La présente invention a trait au domaine des revêtements de surfaces. Elle concerne tout spécialement de nouvelles dalles à surface plastique ou comportant des assemblages de carreaux de céramique ou analogue disposés sur une plaque à talon de conformation spéciale, ainsi que les revêtements obtenus par association de plaques et leur utilisation pour la couverture de surface, humides ou sensibles à l'humidité. Les revêtements de sols, ainsi d'ailleurs que de murs, posent des problèmes particuliers lorsqu'ils sont appliqués sur des surfaces sensibles à l'humidité, comme par exemple dans les pièces dites humides d'un appartement telles que les salles de bains ou analogues. En effet, l'humidité latente et/ou provoquée par éclaboussures ou débordements d'eau entraxe une dégradation de l'élément porteur (sol ou mur) par manque d'autoventilation du fait que le revêtement appliqué sur cet élément est la plupart du temps étanche, par exemple matière plastique, carrelage ou analogue. C'est le cas, notamment, des revetements plastiques appliqués sur les parquets existants en bois dans les salles d'eau des bâtiments et appartements anciens à restaurer : l'eau d'infiltration et de condensation provoque le pourrissement progressif du bois. L'invention a pour but d'apporter une solution à ce problème et de pallier les inconvénients précités en offrant un revêtement à la fois étanche aux projections d'eau et apte à assurer l'évacuation de l'humidité latente des éléments sousjacents de structure. Un autre but de l'invention est de proposer un revêtement, possedant les qualités susvisées, sous la forme de plaques ou dalles de dimensions appropriées dans lesquelles peuvent être déjà intégrés des assemblages de carreaux en céramique. On a, certes, déjà décrit et en partie commercialise des panneaux de carrelage pour revêtements muraux permettant une pose rapide de carreaux de céramique sur un mur, en remplaçant le collage et l'assemblage traditionnels des éléments unitaires tout en fournissant une surface externe pratiquement étanche à l'eau. En pratique, on noie les carreaux dans une couche porteuse, généralement de la mousse de matière plastique, ou une matière alvéolaire, et l'on réalise directement les joints entre carreaux à l'aide de la matière plastique (voir par exemple brevets français NO 1 524 331, 1 564 623, 73.39232, 76. 13650). De tels panneaux facilitent et acculèrent la pose de carrelages mais ils n1 apportent pas de solution au problème de l'évacuation de l'humidi- té sous-jacente au panneau. On a préconisé par ailleurs, pour la pose de carreaux en céramique ou analogue à l'aide de mortier sur des façades extérieures de bâtiments, de laisser dans le mortier de liaison au mur des espaces libres de façon à créer des canaux longitudinaux etiou transversaux permettant l'écoulement de l'hu midité et l'évacuation de celle-ci grâce à des interstices laissés ouverts, sans joint, entre certains carreaux. Une telle technique présente l'avantage d'éviter les tensions thermiques et le décollement des carreaux de façade (brevet français NO I 599 609).Toutefois, visant un but et mettant en oeuvre des moyens différents, elle ne peut être appliquée à la réalisation de parois et notamment de sols de pièces d'appartement dites humides qui exigent à la fois une étanchéité parfaite de surface aux projections d'eau et une évacuation permanente de l'humidité du ou des matériaux de structure. L'invention propose de nouvelles dalles associables entre elles pour la réalisation sur sols et parois de revêtements à surface externe étanche à l'eau et ayant une stucture sous-jacente autorisant une circulation totale et permanente d'air entre le revêtement et le matériau constitutif du sol ou de la paroi, lequel sera dénommé ci-après support de base. Ces dalles sont essentiellement caractérisées en ce qu'elles comportent une semelle unitaire en matière plastique munie : à sa base d'une succession de pontets en forme d'arches dont les piètements, de faible section, reposent sur le support de base et, à sa partie supérieure, d'une assiette apte à recevoir un matériau décoratif ; et en ce qu'elles sont munies alternativement sur chaque côté de leur pourtour, de creux et de saillies permettant une parfaite coopération entre elles de plusieurs dalles adjacentes pour assurer l'étanchéité. Ainsi, grâce à la conformation spéciale de la semelle et à l'élément extérieur posable ou encastrable sur l'assiette de chaque dalle, les revêtements selon l'invention, outre leur étanchéité à l'eau par la présence dudit élément extérieur continu, permettent d'assurer une évacuation de l'humidité latente des matériaux de structure sur lesquels les dalles sont posées. En effet, grâce à la structure ajourée de la semelle, on obtient toujours une lame d'air entre cette dernière et le support de base, cette lame étant généralement ventilée par divers moyens tels quel : perforations pratiquées dans ledit support, convection d'air chaud par la présence de canalisations d'eau chaude etc...De ce fait, on évite la dégradation des matériaux du support de base, par exemple, le pourrissement d'un plancher, par infiltration et condensation d'eau, dans de la rénovation d'habitats anciens par installation de salles de bains sur un tel support de base. En outre, on assure une bonne isolation phonique et obtient des revêtements définitifs