Dans les machines modernes, les chariots porte-ca- mes sont équipés de cames de tricotage susceptibles d'occuper deux positions, l'une active et l'autre inac- tive. Dans certaines des machines connues, telles que décrites dans le brevet CH 539 157, le programme d'ac- tionnement des cames du chariot est enregistré dans une première mémoire, pour les mouvements du chariot de la première extrémité de la fonture à la seconde, et dans une autre mémoire, distincte de la première, pour les mouvements de direction contraire. Les informations mémorisées sont transmises par l'intermédiaire d'un lecteur et d'un dispositif de commande mécanique aux cames du chariot. La transmission se fait par l'inter- médiaire de tiges coulissantes, solidaires du chariot, coopérant avec des butées. Si les butées sont fixes, aux extrémités de la machine, le chariot doit se déplacer d'une extrémité à l'autre de la machine, même si une partie seulement de la machine est -utilisée pour le tricotage, ce qui constitue une perte de temps. Pour éviter ceci, les butées doivent pouvoir être déplacées le long des fontures. Ce mode de commande nécessite une mécanique relativement lourde et complexe. On a proposé de remplacer cette commande mécanique par des électroaimants montés sur le chariot porte-ca- mes. Ceux-ci doivent être toutefois relativement lourds et puissants, ce qui alourdit considérablement le cha- riot et rend sont déplacement difficile. Pour obvier à cet inconvénient, il a été proposé, dans la demande de brevet DE 1 435 161, de combiner une commande mécanique à levier et une commande électroma- gnétique, cette combinaison permettant d'utiliser des glectroaimants de maintien, donc de faible puissance. La présente invention a pour but de supprimer la partie mécanique de la commande tout en utilisant des moyens de positionnement électromagnétiques fonctionnant -2 - à la fois comme mémoire et moyens d'actionnement, ces moyens électromagnétiques ne consommant qu'une très faible quantité de courant. De chariot porte-cames selon l'invention est carac- térisé en ce que le dispositif de positionnement élec- tromagnétique comprent essentiellement un aimant perma- nent à faible champ coercitif associé a une bobine de magnétisation /démagnétisation et une pièce mobile, en métal ferro-magnétique, solidaire de la came à positon- ner, la bobine étant connectée à un circuit d'excitation et de commande assurant la magnétisation et la démagné- tisation de l'aimant permanent par une impulsion de courant dans la bobine, de manière à attirer, respecti- vement relâcher ladite pièce mobile et la came qui lui est solidaire, pour mettre la came hors ou en travail. Cette solution permet de supprimer toutes les tiges et la tringlerie de commande et de se passer de butée. Il est par conséquent sans autre possible de varier la course du chariot pour l'adapter à la largeur du tricot, cette course pouvant être commandée par tout moyen élec- tronique, par exemple par le comptage des aiguilles. L'utilisation d'aimants permanents démagnétisables, c'est-à-dire bistables, permet de travailler avec de courtes impulsions de courant, ces impulsions étant en quelque sorte mémorisées par les aimants permanents bistables. Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'invention. La figure 1 représente une vue schématique, en perspective, d'un porte-cames. La figure 2 représente une vue en coupe axiale de l'un des dispositifs de positionnement des cames de tricotage. La figure 3 représente le schéma bloc du circuit de commande d'un dispositif de positionnement. 248447e -3 - A la figure 1 on a représenté schématiquement un porte-cames 1 avec sa brosse 2 et quatre dispositifs de commande 3,4,5 et 6, respectivement associés à quatre cames de tricotage disposées, de manière connue, sous la plaque 1, ces cames étant soit rétractées dans la plaque 1, en position inopérante, ou faisant saillie sous cette plaque, en position de travail, pour entraîner les aiguilles par leur talon, de manière connue en soi. Les moyens de commande des cames de chute ne concernent pas la présente invention et n'ont dès lors pas été repré- sentés. Ces -moyens seront de préférence électromécani- ques, par exemple un moteur pas-à-pas. Chacun des dispositifs de commande 3 à 6 est réali- sé comme représenté à la figure 2. Ce dispositif com- prend essentiellement un aimant permanent 7 à faible champ coercitif de forme cylindrique tubulaire monté dans une carcasse tubulaire 8 portant une bobine cylin- drique 9 dont la longueur est environ le double de la longueur de l'aimant permanent 7. La carcasse 8 est montée dans un support tubulaire 10 fixé sur le porte- cames 1 au moyen de chiens 11 et 12. L'aimant permanent 7 est retenu axialement au moyen d'une vis 13 amagnéti- que en inox, entre un flasque 14 en matériau ferro-ma- gnétique, comme le support 10, et une plaquette 15 en acier doux. Le support 10 est monté au-dessus d'un passage 16 traversant le porte-cames 1 et traversé par une tige 17 reliant un noyau