L'invention concerne des sutures chirurgicales absorbables améliorées et, plus particulièrement, une suture chirurgicale tressée qui conserve environ 5C de sa résistance à la traction initiale pendant 15 jours et environ 20* de sa résistance à la traction initiale pendant 21 jours après 1' im- plantation dans le tissu animal vivant La suture nouvelle de l'invention dérive d'un copolymère obtenu en faisant réagir au minimum 10 moles % et au maximum 15 moles % de L(-)-lactide avec au minimum 85 moles % et au maximum 90 moles % de glycolide. Les monofilaments de catgut (collagène tiré des intestins du boeuf ou du mouton) sont les sutures absorbables les plus communément usées. On fabrique aussi des sutures de collagène en extrudant des fibrilles de collagène de tendon de boeuf gonflées par un acide, en les faisant arriver dans un bain déshydratant pour former des filaments que lton étire pour orienter supplémentairement les fibrilles de collagène et que l'on assemble en un brin. T,a fabrication de sutures en collagène reconstituées est décrite dans les brevets des B.U.A. n 3 114 373 et 3 114 593. On peut aussi fabriquer des sutures absorbables à partir d'ester polyhydroxyacétique de la façon décrite dans le brevet des B.U.A. n0 3 297 033. Mais un sérieux inconvénient de ces sutures en homopolymère d'ester polyhydroxyacétique est qu'elles perdent rapidement leur résistance à la traction lorsqu'on les implante dans un organisme animal et, à cet égard, elles sont moins désirables que le catgut tanné. Selon le brevet des E.U.A. n0 3 422 181, on peut améliorer notablement des filaments en homopolymère d'acide: polyglycolique en ce qui concerne leurs caractéristiques d'absorption in vivo en les recuisant à des températures d'environ 50 à 19000 pendant un laps de temps qui varie, en raison inverse, entre environ 5 heures et 5 minutes. Le Tableau I dudit brevet concerne des sutures tressées préparées à partir du monofilament recuit. Les sutures identifiées au Tableau I ont une résistance à la traction à l'état droit de 3920 kg/cm2 et une résistance de noeud de 2660 kg/cm2. La résistance à la traction de cette matière de suture après 15 jours d'implantation dans un lapin est de 545 kg/cm2, soit 13,9% de sa résistance initiale à la traction. Un autre inconvénient de la suture de polyglycolide préparée de la façon indiquée dans le brevet des E.U.Â. nO 3 297 033 est que la couleur du filament extrudé varie du blanchåtre au brun clair. Une couleur aussi claire est indésirable pour une suture en raison de ce qu'on appelle "l'effet caméléon". La suture est rapidement colorée en rouge quand on la place dans la cavité opératoire et le chirurgien ne peut pas la discerner facilement dans une zone ensanglantée. On connatt de nombreux procédés permettant de teindre des filaments textiles mais les règlements actuels prévoient qu'une suture chirurgicale absorbable peut seulement être teinte avec des substances reconnues comme non toxiques.Le problème posé par la teinture des sutures d'acide polyglycolique est encore compliqué par le fait que ces sutures s'hydrolysent facilement, ce qui entraîne une perte de résistance à la traction, en présence d'humidité, en particulier aux températures élevées fréquemment employées pour teindre les textiles. Le Dr. I. L. Lichtenstein (Jour. A. Ned. Àssoc.., vol. 24, page 760 (1970)) a souligné qu'il est important que les sutures gardent un fort pourcentage de leur résistance initiale à la traction pendant les derniers stades du processus de cicatrisation. On a découvert maintenant qu'un copolymère obtenu en faisant réagir au minimum 85 moles % et au maximum 90 moles ffi de glycolide avec au minimum 10 moles ffi et au ma ximum 15 moles % de L(-)-lactide en présence d'octoate stanneux comme catalyseur peut être extrudé, tressé, recuit et stérilisé de manière à former une suture qui présente une résistance à la traction résiduelle améliorée 15 à 21 jours après l'implantation.En outre, on peut teindre dans la masse cette matière de suture en ajoutant au mélange de monomères de 0,1 à 0,59 en poids de Violet D & C nO 2 avant la polymérisation, sans que cela affecte la résistance à la traction résiduelle de la suture teinte. Il semble que cet avantage de conserver une grande partie de la résistance initiale à la traction 15 à 21 jours après l'implantation dans le tissu vivant soit propre à la composition copolymère de L(-)-lactide et de glycolide décrite ci-dessus lorsqu'elle est extrudée, étirée, tressée, recuite et stérilisée selon les procédés décrits ci-dessous. La description qui va suivre en regard des dessins annexés, donnée à titre dtexemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les parti anlarités qui ressortent tant & s dessins que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention.Sur ces dessins - la figure 1 montre un appareil permettant d'extruder et étirer du pofgLI;(-)-lactide-co-glycolide7; - la figure 2 est un graphique montrant la perte de résistance à la traction qui ee produit lorsqu'on implante chez des animaux des sutures tressées dérivées de polyFL(-)- lactide-co-glycolide]; - la figure 3 est une courbe montrant la distribu- tion de poids moléculaire d'une suture tressée de poly[L(-)- lactide-co-glycolide]fabriquée selon l'invention; - la figure 4 est un thermogramme de la suture tressée en poly[L(-)-lactide-co-glycolide] de la figure 3; et - la figure 5 est un graphique qui montre la perte de résistance à la traction qui se produit lorsqu'on implante chez l'animal. la suture tressée en poly[L(-)-lactide-co-gly- colide] des figures 3 et 4. La composition destinée à la fabrication des sutures en poly[L(-)-lactide-co-glycolide] de l'invention est un copolymère obtenu en faisant réagir au minimum 10 moles % et au maximum 15 moles % de L(-)-lactide avec au minimum 85 moles % et au maximum 90 moles % de glycolide. Le L(-)-lactide et le glycolide utilisés dans la réaction de polymérisation doivent tous deux entre purs et secs. On conduit la réaction dans un récipient sec sous une atmosphère d'azote anhydre. On utilise de l'octoate stanneux pour catalyser la polymérisation. Le rapport des monomères au catalyseur (moles/ moles) est avantageusement compris entre 50 000:1 et 150 000:1 environ. Une petite quantité d'acide glycolique peut être présente pour régler le poids moléculaire. Le rapport des mono mèrea à l'acide glycolique est compris entre 400:1 et 2000:1. Pour effectuer la polymérisation, on chauffe le mélange de L(-)-lactide et de glycolide à une température d'environ 2000C pendant environ 5 heures jusqu'à ce qu'un échan tillon du polymère ait une viscosité inhérente d'environ 1,4 à une concentration de 0,1% dans de l'hexafluoroiso- propanol à 250C. Si le copolymère doit servir à la fabrication de sutures colorées, on ajoute dans le ballon de réaction le co- lorant (0,1 à 0,5,' en poids de Violet D & C nO 2) avant la polymérisation. Ce colorant se disperse uniformément dans tout le mélange monomère