La présente invention concerne une porte permettant le déchargement par basculement d'un caisson chargé de déchets, que ce caisson soit celui d'une benne automotrice ou un caisson fixe périodiquement emporté par un véhicule approprié. On sait que les caissons de ce genre sont munis d'une porte équipée généralement d'une trémie avec refouloir pour le chargement des déchets ; cette porte, pour le déchargement de ces déchets, par basculement du caisson, dégage complètement la section droite arrière de celui-ci. Il est nécessaire qu'une porte de ce genre puisse, à l'état fermé, résister aux efforts engendrés par la compression des déchets au moyen du refouloir et, à l'état ouvert, ne constitue pas un porte-à-faux excessif susceptible d'entrainer, lors du vidage du caisson, le renversement en arrière dudit caisson avec son véhicule porteur. La présente invention satisfait à ces différentes considérations. Selon l'invention, la porte destinée à fermer l'ouverture arrière, sensiblement rectangulaire, d'un caisson, ouverture occupant pratiquement toute la hauteur de celui-ci, est, à sa partie supérieure, portée par au moins un maneton articulé, sur ladite porte et sur ledit caisson, autour d'un axe parallèle au bord supérieur de ladite porte, maneton perpendiculaire à la porte en position fermée de celle-ci, à sa partie inférieure, munie de moyens d'accrochage ouverts dans le sens vertical et coopérant avec des moyens complémentaires portés par le caisson et, pour sa manoeuvre, pourvue, entre ces deux parties, d'au moins un galet d'axe parallèle au plan de l'ouverture engagé dans une rainure ménagée sur le caisson le long d'un coté latéral de ladite ouverture, ce galet étant déplacé longitudinalement par un vérin dans ladite rainure. De préférence, un dispositif de ce genre est disposé de chaque coté de la porte et les deux vérins ayant une source commune d'alimentation, les deux manetons sont rigidement assemblés de façon quten cas de déséquilibre des charges supportées par la porte, celle-ci se trouve levée sans torsion par la poussée des vérins. Dans une forme avantageuse de réalisation, cep vérins rectilignes sont chacun orientés dans la direction de la rainure correspondante, de sorte que la base d'appui du vérin n'a pas besoin d'entre articulée et qu'un simple appui ayant quelque élasticité suffit à maintenir les vérins en ligne pendant leur poussée. les dessins annexés permettront de bien comprendre cornment l'invention peut être mise en oeuvre. La figure 1 est une élévations latérale de l'arrière d'un caisson équipé d'une porte conforme à l'invention. La figure 2 est une vue suivant II-II de la figure 1. Le caisson parallélépipédique 1 montré sur la figure I est fermé par une porte 2 qui, de manière connue, est équipée d'une trémie à déchets T munie d'un refouloir pour chasser dans le caisson les déchets et les y comprimer. Cette trémie et ce refouloir, non détaillés, sont avantageusement du genre décrit dans la demande de brevet français nO EN 72.08189 du 9 mars 1972 pour "Trémie à refouloir pour capacité de collecte de déchets". Ils peuvent aussi être de tout autre modèle car, ainsi qu'il apparaîtra dans la suite, la conception de la trémie et celle du refouloir n'ont aucune importance sur la réalisation de la porte et sa manoeuvre A sa partie supérieure, la porte 2 comporte un axe d'articulation 3 transversal, à chacune des extrémités duquel est fixé un maneton 4 articulé dans un palier 5 fixé sur la face supérieure du caisson 1. Au repos, les manetons 4 sont perpendiculaires à la porte. A sa partie inférieure, la porte est -munie, de chaque coté, d'un téton 6 qui s'engage dans un crochet 7, ouvert vers le haut, de la base du caisson 1. Entre l'axe 3 et chacun des tétons 6, les côtés de la porte supportent des consoles 8 engagées de part et d'autre des parois latérales du caisson en position fermée de celui-ci. Chaque console porte, autour d'un axe 10 perpendiculaire à la paroi latérale du caisson, un galet 9 Chaque galet 9 situé vers la paroi du caisson est ainsi mobile dans la rainure rectiligne Il constituée par un montant 13 de renfort du caisson et un profilé 12 fixé à cette paroi. Sur