et fiables. Enfin, la pose de tels revêtements correspond à une mise en oeuvre à sec, sans utilisation de mortiers ou autres liants aqueux. Selon une caractéristique de l'invention, l'assiette de la semelle, de surface unie ou de preférence discontinue, avec cavités pour logement d'une colle, peut recevoir un revêtement continu tel que par exemple des feuilles ou plaques de matière plastique habituellement utilisées pour l'étanchéité des sols. Selon une autre caractéristique et conformément à une intéressante variante de réalisation, l'assiette est destinée à la mise en place de carreaux de gres, céramique ou analogues. Dans ce cas, cette assiette de ladite semelle est pourvue, à intervalles réguliers, d'ergots verticaux aptes à servir de joints entre les carreaux unitaires. L'invention permet ainsi de disposer de plaques ou dalles précarrelées de diverses dimensions, faciles à poser, comportant un nombre plus ou moins grand de carreaux selon les cotes adoptées pour ces derniers. Bien entendu, ces carreaux de céramique peuvent être remplacés. par des carreaux ou plaquettes d'aluminium ou autre matériau décoratif. En pratique, les piètements de chaque pontet sous la semelle d'une dalle peuvent avantageusement être pourvus d'une fente de façon à constituer deux jambes dans l'intervalle desquelles peut être éventuellement insérée de la colle ou encore une pince de serrage ou clipsage lors de la pose sur le support de base. En outre, les dalles destinées à la pose sur mur sont de préférence munies d'oeillets pour faciliter la fixation par clouage, vissage ou autre moyen connu. Conformément à une autre caractéristique de l'invention, lors de la pose de dalles à angle droit, par exemple entre sol-mur et entre deux murs perpendiculaires on insère entre deux dalles de liaison un joint étanche et introduit sur la paroi verticale, au niveau du sol ou de la jonction de deux murs, avant la pose de la première dalle verticale, une pince dont les griffes supérieures se referment sur un piétement de pontet. D'autres caractéristiques et détails apparaîtront encore au cours de la description qui suit, relative à la description de modes de réalisation non limitatifs, illustrés par les dessins schématiques des planches annexées sur lesquelles on peut voir . Figure 1 : une projection sur un plan horizontal d'une dalle précar relée selon l'invention Figure 2 : une vue du côté mâle de la dalle ; Figure 3 : une coupe selon A-A de la figure 1 Figure 4 : une élévation en perspective d'un angle de la dalle ; Figure 5 : la liaison d'assemblage entre deux faces sur surface plane, la partie gauche de cette figure représentant une coupe B (partie femelle) de la figure 1 ; figure 6 : la liaison entre deux plaques ou dalles lors d'une pose à angle droit ; Figure 7 : une pièce de type pince permettant d'assurer la liaison selon la figure 6 ; . Figure 8 : une vue très schématique de la pose de revêtements selon l'invention sur un plancher et illustrant la liaison sol mur ; Figure 9 : une vue partielle, en coupe, d'une autre dalle selon l'in vention dont l'assiette de surface unie reçoit un revte- ment continu (et non des carreaux). Comme on peut le voir sur ces figures, une dalle ou plaque selon l'invention comporte à sa partie inférieure une semelle, désignée de façon globale par le chiffre 1, réalisée en une seule pièce, par exemple par moulage d'une matière plastique comme unepolyoléfine, un copolymère d'oléfines un polychlorure de vinyle ou copolymère vinylique ou tout autre polymère ou copolymère thermoplastique et/ou caoutchouteux. Four la clarté de l'exposé, cette semelle 1 peut être décomposée en une base 2, constituée par une série de décrochements arqués ou pontets formant une structure "hérisson" et une partie superficielle 3 chargée de recevoir un matériau de revêtement qui sera défini plus loin et qui fait partie intégrante de la dalle. Chaque dalle, par exemple de forme carrée ou rectangulaire conformément aux figures I et 4, comporte alternativement sur ses cotés une partie mâle et une partie femelle correspondant respectivement à des creux 4 et à des saillies 5 qui permettent un parfait assemblage ou "clipsage" des dalles entre elles dans toutes les directions. Une telle liaison entre les bords de deux dalles adjacentes 91 et D2 est clairement illustrée sur la figure 5 dans la zone L. Selon la réalisation illustrée sur les figures 2 à 6 chaque pie tel ment 2 de la semelle I est ouvert de façon à constituer deux petites jambes 2' et 2" qui peuvent par exemple être destinées à la pénétration d'une colle ou autre moyen de fixation, s'il y a lieu. Conformément à la structure visible sur les figures 3, 5 et 6, la surface supérieure de la semelle est discontinue et pourvue de cavités 12 pouvant servir de logement au surplus de la colle dans le cas où l'élément décoratif et d'étanchéification serait fixé sur la dalle ultérieurement et non lors de la fabrication de celle-ci. En outre, les dalles peuvent être munies d'oeillets ou brides 6 comme indiqué sur les figures I et 4, de façon à permettre, s'il y a lieu, une fixation par clouage, vissage ou autre moyen. L'élément d'encastrement sur la face supérieure de la semelle peut être de différents types. Par exemple, sur les figures 8 et 9 il est représenté par un revêtement continu 7 qui peut être constitué par une plaque ou feuille en matériau