2596h -i- 2051803 De nombreux pesticides comprenant des herbicides, des insecticides, des hématieides, etc... sont insolubles dans l'eau et dans les solvants à base d'hydrocarbures gui sont les véhicules classiques et économiques pour répandre les pesticides 5 sur des surfaces telles, que des.sols, des plantes, des animaux, des granges, etc... Sn raison de la difficulté que l'on éprouve à mettre ces pesticides en solution, diverses méthodes ont été conçues dans la technique antérieure pour appliquer ces pesticides insolubles sur le substrat sur lequel ils doivent 10 être répartis. Habituellement on appliquait les pesticides dans des compositions assez diluées renfermant un faible pourcentage de produit actif. Du. fait que le transport de compositions diluées depuis 3e lieu de fabrication jusqu'au lieu d'utilisation est laborieux et onéreux, diverses formulations sous 15 forme concentrée ont été mises au point pour les pesticides insolubles. Ges formulations comprennent des poudres à mouiller, des concentrés en poudre, des suspensions aqueuses et des suspensions du type huile/eau. La poudre susceptible d'être mouillée est d'abord mesurée et une certaine proportion est diluée 20 par de l'eau, puis agitée pour obtenir une suspension' Un inconvénient des poudres de mouillage est qu'elles sont difficiles à manipuler et que leur mesure provoque parfois un contact indésirable que subit la personne qui effectue la mesure. Les poudres susceptibles d'être mouillées ont aussi tendance à fai-25 re prise pendant le stockage et avant d'être mises en suspension. Les suspensions aqueuses ont souvent une stabilité médiocre en magasin ou une stabilité à la conservation insuffisante. Elles ont tendance à sédimenter et à faire prise pendant leur conservation, et sont inaptes à supporter des températures 30 élevées, des cycles de congélation-décongélation ou un stockage prolongé. Les suspensions du type eau dans l'huile, dans lesquelles l'huile est une phase continue, produisent des pâtes très épaisses qui ne peuvent s'écouler facilement et il en résulte 35 une stabilité à la conservation assez médiocre. De plus, les pesticides utilisés dans les compositions de 18 invention sont un peu solubles dans l'huile et comme la formulation est sujette à des variations de température, la vitesse de croissance 25964 -2- 2051803 des cristaux est influencée et il en résulte une stabilité médiocre à la conservation. Selon l'invention, une composition.pesticide du type Mile dans l'eau, dispersable dans l'eau, stable et susceptible de couler comprend : (a) une phase continue contenant de l'eau ; (b) une phase dispersée contenant : (1) 25 à 60 % en poids d'un pesticide pratiquement insoluble dans l'eau et dans les huiles à base d'hydrocarbures, revêtu de 8 à 25 % en poids d'une huile minérale d'hydrocarbures très raffinée, et (2) 0 à 25 % en poids d'un argile "attapulgite" finement divisée ; et (c) un système émulsionnant comprenant : (1) 1 à 10 % en poids d'un agent tensio-actif non ionique soluble dans l'eau (2) 0 à 10 % en poids d'un agent tensio-actif anioni-que soluble dans l'huile (3) 0 à 10 en poids d'un lignosulfonate de sodium désucré. L'expression "pesticide insoluble" désigne ici un pesticide tel qu'un herbicide ou un insecticide dont la solubilité dans l'eau ou les huiles hydroearbonées est inférieure à 1 %. On peut citer comme exemple de ces pesticides des herbicides tels les composés suivants : la A—méthylsulfonyl)-2,6-dinitro-N,ïtf-dipropylaniline; le 2,1,3-benzothiadiazole-4,7-diearbonitrile ; la 2-azido-4~tert.