La présente invention concerne en général les armes à feu du type fusil ou carabine de chasse dont le canon pivote sur l'extrémité antérieure de leur fût à l'extrémité postérieure duquel est assujettie leur crosse, et en particulier une structure allégée des armes en question, cet allègement consistant à découper et enlever certaines parties des parois latérales du fût en amélio- rant aussi les qualités et l'aspect de l'arme en question. Les carabines et fusils du type considéré, c'est-à-dire qu'on ouvre en les "cassant", comportent un fût dont l'extrémité postérieure est assujettie à leur crosse, tandis que sur son extrémité antérieure pivote un ou des canons dont les extrémités arrière sont généra- lement montées dans une culasse qui s'articule elle- même dans une cavité ouverte par en haut et formée par l'extrémité antérieure du fût. De façon classique, on peut faire pivoter cette culasse, ainsi que le ou les canons qu'elle supporte, entre leur position d'ouverture, qui permet d'y introduire ou d'en extraire des cartouches, et leur position de fermeture dans laquelle l'arme est prête à faire feu, Ce sont les deux parois latérales, une paroi inférieure et une paroi extrême postérieure du fût qui délimitent la cavité ou le logement précités de la culasse. L'extrémité antérieure de la crosse bute plus ou moins verticalement contre la paroi postérieure extrême précitée du fût. Les brevets des Etats-Unis d'Amérique n0 3 984 933 et n0 4 063 379 décrivent par exemple cette structure classique ainsi que l'aspect extérieur qu'elle donne aux armes considérées. Les classiques carabines ou fusils du type considéré peuvent être très fatigants à porter et à utiliser pendant toute une journée soit en campagne, soit sur un stand de tir et cela peut nuire à la préci- sion du tir du porteur de cette arme. On s'est donc beaucoup préoccuper de trouver le moyen d'alléger ces armes classicues sans les déséquilibrer 2 461228 ni nuire à leurs qualités. Par exemple, le fût d'un fusil à canons superposés est généralement une pièce métallique assez massive, coulée ou forgée, dont le poids constitue une partie assez importante du poids total de l'arme en question, et il peut être très avantageux pour le tireur de réduire le poids de cette pièce sans diminuer sa résistance ou nuire à son fonc- tionnement. La demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 241 836, demande déposée le 12 octobre 1976 par William B. Ruger et Lawrence L. Larson, cher- che à alléger, tout en améliorant son aspect extérieur, un fusil de chasse à canons superposés. Cette solution consiste à échancrer les parois latérales du fût métallique de cette arme dans une région qui n'est pas soumise à de fortes contraintes mécaniques et à rempla- cer les parties métalliques ainsi supprimées par des prolongements vers l'avant des parois latérales de la crosse en bois de l'arme. Cela a pour effet non seule- - ment d'alléger sensiblement ce fusil par rapport aux armes analogues classiques, mais aussi d'améliorer beau- coup son élégance ou son aspect extérieur. Malheureusement, il n'existait pas à l'époque de la conception de cette arme de moyens satisfaisants pour assujettir les prolon- gements vers l'avant des parois latérales de la crosse à celles du fût, de sorte que les premières ont tendance à fléchir dans les mains du tireur et que la solution du problème considéré s'avère dont peu satisfaisante et incomplète. A la suite d'une étude très poussée de la question considérée et des difficultés précitées, la présente invention concerne un perfectionnement à la solution décrite par la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique précitée n0 241 836. Ce perfectionnement consiste en une liaison simple, mais mécaniquement sûre, entre la crosse et le fût de l'arme à feu considérée, liaison qui assure la rigidité de l'assemblage de ces pièces, rigidité sans laquelle les fusils ou carabines décrits par la demande en question sont défectueux et difficiles à manier. La présente invention concerne donc l'allège- ment du fût et de la crosse des armes à feu, par exemple des fusils de chasse, dont le fût, assujetti par l'arrière à l'avant de leur crosse, forme dans son extrémité antérieure les deux flancs, le fond et la paroi posté- rieure d'une cavité longitudinale ouverte par en haut et dans laquelle pivotent le ou les canons de l'arme. Dans chacune des parois latérales de