Le but d'un camouflage anti-radar est de camoufler un objet ou une "cible" de telle façon que l'objet se fonde dans l'environnement et les alentours, tout comme un camouflage optique protège contre les observations visuelles ou photographiques. Il n'est pas souhaitable de supprimer complètement toute réflexion 5 provenant de l'objet camouflé, par exemple dans le cas de camouflage des chars d'assaut et d'autres véhicules, de bateaux, d'avions au sol, etc... Il est souhaitable de modifier la réflexion radar, de telle façon que l'observateur ou l'appareil d'exploration ne puisse savoir s'il s'agit d'un objet recherché. Il doit être possible, en général, de modifier les caractéristiques de 10 réflexion en modifiant les surfaces équivalentes de la cible, en tout cas en ce qui concerne de petites cibles, si on suppose que la surface propre de la cible reste constante. Des surfaces métalliques reflètent toutes les radiations et la réflexion dépend en grande partie de l'angle d'incidence de la radiation. Théoriquement,on peut éviter la réflexion radar si la constante diélectrique 15 du matériau de camouflage augmente progressivement d'un côté à l'autre de ce matériau, qui peut êtreune matière plastique ou un tissu. Ces augmentations spatiales peuvent être effectuées au moyen d'additions adéquates au matériau de camouflage, de sorte que les pertes diélectriques augmentent et que la réflexion décroisse. 20 La résistance électrique d'une surface ou d'un film mince et large na dé pend pas de la grandeur de la surface ni de l'unité de surface choisie, qu'on désigne sous le nom de résistance de surface, et qui est donc exprimée en Ohm. Si la résistance superficielle Ro était égale à l'impédance caractéristique Zo de l'espace libre, c'est-à-dire 377 Ohm, toute la radiation incidente serait 25 absorbée et aucune réfléchie. Mais ce dont on a négligé de tenir compte jusqu'à présent dans les propositions diverses pour un camouflage anti-radar est qu'une certaine réflexion est non seulement admissible mais qu'elle est très souhaitable. La valeur de cette réflexion désirée dépend, bien entendu, des alentours proches et lointains de l'objet à camoufler mais devrait être au minimum de 30 10 % et dans la plupart des cas au moins de 25 %. Comme valeur optimale pour le camouflage dans un paysage normal, une réflexion adéquate de l'objet camouflé est établie à 42 - 4 °L environ. Dans le cas de la mer, d'un paysage hivernal, de la montagne ou du désert, etc..., cette valeur n'est en aucune façon optimale mais peut être malgré cela souvent ou dans la plupart des cas admis-35 sible, étant donné que les alentours d'une cible, sauf sur la mer, sont rarement complètement réguliers. Pour un camouflage universel, la valeur devrait donc être plus avantageusement comprise entre 30 et 35% avec des tolérances de 4 % environ (par exemple de 35 - 4 %). On insiste sur le fait que les moyens de camouflage anti-radar qui ne 40 réfléchissent aucune radiation en en absorbant 100 %, considérés jusqu'à présent 71 42508 2 2131929 comme les plus avantageux, fonctionnent en principe de la même façon que le camouflage optique, c'est-à-dire à l'aide d'une couche de peinture noire et mate. En outre, un objet qui absorbe complètement toute radiation produit une tache noire sur l'écran de radar. Sauf cas exceptionnels où un camouflage noir peut 5 être souhaitable, il est extrêmement désavantageux de vouloir effectuer un camouflage par l'absorption la plus complète possible des radiations incidentes de radar, comme on a cherché à le faire le plus souvent jusqu'à présent. Une seule couche mince conductrice avec une résistance superficielle R (Ohm) a, comme on le sait, un coefficient de réflexion 10 _ 377 - R R - 377 p = ou p = e 377 + R v R + 377 suivant que R est supérieur ou inférieur à 377 Ohm. La valeur obtenue doit être multipliée par 100 si on veut exprimer le coefficient en pourcentage. L'adapta- Çar5cc6ris ti(|U6/ tion de la couche à l'impédance/de 377 de l'espace libre est donnée, comme 15 20 25 30 35 40 on le sait, par 377/R ou par R/377. Dans le cas de couches très minces et de fréquences élevées, on ne doit pas négliger l'effet de profondeur de pénétration (effet pelliculaire), qui peut être de l'ordre de 10 nm (10 millimicrons) pour des couches métalliques bonnes conductrices et d'une longueur d'onde de 10 cm environ. Une évaluation plus précise montre que l'on ne peut obtenir un camouflage avec des couches métalliques cohérentes, puisque l'épaisseur de la couche doit être inférieure au diamètre atomique du métal, et ce diamètre est en général de l'ordrede 10à50 nm. aviron.Dans le cas de cotains alliages spéciaux avec une résistance spécifique élevée, on peut peut-être travailler avec une couche d'épaisseur monoatomique mais, pour des raisons de technique de fabrication ainsi que pour des raisons physiques,il ne peut pas être question d'une telle couche, qui est d'ailleurs très délicate mécaniquement et chimiquement. Les limites théoriques sus-mentionnées ne sont pas valables pour le carbone et pour le graphite, mais une couche en ces matières est forcément granuleuse et n'est pas homogène dans le sens de la présente invention. Un camouflage constitué d'une seule couche métallique large et continue monoatomique ou au moins d'une couche très mince continue de grande surface en carbone ou en graphite est également impraticable ou insuffisante pour une bâche de camouflage souple, bien qu'on sache protéger relativement bien de