6^ 11575 1 2006642 La présente invers ion se rapporte à un procédé pour enregistrer directement des images de lumière, et plus particulièrement à un procédé pour enregistrer directement des images de lumière par chauffage diélectrique sélectif d'une matière d'enregistre-5 ment, généralement sous forme de feuille, pour enregistrer des températures conformément aux intensités lumineuses prédéterminées d'une image. Plus particulièrement, le procédé selon l'invention est un procédé pour enregistrer des images lumineuses, dans lequel des zones d'un cliché photoconducteur exposées à des inten-10 sités lumineuses prédéterminées d'une image canalisent des champs électriques à haute fréquence à travers une feuille de matière d'enregistrement contiguë de telle sorte que les gradients de potentiel résultants dans la matière de la feuille d'enregistrement chauffent par chauffage diélectrique cette matière de fa-15 çon à enregistrer la température dans des zones délimitées par l'image de la lumière incidente. Conformément à un mode d'exécution de l'invention, une matière pour feuille d'enregistrement se présentant sous la forme de feuilles thermosensibles, modifiables d'une manière visible, 20 est serrée entre une plaque photoconductrice et une plaque conductrice. Pendant l'exposition de la plaque photoconductrice à une image de lumière essentiellement du moins pendant la durée de la variation de sa conductivité, une tension alternative d'amplitude et de fréquence prédéterminées est appliquée entre la 25 plaque photoconductrice et la plaque conductrice. Le "dessin" formé par la répartition des conductivités dans la plaque photo-conductrice produit par des intensités lumineuses d'une valeur prédéterminée d'une image de lumière a pour effet de canaliser le champ électrique entre les deux plaques de telle manière que 30 les gradients de potentiel résultants modifient d'une manière visible, par chauffage diélectrique, la feuille d'enregistrement dans des zones du plan de la feuille d'enregistrement délimitées par l'image de lumière pendant un intervalle de temps prédéterminé. 35 Dans un second mode d'exécution de l'invention, des électro des espacées, entre lesquelles une tension alternative d'amplitude et de fréquence prédéterminées doit être appliquée, sont placées par rapport à un cliché photoconducteur et une feuille d'enregistrement parallèles de telle manière que le champ 69 11575 2006642 électrique qui règne entre les électrodes passe dans les plans cliché et de la feuille d'enregistrement, respectivement. Comm-j. dans le premier mode d'exécution de l'invention, le cliché phot..-conducteur est exposé â une image lumineuse, et pendant la durée 5 de la variation de conductivité, la tension alternative est appliquée. En conséquence, l'image de conductivité formée par la répartition de la conductivité dans la plaque photoconductrice, produite par des intensités prédéterminées d'une image de lumière9 canalise le champ électrique entre les électrodes de telle ma-10 nière que les gradients de potentiels résultants chauffent, par chauffage diélectrique, la feuille d'enregistrement dans des zones du plan de la feuille d'enregistrement qui sont délimitées par l'image ou dessin de lumière pendant un intervalle de temps prédéterminé. 15 Une caractéristique de l'invention réside dans le fait que lî. ou les feuilles d'enregistrement peuvent être portées par chauffage diélectrique à la température d'enregistrement pour produire des épreuves positives ou négatives d'une image de lumière incidente sur une plaque photoconductrice, la sélection du type posi.-20 tif ou négatif de l'épreuve étant faite par commande de l'intensité d'éclairement qui définit l'image de lumière. Ceci résulte du fait qu'une image de lumière est composée cLs zones à faible intensité et d'autres zones à grande intensité, s'e de la découverte du fait qu'une feuille d'enregistrement est por- 25 tée, par chauffage, à, la température d'enregistrement et est /vis-à-vis marquée par' suite,de zones du cliché photoconducteur qui sont issu-mises à des intensités lumineuses d'image d'une valeur prédéterminée seulement. Toutefois, aucune marque n'est produite vis-à-vis de zones du cliché photoconducteur qui sont soumises à des 30 intensités d'image lumineuse d'une valeur soit inférieure soit supérieure à la valeur ou intensité prédéterminée, qui est la valeur de l'intensité lumineuse à laquelle un marquage se produit* Par conséquent, si l'intensité d'éclairement de zones particulières d'une image de lumière est rendue supérieure ou inférieure 35 à ladite intensité prédéterminée et si l'intensité d'éclairement d'autres zones formant l'image de lumière est rendue égale ou inférieure à ladite intensité prédéterminée, il se produit une inversion des zones marquées. • Dans le second mode d'exécution de 1'invention, par suite 69 11575 3 2006642 de sa configuration, l'inhibition produite par des intensités lumineuses supérieures à l'intensité prédéterminée peut permettre un marquage de la feuille d'enregistrement vis-à-vis de zones du cliché photoconducteur qui ne sont pas exposées à aucune lumière 5 ou qui sont exposées à de la lumière d'une intensité inférieure à l'intensité prédéterminée, mais le marquage de ces zones, est accentué si des zones contiguës du cliché sont exposées simultanément à de la lumière de l'intensité prédéterminée, qu'on appellera ci-après intensité de marquage. 10 Dans ses grandes lignes, l'invention se rapporte à un procédé et à des dispositifs pour enregistrer des images de lumière en utilisant de l'énergie à haute fréquence, dans lesquels des champs électriques à haute fréquence sont canalisés à travers des zones d'une feuille d'enregistrement qui sont choisies en fonction des 15 intensités d'une image de lumière incidente sur un cliché photoconducteur de .telle sorte que les gradients de potentiel résultants chauffent, par chauffage diélectrique, à la température d'enregistrement exclusivement les zones de la feuille d'enregistrement qui, dans le plan de cette feuille d'enregistrement, sont 20 délimitées par des zones d'image lumineuse qui sont en contraste avec d'autres zones. L'invention utilise un appareil comprenant un cliché photo-conducteur dont les variations de conductivité, conformément à une image de lumière incidente, ont pour effet de déformer un 25 champ électrique à haute fréquence qui y règne de telle manière que les gradients de potentiel résultant des discontinuités du champ ainsi produites chauffent à la température d'enregistrement des régions d'une feuille d'enregistrement contiguë dont les parties se trouvant dans le plan de la feuille sont modifiées 30 thermiquement, du fait que l'image de lumière incidente canalise l'énergie électrique à travers la feuille. Conformément à une caractéristique de l'invention, il est prévu un ensemble dans lequel un cliché plan photoconducteur est monté en contigiïité avec des électrodes espacées de façon à pro-35 duire, sous l'action d'une image de lumière incidente, une répartition ou "image" correspondante "de trajets" dans le plan du cliché photoconducteur et dans une feuille d'enregistrement adjacente à ce cliché, de lignes de force électriques établies entre les électrodes quand une tension à haute fréquence est ap-40 pliquée entre celles-ci. 69 11575 4 2006642 Conformément à une autre caractéristique de l'invention, il est fourni un appareil pour enregistrer, en chauffant sélectivement, par chauffage diélectrique, une feuille d'enregistrement thermiquement sensible et modifiable d'une manière visible, des 5 épreuves positives ou négatives, à volonté, d'une image de lumière, par commande de l'intensité d'éclairement par une image de lumière incidente sur le cliché photoconducteur, de façon à établir ainsi dans la feuille d'enregistrement des trajets préférentiels pour les lignes de force d'un champ électrique à haute 10 fréquence. Considérant les différents modes d'exécution et caractéristiques sus-mentionnés, on peut dire que l'invention se rapporte à un procédé pour imprimer, marquer, faire des copies, enregistrer, etc., en produisant des images visibles sur une matière diélec-15 trique thermiquement modifiable par application sélective d'un champ électrique alternatif à haute fréquence aux zones de la matière qui correspondent à l'image, le champ électrique alternatif à haute fréquence ayant une intensité suffisante pour produire, par chauffage diélectrique, une modification thermique, 20 par frottement moléculaire, et produire par suite un changement d'aspect des zones correspondant à l'image, un dessin ou image de lumière correspondant à l'image souhaitée étant projeté sur un élément photoconducteur de façon à canaliser ainsi le champ électrique alternatif à haute fréquence dans la matière diélectrique 25 au moyen de l'élément photoconducteur. On obtient les résultats les meilleurs quand la matière en question est une matière diélectrique polaire. Il est bien entendu que l'élément photoconducteur établit un champ alternatif à haute