La présente invention concerne une pellicule multicouche de matière plastique, son procédé de fabrication et ses applications, notamment dans l'emballage et le conditionnement. On a maintenant découvert, selon l'invention, que des polymères de chlorure de vinylidène, tels que des copolymeres de chlorure de vinylidène et de chlorure de vinyle, peuvent être revêtus d'un copolymère d'éthylène et d'un ester non saturé par extrusion conjointe desdits copolymères en un boyau. Le produit est alors immédiatement plongé dans un ou plusieurs bains pour le refroidir et l'amener à une température convenant au soufflage. Le boyau est ensuite soufflé en une gaine pour orienter les molécules de la matière plastique, plus spécialement les molécules de copolymère de chlorure de vinylidne et de chlorure de vinyle qui s'avent être les principaux composants permettant l'orien- tation. A vrai dire, on pensait jusqu'alors que le comportement du copolymère d'éthylène et d'ester non saturé ne permettait probablement pas l'orientation du copolymère de chlorure de vinylidène et de chlorure de vinyle, tout au moins pas jusqu'au degré élevé (jusqu'à 16 fois) d'orientation bilatérale que l'on réalise par le procédé selon l'invention.On a maintenant constaté, de manière surprenante, que I'extrusion conjointe, combinée avec l'application de la température correcte pour le refroidissement et le réchauffement du boyau non orienté exactement à la température convenable, permet d'une manière remarquable l'orientation de toute la pellicule multicouche. Apparemment, c'est le seul moyen par lequel on puisse obtenir une pellicule de copolymère de chlorure de vinylidène orientée et doublée, étant dané que l'application ultérieure d'un revêtement à une pellicule orientée déforme et désoriente celle-ci. La pellicule multicouche peut ensuite être enroulée sur un rouleau récepteur ou être soumise à des traitements ultérieurs appropriés. Ces traitements peuvent comporter le contrecollage à du papier, de la matière plastique ou du métal, la pellicule de copolymère d'éthylène et d'ester non saturé servant d'adhésif. Cela peut entratner un étirage sous vide de la pellicule. La pellicule multicouche peut également être utilisée dans le procédé d'emballage dit forum, fill and seal" (formage, remplissage et scellage) parce qu'elle est scellable à chaud. En fait, elle est scellable à chaud à une température bien Inférieure (820C) et le scellage est résistant, contrairement à ce qu'on obtient avec une pellicule de chlorure de polyvinylidène où le scellage est très faible et ne peut se-faire que dans un intervalle de température assez étroit (127 à 1380C).La pellicule multicouche obtenue selon l'invention peut aussi être pré-étiquetée par une opération d'emprisonnement d'étiquette" selon laquelle une file continue d'étiquettes individuelles peut être emprisonnée entre deux couches de la pellicule multicouche de base, les faces de copolymère d'éthylène et d'ester non saturé étant collées l'une à l'autre. Le produit résultant, à étiquette emprisonnée, peut ensuite être formé et scellé soit par haute fréquence, soit par thermosoudage, selon la structure des couches. Plus particulièrement, on peut maintenant fabriquer une pellicule présentant des caractéristiques tout à fait remarquables par l'extrusion conjointe d'un copolymère de chlorure de vinylidene et de chlorure de vinyle comme l'une des couches et d'un copolymère d'éthylène et d'un ester non saturé, par exemple d'un copo- lymère d'éthylène et d'acétate de vinyle ou d'éthylène et d'acrylate d'isobutyle, comme seconde couche. D'autres couches peuvent aussi être formées par extrusion conjointe avec les copolymères précités pour réaliser une modification dans les caractéristiques désirées pour la pellicule.La pellicule multicouche est, immédiatement après son extrusion, refroidie à 5-250C puis réchauffée à 20-50"C par, respectivement, un bain de refroidissement et un bain de réchauffement pour souffler ensuite le boyau afin de produire ltorientation des molécules de la matière plastique. Après l'orien- tation, on-enroule la pellicule pour son utilisation ultérieure ou on la contrecolle immédiatement à une autre matière en feuille, telle que-du papier, de la matière plastique ou du métal, on ltétire sous vide ou on l'utilise directement dans une opération d'emballage, par exemple avec formage, remplissage et scellage combinés ("forum, fill andseal"), ou encore, on en enveloppe des portions de fromage ou tout