La présente invention concerne la fabrication de verre présentant une caractéristique, par exemple coefficient de transmission ou de réflexion qui varie en dégradé d'une région à l'autre. Un tel verre est particulièrement indiqué pour la fabrication de 5 pare-brise de véhicules à moteur, car on peut faire en sorte que la région supérieure du pare-brise transmette moins de lumière que sa région inférieure, ce qui atténue les rayons solaires traversant le pare-brise, mais pratiquement sans affecter la visibilité vers l'avant à travers le pare-brise. 10 La présente invention a pour but de proposer un procédé et un appareil perfectionnés pour la fabrication de verre dont une caractéristique superficielle donnée varie en dégradé. Bile a pour objet un procédé de fabrication de verre présentant une caractéristique dégradée, consistant essentiellement à 15 soutenir le verre à modifier, à maintenir contre l'une de ses faces une masse de matière fondue de nature à imprimer au verre, en s'y incorporant, la caractéristique désirée, à assurer un mouvement relatif entre le verre et cette masse et à imprimer au traitement que cette masse applique au verre une variation con-20 trôlée suivant une direction transversale perpendiculaire à celle dudit mouvement relatif, en faisant varier suivant cette direction transversale le degré d'efficacité auquel la masse de matière fondue imprime au verre ladite caractéristique. On peut faire varier de toute manière commode le degré d'ef-25 ficacité précité. Un procédé préféré suivant l'invention consiste à imprimer à ladite masse une forme telle que la dimension qu'elle présente suivant la direction de mouvement relatif varie transversalement à cette direction. En variante ou en outre, on peut régler la répartition de températures dans le verre suivant ladi-30 te direction transversale de manière à assurer la variation désirée dudit degré d'efficacité, de préférence en établissant dans le verre un gradient de températures sensiblement uniforme suivant ladite direction transversale. Quand on confère à la masse de matière fondue une forme par-35 ticulière, il est commode de maintenir cette masse contre une face du verre en la faisant adhérer à un organe positionneur ayant la forme à lui imprimer. L'invention est particulièrement applicable à des techniques de fabrication de verre plat sous forme continue et tin procédé 40 préféré suivant l'invention consiste essentiellement à faire ar 69 05982 2 2003305 river du verre sur un bain de métal pour lui faire longer ce bain à vitesse contrôlée, à mettre pendant son avance le verre dans l'état thermique voulu pour obtenir sur le bain une couche de verre fondu en cours d'avance, à laisser cette couche s'étaler 5 librement vers les côtés dans la mesure permise par sa fluidité pour former une masse flottante de verre fondu qui longe le bain sous forme de ruban, à refroidir le ruban pendant son avance et à mettre la masse de matière fondue en contact avec la face supérieure du ruban de verre en cours d'avance quand la surface du 10 verre est assez visqueuse pour n'être pas affectée par ce contact. Toutefois., le procédé suivant l'invention est aussi applicable au traitement imprimé à du verre sous forme par exemple de feuilles indépendantes pour lui conférer une caractéristique superficielle dégradée. 15 On favorise de préférence la modification du verre par la dite masse de matière fondue en faisant passer du courant électrique entre cette masse et le bain. En variante, on peut assurer la modification en prévoyant une masse de métal ou alliage fondu et en réglant les conditions oxydantes qui régnent à l'interface 20 entre cette masse et le verre pour,ajuster la migration d'un métal dans une face du verre de manière à obtenir le dégradé désiré. Lors de l'application du procédé suivant l'invention à la fabrication de pare-brise en verre à caractéristique dégradée, on 25 peut faire en sorte que ladite direction transversale corresponde à la hauteur du pare-brise, le procédé étant caractérisé en ce que l'on découpe un pare-brise dans le verre modifié de manière à ce que la partie du verre qui transmet le moins de lumière constitue la région supérieure du pare-brise. De préférence, on modi-30 fie le verre de manière à ce que la transmission lumineuse soit maximale dans une région centrale du verre et diminue vers les régions marginales du verre et9 après l'avoir modifié, on