L'invention concerne un gant orthopédique. Pour la rééducation des membres des personnes handicapées, de même que pour faciliter la marche avec cannes ou béquilles, il est nécessaire de fixer solidement une main à une barre, prise ou poignée. Â cet effet, il est d'usage courant d'utiliser un bandage pour fixer la main. I1 s'agit là d'une manière de faire qui présente des inconvénients. Le premier inconvénient est qu'il est difficile d'assurer avec un bandage un bon serrage sans exagérer la pression sur la main de la personne à rééduquer ou faire marcher. Un autre inconvénient est que si la personne a une main valide, elle ne peut s'en servir seule pour immobiliser la main invalide sur la barre, prise ou poignée. L'invention a pour but de proposer un gant orthopédique qui se substitue aux bandages pour immobiliser une main sur une barre, prise ou poignée. Ce gant est ainsi conçu qu'il puisse ganter et immobiliser une main de façon si simple qu'une seule main y suffit, si toutefois la main à ganter ne nécessite pas qu'on en redresse les doigts. Un autre but de l'invention est de pouvoir ganter et immobiliser même une main dont les articulations sont bloquées ou au moins très raides. Ce but est atteint, dans le gant orthopédique selon l'invention, par le fait qu'il comprend un moufle, à ltex- trémité convexe duquel s étend, en largeur et en longueur considérées dans le sens du prolongement d'une main introduite dans le moufle, une pièce souple, constituant tire-gant, cousue au moufle et comportant en sa partie la plus éloignée du moufle des moyens d'attache. Il est également conforme à l'invention que les moyens d'attache soient une courroie, ou un lacet remplissant la même fonction, fixé au tire-gant sur un bord extrême sensiblenent rectiligne et sensiblement transversal à sa longueur, et pouvant servir de bracelet de fixation autour d'une manchette du moufle, recouvrant le poignet, après que le tire-gant a été rabattu vers l'intérieur de la main et tiré vers le bras. Le bord latéral du tire-gant du c8té du pouce stetend, dans le sens du prolongement, dans une direction oblique d'écartement de sorte que le tire-gant rabattu s'ajuste pour recouvrir du pouce la seule première phalange, à l'exclusion des autres phalanges. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui sera donnée ci-après uniquement à titre d'exemple d'un mode de réalisation de l'ln- vention. La figure 1 représente la face intérieure d'un gant orthopédique selon l'invention pour la main gauche. La figure 2 représente vues de face les deux mains d'une personne saisissant une barre de la main gauche et liée à la barre de la main droite par le gant de la figure 1. Un gant orthopédique selon l'invention, adapté à une main gauche, désigné dans son ensemble par 1, comprend un moufle 2 avec un pouce 3 et une manchette 4. Ce moufle est en matière plastique souple renforcée de tissu tricoté d'un type du commerce, de grandes souplesse et robustesse, comportant une faible élasticité. Le moufle 2 comprend une face extérieure 5 non visible et une face intérieure 6 visible sur la figure 1, les deux faces étant cousues à l'intérieur selon le contour apparent sur la figure 1. Une pièce 7, du même matériau souple que celui du moufle, est cousue, tout le long du bord extrême du moufle. Là où elle est cousue au moufle, la pièce 7 a un bord concave de rayon moyen légèrement plus faible que celui du bord correspondant convexe du moufle, de sorte qu'après couture se produise une légère mise en forme bombée de la pièce 7, qui constitue un tire-gant. En sa partie la plus éloignée du moufle, le tiregant 7 a un bord rectiligne 8 transversal, mais très légèrement incliné de sorte que sa longueur du coté du pouce soit légèrement supérieure à celle du côté opposé. Le long du bord rectiligne 8 est cousue une courroie 9 débordant substantiellement de part et d'autre et dont les extrémités comportent des moyens d'attache l'une à l'autre. On peut prévoir des cordons ou des lacets à nouer. Mais il est préférable de prévoir une courroie en cuir, ou substitut du cuir, et avec une boucle à ardillon et des trous convenablement disposés. La figure 2 représente, par comparaison, une main gauche non gantée et une main droite gantée avec le gant selon l'invention et attachée à une barre de traction 11, pour rééducation par exemple. Sur cette figure 2, le gant 1 a d'abord ganté la main droite. ensuite la main a été placée, pouce en dedans, sur la barre Il. Le tire-gant a été rabattu vers l'intérieur de la main et tiré vers le bas. Ensuite la courroie 9 a été serrée en bracelet autour du poignet de la main gantée Pour une efficacité totale, c'est autour de la manchette du moufle, suffisamment longue par fabrication, que la courroie 9 sert de bracelet. Pour que la prise de la main gantée soit bonne, il fant dégager l'extrémité du pouce, tout en en prenant la première phalange; C'est pourquoi il est avantageux que le bord latéral 10 du tire-gant du côté du pouce, à gauche sur la figure 1, à droite sur la figure 2, s'étende dans une direction oblique d'écartement, de sorte que le tire-gant rabattu s'ajuste pour recouvrir la seule première phalange du pouce. Le moufle est suffisamment large pour recevoir une main dont les articulations des doigts seraient bloquées et faire néanmoins son office de moyen de fixation de la main. On trouvera de nombreuses applications du gant selon l'invention dans la rééducation des handicapés physiques. Ce gant pourra par exemple servir à ganter une main pour la fixer à un appareil d'entraRnement du bras correspondant. il pourra également servir à commander par un bras valide, mais avec une main inerte, un appareil de rééducation. il pourra également servir à fixer une canne à une main comme une canne du type dit canne anglaise, pour la rééducation de la marche. Le gant pourra être réalisé en toutes matières souples appropriees, peu élastiques, tissées ou non tissées, telles que feuilles de matières plastiques souples, tissus élastiques, tissu enduit de matière plastigue, matière plastique renforcée par des fibres tissées ou non, pourvu qu'on obtienne un serrage ferme avec un peu d'élasticité. R E V z g D I C A 2 I O M S 1. Gant orthopédique caractérisé en ce qu'il conprend un moufle, à l'extrémité convexe duquel s'étend, largeur et en longueur considérées dans le sens du prolongement d'une main introduite dans le moufle, une pièce souple, constituant tire-gant, cousue au moufle et comportant, en sa partie la plus éloignée du moufle, des moyens d'attachez 2. Gant orthopédique selon la revendication 1, caractérisE en cé que les moyens d'attache sont constitués par une courroie fixée au tire-gant sur un bord extrême sensiblement rectiligne et sensiblement transversal à sa longueur, et pouvant servir de bracelet, par réunion de moyens d'attache, convenablement disposés sensiblement sur le poignet d'une main introduite dans le moufle, après que le tire-gant a été rabattu vers l'intérieur de la main et tiré vers le bras 3.Gant orthopédique selon l'une quelconque-des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la longueur du tire-gant et l'orientation de la courroie sont telles que, lorsque le tire-gant est rabattu vers l'intérieur de la main et tiré vers le bras, la courroie vient constituer bracelet d'attache autour d'une manchette -du moufle, et ce sensiblement au dessous du poignet. 4. Gant orthopédique selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le bord latéral du tire-gant du c8té du pouce s' étend, dans le sens du prolongement, dans une direction oblique d'écartement, de sorte que le tiregant rabattu s'ajuste pour recouvrir du pouce la seule première phalange. 5. Gant orthopédique selon 1 'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le tire-gant est cousu en forme légèrement bombée. 6. Gant orthopédique selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le tire-gant est en matière peu élastique, tissée, non tissée, telle que feuille de matière plastique souple, tissu élastique, tissu enduit de matière plastique, matière plastique renforcée par des fibres0