autre produit. La description suivante, portant sur quelques exemples de réalisation non limitatifs et en référence aux dessins annexés, permettra de bien comprendre comment l'invention peut être mise en pratique. La figure 1 représente, en perspective et partiellement en coupe, un mode de réalisation préféré du dispositif utilisable pour la fabrication d'une pellicule multicouche selon l'invention. La figure 3 est une coupe diamétrale, en élévation, de la tête de boudineuse faisant partie du dispositif de la figure 1. La figure 3 est une coupe diamétrale, en élévation, d'um tête de boudineuse correspondant à un autre mode de réalisation. La figure 4 représente, en perspective, un dispositif de contrecollage montrant comment la pellicule multicouche selon l'invention peut être contrecollée à du papier et enroulée sur un rouleau récepteur. La figure 4a montre comment, avec le même dispositif de contrecollage, la même pellicule multicouche doublée de papier peut être découpée à l'emporte-pièce en des joints pour capsules de bouteilles. La figure 5 représente, en perspective, un dispositif de contrecollage permettant d'étiqueter la pellicule multicauche de base par emprisonnement d1étiquettes. La figure 5a représente le dispositif qui peut être installé à la suite de celui qui est représenté sur la figure 5 pour le conditionnement d-'un produit en emballage du genre saucisse". La figure 6 représente une variate du produit obtenu au moyen du dispositif de la figure 5 et dans lequel la suite d'étiquettes est discontinue. La figure 7 montre comment la pellicule multicouche de base peut être utilisée comme enveloppe extérieure d'une portion de fromage. La figure 8 représente, en perspective, l'utilisation de la pellicule multicouche, doublée de papier, du copolymère de chlorure de vinylidène pour le conditionnement automatique du type "forum, fill and seal". La figure 9 représente, en perspective, une file continue de godets peu profonds, obtenue par formage sous vide de la pellicule multicouche selon l'invention. Dans les différentes figures, les mêmes numéros de référence sont affectés à des pièces analogues. Exemple 1 Fabrication de la pellicule multicouche de base. Comme indiqué ci-dessus, la pellicule multicouche de base comprend une pellicule de copolymère de chlorure de vinylidène et de chlorure de vinyle, accolée à une pellicule de copolymère d'éthylène et d'un ester non saturé. Pour fabriquer cette pellicule multicouche, on peut utiliser, comme expliqué ci-aprs, une forme légèrement modifiée du dispositif représenté sur les figures 1 à 3 du dessin annexé. Dans les deux variantes représentées sur les figures 2 et 3, le dispositif de la figure 1 comprend une tête de boudineuse 10 comprenant plusieurs fentes d'extrusion annulaires, 12, 14 et 16. Dans la fabrication de la pellicule multicouche de base, seulement deux de ces fentes sont réellement utilisées, la troisieme pouvant être obturée par un joint fixé sur ses lèvres. Les copolymères de chlorure de vinylidène étant altérés par une exposition prolongée à une haute température, la fente d'extrusion 12 est construite de préférence sans conduit collecteur d'alimentation. Au lieu d'un tel conduit, on utilise un conduit d'alimentation spécialement profilé 18, allant de l'embout cylin dorique d'extrusion 20 à la fente 12. L'alimentation de l'autre matière plastique s 'effectue par des conduits collecteurs 22 et 24 qui alimentent respectivement les fentes 14 et 16. L'utilisation d'un collecteur est possible avec des copolymères d'éthylène- et d'ester non saturé parce que ceux-ci sont stables aux températures nécessaires pour l'extrusion. Il convient de remarquer, en comparant les structures représentées sur les figures 2 et 3 que, selon la figure 2 et dans l'extrusion du polymère de chlorure de vinylidène, celui-ci constitue la pellicule intérieure tandis que, selon la figure 3, il constitue la seconde pellicule ou la pellicule médiane. Il convient également de remarquer que les fentes 12, 14 et 16 se rejoignent en une seule fente annulaire 17 par laquel-lela pellicule multicouche 30 sort en un boyau 32. Ce boyau 32 pé tre dans un bain de refroidissement 34, maintenu à une température comprise entre 5 et 25 C. Des rouleaux essoreurs 36 aplatissent le boyau 32 en une bande plate qui sort ensuite de ce bain de refroidissement 34, passe sur des rouleaux-guides 38 puis dans un bain chauffant 40, maintenu entre 20 et 500C ou à toute autre température suffisante