La présente invention concerne un perfectionnement aux appareils actuellement utilisés pour le craquage thermique des hydrocarbures avec des gaz chauds et plus pré- cisément un réacteur perfectionné de craquage destiné à de tels appareils. Le craquage thermique des charges hydrocarbonées a été pendant de nombreuses années la source essentielle d'alimentation de l'industrie chimique en matières les plus fondamentales telles que ltéthylène et le propylène, lléthy- lène étant utilisé essentiellement pour la production de polyéthylène haute et basse densité, de l'oxyde d'éthylène et du chlorure de vinyle, et le propylène étant utilisé pour la préparation d'alcool isopropylique, de l'acrylonitrile, du polypropylène et de ltoxyde de propylène. Le gaz naturel ou ses divers constituants ainsi que le naphta sont habituellement les charges essentielles à partir desquelles on obtient ltéthylène, le propylène et l'acétyiène, par craquage thermique ; cependant, le manqlae de disponibilité de ces charges à un prix raisonnable suggère à l'industrie de se tourner vers les bruts et mye les matières encore plus lourdes, à leur place. Un procédé de craquage thermique comprend lintro- duction de charges liquides dans un réacteur, sous forme atomisée, avec de la vapeur d'eau surchauffée et/ou un autre gaz chaud donnant la chaleur nécessaire à la réaction endothermique de craquage. L'introduction des charges et de la vapeur d'eau est réalisée de manière que les divers constituants se mélangent soigneusement et que la température élevée s'établisse uniformément et rapidement dans la charge introduite. Les inconvénients essentiels des techniques actuelles de craquage thermique sont dus aux réacteurs disponibles, car ceux-ci ne sont pas souples, c'est-à-dire qu'ils ne peuvent pas recevoir des charges liquides très diverses telles que les naphtas, les gas-oils, les essences naturelles, les raffinats et les hydrocarbures qui les composent, qui sont utilisées comme charges et continueront à être utilisées pendant de nombreuses années, ainsi que le brut et éventuellement des matières encore plus lourdes qui seront utilisées de plus en as plus dans l'avenir ; les réacteurs actuels ne tention de rendements élevés en éthylène, en propylène et en acétylène p7el que soit le choix de la charge.Cette considération montre que, étant donné la transition actuelle imposée par des conditions de rentabilité relatives auxcharges, les réacteurs très spécialisés, ne pouvant recevoir que des types déterminés de charges, ne sont pas actuellement des investissements intéressants. Au contraire, un réacteur qui doit être avantageux au point de vue industriel, doit avoir une souplesse suffisante pour qutil puisse traiter les charges qui sont considérées comme les plus économiques du moment, qutil s'agisse de naphta ou de brut, un tel réacteur devant donner de bons rendements quelle que soit la charge. Actuellement, la réalisation de réacteurs de craquage thermique de charges liquides très diverses avec des rendements élevés, nta pas été réussie, notamment lorsque le naphta et le brut doivent être compris dans le répertoire des matières qui peuvent entre traitées. L'invention concerne un réacteur qui, mettant en oeuvre des procédés classiques, permet le craquage de diverses charges d'hydrocarbures, notamment de naphta, de gas-oil et de brut, en éthylène, propylène et acétylène, avec un rendement élevé. Plus précisément, l'invention concerne un tel réacteur destiné au craquage des hydrocarbures par un gaz chaud et comprenant un premier tube cylindrique A ayant deux fermetures d'extrémité dont l'une au moins comporte un orifice sensiblement central, et au moins une chambre creuse d'entrée de charge, ouverte à ses deux extrémités et passant par la face cylindrique délimitée par le premier tube, une extrémité de la chambre d'alimentation étant placée à l'intérieur du premier tube, sensiblement à la périphérie de celui-ci, de manière que la vapeur qui est introduite par la chambre sté- coule en direction sensiblement tangentielle à la face interne délimitée