Argument s L'invention concerne ltépuration biologique des eaux vannes ou à pollution organique, par digestion par des bactéries anaérobies et aérobies, complétée par décantation et aération. Une station d'épuration pour la mise en oeuvre du procédé comporte un bassin profond d'hydrolyse anaérobie calculé pour que les eaux à épurer y séjournent plusieurs semaines, un décanteur primaire muni d'une pompe mobile à boues, au moins un bassin peu profond de digestion aérobie avec soufflage d'air surpressé par l'intermédiaire d'un aérateur saturateur à pales tournantes, suivi d'un décanteur secondaire et plusieurs lits de séchage des boues alimentés de façon cyclique. Applications : régénération des eaux polLuées pour les rendre propres à la vie animale en récupérant des engrais, des eaux d'irrigation et éventuellement un gaz combustible. Art antérieur s On connaît de nombreux procédés de traitement des eaux polluées, dont beaucoup sont basés sur des transformations uniquemen physico-chimiques ; certains d'entre eux sont adaptés à leur objet lorsque la charge polluante est de nature inorganique bien définie, cas qui se présente souvent pour les eaux industrielles. Mais ces procédés sont de gros consommateurs d'agents chimiques onéreux, et bien souvent d'énergie. Pour traiter des eaux contenant des charges organiques, on a proposé avantageusement de combiner l'action de bactéries qui s'attaquent aux macromolécules, avec une oxygénation (le plus souvent, aération3 qui compense la forte demande biologique d'oxygène des molécules organiques en décomposition. Les bactéries pouvant se développer dans ce milieu sont dites aérobies, et leur action est renforeée par la lumière du jour. Mais cette action ne peut etre qu'assez lente, ce qui entrain des installations encombrantes et une énergie d'agitation qui devient importante à la longue. C'est pourquoi des procédés plus complets comportent un premier traitement par des bactéries anaérobies qui agissent à l'abri de l'air et de la lumière en hydrolysant les matières organiques d'une façon relativement rapide, suivi d'un second traitement aérobie. Chacun des deux traitements produit des boues de décantation qui sont évacuées des bassins et généralement séchées pour être utilisées comme fertilisant. Toutefois les procédés déjà connus combinant ces deux traitements présentent plusieurs inconvénients : dans certains cas 11 hydrolyse anaérobie dégage des gaz nauséabonds, et pour éviter les odeurs on ferme les bassins, ce qui prive les bactéries aérobies de l'aide importante de la lumière, et entrave l'élimination à ce stade des bactéries anaérobies qui contrarient l'action aérobie. La conséquence en est une capacité de traitement -relativement faible par rapport à l'encombrement de l'installation ; défaut aggravé si l'on procède à des brassages ou recyclages de boues anaérobies et aérobies, en principe incompatibles et qui ne peuvent donc que se neutraliser mutuellement. De sorte que les deux stades de traitement sont à eux seuls incomplets et qu'il faut y ajouter pour terminer un procédé chimique comme par exemple la chloruration des eaux traitées, ce qui les rend stériles et impropres à l'irrigation des végétaux, et peut même produire un liquide final indésirable pour un rejet direct en milieu naturel. Exposé général s , La présente invention a pour but d'éliminer les matières organiques des eaux vannes en combinant la digestion anaé robie suivie d'une oxygénation et digestion aérobie terminale, au moyen d'installations ayant une très grande capacité relativement à leur encombrement, tout en permettant la récupération de fertilisants sous forme de liquides d'irrigation et de terreaux de boues séchées, ainsi qu'éventuellement de gaz combustibles dont le pouvoir calorifique est utilisable. Elle présente tout d'abord la grande originalité. d'utiliser des bactéries ambivalentes, c'est-à-dire s'adaptant au milieu pour pouvoir provoquer les fermentations anaérobie ou aérobie ; il s'agit par exemple de souches sélectionnées après des années d'évolution et qui portent le nom d'ACTI-ZYME. Ces