La présente invention concerne la production de fils contenant du métal perforé étiré ou alvéolé, soit comme élément de renfort, soit comme couche écran. Le terme "métal perforé étiré" désigne du métal qui a été déployé pour y produire une structure alvéolée ou en réseau. On a déjà produit, mais avec divers inconvénients, des composites en vue de la fabrication de tiges, cables ou fils en stratifiant des métaux ou en les combinant d'une autre manière pour ensuite les amener aux dimensions finales. A titre d'exemple, des procédés de production de fils en alliages de niobium et d'étain, comportant des filaments fins continus, sont relativement coûteux et peu fiables car on uti- lise des tiges de niobium pour former les filaments conducteurs. Ces composants de départ ont un diamètre d'environ 3 mm ou plus, ce qui exige une réduction considérable pour produire un fil constitué de filaments d'un diamètre de 1 micron. On produit habituellement les fils en plaçant les tiges de niobium dans une billette de bronze qui est extrudée ou filée ensuite plusieurs fois pour obtenir un fila- ment d'une certaine grosseur à partir de chaque tige de niobium. On réunit ensuite le fil ainsi obtenu avec d'autres fils en un faisceau puis on file de nouveau. Dans le procédé de diffusion par lequel l'étain du bronze est diffusé dans le niobium, il se produit d'im- portants vides de Kirkendall dans le bronze lorsque les filaments de niobium sont gros, c'est-à-dire de plus de 10 microns. De tels vides de Kirkendall sont préjudiciables au fil. En outre, comme les fils produits par ces procédés antérieurs sont composés de filaments individuels et distincts, ces filaments ont tendance à se rompre durant le procédé de fabrication parce qu'ils ont été produits par filage en partant d'un si grand et jusqu'à un si petit diamètre. La rupture de filaments individuels affaiblit l'ensemble du fil et peut finalement provoquoer la ruptwre de celui-ci, ce qui diminue la quantité de produit utilisable. En d'autres cas, les couches écrans sont prévues pour empêcher la diffusion de métaux réactifs d'une région. de bronze-étain par exemple, dans une autre région, formée de cuivre par exemple. La billette est constituée dans ce cas par application 249929 9 2- d'une couche écran, par laminage circonférentiel par exer.ple, sur la tige centrale de la billette, entre les cou.hes à przteg-r l'une contre l'autre. Dans les procédés actuels normaux, il est néces- saire de fabriquer les billettes de fil par des filages et de Ziler de nouveau plusieurs fois pour arriver aux dimensions finales, o le fil est tréfilé à travers des filières. Chacun de ces filages est très rude pour les filaments et il est en outre très coûteux à réaliser. Il est par conséquent désirable de trouver un autre procédé pour produire des composites que l'on puisse traiter pour former des fils comportant de fins filaments d'alliage de niobium, ne présentant pas les inconvénients des procédés antérieurs, c'est- à-dire un coût élevé et la rupture de filaments. Selon l'invention, on a trouvé que l'on peut pro- duire des composites métalliques d'une résistance mécanique plus élevée et d'une meilleure conductivité en réalisant une couche du composite sous une forme déployée ou alvéolée. Plus précisément, selon l'invention, on produit un objet filiforme tel qu'un fil, un filament ou un fil multifilamentaire contenant du métal perforé étiré ou alvéolé comme couche écran contre la diffusion, comme couche de renfort ou comme couche supraconductrice, pouvant être concentrique ou semi-concentrique et s'étendant le long de l'objet filiforme. L'invention permet de produire des fils, des filaments, des câbles, des tiges et des fils contenant des multi- filaments qui contiennent eux-mêmes au moins une