L'invention concerne des lentilles ophtalmiques en général, et plus particulièrement de nouvelles lentilles ophtalmiques à puissance progressive et multifocales dans lesquelles soit la déformation est contrôlée de telle sorte que celui qui la porte perçoit des lignes verticales comme verticales dans la plus grande partie de la zone de vision de la lentille, soit le degre de déformation est sévèrement réduit. L'oeil humain est un organe sensible tout en étant relativement simple. I1 contient à sa surface extérieure une lentille pour recevoir la lumière de différents objets dans son champ de vision. Une rétine est placée derrière la lentille pour servir d' écran de vision pour les rayons focalisés sur elle par la lentille. Une série de muscles entourent la lentille et agissent sur elle pour augmenter ou reduire sa courbure et sa longueur focale pour la mise au point sur des objets qui sont soit pres soit éloignés de ltoeil. Lorsque l'oeil normal regarde des objets relativement distants, la lentille et les muscles sont au repos. Dans cette positionr la lentille idéale a à sa surface la courbure convenable pour mettre l'objet distant au point sur la rétine. Lors de l'ob- servation d'objets rapprochés, les muscles de 1oeil agissent sur la lentille pour augmenter sa courbure et réduire suffisamment sa distance focale pour mettre au point 1 image de l'objet proche sur la rétine.Cette capacité de l'oeil a s'ajuster lui-meme a des distances variables est communément connue sous le nom d'accommodation. Lorsque l' ge de lthomweaugmente, ce pouvoir d'accommodation diminue généralement. Ceci résulte du fait que les muscles de l'oeil deviennent raides et faibles. Par exemple, un enfant a normalement un pouvoir d'accommodation d'au moins 14 dioptries. Au milieu de la vie, le pouvoir d'accommodation est souvent réduit à environ 3 dioptries et, dans la vieillesse, le pouvoir d'accommo- dation peut disparaître complètement. Pendant longtemps, les scientifiques et les ingénieurs en optique ont tenté de trouver des solutions à ce problème de la réduction de llaccommodation avec l'âge. Le moyen sans doute le plus commun qui a été trouvé pour traiter cet état consiste à construire la lentille ophtalmique de correction utilisée par la personne ayant une accommodation réduite avec une pluralité de surface sphérique. Elles sont communément connues sous le nom de lentilles bifocales et trifocales selon qu'elles contiennent deux ou trois portions sphériques. Dans la lentille bifocale, on pré voit deux segments séparés de vergences différentes.La vergence de l'un des segments est telle que la vision à travers lui permet la mise au point sur des objets proches, par exemple pour la lecture, tandis que l'autre segment corrige la vision pour des objets éloignés. Dans une lentille ophtalmique trifocale, un troisième segment sphérique est interposé entre les deux segments susmentionnés pour donner une vision nette au porteur entre les vergencdes segments pour vision distante et lecture de la lentille. L'autre surface de la lentille ophtalmique multifocale est alors pourvue d'une surface sphérique ou toroïdale conçue de façon spécifique pour adapter la lentille multifocale à la prescription ophtalmique particulière de l'utilisateur. Les utilisateurs de lentilles ophtalmiques multifocales rencontrent cependant certaines difficultés majeures. D'abord, il existe une ligne de démarcation nette entre les différents segments de la lentille multifocale. Lorsque la ligne de vision traverse cette ligne, il se produit usuellement un "saut" de l'image perçue. I1 est difficile pour l'utilisateur de s'habituer à cette sensation et d'en tenir compte dans la vie normale. Ensuite, des personnes ayant un pouvoir d'accommodation sévèrement réduit sont incapables de mettre nettement au point sur des objets se situant à des distances entre celles pour lesquelles sont prévus les dif fervents segments. Troisièmement, particulièrement chez les jeunes ayant des pouvoirs d'accommodation réduits, il est souvent difficile de convaincre certains individus qu'il leur faut des lentilles ophtalmiques multifocales pour voir. Ceci est généralement attribué au fait que l'accommodation réduite est associée à l'age. La lentille multifocale type a une ligne de séparation distincte entre les différents segments, qui est facilement visible pour les gens se trouvant près de celui qui la porte. I1 existe donc, à co- té des problèmes optiques des lentilles ophtalmiques multifocales, certains problèmes d'esthétique. La solution générale évidente de ces problèmes consiste à placer une zone de vision intermédiaire entre la zone de vision éloignée et la zone de lecture, dont la vergence passe progressivement de celle de la partie pour vision éloignée à celle de la partie pour la lecture. Par cette solution on procure une lentille ophtalmique dans laquelle les problèmes optiques et esthétiques peuvent être résolus en ce qu'il n'y a ni lignes de saut optique entre segments distincts, ni lignes visibles entre les diffé rents segments. De plus, toutes les vergences intermédiaires entre les parties pour vision éloignée et lecture sont prévues pour que l'utilisateur puisse voir clairement des objets à n'importe quelle distance par une partie de cette zone intermédiaire.Une telle lentille est communément connue sous le nom de lentillehtalmi- que à puissance ou vergence progressive. Un survol excellent de ces lentilles a été donné par A.G. Bennett dans les numéros de "The Optican" d'octobre et novembre 1970 et de février et mars 1971.Dans ce travail, on discute les différents essais qui ont été faits pour procurer de telles lentilles ophtalmiques progressives par différents scientifiques et ingénieurs en optique pendant approximativement les 70 dernières années. Toutes les lentilles à puissance progressive de la technique connue souffrent d'au moins un défaut commun. On trouve comme nécessairement concommitant à une surface asphérique telle que celle que l'on trouve dans les lentilles à puissance progressive une certaine quantité d'astigmatisme et de distorsion dans la surface de réfraction, particulièrement dans les parties périphériques de la zone de transition. La distorsion entraîne un effet de vertige ou de balancement lorsque la tête de l'utilisateur se déplace dans l'environnement visuel. Cet effet a entraîné des nausées chez de nombreux utilisateurs de ces lentilles et a définitivement empêché la large utilisation de ce type de lunettes. De plus, l'astigmatisme entraîne un brouillage de la vision par les régions affectées de la lentille. Cet effet est bien sur également mauvais. Une distorsion se produit chaque fois qu'il y a de l'astigmatisme à la surface de réfraction. Cette distorsion, comme 1' astigmatisme, est donc une conséquence inévitable de surfaces opthalmiques à réfraction à puissance progressive. On a fait de nombreux essais dans la technique connue pour minimiser l'effet de l'astigmatisme. Généralement, ces tentatives ont été centrées sur le système par lequel la surface de réfraction ayant la courbure asphérique est engendrée. Les tentatives les plus heureuses ont eu pour résultat d'étendre l'astigmatisme-sur une grande partie de la surface-de réfraction. Ceci, au minimum réduisait la taille de la zone de lecture en-dessous de celle qui permet à l'utilisateur de lire un matériau type sans tourner la tête. Un objet de l'invention est donc de fournir une lentille ophtalmique progressive originale dans laquelle l'astigmatisme et la distorsion dans les zones périphériques sont nettement réduits. Un autre objet de l'invention est de fournir une telle lentille ophtalmique progressive avec un grand degré de liberté dans les paramètres de conception, de façon à ce qu'elle puisse être adaptée à une grande variété de configurations ophtalmiques spécifiques différentes. Un autre objet de l'invention est de fournir une telle lentille ophtalmique progressive qui est relativement simple à construire et peut être fabriquée en serie. En bref, l'invention sous son plus large aspect comprend une lentille ophtalmique progressive ayant une surface de réfraction. La surface de réfraction est caractérisée par une courbe méridienne principale douce, non brisée, dont la pente varie en continu le long de la surface de réfraction dans une direction généralement verticale. La courbe méridienne principale divise la surface de réfraction en portions latérales semblables. La courbure de la courbe méridienne principale varie de point en point pour donner en chacun de ces points une vergence prédéterminée, selon une loi de vergence prédéterminée. La vergence augmente généralement du haut en bas de la lentille progressive le lona de la courbe méridienne principale. La surface de réfraction est de plus caractérisée par des courbes transversales définies sur elle-par des plans perpendiculaires à la courbe méridienne principale.Les courbures des courbes transversales à leurs points d'intersection avec la courbe méridienne