bactéries sont additionnées d'enzymes et de substances nutritives pour étre mises en sommeil par lyophilisation jusqutà leur emploi.Une telle présentation permet la mise en place-initiale d'une charge précisément adaptée aux conditions d'exploitation de ltins- tallation, et le contrle positif du traitement des eaux vannes par des apports successifs de bactéries ou de boues bactériennes ou, au contraire, des extractions de boues bactériennes échelonnés dans le temps en fonction de caractéristiques mesurées sur des échantillons des liquides et boues des bassins. Ces ensemencements biologiques sont les seuls apports de produits aux matiè- res à traiter. Une autre particularité essentielle de l'installation est d'utiliser un bassin anaérobie très profond, de 4 à 8 mètres avec préférence pour les grandes profondeurs chaque fais que le terrain le permet. Cette profondeur est favorable-à la digestion anaérobie, qui ne peut avoir lieu au voisinage de l'air libre à cause de la lumière et de la dissolution d'oxygène de l'air par l'eau. Il y a donc une zone neutre pour la digestion de l'ordre de 1 à 2 mètres près de la surface, à retrancher de la profondeur utile. En outre, à égalité de volume utile de réaction, lui- mEme déterminé par le débit de la charge organique à traiter, le creusement du bassin permet un gain d'encombrement en surface de 1 '.installation . L'effluent arrive au bord du bassin et subit un simple passage à travers une grille à dilacération et à racleur mécanique de modèleÂconnu pour éliminer ou fragmenter les solides de trop gros calibre, et il est conduit sans décantation préalable par une tuyauterie oblique vers le centre du bassin anaérobie, à peu, de distance du fond dans des boues bactériennes. Dans ce bassin la charge organique est digérée par des bactéries dans une proportion variant de 810 à 9/10, le plus possible de préférence car elle n'est pas consommatrice d'énergie, contrairement au traitement aérobie. il se produit - des boues qui floculent et décantent partiellement dans ce méme bassin et sont extraites par une pompe immergée vers un stade ultérieur du traitement (séchage) - un liquide plus limpide que l'affluent, qui passe dans le bassin suivant, décanteur primaire, par des fenêtre pratiquées dans la paroi qui leur est commune largement au-dessous de la surface du liquide du bassin, mais au-dessus de la zone visqueuse des boues, soit comme ordre de grandeur à environ 1/3 de la profondeur totale ; - une phase liquide plus légère, constituée surtout de dérivés d'acides gras, qui surnage et se transfère au bassin décanteur primaire par communication superficielle.L'ordre de grandeur du rapport des quantités de liquide transférées en surface et entre deux eaux est de 1 à 30 ; - un gaz inodore et combustible, pratiquement du méthane, qui se dégage par la surface à l'air libre, ou peut titre recueilli sous un dôme pour récupérer son pouvoir calorifique. La digestion est exothermique ; la température du liquide du bassin se maintient d'elle-mEme à 25-3O# centigrades, même par très fortes gelées au sol, ce qui est éminemment favorable à l'action bactérienne. A la suite du bassin anaérobie est placé un décanteur primaire, de façon latérale ou périphérique, de sorte que ces bassins, de mEme profondeur, ont au moins une paroi commune. Cette paroi permet le transfert de liquide du premier au second bassin, soit en surface, soit en profondeur, comme dit ci-dessus.De plus sa margelle constitue l'un des supports d'un pont roulant qui enjambe la largeur du bassin décanteur primaire et se déplace sur toute sa longueur g sur le dit pont roulant est installé un treuil ou dispositif connu de levage à potence de la pompe immergée, de façon à permettre à la dite pompe les déplacements suivants : - en hauteur pour etre immergée plus ou moins profondément, ou etre complètement retirée de l'un des deux bassins pour autre transférée dans l'autre t - transversal, de sorte que la pompe peut parcourir d'un mouvement continu la paroi commune aux deux bassins, ou titre en station en n importe quel endroit