couche concentrique ou semi-concentrique de métal perforé étiré ou alvéolé, soit à l'état pur, soit appliqué (laminé) sur un autre métal. La couche déployée ou alvéolée peut donc être, soit appliquée sur une autre couche métallique, soit être utilisée dans sa forme pure, sans autre couche. Le mot "semiconcentrique" signifie que, s'il y a au moins deux métaux constitutifs dans le fil ou le filament, la couche déployée ou alvéolée peut être formée de bandes longitudi- nales s'étendant le long du fil mais ne l'entourant pas complète- ment. La cou&che dceplayée. c'est-à-dire la couche de mêtal, perforé ëtiré ou alv4olés peut remplir trois fonctions celle d'un renfort, celle d'une barrière contre la diffusion entre deux couches susceptibles de réagir l'une avec l'autre et celle d'une couche supraconductrice. Si elle agit comme un renfort, la couche déployée peut se présenter sous la forme pure ou sous la forme composite, c'est-à-dire appliquée sur un autre métal avant d'être utilisée dans la formation d'un fil. Dans cette fonction, la couche déployée peut être en Nb, alliage de Nb (tel que NbTi), Ta, alliaEe de Ta, Ni, alliage de Ni, V ou alliage de V et elle peut entourer complètement une couche intérieure du matériau fili- forme à extruder, elle peut être intercalée entre deux couches ou elle peut être composée de bandes qui ne se tou':'aent pas. Cepen- dant, elle s'étend toujours le long du fil ou de la billette, de sorte que les ouvertures ou alvéoles dans le métal perforé étiré s'ouvrent dans le sens radial du fil ou du filament. Lorsque le métal perforé étiré est utilisé comme un filament supraconducteur, il peut être fait des mêmes métaux que lorsqu'il sert de matériau de renfort, à l'exception de ceux qui ne sont pas supraconducteurs. Il peut également être utilisé dans les mêmes configurations que celles indiquées ci-dessus pour les matériaux de renfort. Sa forme d'utilisation comme supra- conducteur est déterminée par les métaux qui l'entourent dans la formation du fil ou du filament. Lorsque le métal perforé étiré est utilisé comme un écran contre la diffusion, il est fait de Nb, Ta, V, Ni ou d'un alliage de ces métaux, seul ou en combinaison. Là encore, sa fonc- tion de barrière contre la diffusion dépendra des autres métaux employés dans la formation du fil, de la billette ou du filament. L'objet filiforme dans lequel le métal perforé étiré est utilisé dans cette fonction doit comporter au moins deux autres métaux. Si le métal perforé étiré est appliqué sur un autre métal, le stratifié ainsi formé peut être enroulé en spirale sur lui-même pour constituer une billette qui est ensuite filée pour former des fils et des billettes pouvant être combinés pour réaliser des conducteurs multifilamentaires. Il est possible aussi d'enrouler le métal perforé étiré, dansEa forme stratifiée mentionnée ci-dessus ou dans sa forme pure, autour d'une âme, constituée habituellement d'une tige. Cette ame peut avoir plusieurs fonctions, lesquelles déterminent sa composition. Si l'âme agit comme un stabilisateur, elle peut être faite de cuivre ou d'aluminium. Si elle est utilisée pour l'incorporation d'éléments réactifs, elle peut être en étain, gallium, germanium, aluminium, silicium ou une de leurs combinai- sons. L'âme peut être faite encore de cuivre, étain, bronze ou d'un alliage cuivre-gallium -bronze ou étain-cuivre ayant un faible pourcentage de cuivre, c'est-à-dire tout au plus 13% de cuivre par exemple. Si elle sert de renfort, l'âme peut être en laiton, bronze, cuivre renforcé (en NbCu par exemple), Ni, alliage de Ni (CuNi par exemple) et alliage d'aluminium. Ici encore, la fonction de l'âme dépend du fil composite particulier formé. Il n'est pas toujours nécessaire de prévoir une âme mais elle peut être utile dans certains cas pour une ou plusieurs des raisons indiquées ci- dessus. Dans la fabrication de ces fils ou filaments, on utilise souvent un matériau ductile comme matrice ou support.. Il peut s'agir du même matériau que celui utilisé pour l'âme et il peut être utilisé au coeur d'un fil. Il peut aussi être employé comme le matériau sur lequel est laminé ou appliqué d'une autre manière le métal perforé étiré avant l'enroulement autour d'une âme ou sur lui-même en vue de la formation de la billette d'o sont filés le fil ou les filaments. Ce matériau ductile peut être utilisé aussi pour le revêtement ou la gaine externe de la billette. Comme son nom l'indique, ce matériau confère-de la duc- tilité à la billette, ce qui facilite son filage. Pour réaliser une biMette, on utilise souvent un matériau de revêtement ou de gainage pour faciliter le tréfilage de la billette en fil ou filaments. Il peut s'agir de cuivre, nickel, aluminium ou de bronze contenant des matières réactives telles qu'étain, gallium, germanium, aluminium, silicium et leurs combi- naisons. On a constaté que de nombreux problèmes existant dans les procédés antérieurs de production de composites, en par- ticulier de fils supraconducteurs comportant des filaments fins, peuvent Etre surmontés grâce au. procédé selon l'invention, par l'utilisation de métal perforé étiré à la place de tiges métalliques. L'emploi d'un tel métal offre de nombreux avantages par rapport aux procédés antérieurs. Il permet une bien plus grande diversité et liberté dans la conception des composites, il pelrmet d'obtenir des filaments beaucoup plus fins avec une réduction moindre et il permet d'obtenir une section conductrice uniforme tout en conser- 5. vant les avantages d'un seul filament fin. Ces avantages sont attri- bués à l'utilisation d'un matériau de départ plus fin, demandant une réduction moindre pour obtenir des filaments encore plus fins qu'avec les procédés antérieurs. Du fait que la grosseur de départ du conducteur est réduite, la grosseur finale du supraconducteur peut être suffisamment faible pour permettre de courtes durées de réaction, ce qui réduit la formation de vides de Kirkendall et permet d'utiliser efficacement les propriétés ductiles de filaments extrè- mement fins de composés métalliques qui sont en soi cassants. Le procédé selon l'invention permet de produire une grande longueur de conducteur contenant des filaments conducteurs fins à un coût qui est notablement abaissé par rapport aux procédés employés actuellement. Cela provient de ce que le matériau de départ est très fin et demande donc une réduction moindre. Comme le risque de rupture est diminué, le procédé selon l'invention permet de produire de grandes longueurs ininterrompues, lesquelles sont extrê- mement difficiles à obtenir en utilisant les procédés actuels. L'invention sera plus complètement décrite encore ci-après, à titre d'illustration seulement, avec référence aux dessins annexés, sur lesquels - la figure 1 est une coupe transversale d'un stratifié composé d'une couche métallique massive et d'une couche métallique déployée; - la figure 2 est une vue en plan du stratifié de figure 1, montrant la couche de métal perforé étiré appliquée sur la couche métallique massive; - la figure 3 est une coupe transversale d'une billette formée par enroulement d'un stratifié comme celui de la figure 1 autour d'une tige de cuivre et par revêtement par une gaine extérieure également en cuivre; et - les figures 4, 5, 6, 7, 8 et 9 sont des coupes transversales de différents fils, filaments ou billettes produits selon le procédé de l'invention. 