La présente invention a pour objet un récipient à-ouverture automatique pour produits fluides destiné en particulier, mais non exclusivement, au conditionnement de petits volumes de produits liquides ou visqueux, en doses individuelles. I1 existe déjà de tels emballages qui affectent assez fréquemment la forme de berlingots, de cubes, de tronçons de tube soudés à leurs extrémités, qui ont remplacé partiellement les bouteilles obturées par vissage. On peut classer ces emballages en trois catégories: - les récipients rigides en matière plastique ou en carton avec bouchage adhésif métallique utilisés notamment pour les yaourts et les confitures, mais compte tenu de ce que l'on utilise des matériaux différents, le prix de revient en est assez élevé et, d'autre part, l'ouverture par coin cassable est quelquefois malaisée - les récipients déformables en matière plastique fermés par soudure du genre de ceux utilisés pour les shampoings.L'ouverture de ces emballages nécessite pratiquement un coutil coupant tel que des ciseaux ou un couteau - les récipients en matière plastique rigide fermés par olipsage dont l'étanchéité est bonne, mais qui sont d'un coût élevé, dont l1ouverture. est parfois difficile et qui ne se justifient que lorsque le contenu doit être distribué en plusieurs fois. La présente invention a pour objet de remédier aux inconvénients des emballages connus. Elle concerne un récipient pour corps fluide, de forme générale parallélépipédique à base carrée, composé d'une matière homogène, caractérisé en ce qu.'il comporte, à partir de sa face supérieure, une entaille de section en forme de V dont le fond est sensiblement parallèle à une diagonale, l'axe de ladite entaille étant sensiblement perpendiculaire à une ligne formant charnière, délimitant un opercule rabattable. La présente invention a également pour objet des récipients de capacité relativement grande, terminés à leur partie supérieure. par un petit récipient tel que caractérisé ci-dessus.. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au dans de la description qui va suivre de quelques-modes de réalisations en regard des figures qui représentent La figure 1 un récipient fern.é hermétiquement. La figure 2 le même rcinFet ouvert. La figure 3 une bouteille terminée par une fermeture selon l'invention. La figure 4 une autre forme de bouteille. A la figure 1 le récipient a la forme générale d'un cube 1 dont les arêtes latérales 2 ont été arrondies afin qu'il ne se forme pas de lignes de moindre résistance latérales. Sur la face supérieure 3 du cube 1 affleure une entaille 4. Cette entaille est creusée sensiblement selon une diagonale D-D' du cube 1. A l'opposé de cette entaille 4, la face supérieure 3 du cube est terminée par un opercule 5 qui s'articule autour d'une ligne charnière 6 constituée dans la face 3. Cette charnière 6 est orthogonale à la diagonale D-D'. Un récipient de ce genre est facilement obtenu en une seule opération par soufflage après extrudage de matière plastique telle que PVC, ou polystyrène, polyéthylène, polypropylène , opération désignée dans la technique sous le nom d'extrusion-soufflage. Lors du soufflage, une pression d'air est maintenue à l'intérieur du récipient à travers l'ouverture dégagée par l'opercule 5. A la sortie de l'opération de soufflage, l'opercule est ouvert, ce qui permet le remplissage du récipient. Le récipient rempli passe ensuite sous une résistance chauffante, de sorte que celle-ci vienne presque au contact de la charnière 6. Le chauffage ainsi produit provoque le ramollissement de la charnière et l'opercule se rabat par gravité sur le rebord 3, de manière à réaliser une mémoire fermée. C'est-à-dire qu'après remplissage, la position naturelle de l'opercule est la position rabattue sur le récipient, celui-ci étant fermé en position de repos lorsqu'aucune pression latérale n'est appliquée. L'opercule est ensuite soudé sur le corps 1, afin d'assurer l'étanchéité de la fermeture,par thermocompression ou par ultrasons. Toutefois, cette soudure doit constituer une ligne de moindre résistance qui cédera par application de pressions latérales. La figure 2 représente le récipient ouvert, l'opercule 5 ayant pivoté autour de la ligne charnière 6 ; les