Cette invention concerne les appareils~destinés à la distribution de liquides (notamment d'huiles et similaires) prélevés directement dans une bote d'origine. Dans les garages et les ateliers de réparation de véhicules automobiles, il est nécessaire de disposer en permanence d'un certain nombre d'huiles spéciales. ainsi les boîtes de vitesses et plus particulièrement les boîtes de transmission de plus en plus adoptées, à changement de vitesse automatique, exigent le plus souvent des huiles spéciales et généralement en quantités relativement faibles. Dans les garages relativement importants, il est donc nécessaire que les opérateurs disposent en parmanence d'un nombre d'huiles pouvant atteindre sept huiles différentes. Jusqu'ici, les différentes huiles sont maintenues à la disposition des usagers dans des fûts d'une capacité .d'environ 25 kg. Or, la quantité d'huile nécessaire à l'entretien d'un véhicule est généralement très faible, de sorte qu'un fût peut fréquemment servir à l'entretien pendant une longue durée, ce qui se traduit non seulement par un investissement important et une complication pour le rangement des fûts ouverts, mais également par un risque de pollution, parce que l'huile ne peut pas être introduite directement dans la boîte de transmission au moyen de la boîte d'origine et doit être prélevée au moyen de récipients interme- diaires, dans lesquels elle peut être mélangée avec des résidus d'huiles différentes.Les pompes généralement utilisées pour le prélèvement de l'huile dans un récipient intermédiaire et son introduction dans la boîte de transmission sont remplies tantôt d'une huile, tantôt d'une autre, de sorte qu'il n'est jamais cer- tain qu'une boîte de transmission soit exclusivement remplie avec l'huile spéciale qu'elle doit recevoir. Le but de l'invention est d'assurer que la boîte de transmission reçoive l'huile nécessaire directement de la boîte d'origine, parce qu'il est alors avantageux d'utiliser des boîtes plus petites en fonction de la quantité d'huile nécessaire. Dans ces conditions, l'huile ne peut pas être polluée et ne peut étale nent pasêtre mélangée avec d'autres huiles.Selon l'invention, ce problème est résolu par le fait que l'on prévoit une cuve résistant à la pression et se prêtant à la fermeture étanche, dans laquelle la boîte ouverte peut être mise en place debout, des moyens pour l'immobilisation et la fermeture de la boîte ouverte dans la cuve, des moyens permettant d'établir dans la cuve une pression plus élevée que celle de l'air extérieur, et un canal de distribution descendant jusqu'au fond de la boîte et dans lequel est intercalée une soupape à fermeture automatique qui peut être ouverte de ltextérieur. xe liquide contenu dans la bote (c'est-- dire éventuellement l'huile de graissage) est soumis à la pression régnant dans la cuve, de sorte qu'il est élevé le long du canal de distribution pour pouvoir être prélevé par la soupape de distribution.Il est bien entendu que l'huile n'est pas introduite dans la cuve, et que la boîte remplie et ouverte est au contraire mise en place dans cette cuve de manière à être immobilisée et fermée au moyen d'un couvercle serré élastiquement, de sorte que la cuve proprement dite n'est pas souillée par l'huile. Etant donné que la boîte est sollicitée par la même pression de l'intérieur et de l'extérieur, il n'est pas nécessaire qu'elle soit conçue pour résister à cette pression. Il devient ainsi possible d'utiliser des boîtes en matière plastique. De préférence, la cuve est équipée d'une soupape permettant une injection d'air comprimé pour l'établissement d'une pression à l'intérieur de cette cuve. Dans un triode de réalisation préféré, le fond de la cuve est repoussé vers l'intérieur dans une proportion telle que la soupape d'injection puisse être complètement logée dans la cavité formée de cette manière. On évite ainsi que la soupape puisse contrarier la manoeuvre de l'appareil. Pour l'établissement de la pression, on peut également remplacer l'injection de l'air comprimé par la mise en place d'une cartouche dégageant un fluide sous pression, ce qui a du reste déjà été proposé pour la mise sous pression d'autres récipients, tels que les siphons, etc. Pour des~raisons de sécurité, on incorpore avantageusement à la cuve une soupape de sûreté. Un appareil -selon l'invention peut comprendre une cloche proportionnée pour recevoir eomplètement la boîte et fermée parun chapeau portant les moyens destiné à l'immobilisation de la boîte, ainsi que le dispositif distributeur. -Dans ce cas, la cloche est de préf-érence faite en une matière plastique transparente comme le verre, ce qui permet à--l'usager devoir directement de l'extorieur la boîte, les impressions qu'elle porte, ainsi que les informations- concernant le liquide qu'elle contient. Pour permettre l'immobilisation--de la boîte= à--l'intérieur de la cuve, une tubulure faisant partie du canal de distributioii peut descendre coaxialement du chapeau vers l'intérieur de la cuve, et ceste tubulure porte alors, avec un eu de coulissement, un ccuvercle sollicité par un ressort de