La présente invention est relative à la réalisation d'un corps en forme de caisson pour une armoire ou un chariot de transport, dont l'intérieur de forme approximativement parallélépipédique présente un fond et deux parois latérales mutuellement apposées. On connait de tels chariots de transport, qui sont essentiellement fabriqués à partir de plaques en tôle d'acier spécial et de tubes profilés, et on les met par exemple en oeuvre dans des hôpitaux, à titre de chariots de transport d'aliments. Par conséquent, pour des raisons d'hygiène, des exigences strictes concernant les possibilités de nettoyage doivent être posées, exigences auxquelles ne répondent pas les formes de réalisation connues de tels corps. Suivant l'invention, on a par conséquent réalisé un corps du type cité au préambule de façon que le fond de la cavité intérieure ainsi que ses deux parois latérales mutuellement opposées soient formés d'une seule pièce de tôle et qu'aux endroits où le fond et les parois latérales passent sans joint de l'un à l'autre, des arrondis présentant des rayons de quelques millimètres soient prévus. Si la pièce de tôle forme encore une troisième paroi latérale de la cavité intérieure, les jonctions sans joint entre cette paroi latérale et les deux parois latérales mutuellement opposées ainsi que le fond de la cavité intérieure présentent également des arrondis dont les rayons sont de quelques millimètres de sorte qu'il n'y ait aucune sorte de coins dans lesquels puissent se fixer de la saleté qui ne se laisse que difficilement éliminer.Le principe fondamental mentionné est appliqué finalement de manière avantageuse même si la pièce de tle forme également un couvercle de l'espace intérieur, de façon que les jonctions sans joint entre ce couvercle et les parois latérales de la cavité intérieure présentent également des arrondis dont les rayons sont de quelques millimètres.La pièce de tôle peut être composée, sans autre mesure, de plusieurs pièces isolées associées l'une à l'autre à liaison de matière, en particulier soudées, si l'exigence de l'absence de joint est remplie suivant une forme de réalisation préférée de l'invention, la pièce de tôle est cependant formée à partir d'un seul flan plié de manière correspondante et soudé aux emplacements jointifs suivant une variante de l'invention, les trois parois, le fond et le couvercle de la cavité interne sont formés par une cuve sans soudure, obtenue par emboutissage profond. Même si les parois latérales de la cavité interne doivent être pourvues de supports pour des tablettes, des fonds intermédiaires et analogues, la possibilité de nettoyage de la forme de réalisation suivant l'invention peut être conservée par le fait que les deux parois latérales mutuellement opposées de la cavité intérieure sont munies de moulures prononcées, parallèles au fond, à titre d'appuis de sorte qu'aucune tringle ou élément analogue, qui entraine à nouveau la formation de coins pour la saleté, ne doit être fixée sur les parois latérales de la cavité interne. Si une (ou même éventuellement plusieurs) parois intermédiaires doivent se trouver entre les parois latérales mutuellement opposées de la cavité intérieure, le corps est avantageusement réalisé de façon que la paroi intermédiaire soit maintenue sur des pièces d'écartement de façon que ses bords soient à l'écart du fond de la cavité intérieure ainsi qu'éventuellement de la troisième paroi latérale ; ainsi, non seulement on évite la formation de coins, mais de plus le fond, la paroi latérale arrière et le couvercle de la cavité intérieure peuvent être épongés et respectivement nettoyés à l'aide d'un jet sous haute pression de part en part. Suivant une forme de réalisation préférée du corps suivant l'invention, la paroi intermédiaire présente une paroi externe sans joint qui éventuellement est pourvue de moulures prononcées, servant d'appuis pour des tablettes ou des éléments analogues. Surtout ce que l'on appelle des chariots de transport d'aliments sont souvent tellement lourds qu'ils ne peuvent plus être conduits par une seule personne lorsqu'ils se trouvent, aux quatre coins, sur des galets de roulement entrainés, capables de pivoter autour d'axes