Bien que la présente invention concerne principale- ment la mesure de la direction et/ou du débit d'un écoule- ment d'eau souterraine afin de déterminer l'effet sur l'en- vironnement, par exemple de résidus de lessives septiques sur les systèmes d'eaux naturelles, les principes de base de la présente invention sont applicables à une grande variété de problèmes dans lesquels interviennent la vitesse et/ou la direction de l'écoulement d'un fluide. Actuellement de nombreux systèmes et techniques ont été développés en vue d'obtenir une information sur la direc- tion et/ou le débit d'un écoulement de fluide, y compris des systèmes qui sont basés sur le chauffage permanent d'un tube, à travers lequel s'écoule un liquide, et sur la mesure de températures du liquide en déplacement en des positions amont et aval par rapport. la source de chaleur, de manière à obtenir une mesure hyperbolique du débit d'écoulement. Cependant on n'a jusqu'à présent développé aucun système mettant en oeuvre la mesure de la déformation d'un champ thermique créé par chauffage local d'une masse perméable à travers laquelle s'écoule le liquide, afin d'obtenir une mesure linéaire du débit d'écoulement du fluide. La présente invention est basée sur la découverte du fait que la distorsion d'un champ thermique créé dans un milieu poreux, à travers lequel se déplace un système d'eau souterraine en écoulement très lent, peut être utilisé pour fournir une mesure linéaire du débit d'un tel écoulement d'eau souterraine. De façon plus spécifique on a trouvé que si l'on effectue des mesures de températures en différentes zones du champ déformé de manière à en réaliser une "carte", non seulement il est possible de déterminer l'azimut de l'écoulement, mais également le débit de ce dernier. Dans un dispositif de base, le champ thermique est créé par le transfert d'une quantité déterminée d'énergie calorifique à une zone fortement localisée d'un milieu po- reux thermoconducteur que traverse l'eau souterraine. La zone localisée est située au centre d'un réseau de capteurs de température disposés alentour. Si l'on note la différence de température entre deux couples diamétralement opposés de capteurs, le couple fournissant la plus grande différence fournit une information concernant la direction de l'écoule- ment, tandis que l'amplitude de la différence fournit une indication linéaire du débit de l'écoulement. Dans un tel système, la source de chaleur était "pulsée", à la suite de quoi on a enregistré les différen- ces maximales de température entre les couples de capteurs. On a trouvé que,sur une gamme étendue de vitesses de l'écou- lement d'eau souterraine, les différences de température présentaient un pic après écoulement du même intervalle de temps à la suite de l'arrêt de "l'impulsion" de chauffage, et que la variation de la différence maximale de températu- re dans la direction de l'écoulement était essentiellement linéaire par rapport au débit de l'eau souterraine. A titre d'exemple on a décrit ci-dessous et illus- tré schématiquement aux dessins annexés une forme de réali- sation de l'objet de l'invention. La figure 1 est un schéma illustrant certaines carac- téristiques de base de l'invention. La figure 2 est un graphique représentant la linéa- rité entre la différence de température maximum et le débit du fluide. La figure 3 est un schéma illustrant une forme de réalisation de l'invention. La figure 4 est une vue schématique illustrant une forme de réalisation d'une sonde et du circuit de mesure associé. La figure 5 est un graphique illustrant certaines propriétés de l'invention. La figure 6 est un diagramme montrant une forme de réalisation modifiée de l'ensemble de commande. En se référant plus particulièrement à la figure 1, on a représenté sur cette figure certains principes de la présente invention. Comme cela est représenté, deux capteurs de température 10 et 12, qui dans la réalisation spécifique représentée ont la forme de thermistances, sont disposés sur des côtés opposés d'un organe de chauffage désigné d'une ma- nière générale par le chiffre de référence 14. On comprendra que les capteurs 10 et 12 ainsi que l'organe de chauffage 14 doivent être disposés à l'intérieur d'un milieu poreux thermoconducteur M à travers lequel s'écoule le fluide dont les caractéristiques de l'écoulement sont mesurées. Dans le système d'eau souterraine, le milieu poreux peut être le sol lui-même, auquel cas l'organe de chauffage et le capteur nus peuvent y être introduits. Cependant les