pour que la matière plastique ainsi chauffée puisse être expansée et convenablement cristallisée ou orientée. Les deux bains 34 et 40 peuvent être contenus dans une cuve 42 à deux compartiments. Le boyau 32 toujours aplati passe sur un rouleau-guide 44 immergé dans le bain 40. Il quitte ensuite ce bain à l'état ramolli par la chaleur et passe entre les rouleaux 46. A la sortie de ceux-ci, il est expansé en une gaine 48 par l'effet de l'air qui y est injecté sous pression de la manière classique, bien connue dans la technique. Pour aider à régler le degré d'expansion du boyau en gaine, on peut utiliser une couronne de refroidissement 54 comportant des gicleurs 56 pour souffler de l'air ou un autre gaz froid contre l'extérieur de la gaine et favoriser ainsi le durcissement de la matière plastique secondaire du boyau 32 au degré d'expansion désiré. La couronne de refroidissement 54 est alimentée en air ou autre gaz par un tuyau d'admission 58. L'expansion du boyau en gaine provoque l'orientation des molécules de la matière plastique. Après soufflage du boyau en une gaine, celle-ci est aplatie par une série de rouleaux convergents 58 et par des rouleaux pinceurs 60. La gaine est alors enroulée sur un rouleau récepteur 62 ou utilisée directement dans des opérations de transformation. En ce qui concerne le procédé selon l'inventions on peut remarquer que, d'après la théorie de l'extrusion orientée en gaine multicouche, c'est l'ecoulement laminaire qui prévaut lorsque deux polymères fondus et visqueux sont soumis à une extrusion conjointe par la même filière. Par exemple, si l'on procède à l'ex-- trusion, par une filière plate, d'une âme d'un polymère de chlorure de vinylidène gainée d'un autre polymère, l'écoulement a pour effet que le polymère de chlorure de vinylidène reste au centre de 1'au- tre polymère, en une couche uniforme. Malheureusement, il n'en est pas de même si I'extrusion est effectuée par une tête d'équerre. Dans ce cas, l'écoulement, normalement uniforme, est scindé. Le polymère doit donc être réparti en un boyau autour d'un polymère de chlorure de vinylidène déjà profilé en un boyau, résultat que permet d'obtenir le dispositif précité et tel que représenté sur la figure 1. Avec les deux têtes de boudineuse des figures 2 et 3, la répartition du polymère autour du polymère de chlorure de vinylidène est remarquablement satisfaisante. On peut juger de lteffica- cité de la répartition par 1) la symétrie de la gaine résultante, 2) l'épaisseur totale, d'un bord à l'autre, de la pellicule résultante, 3j l'épaisseur, mesurée au microscope, de chacune des couches et 4) les rapports d'écoulement relatif des boudineuses. Dans le tableau de la page 15 on indique les résultats obtenus dans une série d'essais. Le polymère de chlorure de vinylidène utilisé dans les essais 1, 2 et 13 est du type vendu sous l'appeLation-commerciale "Saran". Dans les essais 15 et 16, on a utilisé le polymère de chlorure de vinylidène du type spécial pour sachets rétrécissables, couramment utilisé par exemple pour l'emballage de volailles. Dans les essais 1 et 2, le copolymère d'éthylène et d'acétate de vinyle forme, dans l'extrusion, la couche extérieure, Cette matière plastique est beaucoup plus molle et plus collante que le chlorure de polyvinylidène. La liaison entre les deux couches est très satisfaisante et les pellicules sont-scellables à chaud. Dans l'enroulement de la pellicule multicouche, on peut utiliser un doublier pour empêcher le blocage du copolymère, On peut aussi utiliser des agents de blocage pour rendre ledit copolymère moins collant. Inversement, le caractère collant du copolymère d'ester non saturé en fait une très bonne couche adh- sive pour d'autres pellicules, du papier ou du mAtal, coxse indi- qué ci-après. L'essai 13 illustre ltutilisation d'un copolymère d'éthylène et d'acrylate d'isobutyle, qui fournit une très bonne adhérence entre -les pellicules et assure une bonne aptitude à l'ex- trusion. Le scellage à chaud, par haute fréquence, de sacs et sachets dont le copolymère d'éthylène et d'ester non saturé est à l'extérieur donne des résultats satisfaisants. C'est là un résultat particulièrement remarquable et très souhaitable et, en même temps, inattendu parce que les copolymères d'éthylène et d'esters non saturés ne peuvent, normalement, être soudés par haute fréquence. La flexibilité à froid est également améliorés. De plus, les pellicules obtenuessont limpides et transparentes. Une bonne liaison est