La présente invention concerne un decanteur-s#parateur de boues à manches textiles, utilisable après traitement des eaux résiduelles de décapage, galvanoplastie, etc.. pour récupération des suspensions. hydroxydes métal- liques, précipités divers, etc.. selon exigence de la Loi. Jusqu'à ce jour existent des décanteurs parallélépipédiques, cylindroconiques, justifiant d'un stockage très important de liquide et amenant à la récupération des boues liquides, non évacuables en l'état1 mais justifiant une dessiccation plus poussée sur un lit filtrant Selon l'invention, l'appareillage décanteur-séparateur est composé d'un bac supérieur repère I - figures I et 3) séparé en compartiments par cloisons formant cascade (repère 3 - figure 1). Le bac est disposé sur 4 ou 6 pieds (repère 2 - figure 1) ancrés au sol et triangulés pour assurer la stabilité de l'ensemble. Chaque compartiment du bac, délimité par cloison, comporte 4 orifices avec manchettes soudées recevant chacun une manche textile, cylindrique et verticale (repère 4 - figures I et 3) dont la longueur détermine la pression statique à laquelle sera soumise la manche, ainsi que la perméabilité du tissu, en fonction du débit souhaité. Le bac supérieur (repère 1 - figures 1 et 3), est pourvu dtune tubulure d'alimentation d'eau à filtrer provenant de l'installation de traitement soit par gravité, soit par pompage sur bac de reprise. La tubulure d'arrivée d'eau est munie d'autant de vannes (repère 6 - figure 2) que de compartiments dans la cuve supérieure, de façon à isoler et permettre l'égouttage du compartiment sitôt colmatage. Le bac supérieur comprend également une tubulure de communication entre compartiments (repère 7 figure 1) avec vannes d'isolement (repère 8 - figure 2). Les poches textiles sont fermées par un obturateur type pince de Mohr (repère 10 " figures 1 et 3). En service normal, les eaux filtrant au travers de la manche (repère 4 - figures 1 et 3) sont recueillies dans un caniveau (repère 9 - figure 2) et dirigées vers ltégout, en conformité avec les exigences édictées par l'Environnement. Lors de la récupération des boues, l'obturateur (repère 10 - figures 1 et 3) est oté, et la boue récupérée dans un bac (repère 11 - figure 2) évacué dans une citerne de stockage et usine de traitement des déchets.Pour permettre une collecte plus poussée des boues, éviter un colmatage trop rapide des manches textiles, l'appareil selon l'invention est pourvu d'un ensemble racleur réalisé à partir de segments racleurs ou écouvillons (repère 14 - figures 2 et 3) circulant de haut en bas et inversement à l'intérieur des manches. Kâcleurs ou écouvillons sont munis d'un contrepoids, suspendus à un câble s'enroulant avec un tour mort sur une poulie solidaire d'un arbre (repère 13 - figure 1) entrainé en rotation par l'intermédiaire d'un groupe motoréducteur (repère 12 - figure 1). Un rupteur fin de course électrique (repère 15 -'figure Z) sollicité par came règlable sur le câble permet l'inversion de mouvement, le règlage des cames permettant le balayage des racleurs sur toute la hauteur des manches.Un trop-plein (repère 16 - figure 1) en partie supérieure du bac, ramène les eaux au caniveau d'évacuation (repère 9 - figure 2). A noter que, de par le principe des surverses en cascade, l'eau s'évacuant par le trop-plein en cas de colmatage de toutes les poches, peut être considérée comme débarrassée des particules en suspension et décantats les plus lourds. Selon l'invention, l'appareil décanteur-épurateur de boues fonctionne de la façon suivante : Les eaux, en provenance d'une installation de détoxication des eaux et porteuses de boues, d'hydroxydes métalliques, suspensions diverses, etc... introduites par vanne (repère 6 - figure 2) du premier compartiment (repère A - figure 1) filtrent au travers des poches, provoquant un colmatage progressif qui amène au remplissage du compartiment A, délimité par cloison (repère 3 - figure 1). Aussitôt, surverse du compartiment A#ns le compartiment B, les poches filtrent le liquide jusqu'à colmatage progres- sif, justifiant la surverse du compartiment B en C, puis en D. Durant l'utilisation du décanteur-séparateur, le système racleur (repère 14 - figure 2) dégage les boues de la périphérie des manches qui, par sédimentation, s'accumulent en fond de manche, se compactent et se déshydratent par filtration et absorption par circulation d'air ambiant. 1l est souhaitable, pour une marche continue de l'ensemble, et dès le déversement dans le compartiment C, d'isoler le compartiment A par fermeture des vannes (repères 6 et 8 -figure Z) jusqu'à l'égouttage total. Les boues sont alors récupérées en bac (repère 11 figure 2) après ouverture de l'obturateur (repère 10 - figures 1 et 3). La vanne 8 peut être alors ouverte pour circulation entre compartiments, ainsi que la vanne 6 du compartiment A pour reprise d'un nouveau cycle. REVENDICATIONS 10) - Appareil décanteur-séparateur de boues après traitement des eaux de décapage. galvanoplastie, etc... comportant des manches cylindriques en textile comme principe filtrant. 20) - Appareil selon 1, dont les manches filtrantes sont issues d'un bac supérieur monté sur pieds, compartimenté par cloisons à surverse, mettant en communication les divers compartiments au fur-et-à-mesure du colmatage des poches. 30) - Appareil selon 1 et 2, dont la hauteur des manches définit une pression statique fixe. 40) - Appareil selon 1 et 2, dont l'alimentation du bac compartimenté est assurée par vannes d'isolement ainsi que tubulure de mise en relation des divers compartiments afin de circulation de l'effîuent à filtrer. 50) - Appareil selon 1 et 2, équipé d'un dispositif racleur par segment ou écouvillon, muni d'un poids, la manoeuvre du racleur étant obtenue par câbLe s'enroulant sur poulie entrainée en rotation par groupe motoréducteur ou équivalent. 6#) - Appareil selon 1 et 2, équipé d'un trop-plein dans le dernier compartiment, la conformation des cloisons du bac faisant que, malgré un colmatage des poches filtrantes, l'eau de trop-plein soit débarrassée de ses suspensions, hydroxydes métalliques et divers, piégés au fur-et-à-mesure dans les manches, par sédimentation accélérée, du fait de la grande profôn- deur des manches, sans turbulence des eaux.