telles couches contre tout dommage mécanique et chimique par l'application de couches de recouvrement. De plus, la fabrication de larges couches continues homogènes ayant la résistance superficielle voulue entraîne des difficultés pratiques et un coût proportionnellement élevé. Le but de la présente invention est de résoudre ces problèmes et, pour ce faire, une surface de camouflage, camouflage très souple et ressemblant à 71 42508 3 2131929 un tissu ou à un filet, selon l'invention comporte une couche mince hétérogène en un matériau qui est électriquement conducteur, par exemple un métal, comme moyen principal de camouflage anti-radar, le matériau conducteur étant du type qui, dans le cas des fréquences supérieures à 2 G (longueurs d'ondes plus 5 courtes que 15 cm), a une résistance superficielle, soit inférieure à 310 Ohm, soit supérieure à 460 Ohm qui est décisive pour le bon fonctionnement du camouflage. En d'autres termes, le coefficient de réflexion dans tous les cas est supérieur à 10 % et de préférence supérieur à 25 %, c'est-à-dire, dans le dernier cas, que la résistance superficielle est inférieure à 230 Ohm ou supérieure 10 à 640 Ohm environ, mais qu'elle ne doit pas être inférieure à 130 Ohm ou supérieure à 1100 Ohm. Il est à noter surtout que, selon l'invention, la couche hétérogène peut être une couche ininterrompue cohérente, d'une épaisseur uniforme, couche qui est constituée de particules séparées ou même colloïdales de carbone ou de gra-15 phite par exemple, particules qui ne se touchent que par points et qui ne peuvent ni se fondre les unes dans les autres ni se former de façon à faire des portions communes et qui ne peuvent pas être agglomérées les unes aux autres eu égard à leur substrat ou àlexL&-~~câuche de support (matière synthétique, fibres naturell&s---ertr-flHres de verre, etc...). En revanche, une couche métalli-20 njj»~-c6ntinue sensiblement sans pores et sans trous, même si son épaisseur n'est en aucune façon uniforme, est considérée comme "homogène" et n'est pas couverte par l'invention. Pour toutes les valeurs numériques de la résistance superficielle et des autres caractéristiques du camouflage anti-radar, l'effet éventuel des pertes 25 diélectriques du matériau non-conducteur de la bâche de camouflage est inclus . Le camouflage selon l'invention est dans un état plat et déployé, en général à deux dimensions et plan. Etant donné que le camouflage doit en même temps camoufler optiquement,ycctipris contre les rayons infra-rouges, il est souhaitable qu'il ait une forme et un aspect à trois dimensions sans pertes impor-30 tantes de sa flexibilité et de sa malléabilité. Il y a beaucoup de propositions pour obtenir cette forme et cet effet, qui joue un rôle dans l'observation optique invisible, par exemple à l'aide de laser, d'appareils d'exploration à rayons infra-rouges, ou de radar à lumière, étant donné que l'angle d'incidence de la lumière visible et invisible n'est pas toujours le même dans une 35 zone donnés des grandes aires plates de la surface du camouflage. Mais cela ne joue qu'un rôle minimal dans l'observation par radar d'un objet camouflé, du fait que la capacité de définition dans ce cas est sensiblement moindre que dans le cas d'une observation optique. Dans le cas d'une observation dynamique, par exemple depuis des avions, des chars blindés, des bateaux, etc.. le problè-40 me susmentionné a une importance particulière, surtout si l'observation se fait 71 42508 4 2131929 d rutie lanière stéréoscopique. La profondeur et l'écartement respectif de la modification de la surface tridimensionnelle dans le cas des moyens connus de camouflage optique sont, bien entendu, des multiples très élevés de la longueur d'onde lumineuse. C'est 5 peut-être pour cette raison qu'on n'a pas réalisé jusqu'ici que de telles modifications de surfaces peuvent servir également à augmenter l'effet de camouflage anti-radar si, comme d'habitude, elles sont au-dessous de la capacité de définition de tous les appareils de radar ayant, selon le cas, une étendue inférieure à une valeur comprise entre 10 et 20 longueurs d'ondes. Toutefois, si 10 la profondeur ou l'espacement respectif sont inférieurs à la valeur qu'on vient de mentionner ou supérieurs à elle d'un dixième ou d'un quart environ de la longueur d'onde, on peut en effet obtenir un fonctionnement adéquat pour le camouflage anti-radar, parce qu'il se produit une réflexion répétée entre les modifications de surface ainsi que des angles localement très différents d'in-15 cidence et de réflexion. En outre, on peut de cette façon augmenter l'épaisseur de la couche exposée au radar de beaucoup de fois plus que l'épaisseur de la couche proprement dite et on peut facilement mettre tous ces facteurs, au moyen d'une disposition adéquate, en rapport avec, ou les assujettir à la gamme de longueurs d'ondes radar, de préférence à la gamme d'ondes d'un centimètre ou à 20 la gamme comprise entre 1 et 3 cm. Cela est évident, si on imagine que le tissu de camouflage comporte plusieurs hauteurs individuelles marquées dont la plus grande dimension est d'au moins la moitié ou le quart d'une longueur d'onde de la radiation incidente. Selon l'invention, on obtient une combinaison particulièrement efficace 25 de camouflage anti-radar et de camouflage optique si on prévoit de façon connue sur une surface de camouflage comportant des incisions sinueuses, de préférence en forme de courbe ou de demi-cercle, de sorte que ces incisions