La présente invention concerne les installations faisant utilisation de l'énergie solaire, et, plus particulierement, un procédé et un dispositif de commande d'éléments manoeuvrables de telles installations utilisant le rayonnement solaire comme seule source d'énergie. L'augmentation des prix du pétrole et la raréfaction prévue de cette source d'énergie ont provoqué récemment le développement de techniques tirant partie des énergies dites "douces", et plus particulièrement de l'énergie solaire. Actuellement, deux types principaux de procédés sont mis en oeuvre pour la captation et la transformation de l'énergie solaire, à savoir, d'une part, les capteurs-convertisseurs transformant l'énergie solaire en énergie électrique, et utilisant essentiellement des photo-piles, et, d'autre part, des capteurs utilisant le pouvoir calorifique du rayonnement solaire, pour chauffer un liquide calo-porteur, essentiellement de l'eau en vue d'utilisations domestiques. Avec l'une ou l'autre de ces techniques, le probleme réside dans le fait que énergie solaire offre une'faible densité, ce qui nécessite de mettre en place de grandes surfaces pour recupérer, en fonction des rendements relativement médiocres des capteurs, une quantite d'énergie suffisante pour une utilisation rationnelle. Dans les versions commercialisables de ces capteurs, c'est-à-dire ne mettant pas en oeuvre des dispositifs onéreux de poursuite du soleil, comme les héliostats, un compromis doit être adopté entre la superficie des capteurs et leur efficacité, ce compromis se traduisant-souvent par une capacité d'absorption restreinte des capteurs en raison des variations de surfaces considerables offertes par ces capteurs aux rayons solaires en fonction des heures de la journée et des saisons de l'année. Afin d'obvier à ces inconvénients, des recherces poussées ont eté développées pour améliorer le rendement propre des capteurs afin d'optimiser le coût du m de ces capteurs, cette optimisation se traduisant malheureusement par une augmentation des prix de revient des éléments constitutifs de l'installation solaire. La présente invention, fondee sur une approche toute différente de ces problèmes, a pour objet de proposer un procédé et un dispositif permettant de transformer directement l'énergie solaire en énergie mécanique et donc de commander, sans nécessiter de source de puissance auxiliaire, les déplacement d'éléments manoeuvrables d'installations faisant utilisation de l'énergie solaire, permettant ainsi d'utiliser au mieux des éléments passifs ou actifs en déplaçant ceux-ci en réponse au mouvement du soleil en réalisant, dans certaines configurations, une installation simplifiée d'héliostat. Pour ce faire, selon une caractéristique de la présente invention, le procédé de commande d'éléments manoeuvrables consiste à mettre en oeuvre un moyen de vérin, ci-après dénommé "vérin solaire", renfermant un matériau présentant des variations volumétriques importantes en fonction de gradients de température, ce moyen de vérin étant conçu à la façon d'un capteur solaire et comportant un moyen de tige susceptible d'être relié à au moins un élément manoeuvrable, le déplacement du moyen de tige étant provoqué par la captation de l'énergie solaire réalisant une expans ion volumétrique du matériau interne du vérin. Selon une autre caractéristique de la présente invention, le moyen de vérin est installé dans une zone de l'installation solaire dont l'ensoleillement varie, lors de la course du soleil, en fonction d'éléments stationnaires ou manoeuvrables de l'installation. La présente invention a pour autre objet un dispositif de commande d'éléments manoeuvrables comprenant au moins un moyen de vérin constitué d'un corps sensiblement indéforiable définissant une chambre interne entièrement remplie d'une matière présentant des variations volumétriques importantes en fonction de gradients de température, d'un guide de piston fixé au corps et communiquant avec la chambre et d'un moyen de piston monté à coulissement étanche dans ce guide et prolongé par une tige faisant saillie hors du guide, le corps étant recouvert extérieurement d'une couche de matière absorbant l'énergie du rayonnement solaire, le corps étant entouré, au moins partiellement, d'une enveloppe perméable au rayonnement solaire et s'é tendant à distance de la surface extérieure du