Panneau de frises de bois usinées et son application aux panneaux composites mousse/bois. La présente invention a pour objet un panneau formé de frises de bois usinées et assemblées entre elles. On connaît de nombreux panneaux composites isolants, éventuellement porteurs, qui comportent généralement une âme en mousse encadrée par des panneaux de particules de bois, pour les toitures et bardages. Lors de l'assemblage de tels panneaux, il apparait généralement un joint entre deux panneaux adjacents, qui est inesthétique et réduit l'isolation. On a déjà cherché à masquer de tels joints par des frises placées sur la face visible. On n'a cependant pas obtenu de très bons résultats, et de nouveaux problèmes sont même apparus. Les buts visés par l'invention sont les suivants - Assemblage de deux panneaux entre eux, sans qu'apparaissent de joints entre panneaux et que l'assemblage nécessite une opération minutieuse, - Possibilité d'obtenir un panneau d'une largeur déterminée, par la possibilité de jeux entre les frises sans usinage postérieur du panneau, avec la possibilité, pour un même nombre de frises, d'ajuster la largeur du panneau, entre deux dimensions pouvant différer de 5 7. environ, - Panneau présentant une disposition des joints des frises qui assure une auto-étanchéité lui permettant d'être utilisé en face de com plexes isolants, complexes dans lesquels on aura fait développer entre les faces une mousse isolante générée in situ, - Panneau décoratif, permettant une atténuation des bruits de réflexion et, fixé, sans qu'apparaissent les joints de séparation. Le système classique de panneau formé de lambris à aboutage male et femelle, ou avec assemblage à mi-bois, ne répond pas aux conditions - Pas d'adaptation en largeur du panneau à partir des frises par manque de possibilité de jeu entre les frises, d'où la necessité d'un usinage du panneau formé pour être à la cote exacte finale. - Pas d'étanchéité suffisante possible au point d'assemblage des frises entre elles, en raison des jeux nécessaires à cet encastre ment. Grosses difficultés, à moins d'un usinage précis du panneau, de supprimer toute solution de continuité lors de la pose entre deux panneaux adjacents, ceci étant encore augmenté en cas de retrait du bois. Le panneau selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comporte - un panneau proprement dit, - dont une face est recouverte par un système de frises, lesdites frises étant séparées dans le sens de la largeur du panneau par un "jeu" et formant une face visible comportant alternativement des parties en relief et en creux plat et . ledit "jeu" pouvant être identique ou différent entre les dif férents couples de deux frises adjacentes, et étant invisible du fait que . la forme des frises conduit à un recouvrement partiel d'une frise par la. frise adjacente; - et en ce que ladite forme des frises est telle que le phénomène de recouvrement partiel se produit également entre deux panneaux selon l'invention lorsqu'on les assemble, ce qui masque le joint d'assem blage. La figure 1 annexée reptésente en coupe un panneau selon une variante de l'invention; La figure 2 annexée représente en coupe un détail du panneau représenté sur la figure 1, (frise plane plus frise en "T" renversé); ta figure 3 annexée représente en coupe le détail d'un panneau selon une autre variante de l'invention (frise usinée en "escalier"); La figure 4 annexée représente un panneau composite isolant dont une face est formée par un panneau selon l'invention; La figure 5 annexée représente un caisson chevronné de toiture dont une face est formée par un panneau selon l'invention. Sur les différentes figures, les mêmes réfdrences ont les mêmes significations. Pour permettre l'adaptation de l'ensemble des frises à la largeur exacte (t) du panneau (1), sans qu'il soit besoin de retoucher ce dernier après son montage, le panneau présentera une succession de frises tantat en relief (2), tantôt en creux plat (3), avec une largeur de motif suffisante pour qu'une différence de largeur de 1 à 2 mm entre deux motifs en creux séparés par un motif en relief ne soit pas apparente (figures 2 et 3). Cet avantage permet en jouant sur l'intervalle des frises, ("jeu" 4), d'ajuster la largeur du panneau lors du montage des frises, à la dimension exacte désirée. Pour permettre l'étanchéité du joint entre frises, dans le cas d'emploi du panneau en face lors de la fabrication d'un complexe panneau/mousse par moussage in situ, le joint sera formé d'une lèvre mince assez longue, qui sera appliquée par la pression de la mousse sur la livre de recouvement. La lèvre de recouvrement étant bloquée par le fond sur moule, ne peut bouger et l'étanchéité s'assure d'elle-même.