et apeu d'effet nuisible sur la réaction de polymérisation. Après la réaction de polymérisation, on peut extruder dans l'air la composition polymère colorée pour former un multifilament et on peut étirer et recuire le multifilament avant de le tresser.Après étape de tressage, on étire et on recuit à nouveau le multifilament tressé avant de le stériliser L'appareil utilisé pour extruder les compositions polymères selon l'invention est représenté sur la figure 1, à laquelle on se référera pour comprendre les étapes physiques que comporte l'extrusion du copolymère pour la formation d'un multifilament. L'extrudeuse 10 qui sert à former le multifilament comporte une trémie il supportée dans un plan vertical et communiquant par son extrémité inférieure avec un fût cylindrique 12. Une vis 14 de diamètre légèrement inférieur à celui du fAt 12 est monté de manière à tourner dans celuici et est entraînée par un moteur à vitesse variable 16 par l'intermédiaire de l'arbre 18. Une composition copolymère finement divisée à extruder 20 est transférée dans la trémie par un conduit latéral 21 sous une atmosphère d'azote anhydre et l'humidité est exclue de l'extrudeuse par un courant continu d'azote anhydre qui entre dans la trémie par l'orifice 22 et sort par l'ori- fice 24. Pour compléter la description de l'étape d'extrusion, le copolymère finement divisé s'écoule du fond de la trémie dans le fAt cylindrique de l'extrudeuse où il est fondu et est forcé par la vis, à travers un orifice 26, dans la chambre d'une pompe à engrenages 28. La pompe à engrenages est entrat- née en rotation par un moteur à vitesse variable (non représenté) de manière à envoyer de façon dosée le copolymère fondu, à travers un orifice 30, à une filière 32. Immédiatement avant cette filière se trouve un filtre 34 formé de petites parti cules de sable classifiées supportées par un tamis. La filière d'extrusion présente une grande longueur de filet et de multiples orifices. De préférence, l'orifice de filière a un angle d'entrée de 200. Avec cet angle d'entrée, on obtient un écoulement régulier qui assure un produit extrudé uniforme. Pendant le fonctionnement de l'extrudeuse décrite ôi-dessus, la température de lavis (zone 1), de la pompe do seule è engrenages (zone 2) et de la filière (zone 3) est réglée de façon continue par trois dispositifs de chauffage électriques qui-entourent respectivement la vis, la pompe doseuse et la filière En outre, des mesures sont prises pour contra- ler continuellement la pression appliquée au copolymère fondu par la vis 14 et par la pompe doseuse 28. Pour extruder les copolymères décrits aux exemples ci-après, on place la poudre séchée de copolymère dans la trémie 11 et elle s'écoule par gravité dans le fût 12 de l'extru deuse. Le vis 14 transporte le polymère à travers la zone 1 oui il fond et force le polymère fondu sous des pressions atteignant 210 kg/cm2, à travers l'orifice 26, dans la pompe à engrenages 28 qui dose le volume de matière passant à travers la filière 32. La température du copolymère fondu est réglée à mesure qu'il passe à travers la pompe doseuse (zone 2) et la filière (zone 3). En service normal, la vis (zone 1) est maintenue à environ 244 + 3 C, la pompe doseuse (zone 2) entre 202 et 2200C, et la filière (zone 3) entre 202 et 230 C. Les filaments extrudée 33 sont étirés à environ 200 X à leur sortie de la filière et sont refroidis dans l'air à la température ambiante. L'étirage se produit dans les 10 à 12 premièr.centimètres à mesure que les filaments quittent la face de la filière. La multifilament passe autour d'une poulie folle 35, par dessus un rouleau 56 et s'enroule autour des godets 37 et 58 qui empêchent tout patinage qui pourrait entraîner des variations de l'étirage entre la face de la filière et la poulie folle 35. Le multifilament partant du godet 37 s ' en- roule sur un tambour de recueil 40. Comme on l'a indiqué plus haut, le multifilament 33 peut être étiré et recuit tant avant qu'après le tressage. On peut stériliser la suture tressée avec peu de diminution de sa résistance à la traction en exposant les sutures tressées à une atmosphère humide de "Fréon" et d'oxyde d'éthylène. L'invention est illustrée par les exemples suivants qui décrivent la fabrication de sutures tressées en copolymère qui conservent toutes au moins 50 de leur résistance initiale à la traction pendant 15 jours et au moins 20% de leur résistance initiale à la traction pendant 21 jours après l'implantation chez l'animal. Dans toute la description et les exemples suivants, toutes les quantités sont exprimées en parties en poids, sauf indication contraire. EXEMPLE 1 Préparation d'un poly[L(-)-lactide-co-glycolide]. à partir de 10 moles % de L(-)-lactide et 90 moles % de glycolide (1025-86: On prend un réacteur en acier inoxydable de i litre équipé d'une pale agitatrice, d'un moteur d'agitateur et d'une sortie de gaz, et on le chauffe à 11000 sous vide pour éliminer l'humidité des surfaces intérieures du récipient. On prépare, en utilisant de la verrerie sèche dans une botte à gants sous azote sec, un mélange comprenant 80,6 g (0,56 mole; 12,2* en poids) de L(-)-lactide pur, point de fusion 97 à 990C (rotation spécifique d'au moins 282 ) et 580 g (5,0 moles; 87,8% en poids) de glycolide pur, point de fusion 82,5 à 84,5 C. Ce mélange contient donc 10 moles % de L(-)lactide et 90 moles % de glycolide; on le transfère dans le récipient sous azote anhydre. A ce mélange réactionnel, on ajoute 0,34 ml d'une solution catalytique 0,3, contenant 13,41 g d'octoate stanneux dans 100 ml de toluène (11,1 x moles) en utilisant une seringue en verre sèche. Le rapport molaire monmères : catalyseur est de 50 000 : 1. On ajoute alors 0,5283 g (6,95 x 10-3 mole) d'acide glycolique. Le rapport molaire monomères : acide glycolique est de 800 : 1. On ferme le réacteur et on applique un vide poussé (pression 0,1 à 0,2 mm de mercure) pour éliminer le toluène. On purge le récipient à 11 azote anhydre en faisant le vide et en relâchant le vide à deux reprises avec le gaz. On remplit alors à nouveau le récipient d'azote anhydre jusqu'à ce que la pression à l'intérieur du récipient soit supérieure d'environ 0,07 kg/cm2 à la pression atmosphérique, et on ferme la vanne de sortie. On descend le récipient et son contenu dans un bain de silicone préchauffé à 200 C et on chauffe en agitant à cette température pendant 1 heure 20 minutes. On élève l'agitateur au-dessus du liquide et on continue de chauffer 4 heures de plus. On refroidit l'appareil et on retire la masse de polymère de l'appareil ouvert. On la refroidit avec de la glace carbonique, on la coupe en quartiers avec une scie à main,'on la broie avec de la glace carbonique dans un broyeur Cumberland et on la sèche sous vide pendant 48 heures sous 0,1 mm de Hg et à 250C. Le rendement en copolymère obtenu (produit 1023-86) est de 617 g. Ce produit a une dureté de 92 à 94, une température de transition (ramollissement) de 193 