-butylamino-6-éthylamino-s-triazine ; le 2-(4-chloro-6-méthylamino-s-triazine-2-yl-amino)-2-méthyl-propionitrile ; le 2-(4~chloro-6-éthylamino-s-triazine-2-yl amino)-2-méthyl-propionitrile et le 2-(4-chloro-6-éthylamino-s-triazine-2-yl-amino)-2-méthyl- butyxonitrile ; et des insecticides tels que le phosphate de 2-chloro-(2,4,5-trichlorophényl)vinyl diméthyl, le carbonate de 3,4-,5-triméthylphényle méthyle. La teneur en pesticide des formulations peut varier de 25 % 70 2596k -3- 2051803 en poids à 60 % en poids, et de préférence les compositions doivent renfermer 40 à 50 % en poids de pesticide. Le pesticide est présent sous une forme finement divisée ayant de préférence une dimension particulaire comprise entre 1 et 20 microns. La 5 petitesse de la dimension particulaire permet d'obtenir une plus grande surface de pesticide par unité de surface permettant au pesticide d'être plus facilement mis en suspension et de le demeurer. Plus la dimension particulaire est faible, plus la viscosité de la suspension augmente. Il y a lieu de croire 10 qu'il existe line fonction de forces interphysiques qui peut produire une meilleure compacité des particules revêtues d'huile provoquant une augmentation de la viscosité. Afin d'obtenir des particules de pesticide finement divisées, il est parfois nécessaire de réduire leur dimension par 15 broyage pneumatique, broyage par pilon, ou par d'autres moyens classiques. Pendant cette opération il est souvent avantageux d'incorporer dans le pesticide une certaine proportion de matière minérale finement divisée telle que de l'argile attapul-gite. Cette argile peut être utilisée à des concentrations pou-20 vant atteindre 25 % en poids de la composition finale, mais on l'utilisera de préférence en quantités de l'ordre de 5 % en poids. La présence de l'argile dans la composition a aussi tendance à augmenter la viscosité de la suspension. L'huile utilisée est une huile minérale à base d'hydrocar-25 bures,raffinée, susceptible de mouiller sélectivement la surface du pesticide. La viscosité, le point éclair, la densité et les autres propriétés de l'huile peuvent varier dans la mesure où la surface du pesticide solide demeure mouillée par de l'huile. Le pourcentage de l'huile dans la formulation peut varier 30 tant que l'eau demeure la phase continue. Des concentrations en huile de l'ordre de 8 à 25 % en poids sont efficaces. Cependant les compositions renfermant 12 à 20 % en poids sont préférables. La quantité d'eau utilisée dans la formulation dépend de la quantité des autres produits. L'eau doit être ajoutée en 35 quantité suffisante pour être toujours la phase continue et elle peut être présente en quantités de l'ordre de 20 à 40 %. Cependant des quantités de l'ordre de 25 à 35 % sont préférables. La quantité d'eau utilisée dans la formulation doit toujours être 70 25964 "4" 2051803 supérieure à la quantité d'huile et par conséquent, en hase sèche, le rapport de l'huile à l'eau est ordinairement de l'ordre d'environ 0,4 à 0,9, et les rapports de l'huile à l'eau plus élevés produisent une formulation plus visqueuse. 5 Parmi les agents tensio-actifs, les agents de dispersion ou les diluants divers qui peuvent être ajoutés dans les formulations seuls les agents tensio-actifs non-ioniques solu-bles dans l'eau se sont avérés être absolument nécessaires, cependant les autres agents en combinaison sont également in-10 téressants. Les agents tensio-actifs non-ioniques qui peuvent être utilisés sont par exemple des alcoylaryl-polyoxyéther-alcools (Triton X-100; Triton Z-155» Triton X-207), des alcoyl-polyéther-alcools (Triton X-67), des mono- et des triesters de Sorbitol (Série Span), des mono- et des triesters de polyoxyé-15 thylène sorbitol (Série Tween), des acides gras éthoxylés tels que les stéarates de polyoxyéthylène (Série Myrj) et des aminés et amides éthoxylés (Série Priminox). Les composés préférés sont les alcoylaryl-polyéther/al-cools de formule 20 E - - 0 - (CH2CH20 ^r-CH2GH20H dans laquelle S représente Gg^17 ou ^9H19 2 es^ 1111 nombre entier de 4 çà 20. On obtient un agent tensio-actif particulièrement intéressant si B représente CgH,^ et £ représente 9» En l'absence de ces agents tensio-actifs, l'huile et 25 l'eau ont tendance à se séparer en deux phases. L'agent tensio-actif est utilisé à une concentration de l'ordre de 1 à 10 % en poids et de préférence de l'ordre de 2 à 5 %• Les agents tensio-actifs oléosolubles se sont avérés être avantageux dans les compositions. Les agents tensio-actifs 30 anioniques