La présente invention a pour objets un procédé et une machine permettant la fabrication d'éléments de construction légers et résistants, tels que les poutres métalliques en caisson utilisées dans la construction des bâtiments, et dans lesquels il n'est fait aucun emploi d'éléments de fixation indépendants pour l'assemblage des diverses parties qui, par leur réunion, forment la poutre désirée. Les poutres fabriquées selon l'invention peuvent être rectilignes ou présenter une courbure prédéterminée pour des raisons de forme du bâtiment ou de résistance structurelle. Selon le procédé de l'invention, la poutre d'ossature qui en fait l'un des objets est constituée par deux paires d'éléments métalliques opposés deux à deux dans chaque paire, les angles de la poutre étant formés par des éléments métalliques profilés et l'une, au moins, de ces paires d'éléments étant constituée par des panneaux métalliques solidement maintenus en place par leur interconnexion avec lesdits éléments profilés. Les éléments de l'autre paire peuvent être constitués par des profilés extrudés, ou bien, en variante, l'un de ces éléments, ou les deux, peuvent être constitués par une bande de métal sur laquelle ont été fixés des pièces d'angle profilées. L'interconnexion des panneaux métalliques avec les pièces d'angle s'effectue par des déformations locales du panneau considéré sur son bord ou à proximité de son bord, ces déformations s'effectuant dans une rainure en retrait prévue dans la pièce d'angle adjacente. Ces déformations peuvent soit être continues sur toute la longueur des panneaux, soit discontinues (et alors régulièrement espacées). De préférence, chaque pièce d'angle forme une fente longitudinale limitée par une paroi de faible hauteur faisant face à ladite rainure en retrait. Le bord du panneau métallique se loge dans cette fente au cours de l'assemblage de la poutre, puis est bloqué dans la rainure en retrait de celle-ci par déformation simultanée dans ladite rainure de son bord et de ladite petite paroi. La présente invention a aussi pour objets un procédé d'assemblage en marche pratiquement continue de poutres d'ossature à partir d'une alimentation en éléments séparés, et une machine permettant d'effectuer un tel assemblage. De préférence, les poutres de l'invention sont constituées par des profilés et des bandes d'aluminium (ou d'alliage d'aluminium). La description qui va suivre, et les dessins annexés donnés surtout à titre d'exemples non limitatifs, feront mieux comprendre comment la présente invention peut être réalisée. Sur les dessins annexés - la figure 1 illustre la suite des opérations d'assemblage d'une poutre de l'invention à partir d'une alimentation en éléments séparés - les figures 2, 3 et 4 sont des coupes transversales faites dans la poutre en cours d'assembalge et respectivement suivant les plans 2-2, 3-3 et 4-4 de la figure 1 ; - la figure 5 est une vue de profil de la machine d'assemblage - les figures 6, 7, 8 et 9 sont des coupes verticales faites respectivement suivant les plans 6-6, 7-7, 8-8 et 9-9 de la figure 5 - la figure 10 est une coupe horizontale faite suivant le plan 10-10 de la figure 8 - la figure Il est une coupe horizontale faite suivant le plan 11-11 de la figure 8 - la figure 12 est une vue de détail dessinée à plus grande échelle de la partie de la machine entourée du trait circulaire mixte 12-12 sur la figure 10 ;; - la figure 13 est une coupe faite dans la poutre et montrant l'interconnexion des deux paires d'éléments qui la constituent avant qu'ils aient subi les déformations qui les bloquent rigidement les uns dans les autres - la figure 14 est une coupe de détail dessinée à plus grande échelle faite dans la partie de la poutre entourée du trait mixte circulaire 14-14 sur la figure 13 - la figure 15 est une coupe correspondant à celle de la figure 13 mais montrant les éléments de la poutre après leur déformation qui les bloque rigidement les uns dans les autres - la figure 16 est une coupe horizontale faite dans la poutre assemblée suivant le plan 16-16 de la figure 15 - la figure 17 