La présente invention concerne un profilé pour la fabrication de chassis de fenêtres, de portes ou autres éléments similaires, comportant une âme faite d'un matériau dérivé du bois et un revêtement de matière plastique. Elle concerne aussi un procédé de fabrication de ce profilé ainsi qu'un chassis fabriqué avec ce dernier. Les tentatives en vue de remplacer les chassis ordinaires de fenêtres en bois peint, dont la résistance aux intempéries est pratiquement nulle, par des constructions d'un entretien plus facile ont donné naissance à la réalisation de fenêtres de métal et de matière plastique des types les plus divers.Parmi celles dont la fabrication prévoit l'emploi deKmatières plastiques, il en existe certaines qui comportent une âme en acier, en aluminium ou en matériau tiré du bois, recouverte d'un revêtement de matière plastique (la revue allemande "Bauen mit Kunstoff", organe de 1' Institut fiir das Bauen xit Kunststoff, 61 Darmstadt, Editions Franz Jos. Heinrich KG, Francfort/Main, donne dans ses numéros 2 et 3 de 1974 un excellent aperçu sur ltétat actuel de la technique dans ce secteur). Dans la plupart des cas, les fenêtres purement métalliques sont proscrites en raison de leur trop bonne conducti vite' thermique, sans parler d'autres inconvénients qui sont leur poids élevé et leur coût de fabrication prohibitif.Les réflexions ci-apres seront donc limitées aux chassis fabriqués en employant des matières plastiques. Le chassis d'un premier type de fenêtre en matière plastique connue comprend quatre côtés constitués par des profilés de ratière plastique extrudés, creux et coupés d'onglet. Aux angles du chassis, les éléments profilés sont assemblés par soudage dit "par réflexion". Ce cS assis connu présente les inconvénients suivants: on ne peut, tout d'abord, pour des raisons économiques, donner aux profilés creux extrudés en matière plastique n'importe quelle épaisseur, de sorte que les chassis de fenêtres connus de ce type ne présentent qu'une résistance relativement faible au gauchissement. De plus, le soudage des éléments profilés aux angles du chassis s'accompagne de boursouflures et de déformations qui nécessitent un ponçage et un polissage ultérieurs des soudures.Enfin, la matière plastique utilisée pour ces profilés creux connus, le C.P.V. dur, n'est pas suffisamment résistante aux inten elle ellea tendance à s'encrasser et, en particulier, se laisse rayer, car sa surface présente des grains saillants de pigment qui provoquent une abrasion visible. Pour augmenter la résistance mécanique du joint soudé entre les profilés creux de matière plastique aux angles du chassis, on a déjà imaginé d'introduire, de force ou avec clipsage, des é- querres dans les cavités des éléments profilés; dans un chassis de fenêtre connu, ces équerres sont en C.P.V. dur, dans un autre, elles sont en métal. On connaît aussi un chassis non soudé aux angles pour un vantail de fenêtre relativement léger, dont les côtés sont constitués par des profilés creux extrudés en C.P.V. coupés d'onglet, qui, après la mise en place de la vitre, sont assemblés au moyen d'équerres métalliques clipsables. Outre que ce mode d'assemblage n'est pas particulièrement sûr, il n'assure aucune étanchéité aux angles du chassis. Pour augmenter la résistance au gauchissement, on a aussi imaginé d'enfoncer dans les profilés creux extrudés de matière plastique des profilés creux métalliques de section correspondante, qui, en raison de la différence considérable entre les coefficients de dilatation thermique respectifs des matières plastiques et métaux ordinaires, doivent pouvoir coulisser dans les profilés de matière plastique; par ailleurs, les profilés métalliques de renforcement ne s'étendent pas jusqu'aux angles du chassis mais restent en retrait de quelques centimètres pour que le soudage des profilés de matière plastique aux angles reste possible. Mais il s'est avéré que les profilés creux en acier utilisés jusqu ici couramment à cause de leur grande résistance au gauchissement, non seulement augmentent considérablement le poids de l'ensemble, mais encore subissent une forte corrosion à l'intérieur des profilés creux de chlorure de polyvinyle, car ces derniers ne sont pas parfaitement imperméables à la vapeur d'eau et ont en outre une tendance à dégager de l'acide chlorhydrique. Enfin, ces chassis de fenêtres connus présentent, à l'exception de la faible résistance au gauchissement, les mêmes inconvénients que ceux faits uniquement de profilés creux de matière plastique. Dans des chassis de ce type, faits de profilés creux de matière plastique renforcés par des profilés métalliques creux, on a également imaginé de renforcer les angles soudés par des