La présente invention concerne un bloc de construction ainsi qu'un procédé et une installation pour leur fabrication. On connaît déjà divers blocs de construction présentant des cavités ou des vides qui sont remplis d'un matériau ayant par exemple des propriétés d'isolation, phonique et/ou thermique. Toutefois, les produits connus sont d'un prix de revient élevés cela résulte à la fois du coût de fabrication et des matières utilisées pour la fabrication de ces blocs Le brevet français 71 33 556 décrit un bloc de Construction, destiné a ameliorer l'isolation thermique Ce bloc, réalisé en un agglonere d'argile expansé, se présente sous la forme de deux blocs plats, réunis suivant leur grande surface par des entretoises de façon à former un intervalle dans lequel on fixe un bloc d'isolation par exemple en polystyrene. La présente invention a pour but de remédier aux solutions connues et se propose de creer un bloc de construction, de fabrication simple et peu onéreuse, ayant à la fois la résistance des blocs de construction traditionnels en aggloméré ainsi que des qualités d'isolation thermique et phonique améliorées, tout en offrant l'avantage de permettre la réalisation de tous les éléments d'une construction à l'aide d'un nombre réduit de types de blocs. A A cet effet, l'invention concerne un bloc caractérisé en ce qu'il se compose d'au moins deux éléments de section pelygonale, réunis suivant une partie de leurs cotés. Suivant une autre caractéristique de l'invention, l'élément de bloc est un rectangle dont la longueur est double de la largeur. Suivant une autre caractéristique de l'invention, le bloc est formé de deux éléments juxtaposés côte à côte et décalés dans le sens longitudinal de façon à avoir en commun une moitié de longueur de chaque élément, ou de trois éléments, deux éléments étant réunis suivant leur petit côté, l'autre élément étant disposé parallèlement au précédent, suivant son grand côté. Cette structure géométrique des blocs permet de réduire le nombre de types de blocs nécessaires dans la construction, et cela quelle que soit pratiquement l'épaisseur des constructions à réaliser, les angles, etc... Suivant une autre caractéristique de l'invention, le bloc comporte des alvéoles débouchant, ces alvéoles étant éventuellement remplies en partie ou en totalité d'une matière de remplissage isolante. Ainsi, grâce a l'invention, on a non seulement un bloc de construction de résistance mécanique et d'isolation thermique et phonique très améliorée, par rapport aux blocs connus, du fait de l'adhérence intime entre l'ossature du bloc obtenu par moulage et la matière de remplissage. Suivant une autre caractéristique de l'invention, le bloc comporte une rainure à la jonction de deux éléments et les petits côtés apparents des éléments d'un bloc présentent des évidements latéraux. Grâce aux rainures et aux évidements, on arrive à des ruptures de joints parfaites évitant toute pénétration d'air ou d'humidité entre les joints. De plus, les évidements verticaux peuvent servir à la récupération de l'eau qui aurait éventuellement pénétré à travers le revêtement extérieur de la maçonnerie ou qui se serait condensée au niveau des joints. Ce type de blocs convient tout particulièrement pour les constructions dans des régions très humides. La forme géométrique extrêmement avantageuse des blocs permet leur assemblage sous des formes très différentes et cela pratiquement à l'aide de quelques types de blocs seulement. Cela réduit considérablement à la fois les frais de fabrication et les frais de stockage puisque le nombre de moules est réduit de façon correspondante. L'invention a également pour but de créer un procédé permettant de fabriquer des blocs à cavité contenant au moins en partie une matière de remplissage, ce procédé devant être compatible avec les installations habituelles de fabrication de blocs par exemple en agglomérés, sans entraîner des frais d'installation ou de manutention importants, et en permettant un changement de fabrication rapide. A cet effet, l'invention concerne un procédé de fabrication de blocs de construction à cavité ou. alvéole, rempli au moins partiellement d'une matière, ce procédé étant caractérisé en ce que l'on moule des blocs par exemple en béton ou en ciment, on laisse prendre partiellement le béton ou le ciment, puis on procède au remplissage total ou partiel des blocs à l'aide d'une matière de remplissage, en laissant