La présente invention concerne le traitement de mammifères femelles gravides en vue d'augmenter la vitalité de leurs petits0 Au moyen du traitement prévu par l'invention, (a) les foetus ont davantage de vitalité, ce qui a pour résultat un nombre moindre de mort-nés, et un nombre inférieur de morts dues aux rigueurs physiques de la naissance; (b) la santé général des petits est améliorée, ce qui a pour effet d'augmenter le nombre de petits susceptibles de survivre au sevrage et d'atteindre la maturité; et (c) les caractéristiques de croissance des petits sont améliorées, ce qui a pour effet de diminuer le nombre d'animaux de faible taille et de produire en général des prises de poids supérieures, par comparaison avec des sujets expérimentaux d'un age analogue provenant de femelles gravides non-traitées selon la présente invention. On ne connatt aucun art se rapportant au traitement d'une future mère animale par un produit chimique, n'étant pas compris normalement dans l'alimentation et la boisson de la mère, ayant pour objet d'augmenter la vitalité de leurs petits nouveau-nés. En particulier, on ignore jusqu'à présent l'utilisation, dans un tel but, d'un organophosphate, qui d'une façon intrinsèque est extrêmement toxique pour les animaux. Le Brevet US. nO 3.166.472 se rapporte au traitement d'animaux à sang chaud par un phosphate de dialcoyl-béta-halogénovinyle, - c' est-à-dire, le phosphate de diméthyl-2,2-dichlorovinyle, généralement commun sous l'abréviation : PDDV - dans un but totalement aifférent, à savoir, pour le contrôle des vers parasitaires internes des animaux. Selon le mémoire descriptif du brevet, on formule le phosphate sous forme d'un mélange intime avec une résine à base de chlorure de polyvinyle, et on administre la formulation par voie orale afin ae réaliser une dose de PDDV conduisant aux résultats souhaitées. On a constaté, d'une façon inattenaue, que lorsqu'on administre une cuantité active de phosphate de aialcoyl-béta-chlorovinyle, tel que le phosphate de aiméthyl-2,2-aichlorovinyle, à une future aère mammifère, outre 11 extermination des vers parasitaires internes présents dans la mère, le phosphate produit les effets suivants : un nombre inScrieur de foetus sont mortnés, davantage de petits survivent à la naissance, les petits sont plus résistants aux maladies, davantage de petits survivent au sevrage, et la santé générale et caractéristiques de crois sance deséurvivants sont meilleures, par comparaison avec des sujets expérImentaux de la même espèce et d'un âe analogue traités de la mAme manière, mais provenant de femelles gravides n'ayant pas reçu de phosphate. Bien que l'on ne puisse fournir aucune explication satisfaisante de ces résultats inattendus, ces derniers semblent découler du fait que les foetus et jeunes animaux semblent présenter une vitalité accrue, par comparaison avec les jeunes animaux de la même espèce nés de mères non-traitées par le phosphate. Queues qu'en soient la ou les raisons, les effets produits sur les petits, résultant du traitement de la future mère selon l'invention, sont très évidents, ainsi que le démontreront les résultats des essais décrits dans les exemples de mise en oeuvre présentés ci-dessous. mes effets du traitement ne sont pas dûs à l'élimination des parasites internes de la mère, mais en sont indépendants et s'y ajoutent, toute amélioration de la mère elle-meme provenant de l'élimination des parasites. Le traitement de la future mère selon la présente invention semble modifier d'une façon souhaitable les processus métaboliques de ses petits. Les effets sur les jeunes animaux ont beaucoup d'importance, du point de vue de l'industrie de l'élevage d'animaux, en