i. 2031358 la présente invention concerne les presses-ramasseuses à fourrage du type comportant un cylindre ramasseur transversal déversant le fourrage sur une plateforme, et des moyens pour reprendre le fourrage sur ladite plateforme et le comprimer dans 5 un couloir horizontal équipé d'un noueur. On connaît déjà des presses-ramasseuses à fourrage de ce type dans lesquelles les moyens pour reprendre le fourrage sur la plateforme sont constitués par une vis d'Archimède qui repousse le fourrage vers une extrémité de ladite plateforme dans 10 le champ d'action d'un entraîneur à mouvement horizontal qui décrit une trajectoire sensiblement en forme de haricot et qui comprime le fourrage dans le couloir. Avec un tel système, bien que la vis d'Archimède alimente l'entraîneur en permanence, ce dernier exécute une course aller 15 utile assurant la compression et l'avancement du fourrage dans le couloir, mais il exécute aussi une course inactive de retour de sorte que l'opération de compression du fourrage présente des temps morts. Dans d'autres presses-ramasseuses à fourrage du même type, 20 les moyens de reprise du fourrage sur la plateforme sont constitués par deux pistons rotatifs en forme générale de secteurs de cercles qui repoussent, à tour de rôle, le fourrage dans l'entrée du couloir, mais la disposition générale est telle que chacun des deux pistons ne peut commencer à entrer en action 25 que lorsque l'autre s'est complètement retiré, de sorte qu'il y a également des temps morts dans le fonctionnement de la machine. Du fait que les deux pistons décrivent les mêmes chemins à l'aller et au retour, ils ne libèrent, à aucun moment, une zone sur la plateforme d'alimentation permettant l'accumulation 30 de la matière. On connaît aussi des machines à comprimer le fourrage, qui comportent deux ameneurs dont les pointes décrivent respectivement, dans un plan vertical, des trajectoires en forme de haricots dans une trémie qui est alimentée, par exemple, par une 35 moissonneuse-batteuse, mais là encore il y a des temps morts car les deux ameneurs travaillent en phase et ne font par conséquent pas entrer de fourrage dans le couloir de compression pendant leur course de retour. D'ailleurs, cette machine s'éloigne du type de machine de la présente invention, puisqu'elle 40 n'est pas destinée à ramasser directement le fourrage qui se 69 03008 2. 2031358 ■trouve sur le. sol et à le reprendre sur une plateforme horizontale . Le but de l'invention est, tout d'abord, de réaliser mie presse-ramasseuse à fourrage qui ne présente pas les inconvé-5 nients précités des machines connues. A cet effet, suivant l'invention, les moyens pour reprendre le fourrage sur la plateforme sont constitués par deux entrai-neurs-compresseurs formés de doigts dont les extrémités décrivent des trajectoires horizontales sensiblement en forme de 10 haricots et s'étendant depuis ladite plateforme jusqu'à l'entrée du couloir de compression de chaque côté de celui-ci, les deux entraîneurs-compresseurs précités étant entraînés en opposition de phase. Grâce à cette structure particulière, chacun des deux en-15 traîneurs amène du fourrage dans le couloir de compression pendant que l'autre exécute sa course de retour, de sorte qu'il n'y a plus de temps morts dans l'alimentation du couloir de compression et que les charges sont bien réparties. Par ailleurs, dans les machines connues, les balles de 20 fourrage sont souvent reliées les unes aux autres par des traînées dudit fourrage, ce qui constitue évidemment un inconvénient. Pour y remédier, on a déjà proposé de munir ces machines de couteaux ou de crochets qui coupent ou arrachent les traînées entre deux balles successives. Ces dispositifs constituent une compli-25 cation et l'on considère qu'ils ne donnent pas toujours entière sati sfaction. L'invention vise aussi à remédier à cet inconvénient et, à cet effet, la machine comporte, en outre, au moins un séparateur constitué par une cloison mobile actionnée en synchronisme 30 avec les entraîneurs de façon telle qu'elle vienne obturer l'entrée du couloir de compression immédiatement derrière l'un, au moins, des entraîneurs, avant la fin de la course utile dudit entraîneur et qu'elle la maintienne obturée jusqu'à, ce que ledit entraîneur ait avancé dans le couloir d'une longueur sensiblement; 35 égale à celle des traînées du fourrage qu'il repousse. Grâce à cette structure particulière, on n'a plus à détruire des liaisons formées par des traînées entre deux balles, puisque les doses de fourrage successivement refoulées dans le couloir de compression sont nettement séparées les unes des 40 autres sous l'effet de la fermeture temporaire de l'entrée dudit 69 03008 3 20.31358 couloir sous l'action du séparateur. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description suivante et à l'examen des dessins annexés qui montrent, à titre d'exemple non limitatif, une prèsse-ramasseuse à fourrage 5 suivant l'invention. Sur ces dessins : Fig. 1 représente schématiquement, en plan, les parties principales de la presse-ramasseuse à fourrage. Fig. 2 est une vue en élévation de l'un des deux entraî-10 neurs compresseurs de la machine de la fig. 1. Fig. 3 est une vue en plan analogue à la fig. 1, montrant les organes dans une position un peu différente, la machine étant équipée, en outre, d'un séparateur de "balles. Fig. 4 est une vue en élévation du séparateur de balles 15 observé dans la direction de la flèche TV de la fig. 3» et Fig. 5 et 6 sont des vues en plan analogues à la fig. 3, montrant la machine dans différentes positions de fonctionnement. Là presse-ramasseuse à fourrage représentée sur la fig. 1 comporte essentiellement un bâti 1 porté par deux roues telles 20 que 2 et muni à sa partie avant d'une flèche d'attelage 3. Le bâti 1 porte essentiellement un ramasseur 6, deux entraîneurs compresseurs 7 et 8, un couloir de compression ou chambre à balles 9 terminé par un déversoir 11. La machine comporte encore, évidemment, un certain nombre d'organes habituels, tels qu'un 25 système de nouage avec un ensemble d'aiguilles, qui n'ont pas été représentés pour la clarté du dessin, car ils ne font pas partie de la présente invention. Le ramasseur 6 est de tout type classique approprié constitué, par exemple, d'un cylindre muni de pointes ou de dents 30 de ramassage 14 qui soulèvent le fourrage du sol et le déposent sur une plateforme d'alimentation 15. L'entraîneur-compresseur 7 est constitué de plusieurs doigts disposés les uns au-dessus des autres et solidaires d'une tige verticale 21 dont les deux extrémités sont montées à pivotement 35 dans les jantes de deux roues dentées telles que 22 montées folles dans deux paliers verticaux coaxiaux portés par le bâti de la machine et qui sont en prise, respectivement, avec deux pignons dentés tels que 24 solidaires d'un arbre 25 lui-même entraîné en rotation, à partir de la prise de force du tracteur 40 auquel est attelée la machine, par l'intermédiaire d'une trans 69 03008 4. 2031358 mission de tout type classique approprié comportant, par exemple» comme représenté, une transmission par chaîne 26 reliée à un arbre de prise de force 27 porté par la flèche 3. Un tel entraîneur-compresseur a été décrit et représenté dans le bre-5 vet français de la Demanderesse n° 1 4.66 432 auquel on peut se reporter utilement pour plus amples détails. Des prolongements des doigts de 1*entraîneur 7 sont reliés à une entre toise articulée, par un axe 31, sur une extrémité d'une bielle 32 dont l'autre extrémité est articulée, par un 10 axe 33, sur un bossage solidaire du bâti 1 de la machine. Les extrémités superposées des doigts de l'entraîneur-compresseur 7 décrivent des trajectoires horizontales 34 sensiblement en forme de haricots dont une extrémité 38 se trouve au-dessus de la plateforme 15 et l'autre extrémité 39 dans le 15 couloir de compression ou chambre à balles 9. On a indiqué, en 41, la trajectoire moyenne décrite par la matière prise par cet entraîneur sur la table 15 et poussée dans la chambre à balles. Le deuxième entraîneur-compresseur 8 est constitué, d'une manière analogue, de plusieurs doigts 45 (voir aussi fig. 2) 20 disposés les uns au-dessus des autres, solidaires d'un tube 46 qui pivote sur le maneton d'un arbre vilebrequin 49 entraîné en rotation par tous moyens appropriés de façon telle que l'entraîneur-compresseur 8 fonctionne, en opposition de phase, par rapport à l'entraîneur-compresseur 7. Le doigt central 45 de 25 l'entraîneur-compresseur 8 présente un prolongement 52 articulé, par un axe 53, sur une extrémité d'une bielle 54 dont l'autre extrémité est articulée, par un axe 55, sur le bâti 1 de la machine. Les extrémités superposées des doigts 45 de 1'entraîneur-30 compresseur 8 décrivent aussi des trajectoires horizontales 57 sensiblement en forme de haricots dont une extrémité 58 se trouve au-dessus de la plateforme 15 et l'autre extrémité 59 dans le couloir de compression 9. On a indiqué, en 61, la trajectoire moyenne décrite par la matière prise par cet entraîneur-compres-35 seur et- poussée dans le couloir de compression. La machine comporte, en outre, un séparateur de balles 71 (fig. 3) en forme de fourche à plusieurs branches 72 (voir aussi fig. 4) réparties sur la hauteur de la chambre à balles 9 et reliées à un manche commun 73 articulé, par un axe 74, sur une 40 pièce 75 solidaire de l'ameneur-eompresseur 8. 69 03008 5. 