La présente invention concerne la technique du recou virement de surfaces verticales et/ou horizontales, telles que murs ou plafonds, par exemple au moyen d'éléments minces en bande ou en feuille, tels que produits de tissage, tissus non tissés, bandes et films extrudés et, d'une manière générale, tous produits très minces en grande surface, de bonne résistance et présentant, de préférence, une certaine souplesse et une certaine élasticité, tous ces produits étant compris sous le terme tissu. Plus particulièrement encore, l'invention concerne une telle technique dans laquelle, préférablement, la fixation du tissu se fait d'une telle manière que ce dernier reste détachable pratiquement sans outil, très rapidement, très confortablement et sans préjudice pour la bonne conservation de toutes les qualités du tissu. Le dispositif selon l'invention a pour but de rendre lesdits recouvrements extrêmement économiques en introduisant, tant dans lesdits éléments eux-mEmes que dans le travail de la pose, une extrême simplicité telle que le travail peut être exécuté par une main-d'oeuvre très rapidement initiée. En vue de remplir les conditions prérappelées, le dispositif selon l'invention est réalisé par la combinaison d'au moins deux unités mutuellement emboîtables, dont, obligatoirement, la première est constituée par une bande généralement semi-rigide en matière plastique extrudée ou en métal, relativement étroite, de longueur indéterminée, cette bande présentant, sur au moins une face, au moins une nervure longitudinalement rainurée, l'entrée de la rainure étant de largeur moindre que le fond de celle-ci et ladite bande présentant une face dorsale plane de manière à pouvoir être appliquée contre la partie correspondante de la surface à recouvrir, la seconde unité étant constituée par un cordon d'emboitement qui, compte tenu de son élasticité propre et de celle de ladite nervure rainurée, est capable de fixer le tissu dont un bord limitrophe est inséré entre lesdites parties des deux unités mutuellement embottées. Ladite première unité, sous la forme d'un ruban relativement rigide, étroit et mince, de longueur indéterminée, est tronçonnée au prorata de la longueur sur laquelle le tissu doit être fixé. Ladite bande présentera généralement une nervure adjacente ou à proximité de l'un des bords longitudinaux, l'entrée de ladite nervure rainurée étant orientée soit perpendiculairement, soit parallèlement au plan moyen de ladite bande lorsque celle-ci est tendue. Dans une autre forme de réalisation, ladite bande pourrait, sur sa face frontale, présenter deux et même plus de deux telles nervures rainurées, le nombre de celles-ci étant égal au nombre de tissus superposés réalisant le recouvrement d'une même surface. Une application rationnelle peut se trouver dans la superposition d'un tissu thermique et d'un tissu décoratif, ou bien même dans la superposition d'un tissu chauffant et d'un tissu décoratif. Dans de telles exécutions, les nervures rainurées présentent de préférence mais non obligatoirement, des longueurs différentes de manière à faciliter les chevauchements du tissu superposé aux endroits de fixation. Dans une autre forme d'exécution encore, une même première unité peut concerner le recouvrement de deux parois orthogonales, ladite unité formant ainsi élément de coin et présentant deux ou plusieurs rainures dont les entrées sont également dirigées dans des directions orthogonales. Enfin, les éléments du dispositif selon l'invention pourraient, dans certains cas, être complétés par une troisième unité dont la fonction pourrait être à la fois technique et décorative en constituant un couvre-joint à l'endroit de I'emboî- tement des deux unités susdécrites. L'invention concerne également les recouvrements eux-mEmes constitués par la combinaison, avec le ou les tissus, des unités révélées par la présente mais susceptibles d'etre mises en oeuvre sous des formes et dans des dimensions essentiellement variables. A simple titre d'exemple, sans aucun caractère limitatif, des réalisations sont décrites plus en détail ci-après en se référant aux dessins annexés dans lesquels la figure 1 représente en vue perspective partielle une application simple du dispositif objet de l'invention; la figure 2 représente à échelle agrandie la partie indiquée en F2 à la figure 1; les figures 3 et 4 représentent deux variantes de la figure 2; la figure 5 représente en vue perspective une réalisation plus complexe du dispositif