par le premier tube cylindrique en créant un courant tourbillonnaire dans le premier tube, pourvu que le débit soit suffisant à cet effet, et au moins un second tube ouvert à ses deux extrémités, une première extrémité du second tube étant associée au premier tube au niveau de l'orifice de celui-ci, pratiquement en position concentrique au premier tube et en communication libre avec celui-ci, le premier tube ayant un rapport longueur/diamètre compris entre environ 0,01/1 et environ 1/1, le rapport du diamètre équivalent ou diamètre hydraulique de l'orifice du premier tube au diamètre équivalent ou diamètre hydraulique du second tube étant compris entre environ 1/1 et 0,1/i, le rapport longueur/diamètre hydraulique ou équivalent du second tube étant compris entre environ 5/1 et 200/1, et le rapport du volume du premier tube à celui du second étant compris entre environ 0,01/1 et s/i. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la desc- potion qui va suivre, faite en référence au dessin annexé sur lequel - la figure 1 est une élévation latérale schématique d'un réacteur selon l'invention, avec des parties arrachées ; - la figure 2 est une vue en plan, suivant les flèches 2 de la figure i, avec des parties arrachées - la figure 3 est une coupe suivant la ligne 3-3 de la figure 1 ; et - la figure 4 est un diagramme synoptique correspondant à une installation classique qui peut comprendre un réacteur selon l'invention. Sur les figures 9 à 3, les dimensions relatives des diverses parties du réacteur ne correspondent pas aux rapports indiqués, pour des raisors de clarté de l'illustraiion. Le réacteur peut être en diverses matière, la matière la plus avantageuse étant un acier inoxydable, par exemple du type AISI 316. D'autres matières qui peuvent titre utilisées pour la réalisation du. réacteur sont les aciers inoxydables AISI 304 et 347, un alliage contenant environ 76 % de nickel, 16 % de chrome et 6 % de fer, ainsi que diverses matières céramiques avantageuses etant donné leur stabilité thermique élevée. L'éPaisseur des parois du réacteur peut être déterminée d'après des critères classiques et elle n'est pas pri mordiale selon l'invention. Les températures, les pressions, la durée, la rentabilité et les matières disponibles doivent être considérées lors de cette sélection. Les dessins représentent un mode de réalisation avantageux du réacteur, qu'on peut considérer comme un réacteur à disque et tube, et, dans la suite de la description, on se réfère au disque et au tube du réacteur respectivement. La charge liquide atomisée passe par la canalisation 1 et rejoint la canalisation 2 dans laquelle circule un gaz chaud, par exemple de la vapeur d'eau surchauffée. Les canalisations 1 et 2 sont des parties classiques de l'ensemble decraquage et ne sont pas des parties essentielles du réacteur. Le mélange pénètre dans la chambre 3 d'alimentation et passe à l'intérieur 9 de la partie du réacteur qui est en forme de disque. La chambre d'alimentation (ou tube-d'entrée) 3 est placée dans la partie interne 9, près de la face interne de la paroi 8 qui délimite un tube cylindrique. L'appareil peut comprendre une ou plusieurs entrées suivant la dimension et le débit voulu par unité de temps, ces entrées étant toutes placées comme la chambre 3, de pré- férence en des poin-ts régulièrement répartis tout autour de la paroi 8. Ainsi, deux entrées peuvent être associées à la paroi 8 en des points placés à 1800 et 3600 respectivement à la circonférence, trois entrées peuvent être placées le long de la paroi 8 à des points correspondant à 120, 240 et 3600 respectivement, et quatre entrées peuvent être placées à la circonférence aux points correspondant à 90, 180, 270 et 3600. La disposition de la chambre 3 et de tubes analoguesprès de la face interne de la paroi 8 est avantageusement pratiquement tangentielle ; cependant, cette disposition est avantageusement exprimée par la considération de sa disposition de manière que les gaz provenant de la chambre puissent s'écouler en direction sensiblement tangentielle à