La présente invention concerne un procédé et un dispositif pour fluidiser dans une trémie des solides broyés, pulvérisés, fragmentés, en poudre, ou autres solides particulaires, avec ou sans liquide quelconque ajouté, pour permettre à ce matériau drêtre extrudé au travers d'une ouverture de restriction ou de se conformer avec précision à la forme d'un moule. De plus, l'invention concerne de tels matériaux dans des con ditions où, en l'absence de fluidisation, ils ne peuvent pas écouler ou peuvent seulement s'écouler lentement par gravité.L'invention concerne principalement des mélanges de ciment, chaux ou platre pour crépis suffisamment fluides pour être mis par extrusion ou moulage sous des formes prédéterminées et qui, par suite du compactage et de L'action chimique normale, durcissent ou prennent suffisamment vite pour la pratique, sans nécessiter de moyen chimique additionnel, de traitement thermique ou d'application de haute pression pour l'extrusion ou le moulage. Lesdits mélanges de ciment, chaux ou plâtre peuvent recevoir des additifs granuleux ou fibreux tels que du sable, du gravier ou des aggrégats de roche broyés, du verre, de l'amiante, des particules placier, des fibres naturelles ou des fibres en propylène ou autres fibres synthétiques, également du caoutchouc broyé et du liège.L'invention est aussi applicable à l'extrusion, sous la forme de plaques ou de bandes, de matériaux destinés aux routes, tels que des mélanges de béton et d'aggrégats ou des agglomérés au bitume ou de l'asphalte ou des aggrégats ordinaires ou des terres naturelles. Jusqu'à présent, le compactage de béton a été réalisé après mise en place du matériau dans un moule ou à ltendroit où il est nécessaire d'une façon permanente. De plus, la pression de compactage nécessite un mélange humide qui produit un béton relativement faible, à moins que llexcès d'eau ne soit retiré par une pression supplémentaire ou par une méthode d'aspiration sous vide. Les systèmes à pression peuvent être utilisés uniquement en équipement statique. Avec les machines de fabrication des routes où le compactage est effectué, apres que le béton a été étendu, à l'aide de vibreurs enfoncés dans le béton, il se présente des défauts courants de ségrégation et de compactage irrégulier.Le compactage par utilisation de procédés d'extrusion qui utilise la pression d'une vis ou la pression hydraulique provoque dans le matériau des contraintes amenant à un fléchissement ou å une courbure. Le travail normal est limité à des extrusions ayant des surfaces de section droite assez grandes, c'est-à-dire de 10 cm sur 12,5 cm. Un objet de la présente invention est de procurer un moyen dans lequel les inconvénients signalés plus haut dans les autres procédés de compactage ne sont pas obligatoires et, en particulier, de fournir une machine d'extrusion et de moulage de béton qui permette aux matériaux composés de ciment, chaux ou plate d'être extrudés par un procédé de fluidisation du matériau et d'être compactés et moulés sans utiliser des sources additionnelles de vibration. L'invention procure un procédé de fluidisation de solides broyés, pulvérisés, fragmentés, en poudre, ou autres solides particulaires qui comportent ou non un liquide ajouté et qui ne s'écoulent pas facilement par gravité, afin de permettre à ce matériau de s'écouler au travers d'une ouverture ou d'être extrudé ou pour l'adapter avec précision à la forme d'un moule, le procédé comportant la fourniture du matériau au sommet d'une trémie ayant à sa base une ouverture au travers de laquelle le matériau est délivré sur une surface ou dans un moule, l'action sur le matériau dans la trémie d'un ou plusieurs vibreurs capables d'effectuer la vibration dudit matériau dans la direction désirée d'écoulement au travers de la trémie afin d'amener ce matériau à s'écouler librement au travers de la trémie, et la réalisation d'un mouvement relatif entre la trémie et ladite surface ou ledit moule pour effectuer le retrait du matériau délivré par la trémie. Selon l'invention, le dispositif pour la