La présente invention a pour objet une fumure biologique pour toutes cultures. L'agriculture utilisait il y a quelques dizaines d'années comme produits fertilisants des fumiers de toutes espèces, des pourritures végétales et organiques et aussi des résidus des fosses d'aisances. Le rapport des sols était normal du fait de la présence importante d'humus et d'une production agricole tout à fait raisonnable. L'agriculture s'est ensuite industrialisée et il a e été utilisé comme produits fertilisants des éléments chimiques qui ont été extrêmement actifs et générateurs d'une surproduction dans les premiers temps, du fait que les sols etaient alors riches en humus et en faune bactérienne Néanmoins, à la longue, l'utilisation de produits chimiques a créé un déséquilibre des sols, qui fut générateur, entre autres, de certaines maladies des plantes, qui ont e été combattues par des produits chimiques phitosanitaires. Ces produits ont introduit un déséquilibre de plus dans la nature. De ce fait, après une période de surproduction, les sols sont maintenant épuisés, c'est-à-dire sont très pauvres en humus pouvant conduire à brêve et à moyenne échéance à un phénomène d'érosion dans certaines relions. En outre, les produits agricoles possèdent couramment une teneur en résidus de pesticide supérieure à 0,01 mg/kg, qui est considérée par les spécialistes conne une teneur dangereuse pour ltorganisme humain. Cette pauvreté en humus est accompagnée d'une destruction de la faune, vers de terre, grenouilles, escargots, et aussi des infiniments petits. A titre d'exemple, un demi hectare de terre cultivable jusqu'à une profondeur de 15 cm contient dans les conditions normales une tonne de moisissure, plusieurs centaines de kilos de bactérie9, W0 kg de protozoaires, 50 kg d'algues et 50 kg de levures. L'humus constitue donc une source d'énergie vitale qu'il convient de développer pour maintenir un équilibre de vie naturel, alors qussau contraire il tend à disparaître. La présente invention a pour but de fournir une fumure pour la culture, qui est réalisée par voies entièrement naturelles et qui contient des éléments indispensables à la croissance des plantes et à la réganération de l'humus, à savoir de l'acide phosphorique, de la potasse, de la chaux, de l'azote, du carbone, des matières organiques et des oligo-éléments. Il s'agit des éléments indispensables à la croissance des plantes, à la régénération de la matière humique et nécessairss à la vie bactérienne. Une telle fumure biologique et complète assure un apport d'humus et une régénération du sol, et par suite une production de légumes et autres produits ne contenant pas de pesticides. Cette fumure est obtenue à partir de résidus organiques, de résidus de champignonnières, de fumier de race bovine, de tourbes et de fiente de volailles. Avantageusement, les résidus organiques sont constitués par les boues de récupération des stations d'épuration. Outre, son intérêt d'un point de vue de l'entretien des sols, une telle fumure présente l'avantage de revaloriser les boues des stations d'épuration dont l'évacuation et la réutilisation posent un problème qui n'a pas encore été résolu. Le procédé selon l'invention consiste à mélanger les différents produits dans les proportions suivantes - trois volumes de boues de stations d'épuration, - deux volumes de résidus de champignonnières, - deux volumes de fumier de race bovine, - un volume de tourbe, - deux volumes de fiente de volaille. Le tout est mélangé, puis broyé avant d'bure étendu en couche d'une épaisseur de l'ordre de 1 mètre à 1,20 mètre. il se produit une première fermentation provoquant un echauffement permettant d'atteindre une température de tordre de ôOC résultant de la culture microbienne. Lorsque cette fermentation ralentit, c'est-à-dire lorsque la température du mélange atteint environ 400C, après un temps de l'ordre de 3 mois, le mélange est retourné, éventuellement remélangé et broyé. I1 se produit alors une seconde fermentation durant, elle aussi, à peu près 3 mois. A la fin de cette seconde fermentation, il est procédé à un criblage du produit et à son conditionnement avant expédition sur les lieux d'utilisation. Le problème de la destruction des microbes anaérobies, particulièrement dangereux, contenus dans les boues des stations d'épuration a été résolu par l'ensemencement de microbes aérobies qui se multiplient pendant le temps de la fermentation. En ce qui concerne les différents produits entrant en réac- tion, il est à noter que le fumier de race bovine contient des microbes aérobies qui sont des éléments favorables à la poussée des plantes. Les résidus de champignonnières font un apport important de matières organiques et végétales. Les fientes de volailles font un apport, notamment d'azote et d'acide phosphorique. La tourbe ne contient ni azote, ni acide phosphorique, ni potasse, et a pour principal but d'alléger l'azote et de limiter le pourcentage de celui-ci dans le produit fini. Dans le cas de cultures de plantes, la fumure selon 1'inven- tion est déposée au pied de la plante. il a été constaté expérimentalement que les fruits et légumes obtenus après traitement par cette fumure sont sains, sont obtenus de façon plus abondante, possèdent une saveur supérieure à ceux cultivés de façon traditionnelle, et sont conservables pendant une période plus élevée et ne subissent plus certaines maladies des plantes. En outre, il a également été constaté que cette fumure, étant naturelle et biologique, favorisait la régénération de la faune puisqu'il est relevé la présence de vers de terre et de petits animaux dans les sols traités par cette fumure. Conne il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule composition ni au seul procédé de réalisation de cette fumure décrits ci-dessus à titre d'exemples ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. C'est ainsi notamment qu'il serait possible d'obtenir une fumure moins riche selon le même principe par fermentation des seules boues de stations d'épuration après ensemencement par des microbes aérobies. - REVENDICATIONS 1. - Fumure naturelle pour toutes cultures, caractérisée en ce qu'elle.contient de l'acide phosphorique, de la potasse, de la chaux, de l'azote, du carbone, des matières organiques et des oligo-éléments, tous ces éléments ou produits ôtant obtenus par voie naturelle. 2. - Fumure selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle est obtenue à partir de résidus organiques constitués par des boues de stations d'épuration. 3. - Fumure selon la revendication 1, caractérisée en ce quelle est obtenue à partir de résidus organiques, de résidus de champignonnière, de fumier de race bovine, de tourbe et de fientes de volailles. 4. - Procédé d'obtention d'une fumure selon la revendication 3, caracterisé en ce qu'il consiste à mélanger les différentes produits1 à les broyer, et à les étendre en couche d'une épaisseur de l'ordre de un mètre pour la réalisation d'une première fermentation durant plusieurs mois, puis à retourner et éventuellement à mélanger et broyer à nouveau l'ensemble pour la réalisation d'une seconde fermentation, après quoi le produit est criblé avant utilisation. 5. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que les produits sont dans les proportions suivantes - trois volumes de boues de station d'épuration, - deux volumes de résidus de champignonnières, - deux volumes de fumier de race bovine, - un volume de tourbe, - deux volumes de fiente de volailles.