à 196 C une température de poissage de 199 C un point d'étirage de 207 C et un point de fusion (point d'écoulement) de 218 à 219 C.Le viscosité inhérente de ce copolymère à un concentration de 0,1% dans de l'hexafluoroisopropanol à 25 C est de 1,55. On répète quatre fois la réaction de polymérisation décrite ci-dessus (chauffage à 200 C pendant environ 1 heure avec agitation et pendant 4 heures de plus sans agitation), avec les résultats suivants Produit 1023-88 rendement 621 g dureté 92 à 94 point de ramollissement 193 à 196 C température de poissage 197 à 19900 point d'étirage 206 à 207 C point de fusion 218 à 219 C viscosité inhérente 1,55 Produit 1023-92 rendement 618 g dureté 92 à 94 point de ramollissement 194 à 1 970C température de poissage 198 à 19900 point d'étirage 207 C point de fusion 2190C viscosité inhérente 1,54 Produit 1023-93 rendement 616 g dureté 92 à 94 point de ramollissement 193 à 197 C température de poissage 198 à 199 C point d'étirage 207 à 208 C point de fusion 219 à 220 viscosité inhérente 1,49 Produit 1023-94 rendement 620 g dureté 92 à 94 point de ramollissement 194 à 197 C température de poissage 199 C point d'étirage 207 à 208 C point de fusion 218 à 219 C viscosité inhérente 1,49 On broie dans un broyeur Cumberland avec de la glace carbonique les cinq produits identifiés ci-dessus jusqu'à ce qu'ils passent à travers un tamis de 4,8 mm. On démétallise le mélange avec un aimant et on le sèche complètement dans un four à vide.Le produit global (1023-101) pése 2883 g et a les caractéristiques physiques suivantes : point de ramollissement 190 à 195 C température de poissage 196 à 197 C point d'étirage 207 à 2080C point de fusion 217 à 2190C viscosité inhérente 1,57 On détermine l'indice de fluidité à l'état fondu d'un échantillon des produits mélangés par un procédé simi- laire à la méthode ASTM D 1238-65T, en utilisant un plastomètre à extrusion (appareil de mesure d'indice de fluidité à l'état fondu) fabriqué par la Tinius Olsen Testing Machine Co., Easton Rosd, Willow Grove, Penneylvanie 19090. L'indice de fluidité à 235 C est de 0,7 (g/10 mn à 900 s) quand on utilise un poids de 3800 g et un orifice de 0,635 mm. EXEMPLE 2 Extrusion du poly[L(-)-lactide-co-glycolide] (1038-53, 56) On extrude sous azote sec le mélange de polymère (1023-101) décrit à l'exemple 1 en utilisant une extrudeuse à vis du type représenté sur la figure I pour obtenir un multifilament de huit brins. Un filtre de sable formé de grains inférieurs à 0,59 mm et supérieurs à 0,297 mm repose sur un tamis à mailles de 0,25 mm placé entre la pompe doseuse et la filière 32. La filière utilisée présente huit orifices de 0,635 mm de diamètre. On fait fonctionner la vis de l'extrudeuse de manière à maintenir une pression de 105 kg/cm2 et on fait fonctionner la pompe doseuse de manière à maintenir une pression à la filière de 21 à 210 kg/cm2, le débit d'extrusion étant de 30 g/h. Pendant toute l'extrusion, on maintient à 2450C la section d'alimentation de vis de l'extrudeuse (zone 1); la température de la pompe doseuse (zone 2) est de 2050C, et la température de la filière (zone 3) est maintenue à 2100C. Le multifilament de huit brins est recueilli sur la bobine de recueil 40 à la vitesse de 21 m/mn. On oriente le multifilament obtenu en l'étirant 9 à 3,5 X par dessus un godet chauffé entre 52 et 540C. La vitesse d'enroulement du multifilament orienté est de 160 m/mn. La résistance à la traction de ce multifilament orienté est de 3,5 denier. On recuit ensuite le multifilament orienté en plaçant la bobine qui porte le multifilament dans un four chauffé à 113 C pendant 20 minutes. La résistance à la traction du multifilament après cette étape de recuit est de 5,1 à 5,3 g/denier. EXEMPLE 3 Tressage d'un fil de poly[(-)-lactide-co-glycolide] (P-240A 1045-98) On place le fil à huit brins décrit à l'exemple 2 ci-dessus (titre total 59 + 12 deniers) sur des bobines de tressage d'une machine à seize supports avec un coeur à trois brins. On forme la tresse à 51 + 3 duites par 25,4 mm pour obtenir un fil de suture multifilamentaire tressé de grosseur 2/0. Le fil de suture multifilamentaire tressé (diamètre moyen 0,368 mm) a une résistance à la traction de 5,5 kg (5200 kg/cm2) et une résistance de noeud (diamètre moyen 0,371 mm) de 3,5 kg (3280 kg/cm2). On étire le multifilament tressé en l'enroulant sur un râtelier que l'on allonge alors de 20% pour obtenir dans la tresse un étirage de 1,2 X. On recuit alors au four pendant 24 heures à 1050C le râtelier portant la tresse étirée.Un appareil utile pour l'étirage et le recuit de la tresse en copolymère est décrit dans la demande de brevet des E.U.A. n 846 412 déposée le 31 Juillet 1969 au nom de Gregory B. Listner. EXEMPLE 4 Stérilisation et emballage de fils de suture en poly[L(-)- lactide-co-glycolid v (1045-I 32 1343: 1039-99) On coupe la tresse de multifilamens étirée et recuite décrite à 11 exemple 3 en longueurs propres à l'usage en tantque suture et on les stérilise à l'oxyde d'éthylène dans des emballages ouverts en exposant les fils de suture tressés à une atmosphère de "Fréon" et d'oxyde d'éthylène (500 mg d'oxyde d'éthylène par litre de gaz) sous une humidité relative de 70% et à 380C pendant 6 heures. On ferme les emballages de fils de suture tressés stérilisés pour maintenir la stérilité jusqu'd l'utilisation. Les fils de suture emballés stériles (diamètre 0,328 mm) ont une résistance à la traction en ligne droite de 5,2 kg (6120 kg/cm2) et une résistance de noeud à sec (diamètre 0,333 mm) de 3,3 kg (3730 kg/cm2). Pour déterminer les caractéristiques d'absorption de ce produit (conservation de la résistance à la traction chez le rat au bout de 5 jours), on implante dix échantillons sur cinq animaux différents. De la même façon, on détermine la conservation de la résistance à la traction 10, 15 et 21 jours après l'implantation. Le tableau ci-dessous indique la moyenne de dix essais de rupture effectués avec une machine d'essais Instron fonctionnant à une vitesse d'étirage de 25,4 mm/mn sur une éprouvette de 12,7 mm. Les résultats sont aussi illustrés sur la figure 2. Jours après l'implantation 0 5 10 15 21 résistance à la traction en ligne droite, kg 5,2 4,5 3,9 3,0 1,1 persistance de la résistance à la traction, % 100 87,8 75 57,8 20,3 EXEMPLE 5 Préparation d'un poly[L(-)-lactide-co-glycolide] contenant 0,1% en poids de Violet D & n 2 (1023-74) On chauffe à 1tO C sous vide un réacteur en acier inorydable de 1 litre, équipé d'une pale agitatrice, d'un moteur d'agitateur et d'une sortie de gaz, pour éliminer l'hu- midité des surfaces intérieures du récipient. En utilisant de la verrerie sèche dans une boîte à gants sous azote sec, on prépare un mélange de 80,6 g (0,56 mole; 12,2% en poids) de L(-)-lactide pur, point de fusion 97 à 99 C (rotation spécifique d'au moins 2820) et de 580 g (5,0 moles, 87,8% en poids) de glycolide pur, point de fusion 82,5 à 84,5 C. Ce mélange contient donc 10 moles % de