La présente invention concerne un système de commutation semiautomatique et, plus particulibrement, un système permettant aux opératrice d'un centre manuel autre connectées automatiquement aux jonctions entrantes et d'acheminer automatiquement les demandes formulées vers les jonctions sortantes de ce centre. L'invention se rapporte, plus spécialement, aux moyens mis en oeuvre dans un tel système pour que chaque appel d'arrivée se manifestant sur une jonction entrante soit desservi le plus rapidement possible par une opératrice désignée automatiquement selon des critères relatifs à la chronologie dans ltétat de disponibilité, à la catégorie de l'appel d'arrivée et à celle du trafic desservi par l'opératrice, avec utilisation préférentielle des mailles directes dans le réseau de commutation du centre. Bien que cela puisse sembler paradoxal, il est remarquable que le développement de l'automatisation du réseau téléphonique tant national qu'international n'entrain pas une régression du trafic manuel. Au contraire, le trafic manuel est globalement en croissance rapide et cette évolution va de pair avec l'augmentation des échanges et des relations internationales, du nombre croissant de pays accédant à la notoriété internationale. S'il en résulte, notamment, une augmentation du nombre de communications internationales automatiques, il en va de même pour les communications manuelles. Or, le caractère international de telles communications nécessite, par exemple, l'intervention d'opératrices-interprètes capables d'assister lea correspondants dans leurs langues maternelles respectives.De plus, et y compris pour le trafic national interurbain, les opératrices sont amenées à intervenir lorsque les appels se font avec préavis ou indication de durée, lorsqu'ils sont destinés à - ou proviennent de - réseaux à exploitation manuelle, lorsqu'il s'agit d'appels prioritaires. Ces opératrices sont regroupées dans un ou plusieurs centres manuels qui comportent généralement un réseau de commutation semblable à celui des centres automatiques. Ce réseau de commutation est prevu entre les circuits de connexion associés aux positions d'opératrices et les équipements associés aux jonctions entrantes et sortantes du centre, que lton appellera joncteurs d'arrivée et joncteurs de départ. On supprime ainsi les dicordes des installations purement manuelles. Néanmoins, dans un centre manuel ayant une structure de ce type, le trafic entrant et le trafic sortant sont séparés. Le réseau de commutation est double et comprend un réseau d'arrivée pour accueillir le trafic entrant et le diriger vers les opératrices ainsi qu'un réseau de départ pour acheminer, à partir de ces dernières, le trafic sortant vers les directions appropriées. Or, une opératrice se trouvant entre les deux réseaux de commutation, il se trouve que dans certains types de communications - communication avec préavis, par exemple - après avoir répondu au correspondant demandeur, elle doit émettre - à partir du même circuit de connexion - deux appels de départ, l'un vers le correspondant demandé, l'autre pour rappeler le correspondant demandeur. Cela conduit à avoir des circuits de connexion à trois accès ou à prévoir des opérations de réaiguillage dans les réseaux de commutation qui sont des solutions coûteuses et compliquées. L'un des objets de l'invention est donc de pallier un tel inconvénient en prévoyant un réseau de commutation unique dont les entrées sont raccordées aux deux accès de chaque circuit de connexion d'opératrice et dont les sorties donnent accès à tous les joncteurs, qu'ils soient d'arrivée ou de départ. Pour ce qui concerne ce réseau de commutation, il est de type classique, c'est-à-dire constitué d'un arrangement de commutateurs à barres croisées à deux étages de sélection. Ces commutateurs sont répartis dans des sections primaires et des sections secondaires, chaque section primaire ayant accès par une maille directe à chacune des sections secondaires. Lorsqu'un appel entrant se présente sur un joncteur d'arrivée, il est nécessaire de le diriger vers une position d'opératrice correspondant à la catégorie de cet appel. Le joncteur d'arrivée concerné est relié à une section secondaire bien déterminée tandis que la ou les opératrices disponibles, susceptibles de répondre à l'appel d'arrivée, sont reliées à une ou des sections primaires par l'intermédiaire de leurs circuits de connexion.Or, il peut très bien se faire que les mailles directes reliant cette section secondaire à cette ou ces sections primaires soient toutes déjà occupées. On a, certes, utilisé de préférence un réseau de commutation faisant usage d'un système d'entraide, e'est-à-dire utilisant-une maille directe disponible entre une autre section primaire et la section secondaire associée au joncteur appelant, une liaison d'entraide permettant à la section primaire initiale d'être renvoyée vers cette autre section primaire. Néanmoins, la capacité du système d'entraide étant relativement limitée, si l'on veut se parer contre les risques d'encombrement interne des mailles, il faut conserver disponible le maximum de mailles d'entraide. Un autre objet de l'invention est de répondre à ce souci en prévoyant un dispositif de contrôle des mailles directes qui permet d'informer, avant le début de la sélection, chaque opératrice habilitée à répondre à une certaine catégorie d'appels, que l'un d'eux se présente sur une section secondaire à laquelle elle-même est reliée, par au moins une maille directe, à travers un circuit de connexion et une section primaire. Ainsi seront donc choisies-des opératrices disposant de mailles directes pour répondre aux appels entrants. Cependant, un choix doit pouvoir se faire parmi les opératrices répondant à un tel critère et ce choix se fait avantageusement selon l'ordre d'ancienneté dans la disponibilité pour- chaque position d'opératrice. D'une manière semblable, tordre de marquage des appels d'arrivée sera chronologique, c'est-à-aire qu'il se fera, de préférence, selon l'ordre de réception de ces appels. Par ailleurs, les appels entrants étant répartis, selon leur nature, dans un certain nombre de catégories et les opératrices étant affectées à la desserte de certaines seulement de ces catégories, il en résulte que le choix chronologique aussi bien des joncteurs d'arrivée devant se marquer sur le réseau de commutation que des opératrices devant être désignées pour les desservir doit se faire en tenant compte des catégories concernées. Ces diverses considérations,impliquant une relative complexité des tâches k accomplir pour un nombre important d'organes dans un laps de temps restreint,ont conduit à un autre objet de l'invention qui est le système de désignation des positions d'opératrices pour la réponse aux jonc tours d'arrivée en appel.Ce système de désignation qui, dans l'invention, présente sous la forme d'un système à commande par programme enregistré, comporte des moyens d'exploration cyclique pour recueillir dans les joncteurs d'arrivée des données caractérisant l'apparition d'un appel et sa catégorie -et dans les positions d'opératrices des données relatives à la ou les catégories d'appels traitées par chaque opératrice, à la signalisation de mailles directes reçues par chaque position et-à une indication de disponibilité. D'autres moyens de commande sont prévus pour transmettre des ordres, au cours des cycles d'exploration, aux joncteurs d'arrivée en appel et aux positions d'opératrices choisies.Le système comporte également des moyens de classement pour associer aux données concernant chaque joncteur une information caractérisant l'ordre chronologique relatif au moment où l'appel est apparu dans le joncteur. Il en va de même pour les données concernant chaque position d'opératrice, des moyens de classement permettant de lui associer une indication d'ordre chronologique selon le moment où la position est devenue disponible.Le système est aussi pourvu de moyens de désignation des joncteurs d'arrivée et des positions d'opératrices, moyens quiinterviennontau cours d'un cycle de traitement périodiquement répété pour déterminer des opérations telles que -l'identification des joncteurs d'arrivée en appel et des positions d'opératrices disponibles, l'envoi des ordres de marquage vers les joncteurs devant se porter appelants sur le réseau de commu- tation, la saisie de la signalisation des mailles directes pour chaque position, l'envoi vers les positions choisies d'ordres pour desservir les appels qui aboutissent à la connexion de chacune de ces positions d'opératrices avec un joncteur d'arrivée déterminé. Un autre aspect remarquable de l'invention réside dans le fait que le système à commande par programme enregistré qui assure le traitement des appels, de même que le dispositif de controle des mailles directes, sont des éléments qui peuvent venir se greffer sur des installations de commutation semi-automatique déjà existantes pour prélever sans apporter de perturbation les informations nécessaires et modifier dans le sens souhaité le