L'invention concerne un dispositif pour rendre parallé- les les axes optiques de plusieurs appareils optiques ayant la mê- me direction d'observation. On a déjà proposé de combiner plusieurs appareils optiques de manière qu'ils visent ou observent le même objectif. C'est ainsi par exemple que lton sait déjà monter l'un à côté de l'autre, sur des véhicules blindés, un appareil d'observation de jour, un appareil d'observation de nuit, un télémètre et autres analogues. Cependant ces appareils ne peuvent fournir une observation ou une mesure concrète que lorsque tous les appareils visent le même champ d'objectif, ctest-à-dire lorsque leurs différents axes optiques sont réglés parallèles entre eux. Un tel réglage peut par exemple être assuré par le fait que l'on monte à une grande distance du groupe d'appareils, une source lumineuse (collimateur) émettant des rayons parallèles à l'axe et que r'on vise successivement chacun des appareils avec le collimateur. Dans ce cas, chaque fois que le diaphragme du collimateur apparait sur la croise du réticule des divers appareils, les axes de ces appareils sont réglés parallélement entre eux. Comme les appareils travaillent cependant souvent dans des gammes différentes de longueurs d'ondes-, les appareils de jour dans le domaine de la lumière visible, les appareils de nuit dans le domaine de la lumière infra-rouge, et comme d'autre part le collimateur ne laisse passer avec un degré convenable d'efficacité qu'une gamme déterminée d'ondes, il est donc nécessaire de monter, pour un tel réglage des axes,plusieurs collimateurs dont il faut cependant aussi régler tout d'abord les axes séparément et les uns par rapport aux autres. En outre ce réglage sur le terrain est coûteux et dépend des conditions atmosphériques. Le problème se posait donc de fournir un dispositif avec lequel, même lorsque les appareils travaillent dans des gammes différentes de longueurs d'ondes, les axes des différents appareils optiques peuvent être "alignés" avec le, ou les collimateurs sans travaux de réglage prolongés. Il s'agissait donc notamment de constituer ce dispositif de manière que le réglage des axes puisse être fait en atelier et non, comme auparavant, sur le terrain. A cet effet, ce problème est résolu conformément à l'invention par le fait que l'on prévoit dans le collimateur des moyens optiques déviant latéralement le trajét des sayons du collimateur, en faisceaux partiels de rayons latéraux parallèles entre eux. Il se forme donc avec ce collimateur des faisceaux partiels dont les axes sont, d'une manière prédéterminées, fixes parallèles entre eux. L'écart latéral entre les faisceaux partiels correspond ici au décalage entre les appareils optiques. La formation des faisceaux partiels est obtenue au moyen de miroirs annulaires qui sont montés concentriquement à l'axe du collimateur qu'ils coupent obliquement et qui ont des diamètres échelonnés de manière à apparaître décroissants dans le sens de la lumière, de sorte que chaque miroir est frappé par de la lumière issue de la source du collimateur. Bien que l'angle entre les miroirs annulaires et le trajet des rayons du collimateur soit sans importance, il est cependant préférable de disposer les miroirs sous un angle de 450 avec i'axe du collimateur, de façon que les axes des faisceaux partiels soient tous perpendiculaires à l'axe du collimateur. L'avantage particulier du dispositif selon l'inven- tion est qu'il est d'une part possible d'utiliser dans le collimateur une source de lumière émettant des rayons d'une gamme de longueurs d'ondes aussi large que possible, et que l'on peut d'autre part adapter la matière des miroirs à l'appareil donné que l'on doit régler, ce qui se traduit par un degré d'efficacité particulièrement élevé. Ainsi, quand il se trouve parmi les appareils à régler, par exemple un appareil d'observation de nuit travaillant avec des rayons infra-rouge, il est alors indiqué de dévier par réflexion le faisceau partiel destiné à cet appareil au moyen d'un miroir annulaire, qui réfléchit de manière préférentielle les rayons infra-rouge. L'importance du dispositif selon l'invention se comprend particulièrement bien si l'on considère que, pour des appareils d'observation de jour et d'observation de nuit, on ne peut malgré tous, pas utiliser une optique commune parce que le traitement de rayons dans les domaines du visible et de l'iufra" rouge ne peut pas se faire avec la même optique pour des raisons de matière. I1 faut bien plutôt prévoir des optiques séparées, dont les axes doivent être réglés de manière à être parallèles entre eux. Dans le cas où le décalage latéral qui existe entre les appareils à régler, est connu, il est judicieux de fixer les miroirs annulaires à cet écartement dans le collimateur. Mais il est également possible de rendre l'un, ou plusieurs de ces miroirs coulissables concentriquement à ltaxe optique. Dans ce cas, un seul et même dispositif peut etre réglé sur des combinaisons différentes d'appareils ou sur leur décalage latéral réciproque. On a représenté sur les dessins un exemple de réalisation de l'invention. Dans ces dessins Fig. 1 est une vue en coupe du dispositif de l'invention. Fig. 2 représente schématiquement l'utilisation du dispositif pour le réglage des axes de plusieurs appareils optiques. Fig. 3 est une vue en perspective de la figure 2. On voit à la figure 1, le tube 1 d'un collimateur qui comporte en outre une source de lumière 2, un diaphragme 3 et un miroir concave 4. Ce miroir/réfléchît parallèlement à l'axe, de manière connue, les rayons incidents venant de la source 2. A l'intérieur du tube 1 sont