L(-)-lactide et 90 moles % de glycolide; on le transfère dans le réacteur eous une atmosphère d'azote. A ce mélange réactionnel, on ajoute 0,34 ml d'une solution catalytique 0,33X contenant 15,41 g d'octoate stanneux dans 100 ml de toluène (t,11 x 10-4 mole) en utilisant une seringue en verre sèche. Le rapport molaire monomères : catalyseur est de 50 000 : 1. Puis, on ajoute 0,5283 g (6,95 x 10-3 mole) d'acide glycolique et 0,6611 g (0,1* en poids) de Violet D & n 2. Le rapport molaire monomères : acide glycolique est de 800 : 1. On ferme le réacteur et on applique un vide poussé (pression de 0,1 à 0,2 mm de mercure) pour éliminer le toluène. On purge le récipient avec de l'azote sec en faisant le vide et en relâchant le vide à deux reprises au moyen du gaz. On remplit alors à nouveau le récipient d'azote sec jusqu'8 ce que la pression à l'intérieur du récipient soit supérieure d'environ 0,07 kg/cm2 à la pression atmosphérique et on ferme la vanne de sortie. On descend le récipient et son contenu dans un bain de silicone, préchauffé à une température de 2000 C, et on chauffe en agitant à cette température pendant une heure deux minutes. On élève l'agitateur au-dessus du liquide et on continue de chauffer à 20000 pendant 4 heures 18 minutes de plus. On refroidit appareil et on retire la masse de polymère de 11 appareil ouvert. On la refroidit avec de la glace carbonique, on la coupe en quartiers avec une scie à main, on la broie avec de la glace carbonique dans un broyeur Cumberland et on la sèche sous vide pendant 48 heures sous 0,1 mm de Hg et à 25 C. Le rendement en copolymère obtenu (produit 1023-74) est de 620 g. Le copolymère ainsi obtenu a une dureté de 92 à 9400, une température de transition (ramollissement) de 196 à 199 C, une température de poissage de 200 à 202 C, un point d'étira- ge de 206 à 207 C, en un point de fusion de 217 C.La viscosité inhérente de ce copolymère à une concentration de 0,1% dans de l'hexafluoroisopropanol à 25 C est de 1,43. On répète quatre fois la réaction de polymérisation décrite ci-dessus (chauffage à 20000 pendant environ 1 heure avec agitation et pendant 4 heures de plus Bans agitation), avec les résultats suivants Produit 1023-76 rendement 618 g dureté 92-94 point de ramollissement 195-198 C température de poissage 199-200 C point d'étirage 206 C point de fusion 217-219 C viscosité inhérente 1,35 Produit 1023-79 rendement 615 g dureté 92-94 point de ramollissement 195-198 C température de poissage 199-2010C point d'étirage 205-206 C point de fusion 217-219 C viscosité inhérente 1,46 Produit 1023-81 rendement 621 g dureté 92-94 point de ramollissement 195-198 C température de poissage 200 C point d'étirage 206-207 C point de fusion 215-218 C viscosité inhérente 1,37 Produit 1023-83 rendement 621 g dureté 92-94 point de ramollissement 195-198 C température de poissage 200 C point d'étirage 205-206sC point de fusion 215-21 60C viscosité inhérente 1,29 On broie les cinq produits identifiés ci-dessus (1023-74, 76, 79, 81 et 83) dans un broyeur Cumberland avec de la glace carbonique jusqu'à ce qu'ils passent à travers un tamis de 4,8 mm. On démétaîlise le mélange (1023-85) à l'aide d'un aimant et on le sèche complètement dans un four à vide.Le produit global pèse 2879 g et a les caractéristiques physiques suivantes point de ramollissement 190 à 1970C température de poissage 200 à 202 C point d'étirage 205 à 206 C point de fusion 21 7 à 21 80C viscosité inhérente 1 ,41 L'indice de fluidité à l'état fondu d'un échantil- lon des produits réunis, déterminé par la méthode décrite à l'exemple 1, est de 1,2. EXEMPLE 6 Extrusion de poly[L(-)-lactide-co-glycolide] contenant 0,1% en poids de Violet D & n 2 (1038-49. 55; 2661-130957-61) On extrude de la façon décrite à l'exemple 2 le mélange de polymères (1023-85) décrit à l'exemple 5 pour obtenir un multifilament à huit brins. On fait fonctionner la vis de l'extrudeuse de manière à maintenir une pression de 105 kg/cm2 et on fait fonctionner la pompe doseuse de manière à maintenir à la filière une pression de 14 à 193 kg/cm2, le débit d'extrusion étant -de 30 g/h. Pendant toute ltextrusion, on maintient la section d'alimentation de l'extrudeuse (zone 1) à 245 + 2 C, la température de la pompe doseuse (zone 2) est de 202 à 2070C et la température de la filière (zone 3) est maintenue entre 203 et 2110C. On recueille le multifilament à huit brins sur la bobine de recueil 40 à raison de 21 m/mn. On oriente le multifilament ainsi obtenu en l'éti- rant à 3,5 X sur un godet chauffé à 520C. La vitesse d'enroulement du multifilament orienté est de 160 m/mn. On recuit ensuite le multifilament orienté en plaçant la bobine portant le multifilament dans un four chauffé à 1 130C pendant 20 minutes. Le titre du multifilament après cette étape de recuit est de 56 + 4 deniers et sa résistance à la traction est de 5,2 + 0,8 g/denier. EXEMPLE 7 Tressage d'un fil de poly[l(-)-lactide-co-glycolide] contenant 0.1% de Violet D & n 2 (P-239A - 1045 p. 96. 96A) On place le fil à huit brins de l'exemple 6 (titre total 56 + 4 deniers) sur des bobines de tressage d'une machine à seize supports avec un coeur à trois brins. On forme la tresse à 51 + 3 duites par 25,4 mm de manière à obtenir 320 m d'un fil de suture multifilamentaire tressé de calibre 2/0. Le fil de suture multifilamentaire tressé (diamètre moyen 0,348 mm) a une résistance à la traction de 4,7 kg (4960 kg/cm2) et une résistance de noeud (diamètre moyen 0,343 mm) de 3,1 kg (3390 kg/cm2). Pour étirer le multifilament tressé, on l'enroule sur un râtelier que l'on allonge alors de 20% pour obtenir dans la tresse un étirage de 1,2 X. On recuit alors dans un four à 105 C pendant 24 heures le râtelier portant adresse étirée. La tresse après recuit (diamètre 0,317 mm) a une résistance à la traction en ligne droite de 4,7 kg (5910 kg/cm2) et une résistance de noeud à sec (diamètre 0,31 mm) de 2,8 kg (3730 kg/cm2). EXEMPLE 8 Stérilisation et emballage de fils de suture en poly[L(-)- lactide-co-glycolide7 contenant 0.1% en poids de Violet D & n 2 (1045-132. 