La présente invention est relative à des revêtements d'un seul tenant ou en plaques pour installations sportives. Les revêtements classiques pour installations sportives se composent généralement : 5. 1°) de revêtements hydrauliques minéraux, par exemple en gra vier rouge, en terre rouge ou en sable de tuf (particulièrement pour les installations à ciel ouvert); 2°) de revêtements d'asphalte ou de ciment; 3°) de planchers de bois (en particulier pour les.installait) tions couvertes); ou 4°) de planchers de linoléum ou de chlorure de polyvinyle (en particulier pour les installations couvertes). On sait que ces revêtements présentent une série d'inconvénients Les revêtements hydrauliques minéraux (l) sont sensibles aux intermpé 15 ries, demandent beaucoup d'entretien et sont peu élastiques. Les revêtements d'asphalte ou de ciment (2) ont une dureté trop grande; il leur manque l'élasticité voulue. Les planchers de bois (3) sont coûteux, demandent beaucoup d'entretien et sont trop peu élastiques. Les planchers de linoléum et de chlorure de polyvinyle (4) n'ont 20 pratiquement aucune élasticité. On a essayé depuis peu de supprimer ces inconvénients en employant des revêtements de matière plastique. Les revêtements de ce genre peuvent être divisés en deux groupes : (I) les revêtements monolithiques élastiques, tels que les revêtements à base de polyu-25 réthanes; (II) les revêtements dans lesquels des matières élastiques assez finement divisées, telles que le caoutchouc ou le liège, sont cimentées par des matières plastiques telles que les polymères du chlorure de vinyle, des esters acryliques ou de l'isobutylène. Ces revêtements en matière plastique présentent une série • 30 d'avantage sur les revêtements classiques, mais certaines de leurs propriétés laissent à désirer. Cela tient surtout à ce que la dureté diminue quand l'élasticité augmente (augmentation de la déformation réversible ou de l'affaissement sous charge), d'où une augmentation des pertes d'énergie, surtout en cas de charge brève et intermittente 35 (personnes qui courent). Un autre inconvénient est qu'il est difficile de réparer les dégâts. 69 13891 -2- 2007834 La présente invention a pour objet la réalisation de revêtements qui ne présentent pas ces inconvénients ou les présentent dans une faible mesure. On a découvert qu'on pouvait y parvenir quand les revêtements 5 (a) ont une structure spéciale, et (b) sont faits de matériaux spéciaux. La présente invention est donc relative à des revêtements d'un seul tenant ou en plaques pour installations sportives, caractérisés comme suit : 10 a) Ils sont formés d'une couche supérieure (a^) et d'une cou che inférieure (a^). La couche supérieure (a^) a 3 à 12 mm d'épaisseur, et ne présente pas ou presque pas de relief; la couche inférieure (aa 0,3 à 4 m~ d'épaisseur et présente sur les deux faces des reliefs 15 parallèles en forme de nervures de 1 à 5 mm de hauteur, avec une section de 2 à 25 mm2 et un écartement de 5 à 20 mm, les reliefs de la face supérieure alternant avec ceux de la face inférieure. b) Les couches supérieure et inférieure (a^) et (a.^) sont formées d'une matière moulée thermoplastique qui présente un allon-20 gement moyen à la rupture de 400$ à 800$ et un module d'élasticité de 60 à 100 kg/cm , et qui est formée entièrement ou principalement de (b^) 100 parties en poids de bitume, ^2) 50 à 120 parties en poids d'un polymère de l'éthylène, et éventuellement (b^) jusqu'à 100 parties d'une charge. 25 En ce qui concerne la structure (a) des revêtements, on peut indiquer ce qui suit : Plus la couche supérieure (a^) est épaisse, plus la dureté et l'élasticité du revêtement sont grandes (avec la même couche inférieure a^) • H en va de même pour la couché (ag) (avec la. même 30 couche supérieure a^). La hauteur et la section des reliefs de la couche inférieure {a^ influent également sur l'a dureté et l'élasticité du revêtement : quand la hauteur•augmente (à section égale); la dureté et l'élasticité diminuent. La section peut avoir la forme d'un cercle, d'un demi-cercle, d'un carré, d'une ellipse ou d'une 35 demi-ellipse (rapport des axes allant jusqu'à l/4 environ), d'un rectangle (rapport des-côtés allant jusqu'à.l/4 environ) ou d'une queue d'aronde (rapport des côtés allant jusqu'à l/6 environ). Plus 69 13891 -3- 2007834 les reliefs de la couche inférieure (s^) sont écartés, plus la