fréquence dont l'intensité présente des discontinuités.aux emplacements qui correspondent à 30 l'image voulue par suite de "l'image de conductivités" ou "répartition des conductivités" établies dans cet élément, par la projection de l'image de lumière, et du fait que la matière est exposée au champ pendant un intervalle de temps suffisant pour modifier l'aspect des zones de ]a matière qui sont soumises à de 35 grandes intensités de champ, sans modifier pratiquement les zones qui sont soumises à de basses intensités -de champ. Par conséquent, à l'intérieur d'une région superficielle étendue de l'élément photoconducteur, les zones à grande conductivité de cet élément établissent des intensités de champ relativement grandes dans 69 11575 5 2006642 la matière aux emplacements où la matière diélectrique doit être modifiée, de façon à y laisser des marques correspondant à l'image voulue, tandis que des intensités de champ relativement basses sont établies en vis-à-vis des zones à basse conductivité de 5 l'élément photoconducteur dans la partie restante de la région superficielle étendue. Conformément à un mode d'exécution de l'invention mentionné précédemment, le champ alternatif à haute fréquence est établi entre une électrode comprenant l'élément photoconducteur et une 10 autre électrode, les conditions d'impédance vis-à-vis du champ sont réglées de façon à créer des emplacements à impédance relativement élevée et à impédance relativement grande vis-à-vis du champ, en projetant une image du dessin voulu sur l'élément photoconducteur, et la matière diélectrique en question est interposée 15 entre l'élément photoconducteur et l'autre électrodé de façon à être exposée ainsi au champ. En pratique, l'invention utilise deux électrodes sensiblement planes, parallèles, dont l'une comprend l'élément photoconducteur sous forme d'une couche photoconductrice qui, lors de la projection de l'image, présente des 20 zones constituant, vis-à-vis du champ-, des trajets à impédance relativement basse, et d'autres zones constituant, vis-à-vis du champ, des trajets à impédance relativement grande, ces zones étant conformes à l'image voulue, une couche au moins de la matière diélectrique thermiquement modifiable étant placée entre 25 les électrodes, et le champ étant établi entre les électrodes de façon à produire ainsi une distribution du champ comportant des zones où le champ a une intensité relativement grande et d'autres zones où le champ a une intensité relativement basse. Conformément à l'autre mode d'exécution de l'invention, éga-30 lement mentionné précédemment, le champ alternatif à haute fréquence est établi de façon à passer à travers l'élément photoconducteur, les conditions d'impédance vis-à-vis du champ sont réglées de façon à établir des emplacements à impédance relativement grandes et des emplacements à impédances relativement 35 basses vis-à-vis du champ, en projetant une image du dessin voulu sur l'élément photoconducteur, et la matière diélectrique est placée en contiguïté avec l'élément photoconducteur. En particulier, la canalisation des lignes de force du champ électrique est réalisée par application de tensions alternatives entre deux 69 11575 6 2006642 électrodes allongées montées dans un plan contigù au plan de l'élément photoconducteur et de la matière. Le choix entre les conditions de travail qui produisent des épreuves positives et celles qui produisent des épreuves négati-5 ves est effectué de la manière suivante : ou bien les intensités maximales de la lumière de l'image projetée sur l'élément photo-conducteur se situent dans la gamme de niveaux dans laquelle un marquage se produit, de façon à produire ainsi une épreuve négative de l'image lumineuse, ou bien les intensités minimales de la 10 lumière de l'image lumineuse projetée sur l'élément photoconducteur se situent dans la gamme de niveaux dans laquelle le marquage se produit, de façon à former ainsi une épreuve positive de l'image lumineuse. Dans l'un ou l'autre de ces deux modes de travail possibles, l'intensité globale de la lumière incidente 15 sur l'élément photoconducteur est commandée de telle manière que de la lumière d'une intensité prédéterminée, qui est l'intensité de marquage, produit une adaptation d'impédance entre des zones contiguës de l'élément photoconducteur et de la matière quand elles sont soumises au champ électrique de fréquence prédéterminée, 20 de façon à provoquer un chauffage diélectrique de l'élément photoconducteur et abaisser son impédance à une valeur négligeable. En pratique, on réalise ceci d'une manière appropriée en utilisant au moins une source de lumière de polarisation ou modification permanente pour commander l'intensité globale d'éclairement. Plus 25 particulièrement, quand l'intensité globale de la lumière fournie par la ou les sources lumineuses supplémentaires assure l'éclai-rement de l'élément photoconducteur avec des intensités dans la gamme dans laquelle un marquage se produit, des zones à grande intensité de l'image lumineuse projetée élèvent l'intensité glo-30 baie d'éclairement en les situant dans des gammes correspondant à une désadaptation d'impédance entre l'élément photoconducteur et la matière, de façon à empêcher ainsi un marquage de la matière dans des zones à grande intensité lumineuse de l'image de lumière et produire ainsi une épreuve positive de cette image de lumière. 35 D'autres caractéristiques du pro-cédé de l'invention résident dans l'emploi d'un élément photoconducteur en forme de plaque, et dans l'emploi d'une matière diélectrique thermosensible classique, ou selon une variante de papier ordinaire, la modification thermique du papier ordinaire produite par chauffage diélectrique étarfc 69 11575 7 2006642 un brunissement de l'aspect par suite d'une carbonisation au moins partielle. Conformément à un autre aspect général de l'invention, il est fourni un appareil pour produire des marques visibles ou des des-5 sins de marques sur une matière diélectrique dont l'aspect est susceptible d'être modifié par chauffage, telle que du papier, une matière sensible à la chaleur, ou d'autres matières diélectriques semblables, et en particulier un dispositif pour imprimer, marquer, enregistrer et/ou faire des copies, dans lequel est ëta-10 bli un champ électrique alternatif à haute fréquence qui présente des discontinuités d'intensité aux emplacements qui correspondent, en forme, au dessin ou image à produire, et dans lequel il est prévu des moyens pour exposer la matière diélectrique au champ de façon à provoquer ainsi une modification permanente de l'aspect, 15 par chauffage diélectrique, des zones de la matière qui sont soumises au champ à grande intensité, le dispositif comprenant un élément photoconducteur sur lequel l'image voulue est projetée, la répartition des conductivités ainsi produite dans l'élément photoconducteur produisant les discontinuités de l'intensité du champ 20 correspondant à l'image. En général, on utilise un élément photo-conducteur en forme de plaque qui faifc partie d'une électrode comprenant une couche de matière conductrice transparente interposée entre une couche de matière isolante transparente et une couche de matière photoconductrice normalement isolante. Ensuite, 25 le champ électrique alternatif à haute fréquence est établi entre la couche conductrice transparente et une électrode supplémentaire, la matière d'enregistrement étant interposée entre elles. Selon une variante, on peut employer deux électrodes montées en étant espacées l'une de l'autre le long de l'élément photoconduc-30 teur pour concentrer le flux du champ électrique alternatif à haute fréquence à travers lëlément photoconducteur, une feuille au moins de matière diélectrique thermiquement modifiable, par exemple en papier ou en une matière d'enregistrement sensible à la chaleur, étant placée en contiguïté avec l'élément photocon-35 ducteur. D'une manière appropriée, un équipement complet comprend un oscillateur normalement au repos destiné à être commandé par impulsions pendant de courts intervalles de temps qui sont suffisants pour provoquer une modification thermique de l'aspect de la matière diélectrique seulement aux emplacements exposés à des 69 11575 3 2006642 champs de grande intensité. On obtient des résultats optima quand la fréquence de l'oscillateur correspond pratiquement à la fréquence à laquelle le facteur de pertes de la matière est maximum. 