134A: 1039-99) On coupe la tresse de multifilaments étirée et recuite décrite à l'exemple 7 ci-dessus en morceaux propres à l'usage en tant que fils de suture et on la stérilise à l'oxyde d'éthylène dans des emballages ouverts, en exposant les fils de suture tressée à une atmosphère de "Fréon" et d'oxyde d'éthylène (500 rg d'oxyde d'éthylène par litre de as) Boas 70% d'h@@@té relative et à 3800 pendant 6 heures. On ferme les emballages de fils de suture tressés stérilisés pour maintenir la stérilité jusqu'à l'utilisation. Les fils de suture emballés stériles ont une résistance à la traction en ligne droite de 4,5 kg et une résistance de noeud à sec de 3,0 g. On détermine les caractéristiques d'absorption de ce produit (conservation de la résistance à la traction chez le@rat an bout de 5 jours) en implantant dix échantillons sur cinq animaux différents. De la même façon, on détermine la conservation de la résistance à la traction 10, 15 et 21 jours après l'implantation. Le tableau ci-après, ainsi que la figure 2, indiquent la moyenne de dix essais de rupture opérés avec nnP machine d'easais Instron fonctionnant à une vitesse d'étirage de 25,4 mm/mn, sur un échantillon de 12,7 mm. Jours après l'implantation o 5 10 15 21 résistance à la traction en ligne droite, kg 4,5 4,0 3,4 2,5( ) 1,3 conservation de la résistance à la traction, % 100 88 75 55 29,7 ( ) moyenne de 9 ruptures On hydrolyse des morceaux de la tresse stérile dans de la potasse méthanolique. On estérifie alors le glycolate et le lactate obtenus avec du méthanol et on détermine simul- tanément les esters méthyliques par chromatographie ga@euse avec un détecteur de conductivité thermique (Hewlett Packard 5750 ou équlvalent). La teneur moyenne en glycolide (6 échantillons) est de 91,1% en poids avec un écart-type de 1,3.La teneur moyenne en lactide de la tresse (6 échantillons analysés) est de 10,0% en poids avec un écart-type de 0,33. EXEMPLE 9 Préparation d'un poly[L(-)-lactide-co-glycolide] contenant 0.3% en poids de Violet D & n 2 (1023-110) On chauffe à 110 C, sous vide, un réacteur en acier inoxydable de 1 litre, muni d'une pale agitatrice, d'un moteur d'agitateur et d'une sortie de gaz, pour éliminer l'humidité des surfaces intérieures du réacteur. En utilisant de la verrerie sèche dans une boite à gants sous azote sec, on prépare un mélange de 80,6 g (0,56 mole, 12,2% en poids) de L(-)lactide pur, point de fusion 97 à 99 C (rotation spécifique d'au moins 282 ) et de 580 g (5,0 moles, 87,8% en poids) de glycolide pur, point de fusion 82,5 à 84,50C. Ce mélange contient donc 10 moles ffi de L(-)-lactide et 90 moles % de glycolide; on le transfère dans le récipient sous une atmosphère d'azote.A ce mélange réactionnel, on ajoute 0,34 ml d'une solution catalytique 0,3XX contenant 13,41 g d'octoate stanneux dans 100 ml de toluène (1,11 x 10-4 mole) en utilisant une seringue en verre sèche. Le rapport molaire monomères catalyseur est de 50 000 : 1. On ajoute alors 0,5283 g (6,95 x 10-3 mole) d'acide glycolique et 1,9834 g (0,3% en poids) de Violet D & n 2. Le rapport molaire monomères : acide glycolique est de 800 : 1. On ferme le réacteur et on applique un vide poussé (pression 0,1 à 0,2 mm de mercure) pour éliminer le toluène. On purge le récipient avec de l'azote sec en faisant le vide et en relâchant le vide à deux reprises avec le gaz. On remplit alors à nouveau le récipient d'azote sec jusqu'à ce que la pression à l'intérieur du récipient soit supérieure d'environ 0,07 kg/cm2 à la pression atmosphérique et on ferme la vanne de sortie. On descend le récipient et son contenu dans un bain de silicone préchauffé à une température de 2000C et on chauffe en agitant à cette température pendant 1 heure. On élève l'agitateur au-dessus du liquide et on continue de chauffer à 2000C pendant 4 heures. On refroidit l'appareil et on retire la masse de copolymère de l'appareil ouvert. Le copolymère est d'une couleur violette intense et le rendement obtenu (produit 1023-110) est de 626 g. On refroidit le copolymère avec de la glace carbonique, on le coupe en quartiers avec une scie à main, on le broie avec de la glace carbonique dans un broyeur Cumberland jusqu'à ce qu'il passe à travers un tamis de 4,8 mm et on le démétallise avec un aimant. On sèche le copolymère broyé pendant 48 heures sous vide (0,1 mm de Hg) et à 25 C.Le copolymère ainsi obtenu a une dureté de 92 à 94, une température de transition (point de ramollissement) de 190 à 195 C, une température de poissage de 197 C, un point d'étirage de 2060C et un point de fusion de 219"C. lia viscosité inhérente de ce copolymère teint, à une concentration de 0,1 dans de l'hexafluoroisopropanol à 25 C, est do 1,41. L'indice de fluidité à l'état fondu du copolymère teint, déterminé comme décrit ci-dessus à l'exemple i, est de 1,84. EXEMPLE 10 Extrusion de poly[L(-)-lactide-co-glycolide] contenant 0.3% en poids de Violet D & n 2 (1038-54. 57) On extrude le polymère (1023-110) décrit à l'exem- ple 9 en utilisant une extrudeuse à vis du type représenté sur la figure 1 pour obtenir un multifilament à huit brins. Ah filtre de sable formé de grains inférieurs à 0,59 mm et supérieurs à 0,297 mm repose sur un tamis à mailles de 0,25 mm placé entre la pompe doseuse 28 et la filière 32. La filière utilisée présente huit orifices de 0,635 mm de diamètre. On fait fonctionner la vis de l'extrudeuse de manière à maintenir une pression de 105 kg/cm2 et on fait fonctionner la pompe doseuse de manière à maintenir une pression de 56 à 207 kg/cm2 à la filière, le débit d'extrusion étant de 30 g/h. Pendant toute ltextrusion, on maintient entre 241 et 2450C la section d'alimentation de l'extrudeuse (zone 1) la température de la pompe doseuse (zone 2) est de 2053C et la température de la filière (zone 3) est maintenue entre 204 et 207 C. On recueille le multifilament à huit brins sur la bobine de recueil 40 à la vitesse de 21 m/mn. On oriente le multifilament ainsi obtenu en l'étirant 3,5 X sur un godet chauffé à 520C. La vitesse d'enroulement du multifilament orienté est de 160 m/mn. On recuit ensuite le multifilament orienté en plaçant la bobine qui porte le multifilament dans un four chauffé à 113 C pendant 20 minutes. La résistance à la traction du multifilament (51 + 1 deniers) après cette étape de recuit est de 5,8 + 0,7 g/denier. EXEMPLE 11 Tressage d'un fil de poly[L(-)-lactide-co-glycolide]contenant 0.3% en poids de Violet D & ne 2 (P-244A: 1045-114B) On place le fil à huit brins décrit à l'exemple 10 (titre total 51 + 1 deniers) sur des bobines de message d'une machine à seize supports avec un coeur à trois brins. On fait la tresse avec 51 + 3 duites par 25,4 mm pour obtenir une suture de multifilaments tressée de calibre 2/0. La suture de multifilaments tressée (diamètre moyen 0,34 mm) a une résistance à la traction de 4,8 kg (5200 kg/cm2) et une résistance de noeud (diamètre moyen 0,335 mm) dé 3,1 kg (3450 kg/cm2). On étire le multifilament tressé en l1 enroulant sur un râte- lier que l'on allonge alors de 20% pour obtenir dans la tusse un étirage de 1,2 X. On recuit alors dans un four à 1050C pendant 24 heures le râtelier portant la tresse étirée. Après recuit, la tresse (diamètre moyen 0,282 mm) a une résistance à la traction en ligne droite de 4,6 kg (7420 kg/cm2 et une résistance de noeud à sec de 2,9 kg (4480 kg/cm2). EXEMPLE 12 Stérilisation et emballage de fils de suture en poly[L(-)- lactide-co-glycolide] contenant 0.3% en poids de Violet D & n 2 (045-98. 132. 