La présente invention concerne un dispositif et un procédé pour la préparation, de façon continue, de sacs ou étoffes tubulaires ayant un doublage interne, ce doublage interne pouvant se compose soit d'un pellicule en matière plastique ou d'étoffes de fibres naturelles, artificielles ou synthétiques, de papier, aluminium ou autres matériaux analogues. Plus particulièrement, la présente invention se rapporte au cas où les sacs se composent d'une étoffe faite de bandes de pellicules de polymères synthétiques. La préparation, en continu, de sacs en étoffe de pellicules de polymères est habituellement obtenue sur une machine a' tricoter en rond ou métier en tissant ensemble les bandes de ces pellicules ou bien en tissant ces bandes sur un métier plat, et en produisant ensuite des sacs en soudant et en cousant ensemble les bords ou au centre. Dans les machines automatiques à tricoter en rond actuellement utilisées, l'étoffe tubulaire sortant du métier est réduite à une forme plane en utilisant des tendoirs en forme de fourches qui servent d'écarteurs à l'intérieur du tube, qui sont agencés en dessous du métier et sont soutenus par des supports en métal émergeant à la partie supérieure de l'intérieur du métier lui-meme. Comme la transformation de étoffe d'uné forme tubulaire & une forme plate est nécessaire pour permettre de l'enrouler sur un rouleau, il est ainsi impossible d'obtenir en même temps, avec de tels dispositifs, le doublage de l'étoffe tubulaire en introduisant, & l'intérieur, un doublage tubulaire, car cette introduction est gênée par le support de 1' écarteur en forme de fourche. La présente invention concerne ainsi un dispositif et un procédé permettant, dans la préparation d'étoffes tubulaires sur des machines à tricoter en rond, d'effectuer des opérations de doublage interne et la réduction de l'étoffe tubulaire à une étoffe de forme plate d'une façon continue et simultanée. Le dispositif selon l'invention se compose de (a) une machine standard à tricoter en rond ou métier, dont on a retiré le dispositif en forme de fourche qui est normalement utilisé pour le passage de la forme tubulaire à la forme plate de l'article manufacturé; (b) un dispositif expanseur (élargisseur) agencé au-dessous de la buse ou bague de calibrage du métier et comprenant, dans l'ordre donné : un arc pré-élargiseur et deux cylindres écarteurs flottants placés en-dessous de l'arc, supportéspar deux cylindres fixes de support, et (c) au moins deux paires de roues élargisseuses placées en-dessous de l'écarteur (b). Les paires de roues élargisseuses sont placées l'une en dessous de l'autre et sont reliées, par exemple au moyen de tiges, à l'arc pré-élargisseur, ou auKcylindres flottants. Ces roues sont agencées de façon que leur axe de rotation soit perpendiculaire au plan de l'arc. Les cylindres écarteurs et flottants sont mécaniquement reliés (par exemple par soudure), à leur partie supérieure, à l'arc pré-élargisseur, tandis qutà leur partie inférieure, ils peuvent être reliés aux roues élargisseuses, et ils reposent sur les cylindres fixes ci-dessus mentionnés. L'arc est agencé sur un plan parallèle au plus grand axe des cylindres flottants. Le procédé selon l'invention comporte les étapes qui suivent (a) amener, à l'intérieur de la machine à tricoter en rond, par la bague de calibrage, le produit tubulaire constituant le doublage; (b) tisser, sur la machine à tricoter en rond, la matière textile qui s'agence autour de l'extérieur du doublage; (c) écarter (élargir) les deux articles tubulaires concentriques par action du dispositif expanseur et des cylindres élargisseurs comme on l'a indiqué aux points (b) et (c) précédemment donnés, avec le passage de la forme tubulaire à la forme plate; (d) tirer et enrouler le matériau aplati sur un rouleau. Selon une forme préférée de l'invention, le doublage tubulaire interne peut être amené à un état pré-gonflé, en y soufflant au préalable de l'air comprimé, de l'azote ou autre fluide semblable, bien qu'il soit également possible d'amener l'article tubulaire plié sous forme plane ou de soufflet. Les cylindres écarteurs flottants sont de préférence agencés à une certaine distance du métier circulaire, qui correspon-d -au double ou au triple du demi-përimètre de l'étoffe tubulaire externe, et ils ont de préférence des dimensions plus petites que celles des cylindres de support; dé préférence leur diamètre doit être égal à 0,5-0,75 fois Celui des cylindres de support; leur longueur sera inférieure au demi-périmètre de l'étoffe tubulaire et atteindra de préférence environ 4/6 de ce demi-périmètre, bien que des longueurs plus petites ou plus grandes soient également possibles. Les cylindres fixes de support ont des longueurs supérieures à celle du demi-p-érimètre de ltétoffe, mais représentent de préférence 7/6 ou plus de ce demi-périmètre. L'invention sera mieux comprise, et d'autres buts, caractéristiques , détails et avantages de celle-ci apparattront plus clairement au cours de la description explicative qui va suivre faite-en référence aux dessins schématiques annexes donnés uniquement d titre d'exemple illustrant un