principale sont respectivement égales à celle de la courbe principale aux points d'intersection. Au moins deux zones de vision juxtaposée verticalement sont définies sur la surface de réfraction par la loi de vergence prédéterminée et ont une frontière entre elles. La première des zones de vision a une vergence continuellement progressive, variant dans un intervalle d'une première vergence dans le haut de la zone de vision à une seconde vergence supérieure dans le bas de la première zone de vision. La seconde zone de vision a une vergence constante. I1 v a une discontinuité positive vers le bas dans la loi prédéterminée à la frontière entre les deux zones de vision. D'autres objets, caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront de la description détaillée gui suit, et des dessins annexés sur lesquels: La Figure 1 est une vue isométrique d'une lentille ophtalmique à puissance ou vergence progressive selon l'invention, La Figure 2 est une vue en coupe verticale de la lentille opthalmique à puissance progressive de la Figure 1, prise le long de la courbe méridienne principale, La Figure 3 est une vue de face d'une lentille ophtalmique à puissance progressive montrant les différentes zones de vision et la loi de vergence associée, La Figure 4 est une illustration schématique de la technique pour engendrer la surface à puissance progressive de la Figure 3, La Figure 5 est une vue de face d'une lentille ophtalmique à puissance progressive dont les portions pour vision inter médiaire et vision proche sont divisées latéralement en plusieurs régions dont les plus extérieures sont complètement corrigées pour la distorsion oblique, Les Figures 6 à 11 sont des schémas illustrant les images d'une grille carrée vue à travers différents modes de réalisation de la lentille ophtalmique à puissance progressive de l'invention, La Figure 12 est un schéma d'une lentille à puissance progressive symétrique selon l'invention, qui a éte tournée de 100 à partir de la verticale pour accommoder un écartement réduit entre pupilles lorsque l'on regarde des objets plus proches, La Figure 13 est un schéma d'un groupe apparié de lentilles à puissance progressive qui compense la rotation de 100 re quise, Les Figures 14A à 14C sont des diagrammes exemplaires de lois de vergence illustrant l'utilisation de discontinuités, La Figure 15 est un tableau illustrant l'effet de discontinuités de la loi de vergence, Les Figures 16 et 17 sont des sehémas illustratifs de l'image d'une grille carrée vue respectivement à travers une lentille à puissance progressive ayant une loi de vergence progressive dans la zone intermédiaire et à travers une lentille ayant des discontinuités de vergence finies aux frontières de la zone de vision intermédiaire, La Figure 18 est une vue de face d'une lentille ophtalmique à puissance progressive dans laquelle des discontinuités de vergence finies aux frontières de la zone de vision intermédiaire sont fondues pour les rendre invisibles. La Figure 19 est une vue de face d'une lentille ophtal mique multifocale selon l'invention, dont les segments pour vision intermédiaire et proche sont divisés latéralement en une pluralité de régions dont les plus externes ne présentent qu'une distorsion normale, la lentille pouvant être fabriquée suivant un procédé pour fondre les lignes divisant les segments, La Figure 20 est un diagramme illustrant l'image d'une grille carrée vue à travers une lentille multifocale de l'inven -tion, et La Figure 21 est une vue de face de la lentille multifocale utilisée pour la Figure 20, dans laquelle les discontinuités de surface aux frontières entre les segments sont fondues pour les rendre invisibles. Dans les différentes Figures, des références numériques semblables sont utilisées pour désigner des parties identiques. En se reportant initialement à la Figure 1, on y voit une lentille ophtalmique 10 à puissance progressive. La lentille est construite dans un matériau optique ayant un indice de ré frac- tion uniforme tel que du verre de qualité optique ou l'une des matières plastiques de qualité optique bien connues telles que CR-39 (carbonate d'allyle et de diglycole), Lexan (polycarbonate) ou méthyl méthacrylate. La puissance progressive est obtenue dans la lentille 10 en donnant à l'une des deux surfaces une forme asphérique appropriée. Généralement, la surface utilisée pour former la surface asphérique est la surface frontale de la lentille, c'est-àdire celle qui est convexe.Cependant, la raison principale de ce choix est que les machines de rectification et de polissage disposées dans les différentes branches de la distribution sont étudiées pour appliquer la surface sphérique ou toroïdale dictée par la prescription ophtalmique particulière du futur utilisateur sur la surface arrière de la lentille. De ce fait, dans cette introduction de même que dans le reste de la description de l'invention,la surface asphérique sera représentée et décrite comme présente à la surface frontale de la lentille ophtalmique. L'invention n'y est cependant pas limitée. Pour cette description, la lentille ophtalmique 10 à puissance progressive est fixée dans l'espace suivant l'orientation approximative dans laquelle elle est portée par le patient. Plus particulièrement, comme on le voit à la Figure 1, la lentille 10 est orientée de telle façon que la surface asphérique soit tangente à un premier plan 12, orienté verticalement, au centre géométrique 14 de la lentille brute 10. Un second plan 16 orienté verticalement, perpendiculaire au premier plan 12, intersecte également la lentille ophtalmique 10 en 14, et divise la lentille en deux moitiés symétriques. Le plan 16 est généralement désigné comme plan méridien vertical principal. Le plan méridien vertical principal 16 intersecte la surface asphérique de la lentille 10 suivant une courbe plane 18 appelée courbe ou ligne méridienne principale. Si la lentille ophtalmique à puissance progressive 10 doit travailler proprement, la ligne méridienne principale 18 doit être continue et avoir une pente continument variable. La première condition assure qu'il n'y aura pas de discontinuités visibles à la surface de la lentille sur la ligne méridienne principale. La seconde condition assure qu'il n'y aura pas de saut de l'image lorsque la ligne de vision de l'utilisateur se déplace verticalement le long de la ligne méridienne principale. Pour procurer une accommodation progressive dans la lentille, la courbure de la ligne méridienne principale 18 augmente positivement vers le bas, d'une valeur pour vision éloignée près du sommet de la lentille à une valeur pour vision proche près du bas.Selon les exigences de la conception particulière, la valeur de l'accroissement de vergence entre les limites supérieure et inférieure (connues communément sous le nom de najoutagen) peut varier de façon appréciable. La valeur absolue de l'accroissement de vergence est variable et dépend des pouvoirs d'accommodation conservés par l'utilisateur. Le taux d'accroissement le long de la ligne méridienne principale 18 est également variable. En d'autres termes, la vergence transitoire peut être introduite sur une très courte partie de la ligne méridienne principale, ou elle peut être introduite sur essentiellement toute la longueur de la ligne méridienne principale. En général, on préfère que l'astigmatisme le long de la ligne méridienne principale 18 soit essentiellement nul. L'astigmatisme est généralement défini par rapport à un point sur la surface de réfraction et deux plans disposés perpendiculairement s'intersectant à cet endroit et passant par la normale à la surface de réfraction en ce point, le premier plan ou plan sagittal étant établi par le rayon de curbure minimum de la surface de réfraction et le second ou plan méridien étant établi par le rayon de courbure maximum de la surface de réfraction en ce point; la grandeur de 1' astigmatisme est alors prise comme la différence entre la vergence de la surface de réfraction dans le premier plan et la vergence de la lentille dans le second.La grandeur de l'astigmatisme en tout point de la surface de réfraction de la lentille est mesurée par la différence de vergence entre le plan sagittal et le plan méridien en ce point. Les courbures de la surface de réfraction en un point quelconque dans les plans méridien et sagittal sont communément connues sous le nom de courbures principales en ce point. Cet astigmatisme pourrait être appelé intrinsèque pour le distinauer de l'astigmatisme qui se manifeste lorsque la surface sphérique est éclairée par des rayons de lumière qui la frappe suivant des angles d'incidences obliques. Le long de la courbe méridienne verticale principale 18, la surface de réfraction est ombilicale, c'est-à-dire qu'il y a un seul rayon de courbure en tout point. Si r est le rayon de courbure de la ligne méridienne principale en O, et n est l'indice de réfraction de la matière de la lentille, alors, si les courbures principales de la surface en Q