mise en oeuvre du procédé comporte une trémie ouverte à son sommet pour recevoir le matériau et ayant une ouverture de sortie à son extrémité inférieure, un vibreur mécanique possédant un arbre tournant portant une masse excentrée, le vibreur s'étendant transversalement par rapport à la trémie au-dessus et en dessous de ladite ouverture de sortie3 un moyen pour faire tourner l'arbre du vibreur pour effectuer la vibration du matériau dans la trémie dans la direction désirée d'écoulement au travers de la trémie et un moyen pour réaliser un mouvement relatif entre la trémie et une surface ou un moule recevant le matériau sortant de la trémie. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 représente une vue latérale en élévation d'une machine d'extrusion et de moulage, - la figure 2 représente une vue en plan de la machine de la figure 1, - la figure 3 représente une vue latérale en élévation d'une variante de la machine des figures 1 et 2, une portion de la paroi latérale de la machine étant découpée, - les figures 4, 5 et 6 représentent schématiquement des vues latérales en élévation de trois autres variantes, - les figures 7 et 8 représentent schématiquement des vues latérales et arrières en élévation d'autres variantes, - les figures 9, 10 et 11 représentent schématiquement des vues latérales en élévation de trois autres variantes, - la figure 12 représente une vue latérale en élévation d'une machine de moulage de tubes, - la figure 13 représente une section verticale suivant la ligne XIII-XIII de la figure 12, - la figure 14 représente la même section que la figure 13, mais avec certaines parties dans des positions relatives différentes, - la figure 15 représente une section axiale au travers d'un vibreur représenté dans l'une quelconque des figures précédentes, - les figures 16 et 17 représentent respectivement des sections suivant les lignes XVI-XVI et XVII-XVII de la figure 15, et - les figures 18 et 19 représentent des sections droites d'éléments qui peuvent être extrudés par les machines représentées sur les figures précédentes, à l'exception des figures 12 à 14. Sur les figures I et 2, la machine comprend une trémie 11 alimentée en matériau à extruder à partir d'un mélangeur ou d'un réservoir 2 (non représenté sur la figure 2). La trémie 1 mène à une chambre d'extrusion 3. En des points appropriés de la trémie, on a monté des vibreurs tubulaires 4 décrits avec plus de détails ci-après en se référant aux figures 15 à 17. Ces vibreurs sont de fréquence variable et sont préréglés en amplitude. Ils sont entratnés par un moteur ou autre source de puissance 5, par exemple une courroie d'entratnement 6. La chambre 3 est une botte ouverte aux extrémités, avec une base ajustée 7 par rapport à laquelle la boite peut être élevée ou abaissée par des vérins 8 tels que des vérins hydrauliques qui soulèvent ou abaissent toute la machine. La base 7 est montée sur des roues 9 qui roulent sur des rails 10 le long desquels la base 7 est déplacée par une unité d'entraînement (non représentée). En fonctionnement, un mélange de béton ou matériau similaire est chargé dans la trémie 1 à partir du mélangeur ou réservoir 2, les vibreurs 4 sont mis enroute pour effectuer la vibration du matériau dans la direction désirée d'écoulement au travers de la trémie vers la base 7 et celle-ci est entraînée au travers de la chambre 3. Quand le matériau dans la trémie 1 est mis en vibration, il s'écoule et se compacte dans la chambre 3 et il est déplacé sur la base 7 au travers de la machine. La même procédure peut être utilisée pour remplir des moules ou coffrages placés sur la base 7. Quand on réalise une plaque ou un bloc dans la chambre d'extrusion, l'épaisseur de la plaque ou du bloc peut être réglée par les vérins 8. Différentes largeurs du produit fini peuvent être obtenues sur toute la largeur de la chambre d'extrusion en montant des lames de séparation 11 sur la base 7. Un Un prolongement supérieur 12 peut être monté sur la chambre d'extrusion et mis en vibration vers le haut et vers le bas par les