mode de réalisation de l'invention et dans lesquels - la figure 1 montre une vue-latérAle du dispositif; - la figure 2 montre une vue avant du dispositif; - la figure 3 montre-une vue latérale du dispositif en son stade de fonctionnement; et - la figure 4 montre une vue avant du dispositif dans son stade de fonctionnement. Sur les diverses figures, le repère I indique le dispositif de calibrage métier circulaire), le repère 2 indique étoffe tubulaire, le repère 3 indique l'arc pré-élargisseur, le repère 4 indique les cylindres flottants, le repère 5 indique les cylindres de support à l'extérieur de l'étoffe tubulaire, le repère 6 indique les roues élargisseuses, le repère 7 indique les cylindres de traction, le repère 8 indique le dispositif d'enroulement, le repère 9 indique l'ensemble de traction avant enroulement, et le repère 10 indique le doublage tubulaire à un état pré-gonflé. Le dispositif et le-procédé selon l'invention peuvent être utilisés pour la production de sacs tissés en toute matière textile, qu'elle soit naturelle,artificieile ou synthétique. Plus particulièrement, pour ces étoffes, on utilise des bandes de pellicules, de préférence orientées, de polymères synthétiques, contenant éventuellement des stabilisants, des pigments, des lubrifiants, des agents opacifiants, des agents antistatiques et analogues. Ces pellicules sont obtenues par formation de pellicules à plat ou tubulaires, en les orientant ensuite puis en les coupant en bandes de la largeur scaitée selon des méthodes connes. De préférence, on utilise des pellicules consistant en polymères cristallins d'oléfines ayant principalement des macromolécules isotactiques, ayant un indice de fusion compris entre 0,1 et 20, mais on emploie de préférence des polymères de propylène, des copolymères de propylène-éthylène avec une teneur prédominante en propylène, aussi bien du type statistique que du type séquencé, des mélanges de polypropylène avec des copolymères et/ou avec du polyéthylène, du type linéaire ou ramifié. Si on emploie des copolymères d'éthylène-propylène, la teneur en éthylène doit de préférence être comprise entre 0,1 et 596. Les polymères d'oléfines destinés à la formation des pellicules, peuvent être utilisés sous forme de granulés Ou de flocons. Les doublages internes pour les articles manufacturés, selon l'invention, peuvent consister en pellicules de polymères synthétiques comme, par exemple; du polyéthylène, du polypropylène, du chlorure de polyvinyle, des polyamides, des polyesters et analogues, ou ils peuvent consister en étoffes de fibres naturelles, artificielles ou synthétiques, de papier, d'aluminium OU de toutessortes de matériaux analogues. On donnera ci-après quelques exemples illustrant l'invention sans en aucun cas en limiter le cadre. Exemple 1. On prépara d'abord une pellicule tubulaire par extrusion d'un polypropylène en granulés obtenu à partir d'un polymère ayant un indice de fusion de 2, un résidu à l'extraction dans l'heptaoede 97,596 et 75 ppm de cendres. La pellicule fut étirée en direction longitudi nase avec un rapport d'étirement égal à 1:7, à une température de 130 C. La pellicule mono-étirée ainsi obtenue, ayant une épaisseur de 4O, fut découpée en bandes en faisant passer cette pellicule sur un cylindre à lames disposé sur le métier. Ces bandes furent alors tissées sur un métier circulaire, la trame étant supportée par des canettes, pour la préparation d'une étoffe tubulaire ayant un poids spécifique de 80 g/m2 , et une demi-circonférence de 55 cm. En employant le dispositif et le schéma de traitement des figures I à 4, on amena, à l'intérieur du métier à tisser circulaire, une pellicule tubulaire obtenue par formation, en pellicule , d'un polyéthylène de faible densité, ayant une épaisseur de 40/cl, en insérant la pellicule tubulaire par l'embouchure du dispositif de calibrage. Du métier circulaire se déroulèrent par conséquent en même temps, la pellicule tubulaire, et à l'extérieur de celle-ci, l'étoffe tubulaire formée au niveau du dispositif de calibrage. A une distance égale au double du demi-périmètre du dispositif de calibrage, les deux produits tubulaires et concentriques sont soumis à un élargissement au moyen de l'arc pré-élargisseur, du système des cylindres flottants/cylindres fixes et des roues élargisseuses finales, prenant une forme plane. A la fin, l'étoffe tubulaire et son doublage tubulaire furent tirés par les cylindres 7 et enroulés sur l'ensemble d'enroulement 8 (voir figure 3). Les cylindres flottants se composent de cylindres en acier passant sur des paliers internes, et ayant un diamètre égal à la moitié du diamètre des cylindres fil9es tandis que la longueur est égale à environ 4/6 du demipérimètre de l'étoffe tubulaire. Les cylindres fixes se composent de cylindres en acier et ont une longueur supérieure à 7/6 du demipérimètre de l'étoffe, avec la plus forte hauteur pouvant être obtenue sur le métier circulaire. Le dispositif élargisseur-calibreur flottant est également fait en acier et se compose de les cylindres flottants ci-dessus l'arc pré-élargisseur les roues élargisseuses finales. Exemple 2. Dans ce cas, on procéda de la même façon qu'à l'exemple 1, à l'exception que l'étoffe tubulaire avait un poids de 130 g/m2 et une demi-circonférence de 50 cm. ExemDle 3.