sont égales, la vergence PO en trie en ce point est donnée par Po n r =n-l o r En se reportant maintenant à la Figure 2, on y voit une vue en coupe de la lentille 10 prise le long du plan méridien vertical principal 16. Le lieu des centres de courbure de la ligne méridienne principale 18 comprend une courbe plane continue 22 appelée développée de la ligne méridienne principale qui est également localisée dans le plan méridien principal.A chaque point Q de la ligné méridienne principale 18 correspond un point q de la développée. Le vecteur rayon 20 reliant deux quelconques de ces points est perpendiculaire à la ligne méridienne principale 18 en Q,et tangent à la développée 22 en q. Une forme typique et particulièrement utile d'ur.elentil- le ophtalmique à puissance progressive incorporant les principes qui précèdent est présentée à la Figure 3. La lentille 30 se compose de trois zones de vision 32, 36 et 34 disposées verticalement. Ici de nouveau, une ligne méridienne principale 18 bisecte la lentille dans une direction genéralement verticale. La zone de vision la plus extérieure 32 de la lentille est réalisée à vergence constante qui ajuste la vision sur des objets éloignés; c'est-à-dire que la surface de la zone de vision 32 est sphérique. La zone de vision inférieure 34 de la lentille est de nouveau de vergence constante et ajuste la vision sur des objets proches. Entre les zones de vision 32 et 34 il y a une zone de vision intermédiaire 36 à puissance progressive qui procure une transition optique progres sive entre les zones 32 et 34. En d'autres termes, la vergence varie en continu dans un intervalle, d'une première vergence au sommet de la zone intermédiaire à une seconde vergence supérieure dans le-bas de la zone.Ceci est en accord avec la condition que la vergence augmente généralement de haut en bas le long de la courbe méridienne principale des lentilles ophtalmique de puissance progressive. La hauteur de la partie intermédiaire de la lentille est indiquée par h. Le graphique à droite de la Figure 3 est connu sous le nom de "loi de vergence" de la lentille 30. La loi de vergence dans ce cas se compose de trois portions linéaires 38, 40 et 42 qui sont respectivement associées aux zones 32, 34 et 36 de la len- tille le long de la ligne méridienne principale B. La portion 38 représente la vergence constante de la zone de vision 32, et la portion 40 représente la vergence constante dans la zone division 34, la vergence constante dans la portion 40 étant supérieure à celle de la portion 38. La portion inclinée 42 de la loi de vergence indique que la vergence dans la zone intermédiaire 36 change à un taux constant.Ceci est une loi de vergence typique que l'on utilise souvent dans des lentilles ophtalmiques de puissance progressive. Bien sûr, la hauteur h est variable et peut être augmentée jusqu'à toute la hauteur de la lentille. La loi de vergence représentée à la Figure 3 est linéaire dans la zone de vision à puissance progressive. Elle ne doit pas être linéaire et peut être de tout caractère arbitraire, selon ce qui est requis pour une application particulière. Elle devrait cependant être une courbe continue dans la zone de vision à puissance progressive, bien que de faibles discontinuités ne doivent pas être exclues du cadre de l'invention. La construction de base de la surface à puissance progressive de la Figure 3 est représentée à la Figure 4. Cette construction ne comprend cependant pas par elle-même les nouvelles caractéristiques de l'invention qui seront décrites plus loin. La surface de réfraction à puissance progressive est engendrée par un arc circulaire c de rayon variable et d'inclinaison constante, qui passe successivement par tous les points Q de la ligne méridienne princi cale, L'axe aa' du cercle générateur se situe dans le plan méridien principal et fait un angle constant avec la verticale. Le rayon du cercle générateur passant par un point Q donné est déterminé par la condition que son axe passe par le point q correspondant de la dé veloppée 22. Le rayon du cercle générateur est égal à la longeur du segment de droite QR à la Figure 4. On peut voir que, comme conséquence de cette construction, les courbures principales en chaque point de la ligne méridienne principale sont égales. En d'autres termes, la surface est ombilicale (exempte d'astigmatisme sur la ligne méridienne principale). I1 est commode de décrire les propriétés de distorsion d'une surface de réfraction telle que celles associées à l'invention en terme d'image d'une arille carrée vue à travers cette lentille. Bien que ce test ne soit pas totalement exact, il constitue une approximation raisonnable de l'effet visuel pour l'utilisateur de la lentille ophtalmique résultante. On peut distinguer deux types généraux de distorsion,les distorsions- normale et oblique. La distorsion normale concerne un agrandissement non uniforme de l'image dans les deux directions orthogonales parallèles aux lignes de la grille. La distorsion oblique concerne un défaut d'orthogonalité des lignes de la grille. Supposons qu'un seul carré de cette grille est vu par une petite zone d'une lentille ophtalmique donnée. Si les axes principaux d'astigmatisme dans cette zone de la lentille sont parallèles aux lignes de la grille que l'on regarde, l'image perçue montre une distorsion normale pure, c'est-à-dire que l'image du carré de la grille est un rectangle dont les côtés sont parallèles à ceux du carré.Si les axes principaux d'astjraatisme dans cette région de la lentille bisectent l'angle droit entre les lignes orthogonales de la grille, l'image montre une distorsion oblique pure, c'est-à-dire que l'image du carré est un parallélogramme équilatéral. Dans le cas général ou les axes principaux d'astigmatisme ont une orientation arbitraire par rapport aux lignes de la grille objet, l'image du carré perçue présentera une combinaison des distorsions normale et oblique, c'est-à-dire que l'image sera un parallélogramme non équilatéral. Des deux types de distorsion spécifiques qui précèdent, la distorsion oblique est de loin la plus ennnuyeuse dans des applications ophtalmiques. Dans une lentille ophtalmique, la distorsion oblique produit une sensation de balancement par rapport au milieu. Dans la plupart des cas, cet effet de balancement entraîne unè désorientation et des nausées chez l'utilisateur. Les lentilles ophtalmiques à puissance progressive et variable de la technique connue étaient soit complètement incorrigées pour la distorsion oblique, seulement partiellement corrigées pour la distorsion oblique, ou donnaient une zone de lecture trop petite pour un usage gé néral. L'astigmatisme présent dans une surface de réfraction, pour une loi de vergence linéaire, varie latéralement à deux fois le taux d'accroissement de la vergence le long de la courbe méridienne principale. De ce fait, si une correction ou une compensation de la distorsion n'est pas réalisée dans les régions periphé- riques de la lentille ophtalmique à puissance progressive, il existe nécessairement une distorsion considérable dans la surface Par exemple, dans la forme de lentille progressive représentée à la Fi Figure 3, les axes principaux d'astigmatisme font un angle de 45" par rapport aux lignes horizontaleset verticales de l'environnement visuel dans la région intermédiaire 36.Ces-lentilles produisent donc des distorsions obliques et normale substantielles dans les régions périphériques de la région intermédiaire 36. Comme on l'a dit plus haut, comme c'est le cas avec l'astigmatisme dans ces surfaces de réfraction à puissance progressive, il n'est pas possible d'éliminer la distorsion dans la surface.On a cependant découvert qu'il est entièrement possible de construire une surface ophtalmique qui est entièrement corrigée dans les zones périphériques pour la distorsion oblique. C'est-à-dire que l'on peut faire que les axes principaux d'astigmatisme dans les régions périphériques se situent dans des plans horizontaux et verticaux par rapport à l'environnement visuel, de telle sorte qu'il ne se produit qu'une distorsion normale dans ces zones périphériques.Cette distorsion normale est bien, moins ennuyeuse que la distorsion oblique, et l'incorporation de cet aspect dans une lentille à puissance progressive forme la caractéristique principale de l'invention. Cette correction de la surface de réfraction dans les ré- gions périphériques pour la distorsion oblique peut le plus commodément être exprimée mathématiquement en supposant que la surface est représentée par l'expression suivante z = f(x,y) ou x et Y sont les directions horizontale et verticale, respectivement, et Z est la hauteur de la surface au-dessus du plan xy. Si la surface est telle que les directions de courbures principales, les axes principaux d'astigmatisme, en tout point se situent dans des plans qui sont parallèles à x et y, alors, 2f -=0 f Lorsque cette expression est satisfaite pour tous les points dans une région donnée seule une