Dans le domaine de l'affichage vidéoscopique, on ressent actuellement le besoin d'une solution intermédiaire entre le tube cathodique traditionnel, lourd et encombrant, et le panneau-d'affichage électroluminescent de type "plat" dont l'apparition sur le marché reste pour l'instant problématique tant pour des questions de performances rendement lumineux) que pour des raisons de coûts de fabrication. On connaît déjà des dispositifs qui s'inscrivent dans la perspective d'une telle solution intermédiaire, tel par exemple le tube vidéocathodique décrit par le brevet suisse No 556 605, qui se présente sous la forme d'un parallélépipède de faible épaisseur, et dont le principe repose sur la séparation des fonctions de distribution électronique et d'excitation du phosphore. Dans un tel tube, en effet, la fonction de distribution électronique est assurée par l'utilisation de deux canons électroniques distincts disposés derrière l'écran et parallèlement à ce dernier de façon à balayer indépendamment deux rangées de contacts situes le long de deux aretes perpendiculaires de l'écran.L'une de ces rangées de contacts est connectée à un premier réseau de bandes conductrices, parallèles entre elles et recouvrant la couche de phosphore, cependant que l'autre rangée est reliée à un second réseau de bandes parallèles, dotées de pointes à émission par effet de champ dirigées en direction de la couche de phosphore, et constituant une matrice croisée avec ledit premier réseau.Les contacts de ces deux rangées sont recouverts de métaux aux propriétés d'émission secondaire telles que, sous l'effet du balayage par les faisceaux électroniques, les bandes recouvrant le phosphore se chargent séquentiellement à un premier potentiel positif, cependant que les bandes dotées de pointes se chargent séquentiellement à un second potentiel négatif par rapport au premier potentiel, de sorte qu au croisement des bandes balayées la différence de potentiel s'élève jusqu'à l'émission d'électrons par la pointe située en cet endroit. L'excitation du phosphore est alors assurée par ces électrons émis qui sont accé lérés par cette différence de potentiel jusqu'à venir bombarder la plage de phosphore située au point de croisement. Cependant, le bon fonctionnement d'un tel tube vidéocathodique ntest pas sans poser un certain nombre de problèmes, dont deux des principaux ont trait à la difference de potentiel qui s'établit au croisement des bandes balayées. Le premier de ces problèmes réside dans le fait que c'est cette seule et même différence de potentiel qui doit assurer simultanément les opérations d'extraction et d'accélération des électrons, ce qui rend impossible tout controle indépendant des processus d'émission par effet de champ et d'excitation du phosphore.Or on sait, d'une part, que le processus d'excitation du phosphore exige l'utilisation de tensions accélératrices élevées, de l'ordre de quelques kilovolts (l'éclairement E produit par du phosphore excite varie en effet avec l'énergie des électrons incidents, par conséquent avec la tension V nécessaire pour accélérer ces électrons, selon la relation E = nl(V - Vo)n2 où Vo représente la perte d'énergie des électrons dans la couche conductrice recouvrant le phosphore, nl est un coefficient de proportionnalité, et n2 un coefficient compris entre 1 et 2). On verra d'autre part qu'il s' avère grandement souhaitable pour un certain nombre de raisons qui seront analysées ultérieurement, d'utiliser des pointes émettrices par effet de champ qui émettent sous des tensions relativement faibles, de l'ordre de quelques centaines de volts.Ces conditions de tension difficilement conciliables du fait de l'interdépendance des processus d'émission par effet de champ et d'excitation du phosphore, constituent un inconvénient particulièrement gênant pour les tubes vidéocathodiques actuels. Le second de ces problèmes relatifs à la différence de potentiel établie au croisement des bandes balayées réside dans la difficulté d'obtenir une différence de potentiel qui soit suffisamment élevée, stable et reproductible dans le temps. L'obtention d'une telle différence de potentiel nécessite en effet, d'une part, que les contacts du premier réseau de bandes recouvrant la couche de phosphore possèdent un rendement en électrons secondaires nettement supérieur à l'unité et stable avec le temps dans la gamme d'énergie utilisée, de façon à pouvoir porter lesdites bandes à un potentiel fortement positif, et d'autre part, que les contacts du second réseau de bandes dotées de pointes possèdent un rendement en électrons secondaires nettement inférieur à l'unitc (ou, comme on le verra ultérieurement, qu'un dispositif approprié soit associé à ces contacts), de façon à pouvoir porter lesdites bandes à un potentiel faiblement positif. Or on observe dans les tubes actuels, que les phénomènes d'émission secondaire varient fortemant au cours du temps, en raison notamment de l'apparition progressive sur les contacts de pollutions de surface dues à l'action des électrons primaires émis sous vide moyen (10-6 à 10 7 torr).On constate ainsi que le rendement en électrons secondaires des contacts du premier réseau s'abaisse progressivement au-dessous de l'unité, quelle que soit la nature du matériau constituant lesdits contacts, cependant que le rendement en électrons secondaires des contacts du second réseau se rapproche progressivement de l'unité au cours du temps, de sorte qu'il devient rapidement impossible d'obtenir, au point de croisement des bandes balayes, une différence de potentiel suffisante pour engendrer une émission d'électrons capable d'exciter le phosphore. ta présente invention a précisément pour but de remédier aux inconvénients susmentinnnos. A cet effet, la présente invention a pour objet un tube vidéocathodique destiné à restituer, sous forme visible, des signaux électriques représentant une image, comprenant une enceinte vide d'air, délimitée par une paroi dont une portion constitue une fenêtre transparente, cette enceinte contenant - une couche d'au moins une substance luminescente portée par une plaque transparente, cette couche ayant une extension sensiblement égale à celle de cette fenêtre et étant visible à travers celle-ci, - une matrice d'émetteurs par effet de champ à bas seuil d'émis sion répartis en lignes et en colonnes, orientés de façon à émettre vers ladite couche luminescente, - un premier réseau de pistes conductrices isolées les unes des autres et disposées le long des lignes d'émetteurs, chacun des émetteurs d'une ligne quelconque étant relié électriquement à la piste correspondante dudit premier réseau, - un second réseau de pistes conductrices isolées les unes des autres ainsi que des pistes dudit premier réseau et s'étendant le long des colonnes d'émetteurs, - un premier ensemble de moyens capable de porter séqÜentielle- ment les pistes dudit premier réseau à un premier potentiel, - un second ensemble de moyens capable de porter séquentiellement les pistes dudit second réseau à un second potentiel, - et une électrode reliée à une source de potentiel, disposée sensiblement parallèlement à ladite couche luminescente et ayant sensiblement B dMeextension que celle-ci, l'agencement de ladite électrode relativement audit second réseau de pistes conductrices d'une part, et le choix du potentiel de ladite source et dudit second potentiel par rapport audit premier potentiel d'autre part, étant tels qu'il règne au croisement des pistes portées respectivement auxdits premier et second potentiels, simultanément, au voisinage immédiat de l'extrémité de l'émetteur situé en ce croisement une chute de potentiel faible, suffisante pour provoquer l'émission par effet de champ d'électrons de cet émetteur, et au voisinage de la portion de couche luminescente située au droit de ce croisement une chute de potentiel élevée, capable de procurer aux électrons émis une énergie suffisante pour exciter cette portion de couche luminescente, ledit premier ou ledit second ensemble de moyens étant modulé par lesdits signaux de façon que cette portion de couche luminescente s'illumine en fonction desdits signaux, l'ensemble des points lumineux ainsi obtenus séquentiellement constituant ladite image. La présente invention a également pour objet un tube vidéocathodique destiné à restituer, sous forme visible, des signaux électriques représentant une image, comprenant une enceinte vide d'air, délimitée par une paroi dont une portion constitue une fenêtre transparente, cette enceinte contenant - une couche d'au moins une substance luminescente, portée par une plaque transparente, cette couche ayant une extension sensiblement égale à celle de cette fenêtre et étant visible à travers celle-ci, - une matrice d'émetteurs par effet de champ à bas seuil d'émission répartis en lignes et en colonnes, orients de façon à émettre vers ladite couche luminescente, - un premier réseau de pistes conductrices, isolées les unes des autres et disposées le long des lignes d'émetteurs, chacun des émetteurs d'une ligne quelconque étant relié électriquement à la piste correspondante dudit premier réseau, - un second réseau de pistes conductrices, isolées les unes des autres ainsi que des pistes dudit premier réseau et s'étendant le long des colonnes d'émetteurs, - un premier ensemble de moyens capable de porter séquentiel- lement les pistes dudit premier réseau à un premier potentiel, - un second ensemble de moyens capable de porter séquentiellement les pistes dudit second réseau à un second potentiel, ce second ensemble de moyens comprenant, en combinaison, une rampe de contacts formés au moins en partie en un matériau présentant des propriétés d'émission électroniques secondaire et reliés individuellement aux pistes dudit second réseau, et un canon à électrons susceptible d'émettre un faisceau électronique capable de balayer séquentiellement chacun desdits contacts, la différence instantanée entre lesdits second et premier potentiels constituant le facteur deter- minant l'intensité de l'excitation de ladite substance luminescente, caractérisé par le fait que ledit canon et ladite rampe sont disposés l'un par rapport à l'autre de façon que ledit faisceau arrive sur les surfaces réceptrices desdits contacts sous une incidence oblique telle que le rendement d'émission électronique secondaire de ces contacts soit supérieur à l'unité. Le dessin annexé illustre, schématiquement et à titre d'exemple, deux formes d'exécution ainsi que des variantes du tube vidéocathodique, objet de la présente invention, Les fig. la, lb et lc sont des diagrammes ou des vues schématiques explicitant les principes mis en oeuvre dans le dispositif selon l'invention. La fig. 2 est une vue en perspective, partiellement coupée, de la partie interne d'une première forme d'exécution. La fig. 3 est une vue en coupe, selon l'axe III-III de la fig. 2. La fig. 4 est une vue en coupe, selon l'axe IV-IV de la fig. 3. La fig. 5 est une vue partielle en coupe, selon l'axe V-V de la fig. 3. La fig. 6 est une vue de face, depuis 11 extérieur, du dispositif entier. La fig. 7 est une coupe, selon la ligne VII-VII de la fig. 6. La fig. 8 représente des courbes relatives au phénomène physique qu'exploite la première forme d'exécution. La fig. 9 est une vue partielle, analogue à celle de la fig. 5, illustrant une première variante. La fig. 10 est une vue partielle en coupe, analogue à celle de la fig. 3, -illustrant une seconde variante. La fig. 11 est une vue en perspective, partiellement coupée, de la partie interne d'une seconde