verticaux. On peut, suivant l'invention, éviter cet inconvénient par le fait que le corps d'un chariot de transport est pourvu à deux des extrémités opposées de sa face inférieure ainsi que dans sa zone médiane, de galets de roulement parmi lesquels ceux de la zone médiane sont dans des plans longi 'tudinaux verticaux, mutuellement parallèles, tandis que les autres galets de roulement sont supportés de manière à pouvoir pivoter autour d'axes verticaux. Selon les circonstances il suffit aussi de prévoir, dans la zone médiane, uniquement un galet de roulement qui n'est pas capable de pivoter.Pour ne pas obtenir un système statiquement indéterminé et pour tenir compte des iné galités du sol, il est avantageux de maintenir les galets de roulement de la zone médiane de manière suspendue en direction verticale. Un tel chariot de transport peut tourner de manière relativement aisée autour de la zone médiane. Grâce à l'invention, on a mis au point un corps approprié pour des armoires, par exemple des armoires d'infrastructure, des chariots de transport et des organes analogues, qui répond aux exigences strictes d'hygiène d'un chariot de transport d'aliments mis en oeuvre par exemple dans un hôpital. Sa cavité intérieure peut être nettoyée également avec des dispositifs de nettoyage à jet sous haute pression et il n'est pas mis en danger par la corrosion car il ne présente pas de joints et de fentes. Suivant une autre caractéristique de l'invention, l'enveloppe du corps est totalement fermée (à l'exception des portes), c'est-à- dire que certaines ou plusieurs des caractéristiques indiquées précédemment sont avantageusement appliquées aussi aux parois extérieures du corps. D'autres détails et particularités de l'invention ressortiront de la description donnée ci-après, à titre non limitatif et avec référence aux dessins annexés qui représentent une forme de réalisation avantageuse d'un corps suivant l'invention qui est, dans cette forme de réalisation, un élément d'un chariot de transport d'aliments. La figure 1 représente une vue latérale du chariot de transport d'aliments avec ses portes coulissantes fermées. La figure 2 représente une vue de l'arrière du chariot de transport d'aliments La figure 3 représente une vue de dessus du chariot de transport d'aliments. La figure 4 représente une vue en coupe au travers du corps du chariot de transport d'aliments, suivant la ligne A-B de la figure 3. La figure 5 représente une vue en coupe au travers du corps, selon la ligne E-F de la figure 1. La figure 6 représente une vue en coupe au travers du corps, suivant la ligne C-D de la figure 1. La figure 7 représente, à l'échelle agrandie, un détail de la figure 5, désigné par le symbole "X". La figure 8 représente une vue de devant de l'élé- ment oonstitutif échangeable, formant les parois de la cavité in terne du corps, sans paroi intermédiaire. La figure 9 représente une vue en coupe au travers de cet élément constitutif, suivant la ligne G-H de la figure 8. La figure 10 représente le flan en tôle d'acier spécial destiné à la formation des cinq parois de la cavité interne du corps. Le chariot de transport d'aliments illustré sur les figures 1 à 3 présente un corps 10 qui est disposé sur six galets de roulement qui sont réunis en paires 12, 14 et 16. Les paires de galets de roulement avant et arrière 12 et 16 sont capables de pivoter autour d'axes verticaux tandis que les galets de roulement de la paire médiane 14 ne sont pas capables de pivoter autour d'axes verticaux, mais sont maintenus sur le corps d'une manière réglable en hauteur à l'encontre d'une force de ressort. On obtient ainsi que le chariot de transport d'aliments puisse être conduit de manière relativement aisée meme à l'état chargé, tandis que les inégalités du sol sont tenues en compte par la suspension des galets de roulement médians 14. Le corps 10 présente une enveloppe extérieure 18 en tôle d'acier spécial, soudée, qui est fermée jusqu'à deux portes coulissantes 20 et qui est protégée par une tringle pare-choc 22 périphérique. Une coque interne 26 sans joint et aisément échangeable en tôle d'acier spécial soudé délimite la cavité intérieure, elle forme un fond 28, deux parois