La présente invention concerne en général les joints toriques destinés à assurer l'étanchéité d'un espace annulaire entre deux surfaces, et en particulier un joint perfectionné de ce type dont la section radiale dans un plan passant par son axe a approximativement la forme d'un C. Il existe déjà des joints toriques d'étanchéité dont la section radiale-dans un plan passant par leur axe n'est pas ronde. Les brevets des Etats-Unis dsAmérique dont la liste suit décrivent des joints de ce type brevets no 1 697 814 ; n 2 271 777 ; n 2 547 185 ; n 2 729 478 ; n 2 733 052 ; n 2 746 778 ; n 2 882 073 ; n 2 906 552 ; n 3 015 510 ; n 3 085 515 ; n 3 052 476 ; n 3 127 049 ; n 3 347 556 ; n 3 366 392 ; n 3 418 001 ; n 3 490 232 ; n 3 498 623 ; n 3 572 539 ; n 3 591 207 ; n 3 746 209 ; n 3 854 761 ; n 3 918 605. D'autres brevets étrangers decrivent- aussi des joints de ce type, par exemple le brevet britannique no 926 789, le brevet de la République Fédérale d'Allemagne n-O 2 262 968 et le brevet des Pays-Bas no 6 710 603. Lorsque ces joints toriques sont constitués d'une matière élastique, ils se déforment de manière à remplir totalement ou partiellement l'intervalle annulaire compris entre deux pièces mâle et femelle, en assurant ainsi l'étanchéité entre elles. La présente invention concerne essentiellement des joints annulaires élastiques destines à mieux assurer chéité de l'intervalle annulaire qui sépare deux pièces mâle et femelle, notamment le bouchon et le col de remplissage d'un réservoir. La présente invention concerne donc un joint annulaire élastique destiné à assurer l'étanchéité de l'intervalle annulaire compris entre deux pièces maie et femelle engagées l'une dans l'autre, par exemple le bouchon et le col d3 remplissage d'un reservoir. Ce joint, dont la largeur est supérieure à celle de cet intervalle, forme deux rebords annulaires extremes ou lèvres dont les bases sont reliées l'une à l'autre par son ame annulaire et dont les flancs intérieur coopèrent avec la surface périphérique de cette âme pour délimitez une rainure périphérique.Lorsque la pièce mAle et ce joint torique pénètrent dans la pièce femelle, le flanc extérieur ou avant de la lèvre pe'ntrante du joint entre en contact avec et lèche la surface intérieure de cette pièce en effectuant un premier étanchement et en fléchissant vers l'arrière, ce qui commence à provoquer l'expansion de ltextrémité de l'âme du joint à laquelle cette lèvre est reliée. La flexion précitée vers l'arrière de cette lèvre pénétrante y engendre radialement près de son flanc extérieur ou avant une contrainte de traction, et près de son flanc in te rieur ou arrière une contrainte de compression, et son mouvement coulissant a pour effet àe tordre ou de faire stenrou- ler le joint torique dont l'arrière de la surface intérieure entre ainsi à son tour en contact avec la pièce mâle en effectuant un second étanchement qui équilibre et est aussi effica- ce que le premier. A mesure que la pièce male s'enfonce dans la pièce femelle, les contraintes égales de traction qui s'exercent d'une part le long du flanc avant de la lèvre pénétrante et d'autre part le lolzg; de la surface intérieure de lwame du joint et les contraintes égales de compression qui s'exercent d'une part le long du flanc arrière de la meAme lèvre et d'autre part sur la surface périphérique de l'arme ont pour effet dlengendrer un second couple de flexion près du bord intérieur de la face pénétrante du j-oint torique dont l'enroulement a pour effet de faire se déplacer radialement vers lXexté- rieur l'avant de la surface intérieure de son âme. Dans une première conformation du joint selon lin- vention, le flanc avant ou intérieur de sa lèvre postérieure entre en contact avec la surface intérieurq(le la pièce femelle (par exemple le col de remplissage d'un réservoir), et les contraintes de traction et de compression qui s'exercent respectivement le long des flancs avant ou intérieur et arrière ou extérieur de cette lèvre engendrent un troisième couple de flexion qui la font flechir vers l'arrière. Cette dernière contrainte de traction neutralise partiellement la contrainte de compression qui s'exerce le long de la surface périphérique de ltâme du joint, ce qui a pour effet d'attirer radialement vers l'extérieur cette dernière surface à son raccordement avec la lèvre postérieure.Une fois le