équerres métalliques en deux parties, dont les branches, dans la zone de l'angle, s'assemblent par engrènement de dentures respectives et sont simplement enfoncées dans les profilés métalliques creux (fenêtres Lifty-Lux de la société Kunststoff-Anschfltz GmbH). Comme la denture doit, au moment de l'assemblage, être enduite d' un adhésif pour métaux, ce procédé est coûteux et, de plus, les équerres métalliques et l'adhésif sont gênants lors du soudage des profilés creux de matière plastique aux angles du chassis. On connaît aussi des chassis de fenêtre sans soudure, comportant une âme en carton bakélisé et un revêtement plastique fait de polyester renforcé de fibres de verre. Comme ces chassis sont moulés, ils présentent l'inconvénient majeur de nécessiter un moule pour chaque format, ce qui est fort coûteux. Ils sont en outre relativement lourds et ne résistent pas parfaitement aux in tempéries. On connaît enfin un chassis de fenêtre dont les côtés sont formés par quatre tronçons de profilé, qui comportent une âme de bois massif enrobée de polyuréthane pressé dans un moule et sont vissés les uns aux autres aux angles du chassis. Outre que ce type d'assemblage d'angle ne satisfait pas toutes les exi genres en matière de résistance mécanique, en raison de la présen ce d'une âm- en bois que le revêtement de polyuréthane isole im parfaitement de la vapeur, ce chassis n'est pas insensible au gau chissement. Il faut en outre pour chaque format de chassis, c' est-à dire pour chaque longueur des côtés du chassis, un moule spécial pour l'enrobage de l'âme an bois avec du polyuréthane.Un autre inconvénient des âmes en bois plein, auquel n'échappent pas d'ailleurs les âmes en carton bakélisé massif, est que les pro fils nécessaires de la section de l'âme doivent être réalisés au moyen de procédés d'usinage coûteux, comme le fraisage. Enfin, le revêtement de polyufithane ne résiste évidemment pas aux intempé ries. L'invention a donc pour objet de réaliser pour un chassis de fenêtre, de porte ou autre élément similaire un profilé moins coûteux a fabriquer que ceux dont formés les chassis connus, mais en même temps plus résistants au gauchissement et plus durables que les constructions connues. A cet effet, en partant d'un profilé connu du type pré- cité, le profilé selon l'invention comporte une âme constituée par un profilé creux formé par plusieurs, en particulier quatre, lat tes assemblées, en particulier par collage, auquel adhère un re vêtement de matière plastique extrudé directement sur lui, et les lattes sont faites de plusieurs couches de bois collées les unes aux autres , faites de copeaux ou de fibres de bois dur. Du fait que l'âme est un assemblage de plusieurs lattes il devient possible de réaliser des âmes de sections les plus diverses sans avoir à fraiser des rainures ou autres évidements, opération qui réclame beaucoup plus de temps que l'assemblage en continu de lattes en une âme de la section désirée et leur liaison par collage ou chevillage.La facilité avec laquelle il est possible de passer d'un profil de section à un autre permet précisément de donner au revêtement de matière plastique une épaisseur moyenne plu8 faible que dans les profilés connus qui comportent aussi une âme, car il n'est pas nécessairef dans le profilé selon l'invention, pour obtenir une forme compliquée de la section du profilé, de recourir plus ou moins exclusivement à une variation de l'épaisseur du revêtement plastique d'un endroit à l'autre du contour de l'âme.L'utilisation d'un profilé de type caisson pour l'âme permet en outre d'obtenir un profilé de chassis extrêmement résistant au gauchissement, résistance qu'augmente encore l'emploi, pour les lattes, de couches de copeaux ou de fibres dures agglomérés collées les unes aux autres, et dont l'âme est, contrairement aux profilés de renforcement creux en acier, parfaitement résistante à la corrosion. A la différence des profilés ayant une âme pleine, le profilé selon l'invention permet les assemblages d'angle à l'aide d'équerres sans qu'il soit nécessaire de retoucher l'âme aux extrémités des éléments du chassis. Enfin, le profilé selon l'invention a un poids relativement faible et présente de bonnes qualités d'isolation thermique et phonique. Les lattes de l'âme peuvent être assemblées bout à bout par collage ou à l'aide de chevilles. On obtient toutefois une plus grande rigidité du profilé selon l'invention lorsque deux lattes opposées sont rainurées sur leurs faces en regard et lorsque les chants des deux autres lattes sont enfoncés dans ces rai nurses. Etant donné que la plupart des matières plastiques ne sont pas parfaitement imperméables à la vapeur, ce qui est aussi le cas