La présente invention concerne un procédé nouveau et économique pour rattacher par coulée un couvercle en étain à l'anse d'un récipient. La fixation d'un couvercle en étain à l'anse d'un récipient, par exemple d'une cruche à bière, représente un travail difficile et extrêmement compliqué. On coule en effet à la main la pièce de fixation sur l'anse, c'està-dire que l'on rapporte par coulée sur la charnière qui pend du couvercle en étain un prolongement qui s'applique aussi en forme d'anneau autour de ladite anse. On pose et aligne, bien centré et d'aplomb, le couvercle en étain, avec levier et charnière, sur le récipient et l'on oriente la charnière en position verticale au-dessus du milieu de l'anse. On entoure ensuite, perpendiculairement à la charnière, l'anse d'une bande de cuir et d'une bande de papier qui ont la même largeur que ladite charnière. On enrobe d'argile pure molle ces deux bandes et de même, entièrement, les faces de l'anse et du récipient. On forme sur la face supérieure de l'anse un bec partant de la charnière avec des bords relevés. On retire ensuite la bande de cuir et l'on comprime l'argile au niveau de la charnière. Après quoi, l'on déverse de l'étain liquide dans le bec formé sur la face supérieure de l'anse. Cet étain remplit le bec démoulé et l'espace laissé libre autour de l'anse par la disparition de la bande de cuir. La bande de papier utilisée simultanément est destinée à conférer une surface lisse à la bande d'étain coulée autour de l'anse. Il reste à enlever l'argile, couper au fer à souder le bec surélevé, puis meuler, fraiser, limer, gratter et graver au poinçon toute la partie coulée. Ce procédé classique est donc fort compliqué.Il ne peut être appliqué que par des fondeurs ayant reçu une formation d'au moins cinq mois. La hauteur et le diamètre de l'anse étant généralement différents, ce travail nécessite une main sûre et surtout habile. C'est en particulier le cas aussi pour l'utilisation des différentes fraises et molettes dont certaines sont entrainées par des moteurs à arbre flexible. Le maniement des poinçons occasionne quant à lui de nombreux accidents. Le risque de rupture est particulièrement grand sur des récipients en verre. La prudence requise allonge alors le temps d'usinage dans une mesure indésirable. Il faut pétrir l'argile en une masse moulable avant de comnencer les opérations. Les récipients sont tellement souillés d'argile, après la coulée, qu'il faut les rincer à fond. Seule la bande de cuir peut être utilisée à plusieurs reprises ; l'argile doit être repréparée à chaque fois, car la coulée la dés sèche. L'invention a pour objet un procédé dans lequel il n'y ait pas à préparer la coulée dans de l'argile pure et l'on obtienne cette coulée sous une forme et une qualité reproductibles, cela avec suppression des travaux énumérés ci-dessous - pétrissage de l'argile ; - découpage d'une bande de cuir et d'une bande de papier - enrobage et suppression de la bande de cuir - démoulage ; - séparation par fusion, par exemple au fer à souder ; - meulage, fraieag., gravure, grattage - rinçage des récipients. Ce procédé est caractérisé par le fait que l'on utilise comme moule pour rattacher par coulée le couvercle à l'anse un moule démontable, en au moins deux parties, fait d'un matériau ayant une élasticité de caoutchouc et résistant à la chaleur. Les parties du moule sont de préférence assemblées dynamiquement à des dispositifs d'avance qui les guident, c'est-à-dire les rapprochent ou les écartent, mécaniquement, par exemple par voie pneumatique, hydraulique ou électromagnétique. La demanderesse a constaté ce fait surprenant que l'on peut réaliser à partir d'une matière plastique élastique et résistante à la chaleur des moules qui permettent une coulée d'étain reproductible et indépendante des variations d'épaisseur de l'anse et ont en outre une très longue durée de vie. Le procédé selon l'invention permet de décupler le rendement ; il diminue fortement les risques d'accidents, est applicable par de la main d'oeuvre non qualifiée, réduit les risques de rupture des récipients en verre, supprime les