corps. On comprendra que ce moyen de vérin, selon la surface du corps offerte au soleil, permettra, par un déplacement contrôlé correlatif de la tige, d'actionner de façon réversible, des éléments manoeuvrables, pour précisément tirer au mieux parti des variations d'ensoleillement -résultant de la course du soleil entre son lever et son coucher. Conformément au procédé proposé par la présente invention, ces mouvements de déplacement s'effectuent de façon progressive, tres lente, sans à-coups, la force développée étant très importante pour un moyen de vérin de relativement faibles dimensions et des variations de température dans des plages définies relativement étroite. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront de la description suivante, de modes de réalisation donnés à titre illustratif mais nullement limitatif, faite en relation avec les dessins annexés, sur lesquels : La figure 1 est une coupe longitudinale, schématique, d'un moyen de vérin solaire selon la présente invention Les figures 2 et 3 représentent en perspective, deux modes de réalisation du vérin selon la figure 1 ;; Les figures 4 et 5 sont des coupes transversales du corps du moyen de vérin de la figure 1 montrant les ailettes internes d'échange de chaleur La figure 6 représente un mode de réalisation, du type héliostat, d'une installation de captation d'énergie solaire mettant en oeuvre le moyen de vérin selon les figures 1 à 5 , La figure 7 est une vue schématique illustrant l'agencement et le fonctionnement de l'installation représentée sur la figure 6 ;; La figure 8 est une vue en perspective schématique d'un autre mode de réalisation d'une installation de captation utilisant le moyen de vérin des figures 1 à 5 Les figures 9 à 11 illustrent schématiquement l'a gencement et le fonctionnement de l'installation représentée sur la figure 8 Les figures 12 à 14 représentent schématiquement, en vue en plan, l'agencement et le fonctionnement d'un autre mode de-réalisation d'une installation de captation d'énergie solaire La figure 15 représente un autre mode de réalisation d'une installation de captation d'énergie solaire ; et La figure 16 représente schématiquement, un "moteur solaire" développé à partir du vérin des figures 1 à 5. Le moyen de vérin ou "vérin solaire" 100 représente sur la figure 1 comporte essentiellement un carter ou corps creux, référencé 1, réalisé en un matériau le rendant sensible ment indéformable à la pression et à la température dans les gammes prévues, définissant une chambre interne 2 remplie avantageusement entièrement'd'un matériau, figuré par les croix 3, présentant des caractéristiques de variations volumétriques importantes en fonction de gradients de températùre et dénommé ci-après "matériau d'expansion".Le corps 1 présente, à une extrémité, une paroi frontale 4 percée d'une ouverture dans laquelle est monté, sensiblement coaxialement au corps 1, un élément tubulaire ou guide 5 faisant saillie vers l'extérieur par rapport au corps 1 et définissant un alésage-interne dans lequel est monté à coulissement étanche un piston 6 prolongé par une tige 7 s'étendant dans le guide 5 et guidée dans celui-ci, par exemple, à son extrémité opposée au corps 1. La tige 7 comporte, à son extrémité opposée au piston 6, des moyens de raccordement à un élément manoeuvrable, par exemple, une chape 8. Des éléments d'étanchéité 9 sont'prévus au voisinage du piston 6 et un fort ressort de rappel 10 est disposé dans le guide 5 autour de la tige 7 pour tendre à ramener le piston 6 dans la positionde repos représenté sur la figure 1. Le corps 1 est recouvert extérieurement d'un revête- ment noir, par exemple du noir de carbone, absorbant l'énergie solaire et plus particulièrement les rayons infra-rouges, en pré- sentant une émittance-très faible, tendant à lui conférer des caractéristiques voisines à celles d'un corps noir idéal. Autour du corps 1 est disposée une enveloppe 11 réalisée en un matériau transparent au rayonnement solaire, notamment aux infra-rouges, par exemple un verre, une matière plastique, telle que du métha- crylate de méthyle ou un polycarbonate, ou encore une résine époxy chargée ou armée de fibres de verre. La paroi de l'enveloppe 11 entoure le corps 1 à distance de celui-ci pour former une chambre externe 12 destinée à réaliser un effet de serre pour effectuer , en coopération