compression et présentant le long de son pourtour extérieur un bourrelet destiné à s'appliquer avec étanchéité sur le bord supérieur de la boîte mise en place.Cette conception offre non seulement un avantage en ce sens que la boîte reposant sur le fond de la cloche est imobilisée par la pression du ressort, mais également un avantage complémentaire, qui consiste en ce que la partie supérieure de la bote est obstruée à l'exception de l'intervalle ménagé entre l'embout tubulaire du couvercle et la tubulure de guidage de ce couvercle, ce qui empêche l'huile de la boîte de couler dans la cuve même lorsque l'appareil distributeur est incliné. Cependant, le fluide sous pression injecté dans la cuve peut passer librement dans la boîte le long de l'intervalle ménagé entre l'embout tubulaire et la tubulure de guidage du couvercle, pour refouler le contenu de la boîte vers l'extérieur le long du tube plongeur et par la soupape de distribution, lorsque celle-ci est manoeuvrée par un opérateur. il est avantageux que la tubulure fasse corps avec le chapeau et porte à l'extrémité libre une butée d'arrêt empêchant la chute du couvercle, tandis que le tube plongeur est encastré dans la tubulure. Dans un mode de réalisation préféré, la soupape de distribution est en même temps conçue pour remplir la fonction de soupape de sûreté, ce qui permet de prévoir une deuxième sécurité. Il est cependant également possible de supprimer la soupape de sûreté complémentaire. La partie du canal de distribution sortant du chapeau est avantageusement façonnée à la forme d'un embout de raccordement destiné à recevoir un tuyau souple, ce qui permet la mise en place d'un tuyau relativement long, au moyen duquel il est alors possible d'atteindre certains orifices de remplissage. très difficilement accessibles. Il est bien entendu que l r appareil n'est pas seulement destiné à la distribution d'huiles en général ou d'huiles spéciales. Sans s!carter du principe de l'invention, on peut au contraire utiliser l'appareil selon l'invention pour distribuer des liquides quelconques, à condition que ceux-ci soient contenus dans des boîtes à col ou à partie supérieure cylindrique. D'autres particularités, d'autres avantages et d'autres propriétés de l'invention ressortirort mieux de la suite de cette description en regard de la figure unique du dessin annexé représentant à titre d'exemple un wode de mise en oeuvre, plus preci- sèment une vue en coupe longitudinale d'un appareil pour la distribution de liquides. Cet appareil comprend essentiellement une cloche 10 et un chapeau 11, qui sont assemblés dans cet exemple par un filetage. Pour l'établissement d'une étanchéité parfaite, une garniture d'étanchéité annulaire 13 est intercalée entre le chapeau et la cloche. De préférence, la cloche est faite en matière plastique transparente pour permettre à l'usager de voir nettement la boîte 14 et de lire les inscriptions imprimées sur celle-ci. il est ainsi possible de voir à tout instant de l'extérieur quel est le liquide que contient l'appareil. Le fond 15 de la cloche est repoussé vers l'intérieur de façon qu'il en résulte une cavité, dans laquelle peut être complètement lobée une soupape à air comprimé ordinaire 16, encastrée dans le fond. Dans le bourrelet périphérique du fond est complémentairement montée une soupape de sûreté 17 se présentant sous la forme d'un simple clapet de retenue à bille. Afin que l'air comprimé puisse pénétrer librement dans la cuve 10, 11 par la soupape 16 et le long du fond de la boîte 14 pendant la mise sous pression, la face intérieure du fond 15 repoussé vers l'intérieur présente un certain nombre de petits bossages 18 sur lesquels vient reposer le fond inférieur de la boîte, et qui maintiennent une certaine distance entre ce fond et celui de la cloche. Le chapeau Il se présente sensiblement sous la forme de la partie supérieure d'une bouteille, dont le col est divisé intérieurement par une cloison transversale 19, de laquelle descend coaxialement une tubulure 20 faisant corps avec cette cloison et s'étendant vers l'intérieur de la cuve. Sur cette tubulure est monté à coulissement libre un couvercle 21, et entre la face supérieure de ce couvercle et la cloison transversale 19 est intercalé un ressort de compression 22 ayant tendance à pousser le couvercle vers l'intérieur de la cuve. Cepéndant, pour empêcher ce couvercle de quitter la tubulure, celle-ci porte à proximité de son extrémité libre une rondelle de retenue encastrée 23, remplissant la fonction de butée d'arrêt. Le guidage du couvercle sur la tubulure est assuré par un embout tubulaire 24 d'ne longuellr suffisante nour empêcher ce couvercle de se coincer. Le diamètre extérieur du couvercle 21 est un peu inférieur au diamètre intérieur de la cloche 10. Le couvercle présente sur sa face infrieure, le long de son pourtour extérieur, un bourrelet descendant évidé 25, dans lequel est de préférence encastrée une garniture d'étanchéité annulaire et élastique 26.Pendant la mise en place du chapeau 11 par vissage sur la cloche 10, cette garniture 26 du couvercle 21 est serrée