La présente invention se rapporte a une broche textile a double torsion perfectionnée. On connais déja des dispositifs dénommés '.broche a double tor sion1, dans lesquels le support de l'enroulement textile a tordre ou a retordre, placé co-axialement a la broche creuse tournante, est immobilisé par un moyen approprié. Le fil de l'enroulement (bobine, cops) pris a la défilée forme un ballon de dévidage et est engagé de haut en bas dans une broche creuse sur laquelle est monté un plateau de renvoi formant magasin. Ainsi, pour chaque tour de la broche, le fil prend d'abord une première torsion dans son trajet entre le bloqueur de torsion placé au-dessus de la broche creuse et le plateau, puis une seconde torsion dans le ballon extérieur, entre sa sortie du plateau magasin et le barbin de centre arrt de ballon. Ces broches servent essentiellement au retordage des fils. Par "fil", on désigne une longueur sensiblement infinie d'un élé- ment textile pouvant trouver des applications dans le tissage, le tricotage ou autre. Ce fil peut se présenter sous des formes très variées, telles que faisceau de filaments continus, standards ou texturés, filés de fibres, retors, assemblés, câbles pneus, fils de fantaisie, etc.. Schématiquement, les broches a double torsion comportent essentiellement une broche creuse verticale terminée a sa base par une noix en forme de poulie cylindrique, un porte-enroulement concentrique à l'axe de la broche destiné a recevoir le support d'enroulement de fil à tordre, un pot de protection fixé sur le porteenroulement, un verrouilleur de torsion placé à l'entrée de la broche creuse1 un plateau rotatif solidaire de la noix, situé dans un plan horizontal sous le porte-enroulement et formant accumulateur et réserve pour le fil, des moyens d'immobilisation du porteenroulement, et un barbin de centrage-arrêt de ballon situé audessus et dans l'axe de la broche. Enfin, pour être complet, un tel dispositif comporte également un organe renvideur de fil sur une bobine.L'ensemble est généralement entrains en rotation par un système tangentiel, tel qu'une courroie, s'appuyant sur la noix, que l'on peut débrayer de la courroie par un dispositif approprié. Les fils traités sur ces dispositifs de retordage a double torsion forment un ballon tournant a des vitesses relativement élevées. De ce fait, ils subissent des contraintes de tension non négligeables, et ce a tel point que la force centrifuge intervenant dans le ballon ne peut pas vaincre la tension de dévidage due au frottement du fil sur la périphérie du plateau rotatif accumulateur, frottement d'autant plus élevé que le fil est d'abord freiné par le verrouilleur de torsion, de manière a éviter que la torsion soit refoulée au point de déroulement sur la bobine d'alimentation. Dans ces broches à double-torsion, la tension du fil au renvidage sur la bobine est égale a la somme des tensions entre le barbin-arr8t de ballon et le verrouilleur. Par suite des nombreux renvois et des points de frottements tout le long du parcours du fil dans la broche, cette tension élevée augmente progressivement du verrouilleur jusqu'au barbin, de sorte que la tension est relativement faible dans la zone ou le fil reçoit sa première. torsion, et relativement élevée dans le ballon, c'est-a-dire dans la zone ou il reçoit sa seconde torsion. On sait dbterminer approximativement la tension idéale du fil dans un ballon engendré ou non par une broche daubl-torsion, Cette tension T doit être aussi près que possible de formule dans laquelle - F désigne la force centrifuge subie par le fil en rotation, en grammes ; F' = P #r, avec : g P P = poids du fil dans le ballon en grammes, g g = gravite, w X = vitesse angulaire du fil en radians, r r = somme des rayons du ballon en mètres ; - R désigne la résistance de l'air sur le fil du ballon en kilogrammes ; R = KSV2, avec K K = constante, S S - section du fil en mètres carrés, V V = vitesse du