La présente invention concerne un procédé de teinture régulière à la continue, sans effet de givrage ,des tapis en fibres de polyamide, doublés d'un support en fibres hydrophobes. Au cours de la teinture à la continue des tapis en fibres de polyamide ou en mélanges qui en contienrient (par exemple du feutre aiguilleté,du "shag", du velours, des bouclés ou de la matière à poils longs ou courts, à boucles coupées ou non) on rencontre toujours des difficultés concernant l'unisson et l'aspect quand ces tapis sont appliqués sur un support (tissu d'envers ou matière non tissée) en fibres hydrophobes bon marché, imputrescibles et résistantes à ilusure mécanique, par exemple, des fibres de polypropylène.En pareil cas, on observe notamment un "voile gris ou un effet de givrage du fait qu'à la surface du tapis certaines fibres ou leurs bouts qui ne dépassent pas la nappe des poils, ne sont teintes que légèrement ; la matière présente alors un aspect irrégulier et givré, surtout vue d'ensemble. Ce phénomène est provoqué par la tendance du bain de teinture à s'abaisser à la base des poils, ce qui empêche un contact continu entre le bain et la fibre entière. Apparemment, comme les expériences pratiques l'ont prouvé, il ne suffit pas d'ajouter des adjuvants et des épaississants au bain pour surmonter ces difficultés. Or, la Demanderesse a trouvé que, dans la teinture à la continue de tapis en fibres de polyamide, synthétiques ou naturelles, seules ou en mélange avec d'autres composantes fibreuses, et ayant un support en fibres hydrophobes, de préférence en fibres de polypropylène, et lorsque la teinture est effectuée avec des colorants anioniques, avec fixage de ceux-ci et vaporisage, on peut éliminer l'effet de givrage et obtenir une teinture unie, en appliquant un bain aqueux qui comprend un mouillant, un adjuvant moussant, un stabilisateur de mousse et un épaississant, immédiatement avant ou pendant l'application de la solution de coloriant, sur les fibres sèches et cela par moussage ou autrement, à la température ambiante, puis en exposant la matière ainsi traitée, au besoin après l'application de la teinture, à llac- tion de vapeur saturée à une température comprise entre 102 et 105 , afin de former, sur la surface du tapis, une couche de mousse consistantes ininterrompue et renfermant de l'air, d'une hauteur de 20 à 150 mm, de préférence de 50 à 120 mm. Le point essentiel pour réaliser la présente invention est de former une couche mousseuse qui résiste à la chaleur développée au cours du fixage des colorants et qui prévient l'affaissement de la solution de colorant en la retenant dans la mousse. Au cours du vaporisage, l'expansion des bulles d'air enprisonnées gonfle la mousse pleine de coloriant, et cette mousse enveloppe ensuite les fibres de liquide de teinture sur toute leur longuet: en s'opposant à la formation de l'effet de givrage. Le choix de adjuvants et des épaississants, des quantités qu'on en utilise et de la quantité d'air cmprisonnée lors de la formation de la rousse ou de son application par pulvérisation sont d'une importance capitale, pour le succès du procédé.La consistance de la mousse ne doit diminuer que peu sous l'influence de la chaleur développée au cours du vaporisage. Pour exécuter le procédé on dispose des modes opératoires en un seul stade ou en deux stades. Si lton adopte le second - appliquer d'abord les adjuvants puis la solution de colorant - on applique le bain de traitement préparatoire sur la surface de la matière sèche (brute ou préalablement lavée) à la température ambiante, en mettant convenablement les tuyères de pulvérisation, de sorte que la totalité du bain appliqué représente 100% du poids total de la matière du tapis. La couche de mousse ainsi formée doit mesurer de 2 à 15 mm de hauteur, de préférence 10 mm. Selon l'invention les bains de traitement préparatoire à pulvériser contiennent en général, par litre d'eau 1 à 10 g, de préférence 2,5 à 5 g, d'un adjuvant mouillant et moussant, anionique ou non ionique, de préférence de la méthyl-oléyltaurine, ou le produit de la réaction d'1 mole de nonylphénol et de 6 à 15 moles d'oxyde d'éthylène ou d'1 mo le d'huile de ricin et 36 moles d'oxyde d'éthylè ne ou d'1 mole d'alcool oléique et 9 moles d'oxy de d'éthylène ou 1 mole d'alcool stéarylique et 25 moles d'oxyde d'éthylène ; 1 à 10 g, de.préférence 2,5 à 5 g, d'un mouil lant non ionique,comme par. exemple le produit de la réaction d'mole d'alcool isotridécyli que et 8 moles d'oxyde d'éthylène ;; 2 à 10 g, de préférence 3 à 5 g, d'un épaissis sant par exemple à base d'éther cellulosique ou de caroube. Ensuite la solution de colorant (100 à 300% du poids de la matière constituant le tapis) est appliquée sans moussage sur le tapis à l'aide d'un dispositif approprié. Ce bain contient non seulement des colorants