La présente invention concerne un procédé pour l'obtention d'un tricot channe constitué au moins pour partie de sections tubulaires, ce tricot pouvant éventuellement présenter des bouclettes sur l'une de ses faces, et être fortement extensible, et étant réalisé sur un métier Rachel double fonture. Les tricots tubulaires réalises sur métier Rachel double fonture sont connus depuis longtemps et sont utilisés notamment pour la fabriaation de sacs, de collants, de tubes divers tels que par exemple des pansements tubulaires... D'une manière générale, la réalisation d'un tricot tubulaire sur un métier Rachel deux fontures, implique l'utilisation d'au moins trois barres à passettes, les barres avant et arrière formant chacune un tricot sur chaque fonture et la barre centrele comportant, dans la zone ot l'on désire relier les deux tricots formés, un fil de liaison travaillant sur les deux fontures d'aiguilles. La réalisation de tels tricots est connue depuis fort longtemps et a fait ltobjet de nombreuses publications, telle que celle parue dans la revue "Knitted Outerwear Times - July 3, 1967, page 10 et suivantes". Les articles ainsi réalisés ont cependant comme inconvénient de présenter un aspect défectueux dans la zone de liaison des deux tricots, ainsi que des caractéristiques différentes dans cette zone par rapport aux faces principales dudit tricot. Dans la suite de la description, par mesure de simplication, la zone de liaison entre les tricots réalisés sur chacune des fontures sera désignée par le terme "lisière", bien que dans les tricots réalisés conformément à l'invention, ces zones ne jouent pas le rôle d'une lisière au sens habituel; mais au contraire, présentent exactement les mêmes caractéristiques que les autres parties du tricot. Jusqu'à ce jour, lorsque l'on désire réaliser des tricots tubulaires qui ne présentent pas de défaut aux lisières, ce qui est indispensable pour les articles destinés à l'habillement, il est impératif d'utiliser au moins deux barres à passettes pour distribuer les fils de liage, l'une des barres permettant de fermer le tricot sur un côté et l'autre barre permettant de le fermer sur un autre côté. L'obtention de tels articles a également fait l'objet de nombreuses publications, notamment dans la revue "Knitted Outer wear Times - May 25, 1970, page 49 et suivantes". Cette publication montre clairement les inconvénients de cette technique, puisque lorsqu'on réalise par exemple un collant celà implique l'emploi d'un métier Rachel comportant six barres à passettes, dont deux seulement servent à réaliser les tricots proprement dits, les quatre autres étant utilisées pour former les lisières et travaillant de manière indépendante. Or, on a-trouvé, un perfectionnement à la technique précitée, qui permet, sur un métier Rachel à deux fontures comportant au moins trois barres à passettes de réaliser des tricots tubulaires parfaitement réguliers, ne présentant aucun défaut aux lisières, tout en en nécessitant peur la formation desdites lisières, l'utilisation d'une seule barre à passettes. D'une manière générale, l'invention concerne donc un procédé perfectionné pour ltobtention d'un tricot chaîne sur métier Rachel ou similaire, comportant deux fontures d'aiguilles, procédé du type selon lequel on forme un tricot sur chacune des fontures, - les deux tricots étant reliés entre eux par des fils de liage au moins à chacune de leur extrémité pour former un ensemble tubulaire, - les fils de liage étant distribués par une seule barre à passettes disposée entre les barres permettant la formation des tricots sur chacune des fontures d'aiguilles, le procédé selon l'invention se caractérisant par le fait que - les fils de lisière distribués par une barre centrale unique, proviennent des mêmes ensouples que les fils alimentant les barres effectuant des jetées pour former les tricots sur chacune des fontures, - les plombs d'aiguilles sont coulés avec une alternance d'une aiguille pour au moins un vide, au moins dans les zones de liaison, les aiguilles de chaque fonture étant disposées face à face, - l'écartement entre les deux fontures d'aiguilles est égal à l'espacement entre deux aiguilles consécutives d'une même fonture, - l'armure et la disposition des fils de liage sont telles que le débit de ces fils de liage est identique à celui des fils provenant des mêmes ensouples et qui effectue des jetées pour former les tricots sur les deux frontures, que les fils de liage à droite et à gauche du tube à former, maillent alternativement avec les aiguilles. Grâce à un tel procédé, il est possible de réaliser tout type de tricots tubulaires, ne présentant aucun relief ni défaut dans les zones de liaison entre la fonture avant et la fonture arrière, ce tricot pouvant être-réalisé à partir de toute matière textile, bien entendu compatible avec la jauge des métiers. Conformément à