La présente invention se rapporte à une bande de tissu destinée à l'isolation thermique, et plus particulièrement aux isolements dans les centrales nucléaires, comportant un tissu en fibre de verre fait de fils de verre filés sans fin (silionne). Les revêtements isolants pour les éléments dtinstallations, par exemple l'isolement des conduites, présentent une couche calorifuge enveloppée de toutes parts par des bandes de tissus ou d'un autre produit souple. Il est bien connu de se servir à cet effet de bandes à base de tissus d'amiante. Mais cette matière constitue un élément polluant dangereux. En outre, il peut émaner des tissus d'amiante ayant servi dans les centrales nucléaires de la poussière d'amiante radioactive, dont l'aspiration est nocive. Il est également connu d'envelopper la matière calorifuge de feuilles métalliques.Vu la bonne conductibilité thermique des feuilles métalliques de ce genre, il faut - afin d'obtenir des valeurs d'isolement suffisantes pour les revêtements calorifuges - augmenter sensiblement l'épaisseur de la couche d'isolant, ce qui aboutit, en somme, à un encombrement plus important du revêtement calorifuge. C'est ainsi que les enveloppes métalliques des couches calorifuges sont souvent inutilisables pour des raisons dteneombrement. La bande connue, citée ci-dessus pour le calorifugeage, constituée par un tissu de fibre de verre fait de fils de verre filés sans fin (silionne), consiste en du verre nommé verre E", présentant la composition suivante, exprimée en pour cent en poids 53 à 55 % SiO2, 14 à 15,5 % A120a, 16,5 à 17,5 % CaO, 4 à 5,5 % MgO, 6,5 à 8,5 % B203 et 0,2 à 0,6 % F. Les revêtements enveloppés de ce tissu de fibre de verre connu émettent eux-mêmes après leur emploi dans une centrale nucléaire un rayonnement radioactif avec une période de demi-vie importante.Par conséquent, il n'est pas possible de disposer des revêtements isolants de ce genre avec les ordures ordinaires, après leur séjour dans un dép8t intermédiaire, mais il faut traiter ce matériel dans une installation de dé conta- mination et les mettre ensuite dans un dépôt à l'intérieur d'une mine de sel désaffectée ou un autre dépôt analogue. Les tissus de fibre de verre connus ne sont stables qutà des températures allant jusqu'à 2000C. Cette résistance à la chaleur n'est pas suffisante parce que, actuellement, des températures de régime allant jusqu'à 2850 C sont usuelles. Un autre inconvénient réside dans le fait que les tissus connus en fibre de verre présentent seulement une résistance à la rupture relativement faible après leur exposition à la chaleur. La présente invention a pour objet de réaliser, tout en évitant les inconvénients des isolants connus, une bande de tissu du type cité ci-dessus, destinée à être utilisée pour les isolations thermiques, dont émane - après son exposition à l'irradiation radioactive - un rayonnement avec une faible période de demi-vie et qui présente une résistance supérieure à la chaleur, ainsi qu'une résistance à la rupture supérieure après l'exposition à la chaleur, en comparaison des tissus de fibre de verre connus. Selon l'invention, le but visé ci-dessus est atteint du fait que les fils de silionne du tissu de fibre de verre consistent en un verre présentant une composition de l'ordre de 60 % de SiO2, 25 % d'A120D, de 9 ffi de CaO et de 6 % de MgO. Le matériau employé suivant l'invention, connu pour d'autres applications sous l'appellation de "verre R", ne contient pas de bore, à l'opposé du verre connu. Cela a pour conséquence que le rayonnement radioactif émanant de cet isolant après son exposition à l'irradiation n'a qu'une faible période de demi-vie. En outre, sa stabilité thermique et sa résistance à la rupture après l'exposition à la chaleur (jusqu a 3500C) sont supérieures à celles des tissus en fibre de verre à base du verre connu. Un autre avantage réside dans la meilleure résistance aux produits alcalins du tissu en fibre de verre proposé par l'invention. Pour la réalisation d'une forme plus évoluée de l'inven- tion, on peut prévoir d'enduire le tissu en fibre de verre d'une couche de matière plastique pauvre en chlorure, à base de polyuréthane. Un revêtement de ce genre rend le tissu plus facile à travailler, réduit le dégagement de poussière et, par suite de son étanchéité supérieure contre le passage vers l'extérieur de petites particules de l'isolant, il offre une meilleure protection contre le ruissellement. Des applications avantageuses, sensiblement perfectionnées en comparaison des tissus de fibre de verre connus, se trouvent aussi dans d'autres domaines dans lesquels interviennent des températures de service élevées, par exemple dans celui des isolations pour la construction navale. Le morceau de la bande de tissu montré sur la reproduction annexée est composé de fils de verre présentant la composition suivante, exprimée en pour cent en poids : 60 % SiO2, 25 % A1203, 9 % CaO et 6 % MgO. L'armature du tissu est un satin chaine les autres caractéristiques du tissu sont comme suit Compte des fils : chaîne 160 fils décimètre trame 150 fils/décimètre armure : satin 1/7 poids : 630 g/m2 épaisseur : 0,78 mm matériau de la chaise : fils silionne RC 9-68 tex Z 40 x 3 S 150 matériau de la trame : fils silionne RC 9-68 tex Z 40 x 3 S 150. REVENDICATIONS 1 - Bande de tissu destinée à l'isolation thermique, et plus particulièrement aux isolements dans les centrales nucléaires, comportant un tissu de fibre de verre fait de fils de verre filés sans fin (silionne), caractérisée en ce que les fils de silionne du tissu de fibre de verre sont constitués en un verre présentant une composition de l'ordre de 60 ffi de Six2, 25 % d'Al203, 9 ffi de CaO et 6 % de MgO. 20 Bande de tissu selon la revendication 1, caractérisée en ce que le tissu en fibre de verre est enduit d'une couche de matière plastique pauvre en chlorure, à base de polyuréthane.