L'invention concerne la prospection sismique au moyen d'ondes de cisaillement. L'invention concerne plus particulièrement des procédés et des appareils de produc- tion d'ondes de cisaillement, conçus de manière que prati- quement aucune onde de pression ne soit produite dans un plan choisi. Dans une onde de cisaillement, le mouvement des particules de terre est perpendiculaire à la direction de propagation de l'onde. Les avantages de l'utilisation d'on- des de cisaillement pour la prospection sismique sont bien connus de l'homme de l'art. A une fréquence donnée, les ondes de cisaillement se propagent à travers la terre à une vitesse qui n'est égale qu'à une fraction de la vitesse des ondes de pression, de sorte que les longueurs des ondes de cisaillement sont inférieures à celles des ondes de pression ayant la même fréquence. Il en résulte une meil- leure résolution des profils sismiques. De nombreuses sources sismiques d'ondes de cisail- lement ont été proposées, y compris des sources pouvant être utilisées dans des trous de tir. Le brevet des Etats- Unis d'Amérique no 2 880 816 indique que, normalement, la détonation d'une charge dans le sol engendre une faible énergie sous forme d'ondes sismiques de cisaillement se déplaçant vers le bas, car le mouvement horizontal des particules de terre, dû à la détonation, est symétrique autour d'un axe ou d'un plan vertical passant par la charge. Pour que la détonation produise des ondes de cisaillement descendantes, ayant une énergie importante, ce mouvement doit être asymétrique. Par conséquent, il est proposé, dans le brevet précité, de faire exploser de manière asymétri- que une charge explosive symétrique telle qu'une longue colonne explosive, mise à feu à une extrémité, ou bien un bloc d'explosif ayant une face concave et mis à feu sur la surface située de l'autre côté de la face concave. En variante, il est possible de faire exploser une charge explosive symétrique à la limite entre deux milieux présentant des caractéristiques de transmission des ondes notablement différentes. Toutes les sources d'ondes de cisaillement indiquées dans le brevet précité semblent cependant produire des ondes de pression dans toutes les directions et dans tous les plans atteints par les ondes sismiques. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n' 4 103 756 décrit un dispositif rotatif pouvant être utilisé dans des sondages pour produire des ondes de pression et de cisail- lement. Ce dispositif comporte un percuteur comprenant un certain nombre de masselottes qui tournent ensemble autour de l'axe du sondage. A des vitesses de rotation choisies, les masselottes sont libérées de manière qu'elles frappent sous un certain angle la périphérie du sondage, en des points répartis en cercle le long de la périphérie. Les masselottes comportent des (ents qui mordent dans la sur- face périphérique du sondage lors du choc afin d'engendrer des ondes de pression et de cisaillement. Il apparait que les ondes de pression engendrées par ce dispositif se propa- gent dans toutes les directions et dans tous les plans atteints par les ondes sismiques. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n' 4 038 631 propose d'utiliser un dispositif à canon à air dans des sondages afin de produire des ondes de pression et des ondes de cisaillement.. Ce canon à air comprend un cylindre allongé qui présente un seul orifice de décharge s'ouvrant radiale- ment sur un seul côté afin de libérer brusquement de l'air comprimé dans une direction perpendiculaire à l'axe du canon. La mise à feu du canon engendre l'émission d'ondes de pression et de cisaillement dans une zone de terrain entourant le sondage. Lorsque dei'aircomprimé est déchargé du trou d'évent du canon afin d'exercer une force sur la paroi du sondage pour produire des ondes sismiques, il se produit un recul du canon conformément au principe général de l'action et de la réaction. Différentes parties du canon à air peuvent alors frapper la paroi du sondage, en divers points, produisant des ondes de cisaillement d'une manière aléatoire. Etant donné que le choc du canon sur la paroi du sondage, sous l'effet du recul, est comparable, en force, au choc de l'air comprimé, les ondes de cisaillement résul- tant du recul ont des amplitudes relativement importantes et présentent des niveaux de bruit élevés sur l'enregistre- ment des ondes de cisaillement. Il n'est pas décrit, dans le brevet n' 4 038 631 précité, comment le recul du canon à air peut être limité ou réduit pour résoudre ce problème. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 4 207 961 décrit une méthode de diagraphie par ondes de cisaillement. Un champ magnétique est produit par un aimant permanent et une culasse de fer suspendue dans un sondage rempli d'eau. Un ensemble bobiné, portant des enroulements, est disposé dans le champ magnétique de manière à pouvoir coulisser par rapport à l'aimant et à la culasse, suivant une ligne per- pendiculaire à l'axe du sondage. Si un courant traverse les enroulements, l'ensemble bobiné se déplace dans un sens ou dans l'autre sur ladite ligne, suivant le sens du cou- rant. Au cours de ce mouvement, l'ensemble bobiné refoule un certain volume d'eau sur un côté et aspire le même volume d'eau sur l'autre côté. Il est indiqué que, étant donné que le volume d'eau absolu ne change pas, aucune onde de pression n'est produite. Cependant, le refoulement et l'aspiration de l'eau font apparaître sur la paroi du sondage une surpression et une dépression qui produisent des ondes de cisaillement. Le recul provoque un déplacement de l'aimant permanent et de la culasse en sens opposé à celui du mouvement de l'ensemble bobiné. Une masse pesante est reliée à l'aimant et à la culasse afin de réduire leur mouvement de recul. Cependant, ce procédé de réduction du recul peut être peu commode dans le cas o des forces de recul élevées apparaissent, comme dans la prospection sis- mique par ondes de cisaillement. L'invention concerne un appareil qui comprend un corps conçu pour être suspendu dans un trou de tir, et un 2 4 921 1 1 dispositif d'application de forces relié au corps. Le dispositif d'application de forces exerce plusieurs forces sur la paroi du trou de tir, suivant des lignes à peu près perpendiculaires à un plan choisi et proche du trou de tir, de manière que pratiquement aucune onde de pression ne soit produite en tout point distant sur le plan. Au moins l'une des forces appliquées s'exerce suivant une ligne, en sens sensiblement opposé à celui des lignes des autres forces, de sorte que le recul net du corps est réduit. Dans une forme préférée du procédé de l'invention, des première, deuxième et troisième forces sont appliquées en trois sources ponctuelles, situées sensiblement dans un plan choisi, et suivant trois lignes sensiblement perpen- diculaires au plan choisi, de manière à produire respecti- vement des première, deuxième et troisième ondes de cisail- lement dans le plan choisi. Les première et troisième forces sont sensiblement de même amplitude, et la deuxième force a une amplitude à peu près double de celle de la première force. La deuxième force est appliquée suivant une ligne sensiblement opposée aux lignes des première et troisième forces. Les trois forces sont appliquées de manière que, en tout point distant d'observation, la deuxième onde de cisaillement présente un déphasage arrière prédéterminé par rapport à la première onde de cisaillement et la troisième onde de cisaillement présente sensiblement le même déphasage arrière par rapport à la deuxième onde de cisaillement. Les trois ondes de cisaillement interfèrent pour entrer en résonance. Dans une autre forme du procédé de l'invention, des première et seconde forces, sensiblement égales mais de sens opposé, sont appliquées l'une à la suite de l'autre, sensiblement à la même source ponctuelle, dans un plan choisi. En des points distants situés dans ce plan, les ondes de cisaillement produites interfèrent pour produire une résonance. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels: la figure 1 est une vue schématique simplifiée d'une source sismique d'ondes de cisaillement correspon- dant à une forme préférée de réalisation de l'invention; la figure 2 est une coupe schématique simpli- fiée d'une source sismique d'ondes de cisaillement corres- pondant à une autre forme de réalisation de l'invention; 10. la figure 3 est une coupe longitudinale par- tiellement schématique de la partie supérieure de la source sismique d'ondes de cisaillement correspondant à la forme préférée de réalisation de l'invention; la figure 4 est une vue partielle, de côté, de la partie supérieure de la source sismique, suivant la ligne 4-4 de la figure 3; la figure 5 est une coupe transversale de la source sismique, suivant la ligne 5-5 de la figure 3; la figure 6 est une coupe transversale, partiel- lement schématique, de la partie inférieure de la source sismique d'ondes de cisaillement, correspondant à la forme préférée de réalisation de l'invention; la figure 7 est un schéma simplifié d'un cir- cuit de libération des percuteurs de la source sismique montréesur les figures l et 3, les percuteurs étant libé- rés à des instants respectifs et déterminés; les figures 8A à 8C sont des schémas montrant une forme préférée du procédé de l'invention, dans lequel la production d'ondes de cisaillement ayant des fréquences choisies est accrue et la production d'ondes de cisaille- ment ayant d'autres fréquences est atténuée; et les figures 9A et 9B sont des schémas d'une variante du procédé de l'invention. On peut déduire de la théorie classique de l'é- lasticité qu'une force agissant en un point, dans une direction, dans un espace élastique infini, est à l'origine d'une zone dans laquelle il n'existe aucune onde mobile de pression, mais uniquement des ondes mobiles de cisaillement. Pour une explication détaillée de la théorie classique de l'élasticité, on peut se reporter à l'ouvrage "A Treatise on the Mathematical Theory on Elasticity", de A.E. H. Love, Dover Publications, Fourth Edition, New York (1944). Le résultat indiqué ci-dessus peut être obtenu à partir des équations 36 de la page 305 du livre. Il ressort de ces équations que, si une force est appliquée en un point et dans une direction donnés dans un milieu élastique, la. zone dans laquelle il n'existe aucune onde mobile de pres- sion est distante du point auquel la force est appliquée, et elle comprend la partie distante d'un plan qui passe par le point et qui est perpendiculaire à la direction de la force. Par conséquent, si une source sismique ponctuelle unidirectionnelle est utilisée comme source d'ondes de cisaillement, seules les ondes mobiles de cisaillement atteindront des géophones placés à distance de la source, sur un plan passant par la source ponctuelle et perpendi- culaire à la direction de la force exercée par la source. Lorsqu'une source sismique unidirectionnelle est -mise à feu dans une direction choisie, elle recule dans la direction opposée à cette direction choisie. Cette force de recul, si on la laisse agir sur le milieu dans lequel des ondes sismiques doivent être produites, peut faire appa- raître un bruit important dans les enregistrements sismi- ques produits. La figure 1 est une vue schématique simplifiée d'une source sismique d'ondes de cisaillement correspondant à la première forme préférée de réalisation de l'invention. Comme représenté sur la figure 1, la source sismique 10 d'ondes de cisaillement comprend un corps creux 12 qui pré- sente une chambre intérieure 13 et un orifice 14 au moyen duquel de l'air comprimé peut être introduit dans la cham- bre 13. Le corps 12 comprend trois canaux 15a, 15b et 15c dans lesquels sont ajustés trois percuteurs correspondants 16a, 16b et 16c. Le corps 12 est suspendu par un câble (non représenté sur la figure 1) dans un milieu 28 contenu dans un trou 20 de tir. L'air comprimé est introduit dans la chambre 13 par l'orifice 14. La différence de pression entre la chambre 13 et le milieu 28 a pour effet de dépla- cer les percuteurs 16a et 16c vers l'extérieur du corps 12 pour qu'ils frappent contre une partie 24 de la paroi 21 du trou 20 de tir. La différence de pression fait également sortir le percuteur 16b du corps 12 pour qu'il frappe une partie 22 de la paroi 21. Les trois percuteurs 16a, 16b et 16c possèdent des centres de gravité indiqués respectivement en 18a, 18b et 18c. Lorsque les percuteurs 16a, 16b et 16c sortent du corps 12, leurs centres de gravité 18a, 18b et 18c se déplacent suivant des lignes 19a, 19b et 19c, respective- ment, dans les sens indiqués par les flèches sur la figure 1. Ces sens peuvent être considérés comme les sens des lignes 19a, 19b et 19c. Les canaux 15a, 15b et 15c sont disposés dans le corps 12 de manière que les lignes 19a, 19b et 19c soient à peu près perpendiculaires à un plan 30 qui, comme montré sur la figure 1, est perpendiculaire au plan du dessin de la figure 1. Des ondes de cisaillement sont produites lorsque les percuteurs 16a, 16b et 16c frappent contre les parties 22 et 24, et ces ondes de cisaillement partent des posi- tions des parties 22 et 24. Pour des observateurs éloignés se trouvant sur le plan 30, les parties 22 et 24 sont sensiblement sur ce même plan 30. Ainsi, en des points d'observation éloignés sur le plan 30, les forces-exercées par les percuteurs 16a, 16b et 16c semblent être appliquées en des points du plan 30 et semblent suivre des directions perpendiculaires au plan 30. En ces points, pratiquement aucune onde de pression n'est-donc produite par les chocs des percuteurs. Dans le cas des plans qui ne passent pas par le trou de tir, mais qui sont proches de ce trou, les ondes de cisaillement partant des parties 22 et 24 apparaissent également comme étant produites en des points situés sur ces plans, pour des observateurs se trouvant en des points d'observation éloignés sur ces mêmes plans. Il est donc inutile que le plan 30 passe par le trou de tir, mais ce plan 30 doit seulement être suffisamment rapproché pour que les approximations indiquées ci-dessus soient satisfaites. Les trois percuteurs 16a, 16b et 16c présentent respectivement des faces 17a, 17b et 17c tournées vers la chambre 13. Les aires des faces 17a et 17c sont sensible- ment égales, de sorte que la différence de pression entre le milieu 28 et la chambre 13 provoque l'application de forces sensiblement égales sur les percuteurs 16a et 16c. L'aire de la face 17b est égale, de préférence, à peu près au double de celle de la face 17a. Par conséquent, la force exercée sur la plaque du percuteur 16b est égale à peu près au double de celle exercée sur le percuteur 16a ou sur le percuteur 16c. La direction 19b est de sens sensiblement opposé à celui des directions 19a et 19c. Ainsi, la force exercée sur le percuteur 16b est égale et opposée à la somme des forces exercées sur les percuteurs 16a et 16b. La force nette de recul exercée sur le corps 12 par suite du mouvement des percuteurs est donc pratique- ment nulle. Pour qu'il ne se produise pratiquement pas de rotation du corps 12, les couples exercés sur ce dernier par suite du recul, autour du centre de gravité du corps, devraient être pratiquement nuls. Si le centre de gravité du corps se trouve sur la ligne 19b et que l'écartement des centres de gravité 18a et 18b est sensiblement égal à l'écartement des centres de gravité 18a et 18c, et si les lignes 19a, 19b et 19c sont sensiblement coplanaires, le couple net exercé sur le corps 12 est pratiquement nul. Etant donné que le corps 12 n'est soumis pratiquement à aucune force ou à aucun couple net, le mouvement des percu- teurs n'a pas pour effet de faire frapper le corps 12 contre la paroi 21 du trou 20 de tir. Chacun des trois percuteurs, lorsqu'ils frappent la paroi 21 pour produire des ondes de cisaillement, cons- titue pratiquement une source sismique unidirectionnelle. Les trois percuteurs sont reliés au corps 12 comme décrit précédemment afin de réduire le recul de ce corps. Il convient de noter qu'il est possible de relier de la même manière un nombre quelconque de sources sismiques unidirec- tionnelles à un corps 12 afin de réduire le recul de ce dernier, sans sortir du cadre de l'invention. Lorsque seulement deux de ces sources sont reliées au corps de façon à appliquer à la paroi 21 des forces égales et oppo- sées, elles doivent être mises à feu à des instants diffé- rents afin d'éviter une annulation totale des ondes de cisaillement produites. Il apparaît également que l'on parvient à réduire le recul du corps 12, même si le couple net ou la force nette de recul n'est pas nul. Ainsi, tant que le recul du corps 12 est réduit, le rapport des aires de surface des trois percuteurs et leurs positions sur le corps 12 peuvent différer du rapport et des positions indiqués précédemment sans sortir du cadre de l'invention. Il peut être souhaitable que la source sismique soit mise à feu de façon répétée, avec un faible inter- valle de temps entre les mises à feu successives. Après chaque mise à feu, les percuteurs 16a, 16b et 16c doivent être ramenés dans leurs positions précédant la mise à feu, dans les canaux i5a, 15b et 15c, afin que la mise à feu puisse être répétée. Pour faciliter cette opération, les percuteurs 16a, 16b et 16o sont retenus de manière à ne pas quitter leurs canaux respectifs. Le mécanisme de rete- nue sera décrit ci-après. Lorsque les percuteurs frappent les parties 22 et 24 de la paroi, ils rebondissent sur ces parties. S'ils sont encore en contact avec le corps 12 au moment du rebondissement, les forces de rebondissement sont transmises dans une certaine mesure au corps 12. Si les forces de rebondissement ne sont pas de sens opposés, comme c'est le cas lorsque la partie 24 n'est pas parallèle à la partie 22, elles peuvent provoquer un déplacement du corps 12 et le faire frapper contre la paroi 21 du trou 20 de tir. Il est donc préférable que les parties 22 et 24 