La présente invention concerne un récepteur de télévision, en particulier, pour la réception d'émissions de télévision transmises par câble. Depuis quelque temps, on transmet des émissions de télévision au moyen de câbles car, dans les régions à situation géographie défavorable (par exemple, les montagnes ou les quartiers de gratte-ciel dans les grands centres urbains), on ne peut obtenir une réception satisfaisante au moyen d'une antenne privée normale. En outre, la télévision dite par câble offre la possibilité de transmettre des programmes supplémentaires qui, par exemple, ne présentent qu'un intérêt régional ou local, tout en évitant également ce que l'on appelle les "forêts d'antennes". En règle générale, à cet effet, les récepteurs particuliers sont raccordés par câbles à une installation d'antenne et ils peuvent recevoir les programmes concernés sans parasites. Etant donné que, lors d'une transmission au moyen d'un câble, l'amortissement des signaux UHF (= Ultra-hautes fréquences) est généralement trop important, ces signaux doivent être convertis en fréquences plus basses (généralement dans la bande VHF (= Très hautes fréquences)). Etant donné que, dans la bande VHF, le nombre des canaux normalisés n'est pas suffisant pour capter tous les programmes, il convient d'éviter d'autres fréquences sur les bords de la bande VHF. En conséquence, les sélecteurs de canaux des récepteurs de télévision concernés doivent être plus larges que ceux des récepteurs de télévision normaux. Toutefois, de ce fait, le récepteur de télévision risque de recevoir des programmes qui sont émis aux fréquences des bords de la bande VHF et qui ne sont pas destinés au public (par exemple, la radio de police, la radio militaire, etc.). Ces programmes seront appelés ci-après "services étrangers". Etant donné que ces services étrangers émettent exclusivement des émissions radiophoniques, dans les récepteurs de télévision pourvus d'un sélecteur de canaux conçu pour la télévision par câble, le canal son doit être bloqué aussi longtemps qu'un programme de télévision n'est pas reçu. En conséquence, l'invention a pour objet la mise au point d'un récepteur de télévision répondant parfaitement à cette condition. Suivant l'invention, on réalise cet objet au moyen d'un récepteur de télévision du type décrit ci-après. Suivant l'invention, on obtient un montage silencieux fonctionnant parfaitement et exigeant peu de frais. Une sécurité supplémentaire du montage silencieux réside dans le fait qu'il ne réagit que lorsque le récepteur de télévison est synchronisé avec les impulsions de synchronisation. On décrira ci-après un montage permettant une réalisation simple et fiable du circuit de perception et résolvant sans difficulté les problèmes qui se posent lors de l'établis- sement du potentiel pour le processus de commutation. L'utilisation d'impulsions de synchronisation de ligne en vue de commander le circuit de perception offre l'avantage d'assurer une perception rapide des émissions de télévision. En montant un démodulateur connu, on peut réaliser, sans éléments auxiliaires supplémentaires, la condition selon laquelle une démodulation ne doit avoir lieu que s 'il y a une porteuse dans une étroite zone de la courbe de passage de l'étage de fréquence intermédiaire. On décrira ci-après des systèmes permettant de réaliser l'étage d'entrée du récepteur de télévision en le rendant particulièrement résistant à l'intermodulation. On décrira ci-après plus en détail un exemple de réa llsation de l'invention en se référant aux dessins annexés dans lesquels : la figure I est un schéma synoptique d'un récepteur de télévision comportant un montage silencieux; la figure 2 est un schéma d'une forme de réalisation d'un étage de coïncidence et d'un étage redresseur. Le signal reçu au moyen d'un câble non représenté en détail à la figure 1 arrive au sélecteur de canaux 1 d'un récepteur de télévision. les étages du sélecteur de canaux 1 sont re!rreselltes sclémat iqieent. A l'entrée, se trouve un étage plelirlinaire 2 auquel sont raccordés un filtre 3 et un étage mélangeur 4. Cet étage mélangeur 4 est raccordé à un mélangeur-oscillateur 5 dont on peut faire varier la fréquence d'oscillation au moyen d'éléments de réglage, au même titre que la fréquence de passage du filtre 3. Vers la sortie