une surépaisseur h au-dessus de chaque cavité emplie de chaque bloc, puis on procède au séchage définitif du bloc et on usine la surface supérieure des blocs pour supprimer la surépaisseur. Suivant une autre caractéristique du procédé, la matière de remplissage est du béton cellulaire. Le béton cellulaire constitue un matériau de remplissage, d'isolation particulièrement intéressante, tant par son prix que par ses qualités d'isolation et de résistance mécanique. De la sorte, on renforce également le bloc gr ce à ce matériau de remplissage. Enfin, l'invention a pour but de créer une installation pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus. Cette installation se caractérise en ce qu'elle se compose d'un poste d'entrée, d'un poste de sortie et d'un poste de remplissage, les blocs moulés étant pl2urés sur des plateaux et amenés sur un transporteur pour venir sous le diitributeur de matière de remplissage. Suivant une autre caractéristique, le .distributeur de matière de remplissage se compose d'une tête de distribution reliée par un tuyau d'alimentation à une trémie tampon, la tête comportant, dans sa plaque inférieure venant au-dessus des blocs à remplir, des conduits de distribution ayant la forme des produits à remplir qui, en position de repos, sont fermés par un obturateur coulissant. La présente invention sera décrite plus en détail, à titre d'exemples non limitatif, à l'aide des dessins annexés, dans lesquels - La figure 1 est une vue en plan très schématique d'un bloc selon l'invention décomposé en éléments; - La figure 2 est une vue en plan très schématique d'un second bloc selon l'invention; - La figure 3 est une vue en plan très schématique d'un bloc de feuillure ou d'un bloc d'angle selon l'invention; - La figure 4 est une variante du bloc d'angle constituant un demi-bloc selon la figure 2; - La figure 5 est une vue en perspective d'un bloc à usage multiple selon la figure 2; - La figure 6 est une vue en perspective d'un bloc de coffrage correspondant aux figures 2 et 5; - La figure 7 est une vue en perspective d'un bloc à usage multiple, selon une variante de la figure 2;; - La figure 8 est une vue en perspective d'un bloc d'angle avec feuillure selon un mode de réalisation du bloc de la figure 3; - La figure 9 est une vue en perspective d'un demi-bloc d'angle avec feuillure, selon la figure 4; - La figure 10 est une variante d'un bloc de feuillure, selon la figure 8; - La figure 11 est une variante d'un demi-bloc d'angle avec feuillure selon la figure 9; - La figure 12 est une vue en perspective d'un bloc de linteau ou bloc de cloison; - La figure 13 est une vue en perspective d'un demi-bloc de cloison ou de linteau; - La figure 14 est une vue en perspective d'un hourdi; - La figure 15 représente un premier mode d'assemblage de deux blocs selon la figure 2; - La figure 16 est une première variante d'assemblage de deux blocs,- selon la figure 2; - La figure 17 est une troisième variante d'assemblage de blocs, selon la figure 2; ; - La figure 18 est une quatrième variante d'assemblage de blocs selon la figure 2; - La figure 19 est une cinquième variante d'assemblage de blocs, selon la figure 2; - La figure 20 représente en plus une vue en perspective d'un mur réalisé à l'aide de blocs, selon l'invention; - La figure 21 est une vue en perspective d'un mur et d'une cloison munie d'un joint de dilatation, réalisés à l'aide de blocs, selon l'invention; - La figure 22 représente une partie de mur réalisée a' l'aide de blocs, selon la figure 2, montée avec décalage en hauteur; - Les figures 23 à 27 représentent les diverses phases successives du remplissage de blocs, à l'aide d'une matière isolante; - La figure 28 est une vue schématique en plan de l'installation pour le remplissage de blocs selon l'invention;; - La figure 29 est une vue de face de l'installation selon lA figure 28. Selon la figure 1, un bLoc de construction de l'invention se compose d'au moins deux éléments de bloc 1 1t de forme polygonale réunis suivant 1'un de leurs cités. Chaque élément de bloc 1, 1' est forme par la juxtaposition de deux carrés, de sorte que 1 t Elément a une longueur de deux fois le c8te du carré, la largeur correspondant à celle du carré. Un tel élément de bloc pourrait également être réalisé à partir d'autres polygones, tels que par exemple des hexagones. Comme représenté à titre d'exemple à la figure- 1, les carrés pourraient également être des