La présente invention a pour objet un support d'images électrostatiques. I1 existe déjà différentes sortes de supports pouvant être utilisés pour produire des images par voie électrophotographique. Ces supports sont, par exemple, des couches de sélénium ou des papiers spéciaux couchés avec un revêtement photoconducteur. Comme matières photoconductrices, on peut utiliser dans ces couches, par exemple, de l'oxyde de zinc,ZnO,ou des composés de polyvinyle et de carbazole. L'un des inconvénients de ces supports d'images électrostatiques connus est qu'ils ne peuvent être chargés qu'à une certaine polarité, pour être déchargés ensuite par une insolation. Il en résulte que le choix du support d'images ou de sa matière photoconductrice détermine la polarité de la charge à appliquer et, par conséquent aussi, la polarité du procédé de production d'images utilisé, qui peut être soit un procédé de transfert de charges électrostatiques, soit un procédé de transfert d'image ou un procédé de production d'image permanente sur le support lui-même, ce qui a l'inconvénient de ne plus permettre de choisir à volonté la polarité du toner. Pour certaines applications, telles que l'agrandissement de microfilms, il serait avantageux que le support d'images électrostatiques utilisé puisse être chargé aussi bien positivement que négativeinent, pour être déchargé ensuite par une insolation. I1 est bien évident que le support d'images électrostatiques devrait avoir des propriétés électrophotographiques au moins approximativement égales pour les deux polarités. Par propriétés électrophotographiques, on entend, d'une part, l'aptitude à recevoir une charge électrique, exprimée par sa tension de saturation, ainsi que l'aptitude à se déchargeur, exprimée par la tension résiduelle, et, d'autre part, la sensibilité électrophotographique. La présente invention s'est fixé pour but de produire un support d'images électrostatiques pouvant être chargé aussi bien négativement que positivement, et qui présente, pour les deux polarités, des propriétés électrophotographiques au moins approximativement égales. Pour atteindre ce but, l'idée générale de l'invention consiste à utiliser un support d'images électrostatiques stratifié de façon à réaliser,grdce à une composition et à un dimensionne ment judicieux, ainsi qu'a un mode de production approprié des couches, une distribution des diverses fonctions entre celles-ci, notamment des propriétés de charge, c'est-à-dire, de la tension de saturation, des propriétés de décharge, c'est-à-dire, de la tension résiduelle, et de la sensibilité. La présente invention a pour objet un support d'images électrostatiques qui est caractérisé en ce qu'il comprend une couche isolante adhérant à une couche de base conductrice de l'électricité,et en ce qu'au-dessus de la couche isolante est apposée une couche photoconductrice afin d'obtenir un support d'images électrostatiques pouvant être chargé à la fois négativement et positivement, et pouvant être déchargé par une insolation ou une exposition. L'invention comprend aussi un procédé pour produire le support d'images électrostatiques spécifié,qui est caractérisé en ce qu'on applique sur une couche de base une première composition d'enduction ayant, au moins, un composant isolant non-volatil afin d'obtenir sur la couche de base, après le séchage, une couche isolante, après quoi, on applique sur cette couche isolante une seconde composition d'enduction contenant une matière photoconductrice et, au moins, un liant pour celle-ci, au moins un sensibilisateur pour la matière photoconductrice étant incorporé dans la seconde composition, ladite matière photoconductrice étant dispersée dans une solution d'au moins un liant, cette seconde composition comportant un solvant qui ne dissout pas la couche isolante, après quoi, on sèche à nouveau la couche de base portant la couche isolante a laquelle est superposée la seconde composition d'enduction et, dans le cas où la couche isolante n'était pas initialement conductrice, on rend cette dernière conductrice, au plus tard après le séchage