capteurs et l'organe de chauffage sont de préférence logés dans une masse poreuse ou perméable de manière à former une sonde afin de garantir une conductivité thermique uniforme et précise. Lorsqu'on utilise un tel dispositif, la masse po- reuse devrait être constituée de particules sphériques d'une taille sensiblement uniforme et possédant une conduc- tivité thermique sensiblement supérieure à celle du fluide, dont l'écoulement est mesuré, la taille des particules n'étant pas supérieure à un diamètre d'environ 1 mm et suf- fisamment importante de manière à ne pas gêner, déformer ou perturber l'écoulement normal de l'eau souterraine. Dans tous les cas, avec le dispositif tel que repré- senté, une minuterie désignée d'une manière générale par le chiffre de référence 16 est actionnée à l'aide de moyens appropriés non représentés de manière à exciter l'organe de chauffage 14 à partir de la source d'alimentation en énergie 18 pendant un intervalle de temps prédéterminé. De cette manière une quantité prédéterminée d'énergie thermique est introduite, l'ampèremètre 20 ayant été représenté dans la ligne de raccordement aboutissant à l'organe de chauffage 14 afin d'illustrer ce fait, c'est-à-dire que le dispositif est agencé de manière à fournir à l'organe de chauffage 14 un apport d'énergie de commande tel que ledit organe de chauffage dissipe une quantité prédéterminée de chaleur à travers le milieu conducteur pendant un intervalle de temps prédéterminé commandé par la minuterie 16. De cette manière, l'organe de chauffage 14 est "pulsé" de façon à chauffer la masse poreuse M et à établir un champ thermique à l'intérieur de la voie d'écoulement du fluide, dont les caractéristiques d'écoulement sont mesurées. En l'absence d'un écoulement ou d'un déplacement du fluide, le champ est centré autour de l'emplacement de l'organe de chauffage 14 et est symétrique ou bien possède une forme prédéterminée par rapport à cet organe de chauffage. 24 85 S Les deux thermistances 10 et 12 sont raccordées à une source appropriée 22 et les deux branches du circuit aboutissant aux capteurs inidividuels 10 et 12 comprennent, en plus de la résistance variable affichée par les capteurs, les résistances respectives 24 à 26 et un élément commun à résistance variable 28 relié de façon appropriée à la masse, comme cela est représenté, pour le raccordement du côté opposé de la source d'alimentation 22. Les deux résistances 24 et 26 possèdent une valeur identique et la résistance 28 est variable de manière à établir un point de réglage cali- bré ou un zéro calibré sur le voltmètre 30 pour une certaine température prédéterminée des deux thermistances 10 et 12. En présence d'un déplacement ou d'un écoulement du fluide, le champ thermique mentionné ci-dessus sera déformé et la déviation de ce fait représentée affectera diversement les deux thermistances 10 et 12 en fonction de la direction de l'écoulement. Par exemple si l'écoulement du fluide est dirigé horizontalement vers la droite de la figure 1, la température atteinte et mesurée par la thermistance 12 sera supérieure à la température détectée en 10 et cette différence de température est mesurée par le voltmètre 30, comme cela est aisé à comprendre. Ainsi la déformation ou distorsion du champ thermique établie par l'organe de chauffage 14 est reproduite en réalité sous la forme d'une carte par les capteurs 10 et 12, l'amplitude de la tension lue sur le voltmètre 30 étant indicative du degré de dévia- tion ou de déformation du champ thermique. On a trouvé que la valeur différentielle mesurée en 30 entre les capteurs diamétralement opposés les uns par rapport aux autres de part et d'autre de l'organe de chauffage 14, par lequel est produit le champ thermique et dans lequel cette orientation diamétrale est alignée sur la direction de l'écoulement du fluide, varie sensiblement linéairement par rapport à la vitesse d'écoulement du fluide. Ceci est illustré sur la figure 2, sur laquelle les ordonnées représentent la diffé- rence de température entre des thermistances accouplées orientées suivant la direction d'écoulement pour différents débits calculés de l'écoulement du fluide à travers un mi- lieu perméable poreux. La figure 5 représente une autre relation pour les faibles vitesses de l'eau souterraine indiquées sur la figu- re 2, c'est-à-dire que la différence maximum de température et par conséquent la différence de potentiel entre des ther- mistances alignées suivant la direction de l'écoulement comme indiqué précédemment