La. présente invention concerne un procédé et un dispositif de mise en mémoire d'informations. Plus particulièrement, l'invention concerne un procédé et un dispositif de mémorisation optique des informations sur un film magnétique présentant plusieurs pha-^ ses cristallograpiiiq.ues fonction de la température» Eécemment, on a trouvé un certain nombre d'applications pour des mémoires de masse de grande capacité à accès aléatoire. Certaines applications ,tèlis que 1'enregistrement d'informations vidéo de haute résolution, nécessitent une très grande capacité de 10 ®ise en mémoire, de l'ordre de 10 à 10 "bits. En général, des dispositifs de mise en mémoire de masse, couramment utilisés, tels que des tambours, des disques, des dispositifs à carte magnétique et des "bandes continues posent de sérieux problèmes de fiabilité, de consommation de courant et d'encombrement lorsque ces dispo— 15 sitifs se rapprochent d'une capacité d'emmagasinage de 10^ bits ou plus. Une solution intéressante permettant de se passer de l'utilisation de tels dispositifs électromécaniques a été fournie par la mise au point récente de mémoires optiques. Oes mémoires sont couramment appelées "mémoires de masse optiques". 20 Le procédé le plus avantageux pour la mise en mémoire opti que des informations consiste à utiliser un laser pour effectuer un enregistrement par point de Curie. Un tel procédé a été décrit dans le brevet des Etats Unis d'Amérique F° 3 £68 209. Bien que ce procédé procure des avantages qui n'avaient pas été rencontrés 23 jusqu'à maintenant, il pose un problème difficile du fait que les films magnétiques, tels que les films à base de manganèse-bismuth., produisent un signal lumineux de fuite au bout d'un certain hombre de cycles d'enregistrement-effacement du film. On a constaté expérimentalement que ce signal lumineux de fuite se 30 produisait à peu près au bout de eent cycles d'enregistrement-effacement. En général, cet effet se sature et se stabilise en provoquant une réduction du contraste entre le fond et les signaux de lecture des bits enregistrés. Une mémoire qui élimine pratiquement ce signal de lumière de fuite a été décrite dans la demande 35 de brevet ÏT° 858 571 déposée le 15 Août 1969 aux Etats Unis d'Amérique au nom de Di Chen et cédée à la demanderesse. Bien que la mémoire décrite dans cette demande de brevet procure des avantages qui n'avaient pas pu être obtenus auparavant et permet en outre d'éliminer le signal lumineux de fuite, une des difficultés ren-40 contrées avec ce système est que, au bout d'une période prolongée 70 28391 2 2061679 d'utilisation, le film de manganèse-bismuth, ^ui a été maintenu par trempe dans sa phase à haute température revient dans sa phase normale à basse température. A la suite de cette transformation de phase, le signal lumineux de fuite est rétabli. Expéri-^ mentalement, on a constaté que la durée de service pratique du film en phase à haute température maintenue par trempe était d'environ une année à une température de service,de 20®G. L'invention permet, d'autre part, d'éliminer de façon permanente le signal lumineux de fuite. 10 La mémoire suivant 1'nvention comprend un film magnétique comportant plusieurs phases cristallographiques, fonction de la température et des moyens de conditionnement, permettant de maintenir au moins une partie du film dans une plage de températures pendant la phase stable de fonctionnement où le film comporte 15 seulement une phase cristallographique unique. La mémoire comprend, en outre, une source d'énergie apte à fournir une énergie thermique permettant de chauffer un spot ou zone prédéterminée de la partie conditionnée du film au delà de la température de Curie. Lorsque le film est refroidi en dessous de cette tempéra-20 ture, le sens de magnétisation du spot chauffé est orienté dans une direction qui est fonction du champ magnétique résultant appliqué audit spot. En modifiant sélectivement la direction de magnétisation du film suivant un mode spot par spot, on met en mémoire une information digitale. Une lecture non-destructrice de 25 l'information mise en mémoire est effectuée en utilisant les effets magnéto-optiques de Faraday ou de Kerr. L'utilisation de moyens de conditionnement du film pour maintenir le film magnétique dans une seule phase cristallographique procure des avantages essentiels qui n'ont pas été