montés inclinés sur le trajet des rayons, trois miroirs annulaires Sa, 5b et 5c de ma nière à-couper l'axe la du collimateur sous un angle de 450. Les miroirs annulaires sont, comme représenté sur le dessin, munis d'orifices de diamètres différents. La matière entourant les orifices est rendue réfléchissante, de préférence en surface.Les miroirs annulaires sont maintenus dans leur position par des cales d'écartement 6. Il est accessoire pour l'invention que la totalité, ou seulement des anneaux de largeur appropriée, de la matière entourant les-orifices soit réfléchissante; il est également accessoire d'utiliser effectivement des cales d'écartement pour le maintien en place des miroirs. Au lieu de telles cales, les miroirs annulaires pourraient être eux mêmes d'une épaisseur telles qu'ils se soutiennent mutuellement. Des modifications de ce genre sont secondaires et ne touchent pas l'esprit meme de l'invention. Dans l'exemple de la figure 1, il existe au-dessus des miroirs annulaires Sa, 5b, 5c un trou dans le tube 1 du comlimateur et dans les cales d'écartement 6. Les trous ont des diamètres adaptés aux diamètres des anneaux. On comprend aisément la fonction du dispositif:la lu mière réfléchie parallèlement à l'axe par le miroir concave 4 tombe sur les anneaux réfléchissants de diamètre différent, d'où un faisceau annulaire de rayons est réfléchi vers l'extérieur. Les axes des trois faisceaux coupent à angle droit Itaxe du collimateur. Ils sont parallèles entre eux, c'est-à-dire que leur parallélisme dépend uniquement des tolérances de finition. Les axes optiques propres des appareils optiques doivent etre "centres" ou réglés sur lesdits axes optiques. Les axes optiques de ces appareils sont alors parallèles entre eux, lorsque le diaphragme du collimateur est visible dans le centre de la pupille de sortie, par exemple croisée du réticule ou trait de repère, de chaque appareil. Sur les figures 2 et 3, sont montés cte-i-cte un appareil d'observation de jour et un appareil d'observation de nuit. Tous deux ne sont représentés que schématiquement avec leurs axes optiques et pour le reste sous forme de bottier, l'appareil de jour portant la référence 7 et celui de nuit la référence 8. On voit leurs axes optiques 7a et 8a. En figure 2, les deux axes coïncident partiellement mais on voit nettement leur développement en figure 3. Dans le bottier 9, qui entoure les deux appareils optiques, est également logé le dispositif de réglage des axes optiques, qui est le collimateur 1 selon l'invention. Les rayons des deux appareils 7 et 8 passent par un miroir basculant 10 qui peut venir par pivotement jusqu'à des butées 11 et 12 dans les deux positions "observation" et "réglage". Dans la position "observation" les axes optiques des deux appareils sortent du bottier 9 vers l'avant, c'est-à-dire que l'observateur peut observer son objectif. Pour les rayons de l'appareil d'observation de nuit, il est prévu un miroir fixe supplémentaire-13 qui n'a en tout cas qu'un rôle de déviation. Dans la position " réglage" les axes optiques des appareils sont cependant inclinés vers le collimateur 1 et viennent coïncider avec les axes optiques de deux faisceaux annulaires sortant de ce collimateur. Lorsqu'il en est ainsi, effectivement, les axes des appareils optiques sont réglés correctement et parallèles entre eux : dans les deux appareils apparaît le diaphragme du collimateur, par exemple sur la croisée du réticule. S'il n'en est pas ainsi, c'est que les axes des appareils ne sont pas parallèles. Les appareils doivent alors etre réglés jus qu'à ce que le diaphragme soit visible dans les deux appareils. Ensuite, on inverse de nouveau sur "observation". Il y a lieu d'indiquer particulièrement que le dispositif, bien que décrit ici à titre de simple exemple en coopé ration avare un appareil d'observation de jour et un appareil de nuit convient aussi, de la meme maniere pour le réglage des axes par exemple de télémètres,de goniomètres, d'appareils laser etc... lorsque de tels appareils optiques sont réunis en groupes d'une même direction d'objectif ou observation. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour la mise en parallèle des axes optiques de plusieurs appareils optiques ayant la même direction d'observation, au moyen d'un collimateur, caractérisé en ce qu'il est prévu dans le collimateur (1) des moyens optiques (Sa, Sb, 5c) qui dévient latéralement le trajet des rayons du collimateur en faisceaux partiels de rayonsqui sont parallèles entre eux. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens optiques sont des miroirs annulaires Sa, 5b, 5c, qui sont disposés concentriquement autour du trajet des rayons du collimateur et coupent tous l'axe optique du collimateur sous un meme angle, et en ce que les diamètres des miroirs annulaires (Sa, 5b, -) sont échelonnés de manière à ce que chaque miroir annulaire soit frappé par la lumière du collimateur. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que les miroirs annulaires coupent l'axe optique du collimateur sous un angle de 45". 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la source lumineuse (2) du collimateur (1) émet des rayons d'un large domaine de longueurs d'ondes et en ce que les divers miroirs annulaires sont constitués pour la réflexion préférentielle de longneursd'ondes déterminées. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les miroirs annulaires sont montés fixes dans le collimateur. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'au moins l'un des miroirs annulaires est coulissable dans le collimateur concentriquement à l'a- xe de ce collimateur.