apparaissent approximativement trois minutes après le déclenchement de l'impulsion thermi- que dans l'organe de chauffage 14, indépendamment du débit d'écoulement dans la gamme représentée. La figure 3 représente une forme de réalisation pra- tique de la présente invention et montre un agencement légè- rement plus détaillé du circuit électrique conformément au principe illustré sur la figure 1. Sur la figure 3, une sour- ce appropriée de tension extérieure est repérée par les réfé- rences 32, 34, le côté positif 32 étant raccordé par l'inter- médiaire d'un interrupteur de marche/arrêt 36 actionné ma-}} nuellement à la ligne principale d'entrée 38. Le côté négatif 34 de la source est raccordé par l'intermédiaire d'un bouton- poussoir manuel 38 en tant qu'entrée à la minuterie standard type 555 désigné d'une manière générale par la référence 40, de sorte que, lorsque l'on enfonce le bouton-poussoir 38, la minuterie active le circuit d'alimentation en énergie cons- tante pendant une période réglée de 30 secondes. Dans la forme de réalisation de la figure 3, le fonctionnement de la minuterie 40 provoque l'excitation de la bobine de relais 42, de manière correspondante, pour actionner le commutateur 44 et 46, le circuit passant par le solénoïde ou la bobine de relais 42 étant complété par le dispositif NPN désigné d'une manière générale par le chiffre de référence 48. Le dispositif 48 est normalement non conducteur, mais lorsque la minuterie 555 est excitée par l'enfoncement du bouton- poussoir 38, le signal de sortie présent sur la broche No.3 de ce dispositif, comme indiqué par le chiffre de réfé- rence 50, rend passant le transistor 48 de manière à per- mettre à la bobine de relais 42 d'être excitée pendant l'intervalle de temps s'écoulant avant que la minuterie 40 s'arrête. Etant donné que la minuterie du type 555 est bien connue, seules les connexions des broches de cette minuterie sont représentées ainsi que les connexions nécessaires des composants extérieurs sur ces broches pour fournir une exci- tation d'une durée de trente secondes de la bobine de re- lais 42. Lorsque la bobine 42 est excitée, le commutateur 44 complète le circuit par l'intermédiaire de l'organe de chauffage 14, qui peut être équipé d'une source d'alimenta- tion en énergie constante appropriée, désignée sous le terme de pile 52. Le circuit d'alimentation en énergie constante alimente un dispositif de chauffage à la résistance électri- que 14, qui correspond au dispositif de chauffage portant la référence similaire sur la figure 1, bien que représenté par commodité dans une position séparée sur la figure 3, mais qui est en réalité disposé de façon centrale par rap- port au réseau circulaire plan 54 de thermistances 56. Après que le dispositif de chauffage aété excité pendant un inter- valle de temps déterminé par la minuterie 40, la bobine de relais 52 est désexcitée et les commutateurs 44 et 46 revien- nent dans la position en traits pleins représentée sur la figure 3. Dans cette position le dispositif de chauffage 14 n'est plus excité et le commutateur 46 relie la ligne 38 d'alimentation en énergie principale à la broche appropriée d'entrée de la tension de source du dispositif d'affichage à cristal liquide désigné d'une façon générale par le chif- fre de référence 58. Le dispositif 58 représenté est un appa- reil de mesure à panneau d'affichage numérique des données (modèle DS-3100U21 à 1,999 V), dont la portée peut être ré- glée extérieurement par l'intermédiaire d'un potentiomètre variable à 10 K. Le commutateur rotatif 64 est utilisé pour mesurer la différence entre les entrées analogiques au niveau haut et au niveau bas provenant de couples diamétralement oppo- sés de thermistances 56 du réseau 54 telles que celles in- diquées par les chiffres de référence 60 et 62. Les détec- teurs du réseau 54 sont disposés selon un agencement circu- laire autour d'un centre commun, o est situé le dispositif de chauffage 14 mentionné précédemment, de sorte que les couples diamétralement opposés de capteurs délivrent par l'intermédiaire du commutateur rotatif 64 les entrées res- pectives au niveau haut et au niveau bas en 60 et 62, comme cela est représenté. Le potentiomètre 68 est installé de telle manière que sa prise 66 peut être réglée de manière à fournir la tension d'entrée de référence correcte au dispo- sitif 58. La figure 6 représente une version à l'état solide de la partie du système électrique de la figure 3, qui supprime les relais 42, 44 et 46 et prévoit une source