La présente invention concerne les dispositifs électro-optiques à cristaux liquides. Les applications des dispositifs électro-optiques à cristaux liquides se sont considérablement développées au cours des dernières années, dans des domaines tels que les dispositifs de transmission sélective de la lumière, les dispositifs d'affichage pour les calculatrices électroniques et les montres électroniques On envisage maintenant l'application des cristaux liquides à un dispositif d'affi- chage d'un ordinateur personnel de petite taille ou d'un appareil analogue Cependant, le système dynamique utilisé dans un dispositif d'affichage à cristaux liquides de type classique présente une limitation du rapport cyclique d'attaque à 1/30 De ce fait, le dispositif classique peut difficilement présenter de grandes quantités d'information, dépassant le rapport cyclique ci-dessus Divers systèmes ont ainsi été proposés pour surmonter cette limitation du rapport cyclique d'attaque du système dynamique, et les systèmes proposés comprennent: ( 1) Adressage au moyen d'un dispositif non linéaire adressage par varistor adressage par structure métal-isolant-métal (MIM) adressage par diode adressage par tube à décharge ( 2) Système d'adressage par commutation detyeati adressage par transistor à couches minces adressage par transistor MOS adressage par triac ( 3) Système d'écriturethermique E a écriture thermique par laser écriture par conducteur de lumière ( 4) Système d'adressage à deux fréquences et ainsi de suite. Les dispositifs d'affichage à cristaux liquides font ainsi l'objet de travaux de développement intensifs, dans le but de présenter de grandes quantités d'information. L'invention concerne un procédé d'attaque de dis- positifs électro-optiques à cristaux liquides utilisant un élément de commutation à caractéristique non linéaire (du type ( 13), et utilisant un élément de commutation actif (type ( 2)) L'invention porte plus particulièrement sur un procédé 'd'attaque avec multiplexage qui commande la variation de la tension effective qui est appliquée aux éléments d'image des dispositifs électro-optiques à cristaux liquides. La figure 1 représente la caractéristique tension- courant des dispositifs MIM ayant la caractéristique non linéaire habituelle En outre, un varistor et une diode connectés en série en sens inverse et utilisant la tension de claquage d'avalanche dans la jonction PN ont une carac- téristique non linéaire similaire à celle de la figure 1. On peut employer n'importe quel élément en tant qu'élément de commutation à la seule condition qu'il ait une caractéris- tique non linéaire dans laquelle la résistance est élevée dans la région à tension basse et est basse dans la région à tension élevée, comme le montre la figure 1 On sait que des dispositifs électro-optiques à cristaux liquides utili- sant de tels dispositifs non linéaires permettent une atta- que multiplexée d'un nombre de lignes beaucoup plus élevé que pour l'attaque multiplexée habituelle Ceci est expli- qué en détail ci-après. La figure 2 est un schéma d'un circuit équivalent de l'électrode d'élément d'image, qui comprend une capacité CLC 1 et une résistance RLC 2 de l'élément à cristaux liqui- des, et une capacité CNL 3 et une résistance RNL 4 du dispo- sitif non linéaire La résistance RNL 4 a une valeur faible lorsque la tension appliquée au dispositif non linéaire est élevée, et une valeur élevée lorsque la tension appliquée au dispositif non linéaire est faible. Les parties (A), (B) et (C) de la figure 3 montrent un signal avec un rapport cyclique de 1/50 et un procédé de polarisation 1/5, lorsque le signal destiné à l'attaque des cristaux liquides est appliqué sur la borne du circuit équi- valent La partie (A) de la figure 3 montre des éléments d'image d'affichage sous forme de matrice, qui comprennent des électrodes de balayage 5-1 à 5-50 et des électrodes de signal 6-1 à 6-50 Des signaux de balayage SCAN 1 à SCAN 50 sont respectivement appliqués à chaque électrode de balayage -1 à 5-50 Des signaux d'affichage SIG 1 à SIG 50 sont respec- tivement appliqués à chaque électrode de signal 6-1 à 6-50. Dans ce mode de