vibreurs 13 pour fournir une commande spéciale de la finition de surface du produit. Une lame 14 de cisaille ou de guillotine entraînée par des actionneurs 15 est montée à l'entrée de la chambre d'extrusion pour couper des longueurs prédéterminées du produit extrudé. Des longueurs d'armature peuvent être introduites par l'arrière de la trémie en dessous d'une plaque 16. La variante de la figure 3 est semblable à celle des figures 1 et 2. Les mêmes éléments portent les mêmes repères et comportent une trémie 1 dans laquelle sont montés des vibreurs 4 s'étendant dans le sens de la largeur de la machine. La machine comporte également une chambre d'extrusion 3 dans laquelle le matériau s'écoule à partir de la trémie. Toutefois, la machine elle-même n'est pas montée sur des vérins. Par contre, des vérins 20 supportent un bâti 21 à rouleaux 22 sur lesquels roule la base 7 de la chambre à extrusion 3. Une plaque verticale d'extrusion 23est montée transversalement dans la chambre 3. Les vérins 20 sont réglés de façon que la base 7 roule avec le jeu nécessaire en dessous de la plaque 23. Dans le cas où l'on doit remplir des moules dont l'un est représenté en 24, la plaque 23 est retirée et les moules 24 sont montés sur la base 7 qui est réglée en hauteur à l'aide des vérins 20 pour permettre au moule 24 de passer au travers de la chambre 3 avec un minimum de jeu entre le sommet des moules 24 et la partie inférieure de la plaque supérieure 25 de la chambre 3. Le découpage du matériau, si on le désire est effectué par une lame à guillotine 14 entraînée par l'actionneur 15, comme sur les figures 1 et 2. En fonctionnement, le mélange de ciment, de chaux ou plâtre est placé dans la trémie 1 et les vibreurs qui sont entraînés par le moteur 5 sont mis en route. En même temps, la base 7 est entraSnée, soit manuellement, soit par un moteur d'entraînement (non représenté) et déplacée vers l'avant dans la direction de la flèche X. La vibration fluidise le mélange qui stécoule au-delà de la plaque 23 sur la base 7 ou dans le moule 24 et il est emporté sur la base mobile 7. La figure 4 représente schématiquement une variante de la machine de la figure 3, dans laquelle une base 30 est fixe et où la machine comprenant une trémie 31 et une chambre d'extrusion 32 est montée sur des roues 33 et placée pour se déplacer dans la direction de la flèche X pendant le remplissage des moules 34 ou l'extrusion d'une ou plusieurs plaques sur le porte moules ou base fixe 30. La trémie comporte un ou plusieurs vibreurs tels que 4 sur les figures 1 et 2. La figure 5 présente un principe de fonctionnement semblable à celui réalisé par les machines de la figure 4, mais tel que la machine mobile 31, 32 compacte et dépose une plaque ou bande continue de matériau 35 directement sur le sol 36 sur lequel la machine est maintenue en permanence. Le dispositif de la figure 5 peut être appliqué à des plaques d'épaisseur variée et à des matériaux conventionnels de revêtement des routes tels que des mélanges de béton et d'agrégat ou des agglomérés au bitume ou de l'asphalte. I1 est également applicable à des aggrégats ordinaires ou à des terres naturelles qui peuvent être enduits, après mise en place, de bitume ou autre fixateur. La figure 6 représente un arrangement semblable à celui de la figure 3 et applicable à celui de la figure 4, et comportant une filière 37 montée dans la chambre 32. Le moule a une forme transversale adaptée à la configuration désirée, le matériau 38 étant extrudé à partir de la trémie 31 en direction d'une base telle que 7 ou d'un moule tel que 24 sur la figure 2 et étant mis en forme sur son sommet et sur ses faces latérales selon cette configuration, à toutes les sections droites de sa longueur. Le bâti à rouleaux21 et les rouleaux 22 sont représentés sur la figure 3. Les figures 7 et 8 représentent une variante de î1arran- gement de la figure 6, dans laquelle le matériau extrudé 38 est mis en forme sur sa surface inférieure par une configuration moulée 39 sur la base 7 et sur sa surface supérieure par une filière 