La présente invention concerne le traitement à chaud des liquides et, plus particulièrement, le transfert de chaleur en direction et en provenance de divers liquides dans des échangeurs de chaleur à contact direct et à contre-courant. L'invention concerne également l'application des nouvelles 5 techniques de transfert de chaleur à des systèmes de déshydratation (rassemblement d'eau répartie en fines particules) pour purifier diverses substances liquides telles que les boues et les eaux d'égout. Les nouvelles caractéristiques de transfert de chaleur selon l'invention concernent des perfectionnements aux échangeurs liquide-liquide 10 à contact direct, du type représenté et décrit dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n° 3.181.600, 2.364.892 et 3.522.152, Tous ces brevets décrivent des échangeurs de chaleur constitués par des colonnes verticales creuses. Un liquide lourd descend le long de la colonne tandis qu'un liquide léger, quasiment non miscible avec le premier, monte en traversant le liquide lourd. 15 Un de ces liquides est sous forme de gouttelettes et est connu sous le nom de "phase dispersée" tandis que l'autre liquide entoure les gouttelettes et est connu sous le nom de "phase continue". Lorsque ces liquides circulent dans des sens opposés, de la chaleur passe du liquide ayant au départ la température la plus élevée, qui arrive' à une extrémité de l'appareil, au liquide à la 20 température la plus basse au départ, qui arrive par l'autre extrémité de l'appareil. Il existe plusieurs paramètres qui influent sur la quantité de chaleur transférée entre les liquides circulant à travers les échangeurs de chaleur décrits ci-dessus. Tout d'abord, un transfert maximal de chaleur 25 exige que les capacités calorifiques totales des deux liquides soient égales. Par conséquent, le débit-masse d'un liquide, multiplié par sa chaleur spécifique à la température considérée, doit être égal au débit-masse de l'autre liquide multiplié par sa chaleur spécifique à la température considérée. Par exemple, quand les liquides intéressés sont de l'huile de chaleur spécifique 0,5 30 et de densité 0,8 et de l'eau de chaleur spécifique 1 et de densité égale à 1, le rapport volumique des deux liquides doit être voisin d'environ l/(0,5)(0,8) parties d'huile à 1/(1)(1) partie d'eau, soit 2,5 volumes d'huile pour 1 volume d'eau. Etant donné que la chaleur spécifique de l'huile varie avec la température, ce rapport volumique varie de préférence dans différentes régions 35 de l'échangeur de chaleur pour maintenir l'égalité des capacités calorifiques des deux liquides. Un second paramètre qui intéresse le transfert de chaleur entre les liquides est l'aire de la surface de contact maintenue entre les liquides lorsqu'ils passent à travers l'échangeur de chaleur, par unité de volume de 71 35647 2110379 ce dernier. L'aire de la surface de contact peut être accrue par deux procédés : 1) en subdivisant la phase liquide dispersée en un plus grand nombre de gouttelettes plus petites ; et 2) en augmentant la "retenue liquide", c'est-à-dire la fraction 5 volumique, constituée par des gouttelettes, de la phase liquide dispersée jusqu'à ce qu'elles soient étroitement groupées dans la plus grande partie de l'échangeur de chaleur sans, cependant, s'agglomérer et cesser d'être dispersées. On a employé antérieurement un équipement assez compliqué et coûteux 10 pour réduire les dimensions des gouttelettes de la phase liquide dispersée. Des plaques spéciales formatrices de gouttelettes ayant des trous très petits et de dimensions déterminées de manière précise étaient utilisées à une extrémité de l'échangeur de chaleur, pour subdiviser en petites gouttelettes un des liquides qui arrive. Cet équipement formateur de gouttelettes est non 15 seulement coûteux et compliqué, mais tend aussi à s'obstruer à la suite de la présence d'impuretés, de coagulations ou de modifications du liquide à disperser. L'invention nécessite uniquement des ensembles peu coûteux et très simples formateurs de gouttelettes et les difficultés dues à l'obstruction 20 observée dans les systèmes de la technique antérieure sont considérablement réduites ou même supprimées. Grâce à l'invention, on peut obtenir une grande souplesse des conditions opératoires lors d'un échange de chaleur par contact direct liquide-liquide. Grâce à la présente invention, il devient possible de modifier les débits et de porter au maximum la retenue liquide 25 des gouttelettes pour réaliser un transfert de chaleur optimal sans affecter le rapport de masse des liquides, nécessaire pour maintenir l'égalité des capacités calorifiques. Par ailleurs, un ensemble qui a été mis au point pour fonctionner avec un liquide particulier dans dfiLs conditions de température et avec des débits déterminés peut être facilement réglé de manière à être 30 utilisable pour d'autres liquides, intervalles de température ou débits. Selon une caractéristique de l'invention, un premier liquide est injecté, à travers des trous relativement grands, dans une région d'échange de chaleur de manière qu'il se fragmente en gouttelettes et circule sous forme de phase dispersée à contre-courant par rapport à un second liquide 35 passant à travers ladite région d'échange de chaleur, sous la forme d'une phase àôntinue. Le premier liquide est dirigé de telle manière qu'après avoir traversé ladite région d'échange de chaleur, il passe en phase dispersée, tout au moins en partie, à travers un passage de section transversale réduite ou rétréci. On peut alors provoquer la coalescence du premier liquide à 71 35647 2110379 l'intérieur ou au-delà du passage rétréci. En établissant un passage à section transversale réduite à travers lequel passe le premier liquide, tout au moins en partie en phase dispersée, il devient possible de régler la retenue liquide du premier liquide pour différents débits des deux liquides, en 5 maintenant le rapport volumique nécessaire des liquides dans la région principale d'échange de chaleur. Ce réglage peut être réalisé en agissant sur les dimensions du rétrécissement. Cependant, un procédé actuellement préféré de réglage de la retenue liquide de la phase dispersée consiste à faire circuler au moins une partie de la phase liquide continue à travers le 10 passage rétréci, à contre-courant par rapport à la phase dispersée. En ajustant le débit de la phase liquide continue à travers ce trajet, on peut régler très efficacement la retenue liquide de la phase liquide dispersée. Dans une réalisation actuellement préférée, on peut ajouter des quantités de liquide additionnelles qui peuvent, en fait, constituer la plus grande partie de 15 la phase liquide continue, au-delà du passage rétréci, ce qui signifie qu'on fait passer ces quantités de liquide additionnelles en dérivation sur le passage rétréci. Ce liquide additionnel établit le rapport des volumes de liquide nécessaires dans h région d'échange de chaleur. Selon l'invention,, un liquide en phase dispersée peut être 20 simplement injecté à travers une ou plusieurs grandes ouvertures dans une phase liquide continue à l'extrémité de la région d'échange de chaleur opposée au passage rétréci. Le liquide injecté doit se fragmenter, lors de l'injection, en gouttelettes de dimensions diverses qui doivent, après avoir traversé la phase liquide continue et après des contacts et des chocs avec 25 les gouttelettes déjà présentes de la phase dispersée, se transformer naturellement en gouttelettes de dimensions sensiblement uniformes de manière à réaliser un bon transfert de chaleur. La présence d'un agent tensia-actif dans le liquide peut réduire les dimensions des gouttelettes. Les ensembles descinés à réaliser l'action, la dispersion et 30 la retenue liquide décrites ci-dessus des liquides sont très simples et peu coûteux et ne risquent pas de s'obstruer. De plus, comme on l'expose plus en détail ci-après, ils se prêtent facilement à un fonctionnement à plusieurs étages. Une autre caractéristique de l'invention concerne le traitement 35 des boues, à savoir des déchets tels que les eaux des égouts municipaux et les déchets industriels. 71 35647 2110379 L'utilisation d'un échangeur de chaleur à contact direct pour la déshydratation des boues par la chaleur supprime le principal inconvénient technique du procédé bien connu, à savoir l'utilisation d'un échangeur de chaleur indirect pour chauffer les boues. 5 Le chauffage des boues sous presion coagule les matières solides, rompt les gels et diminue en grande partie, mais sans les annuler ou les supprimer, le taux d'hydratation et les caractéristiques hydrophiles des matières solides, si bien que le liquide séparé contient encore des matières organiques et doit être traité à nouveau séparément ou en le renvoyant 10 dans le courant principal des eaux d'égout. Selon une antre caractéristique de l'invention, les impuretés ou polluants, en particulier les graisses et les corps gras (c'est-à-dire les lipides) qui sont captés ou extraits par l'huile lors du traitement d'une boue, par échange de chaleur par contact direct, ou par vaporisation rapide 15 d'un mélange d'huile et de boue sont séparés de l'huile en soumettant cette huile elle-même à une distillation. Les vapeurs d'huile produites de cette distillation sont séparées des impuretés associées qui ne s'évaporent pas et les vapeurs d'huile sont ensuite condensées et employées à nouveau pour le traitement de la boue. 20 Ce procédé d'élimination des lipides et autres polluants d'une huile sert par conséquent à séparer et à récupérer les graisses au titre de produits secondaires de la déshydratation des boues. Cette caractéristique de l'invention peut être mise en oeuvre de plusieurs manières. Un premier mode d'exécution préféré fait intervenir 25 un cycle de chauffage et de refroidissement de la boue sous pression, dans un ensemble d'échange de chaleur à contact direct liquide-liquide, de la manière décrite ci-dessus, la boue étant de préférence dans la phase dispersée. On fait passer la boue chauffée, avant de l'avoir refroidie, à travers un récipient sous pression pour la conditionner par la chaleur, en 30 prolongeant le temps pendant lequel la boue est soumise à une température et une pression élevées. On fait ensuite passer la boue refroidie à travers des séparateurs, centrifugeurs, filtres à vide ou autres moyens mécaniques de déshydratation. Par ailleurs, la. graisse contenue dans la boue est extraite et séparée. 35 Un second mode dtexécution préféré fait intervenir une opération supplémentaire lors de la déshydratation de la boue par traitement à une température et sous une pression élevées, qui entraîne une séparation pratiquement complète des matières>solides contenues dans la boue, si bien 71 36647 2110379 que le liquide séparé ne nécessite pas de traitement ultérieur. Plus précisément, dans ce mode d'exécution, la boue chauffée est soumise à une ou plusieurs opérations successives d'évaporation rapide. L'évaporation rapide de la boue chauffée, même dans une opération peu poussée, a trois conséquences : 5 1) elle raccourcit la durée du chauffage nécessaire pour conditionner la boue et supprime la nécessité de récipients-laboratoires semblables à ceux utilisés dans des procédés connus de déshydratation des boues par la chaleur ou par la chaleur et- par oxydation par voie humide ; 2) elle rompt les gels les plus robustes présents "dans la boue, 10 de manière à en libérer l'eau ; 3) elle permet l'élimination des matières odorantes provenant de la boue en tirant parti du fait que la solubilité d'un gaz dans un solvant est nulle à la température d'ébullition de ce dernier, si bien que les gaz présents dans la boue chauffée s'échappent en même temps que la vapeur qui 15 se dégage rapidement et peuvent être évacués de la même manière que l'air provenant des chambres de condensation dans un ensemble évaporateur rapide à étages multiples, ou à tubes verticaux. Les gaz qui se dégagent peuvent être traités en les portant à haute température ou par combustion, par exemple. Un troisième mode d'exécution préféré fait intervenir le 20 mélange de la boue chauffée avec un liquide intermédiaire véhicule de chaleur, par exemple de l'huile, et le passage de ces deux liquides à travers un système d'évaporation rapide à plusieurs étages de manière à vaporiser l'eau de constitution de la boue et à concentrer ses constituants solides dans le liquide intermédiaire d'où elle peut être extraite par centrifugation, 25 passage à travers des filtres à vide, ou d'autres moyân's mécaniques.' . On a suggéré antérieurement (cf. le rapport de Charles Greenfield intitulé The Carver-Greenfield Process for Waste Disposai présenté à 1'American Institute of Chemical Engineers, 1966, May 15-18, Columbus, Ohio EUA) de mélanger la boue avec de l'huile et de dessécher la boue en soumettant 30 le mélange à une évaporation dans un évaporateur à effet multiple. Cependant, dans ces ensembles, le mélange d'huile et de boue est traité dans des évaporateurs à tubes et enveloppes à des températures de plus en plus élevées, en utilisant de la vapeur d'eau. Toutefois, dans ces cas-là, l'huile associée sert simplement à fluidifier mécaniquement la boue. Dans ce 35 troisième mode d'exécution qui comprend un système d'évaporation rapide, on utilise l'huile pour fournir la plus grande partie de la chaleur employée pour l'évaporation de l'eau de constitution de la boue. Par ailleurs, la boue peut être chauffée dans le système échangeur de chaleur décrit ci-dessus, 71 36647 2110379 tandis que l'huile est chauffée en partie par la chaleur