de la seconde composition d'enduction, puis on conditionne le support d'images électrostatiques ainsi obtenu. Avant de procéder à la description des exemples de réalisation de l'invention, il convient de souligner, afin que celleci soit mieux comprise,que,selon l'expérience et l'opinion des techniciens, il est considéré à l'heure actuelle comme impossible, sans avoir recours à des additifs chimiques, c'est-à-dire, sans doper le photoconducteur, d'obtenir un photoconducteur à base d'oxyde de zinc pouvant être suffisamment chargé positivement pour produire des images,et qui puisse ensuite être déchargé par insolation afin de produire une image électrostatique latente. Par ailleurs, il convient d'indiquer qu'il existe déjà des supports d'images électrostatiques comportant une couche intermédiaire placée sous la couche photoconductrice. Voir, par exemple, le brevet américain NO 3 573 96 à ce sujet. Il convient, toutefois, de remarquer qu'il n'est pas question dans celui-ci de propriétés de charge bipolaires, car le support d'images électrostatiques stratifié qui y est décrit ne peut manifestement pas être chargé positivement et déchargé ensuite par une insolation. En effet, la couche intermédiaire remplit dans ce brevet une fonction différentende celle qu'elle remplit dans le cas présent. En ce qui concerne le support d'images électrostatiques de l'invention, il est prévu par l'invention qu'il puisse être chargé à plusieurs centaines de volts, au moins, par exemple, à un minimum de 300 volts, et qu'il puisse être déchargé rapidement, par exemple en l'espace de deux secondes, par insolation à une tension résiduelle inférieure à environ 50 volts. De tels paramètres électriques sont nécessaires pour obtenir une qualité d'image satisfaisante. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple nullement limitatif, en référence au dessin annexé, dans lequel: - la Fig. 1 est une vue en perspective, à grande échelle, d'une partie d'un support d'images électrostatiques conforme à l'invention; et, - la Fig. 2 est un diagramme montrant les courbes de charge à un potentiel négatif et à un potentiel positif en fonction de l'épaisseur de la couche isolante. Le support d'images électrostatiques l représenté sur le dessin se compose d'une couche de base conductrice 2, par exemple, d'un papier conducteur, par exemple d'un papier de copie à couche d'oxyde de zinc pour la production d'images électrostatiques. Toutefois, la couche de base 2 pourrait aussi être constituée par une feuille de métal, par exemple, d'aluminium. Sur cette couche de base 2 adhère une couche isolante 3. Pour produire cette couche isolante 3, on prépare une composition d'enduction ayant, au moins, un composant isolant non-volatil, par exemple, un copo lymère tel qu'un acrylate, un méthacrylate, un acrylate de styrène, un méthacrylate de styrène ou un chlorure de polyvinylidène. Comme solvant ou agent de dispersion, on peut utiliser dans ce cas des solvants classiques, tels que le toluène ou des alcools et des cétones. Il est à remarquer qu'au cours d'une étape de fabrication du support d'images électrostatiques considéré, on enroule le papier conducteur servant de couche de base 2 pourvue de la couche isolante 3 avant d'appliquer, au cours d'une autre étape de fabrication, la composition photoconductrice. On comprend aisément que, dans ce mode de fabrication, la surface de la couche isolante 3 ne doit pas être collante,car autrement, les différentes couches du papier conducteur portant la couche isolante 3 se colleraient dans le rouleau. Toutefois, cet inconvénient peut être évité en utilisant une résine produisant une couche isolante 3 ayant une surface dure, non-collante.Cependant, l'expérience montre que les supports d'images électrostatiques considérés dont les couches isolantes sont constituées par une telle résine, par exemple, par un méthacrylate de méthyle, ont souvent des propriétés de décharge insuffisantes. Toutefois, cette difficulté a pu être surmontée en utilisant, par exemple, des mélanges de résines. Comme mélanges de résines appropriés, on