est une coupe horizontale faite suivant le plan 17-17 de la figure 15 - la figure 18 est une coupe transversale faite dans un autre mode de réalisation de la poutre de l'invention et correspondant à la coupe de la figure 15 - la figure 19 est une coupe faite dans un autre mode de réalisation de la poutre de l'invention et correspondant à la figure 14 - la figure 20 est une vue en perspective isométrique d'un autre mode de réalisation des parois latérales de la poutre - la figure 21 est une coupe faite dans le plafond d'un bâtiment supporté par une poutre comportant des parois latérales conformes à la figure 20 - les figures 22 et 23 illustrent l'interconnexion d'un panneau latéral et d'un profilé suivant un autre mode de réalisation de la poutre de l'invention - la figure 24 est une coupe verticale faite dans un autre mode de réalisation de la poutre de l'invention et dans la partie adjacente de la machine d'assemblage - la figure 25 est une coupe horizontale faite dans le mode de réalisation de la figure 24 suivant le plan 25-25 - la figure 26 est une vue en perspective isométrique d'un poutre du type de celle de la figure 15 sur laquelle a été fixé un panneau décoratif ; et - la figure 27 est une vue en perspective isométrique d'une poutre du type de celle de la figure 15 sur laquelle a été fixé un autre type de panneau décoratif. La poutre de l'invention est étudiée pour que ses éléments constitutifs puissent être assemblés à l'aide d'une machine spéciale qui les réunit les uns aux autres de façon qu'ils ne puissent ensuite être séparés les uns des autres sans être détruits. Un mode de réalisation de la poutre de l'invention et de la machine qui en permet l'assemblage est représenté sur les figures 1 à 4. Cette poutre 1 comprend deux profilés 2 et 3 qui en forment respectivement la semelle supérieure et la semelle inférieure et deux panneaux 5 et 6 qui en forment les parois latérales.De préférence, les profilés 2 et 3 sont rigides en direction longitudinale et en direction transversale et sont présentés en longueurs correspondant à la longueur totale désirée pour le type de poutre en cours de fabrication0 Pour augmenter leur résistance, les panneaux 4 et 6 (qui sont en général en aluminium ou en alliage d'aluminium) peuvent être ondulés ainsiqu'il sera décrit par la suite, ces ondulations s'étendant verticalement entre le profilé supérieur 2 et le profilé inférieur 3 et formant des nervures de -raidissement qui s'opposent au flambage latéral des flancs de la poutre sous l'effet des charges verticales. Ainsi qu'on le voit sur les figures 2, 3 et 4, les bords des panneaux 4 et 6 viennent se loger dans des fentes préformées prévues le long des bords latéraux des profilés 2 et 3 du fait que ces divers éléments à assembler sont guidés suivant des trajets convergents. Lorsque ces engagements ont été effectués, des pressions dirigées vers l'intérieur sont appliquées sur les profilés 2 et 3 pour assurer que les bords des panneaux qui constituent les flancs de la poutre demeurent convenablement engagés dans les fentes des profilés. Des pressions sont ensuite appliquées sur ces éléments en vue de les déformer en des emplacements prédéterminés de façon que les bords des panneaux 4 et 6 soient rigidement bloqués dans les fentes des profilés 2 et 3. L'extrémité d'entrée de la machine de la figure 1 est constituée par un poste d'alimentation 7 duquel les éléments constitutifs de la poutre sortent en suivant des trajets convergents qui les dirigent vers un poste d'assemblage 8 auquel ces éléments se présentent comme le montre la figure 2. Les panneaux 4 et 6 se déroulent de bobines d'alimentation 13 et 14 Après leur assemblage, les éléments de la poutre passent par un poste de pression 9 auquel des pressions dirigées vers l'intérieur sont appliquées comme indiqué par les flèches de 18 figure 3 sur les éléments assemblés avant leur passage par un poste de déformation auquel ils sont bloqués les uns dans les autres. Un deuxième poste de pression 11 est prévu immédiatement après le poste de déformation 10 pour permettre de