ECHANGEUR THERMIQUE A SURFACE POUR LA RECUPERATION DE CHALEUR La présente invention se rapporte aux échangeurs thermiques à surface destinés à récupérer, par un fluide en circulation, la chaleur perdue, contenue dans les effluents caloporteurs que l'on peut aisément canaliser dans une conduite d'évacuation, comme les fumées de combustion produites par exemple dans les chaudières des installations de chauffage. Les échangeurs de ce type sont habituellement dénommés " Récupérateur de chaleur ". On sait que, face aux impératifs d'économie d'énergie com- mandés en particulier par la situation actuelle du marché mondial des produits énergétiques l'utilisation de récupérateurs des calories perdues dans les effluents caloporteurs constitue une réponse à ces exigences. A titre indicatif, les fumées de combustion à la sortie des chaudières de chauffage habituelles atteignent souvent des températures de 250 OC et plus. Les pertes thermiques ainsi occasionnées entrent pour près de 20 % sinon d'avantage dans le bilan thermique et pénalisent d'autant le rendement de l'installation. En fait, cette dernière valeur doit 8tre corrigée à la hausse, si on prend en compte l'enthalpie de changement de phase de la vapeur d'eau contenue dans les fumées. Grace aux récupérateurs de chaleur, ces fumées perdues peuvent gratuitement constituer une nouvelle source d'énergies par exemple pour la production d'eau chauds sanitaire ou pour la réchauffage de l'eau de retour à la chaudière dans les installations de chauffage central. Toutefois, une conception optimale de ces appareils doit obligatoirement satisfaire à un compromis entre des exigences contra- dictoires, auxquelles les récupérateurs actuellement connus ne paraissent pas répondre de façon satisfaisantes refroidir les fumées de combustion au maximums en perturbant le moins possible leur écoulement vers la cheminée d'évacuation. En effets les récupérateurs actuels peuvent être séparés sché- matiquement en deux familles bien différenciées: - Les dispositifs dits " à paroi d'eau ", constitués essen- tiellement de deux conduits concentriques, à distance l'un de l'autre. Ces conduits définissent entre-eux un espace annulaire dans lequel un fluide à chauffer, en général de l'eau, circule à co-, ou à contre- -courant des fumées à refroidir qui s'écoulent dans le tube intérieur, l'échange se faisant au travers de la surface de ce dernier ( Brevet français n0 2 257 875). -:.Les dispositifs dits " à écran d'eau n dans lesquels un con- duit de fumées est traversé transversalement par un réseau serré, cons- titué de tubes à eau agencés en faisceau multitubulaire ou en serpentin ( Brevet français n0 2 293 674) ou de plaques à eau ajourées ( Brevet français n0 2 287 663). Les performances des récupérateurs de la première famille se trouvent pénalisées par une surface d'échange nécessairement limitée non seulement en grandeur, mais également par sa localisation à la périphérie de la veine gazeuse chaude. Ceux de la deuxième famille sont en principe, thermiquement plus efficaces, mais la contre-pression en- gendrée dans le courant gazeux par les pertes de charge singulières importantes impose une adaptation du générateur de chaleur quvelle aussi, a ses limites et ses inconvénients. De plus, ces dispositifs sont géné- ralement bruyants. - Le-but de la présente invention est de parvenir à extraire le maximum de calories des fumées de combustion etde façon plus générale, de tout affluent caloporteurtout en perturbant le moins possible leur écoulement. A cet effet, l'invention a pour objet un échangeur thermique à surface pour la récupération, par un fluide en circulation, de la chaleur perdue contenue dans les effluents caloporteurs, notamment dans les fumées de combustion, et comprenant deux conduits concentriques: un conduit intérieur dans lequel passent les effluents à refroidir et un conduit extérieur entourant le conduit intérieur à distance de façon à définir entre-eux un espace annulaire formant une paroi d'eau dans laquelle circule le fluide à chauffer, échangeur caractérisé en ce que la paroi d'eau est à passages multiples, et en ce qu'il comporte au moins un tube à eau traversant longitudinalement la région centrale du conduit intérieur et monte en dérivation sur la paroi d'eau. Par paroi d'eau à passages multiples, on entend un comparti- mentage de