joint torique enfoncé à fond, la partie périphérique de sa lèvre postérieure, comprimée entre des rebords périphériques respectifs des pièces mâle et femelle (en l'occurrence le bouchon et le col de remplissage du réservoir) assure l'étanchéité de leur contact. Dans deux autres conformations du joint torique d'étanchéité selon l'invention, le flanc intérieur ou arrière de sa lèvre pénétrante forme un premier élément annulaire compressif comportant deux facettes, l'une périphérique qui fait face vers l'arrière et l'autre intérieure et oblique par rap- port à la précédente avec laquelle elle fait vers l'avant un angle de 45 environ. Une fois la pièce mâle et le joint torique engagés à fond dans la pièce femelle, ce premier élément annulaire compressif est en contact étanche avec une paroi de la rainure périphérique du joint, ce qui assure un quatrième étanchement. Dans deux conformations du joint torique selon l'invention, le flanc intérieur ou avant de sa lèvre posté-rieure forme un second élément annulaire compressif comportant deux facettes, l'une périphérique qui fait face vers l'a- vant et l'autre intérieure et oblique par rapport à la précédente avec laquelle elle fait vers l'arrière un angle de 4So environ. Vans deux conformations du joint selon Iinvention, le fond de sa rainure périphérique est constitué par la surface périphérique rectiligne de son ame qui relie les bords intérieurs profonds ae ses lèvres pénétrante et arrière. La surface intérieure rectiligne de cette flrne est appliquée contre la surface périphérique de la pièce mâle. Le second couple de flexion fait fléchir radialement vers ltextérieur et et l'ar- rière l'extrémité avant ou pénétrante de cette âme et pousse radialement son extrémité arrière contre la pièce mole. Dans une autre conformation du joint, son time incurvée se raccorde par sa surface intérieure convexe aux flancs extérieurs et par sa surface périphériquo concave aux flancs intérieurs de ses rebords ou lèvres pénétrante et postérieure. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1 représente en coupe le bouchon du réservoir de carburant d'un véhicule, bouchon qui, vissé dans le col de remplissage de ce réservoir, supporte une première forme de réalisation du joint torique d'étanchéité selon l'in- vention ; les figures 4, 7 et 10 sont identiques à la figure 1, sauf en ce qui concerne les joints toriques d'étanchéité selon l'invention dont la conformation est différente ; les figures 5, 8 et 11 sont analogues à la figure 2 mais montrent respectivement trois autres conformations du joint torique selon l'invention ; et les figures 6, 9 et 12 sont identiques à la figure 3, sauf en ce qui concerne les joints d'étanchéité selon l'invention dont la conformation correspond è celle que représentent respectivement les figures 5, 8 et 11. Comme le monl;re la figure 1, le joint annulaire 10 étanche l'intervalle annulaire 12 compris entre une pièce femelle 20, en l'occurrence le col de remplissage 22 d'un réservoir de carburant, et une pièce mâle 14, en l'occurrence la tige tubulaire 16, qui continent une soupape de respiration, du bouchon 18 de ce réservoir. Comme le montre la figure 2, ce joint annulaire 10 comporte une ame cylindrique 30 qui relie l'une à l'autre les bases de deux lèvres périphériques extrêmes, l'une avant ou pénétrante 26 et l'autre ou arrière ou postérieure 28. La lèvre pénétrante 26 comporte un flanc avant ou extérieur 32 et un flanc arrière ou intérieur 34. Läme 30 comporte une surface interieure 36 et une surface périphérique 38. La lèvre arrière 28 comporte un flanc avant ou intérieur 40 et un flanc arrière ou extérieur 42. La surface périphérique 38 de 'amie 30 se raccorde aux flancs intérieurs 34 de la lèvre pénétrante 26 et 40 de la lèvre arrière 28 en formant une rainure pri- phérique 24. La surface intérieure 36 de l 'amie 30 comporte deux bords avant 46 et arrière 44. Comme le montre aussi la figure 1, le joint annulaire 10 entoure la pièce male t4, ctest-à-dire la surface périphérique de la tige'l6 du bouchon 18. Dès que ce dernier s'enfonce axialement dans le col de remplissage 22, le flanc avant 32 de la lèvre pénétrante 26 du joint entre en contact avec le rebord 48 de ce col, rebord qui entoure son orifice, en effectuant ainsi un premier étanchement entre la pièce male 14 et la pièce femelle 20, en ltoccurrence la