peut citer en exemple, des copolymères, tels que les acrylates, les méthacrylates, les acrylates de styrène, les méthacrylates de styrene et les acrylates de butyle. De préférence, on seche la couche isolante 3 produite au moyen de ces techniques d'enduction connues à l'aide de rayons infra-rouges, notamment, pour évaporer le solvant ou l'agent de dispersion, par exemple, le toluène contenu dans la couche. Lorsque l'application de la première composition d'enduction, son séchage, l'application de la seconde composition d'enduction pour former la couche photoconductrice 4 et son séchage, s'effectuent dans un procédé de fabrication continu, c'est-à-dire, sans enroulement de la couche de base 2 pourvue de la couche isolante 3, une adhésivité modérée de la couche isolante 3 ne constitue pas un obstacle. Sur la couche isolante 3 qui a été séchée, par exemple, à l'aide de rayons infrarouges, on applique maintenant une seconde composition d'enduction pour produire une couche photoconduc trice 4. Les compositions d'enduction usuelles pour produire des couches photoconductrices contiennent, par exemple, de l'oxyde de zinc qui est dispersé dans une résine ou dans un mélange de résines, faisant fonction de liant, dissous dans un solvant à base de toluène. Selon l'invention, on utilise pour la seconde composition dtenduction un solvant qui n'attaque pas et ne dissout pas la couche isolante 3. Quand la couche isolante 3 est constituée, par exemple, par une dispersion ou une solution dans le toluène de résines, on utilisera pour la seconde composition d'enduction, par exemple, une dispersion aqueuse de la matière photoconductrice et d'un liant. Après avoir appliqué une mince couche de cette seconde composition d'enduction sur la couche isolante 3 produite auparavant, on procède à un nouveau séchage.Ce séchage doit etre effectué de façon à ne porter la surface de la première couche qu'à des températures modérées, par exemple, aux environs de 800 C. Ceci est nécessaire pour éviter une diffusion ou un enfoncement de la couche photoconductrice résultante 4 dans la couche isolante 3. Une telle diffusion se traduirait par un abaissement intolérable de la tension de saturation du support d'images électrostatiques 1 fini. Par contre, lorsque la température de séchage est trop basse, par exemple, inférieure à environ 500C, de l'eau risque de rester dans la couche photoconductrice résultante o, ce qui serait nuisible à la sensibilité électrophotographique du support d'image électrostatique 1 produit. La structure décrite ci-dessus offre la possibilité,en faisant varier l'épaisseur des couches ainsi que les propriétés chimiques et physiques de celles-ci, d'optimiser les propriétés du corps stratifié résultant, c'est-à-dire, du support d'images électrostatiques 1. Il convient toutefois de remarquer que la nature de la couche limite séparant la couche isolante 3 de la couche photoconductrice o joue un rôle primordial en ce qui concerne les propriétés du support d'images électrostatiques 1 fini. C'est ain sl que la sorption de gaz ou de vapeur a une influence décisive sur le comportement du support d'images électrostatiques 1.En conséquence, il convient de veiller à ce que,pendant la fabrication du support d'images électrostatiques 1, l'atmosphère soit propre et, notamment, qu'elle soit parfaitement définie. Pour la couche isolante 3, il est également possible d'utiliser, à la place des mélanges de résines mentionnés plus haut, des copolymères formés de monomères ayant des propriétés différentes; c'est ainsi, par exemple, qu'on peut utiliser à cette fin un copolymère d'acrylate de butyle et de méthacrylate de méthyle. Les supports d'images électrostatiques fabriqués en respectant les indications ci-dessus ont non seulement l'avantage de pouvoir être chargés aussi bien à un potentiel négatif que positif et d'avoir de bonnes propriétés de décharge par insolation, mais encore, s'estwon aperçu que l'utilisation de la couche isolante permettait des couches photoconductrices 4 sensiblement plus minces que les couches usuelles. il en résulte