5 Des caractéristiques supplémentaires du dispositif selon l'in vention résident dans des arrangements pour projeter une image du dessin voulu sur l'élément photoconducteur, et pour supporter des feuilles de matière d'enregistrement dans une position de contact avec l'élément photoconducteur, et dans des arrangements d'éclai-10 rement qui dirigent un faiscéau de lumière d'une intensité de décalage permanent sur l'élément photoconducteur, en plus de l'image du dessin de lumière. L'intérêt de l'emploi d'arrangement constituant des sources lumineuses de lumière supplémentaire de modification permanente réside dans le fait que l'intensité de la 15 lumière de modification permanente est réglée ou réglable de façon à produire des intensités lumineuses telles qu'elles font varier l'impédance de l'élément photoconducteur vers une valeur adaptée à l'impédance de la matière d'enregistrement, pour dégager de la chaleur dans l'élément photoconducteur et réduire ainsi son impé-20 dance à une valeur négligeable, de telle manière que les tensions accrues à travers des zones contiguës de la matière d'enregistrement chauffent, par chauffage diélectrique, ces zones qui sont alors modifiées par l'élévation de température. D'autres caractéristiques et avantages de la présente inven-25 tion ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant à titre explicatif mais nullement limitatif des formes de réalisation conformes à l'invention. Sur ces dessins, 30 la figure 1 est une représentation schématique des éléments principaux d'un premier exemple de réalisation de l'invention;, qu'on appellera ci-après "arrangement ou structure à plaques parallèles", et dans lequel une feuille d'enregistrement est dans la position de travail ; 35 la figure 2 est une vue semblable à celle de la figure 1, qui illustre une image de lumière réfléchie à partir d'un document et projetée sur le cliché photoconducteur, les intensités lumineuses étant réglées de façon à produire un enregistrement d'une épreuve négative du document ; 69 11575 9 2006642 la figure 3 est une vue semblable à celle de la figure 1, qui illustre une image de lumière projetée sur le cliché photo-conducteur, les intensités lumineuses étant élevées par une source lumineuse de modification permanente à des valeurs telles qu'il 5 se produit un marquage sur la matière d'enregistrement dans des zones en vis-à-vis de zones recevait l'image, tandis que, lors de l'incidence simultanée d'un faisceau de lumière d'une plus grande intensité, le marquage est empêché dans les zones qui reçoivent l'image de sorte que des épreuves positives du document sont en-10 registrées ; la figure 4 est une représentation par un schéma électrique équivalent de l'arrangement d'enregistrement à plaques parallèles de la figure 1 ; la figure 5 est également une représentation, par un schéma 15 électrique équivalent, de l'arrangement de la figure 1, qui indique les circuits à éléments série équivalents respectivement aux différents circuits représentés sur la figure 4 ; la figure 6 est une courbe représentant la variation de la valeur absolue de l'impédance série équivalente à la couche photo-20 conductrice en fonction de la variation de la résistance de cette couche qui résulte d'une variation de l'intensité lumineuse ; la figure 7 comprend des courbes illustrant les variations des puissances dissipées dans la couche photoconductrice et dans la feuille d'enregistrement en fonction de variations de la ré-25 sistance de la couche photoconductrice résultant de variations de l'intensité lumineuse ; la figure 8 est une représentation schématique d'un second mode d'exécution de l'invention, qui sera appelé ci-après "arrangement ou structure à deux fils", dans lequel une feuille d'enre-30 gistrement est en position active ; la figure 9 est une vue semblable à celle de la figure 8, qui illustre l'enregistrement d'une épreuve positive d'une image de lumière ; la figure 10 est une vue semblable à celle de la figure 8, qui 35 illustre l'enregistrement d'une épreuve négative d'une image lumineuse ; la figure 11 est un schéma électrique équivalent à l'arrangement d'enregistrement à deux fils de la figure 8 ; la figure 13 est un schéma électrique comportant les circuits 69 11575 10 2006642 à éléments série équivalents aux circuits à éléments parallèles représentés sur la figure 11 ; et la figure 13 est une vue semblable à celle de la figure 9, qui illustre l'enregistrement d'une épreuve positive d'une image 5 de lumière par utilisation d'une source lumineuse de raodification permanente à intensité de marquage, cet arrangement provoquant aussi un raccourcissement du temps d'enregistrement. On va se référer maintenant aux dessins, dans lesquels les mêmes numéros de référence désignent des éléments semblables ou 10 correspondants sur les différentes figures : la figure 1 représente la matière d'enregistrement sous forme d'une feuille d'enregistrement, désignée dans son ensemble par le numéro de référence 15. La feuille d'enregistrement est faite de préférence en une matière diélectrique polaire, ou contient une matière diélec-15 trique polaire, qui est une matière caractérisée par un facteur de pertes présentant une valeur maximum à une certaine fréquence. Réciproquement, les matières diélectriques non polaires sont caractérisées par un facteur de pertes qui est sensiblement constant dans toute la gamme de fréquence et qui est relativement bas. De 20 préférence, la matière d'enregistrement comprend une ou plusieurs feuilles de papier 16, recouvertes chacune d'une couche thermosensible 17 du type qui subit une modification chimique visible ou qui devient transparente quand sa température est élevée à une valeur égale à celle d'une température d'enregistrement particu-25 lière, qu'on appellera ci-après "température de marquage", de façon à exposer la surface colorée de la feuille de papier porteuse. De telles feuilles d'enregistrement sont connues dans le commerce sous le nom de papier de copie thermographique. L'énergie nécessaire pour élever la température T d'une ma-30 tière d'un échelon & T degrés, de la température ambiante à la température d'enregistrement particulière, c'est-à-dire la température de marquage, à laquelle une modification visible se produit conformément à l'invention, est donnée par l'équation suivante : 35 Energie = VJS A ï où W est le poids d'un volume de matière de surface A et d'épaisseur d, ce poids étant le produit de ce volume par le poids spécifique, et S étant la chaleur spécifique de la matière. Le dégagement de cette énergie pendant un intervalle de temps 69 11575 ii 2006642 , . ... ^ WS A T . . . . t exige une puissance dissipee —^—. Ainsi, la puissance nécessaire est P - . - = WS.AT (1) nécessaire t La puissance dissipée dans une matière diélectrique est ex-5 primée par l'équation suivante : Pd = E2tO Cdf (2) où E est la tension, ou différence de potentiel à travers un bloc de matière de surface A, d'épaisseur d et de constante diélectrique es où est le produit par 2 ti de la fréquence f, df est le 10 facteur de puissance de la matière à la fréquence employée, et C(= est la capacité du bloc de matière. En égalant les expressions de la puissance dissipée et de la puissance nécessaire et en résolvant pour A T, on obtient : E2l0 Cd-t 15 AT = BS «> Ainsi, pour élever, par chauffage diélectrique, la température d'une ou de feuilles d'enregistrement à la valeur d'une température d'enregistrement particulière pendant un temps donné, il faut une combinaison prédéterminée des valeurs de la tension et 20 de la fréquence ; plus la fréquence est grande et plus la tension est basse, et vice-versa. La limite supérieure de la tension est la tension de claquage de la feuille d'enregistrement à chauffer par chauffage diélectrique. De préférence, à la fréquence choisie, le facteur de puissance de la matière de la feuille d'enregistre-25 ment est maximum ou voisin de son maximum. La figure 1, à laquelle on va se référer à nouveau, représente un cliché photoconducteur composant un ensemble d'électrode désigné dans son ensemble par le numéro de référence 18 et comprenant un support ou substrat transparent 19, en verre ou en mica, 30 recouvert d'un revêtement transparent conducteur 21. Par-dessus le revêtement conducteur transparent se trouve une couche photoconductrice 22, normalement isolante, qui contient, dans un mode d'exécution de l'invention, la matière luminescente Sylvania P-20 mélangée dans les proportions de 2,5 à 1 à de la résine a-35 crylique 100 vendue par Union Carbide sous la désignation LKSA/0100. Cette couche photoconductrice a été appliquée sur une épaisseur de l'ordre de 75 microns et est caractérisée par une constante diélectrique égale à 3- L'ensemble feuilleté 18, en forme de plaque, peut être supporté convenablement dans un cadre 69 11575 12 2006642 (non représenté).La feuille d'enregistrement 15 est placée de telle sorte que son revêtement sensible à la chaleur 17 fait face,de préférence,à la couche 22 avec- laquelle il est en contact,face contre face.L'élément photoconducbeur,qui se présente 5 sous la forme de la couche 22,en combinaison avec le revêtement conducteur 21 recouvrant la plaque de verre 19,d'un côté,et un élément conducteur ou plaque conductrice 23,disposé en.contact face contre face avec la feuille d1enregistrement,de l'autre côté,constituent des électrodes en forme de plaques et complè-10 tent la structure feuilletée constituant ce que l'on appelle arrangement ou structure à plaques parallèles., Une source de tension constante à haute fréquence 24 est destinée à être connectée aux électrodes pendant un