"PROCEDE DE COç NDE D'UNE MACHINE A LAVER A FONCTIONNEMENT REGI PAR UN MICROPROCESSEUR, ET MACHINE A LAVER METTANT EN OEUVRE LEDIT PROCEDE La présente invention concerne un procédé de commande d'une machine à laver à fonctionnement régi par un microprocesseur incorporant ou associé à des mémoires permanentes et volatiles contenant les valeurs de consigne pour des grandeurs physiques déterminant l'état de la machine à laver, ladite machine incorporant un dispositif de sauvegarde de données susceptible, lors d'une panne d'alimentation électrique survenant au cours d'un programme de lavage, de recevoir du microprocesseur et de lui renvoyer après la panne les informations nécessaires à la poursuite du programme en cours. L'invention concerne également une machine à laver le linge ou la vaisselle mettant en oeuvre le procédé précité. Les machines à laver munies de programmateurs électromécaniques possèdent de ce fait une 11mémoire11 de position en cas de coupure fortuite du secteur ; au retour du courant, le programme de lavage reprend dans l'état ou il était au moment de l'interruption et s'achève ensuite normalement. Il n'en va pas de même pour les machines de la nouvelle génération dont le fonctionnement est régi par un microprocesseur ; en effet, en cas de coupure, la disparition de la tension d'alimentation entraîne l'annihilation des informations du programme en cours et au retour du courant, il est nécessaire de reprogrammer la machine sans savoir exactement quelle partie du cycle de lavage a déjà été effectuée. On a pallié cette éventualité en munissant la machine d'un dispositif de sauvegarde de données dans lequel sont transférées et mises en mémoire, dès l'apparition d'une panne, les informations nécessaires à la reprise ultérieure du cycle de lavage. Toutefois, l'utilisation des données sauvegardées pour reprogrammer strictement la machine à l'endroit du cycle de lavage où est intervenue la coupure peut dans certains cas être préjudiciable à ladite machine ou aux objets qu'elle a pour mission de nettoyer ; en effet, l'absence ou la valeur erronée de certaines grandeurs physiques au moment du retour du courant, par rapport à celles qui devaient normalement exister, risquent parfois de compromettre le bon achèvement du cycle de lavage. Le procédé selon l'invention vise à écarter une telle éventualité en assurant à coup sur des conditions optimales de redémarrage du cycle de lavage en cours. Selon l'invention, le procédé de commande d'une machine à laver à fonctionnement régi par un microprocesseur incorporant ou associé à des mémoires permanentes et volatiles contenant les valeurs de consigne pour des grandeurs physiques déterminant l'état de la machine à laver, ladite machine incorporant un dispositif de sauvegarde de données susceptibles, lors d'une panne d'alimentation survenant au cours d'un programme de lavage, de recevoir du microprocesseur et de lui renvoyer après la panne les informations nécessaires à la poursuite du programme en cours, est notamment remarquable en ce qu'au retour de l'alimentation électrique le microprocesseur mesure des grandeurs physiques définissant l'état instantané de la machine et les compare à des valeurs de consigne fixant les conditions de poursuite du programme de lavage in#terrompu. Si les conditions de poursuite du programme de lavage ne sont pas remplies, le microprocesseur interrompt ledit programme et place la machine à laver dans l'état préludant au démarrage d'un nouveau programme. Si les conditions de poursuite du programme en cours sont remplies, le microprocesseur autorise la reprise du programme, après restauration éventuelle de certaines grandeurs physiques dont la valeur au moment du retour du courant risquerait d'être préjudiciable à la machine ou à son contenu lors d'une reprise immédiate. Par "grandeurs physiques", on entend ici des durées, températures, niveaux de liquide (pression), etc. aussi bien que des états électriques en logique binaire. Le procédé selon l'invention s'applique indifféremment aux machines à laver dont le microprocesseur est programmé selon un mode "fonctionnel" ou selon un mode "séquentiel". On entend par mode "fonctionnel" une programmation dont la progression est Frincipalement conditionnée à la mesure de grandeurs physiques rendant compte du bon accomplissement d'une opération, par exemple la mesure de la turbidité interdisant la progression du cycle tant que l'eau de rinçage n'est pas devenue parfaitement limpide. On entend par mode "séquentiel" une programmation divisant le cycle de lavage en un certain nombre de "pas" élé- mentaires, utilisé en totalité ou en partie selon le programme de lavage désiré, et dont la progression est principalement liée à des exigences temporelles, telles que la durée d'une opération de rinçage, le nombre total de "pas" de rinçage