découpe le verre suivant sa médiane longitudinale, parallèlement à la direction dudit mouvement relatif, pour obtenir deux pare-brise 35 dans la largeur du verre. L'invention vise encore un. appareil pour la fabrication de verre présentant une caractéristique, dégradée, comprenant un mo-: yen de support du verre, des régulateurs, thermiques ..associés à ce .moyen.de support pour régler la température, du verre, un moyen 40 propre à maintenir contre, une face, chauffée, .du verre une masse de 69 05932 3 2003305 matière fondue de nature à imprimer au verre, en s'y incorporant, la caractéristique désirée, des moyens propres à assurer un mouvement relatif entre le verre porté par le moyen de support et la masse de matière fondue, et un moyen propre à faire varier trans-5 versalement à la direction dudit mouvement relatif le traitement imprimé au verre par ladite masse fondue. Le moyen maintenant la masse fondue contre la surface du verre peut avoir la forme voulue pour que la dimension que cette masse présente suivant la direction dudit mouvement relatif varie transversalement à cette 10 direction. L'appareil peut comporter encore un moyen propre à régler la répartition de températures dans le verre transversalement à la direction dudit mouvement relatif pour faire apparaître un gradient de température dans le verre, transversalement à cette 15 direction. L'appareil suivant l'invention comprend de préférence une structure de cuve contenant un bain de métal, une structure de toit définissant une chambre d'expansion au-dessus du bain, des moyens propres à maintenir une atmosphère protectrice dans la 20 chambre d'expansion, des moyens propres à amener du verre fondu à vitesse contrôlée sur le bain et à faire avancer le verre en couche le long du bain sous forme de ruban, un organe positionneur situé immédiatement au-dessus de la trajectoire d'avance du verre, transversalement à elle, cet organe étant agencé pour 25 maintenir la masse de matière fondue en contact avec la face supérieure du ruban de verre. Quand le verre est modifié par effet électrolytique et non par migration de métal, la masse de matière fondue est électriquement conductrice et l'on prévoit des connexions électriques, 30 desservant respectivement le bain de métal et ladite masse, agencées pour être reliées à une source de courant afin de faire passer du courant à travers le verre, entre ladite masse et ledit bain de métal. L'invention vise encore une feuille ou article en verre pré-3 5 sentant une caractéristique dégradée qui lui a été imprimée par le procédé ou à l'aide de l'appareil suivant l'invention. Pour faire plus clairement comprendre l'invention, on va maintenant en décrire à titre d'exemples certains modes: de réalisation, en se référant aux dessins annexés, sur lesquels : 40 la figure 1 est une vue en coupe de profil d'un appareil 69 05982 4 2003305 suivant un mode de réalisation, comportant line structure de cuve ; la figure 2 montre en plan la structure de cuve de l'appareil représenté sur la figure 1 ; 5 la figure 3 est, en plan, une vue schématique partielle de la structure de cuve montrée sur la figure 2, et représente un organe positionneur suivant un mode de réalisation de l'invention ; la figure 4 est, en plan, une vue schématique correspondant 10 à la figure 3, montrant un organe positionneur suivant une variante, et la figure 5 est une vue schématique en plan correspondant à la figure 3, qui montre un organe positionneur suivant une seconde variante, utilisé suivant un autre mode de réalisation de l8 15 invention et à laquelle est incorporée une représentation graphique de la répartition des températures dans le verre. Sur les dessins, les pièces identiques ou analogues portent sur toutes les figures les mêmes références numériques. Sur les figures 1 et 2, on voit en 1 l'avant-corps d'un four 20 de fusion de verre en continu et en 2 une porte d'ouvreau. L'avant-corps se termine par un chenal de coulée 3 comprenant une lèvre 4 et des piédroits 5 dont l'un est représenté sur la figure 1. La lèvre 4 et les piédroits 5 constituent ensemble un chenal de coulée à section générale rectangulaire. 