une diminution très sensible du poids du support d'images électrostatiques par unité de surface car,par suite du poids spécifique élevé de cet oxyde, c'est la quantité nécessaire de celui-ci qui détermine pratiquement le poids par mètre carré du support résultant. Du fait de la quantité sensiblement réduite de matière photoconductrice nécessaire et du poids spécifique relativement faible des résines utilisées, le poids total par mètre carré du support d'images électrostatiques résultant peut être abaissé jusqu'à environ 50%. Ce n'est qu'en utilisant, comme il est proposé ici, une seconde composition d'enduction dont le solvant ou l'agent de dispers ion n'attaque pas la couche isolante 3 produite auparavant, et n'amollit pas cette couche isolante 3, qu'il a été possible d'utiliser avec succès "un enduit photoconducteur aqueux" ce par quoi on entend, dans la technique, une~camposition d'enduction constituée par une dispersion d'un photoconducteur dans une solution aqueuse d'un liant. En effet, lorsqu'on applique "l'enduit aqueux" directement sur le papier conducteur formant la couche de base 2, l'agent de conduction présent dans cette couche de base 2 diffuse vers la couche photoconductrice 4 en détériorant ses pro priétés de photoconduction. L'aptitude à conserver une charge positive est fortement influencée, dans le cas de couches isolantes 4 faites de la même résine, par la nature du sensibilisateur de la matière photoconductrice utilisé dans la seconde composition d'enduction. Un sensibilisateur satisfaisant est, par exemple, le bleu de bromophénol. En général, la tension de saturation augmente avec la teneur en sensibilisateur de la seconde composition d'enduction. Une teneur comprise entre environ 100 et 1000 ppm a donné des résultats satisfaisants. La tension de saturation maximale pouvant être obtenue avec un support d'images électrostatiques produit selon les indi cations précédentes dépend aussi du rapport d'épaisseurs V = d /d.; pi voir Fig. l; d indiquant l'épaisseur de la couche photoconductri p ce 4, et d. celle de la couche isolante 3. A épaisseur totale égale des couches d + d., la tension de saturation maximale Vs du sup p i port d'images électrostatiques 1 est d'autant plus petite que le rapport V est plus grand. On a constaté qu'il existait une certaine épaisseur critique spécifique dk de la couche isolante 3 au-dessous de laquelle la charge positive mentionnée ne pouvait pratiquement plus être obtenue, car les tensions de saturation devenaient trop modestes. Cette épaisseur dk critique a été déterminée,dans le cas d'une couche isolante 3 constituée par un copolymère d'acrylate de butyle et de méthacrylate de méthyle, comme étant d'environ 2 à 3 microns. Par suite de la distribution des fonctions entre la couche isolante 3 et la couche photoconductrice 4, on obtient, même lors de l'utilisation d'un "enduit aqueux", une tension de saturation élevée et de bonnes propriétés de décharge, c'est-à-dire, des images bien contrastées. Plus précisément, c'est la couche isolante 3 qui assure un niveau suffisamment élevé de la tension de saturation, tandis que la couche photoconductrice 4 assure de bonnes conditions de décharge, c'est-à-dire, une faible tension rési- duelle. La Fig. 2 montre l'allure de la courbe de charge à une po larité négative et positive en fonction de l'épaisseur d de la couche isolante 3 d'un support d'images électrostatiques conforme à l'invention, l'épaisseur d de la couche photoconductrice 4 p étant la même dans les deux cas. Sur cette figure, on a porté en abscisse l'épaisseur d de la couche isolante et en ordonnée la tension de saturation Vs obtenue avec l'épaisseur d correspondante. Sur cette figure, la courbe ( - ) correspond à une charge négative,et la courbe ( + à une charge positive. On remarque que la tension de saturation Vsl nécessaire pour obtenir avec une charge négative un noircisse ment ou un contraste satisfaisant de l'image s'obtient avec une couche ayant une épaisseur dl relativement faible. On remarque aussi, en considérant la courbe ( + ),qu'une couche aussi