forme d'exécution. La fig. 12 est une vue en coupe, selon l'axe XII-XII de la fig. 11. La fig. 13 est une vue d'un détail, agrandi, de la fig. 11. La fig. 14 représente des courbes relatives au phénomène physique qu'exploite la seconde forme d'exécution. Avant d'aborder la description du dispositif proprement dit, il convient d'abord d'examiner de manière plus approfondie les problèmes soulevés par les phénomènes d'émission par effet de champ ainsi que par les phénomènes d'émission électronique secondaire, qui sont à la base de la présente invention. Cet examen nous permettra ensuite d'exposer les principes de solution adoptés pour résoudre ces problèmes. Examinons tout d'abord les phénomènes d'émission par effet de champ, en explicitant notamment les différents paramètres qui sont susceptibles d'influer sur ces phénomènes. Les propriétés d'émission par effet de champ que présentent certains matériauX conducteurs en forme de pointes - c'est-à-dire la faculté que présentent ces pointes de pouvoir émettre des électrons lorsqu'elles sont placées dans des champs électriques relativement intenses - sont en effet fonction d'un certain nombre de paramètres, parmi lesquels on peut citer les caractéristiques in trinseques du matériau constituant la pointe (travail de sortie, conductivité électrique ...), la géométrie de cette pointe (rayon de l'extrémité, forme de la pointe ...) et son état de surface. La variation du courant I émis par une pointe en fonction de la différence de potentiel AV que l'on fait régner au voisinage de cette pointue est donnée par une loi théorique bien connue, dite loi exponentielle e Fowler-Nordheim, qui dans le cas d'une pointe de forme paraboloide par exemple, s'énonce de la façon suivante ou A1 et A2 sont des constantes, r le rayon de l'extrémité de la pointe et ss un coefficient, dit facteur d'amplification, qui est fonction du rayon r de la pointe et de la distance d de cette pointe à l'anode collectrice servant à faire régner AV selon la relation 2 r log (4 dXr) Cette loi théorique de Fowler-Nordheim est représentée sur le diagramme I-AV de la fig. la (I étant exprimé en microampères et AV en kilovolts) par la courbe A, dite caractéristique couranttension de l'émetteur. Cette caractéristique A, tracée pour une valeur de rayon de pointe particulière, présente une première branche quasi-horizontale correspondant à une émission pratiquement nulle, et une seconde branche fortement ascendante correspondant à une émission très intense dès que la différence de potentiel appliquée dépasse une valeur seuil AVs. En faisant varier la valeur r du rayon de pointe, on pourrait ainsi obtenir sur le diagramme I -AV tout un réseau de caractéristiques, chacune de ces caractéristiques se deplaçant vers des ten s ions plus élevées en voyant sa pente diminuer au fur et à mesure de l'accroissement du rayon r. On qualifiera d"'émetteurs basse tension". des émetteurs capables d'émettre à partir de valeurs critiques AVs faibles (de l'ordre de 500 V) et possédant des caractéristiques à pente raide, ce qui correspond à des émetteurs très pointus (rayon r de pointe compris entre 100 et 1000 Angstroëms). De même, on qualifiera d"'émetteurs haute tension" des émetteurs possédant des valeurs critiques AVs élevées (de l'ordre de 5 kilovolts) et des caractéristiques à pente plus faible, ce qui correspond à des émetteurs aux pointes plus arrondies (rayon de pointe r cempris entre 1000 et 10 000 Angstroëms). Cependant, un certain nombre de facteurs tenant tant aux techniques de fabrication mises en oeuvre (variation inéluctable de l'état de surface d'une pointe à une autre, difficulté pour con trôler le rayon des pointes en cours de fabrication) qu'aux conditions de fonctionnement (variation de l'état de surface avec le temps en cours d'émission) entraînent une dispersion inévitable des caractéristiques de ces pointes. C'est pourquoi l'allure des caractéristiques réelles diffère sensiblement de celle des caractéristiques théoriques données par la loi de Fowler-Nordheim.A titre d'exemple, on a tracé sur la fig. la deux de ces caractéristiques réelles, respectivement une caractéristique B relative à un émetteur basse-tension et une caractéristique C relative à un émetteur haute-tension (la largeur des zones hachurées représentant la dispersion de ces caractéristiques). On peut constater sur cette figure la que la caractéristique P relative à l'émetteur bassetension présente une pente nettement plus raide ainsi qu'une dispersion absolue considérablement plus faible que celles de la caractéristique C relative à l'émetteur haute-tension. Examinons de plus près les facteurs qui sont la cause de la dispersion de ces caractéristiques. On sait en théorie fabriquer des états de surface pratiquement parfaits (nettoyage des émetteurs par flash haute température par exemple) et empêcher que ces états de surface ne s'altèrent au cours du temps (mise en fonctionnement des émetteurs sous ultra vide par exemple). Les conditions à respecter pour parvenir à un tel résultat sont cependant incompatibles avec des exigences de fabrication en grande série et de fonctionnement sous vide moyen. C'est ainsi que l'on constate que l'atmos phère résiduelle présente dans tout tube vidéocathodique (vide d'environ 1C 7 torr) est à l'origine d'un certain nombre de pollu- tions qui viennent altérer progressivement l'état de surface des émetteurs.Ces pollutions, qui se traduisent par l'apparition progressive à la surface des émetteurs de monocouches d'atomes étrangers, résultent tant de mécanismes d'interaction directe entre l'atmos phère résiduelle et les émetteurs, que de mécanismes du type "pulvérisation cathodique" dus à l'ionisation de l'atmosphère résiduelle par les électrons émis. L'état de surface des émetteurs peut encore être perturbé par la présence au voisinage de leurs pointes de champs électriques relativement intenses, qui peuvent entraîner une modification de leur structure cristalline superficielle (migrations d'atomes par exemple). A cette altération progressive de l'état de surface vient s'ajouter un autre facteur lui aussi responsable du manque de reproductibilité des émetteurs (donc de la dispersion observée dans les caractéristiques de ces émetteurs), facteur qui a pour origine la difficulté que l'on éprouve au cours de la fabrication à contrôler avec une grande exactitude le rayon de l'extrémité de ces émetteurs, principalement lorsqu'il s'agit de fabriquer des émetteurs aux pointes relativement arrondies. Si l'on sait en effet fabriquer des émetteurs très pointus avec des rayons relativement précis et des angles de cône reproductibles (rayons garantis au-dessous d'une certaine valeur), on éprouve par contre des difficultés plus grandes pour fabriquer des émetteurs arrondis avec une précision analogue. En effet, pour fabriquer ces émetteurs arrondis, on part en général d'émetteurs pointus qui sont ensuite progressivement arrondis selon diverses techniques; c'est précisément ces techniques que l'on a le plus de mal à maîtriser de façon parfaite, ce qui explique en partie pourquoi les émetteurs haute-tension présentent une dispersion nettement plus élevée que celle des émetteurs basse-tension. On verra, pour des raisons qui seront expliquées ultérieurement, qu'il est fortement souhaitable de pouvoir utiliser des émetteurs qui présentent des caractéristiques à pente raide et à faible'dispersion, c' est-à-dire des émetteurs basse-tension. l'utilisation de tels émetteurs étant cependant difficilement compatible avec l'exigence "haute-tension11 requise pour l'excitation du phosphore, il convient de trouver un artifice qui permette de résoudre cette apparente incompatibilité C'est précisément ce que se propose de faire le dispositif selon l'invention. Le principe de solution adopté dans un tel dispositif consiste en effet à utiliser des émetteurs basse-tension et à interposer entre ces émetteurs et la partie anodique une électrode intermédiaire portée à un potentiel approprié, dans le but d'assurer, comme on va maintenant l'expliquer en détail, une translation des caractéristiques basse-tension de ces émetteurs vers les hautes tensions. Soit en effet un émetteur "c" porté à un premier potentiel V c et une partie anodique "a" disposée en regard de cet émetteur c, portée à un second potentiel V fortement positif par rapport au a potentiel V . La chute de potentiel AV1 régnant au voisinage immé c diat de l'émetteur "c", est égale à #V1 = Va - Vc Interposons maintenant entre la partie anodique "a" et l'émet- teur "c" une électrode intermédiaire "", portée à un troisième potentiel V (voir représentation schématique de la fig. lb). Les g émetteurs pointus présentant la propriété de concentrer la chute de tension au voisinage immédiat de leur pointe, la carte des champs électriques dans l'espace situé entre la pointe et la partie anodique n'est pratiquement pas modifiée par la présence de cette pointe, et on peut ainsi établir en première approximation que la chute de tension AV2 régnant au voisinage de la pointe est égale à la différence entre une moyenne des tensions des surfaces se trouvant au voisinage de la pointe (électrode intermédiaire au potentiel V et partie anodique au potentiel V ) et la tension V appliquée g a c sur cette pointe, soit où k désigne un coefficient qui dépend de la configuration des différentes surfaces. Supposons maintenant que l'metteur "c" soit un émetteur bassetension ayant une caractéristique réelle I (AVem) (c'est-à-dire une caractéristique représentant la variation du courant I véhiculé par les électrons émis en fonction de la chute de tension AV régnant em au voisinage immédiat de l'émetteur) d'allure identique à celle de la courbe B tracée sur le diagramme de la fig. la Pour obtenir de cet émetteur "c" un courant d'émission I déterminé, il faut ainsi faire régner au voisinage immédiat de cet émetteur une chute de tension AV donnée par la courbe B, donc agir sur les valeurs V em a et V (on supposera que V reste constant) de façon telle que l'on c g ait, soit en l'absence d'électrode intermédiaire "g" :AV1 = AV em soit en présence de cette électrode intermédiaire llll : V2 = AVem Supposons tout d'abord que l'on garde V c constant et que l'on agisse uniquement sur Va En l'absence d'électrode intermédiaire "q", il faut donc choisir, pour obtenir un courant d'émission I, V égal a à Val tel que Val = AV + V c En présence d'électrode intermédiaire q, il faut par contre choisir, pour obtenir le même courant I, V égal à V a2 tel que a a2 Va2 = (1 + k) AV - kV + V (1 + k) em g c En l'absence d'électrode intermédiaire "g" correspond donc pour l'émetteur "c" une caractéristique apparente I (Val - V ) qui se c confond avec la caractéristique réelle I (AVem). (La chute de tension AVem régnant au voisinage immédiat de l'émetteur est en effet une variable interne au système, qu'il est impossible de "voir" depuis l'extérieur, les seules variations que l'on est à même de constater depuis l'cxténeur étant les variations du courant I en fonction de la différence de potentiel em rence de potentiel extérieure appliquée (Va - Vc). En présence de l'électrode intermédiaire "g" correspond pour l'émetteur "c" une caractéristique apparente I (Va2 - Vc) qui, comme le montrent les relations établies ci-dessus, se déduit de la caractéristique réelle I (AV ) par une translation en tension égale à k (#Vem + Vc - Vg ). Par ailleurs, la pente #I/#Va de cette caractéristique apparente, qui est donnée par la relation aI/aVa = (aI/aAVem) (3AVem/ a) se trouve divisée, par