pour le C.P.V. dur habituellement utilisé, il est recommandé de placer un film pare-vapeur dans les lattes ou entre celles-ci et le revêtement de matière plastique, sur une face au moins du profilé; cette mesure peut être réalisée de façon particulièrement simple lorsque les lattes sont formées de plusieurs couches de bois contre-collées, car elle permet d'éviter les dif ficultés que peut créer la présence d'un film entre l'âme profi lée et le revêtement de matière plastique pour la bonne adhéren ce de ce dernier.Il est particulièrement avantageux de placer le film pare-vapeur sur toutes les faces du profilé à l'exception de celle correspondant à la face externe du chassis, afin que l'humi dité qui aurait pu éventuellement pénétrer à l'intérieur de la cavité du profilé puisse s'échapper vers l'exterieur. La plupart des matières plastiques ne sont pas parfaite ment résistantes aux intempéries et, en particulier, la plupart des matières plastiques colorées ne sont pas résistantes à la lu mière; ceci est particulièrement le cas pour le chlorure de poly vinyle, qu'on utilisera de préférence pour le revêtement duprofi- lé selon l'invention parce qu'il se laisse extruder sans problème et est relativement peu coûteux. Pour conserver le libre choix du coloris et pouvoir fabriquer des chassis de fenêtres, portes, etc. parfaitement résistants aux intempéries et à l'action de la lumière, il est recommandé de recouvrir la face du profilé selon l'invention correspondant à la face externe du chassis d'un film de résine acrylique; en particulier, on extrudera ce film dirècte ment sur ladite face.Le prix de revient du profilé n'en sera pas considérablement augmenté, car il suffira d'une petite quantité de cette résine qui, en soi, est chère, et le film sera extrudé en même temps que le revêtement de matière plastique, ce qui n' augmentera pas beaucoup les frais de fabrication du profilé. Les joints d'étanchéité montés sur les chassis de fenê tres, de portes, etc. sont soumis fréquemment à une forte usure; 'c'est pourquoi, dans une forme d'exécution préférée du profilé selon l'invention, te revêtement de matière plastique entoure le pied d'au moins un Joint d'étanchéité venu d'extrusion, qui est fait d'une matière qui, lors de l'extrusion, n'adhère pas à cel le du revêtement. On obtient ainsi un joint d'étanchéité inter changeable qu'il n'est cependant pas nécessaire de fabriquer sé parément. En effet, les joints d'étanchéité extrudés à part et montés ensuite dans une rainure du revêtement de matière plasti que doivent en outre être collés en place, ce qui nécessite une dépense supplémentaire de travail.Si le joint d'étanchéité in terchangeable venu d'eXtrusion est destiné à être posé contre le vitrage, cette forme d'exécution préférée du profilé selon l'in Invention présente l'avantage supplémentaire qu'elle convient aussi aux chassis dans lesquels les vitres sont mastiquées, car le joint peut être enlevé sans difficult our laisser la place à un ruban de mastic ordinaire. Comme il a été expliqué plus haut, les chassis de fenêtres connus qui comportent une âme faite d'un matériau dérivé du bois, sont soit placés tout entiers dans des moules où ils sont enrobés de matière plastique renforcée de fibres de verre, soit constitués par un assemblage d'éléments profilés qui ont déjà été enrobés de polyuréthane dans des moules. Il tombe sous le sens que de tels procédés de fabrication sont extrêmement coûteux, surtout lorsqu'on pense à la grande variété qu'il est nécessaire de maintenir dans les types de fenêtres. Les chassis connus dont les côtés sont faits d'éléments profilés creux de matière plastique sont soudés aux angles, ce qui interdit non seulement l'application d'un film de résine acrylique, mais encore le montage de joints d'étanchéité faits d'une autre matière sur le produit semifini, c'est-à-dire sur le profilé.Les chassis fabriqués en employant un profilé selon l'invention sont avantageusement confor- més de telle façon qu'ils sont constitués, de façon connue en soi, par quatre côtés formés chacun d'un élément profilé coupé d'onglet, et que, ce qui est également connu, les dits côtés sont reunis à l'aide d'équerres adaptées à la section des cavités intérieures des éléments profilés et introduites dans ces cavités, et au moyen de chevilles présentant au moins une partie excentrée et engagées dans des trous ménagés aux extrémités des éléments profilés ainsi que dans les branches des équerres, l'ensemble étant agencé de façon à presser l'une contre l'autre les faces en bout coupées d'onglet des côtés adjacents du chassis.Cette combinaison de caractéristiques dont il a été précisé plus haut qu' elle est connue a été déjà réalisée