assurée entre les couches et, du fait que le polymère de chlorure de vinylidène constitue l'âme des couches, on obtient une pellicule de bonne étanchéité. Les pellicules de ces exemples présentent aussi une remarquable résistance mécanique et conservent leurs caractéristiques de retrait. Exemple 2 Contrecollage à du papier et fabrication de joints de capsulage de bouteilles. En utilisant le dispositif représenté sur la figure 4, on contrecolle à du papier 102 la pellicule multicouche 100 de copolymère de chlorure de vinylidène et chlorure de vinyle et de copolymère d'éthylène et acétate de vinyle de l'exemple 1, ce dernier copolymère étant contrecollé, en tant qu'adhésif, au papier. On le contrecolle au papier 102 en une bande d'environ 12,7 à 30 cm de largeur, ce qui évite la nécessité de fabriquer des nappes larges, par passage entre le rouleau 104, chauffé à environ 94 C, et le rouleau presseur 106, appliqué sous une pression d'environ 1,75 kg/cm. Si on le désire, on peut préalablement imprimer le papier ainsi utilisé. La chaleur unit au papier le copolymère d'éthylène et d'acétate de vinyle. Pour obtenir ce résultat, on peut également procéder par chauffage diélectrique. Le papier doublé 108 ainsi obtenu peut être enroulé sur un rouleau récepteur 110 pour être utilisé ultérieurement. Il peut aussi être utilisé sur une machine de fabrication de joints pour le capsulage de bouteilles. Dans cette dernière et comme représenté sur la figure 4a, on utilise la combinaison d'un poin çon 1 et d'une matrice 114 pour découper dans le papier doublé 108 des joints 116 pour capsules de bouteilles, la couche de chlorure de polyvinylidène étant en dessus. Exemple 3 Contre collage sur métal et utilisation comme revêtement protecteur. On contrecolle la pellicule multicouche de base de l'exemple 1 à une feuille mince d'aluminium ou d'un autre métal, tel que de l'acier étamé, la face chlorure de polyvinylidène étant à l'extérieur. On utilise alors ce produit multicouche, le côté métal étant à l'extérieur, pour revêtir des plaques en acier chromé. A cet effet, on chauffe légèrement le métal et on applique la pellicule multicouche métallique sur la surface de la plaque d t acier chromé en utilisant deux rouleaux d'acier habillés de caoutchouc. On utilise l'acier chromé ainsi revêtu de la pellicule multicouche selon l'invention dans la construction, en extérieur. De cette maniera, la plaque d'acier chromé est convenablement protégée. Après l'installation, on enlève la pellicule multicouche par pelage. Dans des essais effectués en vue de comparer la résistance à la lumière du soleil, on expose pendant trente jours au soleil en Floride, des échantillons de métal chromé revêtu de chlorure de polyvinylidène. La pellicule sur le métal chromé se décompose et devient difficile à éliminer ou corrode le métal. Si l'on utilise de la mëme manière une pellicule multicouche à couche métallique telle que décrite ci-dessus, on n'observe aucune décomposition, probablement parce que la pellicule est protégée par l'écran que constitue la feuille mince de métal dont elle est doublée en revêtement extérieur. Exemple k Application au conditionnement en "saucisses" avec étiquetage emprisonné. Comme représenté sur les figures 5, 5a et 6, on fait passer deux feuilles 120 et 122 de la pellicule multicouche de base de l'exemple 1 (le copolymère d'éthylène et acétate de vinyle comprenant environ 8 à 36 % de motifs acétate de vinyle et présentant un indice de fusion compris entre 2 et 30), avec leurs faces en copolymère d'éthylène et acétate de vinyle en regard l'une de l'autre, entre deux rouleaux presseurs 124 et 126 qui peuvent être chauffés ou utilisés en combinaison avec des moyens de chauffage par effet diélectrique. Avant ce passage, on dispose entre les deux feuilles 120 et 122 une bande continue, imprimée, de polyéthylène 128 (ou d'autres pellicules, de papier, de textile ou de feuille métallique mince). On peut aussi utiliser (figure 6 ) une suite discontinue d'étiquettes 131.On constate que l'em- prisonnement- de la pellicule, du papier ou de la feuille métallique mince est réalisé de manière partaite. Il n'y a pas de glissement de l'étiquette en cours d'utilisation, contrairement à ce qui se produit fréquemment lorsqu'on utilise un polymère de chlorure de vinylidène en deux monocouches avec, emprisonnée entre elles, une étiquette. Les conditions opératoires sont les suivantes: - pression des rouleaux: telle qu'observée pour les rouleaux