i 2011121 La présente invention a pour objet un procédé de filage; elle vise plus particulièrement un procédé de filage qui peut être mis en oeuvre dans des conditions satisfaisantes tout en limitant la production d'électricité statique. 5 En général, lors du filage de matières textiles telles que des fibres discontinues et des câbles en fibres discontinues, de l'électricité statique est engendrée par frottement entre les fibres elles-mêmes ou entre les fibres et l'appareillage» En particulier, quand de l'électricité statique est engendrée dans les fibres 10 synthétiques à traiter, les diverses fibres se repoussent mutuellement et les paquets de fibres subissent une expansion anormale parce que les fibres synthétiques sont peu hygroscopiques. Par conséquent, les tubes des machines à enrouler les fils se colmatent pendant les opérations de cardage et d'étirage et les rubans 15 se cassent ou se coupent# De plus, au cours des phases diverses des opérations projetées d'étirage, de transformation en strati-fil et de filage en fils de petit diamètre, les rubans et les nappes ne peuvent être soumis aux opérations normales envisagées à cause de leur expansion, et on obtient des filés irréguliers. 20 II arrive également que les fibres s'enroulent autour des surfaces des cylindres et, finalement, se rompent. Par conséquent, la production d'électricité statique doit être évitée dans le but de continuer à opérer dans de bonnes conditions et pour obtenir des produits de bonne qualité. 25 Jusqu'à présent, on avait utilisé divers procédés pour limiter la production d'électricité statique. Ces procédés comprennent l'introduction d'un produit ou mélange antistatique dans les fibres, la mise à la masse complète de l'appareillage utilisé, l'emploi d'un éliminateur de charge statique du type à décharge par 30 effluves, l'augmentation de la teneur en humidité des fibres en les traitant par l'eau, et l'augmentation de l'humidité relative dans le local où l'on procède au filage. Une augmentation de la quantité du mélange à base d'huile à appliquer aux fibres réduit la production d'électricité statique 35 mais, par ailleurs, provoque une augmentation de la viscosité des fibres qui tendent à s'enrouler facilement autour de l'une des pièces tournantes du métier à filer. La proportion du mélange à base d'huile sus-mentionné doit par conséquent être maintenue entre des limites rapprochées, fonction du type de fibres utili-40 sées. Il n'est cependant pas facile de régler la dose de ce mélan- i 69 14074 2 2011121 | ge dans un intervalle aussi réduit et d'appliquer l'huile unifor- "*T- 'i-r; mément sur la totalité de la surface des fibres. En ce qui concerne le procédé consistant à mouiller la matière première avec de l'eau, l'absorption d'eau s'effectue avant les 5 opérations d'ouverture et d'épluchement et il s'écoule un intervalle de temps considérable, par exemple 4 à 5 jours, avant que . la matière première ne soit transformée en filé. Par conséquent, dans la pratique, l'eau se sera évaporée et la teneur en eau se sera abaissée au-dessous des limites prescrites à l'instant où 10 la matière première est effectivement soumise à une opération de cardage. Par conséquent, un effet antistatique ne peut être envi-sagé que difficilement au cours des opérations postérieures d'é-tirage, de transformation en stratifil et de filage. ~~.v En ce qui concerne le procédé consistant à augmenter l'humidi— ■- 15 té relative dans un local où l'on effectue des opérations de fi- .. lage, on pourrait éviter la production d'électricité statique en maintenant une humidité relative élevée dans ce local. Mais il existe une plage optimale d'humidités relatives, fonction des fibres et des opérations effectuées, et si la valeur moyenne de 20 l'humidité relative dans ce local dépasse la limite supérieure de cette plage, les conditions satisfaisantes de mise en oeuvre de ces. opérations ne peuvent être maintenues et l'environnement dans lequel on effectue ces opérations devient de plus en plus mauvais. De plus, une mise à la masse complète ne provoquera pas une 25 élimination totale de l'électricité statique des fibres synthéti— C ques qui sont des matières isolantes. La mise en place d'un éli- ^ minateur de charges électrostatiques du type à décharge par efflu— i ves pour toutes les opérations de filage n'est pas rentable. Par conséquent, aucun des procédés connus de prévention de la .r 30 génération d'électricité statique au cours des opérations de fila- V ge n'a donné des résultats satisfaisants. Or on a observé que l'incorporation de petites quantités de fibres conductrices de l'électricité dans les fibres à filer peut avoir pour conséquence une réduction de la quantité d'électricité 35 statique engendrée au cours de l'opération de filage, permettant ainsi non seulement de remédier à divers inconvénients présents dans les procédés de la technique antérieure, mais aussi d'obte- -| nir des produits de bonne qualité. La présente invention concerne par conséquent un perfectionne- S , y 40 ment d'un procédé de filage, selon lequel on incorpore dans des j 3 69 14074 3 2011121 fibres à filer -au moins 0,01 fo du poids desdites fibres de fibres conductrices de 1*électricité, ces dernières étant