avec la couche absorbante externe du corps 1, un échauffement de celui-ci et du matériau d'expansion 3 contenu dans le corps. Un isolant thermique 13, tel que de la laine de verre, est avantageusement prévu sur la face frontale 4 du corps 1, c'est-à-dire sur la face ne présentant pas de portion de chambre périphérique 12, afin d'éviter les déperditions calorifiques par cette face. Les figures 2 et 3 représentent deux modes de réalisation préférentiels du vérin 100, selon la présente invention. La figure 2 représente un vérin cylindrique destiné à être monté sur un support, par exemple, un flasque ou un collier fixé sur la face avant 4 par des vis 14, de façon que la partie intérieure de l'enveloppe 11 soit située à distance au dessus d'un plan support, celui-ci pouvant être avantageusement revêtu. d'une matière ou d'unmatériau réflecteur afin d'augmenter la surface offerte par le corps 1 du vérin au rayonnement solaire. La figure 3 représente un vérin de forme hémi-cylindrique, convenant à des installation ou il n'est pas possible d'utiliser la réflexion des rayons solaires comme avec le vérin de la figure 2, le vérin étant alors fixé directement sur son support en portant par sa plaque diamètrale formant fond 15. Pour améliorer la conduction de la chaleur absorbée par le capteur formé par le corps 1 et son enveloppe 11 au matériau 3 contenu dans le corps 1, on prévoit avantageusement, comme représenté sur les figures 4 et 5, des ailettes de conduction s 'é- tendant longitudinalement à partir de la surface interne du corps 1 vers l'intérieur de la chambre 2 pour augmenter la surface d'échange de chaleur entre le matériau 3 et la source de chaleur, sans restreindre notablement le volume interne du matériau 3. On comprendra que le fonctionnement du vérin selon la présente invention. est le suivant : le corps 1 étant entièrement rempli du matériau d'expansion 3, et présentant par rapport à celui-ci un coefficient de dilatation quasiment négligeable, si, à partir de la position de repos représentée sur la figure 1, un rayonnement solaire, porteur d'infra-rouges, vient frapper une partie du capteur constitué par le corps 1 lui-même et son enveloppe 11 formant effet de serre, la température de la paroi du corps 1 ainsi que des ailettes 16 s'élèvera rapidement, cette température, transmise, au matériau 3 provoquera la dilatation de celui-ci.Le corps 1 étant sensiblement indéformable, l'augmentation de pression résultant de la variation de volume du matériau 3 se traduira par l'application sur la face interne du piston 6 d'une force sensiblement proportionnelle à la variation de température, provoquant un déplacement du piston 6 et de la tige 7 associée à l'encontre du ressort de rappel 10 dans un mouvement lent, puissant, progressif et sans à-coups. On conçoit donc que cette force peut être transmise par l'extrémité de raccordement 8 de la tige de piston 7 à un mécanisme d'actionnement pour déplacer de façon contrôlée un organe manoeuvrable. Comme il est connu dans la technique des capteurs solaires, plus la surface du corps 1 frappée par le rayonnement solaire sera importante, plus l'élévation de température du matériau d'expansion 3 sera importante, et plus le déplacement linéiare du piston 6 sera important. Si l'ensoleillement cesse ou diminue, le matériau d'expansion 3 se contractera progressivement avec une hystérésis déterminée, sa rétraction étant accompagnée par le piston suiveur 6 sollicité par le ressort de rappel 10. Le corps 1 peut être réalisé en matière plastique armée ou, avantageusement, à partir d'un flan métallique mis en forme, par exemple par explosion ou fluo-tournage, le corps 1 étant fermé, soit par une plaque rapport, formant la face avant 4, comme représenté sur la figure 3, soit par un fond formant couvercle 40; comme représenté sur la figure 7. Le matériau d'expansion 3 peut être un composé hydrocarboné dérivé de la distillation du pétrole, dont le coefficient de dilatation cubique k est voisin de 1000 x 10 , ou bien de l'alcool présentant un coefficient de dilatation cubique voisin de 1126 x 10 6 ou bien un éther à coefficient de dilatation cubique de l'ordre -de 1510 x 10 6.A titre d'exemple, pour un corps cylindrique, tel que celui représenté sur la figure 2, de 20 cm de diamètre interne et de 20 cm de long, c'est-à-dire en formant une chambre interne 