hexagones ou des octogones. La forme de base d'un bloc selon l'invention comporte deux éléments juxtaposés de façon décalée, en forme de Z. La partie commune des deux éléments correspond à la moitié de la longueur d'un bloc. Dans ces conditions, on obtient un bloc ayant les dimensions extérieures telles que celles indiquées à la figure 1, la longueur unitaire du module étant la. La figure 2 représente une variante de bloc qui constitue le bloc à usage multiple selon l'invention. Ce bloc 10, selon la figure 2, se compose de trois éléments 1, 1', 1", réunis en forme de T. Les éléments 1 et 1' sont adjacents, suivant leur petit côté et l'élément 1" est adjacent aux deux éléments 1 et 1', suivant son grand c6té. La figure 3 représente un bloc 11, formé de la réunion de deux éléments 1, 1" et d'un troisième élément 1"' correspondant à un demi-élément. La figure 4 représente schématiquement un bloc 12 formé par la réunion de deux éléments 1, 1", ces deux éléments ayant une partie hachurée en commun formant le coin. La description des figures 1 à 4 correspond à l'analyse géométrique des divers blocs 10, 11, 12, pour en illustrer les diverses caractéristiques permettant la réalisation de constructions à l'aide d'un nombre particulièrement réduit de blocs. La description des figures 5 à 14 concerne des réalisations particulières de blocs correspondant à l'organisation géométrique des figures I à 4. La figure 5 représente un bloc dit "standard", correspondant géometriquement à la figure 2. Ce bloc fO, de hauteur H quelconque, comporte un certain nombre d'alvéoles 20, 21', 22, 23, destinés soit à rester vides, soit à recevoir un matériau isolant Ce bloc 10 présente également deux rainures 24 au niveau de la jonction de l'élément arrière 1" et des deux éléments avant 1, 1' (voir également figure 2) pour permettre la réalisation de joints d'étanchéité. La figure 5 ainsi que les figures suivantes 6 à 13 montrent sur ce bloc les diverses dimensions (longueur, épaisseur, etc...), la dimension de base étant : la La figure 6 représente une variante 10' du bloc 10, selon la figure 5. Ce bloc 10' est notamment destiné à constituer un bloc de coffrage. A cet effet, il comporte des alvéoles 24, 25, 26 de grandes dimensions, permettant, lorsque plusieurs blocs de coffrage 10' sont empilés de façon alignée, d'introduire par exemple des fers d'armature et du béton dans les alvéoles 24, 25, 26. Des découpes non référencées sont prévues dans les parties supérieures et/ou inférieures des cloisons du bloc 10 de façon à permettre le passage de fers d'armature, transversaux, sans gêner ni décaler les blocs 10 supérieurs ou inférieurs. La figure 7 représente un bloc la', correspondant au bloc 10 de la figure 5 et au bloc 10' de la figure 6. Le bloc 1Q' comporte quatre alvéoles 20, 21, 22, 23 destinés à recevoir, par exemple, une matière d'isolation. Toutefois, l'organisation des alvéoles pourrait également correspondre à celle du bloc 10' de la figure 6. Le bloc 10" comporte, contrairement aux blocs 10 et 10', des évidements latéraux 27 sur les petits côtés des éléments 1, 1', 1". D'autres rainures peuvent également être prévues sur les grands c8tés, par exemple sur la paroi arrière des éléments 1 et 1'. Les blocs 10' comportant des moyens de drainage conviennent notamment pour les constructions situées dans des endroits humides, et notamment des régions de bord de mer, ou dans le cas où les enduits ne seraient pas étanches. Dans ce cas, on peut prévoir, dans le bas des murs, un drainage horizontal pour l'écoulement vers l'extérieur de I'eaupouvant se trouver à l'intérieur des murs constitués de blocs à évidement de drainage. La figure 8 représente un bloc de feuillure ou bloc d'angle correspondant au schéma de la figure 3. Ce bloc comporte des alvéoles 28, 29, 30, 31 et 32. Les alvéoles 28, 29, 30 et 31 sont destinés à recevoir du matériau d'isolation. Par contre, l'alvéole 32 peut ne pas recevoir de matériau d'isolation et être enlevé pour constituer un décrochement servant à loger un dormant de porte, un châssis de fenêtre, etc.,, La figure 9 représente un demi-bloc de feuillure ou d'angle 12, correspondant au schéma de la figure 4. Ce demi-bloc 12 comporte des alvéoles 33, 34, 35. Les alvéoles 33 et 34 sont destinés à recevoir un matériau de remplissige alors que l'alvéole 35 peut s'enlever, comme l'alvéole 32 du bloc 11 de la figure 8, par exemple pour y loger le châssis d'une fenêtre, le