La présente invention a pour objet des procédés et des dispositifs hydro-électriques pour fixer simultanément, de façon étanche, plusieurs tubes d'un faisceau sur une plaque. Le secteur technique de l'invention est celui de la construction des echangeurs, radiateurs, capteurs, condenseurs, évaporateurs, batteries de condensation et en général tous appareils comportant des faisceaux de tubes qui doivent être fixés de façon étanche sur une ou plusieurs plaques et notamment sur deux flasques d'extremite. On connaît déjà des procédés et des appareils hydro-électriques de formage des métaux, Ces procédés hydro'électriques connus consistent à provoquer une onde de pression dans une chambre remplie d'un liquide en faisant jaillir un arc électrique ou une étincelle entre deux électrodes. Cet arc électrique est obtenu par décharge rapide d'une batterie de condensateur, cç qui permet,en dépensant une faible énergie, de mettre en jeu une grande puissance pendant un temps tres court, de l'ordre de la microseconde. L'arc électrique crée un plasma gazeux qui donne naissance à une onde de pression ou une onde de-choc qui produit une déformation très rapide du métal et l'on sait que lorsqu'un métal est déformé à froid,à grande vitesse, supérieure à 300 m/sec., il se comporte comme un corps plastique. Des procédés et dispositifs hydro-électriques sont décrits notamment dans les documents suivants. La série de brevets U.S. 3 566 647, 3 591 760, 3 640 110, 3 814 892, 3 894 925, déposéspar Kiyoshi moue décrivent des procédés et des dispositifs pour mettre en forme des corps déformables plastiquement par plaquage sur une matrice au moyen d'une onde de choc qui est produite par la décharge d'un condensateur entre deux électrodes séparées par un liquide. Le brevet U.S. 3 654 799 (Tadao Kimura) décrit des procédés pour former des tubes ondulés. On produit une onde de pression entre deux électrodes et cette onde de pression entraîne le coulissement d'un moule qui comprime axialement le tube. La série de brevets U.S. 3 593 551, 3 688 535, 3 797 294, 3 857 265 (Continal Can) décrivent des procédés et des dispositifs pour mettre en forme un récipient contre une matrice périphérique. Deux électrodes sont disposées à l'intérieur d'une chambre déformable, remplie de liquide, qui est placée à l'intérieur du récipient et une onde de pression due à un arc électrique plaque le récipient contre la matrice. Les brevets U.S. 3 631 699 et 3 786 662 (Continental Can) décrivent des procédés et des dispositifs pour couper, brider ou former des tubes. On produit et on maintient un arc entre deux électrodes placées dans une chambre close qui est remplie de gaz ou de liquide. La pression dans la chambre croît et applique le tube contre une matrice qui peut être un couteau ou une bride. Le brevet U.S. 3 631 700 (Mitsuo Kosaka) décrit une machine pour former simultanément des pièces tubulaires par matriçage : deux électrodes sont disposées dans une chambre remplie de liquide dont les parois sont constituées en partie par des matrices comportant des empreintes. Une décharge électrique entre les électrodes provoque une onde de pression dans le liquide qui déforme les pièces en les appliquant contre les empreintes L'objectif de l'invention est de procurer des moyens économiques permettant de fixer simultanément et de façon étanche un faisceau de tubes paallèles sur une plaque. De nombreux appareils, notamment les échangeurs de tout type tels que des radiateurs de refroidissement, des évaporateurs, des batteries de condensation, des capteurs solaires, des condenseurs, etc... comportent un faisceau de tubes parallèles qui doivent être fixés sur une plaque ou flasque. Dans de nombreux cas pratiques, cette fixation doit résister à des poussées relativement faibles et être étanche pour des pressions de fluide de l'ordre de quelques bars. L'objectif de l'invention est de procurer un procédé et des dispositifs de fixation simultanée de tout un faisceau de tubes dans ces cas que l'on rencontre très fréquemment dans la pratique industrielle et qui sont résolus à ce jour par soudure- classique, par sertissage ou par matrice. Une application particulièrement avantageuse des procédés et dispositifs selon l'invention, est la fixation des tubes de radiateurs d'automobiles dont le nombre fabriqué chaque jour est