donner, si désiré, une certaine courbure à la poutre assemblée. il a été observé qu'une légère contre-flèche est toujours désirable sur une poutre pour compenser les effets des charges lorsque la poutre considérée est destinée à faire partir de l'ossature d'un bâtiment. Une contre-flèche d'environ 2 à 3 mm/m est désirable. Mais, si une courbure plus prononcée est désirée pour des raisons d'esthétique, par exemple pour donner à un plafond ou à un toit une forme arquée, il peut être donné aux poutres de ce toit ou de ce plafond une contreflèche de 20 à 25 mm/m. Après assemblage de ses éléments, la poutre est coupée à une longueur prédéterminée à un poste 12 au moyen d'outils de coupe appropriés, par exemple d'une ou de# plusieurs scies circulaires. Le procédé d'assemblage utilisé dans les divers modes de réalisation de la poutre de l'invention ayant été décrit dans ses grandes lignes, il va maintenant être fait référence aux figures 5 à 11 pour la description détaillée de la machine réalisée pour l'assemblage des éléments de la poutre de l'invention a la façon brièvement décrite ci-dessus. La machine représentée comprend une section inférieure fixe 17 et une section supérieure 18 mobile et dont la position en hauteur par rapport à la section inférieure est réglable. Cette possibilité de réglage permet de fabriquer sur une même machine des poutres de dimensions différentes dont la distance entre les plans des profilés 2 et 3 peut varier entre 125 et 305 mm. Ainsi qu'on le voit mieux sur la figure 5, la section inférieure 17 de la machine comprend un bâti supporté par des pieds 19 et muni de longerons horizontaux 22 et de longerons de prolongement 23 sur l'extrémité de décharge de la machine. La section supérieure 18 de la machine comprend un bâti rigide muni d'un longeron axial mobile 26 qui s'étend pratiquement sur toute la longueur de la machine et dont la position en hauteur par rapport au bâti de la section inférieure 17 est réglable. Des montants 27 et 28 situés respectivement à l'une et l'autre extrémité du longeron 26 supportent des mécanismes qui permettent de déplacer verticalement la section supérieure de la machine. A proximité de l'extrémité d'entrée de la machine, un potelet vertical 29 (figure 6) qui part du bâti inférieur sert de guide à un collier 31 porté latéralement par une plaque 32 fixée par des boulons 53 sur le montant 27. A proximité de l'extrémité de décharge#de la machine, la section supérieure 18 est supportée dans ses mouvements verticaux par une plaque de montage transversale 36 (figure 8). Cette plaque 36 est traversée (ainsi qu'il sera décrit plus en détail par la suite) par deux arbres tournants moteurs verticaux 37 et 38 qui servent aussi de guides pour la section supérieure de la machine. Des boitards 39 et 41 fixés sur la plaque de montage 36 permettent respectivement aux arbres 37 et 38 de tourner sans gêner les mouvements longitudinaux de ces boitards et de la plaque 36. Des mécanismes de réglage identiques, 42 et 43, qui permettent de déplacer la section supérieure de la machine par rapport à sa section inférieure, sont respectivement prévus à l'une et l'autre des extrémités de la machine et sont respectivement interposés entre leur montant associé 27 ou 28 et le longeron axial 26. Le mécanisme de réglage 43 (figures 5 et 8) comprend une vis verticale 44 tournant dans un boitard supérieur 46 et dans un boitard inférieur 47 et fixée à une plaque de support 48 solidaire du longeron 26. Le boitard supérieur 46 est monté sur une plaque de support 49 solidaire du montant 28. Un support 51, fixé sur-un potelet 52 (figure 8) appartenant au bâti inférieur, supporte deux écrous 53 et 54 distants l'un de l'autre et dans lesquels se visse la vis 44. Un mécanisme de commande permet de faire tourner simultanément les vis 44 des mécanismes 42 et 43, ce mécanisme de commande comprenant un moteur électrique réversible 56 fixé sur le montant 28 et qui fait tourner un arbre 58 par l'intermédiaire d'une courroie et d'une poulie 57. L'arbre 58 porte deux pignons coniques 59 et 61 qui engrènent