La présente invention se rapporte à un appareil et à un procédé pour condenser la vapeur entraînée par un fluide gazeux. Plus précisément, l'invention concerne un procédé et un appareil pour condenser économiquement la vapeur contenue dans le fluide, ce procédé et cet appareil ayant des caractéristiques d'auto-refroidissement qui, comme on le verra par la suite, sont appliquées pour refroidir une surface de condensation. Bien que le condenseur de l'invention puisse être utilisé avec n'importe quel évaporateur, et servir à récupérer les déchets industriels, à la dessalinisation de l'eau de mer, et à la purification de certains liquides, il sera décrit ci-après, à titre d'exemple, nullement limitatif, comme étant associé à un évaporateur moléculaire du type- décrit dans le brevet n° 5 505 175 des E.U.A. Les procédés et appareils antérieurs, utilisés pour condenser les liquides vaporisés transportés par des véhicules gazeux, présentent un certain nombre d'inconvénients. C'est ainsi, notamment, qu'un grand nombre de dispositifs antérieurs sont extrêmement peu efficaces et exigent de grandes quantités d'énergie pour obtenir du condensât. Dans les opérations auxiliaires, en particulier dans les régions où l'électricité ou d'autres formes d'énergie sont de prix élevés, la quantité de condensât qui, jusqu'à présent^peut être obtenue n'est pas suffisante, compte tenu de la quantité d'énergie dépensée pour obtenir celui-ci. Un autre inconvénient des dispositifs antérieurs est la difficulté considérable pour obtenir des liquides très purs, en particulier, à l'échelle industrielle. De plus, divers types de systèmes de condensation précédemment utilisés ne peuvent que difficilement condenser en continu un fluide vaporisé sans être noyés ou sans devenir inopérants sous des débits élevés. L'invention rémédie aux insuffisances de la technique antérieure et a pour objet un procédé pour condenser la vapeur entraînée par un fluide gazeux, caractérisé en ce qu'on fait passer un fluide gazeux saturé de vapeur à une première température à travers un organe constitué par une matière de conden- 71 06342 2 2080736 sation thermoconductrice qui est à une seconde température inférieure à la première , de la vapeur étant ainsi enlevée dudit fluide, sous forme de condensât, au contact de ladite matière de condensation, le fluide gazeux devenant lors de 5 la formation dudit condensât, insaturé et étant envoyé à travers un organe fibreux préalablement mouillé afin que ce fluide gazeux insaturé réabsorbe une partie de la vapeur perdue, refroidissant ainsi la matière fibreuse, ce refroidissement de la matière fibreuse étant transmis à l'organe 10 thermoconducteur. L'invention a également pour objet un appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé et qui comporte une surface de condensation d'un produit contenu dans une vapeur, cet appareil étant caractérisé en ce que ladite surface de conden-15 sation fait partie d'un élément perméable aux fluides disposé avec ladite surface, en amont de celle-ci, sur le trajet d'un courant de fluide contenant ladite vapeur, et en ce qu'il comprend un dispositif assurant 1'autorefroidissement de ladite surface de condensation par imprégnation continue dudit 20 élément perméable avec le liquide formé par le condensât de la vapeur, et par un dispositif des moyens, à proximité dudit élément perméable pour recueillir ledit condensât. Ce nouvel appareil ou condenseur de l'invention opère selon le principe de l'échange de chaleur entropique pour 25 condenser la vapeur transportée par un fluide gazeux sans addition appréciable d'énergie pour refroidir la surface de condensation. La condensation est réglée en réduisant la température du fluide gazeux au-dessous de la température correspondant au point de rosée du fluide gazeux particulier considéré et de' 30 la vapeur qu'il transporte. La surface de condensation du condenseur est, avantageusement,munie d'un certain nombre d'ouvertures permettant au fluide de passer, tout en présentant une surface surface suffisante pour permettre au condensât de s'y former. Le fluide 35 gazexix est dirigé vers cette surface à une température correspondant à un état de saturation» L'élément perméable au fluide est constitué par une matière fibreuse qui est disposée du côté 71 06342 3 2080736 d'aval de la surface de condensation. Le fluide saturé de vapeur, en heurtant la surface de condensation, dépose une certaine quantité de vapeur sur cette surface, élevant ainsi la température du gaz qui devient insaturé. En traversant la 5 matière fibreuse mouillée avec 3e condensât purifié, le fluide gazeux insaturé absorbe une certaine quantité de condensât, refroidissant ainsi la matière fibreuse, Etant donné que cette matière fibreuse est au contact de la surface conductrice, la température de cette dernière diminue aussi. De plus, du fait 10 que le gaz est insaturé, il absorbe des quantités suffisantes de condensât pour devenir saturé à nouveau. Or, cette absorption refroidit la matière fibreuse et, par conséquent, abaisse température du fluide gazeux, diminuant ainsi le niveau de saturation du gaz et l'obligeant à sortir de' la matière fi".