étant par ailleurs déterminé en fonction du programme de lavage choisi. La description qui va suivre en regard des dessins an nexés, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 représente le schéma synoptique d'une machine à laver mettant en oeuvre le procédé selon l'invention. La figure 2 représente le schéma du dispositif de sauvegarde de données équipant la machine à laver. Les figures 3a à 3i représentent des diagrammes de tension en différents points du schéma de la figure 2. Sur la figure 1, deux bornes 1 et 2 du secteur sont reliées par un double interrupteur 3, d'une part à une unité de contrôle 4, et d'autre part aux premières bornes réunies d'un élément thermo-plongeur 5, d'un moteur 6 et de deux électrovannes 7 et 8, les secondes bornes de ceuxci étant raccordées à l'unité de contrôle 4. Le secteur est également raccordé en 100 et 200 en aval de l'interrupteur 3 à une unité de redressement et de régulation 9 fournissant deux tensions continues de polarités positives Vbl et Vb2 dont le pôle négatif commun est relié à une masse 10. Un circuit multiplexeur 11 est raccordé à quatre canaux d'entrées 12,13,14 et 15, respectivement de sélection manuelle d'un programme, de sélection manuelle d'un distributeur de produits lessiviels, d'information de niveaux d'eau (pressostats) et d'information de température d'eau (thermistance). Un canal de sortie du multiplexeur 11 est raccordé à un microprocesseur 16 auquel est raccordée une mémoire morte 160, ledit microprocesseur étant muni de deux canaux de sortie respectivement connectés à l'unité de contrôle 4 et à une unité d'affichage 17. Les bornes d'alimentation positive du multiplexeur 11, du microprocesseur 16, de la mémoire 160 et de l'unité d'affichage 17 sont reliées à un conducteur 18 porté à la tension Vbl, tandis que les bornes d'alimentation négative sont connectées à la masse 10. Le microprocesseur 16 est également relié par un canal bilatéral à une unité de sauvegarde de données 19 à trois entrées, la première connectée au conducteur 18, la deuxième reliée à l'unité 9 par un conducteur 20 de tension redressée non régulée, et la-troisième à la masse 10 par l'intermédiaire d'un interrupteur 21 couplé mécaniquement avec le double interrupteur 3. Le microprocesseur 16 en liaison avec la mémoire 160 reçoit des ordres et des informations par l'intermédiaire du multiplexeur 11 et dirige vers l'unité de contrôle 4 des ordres séquentiels d'actionnement du chauffage 5, de la vitesse et du sens de rotation du moteur 6, et d'ouverture-fermeture des électro-vannes 7 et 8. Parallèlement, le microprocesseur 16 dirige vers l'unité 17 des ordres d'affichage de la nature du programme choisi et du déroulement de celui-ci. En cas de coupure du courant, l'unité de sauvegarde 19 détecte une différence de rapidité de décroissance de la tension entre les conducteurs 18 et 20 et envoie immédia- tement au microprocesseur un ordre de transfert de données du programme en cours avant que la tension Vbl n'ait décru en deçà d'une valeur limite inférieure spécifiée. Pendant la durée de la coupure, les données sont stockées dans une mémoire de l'unité 19, ladite mémoire, par exemple du type CMOS à très faible consommation, étant alimente à partir d'un condensateur réservoir se substituant à la source Vbl. Au retour du courant, le microprocesseur 16 mesure des grandeurs physiques définissant l'état instantané de la machine et les compare à des grandeurs de consigne fixant les conditions de poursuite du programme de lavage interrompu. Si le résultat de la comparaison fait apparaitre que les conditions de poursuite du programme de lavage ne sont pas remplies, le microprocesseur ne poursuit pas ledit programme et conditionne la machine à laver dans l'état préludant au démarrage de tout programme de lavage. Une des grandeurs physiques mesurée par le microprocesseur au retour du courant est la durée de la panne ; en effet, indépendamment du problème de la sauvegarde des don nées, il peut être souhaitable dlinterdire la reprise du programme en cours après une coupure de trop longue durée, ne serait-ce qu'en raison du fait que la machine risque d'être sans surveillance au moment du retour du courant. La durée de la panne est déduite de la mesure de la tension résiduelle aux bornes d'un condensateur chargé antérieurement à l'apparition de la panne, ledit condensateur étant avantageusement celui qui alimente la mémoire de sauvegarde contenue dans l'unité 19. Après le retour du courant, s'effectue la détection, dans les informations reçues et restituées par l'unité de sauvegarde 19, d'un code conventionnel dont la restitution non conforme traduit une sauvegarde défectueuse interdisant la poursuite du programme de lavage en cours, ledit code étant un premier mot introduit dans un registre a décalage maintenu sous tension