L'invention concerne un dispositif permettant l'adaptation d'une chaussure à une forme de pied par la création d'alvéoles correspondant X la configuration particulière des points sensibles dudit pied, comportant une presse munie d'une matrice et d'un poinçon. Dans ce domaine l'utilisation de plus en plus fréquente des matières plastiques pour la fabrication des chaussures en général et des chaussures de ski en particulier, pose quelques problèmes quant à l'adaptation desdites chaussures aux particularités de chaque pied. n est notoire qu'une chaussure neuve en cuir, me me Si elle est faite sur mesure par un bottier - ce qui est rare actuellement - fait souvent "mal au pied". Sous l'effet conjugué de l'utilisation et de la chaleur apportée par le pied, la chaussure en cuir s'adapte, prend la forme du pied qu'elle enveloppe il n'en est pas de même pour une chaussure en matière plastique et l'on a imaginé plusieurs moyens d'adaptation parmi lesquels on peut citer une enveloppe souple à l'intérieur de la chaussure qui est remplie, au moment de la mise en service, par une mousse de plastique contenant un émulsifiant qui en assure l'expansion. L'emploi d'un tel procédé semble en régression cause principalement de son coat élevé. On peut citer encore l'utilisation, déjà connue pour le cuir, de presses ou pinces munies d'une matrice et d'un poinçon entre lesquels on dispose la partie de la chaussure à "déformer". On peut recenser, en effet, au moins huit points sensibles sur un pied humain: - Les malléoles interne et externe de la jambe sur le tibia et le péroné - Le scaphoïde sur le tarse - Le cuboSde aussi sur le tarse - Le grand cuneiforme externe appelé vulgairement tubercule; - Le début du cinquième métatarsien externe - L'extrémité des premier et cinquième métatarsiens. Une chaussure absolument rigide comme celle qui est utilisée pour le ski de piste doit comporter autant d'alvéoles qu'il y a de points sensibles et lesdites alvéoles doivent autoriser un certain mouvement du pied sans pour autant le blesser aux points de contact. Les outils connus utilisés pour créer ces alvéoles b la demande présentent l'inconvénient commun de nécessiter plusieurs opérations pour la confection d'alvéoles de dimension "confortable", d'une part, d'obliger l'opérateur à surveiller constamment la température de chauffe du plastique à déformer, d'autre part. La plupart des dispositifs connus permettent seulement d'exercer une pression temporaire sur des surfaces insuffisantes d'où la nécessité d'effectuer plusieurs déformations juxtaposées qui se détruisent l'une l'autre. La présente invention a précisément pour but de réaliser un dispositif assurant en une seule opération, préalablement programmée, donc sans surveillance, la création, sur une chaussure en matière plastique, d'une alvéole adaptée à la configuration particulière du pied qu'enveloppera ladite chaussure. Le dispositif selon l'invention est caractérisé par le fait que ladite matrice est composée d'un cadre dont les bords internes sont vorités et chanfreinés, ledit cadre étant porté par des arcs-boutants radiaux disposés de façon à permettre à la fois le passage d'air chauffant la partie à déformer et la libre déformation alvéolaire de la chaussure à l'intérieur de l'espace délimité par ce cadre, et par le fait que ledit poinçon a une forme correspondant à celle de l'alvéole à réaliser. Parmi de nombreux avantages apportés par ce dispositif, on peut citer - La possibilité de chauffer la partie à déformer et de limiter la surface effectivement soumise à ce traitement thermique - La possibilité de créer une alvéole de dimension relativement importante en n'importe quel point de la chaussure en fonction du volume du point sensible. - La simplicité de ce dispositif et la modicité de son prix de revient. D'autres avantages ressortiront de la description qui va suivre d'une forme d'exécution de l'invention, préférentielle mais non limitative