La présente invention est relative à un procédé perfectionné de cintrage à froid de tubes métalliques et plus particulièrement, bien que non exclusivement, de tubes à section polygonale. Elle vise encore, et ce è titre de produit industriel nouveau, les éléments réalisés par mise en oeuvre dudit procédé. On sait que le cintrage des tubes s'effectue au moyen d'appareils spéciaux comportant généralement un insert articulé ou olive qui circule dans l'alésage du tube pendant son cintrage en vue dté- viter sa déformation. Lorsqu'il s'agit d'envisager le cintrage dtun tube à section carrée ou rectangulaire dont les parois sont relativement minces tandis que le rayon de cintrage est très faible, il devient impossible de réaliser cette opération avec les moyens usuels, d'autant plus d'ailleurs si le coude à former se trouve relativement éloigné des extrémités de l'élément tubulaire qu'on se propose d'exécuter. Dans la technique usuelle de cintrage, on commence quelquefois à remplir le tube de sable en bouchant parfaitement ses extrémités, puis 12on-pratique le cintrage. Malheureusement cette méthode ne permet pas non plus de venir à bout des difficultés du cintrage à faible rayon de tubes à parois minces et à section polygonale tels que ceux à profil rectangulaire. En vue d'éviter la formation de plis dans la zone de cintrage on pourrait évidemment maintenir dans le tube un fluide sous haute pression mais un tel agencement compliquerait tant 1 t opération en question que sa réalisation deviendrait trop onéreuse. Au contraire grâce au procédé faisant ltobjet de la présente invention il est facile de réaliser économiquement de tels éléments tubulaires même si leur rayon de cintrage est très faible. Le procédé suivant l'invention consiste essentiellement à inclure un bloc d'une matière plastique dure et déformable dans le tube au droit de sa partie qui doit être cintrée, et à pratiquer le cintrage de manière conventionnelle. La matière constitutive du barreau est préférablement du polyéthylène basse pression. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention,les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qutelle est susceptible de procurer Fig. 1 montre un tronçon rectiligne d'un tube quton se propose de cintrer par mise en oeuvre du procédé suivant l'inven- tion. Fig. 2 montre le barreau quton utilise au cours du cintra ge. Fig. 3 montre les sections du barreau et du tube à cintrer. Fig. 4 illustre la mise en place du barreau dans le tube. Fig. 5 montre le tronçon de fig. 1 après cintrage. On a montré en fig. 1 et 2 respectivement un tronçon rectiligne tubulaire 1 et un barreau 2 réalisé en une matière rigide déformable dont la section est telle qu'elle approche le plus possible celle intérieure du tronçon 1 (fig. 3). Dans cette figure on a appelé L et 1 la longueur et la largeur de ltespace rectangulaire intérieur ou alésage du tronçon 1 ; les dimensions correspondantes du barreau 2 seront donc L - # et 1 - e la valeur de e dépendant des dimensions L et 1. Pour fixer les idées si l'on a affaire à un tronçon tubulaire 1 dont les dimensions intérieures sont L = 32,6 et 1 = 17,6 (c'est-à-dire un tube de 35x20x1,2 mm.) e sera de 1 ' ordre de 0,1 mm. Le barreau 2 est préférablement usiné dans une plaque de matière plastique, telle que du polyéthylène basse pression. Il pourrait bien entendu être directement extrudé ou moulé par injection. Si l'on suppose que le tronçon 1doit être cintré dans une zone A située assez loin de chacune de ses extrémités , l'on engage le barreau 2 dans l'espace intérieur ou alésage du tube jusqu@ ce que ce barreau, dont la longueur est au moins égale au développement du cintre qu'on se propose d'exécuter, vienne se placer au droit de la zone A considérée (fig. 4). Du fait de l'irrégullarité de la section intérieure du tube le barreau 2 se coince au niveau de la zone A. Il ne reste plus alors qu'à pratiquer le cintrage du tronçon 1 dans la zone A par tout moyen usuel approprié pour obtenir un élément tel que celui montré en fig. 5. Dans le présent cas, choisi à titre d'exemple, il s'agit de cintrer à 900 un tronçon 1 réalisé sous la forme d'un tube en acier inoxydable de 35x20x1,2, comme on l'a indiqué plus haut, suivant un rayon intérieur de l'ordre de 55 mm, la zone A se trouvant à environ 800 mm de l'extrémité de tube la plus proche. Les résultats obtenus sont particulièrement satisfaisants du point de vue de la qualité du cintrage qui s'effectue simplement à l'aide d'une cintreuse usuelle. On comprend que pendant l'opération de cintrage le barreau se déforme. Sa partie située entre sa fibre neutre et l'intérieur du coude est fortement comprimée si bien que la matière constituant le barreau flue en direction de l'extérieur de sorte que la poussée exercée sur toutes les faces internes de l'alésage du tube est maintenue approximativement égale à celle initiale, ce qui évite la formation de plis. Bien entendu le barreau 2 reste prisonnier dans le tube au droit de chaque zone de cintrage. Grtce au procédé suivant ltinvention, l'on peut envisager le cintrage sur champ d'un tube rectangulaire avec un rayon intérieur très faible en vue de la fabrication par exemple de porte-bagages, de piètements ou autres accessoires. Bien entendu le procédé considéré peut s'appliquer au cintrage de tubes de ntimporte quelle section transversale circulaire, ovale, polygonale, etc... Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède nta été donnée que titre d'exemple et quelle ne limite nullement le domaine de ltinvention dont on ne-sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. En particulier, on pourrait prévoir de mouler directement le barreau de matière plastique au droit de la partie du tube qui est à cintrer. Bien entendu, il faudrait alors prévoir d'obturer énergiquement chacune des extrémités de cette partie au moyen de bouchons convenablement maintenus en place, le moulage s'effectuant alors par injection sous pression à travers une perforation ménagée dans l'une des parois de la partie considérée ou dans l'un des deux bouchons. R E V E N D I C A T I O N S 1. Procédé de cintrage à froid de tubes métalliques, caractérisé en ce qu'il consiste - à inclure un bloc de matière plastique dure et déformable au droit de sa partie qui est à cintrer - et à pratiquer le cintrage de manière conventionnelle. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le bloc de matière plastique dure et déformable est réalisé au préalable par découpage ou moulage, sa section transversale étant telle qutelle approche le plus possible celle intérieure du tube. 3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste - à pratiquer une ouverture dans la paroi de la partie du tube qui est à cintrer ; - à obturer hermétiquement les deux extrémités de cette partie à cintrer ; - à injecter un bloc de matière plastique entre les deux extrémités obturées de la partie à cintrer - et à pratiquer le cintrage de manière conventionnelle. 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le bloc est réalisé en polyéthylène basse pression. 5. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le bloc présente une longueur au moins égale à celle du cintre qu'on se propose d'exécuter sur le tube. 6. Elément tubulaire réalisé par mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5.