La présente invention concerne de manière générale des élé- ments de construction tels qu'un mur porteur, une dalle ou voûte portante ou hourdis ou un plafond isolant ou encore une toiture de bdtiment. On connaît des procédés de construction utilisant des coffrages destinés à maintenir un béton qui est éventuellement armé. Après la prise du béton, ces coffrages sont retirés et le béton est éventuellement recouvert ensuite d'un parement qui peut, le cas é chéant, être constitué par un matériau isolant. L'invention se rapporte à des éléments de construction pouvant être'obtenus par un procédé de mise en oeuvre aisée et rapide, en utilisant des matériaux relativement peu coûteux assurant simulta nément une bonne isolation thermique des bâtiments. Les éléments de construction selon l'invention sont caractéri sés en ce qu'ils sont constitués par un béton obtenu par coulée et au moins un panneau en un matériau thermiquement isolant ayant servi de coffrage au béton et solidaire de ce béton après sa prise. L'invention concerne également un procédé de réalisation d'é léments de construction par coulée d'un béton dans un coffrage caractérisé en ce que le coffrage comprend au moins un panneau en un matériau thermiquement isolant conçu pour être solidarise au béton. Les panneaux en un matériau thermiquement isolant, utilisés selon l'invention sont de préférence réalisés en une matière cellulaire ou mousse rigide, d'origine naturelle ou synthétique. I1 peut s'agir par exemple de mousse de polyuréthane ou de liège, bien que la préférence soit donnée au polystyrène expansé. Le principe général de l'invention est applicable à différents usages. I1 peut servir à réaliser un mur porteur qui dans ce cas comporte au moins un panneau en un matériau thermiquement isolant ayant une épaisseur sensiblement égale à celle du mur à réaliser, des colonnes verticales en béton, éventuellement armé, coulées dans la masse des panneaux, ainsi qu'une poutre horizontale en contact avec le bord supérieur desdits panneaux et solidaire des extrémités supérieures des colonnes de façon à former une ossature. Selon une particularité avantageuse, la poutre horizontale en contact avec le bord supérieur du ou des panneaux est une poutre en béton armé qui est, de préférence, encastrée sur au moins une partie de sa hauteur dans une gorge ménagée dans le bord supérieur du ou des panneaux. De cette maniere on obtient une excellente résistance mécanique de l'ensemble ainsi réalisé On peut selon une variante, simplifier et rendre plus économique la réalisation du panneau de l'élément de mur porteur. A cet effet, ledit panneau est un panneau composite c'est-à-dire constitué par un corps relativement épais en matériau thermiquement isolant et par au moins une plaque de recouvrement relativement mince. Au moins une des faces des trous et de la rainure de coulée des colonnes et de la poutre de l'ossature est formée par la plaque de recouvrement. En pratique, le corps de panneau présente sur une de ses faces, d'une part des rainures verticales à trois côtés et d'autre part, un évidement horizontal à deux côtés. En outre la plaque de recouvrement appliquée contre cette face du corps du panneau ferme latéralement ces rainures verticales et cet évidement horizontal supérieur de ce corps pour former le coffrage de l'ossature. Le corps dudit panneau peut aussi présenter sur une de ses faces, d'une part des rainures verticales à trois côtés et d'autre part un évidement horizontal supérieur à deux côtés. De plus, la plaque de recouvrement se trouve à distance de cette face du corps du panneau avec interposition de bouchons et ferme avec ceux-ci ces rainures verticales et cet évidement horizontal supérieur de ce corps, pour former le coffrage de l'ossature. Dans ce dernier cas, il peut être prcu des masses de béton de remplissage qui sont coulées res pectivement entre le corps du panneau, la plaque de recouvrement et les bouchons, en dehors des colonnes de l'ossature. Dans le même bu-t,dans une autre variante, ledit panneau est constitué par plusieurs corps relativement épais en matériau thermiquement isolant et par des plaques de recouvrement relativement minces, appliquées respectivement contre les faces des corps du panneau. Les corps sont distants entre eux pour délimiter conjointement à ces plaques de recouvrement, les trous verticaux de coulée des colonnes verticales de l'ossature. Les tranches supérieures des corps délimitent avec les parties supérieures des plaques de recouvrement, la rainure horizontale supérieure de coulée de la poutre de cette ossature. Les espacements entre les tranches supérieures des corps du panneau sont alors fermés par des fonds de coffrage partiels appropriés. A cette même fin, dans une variante supplémentaire, ledit panneau est constitué par deux demi-panneaux relativement épais en ma tériau thermiquement isolant, qui sont équidistants l'un de l'autre, avec interposition de bouchons et qui présentent respectivement dans leurs faces placées l'une vis-à-vis de l'autre, d'une part des rainures verticales à trois cotés et d'autre part des évidements horizontaux supérieurs à deux côtés. Les bouchons délimitent avec les rainures verticales opposées, les trous verticaux de coulée des colonnes de l'ossature, ces bouchons délimitant en outre avec les évidements horizontaux opposés, la rainure horizontale de cou lée de la poutre de cette ossature.Dans ce cas, on peut aussi prévoir des masses de béton de remplissage qui sont coulées respectivement entre les demi-panneaux et les bouchons susdits en dehors des colonnes de l'ossature. De préférence, le ou chaque corps du panneau est en matière synthétique telle que polystyrène ou polyuréthane, tandis que la ou chaque plaque de recouvrement est en matière synthétique, en