raison au fait qu'ils conduisent à un rendement plus élevé en bétail vendable par rapport à une dépense donnée en ce qui concerne les soins, l'alimentation et l'investissement global dans une femelle mammifère gravide donnée. Un autre avantage du traitement de la future mère selon la présente invention réside dans le fait que la période de temps pendant laquelle la mère est en couches est sensiblement réduite. Geci diminue les rigueurs physiques de la naissance, en ce qui concerne à la fois la mère et les petits. On peut définir l'invention comme étant caractérisée par une méthode de traitement d'une femelle mammifère gravide en vue d'augmenter la vitalité d'un foetus d'un mammifère, ainsi que celle de l'animal nouveau-né, qui comporte l'adinistration à la future ère, avant la mise bas, d'une dose efficace d'au oins un phosphate de dialcoyl-béta-chlorovinyle. On peut décrire les phosphates actifs, salon la présente invention par la formule générale alcoyl - G z0 H R P - O - C = C alcoyl'- O / Cl dans laquelle alcoyl et alcoyl' peuvent être des groupements alcoyles identiques ou différents renfermant de í à 4 atomes de carbone chacun, sous réserve que lorsqu'alcoyl représente méthyle, le groupevlent alcoyl' puisse renfermer jusqu'à 20 atomes de carbone;R représente l'hydrogène ou le chlore et de préférence le chlore0 Les groupements alcoyles représentés par alcoyl et alcoyl' peuvent être les mêmes ou ils peuvent être différents, en ce qui concerne le nombre d'atomes de carbone et/ou la configuration c'est-à-dire que la configuration de chacun d'entre eux peut être celle d'une chaîne droite ou d'une chaîne ramifiée, ou celle d'une chaîne droite pour l'un et dune chaîne ramifiée pour l'autre. Des espèces typiques de cette classe de composés, données à titre illustratif, comprennent phosphate de diméthyl-2-chlorovinyle (cis); identique (trans); phosphate de diméthyl-2,2-dichlorovinyle phosphate de- diéthyl-2-chlorovinyle; phosphate de diéthyl-2,2-dichlorovinyle; phosphate de méthyl éthyl-2,2-dichlorovinyle; phosphate de méthyl propyl-2,2--dichlorovinyle; phosphate de métnyl isopropyl-2,2-dichlorvinyle; phosphate de méthyl butyl-2,2-dichlorovinyle; phosphate de éthyl propyl-2,2-dichlorovinyle; phosphate d' éthyl isopropyl-2,2-dichlorovinyle; phosphate de méthyl isobutyl-2,2-dicnlorovinyle; phosphate de méthyl sec.-butyl-2,2-dichlorovinyle; phosphate de méthyl tert.-butyl-2,2-dichlorovinyle; phosphate de méthyl isoamyl-2,2-dichlorovinyle; phosphate de méthyl pentyl-2,2-dichlorovinyle; phosphate de méthyl hexyl-2,2-dichlorovinyle; phosphate ae méthyl heptyl-2,2-dichlorvinyle; phosphate de méthyl octyl-2 > 2-dichlorovinyle; phosphate de méthyl sec.-octyl-2,2-dichlorovinyle; phosphate de méthyl nonyl-2,2-dichlorovinyle; phosphate de méthyl dodécyl-2,2-dichlorovinyle; phosphate de méthyl hexadécyl-2,2-dichlorovinyle. On peut administrer le phosphate par voie orale ou paren térale. En général, on constate que l'administration par voie orale est la plus commode, en particulier, lorsque l'on formule le pnosphate d'une des manières préférées, conformément à la description ci-aessous. On peut administrer le phosphate sous forme d'une dose unique, ou on peut l'administrer sous forme d'une série de doses à des intervalles plus ou moins réguliers, ou on peut l'administrer d'une façon continue, pendant une période de temps déterminée. On peut l'incorporer commodément dans l'alimentation ou l'eau de boisson de l'animal sous traitement, ou dans un supplément alimentaire tel qu'un supplément protidique, supplément minéral ou minéra4én traces, supplément vitaminé ou substances analogues.Les formulations préférées décrites cidessous se prêtent