de l'étage mélangeur 4 qui constitue en même temps la sortie du sélecteur de canaux 1, est acheminé le signal de fréquence intermédiaire arrivant à un étage de fréquence intermédiaire 6 dans lequel il est amplifié et démodulé.L'étage de fréquence intermédiaire 6 est monté avec un circuit oscillant 7 dont la fonction sera décrite ci-après. Le signal démodulé arrive à un amplificateur vidéo 8 qui commande la cathode d'un tube image 9, de même qu'à un bloc son 10 et un étage séparateur d'impulsions 11. Le bloc son 10 est constitué d'un élément à fréquence intermédiaire lova, d'un démodulateur lOb et d'un préamplificateur basse fréquence lOc. L'amplification du préamplificateur basse fréquence lOc peut être modifiée au moyen d'un régulateur de volume 12 raccordé à la masse. Le régulateur de volume 12 est ponté avec un commutateur 13. Lorsque ce commutateur 13 est ouvert, le signal basse fréquence arrive à un étage final son 14 dans lequel il est amplifié. Le signal sonore amplifié est acheminé vers un haut-parleur 15 et il est ainsi audible. Dans l'étage séparateur d'impulsions 11, les impulsions de synchronisation sont séparées du signal vidéo pour commander les étages de déviation (non représentés en détail) du récepteur de télévision. Les étages influencés par les impulsions de synchronisation sont rassemblés schématiquement à la figure 1 dans l'élément d'impulsions 16. Les électrodes et les systemes de déviation du tube image 9 sont commandés par l'élément d'impulsions 16. De l'étage séparateur d'impulsions 11, les impulsions de synchronisation de ligne arrivent à une entrée (borne A) d'un étage à coïncidence 17 dont la deuxième entrée (borne B)est alimentée par les impulsions de retour de ligne d'un oscillàteur de ligne prévu dans l'élément d'impulsions 16. Les impulsions de sortie de l'étage à colncidence 17 sont soumises à un redressement par pointes dans un étage redresseur 18 et le signal redressé formé à la sortie (borne C) est utilisé pour commander le commutateur 13. Le commutateur 13 est bloqué lorsque le circuit c perception réagit, c'est-àdire que le régulateur de volume 12 n'est plus ponté et que l'amplification du préamplificateur basse fréquence 10 est supérieure à zéro, si bien que le son reçu peut être entendu suivant le réglage du régulateur de volume 12. L'étage à coinci dence 17 possède la propriété d'émettre un signal positif s'il n'y a pas de coïncidence et d'émettre, en présente d'une coin- cidence, -un signal zéro à la sortie de l'étage redresseur 18. Les caractéristiques particulières de ce montage d'un récepteur de télévision vis-à-vis des montages habituels résident dans le sélecteur de canaux 2, l'étage de fréquence intermédiaire 6 pourvu du circuit oscillant 7, ainsi que dans l'étage à coïncidence 17 pourvu de l'étage redresseur 18 commandant le commutateur 13. On décrira ci-après plus en détail le fonctionnant des étages mentionnés. L'étage à coïncidence 17 ne fournit des signaux de sortie de blocage au commutateur 13 que lorsque des impulsions arrivent simultanément aux deux entrées. Dès lors, un signal de sortie actif n'est émis que si les impulsions de synchronisation de ligne reçues colncident en phase et en fréquence avec les impulsions de l'oscillateur de ligne, c'est-à-dire lorsque le récepteur de télévision est synchronisé avec le signal de télévision reçu. S'il n'y a aucun signal de télévision, aucun signal d'entrée n'est émis à l'entrée concernée (borne A) de l'étage à coïncidence 17. En conséquence, l'étage à coïncidence 17 à la suite duquel est monté l'étage redresseur 18, émet un signal de sortie positif vers la borne C.De la sorte, le commutateur 13 est fermé, le régulateur de volume 12 est ponté et ainsi, l'amplification du préamplificateur basse fréquence lOc est réglée à zéro, de sorte que l'information sonore reçue n'est pas audible. Il est évident qu'il existe également d'autres possibilités de contrôler la présence d'un signal de télévision. C'est ainsi que l'on pourrait contrôler l'existence de la porteuse son et de la porteuse image avec des circuits de perception de fréquence. Le canal son ne serait alors couplé que lors de la réaction des deux circuits de perception de fréquence. Il en résulte néanmoins une difficulté du fait que, par suite d'émetteurs malencontreux, ainsi que par des