d'ali- mentation en énergie constante pour remplacer la pile 52. Comme cela est représenté, un transistor 48 dutype iMlisésur la figure 3, est conservé et est utilisé en liaison avec la diode 100 de manière à supprimer la nécessité d'utiliser une commutation mécanique. L'amplificateur opérationnel 102, la diode 103, les transistors 104 et 106 des types AN1711 et MJ3001 respectivement sont raccordés comme cela est repré- senté selon un montage de Darlington, et le multiplicateur 108 constitue une source d'alimentation en énergie constante pour le dispositif de chauffage 14, lorsque le circuit de la minuterie est actionné. Le convertisseur courant continu- courant continu 110 est prévu de manière à délivrer les tensions nécessaires pour les dispositifs 102 et 108. Comme cela est indiqué, la partie du circuit représentée sur la figure 6 est indiquée simplement pour montrer qu'un disposi- tif à l'état solide peut être préférable à utiliser. La figure 4 représente une autre forme de réalisa- tion de l'invention pour la mesure de l'écoulement des eaux souterraines. Une sonde, qui est désignée d'une manière générale par le chiffre de référence 70, comporte une masse poreuse en un matériau particulaire désigne par le chiffre de référence 72, possédant une conductivité thermique au moins 10 fois supérieure à celle de l'eau, et dans ce maté- riau se trouvent insérés un organe de chauffage 74 et in réseau de capteurs 76, 78, 80, 82, 84 et 86 situésalentour. Les capteurs 76, 80, 82 et 86 sont situés dans un plan commun et sont disposés selon des couples de capteurs diamétrale- ment opposés, tandis que les capteurs 76, 78, 82 et 84 sont situés dans un second plan perpendiculaire au premier plan mentionné et à nouveau suivant des couples de capteurs diamétralement opposés et, enfin, les capteurs 78, 80, 84 et 86 sont situés dans un troisième plan orthogonal grâce à quoi le dispositif de chauffage 74 est situé au centre de la surface sphérique sur laquelle sont situés les différents détecteurs. Si alors on oriente la droite passant par les capteurs 76 et 82 suivant la direction du nord comme cela est indiqué et si l'on raccorde les sorties des différents capteurs aux entrées d'un comparateur X, Y, Z et d'un calcu- lateur 88, il est possible d'enregistrer la direction pré- cise de l'écoulement d'eau souterraine à travers la structu- re perméable 72 au moyen du mécanisme 90 conformément à des techniques de résolution en X, Y, Z bien connues. Simultané- ment le débit de l'écoulement est calculé par détermination de la différence de température entre des points diamétrale- ment opposés, dans le plan horizontal des capteurs contraints 76, 80, 82 et 86 qui sont alignés suivant la direction de l'écoulement. Le rôle de la structure poreuse 72 est non seulement de positionner de façon précise les capteurs et l'organe de chauffage et de fournir la conductivité thermique correcte de manière à produire le champ thermique mentionné précédem- ment, mais également de fournir une sonde qui soit utile dans tout un ensemble de sols. Par exemple alors que l'organe de chauffage et les capteurs peuvent être disposés en réseau directement dans des sols à granulométrie assez fine de manière à fournir des mesures précises de la direction et de la vitesse de l'écoulement, des sols possédant une granulométrie grossière peuvent fournir des indications imprécises en raison des déformations du champ thermique provoquées par les particules du sol elles-mêmes. Par consé- quent la structure poreuse 72 est constituée par une agglomé- ration de petites particules d'une taille similaire à tra- vers laquelle l'eau souterraine s'écoule de manière à agir de façon uniforme sur les différents capteurs, en rapport avec le champ thermique produit par l'organe de chauffage 74. L'organe de chauffage et le réseau de capteurs peuvent être insérés directement dans la zone saturée d'eau d'un sol allant du gravier fin à un sol formé de sable fin pour mesurer le débit et la direction d'un écoulement d'eau souterraine, ou bien peuvent être renfermés ou encapsulés dans un capuchon d'extrémité en matériau sphérique poreux possédant une perméabilité appropriée. Le déplacement de l'eau à travers les pores irréguliers du sol s'effectue à travers le substrat perméable dans lequel les capteurs et le dispositif de chauffage sont situés. L'écoulement est laminaire et continu dans des conditions normales d'écoule- ment de l'eau souterraine (V = 914,4 cm par jour ou moins) et l'écoulement à travers le capuchon d'extrémité