fonctionnement de ces installations. Réciproquement, le système à commande par programme enregistré d'un centre manuel conforme à l'invention peut, par exemple, etre mis hors service sans pour autant interrompre le fonctionnement du centre manuel et ltécoulement du trafic.Dans une telle éventualité, le marquage et la connexion - des joncteurs d'arrivée en appel s'opè sans tenir compte de la chronologie de l'arrivée des appels et le choix des opératrices se fait alors au hasard, indépendamment de l'ordre chronologique de l'apparition de leur disponibilité. Les différents objets et caraetéristiques de l'invention vont etre maintenant détailles dans la description qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif, en se reportant aux figures annexées qui representemt - la figure 1, ltorganisation structurelle d'un centre manuel semiautomatique de type connu ; - la figure 2, ltorganisation structurelle d'un centre manuel semiautomatique conforme à l'invention ;; - la figure 3, des circuits d'un élément de sélection permettant un meilleur écoulement du trafic gracie à des dispositions d'entraide - la figure 4, les circuits du dispositif de contrôle des mailles directes de l'invention - la figure 5, une partie des circuits d'un joncteur d'arrivee à catégorie fixe ; - la figure 6, une partie des circuits d'un joncteur arrivée à catégories multiples ; - la figure 7, une partie des circuits d'une position d'opératrice ; - la figure 8, l'organisation des moyens qui permettent la mise en oeuvre du programme de traitement des appels par le système à commande par programme enregistré. On va commencer la description en se reportant tout d'abord à la figure l qui illustre, de façon très schématique et tes partielle, ltorganisa- tion d'un centre manuel de type connu, dont l'exploitation semi-automatique est réalisée grace à la présence d'un reseau de cormutation. Dans un tel centre, les positions d'opératrices OP ne comportent pas de dicordes et ont accès à dos circuits de connexion CC qui sont reliés, d'une part, à l'élément de sélection ESI et, d'autre part, à ltélément de sélection ES2. Ces éléments de sélection sont largement connus et sont constitués, par exemple, de multisélecteurs.Ces derniers, placés sous la commande d'organes communs tels que les marqueurs X, assurent la mise en place de trajets entre les entrées et les sorties de leur élément de sélection respectif. Les circuits JT du réseau public - que l'on appellera des jonctions - sont raccordés à des joncteurs d'arrivée JA quand il s'agit de circuits JT entrants et à des joncteurs de départ JD quand il s'agit de circuits JT sortants. Dans une telle organisation, on voit que le réseau de commutation est double puisqu'il comprend le réseau constitué par ESt pour écouler le trafic entrant et le réseau constitué par ES2 pour écouler le trafic sortant.Entre ces deux réseaux de commutation ESI et ES2, on trouve les opératrices qui écoulent le trafic au moyen des circuits de connexion CC. Pour ce faire, comme s'il s'agissait d'un dicorde, chaque circuit de connexion possède un accès ccl relié à une sortie de ltélément de sélection 151 et un accès cc2 relié à une entrée de l'élément de sélection ES2. Ainsi, l'opératrice peut répondre à la communication entrante et donner suite à la demande qu'elle reçoit en établissant la communication sortante appropriée.Cependant, il existe des types de communications dans lesquels la demande ne peut être satisfaite immédiatement, comme c'est le cas, entre autres, des communications avec préavis ou utilisant des circuits exploités avec préparation, des circuits internationaux. Dans de tels cas, l'opératrice répond à la demande introduite par le joncteur d'arrivée JA mais, outre le fait qu'elle ne met pas en garde le correspondant demandeur, elle doit établir une liaison avec le correspondant demandé en utilisant un joncteur de départ puis, lorsque ce dernier est obtenu, elle doit rappeler le correspondant demandeur et établir une communication sortante vers ce dernier à travers un autre joncteur de départ. On voit donc que, dans ce type d'exploitation, le circuit de connexion CC doit avoir trois accès : un accès entrant ccl, deux accès sortants cc2 et cc3.Une telle esploi- tation manque de souplesse et elle nécessite des dispositions coûteuses et compliquées. C'est pour pallier de tels inconvénients que l'invention propose l'organisation d'un centre manuel telle qu'illustrée par la Figure 2 de façon très schématique. Par rapport à la Figure 1, on voit que l'on n'a plus qu'un seul réseau de commutation RC aux entrées duquel sont raccordés les circuits de connexion CC, tous les joncteurs sans distinction, qu'ils soient de départJD ou d'arrivée JA, étant reliés à ses sorties. Les joncteurs d'arrivée JA sont donc considérés comme des joncteurs de départ de sorte que chacun des deux accès des circuits de connexion CC peut être indifféremment utilisé pour traiter un appel entrant ou un appel sortant.L'unité de contrôle UC est de type connu et comporte les moyens de commutation qui permettent aux opératrices des positions 0F de s'adjoindre un enregistreur ; à partir de l'analyse adéquate de la numérotation qu'elle reçoit, l'unité de commande UC adresse au marqueur x les informations qui lui permettent de conduire les sélections désirées dans le réseau de commutation RC afin d'atteindre le joncteur JA en appel ou le joncteur JD à appeler. En ce qui concerne le réseau de commutation RC, il est constitué de cadres de multisélecteurs, comme les éléments de sélection ES1 et ES2 de la Figure 1, organisés en sections primaires et secondaires de telle sorte qu'il y ait une maille entre chacune des neuf sections primaires et des vingt sections secondaires qui forment une des n unités de sélection du réseau de commutation RC. Une telle organisation du réseau de commutation n' a rien en soi d'original et consiste à ce que n'importe quelle entrée de ce réseau puisse être connectée à n'importe quelle sortie.Or, du fait qu'il n'existe qu'une seule maille -- que l'on qualifiera de "directe" - entre une section primaire et une section secondaire déterminées, si une connexion est établie entre une entrée de cette section primaire et une sortie de cette section secondaire, la maille directe est occupée et il est impossible d'établir une deuxième connexion de la même façon.Pour pallier cet inconvénient qui pourrait perturber l'écou- lement du trafic à cause de ce blocage interne du réseau de commutation, on a prévu des dispositions d'entraide qui ont déjà été décrites, notamment dans le brevet francais N 1,422,064 déposé le 15 Mai 1964 au nom de la Société demande deresse et de la Société LMT sous le titre "Perfectionnements aux systèmes de sélection pour lignes ou circuits électriques". On rappellera brièvement ltessentiel de ces dispositions d'entraide en se reportant à la Figure 3 de façon à mieux discerner les problèmes qui se posent dans le réseau de commutation RC de la Figure 2, problèmes auxquels l'invention apporte une solution. La Figure 3 représente un élément de sélection comprenant un étage primaire EP composé, entre autres, des deux sections primaires SP1 et SP2 ainsi qu'un étage secondaire ES composé, entre autres, des deux sections secondaires SSI et SS2. Une maille directe - telles les mailles apdl ou mpd2 - relie chacune des sections primaires à chacune des sections secondaires. Or, si la maille directe mpdl est occupée par exemple, on voit qu'on ne peut plus établir directement de liaison entre la section primaire SP1 et la section secondaire 551. Par contre, la maille mpd2 peut être disponible.Si le problème consiste à relier l'entrée entl à la sortie st, on établit la connexion entre le sélecteur primaire CV de la section SP1 et le sélecteur secondaire Tv' de la section SS1 en utilisant le niveau d'entraide nus2, la maille primaire d'entraide mpe7 et le sélecteur primaire d'entraide EDV. il s'agit là, très succinctement rappelé, du processus d'entraide faisant usage néanmoins d'une maille mpd2 qui, bien qu'utilisée en entraide, n'en est pas moins une maille directe. Afin d'améliorer le système d'entraide, du fait de l'existence de mailles secondaires d'entraide - telles les mailles msei ou mse2 - en même temps que des mailles directes telles mpd2, on donne la préférence d'abord à une maille secondaire d'entraide avant d'utiliser une maille directe d'entraide. il s'agit alors de l'entraide dite "renforcée". Ceci veut dire que pour atteindre la sortie st à partir de l'entrée ent1, on utilise encore le sélecteur CV, le niveau ns2, la maille appel et le sélecteur EDV; mais, à partir de là, on utilise la maille d'entraide mse2 et le sélecteur secondaire d'entraide ETV, et non plus la maille directe mpd2. De toute façon, la capacité du système d'entraide est relativement limitée et il est souhaitable de n'y recourir que dans la mesure où l'on est certain qu'il n'existe aucune maille directe possible pour connecter une sortie st et une entrée ent. Dans le cas d'une communication de départ, on y parvient en marquant