L'invention, due à Ralf HAASE, est relative a'un procéda pour tailler les arêtes latérales d'une couche de cordes d'acier enrobée de caoutchouc, dans lequel des parties marginales (en forme de bandes) sont tranchées sur les deux côtés d'une couche mise en mouvement d'une manière discontinue suivant sa direction longitudinale On sait déja, dans une calandre, utiliser un couteau pour rogner le caoutchouc en excédent sur les bords d'une bande, mais on se heurte à la difficulté que le couteau ne peut pas toujours être réglé correctement du fait que la largeur du tissu n'est pas toujours uniforme mais subit des fluctuations. Aussi gst-on arrivé à tailler les bords des bandes de tissu enrobées de caoutchouc au moyen de fils métalliques passant, avec ltespacement désiré, de bas en haut, dans des rainures ménagées, sur les côtés, dans les cylindres de calandrage. Pour cette opération, on emploie de la corde à piano de faible diamètre dont l'utilisation se trouve toutefois limitée par ltépaisseur, constamment croissante, des tissus de cordes. De plus, cette façon de réaliser la coupe s'accompagne d'une certaine imprécision,car même un fil métallique tendu peut s'écarter légèrement de la direction de coupe, ce qui se traduit défavorablement sur le pneu, une fois celui-ci achevé. On en est arrivé encore à tailler les bords d'une bande de tissu de cordes au moyen de couteaux mobiles, montés élastique- ment, qui détachent le bord à côté de la corde externe de la couche enrobée, obliquement par rapport à la bande de tissu de cordes. Ce procédé cependant ne convient que pour un fonctionnement en continu De plus, il présente encore l'inconvénient que les couteaux non chauffés ne sectionnent pas la bande de tissu de cordes d'une manière absolument nette,-- car le caoutchouc brut est très dur et les couteaux y pénètrent très mal et dérapent. L'invention a donc pour but de fournir un procédé pour tailler les arêtes latérales d'une couche de cordes d;;acier enrobée de caoutchouc, car il est indispensable pour la suite de la fabrication (sectionnement et raccordement de couches de cordes d'acier enrobée de caoutchouc) de couper, selon-des exigences bien déterminées, les bords ,a raccorder ultérieurement, de la bande. Conformément à l'invention, ce problème est résolu par le fait qu'un dispositif de coupe glisse, du côté intérieur des deux cordes marginales, le long de chacun des deux côtés longitudinaux, dans la couche incurvée en direction longitudinale, seule chacune des cordes marginales extérieures étant maintenue tendue et,séparée des autres parties marginales,étant enlevée obliquement tandis que la couche subsistante continue à se déplacer essentiellement sans être tendue. De ce fait, on réalise des conditions avantageuses, pour obtenir des arêtes coupées de façon rectiligne et sans déformations, et une précision maximale dans les circonstances où on travaile se trouve assurée. Il s' agit d'une condition impérative du fait que l'arête d'une bande de tissu de cordes doit être taillée avec précision, d'une manière sûre, pour éviter toute irrégularité et tout balourd du pneumatique, une fois celui-ci achevé. Outre la précision de la coupe par rapport à la largeur du bord de caoutchouc qui doit rester constante sur toute la longueur de coupe et le maintien constant de la distance entre la corde marginale externe et l'arête de coupe, le procédé conforme à l'invention permet aussi un déroulement de l'opération de coupe d'une manière complètement automatique et discontinue. En outre, les parties de la bande qui constituent les chutes de l'opération de coupe sont ramenées, sans aucune perte, dans le processus de production, ce qui permet une très grande économie de matière première. D'autre part, il s' est révélé très avantageux que le dispositif de coupe se trouve à la température de la pièce lors de l'arrêt de la couche, mais qu'il ait atteint sa température de fonctionnement lors de la mise en marche de la couche. En premier lieu en effet la résistance de coupe peut, dans ces conditions, être maintenue aune valeur très faible, ce qui augmente la longévité des couteaux, du fait aussi qu'un couteau chaud qui n1 est plus parfaitement aiguisé fournit une coupe nette beaucoup plus longtemps qu'un couteau froid-. En second lieu il s'est révélé nécessaire que les couteaux chauds, à l'arrêt de la couche, aient la température de la pièce pour éviter que le caoutchouc non vulcanisé ne se carbonise dans la région où agit le couteau. Le procédé conforme à l'invention est expliqué plus en détail ci-après à l'aide d'un de ses modes de mise en oeuvre,pris à titre illustratif mais nullement limitatif, en se référant aux dessins annexés dans lesquels - la- figure 1 est une vue latérale d'un dispositif de coupe fonctionnant selon le procédé conforme à l'invention, et - la figure 2 est une coupe suivant la ligne A-A de la