très important. Dans la suite de l'exposé, on se réfèrera plus particulièrement à cette application particulière, sans que cela constitue une limitation de l'invention qui peut s'appliquer à la fixation étanche sur une plaque de tout faisceau de tubes parallèles. La description de l'art antérieur qui précède montre que les procédes connus de formage hydro-électrique des tubes par décharge rapide d'un condensateur entre des électrodes plongées dans un liquide ont été utilisés à ce jour pour former des tubes sur une matrice qui entoure entièrement le tube à l'exceptíon d'une empreinte dont le tube épouse la forme sous la poussée d'une onde de pression due au jaillissement de l'arc électrique. Dans de telles applications, la position et la forme des électrodes par rapport à l'empreinte n'est pas un paramètre important. D'autre part, les procédés connus comportent une chambre fermée, remplie de liquide, qui entoure les électrodes et il faut absolument que cette chambre soit bien remplie de liquide et purgée de toute bulle d'air qui risquerait d'amortir l'onde de pression. Un objectif de l'invention est d'adapter le procédé connu de formage hydro-électrique au cas particulier de la fixation des tubes sur une plaque de telle sorte que cette fixation puisse etre réalisée simultanément pour tous les tubes d'un même faisceau et très rapidement, avec un dispositif de conception relativement simple et une faible dépense d'énergierdonc pour un prix de revient largement concurrentiel avec celui des procédés et dispositifs con nus Les procédés selon l'invention servent à fixer simultanément et de façon étanche plusieurs tubes d'un faisceau de tubes parallèles sur une plaque perforée de trous dans chacun desquels un des tubes est engagé. Les objectifs de l'invention sont atteints par un procédé qui comporte les étapes suivantes - on plonge la plaque perforée et les tubes engagés dans les perforations de celle-ci, dans un liquide, - on engage axialement dans une des extrémités de chaque tube une électrode appartenant à une première série d'électrodes, - on engage axialement dans l'autre extrémité de chaque tube une deuxième électrode appartenant à une deuxième série d'électrodes, - on rapproche les extrémités des deux électrodes engagées dans chaque tube jusqu a ce qu'elles soient séparées par une faible discontinuité située sensiblement au niveau de ladite plaque, dans ledit liquide, - on connecte chaque série d'électrodes sur les bornes d'au'moins un générateur d'impulsions électriques et on provoque une décharge électrique très brève entre les extrémités desdites électrodes, laquelle décharge produit dans le liquide qui entoure les extrémités des électrodes une onde de pression qui déforme les parois du tube et les sertit de façon étanche de part et d'autre de ladite plaque. Un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention est composé d'un bac ouvert contenant un liquide ayant une résistivité élevée, lequel bac comporte dans son fond une série d'électrodes verticales, de meme hauteur, dont les écartements correspondent à ceux des axes desdits tubes, d'une deuxième série d'électrodes supérieures de même longueur, montées sur une plaque mobile verticalement, chaque électrode de cette deuxième série étant coaxiale aux électrodes de la premiere cerieetd'aumoinsun générat eur d'impuls ions électriques ayant deux bornes, l'une connectée sur la première série d'électrodes et l'autre connectée sur la deuxième série d'électrodes. L'invention a pour résultat la fixation étanche et simultanée de plusieurs tubes d'un même faisceau sur une plaque perforée. Le procédé selon l'invention permet d'obtenir de très grande cadences de fabrication avec une dépense d'énergie très faible et de réaliser en série des échangeurs du type radiateurs de refroidissement, batteries de condensation, évaporateurs et condenseurs de machine frigorifiques, etc ... dans lesquels circule un liquide ou un fluide qui est porté à une pression relativement faible de l'ordre de quelques bars. Une application particulière mais non limitative des procédés et dispositifs selon l'invention est la fabrication des radiateurs de refroidissement équipant les véhicules à moteur thermique. Dans cette application ou le nombre de fixation de tubes est très élevé, les dispositifs et appareils selon l'invention