latérales mutuellement opposées 30, une paroi arrière 32 et un couvercle 34 de la cavité intérieure (voir figures 4 à 6 ainsi que 8 et 9) et elle est essentiellement préparée à partir d'un seul flan (voir figure 10). Les parois latérales 30 sont munies de moulures 36 prononcées qui forment des supports pour des tablettes ou des éléments analogues.Pour qu'aucun coin et arête interne ne puissent se former dans la cavité intérieure du corps, des arrondis présentant un rayon R de 25 mm sont prévus à toutes les jonctions entre les parois 28, 30, 32 et 34, ce qui résulte de l'allure des arêtes du flan représenté sur la figure 10. Ce flan permet d'autre part d'observer que le fond de la cavité intérieure présente du côté avant une pièce en saillie 28a et une languette 28b qui lui est adjacente, qui peut être pliée vers le bas et que l'on peut apercevoir également sur la figure 6. Avec la pièce en saillie 28a, le fond de la cavité interne recouvre un chassies inférieur périphérique 40 du corps sur lequel sont disposés des montants 50 représentés par exemple sur la figure 5.Sur ceux-ci s'appuie, à son tour, une traverse supérieure 52 (voir figure 6) sur laquelle sont fixées des rails de passage 54 pour les portes coulissantes 20. I1 ressort de manière particulièrement nette de la figure 6 qu'il est particulièrement favorable pour le nettoyage de la cavité intérieure du corps que le fond 28 s'étende de manière lisse jusque par-dessus le châssis 40 et que cette surface ne soit pas interrompue par des rainures de guidage pour les portes coulissantes 20. De même que le fond 28 de la cavité intérieure présente une languette 28b repliable vers le bas, des languettes 30b et 34b repliables à angle droit sont aussi contiguës aux arêtes extérieures des parois 30 et 34 de la cavité interne ; à l'aide de ces languettes la coque interne 26 est fixée suivant l'invention sur des parties de support du corps, de sorte qu'elle peut être aisément échangée par l'avant, c'est-à-dire par l'un des côtés du corps.Ainsi qu'il ressort particulièrement nettement de la figure 7, une barre profilée périphérique 60 qui agit comme une sorte de cadre de serrage et qui est fixée, au moyen de vis 62 traversant lesdites lanquettes, sur une des parties de support du corps (dans le détail illustré sur la figure 7 il s'agit d'un des montants 50, tandis que la languette 28b du fond 28 de la cavité intérieure est fixée sur l'aile avant du châssis inférieur 40), est montée sur les languettes. Après le détachement des vis 62 des quatres languettes 28b, 30b et 34b, la cocue interne 26 peut être extraite par l'avant hors corps. On peut enfin observer sur les figures 4 et 5 une paroi intermédiaire 70 qui présente également une coque externe 72 en tôle d'acier spécial soudée qui est fermée, c'est-à-dire sans joint, et qui est maintenue par un chassis périphérique 74. Dans les parois latérales de la coque externe, des moulures 76, qui font face aux moulures 36 des parois latérales 30 de la cavité intérieure, sont façonnées. Suivant l'invention, la paroi intermédiaire 70 est maintenue, à l'aide de pièces d'écartement 78, à distance de la paroi arrière 32, du fond 28 et du couvercle 34 de la cavité intérieure de sorte que même là il ne peut pas y avoir de coins et d'arêtes internes et que ces parois de la coque interne 26 peuvent être nettoyées de part en part avec un jet d'un milieu de nettoyage, un torchon ou un moyen analogue. Grâce à l'invention on a donc mis au point un cOrps qui présente une coque interne et une coque externe absolument fermées et qui est extraordinairement aisé à nettoyer, et cela même à l'intérieur, car la cavité intérieure ne présente pas d'arêtes et de coins et n'a pas tendance à engendrer des phénomènes de corrosion de sorte que même un nettoyage sous haute pression est possible. L'invention convient tout particulièrement pour des armoires à mettre en oeuvre dans le domaine des grandes cuisines, en particulier ce que l'on appelle des sous-armoires, et pour des chariots de transport, de la t81e d'acier spécial étant autant que possible utilisée. On peut évidemment avantageusement utiliser la caractéristique des galets de roulement agencés dans la zone