l'invention, il est indispensable que les plombs soient coulés avec une alternance d'au moins une aiguille pour un vide, mais dans une variante de l'invention, notamment dans le cas où l'on désire réaliser des tricots encore plus décontexturés, cette alternance peut etre d'une aiguille pour deux vides. De même, s'il est possible, conformément à l'invention de réa liser des tricots en utilisant uniquement trois barres à passettes, il est évident que celâ n'est pas limitatif et, dans une variante de l'invention, on réalise des articles tubulaires au moyen d'un métier comportant cinq barres à passettes, seule la barre centrale comportant des fils de liage, les deux barres avants et les deux barres arrières servant à l'obtention du tricot proprement dit Enfin, dans une variante préférée, au moins une partie des fils entrant dans la composition du tricot sont des fils extensibles, tels que des fils texturés par fausse torsion, ou à base de fils élastomères, l'armure étant telle qu'après formation du tricot, celui-ci présente des bouclettes sur l'une de ses faces. L'invention et les avantages qu'elle apporte seront cependant mieux compris grâce aux exemples de réalisation donnés ci-après et qui sont illustrés par les schémas annexés dans lesquels - les figures 1, 2 et 3 annexées sont des représentations schématiques conventionnelles de tricots réalisés conformément à l'invention. Dans tous les exemples qui suivent, les articles sont réalisés sur un métier Rachel deux fontures, de jauge 18, c'est-à- dire comportant normalement 18 aiguilles pour deux pouces (50,8 mm) équipé de cinq barres à passettes. Conformément à l'invention, les plombs d'aiguilles sont coulés, une aiguille pour un ou deux vides, au moins dans la zone où doivent être effectuées les liaisons entre les deux tricots, c'est-à-dire qu'en réalité, au moins dans cette zone, chaque fonture comporte neuf ou six aiguilles par deux pouces (50,8 mm), l'espace entre les deux fontures étant donc réglé à environ 5,5 mm ou environ à 8 mm. Les deux fontures d'aiguilles sont montées face à face et la commande du déplacement des barres à passettes est réalisée par l'intermédiaire d'un tambour situé sur la droite du métier. L'alimentation en fil est réalisée au moyen d'ensouples disposées de manière conventionnelle au dessus du métier et dont le débit est également réalisé de manière conventionnelle en fonction de l'armure et du tricot réalisés. Les représentations graphiques sont, comme déjà dit, des représentations. conventionnelles qui permettent pour un technicien de reproduire avec certitude un tricot. Les aiguilles sont représentées par des points foncés-et le schéma représente la passage du fil sur ces aiguilles, alternativement sur la fonture avant (A.V.) et la fonture arrière (A.R.). Exemple 1 Cet exemple est illustré par la figure 1. Elle illustre le cas où l'on réalise sur un même métier Rachel, une pluralité de tubes tricotés extensibles, présentant des bouclettes sur l'une de ses faces, ces tubes étant séparés les uns des autres. Dans cette figure 1, les aiguilles des fontures avant (A.V.) et arrière (A.R.) sont, pour être plus clair , représentées décalées les unes par rapport aux autres, alors que conformément à l'invention, elles sont bien disposées face à face, l'écartement entre les deux fontures étant égal à l'espace entre deux aiguilles d'une même fonture. Pour réaliser le tricot conforme à cet exemple, on utilise cinq barres à passettes du métier, ces barres étant enfilées de la manière suivante - barre 1 et barre 5 : enfilées un plein, deux vides, à l'aide de fils extensibles, constitués d'un fil d'élastomère guipé ayant un titre voisin de 1000 décitex, ourdis sur le même rouleau d'alimentation, et travaillant selon une armure 22/46/44/20 pour la barre 1 et une armure identique, mais décalée 20/22/46/44 pour la barre 5. - par ailleurs, les barres 2 et 4 sont enfilées également un plein, deux vides, de la même manière que précédemment, à l'aide d'un fil à base de polyester texturé de 167 décitex, ces deux barres travaillant en chaînette et n'étant pas représentées sur la figure 1- par mesure de simplification. Le travail de la barre 2 est effectué selon le rythme 00/02/22/20 et celui de la barre 4 selon un rythme 20/00/02/22. De cette manière, à l'aide des barres 1, 2, 4 et 5, on forme sur chacune des fontures du métier un tricot. Ces deux tricots sont reliés entre eux, conformément à llin- vention, à l'aide de fils 1 et 2 identiques à ceux travaillant dans les barres 1 et 5, ces fils provenant de la même ensouple que celle alimentant les barres 1 et 5 et étant enfilés à disposition, comme- représenté sur cette figure, dans les zones de liaison, de telle sorte qu'ils relient les deux tricots formés, ces fils 1 et 2 formant alternativement des mailles sur les aiguilles des fontures avant (A.V.) et arrière (A.R.). pans cet