distorsion normale peut être perçue à travers la lentille. En se reportant maintenant à la Figure 5, on y voit une lentille ophtalmique à puissance progressive 50 selon l'invention. Une ligne méridienne principale 52 bisecte la lentille dans une direction généralement verticale. Une nouvelle fois, la lentille 50 est divisée en trois zones de vision juxtaposées 54, 58 et 56, respectivement l'une au-dessus de l'autre. La zone de vision supérieure 54 est formée avec une surface de réfraction avant une vergence constante pour permettre une vision à distance. La zone de vision inférieure 56, dans sa région centrale1 est formée avec une surface à vergence constante, supérieure, adaptée à la vision de près. La zone intermédiaire 58 qui est disposée entre les zones pour visions éloignée et proche 54 et 56 procure entre elles une vergence progressive de transition. Comme décrit jusqu'ici, la lentille de l'invention n'est pas appréciablement différente de celles de la technique connue.La technique pour engendrer la lentille dans les portions adjacentes à la courbe méridienne principale est celle décrite en liaison avec la Figure 3. La loi de vergence méridienne est de toute forme généralement acceptable, telle que celle représentée à la Figure 3. Dans les zones pour visions intermédiaire et proche 58 et 56, la surface de réfraction de la lentille à puissance progressive 50 est encore subdivisée latéralement en cinq zones. Les lignes de division entre ces zones, AB, CD, A'B' et C'D' sont choisies arbitrairement en forme et en position. Bien qu'elles soient illustrées comme étant symétriques par rapport à la courbe méridienne principale 52, ce n'est pas une condition de l'invention.Dans le présent mode de réalisation, les lignes de division A'F'B' et C'D' peuvent être des images dans un miroir de AFB et CD par rapport à la ligne méridienne principale 52. La région centrale A'AFF' est formée selon toute conception choisie de lentille opthalmiaue à puissance progressive. Les régions périphériques de la surface de réfraction CDE et C'D'E' sont construites pour se raccorder progressivement à la zone 54 pour vision de loin le long des lignes CE et C'E'. La liaison optique progressive est obtenue en ayant une surface unie non brisée sur toute la lentille. En chaque point des zones CDE et clD'E', les axes principaux d'astigmatisme se situent dans des plans horizontaux et verticaux selon 1'expression precedente. I1 en découle que, lorsqu'elles sont vues à travers ces zones périphériques de la lentille ophtalmique à puissance progressive, les lignes horizontales et verticales de l'environnement visuel ne subissent pas de distorsion oblique.De plus, lorsqu'elle est vue à travers la périphérie de la lentille, une ligne verticale restera verticale et non brisée sur toute la hauteur de la périphérie de la lentille. En d'autres termes, une ligne qui est vue comme verticale dans les portions périphériques de la zone 54 pour vision de loin se prolonge verticalement et sans se briser dans la zone de vision intermédiaire 54 et la zone de vision de près 56. Les régions intermédiaires ABDC et A'B'D'C' sont des zones de raccordement optique entre la partie centrale et les parties périphériques, corrigées pour la distorsion oblique, de la lentille ophtalmique 50. Le but de ces régions est de ~fournir une liaison optique progressive entre ces régions à fonctions optiques différentes. De nouveau, ces régions se raccordent également de fa çon progressive à la région 54 pour vision de loin. Le choix précis de la configuration de la surface de réfraction dans ces zones de raccordement dépend d'un grand nombre de facteurs. Ceux-ci comprennent la valeur de 1 t "ajoutage" de la lentille, de la largeur totale de la lentille et de la hauteur de la zone intermédiaire 58 à puissance progressive. Comme on l'a noté plus haut, les axes principaux d'astigmatisme se situent dans des plans à 450 de la verticale dans la ré- gion centrale à puissance progressive lorsaue la loi de vergence y est linéaire. Les axès principaux d'astigmatisme dans les régions périphériques CDE et C'D'E' sont également dans des plans horizontaux et verticaux. En d'autres termes, la distorsion au centre est une distorsion oblique pure et à la périphérie une distorsion normale pure.Les zones de raccordement ABDC etA'B'D'C' ont des surfaces asphériques qui servent à transformer progressivement l'ori- entation des axes principaux d'astigmatisme entre les autres régions, de façon à ne pas introduire de discontinuités dans la surface ou image. La largeur des régions de raccordement est cependant variable et peut dans un cas limite se réduire à rien. En d'autres termes, la portée de l'invention s'étend aux cas ou il n'y a que des zones centrale et périphériques dans la surface de réfraction. En ce qui concerne les exemples qui suivent, les différences de base entre les surfaces sont illustrées sur les dèssins par les différences dans les distorsions présentes dans l'image d' une grille carrée. Dans chacun des cas suivants, on ne présente qu' une moitié de l'image, l'autre moitié étant essentiellement identique. En se reportant d'abord à la Figure 6, les régions périphériques des zones pour visions intermédiaire et proche ont une courbure asphérique de mêmes rayon et centre que la zone pour vision de loin à vergence constante. Ceci est un cas limite dans lequel la condition donnée plus haut pour les régions périphériques est satisfaite par une prolongation de la surface supérieure sphérique dans les étendues inférieures de la lentille ophtalmique à puissance progressive. I1 n'y a donc ni distorsion ni astigmatisme attribuable à une vergence progressive dans ces régions périphériques de la lentille. D'autre part, les zones de raccordement entre la zone centrale à puissance progressive et les régions périphérie ques apportent une distorsion importante lorsque la grille est vue à travers elles. La surface de réfraction représentée par l'image de la Figure 7 est formée de façon à ce que la variation de l'agrandissement vertical dans les régions périphériques soit identique à la variation de l'agrandissement vertical le long de la ligne méridienne principale. De ce fait, la distorsion d'une ligne horizontale vue à travers la lentille est telle que la hauteur de la ligne à la périphérie est identique à sa hauteur sur la ligne méridienne principale. L'astigmatisme présent à tout niveau de la pé périphérie est égal au taux d'ajoutage de la ligne méridienne principale au même niveau. La distorsion produite par le raccordement entre la région centrale dé la lentille et les zones périphériques est considérablement moins grande que celle produite dans le cas limite de la Figure 6. La Figure 8 montre l'image d'un cas limite selon l'invention. Ici, la largeur des régions de raccordement est réduite essentiellement à zéro. Donc, les lignes s'incurvant vers le bas de la région intermédiaire à puissance progressivepassetbrusquement à l'horizontale à la périphérie de la région centrale. Cette conception minimise la région de la lentille dans laquelle se produit la distorsion oblique néfaste. Cette conception peut avoir un autre avantage en ce que la largeur de la région sphérique pour vision de près, indiquée par la partie de la grille avec de grands carrés, est plus grande que dans les exemples précédents. En se reportant maintenant à 1'image de la grille représentée à la Figure 9, la surface de réfraction de la lentille est dans ce cas conçue pour quelles lignes horizontales de la grille soient en forme de cloche lorsqu'on les voit à travers la zone intermédiaire à puissance progressive. Les zones de raccordement la térales ont nécessairement une largeur substantielle, et la surface de ces.zones est conçue de façon spécifique pour donner l'ef- fet optique le plus régulier lorsque la ligne de vision passe du centre de la lentille à la périphérie. La lentille qui donne l'image représentéé à la Figure 10 est très semblable à celle utilisée pour la Figure 9, si ce n'est que la périphérie de la zone pour vision de près a été légèrement altérée pour réduire le resserrement des lignes horizontales qui apparaît près de la frontière inférieure de la région intermédiai- re de la lentille de la Figure 9.Evidemment, dans la lentille uutilisée pour la Figure 10, une distorsion oblique contrôlée est introduite délibérément dans les régions pour vision proche en vue de réduire effet de resserrement.Bien que ceci apparaisse initialement comme quelque peu néfaste, comme le montre l'image de la grille de la Figure 10, il faut se rappeler qu'une lentille ophtalmique typique est coupée aux coins pour s'ajuster dans des montures de lunettes standard, et que la plus grande partie des coins de la grille de la Figure 10 ne se retrouveront pas dans la lentille achevée. De ce fait, cette distorsion oblique contrôlée ntest pas considérée comme néfaste. Dans chacun des exemples des Figures 6 à 10, on a supposé que les zones de raccordement ABCD et A'B'C'D' avaient