asbeste-ciment, en plâtre, en métal, en bois ou aggloméré de bois et que les bouchons sont en bois ou aggloméré de bois ou en matière synthétique. Les faces des murs obtenus de cette manière peuvent Quant aux faces intérieures des murs suivant l'invention, c'est-àdire les faces délimitant les locaux d'un bâtiment, elles peuvent être munies d'un revêtement de plafonnage, qui peut être en plâtre pur ou de tous autre revêtements, tels que panneaux décoratifs,etc, communément utilisés pour parer les murs intérieurs de bâtiments ou d'habitations. Pour réaliser un mur porteur du type défini, on dresse sur une base appropriée au moins un panneau en un matériau thermiquement isolant ayant une épaisseur sensiblement égale à celle du mur à réaliser, ce panneau présentant, Lorsqu'il est dressé, des trous verticaux allant de son bord inférieur à son bord supé- rieur, ces trous étant établis à des intervalles détermines sur la longueur des panneaux. On coule dans chacun des trous precités es colonnes en béton et on relie les extraits superseures des colonnes ainsi coulées par une poutre horizontale. On obtient avantageusement la poutre horizontale en coulant u eton dans une gorge qui est énée dans le bord supérieur e ne, et dans laquelle aboutissent les trous verticaux precités. Les trous verticaux ménagés dans les panneaux, de même que la gorge horizontale prévue dans le bord supérieur des panneaux sont avantageusement garnis de barres en acier destinées à servir d'ar matures, avant la coulée du béton dans ces trous et dans cette gorge. L'invention s'applique aussi à la réalisation d'un plafond isolant. A cet égard, on sait que lors de la réalisation d'un plafond isolant connu pourvu inférieurement d'un faux-plafond, on établi d'abord un hourdis et on solidarise ensuite les constituants du faux-plafond au hourdis. Pour réaliser le hourdis, on juxtapose des éléments préfabriqués de hourdis que l'on pose sur des murs ou poutres de support ou on coule une dalle de béton armé sur un coffrage pourvu d'armatures adéquates. Pour réaliser le faux-plafond, on solidarise ses constituants à la face inférieure du hourdis préfabriqug en les fixant, en les accorchant ou en les suspendant. De la sorte, dans les exécutions connues, les constituants du faux-plafond sont chaque fois rapportés sur le hourdis préfabri qué. Selon l'invention on peut réaliser simplement et rapidement sur chantier, un plafond isolant du type précité, à l'aide d'une ou plusieurs dalles ou voûtes portantes avec les constituants du faux-plafond qui y sont incorporés d'avance. De ce fait, la réalisation du plafond isolant est d'une part plus économique puisque le faux-plafond est exécuté en même temps que le hourdis ou les éléments de hourdis et d'autre part plus ferme puis que les constituants du faux-plafond sont intégrés d'avance au hourdis ou aux éléments de hourdis. A cet effet, on utilise des blocs préfabriqués, de préférence en matière synthétique, éventuellement supportés par au moins une plaque ou un panneau, de préférence en matière synthétique ou à base de plâtre. A l'aide de blocs préfabriqués, on constitue un coffrage inférieur présentant dans ces blocs et/ou entre ceux-ci, des rainures longitudinales et/ou transversales ouvertes vers le haut. On dispose des armatures- longitudinales et/ou transversales dans les rainures. On coule du béton dans ces rainures pour former des poutres ou poutrins constituant une ossature en béton armé à laquelle adhèrent les blocs et éventuellement la plaque ou le panneau susmentionné. Enfin, on coule une couche supérieure de béton au moins sur ces blocs. Lorsque les blocs ne sont pas supportés par la plaque ou le panneau précité, on les juxtapose pour constituer le coffrage inférieur. Dans ce cas, pour assurer une bonne liaison latérale des blocs, on emboîte mutuellement leurs bords adjacents. Lorsque les blocs sont supportés par la plaque ou le panneau susdit, on les solidarise à cette plaque ou à ce panneau pour constituer le coffrage inférieur. La dalle ou voûte portante fabriquée selon ce procédé est caractérisée par une ossature en béton armé constituée de poutres ou poutrins longitudinaux et/ou transversaux. Les blocs préfabriqués et éventuellement la plaque ou le panneau susmentionné adhèrent à l'ossature en béton armé. Les blocs sans la plaque ou le panneau sont juxtaposés les uns par rapport aux autres, de préférence avec leurs bords adjacents emboîtés mutuellement. Les blocs portés par la plaque ou le panneau sont alors distants entre eux et solidari sés à cette plaque ou à ce panneau. Les blocs peuvent être creux ou pleins. Une autre application de lrinvention réside dans les toitures de bâtiments. Jusqu'à présent , les toitures des bâtiments sont constituées de poutres généralement en bois s'étendant perpendiculairement à la pente de la toiture et reposant sur des fermes en bois ou en métal. Ces poutres sont disposées respectivement à la base des versants (chênage),au faite de ces versants (faitières) et entre ces bases et ce faite. D'autre part, des chevrons ou des poutrelles en bois ou en métal sont fixés sur ces poutres en étant dirigées suivant la pente de la toiture. En outre, des lattes ou des barres généralement en bois sont montées sur les chevrons ou les poutrelles perpendiculairement à la pente de la toiture. Enfin, des tuiles ou des ardoises sont fixées sur les lattes ou les barres préci tées. Les toitures connues ont l'inconvénient de ne pas présenter d'éléments préfabSqués et de nécessiter le montage intégral sur chantier de leurs éléments constitutifs. Les frais de réalisation de ces toitures connues sont donc particulièrement élevés. L'invention permet de réaliser un élément de toiture préfabri qué en'usine de manière rapide et conséquemment peu onéreuse. En outre, le