La présente invention se rapporte à un dispositif de destruction et elle concerne plus particulièrement un destructeur de documents prévu pour détruire toutes sortes de do cumeats, feuilles de papier et dessins, de telle manière qutilss ne puissent pas être reconstitués, toute possibilité de di vulgation d'informations confidentielles étant de ce fait em pêchée, Dans les destructeurs de documents du type classique, la destruction des documents s'effectue par découpage des papiers en morceaux similaires à des bandes dans un sens imposé, au moyen d'un outil coupant rotatif à plusieurs bords tranchants.Parce que ces bandes de papier ont été simplement découpées dans un sens seulement et qu'elles portent toujours des caractères et des chiffres lisibles, on peut replacer facilement ces morceaux dans leur dipposition initiale et reconstituer le document découpé. Afin de résoudre ce provlème, on a récemment proposé des destructeurs de documents qui réduisent ces bandes de papier en morceaux encore plus petits par des opérations répétées de découpage.Cependant, comme ces fragments portent toujours une trace des caractères et des chif- fres, on peut encore reconstituer les documents, en particulier grâce aux récents progrès accomplis dans la technique des ordinateurs qui pourront un åour fournir la possibilité de replacer les fragments dans leur disposition initiale en utilisant des données telles que le sens du découpage et la relation positionnelle entre les caractères et les chiffres qui restent sur les fragments de papier Cette possibilité peut créer une situation extr8mement dangereuse, particulièrement en ce qui concerne la préservation de secrets gouvernementaux, industriels et de défense dans des cas où des documents secrets ou ultra-secrets doivent être détruits et éliminés. Un autre -inconvénient de ces destructeurs classiques réside dans le fait que le récipient du destructeur destiné à recueillir les documents détruits doit etre fréquemment vidé , du fait de l'augmentation considérable de volume du matériau qui résulte du découpage des papiers en fragments.On a essayé de redédier à ce problème en incorporant au destructeur un dispositif de compactage mais cette solution augmente les dimensions de la machine et complique le mécanisme d'ensemble. En outre s comme les destructeurs de type classique exigent l'introduction manuelle des feuilles dans la machine, page par page, la main- d'oeuvre et le temps nécessaires à l'opération sont importants lorsqu'on doit traiter une grande quantité de documents et c'est donc une pratique extr8mement peu économique en raison des colts élevés actuels de la nàin-d' oeuvre. En résumé, suit la présente invention, un stade de traitement préalable au cours duquel des documents sont découpés de manière telle que leurs fibres soient mises à nu, est suivi d'un traitement pendant lequel les documents ainsi découpés peuvent absorber de L'eaux ce stace étant ensuite suivi de la mise en fonctionnement d'un mécanisme de formation de la pâte prévu pour broyer davantage les documents et en former une pate afin d'empocher toute reconstitution du document sous sa forme ori finale La présente invention sera bien comprise à la lecture de la description suivante faite en relation avec les dessins ci-joints, dans lesquels :: la figure 1 est une vue en perspective d'un destructeur de documents suivant la présente invention t la figure 2 est une vue en coupe de la figure 1, suivant le plan de coupe 2-2 la figure 3 est une vue en plan montrant le mécanisme de transmission de la force motrice la figure 4 est une vue en plan partielle, à grande échelle, d'une partie du mécanisme de découpage illustré aux figures 2 et 3 la figure 5a représente une reconstitution de fragments de papier traités par un destructeur de documents de type classique ; et la figure 5b démontre que la pâte obtenue à partir du destructeur de documents qui fait l'objet de la présente invention ne peut être utilisée pour reconstituer le document original. On se reportera maintenant à la figure 1 qui représente schématiquement un exemple préféré de réalisation d1un destructeur de documents suivant la présente invention. la référence 10 se rapporte au carénage du destructeur, 12 désigne la partie traitement des documents et 14 la partie réceptrice. La partie traitement 12 est équipée d'un tablean de commande 16 qui comporte un commutateur de mise en marche, un