rapport à celle de la caractéristique réelle, par un facteur (1 + k). Ainsi, l'interposition d'une électrode intermédiaire entre l'é- metteur et la partie anodique a principalement pour effet d'entraî- ner la translation de la caractéristique réelle I (AVem) de cet émetteur d'une tension égale à k (AV + V - V Vg). On peut ainsi, em c g par un choix judicieux du coefficient k et des tensions V et V c g translater la caractéristique d'un émetteur basse tension (1 microampère à 300 volts) en une caractéristique haute tension (1 microampère à 6 kilovolts).C'est ce qui est schématisé sur la fig. la où (par le choix d'une configuration donnant un coefficient k voisin de l'unité et par application d'une tension V égale à g - 5,4 ksi volts et d'une tension V c égale à + 50 v) on translate la courbe B en une courbe D (translation schématisée par la flèche F sur le dessin). On observe sur cette fig. la que la courbe trans latée D présente une pente nettement plus raide et une dispersion nettement moins élevée que celles présentées par la caractéristique C relative à un émetteur haute tension. Supposons maintenant que l'on garde V constant et que l'on a agisse uniquement sur V (hypothèse inverse de la précédente). c En l'absence d'électrode intermédiaire "", il faut donc choisir, pour obtenir un courant d'émission I, V égal à Vc1 tel que c cI Vcl = Va - #Vem A cette situation correspond pour l'émetteur "c" une caractéris tique apparente I (V a - V ) identique à la caractéristique réelle cl I ( em) En présence de l'électrode intermédiaire "q, il faut par contre choisir, pour obtenir le même courant I, Vc égal à Vc2 tel que A cette situation correspond pour l'émetteur "c" une caractéristique apparente I (V - Vc2) qui, comme-le montrent les relations ci-dessus, se déduit de la caractéristique réelle I (AV ) par une translation en tension égale à [k/(l + k)3 On a supposé par ailleurs dans ce second cas (V constant et V a c variable) que la tension V restait constante. Supposons maintenant g que cette tension subisse un changement, et qu'elle passe par exemple de la valeur V à la valeur V' . Ce changement dans la tension g appliquée à l'électrode intermédiaire "g" a pour effet, comme le montrent les relations ci-dessus, d'entraIner une translation additionnelle de la caractéristique apparente de l'émetteur d'une quantité [k/(l + k)] (V' g V Vg) Examinons maintenant les phénomènes d'émission électronique secondaire, en explicitant notamment les différents paramètres qui sont susceptibles d'influer sur ces phénomènes. Les propriétés d'éùtission électronique secondaire que présentent certains matériaux - c'est-à-dire la faculté que possèdent ces matériaux d'émettre des électrons dits "secondaires" lorsqu'ils sont soumis à un bombardement d'électrons dits "primaires" - et en particulier le rendement en émission secondaire de ces matériaux - c'est-à-dire le rapport entre les électrons secondaires émis et les électrons primaires absorbés - dépendent en effet d'un certain nombre de paramètres, parmi lesquels on peut citer les caractéristiques intrinsèques du matériau (travail de sortie, conductivité électrique ...), l'état de surface de ce matériau, l'énergie des électrons primaires incidents et l'angle d'incidence de ces électrons par rapport à la surface bombardée.La fig. lc illustre les variations de ce rendement d'émission secondaire a en fonction de l'énergie des électrons primaires incidents E (exprimée en kiloélectronvolts), pour différentes valeurs de ces paramètres. Les courbes A* et B* représentées sur cette fig. lc illustrent le comportement d'un matériau en or bombardé sous incidence normale, en fonction de son état de surface, la courbe A* correspondant à une surface d'or propre et la courbe B* à une surface d'or polluée (la pollution étant due, rappelons-le, à l'action des électrons primaires sous vide moyen). On remarque que si la surface d'or propre présente un rendement o supérieur à l'unité, ce rendement a se trouve par contre rapidement abaissé au-dessous de l'unité, dans la gamme d'énergie du 3 à 6 kev des électrons primaires, par l'apparition progressive des pollutions de surface. L'utilisation d'un tel matériau, malgré son rendement initial élevé, n'est donc pas souhaitable dans l'application envisagée, en raison de l'instabilité de ce rendement en fonction des pollutions.La courbe C*, quant à elle, est relative au comportement d'un matériau en acier inoxydable bombardé sous incidence normale. Cette courbe C* illustre la grande stabilité du rendement a présente par ce matériau en fonction des pollutions. On constate en effet que, partant d'une surface en acier inoxydable propre, le rendement o de cette surface n'est pratiquement pas af- fecté par l'apparition progressive des pollutions. La solution pour obtenir un rendement en émission secondaire nettement supérieur à l'unité et stable au cours du temps consiste donc à utiliser un ma tériau peu sensible aux pollutions, dont le rendement en émission secondaire peut par ailleurs se trouver voisin ou même inférieur à l'unité, et à le bombarder sous incidence presque rasante.C'est précisément cette solution qui est mise à profit dans le dispositif qui va maintenant être décrit. On remarque cependant que le rendement a reste nettement inférieur à l'unité, dans la gamme d'énergie souhaitée, à incidence normale. On sait par ailleurs que le fait de bombarder une surface quelconque sous une incidence oblique a pour effet d'en faire croître son rendement en émission secondaire a . Cet accroissement du rendement o est illustré quantativement par une relation empirique approximative, valable dans la gamme d'énergie mentionnée, qui donne la variation de ce rendement en fonction de l'angle d'inci dencefr(angle d'incidence du faisceau par rapport à la normale) a oblique = a normal / eos où a normal est le rendement correspondant à une incidence normale. La courbe D* représentée à la fig. lc illustre le comportement d'un matériau en acier inoxydable analogue à celui de la courbe C*, mais bombardé sous incidence presque rasante (angle Rd'environ 800 > . On remarque que le bombardement sous incidence rasante se traduit par un accroissement notable du rondement a, ce dernier devenant nettement supérieur à l'unité et restant par ailleurs relativement stable en fonction de l'apparition progressive des pollutions de surface. La forme d'exécution représentée aux fig. 2 à 7 comprend une première plaque support 1, transparente, qui est disposée en regard d'une seconde plaque support 2, laquelle peut être opaque. Pour des raisons qui apparaîtront plus loin, la plaque support 1 sera appelée plaque "anodique" et la plaque support 2 sera appelée plaque "cathodique". La face de la plaque anodique 1 qui se trouve en regard de la plaque cathodique 2 est revêtue d'une couche 3 d'une matière luminescente usuelle (p. ex. un "phosphore). Sur cette couche luminescente est disposee une série de fines bandelettes conauctrices très minces 4, dites bandelettes anodiques, isolées électriquement les unes des autres et disposées parallèlement les unes aux autres (dans le sens vertical pour l'exemple représenté sur la fig. 2).Dans la face de la plaque cathodique 2 se trouvant en regard de la plaque anodique 1 est encastrée une série de conducteurs 5, dits conducteurs cathodiques, isolés électriquement les uns des autres et disposés parallèlement les uns aux autres, dans une direction perpendiculaire à la direction des bandelettes anodiques (donc dans le sens horizontal pour l'exemple représenté sur la fig. 2). Ces conducteurs cathodiques 5 sont constitués par des rubans métalliques rigides 6, encastres par l'une de leurs tranches dans la face de la plaque cathodique 2, et munis sur toute la longueur de leur autre tranche d'une pluralité de pointes 7 disposées à intervalles réguliers de façon à pointer chacune en face d'une an- delette anodique 4, les rubans 6 dotés de leurs pointes 7 revêtant ainsi la forme de peignes. Ces pointes 7 sont faites en une matière douée d'un fort pouvoir d'émission par effet de champ, et leurs caractéristiques (notamment le diamètre de leurs extrémités) sont choisies de façon. telle que l'émission de champ puisse être provoquée pour des valeurs de potentiel d'extraction peu élevées Les bandelettes anodiques ont par exemple une largeur de l'ordre de 0,3 mm, un espacement de l'ordre de 0,2 mm et leur épaisseur est de l'ordre du micron. Les rubans cathodiques ont une épaisseur de l'ordre de 0,1 mm et un espacement de l'ordre de 0,7 mm. Leur largeur en revanche est indifférente, par exemple 4 mm. Les pointes ont un diamètre à la base de l'ordre de l'ép-aisseur du ruban cathodique 5, une longueur de l'ordre de 5 mm et un diamètre d'extrémité de l'ordre de 1000 Angstroëms, cependant que leur extrémité pointue est située à une distance de l'ordre de 1 à 2 mm des bandelettes anodiques. Une telle configuration donne un coefficient k (voir plus haut) voisin de l'unité. A titre d'exemple ces pointes peuvent être réalisées en acier inoxydable recouvert d'une mince couche de carbone. Les peignes cathodiques 5 sont reliés à des lamelles 10, qui débordent sur la face l'arriereX' de la plaque cathodique 2, c'està-dire la face qui est opposée à celle qui porte les peignes cathodiques 5, et l'ensemble de ces lamelles 10 constitue une rampe 11 de "contacts" cathodiques qui sont alignés le long du bord vertical de cette plaque cathodique 2, mais sans le toucher. Les bandelettes anodiques 4 sont, elles, reliées à des lamelles 12 qui débordent aussi sur cette même face de la plaque cathodique 2, mais sur le côte horizontal de celle-ci. Chacune de ces lamelles 12 se compose d'une partie plane 12a se prolongeant par un ruban 13 de faible épaisseur replié un certain nombre de fois sur lui-même en forme de "zig-zag" de façon à former une série de dièdres aux angles identiques se succédant les uns par rapport aux autres en présentant alternativement leur ouverture vers le haut et vers le bas de sorte que les arêtes desdits dièdres ouverts vers le bas se trouvent situes dans un premier plan coIricidant avec celui de la partie plane 12a, cependant que les arêtes desdits dièdres ouverts vers le haut sont situées dans un second plan, parallèle au premier et situé au-dessous de ce dernier.Pour des raisons qui seront expliquées ultérieurement, les angles de ces dièdres successifs sont, de préférence, compris entre 10 et 200. Le ruban 13 peut par exemple être un ruban d'acier inoxydable, présentant une largeur d'environ 0,3 mm et une épaisseur d'environ 0,03 mm. La hauteur des zig-zag" peut être de l'ordre de i mm à 1,5 mm, et leur largeur totale peut par exemple être de l'ordre de 10 mm (pour un écran de 700 mm de diagonale). L'ensemble de ces rubans "zig-zag" 13 constitue une rampe 14 de "contacts" anodiques qui sont alignés dans le prolongement du bord supérieur de la plaque cathodique 2. La plaque anodique 1 porte encore une bandelette auxiliaire 15, conductrice, disposee à travers l'ensemble des bandes anodiques 4 (donc dans le sens horizontal pour l'exemple représenté en fig. 2) et séparée de ces dernières par une couche d'isolement 16 faiblement conductrice présentant à l'égard des bandelettes anodiques des "fuites électriques". La rampe de contacts anodiques 14 est entourée par une électrode conductrice 19 de forme parallélépipédique, dans la face inférieure de laquelle est découpée une fenêtre rectangulaire 20 dévoilant presque entièrement l'ensemble des rubans "zig-zag" 13. De meme, la rampe de contacts cathodiques 11 est