appropriés sont bien connus et ce sont en particulier des sels de métaux alcalins ou alcalino-terreux d'acides tels que des sulfates, des sulfonates, des carboxylates et des phosphates. Les sels tels que les alcoylaryl-sulfonates et les al-35 coylsulfo-succinates sont particulièrement efficaces. Ils sont disponibles dans le commerce sous les dénominations commer 25964 -5- 2051803 ciales suivantes, par exemple, "Triton GR-5" et la série "ïïac-conol" de "Allied Ciiemicals". Les sels préférés sont cependant les pétrosuifouates de sodium. Ces sulfonates ayant un poids moléculaire moyen d'environ 320 à 550 sont efficaces et ceux dont le poids moléculaire moyen est d'environ 44-0 à 480 sort les plus appropriés. L'agent tensio-actif anionique peut être utilisé dans la proportion d'environ 0 à 10 % en poids, de préférence jusqu'à 1 % en poids. Bien que la fonction exacte de l'agent tensio-actif anionique dans la formulation ne soit pas connue, on suppose qu'il est concentré dans la phase huileuse et qu'il réagit d'une manière telle qu'il maintient les particules d'huile dispersées dans la phase aqueuse. Cela est d'une importance particulière et il en résulte une stabilité à la conservation à long terme de la formulation. Il est également avantageux d'incorporer dans les compositions une quantité pouvant atteindre 10 % en poids et de préférence de 1 à 5 % poids d'un ligno-sulfonate de sodium dé-sucré tel que celui qui est fabriqué sous la dénomination commerciale "Marasperse " par "American G an Go"» Cependant, on peut aussi utiliser d'autres lignosulfonates de métaux alcalins soluble s dans l'eau. l'agent tensio-actif non-ionique hydrosoluble, l'agent tensio-actif anionique oléosoluble, et le lignosulfonate de sodium désucré sont dénommés collectivement "système émulsion-nant'-'. Certaines formulations pesticides peuvent favoriser une croissance bactérienne et si on le désire on peut incorporer dans ces formulations un antiseptique tel qu'un désinfectant ou un germicide. Les qualités essentielles des formulations sont qu'elles demeurent stables à la conservation et très aptes à 1'écoulement dans un très grand intervalle de température et que s'il vient à se produire une séparation de phases les particules peuvent être facilement remises en suspension. En d'autres termes, la stabilité à la conservation et la viscosité sont les facteurs vraiment importants. La viscosité des formulations est déterminée par de nom 25964 -6- 2051803 breuses variables. On a constaté que si la viscosité est trop forte, les formulations ne peuvent s'écouler facilement, mais ont plutôt tendance à former une pâte, qui est difficile à manipuler. Si la viscosité est trop faible il se produit une stratification, qui forme une couche de fond riche en matières solides. Pour ces raisons, il est préférable de maintenir une viscosité de l'ordre d'environ 5 000 à 10 000 c.p. (mesurée à l'aide d'un viscosimètre Synchroélectriquende Brookfield). La capacité de mise en suspension des particules dans la phase aqueuse dépend de facteurs variables, par exemple la visoosi-té de la formulation et les divers additifs qu'elle renferme « Par addition de colorants oléosolubles et hydrosolubles on démontre que l'eau est la phase continue. Gêla a été démontré également par des mesures de conductibilité. On sait aussi que le premier liquide à séparer du système à deux phases est la phase continue. Pendant le stockage une petite quantité d'eau vient à la surface de la suspension qui est facilement remise en suspension par agitation. Bien que l'on ne sache pas exactement comment les divers produits de la formulation coopèrent pour fournir finalement un pesticide liquide, dispersable dans l'eau et stable, on pense que les produits peuvent agir de la manière suivante. Du fait que l'eau est la phase continue de la formulation, le rôle que joue l'huile consiste à déterminer la viscosité et à améliorer la mise en suspension. On sait que dans les suspensions aqueuses de matières solides, les matières solides ont tendance à