On sait qu'une bougie comprend en principe une masse de stearine dans laquelle est implantée une mèche, la stéarine fondue remontant par capillarité dans celle-ci pour venir brûler à l'air en protégeant de la combustion au moins le bas de la partie de la mèche qui dépasse au dessus de la stéarine. On a imaginé d'ajouter à la stearine des parfums qui se volatilisent sous l'effet de la chaleur de la flamme et se répandent ainsi dans l'atmosphère du local intéressé. Les substances que ces parfums diffusent ont en outre la propriété d'absorber les fumées de tabac et de remédier à l'inconvénient bien connu de la "tabagie". La présente invention vise à impartir à de telles bougies d'autres propriétés avantageuses d'un grand intérêt dans bien des applications. Conformement à l'invention l'on ajoute à la stéarine d'une bougie un insecticide non toxique susceptible de s'évaporer dans l'air ambiant sous l'effet de la chaleur dans la zone inférieure de la partie découverte de la mèche. L'insecticide choisi doit bien entendu ne pas brûler completement au contact de la flamme. On peut utiliser un produit moins combustible que la stéarine ou bien suffisamment volatil pour se répandre dans l'atmosphère avant d'avoir atteint le bas de cette flamme, par exemple à partir du bain de stéarine fondue qui entoure la mèche. On peut encore choisir une substance qui se décompose à la chaleur endégageant des composants insecticides peu combustibles. Suivant une autre caractéristique de l'invention l'on utilise de la pyréthrine de synthèse synergisée, généralement appelée "bio-alléthrine". Cette substance diffuse parfaitement dans l'atmos phère ambiante sans être détruite de façon appréciable par la chaleur de la flamme de la bougie ni brûler dans l'air qui entoure celle-ci. Elle est extrêmement efficace contre les insectes usuels, notamment les mouches, les moustiques et les fourmis. Elle permet de réaliser ainsi des bougies qui, outre leurs propriétés éclairantes classiques, parfument l'atmosphère et écartent les insectes. De telles bougies sont particulièrement intéressantes pour le camping ainsi que dans tous les cas ou l'on doit se tenir au dehors de locaux fermés susceptibles d'être traités par les insecticides usuels. Pour réaliser une bougie suivant l'invention l'on procède préfé- rablement comme suit On chauffe de la stéarine de façon à l'amener à l'état parfai tement fluide. On cesse alors le chauffage et on laisse la ras se fondue se refroidir lentement. Lorsqu'elle commence à devenir visqueuse, c'est-à-dire un peu avant qu'elle ne se prenne sous la forme d'une masse solide, on lui ajoute de la bio-alléthrine et l'on brasse pour mélanger intimément. Puis l'on procède à l'addition de la substance parfumante désirée et l'on coule dans un moule approprié renfermant la mèche. Bien entendu l'on peut prévoir des moyens pour que la masse de stéarine ne se refroidisse pas exagérément entre l'instant où l'on procède à l'addition de bio-alléthrine et celui de la coulée. L'important est que l'addition en question s'effectue à une température aussi basse que possible en vue d'éviter une évaporation exagérée de l'additif, mais toutefois suffisante pour que la masse se trouve encore à l'état de liquide visqueux. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'inveation dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'execution décrits par tous autres équivalents. On con çoit tout d'abord que bien que la bio-alléthrine paraisse le produit insecticide à préférer, on pourrait en utiliser d'autres remplissant les conditions voulues de volatilité, de résistance à la combustion, de non-toxicité et d'efficacité. De même en ce qui concerne le procédé de fabrication de la bougie, il serait possible de se servir d'une étuve permettant d'amener la stéarine à la température exacte désire pour l'addition de l'insecticide sans chauffage préalable à une température plus élevée. On pourrait en certains cas se dispenser de l'addition d'une substance parfumante, étant toutefois noté que la combinaison du parfum et de l'insecticide comporte l'avantage inattendu que la faible odeur éventuellement désagréable de ce dernier se trouve masquée par celle du premier. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la fabrication de bougies propres à assurer la protection contre les insectes, caractérisé en ce qu'on ajoute à la stéarine un produitdaRiné à dégager sous l'effet de la flamme des substances insecticides non-toxiques susceptibles de diffuser dans l'atmosphère ambiante. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le produit d'addition est constitué par de la pyréthrine de synthèse synergisée ou bio-alléthrine. 3. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on ajoute le produit à la stéarine alors que celle-ci se trouve à une température pour laquelle elle se présente sous la forme d'un liquide visqueux. 4. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'on chauffe tout d'abord la stéarine à une température suffisante pour l'amener à l'état parfaitement fluide, puis on la laisse refroidir lentement et on lui ajoute le produit un peu avant qu'elle ne se prenne sous la forme d'une masse solide. 5. Procédé suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, pour la fabrication de bougies renfermant des substances propres à diffuser des parfums lorsque la bougie est allumee, caractérisé en ce qu'on ajoute ces substances à la stéarine après l'addition du produit insecticide. 6. Bougies, caractérisées en ce qu'elles sont obtenues par mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent.