Des lésions vasculaires telles que des anévrismes ou des fistules artério-veineuses ont pu outre depuis peu traitées avec succès à l'aide d'un ballon en latex ou autre matière élastique fixé à l'extrémité d'un cathéter qu'on introduit dans un vaisseau après ponction percutanée, puis qu'on dirige sous radiO- scopie Jusqu'à la partie lésée, le ballon étant alors gonflé par l'entremise du cathéter, puis largué par retrait du cathéter qui sten dégage, le laissant en place.Cette technique particulièrement élégante puisqu'elle ne nécessite pas d'intervention chirur- gicle pour accéder à la lésion à traiter, a été appliquée à des cas qui étaient jusqu'alors inopérables et n'auraient pu outre au trement traités. On peut également mettre en oeuvre le même traitement pour ltobstruction du vaisseau nourricier de malformations et tumeurs. Une description succincte de cette technique est donnée en regard des figures 1, 2 et 5 de la demande de brevet fran çais 75 06544 déposée le 3 Xars 1975 et publiée sous le no 2 302 755, portant sur la fabrication de ballons sous forme de doigts de gants en latex dont la configuration conditionne leur mode de fixation en bout du cathéter ainsi que leur mode de constriction d'embouchure à l'extraction de ce dernier.Dans un premier mode de réalisation décrit en regard des figures 7t 8 et 9 du brevet sus-mentionné, le ballon est un simple doigt de gant cylindrique de 0,7 mu ou 1 mm de diamètre pour fixer les idées, et il est ligaturé au cathéter par quelques tours de fil de latex extremement ténu et convenablement noué. Dans une variante de réalisation décrite en regard de la figure Il dudit brevet, le doigt de gant présente une forme un peu plus complexe comprenant un rétrécissement ou sténose d'extrémité assurant la contention du ballon sur le cathéter. En tout état de cause se pose un problème de largage du ballon une fois gonflé en place, par retrait du cathéter. Une fixation trop ferme du ballon sur le cathéter peut rendre difficile leur séparation et l'on risquerait de voir le ballon suivre le mouvement de retrait du cathéter, arrachant ou aggravant la lésion vasculaire à traiter. À l'inverse, une fixation trop liche crée un risque de libération prématurée du ballon. La présente invention a pour but d'améliorer la streté et l'efficacité de l'opération de largage du ballon. Conformément à un mode d'exécution du procédé de ltin- vention, on entoure le cathéter porte-ballon par un second cathéter d'argot que l'on fait glisser le long du premier Jusqu'à la base du ballon, de façon à maintenir ce dernier en place par butée sur l'extrémité du second cathéter au moment où l'on retire le premier. En variante, le doigt de gant n'étant pas lié au cathéter mais simplement enfilé par son segment rétréci d'embouchure, on pousse le cathéter d'un coup sec à l'intérieur du ballon pour invaginer ledit segment rétréci, de sorte qu'il suffit, en fin d'opération, de tirer sur le cathéter pour qu'il se sépare du ballon gonflé. La présente invention s'étend également à d'autres perfectionnements apportés à la mise en oeuvre du traitement par obstruction au moyen d'un ballon gonflable. La description qui va suivre, en regard des dessins annexés, donnée à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue schématique en perspective montrant un doigt de gant de configuration cylindrique simple ligaturé en bout d'un cathéter. La figure 2 est une vue analogue illustrant un mode d'exécution du procédé de largage conforme à la présente invention. La figure 3 représente schématiquement un perfectionnement possible. La figure 4 montre une variante de réalisation de ballon. La figure 5 est une vue schématique illustrant un autre mode d'exécution du procédé de largage de la présente invention. On a représenté sur la figure i l'extrémité d'un cathéter I coiffée d'un ballon en latex 2 ayant la forme cylindri- que simple d'un doigt de gant. Celui-ci est attaché au cathéter 1 par un microfil de latex 3 enroulé de cinq à six tours puis lié par trois noeuds simples. Une fois la ligature achevée, la partie du doigt de gant 2 dépassant au-dessous de la ligature 3 est supprimée. Un tel ballon 2 est solidement fixé au cathéter 1 et il peut s'avérer impossible de détacher le ballon gonflé 2a en retirant simplement le cathéter 1 car le ballon suivrait ce mouvement et arracherait ou léserait gravement la lésion vasculaire que l'on veut traiter. il faut donc faire en sorte que le ballon reste en place au moment du largage. Ceci est assuré selon l'invention gracie à un second cathéter 5 (voir figure 2) que lton fait glisser le long du cathéter 1 jusqu'à la base du ballon 2. Lorsquton tire le cathéter 1, le cathéter 5 maintient le ballon en place au moment du largage. L'élasticité de la suture est telle que l'étanchéité du ballon est assurée quand on retire le cathéter 1. Cette étanchéité serait indispensable si le ballon était gonflé avec un produit hydrosoluble, mais selon une particularité de la présente invention, le ballon est rempli d'une substance polymérisante qui se solidifie à la température du corps en une quinzaine de minutes, de sorte que l'étanchéité n'a pas besoin d'entre parfaite au moment du largage qui ne se fait que lorsque la substance polymérisante s'est solidifiée. En fait, le ballon ne contient pas uniquement de la substance polymérisante car toute l'étude préalable de mise en place du ballon, de calcul de son volume optimal, est faite avec un produit iodé hydrosoluble. On vide le ballon d'iode avant d'injecter un volume égal de substance polymérisante, mais en fait on ne peut pas résorber la quantité d'iode contenue dans le cathéter 1. Cette quantité, d'autant plus importante que le cathéter 1 est plus long et que son diamètre intérieur est plus grand, est réintroduite dans le ballon qui contient donc une certaine quantité d'iode, plus lourde que la substance polymérisante, et qui sédimente à la partie déclivée du ballon0 On peut selon une autre particularité de la présente invention se libérer de cet inconvénient en utilisant un cathéter à double voie 6 (figure 3). Les deux voies a, b seront d'abord purgées à l'iode et le ballon mis en place. Quand on injectera la substance polymérisante par la voie a, on réintroduira dans le ballon la quantité d'iode contenue dans celle-ci, et l'on récupere- ra cette quantité par la voie bt Ainsi le ballon ne contiendrat-il que de la substance polymérisante et constituera en totalité un volume solide sans partie liquide indésirable0 Ce procédé a l'avantage d'une grande sécurité car on ne craint pas de détacher le ballon par une fausse manoeuvre de traction sur le cathéter avant le moment choisi pour le largage du ballon. Iiais il présente en contrepartie l'inconvénient de nécessiter un second cathéter coaxial 5 qui augmente le diamètre hors-tout du cathéter, qui favorise la constitution de caillots entre les deux cathéters 1, 5 et qui rend la technique plus complexe. Pour obvier à cet inconvénient, la présente invention prévoit une variante illustrée sur la figure 4 et faisant appel à un ballon 7 qui n1 est pas ligaturé sur le cathéter I et qui présente une forme géométrique un peu plus complexe comprenant un téton distal 8 de 0,5 x I mm environ, qui sert à nicher un clip en argent 9 de 0,7 x 1 mm. le clip 9 sert à repérer facilement le ballon en radioscopie sans avoir besoin de le gonfler avec une substance radiopaque. Le ballon lui-meme 7 sera formé par un corps de doigt de gant 10 de 1,2 mm de large se prolongeant par un col d'entrée il de 0,3 mm de diamètre sur 3 à 4 ma de longueur. Une fois que le clip d'argent 9 a été introduit dans le téton distal 8 du doigt de gant 7 par dilatation du segment rétréci Il avec de l'eau, on coupe ce segment de manière à n'en laisser qu'une longueur de 2 mm au-dessous du ballon 10. On introduit ensuite les deux branches d'une pince fine (non représentée) dans le segment rétréci 11 qu'on distend en écartant les branches de la pince et l'on introduit le cathéter dans le doigt de gant. On retire alors la pince. On gonfle alors le ballon puis on pousse le cathéter 1 d'un coup sec à l'intérieur du ballon 10 pour invaginer les deux millimètres du segment rétréci 11 (voir figure 5). En effet, le segment rétréci a au repos un diamètre de 0,3 mm, tandis que le diamètre extérieur du cathéter est de 0,7 mm.Cette différence de diamètre ne suffit pas pour maintenir efficacement le ballon sur le cathéter 1 et parfois il suffit de gonfler le ballon pour qu'il soit éjecté du cathéter et détaché0 Par contre, l'invagination du segment rétréci Il renforce la liaison du ballon 10 au cathéter 1 par la pression croissante qu'exerce le liquide sur le segment invaginé 11 qnd on gonfle le ballon (voir flèches f). Lorsque le ballon a été gonflé avec la quantité désirable de substance polymérisaate et que celle-ci est solidifiée, il suffit de tirer sur le cathéter 1 pour détacher le ballon. Cette technique a l'avantage - d'autre plus simple puisqutelle ne nécessite qu'un seul cathéter; - de permettre de cheminer plus loin dans les vaisseaux puisque le diamètre du cathéter est plus petit. Mais elle a l'inconvénient : - d'8tpe- plus dangereuse, car la moindre traction sur le cathéter risque de détscher le ballon avant le moment voulu. La même technique de largage peut entre utilisée avec un ballon dont le téton distal contient un petit cylindre de 0,7 mm x 1 mm, creux à l'intérieur -0,1 mm-. En perçant l'extrémité du ballon en regard de l'extré- mité du petit cylindre creux, on transforme le ballon en un ballon gicleur qui permet d'injecter distalement dans un vaisseau une substance polymérisante qui se solidifie instantanément quand elle est au contact du sang. Le ballon peut se gonfler malgré la présence d'un orifice distal car la quantité injectée est supérieure par unité de temps à la quantité éjectée. On profite du moment où le ballon est encore gonflé, à la fin de l'injection, pour le détacher en tirant le cathéter. Le mtme type de ballon gicleur peut entre utilisé avec le premier procédé de largage (figure 2) quand la lésion à traiter est suffisamment proximale pour permettre le passage des deux cathéters i et 5. REVEKIIICATIONS 1 Procédé d'obstruction d'une fistule, d'un anévrisme et autre lésion vasculaire ou du vaisseau nourricier d'une mal- formation ou d'une tumeur, à l'aide d'un ballon gonflable en latex ou analogue coiffant l'extrémité d'un cathéter introduit par voie endovasculaire jusqu'à la partie lésée, le ballon étant alors gonflé par l'entremise du cathéter, puis largué par retrait de ce dernier, caractérisé en ce que des moyens spéciaux sont mis en oeuvre pour permettre de diriger le cathéter sous radioscopie dans son parcours endovasculaire, pour assurer le gonflage du ballon une fois arrivé à destination, pour effectuer un largage str et aisé du ballon gonflé appelé à demeurer en place. 2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel le ballon est un simple doigt de gant d'allure cylindrique ligaturé au cathéter par quelques tours de fil de latex estremement ténu et convenablement noué, caractérisé en ce qu'on entoure le cathéter porte-ballon par un second cathéter d'arrbt que l'on fait glisser le long du premier jusqu'à la base du ballon, de façon à maintenir ce dernier en place par butée sur l'extrémité du second cathéter au moment où lton retire le premier. 3. Procédé selon la revendication 1, dans lequel le ballon présente un corps en doigt de gant se prolongeant par un rétrécissement formant col d'entrée pour le cathéter et assurant la contention dudit ballon sur ce dernier, caractérisé en ce que, le doigt de gant n'étant pas lié au cathéter mais simplement enfilé par son segment rétréci d'embouchure, on pousse le cathéter d'un coup sec à l'intérieur du ballon pour invaginer ledit segment rétréci, de sorte qu'il suffit, en fin d'opération, de tirer sur le cathéter pour qu'il se sépare du ballon gonflé. 4. Procédé selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que le gonflement du ballon se fait au moyen d'une substance polymérisante qui se solidifie à la température du corps du patient. 5. Procédé selon la revendication 4, dans lequel la mise en place du ballon est faite avec un produit hydrosoluble, par exemple à base d'iode, qu'il faut évacuer et remplacer par ladite substance polymérisantes caractérisé en ce qu'on utilise un cathéter à double voie qui est d'abord purgé audit produit hydrosoluble, puis on injecte ladite substance polymérisante par l'une des voies du cathéter, déplaçant un meme volume de produit hydrosoluble qui s'évacue par ltautre voie. 6. Procédé selon la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que le doigt de gant comprend un téton distal dans lequel est niché un clip en argent ou analogue qui sert à repérer le ballon en radioscopie.