obtenus 30 des mémoires optiques d'informations de types connus. En premier lieu, on a constaté expérimentalement que la réduction de contraste entre le fond et le signal de lecture des bits enregistrés est imputable au fait que les parties enregistrées du film sont transférées dans une phase cristallographique différente par sui-35 £e de cycles répétés d'enregistrement-effacement alors que les parties non enregistrées du film conservent leur phase initiale. En conséquence, en maintenant le film dans une certaine plage de température pendant la phase stable de fonctionnement où il n'existe qu'une phase cristallographique, on obtient, suivant l'inven-40 tion, un contraste maximal du signal de lecture. En second lieu, 70 28391 3 2061679 en choisissant la plage appropriée de températures dans laquelle le film magnétique doit être maintenu, le film ne subit pas de transformation de phase, même gu bout d'une durée prolongée d'utilisation. En troisième lieu, l'utilisation de moyens de con-5 ditionnement pour préchauffer le film magnétique au delà de la température ambiante permet de diminuer la puissance du laser nécessaire pour effectuer un enregistrement par point de Curie, D'un autre point de vue, on peut obtenir des vitesses d'enregistrement plus rapides en utilisant la même puissance de laser que 10 celle correspondant à un fonctionnement à la température ambianta D'autres avantages et caractéristiques de l'invention sont mis en évidence dans la suite de la description, avec référence aux dessins annexés dans lesquels : 2?ig. 1 est un graphique normalisé donnant la température en 15 fonction de la magnétisation pour des films au manganèse-bismuth à phase basse température et à phase haute température maintenue par trempe ; Fig, 2 représente schématiquement la partie enregistrement d'une mémoire de masse optique selon l'invention ; 2D Fig. 3 représente schématiquement un mode préféré de réali sation de 1*invention0 Le matériel magnétique utilisé suivant l'invention est une matière ferromagnétique ou ferrimagnétique présentant deux ou plusieurs phases cristallographiques, fonctions de la température. 25 le point de Curie relatif au matériel magnétique est la température à laquelle la matière perd sa magnétisation. Bien que l'invention permette d'utiliser tous les matériels magnétiques présentant plusieurs phases cristallographiques, fonction de la température, on se limitera principalement, dans la description qui va 30 suivre, au manganèse-bismuth. Le milieu magnétique constitué par du manganèse-bismuth (MnBi) présente une première phase, ou phase à basse température, qui est ferromagnétique. Cette phase à basse teaçérature a une structure cristallographique de type KiAs présentant une symétrie 35 orthorhombique. Normalement, le MnBi présente la symétrie cristallographique de la phase à basse température jusqu'à ce qu'il soit chauffé au delà du point de Curie, qui est d'environ 360°C. lorsqu'il est chauffé au delà de cette température, le MnBi subit une transformation en passant dans une seconde phase ou phase à 40 haute température qui est paramagnétique et qui présente une 70 28391 4 2061679 symétrie cristallographique monoclinique. On peut se reporter à ce sujet à 1*article MPropriétés magnétiques et cristallographique s du MnBi étudiées par diffraction de neutrons de A.F. Anderson dans la revue raACÏA CHEMICA SCAÎIDIMVICA", Toi. 21, pp 4-43-454. 5 1967» Si un film de MnBi est chauffé au delà de 360°G et est rapidement refroidi, la phase à haute température se maintient à la température ambiante. Ce refroidissement rapide, ou action de trempe, peut se produire dans les phases normales d'enregistrement et d'effacement sur un fila de MnBi, en particulier après 10 des cycles répétés d5enregistrement-effacement. En conséquence, dans une certaine plage de températures inférieures à 360°C, des parties différentes du film de MnBi utilisé dans une mémoire optique peuvent présenter l'une de deux phases cristallographiques. Gomme indiqué précédemment, l'existence de phases cristallogra-15 phiques différentes se traduit par l'apparition du signal de lumière de fuite. La fig. 1 montre les propriétés du MnBi ei-dessus mentionnées. La courte 10 représente le MnBi en phase normale ou en phase à basse température et la courbe 12 le MnBi en phase à haute 20 température maintenue par trempe. Les courbes 