facilement à l'administration par l'intermédiaire de l'alimentation de animal. On peut utiliser d'autres moyens, notamment, on peut utiliser le phosphate tel quel ou le formuler et l'introduire par voie orale par intubation ou autre technique d'injection orale, ou l'administrer sous forme de breuvage. Les préparations convenables des phosphates peuvent etre constituées par un ou plusieurs d'entre eux sous forme de mélange ou en association avec un excipient solide ou liquide, organique ou minéral, pharmaceutiquement acceptable, la préparation dans chaque cas étant physiquement oonvenable vis-à-vis du mode d'administration envisagé. Les préparations convenables pour l'utilisation orale peuvent être des liquides ou solides ou toutes combinaisons de ces formes, telles que des sirops, elixirs, émulsions, poudres, capsules ou comprimés. Les préparations pour l'administration des phosphates en unités posologiques peuvent se présenter sous forme de poudres comprimées ou de comprimés ou d'une poudre enfermée dans une substance convenable pour encapsulation telle que de la gélatine. Les excipients convenables comprennent des substances telles que l'amidon, le lactose, l'acide stéarique, le stéarate de magnésium, la dextrine, la polyvinyl pyrrolidone, le talc, les gommes, les huiles végétales, les alcools benzyliques, les glycols polyalcoyléniaues, ou autres excipients médi- caux classiques. Cependant, on préfère que le phosphate soit formulé dans une résine à base de chlorure de polyvinyle. Etant donné que les phosphates de la présente invention sont solubles dans (ou miscibles à) de telles résines, la préparation de telles formulations s'effectue facilement par chauffage ou mélange de la résine avec le ;vhosphate. Ces formulations semblent avoir l'aven- tage de prolonger et d'égaliser l'action au phosphate en contro- lant sa vitesse de mise an disponibilité à l'animal. En outre, elles améliorent le facteur de sécurité du phosphate. Les préparations pour l'administration parentérale peuvent se présenter sous forme d'une solution ou suspension stérile au phosphate dans des liquides tels que l'eau, l'eau physiologique, l'alcool benzylique, l'oléate d'éthyle, l'huile de mais, l'huile d'arachide, le Carbowax 600 (polyéthylène soluble dans l'eau, poids moléculaire environ 600), le Carbowax 40G (polyéthylène soluble dans l'eau, poids moléculaire environ 400), le monooléate de glycérol, le Méthocel (méthylcellulose soluble dans l'eau), le diméthylsulfoxyde et substances analogues. On peut administrer le phosphate par l'intermédiaire de l'alimentation de la future mère, ou dans un supplément alimen- taire. On le formule, de préférence, d'une façon convenable afin d'éviter la décomposition du phosphate par des produits chimiques présents dans l'alimentation. On peut l'associer à un excipient inerte vis-à-vis du phosphate et l'administrer sans risques aux animaux à traiter.L'excipient peut être l'un des constituants de l'alimentation de l'animal ou il peut être un matériau étranger, tel que l'argile attapulgite, la pyrophyllite, la bentonite ou matériau analogue, ou un matériau végétal tel que la farine de mais, la farine de coquille de noix, la farine de citron, la farine de blé, la farine de cosses de blé, ou un matériau d'origine animale tel que la farine d'os, la farine de coquilles d'huitres, la farine de sang, la farine de poisson ou matériaux analogues. On formule le phosphate, de préférence, dans une résine à base de chlorure de polyvinyle ainsi qu'on l'a décrit cidessus précédemment.Dans le cas où l'on désire mélanger la for mutation au préalable avec l'alimentation de l'animal, on peut appliquer un revêtement à la formulation en vue ae