intervalle de temps t prédéterminé,qui est réglé par une minuterie électronir 15 que,désignée dans son ensemble par 255et pendant lequel un enregistrement doit être accompli,pendant que l'ensemble d'électrode 18' est exposé à une image lumineuse à enregistrer.La source 24- peut se présenter sous forme d'un oscillateur Hartley» On a représenté,sur la figure 1,un document original à re-2 0 produire désigné dans son ensemble par le numéro de référence 26. La surface du document comporte des zones sombres 27 et des zones blanches ou plus claires 28 qui constituent ensemble une i-mage ou dessin de lumière.Quand le document original est éclairé par les lampes 29,1a lumière qu'il réfléchit est projetée par la 25 lentille 30 sur la couche photoconductrice 22 de l'ensemble d'électrode 18.Si,ainsi qu'il est représenté sur la figure 2,en supposant que le même document original 26 doit être copié,l'intensité de la lumière réfléchie par les zones blanches 28 est égale à une intensité prédéterminée,désignée généralement par Gxj,et su-30 périeure à celle de la lumière réfléchie par les zones 27,et qu' une tension V d'une amplitude prédéterminée et d'une fréquencef est appliquée entre les électrodes 18 et 23 pendant un intervalle de temps t,la résistance de la couche photoconductrice 22,normalement isolante,dans les son.es frappées par la lumière de l'intensi 35 "^é G^,ec.t portée à une valeur très basse d'une manière 'qui sera décrite ultérieurement,de sorte eue la densité lu flux électrique à travers les zones de la feuille d'enregistrement adjacentes aux zones de la couche 22 qui reçoivent la lumière d'intensité G-^ augmente, si bien que la différence, de potentiel ou chute de tension 40 à travers ces zones de la feuille d'enregistrement devient 69 11575 13 2006642 sensiblement égale à E et suffisante, à la fréquence employée, pour porter par chauffage diélectrique la feuille d'enregistrement à la température d'enregistrement pendant un intervalle de temps t. La chaleur ainsi dégagée produit des marques visibles 5 dans la couche 17 de la feuille de matière dEnregistrement dans les zones 31 (figure 2) qui correspondent aux zones 28 du document (figure 1), c'est-à-dire que des marques sont formées sur la matière d'enregistrement en face de zones de la plaque photoconductrice 22 qui reçoivent la lumière d'intensité G^,produisant 10 ainsi une épreuve négative de l'image de lumière projetée à partir du document original 26. Chaque fois que l'intensité de la lumière ambiante dépasse l'intensité lumineuse G^ nécessaire pour produire un marquage, l'ensemble d'électrode photoconducteur 18 doit être normalement 15 protégé contre la lumière ambiante. Toutefois, quand l'intensité d'éclairement par la lumière ambiante est inférieure à l'intensité lumineuse G^ nécessaire pour effectuer un marquage ou enregistrement, il n'est pas nécessaire que l'ensemble 18 soit protégé contre la lumière ambiante. 20 En référence à la figure 3, si l'ensemble d'électrode photo conducteur 18 est éclairé, par exemple par des lampes 32 qui produisent seulement de la lumière ayant- l'intensité de marquage G^, et que cet ensemble d'électrode -18 est exposé en même temps à la lumière réfléchie par le document 26, qui présente une intensité 25 plus grande, désignée généralement par G2, là où elle provient de zones blanches 28, le marquage de la feuille d'enregistrement en contiguïté avec les zones de la couche photoconductrice 22 frappées par la lumière d'intensité G^ est empêché. Alors,' l'image . enregistrée est une épreuve positive de l'image de lumière proj e-30 tée -à partir du document original. Pour expliquer ce comportement, on peut représenter la structure à plaques parallèles de la figure 1 par le schéma électrique équivalent de la figure 4, en considérant des trajets à travers une zone élémentaire allant de la plaque 21 à la plaque 23- Sur 35 la figure 4, chaque trajet effectif à travers une telle zone élémentaire comporte un circuit 33 à résistance et capacité en parallèle qui représente les propriétés électriques de la matière * A de la couche photoconductrice 22, en série avec un circuit 34 à résistance et capacité en parallèle, qui représente les 69 11575 14 2006642 propriétés de la matière de la feuille d'enregistrement. D'une manière typique, la réactance de la couche photoconductrice X * c , est sensiblement équivalente- à la réactance Xc de la pn feuille d'enregistrement. La résistance d^ns le noir R ^ de la 5 couche photoconductrice est supérieure à la résistance Rr et les deux résistances R ^ et R^ sont supérieures respectivement aux réactances X et X , aux fréquences de l'ordre du mégacycle ph r par seconde. À 100 mégacycles par seconde, à savoir la fréquence à laquelle les facteurs de puissance de matières typiques de 10 feuilles d'enregistrement sont voisins de leurs valeurs maximales, en supposant une zone élémentaire atteinte par de la lumière d'une surface de 6,4 mm et que les épaisseurs de la couche 22 et de la feuille d'enregistrement 15 sont chacune de 75 microns, et en prenant la valeur 3 pour les constantes diélectriques de la 15 couche photoconductrice et de la feuille d'enregistrement, les valeurs de ces paramètres sont : Rpk (dans le noir ou avec l'éclairement ambiant) = 3x10^ ohms Rr =11,8 kilohms X = 700 ohms cph 20 X = 700 ohms Gr La figure 5 représente le schéma électrique à circuits série équivalent à la couche photoconductrice et à la matière de la feuille d'enregistrement dans chaque trajet de zone élémentaire, dans lequel les circuits à éléments en parallèle 33 et 34 équiva- 25 lents respectivement à la couche photoconductrice et à la feuille d'enregistrement se réduisent chacun à une résistance équivalente R et à une réactance équivalente X dont les valeurs sont dé-eq eq terminées, ainsi qu'il est bien connu, par les expressions sui- eq R2 + X2 vantes : Rx2 30 = o ° o W c -jR2X X = — S (5) eq + x2 c 35 Dans ces équations, si R est supérieur à X 2 X R = —§ et X = -jX ; eq R c ° c •" - eq 69 11575 15 2006642 Ainsi, l'impédance série est donnée par : „2 7 = — - jX„ (6) Si R = X c s R *^c R -J'Xc = # et = -ô—2 ; et eq 2 ceg 2 ainsi Z = § = jx (7) s ^ 2 10 Si R est Inférieur à X c Req = R et Xc = eq q xc 15 ainsi Zg = R (8) Puisque, ainsi qu'il a été signalé précédemment, la résistance de la feuille d'enregistrement R^ est supérieure à la valeur de sa réactance à la fréquence employée, l'impédance équivalente Z de la feuille d'enregistrement est, en substituant leurs va-r 20 leurs aux paramètres de la feuille d'enregistrement dans les formules ci-dessus, A Zs - r - ix r Rr crJ 25 cette valeur étant constante. Toutefois, la résistance de la couche photoconductrice varie eh fonction inverse de l'intensité lumineuse et, si on pouvait réduire sa résistance au-dessous de sa réactance aux fréquences employées, la valeur absolue de l'impédance série équivalente à 30 la couche photoconductrice Z serait relativement faible de- ph /série vant la valeur absolue de l'impédance 3T (équation 9) de la ma-tière de la feuille d'enregistrement, ainsi qu'il est repré senté par la courbe 35 de la figure 6. Ainsi, la presque totalité de la tension V apparaîtrait aux bornes de l'impédance équivalen- 35 te à la feuille d'enregistrement Z et aurait pour effet de sr porter, par chauffage diélectrique, la feuille d'enregistrement à la température d'enregistrement pendant l'intervalle de temps t. Par conséquent, le mode de fonctionnement naturel prévu de l'arrangement à plaques parallèles consiste à produire des 69 11575 16 2006642 épreuves négatives, c'est-à-dire à marquer la matière d'enregistrement en contiguïté avec les zones de la couche photoconductrice qui sont frappées par la lumière (figure 2). Toutefois, actuellement, on n'a trouvé dans le commerce, 5 aucune matière photoconductrice dont la résistance serait portée, même en étant exposée à une très grande intensité lumineuse, à des valeurs voisines de celle de sa réactance, et à plus forte raison à des valeurs inférieures à celle de sa réactance aux fréquences de l'ordre de 100 mégacycles par seconde. Si on se 10 réfère maintenant en particulier à la figure 6, la courbe 35 représente Z sur une échelle semi-logarithmique, R . étant ph ^ portée sur une échelle logarithmique, et la droite en tireté 4l coupant la courbe 35 au point représentatif auquel la valeur de Rpk est égale à celle de Xc . Toutefois, puisque, ainsi qu'on l'a 15 remarqué précédemment, R^h ne peut pas être porté à cette valeur par de la lumière, l'impédance Z de la couche photoconduc- ph trice dans la partie de la courbe fS-aifeuée à droite de la droite 4l de la figure 6 reste grande, et la division de tension entre les impédances de la couche photoconductrice et de la feuille 20 d'enregistrement dans le circuit de la figure 5 est telle que la tension aux bornes de l'impédance Z de la feuille d'enregis- Sr trement, dont la valeur absolue constante est représentée par la droite 38 en tireté, n'est pas suffisante pour le marquage. Ainsi, en l'absence d'une matière photoconductrice