La présente invention a pour objet un procédé d'allumage d'un matériau combustible, tel que du bois ou du charbon de bois, ainsi qu'un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé. Comme on le sait, depuis quelques années, la cuisine d'extérieur, sur barbecue, prend un grand développement. Parallèlement1 l'attrait du feu se manifeste dans le retour à l'installation, de plus en plus fréquente, de cheminées dans les habitations. Malheureusement, les joies que tire l'usager des barbecues et des cheminées sont souvent partiellement gâchées par les difficultés d'allumage auxquelles il se heurte préalablement.Allumer un feu suppose, en effet, un minimum de matériau (papier, brindilles sèches, petit bois, etc...) et d'habilité. On a déjà proposé des dispositifs facilitant cet allumage, et soumettant le matériau à allumer à l'action d'une flamme résultant de la combustion d'un gaz. Ces dispositifs connus sont constitués d'un long tube faisant office de brûleur, monté par des moyens de branchement appropriés, sur une cartouche de gaz liquéfié, et fonctionnent en phase gazeuse. S'ils ne demandent de la part de l'usager ni adresse particulière, ni matériau plus ou moins difficile à se procurer, en revanche ce procédé et ces dispositifs ont l'inconvénient d'être d'un faible rendement, puisque pour allumer, par exemple, le charbon de bois d'un barbecue, Ikopération nécessite plusieurs minutes. La présente invention a pour but de remédier à cet inconvénient en apportant un procédé et un dispositif qui permettent d'accomplir l'allumage do matériau en un temps beaucoup plus court. A cette fin, le procédé selon l'invention, qui consiste, lui aussi,à, soumettre ledit matériau à l'action d'une flamme résultant de la combustion diun gaz, est caractérisé en ce que, dans la zone de combustion, ledit gaz est partiellement en phase liquide. Ainsi, la flamme est considérablement plus importante que si l'on opérait en phase totalement gazeuse, comme à l'accoutumée, et donc plus efficace. Le temps nécessaire à l'allumage s'en trouve réduit de manière considérable. L'invention a également pour objet un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé, constitué d'un long tube de petite section susceptible d'entre solidarisé de moyens de branchement sur un réservoir de combustible gazeux liquéfié, et présentant au moins une ouverture à son extrémité opposée auxdits moyens de branchement, ledit dispositif étant caractérisé en ce que ledit tube renferme une tige pleine, d'une section très faiblement inférieure à celle du tube, et définissant avec la paroi de ce dernier un passage annulaire pour l'écoulement du combustible. Grince à cette structure particulière, le dispositif selon l'invention, qui est un brûleur boutefeu, peut être utilisé en tenant la cartouche de gaz dans une position horizontale et même oblique, I'embouchure vers le sol, ce qui permet de travailler en phase partiellement liquide. On comprend, en effet, que la nature de la phase sous laquelle s'échappe le gaz liquéfié dépend de l'orientation de la cartouche. En position verticale normale, c'est la phase gazeuse, plus légère, qui se présente à l'embouchure, tandis qu'en position horizontale, puis oblique vers le bas, le gaz tend à s'échapper sous la forme d'un mélange de phases gazeuse et liquide, puis de phase liquide seulement. II ne serait, toutefois, pas possible d'allumer, dans des conditions de sécurité, le gaz en phase liquide tel quel; il convient, en effet, au préalable de le vaporiser partiellement et de le détendre. C'est là la raison d'être de la tige prévue à l'intérieur du tube du brûleur boutefeu. Comme on l'a dit plus haut, cette tige définit avec la paroi du tube, un passage annulaire pour l'écoulement du gaz. Ce passage annulaire, de très faible dimension radiale, d'un dixième de millimètre par exemple, produit un effet de laminage