surface intérieure du col 22. A mesure que le bo:cilon s1 enfonce dans le col, le flanc avant 32 de la lèvre pénétrante 26 du joint lèche ou coulisse le long de la surface intérieure 20 de ce col. L'entrée de la lèvre pénétrante 26 du joint en contact avec le rebord 48 du col de remplissage engendre un premier couple qui fait fléchir cette lèvre 26 vers l'arrière et vers l'intérieur du joint en engendrant une contrainte de traction le long de son flanc avant ou extérieur 32 et une contrainte de compression le long de son flanc arrière ou intérieur 34. Le bord arrière 44 de la surface intérieure 36 de lâme du joint entre ainsi en contact compressif avec la surface périphérique 14 de la tige du bouchon, cette pression équilibrant celle que le flanc avant 32 de la lèvre 26 exerce sur la surface intérieure 20 du col de remplissage. A mesure que le bouchon s'enfonce dans le col, un second couple de flexion natt le long du bord avant 46 de la surface intérieure 36 de l'amie 30 du joint, ce qui a pour effet de tordre ou de faire rouler ce dernier 10 et d'écarter de la surface 14 le bord précité 46. Ce second couple de flexion engendre d'une part le long du flanc 32 de la lèvre 26 une contrainte de traction égale å celle qui s'exerce le long de la surface intérieure 35 de larme 30, et lalttre part le long du flanc arrière 34 de cette meme lèvre 26 une contrainte de compression égale a celle qui s'exerse lle long de la surface périphérique 38 de ltme 30.Le bord arrière 44 de la surface 36 est poussé contre la surface 14 de la tige 116 du bouchon; La flexion élastique qui intervient au niveau du bord 46 de la surface 36 permet l'équilibrage des forces d'étanchement qu'exercent respectivement le flanc 32 de la livre 26 sur le rebord 48 du col de remplissage et le bord arrière 44 de la surface 36 sur la surface 14 du bouchon. Une fois cet équilibre réalisé, l'étanchement radial de l'intervalle annulaire 12 est effectif. Le flanc intérieur ou avant 40 de la lèvre arrière 28 entre aussi en contact avec le rebord 48 du col de remplissage 22 au cours de l'enfoncement du bouchon 18 dans le col 22, de sorte qu#cette lèvre 28 est soumise 'a un couple de flexion qui engendre une contrainte de traction le long de son flanc intérieur 40 et une contrainte de compression le long de son flanc extérieur ou arrière 42, ces deux contraintes réduisant respectivement les contraintes de compression et de traction qui s'exercent le long des surfaces périphérique 38 et intérieure 36 de î'ie 30. Le bord avant 46 de la surface 36 s'écarte ainsi davantage de la surface 14 tandis que son bord arrière 44 est appliqué plus fermement contre cette même surface 14. L'équilibre est maintenu entre les forces qu'exerce cent respectivement sur la surface 20 du col 22 le flanc 40 de la levure 28 et une composante de celles que le bord 44 de la surface 36 exerce sur la surface 14 de la tige 16 du bouchon. Cet équilibre assure directement par compression statique l'étanchéité axiale entre les surfaces 14 et 20. Le joint annulaire 10 peut résister aux efforts statiques ou dynamiques résultant d'un mauvais alignement des pièces mâle et femelle Itune par rapport à l'autre dans le sens radial aussi bien que dans le sens axial, en maintenant l'étanchéité de l'intervalle annulaire 12. Le mouvement des surfaces 14 et 20 l'une par rapport à l'autre a pour effet d'augmenter ou de diminuewqes forces compressives qui s'exercent soit radialement soit axialement entre ces surfaces, ce qui tend à redresser le bouchon dans le col de remplissage. La figure 3 permet de mieux voir comment le joint annulaire d'étanchéité tend à opérer ce redressement. Cette figure montre en effet ce bouchon engagé de travers dans ce col, ce qui peut intervenir par exemple au cours d'une collision. L'augmentation de la compression axiale et/ou radiale de la partie droite du joint 10 sur cette figure s'accompagne d'une diminution correspondante de la compression de la partie gauche de ce joint 10. Comme celui-ci est par construction symétrique autour de son axe, la compression supplémentaire de son caté droit engendre une force de redressement entre la face intérieure 49 de la bride du bouchon qui entoure sa tige 16 et le rebord 48 qui entoure l'orifice du col de remplissage 22. Cette force de redressement tend à équilibrer celle que le joint 10 exerce sur ces deux