134C) On coupe la tresse de multifilaments étirée et recuite décrite à l'exemple 11 en longueurs propres à servir de fils de suture et on les-stérilise à l'oxyde d'éthylène dans des emballages ouverts en exposant les fils de suture tressés à une atmosphère de "Fréon" et d'oxyde d'éthylène (500 mg d'oxyde d'éthylène par litre de gaz) sous 70% d'humidité relative et à 380C pendant 6 heures. On ferme les emballages de fils de suture tressés stérilisés pour maintenir la stérilité jusqu'à l'utilisation. Les fils de suture emballés stériles ont une résistance à la traction en ligne droite de 5,1 kg et une résistance de noeud de 2,8 kg. Pour déterminer les caractéristiques d'absorption de ce produit (conservation de la résistance à la traction chez le rat au bout de 5 jours), on implante dix échantillons sur cinq animaux différents. De même, on détermine la conservation de la résistance à la traction 10, 15 et 21 jours après l'implantation. Le tableau ci-dessous et la figure 2 indiquent la moyenne de dix essais de rupture opérés avec une machine d'essais Instron fonctionnant à une vitesse d'étirage de 25,4 mm/mn, sur un échantillon de 12,7 mm. Jours après l'implantation Q 2 10 15 21 résistance à la traction ligne droite, kg 5,1 4,1 3,9* 2,6 1,5 conservation de la résistance à la traction, % 100 81,6 72,4 51,8 29,2 * moyenne de neuf ruptures EXEMPLE 13 Caractéristiques d'absorption d'un fil de suture stérile tressée en bomopolymère d'acide polyglycolique On achète en Grande-Bretagne une boîte de trois douzaines de fils de suture à base d'acide polyglycolique de calibre 00 (calibre 2/0) tressés, emballés individuellement, fabriquée par Davis & Geck, Cyanamid of Great Britain Ltd., Londres et vendus sous la marque commerciale "Dexon. La bote de fils de suture est identifiée par le numéro 7002-51 et le lot n 6584. Les fils, qui ont une longueur d'environ 152 cm et un diamètre de 0,327 mm, ont une résistance à la traction en ligne droite de 4,4 kg (5220 kg/cm2) et une résistance de noeud à sec (diamètre 0,327 mm) de 3,1 kg (3710 kg/cm2). Pour déterminer les caractéristiques d'absorption de ce produit (conservation de la résistance à la traction chez le rat au bout de 5 jours) on implante huit échantillons sur huit animaux différents. De la mdme façon, on détermine la conservation de la résistance à la traction 10, 15 et 21 jours après l'implantation. Le tableau ci-dessous et la figure 2 indiquent la moyenne de huit essais de rupture effectués avec une machine d'essais Instron fonctionnant à une vitesse étirage de 25,4 mm/mn, sur un échantillon de t2,7 mm. Jours après l'implantation 0 5 10 15 21 résistance à la traction en ligne droite, kg 4,7 4,4 5,0 1,8 0,) conservation de la résistance à la traction, % 100 92,3 63,2 37,9 6,88 La figure 2 montre clairement que les fils de suture tressés préparés à partir d'un copolymère contenant 10 moles % de L(-)-lactide et 90 moles % de@glyolide, décrit aux exemples 1 à 12 ci-dessus, sont très supérieurs aux fils de suture d'homopolymère d'acide polyglycolique en ce qui concerne le pourcentage de la résistance initiale à la traction qui per siste 15 et 21 jours après l'implantation. EXEMPLE 14 Préparation d'un poly[L( - ) -la ctide- co-sll.vcolid contenant 0.1% en Poids de Vert DiE n 6 (1014-120-6: 121. 139: 145) Par le procédé décrit à l'exemple 5 ci-dessus, on prépare un copolymère de couleur verte en ajoutant 0,1 en poids do 1,4-bis(p-toluidino)-anthraquinone (Vert-D & n 6) au mélange réactionnel comprenant 10 moles % de L(-)-lactide et 90 moles % de glycolide. Le polymère ainsi obtenu a une viscosité inhérente de 1,41 et une viscosité à l'état fondu (déterminé de la façon décrite à l'exemple 1 ci-dessus) de 0,9. On peut extruder le polymère coloré en vert ainsi obtenu sous la forme d'un multifilament, l'étirer, le tresser, le recuire, le stériliser et l'emballer sous la forme d'un fil de suture utile en chirurgie. De même, tout colorant non toxique qui conserve sa couleur et sa solidité dans les conditions de polymérisation et qui n'a pas d'effet nuisible sur la réaction de polymdri- sation peut servir à colorer les fils de suture de l'invention. Beaucoup des colorants admis par les règlementatione en vigueur ne peuvent pas servir parce qu'ils ont une influence nuisible sur la réaction de copolymérisation en ce sens que l'on obtient un poly[L(-)-lactide-co-glycolide] de bas poids moléculaire qui a une faible viscosité inhérente et une faible résistance à la traction. D'autres colorants non toxiques subissent eux-mêmes une influence nuisible dans les conditions de la polymérisation ce qui fait qu'on n'obtient pas la couleur brillante désirée. EXEMPLE 15 Préparation d'un poly[L(-)-lactide-co-glycolide] (1078-21B) On chauffe à 1100C, sous vide, un réacteur en acier inoxydable de 1 litre équipé d'une pale agitatrice, d'un moteur d'agitateur et d'une sortie de gaz, pour éliminer l'hu- midité des surfaces intérieures du récipient. En utilisant de la verrerie sèche, dans une boîte à gants sous azote, on prépare un mélange de 80,6 g (0,56 mole, 12,2% en poids) de L(-)-lactide pur, point de fusion 97 à 990C (rotation spécifique d'au moins 2820) et de 580 g (5,0 moles, 87,8% en poids) de glycolide pur, point de fusion 82,5 à 84,25 C. Ce mélange contient donc 10 moles % de L(-)-lactide et 90 moles % de glycolide; on le transfère dans le récipient sous une atmosphère d'azote sec. A ce mélange réactionnel, on ajoute 0,34 ml d'une solution catalytique 0,33@ contenant 13,41 g d'octoate stanneux dans 100 ml de toluène (t,11 x mole) en utilisant une seringue en verre sèche. Le rapport molaire monomères : catalyseur est de 50 000 : 1.On ajoute alors 0,5283 g (6,95-x 10 3 mole) d'acide glycolique. Le rapport molaire monomères : acide glycolique est de 800 : 1. On ferme le réacteur et on applique un vide poussé (pression de 0,1 à 0,2 mm de mercure) pour éliminer le toluène. On purge le récipient à l'azote sec en faisant le vide et en relâchant le vide à deux reprises avec le gaz. On remplit alors à nouveau le récipient d'azote sec jusqu'à ce que la pression à l'intérieur du récipient soit supérieure de 0,07 kg/cm2 à la pression atmosphérique et on ferme la vanne de sortie. On descend le récipient et son contenu dans m bain de silicone préchauffé à 2000C et on chauffe en agitant à cette température pendant 1 heure. On élève l'agitateur audessus du liquide et on continue de chauffer à 2OOC pendant 4 heures de plus. On refroidit l'appareil et on retire la masse de polymère de l'appareil ouvert. On la refroidit à la glace carbonique, on la coupe en quartiers avec une scie à main, on la broie avec de la glace carbonique dans un broyeur Cumberland et on sèche sous vide pendant 72 heures sous 0,1 mm de Hg et à 250C. Le rendement en copolymère obtenu (polymère 1078-213) est de 545,9 g (82,9%). Ce produit a une température de poissage de 2100C, un point d'étirage de 2140C et un point de fusion de 2340C.La viscosité inhérente de ce copolymère a une concentration de 0,1% dans de l'hexafluoroisopropanol à 25 C est de 1,54. L'indice de fluidité à l'état fondu d'un échantillon de ce produit, comme indiqué à l'exemple 1, est de 0,36 (g/10 mn à 900 s). EXEMPLE 16 Extrusion d'un poly[L(-)-lactide-co-glycolide] (1038-153) On extrude sous azote sec le polymère (1078-21-B2) décrit à l'exemple 15 en utilisant une extrudeuse