L'objet de la présente invention est un échafaudage repliable qui peut être facilement monté sur un véhicule à plateau et constituer ainsi un moyen d'accès mobile aux parties inférieures des ouvrages d'art à partir d'une plateforme supérieure. Depuis longtemps, pour l'inspection et l'entretien des tabliers de pont et des infrastructures d'ouvrages en surplomb, on utilise divers types d'échafaudages ou passerelles mobiles pouvant se déplacer sur l'ouvrage lui-même. On utilise ainsi des portiques démontables symétriques avec montants et passerelles télescopiques du type décrit dans le brevet français FR. 2 290 535. On utilise également des passerelles télescopiques articulées montées en porte à faux sur un véhicule par l'intermédiaire d'un chassis pivotant à contrepoids analogue à celui décrit dans le brevet français FR. 2 074 922. Ces dispositifs évitent de monter et démonter les échafaudages fixes traditionnels. Les portiques du type décrit dans le FR. 2 290 535 constituent des ensembles très stables mais il sont encombrants et nécessitent pour leur mise en place un temps relativement long. Les passerelles articulées, montées à demeure sur des camions du type décrit dans le FR. 2 074 922, exigent des contrepoids importants qui en font des engins lourds et encombrants en position de travail. Ils comportent des axes à pivot de fabrication délicate tel que celui permettant à la base 8 de tourner par rapport au montant 7 du FR. 2 074 922. Aussi bien les portiques que les passerelles sont des appareils onéreux du fait de leur fabrication spéciale. L'objet de la présente invention est un échafaudage repliable léger, de construction simplifiée, qui peut se monter facilement sur le plateau d'un véhicule de série, mais qui peut être aussi facilement démonté pour libérer l'usage du véhicule. Le déploiement et le repliage des éléments essentiels de l'échafaudage se font seulement par rotation de ces éléments autour d'axes de liaison constitués simplement par des tiges ou arbres cylindriques. Cet échafaudage est essentiellement constitué d'une poutre creuse en forme de caisson dans laquelle une colonne solidaire d'une passerelle s'inscrit en position de repos et de transport. La poutre est normalement en position horizontale. Elle est constituée de deux faces latérales rigides reliées seulement à chaque extrémité par des cadres rigides. Ainsi, ses faces inférieures et supérieures sont évidées et laissent libre passage à la colonne qui peut se déplacer verticalement. Celle- ci n'est fixée à la poutre que par un axe horizontal généralement matérialisé par une tige ou arbre cylindrique de conception rudimentaire qui permet à la colonne de basculer verticalement par rapport à la poutre. Cet axe est amovible et peut être déplacé parallèlement à lui-même le long de la poutre selon divers emplacements homologues prévus à divers niveaux tant dans la poutre que dans la colonne. L'extrémité de la colonne qui, normalement, bascule vers le bas, est de plus solidaire par l'intermédiaire d'un axe qui, lui, est perpendiculaire d'une passerelle rabattable type pont-levis. Cet axe permet à la passerelle de se rabattre contre la colonne et de s'inscrire également dans la partie creuse de la poutre lorsque la colonne est repliée dans la poutre en position de repos. L'axe de liaison entre colonne et passerelle est alors vertical. La passerelle est, de préférence, constituée de plusieurs éléments télescopiques de façon à lui donner une longueur suffisante avec, cependant, un encombrement réduit lorsqu'elle bascule autour de son axe de liaison avec la colonne. La poutre creuse est munie de moyens de translation latéraux tels que glissières ou galets lui permettant de se déplacer sur un chemin de roulement perpendiculaire. Ce chemin de roulement est normalement constitué par deux traverses horizontales fixées de façon amovible sur le plateau du véhicule sur lequel peut être monté l'échafaudage. Ces traverses sont, de préférence, fixées au véhicule par deux axes verticaux leur permettant de se replier sur le plateau à côté de la poutre lors des déplacements de l'ensemble. Enfin, deux vérins peuvent s'abaisser sous les traverses et prendre appui sur la chaussée, ce qui améliore la stabilité de l'ensemble lorsque les traverses sont déployées et que la poutre doit être déplacée latéralement en porte à faux par rapport au véhicule. L'invention sera mieux comprise par la description ci-après d'un exemple particulier, illustré par les dessins joints. La figure 1 représente en coupe la poutre creuse avec la colonne et la passerelle repliées pour s'inscrire dans la poutre. L'ensemble est posé sur un plateau de véhicule permettant son transport facile. La figure 2 représente, en vue par dessus, la même poutre avec sa colonne et sa passerelle sur le même plateau du véhicule. La figure 3 représente la vue en élévation latérale de la même poutre sur son véhicule. La figure 4 représente en plan le véhicule arreté sur un pont avec ses traverses déployées et la poutre reposant sur les