La présente invention a pour objet un procédé de stockage d'en orgie mécanique et de récupération de ladite énergie sous forme thermique, et une installation pour la mise en oeuvre de ce procédez De façon plus précise, elle concerne un procédé selon lequel on stocke l'énergie mécanique sous la forme. d'énergie chimique et c-n r@@upère ensuite cette énergie sous forme d'énergie athermique, en utilisant les réactions inverses entre deux produits chimiques qui sont susceptibles de réagir entre eux de fanon exothermique. Ces réactions inverses peuvent en particulier consister en des réactions de dilution et de concentration de solutions, ou encore en des réactions de dissociation telles qu'une do composition thermique faisant apparaître un produit sous forme gazeuse. On sait, en effet, que la dilution de la plupart des solutions est un phénomène exothermique qui, dans le cas de certaines solutions, peut conduire a un degagement de chaleur relativement important. Aussi, de tel.i?s. reactions peuvent être exploitées pour stocker de la chialeur, car. elles permettent de libérer cette chaleur au moment voulu lors de la mise en contact des produits intervenant dans la réaction Des procédés de stockage et de récupération d'é-ner- gies basés sur l'utilisation de telles réactions doivent par conséquent comporter une phase de stockage dans laquelle on utilise l'énergie disponible à stocker pour effectuer une réaction endothermique et obtenir les produits de la réaction et une phase de récupération dans laquelle on libère cette énergie en faisant réagir les produits obtenus. précédemment Parmi les sources d'énergie disponibles, il existes de nombreuses sourc-es d'énergie mécanique peu co@teuses talles que l'énergie éolienne et l'énergie électrique en heures creuses, mais le stockage de telles formes d'énergies pose certains problèmes qui jusqu'à présent n'ont pu être résolus de façon satisfaisante. L'invention a précisément pour objet un procédé qui permet de stocker de l'énergie mécanique et de la récupérer ensuite sous forme thermique. Le procédé selon l'invention se caractérise en ce qu'il comprend les étapes suivantes 1) - convertir à une température T1, au moyen de ladite éner gie mécanique, un produit A constitué par le produit d'une réaction exothermique entre un produit B et un composé C, en ledit produit B et en vapeur du composé C, et séparer la vapeur du composé C 2) - stocker le produit B ainsi obtenu à une température T2 4 et 3) - mettre ensuite en contact le produit B ainsi stocké avec de la vapeur du composé C pour libérer sous forme d'énergie thermique, à une température T3 > au moins une partie de la dite énergie mécanique, et récupérer ladite énerg-ie thermi que. Selon un mode de réalisation du procédé de l'invention, on condense la vapeur du composé C séparée dans la première éta pe, on stocke le composé C liquéfié ainsi obtenu et on forme à partir du composé C ainsi stocké la vapeur de composé C nécessaire à la réalisation de la troisième étape du procédé. Do préférence, selon l'invention, on forme la vapeur de composé C nécessaire à la réalisation de la troisième étape du procédé en vaporisant le composé C liquéfié par échange indirect de chaleur avec un fluide auxiliaire à une température 14 Avantageusement, la température T3 est supérieure aux températures Tg et T2, et de préférence dans ce cas, avant de mettre en contact le produit B avec la vapeur du composé C, on préchauffe le produit B par échange indirect de chaleur avec le produit obtenu dans la troisieme étape du procédé. Selon l'invention, le produit A est avantageusement constitué par une solution diluée d'un composé M dans le composé C et le produit B est constitué par une solution concentrée du composé M dans le composé C. A titre d'exemple de solutions susceptibles d'être utilisées, on peut citer des solutions aqueuses dans lesquelles le composé M est choisi dans le groupe comprenant l'acide sulfurique, la soude, la potasse, le chlorure de lithium et le bromure de lithium, et le composé C est constitué par de l'eau. Selon l'invention, on peut également utiliser un produit A et un produit B se présentant à l'état solide. A titre d'exemple de produits susceptibles d'être utilisés, on peut citer les hydrates de sels minéoraux, les ammoniacates et les méthanolates minéraux, Selon l'invention, on convertit avantageusement