La présente invention concerne un procédé de fabrication d'une prothèse dentaire. I1 existe de nombreux modes opératoires suivis dans les laboratoires dentaires, utilisant diverses formes de matériels pour la fabrication d'une prothèse dentaire. Selon un mode opératoire connu, en ce qui concerne la technique de séchage qui est suivie avant la cuisson de chaque revetement de porcelaine sur le substrat, on procède au séchage en plaçant le produit dentaire dans le four à une distance de 5 cm environ de la porte ouverte du four. On maintient le produit dentaire en place pendant un certain intervalle de temps, puis on le rapproche périodiquement de plus en plus de la porte du four jusqu'à ce qu'il soit de l'avis de l'opérateur que la couche de porcelaine est assez sèche pour que le produit soit complètement enfoncé dans le four. A cette fin, on applique la porcelaine sur la couronne ou le "bridge" (pont) de métal, ou bien sur des couches préalables de porcelaine sous la forme d'une suspension. Le séchage de cette suspension et la condensation de la porcelaine sur le substrat sont nécessaires pour empêcher la porcelaine d'éclater et de se séparer du substrat métallique dans le four. Cette technique connue est inappropriée pour plusieurs raisons. Premièrement, la variabilité de la durée de séchage peut provoquer un éclatement ou une fissuration si on sèche la porcelaine sur le substrat pendant un temps trop court ; en revanche, un séchage excessif de la porcelaine peut provoquer une cuisson en biscuit et, par conséquent, une cuisson excessive provoquant un écaillage de la porcelaine, une mauvaise opacité (translucidité), ou bien une coloration indésirable du produit final. Deuxièmement, en raison des problèmes qui peuvent se poser, l'opérateur est occupé avec l'opération de séchage et n'est pas en mesure d'exécuter d'autres tâches. Son rendement et sa productivité sont donc réduits. La présente invention a pour objet de résoudre les problèmes susmentionnés que l'on rencontre dans la fabrication d'une prothèse dentaire. Selon l'invention, il est procuré un procédé de fabrication d'une prothèse dentaire qui consiste à traiter un substrat sur lequel au moins une couche de porcelaine doit être déposée, à déposer une couche de porcelaine sur ledit substrat, à sécher la couche de porcelaine pendant un intervalle de temps déterminé et à une température déterminée, et à cuire immédiatement la couche de porcelaine séchée sur ledit substrat, ladite cuisson étant exécutée pendant un intervalle de temps déterminé et dans des conditions telles que la température de cuisson croft de façon sensiblement linéaire d'un minimum prédéterminé, plus haut que ladite température de séchage, à une température maximale. De préférence, on déplace la prothèse dentaire à sécher à une vitesse réglée et prédéterminée dans une chambre, on applique de la chaleur à cette prothèse dentaire pendant son déplacement de façon à porter la température de la prothèse à une limite prescrite et à sécher le revêtement de porcelaine, et on prévoit un dispositif d'alarme pour signaler la fin du cycle de séchage, moment auquel on peut cuire immédiatement la prothèse dentaire. Le procédé peut faire appel à un cycle de cuisson programmé. En particulier, le procédé comporte la cuisson de la prothèse dentaire pendant un intervalle de temps prédéterminé durant lequel la température monte à une allure linéaire d'une tempera ture minimale connue à une température maximale également connue, avec une variation de température acceptable. I1 est préférable de cuire la prothèse dentaire sous pression réduite dans la chambre de cuisson, et de traiter le substrat métallique, ainsi que le produit cuit, dans des conditions réglées de température préliminairement à l'application d'un liant et d'un colorant ou d'un émail, respectivement. On a ainsi esquissé assez sommairement les caractéristiques les plus importantes de l'invention afin que sa description détaillée qui va suivre puisse être mieux comprise et afin que la présente contribution aux progrès de la technique puisse être mieux appréciée. I1 y a, bien entendu, d'autres caractéristiques de l'invention qui seront décrites ci-après. La planche de dessins annexée fait partie de la demande de brevet et a pour objet de faciliter la compréhension de l'invention. Sur cette planche de dessins la figure 1 représente un schéma synoptique des postes auxquels les différentes opérations de fabrication sont réalisées; et, la figure 1A est similaire à la figure 1 et représente des postes auxquels des opérations