fil en mètres par seconde. Dans les broches a double-torsion actuelles, on tire le fil par la bobine de renvidage à travers le ballon jusqu'au verrouilleur. C'est ce qui explique que la tension dans le ballon est toujours très élevée, et égale, comme déjà dit, à la somme des tensions dans la broche. Les meilleures broches à double torsion industrielles actuelles présentent en outre certains inconvénients limitant leur emploi, malgré leur grand développement. La tension élevée du fil dans le ballon, d'autant plus élevée que la longueur du ballon est grande, occasionne des casses et conduit a des tensions élevées au renvidage, donc à des bobines dures, inutilisables comme telles en vapo risage. Cette tension élevée détériore également la qualité du fil en provoquant des erraillements, et comme, de plus, elle varie souvent en cours de traitement, l'élasticité et la résistancé du fil varient, ce qui provoque de nouvelles causes de casses. Pour pallier ces inconvénients, on a proposé d'équiper chaque broche avec un dispositif dénommé "relaxer" placé entre le barbin arret de ballon et le cylindre de renvidage, dans lequel le fil est suralimenté, de sorte que sa tension est diminuée. Néanmoins, ce dispositif non positif provoque des frottements supplémentaires sur le fil, ce qui conduit a un mauvais contrôle de la tension, et donc de la dureté des bobines qui varie en cours de bobinage, ces dernières pouvant néanmoins être utiliséesen vaporisage. Par ailleurs, avec les broches à double-torsion industrielles les plus perfectionnées actuelles, du fait de la tension élevée du fil dans le'ballon, on ne peut pas augmenter les vitesses de rotation des broches, donc la productivité, car on atteint rapidement le plafond de tension acceptable, alors qu'on n'est pas encore a la limite des vitesses maximums de rotation des broches. Enfin, la consommation d'énergie électrique de telles broches est substantielle. A titre indicatif, avec une broche à double-torsion industrielle actuelle utilisée pour le tordage voile d'un fil de polyester 72 dtex 33 brins, la tension du fil dans le ballon, mesurée a la hauteur du barbin, est généralement comprise entre cinquante et soixante grammes (0,7 g/den), et la consommation électrique d'un ensemble de cent broches tournant a dix-mille tours par minute (t/ mn) est d'environ quinze CV pour la production de bobines de deux kilos. La présente invention pallie ces inconvénients. Elle se rapporte tout d'abord à un procédé de tordage par double torsion dans lequel la tension du fil dans le ballon est diminuée de manière notable (au moins de l'ordre de 50 %), ce qui permet, toutes choses égales par ailleurs, d'augmenter en proportion les vitesses de rotation des broches, de donner une meilleure tenue aux bobines et de diminuer les casses, sans compter que la consommation d'énergie est diminuée également de plus de moitié. Ce procédé de tordage de fil textile du type à double-torsion, dans lequel on communique en continu deux torsions successives au fil tiré d'un support placé sur un plateau fixe et traversant un tube creux portant ledit support, puis un plateau rotatif entourant le support1 la première torsion étant communiquée entre le verrouilleur fixé a l'entrée du tube creux et le plateau rotatif, et la seconde entre le plateau rotatif et le barbin-arrêt de ballon, se caractérise en ce que la tension, dans la première zone de torsion, est sensiblement égale a la tension dans la seconde zone de torsion, et en ce que la tension de bobinage est égale a la tension du fil dans la seconde zone de torsion. Lorsque la tension du fil varie dans le ballon (seconde zone de torsion), on débite le fil dans la zone ou l'on passe en continu de la première a la seconde torsion, d'une quantité sensiblement égale à la variation du fil dans le ballon. La tension du fil dans le ballon est au moins égale à En pratique, on débite le fil dans la zone ou l'on passe de la