entourée d'une électrode conductrice 21 de forme parallépipédique, dans la face interne de laquelle est également découpée une fenêtre rectangulaire 22 qui laisse apparaître presque en totalité l'ensemble des lamelles de contact 10. Entre les bords 21a et 21b de cette fenêtre 22, est tendu un grillage 22a à mailles serrées (visible en coupe sur la fig. 4 et partiellement à la fig. 3). Pour des raisons qui appa raîtront plus loin, l'électrode 19 sera appelée électrode "collectrice" et l'électrode 21 sera appelée "suppresseur". L'électrode collectrice 19 est connectée à une première source de tension extérieure V19 fortement positive (de l'ordre de quelques kilovolts) capable de la porter à un potentiel positif par rapport au potentiel des contacts "zig-zag" 13. Le suppresseur 21 est relié à une seconde source de tension extérieure V21 faiblement positive (de l'ordre d'une centaine de volts). La grille 8 est reliée, quant à elle, à une troisième source de tension extérieure V8 fortement negative (de l'ordre de quelques kilovolts). A titre d'exemple, la source de tension V19 peut être de 6 kilovolts, la source de tension V21 de 50 volts et la source de tension Vs de - 5 kilovolts. Derriere la plaque cathodique 2, dans le coin qui est opposé à la fois à la rampe cathodique Il et à la rampe anodique 14 sont places deux canons électroniques 24 et 28. Le canon 24, dit canon "anodique", est pointé perpendiculairement à la rampe anodique 14 (c'est-à-dire pointé dans le sens vertical pour l'exemple représenté en fig. 2).Le canon anodique 24 est équipé de dispositifs de focalisation (non représentés) permettant d'obtenir un faisceau électronique 25 de section rectangulaire ou elliptique aplatie dont la longueur et la largeur sont sensiblement égales, respectivement, à la longueur et à la largeur de chacun des rubans "zig- zag 13 constituant la rampe anodique 14, et de dispositifs de balayage (dont seules sont représentées les plaques déflectrices 26) imposant à ce faisceau electroniqme 25 de balayer cette rampe anodique 14 à travers la fenêtre 20, ce que représente la flèche 27. Le canon 28, dit canon "cathodique" est pointé perpendiculairement à la rampe cathodique ll (c'est-à-dire pointé dans le sens horizontal pour l'exemple représenté en fig. 2 > . Ce canon cathodique 28 est équipé de dispositifs de focalisation (non représentés) permettant d'obtenir un faisceau électronique 29 de section également rectangulaire ou elliptique aplatie dont la longueur et la largeur sont sensiblement égales, respectivement, à la largeur de la fenêtre 22 et à la largeur des lamelles 10 constituant la rampe cathodique 11, et de dispositifs de balayage (dont seules sont représentées les plaques déflectrices 30) imposant à ce faisceau électronique 29 de balayer cette rampe cathodique 11 à travers la fenêtre 22, ce que représente la fleche 31. L'espace balayé par l'ensemble de deux faisceaux, cathodique et anodique, se trouve par ailleurs délimité par deux plaques conductrices parallèles constituant des blindages électriques, respectivement un premier blindage 34 disposé contre la face arrière de la plaque cathodique 2, et un second blindage 35 (visible seulement partiellement sur la fig. 2) disposé en arrière des canons 24 et 28.Ces blindages 34 et 35 s'étendent respectivement, du côté de la rampe anodique 14 (fig. 3), jusqu'à venir en contact avec les bords l9a et 19b de la fenêtre 20 découpée dans l'électrode collectrice 19 de façon à se trouver portés eux aussi au potentiel V19 de cette électrode 19, et du côté de la rampe cathodique (fig. 4), jusqu'au voisinage seulement du suppresseur 21, de façon à se trouver isoles electriquement de ce suppresseur 21 porté au potentiel faiblement positif V,1. Les extrémités de ces blindaqes 34 et 35 situes au voisinage du stpresur2l sont munies respectivement de rebords internes 34a et 35a, disposés respectivement sensiblement en reqard des bords 21a et 2lb de la fenêtre 22 découpée dans le suppresseur 21. Le rôle des blindages 34 et 35 portés au potentiel haute-tension V19 est d'empocher l'apparition éventuelle de champs parasites extérieurs qui pourraient perturber la trajectoire des faisceaux cathodique 29 et anodique 25 avant leur arrivée sur les rampes respectives 11 et 14, cependant que la présence des rebords 34a et 35a portés au potentiel haute-tension V19 et de la grille 22a portée au potentiel basse-tension V21 est destinée à limiter le gradient haute-tension-bas se-tension au volume le plus faible possible et à empêcher que le champ engendré par le blindage fortement positif ne vienne exercer un effet d'extraction près de la rampe cathodique 11. L'ensemble qui vient d'être décrit est enfermé dans une enveloppe hermétique vide d'air dont une face au moins est transparente et permet de regarder la plaque anodique 1 et, à travers celle-ci, la couche de matière luminescente 3 dont elle est revêtue sur la face interne. C'est ce que montrent schématiquement les fig. 6 et 7 où l'on reconnalt l'enveloppe 40 formée de deux coques 41 et 42 assemblées par soudage sur chacune des faces d'une bague annulaire plate 43. Entant aonné que la coque antérieure 41 doit être transparente, il y a avantage à faire les deux coques 41 et 42 ainsi que la bague 43 en verre : cela facilite la soudure des coques sur la bague. Les coques 41 et 42 pourront par exemple être en verre trempé, et la bague 43 en verre fritté. On reconnaît également à l'intérieur de l'enveloppe 40 la plaque anodique 1, la plaque cathodique 2, la grille 8, le réseau des bandelettes anodiques 4, ie réseau des peignes cathodiques, la rampe 11 des contacts cathodiques et, partiellement, la rampe 14 des contacts anodiques (non visible à la fig. 7) ainsi que les canons anodique 24 et cathodique 28. La réalisation de l'enveloppe en deux coques soudées sur une bague permet d'assembler ces divers éléments sur tout le pourtour de cette bague 43 ainsi que de pratiquer dans cette bague 43 des passages pour les diverses connexions électriques avec l'extérieur (assemblages mécaniques et passages électriques illustrés schématiquement sur la fig. 7, respectivement, par les chiffres 44 et 45). Les blindages 34 et 35 constitués par des plaques métalliques peuvent, en variante, être remplacés par des couches conductrices revêtant, respectivement, la face arrière de la plaque cathodique 2, et la face interne de la coque postérieure 42. Après soudage des coques 41 et 42 sur la bague 43, l'enveloppe 40'est vidée d'air à travers le queusot 46. On vient de dire que les coques 41 et 42 pouvaient être réalisées en verre trempé En effet, on ne se trouve plus dans l'obligation comme dans les tubes conventionnels d'employer des verres au plomb, (donc non trempables), car les tensions de travail utilisées (6 à 8 kV au lieu des 20 kv habituels des tubes conventionnels) éliminent pratiquement tout risque de production de rayons X. Ce verre trempé présente l'avantage, par rapport au verre au plomb, d'être moins coûteux et de posséder une résistance mécanique plus élevée, ce qui permet une réduction de l'épaisseur du verre, et par conséquent une diminution du poids total. Le fonctionnement du dispositif qui vient d'être décrit est le suivant : le balayage de la rampe de contacts anodiques 14 par le faisceau 25 du canon anodique 24 a pour effet d'extraire des électrons secondaires des rubans "zig-zag11 13 constituant ladite rampe 14, électrons secondaires quI sont recueillis par l'électrode collectrice 19 connectée à la source de tension V19 (capable, rappe Ions-le, de porter cette électrode 19 à un potentiel positif par rapport au potentiel des contacts 14).L'angle d'incidence et l'énergie du faisceau 25 sont tels (le faisceau 25 frappant en effet les différentes faces individuelles des rubans "zig-zag" sous une incidence presque rasante du fait de la configuration géométrique particulière de ces rubans "zig-zag") que le rendement en électrons secondaires des rubans "zig-zag" 13 frappes par ce faisceau est nettement supérieur à l'unité, de sorte que les bandelettes anodiques 4 acquièrent une charge positive sous l'effet de cette émission secondaire élevée, et par conséquent un potentiel positif. Ce potentiel peut atteindre des valeurs positives élevées, de l'ordre de quelques kilovolts. La bandelette auxiliaire 15 (fig. 4) est reliée à une source de tension extérieure V15, de manière à imposer aux bandelettes anodiques 4, tant que celles-ci ne sont pas frappées par le faisceau électronique 25, un potentiel déterminé dépendant des fuites électriquns ;ont la couche d'isolement 16 est le siège. Le balay.qe de la rampe 11 de contacts cathodiques par le faisceau 29 du canon cathodique 28 a également pour effet d'extraire les électrons secondaires des contacts cathodiques 10 constituant la rampe. Ces électrons secondaires sont soit, lorsque la tension des contacts cathodiques 10 est supérieure à la tension V21 du suppresseur 21, repoussés par ce suppresseur 21 et réabsorbés par les contacts 10 de sorte que ces contacts se chargent négativement et voient leur potentiel diminuer, soit, lorsque la tension est inférieure à la tension V21, absorbés par le suppresseur qui joue alors le rôle d'une électrode collectrice. Le potentiel des peignes cathodiques 5 va donc se maintenir, du fait de l'action du suppresseur 21, à des valeurs positives faibles, voisines de la tension V21 de ce suppresseur (le potentiel des contacts cathodiques ne peut en effet devenir négatif, car il repousserait le faisceau et annulerait le courant transmis). A un instant déterminé, il s'établit ainsi au croisement de la bandelette anodique 4 et du peigne cathodique 5 dont les contacts sont excités - contacts excités définis par la position instantanée qu'occupent les deux faisceaux mobiles provenant des canons électriques - une différence de potentiel (et par conséquent un champ électrique) qui s'élève jusqu'à une valeur suffisante pour entraîner une extraction d'électrons par émission de champ de la pointe 7 située en ce point de croisement. Les électrons émis par effet de champ à partir de la pointe 7 sont alors accélérés par cette différence de potentiel, frappent la bandelette anodique 4, la traversent en s'y ralentissant et pénètrent dans la partie de la couche de phosphore 3 située en regard de ce point de croisement, assurant ainsi l'excitation de ce phosphore, excitation qui donne lieu à une émission de lumière. Rappelons que cette différence de potentiel qui s'établit au croisement des contacts excités peut être précisément obtenue1 d'une part, grâce à la configuration particulière en forme de "zig-zag" des contacts anodiques 13, laquelle permet, en favorisant un bombardement sous incidence presque rasante, un fort accroissement du rendement électronique secondaire et par conséquent l'obtention d'un potentiel fortement positif, et d'autre part, grâce à la présence autour des contacts cathodiques 10 du suppresseur 21, lequel permet de maintenir les contacts excités à un potentiel faiblement positif. Lorsqu'ils cessent d'être excités, ces contacts cathodiques ou anodiques voient leur potentiel passer, par suite d'une émission électronique résiduelle de très courte duréewdes valeurs susindiquées à des valeurs "flottantes" qui évoluent d'elles-mêmes jusqu'à ce qu'on ait un blocage de l'émission (c'est-à-dire jusqu'à ce que la différence de potentiel résultante devienne inférieure au seuil d'émission des pointes basse-tension). Rappelons également que la présence de la grille 8 portée au potentiel fortement négatif V8 a pour rôle de