protéger la substance active des effets des substances se trouvant dans l'alimentation. Lorsque l'on effectue l'administration par l'intermédiaire de l'alimentation d'un animal à traiter, la concentration de l'alimentation en phosphate peut convenablement s'échelonner entre une valeur aussi faible que 10 parties par million et une Valeur aussi élevée que 2.000 parties par million, par rapport au poids de l'alimentation traitée. Lorsqu'on effectue l'administration par l'intermédiaire de l'eau de boisson de l'animal, les concentrations convenables en phosphate s'échelonnent entre environ 10 et environ 1.000 parties par million, par rapport au poids de l'eau traitée.On a constaté qu'en raison du goût et/ou de l'odeur des phosphates, les porcs ne boivent pas librement l'eau renfermant une quantité de phosphate supérieure à environ 500 parties par million. On limitera, éventuellement, la concentration de l'eau de boisson en phosphate acceptable pour d'autres espèces d'animaux, pour les mêmes raisons. La dose de phosphate utilisée est fonction du (des) phosphate(s) particulier utilisa, de l'espèce de l'animal à traiter, de la nature de la formulation à utiliser, et du mode d'administration au phosphate, à savoir, soit en une dose unique ou en une série de doses. Ces facteurs et la manière dont il faut en tenir compte, apparaîtront d'une façon évidant an considération du mémoire descriptif de ce brevet. La dose active minimum est apparemment de l'ordre d'environ O,C015 équivalent de phosphate, par rapport à la teneur en phosphore. Dans le cas du rDI)V, cette dose correspond à environ 1,5 mg de PDDV par kg ae poids corporel de l'animal.En général, il est aésirable de prévoir au moins le double de la dose minimum et, dans la plupart des cas, une quantité quelque peu supérieure, par exemple, allant jusqu'à vincvt fois la dose minimum afin d'assurer que l'on aura administré une aose active.En se basant sur les faits dIsponibles, aucuns effets secondaires n'ont été notés aux doses inférieures à celles qui sont toxiaues à l'animal par exemple, les doses ayant pour résultat une nette diminution du taux de la cholinestérase dans le sang de l'animal. entant donné que ces phosphates se transforment rapidement dans l'animal par métabolisme, en formant des produits inoffensifs qui ne s'accumulent pas dans l'animal, on peut parvenir à la dose active minimum par des doses multiples plus faibles administrées périodiquement. Dans la plupart des cas, cependant, on peut administrer la dose minimum en un traitement unique sans produire aucun effet défavorable dans la future mère animale ou dans la foetus. Lörsqu'on le formule dans une résine à base de chlorure de polyvinyle, une partie seulement du phosphate passe de la résine dans l'animal au cours du passage de la formulation dans l'animal. D'ordinaire, dans de - > els cas, environ 20 ,b à environ 50 % du phosphate est rendu disponible à l'animal. Cn peut administrer le phosphate à n'importe quel moment au cours de la gravidité de la future ère, et/ou on peut l'administrer en partie avant la gravidité. Il convient a'adminis- trer le phosphate à un moment sensiblement éloigné de la naissance des petits. ainsi, si on l'administre en une dose unique, il convient d'administrer cette dose au moins une semaine avent la naissance des petits, ou si on l'administre en une série de doses, il convient de commencer la série à temps afin de réali- ser la dose active minimum au moins une semaine avant la naissance des petits. On peut continuer l'administration du phosphate jusqu'à la naissance des petits.Le critère, dans tous les cas, réside en ce qu'il faut fournir une dose suffisante à la future mère à un moment tel