tous les joncteurs de départ appartenant à la même direction sortante demandée. Comme ces joncteurs sont répartis sur les diverses sections secondaires SS de l'étage secondaire ES (Figure 3), tous ceux qui sont disponibles se marquent comme étant susceptibles dtécouler la communication de départ.De la sorte, une ou plusieurs mailles directes mdp se marquent en même temps vers la section primaire SP reliée au circuit de connexion et à l'opératrice. I1 suffit donc qu'une seule de ces mailles soit disponible pour que la communication de départ emprunte une maille directe et évite le recours au système d'entraide. Cependant, lorsqu'il stagit d'un appel entrant, un joncteur d'arrivée JA bien déterminé est pris et se marque dans une seule section secondaire SS.De son-côté, l'opératrice qui répond à cet appel accède par un circuit de connexion à une section primaire SP. Etant donné qu'il n'existe qu'une maille directe mdp entre une section primaire et une section secondaire données, si cette maille directe est déjà prise, le recours au système d'entraide est normalement inévitable pour que cette opératrice-là puisse répondre à l'appel d'arrivée. Or, il est vraisemblable qu'aurait pu répondre à cet appel une autre opératrice, également disponible, accédant à une autre section primaire SP mais qui, celle-là, aurait eu une maille directe mdp disponible vers la section secondaire SS où est marqué le joncteur d'arrivée JA en appel. Cependant, pour qu'un tel processus puisse Qtre réalisé, il faudrait connattre à tout moment, d'une part, quelles sont les mailles directes mdE disponibles entre une section secondaire SS appelante et les sections primaires SP et, d'autre part, déterminer quelles sont les opératrices disponibles4 susceptibles d'être reliées à ces mailles directes à travers leurs circuits de connexion et les sections primaires en question. C'est le rôle que joue le dispositif de contrôle des mailles directes CMD de la Figure 2 gracie aux renseignements qu'il reçoit des joncteurs d'arrivée JA ainsi que des sections secondaires du réseau de commutation RC et gracie aux informations qu'il en déduit sur les mailles directes et fournit aux circuits de connexion CC. On-va expliquer maintenant plus en détail le fonctionnement de ce dispositif en ee reportant à la Figure 4. Auparavant, il faut noter que les joncteurs d'arrivée se répartissent sur les vingt sections secondaires SSOO à SS29 et qu'ils appartiennent chacun à une des catégories a à n.Quand un joncteur se porte appelant sur la section secondaire SS à laquelle il est relié, il établit également un contact .lm qui applique une terre sur le fil de catégorie et de section secondaire qui lui correspond dans le dispositif de contre des mailles directes. Plus concrètement, et à titre d'exemple, si le joncteur d'arrivée appartient à la catégorie n et s'il est relié à la section secondaire SSOO, son contact jm applique la terre de catégorie sur le fil nOO et le relais nOO s'excite. Par ailleurs, si le joncteur appartenait toujours à la catégorie n mais se trouvait relié à la section secondaire SS19, son contact jm appliquerait une terre sur le fil n19 et c'est le relais n19 qui s'exciterait.Dans le cas où le joncteur d'arrivée n'appartiendrait plus à la catégorie n mais à la catégorie a, s'il était relié à la section secondaire SSOO, on voit que c'est le relais aGO qui s'exciterait par l'application de la terre sur le fil a0O ; ce serait le relais a19 si ce joncteur de catégorie a était relié à la section secondaire SS19. Les flèches de multipiage présentes sur les fils reliant les contacts jm aux relais aOO/I9 et nOO/19 traduisent le fait que le fil nOO, par exemple, est commun à tous les joncteurs d'une même section secondaire - la section SSOO en ltoceurrence - appartenant à la même catégorie, la catégorie n.En résumé, en peut dire qu'un joncteur d'arrivée en appel se caractérise, dans le dispositif de contrôle des mailles directes, par l'excitation d'un relais représentant la section secondaire intéressée par la sélection et la catégorie du joncteur appelant. Si les électro-aimants commandant les sélecteurs secondaires de cette section secondaire sont au repos, celle-ci dispose de mailles directes libres vers les sections primaires de l'étage de sélection. A titre de rappel, -on peut se reporter à la Figure 3 et lton voit que les sélecteurs TV de la section secondaire SSt ont des mailles directes mdpl et mdp2 qui relient cette section aux sections primaires SP1 et SP2. Quand les sélecteurs secondaires sont disponibles, ils établissent chacun un contact de repos qu'ils coupent dès qu'ils doivent procéder à une connexion. Sur la Figure 4, on retrouve ces contacts TVO à TV8 correspondant chacun à un sélecteur secondaire et ceci pour chacune des vingt sections secondaires SSOO à SS19 de l'étage de sélection. Mais, comme on peut le voir, la terre mise.lorsqu'ils sont au repos à destination des fils Op à 8p vers les circuits de connexion Cl, ne peut atteindre ces fils que dans la mesure où sont établis des contacts de travail des relais de catégories aOO/19 et nOO/19. Si le jonc-teur d'arrivée en appel appartient à la catégorie n et qu'il est raccordé à la section secondaire SSOO, on sait que son contact jm applique une terre sur le fil nOO et que le relais de catégorie nOO stexcite.Dans ce cas, la fermeture des neuf contacts nOO de 1 à 9 de ce relais permet que la terre des neuf contacts TVO à TV8 de la section secondaire SSOO - si les sélecteurs correspondants sont au repos - atteigne les fils Op à 8p, à travers d'ailleurs les cartes cd de diodes propres à la catégorie n, c'est-à-dire associées aux contacts 1 à 9 des vingt relais nOO à n19. Après cette description, il apparat donc que le dispositif de contrôle des mailles directes a pour fonction, lorsque se présente un appel d'une catégorie déterminée, dten informer chaque opératrice habilitée à répondre aux appels de ce type, mais à la condition qu'elle dispose d'une maille directe libre vers la section secondaire où se manifeste l'appel. Si cette maille directe n'existe pas, elle n'est pas informée de l'appel entrant en instance. Toutefois, il est à noter que le dispositif de contrôle des mailles directes peut ne pas fonctionner sans pour autant perturber le fonctionnement habituel du réseau de commutation RC. En effet, en même temps que la fermeture du contact li d'un joncteur en appel provoque I'excitation d'un relais de catégorie aOO à 19 ou nOO à 19 (Figure 4), on voit que les diodes de la carte de pilotage ce correspondante ramènent la terre du contact m sur le fil a ou n vers un circuit de commande CDE qui alerte toutes les opératrices habilitées à répondre à ce type d'appel mais, cette fois, indépendamment du fait quelles aient - ou non - à partir de la section primaire où elles sont représentées, une maille directe pour répondre à l'appel qui s'est manifesté. Si l'on revient au fonctionnement du dispositif de contrôle des mailles directes, on a vu qu'on alertait les opératrices à condition qu'elles disposent de mailles directes entre la section primaire où elles sont repré sentées et la section secondaire où s'est manifesté l'appel. il faut donc faire un choix entre les opératrices pouvant desservir l'appel. On a vu que ce choix se faisait sur une base chronologique, c'est-à-dire en tenant compte du temps de disponibilité de chaque opératrice depuis la fin du traitement de son dernier appel, et ceci dans chaque catégorie d'appels.Or, une même opératrice peut être affectée à plusieurs catégories d'appels, car ces catégories sont déterminées non seulement par l'origine ou la provenance de l'appel mais également, comme c'est le cas pour les centres internationaux, par la langue dans laquelle l'appel doit être traité. De nombreuses données sont donc à conserver en mémoire, à comparer, sans parler des données concernant les joncteurs d'arrivée eux-mêmes. Ce sont ces considérations qui ont amené l'introduction d'un équipement de gestion centralisée, en l'occurrence le calculateur CAL que l'on voit sur la Figure 2 et qui se trouve en liaison avec les joncteurs d'arrivéeJA et les positions d'opératrices OP.On va examiner maintenant, de façon succincte, comment s'opèrent les échanges d'informations et d'ordres entre les joncteurs d'arrivée d'une part, les positions d'opératrices d'autre part et le calculateur. Dans ces échanges,- le calculateur est assisté par des équipements de types connus mais qui, ne faisant pas partie de l'invention, n'ont pas été représentés sur la Figure pour éviter de la surcharger inutilement. Ces équipements constituent l'interface entre le calculateur CAL d'une part, les joncteurs d'arrivée TA et les positions d'opératrices OP d'autre part. Pour mémoire, on peut rappeler que certains de ces équipements peuvent explorer ces deux catégories d'organes de façon séquentielle et recueillir les informations qu'ils possèdent pour les transmettre au calculateur. D'autres peuvent recevoir du calculateur des informations qui constituent des ordres à mettre à exécution