I - Position du problème - idée de départ Les canalisations en tête d'un réseau d'assainissement sont en général dotées d'une"chasse automatique'! dont le rôle est d'envoyer subitement une certaine masse d'eau dans l'égout en vue de son curage hydraulique. Cette chasse est alimentée d'une manibre continue par un robinet branchu sur le réseau d'eau potable et règlé à un débit très faible (environ 1/100 de litre par seconde ou environ 1 m3 par jour). C'est le mauvais fonctionnement de ces robinets qui est 3 l'origine de la conception d'un appareil nou veau. En effet, le problème consiste à trouver un système d'alimentation de la chasse d'eau pouvant, d'une part, être règlé à un faible débit (soit environ 1/100 de l/s) et, d'autre part, être capable de fonctionner à ce débit pendant lonqtemns sans intervention (1 an au minimum). Si un robinet conventionnel peut remplir la premibre condition, il n'en set pas de même pour la seconde. L'expérience n en effet révélé que pour le robinet ordinaire le règlage "ne tient" que quelques jours ou dans de bonnes conditions quelques sesaineso En effet, le moindre corps en suspension dans l'eau (particules de sable, rouille, calcaire, etc.) ou des phénomènes de corrosion ou d'entartrage au niveau du robinet, compromettent rapidement le règlage initial de celui-ci. Pratiquement, dans les réseaux d'assainissement on constate ceci : ou les chasses automatiques ne marchent pas par suite du colmatage du robinet ou ces robinets débitent une quantité d'eau exagérée : ce dernier tat - la plus fréquent - provenant du fait que le préposé règle son débit au "juger" et a tendance à l'augmenter pour éviter le colmatage prématuré du robinet. Cette situation a en général comme corollaire une lourde consommation d'eau, à telle enseigne que dans certains réseaux les chasses automatiques consomment autant que l'ensemble des abonnis d'eau potable, entraînant de fâchaux incidents techniques et des déséquilibres financiers pour le service de distribution. Finalement dans beaucoup de réseaux assainissement "l'échappatoire" pour mettre ui terme au problème, consistait purement et simplement a mettre les chasses d'eau "hors service quitte à risquer les conséquences d'un réseau d'assainissement mal curé. II - Principe et description du nouvel appareil Nous avons abandonné le principe du robinet classique pour mettre au point un système de conception et de fonctionnement tout à fait différent ; il se compose de deux parties : la première a pour fonction d'éliminer les particules en suspension dans l'eau (tranquillisateur), la deuxième d'évitor les phénomènes d'entartrage d'un orifice d'écoulement relativement réduit (orifice d'écoulement à débit constant). a) Tranquillisateur (PL 1 - 2) C'est un réservoir cylindro-conique traversé par le débit alimentant l'orifice d'écoulement en aval à une vitesse très réduite. Il permet de recueillir dans sa partie inférieure les particules en suspension dans l'eau (sable, rouille, particules ds calcaire, etc...). Ces dépôts peuvent périodiquement litre extraits par un robinet à la base de l'appareil. b) Orifice d'écoulement à débit constant (PL Il - 2) A la sortie du tranquillisateur l'eau s'engage dans un élément de tube cylindrique qui lui est solidaire et muni d'un orifice d'ecoulement circulaire à axe vertical (en pleiglas). Vu la valeur très faible du dabit, cet orifice a des dimensions réduites (diamètre inférieur à 1 mm) et se verrait au mame titre qu'un robinet ordin@ire - rapidement obstrué. Pour remédier à cet inconvénient - et c'est là que réside l'idés essentielle du système - un fil (nylon) placé dans l' l'axe de l'orifice. est maintenu en aqitation contrôlée sous l'action du jet d'eau. Celui-ci evite S'entartrage de l'orifice. Pour ne pas avoir des usures au niveau de l'orifice d'écoulement, la fil doit vibrer dans des limites ben définies. Il supporte pour cela un corps cylindrique en mouvements de nature et de dimension bien choisies. Cc dernier se trouve à une distance bien précise de l'orifice d'écoulement. (voir dessin) Il va sans dire que la determinacion de ces différents paramètres a demandé des essais hydrauliques et des mises au point relativement longs. III - En résumé si le tranquilisateur, n'a rien de bien original en soi c'est l'orifice d'écoulement "auto-nattoyé" qui forme la partie déterminante du système, en même temps que l'idée d'associer ces deux appareils dont le premier prépare le bon fonctionnement du second. Ce système permet. donc d'abandonner les robinets ordinaires pour l'alimentation des chasses d'eau automatiques. Il n'y a plus de débit à régler sur place. Ce dernier dépend des dimensions de ltorifics et du fil qui le traverse ; celles-ci sont prédéterminées en fonction de la pression dans le réseau d'eau. La stabilité du débit, condition essentielle pour un fonctionnement régulier et continu des chasses dteau automatiques est ainsi obtenu. Le système pourra entre naturellement utilisé pour d'autres problèmes d'alimentation en eau à faible débit et dont la permanence et la régularité doivent Stre obtenues à long terme. REVENDICATIONS Le dispositif permet d'alimenter en eau les chambres des chasses automatiques d'égoût selon un débit très réduit ( environ 1/100 de litre par seconde ) et stable dans le temps. Il est destiné à remplacer les robinets ordinaires utilisés à ce sujet et dont le fonctionnement n'est pas adapté à cette exigence bien spéciale. Le système est caractérisé par un tranquillisateur qui alimente un cylindre en plexiglas muni d'un orifice circulaire calibré traversé verticalement par un fil en nylon muni d'un corps cylindrique. Celui-ci est agité par le jet d'écoulement. Le tranquillisateur retient les particules en suspension dans l'eau. Le fil en vibration évite à ce que l'orifice d'écoulement se bouche à long terme ( entartrage, etc...). L L'appareil, à débit prédéterminé par la section de l'orifice, ne demande plus de réglage manuel complémentaire. Il évite soit le gaspillage de l'eau du réseau public alimentant la chasse soit la mise hors service de cette dernière.