exemple, les fils de liage travaillent selon une armure 20/24/42/02, ce qui permet grâce à la disposition des aiguilles un plein, deux vides et à la disposition d'enfilage des fils, de faire mailler alternativement le fil 1 formant la li sière de gauche, puis celui 2 formant la lisière de droite avec les fontures avant et arrière. De cette manière, les fils de lisière ont exactement le même débit que les fils formant les tricots proprement dits, et permettent de réaliser une liaison sans surépaisseur ni défaut au bord du tricot. Ces fils de lisière comme dit précédemment, sont pris sur les ensouples alimentant les barres 1 et 5 qui font des jetées, pour réaliser le tricot. En conséquence, pour la réalisation de ce tricot, conforme à l'invention, il faut que les ensouples formant les chaînettes et celles formant les jetées et les liages comportent un nombre égal et pair de fils. Un tel article extensible peut par exemple être utilisé pour la réalisation de bandage circulaire ou pour toute autre application. Dans une variante, selon laquelle par rapport à l'exemple qui précède, on inverse le travail des barres à passettes, c'est-à-dire que l'on alimente les barres 1 et 5 avec les fils travaillant en chaînette, et les barres 2 et 4 avec ceux formant les jetées, et qui sont alimentés en matière extensible, il est possible d'obtenir à la sortie du métier un article présentant des bouclettes régulières à sa surface. Ces bouclettes sont obtenues du fait de la force de retour des fils extensibles provoque l'ondulation des fils formant la chaînette. Exemple 2 Cet exemple est illustré par la figure 2 qui illustre la réalisation, conformément à l'invention, d'un tricot sur un métier Rachel deux fontures, qui, à la sortie du métier, comporte d'une part, deux éléments tubulaires reliés entre eux (premier et deuxième tube sur le schéma) et d'autre part, un troisième élément tubulaire indépendant des deux précédents et ainsi de suite, sur toute la longueur du métier. Sur cette figure 2, deux armures différentes ont éte représentées, permettant d'obtenir le même résultat. Comme dans l'exemple précédent, les barres 2 et 4 alimentées avec des fils travaillant en chaînette et constitués soit par un fil polyester 167 décitex, soit par un fil de coton NM 2/60. Afin de ne pas surcharger cette figure, le travail de ces fils de chaînette n'est pas représenté. Les barres 1 et 5 sont alimentées à partir d'un fil extensible identique à l'exemple 1 et travaillent alternativement sur les fontures avant et arrière pour former un tricot. La liaison des deux tricots réalisés est obtenue au moyen de fils de liage, 10, 11, 12, 13, 14, 15 provenant des mêmes ensouples que les fils alimentant les barres 1 et 5, ces fils de liage travaillant de manière à réunir les deux tricots entre eux. La disposition de ces fils de liage est telle qu'ils forment des-mailles alternativement avec les aiguilles de manière à avoir un débit identique à celui des fils formant le tricot proprement dit. Ainsi, si l'on se reporte à la figure 2, on constate que lorsque le fil de liage 10 fermant le côté gauche du premier tube, forme maille, celui 11 disposé à droite travaille sur un emplacement ne comportant pas d'aiguilles et par suite ne forme pas de mailles. I1 en est de même pour les autres tubes formés sur la largeur du métier. En revanche, à la rangée suivante, lorsque les fils de liage travaillent sur la fonture arrière, c'est celui 11 du côté droit qui forme maille, alors qu'à l'inverse, celui 10 disposé sur le côté gauche, travaille sur un emplacement ne comportant pas d'aiguilles et ne forme pas maille. Grâce à ce mode de réalisation, il est possible d'obtenir de très nombreux tricots présentant des caractéristiques différentes. Ainsi, en réglant l'abattage, en jouant sur la nature des filés entrant dans la constitution du tricot, il est possible d'obtenir des tricots plus ou moins denses, présentant des bouclettes ou non sur leur surface. De telles adaptations pouvant être facilement faites par un technicien, elles ne seront pas décrites en détail dans la suite de la description. Exemple 3 Cet exemple est illustré par la figure 3 qui montre trois tubes formés sur un même métier Rachel deux étant reliés entre eux et le troisième séparé. Comme précédemment, les barres 2 et 4, n'ont pas été représentées par mesure de simplification. Dans ce mode de réalisation, les fontures d'aiguilles comportent un plein, un vide, les aiguilles étant disposées face à face. Cette disposition permettant également d'obtenir des tricots tubulaires ne présentant aucun défaut dans les zones de liage, les articles obtenus étant cependant beaucoup plus denses que ceux réalisés avec une disposition d'aiguilles un plein, deux vides. Dans cet exemple, le travail des barres à passettes est le suivant - première armure : barre 1 : 22/46/44/20 barre 2 : 00/02/22/20 