La présente invention concerne un procédé de récupération du pétrole d'une formation souterraine. Plus précisément, elle concerne un tel procédé selon lequel on déplace une solution aqueuse d'un agent tensio-actif par de l'eau contenant de petites quantités d'alcool. L'industrie pétrolière sait depuis de nombreuses années qu'on ne peut produire par mise en oeuvre des mécanismes naturels qu'une partie du pétrole se trouvant originellement dans un réservoir. On sait aussi.que les procédés classiques d'augmentation de la récupération naturelle sont relativement peu efficaces. Par exemple, un réservoir peut conserver la moitié du pétrole d'origine, même après application des procédés disponibles habituellement de récupération secondaire. En cone- quence, il est intéressant de disposer de procédés améliorés de récupération qui augmentent notablement le rendement final en pétrole des réservoirs souterrains. L'infection d'eau est de loin le procédé de récupération secondaire le plus économique et le plus largement utilisé. Dans un tel procédé, on introduit de l'eau par des puits d'injection de manière à chasser/patrole dans la formation et vers les puits producteurs décalés. Une grande partie du travail relatif aux techniques de récupération secondaire concerne l'a- mélioration du rendement des procédés d'injection d'eau. Les agents tensio-actifs constituent un type de matière qu'on a proposé pour améliorer le rendement des procédés d'injection d'eau. La plus grande partiQda pétrole contenue dans le réservoir après une injection d'valu est sous forme de glc- bules discontinus ou de gouttelettes séparées piégées dans les espaces formés par les pores du ré servoir. On a suggéré que comme la tension interfaciale normale entre le pétroLe du réservoir et l'eau est très élevée, Ces gouttelettes sépares ne peuvent pas se déformer suffisamment pour passer dans les ré-tré- cissements étroits normés par les canaux des es. Lorsqu'on ajoute des agents tensio-actifs à l'eau d'injection, ceux-cí abaissent la tension interfaciale entre l'eau et le pétrole du réservoir et permettent aux gouttelettes de pétrole de se déformer et de circuler avec l'eau d'injection. Les agents tensio-actifs anioniques, et notamment les sulfonates de pétrole, sont largement utilisés comme additifs d'injection d'eau. Certains types de ces sulfonates de pétrole peuvent abaisser de façon très importante la tension interfaciale entre l'eau d'injection et le pétrole du réservoir, et ils sont relativement peu coûteux. On peut consulter par exemple le brevet des Etats-Unis d'Amérique no 3 302 713. Ce brevet décrit des procédés de préparation d'agents tensio-actifs sulfonés à partir de fractions spécifiées de pétrole, et il propose l'utilisation de tels sulfonates de pétrole pour la récupération de pétrole dans une formation souterraine. On a constaté qu'on pouvait facilement préparer de façon peu coû- teuse ces sulfonates, et qu'ils avaient un rendement élevé pour la récupération du pétrole. Une difficulté rencontrée lors de l'utilisation des agents tensio-actifs en général, et notamment des sulfonates de pétrole,dans les procédés de récupération de pétrole;est la tendance de ces agents à s'échapper de la solution injectée. On a supposé qu'une partie au moins de l'agent tensio-actif pouvait être absorbée à la surface des roches du réservoir ou piégée matériellement dans les espaces des pores-de matrice rocheuse. En conséquence, une partie de l'agent tensio-actif est retirée de la solution d'injection d'eau lorsqu'elle se déplace dans le réservoir, et l'agent n'est donc pas disponible pour agir à l'interface pétrole-eau.Très naturellement, ce problème de l'épuisement de l'agent tensio-actif provoque une réduction du rendement de récupération/pétrole, On a fait diverses suggestions pour combattre ce problème de l'épuisement des agents tensio-actifs. Par exemple, le brevet des Etats-Unis d'Amérique no 3 474 864 suggère de déplacer une solution saline aqueuse d'un agent tensio-actif de sulfonate de pétrole à l'aide d'un tampon ou d'un bouchon d'eau moins saline. Le brevet suggère que l'eau moins saline assure la désorption de l'agent tensio-actif de la matrice rocheuse et lui permet de se déplacer plus loin dans la formation pétrolifère. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique no 3 469 630 suggère, à titre d'exemple, d'injecter une solution contenant un polyphosphate minéral dans la formation, avant la solution d'agent tensio-actif. Ce brevet suggère que le polyphosphate minéral est adsorbé à la surface de la roche et réduit ainsi l'adsorption de l'agent tensio-actif dans l'eau injectée ensuite. Bien que les procédés de la technique antérieure paraissent avoir une certaine efficacité pour réduire l'épuisemenX e l'agent tensio-actif, il est cependant nécessaire de continuer b résoudre ce problème. On a déjà suggéré que les solutions aqueuses diluées d'alcool pouvaient être efficaces pour la récupération du pétrole d'une formation souterraine. On consultera à cet effet l'article de Palmer "Use of Alcoholic Solutions in Secondary Recovery of Oil", The Mines Magazine, pages 420 et 460, Août 1940. Bien