des frontières verticales. Il faut souligner que, comme c'est indiqué à la Figure 5, les frontières en question ne doivent pas être verticales et que, en fait, des avantages spécifiques peuvent être attribués à une orientation non verticale des frontières-dans les zones de raccordement. Un exemple d'une image d'une lentille ayant une telle configuration est représenté à la Figure 12. Ici, les frontières, indiquées par les pointillés superposés, divergent près du bas de la lentille.Ceci donne un dessin qui a l'avantage que la distorsion est maintenue minimum dans la moitié supérieure de la zone de vision intermédiaire, et procure en même temps une zone pour vision proche bien large, à vergence De ce fait, on peut voir que, dans les exemples qui précèdent, l'acuité de vision dans les régions périphériques de la zone pour vision de près de la lentille ophtalmique à puissance progressive est sacrifiée par rapport aux conceptions de la technique connue, pour corriger la distorsion oblique dans les régions périphériques de la zone pour vision intermédiaire. Ceci est réalisé tout en réussissant à maintenir à des proportions acceptables la région pour vision proche à puissance constante. Jusqu'ici, on n'a considéré dans la discussion que les lentilles qui sont symétriques par rapport à une ligne méridienne verticale principale; c'est-à-dire quela ligne méridienne verticale principale est en fait verticale à la surface de la lentille ophtalmique et divise précisément la lentille en portions latérales symétriques. Du point de vue inventaire, ces lentilles parfaitement symétriques sont extrêmement'avantageuses. Avec une marque convenable, une lentille symétrique brute peut alors être utilisée pour l'oeil gauche ou droit. Du point de vue fonctionnel, il est cependant préférable de dessiner séparément les lentilles ophtalmiques à puissance progressive pour les yeux gauche et droit. Les lentilles résultantes sont asymétriques puisque l'écartement entre les pupilles de l'homme se réduit lorsqu'il change sa mise au point en passant d'une vision de loin à une vision de près.De ce fait, lorsque l'on ajuste la lentille symétrique au patient, la ligne méridienne principale de symétrie devrait être inclinée d'approximativement 100 sur la verticale pour donner l'écart effectif de la zone pour vision de près. Cette rotation de 100 de la lentille autour de son point central assure que la ligne de vision peut passer le long de la ligne méridienne verticale principale pour une vision claire à toutes les distances. Cependant, une fois que la lentille a ainsi tourné, les axes principaux d'astigmatisme à la périphérie de la lentille symétrique, corrigée pour la distorsion oblique, décrite plus haut, ne sont plus alignés avec les éléments horizontaux et verticaux de l'environnement visuel. De ce fait, particulièrement dans le cas des lentilles à ajoutages supérieurs, ce défaut d'alignement peut entraîner une distorsion oblique notable dans les régions périphériques de la lentille ophtalmique. Ceci seraitbien sûr néfaste pour des raisons identiques à celles pour lesquelles les lentilles de la technique connues ne convenaient pas à beaucoup d'utilisadurs. Une telle lentille-est représentée à la Figure 12; l'orientation d'un axe principal d'astigmatisme est représentée en des points des différentes régions lorsque la lentille a tourné de 100. I1 rentre donc dans le cadre de l'invention de corriger cette situation en modifiant la construction symétrique précédente. Dans les versions modifiées, la zone pour vision de loin et les parties centrales des zones pour vision de près et intermédiaire restent inchangées par rapport à la construction symétrique. Cependant, les zones périphériques des zones pour vision intermédiaire et de près sont modifiées pour que, -lorsque la ligne méridien ne principale est inclinée d'approximativement 100 sur la verticale, les axes principaux d'astigmatisme dans ces régions périphé- riques soient de nouveau alignés avec les éléments horizontaux et verticaux de l'environnement visuel.Les régions de raccordement sont convenablement modifiées également pour procurer une correction optique progressive entre les parties centrales et les ré- gions périphériques. La Figure 13 illustre l'orientation des axes principaux d'astigmatisme en différents endroits pour une lentillegauche et une lentille droite modifiées pour compenser la diminution de l'écartement entre pupilles pour la vision de près. Comme on l'a expliqué plus haut, la technique connue s' accommode très généralement delta condition qui existe le long de la ligne méridienne verticale principale La technique connue consiste largement en une série d'essais pour acquérir un moyen pour engendrer la surface asphérique résultante. Ce problème de génération à entraîné certaines limitations dans la conception de la lentille. La présente lentille a évité cette situation en écartant 1' exigence de s'assurer un moyen précis pour engendrer directement une lentille ophtalmique terminée. Les lentilles selon l'invention peuvent être forméesdirectement comme des lentilles coulées. Les lentilles sont formées en programmant initialement une machine telle qu'une machine à rectifier à contrôle numérique pour produire essentiellement le complément de la surface de réfraction dans un bloc de céramique poreuse.Après formation de la surface complé- mentaire, on applique un vide au dos du bloc de céramique et une feuille de verre bien poli est chauffée et enfoncée dans la cavité formée dans le bloc de céramique. Cette feuille de verre peut ensuite être polie pour former directement la surface de réfraction sur une surface brute. Alternativement, le côté de la plaque de verre opposé à celui qui vient en contact avec le bloc de céramique peut être utilisé pour former une surface de moulage pour couler des lentilles en plastique selon l'invention. Cette technique de coulée a de nombreux avantages dont le moindre n'est pas que l'on peut produire une lentille d'un prix comparable aux lentilles ophtalmiques en verre actuelles. Cependant, des avantages supplémentaires découlent du procédé du fait que la feuille de verre enfoncée dans le bloc de céramique a une épaisseur finie. L'épaisseur finie tend à fondre toute disconti nuité locale qui peut exister à la surface, telles que celles produites entre des coupes adjacentes de l'outil à polir dans la machine de production. La lentille résultante a une surface de ré- fraction de qualité optique égale. On peut voir que, lorsque la loi de vergence dans la zone pour vision intermédiaire à puissance progressive est linéaire, c'est-à-dire avec un taux de variation constant, comme c'est le cas pour la loi de vergence de la lentille à puissance progressive représentée à la Figure 3, l'astigmatisme augmente avec la distance, sur une perpendiculaire à la ligne méridienne verticale principale, à deux fois le taux de variation de la vergence sur la courbe méridienne verticale principale.Donc, Si l'ajoutage est B et h la hauteur de la région intermédiaire, l'astigmatisme A à la distance y de la ligne méridienne est donné par A =2 2 h tyl Le "corridor de vision claire" est défini comme la région de la zone pour vision intermédiaire limitée à droite et à gauche par des lignes ayant une dioptrie d'astigmatisme. (Il est connu que 1,0 dioptrie d'astigmatisme réduit 11 acuité visuelle d'environ la moitié). Par exemple, si B vaut 2,0 D et h 10 mm, la largeur w du corridor de vision claire tirée de ltéquation précédente est de 5 mm. Pour cet exemple typique, il est clair que l'on paie un prix considérable pour la caractéristique de vergence progressive de la zone pour vision intermédiaire. C'est-à-dire que l'acuité visuelle dans cette zone est très faible partout, sauf par un étroit corridor central dont la largeur est commandée en grandie partie par la hauteur de la zone pour vision intermédiaire et le taux de variation de la vergence. On peut au moins en partie réduire le problème d'un étroit corridor central de vision claire en combinant la variation progressive de la puissance à des discontinuités de puissance finies à l'une ou l'autre ou aux deux frontières séparant la zone pour vision intermédiaire des zones pour vision de loin et de près. Les courbes en traits pleins des Figures 14A, 14B et 14C représentent des lois de vergence progressives incorporant de telles discontinuités. La Figure 14A montre la loi de vergence méridienned' une lentille optalmique à puissance progressive selon l'invention, qui a une discontinuité de vergence, c'est-à-dire un saut, à la limite supérieure de la zone pour vision intermédiaire, mais pas de discontinuité à la limite inférieure. A la Figure 14B, la situation est inversée, la discontinuité de vergence ne se produisant qu'à la limite inférieure de la zone pour vision intermediaire.La Figure 14C montre la progression méridienne de la vergence dans une lentille ayant des discontinuités finies aux limites supérieure et inférieure de la zone