premiere à la seconde torsion par effet de cabestan, c'est-à- dire que, si la tension du fil augmente dans le ballon, cette augmentation engendre une augmentation des forces de frottements du fil sur un organe placé dans cette zone et agissant comme cabestan, qui alors délivrera plus de fil, de manière a réduire la tension dans le ballon. En revanche, si cette tension dans le ballon diminue, tout en restant supérieure a les forces de frottements étant réduites sur le cabestan, celui-ci délivrera moins de fil. L'invention se rapporte également a un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé. Cette broche à double-torsion perfectionnée se compose essentiellement - d'un tube creux vertical 3, - d'une douille 2 fixée à la base de ce tube 2, - d'une noix 16 fixée a la base de la douille 2, et solidaire de celle-ci, entrainant l'ensemble en rotation au moyen d'une courroie 22 - d'un porte-enroulement 1 concentrique a l'axe du tube 3 et destiné à recevoir le support d'enroulement 4 de fil à traiter - d'un pot de protection 5 fixé sur le porte-enroulement 1 - d'un verrouilleur de torsion 10 placé à l'entrée du tube 3 - d'un plateau rotatif 21 à bords relevés solidaire de la noix 16, situé dans un plan horizontal sous le porte-enroulement 1, et formant réserve pour le fil sortant par un oeillet 27 placé juste à cette hauteur entre le plateau 21 et la noix 16 - de moyens d'immobilisation 7 et 8 du porte-enroulement 1 - d'un barbin de centrage 29 arrêt de ballon, situé juste au dessus et dans l'axe du tube 3. La broche perfectionnée selon l'invention se caractérise en ce qu'elle comporte en outre - une couronne entraînée en rotation par l'organe de commande de la broche, portant au moins un guide-fil 18, jouant le rôle de cabestan, qui débouche dans le plan ou passe le fil entre sa sortie de la douille 2 et l'oeillet de sortie 27 disposé a la base du plateau rotatif 21 , - des moyens pour freiner le guide-fil 18. Dans une première forme d'exécution, la couronne entrainée en rotation par la même courroie de commande que la broche présente un guide-fil débouchant dans le plan ou passe le fil entre sa sortie de la douille 2 et l'oeillet de sortie 27, ledit guide-fil pouvant librement tourner sur lui-même au moyen de roulements placés entre la couronne et l'axe qui supporte le guide-fil. A l'extrémité de cet axe, opposé au guide-fil, on fixe un disque horizontal en aluminium sur lequel agit le moyen de freinage. Ce moyen de freinage peut être constitué par exemple par un jeu d'aimants permanents disposés de part et d'autre du disque d'aluminium, par un champ électro-magnetflque, par des brosses, par un jet d'air comprimé ou par tout autre moyen approprié.Ainsi, le guide-fil est entraîné en rotation par la couronne, et est entrainé en rotation sur lui-mdme par le freinage léger exercé par le moyen choisi. Lorsque la tension varie dans le ballon, la pression tangentielle du fil sur le guide-fil qui l'embarre augmente, et ce guide-fil joue alors le rôle d'un cabestan, et il se ralentit sous l'effet léger de freinage et délivre une quantité de fil suffisante pour équilibrer la tension dans le ballon. Dans une autre forme d'exécution préférée, la broche perfectionnée se caractérise en ce qu'elle comporte - une seconde noix en forme de poulie 19, placée sous la noix 16 creuse, solidaire et co-axiale de celle-ci, et présentant à sa partie supérieure une couronne 20 disposée à l'intérieur de la noix creuse 16 ;; - des moyens d'entrainement en rotation 23 de la noix 19 à une vitesse légèrement inférieure à la vitesse de rotation de la noix 16 - au moins un satellite 17 qui, sous l'effet de la force centrifuge engendrée par la rotation de la noix 16, est plaqué contre la paroi interne de la couronne 20 et est entraîné en rotation par celle-ci, lequel satellite 17 présente, en outre, à sa partie supérieure, un guide-fil 18 qui débouche dans le plan ou passe le fil entre sa sortie