L'invention concerne un vehicule à chenilles, principale ment pour le transport de personnes etZou de marchandises, qui est conçu pour se déplacer sur des terrains particulièrement accidentés ou, par exemple, enneiges. I1 est connu que, sur des types particuliers de terrain, il n'est pas possible de faire passer les vehicules usuels servant au transport de personnes et/ou de marchandises et c'est pourquoi on a resolu le problème par l'utilisation de véhicules à chenilles convenant à cet effet. Même avec l'utilisation de tels véhicule, il se produisait des erreurs et des inconvénients dus, en particulier, au manque de mania bilité de ces véhicules ainsi qu'à l'insuffisance de leurs systèmes d'amortissement. Plus precisément, les commandes de direction permettaient au véhicule d'avancer de façon saccadée ou brusque et irrégulière et les amortisseurs, en cas de dénivellation du terrain ou de dépressions, n'étaient pas en mesure de compenser les chocs transmis par les roues de guidage des chenilles, de sorte qu'il se produisait une instabilité du véhicule avec de fortes vibrations des structures constituant celui-ci et qu'elles entraînaient une usure prématurée du vehicule et causaient des ruptures fréquentes. Le but de l'invention est de réaliser un véhicule automoteur muni de chenilles, servant aussi bien au transport de personnes que de matériaux divers, conçu pour se déplacer sur n'importe quel type de terrain et, en particulier, sur des terrains enneigés, et capable d'éliminer les inconvénients susdits tout en rendant la conduite facile et sure et le transport plus confortable. L'invention a donc pour objet un véhicule à chenilles à cabine, caractérise par le fait qu'il comporte un élément de volant agissant graduellement sur un dispositif de direction et un systeme de suspension des rouleaux de guidage des chenilles, le dispositif de direction etant constitué par une paire d'embrayages disposes symetriquement, ces embrayages agissant, au moyen d'éléments de transmission, sur au moins deux paires de roues dentées, ces dernières paires etant disposées symétriquement et reliées à au moins deux couronnes dentées conçues pour transmettre le mouvement à des demi-essieux reliés directement aux roues d'entraînement et de guidage des chenilles.Le dispositif d'amortissement est constitué par un arbre avec bride inséré, par un certain tronçon, dans un siège ménagé sur un châssis, l'arbre étant réuni aussi bien à. une barre de torsion qu'à un bras oscillant, ce dernier etant relié directement à un moyeu qui supporte aussi une roue de guidage de la chenille, la bride faisant partie d'un dispositif amortisseur supplémentaire constitué essentiellement par des anneaux de matiere antifriction interposés entre la bride, un disque supplémentaire et une partie terminale courbée du chassies, le dispositif amortisseur supplémentaire comportant, en outre, des moyens de serrage et de réglage. L'invention sera mieux comprise grâce à la description suivante, donnée à titre d'exemple non limitatif et à l'appui des dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est une vue schématique en coupe du dispositif de direction ; - la figure 2 est une vue schématique en coupe du dispositif d'amortissement ; et - la figure 3 est une vue schématique latérale du véhicule à. chenilles dans son ensemble. Sur les dessins (figure 3), la référence 1 désigne la structure extérieure d'un moyen de transport à chenilles. Cette structure extérieure 1 est constituée essentiellement par une partie supérieure à cabine placée au-dessus d'un châssis portant inférieur et, à l'avant, par un compartiment comprenant les organes moteurs. Dans ce compartiment, comprenant les organes moteurs, est logé le dispositif de direction. Ce dispositif de direction, indiqué dans son ensemble par 2 (figure 1), reçoit le mouvement d'un moteur usuel et subit, en outre, l'action d'un volant (non représenté). Le dispositif 2 est constitué par deux parties identiques, opposées et symétriques 3 et 4, reliées entre elles par des arbres de transmission 5 et 6. Pour plus de brièveté, ces deux parties étant identiques, on décrira seulement celle qui est indiquée par la référence 3, tandis que pour les reférences relatives à l'autre partie 4, on utilisera les mêmes chiffres avec le signe "prime. La partie 3 comprend un demi-essieu 7 réuni, par une extrémité, à des roues 8 d'entraînement des chenilles, par son autre extrémité à une couronne dentée 9, cette dernière recevant le mouvement d'un différentiel usuel non représenté. La couronne dentée 9 agit simultanément sur deux engrenages ou roues dentées indiqués respectivement par 10 et 11, ayant des diametres différents, ce qui entraîne une différence de vitesse de rotation. Plus précisément, la roue dentée 10, étant plus petite, comprend un plus petit nombre de dents engrenant avec la couronne, de sorte que sa vitesse périphérique extérieure est plus grande que celle de la roue dentée 11.La roue 10 est, en outre, reliée, par l'intermédiaire d'un arbre 12, à un dispositif d'embrayage indiqué par 13., tandis que la roue 11 est réunie à cardan à une extrémité de l'arbre 5 ; ce dispositif d'embrayage 13 est aussi réuni à cardan à- une extrémité d'un deuxième arbre 6. A la partie 3 est opposee, symétriquement, la deuxième partie 4, de sorte que 1es deux parties sont reliées entre elles par l'intermédiaire de l'arbre 5 qui réunit la roue 11 à l'embrayage 13' et de l'arbre 6 qui réunit l'embrayage 13 à la roue 11'. Le fonctionnement de la direction du véhicule à. chenilles est maintenant rendu