L'invention concerne un dispositif pour la protection des extrémités de tubes contre les dommages mécaniques, comprenant une coiffe en matière synthétique pouvant se glisser en direction axiale sur une extrémité de tube et formée de deux parties séparées l'une de l'autre par un interstice correspondant à l'épaisseur de la paroi du tube et reliées entre elles à une extrémité par une partie de fond destinée à s'appliquer contre la surface frontale du tube, la partie extérieure s'appliquant contre la paroi extérieure du tube quand la coiffe est montée tandis que la partie intérieure est en contact avec la paroi intérieure du tube. On fabrique des tubes en longueurs relativement courtes, en particulier pour des raisons de transport, et lorsqu'on les pose pour former des canalisations, on les raccorde les uns aux autres d'une façon solide et étanche. A cet effet, on peut utiliser des raccordements à vis, les extrémités des tubes devant à cet effet être munies de filetages ou bien on soude les tubes entre eux. Dans les deux cas, après la fabrication des tubes, lors du stockage, du transport et de la pose, il faut protéger leurs extrémités contre les dommages mécaniques afin que le raccordement des tubes ne soit pas rendu inutilement difficile. C'est en particulier le cas lorsque les extrémités des tubes sont munies d'un filetage ou lorsqu'elles présentent un chanfrein pour la préparation d'un soudage. Le brevet DE 2 343 836 montre un embout destiné à la protection mécanique des extrémités de tubes. Ce dispositif connu se compose d'un manchon qui s'applique extérieurement à un tube en position de montage, d'un rebord qui pénètre dans le tube obliquement par rapport à l'axe du tube et d'une partie intermédiaire reliant le manchon et le rebord et qui est plus épaisse par rapport aux deux autres parties. Dans ce dispositif connu, la distance entre le manchon et le rebord doit correspondre à l'épaisseur de paroi du tube de sorte que pour des tubes ayant différentes épaisseurs de paroi,il faut un grand stock d'embouts. En outre, le dispositif présente dans la région de la partie intermédiaire un épaississement circonférentiel qui nécessite une dépense accrue de matière. Un dispositif comme celui qui est défini plus haut est décrit par le modèle d'utilité DE-7 630 056. La coiffe décrite est formée de matière synthétique élastique etrpar suite, elle peut être retenue sur une paroi de tube malgré une petite longueur axiale. Pour la protection efficace de la surface frontale d'un tube, cette coiffe connue présente un doublage de matière résistant au choc. A cause du doublage, la fabrication de cette coiffe connue est relativement coûteuse. En outre, cette coiffe ne peut assurer que la protection de la région frontale immédiate d'un tube. L'invention a pour but de créer un dispositif pour la protection des extrémités de tubes qui soit simple à fabriquer, qui puisse servir pour des tubes de diamètre extérieur égal mais d'épaisseur de paroi différente et qui assure la protection de toute l'extrémité du tube entrant en contact avec des crochets de grue ou de transport. Selon l'invention, dans un dispositif du type décrit plus haut, ce problème est résolu par le fait que la partie extérieure est conçue sous forme de manchon extérieur et la partie intérieure sous forme de manchon intérieur à peu près concentrique au premier et que sur la surface intérieure du manchon intérieur est prévue au moins une saillie destinée à s'appliquer contre la paroi du tube. La coiffe utilisée pour le dispositif selon l'invention a seulement besoin d'être glissée en direction axiale sur un tube pour en protéger l'extrémité et elle est alors automatiquement maintenue sur l'extrémité de ce dernier. Cet avantage est assuré par les deux manchons à peu près disposés concentriquement et qui, lorsque la coiffe est en position de-repos, donc non montée, sont parallèles entre eux. Lorsqu'on glisse la coiffe sur un tube, le manchon extérieur s'applique directement par l'extérieur contre la paroi tandis que le manchon intérieur vient s'appliquer, par sa saillie, contre la paroi intérieure du tube. Grâce à la saillie disposée autant que possible à 11 extrémité libre du manchon intérieur, l'avantage obtenu est que la coiffe peut servir pour des tubes de même diamètre extérieur ayant différentes épaisseurs de paroi. Selon l'épaisseur de la paroi d'un tube, le manchon intérieur est plus ou moins infléchi vers l'intérieur du tube par la saillie. Par conséquent, on donne de préférence à la partie de fond de la coiffe une largeur telle que l'espacement entre les deux manchons corresponde à la plus grande épaisseur à prévoir d'un tube à protéger. Des développements avantageux de l'invention résident dans le fait que la saillie est formée tout autour et qu'elle s'applique par une ligne contre la paroi du tube, que la partie de fond présente extérieurement des nervures de renforcement et que l'extrémité libre du manchon extérieur est élargie. Des exemples d'exécution