de cette paroi, le plus souvent au fond. La majeure partie des boues produites par la digestion anaérobie se dépote dans le décanteur primaire. Les boues extraites par la pompe de l'un ou l'autre des deux bassins sont refoulées vers des lits de séchage décrits infra ou recyclées. Le poids de boues sèches est d'environ 10% de celui des matières organiques correspondantes à l'entrée de l'installation. Dans le décanteur primaire il y a encore une phase liquide légère, en surface, qui est transférée comme le reste du liquide vers la suite du traitement, par un déversoir pourvu d'une chicane. De ce déversoir l'affluent contenant encore 1/10 à 2/10 au plus de sa charge organique initiale est amené par une conduite oblique vers la partie centrale du fond d'un bassin à traitement aérobie, suivi ou non d'un ou plusieurs autres bassins identiques placés en série. La profondeur de ce baseinest de l'ordre de 2 mètres. Les bactéries sty développent en milieu aérobie et terminent la transformation par oxydation de la charge organique (protides, lipides, glucides), ce qui nécessite un apport d'air de 5 à 6 fois la quantité de liquide admise dans le bassin (en volume, aux conditions normales). Cet air est insufflé dans toute la profondeur du bassin par un dispositif surpresseur aérateur vertical nouveau qui comporte, de haut en bas - un moteur électrique à arbre vertical destiné à entrainer des pales de brassage air-eau - une console support du moteur, reposant elle-meme par un tube creux vertical entourant l'arbre du- moteur, sur une plate-forme de service, qui est placée au-dessus du liquide du bassin et où est fixé le palier de l'arbre moteur ;; - plongeant dans le liquide, le prolongement vertical du tube creux susdit comportant un joint horizontal, étanche à l'air et lteau, avec l'arbre moteur, puis une deuxième section de tube creux reliée à une conduite d'air surpressé qui est ainsi soufflé de haut en bas dans l'espace annulaire entre le tube et l'arbre, et enfin un palier horizontal de sortie de l'arbre tournant avec une section annulaire pour laisser passage à l'air ; - en dissous de ce palier l'arbre communique directement son mouvement de rotation à une dernière section de tube cylindrique creux à axe vertical, qui tourne donc à la mtme vitesse que l'ar- bre moteur, et dont le vide intérieur sert de conduite à l'air surpressé.Ce tube est fermé à son extrémité inférieure et porte des perforations espacées sur toute sa surface latérale pour servir d'orifices de sortie d'air. I1 porte de plus, soudés sur sa paroi externe, un ou plusieurs étages de pales de brassage air-eau, chaque étage comportant deux pales planes situées dans deux demi-plans limités à un plan diamètral du tube ; ces deux demi-plans font le m8me angle avec le plan horizontal, l'un vers le haut et l'autre vers le bas, et cet angle est compris entre 10 et 200. Les pales sont rapportées sur le tube cylindrique le long des deux demi-ellipses d'intersection de leurs plans respectifs avec sa paroi externe.Les petits axes de chacune de ces deux ellipses étant dans le prolongement l'un de l'autre et les bords des pales étant sur un même cylindre circulaire coaxial à celui du tube, en position dans l'espace chaque pale se déduit de celle qui lui est associée dans le même étage par une rotation de 1800 autour de l'axa du cylindre. Lorsqutil y a plusieurs étages, ils sont identiques mais décalés les uns des autres par translation dans le sens de l'axe du cylindre. De l'air est insufflé par un surpresseur à une pression de quelques centaines de g/cm2 et n'atteignant pas Ikg/cm2, pendant que la rotation du tube distribue l'air par ses orifices dans toute la profondeur du liquide et en toutes directions, et brasse cet air avec le liquide par l'intermédiaire du mouvement des pales. Ce brassage permet une oxydation homogène des matières organiques en suspension et interdit toute décantation de boues. Celles-ci sont donc recueillies dans un décanteur secondaire qui reçoit le liquide sortant du bassin aérobie, par l'intermédiaire d'un déversoir à chicane situé