de condensation de la vapeur évaporée rapidement et en partie par échange de chaleur par contact direct avec le condensât d'eau chaude. D'autre| objets et avantages de l'invention seront mieux 5 compris à la lecture de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation et en se référant aux dessins annexés dans lesquels : - la figure 1 est une vue en coupe verticale avec enlèvement partiel représentant un échangeur de chaleur à contact direct et contre-courant liquide-liquide selon l'invention ; 10 - la figure 2 est une vue en coupe, suivant la ligne 2-2 de la figure 1 ; - la figure 3 est une vue en coupe, suivant la ligne 3-3 de la figure 1 ; - la figure 4 est une vue en coupe, suivant la ligne 4-4 de la 15 figure 1 ; - la figure 5 est une vue en coupe verticale avec enlèvement partiel représentant une variante de la partie inférieure de l'échangeur de chaleur de la figure 1 ; - la figure 6 est une vue en coupe verticale d'un système de 20 transfert de chaleur comportant deux échangeurs de chaleur liquide-liquide à contact direct selon l'invention ; - la figure 6A est une vue partielle d'une partie d'un des échangeurs de chaleur de la figure 6, représentant une modification de cette partie ; - la figure 7 est une vue en coupe verticale avec enlèvement 25 partiel, représentant un échangeur de chaleur à plusieurs étages, ou multiétagé selon l'invention ; - la figure 8 est une vue partielle en coupe verticale représentant un dispositif modifié de réglage de l'écoulement du liquide pour un échangeur de chaleur de grand diamètre selon l'invention ; 30 - la figure 9 est une vue en coupe transversale, suivant la ligne 9-9 de la figure 8 ; - la figure 10 est une vue en coupe suivant la ligne 10-10 de la figure 9 ; - la figure 11 représente schématiquement un système de traitement 35 des boues selon l'invention ; - la figure 12 représente schématiquement un second système de traitement des boues selon l'invention ; et - la figure 13 représente schématiquement un troisième système de traitement des boues selon l'invention. 71 36647 2110379 L'échangeur de chaleur représenté sur la figure 1 comprend une colonne creuse verticale qui est fermée à chaque extrémité par des plaques supérieure^ 22 et inférieure J>4. Une conduite 26 d'évacuation de la phase liquide sort de la colonne 20 juste au-dessous de la plaque supérieure 22. 5 Une conduite d'entrée^supérieure du liquide traverse la paroi supérieure 22 au centre et pénètre dans la colonne 20 un peu au-dessous de la conduite 26 de sortie de la phase liquide continue. Une plaque à chocs supérieure 30 est placée horizontalement un peu au-dessous de l'extrémité de la conduite d'entrée de la phâlte liquide discontinue et est suspendue à celle-ci par 10 plusieurs tiges de suspension 32. Comme l'indique la figure 2, le centre de la plaqué à chocs supérieure 30 est sur l'axe de l'extrémité de la conduite d'entrée 28 de la phase liquide discontinue. On notera également que la colonne 2Cj est élargie dans cette région pour permettre une formation et une dispersion plus efficace des gouttelettes de la phase liquide discontinue et, 15 en m6me temps, pour empêcher la phase liquide continue d'entraîner avec elle à l'extérieur les gouttelettes plus petites de la phase liquide discontinue par la conduite 26 de sortie de la phase liquide continue. Une conduite 34 de sortie de la phase liquide discontinue se trouve à l'extrémité inférieure de la colonne tubulaire verticale 20, juste 20 au-dessus de la plaque inférieure 24. Par ailleurs, une première conduite 36 d'entrée de la phase liquide continue passe par le centre de la plaque inférieure 2^ et pénètre dans la colonne tubulaire 20. Un'capuchon déflecteur inférieur^8 est placé un peu au-dessus de l'extrémité de la première conduite d'entrée 36 de la phase liquide continue et est fixé à celle-ci 25 par des tiges support 40 (figure 3). Le capuchon déflecteur facilite la répartition et l'égalisation du débit du liquide de la phase continue provenant de la conduite d'entrée 3 6, dans la colonne 20. Une pièce de rétrécissement - ou organe d'étranglement - 42 est placée un peu au-dessous de l'extrémité de la première conduite d'entrée 30 de la phase liquide continue. Comme l'indiquent les figures 1 et 4, cette pièce de rétrécissement enserre étroitement la première conduite d'entrée 36 de la phase liquide continue et occupe la plus grande partie de la section transversale de la colonne 20. La pièce de rétrécissement 42 sert à délimiter un passage rétréci 44 pour le liquide, de forme annulaire, entre la surface 35 latérale extérieure et la surface latérale intérieure de la colonne 20. L'extrémité inférieure de la pièce de rétrécissement 42 se termine brusquement par une surface horizontale 46. Cependant, l'extrémité supérieure de la pièce de rétrécissement 42 se termine par une pièce conique 48 qui vient se 71 36647 8 2110379 confondre avec la première conduite d'entrée de la phase liquide continue. La pièce conique 48 est destinée à faciliter le guidage vers le bas de la phase liquide discontinue à travers le passage rétréci 44 de liquide. La longueur et le diamètre de la pièce de rétrécissement 42 sont tels 5 que le passage pour le liquide qu'elle délimite occupe seulement une faible partie du volume total de l'échangeur de chaleur. Par ailleurs, fL va de soi que le passage rétréci pour le liquide en direction duquel circule la phase liquide dispersée peut, dans le cadre le plus large de l'invention, comporter des éléments de longueur et de forme 10 diverses et, par exemple, des ajutages ou môme un ou plusieurs orifices ménagés dans une plaque placée en travers de l'échangeur de chaleur. Une seconfe conduite d'entrée 50 de la phase liquide continue pénètre dans la colonne tubulaire 20 en un point un peu au-dessous du passage rétréci 44 pour le liquide. Comme on le voit, les première et seconde 15 conduites d'entrée 36 et 50 de la phase liquide continue sont réunies à l'extérieur de la colonne 20 à une conduite commune 52 d'arrivée de cette phase liquide continue. Les première et seconde conduites d'arrivée 36 et 50 de la phase liquide continue comportent, respectivement, des robinets 54 et 56 de réglage du débit. 20 On peut utiliser l'échangeur de chaleur décrit ci-dessus pour le transfert de chaleur entre deux fluides ou liquides quelconques de densité différente et qui sont tout au moins partiellement non miscibles entre eux. Alors que, dans 1' ensemble décrit ci-dessus, le liquide le plus lourd forme la phase discontinue et le liquide le plus léger la phase continue, il va 25 de soi que les mêmes ensembles peuvent tout aussi bien comporter comme phase continue le liquide le plus lourd et comme phase discontinue le liquide le plus léger, simplement en inversant bout pour bout la colonne 20 elle-même. Pour faciliter la compréhension, le fonctionnement de l'échangeur de chaleur des figures 1 à 4 est décrit dans le cas de son utilisation pour le transfert 30 de chaleur entre l'huile et l'eau, l'eau étant le liquide en phase discontinue. Cômme l'indique la figure 1,de l'eau entre par le haut de la colonne 20 par la conduite d'entrée supérieure 28 et est injectée dans l'huile en phase continue. La résistance de la phase liquide continue à cette injection d'eau provoque une dispersion de l'eau en gouttelettes séparées 58. La plaque à chocs supérieure 35 30 facilite cette dispersion et cette formation'de gouttelettes. Les gouttelettes d'eau 58 sont plus denses que l'huile formant la phase continue dans la colonne 20, et tendent par conséquent à descendre dans la colonne 20. Au cours de cette descente, les grosses gouttelettes, plus 71 35647 2110379 lourdes, tendent à descendre plus rapidement que les autres, plus légères. Cependant, les petites gouttelettes s'agglomèrent tandis que les grosses se fragmentent jusqu'à ce que, finalement, ds. obtienne à la partie supérieure de la colonne 20, des gouttelettes ayant toutes à peu près le mSme volume. Lorsque 5 les gouttelettes d'eau 58 descendent dans la colonne 20, elles sont soumises à une force verticale ascendante due à la résistance opposée par l'huile à leur mouvement. Quand la température de l'huile au contact des gouttelettes d'eau diffère de la température de celles-ci, de la chaleur est cédée au liquide le plus froid au départ par le liquide le plus chaud au départ. 10 Finalement, les gouttelettes d'eau passent au contact du capuchon déflecteur inférieur 38 et descendent en direction du passage annulaire 44 pour le liquide. Lorsque les gouttelettes descendent à travers ce passage étroit, elles sont soumises à un effort de freinage dû au frottement et à une résistance à leur mouvement de descente plus grands que dans la colonne 20 elle-même. 15 La résistance appliquée aux gouttelettes descendant dans ledit passage rétréci permet dans une large mesure sur la retenue liquide des gouttelettes dans la colonne 20. Lacpantité d'huile qui s'écoule de bas en haut à travers le 30 passage rétréci 44 pour le liquide est une fraction de la quantité totale. d'huile qui doit s'écouler à travers la colonne 20 pour maintenir l'égalité susmentionnée des capacités calorifiques qui exige 2,5 volumes d'huile pour un volume d'eau. Par conséquent, la première conduite 36 d'arrivée de la phase liquide continue, qui débouche dans la colonne 20 au-dessus de la pièce de 35 rétrécissement 42 et du passage rétréci 44 pour le liquide, permet l'injection d'huile dans la colonne 20 sans influer de façon appréciable sur la circulation des gouttelettes d'eau dans ledit passage rétréci. En d'autres termes, il 71 36647 10 2110379 est possible avec cette disposition de maintenir le rapport nécessaire des volumes des liquides dans la colonne pour différents débits des deux liquides sans influer sur la retenue liquide des gouttelettes d'eau dans la colonne. Par ailleurs, si l'on agit sur le robinet 56, la retenue des 5 gouttelettes d'eau peut être réglée pour différents débits des deux liquides sans influer sur le rapport des volumes des liquides dans la colonne 20. On obtient ainsi une souplesse de réglage antérieurement irréalisable avec les échangeurs de chaleur liquide-liquide. Lorsque les gouttelettes d'eau arrivent au-delà de la pièce 10 de rétrécissement 42, elles descendent dans les régions inférieures de l'huile constituant la phase continue et s'agglomèrent en formant une nappe aqueuse 60, près du fond de la colonne 20. La conduite de sortie 34 de la phase liquide dispersée sort de la colonne 20 au-dessous de la nappe aqueuse 60. 15 La partie inférieure de la colonne 20 (c'est-à-dire la région au-dessous de la pièce 42) s'élargit en formant une région d'agglomération 62. La seconde conduite d'arrivée 50 de la phase liquide continue débouche au-dessus de la région d'agglomération 62. Il va de soi que les gouttelettes 58 de la phase aqueuse discontinue s'agglomèrent seulement en partie quand 20 elles traversent le passage rétréci 44 ; et c'est seulement quand elles viennent en contact avec la nappe d'eau 60 qu'une agglomération complète se produit. La surface supérieure conique 48 de la pièce 42 facilite l'orientation de l'écoulement vers le bas des gouttelettes d'eau en direction du passage rétréci 44 sans provoquer leur agglomération avant qu'elles ne 25 parviennent à ce passage rétréci. Il va également de soi qu'avec l'agencement décrit ci-dessus, il n'existe aucun passage pour le liquide rétréci au point de créer une possibilité appréciable d'obstruction. Par conséquent, le système fonctionne convenablement même avec des boues telles que des boues d'égout et d'autres déchets semi-liquides. 30 La figure 5 représente une variante du mode de réglage de la retenue liquide des gouttelettes de l'échangeur de chaleur de la figure 5. On a incorporé, à l'ensemble représenté sur. la figure 5, une pièce 42ja annulaire de rétrécissement qui s''étend le long des surfaces intérieures de la colonne dans la région inférieure de celle-ci, et vient au contact de ces surfaces. 