l'espace annulaire, permettant au fluide à chauffer ( lequel n'est pas obligatoirement de l'eau) de circuler selon une trajectoire hélicordale quasi-circulaire, par exemple au moyen d'une ailette spira- lée entourant le tube intérieur, ou selon une trajectoire en serpentin longitudinal# au moyen d'ailettes rectilignes disposées parallèlement selon les génératrices du tube intérieur. Pour fixer les idées, on supposera par la suite que les efflu- ents à refroidir et le fluide à chauffer sont respectivement des fumées de combustion et de l'eau, sans que l'on puisse pour autant limiter à ces exemples la nature des fluides participant à l'échange. Comme on le comprend, l'invention réalise donc la combinaison, au sein d'un même appareil, de solutions techniques déjà connues, mais séparément et en les adaptant de manière à cumuler leurs avantages respectifs sans avoir à en supporter les inconvénients D'un cité la paroi d'eau à passages multiples augmente le temps de séjour de l'eau en circulation contre la surface du tube in- tdrieur, ce qui entraine une augmentation corrélative de la quantité de chaleur cedée à l'eau par les fumdes, et plus précisément par la région périphérique de la veine de fumées en écoulement qui se trouve ainsi très efficacement refroidie. De l'autre coté, le ou plus généralementles tubes à eau placés longitudinalement dans la partis centrale du conduit intérieur vont chercher les calories restantes là o elles se trouvent, c'est- -à-dire au coeur même de la veine de fumées, complàtant ainsi l'action de la paroi d'eau pour extraire des fumées le maximum de calories au profit de l'eau à chauffer. - Par ailleurs, ce résultat est obtenu sans perturber de façon significative l'écoulement des fumées. En effet, les extrémités coudées des tubes centraux, loin de représenter un obstacle pour le passage des fumées, constituent au contraire des points froids sur lesquels se forment préférentielleeenl/des condensats, et notamment de l'eau de condensation de la vapeur contenue dans les fumées. Cette élimination de la vapeur sous forme liquide au niveau de l'échangeur est favorable Do à tout point de vue. En particulier, la diminution du débit de fumées qui en résulte pallie largement aux pertes de charge, au demeurant minimes, dues à la présence des tubes. D'autre part, la paroi d'eau à passages multiples entraînent des effets secondaires particulièrement positifs: En effet, les ailettes de cloisonnage étant avantageusement en matériau bon conducteur de la chaleur - généralement en métal - la surface d'échange à ce niveau se trouve donc également augmentée et avec elle, le flux thermique global. De plus, on évite toute possibilité de stagnation.de l'eau dans l'espace entre les deux conduites, ce qui favorise de surcroît une bonne circulation de l'eau dans les tubes centraux puisque ceux-ci sont montés en dérivation sur la paroi d'eau. Il.faut encore souligner que l'appareil est technologiquement simple, robuste et fiable, et que tous ses éldments constitutifs peu- vent se touver aisément dans le commerce à faible coût. L'invention sera bien comprise et d'autres aspects et avantages ressortiront plus clairement au vu de la description qui suit, donnée à titre d'exemple non limitatif et en référence aux planches de dessins annexées sur lesquelles: - la figure 1 est en vue en perspective, partiellement arra- chée, d'un récupérateur selon l'invention - la figure 2 est une vue en coupe diamétrale selon le plan AA de la fig. 1 - la figure 3 est un schéma d'ensemble montrant l'implantation du récupérateur sur une installation de chauffage central. Sur les figures, les mêmes éléments sont désignés par des références identiques. Le récupérateur 1, représenté sur les figures let2, est prin- cioalement formé de deux tubes concentriques à distance; respectivement intérieur 2 et extérieur 3, définissant un canal central 4, pour le passage des fumées de combustion à refroidir, et un espace annulaire pour une circulation d'eau a chauffer. Comme on le voit, l'espace S est fermé à ses extrémités au moyen de flasques 6 et 7 et communique avec le milieu extérieur par les tubulures 8 et 9 prévues sur le tube aextérieur 3 en des positions angu- laires diamétralement opposées et servant respectivement pour l'intro- duction et la sortie de l'eau à chauffer, commea litndique le sens des 3D flèches