nouvel élément de toiture obtenu selon l'invention est relativement léger, ce qui réduit le poids propre de la toiture et aussi les charges supportées par l'ossature du bâtiment. De plus, il est thermiquement isolant, de manière à réduire sensiblement les déperditions de chaleur du bâtiment à travers la toiture. Pour préfabriquer et constituer selon l'invention un elément dé toiture, on prévoit une plaque de base en matériau thermiquement isolant. Des blocs en matière synthétique reposent sur la plaque de base en y adhérant. Ces blocs de matière synthétique présentent dans leur face supérieure ou forment entre eux, des rainures parallèles pouvant s'étendre partiellement ou totalement sur la hauteur de ces blocs. Des armatures ou des fils de précontraints sont pla cés dans les rainures et des masses de béton y sont coulées entre ces armatures ou ces fils de précontrainte, pratiquement jusqu'au ras des blocs en matière synthétique, les fils de précontraintes étant tendus avant la coulée du béton et ensuite détendus après le durcissement de ce béton coulé.De la sorte, des poutrins en béton armé ou précontraient sont obtenus dans les éléments de toiture et assurent la résistance à la flexion des éléments préfabriqués. Le béton mis en oeuvre pour les poutrins est clouable à l'état durci ou solide. D'autre part, les parties d'extrémité des armatures ou des fils de précontrainte des poutrins dépassent les extrémités des rainures précitées et font saillie latéralement par rapport aux bords des éléments préfabriqués. Dans la fabrication de ces éléments de toiture, on peut prévoir aussi que les lattes de bois soient clouées en usine sur les poutrins en étant alignés perpendiculairement à ceux-ci. D'autre part, la plaque de base de ces éléments de toiture est avantageusement en polystyrène, en polyuréthane, en gypse ou en bois aggloméré qui sont des matériaux peu conducteurs de la chaleur. Pour fabriquer et constituer une toiture, les éléments de toiture qui viennent d'être décrits sont juxtaposés suivant l'inclinaison des versants de la toiture. Les bords inférieurs des éléments de toiture sont scellés dans une poutre supérieure horizontale en béton armé ou précontraint du mur correspondant. En plus, les bords supérieurs des éléments de toiture sont scellés à leur tour dans une poutre faîtière en béton armé ou précontraint. D'autres particularités et détails de l'invention ressortiront de la description suivante des dessins annexés, qui représentent schématiquement et à titre d'exemple seulement différentes formes de réalisation d'éléments de construction suivant 1 'inven- tion; dans ces dessins - la figure 1 est une vue en perspective d'un panneau utilisé dans un mur suivant l'invention, certaines parties de ce panneau étant arrachées ou brisées pour la clarté de l'illustration; - la figure 2 est une vue semblable à celle de la figure 1, mais dans laquelle les trous verticaux et la gorge horizontale de ce panneau ont reçu respectivement les colonnes et une poutre en béton armé. - les figures 3, 5, 7, 9 et il sont des coupes horizontales partielles de différentes formes particulières de réalisation d'un é lément perfectionné d'un mur porteur à l'aide d'un panneau composite. - les figures 4, 6, 8, 10 et 12 sont des coupes verticales partielles, faites respectivement suivant la ligne IV-IV de la figure 3, la ligne VI-VI de la figure 5, la ligne VIII-VIII de la figure 7, la ligne X-X de la figure 9, et la ligne XII-XII de la figure 11. - les figures 13, 15 et 17 sont des coupes verticales de trois formes de réalisation d'une dalle portante ; - les figures 14 et 16 sont respectivement des vues latérales d'un bloc préfabriqué constitutif de la dalle portante des figures 13 et 15 - la figure 18 est une coupe transversale d'une première forme d'e xécution d'un élément de toiture selon l'invention - la figure 19 est une coupe longitudinale d'un coffrage contenant un élément de toiture et illustrant son procédé de fabrication ; - la figure 20 est une vue en perspective d'une toiture selon l'invention ;; - la figure 21 est une coupe montrant la liaison de la nouvelle toiture avec le mur porteur correspondant - la figure 22 est une autre coupe représentant le faîte de la toiture - la figure 23 est une vue en perspective d'une deuxième forme de réalisation d'élément de toiture selon l'invention - la figure 24 est une vue en perspective d'une troisième forme d'exécution d'élément de toiture selon l'invention - la figure 25, analogue à la figure 22, représente une autre fa çon de former le coffrage de la poutre faîtière. Dans ces différentes figures, les mêmes notations de références désignent des éléments identiques. La figure 1 montre un panneau destiné à être utilisé dans le mur porteur suivant l'invention ce panneau qui est en polystyrène expansé est désigné de manière générale par la référence 1. I1 présente à des intervalles déterminés sur sa longueur, des trous de section carrée allant de son bord inférieur 3 posé sur une base 4 qui peut être la fondation d'un bâtiment jusau'à son bord supérieur 5. Les trous 2 peuvent présenter une section quelconque. Dans le bord supérieur 5 du panneau est ménagée une gorge horizontale 6. Le panneau montré aux figures 1 et 2 est également pourvu de moyens d'assemblage par emboîtement, constitués par un tenon 7 et une mortaise 8. Bien entendu, d'autres systèmes d'assemblage peuvent être prévus. Comme le montre en particulier la figure 2, des armatures métalliques 9 et 10 sont disposées respectivement dans les trous verticaux 2 et dans la gorge horizontale 6. Des colonnes de béton 11 sont formees dans les trous 2, tandis qu'une poutre en béton 12 est formée dans la gorge 6. Dans les figures 3 à 12, l'ossature de l'élément du mur porteur est constitué par au moins deux