La présente invention a trait à un relais ou interrupteur haute fréquence du type coaxial. On connait déjà des relais haute fréquence du type coaxial comprenant, à l'intérieur d'une cavité allongée, trois contacts dont l'un est susceptible d'être relié alternativement aux deux autres par l'intermédiaire de deux lames s'étendant respectivement entre lui et les deux autres, des moyens étant prévus pour écarter alternativement l'une ou l'autre des lames d'avec les contacts correspondants et l'amener contre la paroi de la cavité allongée. Ces relais présentent cependant un certain nombre d'inconvénients. En particulier, il existe un certain couplage magnétique d'une lame à l'autre ce qui tend à réduire les performances d'isolation. En outre, un passage par effet capacitif d'une lame à l'autre ne se trouve pas exclu, contribuant également à diminuer la performance. Par ailleurs, ces relais connus sont de construction relativement délicate et présentent un nombre élevé de points de discontinuité mécanique entre les contacts et les lames, multipliant ainsi les risques de détérioration ou de rauvåis fonctionnement. La présente invention se propose de remédier à ces inconvénients et de fournir un relais haute fréquence du type coaxial dans lequel les couplages magnétique ou capacitif se trouvent pratiquement supprimés. L'invention permettant une bonne isolation haute fréquence entre les deux voies du relais se propose, en outre, dans un tel relais, de simplifier la construction et de diminuer les zones d'interruption de contact. L'invention a pour objet un relais coaxial à haute fréquence comprenant trois contacts dont l'un commun, reliés à trois organes de connection, le contact commun étant susceptible d'être relié alternativement aux deux autres contacts au moyen de deux lames conductrices se débattant dans un volume sous l'effet de moyens de commande, caractérisé par le fait qu'il présente, dans une enveloppe conductrice, deux cavités allongées formant entre elles un angle inférieur à 1200 et débouchant l'une dans l'autre en leur sommet commun, ledit contact commun occupant le sommet commun desdites cavités et lesdits deux autres contacts étant disposés respectivement dans lesdites cavités, chacune des cavités contenant une des lames susceptibles de relier le contact de la cavité au contact commun. De préférence, l'angle entre les deux cavités est inférieur à 450 et cet angle peut avantageusement se rapprocher d'une valeur nulle, les cavités pouvant devenir sensiblement parallèles. Dans une forme de réalisation préférée de l'invention, lesdites lames sont respectivement solidaires de deux contacts sur lesquels elles sont fixées, par exemple par soudure, et sont susceptibles de venir en contact de pression avec le contact commun sous l'effet d'un moyen de commande correspondant, tel qu'un poussoir. De façon avantageuse, dans cette forme de réalisation la lame peut être prévue pour- normalement être appliquée avec une force élastique, loin du contact commun, contre la paroi de la cavité correspondant pour établir un contact de grande surface avec ladite paroi, le poussoir agissant contre ladite lame étant susceptible de la repousser vers le milieu de la cavité a l'encontre de son élasticité, pour prendre contact avec le contact commun. Dans un mode de mise en oeuvre particulier, on peut utiliser un seul poussoir s'étendant perpendiculairement à la bissectrice géométrique de l'angle formé par les deux cavités et traversant lesdites deux lames, ledit poussoir présentant des reliefs susceptibles de prendre appui chaque fois sur une lame pour repousser la lame d'une position dans l'autre. Le poussoir peut ne présenter qu'un seul relief pour déplacer la lame d'une position dans l'autre, le mouvement de retour étant assuré alors par l'élasticité de la lame. D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront à la lecture de la description suivante faite à titre d'exemple non limitatif et se référant au dessin annexé dans lesquels - la figure 1 représente une vue en coupe à travers l'une des cavités. - la figure 2 représente une vue de dessus du relais, le couvercle étant ôté. - la figure 3 représente une vue de dessus sans couvercle d'un relais selon une variante. On se réfère tout d'abord, aux figures 1 et 2. Le relais représenté comporte une plaque métallique épaisse d'une forme sensiblement parallélipédique 1 dans laquelle sont pratiquées deux cavités 3, 4 débouchant l'une dans l'autre dans une zone ou sommet commun 5, lesdites cavités 3 et 4 étant constituées de gorges rectilignes ayant une section rectangulaire. Un couvercle 6 est susceptible d'être fixé sur la partie 1 par exemple par l'intermédiaire de vis passant par les orifices 7, pour obturer les deux cavités 3, 4. A l'intérieur des cavités 3 et 4, et en provenance du fond, vers les deux extrémités non communes des deux cavités s'étendent deux contacts ou plots cylindriques 8, 9 qui se prolongent vers l'extérieur et du côté de la pièce opposée au couvercle 6, par des flirts ou contacts 10 situés au centre d'une couche isolante 11 ellemême entourée d'une douille de raccordement métallique 12 mécaniquement et électriquement solidaire de la plaque 1. Ces ensembles 10, 11, 12 forment ainsi des organes de connection pour des câbles coaxiaux. De la même manière, un plot commun 13 émerge dans la zone 5 et se prolonge par un contact 14 entouré d'un isolant 15 et d'une douille conductrice 16. Les plots 8 et 9 portent, dans les cavités 3 et 4, deux lames métalliques 16 et 17, par exemple en bronze doré, et on voit, par l'exemple de la lame 17, que ces deux lames, en l'absence de sollicitations tendent sous l'effet de leur élasticité a se plaquer, sur une longueur importante, contre la paroi externe de leur cavité respective formant ainsi un contact de masse avec la plaque 1 sur une grande