sur les figures. Bien entendu, les rôles respectifs de ces tubulures sont réver- sibles, la circulation de l'eau pouvant s'opérer dans les deux sens. On verra toutefois que, dans une variante avantageuse de l'inventions il est préférable de respecter le sens de circulation indiqué ici. On voit par ailleurs que le canal interne 4 est traversd longitudinalement par trois tubes 10 de faible diaftstre, localisés dans la partie centrale du canal et régulièrement répartis autour de l'axe de symétrie de l'ensemble, symbolisé en 11. Les tubes 10 sont montés en dérivation sur l'espace annulaire 5 et comportent à cet effet des extrémités recourbées débouchant dans cet espace au moyen d'ouvertures 12 et 13 ménagées dans la paroi du tube intérieur 2, au voisinage res- pectivement des tubulures 8 et 9. Conformément à une réalisation préférée, l'espace annulaire 5 est compartimenté-de façon à constituer une paroi d'eau à passages multiples. Dans l'exemple considéré, le compartimentage est réalisé au moyen d'ailettes 14, disposées parallèlement selon les génératrices du tube intérieur 2 et espacées les unes des autres de façon à définir entreelles des chambres à eau longitudinales. Les ailettes 14 sont avantageusement constituées par de simples plaquettes en acier, de for- me rectangulaire très allongée présentant une longueur légàrement plus courte ( 10 cm par exemple) que la distance séparant les deux flasques de fermeture 6 et 7. Elles sont décalées longitudinalement l'une par rapport à l'autre selon un agencement en quinconce de manière à venir prendre appui par une extrémité, alternativement contre l'un puis l'au- tre flasque, l'autre extrémité étant alors libre pour ménager entre elle et le flasque qui lui est voisin un passage de communication entre deux chambres d'eau adjacentes. - Dans l'exemple considéré, le nombre d'ailettes a-été limité à quatre, de sorte que le compartimentage présente une structure en trois étages superposés: un étage d'entrée supérieur 15A pourvu de la tubu- lure d'arrivée 8, un étage de sortie inférieur 15C comportant la tubulu- re de départ 9, et un étage intermédiaire composé des deux compar- - timents symétriques 14 et 1. Il est clair cependant que, le décalage en quinconce ne s'ap- plique pas à l'égard des ailettes délimitant entre-elles l'étage d'entrée A et l'étage de sortie 15C. Dans ces conditions, l'eau qui pénàtre par la tubulure d'entrée 8 rejoint la tubulure de sortie 9 après avoir traversé le récupérateur en s'y étant partagée, entre deux circuits en parallèle, de manière à assurer une extraction des calories contenues dans tout le volume de la veine de fumées à refroidir: - Une partie de l'eau passe par l'espace annulaire 5 ( ou paroi d'eau) selon un circuit en serpentin à trois passages longitu- dinaux en se répartissant équitablement entre les deux chambres 15' et ly de l'étage intermédiaire. Au cours de ce parcours, l'eau s'échauf- fa en prenant les calories contenues dans la région périphérique de la veine gazeuse à refroidir, - L'autre partie de l'eau emprunte les tubes centraux 10, pour atteindre directement l'extrémité de sortie de l'étage inférieur 15 après avoir traversé longitudinalement le coeur de la veine gazeuse et avoir capté les calories restantes localisées dans cette région. Conformément à une réalisation préférée de l'invention bien visible sur la figure 2, les ailettes de cloisonnage 14 sont réparties autour du tube intérieur 2 avec des écartements variables, de manière que la section de passage des chambres à eau ne soit pas égale dans les étages, mais diminue progressivement depuis l'étage d'entrée 15 jusqu'a l'étage de sortie 15C. Cette disposition particulière pré- sente l'avantage d'offrir à l'eau dans l'espace 5 une surface d'échan- ge d'autant plus grande que sa température est basse. De plus, l'eau est mis en vitesse au fur et à mesure de son échauffement, ce qui est également favorable sur le plan thermique, par exemple à l'égard des risques de calefaction. On trouve ici l'explication de la remarque faite auparavant concernant la réversibilité des rules des tubulures 8 et 9. Conformémont à une mise en oeuvre avantageuse du récupérateur, et en application de règles bien connues en thermique, on favorise une - circulation de type à contre-courant de l'eau par rapport à l'écoule- ment des fumées. Cette condition est toujours satisfaite lorsques comme le montre la figure 1, on place la tubulure d'entrés B à l'extrémité aval du récupérateur par rapport au sens d'écoulement des fumées. 