que cette suggestion date de trente ans, il n'a jamais été prouvé que ce procédé était efficace pour la récupération du pétrole dans les formations souterraines. L'article suggère que l'alcool présent dans la solution aqueuse réduit la tension interfaciale entre/petrole et l'eau et favorise la récupération du pétrole. Cependant, le travail de recherche qui conduira cette conclusion est réalisé dans des conditions qui ne sont pas vraiment représentatives d'une formation pétrolifère.Ces expériences ont été réalisées dans des tubes de verre remplis de sable. On pense que les forces interfaciales dans ces tubes remplis de sable, qui empêchent la récupération d'huile par injection d'eauJsont beaucoup trop faibles et, en conséquence, les solutions alcooliques diluées présentent un avantage apparent pour la récupération du pétrole qu'on ne peut pas obtenir dans les conditions réelles de fonctionnement. Lorsqu'on met à l'épreuve ce procédé dans des conditions plus proches de la réalité, c'est-à-dire dans des carottes de grés durci, on ne peut pas noter une augmentation apparente de la récupération de pétrole à partir des carottes. Selon l'invention, on injecte une solution aqueuse d'un agent tensio-actif à base de sulfonate de pétrole dans la formation. La solution d'agent tensio-actif est alors déplacée avec de 11 eau contenant de petites quantités d'alcool. Le volume de la solution d'eau et d'alcool est faible de préférence, et cette solution est à son tour déplacée par l'eau dtinjection disponible. On peut inclure de petites quantités d'alcool à la solution d'agent tensio-actif, ainsi qu' l'eau de déplacement. On peut introduire des agents destinés à accroître la viscosité dans la solution d'agent tensio-actif et dans la solution d'eau et d'alcool. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés sur lesquels les figures 1, 2 et 4 à 6 sont des diagrammes donnant les résultats d'essais de déplacement dans une carotte, montrant la récupération de pétrole en fonction de la production totale de fluide. La récupération de pétrole est exprimée en pourcentage de pétrole résiduel restant après l'injection d'eau, la production totale de fluide étant le volume de tous les fluides produits après l'injection dteau, et elle est exprimée en volume de pores des noyaux ; et la figure 3 est un diagramme qui illustre la possibilité offerte par le procédé de l'invention pour la récupération de l'agent tensio-actif injecté.Le diagramme donne le pourcentage en poids d'agent tensio-actif dans le fluide produit et le pourcentage cumulé en poids de l'agent tensio-actif récupéré en fonction des volumes de fluide placés dans les pores, et produits au cours de essai de déplacement illustré sur la courbe 2 de la figure 2. Les dessins sont des représentations graphiques d'essais de déplacement dans des carottes, couramment utilisés pour la détermination du rendement d'un procédé de récupération de pétrole. Les carottes utilisées au cours de ces essais de déplacement sont des morceaux de grès Berea ayant des sections de 2,5 cm x 2,5 cm et des longueurs de 1,22 mètre. Les carottes ont des perméabilités de l'ordre de 350 millidarcies, plus ou moins 10 %, et elles sont montées dans de la "Lucite", avec des raccords d'arrivée d'eau à chaque extrémité, permettant l'injection et la production de fluides. Avant de réaliser les essais de déplacement, on injecte dans les carottes du pétrole et de la saumure correspondant aux saturations du pétrole et de l'eau qui doivent exister dans un réservoir de pétrole dans lequel on a injecté de l'eau, aux environs du point pour lequel on ne peut plus produire de pétrole. Dans ces opérations d'injection, on sature d'abord les carottes avec une solution normalisée de saumure contenant approximativement 1,5 % en poids de chlorure de sodium dans de l'eau distillée. On injecte alors dans les carottes un brut du Moyen-Orient ayant un poids spécifique de 0,8155 g/cm3, jusqu'à ce qu'on ne puisse plus produire de saumure. On injecte à nouveau une fois dans les carottes la solution normalisée de saumure pour chasser tout le pétrole qui ne peut pas être récupéré par le procédé classique d'injection d'eau.A ce moment, les quantités de pétrole et d'eau restant dans les carottes sont à peu près celles qui existent dans un réservoir ayant subi une injection d'eau jusqu'à saturation du pétrole résiduel. Ce dernier, dans chacune des carottes, constitue environ 30 % du volume des pores de la carotte. Les 70 % restants sont saturés de saumure normalisée. Au cours des procédés de saturation et des essais ultérieurs de déplacement, la perte de charge dans les carottes est maintenue à une valeur de l'ordre de 0,93 bar. Après injection d'eau dans les carottes jusqu'a' la saturation en pétrole résiduel, on réalise une série d'essais de déplacement dans les carottes pour mettre en évidence les avantages de l'invention en comparaison des procédés classiques d'injection d'eau et d'agent tensio-actif. Ces essais de déplacement montrent la meilleure mise en oeuvre du procédé de l'invention. Les résultats de ces essais apparaissent sur les figures 1 à 6 et on les décrit en détail