anioniques mais encore - par litre d'eau 2 à 10 g, de préférence 3 à 5 g > d'un épaissis sant, par exemple d'un éther cellulosique ou de caroube, et son pH a été réglé à environ 5 avec de l'acide acétique. Selon le procédé de l'invention la solution de colorant peut etre projetée sur le tapis de la même façon que le bain pré aratoire. On fixe le colorant par vaporisage, en l'espèce par exposition à la vapeur saturée à 102 à 1050 pendant 5 à 10 minutes, en veillant à ce que la limite inférieure de cette zone de température soit respectée. Pendant le premier tiers du temps réservé au vaporisage la couche de mousse augmente de hauteur, mais, vers la fin, elle s'affaisse. Le traitement final de la teinture obtenue est effectué selon l'usage. Quand on adopte le mode opératoire à un seul stade - projection directe des adjuvants et de la solution de colorant combinés - le liquide de traitement, à la température ambiante et à un pH de 5 environ contient aussi bien le colorant anionique que les adjuvants et les épaississants spécifiés pour le bain préparatoire. De ce bain on applique sur le tapis une quantité correspondant à 200 à 400% du poids total de la matière. Conforme aux dispositions indiquées ci-dessus, les deux stades du procédé - traitement préparatoire et application du colorant - sont réunis en une seule opération. Ensuite la matière textile ainsi traitée est soumise au vaporisage et au finissage dans les conditions décrites pour le procédé à deux stades. Pour exécuter le procédé à un seul stade, on peut également appliquer le colorant et un bain comprenant des adjuvants mouillant, moussant, stabilisant et épaissis sant sur le tapis, à raison de 200 à 400% du poids total de la matière, par foulardage, par immersion ou autrement et fixer le colorant par vaporisage dans les conditions précitées. Ce mode opératoire permet, dans certains cas, de renoncer à l'utilisation supplémentaire d'un adjuvant non ionique particulièrement quand on traite des matières préalablement lavées ou facilement mouillables. Dans le cas de tapis en polyamides ayant des portions ou des effets en fibres de polyester ou de polyamide modifiées, ou en fibres de polyacrylonitrile, ces composantes fibreuses d'accompagnement peuvent être teintes en meme temps, que le procédé soit à un seul stade ou à deux stades. En pareil cas, les bains de colorant contiennent non seulement des colorants anioniques mais encore des colorants cationiques et des dispersants qui empêchent les colorants anioniques et cationiques de se précipiter mutuellement, par exemple un produit non ioniqpe qui contient du produit de la réaction d'1 mole d'alcool stéarylique et 25 moles d'oxyde d'éthylène contenant 20% de glycol polyéthylénique d'un poids moléculaire moyen de 6 000.Dans ce dernier cas, l'utilisation d'un épaississant nettement non ionique par exemple la -farine de caroube complètement éthérifiée est indiquée. Les exemples suivants illustrent l'invention EXEMPLE 3. Sur une matière pour tapis en fibres de polyamide 6,6 avec support en fibres non modifiées de polypropylène, on projette à raison de 100% par rapport au poids total du tapis, un liquide à 200C qui contint, par litre d'eau, 3 g de N-méthyl-oléyl-taurine, 3 g du produit de la réaction d'alcool iso tridécylique et d'oxyde d'éthylène (pro portion moléculaire : 1 : 8) et 3 g d'un éther de caroube de façon qu'une couche de mousse d'une hauteur de 10 mm soit formée sur la surface de ce tapis. Ensuite, en opérant de n'importe quelle manière, on applique sur le substrat un liquide colorant contentant, par litre d'eau, 4 g du colorant "Bleu Acide 41 - C.I.NO 62130 ayant pour formule . g du colorant "Bleu Acide 40" - C.I. N0 62125, ayant pour formule 3 g d'un éther de caroube et dont le pH a été réglé à 5 par de l'acide acétique, à raison de 300% du poids total du tapis. Pour fixer le coloriant, on expose la matière ainsi traitée pendant 8 minutes, à de la vapeur saturée à 1040 et on termine comme d'habitude. On obtient avec un bon rendement du colorant une teinture bleue vive sans le moindre effet de givrage. EXEMPLE 2 Sur une matière pour tapis conforme à celle de l'exemple 1, on projette à raison de 400% de son poids total, un liquide contentant, par litre d'eau, 6 g du colorant "Rouge Acide 42" -C.I. NO ì7070, répondant à la formule 3 g de N-methyl-oleyl-taurine, 3 g du produit de la réaction d'alcool iso tridécylique et d'oxyde éthylénique (pro portion moléculaire 1 : 8) ainsi que 3 g de caroube éthérifié et dont le pH a été réglé à 5 avec de l'acide acétique, de façon qu'elle forme une couche homogène et ininterrompue de mousse, d'une hauteur de 10 mm. On traite à la vapeur saturée comme il est dit dans l'exemple 1. Le résultat sur le tapis est une teinture rouge, sans effet de givrage. EXEMPLE 3 Sur une matière pour tapis comme celle de