dont la 25 résistance pourrait être rendue inférieure à sa réactance qui est très basse à des fréquences de l'ordre du mégacycle par seconde, il semblerait que le procédé ne soit pas susceptible d'un chauffage diélectrique sélectif de la feuille d'enregistrement en contiguïté avec des zones de la couche photoconductrice qui sont 30 atteintes par la lumière. Dans des tentatives expérimentales pour rendre basse la résistance de la couche photoconductrice 22 avec des spots lumineux à grande intensité on a constaté de façon inattendue que la matière d'enregistrement était marquée dans des zones adjacentes 35 à des zones de la couche 22 extérieures aux spots, c'est-à-dire des zones exposées à de la lumière d'une intensité plus basse, telle que celle qui est produite par un halo de lumière entourant le spot de lumière à grande intensité et résultant évidemment de 69 11575 17 2006642 la réflexion interne dans le verre ou qui est constituée par la lumière ambiante d'intensité G^. Ainsi, on a découvert qu'on peut résoudre le problème pratique dans la structure à plaques parallèles en comaandant l'intensité d'éclairement, c'est-à-dire en 5 choisissant une intensité lumineuse. G^ qui, comme on le pense maintenant, rendrait maximum la puissance dissipée à travers la couche photoconductrice et faciliterait ainsi le chauffage de la couche photoconductrice de façon à rendre sa résistance inférieure à sa réactance. Plus particulièrement, on a trouvé qu'en uti-10 lisant une valeur G^ de l'intensité lumineuse qui abaisserait la résistance de la matière photoconductrice de la couche 22 à une valeur voisine de celle de la résistance de la feuille d'enregistrement, c'est-à-dire à une valeur bien supérieure à celle de la réactance du photoconducteur à 100 mégacycles par seconde, 15 et plus particulièrement à une valeur telle que les impédances série Z et Z Respectives équivalentes à la couche photo-ph r conductrice et à la feuille d'enregistrement seraient pratiquement adaptées, la puissance maximum serait dissipée à travers la couche photoconductrice dans des zones frappées par de la 20 lumière de l'intensité G^. On va se référer maintenant à la figure 7, sur laquelle la courbe 36 représente la variation de la puissance dissipée dans l'impédance série équivalente à la couche photoconductrice, représentée sur la figure 53 en fonction de la variation de l'im-25 pédance du photoconducteur due à une variation de Rph en fonction de l'intensité lumineuse, et la courbe 37 représente la variation de la puissance dissipée dans l'impédance constante équivalente à la feuille d'enregistrement lorsque l'impédance de la couche photoconductrice varie ; il est évident, d'après des lois physi-30 ques connues, que la puissance maximum est dissipée dans la couche photoconductrice quand son impédance est adaptée à celle de la feuille d'enregistrement. Cette condition est indiquée par le point d'intersection de la courbe 35 avec 3a droite 38 sur la figure 6 et par le point d'intersection entre les courbes 36 et 35 37 et la droite 39 sur la figure 7- Cette puissance dissipée sous forme de chaleur a pour effet, puisque la résistance de la matière photoconductrice varie en fonction inverse de la température, d'abaisser la résistance du photoconducteur au-dessous de sa réactance, de sorte que l'impédance série équivalente Z du sph 69 11575 18 2006642 circuit à résistance et capacité équivalent au photoconducteur tombe rapidement à une valeur négligeable, ainsi qu'il est indiqué par la partie de la courbe 35, représentative de l'impédance série équivalente, qui est située à gauche de la droite 41 sur la 5 figure 6. Par conséquent, la presque totalité de la tension V apparaît aux bornes de l'impédance Z de la feuille d'enregis- • "V • trement et présente une amplitude E suffisante pour porter, par chauffage diélectrique, la feuille d'enregistrement à la température d'enregistrement pendant l'intervalle de temps t_, dans 10 des zones adjacentes à des zones de la plaque photoconductrice . qui sont atteintes par de la lumière d'une intensité G^, et produire ainsi des épreuves négativés, ainsi qu'il est représenté sur la figure 2. Ainsi qu'on l'a signalé précédemment en référence à la fi-15 gure 3, des épreuves positives de l'image de lumière incidente peuvent être enregistrées tout aussi bien. La découverte imprévue selon laquelle de la lumière d'une intensité relativement basse G^ produit une adaptation d'impédance entre la couche photoconductrice et la feuille d'enregistrement, qui produit un chauffage 20 de la couche photoconductrice et un abaissement résultant de sa résistance (et de son impédance) à une valeur négligeable, a permis la production d'épreuves négatives, ainsi qu'il a été signalé ci-dessus, et aussi la production d'épreuves positives. En se référant à nouveau aux figures 6 et 7> si l'intensité 25 G2 de la lumière incidente sur le photoconducteur, c'est-à-dire la matière photoconductrice de la couche 22 réduit R ^ à une valeur telle que Z est inférieure à Z (droite en tireté 38 sph sr de la figure 6), c'est-à-dire à laquelle il y a une désadaptation ou à une valeur (à gauche de la droite 39 sur la figure 7)> telle 30 que la puissance dissipée dans la couche photoconductrice est insuffisante pour la chauffer d'une manière appréciable et abaisser sa résistance R , (et Z ) et pour engendrer par suite une Ph sph tension suffisante aux bornes de l'impédance Zg de la feuille 35 d'enregistrement, aucun marquage ne se produit dans des .zones où de la lumière de grande intensité G0 atteint la couche photoconductrice. Plus particulièrement, pour obtenir une épreuve positive du document 26, on expose la couche photoconductrice 22 à la lumière ambiante ou à de la lumière de polarisation 69 11575 19 2006642 permanente ou de fond produite par des lampes 32 et ayant l'intensité de marquage G1 définie précédemment. Ceci produit une adaptation d'impédance entre la couche photoconductrice et la feuille d'enregistrement, provoquant un marquage partout où on l'a indi-5 qué précédemment. Toutefois, la plaque photoconductrice est exposée simultanément à de la lumière de grande intensité réfléchie par des zones 28 éclairées par les lampes 29, ainsi qu'il est représenté sur la figure 3, de façon à produire une dësadap-tation entre les impédances respectives de la couche photoconduc-10 trice et de la feuille, d'enregistrement. Dans ces conditions, ainsi qu'on l'a remarqué précédemment, une tension insuffisante apparaît aux bornes de la feuille d'enregistrement à proximité des zones de la couche photoconductrice qui reçoivent la lumière d'intensité Gce qui empêche un chauffage diélectrique de la 15 feuille et produit une épreuve positive, ainsi qu'il est représenté sur la figure 3, cette épreuve reproduisant l'original 26 de la figure 1. La figure 8, à laquelle on va se référer maintenant, représente le mode d'exécution de l'invention dit arrangement ou 20 structure à deux fils. Deux électrodes filiformes 42 et 43, ayant un diamètre de l'ordre de 6,3 mm, s'étendent sur toute la largeur d'une électrode photo conductrice en forme de plaque convenable'? ment montée et comprenant une couche photoconductrice 44, normalement isolante, qui peut être autoporteuse ou qui peut imprégner 25 ou recouvrir de la soie ; selon une variante, il peut s'agir d'un revêtement sur du verre ou du mica. Dans un mode d'exécution de l'invention, la plaque photoconductrice était constituée par la matière photoconductrice Sylvania P-l4 mélangée, dans les proportions de 2,5 § 1 à la résine "Union Carbide LESA-0100", et on 30 l'a incorporée dans de la soie par imprégnation. La plaque photoconductrice 44 est convenablement montée en contact avec les électrodes 42 et 43. Une feuille d'enregistrement 15 est destinée à être maintenue de telle sorte que son revêtement 17 sensible à la température soit appliqué contre la plaque photoconductrice 35 44, en contact face contre face avec celle-ci. Quand une tension alternative E à haute fréquence provenant de la source 45 est appliquée entre les électrodes espacées 42 et 43 pendant un intervalle de temps jfc, qui est réglé par la minuterie électronique 25, un champ électrique est établi et s'étend à travers les plans de 69 11575 20 2006642 la plaque photoconductrice 44 et de la feuille d'enregistrement 15. Dans ce mode d'exécution de l'invention, la fonction de la plaque photoconductrice 44 peut être interprêtée comme étant celle d'une électrode, c'est-à-dire un prolongement des connexions 5 d'électrode 42,43, puisqu'elle commande la densité du champ électrique en fonction de sa conductivité. Dans les zones obscures ou dans des zones exposées à l'éclairage ambiant, selon le cas, ainsi qu'on l'a remarqué précédemment dans la description de la structure à plaques parallèles, la densité du champ dans la ma-10 tière d'enregistrement n'est pas suffisante pour la porter, par chauffafee, à la température d'enregistrement, c'est-à-dire de marquage, pendant un temps ;t prédéterminé. Ainsi qu'il est représenté sur la figure 8, l'image à reproduire peut être un négatif photographique 46 ayant des zones 15 transparentes 47, c'est-à-dire qui transmettent la lumière et des zones sombres 48, c'est-à-dire qui ne transmettent pas la lumière. Une lampe 49 envoie de la lumière à travers l'épreuve négative 46 par l'intermédiaire de la lentille collimatrice 51, et la lumière qui traverse les zones transparentes 47 est projetée suivant 20 une image par une lentille 52 sur la plaque photoconductrice 44. Selon une variante, de la lumière peut être dirigée par la lentille 52 sur la plaque photoconductrice 44 par réflexion à partir de zones blanches 28 d'un document original 26 à reproduire, de la manière illustrée par la figure 1. 