supplémentaires de fabrication peuvent être réalisées. Le procédé tel qu'il est illustré sur ces figures convient particulièrement bien dans la technologie de la porcelaine dentaire. Grâce à ce procédé, on peut parvenir à un niveau de qualité uniforme et contrôlable de la prothèse dentaire. A cette fin, les composants de mise en oeuvre du procédé se complètent mutuellement. Un autre résultat du procédé est un accroissement du niveau de productivité pour le laboratoire dentaire. Le procédé qui est illustré représente dans l'ensemble les diverses fonctions de production qui sont mises en jeu dans la création d'une prothèse dentaire. Après une revue initiale du dossier dentaire du patient, le processus de fabrication qui permet de former une prothèse dentaire comporte, en général, la préparation du métal, l'application de la porcelaine, le meulage et la mise en forme, et la finition. La phase préparation du métal du procédé a pour objet principal le dégazage du substrat métallique qui peut, par exemple, être une couronne ou un bridge en or fabriqué de façon à s'adapter dans la zone édentée entre les dents d'appui, et l'application, sur ce substrat, d'un liant et d'une matière opaque. Le dégazage du substrat métallique peut être effectué dans le four 10. Cette opération sera de préférence exécutée dans des conditions de température fixes. Un chauffage dirigé a pour objet de chasser le gaz du substrat avant qu'il reçoive un revêtement éventuel, comme mentionné plus haut. Ainsi, le risque que du gaz emprisonné se dégage du substrat pendant les opérations de chauffage ultérieures se trouve sensiblement réduit ou même éliminé. Le chauffage prépare également la surface du métal en vue des applications de liant, par exemple, et en le réglant de manière appropriée, on parvient à l'uniformité finale du produit. Une fois que le chauffage du substrat est terminé, on peut procéder aux opérations d'application. On peut appliquer un revêtement de porcelaine sur le substrat revêtu au poste 12. On peut appliquer la porcelaine sous la forme d'une suspension qui est plus ou moins pâteuse. Cette suspension adhère au substrat par l'intermédiaire du liant. Si une seule couche à la fois de suspension de porcelaine est appliquée et collée à la couche sousjacente, qu'il s'agisse de la couche initiale de liant et de matière opaque ou bien d'une application précédente de suspension de porcelaine, en général, ce sont des couches multiples de suspension de porcelaine qui sont appliquées au cours de l'ensemble du processus de production, chaque couche de suspension de porcelaine étant ensuite cuite de façon à fusionner la surface.Les différentes applications de suspension de porcelaine, ainsi que les opérations intermédiaires qui précèdent la cuisson du produit, sont, sauf indication contraire, généralement les mêmes. Dans ce qui va suivre, on considérera l'une de ces applications comme une application type. On utilise un dispositif de chauffage ou de cuisson préliminaire pour sécher la suspens ion avant de la faire fusionner ou de la cuire. Le four de cuisson préliminaire est automatique dans la mesure où, pendant un intervalle de temps qui est réglé d'avance en fonction du procédé d'application et du volume de la porcelaine contenue dans la suspension, les couches appliquées sur le substrat sont soumises à une température d'approximativement 320 à 3400C pendant que le produit se déplace dans le four près d'une porte de sortie. On peut régler ce temps pour une durée de traitement d'environ quatre minutes et des'à environ vingt minutes ou plus, suivant les facteurs susmentionnés.Ainsi, un dépôt de porcelaine épais et très humide nécessite un cycle de chauffage proportionnellement plus long que celui qui est exigé par une couche de porcelaine mince et bien condensée. La durée du chauffage nécessaire pour que le four parvienne à une température réglée maximale dans la plupart des cas, est de vingt minutes environ. Le four de cuisson préalable comporte un transporteur 16 qui est disposé à l'intérieur de la chambre pour déplacer le substrat revêtu de porcelaine à une vitesse réglée. Un dispositif de chauffage est également disposé à l'intérieur de la chambre. I1 est préférable que ce dispositif de chauffage se trouve dans la zone proche du bout du brin du transporteur et au-dessus de la bande du transporteur de façon à créer ainsi un gradient de température le long du brin du transporteur. Un micro-interrupteur 20 se trouve également au bout du brin du transporteur et sert, d'une part, à signaler, par un dispositif d'alarme 