respectivement avec des pignons coniques 62 et 63 respectIvement portés par les vis des mécanismes de réglage 42 et 43. En vue de mieux soutenir l'arbre 58, il est prévu une plaque de support 67 (figure 5) qui porte un palier 68 et qui est rattachée par des goussets 69 au longeron axial 26 de la section supérieure de la machine. il est prévu pour le moteur 56 un coffret de commande 66 visible sur la figure 5 et qui est placé au poste où se tient le conducteur de la machine.Lorsque la section supérieure de la machine a été mise à une hauteur prédéterminée pour la fabrication de poutres d'une dimension donnée, la machine est prête à recevoir les éléments 2, 3, 4 et 6 opposés deux à deux qui constituent la poutre, et à procéder à leur assemblage. Au poste d'alimentation 7, les bobines 13 et 14 sont portées chacune par un potelet 71 prolongé par un axe vertical 72 qui se loge dans le noyau de la bobine associée. Des rou leaux 73 et 74 sont en contact avec les profilés 2 et 3 à leur entrée dans la machine. Au poste de guidage 8 (figures 5 et 6) il estprévu deux guides supérieurs 76 et deux guides inférieurs 77 dans lesquels glissent lorsqu'ils pénètrent dans la machine les panneaux 4 et 6 qui forment les flancs de la poutre. Ces guides forment chacun deux lèvres de guidage rapprochées l'une de 11 autre et qui délimitent une rainure de guidage. Ces guides sont rattachés respectivement à la section supérieure et à la section inférieure de la machine par des supports 78 et 79 (figure 6) distants les uns des autres. 'Les guides 76 et 77 convergent vers le bas et vers l'intérieur les uns par rapport aux autres, de sorte que les panneaux latéraux 4 et 6 suivent des trajets convergents. Ce mouvement de convergence des panneaux 4 et 6 est aidé par des galets en caoutchouc 81 et 82 (figure 7) montés respectivement et de façon à être réglables en hauteur sur des arbres 83 et 84, lesquels sont supportés à leur extrémité inférieure par des crapaudines 85 et 86 solidaires de plaques de montage rattachées aux longerons 22 de la section inférieure de la machine les dispositifs de guidage des éléments constitutifs de la poutre comprennent aussi des guides qui assurent l'amenage des profilés 2 et 3 suivant des trajets convergents qui les font venir s'assembler avec les panneaux latéraux 4 et 6. Ainsi qu'on le voit sur les figures 6 et 7, il est prévu deux supports en U, 91 et 92, le support 91 descendant du montant 27 et le support 92 s'élevant au-dessus d'une traverse 93 qui relie les longerons 22 de la section inférieure de la machine. Deux barres de guidage 94 et 96, depréférence en bois, s'étendent longitudinalement dans la poutre en cours d'assemblage à partir respectivement du support 91 et du support 92. Ces barres de guidage ont le double rôle d'empêcher tout mouvement latéral vers l'intérieur des panneaux latéraux 4 et 6 et de servir de guide pour les profilés 2 et 3. De la sorte, lorsque les galets de guidage 81 et 82 repoussent les panneaux 4 et 6 vers l'intérieur, c'est-à-dire l'un vers l'autre, les barres de guidage 94 et 96 limitent le mouvement de rentrée de ces panneaux (figure 7). Après que les bords des panneaux latéraux de la poutre se sont engagés dans les fentes des profilés 2 et 3, des pressions verticales sont exercées pour maintenir les éléments constitutifs de la poutre dans leur position correcte d'assemblage pendant leur passage du poste de pression 9 au poste de déformation 10. Ainsi qu'on le voit sur les figures 1, 5 et 7, il est prévu trois paires de galets presseurs disposés de façon à agir sur l'élément supérieur et sur l'élément inférieur de la poutre. Les paires de galets presseurs de la section supérieure de la machine sont référencées 101, 102 et 103, et celles de la section inférieure de la machine sont référencées 106, 107 et 108. Ainsi qu'on le voit sur la figure 7, les galets presseurs supérieurs sont montés sur des supports 109 fixés sur le longeron 26 de la section supérieure de la machine. Les galets presseurs inférieurs sont montés sur des supports 111 fixés sur les longerons de la section inférieure