modifier les caractéristiques naturelles des émetteurs basse-tension 7, en permettant d'ajuster ces caractéristiues aux valeurs requises pour l'excitation du phosphore. Les explications qui viennent d'être données permettent bien de comprendre comment on peut obtenir une illumination en un point quelconque de l'écran luminescent, mais pas encore de comprendre comment on peut regler l'intensité lumineuse ainsi obtenue de façon à obtenir, en fonction de signaux électriques représentatifs d'une image donnée, la restitution de cette image sur l'écran. Examinons plus en détail ce problème. Des explications précédemment données, on peut voir que l'in tensité lumineuse (ou éclairement) qui résulte de l'excitation du phosphore dépend donc à la fois de la différence de potentiel ayant servi à accélérer les électrons émis par effet de champ et du courant véhiculé par ces électrons. Soit AV cette différence de potentiel et I ce courant. Pour faire varier à volonté l'intensité lumineuse d'un point quelconque de l'écran (ex vue par exemple de réaliser un affichage déterminé ou de reproduire des images de télévision) il faut donc en principe pouvoir faire varier ce courant I et/ou cette différence de potentiel AV.Cependant, il est préférable, pour les raisons qui vont suivre, de maintenir la différence de potentiel AV la plus constante possible et de ne faire varier que le courant I. En effet, étant donné que les bandes anodiques présentent des capacités contre terre qui ne peuvent être abaissées en dessous d'une certaine valeur limite (de l'ordre du picoforad), le passage d'une intensité lumineuse à une autre implique un certain laps de temps (pour changer ou décharger ces capacités), laps de temps d'autant plus important que la variation de AV est plus grande. Ce laps de temps se traduit au-dessus d'une certaine fréquence de balayage par une perte de définition de l'affichage (phénomène sensible pour les fréquences de balayage employées en télévision).Pour éliminer cet inconvénient, il convient donc de limiter au maximum les écarts susceptibles d'être enregistrés par cette valeur AV. I1 n'est cependant pas possible, pour régler à volonté cette intensité lumineuse, d'agir directement sur les valeurs I et/ou AV qui restent des valeurs internes au système. Les seuls paramètres sur lesquels on puisse agir directement sont en effet les paramètres extérieurs au système, à savoir : intensité des faisceaux issus du canon cathodique 28 ou du canon anodique 24, ou tensions du suppresseur 21 ou au collecteur 19 (tensions qui peuvent permettre d'exercer une action globale sur la tension des contacts cathodiques ou anodiques). I1 convient donc d'examiner de plus près le-processus par lequel le phosphore se trouve excité (c'est-à-dire comment s'établissent les valeurs I et AV) en fonction de ces paramètres extérieurs, et de voir comment évolue ce processus (c'est-à-dire comment varient ces valeurs I et AV) en fonction des variations qui sont imposées à ces paramètres extérieurs. our simplifier, on supposera que, dans le dispositif décrit, on choisit d'agir uniquement sur l'intensité du faisceau anodique 25, les autres paramètres extérieurs étant maintenus constants. L'in tensité lumineuse obtenue sur l'écran est donc réglée uniquement par la modulation du faisceau anodique 25 (pour obtenir une image télévision par exemple, on appliquera ainsi le signal vidéo sur le canon anodique). Supposons tout d'abord que le canon anodique 24 délivre un flux d'électrons 25 véhiculant une intensité bien déterminée Ia et soit Iî le courant circulant dans celui des peignes cathodiques 5 qui correspond au contact cathodique 10 frappé par le faisceau 29, I2 le courant circulant dans celle des bandelettes anodiques 4 qui correspond au contact anodique 14 frappé par le faisceau anodique 25 et I le courant véhiculé par les électrons émis par effet de champ par la pointe 7 située au point de croisement de cette bandelette anodique et de ce peigne cathodique.Soit V1 le potentiel du contact cathodique 10, donc du peigne correspondant 5, par rapport à la cathode du canon cathodique 28, V2 le potentiel du contact anodique 13, donc de la bandelette correspondante 4, par rapport à la cathode du canon anodique 24, et supposons que les cathodes des canons cathodique 28 et anodique 24 sont à un même potentiel, par exemple à celui de la masse. Dans ces conditions, la différence de potentiel AV qui existe entre la bandelette anodique 4 et le peigne cathodique 5 vaut AV = V1 - V2. Le courant anodique I2, qui résulte du bilan entre le courant d'émission secondaire engendré par le contact anodique 13 sous l'effet de l'impact des électrons du faisceau anodique 25 et le courant de faisceau anodique Ia que véhiculent ces électrons, dépend du potentiel V2 du contact 13 selon une loi représentée par la courbe 12 de la fig. 8. Cette courbe est tracée dans un diagramme I-V dans lequel on a-placé le zéro de 12 sur l'axe V. Dans ces conditions, les points 53 et 54 qui, sur cette courbe, correspondent à la valeur o = 1 du rendement en électrons secondaires, se trouvent sur l'axe des abscisses.La partie de cette courbe qui est située entre les points 53 et 54, donc au-dessus de cet axe, correspond à o > 1: comme c'est la partie utile, elle est tracée en trait plein. Les parties qui sont situées à gauche du point 53 et à droite du point 54, donc au-dessous de l'axe des abscisses, correspondent à a Les courants de fuite etant supposés négligeables, le courant I2 doit, pour satisfaire la loi de conservation du courant, avoir la même valeur que le courant I résultant de l'émission par effet de champ du peigne cathodique 5. Ce courant I varie en fonction de la différence de potentiel (V2 V1), selon une loi qui est représentée, comme on l'a expliqué plus haut, par la caractéristique équiva1e.-te I de la fig. 8 (caractéristique translate de la caractéristique basse tension de la pointe d'une quantité - kV8). La branche quasi verticale de cette courbe I intersecte la courbe I2 en un point 55 qui correspond à l'égalité des courants I2 et I et qui constitue le point de fonctionnement.L'abscisse de ce point de fonctionnement définit le potentiel V2 (mesuré par rapport à la cathode du canon anodique 24) que prennent, à l'équilibre, la bandelette anodique 4 et son contact 13; l'ordonnée de ce point définit le courant I que fournit, à l'équilibre, l'émission de champ du peigne cathodique 5, par conséquent le courant I1, qui traverse ce peigne et son contact 10. Or, ce courant I1, qui résulte'du bilan entre le courant du faisceau cathodique 29 véhiculé par les électrons émis par le canon cathodique 28 et le courant d'émission secondaire engendré par le contact cathodique 10 sous l'effet de l'impact des électrons de ce faisceau cathodique 29, dépend du potentiel V1 du contact 10 selon une loi représentée par la courbe I1 de la fig. 8, laquelle comprend une première branche quasi verticale suivie d'une seconde branche pratiquement horizontale. L'ordonnée I1 = I = I2 correspond sur cette branche ascendante à un point 58 dont l'abscisse définit le potentiel V1 que doivent avoir, à l'équilibre, le peigne cathodique 5 et son contact 10 par rapport à la cathode du canon cathodique 28. On voit ainsi que, pour une intensité de faisceau anodique dé- terminée Ia, il s'établit dans le système un équilibre correspondant à un courant I et à une différence de potentiel AV bien déterminée, lesquels donnent lieu à une illumination du phosphore d'une intensité lumineuse bien définie. Supposons maintenant que-l'on fasse varier l'intensité de ce faisceau anodique, celle-ci prenant par exemple une valeur I'a, inférieure à Ia. Les courbes I et I1 traces sur le diagramme de la fig. 8 restent inchangées. La courbe I2 par contre est remplacée par une courbe I'2i à la forme plus-aplatie. Cette courbe I'2 intersecte la courbe I en un point 65 qui constitue le nouveau point de fonctionnement. L'abscisse de ce point 65 définit le nouveau potentiel V'2 que prennent la bandelette anodique 4 et son contact 13, cependant que son ordonnée définit le nouveau courant I' que fournit, à l'équilibre, émission de champ. Cette ordonnée correspond sur la courbe I1 à un point 68 dont l'abscisse définit le nouveau potentiel V'1 que présentent, à l'equilibre, le peigne cathodique 5 et son contact 10.Dans ces conditions, la nouvelle différence de potentiel AV' qui existe entre la bandelette anodique 4 et le peigne cathodique 5 vaut AVT = '1 - V'2 Ainsi, le fait de réduire l'intensité du faisceau anodique d'une valeur déterminée Ia à une autre valeur I'a, inférieure à la, entraîne conjointement un abaissement enu courant d'émission de la valeur I à la valeur I' et un abaissement de la différence de potentiel accélératrice de la valeur AV = V2 - V1 à la valeur AV' = V'2 - Elle lesquels entraînent à leur tour une diminution de l'intensité lumineuse produite sur l'écran.On observe ainsi une adaptation automatique de la luminance du phosphore au signal de commande de l'intensité du faisceau anodique, par l'intermédiaire alun ajustement simultané-des valeurs I et AV. On peut tcutefois constater sur la fig. 8 que la présence d'une caractéristique I (AV) à forte pente permet de limiter au maximum les écarts susceptibles d'être enregistrés par la valeur AV, et par conséquent d'éliminer les risques de perte de définition à- l'affichage, susceptibles de se produire en raison des effets capacitifs mentionnes plus haut. Par ailleurs une forte dispersion de cette caractéristique I (AV) aurait eu pour conséquence néfaste d'entraîner une scintillation de l'affichage, à cause de ces mêmes effets capacitifs. On comprend dès lors pourquoi il s'avère parti culierement souhaitable d'avoir une caractéristique I (AV) à pente raide et à dispersion réduite. Rappelons que cette caractéristique haute-tension à pente raide et dispersion réduite est obtenue grâce à l'utilisation combinée de pointes émettrices basse-tension 7 et d'une grille 8 portée à un potentiel fortement négatif. La présence d'une grille portée à un potentiel négatif présente en outre l'avantage additionnel, en attirant vers elle une grande part des ions qui se forment dans l'espace entre émetteurs et bandes anodiques, de réduire considérablement l'érosion ionique de ces émetteurs. De même, la configuration "zig-zag" de la rampe de contacts anodiques 14 présente, outre les avantages cités plus haut, d'autres avantages additionnels. L'angle d'incidence d'environ 800 du faisceau anodique 25 sur ces contacts (angle d'incidence par rapport à la normale aux contacts), obtenu par un choix adéquat de l'angle d'ouverture des "zig-zags" et de la position du canon anodique 24 par rapport à la rampe 14, représente un compromis optimal entre le désir d'obtenir un rendement électronique t le plus élevé possi- ble et la difficulté qu'il y a de contrôler l'angle au voisinage de l'incidence rasante (effet critique de la variation de l'angle). Cet angle d'incidence est par ailleurs peu sensible à la variation de position des contacts 13 d'un bout à l'autre de la rampe 14, du fait de la géométrie "zig-zag" de ces contacts 13. Cette configuration "zig-zag" permet enfin, lors du balayage de la rampe 14 par le faisceau primaire 25, de minimiser les effets de bord des contacts (bombardement des côtés des contacts) qui pourraient se produire lorsque le faisceau 25 se trouve en position intermédiaire entre deux contacts. Dans le dispositif décrit, les rubans "zig-zag" 13 sont faits en acier inoxydable. A la place de cet acier inoxydable, on pourrait