L'invention concerne la réalisation de pavillon industrialisé dont les murs extérieurs sont constitués d'une double paroi et les planchers faits d'une seule portée. En général, les murs extérieurs de pavillons sont réalisés en une seule épaisseur, ce qui a l'inconvénient de favoriser la transmi-ssion de l'humidité et de diminuer ainsi le coefficient K. En outre, les façades sont le plus souvent identiques au point de vue "peau", soit qu'elles sont termines peintes sur béton, soit qu'elles sont munies d'un revêtement pierre ou carreaux, mais l'aspect du "préfabriqué" reste toujours visible. Les parois intérieures sont généralement constituées par des murs porteurs destinés à séparer les pièces, ce qui présente l'inconvénient de ne pas permettre la diminution ou l'augmentation de leur surface Ou même de déplacer les portes. Quelquefois, les cloisons sont réalisées de façon traditionnelle en briques platrières ou cloisons sèches, ce qui autorise dans ce cas le déplacement des portes, et permet de diminuer ou d'agrandir la surface des pièces. Toutefois, dans ce cas, il n'est plus possible de préfabriquer les tuyaux de chauffage, puisqu'ils passent généralement le long des cloisons, à moins qu'une chape ne soit rapportée sur l'ensemble du logement, ce qui augmente le prix de revient. Les planchers ,quant à eux sont le plus souvent réalisés en deux parties, ce qui entraîne la présence obligatoire d'un mur intérieur porteur qui diminue, par voie de conséquence, la possibilité d'aménagement d'un sous sol et nécessite que le mur soit monté. dans le rez-de-chaussée dans le cas de combles aménageables. D'autre part, dans le cas d'un mur longitudinal en sous sol ou vide sanitaire, il représente un point fort et le plancher de chaque coté fléchit légèrement, ce qui provoque des fissures dans les cloisons transversales au-dessus, forme un point dur au mileu et met les cloisons en compression en cet endroit , dans le cas de charpente solidaire au plafond, cette dernière ayant toujours tendance à fléchir. L'invention a pour but de remédier à ces inconvénientset concerne un pavillon industrialisé dans lequel les murs extérieurs sont réalizés de manière telle que l'humidité ne puisse plus être transmise à l'intérieur du pavillon tandis que les murs intérieurs sont réalisés à partir de cloisons déplaçables, les planchers,auant à eux, étant réalisés d'une seule et même portée de telle sorte que l'on puisse supprimer le mur porteur et permettre ainsi un aménagement facile du sous-sol. L'invention concerne donc un pavillon industrialisé caractérisé en ce que les murs extérieurs sont constitués de deux cloisons indépendantes séparées entre elles par un coussin d'air, tandis que le plancher, réalisé d'une seule portée, comporte des rainures pour le passage des équipements sanitaires, électriques ou de chauffage, les cloisons intérieures délimitant la surface des pièces d'habitation étant déplaçables. Suivant une autre caractéristique de l'invention, la paroi externe du mur est constituée d'une âme en béton combiné à un revêtement interne en polystyrène, et/ou d'un placage extérieur en pierre. Suivant d'autres variantes de réalisation, la paroi externe du mur est réalisée en pierres en toute épaisseur, en agglomérés creux en béton, dont la face extérieure est revêtue d'un enduit, en briques avec ou sans enduit, en laine de verre recouverte extérieurement de frises ou de planches. L'invention sera mieux comprise à partir des dessins annexés, qui représentent des exemples de réalisation non limitatifs du pavillon selon l'invention, dans lesquels - les figures de 1 à 5 sont respectivement des vues partielles en coupe sur longrine, planchers et murs extérieurs, ces vues correspondant à des variantes de réalisation relatives à la nature du matériau utilisé pour la construction des murs extérieurs. L'un des buts essentiels de l'invention réside dans la fabrication d'un pavillon industrialisé dans lequel les murs