35 La pièce 42a^ de rétrécissement est toutefois placée à une faible distance de la première conduite d'entrée 36 de la phase liquide continue afin de délimiter au voisinage immédiat de cette conduite un passage rétréci 44,a pour le liquide, de forme annulaire. Il va de soi que le réglage de l'écoulement 71 36647 2110379 du liquide dans la réalisation de la figure 5 est pratiquement identique à celui de la réalisation de la figure 1. On notera également qu'on a incorporé à l'extrémité supérieure de la pièce de rétrécissement 42é[ un cône inversé 48£ qui sert à faciliter l'écoulement des gouttelettes liquides 5 de manière qu'elles pénètrent dans le passage 44a. rétréci sans s'agglomérer. La figure 6 représente un ensemble qui comporte plusieurs échangeurs de chaleur à contact direct liquide-liquide et contre-courant, qui transfèrent de la chaleur entre deux liquides par l'intermédiaire d'un troisième liquide sans que les deux premiers liquides eux-mêmes viennent 10 en contact. Un ensemble comme celui décrit est particulièrement utile pour récupérer la chaleur contenue dans l'eau douce produite dans un appareil de dessalement de l'eau de mer à plusieurs étages et évaporation rapide, en transférant cette chaleur à l'eau de mer qui arrive. Il faut, dans ces systèmes, que l'eau de mer qui arrive sat chauffée et ensuite 15 soumise à une série de réductions de pression au cours de chacune desquelles une certaine quantité de liquide s5évapore avec un abaissement correspondant de la la température. Les vapeurs ainsi produites sont condensées ensuite de manière à obtenir de l'eau douce. Cependant, dans les systèmes où la condensation est réalisée par contact direct avec un liquide réfrigérant, la 20 chaleur de condensation peut être récupérée en la transférant du liquide de refroidissement et du condensât d'eau douce obtenu à l'eau de mer qui arrive ; cependant, ce transfert de chaleur doit être réalisé à l'aide d'un troisième liquide intermédiaire car tout mélange de l'eau de mer qui arriwavec l'eau purifiée constituant le produt final, provoquerait une pollution dudit 25 produit. Il est possible, avec l'ensemble de la figure 6, de transférer de la chaleur par échange de chaleur direct liquide-liquide à contre-courant en utilisant un liquide intermédiaire tel que l'huile. Le système de la figure 6 comprend deux échangeurs de chaleur 70 et 72. Comme indiqué, 30 l'eau de mer froide provenant d'une nappe océanique ou d'une source analogue passe à travers une conduite 74 d'arrivée de l'eau de mer et est refoulée à l'entrée par une pompe d'eau de mer 76 jusqu'à la partie supérieure de la première colonne 70 de transfert de la chaleur. L'eau de mer froide est ensifte injectée dans la partie supérieure de la colonne 70 par une conduite 78 35 supérieure d'entrée du liquide. Cette eau de mer qui arrive est ensuite dispersée en gouttelettes 80 qui descendent dans la colonne et absorbent de la chaleur cédée par une phase liquide continue 82, par exemple de 1'huiles qui se déplace vers le haut à travers la colonne. A la partie inférieure de 71 35647 12 2110379 la première colonne 70, les gouttelettes d'eau de mer 80 s'agglomèrent en formant une nappe d'eau 84 et sortent par une conduite de sortie 86 d'eau de mer chaude. Cette eau de mer chaude peut ensuite être traitée par exemple en la chauffant à nouveau et/ou la mélangeant avec un véhicule de chaleur liquide, tel que 5 l'huile, et en la faisant passer ensuite à travers un système d'évaporation rapide à plusieurs étages. La phase liquide 82 continue qui se déplace vers le haut à travers la première colonne 70 pour chauffer les gouttelettes d'eau 80 se refroidit au cours de l'opération et sort par l'extrémité supérieure de la colonne 70 10 par une conduite 88 de sortie de l'huile froide. Ce liquide est ensuite refoulé par une pompe 90 à l'huile froide en direction de l'extrémité inférieure de la seconde colonne 72 de transfert de la chaleur. Cette huile froide monte ensuite dans la seconde colonne 72 de transfert de la chaleur sous la forme d'un liquide 92 de transfert de la chaleur formant une phase continue. Pendant ce 15 temps, l'eau chaude provenant de la région de condensation du système de dessalement (non représenté) pénètre par une conduite 94 d'arrivée de l'eau chaude produite et pénètre dans la partie supérieure de la seconde colonne 72 de transfert de la chaleur par une conduite 96 supérieure d'arrivée associée. Là, l'eau douce chaude est dispersée en gouttelettes 98 qui descendent à travers 20 le liquide 92 de transfert de la chaleur formant une phase continue et cède de la chaleur à ce liquide au cours de l'opération. Finalement, les gouttelettes 98 atteignent l'extrémité inférieure de la seconde colonne 72 de transfert de la chaleur et s'agglomèrent en formant une nappe d'eau 100. L'eau refroidie ainsi produite sort alors par l'extrémité inférieure de la seconde colonne de 25 transfert de la chaleur 12, par une conduite de sortie 102. Le liquide 92 de transfert de chaleur en phase continue, c'est-à-dire l'huile, qui traverse de bas en haut la seconde colonne de transfert de la chaleur est chauffé par absorption de la chaleur provenant de l'eau chaude produite qui arrive; et l'huile 92 ainsi chauffée sort par une conduite 104 à l'extrémité supérieure de 30 la colonne de transfert de chaleur 72. Cette huile chaude est ensuite refoulée par une pompe 106 en direction de l'extrémité inférieure de la première colonne 70 de transfert de la chaleur d'où elle traverse la colonne de bas en haut sous forme d'une phase liquide continue et cède sa chaleur à l'eau de mer qui arrive, comme on l'a expliqué ci-dessus. Un réchauffeur d'huile 108 peut 35 être intercalé sur la conduite de sortie de l'huile chaude 104 pour compenser les pertes de chaleur de l'ensemble ainsi que celles provenant du système de dessalement. 71 35647 « 2110379 Comme l'indique la figure 6, les deux colonnes 70 et 72 de transfert de chaleur sont quasiment identiques. Par conséquent, seule la première colonne 70 sera décrite en détail. La colonne 70 comporte trois étages séparés 5 de transfert de chaleur, ces étages sont définis chacun par le volume de la colonne au-dessus d'un ensemble 110 particulier de réglage du débit. Chaque ensemble de réglage du débit comprend une pièce de rétrécissement tubulaire creuse 112 ouverte à son extrémité inférieure et dont la partie supérieure est en forme de cône 114 et aboutit à un prolongement tubulaire 116 de diamètre plus 10 petit, à son extrémité supérieure. Le prolongement 116 est ouvert; cependant, un papillon 118 est monté dans le prolongement 116 et peut être manoeuvré par la rotation d'une tige de commande 120 destinée à régler l'ouverture effective dudit prolongement. Comme indiqué, la tige de commande 120 traverse la surface latérale de la colonne 70 et est fixée à une poignée 122 ou analogue, commandant 15 sa rotation. On voit que la forme extérieure des pièces de rétrécissement 112 tubulaires creuses des colonnes de transfert de cha-leur 70 et 72 de la figure 6 est tout à fait semblable à celle de la pièce de rétrécissement 42 de la réalisation de la figure 1. En fait, les pièces de rétrécissement 112 20 fonctionnent également en coopération avec leurs colonnes de transfert de chaleur respectives 70 et 72 pour délimiter des passages rétrécis pour le liquide 124, de section transversale annulaire, afin de régler la retenue liquide des gouttelettes d'eau dans la région principale de transfert au-dessus de chaque pièce de rétrécissement 112. La partie conique 114 aboutissant 25 à l'extrémité supérieure de chacune des pièces de rétrécissement 112 joue le même rôle que la partie conique 48 des pièces de rétrécissement 42 de la réalisation de la figure 1, notamment elle facilite le mouvement des gouttelettes liquides se déplaçant de haut en bas en direction des passages 124 rétrécis pour le liquide, de telle.manière que lesdites gouttelettes liquides ne s'agglomèrent pas 30 au-dessus de ces passages pour le liquide. La phase liquide continue est admise dans chacune des colonnes 70 et 72 de transfert de la chaleur à proximité de chacune des pièces 112 de rétrécissement tubulaire creuses. Comme on le voit, il existe une conduite d'entrée 88 o u 1 04 de la phase liquide continue qui débouche à la 35 partie inférieure de la pièce de rétrécissement 112 la plus basse de chaque colonne. La phase liquide continue qui pénètre dans la colonne par la conduite 104 se déplace de bas en haut à l'intérieur de la pièce de rétrécissement 112 en direction de son prolongement tubulaire 116 et du papillon 11. Suivant le réglage particulier du papillon 118, une quantité plus ou moins grande de la phase liquide continue circule de bas en haut à travers le prolongement tubulaire 116 71 35647 2110379 et en direction de la région de transfert de la chaleur juste au-dessus de la pièce de rétrécissement 112. L'introduction d'un liquide de transfert de chaleur de la manière indiquée est destinée à régler à la fois le débit ét le rapport des volumes des liquides des phases continues et discontinues dans 5 les régions de transfert de chaleur au-dessus de la pièce de rétrécissement 112 considérée. Cette action est semblable à l'action d'admission du liquide de la phase continue par la première conduite 36 de liquide en phase continue au-dessus de la pièce de rétrécissement 42 dans la réalisation de la figure 1. Comme indiqué ci-dessus, l'admission de la phase liquide continue en ce point 10 est destinée à permettre les réglages des rapports de volume et des débits sans influer de façon sensible sur la retenue liquide des gouttelettes ou de la fraction du volume des gouttelettes de la phase dispersée qui se trouve dans la région principale de transfert de chaleur de la colonne. Par conséquent, quand cette phase liquide continue en général de l'huile, 15 pénètre en arrivant dans chaque colonne par la conduite d'huile 88 ou 104, en quantité qui dépasse le volume de l'huile qui peut monter à travers le prolongement tubulaire 116, cela fait passer cet excès d'huile à l'extérieur de la partie inférieure de la pièce de rétrécissement 112, de bas en haut, le long du passage pour le liquide 124 qui l'entoure. La manoeuvre du papillon 20 associé 118 permet de régler le rapport de la quantité d'huile qui arrive et monte par le prolongement tubulaire à la quantité qui monte par le passage 124 rétréci pour le liquide. On rappelle qu'en modifiant assez légèrement le débit de l'huile montant par le passage 124 rétréci, cela peut avoir une influence considérable sur la retenue liquide des gouttelettes dans la 25 région immédiatement au-dessus. Par conséquent, ce réglage du débit peut être réalisé simplement en manoeuvrant convenablement la poignée 122 pour agir sur le papillon associé. L'huile en phase continue qui se déplace vers le haut dans la colonne monte en partie à l'intérieur des pièces 112 de rétrécissement 30 tandis que l'autre partie de l'huile monte par les passages 124 rétrécis autour de chaque pièce 112. La quantité d'huile passant par les trajets d'écoulement à l'intérieur et à l'extérieur de ces pièces de rétrécissement 112 peut être réglée simplement en agissant sur leur papillon 118. Comme l'indique la figure 6, l'appareillage comprend deux conduites 35 diagonales 128 et 130 et les flèches qui leur sont associées indiquent un courant d'huile de la seconde colonne 72 de transfert de chaleur à la première colonne 70 de transfert de chaleur. Sur ces conduites diagonales 128 et 130 sont intercalés des robinets régulateurs associés 132 et 134. On notera 71 35647 2110379 également que la première conduite diagonale 128 reçoit de l'huile d'une région basse de la seconde colonne 72 de transfert de chaleur et la transporte jusqu'à une région haute de la première colonne de transfert de chaleur 70, tandis que la seconde conduite diagonale 130 reçoit de l'huile d'une région haute de la seconde colonne de transfert de chaleur 72 et la transporte jusqu'à une région basse de la première colonne 70 de transfert de chaleur. Dans certains cas, il peut être nécessaire d'intercaler des pompes (non représentées) sur une ou deux des conduites diagonales 128 et 130 pour maintenir cette circulation de liquide, tandis que dans d'autres cas, comme dans le cas du dessalement, on peut obtenir un excès de travail, si bien qu'on peut intercaler à la place des pompes des moteurs, par exemple des turbines, non représentés. On explique ci-après la destination des conduites diagonales 128 et 130. Comme on l'a indiqué ci-dessus, il importe, pour un transfert de chaleur efficace, que les capacités calorifiques des deux fluides entre lesquels de la chaleur est transférée soient sensiblement égales dans toute région de l'ensemble. Il arrive aussi que la chaleur spécifique de l'huile augmente ou diminue en même temps que la température, tandis que les variations de chaleur spécifique de l'eau sont insignifiantes jusqu'à 120°C, Par conséquent, pour maintenir l'égalité des capacités calorifiques dans un système à contre-courant et à contact direct contenant de l'huile et de l'eau, il est nécessaire de réduire la quantité d'huile dans les régions à température élevée du système (où l'huile a une chaleur spécifique plus élevée) et d'augmenter la quantité d'huile dans les régions à basse température du système (où l'huile a une chaleur spécifique moindre). Par conséquent, lorsque l'huile qui constitue le liquide de transfert de chaleur en phase continue s'élève dans la seconde colonne 72 et que sa température augmente, il faut moins d'huile pour maintenir l'égalité des chaleurs spécifiques dans l'ensemble. Dans l'agencement représenté, l'huile est détournée par les conduites diagonales 128 et 130 et transférée de la seconde colonne de transfert de chaleur 72 à la première colonne de transfert de chaleur 70. Lorsque l'huile monte dans la première colonne 70 de transfert de chaleur, elle se refroidit et, dans ces conditions, sa chaleur spécifique diminue. Par conséquent, l'huile additionnelle en provenance de la seconde colonne 72 de transfert de chaleur sert à augmenter la proportion d'huile dans la région à basse températurecfe la première colonne 70 de transfert de 71 35647 16 2110379 chaleur. La quantité d'huile transférée de cette manière peut évidemment fitre réglée par les robinets 132 et 134. Il ne faut pas oublier que la notion générale de réglage des rapports de volume entre un liquide intermédiaire de transfert de la chaleur et d'autres 5 liquides ont été décrits antérieurement, dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n° 3.181.600 et 3.522.152. Cependant, l'invention de la demanderesse diffère, à ce point de vue, de ces réalisations décrites antérieurement, du fait qu'on réalise cet ajustement des rapports de volume d'une manière qui réduit les difficultés provenant d'une interaction avec la retenue liquides des 10 gouttelettes qui a été observée lors du fonctionnement des systèmes antérieurs. Toutefois, l'invention donne la possibilité de transférer un liquide en phase continue ou en phase discontinue en des points intermédiaires le long des colonnes de transfert de la chaleur. Dans les cas où la phase discontinue doit être transférée, les pièces de rétrécissement 112 de la colonne 72 peuvent 15 avoir une forme dite doublanait annulaire avec une. région intérieure 136, comme l'indique la figure 6A. Comme on le voit, le liquide en phase discontinue (qui, sur la réalisation représentée, est constitué par des gouttelettes d'huile de densité suffisante pour descendre dans l'eau en phase continue) s'agglomère dans la région intérieure 136 et peut être transférée à partir de celle-ci 20 par la conduite 128 ou 130. Le liquide est ensuite injecté dans l'autre échangeur de chaleur de manière qu'il se disperse dans l'autre liquide. Comme l'indiquent les figures 6 et 6A, les divers papillons 18 peuvent être ajustés de manière à régler la quantité d'huile qui circule de bas en haut à.travers les prolongements tubulaires 116 par rapport à celle qui descend dans le passage 124 rétréci 25 pour le liquide, de manière à réaliser ainsi un réglage très précis de la retenue du liquide dans chacune des régions de transfert de chaleur au-dessus des pièces de rétrécissement tubulaire 112. La figure 7 représente une colonne 140 de transfert de chaleur qui comporte des organes d'étranglement du courant liquide semblables à ceux 30 représentés sur la figure 5, mais qui sont disposés en série dans la colonne. Comme l'indique la figure 7, la région supérieure de la colonne 140 tubulaire de transfert de chaleur comporte une plaque supérieure 142 à travers laquelle passe une conduite 144 supérieure d'arrivée de liquide. Comme dans les réalisations décrites ci-dessus, on peut incorporer si on le désire une plaque 35 à chocs supérieure 146 horizontale placée un peu au-dessous de l'extrémité de la conduite 144 d'introduction du liquide en phase discontinue. Une conduite 148 de sortie du liquide en phase continue part de la partie supérieure de la colonne 140, au-dessus de l'extrémité de la conduite 144 supérieure d'arrivée du liquide et juste au-dessous de la plaque supérieure 142. 