et pour une période de temps suffisante pour que l'on obtienne l'effet désiré sur le foetus (les foetus), et l'animal nouveau-né (animaux nouveau-nés). En se basant sur les faits aisponibles, l'effet des phosphates semble être général en ce qui concerne les mammifères en général, sans tenir compte du caractère monogastrique ou ruminant de la future mère, ou du fait que le future mère soit de l'espèce unipare ou multipare, ou qu'elle ait on non porté des petits auparavant. La méthode de l'invention, en conséquence, est applicable aux animaux de laboratoire, tels que la souris, le cobaye, hamster, lapin, singe, et animaux. analogues; aux animaux familiers tels que le chien et le chat; aux animaux à fourrure, tels que le renard, vison et animaux analogues; aux animaux domestiques tels que le porc, le bétail, mouton, la chèvre, le cheval, et animaux analogues; et i d'autres animaux, tels que les animaux sauvages dans les jardins zoologiques et régions protégées. 'efficacité de cas phosphates permettant d'augmerter la vitalité des foetus et des mammifères nouveau-nés, et leurs modes de mise en oeuvre dans un tel but, sont exposés dans les exemples suivants Exemple 1 On traite un nombre total de 1.138 truies non-gravideset n' ayant jamais eu de petits (jeunes truies) et de truies par une dose unique de PDDV. Les jeunes truies pèsent environ 136 158,8 kg chacune; les truies pèsent environ 181 - 227 kg chacune. On formule le P3DV sous forme d'un mélange intime avec une résine à base de chlorure de polyvinyle, de façon à ce que la formulation renferma vingt pour cent en poids dePDDV. La formulation se présente sous forme de petites pastilles cylindriques d'un diamètre de 0,13 cm et d'une longueur de 0,38 cm. On mélange la formulation avec une ration complète pour porcs de façon à obtenir 500 parties par million en poids, par rapport à la formulation dans le mélange. On administre 2,7 kg d'aliment à chaque animal. Ceci fournit un total de 1,36 g de PDDV par animal, dont environ 0,6 g est absorbé par l'animal.Ceci equivaut à une dose d'environ 4,5 mg de PD2V disponible par kg de poids corporel de l'animal, dans le cas des jeunes truies de 136 kg, à environ 2,8 mg par kg de poids corporel de l'animal pour des truies de 227 kg. On effectue-tous les essais dans des conditions pratiques d'application sur les lieux. On applique des traitements témoins dans tous les essais. On administre le PDDV à des truies gravides 7 à 14 jours avant la mise bas, ou pendant le dernier trimestre de la gestation. On obtient les résultats suivants TABLEAU I nombre de Nombre moyen/portée truies et Traitement de jeunes nombre total Nés vivants et Mort-nés et truies(1) de foetus survivant les mortalité premières 24 les premières heures 24 heures. Aucun (groupes témoins) 574 10,96 10,24 0,72 PDDV 564 11,19 10,73(2) 0,46(3) Dotal 1138 (1) V1ngt-sept (27) sièges d'essais. (2) Le nombre de porcs vivants et survivants pendant 24 heures dans le groupe traité est significativement supérieur (P ( 0,05) à celui dans le groupe témoin. (3) Le nombre de porcs mort-nés et/mourants dans les 24 heures qui suivent la naissance est significativement inférieur (P Ces résultats démontrent que le traitement au PDDV provoque (a) une diminution significative du nombre te porcelets mort-nés et/ou mourant dan les 24 heures qui suivent la naissance; (b) une augmentation significative du nombre de porcelets nés vivants et survivant les premières 24 heures qui suivent la naissance, par rapport aux contreparties témoins. Exemple 2 Les résultats obtenus dans les essais décrits dans l'Exemple 1 sont confirmés par des essais supplémentaires. Le mode opératoire de l'essai est identique. Les