constituées par un support de fibres chimiques et un revêtement conducteur de l'électricité formé dessus; elles possèdent en outre les 5 caractéristiques fonctionnelles des fibres textiles. L'expression "caractéristiques fonctionnelles des fibres textiles'^ utilisées ici et dans ce qui suit, signifie, d'une manière générale, que ces fibres possèdent les caractéristiques mécaniques grâce auxquelles on peut les soumettre aux opérations usuel-10 les de filage, de torsion, d'ondulation, de tissage et de tricotage, ces fibres devant en outre résister aux conditions auxquelles elles seront en général soumises pendant ces opérations de traitement ainsi qu'en cours d'utilisation, à savoir des conditions telles que l'usure par frottement, les efforts de traction, 15 les efforts de flexion, les flexions répétées, les allongements et relaxations répétés ainsi que les efforts de compression et les relaxations répétés; ainsi que les propriétés de compatibilité et d'aptitude au traitement commun avec les fibres textiles organiques courantes. 20 La fibre conductrice de l'électricité utilisée dans la présente invention comprend un support de fibre chimique, constitué par un polymère, par exemple le nylon, un polyester, un dérivé acrylique, un polypropylène, l'acétate de cellulose ou la cellulose régénérée, sur lequel on forme un revêtement conducteur de l'élec-25 tricité, la fibre ainsi obtenue possédant les caractéristiques fonctionnelles des fibres textiles. Les fibres conductrices de l'électricité à utiliser dans le procédé perfectionné selon la présente invention doivent posséder des propriétés mécaniques qui soient à peu près comparables à 30 celles de la fibre chimique servant de support. Elles doivent, d'une manière générale, posséder une résistance à la traction d'au moins 1 g/d environ, de préférence au moins 2 g/d environ, un allongement à la rupture d'au moins 3 $ environ, de préférence de 10 ia environ, et un module au départ ne dépassant pas environ 35 3000 kg/mm , de préférence ne dépassant pas environ 2000 kg/mm . Les fibres conductrices de l'électricité doivent de préférence être excellentes non seulement en ce qui concerne les caractéristiques mécaniques ci-dessus dans le sens longitudinal mais aussi en ce qui concerne leurs caractéristiques mécaniques dans le sens 40 transversal, par exemple la souplesse, ainsi que leurs propriétés 69 14074 4 2011121 chimiques en particulier celles de résister aux opérations courantes de débouillissage, de teinture et de lavage. De plus, les fibres conductrices de 1 électricité à utiliser dans la présente invention doivent en général avoir une densité peu élevée, infé-5 rieure à 2,5 et de préférence inférieure à 2. Le revêtement conducteur de 1*électricité peut être formé sur la fibre support de la manière suivante : on applique, par exemple à la surface de la fibre support, une émulsion ou solution de liant polymérisable dans laquelle sont dispersés de lTargent, de 10 l'or, du platine, du laiton, du nickel, de l'aluminium, du tungstène finement divisés ou d'autres métaux finement divisés, ainsi que d'autres matières conductrices de 1'électricité finement divisées, par exemple de 1*oxyde de cuivre ou du noir actif, après quoi on fait sécher le revêtement et, si on le désire, on durcit 15 le liant polymérisable. En variante, un revêtement conducteur mé- • tallique par exemple en nickel, cuivre, cobalt, chrome, zinc, étain etc, peut être formé sur la fibre support par dépôt chimique. Un revêtement métallique par exemple en aluminium, cuivre etc. sur la fibre support peut également être formé par vaporisa-20 tion dans le vide. De plus, si nécessaire, une couche extérieure d'un polymère organique peut également être appliquée à la surface du revêtement conducteur de l'électricité. La fibre conductrice de l'électricité à utiliser dans la présente invention doit de préférence avoir une résistance électrique ne dépassant pas envi-25 ron 2000 Mû/cm. La fibre conductrice de l'électricité à préférer, utilisée dans le procédé selon la présente invention, comprend un support constitué par une fibre chimique sur laquelle on a déposé un revêtement conducteur de l'électricité constitué par une matrice de liant 30 polymérisable dans laquelle on a dispersé des particules finement divisée d'une matière conductrice de l'électricité-en quantité suffisante pour abaisser la résistance électrique de ladite fibre au-dessous d'environ 2000 Mfi/cm, l'épaisseur dudit revêtement étant en moyenne d'environ 0,3 à environ 15a• 0e plus, la fibre 35 conductrice de l'électricité possède les caractéristiques fonctionnelles des fibres textiles. Une fibre conductrice de l'électricité de cette nature peut être commodément obtenue en appliquant sur la fibre support une solution ou émulsion d'un liant polymérisable dans lequel des métaux finement divisés ou d'autres 40 matières électriquement conductrices finement divisées sont dis 69 14074 5 2011121 perses, opération suivi© d?un séchage st si nécessaire d'un durcissement du liant polymérisable® En ce qui concerne la fibre support, il y a lieu de préférer particulièrements du point de vue de leur adhésiveté sur le revêtement conducteur et de leur résis-5 tance mécanique, les fibres de