pendant la panne et constituant la mémoire de sauvegarde de l'unité 19. Si le résultat de la comparaison de l'état de la machine avec les valeurs de consigne fait apparaître que les conditions de poursuite du lavage ne sont pas remplies, le microprocesseur procède à leur restauration, certaines de ces conditions pouvant être des grandeurs physiques, auquel cas le microprocesseur autorise la poursuite du programme de lavage et restitue simultanément lesdites grandeurs physiques à leurs valeurs de consigne compatibles avec ledit programme ; par exemple, après le retour du courant, le comparateur mesure la température du bain de lessive et compare cette température avec la valeur de consigne correspondant à la phase du programme de lavage à laquelle est parvenue la machine et commande le réchauffage du bain simulta nément à la poursuite du programme si la température mesurée est insuffisante. Une telle restauration de grandeurs physiques peut être également appliquée à d'autres paramètres tels qu'un niveau d'eau, une turbidité conditionnant des rinçages renouvelés, un taux d'humidité dans le cas des machines séchantes, etc. La programmation du microprocesseur de certains types de machine à laver a conservé le concept de "pas" de programme de lavage par analogie avec le fonctionnement des programmateurs électro-mécaniques équipant les machines de la génération précédente. Dans ce genre de machine, le cycle total de fonctionnement est décomposé en un certain nombre de "pas" élémen- taires correspondant chacun à l'exécution d'une fonction et dont la progression est conditionnée à diverses exigences soit de durée, de température, de pression (niveau d'eau), etc. ; un certain nombre de ces pas, répartis différemment dans le cycle, peuvent être "sautés" en fonction de la nature du programme de lavage choisi par l'usager. A titre d'exemple, il est énuméré dans le tableau suivant en regard des opérations effectuées, le détail de l'ensemble des "pas" de programme d'une machine à laver dont le microprocesseur est doté d'une programmation "pas à pas". Tableau I Opérations N de Pas Fonctions Remplissage-Barbottage P-l 2 Chauffage-Barbottage ravage 43 Barbottage 4 Vidange-Barbottage 5 Remplissage-Barbottage 6 Chauffage 7 Barbottage 8 Lavage 9 10 il 12 Remplissage complémentaire 13 Vidange-Barbottage ler Rinçage { 14 Remplissage-Barbottage 16 Remplissage 17 Remplissage + additif blanchiment 2e Rinçage 18 Barbottage Vidange 20 Remplissage-Barbottage 21 Rinçage Recherche sens de moteur 3e Rinçage 22 Vidange + rotation rapide 23 Essorage 24 Remplissage 4e Rinçage 25 Remplissage + additif assouplissant 26 Barbottage 27 Arrêt cuve pleine 28 Recherche sens de moteur 29 Vidange + rotation rapide Essorage 30 Essorage 31 " 32 Arrêt Pour l'application à une telle machine du procédé selon l'invention, s'il s'avère qu'après comparaison de l'état de la machine avec les valeurs de consigne les conditions de poursuite du programme ne sont pas remplies, le microprocesseur place la machine dans l'état correspondant à l'exécution d'un pas de programme antérieur au pas lors de l'exécution duquel est survenue la panne électrique. Par exemple, si la panne survient pendant les pas 2 ou 6 correspondant à la fonction chauffage, le microprocesseur mesure au retour du courant la hauteur d'eau présente dans la cuve et la compare à une valeur de consigne au-dessous de laquelle le microprocesseur place la machine à laver dans l'état correspondant à l'execution des pas 1 ou 5 de remplissage de cuve antérieur audit pas de chauffage. Il s'agit là d'une mesure de sécurité destinée à éviter un chauffage sans eau après vidange accidentelle résultant par exemple d'un syphonnage de la cuve. Egalement, en cas de coupure accidentelle survenant lors d'un pas correspondant à la fonction essorage, par exemple le pas 30, le microprocesseur mesure au retour du courant la hauteur d'eau présente dans la cuve et la compare à une valeur de consigne pour placer la machine dans l'état correspondant, soit à l'exécution d'un pas de vidange, par exemple 29 si la machine est du type à départ en essorage avec cuve vide, soit à l'exécution d'un pas de remplissage, par exemple 25, si la machine est du type à départ en essorage avec cuve pleine. La disposition du procédé selon l'invention visant à la restauration de certaines grandeurs physiques est applicable aux machines dont le microprocesseur est programme selon le concept "pas à pas" ci-dessus ; c'est ainsi par exemple que lors d'une panne survenant à l'un des pas de "barbottage" 7 à 11, la poursuite dudit barbottage peut s'effectuer au retour du courant parallèlement au chauffage sur le pas 6 qui sera poursuivi jusqu'à l'obtention de la température de consigne. La fonction "recherche sens de moteur" des pas 21 et 28, spécifique à une machine à chargement par le