poreux continue à être laminaire sans formation d'une quelconque couche limite entre la sonde et le sol naturel saturé d'eau, dans lequel la sonde est immergée. Il n'existe aucun point de stagnation, comme dans le cas d'un écoulement de fluide autour de sondes non poreuses. Afin de détecter la direc- tion et le débit de l'écoulement, on oriente tout d'abord la sonde vers le nord magnétique. Chaque couple opposé de capteurs est réglé sur zéro ou sur une différence fixe en- registrée. Comme cela est illustré sur la figure 1, une im- pulsion de chaleur est libérée dans le substrat poreux et se déplace symétriquement vers l'extérieur dans toutes les directions. La couche laminaire naturelle de l'eau souter- raine influence le champ thermique à l'intérieur du solide poreux, en retardant au maximum le flux thermique vers l'extérieur suivant la direction selon laquelle l'écoulement laminaire s'oppose directement au flux thermique, et augmente au maximum le flux vers l'extérieur suivant la direction de l'écoulement laminaire. Les capteurs situés perpendiculaire- ment à l'axe d'écoulement ne devraient indiquer aucune varia- tion due à l'écoulement laminaire, étant donné que la défor- mation du champ thermique se déplaçant à travers la matrice solide devrait rester équivalente pour chacun de ces capteurs. La sonde peut être utilisée dans des sols naturelle- ment poreux allant du gravier fin au sable vaseux. Lors- que la taille des particules avoisine celle du gravier de taille moyenne, les trajets de l'écoulement interstitiel deviennent trop irréguliers pour permettre une mesure pré- cise de la direction. De façon similaire, des variations de la conductance thermique à travers les particules de taille importante (conductance intra-particulaire) sont dominantes dans le transfert de chaleur entre particules (conductance inter-particulaire),ce qui conduit à une grande variabilité dans l'estimation du débit de l'écoulement. Ainsi, pour mesurer des débits d'écoulement dans le gravier, il est essentiel que le réseau de capteurs soit inséré dans la mas- se poreuse 72 comme cela est représenté sur la figure 4, cette masse 72 étant composée de particules sphériques uni- formes d'un diamètre situé dans la plage de valeurs de 1-0,1 mm, tant que la vitesse d'écoulement à travers le gra- vier n'est pas suffisamment élevée pour être entravée de façon excessive par la perméabilité de la masse poreuse. Le champ vectoriel indiqué par l'amplitude de cou- ples opposés de capteurs de chaleur peut fournir une informa- tion supplémentaire sur les caractéristiques de l'écoulement, en dehors de la direction et du débit de l'écoulement. Comme premier exemple relatif à un écoulement horizontal uniforme, tous les vecteurs correspondront au cosinus de la direction des vecteurs (ou direction primaire de l'écoulement). Cepen- dant si la colonne d'eau est instable verticalement, les vecteurs s'écarteront du cosinus de la direction de l'écoule- ment principal. Ceci est décrit mathématiquement par la fonction y = acosx dans laquelle: y = débit de l'écoulement suivant une direction (x) a = débit de l'écoulement suivant la direction principale de l'écoulement x = angle de déviation de la direc- tion de l'écoulement principal. Comme second exemple, dans le cas ou la masse d'eau est de nature oscillante, avec un déplacement en va-et-vient possédant une période inférieure à celle nécessaire pour une lecture, le champ de flux thermique décrira les composantes principales de ce déplacement. Si la masse d'eau possède une nature oscillante avec une période nettement supérieure à celle de l'intervalle de temps nécessaire pour une mesure, comme par exemple une eau souterraine dans des régions côtières soumises à l'action des marées, des enregistrements successifs à des intervalles de temps appropriés peuvent être -utilisés pour décrire les harmoniques du déplacement oscillatoire. Enfin si l'on introduit un réseau de trois sondes dans une eau souterraine peu profonde,selon une disposition en triangle, il est possible d'utiliser les sondes pour dé- tecter la position et obtenir une valeur approchée du volume de déplacement d'une évacuation transitoire de l'eau ou du liquide intervenant à l'intérieur ou à proximité du réseau. Un enregistrement continu à l'aide des sondes indépendantes permet d'établir les conditions de débit et de direction de l'écoulement de base. Tout accroissement brusque de volume à la surface de l'eau souterraine crée un mouvement rapide vers l'extérieur de l'eau