polyamides linéaires synthétiques telles que les nylon 6 et 66, celles d'environ 5 à 50 deniers ét de préférence d'environ 10 à 30 deniers étant avantageusement utilisées. Des particules fineiseat divisées d'argent ©t de noir actif 10 conducteur de 19électricité sont à préférer en tant que matières électriquement conductrices finement divisées à utiliser dans la présente invention, à cause de leur résistance aux opérations de filage, leur résistance au traitement de débouillissage et de teinture, leur résistance an lavage^ aux intempéries5 aux agents 15 chimiques et de leur oonductii'ité sleetriquso Les matières finement divisées £Lectriquesient eon&uctriees sont mélangées et dispersées dans un prody.it adhésif., par exemple un mélange liquide contenant un liant polysié ri sable approprié et cette dispersion est appliquée sur la fibre support• 20 On peut utiliser corse liant polymérisable les diverses résines synthétiques des types acrylique^ époxyde, phénolique? polyu-réthane, iélamine, d'urée, polyester,, vinylique et aux silicones, les caoutchoucs naturels et synthétiques, et les mélanges de ces produits. Cependant, il faut, dans chaque cas isolé, faire un 25 choix approprié, en faisant entrer en ligne de compte les caractéristiques des liants ainsi que leur adhésiveté à la fibre support; la résistance à l'usure par frottement et la résistance aux agents chimiques du revêtement durci ainsi que la souplesse de la fibre support recouverte d'un revêtement<> On peut incorporer à ce 30 mélange liquide des agents épaississants, un anti-oxydant, un modificateur pour conférer de la souplesse auLrrevêtementj, un durcissant pour le liant polymérisable ainsi que d'autres adjuvants. On peut citer, comme exemple de liants polymérisables, les mélanges de résines phénoliques solubles dans l'huile avec un polymère de 35 chloroprène, un copolymère de styrène-butadiène, un copolymère d'acrylonitrile-butadiène et d'autres caoutchoucs synthétiques; les mélanges d'une résine époxyde du type bisphénol-épichlorhy-drine ayant un indice d'époxyde d'environ 170 à 250 avec une résine en polyamide, une huile végétale époxjrdée ou un sulfure de 40 polyalcoylène liquide. Une résine urëe-polyuréthane de masse molé- i BAD original 69 14074 6 2011121 culaire relit imaenk p-«u «osp^i^u.i des groupes uréylène terminaux N,N-disubstitués; le mélange d'un copolymère de chlorure de vinyle et d'acétate de vinyle partiellement saponifié et une résine mélamine modifiée par le n-butanol; et le mélange d'un 5 copolymère d'acrylate d'éthyle-»styrène-acrylate d'hydroxyéthyle et d'une résine mélamins modifiée par le n-butanol. Uhe limite inférieure à la proportion de particules finement divisées d'une matière conductrice de l'électricité devant être contenue dans le revêtement électriquement conducteur est imposée 10 & cause de la conductivité de la fibre. Quand la matière électriquement conductrice finement divisée est un métal tel que 1'argent 3 la proportion de es métal dans le revêtement doit être ajustée à au moins 50 f° en poids., tandis que si c'est du carbone, la teneur en carbone du revêtement doit être ajustée à au moins 5 $ 15 en poids® Un revêtement contenant des métaux finement divisés dans, une proportion dépassant environ 90 fa en poids, ou du carbone dans une proportion dépassant environ 60 $ en poids est en général médiocre en ce qui concerne sa ténacité et son adhérence au support et par conséquent tend facilement à se séparer du support pendant 20 les opérations de traitement et en cours d'utilisation. H est préférable, du point de vue de la stabilité de la conductivité, que l'épaisseur du revêtement soit d'au moins environ 0,3yu/ dans le cas de métaux finement divisés et qu'elle soit d'au moins environ 0,7p. dans le cas du carbone. La limite supérieure 25 de l'épaisseur de la couche conductrice de l'électricité et la limite supérieure de la proportion de particules finement divisées de la matière conductrice de l'électricité contenue dans le revêtement font l'objet d'une limitation pratique pour tenir compte de leurs caractéristiques mécaniques, en particulier la spuplesse 30 de la fibre, la ténacité du revêtement et l'adhérence entre le revêtement et le support.» Un revêtement d'épaisseur excessive est non seulement inutile du point de vue de la conductivité mais aussi désavantageux du point de vue de la souplesse. Un revêtement contenant des métaux finement divisés en tant que matière conduc-35 trice de l'électricité devrait de préférence avoir une épaisseur moyenne ne dépassant pas 10 fx* environ. Un autre type avantageux de fibre conductrice de l'électricité, qui est utilisé pour la mise en oeuvre du procédé selon la présente invention, est celui comprenant une fibre chimique servant s, 40 de support et un revêtement métallique d'épaisseur moyenne'ne 69 14074 7 201Î12Î dépassant pas environ 1,5 qui a été déposé chimiquement sur le premier, la fibre ainsi obtenue ayant une résistance électrique inférieure à environ 2000 Mil/cm et les caractéristiques fonctionnelles des fibres textiles. Le procédé de fabrication d'une fibre 5 électriquement conductrice de ce type comprend le dépôt chimique d'un métal sur la fibre support. En ce qui concerne les fibres support, on