dans la suite. La figure 1 représente schématiquement la récupération accrue de pétrole qu'on peut obtenir par déplacement d'une solution aqueuse d'agent tensio-actif à l'aide d'une solution alcoolique diluée. Il faut noter que l'essai de déplacement illustré par la figure 1 ne représente pas le mode de réalisation préféré de l'invention. Cependant, la figure 1 est une illustration des avantages qu'on peut obtenir lorsqu'on la met en oeuvre. Au cours de l'essai de déplacement de la figure 1, on injecte une solution contenant 1 % en poids de carbonate de sodium et 2 % en poids d'un agent tensio-actif à base de sulfonate sodique de pétrole dans de l'eau distillée, à l'intérieur de la carotte ayant subi une injection d'eau. On poursuit l'in jection de cette solution jusqu l'injection et z ia production d'un volume de fluide correspondant à la moitié du volume des pores. La solution d'agent tensio-actif est suivie d'une solution normalisée de saumure, jusqu'à l'injection d'un volume total égal à peu près à trois fois le volume des pores dans la carotte. Comme le montre la figure 1, la récupération de pétrole par la solution d'agent tensio-actif atteint environ 22 % du pétrole résiduel après l'injection d'un volume de fluide égal à une fois et demie le volume des pores. On poursuit l'injection de solution normalisée de saumure jusqu déplacement d'un volume total de fluide correspondant à trois fois le volume des de pores, mais on ne produit plus/pétrole-.Cette quantité de 22 % représente la récupération maximale de pétrole qu'on peut obtenir par injection classique d'eau et d'agent tensio-actif dans ces conditions. On injecte alors dans la carotte une solution contenant 10 % en volume d'alcool isopropylique dans de l'eau distillée. Après l'injection d'un volume de fluide correspondant à la moitié du volume des pores environ, la récupération de pétrole commence à s'élever de façon très brutale. Après l'injection de volumesde solution alcoolique correspondant à 1,2 volume des de pores, la récupération/petrole s'élève d'environ 22 % à environ 72 % du pétrole résiduel. Ainsi, la solution alcoolique diluée qui suit la solution d'agent tensio-actif permet la récupération de plus de trois fois la quantité de pétrole récupérée par la mise en oeuvre de l'injection classique d'eau et d'agent tensio-actif, seule. L'agent tensio-actif utilisé dans l'essai de déplacement de la figure 1 et ceux utilisés dans les essais décrits plus loin sont des sulfonates sodiques de pétrole. On prépare ceuxci à partir des courants de raffinerie de pétrole dont 10 % à un point d'ébullition compris entre 425 et 455OC, et 90 % à des points d'ébullition compris entre 520 et 540OC, suivant la détermination du procédé normalisé de distillation ASTM D1160-61. On fait réagir ces courants de raffinerie avec S03 gazeux de manière à former des acides sulfoniques de pétrole qu'on neutralise avec de la soude pour obtenir les sels cor respondants de sodium ou des sulfonates sodiques de pétrole. Les poids équivalents moyens des agents tensio-actifs (les poids moléculaires moyens divisés par le nombre moyen de groupes sulfonate par molécule) sont compris entre 465 et 480. Bien qu'on décrive l'invention en référence à ces sulfonates de pétrole et bien qu'on préfère les agents tensio-actifs de ce type pour mettre en oeuvre l'invention, il faut noter que celle-ci ne se limite pas à l'utilisation de tels agents. Au contraire, elle s'applique de façon très large à tous les procédés d'injection d'agent tensio-actif dont l'épuisement ou l'adsorption sont évidents. La figure 2 illustre les avantages comparatifs qu'on peut obtenir par mise en oeuvre de l'invention. La courbe 1 concerne une injection d'eau et d'agent tensio-actif de façon classique et la courbe 2 illustre la récupération accrue de pétrole obtenue par déplacement d'une solution d'agent tensioactif avec une solution diluée d'alcool. Dans essai de déplacement illustré par la courbe 1, un tampon correspondant à la moitié du volume des pores et constitué par une solution contenant 1 % en poids de carbonate de sodium et 2 % en poids d'un agent tensio-actif formé d'un sulfonate sodique de pétrole dans de l'eau distillée, est injecté dans la carotte. La solution d'agent tensio-actif est alors déplacée par la solution normalisée de saumure jusqu'à ce qu'on ne puisse plus produire de pétrole. Comme le montre la figure 2, cette injection classique permet la récupération d'environ 37 % du pétrole résiduel de la carotte. Dans l'essai de déplacement illustré par la courbe 2; on injecte dans la carotte une solution contenant 2 fio en poids d'un agent tensio-actif à base de sulfonate sodique de pétrole et 1 70 en poids de carbonate de sodium dans de l'eau distillée. La quantité de solution d'agent tensio-actif injectée correspond à la moitié du volume des pores. La solution d'agent tensio-actif est alors déplacée avec un tampon,de volume correspondant à 0,4 fois le volume des pores,d'eau distillée contenant 2 X; en volume d'alcool isopropylique. La solution alcoolique est alors déplacée par la solution normalisée de saumure jusqu'à cessation de la récupération de