pour vision intermédiaire.Dans chacun de ces exemples, la ligne en traits interrompus superposée au diagramme de vergence correspond à la loi de vergence d'une lentille puissance progressive sans discontinuité de vergence aux limites de la zone pour vision interntédiaire. Une simple inspection des Figures 14A-14C indique clairement que les discontinuités de la loi de vergence ont l'effet précis de réduire le taux de variation de la vergence dans la zone pour vision intermédiaire. Ainsi, par la relation qui précède, le corridor de vision claire est appréciablement élargi. Si les discontinuités de vergence ont des amplitudes bl et b2, l'astigmatisme dans la zone intermédiaire sera donné par h tyl Supposons que B soit de nouveau égal à 2,0 D, h à 10 mm, et bl et b2 chacun à 0,5 D. La largeur w du corridor de vision claire devient égale à 10 mm.Ceci constitue une amélioration de 100% en largeur par rapport au cas à loi de vergence continue précédemment décrit, ou bl=b2=O. Le tableau de la Figure 15 donne la largeur du corridor de vision claire, pour différents ajoutages B et différentes sommes de variation de vergence par discontinuités (bl+b2), comme nombre supérieur de chaque bloc. Le nombre inférieur est le pourcentage d'augmentation de w par rapport à la largeur associée à une loi de vergence continue. L'amplitude d'une discontinuité de puisse ne devrait pas être suffisamment importante pour détruire la sensation de con tinuité visuelle de l'utilisateur qu'est destinée à apporter la conception à puissance progressive. Cette condition limitera probablement ces aiscontinuités à environ Q,5 dioptrie. Cependant,des discontinuités supérieures à 0,5 dioptrie sont comprises dans le cadre de l'invention. L'utilisation de discontinuités de puissance aide également à réduire la distorsion dans la zone pour vision intermédiaire. La Figure 16 montre le distorsion d'une grille carrée vue à travers une lentille ophtalmique à puissance progressive ayant une loi de vergence continue. Cette image est semblable à la arille que l'on observerait à travers une lentille à puissance progressive telle que celle de la Figure 3. D'autre part, la Figure 17 montre la distorsion de la meme grille vue à travers une lentille à puissance progressive ayant des discontinuités de puissance finies aux limites supérieure et inférieure de la zone intermédiaire à puissance progressive. Dans les deux cas la loi de vergence dans la zone pour vision intermédiaire est linéaire et l'ajoutage total est le même.Evidemment, la distorsion de la grille dans la zone intermédiaire de la lentille représentée à la Figure 17 est nettement moins forte que celle de la lentille représentée à la Figure 16. Si une lentille à puissance progressive telle que définie dans la technique connue avait incorporé des discontinuités de puissance finies, le prix payé pour ces discontinuités aurait été un rebord, c'est-d-dire une rupture nette de la continuité de la surface en travers de la surface de la lentille au niveau de la discontinuité. Si par exemple l'axe du cercle générateur tel que défini à la Figure 4 était vertical, le rebord associé à la discontinuité de puissance produirait une ligne horizontale dans la lentillé. La hauteur L de ce rebord croît approximativement avec le carré de la distance ( yl à partir de la ligne méridienne, selon là relation: 1 b 2 2n-1 b Par exemple, si b vaut 0,5 D et n vaut 1,5, L vaut 0,62 mm pour une valeur delyl égale à 35 mm. Si l'avantage esthétique de lentilles à puissance progressive doit être conservé, ce rebord devrait être fondu dans les zones de vision qu'il sépare. Ce serait extrêmement difficile dàns les lentilles à puissance progressive de la technique connue. Cependant, avec le procédé de courbure de surfaces de moulage utilisé dans l'invention, la fusion ou raccordement se produit automatiquement du fait de l'épaisseur finie de la feuille de verre utilisée pour former la surface de moulage.La lentille résultante contient alors des régions de raccordement 60 à vergence rapidement variable, comme indiqué à la Figure 18. Ces régions ne seront vraisemblablement pas visuellement gênantes puisqu'elles sont adjacentes aux parties de la zone pour vision intermédiaire dans lesquelles l'acuité visuelle est déjà sévèrement réduite par l'astigmatisme de la surface. Comme on l1a dit précédemment, deux types d'avantages découlent de lentilles de la classe générale comprenant l'invention. Ils sont constitués de l'accommodation continue sur toute la hauteur de la lentille, ce qui est un avantage optique, et des lignes de division invisibles entre les différentes zones de vision de la lentille, ce qui est un avantage esthétique. On a montré que le prix à payer pour l'avantage d'une accommodation progressive le long de la courbe meridienne verticale principale, c'est-à-dire dans la zone pour vision intermédiaire, est une acuité visuelle sévèrement réduite dans la zone intermédiaire, si ce n'est le long d'un corridor relativement étroit de vision claire centré sur la ligne méridienne principale.Si cependant l'utilisateur veut sacrifier l'avantage d'une accommodation progressive, il devient possible d'utiliser des discontinuités de vergence pour élargir substantiellement le corridor de vision claire tout en conservant l'avantage esthétique propre aux lentilles ophtalmiques à puissance progressive. Par exemple, dans une lentille trifocale ordinaire du type solide que l'on trouve communément dans le commerce aujourd' hui, les lignes de division entre les segments pour vision de loin, intermédiaire et de près sont bien visibles. Ceci est dû à la présence de rebords aux lignes de division, dont la hauteur augmente avec le carré de la distance à la ligne méridienne centrale principale. La hauteur des rebords se ramène à zéro sur la ligne méridienne principale mais, à 35 mm de la ligne méridienne principale, là où le changement de vergence entre segments adjacents est de 1,ou, elle est de 1,24 mm. Un rebord de cette hauteur est bien visible et aucune méthode de fabrication, y compris la méthode à bloc de courbure décrite plus haut, ne peut efficacement cacher un tel rebord. il rentre cependant dans le cadre de l'invention de former une lentille multifocale dans laquelle la hauteur théorique du rebord est limitée à une valeur minimum qui peut hêtre efficacement rendue invisible par le procédé de fabrication à courbure. Une telle lentille multifocale est représentée à la Figure 19. La loi de vergence méridienne à la forme en échelons de la lentille tri focale ordinaire et est représentée à la droite de la Figure 19. Si bl et b2 sont les valeurs des échelons des discontinuités de vergence et B l'ajoutage total, on a B = bol 2 Dans le cars ou bl ou b2 valent l'un ou l'autre zéro la lentille devient simplement une lentille ophtalmique bifocale. La lentille multifocale 100 représentée à la Figure 19 est formée d'une zone 104 pour vision de loin, à vergence constante, d'une seconde zone 106 de vision disposée directement en-dessous de la zone 104, et d'une troisième zone de vision 108 dans le bas pour regarder des objets proches.De nouveau, les portions pour vision intermédiaire et de près sont divisées latéralement en au moins 3, et de préférence 5 régions. La région centrale ABB'A' est centrée sur la ligne méridienne verticale principale 102 et comprend deux régions à vergence constante obéissant à la loi de vergence représentée à droite de la Figure 19. Des zones de raccordement ACDB et A'C'D'B' sont adjacentes à la zone centrale. Ces régions de raccordement remplissent la même fonction que celles la Figure 5 pour la lentille à puissance progressive. De façon similaire, les zones périphériques CDE et C'D'E' sont de nouveau corrigéespour la distorsion oblique de la manière décrite plus haut.Dans ces régions périphériques des zones pour vision intermédiaire et de près, une ligne verticale de l'environnement est vue à travers la lentille comme une ligne verticale non brisée de haut en bas de la lentille En d'autres termes, le long de toute ligne verticale tirée à la péri phérie de la lentille, l'effet de prisme horizontal est constant. La condition de verticalité des lignes utilisée pour la périphétrie de la lentille est équivalente à la correction de la distorsion oblique qui, dans le cas de lentilles trifocales ordinaires du type solide est concentrée aux rebords horizontaux qui sont associés aux différents sauts de vergence. L'avantage principal résultant de la correction de la distorsion oblique est la réduction de la hauteur des rebords horizontaux. Les rebords ne sont pas entièrement supprimés mais, la hauteur qui reste peut être rendue esthétiquement invisible en utilisant la méthode de fabrication par courbure Par exemple, consi dérons le type de correction de la distorsion dans lequel la largeur des zones de raccordement ABDC et A'B'D'C' est réduite à rien, c'est-à-dire que la jonction se fait de façon abrupte. La distorsion d'une grille carrée vue à travers une telle