soient sensiblement parallèles. La figure 2 est une vue schématique simplifiée d'une source sismique d'ondes de cisaillement correspondant à une autre forme de réalisation de l'invention. Comme montré sur la figure 2, la source sismique 40 comprend un corps 41 qui présente trois chambres 42a, 42b et 42c sépa- rées les unes des autres. Le corps 41 peut être suspendu par un câble 70 dans un milieu 68 à l'intérieur d'un trou de tir. Les trois chambres 42a, 42b et 42c communiquent avec le milieu 68 par des trous d'évent respectifs 46a, 46b et 46c ménagés dans le corps 41. Un gaz explosif peut être introduit dans chacune des trois chambres et mis à feu. Le gaz résultant des explosions s'échappe par les trous d'évent 46a, 46b et 46c afin de frapper contre des parties 22 et 24 de la paroi 21, suivant des directions ou lignes 43a, 43b et 43c, respectivement. Les sens dans lesquels les gaz s'échappent par les orifices 46a, 46b et 46c, indiqués par des flèches sur la figure 2, peuvent être considérés comme les sens des lignes 43a, 43b et 43c, respectivement. Ces lignes 43a, 43b et 43c sont sensiblement perpendiculaires au plan choisi 30. Des ondes de cisaillement partent des emplace- ments des parties 22 et 24. Cependant, pour des observa- teurs se trouvant en des points éloignés sur le plan 30, ces ondes semblent pratiquement partir de points situés sur le plan 30. Par conséquent, la source 40 ne produit pratiquement aucune onde de pression en des points éloi- gnés dans un plan choisi 30. De même que dans la forme préférée de réalisation, il est inutile que le plan 30 passe par le trou de tir, mais le plan 30 doit seulement être proche de ce trou. Les quantités de gaz explosif mises à feu dans les trois chambres sont telles que le gaz résultant des explosions et s'échappant par les trous d'évent exerce des forces sensiblement égales et opposées sur le corps 41. Pour obtenir ce résultat, on donne aux chambres 42a et 42c sensiblement la même dimension, et on donne à la chambre 42b une dimension égale à peu près au double de celle de la chambre 42a. Ainsi, si les trois chambres sont remplies du même gaz explosif puis mises à feu, la force exercée sur le corps 41 par le gaz s'échappant de la chambre 42a par le trou d'évent 46a est sensiblement égale à la force exercée sur le corps 41 par le gaz s'échappant de la cham- bre 42c par le trou d'évent 46c, et la force exercée sur le corps 41 par le gaz s'échappant de la chambre 42b par le trou d'évent 46b peut être égale à peu près au double de celle exercée par le gaz s'échappant de la chambre 42a. Les trous d'évent 46a, 46b et 46c sont orientés, dans le corps 12, de manière que le sens de la ligne 43b soit sensiblement opposé au sens des lignes 43a et 43c. Ainsi, le gaz s'échappant des trois chambres exerce des forces sensiblement égales et opposées sur le corps 41, de sorte que ce dernier n'est soumis pratiquement à aucune force résultante de recul. Si le centre de gravité du corps 41 se trouve sensiblement sur la ligne 43b et si cette der- nière est sensiblement coplanaire aux lignes 43a et 43c et équidistante de ces dernières, le corps 41 n'est soumis à aucun couple résultant le faisant tourner. Par consé- quent, la production d'ondes sismiques par des explosions de gaz dans les trois chambres ne provoque pas de recul du corps 41 qui ne frappe donc pas la paroi du trou 20 de tir. De même que dans la première forme préférée de réali- sation décrite, le corps 12 peut contenir un nombre quel- conque de chambres, supérieur à 1. S'il ne contient que deux chambres, il est préférable que les mises à feu du gaz contenu dans les deux chambres s'effectuent à des instants différents. Les positions des trous d'évent peu- vent être modifiées de toute manière quelconque par rapport à celles décrites précédemment, pourvu que le recul net du corps 41 soit réduit. Il convient de noter que toutes ces configurations entrent dans le cadre de l'invention. On peut utiliser, comme gaz explosif convenable, un mélange de propane et d'oxygène dans les proportions appropriées pour produire une combustion complète. Pour introduire un tel mélange dans les chambres, on ouvre des valves 58 et 62 de manière que le mélange s'écoule par un conduit 49 qui aboutit aux chambres 42a, 42b et 42c par l'intermédiaire de conduits 48a, 48b et 48c et de clapets de retenue 64a, 64b et 64c, respectivement. Les clapets de retenue ne permettent au gaz de s'écouler que dans un sens et empêchent le gaz contenu dans les chambres de refluer vers les valves 58 et 62. Pour empêcher le mélange gazeux de s'échapper des trois chambres, les trois orifices d'évent sont tels qu'ils débouchent chacun au fond de leur chambre respective, et le trou de tir 20 est rempli d'un liquide 68 tel que de l'eau, afin de retenir le mélange gazeux à l'intérieur des chambres. Des bougies d'allumage 44a, 44b et 44c sont disposées à proximité des extrémités supérieures des chambres afin d'y mettre à feu le gaz. Les bougies d'allumage 44a, 44b et 44c sont allumées aux instants souhaités par un dispositif 54 à décharge capa- citive relié aux bougies par des fils conducteurs 52a, 52b et 52c. Après que les trois chambres ont été remplies du mélange gazeux, les valves 58 et 62 sont fermées. Après les détonations, la valve 58 est ouverte afin que l'oxy- gène, qui est plus léger que le gaz d'échappement, déplace ce dernier à l'intérieur des chambres et le fasse passer dans le milieu 68. La valve 58 est ensuite fermée et la valve 62 est ouverte afin qu'une quantité convenable de propane pénètre dans les trois chambres pour former un mélange combustible convenable. Le cycle suivant de déto- nations et de production d'ondes sismiques peut alors être déclenché. Les figures 3, 4, 5 et 6 représentent plus en détail la forme préférée de réalisation de l'invention. Dans cette forme préférée de réalisation, le corps 12 peut être un cylindre creux fermé à ses deux extrémités. Pour plus de commodité d'assemblage et de réparation, le corps 12 comprend quatre tronçons séparés 12a, 12b, 12c et 12d. La figure 3 est une coupe longitudinale partiellement schématique du tronçon 12a et d'une partie du tronçon 12b. Le tronçon 12a forme la partie supérieure du corps 12 montrée sur la figure 1. Il est constitué d'un cylindre creux fermé à son extrémité supérieure et ouvert à son extrémité inférieure. Une patte 206, au moyen de laquelle le tronçon 12a peut être suspendu convenablement, est fixée à l'extrémité supérieure de ce tronçon 12a. L'extrémité fermée dudit tronçon 12a présente un orifice 14 dans lequel un raccord convenable 202 peut être vissé pour relier de manière étanche la chambre 13 à un tuyau 212 d'air. Dans la forme préférée de réalisation, le percu- teur 16a peut être une plaque mise en forme comme décrit ci-après. Le mécanisme de retenue de la plaque 16a de per- cussion comprend une cloison 103, des électro-aimants 105a, des boulons 107 de retenue et divers boulons et bagues maintenant des contacts étanches entre les divers éléments. La structure de ce mécanisme de retenue apparaît plus clai- rement sur les figures 3, 4 et 5. La figure 4 est une vue de l'extérieur, suivant la ligne 4-4 de la figure 3, de la partie de la source sismique représentée sur la figure 3. La figure 5 est une coupe transversale du tronçon 12a, suivant la ligne 5-5 de la figure 3. Le tronçon 12a pré- sente une ouverture rectangulaire iSa dans laquelle la plaque du percuteur 16a est ajustée étroitement. La sur- face extérieure de la plaque 16a est incurvée de manière que, lorsque cette plaque 16a est ajustée dans le tronçon 12a, elle forme avec ce dernier une surface extérieure cylindrique complète, comme montré sur la figure 5. La plaque du percuteur 16a est plus épaisse que la paroi du tronçon 12a et elle fait saillie dans la chambre 13, à l'intérieur du tronçon 12a. La cloison 103, de forme rec- tangulaire, qui présente un évidement configuré de manière que la partie en saillie de la plaque 16a puisse s'y ajus- ter, est boulonnée sur la paroi intérieure du tronçon 12a, autour de la plaque 16a. Plusieurs trous sont percés dans la plaque 16a et dans la cloison 103 de manière que des boulons 107 de retenue puissent y être introduits à partir du côté de la plaque du percuteur. Chaque boulon 107 com- porte une tête et un corps. Ce dernier est constitué de deux parties, à savoir une partie extrême qui est filetée et une partie médiane qui n'est pas filetée. Les trous de la cloison 103 sont taraudés, tandis que les trous 133 de la plaque 16a du percuteur ne le sont pas. Les tronçons filetés des boulons 107 sont conçus pour s'ajuster étroite- ment dans les trous de la cloison 103 sous l'application d'un couple. Lorsque les boulons 107 sont en place, leurs tronçons filetés sont logés entièrement dans la cloison 103, de sorte que la plaque du percuteur 16a n'est en contact qu'avec la tête et les tronçons non filetés des boulons 107. Les trous 133 de la plaque 16a sont suffisam- ment grands pour que