mêmes éléments portent les mêmes références que sur la figure 1. Le mouvement de l'opercule 5 est obtenu par action des forces F-F' appliquées sur les faces latérales du cube. Celles-ci, relativement rigides, transmettent les forces F-F' sur la face supérieure 3 du cube, de sorte que les lèvres de l'entaille 4 en forme de V se rapprochent. Ce mouvement produit une tension sur l'opercule 5 qui se décolle, à ce moment, de la face 3. L'opercule 5 et la partie de la face 3 correspondante ont une forme triangulaire, de manière à former un bec verseur dans cette partie du récipient. On doit noter que les parois du cube sont suffisamment rigides pour que la pression exercée sur les faces latérales se transmette sur la face supérieure 3 et non au contenu du récipient. En effet, s'il n'en était pas ainsi, le liquide contenu dans le récipient giclerait lors de l'ouverture de celui-ci. Lorsque la pression F-F' est relâchée, l'entaille 4 reprend la position qu'elle avait après le soufflage. L'opercule 5 se rabat sur la face 3 et assure ainsi une fermeture élastique qui n'est pas parfaitement étanche, mais permet d'éviter la projection du liquide. L'ouverture de ce récipient est automatique dans la mesure où elle est obtenue avec une seule main, ce qui présente un grand avantage pratique. Le récipient qui est représenté sur les figures 1 et 2 est plus spécialement destiné à la confection de doses individuelles, Selon l'invention, le dispositif de fermeture qui a étédécrit en regard des figures 1 et 2 peut également être employé pour des récipients plus importants, tels que des bouteilles de lait par exemple. La figure 3 représente une première forme de réalisation dans laquelle le goulot de la bouteille 1 a été remplacé par un cube qui présente une entaille 4 dont la section, à la partie supérieure 3, a la forme d'un V. Le couvercle du récipient est terminé comme précédemment par un.percule 5 recouvrant un angle formant bec verseur. La figure 4 est un autre mode de réalisation dans lequel l'entaille 4 est intégrée dans le corps du récipient 1. Les modes d'obtention et de fonctionnement des récipients représentés aux figures 3 et 4 sont les mêmes que ceux du récipient représenté aux figures 1 et 2. Ce récipient permet de réaliser le conditionnement de doses individuelles de condiments ou plus généralement de produits alimentaires ou autres sous des volumes qui peuvent aller jusqu'à 50 cm3 par exemple. L'inscription de ce récipient dans un cube en rend, d'autre part, le suremballage et le stockage très faciles. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitee aux modes de réalisation qui ont été décrits et représentés et de nombreuses variantes peuvent être introduites sans sortir pour cela du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1.- Récipient pour corps fluide, de forme générale parallélépipédique à base carrée, composé d'une matière homogène, caractérisé en ce qu'il comporte, à partir de sa face supérieure, une entaille de section en forme de V dont le fond est sensiblement parallèle à une diagonale du parallélépipède, l'axe de ladite entaille étant sensiblement perpendiculaire à une ligne formant charnière, délimitant un opercule rabattable. 2.- Récipient selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une pression latérale exercée de part et d'autre de ladite entaille produit le soulèvement de l'opercule précité, ledit opercule reprenant sa position initiale lorsque la pression est relâchée. 3.- Conditionnement selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le récipient est prolongé à sa partie inférieure par un volume de grande capacité. 4.- Procédé de conditionnement d'un produit fluide, utilisant un récipient selon l'une des revendications précédentes, ledit récipient étant obtenu par extrusion formage de matière plastique, caractérisé en ce que l'opercule étant moulé en position ouverte, il comprend en outre les étapes suivantes - remplissage du récipient par le produit fluide à travers l'ouverture dégagée par l'opercule. - chauffage de la charnière de manière à ce que l'opercule se rabatte par gravité sur le corps du récipient. - Soudure de l'opercule sur le récipient de manière à former une ligne de moindre résistance.