2031358 Les branches 72 du séparateur 71 sont engagées dans des pièces de guidage 78 fixées sur le côté de la chambre à "balles 9 au droit de lumières 79 qui permettent aux "branches 72 de la fvarcîie de pénétrer dans la chambre à balles, comme représenté 5 sur la fig. 6. Les "branches 72 de la fourche sont maintenues en contact avec les pièces de guidage 78 par un ressort 81 accroché, par l'une de ses extrémités, à la "bielle 54 et, par son autre extrémité, au manche 75 &u séparateur. Le fonctionnement de la machine est le suivant t 10 On peut considérer le cycle à partir de la position repré sentée sur la fig. 1 pour laquelle l'entraîneur 7 se trouve au point 38 de sa trajectoire, .à l'origine de sa course utile, tandis que l'autre entraîneur 8 se trouve au point 59 de sa trajectoire, à la fin de sa course utile. 15 Des que l'entraîneur 7 commence à avancer et occupe la position représentée sur la fig. 3, le séparateur 71 dégage complètement le passage du fourrage repoussé par l'entraîneur 7 le long de la trajectoire moyenne indiquée en 41. Lorsque l'entraîneur 7 se trouve encore à la distance "d" 20 (fig. 5), de préférence au moins égale à environ 40 cm, de la fin 39 de sa trajectoire utile* le séparateur 71 vient se placer juste derrière l'extrémité dudit entraîneur et va se mettre rapidement en travers du passage du fourrage, comme représenté sur la fig. 6, de sorte que le fourrage 70 qui commence à être 25 poussé par l'autre entraîneur 8 rencontre le séparateur 71 et ne peut pas rattraper les traînées 60 de la dose de fourrage qui vient d'être repoussée par l'entraîneur 7. Le. séparateur 71 se dégage cependant assez vite avant le passage de l'entraîneur 8, de façon que ce dernier puisse repousser sans difficulté la 30 dose de fourrage 70 dans lé couloir de compression 9. La partie de la trajectoire 83 décrite par le pivot 74 du séparateur, entre les positions des fig. 5 et 6, est presque rectiligne et perpendiculaire à la paroi du couloir de compression 9. De plus, l'ensemble de la cinématique est tel que cette 35 partie de trajectoire est parcourue à vitesse relativement grande pendant que l'entraîneur 7 accomplit sa course de retour. Il y a donc, d'une part, un avancement pratiquement permanent du fourrage, soit par l'action de l'un des entraîneurs, soit par l'action de l'autre et, d'autre part, une séparation 40 très nette d'une dose de fourrage sur deux par la mise en place 69 03008 2031358 du séparateur 71 qui empêche la dose de fourrage 70 poussée par l'entraîneur 8 de s'accrocher dans les traînées 60 de la dose 84 précédemment comprimée par l'entraîneur 7. L'ensemble du mécanisme est très simple et ne nécessite pas 5 d'efforts importants, puisqu'il n'a pas à procéder à l'arrachage ou à la coupe de traînées de liaison de fourrage. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui a été donné à titre d'exemples; on peut j apporter de nombreuses modifications, suivant les ap-10 plications envisagées, sans sortir, pour cela, du cadre de l'invention. C'est ainsi qu'on pourrait éventuellement prévoir un séparateur qui viendrait se placer au moment opportun à une petite distance derrière chacun des deux entraîneurs, avant la fin de 15 leur course utile respective. On pourrait aussi commander ce séparateur à partir de tout organe approprié de la machine autre que l'entraîneur 8. 69 03008 7. 2031358 REVENDICATIONS 1. Presse-ramasseuse à f 9 tir rage du type comportant un cylindre ramasseur transversal déversant le fourrage sur une plateforme, et des moyens pour reprendre le fourrage sur ladite 5 plateforme et le comprimer dans un couloir horizontal équipé d'un noueur, caractérisés en ce que les moyens pour reprendre le fourrage sur la plateforme sont constitués par deux entrai» neurs-compresseurs formés de doigts dont les extrémités décrivent des trajectoires horizontales sensiblement en forme de 10 haricots et s1étendant depuis ladite plateforme jusqu'à l'entrée du couloir de compression de chaque côté de celui-ci, les deux entraîneurs-compresseurs précités étant entraînés en opposition de phase. 2. Presse suivant la revendication 1, caractérisée en ce 15 qu'elle comporte, en outre, au moins un séparateur constitué par une cloison mobile actionnée en synchronisme avec les entraîneurs de façon telle qu'elle vienne obturer l'entrée du couloir de compression immédiatement derrière l'un, au moins, des entraîneurs, avant la fin de la course utile dudit entraîneur et 20 qu'elle la maintienne obturée jusqu'à ce que ledit entraîneur ait avancé dans le couloir d'une longueur sensiblement égale à celle des traînées du fourrage qu'il repousse. 3. Presse suivant la revendication 2, caractérisée en ce que le séparateur est constitué par une fourche dont les dents 25 passent à travers des ajours latéraux du couloir de compression du fourrage. 4. Presse suivant la revendication 3, caractérisée en ce que le manche de la fourche est articulé sur un support solidaire d'un prolongement de l'un des deux entraîneurs.