lentille multifocale est illustrée à la Figure 20. Supposons que la largeur de la région centrale A'ABB' soit de 24 mm. Si le changement de vergence aux limites de la zone intermédiaire est de 1,00 D, la hauteur L du rebord est de 0,14 mm pour tyi = 12 mm.Pour Poursylsuperieur à 12 mm, la hauteur L reste constante et égale à 0,14 mm. Bien que sur une lentille un rebord de cette hauteur soit encore facilement visible, la hauteur L n'est pas si grande qu'elle ne puisse être aplanie et rendue esthétiquement invisible par la méthode de fabrication par courbure précédente. La région de raccordement produite par ce procédé est indiquée en 110 à la Figure 21. Le type de lentille multifocale ainsi produit se compare favorablement au type multifocal à segment que l'on trouve courramment. Cependant, les lignes de division entre les différentes parties de la lentille ne sont pas visibles dans la lentille de 1' invention comme elles le sont dans la lentille multifocale à segment. Dans la discussion qui précède des différentes caractéristiques de l'invention, on a discuté indépendamment des différentes caractéristiques des lentilles de l'invention, c'est-à-dire que l'on a discuté des discontinuités verticales séparément de la division de la lentille horizontalement dans des régions qui sont traitées séparément pour corriger la distorsion oblique. Il rentre cependant dans le cadre de l'invention de combiner ces différentes caractéristiques suivant différentes combinaisons pour donner une performance optimale d'une lentille ophtalmique à puissance progressive pour des exigences ophtalmiques particulières. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation représentés et décrits, qui n'ont été choisis qu'à titre d'exemple. REVENDICATIONS 1. Lentille ophtalmique à puissance progressive comprenant une surface de réfraction,caractérisée par une courbe méridienne principale douce, non brisée, à pente continûment variable, située le long de la surface de réfraction dans une direction généralement verticale et divisant cette sur face en deux parties latérales semblables, la courbe de la courbe méridienne principale variant progressivement de point en point pour procurer en chacun de ces points une vergence prédéterminée selon une loi prédéterminée, la vergence augmentant généralement de haut en bas de la lentille à puissance progressive le long de la courbe méridienne principale, et caractérisée de plus par des courbes transversales définies sur la sùrface de réfraction par des plans perpendiculaires à la courbe méridienne principale,les courbures des courbes transversales en leurs points d'intersection avec la courbe méridienne principale étant respectivement égales à la courbure de la courbe méridienne principale en ces points, une zone de vision définie sur la surface de réfraction par la loi prédéterminée et ayant une vergence continûment progressive variant dans un intervalle, d'une première vergence dans le haut de la zone à une seconde, plus élevée, dans le bas de la zone, la surface de réfraction dans la zone de vision à vergence continûment progressive étant divisée en au moins trois régions latérales, une première des trois régions étant disposée de façon cen trale dans la zone de vision, s'y étendant verticalement et étant traversée en son centre par la courbe méridienne principale, et les deux régions les plus externes de ces trois étant dis posées aux périphéries latérales de la zone de vision et étant cor rigées optiquement pour la distorsion oblique de façon à ce qu'en chacun de leurs points les axes principaux d'astigmatisme se si tuent dans des plans vertical et horizontal pour que l'utilisateur de la lentille perçoive les lignes horizontales et verticales de l'environnement visuel comme horizontales et verticales. 2. La lentille de la revendication 1, dans laquelle une région supplémentaire est interposée dans la zone de vision entre la région centrale et chacune des deux régions extérieures, la sur face de réfraction dans les régions supplémentaires étant asphé- rique et procurant une transition optique entre la région centra le et chacune des deux régions extérieures, ce qui fait que l'uti lisateur de la lentille perçoit une transition progressive lorsque sa ligne de vision se déplace latéralement vers l'une des régions extérieures. 3. La lentille de la revendication 1, dans laquelle une seconde zone de vision est définie sur la surface de réfraction en juxtaposition verticale sur le haut de la zone de vision à vergence Continûment progressive, avec une première limite entre elles, la- seconde zone de vision ayant une seconde vergence constante dont la valeur maximum est égale à la vergence dans le haut de la. zone de vision à vergence continûment progressive. 4. La lentille de la revendication 3, dans laquelle il y a une discontinuité positive vers le bas dans la loi prédéterminée à la première limite, de telle sorte que la vergence constante dans la seconde zone de vision est inférieure à celle à l'extremi- té de l'intervalle dans le haut de la zone de vision à vergence continûment progressive 5. La lentille de la revendication 4, dans laquelle la discontinuité positive vers le bas de la vergence à la première limite est inférieure à environ 0,5 dioptrie. 6. La lentille de la revendication 3, dans laquelle une troisième zone de vision est définie sur la surface de réfraction en juxtaposition verticale au bas de la zone de vision à vergence continûment progressive, avec une seconde limite entreelles, la troisième zone de vision étant divisée en au moins trois régions, une région centrale et deux régions extérieures qui sont disposées en-dessous des parties correspondantes de la zone de vision à vergence continûment progressive, la région centrale ayant une vergence constante dont la valeur minimum est égale à la vergence dans le bas de la zone de vision à vergence continûment progressive. 7. La lentille de la revendication 6, dans laquelle il y a une discontinuité positive vers le bas dans la loi prédéter- minée à la seconde frontière, de telle sorte que la vergence consante dans la région centrale de la troisième zone de vision est supérieure à celle à la fin de'l'intervalle dans le bas de la zone de vision à vergence continûment progressive. 8. La lentille de la revendication 7, dans laquelle la discontinuité de vergence positive vers le bas à la seconde limite est inférieure à environ 0,5 dioptrie. 9. La lentille de la revendication 6, dans laquelle il y a des discontinuités positives vers le bas dans la loi prédéterminée à la première et à la seconde limites, de telle sorte que la vergence constante dans la seconde zone de vision est inférieure à, et la vergence constante dans la région centrale de'la troisième zone de vision est supérieure à la vergence dans le haut et dans le bas, respectivement, de la zone de vision à vergence con tinûment progressive. 10. La lentille de la revendication 9, dans laquelle les discontinuités de vergence positives vers le bas à la première et à la seconde limites sont chacunes inférieures à environ 0,5 dioptrie. 11. La lentille de la revendication 3, dans laquelle la vergence constante de la seconde zone de vision est éqale à la vergence dans le haut de la zone de vision à vergence continûment progressive. 12. La lentille de la revendication ll, dans laquelle les deux régions extérieures de la zone de vision à vergence continûment progressive se raccordent optiquement de façon progressive à la seconde zone de vision de façon à ce que des lignes verticales de l'environnement visuel apparaissent non brisées pourle porteur de la lentille, à la périphérie de celle-ci. 13. La lentille de la revendication 12, dans laquelle une troisième zone de vision est définie à la surface de ré frac- tion, en juxtaposition verticale avec le bas de la zone de vision à vergence continûment progressive, avec une seconde limite entre elles, la troisième zone de vision étant divisée en au moins trois régions, une région centrale et deux régions extérieures, qui sont disposées en-dessous des parties correspondantes de la zone de vision à vergence continûment progressive, la région centrale de la troisième zone de vision ayant une vergence constante égale à la vergence dans le bas de la zone de vision à vergence continûment progressive. 14. La lentille de la revendication 13, dans laquelle les deux régions extérieures de la troisième zone de vision se raccordent optiquement de façon progressive aux régions extérieures correspondantes de la zone de vision à vergence continûment progressive, et sont optiquement corrigées pour la distorsion oblique en sorte que en chacun de leurs points les axes principaux d'astigmatisme se situent dans des plans horizontaux et verticaux, de telle sorte que l'utilisateur de la lentille perçoit les lignes vertica les de l'environnement visuel, aux périphéries de la lentille,comme verticales et non brisées, et les lignes horizontales de l'en- vironnement visuel comme horizontales. 