pétrole. L'avantage comparatif du déplacement de la solution d'agent tensio-actif avec une solution alcoolique apparat facilement sur la figure 2. Initialement, la récupération de l'essai de déplacement illustré sur la courbe 2 se comporte de façon analogue à celle qui est illustrée par la courbe 1. Cependant, pour la production d'un volume total de fluide correspondant à peu près au volume des pores, l'effet du déplacement de la solution alcoolique devient apparent et la récupération de pétrole résiduel croît de façon très nette. Après une production totale correspondant à deux fois le volume des pores, l'essai de déplacement illustré par la courbe 2 montre une récupération de près de 70 dp du pétrole résiduel dans la carotte. Cette récupération est à peu près le double de la quantité récupérée dans l'essai de déplacement de la courbe 1. On réalise un essai supplémentaire degéplacement dans les mêmes conditions que l'essai de la courbe 2 de la figure 2, mais on élève la concentration de l'alcool isopropylique dans l'eau distillée de 2 à 10 % en volume. Le résultat de cet essai est pratiquement identique à celui illustré par la courbe 2 de la figure 2. L'augmentation de la teneur en alcool ne modifie pas de façon notable la récupération de pétrole résiduel, et ne fait pas varier de façon notable le débit de récupéra tionXpssetrole par rapport à la production totale de fluide. La figure 3 illustre un autre avantage qu'on peut obtenir par la mise en oeuvre du procédé de l'invention, c'està-dire la récupération de l'agent tensio-actif dans les fluides produits. Les sulfonates de pétrole ont tendance à être retenus dans la carotte au cours d'essais classiques de déplacement par injection d'eau et d'agent tensio-actif, et la récupération de l'agent tensio-actif dans un tel essai atteint rarement 30 % de la quantité injectée. La figure 3 représente la récupération de l'agent tensio-actif obtenue au cours de l'es- sai de déplacement illustré'par la courbe 2 de la figure 2. Comme le montre la figure 3, on récupère plus de la moitié de l'agent tensio-actif(u cours de cet essai de déplacement.Il est peut etre encore plus important de noter que l'agent tensio-actif récupéré est produit dans un intervalle volumétrique relativement étroit. Environ les trois quarts de l'agent récu péré sont produits dans l'intervalle correspondant à 0,5 fois le volume des pores, entre 1,1 et 1,6 volume des pores de la quantité totale des fluides produits. En ce qui concerne le fonctionnement réel sur le terrain, les résultats illustrés par la figure 3 indiquent qu'on peut récupérer des quantités notables d'agent tensio-actif dans la formation et les réutiliser dans l'opération de récupération. De plus, l'agent tensio-actif produit est récupéré sur une plage relativement étroite de volumes produits, ce qui simplifie la récupération et la réutilisation de l'agent tensio-actif produit. Bien que l'invention ne soit pas limitée par une explication théorique quelconque des avantages de l'invention, on pense que la solution diluée d'alcool et d'eau peut être un excellent solvant des molécules d'agent tensio-actif qui ont été retenues dans la matrice de la roche poreuse et perméable. Cette solution alcoolique diluée semble redonner de la mobilité à l'agent tensio-actif piégé dans la roche, si bien que celui-ci se déplace et permet ainsi la récupération de quantités supplémentaires de pétrole. Il semble évident que les avantages de l'invention sont dus aux effets combinés des constituants du système et de l'or- dre d'injection de ces constituants. On voit sur les figures 1 et 2 que l'alcool est nécessaire à la mise en oeuvre de l'invention. Cette nécessité apparaît aussi au vue des résultats d'un autre essai de déplacement au cours duquel une solution d'agent tensio-actif est déplacée par une solution normalisée de saumure. Ensuite, on injecte de l'eau distillée ne contenant pas d'alcool dans la carotte. Mise à part la suppression de l'alcool, cet essai est analogue à celui illustré par la figure 1. Les résultats de l'essai de déplacement sans alcool sont cependant tout à fait différents. Après l'injection d'eau sans alcool dans la carotte, on ne récupère que de petites quantités supplémentaires de pétrole. La carotte se bouche avant qu'on puisse injecter un volume d'eau correspondant au volume des pores, et on ne peut plus récupérer de la carotte une quantité supplémentaire de fluides, ( pétrole ou eau ).De plus, comme on le décrit en détail dans la suite, l'agent tensio-actif est un constituant nécessaire à la mise en oeuvre de l'invention. La solution d'alcool et d'eau n'assure la récupération d'aucune quantité notable de pétrole résiduel en l'absence d'agent tensio-actif. L'ordre d'injection des constituants est aussi important. La solution d'agent tensio-actif doit être injectée avant la solution d'eau et d'alcool. Lorsqu'on injecte celle-ci la première, on n'obtient pas d'avantages par rapport au procédé d'injection d'eau et d'agent tensio-actif classique. L'agent tensio-actif et l'alcool peuvent cependant être injectés simultanément dans une solution aqueuse. On note une certaine augmentation de