le produit A en produit B et en vapeur du composé C en utilisant l'énergie mécanique pour comprimer la vapeur du composé C, ladite vapeur comprimée étant ensuite mise en contact indirect avec le produit A pour assurer l'évaporation du composé C et la condensation de ladite vapeur comprimée. Selon l'invention, on tire avantageusement profit du fait qu'en utilisant l'énergie mécanique pour convertir le produit A en produit B et en vapeur du composé C, on peut stocker cette énergie mécanique sous la forme d'énergie chimique dans le produit B et le composé E ainsi obtenus, pendant une durée illimitée, transporter cette énergie aussi loin que le produit B et le composé C peuvent être transpor tés > et récupérer-ensuite cette énergie sous forme thermique par simple mise en contact du produit B avec la vapeur du composé C. Lorsque le produit A et le produit B sont constitués respectivement par une solution diluée et une solution concentrée, ce procédé présente de plus les avantages suivants - l'effet de stockage peut être obtenu par la simple fermeture de vannes, ce qui permet de récupérer la chaleur à volonté ;; - les solutions peuvent être conservées à la température am- oiante, - la mise en oeuvre du procédé ne nécessite pas d'appareillage particulier, les réacteurs utilisés, d'une part, pour réaliser la concentration des solutions diluées et,d'autre part. pour réaliser la dilution des solutions concentrées étant d'un type classique, - les chialeurs sensibles des solutions sortant de ces réacteurs peuvent être récupérées pour pré chauffer les solutions qui rentrent dans ces réacteurs, - les capacité de stockage peuvent de plus, être importantes. Par ailleurs, un tel procédé de stockage présente l'avantage de constituer une véritable pompe à chaleur qui peut être amorcée quand l'énergie mécanique est disponible et déclenchée simplement quand l'énergie thermique est nécessaire. L'invention a également pour objet une installation pour la mise en oeuvre de ce procédé. Cette installation se caractérise en ce qu'elle comprend - un évaporateur par compression de vapeur pour convertir le produit A en le produit B et en vapeur du composé C, et condenser la vapeur du composé C, - des moyens pour stocker le produit B ainsi obtenu, et - des moyens pour mettre en contact le produit n ainsi stocké avec de la vapeur du composé C et pour transmettre à un fluide récupérateur d'énergie thermique la chaleur dégagée lors de la mise en contact du produit B avec la vapeur du composé C. Avantageusement, l'installation comprend également des moyens pour former de la vapeur de composé C à partir de composé C liquifié. Selon une variante, l'installation comprend des moyens pour stocker le composé C condensé et des moyens pour former de la vapeur de composé C à partir du composé C ainsi stocké. Selon un mode de réalisation préférentiel de cette installation, les moyens pour former de la vapeur de composé C sont constitués par un échangeur de chaleur, dit premier échangeur, comportant une enceinte dite première enceinte, dans laquelle est disposé un faisceau de tubes, des moyens pour mettre en circulation dans lesdits tubes un fluide aux i liaire et des moyens pour faire ruisseler sur la surface externe desdits tubes le composé C liquéfié à vaporiser. Dans ce mode de réalisation préférentiel, les moyens pour mettre en contact le produit B avec la vapeur de composé C et pour transmettre à un fluide récupérateur d'énergie thermique la chaleur dégagée lors de la mise en contact du produit B avec la vapeur de composé C sont constitués par un deuxième échangeur de chaleur comportant une enceinte dite seconde enceinte dans laquelle est disposé un faisceau de tubes, des moyens pour mettre en circulation dans lesdits tubes un fluide récupérateur d'énergie thermique et des moyens pour mettre en circulation sur la surface externe desdits tubes le produit B > ladite seconde enceinte étant en communication avec ladite première enceinte de façon que la vapeur de composé C formé dans ladite première enceinte vienne en contact avec le produit B qui circule sur la surface externe des tubes de ladite seconde enceinte. Avantageusement, l'installation comprend de plus des moyens pour recueillir le produit obtenu par mise en contact du produit B avec la vapeur de composé C et des moyens pour préchauffer le produit B, avant de le mettre en contact avec la vapeur de composé C, par é-change indirect de chaleur avec le produit recueilli. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit, donnée bien entendu à titre illustratif et non limitatif, se référant à la figure unique annexée qui représente de façon schématique une installation dans laquelle on met en oeuvre le procédé de l'invention en utilisant les réactions inverses de dilution et de concentration de solutions pour stocker l'énergie mécanique sous forme d'énergie chimique et récupérer ensuite cette énergie sous forme d'énergie thermique. Sur cette figure, on voit que l'installation comprend trois étages I, II et III qui correspondent respectivement à la phase de conversion de l'énergie mécanique en énergie chimique, au stockage de cette énergie chimique, et à la récupération de cette énergie sous forme thermique. Dans l'étage I, la déférence 1 désigne un évaporateur par compression de vapeur qui est destiné à assurer la conversion du produit A constitué dans ce cas par une solution diluée en un produit D constitué par une solution concentrée et en vapeur du composé C ou solvant. Cet évaporateur est constitué par un échangeur de chaleur tubulaire comportant un faisceau de tubes 3 disposé dans une enceinte 4 qui est alimentée on solution diluée à partir du réservoir 5 par une canalisation 7 munie d'une vanne 8.A sa partie supérieure, l'évaporateur comprend une canalisation 9 munie d'un compresseur 11 pour prélever la vapeur de solvant libérée dans-l'enceinte 4, la comprimer et la réinfecter ensuite dans le faisceau de tubes 3 pour assurer l'évaporation du solvant à partir de la solution diluée qui circule dans l'enceinte 4 et la condensation de la vapeur de solvant comprimée. On note que la solution diluée provenant de la canalisation 7 est introduite dans l'enceinte 4 par un distributeur 12 qui la fait ruisseler sur la surface extérieure des tubes 3. Dans l'étage de stockage II, les références 13 et 15 désignent des réservoirs de stockage qui sont destinés respectivement au stockage de la solution concentrée ou produit B sortant de l'é-vaporateur 1 par une canalisation 17 et au stockage du solvant liquéfié sortant du faisceau de tubes 3 par la canalisation 19. On précise que dans certains cas, le stockage du solvant peut être évité, par exemple, lorsqu'on utilise des solutions aqueuses. Dans 1' étage III la référence 21 représente une enceinte de dilution et la référence 23 une enceinte de vaporisation pour vaporiser le solvant liquéfié. Ces deux enceintes sont constituées toutes deux par des échangeurs de chaleur tubulaires. L'enceinte de vaporisation ou première enceinte 23 comprend un faisceau de tubes 25 destiné à être parcouru par un fluide auxiliaire qui est introduit dans les tubes 25 par une conduite 27 et recueilli à sa sortie des tubes 25 dans une conduite 29, ce fluide auxiliaire provenant dlun puits de chaleur 30 constitué par exemple par une nappe phréatique ou par des rejets thermiques, t'enceinte de dilution 21 ou deuxième enceinte comprend un faisceau de tubes 31 destiné à être parcouru par un fluide de récupération de l'énergie thermique, dans lequel on récupère les calories dégagées lors de la dilution de la solution concentrée, ce fluide étant introduit par une conduite 33 et recueilli à sa sortie des tubes 31 dans une conduite 35. On nate que les deux enceintes 21 et 23 sont en communication par un passage de forte section 36. L'enceinte de dilution est alimentée en solution concentrée à partir du réservoir de stockage 13 par la canalisation 37 munie d'une vanne 38 et traversant un échangeur de chaleur 40. L'enceinte de vaporisation 23 est alimentée en solvant liquéfié à partir du réservoir 15 par la canalisation 41 munie d'une vanne 42. A leur partie supérieure, les deux enceintes 21 et 23 comportent également des distributeurs de liquides 44 'et 46 qui assurent respectivement le ruissellement de la solution concentrée sur la surface extérieure des tubes 31 et le ruissellement du solvant liquéfié sur la surface extérieure des tubes 25. A la sortie de l'enceinte 21 de dilution, la solu- tion diluée est recueillie dans une canalisation 39, elle passe ensuite dans l'échangeur de chaleur 40 ou elle code ses calories à la solution concentrée circulant dans la canalisation 37 pour la préchauffer avant son introduction dans l'enceinte 