vers l'une de ses extrémités. Le décanteur secondaire a une section en V pour faciliter le rassemblement et la reprise des boues et il a une profondeur intermédiaire entre celles du bassin aérobie et du bassin anaérobie. A ltopposé du déversoir d'arrivée dans le décanteur secondaire, se trouve un déversoir terminal qui rejette le liquide de limpide et totalement épuré directement en milieu naturel, ou si l'on préfère vers un réservoir dtirrigation, pour profiter de la richesse de ce liquide en sels dissous directement flasimi- lables par les racines des plantes (surtout nitrates, phosphates, etc...1. Lorsquton met en série plusieurs bassins aérobies, comme- indiqué ci-dessus, pour augmenter la capacité de traitement, puisque le volume de chacun d'eux est limité par la nécessité de brasser suffisamment l'ensemble du liquide avec un seul surpresseur aérateur, on peut associer un décanteur secondaire à chaque bassin aérobie, ou bien en disposer un en série à la suite de deux bassins aérobies, ou encore en disposer un nombra variable, chacun d'eux recevant en parallèle le déversement provenant de plusieurs bassins aérobies. Cette disposition est finalement optimisée pour cha- que projet en fonction de la configuration du terrain disponible, du cobt unitaire des décanteurs de plus ou moins grande capacité, et enfin de la commodité de desserte par la ou les pompes de reprise de boues vers des lits de séchage, ainsi que de ltécou- lement du liquide dans la ou les directions où il sera utilisé. L'expérience a montré, par rapport aux installations déjà-connues, que l'économie majeure provient d'une capacité dix fois supérieure à égalité d'encombrement au sol. Cette capacité de traitement n'est pas acquise au détriment de la qualité de l'épuration\ bien au contraire, puisque dans ces conditions la demanda biologique en oxygène du liquide épuré peut facilement etre réduite à la moitié ou mtme au tiers de la valeur maximale admise par les réglementa d'hygiène pour les effluents à déverser dans le milieu naturel et ce liquide contient plusieurs mg/l d'oxygène dissous. Lorsqu'il y a plus d'un bassin de traitement aérobie on peut même obtenir un liquide épuré saturé en oxygène dissous, donc tout à fait propre à la vie animale. On complétera cette description en mentionnant que las lits de séchage des boues doivent être multiples et alimentés cyclihuement par un réseau de vannes afin que le séchage à l'air ait le temps de s'opéras et qu'un lit puisse titre vidé da son contenu dans l'intervalle entre deux alimentations. Pour faciliter ltécoulement de lieu, chaque lit a un fond garni de sable, graviers et pierres disposés en couches, la granulométrie du matériau non hygroscopique augmentant avec la profondeur de la couche.L'eau de déshydratation des boues est collectée au point bas de chaque lit et peut alors rejoindra celle du déversoir ter minal vers le milieu naturel ou l'irrigation, ou autre recyclée dans un des bassins aérobies, Afin de faciliter la surveillance de l'installation, les commandas électriques de la pompe immergée, de son pont roulant à treuil, du ou des moteurs de brassage, du surpresseur d'air et des vannes d'alimentation des lits de séchage sont autant que possible groupées en un petit nombre d'armoires. Enoncé des ficruras La Fig. 1 est une vue perspective d'une installation simple conforma à l'invention. La Fig. 2 montre la meme en coupe verticale longitudinale par le plan AA. La Fig. 3 montre en plan une variante d'installation avec quatre bassins aérobies, un décanteur primaire et deux décanteurs secondaires repliés en U. La Fig. 4 montre la meme variante en coupe verticale par les demi-plans B et C. La Fig. 5 montre la mtme variante an coupe verticale par le plan DD. La Fig. 6 montre la meme variante en coupa verticale par le plan EE. La Fig. 7 montra en élévation un- surpresseur aérateur à deux étages de pales. La Fig. 8 montre en perspective la partie inférieure tournante du même. La Fig. 9 montre en plan la mtme partie inférieure tournante. La Fig. 10 montre en plan une autre variante d'installation