à vis pour obtenir un multifilament à huit brins. Un filtre de sable formé de grains de grosseur inférieure à 0,42 mm et supérieure à 0,25 mm repose sur un tamis à mailles dé 0,177 mm placé entre la pompe doseuse de ltextrudeuse et la filière. La filière utilisée présente huit orifices de 0,635 mm de diamètre. On fait fonctionner la vis de l'extrudeuse de manière à maintenir une pression de 140 kg/cm2 et on fait fonctionner la pompe doseuse de ltextrudeuse de manière à maintenir une pression de 10,5 à 7 kg/cm2 à la filière. Pendant toute l'extrusion, on maintient à 2450C la section d'alimentation de vis de l'extrudeuse; la température de la pompe doseuse est de 2100C et la température de la filière est maintenue à 21 50C. On recueille le multifilament à huit brins sur la bobine de recueil à une vitesse de 21 m/mn. On oriente le multifilament ainsi obtenu en l'éti- rant 4,5 X sur un godet chauffé à 570C. On recuit ensuite le multifilament orienté en plaçant la bobine portant le multifilament dans un four chauffé à 1050C pendant 45 minutes. La résistance à la traction du multifilament (54,8 deniers) après cette étape de recuit est de 4,8 g/denier. EXLE 17 Tressage d'un fil de poly[L(-)-lactide-co-glycolide] (P-331) On place le fil à huit brins (54,8 deniers) décrit à l'exemple 16 ci-dessus sur des bobines de tressage d'une machine à 16 supports avec un coeur à 3 brins. On forme la tresse à 51 + 3 duites par 25,4 mm de manière à obtenir un fil de suture de multifilaments tressé de calibre 2/0 (diamètre moyen 0,345 mm) qui a une résistance à la traction de 6,2 kg (6660 kg/cm2) et une résistance de noeud de 3,85 kg (4110 kg/cm2). On étire à chaud le multifilament tressé en l'enroulant sur un râtelier que l'on place dans un four chauffé légèrement au-dessus de la température ambiante et que l'on allonge de 10% pour obtenir dans la tresse un étirage de 1,1 X. On recuit alors au four en atmosphère inerte à 1050C pendant 24 heures le râtelier portant la tresse étirée. EXEMPLE 18 Stérilisation et emballage de fils de suture en lactide-co-glycolide] (1095-39A) On coupe la tresse de multifilaments étirée et recuite décrite à l'exemple 17 en longueurs propres à l'usage en tant que sutures et on les stérilise à l'oxyde d'éthylène dans des emballages ouverts en exposant les sutures tressées à une atmosphère contenant de l'oxyde d'éthylène à raison de 1000 mg/1 sous une humidité relative de 100% pendant 3 heures à 25 C. On répète le processus de stérilisation en exposant le produit pendant 3 heures de plus à 250C dans les mêmes conditions. On dégaze alors les, emballages sous vide (0,5 mm de mercure) pendant 16 heures à 400C et on les ferme.Les fils de suture stériles emballés (diamètre 0,335 mm) ont une résietance de noeud de 3,7 kg (4160 kg/cm2) quand on les essaie sur un appareil d'essais à plan incliné Scott, modèle n IP-4, par la méthode décrite dans "United States Pharmacopoeia" volume IV1I, page 921. La résistance à la traction en ligne droite du fil de suture stérile (diamètre 0,335 mm), déterminée sur l'appareil Scott, est de 5,8 kg (6580 kg/cm2). Pour déterminer les caractéristiques d'absorption de ce produit (conservation de la résistance à la traction chez le rat au bout de 7, 14, 21 et 28 jours), on implante dix échantillons sur cinq animaux différents. Le tableau cidessous et la figure 5 indiquent la moyenne de dix essais de rupture opérés avec un appareil d'essais Instron fonctionnant à une vitesse d'étirage de 25,4 mm/mn, sur un échantillon de 12,7 mm, Jours après l'implantation Q 1 14 21 28 résistance à la traction en ligne droite, kg 5,8 4,9 3,7 2,4 1,0 conservation de la résistance à la traction, % 100 84,32 65,09 41,88 17,06 On examine un échantillon représentatif du fil de suture tressé par chromatographie de perméation sur gel pour obtenir des informations sur le poids moléculaire et la distribution des poids moléculaires du copolymère. La figure 3 est une représentation graphique de la distribution des lon gueurs de channe ainsi trouvée. On notera que le rapport entre le poids moléculaire moyen en poids et le poids moléculaire moyen en nombre est de 72 000 : 33 000 soit environ 2,1 : 1. On évalue un échantillon représentatif du fil de suture tressé stérile de cet exemple en utilisant un calorimètre différentiel d'exploration (Du Pont Instruments, modèle n 500). Les thermogrammes sont reproduits sur la figure 4. On notera sur la courbe A que la température de transition vitreuse du fil de suture recuit et tressé est indiquée par la référence 10 et qu'elle est d'environ 550C. Le point de fusion, indiqué par la référence 12, est d'environ 2050C. Après fusion, on refroidit le fil de suture en copolymère et on obtient un deuxième thermogramme (courbe 3). Sur cette matière refroidie, la température de transition vitreuse est indiquée par le chiffre 14 et se produit à environ 430C. La température de cristallisation est indiquée par la référence 16 et se produit à environ 1120C. Le point de fusion est indiqué par la référence 18 et se produit à environ 205 C. EXEMPLE 19 Préparation d'un poly[L(-)-lactide-co-glycolide] (1078-16A et 1078-163) On chauffe à 110 C, sous vide, un réacteur en acier inoxydable de 1 litre équipé d'une pale agitatrice, d'un moteur d'agitateur et d'une sortie de gaz, pour éliminer l'humidité des surfaces intérieures du récipient. En utilisant de la verrerie sèche et une boîte à gants sous azote sec, on prépare un mélange de 126,7 g (0,88 mole, 17,93% en poids) de L(-)-lactide pur et 580 g (5,0 moles, 82,07% en poids) de glycolide pur, point de fusion 82,5 à 84,5 C. Ce mélange, qui contient donc 15 moles % de L(-)- lactide et 85 moles % de glycolide, est transféré dans le récipient sous atmosphère d'azote sec. A ce mélange réactionnel, on ajoute 0,36 ml d'une solution catalytique 0,332 contenant 13,41 g d'octoate stanneux dans 100 ml de toluène (1,18 x mole) en utilisant une seringue en verre sèche. Le rapport molaire monomères : catalyseur est de 50 000 : 1. On ajoute alors 0,5586 g (7,35 xl mole) d'acide glycolique. Le rapport molaire monomères : acide glycolique est de 800 : 1. On ferme le réacteur et on applique un vide poussé (pression de 0,1 à 0,2 mm de mercure) pour éliminer le toluè ne. On purge le récipient au moyen d'azote sec en faisant le vide et en relâchant le vide à deux reprises avec le gaz. On remplit alors à nouveau le récipient d'azote sec jusqu'à ce que la pression à l'intérieur du récipient soit supérieure d'environ 0,07 kg/cm2 à la pression atmosphérique et on ferme la vanne de sortie. On descend le récipient et son contenu dans un bain de silicone préchauffé à 200 C et on chauffe en agitant à une température de 193 à 2000C pendant 55 minutes. On élève l'agi tateur au-dessus du mélange réactionnel et on continue le chauffage à 200 C pendant 4 heures 5 minutes de plus. On élève le réacteur hors du bain de silicone et on le laisse refroidir pendant une nuit. On refroidit à la glace carbonique le