La présente invention concerne un paillet utilisable pour recouvrir les talus ou les berges des voies d'eau et comprenant une pièce de tissu en matière synthétique pourvue de poches destinées à recevoir une matière de le stage, communément des pierres plates ou des tuiles,afin de maintenir le paillet en position, pendant l'utilisation. Les paillets connus de ce type sont réalisés en cousant ensemble une pièce d'un tel textile et une seconde pièce de textile plus étroite, le long d'un bord longitudinal, puis en formant les poches, en des positions espacées longitudinalement, dans le sens de la largeur des pièces de tissu. Un tel procédé est difficile et long & mettre en oeuvre et entrasse une maJoration du prix du produit fabriqué. L'invention a pour objet de réaliser un paillet du type susmentionné, qui dispense de la nécessité de coudre ensemble les deuz pièces de tissu. Conformément i l'intention, il est prévu un paillet utilisa- ble pour recouvrir un talus ou une berge d1une voie d'eau, et comprenant une pièce de tissu en fil synthétique résistant & i eau, ladite pièce étant perméable à l'eau mais imperméable aux particules souillantes, telles que le sable et la terre, et étant pourvue de poches disposées & la suite les unes des autres dans la direction longitudinale de ladite pièce, les poches comportant des parois arrière constituées par la pièce de tissu et étant, en utilisation, en contact avec le sol et, pour le reste, les poches étant constituées par une bande de poche consistant en une bande de matie plus étroite que la pièce, la pièce et la bande étant interconnectées le long d'un bord longitudinal et sur une portion de la largeur totale de ladite pièce, en des positions expactes le long de la longueur de la pièce, ledit paillet étant caractérisé en ce que ladite pièce de tissu en fil synthétique est conformée en double épaisseur comportant une seconde couche de tissu qui forme ladite bande depoche et qui est entretissée avec la piiede tissu en fil synthétique, au moins aux positions de connexion susmentionnée s. La fabrication d'un tel paillet sur un métier à tisser d'un type classique, dans lequel le tissu est conformé en double épaisseur sur une portion de la largeur seulement de la pièce, re*iert, il est vrai, certaines adaptations supplémentaires du métier itL#ert mais cela est largement compensé par le grand avantage que le paillet ainsi fabriqué, est tout pr8t avec ses poches, en une seule passe de travail, c'est-à-dire sans savoir recours à une phase de couture pour assembler une pièce séparée de tissu au pailleta En utilisation, le paillet est posé sur le talus ou la berge avec ses poches tournées vers le haut et les extrémités ouvertes des poches dans leur position supérieure.Dans ce qui suit,-la pièce la plus large, destinée à être posée en contact avec le sol sera appelée "pièce de filtrage" et la pièce la plus étroite, formant les parois antérieures des poches sera appelée "bande de poche Dans les paillets connus, dans lesquels les poches sont réalisées par couture, la bande de poche est faite plus longue que la pièce de filtrage, et,lorsqu'elle est cousue à cette dernière le long d'un de ses bords longitudinaus,elle est posée en formant des plis qui s'étendent transversalement par rapport à la pièce. I1 en résulte qu'il se forme des poches bouffantes pouvant recevoir un matériau de lestage, particulièrement des pierres plates ou des tuiles, sans que la pièce de filtrage, c'est-à-dire les parois arrière des poches, soit localement soulevée du sol de sorte que le paillet peut Autre posé en position sensiblement raide et à plat sur le sol. Dans une autre élaboration du principe conforme à l'invention, cet effet, dA au fait que la bande de poche est plus longue que la pièce de filtrage, peut aussi être obtenu lorsque la bande de poche et la pièce de filtrage forment des parties constitutives d'un ouvrage à double épaisseur en donnant à la bande de poche un plus petit nombre de fils de trame que celui de la pièce de filtrage. De préférence, la portion du paillet qui est conformée en double épaisseur, est restreinte à la largeur occupée par les poches, tandis que la portion qui n'est pas conformée en double épais seur,ethaportion de pièce formant les parois