Dans la branche du bâtiment, il est connu d'utiliser des mélanges de béton et de mortier qui contiennent des particules d'une densité très inférieure à celle des mélanges de béton ou de mortier, de manière à diminuer la densité du matériau et à communiquer à celui-ci des propriétés déterminées, par exemple thermiques ou acoustiques. Toutefois, l'incorporation de ces particules plus légères ne donne les propriétés désirées que si elles sont uniformément distribuées dans le mélange. On connaît à cet effet des agrégats dont la surface est traitée de telle sorte que, lorsqu'on ajoute des additifs spécifiques, on obtient une forte cohésion entre les liants et les agrégats légers, ce qui empêche les agrégats légers de se déposer pendant la mise en oeuvre. Toutefois, un inconvénient de ce procédé connu est qu'il exige un traitement préalable des agrégats légers et qu'il exclut donc l'utilisation d'agrégat léger classique tel une matière broyée, par exemple des particules de polystyrène alvéolaire récupéré. L'invention a pour but de fournir un procédé de fabrication d'un mélange de béton, de mortier ou de matière similaire qui contienne des agrégats de densité notablement inférieure, en obtenant une structure homogène du béton ou du mortier sans traitement préalable des agrégats légers. Pour y parvenir, selon l'invention, on ajoute au mélange de béton, de mortier, etc..., des plastifiants, porogènes et/ou fluidifiants en eux-mêmes connus. Ces corps généralement connus dans le bâtiment, qui fluidifient les mélanges, assurent selon l'invention une distribution, dans le mélange, de bulles d'air microscopiques qui remplissent les interstices entre les agrégats solides du mélange, étant donné que ces bulles d'air peuvent prendre de multiples formes et grandeurs. Les bulles microscopiques sont enveloppées chacune d'une très mince pellicule de liant. La surface de chaque bulle est relativement grande car il s'agit rarement de bulles sphériques. Les bulles as surent une forte cohésion entre les particules des agrégats légers et/ou entre ces particules et les autres particules du mélange.Cette cohésion exceptionnellement grande doit être attribuée d'une part au fait que les bulles, en ce qui concerne leur forme, peuvent s'adapter aux surfaces adjacentes des constituants solides ou liquides, d'autre part à la pellicule de liant qui entoure les bulles. Selon l'invention - à part la cohésion, la liquéfaction et la fluidité qui en résulte - la distribution des bulles agit sur la densité du mélange, de telle sorte que la montée des agrégats légers est diminuée. Selon l'invention, on peut utiliser tout additif qui assure, dans le mélange, la distribution de bulles microscopiques enveloppées dans une pellicule de liant. La quantité d'additif à ajouter, relativement à la quantité totale du liant minéral (ciment et/ou chaux) est de 0,05 à 0,5 % en poids, en particulier de 0,1 à 0,2 % en poids. On obtient les meilleurs résultats avec une quantité d'additif de 0,15 % en poids. Comme agrégat léger, on peut utiliser, dans le procédé selon l'invention, tous les agrégats connus de ce genre, par exemple des particules de matière alvéolaire, en particulier de polystyrène alvéolaire, et aussi des particules obtenues par broyage de matière alvéolaire usagée, des particules d'argile boursouflée ou des particules d'agrégats légers prétraitées à leur surface. Par le procédé selon l'invention, on empêche une démixtion et/ou une agglomération des agrégats légers pendant ou après la fabrication du mélange, le transport, le processus de pompage, la mise en oeuvre et la prise, ce qui fait qu'avec une densité quelconque du mélange, on obtient un produit fini de structure très homogène. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'un mélange Calorifuge de béton, de mortier ou de matière similaire contenant des agrégats de densité notablement inférieure, caractérisé par le fait que, lors de la fabrication du mélange, on ajoute un ou plusieurs agents choisis parmi les pyrogènes, liquéfiants et plastifiants, de sorte qu'il se forme des bulles d'air microscopiques de différente forme. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que comme agrégat de densité notablement inférieure, on utilise des particules de matière alvéolaire. 3. Procédé. selon la revendication 2, caractérisé par le fait que comme particules de matière alvéolaire, on utilise des particules de polystyrène alvéolaire. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé par le fait que comme particules de matière alvéolaire, on utilise des particules obtenues par broyage de polystyrène alvéolaire. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que l'on utilise des particules obtenues par broyage de déchets de polystyrène alvéolaire. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que comme agrégat de densité notablement inférieure, on utilise des particules d'argile boursouflée. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que comme additif de densité notablement inférieure, on utilise des particules prétraitées en surface. 8. Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que l'on ajoute au total de 0,05 à 0,5 % en poids de porogène, de liquéfiant et de plastifiant, relativement à la quantité totale du liant minéral. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait que l'on ajoute de 0,1 à 0,2 % en poids d'un ou plusieurs agents choisis parmi les porogènes, liquéfiants et plastifiants, relativement à la quantité totale du liant mi néral. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé par le fait que l'on ajoute 0,15 % en poids d'un ou plusieurs agents choisis parmi les porogènes, liquéfiants et plastifiants, relativement à la quantité totale du liant minéral. 11. A titre de produits industriels nouveaux, les mélanges de béton, mortier et similaire obtenus par la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 10.