10 et 12 ont été représentées eh utilisant des valeurs obtenues expérimentalement. Par extrapolation de la courbe 12 représentée par la ligne tire-tée 12a, on voit que la température de Curie (Œ^) du MnBi à phase à haute température est au voisinage de 180°C. De même, la cour-25 be 10 montre que la température de Curie (Tçg) du MnBi à phase à basse température est de 1'ordre de 360°C. Comme le montre la figi 1, le MnBi comporte line seule phase cristallographique, c'est-à-dire la phase à basse température, définie par la plage de températures située entre les lignes tiretées 14a et 14b. Les limites 30 de cette plage de températures sont définies par le point de Curie de la phase à haute température maintenue par trempe, qui est d'environ 180°C, et par le point de Curie de la phase à basse température, qui est dcenviron 360°C. On a représenté, sur la fig* 2, un schéma synoptique de la partie enregistrement d'une mémoire 35 optique qui exécute un cycle d5 enregistrement-effacement complè~ tement inversible• La mémoire comporte un film magnétique 20 pour mettre les informations en mémoire. Le film magnétique 20 comporte plusieurs phases cristallographiques fonction de la température. Gomme expliqué plus haut, un film magnétique formé, par exem-40 pie, de manganèse-bismuth, présente des phases cristallographiques 70 28391 5 2061679 à basse température et à haute température» Des moyens 22 d« conditionnement de film maintiennent au moins une partie du film 20 dans une certaine plage de température pendant le stade de non-enregistrement et non-effacement, pendant lequel le film 20 5 n'a qu'une phase cristallographique. Le stade de non-enregistre-ment et de non-effacement est couramment appelé stade ou période de repos. Suivant l'invention, les moyens de conditionnement 22 peuvent maintenir le film 20pyùne partie de ce dernier, dans une plage de température où le film ne présente qu'une phase 10 cristallographique pendant toute la durée de la période de repos ou seulement temporairement au cours d'intervalles avoisinant immédiatement les périodes d'enregistrement et d'effacement. Pour le HhBi, cette plage de température est comprise entre environ 180 et 360°C. Les moyens de conditionnement de film 22 coa-15 prennent, de préférence, une source d'énergie thermique, telle qu'un dispositif de chauffage à résistance électrique, et un élément, tel qu'une thermistance, pour régler la chaleur fournie au film 20. Cependant, on pourrait utiliser d'autres moyens fournissant une énergie thermique tel qu'un rayonnement haute-fréquence 20 ou une impulsion optique pour maintenir la totalité du film ou au moins la partie apprêtée, dans une plage de températures où le film présente une seule phase cristallographique. La source d'énergie 24 fournit une énergie thermique additionnelle permettant de chauffer une plage ponctuelle prédéterminée de la partie 25 conditionnée du film à une température supérieure au point de Curie. Dans un mode préféré de réalisation, la source d'énergie 24 est un laser. Les propriétés de eojrérence et d'intensité W d'un faisceau laser sont exploitées de façon intéressante dans une mémoire optique. Cependant, on peut également utiliser d'au-30 très sources d'énergie, telles qu'un faisceau électronique. Des moyens de guidage d'énergie 26 dirigent sélectivement le faisceau d'énergie émis par la source 24 vers une plage ponctuelle prédéterminée du film 20. Dans un mode préféré de réalisation, l'élément directeur d'énergie est un déflecteur électro-optique (T-0) 35 de faisceau lumineux. Des déflecteurs E-0 tels que du KDP et du LiHbOj sont bien connus dans ce domaine. Cependant, on peut également utiliser des déflecteurs mécaniques ou électromécaniques. En fonctionnement, les moyens de conditionnement de film 22 maintiennent le film 20 dans une plage de température où le 40 film ne présente qu'une seule phase cristallographique. Les 70 28391 6 2061679 Keyeo* de guidage d'énergie 26 dirigent le faisceau d3énergie émis par la source 24 vers une plage ponctuelle prédéterminée d'une partie conditionnée du film 20. Le faisceau d®énergie fournit une énergie thermique apte à chauffer la plage ponctuelle F»5 prédéterminée à une température supérieure au point de Curie» Lorsque l'on refroidit la plage chauffée en dessous de la température de Curie, le sens de magnétisation de la plage chauffée