préfère particulièrement, du point de vue de la facilité d'application du revêtement métallique et de leur aptitude à adhérer aux métaux,les fibres de polymères acryliques dans les-10 quels la teneur en acrylonitrile est d'au moins 80 moles J et les fibres en polyester dont la teneur en téréphtalate d'éthylène est d'au moins 80 moles fa, La fibre support peut avoir un numéro en deniers compris entre 1 et 50. Un revêtement métallique peut être appliqué sur le support par 15 le procédé déjà connu pour le revêtement par voie chimique de matières organiques polymérisées, suivi facultativement d'un dépôt par galvanoplastie. Le dépôt par voie chimique peut être réalisé sur des fibres support des types à filaments multiples, à monofilaments ou à fibres discontinues. En réalisant le revêtement 20 par voie chimique d'objets de forme déterminée, par exemple des objets moulés en matière organique polymérisée, le mode opératoire le plus courant consiste à effectuer des traitements préalables tels que le dépolissage mécanique, le dégraissage, l'attaque chimique, la sensibilisation et l'activation de la surface. L$ 69 14074 s 2011121 Les fibres polyester sont plongées pendant une durée d'immersion convenable dans un bain alcalin de ce genre dont on choisit de façon appropriée la concentration et la température, de façon que la diminution de poids due à la dissolution soit comprise entre 5 0,3 et 10 %• Par exemple, quand on emploie une solution aqueuse d'hydroxyde de sodium, l'objectif peut être parfaitement atteint en traitant la fibre en polyester dégraissée pendant 3 secondes à 30 minutes à une température comprise entre 50 et 100°C, en u-tilisant un bain dont la concentration est comprise entre 0,5 et 10 30 fa en poids, La fibre support, qui a par conséquent subi le traitement par voie chimique, est ensuite lavée à l'eau, ou lavée à l'eau après avoir été neutralisée par une solution diluée d'acide, et ensuite soumise à l'opération ultérieure. Les opérations de dégraissage, de sensibilisation, et d'activation peuvent être 15 réalisées en accord avec les modes opératoires bien connus d'application d'un dépôt par voie chimique sur des objets fabriqués en polymères organiques. Le dépôt par voie chimique est réalisé sur le support préalablement traité. On peut citer, comme exemples de métaux utilisa-20 bles pour un dépôt par voie chimique sur le support, le cuivre# le cobalt, le chrome, le zinc, l'étain et le nickel, ce dernier s'étant révélé le plus avantageux du point de vue de la facilité de dépôt et l'économie. En ce qui concerne la composition du bain de dépôt de nickel par voie chimique, on peut en mentionner plu-25 sieurs, par exemple les bains constitués par un sel soluble de nickel plus un hypophosphite, un sel soluble de nickel plus un composé à base de bore et" d'azote et un sel soluble de nickel et de l'urée. Bien qu'en principe l'un quelconque de ces mélanges puisse donner des résultats satisfaisants, il est préférable d'u-30 tiliser les bains constitués par un sel soluble de nickel et Un hypophosphite, notamment lorsqu'ils sont acides. Une excellente fibre conductrice de l'électricité peut être obtenue avec un traitement très Gourt en employant un bain de dépôt porté à une température relativement élevée. Par exemple, quand on utilise un 35 bain acide contenant principalement 20 g/l de sulfate de nickel, 24 g/l d'hypophosphite de sodium et 27 g/l d'acide lactique et ayant un pH de 5,6, on obtient des résultats satisfaisants par traitement avec une température du bain de dépôt comprise entre 60 et 98°G, avec une durée de traitement comprise entre 10 secon-40 des et 9 minutes. En particulier, si on réalise le traitement avec 69 14074 9 2011121 un bain de dépôt porté à une température comprise entre 80 et 90°C, on peut obtenir, dans des conditions satisfaisantes, une fibre ayant une conductivité excellente, mime avec une durée de traitement inférieure à une minute» Puisque, comme on l'a indi-5 qué ci-dessus, le dépôt chimique de nickel peut être réalisé dans des conditions de traitement nécessitant un laps de temps très court, il est particulièrement commode de l'utiliser pour un dépôt continu par voie chimique sur les filaments. L*épaisseur du revêtement métallique, qui a été déposé par voie chimique sur la 10 fibre support peut, si on le désire, être augmentée par un dépôt additionnel de métal sur ce dernier, par galvanoplastie. Le métal à déposer par galvanoplastie peut être celui qui a été déposé par voie chimique ou tin autre métal. L'épaisseur du revêtement métallique formé sur la fibre sup-15 port doit âtre ajustée de façon à Stre certain que le produit conserve les caractéristiques fonctionnelles des fibras textilesô Un dépôt métallique d'épaisseur excessive conduit à un produit ayant des caractéristiques mécaniques (allongement et souplesse) médiocres et est également inutile du point de vue de la conduc-20 tivité. La limite supérieure de l'épaisseur moyenne du dépôt métallique dépend de la nature et du nombre ds deniers de la fibre support, de la nature du métal et de ls usage auquel le produit final est destiné, mais dans la plupart des cas elle ne doit pas dépasser 1,5/^ • Par ailleurs, la limite inférieure de l'é-25 paisseur moyenne du revêtement mécanique est celle qui est suffisante pour rendre la fibre conductrice. 