évident. Normalement, les dispositifs d'embrayage 13 et 13' sont dé- gagés de sorte qu'il se produit une même rotation des deux couronnes dentées 9 et 9' et que, par conséquent, la puissance de transmission aux courroies est égale, ce qui permet donc au véhicule une marche rectiligne. Dans le cas d'un mouvement de direction, on agit, en actionnant un volant, sur la commande hydraulique ou similaire qui agit graduellement, dans le rapport du rayon de courbure du mouvement de direction, soit vers la droite, soit vers la gauche ; par l'engagement de l'em- brayage 13', les roues 11 et 10' sont mises en liaison, tandis que, par l'engagement de l'embrayage 13, les roues 10 et 11sont mises en liaison. Quand l'un des deux embrayages est engagé, les roues 11 et 11' sont reliées rigidement à des roues correspondantes de plus petite dimension 10 et 10' et, par conséquent, les couronnes dentées 9 et 9' sont astreintes à une vitesse de rotation différente, proportionnelle au rapport entre le nombre de dents des roues de plus grand diametre et celui des roues de plus petit diamètre, de sorte que la couronne dentée subissant l'action des roues de plus grand diamètre subira une accélération, tandis que la roue dentée subissant l'action de la roue plus petite subira un ralentissement, permettant ainsi au véhicule de braquer graduellement selon que l'embrayage est engagé partiellement ou completement. La différence de vitesse des deux couronnes vient du différentiel mentionné. Avantageusement, le rapport de courbure du volant est étudié de manière à permettre un engagement graduel des embrayages, permettant ainsi de diriger le vehicule à chenilles de la même façon que tout autre véhicule sur roues. En outre, des dispositifs d'amortissement indiqués dans leur ensemble par 14 sont prévus, pouvant être positionnés sur les côtés extérieurs de la partie inférieure du châssis. Ces dispositifs sont cons titués essentiellement par un siège creux 15 à extrémité à bride 16, réuni à une partie fixe 17 du châssis inférieur. A l'endroit de l'extrémité à bride 16, un arbre 18, lui aussi creux, pénètre d'une certaine distance dans le siège creux 15 et est, en outre, orthogonal au cylindre et présente à sa surface extérieure une bride 19. L'arbre 18 peut osciller suivant son axe et contre des éléments antifriction prévus dans la partie creuse du châssis 15.A proximité de son extrémité extérieure, l'arbre 18 est ré- uni à une extrémité d'un bras d'oscillation extérieur 20 et, à-l'-autre ex trémité de ce bras, est fixé un moyeu 21 supportant un rouleau de guidage 22 d'une chenille (non représentee). La bride 19 est comprise entre deux éléments ou anneaux 24, de préférence en matière antifriction, délimites respectivement par un disque 23 et par la bride 15. En outre, des moyens de serrage et de reglage sont prévus, constitues par des boulons 25 à ressort, traversant la bride 16 et le disque 23. Dans la partie intérieure du châssis creux 15 est placée longitudinalement une barre de torsion 27, ré- unie par une extrémité au châssis en 26 et, par l'autre extrémite, à l'arbre 18. Ces dispositifs étant appliqués aux moyeux des roues de guidage des chenilles, on obtient un amortissement des sollicitations provoquées par la chenille elle-même. En effet, le choc appliqué par la chenille à la roue de guidage est transmis au bras d'oscillation 20 qui provoque la rotation, dans un sens, de l'arbre 18 relié à son tour à la barre de torsion 27. Dans la rotation, l'arbre 18 imprime un mouvement de torsion à cette barre, tandis que la bride 19 tourne contre des anneaux antifriction 24 qui règlent l'intensité d'oscillation. Une fois le contre-coup absorbé au moyen de la barre de torsion 27, l'arbre 18 et le bras d'oscillation 20 reviendront à la position initiale. Avantageusement, on peut régler l'intensité d'oscillation en agissant sur les boulons de réglage 25. REVENDICATIONS 1.- Véhicule à chenilles à cabine, caractérisé par le fait qu' il comporte un dispositif de direction (2) et un systeme de suspension des rouleaux de guidage (22) des chenilles, le dispositif de direction (2) étant constitué par une paire d'embrayages (13,13') disposés l'un en face de l'autre, commandés par un dispositif usuel à levier ou similaire, les embrayages agissant grâce à des éléments de transmission sur au moins deux paires de roues dentées (10,10',11 et 11'), ces dernières paires étant disposées symétriquement et engrenant avec au moins deux couronnes dentées (9,9') conçues pour transmettre le mouvement à des demi-essieux (7,7') reliés directement aux roues d'entraînement (8) et de guidage (22) de la chenille. 2.- Véhicule selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le système de suspension des rouleaux de guidage (22) des courroies est constitué par un arbre (18) avec bride (16) inséré par un certain tron çon dans un siège creux (15) prévu sur un châssis, l'arbre (18) étant réuni aussi bien à une barre de torsion (27) qu'à un bras oscillant (20), ce dernier étant relié directement à un moyeu qui supporte aussi une roue de guidage de chenille, la bride (16) faisant partie d'un dispositif amortisseur supplementaire constitué essentiellement par des anneaux (24) de matitre antifriction interposés entre la bride, un disque (23) supplémentaire et une partie terminale courbée du châssis, le dispositif amortisseur comportant, en outre, des moyens de serrage et de réglage. 3.- Véhicule selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les moyens de serrage et de réglage de la bride (16) sont constitués par des boulons à ressort réglables (25).