extérieurs sont réalisés à partir de deux parois indépendantes espacées l'une de l'autre tandis que les planchers, réalisés d'une seule portée en béton précontraint, sont supportés par des longrines fabriquées en plusieurs hauteurs suivant les revêtements de sol choisis par le client. Comme illustré sur les figures de 1 à 5, la nature du matériau constituant les murs extérieurs du pavillon peut varier sans rien changer au cadre de l'invention. Dans l'exemple donné enfigure 1, le mur extérieur 1 est constitué des parois 2 & 3 dénommés respectivement, pour la clarté du texte, parois de façade et parois de revêtement. Dans le premier exemple, les deux paroi-s , de façade et de revêtement sont réalisées en béton et sont espacées l'une de l'autre de manière à laisser subsister entre elles un coussin d'air 4 destiné à l'isolation thermique et phonique de-la construction . Afin d'améliorer cette isolation il est possible de fixer sur la face interne de la paroi de façade 2 un revêtement à bonne isolation phonique et thermique par exemple une couche de-polystyrène 5.Cette couche de polystyrène peut erre fixée sur la face interne du béton par tout moyen de fixation couramment utilisé, par exemple par collage. Le panneau préfabriqué intérieur, formant murporteur et paroi de revêtement 3, est réalisé en béton de 13 cm d'épaisseur par exemple, avec incorporation des menuiseries au coulage. Le coussin d'air 4 existant entre les parois 2 & 3 peut avoir des épaisseurs variables suivant le parement extérieur. Au contraire, le panneau extérieur qui constitue la paroi de façade 2 est prëfabrique en béton de 8 cm d'épaisseur, avec incorporation d'une couche de polystyrène de 2 cm pour 17 isolation, le panneau étant fini directement en usine et prêt à être peintou à recevoir un quelconque revêtement (jetis, enduits rustiques, décors divers, etc.,,). Bien entendu, l'exemple donné ci-dessus n'est pas limitatif étant donné que l'épaisseur des deux panneaux préfabriqués peut varier sans sortir du cadre de l'invention. Dans l'exemple donné en figure 2, les panneaux 2 & 3 sont également réalises en béton, la différence étant que la paroi de façade 2 est prise en sandwich entre une couche de polystyrène 5 (identique à celle utilisée en figure 1) et un placage pierre 6 ; ce placage qui peut avoir une épaisseur quelconque, par exemple de 1,5 cm , a pour effet de donner au pavillon une apparence cossue masquant le genre "préfabriqué" du pavillon. Dans une autre variante de réalisation (figure 3) le mur intérieur 3 est réalisé toujours en béton tandis que le mur extérieur 2 ou paroi de façade est réalisé en agglomérés creux, en béton dont la face externe est recouverte d'un enduit 7. Dans l'autre variante de réalisation visible en figure 4-, là encore le panneau préfabriqué intérieur 3 est réalisé en béton tandis que la paroi de façade 2 est réalisée en briques recouvertes d'un enduit 8. De même, suivant une autre variante de réalisation, cette paroi de façade 2 peut être réalisée en pierre en toute épaisseur. Enfin, comme illustré en figure 5, les murs extérieurs peuvent être réalisés à partir d'un panneau interne en béton préfabriqué et d'une paroi de façade 2 constitué d'un matelas de verre 9 dont la face externe est recouverte d'une frise ou de planches 10 donnant à la façade l'apparence par exemple de chalet ou autre. Ces différentes variantes de réalisation montrent donc que l'invention porte plus sur le principe consistant à réaliser les murs extérieurs à partir de deux parois espacées l'une de l'autre plut8t que sur la nature du matériau proprement dit qui peut varier sans pour autant sortir de l'esprit de l'invention .Ainsi, le mur intérieur étant indépendant du mur extérieur permet un vide entre les deux ce qui défavorise la transmission de l'humidité et donne un coefficient K.de beaucoup supérieur.D'autre part, le parement intérieur préfabriqué ne se remarque pas puisque les joints sont en face des