(Figures 2 et 3). On améliore éventuellement cette étanchéité par l'emploi d'une rainure de détente jouant le rible de zone de décompression et placée sur les joints. (figures 2 et 3). Le dispositif alterné de frises en relief et en creux permet, par recouvrement, de supprimer toute solution de continuité entre deux panneaux, la frise en relief venant recouvrir la frise en creux sur une distance assez grande, ce qui facilite la pose et supprime tout risque d'apparition de joint, même en cas de retrait du bois (figure 5). Ce dispositif alterné de relief et de creux peut entre réalisé - soit à partir de frises d'une largeur suffisante pour comporter à la fois le relief et le creux (figure 3), - soit à partir de frises tantôt usinées pour être la partie en relief, tantôt usinées pour être la partie en creux (figures 1 et 2). Les frises formant le panneau assemblé peuvent être maintenues - soit par des traverses placées sur la contreface du panneau et fixées aux frises par clouage, collage etc... L'épaisseur de la frise en relief permet l'emploi de pointes - soit par un panneau de particules bois ou autre, fixé par collage, clouage etc. sur la contreface. Le clouage s'exerce préférentiellement sur la latte de revêtement. L'étanchéité peut éventuellement être améliorée par le façonnage d'une gorge entre les lattes, qui vient jouer le rale d'une chambre de détente pour la mousse (figure 2). La même gorge peut être pratiquée sous les traverses de jonction (figure 2). Dans la composition du panneau, il est possible de jouer sur l'intervalle entre la frise de couverture et la frise couverte de quelques millimètres, de façon à ajuster la largeur du panneau à la dimension désirée et,ceci, sans altérer les caractéristiques d'aspect et d'étanchéité des panneaux (figures 2 et 3). Deux applications de l'invention ont été réalisées. La figure 4 représente l'assemblage de deux panneaux composites dont la face visible est constituée par un panneau selon l'invention, qui se combine avec les autres caractéristiques du panneau composite pour donner des caractéristiques d'isolation, d'étanchéité, phoniques et esthétiques remarquables. Le panneau composite est ainsi formé d'un panneau de particules de bois (5), d'une ame en mousse isolante (6),de préférence phénolique ignifuge, d'un joint (7), de préférence en copolymère ABS de 1 à 1,5 J d'épaisseur, recouvrant la double découpe spéciale de la mousse (pour ces caractéristiques, on se reportera à la demande de brevet français nO 80-10491 déposée le 9 mai 1980 au nom de la demanderesse) et d'un panneau (1) portant des frises (2) et (3). Le panneau (1) a été ici adapté en largeur pour permettre la pose du joint (7). Le procédé de fabrication et les matériaux décrits dans la demande de brevet précitée sont utilisables. Dans le cas de moussage sur la face inférieure du panneau, la pression de moussage sur la latte recouverte vient appliquer cette latte sur la lèvre dé la latte de couverture qui est maintenue par le fond du moule et assure en même temps l'étan- chiite du joint de la mousse (figure 4). Lors de la mise en place de deux panneaux adjacents, la lèvre d'une frise de couverture latérale vient s'appuyer sur la frise couverte de l'autre panneau et le joint n'est plus visible (figure 4). La figure 5 représente l'assemblage de deux caissons chevronnés qui sont chacun constitués de la combinaison des éléments suivants A. contrelatte 8 chevron 9 isolant 10 (pour ces éléments et leurs caractéristiques, on se reportera à la demande de brevet français nO 79-29086 déposée le 26.11.1979 au nom de la demanderesse); et B. panneau selon l'invention (panneau 1 et frises 2 et 3). On voit que, pour ce caisson également, on peut utiliser les deux variantes decrites plus haut de systèmes de frises (2) et (3). On a cependant representé sur la figure 5 une troisième disposition qui fait appel à l'une de ces deux variantes, mais où la frise qui recouvre le joint entre les deux caissons est d'un troisième type : cette Irise terminale est constituée en fait de deux frises 11 et 12, cette dernière assurant un double recouvrement - du jeu 4 avec la frise précédente, de type 3 et - du joint 13 entre caissons. Cette latte de couverture d'une rive du panneau est formée de deux parties, l'une servant à la fixation sur les chevrons du caisson, l'autre fixée en post-opération, par des pointes légères sans tête, ou par collage venant recouvrir les pointes de fixation sur les chevrons (figure 5). D'autres variantes de systèmes de frises assurant la même fonction que celle décrite ci-dessus seront à la portée de l'homme du métier. REVENDICATIONS 1. Panneau de frises de bois usinées assemblées entre elles, caractérisé en ce qu'il comporte - un panneau proprement dit; - dont toute une face est recouverte par un système de'frises, . lesdites frises étant séparées dans le sens de la largeur du panneau par un "jeu" et formant une face visible comportant alternativement des parties en relief et en creux plat et . ledit "jeu" pouvant être identique ou diffdrent entre les dif férents couples de deux frises adjacentes, et étant invisible du fait que . la forme des frises conduit à un recouvrement partiel d'une frise par la frise adjacente - et en ce que ladite forme des frises est telle que le phénomène de recouvrement partiel se produit également entre deux panneaux selon l'invention lorsqu'on les assemble, ce qui masque le joint d'assemblage. 2. Panneau selon la revendication 1, caractérise en ce que la frise en relief est en forme de "T" renversé et en ce que la frise en creux plat est une frise plane. 3. Panneau selon la revendication 1, caractérisé en ce que la frise en relief et la frise en creux plat forment en fait une seule frise "en escalier" obtenue par usinage. 4. Panneau selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la frise terminale est constituée par la superposition de deux frises planes de largeurs differentes, formant ainsi une frise en "T" inversé. 5. Utilisation d'un panneau selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 comme face inférieure d'un panneau composite isolant à âme de mousse. 6. Utilisation d'un panneau selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 comme face inférieure d'un caisson chevronné de toiture. 7. Frises usinées telles que décrites dans l'une quelconque des revendications 1 à 3