dans les joncteurs JA et les positions OP. On se reportera maintenant à la Figure 5 qui illustre les moyens utilisés dans un joncteur d'arrive à catégorie fixe pour fournir des informations au calculateur et pour recevoir des ordres de ce dernier. Pour qu'un joncteur appelant soit désigné par le calculateur afin de traiter l'appel, il faut qu'il soit le joncteur appelant le plus ancien dans sa catégorie et qu'il existe une opératrice habilitée à traiter ce type d'appel qui soit disponible. Dans chaque catégorie, les appels entrants sont donc "datés" de manière à être traités dans un ordre voisin de leur ordre d'arrivée au moyen d'un dispositif de parcage. Lorsque le joncteur d'arrivée est au repos, les relais jb, je et jm sont au repos également. Quand le joncteur d'arrivée est sollicité pour répondre à un appel, le relais jb s'excite. Le jencteur se porte appelant vers le dispositif de parcage du calculateur en appliquant par le contact jbi une terre sur le fil LO.Quand le calculateur estime que le joncteur peut se porter appelant sur le réseau de commutation RC (Figure 2) et se marquer sur le dispositif de contrôle des mailles directes (Figures 2 et 4), il applique unc terre sur le fil CO de sorte que, le contact jb2 étant au travail, le relais jm s'excite. La terre mise alors sur le fil L1 permet au calculateur de contrôler le bon fonctionnement du relais jm.Le joroteur se marque, d'une part, par la verre mise sur le fil z par le contact jm2 sur une section secondaire SS, d'autre part par le contact jm3 qui applique une terre vers les relais de caté- germe du dispositif de contrôle des mailles directes CMD (Figure 4). Lorsque, après le choix d1une opératrice disponible, celle-ci est connectée à travers le réseau de commutation RC au joncteur d'arrivée, le relais je s'excite. En ouvrant le contact jel, il coupe la terre mise sur le fil M, ce qui indique au calculateur la connexion joncteur-opératrice. Le calculateur supprime, en conséquence, la terre appliquée sur le fil CO et contrôle la retombée du relais jm qui en résulte,en obserant la disparition de la terre sur le fil L1 à l'ouverture du contact jml. On notera que l'arrêt du dispositif de parcage du calculateur, s'il supprime la notation chronologique des joncteurs appelants dans le calculateur, n'empêche en en aucune anière leur marquage et leur connexion. En effet7 lorsque le dispositif de parcage est à l'arrêt, les deux points PA et pAx sont à la terre. Dès qu'un appel se présente, le relais ib stexcite conne on l'a vu précédemment et provoque l'excitation du relais jm par le contact jb3. Les marquages se font comme déjà mentionné par les contacts im2 et jm3.Dès la connexion avec l'opératrice, le relais jm retombe par l'ouverture du contact 22. On vient d'examiner les moyens utilisés dans un joncteur à catégorie fixe pour les relations avec le calculateur. Cependant, il existe également des joncteurs d'arrivée à catégories multiples, c'est-d-dire des joncteurs qui affichent une catégorie déterminée après la réception d'un code de numérotation particulier. Ce type de joncteurs amène nécessairement des circuits différents de ceux de la figure 5 et on les a représentés sur la figure 6. La différence essentielle réside dans l'identification de la catégorie de appel d'arrivée, cette catégorie pouvant, par exemple, correspondre à l'une des cinq langues dans lesquelles peuvent répondre les opératrices du centre.Ainsi, lorsqu'un appel se présente, le relais jb s'excite mais le joncteur s'associe à un récepteur capable d'analyser la numérotation. Celle-ci comporte un code de langue qui détermine l'excitation d'un des cinq relais de catégorie cat non représenté sur la figure. La fermeture du contact cat6 de ce relais provoque l'excitation du relais 11. Le joncteur se porte alors appelant vers le dispositif de parcage du calculateur CAL par la terre qu'il applique sur le fil LO par le contact 111. La catégorie de l'appel à desservir est lue par le dispositif de parcage sur les cinq fils L2 à L6 a apparut une terre fournie par le contact 113 et l'un des contacts i à 5 établi selon le relais de catégorie cat excité à la suite de la réception de la numérotation.Le reste du fonctionnement est identique à ce qui en a été dit pour le joncteur à catégorie fixe, les contacts 112 et 114 jouant le r8le des contacts jb2 et jb3 de la figure 5. On notera également que le marquage sur les sections secondaires SS ou vers les relais de catégorie du dispositif de contrôle des mailles directes CMD se fait par les mêmes contacts jm2 et am3 mais est orienté sélectivement selon le relais cat1/cat5 excite dans le récepteur de numérotation. On va continuer la description en examinant maintenant sur la figure 7 les moyens utilisés par les positions d'opératrices pour répondre aux joncteurs d'arrivée en appel. Une operatrI peut traiter six- categories d'appels au maximum et c'est l'état dans lequel se trouvent les relais ka à kf qui indique,à un instant donné, l'affectation de la position à chacune de ces six catégories. Ces affectations peuvent etre modifiées à tout moment depuis la table de la surveillante principale, étant donné que l'on distingue quinze catégories d'appels correspondant à trois types d'appels, chacun d'eux pouvant exister dans cinq langues différentes. A titre d'exemple, si une terre est appliquée à partir de la table de la surveillante principale SUPR sur le fil cal, on voit que l'on peut exciter le relais kc à partir de cette meme table en appliquant une polarité négative sur l'un des quinze fils qui, en l'occurrence, aboutit à la liaison st2. La fermeture du contact kci met en service le second enroulement du relais. Celui-ci étant un relais à mémoire magnétique, c'est-à-dire que son maintien s'opère magnétiquement après excitation sans aucune dépense d'énergie électrique, il suffit d'appliquer une polarité négative sur la liaison stl pour que le relais kc retombe. On voit qu'il suffit d'avoir un certain nombre de relais ka/kf reliés comme le relais kc par des liaisons stl et st2 pour que la surveillante principale provoque l'excitation ou la retombée des relais ka/kf adéquats, selon les affectations qu'elle veut donner à la position d'opératrice concernée. Le relais aa est au travail par la terre qui est mise sur le fil CE dés que le cordon du casque de l'opératrice est enfiché.De la sorte, par le contact aal et le - ou les - contact ka2/kf2 au travail, des polarités "terre" apparaissant sur les fils L7 à L12, ce qui permet au dispositif de parcage du calculateur CAL de connaître les - ou la - catégories d'appels avequels peut répondre l'opéra- trice et de détecter tout changement d'affec-tation. Lorsque la position d'opératrice est disponible, une terse est reçue sur le fil DIS et provoque l'attraction du relais dis. Une terre est ainsi appliquée sur le fil LO par le contact disl pour donner l'indication de disponibilité au calculateur CAL. La fermeture des contacts de travail dis2à dis7 relie le dispositif de contrôle des mailles directes CND au calculateur. S'il existe une - ou des - mailles directes disponibles entre le - ou les - joncteurs d'arrivée appelants dans les six catégories desservies par la position, une terre sur les fils Li à L6 appropries l'indique au calculateur CAL.Si le calculateur désigne l'opératrice pour répondre à un appel d'arrivée, il applique une terre sur l'un des fils CO/C5, ce qui détermine l'excitation d'un des relais na à 2 par les contacts hal et dis8. Les contacts pal à pf1 assurent le maintien de leur relais respectif. L'opératrice n'étant plus disponible, le relais dis retombe, de sorte que l'on peut indiquer au calculateur CAL la catégorie de l'appel auquel répond l'opératrice par la terre mise sur l'un des fils L1 à L6 par le contact de rang 2 du relais pa/pf au travail et les contacts de repos dis2 à 7. Le calculateur peut ainsi contrôleur que la désignation qu'il avait indiquée a bien été reçue et couper, en conséquence, la commande qu'il appliquait vers les relais pa/pf par les fils CO/C5. L'opératrice se connecte alors, par des moyens de commutation classiques non indiqués sur la figure, à un des circuits de connexion auxquels elle a accès et dont une signalisation appropriée lui indique que ce circuit de connexion dispose d'une maille directe à travers le réseau de commutation RC (figure 2) pour atteindre le joncteur d'arrivée en appel. Lorsque le poste opérateur est connecté à ce joncteur d'arrivée, une terre apparat sur le fil CONN et le relais co s'excite. Le contact col applique une terre sur les deux fils Li et L2 vers le calculateur pendant le temps de traitement de l'appel. A la fin de celui-ci, la terre disparate du fil CONN et le relais co retombe. La terre de maintien du relais pa/pf au travail disparait également, de sorte que les terres appliquées sur les fils Li à L6 vers le calculateur n'existent plus. Cependant, le relais dis n'est à nouveau excité qu'après un certain délai. On détermine ainsi un temps de repos minimal pour ltopératrice entre deux traitements d'appel