0a a observé fréquemment des discontinuités dans les revêtements métalliques dont l'épaisseur moyenne était inférieure à 0,01 jx et par conséquent il arrivait souvent que le produit ainsi revêtu n'avait pas une conduc-30 tivité suffisamment stable. Par conséquent, il est préférable d'ajuster l'épaisseur moyenne du revêtement métallique entre 0,01 et 1,5 f)» et en particulier entre 0,1 et 0,5^ • Un revêtement extérieur constitué par un polymère organique peut être appliqué sur la fibre conductrice de l'électricité. H 35 est particulièrement recommandé,, dans le cas des fibres conductrices de l'électricité comportant un revêtement métallique obtenu par dépôt par voie chimique ou vaporisation dans le vide, d'appliquer un revêtement extérieur pour protéger le revêtement métallique contre l'oxydation et la corrosion ainsi que pour 40 l'empêcher de se détacher du support. Bien que l'application d'un ""Tjs BAD original 69 14074 10 2011121 revêtement extérieur à iu;s JTiùrs Gondussri s de 1'électricité ayant une résistance électrique inférieure à environ 2000 MXX/cm confère une résistance électrique de 1*ordre de plusieurs milliers de mégohms par cm à la fibre, on a observé, chose étonnante, 5 qu'une fibre ayant une résistance électrique aussi élevée que selle Indiquée peut être employée efficacement pour atteindre les objectifs de la présente invention à condition que la fibre de départ conductrice de 1 ' éle et ri cit. é ait une résistance électrique inférieure à environ 2000 MA/cm. En ce qui concerne le polymère 10 organique à utiliser^ on préfère les polymères du -type caoutchouc synthétique qui ont une adhésiveté excellente au métal et les polymères du type résine hydrofuge aux silicones, mais on peut utiliser également d'autres polymères. Les fibres conductrices de lfélectricité peuvent être incorpo-15 rées aux fibres à filer au cours d'une phase facultative de ^opération de filage,, par divers procédés,» On peut citer comme procédés d'incorporation de fibres électriquement conductrices le mélange de fibres, le mélange par recouvrement eu enroulement, le mélange de rubans, et le mélange de câbles de fibres discontinues® 20 Les proportions de fibres conductrices de l'électricité- à incorporer par filage varient suivant la nature des fibres à filer. Par exemple, les proportions sont assez élevées pour les fibres synthétiques qui sont susceptibles d'engendrer de l'électricité statique et sont assez faibles pour les fibres cellulosiques qui 25 engendrent des quantités nettement plus faibles d'électricité statique. Les proportions de fibres conductrices de l'électricité à incorporer au cours de l'opération de filage sont en général au moins égales à 0,01 fot de préférence supérieures à 0,1 fo du poids des fibres à filer. Des proportions inférieures à 0,01 fo en poids 30 peuvent réduire l'effet antistatique. La limite inférieure des proportions de fibres conductrices de l'électricité à incorporer n'est pas déterminée de façon précise, mais en général il est inutile qu'elle dépasse 10 fo du poids des fibres à filer. Or on a découvert qu'en incorporant des fibres conductrices de l'élec-35 tricité dans des proportions comprises entre 0,01 et 10 fo en poids, de préférence entre 0,1 et 2 fo en poids, on peut remédier à des difficultés telles que l'enroulement autour des cylindres et le blocage des machines à enrouler les fils et on peut obtenir un produit de bonne qualité, avec un rendement satisfaisant et 40 une grande efficacité. ' BfD 69 14074 ii 2011121 Les fibres conductrices de 1 électricité utilisées dans les procédés selon l'invention possèdent les caractéristiques fonctionnelles des fibres textiles et sont compatibles avec les fibres naturelles, par exemple le coton, la laine, la soie et le lin, 5 ainsi que les fibres régénérées, par exemple la rayonne, les fibres semi-synthétiques, par exemple les fibres à 1'acétate et au triacétate et les fibres synthétiques, par exemple les polyamides, les polyesters, les polyacrylonitriles et le polychlorure de vinyle. Elles peuvent être avantageusement mélangées avec- des fi-10 bres à filer au cours de phases facultatives de l'opération de filage, c'est-à-dire l'ouverture et 1'épluchement, le cardage et l'étirage» Il est avantageux d'incorporer les fibres conductrices de l'électricité le plus têt possible, de façon à conférer un effet antistatique au cours d'une des premières phases. Le produit 15 ainsi obtenu n'est pas altéré par l'incorporation des fibres conductrices de l'électricité en ce qui concerne sa qualité, ses propriétés physiques et chimiques et son toucher. L'incorporation des fibres conductrices de l'électricité dans la matière première peut être réalisée efficacement à l'aide 20 d'une machine appropriée. Selon ce procédé, la matière premièrej constituée par des fibres discontinues à filer, est mélangée sur une surface plane avec une matière première constituée par des fibres discontinues contenant une certaine proportion de fibres conductrices de l'électricité de façon que la proportion des fi-25 bres conductrices de l'électricité dans'le mélange obtenu soit comprise entre 0,01 et 10 fo en