La présente invention est du domai- ne du travail des matières plastiques et elle a pour objet un procédé de fabrication de conteneurs du genre pots, ainsi que les conteneurs obtenus suivant le procédé ; ces conteneurs trouvent leur application principale dans le domaine de l'horticulture. On connaît deux types principaux de conteneurs à très bas prix tels que ceux destinés à contenir de la terre et une plante en cours de croissance. Les conteneurs du premier type ont des parois rigides ; ils sont, d'une manière générale, obtenus par déformation de la matière plastique soit par la technique d'injection soit par la technique de therm#- formage. La technique d'injection conduit à des récipients de forme généralement bien définie mais à parois relativement épaisses ; il n'est pas possible en effet, dès lors que les conteneurs sont d'une certalne dimension, par exemple celle d'une pot de fleurs de dimension moyenne, d'obtenir des parois très minces car une certaine distance entre les faces des coquilles des moules d'injection est nécessaire pour permettre à la matière plastique très visqueuse de s'écouler entre celles-ci, avec des cadences de production raisonnables ; les conteneurs obtenus par injection sont donc nécessairement relativement coûteux. La technique de thermo formage consistant à faire épouser à une feuille de matière plastique préalablement ramollie la surface d'une matrice, conduit à des conteneurs étant dans l'ensemble plus minces qu'avec la technique précédente mais d'épaisseurs très inégales et présentant de ce fait des points de fragilité. Les conteneurs du second type, obtenus par extrusion , découpe et soudage d'un manchon de matière plastique souple, ont des parois souples et sont tout a fait apparentables aux sacs en plastique à usages très divers ; ces conteneurs présentent pour l'horticulteur ou le pépiniériste l'inconvénient d'un manque total de rigidité à la fois préjudiciable à la croissance de la plante et à la manutention de l'ensemble au cours de transports. Ils ont néanmoins l'avantage d'être très bon marché. La présente invention propose un procédé permettant d'obtenir des conteneurs à un prix pratiquement aussi bas que celui des conteneurs du second type mais possédant les qualités de stabilité géométrique voisines de celles du premier type. Selon la présente invention, un procédé de fabrication de conteneur à l'usage notamment des pépiniéristes et des horticulteurs, ledit conteneur ayant la forme générale d'un pot conique pourvu de renforts périphériques, est principalement caractérisé en ce que partant d'une bande de matière plastique souple, on pourvoit ladite bande de renforts, ou nervures, disposés dans le sens longitudinal de celle-ci, on enroule ladite bande pourvue de renforts, sur une forme conique, on soude sur elle-même ladite bande enroulée sur la forme, et on sépare de la bande de départ, la bande enroulée en une surface tronconique fermée, on bouche la petite base de la surface tronconique. Pour pourvoir de nervures ladite bande de matière plastique souple, la présente invention propose deux variantes de procédé. Suivant une première variante, on forme, pour chaque nervure, un pli dans ladite bande, le pli étant soudé et replié plusieurs fois sur lui-même et sur la bande. Suivant une seconde variante, on rapporte, pour chaque nervure, un jonc par soudage sur la bande. Pour effectuer le bouchage de la petite base de la surface tronconique, ou encore pour réaliser le fond du pot", la présente invention propose deux variantes de procédé. Suivant une première variante, le bouchage de la petite base de la surgace tronconique est obtenu en repliant suivant des plis radiaux une partie excédentaire de la surface tronconique, et en soudant les uns sur les autres les plis formés. Suivant une seconde variante, le bouchage de la petite base de la surface tronconique est obtenu en rapportant un fond circulaire soudé sur sa périphérie au bord de la surface tronconique. Un conteneur obtenu suivant le procédé précité se caractérise par une paroi tronconique d'épaisseur rigoureusement uniforme, qui est l'épaisseur de la bande de départ, a l'exception des surépaisseurs que constituent les nervures, et en ce qu'il comporte une ligne de soudure s'étendant d'un bord à l'autre de la surface tronconique ; la forme générale tronconique confertsau conteneur une rigidité verticale suffisante pour qu'il ne s'affaisse pas sur lui-même par son propre poids, tandis que