utiliser d'autres matériaux dont le rendement d'émisssion secondaire est également peu affecté par les pollutions, tels que le fer, le chrome ou le nickel. On pourrait également utiliser d'autres matériaux plus sensibles aux pollutions, auxquels on ferait préalablement subir un vieillissement artificiel. Dans le dispositif qui vient d'être décrit, les canons électroniques sont points perpendiculairement à leurs rampes de contacts respectives. Cette disposition particuliere présente le grand avantage ae donner un balayage linéaire (la tangente de l'angle de déflexion étant proportionnelle à la tension de réflexion, dans la déflexion électrostatique). On peut, en variante, prévoir de pointer les canons vers le milieu de leurs rampes respectives, de façon à réduire de moitié l'angle de déflexion maximum de leurs faisceaux; on se trouve alors dans l'obligation d'assurer un balayage non lineaire des rampes de contacts. On a expliqué plus haut qu'on pouvait obtenir la restitution d'une image sur l'écran 1'inescent en modulant uniquement le faisceau anodique 25 par application au canon anodique 24 du signal "vidéo" représentatif de cette image. Cette façon de procéder n'est évidemment pas la seule possible et on peut tout aussi bien procéder de la façon inverse, en gardant constante l'intensité du faisceau anodique 25 et en modulant uniquement le faisceau cathodique 29 par application du signal "vidéo" au canon cathodique 28. Précisons par ailleurs que l'expression "signaux représentatifs de l'image" entend ici désigner les seuls signaux "vidéo" porteurs des informations relatives aux intensités des divers points constitutifs de l'image. Il est bien évident cependant qu'il faut, pour obtenir la reproduction d'une image, prendre en compte, en plus de ces signauxyles autres signaux classiques en technique de télévision tels que les signaux de balayage, de synchronisation, etc.... La forme de grille représentée dans le mode d'exécution décrit n'est pas la seule possible. Au lieu d'une grille constituée par un réseau de fils entrelacé formant les mailles, on peut en effet imaginer d'autres types de grilles, constituees par exemple par des simples fils parallèles, ou bien présentant la forme d'un masque perforé. C'- est ce dernier type de grille qui est représenté partiellement à la fig. 9 où l'on peut voir une portion de plaque 69 percée d'un réseau régulier de trous rectangulaires 70 au voisinage du centre de chacun desquels pointent les emetteurs 7. Ce masque perforé peut être obtenu mécaniquement, ou bien par attaque photochimique par exemple. Pour résoudre le problème des déformations qui pourraient éventuellement être causées par l'attraction électrostatique (principalement entre plaque anodique et grille), on peut par ailleurs utiliser des grilles et des plaques anodiques légèrement galbées. C'est cette variante qui est représentée sur la fig. 10 où l'on peut voir une plaque anodique 71 et une grille 72 légèrement galbées, la plaque anodique portant par ailleurs un roseau de bandelettes anodiques 73 reliées aux contacts 74. On peut également voir sur cette fig. 10 un réseau de peignes cathodiques 75, légèrement décalés les uns par rapport aux autres de façon à épouser le galbe de la plaque 71 et de la grille 72. A titre d'exemple, le galbe peut correspondre à une flèche de l'ordre de quelques millimètres pour un côté de plusieurs centaines de mm. La seconde forme d'exécution représentée aux fig. Il à 13 constitue en quelque sorte une inversion de la première forme d'exécution des fig. 2 à 7, en ce sens que le réseau de bandes anodiques 4 est ici remplacé par une couche anodique unique commune à tous les émetteurs, cependant que la grille unique 8 commune à tous les émetteurs est ici remplacée par un réseau d'électrodes intermédiaires excitées séquentiellement, la modulation (signal vidéo) étant par ailleurs appliquée au canon cathodique au lieu d'être appliquée au canon anodique comme dans la première forme d'exécution. Cette seconde forme d'exécution comprend une première plaque support transparente 101, dite plaque anodique, disposée en regard d'une seconde plaque support 102, dite plaque cathodique. La face de la plaque anodique 101 située en regard de la plaque cathodique 102 est revêtue d'une couche de matière luminescente 103, laquelle est elle-même revetue d'une couche conductrice très mince 104, dite couche anodique. En regard de la couche anodique 104 et isolée de celle-ci se trouve disposée une première série de rubans conducteurs rigides 106, dits rubans de contrôle, isolés électriquement les uns des autres et disposés parallèlement les uns aux autres (dans le sens vertical pour l'exemple représenté sur la fig. 11) de façon que leur face plane soit perpendiculaire à la plaque anodique 101.Dans la Xace de la plaque catoùae 102 située en regard de la plaque anodique 101 se trouve encastrée une seconde série de rubans conducteurs 105, dits conducteurs cathodiques, isolés électriquement les uns les autres ainsi que des rubans de contrôle 106, et disposés parallèlement les uns aux autres dans une direction perpendiculaire à celle des rubans de contrôle (donc dans le sens horizontal pour l'exemple de la fig. 11). Sur la face plane de chacun des rubans de contrôle 106 sont fixés une pluralité de microconduits tubulaires métalliques 108 (fig. 12 et 13) disposés à intervalles réguliers de façon qu'il y ait un microconduit 108 en regard de chacun des rubans cathodiques 105, chacun des microconduits 108 étant par ailleurs disposé de façon que son axe soit orthogonal à la plaque anodique 101. A l'intérieur de chacun des microconduits 108 (fig. 13) se trouve enfilée une pointe émettrice 107 pointant en direction de la couche anodique 104, disposée axialement par rapport au microconduit 108 de façon que son extrémité pointue soit située sensiblement dans le même plan que l'extrémité du microconduit, et isolée électriquement de ce microconduit par une gaine isolante 109. Chacune des pointes émettrices 107 est reliée électriquement par son autre extrémité au ruban cathodique 105 situé à son nouveau, au moyen d'un fil conducteur 115. Les pointes 107 sont, comme dans la première forme d'exécution, des pointes basse-tension, c'est-à- dire des pointes susceptibles d'émettre des électrons pour des valeurs de potentiel dtextraction peu élevées (inférieures à 1 kV). A titre d'exemple, les pointes émettrices 107 peuvent être con-stituées par des fils de carbone ayant un diamètre de l'ordre de 10 > , et une extrémité appointée possédant un rayon de courbure de l'ordre de 1000 Angstroëms. (Ces extrémités peuvent par exemple avoir été appointées à la flamme.) De telles pointes peuvent émettre de manière typique un courant de 0,1 microampère lorsqu'il règne au voisinage immédiat de leur extrémité une chute de tension de 200 volts (respectivement un courant de 10 microampères lorsque cette chute de tension est de 300 volts). Ces pointes peuvent être montées à l'intérieur de microconduits 108 ayant un diamètre interne de l'ordre de 0,3 mm et un diamètre externe de l'ordre de 0,4 irja, leur extrémité pointue étant par ailleurs située à environ 1 mm de la couche anodique 104 (laquelle peut être en aluminium). Une telle configuration donne un coefficient k (voir plus haut) de l'ordre-de 10. La gaine isolante 109 peut être du verre, et le fil de raccordement 115 peut être un fil de platine d'environ 20 pm de diamètre. A titre d'exemple, le montage des pointes 107 dans les microconduits 108 peut être réalisé de la manière suivante : on utilise un microtube de verre 109 ayant un diamètre interne d'environ 0,06 mm et un diamètre externe d'environ 0,30 mm, et on enfile, respectivement, un fil de platine par l'une de ses extrémités, et un fil de carbone appointé par son autre extrémité, en laissant saillir vers l'extérieur l'extrémité appointée de ce fil de carbone; on réalise ensuite, au voisinage de l'extrémité du tube de verre opposée à la pointe de carbone, un scellement à la flamme de façon à obtenir un bon contact électrique entre fil de platine et fil de carbone, ledit scellement à la flamme entraînant la formation au niveau de cette extrémité d'un rétrécissement 109a suivi d'un bulbe 109b (fig. 13); on introduit ensuite, par son extrémité 109c opposée au bulbe 109b, le tube de verre 109 dans le microconduit 108 jusqu'à ce que l'extrémité appointée du fil de carbone 107 vienne affleurer l'extrémité du microconduit 108, et on scelle alors le tube de verre 109 dans le microconduit 108 par exemple par collage. De manière analogue à celle décrite dans la première forme d'exécution, les conducteurs cathodiques 105 sont reliés à des lamelles 110 qui débordent sur la face arrière de la plaque cathodique 102 (la face plane de ces lamelles 110 etant néanmoins disposée horizontalement au lieu d'être disposée verticalement comme à la fig. 2), cependant que les rubans de contrôle 106 sont reliés à des rubans "zig-zag" 113 qui débordent egalement sur la face arrière de la plaque cathodique 102. L'ensemble des lamelles 110 constitue une rampe 111 de contacts cathodiques alignés le long du bord vertical de la plaque cathodique 102, cependant que l'ensemble des rubans "zig-zag" 113 constitue une rampe 114 de contacts de contrôle" alignés le long du bord horizontal de cette plaque 102.La rampe de contacts "de contrôle" 114 est entourée par une electrode collectrice 119, munie d'une fenêtre 120 dévoilant presque entièrement l'ensemble des rubans "zig-zag" 113 cependant que la rampe de contacts cathodiqueslll est entourée d'une électrode 121 dite "suppresseur" munie d'une fenêtre 122 dEvoilant presque entièrement l'ensemble des lamelles de contact 110. Cette électrode "suppresseur" 121 est par ailleurs munie d'une pluralité de cloisons conductrices 117 qui séparent les lamelles de contact 110 les unes des autres, mais sans toutefois être en contact electrique avec celles-ci. Les extrémités inférieures des rubans de contrôle 106 (c'est-à- dire les extrémités opposées à celles raccordées aux rubans "zigzag" 113) sont reliées, par l'intermédiaire de résistancgll8, à une premiere source de tension extérieure V106. L'électrode collectrice 119 est connecte à une seconde source de tension extérieure Vil9, supérieure au potentiel auquel sont susceptibles d'être portés les rubans "zig-zag" 113. Le suppresseur 121 est connecté à une troisième source de tension extérieure V12l, supérieure à celle de la source de tension V106. Enfin, la couche anodique 104 est connectée à une quatrième source de tension extérieure V104, fortement superieure au potentiel auquel sont susceptibles d'être portés les contacts cathodiques 110. Les résistances 118 (fig. 11) ont des valeurs de l'ordre de 10 Mn. Au lieu d'utiliser une pluralité de résistances "massives (comme représenté au dessin), on peut par ailleurs réaliser des résistances dites "intégrées", obtenues par exemple par évaporation de bandes résistives de SnO2 sur un support isolant. De manière analogue à celle de la première forme d'exécution, on retrouve également entre des blindages 134 et 135 en contact électrique avec l'électrode collectrice 119 (mais isolés du suppresseur 121), respectivement, un premier canon 124, dit canon "de contrôle", pointé en direction de la rampe de contrôle 114, et un second canon 128, dit canon cathodique, pointé en direction de la rampe cathodique 111.Le canon de contrôle 124 est équipé de dispositifs de focalisation permettant d'obtenir un faisceau électronique 125 ainsi que de dispositifs de balayage (plaques