poids, de préférence entre 0,1 et 2 fo èn poids. Ges fibres conductrices de l'électricité peuvent également être incorporées uniformément dans une matière première constituée par les fibres à filer et être placée sur la chaîne 30 mobile d'une souffleuse. Les moyens techniques employés habituellement pour le mélange de deux ou plusieurs matières premières différentes peuvent être utilisés pour ce mélange. Les fibres conductrices de l'électricité peuvent être incorporées à un ensemble de plusieurs couches de fibres à filer. Dans 35 ce but, des stratifils qui sont constitués par, ou comprennent, des fibres conductrices de l'électricité peuvent être associés à un ensemble de plusieurs couches de fibres à filer quand cet ensemble de plusieurs couches est enroulé de façon à former un rouleau. En variante, les fibres conductrices de l'électricité sous 40 forme de stratifils peuvent être mélangées avec l'ensemble de 69 14074 12 2011121 plusieurs couches superposées quand ce dernier, qui est enroulé de façon à former un cylindre, est dévidé et introduit dans une cardeuse. Les proportions de fibres conductrices de l'électricité à incorporer sont ajustées de façon à être comprises entre les 5 limites sus-mentionnées. Les fibres conductrices de l'électricité peuvent être mélangées avec les fibres à filer au cours d'une phase d'étirage ou d'amincissement faisant partie de l'opération de filage. Un ruban comprenant, ou constitué par, des fibres conductrices de l'électri-10 cité est introduit dans un banc d'étirage en même temps que d'autres rubans à filer. Les proportions de fibres conductrices de l'électricité sont ajustées entre 0,01 et 10 fo en poids, de préférence entre 0,1 et 2 -fo en poids. Des filaments continus électriquement conducteurs peuvent être 15 mélangés avec des câbles de fibres discontinues constitués par des fibres à filer. Les câbles de fibres discontinues obtenus, après avoir été le cas échéant soumis à une opération d'ondulation, sont coupés à des longueurs appropriées pour former des fibres discontinues et cette matière première peut être filée par un 20 procédé connu. Ou encore, les câbles de fibres discontinues obtenus contenant les fibres électriquement conductrices peuvent être directement introduits dans un ensemble de filage des câbles de fibres discontinues. Il est également possible d'employer avantageusement les fi-25 bres électriquement conductrices dans un procédé de filage à fils libres. En ce qui concerne les' procédés d'incorporation des fibres conductrices de l'électricité dans les fibres à filer, diverses variantes seront évidentes pour l'homme de l'art. 30 Selon la présente invention, la simple incorporation de très faibles proportions de fibres conductrices de l'électricité permettra d'empêcher toute"génération d'électricité statique au cours de l'opération de filage dans une proportion telle qu'on ne se heurtera plus à des difficultés provoquéés par l'électricité 35 statique. Par conséquent, le réglage des diverses opérations du procédé devient très facile, et les limites des teneurs en huile, en eau et en humidité, qui devaient être régulées en utilisant les procédés connus, ont été considérablement abaissées. On peut utiliser des gammes optimales de teneurs en huile, en eau et en 40 humidité pour le filage, indépendamment de la génération d'élec- QAD ORIGINAL. 69 14074 13 2011121 tri cité statique-a îar- conséquent, il est possible de réduire dans une énorme proportion la survenance d'irrégularités du filé ainsi que les z*upturss de fils. Les fibres conductrices de l'électricité utilisées dans le procédé selon la présente invention ont les 5 caractéristiques fonctionnelles des fibres textiles et n'ont absolument aucune influence sur l'aptitude au filage des fibres à filer lorsqu'elles sont incorporées dans celles-ci. De plus, la qualité des produits filés contenant les fibres électriquement conductrices ne sera pas diminuée. Ces fibres conductrices de 10 l'électricité peuvent être incorporées dans les fibres à traiter sous une forme quelconque, par exemple sous forme de fibres discontinues ou de filaments au cours de n'importe quelle phase des opérations de filages par exemple l'ouverture et 1'épluchement, le cardage et 1*étirage et cette incorporation peut être réalisée 15 par des moyens techniques simples0 Suivant la proportion de fibres conductrices de 1'électricité^ les produits obtenus par le procédé de la présente invention peuvent conserver leurs caractéristiques antistatiques remarquables. Les exemples non limitatifs suivants sont donnés pour mieux 20 faire comprendre l'invention. la résistance des fibres conductrices de l'électricité figurant dans les exemples a été déterminée en utilisant un appareil d'essai FM,, modèle L-19-B et un ohmmètre automatique pour mesures d'isolements modèle L-68, fabriqués par la firme Yokogawa Electric Works au Japon et la résistance à la 25 rupture, 1'allongement à la rupture et-le module d'Young au départ ont été mesurés en utilisant un échantillon de 5 cm de longueur entre repères, avec une vitesse d'allongement de 5 cm/minuteo Sauf indication contraire,, les parties et pourcentages des exemples sont exprimes en poids0 30 Exemple 1 - On traite au préalable des