permettent d'atteindre des coûts de fabrication très concurrentiels avec ceux des procédés connus. La description suivante se réfère aux dessins annexés qui représentent, sans aucun caractère limitatif, des exemples de mise en application de l'invention. La figure 1 est une vue d'ensemble en élévation d'un dispositif selon l'invention. La figure 2 est une coupe partielle, à plus grande échelle d'une application de l'invention pour fixer des tubes à proximité de leur extrémité. La figure 3 montre le résultat obtenu dans le cas de la figure 2. Les figures 4 et 5 représentent la fixation du tube sur une plaque intermédiaire et le résultat obtenu. La figure 1 représente une application d'un dispositif selon l'invention pour fixer simultanément, de façon étanche, les extrémités de plusieurs tubes 1 sur une plaque 2 ou 3. Par exemple, il s'agit du faisceau de tubes d'un radiateur de refroidissement d'automobile qui doivent être fixés sur deux flasques d'extrémité 2 et 3. Les tubes 1 sont ouverts à leurs deux ex trémités. La figure 1 représente la fixation des extrémités inférieures sur la plaque 2. Le dispositif comporte un bac 4 qui est ouvert à la partie supérieure et qui contient un liquide 5 non conducteur ou faiblement conducteur, par exemple de l'eau. Le fond du bac comporte une série d'électrodes verticales 6 dont les écartements correspondent à ceux des axes zzl des tubes 1. Chaque électrode 6 est placée au centre d'un bloc isolant 7 qui comporte un épaulement 8 dont le diamètre extérieur est légèrement inférieur au diamètre intérieur d'un tube 1. L'extrémité inférieure de chaque tube est emboîtée sur un épaulement 8 qui maintient chaque tube centré par rapport à une électrode 6. En variante on peut supprimer les épaulements 8 et centrer les tubes au moyen de pions de centrage fixés dans le fond du récipient qui coopèrent avec des encoches ou des orifices découpés dans la plaque 2. Les électrodes 6 sont connectées en parallèle par un conducteur 9 sur une des bornes d'un dispositif 10 générateur d'impulsions électriques très brèves. Par exemple le bac 4 est en un matériau isolant, les électrodes 6 traversent le fond du bac de façon étanche et elles sont fixées sur une plaque conductrice 11 qui est connectée sur le conducteur 9. Le dispositif comporte une deuxième série d'électrodes verticales 12 qui sont fixées sur une plaque 13 mobile verticalement. Par exemple, la plaque 13 peut coulisser le long de tiges verticales 14 et des vis 14a permettent de bloquer la plaque 13 à une hauteur~determinee. Les électrodes 12 sont fixées sur la plaque 13 avec un écartement entre les axes des électrodes égal à l'écartement entre les axes des tubes 1. Le bac 4 est positionné par rapport aux tiges 14 de telle sorte que chaque électrode 12 soit coaxiale avec une des électrodes 6. Toutes les électrodes 12 sont connectées en parallèle par un conducteur 15 sur la deuxième borne du générateur d'impulsions électrique 10. Les électrodes 12 sont enrobées dans une gaine isolante 16 qui les isole électriquement du tube 1 dans lequel elles sont engagées. En variante, toutes les électrodes 12 et les tubes 1 peuvent etre portés au même potentiel électrique et dans ce cas, la gaine 16 peut être une gaine très mince qui sert seulement à protéger les électrodes 12. Le diamètre extérieur de la gaine 16 est légèrement inférieur au diamètre intérieur des tubes 1. Pour sertir simultanément de façon étanche sur la plaque 2 les extrémités inférieures de tous les tubes 1 ou de plusieurs de ces tubes, on procède de la façon suivante On verse dans le bac 4 un liquide 5 qui est par exemple une huile isolante ou de l'eau peu conductrice. On plonge ensuite dans le bain 5 la plaque 2 qui comporte des perforations dans chacune desquelles est engagé l'un des tubes 1. On engage les extrémités inférieures de chaque tube autour de l'un des épaulements 8 et on appuie le bord inférieur du tube contre le bloc isolant 7. On descend ensuite la plaque 13 portant la deuxième série d'électrodes de sorte qu'une électrode 12 descend axialement dans chacun des tubes 1. On arrête le mouvement de descente lorsque les extrémités de chaque paire d'électrodes 6 - 12 sont séparées l'une de l'autre par un faible écartement. Toutes les électrodes 6 ont la même hauteur et toutes les électrodes 12 ont la même