-■■•se 15 «nsçyant absorbé moinsde condensât qu'il n'en a déposé sur la surfa;? (âe condensation. Les objets et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, d'exemples nullement Hinitatifs de mise en oeuvre, en référence aux dessins annexés, dans 20 lesquels î - la figure 1 est un graphique de la température (T) en fonction de la distance (D) et qui montre les variations d'entropie se produisant dans un condenseur selon l'invention ; - la figure 2 est une vue schématique en tion, avec 25 des parties coupées d'un condenseur conforme à l'invention ; - la figure 2A est une coupe transversale, à échelle agrandie, d'une partie du condenseur, suivant la ligne A-A de la figure 2 j - la figure 3 est une vue éclatée en perspective 30 d'une variante de condenseur utilisé en association avec un évaporateur ; - la figure 4 est une coupe schématique longitudinale, suivant la ligne 4-4 de la figure 3 , les pièso.: ;;;an; r-éunies : - la figure 5 est une vue schématique en perspective, 35 partiellement coupée, d'un appareil conforme à une seconde variante de réalisation de l'invention, de la vapeur transportée ■ par un fluide gazeux s et, 2080736 - la figure 6 est line vue en élévation, en partie coupée, suivant la ligne 6-6 de la figure 5„ Pour que soit mieux comprise la description des différents modes de réalisation de l'invention illustrés par les dessins annexés, on va résumer brièvement certains des principes de thermodynamique qui interviennent dans leur fonctionnement. Plus précisément, avant de décrire la construction et le fonctionnement d'un mode de réalisation représentatif d'un condenseur selon l'invention, on va exposer les conséquences de l'action de l'appareil sur le bilan thermique du fluide gazeux qui le traverse. La figure 1 représente un graphique des variations de la température en fonction de la distance parcourue par un fluide gazeux à travers une section d'évaporation E et une section de condensation C. Comme il a été indiqué ci-dessus, la section d'évaporation peut avoir une structure quelconque. Il convient d'indiquer que le principe des sections A et E du graphique ne rentrent pas dans le cadre de l'invention, relativement à la structure du condenseur. Ces sections ont, néanmoins, été incorporées à des fins explicatives, en particulier pour indiquer la source de vapeur saturée destinée à alimenter le condenseur de l'invention. C'est ainsi que la section A du graphique indique la température d'un fluide gazeux entre la source de fluide et l'entrée de 1'évaporateur. Ce gaz est à*température suffisamment élevée, dans l'exemple, environ 40°C, à laquelle il n'est pas saturé. En traversant 1'évaporateur, (section E), le liquide à vaporiser peut conjointement être dispersé sur des surfaces d'évaporation de façon à y former une mince pellicule comme décrit, par exemple, dans le brevet n° 3 505 175 des E.U.A. précité. Comme il est expliqué dans ce brevet, 11évaporation a essentiellement lieu à la surface du liquide et le fluide gazeux passe sur une surface aussi étendue que possible. En se vaporisant, le liquide est absorbé par le fluide et la température de ce dernier baisse, 1'évaporation réalisant essentiellement un processus de refroidissement. Cette perte de chaleur correspond, comme indiqué, à la zone E du graphique. Par détermination 71 06342 71 06342 5 2080736 judicieuse de la distance de passage du fluide gazeux, en fonction de 3a nature de ce fluide et de celui du liquide vaporisé, ce fluide gazeux peut être complètement saturé de ce dernier-. En conséquence, le fluide saturé de la vapeur, 5 sortant de l'évaporatetr, sera à une température plus basse que sa température d'entrée dans la section A et peut être utilisé comme source de fluide d'admission au condenseur. le fluide saturé ainsi produit (zone B) peut ensuite être amené au contact de la surface de condensation du condenseur de 10 l'invention. Le condenseur comporte un support fibreux, qui a été préalablement imbibé par un distillât préalablement condensé, ce support étant intimement au contact de toute la partie arrière de la surface de condensation et couvrant pratiquement 15 toutes les ouvertures de celle-ci. Du fait que le support est imbibé, il se produit une certaine évaporation du distillât et cette évaporation tend à le refroidir et, partant, à refroidir la surface de condensation avec laquelle il est en contact. En conséquence, quand le fluide gazeux vient au 'contact de la 20 surface de condensation, il abandonne immédiatement