dans un chassis de fenêtre entièrement métallique (assemblage d'angle EKO de la sociétéErbslôh, 56 Wuppertal 2, Rauer Werth 4) de la manière suivante: des équerres métalliques sont tout d'abord enfoncées dans les éléments profilés creux de métal coupés d'onglet, des trous sont ensuite percés simultanément dans les éléments profilés et les branches des équerres et, dans ces trous, sont enfoncées des chevilles qui pré- sentent chacune une zone cylindrique qui pénètre dans la branche associée de l'équerre respective et une extrémité coudée et par conséquent excentrique, par laquelle les faces en bout coupées d' onglet des éléments profilés sont pressées l'une contre l'autre lorsqu'on enfonce la cheville. L'inconvénient dans cet assemblage connu réside dans le fait que les chevilles ainsi coudées et qui doivent donc nécessairement être enfoncées complètement produisent toujours le même déplacement relatif entre l'élément profilé qui constitue un côté du chassis et la branche associée de l'équerre, de sorte qu'il faut soit percer les trous avec une très grande précision, soit se contenter d'une pression aux faces coupées d' onglet qui peut varier d'un assemblage d'angle à l'autre.Le chas sis selon l'invention est aussi extrêmement stable et, grâce à la conformation des chevilles qui par leur rotation provoquent le serrage, on peut toujours obtenir au joint d'onglet la pression désirée et, pour assurer l'étanchéité aux angles du chassis, il suffit d'appliquer sur les faces en bout coupées d'onglet une ut se de produit de calfeutrement ou autre élément d'étanchéité simi laire; mais la construction de chassis selon l'invention permet avant tout d'appliquer directement sur le produit semi-fini que constitue le profilé de matière plastique les joints d'étanchéi té et autres éléments faits d'une matière différente de celle du revêtement, car ce chassis n'a plus besoin d'être soudé aux an gles.Il convient de rappeler à cet égard que le film de résine acrylique extrudé sur le revêtement plastique en même temps que celui-ci et les joints d'étanchéité noyés en partie dans ce re vêtement, qui n'empêchent pas l'assemblage des côtés du chassis. En outre, la construction de chassis selon l'invention convient particulièrement aux profilés qui présentent une 0M plusieurs des caractéristiques suivantes pour empêcher toute détérioration des faces visibles des profilés avant le montage des chassis de ~fenêtres ou de portes, une au moins des faces externes des pro filés peut être revêtue d'un film de protection arrachable. De même, une au moins ives faces externes du profilé peut être munie de motifs ornementaux, en particulier en relief ou imprimés, sans que l'aspect esthétique des faces visibles du chassis ait à en souffrir, comme ce serait le cas si les soudures d'angle devaient être poncées et polies asemblage, opérations qui détrui raient évidemment les motifs ornementaux en ces endroits. Il ressort des explications ci-dessus qu'un procédé par ticulièrement avantageux de fabrication d'une forme d'exécution préférée du profilé selon l'invention est caractérisé en ce que les lattes sont assemblées de façon continue pour former un pro filé vireux de type caisson, qui, pour former le revêtement, est enrobe par extrusion de matière plastique, des joints d'étanchéi té placés dans la matière plastique fondue. Il est en outre avantageux que lors de l'extrusion du revêtement de matière plastique sur le profilé creux un film de résine acrylique soit extrudé sur la face du revêtement qui correspond à la face extérieure du chassis, les deux extrusions pouvant s'effectuer simultanément dans le même appareil.Immédiatement après l'extrusion du revêtement de matière plastique, une des faces externes du profilé peut être frappée d'une empreinte tandis que le revêtement plastique est encore malléable, afin d'obtenir, si le revêtement est convenablement coloré, par exemple un dessin imitant la veinure du bois sans que le procédé de-fabrication en soit rendu notablement plus onéreux. Une forme d'exécution du chassis selon l'invention dans la quelle les chevilles s'enfoncent dans deux lattes opposées de 1' âme est particulièrement avantageuse car les chevilles prennent appui dans le profilé par leurs deux extrémités. Enfin, pour pouvoir réaliser les trous prévus pour lesch-- villes de façon aussi simple et rapide que dans les assemblages d'angle connus décrits plus haut, il est recommandé de prévoir, de façon connue, à chaque extrémité de l'élément profilé qui constitue chaque côté du chassis et dans la branche de l'équerre qui pénètre dans cette extrémité, des trous concentriques de même diamètre, que le diamètre de la partie extérieure de la cheville qui est engagée dans le trou prévu sur l'élément profilé soit é- gal au diamètre de ces trous concentriques, que la partie intérieure de la cheville, qui est engagée dans l'équerre ait un diamètre plus petit et soit excentrée par rapport à la partie extérieure précitée et qu'enfin le trou prévu dans l'équerre puisse recevoir un insert qui coopère avec la partie intérieure de la cheville.Il suffit alors d'enfoncer l'équerre jusqu'a butée dans l'élément profilé associé et de percer l'ensemble en une seule opération, après quoi on peut enfoncer l'insert et la cheville. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé, représentant, à titre d'exemples non limitatifs, des formes d'exécution de ce profilé et une forme d'exécution de ce chassis: Fig. l est une vue en coupe verticale de la partie inférieure du chassis ouvrant et du chassis dormant d'une fenêtre, fabriqués avec le profilé selon l'invention; Fig. 2 est une vue en coupe d'un angle du chassis ouvrant ou du chassis dormant, le plan de coupe coïncidant avec le plan médian du chassis; Fig. 3 est une coupe suivant 3 3 de fig. 2. La fig. i montre, en coupe, la traverse inférieure d'un chassis dormant 10, scellé dans la maçonnerie ou autre ouvrage non représenté. Sur ce chassis dormant est articulé, à l'aide d' une ferrure spéciale pour pivotement sur un axe vertical et sur un axe horizontal, représentée sommairement en traits mixtes et désignée par la référence générale 12, un chassis ouvrant 14, dont la traverse inférieure est également représentée en coupe. Dans ce chassis ouvrant 14 est montée une double vitre isolante 16. Comme il sera expliqué plus loin en détail, chaque chassis, c'est-à-dire le chassis dormant 10 et le chassis ouvrant 14, com porté quatre côtés, qui sont constitués par des profilés, à savoir les profilés 18 pour le chassis dormant et les profilés 20 pour le chassis ouvrant. Le-profilé 18 représenté à la fig. 1 comporte une âme creuse formée par l'assemblage de quatre lattes: une latte exté rieure 18a, une latte intérieure 18b, une latte supérieure 18c et une latte inférieure 18d. De la même manière, le profilé 20 re présenté à la fig. 1 comporte une âme creuse formée par l'assem blage de quatre lattes analogues 20aXà 2Od Toutes ces lattes sont en bois dit lamellé, c'est--à-dire formé de plusieurs strates collées les unes aux autres, une feuille pare-vapeur 22 étant in terposée entre la strate la plus extérieure et sa voisine dans '~les lattes 20b à 20d et collée å ces strates.Il s'agit le plus souvent d'une feuille d'aluminium, car cette matière est parfai tement imperméable sa la vapeur et résiste à la corrosion. Seule la latte extérieure 20a ne comporte pas cette feuille, afin que l'humidité qui aurait éventuellement pénétré à l'intérieur du profilé du chassis ouvrant puisse s'évaporer vers l'extérieur, mais soit empêchée de pénétrer à l'intérieur de la pièce munie de la fenêtre. Il va de soi que le profilé 18 du chassis dormant peut être construit de la même manière. Les lattes extérieures et intérieures 18p 18b et 20a, 20b des deux chassis présentent sur leurs faces tournées l'une vers l'autre des rainures 24, dans lesquelles viennent s'emboîter par leurs chants correspon dant; les autres lattes 18c, 18d et 20c, 20d. Les lattes sont collées les unes aux autres, mais elles peuvent aussi être che villées les unes aux autres, ce dernier mode d'assemblage pouvant éventuellement venir en supplément du collage. Les rainures 24 augmentent la stabilité du profilé creux de type caisson constitué par les lattes, dont la cavité intérieure est désignée respectivement par 18e et 20e. Le profilé 18 du chassis dormant, comme celui 20 du chassis ouvrant, présente un revêtement de matière plastique 18f, 20f, qui est fait, en particulier, de C.P.V. dur et est appliqué directement par extrusion sur le profilé creux en lattes auquel il adhère. Dans le même appareil d'extrusion est appliquée en outre, sur la face du profilé 18 ou du profilé 20 qui formera plus tard la face extérieure du chassis, une couche de résine acrylique 18g, 20g, qui peut avoir n'importe quelle couleur et confère au chassis qui en est muni une résistance absolue aux intempéries. Du fait que l'âme des profilés 18 et 20 est faite de lattes dont on peut varier à volonté la largeur et l'épaisseur, on peut réaliser les profils de section les plus divers, sans que cela nécessite, comme autrefois, des quantités considérables de matière plastique ou un usinage de l'âme; le revêtement de matière plastique 18f, 20f peut donc être presque partout uniformément mince. Sur le revêtement de matière plastique 18f du profilé 18 est formé, venu d'extrusion, un joint à lèvre 28, qui peut être fait de