- On prépara une pellicule à partir d'un granulé obtenu d'un mélange consistant en 9596 de propylène du type décrit & l'exemple 1 et en 5,' d'un copolymère statistique d'éthylène-propylène ayant une teneur en éthylène de 2,5,' et un indice de fusion de 5. La pellicule fut alors étirée en direction longitudinale à un rapport d'étirement de 1 : 7, à 1300C. La pellicule mono-étirée ainsi obtenue, d'une épaisseur de 40 JCV fut découpée en bandes par passage de la pellicule sur un cylindre pourvu de lames, monté sur le métier. La pellicule fut tissée sur le métier circulaire avec la trame portée par des canettes, pour la préparation d'une étoffe tubulaire ayant un poids spécifique de 100 g/m2 et une demi-circonférence de 75 cm. En employant le dispositif et le schéma de traitement illustréssùr les figures 1 à 4, on amena, dans le métier circulaire, un produit tubulaire obtenu par la transformation, en pellicule , de polyéthylène de faible densité, d'une épaisseur de , l'insertion étant obtenue par l'embouchure du dispositif de calibrage. Du métier circulaire, se déroulèrent en même temps le produit en polyéthylène-tubulaire et à l'extérieur de lui et autour de lui, l'étoffe tubulaire formée au niveau du dispositif de calibrage. A une distance égale au double du demi-périmètre de l'étoffe tubulaire, les deux produits tubulaires et concentriques subirent un élargissement par l'arc préélargisseur, le système cylindres flottants/cylindres fixes et les roues élargisseuses finales, prenant la forme plane. A la fin, les produits tubulaires furent tirés par les-cindres 7 et enroulés sur l'ensemble d'enroulement 8 (figure 3). Les cylindres flottants se composaient de cylindres en acier passant sur des paliers internes et ayant un diamètre-égal à-la moitié de celui des cylindres fixes, et une longueur égale à environ 4/6 du demipérimètre de étoffe tubulaire. Les cylindres fixes étaient des cylindres en acier ayant une longueur supérieure à 7/6 du demi-périmètre de l'étoffe de la hauteur maximum pouvant être obtenue sur le métier circulaire. Exemple-4.- On opéra comme à l'exemple 1 à la différence que l'étoffe tubulaire avait une demi-circonférence de 50 cm, tandis que la pellicule tubulaire avait une épaisseur de 50 et se composait d'un mélange comprenant 90% d'un polyéthylène de faible densité et 10,' d'un copolymère éthylène-propylène statistique contenant 2,5% d'éthylène et ayant un indice de fusion de 5. Exemple 5. On opéra comme d l'exemple 1 à l'exception que l'étoffe tubulaire se composait de bandes de propylène ayant un indice de fusion égal à 8, un poids spécifique de 90 g/cm2 et une demi-circonférence de 60 cm. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui n'a été donné qutà titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si cellesci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre de la protection comme revendiquée. REVENDICATIONS 1.- Dispositif pour-la préparation en continu d'articles manufacturés consistant en sacs ou étoffes tubulaires ayant un doublage interne, caractérisé en ce qu'il comprend un métier à tricoter circulaire, un dispositif expanseur (ou élargisseur) (écarteur) agencé en-dessous de la bague de calibrage dudit métier et comprenant, dans la séquence donnée, un arc pré-élargisseur et deux cylindres écarteurs flottants, agencés en-dessous de lui, supportés par deux cylindres fixes, et au moins deux paires de roues élargisseuses placées en-dessous dudit dispositif expanseur. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les cylindres écarteurs flottants précités ont un diamètre égal à 0,5-0,75 fois le diamètre des cylindres de support précités, avec une longueur égale à 4/6 du demi-périmètre de l'étoffe tubulaire tandis que lesdits cylindres de support ont une longueur égale ou supérieure à 7/6 du demi-périmètre de ladite étoffe tubulaire. 3.- Procédé de préparation, en continu, d'articles manufacturés consistant en sacs ou étoffes tubulaires en pellicules de polyoléfines, et pourvues d'un doublage interne, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes amener, à l'intérieur du métier-à tricdter circulaire, par une bague de calibrage, le produit tubulaire formant ledit doublage; tisser, sur ledit métier circulaire, la matière textile avec formation d'une étoffe tubulaire s'agençant sur l'extérieur dudit doublage; élargir (écarter) lesdits produits tubulaires et concentriques par action du dispositif expanseur et des roues élargisseuses selon la revendication 1; tirer et enrouler le matériau sur un cylindre d'enroulement. 4.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la matière textile précitée se compose de bandes de pellicules de polymères synthétiques. 5.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le matériau tubulaire précité formant le doublage précité se compose d'une pellicule en matière plastique, ou d'une étoffe de fibres naturelles, artificielles ou synthétiques ou de papier, aluminium ou matériaux analogues.