une partie de sa vapeur, car la température de la surface de condensation est plus basse que sa propre température. Or, cette condensation provoque une élévation de la température du fluide gazeux, comme indiqué à l'interface des zones B et C sur la figure 1, 25 le transformant en un fluide insaturé. Ce fluide insaturé traverse alors, dans cet état, la structure fibreuse. En traversant la structure fibreuse, le fluide gazeux insaturé absorbe une certaine quantité de distillât précédemment condensé, qui mouille cette structure fibreuse. En absorbant 30 ce liquide de mouillage, le fluide abaisse la température des fibres et les refroidit au-dessous de la température d'impact initiale du gaz. Cette baisse de température des fibres est transmise à la surface thermoconductrice pour la maintenir froide. Quand la température de surface s'abaisse, la température 35 et, partant, le point de saturation du fluide gazeux rencontrant la surface, diminuent aussi. Par suite de la diminution du point de saturation, une quantité supplémentaire de la vapeur est condensée dans les fibres, réalisant ainsi la caractéristique 71 06342 6 2080736 de refroidissement par automouillage de l'invention. Juste avant de sortir de la matière fibreuse, un équilibre s'établit, de sorte que la température du fluide gazeux s'élève à un point où elle est saturée. Quand le fluide 5 gazeux quitte le condenseur, il vient au contact de l'atmosphère ambiante (zone D), qui est à température plus élevée. En conséquence, la température du fluide gazeux s'élève, et tend vers la température ambiante, de sorte qu'il devient insaturé. 1Q - En se référant maintenant à la figure 2, on voit un mode de réalisation de l'invention comprenant un condenseur opérant conjointement avec un évaporateur cylindrique. Il est bien évident que le procédé d'évaporation et la structure particulière de 11évaporateur utilisé peuvent être modifiés, 15 suivant les besoins, sans sortir pour autant du cadre de l'invention. L'évaporateur, qui est désigné par 10 en son ensemble, comprend un élément d'entrée tubulaire 12 qui est coaxial au condenseur désigné par 20. Cet élément tubulaire 12 comporte 20 une extrémité d'admission 14 et une extrémité d'échappement 16. Cette extrémité est coiffée par un chapeau 18 qui empêche le fluide gazeux de sortir de l'élément tubulaire dans cette direction. L'élément tubulaire est inséré dans le condenseur 20 et présente un certain nombre de trous dans la zone comprise 25 entre des colliers supérieur 24 et inférie'ur 26. Cet évaporateur 10 comprend une couverture absorbante fibreuse 22 qui entoure l'élément tubulaire 10 sur toute la longueur comportant des trous. Cette couverture 22 n'est pas en contact intime avec l'élément tubulaire perforé sur la majeure 30 partie de sa longueur, mais en est suffisamment séparée pour permettre le libre passage du fluide gazeux. Le collier supérieur 24 et le collier inférieur 26 sont serrés respectivement autour de l'une des extrémités de la couche fibreuse absorbante 22. Le liquide 30 à traiter est en-35 réserve dans un récipient 32. Un tube 3^ relie ce récipient 32 à 1'évaporateur 10. Plus précisément, la matière fibreuse 22 présente, aux emplacements de seirags des colliers,une partie évasée 36 formée 71 06342 7 2080736 par les bords de celle-ci. Le tube Jkpénètre dans cette partie évasée, ou d'entonnoir J6, permettant ainsi au liquide de se répartir automatiquement et d'être absorbé par la couche fibreuse 22. Cet évaporateur est décrit plus en détail dans le 5 brevet précité. Comme déjà indiqué, la structure du condenseur, qui va être décrit maintenant, peut être utilisée avec d'autres formes d'évaporateur„ Ce condensateur 20 comprend un cylindre creux 40 en matière thermoconductrice, disposé coaxialement avec la structure 10 tubulaire de 1'évaporateur 10. Ce cylindre 40 présente un certain nombre d'ouvertures 42. Ces ouvertures doivent êtrs en nombre suffisant pour permettre au fluide gazeux provenant 1'évaporateur de traverser la structure interne du condense sans toutefois être assez nombreuses pour priver le fluide 15 gazeux d'une surface effective de condensation. Dans un mode de réalisation, les ouvertures forment tine série d'anneaux, dont chacun est coaxial du cylindre therrro-conducteur et qui sont parallèles entre eux et perpendiculaires à l'axe longitudinal du cylindre. Un certain nombre de nervures 20 circulaires 44 sont agencées dans le cylindre 40; à une distance donnée l'une de l'autre, afin de renforcer mécaniquement ce cylindre thermoconducteur pour éviter son écrasement. Un mat 50 de matière fibreuse entoure .le i.rindre thermooonducteur 40. Un chapeau 48 referme ce cylindre à l'extré-25 mité correspondant'à l'extrémité fermée 16 de 1'évaporateur, tandis qu'un écran 49 referme son autre extrémité, Une ouverture centrale 51 