Dans aiverses industries, question de la distribution de-travail aux ouvriers a trouvé une solution dans l'utilisation de transporteurs pour envoyer le travail, par exemple dans des bacs de manutention, aux ouvriers places le -long- du transporteur. Pour diminuer lten-cours dans un atelier, tout en assurant que-chaque ouvrier a suffisamment de-travail pour ne pas rester inactif, il est de coutume de prévoir une réserve à chaque poste de travail. Dans un mode opératoire classique, lorsque ltouvrier prend le-travail-en réserve, il fait appel au poste de distribution pour une nouvelle réserve de travail et la personne responsable pour la distribution la lui envoie. De cette manière, les vitesses individuelles des ouvriers n'ont pas dtinter- action les unes sur les autres. De plus, pour éviter des pertes de temps lors de la réception de la réserve de travail au poste occupé par ltouvrier et qui exige l'intervention de celui-ci : à savoir de guetter son arrivée et de la retirer du transporteur, il a été prévu des systèmes permettant de libérer ltouvrier de cette tâche. I1 va être décrit ci-après (figures 1 et 2) un transpor teur-selecteur linéaire connu actuellement dans le commerce, ceci afin de mieux faire comprendre les améliorations apportes par l'invention. Actuellement, le transporteur consiste en un tapis à bande sans fin(1), à défilement continu, avec de postes (P1 à de travail, situés de part et d'autre dudit tapis. Chaque poste de travail dispose de deux réceptacles destines l'un (réceptacle 2 de travail)à unbac de travail, autre (réceptacle 3 de réserve), à un bac de travail mis en réserve. De plus, il est prévu un bras (4) de dérivation sur le transporteur pour chaque réceptacle de réserve. L'acheminement des bacs se fait à un poste de distribution où se trouve un pupitre de commande (5) équipé de voyants lumineux et de boutons-poussoirs sélectifs correspondant à chaque poste de travail. Lorsque le réceptacle de réserve (3) d'un poste quelconque est vacant, ceci est signalé au pupitre (5) par un voyant lumi neux correspondant. Lorsque la signalisation lumineuse s'affiche sur le pupitre, un nouveau bac de travail peut entre acheminé vers le poste et dérivé sur le réceptacle de réserve (3), par la personne chargée de la distribution et ceci grtce à un boutonpoussoir sélectif correspondant audit poste. I1 est évident que la clé du système actuel réside dans la personne qui assure le poste de distribution des bacs et que ce poste exige des- qualifications exceptionnelles d'adresse, de rapidité, d'impartialité, de résistance, etc. En effet, dans maintes entreprises, les cadences de travail sont très rapides et les personnes qui assurent ce poste sont donc soumises à une très grande tension nerveuse. La présente invention remédie à cet état de chose et propose une automatisation simple et peu conteuse pour effectuer la distribution des bacs de travail vers les réceptacles de réserve qui se trouvent vacants lors de la sélection de leur bras de dérivation, en fonction des bacs de travail à acheminer vers le bras en question, assurant ainsi qutaucun poste en attente de travail ntest négligé. La présente invention concerne un procédé d'expédition de travail à des ouvriers dont les postes de travail se trouvent de part et d'autre d'un tapis sans fin, chaque poste-eomprenant un moyen de dérivation et un réceptacle de réception du travail, lequel procédé se caractérise en ce quril consiste - à interroger cycliquement tous les postes de travail - à déterminer les postes qui ont besoin de bacs ; - à totaliser le nombre de bacs à distribuer - à commander la distribution - à commander les bras de dérivation en fonction des postes demandeurs et donc des bacs à expédier vers lesdits postes - à mettre le systeme en attente dans ltéventualité d'un manque de bacs à distribuer. L'invention vise également un appareil pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus, lequel appareil se caractérise en ce qutil comprend - au moins un dispositif à cames pour recenser, dans un ordre prédéterminé, le besoin en bac de travail, à chaque poste - des moyens de commande desdits moyens de dérivation se trouvant aux postes ayant besoin de travail, la commande se faisant dans le même ordre - un ensemble de distribution pour l'envoi de bacs de travail auxdits postes en question selon l'ordre des besoins. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront de la description qui va suivre faite en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels les figures 1 et 2 sont des vues respectivement en plan et en perspective partielle d'un transporteur-sélecteur linéaire connu, auquel s t applique l'invention la figure 5 représente, sous forme schématique, un appareil conforme à l'invention destiné à effectuer la distribution de bacs de travail selon ltétat de vacance de réceptacles de réserve à divers postes de travail la figure 4 représente schématiquement également un distributeur de 11 appareil selon ltinvention la figure 5 est un schéma électrique de l'appareil. Dans la forme de réalisation d'un appareil selon l'invention schématisé à la figure 3, des postes de travail P1, P2,...Pn situés Ie long du transporteur sont connectés à un dispositif de commande automatique C, par une liaison (10) qui permet à ce dernier d'interroger chaque poste pour savoir s'il faut expédier un bac ou non à ce poste. Outre le dispositif de commande automatique C, appareil selon l'invention comprend un ensemble de distribution D lequel ensemble comprend lui-même un distributeur D1, un compteurdécompteur T-S, un circuit F de fin de distribution et un circuit de redémarrage de cycle constitué par un circuit ET (E). Dès que le dispositif de commande automatique trouve qu'il faut expédier un bac à un poste donné, il enregistre la demande c dans le totalisateur à mémoire T du compteur-décompteur (qui met en route le distributeur D1) tout en mettant, par une liaison 20 et une commande appropriée, le bras de dérivation du poste en question au travers du tapis du transporteur, pour assurer que le bac distribué sera dérivé sur le réceptacle de réserve (3) du poste de travail en question. Chaque fois que le dispositif de commande Q (décrit plus en détail ci-après) trouve un poste demandeur lors du cycle d'interrogation, il envoie un signal au totalisateur à mémoire T du compteur-décompteur et met le bras de dérivation correspondant en position de travail.A la fin de chaque cycle d'interrogation, le dispositif de commande automatique s'arrête et envoie un signal E1 au circuit ET (E). Le distributeur D1 est conçu pour envoyer un signal dc d'annulation à la mémoire négative-S du compteur-décompteur qui soustrait "un" du nombre enregistré au totalisateur à mémoire T. Des que ce nombre atteint zéro, un circuit Q envoie d'une part un signal au distributeur D1 pour l'arr8ter et d'autre part au circuit ET (E) lequel est relié au dispositif de commande automatique C par un circuit m. Quand le distributeur D1 starrete, il arme le circuit F de fin de distribution qui détermine le moment d'envoyer un signal E2 à une seconde entrée du circuit ET (E) donc le moment de la remise en route du dispositif de commande automatique C ; les conditions-de fonctionnement du circuit ET étant remplies. La présente invention permet d'effectuer ces diverses opérations avec des circuits simples, peu cofteux mais très fiables. Le dispositif de commande automatique C est un dispositif à cames (C1 à Cn) lesquelles lors d'une révolution ou cycle drinterrogation ferment un jeu de contacts (cl à cn) dans des circuits d'appel des postes. Pour des questions de fiabilité le díspositif à cames comprend une came pour chaque poste. Tdu- tes les cames sont montées sur un meme arbre mais décalées les unes des autres de manière que les postes soient interrogés l'un après l'autre en séquence (du premier au dernier). La vitesse à laquelle l'arbre tourne pendant le cycle est réglée en fonction de la vitesse du tapis.Plus précisément, le dispositif à cames tourne à une vitesse telle quril recense les postes de travail, un à un, à une vitesse égale à celle du déplacement du travail sur le tapis. Le dispositif à cames envoie un signal à l'ensemble de distribution D chaque fois qu'un circuit de maintien (R1 à Rn) est fermé par lui. Les réceptacles de réserve (3) comprennent chacun un interrupteur (f de -1 à f de n) qui arme le moyen de dérivation (bras 4) correspondant au poste considéré, lorsqu'il est vacant. Lorsqu'un bac de travail (BT) se trouve sur le réceptacle de réserve à un poste donné du transporteur, il ouvre l'interrupteur (f de 1 à f de n) dans le circuit d'appel dudit poste. En d'autres termes, lorsque le dispositif à cames ferme le contact (cq à cn) d'un circuit d'appel d'un poste de travail dont l'interrupteur (f1 à-fn) est ouvert, rien ne se passe. Par contre, si ce dernier interrupteur (f1 à fn) est fermé, la fermeture du contact (c1 à cn) excite le relais (Rf à Rn) d'automaintien du circuit d'appel du poste en question qui actionne le bras de déviation (4) dudit poste par un moteur (Mff à Mn) de préférence à fluide. L'ensemble de distribution (D) envoie le travail au moyen d'un portillon G du distributeur D1, lequel portillon laisse passer un bac de travail à la f-ois. Lorsqu'il nty a rien dans le totalisateur X, un relais Z est désexcité (au repos) et ses contacts z (figure 5) - dans un circuit relais W et la commande D1 sont ouverts - dans un circuit relais B sont fermés ; - dans un circuit relais A sont ouverts ; et - dans un circuit relais X sont fermés. Donc, lorsqu'il y a un appel enregistré dans le totalisateur T, le relais Z est excité et ses contacts s'inversent. S'il y a un-bac devant le portillon b, un interrupteur e est contacté, le contact z est fermé, le relais W et la commande D1 sont excités ; le portillon s'ouvre, le bac part et e stouvre. Lorsque un contact temporisé w1 s1 ouvre, le relais W est désexcité ouvrant ltautomaintien w w et D1 est désexcité : ce qui referme le portillon. Avec le portillon fermé, le prochain bac peut arriver sur e. Si les contacts z sont toujours fermés, l'arrivée dudit bac sur e actionne un autre cycle de distribution en ouvrant le portillon. Lorsque z est ouvert, le portillon reste fermé. Au démarrage, des contacts a du relais A et les contacts z sont fermés dans le circuit X qui est excité dès la mise en route, fermant des contacts x dans son circuit de maintien et dans le circuit moteur M du dispositif à cames. Dès que ce dispositif commence à tourner, les contacts Mo dans le circuit dtautomaintien de X sont fermés et restent fermés jusqutà ce que le dispositif à cames ait fait une révolution complète. Si les contacts a et/ou z sont ouverts à ce moment, X est désexcité ouvrant le contact x dans le circuit N et le moteur du dispositif à cames Pour redémarrer un cycle du dispositif à cames C, il faut que le totalisateur T soit à zéro ét que le dernier bac sortant du portillon ait actionné un interrupteur du circuit P de fin de distribution. En effet, chaque fois que le totalisateur T est à zéro, les contacts dans le circuit Z sont ouverts et les contacts z retournent à leur position de repos dans les circuits de B, de A, de X, de W et de o. En supposant que le dispositif à cames est arrêté et que le dernier bac vient de quitter le portillon, il faut retarder le redémarrage du dispositif jusqutà ce que le bac ait passé le premier poste (ou ait eu le temps-d'8tre livré audit poste) pour s'assurer que le bac peut s'acheminer devant chaque poste avant que les cames puissent les interroger. Ceci est fait grace à l'interrupteur F. En effet, lorsqutun appel est enregistré dans le totalisateur, le circuit Z est fermé et les contacts z dans le circuit A se ferment excitant A qui est automaintenu par a. Lorsque le totalisateur arrive à zéro, le circuit Z est ouvert et les contacts z dans le circuit B se ferment au repos. Quand le bac actionne F, le circuit B est excité et automaintenu par b jusqu'à la fin de la temporisation d'un contact temporisé b1 qui s'ouvre et coupe les deux circuits A et B. La durée de la temporisation de b1 est déterminée en fonction de la distance que le bac doit parcourir pour dépasser le premier poste. Naturellement, si le totalisateur est à zéro, le dernier bac excité par le portillon a actionné F et le contact temporisé a a ouvert A et B avant que le dispositif à cames soit arrivé à la position co, X sera maintenu excité par les contacts a et z et le dispositif à cames C fera une autre révolution, immédiatement, pour ne pas perdre de temps. Dans ie cadre de l'invention il est possible d'utiliser plusieurs dispositifs à cames C avec un nombre équivalent de portillons G afin d'expédier différents types de bacs (travail) à des postes de travail différents, par simple enfichage des bornes C1 à cn à chaque poste sur le dispositif C voulu. Ceci n'a pas d'effet sur le nombre total de bacs expédiés, mais simplement sur la fréquence de recensement à chaque poste, en fonction du nombre de disppsitifs à cames employés. Il est bien entendu que la présente