La présente invention a pour objet une nouvelle capsule (ou gé lulu) autoportante, en particulier pour l'administration de médicaments. Cette capsule est munie d'une fermeture provisoire, que l'on peut enlever a l'aide d'une machine de remplissage telle qu'on la trouve dans le commerce, ainsi que d'une fermeture définitive évitant l'ouverture accidentelle de la capsule, et qui se prête particulièrement à la fabrication par moulage par injection à partir de matière thermoplastique. Il est connu de placer, dans des capsules autoportantes de gélatine susceptibles d'etre fermées, des médicaments et de les administrer sous-cette forme, connues sous le nom de "gélules", à l'organisme humain ou animal. Les capsules courantes employées dans ce but sont constituées d'un corps creux sensiblement cylindrique muni d'un fond arrondi et d'un chapeau sensiblement cylindrique muni d'une fermeture arrondie, lequel chapeau est glissé de façon télescopique sur le corps creux. A l'heure actuelle, on ne trouve dans le commerce que des capsules formées essentiellement de gélatine et obtenues par le procédé par immersion, à partir d'une so- lut ion de gélatine. Ces capsules de gélatine sont remplies sur des machines automatiques. Etant donné que les machines que l'on trouve dans le commerce sont aménagées pour recevoir uniquement des capsules vides, fermées provisoirement et que ces machines les ouvrent, les rem- plissent et les ferment définitivement, on a développé des capsules de gélatine, qui, en plus d'une fermeture définitive à enclenchement solide, possèdent une fermeture provisoire que l'on peut ouvrir relativement facilement. Cette fermeture provisoire peut être ouverte par la machine, mais elle est suffisamment solide pour que la capsule ne puisse pas s'ouvrir accidentellement lors du transport, du stockage ou de l'alimentation de la machine de remplissage. On connait également, dans la littérature, des capsules ayant, en principe, la même conformation mais qui sont constituées par des matières thermoplastiques solubles dans l'estomac ou l'intestin et qui s'y désagrègent ou deviennent poreuses, capsules qui peuvent être fabriquées par formage thermique de ces matières, en particulier par moulage par injection. Alors qu'il est relativement aisé de fabriquer des capsules en gélatine par le procédé par immersion, de telle manière qu'elles ne puissent pas être ouvertes accidentellement, gr ce à des crans d'arrêt de formes associées, ménagés dans le corps creux et le chapeau, il est impossible ou tout au moins très difficile de réaliser, par formage thermique, les éléments de verrouillage développés pour les gélules. Or on a réussi à réaliser une capsule autoportante à l'abri de toute ouverture accidentelle, ne présentant pas les inconvénients précités et qui, de ce fait, se prete avant tout à la fabrication par formage thermique, et de préférence par moulage par injection. A cet effet, la capsule selon l'invention, constituée d'un corps creux sensiblement cylindrique à fond arrondi, et d'un chapeau sensiblement cylindrique fermé par une partie arrondie, qui est glissé de façon télescopique sur le corps creux, est caractérisée par le fait que le corps creux présente à son extrémité ouverte, sur une longueur a inférieure à la moitié de la longueur de la partie du chapeau qui recouvre ledit corps, un tronçon cylindrique dont le diamètre est supérieur à celui du tronçon cylindrique situé du côté du fond du corps, et le chapeau comporte deux parties épaissies circulaires intérieures, dont la première se situe à proximité de l'extrémité ouverte du chapeau, et la seconde se situe à une distance telle que d'une part les deux parties épaissies sont distantes de la longueur a, et d'autre part ladite seconde partie épaissie et la limite de la partie de fermeture arrondie du chapeau sont également distantes de la longueur a, l'épaisseur c de la secondé partie épaissie correspondant au plus à la demi-différence entre les diamètres extérieurs des deux tronçons cylindriques du corps creux, et l'épaisseur b de la première partie épaissie étant inférieure à l'épaisseur - de la seconde, mais suffisamment grande pour que la première partie épaissie puisse facilement venir en butée contre la partie de raccordement