La présente invention concerne les munitions d'exercice et plus précisément les munitions dont le projectile est suffisamment fragile pour s'écraser facilement à l'impact tel notamment qu'un projectile de marquage dtimpact. L'emploi de projectiles relativement légers et fragiles aptes, lors de leur écrasement, à marquer l'impact presente l'avantage d'offrir une bonne sécurité pour les personnels militaires lors des tirs d'entraînement. Néanmoins~ éjection d'un tel projectile à une vitesse assez élevée pour lui'assurer une trajectoire suffisamment tendue, pose un problème en ce sens que par sa fragilite même, le projectile ne peut supporter, sous peine d'écrasement, d'être soumis directement à l'effort brutal des gaz chauds de propulsion engendrés par la mise à feu de la charge pyrotehnique d'éjection disposée dans le fond delta douille. L'invention a pour but de proposer une munition apte à éjecter à une vitesse suffisante un projectile relativement fragile sans entrainer pour ce dernier le risque d'un écrasement ou même d'une déformation notable lors de l'allumage de la charge d'éjection. Dans ce but, la munition d'exercice selon l'invention est caractérisée en ce que le projectile est disposé dans un pot éjectable ouvert à son extrémité avant, qui est monté à coulis sement dans la douille et qui est rattaché au fond de cGlle-ci par une certaine longueur de câble. Avec une telle disposition, le pot supporte directement les efforts nés de la production des gaz chauds d'éjection,efforts qu'il est susceptible, par une forme intérieure convenable, de répartir convenablement sur le projectile. Ce dernier demeure, lors de la phase initiale de son éjection, dans le pot dont les pams latérales s'opposent d'une part à son écrasement et d'autre part à son glissement le long de la douille et/ou du canon de lancement. Une fois atteinte la vitesse d'éjection désirée, le projectile se libère du pot qui est alors retenu par la longueur du câble.Ainsi, on élimine le danger que constitue lté- jection du pot quand bien même celui-ci soit suffisamment le- ger pour que son énergie cinétique et, par là, le danger qu'il représente soient aussi faibles que possible. Dans une réalisation préférée, le projectile se compose d'une enveloppe en polystyrène expansé enfermant un moyen do marquage tel qu'une poudre colorante. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et qui se réfère au dessin ci-annexé et dans lequel l'unique figure est une vue en coupe d'une munition d'exercice selon l'invention. Sur la figure, la référence 10 désigne une munition d'exercice destinée à être utilisée par des personnels militaires en vue de leur entraînement au tir (tir à courte portée). La munition 10 se compose essentiellement d'un projectile de marquage relativement fragile 12, d'un pot éjectable 14 dans lequel est placé le projectile 12 et d'une douille 16 pourvue en son fond 18 d'une charge pyrotechnique 20 pour l'éjection du pot 14. Le: projectile 12 est constitué d'une enveloppe ronde en polystyrène expansé 22 réalisée en deux parties 24 et 26 emboîtées l'une dans l'autre dans la direction d'éjection du projectile 12. L'enveloppe 22 présente une forme légèrement oblongue dont la partie centrale est cylindrique et les parties d'extré- mité émisphériques. Elle enferme un moyen de marquage tel qu'unie charge de poudre colorante 28. Le pot 14 se compose d'un embouti en métal léger de forme cylindrique, ouvert à son extrémité avant et pourvu en son fond d'une embase annulaire en matière plastique 30 sur la surface sphérique avant 32 de laquelle repose la partie arrière 26 de l'enveloppe 22. Le diamètre intérieur du pot 14 est égal au diamètre du projectile 12 et sa longueur est telle que l'extrémité avant du projectile 12 se trouve au niveau du plan de l'ex- trémité ouverte du pot. La douille 16 est constituée d'un corps cylindrique en métal léger 34 dont l'extrémité arrière est obturée par une pièce de fond en matière plastique 36 convenablement maintenue au corps 34 par tout moyen connu, et d'une pièce de culot 38 en métal léger fixée à la pièce de fond 36 par des vis 40 ou moyen analogue, pour définir le bourrelet de maintien et d'extraction 42 de la douille 16. La pièce de fond 36 contient un dispositif d'allumage tel qu'un inflammateur électrique 44 pour la mise à feu de la charge pyrotechnique d'éjection 20. L'ensemble éjectable constitué par le projectile 12 et le pot 14 est monté coulissant dans le corps cylindrique 34 de la douille 16. Il est maintenu en butée sur l'extrémité avant, de forme annuaire 46, de la pièce de fond 36 par un léger opercule d'étanchéité 48 tel qu'un disque en carton 50 revêtu d'un produit d'étanchéité semi-solide tel qu'une cire 52. On observera que le corps 34 se prolonge vers l'avant au delà de l'oper- cule 48 de manière à assurer un guidage pour ltensemble éjectable 12-14 lors de la mise à feu de la charge 20 par l'inflamma- teur 44. Le pot 14 est rattaché au fond de la douille 16 par une certaine longueur de câble métallique 54. L'extrémité avant du crible 54 est enfilée dans une petite ouverture ménagée dans le fond du pot 14 et dans l'embase 30 pour être maintenue en butée sur cette dernière par tout moyen connu approprié. Dans la réalisation représentée, ce moyen consiste en une boule d'arrêt 56 formée à l'extrémité avant du câble 54 et d'une rondelle 58 sur laquelle cette boule vient en butée lors d'une traction sur le câble. L'extrémité arrière du câble est attachée à une pièce de retenue telle qu'un piston 60 vissé dans la partie centrale de la pièce de culot 38. Lors de la mise à feu de la charge 20, le pot 12 est éjecté dans l'axe du corps cylindrique 34 de la douille 16. A la fin du déroulement de la longueur de câble 54, le pot 14 s'ar rête brutalement et le projectile 12 du fait de sa masse, se libere et continue seul la trajectoire. Au moment de l'impact, l'enveloppe 22 s'écrase facilement compte tenu de sa fragilité et la charge de poudre colorante 28 marque le point d'impact du projectile. Il apparait ainsi que tous les éléments métalliques rentrant pas dans le marquage sont arrêtés dès la sortie de la douille. La relative fragilité et le faible poids de l'enveloppe 22 permettent de réduire au maximum les risques de blessure pour les personnels situés sur la trajectoire du projectile. Il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée au seul mode de réalisation décrit ci-dessus et que de nombreuses modifications peuvent y être apportées sans sortir du cadre de la demande. REVENDICATIONS 1. Munition d'exercice comportant dans une douille pourvue en son fond d'une charge pyrotechnique d'éjection un projectile relativement fragile pour s'écraser facilement à l'impact, caractérisée en ce que le projectile est disposé dans un pot éjectable ouvert à son extrémité avant, qui est monté à coulissement dans la douille et qui est rattaché au fond de celle-ci par une certaine longueur de câble. 2. Munition d'exercice selon la revendication 1, caractérisée en ce que le pot est pourvu en son fond d'une embase en matière plastique sur laquelle repose le projectile. 3. Munition d'exercice selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce qu'un léger opercule d'étanchéité ferme l'extrémité avant du pot. 4. Munition d'exercice selon l'une des revendications t à 3, caractérisée en ce que la douille est de longueur suffisante pour assurer un certain guidage du pot lors de l'allumage de la charge d'éjection. 5. Munition d'exercice selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que le projectile se compose d'une enveloppe en polystyrène expansé enfermant un moyen de marquage tel qu'une poudre colorante. 6. Munition d'exercice selon la revendication 5, caractérisée en ce que l'enveloppe est formée en deux parties embol- tées l'une dans l'autre dans la direction d'éjection du projectile.