sur le bord supérieur de laboîte 14 préalablement introduite, et assure de cette matière une étanchéité parfaite, empêchant le liquide de couler dans la cloche même lorsque l'appareil est incliné. Le bourrelet présente sur sa face inférieure une certaine largeur permettant la mise en place de botes de diamètres différents. Le jeu ménagé entre l'embout tubulaire 24 et la tubulure 20 doit être choisi suffisant pour permettre le passage du fluide sous pression, par exemple de l'air comprimé, vers l'~inté- rieur de la boîte. A l'extrémité inférieure de la tubulure est fixé un tube plongeur 27 qui peut être utilisé sous la forme d'un tuyau souple descendant jusqu'au fond de la boîte. La tubulure 20 de la cloison transversale 19, prévue à l'intérieur du col du chapeau--ll, est prolongée au-dessus de cette cloison par une tubulure montante 28, dont l'extrémité supérieure est façonnée à la forme d'un siège pour une bille de clapet 29. Cette bille est serrée sur son siège par un corps de soupape tubulibre 30, présentant des orifices latéraux de sortie 31a et des orifices latéraux d'entrée 31b. Un ressort de compression 34 est intercalé entre un bouchon 33, vissé dans le col du chapeau, et un épaulement 32 du corps de soupape 30. L'ensemble de ce corps de soupape peut être élevé au moyen d'un levier de manoeuvre 35 à l'encontre de l'action du ressort 34, de façon que la bille 29 puisse être décollée de son siège par le contenu sous pression de la boîte, permettant ainsi au liquide tel que l'huile de sortir à travers le distributeur. L'extrémité supérieure du corps de soupape, sortant du col du chapeau 11, est façonnée â la forme d'un emDout de racordement 36 destiné à recevoir un tuyau souple de diztribution La soupape représentée, uns laquelle la poussée du ressort 34 applique la bille 29 sur son siège, remplit la fonction d'une soupape de sûreté lorsque la pression devient trop forte à l'intérieur de la cuve. Cepenuant, a soupape de pureté 17 prévue dans le fond du bocal, et destinée à permettre l'échappement du fluide sous pression, doit être choisie plus faible afin qu'elle puisse répondre avant la soupape de distribution. Il est bien entendu que la soupape de distribution peut être également conçue sous une autre forme. Son importance n'est que secondaire dans le cadre de la présente invention. R E V E N D I C A 1 I a N s 1.- Appareil pour la distribution de liquies prélevés directement dans une boîte d'origIne, par exemple d'huiles de graissage ou similaires, caractérisé par une cuve résistant à la pression et se prêtant à sa fermeture étanche, dans laquelle la boîte ouverte peut être mise en place debout, par des moyens pour l'immobilisation et la fermeture de la boîte ouverte dans la cuve, par des moyens permettant d'établir dans la cuve une pression plus élevée que celle de l'air extérieur, et par un canal de distribution descendant jusqu'au fond de la boîte et dans lequel est intercalée une soupape à fermeture automatique qui peut être ouverte de l'extérieur. 2.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que la cuve est 'quinée d'une soupape permettant une injection d'air comprimé. 3.- Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que le fond de la cuve est repoussé vers l'intérieur et en ce que la soupape d'injection est complètement logée dans la cavité ainsi établie. 4.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé par un dispositif permettant la mise en place d'une cartouche dégageant un fluide sous pression. 5. - Appareil selon la revendication 2, 3 ou 4, caractérisé par une soupape de sûreté incorporée à la cuve proprement dite 6.- Appareil selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la cuve comprend une cloche proportionnée pour recevoir complètement la boîte et fermée par un chapeau portant les moyens destinés à l'immobilisation de la boîte, ainsi que le dIspositIf distributeur. 7.- Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que la cloche est faite en matière plastique transparente comme le verre. 8.- Appareil selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'une tubulure, faisant partie du canal de distribution, descend coaxialement du chapeau vers l'intérieur de la cuve et porte, avec un jeu de coulissement, un couvercle qui est sollicité par un ressort de compression et qui présente le long de son pourtour extérieur un bourrelet destiné à s'appliquer avec étanchéité sur le bord supérieur de la boîte mise en place. 9.- Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce que la tubulure fait corps avec le chapeau et porte à son extrémité libre une butée d'arrêt empêchant la chute du couvercle, tandis qu'un tube plongeur est encastré dans la tubulure. 10.- Appareil selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la soupape de distribution est en même temps conçue pour remplir la fonction de soupape de sûreté. 11.- Appareil selon l'une. quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que la partie du canal de distribution sortant du chapeau est façonnée a' la forme d'un embout de raccordement destiné à recevoir un tuyau souple.