percée dans l'écran 49 permet à l'élément tubulaire 12 d'entrer dans le condenseur, une seconde ouverture 52 permettant le passage du tube }4 amenant le liquide à traiter 30 dans 1'évaporateur 10. Des colliers 56 et 58 sont disposés près des extrémités du mat 50 de matière fibreuse, l'enserrant contre le cylindre thermoconducteur 40, empêchant ainsi le passage du fluide gazeux sous la matière fibreuse,. Un bac 60 contenant du liquide purifié 62 est relié, 35. au moyen d'un tube 64, à la partie supérieure 53 du condenseur. De même que pour 1'évaporateur, le collier 58^qui maintient le mat 50 de matière fibreuse contre le cylindre 4GS oblige la matière fibreuse 50 à prendre line forme évasée à la partie 71 06342 8 2080736 supérieure 53. L'introduction d'une certaine quantité de liquide épuré 62jdans l'extrémité évasée 53j> assure son infiltration par gravité le long de la matière fibreuse 50 et l'imbibe complètement. 5 Une cuvette 70 est disposée à l'extrémité inférieure du condenseur. Cette cuvette 70 a une section supérieure à celle du condenseur 20, et est munie d'ion robinet de purge 7^' du condensât purifié 72 qui s'y accumule» Un second robinet 76 traverse la cuvette 70 et le capuchon 48 du cylindre 40, 10 afin de permettre au liquide qui n'a pas été vaporisé dans 1'évaporateur 10 d'être soutiré périodiquement de façon à ne pas perturber le fonctionnement du condenseur„ En se référant maintenant aux figures 3 et 4* on voit un condenseur 120, d'un autre mode de réalisation de 15 l'invention, associé à un évaporateur 100» Un conduit d'entrée 102, de forme cylindrique, est fixé à une enveloppe relativement plus grande 104. Une plaque rectangulaire 105, en matière fibreuse absorbante, ayant une largeur sensiblement égale à celle de l'enveloppe et une hauteur supérieure à celle de 20 cette dernière, de manière que la plaque dépasse le bord supérieur de l'enveloppe, est disposée transversalement à la direction d'écoulement du fluide gazeux» La partie de la plaque 105 de matière fibreuse>qui s'étend au-dessus de la partie supérieure de 1'évaporateur, est entourée d'un support 108 en Y ayant des 25 parois parallèles 106, maintenant cette plaque de matière absorbante 105 en position verticale, et une partie en auge 108' qui constitue le récepteur de liquide à traiter» Ce liquide est déposé dans cette auge 108' et est absorbé par la plaque 105. Quand le fluide gazeux rencontre la 30 plaque 105 de matière fibreuse absorbante, il se produit deux phénomènes, à savoir : premièrement, le fluide gazeux absorbe une partie du liquide à traiter» Ce faisant, il vaporise effectivement ce liquide, provoquant ainsi un abaissement de la température dans la région immédiatement voisine» Cet abaissement 35 de température refroidit aussi le fluide gazeux qui traverse la matière fibreuse. Par un dimensionnement judicieux de la matière fibreuse, il est possible de réaliser un gradient de 71 063^2 9 2080736 température tel que le fluide gazeux sortant de la matière 105 soit à température plus basse que sa température d'entrée, et que ce fluide contienne suffisamment de liquide à traiter pour en être complètement saturé. Des canaux d'écoulement 110 et 110A sont disposés de part et d'autre de la plaque de matière fibreuse absorbante 105 pour recueillir le liquide plus dense à traiter, dont une partie s'est vaporisée et qui, par conséquent, est plus concentré et tend à s'éqouler vers la base par gravité. Un siphon 134 constitue tm joint liquide pour empêcher le fluide gazeux de s'échapper par l'évacuation, en contournant ainsi 1'évaporateur du côté considéré, et le condenseur de la sortie. De même, des canaux d'écoulement séparés 132 et 132A et ion siphon 134 sont agencés pour soutirer le condensât sans permettre po.ur autant au fluide gazeux saturé de s'échapper. Un joint 107 est interposé entre les parois parallèles 106 et la plaque de matière fibreuse 105, de manière à réaliser une étanchéité effective empêchant le fluide gazeux de s'échapper et éliminant les risques de rentrées du fluide gazeux de l'atmosphère dans 1'évaporateur. Un dispositif d'étanchéité inférieur 109, ayant sensiblement une section en U, afin de recevoir toute l'épaisseur et toute la largeur de la plaque de matière fibreuse 105, s'étend le long de la largeur de la paroi inférieure de l'enveloppe 104 afin d'empêcher le fluide gazeux de s'échapper sous la matière fibreuse. Le fluide gazeux, à l'état saturé, va de 1'évaporateur 100 au condenseur 120. Une grille 122 en matière conductrice de la chaleur est disposée perpendiculairement à la direction d'écoulement du fluide galeux. Un mat de matière fibreuse 129» qui a été préalablement mouillé est en contact intime avec la surface d'aval de la grille de matière thermoconductrice 122. Cette grille 122 et le mat de matière fibreuse 129 sont étroitement