la récupération dans un tel cas par rapport au procédé classique, mais la récupération de pétrole avec cette succession d'injections n'est pas aussi importante que lorsque la solution d'agent tensio-actif est déplacée par la solution d'eau et d'alcool. On peut aussi introduire l'alcool à la fois dans la solution d'agent tensio-actif et dans l'eau de déplacement. On comprend facilement ces modes de réalisation de l'invention en se référant aux figures 4 à 6. La figure 4 illustre deux caractéristiques importantes de l'invention. D'abord, elle montre que la solution diluée d'alcool et d'eau n'est pas efficace pour a récupération de pétrole sans agent tensio-actif. Ensuite, elle montre que lorsque la solution d'alcool et d'eau est injectée avant la solution d'agent tensio-actif, il n'y a pas d'amélioration de la récupération de pétrole, en comparaison du procédé classique avec de l'eau et un agent tensio-actif. La figure 4 montre clairement ces résultats. La courbe 3 donne les résultats d'un essai de déplacement dans lequel on injecte une solution diluée d'alcool dans de l'eau distillée avant une solution d'agent tensio-actif. Dans l'essai, on injecte dans la carotte un volume de solution contenant 2 % en volume d'alcool isopropylique dans de l'eau distillée,corres- pondant à 0,4 fois le volume des pores. La solution diluée d'alcool est déplacée par une solution contenant 2 % en poids de l'agent tensio-actif à base de sulfonate de pétrole et 1 fo en poids de carbonate de sodium dans de l'eau distillée. On injecte un volume de solution d'agent tensio-actif correspondant à peu près à la moitié du volume des pores,qui est à son tour déplacé par la solution normalisée d saumure. Comme le montre la figure 4, on ne récupère pas de pétrole à l'aide de la solution d'alcool ; on ne note pas d'augmentation de la récupération de pétrole jusqu ce que le tampon de pétrole,précédant la solution d'agent tensio-actif,commence à être produit, pour un volume ccrrespondant à peu près à 0,9 fois le volume des pores. La récupération de pétrole dans l'essai de déplacement de la courbe 3 n'est pas meilleure que celle qu'on peut prévoir lorsque la solution d'agent tensioactif a été précédée d'un tampon de volume correspondant à 0,4 fois le volume des pores de solution normalisée de saumure. En d'autres termes, la présence de la solution d'alcool précédant le tampon d'agent tensio-actif ne présente pas d'avantage apparent. A titre de comparaison, la courbe 1 de la figure 2 est reproduite sous forme de la courbe 4 de la figure 4. La comparaison des courbes 3 et 4 montre que le tampon d'alcool précédant le tampon d'agent tensio-actif n'améliore pas la récupéra tio dpetrole par rapport au procédé classique d'injection d'eau et d'agent tensio-actif, illustré par la courbe 4. La figure 5 est une illustration comparative de deux essais de déplacement montrant l'avantage de faire suivre le tampon d'agent tensio-actif d'une solution d'alcool, par rapport à l'introduction de l'alcool dans la solution d'agent tensio-actif. La courbe 5 montre le résultat d'un essai de déplacement dans lequel on injecte simultanément l'alcool et l'agent tensio-actif dans la carotte. La courbe 6 reproduit la courbe 2 de la figure 2 qui illustre un essai de déplacement au cours duquel la solution d'agent tensio-actif est déplacée par une solution diluée d'alcool et d'eau. insecte dans de déplacement injecte dansla carotte Dans l'essai de déplacement illustre par la courbe 5, on/ l'équivalent de la moitié du volume des pores en tampon contenant 2 % en poids d'agent tensio-actif à base de sulfonate sodique de pétrole, 1 % en poids de carbonate de sodium et 10 ffi en volume d'alcool isopropylique dans de l'eau distillée. La solution d'agent tensio-actif et d'alcool est alors déplacée par de la saumure normalisée. Comme le montre la figure 5, l'injection simultanée d'alcool et d'agent tensio-actif est moins avantageuse pour la récupération da pétrole que le déplacement de la solution d'agent tensio-actif par une solution alcoolique, comme le montre 1courbe 6, La récupération par injection simultanée correspond à peu près à 46 0 du pétrole résiduel ; la récupération parinjections successives correspond / environ 70 % du pétrole résiduel.Il faut cependant noter que l'injection simultanée d'alcool et d'agent tensio-actif assure la récupération d'une - préalable quantité de pétrole supérieure à celle que permet l'injection/ d'alcool, comme le montre la courbe 3 de la figure 4, ou l'absence totale d'alcool, comme le montre la courbe 4 correspondant à un procédé classique d'injection d'eau et d'agent tensioactif (figure 4). Lorsqu'on met en oeuvre l'invention, il peut être souhaitable d'inclure de l'alcool à la fois à la solution d'agent tensio-actif et à l'eau qui déplace la solution d'agent tensioactif dans le réservoir. L'avantage comparatif de cette succession d'injections apparat sur la figure 6.La courbe 7 illustre un essai de déplacement dans lequel l'alcool est contenu dans une partie de la solution d'agent tensio-actif et dans l'eau qui déplace cet agent tensio-actif. La courbe 8 reproduit la courbe 2 de la figure 2 