25 L'arrangement à deux fils diffère de l'arrangement à plaques parallèles par le fait que le champ établi entre les électrodes 42 et 43 s'étend à travers les plans de la couche photoconductrice 44 et de la feuille d'enregistrement 15, de telle sorte que la tension E de la source subit normalement, pour une distribu-30 tion-"uniforme de la lumière, la même chute à travers chaque tronçon élémentaire en série entre les électrodes X. En supposant trois tronçons a, b, et c et une tension de source E, une tension de E/3 volts est engendrée entre les extrémités de chaque section ou tronçon dans le noir ou avec l'éclairage ambiant, selon le cas. 35 Si de la lumière est dirigée vers un des tronçons, par exemple le tronçon b_, la résistance de la plaque photoconductrice est réduite, et il en est de même pour la valeur de son impédance, d'après la courbe 35 de la figure 6, de sorte que les tensions développées aux bornes des tronçons a et c augmentent en 69 11575 21 2006642 correspondance et, si cette augmentation est suffisante, la majeure partie du champ est canalisée dans ces tronçons de façon à chauffer, par chauffago(dlëleotfiqtte, les sections contiguës de la feuille d'enregistrement pendant un certain intervalle de temps t. 5 Le mode de fonctionnement naturel prévu de l'arrangement à deux fils est donc celui qui correspond à la production d'épreuves positives, c'est-à-dire qu'aucun marquage ne se produit dans les zones de la feuille d'enregistrement qui sont adjacentes à des zones de la couche photoconductrice 44 qui sont atteintes par de 10 la lumiër-. Ains.- ^u'il a été remarqué précédemment, on n'a trouvé aucune matière photoconductrice dont la résistance puisse être rendue inférieure à sa réactance aux fréquences employées. Toutefois, un abaissement suffisant de la résistance de la plaque photoconduc-15 trice jusqu'à une valeur voisine de celle de sa réactance, à droite de la droite 41 sur la figure 6, peut être accompli avec de la lumière d'une intensité G2 pour produire -une augmentation suffisante de la tension à travers des zones non éclairées de façon à marquer les zones contiguës correspondantes de la feuille 20 d'enregistrement. On remarquera que si la résistance de la couche photoconductrice pouvait être réduite à une valeur inférieure à celle de sa réactance et qui rendrait négligeable l'impédance de la matière photoconductrice frappée par de la lumière, comme, par exemple 25 celle du tronçon .b, la tension entre les extrémités de chacun des tronçons a et c serait sensiblement la moitié de celle de la source et le marquage dans la forme de réalisation pour produire des épreuves positives se produirait dans des intervalles de temps plus courts. 30 Ainsi, en référence aux figures 8 et 9s si la lumière prove nant de la lampe 49 présente une grande intensité G2, le marquage de la feuille d'enregistrement dans des zones adjacentes à des zones recevant la lumière de l'intensité G2 et correspondant aux zones 47 transparentes à la lumière est empêché, mais le marquage 35 de la feuille d'enregistrement se produit dans des zones qui ne reçoivent pas de lumière ayant l'intensité G2, ce qui produit une épreuve positive (figure 9) correspondant au négatif photographique 46. Toutefois, si de la lumière de l'intensité G^ provenant de la 69 11575 22 2006642 lampe 49 est projeté avec une intensité plus basse, ainsi qu'il ressortira de la description ci-après, le marquage de la feuille d'enregistrement se produit dans des zones adjacentes à des zones de lav couche photoconductrice qui reçoivent de la lumière de 5 l'intensité G^, et correspondant aux zones 47 transparentes à la lumière, produisant ainsi un négatif de l'épreuve négative 46, ainsi qu'il est illustré par la figure 10. Pour donner une explication plus détaillée de la théorie que l'on pense expliquer les phénomènes de marquage d'épreuves posi-10 tives et négatives examinés précédemment dans l'arrangement à deux fils, on va se référer à la figure 11 qui représente un schéma électrique équivalent à l'arrangement de la figure 8, et à la figure 12, qui représente le schéma électrique équivalent dans lequel les circuits ou branches à résistance et capacité en 15 parallèle de la figure 11 ont été remplacés par des branches à éléments en série. Les droites en tireté 50 des figures 11 et 12 représentent la surface de séparation entre la plaque photoconductrice 44 et la feuille d'enregistrement 15 de la figure 8. 20 Dans l'arrangement à deux fils, la résistance R^ de la feuil le d'enregistrement est supérieure à sa réactance X , et la ré- C-rj sistance R ^ dans le noir (ou avec l'éclairage ambiailt) de la couche photoconductrice est supérieure à sa réactance X . Dans Ph 2 cét arrangement, en supposant une surface élémentaire de 6,4 mm 25 dans le plan de la plaque photoconductrice, la réactance de cette plaque est supérieure à la réactance correspondante Sans l'arrangement à plaques parallèles, étant donné que la valeur de la capacité, le- champ s'étendant à travers les plans de la plaque, est déterminée par une surface à. qui est le produit de l'épaisseur 30 de la plaque photocnnductrice par une largeur unité du photocon-ducteùr, et une épaisseur d dans la direction du champ. Des valeurs typiques sont, en supposant que la surface de la couche photoconductrice qui reçoit de la lumière est de 6,4 mm , comme sur la figure 1 : 35 Eph (dans le noir) = 11)8 ohms R^ = 1,6 x 10? ohms X = 0,8 x 10^ ohms c , ph X .= 0,8 x 10^ ohms c 69 11575 23 2006642 En supposant que les tronçons élémentaires a, b et c, comprenant la plaque photoconductrice 44 et la feuille d'enregistrement 15 entre les électrodes, chaque tronçon est caractérisé par un premier circuit à résistance et capacité en parallèle, connecté 5 en série et désigné, dans son ensemble par 53 et représentant un trajet superficiel à travers la plaque photoconductrice shunté par un second circuit à résistance et capacité connectées en parallèle, désigné dans son ensemble par 54 et représentant un tra t à travers l'épaisseur de la plaque photoconductrice qui 10 est i série avec un circuit à résistance et capacité en parallèle, désigné dans son semble par 55 et représentant les paramètres de la feuille dT- ,-egistrement. Les tronçons b et c sont représentés pareillement. Sur la figure 12, qui représente les branches à éléments en série équivalentes aux circuits 53, 54 15 et 55 de la figure 11, l'impédance du dipôle à éléments série équivalent au circuit 53 est désignée par Zg (éléments série), celle du circuit 54 est désignée par Zg ^ (élément parallèle), et celle du circuit 55 est ^ désignée par Z . r On va Maintenant discuter de la production d'épreuves positi-20 ves. Une tension E d'une source étant appliquée entre les électrodes 42 et 43, une tension de g/3 volts est appliquée aux bornes de son circuit 53 à résistance et capacité, représentatif du photoconducteur, connecté en série, ou impédance Z ph 25 (série), et une tension A de E/3 volts est appliquée aux bornes de la combinaison en série des circuits à résistance et capacité à connexion en parallèle 54 et 55 représentant respectivement la plaque photoconductrice et la feuille d'enregistrement. En référence à la figure 12, la chute de tension aux bornes de l'impé- 30 dance Z de la feuille d'enregistrement, représentée par le r circuit 55 de la figure 11, est obtenue en retranchant de E/3 la chute de tension aux bornes du circuit 54 ou Z (élément ph parallèle). Si de la lumière de grande intensité G0 est dirigée ainsi tL 35 sur le tronçon la, par exemple/qu'il est représente sur la figure 9, ceci réduit notablement Z (série) (et Z parallèle à un sph ph degré moindre, étant donné que la résistivité dans la direction de l'épaisseur de la couche photoconductrice est bien supérieure à la résistivité superficielle) de façon à faire croître la 69 11575 24 2006642 tension aux bornes de l'ensemble des tronçons restants a et c suffisamment pour :rovoquer une augmentation de la chute de tension à travers la aille d'enregistrement Zg dans ces tronçons, de telle sorte qu:ij. se produise un marquage r pendant un certain 5 intervalle de temps t, ainsi qu'il a été remarqué précédemment. On va se livrer maintenant à une discussion sur la production d'épreuves négatives : on pense qu'un processus identique au