déflec- trices 126) imposant à ce faisceau 125 de balayer la rampe de contrôle 114, cependant que le canon cathodique 128 est équipe de dispositifs de focalisation permettant d'obtenir un faisceau électronique 129 ainsi que de dispositifs de balayage (plaques déflectrices 130) imposant à ce faisceau 129 de balayer la rampe cathodique 111. L'ensemble ainsi décrit est enfermé dans une enceinte vide d'air analogue à celle précédemment décrite. Le fonctionnement du dispositif qui vient d'être décrit est le suivant : supposons que l'on maintient constante l'intensité du faisceau électronique 125 issu du canon de contrôle 124 et que l'on module uniquement l'intensité I du faisceau électronique c 129 issu du canon cathodique 128, en lui appliquant par exemple un signal "vidéo" représentatif d'une image qu'on désire restituer sur l'écran luminescent (application schématisée au dessin par la flèche s > . Soit par ailleurs, V le potentiel des rubans de g contrôle 106 par rapport à la cathode du canon de contrôle 124 (et par conséquent le potentiel des contacts 113 qui leur sont raccordés ainsi que des microconduits 108 qui y sont fixés), V1 le potentiel des rubans cathodiques 105 par rapport à la cathode du canon cathodique 128 (et par conséquent le-potentiel des contacts 110 qui leur sont raccordés ainsi que des émetteurs 107 qui y sont reliés électriquement), les cathodes des canons 124 et 128 se trouvant par ailleurs mises à la masse, et soient I1 le courant circulant dans les rubans cathodiques 105 et I le courant véhiculé par les électrons émis par effet de champ par les émetteurs 107. Les rubans de contrôle 106 se trouvent normalement portés, en l'absence de tout balayage des contacts 113 par le faisceau 125, à un potentiel V égal au potentiel V106. Le balayage de la rampe g de contacts de contrôle 114 par le faisceau 125 d'intensité constante a pour effet de porter séquentiellement les rubans de contrôle 106 correspondant aux contacts 113 frappés par ce faisceau à un potentiel V'g supérieur au potentiel initial V106. Soit AV = V' V106. A titre d'exemple, on fixe l'intensité du faisceau 125 de façon que cette différence de potentiel AV soit égale à + g 600 volts. I1 rogne ainsi au voisinage immédiat d'un émetteur 107 quelconque, soit lorsque cet émetteur est porté par un ruban de contrôle 106 non excité, un potentiel égal à la valeur (V104 + k V106)/(1 + k > , soit lorsque cet émetteur est porté par un ruban de contrôle 106 excité, un potentiel égal à la valeur (V104 + k V106 + k AVg) / (I + k > . Soit à titre d'exemple les tensions des différentes sources de tension extérieures prises respectivement égales à + 3500 volts pour la source Vj06r + 5000 volts pour la source V119, + 4000 volts pour la source V121 et + 10 000 volts pour la source V104.Compte tenue ce que le coefficient k est voisin de 10 pour la configuration adoptée, il regne ainsi, respectivement, une tension d'environ 4100 V au voisinage immédiat d'un émetteur 107 porté par un microconduit 108 non excité, et une tension d'environ 4600 V au voisinage immédiat d'un émetteur 107 porté par un microconduit 108 excité. Les rubans cathodiques 105 (et par conséquent les émetteurs 107 reliés à ces rubans) se trouvent normalement portés, en l'absence de tout balayage des contacts cathodiques 110 par le faisceau 129, à un potentiel "flottant" dont la valeur est telle qu'elle interdit toute émission par effet de champ (les rubans atteignent rapidement un tel potentiel flottant par suite d'une émission résiduelle de très courte durée). Le balayage de la rampe de contacts cathodiques 111 par le fais ceau 129 d'intensité I variable a pour effet (par suite de l'ex c traction de ces contacts cathodiques et du suppresseur d'électrons secondaires qui sont, suivant la valeur de la tension de ces contacts par rapport à la tension du suppresseur 121, soit repoussés, soit absorbés par ce suppresseur) d'abaisser séquentiellement le potentiel des rubans cathodiques 105 depuis la valeur "flottante" correspondant au blocage de l'émission jusqu'à une valeur V1 gui dépend de l'intensité I du faisceau incident 129.Cette c valeur V1 est d'autant plus basse que l'intensité Ic du faisceau 129 est plus élevée, et elle se rapproche de la tension V121 du suppresseur 121 lorsque l'intensité Ic se rapproche de sa valeur maxima. Avec les valeurs de tension citées plus haut, on constate que cette tension V1 varie d'environ 4500 V à 4000 V suivant l'in tensité I du faisceau incident. Les cloisons 117 du suppresseur 121 c ont pour but d'empêcher toute interaction perturbatrice (au point de vue flux électronique secondaire) entre contacts 110 adjacents. A un instant déterminé, il s'établit ainsi simultanément au croisement des rubans excités, respectivement, au voisinage immédiat de l'émetteur 107 excité, une différence de potentiel peu élevée (égale à (V104 + k V106 G k AVg)/l + k) - V1 j) suffisante pour provoquer l'émission par cet emetteur 107 d'électrons véhi- culant un courant I qui dépend de V1etdoncde l'intensité I du c faisceau incident 129, et au voisinage de la portion de la couche anodique 104 une différence de potentiel notablement supérieure (égale à V104 - V1), suffisante pour donner aux électrons ainsi émis l'énergie requise pour provoquer l'excitation de la portion de phosphore en contact avec cette portion anodique, et donc l'illumination de ce phosphore. L'intensité lumineuse de cette portion dépend de cette différence de potentiel (V104 - V1) ainsi que de l'intensité I du courant d'émission, et donc de 1' intensité c du faisceau incident modulé 129. Examinons maintenant comment les variations susmentionnées peuvent se traduire graphiquement, à l'aide du diagramme I-V de la fig. 14. La caractéristique réelle des émetteurs 107, c'est-à-dire la caractéristique qui serait vue de l'extérieur du système en l'absence de microconduits 108 portés au potentiel V (ces micro g conduits 108 jouant un rôle analogue à celui de l'électrode inter médiaire "g" susmentionnée), a l'allure de la courbe Go tracée sur ce diagramme (courbe tracée par rapport au potentiel anodique fixe V104 pris comme référence). L'interposition des microconduits 108 portés au potentiel Vg (c'est-à-dire des microconduits non excités) a pour effet d'entralner une première translation (schématisée par la flèche F) de la courbe G , qui se transforme en la caractéristique apparente G (située au dessin à gauchede la verticale intersectant l'axe des abscisses en V12l). L'excitation des microconduits 108 (c'est-à-dire l'élé- vation de la tension de ces microconduits de AV ) a pour effet g d'entraîner une seconde translation (schématisée par la flèche AF) de cette caractéristique, qui se transforme en la courbe G' (située à droite de la verticale susmentionnée).Par ailleurs, le courant cathodique I1 qui résulte du bilan entre le courant I du faisceau c cathodique 129 et le courant d'émission secondaire engendré par le contact cathodique -110 sous l'effet de l'impact du faisceau 129 dépend, pour une intensité I de courant déterminée, du potentiel c V1 de ce contact 110 selon une loi représentée par la courbe H de la fig. 14. (Cette courbe, qui intersecte l'axe des abscisses en V12l, comporte une première partie croissante et une seconde partie quasi horizontale, asymptotique une valeur proportionnelle à l'intensité I du faisceau cathodique). La courbe I1 intersecte la c courbe G' en un point 155 qui constitue le point de fonctionnement. L'abscisse de ce point définit le potentiel V1 pris à l'équilibre par l'émetteur 107 situé au croisement des rubans excités, et l'ordonnée de ce point définit le courant I véhiculé à l'équilibre par les électrons émis par cet émetteur. La différence AV = V104 V1 donne la différence de potentiel qui s'établit, à l'équilibre, entre la couche anodique 104 et cet émetteur 107. On voit ainsi que, pour une intensité de faisceau cathodique I déterminée, il s'é c tablit dans le système un équilibre correspondant à un courant I et une différence de potentiel AV bien déterminés, lesquels donnent lieu à une illumination du phosphore d'une intensité lumineuse bien définie. On a dit que l'allure de la courbe H dépendait de l'intensité Ic du faisceau cathodique. I1 existe donc tout un réseau de courbes H correspondant a la gamme de valeurs susceptibles d'être prises par Ic, lequel réseau définit, par intersection avec la courbe G', une pluralité de points de fonctionnenent. Supposons par exemple que l'intensité du faisceau cathodique prenne une valeur I' c supérieure à Ic. A cette nouvelle valeur I' correspond sur le c diagramme de la fig. 14 la courbe H', laquelle intersecte la courbe G' en un nouveau point de fonctionnement 165.Ce point 165 définit le nouveau potentiel V'1 pris à l'équilibre par l'émetteur 107, et par conséquent la nouvelle différence de potentiel AV' = V104 V'1 qui s'établit entre la couche anodique 104 et l'émetteur 107, ainsi que le nouveau courant I' véhiculé par les électrons émis par cet émetteur. On voit ainsi qu'à cette intensité de faisceau cathodique I' plus élevée correspondent une intensité I' et une c différence de potentiel AV' plus- élevées, ce qui entraîne sur l'écran une illumination plus intense. La seconde forme d'exécution susdécritt présente, par rapport à la première forme d'exécution des fig. 2 à 7, un certain nombre d'avantages. Elle permet tout d'abord un positionnement plus précis des pointes par rapport aux éléments intermédiaires "g" (éléments intermddiaires "i" respectivement constitués dans la seconde forme d'exécution par les différents microconduits 108 et dans la première forme d'exécution par la grille unique 8). Un positionnement peu précis se traduirait en effet par une dispersion néfaste dans la translation de la caractéristique des émetteurs. Elle permet ensuite une isolation plus facile du système, compte tenu de ce que la tension des microconduits 108 reste voisine de celle des émetteurs.Elle permet par ailleurs une meilleure "focalisation" de l'émission des pointes (les microconduits 108 jouant en même temps le rôle de lentilles électrostatiques) vers des points précis de l'écran, ce qui contribue, dans le cas d'une reproduction couleur , à la pureté des couleurs obtenues. Elle permet en outre une simplification dans la-conception de l'écran (présence d'une seule couche conductrice au lieu d'une pluralite de bandes conductrices isolées les unes des autres). Cette seconde forme d'exécution se traduit enfin par une meilleure sensibilité dynamique aux signaux vidéo (pente des caractéristiques maxima). Le dispositif selon l'invention se prête à toutes les utilisations qui ont trait à la conversion en image de signaux électriques et il remplace avantageusement tous les dispositifs à rayons cathodiques connus lorsqu'il s'agit d'afficher en clair (c'est-à-dire de manière visible) des informations alphanumériques qui sont codées sous forme de signaux analogiques ou lorsqu'il s'agit de reproduire des images de télévision. Dans cette dernière application, les moyens de balayage de ligne et de trame sont constitués par le balayage des rampes cathodique et anodique (première forme d'exécution) ou des rampes cathodique et de contrôle (deuxieme forme d'exécution), par des faisceaux électroniques; la luminance du phosphore peut être modulée en agissant par exemple sur le canon cathodique ou anodique.A titre d'exemple pour cette application à la télévision, le dispositif pourra comporter une matrice de 500 rubans cathodiques et de 500 bandelettes anodiques (ou 500 rubans de contrôle). Un