 % en poids. En utilisant le carbone activé fibreux ainsi obtenu, on effectue le test d'adsorption de la même manière qu'à l'exemple 1. En supposant que l'ozone n'était pas décomposé 35 mais adsorbé tel quel, la quantité d'adsorption effective mesurée est de 11,5 %. 2493351 25 REVENDICATIONS 1. Carbone activé fibreux supportant un chélate métallique. 2. Carbone activé fibreux suivant la revendica- tion 1, caractérisé en ce que le chélate métallique 5 comprend au moins un métal choisi parmi les groupes Ib, IIa, IIb, VIa, VIIa et VIII de la classification périodique. 3. Carbone activé fibreux suivant la revendica- tion 1, caractérisé en ce que le chélate métallique 10 comprend au moins un métal choisi parmi Cu, Ag, Zn, Ca, Cr, Mn, Co, Ni, Pd et Fe. 4. Carbone activé fibreux suivant la revendica- tion 1, caractérisé en ce que le chélate provient d'au moins un agent chélatant choisi parmi l'acide éthylène- 15 diaminotetracétique, l'acide nitrilotriacëtique, l'acide trans-1,2-cyclohexadiaminotétracétique, l'acide diéthylènetriaminopentacétique, l'acide triéthylènetétraminohexa- cétique, l'acide éther glycolique-diaminotétracëtique, l'acide iminodiacétique et la Nq,N-éthylenebis (y-o- 20 hydroxyphényl) glycine. 5. Carbone activé fibreux suivant la revendica- tion 1, caractérisé en ce que la constante de vitesse d'adsorption du benzène du carbone activé fibreux est d'au moins 0,2/mn. 25 6. Carbone activé fibreux suivant la revendica- tion 1, caractérisé en ce que la résistance du carbone 2 activé fibreux est d'au moins 15kg/mm2. 7. Carbone activé fibreux suivant la revendica- tion 1, caractérisé en ce que le diamètre de fibres du 30 carbone activé fibreux est d'environ 3 à environ 25 m. 8. Carbone activé fibreux suivant la revendica- tion 1, caractérisé en ce que la quantité de chélate métallique supporté par le carbone activé fibreux est de 0,01% à 30% en poids par rapport au poids total du 35 carbone activé fibreux et du chélate métallique supporté par celui-ci. 2493351 26 9. Carbone activé fibreux suivant la revendica- tion 1, caractérisé en ce que la surface spécifique du carbone activé fibreux supportant le chélate métallique est d'au moins environ 500 m2/g. 5 10. Carbone activé fibreux suivant la revendica- tion 1, caractérisé en ce que le carbone activé fibreux est un carbone activé obtenu à partir de fibres de polyacrylonitrile. 11. Procédé de production d'un carbone activé 10 fibreux supportant un chélate métallique, caractérisé en ce qu'on fixe une solution ou une dispersion du chélate métallique sur du carbone activé fibreux et en ce qu'on le sèche. 12. Procédé suivant la revendication 11, caracté- 15 risé en ce que le chélate métallique comprend au moins un métal choisi parmi les groupes Ib, IIa, IIb, VIa, VIIa et VIII de la classification périodique. 13. Procédé suivant la revendication 11, caracté- risé en ce que le chélate métallique comprend au moins 20 un métal choisi parmi Cu, Ag, Zn, Ca, Cr, Mn, Co, Ni, Pd et Fe. 14. Procédé suivant la revendication 11, caractérisé en ce que le chélate métallique comprend au moins un agent chélatant choisi parmi l'acide éthylène- 25 diaminotétracétique, l'acide nitrilotriacétique, l'acide trans-1,2-cyclohexadiaminotëtracétique, l'acide diéthylènetriaminopentacétique, l'acice triéthylènetétraminohexacé- tique, l'acide étherglycolique-diaminotétracétique, l'acide iminodiacétique et la îN,N-éthylène-bis (y-o-hydro- 30 xyphényl) glycine. 15. Procédé suivant la revendication 11, caracté- risé en ce que la solution de chélate métallique est ajustée à un pH de 4 à 7 en utilisant une solution aqueuse alcaline. 2493351 27 16. Procédé de production d'un carbone activé fibreux supportant un chélate métallique, caractérisé en ce qu'on fixe une solution d'agent chélatant sur un car- bone activé fibreux, puis en ce qu'on fixe une solution 5 d'un métal sur le carbone activé fibreux, et en ce qu'on sèche. 17. Procédé suivant la revendication 16, caractérisé en ce que la concentration de l'agent chéla- tant dans la solution est d'environ 0,01% en poids à 10 environ 10% en poids et en ce que la concentration du sel métallique dans la solution aqueuse est d'environ 0,01% en poids à environ 10% en poids. 18. Procédé d'élimination de substances toxiques dans un gaz, caractérisé en ce qu'on amène un 15 carbone activé fibreux supportant un chélate métallique en contact avec le gaz contenant la substance toxique. 19. Procédé suivant la revendication 18, caractérisé en ce que le carbone activé fibreux suppor- tant le chélate métallique est sous forme de couche. 20 20. Procédé suivant la revendication 18, caractérisé en ce que le carbone activé fibreux est moulé sous forme de nid d'abeille. 21. Procédé suivant la revendication 18, caractérisé en ce que la substance toxique comprend au 25 moins un composé choisi parmi l'ozone, l'ydro- gène sulfuré, les gaz sulfureux et un mercaptan. 22. Procédé suivant la revendication 18, caractérisé en ce que le carbone activé fibreux est formé à partir d'une fibre de polyacrylonitrile. 30 23. Agent d'élimination des substances toxiques dans un gaz, caractérisé en ce qu'il comprend un carbone activ 6 fibreux supportant un chélate métallique. 24. Procédé suivant l'une quelconque des reven- dications 11 ou 15, caractérisé en ce que le rapport en 35 volume du carbone activé à la dispersion ou à la solution de chélate métallique est de 1:10 à 1:200. 2493351 28 25. Carbone activé fibreux suivant la revendi- cation 1, caractérisé en ce que la quantité de chélate métallique supportée est de 0,1 a 20% en poids par rapport au poids total du carbone activé fibreux et du 5 chélate métallique supporté par celui-ci. 26. Carbone activé fibreux suivant la revendi- cation 1, caractérisé en ce que la surface spécifique du carbone activé fibreux supportant le chélate métallique est supérieure à 800 m2/g.