objet de l'invention; la figure 6 représente une variante de la figure 5; les figures 7 et 8 représentent deux variantes de la figure 1 pour le recouvrement par deux tissus superposés; la figure 9 représente une variante de la figure 5;; les figures 10 et 11 représentent en coupe transversale deux autres variantes de la morphologie des deux unités embo~itées, la figure 12 représente en coupe transversale une variante appliquant une troisième unité; les figures 13 et 14 représentent en coupe transversale une variante de la figure 6, respectivement dans deux positions caractéristiques. Dans l'exécution de la figure 1, on retrouve en combinaison l'unité 1 et l'unité 2. Ladite unité 1 est constituée par une bande 3 relativement mince,semi-rigide présentant une face dorsale 4 plane lorsque le ruban est tendu, celui-ci étant de longueur indéterminée et présentant, sur une face, une nervure S dont la section droite est en forme de U dont les bouts libres des deux branches latérales sont profilés d'une telle manière que l'entrée 6 de la nervure continue présente une largeur moindre que le diamètre de la rainure 7 elle-même.Dans cette réalisation, la nervure continue 5 est disposée le long de l'un des bords longitudinaux de ladite bande 3 en sorte qu'il subsiste, sous le niveau de ladite nervure 5, une paroi 8 relativement importante par laquelle l'unité 1 peut etre très aisément fixée sur la paroi à recouvrir et ce par tout moyen connu mais préférablement, pour des raisons de commodité, d'efficacité et d'économie, par agrafage à l'intervention de machines agrafeuses à répétition, à production extrêmement élevée. Cette disposition permet de recouvrir les parois verticales jusqu'à leur bord limitrophe supérieur. Néanmoins, dans certaines réalisations, on peut désirer rester avec le recouvrement à certaine distance de ce niveau supérieur, dans lequel cas ladite nervure 1 pourrait se trouver, par rapport à la bande dorsale 3, pratiquement à tout niveau avec évidemment, comme limite minimum, le bord longitudinal inférieur de ladite paroi 8. La partie indiquée en F2 peut présenter une forme très variable, comme indiqué, à titre d'exemple seulement, aux figures 2, 3 et 4, dans lesquelles on retrouve la nervure 5 disposée du meme côté de la paroi 8 et la deuxième unité 2 formant l'élément emboîté. Ladite première unité 1 peut etre constituée soit comme élément du dispositif de recouvrement en soi, soit, simultanément, comme élément constitutif d'une moulure comme indiqué en 9 à la figure 5. Dans ces exécutions, le bord correspondant du tissu 10 est emprisonné entre la rainure continue 7 de la nervure S et la deuxième unité 2 sous la forme d'un cordon, de préférence également réalisé en une matière plastique semi-rigide. La relation entre les diamètres, respectivement de la rainure 7 et du cordon 2, est telle que la partie de tissu pincée entre ces deux éléments soit immobilisée sous l'effet d'une pression relativement énergique. On observera d'ailleurs qu'une partie des sollicitations venant de la tension du tissu 10 sera supportée par la lèvre inférieure 11 de ladite nervure, ce qui, par effet de réaction, augmentera la force de coincement du tissu. Dans les exécutions précédentes, l'entrée 6 de la nervure est orientée dans une direction A-A perpendiculaire au plan B-B défini par la paroi 8 lorsque la bande 3 est tendue. Selon une variante de l'invention, on peut orienter ladite entrée 6 de la nervure parallèlement audit plan B-B. Effectivement, dans l'exécution de la figure 6, on retrouve l'unité 1 formée de la bande 3 présentant, à tout niveau convenable, la nervure 5 rainurée d'une telle manière que l'entrée 6 de ladite rainure soit orientée en une direction C-C parallèle au plan B-B précédemment défini. Evidemment, une telle exécution sera surtout applicable lorsque le recouvrement ne devra pas atteinre le niveau supérieur maximum de la surface à recouvrir. Néanmoins, cette réalisation a l'avantage de délimiter le recouvrement par des arêtes ou des arrondis harmonieux cachant totalement à la vue l'entrée 6 de la nervure ainsi que la seconde unité 2. Dans les exécutions précédentes, on a représenté les éléments de fixation seulement pour un tissu. Comme rappelé précédemment, on peut, dans de nombreuses réalisations, désirer former un recouvrement de mur ou de paroi quelconque par deux et même plus de deux tissus se recouvrant mutuellement. Dans la figure 7, on a représenté une unité 1 conditionnée pour la