se déposer rapidement au fond du récipient. Il en est ainsi car la densité des matières solides est supérieure à la densité de la suspension. Dans les formulations de l'invention, on pense que l'huile mouille et recouvre de préférence la surface des particules finement divisées dans la formulation pesticide. En conséquence, la densité des particules solides, plus leurs revêtements d'huile, est inférieure à celle des particules solides seules et la différence de densité entre la phase aqueuse et la phase dispersée est moindre. En d'autres termes, la densité des particules solides revêtues d'huile se rapproche encore plus de la densité de l'eau. Il est donc préférable d'utiliser des hui 70 25964 -7- 2051803 les de faible densité avec des matières solides dont la densité est grande, le choix des huiles à utiliser dépend donc de leur densité et aussi de leur aptitude à mouiller la surface des particules solides. Pour que l'huile se répande sur une surface 5 solidey la tension superficielle de la phase huileuse doit être inférieure à la tension superficielle critique pour le mouillage du pesticide solide. Par conséquent, par un choix approprié de l'huile à base d'hydrocarbures, l'huile mouillera la surface du pesticide et formera des petites particules "huile-matière 10 solide" ayant une densité similaire à la densité de la phase aqueuse et qui seront par conséquent facilement mises en suspension dans la phase aqueuse. Les forces interphysiques sont également importantes. On pense que l'agent tensio-actif non-ionique est adsorbé de préfé-"15 rence sur le film d'huile entourant les particules de pesticide solides» On considère que les agents non-ioniques tiennent lieu de facteurs régissant la viscosité et qu'ils agissent à l'interface huile-eau pour empêcher l'agglomération des particules. Bien que par un contrôle approprié de la quantité d'huile 20 et de l'agent tensio-actif non-ionique il soit possible d'ajuster la densité des particrules "solide-huile" et d'empêcher l'agglomération des particules, il est parfois préférable d'ajouter d'autres produits pour augmenter la stabilité des formulations. Pour cette raison, il est préférable que les formulations con-25 tiennent environ 1 à 5 % d'un lignosulfonate de sodium désucré. Le lignosulfonate de sodium est très soluble dans l'eau mais il ne possède pas l'activité de surface des >polyéther-alcools non ioniques. Le lignosulfonate de sodium est un agent de dispersion non-ionique et on suppose qu'il agit en formant un film 30 semi-rigide à l'interface de l'eau non-ionique adsorbée, qui communique à l'assemblage non-ionique particules-huile adsorbées par le film une charge négative nette et qu'il contribue ainsi à la stabilisation de la suspension par (1) répulsion de charge et (2) rigidité mécanique de la couche superficielle. On sait 35 aussi que le lignosulfonate de sodium anionique agit sur le contrôle de la viscosité. L'addition de faibles quantités pouvant atteindre 2 % anteadance à augmenter dangereusement la viscosité de la formulation. Cependant, par addition d'une quanti 70 25964 -8- 2051803 té supplémentaire de sulfonate la viscosité de la formulation a tendance à décroître. La fonction du pétrosulfonate vis-à-vis de la formulation n'est pas connue avec certitude. Cependant, on pense qu'il se 5 concentre dans la phase huileuse entourant les particules et qu'il améliore la mise en suspension à long terne des particules d'huile dans la phase aqueuse. Comme cela a été mentionné précédemment, 1 ' addition de quantités faibles d'argile 'attapulgite" dans la formulation a 10 également tendance à accroître la viscosité et sert aussi d'adjuvant de broyage pour réduire la dimension particulaire des particules de pesticide. D'après ce qui précède, il est évident que les divers produits utilisés dans la formulation agissent de concert pour 15 contribuer à établir à la fois la viscosité et la stabilité des formulations de pesticide. Selon les pesticides que l'on utilise et les applications choisies, le rapport de l'huile à