24.99299 Selon l'invention, voir les figures 1 à 3 pour commencer, on peut produire des fils en partant d'un produit stra- tifié tel qu'illustré par les figures 1 et 2, formé d'une couche de bronze (1) doublée d'une couche de niobium métallique déployé). La couche de bronze sert à fournir de l'étain au niobium. On a décou- vert que l'étain peut &tre diffusé dans le niobium de-cette manière. La couche de bronze sert donc à la diffusion d'étain dans le niobium en vue de la production de Nb3Sn. Ce procédé présente une cinétique de réaction avantageuse pour la réaction de diffusion à l'état solide car -il est plus difficile de placer l'étain sur le niobium et d'atteindre les mêmes résultats. Le bronze correspond à des normes classiques et contient entre 10 et 14% d'étain. Le stra- tifié est enroulé en spirale, comme représenté figure 3, sur une tige de cuivre (3) formant l'âme. Après avoir été enroulé sur la tige de cuivre (3), le stratifié bronze-niobium (4) est revêtu d'une couche extérieure de cuivre (5), ce qui donne la billette dont la section est représentée figure 3. La gaine externe en cuivre facilite la fabrication et plus particulièrement le tréfilage du fil. Elle confère en outre de la stabilité cryogénique du fait qu'elle possède une conductivité thermique élevée. La billette peut ensuite être réduite et tréfilée en un fil de toute section désirée, ronde, carrée, elliptique ou plate notamment. Il est possible aussi de ne pas utiliser une âme ni une gaine pour produire une billette destinée à être filée en un fil ou un filament; à cet effet> un stratifié comme celui de la figure 1 par exemple peut être enroulé sur lui-même, de sorte qu'on obtient une billette dont la section est représentée figure 4. Les figures 5 à 9 représentent différentes sections de billettes, fils ou filaments qui ont été fabriqués, selon l'inven- tion, pour différentes fonctions et à différentes fins. - La figure 5 montre un exemple typique de l'emploi de métal perforé étiré (6) qui est enroulé à l'état pur, c'est-à-dire non doublé, autour d'une âme (3) semblable à celle représentée figure 3 et revêtu d'une gaine (5). Cette section montre l'emploi du métal perforé étiré en tant que matériau de renforcement. Le métal perforé étiré est parfois utilisé ainsi pour produire des filaments de grande résistance mécanique, pouvant être utilisés en combinaison avec des filaments conducteurs, lesquels sont moins solides en raison des matières réactives qu'ils contiennent. Dans une telle application, lors de la formation d'un fil, c&ble ou tige multifilamentaire, certains des filaments sont simplement des éléments de renfort, ayant une section comme celle visible figure 5, et servent à conférer de la solidité aux filaments conduc- teurs, comme ceux représentés sur les figures 3, 4, 6, 7, 8 et 9. Figure 6 illustre l'utilisation de métal perforé étiré (6) à l'état pur comme barrière contre la diffusion. Dans cette section de fil ou de billette, on voit une âme (3) et un matériau (4) contenant une ou plusieurs matières réactives, qui sont formés de la même manière que dans l'exemple de figure 3. La barrière ou écran (6) contre la diffusion empêche la matière réactive de la couche (4) de réagir avec le matériau de revêtement (5); une telle réaction diminuerait l'aptitude de la couche de revêtement d'agir comme un conducteur de stabilisation. En raison de la présence de la barrière (6), la matière réactive de la couche (4) réagit avec le matériau de l'écran contre la diffusion, ce qui est une réaction beaucoup plus lente. La figure 7 montre une section qui est semblable à celle de la figure 6. La différence provient de la présence de bandes (7) de matériau formant écran, de bronze phosphoreux par exemple, qui empêchent la réaction des matières réactives de la couche (4) avec l'écran-de diffusion (6) dans certaines régions, ce qui diminue cette réaction dans son ensemble. Une telle dispo- sition est