réalisation, un élément d'image d'affichage (M, N) correspondant à une électrode de balayage 5-M et à une électrode de signal 6-N est dans l'état éclairé et les autres éléments d'image d'affichage sont dans l'état non éclairé La partie (B) de la figure 3 montre la forme du signal de balayage dans ce cas et la partie (C) de la figure 3 montre la forme du signal d'affichage Sur cette figure, ts désigne une période de balayage au cours de laquelle des signaux sont appliqués à tous les éléments d'image d'affi- chage Sur la partie (B) de la figure 3, tsel désigne une période sélectionnée d'un signal de balayage SCAN M qui sélectionne l'électrode de balayage 5-M En considérant la partie (C) de la figure 3, on voit qu'une électrode de signal 5-N est au niveau VON dans cette période sélectionnée tsel, et au niveau VOFF pendant les périodes des autres signaux de balayage, en l'absence de SCAN M Par conséquent, la tension qui est appliquée à l'élément d'image d'affichage (M, N) est donnée par la relation V(M N) = SCAN M -'SIG N comme il est représenté sur la partie (D) de la figure 3 La figure 4 (a) représente par un trait continu la forme de la tension appliquée V(M N), au moment o l'élément d'image d'affichage (M N) est au niveau VON La figure 4 (b) repré- sente par un trait continu un signal de tension VNL du dis- positif non linéaire La figure 4 (c) représente par un trait continu un signal de tension VLC qui est appliqué à la cou- che de cristaux liquides En considérant les figures 4 (a)- 4 (c), on obtient la relation suivante V(M N) VNL + VLC Les figures 4 (a), 4 (b) et 4 (c) représentent en pointillés les tensions dans le cas o l'élément d'image d'affichage (M N) est au niveau VOFF. Les figures 5 (a), 5 (b) et 5 (c) représentent sché- matiquement le principe de l'excitation d'un dispositif non linéaire et d'une couche de cristaux liquides La figure (a) représente la caractéristique qui lie la tension appli- quée VNL et le courant I du dispositif non linéaire En con- sidérant la figure 5 (a), on voit que la résistance du dispo- sitif non linéaire devient faible dans la région 7 et devient élevée dans la région 8 La figure 5 (b) montre la circulation du courant i dans un cas dans lequel la résis- tance RNL 4 du dispositif non linéaire est faible (presque nulle) La figure 5 (c) montre la circulation -du courant i dans un cas dans lequel la résistance RNL 4 du dispositif non linéaire est élevée (presque l'infini) Comme le montre la figure 5 (b), lorsque le dispositif non linéaire est dans une région de faible résistance, la tension d'attaque est presque entièrement appliquée à la couche de cristaux liqui- des, ce qui fait que la couche de cristaux liquides est chargée A ce moment, le circuit équivalent de la figure 2 fournit la constante de temps suivante CLC + (CNL) x RCL x+ RNL ( 1) D'après cette formule, si la résistance RNL du dispositif non linéaire est presque nulle, un courant i cir- cule de façon transitoire pour charger le condensateur CLC 1. A ce moment, la totalité de la tension est appliquée à la couche de cristaux liquides. Ensuite, l'élément d'image d'affichage V(M N) est dans une période non sélectionnée, et la caractéristique non linéaire passe de la région à faible tension 7 vers la région à tension élevée 8 Par conséquent, la relation entre les résistances devient RLC" En général, les cristaux liquides qui sont utili- sés pour un panneau d'affichage à cristaux liquides du type à effet de champ ont une résistance RLC élevée Par consé- quent, il est possible de faire en sorte que 27 soit aussi long que le temps de balayage. Sur les figures 4 (a), 4 (b) et 4 (c), lorsque l'élé- ment d'image d'affichage indiqué par la ligne en pointillés est au niveau dans lequel il n'est pas éclairé, la tension appliquée VNL n'est pas dans la région d'éclairage, même pour une tension de cr 1-te, et la couche de cristaux liquides n'est pas chargée Par conséquent, VLC demeure à un niveau bas Dans ces conditions, le rapport entre la valeur effec- tive du niveau correspondant à l'état éclairé et du niveau correspondant à l'état non éclairé dans la couche de cris- taux liquides est supérieur