71 35647 " 2110379 On a placé à divers niveaux à l'intérieur de la colonne 140 des pièces de rétrécissement 150 de forme annulaire qui délimitent un trou central 152. L'extrémité supérieure de chaque pièce 140 a la forme d'un cône inversé 154 pour faciliter le guidage des gouttelettes liquides Une conduite 166 d'arrivée de la phase liquide continue, à travers laquelle un liquide de transfert de chaleur arrive en phase continue i est placée à l'extrémité inférieure de la colonne 140. Une conduite 168 de sortie de la phase liquide dispersée est incorporée à l'extrémité inférieure 20 de la colonne 140. La phase liquide dispersée s'agglomère en une nappe liquide 170 un peu au-dessus de la conduite 168 puis sort par cette conduite. Une tige commune de manoeuvre 172 s'étend sur toute la longueur de la colonne 140 à partir du bas de celle-ci et traverse tous les tubes 156 et leurs capuchons déflecteurs associés 160. La tige de commande est fixée à des sou-25 papes coniques 174 placées un peu au-dessous des extrémités de grand diamètre 164 des tubes 156. Lorsqu'on déplâce la tige de commande verticalement, les diverses soupapes 174 font varier l'ouverture subsistant dans les tubes 156, ce qui permet d'ajuster le débit à travers ces tubes. Pendant le fonctionnement du système de la figure 7, une 30 phase liquide continue arrivant à l'extrémité inférieure de la colonne 104 par la conduite 166 d'arrivée de la phase liquide continue, se déplace de bas en haut à travers le système. En même temps, une seconde phase liquide dispersée est injectée par la conduite 144 supérieure d'arrivée du liquide et descend sous forme de gouttelettes dispersées le long de la colonne, 35 Etant donné que les gouttelettes de la phase liquide dispersée se déplacent vers le bas, elles sont guidées par les cônes inversés 154 des diverses pièces de rétrécissement 150 en direction des passages annulaires 159 de section transversale réduite. En même temps, le liquide en phase continue qui se déplace de bas en haut à travers le système rencontre en montant deux 40. trajets possibles à travers chacune des pièces de rétrécissement. Le premier de ces 71 36647 2110379 trajets d'écoulement passe par l'extrémité 164 de grand diamètre du tube 156 tandis que l'autre trajet passe par les espaces annulaires 159. C «me on l'a étudié ci-dessus, la quantité de phase liquide continue qui monte à travers les passages rétrécis délimités par les espaces annulaires 159 influe 5 considérablement sur la valeur de la retenue liquide du liquide en phase dispersée dans la région de transfert de chaleur au-dessus des pièces de rétrécissement. Par conséquent, si l'on manoeuvre les soupapes coniques 174, la quantité de liquide en phase continue qui passe par ce passage rétréci rapportée à la quantité qui monte directement par le tube 156 peut être réglée de manière 10 précise. Il est évident pour les spécialistes qu'une commande sélective et individuelle des diverses soupapes coniques 174 peut être réalisée afin de choisir les degrés de retenue dans les diverses régions de la colonne 140 de transfert de chaleur. Les figures 8 à 10 représentent une variante des pièces de rétré-15 cissement à utiliser dans une colonne de transfert de chaleur à contact direct, de très grand diamètre. Comme l'indiquent les figures 8 à 10, une colonne tubulaire 180 de grand diamètre comporte un grand nombre de pièces de rétrécissement creuses tubulaires 182> 184 et 186. Ces pièces de rétrécissement sont placées côte à 20 côte et leurs parties inférieures ont une forme sensiblement rectangulaire, bien que, comme l'indique la figure 9, les parties de leurs surfaces qui sont les plus proches des surfaces intérieures de la colonne 180 aient une forme arrondie. Par ailleurs, comme l'indique la figure 9, les pièces de rétrécissement 182, 184 et 186 délimitent une ouverture annulaire 188 entre leurs surfaces 25 extérieures arrondies et les parties correspondantes de la surface intérieure de la colonne tubulaire creuse 180 et, de plus, il existe entre chaque groupe de deux pièces de rétrécissement une ouverture étroite allongée 190, soit deux en tout. Les ouvertures 188 et 190 sont des passages rétrécis semblables à ceux décrits à propos des réalisations ci-dessus ; et il servent à augmenter 30 le freinage par frottement et la résistance au liquide en phase dispersée qui les traverse de haut en bas. Les parties supérieures de toutes les pièces de rétrécissement 182, 184 et 186 comportent des parois coniques 192 qui convergent vers des prolongements 194 de forme rectangulaire placés au-dessus. Des soupapes modératrices 35 ou papillons 196 sont mis en place dans chacun de ces prolongements et fixés à une tige de manoeuvre commune pivotante 198 qui traverse diamétralement la colonne 180. Lorsqu'on fait pivoter cette tige de manoeuvre, l'ouverture effective ménagée dans le prolongement 194 de forme rectangulaire peut être réglée de manière à ajuster les proportions relatives du liquide en phase continue circulant de bas en haut et qui traverse les passages rétrécis 188 et 190 et du liquide qui monte en direction des parties supérieures de la colonne 180 au-40 dessus de ces ouvertures en passant de bas en haut à travers les prolongements rectangulaires 194. 71 35647 » 2110379 Les figures 11, 12 et 13 représentent schématiquement divers agencement conçus en vue d'utiliser l'échange de chaleur liquide-liquide par contact direct pour la déshydratation^selon 1'inventionsdes boues. Comme l'indique la figure 11, il existe un premier et un second échangeur de 5 chaleur 200 et 201 à contact direct liquide-liquide. Ces échangeurs de chaleur peuvent, par exemple, être de construction identique à ceux décrits à propos des figures 1 à 10. L'agencement de la figure 11 comprend également une colonne 2)2 d'évaporation rapide d'huile à deux étages et un condensateur d'huile 203. La colonne 202 à deux étages d'évaporation rapide de l'huile comporte une 10 première chambre 204 supérieure d'évaporation rapide constituant le premier étage et une seconde chambre inférieure d'évaporation rapide 206, séparée en deux parties par une cloison horizontale 208. Une conduite 210 d'interconnexion comportant un robinet 212 part de la partie inférieure de la chambre 204 supérieure d'évaporation rapide pour aboutir à la partie supérieure de la chambre 15 inférieure 206 d'évaporation rapide. Plusieurs passages tubulaires 214 descendent de la seconde chambre 206 d'évaporation rapide en direction d'une chambre 216 de dépôt des corps gras résiduels. Une première conduite 218 de vapeur d'huile relie la partie supérieure de la chambre d'évaporation rapide 204 du premier étage à une chambre de condensation 220 entourant les passages tubu-20 laires 214. L'extrémité inférieure de la chambre 216 de dépôt des résidus communique par une colonne barométrique 222 avec l'atmosphère. Un robinet d'évacuation des résidus 224 est intercalé dans la colonne 222 et permet la sortie des résidus en direction d'un réservoir de recueil 226. Le condenseur d'huile 202 est constitué par une chambre supé-25 rieure 228 recevant la vapeur et le condensât et une chambre inférieure 230 de recueil, ou rassemblement, de l'huile condensée, reliées par des passages tubulaires 232. Une chambre 234 à liquide réfrigérant entoure les passages tubulaires 232. La chambre supérieure 228 recevant la vapeur et le condensât est reliée respectivement par les conduites 236 et 238 à la chambre 206 30 d'évaporation rapide du second étage de la colonne 202 et à la partie inférieure de la chambre de condensation 220 de la colonne 202. L'extrémité inférieure de la chambre 230 inférieure de rassemblement de l'huile condensée communique avec une conduite 240 d'évacuation de l'huile. Des moyens, non représentés, sont incorporés pour faire circuler un liquide réfrigérant, par exemple de l'eau, 35 à travers la chambre 234 à liquide réfrigérant. Le système décrit permet de traiter les boues, telles que les boues d'égout ou les déchets semblables semi-liquides et de les débarrasser au moins partiellement des matières grasses qu'ils contiennent. Cette boue 71 36647 » 2110379 entre dans le système par une conduite d'entrée 242 et est mise en circulation par une première pompe 244 qui la fait pénétrer sous pression dans la partie supérieure du premier échangeur de chaleur 200. La boue descend ensuite à travers cet échangeur de chaleur en contact direct et à contre-courant avec 5 de l'huile, qui circule dans la conduite 246 et se déplace de bas en haut à travers l'échangeur de chaleur 200. Dans ces conditions, la boue est chauffée sous pression si bien qu'on peut séparer ses matériaux constitutifs. Plus précisément, la chaleur et la pression coagulent les matières solides présentes dans la boue, rompent les gels qu'elles forment et réduisent l'hydratation 10 et les caractéristiques hydrophiles des matières solides. Par conséquent, la partie liquide de la boue peut être facilement séparée des matières solides par décantation et filtrage sous pression, par exemple. On fait passer la boue chauffée dans un récipient laboratoire ou de conditionnement 249 pour prolonger l'action de la chaleur sur la boue 15 avant un traitement ultérieur en envoyant la boue provenant du premier échangeur de chaleur 200 au second échangeur de chaleur 201, en la faisant passer, par une conduite 248 de transport de la boue et le récipient laboratoire 249. La boue descend dans ce second échangeur de chaleur et se refroidit en cédant sa chaleur à l'huile qui monte dans ledit échangeur de chaleur. L'huile refroidie 20 passe ensuite dans un ensemble séparateur 250, dans lequel les constituants solides ou liquides sont séparés, par exemple, par dépôt, centrifugation, filtrage sous vide ou par d'autres moyens mécaniques. Les constituants solides, dénommés "gâteaux" (de filtration) sortent par une sortie 252 tandis que les constituants liquides, dénommés "filtrats" sortent par une sortie 254. 25 Comme indiqué en 246, l'huile est constamment recyclée entre les premier et second échangeurs de chaleur 200 et 201, et circule de bas en haut dans chacun, en cédant de la chaleur à la boue dans le premier échangeur de chaleur 200 et en absorbant de la chaleur cédée par la boue dans le second échangeur de chaleur 201. Une deuxième et une troisième pompe 256 et 258 sont 30 incorporées dans la conduite d'huile qui pénètre dans le second échangeur de chaleur 2CQ. et dans celle qui en sort pour entretenir le mouvement de l'huile. Un réchauffeur 260 est relié à la sortie de la troisième pompe pour réchauffer l'huile avant son entrée dans le premier échangeur de chaleur 200, pour faire démarrer les opérations et compenser les pertes de chaleur. 35 Pendant la durée du contact entre la boue et l'huile dans les deux échangeurs de chaleur, une partie des graisses et des matières grasses, par exemple des lipides, qui sont présentes au départ dans la boue se dissolvent dans l'huile. La colonne 202 d'évaporation rapide de l'huile et le condenseur 71 35647 21 21.10379 d'huile 203 sont destinés à séparer ces matières de l'huile si bien que l'huile peut être recyclée sous forme d'huile pure distillée et, si on le désire, de manière à récupérer les graisses et les matières grasses elles-mêmes. Une partie de l'huile sortant du réchauffeur 50 est dirigée 5 par une conduite d'huile en dérivation 262 en direction de la chambre supérieure d'évaporation rapide 204 du premier étage de la colonne d'évaporation rapide 202. Au départ, cette huile est à une température élevée, par exemple 181°C, et la pression dans la chambre d'évaporation rapide est maintenue à une valeur telle qu'une partie de l'huile s'évapore rapidement. Le reste de 10 l'huile dont la température s'abaisse à environ 150° par l'évaporation rapide passe, par la conduite d'interconnexion 210, dans la chambre d'évaporation rapide du second étage où la plus grande partie de l'huile qui arrive est transformée rapidement en vapeur tandis que sa température s'abaisse à environ 90° (au-dessus du point de fusion des graisses). Le résidu, qui est constitué 15 principalement par des graisses non vaporisées, subsistant après l'évaporation rapide de l'huile dans la chambre 206 et sa vaporisation dans le tube 217, se rassemble dans la chambre 216 et ces matières sortent ensuite par la colonne barométrique 22 et peuvent être rassemblées dans le réservoir de recueil 226. 