haut, a pour but d'imposer au tambour un départ en essorage dans un sens de rotation tel qu'il n'y ait pas de possibilité de projection d'eau à l'extérieur de la cuve par la force centrifuge. Sur la figure 2 dont les références sont communes avec celles de la figure 1, où l'unité de sauvegarde de données 19 est représentée à l'intérieur d'un cadre en traits in terrompus, les deux bornes 100 et 200 sont respectivement reliées aux anodes et cathodes réunies de deux paires de diodes redresseuses 22,23, et 24,25. Aux cathodes réunies des diodes 22 et 24 est connecté un conducteur positif 20 de tension non régulée, tandis que les anodes réunies des diodes 23 et 25 sont reliées à une masse commune 10, un#condensateur de filtrage "amont" 26 étant disposé entre le conducteur 20 et la masse. Le conducteur 20 est relié à l'entrée d'un circuit 27 régulateur de tension à la sortie duquel est connecté le conducteur positif 18 de tension régulée Vb, un condensateur de filtrage "aval" 28 étant disposé entre le conducteur 11 et la masse. Deux broches 29 et 30 d'alimentation du microprocesseur 16 sont respectivement reliées au conducteur 18 et à la masse 10, tandis qu'une broche de sortie 31 dudit microprocesseur est connectée par une résistance 32 à la base d'un transistor interrupteur 33, de type PNP, une résis tance 34 et un condensateur 35 étant disposés entre cette dernière et le conducteur 18. Le collecteur du transistor 33 est relié à l'anode d'une diode d'isolement 36 dont la cathode est connectée à un conducteur positif 37 entre lequel et la masse 10 est disposé un condensateur-réservoir 38, ce dernier étant shunté par ltinterrupteur 21 couplé mécaniquement avec l'interrupteur 3 "marche-arrdt" de l'appareil (fig. 1). Les broches d'alimentation d'un registre à décalage 39 sont respectivement réunies, la positive au conducteur 37 et la négative à la masse 10 ; la broche "entrées données du registre 39 est reliée à la sortie d'une porte "ET" 40 dont une entrée est connectée à une broche de sortie 41 "données générales" du microprocesseur 16, tandis que la broche "sorties données" dudit registre est réunie à une entrée d'une porte "ET" 42 dont la sortie est reliée à une broche 43 "données sauvegardées" du microprocesseur 16. Deux broches de sortie "codage" 44,45 et une broche de sortie "horloge" 46 du microprocesseur 16 sont reliées aux broches d'entrées correspondantes d'un circuit démultiplexeur 47 dont les broches d'alimentation sont respectivement connectées au conducteur 18 et à la masse 10. L'une des sorties "horloge" du démultiplexeur 47 est connectée à une entrée d'une porte ET" 48 dont la sortie est réunie à l'entrée "horloge" du registre 39, une résistance 49 étant, par ailleurs, disposée entre la sortie de ladite porte et la masse. L'anode d'une diode d'isolement 50 est reliée au conducteur 18 tandis que la cathode est connectée à un conducteur positif 51, un condensateur réservoir 52 étant disposé entre ledit conducteur et la masse 10. L'entrée négative d'un premier circuit comparateur 53 est reliée à un pont de résistances 54,55 disposé entre le conte teur 51 et la masse 10, tandis que l'entrée positive est connectée à un autre pont de résistances 56,57.disposé entre le conducteur 20 et la masse 10. La sortie du comparateur 53,reliée à une borne d'entrée 58 "interruption" du microprocesseur 16, est par ailleurs con nectée, d'une part au conducteur 51 par une résistance 5% et d'autre part à l'entrée positive par une résistance 60. L'entrée négative d'un deuxième circuit comparateur 61est reliée à un pont de résistances 62,63 disposé entre le conducteur 51 et la massewtandis que l'entrée positive est réunie au conducteur 37 par l'intermédiaire d'un interrupteur électronique 64,une unerésistance 65 étant par ailleurs disposée entre ladite entrée positive et la masse 10. La sortie du comparateur 61 est reliée, d'une part à une broche d'entrée "validation" 66 du microprocesseur 16, et d' autre part au conducteur 51 par une résistance 67. L'entrée positive d'un troisième circuit comparateur 68 est reliée à un premier pont de résistances 69,70 disposé entre le conducteur 18 et la masse 10 tandis que l'entrée négative est connectée à un second pont de résistances 71,72 disposé entre le conducteur 51 et ladite masse. La sortie du comparateur 68, découplée à la masse par un condensateur 7% est reliée tout à la fois au conducteur 18 par une résistance 74,et aux secondes entrées des portes 40, 42 et 48. Un condensateur 75 est disposé entre une entrée 76 de reenclenchement (RESET) du microprocesseur 16 et la masse 10, ledit condensateur étant shunté par le trajet émetteur-col- lecteur d'un transistor 77, de type PNP, dont la base est réunie à la sortie du comparateur 68. Dans le but de simplifier les explications qui vont suivre, seuls les branchements du