longueur. La hauteur des électrodes 6 est choisie de telle sorte que-la discontinuité entre les deux électrodes se situe sensiblement au niveau de la plaque 2. Les extrémités des électrodes et des isolants qui les entourent délimitent avec chaque tube 1 une chambre 17 qui est remplie de liquide 5. Une fois les électrodes en place dans chaque tube, on connecte les conducteurs 9 et 15 sur un générateur 10 qui émet une impulsion de tension ayant une durée très brève de l'ordre de quelques microsecondes. La tension est choisie d'un niveau supérieur à la tens#ion de claquage du diélectrique qui sépare les extrémités des deux électrodes, de telle sorte qu'une décharge électrique en forme d'arc jaillit entre ces extrémités dans chacune des chambres 17. Cet arc électrique donne naissance à une onde de choc qui se propage dans le liquide de la chambre 17 et qui déforme les parois du tube en formant sur chaque tube, de part et d'autre de la plaque 2, un bourrelet qui fixe le tube mécaniquement à la plaque et le contact obtenu est étanche. La déformation du tube se produit à très grande vitesse, de l'or- dre de 500m/s. et, à une telle vitesse, le métal se déforme plastiquement, sans étirement ni réduction d'épaisseur, de sorte que la résistance mécanique des tubes n'est pas altérée. L'énergie et la durée de la décharge électrique sont fonction de l'épaisseur, de la forme et de l'état métallurgique des tubes afin d'é Ater de déchirer ceux-ci si l'énergie est trop forte et pour éviter que l'assemblage ne soit pas étanche si l'énergie est trop faible. Des essais préliminaires permettent de déterminer les valeurs à utiliser dans chaque cas. En ce qui concerne la durée de la décharge, on cherche à obtenir la durée la plus courte possible afin de mettre en jeu des puissances élevées avec une faible dépense d'énergie. En pratique, on utilise comme générateur 10, des batteries de condensateurs de choc ayant une capacité C et on sait que lorsque ceux-ci sont chargés sous une tension VS l'énergie emmagasinée W = 1 C V2. La décharge des des condensateurs dans les électrodes suit la loi sinusoidale amortie du cir- cuit cuit oscillant I = Io e W sin xt avec s = constante de temps a 2L et X = R pulsation Par exemple pour sertir des tubes en alliage d'aluminium ayant un diamètre de 8mm et une épaisseur de 0,4 millimètre l'expérience montre qu'il faut produire une décharge ayant une énergie de l'ordre de 100 à 300 Joules et une durée d'une microseconde. On règle l'énergie en agissant sur le produit 1 V2 et de préféren 2 ce sur la tension Nruniquement car les variations de la capacité C entraînent une variation de la pulsation donc de la durée des ondes de pression. On sait construire des générateurs d'impulsions comportant des condensateurs ayant une capacité comprise entre 20 uF et 160 pF qui peuvent donc stocker sous 15 KV une énergie comprise entre 2,25 Kj et 18 Kj. On voit donc qu'il est possible de sertir simultanément avec de tels générateurs de l'ordre de 100 à 200 tubes nécessitant une énergie de sertissage comprise entre 100 et 200 joules, ce qui permet de donner une idée des possibilités de rendement du procédé selon l'invention et de la faible quantité d'énergie consommée. Dans le cas où le liquide 5 est isolant, on charge les condensateurs à partir d'une source de courant continu puis au moyen d'un inverseur, on isole les condensateurs de la source et on les branche sur les conducteurs 9 et 15. En variante, on peut avantageusement utiliser un liquide 5 faiblement conducteur, par exemple de lteau ordinaire, non déminéralisée. Dans ce cas, on peut charger lentement les condensateurs à travers un circuit de charge passant par les électrodes mêmes. Lorsque les condensateurs sont chargés, on manoeuvre un interrupteur qui isole la source et qui ferme un circuit de décharge des condensateurs à travers les électrodes. La position mutuelle des électrodes par rapport à la plaque est un facteur important de la bonne marche du procédé. Dans tous les cas l'arc électrique doit être produit à proximité des points où l'on veut provoquer la déformation des tubes et la discontinuité qui sépare les extrémités des deux électrodes doit donc se situer à proximité#de la plaque 2 sur laquelle on désire fixer les tubes. Les figures 2 et 3 représentent, à plus grande échelle, le cas particulier