CIRCUIT ELECTRONIOUE ANTIVOL POUR VEvICULES. La présente invention se rapporte à un circuit antivol pour véhicules. De nombreuses installations ont été imaginées jusqu'à ce jour pour dissuader de voler les automobiles. Lorsqu'un voleur cherche à s'emparer d'un véhicule, il s'efforce en général de court-circuiter l'allumage et de briser le verrouillage de la colonne de direction. L'invention vise précisément un circuit antivol grâce auquel la mise en court-circuit de l'allumage n'est pas suffisante pour permettre de faire marcher le véhicule. De façon plus précise, l'invention a pour objet un circuit antivol pour véhicules, caractérisé par le fait qu'il comprend un diviseur de tension à résistances sur lequel est appliqué un élément de prélèvement de courant, des moyens servant à brancher ce diviseur de tension en parallèle avec une source d'énergie, de manière telle que la tension dans cet élément de prélèvement soit comprise dans une gamme donnée de tensions, et des moyens d'interdiction de mise en marche du moteur associés à une partie du moteur du véhicule et comportant un détecteur de tension à fenetre dont l'entrée est reliée audit élément de prélèvement de courant, lesdits moyens d'interdiction ayant pour effet d'empêcheur le fonctionnement du moteur tant que la tension à cette entrée n'est pas comprise dans ladite gamme donnée de tensions. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant, à titre explicatif mais nullement limitatif, trois formes de réalisations. Sur ces dessins, les Figures 1, 2 et 3 représentent chacune le schéma d'une forme de réalisation possible du circuit selon l'invention. Le dispositif antivol selon l'invention, tel que représenté sur la Figure 1, est appliqué à un dispositif d'allumage du type à rupteur assisté par transistor. L'interrupteur d'allumage de ce dispositif comprend un contact 10 monté en série avec deux résistances ohmiques 11 et 12, en parallèle avec une batterie d'accumulateurs 13. Ces résistances 11 et 12 sont logées dans l'interrupteur d'allumage et leur point de raccordement est branché, au moyen d'un fil métallique 15, à la borne d'entree d'un moyen d'interdiction d'allumage logé dans le boîtier de la bobine d'allumage de l'installation, de manière que l'on ne puisse pas y avoir accès. Ce point de raccordement est branché également, à l'aide d'un fil métallique 17, au rupteur 18 qui est logé, de façon classique, dans le boîtier du distributeur. Le circuit d'interdiction comprend un circuit de détection de tension à fenêtre comportant deux comparateurs de tension 19 et 20 ; le fil métallique 15 est relié respectivement à la borne d'entrée avec inversion du comparateur 19 et à la borne d'entrée sans inversion du comparateur 20. La borne d'entrée sans inversion du comparateur 19 est branchée sur la borne positive de la batterie d'accumulateurs au moyen d'une résistance ohmique 21, tandis que la borne d'entrée avec inversion du comparateur 20 est branchée à la masse du véhicule au moyen d'une résistance ohmique 22 une résistance 23 est montée en série avec ces résistances 21 et 22 de manière à assurer des tensions de référence à ces deux bornes. On choisit les valeurs de ces résistances 21, 22 et 23 de manière telle que la tension au point de raccordement des résistances 11 et 12 lorsque le contact 10 est fermé mais que le rupteur 18 est ouvert, ait une valeur intermédiaire entre les deux tensions de référence, afin que les tensions à la sortie des deux comparateurs ne soient élevées que dans ces conditions.Les bornes de sortie des deux comparateurs 19 et 2G sont reliées l'une à l'autre et elles sont en outre reliées, par une résistance de charge 24, à la borne positive de la batterie d'accumulateurs (le comparateur utilisé étant du type sortie à collecteur ouvert). Les sorties des comparateurs 19 et 20 sont branchées également sur la base d'un transistor npn de commande 25, dont l'émetteur est à la masse et dont le collecteur est relié, au moyen d'une résistance ohmique 26, à la borne positive de la batterie d'accumulateurs. L'émetteur d'un transistor ouvert 27 est à la masse ; la base de ce transistor est reliée au collecteur du transistor 25 tandis que son collecteur est branché, par l'intermédiaire d'une résistance d'équilibrage 28 et du bobinage primaire de la bobine d'allumage 29, sur le pôle positif de la batterie d'accumulateurs. Le point