tel dispositif peut être par ailleurs facilement adapté à la télévision en couleur, en utilisant par exemple des dispositions similaires à celles déjà décrites dans le brevet suisse No 556 605 susmentionné. Ainsi, en ce qui concerne la première forme d'exécution, et dans le cas où la modulation est appliquée du côté anodique, on peut prévoir les dispositions suivantes : utilisation d'une couche luminescente constituée par une série de triplets dont chacun est constitué par trois bandes parallèles à luminescences respectives bleue, rouge et verte; recouvrement de chacun de ces triplets par un triplet de bandelettes anodiques conductrices; présence d'une rampe de contacts "zig-zag" triple, avec chacun des contacts cons titube par trois rubans "zig-zag" de longueurs différentes raccordes individuellement aux trois bandelettes des triplets de bandelettes; utilisation de trois canons à électrons anodiques balayant chacun l'une des trois séries de rubans de la rampe triple; et interposition entre la rampe et les canons de masques en forme d'escalier chargés d'interdire que le faisceau d'un canon affecté à une série de rubans déterminée puisse balayer les rubans des deux autres suries. A titre d'exemple, on pourra utiliser une matrice de 1500 bandelettes anodiques et de 500 peignes cathodiques munis chacun de 1500 émetteurs De même, toujours pour cette première forme d'exécution mais dans le cas où la modulation est appliquée du côté cathodique, on peut prévoir les dispositions suivantes : présence d'une pluralité de bandelettes anodiques en contact avec l'écran; présence sous chacune de ces bandelettes et sur toute la longueur de celles-ci d'une série de triplets dont chacun est constitué par trois zones "quasi ponctuelles" alignées à luminescences respectives bleue, rouge et verte, les triplets placés à même niveau sous les différentes bandelettes étant alignés les uns par rapport aux autres; présence en regard de ces alignements de triplets luminescents, de triplets de peignes cathodiques; présence d'une rampe de contacts cathodiques triple, avec chacun des contacts constitué par trois rubans de longueurs différentes raccordés individuellement aux trois peignes des triplets de peignes; utilisation de trois canons cathodiques balayant chacun l'une des trois séries de rubans de la rampe triple; et interposition sous la rampe de masques en forme d'es- calier chargés d'interdire à un faisceau affecté à une série de rubans quelconque de balayer les deux autres séries de rubans. A titre d'exemple, on pourra utiliser pour ce faire une matrice de 500 bandelettes anodiques et de 1500 peignes cathodiques munis de chacun de 500 émetteurs. Enfin pour la seconde forme d' exécution, on peut prévoir une disposition pratiquement similaire à celle qui vient d'être décrite (première forme d'exécution avec modulation appliquée du côté cathodique), à ltexcentìon du fait que les bandelettes anodiques sont ici supprimes et remplacées par des rubans de contrôle isolés de la couche anodique en contact avec les séries de triplets formés chacun de trois zones ponctuelles. A titre d'exemple, on pourra utiliser une matrice de 500 rubans de contrôle et de 1500 peignes cathodiques munis chacun de 500 émetteurs. Bien entendu, l'invention n?est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Tube vidéocathodique destine à restituer, sous forme visible, des signaux électriques représentant une image, comprenant une enceinte vide d'air, délimitée par une paroi dont une portion constitue une fenêtre transparente, caractérisé par - une couche d'au moins une substance luminescente (3; 103), portée par une plaque transparente (1; 101), cette couche ayant une extension sensiblement égale à celle de cette fenêtre et étant visible à travers celle-ci, - une matrice d'émetteurs par effet de champ à bas seuil d'émis sion (7; 107) répartis en lignes et en colonnes, orientés de façon à émettre vers ladite couche luminescente, - un premier réseau de pistes conductrices (5; 105) isolées les unes des autres et disposées le long de lignes d'émetteurs, chacun des émetteurs d'une ligne quelconque étant relié électriquement à la piste correspondante dudit premier réseau, - un second réseau de pistes conductrices (4; 106) isoles les unes des autres ainsi que des pistes dudit premier réseau et s'étendant le long des colonnes d'émetteurs, - un premier ensemble de moyens (11, 28; 111, 128) capable de porter séquentiellement les pistes dudit premier réseau à un premier potentiel, - un second ensemble de moyens (14, 24; 114, 124) capable de porter séquentiellement les pistes dudit second réseau à un second potentiel, - et une électrode (8; 104) reliée à une source de potentiel (V; V104), disposée sensiblement parallèlement à ladite couche luminescente et ayant sensiblement même extension que celle-ci, l'agencement de ladite électrode relativement audit second réseau de pistes conductrices d'une part, et le choix du potentiel de ladite source et dudit second potentiel par rapport audit premier potentiel d'autre part, étant tels qu'il règne au croisement des pistes portées respectivement auxdits premier et second potentiels, simultanément, au voisinage immédiat de l'extrémité de l'émetteur situé en ce croisement ,une chute de potentiel faible, suffisante pour provoquer l'émission par effet de champ d'électrons de cet émetteur, et au voisinage de la portion de couche luminescente située au droit de ce croisement une chute de potentiel élevée, capable de procurer aux électrons émis une énergie suffisante pour exciter cette portion de couche luminescente, ledit premier ou ledit second ensemble de moyens étant modulé par lesdits signaux de façon que cette portion de couche luminescente s'illumine en fonction desdits signaux, l'ensemble des points lumineux ainsi obtenus séquentiellement constituant ladite image. 2. Tube videocathodicue destiné à restituer, sous forme visible, des signaux électriques représentant une image, comprenant une enceinte vide d'air, délimitée par une paroi dont une portion constitue une fenêtre transparente, cette enceinte contenant - une couche d'au moins une substance luminescente (3; 103), portée par une plaque transparente Cl; loi), cette couche ayant une extension sensiblement égale à celle de cette fenêtre et etant visible à travers celle-ci, - une matrice d'émetteurs par effet de champ à bas seuil d'émis sion (7; 107! reartis en lignes et en colonnes, orientés de façon à émettre vers ladite couche luminescente, - un premier réseau de pistes conductrices (5; 105), isolées les unes des autres et disposées le long des lignes d'émetteurs, chacun des émetteurs d'une ligne quelconque étant relié électriquement à la piste correspondante dudit premier réseau, - un second réseau de pistes conductrices (4; 106), isolées les unes des autres ainsi que des pistes dudit premier réseau et s'étendant le long des colonnes d'émetteurs, - un premier ensemble de moyens (11, 28; 111, 128) capable de porter séquentiellement les pistes dudit premier reseau à un premier potentiel, - un second ensemble de moyens capable de porter séquentiellement les pistes dudit second roseau à un second potentiel, ce second ensemble de moyens comprenant, en combinaison, une rampe de contacts (14; 114) formés au moins en partie en un matériau présentant des proprIétés d'émission électronique secondaire et reliés individuellement aux pistes dudit second réseau, et un canon à électrons (24; 124) susceptible d'émettre un faisceau électronique (25; 125) capable de balayer séquentiellement chacun desdits contacts, la dIfférence instantanée entre lesdits second et premier potentiels constituant le facteur déterminant l'intensité de l'excitation de ladite substance luminescente, caractérisé par le fait que ledit canon (24; 124) et ladite rampe (14; 114) sont disposés l'un par rapport à l'autre de façon que ledit faisceau (25; 125) arrive sur les surfaces receptrices desdits contacts sous une incidence oblique telle que le rendement d'émission électronique secondaire de ces contacts soit superieur à l'unité. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'angle d'incidence dudit faisceau par rapport à la normale aux surfaces réceptrices desdits contacts est compris entre 60 et 90 . 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que ledit angle d'incidence est, de préférence, compris entre 80 et 850. 5. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que chacun desdits contacts est constitué d'un ruban replié sur lui-mêne en forme de zig-zag. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait que l'angle d'ouverture des zig-zags est, de préférence, compris entre 10 et 200. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait que ledit canon est disposé par rapport à ladite rampe de telle sort que ledit faisceau électronique frappe lesdits contacts en fore de zig-zag sous un angle d'incidence compris entre 80 et 850. 8. Dispositif selon la revendication 2, caracterise par le fait que ledit premier ensemble de moyens comprend une rampe (11; 111) de contacts (10; 110) à émission électronique secondaire reliés individuellement aux pistes (5; 105) dudit premier réseau, et un canon à electrons (28; 1283 susceptible d'émettre un faisceau électronique capable de balayer séquentiellement chacun desdits contacts et que, à proximité de ladite premiere rampe est disposée une électrode (21; -121) reliée à une source de tension extérieure (V21; V12l), destinée à maintenir ledit premier potentiel desdits contacts frappés par le faisceau dudit premier canon à une valeur supérieure et/ou égale à la valeur de la tension de ladite source de tension. 9. Tube videocatnodique selon la revendication 1, caractris par le fait que les pistes dudit second réseau sont disposées sur ladite couche luminescente de manière à être en contact avec elle sur toute leur longueur et que ladite électrode reliée à ladite source de potentiel est constituée par une grille interposée entre lesdits premier et second réseaux. 10. Tube viaocatnodique selon la revendication 9, caractérisé par le fait que ledit second ensemble de moyens est modulé par lesdits signaux. 11. Tube vidéocathodique selon la revendication 9, caractérisé par le fait que ledit premier ensemble de moyens est modulé par lesdits signaux. 12. Tube vidéocathodique selon la revendication 1, caractérisé par le fait que chacune des pistes dudit second réseau comprend une pluralité d'éléments conducteurs agencés par rapport auxdits émetteurs de façon que chacun des émetteurs d'une colonne quelconque soit entoure par un desdits éléments conducteurs, et que ladite electrode reliée à ladite source de potentiel est constituée par une couche mince conductrice disposée en contact avec ladite couche luminescente, ledit premier ensemble de moyens étant modulé par lesdits signaux. 13. Tube selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le seuil d'émission desdits émetteurs par effet de champ est inférieur à 1 kvolt. 14. Tube selon la revendication 12, caracteris par le fait que lesdits émetteurs sont constitues par des éléments filiformes à l'extrémité appointée et que lesdits éléments conducteurs sont constitués par des éléentsubulaires métalliques, lesdits éléments filiformes étant inserts à l'interieur de ces éléments tubulaires de façon que leur extrémité appointée affleure l'une des extrémités de ces éléments tubulaires, et ces éléments filiformes étant centrés sur l'axe des éléments tubulaires et isolés électriquement de ces derniers au moyen d'une gaine isolante.