microprocesseur 16 directement concernés par l'unité de sauvegarde 19 ont été représentés, à l'exception des autres branchements relatifs aux entrées d'information et aux sorties d'ordres spécifiques tels qu'ils sont représentés figure 1. La fonction de l'unité 19 est de sauvegarder les données stockées dans le microprocesseur 16 au moment où se produit une interruption accidentelle de courant sur les bornes 100 et 200 sans que l'interrupteur 3 (fig. 1) ait été manoeuvré. En considérant les figures 3a et 3b qui représentent respectivement les tensions sur le conducteur 20 (VR) et sur le conducteur 18 (Vb) > on peut voir qu'au temps tl où se produit la coupureZla tension VR commence à décroltre alors que la tension Vb reste stable jusqu'au temps t3 correspondant à la valeur de VR à partir de laquelle la régulation ne peut s'effectuer ; ceci est obtenu en donnant au condensateur de filtrage aval 28 une valeur plus élevée que celle du condensateur de filtrage amont 26. D'autre part on considère que pour une tension nominale d'alimentation de 5V du microprocesseur 16, celle-ci peut décroitre jusqu'à 4,5 V sans que le fonctionnement de ce deux nier en soit affecté ; on dispose donc entre le début de la coupure et le seuil critique de la tension Vb d'un laps de temps de quelques millisecondes qui est mis à profit par l'unité de sauvegarde 19. En fonctionnement normal la tension appliquée sur l'entrée positive du comparateur 53 en provenance du conducteur 20 est supérieure à celle de l'entrée négative fixée depuis le conducteur 18 par le pont de résistances 54,55 ; dans ces conditions, la sortie du comparateur 53 fournit un niveau "haut" de repos à l'entrée "interruption" 58 du microprocesseur 16 (fig. 3c). En cas d'interruption de courant, la tension VR du conducteur 20 commence à décroître à partir du temps tl (fig. 3a), et lorsque celle-ci atteint 8 V, au temps t , la sortie du comparateur 53 bascule à un niveau "bas" ifig. 3c) qui, appliquée à l'entrée 58 du microprocesseur, interrompt le programme normal de ce dernier pour lui substituer un programme "interruption". Ce nouveau programme autorise, d'une part au moyen d'un codage logique des sorties 44 et 45 le passage des impulsions d'horloge de la sortie 45 vers la porte 48 via le démultiplexeur 47, et d'autre part la "sortie" sur la broche 41 des données nécessaires pour une reprise éventuelle du fonctionnement normal. Pendant ce temps, les porte 40, 42 et 48 sont ouvertes et l'interrupteur 64 ferme, leurs entrées de commande étant à un niveau "haut" (fig. 3e) en raison de l'état de la sortie du comparateur 68 dont la tension à I'entrée positive est supérieure à celle de l'entrée négative ; dans ces conditions, les impulsions d'horloge issues de la porte 48 provoquent le chargement du registre 39 à partir des données issues de la porte 40 (fig. 3d). Après un laps de temps nécessaire au chargement de toutes les données dans le registre 39, en l'occurrence environ 350 ps , le programme interruption" du microprocesseur modifie le codage logique des sorties 44 et 45, interrompant aussi le chargement ; il est à noter que cette séquence de chargement a été, pour des raisons de clarté, considérablement dilaté sur la figure 3d. A partir du temps t3 (fig. 3a), la tension Vb du conducteur 18 commence à décroître et lorsqu'elle atteint le seuil de 4,5 V, la sortie du comparateur 68 bascule, fermant les portes 40, 42 et 48, ouvrant l'interrupteur 64 et rendant conducteur le transistor 77 (RESET), (fig. 3e). Parallèlement, la baisse de tension Vb du conducteur 18 provoque le blocage de la diode 36, maintenant ainsi la charge du condensateur 38 de forte valeur ; il en résulte que le registre 39 du type CMOS à très faible consommation spécifique reste alimenté sans possibilité de décharge fortuite par ses entrées et sorties de données en raison du blocage deS portes 40 et 42. La baisse de tension Vb du conducteur 18 entraîne également le blocage de la diode 50, ce qui maintient pendant un certain laps de temps la charge du condensateur 52 alimentant par le conducteur 51 les comparateurs 53, 61 et 68. Au retour du courant, la tension VR au temps t4 (fig. 3a) est suffisante pour que le tension Vb remonte à 4,5 V (fig. 3b) alimentant de nouveau les comparateurs, ce qui entraîne en premier lieu l'ouverture des portes 40, 42 et 48 et la fermeture de l'interrupteur 64 (fig. 3e). Par contre, le transistor 33 est maintenu bloqué par une tension positive appliquée à sa base depuis la sortie 31 du microprocesseur 16 (fig. 3f) ; dans ces conditions, le condensateur 38 conserve la tension de charge qu'il avait au moment du retour du courant, cette tension étant appliquée via l'interrupteur 64 à l'entrée positive du comparateur 61. La valeur de la tension résiduelle du condensateur 38 au moment du retour du courant est bien