processus décrit à propos de la production de négatifs par l'arrangement à plaques parallèles, c'est-à-dire l'adaptation des 10 impédances de parties contiguës de la plaque photoconductrice et de la feuille d'enregistrement, explique tout aussi bien l'enregistrement d'épreuves négatives dans l'arrangement à deux fils, c'est-à-dire le marquage dans des zones recevant de la lumière. Quand, dans une section particulière l'impédance Z (élément Sph 15 parallèle) de la plaque photoconductrice et l'impédance Z de la r feuille d'enregistrement sont adaptées, la puissance maximum est dissipée à travers cette section de la couche photoconductrice et la chaleur dégagée dans celle-ci abaisse sa résistance au-dessous de la valeur de sa réactance. Ainsi en considérant la figure 20 12, si l'intensité de la lumière en provenance de la lampe 49 est abaissée à la valeur G. de telle sorte que Z (élément série) Sph ne change pas d'une manière appréciable, de façon à contribuer à l'enregistrement d'une épreuve positive pendant un intervalle de temps t, de la manière décrite précédemment, la chute de ten-25 sion à travers le circuit 53 se comporte vis-à-vis de Z sph (élément parallèle) et de l'impédance Z connectée en série sr comme une source de tension constante. La variation de Z sph (élément parallèle) en fonction de la faible intensité lumineuse 30 G^ de la. lumière d'une intensité de l'ordre de G]_ fait varier, toutefois, Z (élément parallèle) vers une valeur adaptée à Sph l'impédance Z de la feuille d'enregistrement. Quand ceci se sr produit, ainsi qu'il a été exposé précédemment en référence à la figure 7, la puissance dissipée dans le tronçon de plaque photo-35 conductrice associé chauffe celui-ci et rend sa résistance inférieure à sa réactance, et réduit par suite l'impédance Zg (élément parallèle) à une valeur négligeable, de sorte que ph 69 11575 25 2006642 toute la tension développée aux bornes de Z (élément série) ph apparaît aux bornes de l'impédance Z de la feuille a'enregis- sr trement et est suffisante pour produire le marquage pendant un intervalle de temps Jt. Ceci se produit dans des zones où la lu-5 mière d'intensité G^ de l'image de lumière frappe la plaque photoconductrice , ainsi qu'il est illustré par la figure 10. En référence à la figure 13» l'enregistrement d'une épreuve positive peut être accentué, c'est-à-dire accéléré, si tout l'élément photoconducteur, y compris les tronçons a et c non ex-10 posés à la lumière d'intensité élevée provenant de la lampe 49, est exposé simultanément à de la lumière d'arrière-plan, c'est-à-dire de la lumière de modification permanente ayant l'intensité de marquage G^, provenant de sources lumineuses de modification permanente, telles que des lampes 56, pour favoriser 15 le marquage de la manière expliquée dans le cas d'un enregistrement d'une épreuve négative. Etant donné que la puissance nécessaire pour produire un marquage ou enregistrement dans des intervalles de temps de l'ordre de 5 millisecondes exige des champs de 2 Volts par micron, un espacement accru entre les électrodes 20 dans l'arrangement à deux fils exige des tensions d'entrée plus grandes, étant donné que C (équation 3) diminue lorsque l'espacement augmente. D'un point de vue pratiqué, l'espacement entre les électrodes dans l'arrangement à deux fils est de 6,3 millimètres et par suite la dimension des images pouvant être repro-25 duites est limitée à des caractères.dactylographiés ayant des surfaces de l'ordre de 6,4 millimètres carré. Toutefois, dans l'arrangement à plaques parallèles, l'épaisseur de la feuille d'enregistrement entre les électrodes 18 et 23 en forme de plaques est constante lorsque la surface des ima-30 ges change, de sorte que l'on peut employer des plaques de n'importe quelles dimensions pour la même valeur de la tension d'entrée. D'après la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 3386551 des champs électriques à haute fréquence dont la répartition est conforme aux images de caractères produisent un 35 chauffage diélectrique et un enregistrement d'images de caractères choisis par un clavier, par chauffage diélectrique. Les principes décrits précédemment peuvent être appliqués par exemple à un arrangement de dactylographie dans lequel la commande d'un clavier engendre et dirige, par exemple par sélection 69 11575 26 2006642 et interposition de négatifs 46 (figure 8), de la lumière d'intensité délimitant des zones 47, représentatives de caractère, sur le cliché photoconducteur de la figure 1 ou de la figure 8 pour effectuer un marquage c'est-à-dire un enregistrement de ca-5 ractère. Les principes de l'invention peuvent aussi être utilisés dans des machines à copier, étant donné que la lumière incidente sur le cliché photoconducteur peut être réfléchie par un document original à copier. 'D'autres applications comportent par exemple des enregistreurs graphiques, quand la feuille d'enregistre-10 irnant est déplacée de façon à. établir une base de temps et des enregistreurs de fac-similés et le stylet mobile est remplacé par une source lumineuse modulée par l'information. En résumé, le procédé peut être utilisé pour produire des enregistrements permanents de n'importe quelle image de lumière soit sous forme 15 de marques visibles sur une feuille d'enregistrement soit sous forme de changements latents qui peuvent donner lieu ensuite à un développement. Les structures de clichés phatoconducteurs décrites précédemment comportent de préférence des résines de façon à présenter 20 des surfaces relativement lisses, dures et résistant à l'abrasion, et l'expression élément photoconducteur ou électrode est utilisée de façon à désigner des ensembles de couches de tels mélanges de résines et de matières photoconductrices. Toutefois, on remarquera que des matières photoconductrices peuvent être déposées di-25 rectement sur une plaque de support par exemple par frittage ou évaporation. Ainsi, les expressions éléments photoconducteurs, électrodes et plaques sont utilisées dans leur sens général. 69 11575 27 2006642 REVENDICATIONS 1. Procédé pour imprimer, marquer, faire des copies, enregistrer etc., en produisant des images visibles sur une matière diélectrique (15) modifiable thermiquement par application sélective 5 d'un champ électrique alternatif à haute fréquence aux zones de la matière (15) qui correspondent à l'image, le champ électrique alternatif à haute fréquence ayant une intensité suffisante pour produire, par chauffage diélectrique, une modification thermique par frottement moléculaire produisant un changement d'aspect des 10 zones correspondant à l'image, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'une image de lumière correspondante à l'image visible voulue est projetée sur un élément photoconducteur (22, 44) et que le champ électrique alternatif à haute fréquence est canalisé dans la matière (15) au moyen de l'élément photoconducteur (22, 15 44). 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matière (15) est une matière diélectrique polaire. 3. Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que l'élément photoconducteur (22,44) établit 20 un champ électrique alternatif à haute fréquence présentant des discontinuitéé d'intensité à des emplacements qui correspondent à l'image voulue par suite de la répartition des conductivités établie dans cet élément photoconducteur par la projection de l'image de lumière, et que la matière (15) est exposée au champ 25 pendant un intervalle de temps suffisant pour modifier l'aspect des zones de la matière qui sont soumises à de grandes intensités de cbamp sans modifier pratiquement les zones qui sont soumises à de faibles intensités de champ. 4. Procédé selon n'importe laquelle des revendications prë-30 cédentes, caractérisé en ce que, à des emplacements situés dans une région superficielle étendue de l'élément photoconducteur, les zones â grande conductivité de l'élément photoconducteur (22, 44) canalisent des champs d'intensités relativement grandes dans la matière (15) aux emplacements où la matière diélectrique 35 (15) doit être modifiée, de façon à laisser sur celle-ci des marques correspondant à l'image voulue, tandis qu'un champ électrique de faible intensité est établi dans les zones à basse conductivité de l'élément photoconducteur (22,44) dans la partie restante de la région superficielle étendue. 69 11575 28 2006642 5. Procédé selon la revendication 3 ou la revendication 4, caractérisé en ce que le champ alternatif à haute fréquence est établi entre une électrode comprenant l'élément photoconducteur (22) et une autre électrode ou seconde électrode (23), les condi- 5 tions d'impédance vis-à-vis du champ sont ajustées de façon à créer des emplacements à impédances relativement grandes et à impédances relativement basses vis-à-vis du champ en projetant les images du dessin voulu sur l'élément photoconducteur (22), et la matière (15) est interposée entre l'élément photoconducteur 10 (22) et la seconde électrode (23) de façon à exposer la matière (15) au champ. 