barre 3 : 20/24/42/02 (barre de liage) barre 4 : 20/00/02/22 barre 5 : 20/22/46/44 Compte tenu de la disposition des fils de liage, on obtient deux tubes reliés entre eux et un troisième tube séparé des pré cédents. - deuxième armure : la deuxième armure représentée également sur cette figure 3 est réalisée de la manière suivante barre 1 : 22/46/66/64/22/20/00/02 barre 2 : 00/02/22/20/00/02/22/20 barre 3 : 20/24/02/42/24/20/42/02 (barre de liage barre 4 : 20/00/02/22/20/00/02/22 barre 5 : 20/00/02/44/46/66/64/22. Par rapport aux articles réalisés à l'aide de la première armure, on obtient des tricots plus aérés. Les exemples qui précèdent montrent bien les avantages apportés par l'invention et notamment le fait qu'il est possible de réaliser sur un métier Rachel, deux fontures1 des tricots tubulaires dont les zones de liage ne présentent aucun défaut par rapport au restant de l'article. Si les exemples précédents montrent la réalisation d'éléments tubulaires simples, il est évident que l'invention peut être appliquée à la réalisation d'articles beaucoup plus complexes, tels que par exemple l'obtention directement sur le métier de sous-vêtement, de collant, de maillot de corps, de slip à jambes, de'genouillère, de pansement compressible. Comme dit précédemment, en jouant sur la nature des fils utilisés, par exemple sur leur extensibilité, il est possible d'obtenir des articles soit totalement unis, soit présentant une face garnie de bouclettes. Tous les matériaux textiles peuvent bien entendu entrer dans la composition de tels tricots, ces matériaux pouvant être à base de fibres naturelles (laine, coton), de fils chimiques texturés ou non.. Par ailleurs, étant donné que les fils de liage proviennent des mêmes ensouples que les fils entrant dans la constitution du tricot, et que seulement une barre à passettes est nécessaire pour faire la fermeture des bords latéraux, il est possible grâce à l'invention de réaliser sur des métiers simples, comportant au minimum trois barres à passettes des articles correspondant à ceux obtenus antérieurement au moyen de métiers beaucoup plus complexes. I1 est évident que l'invention n'est pas limitée aux exemples décrits précédemment, mais en couvre également toutes les variantes. Ainsi, au lieu d'alimenter le métier à l'aide d'ensouples, il pourrait être envisagé de le faire à partir de cantres disposés à proximité du métier, REVENDICATIONS 1/ Procédé pour l'obtention d'un tricot chaîne sur un métier Rachel ou similaire, deux fontures, du type selon lequel on forme un tricot sur chacune des fontures : - les deux tricots étant reliés entre eux par des fils de liage au moins à chacune de leur extrémité pour former un ensemble tubulaire, - les fils de liage étant distribués par une seule barre à passettes disposée entre les barres permettant la formation des tricots sur chacune des fontures d'aiguilles, caractérisé par le fait que - les fils de lisière distribués par une barre centrale unique, proviennent des mêmes ensouples que les fils alimentant les barres effectuant des jetées pour former les tricots sur chacune des fontures, - et que les plombs d'aiguilles sont coulés avec une alternance d'une aiguille pour au moins un vide, au moins dans les zones de liaison, les aiguilles de chaque fonture étant disposées face à face, - et que I'écartement entre les deux fontures d'aiguilles est égal à l'espacement entre deux aiguilles consécutives d'une même fonture, - et que l'armure et la disposition des fils de liage sont telles que le débit de ces fils est identique à celui des fils provenant des mêmes ensouples et effectuant des jetées pour former les tricots sur les deux fontures, que les fils de liage à droite et à gauche du tube à former, maillent alternativement avec les aiguilles. 2/ Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les plombs d'aiguilles sont coulés avec une alternance d'une aiguille pour un vide. 3/ Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les plombs d'aiguilles sont coulés avec une alternance de une aiguille pour deux vides. 4/ Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que l'on utilise un métier Rachel deux fontures comportant cinq barres à passettes, seule la barre centrale comporant des fils de liage, les deux barres avant et les deux barres arrière servant à l'obtention du tricot proprement dit. 5/ Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que parmi les deux barres formant le tricot proprement dit, sur l'une des fontures du métier, l'une travaille en armure chaînette et est alimentée avec un fil peu extensible, l'autre travaille en formant des jetées et est alimentée avec des fils extensibles, les fils de liage distribués par la barre centrale étant également constitués de fils extensibles, le tricot après formation, présentant des bouclettes sur sa surface constituées par les fils de chaînette.