produits de modulation, les deux circuits de perception de fréquence peuvent réagir bien qu'il n'y ait aucun signal de télévision. Cette difficulté n'existe pas lorsqu'on contrôle la présence des impulsions de synchronisation. Toutefois, à lui seul, un tel circuit de perception n'est pas suffisant pour assurer un montage silencieux fiable. Lors du réglage, un service étranger peut notamment venir s'in sérer dans la courbe de passage de fréquence intermédiaire, alors que la porteuse image se trouve encore également dans cette courbe. Suite à une démodulation du type effectué dans de nombreux cas avec une diode redresseuse, la porteuse image serait démodulée et les impulsions de synchronisation seraient acheminées vers l'étage à coïncidence 17, commandant ainsi le canal son. Le service étranger pourrait alors mélanger, avec le bruit, une fréquence intermédiaire sonore de 5,5 MHz et, dès lors, il serait audible. On évite essentiellement ce danger du fait que la porteuse n'est démodulée que lorsqu'eile est à la fréquence intermédiaire normale de 38,9 MHz. La fréquence porteuse d'un service étranger tombant à la fréquence intermédiaire normale de 38,9 MHz est, en fait, démodulée, mais n'est pas audible. Etant donné qu'elle n'est pas démodulée avec les impulsions de synchronisation, ces dernières n'apparaissent pas non plus à la sortie du démodulateur et, par conséquent, elles n'arrivent pas à l'étage séparateur d'impulsions 11. Dès lors, le récepteur de télévision reste en montage silencieux. Un démodulateur approprié pour le but décrit est un démodulateur monté pour des ondes modulées en amplitude. A la figure l, à l'étage de fréquence intermédiaire 6, est raccordé schématiquement un circuit oscillant 7 réglé à la fréquence intermédiaire normale de 38,9 MHz et fournissant cette fréquence qui est amenée comme fréquence de commutation à une entrée du démodulateur. De la sorte, il ne se produit une démodulation qu'en présence d'une porteuse voisine de la fréquence intermédiaire normale de 38,9 MHz. Une autre source d'erreur pour le montage silencieux du récepteur de télévision réside dans le fait qu'en présence de non-linéarités dans l'étage d'entrée 1, il peut se produire des intermodulations qui, dans un récepteur de télévision normal, ne provoquent aucun parasite visible, mais bien des parasites pouvant altérer le fonctionnement du montage silencieux. C'est ainsi qu'unc onde porteuse d'un service étranger tombant à la fréquence intermédiaire normale peut, par suite d'une intermodlJlation, recevoir les impulsions de synchronisation modulées d'une porteuse image lorsque cette dernière est également située dans la courbe de passage de fréquence intermédiaire. Dans ce cas, lors de la démodulation de la porteuse du service étranger, il se orme également des impulsions de synchronisation couplant le canal son. jutant donné que, par le bruit, il peut se former, avec la porteuse du service étranger, une fréquence différentielle de 5,5 WIIIz, le service étranger risque d'être démodulé et audible dans le canal son. Etant donné qu'il peut y avoir d'autres cas dans lesquels des produits d' intermoclulation forment des sources d'erreur pour le montage silencieux, l'étage d'entrée 2 est réalisé d'une manière particulièrement résistante aux intermodulations. En conséquence, l'étage préliminaire 2 est constitué d'un réseau de réglage connu 19 comportant des diodes PIN, ainsi que d'un transistor à courant maximum 20 comme transistor d'étage préliminaire. Vis-à-vis d'un transistor d'étage préliminaire réglé, le transistor à courant maximum 20 offre l'avantage d'assurer une résistance beaucoup plus élevée aux intermo dulations. Une autre amélioration réside dans le fait que l'éta- ge mélangeur 4 est également équipé d'un transistor à courant maximum. On peut également obtenir une bonne résistance aux intermodulations en utilisant des transistors à effet de champ. La figure 2 montre un montage particulièrement approprié pour l'étage à coïncidence 17 et l'étage redresseur 18. A la borne B à laquelle sont amenées les impulsions de retour de ligne, est raccordé un circuit différenciateur C1, C2, R1, le condensateur C2 et la résistance R1 étant raccordés à la masse. Le condensateur C1 est raccordé à un point D du montage. Les impulsions de synchronisation de ligne