mince, si elle permet un certain potentiel de charge positif, reste encore très modérée.Ce n'est qu'en augmentant l'épaisseur de la couche, notamment, jusqu'à l'épaisseur critique dk, que la pente de la.courbe de charge positive ( + ) s'élève brusquement. En conséquence, en chargeant positivement un support d'images électrostatiques dont la couche isolante a une épaisseur d2, on obtient aussi la valeur indiquée V51 de la tension de saturation. Avec une couche d3 ayant une épaisseur encore plus grande, la courbe ( + ) rejoint la courbe ( - ),de sorte qu'à ce point, la tension de saturation est la même pour une charge positive et pour une charge négative. Il ressort donc de l'examen de la Fig. 2 qu'une charge positive importante ne peut être obtenue qu'avec une couche isolante dont l'épaisseur dépasse une certaine valeur critique dk En admettant une épaisseur suffisante, c'est-à-dire, dans l'hypo thèse: di ) dix dkZ le support d'images électrostatiques de l'inven- tion offre non seulement l'avantage de pouvoir être chargé aux deux polarités, mais encore permet, avec une épaisseur di relativement faible de la couche isolante, d'obtenir, avec une couche photoconductrice 4 ayant une épaisseur donnée, une tension de saturation négative sensiblement plus élevée que celle qui aurait pu être atteinte en l'absence d'une telle couche isolante. Du fait que le poids de la couche est relativement faible, l'utilisation de la couche isolante mentionnée permet de diminuer considérablement l'épaisseur d de la couche photoconductrice 4 p nécessaire pour atteindre une tension de saturation donnée Vs. Ainsi, la quantité de matière photoconductrice nécessaire pour la fabrication du support d'images électrostatiques est considérablement réduite, ce qui abaisse de façon spectaculaire son cout de fabrication. En outre, le poids par unité de surface du support d'images électrostatiques peut aussi être diminué considérablement, grâce à la présence de la couche isolante qui permet d'utiliser des couches photoconductrices plus minces, car une fraction importante de ce poids est due au pigment photoconducteur. On conviendra que la réduction des coûts de fabrication, ainsi que la diminution du poids par unitéde surface du support d'images électrostatiques de l'invention, représentent des avantages considérables, comparativement à la technique classique. Les exemples qui suivent, qui n'ont bien entendu aucun caractère limitatif, feront mieux comprendre les particularités de l'invention. Comme couche de base 2, on peut utiliser n'importe quelle couche conductrice, par exemple une feuillemétalique, un verre "NESA" ou un papier conducteur comme ceux utilisés pour la production de feuilles de copie électrophotographiques classiques. Les épaisseurs appropriées pour les couches sont: Couche isolante 3 d di 1 à 30 microns environ ; Couche photoconduc- : d I à 50 microns environ. p trice 4 Exemple 1: On applique sur la couche de base 2 une première composition d?en- duction, que l'on sèche pour obtenir la couche isolante 3. Cette première couche d'enduction est constituée par un copolymère de chlorure de polyvinylidène dissous dans le méthyl-éthyl-cétone. Sur la couche isolante 3, on applique et on sèche une seconde cdsposition d'enduction pour obtenir la couche photoconductrice 4. La seconde composition d'enduction comprend un pigment photoconducteur dispersé dans une solution aqueuse d'une ou de plusieurs résines. Parmi les résines qui conviennent, on peut citer les résines d'esters vinyliques, les acrylates, les acrylates de styrène et les mélanges des précédents. Exemple 2: Sur la couche de base 2, on applique et on sèche une première composition d'enduction pour obtenir la couche isolante 3. Cette première composition d'enduction est constituée par un copolymère de chlorure de polyvinylidène dans le méthyl-éthyl-cétone. Sur la couche isolante 3, on applique et on sèche une seconde composition d'enduction. Cette seconde composition d'enduction comprend un pigment photoconducteur dispersé dans une solution dans le toluène d'une ou de plusieurs