arrières des poches, sont constituées par un tissu uniforme appelé ci-dessus la pièce de filtrage du paillet. Ltavantage d'une telle construction réside dans le fait qu'un tissu de texture uniforme est posé en contact avec le sol, excepté dans les zones de connexion dans lesquelles la pièce de filtrage et la bande de poche sont entretissées, de sorte que le sol est recouvert d'une maille uniformément fine pratiquement sur toute sa longueur. En conséquence, l'avantage des paillets à poches connus, à savoir, que le matériau de lestage peut être introduit aisément dans les poches sans interférer avec le lit du paillet sur le sol, est réalisé, selon la présente invention, d'une manière simple, sans que la bande de poche soit cousue à la pièce de filtrage. Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, la pièce de filtrage et la bande de poche comportent une pluralité de fils de channe additionnels, de préférence d'une couleur constrastante, dans le voisinage des extrémités ouvertes des poches, lesquels fils de trame comportent des portions espacées longitudina lement et qui ne sont pas tissées avec le paillet, connues dans l'industrie textile sous le noms de flotteurs ou de portions flottantes.Ces portions flottantes forment des boucles, à travers lesquelles une corde ou une matière similaire peut être insérée pour attacher les poches d'une manière simple et robuste, et~sans risque de déchirer la pièce de filtrage ou la bande de poche du paillet, de sorte que le matériau de lestage, une fois mis en position, ne peut être éjecté par l'eau, ou déplacé d'une autre façon, sans un effort important. Selon une autre caractéristique de l'invention, aux extrémités ouvertes des poches, la bande de poche est entretissée avec la pièce de filtrage sur des portions longitudinales du paillet, plus longues que dans les zones se trouvant entre les poches, de manière à former une ouverture rétrécie vers l'espace déiini par les poches, une telle ouverture aidant à retenir le matériau de lestage dans les poches, et évitant,de de ce fait,d1utiliser des moyens distincts pour attacher les poches. Dans un mode de réalisation particulier de 1 'invention, dans lequel les portions de poche de la bande de poche comportent un plus petit nombre de fils de trame par unité de longueur des fils de chape que la pièce de filtrage, les liaisons à double épaisseur situées entre les poches peuvent glisser dans la direction longitudinale du paillet, sur une certaine distance dans les deux sens. Ceci crée la possibilité de cumuler la plus grande longueur obtenue en utilisant un nombre inférieur de fils de trame dans deux ou plusieurs poches adjacentes, de manière à former à certains emplacements des poches plus spacieuses destinées à recevoir un matériau de lestage plus épais et plus lourd. Dans ce cas, la ou les poches adjacentes seraient des poches "perdues", impropres à recevoir un matériau de lestage. L'invention sera décrite avec plus de détail en regard du dessin annexé dans lequel La figure 1 est une vue en plan schématique d'un paillet selon l'invention La figure 2 est une vue en coupe suivant la ligne Il - II de la figure i; La figure 3 représente un paillet semblable à celui de la figure i, mais comportant des portions de liaison à double épaisseur adjacentes aux extrémités ouvertes des poches La figure 4 représente un paillet avec des liaisons glissantes entre la bande de poche et la pièce de filtrage du paillet et entre chaque autre paire de poches adjacentes; et Les figures 5a et 5b représentent des vues en coupe de la figure 4. Avec référence à la figure 1, le psillet selon l'invention comprend une pièce de tissu en fil synthétique, tel que du nylon, du polyéthylène ou du polypropylène, ayant une largeur de maille de 0,15 à 0,4 mm par exemple, et une épaisseur de fil de 0,2 à 0,7 mm environ . la perméabilité à l'eau de tels tissus à une colonne d'eau de 10 cm de hauteur environ, varie entre 40 et plus de 150 litre/m2/seconde. Sur une portion b de largeur totale 3 du paillet, celui-ci est conformé en une double épaisseur, c'est-à-dire que, sur la largeur b, le paillet est constitué de deux couches qui sont entretissées pour former une seule couche à certains emplacements. Une couche 2, désignée par