25 Le chenal 3 est situé au-dessus du plancher 6 d'une structu re de cuve allongée comportant des parois latérales 7S solidaires d'un plancher 6 et de parois d'extrémité 8 et 9» situées la première à l'entrée et la seconde à la sortie de la cuve. La structure de cuve contient un bain de métal 10 dont la surface est in-30 diquée en 11. Ce bain est par exemple formé d'étain ou d'alliage d'étain à prédominance d'étain et à densité supérieure à celle du verre. Une structure de toit, soutenue au-dessus de la structure de cuve, comporte un toit 12 solidaire de parois latérales 13 et de 35 parois d'extrémité 14 et 15, situées l'une à l'entrée et l'autre à la sortie du bain. La paroi d'extrémité d'entrée 14 s'étend vers le bas jusqu'au voisinage immédiat de la surface 11 du métal fondu pour définir avec elle une entrée 16, de- hauteur limitée, par laquelle du verre fondu avance comme on l'exposera plus loin. 40 La paroi d'extrémité de sortie 15 de la structure, de toit BAD ORIGINAL 69 05982 5 2003305 définit avec la paroi d'extrémité de sortie 9 de la structure de cuve une sortie 17 par laquelle le ruban de verre finalement obtenu sur le bain est évacué sur des rouleaux entraîneurs menés 18, montés à l'extérieur de l'extrémité de sortie de la structu-5 re de cuve et situés au-dessus du sommet de la paroi d'extrémité 9 de la structure de cuve, afin de soulever le ruban au-dessus de cette paroi pour l'évacuer par la sortie 17. Les rouleaux 18 entraînent le ruban de verre fini vers un four de recuisson, de manière connue, et lui appliquent en outre 10 une traction qui contribue à le faire avancer en glissant le long de la surface du bain 10. Un prolongement 19 de la structure de toit s'étend jusqu'à la porte d'ouvreau 2 et définit une chambre présentant des parois latérales 20, dans laquelle est disposé le chenal de coulée 3. 15 Eu verre sodocalcique fondu 21 se déverse du chenal 3 sur le bain de métal 10 et la porte d'ouvreau 2 règle le débit de verre fondu 21 qui franchit la lèvre de coulée 4. Cette lèvre est verticalement espacée de la surface 11 du bain, de sorte que le verre fondu 21' tombe librement sur une distance de l'ordre d' 20 une dizaine de centimètres, exagérée sur la figure 1, pour atteindre la surface 11 du bain. Cette chute libre est de nature à assurer la formation d'un talon 22 de verre fondu en amont du verre 21 qui se déverse par le chenal, ce talon s'étendant vers l'amont jusqu'à la paroi d'extrémité 8 de la structure de cuve. 25 Pendant que le verre avance le long du bain de l'extrémité d'entrée à celle de sortie, sa température est réglée par des régulateurs de température 23, immergés dans le bain 10, et par des régulateurs de température 24» montés dans la chambre d'expansion définie au-dessus du bain par la structure de toit. Du 30 gaz protecteur arrive dans la chambre d'expansion par des. conduits 26, prévus à intervalles dans le toit 12. les conduits 26 sont reliés par des ramifications 27 à un collecteur 28,- lui-même relié à une source de gaz protecteur, qui contient de préférence un constituant réducteur, par exemple une certaine proportion d' 35 hydrogène. Ainsi, du gaz protecteur est maintenu en excès dans la chambre d'expansion sensiblement close et une partie de ce gaz s' échappe de cette chambre par l'entrée 16 et par la-sortie- 17. les régulateurs de température 23 et 24 règlent la .température du verre' fondu arrivant sur le bain, pendant que ce-, dernier 40 avance le long du bain, de manière ,à ce qu'il .se forme sur le 69 05982 e 2003305 bain une couche de verre fondu 29. Cette couche avance à travers l'entrée 16 et, pendant cette avance, le verre fondu s'étale librement vers les côtés, par effet de tension de surface et sous l'action de la pesanteur, dans la mesure permise par sa fluidités 5 formant ainsi sur la surface du bain, à partir de la couche 295 une masse flottante 30 de verre fondu qui longe ensuite le bain 10 sous forme de ruban 32. la structure de cuve a, à la surface du bain, une largeur supérieure à celle de la masse flottants 30 de verre fondu, de sorte que rien n'empêche le verre fondu de s5 10 étaler initialement vers les côtés. Pour imprimer à la face supérieure du ruban de verre 32 la caractéristique désirée : pouvoir de transmission ou de réflexion, suivant le mode de mise en oeuvre considéré, on maintient par effet de tension de surface une masse de matière électrique-15 ment conductrice fondue contre une face du verre et le verre défile sous cette masse. Une barre-électrode 31 de forme étudiée est montée transversalement au ruban de verre 32 qui longe le bain de métal 10. La barre 31 est montée immédiatement au-dessus de la face supérieures 