entre les deux tronçons cylindriques du corps creux. Il est particulièrement avantageux de faire en sorte que les flancs des parties épaissies et le flanc de la partie de raccordement entre les tronçons cylindriques du corps creux forment un angle obtus avec l'axe longitudinal de la capsule, de préférence un angle de l'ordre de 1350. Des parties de capsules ayant de telles formes, se laissent facilement démouler après leur fabrication par moulage par injection. Les figures représentent plusieurs formes de réalisation de la capsule selon l'invention, en coupe longitudinale et en partie en coupe transversale. Les fig. 1 et 2 représentent la forme de réalisation la plus simple de- la capsule, la fig. 1 la représente en position de verrouillage provisoire, la figure 2 en position de verrouillage définitif. Lors du verrouillage provIsoire, c'est la partie épaissie 22 qui vient en butée contre la partie de raccordement entre le tronçon cylindriquel2 du corps de la capsule et le tronçon 13 et lors du verrouillage définitif, c'est la partie épaissie 23 qui vient en butée contre cette partie de raccordement. La fig. la montre, à grande échelle et en coupe transversale, une partie de la paroi du chapeau avec les parties épaissies 22 et 23, dont les épaisseurs sont désignées par b et c. Pour augmenter la résistance mécanique, le corps creux 1 et (ou) le chapeau 2, peuvent, si on le désire, comporter dans leur partie intérieure, une ou plusieurs nervures annulaires de renforcement 3. La fig. 3 représente une forme de réalisation de la capsule selon l'invention comportant trois nervures annulaires 3, dont deux se trouvent dans le corps de la capsule 1 et une dans le chapeau 2. Il va de soi que les nervures de renforcement 3 du chapeau 2 ne peuvent être prévues quten denors de la zone de superposition entre corps de capsule et chapeau. I1 est particulièrement avantageux de ménager une nervure de renforcement 3 dans le chapeau 2, de manière telle qu'elle s'oppose d un enfoncement trop important et indésirable du corps creux 1 dans le chapeau 2du fait qu'elle vient buter contre le bord libre du tronçon cylindrique 12. La fig. 4 représente une telle forme de réalisation. La fig. 5 est une vue partielle d'une forme de réalisation de la capsule selon l'invention, dans laquelle la capsule possède une plus grande résistance mécanique; à cet effet, les tronçons arrondis 11 et 21 ont une plus grande épaisseur de paroi que les tron çons sensiblement cylindriques Les parois non représentées de cette forme de réalisation sont à compléter conformément aux fig. 1, 2, 3 ou 4. A la place des deux tronçons arrondis 11 ou 21, un seul d'entre eux peut avoir une plus grande épaisseur de paroi. On peut également donner au tronçon cylindrique 12 une paroi plus épaisse que celle du tronçon cylindrique 13. I1 peut être utile pour ce faire de donner au corps creux 1 un diamètre intérieur identique dans les deux tronçons cylindriques. La fig. 6 représente une telle forme de réalisation. Si les deux parties let 2 de la capsule doivent être engagées l'une dans l'autre avec un jeu relativement important, il est à crainre que l'on ne puisse éviter que de l'air demeure dans la capsule au moment du verrouillage et qu'il gêne le verrouillage de la capsule par effet piston. Certaines formes d'application de la capsule selon-l'invention évitent cet inconvénient en prévoyant que l'une des parties épaissies 22, 23, ou les deux comportent des interruptions. Ainsi par exemple, l'une ou les deux parties épaissies ont la forme d'un bourrelet annulaire avec une ou plusieurs interruptions. Une autre possibilité consiste à donner à l'une ou aux deux parties épaissies la forme d'au moins trois cames réparties sur un cercle à la surface intérieure du cbapeau.Ces cames peuvent être de différentes formes, par exemple celle de troncs de pyramide, de troncs de cane, de tronçons biconiques, de tronçons de cylindre ou de tronçons sphériques: les fig. 7a à lOb montrent à titre d'exemple quelques-unes de ces formes de cames. Sur les fig. 7a et 7b, la partie épaissie 22 est formée par quatre cames en forme de troncs de pyramide, sur les fig. Sa et 8b par trois,cames en forme de troncs de cône, alors que sur les fig. 9a et 9b elle a la forme