colonnes verticales 21 et une poutre horizontale 22 reliant les extrémités supérieures des colonnes 21. L'ossature en question est conçue et calculée pour reprendre et supporter seule les charges appliquées au mur porteur. Le panneau porté par l'ossature ne participe pas à la résistance du mur porteur. Le panneau est chaque fois constitué d'un ma tériau thermiquement isolant. I1 est prévu des trous verticaux débouchant à la partie supérieure de la rainure supérieure verticale. Les trous verticaux et la rainure supérieure verticale forment ensemble un coffrage de coulée des colonnes 21 et de la poutre 22. A cet effet après montage sur place, en atelier, du panneau de remplissage, des armatures en acier 23 et 24 sont disposées de manière classique dans les trous et la rainure et des masses de béton 25 et 26 y sont coulées pour former après durcissement les colonnes 21 et la poutre 22. On obtient ainsi un ensemble monobloc avec l'ossature et le panneau de remplissage du mur porteur. Eventuellement, les armatures en acier peuvent être remplacées par des fils de précontrainte tendus avant coulée des masses de béton 25 et 26 et détendus après prise de ce béton, l'exécution de l'élément du mur ayant lieu également en usine. En fait, les formes de réalisation présentées diffèrent essentiellement par la constitution du panneau de remplissage. Dans le premier exemple (figures 3 et 4), le panneau de remplissage est constitué par un corps 27 présentant une épaisseur lé- gèrement plus faible que celle de l'élément du mur porteur terminé. La face extérieure 28 du corps 27 est plane, tandis que la face intérieure 29 de ce corps 27 présente des rainures verticales 31 de même largeur mais de plus faible profondeur que les rainures 30, les rainures 30 et 31 étant trois côtés. D'autre part, la plaque de recouvrement 32, par exemple en gypse, en métal, en matière synthétique, en bois ou aggloméré de bois est appliquée contre la face intérieure 29 du corps 27, en fermant les rainures 30 et 31. Les rainures 30 forment des trous verticaux pour la coulée des colonnes 21 de l'ossature, tandis que les rainures 31 reçoivent chacune une masse de béton léger 33 par exemple clouable à l'état durci. Dans sa partie supérieure, le corps 27 présente un évidement horizontal 34 à deux côtés perpendiculaires communiquant notamment avec les trous verticaux formés par les rainures 30 précitées. La partie supérieure de la plaque de recouvrement 32 ferme latéralement'l'évidement 34 en formant une rainure horizontale supérieure ouverte vers le haut et servant à la coulée de la poutre 22 de lossature. Le deuxième exemple (figures 5 et 6) se différencie essentiellement du premier en ce que le corps 27 est moins épais et en ce que la plaque de recouvrement 32 est distante de la face intérieure 29 de ce corps 27. Dans ce cas, le corps 27 ne présente par exemple que des rainures 30 moins profondes. En outre, des bouchons 35 en bois ou en matière synthétique sont disposés entre le corps 27 et la plaque de recouvrement 32, de part et d'autre de chacune des rainures 30 ainsi qu'entre ces dernières. De la sorte, les bouchons 35 délimitent avec la plaque de recouvrement 32 et les parois des rainures 30, les trous verticaux de coulée des colonnes 21 de l'ossature. D'autre part, des masses de béton léger 36 remplissent les creux entre le corps 27, la plaque de recouvrement 32 et les bouchons 35, en dehors des colonnes 21 de l'ossature. Supérieurement, l'évidement 34 est aussi moins profond que dans le premier- cas et des fonds de coffrage partiel 37 sont prévus entre le corps 27, 'Îa plaque de recouvrement 32 et les bouchons 35 pour fermer la rainure horizontale de coulée de la poutre 22 de l'ossature. Le troisième exemple (figures 7 et 8), se différencie du deuxième essentiellement par les bouchons 38 plus petits et plus minces que les précédents 35. Les bouchons 38 en question sont disposés conjointement à des joints d'étanchéité 39, par exemple en ma tière synthétique souple, entre le corps 27 et la plaque de recouvrement 32, non seulement de part et d'autre des rainures 30 de ce corps 27, mais aussi entre ces rainures 30. Dans le quatrième exemple figures 9 et 10), le panneau de remplissage est constitué par plusieurs corps 27 successifs alignés en étant équidistants entre eux. Chaque corps 27 présente des rainures verticales 31 à trois côtés sur ses faces extérieures 28 et intérieure 29. Dans ce cas, deux plaques de recouvrement 32 identiques sont appliquées respectivement contre les faces 28 et 29 du corps 27. De la sorte, les plaques de recouvrement 32 ferment les rainures 31 ainsi que les espaces 30 entre les tranches des corps 27, ces espaces 30 servant à la coulée des colonnes 21 de l'ossature. Accessoirement, des masses de béton léger 33 sont aussi coulées dans les rainures 31 ainsi fermées. Supérieurement, les tranches supérieures 40 des corps 27 conjointement à des fonds de coffrage partiels appropriés et non représentés forment le fond de la rainure supérieure horizontale de coulée de la poutre 32 de l'ossature, cette rainure étant délimitée latéralement des deux côtés par les parties supérieures des plaques de recouvrement 32. Dans le cinquième exemple (figures 11 et 12), le panneau de remplissage est constitué par deux demi-panneaux 41 et 42 maintenus équidistants entre eux par des bouchons 43 en bois ou en matière synthétique. Chaque demi-panneau 41 ou 42 présente une face extérieure plane 44 et une face intérieure rainurée 45. Les rainures 30 en question sont verticales, peu profondes et opposées deux à deux. Les bouchons 43 sont placés de part et d'autre des paires de rainures 30, ainsi qu'entre ces paires de rainures 30. De la sorte, les bouchons 43 et les parois des rainures 30 délimitent les trous de coulée des