La présente invention concerne un dispositif de protection contre le gel pour pieds de vigne ou ceps, constitué essentiellement par un recouvrement thermo-isolant en matière plastique, matière plastique cellulaire ou matière analogue. Dans les dispositifs de protection de ce type connu jusqu'içi, les bandes de matière plastique ou de matière cellulaire sont disposées en forme de toit au-dessus des lignes ou rangées de ceps, et leurs bords longitudinaux inférieurs prennent appui sur le sol des deux côtés des rangées et sont fixés par exemple à cet endroit par des points d'ancrage. Cet agencement demande beaucoup de moyens et est très coûteux. I1 est n- cessaire de prévoir de grandes surfaces de recouvrement, dont le rayonnement thermique atteint une valeur d'autant plus grande. Etant donné également que les souches des ceps se trouvent à l'intérieur du recouvrement et que liteau de pluie s'écoule des deux côtés sur les surfaces obliques de ce recouvrement, le sol demeure sec au-dessous de la souche ou du tronc du cep et à cbté de celui-ci tant que le recouvrement est en place. L'ancrage du recouvrement en forme de toit doit également être tres réiitant, car une pression de vent d'autant plus élevée peut s'exercer sur les grandes surfaces latérales. Le but de l'invention est de creer un revêtement en sa- titre plastique pour ceps ou pieds de vigne qui soit plus simple ou moins cofteux, qui puisse être mis en place plues facilement, et en outre qui soit plus efficace que les recouvrements ou protections connus. On parvient à ce résultat, suivant l'invention, par le fait que le recouvrement est constitué par une gaine en matière plastique ou en matière plastique cellulaire ou bien par une gaine foliiforme'analogue, s'étendant dans le sens longitudinal de la ligne ou rangée de ceps, à une distance suffisante du sol, et entourant en principe simplement la partie des ceps ou pieds de vigne comportant les sarments pouvant subir l'effet du gel. Pour plus de simplicité, on utilisera ci-après -l'expression gé- nérale " gaine en matière plastique". Cette gaine en matière plastique présente judicieusement une section transversale allongée, correspondant à la zone occupée par les sarments et ayant une hauteur supérieure à sa largeur. Pour permettre une mise en place et~un enlèvement aisés, elle peut être réalisée à partir d'une bande de matière plastique ou de matière cellulaire élastiquement déformable et recourbée sensiblement en forme d'U ou d'épingle à cheveux, dont les bords latéraux inférieurs sont reliés amoviblement ensemble. D'une fa çon avantageuse, on peut utiliser à cet effet une matière cellulaire transparente. L'invention repose sur cette constatation qu'il suffit en pratique, à titre de défense contre le gel de printemps particulièrement dangereux, de protéger les sarments sensibles partant de la souche du cep, en particulier quand celles-ci se trouve dans la période critique du passage de la condition de "démarrage" au stade dénommé en Allemagne Fédérale "oreille de souris" et aux stades ultérieurs. Les gaines de matière plastique adaptées à la partie correspondant à ces sarments- exigent une quantité de matière nettement inférieure au recouvrement en forme de toit de grandes dimensions, elles sont nettement moins coûteuses, et par suite de leur poids plus faible elles sont d'une ma nutentiojn plus facilè et d'une mise en place également plus facile.Cet avantage est particulièrement important, étant donné que ces dispositifs de protection doivent, le plus souvent, être mis en place de façon immédiate et aussi rapidement que possible lorsque le gel menace brusquement. Les gaines de matière plastique suivant l'invention présentent, par suite de leurs dimensions plus faibles, des surfaces de rayonnement thermique plus réduites et sont moins soumises à la pression du vent que les recouvrements en forme de toit connus. Elles ne recouvrent pas non plus le sol à l'endroit de la souche ou du tronc et à côté de celui-ci, de sorte que cette souche ou ce tronc et les racines reçoivent de l'eau comme précédemment