mêmes surfaces 48 et 49 tout autour du bouchon 18 et du col 22. Le joint 10 peut entre constitué de toute matière élastique chimiquement assez résistante au milieu environnant, par exemple, dans- le cas considéré, d'uréthanne élastique. On a réalisé un joint torique 10 de ce type dont le diamètre extérieur était de 5 cm et le diamètre intérieur de 4 cm environ, dont l'épaisseur axiale, c'est-à-dire la largeur de la surface intérieure 36 de l' âme 30, était de 6,35 mm, et dont l'épaisseur de cette ame 30 était de 1,52 mm environ. L'épaisseur de chacune de ses lèvres 26, 28 a' leur raccordement avec cette âme 30 était environ de 2 mm. Les figures 4 a 6 représentent une seconde conformation du joint torique selon l'invention dont les éléments comparables portent les mimes références que sur les figures 1 b 3. Sur ces figures 4 à 6, le flanc arrière ou intérieur 34 de la lèvre pénétrante 26 forme un élément annulaire compressif ou bourrelet 50 dont une facette supérieure 52 fait face vers l'arrière et se raccorde vers l'intërieur à une fa cette 54 qui en part environ a 450 vers l'in-tërieur et vers l'avant en faisant face vers l'intérieur de la rainure 24. Le bord périphérique de la facette 52 se raccorde a une surface périphérique 56 de la lèvre 26, cette surface 56 se raccordant elle-mEme par une surface incurvée au flanc avant 32 de cette lèvre pénétrante 26. Le flanc intérieur 34 de la lèvre 26 fait vers l'arrière un angle de lOQ par rapport à une perpendiculaire à l'axe du joint 10. Le flanc intérieur ou avant 40 de la lèvre posterieure 28 forme un élément annulaire compressif ou bourrelet supérieur 60 dont une facette extrême 62, qui fait face vers 1 l'avant, se raccorde vers l'intérieur et à peu près a 450 à une facette 64 dirigée vers l'arrière et vers l'intérieur et qui se raccorde elle-m8me au flanc intérieur 40 de la lèvre 28. A sa périphérie, la facette 62 se raccorde à la surface pé périphérique 66 de la lèvre 28, cette surface 66 se raccordant elle-même par une surface incurvée au flanc extérieur ou arrière 42 de cette lèvre 28. Le flanc intérieur 40 de cette dernière fait un angle de 109 vers l'avant par rapport à une perpendiculaire à l'axe du. joint 10. Lorsqu'il est comprimé, le joint torique des figures 4 à 6 se comporte un peu différemment de celui des figures 1 à 3. Sa lèvre pénétrante 26 fléchit deux fois afin d'assurer radialement l'étanchéité de l'intervalle annulaire 12. Comme le montre mieux la figure 4, dans des conditions normales de fonctionnement, la facette avant 62 du bourrelet compressif 60 n'entre pas en contact avec le rebord 48 du col de remplissage 22. Ce n'est que lorsque le bouchon 18 se trouve de travers par rapport au col 22, comme le montre la figure 6, que le bourrelet 60, serré entre le rebord 48 et la surface 49, tend à f-aire reprendre au bouchon 18 sa position ou son orientation normale de la figure 4. Normalement, dès que le flanc avant 32 de la lèvre pénétrante 26 entre en contact avec le rebord 48 du col de remplissage, un couple de flexion natt dans cette lèvre 26 qui fléchit vers l'arrière et vers l'intérieur, comme dans la forme de réalisation précédente, à mesure que la pièce mâle ou tige 14 du bouchon s'enfonce dans le col 22. La lèvre 26 continue i3 fléchir vers 11 arrière jus qutà ce que la facette arrière 52 du bourrelet compressif avant 50 entre en contact avec le flanc intérieur ou arrière 40 de la lèvre postérieure 28 près de la facette 64 du bourg relet compressif arrière 60. La surface extrême 56 du bourrelet 50 est alors en contact avec cette facette 64. En s'enfon- çant davantage dans le col 22, le bouchon 18 comprime le bourrelet 50 contre la lèvre 28 en faisant fléchir sinusoldalement la région du joint 10 indiquée par la flèche 70 sur les figures 4 à 6.Cette double flexion en sens inverse à proximité de la périphérique de la lèvre 26 est provoquée par sa compression sur le rebord 48 du goulot de remplissage dont elle épouse le profil. Les forces compressives exercées sur la lèvre 26 dans la région du bourrelet 50 équilibrent celles qui s'exercent dans la région de la lèvre 28 qui est proche vers l'intérieur de l'autre bourrelet compressif arrière 60. Ces deux régions sont serrées entre le rebord 48 du col de remplissage 22 et la surface intérieure 49 de la bride pé riphérique du bouchon 18. Les dimensions essentielles