évidemment fonction de la durée de l'interruption ; or, il existe une valeur minimale de tension d'alimentation du registre 39 en deçà de laquelle la sauvegarde des données emmagasinées ne peut être assurée, par exemple 3 volts. Si la valeur résiduelle de la tension au moment du retour du courant est supérieure à cette valeur critique (points tiretés fig. 3g), la sortie du comparateur 61 fournit au temps t4 à l'entrée 66 "validation" du microprocesseur 16 un niveau "haut"(fig. 3h) qui va autoriser un processus de transfert de données sauvegardées contenues dans le registre 39 vers le microprocesseur 16 par la broche d'entrée 43, via la porte 42 (fig. 3d) Dans le cas où la valeur de la tension résiduelle est inférieure au seuil de sécurité (pointillés fig. 3g), la sortie du comparateur 61 reste au niveau "base (fig. 3i) et le microprocesseur va être mis en position d'attente d'une nouvelle programmation. Le moment où le choix est fait entre ces deux possibilités se situe à l'instant t5 (fig. 3a) ou la sortie du comparateur 53 délivre de nouveau un niveau "haut" sur l'entrée 58 "interruption" du microprocesseur il importe donc que le transistor 33 soit encore bloqué à cet instant, ce qui est réalisé en retardant le moment où apparaît sur la sortie 31 du microprocesseur le signal de recharge du condensateur 38. Des dispositions sont prises pour faire face à certaines situations susceptibles de se présenter ; c'est ainsi qu' après le chargement des registres, le microprocesseur 16 reste sur une boucle d'attente d'environ une seconde au cas où une décroissance trop lente de la tension du secteur risquerait de rétablir le fonctionnement normal. Egalement, dans l'éventualité d'un retour erratique du courant, la réintégration des données stockées dans le registre vers le microprocesseur n'est effectuée qu'après une boucle d'attente de une seconde. Après le retour du courant, et avant que la tension Vb alimentant le microprocesseur ne soit montée à une valeur suffisante, le niveau de sortie de la broche 31 peut prendre de ce fait, des valeurs erratiques ; pour éviter le risque d'une recharge partielle du condensateur 38 par déblocage accidentel du transistor 33 avant que la valeur de tension résiduelle n'ait été prise en compte, la présence du condensateur 35 sur la-base du transistor permet de maintenir ce dernier bloqué en polarisant positivement sa base lors de la montée de la tension Vb. La porte 48, bloquée dès que la tension Vb est inférieure à 4,5 V, empêche toute transmission sur l'entrée "horloge" du registre 39 de signaux erratiques pouvant affecter le contenu de celui-ci et résultant du fonctionnement aléatoire du microprocesseur 16 et du démultiplexeur 47 en présence d'une tension d'alimentation insuffisante. Il est à noter que les portes 40, 42 et 48 peuvent être constituées, au même titre que l'interrupteur 64, par des interrupteurs analogiques tels que ceux commercialisés par la Société SIGNETICS sous la référence "HEF 4066". Dans le cadre particulier d'une application à une machine à laver le linge, l'unité 19 a été mise en oeuvre par la Demanderesse pour la sauvegarde des données d'un micro processeur commercialisé par la Société SIGNETICS sous la référence "8035", le démultiplexeur 47 étant du type "74 LS 139" et le registre 39 un double "4006" de la même Société. Les ordinogrammes des tableaux ci-après, ainsi que les commentaires qui les accompagnent, décrivent le logiciel élaboré pour cette application particulière. TABLEAU II Programme d'interruption Coupure 1 0 00 - > Acc. 0 1 0 0 - > reqistre compteur sous-programme de sortie Mot n 1 - > Acc. 1 0 0 0 - > registre compteur sous-programme de sortie Mot n 2 Acc. 1 0 0 0 - > registre compteur sous programme de sortie Mot n 3 - > Acc. 1 0 0 0 - > registre compteur sous programme de sortie Mot n 4 - Acc. 1 0 0 0 - > registrecompteur sous programme de sortie Bouclage interne 1 s. Fin de la procédure d'emmagasinage TABLEAU III Détail du sous programme de sortie donnée = 1 horloge = 1 oui bit de acc. = 1 non donnée = 0 horloge = 0 horloge = 1 rotation acc. 1 bit à droite décrémentation du registre 1 = 0 donnée = 1 retour Sauvegarde des données (Tableau II) Lorsque le microprocesseur 16 reçoit un ordre d'tinter ruption déclenché par la détection de la chute de tension en amont du régulateur 27, il transfère dans le registre 47 toutes les données nécessaires à la reprise ultérieure du cycle de lavage, soit -un code de quatre bits (1000) de position du registre -un premier mot de huit bits contenant le numéro d'un des dix programmes de lavage sélectionné (coton 95 , textile synthétique, laine, etc.) et les options choi sies, par exemple "prélavage" à la demande, "programme économique" par réduction de la température et du ni veau d'eau, "demi-charge" également par réduction du niveau d'eau - un