la face interne delta paroi 8 en créant un courant tourbillonnaire dans le disque du réacteur. La dimension et la configuration de la chambre, le débit du mélange de charge et de gaz chaud, et la direction d'écoulement doivent être considérés par le technicien pour l'obtention de cet écoulement tangentiel et tourbillonnaire dans le disque.En pratique, la chambre d'entrée est un tube ayant à ses deux extrémités des orifices occupant une position fixe dans le disque, de manière que l'axe théorique soit tangent à la face interne de la paroi, la paroi 8 dans le cas considéré, le débit étant réglé de manière que le courant soit tangentiel et tourbillonnaire. Bien que la chambre 3 passe avantageusement à travers la paroi 8, comme représenté sur le dessin, elle peut pénétrer par la paroi supérieure 4 ou la paroi inférieure 7, en donnant encore un certain écoulement tangentiel et un certain écoulement tourbillonnaire. Bien qu'une telle disposition soit comprise dans le cadre de l'invention, elle n'es-t pas particulièrement avantageuse pour la mise en oeuvre de l'invention étant donné les irrégularités du courant formé. La paroi circulaire 8 (ou tube cylindrique) comprend une fermeture à chaque extrémité, considérée comme un cté supérieur 4 et un côté inférieur 7. Le cBté supérieur 4 forme une surface circulaire plane ne comportant pas d'ori- fices et fixée à la paroi 8. Le coté inférieur 7 est aussi sous forme dtune surface circulaire plane fixée à la paroi 8 et.{:omportant un trou 6 pratiquement au centre. Le mélange qui contient alors une charge partiellement craquée, ses dérivés de craquage et de la vapeur d'eau et/ou un autre gaz chaud, passe du disque du réacteur par l'orifice 6 à l'intérieur 11 du tube du réacteur. La paroi 5 qui délimite le tube du réacteur est ouverte à ses deux extrémités. Le tube communique librement avec le disque par orifice 6. La paroi 5 peut être associée à l'extrémité inférieure 7, aux limites de l'orifice 6, ou, lorsque le diamètre du tube est supérieur à celui de l'orifice, la paroi 5 peut être associée à d'autres points du cSté 7. Dans tous les cas, le centre du tube est pratiquement aligné sur le centre de l'orifice. La section du tube peut avoir diverses configurations, bien qu'une section cylindrique soit avantageuse. Par exemple, cette section peut être carrée, rectangulaire, triangulare, pentagonale, hexagonale ou elliptique, bien qu'un tube ayant diverses sections sur sa longueur ne soit pas recommandé. Le tube peut aussi être sous forme d'un serpentin hélicoidal, cette disposition pouvant être intéressante lorsque l'espace n'est pas suffisant pour la disposition d'un tube rectiligne. L'extrémité du tube qui est opposée au raccord avec le disque au niveau du l'orifice 6, délimite une sortie 12 par laquelle le réacteur communique librement avec la partie aval de l'installation, et, lorsque le craquage est pratiquement terminé dans le tube, l'effluent s'échappe par cette sortie. Certains rapports concernant des dimensions et des volumes,sont primordiaux selon l'invention. Pour la fixation de ces rapports, on considère que le disque du réacteur constitue un premier tube A et la partie tubulaire du réa c- teur un second tube B. Les dimensions importantes sont les suivantes. - a est le diamètre du tube A qui forme le disque du réacteur. Cette dimension peut être considérée comme le diamètre du tube cylindrique délimité par la paroi 8. - b est la longueur du tube A. Cette dimension peut être considérée comme la hauteur de la paroi 8. - c est le diamètre équivalent ou diamètre hydraulique du second tube qui constitue la partie tubulaire du réacteur. Cette dimension peut être aussi considérée, dans le mode de réalisation représenté sur le dessin, comme le diamètre du tube cylindrique délimité par la paroi 5. - d est la longueur du second tube B. -Cette dimension peut être considérée comme la hauteur de la paroi 5, représentée sur le dessin. La dimension de l'orifice 6 n'est pas représentée sur le dessin, car elle coIncide avec la dimension c. Cette dimension peut cependant