à celui qu'on obtient avec le procédé d'attaque classique, par le procédé de multiplexage généralisé avec sélectivité d'amplitude en alternatif, sans utiliser de dispositif non linéaire Par conséquent, il est possible d'attaquer en multiplex un beaucoup plus grand nombre de lignes, par le procédé d'attaque de cristaux liquides utilisant un dispositif non linéaire On parvient ainsi à augmenter la capacité d'affichage des dispositifs d'affichage à cristaux liquides. Néanmoins, l'attaque multiplexée considérée ci-dessus est désavantageuse dans la mesure o la tension effective qui est appliquée à la couche de cristaux liquides varie en fonction du signal d'affichage, pendant la période non sélectionnée On va expliquer cet inconvénient en consi- dérant les figures 6 (a), 6 (b) et 6 (c). La figure 6 (a) représente la forme de la tension VLC au moment o une seule colonne d'électrodes de signal d'affichage 5-M est à l'état éclairé dans une ligne d'élec- trodes de signal 6-N La figure 6 (b) montre la forme de la tension VLC au moment o une colonne d'électrodes de signal d'affichage sur deux est à l'état éclairé dans une ligne d'électrodes de signal 6-N La figure 6 (c) montre la forme de la tension au moment o toutes les électrodes de signal d'affichage sont à l'état éclairé dans une ligne d'électrodes de signal 6-N La tension V(M N) qui est appliquée à l'élé- ment d'image d'affichage (M N) est représentée par des poin- tillés, et la tension VLC qui est appliquée à la couche de cristaux liquides est représentée par des traits continus. L'examen des figures 6 (a), 6 (b) et 6 (c) montre que VLC varie considérablement en fonction de l'état (c'est-à-dire éclairé ou non éclairé) des autres éléments de la même électrode de signal (SIG) La situation est la même dans le cas o un élément d'image d'affichage (M N) est dans l'état non éclai- ré- Par conséquent, on effectue l'affichage classique en noir et blanc en donnant au minimum EON min de la tension effective du signal d'état éclairé une valeur supérieure à la tension de saturation Vsat des cristaux liquides, et en donnant au maximum EOFF max de la tension effective du signal d'état non éclairé une valeur inférieure à la tension de seuil Vth des cristaux liquides Pour les raisons indi- quées ci-dessus, on a envisagé l'utilisation des dispositifs d'affichage à cristaux liquides à éléments non linéaires uniquement pour l'affichage en noir et blanc, en considérant qu'ils ne convenaient pas pour l'affichage de nuances de gris En outre, dans le cas o les tensions EON min et EOFF max sont fixées de façon à correspondre à là marge, les exi- gences concernant la qualité du dispositif non linéaire sont si strictes que sa fabrication est très difficile Il existe en outre un problème dans l'affichage lui-même qui consiste en ce que la variation de la tension effective se manifeste directement par une variation du contraste, dans le cas d'une tension de saturation non distincte, comme avec des cristaux liquides présentant l'effet "substance réceptrice/ substance additionnelle". L'un des buts de l'invention est de faire disparai- tre l'inconvénient indiqué ci-dessus, en commandant la varia- tion de la tension effective par le signal d'affichage Ceci permet d'appliquer un dispositif d'affichage à cristaux liqui- des à éléments non linéaires à un affichage avec nuances de gris, et permet d'augmenter la marge et d'empocher la varia- tion du contraste On peut diminuer la variation de la ten- sion effective en rapprochant EON min et EOFF max du niveau moyen. L'invention a également pour but de rendre cons- tante la décharge des cristaux liquides à un moment auquel l'élément de commutation est dans l'état à résistance élevée, en subdivisant une période de balayage en plusieurs niveaux sélectionnés et plusieurs niveaux non sélectionnés Par con- séquent, il est possible d'utiliser non seulement un disposi- tif non linéaire, mais également un dispositif de commutation actif (comme un transistor à couches minces et un transistor MOS) pour le procédé d'attaque d'un dispositif d'affichage à cristaux liquides conforme à l'invention. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre d'un mode de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels: La figure i montre la caractéristique tension- courant d'un dispositif non linéaire de type caractéristique. La figure 2 est un schéma d'un circuit équivalent d'un dispositif d'affichage à cristaux liquides comportant un dispositif non linéaire. La figure 3 représente des éléments d'image d'affi- chage de type matriciel, et des signaux pour l'attaque d'un panneau à cristaux liquides par le procédé classique de mul- tiplexage généralisé avec sélectivité d'amplitude, en alter- natif. Les figures 4 (a) 4 (c) représentent des signaux d'attaque d'un dispositif d'affichage à cristaux liquides comportant des dispositifs non linéaires. La figure 5 (a) représente la caractéristique lient la tension appliquée VNL et le courant I du dispositif non linéaire, et les figures 5 (b), 5 (c) représentent la circula- tion du courant i dans le circuit équivalent d'un dispositif d'affichage à cristaux liquides comportant des dispositifs non linéaires. Les figures 6 (a)-6 (c) représentent les signaux de tension destinés à être appliqués à des éléments d'image d'un dispositif d'affichage à cristaux liquides comportant des dispositifs non linéaires, et à être appliqués à une couche de cristaux liquides. La figure 7 est un diagramme comparatif de signaux d'attaque conformes à l'invention et conformes au procédé d'attaque classique. Les figures 8 (a) 8 (c) représentent des signaux de tension qui sont appliqués à une couche de cristaux liqui- des conformément à l'invention. La figure 9 représente des signaux d'attaque. La figure 10 représente un dispositif-d'affichage à cristaux liquides et un schéma synoptique d'un circuit d'attaque de panneau conforme à l'invention. La figure 11 et les figures 12 (a) et 12 (b) représentent des diagrammes séquentiels qui illustrent un mode de réalisation de l'invention. La figure 13 représente un schéma synoptique d'un circuit de commande d'un circuit d'attaque conforme à l'in- vention. La figure 7 est un diagramme comparatif du signal conforme au procédé classique (B) et du signal conforme àu procédé de l'invention (C), pour attaquer un panneau d'affichage consistant en éléments d'image d'affichage sous forme de matrice (A) Sur la partie (A) de la figure 7, une seule colonne d'éléments d'image 5-M est à l'état éclairé dans la ligne d'éléments d'image 6-0, une colonne d'éléments d'image sur deux est à l'état éclairé dans la ligne d'élé- ments d'image 6-N, et toutes les colonnes d'éléments d'image sont à l'état éclairé dans la ligne d'éléments d'image 6-P. Le procédé d'attaque conforme à l'invention, représenté sur la figure 7, est un procédé à rapport cyclique 1/50, avec polarisation 1/5, de façon similaire au procédé classique. Conformément au procédé de multiplexage généralisé avec sélectivité d'amplitude en alternatif, représenté sur la partie (B) de la figure 7, le temps de balayage Ts est divisé en deux moitiés pour l'attaque en courant alternatif, et chaque moitié est en outre divisée en 50 colonnes Il y a donc au total une division en 100 intervalles de temps. (On appelle période de balayage, 9, chacun de ces inter- valles de temps) Le signal de balayage SCAN est au niveau sélectionné pendant une période sélectionnée Tsel une fois par demi-période de balayage, et il est au niveau non sélec- tionné pendant les autres périodes de balayage. Au contraire, conformément au procédé d'attaque de l'invention, représenté sur la partie (C) de la figure 7, une période sélectionnée Tsel dans laquelle le signal de - balayage est au niveau sélectionné pendant une demi-période de balayage, est en outre divisée en un certain nombre de périodes (Cette période est appelée période de balayage fin, 10.) Un signal de balayage est à un niveau sélectionné dans une partie d'une période de balayage fin, et à un niveau non sélectionné dans une autre partie de la période de balayage fin Une période de balayage est divisée en périodes de balayage fin selon divers rapports, avec des intervalles différents ou égaux Le mode de réalisation qui est expliqué ci-après en détail correspond au cas dans