L'invention concerne des perfectionnements apportés à un dispositif de support d'une table rotative recevant une pièce à usiner, un tel dispositif ayant son utilisation en combinaison avec diverses machines-outils. On a utilisé jusqu' à présent, de façon classique, une table rotative permettant l'usinage par des machines-outils de toute surface d'une pièce à usiner, à l'exception de sa base, c 'est-à- dire de son plan inférieur, selon un seul plan d'usinage, en fixant la pièce à usiner sur un plateau et en communiquant à ce dernier des mouvements de rotation et d'avance rectiligne pré- déterminés, de façon à amener successivement la pièce à usiner dans les différentes positions d'usinage désirables. Dans le dispositif de table rotative de cet art antérieur, le corps de la table sur lequel est fixée la pièce à usiner est toutefois exposé à subir une flexion ayant son point d'appui sur le bord d'une surface annulaire de coulissement de la table.Pour empe- cher cette flexion on a adjoint à certaines tables rotatives antérieures des organes de support montés sar un socle, sur les côtés extérieurs opposés d'un banc, parallèlement à la direction d'avance rectiligne de la table, et la table, sur ses bords opposés, était montée sur lesdits organes de support par l'inter- médiaire de vérins hydrauliques répartis dans le sens longitudinal de la table lorsque celle-ci est placée transversalement à son sens d'avance rectiligne.Ce dernier type de tables rotatives de l'art antérieur présentait encore l'inconvénient que, bien que les organes de support adjoints à la table soient efficaces lorsque la table est placée transversalement par rapport à son sens d'avance rectiligne, ils deviennent sans utilité si on fait tourner la table de 900 autour de son axe de rotation à partir de la position mentionnée en premier lieu, du fait que, dans cette dernière position, il n'y a pas d'élément de support en contact avec les vérins hydrauliques situés aux extrémités opposées de la table. L'invention a pour objet une nouvelle structure de support de table rotative qui élimine les inconvénients précités. Selon l'invention, le type de dispositif de support de table rotative qui vient d'être décrit est caractérisé en ce oll'il comporte, en outre, des éléments de base, ou appuis, de banc en pont disposés entre lesdits organes de support et le banc déjà prévu, parallélement auxdits organes de support, et une paire de ponts supportant la table et donc les jambes sont montées de façon coulissante sur lesdits appuis de banc en pont de façon à enjamber le banc déjà prévu, et en ce que la paire de ponts supportant la table sont exécutés de façon à se déplacer avec la table le long, desdits appuis de banc en pont. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description détaillée qui va suivre en regard du dessin annexé, donné uniquement à simple titre d'exemple non limitatif, dont Fig. 1 est une vue en plan d'une table rotative de l'art antérieur, donnée à titre comparatif Fig. 2 est une vue de face de cette même table. les figures 3 à 7 représentent un mode d'exécution préféré de l'invention Fig. 3 en est une vue en plan, Fig. 4 une vue de face, et Fig. 5 une coupe suivant la ligne V-V de la fig. 3. Fig. 6 et 7 sont des vues en plan de deux stades d'utilisation différents. On décrira tout d'abord, en se référant aux figures 1 et 2, une table rotative pour machine-outil de l'art antérieur. Sur ces figures, la table rotative comprend un corps de table 01, une base 02 supportant en rotation le corps de table 01 par l'intermédiaire d'une coulisse annulaire 02a, un banc 03 sur lequel est montée à coulissement, horizontalement, la base 02, des moyens d'entraînement faisant tourner le corps de table 01, et d'autres moyens d'entrainement communiquant des mouvements rectilignes à la base 02 et en même temps à la table CI le long du banc 03 (on n'a représenté aucun de ces moyens d'entrainement).La table rotative permet l'usinage par des machines outils de toute la surface, sauf la surface de base, d'une pièce à usiner au cours d'un cycle d'usinage unique, en fixant