C.P.V. souple; deux nervures 30 et 32 sont également formées lors de l'extrusion du revêtement sur la latte supérieure 18c et définissent entre elles une rainure 34 dans laquelle est logée une partie de la ferrure 12. Ces nervures sont avantageusement en C.P.V. dur. Des nervures analogues 34 et 36 sont formées sous la latte inférieure 20d du profilé 20 du chassis ouvrant; elles définissent entre elles une rainure 38, dans laquelle est logée une autre partie de la ferrure 12. En outre, sur le revêtement de matière plastique 20f est formée une lèvre d'étanchéité 40, qui pourrait aussi être en C.P.V. souple mais, dans la forme d'exécution représentée, est en C.P.V. dur, car elle porte un joint d'étanchéité interchangeable 42 fait d'une matière tendre, par exemple de la mousse de néoprène.On reviendra sur ce point ultérieurement. Le profilé 20 du chassis ouvrant porte sur le chant inférieur de la latte intérieure 20b un autre joint d'étanchéité 44 fait d'une matière souple, ce joint étant maintenu dans un épaissement du revêtement 20f qui remplit un évidement 46 de la latte 20b. Enfin, dans la zone du chant supérieur de la latte extérieure 20a, le revêtement de matière plastique 20f présente un autre épaississe ment 48, qui porte un troisième joint d'étanchéité 50. Les joints d'étanchéité 42, 44 et 48 sont, soit extrudés en même temps que le revêtement de matière plastique 20f, soit des joints préfabriqués qui, lors de l'extrusion du revêtement, sont noyés en partie dans celui-ci, notamment par un pied 52, lo gé dans une rainure de profil approprié formée dans le revêtement 20f. Les joints 42, 44, li doivent être faits d'une matière qui, à ltextru don et en particulier lors de l'extrusion du revête ment, n'adhere: pas de par sa nature à la matière du revêtement, en un mot qui ne se soude pas à celui-ci, afin que les joints puissent être éventuellement remplacés par la suite.Mais, du fait qu'ils sont noyés partiellement dans la masse plastique lors de l'extrusion du revêtement, il est inutile de les coller, com me cela serait le cas s'ils étaient montés après-coup dans les profilés. Il convient d'ajouter que le joint 50 pourrait aussi venir d'extrusion avec la zone épaissie 48 et, de ce fait, avec le revêtement; toutefois la conformation particulière de la for me d'exécution représentée permet d'enlever cômplètement le joint 50 et de mastiquer la double vitre isolante 16 dans le chassis ouvrant 14, c'est-à-dire de remplacer le joint Z par un ruban de mastic. Sur le profilé 20 du chassis ouvrant est fixé à l'aide de vis li un profilé 54 de retenue de la double vitre, qui est en l'occurrence un profilé en matière plastique. Son profil est vi sible à la fig.ltil est conformé de telle façon qu'un autre profilé de retenue 8 peut être enfoncé sur lui et s'y enclique ter grâce à des striures 60. De cette manière, la double vitre isolante 16 est immobilisée de façon étanche entre le joint 50 et les profilés de retenue li et 58. La référence 62 désigne le système de coins par lequel la double vitre isolante est habituel lement calée dans le chassis ouvrant 14. La traverse inférieure du chassis ouvrant 14 est percée de part en part au moins en un endroit; ce trou débouchant est dé signé par la référence 64 et il s'étend depuis une zone située au dessous de la double vitre 16 jusqu'à la zone située entre la nervure 34 et le joint à lèvre 40. Dans ce trou est logé un petit tube métallique 66, par lequel la feuillure 68 dans laquelle est logée la double vitre 16 est débarrassée de l'eau qui a pu s'y accumuler et qui, grâce à l'inclinaison favorable de la nervure s'égoutte vers le bas et vers l'extérieur dans la feuillure formée par la nervure 30 et la latte extérieure 18a du profilé 18 du chassis dormant. Pour l'évacuation de l'eau qui tombe dans cette feuillure, le profilé 18 présente un trou incliné 72, dans lequel est monté un tube métallique 74.Pour éviter que la pression du vent refoule l'eau de la face externe de la fenêtre dans la feuillure 70, un profilé coupe-vent 76 est fixé sur la face extérieure du profilé 18; il a approximativement la forme d'un L, est ouvert vers le bas et masque l'orifice par lequel le trou 72 débouche sur l'extérieur. Il serait évidemment possible de former directement sur le profilé 18 une aile équivalente à ce coupevent. Il convient d'ajouter encore que les profilés de retenue 54 et 58 peuvent être conformés différemment et que le profilé fixe 54, par exemple, peut être métallique, en particulier en aluminium. En outre, les joints d'étanchéité 42, 44 et 50 peuvent être remplacés par des lèvres venues d'extrusion avec le revêtement du profilé du chassis ouvrant, comme c'est le cas pour le joint à lèvre