parfois souhaitable lorsque le matériau conducteur est protégé, parce que la diffusion de la matière réactive dans le métal perforé étiré peut avoir pour effet que ce métal devient un anneau conducteur autour du matériau supraconducteur à l'intérieur. Lorsque cela se produit, il en résulte parfois un phénomène connu par "flux jumping" qui peut entraîner des pertes de résistance et produire un état.instable dans le conducteur. Ce phénomène se produit habituellement plus facilement avec du courant alternatif qu'avec du courant continu. La figure 8 montre la section d'une billette ou d'un fil comportant deux barrières contre la diffusion, pour protéger non seulement le matériau de revêtement contre le maté- riau conducteur (4) mais aussi pour protéger l'âme contre ce-même matériau conducteur (4). Figure 9 montre la section d'une billette dans laquelle le métal alvéolé est coupé en bandes qui sont incorporées dans un enroulement en spirale d'un matériau de support ductile. Les exemples suivants illustrent l'invention sans toutefois en limiter la portée. EXEMPLE I On produit une billette d'un diamètre extérieur de 6,03 cm et d'une longueur de 15,2 cm à partir d'un composite de niobium déployé sur du bronze. enroulé sur une tige de cuivre et gainé d'une enveloppe de cuivre. La billette contient environ 8% de Nb en section et on la transforme en un fil continu d'un diamètre de 0,05 cm par des procédés traditionnels et en la faisant réagir selon des procédés traditionnels (recuit à 600C). On- détermine la température critique, c'est-à-dire la température à laquelle le fil présente une résistance électrique nulle, ce qui est donc la température à laquelle le fil devient supraconducteur, et on la compare avec la température critique connue pour le niobium pur. De plus, on soumet le fil à un traitement thermique à 8000C pendant 15 min puis on détermine de nouveau la température critique. Les résultats sont reproduits dans le tableau I ci-après. Les résultats de ce tableau montrent que l'on obtient une température critique meilleure (c'est-à-dire plus éle- vée) comparativement au niobium pur sans traitement thermique et que l'on obtient une température critique nettement meilleure lorsqu'on applique un traitement thermique final pour produire une diffusion de l'étain du bronze dans le niobium afin de promouvoir la formation d'un alliage. EXEMPLES M à MlO On produit une série de billettes de bronze de différentes compositions et dimensions et on les transforme en fils. Ces billettes figurent dans le tableau II, o la colonne "Remarques" contient certaines observations sur la fabrication. On voit à la fin de ce tableau que certaines billettes correspondent aux sections représentées sur différentes figures des dessins annexés. EXEMPLES R3 à R12 On produit selon l'invention d'autres billettes, ayant les dimensions et les compositions indiquées dans le tableau III ci-après, et on soumet les fils obtenus à partir d'elles à des essais de résistance, dont les résultats figurent dans le tableau IV ci-après. L'invention n'est pas limitée aux formes de réali- sation décrites et l'homme de l'art pourra y apporter diverses modi- fications, sans pour autant sortir de son cadre. TABLEAU I Echantillon Température critique Niobium pur 9 K Fil (sans traitement thermique) 110K Fil (avec traitement thermique) 17,6 K o ro do r' No X.) T A B L E A U II (Billettes de bronte) Exemples Composition en volume Remarques M Nb = 8% a) bobine de 1 525 m à diamètre 0,5 mm diamètre 60,3 mm Bz = 40% b) filaments 1/2' âme (16,7% Nb/Bz) Cu - 52% c) sans barrière de diffusion gaine Cu Bz/Nb = 5/1 *M-1 Nb - 9% a) assemblage à 11 torons pour barrc Lawrence Livermore Lab 3,81 x 7,87 mm contenant 5,41% Nb diamètre 76,2 mm Bz - 30% b) assemblage à 19 torons pour