où lton désire sertir des tubes sur une plaque voisine d'une extrémité des tubes. Ce cas est très fréquent en pratique, dans le cas des échangeurs tubulaires ou des radiateurs. On voit sur la figure 2 l'extrémité inférieure d'un tube 1 qui est appuyée contre un bloc isolant 7 et qui est engagée autour d'un épaulement de centrage 8. On a représenté un cas de figure où les perforations de la plaque 2 comportent un léger bord 2a rabattu vers l'extérieur. Cet exemple n'est pas limitatif et les perforations de la plaque 2 pourraient également-être à bords droits. On a représenté le plan horizontal PP' qui est le plan médian de la plaque 2. On voit que le sommet de l'électrode 6 se situe sensiblement audessous du plan PP'. Par exemple l'électrode 6 dépasse de Imm au-dessus du bloc 7 tandis que la plaque 2 est située à plusieurs millimètres en retrait de l'extrémité des tubes 1. La distance entre les extrémités des deux électrodes 6 et 12 est de l'ordre du millimètre. Dans tous les cas cette distance doit être inférieure au tiers du diamètre des tubes de sorte que l'arc jaillisse entre les électrodes et non pas entre une électrode et la paroi du tube. On voit sur la figure 2 que la discontinuité entre les deux électrodes est située entre la plaque 2 et les extrémités des tubes. L'arc se produit sensiblement au-dessous du plan PP' par exemple a 2 ou 3mm au-dessous de ce plan. L'extrémité inférieure de l'électrode supérieure 12 et de la gaine isolante 16 est taillée en forme de pointe d'allure tronconique qui prend naissance dans un plan horizontal H situé légèrement au-dessus du plan PP', de telle sorte que la chambre 17 remplie de liquide, qui est délimitée par les deux électrodes et par la paroi du tube 1 remonte au-dessus de la plaque 2. Ainsi l'onde de pression due au jaillissement de l'arc se propage dans le liquide 5 contenu dans la chambre 17 et vient déformer le tube sous forme d'un bourrelet 18 situé au-dessus de la plaque 2 que l'on voit sur la#figu- re 2;L'extremite du tube se déforme en s'évasant en forme de tulipe comme on le voit sur la figure 3. Cet évasement entraîne un échappement de l'onde de pression à l'extérieur de la chambre 17 qui affaiblit celle-ci. C'est pourquoi il est préférable de déplacer légèrement l'arc vers l'extrémité, comme le montre la figure 2, afin que l'onde de pression prenne naissance plus près de l'extrémité, ce qui permet de compenser l'affaiblissement de l'onde dû à l'évasement de l'extrémité. il n'est pas nécessaire que la chambre 17 soit fermée de façon étanche. il suffit que l'extrémité inférieure du tube 1 soit appuyée contre le bloc 7, le contact n'étant pas nécessairement étanche. De même, il suffit que le jeu entre la paroi extérieure de la gaine 16 et le tube 1 soit faible. Si ces conditions sont respectées, l'onde de pression déforme le tube lors du premier pic de pression puis elle s'amortit rapidement. La figure 4 représente la position relative des électrodes et d'une plaque 2b sur laquelle on désire sertir les tubes 1, cette plaque étant une plaque intermédiaire, éloignée des deux extrémités des tubes. Dans ce cas, les deux électrodes 6 et 12 sont disposées symétriquement par rapport à la plaque 2b. Les extrémités des deux électrodes et des revêtements isolants 7 et 16 sont découpés en forme de pointe tronconique, de sorte que le liquide 5, contenu dans la chambre 17a, qui sépare les deux électrodes, baigne la paroi du tube 1, de part et d'autre de la plaque 2b et transmette l'onde de pression à ces deux parties du tube pour les déformer. La figure 5 montre la forme des deux bourrelets de sertissage 19a et 19b que l'on obtient dans ce cas. Bien entendu, sans sortir du cadre de l'invention, les divers élé- ments constitutifs des dispositifs qui viennent d'être décrits à titre d'exemple pourront être remplacés par des éléments équivalents Selon une variante, on peut utiliser plusieurs générateurs d'impulsions électriques pouvant délivrer chacun une décharge ayant une énergie de 100 à 500 joules. Dans ce -cas, une des bornes de sortie de chaque générateur individuel est connecté sur une des électrodes 12 par exemple, tandis que les deuxièmes bornes sont connectées en parallèle sur la plaque 9. Le nombre de générateurs est alors égal à celui des tubes à sertir et on commande simulta nément la décharge de tous les générateurs. La charge de tous les générateurs est effectuée de façon commune par la même source donc sous le même potentiel. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour fixer simultanément, de façon étanche, plusieurs tubes d'un faisceau de tubes parallèles sur une plaque perforée de trous dans chacun desquels est engagé un desdits tubes, caractérisé en ce que - on plonge ladite plaque et les tubes engagés dans les perforations de celle-ci, dans un liquide, - on engage axialement dans une des extrémités de chaque tube une électro de appartenant à une première série d'électrodes, - on engage axialement dans l'autre extrémité de chaque tube, une deuxième électrode appartenant à une deuxième série d'électrodes, - on rapproche les extrémités des deux électrodes engagées dans chaque tu be jusqu'à ce qu'elles soient séparées par une faible discontinuité située sensiblement au niveau de ladite plaque, dans ledit liquide, - on connecte les électrodes de chaque série sur les bornes d'au moins un générateur d'impulsions électriques. - et on provoque une décharge électrique très brève entre les extrémités desdites électrodes, laquelle décharge produit dans le liquide qui entoure les extrémités des électrodes, une onde de pression qui déforme les parois du tube et les sertit de façon étanche de part et d'autre de ladite plaque. 2 - Dispositif pour fixer simultanément plusieurs tubes d'un faisceau de tubes sur une plaque par un procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est composé d'un bac ouvert, contenant un liquide ayant une résisti vite élevée, lequel bac comporte dans son fond une première série d'élec trodes verticales, de même hauteur, dont les écartements correspondent à ceux des axes desdits tubes, d'une deuxième série d'électrodes supérieu res,de même longueur, montées sur une plaque mobile verticalement, chaque électrode de cette deuxième série étant coaxiale aux électrodes de la premiè re série etd'aumoins un générateur d'impulsions électriques ayant deux bornes, l'une connectée sur la première série d'électrodes et l'autre con nectée sur la deuxième série d'électrodes. 3 - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce chaque électrode est entourée d'une gaine isolante dont le diamètre extérieur est légèrement inférieur au diamètre intérieur du tube, de sorte que les extrémités des électrodes et la paroi interne du tube délimitent une chambre remplie de liquide. 4 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que chaque électrode de la première série est disposée au centre d'un bloc isolant comportant un épaulement périphérique dont le diamètre extérieur est légèrement inférieur au diamètre intérieur de l'un desdits tubes dont une extrémité vient s'emboîter sur ledit épaulement. 5 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, destiné à sertir simultanément plusieurs tubes sur une plaque perforée, située à proximité d'une extrémité desdits tubes, caractérisé en ce que la discon tinuité entre les extrémités des deux électrodes est située entre ladite plaque et l'extrémité des tubes. 6 - Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que les extrémités inférieures des électrodes supérieures et de la gaine isolante qui les en toure présente la forme d'une pointe d'allure tronconique qui prend nais sance dans un plan situélégèrement au-dessus de ladite plaque, de sorte que la chambre remplie de liquide qui entoure les extrémités des deux électrodes remonte au-dessus de ladite plaque. 7 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, destiné à sertir simultanément plusieurs tubes sur une plaque perforée, éloignée des deux extrémités, caractérisé en ce que les deux électrodes sont dispo sées symétriquement par rapport à ladite plaque et les extrémités des deux électrodes et des gaines isolantes présentent la forme de pointes tronco niques qui délimitent avec la paroi du tube une chambre remplie de liquide qui s'étend de part et d'autre de ladite plaque. 8 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisé en ce que lesditsgénérateursd'impulsions électriques sontconstituéspar une batterie d'aegumulateurs de capacité totale C,qui sont charges sous une tension N-qui varie selon l'épaisseur, le diamètre et la nature des tubes et que l'on décharge brusquement entre lesdites électrodes.