réacteur et son contenu et on retire le polymère du réacteur, on le coupe en quartiers au moyen d'une scie à main, on le broie avec de la glace carbonique dans un broyeur Cumberland et on le sèche sous vide (0,1 mm de Hg) et à 250C. Le rendement en copolymère obtenu (produit 1078-12) est de 512,4 g. Ce produit a une dureté de 90 à 91, une température de poissage de 195 C, un point d'étirage de 2050C et un point de fusion de 225 C. La viscosité inhérente de ce copolymère à une concentration de 0,1* dans de l'hexafluoroisopropanol à 25 C est de 1,51. On détermine l'indice de fluidité à l'état fondu d'un échantillon du produit séché sous vide de cet exemple par le procédé décrit à l'exemple 1 ci-dessus. L'indice de fusion à 23500 est de 0,33 (g/10 mn à 900 s) quand on utilise un poids de 3800 g et un orifice de 0,635 mm. EXEMPLE 20 Extrusion d'un poly[L(-)-lactide-co-glycolide] (1038-143; 1095-12-B) On extrude sous azote sec le polymère décrit à l'exemple 19 en utilisant une extrudeuse à vis du type repré -senté sur la figure 1 pour obtenir un multifilament à 12 brins. Un filtre de sable formé de grains inférieurs à 0,177 mm et supérieurs à 0,149 mm repose sur un tamis à mailles de 0,149 mm placé entre la pompe doseuse et la filière 32. La filière uti lisée présente 12 orifices de 0,508 mm de diamètre. On fait fonctionner la vis de l'extrudeuse de maniére à maintenir une pression de 105 kg/cm2 et on fait fonctionner la pompe doseuse de manière à maintenir une pression de 53 à 141 kg/cm2 à la filière. Pendant toute l'extrusion, on maintient la section d'alimentation de l'extrudeuse (zone 1) à 2450C, la température de la pompe doseuse (zone 2) est de 2200C et la température de la filière (zone 3) est maintenue à 2300C. On recueille lemultifilament à 12 brins sur la bobine de recueil 40. On oriente le multifilament ainsi obtenu en l'éti- rant 4,5 X sur un godet chauffé à 54 C. "a résistance à la traction de ce multifilament orienté (40 + 5 deniers) est de 4,0 g/denier. EXEMPLE 21 Fil tressé en poly[L(-)-lactide-co-glycolide] (tresse 299A; 1095-12-B) On place le fil à 12 brins (titre total 40 t 5 deniers) sur des bobines de tressage d'une machine à 16 supports avec un coeur à trois brins. On forme la tresse à raison de 49 + 3 duites par 25,4 mm de -manière à obtenir un fil de suture de multifilaments tressé de calibre 2/0. Le fil de suture de multifilaments tressé (diamètre moyen 0,33 mm) a une résistance à la traction de 3,9 kg (4570 kg/cm2) et une résistance de noeud de 2,4 kg (2810 kg/cm2). On étire le multifilament tressé en l'enroulant sur un râtelier que l'on allonge de 15% pour obtenir dans la t@@sse un étirage de 1,15 X. On recuit alors dans un four à 105 C pendant 24 heures le ratelier portant la tresse étirée. EXEMPLE 22 Stérilisation et emballage desifils de suture en poly[L(-) lactide-co-lycolide7 (1095-12-B ERF 71-71, P-299Â) On coupe la tresse de multifilaments étirée et recuite de l'exemple 21 en longueurs appropriées à l'usage en tant que sutures et on les@stérillise à l'oxyde d'éthylène dans des emballages ouverts en exposant les fils de suture tressés à une atmosphère de "Fréon" et d'oxyde d'éthylène (500 mg d'o xyde d'éthylène par litre de gaz) sous 7 d'humidité relative et à 250C pendant 6 heures.On dégaze alors les emballages sous vide (0,5 mm de mercure) pendant 1 heure à 400C et on les ferme pour maintenir la stérilité jusqu'à l'utilisation. Les fils de suture emballés stériles (diamètre moyen 0,29 mm) ont une résistance à la traction en ligne droite (déterminée sur un appareil d'essais à plan incliné Scott, modèle IP-4) de 4,7 kg (7080 kg/cm2) et une résistance de noeud à sec de 2,9 kg (4300 kg/cm2). Pour déterminer les caractéristiques d'absorption de ce produit (conservation de la résistance à la traction ches le rat au bout de 7 jours), on implante 12 échantillons sur 12 animaux différents. On détermine de la même façon la conservation de résistance à la traction 14, 21 et 28 jours après l'implantation. Le tableau ci-dessous indique la moyenne de 12 essais de rupture effectués avec une machine d'es sais Instron fonctionnant à une vitesse d'étirage de 25,4 mm/mn, sur un échantillon de 12,7 mm. Jours après l'implantation 0 '7 14 21 28 résistance à la traction en ligne droite, kg 4,4 3,5 2,6 1,7 0,6 conservation de la résistance à la traction, % 100 79,5 59,1 38,1 14,6 On hydrolyse dans de la potasse méthanolique des portions dé la tresse stérile. On estérifie alors le glycolate et le lactate obtenus avec du méthanol et on détermine les esters méthyliques simultanément sur un chromatographe à gaz avec un détecteur de conductivité thermique (Hewlett Packard 5750 ou équivalent). La teneur moyenne en glycolide (6 échantillons) est de 86,8% en poids avec un écart-type de 1,4. La teneur moyenne en lactide de la tresse (6 échantillons analy- sés) est de 14,!4 en poids avec un écart-type de 0,2. R3V1NI)ICATI0NS 1. Fil stérile absorbable pour suture chirurgie cale, caractérisé en ce qu'il est constitué par un multifilament tressé essentiellement formé d'un poly 5(-)-lactide-co- glycolide7 contenant au minimum 10% en poids et au maximum en en poids de L(-)-lactide et présentant une viscosité inhérente avant extrusion d'au-moins 1,4 environ à une concentration de 0,1% dans de l1hexafluoroisopropanoî, le fil après stérilisation ayant une résistance de noeud d'au moins 3500 kg/cm2 et une résistance à la traction en ligne droite d'au moins 5600 kg/cm2 environ, environ 5 de cette résistance à la traction persistant pendant 15 jours et au moins 20% de cette résistance à la traction persistant pendant 21 jours après implantation dans un tissu animal. 2. Fil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est coloré de façon vive par un colorant non toxique uniformément dispersé dans toute sa masse. 3. Fil selon la revendication 2, caractérisé en ce que le colorant est formé de 0,1 à 0,3% en poids de Violet D & n 2. 4. Fil selon la revendication 2, caractérisé en ce que le colorant est formé de 0,1% environ en poids de Vert D & n 6. 5. Ensemble pour chirurgie comprenant une aiguille et un fil de suture, caractérisé en ce que le fil de suture est un fil selon l'une quelconque des revendications 1 à 4. 6. Ensemble pour chirurgie comprenant une aiguille et un fil de suture emballés de façon stérile, caractérisé en ce que le fil de suture est un fil selon l'une quelconque des revendications 1 à 4. 7. Procédé visant à fermer une blessure dans un tissu vivant et qui consiste à coudre les bords de la blessure avec un fil de suture selon l'une quelconque des revendications 1 à 4. 8. Procédé pour retenir un tissu vivant dans une position et une relation désirées au cours d'un processus de cicatrisation, caractérisé en ce quton met en place dans le tissu vivant un fil de suture selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 et on laisse le fil dans le tissu jusqu'à ce qu'il soit absorbé par celui-ci au cours du processus de cicatrisation.