résultats sont consignés aux Tableaux II et IIIa TABLEAU II Nombre de Poids moyen Nombre moyen/portée Traitement truies à la nais sance (kg) Nombre Nés ort- % total vivants nés mort-nés de foetus Aucun 4 1,5 10,8 8,8 2,0 18,6 PDDV 4 1,5 8,2 7,5 0,7 9,1 TABLEAU III Traitement Nombre de truies Nombre total Nés vivants Nés morts et jeunes truies- de foetus Aucun 22 11,7 226 (10,3) 30 (1,4) PD1)V 20 11,4 220 (11,0) 8 (0,4) Les valeurs entre ( ) = nombre moyen par portée. Exemple 3 Au cours d'autres essais effectués conformément à la description dans l'Exemple 1, mais poursuivis pendant un temps plus long, on a constaté qu'outre la réduction d'une mortalité précose, le PDDV réduit également la mortalité après les premières 24 heures qui suivent la naissance, ce qui a pour effet d'augmenter le nombre de porcelets survivant au sevrage, par rapport à celui dans le groupe témoin. La seule alimentation des porcelets est constituée par le lait de leur mère. Les résultats sont consignés au Tableau IV. TABLEAU IV nombre Poids à la Nés Mort- Survie pen- Porcs % Total de Poids de % Traitement de naissance Foetus vivants nés dant 24 h. sevrés mortalité sevrage différence truies (kg) Aucun 22 1,5 10,6 10,4 0,2 9,3 6,4 39,6 3,6 PDDV 23 1,3 9,4 9,4 0,0 8,6 7,0 25,5 4,0 10,0 Il convient de noter que les porcelets survivant font preuve d'une croissance supérieure à celle de leurs contreparties dans le groupe témoin. Exemple 4 Les caractéristiques améliorées de croissance des porcelets nés de mères traitées, par comparaison à leurs contreparties dans le groupe témoin, sont démontrées dans des essais supplémentaires. Dans ces essais, on traite les mères conformément à la description dans i'Exeuple 1, les mères nourrissent leurs porcelets, après quoi ces derniers sont sevrés, reçoivent, par la suite, la meme alimentation et subissent un traitement qui, à tous autres points de vue, est identique. Les résultats sont consignés au Tableau V. TABLEAU V 2 semaines 2-10 semaines 10 semaines 10-16 semaines 16 semaines Nombre Nombre % de Traite- de de porcs différen Poids Nombre de Nombre Poids Nombre de porcs Nombre Poids ment truies au ce en moyen porcs retirés de moyen retirés pour de moyen départ poids (kg) pour traite- porcs (kg) traitement thé- porcs (kg) ment théra- rapeutique (*) corporel peutique(*) Aucun 11 66 4,4 12 54 13,9 10 44 37,6 PDDV 11 66 4,5 3 63 15,2 3 60 43 14 Tous les porcs sont identifiés individuellement par traitement. Tous les porcs reçoivent une ration dans une seule cage. *) Porcelets retirés en vue d'un traitement pur diarrhée, pneumonie ou autre maladie nonspécifique. Les porcelets traités ne sont pas réutilisés dans les essais leur traitement. Les caractéristiques de croissance améliorées des porcelets provenant de mères traitées apparaissent d'une façon très éviaen- te. Il est également évident que les porcelets provenant de mères traitées sont beaucoup plus résistants aux maladies que leurs contreparties dans le groupe témoin. Exemple 5 Dans une autre série d'essais, on administre une formulation de chlorure de polyvinyle de PDDV à des truies gravides continuellement pendant 21 à 61 jours avant la mise bas. La formulation est comprise dans l'alimentation, constituant une ration complète. La formulation renferme 20 % de PDDV en poids. On utilise deux niveaux posologiques : absorption moyenne journalière de 400 mg de PDDV par truie ou jeune truie (formulation de 125 ppm dans l'alimentation) et absorption moyenne journalière de 800 mg de PDDV par truie ou jeune truie (formulation de 250 ppm dans l'alimentation).La dose effective de PDDV absorbée par truie ou jeune truie est de l'ordre d'environ 1,32 (dose de 400 mg) à environ 2,64 mg