consécutifs.A l'expiration de ce délai, le relais dis s'excite et la terre mise par le contact disl sur le fil Lo indique au calculateur CAL la disponibilité de l'opératrice. On notera que, dans le cas d'arrêt ou de mise hors service du calculateur, le - ou les relais pa/pf sont renvoyés par un contact de rang 3 du - ou des - relais de catégorie ka/kf vers le circuit de commande CDE où un pilotage adéquat des terres indiquant les catégories dans le dispositif de controle des mailles directes (fils a à n, figure 4) permet l'excitation du - ou des - relais pa/pf appropriés.Du fait que le calculateur ne peut faire le choix de la catégorie d'appel à laquelle doit répondre ltopératrice (excitation d'un des relais pa/pf), ce choix se fait par tordre dans lequel se trouvent les contacts pa3/pe3 dans la chaîne de priorité des relais pa/pf. Ainsi, l'ouverture du contact !3 empeche-t-elle l'excitation des relais pb/pf si le relais pa est venu au travail. Il convient de remarquer que certains types de communications entrantes ne font pas appel au dispositif de parcage du calculateur. C'est le cas,- par exemple, de communications entre opératrices par l'autocommutateur intérieur, d'appels prioritaires, d'appels provenant de circuits manuels. Pour indiquer au calculateur la situation dans laquelle se trouve I'opératrice qui desservirait un appel de ce type, une terre est appliquée sur le fil TANP. Elle est aiguillée par les contacts dis6 et dis7 sur les fils L5 et L6 de manière à signaler au calculateur que l'opératrice en question procède au traitement d'un appel non parqué. Jusqu'ici, la description stest bornée à traiter des échanges qui ont lieu entre le calculateur et les équipements de commutation en indiquant les informations que les joncteurs d'arrivée et les positions d'opératrices transmettent au calculateur ainsi que les ordres qu'ils en reçoivent. On va examiner maintenant, bien que de façon très schématique et sans entrer dans les détails, comment s'opère le traitement des appels dans le calculateur à partir des informations qui lui sont fournies. Le traitement des appels est effectué par un programme dont l'exécution cyclique est commandée à des intervalles de temps réguliers, chaque cycle pouvant durer 200 millisecondes par exemple. Ce programme a un certain nombre de fonctions - dont on examinera les principales ultérieurement - qui peuvent etre menées à bien grace à l'utilisation des données qui sont contenues dans des tables. En se reportant à la figure 8, on voit que ces tables sont au nombre de cinq. La table d'entrée TE est commune aux joncteurs d'arrivée JA et aux positions d'opératrices OP. Elle est limage, telle qu'elle se présente sur l'explorateur EXPL, des portes qui donnent 11état des fils LO et Li des joncteurs et des fils LO à L6 des postes d'opératrices.Dans la table des joncteurs TJ, on trouve, entre autres, des renseignements sur la catégorie fixe ou multiple de chaque joncteur, sur le traitement en cours dans chaque joncteur en appel. La table des positions d'opératrices TPO regroupe des informations telles que les catégories affectes aux opératrices et les opératrices desservies à un instant donné, des renseignements relatifs au traitement d'un appel (phase de traitement, catégorie de l'appel en cours, temps de traitement). La table des catégories TCAT indique, par exemple, le numéro du premier et du dernier joncteurs en attente dans la catégorie concernée par l'appel, le nombre de joncteurs et d'opératrices désignés, le nombre maximal d'opEratrices pouvant etre désignées simultanément dans la catégorie.En ce qui concerne les commandes dejà passées ou à adresser aux joncteurs d'arrivee et aux positions d'opératrices, ces commandes sont rangées dans la table de sortie TS. Cette table est l'image, telle qu'elle se présente sur le- distributeur DIsT, des fils CO des joncteurs et des fils CO/C5 des positions d'operatrioes. Après avoir examine le rale des tables et donné quelques exemples des données qu'elles conservent en mémoire, on va voir maintenant quelques-unes des fonctions qui sont remplies par le programme de traitement des appels PTA. De façon très générale, ce programme détermine l'exploration des points LO et Li de tous les joncteurs d'arrivée et la mémorisation des informations qu'ils fournissent dans la table d'entrée TE. Puis, pour tous les joncteurs, le programme PTA commande l'analyse des points LO et Ll de la table d'entree afin de déterminer, à partir des informations contenues dans la table des joncteurs TJ, quels points ont changé d'état par rapport à celui qu'ils avaient lors du cycle d'exploration précédent. La séquence suivante consiste à explorer les points LO à L6 de toutes les positions d'opératrices et à mémoriser dans la table d'entrée TE les informations qu'ils fournissent. Puis, à partir des informations contenues dans la table des positions dtopEratrices TPO qui donne la situation que présentaient ces positions lors du cycle d'exploration précéw dent, on analyse les points LO à L6 correspondants de la table d'entrée TE afin d'établir quelles opératrices sont susceptibles de répondre aux joncteurs d'arrivée en appel.La séquence de traitement suivante se fait en utilisant la table des catégories TCAT, d'une part pour autoriser un certain nombre de j oncteurs en appel dans une catégorie donnée à se porter appelants sur le reseau de commutation RC (figure 2) et, d'autre part, pour désigner les opératrices devant traiter ces appels. La dernière séquence du cycle de traitement des appels consiste à explorer la table de sortie TS et à adresser successivement aux j oncteurs et aux positions d'opératrices les informations nouvelles qu'elle comporte par rapport au cycle de traitement précédent afin de commander dans ces organes les coenmutations appropriEes à leur propre phase de fonctionnement.On va reprendre maintenant de façon plus détaillée chacune de ces séquences de traitement et examiner les relations qu'elles ont avec les descriptions fonctionnelles qui ont été faites en liaison avec les circuits des joncteurs d'arrivée (figures 5 et 6) et des positions d'opératrices (figure 7). Au début d 'un cycle de traitement, on a vu que le programme de traitement des appels PTA commande l'exploration séquentielle de tous les points LO et Li des joncteurs d'arrivée JA et la mémorisation des informations qu'ils fournissent dans la table d'entrée TE, selon le meme ordre que celui de la lecture faite par l'explorateur EXPL. On notera que les informations fournies au calculateur, que ce soit par les joncteurs ou les positions d'opératrices, sont de nature binaire puisqu'elles se présentent sous la forme d'une présence ou d'une absence de polarité "terre" sur des conducteurs. Ensuite, pour tous les joncteurs d'arrivée, les informations relatives aux points Lo et Li de la table d'entrée TE sont analysées, On détermine ainsi les changements d'état de ces informations par rapport a l'état qu'elles avaient lors du cycle de traitement précédent. Lorsqu'il y a changement d'état des points LO et Li d'un joncteur donné, on en déduit que ce joncteur est dans une phase nouvelle de fonctionnement et l'on procède au changement de phase correspondant dans la table des joncteurs TJ. A titre d'exemple, on va examiner la séquence de traitement d'un appel provenant d'un joncteur tel que celui dont on a représenté schéDatiquement les circuits sur les figures 5 ou 6.Il est évident que cette séquence de traitement se repartit sur un certain nombre de cycles de traitement de 200 millisecondes et qu'entre deux changements de phases d'un joncteur donné - au mieux 200 millisecondes - il y a eu exploration de tous les autres joncteurs d'arrivée, de toutes les positions d'operatrices et exploitation des données des tables TE, TJ, TPO, TCAT, TS comme on l'a vu au paragraphe précédent. Dans le tableau ci-après, on a fait figurer les différentes phases de traitement et l'on a indiqué dans les colonnes LO, LI et CO les signaux électriques qui apparaissent sur les fils correspondants des joncteurs, "O" et "1" indiquant respectivement une absence et une présence de polarité t'terre". Phase de Fil Fil Fil Traitement L0 L1 C0 A O O O B 1 O O C 1 O O n i O i E 1 1 1 F O 1 1 G O 1 O H 0 0 0 Quand le jencteur est en phase A, l'explorateur EXPL (Figure 8) ne trouve aucune "terre" sur les fils L0 et L1 et le joncteur est au repos. Dès que l'appel se manifeste, on a vu que le joncteur applique une "terre" sur le fil LO (Figure 5), ce que l'explorateur détecte lors du cycle d'exploration en cours ou du cycle suivant(L0 = "1") et l'on est en phase B. L'appel est mémorisé dans le mot correspondant au rang du joncteur dans la table TJ, il est compta bilisé en modifiant l'information binaire du mot caractérisant le nombre d'appels par jour. Si le joncteur d'arrivée est un joncter à catégorie variable (Figure 6), la catégorie est lue sur les fils L2 à L6 et mise en mémoire dans un mot approprié.Il est rangé dans la channe d'attente de la catégorie à laquelle il appartient dans la table des catégories