droite et de gauche de ce fût sont découpées des échancrures dans lesquelles viennent s'emboîter des prolongements, de forme complé- mentaire, des parois latérales correspondantes de la crosse de l'arme, ces prolongements remplaçant ainsi le métal enlevé du fût dans ces régions. La surface périphé- rique de chacun de ces prolongements a transversalement une inclinaison complémentaire de celle de la surface qui délimite l'échancrure correspondante, surface contre laquelle elle est étroitement serrée. La face intérieure de chacune des parois latérales du fût forme vers l'avant, c'est-à-dire près du fond de l'échancrure dans laquelle s'cmboîte le prolongement correspondant de la crosse, le support de la rive antérieure de la face interne de ce prolongement. Une fois que ces prolongements des parois laté- rales de la crosse sont emboîtés dans les échancrures correspondantes des parois latérales du fût, les surfaces périphériques inclinées dans un sens de l'extérieur vers l'intérieur de ces prolongements coopèrent avec les surfaces complémentaires et inclinées dans l'autre sens qui délimitent les échancrures correspondantes des parois latérales du fût de façon à empêcher lesdits prolongements de sortir latéralement desdites échancrures. De même, les supports que forment les faces intérieures des parois latérales du fût entrent-en contact avec les rives antérieures de la face interne des prolongements correspondants, ce qui empêche ces derniers de se déplacer latéralement vers l'intérieur de l'arme. Ces prolongements des parois latérales-de la crosse sont ainsi immobilisés dans les échancrures des parois latérales du fût, ce qui assure parfaitement la rigi- dité de l'assemblage de ces éléments. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels: la figure 1 représente partiellement le côté gauche d'un fusil de chasse à canons superposés, fusil dont le fût et la crosse sont allégés selon la présente invention; la figure 2 représente en plan le haut du fusil de la figure 1 avec arrachement suivant la ligne 2-2 de la figure 1; la figure 3 est une coupe selon la ligne 3-3 de la figure 1; la figure 4 est analogue à la figure 1 à ceci près qu'une partie du prolongement de la paroi latérale de gauche de la crosse est découpée afin de faire voir les composants internes du fusil dans cette région la figure 5 montre la face supérieure de l'extrémité avant de la crosse, et notamment les prolon- gements de ses parois latérales de droite et de gauche; et la figure 6 est une élévation latérale de l'ex- trémité avant de la crosse de la figure 5. Comme le montre la figure 1, les principaux éléments visibles extérieurement du fusil à canons superposés selon l'invention sont son fût 11 à l'arrière duquel est assujettie sa crosse 12,.tandis que sur l'ex- trémité antérieure de ce fût s'articule une culasse 13 2 4 6 1228 supportant les deux canons supérieur 14 et inférieur 15 du fusil, son garde-main 16, son levier supérieur de verrouillage 17, sa détente 18 et son pontet 19 suspendus à son fût 11, enfin sa nervure de visée 20 que supporte son canon supérieur 14. La culasse 13, les deux canons 14 et 15 et le garde-main 16 constituent un ensemble monobloc qui peut pivoter sur l'extrémité antérieure du fût 11, autour d'une surface incurvée 22 formant char- nière, entre une position de fermeture ou de tir que montre la figure 1 et une position d'ouverture (non représentée) qui permet de façon classique d'introduire dans les canons des cartouches et d'en extraire les étuis. Cette figure 1 montre aussi comment une vis 24 assujettit la crosse 12 à l'extrémité postérieure-23 du fût 11. De la partie principale ou centrale 27 de ce fût 11 partent vers l'arrière des saillies ou soies supérieure 25 et inférieure 26 entre lesquelles sont montés les principaux composants du mécanisme de per- cussion de l'arme à feu. Comme le montrent les figures et 6, l'extrémité avant de la crosse 12 forme axiale- ment une cavité 28 comprise entre ses parois latérales 29 et 30 qui sont presque verticales. Cette cavité 28 est destinée à loger les soies précitées 25 et 26 du fût ainsi que le mécanisme de percussion qu'elles supportent. Une fois ces soies 25 et 26 dans leur loge- ment 28, la vis 24 serre l'extrémité antérieure de la crosse contre la face postérieure de la partie centrale 27 du fût l, ce qui empêche les parois latérales 29 et 30 de la crosse de se déplacer ou de