extérieur 28 du profilé 18 du chassis dormant. Enfin, les cavités intérieures 18e et 20e peuvent être remplies, en particulier d'une mousse plastique légère. Comme le montrent les fig. 2 et 3, les profilés 18 et 20 ne sont pas assemblés de façon traditionnelle aux angles du chassis dormant et du chassis ouvrant, mais ils sont serrés l'un vers l'autre, en direction du plan de joint d'onglet désigné par la référence 80. Les angles de chassis et les profilés représentés aux fig. 2 et 3 peuvent appartenir aussi bien à un chassis dormant qu'à un chassis ouvrant, de sorte qu'il ne sera plus parlé dans la suite de la description que d'un chassis, des côtés de ce chassis et des profilés qui les constituent. La fig. 2 représente deux côtés de chassis 82 et 84 constitués par des profilés selon l'invention et assemblés d'onglet au moyen d'une équerre 86 et de chevilles à excentrique 88. L'équerre 86 peut, comme les lattes qui constituent l'âme du profilé creux des côtés du chassis, être faite de bois lamellé, comme on peut le voir à la fig. 3. Elle est enfoncée dans les cavités intérieures 90 des deux côtés du chassis et prend appui sur les quatre lattes de chacun de ces côté ;*svant d'enfoncer les chevilles 88, on perce de part en part chacun des côtés du chassis dans lequel on a préalablement enfoncé jusqu'à butée une branche de l'équerre; les trous ainsi formés sont désignés par la référence 92. On peut alors enfoncer complètement les chevilles 88 en même temps qu'un insert fait de tôle cintrée, dont la section est visible à la fig. 3, de façon qu'elles traversent à la fois les côtés du chassis et les branches de -l'équerre. Les chevilles et les inserts présentent les particularités suivantes: Chaque cheville présente, dans le sens de sa longueur, deux parties extrêmes, cylindriques et coaxiales 88a, dont le diamètre est égal à celui des trous 92. Entre ces parties s'étend une partie centrale 88b, qui a également une forme cylindrique, mais a un plus petit diamètre que les parties extrêmes et est excentrée par rapport à elles.L 'épaisseur de l'insert li correspond à la différence entre le diamètre de la partie 88b et celui des parties 88a, ce qui pèrmet d'enfoncer en même temps dans un côté du chassis une cheville et l'insert associé, ce dernier étant placé entre les parties extrêmes 88a de façon à venir s'appliquer contre la partie en retrait 88c de la partie centrale 88b (aux fig. 2 et 3, les chevilles sont représentées dans une position décalée de 180o par rapport à celle dans laquelle elles sont enfoncées\. Pour que les inserts de tournent pas en même temps que les chevilles, ils sont munis chacun de deux griffes ç par lesquelles ils s'ancrent dans le bois des équerres. Il est prévu dans une des faces en bout des chevilles 88 une empreinte à six pans 100, qui permet de tourner la cheville à l'aide d'un outil. Lorsque les chevilles 88 et les inserts 94 ont été enfoncés, il suffit de tourner les chevilles jusqu'à 180a dans lsun ou l'autre sens pour serrer l'une contre l'autre les faces en bout coupées d'onglet des profilés dans le plan de joint 80. La fig. 2 représente les chevilles dans leur position de serrage maximale, c'est-à-dire dans celle où les branches de l'équerre 86 sont enfoncées au maximum dans les cavités 90 des profilés. Le cas échéant, il peut être avantageux de placer une masse de calfeutrement au plan de joint 80 avant le serrage des co tés du chassis. - REVENDICATIONS 1.- Profilé pour la fabrication de chassis de fenêtres, portes ou autres éléments similaires, comportant une âme faite d' un matériau dérivé du bois et un revêtement de matière plastique, caractérisé en ce que l'âme est un profilé creux fermé, fait de plusieurs, en particulier quatre, lattes assemblées, en particulier par collage, auquel adhère un revêtement de matière plastique appliqué sur lui par extrusion, et en ce que les lattes sont formées de plusieurs couches de bois collées les unes aux autres, faites d'un aggloméré de copeaux ou de fibres de bois dur. 2.- Profilé selon la revendication 1, caractérisé en ce que deux lattes opposées de l'âme sont rainurées sur leurs faces respectives qui sont tournées l'une vers l'autre et en ce que les chants des autres lattes sont logés dans ces rainures. 3.- Profilé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce qu'une feuille pare-vapeur est placée dans les lattes ou entre celles-ci et le revêtement de matière plastique sur une face au moins du profilé. 4. Profilé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'une feuille pare-vapeur est prévue sur toutes les faces du profilé, à l'exception de celle correspondant à la face extérieure du chassis. 