TCAT qui garde en mémoire le numéro du premier et du dernier joncteur en appel. Dans la phase C, le joncteur est toujours trouvé dans le même état qu'en phase B mais on mesure dans un mot de la table TJ, en secondes, le temps qui sépare la détection de l'appel (LO = "1") du moment ou le joncteur est autorisé à se porter appelant sur l'élément de sélection de groupe du réseau de commutation RC (Figure 2). A partir de ce moment, on dira,pour simplifier, que le joncteur est "désigné", ce qui correspond à l'application d'une "terre" sur le fil CO du joncteur (C0 = "1").Il est certain que cette "terre" n'atteint pas le joncteur directement. Elle est mise en mémoire dans le mot correspondant au joncteur dans la table de sortie TS. De la sorte, lorsqu'au cours de son cycle de traitement de 200 millisecondes le programme PTA du calculateur commande l'envoi des ordres contenus dans la table de sortie TS vers les joncteurs d'arrivée, le joncteur concerné voit apparaître une "terre" sur son fil CG (Figures 5 et 6). La table TJ compte alors le temps que met le joncteur pour confirmer sa désigna tion (relais jm des Figures 5 ou 6 au travail) en adressant une "terre" sur le fil L1. Quand cette "terre" est détectée lors d'une exploration suivante, cn est en phase E et lton arrête la temporisation mise en route lors de la phase précédente.Le joncteur est alors en appel sur l'élément de sélection de groupe, c'est-à-dire qu'il se marque dans le cadre de sélecteurs secondaire où il est représenté et qu'il entraide le fonctionnement d'un relais de catégorie aOO/a19 - nOO/n19 dans le dispositif de contrôle des mailles directes comme on l'a déjà vu lors de la description de la Figure 4. Ainsi qu'on le verra ultérieurement, dans le même cycle de traitement de 200 millisecondes, outre les joncteurs d'arrivée, l'explorateur EXPL (Figure 8) explore aussi les positions d'opératrices de sorte qu'il désignera une position libre ayant accès par une maille directe au joncteur en appel sur l'élément de sélection de groupe.Quand cette position est connectée par un circuit de connexion CC et à travers le réseau de commutation RC (Figure 2) au joncteur d'arrivée concerné, celui-ci l'indique en supprimant la "terre" sur le fil LO. Le changemment de valeur du point LO correspondant de la table d'entrée TE (qui passe de "1" à "o") est détecté en cours d'exploration ; il détermine le passage en phase F dans la table TJ. Dans cette phase F, on sait que le joncteur est connecté à une position d'opératrice et l'on peut donc supprimer la "terre" qui est appliquée sur le fil CO du joncteur (phase G). Pour ce faire, on ramène à "O" la valeur du bit "i" du point CO correspondant au joncteur concerné dans la table de sortie TS.Le distributeur DIST se charge de supprimer la "terre" du fil CO du joncteur lors d'une exploration suivante On mesure alors dans un mot de la table TJ le temps mis par le joncteur pour que retombe son relais de désignation jm. La "terre" du fil Il disparaît. Il en résulte le passage de "1" en "O" du point L1 correspondant de la table d'entrée TE, ce qui signifie que le joncteur passe en phase E. Dans cette phase, on arrête la mesure du temps de libération démarrée en phase G tandis que différentes informations concernant les temps de traitement et d'attente sont transférées dans la table des catégories TCAT.Bien que connecté, le joncteur d'arrivée se trouve dans une phase H dont les caractéristiques sont identiques à celles de la phase A de repos : aucune "terre" sur les fils LO et L1. De la sorte, en fin de communication, la libération du joncteur est sans incidence sur le contenu des tables et il suffit d'attendre un nouvel appel pour recommencer la séquence de traitement qui vient autre décrite. On a vu qu'après l'exploration et l'analyse des points LO et L1 des joncteurs d'arrivée, le programme de traitement des appels PTA commandait l'exploration et l'analyse des points LO à L6 des positions d'opératrices. Comme pour les joncteurs, on va examiner maintenant les différentes phases de la séquence de traitement propre aux opératrices à l'aide du tableau ci-apres. Cependant, les relations entre les tables TE, TPO et TCAT étant semblables à celles des tables TE, TJ et TCAT qu'on vient de décrire pour la séquence de traitement des joncteurs, on simplifiera la description en évitant de revenir sur ces relations. Phases de Fils Fils Traitement Fil L0 Fils L1 à L6 L7 à L12 C0 à C5 A 0 0 0 ou 1 0 B O L5 et L6 = I " O C O O O O 9 1 vers mailles directes O ou 1 0 E 1 n " 1 parmi 6 = i F O 1 parmi 6 = 1 " G O L1 et L2 = 1 n O R O O n Quand une position d'opératrice est au repos (phase A), c'est-à-dire qu'elle a fini de traiter un appel et qu'elle n'est pas encore considérée comme disponible pour en écouler un nouveau, l'explorateur EXPL (Figure 8) trouve l'ensemble des points caractéristiques à "0" hormis le ou les points L7 à L12 qui affichent "O" ou "1" selon le ou les relais de catégorie ka/kf mis au travail par la surveillante (voir Figure 7).On notera que si l'opératrice est indisponible, c'est-à-dire en train de traiter un appel non parqué (phase B), e informations fournies par les fils caractéristiques sont identiques à la phase A, excepté pour les points L5 et L6 qui sont en "1" ("terre' mise par le fil TANP sur les fils 15 et L6 de la Figure 7). De même, si la position est hors service (phase C), seul diffère l'état du ou des points L7 à L12 de catégerie.Ceux-ci sont tous à "0" puisque soit le casque de l'opératrice n'est ras enfiché et le relais aa est au repos (Figure 7), soit aucune des relais ka/kf de catégorie n'est au travail. Quand la temporisation de repos séparant deux traitements consécutifs par la même opératrice est épuisée, le relais de disponibilité s'excite dans le poste d'opératrice concerné et son fil L0 affiche une "terre". Le point L0 correspon@ant la table d'entrée TE passe en "1" lors du cycle d'exploration tandis que les points I1 à L6 sont orientés vers les mailles direc@es (contacts dis2 à dis7 de la Figure 7 au travail), les points de catégorie L7 à L12 fournissant chacun une indication "1" ou "O" selon la ou les catégories auxquelles est affectée la position. Dans cette phase de traitement D, l'opératrice attend qu'un appel se manifeste pour l'écouler. La position est rangée dans la chaîne d'attente de la table TPO. Lorsqu'un ou plusieurs joncteurs d'arrivée se portent en appel, selon leur catégorie et le nombre d'opératrices que l'on peut désigner pour répondre à cette catégorie d'appel, la table des catégories TCAT,qui possède ces renseignements,désigne un ou plusieurs joncteurs pour qu'ils se portent appelants sur le réseau de commutation RC (Figure 2). Il en résulte, comme on l'a vu avec la Figure 4, l'application de "terres" sur les mailles directes de la catégorie correspondant à l'appel en cours. Ces "terres" ou cette "terre", selon qu'il y a n ou une seule maille directe disponible, atteignent les fils L1 à L6 de la Figure 7 puisque le relais de disponibilité dis de la position est au travail.A partir des informations contenues dans la table des catégories TCAT et de celles fournies par l'exploration des points L1 à L6, des positions d'opératrices sont désignées pour répondre aux joncteurs en appel. Cette désignation correspond à la phase E et elle se traduit par le passage d'un des points CO à C5 de "O" en "1", cette information étant inscrite dans la table de sortie TS. Au cours de la séquence de traitement consistant à ce que le distributeur DIST adresse les ordres contenus dans cette table vers les positions d'opératrices, une "terre" apparaît ainsi sur un des fils CO à C5 de la position concernée et y excite l'un des relais pa/pf (Figure 7). Une temporisation démarre dans la table TPO pour mesurer le temps de connexion à un joncteur appelant. La phase suivante F consiste à vérifier la réception de l'information indiquant quel'opération de désignation s'est bien effectuée dans la position d'opératrice ainsi que la disparition de la disponibilité. Le relais dis de la Figure 7 retombe et cesse d'appliquer la "terre" sur le fil LO tandis qu'il oriente les fils L1 à L6 non plus vers les mailles directes mais, par les contacts de repos dis2 à 7, vers les contacts des relais pa/pf.Selon le relais pa/pf excité, une "terre" est mise sur l'un de ces fils et elle se traduit en cours d'exploration, par le passage en "1" d'un des six points L1 à L6 de la table d'entrée TE, tandis que la disparition de la "terre" du fil LO ramène le point 10 de la table d'entrée TE de "1" en "O". Dans la table des positions d'opératrices TPO, la commande de désignation est remise à zéro - ce qui ramène à "O" le point CO à C5 qui était en "1" - tandis que la chaste d'attente de la table TCAT est mise à jour. Lorsque la connexion à un joncteur d'arrivée appelant s'opère, on a vu que cela se traduisait par l'excitation du relais co (Figure 7), l'application d'une "terre" sur les deux fils L1 et L2 et l'apparition de "1" sur les points L1 et L2 de la table d'entrée TE. C'est la situation