d'un joint torique d'étanchéite 10 du type représenté sur les ligures 4 à 6 sont environ les suivantes : largeur de la surface 36 : 0,635 cm ; largeur de -la surface 38 : 0,23 cm ; épaisseur de l'aime 30 0,30 cm ; épaisseur de la base des lèvres 26, 28 : 0,38 cm largeur de l'intervalle séparant la facette 52 de la facette 62 : 0,1 cm ; distance minimale séparant du flanc arrière 42 de la lèvre postérieure le flanc avant 32 de la lèvre pénétrante : 0,4 cm ; largeur des surfaces périphériques extrêmes 56 et 66 des deux lèvres : 0,15 cm ; largeur des facettes extrdmes 52 et 62 : 0,05 cm ; diamètre extérieur du joint annulaire 10 : 5,4 cm ; diamètre intérieur du joint 10 : 4 cm. Comme le montre la figure 3, dans sa troisième conformation, le joint 10 comporte une rainure périphérique 24 séparant deux lèvres extrêmes pénétrante ou avant 26 et postérieure 28 reliées l'une a l'autre par l'âme 30 du joint. Les surfaces intérieure 36 et périphérique 38 de l'me 30 sont toutes deux incurvées de manière à raccorder régulière ment les flancs extérieurs et intérieurs des levres 26 et 23, Autrement dit, la surface périphérique 38 de l'âme raccorde progressivement le flanc intérieur ou avant 40 de la lèvre 28 au flanc intérieur ou arrière 34 de la lèvre pénétrante 26, tandis que la surface intérieure 36 de ceste Cime raccorde de même le flanc avant 32 de la lèvre pénétrante 26 au flanc arrière 42 de la lèvre postérieure 28.Dans la forme de rea- lisation représentée sur les figures 7 à 9, il n'y a donc pas d'arêtes ou de décrochements entre les surfaces 34, 38 et 40 ou entre les surfaces 32, 36, 42. Dans cette forme de réalisation, comme dans celle des figures 4 a' 6, le flanc arrière ou intérieur 34 de la lèvre 26 se raccorde à un bourrelet annulaire périphérique SO qui comporte une facette 52 faisant face vers arrière et se raccordant vers l'interieur à une facette S4 qui fait par rap- port à elle vers l'avant un angle de 450 environ et se raccorde au flanc 34. A sa périphérie, cette facette 52 se raccorde à angle droit à une surface périphérique 56 qui se raccorde elle-même par ailleurs par une surface incurvée au flanc avant ou extérieur 32 de la lèvre 26. Le flanc intérieur ou avant de la lèvre postérieure 28 se raccorde aussi à un bourrelet compressif périphérique 60 qui comporte une facette 62 faisant face vers l'avant et se raccordant vers l'intérieur à une facette 64 qui en part à 45 environ vers l'arrière pour se raccorder au flanc intérieur 40 de la lèvre 28. A sa périphérie, cette facette 62 se raccorde a' angle droit avec une surface périphérique 66 du bourrelet, surface qui se raccorde par ailleurs au flanc extérieur ou arrière de la lèvre 28. Le joint torique des figures 7 à 9 se comporte à peu près de la meme façon que celui des figures 4 a 6. Sa lèvre pénétrante 26 s'incurve sinusoïdalement afin d'assurer radialement l'étanchéité de l'intervalle annulaire 12. Comme le montre mieux la figure 7, dans des conditions de fonctionnement normales la facette 62 du bourrelet compressif 60 n'entre pas en contact avec le rebord 48 du goulot de remplissage 22. Comme le montre la figure 9, c'est seulement lorsque le bouchon 18 est de travers dans le col 22 que le rebord 48 de ce dernier et la face inférieure 49 de la bride periphéri- que du bouchon serrent entre elles le bourrelet 60 en rappelant le bouchon 18 vers sa position ou son orientation normale de la figure 7. Normalement, dés que le flanc avant 32 de la lèvre pénétrante 26 entre en contact avec le rebord 48 du col de remplissage, un couple de flexion natt dans cette lèvre 26 qui fléchit vers l'arrière et vers l'intérieur, comme dans la forme de réalisation précédente, à mesure que la pièce maie ou tige 14 du bouchon stentonee dans le col 22. La lèvre 26 continue à fléchir vers arrière jus qu' ce que la facette arrière 52 du bourrelet compressif avant 50 entre en contact avec le flanc intérieur ou arrière 40 de la lèvre postérieure 28 près de la facette 64 du bourrelet compressif arrière 60. La surface extrême 56 du bourre let 50 est alors en contact avec cette facette 64 en stenfon çant davantage dans le col 22, le bouchon 18 comprime le bour relet 50 contre la lèvre 28 en faisant fléchir sinusoTdalement la région du joint 10 indiquée par la flèche 70 sur les figures 7 à 9.Cette double flexion en sens inverse à proximite de la