preneurs usuels, en métal et caoutchouc. - température: entre la température ambiante et environ 790C - vitesse de passage : 30 cm/mn à 6Om/mn. Les étiquettes peuvent être en copolymère d'éthylène et d'un ester non saturé, en chlorure de polyvinyle, en polyester, en polyéthylène, en polypropylène, en cellulose régénérée (t'Cellophane"), en papier, en matière textile, en feuille métallique mince ou en tout autre produit analogue. Parmi les copolymères d'éthylène et d'un ester non saturé, on a constatque les copolymères d'éthylène et d'acétate de vinyle sont les polymères collants les plus faciles à traiter pour l'emprisonnement d'étiquettes. Pour permettre le déroulement du rouleau débiteur, un amide saturé (c'est-à-dire l'amide stéarique) utilisé en une proportion de 0,05 à 1,0%, variable selon l'épaisseur de la couche de polyoléfine et les caractéristiques de glissement et de prévention de blocage du chlorure de polyvinylidène, fournit les meilleurs résultats parce qu'il exerce l'effet le moins nuisible sur la transparence. D'autres produits également efficaces, mais à un bien moindre degré s'ils ne sont pas combinés à un amide saturé, sont des poudres minérales finement divisées, telles que le carbonate de calcium ou le pyrophosphate de sodium. L'épaisseur de couche doit être supérieure à 0,00076 mm si l'on veut réaliser les caractéristiques de contrecollage nécessaires. En ce qui concerne le chlorure de polyvinylidène, on utilise une composition avec une forte teneur en additif de glissement. La pellicule multicouche avec étiquette emprisonnée peut alors être utilisée directement sur une machine de conditionnement en "saucisses". L'élément principal d'une telle machine comprend des rouleaux-guides 129 et 130, un manchon tronconique 132 avec un garnisseur 134 le traversant. Le manchon 132 forme la bande en un boyau qui est soudé longitudinalement par un dispositif 136 de soudage par haute fréquence ou par de l'air chaud. Le boyau est alors garni de produit, puis pincé à intervalles prédéterminés pour en faire des &num;saucisses. Exemple 5 Emballage de portions de fromage. On utilise les pellicules multicouches des exemples 1 et 2 pour emballer des portions de fromage. On pourrait aussi utiliser pour cette application une pellicule à trDis couches avec une âme en chlorure de polyvinylidène revstue sur ses deux faces d'un copolymère d'éthylène et acétate de vinyle, à condition d'incorporer aux couches externes, de copolymère d'éthylène et acétate de vinyle, des agents de blocage. On replie, de la manière représentée sur la figure 7, les extrémités qui se chevauchent. Dans les portions emballées avec la pellicule multicouche de l'exemple 1, la couche de oopolymère d'éthylène et acétate de vinyle est la couche extérieure. Dans le cas des portions emballées avec la pellicule multicouche de l'exemple 2, c'est le papier qui constitue la couche extérieure.Cette couche de papier augmente la résistance de la couche intérieure, en chlorure de polyvinylidène, et permet d'enlever en une seule fois et en une seule pièce le papier et la pellicule multicouche avec chlorure depolyvinylidène, économisant ainsi du temps et du travail. Auparavant, on utilisait deux enveloppes, l'une en pellicule et l'autre en papier. Examinées après un mois de stockage, les portions de fromage emballées dans la pellicule multicouche de l'exemple 1 ne présentent aucune trace de moisissure. L'examen des portions emballées dans la pellicule multicouehe de l'exemple 2 ne peut être effectué à cause de l'enveloppe de papier qui est soudée à la pellicule, à moins que l'on ne détruise l'emballage. Toutefois, après déballage complet, on constate des résultats analogues. On a constaté selon l'invention que le copolymère d'éthylène et d'acétate de vinyle (28%) est le plus efficace pour ltemballage de fromage avec scellage à chaud. Bien que d'autres taux d'acétate de vinyle donnent des résultats satisfaisants, ces polymères doivent être spécialement formulés pour permettre leur déroulag des rouleaux tout en maintenant une adhérence convenable. Dans ce cas également, on peut utiliser l'amide stéarique (à raison de 0,05 % à 3% en poids, suivant l'épaisseur de la couche de polyoléfine et les caractéristiques de glissement etd'anti-hDcage de la couche de polymère de chlorure de vinylidène) comme agent d'empêchement du blocage.On peut aussi utiliser des poudres finement divisées de produits minéraux tels que du carbonate de calcium ou du pyrophosphate de