s'accrochent les unes dans les autres et que leurs extrémités fassent saillie respectivement dans l'intérieur de l'incision voisine, notamment comme cela est décrit avec 30 plus de détails dans le brevet allemand n° 1 088 843 et même mieux dans les brevets correspondants nord-américain n° 3 069 796 et anglais n° 902 767. Si la couche de camouflage radar est constituée d'une mince couche métallique ou de carbone ou de graphite, dont les granules ne sont pas en général isolés les uns des autres, ou d'un filet conducteur, on obtient la valeur 35 voulue de la résistance superficielle efficace pour le camouflage et l'hétérogénéité selon l'invention à l'aide des mesures décrites ci-dessus, parce que des parcours de courant sont séparés par les incisions susmentionnées et des impédances résonnantes et réactives créées, de manière qu'on obtienne une augmentation de la totalité de la résistance superficielle efficace au moyen 40 d'une bande passante suffisante, indirectement aussi au moyen de pertes 71 42508 5 2131929 diélectriques augmentées. Le matériau de départ, c'est-à-dire le tissu de camouflage disposé en couches ou autre avant les incisions, doit avoir une résistance superficielle beaucoup trop petite en soi, ce qui facilite la fabrication et permet l'utilisation de couches métalliques uniformes. 5 La disposition décrite ci-dessus permet aussi d'obtenir une couche de camouflage qui est constituée en général d'une grille conductrice ou qui contient beaucoup de flocons, de fibres, de boucles ou de fibrilles conducteurs ou autres, qui sont constitués de préférence de métal, particulièrement d'acier inoxydable ou d'aluminium ou qui sont constituées de fibres d'une matière 10 isolante pourvues d'une couche de carbone ou de graphite métallisée ou passée au four, de sorte que les mailles de la grille, les flocons, les fibres ou autres sont de préférence proportionnés de façon qu'au moins une partie de ceux-ci résonnent ou résonnent partiellement dans la gamme des longueurs d'ondes concernées mais qu'ils ne soient pas purement résistifs. Le coeffi-15 cient de résonance ou la valeur de qualité des fibres, des mailles de grille ou des flocons isolés doit être assez bas, ce qui est de toute façon difficile à éviter et même souhaitable en raison de la matière première et de la fabrication. Les fréquences de résonance des fibres, etc.. isolées doivent être réparties dans la gamme des fréquences concernée, ce qui se produit aussi 20 presque obligatoirement. Toutefois, tout cela peut être obtenu grâce aux incisions mentionnées, de manière que beaucoup de fibres ou mailles de filet soient découpées en grands morceaux différents présentant de ce fait différentes caractéristiques de haute fréquence. On peut obtenir une couche hétérogène avec des feuilles ou flocons métal-25 liques à partir d'une métallisation qui est très poreuse et/ou perforée- ou en lambeaux, c'est-à-dire à partir d'une métallisation délibérément très imparfaite qui est beaucoup plus facile et moins onéreuse à faire qu'une métallisation homogène. Le dimensionnement approximatif des feuilles ou des trous peut être choisi selon les mêmes directrices que celles mentionnées ci-dessus en ce qui 30 concerne les fibres et les mailles de filet, de sorte qu'un perfectionnement supplémentaire peut être obtenu au moyen des incisions susmentionnées. On a également mentionné qu'une métallisation hétérogène de tissu est efficace et assez facile si on effectue la métallisation de telle façon que la conductivité des rainures comprises entre les surfaces dégagées des fibres du 35 tissu n'est pas interrompue ou seulement par endroits, de sorte que la métallisation (ou le traitement avec du graphite ou du carbone) forme une sorte de réseau de lignes ou de grillage. Cela serait en soi possible sur un substrat lisse, par exemple une matière synthétique, mais cela n'est praticable dans tous les cas, pour des raisons différentes, que si le tissu de camouflage est 40 pourvu, de la manière décrite ci-dessus, d'incisions ou d'interruptions, au 71 42508 6 2131929 moins dans la couche conductrice à rayures. On peut dire aussi qu'une couche de camouflage sous forme de filet conducteur, de métallisation perforée ou en pièces, etc... peut être fabriquée de manière analogue aux circuits imprimés de la technique des courants faibles. 5 Dans le cas où, pour une raison quelconque, le tissu de camouflage ne comporte pas d'incisions ou d'autres ouvertures et si les mailles, flocons, lambeaux conducteurs ou autres présentent au moins partiellement une forte résonance, leurs dimensions n'étant donc pas négligeables en comparaison d'une longueur d'un quart d'onde et d'autre part, ne dépassant pas un multiple 10 élevé (par exemple 10) de la longueur d'onde, on doit utiliser des fibres de longueurs différentes ou des flocons, des lambeaux ou des mailles de dimensions différentes. Cela peut être atteint en faisant de sorte que la longueur des fibres ou la dimension mentionnée soit en général uniforme au début, mais en raison desdites incisions ou d'une rupture ultérieure ou d'un traitement mé-15 canique subséquent correspondant du tissu fini de camouflage, soit irrégulièrement modifiée. Dans le cas où une couche de camouflage conductrice en forme de filet ou de grille est utilisée, les mailles doivent être irrégulières, comme le décrit pour d'autres raisons le brevet nord-américain n° 2 825 168, bien que 20 sur une autre échelle. Au besoin, la structure de filet ou de grille peut