3 2 ayant un volume de 6280 cm , avec une huile minérale dont le coefficient cubique de dilatation est k = 1000 x îol6, l'accroissement de volume par OC sera de 6,26 cm . Pour un piston 6 ayant 2 un diamètre de 4 cm, soit une section de 12,6 cm , le déplacement correspondant du piston pour un gradient de temnérature de 10C sera donc de 5 mm. De préférence, le matériau d'expansion 3 est constitué d'une matière composée d'un mélange de cire de pétrole et de poudre métallique, par exemple de cuivre, tel que les mélanges utilisés dans les éléments thermostatiques.Ces mélanges pré- sentent la propriété d'augmenter énormément de volume lors du passage de l'état solide à l'état liquide, les proportions relatives de cire et de poudre métallique permettant de régler le point de fusion à des températures déterminées, par exemple entre -200C et + 1200C. Au voisinage du point de fusion, pour une élé- vation de température de 5 à 60C on peut obtenir une augmentation de volume de 5 à 102. Avec un vérin ayant les dimensions précédentes et un mélange de cire et de poudre métallique à point de fusion réglé à 450, un accroissement de température de 50 provoquera une variation de volume du matériau d'expansion de 7,5 % soit un déplacement du piston de 37,5 cm.De tels matériaux d'expansion offrent en outre l'avantage particulierement interes- sant de fournir une course d'actionnement et une force importantes pour des faibles variations de température, ne modifiant pas de façon perceptible, les caractéristiques dimensionnelles du corps 1. Ces mélanges de cire et de poudre métallique présentant une faible conductivité thermique, les ailettes 16 sont alors particulièrement recommandées pour obtenir une variation cohérente du volume de tout le matériau d'expansion dans la chambre 2 On décrira maintenant divers modes d'utilisation, non limitatifs, du vérin-des figures 1 à 5, dans des installations de captation d'énergie solaire. Sur la figure 6, on a représenté un vérin 100 monté sur un support 17 et agencé pour commander le déplacement en l'occurence l'orientation, d'un panneau plan de captation solaire 18, monté sur des pieds supports 19 de façon à pouvoir tourner autour d'un axe incliné défini par des articulations 20. L'extré- mité de la tige 7 du vérin 100 est ré liée à une genouillère à -deux bras de levier 21, 21' de façon à commander la rotation du panneau plan 18 autour de l'axe défini par les articulations 20. On a représenté sur la figure 7 l'agencement relatif du vérin 100 et du panneau 18 en fonction des conditions d'ensoleillement à l'emplacement considéré de l'installation. Sur la figure 7 sont représentées trois positions significatives du panneau manoeuvrable 18 à savoir (I) au lever du soleil, par exemple 6h, (II) au zénith et (III) en fin de journée, par exemple 16 h. On remarquera que le vérin 100 est disposé de façon que, le panneau 18 étant dans la position (1), c'est-à-dire à l'aube, la tige 7 étant complètement rétractée dans la configuration représentée sur la figure 1, les rayons, figurés par la flèche (a), du soleil levant, ne puissent atteindre le vérin 100, celui-ci se trouvant dans l'ombre du panneau 18, lequel est convenablement orienté pour recevoir les rayons du soleil levant. Au fur et à mesure du dé la cement du soleil vers son zénith (dans le sens lévogyre sur la figure 7), la partie arrière du corps 1 du vérin 100 est frappée par les rayons du soleil, amenant un deplacement de la tigre dans la position CII), c'est-à-dire plaçant le panneau 18 dans la position (II) perpendiculaire aux rayons du soleil. Dans l'apres- midi, une partie de plus en plus importante du corps 1 du vérin 100 est frappée par les rayons du soleil, qui perdent parallèlement progressivement de leur intensité, pour amener le panneau 18 dans la position (III), également correctement orientée vers le soleil bas sur l'horizon.Dès le crépuscule, où le panneau solaire 18 devient inopérant, la température- du corps 1 du vérin 100 se refroidit progressivement pour ramener le panneau 18 dans la position (I), c'est-à-dire la position optimale pour bénéficier du rayonnement solaire dès le lever du soleil le jour suivant. I1 convient de noter que cet agencement, convenant pour des panneaux plans de réchauffage d'eau ou encore pour des panneaux de photo-piles, est plus particulièrement intéressant avec des capteurs de réchauffage d'eau du type parabolique ou elliptique. Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 8, le capteur plan 18' est cette fois stationnaire, porté incliné par des pieds 19', le vérin 100 étant rendu solidaire du capteur 18' par un support 17'. Au capteur proprement dit 18' est ici associé un panneau réflecteur 21, orienté sensiblement dans la direction du-zénith et monté articulé surle panneau 18' autour d'un axe 22. La tige 7 du vérin 100 est reliée au panneau reflecteur 21 par un levier ou biellette 23-. Les figures 9 à 11 représentent schématiquement, de façon analogue à la figure 7, les configurations respectives à l'aube, à midi, et en fin d'après-midi, de l'installation, avec les positions respectives conférées au réflecteur 21 par le vérin 100 en fonction des différents ensoleillement figurés schématiquement par les rayons solaires (a), (b) et (c). On voit que le dispositif selon la présente invention permet d'utiliser au mieux le panneau réflecteur 21 en provoquant, par une réflexion additionnelle, un ensoleillement quasiment constant du capteur 18' à la différence des dispositifs existants utilisant des réflecteurs. On remarquera sur la figure 10 l'aménagement particulier d'un réflecteur 24 spécifique du vérin 100 pour augmenter sa surface offerte au soleil en utilisant les surfaces intérieures du corps de vérin, comme déjà mentionné en relation avec la figure 2. Il convient également de noter que l'agencement représenté sur les figures 8 à 11 réalise en outre une auto-régulation du vérin100. En effet, à partir de la position représentée sur la figure 9, un déplacement éventuellement trop important de la tige du vérin entraînera une rotation prématurée du réflecteur 21 telle que ce réflecteur fera momentanément écran pour le vérin 100. Celui-ci se refroidira alors et ramènera automatiquement le réflecteur à la bonne valeur angulaire. I1 va sans dire que, sans sortir du cadre de la présente invention, au moins un second réflecteur 21 peut être prévu sur le côté du capteur 18' opposé au premier réflecteur 21, et également commandé par un vérin 100 dans un montage symétrique. On a représenté sur les figures 12 à 14 un dispositif analogue dans son principe à celui représenté sur les figures 8 à 11 mais utilisant un capteur volumétrique 25 du type de clui décrit dans le brevet français nO 72/10688, associé à un premier déflecteur vertical stationnaire 26 et à un second déflecteur manoeuvrable vertical 27 commandé par un vérin 100, la ligne joignant l'axe de symétrie du capteur 25 et l'angle de raccordement des réflecteurs 26 et 27 étant dirigée sensiblement dans la direction du zénith.Comme dans les figures 7 et 9 à 11, les figures 12 à 14 illustrent les positions respectives des diffé- rents éléments constitutifs pour les trois heures de la journée correspondant au lever du soleil (I), le midi (II) et le coucher du soleil (II). Dans la position matinale représentée sur la figure 12, le vérin 100, dans sa position de repos représentée sur la figure 1, se trouve presque entièrement dans l'ombre di recto du capteur 25, de sorte que le second réflecteur 27 permet à la face arrière du capteur 25 de recevoir les rayons du soleil par simple ou triple réflexion.Dans la matinée, le soleil montant sur l'horizon, et se déplaçant d'est en sud, une partie du vérin 100 reçoit les rayons du soleil (II), provoquant de ce fait une dilatation du matériau d'expansion et amenant le réflecteur manoeuvrable 27 dans une position convenablement orientée par rapport au soleil. Lorsque celui-ci décline sur l'horizon, le vérin 100 devient entièrement ensoleillé et le deuxième réflecteur 27 est amené dans la position extrême représentée sur la figure 3, dégageant complètement le capteur 25 de l'ombre portée du réflecteur 27. En raison de l'hystérésis de la matière d'expansion, le panneau 27 ne commencera de se déplacer dans le sens lévogyre, pour revenir à sa position intiale représentée sur la figure 12, qu'après que le soleil soit complètement descendu sur l'horizon, voire couché. On a représenté sur la figure 15, un autre type d'installation-convenant à un capteur volumétrique 25' et dans laquelle le vérin 100 monté sur un support 28 commande le déplacement d'un volet articulé 29 formant reflecteur pour le capteur 25', le volet 29 se déplaçant suivant une courbe définie