22, la fin d'un cycle de chauffage réglé, et d'autre part, à arrêter l'entraînement du transporteur. L'interrupteur peut être actionné par un dispositif formé par une paroi sensible au contact et mobile lorsque le substrat vient la toucher. Le signal d'alarme prévient l'opérateur que le produit ou la fritte peut être retiré du four de cuisson préalable. Le produit sec, ou fritte, doit alors être placé immédiatement dans le four à moufle 24 pour cuisson. On peut utiliser également le four de cuisson préalable pour cuire le liant, la sous-couche, et pour faire subir une cuisson préliminaire au produit avant l'application de colorant et d'émail. Le liant et/ou le revêtement opaque peuvent éventuellement être chauffés sous vide. La température du four de cuisson préalable est suffisante pour sécher complètement la porcelaine au cours du laps de temps fixé, pour qu'elle n'explose pas en se séparant du substrat métallique pendant qu'elle est soumise à la température de cuisson.De plus, comme la température est réglée dans l'intervalle indiqué ci-dessus, la porcelaine ne commence pas, par exemple, à cuire en biscuit ou bien à se dessécher et à s'écailler pendant la cuisson et, grâce au dispositif de commande, la cuisson de chaque fritte part sensiblement de la même température, qui est suffisante pour permettre à la fritte de subir n'importe quel cycle de cuisson d'environ 6000C à environ 10000C. Le four 24, ou plus précisément son cycle de chauffage, est soigneusement réglé. Le dispositif de commande 26 réagit aux conditions qui règnent dans le four et programme l'élévation de température en fonction de conditions contrôlées pour que, au bout de cinq minutes exactement, la température se soit élevée linéairement de 7500C à 10000C. Le dispositif de commande 26 permet de programmer le cycle de cuisson du four par fixation d'une température initiale et d'une température finale, ainsi que d'une allure de chauffe. On peut mettre le four 24 sous le vide voulu. La cuisson de la fritte sous vide s'est avérée un moyen approprié de cuisson car elle permet de parvenir à des résultats améliorés du point de vue structurel et du point de vue esthétique. A cet égard, la masse spécifique de la porcelaine se trouve accrue, et un effet secondaire important est que le produit fini a une plus grande translucidité. A cet effet, un dispositif 28 de réglage de vide coopère avec le four. Le trait interrompu 30 représente la façon dont le processus peut se répéter. La figure 1A illustre un mode opératoire éventuel de finition supplémentaire du produit. La finition envisagée peut consister en l'application d'un colorant ou d'un émail, ou des deux, à un poste tel que le poste 50. En général, le produit aura subi préalablement un meulage grossier et un meulage anatomique. Comme le suggère la figure, le produit subit'une cuisson préalable dans un dispositif de chauffage préliminaire, tel que le four 10 de cuisson préliminaire, avant ladite application, et est ensuite cuit dans un four 52. Le four 52 peut être considéré comme fonctionnant de la même manière que le four 24, sauf qu'il--- n'est pas sous réglage de vide. Pour cuire le colorant et l'émail, il peut être souhaitable de régler la vitesse d'élévation de la température à environ 400C par minute. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'une prothèse dentaire, caractérisé en ce qu'il consiste à traiter un substrat sur lequel au moins une couche de porcelaine doit être déposée, à déposer une couche de porcelaine sur ledit substrat, à sécher cette couche de porcelaine pendant un laps de temps et à une température déterminés, et à cuire immédiatement la couche de porcelaine séchée sur ledit substrat, ladite cuisson étant réalisée pendant un intervalle de temps réglé et dans des conditions telles que la température de cuisson croît linéairement d'un minimum prédéterminé, plus haut que ladite température de séchage, à une température maximale. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on procède à la cuisson de ladite porcelaine sous pression réduite. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit traitement dudit substrat consiste à chauffer ledit substrat de façon à en chasser les gaz qu'il peut contenir, et à appliquer un liant sur le substrat dégazé. 4. Procédé selon la revendication I, caractérisé par le fait que l'on finit la prothèse dentaire, après sa cuisson, en la portant à une température inférieure à ladite température minimale, puis en appliquant sur elle un colorant et/ou un émail, et en cuisant ensuite le colorant et/ou l'émail.