les têtes des boulons 107 puissent y passer, de sorte qu'il ne subsiste aucune partie en saillie lorsque les boulons 107 sont en place. Ainsi, la plaque 16a peut se déplacer.le long de l'axe des boulons 107 sans être gênée par les têtes de ces derniers. Pour empêcher la pla- que du percuteur de se déplacer sur une trop longue dis- tance et de se dégager ainsi du tronçon 12a, des rebords sont réalisés aux extrémités intérieures des trous 133, à proximité de la cloison 103. Grâce au montage décrit ci- dessus, la plaque du percuteur 16a peut se déplacer vers l'extérieur du tronçon 12a sur une distance choisie au bout de laquelle elle est arrêtée lorsque les rebords 135 entrent en contact avec les têtes des boulons 107. Des bagues 117 assurent l'étanchéité entre les surfaces en contact de la plaque du percuteur 16a et du tronçon 12a. 249211 1 La cloison 103 est fixée au tronçon 12a par des boulons 111 et des bagues 113 et 114 assurent l'étanchéité entre les surfaces de contact de la cloison 103 et du tronçon 12a. Pour maintenir la plaque 16a en place jusqu'à ce que la source sismique 10 soit prête à être mise à feu, des électro-aimants 105a sont fixés à la cloison 103. Dans la forme préférée de réalisation, deux électro-aimants sont utilisés pour maintenir la plaque 16a en place. Cha- cun de ces électro-aimants 105a comprend des fils conduc- teurs isolés 125 enroulés autour d'une bobine 127 qui est montée concentriquement sur un noyau 129 de fer doux. Les noyaux 129 comportent des extrémités taraudées qui peuvent être vissées dans des trous ménagés dans la cloison 103, de manière qu'ils rentrent en contact avec la plaque 16a. Les fils 125 sont bobinés en sens opposés dans les deux électro-aimants 105a afin d'empêcher les champs magnétiques de s'annuler. Une plaque 142 de fer doux est fixée par des vis 144 aux électro-aimants 105a afin de fermer le circuit magnétique. Les fils 125 des électro-aimants 105a sont connectés à un câble 10la par lequel du courant peut arri- ver aux deux électro-aimants. De même, des câbles 101b et 101c alimentent en courant des électro-aimants de commande des plaques des percuteurs 16b et 16c des tronçons 12b et 12c. Les trois câbles 101a, 101b et 101c forment un gros câble 101 qui passe à travers l'extrémité fermée du tron- çon 12a au moyen d'un raccord vissé convenable 204 qui assure l'étanchéité. Le câble 101 est relié à des circuits d'allumage décrits ci-après. On peut augmenter la pression régnant dans la chambre 13 en ouvrant une valve 401 qui délivre de l'air comprimé par l'intermédiaire du-tuyau 212. Des trous d'air 109 sont ménagés dans la cloison 103 afin que la pression régnant dans la chambre 13 puisse agir sur la plaque 16a. Des bagues 115 assurent l'étanchéité entre les surfaces de contact de la plaque 16a et de la cloison 103, autour des trous d'air 109. La plaque du percuteur 16a est réalisée en matière ferromagnétique, tandis que le tron- çon 12a et la cloison 103 sont réalisés en acier inoxy- dable non magnétique. D'une manière typique, la force hydrostatique exercée sur la plaque 16a par le milieu 28 est négligeable et insuffisante pour vaincre la force exercée par l'air comprimé contenu dans la chambre 13. Lorsque les électro-aimants 105a sont alimentés en courant par l'intermédiaire du cable lOla, la force d'attraction magnétique exercée sur la plaque 16a est suffisante pour vaincre la force exercée sur cette même plaque 16a par l'air comprimé contenu dans la chambre 13 et agissant par les trous d'air 109. Lorsque le courant arrivant aux électro-aimants 105 par le câble lOla est coupé, la plaque 16a n'est plus retenue. Par conséquent, elle commence à s'éloigner de la cloison 103, ce qui rompt l'étanchéité du joint 115. L'air comprimé remplit tout le volume compris entre la cloison et la plaque du percuteur, ce volume étant dégagé par le mouvement de la plaque. Par conséquent, l'air comprimé de la chambre 13 peut agir sur la face 17a de la plaque 16a et exerce donc une grande force sur cette der- nière. La plaque 16a du percuteur se déplace alors vers l'extérieur à grande vitesse jusqu'à ce qu'elle frappe contre la partie 24 de la paroi 21, comme montré.sur la figure 1. La bague 117 empêche l'air comprimé de fuir autour de la plaque du percuteur. Les boulons 107 de rete- nue limitent le mouvement de la plaque du percuteur vers l'extérieur et empêchent la perte de cette plaque. Dans le tronçon 12c, la plaque du percuteur 16c et le mécanisme commandant le mouvement de cette plaque 16c sont analogues à ceux du tronçon 12a. Dans le tronçon 12b reliant les tronçons 12a et 12c, la plaque du percu- teur 16b et le mécanisme de commande sont également de construction analogue, sauf que l'aire de la face 17b est égale à peu près au double de celle de la face 17a et que la plaque 16b se déplace sensiblement en sens opposé à celui de la plaque 16a. La partie supérieure 12b' du tronçon 12b forme un cylindre creux dont le diamètre extérieur est à peu près égal au diamètre intérieur du tronçon 12a. Cette partie supérieure 12b' peut être intro- duite dans l'extrémité inférieure du tronçon 12a et les deux tronçons peuvent être fixés l'un à l'autre par des boulons 121. Une bague 123 assure l'étanchéité entre. les surfaces de contact des tronçons. Le tronçon 12c comporte une partie supérieure analogue à la partie 12b' et il peut être relié au tronçon 12b de la même manière. La figure 6 montre la liaison entre les tronçons 12c et 12d. Le tronçon 12d se présente sous la forme d'un corps cylindrique dont la partie supérieure présente un plus petit diamètre que la partie inférieure. Le diamètre de la partie supérieure du tronçon 12d est à peu près égal au diamètre intérieur du tronçon 12c de sorte que cette partie supérieure peut être introduite dans le fond du tronçon 12c pour fermer l'extrémité inférieure de ce dernier. Les tronçons 12c et 12d sont boulonnés l'un à l'autre par des boulons 129 et une bague 131 assure l'étanchéité entre les surfaces de contact des deux tronçons. Il peut être souhaitable de libérer les percu- teurs 16a, 16b et 16c pour qu'ils frappent la paroi 21 à des instants différents. On peut parvenir à ce résultat en coupant à des instants différents le courant des électro- aimants retenant les percuteurs respectifs, comme montré sur la figure 7. Le cycle de coupure du courant avec des retards choisis pour les électroaimants afin de libérer les trois percuteurs peut être appelé un cycle d'allumage. Lors de la préparation du cycle d'allumage, des commuta- teurs électroniques 309a, 309b et 309c sont placés en posi- tion de marche afin qu'une source 313 d'alimentation four- * nisse du courant aux électro-aimants 105a, 105b et 105c qui retiennent en position les plaques des trois percuteurs. Les retards ou temporisations de la coupure du courant des électroaimants 105a, 105b et 105c sont établis dans des éléments correspondants 311a, 311b et 311c de réglage. Pour déclencher le cycle d'allumage, on place en position de marche un commutateur 303 de déclenchement du cycle. Une impulsion de déclenchement, provenant d'un générateur 301, est alors appliquéeà des horloges 305a, 305b et 305c. L'horloge 305a est déclenchéepar l'impulsion et le temps calculé par cette horloge 105a est contrôlé par un compteur 307a. Ce dernier compare en continu le retard établi dans l'élément 311a de réglage et le temps de l'horloge 305a. Lorsque le temps de l'horloge 305a atteint le retard établi dans l'élément 311a de réglage, le compteur 307a émet une impulsion qui provoque l'ouverture du commutateur électro- nique 309a et, par conséquent, coupe le courant des électro- aimants 105a et libère la plaque du percuteur 16a. Le courant d'alimentation des électro-aimants 105b et 105c est coupé de la même manière après que les retards établis dans les éléments 311b et 311c de réglage ont été atteints. Le circuit montré sur la figure 7 peut également être utilisé pour introduire des retards dans l'allumage du gaz contenu dans les chambres 42a, 42b et 42c de la source sismique 40 montrée sur la figure 2. Au lieu d'être connectés à des électro-aimants, les commutateurs électro- niques 309a, 309b et 309c sont connectés aux bougies d'al- lumage 44a, 44b et 44c, respectivement. Ces commutateurs électroniques 309a, 309b et 309c sont en position d'arrêt lorsque le cycle d'allumage commence, et des impulsions provenant des compteurs 307a, 307b et 307c font passer les commutateurs respectifs en position de marche de manière que du courant soit fourni aux bougies d'allumage corres- pondantes. Outre ces modifications, le circuit montré sur la figure 7 déclenche l'allumage de la source 40 de la même manière qu'il le fait avec la source 10. Comme décrit précédemment, le recul du corps 12, provoqué par le mouvement du percuteur 16b, est sensible- ment annulé par le recul provoqué par les mouvements des percuteurs 16a et 16c après que les trois percuteurs ont été libérés. Si les trois percuteurs sont libérés à des instants