longueur de la lame. Deux poussoirs 18, 19 susceptibles d'être poussés euxmêmes par des moyens d'actionnement de relais (non représentés) a travers la plaque 1, sont susceptibles de repousser chacun leur lame correspondante, par exemple 16 pour le poussoir 18, en contact avec le plot 13, la lame 16 occupant dans cette position la partie centrale de la cavité 3. On comprend que gracie à l'invention, lorsque le relais est en fonctionnement, il n'existe pratiquement pas de couplage magnétique entre les lames 16 et 17, en raison de la présence entre elles d'une partie métallique de la pièce 1. En outre, en raison de la disposition même des lames dans leurs deux cavités, il n'y a pratiquement pas de couplage capacitif. Par ailleurs, les lames 16, 17 sont soudées sur les plots 8, 9 de sorte que les seules interruptions de contact se produisent en un point unique au niveau de la pièce 13. I1 peut être souhaitable, dans certains cas d'utilisation, de ne pas mettre en contact avec le métal de la plaque 1, celle des deux lames qui est éloignée du plot 13. Dans ce cas on peut avantageusement recouvrir la face de la cavité dans laquelle débouche le poussoir de cette lame, d'un revêtement diélectrique, par exemple un film de la matière plastique vendue sous la dénomination MYLAR. Ce film interposé entre la lame et la face correspondante de la cavité réalise alors un effet de condensateur. On se réfère à la figure 3. Dans cette forme de réalisation, les deux poussoirs 18, 19 sont remplacés par un poussoir transversal rigide composé de deux tiges isolantes 20 et 20' solidaires d'une tige centrale métallique .21 s'étendant perpendiculairement à la bissectrice de l'angle formé entre les deux cavités 3, 4 et traversant complète- ment la plaque 1 et les deux cavités. Le poussoir traverse également, avec un jeu, lesdites deux lames 16, 17 par des orifices pratiqués dans ces lames. Les lames sont réalisées de façon que leur élasticité propre tende à les appliquer naturellement contre le plot 13 dans la position représentée pour la lame 16. Afin d'écarter les lames du plot 13 et de les plaquer contre la face correspondante de leur cavité on voit que le poussoir 20 présente, en relief, une partie métallique surépaissie 21 dont la longueur est telle qu'elle vient appliquer l'une des lames par exemple 17, contre la face de sa cavité et réalise ainsi un second court-circuit entre la lame 17 et la plaque 1, ce qui ameliore l'isolation haute fréquence tandis qu'elle laisse l'autre lame 16 s'appliquer contre le plot 13 sous l'effet de son élasticité propre. Un mouvement vers la gauche du poussoir 20 libérerait la lame 17 qui viendrait s'appliquer contre le plot 13 tandis que la lame 16 serait repoussée contre le bord de sa cavité. Bien entendu les dimensions géométriques des cavités et des lames ainsi que la disposition des plots de contact sont régies par les caractéristiques électriques recherchées et notamment la fréquence à passer. Bien que l'invention ait été décrite à propos d'une forme de réalisation particulière, il est bien entendu qu'elle n'y est nullement limitée et qu'on peut lui apporter diverses modifications de forme ou de matériau sans pour cela s'éloigner ni de son cadre ni de son esprit. REVENDICATIONS 1. Relais coaxial haute fréquence comprenant trois contacts, dont l'un commun, reliés a trois organes de connexion, le contact commun étant susceptible d'être lié alternativement aux deux autres contacts au moyen de deux lames conductrices se débattant dans un volume sous l'effet de moyens de commande, caractérisé par le fait qu'il présente, dans une enveloppe conductrice, deux cavités allongées formant entre elles un angle inférieur à 1200 et débouchant l'une dans l'autre en leur sommet commun, ledit contact commun occupant le sommet commun desdites cavités et lesdits deux autres contacts étant disposés respectivement dans lesdites cavités, chacune des cavités contenant une des lames susceptible de relier le contact de la cavité au contact commun. 2. Relais selon la revendication 1 caractérisé par le fait que l'angle entre les deux cavités est inférieur à 450. 3. Relais selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'angle est proche de la valeur nulle. 4. Relais selon l'une des revendications 1 à 3 caractérisé par le fait que les lames sont solidaires mécaniquement et respectivement électriquement des contacts non communs. 5. Relais selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la lame est maintenue, dans l'une de ses deux positions, par son élasticité propre. 6. Relais selon la revendication 5 caractérisé par le fait qu'il comprend deux poussoirs agissant chacun sur une des lames à l'encontre de l'élasticité de la lame. 7. Relais selon la revendication 6 caractérisé par le fait que la lame tend, par son élasticité propre et par sa forme à s'appliquer sur une grande longueur contre la paroi de la cavité correspondante. 8. Relais selon la revendication 5 caractérisé par le fait qu'il comprend un poussoir susceptible de coulisser perpendiculairement à la bissectrice de l'angle formé par les deux ca vités, ledit poussoir traversant, avec un jeu, lesdites deux lames et présentant des reliefs susceptibles de repousser chaque fois une lame à l'encontre de son élasticité propre. 9. Relais selon la revendication 8 caractérisé par le fait que par son élasticité propre, la lame tend à s'appliquer contre le contact commun. 10. Relais selon la revendication 8 caractérisé par le fait que la partie centrale dudit poussoir est métallique et assure un contact électrique entre la lame et la paroi de la cavité correspondante. 11. Relais selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que la paroi de la cavité contre laquelle la lame s'applique lorsqu'elle est séparée du contact commun est recouverte d'un film de matériau dielectrique.