appliqués l'un contre l'autre par un élément en U inférieur 128 qui, est disposé sensiblement sur toute la largeur du condenseur. L'élément 128 constitue de plus ùn joint entre la grille 122 et les parois extérieures de l'enveloppe 104. A leur extrémité supérieure, la grille 122 et le mat de matière 71 06342 10 2080736 fibreuse 129 sont étroitement appliqués par des joints 127 et des supports parallèles 126. Par suite de la présence de joints liquides ou siphons 134, la seule voie ouverte au fluide gazeux passe par la grille thermoconductrice 122, le 5 mat de matière fibreuse 129 et le conduit d'évacuation 130. Des canaux d'écoulement 132 et 132A, comportant des siphons 134, sont disposés de part et d'autre de la matière fibreuse. Ceci permet de recueillir le condensât de la surface de condensation thermoconductrice 122 et de la matière fibreuse 10 129 respectivement par les ouvertures 131 et 133. Le condenseur pourrait, au besoin, être raccordé à un conduit d'évacuation 130, avec interposition d'un joint 135 en élastomère, afin de réaliser une étanchéité effective entre le condenseur 120 et le tuyau d'évacuation 130. 15 En se reportant à la figure 2, on va déorire maintenant plus en détail le fonctionnement de ce dispositif de réalisation du condenseur à autorefroidissement selon l'invention. En supposant qu'une surface donnée peut être constamment refroidie, il est clair qu'un processus continu de condensation va s'établir 20 car l'équilibre qui résulte normalement de la formation d'un dépôt de condensât sur cette surface est nécessairement contrebalancé par le refroidissement constant de celle-ci. En prenant un fluide gazeux non saturé et en vaporisant un liquide devant être épuré dans un courant de fluide gazeux non saturé, le 25 fluide va absorber le liquide. Toutefois, étant donné que la vaporisation par absorption constitue essentiellement un processus de refroidissement, le fluide gazeux va être refroidi en conséquence én passant sur le liquide à purifier. Par un choix judicieux de la longueur du trajet que le fluide gazeux 30 accomplit, la température de ce fluide gazeux, à sa sortie de l'évaporateur, sera suffisamment abaissée, par le processus de vaporisation lui-même, pour que ce fluide soit complètement saturé et pour qu'il ait, en même temps, recueilli , par vaporisation, line certaine quantité du liquide à traiter. 35 On amène ensuite le fluide gazeux au contact du conden seur de l'invention. Ce condenseur comporte une surface de condensation et une matière fibreuse mouillée qui est intimement 71 06342 ii 2080736 au contact de la face d'aval de cette surface. La surface de condensation doit être assez mince pour que les variations de la température de la matière fibreuse soient rapidement transmises à sa surface qui vient initialement au contact du 5 fluide gazeux. La surface de sortie de la matière fibreuse est, de préférence, au contact d'une surface qui tend à vaporiser le condensât de mouillage et ainsi à refroidir les fibres ; c'est, par exemple, le cas de l'atmosphère. Avant de commencer l'opération de purification, on 10 imbibe la matière fibreuse d'une certaine quantité d'un condensât préalablement purifié. A la surface de sortie de la matière fibreuse, 1'atmosphère, par exemple, qui est surface insaturée infinie, tend à vaporiser 3e conde de mouillage et, ainsi, à refroidir les fibres. Ce refroZ' 15 sement des fibres, à une température inférieure à celle di fluide gazeux, est transmis à la première surface Ce qui précède peut être résumé comme suit : le fluide 20 gazeux traverse 1'évaporateur dans lequel il se nature avec de la vapeur et, de là, grïns 1e condenseur. Le fluide saturé de vapeur provenant de l'évaporâtes* qui atteint la surface thermoconductrice perforée et refroidie du conder nj abandonne ■une partie de sa vapeur par condensation sur cet ce sa.'. 3ce 25 thermoconductrice. Cette condensation a pour conséquence que le fluide gazeux précédemment saturé devient insaturé pour deux causes, à savoir : 1 - ce fluide a perdu une partie de sa vapeur en l'abandonnant à la surface thermoconductrice ; et, 30 2 - par suite de la chaleur de condensation, la tempé rature du fluide gazeux s'est élevée et^ à cette température plus élevée, ce fluide gazeux est insaturé. Ensuite, le fluide gazeux traverse les ouvertures de la matière thermoconductrice et s'écoule transversalement à 35 travers le mat de matière fibreuse préalablement mouillée. Le fluide gazeux, du fait qu'il n'est plus saturé, tend à vaporiser le condensât purifié imbibant les fibres de matière .