l'eau peut être déterminé et la quantité des additifs du produit peut être calculée dans les 20 proportions sus-mentionnées pour obtenir un produit qui soit stable à la conservation, çïui supporte des cycles de congéla-tion-décongélation et qui soit facile à disperser ou à diluer dans l'eau afin d'être utilisé. La formulation peut être préparée en mélangeant le polyé-25 ther-alcool non-ionique, l'huile à base d'hydrocarbures et de l'eau dans un prémélangeur ainsi que du pétrosulfonate de sodium et du lignosulfonate de sodium, si la formulation en renferme. Dès que l'on a effectué ce mélange on ajoute les cristaux de pesticide solide. Et ensuite on ajoute l'argile "atta-30 pulgite" si toutefois la formulation en renferme. Si le mélange de pesticide et d'argile n'a pas encore été réduit à la dimension particulaire désirée, après l'addition de toutes les matières solides, le mélange est transvasé par pompage dans un dispositif de broyage des particules, qui effectue le broyage 35 des particules solides à une dimension d'environ 2 à 10 microns. Après la réduction à la dimension particulaire le produit est ensuite désaéré sous vide, refroidi et refoulé dans des réservoirs, de séjour du produit, où la matière est soumise à des 70 25964 -9- 2051803 essais de contrôle de la teneur en matière solide, du poids spécifique, et de capacité de mise en suspension. Le contenu est ensuite envoyé par pompage au service d'emballage. Il faut prendre soin pour établir les formulations de réduire au minimum 5 la quantité d'air qui est incorporée dans la formulation pendant le mélange, car l'air a tendance à augmenter la viscosité de la formulation. Par conséquent, une formulation possédant une viscosité appropriée après le mélange, peut après aération être rendue totalement inacceptable. 10 L'invention est esqpliquée ci-après à l8aide des exemples suivants : EXEMPLE I On prépare une formulation pesticide dispersable dans l'eau et stable en broyant ensemble un mélange de 4-3,6 % en poids de 15 4-(méthylsulf onyl)-2,ô-dinitro-NjïI-dipropylaniline et de 5»4 % en poids d'argile MattapulgiteH finement divisée dans un broyeur à pilon et à air, pour obtenir un produit finement broyé ayant une dimension particulaire dsenviron 1 à 15 microns. Dans un malaxeur on ajoute 28,7 % en poids d'eau, 0,6 % en poids d'un pé-20 trosulfonate de sodium de poids moléculaire élevé, 3 % en poids d'un isooctylphénylpolyéthoxyéthanol (Triton X-100), 3 % en poids d'un lignosulfonate de sodium désucré (Marasperse ÎI-22) et 15,7 % en poids d'une huile à base d'hydrocarbures ayant une densité "API" de 32,2°, un point éclair en vase ouvert de 193°C 25 et une viscosité "SSIF à 38°0 de 103. On mélange les produits liquides et on ajoute le mélange d'herbicide et d'argile avec une vitesse constante qui permet d'obtenir un mouillage et un mélange satisfaisant. L'agitation est telle que l'air enrobé dans le mélange est réduit au minimum. On poursuit l'opération 30 de mélange jusqu'à ce que le mélange soit homogène. On effectue des essais en double sur des produits ayant une viscosité initiale de 6 700 à 5 800 c.p» à 25°0 respectivement. On conserve les produits dans des récipients de 1, i2 litres à la température ambiante pendant 90 et 67 jours respectivement, 35 et à ce moment on les examine et on constate qu'aucune matière solide ne s'est déposée au fond du récipient» Il y a environ 0,6 cm d'eau à la partie supérieure de chaque échantillon qui se mélange facilement dans la suspension en agitant un peu. 25964 -10- 2 0 518 '13 KXT1MELE II Oïi prépare des formulations stables similaires à celles de l'exemple I exemptes d'argile et possédant des rapports huile/eau différents et on les conserve pendant 12 jours. L'Mile utilisée a une densité "API" de 28,1°, un point éclair en vase ouvert de 188°G et une viscosité "SSU" à 38°0 de 102» La différence de viscosité des formulations préparées selon les différents rapports huile/eau est indiquée ci-après : % pondéral 4- (méthylsul f ony-1- ) -2, 6-dinitro-N5N-dipropyl- 1 lie • «•»»»®.;i©..