avec deux bassins aérobies et deux décanteurs secondai ras circulaires implantés de façon périphérique. La Fig. 11 montre la même variante en coupe verticale par le plan FF. Description détaillée de formes de réalisation Sur les Figs. 1 et 2, on voit une grille de délacération 1, le niveau du liquide des bassins 2, un bassin anaérobie 3 profond de 7 à 8 mètres, une tuyauterie 4 d'arrivée d'eaux vannes, une pompe immergée 5 refoulant dans une conduite 5aw des fs nôtres 6 de communication avec un bassin décanteur primaire 7 pouvant avoir un fond en V, un pont roulant 6, un treuil à potence 9 ; le pont roulant ou plate-forme roulante 8 se déplace sur des rails tout le long de la paroi commune aux bassins 3 et 7 et enjambe la largeur du bassin 7 ; le treuil à potence 9 est orientable de part et d'autre de cette paroi commune ; cette disposition permet de monter ou descendre la pompe 5 le long de chacun des deux cotés de la paroi commune et par suite de mettre en place l'aspiration des boues en n'importe quel endroit de la surface de la paroi commune, par exemple au fond de l'un ou l'autre des bassins 3 et 7 ; l'expérience a montré que fort-peu de boue se dépose dans le bassin 3 ; la pompe sera donc le plus souvent placée au fond du bassin 7 ; on voit encore un déversoir à chicane 10, une conduite 11 de transfert de l'affluent vers un bassin aérobie 12, un surpresseur aérateur désigné dans son ensemble par 50 et dont le détail sera repris plus loin, avec sa plàte-forme de service ; on voit enfin un déversoir à chicane 13 d'entrée du liquide vers un décanteur secondaire 14 à section en V muni d'un déversoir terminal de sortie 15. Sur lesvFigs. 3 à 6 qui représentent une variante de réalisation où les bassins aérobies sont plus développés, les organes semblables à ceux des Figs. 1 et 2 portent les mimas numéros ; on voit une grille 1, un bassin anaérobie 3, des fene- treks de communication 6 avec un bassin décanteur primaire 7 ayant la forme d'un U dont les deux branches ne communiquent que par des fenêtres analogues à 6, une première série de deux bassins aérobies 12 et 22 alimentés depuis le bassin 7 par un premier caniveau en pente 21, des déversoirs 22, 25 et de sortie 27 vers un premier bassin décanteur secondaire 14 également replié en U.Le liquide sten écoule par un second caniveau 31 vers une deuxième série de deux bassins aérobies 32 et 42 à travers des déversoirs placés sur les figures de façon analogue à ceux de la première série, mais sans que cette disposition soit exclusive de toutes autres variantes possibles0 Le liquide s'écoula ensuite vers un second bassin décanteur secondaire en U 24 puis un déversoir terminal 15 vers une conduite d'irrigation 26. Dans cette variante il est aisé de desservir par une unique pompe 5, qui n'a pas été encore représentée pour la clarté du dessin, à la fois le bassin anaérobie et les six branches des décanteurs primaires et secondaires, du moment qu'alla possède un treuil à potence analogue à 9 (des Fige. 1 et 2) monté sur un pont roulant comme 8 capable de se déplacer tout le long de 7, 14 et 24, qui ont tous trois un fond en V dont les points bas sont alignés sur deux parallèles proches l'un de l'au tre. il est économique de se contenter d'une seule pompe, puisque mame dans un tel cas son fonctionnement reste encore intermittent. Cette m8me idée reste parmi les facteurs qui déterminent la disposition générale d'une installation déterminée comme on l'a dit plus haut ; l'exemple ci-dessus en est une des applications ; mais on arriverait au mdme résultat avec un bassinaneérobie circulaire et une disposition périphérique des bassins aérobies et des décanteurs primaire et secondaire, autre variante représentée par les Figs. 10 et Il. Sur ces figures les éléments de la station ayant la même fonction sont encore dé- signés par les mimes numéros d'indice ; on remarque comme particularités s'ajoutant à la disposition générale périphérique, un bassin décanteur primaire 7acomportant une cloison radiale 70 et entourant un bassin anaérobie #de forme circulaire ; la sortie du