résines. Parmi les résines appropriées à cette fin, on peut citer en exemple les acrylates, les méthacrylates, les acrylates de styrène, les esters vinyliques et les mélanges des précédents. Exemple 3: Sur la couche de base 2, on applique et on sèche une première composition d'enduction,pour obtenir la couche isolante 3. Cette première composition d'enduction est constituée par un copolymère d'acrylate de butyle et de méthacrylate de méthyle en solution dans le toluène. Sur la couche isolante 3, on applique et on sèche une seconde composition d'enduction pour obtenir la couche photoconductrice 4. La seconde composition d'enduction est constituee par un pigment photoconducteur dispersé dans une solution aqueuse d'une ou de plusieurs résines (voir exemple 1). Exemple 4: On utilise comme couche de base 2, un papier conducteur. Sur la couche de base 2, on applique et on sèche une première composition d'enduction pour obtenir la couche isolante 3. La première composition d'enduction est constituée par un copolymère d'acrylate de butyle et de méthacrylate de méthyle dissous dans le toluène. Sur la couche isolante 3, on applique et on sèche une seconde composition d'enduction de l'exemple 3 pour obtenir la couche photoconductrice 4. Exemple 5: Sur la couche de base 2, on applique et on sèche une premiere composition d'enduction pour produire la couche isolante 3. Cette première composition d'enduction est constituée par un copolymère de méthacrylate de méthyle et d'acrylate de butyle avec du méthacrylate d'hydroxyéthyle ou du méthacrylate de lauryle, ou du méthacrylate de décyle en solution dans le toluène. Sur la couche isolante 3, on applique une seconde composition d'enduction,et on la sèche pour obtenir la couche photoconductrice 4. La seconde composition d'enduction est constituée par un pigment photoconducteur dispersé dans une solution aqueuse d'une ou de plusieurs résines (voir exemple 1). Dans tous les exemples précédents, le pigment photoconducteur est constitué par de l'oxyde de zinc ZnO sensibilisé de façon classique. Commentaires relatifs aux exemples précédents: Exemple 1: avantages; a) L'utilisation d'eau comme solvant est .plus économique que l'remploi du toluène par exemple. b) L'eau est un solvant non-toxique. c) L'eau est un solvant ininflammable. d) La couche isolante 3 est résistante à l'eau et au toluène. Exemple 2: avantage: Les anciens procédés de fabrication connus avec des solutions à base de toluène peuvent encore étre utilisés pour produire des supports d'images élec trostatiques à chargeabilité bipolaire. Exemple 3: avantage: Permet d'utiliser des résines intéressantes, du fait de l'emploi d'une solution aqueuse comme secon de composition d'enduction. Ces résines intéressantes ne peuvent pas etre utilisées avec une seconde composi tion à base de toluène, qui les aurait dissoutes. Exemple 4: avantage: La présence de la couche isolante 3 permet d'utiliser une seconde composition d'enduction cons tituée par une solution aqueuse, du fait que la couche isolante 3 représente une barrière physique s'opposant à la diffusion de la résine conductrice du papier con ducteur dans la couche photoconductrice 4. Ainsi, on réalise les avantages de l'exemple 1 avec un papier conducteur comme couche de base 2. Exemple 5: avantage: Les photoconducteurs avec un rapport pigment/ liant élevé n'adhèrent que difficilement sur des cou ches de base 2 lisses, par exemple, sur des feuilles métalliques ou sur le verre "PESA". L'utilisation de résines tendres améliore l'adhérence de la couche photo conductrice 4 sur la couche de base 2. Dans ce cas, la couche isolante 3 joue le rôle supplémentaire de cou che intermédiaire d' adhérence. REVENDICATIONS 1. Support d'images électrostatiques,caractérisé en ce qu'il comprend une couche isolante (3) adhérant à une couche de base conductrice de l'électricité (2) et en ce que, à la couche isolante est superposée une couche photoconductrice (4) afin d'obtenir un support d'images électrostatiques (1) pouvant être chargé aussi bien négativement que positivement et pouvant être déchargé par une insolation ou une exposition. 