périphérie de la lèvre 26 est provoquée par sa compression sur le rebord 48 du goulot de remplissage dont elle épouse le profil. Les forces compressives exercées sur la lèvre 26 dans la région du bourrelet 50 équilibrent celles qui s'exercent dans la région de la lèvre 28 qui est proche vers l'intérieur de l'autre bourrelet compressif arrière 60. Ces deux régions sont serrées entre le rebord 48 du col de remplissage 22 et la surface intérieure 49 de la bride périphérique du bouchon 18. Un joint torique 10 du type représenté sur les figures 7 à 9 a par exemple environ les dimensions suivantes épaisseur maximale du joint lo : 0,57 cm ; largeur maximale de la rainure 24 : 0,47 cm ; épaisseur de l'amie 30 entre ses surfaces 36 et 38 : 0,25 cm (épaisseur a' peu près constante) ; épaisseur radiale maximale du joint 10: : 0,53 cm ; distance axiale entre le flanc 34 et la facette 52 ainsi qu'entre le flanc 42 et la facette 62 : 0,58 cm ; largeur des facettes 52 et 62 : 0,05 cm ; diamètre extérieur du joint 10 : 5 cm ; diamètre intérieur du joint 10 : 4 cm. Les dimensions et conformations des joints tori quels représentes, ainsi que les matières dont ils sont constitués, contribuent à donner à ces joints leurs propriétés fonctionnelles. Leurs lèvres sont destinées à maintenir constantes les contraintes qui s'exercent sur les fibres aussi bien à la traction qu'à la compression. Il est généralement considéré comme favorable que ces lèvres soient effilées de l'intérieur vers la périphérie du joint. ela explique le rayon du flanc avant 32 de la lèvre pénétrante qui facilite le glissement au cours de la mise en place du joint et évite sa détérioration si lapièce mâle est engagée de travers dans la pièce femelle. L'fime 30 est destinée à fléchir dans la région de la rainure 24 entre les lèvres avant et arrière 26, 28. Cela contribue, par exemple dans les formes de realisation des figures 1 à 6, à localiser dans la région de la rive supérieure périphérique 44 de la tige 16 du bouchon la force d'étanche ment exercée par le joint contre la surface 14 de cette tige. Cela contribue aussi à empêcher la région périphérique du flanc avant 32 de la lèvre pénétrante 26 d'entrer en contact avec la surface 20 du col de remplissage 22, et par conséquent de mordre dans le flanc de ce col en gênant l'extraction du bouchon. Dans les formes de réalisation des figures 4 à 9, les bourrelets compressifs périphériques de la lèvre pné- trante 26 entrent fermement en contact avec le flanc opposé de la rainure 24 en assurant dynamiquement l'étanchement de l'intervalle annulaire 12. La rainure 24 doit 8tre assez large pour permettre à la lèvre 26 de fléchir vers l'arrière et vers l'intérieur sans rencontrer la lèvre postérieure 28. Cela permet au bourrelet compressif 50 d'entrer superficiellement en contact avec le flanc opposé de la rainure 24. Dans les formes de réalisa- tion des figures 4 à 9, il est donc souhaitable que la largeur de ltame 30 soit supérieure à la somme de sa propre épaisseur et de la largeur de la lèvre 26. Il s'avère à l'usage que pour parvenir à ce dernier résultat il est souhaitable de donner à la lèvre 26 une largeur qui est au moins les deux tiers de celle de l'ame 30. Les figures 10 à 12 representent une quatrième forme de réalisation du joint torique 10 selon l'invention. Les éléments de cette dernière qui sont identiques ou assurent les mimes fonctions que ceux des formes de- réalisation des figures 1 à 9 portent les memes-reférences. Dans cette forme de réalisation, le flanc intérieur ou arrière 34 de la lèvre pénétrante 26 se raccorde à un bourrelet périphérique compressif 50 qui comporte une facette 52 faisant face vers l'arrière et se raccordant d'une part vers l'intérieur à une facette 54 qui en part à 45 environ vers l'avant et vers l'intérieur, et et d'autre part, à 90 environ, à une surface périphérique extreme 56 qui se raccorde par ailleurs au flanc avant 32 de la lèvre 26. Le flanc arrière 34 de cette dernière fait vers l'arrière un angle de 10 environ avec un plan perpendiculaire à l'axe du joint. Le flanc arrière ou intérieur 40 de la lèvre postérieure 28 se raccorde à un bourrelet périphérique compressif 60 comportant une facette 62 qui, faisant face vers l'avant, se raccorde vers l'intérieur à une facette 64 qui en part vers l'arrière à 45 environ, et vers l'extérieur à une surface