de la machine et remontant à partir de ces longerons. L'espacement entre les galets presseurs de chaque paire est tel que les ailes des profils 2 et 3 peuvent passer entre eux. Ces galets sont placés de façon à exercer sur les profilés 2 et 3 une pression qui les repousse l'un vers l'autre à la manière in diluée sur la figure 3 et à maintenir ainsi les éléments de la poutre dans leur position d'assemblage pendant leur passage du poste de pression 9 au poste de déformation 10. A ce poste de déformation 10, ilest prévu des mécanismes qui font subir aux profilés 2 et 3 et aux bords des panneaux 4 et 6 des déformations qui les bloquent les uns dans les autres.Les profilés 2 et 3 forment des fentes longitudinales dans lesquelles se logent les bords des panneaux 4 et 6. Ces fentes sont délimitées par de petites parois verticales. Ces mécanismes de déformation (figures 10 et 12) sont constitués chacun par un mécanisme rotatif qui agit sur la paroi de l'une des fentes des profilés et la déforme de façon qu'elle s'engage et se bloque avec le bord correspondant du panneau dans une rainure du profilé. Ainsi qu'on le voit sur les figures 10 et 12, les mécanismes de déformation comprennent des roues de fixation par points 116 et 117 montées sur les arbres 37 et 38 sur lesquels peut coulisser la section supérieure de la machine. Ces roues de fixation par points sont fixées par des vis d'arrêt sur des positions prédéterminées sur les arbres 37 et 38 en fonction de la hauteur de la poutre à assembler. Ainsi qu'on le voit sur la figure 12, les extrémités de ces vis d'arrêt se logent dans des rainures de clavette prévues sur les arbres 37 et 38. Les arbres 37 et 38 sont supportés à leur partie inférieure par des crapaudines 118 et 119 fixées sur une plaque de support 121 (figure 8). Une deuxième plaque de support 122 prévue au-dessus de la plaque 121 supporte des pignons à chaîne 123 et 124 par lesquels les arbres 37 et 38 sont mis en rotation. Une autre plaque de support 126, placée au-dessus de la plaque 122, porte des boitards 127 et 128 qui constituent des guidages supplémentaires pour les arbres 37 et 38. Ces arbres 37 et 38 sont aussi maintenus à proximité des roues 116 et 117 par des supports 129.Entre ces roues 116 et 117 il est prévu des jeux de galets 131 et 132 respectivement placés sur l'un et l'autre côté de la machine, chacun de ces jeux de galets comprenant deux galets presseurs 133 et 134 (figure 10) qui repoussent vers l'intérieur les panneaux latéraux 4 et 6 de la poutre. Ces jeux de galets presseurs sont supportés par des montants 127 et 128 du bâti de la machine. Chacune des roues 116 et 117 forme sur sa périphérie une série de protubérances 141 qui déforment les profilés 2 et 3 en des emplacements-prédéterminés et les bloquent sur les panneaux latéraux 4 et 6. De préférence, il est prévu des galets d'appui arrière 142 et 143 qui reçoivent les pressions exercées par les roues 116 et 117. Les galets 142 sont montés sur des supports 144 solidaires des plaques 126 et 36 (figure 8). Les roues 116 et 117 tournent en synchronisme sous l'action d'un moteur électrique réversible et à vitesse variable 151 (figure 11) fixé sur une plaque de montage 152. Une transmission par courroie et poulies 153 transmet la rotation du moteur 151 à un réducteur de vitesse à engrenage 154 qui imprime des mouvements de rotation synchronisés aux roues 116 et 117 par l'intermédiaire d'une chaîne 161 et de pignons à chaîne 156, 157, 158 et 159. Les pignons à chaîne 157 et 159 sont respectivement solidaires des pignons à chaîne 123 et 124 qui mettent en rotation les arbres 37 et 38. Le moteur 151 fait par conséquent tourner ces arbres 37 et 38 en sens opposés. Le coffret de commande 162 du moteur 151 est placé au poste où se tient le conducteur de la machine (figure 5). Ainsi qu'on le voit aussi sur la figure 5, des paires supplémentaires de galets presseurs 163 peuvent être prévues, si désiré, à proximité des roues 116 et 117, ces galets presseurs agissant sur les profilés 2 et 3 et assurant que les éléments de la poutre sont maintenus