de l'objet de l'invention sont représentés aux dessins annexés. La fig. 1 est une élévation schématique d'une extrémité de tube sur laquelle est posé un dispositif selon l'invention. La fig. 2 est un plan d'un dispositif de ce genre. Les fig. 3 et 4 montrent à plus grande échelle et partiellement l'extrémité d'un tube sur lequel le dispositif est posé. Les fig. 5 et 6 montrent un mode d'exécution modifié par rapport aux fig. 3 et 4. On a désigné par 1 un tube métallique, par exemple en acier, dont l'extrémité est protégée contre les dommages mécaniques, lors du stockage, lors du transport et lors de la pose, par une coiffe 2 en matière synthétique. La coiffe 2 est de préférence formée d'une matière synthétique thermoplastique telle que le polyéthylène. Elle présente un manchon extérieur 3 destiné à s'appliquer contre la paroi extérieure du tube 1 et un manchon intérieur 4 qui, lorsqu'il n'est pas posé sur une extrémité de tube, est à peu près concentrique au manchon extérieur 4 et qui est destiné à s'appliquer contre la paroi intérieure du tube 1. Les deux manchons sont reliés entre eux par une partie de fond 5 de sorte que l'on obtient dans l'ensemble une coiffe d'une seule pièce que l'on peut glisser axialement sur l'extrémité du tube 1. La partie de fond 5 s'applique contre la surface frontale du tube et recouvre complètement celle-ci. L'espacement entre les deux manchons 3 et 4 est calculé de manière à correspondre à l'épaisseur de la paroi du tube. Dans la zone du fond 5 sont disposées, sur la coiffe 2, des nervures 6 faisant saillie axialement, dont quelques-unes seulement sont représentées et qui servent à stabiliser mécaniquement cette région et constitue'#t, en cas de choc, un amortisseur supplémentaire. Grâce à la présence de nervures 6 dans çette région, on obtient dans l'ensemble une économie de matière car l'épaisseur de paroi du fond 5, dans chaque intervalle entre nervures 6, peut être rendue égale à l'épaisseur des parois des manchons 3 et 4. La constitution plus précise de la coiffe 2 utilisée pour le dispositif selon l'invention est représentée à plus grande échelle aux fig. 3à 6. Selon la fig. 3, en position montée, le manchon extérieur 3 de la coiffe 2 s'applique de façon étanche contre la paroi 7 du tube 1. Le manchon intérieur 4 est séparé du manchon extérieur 3 par un interstice de largeur A et s'applique à la paroi 7 non pas directement mais par une saillie 8 formée sur le côté intérieur du manchon intérieur. La saillie 8 est de préférence conçue pour assurer une surface d'application aussi petite que possible sur la paroi 7 et elle est disposée aussi près que possible de l'extrémité libre du manchon intérieur 4. Dans un mode d'exécution préférentiel, la saillie 8 est prévue tout autour. Lorsque la coiffe est glissée sur une extrémité de tube, cette saillie bouche l'espacement délimité par la coiffe de sorte qu'en particulier il ne peut pas arriver d'humidité jusqu'à la surface frontale du tube 1 qui, dans les exemples d'exécution repré sentés, est munie d'un chanfrein. Afin que la mise en place de la coiffe 2 munie d'une saillie circonférentielle 8 ne soit pas rendue inutilement difficile, le fond 5 peut comporter des trous d'aération 9 qu'il faut boucher après la mise en place. De préférence, on adopte pour la saillie 8 une forme de section telle qu'elle s'applique par une ligne contre la paroi 7. Cela peut être obtenue aussi bien avec la forme de tenon selon les fig. 5 et 6 qu'avec la forme triangulaire selon les fig. 3 et 4 qui forme encore, en même temps, un biseau facilitant la mise en place sur une extrémité de tube. Pour faciliter la mise en place, également dans le mode d'exécution en forme de tenon, on peut prévoir des nervures 10 qui commencent à l'extrémité libre du manchon intérieur 4 et se terminent à la pointe de la saillie 8. Les nervures 10 assurent en outre une stabilisation du manchon intérieur 4. Au lieu d'une seule saillie 8 jouant en même temps le rôle de joint, plusieurs saillies 8 réparties à la circonférence de la coiffe 2 peuvent aussi être disposées du côté intérieur du manchon intérieur 4. En ce qui concerne la forme de ces saillies, ce que l'on a dit pour la saillie circonférentielle unique est aussi --valable Dans ce cas, les trous d'aération 9 peuvent être supprimés. Quand la. coiffe 2 est en position de repos, donc quand elle n'est pas glissée sur une extrémité de tube, les deux manchons 3 et 4 sont à pau près concentriques de sorte que, vus en coupe, ils sont parallèles. Quand le tube 1 a une épaisseur comme celle qui est indiquée sur la fig. 3, le manchon extérieur 3 et le manchon intérieur 4 restent parallèles entre eux même une fois que la coiffe a été glissée sur le tube 1. L'espacement A entre le manchon extérieur 3 et le manchon intérieur 4 est plus grand que l'épaisseur de le paroi 7. De préférence,on le calcule de façon telle qu'il corresponde à l'épaisseur de paroi maximale à prévoir d'un tube 1 qu'il s'agit de protéger par une coiffe 