être formée de fils métalliques fins ou de bandes de feuilles métalliques ou d'autres couches en bandes (métallisées) conductrices correspondantes, qui sont disposées irrégulièrement dans des chemins sinueux qui se rapprochent et s'écartent irrégulièrement les uns des autres, de sorte que les dimensions et la 25 forme des mailles sont irrégulières et que les différentes mailles agissent sur la radiation incidente comme éléments de direction ou d'absorption (réflecteur ou directeur), avec un amortissement sensible, ou qui agissent carrément comme éléments d'amortissement, de sorte que ces trois fonctions, dépendent bien entendu de la longueur d'onde mais se manifestent sur toute la gamme 30 de longueurs d'onde, bien que grâce aux mailles différentes. La couche de camouflage proprement dite peut être ou non résonnante ou apériodique et peut donc correspondre de manière presque identique aux différentes longueurs d'ondes, ou elle peut comporter des éléments résonnants ou, le cas échéant, désaccordés. 35 Lorsqu'on compare directement les dimensions mécaniques avec des lon gueurs d'onde dans l'espace libre, il est à noter qu'il existe des différences dues aux constantes diélectriques supérieures à 1 de la matière de l'environnement et dues au rapport non négligeable entre l'épaisseur et la longueur des fibres, etc... conductrices et, dans le cas de valeurs de résonance, dues 40 souvent également à un faible coefficient de résonance (facteur Q). De ce fait, 71 42508 7 2131929 les valeurs de longueur mécaniques effectives sont quelque peu inférieures aux longueurs électriques correspondantes. On a obtenu des résultats satisfaisants avec une couche de camouflage en fibres conductrices. En utilisant des fibres métalliques nommées fibrilles, 5 formées d'acier inoxydable ou d'aluminium ou de fibres d'une matière synthétique bien métallisées, le diamètre de la fibre ne doit pas être supérieur à 15 microns et de préférence inférieur à 12 microns. Dans le cas d'acier inoxydable, un diamètre de 8 microns s'est montré adéquat, aucune valeur optimale n'étant en effet constatée. Dans le cas de fibres synthétiques avec une couche 10 conductrice, la valeur adéquate peut être supérieure à celle décrite ci-dessus. Des fibres de verre comportant sur la surface une couche frittée de carbone ou de graphite se sont montrées, en outre, très efficaces. Si on utilise une couche de camouflage qui comporte des éléments nettement résonnants tels que des fibres ou des mailles avec un facteur Q relative-15 ment élevé, il est à noter que la plupart de ces éléments sont plus ou moins désaccordés, ce qui est presque toujours inévitable mais avantageux. Toutefois, une telle couche a des caractéristiques différentes en raison de ce désaccord, lorsqu'elle subit une radiation d'ondes continues et d'impulsions d'ondes, ainsi qu'une radiation simultanée de deux longueurs d'ondes différentes, comme 20 l'explique H. Elger avec plus de détails dans un article intitulé "Detuned Résonant Circuits" dans le "Wireless Engineer" de novembre 1949. Cette différence est le résultat des effets transitoires qui se produisent dans chaque circuit résonnant, effets qui, dans le cas des circuit désaccordés, produisent des crêtes prononcées et qui agissent tout différemment que dans le cas de 25 résonance complète. Pour les raisons données ci-dessus ainsi qu'en ce qui concerne la grande largeur de bande désirée, un facteur Q inférieur est souhaitable, par exemple inférieur à 10, mais certains phénomènes de résonance sont avantageux, contrairement à ce qu'on a cru jusqu'ici. Sans plus de précision, on mentionne ici que pour ces raisons entre autres, la matière conductrice de la 30 couche de camouflage peut avantageusement être constituée d'un métal bon conducteur tel que l'acier inoxydable, le fer complètement pur (nommé fer Armco), l'aluminium ou le cuivre, alors que l'argent est sans intérêt en raison de son coût élevé. Cela est particulièrement valable lorsqu'on utilise des fibres métalliques fines ou des fibres en une matière isolante métallisée. 35 Si on utilise une couche métallique hétérogène, par exemple perforée, elle peut être très mince, par exemple d'une épaisseur comprise entre 1 et 20 microns. Lorsqu'on utilise des flocons, des morceaux métalliques, des couches de filet métallique, etc..., l'épaisseur de la couche peut être beaucoup plus importante, selon la porosité et le métal; elle peut être comprise entre 10 40 et 100 microns. ÉilfcSrrS:; 71 42508 2131929 Les expériences ci-dessus et d'autres ont montré qu'on peut obtenir un excellent camoufkge anti-radar avec une seule couche de camouflage très mince selon la présente invention. Si une couche de camouflage comporte des éléments résonnants ou presque résonnants, comme on l'a déjà décrit, il se produit dans la couche de camouflage elle-même, c'est-à-dire entre ces éléments, une influence itérative en raison d'une excitation réciproque, d'un couplage par rayonnement ou d'une réflexion répétée etc..., même si ou, bien que, l'épaisseur de la couche soit négligeable en comparaison de la longueur d'ondes. De ce fait, il est possible de fabriquer une seule couche mince avec des caractéristiques d'absorption ainsi que de réflexion, de sorte que, sur la quasi-totalité de la gamme de fréquences radar reçues, gamnie comprise par exemple entre 1 et 15 cm, correspondant à 2 à 30 G Hz, la couche fonctionne comme camouflage de la manière voulue, surtout si la surface de camouflage, qui