de raccordement de cette résistance d'équilibrage 28 et du bobinage primaire est relié au moyen d'un condensateur 30, à la masse, et un autre condensateur 31, monté dans le logement de la bobine d'allumage, est monté entre le pôle positif de la batterie d'accumulateurs et la masse. Le bobinage secondaire de la bobine d'allumage est monté, de façon classique, entre le pôle positif de la batterie et le pôle commun du distributeur 32. Comme indiqué plus haut, lorsque l'interrupteur d'allumage est fermé et que le rupteur 18 est ouvert, le courant à la sortie des deux comparateurs est élevé, de telle sorte que le transistor de commande 25 est passant tandis que le transistor de sortie 27 est bloqué. La fermeture du rupteur 18 a pour effet de diminuer le courant à la sortie du comparateur 20, ce qui bloque le transistor 27 et permet au transistor 27 de devenir passant, de façon que le courant dans le primaire de la bobine d'allumage croisse de la manière habituelle. Lorsque le rupteur 18 s'ouvre de nouveau, le courant à la sortie du comparateur 20 prend de nouveau une valeur élevée, de telle sorte que le transistor 27 est bloqué et que l'interruption du courant dans le primaire de la bobine d'allumage provoque, de façon connue, la formation d'une étincelle dans celle des bougies qui convient. Si un voleur essaie de faire démarrer le véhicule en court-circuitant l'interrupteur d'allumage, il soumet le fil métallique 15 à la totalité de la tension aux bornes de la batterie d'accumulateurs, de telle sorte que le courant à la sortie du comparateur 19 prend une valeur faible et que le transistor 27 se trouve à l'état passant de façon continue, quel que soit l'état du rupteur 18. Le fonctionnement du dispositif d'allumage se trouve donc interdit. Dans l'Exemple représenté sur la Figure 2, le circuit utilisé est exactement le même que dans le cas de la Figure 1, avec cette seule différence que les composants électroniques (19 à 31) sont tous logés à l'intérieur du boîtier du rupteur du distributeur et non pas dans le boîtier de la bobine d'allumage. L'Exemple décrit est appliqué au dispositif d'allumage d'un véhicule, mais bien entendu l'invention couvre l'application pour dispositif de démarrage et à la pompe à carburant, pour garantir que le fonctionnement du moteur est impossible à moins que le dispositif de démarrage ne soit mis en état de fonctionnement par l'intermédiaire de l'interrupteur d'allumage. Suivant une variante, les éléments 19 à 31 indiqués cidessus pourraient être contenus dans un logement distinct du logement de la bobine d'allumage ou du logement du distribu teur.- Avec un tel logement distinct, on pourrait obtenir la protection contre les manoeuvres frauduleuses en branchant le contact à la masse dans le rupteur 18 en un matériau non conducteur, comme par exemple du carbure de silicium ou une matière plastique conductrice du matériau chargé de carbone. De la sorte, le rupteur serait dans l'impossibilité de laisser passer un courant électrique suffisant pour exciter la bobine d'allumage sans l'aide d'un transistor. Si le circuit décrit ci-dessus est logé dans le dispositif d'allumage d'un véhicule câblé de façon classique, l'élément 10 et la résistance ohmique 11 peuvent faire partie d'une clavette mobile, au lieu de constituer des éléments compris dans l'interrupteur d'allumage. Dans le cas de la Figure 3, le dispositif d'allumage est du type sans contact, dans lequel un transducteur incorporé au distributeur 100 fournit un créneau d'impulsion négatif chaque fois qu'une étincelle est nécessaire. Ce transducteur est branché sur une borne d'entrée 101, reliée à.la base d'un transistor npn d'entrée 102. On obtient une alimentation réglée en ajoutant une diode 103 dont l'anode est branchée au moyen de l'interrupteur d'allumage 104, sur la borne positive 105 de la batterie d'accumulateurs, un condensateur 106 intercalé entre la cathode de cette diode et et la masse du véhicule, une résistance ohmique 107 branchée, par une extrémité, sur la cathode de cette diode 103, et une diode de Zener 108, dont la cathode est branchée sur l'autre extrémité de cette résistance 107 tandis que son anode est à la masse.Une résistance 109 et un condensateur 110 montés en parallèle relient la cathode de la diode de Zener 108 à la base du transistor 102, de telle sorte que celui-ci a normalement tendance à devenir