périphérique 66 qui en part vers l'arrière pour se raccorder au flanc arrière 42 de la lèvre 28. Le flanc intérieur ou arrière 40 de cette dernière fait vers l'avant un angle de 10o avec un plan perpendiculaire à l'axe du joint. Le joint torique des figures 10 à 12 est destiné a se comporter à la compression à peu près comme celui des figures 1 à 3, c'est-à-dire que sa levure pénétrante 26 fléchit de la mSme manière pour assurer radialement l'étanchement de l'intervalle 12. Les bourrelets périphériques compressifs 50 et 60 de ce joint le distinguent de celui des figures 1 à 3. Comme le montre mieux la figure 10, dans oes conditions de fonctionnement normales la facette 6u bourrelet compressif 60 entre en contact avec le rebord périphérique 48 du col de remplissage 22* Normalement, l'entrée du flanc avant 32 de la lèvre 26 en contact avec le rebord 48 engendre un couple de flexion dans cette dernière qui fléchit vers l'ar- rière et vers l'intérieur, comme dans les formes de réalisé tion précédentes, à mesure que la tige 16 du bouchon s'enfonce dans le col de remplissage 22. Ce fléchissement se poursuit jusqu'à ce que la facette arrière 52 du bourrelet 50 entre en contact vers l'ar- rière avec le flanc intérieur ou avant 40 de la lèvre postérieure 28 près de la surface périphérique 38 de l'âme 30. L'enfoncement de la tige 16 du bouchon dans le col 22 a pour effet de serrer le bourrelet 60 entre le rebord 48 du col et la surface inférieure 49 de la bride périphérique du bouchon. En entrant en contact ltune avec lautre, la facette 52 du bourrelet 50 et le flanc intérieur 40 de la lèvre 28 assirent fermement l'étanchéité entre la surface periphérique 14 de la tige 16 et la surface intérieure 20 du col de remplissage 22. Un joint torique 10 du type représenté sur les figures 10 à 12 peut avoir les dimensions suivantes environ : largeur de la surface intérieure 36 de l'a'me 30 : 0,635 cm largeur de la surface périphérique 38 de l'ame 30 : 0,23 cm épaisseur de l'âme 30 : 0,3 cm ; épaisseur des lèvres 26, 28 dans le prolongement de la surface 38 : 0,38 cm ; largeur de l'intervalle compris entre les facettes 52 et 62 : 0,1 cm distance minimale entre les flancs avant 32 de la lèvre 26 et arrière 42 de la lèvre 28 : 0,4 cm largeur des surfaces 56 et 66 : 0,15 cm ; largeur des facettes 52 et 62 0 os cl diamètre extérieur du joint 10 : 5 cm ; diamètre intérieur du joint 10 : 4 cm. Il va de soi que dc nombreuses modifications peuvent être apportées au joint décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. R3BYENDICAT'IOiiS 1. Joint annulaire élastique faisant partie d'un ensemble qui est constitue par le capuchon ou bouchon et le col de remplissage d'un réservoir de carburant, ce bouchon com portant une bride périphérique extrême dont la face inférieure d'étanchement se raccorde à la surface périphérique (14) de sa tige pénétrante sensiblement cylindrique, et ce col sensiblement cylindrique comportant autour de son orifice un rebord périphérique dont la face supérieure d'étanchement se raccorde à sa surface intérieure (20), de sorte que, lorsque le bouchon est engagé dans le col, les deux surfaces précitées (14 et 20) sont séparées l'une de l'autre par un intervalle annu-laire, caractérisé en ce qu'il est supportépar la surface périphérique (14) de la tige du bouchon près de sa bride extrême et destiné à assurer l'étanchéité de cet intervalle dont la largeur est intérieure à la sienne et comporte une ame annulaire dont l'axe est sensiblement parallele à celui dc la tige du bouchon et qui relie lune à lssautre les bases de deux lèvres périphériques extrêmes, l'une antérieure ou pénétrante et l'autre postérieure, dont les flancs intérieurs respectifs se raccordent à la surface périphérique de cette âme en formant ainsi entre eux une rainure médiane à orifice péripherique autour du joint dont la lèvre pénétrante ou antérieure est destinée à balayer la surface intérieure (20) du col de remplissage en fléchissant vers l'arrière lorsque le bouchon est enfoncé dans ce col parallèlement à leur axe commun. 2. Joint annulaire dtétanchéite selon la reven- dication 1, caractérisé en ce que le flanc intérieur ou arrière de sa lèvre pénétrante se raccorde à un premier bourrelet périphérique compressif qui en part vers l'arrière et entre en contact étanche avec une des parois de ladite rainure lorsque fléchissent élastiquement et respectivement vers l'extérieur et vers l'arrière l'Eme du joint et sa lèvre pénétrante qui balaye ce faisait le col de remplissage. 