* 1 71 06342 12 2080736 fibreuse. En conséquence, ces fibres sont refroidies. Ce refroidissement a deux conséquenoe, à savoir s 1 - la température du fluide gazeux traversant les fibres ®st abaissée et, 5 2 - la chaleur de condensation de la surface thermo- conductrice est dissipée par le refroidissement résultant de la vaporisation produite dans la matière fibreuse. La dissipation de la chaleur de la surface thermo-conductrice maintient cette surface au niveau voulu pour condenser 10 la vapeur incidente» En continuant de traverser la matière fibreuse, le fluide gazeux maintient cette matière dans son état refraili, tout en produisant des quantités supplémentaires de vapeur et en obligeant celle-ci à se condenser dans les fibres. Cette condensation assure 1'automouillage du condenseur. La 15 matière fibreuse est imbibée et, en mime temps, une quantité suffisante de condensât s'accumule dans les fibres pour que le liquide qui en ruisselle constitue un produit récupérable. En sortant de la matière fibreuse, le fluide gazeux vient au contact de l'atmosphère ambiante, et, en conséquence, 20 sa température s'élève légèrement. Cette élévation de température fait que le fluide gazeux devient insaturé et, en sortant du m a t . de matière fibreuse, s'évapore à la surface de celui-ci » Cette évaporation refroidit la matière fibreuse et réamorce le cycle tout entier, 25 En se référant maintenant aux figures 5 et 6, on voit tin condenseur à plusieurs étages spécialement adapté pour traiter de grandes quantités de fluides et pour fournir une quantité ■ élevée de condensât. Un certain nombre d'évaporateurs, désignés par 200, sont placés dans une grande cuve ouverte 201 de section . 30 ■ rectangulaire. Cette cuve 201 comporte, au moins^, un orifice d'entrée 202 et un certain nombre d'orifices de sortie 204. Le plancher 206 de la cuve est, de préférence, incliné, de sorte que les orifices de sortie de la cuve sont à un niveau plus bas que les coins inférieurs de l'extrémité d'entrée de celle-ci, 35 et fait un certain angle avec l'horizontale. Des évaporateurs, en nombre suffisant pour couvrir toute la surface horizontale de la.cuve, sont disposés dans celle-ci, tous ces évaporateurs 71 06342 ij 2080736 ayant une même longueur, de préférence, sensiblement égale à la largeur de celle-ci. Le liquide à traiter est introduit dans la cuve par un orifice d'entrée 202. Le niveau du liquide dans la cuve est tel que seule la moitié delà circonférence 5 de chacun des évaporateurs est immergée. Un collecteur 210 s'étend parallèlement à la longueur de la cuve et comporte un certain nombre de conduits étanches 212 qui débouchent respecfcLvemsrifc dans l'ai des évaporateurs. Ces conduits alimentent les évaporateurs en fluide gazeux et sont agencés pour alimenter tous les évapo-10 rateurs pratiquement à la même pression. Des accouplements rotatifs 214 à denture sont fixés à l'une des extrémités de chaque évaporateur et engrènent l'un avec l'autre. Tous ces accouplements 214 sont disposés parallèlement à l'une des parois verticales de la cuve, près de celle-ci 15 et agencés de façon quç les évaporateurs successifs puissent être entraînés en rotation suivant des directions opposées. La mise en rotation d'un évaporateur quelconque, soit à ]a main, soit autrement, fait tourner tous les autres évaporateurs autour de leur axe longitudinal. L'extrémité de chaque évapo-20 rateur qui est opposée à celle portant l'accouplement rotatif, est fixée à un collier 216 qui, de son côté, est fixé à l'intérieur de la paroi longitudinale verticale de la cuve 201* opposée à la paroi 203 voisine des accouplements rotatifs 214. Périodiquement, on fait tourner les évaporateurs autour de leurs axes 25 longitudinaux pour prévenir l'accumulation de particules à l'intérieur de la matière fibreuse de ceux-ci. Quand le liquide à traiter est vaporisé au moyen des évaporateurs, il tend à devenir pLus concentré et, de ce fait, les impuretés relativement lourdes ont tendance à s'écouler le 30 long du fond 206 de la cuve 201 en direction des orifices de sortie 204. Du fait que ces impuretés relativement lourdes se concentrent à la base de la cuve, le liquide à traiter frais, tend à rester à la surface, tout en forçant le liquide plus concentré à se déposer. 35 Un condenseur désigné dans son ensemble par 230 est représenté sur les figures 5 et 6. Un certain nombre de plaques de condensation incurvées 232 sont partiellement insérées dans 71 06342 14 2080736 l'extrémité ouverte de la ouve 201„ Dans le mode de réalisation représenté sur ces figures, les plaques 232 ont une section semi-circulaire, mais elles- pourraient, dans d'autres modes de réalisation, avoir une forme parabolique ou toute autre forme en arc. Les plaques 232 sont perforées et sont constituées en matière conductrice de la chaleur. Au-dessus de chaque plaque 232 est placée une couche de matière fibreuse 234 qui est intimement au contact de toute la surface extérieure de celle-ci. Tout le condenseur est assemblé de manière à empêcher les fuites de fluide gazeux. Un élément d'étanchéité allongé 236, de forme