qui assure la vaporisation partielle et la détente requises. De cette manière, la flamme du brûleur est stable et d'une longueur rais.onnable. Avantageusement, l'extrémité du tube opposée aux moyens de branchement est fermée, la ou lesdites ouvertures étant pratiquées dans la paroi dudit tube Ainsi, il est possible de plonger ladite extrémité du tube dans la masse de matériau à allumer sans craindre qu'un fragment dudit matériau ne vienne obturer le tube. De préférence, cette meme extrémité présente au moins deux ouvertures se faisant vis-à-vis; grâce à cette dispoition, si un débris de matériau pénètre dans l'une des ouvertures, la combustion peut se poursuivre, grâce à l'autre ouverture, ce qui assure la sécurité du fonctionnement. De plus, il est aisé de l'en chasser en le repoussant à l'aide de la pointe d'un outil passée dans l'ouverture opposés L'invention est décrite ciaprès en référence à la planche unique du dessin annexé qui représente, en coupe longitudinale, le bruleur selon l'invention et les moyens de branchement. Comme on le voit au dessin, le brûleur, désigné dans son ensemble par 1, est composé d'un tube 2 d'assez grande longueur et présentant à l'une de ces extremités quatre ouvertures 3, se faisant face deux à deux. Cette extrémité du tube 2 est fermée par écrasement en 4, tandis que l'autre extremité est réunie à des moyens de branchement, que l'on décrira en détail ci-après. A l'intérieur du tube 2, il est prévu une tige 5 d'une section très peu inférieure à celle du -tube 2 et qui délimite avec ce dernier un passage annulaire 6 pour le combustible. Les moyens de branchement auxquels il est fait référence plus haut, comprennent, d'une part, un robinet à pointeau et injecteur, et d'autre part, des moyens de raccordement à la cartouche. Le robinet à pointeau et injecteur est constitué de deux pièces annulaires 7 et 7' recevant, dans leur cavité, un corps de robinet 8 percé d'un canal axial 9, I'étanchéité étant assurée par deux joints toriques 10 et 10' logés dans des gorges prévues à cet effet à la périphérie du corps de robinet. Le corps de robinet 8 est vissé en 11 sur la paroi interne de la pièce annulaire 7'. Le canal axial 9 coopère avec un pointeau 12 dont le support 13 est également vissé dans la cavité de la pièce annulaire 7'. Un volant 14 enserre le corps de robinet 8 entre les deux pièces annulaires 7 et 7' et permet de le manoeuvrer . Un injecteur 15 est vissé dans l'extremité libre de la cavité de la pièce annulaire 7 de laquelle il déborde. Un capuchon convenable 16 réunit le bruleur 1 à l'injecteur 15. Les moyens de raccordement à la cartouche de gaz sont composés d'une couronne 17 vissée sur la périphérie de la pièce annulaire 7'. La couronne 17 présente un rebord rentrant délimitant une gorge 18 susceptible de recevoir la collerette (non représentée) de l'embouchure d'une cartouche de gaz à valve. Un embout 19 annulaire, présentant un épaulement 20, est logé dans la cavité de la pièce annulaire 7' , ledit épaulement 20 étant reçu dans une gorge correspondante prévue dans ladite cavité. Le support 13 comporte, sur sa face opposée au pointeau 12, une tige 21 présentant un méplat 22. Par ailleurs, ledit support 13 est traversé par un canal 23. Un volant 24 enserrant les pièces annulaires 7 et 7' et les rendant solidaires l'une de l'autre permet, d'une part, de les manoeuvrer et, d'autre pat, de maintenir les moyens de branchement immobiles, lors de la rotation du volant 15. Le fonctionnement de l'ensemble est le suivant Dans un premier temps, après s'être assuré que le robinet est fermé, on dévise la couronne 17 de manière à dégager la gorge 18 et à permettre l'introduction de la collerette de la cartouche-dans ladite gorge. On manoeuvre ensuite le volant 24 de manière à visser la pièce cylindrique 7' dans la couronne 17. Ce faisant, on amène l'embout 19 autour de