21 de dilution. La solution diluée est ensuite recyclée dans le réservoir de stockage 5 par la canalisation 43 munie d'une pompe 45. Le fonctionnement de cette installation est le suivant. Pour stocker l'énergie mécanique,on introduit dans l'évaporateur 1 la solution diluée stockée dans le réservoir 5 en ouvrant la vanne 8 et on met en marche le compresseur Il pour réaliser dans l'évaporateur 1 la concentration de la solution diluée et obtenir ainsi une solution concentrée qui est évacuée dans le réservoir de stockage 13, et une quantité m de solvant condensé qui est évacué dans le réservoir de stockage 15. De préférence, on réalise cette évaporation à une température T 3 qui correspond à la température ambiante en réglant de façon appropriée le déhit de circulation de la solution diluée dans l'évaporateur I et la pression P2 à laquelle on comprime la vapeur du solvant au moyen du compresseur Il Ensuite, on stocke la solution concentrée dans le réservoir 13 et le solvant condensé dans le réservoir 15, pendant la durée voulue, à une température T2. Lorsqu'on veut récupérer l'énergie ainsi stockée, on ouvre les vannes 38 et 42 pour introduire d'une part, la solution concentrée dans l'enceinte de dilution 21 et d'autre part, le solvant liquéfié dans l'enceinte de vaporisation 23, en faisant circuler respectivement dans les faisceaux de tubes 31 'et 25 de ces deux enceintes le fluide de récupération de l'énergie thermique et le fluide auxiliaire. Dans l'enceinte de vaporisation 23, le solvant est vaporisé par échange indirect de chaleur avec le fluide auxiliaire qui est introduit dans l'enceinte à la température T4 du puits de chaleur 30. On précise que dans certains cas, le fluide auxiliaire qui circule dans les tubes 25 est simplement constitué par de l'air ambiant. La vapeur de solvant formée dans l'enceinte 23 s échappe par le passage 36 (floches V) pour arriver au contact de la solution concentrée qui ruisselle le long des tubes 31. Ainsi, on réalise la dilution de la solution concentrée en libérant de la chaleur qui est transmise au second fluide qui circule dans le faisceau de tubes 31. La solution diluée ainsi obtenue est évacuée à une température T3 par la canalisation 391 puis recyclée par la pompe 45 dans le réservoir 5 après avoir préchauffé la solution concentrée qui entre dans l'enceinte de dilution par, la canalisation 37, lors de son passage dans l'échangeur 40. Pour la mise en oeuvre de ce procédé, on note que la concentration de la solution diluée ohtenue à la sortie de l'enceinte de dilution 21 est fixée par les températures T4 du puits de chaleur et T3 de la solution diluée en raison de l'équilibre qui s'établit dans les enceintes 21 et 23 entre la solution diluée et la vapeur du solvant à une pression qui correspond à la pression de vapeur saturante du solvant à la température T4. Dans le procédé de l'invention, la quantité d'énergie mécanique utilisée dans la phase de stockage représente le travail nécessaire pour comprimer la vapeur du composé B, c'està-dire du solvant, d'u-ne pression initiale Pa à une pression P2. Cette quantité W peut être calculée théoriquement en supposant que la compression de la vapeur du solvant correspond à la compression adiabatique d'un gaz parfait et elle est représentée par la formule dans laquelle M représente la masse molaire du composé B, m la masse de composé B évaporé, R la constante des gaz parfaits et T1 la température à laquelle fonctionne l'évaporateur En tenant compte du rendement total V (isentropique et mécanique] du compresseur, la quantité W d'énergie mécanique nécessaire pour obtenir un kg de solution concentrée est alors égale à 1 W = Wth De même, on peut évaluer la quantité de chaleur Q récupérable lors de la dilution à la température T3 d'un kg de solution concentrée. Cette quantité 4 est donnée par la relation suivante dans laquelle ri représente la fraction de la chaleur sensible de la solution diluée sortant de l'enceinte de dilution qui est récupérée pour préchauffer la solution concentrée dans l'échangeur 40, m1 représente la masse de solvant absorbé par la solution T 3 concentrée lors de la dilution, et correspond à m, H1 représente l'enthalpie massique de la solution diluée à la tempé T rature T3, H1@ représente l'enthalpie massique de la solution diluée à la température T2 et Q' est donné par la relation T3 