La présente invention concerne un dispositif de rappel automatique d'une chaussure, ou d'une plaque solidaire d'une chaussure, vers sa position de skiage sur un ski. Elle vise, plus particulièrement, un perfectionnement amé liorant les conditions d'utilisation de dispositifs de ce type. On cannait des dispositifs de rappel d'une chaussure en position normale sur un ski lorsqu'un dégagement a écarté cette chaussure de cette position ; de tels dispositifs assurant, en outre, un assujettissement du ski à sa chaussure pour retenir ce ski dans le cas de leur séparation intempestive sous l'effet d'efforts anormaux. Ainsi, les deux brevets français nO 2.130.878 du 24Mars 1971 et no 2.224.183 du 4 Avril 1974 décrivent, l'un et l'autre, un dispositif comportant, essentiellement, une plaque destinée à retenir une semelle de chaussure et à etre engagée entre une butée de sécurité déclenchable et une talonnière montée sur ce ski ; un lien souple (lanière ou câble) étant fixe par une extrémité en un point du ski et par son autre extrémité à un système élastique solidaire de la plaque de chaussure et approprié à un rappel automatique de cette plaque de chaussure sur le ski après un déclenchement de sécurité. Mais ce système élastique équipant de tels dispositifs provoque, en fin de course de séparationde la plaque de chaussure et du ski, une brusque variation d'efforts assimilables à un choc. L'invention se propose de remédier à cet inconvénient. Elle a pour objet un dispositif de rappel automatique d'une chaussure sur son ski par un système élastique, notamment un dispositif à plaque pour une semelle de chaussure du type précité et dans lequel un lien souple, associé à un système élastique, assure principalement une liaison de rappel entre une telle chaussure et son ski et, en outre, un assujettissement de ce ski à sa chaussure. Selon l'invention, le dispositif comporte un moyen susceptible d'assurer un effort d'amortissement se superposant, en fin de course de séparation d'une chaussure et de son ski, à l'effort de rappel du système élastique. Un tel moyen peut être de nature variée, meme pneumatique ou hydraulique. Mais, avantageusement, il peut comporter des ressorts ou des éléments en matière élastique telle que du caoutchouc. Un tel moyen peut se présenter sous diverses formes de réalisations, notamment sous la forme de butoir, convenablement monté par exemple sur une plaque de semelle de chaussure de ski et etre adapté à une absorption substantielle d'énergie pour assurer un amortissement efficace en fin de course de séparation d'une chaussure et de son ski. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention se dégageront de la description qui va suivre en regard des dessins annexés lesquels, description et dessins ne sont donnés qu'à titre d'exemple non limitatif. Sur ces dessins, - la figure 1 représente, en élévation latérale, la silhouette d'une chaussure équipée d'une plaque de fixation sur un ski. - la figure 2 représente, en plan et en coupe partielle, la plaque de fixation de la figure 1 ; cette plaque étant munie d'un dispositif d'amortissement conforme à l'invention. - les figures 3, 4 et 5 sont des figures similaires à la figure 2 et concernent des variantes du dispositif d'amortissement de cette figure 2. - la figure 6 représente, en plan, la variante de la figure 5 dans le cas d'un déclenchement de la plaque de fixation par rapport à son ski. Sur les figures 1 et 2, on peut voir une chaussure de ski 1 dont la semelle est "emboitée" entre des moyens usuels de fixation avant 2v et arrière 2r qui équipent, d'une façon connue en elle-même, les parties correspondantes d'une plaque 2 placée sous cette semelle de chaussure. Cette plaque 2 est engagée entre une butée 3 et une talonnière 4 qui sont montées, d'une façon classique, sur un ski 5 ; les parties avant et arrière de la plaque 2 présentant des nervures, des gorges ou des rampes coopérant avec des gorges, des nervures ou des rampes prévues sur cette butée 3 et sur cette ta bon nière 4 ; I'une, au moins, de ces gorges, nervures ou rampes étant mobile contre l'action d'un système élastique. On précisera qu'un tel mode de fixation d'une chaussure sur son ski est parfaitement connu et qu'une forme de réalisation de ce type est décrite plus en détail dans le brevet français nO 2.130.878 précité par exemple. La butée 3 est solidaire de l'une des extrémités d'un câble 6 grâce à un dispositif de trous de diamètres différents aménagés axialement dans cette butée et à une tête de retenue prévue sur cette extrémité du câble 6 ; ce dernier présentant une bonne souplesse et une bonne résistance à la traction. L'épaisseur de la plaque 2, relativement petite par rapport à ses autres dimensions, est néanmoins suffisamment grande pour permettre l'aménagement, dans sa partie