s'oriente dans une direction qui dépend du champ magnétique résultant existant au point correspondant. En 1'absence de champ 10 magnétique externe, le flux de fermeture entourant le point chauffé oriente la direction de magnétisation dans un sens opposé à la direction de magnétisation de la zone environnante du film. En répétant ce processus plage par plage on peut emmagasiner une information digitale sur le film 20. En outre, du fait 15 que, pendant la phase d'enregistrement, le film 20 se refroidit à partir d'une température supérieure au point de Curie où il ne peut exister dans le film qu'une phase cristallographique, deux phases cristallographiques ou plus ne peuvent jamais exister dans des parties différentes du film pendant la période de repos. En 20 conséquence, le processus d'enregistrement-effacement est complètement réversible et il ne se produit pas de signal de fuite. La fig. 3 représente un mode préféré de réalisation d'une mémoire optique permettant l'enregistrement et l'extraction d'informations. Daj?.s ce mode de réalisation, une information est mise 25 en mémoire sur un film 30 de MnBi. Le film 30 est déposé d'une manière classique sur un substrat de verre 31. On peut également utiliser, comme substrat, du mica ou d'autres matières similaires. Un conducteur thermique métallique 32 est placé en contact avec le substrat 31 • Un métal présentant une bonne eonductibili-30 té thermique, telle que l'aluminium peut être utilisé. Ce conducteur thermique 32 a essentiellement le même profil que le substrat 31• Une résistance électrique chauffante 33 assure l'échauf-fement du conducteur 32 qui répartit à son tour uniformément la chaleur au travers du substrat 31 sur le film 30. Bans un mode 35 préféré de réalisation, le film 30 est maintenu à une températœe de préchauffage d'environ 200®C. Une température de l'ordre de 200°C» qui est juste supérieure au point de Curie de la phase à haute température maintenue par trempe, est préférable car elle permet d'augmenter Au maximum la gamme de puissance du faisceau 40 laser qui peut être utilisée pour lire une information mise en 70 28391 7 2061679 mémoire dans une partie conditionnée du film, sans augmenter la température de ce dernier au delà du point de Curie de la phase à "basse température. Il en résulte qu'en utilisant un faisceau laser d'une intensité maximale pendant la phase de lecture, on 5 obtient un signal de sortie de puissance maximale. Un film d® MnBi d'un diamètre d'environ 150 mai peut être maintenu uniformément à une température de 200°C en utilisant un dispositif de chauffage électrique elassique. Les impératifs de puissance du dispositif de chauffage varient évidemment en fonction de la eon-10 ception du support de film. La commande de température de film 34 est utilisée pour régler la quantité d'énergie thermique fournie par le dispositif 33 au conducteur thermique 32. On peut mettre en oeuvre tout dispositif sensible à la température, tel qu'un thermocouple ou une thermistance. 15 La mémoire optique représentée sur la fig. 3 comprend en outre un laser HeNe 37, un modulateur de lumière 38, un excitateur de modulateur 391 un diviseur de faisceau de polarisation 40, un déflecteur électro-optique de faisceau lumineux 41, des moyens 42 pour appliquer un champ magnétique au film 30, un dé-20 tecteur photo-sensible 43 et des moyens de concentration de lumière 45,46,47 et 48. Le laser 37 fournit à sa sortie une puissance inférieure à cinquante milliwatts. Le modulateur de lumière 38 eet un modulateur électro-optique classique. Par exemple, les capacités de modulation du Li Nb Oj et du KDP sont bien connus 25 dans ce domaine. Lorsqu'on utilise un modulateur tel que le modulateur "TFM 512 KDP", fabriqué par la Société "Isomet Corporation", il n'est plus nécessaire d'utiliser les lentilles de concentration 45 et 46. Le diviseur de faisceau de polarisation 40 est un diviseur classique tel que l'appareil modèle 328 fabriqué 30 par la Société "Spectra Physics Corporation". Cependant, le diviseur de faisceau de polarisation 40 peut être remplacé par un polarise ur composite classique ou bien par un diviseur de faisceau semi-argenté classique lorsqu'on peut tolérer un certain degré de perte optique. Le déflecteur 41 assure une déviation du fais-35 eeau lumineux dans deux directions. De tels déflecteurs bidimen-sionnels de faisceaux