de PDDV- par kg de poids corporel (jeune truie de 136 kg) à environ Q,80 (dose de 400 mg) à environ 1,59 mg de PDDV par kg de poids corporel (truie de 227 kg)o les résultats confirment les résultats d'un traitement à dose unique et sont consignés aux Tableaux VI-XI. TABLEAU VI Traitement Nombre de truies Nombre moyen/portée et jeunes truies nombre total Nés-vivants Mort-nés de foetus Aucun 42 11,2 10,1 1,1 400 mg/PDDV/| | | jour/sujet 41 10,8 1C,4 0,4 800 mg/rDDV/ jour/sujet 41 -10,6 10,2 0,4 TABLEAU VII Nombre moyen par portée Traitement Classe Nombre de sujets Nombre total Nés vivants Mort-nés de foetus Aucun jeune truie 15 10,6 9,7 0,9 Aucun truie 27 11,6 10,4 1,2 400 mg/PDDV/jour/sujet jeune truie 19 10,6 10,3 0,3 400 mg PDDV/jour/sujet truie 22 11,4 10,6 0,5 800 mg/PDDV/jour/sujet jeune truie 21 10,8 10,5 0,3 800 mg/PDDV/jour/sujet truie 20 11,0 10,4 0,6 TABLEAU VIII Nombre moyen par portée Nombre de truies et Traitement de jeunes truies Nombre total de foetus Nés vivants Mort-nés 21-28 jours 61 jours 21-28 jours 56 jours 21-28 jours 56 jours 21-28 jours 56 jours Aucun 19 23 11,9 10,6 10,9 9,5 1,0 1,1 400 mg PDDV/jour/ sujet 20 21 10,7 11,0 10,1 10,8 0,6 0,2 800 mg PDDV/jour/ sujet 21 20 10,9 10,5 10,4 10,1 0,5 0,4 TABLEAU IX Nombre de truies Nombre total Nés Mort- % Essai Traitement et jeunes truies de foetus vivants nés changement 1 Aucun 42 11,2 426 (10,1) 45 (1,1) 400 mg PDDV/jour/sujet 41 10,8 429 (10,4) 18 (0,4) 45 800 mg PDDV/jour/sujet 41 10,6 419 (10,2) 18 (0,4) 45 2 Aucun 44 11,13 463 (10,5) 28 (0,63) 400 mg PDDV/jour/sujet 48 11,23 523 (10,8) 21 (0,43) 25 800 mg PDDV/jour/sujet 50 11,16 526 (10,5) 23 (0,46) 17 Valeurs entre ( ) = nombre moyen par portée. TABLEAU X Nombre de truies Nombre de Poids moyen Mortalité moyenne Essai Traitement et jeunes truies porcs de sevrage par portée (kg) 1 Aucun 8 76 13,3 1,0 400 mg PDDV/jour/sujet 8 83 14,4 0,125 800 mg PDDV/jour/sujet 8 84 16,0 0,0 2 Aucun 6 56 12,4 1,33 400 mg PDDV/jour/sujet 6 61 12,2 0,166 800 mg PDDV/jour/sujet 6 62 14,0 0,0 TABLEAU XI Traitement Nombre de Poids de % portées sevrage (kg) amélioration Témoin 8 14,8 400 mg PDDV/ jour/sujet 8 16,7 14,8 800 mg PDDV/ jour/sujet 8 17,8 22,6 Exemple 6 On utilise le mme mode opératoire général, sauf que l'on commence l'alimentation du PDDV, 3-4 semaines avant l'accouple- ment des truies et que l'on continue cette alimentation pendant toute la période de gestation. Outre les résultats attendus des essais décrits précédemment, on constate également que le temps de mise bas est sensiblement diminué chez les animaux auxquels on a administré le PDDV.Ceci est démontré au Tableau XII. TABLEAU XII Nombre Nombre de Nombre mo- Nombre de Nombre moyen Temps moyen de de porcs nés yen de porcs mort- foeuts/ mise bas (mi Traitement jeunes vivants porcs vi- nés portée nutes) truies vants/portée Aucun 13 111 8,53 8 9,15 150 400 mg PDDV/jour/sujet 20 194 9,76 11 10,25 85 800 mg PDDV/jour/sujet 17 161 9,47 7 9,88 65 TABLEAU XIII Nombre de truies Nombre moyen de Nés vivants Mort-nés % différence Traitement et jeunes truies foetus/portée Aucun 25 9,32 214 (8,56) 19 (0,76) 400 mg PDDV/jour/sujet 23 9,9 219 (9,51) 9 (0,39) 52 Valeurs entre ( ) = nombre moyen par portée TABLEAU XIV Nombre de truies Nombre de Poids moyen de Nombre moyen Mortalité mo Traitement et jeunes truies porcs sevrage (kg) sevré/portée yenne/portée Aucun 10 91 9,0 9,1 1,0 800 mg PDDV/jour/sujet 10 102 12,0 10,2 0,0 Exemple 7 On utilise à nouveau le même mode opératoire général, en administrant une dose de 800 mg de PDDV par porc par jour, pendant environ 3 semaines, au cours du dernier trimestre de la gravidité, sauf que l'on sépare les porcelets de la mère au moment