37 fixée à l'intérieur de la chambre 32. Dans la machine de la figure 9, on n'a prévu aucune chambre à extrusion et une trémie 40 délivre une bande continue 41 de matériau pour enduire ou recouvrir une surface 42 se déplaçant dans la direction de la flèche X. La surface 42 peut être la surface supérieure d'une courroie ou d'une plate-forme mobile. La figure 10 représente un arrangement qui est le même que celui de la figure 9, sauf que la machine > matérialisée par la trémie 40, se déplace dans la direction de la flèche X et que la bande 41 de matériau est déposée sur une surface fixe 42. La figure 11 représente une façon d'adapter le principe de l'invention à la formation d'un feuilletage de deux matériaux différents introduits respectivement dans une trémie 43 sur les catés opposés d'une séparation 44. On utilise un ou plusieurs vibreurs 4 pour fluidiser les deux matériaux qui sortent de la chambre à extrusion 47 sous la forme d'un feuilleté comprenant des couches 45, 46. Par une nouvelle division de la trémie 43, on peut réaliser des feuilletages supplémentaires. Une base 7 semblable à celle de la figure 3 est représentée montée sur un châssis à rouleaux 21, 22. Les figures 12 à 14 représentent une adaptation de la machine au moulage de tubes. Dans cette adaptation, une trémie 50 contenant un vibreur 51 possède un plancher 52 comportant une ouverture longitudinale 53 au-dessus d'une fente longitudinale 55 dans un porte moule 54 contenant un moule tubulaire 56 qui s'étend au travers de la machine en dessous de la trémie 50. Le moule 56 a une fente 57 qui coîncide avec la fente 55 dans le porte moule 54. Le tube 62 (figure 14) est réalisé dans le moule 56 autour dtun vibreur 57' monté coaxialement dans le porte moule 54, dans une bague en caoutchouc 58 fixée à une extrémité du porte moule 54 et dans une bague 59 montée derrière un couvercle amovible 60 qui ferme l'autre extrémité du porte moule 54, comme indiqué sur la figure 13. Les deux vibreurs 51 et 57' sont reliés par une courroie 61 à un moteur d'entraînement 621 représenté sur la figure 12. En fonctionnement, le vibreur 51 provoque l'écoulement du matériau au travers de l'ouverture 53 du fond de la trémie 50 et des fentes 55, 57 dans le porte moule 54 et les moules 56. Quand le moule- 56 a été rempli, les vibreurs 51, 57' sont arrêtés et le porte moule 54 tourne pour couper I'excès de matériau par déplacement de la fente 55 dans le porte moule 54, ce qui fait cesser la coîncidence avec la fente 53 dans le fond de la trémie 50.Ensuite, le couvercle 60 et la bague 59 sont enlevés, un mandrin 63 est placé en alignement coaxial avec le vibreur 57' et un mécanisme d'éjecteur comprenant un élément annulaire de poussée 64 monté sur trois tiges 65 éjecte du porte moule 54 et du vibreur 57t en direction du mandrin 63 le moule 56 et le tube 62 de matériau moulé, comme indiqué sur la figure 14. Une autre méthode de moulage de tubes comporte 1'uti- lisation d'une machine semblable à celle de la figure 6, dans laquelle le matériau est extrudé autour de noyaux longitudinaux de section pratique quelconque supportés par la base 7. Chaque noyau peut être logé entre une paire de parois longitudinales réunie par une base. Chaque tube peut être moulé autour d'un noyau entre la base 7, les parois latérales et une plaque supérieure ou au travers d'un moule extrusion. Dans une autre variante, une machine semblable à celle des figures 5 ou 6 peut être adaptée à la production de tubes transversalement à la chambre d'extrusion en plaçant un porte moule mobile et un moule dans la trémie 31 de façon concentrique avec le vibreur 4. Les mélanges de ciment Portland contenant des fibres de verre résistant aux alcalis peuvent être utilisés dans les différentes machines décrites ci-dessus. Une composition de ciment Portland appropriée, adaptée à des conditions modérées,contient 5 % en poids de fibres de verre résistant aux alcalis et ayant des longueurs de brin variées comprises entre 12 et 50 ma, le rapport entre le ciment Portland et l'eau étant de 0,25 à 