fermement engagés les uns dans les autres pendant leur déformation qui les bloquent mutuellement les uns dans les autres. La poutre terminée sortant du poste 10 passe par le deuxième poste de pression 11 dans lequel une courbure peut lui être donnée. A ce poste 11, la poutre passe entre deux rouleaux de guidage verticaux 166 et 167 (figure 9) monté sur des arbres qui s'étendent verticalement à partir de crapaudines 168 et 169. il est prévu entre les longerons de prolongement 23 de la section inférieure de la machine une plaque de montage 171 sur laquelle est fixée de façon que sa position en hauteur soit réglable un support de rouleau de guidage 172 (figure 9) percé de fentes dans lesquelles passent des boulons 173 qui permettent ainsi de régler la position en hauteur du support 172 sur la plaque 171. Le support 172 supporte un rouleau de guidage 174 sur lequel roule la semelle inférieure de la poutre à sa sortie de la machine. il est prévu au-dessus du rouleau 174 un rouleau 176 monté sur un support 177 rattaché par des boulons 178 de façon que sa position en hauteur soit réglable à une plaque de montage 177 fixée sur l'extrémité du longeron supérieur 26. L'écartement entre les surfaces latérales des rouleaux 174 et 176 est réglé de façon que la poutre terminée puisse juste passer entre ces rouleaux. La position de ces deux rouleaux par rapport à l'axe de la poutre peut être modifiée, de sorte que ces rouleaux peuvent être légèrement décalés en hauteur par rapport à cet axe. En décalant vers le bas le rouleau supérieur 176, il est possible d'appliquer une pression dirigée vers le bas sur la poutre terminée à sa sortie de la machine. On peut ainsi incurver la poutre au degré désiré pour les motifs indiqués plus haut. Finalement, au poste de sectionnement 12, une ou plusieurs scies 181 peuvent être prévues pour couper la poutre à la longueur prédéterminée désirée. Ces scies peuvent être mises en action sélectivement après que le mouvement d'avancement de la poutre a été temporairement arrêté. il est fait référence ci-après aux figures 13 à 17 en relation avec la figure 12. Ainsi'on le voit sur la figure 17, les panneaux latéraux 4 et 6 forment des ondulations qui leur confèrent la rigidité dans le sens vertical requise. Les dimensions et la forme particulières de ces ondulations varient en fonction des nécessités structurelles particulières. Ainsi qu'on le voit sur la figure 13, les profilés 2 et 3 sont identiques. Chacun d'eux comporte une toile centrale 201 qui relie l'une à l'autre deux sections d'angle 202 et 203. Ces sections d'angle comportent des parties 204 et 206 fendues longitudinalement et des ailes en saillie latérale 207 et 208 qui se terminent par desnervures de bordure 209 et 211. Les parties fendues 204 et 206 sont formées par une première paroi de petite hauteur 212 interposée entre la toile centrale 201 et l'aile 203 adjacente, et une deuxième paroi de petite hauteur 213, ces deux parois délimitant entre elles une fente 214 (figure 14). La petite paroi 213 est à l'origine oblique par rapport à la petite paroi intérieure 212 pour faciliter l'introduction du bord 216 de l'un des panneaux latéraux. Cette petite paroi intérieure 212 forme une rainure en queue d'aronde 217. De plus, la petite paroi extérieure 213 forme deux nervures de guidage 218 et 219 distantes l'une de l'autre et qui délimitent entre elles un évidement situé à la hauteur de la rainure 217 de la petite paroi intérieure 212. Lorsqu'unie roue de fixation par points, la roue 116 par exemple, est engagée entre les nervures 218 et 219 et mise en rotation, la petite paroi 213 est repoussée vers l'intérieur et les protubérances 141 de la roue 116 provoquent des déformations 220 régulièrement espacées dans la petite paroi 213 et dans le bord 216 du panneau qui sont tous deux repoussés vers l'intérieur dans la rainure 217 de la petite paroi intérieure 212. La forme et les dimensions des protubérances 141 et l'épaisseur de la petite paroi 213 doivent correspondre à la largeur de l'ouverture de la rainure 217 de façon que, sous l'effet de