de la douille 2 et l'oeillet de sortie 27 disposé a la base du plateau rotatif 21. Cette seconde noix 19, caractéristique de cette forme de réalisation préférée, peut être réalisée, comme la noix principale 16, en toute matière appropriée : métal, matière plastique, etc.. En pratique, les deux noix 16 et 19 sont montées co-axialement, par l'intermédiaire de doubles paliers par exemple, sur un même axe 24 fixé au bâti 9 de la machine par l'intermédiaire d'un organe ap proprié, tel qu'une douille à collerette 25. Cette seconde noix 19, comme la première 16, est avantageusement entraînée en rotation par une courroie 23 qui, comme la courroie 22 d'entrainement de la noix 16, est commune à plusieurs broches, les deux courroies 22 et 23 étant commandées par le moteur unique de commande de la machine. On a constaté que le satellite 17, d'une part, doit être en matière plastique et, d'autre part, doit avoir une forme tronconique de manière à épouser la forme similaire de la paroi interne de la couronne 20, de sorte que, pendant la rotation de la broche, donc des noix 16 et 19, le satellite reste bien en place. Avantageusement, ce satellite 17 a la forme de deux troncs de cônes accolés par leur grande base identique, symétriques ou non. Ce satellite 17 est surmonté, comme déjà dit, d'un guide-fil 18, par exemple en céramique frittée, ayant la forme d'un diabolo ou d'une poulie. Ce guide-fil 18-passe à travers la noix 16 dans un dégagement prévu à cet effet, et déboucbe sensiblement dans le plan ou passe le fil à tordre entre sa sortie de la douille 2 et l'oeillet de sortie 27 disposé à la base du plateau rotatif 21. De la sorte, en tournant, le satellite 17 embarre sur un arc appréciable le fil situé dans ce plan (voir figure 3), ce qui permet, en cas de variation de la tension du fil dans le ballon 28, de restituer un peu de fil et, ainsi, de diminuer considérablement cette tension. Pour maintenir l'équilibre de l'ensemble, on dispose deux satellites identiques, diamétralement opposés, un seul des deux satellites étant actif. Pour obtenir les meilleurs résultats, le verrouilleur de torsion 10 placé a l'entrée du tube creux 3 doit être du type à pincement du fil entre deux disques 12-13. La manière dont l'invention peut être réalisée et les avantages qui en découlent ressortiront mieux de l'exemple de réalisation qui suit, donné à titre indicatif et non limitatif, à l'appui des figures annexées. La figure 1 représente en coupe verticale une broche à double torsion réalisée selon l'invention. La figure 2 montre une vue plus détaillée de l'embase de la broche de la figure 1. La figure 3 représente, selon la coupe A de la figure I, le passage du fil à l'intérieur de la broche, à la hauteur du plan ou passe le fil entre sa sortie et l'oeillet de sortie 27 disposé à la base du plateau rotatif 21, c'est-à-dire du plan dans lequel agit le guide-fil 18 porte par le satellite 17. La figure 4 montre, en une vue éclatée partielle simplifiée, la position des satellites sur la couronne et leur passage à travers la première noix. La broche à double torsion de l'invention (voir figures 1 et 2) se compose d'un porte-enroulement 1 qui s'appuie sur une douille 2 surmontée d'un tube creux 3 à parois minces de longueur sensiblement égale à celle du support d'enroulement d'alimentation 4. Dans le cas présent, ce support d'enroulement 4 est formé par un cops de filature. Un pot de protection 5 en alliage léger et à bords lespermet au fil 6, lors du démarrage de la broche, d'éviter l'accrochage avec les spires se dévidant de la bobine 4. Le porte-enroulement 1 est immobilisé par des aimants permanents disposés respectivement et symétriquement : 7 sur la périphérie du porte-enroulement l,et 8 (de polarité inverse) dans la couronne du bâti 9. On peut, si on le désire, utiliser d'autres moyens, pour immobiliser le porte-enroulement, que des aimants permanents, bien que ceux-ci soient préférés. On