correspond au brevet allemand déjà cité ou au brevet américain cité n° 3 069 796, est pourvue d'incisions et est extensible de façon à devenir tridimensionnelle. L'influence réciproque susmentionnée n'agit donc pas seulement dans la couche elle-même mais aussi entre les zones nombreuses de la couche qui ne se trouvent pas au même niveau, améliorant ainsi le fonctionnement du camouflage, surtout dans le cas où l'objet camouflé est soumis à un balayage radar dynamique par des appareils d'exploration mobiles. L'influence réciproque susmentionnée et la réflexion oscillante sont enseignées par le procédé de brouillage radar qui consiste à jeter des bandes métalliques adéquates, procédé dans lequel les bandes métalliques se séparent en désordre, beaucoup d'entre elles s'enroulant ou se cassant. Les fibres conductrices susmentionnées agissent de manière analogue, bien qu'elles soient plus serrées et forment une très mince couche, et bien qu'elles soient moins bonnes conductrices et noyées dans un matériau diélectrique moins sujet à des pertes. La comparaison est tout de même valable parce que les bandes métalliques camouflent en raison des rayonnements parasites, rayonnements qui brouillent donc 1^pareil d'exploration, ce qu'on appelle le camouflage négatif, alors que la couche de camouflage, selon la présente invention donne l'illusion que la cible forme une partie de son environnement. Dans les deux cas on comprendra mieux si on se figure qu'une portion des fibres (ou les bandes métalliques) réagissent comme un dipôle d'absorption (directeur), une portion comme un dipôle directeur (réflecteur) ou/et quelques-unes comme un dipôle de résonnance accordé d'une antenne constituée de plusieurs dipôles, par exemple une antenne Yagi et que ces dipôles ont ordinairement une résistance ohmique sensiblement élevée. La présente invention permet également de fabriquer de manières différen 71 42508 9 2131929 tes une couche de camouflage relativement mince qui peut servir de surface de camouflage souple (tissus ou filets de camouflage, etc...), dont la résistance superficielle en comparaison de l'impédance caractéristique de l'espace libre (377 Ohm) a une valeur adéquate pour la réflexion voulue selon l'invention et 5 dont la caractéristique de réflexion dans l'espace est adéquate dans toutes les directions pour réaliser un bon camouflage contre l'observation. Des surfaces de camouflage selon la présente invention (avec ou sans partie en matière textile naturelle) avec des caractéristiques de camouflage entièrement satisfaisantes contre des appareils d'observation et d'espion-10 nage optiques (y compris les appareils à rayons infra-rouges) et contre les appareils radar sont fabriquées avec une épaisseur de 0,4 mm seulement, surfaces qui assurent la même souplesse et presque les mêmes caractéristiques mécaniques que des feuilles en matière synthétique ou des tissus de la même épaisseur. Des surfaces de camouflage d'une épaisseur de 0,6 mm sont également 15 fabriquées. Une forme d'exécution de la présente invention est décrite ci-dessous à titre "d'exemple, en référence au dessin annexé dans lequel : - la figure 1 montre schématiquement les trois couches d'une surface plane de camouflage; 20 - les figures 2A à 2C montrent un exemple de couche intermédiaire qui sert de couche de camouflage anti-radar; - les figures 3 à 5 sont prélevées dans les brevets cités et montrent une surface plane de camouflage à trois dimensions qui est extensible et munie d'incisions. 25 La figure 1 montre les trois couches d'une surface plane de camouflage, les trois couches étant séparées les unes des autres. La surface constituée des trois couches est en général à deux dimensions. Les deux couches extérieures servent de camouflage optique et de couche protectrice mécanique pour la couche intermédiaire, qui est la couche de camouflage anti-radar (couche de camou-30 flage radioélectrique). Une autre couche (non illustrée) peut être prévue comme couche de camouflage infra-rouge. Les figures 2A, 2B et 2C montrent un mode de réalisation de la couche intermédiaire de la figure 1. La figure 2A montre une couche intermédiaire qui comporte des fibres métalliques, particulièrement sous forme de fibrilles. Les 35 fibres peuvent être constituées de fibres de matière synthétique ou de verre enduite d'un film conducteur. Les fibres sont réparties pêle-mêle dans un corps solide ou dans une toison, par exemple un feutre aiguillé. Les fibres sont de préférence constituées d'un acier inoxydable, de cuivre ou d'aluminium. Les fibres peuvent être en acier ordinaire ou en fer si elles sont encastrées her-40 métiquement. 71 42508 10 2131929 Ces fibres ou fibrilles conductrices ont par exemple un diamètre de 8 microns environbu plus et ont des longueurs différentes d'environ la moitié de la longueur d'onde dans la gamme désirée de longueurs d'ondes radar qui sont comprises par exemple entre 1 et 15 cm, correspondant à une longueur électrique 5 des différentes fibres comprise entre 5 et 75 mm. Dans le mode de réalisation décrit, la longueur totale des fibres est comprise entre 300 et 500 m par mètre carré de la surface plane de camouflage et la section transversale de l'espace entre les fibres est de 5 mm environ. (Bien entendu, presque toutes les fibres s'entrecroisent). Dans la gamme de longueurs d'ondes considérée dans ce mode 10 de réalisation, dans lequel il s'agit en premier lieu de la gamme de 1 à 3 cm, la résistance effective des fibres, en