la pièce à usiner sur la table et en communiquant à celle-ci des mouvements de rotation et d'avance rectiligne prédéterminés pour amener successivement la pièce dans les positions d'usinage désirables. Les conditions de support de la pièce sont telles que le poids total de celle-ci et du corps de table 01 est supporté par l'intermédiaire de la coulisse annulaire 02a et, dans ces conditions, il se produit une flexion~ayant son point d'appui sur le bord de la surface de glissement annulaire correspon dant au corps de table 01.L'importance de la flexion varie avec le poids de la pièce à usiner fixée sur la table 01, avec la rigidité de celle-ci, avec le procédé de support de la table, etc., et si l'on réduit l'amplitude de cette flexion, on augmente la précision de support de la pièce à usiner et, par conséquent, la précision d'usinage de la pièce. C'est pourquoi, dans la table rotative dé l'art antérieur, on disposait deux organes de support séparés 04,04 sur les côtés extrieurs opposés du banc 03, c'est-à-dire au-dessous et au voisinage des extrémités opposées suivant la direction longitudinale de la table 01, parallélement à la direction de déplacement rectiligne de la table. D'autre part, sur la surface inférieure de la table 01 sont prévus plusieurs ensembles de vérin hydraulique, au voisinage des portions terminales opposées respectives. Ces organes de support 04,04 et ces vérins hydrauliques 05 constituent un dispositif de support auxiliaire de la table 01, réalisé et agencé de façon telle que, lorsque les vérins hydrauliques 05 sont actionnés, leurs tiges touchent les organes de support 04,04 pour supporter les portions terminales opposées suivant la direction longitudinale de la table 01.En utilisant ce dispositif de support, on réduit l'amplitude de la flexion de la table car on augmente le nombre de ses points d'appui, de sorte que la précision du montage de la pièce à usiner sur la table 01 est accrue, et par conséquent aussi la pré- cision de l'usinage. Mais dans ce dispositif du support de l'art antérieur qui vient d'être décrit, la table 01 ne peut s'appuyer sur les organes 04,04 par l'intermédiaite des vérins hydrauliques 05 que lorsque les portions terminales opposées suivant la direction longitudinale de la table 01 se trouvent au-dessus des organes de support 04,04. Par conséquent, un tel dispositif de support auxiliaire présente l'inconvénient que, si la table 01 tourne de 900 autour de son axe de rotation par rapport à la position représentée sur les figures 1 et 2, ce dispositif n'a plus aucune utilité. On décrira maintenant l'invention plus en détail à propos du mode d'exécution préféré représenté sur les figures 3 à 7. our ces figures, 1 est la table, 2 la base, 2a la coulisse annulaire pour la rotation de la table sur la base, 3 un banc, 4,4 deux organes de support séparés et 5 des vérins hydrauliques La structure et l'agencement de ces éléments, ainsi que leurs rôles et leurs avantages sont les mêmes que pour les éléments correspondants-de la table rotative de l'art antérieur, repré sentés sur les figures 1 et 2.A ces moyens connus, on adjoint, selon l'invention, des éléments base, ou appuis, de banc en pont, 7,7 et 7' ,7', montés. sur le socle, sensiblement au milieu des intervalles compris entre le banc 3 et les organes de support 4,4 sur les côtés extérieurs opposés du banc 3, parallèlement auxdits organes de support 4,4, et à un intervalle prédéterminé entre eux ; ces éléments 7,7 et 7',7' ont pour rôle de servir d'appui à des bancs en pont. On a désigné par 8,8 deux ponts qui peuvent coulisser au-dessus du banc 3- dans la direction de déplacement rectiligne de la table 1, les extrémités des montants, ou jambes, étant supportées et guidées par les éléments de base, ou appuis, 7,7 et 7',7'.Les ponts 8,8 enjambent le banc 3 ; leur surface supérieure est au même niveau que les surfaces terminales supérieures des organes de support 4,4 et disposées perpendiculairement au sens du déplacement rectiligne de la table 1, les portions terminales des ponts 8, 8 étant reliéés par les tiges de liaison 9,9 