La présente invention est relative à un procédé de recouvrement d'un fil métallique. On connaît actuellement de nombreux procédés de recouvrement de matériaux métalliques dans lesquels le matériau de recouvrement est pulvérisé ou vaporisé dans une enceinte sous vide, avant d'entre projeté sur le métal à recouvrir, et sur lequel il se condense. Dans le cas où le matériau métallique à recouvrir présente une surface assez importante, telle que par exemple dans le cas d'une tôle ou d'une bande, le rendement en matières évaporées est en genéral satisfaisant, mais lorsqu'il s'agit d'envisager le recouvrement d'un fil, les procédés basés sur le principe de la projection d'un agent pulvérise ou vaporisé, ne permettent en général pas d'obtenir un rendement satisfaisant. Par rendement en matière évaporée, on entend le rapport entre la quantité de matière qui, évaporée, a été effectivement déposée sur le matériau à recouvrir, et la quantité totale de matière évaporée. La présente invention a précisément pour objet un procédé permettant de remédier de façon efficace à cet inconvénient. Le procédé objet de la présente invention est essentiellement caractérisé en ce que, dans une enceinte dans laquelle règne une faible pression (par exemple de l'ordre de 10 1 à à 5 torr) on dispose un réservoir en forme d'anneau ouvert vers l'intérieur, ledit réservoir étant destiné à recevoir le matériau servant au recouvrement, en ce qu'on fait tourner le réservoir sur son axe de révolution, à une vitesse suffisante pour que ledit matériau rendu par ailleurs au moins partiellement liquide par un moyen approprié, reste dans le fond du réservoir sous l'effet de la force centrifuge, la température de la surface interne du matériau (c'est-a-dire du eté de l'axe de révolution) étant suffisante pour que la partie liquide dudit matériau se répande dans 11 enceinte par vaporisation, et en ce qu'on fait passer dans l'enceinte, au travers du récipient annulaire, en suivant très sensiblement son axe de rotation, un fil destiné a être recouvert par le matériau, ce qui permet audit matériau vaporisé de se déposer sur le fil, la vitesse de déplacement étant fonction de 11 épaisseur que l'on désire obtenir pour le revêtement. Le matériau servant à constituer le revêtement et contenu dans le réservoir annulaire, peut être chauffé de nombreuses façons, mais, suivant une modalité avantageuse du procédé, son échauffement est produit par un bombardement électronique particulièrement intense dirigé vers la face interne dudit matériau, ce qui permet de ne porter à l'état de fusion que la partie dudit matériau se trouvant de ce côté, réalisant ainsi une grande économie de calories et une importante simplification technologique dans le dispositif de chauffage. Par ailleurs, il permet de réaliser un démarrage et un arrêt rapide du réservoir annulaire, sans risque de déplacement intempestif de la partie liquide du matériau de recouvrement. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits, elle est susceptible de nombreuses autres variantes, accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées, sans que l'on s'écarte de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1) Procédé de recouvrement d'un fil métallique, caractérisé en ce que, dans une enceinte dans laquelle règne une faible pression (par exemple de l'ordre de 10 à 10 5 torr) on dispose un réservoir en forme d'anneau ouvert vers l'intérieur, ledit réservoir étant destine à recevoir le matériau servant au recouvrement, en ce qu'on fait tourner le réservoir sur son axe de révolution, à une vitesse suffisante pour que ledit matériau rendu par ailleurs au moins partiellement liquide par un moyen approprié, reste dans le fond du réservoir sous l'effet de la force centrifuge, la température interne du matériau (c'est-adire du côté de l'axe de révolution) étant suffisante pour que la partie liquide dudit matériau se répande dans l'enceinte par vaporisation, et en ce qu'on fait passer dans l'enceinte, au travers du récipient annulaire, en suivant très sensiblement son axe de rotation, un fil destiné à être recouvert par ledit matériau, ce qui permet au matériau vaporisé de se déposer sur le fil, la vitesse de déplacement du fil étant fonction de l'épaisseur que l'on désire obtenir pour le revêtement. 2) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'éehauf- fement dudit matériau est produit par un bombardement électronique particulièrement intense dirigé vers la face interne dudit matériau, ce qui permet de ne porter à l'état de fusion que la partie dudit matériau se trouvant de ce côté. 3) Fil métallique obtenu à l'aide du procédé suivant une quelconque des revendications précédentes.