peut, par exemple, utiliser une masselotte agissant par balourd ou un système à rampes annulaires bloquées par des billes, du type décrit dans le brevet français 72.02804. A l'extrémité libre du tube creux 3, on place un verrouilleur de torsion fixe destiné à empêcher que la première torsion donnée par la broche ne remonte sur la bobine d'alimentation 4. Ce verrous leur préféré a la forme d'un tronc de cône 10 en matière plastique maintenu sur l'extremite du tube 3 à l'aide d'un joint torique monté sur son support 11. Ce verrouilleur comporte, à l'intérieur et face à face, deux disques en acier polis 12 et 13, entre lesquels passe le fil sur lequel ils exercent une légère pression au moyen de ressorts, non représentés.A la base de ce verrouilleur, on monte un chapeau 14 qui tourne librement à une vitesse variable suivant le diamètre de la bobine 4, et cela sous l'effet de la tension de déroulement du fil 6 qui passe à l'intérieur d'un oeillet 15 en céramique disposé sur le bord du chapeau 14, de manière à déterminer une position appropriée pour le dévidage. La base de la broche (voir figure 2), QÙ se trouve la disposition caractéristique de l'invention, se compose d'une noix creuse 16 rotative autour d'un axe 24. Cette noix 16 est entrainée en rotation par une courroie tangentielle 22 s'appuyant sur la face externe en forme de poulie de cette noix. Celle-ci comporte, en son intérieur, deux encoches 30 et 31 (voir figures 3 et 4) diametra- lement opposées, destinées à recevoir chacune un satellite 17. Cette noix 16 est fixée par des vis non référencées à un plateau horizontal rotatif 21,désigné également parfois "bol", à bords relevés, lui-même solidaire et emmanché dans la douille 2 par la pièce 32. En sortant de la douille 2, le fil entre dans un oeillet 26, puis dans un second oeillet 27, tous deux en céramique et disposés dans un plan horizontal a sensiblement à la hauteur de la base du plateau 21. Le passage du fil dans la broche de l'invention est classique. Le fil 6 dévidé de la bobine fixe 4 passe dans l'oeillet 15 puis, de là; arrive au verrouilleur de torsion 10. Le fil va ensuite de haut en bas à travers le tube creux 3 et la douille 2, d'ou il pénètre dans l'oeillet 26, puis dans l'oeillet 27. Dans ce trajet, le fil reçoit une première torsion. Sortant de l'oeillet 27 entrainé en rotation par le plateau 21, le fil décrit une portion de spire sur ce plateau 21 formant réserve, puis, de la, va au barbin centreur-arrêt de ballon 29 (queue de cochon en métal) situé juste audessus et dans l'axe du tube creux 3. Dans cette portion, le fil reçoit en continu sa seconde torsion. Après le barbin 29, le fil arrive à la bobine (non figurée), ou il est renvidé par un système classique. Une seconde noix en forme de poulie 19 est placée sous la pre mière noix creuse 16, sur le même axe 24 fixé au bâti par l'intermédiaire d'une douille à collerette 25 en matière plastique faisant office d'amortisseur. Les deux noix 16 et 19 sont solidaires l'une de l'autre et co-axiales, grâce à deux doubles paliers, non réfé rencés, montés face à face sur l'axe 24. Le montage élastique de l'ensemble sur le bâti 9 est assuré par des rondelles côniques fléchissantes avec écrou et contre-écrou. Cette seconde noix 19, dont le diamètre extérieur est légère- ment inférieur à celui de la noix principale 16 (par exemple 88,5 mm pour la poulie de la noix 16 et 87,0 mm pour la poulie de la noix 19), est également entrainée en rotation par action tangentielle au moyen d'une courroie 23 commune à plusieurs broches et commandée, comme la courroie 22, par la poulie d'entrainement de la machine, non représentée. La noix 19 présente, à sa partie supérieure (figure 2), une couronne 20 disposée à l'intérieur de la noix creuse 16. La paroi intérieure de cette couronne 20 a la forme d'un V dans lequel viennent s'appuyet, sous l'effet de la force centrifuge, deux satellites 17 (voir figures 2 et 3). Chaque