fixation de deux tissus. Dans ce but, la bande 3 présente deux nervures 5-5', la première étant légèrement plus épaisse que la seconde, dTune teLle~manietr qu~ië plan~ffi-~ soit légèrement décalé par rapport au plan E-E. Pour le reste, les deux nervures 5-5' sont semblablement conditionnées, chacune d'elles étant destinée à recevoir un cordon, respectivement 2-2'. Dans la figure 8, on a représenté une exécution pour du tissu combinant les réalisations des figures 1 et 6. Pour les autres dispositions, elles sont semblables à ce qui a été dit pour la réalisation représentée à la figure 7. Un dispositif de fixation pour recouvrement selon l'invention peut être appliqué pour deux tissus non seulement lorsque ceux-ci sont destinés à être superposés mais également pour la fixation de deux tissus disposés dans des plans orthogonaux. La figure 9 représente, à cet égard, une variante de la figure 5 à laquelle on a ajouté une rainure 5 dans laquelle est également engagé un cordon 2 en vue de la fixation, par la même unité 1, des deux tissus 10-10', respectivement pour le recouvrement d'un mur et d'un plafond. Les deux tissus peuvent être coupés comme représentés à la figure 9 ou bien un même tissu peut être utilisé, dont une partie s'étend entre les deux rainures 5. On obtient dans ce dernier cas un revêtement visuellement continu s'étendant dans des plans différents. On aura observé que, dans toutes les exécutions décrites, en se référant aux figures 1 à 9, on a mis en oeuvre, comme deuxième unité, un simple cordon semi-rigide relativement élastique et formé, par exemple, par un fil de diamètre con venable en une matière plastique extrudée. I1 va de soi évidemment que de nombreuses variantes de l'objet d'invention peuvent être imaginées en utilisant, comme deuxième unité, un tel cordon mais d'une section droite non exclusivement circulaire comme décrit jusqu'à présent. Dans la figure 10, on a représenté une telle unité 2' dont la section droite présente une forme complexe formée de l'association d'une partie circulaire 12 prolongée par deux aile 13 et 14 substantiellement orthogonales. L'entrée de la rainure 7 est, ici, plus largement ouverte et destinée à être masquée par lesdites ailes 13 et 14 du cordon 2', le tissu se trouvant ainsi pincé par une surface totale sensiblement augmentée par rapport à la valeur qu'elle présente dans les exécutions précédentes. Des saillies 15 à l'entrée de ladite rainure 7 assurent le bon maintien du tissu 10 et de itinite e conrrs délimité par les deux ailes 13 et 14 est destiné à former chemin de guidage pour une lame ou une molette ou tout autre instrument convenant pour faciliter l'introduction du cordon et de la partie correspondante du tissu dans la rainure 7 de la première unité. La figure 11 représente une exécution de l'unité 2' sous forme d'un tube cylindrique fendu 16 relativement élastique. La figure 12 schématise une réalisation un peu plus complexe particulièrement esthétique en faisant usage du troisième élément, en l'occurrence constitué par un couvre-joint 17. Dans cette réalisation, on reprend la première unité de la figure 10 complétée par un embout 18. L'unité 2 est également formée par un simple cordon et l'entrée évasée de la rainure 7 de la nervure 5 est obstruée par l'une des parois dudit couvrejoint 17 dont la morphologie est telle qu'il présente une seconde paroi 19, s'introduisant à frottement plus ou moins dur dans le creux délimité par ledit embout 18. Enfin, dans les figures 13 et 14, on a représenté une variante de la figure 6, dans laquelle la rainure 7 est étagée, c 'est-à-dire profilée de manière à présenter deux logements successifs et communiquants pour le cordon 2. Ces deux logements présentent en outre la particularité suivante : l'entrée du premier logement comporte des stries 20 assez prononcées, tandis qu'en regard de ces dernières, se trouve un arrondi parfaitement lisse 21; l'entrée du deuxième logement comporte la même disposition mais inversée, ainsi nous trouvons la partie striée 22 et l'arrondi lisse 23. Cette exécution permet, lors de la pose, de placer le cordon 2 dans le premier logement (ler temps figure 13) au cours de cette opération, le tissu se trouve maintenu du côté des stries 20, tandis que de l'autre côté le cordon entraîne le tissu en réalisant une certaine tension. On procède ensuite à la coupe du tissu en 24, puis on refoule dans un deuxième temps le cordon 2 dans le deuxième logement (figure 14); au cours de