et du dessin dans lequel - La figure 1 est une vue d'ensemble; - Les figures 2a, vb, Zc sont des schémas d'une matrice - Les figures 3a, 3b sont des coupes d'un poinçon. On se reporte à la figure 1. Le dispositif comporte une presse composée d'un corps 1 muni d'une plaque de fixation 2 sur un support (non représenté) de façon à ce que le bras inférieur 3 de la presse reste libre pour pénétrer à l'intérieur de la chaussure ~à traiter. Le bras 3 porte un poinçon 4 vissé X son extrémité 3a. La presse comporte en outre un bras supérieur 5 porteur d'une vis 6 munie d'un volant de commande 7 à sa partie supérieure 6a. Ladite vis 6 tourne dans un palier 5a et porte sur son extrémité inférieure 6b, entre les bras 3 et 5 de la presse, une matrice 8 libre en rotation par rapport à la vis 6. Les figures 2a, 2b, 2c montrent les détails de la matrice 8 composée d'un cadre 9 délimitant un espace vide 10 dont les contours détermineront le périmètre extérieur de l'alvéole à créer. Les bords internes dudit cadre 9 sont chanfreinés et voûtés 9a (fig. 2c) de façon à ce que l'alvéole créée, sur la chaussure, présente à l'extérieur une forme arrondie qui ne détruise pas son aspect esthétique. Le cadre 9 est porté par des arcs-boutants 11 radiaux soudés d'un côté sur le cadre, de l'autre sur un tube 12 dont l'axe X-X (fig. 2b) est situé exactement au centre de la matrice 8. L'alésage intérieur iZa dudit tube 12 correspond au diamètre de l'extrémité 6b de la vis 6 sur laquelle on emmanche la matrice 8 de façon à ce qu'elle puisse pivoter librement au moment de sa mise en place sur la chaussure à traiter. Pour adapter une chaussure on procède de la manière suivante On choisit le type de poinçon 4 qui correspond tant à la forme qu'au volume de l'alvéole à créer à l'intérieur de la chaussure et on met ledit poinçon sur l'extrémité 3a du bras 3 de la presse. Le type de matrice 8 complémentaire du poinçon choisi est fixé sur l'extrémité 6b de la vis 6, complètement dévissée pour laisser un passage suffisant à la mise en place, de la chaussure ; à l'aide du volant 7 on applique la matrice 8 contre le poinçon 4 à travers Ia paroi de la chaussure en réglant la pression en fonction de l'importance de la déformation à créer. On envoie un courant d'air chaud sur l'espace 10 au moyen, par exemple, d'un séchoir à cheveux muni d'une résistance chauffante dont la température est réglable par thermostat et en concentrant cette chaleur sur ledit espace 10 par une cloche coiffant le cadre 9. On règle la durée dudit traitement thermique au moyen d'un temporisateur qui coupe le courant d'alimentation du séchoir en temps voulu. La déformation recherchée est ainsi obtenue en une seule opération, elle correspond à un volume prédéterminé et reste permanente. REVENDICATIONS 1. Dispositif permettant l'adaptation d'une chaussure à une forme de pied par la création d'alvéoles correspondant à la configuration particulière des points sensibles dudit pied, comportant une presse munie d'une matrice et d'un poinçon, caractérisé par le fait que ladite matrice est composée d'un cadre dont les bords internes sont voûtés et chanfreinés, ledit cadre étant porté par des arcs-boutants radiaux disposés de façon à permettre à la fois le passage d'air chauffant, la partie à déformer et la libre déformation alvéolaire de la chaussure à l'intérieur de l'espace délimité par ce cadre, et par le fait que ledit poinçon a une forme correspondant à celle de l'alvéole à réaliser. 2. Dispositif selon la revendication I, caractérisé par le fait qu'il comporte plusieurs types de matrices et de poinçons facilement interchangeables. 3. Dispositif selon la revendication I, caractérisé par le fait qu'il comporte un bras articulé portant un appareil producteur d'air chaud. 4. Dispositif selon les revendications 1 et 3, caractérisé par le fait que ledit appareil est électrique et que le courant d'alimentation passe par un temporisateur programmable.