de six cames en forme de tronçons biconiques; les fig. l0a et lOb enfin représentent six cames en forme de tronçons cylindriques orientés transversalement par rapport à l'axe longitudinal de la capsule. Les formes selon les fig. 9a et b et lOa et b sont particulièrement bien adaptées au moulage par injection étant donné qu'elles sont facilement réalisables par fraisage au moyen d'une fraise biconique dans le noyau du moule de coulée par injection, l'axe de rotation de la fraise étant parallèle à l'axe longitudinal de la capsule, ou bien avec une fraise cylindrique dont l'axe est transversal à l'axe de la capsule; I1 va de soi que la partie épaissie 23 peut également avoir les formes décrites et représentées sur les figures. Les dimensions et les proportions de la capsule selon l'inven- tion peuvent être choisies d'une manière quelconque en fonction du volume de remplissage nécessaire. Il est toutefois indiqué de leur donner les dimensions normalisées des capsules en gélatine que l'on trouve dans le commerce,-afin qu'elles puissent être traitées par les machines de remplissage existantes. En outre, on accordera la préférence à des capsules de ce type dans lesquelles le bourrelet annulaire 22 a une épaisseur comprise entre 0,01 et 0,1 mm. Ces valeurs sont à considérer comme ne comprenant pas l'épaisseur de paroi de la partie cylindrique du chapeau 2. La capsule selon l'invention peut être essentiellement constituée par une matière filmogène quelconque. On a particulièrement intérêt à les fabriquer, à partir d'une matière thermoplastique, par formage thermique, surtout par moulage par injection. La nature chimique de la matière dont est constituée la capsule dépend du reste de l'utilisation envisagée. C'est ainsi que pour une utilisation thérapeutique, il y aura lieu surtout de tenir compte de la façon dont la matière constitutive de la capsule sera tolérée physiologiquement et de sa solubilité dans ceux des liquides du corps auxquels doit être cédé le contenu de la capsule, ceci indépendamment de ses propriétés mécaniques. Comme matière constitutive de la capsule, on peut envisager par exemple des matières thermoplastiques telles que celles mentionnées dans le brevet belge NO 743 526. REVENDICATIONS 1 - Capsule autoportante, en particulier pour l'administration de médicaments, constituée d'un corps creux sensiblement cylindrique muni d'un fond arrondi et d'un chapeau sensiblement cylindrique muni d'une partie de fermeture arrondie, lequel chapeau est glissé télescopiquement sur le corps creux, et enfin, d'une fermeture provisoire qu'une machine de remplissage de capsules peut éloigner et d'une fermeture définitive évitant l'ouverture accidentelle de la capsule, capsule caractérisée par le fait que le corps creux présente à son extrémité ouverte, sur une longueur a inférieure à la moitié de la longueur de la partie du chapeau qui recouvre ledit corps, un tronçon cylindrique dont le diamètre extérieur est supérieur à celui du tronçon cylindrique situé du coté du fond du corps, et le chapeau comporte deux parties épaissies circulaires intérieures, dont la première se situe à proximité de l'extrémité ouverte du chapeau, et la seconde se situe à une distance telle que d'une part les deux parties épaissies sont distantes de la longueur a, et d'autre part ladite seconde partie épaissie et la limite de la partie de fermeture arrondie du chapeau sont également distantes de la longueur a, l'épaisseur c de la seconde partie épaissie-correspondant au plus à la demi-différence entre les diamètres extérieurs des deux tronçons cylindriques du corps creux, et l'épaisseur b de la première partie épaissie étant inférieure à l'épaisseur S de la seconde, mais suffisamment grande pour que la première partie épaissie puisse facilement venir en butée contre la partie de raccordement entre les deux tronçons cylindriques du corps creux. 2 - Capsule selon la revendication 1, dans laquelle l'une des parties épaissies, ou les deux ont la forme d'un bourrelet annulaire, comportant le cas échéant une ou plusieurs interruptions. 3 - Capsule selon la revendication 1, dans laquelle l'une des parties épaissies, ou les deux ont la forme d'au moins trois cames réparties sur un-cercle à l'intérieur- du chapeau.