et elle montre la récupération qu'on obtient par déplacement d'un tampon d'agent tensioactif ne contenant pas d'alcool avec une solution diluée d'al- cool. Au cours de l'essai de déplacement illustré par la courbe 7, on injecte dans la carotte une solution contenant 2 % en poids d'un sulfonate sodique de pétrole et 1 % en poids de carbonate de sodium dans de l'eau distillée. On injecte la solution d'agent tensio-actif jusqu'à déplacement d'environ 0,3 fois le volume des pores. A ce moment, on ajoute 2 % en volume d'alcool isopropylique dans la solution d'agent tensioactif et on poursuit l'injection jusqu'à un volume total de fluide correspondant à la moitié du volume des pores. Ensuite, on injecte dans la carotte une solution à 2 i0 en volume d'alcool isopropylique dans de l'eau distillée. Après l'injection d'un volume total de fluide correspondant à 0,8 fois le volume des pores, on arrete l'injection d'eau distillée et d'alcool et on injecte une solution normalisée de saumure pendant le reste de l'essai. Comme le montre la figure 6, l'introduction d'alcool dans une partie de la solution d'agent tensio-actif élimine la réduction de la production qui se produit au niveau d'un volume correspondant sensiblement au volume des pores, sur la courbe 8. La description qui précède montre que, dans le mode de réalisation préféré de l'invention, on injecte une solution aqueuse d'un agent tensio-actif, par exemple de sulfonate de pétrole, dans une formation pétrolifère. On déplace alors la solution d'agent tensio-actif par de l'eau contenant de petites quantités d'alcool. Enfin, on déplace la solution d'alcool par une saumure prélevée au champ pétrolier ou par une autre eau disponible. On n'a pas décrit en détail l'utilisation de solutions d'agent tensio-actif pour la récupération de pétrole à partir des formations souterraines, car cela ntest pas nécessaire dans le présent mémoire. Ces procédés sont décrits en détail dans la littérature et ils sont bien connus des spécialistes en production pétrolière. On peut consulter par exemple le brevet des Etats-Unis d'Amérique nQ 3 302 713 qui décrit en détail des procédés de réalisation et d'utilisation de sulfonates de pétrole convenant à la récupération de ce dernier. Les agents tensio-actifs décrits dans ce brevet sont préférés pour la mise en oeuvre de l'invention.Par exemple, ces agents tensioactifs sont préparés par sulfonation d'un courant de raffinerie de pétrole contenant au moins 10 % d'hydrocarbures capables d'être sulfonés,se trouvant dans la plage de températures d'ébullition comprise entre 370 et 600oC des bruts de pétrole, puis neutralisation du produit de la réaction avec une base, par exemple de la soude. On prépare une solution aqueuse à l'aide d'agent tensioactif et d'eau compatible, et on injecte cette solution à la formation pétrolifère. Des eaux compatibles sont celles qui ne contiennent pas des quantités notables de matières, telles que des ions bivalents, qui peuvent provoquer la formation de complexes ou la précipitation de l'agent tensio-actif, ou des quantités excessives d'autres sels qui peuvent provoquer la précipitation de agent tensio-actif de la solution. La con centration de l'agent tensio-actif dans la solution aqueuse peut être comprise entre 0,5 et 10 % en poids. Cependant, dans la plupart des applications, la concentration de l'agent tensio-actif est comprise entre 1 et 5 fo en poids. D'autres matières qui ne sont pas nuisibles pour les propriétés de l'agent tensio-actif peuvent être introduites dans la solution aqueuse. Par exemple, on constate que certains composés basiques, par exemple l'ammoniaque et le carbonate de sodium,sont avantageux pour empecher la précipitation de ces agents tensio-actifs lorsque l'eau présente dans la formation contient des quantités notables dotions bivalents. Ces substances basiques peuvent être utilisées à des concentrations pouvant atteindre 3 r en poids. Cependant, on préfère en général maintenir leur concentration à 1,5 % en poids ou moins. Un mélange de bases qui convient particulièrement bien pour la solution d'agent tensio-actif contient 0,75 % en poids de carbonate de sodium et 0,5 % en poids d'ammoniaque.La solution d'agent tensio-actif peut aussi contenir des agents destinés à accrot- tre la viscosité, qui améliorent l'aptitude de la saiation d'a- gent tensio-actif à déplacer le pétrole. Un exemple de tel agent accroissant la viscosité est un hétéropolysaccharide du type décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique no 3 305 016. La quantité d'agent accroissant la viscosité, incluse dans la solution d'agent tensio-actif, dépend évidemment de la viscosité voulue. Comme on l'a vu précédemment, l'alcool peut être disposé uniquement dans la solution d'agent tensio-actif. Cette façon de procéder présente des avantages par rapport à l'injection classique d'agent tensio-actif. Cependant, on tire pleinement avantage de l'invention en introduisant au moins une partie de l'alcool dans 11 eau de déplacement. La quantité de solution d'agent tensio-actif à utiliser pour la mise en oeuvre de l'invention dépend du volume du réservoir dans lequel on