0D voit sur la figure 2 en particulier, que dans ce cas la paroi d'eau comporte deux passages à contre-courant ( étage 15A et 15C) pour un passage à concourant ( étage 15B). Sur cette figure, le sens de circulation de l'eau et des fumées ont été indiqués par les symboles conventionnels. Bien entendu, lorsque le nombre d'étages est d'ordre pair, les passages à ca-et à contre-courant sont en nombre égal, quel- que soit l'emplacement de la tubulure d'entrée. On va maintenant décrire brièvement un mode de fabrication du récupérateur selon l'invention. On commence par souder les flasques de fermeture 6 et 7 sur le pourtour du tube intérieur 2 et de préférence à environ 15 ou 20 cm de ces extrémités de manière à ménager des paries terminales libres qui serviront au montage du dispositif sur l'installation à laquelle il est destiné. Ces flasques sont de formats légèrement différentss L'un d'eux,par exemple le flasque 6, présente un diamètre égal au dia- mètre extérieur du tube extérieur 39 alors que le flasque 7 présente lui un diamètre égal au diamàtre intérieur du tube 3 et détermine l'é- paisseur de l'espace 5. -Puis on parce les ouvertures 10 et 1i et on fixe lestubes centraux 10 par soudage étanche avec le bord des orifices effectué de l'extérieur du tube 2. Auparavant, les tubes 10 ont été conformés en n 5 " par pliages à partir de tronçons de tube étiré en acier que l'on se procure facilement dans le commerce. Un place ensuite les ailettes 14 sur chant sur le tube intérieur 2 en prenant sain d'appuyer l'une de leur petite face d'extrémité contre l'un des flasques de fermeture, de manière à réaliser une disposition en quinconce, telle qu'explicité précédemment. Les ailettes, qui présentent une hauteur égale à celle du petit flasque 7, sont alors fixées à demeure par soudage. Par ailleurs, on parce sur le tube extérieur 3 les deux ou- vertures destinées à recevoir les tubulures 8 et 9 pour l'arrivée et la sortie de l'eau. Ensuite, on place le tube intérieur 2 verticalement, le flas- que le plus grand (flasque 6) étant on position basse, et en installe alors le tube extérieur 3 en le faisant coulisser sur le conduit inté- rieur 2 jusqu'à ce qutil vienne on butée sur le flasque 6. Cette opéra- tien est facilitée par les ailettes qui servent d'organes de guidage et de centrage, La conduit extérieur 3 a été préalablement dimensionné de façon que, une fois mis en place, son extrémité supérieurs vienne dans le plan de la surface extérieurs du flasque 7. L'assemblage des deux conduits 2 et 3 est alors réalisé au niveau des deux flasques par les cordons de soudure étanche 16 et 17 visibles sur la figure 1. Il doit Otre souligné que le positionnement correct du con- duit extérieur est simplifié grâce aux différents orifices préalablement ménagés sur les deux conduits 2 et 3 et qui servent de repères visuels. Une fois l'assemblage effectué, on rapporte les tubulures 8 et 9 par soudage sur le conduit extérieur 3. On peut avantageusement achever la construction par un calori*ugeage du récupérateur au moyen d'une enveloppe d'isolation thermique placée autour du tube extérieur 3. Cette enveloppe n'a pas été représentée pour ne pas surcharger inutile- ment les figures. on va maintenant décrire brièvement, en référence à la figure 3, une installation de chauffage central équipée d'un échangeur, selon l'invention. Sur cette figure, on a représenté très schématique- ment en 18 une chaudière à combustion reliées par un système classique de canalisations d'eau en boucle fermée équipé d'une vanne à quatre voies 19 et d'un accélérateur 20, à un ensemble de radiateurs 21 pour le chauffage de locaux d'habitation. Les fumées de combustion sortent latéralement de la chaudière pour rejoindre la cheminée d'évacuation à l'atmosphère, représentée en 22. Comme on le voit, léchangeur-récupérateur 1 s'installe entre la chaudière et la cheminée, en remplacement de la conduite habituelle d'évacuation des fumées.