20 Les vapeurs d'huiles formées au cours de la première opération de vaporisation de l'huile sont transférées, en descendant, dans la chambre de condensation 220 où elles cèdent leur chaleur à 1'huile dans les tubes d'évaporation 214. La chambre 220 et les tubes de vaporisation 214 forment un évaporateur à tubes et enveloppes qui vaporise à environ 90°C l'huile restant 25 après l'évaporation rapide dans la chambre 206 du second étage. Etant donné que les vapeurs cèdent leur chaleur dans les chambres de condensation, elles se condensent et les liquides condensés obtenus sont amenés par le passage 238 à la chambre 228 supérieure qui reçoit la vapeur et le condensât et fait partie du condenseur d'huile 203. En même temps, les vapeurs d'huile produites 30 dans la chambre 206 d'évaporation rapide du second étage de la colonne 202 sont également amenées par le passage 36 dans la chambre supérieure 228 qui reçoit la vapeur et le condensât du condenseur d'huile 203. L'huile qui pénètre à l'état de vapeur dans la chambre 228 du condenseur d'huile 203 s'y condense et s'y refroidit en même temps que le condensât provenant de 220, grâce au passage 35 du liquide réfrigérant à travers la chambre 234 à liquide réfrigérant. Cette huile liquide refroidie descend ensuite le long des passages en direction de la chambre 230 inférieure de recueil de l'huile condensée. Cette huile est ensuite transférée par la conduite 240 de sortie de l'huile en direction d'une 71 35647 2110379 conduite 264 de retour de l'huile d'où elle est renvoyée par une quatrième pompe 266 dans le second échangeur de chaleur 201. Les opérations de distillation rapide pour purifier l'huile de la manière décrite ci-dessus sont particulièrement efficaces étant donné que les 5 capacités calorifiques et les tensions de vapeur de 1'huile et des graisses associées ainsi que leurs chaleurs de vaporisation sont telles que la quasi-totalité de l'huile présente peut être vaporisée dans un système de vaporisation rapide à deux étages associés à une évaporation à simple effet utilisant la quasi-totalité de la chaleur de vaporisation provenant de la chaleur cédée par 10 le refroidissement des hydrocarbures constituant ladite huile. Grâce à l'opération de séparation de l'huile et des graisses décrite ci-dessus, il est possible d'utiliser l'huile non seulement comme véhicule de chaleur pour le transfert de chaleur, mais aussi comme agent séparateur de corps gras pour séparer les graisses des matières telles que les 15 boues qui en contiennent et en retirer ultérieurement les graisses. La figure 12 représente un système semblable à celui de la figure 11, mais modifié légèrement en vue d'y incorporer l'évaporation rapide de l'eau à partir de la boue chauffée. Comme l'indique la figure 11, la boue entre par la conduite 242 et passe successivement par les deux échangeurs de chaleur 20 200 et 201 tandis que cette huile est recyclée à travers les échangeurs de chaleur et est purifiée de manière continue étant donné qu'une partie de cette huile est détournée par la colonne 202 d'évaporation rapide de l'huile et le condenseur d'huile 203. Cependant, dans la réalisation de la figure 12, la boue, après avcir été 25 chauffée dans le premier échangeur de chaleur 200, circule par la conduite 248 de transport de la boue et est projetée en poudre fine dans une première chambre 270 d'évaporation rapide où la pression est maintenue inférieure à la tension de vapeur de l'eau contenue dans la boue. Par conséquent, une partie de cette eau se transforme en vapeur, tandis que la température des matières 30 non vaporisées qui l'accompagnent baisse. Ces matières non vaporisées sont ensuite envoyées par une première conduite munie d'un robinet 272 dans une seconde chambre 274 de vaporisation rapide, où une autre partie de l'eau contenue dans la boue se vaporise. Les constituants associés qui ne se vaporisent pas sont ensuite envoyés par une seconde conduite munie d'un robinet 276 dans 35 la partie supérieure du second échangeur de chaleur 201. 71 35647 2J 2110379 Comme on l'a signalé ci-dessus, il y a plusieurs avantages à soumettre la boue chauffée à une évaporation rapide avant de la refroidir, Par exemple, le temps nécessaire pour chauffer la boue dans le but d'obtenir la rupture désirée des gels est diminué par l'opération de vaporisation rapide. 5 Par ailleurs, la rupture des gels est plus complète. Enfin, la vaporisation rapide permet l'élimination des matières odorantes de la boue en élevant la température des constituants liquides dans lesquels les matières odorantes sont dissoutes à leur point d'ébullition. On tire ainsi piofifr- du fait qu'un liquide à sa température d*ébullition ne peut conserver de gaz à l'état dissous, 10 Les vapeurs produites dans les chambres d'évaporation rapide 270 et 274 sont transportées par les conduites de transport de la vapeur 27 7 et 279, respectivement, aux deux étages de condensation successifs 278 et 280 d'une colonne de condensation 283. Les étages des colonnes 282 sont séparés par des cloisons horizontales 284 et une chambre à huile 285. Des tubes à huile 15 286 passent verticalement par la colonne, traversent les cloisons et relient les trois chambres à huile 283, 285 et 287. L'huile froide arrive au bas de la colonne par une conduite 288 d'entrée de l'huile froide; cette huile provient du condenseur d'huile 203 et, si nécessaire, aussi de la sortie d'huile du premier échangeur de chaleur 200. 20 L'huile monte à travers les tubes 286' de la colonne 283 et absorbe de la chaleur provenant des vapeurs résultant de la vaporisation rapide dans le second étage évaporateur 279 entourant les tubes du second étage de condensation 280. L'huile chaude sortant à la partie supérieure de l'échangeur de chaleur 201 passe par la conduite 281 et parvient dans la chambre 285, en 25 même temps que l'huile montant dans les tubes 286" monte dans les tubes 286' de la colonne 283 et absorbe de la chaleur provenant des vapeurs vaporisées rapidement dans le premier étage évaporateur 270 entourant les tubes du premier étage de condensation 278. L'eau condensée formée dans le premier étage 278 est amenée par une conduite de raccordement 290 à l'étage suivant où une partie 30 de cette eau s'évapore rapidement; et. elle se rassemble, en même temps que le condensât provenant du second étage de condensation, à la partie inférieure des tubes 286" et s'écoule vers le bas à contré-courant de l'huile froide montante provenant de la chambre 283. Le condensât refroidi obtenu, qui est essentiellement de l'eau pure, est soutiré par un robinet 294. Les gaz non condensables 35 et d'autres matières odorantes sont évacuées des premier et second étages 278 et 280 par des conduites d'évacuation des gaz 296 à 299 en direction d'un système de mise en circulation des gaz par pompes et d'une installation de combustion des matières odorantes à température élevée, non représentée. 71 35647 2110379 L'huile qui passe par la colonne 283 reçoit de la chaleur lorsqu'elle provoque la condensation des vapeurs qui se trouvent dedans. Cette huile, comme indiqué, est mise en circulation par la troisième pompe 258 à travers le réchauffeur 260 et en direction du premier échangeur de chaleur 200. 5 La figure 13 représente une autre réalisation des systèmes de traitement des boues et de l'huile décrits ci-dessus quand un mélange d'huile et de boue est soumis à une déshydratation par vaporisation rapide. L'ensemble de la figure 13 comprend deux échangeurs de chaleur liquide-liquide à contact direct 300 et 302 qui peuvent être identiques à ceux décrits ci-dessus. Il 10 existe également un appareil 304 de vaporisation rapide à plusieurs étages multiples et un appareil de condensation 306 correspondant à plusieurs étages. L'appareillage de vaporisation et de condensation 304 et 306 peut être semblable à celui représenté et revendiqué dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 847.103 déposée le 4 août 1969 par la même demanderesse. Dans 15 l'appareil 304 de vaporisation ou évaporateur rapide, on fait passer les boues liquides qui ont été réchauffées à travers plusieurs étages E^, 'E^ ... E^, tous maintenus à une pression décroissant de E^ à E^. Lorsque le liquide est soumis à des pressions successives décroissantes, une partie de l'eau sévapore tandis que le reste du mélange non vaporisé d'huile et de boue fournit la 20 chaleur de vaporisation nécessaire et, par conséquent, sa température diminue au cours de l'opération. Les vapeuts formées dans chacun des étages de l'appareil 304 de vaporisation rapide sont transportées jusqu'aux étages correspondants du condenseur 306. Ce transport de vapeurs est représenté schématiquement pour les premier et dernier étages par les conduites en pointillé 308 qui 25 relient respectivement entre eux les premiers étages de Vaporisation et de condensation et C^ et les derniers étages d'évaporation et de condensation E^ et C^. Il va de soi que ce transport de vapeurs est réalisé de la même manière pour tous les étages d'évaporation en direction des étages de condensation qui leur correspondent. 30 On décrit ci-après un exemple d'opération de déshydratation des boues réalisée en utilisant le système de la figure 13. Dans cet exemple, 1050 kg d'une boue contenant 2,5% de matières solides sont déshydratés de manière à produire 1000 kg d'eau pure et 50 kg de résidu contenant environ 50% de matières solides. La boue pénètre dans le système par une conduite 35 d'arrivée 310 et descend dans le second échangeur de chaleur 302 à contact direct liquide-liquide où elle est chauffée par l'huile circulant de bas en haut dans cet échangeur de chaleur, jusqu'à une température voisine de 180°C. La boue ainsi chauffée sort de l'échangeur de chaleur 32 par une conduite 312 de boue chauffée et pénètre dans un mélangeur 314 d'huile et de boue, où 71 36647 2110379 elle est mélangée avec de l'huile chaude. Le mélange huile-boue obtenu pénètre dans l'appareil 304 à vaporisation rapide et étages multiples et passe par chacun de ses étages E-, E_, etc. successivement, tandis que l'eau 1 i. présente dans la boue se vaporisa. Pendant cette vaporisation, la température 5 de l'huile et de la boue, quu. cède la chaleur nécessaire pour la vaporisation, s'abaisse, finalement jusqu'à environ 50°C à la sortie du dernier étage d'évaporation. Pour évaporer de 1000 kg d'eau à partir de la boue par évaporation rapide du mélange dans un intervalle de températures d^ 180 à 50°C, on mélange environ 6400 kg d'huile (dont la chaleur spécifique est voisine 10 de 0,55) aux 1050 kg de boue de départ. Après évaporation de l'eau constitutive de la boue, les 50 kg restants de boue et de matières solides et les 6400 kg associés d'huile passent dans un appareil de filtration 316 dans lequel l'huile est séparée des autres constituants. Ces autres constituants, qui contiennent 50% de matières solides, sortent sous forme d'un gâteau, de 15 l'appareil de filtration 316, par la sortie 318. L'huile séparée provenant de l'appareil de filtration 316 pénètre, en passant par une conduite 320 de recyclage de l'huile, dans le condenseur 316 et passe successivement par chacun de ses étages, du dernier étage C au premier étage C^. Lorsque l'huile circule dans le condenseur 306, elle rencontre directement les vapeurs 20 transportées jusqu'au condenseur, et en provenance de l'appareillage d'évaporation, par les conduites 308 et provoque la condensation de ces vapeurs sur elle et traverse avec ces vapeurs condensées tous les étages de condensation successifs. L'huile et le condensât qui l'accompagne sortent du premier étage C^ du condenseur à une température relativement élevée. Cette huile et ce 25 condensât à température élevée pénètrent ensuite dans un séparateur 332 où ils sont séparés. Le condensât passe du séparateur 322 dans le premier échangeur de chaleur 300 à contact direct liquide-liquide par l'intermédiaire d'une conduite 324 pour condensât chaud. Le condensât se refroidit dans l'échangeur de chaleur 300 et cède sa chaleur à l'huile de recyclage traversant l'échangeur de chaleur. 