traverses, en porte à faux, à l'extérieur du parapet du pont. La figure 5 représente la colonne au cours de son basculement en position verticale. Le véhicule et la poutre creuse sont vus en élévation latérale. La figure 6 montre les diverses positions que peut prendre la colonne par rapport à la poutre creuse selon l'emplacement que l'on choisit pour leur axe de liaison. La figure 7 représente l'ensemble de l'échafaudage en position de travail avec la passerelle télescopique déployée susle tablier du pont. Les figures 1, 2, 3 montrent 1 'échafaudage et son chemin de roulement repliés sur un plateau de véhicule pour son transport. Sur ces trois figures, on distingue le plateau 1 d'un véhicule sur lequel repose une poutre creuse 2 dans laquelle s'inscrit une colonne 3 et une passerelle rabattable 4. On distingue, de plus, deux traverses horizontales 5-5' reliées au véhicule par des axes verticaux 6-6' qui leur permettent de se déployer latéralement en constituant un chemin de roulement sensiblement perpendiculaire pour la poutre 2 montée sur galets, corme représenté en figure 4. Les figures 4, 5, 6 et 7 montrent l'échafaudage aux divers stades de son déploiement pour sa mise en service. En figure 4, les traverses 5-5' sont déployées latéralement par rapport au véhicule. La poutre 2 a été repoussée à l'extrémité des traverses, en porte à faux, à l'extérieur du parapet 7 du pont. Pour améliorer la stabilité de l'ensemble, on doit conseiller de caler les traverses 5-5' à proximité du parapet 7. Les cales pourront d'ailleurs avantageusement être remplacées par des vérins 8 montés sur des roues 9 qui s'appuient sur la chaussée et permettent un déplacement du véhicule, même lorsque l'échafaudage est déployé en position de service, couine représenté figure 7. La figure 5 montre la colonne 3 au cours de son basculement vertical autour de l'axe de liaison 10 la reliant à la poutre 2. La passerelle 4 reste rabattue contre la colonne. La figure 6 montre les diverses positions que la colonne 3 en situation verticale peut prendre par rapport à la poutre 2 lorsque l'axe de liaison 10 occupe l'un des emplacements homologues a, b ou c sur la poutre 2 et la colonne 3. L'usage de ces divers emplacements a, b, c permet de faire varier de façon très simple la hauteur utile h de la colonne 3 par rapport au chemin de roulement de la poutre creuse. La figure 7 montre l'ensemble de ltéchafaudage en station de travail la passerelle 4 a basculé autour de l'axe de liaison 11. Les divers éléments coulissants de cette passerelle 4 sont déployés. On voit que les éléments de cet échafaudage se déploient par une succession d'opérations simples de translations rectilignes et de basculement par rotation autour dtaxes de liaison rudimentaires qui ne demendent aucun ajustement précis. Ces mouvements peuvent être commandés simplement par les câbles 12-13 actionnés par un treuil unique, soit à main, soit à moteur. En station de travail, les positions des divers éléments les uns par rapport aux autres serljnt verrouillés, mais on peut laisser en place les câbles de manoeuvre 12-13 pour avoir une sécurité supplémentaire. On doit conseiller de fixer les traverses 5-5'du chemin de roulement sur le plateau 1 du véhicule par l'intermédiaire de vérins 14 pour compenser les inclinaisons relatives du véhicule et de la plateforme supérieure. REVENDICATIONS 10/ - Echafaudage repliable pouvant être monté sur un plateau de véhicule et plus particulièrement adapté aux travaux sous les tabliers des ponts, caractérisé en ce qu'il est constitué, d'une part, d'une poutre creuse 2, d'autre part, d'une colonne 3 s 'inscrivant dans le volume de la poutre 2 et à laquelle elle est fixée par un axe horizontal 10 perpendiculaire à la poutre, d'autre part, d'une passerelle 4 fixée à la poutre 2 par un axe 11 perpendiculaire à la colonne ainsi qu'au premier axe 10 lorsque la colonne est repliée dans la poutre 2 en position de repos. 2 / - Echafaudage selon revendication 1, caractérisé en ce que l'axe horizontal 10 de liaison entre poutre et colonne est amovible et peut être disposé en divers emplacements homologues a - b - c de la poutre et de la colonne. 30/ - Echafaudage selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la passerelle 4 est constituée de plusieurs éléments télescopiques. 4 / - Echafaudage selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que la poutre 2 est munie de moyens de translation latérale tel qu'un jeu de galets lui permettant de se déplacer sur un chemin de roulement perpendiculaire. 50/ - Echafaudage selon revendication 4, caractérisé en ce que le chemin de roulement perpendiculaire est constitué par deux traverses horizontales 5 - 5' fixées chacune sur un véhicule par un axe vertical 6 - 6' qui permet aux traverses 5 - 5' de se rabattre en position de repos sur le véhicule, parallèlement à la poutre 2. 60/ - Echafaudage selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4 ou 5, caractérisé en ce que les traverses 5 - 5' sontsoutenues par des vérins 8 montés sur roues.