-La mise en place s'effectue sans difficulté particulière grftce aux parties terminales libres du tube interne qui dépassent de part et d'autre de l'appareil et qui permettent par simple emmanchement de se raccorder aux deux éléments coudés 23 et 24, lesquels ont été prévus pour assurer une orientation verticale du récupérateur. Il doit être souligné que la présence de ces éléments coudés n'est nullement impérative, le récupérateur pouvant être placé dans n'importe quelle position. Il demeure toutefois souhaitable de conser- ver en toute circonstance au moins une légère inclinaison sur l'hori- zontale, positive dans le sens de l'écoulement des fumées afin de favo- riser par un orifice, tel que 25, prévu entre le récupérateur et la chaudière, l'évacuation des condensats, notamment l'eau formée dans le tube intérieur par condensation de la vapeur d'eau contenus dans les fumées. Comme on le voit, le récupérateur 1 est utilisé-en tant que réchauffeur: l'eau de chauffage, qui sert refroidie des radiateurs 21 retourne à la chaudière 18 en traversant auparavant le récupérateur 1, lequel dans ce cas constitue un accessoire de l'installation de chauf- fage, dont il améliore le rendement et permet par conséquent une éco- nomie de combustible. A titre purement indicatif, des essais effectués sur une chaudière à combustible liquide (fuel domestique) ont montré que l'on pouvait, grâce au dispositif selon l'invention, abaisser la température des fumées d'une valeur de 2500C à la sortie de la chaudière jusqu'à une valeur résiduelle de 80 C à la sortis du récupérateur. A partir de ces données, on calcule approximativement une amélioration de près de % du rendement thermique de l'installation, et ceci sans prendre en compte la récupération de la chaleur latente de condensation d'une partie de la vapeur. Par ailleurs, l'eau à la sortie du réchauffeur accusait une élévation de température de 5SC environs nus un débit habituel, imposé par l'installation de chauffage. D'autres essais effectués avec une chaudière à combustible solide (bois), ont permis de faire chuter la température des fumées de près de 430C, d'o une réduction, en pourcentage, des pertes par les fumées d'un coefficient voisin de six.Correlativement, la température de l'eau de retour s'était élevée de 10 C. Par ailleurs, un circulateur, non représent sur la figure, peut-8tre avantageusement prévu sur la tubulure de sortie 9 du réchauf- feur. Dans ce case le rendement thermique global est encore sensible- ment amélioré grâce à une homogénéisation de la température de l'eau au sein de la chaudière, due à un effet de brassage permanent. Il va de soi que l'invention ne saurait se limiter aux exem- ples décrits, mais s'étend à de multiples variantes ou équivalents dans la mesure o sont respectées les caractéristiques énoncées dans les re- vendications jointes. En particulier de nombreuses variantes peuvent etre envisagées tant en ce qui concerne la paroi d'eau à passages multiples, que les tubes d'eau centraux et que l'agencement relatif de la paroi d'eau avec ces tubes. - A propos du premier point, il a déjà été dit que le comparti- mentage peut être réalisé, non seulement au moyen des ailettes recti- lignes longitudinales 149 mais également ' l'aide par exemple d'une ailette hélicotdale unique enroulée sur chant autour du tube intérieur. De même, on peut opter pour de multiples variantes d'agence- ment des ailettes rectilignes 14, permettent toutes une circulation d'eau selon un parcours en serpentin avec plusieurs allers et retours dans la direction longitudinale. En particuliers on pourra choisir entre les variantes qui permettent à tout volume d'eau élémentaire pénétrant dans l'espace annulaire 5, soit, comme c'est le cas de l'exemple décrit, de parcourir seulement l'une ou l'autre moitié de la surface du tube intérieur 29 soit de parcourir la-totalité de cette surface, donc de traverser successivement toutes les chambres à eau. Dans ce cas, l'agen- cement en quinconce s'applique à l'ensemble des ailettes, à l'exception d'une ailettes laquelle relie les deux flasques 6 et 7 et sépare ainsi de façon étanche deux chambres adjacentes, respectivement destinées à recevoir la tubulure d'entrés 8 et la tubulure de sortie 9. Il doit cependant être précisé que ces deux variantes ne sont pas tout-à-fait équivalentes, mais que la première, à savoir la varian- te à circulation étagée, présente par rapport à la seconde certains avantages particuliers: - sur le plan hydraulique* les pertes de charges, à débit d'eau égal, sont.plus faibles, car l'espace annulaire 5 se