satellite a la forme de deux troncs de cônes idtentiques en matière plastique accolés par leur plus grande base,Test prolongé à sa base par une queue 33, et est surmonté d'un guide-fil 18, en forme de poulie, en céramique frittée (dénomination commerciale TITAL). Ce guide-fil 18 débouche dans le plan horizontal ou passe le fil entre les deux oeillets 26 et 27 (voir figure 3). Dans une forme de réalisation pratique, le satellite 17 est en polyéthylène haute densité, et a la forme de deux troncs de cône accol8s par leur plus grande base de 15 mm, de hauteur 12 mm, de petit diamètre 8mm, et de grand diamètre 15 mm. La queue 33 a une hauteur de 6 mm et un diamètre de 8 mm. La partie du satellite 17 opposée à la queue 33 est surmontée d'un guide-fil 18 en ferme de poulie de 8 mm de diamètre et 5 mm de hauteur, en oxydes frittés (TITAL), fixé au corps du satellite par rivure à chaud. Le poids total d'un tel satellitel/7est d'environ cinq grammes. Entraînées par les courroies 22 et 23, les noix principale 16 et secondaire 19 tournent respectivement aux vitesses V1 et V2, V1 étant légèrement supérieure à V2 par suite des différences de diamètre des poulies 16 et 19.Lorsque la noix 16 est mise en rotation, les satellites 17, sous l'effet de la force centrifuge, sont fortement appliqués contre les parois de la couronne 20 qui tourne à une vitesse inférieure à V2. I1 en résulte que les satellites 17 e sont amenés à rouler contre les parois internes de la couronne 20 dans un sens ou dans l'autre à une vitesse V3 définie par V3 = (V1 - V2) BI avec A - V1 = vitesse de la noix 16 en tours par minute (t/mn), - V2 = vitesse de la noix 19 en t/mn, - V3 = vitesse du satellite 17 en t/mn, - B = diamètre moyen interne de la couronne 20, - A = diamètre moyen du satellite 17. Le fonctionnement d'une telle broche à double torsion est le suivant. Le fil 6, qui se dévide du cops d'alimentation 4 (figure 1), pénètre dans le tube creux 3 et est verrouillé par les deux disques en pression 12 et 13 du verrouilleur 10. Le fil traverse ensuite de haut en bas le tube 3 et la douille 2, puis pénètre dans le plan horizontal formé par les oeillets 26 et 27. Entre ces deux oeillets 26 et 27, le fil est embarré par la gorge du guidefil 18 du satellite 17 d'un angle, par exemple de 60 degrés environ (voir figure 3). Le fil sort enfin par l'oeillet 27 disposé dans le même plan horizontal que 26, mais à 45 degrés par rapport à la direction formée par l'axe de l'oeillet 26 et l'axe longitudinal du tube 3.En sortant de l'oeillet 27, le fil s'enroule en une portion de spire (réserve) sur le plateau rotatif 21 (bol) (voir figure 3) et, de 1à, forme le ballon 28 avec la queue de cochon métallique 29 (barbin centreur-arret de ballon) placée juste audessus et dans l'axe du tube 3. Le fil quittant le barbin 29 est directement renvidé sur un organe approprié standard, non repré senté. D'une manière classique, les forces engendrées par la construction du ballon 28 se traduisent par la matérialisation du polygone funiculaire du système en rotation. Etant donnée la hauteur importante du ballon 28 imposée par la hauteur de la bobine d'alimentation 4, les forces de dévidage et de renvidage sont élevées et la force centrifuge F donnée par le ballon 28 est nettement inférieure aux forces précédentes. On le démontre en construisant le polygone classique de ces forces qui s'appliquent en direction des tangentes extrêmes. La résistance de l'air R qui s'exerce sur toute la hauteur du fil dans le ballon 28 déplace la formation de celui-ci en arrière de la sortie de l'oeillet 27, d'ou formation de la portion de spire (arc de 180 à 200 degrés), constituant la réserve de fil sur la périphérie du plateau rotatif 21. Ces forces inévitables, qui s'exercent normalement sur le ballon du fil 28, sont - d'une part, la force centrifuge F, - d'autre part, la résistance R de l'air, qui sont perpendiculaires, et leur composante