2. Si l'épaisseur de la paroi 7 devient-plus grande, comme représenté par exemple par la fig. 4, le manchon extérieur 3 s'applique à nouveau à la surface circonférentielle extérieumedu tube 1, mais le manchon intérieur 4 est déplacé, comme l'indique la fig. 4, vers l'intérieur du tube, par le fait que la ou les saillies 8 sont repoussées par la paroi, qui dans ce cas est plus épaisse. Par suite, le manchon intérieur 4 parallèle au manchon extérieur 3 est amené à une position oblique mais la ou les saillies 8 continuent de s'appliquer contre la paroi 7. La coiffe 2 utilisée pour le dispositif selon l'invention peut donc servir sans modifications pour des tubes de diamètre extérieur déterminé ayant des épaisseurs de paroi différentes. Un mode d'exécution modifié relativement aux fig. 3 et 4 est représenté par les fig. 5 et 6. La fig. 5 montre à nouveau une paroi relativement mince 7 du tube 1 tandis que la fig. 6 représente une plus grande épaisseur de paroi, avec laquelle le manchon intérieur 4 est à nouveau déplacé vers l'intérieur du tube. La ou les saillies 8 sont disposées à l'extrémité du manchon intérieur > 4 qui est opposée au fond 5. Quand le manchon intérieur 4 est aussi court axialement que le montrent les fig. 3 et 4, les saillies peuvent aussi, avec une forme de section triangulaire, s'étendre sur toute la longueur axiale du manchon intérieur 4. Toutefois, l'application contre la paroi 7 se situe de préférence à l'extrémité libre du manchon intérieur 4, comme le montre le mode d'exécution des fig. 5 et 6. La coiffe 2 doit par exemple avoir des dimensions telles que les longueurs axiales du manchon intérieur 4 et du manchon extérieur 3 soient à peu près dans un rapport de 2 : 3. Grâce à la disposition parallèle ou concentrique du manchon extérieur 3 et du manchon intérieur 4, on peut fixer la coiffe 2 en la glissant sur une extrémité de tube, sans moyens supplémentaires. La mise en place de la coiffe 2 sur une extrémité de tube peut encore être facilitée si l'extrémité libre du manchon extérieur 3 est élargie, comme on le voit par les fig. 3 à 6. L'élargissement 11 a aussi l'avantage que lorsque le tube 1 doit être mis en oeuvre et qu'on n'a plus besoin de la coiffe, on peut plus facilement retirer celle-ci du tube 1 en saisissant l'élargissement 11. En outre, ce dernier offre aussi une possibilité de retenue de colliers qui doivent éventuellement être disposés pour une fixation supplémentaire de la coiffe 2 sur une extrémité de tube. REVENDICATIONS 1 - Dispositif pour la protection des extrémités de tubes contre les dommages mécaniques, comprenant une coiffe en matière synthétique pouvant se glisser en direction axiale sur une extrémité de tube et formée de deux parties séparées l'une de l'autre par un interstice correspondant à l'épaisseur de la paroi du tube et reliées entre elles à une extrémité par une partie de fond destinée à s'appliquer contre la surface frontale du tube, la partie extérieure s'appliquant contre la paroi extérieure du tube quand la coiffe est montée tandis que la partie intérieure est en contact avec la paroi intérieure du tube, dispositif caractérisé par le fait que la partie extérieure est conçue sous forme de manchon extérieur (3) et la partie intérieure sous forme de manchon intérieur (4) à peu près concentrique au premier et que sur la surface intérieure du manchon inté rieur est prévue au moins une saillie (8) destinée à s'appliquer contre la paroi (7) du tube (1). 2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la saillie (8) s'étend sur tout le pourtour. 3 - Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que la saillie (8) s'applique de façon linéaire contre la paroi (7) dutube (1). 4 - Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'à l'extrémité libre du manchon intérieur (4) sont disposées des nervures (10) réparties sur la circonférence de la coiffe (2), qui commencent à l'extrémité du manchon intérieur et se terminent à la pointe de la saillie (8). 5 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le manchon intérieur (4) sont disposées plusieurs saillies (8) réparties sur la circonférence de la coiffe (2). 6 - Dispositif selon l'une des revendications 1 et 5, caractérisé en ce que les saillies (8) ont une section triangulaire. 7 - Dispositif selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la ou le-s saillies (8) sont dis posées aussi près que possible de l'extrémité libre du manchon intérieur (4). 8 - Dispositif selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'à l'extérieur du fond (5) sont prévues des nervures (6) faisant saillie axialement, réparties sur toute la circonférence de la coiffe (2). 9 - Dispositif selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que l'extrémité libre du manchon extérieur (3) est élargie. 10 - Dispositif selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que les longueurs axiales du manchon intérieur (4) et du manchon extérieur (3) sont à peu près dans un rapport de 2 : 3.