cloisons de distribution, et que l'on peut masquer l'aspect "préfabriqué", en utilisant un parement en pierre de 0,14 d'épaisseur ou un parement constitué d'autres matériaux traditionnels permettant une finition différente, soit enduit peint, enduit grossier, jetis, etc... et pour lequel aucun joint n'existe. Suivant une autre caractéristique de l'invention toutes les cloisons intérieures destinées à délimiter la surface des pièces peuvent être déplacées pour diminuer ou agrandir cette surface, aucun problème de chauffage n'existe puisque les tuyaux de celui-ci passent dans des rainures pratiquées à cet effet dans le plancher, et dans ces conditions, l'on peut préfabriquer les tuyaux de chauffage de telle sorte que, même la maison terminée, il est encore possible de déplacer les portes; il n'est pas besoin de rapporter une chape pour noyer les tuyaux dans le sol. Une autre caractéristique de l'invention réside dans le fait que le plancher 11, qui comme les murs extérieurs 1, est porté par des longrines 12, est réalisé, contrairement au plancher traditionnel, d'une seule portée par exemple en béton précontraint (8,79 m) dans lequel est noyée une trame de 2,375 m évitant toute déformation, ou tous désordres dans la construction. Ce' plancher, réalisé d'une seule portée permet de supprimer le mur porteur à l'intérieur et facilite l'aménagement du sous-sol du fait qu'aucun mur autre que le mur extérieur n'existe, le même plancher- servant à l'étage dans le cas de combles aménageables, sans pour autant qu'il soit nécessaire de monter un mur porteur intérieur, dans la hauteur du rez-dechaussée. D'autre part, dans le cas de charpente solidaire au plafond, le plancher amorce une flèche dans le même sens que la charpente, ce qui diminue le risque de la cloison mise en compression et écarte la possibilité de fissures dans les cloisons de distribution. L'isolation thermique du plancher peut être obtenue par incorporation au coulage d'une couche de polystyrène. Enfin, les planchers comportent des rainures 12 pour l'encastrement des tuyaux de chauffage, de climatisation ou autres, ces mêmes rainures servant à rattraper la planimétrie entre deux éléments. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentés, pour lesquels on pourra prévoir d'autres variantes de réalisation, sans pour autant sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 10/ Pavillon industrialisé caractérisé en ce que les murs extérieurs sont constitués de deux cloisons indépendantes séparées entre elles par un coussin d'air, tandis que le plancher, réalisé d'une seule portée, comportè des rainures pour le passage des équipements sanitaires, électriques ou de chauffage, les cloisons intérieures délimitant la surface des pièces d'habitation étant déplaçables. 20/ Pavillon selon la revendication l, caractérisé en ce que la paroi externe du mur est constituée d'une âme en béton combiné à un revêtement interne en polystyrène, et/ou d'un placage extérieur en pierre. 30/ Pavillon selon la revendication l, caractérisé en ce que la paroi externe du mur est réalisée en pierres en toute épaisseur , en agglomérés creux en béton, dont la face extérieure est revêtue d'un enduit, en briques avec ou sans enduit, en laine de verre recouverte extérieurement de frises ou de planches. 4 / Pavillon selon la revendication l, caractérisé en ce que la paroi intérieure constituant le mur porteur est réalisée en béton. 5 / Pavillon selon la revendication 4, caractérisé en ce que les menuiseries sont incorporées dans le mur porteur au cours du coulage. 60/ Pavillon selon la revendication 1, caractérisé en ce que le vide prévu entre les deux cloisons constituant les murs extérieurs est d'une épaisseur variable. 70/ Pavillon selon la revendication 1, caractérisé en ce que le plancher est réalisé en béton précontraint d'une seule portée avec incorporation au coulage d'une trame rigide et d'un matelas de polystyrène pour l'isolation thermique.