la pression qui lui est appliquée, le bord 216 du panneau latéral soit suffisamment déformé pour venir s'accrocher sous les flancs obliques de la rainure 217 comme on le voit sur la figure 15. La figure 18 représente un autre mode de réalisation de la poutre de l'invention qui comporte un profilé supérieur 2' de forme différente et qui constitue un chéneau. Ce profilé 2' comporte une toile centrale 201 fortement en retrait et que des parois 212' qui la relient aux sections d'angle 202 et 203 du profilé maintiennent à distance substantielle de ces sections. Des ailes intérieures 22t et 222 peuvent être prévues pour clore partiellement le chéneau 223. A l'assemblage de la poutre de la figure 18, la barre de guidage 94 qui empêche les panneaux 4 et 6 de se rapprocher l'un de l'autre comme on le voit sur la figure 7 est enlevé et les parois latérales 212' en remplissent la fonction. La figure 19 représente un autre mode de réalisation de la poutre de l'invention dans lequel les parties fendues des profils 2 et 3 sont modifiées et comportent chacune une nervure longitudinale 226 formée par la surface intérieure de la petite paroi 213 et située à la hauteur d'une rainure 217. La présence de cette nervure facilite la déformation vers l'intérieur du bord 216 du panneau latéral et la pénétration dans la rainure 217 qui bloquent les uns dans les autres les éléments constitutifs de la poutre. Une modification des panneaux latéraux de la poutre est représentée sur les figures 20 et 21 qui montrent un système différent d'interconnexion des panneaux latéraux et des profilés de la poutre. Ce système d'interconnexion convient particulièrement dans le cas des profilés de la figure 19. A proximité du bord supérieur d'un panneau latéral modifié 231, il est prévu une nervure pliée 232 à section droite en forme d'M (figure 20). Lorsqu'une pression intérieure lui est appliquée dans la direction indiquée par la flèche de la figure 20, cette nervure se déploie. Par conséquent, une telle pression appliquée sur cette nervure après son introduction dans la rainure 217 bloque fermement le panneau latéral 231. Ce déploiement de la nervure 232 est facilement obtenu à l'aide d'une nervure de compression 226 qui vient s'appuyer contre elle. Les panneaux latéraux 231 peuvent être utilisés pour l'accrochage d'un plafond supporté par la poutre. A cet effet, il est prévu sur le panneau latéral 231 une rainure longitudinale 233. De la sorte, et comme on le voit sur la figure 21, lorsqu'une poutre munie d'un tel panneau latéral est utilisée pour supporter un plancher 235, un espace destiné à recevoir une garniture isolante ou similaire peut être ménagé sous le plancher 235 au moyen d'un élément de support 236 muni d'une nervure expansible 237 qui s'engage dans la rainure 233. Les figures 22 et 23 représentent un autre mode de réalisation similaire à celui de la figure 20 dans lequel un panneau latéral 241 est fixé dans un profilé au moyen d'une nervure en Z 242 formée le long du bord supérieur du panneau 241 et qui est ensuite déployée par application d'une pression suivant la flèche de la figure 23. Cette pression peut être appliquée par une roue de fixation à périphérie lisse représentée sur la figure 23 par le tracé en traits mixtes 243. Dans ce mode de réalisation, la petite paroi 213 est supprimée. Les figures 24 et 25 représentent un autre mode de réalisation de l'invention dans lequel une nervure semblable à la nervure 232 de la figure 20 est déployée au moyen d'une roue de fixation par points modifiée 246 utilisée en association avec un galet d'appui arrière modifié 247. Cette roue 246 modifiée porte des protubérances 248 équidistantes qui déforment les segments de la nervure 232 dans la rainure 217 du profilé. Cette roue 246 modifiée comporte en outre une collerette circulaire périphérique 251 de laquelle partent les protubérances 248. Ces protubérances 248, comme le montre la figure 25, déforment la petite paroi 212 et la nervure 232 en des emplacements équidistants et la collerette 251 déforme aussi la nervure expansible 231 sur toute