plongeur 18 en métal ferro- magnétique et une came de tricotage 19. Afin de pouvoir se déplacer axialement très librement, la tige 17 est montée sur un roulement axial 20 constitué par une douille à billes. Entre la douille à billes 20 et la came 19 est monté un ressort de rappel 21 travaillant en compression et ayant tendance à maintenir la came 19 en position de travail telle que représentée au dessin. Ce ressort 21 présente une grande raideur et il n'est -4 - pratiquement pas comprimé lorsque la came 19 est en position de travail. Sa force croît rapidement lors de l'attraction du noyau-18 pour atteindre environ 1 kg. Dans la position représentée à la figure 2, l'ai- mant permanent 7 est démagnétisé. Cet aimant peut être magnétisé par une impulsion de courant de sens convena- ble dans la bobine 9. Ceci a pour effet de déplacer le noyau plongeur 18 en direction de l'aimant permanent 7 en comprimant le ressort 21. Le noyau plongeur vient 1O buter contre la plaquette en fer doux 15 qui lui sert d'amortisseur. La came 19 est rétractée dans son loge- ment 22 et elle est dès lors inopérante. Pour amener la came 19 en position de travail, il suffit de démagnétiser l'aimant permanent 7 par une impulsion de courant de sens opposé dans la bobine 9 de manière à créer un bref instant un champ magnétique supérieur au champ coercitif de l'aimant permanent. La came 19 est ramenée instantanément en position de travail par la détente du ressort 21, fortement tendu. - L'envoi de deux impulsions successives ou davantage de démagnétisation pourrait entraîner une magnétisation inverse de l'aimant permanent, ce qui aurait pour consé- quence de mettre la came hors travail alors qu'on désire précisément la mettre en position de travail. Pour éviter un tel incident le circuit de commande, schémati- quement représenté à la figure 3, comprend un dispositif de sécurité constitué essentiellement par un circuit bistable FF. Les impulsions de magnétisation sont appli- quées à la borne S et les impulsions de démagnétisation à la borne R. Elles proviennent d'un circuit de commande C comportant soit une commande manuelle à touches ou une commande automatique programmée. L'aimant permanent 7 étant magnétisé, une impulsion de démagnétisation sur la borne R provoque le basculement du circuit bistable FF. Une seconde impulsion de démagnétisation n'a par contre aucune influence tant que le circuit bistable FF n'a pas rebasculé sous l'influence d'une impulsion de magnétisa- tion. Le changement d'état à la sortie Q est utilisé de manière bien connue en soi pour tenir une impulsion de commande d'un circuit de puissance A qui délivre une courte et forte impulsion de courant, dans un sens ou dans l'autre, dans la bobine 9. Les impulsions étant très courtes, leur puissance peut être élevée ce qui permet d'obtenir un temps d'enclenchement très court, de l'ordre de 7 ms pour la came. Ceci permet de travailler très rapidement avec des changements quasi instantanés de tricotage. L'invention n'est bien entendu pas limitée à la forme d'exécution décrite mais s'étend à toute variante, is notamment à toute autre forme et disposition de l'aimant permanent, de la bobine et de la pièce mobile en métal ferro-magnétique constituant le noyau plongeur. Il est notamment possible de prévoir un levier entre la pièce mobile en métal ferro-magnétique et la came. REVENDICATIONS 1. Chariot porte-cames pour machine à tricoter, comportant des cames mobiles susceptibles d'être mises hors travail au moyen d'un dispositif de positionnement électromagnétique, caractérisé en ce que ce dispositif électromagnétique comprend essentiellement un aimant permanent à faible champ coercitif associé à une bobine de magnétisation/démagnétisation et une pièce mobile, en métal ferro-magnétique, solidaire de la came à position- ner, la bobine étant connectée à un circuit d'excitation et de commande assurant la magnétisation et la démagné- tisation de l'aimant permanent par une impulsion de courant dans la bobine, de manière à attirer, respecti- vement relacher ladite pièce mobile et la came qui lui est solidaire, pour mettre la came hors ou en travail. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite bobine est cylindrique et entoure, d'une part, l'aimant permanent et, d'autre part, la plus grande partie de la pièce métallique mobile solidaire de la came à laquelle elle est reliée à travers un élément de guidage axial, un ressort de rappel tendant à mainte- nir la came en position de travail. 3. Dispositif selon l'une quelconque des revendica- tions 1 ou 2, caractérisé en ce que les impulsions de magnétisation, respectivement de démagnétisation, sont transmises à la bobine par l'intermédiaire d'un circuit bistable de manière à rendre inopérante une impulsion de même signe que l'impulsion précédente. 4. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le ressort de rappel présente une raideur élevée telle que la force développée lors de sa déforma- tion croit rapidement à partir de zéro.