0,35 en poids. Pour des conditions liquides entretenues, 40 % en poids de ciment Portland peuvent être remplaces par de la cendre pulvérisée de combustible. Pour une composition à résistance élevée, on peut ajouter jusqu'à 10 % en poids de fibres de verre résistant aux alcalis, ou bien le ciment Portland peut être remplacé par du ciment à haute teneur en alumine.Pour certaines applications, jusqu'à 60 % de ciment Portland ou à haute teneur en alumine peuvent être remplacés par un remplisseur comme du sable fin. Un autre mélange approprié à la réalisation de l'invention comprend un mélange de fibres de verre et de boues aqueuses de plâtre. Ce mélange peut avoir la composition décrite dans le brevet de Grande Bretagne nO 1 204 541. Chaque vibreur utilisé dans les exemples ci-dessus et repérés par 4 dans les figures 1 à 11 et par 51 et 57' dans les figures 12 à 14 est représenté sur les figures 15 à 17 et il comprend un tube 70 au travers duquel passe un arbre tournant 71 qui est monté dans des paliers 72 distribués le long du tube, et qui peut être entraîné en rotation, par exemple par le moteur 5 et la courroie d'entratnement 6 des figures 1 et 3. Les extrémités du tube sont portées par des bagues élastiques 73 fixées par des couvercles 74. Des masses excentrées 75 sont fixées sur l'arbre à l'intérieur du tube. Quand l'arbre 71 tourne, les masses excentrées produisent une vibration de l'arbre transversalement à son axe et cette vibration est transmise au tube 70.Ainsi, il y a une composante de vibration dans la direction d'écoulement désiré au travers des trémies 1, 31, 40, 43 ou 50, ce qui aide l'écoulement du matériau au travers de la trémie-. La valeur et l'excentricité des masses 75 sont choisies en fonction de l'usage auquel le vibreur est destiné. Les dimensions de vibreur variant de 30 cm de long et 2,5 de diamètre à 270 cm de long et 10 cm de diamètre ont été testées et reconnues valables pour les différents mélanges de ciment et de plâtre signalés ci-dessus et pour les mélanges d'usage courant dans l'industrie de la construction. On pense que des vibreurs plus petits seront utilisés dans la production chimique industrielle, dans des procédés de fabrication spéciaux où on doit faire écouler un matériau (mouillé ou sec) en poudre ou en grain. On a essayé avec succès des bandes de fréquence de 3000 à 11000 tours par minute et des amplitudes de 1,6 à 9,5 mm. Ce domaine permet aux machines d'accepter une gamme- très large de matériaux pour le traitement, et la nature du matériau et sa teneur en eau ne sont pas des facteurs critiques. La fluidisation produite par ces vibreurs maintient les matériaux de la nature des mélanges de ciment ou de plâtre sous une forme fluide, jusqu'à ce qu'ils échappent à l'influence du vibreur. Ils prennent relativement rapidement après extrusion ou moulage, en particulier à cause du compactage des constituants et de l'élimination des gaz occlus par les vibreurs. Dans le cas d'un mélange tel que ceux récrits ci-dessus > qui contient des fibres de verre, l'amplitude et la fréquence des vibrations détermine la manière dont les fibres restent dans le matériau final. Ainsi, en contrôlant le vibreur chaque vibreur, ainsi qu'en ajustant sa vitesse ou en substituant un vibreur ayant des qualités différentes, il est possible de commander, dans certaines limites, le propriétés du matériau produit. Pour une résistance maximale dans toutes les directions, les fibres doivent être orientées au hasard, mais en faisant varier la vibration, il est possible de coucher les fibres de façon prépondérante dans un plan, c'està-dire dans la direction de l'extrusion à partir de la trémie et ainsi il est possible d'augmenter la résistance dans ce plan particulier. En conséquence, en tournant le vibreur ou les vibreurs autour d'un axe vertical par rapport au moule ou à la surface qui reçoit le matériau, par exemple de 90", il est possible de réaliser un matériau feuilleté dans lequel les fibres sont orientées dans différentes directions d'une couche à l'autre. On voit qu'en combinant