tes liants hydrauliques (ciment, plâtre,...) sont, pour leurs usages normaux, gâchés avec un volume d'eau n'excédant pas 50 . Mais pour tous les usages où une forte résistance n'est pas nécessaire (garnissage, remplissage), la proportion d'eau peut étre beaucoup plus importante. De tels mélanges sont évidemment instables et l'on est donc conduit à leur ajouter un agent de viscosité. Cet agent est classiquement un colloide minéral ou organique (argile, amidon, alginate, méthylcellulose,...). Ces colloïdes en poudre sont longs à se disperser dans l'eau, Itépaississement du mélange ntest obtenu qu'après plusieurs minutes d'un brassage intensif. Far ailleurs, pour la plupart d'entre eux, le pouvoir épaississant est médiocre avec les eaux salées. Enfin la plupart de ces colloïdes traditionnels allongent le temps de prise du liant hydraulique. La présents invention permet de remédier à ces deux inconvénients et, par ailleurs, par un système de dilution en continu, peut multiplier par 5 6 la oadence de production. Suivait ltobjet principal de la présente invention, on utilise un silicate alcalin comme agent viscosifiant. Celui-ci, dissous dans l'eau, ntapporte en lui-même aucun surcroît de viscosité, son action étant totalement différente de celle des colloi- des minéraux ou organiques précités. C'est la réaction du sili ouate sur les sels de calcium du plâtre ou du ciment qui confère au mélange sa stabilité (par formation de channes siliciques). On forme ainsi un mélange à la fois liquide et stable, dont les graine de ciment (ou plâtre) ne sédimentent pas et dont la prise interviendra normalement et sans retard lorsque le ciment (ou plâte) commencera la sienne. La préparation du mélange avec de 11 eau de mer ou de l'eau sauma^tre ne change rien au processus précédent. Pour dec mélanges titrant 150 A 600 kg de liant hydraulique par m3 d'eau, la qusntitF de silicate alcalin conseillé se situ entre 30 et 55 litres. Ce procédé permet donc de préparer en continu, sans rupture de oadenee, un coulis à faible dosage en ciment (ou plâte), sans titre obligé d'attendre l'hydwatation d'un agent de viscosité. Enfin, selon un objet annexe du présent brevet, ce procédé permet de multiplier par 5 à 6 la cadence de fabrication (pour le méme unité de mélange) grâce à la méthode de dilution décrite ci-dessous à titre d'exemple non limitatif. On prépare avec une unité d'agitation un concentré doéé à 1 500 kg de ciment (ou plftre) par m3 d'eau, qui est envoyé dans un bac dilueur où il reçoit 6 fois son volume d'eau de façon à ramener le dosage aux alentours de 150 kg/m3. Ce coulis dilué n'aurait pu être stabilisé avec colloïde traditionnel puisque sa concentration aurait été trop importante dans le coulis primaire. Par contre, avec le procédé à base silicate de soude, c'est au moment de la dilution que l'on incorpore ce dernier. L'opératiçn de dilution avec ajout simultané des 3 à 6 % de silicate de soude peut se faire en semi continu (bac par bac) ou en continu gracie à deux pompes doseuses. R V E N I) I C A T I O N S I. Procédé de stabilisation des mélanges à base de liant hydraulique (chaux, ciment, plâtre) fortement dilués et en conséquence naturellement instables, caractérisé par le fait que l'agent de stabilisation réagit sur les ions calcium du liant hydraulique et que cette réaction conduit à une rigidification instantanée du mélange. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que l'agent de stabilisation est un silicate alcalin, 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que le silicate alcalin lorsqu'il est utilisé sous sa forme commerciale de sirop à 36 à 400 Beaumé est dosé entre 3 et 6 % par rapport au volume du mélange total, 4. Procédé suivant les revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que l'addition de Imagent stabilisant steffectue en même temps que la dilution.