fonction du matériau, est un multiple de 10 k.TL par mètre de longueur des fibres et au maximum de 80 k Cl par mètre dans le cas de fibres en acier inoxydable ayant un diamètre de 8 microns environ. Les mesures de résistance sur lesquelles sont basés ces chiffres sont 15 toutefois inexactes et incertaines pour les hautes fréquences. A part l'influence réciproque à haute fréquence qui se produit à l'intérieur de la couche de camouflage anti-radar, comme on l'a mentionné ci-dessus, 11 faut admettre que la couche intermédiaire des figures 2A, 2B et 2C n'est en outre efficace, que si la résistance superficielle de la couche intermé-• 20 diaire est en rapport avec l'impédance caractéristique Zo = 377 Ohm de l'espace libre, de telle sorte que le fonctionnement désiré du camouflage antiradar soit obtenu, et que cette résistance superficielle ait une valeur à haute fréquence comprise entre 139 et au maximum 309 Ohm ou entre au moins 461 et 1020 Ohm pour que, en d'autres termes, la réflexion soit supérieure à 25 10 % mais inférieure à 46 "L environ, le cas de la limite inférieure de 10 °L correspondant à 309 ou à 461 Ohm n'étant qu'exceptionnel. A condition que la longueur et l'écartement réciproque des fibres conductrices par rapport à la moitié de la longueur d'onde ne soient pas négligeables, le choix de l'une ou l'autre des explications est surtout une question de définition, ce qui est 30 confirmé par l'exemple décrit ci-dessous. La figure 2B montre un autre mode de réalisation d'une couche intermédiaire. Celle-ci est formée également d'un corps solide, d'un tissu ou d'une toison de fils métalliques très minces, de bandes métalliques pressées ou de fibres d'une matière synthétique conductrice, par exemple des fibres enduites d'une 35 couche conductrice. Ces fils métalliques, bandes ou fibres forment une grille irrégulière. La plupart des points d'entrecroisement forment des connexions électriques entre les fils métalliques, les fibres ou les bandes entrecroisés. Toutefois, les points d'entrecroisement peuvent être isolants si la résistance par unité de longueur du fil métallique, des bandes ou des fibres est suffi-40 santé. On comprendra que les points d'entrecroisement forment des connexions 71 42508 11 2131929 électriques entre les fils métalliques, de sorte qu'une couche isolante éventuelle extrêmement mince entre les fils métalliques entrecroisés ou autres peut être supprimée dans le cas des hautes fréquences en question. Les mailles de la grille ont des formes et des dimensions différentes, de sorte qu'elles 5 résonnent sur toute la gamme de longueurs d'onde concernée comprise par exemple entre 1 et 15 cm ou entre 1 et 20 cm en fonction des fréquences différentes. Le rapport entre les pertes diélectriques directes et l'influence réciproque dans la couche n'est pas le même que dans une couche selon la figure 2A, mais peut produire un résultat analogue. 10 La figure 2C montre une autre forme de réalisation d'une couche intermé diaire de camouflage anti-radar qui fonctionne selon le même principe que dans le mode de réalisation de la figure 2A. La partie conductrice de la couche est constituée d'une métallisation irrégulière ou imparfaite sur un substrat, qui est formé par exemple d'un polychlorure de vinyle massif (PVC) , de sorte que 15 la couche métallique comporte des pores et des trous de dimensions différentes. La métallisation peut être d'une épaisseur de quelques microns et au besoin d'un micron seulement, selon la résistivité du métal, de la porosité et du type de substrat. Lorsqu'un nombre suffisant de trous ont les dimensions citées ci-dessus pour les mailles de grilles selon la figure 2B, les couches 20 selon les figures 2B et 2C fonctionnent en principe de la même façon. La couche selon la figure 2C peut être réalisée de manière que les espaces en blanc soient conducteurs et que les interstices en traits soient isolants. En outre, les surfaces métallisées de la couche peuvent être réalisées de sorte que tous ou presque tous les trous de la métallisation soient si petits que la circonfé-25 rence des trous soit sensiblement inférieure à la moitié de la longueur d'onde la plus courte, par exemple que le diamètre de la plus grande partie des trous soit inférieur à 1,2 mm environ. Les dimensions, la forme et la répartition de ces trous ou pores sont alors tels que la résistance superficielle de la couche soit de l'ordre des dimensions voulues pour obtenir un camouflage 30 anti-radar, comme on l'a décrit ci-dessus. En ce qui concerne tous les modes de réalisation et tous les cas décrits, il faut considérer que les spécifications générales pour un camouflage antiradar dépendent de l'objet à camoufler, notamment de sa grandeur et des alentours ainsi que, jusqu'à un certain point, du type d'exploration par radar 35 utilisé par l'ennemi. Une exploration par radar utilisant une longueur d'onde de 1 cm sur une courte distance produit une image différente de celle d'une exploration avec une longueur d'onde de 10 cm sur une plus grande distance. Il est à noter, en outre, que le principe et le fonctionnement d'un camouflage selon la présente invention, même selon une réalisation particulière, 40 sont si complexes et si variés que l'on ne peut les décrire ici que dans les 71 42508 12 2131929 grandes lignes. Des expériences ont montré qu'une surface plane de camouflage selon la figure 2A est particulièrement efficace si elle est pourvue d'incisions à peu près conformes à celles des figures 