«.s.®»eeo«©®'5s»e®o~so..e©. 46 5 5 isooctylphényl polyéthoxyéthanol ; 5 lignosulfonate de sodium, 1,2 petrosulfonate de sodium 0*6 Huile plus HgO dans les rapports de 11 à 0,6 46,7 Huile/eau 1.1 0«9 0»8 0S? 0,6 Viscosité,c.p. pâte 14 000 9 300 7 50G 6 000 Dans tous les cas, il ne se produit pas de sédimentation de matières solides au fond du récipient et l'eau séparée située à la partie supérieure se mélange facilement dans la dispersion avec agitation. EXEMPLE III On prépare des formulations comprenant environ 45 % en poids de 4-(méttiyl-sulfonyl)-2,6-dinitro-H',ÎT-dipropylaniline, (herbicide), 0,6 % en poids d'un pétrosulfonate de sodium de poids moléculaire élevé et 1,2 % en poids d'un lignosulfonate de sodium désucré avec des rapports variables de l'huile à l'eau de 0,5 à 1 et avec diverses concentrations en agent tensio-actif non-ionique : l'isooctylphényl-polyéthoxyéthanol (Triton X-100) En l'absence de l'agent tensio-actif il se forme un système a deux phases consistant en une phase aqueuse et une phase "huile-herbicide" gommeuse. Avec 1,5 % en poids d'agent tensio-actif non-ionique les émulsions sont stables et la viscosité du produit dépend du rapport huile/eau, et les rapports supérieurs sont favorables. Avec une concentration de l'ordre de 5 % en poids d'agent tensio-actif non-ionique une émulsion stable peut être formulée avec des rapports huile/eau 70 25964 -11- 2051803 inférieurs à ceux que permettent les concentrations de 1,5 % en poids. KX H:itpt,"FI IY On prépare des formulations similaires à celles de l'e-5 xemple II renfermant 1,5 et 5 % en poids d'un agent tensio-actif non-ionique, mais ne renfermant pas de pétrosulfonates de sodium, l'absence du sulfonate a un certain effet sur la ■viscosité des dispersions mais visiblement on constate qu'il n'influence pas la capacité de mise en suspension des parti-10 cules d'herbicide solide pour chaque concentration de l'émul-sionnant non-ionique. EXEMPLE V Une composition ayant la formulation suivante : 4-(méthylsulfonyl)-2,6-dinitro-N,N-dipropyl 15 aniline 46,5 % en poids Huile 20 % » Eau 26,7 % tt Emulsionnant non-ionique (Triton X-100) 5 % " 2o Pétro sulfonate de sodium .... 0,6 % " lignosulfonate de sodium 1,2 % ayant une viscosité de 5 000 à 7 000 c.p. à la température ambiante est encore susceptible d'être coulée à 0°C et à -12°C, elle se congèle et prend la consistance d'une crème glacée. Une composition similaire possède une viscosité à la température ambiante de 11 500 c.p. et à -18°C de 14 500 c.p. Elle se congèle à -7°C. On soumet les deux compositions précédentes à plusieurs cycles de congélation-décongélation sans qu'il se produise une séparation de phases et on constate que l'herbicide insoluble demeure dispersé d'une manière égale. les autres compositions stables qui ont été séparées conformément à l'invention sont les suivantes : EXEMPLE VI % pondéral 2-azido-4-tert.—butylamino-6-éthylamino-5- triazine 46 lignosulfonate de sodium 5 Agent de dispersion non-ionique (Triton X-100) 1,2 70 25964 -12- 10 15 20 25 30 35 Pétrosulfouate de sodium . Huile Eau ....... Viscosité ...........o 8 800 c.p. VII 2- (4-cliloro-6-mé thylamino- s-triazin-2-yl-am.ino ) - 2-méthyl-propionitrile .o Lignosulfonate de sodium .... Agent de dispersion non-ionique (Triton X-100) Pétro sulfonate d® sodium »... .. Huile ............... Eau Viscosité : 5 600 c.p. TorrogLE VIII 2-(4-ciiloro-6-é th.ylamino-s-triazin-2-yl-amino )- 2-mé thyl-p rop ionitril e Lignosulfonate de sodium Agent de dispersion non-ionique (Triton X-100) Pétrosulfonate de sodium o 2051803 % pondéral 0,6 21 26,2 Huile . o oo. © oos»oo©o Eau Viscosité .o............ 5 100 c.p. EXEMPLE IX 4,7-dicyano-2,1,J-benzothiadiazole Lignosulfonate de sodium Emulsionnant aon-donique (Triton X-100) ........ Pétrosulf onate de sodium ...... Huile » Eau ........o..... Viscosité .... 