dureté et l'élasticité diminuent. On voit que le choix des dimensions des éléments de structure permet de conférer aux revêtements de l'invention la dureté et l'é-5 lasticité voulues. C'est,ce que montrent des revêtements pour lesquels on fait varier l'épaisseur de la couche supérieure (a^) ou inférieure (cf. le tableau ci-après, dp.ns lequel a^ = épaisseur de la couche su-, périeure en mm, &2 = épaisseur de la couche inférieure en mm, et les 10 valeurs mesurées indiquent l'élasticité au choc S en $ selon la norme allemande DIN" 53 512). a 5,0 mm 7,5 mm 9,0mm 2 w 15 1,0 mm 24,5$ 27,0$ 29,5$ 1,5 mm 28,0$ 29,5$ 30,1$ ' 2,0mm 29,2$ 31,0$ 31,2$ Les matières thermoplastiques servant à fabriquer la couche su-2q • périeure (a^) et la couche inférieure suivant l'invention sont déjà connues.Elles sont décrites par exemple dans les brevets italiens 707.289 et 779.373, ainsi que dans le brevet britannique 1.042.303 et le brevet belge 694.900. Les matières à mouler formées entièrement ou principalement de (b^) 100 parties de bitume 25 (indice de pénétration 10 à 210 selon la norme allemande DIU 1995), et ^2) 80 à 100 parties d'un copolymère de 100 parties en poids d'éthylène et 3 à 70 parties en poids d'acrylate de butyle, conviennent très bien. Il faut encore indiquer que la matière thermoplas-.tique de la couche supérieure (a^) n'a pas besoin d'être identique à celle de là couche inférieure ^2). C'est ainsi qu'il peut souvent être avantageux d'employer pour la couche supérieure (a^) une matière contenant une charge et pour la couche inférieure ^2) une matière sans charge. La fabrication des deux couches (a^) et (a^) du revêtement ^ peut se faire par les procédés et modes opératoires usuels pour les matières thermoplastiques (b). C'est ainsinqu'il est avantageux 69 13891 ~4~ 2007834 de fabriquer la couche supérieure (a^) en coulant sans pression la matière chauffée à 200°-280°C environ dans des moules horizontaux (fabrication des couches en plaques) ou en refoulant la matière chauf' fée à 100°-160°C environ à travers des fentes larges (fabrication 5 de couches d'un seul tenant). On peut fabriquer la couche inférieure (a^) à l'aide d'une fente large à profil approprié. Pour fabriquer le revêtement à partir des deux couches (a^) et (^2), on peut employer les procédés et modes opératoires usuels pour ces matières thermoplastiques, en particulier le collage ou 10 le soudage. Le support des revêtements de l'invention doit être une surface dure aussi plane que possible, de préférence en-une matière contenant du bitume ou du ciment comme liant. Poui/appliquer le revêtement sur le support, on peut employer 15 les procédés et modes opératoires usuels pour les revêtements en matière plastique, par exemple le dépôt simple ou le collage. Les détériorations des revêtements de l'invention sont faciles à réparer sur place, en chauffant la surface du revêtement à 180°-• 240°C environ (ce qui plastifie la matière) et en l'aplanissant, 20 avec addition éventuelle de matière thermoplastique chauffée. Le dessin général représente un revêtement conforme à l'invention avec sa couche supérieure.(a^) et sa couche inférieure (a^) • On -voit sur ce dessin que la couche inférieure (a^) porte sur ses deux faces des reliefs linéaires parallèles en forme de nervures, 25 les reliefs de la face supérieure alternant avec ceux de la face inférieure . 69 13891 2007834 - REVEND ICATIOK - Revêtements d'un seul tenant ou en plaques pour installations sportives, caractérisés comme suit : a) ils sont formés d'une couche supérieure (a^) et d'une couche inférieure (a2), la couche supérieure ayant 3 à 12 mm d'épais- 5 seur et ne présentant pas ou presque pas de relief,et la couche inférieure (a2) ayant 0,3 à 4 mm d'épaisseur et portant sur ses deux faces des reliefs linéaires parallèles en forme de nervures qui ont une hauteur de 1 à 5 mm, une section de 2 à 25 mm2 et un écartement de 5 à 20 mm, les reliefs de la face supérieure alternant avec ceux 10 de la face inférieure; b) les deux couches (a^) et (a2) sont faites d'une matière thermoplastique dont l'allongement moyen à la rupture est de 400$ à 800% et le module d'élasticité de 60 à 100 kg/cm2, et qui se compose entièrement ou principalement de (b^) 100 parties en poids 15 de bitume, (b2) 50 à 120 parties en poids d'un polymère de l'éthy-lène, et éventuellement (b^) jusqu'à 100 parties d'une charge.