5. Profilé selon la revendication 3 ou la revendication 11, caractérisé en ce que la feuille pare-vapeur est en aluminium et/ou une matière plastique imperméable à la vapeur. 6.- Profilé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la face externe du profilé qui correspond à la face extérieure du chassis est recouverte d'un film de résine acrylique, appliqué en particulier par extrusion. 7.- Profilé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le film de résine acrylique est extrudé sur le revêtement de matière plastique. 8.- Profilé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par des lèvres d'étanchéité formées sur le revêtement de matière plastique et/ou par des nervures qui définissent des logements pour les ferrures. 9.- Profilé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le revêtement de matière plastique enserre le pied d'au moins un joint d'étanchéité venu d'extrusion et fait d'une matière qui, de par sa nature, ne se soude e pas a la matière plastique du revêtement lors de l'extrusion. 10.- Profilé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'au moins une de ses faces exter nes porte un film protecteur arrachable. 11.- Profilé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'au moins une de ses faces exter ne présente des dessins, en particulier sous forme d'empreinte ou d'impression. 12.- Profilé selon la revendication 11, caractérisé par un film qui forme la surface ornée de dessins. 13.- Profilé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la cavité intérieure de l'âme profilée est remplie d'une mousse plastique. 14.- Profilé selon l'une quelconque des revendications i à 13, caractérisé en ce que le profilé creux qui constitue l'â me est formé de quatre lattes qui se rencontrent à peu près à an gles droits et en ce qu'au moins une de ces lattes s'étend au delà d'au moins une des deux lattes voisines. 15.- Procédé de fabrication d'un profilé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les lattes sont assemblées de façon continue en un profilé creux fermé qui, pour la réalisation du revêtement de matière plastique est enrobé par extrusion de matière plastique, des joints d'étan chéité étant placés dans la matière plastique fondue. 16.- Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que lors de l'extrusion du revêtement de matière plastique sur i'âme profilée creuse, un film de résine acrylique est extrudée sur la face du profilé correspondant à la face extérieure du chas sis. 17.- Procédé selon la revendication 15 ou la revendica tion 16, caractérisé en ce qu'une empreinte est formée sur une au moins des faces externes du profilé pendant que la matière plas tique du revêtement est encore malléable. 18.- Chassis fabriqué en utilisant un profilé selon 1' une quelconque des revendications quelconques, caractérisé en ce qu'il est, de façon connue en soi, formé de quatre côtés consti tués chacun par un tronçon de profilé et coupés d'onglet, et en ce que, de façon également connue, les côtés du chassis sont assembles' au moyen d'équerres enfoncées dans les cavités intérieures des tronçons de profilé et adaptées à la section des dites cavités, t ainsi qu a l'aide de chevilles comportant au moins une partie excentrée, qui sont introduites dans des trous formés aux extrémités des côtés du chassis et dans les branches des équerres, et ce, de façon que les faces en boutcoupéesd'onglet soient pressées l' une contre l'autre au plan de joint. 19.- Chassis selon la revendication 18, caractérisé en ce que de façon connue en soi, il est prévu à chaque extrémité de chaque côté du chassis et dans la branche correspondante de l'équerre des trous concentriques de même diamètre, en ce que le diamètre de la partie extrême cylindrique de la cheville, qui pénètre dans le trou formé dans le côté du chassis est égal au diamètre de ce trou, en ce que la partie de la cheville qui est enfoncée dans la branche de l'équerre est également cylindrique, a un diamètre plus petit et est excentrée par rapport à la partie extrême précitée, et en ce qu'un insert coopérant avec la partie de petit diamètre de la cheville est logé dans le trou formé dans la branche de l'équerre. 20.- Chassis selon la revendication 19, caractérisé en ce qu'une des faces en bout des chevilles est munie d'une fente pour la prise d'un tournevis, d'une empreinte femelle à six pans, ou autre prise d'outil similaire. 21.- Chassis selon la revendication 19 ou la revendication 20, caractérisé en ce que les chevilles pénètrent dans deux lattes opposées de l'âme profilée. 22.- Chassis selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les équerres sont faites d'un matériau dérivé du bois, en particulier du même matériau que les lattes de l'âme.