en cas de pluie. La fixation des gaines de matière plastique peut, suivant une autre particularité de l'invention, être réalisée de façon très simple. De préférence, on peut prévoir sur les poteaux ou piquets du vignoble des éléments d'appui sur lesquels les gai-4 nes en matière plastique, ou bien les extrémités se chevauchant de tronçons de gaines de grande longueur, sont placées. Dans certains cas, il est également possible de déposer~--tsimplement les gaines en matière plastique sur un ou plusieurs fils métalliques tendus à une hauteur appropriée entre les poteaux ou piquets. En cas de gel intense, on peut également faire passer à travers les gaines en matière plastique un courant d'air chaud, de vapeur d'eau ou de fluide analogue, fourni par une source de chaleur appropriée. Dans le cas d'un terrain de vignoble en pente ascendante, l'air chaud ou tiède peut parcourir les gaines en matière plastique par suite de son propre mouvement ascendant ; autrement, il peut être refoulé à travers les gaines au moyen d'un ventilâteur. Une autre amélioration importante à cet égard est obtenue, suivant l'invention, par le fait que la gaine en matière plastique ou en matière foliiforme présente, au moins à sa partie supérieure, une surface empochant ou réduisant dans une large mesure le rayonnement ou l'absorption de chaleur. Suivant un mode dt réalisation simple de l'invention, on peut parvenir à ce résultat en.recouvrant la surface extérieure de la gaine de ma tière-plastique ou de matière foliiforme, au moins dans la partie supérieure mentionnée, avec une matière s'opposant au rayonnement, par exemple avec une pellicule de bronze d'aluminium ou d'argent. Suivant un autre perfectionnement, les gaines en matière plastique, en matière cellulaire ou en matière foliiforme sont, suivant l'invention, ouvertes vers le bas. Les bords latéraux inférieurs des gaines sont, à cet effet, non pas reliés ensemble en étant serrés l'un contre l'autre, mais sont maintenus selon un certain écartement l'un par rapport à l'autre, de sorte qu'il demeure entre eux un intervalle longitudinal ouverte Ce résultatpeùt trie obtenu aisément, par exemple, à l'aide de deux fils parallèles tendus à la distance désirée sur les po taux du vignoble. La fabrication, la mise en place et l'enlèvement du dispositif de protection contre le gel peuvent, suivant l'invention, être rendus moins coûteux et plus simples par le fait que la gaine en matière plastique ou enveloppe de recouvrement peut être réalisée ou est réalisée à partir d'une bande de recouvrement qui peut êtré prélevée par traction à partir d'un rouleau de matière, ou bien, d'un paquet de matière quelconque, dans le sens de la longueur d'une ligne ou rangée de ceps de vigne, et qui peut etre enrouléeou'-repliée à nouveau après usage, cette bande pouvant être munie ou étant munie, selon des écartements correspondants aux poteaux-de la rangée de ceps, d'orifices de passage ou analogues, prépayes et au moins partiellement obturables, pour l'in troductioncu le passage des poteaux, et pouvant en position d'u tilisation être retenue par des éléments d'appui disposés dans la zone correspondant aux sarments de la rangée de ceps selon des écartements relatifs, de façon à prendre la forme tubulaire ou la forme d'enveloppe désirée, ladite bande pouvant être maintenue sur ses bords latéraux par des organes de liaison amovibles. Grâce à l'invention, pour la fabrication de la gaine en matière plastique ou en matière plastique cellulaire ou encore en matière foliiforme, on peut utiliser une matière plastique ou une matière plastique cellulaire ou encore une matière foliifor- me analogue du commerce relativement mince, ce qui est nettement moins coûteux qu'une matière épaisse. et déjà préformée. Linven- tion permet alors une délimitation et une stabilisation de l'espace libre autour des sarments, ce qui est nécessaire pour permettre à l'intérieur une élévation de température s'opposant au gel des sarments.En outre, la gaine ou l'enveloppe ainsi créée est, malgré la matière plastique relativement