médiane (incapables de pivoter autour d'un axe vertical) indépendamment des autres particularités de l'invention. I1 doit être entendu que la présente invention n'est en aucune façon limitée à la forme de réalisation décrite ci-dessus et que bien des modifications peuvent être apportées sans sortir du cadre du présent brevet1 REVENDICATIONS 1. Corps en forme de caisson pour une armoire ou un chariot de transport, dont la cavité intérieure approximativement parallélépipédique présente au moins un fond et deux parois latérales mutuellement opposées, caractérisé en ce que le fond de la cavité intérieure ainsi que les parois latérales mutuellement opposées sont formées par une pièce de tôle et en ce qu'aux endroits où le fond et les parois latérales passent l'un dans l'autre sans joint, des arrondis présentant des rayons de quelques millimètres sont prévus. 2. Corps suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la pièce de tôle forme aussi une troisième paroi latérale de la cavité interne ainsi qu'éventuellement un couvercle de cette dernière et en ce que les jonctions sans joint entre ces parois et les parois latérales internes mutuellement opposées forment des arrondis présentant des rayons de quelques millimètres. 3. Corps suivant l'une ou l'autre des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les rayons sont d'au moins environ 10mm, de préférence d'approximativement 25 mm. 4. Corps suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les parois de la cavité intérieure sont formées à partir d'un seul flan en tôle. 5. Corps suivant l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que les parois de la cavité intérieure sont formées à partir d'une cuve sans soudure, obtenue par emboutissage profond. 6. Corps suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le fond de la cavité intérieure présente sur son arête qui n'est adjacente d'aucune paroi latérale de la cavité intérieure, une languette en saillie vers l'avant et pliée vers le bas. 7. Corps suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les deux parois latérales mutuellement opposées de la cavité intérieure sont pourvues de moulures prononcées, parallèles au fond, à titre de supports pour des tablettes, des fonds intermédiaires, etc... 8. Corps suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que, entre les parois latérales mutuelle ment opposées de la cavité intérieure, est agencée une paroi intermédiaire parallèle à ces dernières qui est maintenue sur des pièces d'écartement de façon que ses bords se trouvent à distance du fond ainsi qu'éventuellement de la troisième paroi latérale de la cavité intérieure. 9. Corps suivant la revendication 8, caractérisé en ce que la paroi intermédiaire présente une enveloppe sans joint munie de moulures prononcées, servant d'appuis pour une tablette ou des eléments analogues. 10. Corps suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la pièce de tôle formant les parois latérales et le fond de la cavité intérieure ainsi qu'éventuel- lement son couvercle est réalisée sous la forme d'une pièce de construction échangeable et est fixée dans le corps. 11. Corps suivant la revendication 10, caractérisé en ce que le fond de la cavité intérieure ainsi que les parois latérales mutuellement opposées et éventuellement le couvercle ainsi que la troisième paroi latérale sont munis, aux arêtes qui ne sont adjacentes à aucune paroi latérale de la cavité intérieure, de languettes qui sont recourbées vers l'extérieur et au travers desquelles s'étendent des vis de fixation qui entrent en prise sur des éléments de support du corps. 12. Corps suivant l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'il est muni, aux deux extrémités mutuellement opposées de sa face inférieure ainsi que dans sa zone médiane de galets de roulement dont ceux de la zone médiane sont situés dans des plans longitudinaux verticaux, mutuellement parallèles, tandis que les autres galets de roulement sont supportés de manière à pouvoir pivoter autour d'axes verticaux. 13. Corps suivant la revendication 12, caractérisé en ce que les galets de roulement de la zone médiane sont maintenus de manière suspendue dans la direction verticale