lequel une période de balayage est divisée de façon égale en moitiés. Dans le procédé d'attaque conforme à l'invention, représenté sur la partie (C) de la figure 7, le signal SCAN M est un signal de balayage de rang M qui est apparem- ment le même qu'un signal de balayage ayant un rapport cyclique 1/100 Des signaux d'affichage qui sont appliqués aux lignes d'éléments d'affichage 6-0, 6-N et 6-P sont désignés par SIG 0, SIG N et SIG P Une période sélectionnée Tsel du signal d'affichage est divisée en moitiés, comme pour le signal de balayage Seule une partie de la période de balayage fin 10 (la première moitié, dans ce cas) est prise au même niveau que pour le procédé de multiplexage généralisé avec sélectivité d'amplitude en alternatif, et l'autre partie de la période-de balayage fin est prise au niveau inversé On produit ainsi un signal -tel que le niveau non sélectionné remplace le niveau sélectionné et le niveau sélectionné remplace le niveau non sélectionné Il en résulte que les signaux d'affichage qui sont appliqués à chaque élément d'image d'affichage 6-0, 6-N, 6-P, sont respectivement SIG 0, SIG N et SIG P Conformément au pro- cédé d'attaque (C) de l'invention, les signaux correspon- dant à la tension appliquée aux éléments d'image varient apparemment de la même manière avec un rapport cyclique 1/100 en étant centrés sur le niveau classique Cependant, les valeurs moyennes entre la période sélectionnée et la période non sélectionnée sont presque toutes égales, lorsqu'on les compare à celles de la demi-période de bala- yage. Les figures 8 (a), 8 (b) et 8 (c) indiquent respecti- vement la tension VLC (représentée par une ligne continue) qui est appliquée à la couche de cristaux liquides, par rapport à la tension (représentée par une ligne en pointillés) qui est respectivement appliquée aux éléments d'image d'affi- chage (M 0), (M N) et (M P) Par rapport au procédé d'atta- que classique qui est représenté sur les figures 6 (a) - 6 (c), les signaux VLC conformes à l'invention et représentés sur les figures 8 (a) 8 (c) correspondent à des signaux de décharge presque égaux, à l'exception d'une variation fine due au signal d'affichage Ainsi, le procédé d'attaque con- forme à l'invention diminue effectivement la variation de la tension effective de la couche de cristaux liquides qui est produite par le signal d'affichage. Comme mentionné ci-dessus, la tension effective qui est appliquée à l'élément d'image est déterminée sans etre affectée par l'état "éclairé/éteint" sur la même élec- trode de signal Par conséquent, l'affichage avec des nuances de gris qu'on considérait impossible avec le dispo- sitif d'affichage à cristaux liquides classique équipé d'éléments non linéaires, devient possible en modulant le niveau de crête dans la période sélectionnée, ainsi que la durée du niveau sélectionné et du niveau de crtte Dans le dispositif d'affichage à cristaux liquides classique équipé d'éléments non linéaires, la marge de tension s'étend de la tension effective maximale du signal-d'état "éteint" à la tension effective minimale du signal à l'état "éclairé". Cette marge de tension est accrue dans l'invention, du fait qu'elle s'étend entre les niveaux particuliers des signaux d'état "éteint" et des signaux d'état "éclairé" En outre, le dispositif d'affichage à cristaux liquides conforme à l'invention effectue en fait des attaques multiplexées sur 2 N colonnes,dans letemfsdes attaques multiplexées sur N colonnes L'augmentation du nombre de colonnes n'est pas utilisée dans le panneau multiplexé classique, du fait qu'elle produit une diminution de marge Cependant, le dis- positif d'affichage à cristaux liquides équipé d'éléments non linéaires fonctionne indépendamment de l'augmentation du i nombre de colonnes d'attaque, à condition qu'il y ait un temps suffisant pour charger la capacité équivalente CLC de la couche de cristaux liquides jusqu'au niveau suffisant, dans la période de balayage fin, au cours de laquelle la tension de crête du signal d'état "éclairé" lui est appli- quée En fait, il est possible de raccourcir considérable- ment cette durée de charge Un rapport cyclique de 