deuxième mot de huit bits contenant la température de lavage et la vitesse d'essorage -un troisième mot de huit bits contenant les informa-: tions d'affichage des étapes du cycle de lavage liées au programme et aux options choisies (prélavage, la vage, quatre rinçages, arrêt cuve pleine, rinçage fi nal) -un quatrième mot de huit bits contenant l'état d'avance du lavage au moment de l'interruption (numéro de pas -de 1 à 32, tableau I). Chacune des séquences d'introduction des quatre mots d'état est préparée par un sous-programme de sortie qui est détaillé au tableau III. Le transfert des informations ci-dessus s'effectue en 350 ps environ, et après un dernier sous-programme de sortie, le microprocesseur 16 est soumis à une boucle d'attente de une seconde destinée à éviter une reprise du fonctionnement de la machine en cas de décroissance trop lente de la tension du secteur. Restauration (Tableau IV) Le microprocesseur 16, forcé au début de son programme par le retour de l'alimentation (RESET), procède aux opérations suivantes -annulation des commandes de l'unité de contrôle 4 (fig. 1) rendant ainsi la machine inactive -extinction des afficheurs sept segments et des diodes électroluminescentes de l'unité d'affichage 17 -test de la tension résiduelle d'alimentation du re gistre de sauvegarde 39 par la lecture de la sortie du comparateur 61 Si la tension résiduelle d'alimentation du conden sateur 38 est inférieure à 3 volts, la machine est mise en état d'attente d'un nouveau programme de la vage; dans le cas contraire poursuite de la procédure -commande de la recharge du condensateur 38 -lecture du code ; ce code est conçu pour tolérer un décalage à droite du registre et pour en tenir compte lors de la lecture des quatre mots sauvegardés - code écrit : 1 0 0 0, codes lus validés : 1 0 O 0 et 1 0 0; si le premier ou le deuxième bit lu est 1, la sauve garde est invalidée et la machine est également mise en état d'attente d'un nouveau programme de lavage. Cette tolérance de décalage d'une position du re gistre permet de tenir compte de l'action éventuelle d'une impulsion parasite survenant au moment de la remise sous tension et qui pourrait être prise en tant qu'impulsion d'horloge par ledit registre. -iecture successive des quatre mots de huit bits du re gistre 39 -restauration des paramètres de fonctionnement dans les registres internes (initialisation) -test de pas d'arrêt. Dans deux cas, la reprise du fonc tionnement ne doit pas être effectuée sur le pas d'ar rêt 1) arrêt sur un pas de- chauffage, reprise sur le pas de remplissage précédent pour éviter le chauffage sans eau pas d'arrêt 2, pas de reprise 1 (tableau I) pas d'arrêt 6, pas de reprise 5 2) arrêt sur un pas d'essorage, reprise sur le pas de remplissage précédent afin de permettre un équilibrage correct du linge pendant l'essorage (départ essorage cuve pleine) pas d'arrêt 22 ou 23, pas de reprise 20 pas d'arrêt 29,30 ou 31, pas de reprise 26 Tableau IV Restauration annulation des commandes extinction des affichages mesure V de C 38 charge C 38 lecture code 1 0 0 0 non oui attente d'un lecture mot n 1 nouveau pro gramme de lecture mot n lavage lecture mot n 3 lecture mot n0 4 initialis atio oui pas = chauffage non pas = essorage retour d'un pas oui en arrière non arrière pas=remplissage mise à jour affichage relance du cycle de lavaqe L'arrêt cuve pleine (pas 27) ne sera pas effectué une seconde fois en cas d'arrêt sur l'un des pas 29, 30 ou 31, ceci en raison de la présence d'un bit du quatrième mot sauvegardé qui est porté à "1" au moment de l'exécution de la fonction "arrêt cuve pleine". -Mise à jour de l'affichage. -Relance du cycle de lavage. - REVEN#1CATIONS - 1.- Procédé de commande d'une machine à laver à fonctionnement régi par un microprocesseur (16) incorporant ou associé à des mémoires permanentes et volatiles (160) contenant les valeurs de consigne pour des grandeurs physiques déterminant l'état de la machine à laver, ladite machine incorporant un dispositif de sauvegarde de données (19) susceptible, lors d'une panne d'alimentation survenant au cours d'un programme de lavage, de recevoir du microprocesseur et de lui renvoyer après la panne les informations nécessaires à la poursuite du programme en cours, caractérisé en ce qu'au retour de l'alimentation électrique le microprocesseur mesure des grandeurs physiques définissant l'état instantané de la machine et les compare à des valeurs de consigne fixant les conditions de poursuite du programme de lavage interrompu. 2.- Procédé de commande selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'après comparaison de l'état de la machine avec les valeurs de consigne, les conditions de poursuite du programme de lavage n'étant pas remplies, le microprocesseur ne poursuit pas ledit programme et place la machine à laver dans l'état préludant au démarrage de tout programme de lavage. a.