3. Joint d'étanchéfté selon la revendication 2, caractérisé en ce que le mouvement de balayage vers l'arrière de la lèvre pénétrante fait entrer la surface périphérique du premier bourrelet compressif en contact avec une Í'acette an- nul aire inclinée du flanc intérieur ou avant de la lèvre postérieure, cette facette faisant face vers l'intérieur de la rainure et vers l'avant. 4. Joint d'étanchéité selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite facette annulaire fait partie d'un second bourrelet périphérique compressif se raccordant au flanc intérieur ou avant de la lèvre postérieure 5. Joint d'étanchéité selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'enfoncement du bouchon dans le col de remplissage après l'entrée de ladite facette en contact avec la surface périphérique du premier bourrelet compressif provoque d'une part la compression de ce dernier contre la région de la lèvre postérieure qui est proche de ladite facette et d'autre part une flexion en sens inverse de la levre pénétrante du fait quelle épouse la forme du rebord përiphé- rique du col de remplissage. 6. Joint d'étanchéité selon la revendication 1, caractérisé en ce que, lorsque le bouchon ferme le col de remplissage, le flanc intérieur ou avant de la lèvre postérieure du joint est en contact avec le rebord périphérique de ce col. 7. Joint d'étanchéité selon la revendication 6, caractérisé encre que ltentree de la lèvre postérieure du joint en contact avec le rebord périphérique du col de remplissage la faitflèchir élastiquement vers l'arrière. 8. Joint d'étanchéité selon la revendication 6, caractérisé en ce que le rebord périphérique du col de remplissage et la face inférieure d'étanchement de la bride périphérique extrtme du bouchon serrent élastiquement entre eux la lèvre postérieure du joint en assurant directement llé- tanchéité du contact entre le bouchon et le col. 9. Joint d'étanchéité selon la revendication 1, caractérisé en ce que le flanc avant ou extérieur de la lèvre pénétrante du Joint est lisse et ne présente aucun décrochement susceptible de gener l'extraction du bouchon en ac crochant la surface intérieure du col de remplissage. 10. Joint annulaire d'étanchéité selon la revendication 1, caractérisé en ce- qat'il est plus épais axialement que radialement. 11. Joint d'étanchéité selon la revendication 1, caractérisé en ce que la largeur de sa rainure périphérique est supérieure à celle du flanc intérieur ou arrière de sa lèvre pénétrante. 12. nserlble qui, constitué par le col de remplissage d'un réservoir, le bouchon de ce col et un joint annulaire qui assure l'étanchéité entre eux, est caractérisé en ce que ce joint comporte deux lèvres périphériques extrêmes, l'une avant ou pénétrante et l'autre arrière ou postérieure. 13. Ensemble selon la revendication 12, caractérisé en ce que la lèvre postérieure du joint forme un bourrelet périphérique qui fait saillie vers l'avant, tandis que sa lèvre pénétrante forme un bourrelet périphérique qui fait saillie vers l'arrière. 14. Joint torique d'étanchéité qui, destiné à cooperer avec le bouchon du col de remplissage d'un réservoir de carburant, bouchon comportant une tige destinée à stenfon- cer dans ce col et dont l'extrémité non pénétrante est entourée par une bride ("étanchement rayonnaafte, est caractérisé en ce que son âme annulaire, qui est située contre cette tige qu'elle entoure, se raccorde à deux lèvres périphériques ex trames, l'une avant ou pénétrante et l'autre arrière ou postérieure. 15. Joint d'étanchéité selon la revendication 14, caractérisé en ce que la lèvre postérieure du joint est située contre- la bride périphérique du bouchon. 16. Joint d'étanchéité selon la revendication 15, caractérisé en ce que, lorsque le bouchon ferme le col de remplissage, la bride périphérique du premier et le bord du second qui entoure son orifice serrent entre eux la lèvre postérieure du joint. 17. Joint d'étanchéité selon la revendication 14, caractérisé en ce que ses lèvres délimitent entre elles et son ame une rainure périphérique dans laquelle est pous sée élastiquement la lèvre pénétrante lorsqutelle entre en contact avec la surface intérieure du col de remplissage.