sa longueur dans la rainure 217 qui la reçoit.Pour permettre les déformations intérieures provoquées par les protubérances 248, le galet d'appui arrière 247 porte des évidements correspondants 252 régulièrement espacés. De préférence, les panneaux latéraux de la poutre portent un motif décoratif, par exemple une simulation des fibres d'un bois telle que celles qui agrémentent certaines feuilles d'aluminium offertes sur le marché. Pour accroître encore l'aspect décoratif d'une poutre à l'aide de tels motifs, il peut être appliqué sur le profilé 2 ou sur le profilé 3 une garniture harmonisée constituée par un panneau de couverture décoratif 256 qui peut être mis en place par coulissement ou autrement sur le profilé de la poutre dans lequel s'engagent ses panneaux latéraux décorés et ainsi qu'on le voit sur la figure 26. L'utilisation d'un ou de plusieurs panneaux décoratifs 256 permet d'harmoniser toutes les surfaces d'une poutre qui demeurent apparentes après son incorporation dans un bâtiment et d'obtenir ainsi un aspect d'ensemble très attrayant. De même, et comme on le voit sur la figure 27, dans le cas où des extrémités de poutre sont visibles dans un bå- timent, une garniture 261 peut être prévue sur chacune de ces extrémités apparentes. On remarquera que, selon un autre mode de réalisation de l'invention, les profilés 2 et 3 peuvent être remplacés par des éléments composites constitués chacun par un panneau central qui remplace la toile centrale 201 et deux profilés d'angle extrudés qui sont préalablement assemblés avec le panneau central d'une façon analogue à celle décrite pour l'assemblage des panneaux 4 et 6 et des profilés 2 et 3. Ces pièces d'angle modifiées comportent alors des fentes d'assemblage supplémentaires dont les plans sont perpendiculaires aux plans des fentes des divers modes de réalisation précédemment décrits. Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits, mais s'étend à toutes les variantes conformes à son esprit. REVENDICATIONS 1. Procédé de formation d'une poutre en caisson constituée par deux flancs parallèles formés chacun par un panneau métallique et deux semelles, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il comporte la déformation d'une partie de chacun desdits panneaux sur ou à proximité de son bord, déforma tion qui le bloque dans une rainure en retrait formée par la partie d'angle de la semelle adjacente. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque semelle de la poutre est constituée par un profilé extrudé. 3. Procédé selo l'une des revendications 1 et 2, caractérisé an ce que le bord du panneau est d'abord introduit dans une fente délimitée par une paroi de faible hauteur portée par la partie d'angle du profilé et par la portion de cet te partie d'angle qui porte ladite rainure, cette paroi de faible hauteur étant ensuite introduite par pression ins ladite rainure en vue de bloquer le bord du panneau dans l'entrée de cette rainure. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite paroi de faible hauteur de la pièce d'angle porte sur sa surface extérieure deux rainures de guidage qui délimitent une partie en retrait située à hauteur de la dite rainure. 5. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite paroi de faible hauteur forme sur sa surface inté rieure une nervure située à hauteur de ladite rainure. 6. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que lesdits panneaux sont bloqués dans les pièces d'angle au moyen de nervures à section droite en forme d'M, ces nervures étant introduites dans lesdites rainures et soumises à une compression qui les déploie latéralement et les bloque dans ces rainures. 7. Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le bord du panneau est déformé de façon à être bloqué dans ladite nervure par l'application d'une pres sion de déformation en des emplacements régul#èrement espacés en direction longitudinale et alignés sur ladite rainure. 8. Les poutres fabriquées selon le procédé de l'une des revendications 1 à 7. 9. Les machines pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 7.