20 du verre de manière à ménager entre sa base et cette face un interstice ayant par exemple 3 à 4 mm de haut. La barre 31 est maintenue en place par une tige de liaison 33 qui pénètre dans 1s, chambre d'expansion 25 surmontant le bain à travers la paroi latérale de la cuve et qui est reliée au milieu de la barre 31. On 25 peut prévoir des moyens électriquement isolés (non représentés) pour contribuer à définir avec précision la position occupée par la barre-électrode 31 près de la face supérieure du ruban de Terre 32. La barre 31 présente le maximum de largeur en son milieu et 30 s'amenuise vers ses deux extrémités pour imprimer au ruban, coism® on l'exposera plus loin, un traitement qui est maximum au milieu du ruban et qui se dégrade jusqu'à devenir minimum ou nul sur les bords du ruban. La tige 33» outre qu'elle assure le montage de la barre-é-35 lectrode 31, constitue un conducteur électrique permettant de connecter l'une des bornes d'une souree de courant continu à la barre-électrode 31. • La barre-électrode 31 définit la, position d'une masse allongée 36 de~matière électriquement conductricerfondue qui adhère ? "40 'sa face infériéùre'et est confinée entre cette face et; la faoe BAD ORIGINAL 69 05982 7 2003305 supérieure du ruban de verre 32. Du fait qu'elle adhère à la barre-électrode 31, la masse fondue 36 conserve aine position précise par rapport au verre et n'accompagne pas l'avance du verre. 5 la mise en oeuvre de l'invention peut s'opérer près de 1' extrémité chaude du bain, comme illustré par les figures 1 et 2, où le verre est à une température par exemple comprise entre 850 et 900°0 et est à l'état plastique. Une seconde électrode 37 plonge dans le bain de métal, à 10 côté de la trajectoire d'avance du verre, et est montée sur une tige de liaison 38 qui traverse la paroi latérale 7 de la structure de cuve et est reliée à l'autre borne de la source de courant continu. En variante, on peut connecter une source de courant alternatif à la barre-électrode 31 et à l'électrode 37. 15 la connexion au circuit d'alimentation est opérée dans le sens voulu pour que la barre-électrode 31 et l'électrode 37 constituent en fait l'anode et la cathode respectivement d'un circuit électrolytique qui comprend la barre-électrode 31, la masse fondue 36, le ruban de verre 32, le bain de métal 10 et l'électrode 20 37. le passage de courant à travers le ruban de verre 32 provoque la migration contrôlée d'un élément de la masse fondue confinée 36 dans la face supérieure du verre, ce qui provoque une modification déterminée d'une caractéristique superficielle du verre, par exemple pouvoir de transmission, comme on l'exposera plus 2 5 loin. On règle le courant électrique qui traverse le verre entre la masse fondue 36 et le bain de métal 10, d'après la vitesse d' avance du ruban de verre 32, de manière à ajuster avec précision la migration et la pénétration d'un élément dans la face supé-30 rieure du ruban de verre, ce qui ajuste l'intensité de la modification imprimée à la caractéristique superficielle du verre. De nombreuses matières électriquement conductrices fondues peuvent constituer la masse 36 destinée à modifier le pouvoir de transmission du verre, la nature de cette matière et celle de 1' 35 élément qui passe par migration de cette matière dans la face supérieure du verre étant choisies d'après la modification à imprimer au pouvoir de transmission du verre. la matière électriquement conductrice fondue qui forme la masse allongée 36 peut être un métal ou alliage et la barre-élec-40 trode 51 est de préférence en un métal auquel ce métal ou alliage 69 05982 8 2003305 fondu puisse adhérer. On imprime de manière particulièrement efficace au verre un caractère anti-éblouissant en introduisant par voie électrolytique du plomb et du cuivre dans la face supérieure du ruban de 5 verre 32, puis en exposant la face modifiée à -une atmosphère réductrice contenue dans la chambre d'expansion 25, pendant que le ruban de verre 32 poursuit son avance le long du bain de métal 10. On imprime ainsi au verre une coloration grise et un pouvoir réfléchissant accru. On forme la masse fondue 36 d'alliage plomb-10 cuivre et la barre-électrode 31 peut être en platine, ou en ruthénium ou rhodium revêtu de platine. Quand la masse fondue est en plomb ou alliage de plomb, la barre-électrode 31 peut encore être en palladium, nickel ou cuivre. Une barre-électrode en fer se révèle particulièrement avantageuse lorsqu'elle est revêtue 15 de ruthénium, auquel le plomb fondu adhère bien, la barre-élec-trode 31 peut encore être en fer fritte, auquel le plomb fondu adhère. D'autres métaux propres à constituer la barre-électrode 31 sont par exemple l'osmium, le rhodium, l'iridium et le rhénium. 