une variété d'ajustages,il est possible de commander avec précision la position des fibres dans le mélange et de fabriquer un matériau fini formé de régions dans lesquelles les directions de résistance maximale sont orientées différemment. Il est également possible, en ajustant l'intensité de la vibration, ctest-à-dire la puissance transmise par les vibreurs, de produire un matériau plus ou moins dense. Si on veut un matériau résistant à un impact élevé, on peut fabriquer un matériau moins dense. Si on veut un matériau à limite élastique élevée, on peut fabriquer un matériau plus dense. Les figures 18 et 19 représentent des sections d'extrusion qui peuvent être réalisées à partir d'un matériau consistant en un mélange de 2:1 de ciment Portland ordinaire et de sable fin avec une teneur en eau de 0,3 et une addition de 5 % en poids de fibres de verre de 25 mm. Les fibres sont orientées longitudinalement. On trouvera ci-après les résultats d'essais réalisés en 28 jours imite d'élas- Module de Résistance Densité ticité rupture au choc Ciment Portland or- 2 2 2 N/mm N/mm t/m dinaire : 2 N/mm N/mm Nmm/ t/m Sable fin : 1 Humidité : 0,3 Perpendiculai rement à l'ex- 12,6 13,7 6,3 trusion Dans le sens 2,25 de l'extrusion 15 > 0 31,3 Des rapports typiques entre la limite d'élasticité et le module de rupture sont de 48 % dans la direction de l'extrusion et de 92 % dans la direction perpendiculaire à l'extrusion. Bien entendu diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés aui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de fluidisation de solides broyés, pulvérisés, fragmentés, en poudre, ou autres solides particulaires qui comportent ou non un liquide ajouté et qui ne s'écoulent pas facilement par gravité, afin de permettre à ce matériau de s'écouler au travers d'une ouverture ou d'être extrudé ou pour l'adapter avec précision à la forme d'un moule, caractérisé par la fourniture du matériau au sommet d'une trémie ayant à sa base une ouverture au travers de laquelle le matériau est délivré sur une surface ou dans un moule, l'action sur le matériau dans la trémie d'un ou plusieurs vibreurs capables d'effectuer la vibration dudit matériau dans la direction désirée d'écoulement au travers de la trémie afin d'amener ce matériau à s'écouler librement au travers de la trémie, et la réalisation d'un mouvement relatif entre la trémie et ladite surface ou ledit moule pour effectuer le retrait du matériau délivré par la trémie. 2. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que le matériau est forcé de s'écouler vers le bas dans la trémie vers l'ouverture au-dessus d'un ou deux vibreurs mécaniques, chacun d'eux comprenant un arbre tournant portant une masse excentrée. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la trémie est fixe et en ce que la surface ou le moule se déplace linéairement en dessous de la trémie. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la surface ou le moule est fixe et en ce que la trémie est forcée de se déplacer au-dessus de la surface ou du moule. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce que le matériau est extrudé en une couche continue sur la surface. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le matériau est constitué d'un mélange de ciment Portland ou à haute teneur en alumine contenant des fibres de verre résistant aux alcalis. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le matériau est constitué d'un mélange de fibres de verre et d'une boue liquide de chaux ou de plâtre. 8. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, comprenant une trémie ouverte au sommet pour recevoir ledit matériau et possédant une ouverture de sortie à son extrémité inférieure, caractérisé en ce qu'un vibreur mécanique ayant un arbre tournant portant une masse excentrée s'étend en travers de la trémie au-dessus ou en dessous de ladite ouverture de sortie, le dispositif comprenant également un moyen d'entratnement de-l'arbre du vibreur pour réaliser la vibration du matériau dans la trémie, dans la direction désirée d'écoulement au travers de la trémie et un moyen pour réaliser un mouvement relatif entre la trémie et une surface ou un moule recevant le matériau après qu'il a quitté la trémie. 