l'exemple 1, on applique par foulardage, à 250, un liquide aqueux contenant par litre 5 g du colorant "Orange Acide 19" - C.I. N 14690, répondant à la formule 3 g du colorant "Jaune Acide 25" - C.I. NO 18835 répondant à la formule 3 g de N-méthyl-oléyl-taurine, ainsi que 3 g d'un épaississant à la farine de caroube et dont le pH a été réglé à 5 avec de l'acide acétique, à raison de 400% par rapport au poids total de la matière. Afin de fixer le coloriant, on soumet ensuite le tapis ainsi traité à un vaporisage, comme il est décrit dans l'exemple 1. On obtient de cette façon une teinture orange de la matière textile, sans le moindre effet de givrage. EXEMPLE 4 Sur une matière pour tapis en fibres de 6,6 po lyamide, ayant une portion soumise au "tufting" en fibres de polyamides modifiées par acide, avec un envers en fibres de polypropylène, on projette à la température ambiante un liquide aqueux contentant, par litre, 3 g du colorant "Bleu Acide 40" - C.I. NO 62125 répondant à la formule de l'exem- ple 1, 3 g de N-méthyl-oléyl-taurine, 3 g du produit de la réaction, d'alcool iso tridécylique et d'oxyde d'éthylène (pro portion moléculaire i : 8), 3 g de caroube complètement éthérifié, 1 g d'un dispersant non ionique qui contient du produit de la réaction entre 1 mole d'alcool stéarylique et d'oxyde d'éthy lène (proportion moléculaire 1 : 25) et qui renferme 20% de glycol polyéthyléni que à poids moléculaire moyen de 6 000, 1 ml d'acide acétique concentré C 60), 1 g d'acétate de sodium cristallisé et -2 g du colorant basique, ayant pour formule de façon qu'une couche homogène de mousse ayant une hauteur de 10 mm se forme sur la surface du tapis, la quantité de liquide projetée stélevant à 400% du poids total de la matière du tapis. Afin de fixer les colorants, le tapis est exposé à de la vapeur saturée à 1020 pendant 10 minutes, puis rincé et fini comme d'habitude. Toute la surface du produit est teinte en une nuance bleue à rouge selon les différentes composantes fibreuses et selon leur affinité individuelle pour l'une des deux catégories de colorants, sans le moindre effet de givrage, la résistance à la lumière étant très grande Dans cet exemple, au lieu de projeter le liquide de préparation et de teinture sur la matière textile on peut opérer par-foulardage, trempage ou autrement. REVENDICATIONS 1. Procédé de teinture régulière à la continue, au moyen de colorants anioniques, sans effet de givrage de tapis en fibres de polyamide synthétiques ou naturelles, seules ou en mélange, avec d'autres composantes fibreuses, avec support en fibres hydrophobes, de préférence en fibres de polypropylène, dont le fixage étant combiné à un vaporisage, procédé caractérisé en ce que par moussage ou autrement, on applique, a température ambiante, sur les fibres sèches - immédiatement avant ou pendant l'application du liquide colorant un liquide contenant un mouillant, un adjuvant moussant un stabilisant la mousse ainsi qu'un épaississant et l'on expose le tapis ainsi traité à l'action de vapeur saturée à une température de 102 à 1050, en formant à la surface du tapis une couche de mousse consistante, ininterrompue et renfermant de l'air, d'une hauteur de 20 à 150 mm. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on traite à la vapeur saturée après teinture. 3. Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce qu'on forme une couche de mousse de 50 à 120 mm. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'adjuvant mouillant et le moussant utilisés sont des produits anioniques. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que le produit anionique est de la N-méthyl-oléyltaurine. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le produit anionique est un mélange de N-méthyloléyl-taurine et d'un produit non. ionique 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le produit non ionique est un produit de réaction d'alcool isotridécylique et d'oxyde d'éthylène dans la proportion moléculaire 1 : 8. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que l'épaississant est un produit d'éthérification de cellulose ou de caroube, dont la viscosité des solutions aqueuses ne diminue que peu en présence de l'adjuvant, même à la température exigée par le vaporisage. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé entre que, lors de la teinture de tapis comportant en mélange, des fibres de polyamide et des fibres en polyacrylonitrile, en polyester modifié par acide ou en polyamide modifié par acide on ajoute un colorant cationique et un dispersant non ionique. 10. Procédé selon la revendication 9, dans lequel le dispersant non ionique renferme un produit de réaction d'alcool stéarylique et d'oxyde d'éthylène dans la proportion moléculaire 1 : 25, le dispersant contenant 20% en poids de glycol polyéthylénique d'un poids moléculaire moyen de 6.000.