lumineux sont bien connus» On peut se reporter, par exemple, à l'article "Déflecteurs lumineux et panneaux plans d'affichage" de Soras et Mac-Mahon dans la revue Electronics, pages 56-62, novembre 1965. Les moyens d'application 40 d'un champ magnétique au film 30 peuvent être constitués par une 70 28391 8 2061679 simple "bobine, le détecteur 43 est.ua photo-déteeteur à réponse en haute fréquence classique, les moyens de concentration 45,47 et 48 sont des lentilles convergentes présentant des distances focales qui sont imposées par les différents espacements entre 5 les composants de la mémoire optique, la lentille de concentration 46 est une lentille de collimation. En fonctionnement, le dispositif de chauffage 33 produit une énergie thermique suffisante pour maintenir le film de MhBi 30 à une température voisine de 200°C. la température réelle du 10 film 30 est déterminée par Mélément de commande 34 et on peut apporter électroniquement ou manuellement toutes corrections de température nécessaires. Pour enregistrer ou "écrire" une information sur le film de MnBi 30, il est nécessaire de produire une énergie thermique à l'aide du faisceau laser 50 de manière à 15 porter le film de la température de 200°G à une valeur supérieure au point de Curie correspondant à la phase à basse température (360°C). Cependant, avant incidence sur le film 30, le faisceau 50 est concentré par une lentille 45 sur le modulateur 38 et il est collimaté par la lentille 46 après avoir traversé sans entra-20 ve le modulateur 38. le faisceau collimaté et à polarisation plane traverse ensuite sans entrave le diviseur de faisceau de polarisation 40 et il arrive sur le déflecteur électro-optique 41. le déflecteur 41 dévie le faisceau lumineux 50 sur une partie prédéterminée du film de MhBi 30 en réponse à l'application d'un 25 champ électrique. Finalement, le faisceau dévié 50 est concentré sur une plage d'environ 1 ou 2 microns sur le film 30 dans le plan focal de la lentille-47. Lors de son arrivée sur le film 30, le faisceau 50 chauffe la plage prédéterminée au delà du point de Curie de 360°C. Avec un faisceau gaussien présentant un rayon Q 30 correspondant au niveau d'intensité de 1/e de l'ordre de 4 microns, on peut habituellement chauffer des plages de 1 à 2 micrœs de diamètre au-dessus du point de Curie, en utilisant des impulsions de laser d'une durée de l'ordre de la microseconde, avec une puissance de faisceau inférieure à cinquante milliwatts. Au 35 delà de la température de Curie, la plage chauffée, perd sa magnétisation. Après exposition de la plage à une impulsion laser suffisante pour le chauffer au delà de la température de Curie correspondant à la phase à basse température, le faisceau 50 est réduit en intensité par le modulateur 38 et il est dévié vers une 40 autre partie du film par le déflecteur 41. La plage chauffée se 70 28391 9 2061679 refroidit alors en passant par le point de Ourle de la phase à basse température de manière à revenir à sa température de repos de 200°C. Lors du refroidissement, la parti© est magnétisée dans une direction parallèle ou anti-parallèle à la direction ds 5 magnétisation du film environnant. L'orientation de la direetioa de magnétisation de la plage est fonction du champ magnétique résultant qui est appliqué. Normalement, le flux de fermeture de la zone environnante du film est suffisant pour aligner le vecteur magnétique du spot dans une direction anti-parallèle à la 10 direction de magnétisation de la zone environnante. Cependant, le flux de fermeture de la zone environnante peut être amélioré par un champ magnétique appliqué de l'extérieur, par exemple la "bobine 42 „ En chauffant des parties prédéterminées du film 30 au delà 15 du point de Curie correspondant à la phase à basse température et en opérant spot par spot - une information digitale est enregistrée ou "écrite" sur le film. Expérimentalement, on a constaté qu'il se produisait une augmentation cumulative de température de 20 % lorsque les spots sont chauffés au delà du point de 20 Curie à une fréquence de 100 kHz. Puisqu'une fréquence cyclique d'enregistrement-effacement d'un bit individuel supérieure à 100 kHz n'est normalement pas nécessaire dans une mémoire optique, le maintien du film 30 a une température de repos de 200°C ne produit pas d'effet d'échauffement cumulatif qui augmenterait 25 la température