invention n'a été décrite et représentée qu'à titre du exemple préférentiel et qu'on pourra apporter des équivalences dans ses éléments constitutifs sans, pour autant, sortir du cadre de l'invention qui est défini dans les revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Procédé d'expédition de travail à des ouvriers dont les postes de travail se trouvent le long d'un tapis sans fin, chaque poste comprenant un moyen de dérivation et un réceptacle de réception du travail, lequel procédé se caractérise en ce qu'il consiste - à interroger cycliquementtous les postes de travail; - à déterminer les postes qui ont besoin de bacs ;-à totaliser le nombre de bacs à distribuer ;-à commander la distribution - à commander les bras de dérivation en fonction des postes demandeurs et donc des bacs à expédier vers lesdits postes - à mettre le système en attente dans l'éventualité d'un manque de bacs à distribuer. 2. Appareil pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, lequel appareil se caractérise en ce quril comprend : - au moins un dispositif à cames pour recenser, dans un ordre prédéterminé, le besoin en bac de travail, à chaque poste; - des moyens de commande desdits moyens de dérivation se trouvant aux postes ayant besoin de travail, la commande se faisant dans le m8me ordre ;-un ensemble de distribution pour ltenvoi de bacs de travail auxdits postes en question selon l'ordre des besoins. 3. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que le dispositif à cames comprend autant de cames qu'il existe de postes de travail, avec la possibilité de décaler chaque came, en fonction de la distance du poste de travail cor respondant, par rapport à 7'ensemble de distribution, et en ce qutil tourne à une vitesse égale à celle du déplacement du travail sur le tapis. 4. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'ensemble de distribution comprend : - un distributeur proprement dit ; - un circuit de fin de distribution ; - un circuit de redémarrage du cycle dtinterrogation ; - un compteur-décompteur recevant et totalisant un signal chaque fois que le dispositif de commande trouve un poste demander au cours du cycle d'interrotation, recevant et soustrayant un signal chaque fois que ledit distributeur a distribué un bac de travail ; - un circuit envoyant un signal audit distributeur pour l'arrêter et audit circuit de redémarrage de cycle pour le déclencher, lorsque ledit compteur-décompteur est au zéro. 5. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que le circuit de redémarrage du cycle d'interrogation est un circuit ET déclenchant ledit dispositif à cames lorsque ce circuit a reçu : un signal de fin de cycle du dispositif à cames ; le signal émis lorsque le compteur-décompteur est au zéro ; un signal issu du circuit de fin de distribution, de sorte que le dispositif à cames ne peut être mis en route avant que le dernier envoi de travail ait atteint ou dépassé le premier poste recensé par lui. 6. Appareil selon l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que le circuit de fin de distribution comprend un interrupteur actionné par les bacs sortant dudit distributeur. 7. Appareil selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que ledit distributeur envoie le travail au moyen d'un portillon qui laisse passer un bac à la fois, le bac qui se présente devant le portillon actionnant un interrupteur. 8.Appareil selon-e guLoenqe das raendxatis 2,3 et 4, caractérisé en ce qu'une temporisation est prévue pour que l'envoi du travail à chaque poste demandeur se fasse avec un décalage par rapport à la mise en totalisation des signaux du dispositif à cames. 9. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que les réceptacles de réception du travail comprennent chacun un interrupteur qui arme le moyen de dérivation correspondant au poste, lorsqu'il est vacant. 10. Appareil selon l'une quelconque des revendications 2, 8 et 9, caractérisé en ce qutil comprend un circuit de maintien par poste et en ce que le dispositif à cames ferme le circuit de maintien de chaque poste pour lequel le moyen de dérivation est armé et envoie chaque fois un signal à l'en- semble de distribution. 11. Appareil selon l'une quelconque des revendications 2, 8, 9 et 10, caractérisé en ce que le moyen de dérivation du travail à chaque poste comprend un bras actionné par un moteur.