respectivement. La distance 12 entre les ponts 8,8 est égale à la distance li entre les organes de support 4,4 (voir figure 6). La référence 10 désigne des sièges d'accouplement à serrage qui se trouvent sensiblement au centre des surfaces supérieures des tiges de liaison 9,9, et Il désigne des attaches partant sensiblement de la portion centrale des faces latérales opposées de la base 2. Des moyens de serrage hydraulique 12, interposés entre l'attache 11 et le siège 10, permettent de bloquer le siège 10 de façon à solidariser l'attache 11 et la tige de liaison 9 lorsque ces moyens sont actionnés par une source de pression hydraulique non représentée.En d'autres termes, les éléments précités sont réalisés et agencés de façon qu'en actionnant les moyens de serrage hydraulique 12, on puisse solidariser les éléments 8,8 avec le mouvement d'avance rectiligne de la table 1 par l'intermédiaire de la tige de liaison 9, de l'attache Il et de la base 2. Le dispositif de support de table selon l'invention est réalisé conformément à la description ci-dessus, de façon que, comme dans le cas du dispositif de support de table de l'art antérieur, si le corps de plateau 1 se trouve dans la position représentée en trait continu sur la figure 6 dans laquelle les portions terminales opposées suivant la direction longitudinale se trouvent au-dessus des organes de support 4,4, la table puisse être supportée par les organes 4,4 par l'intermédiaire des tiges des différents vérins hydrauliques 5 de la surface intérieure de la table 1.Si l'on considère à présent le cas représenté par la double ligne en tireté de la figure 6 dans lequel le corps de plateau 1 a été tourné de 900 par rapport à la position représentée par le trait continu, aux portions terminales opposées suivant la direction longitudinale de la table 1, les tiges des vérins hydrauliques 5 font saillie vers le bas et touchent les surfaces supérieures des ponts 8,8 de sorte que le corps de table 1 peut être supporté par les éléments 7,7 et 7',7' par l'intermédiaire desdits ponts 8,8. Dans ce cas, il va de soi que la table 1 est également supportée par l'intermédiaire de la coulisse annulaire 2a.Pour communiquer un mouvement d'avance rectiligne à la table 1, tout en maintenant la condition de support de cette table décrite ci-dessus, pour la placer dans la position représentée en figure 7, on actionne les moyens de serrage hydraulique 12 de façon à solidariser la base 2 et les ponts 8,8 par l'intermédiaire des attaches Il et des tiges de liaison 9, puis l'on communique le mouvement d'avance rectiligne désiré à la base 2. Les ponts 8,8 coulissent alors le long des appuis de base 7,7 et 7',7' en même temps que la base 2, tout en supportant la table 1, et ils placent donc la table dans la position désirée. Du fait que le dispositif de support selon l'invention est réalisé et fonctionne conformément à la description ci-dessus, il permet de supporter la table 1 même après toute action de rotation du diviseur de 900 normalement nécessaire pour ces types de tables rotatives. Par conséquent, l'invention présente l'avantage d'augmenter la précision dans le support de la pièce à usiner et donc la précision de l'usinage. R E V E N D I C A g I O N Dispositif de support de table rotative de machine-outil, comprenant, de manière connue, des organes de support disposés sur une fondation, ou socle, de part et d'autre d'un banc, parallèlement à la direction d'avance rectiligne de la table, pour servir d'appui à ladite table par l'intermédiaire de vérins prévus aux extrémités opposées de celle-ci, caractérisé en ce qu'il comporte, en outre, des éléments de base ou appuis (7, 7') disposés parallèlement auxdits organes de support (4) et une paire de ponts (8) qui sont propres à supporter la table (1) par les vérins (5) pour une position angulaire de la table (1) dans laquelle les vérins sont au droit du banc (3), les ponts (8) étant montés coulissants sur les appuis (7, 7') et enjambant le banc (3), des moyens (9) étant prévus pour coupler les ponts (8) à la table (1) dans les déplacements rectilignes de celle-ci.