L'invention concerne des machines à exécuter des revêtements et plus particulièrement un dispositif de réglage de l'épaisseur des matériaux épandus sur des surfaces relativement irrégulières. Les systèmes de réglaqe connus à ce jour permettent de régler l'épaisseur des matériaux a épandre de façon telle que l'on obtienne des surfaces planes pour lesquelles l'épaisseur de couche varie en fonction des aspérités du terrain à revêtir. Mais ces systèmes entrassent un gaspillage de matériaux lorsquton les utilise pour des surfaces qui n'ont pas besoin d'être parfaitement planes et en particulier quand la fonction du revêtement est ltétanchéité ou la perméabilité (travaux hydrau ligues) Dans ces cas là, eà effet, il est nécessaire et suffisant de garantir une épaisseur minimum de matériau épandu. Les systèmes de réglage existants ne permettent pas de garantir une épaisseur donnée minimum et continue. Par ailleurs la poutre porteuse (de la machine) dans les solutions classiques, subit un flichissement sous l'action des charges mobiles, exemple : le tremi d'alimentation en matériaux ce fléchissement paraît inacceptable si on le compare aux épaisseurs très faibles à répandre. La présente invention permet d'éviter ces inconvénients. Elle a pour but un dispositif de réglage d'épaisseur des matériaux s'affranchissant de tout fléchissement de la poutre porteuse et tel qu'il garantit une épaisseur minimum sans variation, evitant tout gaspillage des matériaux à épandre, lorsque les surfaces à recouvrir n'ont pas pour impératif d'être planes. La description qui va suivre sera mieux comprise au regard des dessins annexés qui représentent - planche I, figure 1 : une coupe transversale du dispositif, - planche II, figure 2 : une vue de face des éléments de lame, - planche II, figure 3 * une parspective du palpeur, - planche III, figure 4 : le détail de fixation de la lame de réglage, - planche III, figure 5 : l'articulation des éléments de lame, - planche IV, figure 6 : dispositif en utilisation sur plan incliné. Le dispositif de réglage selon l'invention peut s'adapter sur toutes machines connues à exécuter des revêtements bitumineux ou autres du sol. Ces machines se présentent de façon générale comme des ensembles rigides munis de chariots supports de systèmes d'alimentation et de systèmes d'épandage réglable (lame de réglage scindée en éléments delfngueur quelCOnqUe). Le dispositif de réglage objet de la présente invention est composé, voir planche I, figure 1, d'une potence indéformable (1) reliée par deux tirants (4) aux membrures (2) de la poutre (3) supportant le dispositif. Cette potence (1) est une pièce monobloc formant un angle quelconque. Dans la réalisation illustrant l'invention, cet angle est de 90 degrés. L'ensemble des quatre points A, B, C, D, doit former un parallélogramme déformable. A l'extrêmité inférieure du bras vertical de la potence se trouve une roulette (5) ou palpeur, reliée à l'élément de lame de réglage (6) en un point (8) par une biellette ou tirant (7) assurant la traction au niveau le plus bas de cet élément de lame celui-ci est suspendu par une vis de réglage (9) à I'extrêmité du bras horizontal de la potence par l'intermédiaire d'un dispositif (cardan ou autre -10-) permettant deux degrés de liberté. L'élément de lame est relié à l'axe de la roulette par le tirant (7) et par l'intermédiaire de la barre horizontale de la potence à laquelle il est suspendu par la vis réglable (9). Cette vis sert à régler la position de la lame une fois pour toutes, en fonction de l'épaisseur du matériau à épandre désirée. Ce dispositif de base, potence (1), roulette (5), élément de lame (6) et vis de réglage (9) ainsi que tirants (4 et 7), se retrouve à chaque jonction d'éléments de lame et aux deux extremi- tés de l'ensemble de ces éléments, ltensemble couvrant la largeur du sol à revêtir. La poutre (3) porte le caisson d'épandage (17) indépendant des accessoires mobiles. L'axe de la roulette (5) est situé le plus près possible de l'axe du tirant (4) reliant la potence à la membrure de la poutre pour éviter les couples de torsion naissant sur un sol où la roulette subit un frottement