- Procédé de commande selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le microprocesseur mesure une tension résiduelle aux bornes d'un condensateur chargé antérieurement à la panne d'alimentation électrique, ladite tension résiduelle étant comparée à une tension de consigne audessous de laquelle le programme de lavage n'est pas poursuivi. 4.- Procédé de commande selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le condensateur (38) chargé antérieurement à la panne alimente une mémoire (39) du dispositif de sauvegarde. 5.- Procédé de commande selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le microprocesseur détecte dans les informations reçues et renvoyées par le dispositif de sau vegarde de données (19) un code conventionnel dont la restitution non conforme traduit une sauvegarS défectueuse après laquelle le programme de lavage n'est pas poursuivi. 6.- Procédé de commande selon la revendic-ation 5, caractérisé par le fait que le dispositif de sauvegarde de données (19) comportant une mémoire sous forme de registre à décalage (39) maintenu sous tension pendant la panne électrique, le code conventionnel est un premier mot introduit dans ledit registre et dont la lecture non conforme traduit tout décalage accidentel du registre. 7.- Procédé de commande selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'après comparaison de l'état de la machine avec les valeurs de consigne, les conditions de poursuite du programme de lavage n'étant pas remplies le microprocesseur restaure lesdites conditions pour la poursuite dudit programme de lavage. 8.- Procédé de commande selon la revendication 7, caractérisé par le fait que le microprocesseur autorise la poursuite du programme de lavage et simultanément restaure les grandeurs physiques de la machine à la valeur de consigne compatible avec ledit programme. 9. Procédé selon la revendication 8, appliqué à une machine à laver dans laquelle une cuve contient le bain de lessive susceptible d'y être chauffé, caractérisé par le fait qu'après une panne d'alimentation électrique, le microprocesseur mesure la température du bain, compare cette température avec la valeur de consigne correspondant à la phase de programme de lavage à laquelle est parvenue la machine et commande le réchauffage du bain simultanément à la poursuite du programme si la température mesurée est insuffisante. 10.- Procédé de commande selon la revendication 7, applique à une machine à laver dont le programme de lavage se déroule pas à pas, chaque pas correspondant à l'exécution d'au moins une fonction de la machine, caractérisé par le fait qu'après comparaison de l'état de la machine avec les valeurs de consigne, les conditions de poursuite du programme de lavage n'étant pas remplies, le microprocesseur place la machine à laver dans l'état correspondant à l'exécution d'un pas de programme antérieur au pas lors de l'exécution duquel est survenu la panne électrique. 11.- Procédé de commande selon la revendication 10, appliqué à une machine à laver le linge dans laquelle une cuve contient le bain de lessive susceptible d'y être chauffé, caractérisé par le fait qu'en cas de panne d'alimentation électrique survenant pendant un pas correspondant à la fonction chauffage, le microprocesseur mesure après la panne la hauteur d'eau présente dans la cuve et la compare à une valeur de consigne au-dessous de laquelle le microprocesseur place la machine à laver dans l'état correspondant à l'exécution du pas de programme de remplissage de cuve antérieur audit pas de chauffage. 12.- Procédé de commande selon la revendication 10, appliqué à une machine à laver et à essorer le linge dans laquelle le linge est susceptible d'être centrifugé dans un panier rotatif, caractérisé par le fait qu'en cas de panne d'alimentation électrique survenant pendant un pas correspondant à la fonction essorage, le microprocesseur mesure après la panne la hauteur d'eau présente dans la cuve et la compare à une valeur de consigne pour placer la machine dans l'état correspondant à l'exécution d'un pas de programme de remplissage ou de vidange de cuve antérieur audit pas d'essorage. 13.- Procédé de commande selon la revendication 11, appliqué à une machine à laver dans laquelle une cuve contient le bain de lessive susceptible d'y être chauffé, caractérisé par le fait qu'après une panne d'alimentation électrique, le microprocesseur mesure la température du bain, compare cette température avec la valeur de consigne correspondant à la phase du programme de lavage à laquelle est parvenue la machine et commande le réchauffage du bain simultanément à la pousuite du programme si la température mesurée est insuffisante. 14.- Machine à laver mettant en oeuvre l'un quelconque des procédés selon les revendications 1 à 13.