sodium. Si l'on porte à 0,01 mm l'épaisseur de couche de copolymère d'éthylène et d'acétate de vinyle, l'efficacité du scellage à chaud augmente également. On obtient de bons résultats pour une température de scellage à chaud comprise entre environ 740 et l800C dans le cas d'une pellicule multicouche comportant une couche de 0,0025 mm d'épaisseur de copolymère d'éthylène et d'acétate de vinyle et une couche de 0,0178 mm d'épaisseur de chlorure de polyvinylidène, tandis que les soudures avec du chlorure de polyvinylidène classique sont environ quatre fois moins résistantes et que l'intervalle de température dans lequel on peut effectuer le scellage à chaud n1 est que d'environ 127 à 138 C. Ce nouveau produit permet à la pellicule de polyvinylidène d'autre compétitive sur un marché qui, auparavant, était presque entièrement dominé par les pellicules multicouches de cire/ cellulose régénérée/feuille métallique. On peut le sceller à chaud de toute manière classique, y compris l'utilisation de plaques chauffantes électriques, de presses électriques ou à eau chaude, ainsi qu'en plaçaytltes portions emballées dans les panics à fromage et en pulvérisant sur/de liteau chaude ou de la vapeur. Exemple 6 Formage, remplissage et scellage combinés. Comme représenté sur la figure 8, on utilise la pellicule multicouche de exemple 1 sur une machine de conditionnement avec formage, remplissage et scellage combinés pour emballer des produits en poudre et des produits granulés. Cette installation comprend, comme composants essentiels, deux rouleaux de formage 140 et 142 avec des creux 143 pour former l'emballage 144. Ces rouleaux sont chauffés pour souder L'une à l'autre les pellicules multicouches (la couche de copolymère d'éthylène et d'acétate de vinyle de chacune d'elles étant tournée vers l'extérieur) en emprisonnant entre elles le produit 146.Le scellage est effectué par chauffage et avec des dispositifs à impulsions du type usuel et il convient de remarquer que, jusqu là présent, on ne pouvait sceller les polymères de chlorure de vinylidène qu'électroniquement, par haute fréquence. La pellicule multicouche selon l'invention permet un scellage à chaud qui n'avait jamais été possible auparavant. Exemple 7 Poches. On entrecolle ensemble, en procédant selon l'exemple 5, une feuille d'aluminium et la pellicule multicouche de l'exemple 1, la pellicule de polymère de chlorure de vinylidène étant tournée vers ltextérieur; On fabrique alors des poches par formage de deux pellicules multicouches feuille mince d'aluminium/copolymère d'éthylène et d'acétate de vinyle/chlorure de polyvinylidène en utilisant le dispositif tel que représenté sur la figure 8. Les poches ainsi fabriquées assurent une étanchéité parfaite parce que la surface de soudage est la pellicule de chlorure de polyvinylidène. De plus, toutes les piqûres éventuellement présentes dans la feuille d'aluminium sont oblitérées par le chlorure de polyvinylidène qui assure une très grande étanchéité. La feuille mince dtaluminium que l'on utilise à cet effet peut être du type rigide ou du type souple, selon les besoins de 1 'emballage. La chlorure de polyvinylidène pouvant être obtenu par extrusion en une pellicule extrêmement mince, d'une épaisseur de ltordre de 0,00625 mm, et la couche de copolymère d'éthylène et d'acétate de vinyle pouvant être obtenue en une épaisseur de 0,0025 mm ou même moins, si on le désire (à condition tout au moins qu'il y en ait assez pour assurer une liaison), on peut fabriquer une pellicule doublée d'aluminium et qui soit relativement mince bien que, dans l'aluminium, les piqûres augmentent en raison inverse de l'épaisseur. L'amélioration de la capacité d'oblitération de la pellicule de forte étanchéité permet d'utiliser une feuille d'aluminium d'une épaisseur n'atteignant que 0,00575 mm. Le lancement récent, sur le marché, de minces feuilles d'acier étamées offre avec celles-ci la même possibilité. Des combinaisons de la feuille d'acier étamée de 0,0125 mm d'épaisseur avec le copolymère d'éthylène et d'acétate de vinyle et le chlorure de polyvinylidène sont aussi efficaces que celles que l'on fabrique avec de la feuille d'aluminium. Des épreuves de comportement à l'usage montrent qu'on obtient suivant l'invention un produit pour poches d'une qualité supérieure à tout ce qui existe actuellement sur le marché. La conservation est améliorée et les parfums et --- arômes sont mieux protégés dans un tel emballage. La résistance aux huiles et aux produits