colonnes 21 de l'ossature. Accessoirement, des masses de béton léger 36 sont coulées dans les espaces situés entre les bouchons 43 et les demi-panneaux 41 et 42, en dehors des colonnes 21 de l'ossature. D'autre part, les demi-panneaux 41 et 42 présentent supérieurement chacun un évidement horizontal 34 à deux côtés. Des fonds de coffrage partiels sont aussi prévus entre les demi-panneaux 41 et 42 pour délimiter inférieurement la rainure supérieure horizontale de coulée de la poutre 22 de l'ossature. Dans les figures 13 à 17, on a représenté une dalle portante selon l'invention servant à réaliser un hourdis ou un plafond isolant. La dalle portante comprend une ossature 51 en béton armé cons tituée essentiellement par des poutres ou des poutrins 52 longitudi naux et/ou transversaux. La dalle portante comprend aussi des blocs préfabriqués 53, de préférence en matière synthétique, entre les poutres ou poutrins 52. Les blocs tréfabriques 53 permettent de former inférieurement un faux-plafond adhérant directement au hourdis obtenu par la dalle portante. Les poutres ou poutrins 52 sont réunis supérieurement par une couche de béton 54 armé par exemple par un treillis métallique. Dans la première forme de réalisation (figures 13 et 14), les blocs préfabriqués 53 sont juxtaposés horizontalement et emboîtés mutuellement le long de leurs bords, chaque bloc 53 présentant le long d'au moins un de ses bords, une nervure latérale 53 destinee à être engagée dans une rainure latérale correspondante 56 dans le bord adjacent du bloc 53 contigu. Les faces inférieures 57 des blocs 53 s'étendent dans un même plan horizontal formant le plan inférieur du plafond. Les faces supérieures 58 des blocs 53 présentent des rainures longitudinales et/ou transversales 59 ouvertes vers le haut. Dans le cas considéré, les rainures 59 sont aménagées d'une part, entre les bords des blocs 53, et d'autre part, le long des bords adjacents de ces blocs 53 (figure 13). Les rainures 59 précitées servent de logement aux poutres ou poutrins 52 constitués chacun d'une masse de béton, renforcée par des armatures métalliques 60 longitudinales et/ou transversales. Les blocs 53 adhèrent ensemble à l'ossature 51 en formant la dalle portante complète du type monobloc. Pour juxtaposer les blocs préfabriqués 53, on emboîte avantageusement leurs bords adjacents. Dans la deuxième forme de réalisation (figures 15 et 16), les blocs préfabriqués sont disposés sur une plaque 61 par exemple en matière synthétique ou à base de plâtre et sont solidarises à celleci. Les ensembles des blocs 53 et des plaques ou panneaux 61 sont aussi juxtaposés horizontalement. Les faces inférieures 62 de ces ensembles s'étendent dans un même plan horizontal formant le plan inférieur du plafond. Les faces supérieures 63 des blocs 53 presentent des rainures 59 aménagées entre ces blocs 53 et les plaques ou panneaux 61. Les poutres ou poutrins 52 de l'ossature 51 sont disposées dans les rainures 59 et constituées chacune, comme dans le cas de la figure 13, d'une masse de béton renforcée par des armatures metalliques 60. Les blocs 53 et les plaques ou panneaux 61 adhèrent ensemble à l'ossature 51 en formant une dalle portante du type monobloc. Pour réaliser ces dalles portantes, on juxtapose horizontalement les ensembles des blocs 53 et éventuellement des plaques ou panneaux 61 pour former un coffrage inférieur que l'on supporte par des étançons. Ensuite, on dispose les armatures 60 dans les rainures 59 et on coule des masses de béton dans ces rainures 59 pour constituer les poutres ou poutrins 52. Par après, on pose un treillis sur les blocs 53 et on coule des masses de béton jusau'au-dessus de ce treillis pour constituer la couche de béton 54 reliant supérieurement les poutres ou poutrins 52. Dans la forme d'exécution de la figure 17r les éléments 51, 52, 53, 54 et 60 sont identiques à ceux de la figure 15. Cependant des bouchons 70 sont prévus entre des blocs adjacents 53 et ces bouchons peuvent recevoir des lattes 72 sur lesquelles pourra être clouée au 73 une plaque de finition 74. Dans le cas où le bouchon 70 est directement clouable, la latte 72 peut être omise. Cette forme de réalisation permet d'éviter qu'en cas d'incendie, la masse fondue de la matière des blocs 53 ne se répande. De plus, de cette manière, les fissures souvent provoquées par la dilatation des produits isolants sont éliminées puisque les produits assurant l'isolation thermique (bouchons 70 et blocs 53) sont désolidatisés. De ce fait leur réaction ne s'exerce plus sur la plaque de finition 74 qui est reliée à la latte 72 qui est attachée au béton. Dans les exemples choisis, la dalle portante est horizontale mais l'invention est applicable au cas d'une voûte portante analogue dans laquelle les blocs ou les ensembles blocs-plaques ou panneaux sont juxtaposés d'une manière arquée et dans laquelle la masse de béton recouvrant eux-ci s'étend aussi inférieurement de la même façon. Dans les formes de réalisation représentés, la partie constitutive en béton de la dalle portante est renforcée par des armatures normales en béton mais elle pourrait l'être par des fils de précontrainte. Dans les figures 18 à 25 sont représentés des éléments de toiture. L'élément de toiture représenté comprend une plaque de base 101 en matériau thermiquement isolant et de préférence en polistsy- rène, en polyuréthane, en gypse ou en bois aggloméré. La plaque de base 101 porte des blocs 102 en matière synthétique par exemple en polystyrène. Les blocs 102 identiques adhèrent à la face supérieure de la plaque 101 par n'importe quel moyen connu. Dans le premier exemple, les blocs 102 présentent dans leurs faces supérieures des rainures identiques parallèles 103 s'étendant en profondeur sur une partie de la hauteur de ces blocs 