1/1000 est possible, du fait de la caractéristique de l'élément non linéaire. Le mode de réalisation considéré ci-dessus cons- titue un exemple dans lequel une période de balayage est divisée en deux parties égales Cependant, une période de balayage n'est pas nécessairement divisée en deux parties égales On peut diviser cette période en plusieurs périodes de balayage fin, à la seule condition qu'il y ait une tension de crête dans une période de balayage On peut de façon similaire diviser cette période en parties inégales. Ainsi, une période de balayage peut être divisée en un nom- bre quelconque de périodes de balayage fin qui doivent seulement avoir une durée suffisante pour charger la capaci- té équivalente CLC au niveau suffisant En fait, la division d'une période de balayage en deux parties équivalentes cons- titue l'optimum, en considérant la simplicité du circuit d'attaque et la diminution de la variation de la tension effective. De plus, il n'est pas nécessaire qu'une période de balayage soit produite par division d'une durée de balayage ts en 2 N parties équivalentes, à condition que la période pendant laquelle le signal de balayage est au niveau sélec- tionné soit suffisamment longue pour charger la capacité équivalente CLC au niveau suffisant, pendant la période sélectionnée du signal d'état "éclairé" En d'autres termes, une période x ts ( O durée de balayage ts peut être divisée en 2 N parties équiva- lentes de façon à donner une période de balayage. La figure 9 montre des signaux de balayage SCAN 1 et SCAN 8 et un signal d'affichage SIG 1 avec N, 8 et X, 0,8, avec le procédé de polarisation 1/5 Sur la figure 9, la période d'affichage t D consiste en un ensemble de huit périodes de balayage La période de pause t P est une durée pendant laquelle il n'y a aucune période de balayage Toutes les électrodes de signal sont au niveau non sélectionné pen- dant la période de pause t P Pendant la période de pause t P, le signal d'affichage peut être indiqué non seulement par un signal non sélectionné, comme il est représenté dans ce mode de réalisation de l'invention, mais également par un signal sélectionné En outre, conformément à l'invention, le niveau sélectionné et le niveau non sélectionné ne sont pas limités à ceux correspondant au procédé d'attaque classique. La figure 10 représente un dispositif d'affichage à cristaux liquides et un schéma synoptique d'un circuit d'attaque de panneau conformes à l'invention Ce schéma synoptique comprend un panneau à cristaux liquides 11, du type à matrice de points et à dispositifs non linéaires, une partie d'attaque d'éléments d'affichage 12, une partie d'attaque d'éléments de balayage 13 et une partie de généra- tion de signaux d'attaque, 14 Le panneau à cristaux liqui- des 11 comprend des électrodes de balayage 15 et des élec- trodes d'affichage 16 La partie d'attaque d'électrodes d'affichage 12 comprend des registres à décalage 17, à J étages, en désignant par J le nombre d'électrodes de signal d'affichage, J circuits de bascule 18 qui sont connectés à chacune des sorties des registres à décalage, des circuits de décalage de niveau 19 qui convertissent les niveaux logi- ques des circuits en niveaux d'affichage par cristaux liqui- des, et J démultiplexeurs 20 qui commutent le signal d'affi- chage au niveau d'état éclairé ou au niveau d'état non éclai- ré, au moyen du signal qui provient du circuit de décalage de niveau 19 Si le nombre d'électrodes de balayage est K, la partie d'attaque d'électrodes de balayage 13 comprend des registres à décalage 21 à 2 N étages, un circuit de décalage de niveau 22 et K démultiplexeurs 23 qui fournissent le signal de balayage à l'état de sélection ou de non sélection, au moyen du signal provenant du circuit de décalage de niveau 22 La partie de génération d'impulsions d'attaque 14 est constituée par des démultiplexeurs 24 à 29 et des résis- tances de génération de tension d'attaque 30 à 34. On expliquera ci-après en détail le mode de réali- sation représenté sur la figure 10, en se référant au dia- gramme séquentiel des figures 11, 12 (a) et 12 (b) Sur la figure 11, O S désigne une impulsion d'horloge