passant. Une diode de protection 111 est installée entre la base du transistor 102 et la masse. L'émetteur du transistor 102 est relié à la masse par l'intermédiaire d'une résistance ohmique 112, tandis que le collecteur de ce transistor est branché, par l'intermédiaire d'une résistance 113, sur la cathode de la diode 103. Un montage Darlington 113 intégré a sa base reliée à l'émetteur du transistor 102 ; son émetteur est à la masse, tandis que son collecteur est branché, par l'intermédiaire du bobinage primaire 115 de la bobine d'allumage, sur l'interrupteur d'allumage 104. Le circuit comprend également un détecteur de tension à fenêtre comportant deux comparateurs de tension 120, 121, dont les bornes de sortie sont reliées à la borne 101. L'entrée sans inversion du comparateur 120 et l'entrée avec inversion du comparateur 121 sont raccordées à des empreintes d'une chaîne de résistances 122, 123, 124, montées en parallèle avec la diode Zener 108. Les bornes d'entrée restantes du comparateur 120 et 121 sont reliées à un contact 125 qui peut venir en prise avec un contact coopérant d'un dispositif clé 128, monté en parallèle avec la diode Zener 108, par l'intermédiaire de contacts 126, 127. Le dispositif 128 comporte un diviseur de tensions 129, 130, à résistances, dont l'élément de prélèvement de courant est relié au contact 125 lorsque le dispositif 128 est en place. En fonctionnement normal, la tension au contact 125 est comprise entre les tensions de référence assurées par la chaîne de résistances 122, 123, 124, de telle sorte que les valeurs du courant à la sortie des deux comparateurs 120 et 121 (qui sont du type à collecteur ouvert) sont si élevées que le transducteur commande les transistors 102 et 114, ce qui permet au courant électrique de passer dans le bobinage primaire 115, sauf dans le cas oft ce transducteur fournit un créneau d'impulsions négatif. Toutefois, lorsque le dispositif 128 n'est pas en place ou ce n'est pas le bon dispositif 128 qui est en place, la tension au contact 125 ne se trouve pas comprise entre les tensions de référence et la valeur du courant à la sortie de l'un ou l'autre des comparateurs 120 et 121 est faible, de telle sorte que le transistor 102 se trouve absolument dans l'impossibilité de devenir passant et que l'allumage est absolument interdit. REVENDICATIONS 1. Circuit antivol pour véhicules, caractérisé par le fait qu'il comprend un diviseur de tension (11, 12) à résistances sur lequel est appliqué un élément (15) de pré lèvement de courant, des moyens servant à brancher ce diviseur de tension en parallèle avec une source d'énergie-(13) de manière telle que la tension dans cet élément de prélèvement (15) soit comprise dans une gamme donnée de tensions, et des moyens d'interdiction de mise en marche du moteur associés à une partie du moteur du véhicule et comportant un détecteur (19, 20) de tension à fenetre dont l'entrée est reliée audit élément de prélèvement de courant (15), lesdits moyens d'interdiction ayant pour effet d'empêcher le fonc- tionnement du moteur tant que la tension à ladite entrée n'est pas comprise dans ladite gamme donnée de tensions. 2. Circuit antivol selon la Revendication 1, carac-térisé par le fait que ladite partie du moteur à laquelle sont associés lesdits moyens d'interdiction consiste en un dispositif d'allumage du type à rupteur assisté par transistor, le détecteur à fenêtre ayant pour effet de régler le transistor de ce dispositif et l'élément de prélèvement de courant (15) monté sur le diviseur de tensions (11, 12) étant branché, par l'intermédiaire du rupteur (18) à la masse du véhicule. 3. Circuit antivol selon la Revendication 2, carac- térisé par le fait que ledit diviseur de tensions (11, 12) est monté en série avec un contact complementaire de l'interrupteur d'allumage du véhicule. 4. Circuit antivol selon la Revendication 1, caractérisé par le fait que ladite partie du moteur à laquelle sont associés lesdits moyens d'interdiction consiste en un dispositif d'allumage sans contact à transistors, comportant un circuit à transistors qui présente une borne d'entrée (101) reliée à un tranducteur, dont les impulsions déclenchent périodiquement le circuit à transistors en provoquant la formation d'étincelles pour l'allumage, la sortie dudit circuit détecteur à fenêtre (120, 121) étant branchée sur ladite borne d'entrée (101).