20 On peut introduire le métal fondu entre la barre-électrode 31 et le verre sous forme de petits grains arrivant dans l'un des bords de la masse 36. Quand l'organe positionneur est en un métal relativement coûteux, peu soluble dans la masse fondue, ce métal peut revêtir 25 un métal de support convenable ou même un réfractaire. On peut par exemple utiliser un dépôt électrolytique de ruthénium sur support en cuivre, laiton ou acier, ou même en graphite. En variante, on peut déposer du ruthénium sur un support en nickel par évaporation sous vide, l'électrode peut être en un matériau com-30 posite, formé de réfractaire tel qu'alumine et d'une certaine proportion du métal désiré, tel que ruthénium. D'autres métaux pouvant constituer isolément la masse électriquement conductrice fondue 36 sont l'étain, le bismuth, l'antimoine, l'indium, le zinc et le thallium. l'indium, par exemple, 35 imprime au verre une coloration jaune. Tous ces métaux ont un point de fusion inférieur à 1000°C, de sorte qu'on peut les utiliser à des niveaux très étalés le long du ruban de verre qui avance sur le bain. Quand on désire introduire dans la face supérieure du ruban de verre un métal à 40 haute activité chimique, tel que lithium ou sodium* ou un métal à 69 05982 9 2003305 point de fusion supérieur aux températures régnant normalement pendant fabrication de verre plat sur bain de métal, ou encore un métal ayant une forte pression de vapeur aux températures du bain, on forme la masse fondue 36 d'un alliage de ce métal. 5 Le métal solvant doit pouvoir dissoudre assez de métal dis sous pour que le courant pénètre surtout au sein-du verre par 1* intermédiaire d'ions du métal dissous. L'idéal est que le métal solvant soit relativement inerte. On peut utiliser comme métal solvant de l'alliage de l'é-10 tain, du bismuth ou du plomb, selon la nature du métal dissous à incorporer au verre. Par exemple, la masse 36 peut être un alliage d'étain et de l'un des métaux suivants : lithium, sodium, potassium, zinc, magnésium, aluminium, silicium, titane, manganèse, chrome, fer et 15 vanadium. Le bismuth est un métal solvant particulièrement intéressant et on peut l'allier à l'un quelconque des métaux suivants : lithium, sodium, zinc, magnésium, aluminium, silicium, titane, manganèse, cobalt, nickel, cuivre, argent, or, antimoine, indium et 20 rhénium. Le bismuth dissout au moins une petite quantité de nombreux métaux à haut point de fusion, aux températures atteintes en fonctionnement par le bain de métal, et est relativement peu actif. On peut utiliser du plomb comme base d'un alliage comportant 25 l'un quelconque des métaux suivants : lithium, sodium, zinc, magnésium, aluminium, silicium, titane, manganèse, chrome, cobalt, nickel, cuivre, argent, antimoine, indium et rhénium. Suivant le mode de mise en oeuvre illustré par- les figures 1 et 2, la barre-électrode ou organe de retenue 31 présente, sui-30 vant la direction d'avance du ruban de verre 32 (indiquée par des flèches A sur les dessins), une dimension qui varie transversalement à la longueur du ruban 32. Les figures 3 et 4 représentent schématiquement en plan deux formes que peut présenter la barre-électrode 31- 35 Sur la figure 3, la barre-électrode 31 présente une dimen sion maximale, dans le sens A d'avance du ruban, au milieu de la largeur du ruban 32 et s'amenuise transversalement au ruban 32 vers les côtés de ce dernier. Autrement dit, la bàrre-électrode 31 présente en plan un contour ovalisé en forme de cigare. Typi-40 quement, la barre-électrodè peut avoir, suivant la direction A, 69 05982 10 2003305 une dimension maximale de 75 mm et une dimension minimale de 25 mm au niveau de chaque bord du ruban 32. - Lorsqu'on l'utilise de la manière précédemment décrite, la barre-électrode 31 montrée sur la figure 3 fait prendre à la mas~ 5 se fondue confinée 36, vue. en plan, un contour épousant le sien propre. En conséquence, le verre situé au milieu du ruban 32 est en contact avec cette masse 32 et en reçoit du courant pendant plus longtemps que le verre situé sur les bords du ruban 32. Il