les nervures lui conferentune rigidité diamétrale suffisante pour qu'il reste spontanément ouvert ; la stabilité géométrique résultante du conteneur permet de leremplirtrès facilement de terre et de le manipuler de manière aisée. Suivant une autre façon de faire relevant également de l'invention, on peut, au lieu de partir d'une bande de matière plastique, partir d'un manchon de- matière plastique souple du type de celui utilisé pour la confection des sacs, découper le manchon, le placer sur la forme tronconique, former un ou plusieurs plis dans le sens des génératrices, de manière à obtenir une surface tronconique, boucher la petie base de cette surface tronconique suivant l'une des variantes ci-dessus décrites, pourvoir la surface tronconique de nervures périphériques par soudage d'un jonc ou par plissage de la surface tronconique suivant l'une des variantes ci-dessus décrites ; on notera que le conteneur ainsi formé ne comporte pas de ligne de soudage le long d'une génératrice mais comporte un ou plusieurs raidisseurs constitués par le ou les plis formés le long des génératrices. La présente invention sera mieux comprise et des détails en relevant apparaitront à la description qui va être faite de formes particulières de mise en oeuvre et de réalisation, en relation avec les figures des planches annexées dans lesquelles - la fig.1 est une illustration générale du procédé de l'invention à sa phase initiale de formation d'un conteneur, - la fig.2 est un détail en coupe d'une phase intermédiaire, - la fig.3 est une illustration d'une phase intermédiare suivante, - la fig.4 est une illustration de la phase finale d'obtention d'un conteneur, - la fig.5 est une illustration d'un procédé de formation des renforts suivant une première variante, - la fig.6 est une illustration de la pose de renforts suivant une seconde variante, et, - la fig.7 est une vue partiellement coupée d'un conteneur de l'invention. Sur la fig.1 une bande de matière plastique souple 1, de préférence du polyéthylène,-est déroulée depuis une bobine non représentée sur la figure ; la bande de matière plastique passe à un poste 2 où elle est pouvue de ou nervures tels que 3 ; on décrira en relation avec les fig.5 et 6, de façon plus détaillée, deux manières de constituer des renforts sur ladite bande . La bande 1 pourvue de nervures arrive sur une forme conique 4 animée d'un mouvement de rotation ; la bande est enroulée sur cette forme jusqu'à envelopper complètement cette dernière (situation schématisée sur la fig.2). La bande est alors soudée sur elle-même (flèche 5), le soudage étant effectué par exemple suivant l'une des génératrices d'un cône, puis séparée (flèche 6) de la bande 1 de départ. Sur la fig.3, on procède au bouchage de la petite base de la surface tronconique ; dans le cas de la figure ce bouchage est effectué, selon une première variante en formant (flèches 7) des plis radiaux sur une partie excédentaire de la surface tronconique s'étendant au-delà de la forme 4 ; ces plis étant formés, ils sont soudés les uns sur les autres par application d'un disque presseur 8 le disque presseur est de préférence le siège de vibrations ultrasonores et la soudure des plis est alors une soudure par ultrasons ; accessoirement, on pratique par poinçonnage à l'aide de poinçons tels que 9, un ou plusieurs trous dans le fond replié. Sur la fig.4, on a représenté le dernier stade d'obtention d'un conteneur, consistant à retirer (flèches 10) de la forme le conteneur formé. Sur la fig.5, on a représenté en 12, 13 et 14 un poste analogue au poste 2 de la fig.1 dans lequel s'effectue une succession d'opérations de plissage et de soudage de la bande 1 ; ainsi, dans la section 12, on forme et on soude des plis perpendiculaires 12', dans la section 13, on replie et on soude sur euxwmêmes les plis précédents pour former des replis perpendiculaires 13', dans la section 14, on replie et on soude sur la bande les replis précédents pour former des nervures 14' ; là encore le soudage est avantageusement effectué au moyen des ultrasons. Sur la fig.6, on a représenté en 15 un poste analogue au poste 2 de la fig.1 dans lequel s'effectue le soudage de joncs tels que 16 sur la bande 1 ; le soudage de ces joncs est encore avantageusement effectué par ultrasons ; à la sortie du poste les joncs soudés sur la bande en constituent les nervures 16'. Sur la fig.7, un conteneur, ou pot, conforme à l'invention se caractérise principalement en ce