de transmission d'un registre a décalage 17 l'impulsion Os transmet des données d'affichage DONNMES de la gauche vers la droite. lorsque des données au nombre de J, pour une ligne sont trans- mises, une impulsion d'horloge Cli du circuit de bascule 18 passe au niveau haut et les données sont transmises du registre à décalage 17 vers le circuit de bascule 18 pour 9 tre enre- gistrées dans ce dernier me niveau des données est décalé par le circuit de décalage de niveau 19 et il est appliqué sur la borne de commande du multiplexeur 20 le multiplexeur 20 commute les signaux d'affichage DON ou DOEF qui sont fournis par la partie de génération de signaux d'attaque 14, sous la dépendance du signal de données d'affichage DONNMES Les données DSCAN qui passent à l'état haut une fois par période sont appliquées au registre à décalage 21 du circuit d'attaque d'électrodes de balayage 13, par l'horloge debalayage Cisc le nombre total d'im- pulsions de l'horloge de balayage C Lsc, qui sont générées au moment o lesignal d'horloge est terminé, est égal à J/2, pour transmettre un nombre d'impulsions synchronisées avec l'impulsion d'horloge de bascule Cl et le signal de données d'affichage DONNEES mues sorties des etages de rang impair parmi les 2 N étages du registre à décalage 21 sont connectées au circuit de décalage de niveau 22 Par conséquent, les signaux de sortie de chaque étage de rang impair, comme SC 1, SC 2 et SC 3, se pré- sentent sous la forme indiquée sur la figure 12 (a) Ces signaux de sortie sont appliqués au démultiplexeur 23 par le circuit de décalage de niveau 22 le démultiplexeur 23 commute au moyen du signal DSCAN le signal de sélection SC ON ou le signal de non sélection SC OÈi F du signal de balayage Les résistances 3 O à 34 divisent la tension de -5 V pour donner des tensions allant de -V à -5 V, comme l'indique la figure 10 Les démul- tiplexeurs 24 et 25 commutent les niveaux du signal de bala- yage conformément au signal de fréquence O f, pour commander un courant alternatif des cristaux liquides, afin de produi- re le signal de sélection SC ON et le signal de non sélec- tion SC OFF Les démultiplexeurs 26 et 27 produisent lé signal de sélection DSEL et le signal de non sélection DNSEL, selon le procédé d'attaque classique de l'électrode d'affichage, conformément au signal de fréquence O f Les démultiplexeurs 28 et 29 sont indispensables dans le cadre de l'invention Les démultiplexeurs 28 et 29 commutent le signal de sélection DSEL ou le signal de non sélection DNSEL, au moyen du signal d'horloge 1/2 C Lsc qui est pro- duit en divisant par deux le signal d'horloge C Lsc On produit ainsi les signaux DON et DOFF de l'électrode d'affi- chage, comme le montre la figure 12 (b). La figure 13 représente un schéma synoptique d'un circuit de commande qui génère des impulsions d'horloge pour un circuit d'attaque conforme à l'invention, avec J= 160 et k 4120 Ce schéma synoptique comprend un compteur binaire à 6 bits 30, une porte NON-OU 31, une bascule RS 32, un inverseur 33, des bascules de type D 34, 35, 39 et 41, des portes NON-OU 36 et 41, un compteur binaire à 6 bits 37 et une porte ET 38 Le compteur binaire à 6 bits 30 compte les impulsions d'horloge Os qui sont appliquées au registre à décalage 17 du circuit d'attaque d'électrodes d'affichage 12 Ce comptage se poursuit jusqu'à la valeur J/2, 80, ce que détecte la porte 31, afin de restaurer la bascule RS 32 La restauration de la bascule RS 32 est synchronisée sur la montée du signal Os Le signal de sor- tie de la bascule RS 32 est appliqué sur les bornes de res- tauration (R) du compteur 30 et de la bascule de type D 34. La bascule de type D 34 divise par deux les impulsions d'horloge C Lsc, pour produire le signal 1/2 C Lsc Ce signal 1/2 C Lsc est appliqué à l'entrée D de la bascule de type D Le signal 1/2 C Lsc est ensuite différentié par la bascu- le de type D 35 et la porte NON-OU 36 pour donner un signal C Le ayant une période égale à une période de balayage, qui est appliqué sur la borne d'entrée d'impulsions d'horloge du circuit de bascule 18 Une fois que le compteur 37 a compté 239 fois l'impulsion d'horloge C