en résulte que la région médiane du ruban de verre reçoit une 10 plus grande quantité de l'élément en cours de migration à partir de la masse fondue 36. Le ruban de verre résultant extrait de la structure de cuve présente donc un pouvoir de transmission minimum en son milieu et maximum sur les bords. Pour obtenir des feuilles de verre propres à former des pare-brise de véhicule, on 15 sectionne ce ruban suivant sa médiane de manière à obtenir deux demi-rubans présentant chacun suivant un bord une région de transmission minimale ; on forme ensuite les pare-brise à partir de ces demi-rubans, en plaçant les bords à transmission minimale au sommet des pare-brise. 20 La figure 4 représente un autre contour que la barre-élec trode 31 peut présenter en plan. Dans cet exemple, la barre présente un contour en trapèze présentant, suivant la direction Â d'avance du ruban, une dimension maximale (par exemple de 50 mm) sur l'un des bords du ruban 32 et une dimension minimale (par e-25 xemple de 25 mm), sur le bord opposé de ce ruban. La masse fondue 36 qui adhère à la barre 31 montrée sur la figure 4 prend le même contour que cette barre et le ruban de verre résultant contient moins d'élément modificateur dans son bord qui défile sous l'extrémité étroite de la barre que dans son 30 bord opposé. Ce ruban a donc un plus grand pouvoir de transmission de la lumière et de la chaleur suivant le premier bord que suivant le second, ce pouvoir variant en dégradé uniforme de l'un, à l'autre des bords du ruban. On peut débiter le ruban en feuilles, pour fabriquer des pare-brise, sans avoir à le diviser Ion-35 gitudinalement en deux. On peut utiliser d'autres procédés pour faire varier le pouvoir de transmission du verre' suivant la direction transversale9 c'est-à-dire perpendiculaire à la direction A d'avance du vsrreo Le priiicipe de ces procédés suivant l'invention consiste esssa~ 40" tiellement à faire varier-suivant cette direction transversale 1? 69 05982 n 2003305 efficacité avec laquelle la masse fondue 36 modifie le pouvoir de transmission du verre. Une méthode permettant de faire varier transversalement cette efficacité sans utiliser des barres-élec-trodes 31 de forme étudiée telles que représentées sur les figu-5 res 3 et 4 consiste à établir un gradient de température transversal dans le ruban de verre 32, dans la région de la masse fondue 36. la figure 5 illustre schématiquement ce procédé. Sur la figure 5, il est prévu une barre-électrode 31 ayant le contour rectangulaire classique, mais on utilise des disposi-10 tifs chauffants ou refroidisseurs (non représentés) convenablement réglés, immergés dans le bain de métal 10, pour établir dans le ruban de verre 32, suivant sa largeur, un. gradient de température transversal, au moins dans la région de la barre-électrode 31, comme indiqué par le diagramme incorporé à la figure 5. 15 la vitesse de migration d'un ou de plusieurs éléments de la masse fondue 36 dans le verre est fonction de la température du fait que la résistivité du ruban de verre 32 et de sa couche superficielle traitée est inversement proportionnelle à la température du verre. En conséquence, pour une différence de potentiel 20 donnée entre électrodes, le courant électrolytique décroît quand la température du verre baisse, ce qui réduit la vitesse de migration dans le verre ; de plus, la différence de potentiel électrochimique établie dans le verre pendant processus d'électroly-se, à distinguer de la différence de potentiel appliquée, croît 25 quand la température du verre baisse, ce qui réduit efficacement le courant électrolytique. Par exemple, quand la masse fondue 36 est en alliage cuivre-bismuth et que la barre-électrode 31 est en cuivre, c'est la résistance du ruban de verre 32 même qui constitue en majeure par-30 tie la résistance globale présente entre les électrodes et le pourcentage de variation de courant électrolytique consécutive à une variation de température est inversement proportionnel au pourcentage de variation de la résistance du verre. Pour une température du verre comprise entre 650 et 800°C, une augmentation 35 de 50°G multiplie en moyenne l'intensité par 1,8. Quand la masse 36 est en. plomb et la barre-électrode 31 en ruthénium, par exemple, la résistance réside surtout dans la couche superficielle du verre traité et dépend dans ce cas du degré de traitement superficiel et donc du courant électrolytique. Pour 