cette dernière opération le tissu 10 se trouve maintenu, lors du passage du cordon, par les stries 22, la partie arrondie lisse 23 permettant ainsi de tirer et de faire disparaître le bord couDé 9 du tissu 10. Il est bien évident que ltopératicn décrite ci-dessus peut être éventuellement complétée par l'adjonction d'un deuxième cordon. On pourrait évidemment ainsi multiplier les réalisations sans, pour cela, sortir du cadre de l'invention. Celle-ci concerne également le recouvrement5 c'est-à-dire la combinaison entre les deux unités susdécrites, quels qu'en soient la forme, les dimensions et le ou les tissus dont le ou les bords de fixation sont tissés entre lesdites unités mutuellement emboîtées. REVENDICATIONS. 1.- Dispositif pour la fixation de tissus et analogues sur des surfaces, caractérisé par la combinaison d'au moins deux unités mutuellement emboîtables dont obligatoirement, la premier est constituée par une bande généralement semi-rigide, relativement étroite de longueur indéterminée, cette bande présentant, sur au moins une face, au moins une nervure longitu finalement rainurée, entrée de la rainure étant de largeur oinre que le fond de celle-ci et ladite bande présentant une face dorsale plane de manière à pouvoir être appliquée contre la partie correspondante de la surface à recouvrir, la seconde unité étant constituée par un cordon d'emboîtement qui, compte tenu de son élasticité propre et de celle de ladite nervure rainurée, est capable de fixer le tissu dont un bord limitrophe est inséré entre lesdites parties des deux unités mutuellement emboîtées. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites unités mutuellement emboîtables sont réail- sées en une matière plastique extrudée. 3.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites unités mutuellement emboîtables sont réalisées en métal. 4.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'entrée de ladite nervure rainurée est dirigée perpendiculairement à ladite face dorsale de la bande. 5.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que Entrée de ladite nervure rainurée est airigée parallèlement à ladite face dorsale de la bande. 6.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite bande présente au moins deux nervures rainurées parallèles. 7.- Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que les entrées desdites nervures sont mutuellement paral lèles. 8,- Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que les entrées desdites deux nervures sont mutuellement orthogonales. 9.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les bords de ladite nervure rainurée délimitant son entrée sont, chacun, pourvus d'une saillie dirigée vers l'inté rieur de la rainure. 10.- Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que les bords de ladite nervure, délimitant l'entrée de ladite nervure, se prolongent, chacun par une aile, ces deux ailes étant divergentes. 11.- Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que la première unité est complétée par un embout substantiellement parallèle à ladite nervure rainurée et voisin de cette dernière, un couvre-joint substantiellement en forme de L étant prévu, dont l'une des branches est destinée à être insérée entre ledit embout et la paroi adjacente de ladite nervure, après la pose de ladite deuxième unité et du tissu. 12.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite deuxième unité est réalisée sous la forme d'un cordon cylindrique plein. 13.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite deuxième unité est réalisée sous forme d'un tube cylindrique fendu. 14.- Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que ladite deuxième unité est réalisée sous la forme d'un cordon sensiblement cylindrique pourvu de deux ailes divergentes, la divergence de ces dernières étant substantiellement la même que celle des ailes de ladite nervure. 15.- Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que ladite nervure présente une rainure étagée présentant deux logements successifs communiquants, susceptibles, chacun, d'accueillir ladite deuxième unité. 16.- Dispositif selon la revendication 15, caractérisé en ce qu'une première série de stries ou dents est prévue dans le premier desdits logements étagés, ces stries étant dirigées vers la face d'application de l'unité, une seconde série de stries étant prévue dans le deuxième desdits logements, lesdites stries étant dirigées dans le sens opposé à celui des stries de la première série.