liquide par un déversoir de surface 10 et son entrée par les fenêtres 6 ont lieu au voisinage de la cloison 70 pour que le liquide se décante le long d'un parcours aussi long que possible. Le pont roulant 8 de la pompe 5 de reprise des boues est placé sur les rails 71 d'une margelle annulaire 72 pour que son aspiration puisse venir n'importe ou sur la périphérie des bassins 3aet Ta Les boues qui y sont aspirées sont refoulées d'abord dans un cani veau en double pente prononcée 73, 74 dont le point le plus haut est situé vers 75 et la sortie en direction des lits de séchage en 76 par une #onduite 77.La potence 9 du treuil de la pompe de reprise a une portée suffisante pour venir jusqu'au centre de deux bassins décanteurs secondaires 14a et 24a dont le fond est conique pour rassembler les boues en leur centre ; l2,,et 32a sont deux bassins aérobies et le liquide 5 t écoule de l2aà 24asuccessi- vement par les déversoirs de surface 27, 28, 29. Entre le déver- soir terminal 15 et la conduite 26 de sortie de liquide épuré, on a placé un bassin auxiliaire 30 de volume réduit, inférieur à 1 m3 t qui peut servir à pratiquer toute addition à l'eau épurée jugée souhaitable en fonction de son utilisation ultérieure. Sur les Figs. 7 à 9, on voit le détail d'un surpresseur aérateur désigné dans son ensemble par 50, soit s un moteur électrique 51, une console 52, une première section de tube creux 53 enfermant l'arbre du moteur, une plate-forme de service 54, un palier d'arbre 55, une deuxième section de tube creux 56 enfermant l'arbre du moteur, un joint étanche à l'eau et 11 air 57, une conduite d'air surpressé 59 débouchant dans une troisième section de tube creux 58 au-delà du joint étanche, un palier de sortie 60 de l'arbre moteur et de l'air, une quatrième section de tube creux 61 fermée à son extrémité inférieure, et munie de perforations 6.2 et de deux étages de pales tallas que 63, 64 faisant partie de l'étage inférieur. Le sens de rotation du moteur électrique, et par conséquent des pales, peut être inversé t d'ailleurs son fonctionne#ent est discontinu. REVENDICATIONS 1.- Procédé d'épuration biologique d'eaux polluées par des charges organiques, au moyen d'une digestion bactérienne successivement anaérobie en première phase et aérobie en deuxième phase, cette seconde phase étant accompagnée d'une agitation au contact de l'air et les deux phases étant chacune suivie d'une décantation de boues, caractérisé - en ce que les bactéries actives dans les deux phases de l'épuration sont issues d'une meme souche conservée avant l'emploi à l'état lyophilisé, ce qui permet un contrôle positif et une régulation de l'épuration par un ensemencement initial et des ensemencements complémentaires périodiques pratiqués uniquement en phase anaérobie, à l'exclusion de tout autre apport. 2.- Procédé d'épuration biologique d'eaux polluées par des charges organiques, au moyen d'une digestion bactérienne successivement anaérobie en première phase et aérobie en deuxième phase, cette seconde phase étant accompagnée d'une agitation au contact de l'air et les deux phases étant chacune suivie d'une décantation de boues, caractérisé s - en ce-que les eaux polluées sont conduites sans décantation préalable au fond d'un bassin de grande profondeur où a lieu la phase bactérienne anaérobie de l'épuration, à une température peu variable entre 25 et 30 centigrades entretenue par l'action bactérienne. 3.- Procédé d'épuration biologique d'eaux polluées par des charges organiques, au moyen d'une digestion bactérienne successivement anaérobie en première phase et aérobie en deuxième phase, cette seconde phase étant accompagnée d'une agitation au contact de l'air et les deux phases étant chacune suivie d'une décantation de boues, caractérisé : - en ce que la charge organique de l'eau polluée à épurer est hydrolysée dans la phase anaérobie de l'épuration jusqutaux environs des 9/10,cet au moins les 8/10 de sa valeur initiale. 4.