important, l'idéal étant que ces deux axes soient confondus. L'axe de la roulette restant toujours à la même distance du sol, la roulette suit les aspérités du terrain et dirige la potence en hauteur servant ainsi de palpeur mécanique. La distance entre la lame et le point d'appui de la roulette sur le sol doit être la plus faible possible pour éviter au maximum les variations d'épaisseur dues à un mauvais profil en long du sol ; le point d'application de l'effort de traction décrit ainsi un arc de cercle autour de l'axe d'accrochage à la membrure (2). Les roulettes sont légèrement articulées planche II, voir figure 3. En effet, les éléments pesant de leur propre poids, il faut ménager un mouvement latéral possible des roulettes pour éviter qu'elles ne travaillent en porte à faux et/ou qu'elles ne reproduisent intégralement un défaut ponctuel, leur surface ne reposant pas entièrement sur le sol en présence d'aspérités quelconques et sur des sols en pente comme par exemple dans le cas de revêtements de berges de canaux. Les roulettes disposent donc d'un axe d'oscillation et de rotation (11). Les éléments de lame (o), planche Il, figures 2 et 3, sont articulés entre eux par une rotule (8) et suspendus a ia vis (9). Cette rotule (8), planche III, figures 4 et 5 joue ainsi une fonction d'articulation longitudinale des éléments de lame entre eux, de même qu'une fonction de suspension verticale à la vis, par le tube de vis t12). Il permet également la traction de ia Lame par le tirant (7), enfin il assure Itétanchéité du matériau épandu et la continuiez entre les éléments par les couvre-joints (13). De façon normale sur des plans non inclinés, les éléments de lame subissent uniquement l'effort de traction et des efforts verticaux vers le haut ou vers le bas mais sur des plans inclinés, les éléments de lame subissent une action latérale et ont tendance à se tasser les uns contre les autres vers le bas de la pente. Pour éviter un tel résultat, l'invention prévoit (voir planche IV, figure 6) que chaque élément de lame étant articulé, comme on l'a vu à l'élément situé immédiatement au dessus, l'élément supérieur, le dernier (14), est retenu à un point fixe (15) sur la membrure inférieure de la poutre (3) par un tirant (zig) ou Liellette de retenue le plus long possible. Ceci permet à l'ensemble de la lame d'être souple et de suivre la ligne brisée (figure 6) qui reproduit sensiblement le profil du terrain à recouvrir. L'ensemble de la machine et son dispositif roulettes, vis réglables et lame, se déplace le long de la surface à recouvrir, les caissons d'épandage, planche I, figure 1 (17), indépendants de la lame et arrimés à la poutre (mode d'alimentation pris uniquement à titre d'exemple non limitatif) déversant le matériau devant la lame. Dans les systèmes de répandage connus, une étanchéité est prévue entre le caisson fixe et la lame de réglage ; selon l'invention au contraire, planche I, flgure 1, chacun des éléments et l'ensemble de la lame devant être d'une grande mobilité, l'élément de lame (6) a été éloigné du caisson (17) la viscosité naturelle des matériaux évite tout reflux, le matériau formant de lui même un cône d'éboulement. Toute latitude de mouvement est ainsi laissée à la lame sans inconvénient de frottements. L'invention prévoit également un vérin (18) à double effet entre la barre verticale de la potence et le bâti, vérin dont le rôle est d'adapter la pression de la roulette sur le sol rencontré l'une ou l'autre des chambres de ce vérin pouvant être mise à une pression constante (ajustable à volonté) l'ensemble conservant ainsi une liberté totale de mouvement. Lorsque la roulette se déplace sur un sol meuble, le vérin allègera la roulette pour éviter qu'elle ne s'enfonce dans le sol. Au contraire, en présence de sols particulièrement durs, le vérin accentuera l'effort du palpeur au sol pour éviter qu'il ne se soulève. Ce vérin servira encore à relever les palpeurs et la lame pour se dCpffiacer G vide, reculer ou effectuer tout autre mouvement. Au -regard de la description qui précède, les principaux avar:tages de l'invention peuvent être précisés, à savoir - le dispositif selon