3 ou 4 et si elle est tendue pendant 5 l'usage, de sorte qu'elle a à peu près une forme à trois dimensions montrée sur la figure 5, semblable donc à un filet comportant des feuilles écartées. La surface utilisée à titre d'essai contenait des fibres en acier inoxydable d'un diamètre d'environ 8 microns dans une toison non-tissée en fibres de polyamide. Les deux couches extérieures étaient constituées d'une couche mas-10 sive mince de PVC déposée des deux côtés de la toison en forme de feutre, colorées et traitées de façon à obtenir un bon camouflage optique et, éventuellement en liaison avec la couche de camouflage anti-radar, un bon camouflage infra-rouge. L'épaisseur totale de la surface très souple était de 0,4 mm environ, mais un peu irrégulière et dépendait d'une pression extérieure mécani-15 que. La résistance à la flexion de la surface était idéale pour l'obtention d'une forme tendue de filets de feuilles, telle que celle qui est montrée à la figure 5. Chaque surface plane de camouflage selon l'invention peut et doit en général être coupée de telle façon qu'elle prenne pratiquement une forme à trois 20 dimensions et que, dans la direction de l'épaisseur de la surface plane, elle exige un espace plusieurs fois plus grand que l'épaisseur propre du matériau (par exemple de 0,4 mm). Toutefois, il y a des cas où une surface plane pratiquement à deux dimensions suffit ou est même préférable, par exemple pour camoufler de petits objets à forte réflexion ou pour servir de protection contre 25 la poussière et la condensation atmosphérique. Il n'est pas nécessaire de décrire les figures 3 à 5 avec plus de détails puisque comme on l'a déjà mentionné, elles ont été tirées du brevet allemand susmentionné n° 1 088 843 et du brevet américain correspondant 3 069 796 et y sont décrites en détail. La combinaison de la présente invention et de celle 30 des brevets cités ci-dessus apporte des avantages spéciaux puisque cette combinaison permet non seulement un meilleur camouflage optique mais aussi un meilleur camouflage anti-radar. Ci-dessous sont donnés quelques résultats d'essais de plusieurs sortes de surfaces de camouflage. Les valeurs de réflexion indiquées étaient mesurées 35 avec des ondes continues de la gamme de fréquences comprise entre 8,5 et 9,6 G Hz. L'absorption et la perméabilité (transparence radar) étaient mesurées avec une onde continue de 9 G Hz correspondant à une longueur d'onde de 3,33 cm. Les mesures étaient effectuées avec des morceaux de dimensions correspondant à une feuille de papier à écrire de 21,0 x 29,7 cm, morceaux qui recouvraient 40 un matériau amortisseur. La réflexion de puissance à travers la surface de 7 i 42S08 13 2131929 camouflage était obtenue avec des filets de camouflage selon la figure 5, de sorte que ce filet ou surface recouvre de manière irrégulière un corps métallique ellipsoïdal argenté, dont les trois axes ont des longueurs de 150, 225 et 300 mm. Les valeurs de réflexion données sont exprimées en frationsde l'énergie incidente, dont une partie pénètre jusqu'à la cible où elle est réfléchie pour repasser en partie vers l'extérieur. Surface de Polarisa- Perte de Absorption de camouflage tion transmittance puissance No. dB" % 1 1 2,4 33 2 1,8 29 MV 2,1 31 2 1 5,3 35 2 7,0 62 MV 6,1 49 3 1 7,7 53 2 9,5 43 MV 8,6 49 4 1 9,3 43 2 14,5 31 MV 11,9 39 5 1 16,9 24 2 22,5 15 MV 19,7 20 6 1 & 2 0,75 15 7 1 & 2 0,45 9 8 1 10,7 38 2 4,7 43 MV 7,7 47 Puissance de réflexion Puissance de réflexion de la surface de de la cible à travers camouflage % la surface % dB -fc» KO Ut 9 O 5,2 CO 7,1 34.5 17.6 26,9 30 46 38 44,5 65 54.7 73,5 84 78,7 0,17 15 1,4 0,03 30 ^ 0,8 —» 53 0,10 20 22 —1 37,5 K> -O 0,05 26 0,07 23 0,08 22 0,15 17 71 42S08 15 2131929 Les surfaces de camouflage n° 1, 2 et 3 comportent une couche intermédiaire o en feutre aiguillé de polyester avec un poids total de 80 g/m y compris les fibres en acier feutrées ayant un diamètre de 8 microns et une longueur de 2 30 mm. La portion en poids des fibres en acier représentait 0,7 g/m = 1 % à 2 9 5 peine de la surface n° 1, 1,16 g/m = 2 % de la surface n° 2 et 3,2 g/m =4 7= de la surface n° 3. Les surfaces 4 et 5 sont constituées de tissus de coton en deux bandes, tissus qui contiennent respectivement 2 et 5 % en poids de fibres d'acier ayant un diamètre de 8 microns et une longueur de 30 mm. 10 La surface n° 6 comporte une couche intermédiaire en feuille massive d'une matière synthétique avec un filet métallique en treillis imprimé, dont les mailles ont les mêmes dimensions et une ouverture de 3 x 3 mm, de sorte que le filet en treillis lui-même est constitué de bandes métalliques imprimées d'une largeur de 2 mm. 15 La surface n° 7 est analogue à la surface n° 5, à la différence que la grandeur des mailles est de 4 x 4 mm et la largeur des bandes métalliques seulement de 1 mm. La surface n° 8 est constituée de coton tissé,qui est recouvert de nickel sur un côté et muni d'une mince^eetrciië~~de protection en PVC, de manière que la 20 métallisation^jjsi^'-répartie régulièrement sur la structure du tissu mais reste hg£é*rr5gène (poreuse et en bandes). " Le tableau ne montre toutefois que des renseignements très grossiers en ce qui concerne le fonctionnement du camouflage, parce que l'effet d'angles d'incidence différents, d'angles d'exploration, de la reproduction de l'image 25 radar et l'influence de l'environnement sur le contraste ne peuvent être très bien représentés par des valeurs objectives expérimentales