15. La lentille de la revendication 14, dans laquelle une région supplémentaire est interposée entre la région centrale et chacune des deux ones extérieures à la fois dans la zone de vision à vergence continûment progressive et dans la troisième zone de vision, la surface de réfraction dans chacune des régions supplémentaires étant asphérique et réalisant un raccord optique entre les régions centrales et les régions extérieures correspondantes, la surface de réfraction dans les régions supplémentaires de la zone de vision à vergence continûment progressive se raccordant optiquement de façon progressive à la seconde zone de vision et en haut des régions supplémentaires de la troisième zone de vision, de telle sorte que des lignes verticales dans l'envi- ronnement visuel sont vues non brisées à travers les régions supplémentaires sur la hauteur de la lentille. 16. La lentille de la revendication 15, dans laquelle une paire de courbes planes s'étendant dans la zone de vision à vergence continûment progressive et la troisième zone de vision sépare les régions centrales des régions supplémentaires, et un second groupe de courbes planes stétendant également dans la zone de vision à vergence continûment progressive et la troisième zone de vision sépare les régions supplémentaires des régions extérieures. 17. La lentille de la revendication 16, dans laquelle chacune des courbes planes se situe dans un plan qui est parallèle au plan contenant la courbe méridienne principale. 18. La lentille de la revendication 16, dans laquelle le premier groupe de courbes planes s'écarte vers le bas, de la courbe méridinne principale, à une première vitesse, et le second groupe de courbes planes diverge vers le bas à une seconde vitesse supérieure. 19. La lentille de la revendication 14, dans laquelle les régions extérieures de la zone de vision à vergence progressive et de la troisième zone de vision ont une vergence constante identique à la vergence constante de la seconde zone de vision. 20. La lentille de la revendication 14, dans laquelle l'agrandissement vertical dans les régions extérieures de la zone de vision à vergence continûment progressive et la troisième zone de-vision est identique à l'agrandissement vertical sur la courbe méridienne principale. 21. La lentille de la revendication 14, dans laquelle l'agrandissement vertical dans les régions extérieures de la zone de vision à vergence continûment progressive est égal à l'agrandissement vertical aux extrémités externes de la région adjacente, et l'agrandissement vertical dans les régions extérieures de la troisième zone de vision est identique à l'agrandissement vertical sur la courbe méridienne principale. 22. La lentille de la revendication 21, dans laquelle la largeur des régions supplémentaires dans la zone de vision à vergence continûment progressive et la troisième zone de vision est réduite essentiellement à zéro, 23. La lentille de la revendication 1, dans laquelle la courbe méridienne principale est inclinée d'approximativement 100 sur la verticale pour tenir compte de l'écartement réduit entre pupilles lors de la vision d'objets proches. 24. La lentille de la revendication 1, dans laquelle la vergence progresse suivant un taux constant sur la courbe méridienne principale dans la zone de vision. 25. Lentille ophtalmique à puissance progressive comprenant une surface de réfraction, caractérisée par: une courbe méridienne principale, douce, non brisée, à pente continûment variable, située le long de la surface de réfraction dans une direction généralement verticale et divisant la surface de réfraction en deux parties latérales similaires, la courbure de la courbe méridienne principale variant de point en point pour donner en chacun de ces points une vergence prédéterminée, selon une loi prédéterminée, la vergence augmentant généralement du haut en bas de la lentille à puissance progressive le long de la courbe méridienne principale, et caractérisée de plus par des courbes transversales définies sur la surface de réfraction par des plans perpendiculaires à la courbe méridienne principale, les courbures des courbes transversales à leurs points d'intersection avec la courbe méridienne principale étant respectivement égales à la courbure de la courbe méridienne principale aux points d'intersection, au moins deux zones de vision en juxtaposition verticale étant définie sur la surface de réfraction par la loi prédéterminée, avec une frontière entre elles, la première zone de vision ayant une vergence continûment pro gressive variant, dans un intervalle, d'une premiere vergence dans le haut de la première zone de vision à une seconde, supérieure, dans le bas de la première zone de vision, la seconde zone de vision ayant une vergence constante,avec une discontinuité positive vers le bas dans la loi prédéterminée à la limite entre les deux zones de vision. 26. La lentille de la revendication 25, dans laquelle la discontinuité de vergence à la limite est inférieure à environ 0,5 dioptrie. 27. La lentille de la revendication 25, dans laquelle une troisième zone de vision est définie sur la surface de réfraction en juxtaposition verticale avec la première, la troisième zone de vision ayant une vergence constante égale à la vergence à l'autre extrémité de l'intervalle de vergence dans la première zone de vision. 28. La lentille de la revendication 25, dans laquelle une troisième zone de vision est définie sur la surface de réfraction en juxtaposition verticale avec la première, la troisième zone de vision ayant une vergence constante, avec une seconde discontinuité positive vers le bas dans la loi prédéterminée à la limite entre la première et la troisième zone de vision. 29. La lentille de la revendication 28, dans laquelle chacune des discontinuités de vergence aux limites est inférieure à environ 0,5 dioptrie 30. La lentille de la revendication 25,-dans laquelle la loi prédétermine définit un taux constant de changement de vergence dans la première zone de vision le long de la courbe méridienne principale. 31. La lentille de la revendication 25, dans laquelle la limite entre les zones de vision est fondue pour être invisible. 32. Lentille ophtalmique multilocale à divisions invisibles entre zones de vision, comprenant une surface de réfraction, caractérisée par une courbe méridienne principale douce, non brisée, à pente continûment variable s'étendant le long de la surface de réfraction dans une direction généralement verticale et divisant la surface de réfraction en deux parties latérales semblables, la courbure de la courbe méridienne principale variant de point en point pour fournir une pluralité de vergences constantes selon une loi prédé terminée, divisant ainsi la surface de réfraction en une pluralité de zones de vision juxtaposées vertimalement, chaque paire de zones de vision juxtaposées ayant une limite entre elles, la zone de vision supérieure ayant une première vergence constante et étant prévue pour la vision d'objets éloignés sur toute la largeur de la lentille ophtalmique multifocale, les zones de vision restantes étant divisées en au moins trois régions distribuées horizontalement, la région centrale de chacune des ces zones restantes ayant une vergence constante supérieure à celle sur la courbe méridienne principale dans la zone de vision juste au-dessus, les deux régions extérieures de chacune des zones restantes ayant une courbure asphérique telle au'à une limite les hauteurs relatives des zones de vision format la limite sont constantes le long de la limite sur la largeur de chacune des régions extérieures et étant corrigées pour la distorsion oblique de façon à ce qu'en chacun de leurs points les axes principaux d'astigmatisme se situant dans des plans verticaux et horizontaux de façon à ce que lutili- sateur de la lentille perçoive les lignes horizontales et verticales de l'environnement visuel comme horizontales et verticales, et les limites entre les zones de vision sont fusionnées pour être invisibles. 33.La lentille de la revendication 32, dans laquelle la loi prédeminee définit un agrandissement vertical en chaque point le long de la courbe méridienne principale, l'agrandissement vertical étant constant sur toute la largeur de la lentille. 34. La lentille de la revendication 32, dans laquelle 1' agrandissement horizontal dans la région extérieure est égal à 1' agrandissement de la zone de vision supérieure. 35. La lentille de la revendication 32, dans laquelle il y a trois zones de vision. 36. La lentille de la revendication 32, dans laquelle une région supplémentaire est interposée entre la région centrale et chacune des régions extérieures, la surface de réfraction dans les régions supplémentaires étant asphérique et procurant une transition optique entre la région centrale et les deux régions extérieures, ce qui fait que l'utilisateur de la lentille perçoit une transition progressive lorsque son regard se déplace latéralement vers l'une des régions extérieures.