barre Lawrence Livermore Lab Ame (23,3% Nb/Bz) Cu = 57,7% 3,81 x 7,87 mm contenant 6,38% Nb gaine Cu Ta - 3,6% c) barrière de diffusion en Ta à l'intérieur et à l'exté- Bz/Nb = 3,3/1 rieur; rupture de la couche externe (feuille de 0,038 mm) pendant assemblage des billettes originales, entraînant rupture et perte de barrière *M-2 Nb T 9% a) rupture barrière de diffusion pendant fabrication,, diamètre 76,2 mm Bz - 18% entraînant rupture de fil et perte de barrière àme (33,3% Nb/Bz) Cu = 83% gaine Cu Bz/Nb 2/1 abandonné o o T A B L E A U II (suite 1) (Billettes de bronze) Exemples Composition en volume Remarques M-3 Nb = 15,25% a) sans barrière de diffusion diamètre 76,2 mm Bz = 30,50% b) bobine tréfilée sans rupture jusqu'à diamètre 1,65 mm et âme (33,3% Nb/Bz) Cu = 54,25% filaments 3-5 m gaine Cu Bz/Nb = 2,0/1 c) combiné avec M-6 pour réaliser assemblage a 19 torons mais rupture interne à diamètre 7,87 mm à cause déchirure barrière de diffusion en Ta de M-6 M-4 Nb = 11,9% a) sans barrière de diffusion diamètre 76,2 mm Bz = 32,0% b) tréfiléjusqu'à diamètre 1,47 mm sans rupture filaments de âme (27% Nb/Bz) Cu = 56, 1% 2-5m gaine Cu Bz/Nb = 2, 7/1 M-5 Nb = 6,38% a) sans barrière de diffusion diamètre 76,2 mm Bz = 35,0Z b) tréfiléjusqu'à diamètre 0,635 mm, bobine de 1 709 m, fila- ame (15,4% Nb/Bz) Cu = 58,5% ments 1-3pm gaine Cu Bz/Nb = 5,5/1 c) rupture commence à diamètre 0,4 mm *M-6 Nb = 5,74% a) barrière de diffusion en Ta (feuille de 0,038 mm) déchirée diamètre 76,2 mm Bz = 23, 0% pendant fabrication âme (20% Nb/bz) Cu = 71,3% b) rupture commence à diamètre 0,94 mm, fila,.ents 1-2pm (+ barrière de diffusion en Ta) c) assemblage avec M-3 pour 19 torons cassé à diamètre 7,87 mm diffusion en Ta) gaine Cu Bz/Nb = 4/1 à. cause de Ta o o O T A B L E A U II (suite 2) Exemples Composition en volume Remarques *M-7 Nb = 11,7% a) barrière de diffusion en Ta de 2% (0,013 mm) diamètre 76,2 mmn Bz = 56% (total) b) échantillons à 0,89 mm, o se produit première rupture âme et enroulement Cu = 30,4% c) échantillons diamètre 0,5 mm, 0,38 mm, 0,3 mm (17,2% Nb/Bz) c) assemblage avec M-8 (17 pièces) (227% Nb/Bz dans (22% Nb/Bz dans d) âme en tige de bronze enroulement**) Bz/Nb = 4,1/1 (dans enroulement **) gaine Cu Bz/Nb = 4,8/1 (global) *M-8 Nb = 10,7% a) barrière de diffusion en Nb = 3,47% (0,25 mam) diamètre 76,2 numm Bz = 54,4% (total) b) échantillons à diamètre 0,89 mm o se produit première âme, enroulement et rupture barrière de diffusion Cu = 31,5%e en tige de bronze c) âme en tige de bronze barrière (20,6% Nb/Bz) Bz/Nb = 4,4/1 (dans enroulement *-) (18,5% Nb/Bz dans Bz/Nb = 3,86/1 enroulement *d) (global) gaine Cu *!-7/M- 8 Nb = 8,95% 17 pièces M-7 hexagonales 7,62 mm assemblage Bz = 36,96% 38 pièces M-8 hexagonales 7,62 mm barres hexagonales diamètre 76,2/7,62 mm Cu = 54,09% (24,2% Nb/Bz) Bz/Nb = 4,13/1 (global) gaine Cu t" c; %o o 4) T A B L E A U II (suite 3) (Billettes de bronze) Exemples Composition en volume Remarques M-9 Nb = 17,6% a) âme en tige de cuivre (R-3), diamètre 15,87 mm diamètre 76,2 mm Bz = 51,1% b) avec barrière de diffusion en niobium déployé sur diamètre (25,6% Nb/Bz) Cu = 31,1% extérieur de l'enroulement *t gaine Cu Bz/Nb = 2,9/1 M-10 Nb = 17,4% a) âme en tige de bronze, diamètre 15,87 mm diamètre 76,2 mm Bz = 56,8% b) niobium déployé sur diamètre extérieur enroulement Cu = 25,8% c) avec bandes de bronze phosphoreux, 6 pièces, largeur 19,05 in, Bz/Nb = 2,89/1 posées longitudinalement (enroulement**) Bz/Nb = 3,32/1 (global) *M-lb Nb = 16, 9% a) âme en tige de bronze, diamètre 15,87 mm diamètre 76,2 mm Bz = 58, 3% b) niobium déployé sur diamètre extérieur enroulement * (24,0% Nb/Bz) Cu = 24,5% gaine Cu Bz/Nb = 3,16/1 (dans enroulement*) Bz/Nb = 3,45/1 (global) %0 %o .' TA B L E AU II (suite 4) (Billettes