fibres dégraissées discontinues en polymère acrylique (2 deniers, 51 mm) successivement dans un bain sensibilisateur constitué par une solution de chlorure stanneux et d'acide chlorhydr-ique et un bain d'act.ivation constitué par 35 une solution de chlorure de palladium et d'acide cblorhydriquee Ensuite ces fibres sont traitées dans un bain de dépôt constitué par un sel de nickel additionné d'un hypophosphite pendant une minute à 80°GS Les fibres discontinues ainsi traitées sont devenues conductrices de l'électricité avec un dépôt d'épaisseur 40 moyenne 0,25/x et une résistance électrique, moyenne de 4000n /cm. BAD ORIGINAL 69 14074 14 2011121 Les libres discoaôj nus s éj.ectri quemer-.tr conductrices ainsi obtenues ont une résistance à la rupture de 1,9 g/d (2,7 g/d rapportés à la fibre servant de support), un allongement à la rupture de 32 fo et un module d'Young au dépafct de 450 kg/mm^, et leur densi-5 té est faible et voisine de 1,6. On mélange des fibres discontinues de téréphtalate de polyéthy-lène (2 d, 51 mm), des fibres discontinues de rayonne (2 d, 51 flim) et des fibres discontinues en polymère acrylique conductrices de l'électricité dans le rapport 65/35/0,3 et les fibres discontinues 10 ainsi mélangées sont filées à l'aide d'un métier à tisser pour coton de façon à obtenir des filés de dimensions correspondant au numéro anglais 30 du coton. Conditions opératoires - proportion d'huile adhérant aux fibres de départ 0,17 $> 15 teneur en eau : matière première 4» 7 fo ruban de carde 4,5 $ filé 4,2 £ Température et humidité relative opération de cardage, d*étirage et d'obten-20 tion de stratifil 27#C HE 70 $ opération de filage 29 ÔC HR 53 Conditions de filage - poids de l'ensemble de plusieurs couches superposées 434 gA1 25 ruban de carde 4,14 g/m ruban étiré 4,14 g/m stratifil 0,52 g/m Les tensions d * électrisation des produits intermédiaires obtenus au cours de ces opérations ont été rassurées sur les fibres 30 étudiées par un électromètre du type à dispositif potentiométri-que d'équilibrage modèle KS 325, fabriqué par la firme Kasuga Denki K.K., Japon» Les résultats de ces mesures sont indiqués ci-après. Les chiffres entre parenthèses sont les valeurs mesurées en l'absence de fibres conductrices d'électricité. 35 Opération de cardage 25 volts (87 volts) opération d'étirage 52 volts (130 volts) opération de transformation en stratifil 25 volts (70 volts) opération de filage 30 volts (100 volts) 40 Comme on le voit d'après les indications ci-dessus, la tension -gAD ORIGI^ 1 69 14074 15 2011121 d'électrisation observée au cours de chaque opération a été considérablement diminuée. Quand le filage est réalisé dans des conditions de température et d'humidité qui tendent à produire des quantités délectricité 5 statique plus importantes que dans le cas de 1'expérience mentionnée ci-dessus, à savoir à 22 ®C et 43 f> d'humidité relative pour les opérations de cardage, d*étirage et de transformation en stratifil, et à 25°C et 40 fo d'humidité relative pour le filage, les tensions d'électrisation observées sont les suivantes : 10 opération de cardage 110 volts {350 volts) opération d'étirage 80 voltsj(400 vol£s) opération de transformation en stratifil 40 volts (150 volts) opération de filage 45 volts (130 volts) 15 La tension d'électrisation observée au cours de chaque opération d'électrisation a été considérablement réduite. Les valeurs entre parenthèses sont celles observées en l'absence de fibres conductrices de l'électricité. Quand on n'a pas incorporé de fibres conductrices de l'électricité, on observe tin enroulement des 20 fils ou nappes sur la surface des peignes d'abattage au cours de l'opération de cardage et un enroulement sur les cylindres au cours de l'opération d'étirage. Par ailleurs, lorsque l'on a incorporé des fibres conductrices de l'électricité, le filage peut être exécuté dans des conditions satisfaisantes, sans la moindre 25 difficulté. Exemple 2 - Plusiëurs monofilaments de nylon 6 de 5 deniers séparés par de petits intervalles sont plongés dans une pâte obtenue par mélange intime constituée par 100 parties de poudre d'argent en paillet-30 tes (dimension., moyenne des particules 0,5/i), 100 parties d'un adhésif à base de caoutchouc nitrile et de phénol (teneur en matières solides, 24 fo) et 5 parties de méthyl-isobutylcétone et on fait passer lesdits monofilaments à travers celle-ci. En maintenant de petits intervalles de façon à ne pas les mettre en con-35 tact intime les uns avec les autres, on fait passer ces filaments à travers une fente pour ajuster l'épaisseur du revêtement. Ensuite, on les fait passer à travers un séchoir à air chaud à 110° pendant 10 secondes et ensuite à travers un bain d'air à 190°C pendant 10 secondes puis on les enroule sur un bobinoir de façon 40 à former un paquet. Ces filaments à brins multiples sont ensuite 69 14074 16 2011121 coupés à la longueur de 76 mm de façon à former des fibres discontinues électriquement conductrices dont le revêtement a une épaisseur moyenne de 2^ et une résistance électrique moyenne de 250 /i /cm. 5 Lesdites fibres discontinues électriquement conductrices ont une résistance à la rupture de 2,6 g/d. (5,4 g/d calculés par rapport à la fibre servant de support), un allongement à la rupture 4^ de 42 % et un module d'Young au départ de 240 kg/mm et leur densité est faible et voisine de 1,8. 