équilibre la force de renvidage et permet au fil tordu de se renvider à tension constante. La force engendrée par le dévidage, c'est- -dire en 27, est soulagée, dans le sens d'une diminution appréciable, grâce au satellite 17 qui, tournant à une vitesse V3, délivre le fil en fonction de la tension plus ou moins importante qu'il reçoit, équilibrant ainsi la forez engendrée par le renvidage, force égale à la valeur En d'autres termes, lorsque la tension du fil dans le ballon 28 a tendance à aucmenter c 'est--dire h devenir sunErieure d la pression tangentielle qui s'exerce sur le guide-fil 18 s'accroit, et l'énergie cinétique que comporte ce guide-fil 18 intervient pour délivrer davantage de fil en rétablissant ainsi l'équilibre des tensions entre 27-29 et 10-26 (effet cabestan). En revanche, si la tension du fil diminue dans le ballon 28, étant entendu que physiquement celle-ci ne peut être inferieure à la pression tangentielle qui s'exerce sur le guide-fil 18 décroît, et l'énergie cinétique que comporte ce guide-fil est ainsi limitée pour délivrer un peu moins de fil (effet cabestan). La portion de spire formant réserve sur le plateau rotatif 21 (arc de 180 a 200 degrés) se trouve ainsi modifiée, en plus ou en moins, ce qui permet au ballon du fil 28 de conserver sa forme géométrique à double courbure. De même, la modification de portion de spire embrassée sur le plateau 21 sert de régulateur automatique de la longueur du fil dans le ballon 28, ce qui donne, entre la queue de cochon 29 et l'organe renvideur (bobine), une tension du fil constante. On maintient ainsi une tension sur le fil, dans le ballon 28, sensiblement égale à la tension du fil entre le verrouilleur 10 et la sortie de l'oeillet 27, et la tension de renvidage du fil sur la bobine est égale à la tension du fil dans le ballon, donc est aussi voisine que possible de Grâce à cette compensation sur la tension du fil, notamment dans le ballon, le dispositif de l'invention présente de nombreux avantages par rapport aux solutions industrielles actuelles. On a mesuré que, grâce à l'invention, on peut diminuer au moirs de moitié la tension du fil dans le ballon, ce qui permet - de supprimer, à vitesses égales des broches actuelles, le "relaxeur" placé entre le barbin et le bobinage ; - de diminuer considérablement le nombre de casses de fil en cours de traitement, de sorte qu'il est facilement possible de réaliser sans casse des enroulements de deux kilos - grâce à la tension constante du fil du début à la fin de l'opération de retordage, de réaliser des bobines homogènes, à dureté contrôlée et directement utilisables en vaporisage - enfin, à résistance et qualité de fil égales, d'augmenter de moitié la vitesse de rotation des broches industrielles actuelles, modifiées selon l'invention, donc la productivité, et cela sans rien changer d'essentiel à ces broches. En outre, la consommation d'énergie des broches à double torsion ainsi perfectionnées est, d'une manière tout-a-fait inattendue, réduite dans de très grandes proportions. A titre comparatif, avec une broche à double-torsion équipée conformément a l'invention, utilisée pour le tordage voile d'un fil de polyester 72 dtex 33 brins, la tension du fil dans le ballon, mesurée à la hauteur du barbin 29, est de 26 grammes (0,4 g/den) (contre 50-60 antérieurement), et la consommation d'énergie d'une machine de cent de ces broches tournant à dix mille t/mn est d'environ sept chevaux et demi pour la production de bobines de deux kilos (contre quinze chevaux auparavant). Le perfectionnement selon l'invention peut être adapté à n'importe quel type de broche à double-torsion, utilisé pour le tordage ou le retordage de n'importe quel type de fil : fil à filaments con tinus; standard ou texturé, câblés pneus, retors, filés de fibres, -etc.. On a trouvé que ce perfectionnement est particulièrement adap té à la production de fils synthétiques à torsion voile, polyester