commutateur de commande, un commutateur d'arrêt et d1 autres analogues. On peut également incorporer ces commutateurs dans la partie trai- tement elle-même, de sorte qu'ils peuvent être commandés directement par les éléments de manoeuvre. La partie traitement 12 comprend une plateforme et un bac destinés à recevoir provisoirement les documents à détruire et la partie supérieure du carénage est pourvue d'un couvercle 18 pouvant s'ouvrir et se fermer.Dans la partie réceptrice 14 se trouve un récipient ou un sac (non représenté) destiné à recueillir les documents dé- truite par le traitement et cette partie réceptrice est prévue de telle sorte que l'on puisse enlever le récipient en ouvrant ue porte 20. On peut voir à la figure 2 que le carénage 10 est formé de manière à inclure nie chambre de stockage 22 dans laquelle les documents s à traiter soit placés et empilés sur une plate forme 24. Zla paroi arrière de la chambre de stockage 22 et la plateforme 24 présentent respectivement des ouvertures 22a et 24a. A coté de la plateforme 24 se trouve un mécanisme 26 d'a limeitation constante conga pour faire avancer automatiquement nombre imposé de documents empilés sur la plateforme.Le né- canisme 26 d'alimentation constante est équipé de deux arbres de rotation 28 et 30 montés en dessous de et parallèlement à la face inférieure de la plateforme 24, ces arbres de rotation supportant deux courroies d'alimentation 32 et 34 tendues entre eus. Les courroies d'alimentation sont disposées dans l'ouverture 24a de telle sorte que leurs faces supérieures coïncident sensiblement avec la face supérieure de la plateforie 24. Cha cune des courroies d'alimentation 32 et 34 est pourvue, à sa périphérie, de plusieurs pousseurs de référence respective 32a et 34a. Ces pousseurs ont une hauteur telle qu'ils peuvent faire avancer simultanément un nombre imposé de feuilles de papier. Les documents Â à détruire sont pressés sur la plateforme 24 par des éléments tendeurs 36 mobiles dans le sens vertical. L'élément tendeur 36 est relié à une extrémité du ressort 38 dont l'autre extrémité est fixée à la plaque de montage 40. On peut voir, d'après la figure 3, qu'un moteur 44 fixé à la plaque de montage 40 entraîné une courroie 42 de sorte que les arbres de rotation 28 et 30 tournent dans le sens de la rotation des aiguilles d'une montre, comme le montre la figure 2. Dans ce cas, les pousseurs 32a viennent buter contre les bords des documents À de manière à faire avancer un nombre imposé de feuilles. C'est ce que Montre clairement la figure 2 La paroi avant de la chambre de stockage 22 comprend une entrée 46 d'aliaentation du papier dont l'ouverture est dixen- sionnée de manière à être légèrement supérieure à l'épaisseur du nombre imposé de feuilles à introduire0 Deux galets d'entratze- ment 48, placés près de l'entrée 46 d'alimentation du papier , sont montés sur des axes 50 et, en tournant en sens contraire ltm de l'autre, ils îont avancer le papier du mécanisme 26 d'alimentation constante vers le mécanisme 52 de mise à nu des fibres. Bien que le mécanisme 52 de mise à nu des fibres, représenté dans l'exemple de réalisation des figures 2 et 3, consiste en un mécanisme de découpage, il est bien entendu que tout autre moyen cossu de mise à nu des fibres du papier peut également 8tre utilisé. Dans le cas présent, le mécanisme à découper 52 comprend des cylindres à découper 58 et 60 montés respectivement sur deux axes parallèles 54 et 56. Les cylindres à découper 58 et 60 sont équipés de plusieurs disques 62 et 64, couse le montre la figure 4, chacun de ces disques comprenant des bords tranchants 66 et 68 à faces inclinées 66a et 68a. On peut se rendre compte, d'après la figure 3, que les engrenages 70 montés sur les axes parallèles 54 et 56 engrènent l'un avec ltautre de telle sorte que les cylindres à découper 58 et 60 tournent en sens contraire l'un de l'autre.Sur l'aspe 56 est monté un engrenage 72 auquel une chaîne d'entraînement 74 transmet la force motrice fournie par un moteur 44.Un autre engrenage 76 est monté sur l'axe 56 et un engrenage 80 est également monté sur l'axe 50, ces deux engrenages 76 et 80 étant reliés par une channe 78 wn raison des cylindres à découper 58 et 60, un nombre imposé de feuilles de papier sont simultanément découpées en fines bandes et les fibres sont mises à nn. sur les faces de découpe, ce qui permet d'améliorer l'absorption d'eau en ut temps relativement court.Directement derrière les cylindres à découper 58 et 60 et correspondant à chacun des disques, on a disposé plusieurs guides 90 dans le but de guider les bandes de papier finement découpées. En conséquence, les bandes de papier ne restent pas accrochées aux cylindres à découper 58 et 60 Mais elles en sont séparées et sont dirigées dans un passage 92 forné entre les guides 90 puis elles tombent dans un mécanisme 94 de formation de la patte. Le mécanisme 94 de formation de la rflte est équipé d'un carter cylindrique 96 qui communique avec le passage 92 et qui abrite un arbre creux de rotation 98 comportant une partie en forme de vis. Un engrenage 114 qui est relié par une cha 116 et un engrenage démultiplicateur 118 à l'arbre de rotation 56 du mécanisme à découper 52, est monté sur l'arbre creux 98. L'extrémité de l'arbre creux 98 se termine par une partie conique 98b cowportant une rainure spirale, cette partie conique 98b se combinant avec la paroi intérieure conique 96a du carter cylindrique 96. La partie conique de la paroi intérieure 96a présente une rainure qui s'enroule en spirale en sens contraire de la rainure de la partie conique 98b. L'arbre creux 98 comtunique avec un réservoir d'eau 102 par l'intermédiaire d'une Tanne à solénoïde 100 et il joute le rible d'un dispositif qui provoque l'absorption facile de l'eau par le papier dont les fibres sont mises à nu.Le réservoir d'eau 102 est fixé à l'intérieur da carénage 10 et il est positionné au-dessus du mécanisme 94 de formation de la pâte, tandis que l'eau est fournie à partir d'un orifice 104 d'alimentation d'eau. la référence 106 désigne un bouchon qui obture hermétiquement l'orifice 104 d'alimentation d'eau pendant le fonctionnement normal. Une paroi du réservoir d'eau 102 est pourvue d'une plaque de verre transparent 108 et la paroi correspondante du carénage 10 comporte une étroite fente 110 disposée verticalement de manière à permettre le contrôle de l'alimentation d'eau. La vanne à solénoSde 100 est normalement fermée mais elle s'ouvre en réponse à un signal S de fonctionnement, créé par le commutateur de mise en marche mentionné ci-dessus ou par la manoeuvre d'un micro-contact (non représenté) installé à c8té du galet d'entrainement 48. Par conséquent, l'eau venant du réservoir 102 est amenée à l'arbre creux 98 et elle est éjectée dans le carter cylindrique 96 par l'intermédiaire des buses d'éjection 98. À ce vovent-là, les bandes de papier fine- ment découpées absorbent l'eau et sont malaxées par la vis . Lorsqu'il a été amené entre la partie conique 98b de l'arbre creux et la paroi intérieure conique 96a du carter cylindrique, le mélange résultant est alors réduit par 11 interaction de ces surfaces coniques pour former une pâte. Cette dispostion permet de réduire facilement le mélange en une pâte avec une efficacité extremement grande, en très peu de temps et avec une faible dépense d'énergie puisque les bandes de papier sont attendries et assouplies par l'eau qu'elles ont absorbée rapidement, aussi bien à partir de leurs surfaces découpées qu'à partir de leurs deux faces. Toutes les traces de caractères et de chiffres sont ainsi complètement effacées.En conséquence, alors Oui on peut reconstituer un message, comme le montre la figure 5a, à partir de fragments de papier obtenus par le tracement de documents dans un destructeur de type classique, il est tout à fait im- possible de reconstituer les documents traités aans le destructeur suivant la présente invention, car ces documents sont réduits de manière à former une patte, comme le montre la figure 5b. À la sortie du vécSnisse 94.de formation de la patte, on a disposé un élément chauffant 112 ayant la forme d'une plaque et qui est porté à une température appropriée de 120 à 2204O afin de sécher la pâte de papier. L'intérieur de la plaque chauffante 112 est pourvu d'un serpentin de réchauffage (non représenté) qui, par l'intermédiaire d'un conducteur 114, est alimenté en courant électrique lorsque le comsatateur ce mise en marche est manoeuvré. En outre, il est préférable 'équiper la plaque chauffante 112 d'un détecteur de température afin d'empêcher une élévation anormale de la température. Bu fait que la pâte est refoulée hors du mécanisme 94 de formation de la pâte et qu'elle est comprimée contre la plaque chauffante 112, l'eau contenue dans la pâte s'évapore et le volume de ma tériau est