la suite par pièce de filtragesest est constituée du mê- me tissu que le reste de la largeur du paillet, c'est-à-dire les zones où le paillet n'est pas conformé en double épaisseur. L'autre couche, désignée par la référence 3 dans la figure 2, et dénommée par la suite bande de poche du paillet-, contient un nombre de fils de trame considérablement plus petit que le restant du paillet, c'est-à-dire que la pièce de filtrage 2. La bande de poche 3 et la pièce de filtrage 2 sont entretissées dans les zones hachurées de la figure 1. Ces zones sont appelées portions de liaison entre la pièce de filtrage- 2 et la bande de poche 3, et sont constituées par des bandes de liaison s' étendant sur la largeur b et espacées longitudinalement sur le paillet, et par une bande de liaison-étroite 5, adjacente au bord inférieur (voir figure 1) de la bande de pocheetdela pièce de filtrage.En conséquence, dans les zones de liaison, les fils de channe et de traie des couches 2 et 3 sont présents, en combinaison mais entretissés , formant ainsi une connexion particulièrement intime entre les deux portions const'tutNes du paillet. Grave au fait que la bande de poche 3 n'est pas fixée à la pie de filtrage entre les zones de liaison successives 4, des poches 6 se forment entre chaque paire de zones de liaison adjacentes, comme le montre clairement la figure 2. Il ressort également de la figure 2 que la longueur de la bande de poche, mesurée dans le sens de la longueur du paillet,est supérieure à celle de la pièce de filtrage du paillet.Comme il a été précisé précédemment, cela est obtenu en utilisant pour la bande de poche un nombre de fils de trame par unité de longueur inférieur à celui de la pièce de filtrage. Comme conséquence, le nombre de fois que les fils de channe sont déformés ou déviés par les fils de trame est plus petit que dans la pièce de filtrage, ce qui se traduit par une longueur quelque peu supérieure de la bande de poche dans le sens de la longueur des fils de chaste. Le matériau de lestage peut donc être disposé dans les poches 6 sans que la pièce de filtrage soit soulevé du sol sur lequel elle a été posée. Dans le mode de réalisation de la figure 3, le paillet comporte des zones de liaison supplémentaires 7' relativement courtes et étroites, entre la bande de poche et la pièce de filtrage, lesdites zones étant situées au bord supérieur (figure 3) de la bande de poche. Comme conséquence, les extrémités ouvertes des poches ont leur dimension réduite depuis la longueur a,dans le cas de la figure 1,jus- qu'i la longueur a', dans le cas de la figure 3. Cela confère à la poche un aspect de souricière, c'est-à-dire que le matériau de lestage, sous forme de tuiles en ciment ou en toute autre matière re lativement lourde, une fois introduit dans les poches, ne peut pasen être facilement retiré. La figure 3 montreen-outre, schématiquement seulement, un certain nombre de fils de chatne 8 de couleur- constrastant avec celle du restant du paillet 1. Ces fils de channe sont tissés dans des zones situées au voisinage du bord supérieur 7 des poches, à savoir, dans la pièce de filtrage et dans la bande de poche du pail let respectivement. Dans les zones situées entre les zones de liaison 4, se succédant dans la direction longitudinale du paillet, les fils tissés, de couleur constrastante, comportent une portion 8t dans laquelle ils ne sont pas entretissés avec le paillet.En combinaison, les portions de fils flottants forment des boucles, à travers lesquelles une cordesou tout autre matériau de liaison,peut être insérée pour attacher les poches. Le matériau de lestage contenu dans les poches est alors confiné dans ces dernières0 Dans le mode de réalisation de la figure 4 enfin, des zones de liaison normales 4, situées entre les poches adjacentes, alternent avec des zones de liaison 4' à travers lesquelles la liaison de chat- ne peut glisser dans le sens longitudinal du paillet.Comme le montrent les figures 5a et 5b, cela donne la possibilité, avec des poches de dimensions de base égales, de former des poches 6' élargies alternant avec des poches "perdues" 6" dans lesquelles la portion de bande de poche est tendue sensiblement à plat sur la pièce de filtrage. Les poches élargies 6' peuvent recevoir