médiane, d'une chambre 2c qui se présente sous la forme générale d'un parallélépipède rectangle dont la longueur correspond à la direction axiale de la plaque et est relativement grande par rapport à sa largeur ; sa hauteur correspondant sensiblement b l'épaisseur de cette plaque. Trois ressorts de traction 7 analogues entre eux, du type de fil enroulé en boudin, sont fixés par accrochage convenable de l'une de leurs extrémités à la paroi transversale arrière de cette chambre 2c en étant disposés longitudinale ment et parallèlement les uns aux outres > les autres extrémités respectives de ces ressorts étant fixées, de même, à une barrette rigide 8 disposée transversalement et présentant des dimensions appropriées à son libre déplacement dans la chambre 2c vers la partie avant de cette dernière. La paroi frontale correspondant à cette partie avant de cette chambre 2c comporte un trou axial 2a adapté à un coulissement libre et à un bon guidage du câble 6 et ce dernier est engagé dans ce trou ; l'autre extrémité de ce câble 6 étant fixée à la partie axiale de la barrette 8. On indiquera que les dimensions longitudinales, et notamment axiales, des éléments décrits ci-dessus : le câble 6, la chambre 2c, les ressorts de traction 7, sont telles que pour la position représentée sur la figure 2 le câble 6 et les ressorts 7 sont légèrement tendus. La face arrière de la paroi frontale de la chambre 2c comporte quatre logements, identiques entre eux, aménagés par paire, symétriquement de part et d'autre de l'axe du trou 2a pour le câble 6 et les extrémités respectives de quatre ressorts de compression 9, du type à boudin, sont montées d'une façon usuelle dans ces logements ; les extrémités respectivement opposées de ces quatre ressorts 9 étant montées de même dans des logements prévus sur la face avant d'un élément 10, de forme similaire à celle de la barrette 8 ; cet élément 10 présentant un trou axial pour un passage libre du câble 6. La description qui précède permet de comprendre que, dans le cas d'un déclenchement en sécurité de la chaussure 1, la plaque 2reste fixée à cette chaussure 1 et s'éloigne du ski 5, notamment de la butée 3 montée sur ce ski 5 pour prendre une position similaire à celle qui est représentée sur la figure 6. On précisera que cette figure 6 concerne une variante du dispositif décrit plus haut et que les effets de fonctionnement de cette variante sont analogues à ceux du dispositif de la figure 1. Au cours de cette séparation, la plaque 2, et en particulier sa face frontale 2f, s'écarte de plus en plus de la butée 3 (flèche fl) alors que la barrette 8 se trouve retenue par le câble 6 et se rapproche, par conséquent, de plus en plus de la barrette 10 en exerçant un effort de traction de plus en plus grand sur les ressorts 7 (flèche f2). A la fin de ce déplacement de rapprochement, la barrette 8 prend contact sur la barrette 10 constituant un butoir ce qui a pour effet de comprimer les ressorts 9 dont l'effort de compression de plus en plus grand (flèche f3) se superpose à l'effort de traction des ressorts 7, pour assurer un amortissement énergique à la fin de ce mouvement de séparation (plaque 2, butée 3) dont la course est limitée par la longueur du câble 6. On rappellera que la tension des ressorts 7 (flèche f2) assure une action de rappel de la plaque 2 sur le ski 5, comme il est décrit dans le brevet français nO 2.130.878 précité et on remarquera que l'action des ressorts 9 n'intervient pratiquement qu'en fin de course pour procurer un effet adéquat d'amortissement. Evidemment, les ressorts d'amortissement 9 pourraient être remplacés par de petits éléments 9a (figure 3) fabriqués d'une façon convenable sous la forme de petits pavés à partir d'une matière plastique, telle qu'un élastomère ou du caoutchouc, pour obtenir des résultats d'amortissement analogues à ceux mentionnés plus haut ; le contact de fin de course d'un déclenchement en sécurité entrarnant, pour ces éléments 9a, une déformation élastique appropriée à un bon amortissement. Mais on pourrait également obtenir de tels résultats par dégradation d'énergie due à une action convenable de forces de friction. Ainsi, dans la variante représentée sur la figure 4, la face avant de la barrette 8 est solidaire d'un mandrin axial 8m auquel est fixée l'extrémité arrière du câble 6, L'extrémité avant de la chambre 2c est aménagée sous la forme d'un couloir axial adapté à un coulissement libre de ce mandrin. Les bords latéraux ou flancs de ce couloir présentent des trous transversaux équipés de doigts 11 susceptibles de libres déplacements transversaux à l'encontre d'efforts de poussée de ressorts loir ; de la sorte, les "extrémités internes" de ces doigts 11 peuvent entrer en contact avec les flancs correspondants du mandrin 8m, lors -d'une fin de course de la chaussure 