de la naIssance et que l'on interdit l'allaitement, par comparaison à ceux du groupe témoin. La mortalité des porcelets diminue dune façon marquée, par comparaison à ceux du groupe témoin, comme le démontre le Tableau XV. TABLEAU XV Traitement Nombre de Nombre total Mortalité % de truies de foetus à 66 heures mortalité Aucun 2 24 14 60,9 800 mg PDDV/ jour/sujet 6 46 13 28,9 Exemple 8 On répète les essais décrits dans l'Exemple 6. Outre les résultats constatés dans l'Exemple 6, on note une plus grande régularité du poids corporel dans les portées des mères traitées par le PDDV par rapport aux portées des mères non-traitées par le PDDV.Le Tableau XVI rapporte les résultats de ces essais. TABLEAU XVI Traitement Nombre Nombre Poids % de porcs dans chaque catégorie de poids (kg) de moyen moyen jeunes de de se- 2,8/ 5/ 7,3/ 9,5/ 11,8/ 14/ 16,3/ 18,6/ 20,9/ 23,1/ truies porcs vrage 4,5 6,8 9,1 11,3 13,6 15,9 18,1 20,4 22,7 24,9 sevrés portée par (kg) portée Aucun 10 9,1 9,05 12,08 17,58 27,47 19,78 14,28 5,48 3,29 0,0 0,0 0,0 800 mg PDDV/jeune truie/ jour # 10 12,2 12,0 1,96 3,92 11,76 29,41 34,31 7,84 3,92 2,94 2,94 0,98 # à partir de trois semaines avant l'accouplement jusqu'à la gestation. Exemple 9 On effectue également des essais comparatifs sur des chiennes, une formulation particulaire de PDDV dans une résine à base de chlorure de polyvinyle étant admministrée journellement aux animaux - dans des capsules de gélatine ou dans leur alimentation - à partir du jour de leur accouplement jusqu'au jour ae la mise bas. La dose est de 4-6 mg de PDDV par kg ùe poids corporel du chien par jour, dont environ 40 % est absorbé par l'animal. Les résultats, consignés au Tableau XVII, sont sensiblement ceux que l'on obtient pour les porcs : on constate moins de mort-nés chez les mères traitées et un plus grana npmbre de petits survivent à la naissance ainsi que- pendant les premières 48 heures suivantes. TABLEAU XVII Nombre Poids Nombre total Nombre de mort- % de de moyen de chicts nés et mortali- mortalité Traitement chiennes des nés té dans les prechiennes mières 48 heures (kg) après la mise bas Aucun 7 10,5 30 6 20 6 mg PDDV/a.i,/kg 7 13,8 46 3 6,5 4 mg PDDV/a.u,/kg 7 10,8 42 1 2,4 REVENDICATIONS î/.. Procédé de traitement d'une femelle mammifère gravide en vue d'augmenter la vitalité d'un foetus du mammifère et du nouveau-né animal, qui comporte l'administration à la future mère, avant la mise bas, d'une dose efficace d'au moins un phosphate de dialcoyl-bdta-chlorovinyleO 2/- Procédé selon la revendication 1 dans lequel le phosphate est administré par voie orale sous la forme d'un mélange intime avec une résine en chlorure de polyvinyle. 3/- Procédé selon la revendication l ou 2 dans lequel : - le phosphate de dialcoyl-beta-chlorovinyle répond à la formule : alcoyle - O H R R xP-o- a 8a alcoyl! - O c -o Cl où les substituants alcoyle et alcoyle' peuvent être des groupe ment s alcoyles identiques ou différents renfermant de 1 à 4 atomes de carbone chacun, sous réserve que lorsqutalcoyle représente un radical méthyle, alcoyle puisse renfermer de 1 à 20 atomes de carbone ; et R représente l'hydrogène ou le chlore 4/- Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, dans lequel le phosphate est administré par voie orale sous la forme d'un mélange intime de phosphate de diméthyl-2,2-dichlorovinyle et d'une résine de chlorure de polyvinyle. 5/- Procédé selon l'une des revendications l à 4 dans lequel les femelles mammifères gravides sont des truies, 6/- Procédé selon l'une des revendications 1 à 5 dans lequel le phosphate de dialcoyl-béta-chlorovinyle est administré par voie orale aux mammifères conjointement avec son alimentation ou eauO