102. En outre les faces latérales verticales des rainures 103 sont droites et planes. Dans le deuxième cas, les blocs 102'forment entre eux des rainures 103'analogues dont le fond est constitué par la face supérieure de la plaque 101.De plus, les faces latérales verticales des rainures 103'présentent des petites rainures latérales opposées et sont évasées vers le haut, ces petites rainures latérales facilitant l'accrochage des blocs 102'aux matériaux coulés ensuite dans les rainures 103'.Enfin dans le troisième cas, les blocs 102" forment aussi entre eux des rainures 103" semblables aux précédentes mais s'étendant comme les premières sur une partie de la hauteur de ces blocs 102". En outre, les blocs 102" présentent dans leur partie inférieure, des nervures et rainures d'emboîtement mutuel bien visibles à la figure 24. Il est à noter que dans les deuxième et troisième cas, la face supérieure des blocs 102' et 102" est incurvée transversalement pour former un moyen de canaliser l'eau éventuellement infiltrée entre les éléments de recouvrement de la toiture et pour permettre aussi une bonne circulation d'air en dessous de ces éléments de recouvrement. Les rainures 103, 103' ou 103" servent de logement à des poutrins 104 en béton armé. Les poutrins 104 sont donc constitués chacun d'une masse de béton 105 renforcée par des armatures en acier 106. Les faces supérieures des poutrins 104 se trouvent au meme niveau que celles des blocs 102, 102' ou 102". Le béton constitutif des poutrins 104 comporte des constituants légers et compressibles le rendant clouable à l'état durci. Aux poutrins 104 sont en outre clouées des latte 107 en bois posées préalablement suivant des directions perpendiculaires à ces poutrins 104. I1 est à noter aue les parties extrémales des armatures 106 dépassent latéralement les poutrins 104 et ainsi l'élément de toiture préfabriqué. Comme le montre la figure 19, on peut aisément réaliser en atelier le nouvel élément de toiture. A cet effet, on se sert d'un coffrage 108 comprenant essentiellement un fond 109 et des parois latérales 110 dont deux d'entre elles opposées l'une à l'autre pré- sentent leur face intérieure inclinée suivant la pente des versants de la toiture. Pour réaliser l'élément de toiture dans le coffrage 108, on pose d'abord la plaque de base 101 sur le fond 109. Ensuite, on place les blocs synthétiques 102, 102' ou 102" sur la plaque 101 en les y faisant adhérer par exemple par collage. Par après, on dispose les armatures 106 dans les rainures 103, 103' ou 103", les extrémités des armatures 106 traversant des ouvertures prévues dans les parois latérales 110 et s'étendant même au-delà de ces parois. Ensuite, on coule les masses de béton 105 dans les rainures 103, 103' ou 103", jusqu'au ras des blocs 102, 102' ou 102" et autour des armatures 106. Après durcissement des masses de béton 105 et donc après formation des poutrins 104, on décoffre l'élément préfabriqué obtenu et on cloue les lattes 107 sur ces poutrins 104. La toiture comprend essentiellement des éléments de toiture juxtaposés suivant une rangée horizontale pour obtenir chaque versant. Avantageusement, pour chaque versant, les bords inférieurs des éléments de toiture sont scellés dans une poutre supérieure horizontale en béton armé du mur porteur correspondant. D'autre part, les bords supérieurs des éléments de toiture des deux versants sont scellés à leur tour dans une poutre faîtière en béton armé. La juxtaposition suivant une rangée horizontale des éléments de toiture est faite sur des supports appropriés prenant appui inférieurement sur le hourdis le plus élevé. Pour sceller les bords inférieurs des éléments de toiture aux murs porteurs, on pratique conformément à la figure 21. Le mur porteur est constitué de plaques 111 et 112 parallèles avec interposition de blocs 113. Les plaques 111 et 112 et les blocs 113 délimitent d'une part, une rainure supérieure horizontale 114 ouverte vers le haut et deux rainures verticales non représentées communiquant avec la rainure supérieure 114. Les rainures horizontale et verticales en question servent à couler des poutres en béton armé constituant l'ossature du mur porteur. Avant la coulée du béton dans les rainures susdites du mur porteur, on y pose des armatures principales 115. Ensuite, on place les bords inférieurs des éléments de toiture sur le bord supérieur des plaques 111 et 112, de manière que les poutrins 104 soient disposés vis-à-vis de la rainure supérieure 114 et de façon que les extrémités inférieures des armatures 106 de ces poutrins 104 fassent saillie dans cette rainure supérieure 114. Ensuite, on coule des masses de béton 116 dans les rainures du mur porteur, en solidarisant les poutrins 104 des éléments de toiture, aux parties de l'ossature du mur porteur. D'autre part, pour sceller les bords supérieurs des éléments de toiture à la poutre faîtière, on pratique selon la figure 21. Entre les bords supérieurs quelque peu distants des éléments de toiture, on dispose une plaque de polyuréthane 117 ou un moule en polystyrène 118 qu'on soutient par un support 119. On forme ainsi entre les tranches latérales supérieures des éléments de toiture et la planche 117 ou le moule 118, une rainure 120 ouverte vers le haut et servant de coffrage à la poutre faîtière. Il est à noter que les extrémités supérieures des armatures 106 des poutrins 104 font saillie dans ce coffrage. Ensuite, on dispose des armatures 121 dans le même coffrage et on y relie les extrémités saillantes des armatures 106. On obture les extrémités de la rainure 120 et on y coule une masse de béton 122 autour des armatures 121. De la sorte, on réalise une ossature monobloc constituée par toutes les poutres portantes des murs et des hourdis et par les poutrins 104 et la poutre faîtière