40 une température du verre comprise entre 650 et 800°0, une hausse 69 05932 12 2003305 de 50°C multiplie en moyenne le courant électrolytique par 1,6. Suivant le mode de mise en oeuvre illustré par la figure 5, on peut commodément faire en sorte d'établir un gradient de température uniforme et linéaire en travers du ruban de verre 32, 5 ce ruban présentant une température maximale, par exemple de 750°C, sur l'un de ses bords, et minimale, par exemple de 650°C, sur le bord opposé, le bord du verre porté à la température la plus haute devient plus sombre que celui moins fortement chauffé. En conséquence, une telle répartition de température donne 10 encore un ruban de verre à pouvoir de transmission dégradé, comparable au ruban traité par la barre-électrode trapézoïdale 31 montrée sur la figure 4. Bien entendu, on pourra répartir différemment les températures en travers du ruban de verre. Par exemple, on peut prévoir 15 une température maximale au milieu de ce ruban et minimale sur les bords, ce qui donne un ruban traité comparable àjbelui obtenu à l'aide de la barre-électrode 31 représentée sur la figure 3. On trouvera ci-dessous des exemples types de pourcentages de transmission obtenus sur les bords opposés d'un ruban de verre 20 traité par le procédé décrit à propos de la figure 5, c'est-à-di-re en établissant un gradient de température uniforme suivant la largeur du ruban, l'écart de température entre les deux bords é-tant de 100°C. les pourcentages de transmission, rapportés à un pourcentage nominal de 50 $ affecté au milieu du ruban, sont 25 indiqués pour les bords "chaud" et "froid", et. sont estimés d'après des courbes de transmission électrique pour les différents systèmes électrolytiques : MATURE DU SYSTEME Pourcentage de 30 transmission Barre-élec- Masse fondue Température Bord Bord trode 31 36 moyenne "chaud" "froid" Ou Cu-Bi 700°C 30-35 60-65 Cu Cu-Pb 750°C 30-35 60-65 35 Ru Pb 750°C 40-45 55-60 Comme indiqué à propos des exemples décrits, le procédé suivant l'invention comporte l'envoi à travers le verre à traiter de ÔAD ORIG'NAL 69 05982 13 2003305 courant électrique destiné à provoquer la migration électrolytique d'un métal dans le verre. On conçoit toutefois que l'invention est aussi applicable au traitement de verre par contact a-vec une masse fondue en l'absence de tout courant électrique. Par 5 exemple, on peut mettre le verre en contact avec une matière de nature à le modifier sous des conditions oxydantes et régler les conditions oxydantes régnant au niveau de cette masse pour ajuster la migration d'un élément dans le verre. 69 05982 14 2003305 REVEEDIGATIOUS - 1) Procédé de fabrication de verre présentant une caractéristique dégradée, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à soutenir le verre à modifier, à maintenir contre l'une de ses faces une masse de matière fondue de nature à imprimer au 5 verre, en s'y incorporant, la caractéristique désirée, à assurer un mouvement relatif entre le verre et cette masse et à imprimer au traitement que cette masse applique au verre une variation contrôlée suivant une direction transversale perpendiculaire à celle dudit mouvement relatif, en faisant varier suivant cette 10 direction transversale le degré d'efficacité auquel la masse de matière fondue imprime au verre ladite caractéristique. 2). Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu6on fait varier le degré d'efficacité précité en donnant à ladite masse une forme telle que la dimension qu'elle présente suivant 15 la direction de mouvement relatif varie transversalement à cette direction. 3) Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la masse de matière fondue prend la forme voulue du fait qu'on la fait adhérer à un organe positionneur présentant la forme à 20 lui imprimer. 4) Procédé selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce qu'on fait varier ledit degré d'efficacité en réglant la répartition de température dans le verre suivant ladite direction transversale. 25 5) Procédé selon la revendication 4» caractérisé en ce qu" on établit dans le verre un gradient de température sensiblement uniforme suivant ladite direction transversale. 6) Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 5 pour la fabrication d'un pare-brise à caractéristique dégradée 30 dans lequel ladite direction transversale correspond à la haiiteti:-.