du film au delà du point de Curie de la phase à basse température. Comme indiqué sur les dessins, une information mise en mémoire sur le film de MnBi 30 est lue en utilisant l'effet magnéto-optique polaire de Kerr. IJne lecture de l'information mise en 30 mémoire est effectuée par activation du modulateur 30 de manière à atténuer l'intensité du faisceau laser afin qu'il ne se produise pas d'augmentation appréciable de la température lorsque le film 30 est exposé au faisceau incidente Un champ de grandeur correcte appliqué au modulateur 38 par l'excitateur 39 permet 35 d'obtenir cette atténuation désirée. Lors de son arrivée sur un spot présélectionné du film 30, la direction de polarisation du faisceau laser 50 est tournée dans une direction qui est fonction du sens de magnétisation du spot. Environ 40 % du faisceau laser 50 est ensuite réfléchi par le film 30 suivant le parcours d'in-40 cidence et est par conséquent renvoyé sur le diviseur de faisceau 70 28391 2061679 de polarisation 40 = On suppose, dans la présente description, q«3 le diviseur de faisceau 40 réfléchit une première intensité en direction du détecteur 43 lorsque la direction de polarisation du faisceau 50 est tournée dans une direction correspondant à sm ali» 5 gnement anti-parallèle du vacteur magnétique associé e.n spot présélectionné et une seconde intensité lorsque la direction de polarisation est tournée dans une direction correspondant à un alignement parallèle du vecteur magnétique» Ainsi, la valeur du signal engendré par le détecteur 43 représente la direction de magnétisa-*10 tion du spot présélectionné « De cette manière, il est possible de lire l'information mise en mémoire sur le film 30. En variante, l'information mise en mémoire sur le film 30 peut être lue en utilisant l'effet de Faraday bien connu® l'effacement de l'information mise en mémoire est effectuée 15 en chauffant une partie sélectionnée du film au delà du point d® Curie correspondant à la phase à basse température et en effectuant le refroidissement en présence d'un champ magnétique externe produit par l'élément 42„ Un champ d'effacement de l'ordre de 500 oersteds est ordinairement suffisant pour ramener un spot 20 d'environ 2 microns de diamètre dans sa direction de magnétisa -tion initiale. Puisque, pendant la période de repos, l'énergie thermique fournie par le dispositif de chauffage 33 maintient le film 30 a une température- (200°C) à laquelle n'existe que la phase à basse température, la phase cristallographique à haute tem-25 pérature n'est jamais conservée par le film 30 lors d'un refroidissement en dessous du point de Curie pendant une opération d'enregistrement ou d'effacement. En conséquence, comme indiqué plus haut, l'invention permet d'obtenir un cycle d'enregistrement» effacement complètement réversible. 30 la description qui précède a été donnée à titre d'exemple non limitatif et d'autres variantes peuvent être envisagées sans sortir pour autant du cadre de l'invention. Cela est vrai en particulier en ce qui concerne la construction et la disposition des éléments optiques assurant la déviation, la modulation et la con-35 centration du faisceau lumineux. 70 28391 2061679 BEYESDIOAIIOIS 1• Mémoire optique du type à enregistrement par point de Curie, dans laquelle une information est mise en mémoire sur un film magnétique comportant plusieurs phases cristallographiques 5 fonction de la température, mémoire caractérisée en ce qu'elle comprend : - des moyens de conditionnement du film pour maintenir au moins une partie du film magnétique dans une certaine zone de température pendant la période de repos où le film présente une -10 seule phase cristallographique, - une source d'énergie pour fournir une énergie thermique en vue de chauffer une plage ponctuelle prédéterminée d'une partie conditionnée du film au delà de la température de Curie associée afin que, lors d'un refroidissement en dessous de la tempé- 15 rature de Curie, la direction de magnétisation de la plage prédéterminée soit alignée par le champ magnétique résultant appliqué à ladite plage. 