différer de la dimension c, et on l'appelle dans la suite du présent mémoire diamètre équivalent ou diamètre hydraulique de 1 t orifice du tube A ou premier tube. Il faut noter que les dimensions a, b et c sont des dimensions externes qui comprennent l'épaisseur des parois du réacteur. Il s'agit d'une sélection arbitraire, les dimensions internes pouvant aussi bien être utilisées. Le diamètre équivalent ou diamètre hydraulique est utilisé pour la dimension c et la dimension de l'orifice 6, simplement parce que le tube et l'orifice n'ont pas forcément une section circulaire mais une section de configuration qui peut être quelconque. Diverses configurations ont été citées pour le tube, et elles s'appliquent aussi à l'orifice. Le diamètre équivalent ou hydraulique permet la définition commode des sections non circulaires et cIrculaires à la fois par un seul paramètre. L'abréviation mathématique utilisée pour le diamètre équivalent ou hydraulique est Deq et l'équation donnant sa valeur est la suivante Deq=###################### Lorsque la section du tube varie sur sa longueur, on peut utiliser vn diamètre équivalent moyen, mais les tubes de section variable sont peu commodes en pratique et ne sont pas recommandés. La configuration de l'orifice peut différer de celle du tube cependant, sans impossibilité en pratique. Les rapports primordiaux selon l'invention sont les suivants. i. Le premier tube A peut avoir un rapport longueur b/ diamètre a compris entre environ 0,01/1 et 1/1, de préférence entre environ 0,03/1 et 1/1. 2. Le rapport du diamètre équivalent de orifice du premier tube A au diamètre équivalent c du second tube B peut être compris entre environ 1/1 et 0,1/1, de préférence entre 1/1 et 0,25/i environ. 3. Le second tube B peut avoir un rapport de la longueur b au diamètre équivalent c compris entre environ 5/1 et 200/1 et de préférence entre environ 10/1 et 100/i. 4. Le rapport des volumes du-tube A et du tube B peut entre compris entre environ @@01/1 et 5/1 et de préférence entre environ 0,01/1 et 2,5/i. Le volume du premier tube A ou du second tube B est donné par l'équation suivante volume=@(diamètre ou diamètre équivalent)2/2 (longueur) Les dimensions réelles du réacteur varient avec l'utilisation prévue de celui-ci, c'est-à-dire selon qu'il s'agit d'un réacteur de laboratoire,d'installation pilote ou d'installation industrielle et surtout, du débit voulu. Le nombre de chambres d'alimentation, le nombre de parties tubulaires, c'est-à-dire i ou 2, et le nombre de réacteurs ainsi que de nombreux paramètres auxiliaires tels que la rentabilité particulière, doivent aussi être considérés. Un exemple de plage de dimensions souhaitable pour un débit de charge de 20 à 45 kg/h, avec une chambre d'entrée et une partie tubulaire, est le suivant Dimension Valeur en cm a 30 à 40 b 1 à 2,5 c 2,5 à 5 d 75 à 175 diamètre de l'orifice 1,25 à 5 Comme indiqué précédemment, la figure 4 est un diagramme synoptique représentant une installation classique qui peut comprendre le réacteur selon l'invention. Sur la figure 4, la zone 21 représente la réserve de charge et comprend une zone de préchauffage dans laquelle la charge est préchauffée à une température comprise entre environ 100 et 7000C et avantageusement entre 200 et 6000C environ. Les charges qui peuvent être utilisées dans le réacteur décrit et l'installation précitée peuvent être des liquides, pourvu qu'ils soient atomisés avant introduction dans le réacteur. La charge peut aussi être gazeuse. Les charges liquides sont notamment le naphta, le brut, le gas-oil, l'essence naturelle, divers raffinats et les divers constituants liquides des hydrocarbures de ces charges, tels que les pentanes et les hexanes. Les charges préférées dans une telle installation sont le naphta, le gas-oil et le brut dont le craquage efficace est réalisé sslon l'invention. Des exemples de charges gazeuses sont le gaz naturel, un gaz de synthèse analogue au gaz natu rel et divers constituants gazeux des hydrocarbures tels que l'éthane, le propane et les butanes. La caractéristique