plastique ou encore une moquette (voir figure 9) telles que l'une de celles utilisées pour les revêtements étanches traditionnels pour salles d'eau, cuisine, WC... d'appartements. Conformément à une variante très intéressante et visible sur la plupart des autres figures annexées, le matériau décoratif et d'étanchéité est constitué par des carreaux 8 de céramique, grès ou analogues qui, par exemple peuvent être encastrés dans la semelle I lors de la fabrication de la dalle en introduisant ces carreaux au fond du moule lors de l'injection de la matière plastique destinée à former ladite semelle. Dans ce mode de réalisation, la face supérieure 3 de la semelle I est munie d'ergots 13 venus de moulage avec la semelle et qui servent de joints entre chaque carreau. L'invention permet ainsi de mettre à la disposition des constructeurs et spécialistes de l'aménagement intérieur d'appartements, bureaux ou analogues, des dalles précarrelées de dimensions diverses et prêtes à la pose à sec. La figure 6 montre un mode de liaison entre deux dalles à angle droit, par exemple à la jonction du sol et d'un mur. On dispose au sol la plaquette 9 de la figure 7 dont la largeur 1 est légèrement supérieure à la distance d entre deux pontets 2 de façon que les griffes 10 puissent toujours saisir un pontet sans avoir à viser et à tâtonner. L'étanchéité entre les deux plaques verticales est assurée grâce à un joint 11 par exemple joint extrudé ou baguette de silicone. Lors de la pose, les dalles sont montées en quinconce de façon à obtenir une parfaite étanchéité, notamment au sol. Bien entendu, et conformément à un autre avantage de la conformation des dalles selon l'invention, chaque élément constitutif d'une dalle peut être découpé à un endroit quelconque pour effectuer des terminaisons et/ou des raccordements. Un cas d'application de revêtement selon l'invention est très schématiquement illustré sur la figure 8 montrant un assemblage de dalles, posé sur un plancher 14 destiné à constituer le support de base d'une pièce du type salle d'eau. La circulation de l'air selon les flèches est totale et permanente dans l'espace créé entre la base 2 de la semelle et le support 14. Cet air de convection assure l'évacuation de l'humidité latente du bois et chemine le long et autour des parois verticales (par exemple un mur) pour s'échapper en un ou des points d'ouverture ménagés à la partie supérieure de la pièce. Ainsi le support de base est constamment ventilé et protégé de la dégradation et/ou du pourrissement. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples illustratifs et aux figures susvisés et s 'étend à tous équivalents techniques. REVENDICATIONS 1. Dalles associables entre elles pour la réalisation sur sols et parois de revêtements ayant une surface externe étanche à l'eau et une structure sous-jacente permettant une circulation totale et permanente d'air entre le revêtement et le matériau constitutif du sol ou de la paroi (dénommé support de base), caractérisées en ce qu'elles comportent une semelle unitaire en matiere plastique munie : à sa base d'une succession de pontets en forme d'arches dont les piètements, de faible section, reposent sur le support de base et, à sa partie supérieure, d'une assiette apte à recevoir un matériau décoratif ; et en ce qu'elles sont munies alternativement sur chaque côté de leur pourtour de creux et de saillies permettant de faire coopérer entre elles plusieurs dalles adjacentes pour assurer l'étanchéité. 2. Dalles selon la revendication 1, caractérisées en ce que les pietements des pontets sont pourvus d'une fente de façon à constituer deux jambes entre lesquelles peut s'inserer de la colle ou une pince à clipser, lors de la pose sur le support de base. 3. Dalles selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisées en ce que l'assiette de la semelle possède une surface discontinue par la présence d'évidements ou cavités servant de logements pour le collage du matériau décoratif et étanche. 4. Dalles selon la-revendication 3, caractérisées en ce que ledit matériau est constitué par une feuille ou plaque continue de revêtement. 5. Dalles selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisées en ce que l'assiette de la semelle comporte, disposés à intervalles réguliers, des ergots verticaux aptes à servir de joints entre des carreaux de céramique ou analogues servant de matériau décoratif et étanche. 6. Dalles selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisées en ce qu'elles comportent sur leur pourtour des oeillets solidaires de la semelle permettant une fixation sur sol ou mur. 7. Procédé de pose de dalles, selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, sur un support de base, caractérisé en ce que la face continue dudit support, on effectue un clipsage des dalles entre elles, et, à un angle droit tel. que jonction entre sol et mur, on insère entre deux dalles de liaison un joint étanche et introduit verticalement le long du mur et au niveau du sol, avant la pose de la première dalle verticale, une pince dont les griffes supérieures se referment sur un piètement de pontet. 8. Application des dalles et du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, et notamment de dalles précarrelées, à la confection de revêtements pour pièces humides d'appartements et de façades de b timents, exposées à la pluie.