10 Des fibres discontinues de téréphtalate de polyéthylène (5 deniers, 64 mm), des fibres discontinues de téréphtalate de polyéthylène (5 d, 89 mm) et des fibres discontinues de rayonne (5 d, 76 mm) sont mélangées dans le rapport 35/30/35 et sont enroulées de façon à former un ensemble de plusieurs couches superposées 15 qu'on fait passer à travers une souffleuse du type pour filage de filés peignés cardés. Dans ces conditions, les stratifils constitués par les fibres discontinues électriquement conductrices mentionnées ci-dessus sont enroulés autour dudit ensemble de plusieurs couches superposées et sont mélangés aux fibres dis-20 continues à traiter dans la proportion de 0,5 On fait passer l,ensemble de couches superposées à travers un carton à rouleaux et, également, trois fois à travers une boîte à peignes et ensuite à travers un banc à broches. Il a été ensuite transformé par filage en filés de numéro métrique égal à l/30 25 dans un local maintenu à 30°C avec une humidité relative de 55"$» la vitesse de rotation des broches étant de 10 000 tr/minute. La tension d,électrisation des filés dans ces conditions était de 50 V, et le nombre de ruptures de fils était de 10 pour 400 fuseaux, par heure. Par ailleurs, la tension d'électrisation pour 30 les filés, dans lesquels on n'avait pas incorporé de fibres électriquement conductrices, était de 200 Y et le nombre de ruptures de fils était de 18 pour 400 fuseaux, par heure. Par conséquent, il est possible, par le procédé selon la présente invention de réduire de moitié le nombre de ruptures de fils. oy 14v/4 17 2011121 HBVMD1GATIOMS 1 - Procédé de filage caractérisé par le fait que l'on incorpore dans les fibres à filer au moins 0S01 fo du poids desdites fibres de fibres électriquement conductrices, lesdites fibres 5 électriquement conductrices comprenant un support constitué par une fibre chimique et un revêtement électriquement conducteur déposé dessus, tandis que lesdites fibres électriquement conductrices ont les caractéristiques fonctionnelles des fibres textiles. 10 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la A sant pas environ 3 000 kg/mm . 15 3 - Procédé selon les revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que ladite fibre électriquement conductrice a une résistance électrique inférieure à environ 2000 MA/cm. 4 - Procédé selon la revendication 1 ou 2P caractérisé en ce que ledit revêtement électriquement conducteur comprend une matri-20 ce constituée par un liant polymérisable dans lequel on a dispersé des particules finement divisées d'une matière électriquement conductrice en quantité suffisante pour que la résistance électrique de la fibre soit inférieure à 2000 M£î/cms ledit revêtement ayant une épaisseur moyenne comprise entre environ 0,3 et 15f*^ • 25 5 - Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que ledit revêtement conducteur de l'électricité a une épaisseur moyenne comprise entre 0,3 et 10 fx, et contient environ 50 à 90 fo en poids de particules d'argent finement divisées dispersées dans ledit revêtement. 30 6 - Procédé selon la revendication 4# caractérisé en ce que ledit revêtement électriquement conducteur a une épaisseur moyenne comprise entre 0,7 et 15yU/ et contient environ 5 à 60 fo en poids de particules finement divisées de carbone conducteur dispersées dans ledit revêtement. 35 7 - Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite fibre électriquement conductrice comprend un support constitué par une fibre chimique et: un revêtement métallique déposé dessus par voie chimique, ledit revêtement métallique ayant une épaisseur moyenne ne dépassant pas environ 1,5/^ • 40 8 - Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que 69 14074 18 2011121 ledit revêtement mé-caiixque est consti'cue par du nickel. 9 - Procédé selon la revendication 7 ou 8, caractérisé en ce que ledit support est une fibre de polymère acrylique dont la teneur en acrylonitrile est au moins égale à 80 moles 5 10 - Procédé selon les revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la matière première, constituée par des fibres discontinues comprenant lesdites fibres électriquement conductrices, est mélangée avec des fibres discontinues constituant la matière première des fibres à tisser. 10 11 - Procédé selon les revendications 1 à 9, caractérisé en ce que lesdites fibres électriquement conductrices sont incorporées dans ensemble de plusieurs couches superposées constituées par les fibres à tisser. 12 - Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que 15 lesdites fibres électriquement conductrices sont sous forme de Stratifil» 13 - Procédé selon les revendications 1 à 9, caractérisé en ce que des rubans constitués par les fibres à filer associés à un ruban comprenant lesdites fibres conductrices de l'électricité, 20 sont soumises à une opération d'amincissement. 14 - Procédé selon les revendications 1 à 9, caractérisé en ce que lesdites fibres électriquement conductrices, sous forme fila-mentaire continuej sont mélangées avec des câbles de fibres discontinues constituant les fibres à filer. bad original