dormant d'une porte, etc.. La figure 10 représente un bloc 11' qui est une variante du bloc 1l de la figure 8. Ce bloc 11' se distingue du bloc Il de la figure 8, essentiellement du fait des rainures 27. Par ailleurs, la structure de ce bloc, du point de vue des alvéoles, est analogue à celle du bloc 11. Le bloc 12' est une variante du bloc 12 de la figure 9. Cette variante se distingue du bloc 12 essentiellement par les rainures 27 prévues sur certains des petits côtés. Par ailleurs, les alvéoles 33, 34, 35 sont identiques aux alvéoles du bloc 12 de la figure 9. La figure 12 représente un bloc de linteau ou de cloison 13. Ce bloc est en fait constitué par la juxtaposition de deux éléments 1, 1', fictifs. Ce bloc comporte deux cavités 36, 37 et des rainures latérales 38, 39 pour recevoir par exemple un joint d'étanchéité ou un joint de liaison. Le bloc 14, selon la figure 13, correspond du point de vue de sa longueur à la moitié d'un bloc de linteau ou de cloison 13, selon la figure 12. En fait, le bloc 14 correspond, du point de ses dimensions, à un élément de bloc, selon la figure 1. Les dimensions de ce bloc sont comme dans les blocs précédents représentées aux dessins. La figure 14 représente un hourdi 15, selon l'invention. Ce hourdi comporte des alvéoles 39, 40, 41 susceptibles de recevoir une matière isolante. Les formes des blocs sont prévues de façon à donner la meilleure rupture de joint possible entre les deux faces de la construction réalisée, pour éviter notamment les ponts thermiques et le passage de l'humidité. On a décrit ci-dessus des exemples de formes et des positions d'alvéoles déterminées pour assurer une continuité d'isolation sur la hauteur du mur. La hauteur H des blocs peut être variable en fonction des usages dans la construction et des normes. La largeur des blocs peut également être variable en fonction des mêmes exigences ou usages, à condition toutefois de respecter les rapports entre les divers côtés des blocs. En effet, dans certains cas, il peut être intéressant d'avoir des longueurs de base a différentes, suivant que ces blocs sont utilisés pour la fabrication de murs extérieurs, de murs de cloisons, de murs de refend, etc... Dans le cas où les blocs servent de blocs de coffrage, la dimension de base a peut également être adaptée en fonction des dimensions prévues pour le coffrage. La matière de remplissage qui a essentielment une fonction d'isolation peut être un isolant connu tel qu'une mousse synthétique. Toutefois, il est particulièrement avantageux de prévoir, comme matière de remplissage, du béton cellulaire, du fait de son faible coût et de ses qualités d'isolation. L'isolation des blocs par remplissage peut se faire en partie ou en totalité dans les alvéoles. Suivant un mode de réalisation non représente, on fabrique également des conduits de fumée dont la partie centrale servant au passage de la fumée est fixée dans la partie extérieure par de la trousse sous pression telIe que du béton cellulaire, pour relier ces deux parties de façon flottante. Les blocs 10 selon Itinvention peuvent s'imbriquer de diverses façons, comme représenté aux figures 15 à 19. Selon un premier mode dtassemblage, deux blocs 10 sont disposes l'un en regard de l'autre en étant décalés d'une longueur unitaire la de façon à donner un ensemble ayant une épaisseur de 3a. Selon l'imbrication de la figure 16, en disposant deux blocs 10 côte à côte, on arrive à une épaisseur de 2a. Le troisième mode d'assemblage, selon la figure 17 > consiste à juxtaposer bout à bout les blocs 10 par leurs extrémités correspondantes, de façon à avoir d'un côté une surface lisse et de Itautre côté une surface en créneau. Un tel assemblage a une épaisseur qui est par endroit égale à la et par endroit égale à 2a. & quatrième variante d'assemblage, selon la figure 18, consiste à disposer dos à dos deux éléments 10 pour arriver à une croix à quatre branches identiques. Enfin, le cinquième mode d'assemblage de deux blocs 10, selon la figure 19, consiste à assembler deux blocs 10 par leur petite longueur de façon à arriver à une forme de H. Dans certains maçonneries, on pourra, par exemple, combiner et alterner les assemblages selon les figures 18 et 19. Les figures 20 et 21 représentent des constructions réalisées à l'aide des blocs selon l'invention. La figure 20 montre notamment un mur réalisé à l'aide de blocs 10 imbriqués selon la figure 15. Au niveau de itemplacement