la tête de la valve (non représentée) de la cartouche En fin de vissage, ledit embout 19 coiffe ladite tete et la tige 21 pénètre dans la cavité de la valve qu'elle ouvre.La cartouche étant tenue verticalement, I'embouchure en haut, le gaz liquéfié s'échappe en phase gazeuse par la valve, passe dans le canal défini par le méplat 22 de la tige 21 et la paroi de la cavité de la valve, franchit le canal 23 et pénètre dans la chambre délimitée par la face aval du support 13 et la face amont du corps de robinet 8 . Dans la présente description, les expressions amont et aval se réfèrent à la directiondiécoulement du gaz. Cette chambre est fermée puisque, à ce stade, l'extremité du pointeau 12 pénètre dans le canal 9, en l'obturant. Pour permettre au gaz d'accéder au bruleur, il suffit de manoeuvrer le volant 14 pour déplacer, vers l'aval, le corps de robinet 8 dans les pièces cylindriques 7' et 7 et dégager l'accès du canal 9, le pointeau 12 demeurant fixe. Le gaz passe alors dans ledit canal 9, l'injecteur 15, le canal 6 et s'échappe par les ouvertures 3 prévues à l'extremité du tube 2. On peut alors allumer le bruleur qui fonctionne en phase gazeuse. Une fois allumé, on dirige le tube 2 vers l'horizontale, ou meme vers le sol. Le gaz, qui s'échappe de la cartoucheetfranchit les canaux 23 et 9 et l'injecteur 15, est alors en phase liquide. Au cours de son passage dans le canal 6, il subit, en raison du laminage qui s'y produit, une vaporisation partielle et une détente qui le rendent apte à etre brulé dans des conditions de sécurité, bien qu'en phase partiellement liquide. Dès que le gaz en phase partiellement-liquide atteint les ouvertures 3, on constate une nette modification de l'aspect de la flamme, qui s'allonge et s'élargit. On plonge alors l'extrémité du tube 2 dans le matériau à allumer et constate qu'il entre en combustion à l'issue d'une courte période, de l'ordre de quelques dizaines de secondes. Pour éteindre le brûleur boutefeu, il suffit de refermer le robinet. II est bien entendu que l'invention n'est pas limitée à la forme d'exécution décrite En particulier, les moyens de branchement pourraient ne pas etre solidaires, à demeure, du tube 2 et susceptibles de permettre le branchement d'un autre accessoire sur la cartouche de gaz. Par ailleurs, la structure desdits moyens de branchement pourrait etre simplifiée. L'invention ayant maintenant été exposée et son intéret justifié sur un exemple détaillé, la demanderesse slen réserve l'exclusivité, pendant toute la durée du brevet, sans limitation autre que celle des termes des revendications ci-après. REVENDICATIONS 1- Procédé d'allumage d'un matériau combustible, tel que du bois ou du charbon de bois, qui consiste à soumettre ledit matériau à l'action d'une flamme résultant de la combustion d'un gaz, caractérisé en ce que, dans I a zone de combustion, ledit gaz est partiellement en phase liquide. 2- Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, constitué d'un long tube de petite section susceptible d'être solidarisé de moyens de branchement sur un réservoir de combustible gazeux liquéfié et présentant au moins une ouverture à son extrémité opposée auxdits moyens de branchement, ledit tube renfermant une tige pleine, d'une section très faiblement inférieure à celle du tube, et définissant avec la paroi de ce dernier un passage pour l'écoulement du combustible, caractérisé en ce que ledit passage est annulaire. 3- Dispositif selon la revendication 2, dans lequel l'extremité du tube opposée aux moyens de branchement est fermée, plusieurs ouvertures étant pratiquées dans laparoi dudit tube, caractérisé en ce que le tube présente au voisinage de son extrémité fermée, quatre ouvertures, alignées transversalement deux à deux, I'axe passant par deux des ouvertures alignées étant orthogonal à l'axe passant par les deux autres ouvertures alignées.