6. Procédé selon la revendication 5j caractérisé par l'emploi de deux électrodes sensiblement planes, parallèles (î8, 23) dont l'une, à savoir l'électrode (18), comprend l'élément photo- 15 conducteur (22) sous forme d'une couche photoconductrice qui, lors de la projection de l'image, présente des zones formant des trajets à impédance relativement basse vis-à-vis du champ et d'autres zones formant des trajets à impédance relativement grande vis-à-vis du champ, ces zones étant conformes à l'image 20 voulue, une couche au moins de la matière diélectrique modifiable thermiquement (15) étant placée entre les électrodes (18, 23) et le champ étant établi entre les électrodes de façon à produire une distribution de champ composée de zones où l'intensité du champ est relativement grande et d'autres zones où l'intensité du 25 champ est relativement basse. 7. Procédé selon la revendication 3 ou la revendication 4, caractérisé en ce que il est établi un champ alternatif à haute fréquence en travers de l'élément photoconducteur (44), les conditions d'impédances vis-à-vis du champ sont réglées de façon à 30 créer des emplacements à impédances relativement grandes et à impédances relativement basses vis-à-vis du champ en projetant une image du dessin voulu sur l'élément photoconducteur (44), et la matière (15) est placée en contiguïté avec l'élément photoconducteur (44). 35 8. Procédé selon la revendication 7j caractérisé en te que la canalisation des lignes de force du champ électrique est réalisée par l'application de tensions alternatives entre deux électrodes allongées (42,43) montées dans un plan contigu au plan de l'élément photoconducteur (44) et de la matière (15)- 69 11575 29 2006642 9. Procède selon n'importe laquelle des revendications précédentes, caractérisé en ce que les intensités maximales de la lumière de l'image de lumière projetée sur l'élément photoconducteur (22) sont choisies de façon à être dans la gamme (G^) dans 5 laquelle un marquage se produit, de façon S produire un négatif de l'image de lumière (figure 2). 10. Procédé selon n'importe laquelle des revendications 1 S 8, caractérisé en ce que les intensités lumineuses, minimales de l'image de lumière projetée sur l'élément photoconducteur 22 10 sont choisies de façon à être dans la gamme (G^) dans laquelle un marquage se produit, de façon à produire une épreuve positive de l'image de lumière (figure 3). 11. Procédé selon la revendication 9 ou la revendication 10, caractérisé en ce que l'intensité d'éclairement d'arrière-plan 15 ou globale de la lumière incidente sur l'élément photoconducteur (22,44) est commandée de telle manière que de la lumière d'une intensité prédéterminée (G^) produise une adaptation entre les impédances de zones contiguës de l'élément photoconducteur (22, 44) et de la matière (15) quand elles sont soumises au champ 20 électrique de fréquence prédéterminée, de façon à produire un chauffage de l'élément photoconducteur (22,44) et abaisser son impédance à une valeur négligeable. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé par l'emploi d'au moins une- source lumineuse de modification permanente 25 (32,56) pour commander l'intensité globale d'éclairement. 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que l'intensité globale d'éclairement (G^) produite par la ou les sources lumineuses supplémentaires produit un éclairement de l'élément photoconducteur (22,44) dans la gamme d'intensités dans laquelle 30 un marquage se produit, de telle sorte que les zones à grande intensité lumineuse de l'image de lumière projetée élèvent l'intensité totale d'éclairement (G£) dans des gammes dans lesquelles se produit une désadaptation entre les impédances de l'élément photoconducteur (22,44} et de la matière (15), de façon à empê- 35 cher un marquage de la matière (15) dans des zones à grande intensité lumineuse de l'image de lumière et produire ainsi une épreuve positive du dessin ou image de lumière. 14. Procédé selon n'importe lquelle des revendications précédentes, caractérisé par l'emploi d'un élément photoconducteur en 69 11575 30 2006642 forme de plaque (22,44). 15. Procédé selon n'importe laquelle des revendications précédentes, caractérisé par l'emploi d'une matière diélectrique sensible a la chaleur, classique (15). 5 16. Procédé selon n'importe laquelle des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que la matière (15) est du papier dont la modification thermique produite par chauffage diélectrique est un assombrissement de son aspect dû à une carbonisation partielle au moins. 10 17. Appareil pour produire des marques visibles ou dessins de marques visibles sur une matière diélectrique susceptible d'avoir un aspect modifié par un dégagement de chaleur, telle que du papier, une matière sensible à la température ou d'autres matières diélectriques semblables, et en particulier appareil pour impri-15 mer, marquer, enregistrer et/ou produire des copies, dans lequel est établi un champ électrique alternatif à haute fréquence qui présente des discontinuités d'intensité à des emplacements qui correspondent en forme à l'image à produire, et des moyens sont prévus pour exposer la matière diélectrique (15) au champ de 20 façon à provoquer un changement permanent d'aspect, par chauffage diélectrique, dans les zones de la matière (15) qui sont exposées au champ à grande intensité, ledit dispositif étant caractérisé par un élément photoconducteur (22,44) sur lequel l'image voulue est projetée, le "dessin" ou répartition de con-25 ductivités ainsi formé dans l'élément photoconducteur (22,44) produisant les discontinuités dans l'intensité du champ conformément à 1'image. 18. Appareil selon la revendication 17, caractérisé par un élément photoconducteur en forme de plaque (22,44). 30 19. Appareil selon la revendication 18, caractérisé en ce que l'élément photoconducteur fait partie d'une électrode (18) composée par une couche de matière transparente conductrice (21) disposée entre une couche de matière transparente isolante (19) et une couche de matière photoconductrice (22) normalement isolante. 35 20. Appareil selon la revendication 19, caractérisé en ce que le champ électrique alternatif à haute fréquence est établi entre la couche transparente conductrice (21) et une électrode supplémentaire (23), la matière d'enregistrement (15) étant interposée entre ces éléments (figure 1). 69 11575 31 2006642 21. Appareil selon la revendication 17 ou la revendication 18, caractérisé par deux électrodes (42,43) montées en étant espacées l'une de l'autre le long de l'élément photoconducteur (44) de façon à concentrer le flux du champ électrique alternatif à haute 5 fréquence à travers l'élément photoconducteur (44), une feuille au moins de matière diélectrique modifiable par la température, en papier par exemple ou en une matière d'enregistrement thermiquement sensible (15), étant placée en contiguïté avec l'élément photoconducteur (44) (figure 8). 10 22. Appareil selon n'importe laquelle des revendications 17 à 21, caractérisé par un oscillateur normalement au repos (24,4$) destiné à fonctionner par impulsions pendant de courts intervalles de temps qui sont suffisants pour provoquer une modification thermique de l'aspect de la matière diélectrique (15) seulement 15 aux emplacements exposés à des champs de grande intensité. 23- Appareil selon'la revendication 22, caractérisé en ce que la fréquence de l'oscillateur (24,45) coïncide pratiquement avec la fréquence à laquelle le facteur de puissance de la matière diélectrique (15) est maximum. 20 24. Appareil selon n'importe Laquelle des revendications l'7 à 22, caractérisé par des arrangements pour projeter une image ou dessin voulu sur l'élément photoconducteur (22,44). 25• Appareil selon n'importe laquelle des revendications 17 à 24, caractérisé par des arrangements pour supporter des fjauilles 25 de matières d'enregistrement (15) dans une position de contact avec l'élément photoconducteur (22,44). 26. Appareil selon n'importe laquelle des revendications 17 à 25, caractérisé par un arrangement d'éclairement (32,56) qui dirige de la lumière d'une intensité de polarisation ou modification 30 permanente sur l'élément photoconducteur, en plus de l'image ou dessin de lumière. 27. Appareil selon la revendication 26, caractérisé en ce que l'intensité de la lumière de modification permanente est réglée, ou réglable, de façon à produire des intensités lumineuses d'une 35 valeur (G^) telle qu'elles produisent une variation des impédances de l'élément photoconducteur (22,44), amenant ces impédances à des valeurs voisines de l'impédance d'adaptation avec l'impédance de matière d'enregistrement (15) de façon à produire ainsi un dégagement de chaleur dans l'élément photoconducteur (22,44) et 11575 32 2006642 abaisser par suite son impédance à une valeur négligeable, de telle sorte que les parties contiguës de la matière d'enregistrement (15) qui sont soumises à une tension accrue soient chauffées par chauffage diélectrique et modifiées thermiquement.