de la fenêtre, le mur comporte des blocus 10 imbriqués avec des blocs 11 formant l'ouverture 42 destinée à la fenêtre. Au niveau de la cavité recevant le radiateur 43, le mur est formé par l'imbrication d'éléments 10 réunis comme représenté à la figure 17 avec interposition d'un élément 13 (figure 12). La partie A montre des éléments 12 dont la cavité 35 a été supprimée. Au niveau du conduit 44, on utilise > d'une part, un élément 13 en'façade et deux éléments Il situés de part et d'autre du conduit 44, dont les dimensions correspondent ainsi à 2a. Enfin, dans la partie droite de la figure 20, on a représenté un coin réalisé par la simple imbrication de deux éléments 10. Selon la figure 2t, on a réalisé un mur 45, formé par l'imbrication de blocs 10, selon les schemas des figures 18 et 19, avec interposition d'un joint de dilatation 46. La figure 22 montre l'assemblage de blocs 10, suivant deux nappes. Dans chaque nappe, les blocs 10 sont réunis selon le schéma de la figure 16 et la nappe avant 46 est décalée en hauteur par rapport à la nappe arrière 47 de façon que les joints horizontaux des éléments 10 de la nappe avant ne coïncident pas avec les joints horizontaux des éléments 10 de la nappe arrière. On améliore ainsi la rupture de joint horizontal. Enfin, suivant un mode d'assemblage, non représenté aux figures 20, 21 et 22, on pourrait également utiliser les éléments 10", 11', 12', pour réaliser l'assemblage. A l'aide des blocs, selon l'invention, il est possible de réaliser des murs classiques, sans isolation, en utilisant le bloc dit de coffrage" 10' (figure 6) ou les autres blocs de coffrage pour la feuillure ou l'angle correspondant aux figures 8 et 9 ainsi que les mêmes blocs avec la rainure pour le drainage ou pour le joint. Dans les blocs selon l'invention, on a un nombre réduit d'alvéoles et l'épaisseur des parois du béton est elle-même réduite de façon à avoir un volume intérieur aussi grand que possible pour les alvéoles. De façon générale, le bloc peut servir soit pour la construction de murs ou encore de coffrages pour couler du béton armé ou non. De tels blocs peuvent s'utiliser pour réaliser des piliers, des murs de soutènement et tous ouvrages de maçonnerie traditionnels. Enfin, il est possible, comme le montre la figure 20, d'encastrer totalement ou partiellement des gaines de ventilation ou des cheminées, des niches de radiateurs ou autres, des poutres ou ossatures, des gaines électriques, des tuyauteries, sans perte de matériau, car l'invention permet de ne pas couper les blocs pour ménager ces encastrements. On décrira ci-après un procédé de remplissage des blocs selon l'invention (figures 23 à 27). On procède tout d'abord au moulage des blocs quelle que soit leur forme 10, 11, 12... (on utilisera ci-après la référence 50 pour désigner un tel bloc). Ces blocs 50 sont moulés sur un plateau 51 et sont amenés sur un transporteur 52 en venant d'un dispositif de stockage intermédiaire pour se mettre sous le distributeur de matière de remplissage 53 (figure 23). Puis la planche 51 et les blocs 50 sont centrés par rapport au distributeur 53. Comme la position globale des blocs 50 ne correspond pas nécessairement à une position tres précise par rapport à la planche de support 51, il n'est pas possible d'utiliser la planche de support 51 telle quelle, pour assurer Êe centrage du distributeur 53. Pour cette raison, le distributeur 53 est mobile, non seulement verticalement suivant la double flèche B, mais également en translation horizontale, suivant la double flèche C. Le distributeur 1 se compose d'une tête 55 reliée à un tuyau d'alimentation en matière de remplissage 56. La tête qui forme une chambre de distribution de matière 57 est fermée dans sa partie inférieure par un obturateur coulissant 58 muni d'ouvertures. Cet obturateur coulissant 58 libère les conduits 54 réalisés dans la plaque inférieure 60 de la tête de distribution 55. La tête 55 du distributeur 53 est adaptée la ferme des blocs 50 que l'on se propose de remplir de matière isolante et entre deux conduits 54 se trouve un joint d'étanchéité 59. Dans certains cas, ce joint 59 peut être supprimé. Après centrage des blocs 50 sous le distributeur 53 (figure 24), celui-ci est abaissé sur les blocs 50 (figure 25). Puis,l'organe coulissant 58, servant d'obturateur, libère les conduits 54 et la matière isolante remplit les cavités 50' des blocs 50. Le dosage de la quantité de