fléchir pendant l'utilisation du fusil. Comme précédemment indiqué, dans les parois latérales du fût métallique 11 de l'arme en question sont découpées des échancrures 33, 34 et l'enlèvement de la quantité de métal correspondante dans cette région du fût a pour effet de l'alléger. De plus, les parois latérales de la crosse 12 qui est en bois ou en matière plastique comportent vers l'avant des prolongements 35, 36 qui s'emboîtent dans les échancrures précitées'en y prenant la place précédemment occupée par le métal enlevé du fût dans ces régions. La résistance structu- rale du fût ne dépend que peu de ses parois latérales qui servent surtout à recouvrir et protéger le mécanisme interne du fusil dans cette région (à savoir, comme le montre par exemple la figure 4, la partie basse de la culasse 13 ainsi que la saillie 31 et la vis 32 de blo- cage des canons). Il est ainsi possible d'alléger beau- coup l'arme à feu sans diminuer ni sa résistance ni ses qualités. En ce qui concerne le fusil selon l'invention représenté sur les dessins annexés, dans chacune des parois latérales de droite et de gauche de son fût Il est découpée d'arrière en avant entre sa partie centrale 27 et un point situé un peu en arrière de son articula- tion antérieure 22, une échancrure 33 ou 34 qui a à peu près la forme d'une demi-ellipse. Chacune des parois laté-- rales 29 et 30 de sa crosse 12 comporte vers l'avant un prolongement 35 ou 36 dont la forme est complémentaire de celle de l'échancrure correspondante 33 ou 34 et qui s'emboîte dans cette dernière. Comme le montrent mieux les figures 5 et 6, les parois latérales 29 et 30 de la crosse 12 sont assez épaisses pour être très résistantes à la flexion. De plus, comme le montrent mieux les figures 1 et 2, la vis 24, en assemblant la crosse 12 au fût 11, serre la surface antérieure inclinée 29a ou 30a de chacune de ces parois latérales 29 et 30 de la crosse 12 contre la surface inclinée et complémentaire 27a et 27b de la face posté- rieure de la partie centrale 27 du fût 11, les surfaces complémentaires précitées coopérant avec les prolongements ou soies 25 et 26 de ce fût pour maintenir la crosse 12 en place et empêcher ses parois latérales 29 et 30 de se déplacer latéralement. En revanche, comme le montrent mieux les figures 5 et 6, les prolongements 35 et 36 de ces parois latérales 29 et 30 de la crosse 12 sont plus minces que ces dernières 29 et 30 et peuvent donc fléchir lorsque le tireur manipule le fusil et exerce sur elles une pression manuelle. Ce fléchissement ou cette déformation de ces prolongements 35 et 36 de la crosse est indésirable au cours de l'utilisation du fusil, mais elle s'est jusqu'ici avérée difficile à supprimer. Comme précédemment indiqué, l'invention concer- ne essentiellement un moyen nouveau pour assurer latéra- lement le support des prolongements 35 et 36 des parois latérales de la crosse 12. A cette fin, la surface ou bord périphérique 37 ou 38 de chacun de ces prolongements et 36 est transversalement inclinée de façon à faire augmenter de l'extérieur vers l'intérieur du fusil l'épaisseur de ce prolongement, et la surface 39 ou 40 qui délimite l'échancrure 33 ou 34 de chacune des parois latérales du fût il est transversalement inclinée de façon complémentaire, de sorte que, lorsque les prolonge- ments 35 et 36 sont emboîtés dans les échancrures 33, 34, les surfaces complémentaires précitées 37 ou 38 et 39 ou 40 sont assemblées à la manière d'une enture en sifflet, comme le montre bien la figure 2. De plus, la surface intérieure de chacune des parois latérales du fût il forme vers l'avant, c'est-à-dire près du fond de l'échancrure 33 ou 34 dans laquelle s'emboîte le prolongement correspon- dant 35 ou 36 de la crosse 12, le support 41 ou 42 de la rive antérieure 43 ou 44 de la surface interne de ce pro- longement. On voit donc que, lorsque les prolongements et 36 des parois latérales de la crosse 12 sont logés dans les échancrures correspondantes 33 et 34 des parois latérales du fût 11, comme le montrent les figures 1 à 4, les surfaces périphériques 37 et 38 des prolongements précités coopèrent avec celles complémentaires 39 et 40 qui délimitent les échancrures en empêchant tout mouve- ment latéral,vers l'extérieur des prolongements 35 et 36 de la crosse, tandis que les supports précités 41 et 42 coopèrent avec les surfaces intérieures 43 et 44 des prolongements 35 et 36 des parois