compose de deux cir- cuits en parallèle recouvrant chacun une moitié de la surface du tube intérieur; - sur le plan thermique, le partage de l'espace 5 on deux cir- cuits parallèles équivalents entrains une symétrie de la carte des tem- pératures dans toute section droite du récupérateur. Cette symétrie, absente dans la seconde variante, est globalement favorable à une meil- leure transmission du flux thermique; - sur un plan physico-chimiques les tubulures deentrée 8 et de sortie 9 étant angulairement diamétralement opposées, les tubes à eau centraux 10 traversent la veine de fumées de part en part (tubes 10 con- formés en "SO). Il en résulte, non seulement un refroidissement plus complet et plus homogène du coeur de la veine de fumées, mais également une condensation plus importante de la vapeur d'eau, ce qui est un avan- tage à tout point de vue. Au contraire, dans la seconde variante, les 29tubulures d'entrée et de sortie étant angulairement très voisines l'une de l'autre, les tubes centraux présentent une conformation en "Us aplatit de sorte que leur influence reste limitée à une partie seulement de l'é- paisseur de la veine gazeuse. En ce qui concerne maintenant le second point, il doit être bien compris que le nombre de tubes centraux ne peut être fixé à priori pour tous les cas. Il dépend essentiellementdes conditions locales d'uti- lisation du récupérateur et doit être déterminé dans chaque cas en rela- tion avec le diamètre extérieur des tubes choisis de manière à ne pas créer dans l'écoulement des fumées des pertes de charge, trop importantes pouvant impliquer une contre-pression difficilement acceptable pour l'ins- tallation de chauffage. A titre indicatif, les conduites de fumées des installations de chauffage habituelles sont généralement surdimensionnées pour des raisons de sécurité, de sorte qu'une réduction de la section de passage dans une proportion pouvant aller jusqu'à 20% environ reste tout-à-fait acceptable. Ainsi, dans le cas d'une chaudière dont la con- duite d'évacuation des fumées présente un diamètre de l'ordre de 180 mm (chaudière de chauffage central d'une maison d'habitation moyenne), le remplacement de cette conduite par un récupérateur dont le tube interne présente un diamètre intérieur de même dimension et comporte trois tubes à eau centraux de diamètres (15-21), n'entraîne des modifications ni de la chaudière, ni du fonctionnement normal de l'installation sur le plan de la circulation des fluides. A propos enfin du troisième point, concernant l'agencement relatif des tubes centraux et de la paroi d'eau à passages multiples, il doit être souligné, qu'en accord avec l'invention, les tubes à eau peuvent être montés en dérivation totale ou seulement partielle sur la paroi d'eau. L'exemple décrit en référence aux figures correspond à une dérivation totale puisque les ouvertures 12 et 13 sur le tube intérieur 2 ont été ménagées au voisinage immédiat des tubulures d'entrée 8 et de sortie 9. Mais il est possible de prévoir ces ouvertures à d'autres endroits sur le tube -intérieur 2 de façon à réaliser une mise en déri- vation partielle des tubes 10 sur la paroi d'eau 5. Une telle dispo- sition s'impose d'ailleurs dtelle-mtme dans le cas d'une paroi d'eau à circuits parallèles et à nombre pair d'étages, comme celà se com- prend aisément Par ailleursune mise en dérivation totale peut s'épérer non seulement par les ouvertures 12 et 13 sur le tube intérieur 2, mais par tout autre moyen approprié, par exemple par un branchement direct des tubes centraux 10 sur les tubulures 8 et 9. Selon une autre variante de réalisation, on prévoit d'équiper l'espace 5 d'une purge d'air. De mime, il peut &tre utile de prévoir un assemblage tempo- raire du tube extérieur.