matière introduite est assuré par le réglage en hauteur de la plaque inférieure 60 de la tête de distribution 55. Le temps de remplissage des cavités 50' est déterminé par un moyen de temporisation (non représenté) qui actionne l'organe coulissant 58 pour refermer la tête de distribution 55 à la fin de l'injection. Puis le distributeur 53 se dégage des blocs 50 (figure 26). La matière de remplissage forme une surépaisseur h au-dessus du niveau supérieur de chaque bloc 50 pour compenser un éventuel retrait dû au séchage par exemple en étuve. Dans le cas où la matière de remplissage isolante, mise dans les cavités 50', est une mousse, celle-ci peut également s'affaisser en cours de durcissement et pendant le transport des blocs, de sorte qu'il est particulièrement important d'avoir cette surépaisseur. Les blocs 50 sont fabriqués de façon classique, puis sont amenés dans une chambre de séchage qui procède par étuvage ou auto-étuvage et assure un premier durcissement du béton. En général, on limite cette première phase à une heure environ. Les blocs ne doivent pas encore être totalement séchés au moment de l'introduction de la matière de remplissage afin de permettre une meilleure adhérence entre cette matière de remplissage et le bloc proprement dit, notamment lorsque la matière de remplissage est une matière cellulaire. Pour arriver à une excellente adhérence et à un retrait minimum de la matière de remplissage, lorsque celle-ci est du béton cellulaire, il est nécessaire d'injecter ce béton cellulaire dans un bloc relativement frais dont la prise est partiellement faite. L'injection de béton cellulaire est possible pour tous les blocs, même pour les hourdis de plancher, afin d'augmenter leurs propriétés d'isolation. De façon générale, le procédé, selon les figures 23 à 27 et l'installation selon les figures 28 et 29, permettent le remplissage de blocs de forme quelconque, autre que celle des blocs, décrit ci-dessus, et cela dans le même but d'isolation thermique, phonique, etc... Comme on remplit les blocs 50 après un début de prise, on procède au durcissement définitif des blocs par exemple en étuve. Puis, après séchage complet des blocs et de la matière de remplissage, on amende ces blocs sous un calibreur 61 (figure 27), qui enlève la partie supérieure de la matière de remplissage pour mettre cette matière de remplissage à fleur avec les blocs 50. Ces blocs sont alors prêts pour être stockés. La phase suivante de ce procédé consiste à les empaqueter, par exemple en les palettisant. Comme les blocs sont usinés en fin de fabrication (figure 27), on, arrive à une très grande précision permettant 1 t assemblage des blocs par un lit de colle synthétique ou autre, ce qui assure une isolation parfaite. De façon générale, on prévoit des joints horizontaux sur toutes les parois du béton porteur et un encastrement vertical pour le joint vertical. Les blocs isolants sont exécutés de préférence en béton léger (tel que l'argile expansé) donnant des caractéristiques d'isolation meilleures que le béton lourd. Toutefois, dans le cas où les blocs ne doivent pas présenter de caractéristique d'isolation, le moulage peut faire en béton lourd, par exemple pour les murs de refend, les cloisons ou les blocs de coffrage. Cela permet d'éviter les coffrages pour le chainages, les linteaux, etc... Les figures 28 et 29 représentent une installation pour la mise en oeuvre du procédé décrit ci-dessus, en vue de la fabrication de blocs de construction, remplis en partie ou en totalité d'une matière d'isolation. Selon la figure 28, l'installation se compose d'un poste d'entrée 71 qui reçoit les planches 51 portant les blocs 50 et les amène par un transporteur 52, 73, tel qutun chemin de rouleaux dans le poste d'injection qui comporte notamment le distributeur de matière isolante 53, alimenté à partir d'une trémie-tampon 77 recevant la matière à injecter du mélangeur 75. Celui-ci est lui-même alimenté à partir de réserves à ingrédients 76. Après remplissage, les planches de support 51 quittent le poste de remplissage et passent dans le poste de sortie 72. Comme le montre particulièrement clairement la figure 29, le poste d'alimentation 71 est constitué par un dispositif qui reçoit une pile de planches de support 51 munies de blocs 50 et fait descendre ces planches une à une pour les amener sur le transporteur 73 qui est, par exemple, un chemin de rouleaux. Le poste de sortie 72 procède de façon inverse. Il stagit d'un dispositif qui forme de nouveau une pile de planches de support 51 portant les blocs 50 dont les cavités sont en partie ou en totalité remplies de matière. En fait, dans les postes 71 et 72, les planches se trouvent sur des supports et les blocs ne sont pas directement empilés. En conclusion, l'invention permet de simplifier considérablement les approvisionnements en matériau sur le chantier et d'éviter au fabricant de blocs d'avoir un nombre important de produits différents à fabriquer et à stocker La forme et la légèreté des matériaux facilitent la manutention et donnent une meilleure prise en main. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentés, à partir desquels on pourra prévoir d'autres formes et d'autres modes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 10) Bloc de construction en béton ou ciment, bloc caractérisé en ce qutil est composé d'au moins deux éléments (1', 1") de section polygonale, réunis suivant une partie de leur coté, 20) Bloc de construction selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément (1', 1") de bloc est un rectangle dont la longueur (2a) est double de la largeur (la). 3 ) Bloc de construction selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le bloc est formé de deux éléments (1, 1') juxtaposés côte à côte et décalés dans le sens longitudinal de façon à avoir en commun une moitié (la) de la longueur (2a) de chaque élément (1, 1'). 40) Bloc de construction selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le bloc (10, 10', 10") est formé de trois éléments (1, 1', 1"), deux éléments (1, 1') étant réunis suivant leur petit côté (la), l'autre élément étant disposé parallèlement au précédent, suivant son grand côté (2a). 50) Bloc de construction selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que ce bloc (11) est formé de deux éléments (1, 1") ayant en commun un troisième élément (1"') de forme carrée. 60) Bloc selon la revendication 5, caractérisé en ce que le bloc (11) présente une partie (35) amovible pour recevoir par exemple un montant de porte ou de fenêtre. 70) Bloc de construction selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que ce bloc (12) est formé par deux éléments (1, 1') réunis en équerre et ayant une partie commune en forme de carré. 80) Bloc selon ltune quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il comporte des alvéoles débouchants, ces alvéoles étant éventuellement remplis en partie ou en totalité d'une matière de remplissage isolante. 90) Bloc selon l'une quelconque des revendications 1 et 3, caractérisé en ce qu'il comporte une rainure (24) à la jonction de deux éléments (1, 1") et (1' 1"). 100) Bloc selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les petits côtés apparents des éléments (1, 1', 1") d'un bloc (10", 11', 12') présentent des évidements latéraux (27). 110) Procédé de fabrication de blocs de construction à cavité ou alvéole, rempli au moins partiellement d'une matière, et notamment un bloc selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, procédé caractérisé en ce qu'on moule les blocs, on les laisse partiellement durcir, puis on procède au remplissage total ou partiel des blocs à l'aide d'une matière de remplissage, en laissant une surépaisseur h au-dessus de chaque cavité (50') remplie de chaque bloc (50), puis on procède au séchage définitif du bloc (50) et on usine la surface supérieure des blocs (50) pour supprimer la surépaisseur et les calibrer. 120) Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que la matière de remplissage est du béton cellulaire. 13 ) Installation pour la mise en oeuvre du procédé, selon l'une quelconque des revendications 10 à 11, installation caractérisée en ce qu'elle se compose d'un poste d'entrée (71), d'un poste de sortie (72) et d'un poste de remplissage (53, 75, 76, 77), les blocs moulés (50) étant placés sur des plateaux (51) et amenés sur un transporteur (52) pour venir sous le distributeur de matière de remplissage (53). 140) Installation selon la revendication 13, caractérisé en ce que le distributeur de matière de remplissage se compose d'une tête de distribution (55) reliée par un tuyau d'alimentation (56) à une trémie tampon (77), la tête (55) comportant dans sa plaque inférieure (60) venant au-dessus des blocs (50) à remplir, des conduits de distribution (54) qui, en position de repos, sont fermés par un obturateur coulissant (58).