de la toiture. Dans les trois exemples choisis, les poutrins 104 de même que la poutre faîtière et les poutres des ossatures des murs porteurs sont en béton arme. Cependant l'invention s'étend au cas où ces élé- ments mixtes en acier-béton sont en béton précontraint auquel cas les armatures sont remplacées par des fils de précontrainte en acier à haute résistance, ces fils de précontrainte étant tendus avant coulée du béton autour d'eux et étant détendus après prise de ce béton. L'invention est bien entendu aussi applicable à des toitures dont au moins un versant comporte une double pente. Dans cet ordre d'ides l'invention est applicable I des toitures mansards. REVENDICATIONS 1. Eléments de construction caractérisés en ce qu'ils sont constitués par un béton obtenu par coulée et au moins un panneau en un matériau thermiquement isolant ayant servi de coffrage au béton et solidaire de ce béton après sa prise 2. Eléments de construction selon la revendication 1 caractérisés en ce que le matériau thermiquement isolant est du polyuréthane ou du polystyrène expanse. 3. Eléments de construction selon la revendication 1 ou 2 ca ractérisés en ce qu'ils forment un mur porteur comportant au moins un panneau en un matériau thermiquement isolant ayant une épaisseur sensiblement égale à celle du mur I réaliser, des colonnes verticales en béton, éventuellement armé, coulées dans la masse des panneaux, ainsi qu'une poutre horizontale en contact avec le bord su périeur desdits panneaux et solidaire des extrémités supérieures des colonnes de façon à former une ossature. 4. Eléments de construction selon la revendication 3 caractérisés en ce que la poutre horizontale en contact avec le bord supérieur du ou des panneaux est une poutre en béton armé qui est éventuellement encastrée sur au moins une partie de sa hauteur dans une gorge ménagée dans le bord supérieur du ou des panneaux. 5. Eléments de construction selon la revendication 3 ou 4 dans lesquels ledit panneau présente des trous verticaux et une rainure supérieure horizontale servant à y couler les colonnes et la poutre de l'ossature après placement d'armatures ou de fils de précontrainte, caractérisés en ce que le panneau est constitué par au moins un corps relativement épais en matériau thermiquement isolant et par au moins une plaque de recouvrement relativement mince, au moins une des faces des trous et de la rainure de coulée des colonnes et de la poutre de l'ossature étant formée par la plaque de recouvrement. 6. Eléments de construction selon la revendication 5 caractérisés en ce que le corps du panneau présente sur une de ses faces, d'une part, des rainures verticales à trois côtés, et d'autre part, un évidement horizontal supérieur I deux côtés, tandis que la plaque de recouvrement appliqué contre cette face du corps du panneau ferme latéralement ces rainures verticales et cet évidement horizon- tal supérieur de ce corps pour former le coffrage de l'ossature. 7. Eléments de construction selon la revendication 5 caractérisés en ce que le corps du panneau de remplissage présente sur une de ses faces, d'une part, des rainures verticales I trois côtés, et d'autre part, un évidement horizontal supérieur à deux côtés, tandis que la plaque de recouvrement se trouve à distance de cette face du corps du panneau avec interposition de bouchons et ferme avec ceux-ci ces rainures verticales et cet évidement horizontal supérieur de ce corps, pour former le coffrage de l'ossature. 8. Eléments de construction selon l'une quelconque des revendications 5 à 7 caractérisés en ce que le panneau est constitué par deux demi-panneaux relativement épais en matériau thermiquement isolant qui sont équidistants l'un de l'autre, avec interposition de bouchons et qui présentent respectivement dans leurs faces placées l'une vis-à-vis de l'autre, d'une part des rainures verticales à trois côtés, et d'autre part, des évidements horizontaux supérieurs à deux côtés, des bouchons délimitant avec les rainures verticales opposées, les trous verticaux de coulée des colonnes de l'ossature, ces bouchons délimitant en outre avec les évidements horizontaux opposés, la rainure horizontale de coulée de la poutre de cette ossature. 9. Eléments de construction selon la revendication 7 ou 8 ca ractérisés en ce que des masses de béton de remplissage sont cou lées respectivement entre le corps du panneau, la plaque de recouvrement et les bouchons susdits, en dehors des colonnes de l'ossa- ture. 10. Eléments de construction selon l'une quelconque des revendications 5 à 9, caractérisés en ce que le ou chaque corps du panneau est en matière synthétique telle que le polystyrène ou lepolyu- réthane et que la ou chaque plaque de recouvrement est en matière synthétique, en asbeste-ciment, en plâtre, en métal, en bois ou aggloméré de bois. 11. Eléments de construction selon la revendication 1 ou 2 ca ractérisés en ce qu'ils forment une dalle ou voûte portante pour hourdis ou plafond isolant, comprenant une ossature en béton arme qui est constituée de poutres ou poutrins longitudinaux et/ou transversaux et à laquelle adhèrent des blocs préfabriqués, de préférence en matière synthétique, et éventuellement au moins une plaque, en matière synthétique ou à base de plâtre, s'étendant contre et sous ces blocs. 12. Eléments de construction.selon la revendication 11, carac térisés en ce que les blocs sont juxtaposés, les bords adjacents des blocs juxtaposés étant éventuellement emboîtés. 13. Eléments de construction selon la revendication 11, carac térisés en ce que les blocs portés par la plaque ou le panneau susdit sont distants entre eux et en ce que les blocs sont solidarisés à la plaque susdite. 