différents, un bref intervalle de temps peut 24 92111 exister entre les libérations, intervalle pendant lequel le recul net du corps 12 n'est pas nul. Si cet intervalle de temps est court, le corps 12 ne s'est pas suffisamment déplacé pour frapper la paroi 21 avant que les libérations suivantes équilibrent et annulent la totalité du recul du corps 12. Etant donné que les plaques des percuteurs 16a, 16b et 16c sortent du corps seulement sur de faibles dis- tances, le changement de volume de la chambre 13 entre les mises à feu est négligeable et il ne provoque pas une diminution sensible de la pression régnant dans la chambre 13 au cours des mises à feu suivantes. Pour ramener les plaques des percuteurs 16a, 16b et 16c dans leurs positions initiales précédant la mise à feu, on ferme la valve 401 montrée sur la figure 3 et on ouvre la valve 402 de manière que le tuyau 212 d'air soit relié à une source de vide pour qu'une dépression apparaisse dans la chambre 13. Lorsque la pression régnant dans la chambre 13 descend au-dessous de la pression atmosphérique, les plaques des percuteurs 16a, 16b et 16c sont ramenées vers le corps 12 jusqu'à ce qu'elles portent de nouveau contre les électro-aimants. Les commutateurs électroniques 309a, 309b et 309c montrés sur la figure 7 sont placés en position de marche et les forces d'attraction magnétiques exercées par les électro-aimants retiennent de nouveau les plaques des percuteurs. La source sismique 10 est alors prête à un autre cycle d'allumage et de production d'ondes sismiques de cisaillement. On a montré précédemment que, si une source sis- mique ponctuelle unidirectionnelle est utilisée comme source d'ondes de cisaillement, aucune onde depression, mais uniquement des ondes de cisaillement atteignent des points d'observation éloignés, situés sur un plan contenant la source ponctuelle et orienté perpendiculairement à la direction de la force exercée par la source. Typiquement, des ondes de cisaillement comprises dans une certaine bande de fréquences sont produites par des sources sismiques ponctuelles unidirectionnelles. Dans certains cas, il peut être souhaitable d'accroître la production d'ondes de cisaillement ayant certaines fréquences de cette bande et d'atténuer la production d'ondes de cisaillement ayant d'autres fréquences dans cette même bande. La terre atténue davantage les ondes de cisaillement à haute fréquence que les ondes de cisaillement à basse fréquence. Par conséquent, si des ondes de cisaillement à la fois à haute fréquence et à basse fréquence sont produites, les réflexions des ondes de cisaillement à basse fréquence détectées ont générale- ment des amplitudes supérieures à celles des réflexions des ondes de cisaillement à haute fréquence, de sorte que l'information transportée par les réflexions à haute fré- quence peut ne pas être aisément récupérée. Par conséquent, il peut être souhaitable d'accroître la production d'ondes de cisaillement à haute fréquence et d'atténuer -la produc- tion d'ondes de cisaillement à basse fréquence. Ce résultat peut être obtenu par la combinaison d'un certain nombre de sources sismiques ponctuelles unidirectionnelles, comme décrit ci-après. Les figures 8A à 8C montrent comment trois sources sismiques ponctuelles unidirectionnelles peuvent être uti- lisées, dans une forme préférée du procédé de l'invention, pour accroître la production d'ondes de cisaillement ayant certaines fréquences choisies et pour atténuer la produc- tion d'ondes de cisaillement ayant d'autres fréquences. Un système de coordonnées xyz est choisi de manière que le plan yz soit le plan d'observation. Les sources sismiques doivent être appliquées de manière que pratiquement aucune onde de pression ne soit observée en un point quelconque du plan yz, éloigné des sources sismiques. Trois sources ponctuelles S1, S2 et S3 sont choisies de manière à être sensiblement colinéaires, et de manière également que la source ponctuelle S2 se trouve entre les sources ponctuel- les S, et S3 et qu'elle en soit sensiblement équidistante. Dans le procédé préféré, la source S2 est située à l'origine. 2 4 92 1 1 1 La source S1 est sur le côté négatif de l'axe z, à une distance H audessous de la source S2, et la source S3 est sur le côté positif de l'axe z, à une distance H au- dessus de la source S2. On choisit des lignes ou directions 301, 302 et 303 de manière qu'elles soient sensiblement parallèles à l'axe x et qu'elles passent par les sources ponctuelles S1, S2 et S3, respectivement. Les trois lignes sont donc à peu près perpendiculaires au plan yz. Les lignes 301 et 303 sont représentées comme étant orientées dans le sens négatif de la direction x et la ligne 302 est orientée dans le sens positif de la direction x. La ligne 302 peut être considérée comme ayant un sens opposé à celui des lignes 301 et 303. Une source sismique ponctuelle unidirectionnelle est placée en SI et est utilisée pour appliquer une première force suivant la ligne 301 afin de produire une première onde de cisaillement 311 dans le plan yz, cette onde pou- vant être observée en un point éloigné 0 d'observation situé sur le plan yz. Une deuxième source sismique ponc- tuelle unidirectionnelle est placée au point S2. Après l'écoulement d'un intervalle de -temps choisi T consécutif à l'application de la première force, la deuxième source sismique peut être utilisée pour appliquer une deuxième force suivant la ligne 302. Cette deuxième force a une amplitude égale sensiblement au double de celle de la première force. Une deuxième onde 312 de cisaillement est ainsi produite et également observée au point 0. La deuxième onde de cisaillement 312 est en retard par rapport à la première onde de cisaillement 311. Le déphasage entre les deux ondes de cisaillement dépend de l'intervalle de temps choisi T et de l'écartement H des sources ponctuelles SI et S2. Une troisième source sismique unidirectionnelle est placée au point S3. Après que sensiblement le même intervalle de temps choisi T s'est écoulé, consécutivement à l'application de la deuxième force, la troisième source sismique est utilisée pour appliquer une troisième force en S3, suivant la ligne 303, cette troisième force ayant une amplitude sensiblement égale à celle de la première force. Une troisième onde 313 de cisaillement est ainsi produite dans le plan yz, cette onde étant également obser- vée au point 0. La troisième onde 313 de cisaillement est en retard par rapport à la deuxième onde 312 de cisaille- ment, le déphasage entre ces deux ondes dépendant égale- ment de l'intervalle de temps T et de l'écartement H des sources ponctuelles S2 et S3. L'intervalle de temps sépa- rant les applications des première et deuxième forces est sensiblement égal à l'intervalle de temps séparant les applications des deuxième et troisième forces. L'écarte- ment des sources ponctuelles correspondant aux première et deuxième forces est sensiblement égal à l'écartement des sources ponctuelles correspondant aux deuxième et troisième forces. Par conséquent, le déphasage, au point 0, entre les ondes de cisaillement 311 et 312 est sensiblement égal au déphasage, au même point 0, entre les ondes de cisaille- ment 312 et 313. Les trois ondes de cisaillement 311, 312 et 313 interfèrent donc pour produire une résonance au point 0, ce qui accroît la production des ondes de cisail- lement ayant des fréquences égales aux fréquences de réso- nance ou proches de ces fréquences, et ce qui atténue la production d'ondes de cisaillement ayant d'autres fréquen- ces. Les fréquences de résonance peuvent être exprimées au moyen de l'intervalle de temps T, de l'écartement H et de la position du point d'observation O, d'une manière classique, par une analyse de Fourier. Les appareils décrits précédemment en regard des figures 1 et 2 peuvent être utilisés dans ce procédé. Dans le cas o les trois sources ponctuelles coïncident sensiblement de manière à n'être pratiquement pas écartées les unes des autres, les trois ondes de cisail- lement 311, 312 et 313 interfèrent encore pour produire une résonance. Les fréquences de résonance dépendent dans ce cas uniquement de l'intervalle de temps T, et non plus de la position du point O d'observation. Les fréquences de résonance et l'intervalle de temps T sont en relation inverse, de sorte qu'un accroissement du retard provoque une dimi- nution des fréquences de résonance. Ce dispositif peut donc être accordé par variation de l'intervalle de temps T. Si les trois forces sont appliquées à peu près en même temps de manière qu'il n'existe pratiquement pas d'intervalle de temps, les trois ondes de cisaillement interfèrent encore pour produire une résonance. Cependant, dans ce cas, les fréquences de résonance dépendent de la position du point O d'observation ainsi que de l'écarte- ment spatial H. En des points d'observation situés sur l'axe z, le déphasage entre les trois ondes de cisaillement est maximal et les fréquences de résonance ont les valeurs les plus