la plus importante du réacteur de craquage selon l'invention est la possibilité du traitement des fractions à températures élevées d'ébullition, qui ne peuvent pas être vaporisées à 5000C aux pressions normales. Ces fractions sont évidemment les constituants principaux du brut. La charge passe par la canalisation 22 qui correspond à la canalisation 1 de la figure 1 et rejoint la canalisation 23 qui correspond en partie à la canalisation 2 de la figure 1. La canalisation 23 transmet un gaz chaud qui provient d'une zone 24 qui représente une réserve de gaz chaud. La température du gaz chaud est comprise entre environ 7000 et 300C0C, et avantageusement entre 1200 et 29GOOC environ. Les gaz chauds qui peuvent être utilisés pour le craquage de la charge sont par exemple la vapeur d'eau surchauffée qui est préférée, ou les produits de combustion de divers combustibles. Le rapport des gaz chauds à la charge est compris entre 0,5 et 5 et avantageusement entre 0,7 et 2,5 partes en poids de gaz par partie en poids de charge. Le mélange de la charge préchauffée et de gaz chauds passe dans la canalisation 25 qui correspond au tronçon restant de la canalisation 2 de la figure i, et pénètre dans le réacteur 26 décrit précédemment. Le craquage est réalisé dans le réacteur de l'invention, dans les conditions suivantes. Les températures dans le disque du réacteur sont de l'ordre de 500 à 12000C, de préférence comprises entre environ 600 et 1100 C. Les températures à la sortie de la partie tubulaire du réacteur sont comprises entre environ 450 et 1150 C, de préférence entre environ 550 et 1050 C environ. Les pressions sot comprises entre environ 1 et 10 bars, de préférence entre environ i et 5 bars. Le temps de séjour est maintenu entre environ 0,005 et 0,5 seconde, avantageusement entre 0,01 et 0,2 s environ. L'effluent quitte le réacteur 26 par la canalisation 27 et pénètre dans une zone 28 de refroidissement. Un courant d'eau ou d'hydrocarbures est utilisé pour le refroidissement de l'effluent. La séparation de l'effluent a lieu dans cette zone, le produit gazeux passant en tête par la canalisation 29 et 1'eau et le produit liquide étant retirés sous forme des queues par la canalisation 30. Ensuite, la séparation, la récupération et l'analyse sont classiques. La description qui précède considère l'utilisation de charges liquides gazeuses dans le réacteur précité. La souplesse de celui-ci permet cependant l'utilisation d'autres charges, par exemple des matières oxygénées telles que les alcools et les acides, divers polymères et des produits de Diels-Alder qui peuvent aussi être craqués efficacement. Un autre mode de réalisation de réacteur du type décrit comprend deux tubes reliés au disque et non pas un seul. La seconde partie tubulaire est reliée au disque comme la première mais, comme représenté sur la figure 1, l'association est faite avec le c8té supérieur 4 au niveau d'un orifice analogue à l'orifice 6 placé dans ce c8té supérieur. Tous les rapports correspondant à cette partie tubulaire correspondent à ceux qu ! on a déjà décrits. Le seul changement concerne l'augmentation du débit de charge et de gaz chaud et l'utilisation préférable de plusieurs chambres d'alimentation. Les sorties des deux tubes peuvent être reliées à un dispositif placé en aval ou à deux dispositifs de ce type. Les exemples qui suivent Illustrent l'Invention, les parties et pourcentages indiqués étant exprimés en poids, sauf indication contraire. EYEMPLE i On utilise dans cet exemple l'installation et le réacteur déjà décrits. Plus précisément, le procédé suivi et les conditions d'utilisation sont les suivants. Initialement, un générateur de vapeur est mis en route, par augmentation du débit de gaz naturel parvenant dans un four, et mise en route d'une pompe à eau. Un débit élevé de création de vapeur est utilisé au dut de manière que les tuyauteries associées soient rapidement chauffées. Le débit d'eau est alors réglé à la quantité nécessaire aux conditions d'essai. Une heure environ est nécessaire pour que les conditions de création