30 Le condensât ainsi refroidi sort du système par une conduite 326. L'huile qui est séparée du condensât dans le séparateur 322 parvient à une jonction 328 où elle est mélangée avec de l'huile chaude provenant du premier échangeur de chaleur 300. Le courant d'huile ainsi mélangé est à nouveau chauffé dans un réchauffeur d'huile 330 et parvient ensuite à 35 une seconde jonction 332 où il est fractionné. Une partie de cette huile passe à travers le second échangeur de chaleur 302 tandis que le reste est envoyé au mélangeur 314 d'huile et de boue pour la mélanger avec la boue chauffée qui arrive, avant qu'elle ne descende dans 1'évaporateur 304 multiétagé. La partie de l'huile qui traverse l'échangeur de chaleur 302 cède de la chaleur 71 35647 26 2110379 de manière à élever la température de la boue qui arrive et au cours de cette opération, la température de l'huile elle-même s'abaisse. L'huile ainsi refroidie est ensuite envoyée à une troisième jonction 336 de canalisations d'huile, d'où la plus grande partie est renvoyée au premier échangeur de 5 chaleur 300 à contact direct de manière à extraire de la chaleur de l'eau produite, tandis que le reste de l'huile refroidie passe par une conduite de retour d'huile 338 afin d'être mélangée à l'huile provenant de la conduite de recyclage 320 et de descendre avec elle dans le condenseur 306. Il va de soi qu'avec l'agencement décrit ci-dessus, la quasi-totalité 10 & l'eau contenue dans la boue peut en être éliminée, ramenant ainsi la boue à un état tel que son pouvoir calorifique peut être efficacement utilisé. Plus précisément, la boue ainsi déshydratée peut brûler et sa chaleur de combustion peut être utilisée facilement dans les divers réchauffeurs de l'ensemble. En fait, la chaleur résultant de la combustion, de la boue solide est nettement 15 supérieure à la chaleur nécessaire dans un système de vaporisation rapide multiétagé, tel celui décrit ci-dessus et comportant un échange de chaleur par contact direct liquide-liquide pour la production de 1000 kg d'eau à partir de 1050 kg de boue. Il est également évident que la condensation des vapeurs dans le 20 condenseur 306 n'est pas obligatoirement réalisée par condensation par contact direct mais qu'on peut utiliser, à la place, un condenseur plus classique du type à tubes et enveloppe. Dans l'un et l'autre cas, l'huile chauffée résultant de la condensation doit être mélangée avec la boue réchauffée qui arrive, pour faciliter la vaporisation rapide de celle-ci, de la manière décrite 25 ci-dessus. L'eau produite à l'aide de l'ensemble décrit ci-dessus peut être traitée pour être transformée en eau potable et pour d'autres usages nécessitant une grande pureté en faisant passer cette eau à travers un filtre à charbon actif. Les divers gaz et matières odorantes qui sont entraînés jusqu'au conden-30 seur par les vapeurs provenant de l'appareillage de vaporisation peuvent être évacués et ensuite les matières odorantes peuvent être détruites par combustion à température élevée. On peut observer une certaine perte de chaleur du fait qu'une partie de l'huile qui accompagne la boue à travers 1'évaporateur 304 se vaporise 35 également. Gette huile vaporisée passe, par l'intermédiaire des conduites de vapeur 308, par le condenseur et est à nouveau condensée avec la vapeur d'eau et finalement séparée de celle-ci dans le séparateur 322. Bien que cela ne provoque ni pertes d'huile, ni pollution du condensât ainsi obtenu, cette 71 35647 27 2110379 vaporisation d'huile provoque une petite perte de chaleur de l'ordre de 1,5 à 3% de la chaleur mise en oeuvre dans le procédé. Par conséquent, il va de soi que de l'huile doit être ajoutée aux 6400 kg d'huile de l'exemple ci-dessus pour compenser cette vaporisation. 5 Dans l'ensemble de la figure 13, on extrait par l'huile dans une très grande proportion les corps gras présents dans le mélange, si on la compare à la proportion extraite par l'huile dans les ensembles des figures 11 et 12. Ceci parce que, dans l'ensemble de la figure 13, l'huile accompagne la boue à travers chaque étage de vaporisation rapide. Pendant la vaporisation rapide, 10 on observe une agitation très énergique et un mélange complet de l'huile avec la boue. Ceci favorise le transfert des corps gras de la boue à l'huile, ce qui détériore rapidement les qualités que doit posséder l'huile. A cause de cela, il est souhaitable de réaliser la séparation des graisses et autres impuretés de l'huile dans un appareil multiétagé de vaporisation rapide des divers cons-15 tituants liquides. Comme l'indique la figure 13, l'appareil comprend une colonne 202 de vaporisation rapide de l'huile et un condenseur d'huile 203, réalisés et disposés de la manière décrite ci-dessus à propos des figures 11 et 12. Dans l'agencement de la figure 13, une partie de l'huile qui a été chauffée dans 20 le réchauffeur 330 est soutirée en permanence et est envoyée par une conduite de soutirage 262 au premier étage 214 de la colonne 202. La colonne 204 et le condenseur 203 fonctionnent de la manière décrite ci-dessus pour séparer l'huile qui arrive en huile pure qui sort par une conduite 240 du condenseur 203 et en graisses qui se rassemblent dans le récipient collecteur 226. 25 II va de soi que les produits chimiques qui sont utilisés pour le traitement des boues peuvent être ajoutés à la boue à l'arrivée. Ceci permet d'abaisser la température et la pression dans le système et réduit ainsi le prix de 1'équipement. Il va de soi que, dans ce qui précède, la "boue" peut contenir 30 n'importe quelle matière liquide avec des constituants volatils, tels que l'eau et au moins quelques matières organiques solides non dissoutes. On peut citer ccmme exemples de bous de ce genre les déchets industriels provenant par exemple des papeteries, des usines de traitement des aliments et d'autres installations industrielles. D'autres exemples sont les déchets "municipaux", tels que les 35 eaux d'égout et les eaux d'écoulement. Le terme "boue(s)" dans les revendications ci-après englobe tous ces exemples et leurs équivalents. Par ailleurs, le mot "huile" employé ci-dessus et dans les revendications ci-après englobe tout moyen liquide de transfert de chaleur qui est capable lorsqu'il est en contact 71 36647 28 2110379 direct avec une boue, de séparer par dissolution ou adhérence une partie des constituants organiques ou autres, à part l'eau, de la boue. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de 11 invention. 71 35647 29 2110379 REVENDICATIONS 1 - Echangeur de chaleur à contact direct entre liquides à contrecourant, caractérisé en ce qu'il comprend : près d'une première extrémité de l'échangeur de chaleur des moyens pour injecter un liquide, en phase 5 dispersée dans un autre liquide en phase continue, de manière que le premier liquide circule en direction de la seconde extrémité de 1'échangeur de chaleur tandis que le second liquide circule en direction de la première extrémité, des moyens limitant l'écoulement vers sa deuxième extrémité et réalisés de manière à réduire la section transversale de l'échangeur de chaleur à travers 10 lequel circule ledit premier liquide, lesdits moyens limitant l'écoulement délimitant un passage pour le liquide occupant une petite fraction du volume global de l'échangeur de chaleur, des moyens plus rapprochés de ladite seconde extrémité dudit échangeur de chaleur que lesdits moyens limitant l'écoulement pour rassembler et provoquer l'agglomération dudit premier liquide 15 à partir de sa phase dispersée et des moyens pour injecter ledit second liquide en phase continue dans ledit échangeur de chaleur. 2 - Echangeur de chaleur selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens limitant l'écoulement comprennent plusieurs tubes creux placés à côté les uns des autres dans ledit échangeur de chaleur et 20 coopérant entre eux et avec les parois dudit échangeur de chaleur pour réduire la section transversale efficace dudit échangeur, 3 - Echangeur de chaleur selon ia revendication 2, caractérisé en ce que chacun desdits tubes creux est ouvert à une de ses extrémités en face de ladite seconde extrémité dudit appareil et en ce que chacun desdits 25 tubes creux comprend des moyens délimitant une ouverture ajustable à leur extrémité opposée. 4 - Echangeur de chaleur selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits moyens mentionnés en dernier sont constitués par un prolongement de chaque tube, de section transversale réduite, et orienté en direc- 30 tion de ladite première extrémité dudit appareil et des plaques modératrices placées à l'intérieur des prolongements pour commander de l'extérieur l'ensemble dudit échangeur de chaleur. 5 - Echangeur de chaleur selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens pour injecter ledit second liquide comprennent une 35 conduite débouchant dans ledit échangeur de chaleur et un robinet intercalé sur ladite conduite. 71 36647 30 2110379 6. Echangeur de chaleur selon la revendication 5, caractérisé en ce que lesdits moyens pour injecter ledit second liquide comprennent deux conduites partant d'une conduite commune, une première conduite débouchant dans ledit échangeur de chaleur entre lesdits moyens limitant l'écoulement et lesdits 5 moyens pour rassembler et provoquer l'agglomération dudit premier liquide, la seconde de ces conduites débouchant dans ledit échangeur de chaleur du côté opposé desdits moyens limitant l'écoulement. 7. Echangeur de chaleur selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'au moins une desdites conduites comporte un robinet de réglage. 10 8. Echangeur de chaleur selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens limitant l'écoulement sont des organes d'étranglement placés axialement à l'intérieur dudit échangeur de chaleur pour définir un passage rétréci de section transversale annulaire. 9. Echangeur de chaleur selon la revendication 8, caractérisé en ce que 15 lesdits moyens pour injecter ledit second liquide comprennent une conduite traversant axialement ledit organe d'étranglement. 10. Echangeur de chaleur selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens limitant l'écoulement sont des organes d'étranglement placés contre la paroi intérieure de l'échangeur de chaleur et sont constitués par une 20 ouverture axiale destinée à délimiter ledit trajet rétréci du courant. 11. Echangeur de chaleur selon la revendication 10, caractérisé en ce que lesdits moyens pour injecter ledit autre liquide comprennent une conduite traversant axialement lesdits organes d'étranglement. 12. Echangeur de chaleur selon la revendication 1, caractérisé en ce que 25 lesdits moyens limitant l'écoulement sont constitués par plusieurs organes- d'étranglement répartis en différents points dans le sens de la longueur dudit échangeur de chaleur. 13. Echangeur de chaleur selon la revendication 12, caractérisé en ce que chacun desdits moyens limitant l'écoulement comprend un organe d'étranglement 30 délimitant un passage rétréci pour l'écoulement et une conduite traversant ledit organe d'étranglement et débouchant à chaque extrémité dans ledit échangeur de chaleur, et un robinet pour régler l'écoulement du liquide dans chaque conduite. 14. Echangeur de chaleur à contact direct à contre-courant entre liquides 35 caractérisé en ce qu'il comprend : près d'une extrémité, des moyens pour injecter un premier liquide en phase dispersée dans un second liquide en phase 71 35647 2110379 continue de manière que le premier liquide s'écoule en direction de la deuxième extrémité dudit échangeur de chaleur tandis que le second liquide s'écoule en direction de la première extrémité, des moyens limitant l'écoulement en direction de la deuxième extrémité de l'échangeur de chaleur, réalisés de 5 manière à réduire la section transversale efficace de l'échangeur de chaleur à travers lequel ledit premier liquide s'écoule à travers une petite fraction du volume de celui-ci et des moyens pour injecter ledit second liquide en phase continue dans ledit échangeur de chaleur, lesdits moyens mentionnés en dernier constituant une dérivation pour au moins une partie dudit second liquide autour 10 desdits moyens limitant l'écoulement. 15. Dispositif de transfert de chaleur par contact direct liquide-liquide caractérisé en ce qu'un liquide en phase continue circule d'une première extrémité à une seconde extrémité à contre-courant et en contact direct avec un liquide en phase discontinue circulant de ladite seconde extrémité à ladite 15 première extrémité, un organe d'étranglement entre lesdites extrémités délimitant un passage rétréci pour le liquide en phase discontinue et des moyens plus rapprochés de ladite première extrémité que ledit organe d'étranglement pour provoquer la coalescence dudit liquide en phase discontinue. 16. Echangeur de chaleur à contact direct liquide-liquide, caractérisé 20 en ce qu'un premier liquide circule en phase continue d'une extrémité d'un canal allongé en direction de son extrémité opposée tandis qu'un second liquide en phase discontinue circule à contre-courant et en contact direct avec ledit premier liquide de la seconde extrémité à la première extrémité dudit canal et des moyens provoquant la coalescence de ladite phase liquide discontinue 25 près de ladite première extrémité, un organe d'étranglement tubulaire à l'intérieur dudit canal, ledit organe d'étranglement délimitant entre sa surface latérale extérieure et les parois intérieures du canal un passage rétréci et des moyens pour introduire ledit liquide en phase continue dans ledit canal entre ledit organe d'étranglement et lesdits moyens provoquant la coalescence. 30 17. Dispositif de transfert de chaleur selon la revendication 16, caractérisé en ce que ledit organe d'étranglement est creux et ouvert à son extrémité du côté desdits moyens provoquant la coalescence, ledit organe tubulaire comportant par ailleurs une ouverture plus petite à sa seconde extrémité. 18. Dispositif de transfert de chaleur selon la revendication 17, 35 caractérisé en ce que la surface extérieure dudit organe d'étranglement tubulaire est réalisée de manière que ladite ouverture plus petite débouche dans ledit canal en un point plus rapproché de ladite seconde extrémité que 1'ençlacement dudit passage rétréci. 