caractérisant la phase G relative à-la connexion entre ltopératrice et le joncteur. Sans entrer dans les détails, on peut toutefois noter que, pendant cette phase, le programme de traitement PTA commande un certain nombre d'opérations aussi bien dans la table des positions TPO que dans la table des catégories TCAT ;ainsi, par exemple, on procédera au comptage du nombre d'appels connectés et à la mesure du temps de traitement. Quand l'opératrice a écoulé l'appel, la connexion opératrice-joncteur est relachée,ce qui se traduit par la retombée du relais co dans le circuit de la Figure 7. Les "terres" mises sur les fils Li et L2 disparaissent et les points L1 et L2 de la table d'entrée TE reviennent, en conséquence, à "O". On se trouve ainsi en phase H qui caractérise la fin de traitement d'un appel. En fait, on peut constater que cette fin de traitement a les mêmes caractéristiques que la phase A correspondant au repens de l'opératrice, c'est-à-dire à la période pendant laquelle me temporisation réserve un temps de récupération au cours duquel l'opératrice est considérée comme indisponible.A la fin de cette temporisation, la position redevient disponible pour écouler le trafic, ce qui correspond à la phase de traitement D. La même séquence que celle qui vient d'être décrite peut à nouveau se dérouler, répartie, bien sur, sur plusieurs cycles de traitement pour un meme joncteur ou bien au cours d'un même cycle de traitement mais sur l'ensemble des joncteurs selon leurs phases de fonctions nement respectives. Cependant, au cours dtun mdme cycle de traitement, lorsque le traitement des joncteurs et des positions d'opératrices tel qu'on vient de le décrire est terminé, on connais la situation de chacun de ces équipements. Il est alors possible de procéder aux désignations qui ont les répercussions que l'on a vues dans les équipements concernés. Pour ce faire, le programme de traitement PTA commande le traitement des appels par catégorie à l'aide des données contenues dans la table TCAT.Les différentes phases de cette séquence de traitement vont être décrites maintenant sans toutefois-faire appel à un tableau ; en effet, elles ne se traduisent pas directement par des informations sur des points caractéristiques comme ctétait le cas pour les séquences relatives aux joncteurs et aux positions d'opératrices, mais agissent sur les informations en mémoire dans les tables TJ et TPO concernant ces équipements. Dans la phase de traitement A, pour débuter le traitement d'une catégorie d'appels, on vérifie d'abord qu'aucun appel n'est désigné dans cette catégorie. Si ce n'est pas le cas, cela signifie que lors d'un cycle de traitement précédent cette catégorie d'appels a déjà fait l'objet d'au moins une désignation et qu'il convient ds passer à une autre catégorie d'appels ne comportant pas de joncteur désigné. La phase B de traitement consiste à désigner un certain nombre de joncteurs d'arrivée en appel s'il existe des opératrices en nombre suffisant qui soient à la fois disponibles et prévues pour répondre à la catégorie d'appels traitée. Dans la phase C de cette séquence de traitement, après la désignation des joncteurs, on attend l'arrivée des indications relatives aux mailles directes pouvant relier les positions d'opératrices disponibles de la cntdgor- aux joncteurs en appel. Au cours de la phase D, le programme cherche à désigner une opératrice pour chaque joncteur désigné. A cette fin, pour chaque opératrice, il procède à des opérations de vérification qui tendent à répartir le travail des opératrices de façon équitable. De telles opérations peuvent consister à vérifier que le nombre d'opératrices désignées dans la catégorie concernée n'a pis atteint le maximum permis, à explorer la chatne d'attente des positions disponibles en cherchant l'opératrice de la catégorie adéquate possédant une maille directe vers les joncteurs en appel dans cette mme catégorie.Une deuxième exploration de cette chafne peut être commande si la première a été infructueuse et, cette fois, sans tenir compte des indications relatives aux mailles directes, ctest-à-dire en utilisant une maille d'entraide du réseau de commutation. Quand les positions d'opératrices sont désignées, on passe en phase E qui consiste à attendre les informations indiquant que les connexions entre opératrices et joncteurs ont été faites. Dans la phase suivante F, si tous les joncteurs désignés n'ont Fas encore été connectés chacun à une opératrice, le programme de traitement PTA commande la désignation d'une opératrice comme précédemment et on vérifie sa connexion à un joncteur. Finalement, après cette phase F, stil reste encore des joncteurs désignés dans la catégorie sans qu'ils puissent Qtre desservis par des positions d'opératrices disponibles, le programme PTA commande le passage en phase G au cours duquel les joncteurs encore désignés mais non desservis sont mis en faute. Par contre, si toutes les positions désignées ont été connectées et s'il nty a plus de joncteurs désignés dans la catégorie en traitement, le programme PTA commande le passage au traitement de la catégorie d'appels suivante. Ainsi quton vient de le voir au cours d'un cycle d'exploration, chaque catégorie d'appels est dans une phase de traitement donnée qui indique l'état d'avancement du traitement d'un groupe de joncteurs dans ladite caté- gorie. De cette façon, à chaque cycle de traitement, chaque catégorie est traitée en fonction de la phase où elle était restée lors du cycle prZcddent. De plus, étant donné que le nombre de catégories peut être relativement important - quinze catégories par exemple - afin d'éviter que les catégories soient traitées toujours dans le mtme ordre, on a prévu une rotation dans ordre de rangement les catégories à chaque cycle de traitement. C'est ainsi que ci, lors d'un cycle, on traite les catégories selon l'ordre de 1 à 15, lors du cycle suivant on traite les catégories de 2 à 15, la catégorie 1 étant rangée en dernière pla--e derière la categorie 15, et ainsi de suite. On a déjà vu précédemment que la table de sortie "' ecportait les informations déclenchant les commandes électromécaniques de commutation dans les joncteurs d'arrivée et les positions d'opératrices. C'est donc en fin de cycle, c'est-à-dire après que les diverses phases de traitement se soient déroulées et aient permis la mise à jour en conséquence des informations contenues dans cette table TS, que le programme PTA provoque l'exploration de la table de sortie TS par le distributeur DIST et l'envoi des informations de commande qui aboutissent sur les fils CO des joncteurs JA et les fils CO à C5 des positions d'opératrices OP. Pour terminer la description, on examinera rapidement le cas où plusieurs appels se présentent simultanément sur des joncteurs d'arrivée appartenant à la même catégorie. Ces appels,intervenant au même moment, devraient donc être traités simultanément. Cependant, afin d'éviter de privilégIer trop fortement une même catégorie, le nombre de joncteurs désignés est déterminé en fonction du nombre d'appels dans la catégorie concerne - un joncteur pour moins de dix appels, deux pour dix à vingt appels, trois pour plus de vingt appels - ce nombre pouvant d'ailleurs être éventuellement diminué selon le nombre d'opératrices disponibles qu'il est autorisé de désigner dans ladite catégorie. En outre, des limites de traitements simultanés proviennent du réseau de commutation lui-même. En effet, si ce réseau RC (Figure 2) est composé, par exemple, de cinq éléments de sélection, les joncteurs d'arrivée 8 étant représentés en parallèle sur les cadres homologues de sélecteurs secondaires (Figure 3) de ces cinq éléments, il en résulte qu'à un instant d@nné cinq appels peuvent en être simultanément dans une-phase de traitement mettant en jeu le réseau de commutation puisque chaque élément de sélection est commandé par - organe commun qui traite - bien qu'en un laps de temps extrêmement réduit - un seul appel à la fois. tà encore, on voit apparaltre l'avantage d'utiliser le calculateur CAL (Figure 2) de la manière qui vient autre décrite de telle sorte que puissent s'harmoniser l'écoulement des appels, les délais d'intervention des opératrices et le temps d'attente des réponses de celles-ci. Il est bien évident que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple non limitatif et que de nombreuses variantes peuvent être envisagées sans sortir pour autant du cadre de l'invention. REVERDICATIONS 1. Système de commutation semi-automatique permettant aux opératrices d'un centre d'être connectées automatiquement aux équipements en appel associés aux jonctions entrantes de ce centre et d'acheminer automatiquement les demandes formulées vers des équipements disponibles associés aux jonctions sortantes dudit centre, ce système étant caractérisé par le fait qu'il comporte un réseau de commutation unique dont les entrées assurent le raccordement des équipements de connexion des positions d'opératrices et dont les sorties sont reliées aussi bien à des équipements individuels associés respectivement à des jonctions entrantes qu'à des jonctions sortantes du centre, ledit système comprenant également des moyens pour détecter, dans le réseau de commutation, et utiliser de façon préférentielle les mailles disponibles reliant directement les équipements de commutation constitutifs de ce réseau sur lesquels aboutissent, d'une part, les appels des équipements entrants du centre et, d'autre part, les équipements de connexion des opératrices, des noyens en liaison avec lesdits équipements individuels des jonctions entrantes et avec les positions d'opératrices étant prévus, d'une part1 pour classer chronologiquement et par catégories lorsqu'ils sont appelants ces équipements individuels ainsi que les positions d'opératrices à compter du moment où elles indiquent leur disponibilité, d'autre part, pour traiter ces informations de classement ainsi que celles relatives aux.Dailles directes disponibles du réseau de commutation de façon que chaque appel arrivant dans le centre soit desservi le plus rapidement possible par une opératrice désignée automatiquement selon des critères de chronologie et avec utilisation préférentielle des mailles directes dans le réseau de commutation. 