faibles. L'angle formé entre le demi-axe négatif z et la ligne partant de l'origine et passant par le point O d'observation peut être appelé la distance angulaire du point O. Lorsque la distance angulaire du point O augmente, les fréquences de résonance augmentent également. En des points d'observation situés sur l'axe y, o la distance angulaire est de 90 , les trois ondes de cisaillement s'annulent pratiquement. Pour une distance angulaire donnée, autre que 90 , les fréquences de résonance sont en relation inverse avec l'écartement spatial H, de sorte que le dis- positif peut être accordé par variation de l'écartement spatial. Comme montré sur les figures 8A à 8C, la force appliquée en premier, dans le temps, est appliquée en S1 qui est, parmi les sources ponctuelles, celle se trouvant le plus près du point 0. Par conséquent, l'onde de cisail- lement produite atteint le point 0 avant les deux autres ondes de cisaillement, en raison à la fois de l'écartement spatial H et de l'intervalle de temps T. Ainsi, les dépha- sages entre les ondes de cisaillement, dus à l'écartement spatial, s'ajoutent à ceux dus à l'intervalle de temps. Si la force appliquée en premier, dans le temps, est appliquée en S3, qui est celle, des sources ponctuelles, la plus éloignée du point O, au moment o les ondes de cisaillement sont produites aux pointsS, et S2, l'onde de cisaillement provenant du point S3'a parcouru au moins une partie de la distance supplémentaire qu'elle doit parcourir pour atteindre le point O par rapport aux ondes de cisaillement provenant de S, et Si. Par conséquent, les déphasages entre les ondes de cisaillement dus à l'inter- valle de temps T sont soustraits de ceux dus à l'écarte- ment spatial. Le dispositif sismique montré sur les figures 8A à 8C peut être considéré comme un dispositif à résonance caractérisé par l'intervalle de temps T, l'écartement spa- tial H et l'ordre de mise à feu. Ce dispositif à résonance possède un certain groupe de fréquences de résonance. Si l'on souhaite augmenter la production d'ondes de cisaille- ment sur une bande de fréquences plus large que ce groupe de fréquences de résonance, on peut utiliser, avec le dispositif à résonance précédent, un autre dispositif à résonance ayant des caractéristiques d'intervalle de temps et d'écartement spatial différentes. Bien que les ondes de cisaillement d'un système à résonance interfèrent avec les ondes de cisaillement d'un autre système à résonance, le résultat net de cette interférence est équivalent à celui qui serait obtenu si les deux dispositifs à résonance agissaient de manière tout à fait indépendante l'un de l'autre, de sorte que les fréquences de résonance résul- tantes comprennent les deux groupes de fréquences de réso- nance provenant des deux systèmes à résonance. Les figures 9A et 9B montrent comment deux sour- ces sismiques unidirectionnelles peuvent être combinées pour accroître la production d'ondes de cisaillement ayant des fréquences choisies et pour atténuer la production d'ondes de cisaillement ayant d'autres fréquences. Le plan yz constitue de nouveau le plan d'observation dans lequel pratiquement aucune onde de pression n'est produite en des points de ce plan éloignés des sources sismiques. La source ponctuelle S se trouve sensiblement à l'origine. Une pre- mière source sismique, placée en S est utilisée pour appli- quer une première force sensiblement le long du demi-axe positif x afin de produire une première onde de cisaille- ment. Une seconde source sismique est placée en S. Au bout d'un intervalle de temps choisi T' consécutif à l'applica- tion de la première force, la seconde source est utilisée pour appliquer une seconde force sensiblement égale et opposée à la première force afin de produire une seconde onde de cisaillement. En tout point d'observation O se trouvant dans le plan yz, la seconde onde de cisaillement est en retard sur la première onde de cisaillement. Les deux ondes de cisaillement interfèrent pour produire une résonance. Les fréquences de résonance ne dépendent que de l'intervalle de temps T' et élles sont indépendantes de la position du point O d'observation. Les fréquences de résonance sont en relation inverse avec T' et elles peuvent être exprimées à l'aide de T' par une analyse de Fourier. Par conséquent, le dispositif peut être accordé par variation de l'intervalle de temps. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à l'appareil décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Appareil pour produire des ondes sismiques de cisaillement dans un plan choisi (30) dont une partie est proche d'un trou (20) de tir, de manière que pratiquement aucune onde de pression ne soit produite en des points du plan choisi (30), éloignés du trou de tir, l'appareil étant caractérisé en ce qu'il comporte un corps (12) conçu pour être suspendu dans le trou de tir, et des moyens reliés au corps et destinés à appliquer plusieurs forces à la paroi (21) du trou, suivant des lignes (19a, 19b, 19c) sensiblement perpendiculaires au plan choisi,de manière que pour au moins l'une des forces appliquées, les moyens d'application de forces exercent une autre force suivant une ligne sensiblement opposée à celle de ladite force appliquée afin que le recul net du corps soit réduit. 2. Appareil selon la revendication 1, caracté- risé en ce que les moyens d'application de forces sont tels qu'au moins deux desdites forces sont appliquées à des instants choisis et différents, tels que lesdites forces soient appliquées avant tout contact, par l'effet du recul, entre le corps et la paroi (21) du trou de tir. 3. Appareil selon la revendication 1, caracté- risé en ce que les forces sont appliquées à peu près simultanément. 4. Appareil selon la revendication 1, caracté- risé en ce que les moyens d'application de forces sont tels que le recul net du corps, après l'application desdites forces, est pratiquement nul. 5. Appareil selon la revendication 1, caracté- risé en ce que le couple net appliqué au corps, autour du centre de gravité de ce dernier après l'application des forces, est pratiquement nul. 6. Appareil de production d'ondes sismiques de cisaillement dans un plan choisi (30) dont une partie est proche d'un trou (20) de tir, de manière que pratiquement aucune onde de pression ne soit produite en des points du plan choisi, éloignés du trou de tir, l'appareil étant caractérisé en ce qu'il comporte un corps allongé (41) conçu pour être suspendu dans un milieu (68) remplissant le trou de tir, ce corps comportant plusieurs comparti- ments (42a, 42b, 42c) pouvant contenir un gaz explosif et présentant des trous d'évent correspondants (46a, 46b, 46c) par lesquels ils communiquent avec ledit milieu (68), les trous d'évent étant situés, dans le corps, de manière que, dans le cas o le gaz explosif contenu dans chacun des compartiments explose, les trajets d'échappement du gaz soient sensiblement perpendiculaires au plan choisi et que le gaz provenant d'au moins un trou d'évent (46b) s'échappe en sens sensiblement opposé à celui de l'échappe- ment des gaz provenant des autres trous d'évent (46a, 46c) afin que le recul net du corps soit réduit. 7. Appareil selon la revendication 6, caracté- risé en ce que les volumes des compartiments du corps sont tels que, une fois que le gaz explosif a explosé dans tous les compartiments, le recul net du corps est pratiquement nul. 8. Appareil selon la revendication 7, caracté- risé en ce que-les trous d'évent sont disposés dans le corps de manière que, après que les gaz explosifs ont détoné dans chacun des compartiments, le couple net appli- qué au corps, et autour du centre de gravité de ce dernier, soit pratiquement nul. 9. Appareil selon la revendication 6, caracté- risé en ce qu'il comporte des organes destinés à faire exploser le gaz explosif dans chacun des compartiments, à des instants choisis pour chacun desdits compartiments, afin que les gaz explosifs contenus dans les compartiments puissent être mis à feu les uns à la suite des autres, avec des intervalles de temps prédéterminés entre les détonations. 10. Appareil selon la revendication 9, caracté- risé en ce que les organes faisant exploser les gaz explosifs 249211 1 comprennent plusieurs bougies d'allumage (44a, 44b, 44c) disposées chacune dans un compartiment différent afin de faire détoner le gaz explosif que ce compartiment contient, une source (54) d'alimentation en courant des bougies d'allumage, et plusieurs circuits de temporisation montés chacun entre la source d'alimentation et une bougie d'al- lumage différente afin de faire passer du courant dans les bougies pour produire des étincelles aux instants choisis respectifs, chaque circuit comprenant un élément (311a, 311b, 311c) de réglage de l'instant de détonation du gaz dans le compartiment respectif, une horloge (305a, 305b, 305c), un compteur (307a, 307b, 307c) relié à l'élé- ment de réglage de temps et à l'horloge afin de produire une impulsion lorsque le temps de l'horloge est sensible- ment égal au temps établi dans l'élément de réglage, et un commutateur (309a, 309b ou 309c) connecté au compteur et entre la bougie d'allumage correspondante et la source d'alimentation, ce commutateur, sous la commande de l'im- pulsion provenant du compteur, faisant passer le courant de la source d'alimentation vers la bougie d'allumage correspondante. 