retouches, améliore en général, en la rendant surtout reproductible, la qualité de la coulée et offre de nombreuses possibilités d'agencement esthétique de l'anneau entourant l'anse ainsi que du bec. On utilise, on l'a dit, pour constituer le nouveau moule de coulée, un matériau caoutchouteux et résistant à la chaleur. Toutes les matières plastiques capables de résister aux températures de coulée de l'étain et présentant une élasticité suffisante conviennent. Un caoutchouc silicone constitue par exemple un matériau particulièrement approprié. Pour réaliser ce moule, on fabrique tout d'abord un prototype selon l'ancien procédé. On coule sur ce prototype le moule en au moins deux parties à partir du matériau élastique et résistant à la chaleur. On peut au besoin enchâsser les parties constitutives du moule ; on les monte de préférence sur des guides avec lesquels elles peuvent être déplacées dans un sens et dans l'autre mécaniquement, par exemple par voie pneumatique, hydraulique ou électromagnétique. Presque toute la coulée peut ainsi être rendue automatique. Le trou de coulée de l'étain dans le moule se trouve de préférence au-dessus du "bec" reposant sur l'anse. Pour la coulée, on amène ladite anse entre les parties du moule et l'on serre celles-ci. Etant constitué par un matériau à élasticité de caoutchouc, le moule s'adapte parfaitement aux variations d'épaisseur de l'anse. La coulée s'effectue à la main ou automatiquement. On écarte ensuite les parties du moule et retire le récipient. On coupe, par exemple à la pince, la masselotte, puis on lime. On peut refroidir le moule entre temps. Le jet d'étain, heurtant directement l'anse par suite de la position du trou de coulée, se refroidit très rapidement, ce qui ménage le meule0 L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description d'un mode de réalisation pris comme exemple non limitatif et illustré par le dessin annexé, sur lequel : - la figure 1 est une vue en élévation latérale d'une cruche à bière avec couvercle et en coupe verticale du moule de coulée selon l'in invention - la figure 2 représente la meme cruche à bière et un moule équipé de dispositifs d'avance pour l'actionnement mécanique de ses deux parties. Le moule de coulée 1 entoure l'anse du récipient et présente des évidements pour l'extrémité pendante de la charnière 2 du couvercle, la partie à couler 3, le bec 4 et le trou de coulée 5. On peut assembler dynamiquement les parties du moule à des bielles 6 guidées dans un bâti 7 et déplaçables mécaniquement de façon connue en soi. R E V E N D I C A T IONS 1. Procédé de rattachement par coulée d'un couvercle en étain à l'anse d'un récipient caractérisé par le fait que l'on place autour de l'anse du récipient et serre un moule de coulée fait d'une matière à élasticité de caoutchouc et résistante à la chaleur, lequel est démontable en deux ou plus de deux parties et comporte des évidements pour le bras de la charnière de couvercle, la partie a couler sur l'anse et un zazou de coulée, puis on coule l'étain dans ledit moule. 2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé par le fait que l'on utilise un moule sur lequel sont montées des bielles d'avance permettant de rapprocher et écarter les parties du moule à l'aide d'un entrat- nement mécanique connu en soi. 2. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2 caractérisé par le fait que l'on utilise un moule enchâssé dans du métal. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 CaraLtérisé par le fait que l'on utilise un moule dont le trou de coulée se trouve au-dessus de 11 anse. 5. Dispositif de rattachement par coulée d'un couvercle en étain à l'anse dtun récipient caractérisé par le fait qu'il est constitué par un moule en matière à élasticité de caoutchouc et résistante à la chaleur, lequel est démontable en deux ou plus de deux parties, comporte des évidements pour le bras de la charnière de couvercle, la partie à couler sur l'anse et un trou de coulée et peut éventuellement être assemblé dynamiquement à des bielles d'avance permettant de rapprocher et écarter mécaniquement les parties constitutives dudit moule.