16 000 c.p. h:x kfttptïb x U-méthyl-2-(2,6-dinitro-4-tluidino)-propionamide Lignosulfonate de sodium Emulsionnant non-ionique (Triton X-100) Pétro sulfonate de sodium Huile Eau - Viscosité 14- 000 c.p. 46,5 1,2 C y 0,6 15,6 31,1 46,5 1,2 c 0,6 15,6 31,1 4-6,5 1,2 5 0,6 20,7 26 46,5 1,2 5 0,6 18,5 28,2 70 2596k -13- 2051803 Igiafpr.n yt On prépare une émulsion huile/eau d'un insecticide insoluble, le phosphate de diméthyle 1 - ( 2,4,5-trichlorophényl) -2-chlorovinyle en combinant 46,3 % en poids d'insecticide avec 5 3 % en poids de lignosulfonate de sodium, 3 % en poids d!émul~ sionnatt non-ionique (Triton-X-100), 4 % en poids d'argile "attapulgite" et 0,6 % en poids de pétrosulfonate de sodium, dans des rapports huile/eau de 0,4 à 1. Dans la formulation l'eau est la phase continue et il se forme une suspension 10 stable à la conservation. EXEMPLE XII On prépare des formulations d8insecticides renfermant 36 à 47,2 % en poids d'un insecticide insoluble finement divisé, le carbamate de 3,4,5-triméthylphényle-méthyle, 1,2 à 15 10 % en poids de lignosulfonate de sodium, 1,5 à 5 % en poids d'émulsionnant non-ionique (Triton X-100), avec des rapports huile/eau de 0,2 à 0,7 d'une manière similaire à celle du procédé utilisé dans l'exemple 1. Les suspensions préparées ont des viscosités à 22°G de 18ordre d'environ 6 000 à 18 000 20 c.p. qui sont stables à la conservation et aptes au coulage« 2 596^ -14- 2051803 EEÏEïïDICiflOIS 1.- Composition pesticide du type huile dans l'eau dis-persable dans l'eau, apte au coulage et stable, caractérisa en. ce qu'elle comprend ; (a) une phase continue contenant de l'eau, Cb) une phase dispersée contenant : (1) 25 à 60 % en poids d'un pesticide finement divisé à "base d'hydrocarbures, revêtu d'une quantité de 8 à 25 % en poids d'une huile minérale d'hydrocarbures trôsnraffinée, et (2) O à 25 % en poids d'une argile attapulgite finement divisée, et (c) un système émulsionnazit comprenant : (1) 1 à 10 % en poids d'un agent tensio-actif non-ionique hydro s olub1e. (2) 0 à 10 % en poids d'un agent tensio-actif anionique oléosoluble, (3) 0 à 10 % d!un lignosulfonate de sodium désucrér 2.- Composition pesticide selon la revendication 1, caractérisée en ce que (a) la phase continue renferme 25 à 35 % en poids d'eau, (b) la phase dispersée renferme : (1) 40 à 50 % en poids de pesticide et 12 à 20 % en poids d'huile et (2) 0 à 5 % ed'argile attapulgite, et (c) le système émulsionnant comprend : (1) 2 à 5 % en poids d'agent tensio-actif non-ionique hydrosoluble. (2) 0 à 1 % en poids de pétrosulfonate de sodium, (3) 1 à 5 % en poids de lignosulfonate de sodium désucré» 3.- Composition pesticide selon la revendication 1 ou 2, caractérisé© en ce que l'agent tensio-actif non-ionique hydrosoluble est tel que des alooylaryl-polyoxyéther-alcools, des alcoyl-polyétiier-alcools, des mono- et des triesters de sorbitol, des mono- et des triesters de polyoxyéthylène sorbitol, des acides gras éthoxylés, des aminés éthoxylées et des amides éthoxylées, l'agent tensio-actif anionique oléosoluble étant un pétrosulfonate de sodium de poids moléculaire élevé. 70 25964 "1?" 2051803 4.- Composition pesticide selon, la revendication. 3, caractérisée en ce que l'agent tensio-actif non-ionique, hydro-solubie est un alcoylaryl-polyétheralcool de formule -o- O -f=CH2Gïï20 ^r=CH2CH20H 5 dans laquelle R est tel que CgH^ et C. gH/jg et £ est un nombre entier de 4 à 20. 5.- Composition pesticide selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée ®n c® que le pesticide finement divisé est un herbicide. 10 6.- Composition pesticide selon la revendication 5» carac térisée en ce que l'herbicide utilisé est la 4-(méthyl-sulfo-nyl ) -2,6-dinitro-IT,îr-dipropylaniline» 7.- Composition pesticide selon la revendication 5, carac térisée en ce que l'herbicide utilisé est le 2-(4-chloro-6- 15 éthylamino-s-triazin-2-yl-amino ) -2-méthyl-propionitrile. 8.- Composition pesticide selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que le pesticide finement divisé est un insecticide. 9.- Composition pesticide selon la revendication 8, ca-20 ractérisée en ce que 1'insecticide utilisé lest le phosphate de diméthyle 1-(2,4,5~trichlorophényl)-2-chlorovinyle.