figure 1. Du fait que la couche 1 de cordes d'acier à tailler constitue un matériau très souple à la flexion, il faut, pour obtenir la stabilité des bords nécessaires à la coupe, que la couche soit incurvée suivant sa direction longitudinale, du fait que, dans ces conditions tout pliage latéral de la couche, dans la région où s'effectue la coupe, se trouve empêché. La partie restante de la couche est déplacée ensuite essentiellement sans être tendue.Une incurvation exactement définie delta couche 1 est obtenue en faisant passer celle-ci sur un rouleau de renvoi ou rouleau de coupe 2. Ensuite, un dispositif des coupe 3 est mis en oeuvre, du côté intérieur de chacune des deux cordes marginales 4, suivant les deux côtés longitudinaux de la couche 1 incurvée suivant sa direction longitudinale ; au cours de cette opération de coupe, la couche continue, ainsi quton l'a déjà dit précédemment, à se déplacer sans etre tendue. Chacun des dispositifs de coupe'3 se compose d'un couteau5, qui est enserré entre deux bornes électriques, d'un support de couteau 6 dans lequel le couteau est immobilisé et qui permet de le faire tourner et de régler à volons; son angle de coupe, et d'un ressort à lame 7. Ce ressort à lame 7 est ponté sur un support de ressort 8. Les dispositifs de coupe 3 sont en contact, par la pointe de leurs couteaux 5, avec le rouleau de renvoi ou de coupe sur lequel ils reposent presque sans aucune pression. La pression d'application des couteaux 5 sur le rouleau de coupe 2 est réglée au moyen d'un dispositif de réglage 9 du support de ressort 8. En outre, la position du centre de pivotement et l'obliquité des couteaux 5 sont réglés à l'aide d'un dispositif de réglage de pivotement 10. Au cours de l'opération de coupe, les cordes marginales 4 sont tendues et tirées obliquement latéralement par rapport à la couche 1 Tant que la couche 1 est en déplacement, les dispositifs de coupe 3 tranchent et séparent les bandes marginales 11 de la couche 1. Comme on l'a exposé précédemment, la corde marginale4 est tirée avec une certaine tension ét est séparée du caoutchouc qui l'entoure puis est enroulée sur la bobine 12 et réutilisée par la suite. En même temps, les bandes marginales Il de caoutchouc non vulcanisé sont séparées et enroulées sur la bobine 13, pour être elles aussi réutilisées ultérieurement. Du fait que la couche de cordes d'acier, en vue dune opération de raccordement ultérieure, doit être arrêtée et sectionnée en des emplacements espacés d'une certaine distance, les couteaux chauds 5 doivent , en un temps très court, présenter, à l'arrêt de la couche, la température de la pièce pour ne pas carboniser le caoutchouc non vulcanisé environnant avec lequel ils sont encore en contact. Avant même l'arrêt du déplacement de la couche, le chauffage des couteaux 5 est donc coupé, de sorte que, pendant les derniers millimètres de circulation de la couche les couteaux commencent déjà i se refroidir. A la mise en marche de la couche, les couteaux doivent être amenée aussi rapidement que possible à leur température de fonctionnement, pour réduire au minimum les temps d'arrêt de la couche.Au cours du déplacement ultérieur de la bande 1, les couteaux 5 présentent une température de fonctionnement d'environ 1500C. Cet échauffement rapide est obtenu au moyen d'un chauffa'go électrique à résistance qui s'efféctue tout d'abord,pendant quelques dixièmes de seconde, à une tension très élevée ; pendant ce temps la circulation est arrêtée. Ensuite la tension est considérablement réduite, à savoir à environ un sixième de sa valeur, et en même temps la circulation est mise en marche. On est ainsi assuré, les arêtes à raccorder ultérieurement de la couche de cordes d'acier ayant été taillées avec précision, de pouvoir obtenir un raccordement précis de ces arêtes. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, 11 invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Procédé pour tailTer les arêtes latérales d'une couche de cordes d'acier enrobée de caoutchouc, dans lequel des parties marginales (en forme de bandes) sont tranchées sur les deux côtés d'une couche mise en mouvement d'une manière discontinue suivant sa direction longitudinale, lequel procédé est caractérisé en ce qu'un dispositif de coupe glisse, du côté intérieur des deux cordes marginales, le long de chacun des deux côtés longitudinaux, dans la couche incurvée en direction longitudinale, seule chacune des cordes marginales extérieures étant maintenue tendue et, séparée des autres parties marginales, étant enlevée obliquement tandis que la couche subsistante continue à se déplacer essentiellement sans être tendue 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif de coupe se trouve à la température de la pièce lors de l'arrêt de la couche, mais qu'il a atteint sa température de fonctionnement lors de la mise en marche de la couche.