des corps plus lourds, comme le montre la figure 5b, contrairement à la figure 5a dans laquelle toutes les poches 6 sont d'égales dimensions, et dans laquelle, par conséquent, du matériau relativement plus aplati doit être utilisé. Dans un cas pratique, on utilise un tissu ayant 20 fils par centimètre d'un fil de 0,2 mm de diamètre en polyéthylène dans la channe de la pièce de filtrage,celle-ci ayant 1 mètre de large. Dans la portion de bande, la chaîne peut Store diminuée, par exemple, à 5 file par centimètre de la mSme épaisseur, utilisant à la place de fil en polyéthylène, un fil en polypropylène par exemple. La pièce de filtrage comporte une trame de 20 fils par centi mètre,et la bande de poche, une trame de 16 fils parcentimètre,la- téralement aux poches et décroissant vers le milieu des poches jas- qu'à 5 fils par - par~centimbtre. La largeur de la bande de poche est, par exemple, de 40 cm, ce qui, avec un bord tissé connectant la portion de bande et la pièce de filtrage, forme des poches de 40 x 44 cm environ. De telles poches, avec les quotients de fils de trame spécifiés ci-dessus, offrent un espace suffisant pour des tuiles de 30 x 30 x 4 cm qui peu vent être glissées dans les poches. Dans le mode de réalisation des figures 4 et 5 btoutes conditions égales par ailleurs, des tuiles plus épaisses peuvent être glissées dans les poches. Il va de soi que l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et illustrés. Des modifications peuvent leur être apportées par l'homme de l'art sans sortir pour autant du cadre de l'invention. R E V E N D I C L T I O N S t.- Paillet destiné à être utilisé pour recouvrir un talus ou une berge d'une voie d'eau, et comprenant une pièce de tissu en fil synthétique résistant à l'eau, ladite pièce de tissu étant perméable à l'eau mais imperméable aux particules souillantes, telles que le sable et la terre, et étant pourvvede poches disposées à la suite les unes des autres dans la direction longitudinale de la pièce, lesditeoepoches comportant des parois arrière constituées par la pièce de tissu et étant, en utilisation, en contact avec le sol, et, pour le reste, les poches étant constituées par une bande de poche consistant en une bande de matière plus étroite que la pièce de tissu, la pièce et la bande étant interconnectées le long d'un bord longitudinal et sur une portion de la largeur totale de la pièce, en des emplacements espacés le long de la longueur de la pièce, ledit paillet étant caractérisé en ce que ladite pièce de tissu en fil synthétique est conformée en double épaisseur comportant une seconde couche de tissu qui forme ladite bande de poche et qui est entretissée avec la pièce de tissu à fil synthétique, au moins aux susdites positions de connexion. 2.- Paillet selon la revendication 1, caractérisé en ce que le tissu est conformé en double épaisseur sur la portion de largeur occupée par les poches seulement, la portion qui n'est pas conformée en double épaisseur et la portion constituant les parois arrière des poches étant une pièce de filtrage uniforme du paillet. 3.- Paillet selon l'une des revendications 1 et 2,caractérisé en ce que la bande de poche comporte un nombre de fils de trame in inférieur à celui de la pièce de filtrage formant les parois arrière des poches, de sorte que la longueur de la bande de poche est supérieure à celle de la pièce de filtrage. 4.- Paillet selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la pièce de filtrage et la bande de poche comportent des fils de halte, de préférence d'une couleur contrastant avec celle du paillet, lesdits fils de chaste comportant des portions flottantes au voisinage des extrémités ouvertes des poches. 5.- Paillet selon l'une des revendications i à 4, caractérisé en ce qu'aux extrémités ouvertes des poches la bande de poche est entretissée avec la pièce de filtrage sur une longueur, mesurée dans le sens longitudinal du paillet, légèrement supérieure, à celle des zones situées entre les poches. 6.- Paillet selon la revendication 3, caractérisé en ce que les liaisons entretissées de la bande de poche et de la pièce de filtrage du paillet, entre les poches, peuvent glisser sur une certaine distance dans la direction longitudinale du paillet, dans les deux sens.