11. Appareil pour produire des ondes sismiques de cisaillement dans un plan choisi (30) dont une partie est proche d'un trou (20) de tir, de manière que pratique- ment aucune onde de pression ne soit produite en des points du plan choisi, éloignés du trou de tir, l'appareil étant caractérisé en ce qu'il comporte plusieurs percuteurs (16a, 16b, 16c) et un corps allongé (12) conçu pour être suspendu dans le trou de tir et pour contenir un gaz sous haute pression, le corps présentant plusieurs canaux (15a,15b, c) dans chacun desquels peut coulisser l'un des percu- teurs, ces canaux étant disposés de manière que, si les percuteurs sont propulsés vers l'extérieur dans lesdits canaux par le gaz comprimé dans le corps, ils se déplacent suivant des lignes (19a, 19b, 19c) sensiblement perpendi- culaires au plan choisi, la ligne (19b) suivie par au moins 249211 1 un percuteur (16b) ayant un sens pratiquement opposé à celui des lignes (19a, 19c) suivies par les autres percu- teurs (16a, 16c), de sorte que le recul net du corps est réduit. 12. Appareil selon la revendication 11, carac- térisé en ce qu'il comporte un dispositif de retenue libérable destiné à retenir les percuteurs jusqu'à ce qu'ils soient mis à feu. 13. Appareil selon la revendication 12, caracté- risé en ce que les percuteurs sont réalisés en matière ferromagnétique et en ce que le corps est réalisé en matière non ferromagnétique. 14. Appareil selon la revendication 13, caracté- risé en ce que le dispositif de retenue libérable comprend plusieurs électro-aimants (105a,105b,105c) fixés au corps, à proximité des canaux, afin de retenir les percuteurs, une source d'alimentation reliée aux électro-aimants, et plusieurs moyens de libération montés chacun entre la source d'alimentation et les électro-aimants afin de rete- nir l'un des percuteurs de façon que chacun des percuteurs soit libéré séparément et à un instant choisi pour ce per- cuteur. 15. Appareil selon la revendication 14, caracté- risé en ce que chaque moyen de libération comprend un élément (311a, 311b ou 311c) de réglage du temps de mise à feu d'un percuteur à libérer, une horloge (305a, 305b ou 305c), un compteur (307a, 307b ou 307c) connecté à l'élé- ment de réglage de temps et à l'horloge et destiné à produire une impulsion au moment o le temps de l'horloge est sensiblement le même que le temps établi dans l'élément de réglage, et un commutateur (309a, 309b ou 309c) connec- té au compteur et entre la source d'alimentation et les électro-aimants qui retiennent-le percuteur à libérer, ce commutateur étant commandé par l'impulsion provenant du compteur afin de couper le courant circulant de la source d'alimentation vers les électro-aimants. 16. Appareil selon la revendication 11, caracté- risé en ce qu'il comporte en outre plusieurs boulons (107) de retenue reliés rigidement au corps et pouvant coulisser sur les percuteurs, afin de limiter les distances sur les- quelles les percuteurs peuvent se déplacer vers l'extérieur du corps pour frapper la paroi du trou de tir, de façon que les percuteurs puissent être aisément remis en posi- tion pour des mises à feu répétées. 17. Appareil selon la revendication 16, caracté- risé en ce que chaque percuteur peut se déplacer de manière étanche dans le canal correspondant et est dimensionné de manière à pouvoir se déplacer vers l'extérieur pour frap- per la paroi (21) du trou de tir lors de la mise à feu, et de manière à revenir en position d'attente de mise à feu, sans rupture de son contact étanche avec le canal correspondant. 18. Appareil pour produire des ondes sismiques de cisaillement dans un plan choisi (30) dont une partie est proche d'un trou (20) de tir, la paroi (21) de ce dernier comportant deux parties (22, 24) sensiblement parallèles entre elles, aucune onde de pression n'étant produite en des points du plan choisi éloignés du trou de tir, l'appa- reil étant caractérisé en ce qu'il comporte plusieurs plaques ferromagnétiques (16a, 16b, 16c) formant les per- cuteurs, un cylindre creux et non ferromagnétique (12) fermé à ses deux extrémités de façon à former une chambre (13) et destiné à être suspendu dans le trou de tir et à contenir un gaz sous haute pression, la surface cylindrique de ce cylindre présentant plusieurs canaux (15a, 15b, 15c) conçus chacun pour qu'une plaque de percuteur puisse y coulisser de manière étanche, les canaux étant disposés dans le cylindre de manière que les plaques de percuteurs, lorsqu'elles sont propulsées par un gaz comprimé, se dépla- cent suivant des lignes (19a, 19b, 19c) sensiblement per- pendiculaires au plan choisi afin de frapper les deux par- ties (22, 24) de la paroi du trou de tir, au moins l'une (16b) des plaques de percuteurs se déplaçant en sens opposé à celui des autres plaques (16a, 16c) de percuteurs, un élément (401) d'alimentation en gaz comprimé étant relié à la chambre ménagée dans le cylindre, des boulons (107) de retenue étant reliés rigidement au cylindre et aux pla- ques de percuteurs, de manière à pouvoir coulisser par rapport à ces dernières afin de limiter la distance sur laquelle lesdites plaques peuvent se déplacer vers l'exté- rieur lorsqu'elles sont mises-à feu pour frapper les deux parties (22, 24) de paroi, plusieurs électro-aimants (105a, 105b, 105c) étant fixés au cylindre, à proximité des canaux, ces électro-aimants étant disposés de manière que chaque plaque de percuteur soit en contact avec deux électroaimants et qu'elle soit ainsi retenue par la force magnétique exercée par ces deux électro-aimants, une source d'alimentation étant reliée aux électro-aimants et plusieurs dispositifs de libération, montés chacun entre la source d'alimentation et les deux électro-aimants en contact avec l'une des plaques de percuteurs, étant desti- nés à libérer lesdites plaques à des instants choisis pour chacune des plaques, afin que toutes les plaques des percu- teurs puissent être libérées à des instants différents. 19. Appareil selon l'une des revendications 11 et 18, caractérisé en ce que la somme des aires des sections droites des canaux recevant les percuteurs se déplaçant dans un sens est sensiblement égale à la somme des aires des sections droites des canaux recevant les percuteurs se déplaçant en sens sensiblement opposé, de sorte que le recul net du corps, après la libération de tous les percu- teurs, est pratiquement nul. 20. Appareil selon la revendication 19, caracté- risé en ce que les canaux sont disposés dans le corps de manière que, après la libération de tous les percuteurs, le couple net exercé sur le corps, autour de son centre de gravité, soit pratiquement nul. 21. Appareil selon la revendication 18, caractérisé en ce que chaque dispositif de libération comprend un élément (311a, 311b, 311c) de réglage du temps de mise à feu d'un percuteur à libérer, une horloge (305a, 305b ou 305c), un compteur (307a, 307b ou 307c) connecté à l'élément de réglage de temps et à l'horloge et destiné à produire une impulsion lorsque le temps de l'horloge est sensiblement le même que le temps établi dans l'élément de réglage, et un commutateur (309a, 309b ou 309c) connecté au compteur et entre la source d'alimentation et les deux électro- aimants en contact avec le percuteur à libérer, ce commuta- teur étant commandé par l'impulsion provenant du compteur afin de couper le courant circulant de la source d'alimen- tation vers les deux électro-aimants. 22. Procédé de production d'ondes sismiques de cisaillement dans une zone de terrain, de manière que pra- tiquement aucune onde de pression ne soit produite dans certaines parties d'un plan choisi (30) situé dans ladite zone, le procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à appliquer une première force en une première source ponctuelle(Sl)se trouvant sensiblement dans le plan choisi, cette première force s'exerçant suivant une première ligne (301) qui est à peu près perpendiculaire au plan choisi, afin de produire une première onde de cisaillement dans le plan choisi, à appliquer une deuxième force, en une seconde source ponctuelle choisie (S2), située sensible- ment dans le plan choisi, cette deuxième force s'exerçant suivant une deuxième ligne (302) de sens sensiblement opposé à celui de la ligne de la première force, la deuxième force ayant une amplitude sensiblement égale au double de l'amplitude de la première force, de manière à produire dans le plan choisi une deuxième onde de cisaille- ment qui, en tout point éloigné d'observation (O) situé dans le plan choisi, est en déphasage arrière prédéterminé sur la première onde de cisaillement, et à appliquer une troisième force en une troisième source ponctuelle choisie (S3), située sensiblement dans le plan choisi, cette troisième force s'exerçant suivant une troisième ligne (303) dont le sens est sensiblement opposé à celui de la ligne de la deuxième force, ladite troisième force ayant une amplitude sensiblement égale à celle de la première force, de manière à produire, dans le plan choisi, une troisième onde de cisaillement qui, au point d'observation distant, présente le même déphasage arrière prédéterminé sur la deuxième onde de cisaillement afin que les première, deuxième et troisième ondes de cisaillement interfèrent de façon voulue au point distant d'observation pour pro- duire une résonance. 