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'un au moins des vibreurs semblables s'étend transversalement dans la trémie, dans une position servant à provoquer l'écoulement du matériau au travers de la trémie. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 8 ou 9, caractérisé en ce que l'ouverture de sortie et l'extrémité inférieure de la trémie débouchent latéralement dans une chambre d'extrusion ayant des parois supérieure et latérales et fermée au fond par une base ajustée procurant la surface sur laquelle le matériau est délivré directement ou servant à porter les moules dans lesquels le matériau est délivré, la base ajustée étant disposée pour se déplacer au travers de la chambre d'extrusion, le déplacement résultant du mouvement de la base ajustée ou du mouvement de la trémie. 11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comprend un moyen pour régler le jeu vertical entre la trémie et la base ajustée. 12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 10 ou 11, caractérisé en ce que la paroi supérieure de la chambre d'extrusion ou la base ajustée, ou les deux, est munie d'une filière ou d'un moule ayant une forme transversale correspondant à une configuration désirée, le matériau extrudé de la trémie dans le moule étant mis en forme au-dessus ou au-dessous ou sur les deux faces dans toutes les sections droites de sa longueur, avec ladite configuration. 13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 10 à 12, caractérisé en ce qu'on a prévu une lame à guillotine à l'entrée de la chambre à extrusion pour couper des longueurs de matériaux extrudés. 14. Dispositif selon l'une quelconque des-revendications 10 à 13, caractérisé en ce qu'unie séparation transversale est placée dans la trémie pour permettre l'introduction de deux matériaux différents dans la trémie sur les faces opposées de la séparation, pour produire un feuilleté extrudé. 15. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 8 ou 9, caractérisé en ce que la trémie est capable de se déplacer au-dessus d'une surface sur laquelle le matériau est maintenu d'une façon permanente, l'ouverture de sortie de la trémie étant disposée de façon à extruder le matériau directement sur la surface. 16. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 8 ou 9, caractérisé en ce qu'un vibreur mécanique est monté en-dessous de la fente du porte moule, le vibreur étant du type constitué d'un arbre tournant portant une masse excentrée et d'un tube extérieur fixe dans lequel l'arbre est monté coaxialement, le tube extérieur servant de noyau dans un moule tubulaire pour former des tubes avec le matériau fourni dans le moule par la trémie, un moyen étant prévu pour que, quand le moule est rempli, le tube moulé soit éjecté du tube extérieur du vibreur en direction d'un mandrin. 17. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 8 à 15, caractérisé en ce que le vibreur ou chaque vibreur et la surface ou le moule sont disposés pour subir un mouvement relatif par rapport à un axe vertical quand le matériau contient une dispersion de fibres séparées la direction prépondérante d'orientation des fibres dans le matériau pouvant varier par rapport à la surface. 18. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, comportant une trémie ouverte à son sommet pour recevoir ledit matériau et possédant une ouverture de sortie à son extrémité inférieure, et une surface ou moule sur quoi ledit matériau est étalé quand il s'écoule hors de llouverture de la trémie, caractérisé en ce qu'un vibreur mécanique est constitué d'un élément allongé porté de façon élastique à ses deux extrémités et muni de moyen pour le faire vibrer transversalement à sa longueur et en ce que le vibreur est disposé de façon à s'étendre transversalement par rapport à la direction de l'écoulement du matériau et à être immergé dans celui-ci pour le forcer à s'écouler.