(fixation par bride boulonnée par exemple au lieu du soudage) de façon à pouvoir le retirer à volonté en vue d'un nettoyage éventuel de l'espace annulaire 5 et des tubes à eau centraux par accès aux ouvertures 12 et 13. Bien entendu, cette particularité présente surtout un intérgt si le récupérateur est placé dans un cir- cuit d'eau de type "ouvert", par exemple dans le cas d'une utilisation pour la production directe d'eau chaude sanitaire. De meme encorele récupérateur selon l'invention peut, non seulement être installé entre la chaudière et la cheminée, sur les ins- tallations existantes, mais également être prévu de fabrication sur les chaudières neuves. Enfin, l'application du récupérateur selon l'invention n'est pas limitée au domaine du chauffage central pour le réchauffage de l'eau de retour desradiateurs ou pour la production d'eau chaude sanitaire, mais s'étend, comme on l'a déjà dit, à la récupération, au moyen d'un échangeur à surface, des calories contenues dans tout effluent caloporteur, dans la mesure o ce dernier est ou peut 9tre canalisé dans une conduite d'évacuation. REVENDICATIONS 1) Echangeur thermique à surface pour la récupération, par un fluide en circulation, de la chaleur perdue contenue dans des effluents caloporteurs, notamment les fumées de combustion, et comprenant deux conduits concentriques: un conduit intérieur (2) dans lequel passent les effluents à refroidir et un conduit extérieur (3) entourant à dis- tance le conduit intérieur de façon à définir entre-eux un espace an- nulaire (5) formant "paroi d'eau" dans laquelle circule le fluide à chauffer et qui communique avec l'extérieur par deux tubulures (8,9) prévues sur le conduit extérieur (3) respectivement pour l'entrée du fluide à chauffer dans l'espace annulaire (S) et pour sa sortie, échan- geur caractérisé en ce que la paroi d'eau est à passages multiples et en qu'il comporte au moins un tube (10) monté en parallèle avec la paroi d'eau et traversant longitudinalement la région centrale du con- duit intérieur. 2) Echangeur selon la revendication 1 caractérisé en ce que la paroi d'eau à passages multiples est réalisée par un compartimen- tage de l'espace annulaire (5) au moyen d'ailettes parallèles espacées (14), disposées en quinconce salon les génératrices du conduit inté- rieur (2) et définissant entre-elles des chambres longitudinales (ts) communiquant à l'une de leurs extrémités et parcourues par le fluide à chauffer. 3) Echangeur selon les revendications 1 et 2 caractérisé en ce que les tubulures d'entrée (8) et de sortie (9) du fluide à chauf- fer prévués sur le conduit extérieur (3) sont angulairement diamé- tralement opposées et en ce que le compartimentage de l'espace annu- laire (5) partage ledit espace en deux circuits parallèles équivalents couvrant chacun une moitié de la surface du conduit intérieur (2). 4) Echangeur selon les revendications 1 et 2 caractérisé en ce que les tubulures d'entrées (8) et de sortie (9) du fluide à chauf- fer prévues sur le conduit extérieur (3) présentent des positions angulaires voisines et en ce que le compartimentage de l'espace annu- laire (5) aménage ledit espace en un circuit unique couvrant toute la surface du conduit intérieur (2). ) Echangeur selon la revendication 1 caractérisé en ce que le ou les tubes (10) montés en parallèle avec la paroi d'eau et traver- sant longitudinalement la région centrale du conduit intérieur (2) débouchant à leurs extrémités respectives dans l'espace annulaire (5) par des ouvertures (129 13) ménagées sur le conduit intérieur (2). - 6) Echangeur selon la revendication 5 caractérisé-en ce que les ouvertures (12, 13) ménagées sur le conduit intérieur (2) sont disposées au voisinage immédiat des emplacements des tubulures (8, 9) prévues sur le conduit extérieur (3). 7) Echangeur selon la revendication 1 caractérisé en ce que le ou les tubes (10),montés en parallèle avec la paroi d'eau et tra- versant longitudinalement la région centrale du conduit intérieur (2), débouchent à leurs extrémités respectives dans les tubulures (8,9) prévues sur la conduit extérieur (3) pour l'entrée du fluide à chauffer dans l'espace annulaire (5) et pour sa sortie. 8) Echangeur selon les revendications 3 et 5, 6 ou 7 carac- térisé en ce que le ou les tubes (10î montés en parallèle avec la paroi d'eau st traversant longitudinalement la région centrale du con- duit intérieur (2),sont conformés en "S". 9) Echangeur selon les revendications 4 et 5, 6 ou 7 caracté- risé en ce que le ou les tubes (10),montés en parallèle avec la paroi d'eau et traversant longitudinalement le région centrale du conduit intérieur (2),sont conformés en "Un. ) Echangeur selon les revendications 2 et 3 ou 4, caracté- risé en ce que les ailettes (14) sont réparties autour du conduit inté- rieur (2) avec des écartements variables de manière que la section de passage des chambres (15) diminue progressivement dans le sans de cir- culation du fluide à chauffer.