dans laquelle H1 et m' ont la meme signification que précé T4 cédemment et dans laquelle H3 représente l'enthalpie massique de la vapeur saturée du solvant à la température T4 du fluide auxiliaire et H2T2 représente l'enthalpie massique de la solution concentrée à la température T2. On peut définir également la capacité volumique de stockage Cv à partir de cette grandeur 9 en tenant compte que le volume total de stockage comprend les volumes occupés par le solvant et les différentes solutions. Cette capacité de stockage Cv est alors donnée par la formule dans laquelle #c et pd désignent les masses spécifiques des solutions concentrées et diluées et p5 désigne la masse spécifique du solvant. Enfin, on peut définir l'efficacité de la pompe de chaleur ainsi constituée en calculant le rapport de Q/W. A titre d'e,sempleJ on a regroupé dans le tableau 1 ci-apres, les performances d'une installation de ce type dans laquelle on met en oeuvre des solutions aqueuses de bromure de lithium ou d'acide sulfurique, en réalisant la dilution à une température T3 de 40 C, la concentration et le stockage à des températures T1 et T2 de 200C et la vaporisation du solvant avec un fluide auxiliaire à une température T4 égale aussi à 2D0C. Au vu de ce tableau on remarque que l'utilisation de solutions aqueuses de bromure de lithium permet dratteindre une capacité volumique d'une centaine de Kcalories/l et de récupérer environ cinq fois plus de chaleur que d'énergie mécanique absorbée. Dans le cas des solutions aqueuses d'acide sulfurique, on remarque que l'obtention d'une bonne efficacité se faitau détriment de la capacité de stockage car les quantités Q et W varient en sens inverse avec le titre C2 de la solution concentrée. Une installation de ce type peut être en particulier utilisée comme système de chauffage d'habitation à l'aide de l'énergie éolienne. L'utilisation de l'énergie éolienne est intéressante pour le chauffage des locaux non seulement en tant qu'énergie naturelle renouvelable, mais aussi parce que sa disponibilité correspond mieux que celle de l'énergie solaire directe avec les besoins en chauffage. En effet, dans la région de Brest, soumise au régime atlantique des vents, on peut disposer pendant la période de chauffage (du 1er octobre au 20 mai)- de 728 de l'énergie éolienne annuelle théoriquement récupérable, soit 2.169,60 kW/h par 2 m balayé. TABLEAU 1 Solutions utilisées Bromure de acide sulfurique lithium C1 concentration massique de la 0,49 0,53 0,53 0,53 0,53 solution diluée C2 concentration massique de la 0,82 0,80 0,70 0,80 0,90 solution concentrée m=m' (kg/kg de solution 0,27 0,14 0,33 0,52 0,71 concentrée] Q # = 1,00 174,46 88,80 213,98 348,81 500,06 (Kcal/kg de solution con centrée] #= 0,90 173,31 87,42 212,37 346,97 497,98 Capacité velu sans eau 123 59 135 208 261 mique de sto ckage (#=0,90) (kcal/1) avec eau -103 54 112 159 201 P1 (mm Hg) 1,60 2,87 0,723 0,083 0,005 W (kcal/kg = 1,00 21,02 7,38 41,67 190,32 872,22 de solution concentrée) = 0,85 32,33 11,35 64,11 292,80 1341,88 Efficacité (#=0,90 ; 5,36 7,70 3,31 1,19 0,37 = 0,65) REVENDICATIONS 1. Procédé de stockage d'énergie mécanique et de récupération de ladite énergie sous forme thermique, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes 13 convertir, à une température T1, au moyen de ladite énergie mécanique, un produit A constitué par le produit d'une réaction exothermique entre un produit B et un com posé C, en ledit produit B et en vapeur du composé C, et séparer la vapeur du composé C, 2l stocker le produit B ainsi obtenu à une température T2, et 3) mettre ensuite en contact le produit B ainsi stocké avec de la vapeur du composé C pour libérer sous forme d'énergie athermique, à une température T3 au moins une partie de ladite énergie mécanique, et récupérer ladite énergie ther mique. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on condense la vapeur du composé C séparée dans la première étape, en ce que l'on stocke le composé C liquéfié ainsi obtenu et en ce que l'on forme à partir du composé C ainsi stocké la vapeur de composé C nécessaire à la réalisation de la troisième étape du procédé. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on forme la vapeur de- composé C nécessaire à la réalisation de la troisième étape du procédé en vaporisant le composé C liquéfié par échange indirect de chaleur avec un fluide auxiliaire à une température 14 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 tua 3, caractérisé en ce que le produit A est une solution diluée d'un composé M dans le composé C, le produit B étant une solution concentrée du composé M dans le composé C. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que le composé M est choisi dans le groupe comprenant l'acide sulfurique, la soude, la potasse, le chlorure de lithium et le bromure de lithium, et en ce que le composé C est constitué par de l'eau. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications I -à 3, caractérisé en ce que les produits A et B sont des pro duits solides choisis dans le groupe des hydrates de sels minéraux, des ammoniacatos et des méthanolates minéraux. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que dans la première étape, on convertit le produit A en produit B et en vapeur du composé C en utilisant l'énergie mécanique pour comprimer la vapeur du composé C, ladite vapeur comprimée étant ensuite mise en contact indirect avec le produit A pour assurer l'évaporation du composé C et la condensation de ladite vapeur comprimée. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les températures T1 et T2 sont identiques et correspondent à la température ambiante. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 -à 8, caractérisé en ce que la température T3 est supérieure aux températures T1 et T2. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que, avant de mettre en contact le produit B avec la vapeur du composé C, on préchauffe le produit B, par échange indirect de chaleur avec le produit obtenu dans la troisième étape du procédé. 11. Installation pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'elle comprend - un évaporateur par compression de vapeur pour convertir le produit A en le produit B et en vapeur du composé C, et condenser la vapeur du composé C, - des moyens pour stocker le produit B ainsi obtenu, et - des moyens pour mettre en contact le produit B ainsi stocké avec de la vapeur du composé C et pour transmettre- à un fluide récupérateur d'énergie thermique la chaleur dégagée lors de la mise on contact du produit B avec la vapeur du composé C. 12. Installation selon la revendication 11, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens pour stocker le composé C condensé et des moyens pour former de la vapeur de composé C à partir du composé C ainsi stocké. 13. Installation selon la revendication 11, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens pour former de la vapeur de composé C à partir de composé C liquéfié. 1. Installation selon l'une quelconque des revendi cations 12- et 13, caractérisée en ce que les moyens pour former de la vapeur de composé C sont constitués par un échangeur de chialeur, dit premier échangeur, comportant une enceinte, dite première enceinte, dans laquelle est disposé un faisceau de tubes, des moyens pour mettre en circulation dans lesdits tubes un fluide auxiliaire et des moyens pour faire ruisseler sur la surface externe desdits tubes le composé C liquéfié à vaporiser. 15. Installation selon la revendication 14 caractérisé en ce que les moyens pour mettre en contact le produit B avec la vapeur de composé C et pour transmettre à un fluide récupérateur d'énergie thermique la chaleur dégagée lors de la mise en contact du produit 8 avec la vapeur de composé C-sont constitués par un second échangeur de chaleur comportant une enceinte dite seconde enceinte, dans laquelle est disposé un faisceau de tubes, des moyens pour mettre en circulation dans lesdits tubes un fluide récupérateur d'énergie thermique et des moyens pour mettre en circulation sur la surface externe desdits tubes le produit B, ladite seconde enceinte étant en communication avec ladite première enceinte de façon que la vapeur de composé formé dans ladite première enceinte vienne en contact avec le produit B qui circule sur la surface externe des tubes de ladite seconde enceinte. 16. Installation selon l'une quelconque des revendications Il à 15, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens pour recueillir le produit obtenu par mise en contact du produit B avec la vapeur de composté C et des moyens pour préchauffer le produit B, avant de le mettre en contact avec la vapeur de composé C, par échange indirect de chaleur avec le produit recueilli.