chimiques est, elle aussi,améliorée. Exemple 8 Formage par étirage On utilise la pellicule multicouche de base de l'exemple 1, d'un faible prix de revient, dans une opération d'étirage sous vide pour le formage de godets tels que représentés sur la figure 9, sur des machines classiques. On peut aussi recourir, d'une manière analogue, au formage sous pression ou à l'étirage sous vide avec poinçon auxiliaire , ces opérations n'étant que de simples variantes du procédé de formage sous vide. L'épaisseur de la pellicule multicouche utilisée peut être comprise entre 0,0127 mm et 0,1 mn. En procédant ainsi, on constate que la pellicule multicouche de l'exemple 1 peut être convenablement étirée jusqu a 5cm. Elle présente, avant et après formage, d'excellentes caractéristiques optiques et l'emballage résultant peut être aisément scellé à chaud, en particulier si l'on a choisi un copolymere d'éthylène et d'acétate de vinyle qui soit soudable à lui-même à une température d'environ 940C. On peut comparer avantageusement ces résultats avec l'état connu de la technique, où l'on préconise l'utilisation d'une pellicule multicouche à base de polytéréphtalate d'éthylèneglycol (produit vendu par exemple sous l'appellation commerciale "Mylar") ou de polyamide-6,6 (nylon) et d'une couche de polymè- re de chlorure de vinylidène, Avec le Mylar,en est limité à une profondeur d'étirage de 2,54 cm, cependant que la polyamide-6,6 est très coûteux et d'un aspect peu satisfaisant. Exemple 9 Carton et emballage. On contrecolle à du carton, à chaud et sous pression, la pellicule multicouche de l'exemple 1 (couche de chlorure de polyvinylidène d'une épaisseur d'au moins 0,0125 mm et couche de copolymère d'éthylène et d'acétate de vinyle d'une épaisseur de 0,00125 mm), la face de copolymère d'éthylène et acétate de vinyle étant celle que l'on applique au carton. Avec le carton ainsi doublé, on fabrique alors des récipients de vente au détail de lait ou de céréales. Le chlorure de polyvinylidène empêche le passage des graisses-, des gaz et de l'humidité. De tels récipients peuvent être fermés hermétiquement par scellage diélectrique à condition que l'on puisse mettre en contact entre elles deux couches de chlorure de polyvinylidène. Dans une autre variante, on peut procéder au tnermofor- mage de la pellicule multicouche de l'exemple 1 et la contre coller à du carton, par exemple suivant les techniques dites sous coque transparente". "emballage sous peau tendue", "emballage sous coque flexible préfabriquée " ou "emballage sous film tendu". Cette pellicule peut être imprimée sur l'une ou l'autre de ses faces avant le contrecollage En fait, l'impression peut être emprisonnée en sandwich ou sur la surface et le contrecollage de la pellicule peut se faire sur une seule des faces du carton ou sur les deux. Etant donné que l'on peut utiliser une pellicule rétrécissable, il est évident qu'un grand nombre des produits ci-dessus peuvent être soumis à un traitement ultérieur destiné à provoquer le retrait de la pellicule multicouche de l'exemple 1 ou de ses dérivés tels que décrits ci-dessus. TABLEAU Essai Type de Débit d'extrusion Débit d'extrusion Epaisseur Epaisseur Aptitude Adhérence N polymère du polymère de du second de la de la à entre les de la chlorure de polymère pellicule Pellicule l'extru- deux pellicule vinylidène (kg/h) de chlorure du second sion (1) pellicules secondaire (kg/h) de polyvinyli- polymère (2) dène 1 ET-AV(3) 5,9 1,8-3,2 0,0127- 0,005- bonne excellente (33% AV) 0,0254 mm 0,018 mm 2 ET-AV 5,9 1,8-2,7 " " bonne excellente (28% AV) 13 ET-AisoB(4) 5,9 1,8-2,7 " 0,005- bonne excellente 0,0127 mm 15 ET-AV 7,7 1,8-4,1 " 0,005 (33% AV) 0,018 mm bonne excellente 16 ET-AV 7,7 1,8-3,3 " " bonne excellente (33% AV) (1) possibilité de fabriquer la pellicule en un rouleau continu (2) l'essai de séparation des pellicules par un ruban adhésif donne un résultat négatif (3) ET-AV = copolymère d'éthylène et d'acétate de vinyle (4) ET-AisoB = copolymère d'éthylène et d'acrylate d'isobutyle. REVENDICATIONS 1.- Pellicule multicouche de chatière plastique orientée bilatéralement, caractérisée par le lait qu'elle est essentiellement constituée par un ensemble inséparable d'une première couche d1 un copolymère de chlorure de vinylidène et de chlorure de vinyle et d'une seconde couche d'un copolymère d'éthylène et d'un ester non saturé, ledit ester non saturé étant choisi dans le groupe comprenant l'acétate de vinyle et l'acrylate d'isobutyle. 