injecte les fluides. Ce volume peut être celui de la totalité de la formation pétrolifère, ou il peut être limité à une partie de celle-ci, qui peut ê-tre délimitée par un dessin de production et d'injection à cinq points, par exemple. La quantité de solution d'agent tensio-actif injectée varie par exemple entre 0,1 et 1,0 fois le volume des pores du réservoir, ou de la partie du réservoir dans laquelle on injecte la solution d'agent tensio-actif. Dans la plupart des applications, un volume de solution d'agent tensio-actif correspondant à 0,3 - 0,5 fois le volume des pores donne satisfaction. Comme on l'a vu précédemment lors de la description du mode de réalisation préféré, on peut introduire l'alcool à la fois dans la solution d'agent tensio-actif et dans l'eau de déplacement, ou seulement dans cette dernière. Dans les deux cas, l'eau de déplacement contient au moins une partie de l'alcool. On peut aussi introduire dans l'eau de déplacement d'autres matières compatibles, par exemple les agents destinés à accroStre la viscosité, qu'on a déjà cités. L'eau de déplacement ne doit évidemment pas contenir des quantités notables de matières qui ne sont pas compatibles avec l'agent tensio-actif, par exemple des cations divalents ou d'autres matières qui peuvent réduire les effets bénéfiques de l'alcool. Par exemple, dans un essai de déplacement au cours duquel on déplace une solution d'agent tensio-actif à l'aide d'eau contenant 2 en volume d'alcool et isopropylique/ 1,5 % en poids de chlorure de sodium, on ne note aucun avantage par rapport au procédé classique d'injection d'eau et d'agent tensio-actif.Puisque cet essai est réa- lisé dans des conditions comparables à l'essai illustré par la courbe 2 de la figure 2, mise à part la présence du chlorure de sodium dans l'eau de déplacement, on peut en conclure que cette concentration de chlorure de sodium est nuisible pour 1' effet de l'alcool dans ce système. On peut facilement et rapidement vérifier les propriétés d'autres matières et d'autres concentrations de matières solides dissoutes de manière à vérifier leur compatibilité dans un système donné, à l'aide de tels essais de déplacement dans des carottes. Cependant, dans la plupart des essais, l'eau de déplacement contenant jusqu'à 5000 ppm de matières solides dissoutes au total donne satisfaction pour la mise en oeuvre de l'invention. On peut obtenir une telle eau à partir d'une réserve quelconque facilement disponible, par exemple de lacs, de rivières ou de puits peu profonds. le volume d'eau de déplacent injectée peut être compris entre 0,1 et 1 fois le volume des pores du réservoir ou de la partie de celui-ci dans lequel on réalise l'injection, et dans la plupart des cas, ce volume est compris entre 0,3 et 0,5 fois le volume des pores. Cette eau de déplacement est de préférence déplacée par la saumure du champ pétrolier ou une autre eau disponible. Il faut cependant noter qu'on peut injecter de fa- çon continue l'eau de déplacement, mais qu'une telle injection continue est en général moins économique que l'utilisation d'un tampon de volume relativement faible. Les alcools utilisés pour la mise en oeuvre de l'invention sont des hydrocarbures aliphatiques ayant des substituants hydroxylés et dont le nombre d'atomes de carbone est au maximum égal à 8. Ces matières comprennent les alcools mono-, di- et polyhydriques, à la fois saturés et insaturés. Des exemples non limitatifs d'alcools qui conviennent sont le méthanol, l'éthanol, l'isobutanol, l'isopropanol, l'alcool amylique tertiaire et l'isohexanol. L'alcool peut être un composé unique du type décrit ou il peut s'agir d'un mélange d'un ou plusieurs de tels composés.Les alcools peuvent être sous forme pratiquement pure ou ils peuvent être de qualité industrielle tels que réalisés par hydratation d'alcènes ou condensation d'aldols.De tels alcools de qualité industrielle contiennent des quantités essentielles d'alcool, par exemple environ 85 %, et de petites quantités d'autres composés organiques polaires, par exemple des cétones, des aldéhydes, des éthers, des acides carboxyliques et analogues. La concentration de l'alcool à utiliser dans la solution d'agent tensio-actif et/ou la solution d'eau de déplacement peut beaucoup varier. La concentration maximale qu'on peut utiliser pour l'alcool dans ces solutions ne doit pas etre supérieure à la limite de solubilité ou à tO % en volume, lorsque cette dernière valeur est inférieure. On constate qu'on n'obtient aucun avantage en utilisant desAolutions contenant plus de 10 La concentration minimale d'alcool qu'on peut utiliser dans ces solutions est facile à déterminer. On peut utiliser les techniques classiques et bien connues d'injection dans des carottes pour déterminer l'efficacité d'un alcool en fonction de sa concentration dans la solution aqueuse. De manière générale, une concentration alcoolique est utile pour la mise en oeuvre de l'invention si, à une telle concentration, la présence de l'alcool dans un essai de déplacement donne une récupération d'agent tensio-actif supérieure à celle qu'on obtient au cours d'un essai correspondant de déplacement par injection