2.Procédé pour produire un support d'images électrostatiques tel que spécifié dans la revendication l,caractérisé en ce qu'on applique sur une couche. de base une première composition d'enduction contenant au moins un composant isolant non-volatil, afin de produire, après séchage, sur la couche de base (2) une couche isolante (3), après quoi on applique sur cette couche isolante (3) une seconde composition d'enduction contenant une matière photoconductrice et, au moins, un liant pour celle-ci, au moins, un sensibilisateur pour la matière photoconductrice étant incorporé dans cette seconde composition d'enduction, ladite matière photoconductrice étant dispersée dans une solution d'au moins un liant, la seconde composition d'enduction comportant un solvant qui ne dissout pas la couche isolante (3), après quoi, on procède à un nouveau séchage de la couche de base (2) comportant la couche isolante (3) sur laquelle a été superposée la seconde composition d'enduction et, dans le cas où ladite couche de base (2) n'aurait pas été conductrice initialement, on la rend conductrice, au plus tard après le séchage de la seconde composition d'enduction, puis on conditionne finalement le support d'images électrostatiques ainsi obtenu. 3. Support d'images électrostatiques selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche de base (2) est constituée par une feuille métallique. 4. Support d'images électrostatiques selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche de base (2) est constituée par un verre pourvu d'une couche conductrice, par exemple, de bioxyde de zinc. 5. Support d'images électrostatiques selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche de base (2) est constituée par un papier conducteur. 6. Support d'images électrostatiques selon la revendication 1, caractérisé en ce que 1' épaisseur de la couche isolante est comprise entre 1 et 30 microns. 7. Support d'images électrostatiques selon la revendication 1, caractérisé en ce que ltepaisseur de la couche photoconductrice est comprise entre l et 50 microns. 8 Procédé selon la revendication 2,caractérisé en ce que la première composition d'enduction est constituée par un copolymère de chlorure de polyvinylidène dissous dans le méthyl-éthyl- cétone. 9. Procédé selon la.revendication 8,caractérisé en ce que la seconde composition d'enduction est constituée par un pigment photoconducteur dissous dans une solution aqueuse d'une ou de plusieurs résines, et en ce qu'on utilise comme résines des esters vinyliques, des acrylates, des acrylates de styrène ou des mélanges des précédents. 10. Procédé selon la revendication 8,caractérisé en ce qu'on utilise,pour la seconde composition d'enduction des acrylates, des méthacrylates, des acrylates de styrène et des esters vinyliques, ou des mélanges de ces résines, et en ce qu'on disperse le pigment photoconducteur dans une solution à base de toluène desdites résines 11. Procédé selon la revendication 2,caractérisé en ce qu'on utilise,comme première composition d'enduction,un copolymère d'acrylate de butyle et de méthacrylate de méthyle dissous aans le toluène. 12. Procédé selon la revendication 1l,caractérisé en ce qu on utilise, comme seconde composition d'enduction, un pigment photoconducteur dispersé dans une solution aqueuse d'une ou de plusieurs résines, telles que spécifiées dans la revendication 8. 13. Procédé selon la revendication 2,caractérisé en ce qu'on utilise, comme première composition d' enduction ,un copolymère d'acrylate de butyle et de méthacrylate de méthyle dissous dans le toluène, et, comme seconde composition d'enduction, une solution aqueuse d'une ou plusieurs des résines spécifiées dans la revendication 9, où est dispersé un pigment photoconducteur. 14. Procédé selon la revendication 2,caractérisé en ce qu'on utilise, comme première composition d'enduction, un copolymère de méthacrylate de méthyle et d'acrylate de butyle avec du méthacrylate d'hydroxyéthyle ou du méthacrylate de lauryle, ou du metha- crylate de décyle dissous dans le toluène.