générale plate, dont le bord supérieur a sensiblement la même forme que les plaques 232, est raccordé aux extrémités latérales opposées du condenseur. Ce condenseur doit être situé à une distance suffisante au-dessus de la surface du liquide à traiter pour que le courant de fluide gazeux saturé de vapeur provenant des évaporateurs rencontre pratiquement tous les points des plaques thermoconductrices perforées 232 et traverse ces plaques pour gagner les couches de matière fibreuse, sensiblement à une même vitesse d'écoulement. Un certain nombre de gouttières 238 sont réparties suivant la largeur de la cuve, de façon que les bords longitudinaux inférieurs des surfaces de condensation incurvées viennent reposer dans celles-ci. Les gouttières 238 sont conçues pour permettre au condensât accumulé de s'écouler dans une rigole 240. Un certain nombre de petits tuyaux 244 (dont un seul est représenté sur la figure 5) sont placés au-dessus du condenseur. Les tuyaux 244 comportent un certain nombre de conduits d'alimentation distribués le long de leur longueur, comme le montre la figure 5„ Ces tuyaux comportent des chapeaux 246 à l'une de-leurs extrémités et sort reliés, à l'autre extrémité, à une source de liquide préalablement purifié 248. Ces tuyaux sont reliés à une minuterie 250 et à une pompe 252 qui, périodiquement, arrose le condenseur avec le liquide préalablement purifié. Bien que le condenseur soit automouillé par suite de ]a condensation de la vapeur dans la structure fibreuse, comme il a été expliqué en regard des figures 1 et 2, le ruissellement par gravité du liquide qui est condensé dans la matière fibreuse est tel qu'en 71 06342 15 2080736 l'absence des tuyaux 244, les parties supérieures de la structure fibreuse pourraient, dans certaines circonstances, devenir sèches. Les tuyaux évitent cet inconvénient en imbibant périodiquement la structure fibreuse de façon à la maintenir bien mouillée. Quand le degré recherché de concentration en éléments solubles est atteint à la sortie 204 de la cuve 201, on soutire le liquide en traitement par cette extrémité, sous des débits contrôlés. On remplace ce liquide en continu en introduisant du liquide frais dans la cuve. Etant donné que le liquide qui se trouvait auparavant dans la cuve est plus coneentré> il tend à descendre dans celle-ci et à être soutiré au fond^ tar que le liquide frais tend à rester sur le dessus, Périodi -ent, on retourne cous les évaporateurs de 180° autour d'j leur- \ longitudinal, submergeant ainsi la partie supérieure, e': retirant du liquide la partie inférieure. Cette rotation a i,'. seulement pour résultat de nettoyer la partie précédemment supérieure de 1'évaporateur, en réduisant.ainsi l'influence de • obstructions, des dépôts et des tassements de la matière fibreuse des évaporateurs, mais encore, de maintenir la p .rtie supérieure de 1'évaporateur bien mouillé*. Il va de soi que de noinbr' es modifications peuvent être apportées aux exemples représentée et décrits sortir pour autant du cadre de l'invention. 71 06342 16 2080736 REVENDICATIONS 1. Condenseur ayant une surface de condensation destinée à produire un condensât d'une vapeur,caractérisé en ce que cette surface de condensation fait partie d'un élément perméable aux fluides disposé avec cette surface, sur le côté amont de celle-ci, 5 sur le trajet d'un courant de fluide contenant ladite vapeur, et en ce qu'il comprend un dispositif assurant 1'autorefroidissement de ladite surface de condensation par imprégnation continue dudit élément perméable avec le liquide formé par le condensât de ladite vapeur, et par un dispositif situé à proximité dudit élément permé- 10 able pour recueillir ce condensât» 2. Condenseur selon la revendication 1, caractérisé par un dispositif servant à introduire un fluide saturé de vapeur à une température plus élevée que celle de ladite surface de condensation. 15 3. Condenseur selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ledit élément perméable aux fluides comprend une couverture .(tematière fibreuse dont la surface d'amont est intimement au contact de lacfite surface de condensation qui constitue un élément theimocon-ducteur de condensation muni d'un certain nombre d'ouvertures. 20 4. Condenseur selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que ladite couverturedsmefcière fibreuse et ledit élément de condensation thermoconducteur forment un ensemble dans lequel toutes les ouvertures de cet élément sont recouvertes par ladite matière fibreuse. 25 5» Condenseur selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'élément perméable aux fluides comprend une couverture de matière fibreuse dont la surface d amont est intimement au contact de ladite surface de condensation, qui constitue un cylindre thermoconducteur muni d'un certain nombre d'ouvertures qui sont sensible- 30 ment toutes recouvertes par ladite matière fibreuse, ces ouvertures étant agencées suivant une disposition sensiblement régulière. 