mince formant la bande de recouvrement, si rigide et si résistante que la matière de la bande de recouvrement ne vient pas "battre", même en cas de vent fort, contre les pousses fragiles et encore peu résistantes des sarments, et ne peut pas provoquer leur rupture. En outre, l'invention permet un stockage et-une conservation simples et sans grand encombrement des bandes de recouvrement lorsqu'elles ne sont pas utilisées, et une réutilisation commode et à chaque instant en cas de besoin. Tous ces avantages du dispositif de protection contre le gel suivant l'invention sont d'une grande importance pour le caractère utilisable en pratique du dispositif, et ils permettent une utilisation de dispositifs de ce type qui peut être admise sur le plan économique. Les éléments d'appui de la bande de recouvrement peuvent être réalisés dtune façon particulièrement avantageuse à partir d'étriers de forme déterminée et stable, réalisés de préférence en matière plastique et correspondant à la section des gaines, ces étriers pouvant être emboîtés ou serrés sur les fils de palissage au niveau des poteaux du vignoble, et le cas échéant ega- lement entre ceux-ci. La mise en place des gaines en matière plastique ou des bandes de recouvrement peut, suivant l'invention, être grandement facilitée et simplifiée par le fait que la bande de recouvrement est supportée par des étriers d'appui de forme stable, disposés à certains écartements et correspondant à la section de la gaine, et est retenue sur ces derniers par des étriers de serrage élastiques qui sont adaptés à la forme des étriers d'appui. Un étrier de serrage de ce type peut être adapté sur l'étrier d'appui en un laps de temps extrêmement court, de telle sorte que la bande de recouvrement soit maintenue avec certitude entre l'étrier d'appui intérieur et l'étrier de serrage extérieur. Le temps qui est nécessaire à la pose du dispositif de protection contre le gel peut, de cette manière, être extraordinairement réduit. Les étriers d'appui doivent être constitués par une matière plastique ayant une forme rigide ou bien une stabilité intrinsèque, ou bien également en une matière métallique ou autre appropriée, tandis que les étriers de serrage sont fabriqués en une matière plastique élastique ou bien pouvant subir une expansion ou un serrage, ou bien encore en une matière métallique ou autre ayant un effet correspondant. Un chauffage particulièrement avantageux des gaines en matière plastique ou en matière cellulaire peut être obtenu, suivant l'invention, par le fait qu'on prévoit pour chaque ligne ou rangée de ceps de vignes, et le cas échéant pour un groupe de rangées constitué par deux ou plusieurs rangées voisines, au moins un élément de chauffage particulier, qui fournit spécialement à la gaine formant l'enveloppe de protection, ou bien aux gaines de protection du groupe de rangées, conjuguées à cette rangée ou à ce groupe de rangées de ceps, un fluide de chauffage. La subdivision de la source de chauffage en un nombre élevé d'éléments ou d'appareils de chauffage particuliers et travaillant d'une façon générale indépendamment les uns des autres permet une adaptation meilleure et plus facile du chauffage aux vignobles les plus divers, présentant des pentes dé terrain variables et des longueurs variables de lignes ou rangées de pieds de vignes individuelles, à l'aide d'éléments de construction unitaires et par conséquent de faible prix. En viticulture, on doit tenir compte des pentes des terrains, qui peuvent varier sensiblement de O à 60 %. Par ailleurs, la longueur des lignes ou rangées de ceps individuelles peut varier, outre la pente également variable du terrain, dans de larges limites.On peut tenir compte de ces différences avec de faibles frais à l'aide d'appareils de chauffage ou d'éléments chauffants identiques et simples. Par ailleurs, ces éléments chauffants individuels peuvent être stockés aisément pendant le long temps pendant lequel ils ne sont pas employés, et ils peuvent être mis en place rapidement lors d'une menace de gel, selon toutes dispositions