souterraine peu profonde, dépla- çant la direction principale enregistrée de l'écoulement, au niveau-de capteurs indépendants, dans une direction pro- venant de celle de la source de déplacement et proportion- nelle au volume ajouté. La détection est tout à fait rapide étant donné que la masse introduite de liquide n'a pas be- soin d'atteindre les capteurs, mais qu'on ne mesure que la différence produite par le déplacement de propagation. Outre la détection d'une évacuation ou d'un refoule- ment, on peut également utiliser un réseau triangulaire de capteurs entourant un puits de soutirage de manière a s'assu- rer du déplacement dans le cadre des propriétés limites. Soit avec un traitement de l'eau soutirée, soit avec une éva- poration de l'eau pompée, il est possible d'utiliser le système de contrôle pour isoler le déplacement local de l'eau souterraine pour former une cellule d'écoulement de qu'aucun écoulement de l'eau souterraine ne sortira du cadre desdites propriétés; REVENDICATIONS 1. Procédé de mesure d'au moins une caractéristique d'é- coulement d'un fluide, caractérisé en ce que, au moins, on chauffe une zone localisée d'un milieu thermoconducteur (M 72) à travers laquelle le fluide s'écoule et dont la conduc- tivité thermique est sensiblement supérieure à la conductivité thermique du fluide, on mesure la température du milieu (M; 72) en au moins deux zones distantes de ladite zone localisée, et on en déduit la caractéristique d'écoulement du fluide. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on chauffe ladite zone localisée dudit milieu (M; 72) pendant un bref intervalle de temps, avant de mesurer la tem- pérature du milieu. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, carac- térisé en ce que l'on mesure la température du milieu à l'ai- de de capteurs de température (10, 12; 54, 56; 76, 78, 80, 82, 84, 86) distants de ladite zone localisée. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'on dispose les capteurs de température (10, 12; 54, 56 76, 78, 80, 82, 84, 86) selon un réseau entourant ladite zone localisée. 5. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, carac- térisé en ce que la température du milieu que l'on mesure est une température maximale. - 6. Procédé de mesure d'au moins une caractéristique d' écoulement d'un fluide, caractérisé en ce que, au moins, on établit un champ thermique dans un milieu poreux (72) disposé à l'intérieur du fluide soumis à l'essai et dont la conducti- vité thermique est au moins 10 fois supérieure à la conducti- vité thermique du fluide, on mesure des maxima de température dans différentes zones du champ thermique, et on en déduit au moins une caractéristique d'écoulement du fluide. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que la caractéristique d'écoulement que l'on déduit est la direction d'écoulement. 8. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que la caractéristique d'écoulement que l'on déduit est la vitesse d'écoulement. 9. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'on déduit au moins deux caractéristiques d'écoulement, à savoir à la fois la direction d'écoulement et la vitesse. 10. Procédé de mesure d'au moins une caractéristique d' écoulement d'un fluide, dont la direction d'écoulement dudit fluide, caractérisé en ce que, au moins, on dispose un milieu poreux (72) dans le fluide en écoulement, ledit milieu poreux contenant un réseau de capteurs de température (76, 78, 80,82, 82, 84, 86) et possédant une conductivité thermique très su- périeure à celle du fluide, on chauffe une zone localisée du milieu poreux (72), distante desdits capteurs, pendant un bref intervalle de temps, on mesure des maxima de température provoqués par le chauffage au niveau des capteurs (76, 78, 80, 84, 86), après cessation dudit chauffage, et on en déduit la direction d'écoulement du fluide. 11. Procédé de mesure d'au moins une caractéristique d' écoulement d'un fluide, en particulier la direction et le dé- bit d'écoulement du fluide, caractérisé en ce que, au moins, on dispose un milieu poreux (72) dans le fluide en écoulement, ledit milieu poreux contenant un réseau de capteurs de tempé- rature (76, 78, 80, 82, 84, 86) et possédant une conductivité thermique très supérieure à celle du fluide, on chauffe une zone localisée du milieu poreux (72), distante desdits cap- teurs, pendant un bref intervalle de temps, on mesure des ma- xima de température provoqués par le chauffage, au niveau des capteurs (76, 78, 80, 82, 84, 86), après cessation dudit chauffage, et on en déduit la direction et le débit d'écoule- ment du fluide. 