2. Système de commutation semi-automatique conforme à la première revendication caractérisé par le fait que les moyens pour détecter et utiliser de façon préférentielle les mailles directes disponibles du réseau de commutation comportent des groupes de relais dont les contacts s'intercalent sur les mailles reliant directement les équipements de commutation constituant ledit réseau - à savoir les cadres de sélecteurs secondaires et de sélecteurs primaires - chaque groupe de relais étant relié auxdits équipements individuels associés aux jonctions entrantes, ctest-à-dire aux joncteurs d'arrivée appartenant à une mdme catégorie, le nombre de relais dans chaque groupe étant égal au nombre de sections de sélecteurs secondaires sur lesquelles sont raccordés les joncteurs d'arrivée 3.Système de commutation semi-automatique conforme à la deuxième revendication caractérisé par le fait que lorsqu'un joncteur d'arrivée est appelant, il applique ~ selonlacatégorieà laquelle il est affecté - un signal électrique vers le groupe de relais correspondant à cette catégorie, ce signal aboutissant dans ce groupe sur un relais qu'il excite, ce relais ecrrespcndant à une- section de sélecteurs secondaires bien déterminée et, d ce fait, pcuvant être excité par tous les joncteurs reliés à ladite sectIon secondaire et appartenant à la même catégorie. 4. Système de commutation semi-automatique conforme à la troisième revendication caractérisé par le fait que les contacts de travail du relais excité par un joncteur en appel dans une catégorie se trouvent sur le trajet der railles qui relient directement la section de sélecteurs secondaires sur laquelle est raccordé ledit joncteur aux sections ae sélecteurs primaires, chaque contact de travail transmettant - ou non - vers une de ces sections primaires le signal électrique de disponibilité $fourni par le sélecteur secondaire correspondant de ladite section secondaire selon que ce sélecteur est en condition de repus ou de travail, une telle dispesition permettant de déterminer quelles mailles directes sont disponibles entre toutes les sections de sélecteurs primaires sur lesquelles sont raccordés les équipements de connexion des opératrices et la section de sélecteurs secondaires sur laquelle est raccordé le joncteur appelant 5. Système de commutation semi-automatique conforme à la première revendication caractérisé par le fait que les moyens de traitement, de classement chronologique et catégoriel des équipements individuels appelants et des positions d'opératrices disponibles sont constitués par un calculateur. 6. Système de comsutation semi-automatique cenforme aux première et cinquième revendications caractérisé par le fait que les équipements individuels associés aux jonctions entrantes - ou jencteurs d'arrivée - comportent chacun des liaisons mises en relation de façon cyclique avec le calculateur par l'intermédiaire d'organes communs d'exploration et de distribution appropriés, un joncteur appelant se caractérisant par l'application dtun signal électrique sur l'une au moins de ces liaisons, le calculateur après traitement dudit signal provoquant par une de ces liaisons l'excItation d'un relais du joncteur qui autorise ce dernier à adresser un signal électrique le marquant appelant sur la section de sélecteurs secondaires à laquelle il est raccordé -dans le réseau de commutation, le joncteur renvoyant sur une nie liaison un signal électrique vers le calculateur pour que ce dernier ait confirmation de l'exécution correcte de l'ordre qu'il avait adressé au joncteur. 7. Système de commutation semi-automatique conforme aux première et cinquième revendications caractérisé par le fait que les positions d'opératrices comportent chacune des liaisons mises en relation de façon cyclique avec le calculateur par l'intermédiaire d'organes communs d'exploration et de distribution appropriés, chaque position en service adressant en permanence vers le calculateur un signal électrique sur une ou plusieurs liaisons selon la ou les catégories d'appels auxquelles elle est affectée, et un signal de dinponibilité sur une autre liaison tant qu'elle n'est pas désignée pour traiter un appel, cet état de disponibilité permettant l'aiguillage vers le calculateur de mailles directes et des signaux de disponibilité qu'elles peuvent comporter de telle sorte que le calculateur puisse choisir l'opératrie devant desservir un appel en utilisant de façon préférentielle une maille directe, ce choix se traduisant dans la position d'opératrice par a dispari- tion de l'état de- disponibilité ainsi que par la réception d'un ordre venant du calculateur sous forme d'un signal électrique apparaissant sur l'une des liaisons et déterminant l'excitation d'un relais parmi p, par le renvoi vers le calculateur sur une ni-e liaison d'un signal électrique de confirmation d'exécution de l'ordre, la connexion de l'opératrice au joncteur appelant étant également signalée au calculateur par l'application d'un signal électrique sur les liaisons appropriées. 8. Système de commutation semi-automatique conformez aux cinqulènie, sixième et septième revendications caractérisé par le fait que les informations fournies au calculateur par les joncteurs d'arrivée et les positions d'opératrices sont rangées selon leur ordre d'exploration dans une table d'entrée qui reflète l'état électrique des liaisons de ces organes avec le calculateur à chaque cycle d'exploration, les ordres reçus du calculateur par ces mêmes équipements étant adressés au cours d'une distribution cyclique à partir d'informations emmagasinées dans une table de sortie, ces informations étant le résultat du traitement, au cours d'un même cycle, d'une part, des différentes données relat.ives à la situation de chaque joncteur d'arrivée emmagasinées dans la table des joncteurs, d'autre part, des différentes données relatives à la situation de chaque position d'opératrice emmagasinées dans la table des positions d'opératrices et, également, des différentes données relatives à la situation des appels dans chacune des catégories de trafic emmagasinées dans la table des catégories, ledit traitement étant exécuté à des intervalles de temps réguliers sous la commande d'un programme qui détermine, pour chacun desdits organes, la mise a jour des phases caractérisent Res diffé- rents états d'avancement du traitement de l'appel en cours. 9. Système de commutation semi-automatique conforme aux sixième et septième revendications caractérisé par le fait que les joncteurs et les positions d'opératrices comportent des circuits qui permettent le fonctionnement normal de ces organes lorsque le calculateur est mis hors service. 10. Système de commutation semi-automatique conforme aux sixième et neuvième revendications caractérisé par le fait que, lorsque le calculateur est hors service, certaines liaisons entre joncteurs et calculateur comportent ;m signal pendant la période de mise hors service qui provoque l'excitation, 'o qu'un joncteur est appelant, dudit relais autorisant le joncteur à se marquer en appel sur la section de sélecteurs secondaires à laquelle il est raccordé. 11. Système de commutation semi-automatique conforme aux septième et neuvième revendications, caractérisé par le fait que, lorsque le calculateur est hors service, les relais traduisant le choix de la catégorie de l'appel à desservir dans chaque position d'opératrice sont renvoyés vers un dispositif de pilotage par le ou les relais de catégorie qui sont au travail dans chaque position d'opératrice, une telle disposition permettant, en l'absence de fonctionnement du calculateur, le choix aléatoire d'une opératrice selon la ou les catégories d'appels qu'elle doit desservir et -sa possibilité d'accéder à un ou des équipements de connexion d'opératrices disposant de mailles directes à travers le réseau de commutation.