classique d'eau et d'agent tensio-actif sans alcool. La concentration efficace de l'alcool peut être faible d'une façon surprenante.Par exemple, on constate qu'unie quantité aussi faible que 500 ppm a'isohexanol dans une solution aqueuse est efficace pour la mise en oeuvre de l'invention. On peut introduire l'alcool uniquement dans la solution d'agent tensio-actif, mais de préférence, l'eau qui déplace la solution d'agent tensio-actif contient au moins une partie, et dans d'autres cas la totalité, de l'alcool. Le volume total de la partie de la ou des solutions qui contiennent l'alcool peut varier entre 0,1 et 1,0 fois le volume des pores du réservoir ou de la partie du réservoir dans laquelle on réalise l'injection. Dans la plupart des conditions cependant, le volume est compris entre 0,3 et 0,5 fois le volume des pores. L'exemple suivant illustre un exemple d'opération au cours duquel on met en oeuvre l'invention. Une formation pétrolifère souterraine a subi une injection d'eau de manière classique, jusqu'à une saturation en pétrole résiduel de l'ordre de 30 % du volume des pores de la formation. On prépare d'abord une solution d'agent tensio-actif en surface, en utilisant l'eau disponible à cet endroit. L'agent tensio-actif est un sulfonate sodique de pétrole préparé par sulfonation d'un courant de raffinerie de pétrole contenant des hydrocarbures tombant dans la plage de points d'ébullition comprise entre 370 et 600OC d'un brut et par neutralisation du produit de la réaction, sous forme d'un sel de sodium. Le sulfonate de pétrole ainsi réalisé est ajouté à de l'eau à une concentration de 2 , en poids.D'autres additifs de la solution d'agent tensio-actif sont 0,75 f en poids de carbonate de sodium, 0,5 ffi en poids d'ammoniaque et une quantité suffisante d'hétéropolysaccharide du type décrit dans le brevet des Etats Unis d'numérique no 3 305 016 précité pour élever la viscosité de la solution d'agent tensio-actif à environ 10 centipoises. On injecte cette solution dans la formation à l'aide d'un puits d'injection, sous un volume égal à 30 % du volume des pores de la partie du réservoir dans laquelle on réalise l'injection. La solution d'agent tensio-actif est alors déplacée par un volume égal d'eau contenant 2 % en volume d'isobutanol et une quantité suffisante d'hétéropolysaccharide pour élever la viscosité de cette solution à environ 10 centi-poises. On déplace alors la solution d'eau et d'alcool dans le réservoir par injection d'une saumure présente dans le champ pétrolifère et contenant 1,5 Xo en poids de chlorure de sodium. On poursuit l'injection de saumure pour chasser l'agent tensio-actif injecté et les solutions d'eau et d'alcool vers les puits producteurs par lesquels on récupère le pétrole, l'agent tensio-actif et l'alcool. Il est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir du cadre de l'invention, qui est défini dans les revendications annexées. REVENDICATIONS 1. Procédé de récupération du pétrole d'une formation souterraine, caractérisé en ce qu'on injecte dans la formation une solution aqueuse contenant un agent tensio-actif, puis on injecte dans la formation une solution contenant au moins 905r en volume d'eau, entre 0,05 et 10 % en volume d'alcool ne contenant pas plus de 8 atomes de carbone par molécule, et pratiquement dépourvue d'huile hydrocarbonée de manière à déplacer la solution d'agent tensio-actif dans la formation, et on récupère le pétrole de la formation. 2. Procédé de récupération/pétrole d'une formation souterraine pétrolifère, caractérisé en ce qu'on injecte dans la formation une solution aqueuse d'un agent tensio-actif anionique, puis on injecte dans la formation une seconde solution contenant 0,05 à 10 do en volume d'un composé aliphatique organique ayant au moins un substituant hydroxyle et de 1 à 8 atomes de carbone, au moins 90 r en volume d'eau et pratiquement dépourvue d'agent tensio-actif, puis on injecte une troisième solution aqueuse dans la formation de manière à déplacer la solution d'agent tensio-actif et la solution de composé organique aliphatique, et on récupère le pétrole de la formation. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que agent tensio-actif anionique est un sulfonate de pétrole. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le composé organique aliphatique est un alcool de qualité industrielle. 5. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la seconde solution aqueuse contient moins de 5000 parties par million au total de matières solides dissoutes. 6. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le volume de solution d'agent tensio-actif injecté dans la formation est compris entre 0,1 et 1,0 fois le volume des pores du réservoir dans lequel on réalise l'injection. 7. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le volume de la seconde solution aqueuse est compris entre 0,1 et 1,0 fois le volume des pores du réservoir dans lequel on réalise l'injection. 8. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la solution d'agent tensio-actif comprend de plus de petites quantités d'un composé organique aliphatique ayant au moins un substituant hydroxyle.