-du pax^e-brise, caractérisé en ce qu^on découpe un pare-bris® dans 1-e-verre modifié de manière à ce que la partie du verre transmettant lé moins de lumière forme le bord supérieur du pare-brise. 7) Procédé selon là revendication 6, caractérisé en es qu'en, 35 modifie le verre de manière à ce qu'il présente, un.pouvoir de transmission lumineuse minimum en son milieu et croissant vers , ses bords et en ce qu'on sectionne ensuite le verrë modifié Icn- 69 05982 15 2003305 gitudinalement, suivant la direction dudit mouvement relatif, pour obtenir deux pare-brise dans la largeur du verre. 8) Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on amène du verre sur un bain de 5 métal fondu et en ce qu'on lui fait longer ce bain à vitesse contrôlée en le mettant pendant son avance dans l'état thermique voulu pour qu'il constitue sur le bain une couche de verre fondu en cours d'avance, en ce qu'on laisse cette couche s'étaler librement vers les côtés dans la limite permise par sa fluidité 10 pour former une masse flottante de verre fondu qui longe le bain sous forme de ruban, en ce qu'on refroidit le ruban pendant son avance et en ce qu'on met la masse de matière fondue en contact avec la face supérieure du ruban de verre en cours d'avance quand la surface du verre est assez visqueuse pour n'être pas affectée 15 par ce contact. 9) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que l'on fait passer du courant électrique entre la masse de matière fondue et le bain, à travers l'épaisseur du verre, pour modifier la caractéristique superficielle du ver- 20 re. 10) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la masse de matière fondue est une masse de métal ou alliage fondu et en ce qu'on règle les conditions oxydantes régnant à l'interface entre cette masse et le verre pour 25 ajuster la migration d'un métal dans une face du verre d'après le dégradé à obtenir. 11) Appareil pour la fabrication de verre présentant une caractéristique dégradée par le procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un moyen de support du verre, 30 des régulateurs thermiques associés à ce moyen de support pour régler la température du verre, un moyen propre à maintenir contre une face chauffée du verre une masse de matière fondue de nature à imprimer au verre, en s'y incorporant, la caractéristique désirée, des moyens propres à assurer un mouvement relatif entre 35 le verre porté par le moyen de support et la masse de matière fondue, et un moyen propre à faire varier transversalement à la direction dudit mouvement relatif le traitement imprimé au verre par ladite masse fondue. 12) Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce 40 que le moyen maintenant la masse fondue contre la surface du ver 69 05982 16 2003305 re a la forme voulue pour que la dimension que cette masse présente suivant la direction dudit mouvement relatif varie transversalement à cette direction. 13) Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce 5 qu'il comporte un moyen propre à régler la répartition de température dans le verre transversalement à la direction dudit mouvement relatif pour faire apparaître un gradient de température dans le verre, transversalement à cette direction. 14) Appareil selon l'une quelconque des revendications 11 à 10 13, caractérisé en ce qu'il comporte une structure de cuve contenant un bain de métal, une structure de toit définissant une chambre d'expansion au-dessus du bain, des moyens propres à maintenir une atmosphère protectrice dans la chambre d'expansion, des moyens propres à amener du verre fondu à vitesse contrôlée sur le 15 bain et à faire avancer le verre en couche le long du bain sous forme de ruban, un organe positionneur situé immédiatement au-dessus de la trajectoire d'avance du verre, transversalement à elle, cet organe étant agencé pour maintenir la masse de matière fondue en contact avec la face supérieure du ruban de verre. 20 15) Appareil selon la revendication 14, caractérisé en ce que la masse de matière fondue est électriquement conductrice 'et en ce qu'il comporte des connexions électriques, desservant respectivement le bain de métal et ladite masse, agencées pour être reliées à une source de courant afin de faire passer du courant à 25 travers le verre, entre ladite masse et ledit bain de métal. 16) Tout verre présentant une caractéristique dégradée qui lui a été imprimée par un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10. BAD ORIG'NAL