- Installation d'épuration biologique d'eaux polluées par des charges organiques, au moyen d'une digestion bac atérienne successivement anaérobie en première phase et aérobie en deuxième phase, cette seconde phase étant accompagnée d'une agitation au contact de l'air et les deux phases étant chacune suivie d'une décantation de boues, caractérisée c. en ce qu'elle comporte un bassin d'épuration bactérienne anaérobie d'une profondeur supérieure à 4 m et de préférence de 7 à 8 m. 5.- Installation d'épuration biologique selon la revendication 4, caractérisée : - en ce qu'elle comporte des moyens pour réaliser un transfert des eaux à la sortie du dit bassin anaérobie, à la fois an surface par un déversoir et à une profondeur comprise entre 1,50 m et 2,5 par des fenêtres ouvertes entre le dit bassin et un bassin décanteur primaire qui lui fait suite dans l'installation, le rapport entre les quantités d'eau s'écoulant en surface (numérateur) et en profondeur (dénominateur) étant compris entre 1/25 et 1/35. 6.- installation d'épuration biologique selon la revendication 5, caractérisée : - an ce que le dit bassin décanteur a la meme profondeur que le bassin d'épuration anaérobie, et se divise en deux branches en position relative comme celles d'un U, rendant possible la reprise des boues par une seule et meme pompa dans les deux bassins, installée sur un pont roulant par l'intermédiaire d'un treuil à potence. 7.- Inttallation d'épuration biologique selon la revendication 6, caractérisée s - en ce que la décantation suivant la deuxième phase d'épuration aérobie a lieu dans un ou plusieurs bassins décanteurs secondaires, chacun d'aux étant disposé comme les deux branches d'un U et en prolongement du bassin décànteur primaire pour etre desservi par la mEme pompe de reprise de boues. 8.- installation d'épuration biologique selon la revendication Zp caractérisée' - en ce qu'elle comporte un bassin décanteur primaire faisant suite au dit bassin anaérobie, le bassin décanteur ayant la meme profondeur que le bassin anaérobie et placé autour da celui-ci d'une façon annulaire périphérique, rendant possible la reprise des boues par une seule et même pompe dans les deux bassins, installée sur un pont roulant par l'intermédiaire d'un treuil à potence. 9.- Installation dtépuration biologique selon la revendication 8, caractérisée - en ce que la décantation suivant l'épuration aérobie a lieu dans un ou plusieurs bassins décanteurs secondaires, chacun d'eux ayant le point bas de son fond sous la portée de la potence et du pont de l'unique pompe de reprise des boues. 10.- Installation dtépuration biologique d'eaux polluées par des charges organiques, au moyen d'une digestion bactérienne successivement anaérobie en première phase et aérobie en deuxième phase, cette seconde phase étant accompagnée d'une agitation au contact de l'air et les deux phases étant chacune suivie d'une décantation de boues, caractérisée :: - en ce qu'alla comporte un ou plusieurs bassins d'épuration bactérienne aérobie d'une surface unitaire de Tordre de 150 m2 et d'une profondeur ne dépassant pas 2 m, l'agitation dans chacun d'eux étant réalisée par un appareil surpresseur aérateur placé en son centre, alimenté par de l'air surpressé 9 une pression inférieure à lkg/cm2 et ayant un rotor creux immergé mu par un moteur électrique à axe vertical, le dit rotor creux étant muni sur toute sa hauteur d'orifices de sortie d'air et d'un ou plusieurs étages de pales rotatives planas, dont les plans sont inclinés de 10 à 202 sur l'horizontale, soudées à la paroi externe du rotor et associées par paires, les deux pales de chaque paire étant à la mEme hauteur, le bord externe de chacune d'elles étant limité par un demi-cylindre de révolution coaxial au moteur électrique, et les dites deux pales identiques entre elles se déduisant l'une de 11 autre par une rotation de 180O autour de l'axe du dit cylindre de révolution. 11.- Installation d'épuration biologique selon la revendication 10, caractérisée : - en ce que le diamètre extérieur du dit rotor creux est dtau moins 50 mm, le diamètre extérieur des dites pales est d'au moins 200 mm, et le rapport de ces deux diamètres est de l'ordre de 1 à 3,5.