ae vapeur se stabilisent apres réglage étant donné le grand volume des serpentins du géné rateur de vapeur. Lorsque le générateur est dans les conditions voulues, la vapeur est introduite dans la section de mélange de manière que le système de réaction finit préchauffée. Lorsque le brOleur et le réacteur se trouvent à la température de saturation de la vapeur d'eau ou au-dessus, le bradeur peut être allumé. L'hydrogène est utilIsé comme combustible. Le brtleu-r et le réacteur sont d'abord purgés à l'azote de manière qu'aucun combustible ne soit présent. Le brûleur est alors allumé. Les débIts d1hydrogène et d'oxygène transmis au brûleur sont réglés en vue de la combustion convenable, les deux courants étant accrus simultanément de manière que la température du réacteur soit élevée. Le r81e du brûleur est de fournir la chaleur sensible et la chaleur de réaction qui sont nécessaires. Lorsque le réacteur est chauffé presque à la température de fonctionnement, la pompe d'alimentation est mise en route. La charge d'hydrocarbures est admise près de l'orifice de sortie de la section de mélange où elle se me- lange à la vapeur d'eau, le mélange passant dans la chambre d'alimentation d'entrée 3 des figures 1 et 2 du dessin. Cette chambre 3 est fixée de manière que son axe théorique soit tangent à la face interne de la paroi 8. La température du réacteur, le débit de charge, le débit d'eau et la vitesse de combustion sont réglés de manière que le mélange chargevapeur d'eau s'écoule tangentiellement et ait lue temps voulu de séjour. L'effluent du réacteur est refroidi à l'eau de manière que les huiles résiduelles et l'essentiel de la vapeur d'eau (80 % en poids environ) se condensent. Le débit d'eau de trempe est réglé de manière que la température du courant qui quitte la zone de refroidisssment soit égale à 700C. Le produit gazeux quittant la zone de trempe ou le séparateur est refroidi à température ambiante dans un conden seur. L'eau et les hydrocarbures condensés sont rassemblés et le gaz complémentaire est brillé à la torche. L'analyse des produits est effectuée par chromatographie en phase gazeuse et par analyse des gaz au spectromètre de masse. Les dimensions externes du réacteur utilisé dans cet exemple sont les suivantes. Le disque, c'est-à-dire le premier tube A, a une longueur de 1,25 cm et un diamètre de 35 cm, le rapport longueur/diamètre étant de 0,036/1. La partie tubulaire, c'est-à-dire le second tube B est sous forme d'un serpentin helicoidal de section circulaire, ayant une longueur de 135 cm et un diamètre de 3,75 cm, si ien que le rapport longueur/diamètre est égal à 36/1. Le volume du premier tube A est de 1,26 l. Le volume du tube B est de 1,56 1. Le rapport de volume des tubes A et B est donc de 0,81/1. Le volume total des tubes A et B est de 2,82 I.. Le rapport du diamètre de l'orifice du tube A à celui du tube B, qui ont tous deux une section circulaire, est de 1/1. La charge est un naphta "Texaco" ayant la composition suivante Analyse au spectromètre de masse - paraffinesnormales: 39,49 % - isoparaffînes 38,61 % - oléfines 1,36 O/c - naphtènes 13,39 % - composés aromatiques 7,16 % Distillation ASTM (norme ASTM D-86) en tête Température, C - 40 (température d'ébullition ini tiale) 10 63 20 75 30 87 40 97 50 107 60 120 70 125 80 141 90 155 température finale 188 Rendement Résidu 0,5 cm3 Densité API : 65,9 à 15,6 C Densité : 0,717 à 15,6 C Indice de réfraction 1,3984 à 250C Concentration en soufre 30 ppm Indice de brome 1,02 H/C, calculé d'après les propriétés physiques 2,160 Poids moléculaire, déterminé par distillation ASTM et densité API : 99 API = American Petro leurs Institute ppm = partie par million H/C = rapport molaire hydrogène/carbone Conditions utilisées - température du réacteur : 840 C dans le disque et 8350C à la sor tie du tube Rapport de dilution par la vapeur en poids) 1,9 partie de va peur par partie de charge Temps de séjour : 0,05 s Débit de charge d'hydrocarbures 34 kg/h Débit de vapeur introduite 63,5 kgjh Pression du réacteur 0,7 bar Résultats Rendement en % en poids - éthylène 35,4 - propylène 14,1 - acétylène 1,5 - méthane 11,6 - produit gazeux au total 77,9 - huile + coke 22,1 EXEMPLE 2 On répète l'exemple ol, eu cours des 4 essais suivants, en changeant les conditions comme indiqué. Les résultats sont analogues à ceux qu'on obtient dans l'exemple 1. Le réacteur de l'invention est particulièrement utile dans la lutte contre la pollution, notamment parce qu' il permet le traitement des déchets de matière plastique qui sont fluides ou mis sous forme fluididée ou qui peuvent entre liquéfiés ou fluidisés. Les déchets de chlorure de polyvinyle, de polystyrène et de polyéthylène sont des exemples de déchets de matière plastique, des déchets de polyéthylène pouvant être par exemple dégradés en une composition anal on gue à une huile lourde ou de type liquide, à faible poids moléculaire, qui peut être craquée dans le réacteur de l'invention en éthylène, avec des rendements approchant de 60 % ou supérieurs à cette valeur. Il est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir du cadre de l'invention, qui est défini dans les revendications annexées. Essai Charge Température du réacteur, C Rapport de dilution par Temps de sé Disque Sortie de la partie la vapeur, parties (en jour, s tubulaire poids) de vapeur par par tie de charge (a) Brut "Lagomedio" 875 860 2,2/1 0,050 (b) Brut de pennsyl vanie 875 845 3,0/1 0,050 (c) Brut "Minas" 875 850 2,0/1 0,050 (d) Brut libyen 875 855 2,0/1 0,050 REVENDICATIONS 1. Réacteur de craquage d'hydrocarbures par un gaz chaud, caractérisé an ce qutil comprend un premier tube cylindrique ayant deux fermetures d'extrémité dont l'une au moins comporte un orifice sensiblement central, et au moins une chambre creuse d'alimentation ouverte à ses deux extrémités et passant à travers la surface cylindrique délimitée par le premier tube, une extrémité de la chambre d'alimentation étant disposée à l'intérieur du tube sensiblement à la périphérie de celui-ci de manière que la vapeur qui passe dans la chambre s'écoule en direction sensiblement tangentielle vers la face interne délimitée par le premier tube cylln- drique en créant un courant tourbillonnaire dans le premier tube pourvu que le débit soit suffisant, et au moins un second tube ouvert à ses deux extrémités, une extrémité du second tube étant associée au premier tube au niveau de ltori- fice de celui-ci, en étant pratiquement concentrique à cet orifice et en communiquant librement avec le premier tube, le premier tube ayant un rapport longueur/diamèbre compris entre environ o,oî/î et 1/i, le rapport du diamètre équivalent ou hydraulique de l'orifice du premier tube à celui du second étant compris entre enyiron 1/1 et 0,1/1, le second tube ayant un rapport de sa longueur à son diamètre équivalent ou hydraulique compris entre environ 5/1 et 200/1, et le rapport des volumes du premier tube et du second étant compris entre environ 0,01/1 et 5/1. 2. Réacteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la première fermeture d'extrémité comporte ltor3fice et un seul second tube est associé au premier tube autour de l'orifice. 3. Réacteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que chacune des deux fermetures d'extrémité comporte un orifice, deux seconds tubes étant associés au premier tube, un second tube étant placé au nIveau de chaque orifice. 4. Réacteur selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que le rapport longueur/diamètr du premier tube est compris entre environ 0ss05/1 et 1/1, le rapport du diamètre équivalent ou hydraulique de l'orifice du premier tube à celui du second tube est compris entre environ 1/1 et 0,25/1, le second tube a un rapport longueur/diamètre équivalent ou hydraulique compris entre environ 10/1 et 100/1, et le rapport des volumes du premier et du second tube est compris entre environ 0,01/i et 2,5/1. 5. Réacteur selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que la chambre d'alimentation d'entrée est un tube cylindrique dont l'axe théoriaue est pratiquement tangent à la face interne délimitée par le premier tube.