Lsc provenant de la bascule RS 32, la sortie de la porte ET 38 passe au niveau haut Ce signal de niveau haut est retardé par la bascule de type D 39 pour donner un signal retardé DSCAN pour le registre à décalage 21 du circuit d'attaque d'électrodes de balayage, puis il est différentié par la porte 40 pour donner une impulsion d'horloge pour la bascule de type D 41 Cette impulsion d'horloge devient le signal d'attaque alternatif 0 f qui prend alternativement le niveau haut et le niveau bas à chaque demi-période, pour être appliqué aux démulti- plexeurs 24 à 26 dans la partie de génération de signal d'attaque. Comme il est est décrit ci-dessus, le procédé d'attaque conforme à l'invention peut être mis en oeuvre avec une structure de circuit relativement simple Confor- mément à l'invention, la variation de la tension effective due à l'état éclairé ou non éclairé des éléments d'image diminue, ce qui fait que le minimum de EON devient élevé et le maximum de EOFF devient faible, ce qui améliore la marge d'attaque Un procédé d'attaque d'un dispositif d'affichage à cristaux liquides conforme à l'invention, appliqué à un dispositif d'affichage à cristaux liquides ayant une carac- téristique non linéaire,permet de réaliser un affichage uni- forme avec des nuances de gris sur la totalité du panneau d'affichage. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au procédé décrit et représenté, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS i Procédé d'attaque d'un dispositif électro- optique à cristaux liquides comportant des éléments ayant une caractéristique non linéaire, sur l'un au moins des substrats constituant un panneau d'affichage à cristaux liquides, ce procédé d'attaque faisant intervenir une pola- risation par courant alternatif en deux trames; caractérisé en ce qu'on fait en sorte que les moyennes des tensions appliquées aux éléments dans la période non sélectionnée pendant une période de trame soient presque égales à la valeur absolue pour tous les éléments ou des parties d'élé- ments. 2 Procédé d'attaque d'un dispositif électro- optique à cristaux liquides comportant des éléments ayant une caractéristique non linéaire, selon la revendication 1, caractérisé en ce que la totalité ou une partie de chaque demi-période de balayage est divisée de façon égale par le nombre d'électrodes de balayage, et cette période de balaya- ge est en outre divisée en un certain nombre de périodes pour donner une période de balayage fin, et un signal de balayage est au niveau sélectionné dans certaines périodes de balayage fin pendant la période sélectionnée, tandis que ce signal de balayage est au niveau non sélectionné pen- dant les périodes de balayage fin restantes au cours de la période sélectionnée. 3 Procédé d'attaque d'un dispositif d'affichage à cristaux liquides selon l'une quelconque des revendica- tions 1 ou 2, caractérisé en ce qu'un signal d'affichage est respectivement à un niveau d'état éclairé ou un niveau d'état non éclairé, correspondant à l'état éclairé ou éteint d'un élément d'image pendant une période synchronisée avec la période de balayage fin, au cours de laquelle le signal de balayage est au niveau sélectionné, et ce signal d'affi- chage est respectivement au niveau d'état non éclairé ou au niveau d'état éclairé, avec une correspondance inverse par rapport à l'état de l'élément d'affichagedans une autre période synchronisée avec la période de balayage fin restan- te de la période de balayage. 4 Procédé d'attaque d'un dispositif d'affichage à cristaux liquides selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que la durée au niveau sélec- tionné et la durée au riveau non sélectionné sont équivalen- tes, le niveau sélectionné est pris dans certaines des périodes de balayage fin produites par division en plu- sieurs parties de la période de balayage, et le niveau non sélectionné est pris dans les périodes de balayage fin restantes. Procédé d'attaque d'un dispositif d'affichage à cristaux liquides selon l'une quelconque des revendica- tions 1, 2, 3 ou 4, caractérisé en ce que la période de balayage est divisée en deux pour donner la période de balayage fin