latérales de la crosse 12 en empêchant ces prolongements de se déplacer latéra- lement vers l'intérieur, ce qui immobilise latéralement dans les deux sens les prolongements en question. La culasse 13 est en général une pièce métallique massive, coulée ou forgée, qui remplit presque tout l'intervalle transversal compris entre les parois latérales de droite et de gauche du fût 11, ce qui en principe ne laisse pas assez de place pour permettre le passage des éléments de support 41 et 42 formés par les parois latérales du fût 11, ces supports étant toutefois nécessaires pour interdire tout déplacement latéral des prolongements 35 et 36 des parois latérales de la crosse. Pour permettre le passage de ces éléments de support 41 et 42, il faut enlever dans les flancs de droite et de gauche de cette culasse 13 une petite quan- tité du métal qui les constitue dans une région o leur amincissement ne risque pratiquement pas de compromettre la résistance de cette culasse ou les qualités du fusil. Comme le montrent mieux les figures 2 et 4, dans les flancs de droite et de gauche de la culasse 13 sont donc ménagées des dépressions-(45, 46) destinées chacune, dans la position de fermeture de cette culasse, à contenir le support correspondant (41 ou 42) que forme la surface intérieure -du fût (11). Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au dispositif d'allègement décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Arme à feu, par exemple fusil de chasse, à fût et crosse allégés, caractérisée en ce que: son fût (11), assujetti par l'arrière à l'avant de sa crosse (12), forme dans son extrémité avant les deux flancs, le fond et la paroi postérieure d'une cavité longitudinale ouverte par en haut et dans laquelle vient ou viennent s'emboîter exactement, en position de fermeture ou de tir, son ou ses canons (14, 15) qu'il est possible de faire pivoter (en 22) entre cette dernière position et une position d'ouverture permettant d'y introduire ou d'en extraire des cartouches; dans chacune des parois latérales de droite et de gauche de ce fût (11) entre deux points situés l'un un peu en arrière de son extrémité antérieure et l'autre à hauteur de la paroi postérieure de la cavité précitée, est découpée une échancrure longitudinale (33 ou 34) que délimite une surface (39 ou 40) évasée de l'extérieur vers l'intérieur de l'arme; chacune des parois latérales (29 et 30) de la crosse (12) comporte vers l'avant un prolongement (35 ou 36) qui s'emboîte dans une correspondante (33 ou 34) des échancrures précitées, la surface périphérique (37 ou 38) de ce prolongement ayant à cet effet une incli- naison transversale complémentaire de celle de la surface (39 ou 40) qui délimite cette échancrure et contre laquelle elle est étroitement serrée; et la surface intérieure de chacune des parois latérales du fût (11) forme vers l'avant, c'est-à-dire près du fond de l'échancrure (33 ou 34) dans laquelle s'emboîte le prolongement correspondant (35 ou 36) de la crosse (12), le support (41 ou 42) de la rive antérieure (43 ou 44) de la surface interne de ce prolongement. 2. Arme à feu selon la revendication 1, carac- térisée en ce que les échancrures (33 et 34) et prolon- 2 4 6 1228 gements (35, 36) ont la conformation approximative de demi-ellipses respectivement complémentaires, les sur- faces périphériques inclinées (37, 38) des seconds (35, 36) étant destinées à entrer étroitement et respec- tivement en contact avec les surfaces (39,40) qui déli- mitent les premières (33, 34). 3. Arme à feu selon la revendication 1, caractérisée en ce que: de l'extrémité postérieure du fût (11) partent longitudinalement vers l'arrière des saillies ou soies supérieure (25) et inférieure (26) qui sont destinées à s'emboîter dans un creux (28) que forme longitudinalement l'extrémité antérieure de la crosse (12). 4. Arme à feu selon la revendication 1, carac- térisée en ce que son ou ses canons (14, 15) sont assu- jettis à l'extrémité avant d'une culasse (13) capable de pivoter sur celle (22) du fût (11)entre lesdites positions de fermeture et d'ouverture. 5. Arme à feu selon la revendication 4, carac- térisée en ce que: dans les flancs de droite et de gauche de la culasse (13) sont ménagées des dépressions (45, 46) destinées chacune, dans la position de fermeture de cette culasse, à contenir le support correspondant (41 ou 42) que forme la surface intérieure du fût (1l).