qu'il comporte une paroi 17 tronconique, dite encore paroi latérale, d'une épaisseur rigoureusement uniforme à l'exception des surepaisseurs que constituent les nervures 18, 19 et 20 et en ce qu'il comprend une ligne de soudage 21 disposée sensiblement sur une génératrice conique et s'étendant du bord de plus grand diamètre 22 au bord 23 de plus petit diamètre. Une nervure telle que la nervure 18 est située de préférence sur le bord supérieur lui-même ou très près de cleui-ci, tel que représenté sur la figure cette nervure peut même résulter du "roulottage" du bord sur lui-même. Une seconde nervure telle que la nervure 19 est située au-dessous mais assez voisine de la précédente ; cette seconde nervure a pour fonction d'une part de renforcer l'effet de rigidification de la première et d'autre part de constituer une butée d'encastrement des conteneurs les uns dans les autres. Enfin une troisième nervure telle que 20 sera située de préférence au voisinage du bord inférieur; on notera toutefois que le fond du conteneur constitue par luimême un élément de rigidification et que par conséquent cette troisième nervure n'est pas indispensable. On a profité de la fig.7 pour illustrer une seconde variante de réalisation du bouchage du fond du conteneur ; suivant cette variante une partie excedentaire de la bande s'étendant au-deld de la forme est plus petite que celle représentée sur la fig.3 ; elle ne constitue en fait qu'un simple rebord 24 qui sera rabattu sur l'extrémité de la forme à l'aide de moyens appropriés et sur lequel sera rapporté par soudage un disque de matière plastique 25 qui pourra être éventuellement percé de trous d'égouttage tels que 26. Bien que l'on ait décrit et illustré des formes particulières de réalisation du procédé de l'invention et des conteneurs, ou pots, que ces procédés permettent de réaliser, il doit être compris que la portée de cette dernière n'est pas limitée à ces formes mais qu'elle est définie de la façon la plus générale par les caractéristiques énoncées plus haut. REVENDICATIONS 1.- Procédé de fabrication de conteneur à l'usage notamment des pépiniéristes et des horticulteurs, ledit conteneur ayant la forme générale d'un pot conique pourvu de renforts périphériques, caractérisé en ce que partant d'une bande de matière plastique souple (1) - on pourvoie ladite bande de renforts ( 14') , ou nervures, disposés dans le sens longitudinal de celle-ci - on enroule ladite bande pourvue de renforts, sur une for me conique (4) - on soude sur elle-même ladite bande enroulée sur la forme, et on sépare de la bande de-départ, la bande enroulée en une surface tronconique fermée - on bouche la petite base de la surface tronconique. 2.- Conteneur obtenu selon le procédé de la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte une paroi (17) tronconique d'une épaisseur rigoureusement uniforme à l'exception des surépaisseurs que constituent les nervures et, en ce qu'il comporte une ligne (21) de soudage s'étendant d'un bord (22) à l'autre (23) de la surface tronconique. 3.- Conteneur selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'une (18) des nervures est située au bord (22) de plus grand diamètre, dit bord supérieur, de la surface tronconique. 4.- Conteneur selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'une seconde nervure (19) est située au voisinage de la première. 5.- Conteneur selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'une troisième nervure (20) est située au voisinage du bord (23) de plus petit diamètre, dit bord inférieur, de la surface tronconique. 6.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que pour pourvoir de nervures ladite bande, on forme, pour chaque nervure, un pli dans ladite bande, le pli étant soudé et replié plusieurs fois sur lui-même et sur la bande. 7.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que pour pourvoir de nervures ladite bande on rapporte, pour chaque nervure, un jonc (16) par soudage sur la bande. 8.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le bouchage de la petite base de la surface tronconique est obtenu en repliant suivant les plis radiaux ( 7) une partie excédentaire (1") de la surface tronco nique, et en soudant les uns sur les autres les plis formés. 9.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le bouchage de la petite base de la surface tronconique est obtenu en rapportant un fond circu laire (25) soudé sur sa périphérie au bord de la surface tronconique.