14. Eléments de construction selon l'une quelconque des revendications 11 à 13, caractérisés en ce que la face supérieure des blocs présente des rainures longitudinales et/ou transversales de logement des poutres ou poutrins de l'ossature. 15. Eléments de construction selon l'une quelconque des revendications 11 à 14, caractérisés en ce que les blocs forment entre eux des rainures longitudinales et/ou transversales de logement des poutres ou poutrins de l'ossature. 16. Eléments de construction selon l'une quelconque des revendications 11 à 15 caractérisés en ce que les poutres ou poutrins sont reliés entre eux par une couche de béton placée au moins sur l'ensemble des blocs. 17. Eléments de construction selon la revendication 1 ou 2 caractérisés en ce qu'ils forment des éléments de toiture, comprenant une plaque de base en matériau thermiquement isolant portant des blocs en matière synthétique, présentant dans leur face supérieure et/ou formant entre eux, des rainures parallèles de logement de poutrins en béton armé ou précontraint, clouable dont les armatures ou les fils de précontrainte font saillie aux extrémités des rainures. 18. Eléments de construction selon la revendication 17 carac térisés en ce que les poutrins en béton armé ou précontraint portent des lattes de bois ou analogues clouées et alignées perpendiculairement à ces poutrins. 19. Procédé de réalisation d'éléments de construction par coulée d'un béton dans un coffrage caractérisé en ce que le coffrage comprend au moins un panneau en un matériau thermiquement isolant conçu pour être solidarisé au béton. 20. Procédé selon la revendication 19 caractérisé en ce qu'on dresse sur une base appropriée au moins un panneau en une matière thermique isolante ayant une épaisseur égale à celle d'un mur à réaliser, ce panneau présentant, lorsqu'il est dressé, des trous verticaux allant de son bord inférieur à son bord supérieur que l'on peut garnir d'armatures métalliques, ces trous étant établis à des intervalles déterminés sur la longueur des panneaux, on coule dans chacun des trous précités des colonnes en béton et on relie les ex trémités supérieures des colonnes ainsi coulées par une poutre horizontale obtenue en coulant du béton dans une gorge qui est ména gée dans le bord supérieur des panneaux et dans laquelle aboutissent les trous verticaux précités. 21. Procédé selon la revendication 19 caractérisé en ce qu'on réalise une dalle ou voûte portante pour hourdis ou plafond isolant, en constituant à l'aide de blocs préfabriqués, éventuellement supportés par au moins une plaque, un coffrage inférieur présentant dans ces blocs et/ou entre ceux-ci, des rainures longitudinales et/ ou transversales ouvertes vers le haut, en disposant des armatures longitudinales et/ou transversales dans ces rainures, en coulant du béton dans lesdites rainures pour former des poutres ou poutrins constituant une ossature en béton armé à laquelle adhèrent les blocs et éventuellement la plaque susmentionnee, et en coulant enfin une couche supérieure de béton au moins sur les blocs. 22. Procédé selon la revendication 19 caractérisé en ce qu'on réalise la préfabrication d'un élément de toiture en disposant horizontalement une plaque de base en matériau thermiquement isolant, en plaçant sur la plaque de base des blocs en matière synthétique qui présentent dans leurs faces supérieures et/ou formant entre eux, des rainures parallèles, en disposant dans les rainures des armatures d'acier ou des fils de précontrainte depassant les extrémité de ces rainures, en obturant les extrémités des rainures autour des armatures ou des fils et en coulant des masses de béton dans ces rainures autour de ces armatures ou de ces fils préalablement tendus et ensuite détendus après la prise du béton. 23. Procédé selon la revendication 22 caractérisé en ce qu'on cloue des lattes de bois ou analogues sur les poutrins en béton arme ou précontraint perpendiculairement à ces derniers. 24. Procédé selon la revendication 19 caractérisé en ce qu'on réalise des éléments de toiture conformes à la revendication 17 ou 18 en juxtaposant des éléments de toiture suivant l'inclinaison des versants de la toiture, avec la plaque de base placée vers le bas, en scellant les bords inférieurs des éléments de toiture dans une poutre supérieure horizontale en béton armé ou précontraint du mur porteur correspondant et en scellant les bords supérieurs de ces é liements de toiture dans une poutre faîtière également en béton arme ou précontraint. 25. Procédé selon la revendication 24 caractérisé en ce que, pour sceller les bords inférieurs des éléments de toiture dans la poutre supérieure horizontale du mur porteur, on dispose les extré- mités inférieures saillantes des armatures cu des fils de précon- trainte de ces éléments de toiture dans un coffrage horizontal pré- vu dans le mur porteur et communiquant avec deux coffrages verticaux prévus également dans ce mur porteur, ces coffrages horizontal et verticaux étant pourvus d'armatures ou de fils de précontrainte et on coule des masses de béton dans ces coffrages, pour former une seule structure rigide entre les poutrins des éléments de toiture, la poutre supérieure et les montants du mur porteur. 26. Procedé selon i-a revendication 24 ou 25 caractérisé en ce que, pour sceller les bords supérieurs des éléments de toiture dans la poutre faîtière, on dispose un fond de coffrage entre ces bords supérieurs pour former une rainure supérieure qu'on obture aux ex trémités, les parties supérieures saillantes des armatures ou des fils de précontrainte de ces éléments de toiture se trouvant dans cette rainure, on place des armatures longitudinales ou des fils de précontrainte longitudinaux dans la rainure et on coule une masse de béton dans celle-ci autour des armatures ou des fils de précontrainte préalablement tendus et ensuite détendus après prise du béton.