6. Condenseur selon la revendication 5, caractérisé par des colliers fixant solidement les extrémités de ladite couverture de matière fibreuse audit cylindre thermoconducteur et par un écran 35 situé à l'extrémité supérieure de ce cylindre et à travers lequel un liquide et un gaz sont introduits afin de rencontrer ledit cylindre thermoconducteur, en constituant ledit fluide saturé de vapeur. 71 06342 17 2080736 7. Condenseur selon la revendication 4, caractérisé par une enveloppe dudit ensemble de condensation, l'élément thermoconducteur de condensation ayant une forme périphérique extérieure sensiblement identique à la forme intérieure de cette 5 enveloppe et étant disposé par rapport à celle-ci transversalement audit trajet d'écoulement de fluide, 8. Condenseur selon la revendication 7, caractérisé par un dispositif servant à établir l'étanchéité entre le pourtour extérieur dudit élément de condensation et le pourtour Intérieur 10 de ladite enveloppe afin d'empêcher le fluide gazeux de traverser cette enveloppe sans passer par l'élément de condensation. 9. Condenseur selon la revendication 8, caractérisé en ce que le dispositif pour recueillir le condensât comprend une rigole en U située d'un côté dudit organe de condensation et de ladite couverture de matière fibreuse. 10. Condenseur selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ledit élément perméable aux fluides comprend une couverture de matière fibreuse dont la surface d'amont est intimement au contact de ladite surface de condensation constituant un élément thermocon- 20 ducteur de condensation ayant un contour sensiblement hémicylindrique, cet élément de condensation étant, au moins, en partie, disposé à l'intérieur de ladite enveloppe. 11. Condenseur selon la revendication 10, caractérisé en ce que le dispositif pour recueillir le condensât soit disposé 25 le long des extrémités longitudinales dudit élément de condensation. 12. Condenseur selon la revendication 11, caractérisé par un dispositif servait à rendre étante la zone comprise entre l'enveloppe et l'élément thermoconducteur de condensation afin d'obliger le fluide gazeux, qui traverse l'enveloppe, à passer à travers cet 20 élément de condensation, ce dispositif comprenant une rigole en U. 13. Condenseur selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les surfaces opposées de ladite matière fibreuse et dudit élément de condensation sont plates. 14. Condenseur selon l'une quelconque des revendications ■35 précédentes, caractérisé en ce que le dispositif de refroidissement comprend un réservoir contenant di condensât préalablement purifié, "convenablement relié à l'extrémité d'aval de l'élément perméable aUx fluides. 71 06342 18 2080736 15. Condenseur selon l'une quelconque des revendications 3 à 14, caractérisé en ce que ladite matière fibreuse a une épaisseur suffisante pour permettre au fluide saturé de vapeur qui rencontre l'élément de condensation de récupérer, par suite de l'augmentation 5 de la température de ce fluide, une partie de la vapeur qu'il a perdus au contact de cet élément de condensation, la vapeur ainsi récupérée étant condensée sur la matière fibreuse refroidie par suite de la vaporisation du liquide imprégnant ses fibres et par suite de la vaporisation du liquide à l'extrémité d'aval de la couverture 10 de fibres, qui communique avec l'atmosphère. 16. Condenseur selon la revendication 15, caractérisé en ce que la matière fibreuse est une matière dans laquelle les fibres sont pratiquement réparties au hasard, chaque fibre étant capable de constituer une surface de condensation pour une vapeur. 15 17- Procédé pour condenser la vapeur entraînée par un fluide gazeux , caractérisé en ce qu'on fait passer un fluide gazeux saturé de vapeur à une première température à travers un organe constitué par une matière de condensation thermoconductrice, qui est à une seconde température inférieure à la première, de la 20 vapeur étant ainsi enlevée dudit fluide, sous forme de condensât, au contact de ladite matière de condensation, le fluide gazeux devenant, lors de la formation dudit condensât, insaturé et étant envoyé à travers un organe fibreux préalablement mouillé afin que ce fluide gazeux insaturé réabsorbe une partie de la vapeur perdue, refroi-25 dissant ainsi la matière•fibreuse, ce refroidissement de la matière fibreuse étant transmis à l'organe thermoconducteur. 18. Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce qu'on évacue le condensât recueilli par ledit élément de condensation et par la matière fibreuse sur laquelle ladite vapeur est con-30 densée lorsqu'on refroidit ladite matière fibreuse à une température inférieure à celle dudit fluide gazeux.