pour permettre une nette appréciation du fonctionnement du camouflage en s'appuyant sur des données techniques. En ce qui concerne le tableau, on remarquera que les surfaces n° 1 à 5 30 contiennent beaucoup de fibres métalliques ou de mailles à forte résonance, à faible résonance ou sans aucune résonance, alors que les surfaces n° 6 à 8 ne contiennent aucune partie résonnante, puisqu'elles ne sont pas pourvues d'incisions. Des essais généraux montrent que le fonctionnement du camouflage est également satisfaisant sur la gamme de longueurs d'ondes comprises entre 1 et 35 11 cm environ. Entre autres, on a fait des essais avec une bouée radar, qui est constituée de manière classique d'un cube métallique concave et qui est couverte d'une surface de camouflage n° 3 (voir tableau), qui est toutefois pourvue d'incisions selon les figures 4 et 5. La bouée avait, d'après des mesures, une surface de o 40 réflexion radar de 300 m à une hauteur libre de 1 m. au-dessus d'une prairie 71 42508 16 2131929 plate. La bouée camouflée était observée à l'aide drun appareil radar classique depuis des directions différentes à une distance de 3850 m, appareil dont la fréquence était de 9200 MHz correspondant à 3 cm, dite bande X. La puissance impulsionnelle était de 22 kW, la durée des impulsions de 0,3 micro-seconde et le gain d'antenne de 37 dB = 41 dN, La perte était de 6,5 dB, de" sorte que 20 7o environ de la puissance incidente était réfléchie. Les valeurs ci-dessus étaient assez indépendantes du temps. -w 71 42508 i7 2131929 REVENDICATIONS 1.- Surface de camouflage souple et susceptible d'être enroulée, caractérisée en ce qu'une couche de camouflage anti-radar contient un matériau mince hétérogène électriquement conducteur, dont l'épaisseur est faible en comparai-5 son avec la longueur d'onde, la plus courte pour laquelle elle est destinée, et dont la résistance superficielle efficace est comprise, soit entre 130 et 310 Ohm, soit entre 460 et 1100 Ohm pour une gamme de longueurs d'onde comprise entre 1 cm et au maximum 15 cm, de manière que la puissance de réflexion de la surface de camouflage soit supérieure à 10 %. 10 2.- Surface de camouflage selon la revendication 1, caractérisée en ce que la couche de camouflage anti-radar est constituée d'un très mince film métallique comportant des trous d'un genre et d'un espacement tels que ladite résistance superficielle efficace soit une ou plusieurs fois plus grande que la résistance superficielle d'une couche homogène de la même épaisseur et du même métal. 15 3.- Surface de camouflage selon la revendication 2, caractérisée en ce que tous les trous ont des dimensions qui sont négligeables en comparaison avec la.-longueur du quart d'onde d'une radiation incidente d'une fréquence supérieure à 2 GHz. 4.- Surface de camouflage selon l'une quelconque des revendications précé-20 dentes, caractérisée en ce que la couche de camouflage anti-radar est constituée d'un filet ou d'une grille métalliques. 5.- Surface de camouflage selon la revendication 4, caractérisée en ce que les mailles du filet ou de la grille ont des formes et des dimensions différen- « tes et en ce que plusieurs des trous ont des dimensions qui, vis-à-vis des 25 longueurs d'ondes inférieures à 15 cm, ont des dimensions non-négligeables en comparaison avec la longueur du quart d'onde. 6.- Surface de camouflage selon la revendication 4, caractérisée en ce que le filet ou la grille sont essentiellement réguliers. 7.- Surface de camouflage selon la revendication 1, caractérisée en ce que 30 la couche de camouflage est constituée par des particules séparées finement, distribuées de façon colloïdales, particules qui sont électriquement conductrices et dont la résistivité est du même ordre que celle du graphite. 8.- Surface de camouflage selon la revendication 1, caractérisée en ce que la couche de camouflage contient des fibres non-filées et non-tissées métal-35 liques ou avec une surface conductrice, et en ce que la plupart de ces fibres ont une longueur qui n'est pas négligeable en comparaison avec la longueur du quart d'onde dans le cas d'une longueur d'onde inférieure à 15 cm. 9.- Surface de camouflage selon la revendication 8, caractérisée en ce que les fibres sont des fibres métalliques ayant une épaisseur inférieure à 40 15 microns. CD Pv 71 42508 18 2131929 10.- Surface de camouflage selon la revendication 8, caractérisée en ce que les fibres sont des fibres unifilaires en minéraux, en verre ou en une matière synthétique, enduites d'un film conducteur. 11.- Surface de camouflage selon la revendication 8, caractérisée en ce 5 que les fibres sont des fibres unifilaires en minéraux ou en verre enduites d'un film de carbone ou de graphite par cuisson. 12.- Surface de camouflage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la surface plane généralement à deux dimensions est munie, de manière connue en soi, d'incisions dont la forme, la lon- 10 gueur, le nombre et la répartition sont tels que la surface est inégale et tridimensionnelle à l'état tendu et en ce que la longueur de chaque incision est supérieure à la longueur du quart d'onde, dans le cas d'une longueur d'onde inférieure à 15 cm. 13.- Surface de camouflage selon la revendication 12, caractérisée en ce 15 que les incisions sont disposées, de manière connue, en lignes irrégulières, au besoin courbées, de manière qu'elles s'accrochent les unes dans les autres et que leur extrémité vienne s'insérer dans chaque incision voisine.