23. Procédé selon la revendication 22, caracté- risé en ce qu'il consiste à choisir un intervalle de temps (T) et en ce que les opérations d'application des première et deuxième forces sont séparées par ledit intervalle de temps choisi, les opérations d'application des deuxième et troisième forces étant également séparées sensiblement par le même intervalle de temps choisi. 24. Procédé selon la revendication 22, caracté- risé en ce que la deuxième source ponctuelle est sensible- ment colinéaire aux première et troisième sources ponctuel- les et est équidistante de ces deux sources. 25. Procédé pour produire des ondes sismiques de cisaillement dans une zone de terrain, de manière que pra- tiquement aucune onde de pression ne soit produite dans certaines parties d'un plan choisi. (30) situé dans ladite zone, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à appliquer une première force en une source ponctuelle (S) située sensiblement dans le plan choisi, cette force sui- vant une ligne sensiblement perpendiculaire au plan choisi afin de produire une première onde de cisaillement dans le plan choisi, et à appliquer une seconde force sensiblement égale et opposée à la première force, avec un retard choisi sur ladite première force, sensiblement à la même source ponctuelle, de manière à produire une seconde onde de cisaillement dans le plan choisi afin qu'en tout point (O) d'observation éloigné, dans le plan choisi, la seconde onde de cisaillement interfère avec la première onde de cisail- lement pour produire une résonance. 26. Procédé selon la revendication 25, caracté- risé en ce qu'il consiste en outre à sélectionner un inter- valle de temps (T') tel que les fréquences de la résonance produite par l'interférence des première et seconde ondes de cisaillement aient les valeurs souhaitées, ces fréquen- ces de résonance ne dépendant que de l'intervalle de temps sélectionné et étant en relation inverse avec cet inter- valle. 27. Procédé pour produire des ondes sismiques de cisaillement dans une zone de terrain, de manière que pra- tiquement aucune onde de pression ne soit produite dans certaines parties d'un plan choisi (30) situé dans ladite zone, le procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à appliquer une première force à une source ponctuelle (S) située sensiblement dans le plan choisi, cette première force étant orientée suivant une ligne sensiblement perpen- diculaire au plan choisi pour produire une première onde de cisaillement dans ledit plan, à appliquer, à la fin d'un intervalle de temps choisi partant de l'application de la première force, une deuxième force sensiblement à la même source ponctuelle (S) et suivant une ligne de direc- tion sensiblement opposée à celle de la ligne de la pre- mière force, la deuxième force ayant une amplitude sensi- blement égale au double de l'amplitude de la première force, afin de produire une deuxième onde de cisaillement dans le plan choisi, et à appliquer, sensiblement après le même intervalle de temps sélectionné partant de l'applica- tion de la deuxième force, une troisième force sensible- ment à la même source ponctuelle (S) et suivant sensible- ment la même ligne que celle de la première force, cette troisième force ayant une amplitude sensiblement égale à celle de la première force, afin de produire une troisième onde de cisaillement dans le plan choisi de manière qu'en tout point (O) d'observation distant, situé dans le plan choisi, les première, deuxième et troisième ondes de cisail- lement interfèrent entre elles pour produire une résonance. 28. Procédé selon la revendication 27, caracté- risé en ce qu'il consiste en outre à sélectionner un inter- valle de temps (T') tel que les fréquences de la résonance produite par l'interférence des trois ondes de cisaillement aient les valeurs souhaitées, ces fréquences de résonance ne dépendant que de l'intervalle de temps sélectionné auquel elles sont inversement proportionnelles. 29. Procédé pour produire des ondes sismiques de cisaillement dans une zone de terrain, de manière que pra- tiquement aucune onde de pression ne soit produite dans certaines parties d'un plan choisi (30) situé dans la zone, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à appli- quer une première force en une première source ponctuelle (SI) située sensiblement dans le plan choisi, cette pre- mière force suivant une ligne (301) qui est sensiblement perpendiculaire au plan choisi, afin de produire une pre- mière onde de cisaillement dans le plan choisi, à appliquer une deuxième force en une deuxième source ponctuelle choi- sie (S2), située sensiblement dans le plan choisi, cette deuxième force suivant une ligne (302) de sens sensiblement opposé à celui de la ligne de la première force et ladite deuxième force ayant une amplitude sensiblement égale au double de l'amplitude de la première force, afin de pro- duire une deuxième onde de cisaillement dans le plan choisi, et à appliquer une troisième force en une troisième source ponctuelle (S3) qui est choisie de manière que la deuxième source ponctuelle soit sensiblement colinéaire aux pre- mière et troisième sources ponctuelles et équidistantes de celles-ci, le sens de la ligne (303) de la troisième force étant sensiblement opposé à celui de la ligne de la deuxième force et la troisième force ayant une amplitude sensiblement égale à celle de la première force, afin de produire une troisième onde de cisaillement dans le plan choisi de manière que, en tout point distant (O) d'obser- vation situé dans le plan choisi, les première, deuxième et troisième ondes de cisaillement interfèrent pour pro- duire une résonance. 30. Procédé selon la revendication 29, caracté- risé en ce qu'il consiste à choisir les distances (H) comprises entre les trois sources ponctuelles de manière que les fréquences de la résonance produite par l'inter- férence des trois ondes de cisaillement aient les valeurs souhaitées, de façon que, en des points distants d'obser- vation situés dans le plan, ces fréquences de résonance augmentent avec la distance angulaire du point d'observa- tion, mais soient inversement proportionnelles aux dis- tances comprises entre les sources ponctuelles. 31. Procédé selon la revendication 29, caracté- risé en ce qu'il consiste à sélectionner un intervalle de temps (T) et en ce que l'application de la première force précède l'application de la deuxième force dudit intervalle de temps sélectionné (T), l'application de la deuxième force précédant l'application de la troisième force sensiblement du même intervalle de temps. 32. Procédé selon la revendication 31, caracté- risé en ce que la première force est appliquée à la source ponctuelle (Sl) la plus proche du point d'observation et en ce que la troisième force est appliquée à la source ponctuelle (Sa) la plus éloignée du point d'observation, de manière que les déphasages entre les trois ondes de cisaillement, dus aux intervalles de temps compris entre les opérations d'application des forces, soient ajoutés aux déphasages entre les trois ondes de cisaillement dus aux écartements spatiaux des trois sources ponctuelles, en diminuant les fréquences de résonance. 33. Procédé selon la revendication 31, caracté-. risé en ce que la troisième force est appliquée à la source ponctuelle la plus proche du point d'observation et en ce que la première force est appliquée à la source ponctuelle 2 4 921 1 1 la plus éloignée du point d'observation, de manière que les déphasages entre les trois ondes de cisaillement, dus aux intervalles de temps compris entre les opérations d'application des forces, soient soustraits des déphasages entre les trois ondes de cisaillement dus aux écartements spa- tiaux des trois sources ponctuelles en diminuant les fré- quences de résonance. 34. Procédé de production d'ondes sismiques de cisaillement dans une zone de la terre, caractérisé en ce qu'il consiste à employer au moins deux dispositifs de - résonance proches dans le temps et dans l'espace et ayant sensiblement le même plan choisi (30), de manière que les fréquences de résonance du dispositif résultant, en tout point distant (O) d'observation situé dans le plan choisi, comprennent,en ce point, les fréquences de résonance pro- venant de tous les dispositifs de résonance utilisés.