l'axe 10 est aussi articulée l'extrémité de la tige de piston 14 d'un vérin 15 dont la base est appuyée sur une patte 16 fixée au caisson. Cette patte en porte-à-faux présente une certaine élasticité. Les vérins 15 situés de chaque coté du caisson sont alimentés par une source de pression hydraulique commune. Ainsi, faute de précautions, il serait possible que l'un des côtés de la porte puisse être déplacé plus rapidement que l'autre. Pour éviter ce risque, les deux manetons 4 sont solidarisés de la manière montrée sur la figure 2. Ces deux manetons sont solidaires d'un arbre commun 17 dont les extrémités amincies sont engagées dans les deux paliers 5. L'arbre 17 est rendu solidaire, non seulement par les manetons 4 d'extrémité mais encore par d'autres manetons intermédiaires 18 formant entretoises, d'un arbre tubulaire 19 aux extrémités duquel sont engagés les pivots 3 pénétrant dans les paliers 20 aménagés au sommet de la porte. Ainsi, l'axe commun aux deux paliers 20 est contraint de rester constamment parallèle à l'axe des paliers 5, c'est-à-dire que le bord supérieur de la porte est contraint de rester parallèle au bord supérieur de l'ouverture que ferme cette porte et de ne pas se décaler latéralement par rapport à cette ouverture. Le dispositif de porte décrit fonctionne comme suit En partant de la position illustrée en traits pleins sur la figure 1, une poussée ascendante des vérins ne peut que déplacer verticalement la porte puisqutalors (en supposant le caisson sur une base horizontale) les manetons 4 sont aussi horizontaux. Au fur et à mesure que les tiges des vérins s'élèvent, l'ensemble rigide des manetons 4 pivote vers la gauche entraînant la porte qui pivote autour des axes 10 des galets 9. Cependant, la porte est, dans ce mouvement, partiellement entraînée au-dessus de la face supérieure du caisson, ce qui réduit, par rapport au caisson ou au véhicule qui le porte, le poids du porte-à-faux que représente la porte levée. On diminue ainsi, lors du basculement vers l'arrière du caisson pour son vidage, le risque de renversement en arrière du véhicule qui porte ce caisson. En fin de mouvement, comme montré par le tracé en pointillés, l'ouverture arrière du caisson est complètement dégagée. De plus, si la trémie est, comme représenté, semi-cylindrique, son fond devient vertical et la trémie est également débarrassée de son contenu par la manoeuvre d'ouverture de la porte. L'invention s'applique à tous les caissons de transport de déchets, qu'ils soient autonomes ou montés à demeure sur des véhicules automobiles. REVENDICATIONS 1.- Dispositif de porte de déchargement articulée, manoeuvrable hydrauliquement, pour caisson à déchets muni d'une ouverture arrière sensiblement rectangulaire occupant pratiquement toute la hauteur de ce caisson, caractérisé en ce que ladite porte est, à sa partie supérieure, portée par au moins un maneton, articulé sur ladite porte et sur ledit caisson, autour d'un axe parallèle au bord supérieur de ladite porte, maneton perpendiculaire à la porte en position fermée de celle-ci, à sa partie inférieure, munie de moyens d'accrochage ouverts dans le sens vertical et coopérant avec des moyens complémentaires portés par le caisson et, pour sa manoeuvre, pourvue, entre ces deux parties, d'au moins un galet d'axe parallèle au plan de l'ouverture, engagé dans une rainure ménagée sur le caisson le long d'un côté latéral de ladite ouverture, ce galet étant déplacé longitudinalement par un vérin dans ladite rainure. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est symétrique et semblablement organisé des deux côtés de la porte, les deux manetons étant rigidement assemblés, 3.- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que les manetons sont solidaires d'un arbre commun et d'un arbre tubulaire portant, à ses extrémités, des pivots d'articulation pour la porte, les deux arbres étant, en outre, rigidement assemblés par des entretoises. 4.- Dispositif selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que chaque galet est déplacé dans sa rainure par la tige d'un vérin aligné avec ladite rainure et appuyé sur une base élastique solidaire du caisson.