71 35647 2110379 19. Dispositif de transfert de chaleur selon la revendication 18, caractérisé en ce que ledit organe d'étranglement tubulaire comporte des moyens pour régler la dimension effective de ladite ouverture plus petite. 20. Procédé de transfert de la chaleur d'un liquide à un autre par 5 échange de chaleur à contre-courant et contact direct, dans lequel un premier liquide en phase dispersée traverse une région d'échange de chaleur à contre-courant par rapport à un second liquide en phase continue, caractérisé en ce qu'il comprend les opérations ci-après : diriger le courant dudit premier liquide de telle manière qu'au-delà de ladite région d'échange de chaleur il 10 passe en phase dispersée à travers un trajet de section transversale rétrécie et ensuite provoquer la coalescence dudit premier liquide. 21. Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce que ledit premier liquide s'écoule en phase dispersée à travers ledit passage rétréci et en ce qu'on provoque la coalescence dudit premier liquide au-delà dudit 15 passage. 22. Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce que ledit premier liquide est injecté dans le second liquide. 23. Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce que ledit second liquide est introduit, tout au moins en partie, dans ladite région 20 d'échange de chaleur en un point en amont dudit passage rétréci où circule ledit premier liquide. 24. Procédé selon la revendication 23, caractérisé en ce que ledit second liquide est mis, en partie, en contact avec ledit premier liquide en aval dudit passage rétréci dans lequel circule ledit premier liquide. 25 25. Procédé selon la revendication 24, caractérisé en ce que l'écou lement dudit second liquide est réglé en chaque point où il est mis en contact avec ledit premier liquide. 26. Système d'échange de chaleur pour transférer de la chaleur d'un premier liquide à un second liquide par l'intermédiaire d'un troisième liquide 30 de transfert de la chaleur ou véhicule de chaleur, ledit système étant caractérisé en ce qu'il comprend deux échangeurs de chaleur à contact direct liquide-liquide et à contre-courant, à travers lesquels deux liquides en contact circulent dans des directions opposées l'une à l'autre, le premier desdits liquides étant en phase continue et le second en phase dispersée, des moyens 35 limitant l'écoulement placés à l'intérieur de chaque échangeur de chaleur, lesdits moyens limitant l'écoulement comportant un organe d'étranglement qui définit pour le liquide en phase dispersée -une région de section transversale rétrécie à l'intérieur de' l'échangeur de chaleur, des moyens pour faire circuler 71 36647 2110379 ledit second liquide à travers l'un desdits échangeurs de chaleur, des moyens pour faire circuler ledit second liquide à l'état liquide à travers le second desdits échangeurs de chaleur et des moyens pour faire circuler ledit troisième liquide intermédiaire, ou véhicule de chaleur, successivement à travers chacun 5 desdits échangeurs et avec recyclage, à contre-courant par rapport à l'autre liquide circulant dans l'autre échangeur. 27. Système d'échange de chaleur selon la revendication 26, caractérisé en ce que chacun desdits échangeurs de chaleur comprend des moyens pour faire passer au moins une fraction du courant du liquide en phase continue en 10 dérivation autour de ladite région de section transversale rétrécie. 28. Système échangeur de chaleur selon la revendication 27, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour faire passer une fraction du courant dudit liquide, véhicule de chaleur prélevé en un emplacement intermédiaire à travers le premier desdits échangeurs de chaleur et des moyens pour envoyer 15 le courant détourné en un point intermédiaire à travers le second échangeur de chaleur. 29. Système d'échange de chaleur selon la revendication 28, caractérisé en ce que ledit premier échangeur de chaleur comprend des moyens additionnels limitant 1'écoulement,placés près dudit emplacement intermédiaire de prélèvement 20 et en ce que ledit second échangeur de chaleur contient des moyens additionnels limitant l'écoulement à proximité dudit point intermédiaire. 30. Procédé de traitement des boues dans lequel la boue est mise en contact avec un liquide huileux, ou semblable à une huile, et les graisses et matières grasses contenues dans la boue sont captées par ladite huile, 25 caractérisé en ce qu'il comprend les opérations ci-après : réduire la pression au-dessus de l'huile pour vaporiser celle-ci sans vaporiser les graisses et matières grasses, séparation des vapeurs d'huile des graisses et des matières grasses, condensation des vapeurs d'huile et mise en contact à nouveau de l'huile condensée avec la boue. 30 31. Procédé selon la revendication 30, caractérisé en ce que la quasi- totalité de l'huile est Vaporisée. 32. Procédé selon la revendication 30, caractérisé en ce que l'on réduit en deux étages la pression au-dessus de l'huile. 33. Procédé selon la revendication 32, caractérisé en ce que les vapeurs 35 d'huile produites dans un premier étage sous pression réduite font l'objet d'un échange de chaleur indirect avec l'huile liquide dans un étage en aval à pression plus réduite en vue de condenser ces vapeurs et de favoriser la vaporisation dans ledit étage à pression réduite. 71 36647 2110379 34. Procédé de traitement des boues caractérisé en ce qu'il comprend les opérations ci-après : passage de la boue successivement à travers deux échangeurs de chaleur à contact direct liquide-liquide et à contre-courant en vue de recycler l'huile entre les échangeurs de chaleur de manière à chauffer la boue dans le premier échangeur de chaleur et à refroidir ensuite la boue dans le second échangeur de chaleur, détourner une partie de l'huile recyclée en direction d'un dispositif à vaporisation rapide et ensuite soumettre l'huile détournée à une vaporisation, séparation de l'huile vaporisée des résidus non vaporisés et ensuite nouvelle condensation de l'huile vaporisée et retour 10 de celle-ci auxdits échangeurs de chaleur. 35. Procédé selon la revendication 34, caractérisé en ce que l'huile pénétrant dans ledit premier échangeur de chaleur est détournée en direction de l'appareil de vaporisation rapide. 36. Procédé selon la revendication 34, caractérisé en ce que l'huile 15 condensée à nouveau est envoyée dans le second échangeur de chaleur. 37. Procédé selon la revendication 34, caractérisé en ce que l'huile provenant du second échangeur de chaleur est chauffée à nouveau. 38. Procédé de traitement des boues, caractérisé en ce qu'il comprend les opérations ci-après : chauffage de la boue, mise en contact intime de la 20 boue chauffée avec de l'huile chaude et application à l'huile chaude et à la boue mélangée d'une série de réductions de pression de manière à vaporiser l'eau contenue dans la boue et à refroidir la boue et l'huile, puis séparation de la boue non vaporisée de l'huile, vaporisation d'au moins une fraction de l'huile séparée et séparation des résidus non vaporisés des vapeurs d'huile 25 ainsi produites et nouvelle condensation des vapeurs d'huile. 39. Procédé selon la revendication 38, caractérisé en ce que l'huile à nouveau condensée est ensuite chauffée et mélangée à une quantité additionnelle de boue et en ce que le mélange obtenu subit une nouvelle série de réduction de pression. 30 40. Procédé selon la revendication 38, caractérisé en ce que l'huile condensée à nouveau est mise en contact direct avec des vapeurs produites au cours de ladite série de réductions de pression pour condenser lesdites vapeurs et obtenir de l'eau pure à partir de celles-ci. 41. Procédé de traitement des boues caractérisé en ce qu'il comprend 35 les opérations ci-après : mise en contact à contre-courant, en vue d'un échange de chaleur, de la boue avec un véhicule de chaleur pour chauffer ladite boue, application à la boue chauffée d'une réduction de pression pour vaporiser au moins une partie de l'eau qu'elle contient et refroidir ses constituants non 71 36647 2110379 vaporisés et, ensuite, nouveau refroidissement de ladite boue en la mettant en contact à nouveau, aux fins d'échange de chaleur, à contre-courant avec ledit véhicule. 42. Procédé selon la revendication 41, caractérisé en ce qu'on 5 soumet ladite boue à une réductiox» de pression lors de sa pulvérisation dans un récipient de manière à extraire les matières odorantes non condensables de ses constituants liquides. 43. Procédé selon la revendication 42, caractérisé en ce que les produits odorants non condensables sont évacués de ladite chambre et la 10 vapeur d'eau ainsi produite est condensée à nouveau. 44. Procédé selon la revendication 41, caractérisé en ce que la boue est soumise à une série de réductions de pression. 45. Procédé selon la revendication 41, caractérisé en ce que l-edit véhicule de chaleur est un liquide qui circule en décrivant un cycle à travers 15 deux échangeurs de chaleur à contre-courant et contact direct, en venant en contact direct avec ladite boue. 46. Procédé selon la revendication 41, caractérisé en ce que ledit véhicule de chaleur est une huile et en ce qu'au moins une fraction de ladite huile est soumise à une vaporisation, en ce que les vapeurs d'huile ainsi 20 produites sont séparées des résidus non vaporisés et en ce que lesdites vapeurs sont condensées. 47. Ensemble de traitement des boues caractérisé en ce qu'il comprend un appareil pour mettre un liquide pour transfert de chaleur en contact intime avec une boue afin de la traiter, un évaporateur rapide, des moyens pour 25 éloigner le liquide véhicule de chaleur de la boue et l'introduire dans 1'évaporateur rapide afin de vaporiser ledit liquide véhicule de chaleur et pour séparer les vapeurs ainsi produites des résidus non vaporisés ainsi que des moyens pour condenser les vapeurs du liquide véhicule de chaleur. 48. Ensemble de traitement des boues caractérisé en ce qu'il comprend : 30 deux échangeurs de chaleur à contact direct liquide-liquide et à contre-courant, des moyens pour faire circuler la boue successivement à travers lesdits échangeurs de chaleur, des moyens pour faire circuler en décrivant un cycle un liquide véhicule de chaleur à travers lesdits échangeurs de chaleur à contre-courant par rapport à ladite boue, un évaporateur rapide, des moyens pour 35 détourner au moins une fraction du liquide véhicule de chaleur pour l'envoyer dans ledit évaporateur rapide afin de vaporiser ledit liquide véhicule de chaleur, des moyens pour séparer et condenser les vapeurs produites dans ledit ensemble de transfert de chaleur et des moyens pour renvoyer les condensats obtenus dans le courant suivant un cycle. 71 36647 36 2110379 49. Ensemble de traitement des boues caractérisé en ce qu'il comprend : un premier et un second échangeur de chaleur à contact direct liquide-liquide et à contre-courant, un ensemble évaporateur rapide pour la boue, des moyens pour faire circuler un liquide pour transfert de chaleur suivant un cycle à 5 travers lesdits échangeurs de chaleur, des moyens pour faire circuler la boue tout d'abord à travers un échangeur de chaleur, à contre-courant par rapport audit liquide véhicule de chaleur qu'il contient, pour chauffer la boue, pour faire circuler ensuite la boue à travers l'ensemble d'évaporation rapide pour vaporiser au moins une fraction de l'eau qu'elle contient et ensuite pour 10 faire circuler la boue restante à travers le second échangeur de chaleur pour refroidir encore ladite boue. 50. Ensemble de traitement des boues selon la revendication 49, caractérisé en ce qu'il comprend également des moyens pour chauffer le liquide pour transfert de chaleur pénétrant dans le premier échangeur de chaleur. 15 51. Ensemble de traitement des boues selon la revendication 49, caractérisé en ce qu'il comprend en plus un second évaporateur rapide, des moyens pour envoyer au moins une partie du liquide pour transfert de chaleur dans ledit évaporateur rapide pour vaporiser ledit liquide et pour séparer les vapeurs ainsi produites du liquide restant, un condenseur pour condenser lesdites 20 vapeurs et des moyeis pour renvoyer le condensât ainsi produit auxdits échangeurs de chaleur. 52. Ensemble pour le traitement des boues, caractérisé en ce qu'il comprend: des moyens pour mélanger la boue chauffée et un véhicule de chaleur liquide chaud, un évaporateur rapide multiétagé, pour faire passer le mélange de la boue 25 et du véhicule chauffé à travers ledit évaporateur pour vaporiser au moins une fraction de l'eau contenue dans ladite boue, un séparateur pour séparer la boue restante provenant dudit évaporateur rapide du véhicule de chaleur auquel elle est mélangée, un second évaporateur, des moyens pour envoyer ledit véhicule de chaleur provenant dudit séparateur dans ledit second évaporateur pour 30 vaporiser ledit véhicule liquide de chaleur et pour séparer les vapeurs ainsi produites des résidus non vaporisés, des moyens pour condenser le véhicule de chaleur à l'état de vapeur et pour renvoyer ledit condensât au mélangeur. 