2. Mémoire optique, caractérisée en ce qu'elle comprend : - un film magnétique pour emmagasiner des informations, com- 20 portant plusieurs phases cristallographiques fonction de la température , - des moyens de conditionnement du film pour maintenir au moins une partie du film magnétique pendant la période de repos à l'intérieur d'une certaine zone de températures définissant une 25 seule phase cristallographique du fil, et - une source d'énergie pour fournir une énergie thermique en vue de chauffer une plage ponctuelle prédéterminée d'une partie conditionnée du film au delà de la température de Curie associée afin que, lors d'un refroidissement en dessous de cette tem- 30 pérature de Curie, la direction de magnétisation de la plage prédéterminée soit définie par le champ magnétique résultant appliqué à ladite plage. 3. Mémoire optique suivant la revendication 2, caractérisée en ce que le film magnétique comprend une première et une secon- 35 de phases cristallographiques, en ce que les moyens de conditionnement comprennent des moyens pour préchauffer la totalité du film magnétique au delà de la température de Curie correspondant à la première phase cristallographique et eiQrfee que la source d'énergie comprend un laser pour produire un faisceau laser destiné 40 à chauffer une partie prédéterminée du film magnétique préchauffé 70 28391 2061679 au delà de la température de Curie correspondant à la seconde phase cristallographique. 4. Mémoire optique suivant les revendications 2 ou 3, caractérisée en ce que le film magnétique est formé de manganèse- 5 bismuth et présente des phases cristallographiques à basse température et à haute température et en ce que les moyens de préchauffage sont constitués par un dispositif à résistance électrique agencé pour maintenir l'ensemble du film de manganèse-bismuth à une température supérieure au point de Curie correspondant à la 10 phase à haute température et inférieure au point de Curie correspondant à la phase à basse températuree 5. Mémoire optique suivant les revendications 3 ou 4, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens de direction de lumière pour diriger le faisceau laser vers la plage ponctuelle 15 prédéterminée du film magnétique préchauffé, des moyens de modulation de la lumière pour produire un faisceau laser de haute intensité pendant la période d'enregistrement et d'effacement et un faisceau laser de faible intensité pendant la période de lec-, ture, et des moyens de détection de lumière pour fournir un si-20 gnal de sortie représentant la direction de magnétisation d'une plage ponctuelle présélectionnée du film magnétique. 6. Mémoire optique suivant l'uné quelconque des revendications 3 à 5» caractérisée en ce que le film magnétique est formé de manganèse-bismuth, ce film présentant des phases cristallogra- 25 phiques à haute température et à basse température correspondant respectivement à des températures de Curie d'environ 36Û°C et 180°C, et en ce que les moyens de préchauffage sont constitués par un dispositif à résistance électrique agencé pour maintenir la totalité du film de manganèse-bismuth dans la plage de tempé-30 ratures comprises entre 180 et 360°C. 7. Mémoire optique suivant l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisée en ce que le film de manganèse-bismuth est posé sur un substrat en verre et en ce que les moyens de préchauffage comprennent un conducteur métallique ayant à peu 35 près la mêiae forme que ce substrat, le conducteur métallique étant disposé entre 1®élément chauffant et le substrat afin d8assurer une répartition uniforme de la chaleur dans tout le film de manganèse-bismuth. 8. Procédé pour produire un cycle réversible d'enregistre-40 ment-effacement sur un film magnétique présentant deux ou 70 28391 13 2061679 plusieurs phases cristallographiques fonction do la température, caractérisé en ce qu'on maintient au moins une première partie du film magnétique dans une certaine zone de températures pendant la période de repos où le film présente une seule phase 5 cristallographique et en ce qu'on fournit une énergie thermique pour chauffer une plage ponctuelle prédéterminée de la première partie du film au delà de la température de Gurie associée afin que, lors d'un refroidissement en dessous du point de Curie, la TDlage prédéterminée revienne dans sa phase cristallographique 10 initiale et présente une direction de magnétisation déterminée par le champ magnétique résultant appliqué à ladite plage. 9. ProcaÊ suivant la revendication 8, caractérisé en ce que le film magnétique est formé de manganèse-bismuth et en ce que l'énergie thermique est fournie par un laser.