fortement réduit à cause du compactage. ta patte séchée tombe ensuite dans une goulotte 4oa formée dans la plaque de montage et elle est recueillie dans un récipient t Puisque les documents sont réduits de saunière à former une pâte et que cette dernière est séchée lorsqu'elle est refoule contre la plaque chauffante 112, le volume occupé par la patate est donc notablesent plues petit que le volume des documents non traités. En conséquence, les récipients servant à recueillir la pâte ne doivent pas titre retirés fréquemment du carénage même lorsqu'on traite un grand nombre de documents, et ceci constitue un avantage sensible du destructeur suivant la présente invention Lorsque le papier à traiter est immergé dans l'eau sans traitement préalable, le papier constitué d'un matériau de haute qualité absorbe très peu d'eau et il faut donc tremper le papier dans une grande quantité d'eau pendant un temps assez long.Dans ce cas, le récipient qui contient l'eau doit être lui-Stme de grande dimension et le temps de traitement est très fortement augmentés Cependant, ces inconvénients sont évités dans la présente invention grâce à la disposition suivant laquelle le papier est iris en contact avec l'eau après avoir subi un traitement préalable effectué pour mettre à nu un grand nombre de fibres du papier. En conséquence, le temps nécessaire à l'absorption de l'eau est réduit, si bien que le traitement complet des documents peut entre effectué en un temps relativement plus court.De plus, comme les documents détruits se retrouvent finalement sous la forme d'une pate, on ne peut transformer cette patte en un document déchiffrable ; de ce fait, toute crainte de divulgation formations de nature confidentielle est à écarter. Le fait que les documents sont évacués sous la forme dune patte malaxée facilite également le traitement ultérieur lorsque la pate doit entre réutilisée comte matière première de récupération du papier.Ce qui conduit à une réduction effective des coûts et de la main-d'oeuvre0 Bien que, dans le présent exemple de réalisation, on ait décrit coule faisant partie intégrante du mécanisme de formation de la pate un dispositif qui provoque 11 absorption d'eau par le papier, il est bien entendu que l'eau peut être éjectée sur les bandes de papier dans le passage qui relie le mécanisme de mise à nu des fibres au mécanisme de formation de la pute, sans qu'il soit nécessaire d'amener directement l'eau à l'intérieur du mé canisse de formation de la pate. En outre, bien que le mécanisme de formation de la pâte tel qu'il est décrit soit du type transporteur à vis sans fin, on peut faire en sorte que les fragments de papier imbibés d'eau heurtent une vis ordinaire pendant que celle-ci tourne à grande vitesse. On peut également installer us autre jeu de cylindres à découper entre le premier jeu et le mécanise de formation de la pâte, afin de réduire les bandes finement coupées en fragments minuscules qui absorberont l'eau plus facilement. On peut en outre installer une pompe à eau dans le circuit d'alimentation d'eau afin de faciliter l'ali- mentation en eau. ta plaque chauffante peut également être remplacée par deux cylindres presseurs chauffés qui réduisent le volume de la pelte et la sèchent. La présente invention n'est pas limitée aut exemples de réalisation qui viennent d'dtre décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparaitront à l'homme de l'art. REVENJ)I CÂT IONS 1, Destructeur de documents conçu pour traiter des documents à jeter constitués d'un matériau absorbant l'eau, caractérisé en ce qu'il comprend un mécanisme de mise à nu des fibres, placé dans un carénage et conçu pour mettre à nu une grande partie des fibres des documents à jeter ; un moyen d'imbiber d'eau les documents à jeter dont les fibres sont ainsi mises à au ; et un mécanisme de formation de la pâteprvu pour -malaxer les documents imbibés d'eau et en former une pâte. 2. Destructeur de documents suivant la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comprend en outre un moyen de séchage et de compression de la pâte. 3. Destructeur de documents suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comprend en outre une plateforme prévue dans le carénage pour stocker les documents en attente ; et un mécanisme d'alimentation constante prévu pour faire avancer automatiquement un nombre imposé de documents de la plateforme au mécanisme de mise à nu des fibres.