notamment. REVENDICATIONS 1/ Broche textile à double torsion du type comportant essentiellement - un tube creux vertical 3, - une douille 2 fixée à la base de ce tube 3, - une noix 16 en forme de poulie, fixée à la base de la douille 2 et solidaire de celle-ci, entraînant l'ensemble en rotation au moyen d'une courroie 22, - un porte-enroulement 1 concentrique à l'axe du tube 3, destiné à recevoir le support d'enroulement 4 de fil à traiter, - un pot de protection 5, fixé sur le porte-enroulement 1, - un verrouilleur de torsion 10 placé à l'entrée du tube creux 3, - un plateau rotatif 21 à bords relevés solidaire de la noix 16, situé dans un plan horizontal sous le porte-enroulement 1, formant réserve pour le fil sortant par un oeillet 27 placé juste à cette hauteur entre le plateau 21 et la noix 16, - des moyens 7 et 8 pour immobiliser le porte-enroulement I, - un barbin de centrage 29 arrêt de ballon, situé juste audessus et dans l'axe du tube 3, - un organe de renvidage du fil ainsi traité, caractériée en ce qu'elle comporte également - une seconde noix en forme de poulie 19, placée sous la noix principale 16 creuse, solidaire et co-axiale de celle-ci et présen tant à sa partie supérieure une couronne 20 disposée à 1' intérieur de la noix creuse 16, - des moyens d'entraînement en rotation 23 de la seconde noix 19 à une vitesse légèrement inférieure à la vitesse de rotation de la noix principale 16, - au moins un satellite 17 qui, sous l'effet de la force centrifuge engendrée par la rotation de la noix 16 est plaqué contre la paroi interne de la couronne 20 et est entraîné en rotation par celle-ci ; ce satellite 17, présentant en outre, à sa partie supérieure, un guide-fil 18 débouchant dans le plan ou passe le fil entre sa sortie de la douille 2 et l'oeillet de sortie 27 disposé à la base du plateau rotatif 21. 2/ Broche à double torsion selon revendication 1, caractérisée en ce que les deux noix 16 et 19 sont montées co-axialement sur un même axe 24 fixé au bâti 9 de la machine. 3/ Broche à double torsion selon revendication 2, caractérisée en ce que les deux noix 16 et 19 sont montées sur l'axe 24 au moyen de doubles paliers. 4/ Broche à double torsion selon revendication 1, caractérisée en ce que la noix 19 est entraînée en rotation par une courroie tangentielle 23. 5/ Broche à double torsion selon l'une des revendications 1 et 4, caractérisée en ce que les deux noix 16 et 19 sont entraî- nées en rotation par des courroies tangentielles, respectivement 22 et 23, entraînées toutes deux par le moteur unique de commande de la machine. 6/ Broche à double torsion selon revendication 1, caractérisée en ce que le satellite 17 a la forme de deux troncs de cônes accoles par leurs grandes bases. 7/ Broche à double torsion selon l'une des revendications 1 et 6, caractérisée en ce que le satellite est en matière plastique moulée. 8/ Broche à double torsion selon l'une des revendications 6 et 7, caractérisée en ce que la forme intérieure de la couronne 20 correspond à la forme extérieure du satellite 17. 9/ Broche à double-torsion selon l'une des revendications 1, 6 et 8, caractérisée en ce qu'elle comporte deux satellites 17 diamétralement opposés. 10/ Broche à double torsion selon revendication 1, caractérisée en ce que le satellite 17 traverse la noix 16 dans un dégagement prévu à cet effet et débouche sensiblement dans le plan ou passe le fil à tordre entre sa sortie de la douille 2 et l'oeillet de sortie 27 disposé à la base du plateau rotatif 21. 11/ Broche à double torsion selon revendication 1, caractérisée en ce que le verrouilleur de torsion 10 placé à l'entrée du tube creux 3 comporte deux disques 12 et 13 pressés l'un contre l'autre, et entre lesquels passe le fil. 12/ Broche à double torsion selon revendication 1, caractérisée en ce que la direction de passage du fil dans l'oeillet 27 forme un angle avec la même direction de passage du fil dans l'oeil let.26.