arrivent à la borne A. Elles sont différencies dans un étage différenciateur C3, R2, R3 et elles sont amenées à la base d'un transistor de commutation T dont l'émetteur est raccordé àlamasseetdontlecol- lecteur est raccordé à a cathode d'une diode D1. L'anode de cette diode D1 est raccordée au point 1) avec lequel est raccordél'étageredres- seoir 18 comportant l'anode d'une diode 1)2. La cathode de cette diode 1)2 est racordCc à un condensateur C4 raccordé à la masse, ainsi qu'à un diviseur de tension R4, R5 également raccordé à la masse. La borne C est raccorde à la prise du diviseur de tension R4, R5. les impulsions de retour de ligne arrivant à la borne B sont différenciées dans l'étage différenciateur Cl, C2, Ri et elles sont appliquées sous forme d'un signal différencié au point D du circuit. Par suite du redressement par pointes, il se forme un signal ayant un niveau positif presque constant lorsque le transistor de commutation T est bloqué. En présence d'impulsions de synchronisation de ligne, ces dernières arrivent à l'état différencié à la base du transistor de commutation T, ce dernier étant ainsi ouvert pendant une courte période. Si les impulsions de retour de ligne et les impulsions de synchronisation de ligne apparaissent simultanément, le potentiel appliqué au point D tend vers le négatif dans la mesure où il se forme un signal redressé zéro. On a constaté que, grâce à la présente invention, les sources d'erreur pour un montage silencieux étaient essentiel lement éliminées et que la qualité de ce montage silencieux était extraordinairement élevée. REVEND i CAT IONS 1. Récepteur de télévision, en particulier pour la réception d'émissions de télévision transmises par câble et dont le canal son doit être débranché lorsqu'aucun signal de télévision n'est reçu, caracterisé en ce qu'il comprend un circuit de perception commandant le canal son lors de la réception de signaux de synchronisation de télévision, un étage de démodulation ne démodulant le signal de fréquence intermédiaire qu'en présence d'une fréquence porteuse dans une étroite zone de la courbe de passage de l'étage de fréquence intermédiaire, ainsi qu'un étage d'entrée ayant une haute résistance aux intermodulations. 2. Récepteur de télévision selon la revendication 1, caractérisé en ce que le circuit de perception ne commande le canal son que lorsque le récepteur de télévision est synchronisé avec les signaux de synchronisation de télévision. 3. Récepteur de télévision selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le circuit de perception comporte un étage à colncidence à la première entrée duquel sont amenées les impulsions de synchronisation reçues, tandis que la deuxième entrée de cet étage à cèincidence reçoit les impulsions d'un oscillateur pouvant être synchronisé par les impulsions de synchronisation, un étage redresseur dans le- quel a lieu un redressement par pointes des impulsions de sortie de l'étage à colncidence, ainsi qu'un commutateur commandé par les impulsions de sortie redressées de l'étage à coïnciden- ce. 4. Récepteur de télévision selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le circuit de perception commande le canal son lors de la réception d'impulsions de synchronisation de ligne. 5. Récepteur de télévision selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en cc que la démodulation du signal de télévision a lieu avec un démodulateur à bande étroite. 6. Récepteur de télévision selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que, dans son étage préliminaire, l'étage d'entrée est pourvu d'un transistor à courant maximum précédé d'un réseau de réglage. 7. Récepteur de télévision selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que, dans son étage mélangeur, l'étage d'entrée est pourvu d'un transistor à courant maximum. 8. Récepteur de télévision selon l'une quelconque des revendications 6 et 7, caractérisé en ce qu'un réseau de réglage est monté avec des diodes PIN. 9. Récepteur de télévision selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que, dans son étage préliminaire, l'étage d'entrée est monté avec un transistor à effet de champ. 10. Récepteur de télévision selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'étage mélangeur de l'étage d'entr'ée est monté avec un transistor à effet de champ.