l'invention garantit une épaisseur mInImale de revêtement, évitant de répandre plus de matériaux que nécessaire lorsque le prori du revêtement ne l'exige pas, - le dispositif de rgle selon l'invention peut être utilisé en particulier sur des plans inclinés sans problème, - le dispositif selon l'invention permet l'utilisation d'une poutre porteuse unique dans le cas de machines répandant en grande largeur (la déformation de la machine sous les charges mobiles n'aura pas d'incidence sur l'épaisseur obtenue du revêtement grâce au dispositif ci-dessus décrit). - le dispositif selon l'invention permet de ne pas apporter à la mise en place des voies de roulement des chariots porteurs de la machine un soin particulier, en direction et en altitude. Les dispositifs connus actuellement exigent au contraire un réglage très soigné de ces voies. La description qui précède n'est nullement limitative. L'invention en particulier trouve une de ses applications principales pour l'épandage sur des plans inclinés, mais elle ne saurait en aucune façon être limitée à cette application. Par ailleurs, le palpeur mécanique choisi car estimé le plus fidèle sur un sol suffisamment ferme, pourra sans sortir du cadre de l'invention être remplacé par tout palpeur différent, jouant un rôle équivalent (asservissement par exemple sur un sol meuble). R E V E N D I C A T I 0 N 5 R~E~o~E~No~I~CA~T~I~,o~N S REVENDICATION 1 Dispositif de réglage de l'épaisseur des matériaux épandus comportant des potences reliées à une poutre porteuse supports d'éléments de lames réglables caractérisé en ce que lesdites potences sont indépendantes et donnent å l'ensemble des éléments de lame un profil en ligne brisée assurant à l'épandage une épaisseur constante suivant au plus près le profil du terrain. REVENDICATION 2 Dispositif de réglage de l'épaisseur des matériaux épandus selon la revendication 1 caractérisé en ce que chaque potence est guidée verticalement par un palpeur mécanique ou autre. REVENDICATION 3 Dispositif de réglage de l'épaisseur des matériaux épandus selon la revendication 2 caractérisé en ce que le palpeur est composé d'une roulette articulée selon un axe de roulis limitant l'effet de soulèvement vertical causé par une aspérité. REVENDICATION 4 Dispositif de réglage de l'épaisseur des matériaux épandus selon la revendication 5 caractérisé oor une rotule articulant les éléments de lame entre eux constituant le point d'application des efforts de traction ainsi que le point de suspension de deux éléments de lame contigus. REVENDICATION 5 Dispositif de réglage de l'épaisseur des matériaux épandus selon la revendication 4 caractérisé en ce que létanchéité entre deux éléments de lame est assurée au droit de la rotule par une plaque de recouvrement (couvre-joint). REVENDICATION 6 Dispositif de réglage de l'épaisseur des matériaux épandu selon la revendication 1 caractérisé en ce que la liaison des potences et de la poutre support est faite par deux tirants dont les points dsattache sont les sommets d'un parallélogramme déformable. REVENDICATION 7 Dispositif de réglage de l'épaisseur des matériaux épandus selon les revendications ensemble des potences, éléments de iBne et systèmes d'alimentation est supporté par une poutre unique dont les déformations sont sans incidence sur le revêtement car absorbées par le jeu des fixations en parallélogramme déformable. REVENDICATION 8 Dispositif de réglage de l'épaisseur des matériaux épandus selon les revendications t et 7 caractérisé en ce que l'épaisseur des matériaux est indépendante du réglage des voies de roulement des chariots porteurs de la machine. REVENDICATION 9 Dispositif de réglage de l'épaisseur des matériaux épandus selon la revendication 1 caractérisé par un point d'attache sur une extrêmite de la poutre support qui retint la série des éléments de lame articulés dans le cas d'une utilisation sur plan incliné. REVENDICATION 10 Dispositif de réglage de 11 épaisseur des matériaux épandus selon les revendications 1 2 et 3 caractiri84 par un vérin dont l'une ou l'autre des chambres peut être maintenue en pression constante vérin qui allège ou accentue la pression du palpeur at: sol.