2.- Pellicule multicouche selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comprend une autre couche de copolymère d'éthylène et d'ester non saturé. 3.- Pellicule multicouche selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée par le fait qu'un agent empêchant le blocage est incorporé au copolymère d'éthylène et d'ester non saturé. 4.- Pellicule multicouche selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle est combinée avec un produit choisi dans le groupe comprenant le papier, le carton, les métaux et les feuilles métalliques minces. 5. - Application d'une pellicule multicouche selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 à la réalisation de revête- ments et d'emballages protecteurs empêchant le passage des gaz et de l'humidité. 6.- Application selon la revendication 5, caractérisée par le fait que ledit emballage est une poche comprenant deux feuilles d'une pellicule multicouche dans lesquelles la couche de copolymère de chlorure de vinylidène et de chlorure de vinyle de l'une est réunie à la couche identique de l'autre pour former ladite poche. 7. - Application selon la revendication 5, caractérisée par le fait que ledit emballage enveloppe une portion de fromage. b.- Application selon la revendication 5, caractérisée par le fait que ledit revêtement protecteur découpé forme un joint de capsule de bouteille comprenant un element dans une pellicule multicouche combinée avec un papier, la couche de copolymère d'éthylène et d'ester non saturé étant située entre ledit papier et la couche de copolymère de chlorure de vinylidène et de chlorure de vinyle, cette dernière étant destinée à "etre orientée vers l'intérieur de la bouteille ainsi capsulée. 9.- Application selon la revendication 5, caractérisée par le fait que ledit revêtement protecteur emprisonne en sandwich, entre deux reuilles ae la pellicule multicouche transparente, une étiquette imprimée, la couche de copolymère de chlorure de vinyli dne et ae chlorure de vinyle de chacune des deux veuilles étant à 1'extérie-ur. 10.- Application selon la revenieation 9, caractérisée par le lait que ledit emballage protecteur est un boyau obtenu par scellage longitudinal d'une bande repliée sur elle-m"eme et constituez par deux feuilles de la pellicule multicouche transparente qui emprisonnent en sandwich urle étiquette Irnprimée, ledit boyau étant pincé à ses deux extrémités à la manière d'une saucisse. 11.- Applicatlon selon la revendication 5, caractérisée par le fait que ledit revêtement protecteur est une pellicule multicouche comprenant une feuille métallique mince, cette pellicule étant -scellée à la surface de l'objet à protéger de manière que ladite veuille métallique soit à l'extérieur. 12.- Procédé de fabrication d'une pellicule multicouche en matière plastique orientée-et essentiellement constituée par un ensemble inséparable d'une première couche d-'un copolymère de chlorure de vinylidène et de chlorure de vinyle et d'une seconde couche d'un copolymère d'éthylène et d'un ester non saturé, caractérisé par le fait que 10) on utilise comme ester non saturé un ester choisi dans le groupe comprenant l'acétate de vinyle et l'acrylate d'isobutyle et 20) on effectue l'extrusion conjointe de couches pelliculaires distinctes de copolymère de chlorure de vinylicène et de chlorure de vinyle et de copolymère d'éthylène et d'ester non saturé en un boyau multicouche, on refroidit ce boyau à une température de 5 à 250C et on le réchauffe à une température de 20 à 500C immédiatement avant de le gonfler en une gaine par ínsulila- tion d'un fluide, les molécules des copolymères étant ainsi orientées bilatéralement et la surface totale d'une longueur ce terminée de la gaine étant égale à au moins 16 fois celle de la même longueur de boyau. lj.- Procédé selon la revendication 12, caractérisé par le iait oue l'on effectue le refroidissemenQ et le réchaurrement du boyau par immersion de celui-ci dans plusieurs bains liquides. 14.- Procédé selon la revendication 12 ou la revendication 13, caractérisé par le fait que l'on règle le degré de gonflement du boyau en gaine par l'application 'un fluide froid à l'extérieur du boyau. 15. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 12 à 14, caractérisé par le fait que, conjointement aux deux premières couches, on effectue L'extrusion d'une troisième couche, constituée par le copolymère éthylène et d'un composé choisi dans le groupe comprenant l'acétate de vinyle et l'acrylate dtisobutyle.