de bronze) Exemple Composition en volume Remarques M-12 Nb = 17,2% a) à.e en tige de bronze, diamètre 15,87 mm diamètre 76,2 mm Bz - 51,0% b) niobium déployé sur diamètre extérieur enroulement** Cu = 25,8% c) enroulement en bronze phosphoreux pour protéger barrière Bz/Nb - 2,8/1 de diffusion. (enroulement **) Bz/Nb = 3,32/1 (global) * barrière de diffusion formée d'une feuille enroulée au lieu de métal perforé étiré, *- enroulement en spirale. kP M-9, M-11, M-12 correspondent à figure 6, M-10 correspond à figure 7. N -n. %o %O cD T A B L E A U III Billettes produites selon l'invention (détails de construction) Exemples Composition en volume R-3 longueur 192,7 cm, niobium déployé enroulé sur âme 5% Nb âme Cu diamètre 58,16 mm 95% Cu gaine Cu diamètre extérieur 76, 2 mm,épaisseur paroi 6,35,mm R-4 longueur 201,9 cm, niobium déployé enroulé sur âme 2% Nb âme Cu diamètre 58,16 mm 98% Cu gaine Cu diamètre extérieur 76,2 mm,épaisseur paroi 6,35 mm. ! R-5 longueur 127,6 cm, niobium déployé enroulé sur ame 2,6% Nb â me Cu diamètre 58,16 umm 97,4% Cu gaine Cu diamètre extérieur 76,2 mm épaisseur paroi 6,35 mmn. R-6 longueur 109,2 cm, niobium déployé appliqué sur feuille Cu 2,8% Nb épaisseur 0,0127 mm enroulée en spirale sur âme 97,2% Cu âme Cu diamètre 58,16 mm gaine Cu diamètre extérieur 76,2 mma, épaisseur paroi 6,35 mm R7 longueur 713,1 cm, niobium déployé appliqué sur 25,0% Nb feuille de cuivre épaisseur 0,0127 mm enroulée en spirale sur âme 75,0% Cu âme Cu diamètre 19,05.mm gaine Cu diamètre extérieur 76,2 mm, épaisseur paroi 5, 08 mmi i ro! %0 L)' .' T A B L E A U III (suite) Billettes produites selon l'invention (détails de construction) Exemples Composition en volume R-8 longueur 820,4 cm, niobium déployé appliqué sur 12,0% Nb feuille de cuivre épaisseur 0,0127 mm enroulée en spirale sur âme 88,0% Cu âme Cu diamètre 19,05 mm gaine Cu diamètre extérieur 76,2 mmn, épaisseur paroi 5,08 mm R-9 longueur 457,2 cm, niobium déployé appliqué sur 11,63% Nb feuille de cuivre épaisseur 0,0254 mm enroulée en spirale sur âme 88,37% Cu me Cu diamètre 19,05 mm gaine Cu diamètre extérieur 76, 2 mm, épaisseur paroi 5,08 mm R-10 longueuc 530,8 cm, niobium déployé appliqué sur 15,72% Nb feuille, de cuivre épaisseur 0,0254 mm enroulée en spirale sur âme 84,28% Cu ame Cu diamètre 19,05 mm gaine Cu diamètre extérieur 76,2 mm, épaisseur paroi 5,08 mm R-11 longueur 426,7 cm, niobium déployé appliqué sur 11,9% Nb feuille de cuivre épaisseur 0,038 mm enroulée en spirale sur mfie 88,1% Cu âme Cu diamètre 19,05 mm gaine Cu diamètre extérieur 76,2 mm, épaisseur paroi 5,08 mm R-12 longueur 427, 3 cm, niobium déployé appliqué sur 12,9% Nb feuille de cuivre épaisseur 0, 038 mm enroulée en spirale sur âme 87,1% Cu ame Cu diamètre 19,05 mm gaine Cu diamètre extérieur 76,2 mm, épaisseur paroi 5,08 mm - rt. o do r> i %O o vO TABLEAU IV Résistance à la traction des fils Cu/Nb obtenus selon l'invention. Charge limite de rupture Limite élastique en Teneur glo- en KSI (à multiplier par KSI (à multiplier par 7 d'allor bale en Exemples Recuit Diamètre 0 7 pour obtenir valeur 0,7 pour obtenir gement niobium en kg/mm2) valeur en kg/mm2) (% Nb) max./min. max./min. max./min. (25,0) R-7-1 315 C/10 min 0.010 102/98 1 66,2/59,0 7/3 (15,7) R-10-1 315 C/10 min 0,010 87,9/86. 