53. Ensemble de traitement des boues caractérisé en ce qu'il comprend : deux échangeurs de chaleur à contact direct liquide-liquide et à contre- 35 courant, un récipient laboratoire pour les boues dans lequel lesdites boues chauffées peuvent subir des transformations sous pression à une température élevée, des moyens pour faire circuler les boues d'abord à travers le premier desdits échangeurs de chaleur pour les chauffer, ensuite à travers ledit 71 366kl 2110379 récipient—laboratoire pour leur faire subir une transformation et finalement à travers le second échangeur de chaleur pour récupérer la chaleur à l'aide de ce dernier, un séparateur de boues branché de manière à recevoir la boue transformée provenant du second échangeur de chaleur et à séparer ses matières 5 solides de ses constituants liquides, des moyens pour recycler de manière continue l'huile de manière qu'elle circule successivement à travers chacun desdits échangeurs de chaleur, en contact direct et à contre-courant par rapport à l'autre liquide dans chaque échangeur de chaleur, un réchauffeur d'huile intercalé dans les moyens de recyclage de manière à chauffer l'huile 10 pénétrant dans le premier échangeur de chaleur, un évaporateur rapide d'huile multiétagé dans lequel l'huile chaude qui a été polluée par des graisses, des matières grasses et d'autres impuretés à la suite d'un contact direct avec la boue est soumise à une vaporisation sans évaporation des graisses et matières grasses, un condenseur pour la vapeur d'huile, des moyens pour transporter les 15 vapeurs d'huile formées dans 1'évaporateur rapide d'huile jusqu'au condenseur de vapeur d'huile, des moyens pour recueillir les graisses et les autres résidus non vaporisés dans ledit évaporateur rapide pour l'huile, des moyens pour détourner une fraction du courant d'huile sortant dudit réchauffeur d'huile pour l'envoyer dans le premier étage dudit évaporateur rapide d'huile et des 20 moyens pour renvoyer l'huile condensée provenant du condenseur de vapeurs d'huile au second échangeur de chaleur. 54. Ensemble de traitement des boues caractérisé en ce qu'il comprend : deux échangeurs de chaleur à contact direct liquide et à contre-courant dans lesquels deux liquides en contact circulent dans des directions opposées l'une 25 de l'autre, le premier desdits liquides est en phase continue et le second desdits liquides est en phase dispersée, des moyens limitant l'écoulement placés à l'intérieur de chaque échangeur de chaleur, lesdits moyens limitant l'écoulement étant constitués par un organe d'étranglement qui délimite, pour le liquide en phase dispersée, une région de section transversale rétrécie à 30 l'intérieur de l'échangeur de chaleur et qui comprend également des moyens pour détourner au moins une partie du courant du liquide en phase continue en le faisant passer autour de ladite région de section transversale rétrécie, un récipient-laboratoire pour les boues dans lequel les boues chauffées peuvent subir des transformations sous pression à température élevée, des moyens pour 35 faire passer les boues tout d'abord à travers le premier desdits échangeurs de chaleur pour les chauffer, ensuite à travers ledit récipient-laboratoire pour leur faire subir des transformations et finalement à travers le second échangeur de chaleur de manière à récupérer de la chaleur à l'aide de celui-ci, 71 36647 38 2110379 un séparateur de boue branché de manière à recevoir la boue transformée en provenance du second échangeur de chaleur et à séparer ses constituants solides de ses constituants liquides, des moyens pour recycler en permanence l'huile de manière qu'elle passe successivement à travers chacun desdits 5 échangeursde chaleur, à contre-courant et en contact direct avec le second liquide dans chaque échangeur de chaleur, un réchauffeur d'huile intercalé dans le dispositif de recyclage de manière à chauffer l'huile pénétrant dans le premier échangeur de chaleur, un évaporateur rapide d'huile multiétagé dans lequel l'huile chaude qui a été polluée par des graisses, des matières grasses 10 et d'autres impuretés à la suite de son contact direct avec la boue est soumise à une vaporisation sans vaporisation des graisses et matières grasses qu'elle contient, un condenseur d'huile, des moyens pour transporter les vapeurs d'huile formées dans 1'évaporateur rapide d'huile jusqu'au condenseur de vapeur d'huile, des moyens pour rassembler les graisses et les autres résidus 15 non évaporés dans ledit évaporateur rapide d'huile, des moyens pour détourner une fraction du courant d'huile sortant dudit réchauffeur d'huile en direction du premier étage dudit évaporateur rapide d'huile et des moyens pour renvoyer l'huile condensée provenant du condenseur de vapeur d'huile dans le second échangeur de chaleur. 20 55. Ensemble de traitement des boues caractérisé en ce qu'il comprend : un échangeur de chaleur à contact direct liquide-liquide et à contre-courant, un évaporateur rapide de boue multiétagé dans lequel au moins une fraction de l'eau contenue dans la boue réchauffée qui le traverse est vaporisée, des moyens pour faire passer les boues tout d'abord à travers ledit échangeur de 25 chaleur pour les chauffer, ensuite à travers 1'évaporateur rapide de boue multiétagé, pour leur faire subir une évaporation partielle et finalement à travers le second échangeur de chaleur pour y céder une fraction de la chaleur qu'elles contiennent encore, un condenseur de vapeur d'eau multiétagé pour condenser les vapeurs formées dans 1'évaporateur rapide pour boues multiétagé, 30 ledit condenseur de vapeur d'eau multiétagé comprenant plusieurs chambres branchées chacune de manière à recevoir des vapeurs formées dans un étage correspondant dudit évaporateur rapide pour boue et des moyens envoyant l'huile refroidie à travers successivement chacune desdites chambres aux fins de transfert de chaleur avec les vapeurs qu'elles contiennent, des moyens de mise 35 en circulation de l'huile en vue de la recycler en permanence de manière qu'elle circule successivement à travers ledit échangeur de chaleur en tant que véhicule de chaleur et à travers ledit condenseur de vapeur d'eau en tant qu'agent de refroidissement et de condensation, un évaporateur rapide 71 36647 39 2110379 d'huile dans lequel l'huile chaude qui a été polluée par des graisses, des corps gras et d'autres impuretés à la suite d'un contact direct avec la boue est soumise à une évaporation sans évaporation des graisses, matières grasses et autres impuretés, un condenseur de vapeur d'huile, des moyens pour transporter 5 les vapeurs formées dans 1'évaporateur rapide d'huile jusqu'au condenseur d'huile, des moyens pour rassembler les graisses et d'autres résidus non vaporisés dans ledit évaporateur rapide d'huile, des moyens pour détourner une partie de l'huile provenant desdits moyens de recyclage de l'huile en direction du premier étage dudit évaporateur rapide d'huile et des moyens pour renvoyer l'huile provenant 10 du condenseur de vapeur d'eau aux moyens de mise en circulation de l'huile. 56. Ensemble de traitement des boues selon la revendication 55, caractérisé en ce qu'il comprend un second échangeur de chaleur à contact direct liquide-liquide à travers lequel on fait passer les résidus de boue provenant dudit évaporateur rapide de boue multiétagé, afin qu'ils cèdent une nouvelle partie 15 de la chaleur qu'ils contiennent et chauffent en partie l'huile passant par le second échangeur de chaleur et en ce que lesdits moyens de mise en circulation de l'huile comprennent des moyens pour envoyer une première fraction de l'huile provenant du premier échangeur de chaleur dans le second échangeur de chaleur et pour faire passer le reste de l'huile provenant du premier échangeur de 20 chaleur dans chacun des étages dudit condenseur de vapeur d'eau. 57. Ensemble de traitement des boues selon la revendication 56, caractérisé en ce que lesdits moyens de mise en circulation de 1'huile comprennent également des moyens pour envoyer 1'huile provenant dudit second échangeur de chaleur dans une chambre intermédiaire dudit condenseur de vapeur pour faciliter la 25 condensation des vapeurs de ladite première fraction de 1'huile dans les chambres à température élevée dudit condenseur de vapeur d'eau. 58. Ensemble de traitement des boues caractérisé en ce qu'il comprend deux échangeurs de chaleur à contact direct liquide-liquide et à contre-courant, un évaporateur rapide pour boue multiétagé dans lequel au moins une fraction 30 de l'eau contenue dans la boue réchauffée qui passe à travers est vaporisée, des moyens pour faire passer la boue tout d'abord à travers le premier desdits échangeurs de chaleur pour la chauffer ensuite à travers 1'évaporateur rapide pour boue multiétagé, pour y subir une vaporisation partielle et finalement à travers le second échangeur de chaleur pour une récupération de chaleur, un 35 séparateur de boues branché de manière à recevoir la boue ainsi traitée et à séparer ses constituants liquides de ses constituants solides, des moyens pour recycler en permanence l'huile de manière qu'elle circule successivement à travers chacun desdits échangeurs de chaleur, en contact direct èt à contre- 71 36647 40 2110379 courant par rapport à la boue dans chaque échangeur de chaleur, un réchauffeur d'huile intercalé dans les moyens de recyclage pour chauffer l'huile pénétrant dans le premier échangeur de chaleur, un évaporateur rapide d'huile multiétagé dans lequel l'huile chaude qui a été polluée par des graisses, 5 des matières grasses et d'autres impuretés, à la suite d'un contact direct avec la boue, est soumis à une évaporation sans évaporation des graisses et matières grasses, un condenseur de vapeur d'huile, des moyens pour transporter les vapeurs formées dans 1'évaporateur rapide d'huile jusqu'à un condenseur d'huile, des moyens pour rassembler les graisses et les autres résidus non 10 vaporisés dans ledit évaporateur rapide d'huile, des moyens pour détourner une fraction du courant d'huile sortant dudit réchauffeur en direction du premier étage dudit évaporateur rapide d'huile, un condenseur de vapeur d'eau multiétagé pour condenser la vapeur qui s'est formée dans 1'évaporateur rapide de boue à étages multiples, ledit condenseur de vapeur d'eau multiétagé conçrenant 15 plusieurs chambres dont chacune est branchée de manière à recevoir les vapeurs formées dans un étage correspondant dudit évaporateur rapide de boue et plusieurs tubes destinés à diriger un agent réfrigérant à travers successivement chacune desdites chambres de manière à réaliser un échange de chaleur indirect avec les vapeurs qu'elles contiennent; des moyens pour séparer les matières odorantes 20 non condensables provenant des divers étages dudit condenseur de vapeur d'eau en vue de leur traitement ultérieur, des moyens pour détourner une partie du courant d'huile provenant dudit condenseur d'huile de manière qu'il circule à travers les tubes pour agent de refroidissement de toutes les chambres, des moyens pour détourner le courant d'huile provenant du second échangeur de chaleur 25 de manière qu'il se joigne à l'huile circulant à travers les tubes pour agent de refroidissement des chambres à la température la plus élevée du condenseur de vapeur d'eau et des moyens pour renvoyer l'huile provenant du condenseur de vapeur d'eau au réchauffeur d'huile. 59. Ensemble de traitement des boues caractérisé en ce qu'il comprend deux 30 échangeurs de chaleur à contact direct liquide-liquide et à contre-courant, des moyens pour faire passer 1'huile successivement à travers lesdits réchauffeurs, en décrivant un cycle, pour transférer la chaleur cédée par un liquide dans un des échangeurs à un autre liquide dans le second échangeur, des moyens pour faire passer la boue à travers ledit autre échangeur de chaleur pour la 35 réchauffer, un réchauffeur d'huile pour chauffer l'huile qui pénètre dans ledit second échangeur de chaleur, un mélangeur de boue et d'huile destiné à mélanger la boue réchauffée avec une fraction de l'huile provenant dudit réchauffeur d'huile, un évaporateur rapide multiétagé pour la boue destiné à recevoir un mélange chaud d'huile et de boue provenant dudit mélangeur et pour réduire par 71 36647 2110379 échelons la pression au-dessus du mélange et par conséquent favoriser l'évaporation de l'eau provenant de la boue, des moyens de filtration destinées à recevoir l'huile et les résidus de boue provenant de 11évaporateur rapide après traitement et destinés séparer l'huile du résidu de boue, un condenseur 5 multiétagé destiné à recevoir la vapeur d'eau produite dans 1'évaporateur rapide pour la boue multiétagé, des moyens faisant passer l'huile provenant des moyens de filtration à travers le condenseur multiétagé pour la mettre en contact avec la vapeur d'eau qu'il contient et la condenser, un séparateur pour séparer les condensats d'eau et d'huile provenant dudit condenseur multiétagé, 10 des moyens pour renvoyer l'eau condensée séparée à travers le premier échangeur de chaleur pour chauffer l'huile qui y circule, des moyens pour renvoyer l'huile séparée dans un réchauffeur d'huile et ensuite dans un mélangeur d'huile et de boue, un évaporateur rapide multiétagé pour l'huile dans lequel l'huile chaude, qui a été souillée par des graisses, des matières grasses et d'autres 15 impuretés à la suite du contact direct avec la boue est soumise à une vaporisation sans vaporisation des graisses, matières grasses et autres inçuretés, un condenseur de vapeur d'huile, des moyens pour transporter les vapeurs d'huile formées dans 1'évaporateur rapide d'huile jusqu'au condenseur de vapeur d'huile, des moyens pour recueillir les graisses et autres résidus non évaporés 20 dans ledit évaporateur rapide d'huile, des moyens pour détourner une partie du courant d'huile sortant dudit premier échangeur de chaleur en direction du premier étage dudit évaporateur rapide d'huile et des moyens pour renvoyer l'huile condensée provenant du condenseur de vapeur d'huile dans le second échangeur de chaleur.