désirées, en vue de leur mise en service. Suivant un mode de réalisation particulièrement avantageux de l'invention, chaque élément chauffant individuel comprend un générateur de vapeur d'eau, et il est en outre particulièrement judicieux d'envoyer dans la gaine de protection correspondante un mélange de vapeur d'eau et de gaz chaud, ou bien de gaz résultant de la combustion ou d'air chaud. On peut parvenir à ce résultat d'une manière simple, suivant l'invention, en utilisant pour former chaque 'élément chauffant un récipient de vaporisation pouvant lui-même etre chauffé au moyen d'un brûleur et alimenté en eau, ce récipient étant entoureà une certaine distance par une enveloppe extérieure tubulaire, allant de préférence en stamincissant en direction du haut à la manière d'un entonnoir et débouchant'à sa partie supérieure à l'intérieur de la gaine de protection correspondante.La source de chaleur, qui peut être constituée par un brûleur à gaz propane, un brûleur à mazout, un dispositif électrique ou analogue, peut se trouver également dans cette enveloppe extérieure. L'eau à vaporiser est, suivant l'invention, amenée goutte à goutte au récipient de vaporisation par un conduit ou ajutage, qui est raccordé à un réservoir d'eau. Dans ce cas, il peut être particulièrement avantageux, suivant l'invention, de donner à ce réservoir d'eau une forme annulaire et de le disposer autour de l'enveloppe extérieure de l'élément chauffant. Un dispositif de ce type permet d'introduire d'une ma nière simple la quantité de chaleur désirée, sous forme de vapeur, dans les gaines de protection, et simultanément de transférer à ces gaines de protection l'énergie de la source de chaleur qui n'a pas été complètement utilisée pour la production de vapeur, sous la forme de gaz de combustion ou d'air chaud, de telle sorte qu'elle se mélange dans cette gaine à la vapeur et qu'on puisse ainsi en tirer parti. La vapeur d'eau a, d'une façon en soi connue, un potentiel calorifique très élevé, qu'elle abandonne au milieu environnant~lors de sa condensation, de sorte que l'humidité relative de l'air est fortement augmentée à l'intérieur de la gaine de protection et atteint 100 %.- En cas d'humidité élevée de l'air, l'évaporation à partir des sarments à pro téger est nulle.Si aucune évaporation ne se produit à partir des sarments ou bien à partir du feuillage des ceps de vigne, aucune énergie d'évaporation n' est nécessaire ; or celle-ci est en majeure partie prélevée aux sarments ou au feuillage. On a pu déterminer que, justement dans le cas de la vigne, la "mort't par gel, c'est-à-dire l'éclatement de la paroi des cellules par congélation de l'eaux se produit déjà à -1,2C dans un milieu d'air très sec, tandis que les mêmes cellules peuvent, dans un milieu correspondant à une humidité relative d'environ 100 %, supporter sans difficultés des températures descendant jusqu'à -7 C et plus encore.Un tel effet favorable est atteint d'une manière simple et avec certitude grâce à lrinvention. D'autres particularités et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatif et sur lesquels La Fig. 1 est une vue en perspective d'une rangée de ceps ou pieds de vignes protégés. La Fig. 2 montre en perspective de la mente manière, que sur la Fig. 1, un point de chevauchement au droit d'un poteau, mais selon une représentation à plus grande échelle. La Fig. 3 est une vue en coupe verticale par la ligne 111-111 en Fig. 2. La Fig. 4 montre en pian une platine formant appui. La Fig. 5 est une vue en coupe horizontale -par la ligne V-V en Fig. 3. La Fig. 6 est une vue en perspective d'un point de chevauchement au voisinage d'un poteau, selon une représentation analogue à la Fig. 2, mais avec interposition d'une manchette intercalaire. La Fig. 7 est une vue en coupe verticale par la ligne VII-VII en Fig. 6. La Fig. 8 est une représentation en perspective d'une ligne ou rangée de ceps de vigne protégés, la' paroi avant de la gaine de matière plastique ou de matière foliiforme étant partiellement arrachée. La Fig. 9 est une représentation à plus grande échelle