6 49,7/42,0 9/5 (11.9) R-ll-1 315 C/10 min 0, 010 75,2/73,9 44 6/38,2 13/8 (12,9) R-12-1 315 C/10 min 0010 71,3/70, 1 43, 3/39,5 14/10 R-7-1 (4 pièces) 315 C/10 min 0,025 69,5/67,8 38,3/32,6 18/10 *(25, 0) R-7-2 315 C/10 min 0,025 71, 9/69,8 39 5/34,2 20/15 R-8-1 (1 pièce) 315 C/10 min 0,025 47,7/46,0 28,1/24,8 25/12 *(12 0).R-8-2 315 C/10 min 0, 025 48.3/46 6 22 2/20 4 17/15 o R-10-1 (1 pièce) 315 C/10 min 0,025 62,9/61,5 34,2/33,4 18/15 À (15,7) _R-10-2 _ 315 C/10 min 0,025 64,4/62,7 33,2/31.4 23/12 R-11-1 (1 pièce) 315 C/10 min 0,025 53,8/53,4 29,7/26,5 21/18 *(11,9) R-11-2 315 C/10 min 0,025 56,0/55,4 26,5/22,8 30/25 R-12-1 (4 pièces) 315 C/10 min 0,025 52,5/51,9 30,3/29,1 25/22 *(12, 9).R-12-2 315 C/10 min 0.025 54,2/53,6 27,1/23.2 31/20 * Exemple avec recuit Cu dans le processus (tous les autres exemples sont sans rucuit Cudans le processus) max./min. signifie qu'il s'agit clhaque fois de la valeur maximale respectivement minimale obtenues dans cin essais. to w3 o R E V E N D I C A T I O N S 1 - Objet filiforme filé, tel que fil ou filament filé, caractérisé par au moins une couche (4; 6; 4, 6; 4, 6, 7) formée d'un métal alvéolé avant le filage. 2 - Objet filiforme selon la revendication 1, carac- térisé en ce que le métal alvéolé est l'un des métaux du groupe Nb, Ta, Ni, V ou un alliage de ceux-ci. 3 - Objet.filiforme selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comprend au moins deux métaux, dont l'un est le métal alvéolé, lequel agit comme un conducteur (4) ou est utilisé comme un métal de renfort (6). 4 - Objet filiforme selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comprend au moins trois métaux, dont l'un est le métal alvéolé, lequel agit comme une barrière (6) contre la diffusion. - Objet filiforme selon la revendication 4, carac- térisé en ce que des bandes longitudinales (7) d'une couche formant barrière sont situées entre la barrière (6) contre la diffusion et une couche réactive (4). 6 - Objet filiforme selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le métal alvéolé (4; 6) est disposé autour d'une âme métallique (3). 7 - Objet filiforme selon la revendication 6, carac- térisé en ce que l'ame (3) agit, soit comme un stabilisateur et est faite de Cu ou Al, auquel cas l'âme contient au moins un composant réactif du groupe comprenant Sn, Ga, Ge, Al, Si, CuSa, CuGa, SnCu ou une combinaison de ceux-ci, soit comme un matériau de renfort, auquel cas elle est faite de laiton, bronze, cuivre renforcé, d'un alliage de nickel ou d'un alliage d'aluminium. 8 - Objet filiforme selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le métal alvéolé (6; 2) est contenu dans ou appliqué sur un matériau de support ductile (5; 1). 9 - Objet filiforme selon la revendication 8, carac- térisé en ce que le matériau de support ductile est du cuivre, de l'aluminium, du bronze, de l'étain, du nickel ou du laiton. - Objet filiforme selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il comprend un revête- ment extérieur (5). 11 - Objet filiforme selon la revendication 10, caractérisé en ce que le matériau de revêtement est du cuivre, du nickel, de l'aluminium ou du bronze, le bronze pouvant contenir une matière réactive du groupe comprenant Sn, Ga, Ge, Al ou Si. 12 - Procédé pour produire un objet filiforme tel qu'un fil ou un filament, notamment selon l'une quelconque des revendications I à 11, par formation d'une billette et aliongement de la billette, caractérisé en ce que l'on dispose au moins une couche métallique alvéolée (4; 6; 4, 6; 4, 6, 7; 6, 4, 6) autour d'une tige (3; 3, 4; 3, 4, 7; 3, 6, 4) composée d'au moins un métal pour former la billette. -13 - Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que la tige est composée de plusieurs couches métalliques (3, 4; 3, 4, 7; 3, 6, 4). 14 - Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce. que l'une (4; 4, 7; 6, 4) au moins des couches métalliques est alvéolée. - Procédé elon l'une quelconque des revendica- tions 12 à 14, caractérisé en ce que l'on recouvre la couche alvéolée extérieure (4; 6) d'une couche métallique du revêtement (5) avant l'allongement. 16 - Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 12 à 15, caractérisé en ce que la couche métallique alvéolée (7; 6) est discontinue. t