1 ; l'extrémité avant du mandrin 8m présentant des faces d'accès aménagées en biseau. On conçoit que les efforts de poussée de ces ressorts 11r (flèche f4) peuvent être suffisamment grands pour engendrer, sur le mandrin 8m, un effet de friction assurant un bon amortissement de cette fin de course. Enfin (figure 5), le dispositif d'amortissement peut être constitué par un élément 12 en matière élastique présentant de bonnes particularités de déformation permettant des déplacements élastiques de matière. Cet élément 12 se présente sous la forme d'un prisme parallélépipèdique dont les dimensions sont adaptées à celles de la section transversale de la chambre 2c de façon à etre légèrement coincée entre les parois longitudinales de la partie avant de cette dernière.Cet élément 12 présente un trou axial 12t dont le diamètre est adapté à un libre passage du câble 6 et on comprend que l'amortissement d'une fin de course s'opère, dans ce cas, en deux phases - lorsque la barrette 8 prend contact avec la face arrière de l'élément 12, formant butoir, ce dernier est déformé d'une façon élastique par compression comme il a été précisé plus haut au sujet de la variante de la figure 3, - en raison des positions relatives des parois de la chambre 2c et de la barrette 8 en cette fin de course, cette déformation entraîne un déplacement de matière vers l'axe du trou 12t pour appliquer sur le câble 6 des efforts de friction qui sont d'autant plus énergiques que l'écart entre la plaque 2 et la butée 3 est plus grand. Ces deux étapes sont évidemment très favorables à un bon amortissement de fin de course. Tous les modes de réalisation décrits plus haut présentent un seul câble 6 mais il est bien évident que l'on pourrait utiliser plusieurs câbles à amortisseur, pour relier la chaussure au ski. Ces câbles pourraient etre disposés de toute manière appropriée, notamment symétriquement par rapport à l'axe longitudinal de la chaussure ou par rapport à un plan transversal à la chaussure. L'invention ayant, maintenant, été exposée et son intérêt justifié sur un exemple détaillé, les demandeurs s'en réservent l'exclusivité pendant toute la durée du brevet, sans limitation autre que celle des termes des revendications ciaprès. REVENDICATIONS 1. Dispositif de rappel d'une chaussure sur un ski, comprenant essentiellement - un lien souple au moins, - un système élastique destiné à coopérer avec le lien souple dans le cas d'un déplacement de la chaussure par rapport au ski, - des moyens de liaison dudit lien à la chaussure et au ski, caractérisé en ce qu'il comporte un moyen susceptible d'engendrer, en fin de course de la chaussure par rapport au ski, un effort d'amortissement se superpo sant à l'effort de rappel du système élastique. 2. Dispositif de rappel d'une chaussure maintenue sur un ski par, au moins, un organe de retenue déclenchable en sécurité et comportant au moins un lien souple relié au ski et à la chaussure avec interposition d'un système élastique de rappel, caractérisé en ce qu'il comporte un moyen susceptible d'engendrer, en fin de course de la chaussure par rapport au ski, un effort d'amortissement se superposant à l'effort de rappel du système élastique. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens d'amor tissement comportent des éléments susceptibles d'absorber de l'énergie par fric tion. 4. Dispositif selon l'une des revendications 1, 2 ou 3, dans lequel le système é lastique de rappel est monté dans une chambre prévue dans une plaque appro priée à l'emboitement d'une semelle de chaussure et à une fixation usuelle sur un ski ; un câble assurant une liaison axiale entre le ski et le système élastique, caractérisé en ce que les moyens d'amortissement sont montés dans la chambre, coaxialement au câble dans la partie de fin de course du système élastique. 5. Dispositif selon les revendications 2 et 4 prises ensemble, caractérisé en ce que les éléments susceptibles d'une déformation élastique sont constitués par des ressorts de compression. 6. Dispositif selon les revendications 2 et 4 prises ensemble, caractérisé en ce que les éléments susceptibles d'une déformation élastique se présentent sous la for me de pavés à base d'élastomère ou de caoutchouc. 7. Dispositif selon les revendications 3 et 4 prises ensemble, caractérisé en ce que les éléments de friction sont constitués par des doigts transversaux soumis à la poussée de ressorts pour coopérer avec un mandrin associé axialement au sys tème élastique de rappel. 8. Dispositif selon les revendications 2, 3 et 4 prises ensemble, caractérisé en ce que les moyens d'amortissement sont constitués d'un élément en matière élas tique présentant un trou pour un libre passage du câble et des particularités de déformation élastique suffisantes pour appliquer une force de friction sur ce câble.