par un rail de glissement porteur 30 en etant soutenu par des roulettes de stabilisation 31. On notera que dans ce mode de réalisation, un réflecteur au sol 32 sert à la fois à utiliser au mieux la structure biconvexe du capteur 25' et à augmenter, à la façon du réflecteur 24 de la figure 10, les capacités d'absorption du vérin 100. On a représenté sur la figure 16, un développement du vérin 100 permettant son utilisation comme "moteur solaire", susceptible de présenter un fonctionnement de va-et-vient pour la transmission d'une force plusieurs fois au cours d'une même journée, Cette périodicité d'actionnement, autorisant en outre une régulation automatique comme dans l'installation des figures 8 à 11, est obtenue par un écran mobile 33 asservi à déplacement de la tige 7 du vérin 100 de façon à sélectivement masquer le corps 1 du vérin et le soustraire périodiquement au rayonnement solaire. De façon plus spécifique, l'écran mobile 33 présente une forme générale en L, avec le petit bras 34 du L articulé sensiblement en son milieu autour d'un axe 35 solidaire du corps 1 du vérin 100 ou de son support.L'extrémité du petit bras 34 comporte un galet 36 reçu librement dans une gorge 37 définissant un trajet fermé parallèlépiédique ABCD, comme représenté sur la figure 16, avec deux petit côtés BC et DA formant surfaces de came ascendante et descendante. La gorge 37 est formée par exemple dans une plaque ou un bloc 38 monté à coulissement libre sur le guide 5 de la tige de vérin 7 et entralné dans un mouvement linéaire de va-et-vient par celle-ci au moyen par exemple d'une bielle 39 et d'une bride 40. Le fonctionnement de ce moteur solaire est le suivant dans la position de repos du vérin, correspondant à celle représentée sur la figure 1, soit avec l'extrémité de la tige 7 dans le plan référencé (2), le galet 36 se trouve sensiblement au voisinage du coin supérieur droit A du parcours parallélèpipédique défini par la gorge 37. Dans cette position, l'écran 33 est dans la position dressée représentée en traits pleins sur la figure 16. Le vérin 100 est donc soumis aux rayons du soleil figurés par la flèche 50.La matière d'expansion se dilate et la tige 7 se déplace vers la droite de la figure 16, l'écran 33 demeurant dressé, jusqu'à ce que le galet atteigne le coir. superieur gauche B de la gorge, à la suite de quoi une continuation du déplacement de la tige 7 vers la droite provoque un abaissement de l'écran 33 vers sa position rabattue. En raison de l'effet de came réalisé par les surfaces- inclinées du petit côté BC.La tige 7 etant en position d'extension (1) et le volet étant dans la position rabattue (1), représentée en pointilles, avec le galet dans la position (1), le corps du vérin est alors soustrait aux rayons solaires et la tige se rétracte, l'écran demeurant dans sa position rabattue tant que le galet 36 n'aura pas atteint l'extrémité du grand côté CD, position repérée (3) sur la figure tant pour le galet que pour l'extrémité de la tige 7, à la suite de quoi, un complément de rétraction du vérin amène ltécran 33 à se redresser dans la position (2) sous l'effet de la surface de came ou rampe réalisée par l'autre petit côté incliné DA, le vérin se -trouvant dès lors de nouveau soumis au rayonnement solaire et pouvant reprendre son cycle, tant qu'il est intéressé par les rayons solaires. Il va sans dire que le dispositif de la figure 16 peut être couplé à tout type d'élément manoeuvrable comme ceux représentés sur les figures 6 à 15, l'écran 33 pouvant présenter en outre, sur son côté dirigé vers le soleil, une surface réfléchissante, plane ou parabolique. Un tel dispositif peut également être utilement associé à une vanne ou à un robinet de canalisation d'irrigation, éventuellement avec interposition d'une roue à rochet ou d'engrenages, pour délivrer des quan tités determinees d'eau ou de liquide à des intervalles de temps déterminées en fonction de l'ensoleillement uniquement. Quoique la présente invention ait été décrite en relation avec des modes de réalisation particuliers, elle ne s'en trouve pas limitée, mais au. contraire susceptible de modifications et de variantes qui apparaîtront à l'homme de l'art. REVENDICATIONS 1 - Procédé de commande dléléments manoeuvrables, plus particulièrement dans des installations faisant utilisation de l'énergie solaire,- caractérisé en ce qu'il consiste à mettre en oeuvre un moyen de vérin renfermant un matériau présentant des variations volumétriques importantes en fonction de gradients de température, ce moyen de vérin étant conçu à la façon d'un capteur solaire et comportant un moyen de tige susceptible d'être relié à au moins un élément manoeuvrable, le déplacement du moyen de tige étant provoqué par la captation de l'énergie solaire par le moyen de vérin induisant, par échauffement, la dilatation dudit matériau. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à installer sélectivement le moyen de vérin dans une zone de l'installation dont l'ensoleillement varie lors de la course du soleil, en fonction d'éléments stationnaires ou manoeuvrables de l'installation. 3 - Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'ensoleillement du moyen de vérin est en outre modulé par une structure d'écran actionnée par le moyen de vérin luimême. 4 - Dispositif de commande d'éléments manoeuvrables, plus particulièrement dans des installations faisant utilisation de l'énergie solaire, caractérise en ce qu'il comporte au moins un moyen de vérin comprenant : un corps sensiblement indéformable, définissant une chambre interne remplie d'un matériau présentant des caractéristiques de variations volumétriques importantes en fonction de gradients de température; un guide de piston, fixé au corps et communiquant avec la chambre ; un moyen de piston monté à coulissement etanche dans ce guide et prolongé par une tige faisant saillie hors du guide, le corps étant recouvert extérieurement d'une couche de matière absorbant l'énergie du rayonnement solaire, le corps étant entouré au moins partielle- ment d'une enveloppe perméable au rayonnement solaire et s'étendant à distance de la surface extérieure du corps. 5 - Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de raccordement de l'extrémité du moyen de tige à au moins un élément manoeuvrable, le moyen de piston étant sollicité dans la direction vers la chambre par un moyen élastique de rappel. 6 - Dispositif selon la revendication 4, ou la reven dication 5, caractérisé en ce que la matière d'expansion est un liquide à coefficient de dilatation supérieur à 1000 x 10 6 7 - Dispositif selon la revendication 4 ou la revendication 5, caractérisé en ce que le matériau d'expansion est un composé organique à point de fusion modifiable, et présentant une variation positive de volume importante lors du passage de la phase solide à la phase liquide. 8 - Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que le matériau d'expansion est un mélange d'une cire de pétrole et d'au moins une poudre métallique. 9 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 8, caractérisé en ce qu'il comporte des éléments d'ailettes intérieurs s'étendant à partir de la surface interne du corps dans la chambre. 10 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 9, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un écran monté articulé sur une structure solidaire du corps de vérin et commandé par un moyen de came coopérant avec une surface de campe, définissant un parcours fermé formé sur un bati solidaire en déplacement de la tige. Il - Installation de captation d'énergie solaire, comprenant au moins un capteur solaire et au moins un élément mobile manoeuvrable associé fonctionnellement au capteur, caractérisée en ce qu'elle comporte au moins un dispositif de commande selon l'une quelconque des revendications 5 à 10 relié à l'élément mobile, le moyen de vérin étant disposé dans une position telle que, lors de la course du soleil, une ombre portée d'une structure constitutive de l'installation recouvre progressivement ou dégressivement le corps de vérin pendant au moins une période limitée de la journée, les moyens de raccordement et la structure de montage de l'élément mobile étant agencés de façon que le déplacement de la tige du vérin tende à déplacer l'élément mobile vers une position offrant, à un instant donné, une surface apparente maximale au rayonnement solaire. 12 - Installation selon la revendication 11, caractérisée en ce l'élément mobile manoeuvrable est un panneau de captation solaire monté articulé autour d'au moins un axe. 13 - Installation selon la revendication 11, caractérisée en ce que l'élément mobile manoeuvrable est un réflecteur disposé au voisinage du capteur solaire.