12. Procédé de mesure d'au moins une caractéristique d' écoulement d'un fluide, dont le débit d'écoulement du fluide, caractérisé en ce que, au moins, on dispose un milieu poreux (M) dans le fluide en écoulement, ledit milieu poreux conte- nant un couple de capteurs de température (10, 12) qui sont espacés suivant la direction d'écoulement du fluide dont le débit doit être mesuré, et possédant une conductivité thermi- que très supérieure à celle du fluide, on chauffe une zone localisée du milieu poreux, distante desdits capteurs, entre ceux-ci, pendant un bref intervalle de temps, on mesure la différence des maxima de température provoqués par le chauf- fage entre lesdits capteurs (10, 12), après cessation du chauffage, et on en déduit le débit d'écoulement du fluide. 13. Procédé de mesure d'au moins une caractéristique d' écoulement d'un fluide, selon lequel la mesure est linéaire, l'écoulement du fluide étant un écoulement capillaire d'eau souterraine, caractérisé en ce que, au moins, on dispose une masse poreuse (72) constituée par des particules sphériques uniformes possédant un diamètre situé dans la gamme des va- leurs allant de 0,1 à 1 mm et possédant une conductivité ther- mique au moins 10 fois supérieure à celle de l'eau et conte- nant un réseau de capteurs de température (76, 78, 80, 82, 84, 86) logés dans ladite masse, et une source de chauffage (74) placée de façon centrale entre lesdits capteurs, on expose la masse poreuse (72) à l'écoulement de l'eau souterraine en 1' insérant à l'intérieur du sol sur le trajet de l'écoulement, on chauffe par excitation de ladite source (74) pendant un intervalle de temps prédéterminé, on mesure des différences maximales de température apparaissant entre des capteurs diamétralement opposés dudit réseau (76, 78, 80, 82, 84, 86), et on en déduit l'écoulement de l'eau souterraine sous la forme d'une fonction linéaire de la différence maximale de température mesurée. 14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que, lorsque l'on expose la masse poreuse (72) à l'écoulement de l'eau souterraine en l'insérant à l'intérieur du sol sur le trajet de l'écoulement, on oriente le réseau (76, 78, 80, 82, 84, 86) de telle manière que les azimuts de couples dia- métralement opposés de capteurs soit connue, et en ce que, lorsque l'on déduit l'écoulement d'eau souterraine, on déduit notamment la direction d'écoulement. 15. Appareil de mesure d'au moins une caractéristique d'écoulement d'un fluide, caractérisé en ce qu'il comporte un milieu poreux (M; 72), à travers lequel un fluide soumis à un essai peut s'écouler, et des premiers moyens (14, 16, 18 14, 40, 52; 74) pour établir dans le milieu (M; 72) un champ thermique qui possède une forme prédéterminée en l'ab- sence d'un écoulement du fluide, et des seconds moyens (10, 12; 54, 56; 76, 78, 80, 82, 84, 86) pour déterminer la va- riation dudit champ thermique par rapport à ladite forme pré- déterminée. 16. Appareil selon la revendication 15, caractérisé en ce que les premiers moyens comportent un organe de chauffage (14; 74) et un circuit (16, 18; 40, 52) pour excit.er ledit organe de chauffage pendant un intervalle de temps prédéter- miné. 17. Appareil selon l'une des revendications 15 ou 16, caractérisé en ce que lesdits seconds moyens (10, 12; 54, 56; 76, 78, 80, 82, 84, 86) comportent un réseau de capteurs de température disposés à l'intérieur dudit milieu. 18. Appareil selon la revendication 15, caractérisé en ce que lesdits premiers moyens comportent un organe de chauf- fage (14; 74) et en ce que lesdits seconds moyens comportent plusieurs capteurs de température (10, 12; 54, 56; 76, 78, , 82, 84, 86) disposés selon un réseau symétrique par rap- port à l'organe de chauffage. 19. Appareil selon la revendication 18, caractérisé en ce que lesdits premiers moyens comportent un organe de chauf- fage (14; 74) et un circuit (16, 18; 40, 52) permettant d' exciter l'organe de chauffage pendant un intervalle de temps prédéterminé. 20. Appareil selon la revendication 17, caractérisé en ce que lesdits seconds moyens comportent également des moyens permettant de déterminer les différences maximales de tempé- rature entre certains couples desdits capteurs. 21. Appareil selon l'une des revendications 18 et 19, caractérisé en ce que lesdits seconds moyens comportent éga- lement des moyens pour déterminer les différences maximales de température entre certains couples desdits capteurs.