que sur la Fig. 1, montrant une partie d'une gaine en matière plastique ou en matière foliiforme au voisinage d'un poteau du vignoble. La Fig. 10 est une vue en coupe verticale à travers la gaine en matière plastique ou en matière foliiforme suivant la Fig. 9, au droit d'un poteau. La Fig. Il est une représentation en perspective d'une ligne ou rangée de ceps de vigne, la bande de recouvrement déjà préparée étant déposée à côté de cette rangée. La Fig. 12 est une vue en coupe transversale à travers la rangée de ceps, après la mise en place de la bande de recouvrement. La Fig. 13 est une vue en plan du dessus montrant une partie de la bande de recouvrement, avec arrachement des deux côtés. La Fig. 14 est une représentation en coupe à plus grande échelle par la ligne XIV-XIV en Fig. 13. La Fig. 15 est une vue en coupe transversale à plus grande échelle que sur la Fig. 12 à travers une ligne ou rangée de ceps de vigne, la bande de recouvrement étant mise en place et fixée. La Fig. 16 est une vue de profil montrant une partie dtun poteau, avec-un élément d'appui fixé latéralement. La Fig. 17 est une vue de profil de lélément d'appui que montre la Fig. 16. Les Fig. 18, 19 et 20 montrent divers renforcements des bords latéraux de la bande de recouvrement. Les Fig. 21 et 22 sont des vues en coupe longitudinalè et transversale d'un autre mode de réalisation d'élément d'appui, avec la bande de recouvrement. Les Fig. 23 et 24, montrent deux modes de réalisation de réunion par emboftement des extrémités de l'élément d'appui suivant les Fig. 21 et 22. La Fig. 25 est une vue en coupe longitudinale-avec arrachement d'une partie de la gaine de recouvrement, avec l'étrier d'appui et l'étrier de serrage. La Fig. 26 montre la gaine de recouvrement suivant la Fig. 25, en coupe transversale par un plan vertical. La Fig. 27 est une vue en coupe transversale horizontale~ suivant la ligne XXVII-XXVII en Fig. 26. La Fig. 28 est une vue en coupe verticale schématique d'un appareil de chauffage, montrant également une partie d'une gaine de protection. Sur la Fig. 1 du dessin, on a montre simplement pour la clarté de l'invention une partie d'une ligne ou rangée de ceps de vigne, qui s'étend sur un terrain de vignoble en pente 1. D'autres rangées de ceps (non reprosentées sur la Fig. i s'étendent parallèlement à la rangée illustrée, selon les ecartements transversaux usuels. Chaque rangée de ceps présente des poteaux ou piquets 2, qui sont disposés selon des écartements longitudinaux allant par exemple de 4 à 6 mètres, et entre lesquels sont tendus à différentes hauteurs plusieurs fils de palissage ou ftls longitudinaux 3. Les poteaux d'extrémité 2' sont judicieusement tendus au moyen de fils tendeurs 4 ancrés dans le sol. Entre les poteaux ou piquets 2, 2t, on a montré les pieds de vigne ou ceps 5, disposés selon les écartements usuels et des souches ou troncs desquels partent les sarments 6. La partie des ceps qui comportent les sarments 6 se trouve dans la condition de développement critique et occupe par exemple sensiblement le tiers supérieur de la hauteur totale du cep qui se trouve dans cette condition ; elle est donc placée à une distance notable du sol. Dans cette zone, les sarments 6 sont recouverts, en cas de menace de gel, au moyen de gaines de matière plastique, ou bien de gaines de matière cellulaire ou encore de matière folli- forme 7, de conformation appropriée, qui sont constituées de préférence par une matière transparente ou translucide. De cette façon, la lumière, qui est importante pour le dévéloppement des sarments et du raisin, peut également parvenir dans cette partie des ceps tandis qu'ils sont recouverts. En cas de transparence ou de translucidité suffisante, on peut également observer, à travers le recouvrement en matière plastique, le développement des sarments. Le mode de réalisation préféré de gaines 7 en matière plastique ou en matière cellulaire est visible d'une façon générale sur les dessins. Ces gaines ont judicieusement une section droite ovale ou analogue, correspondant à une plus grande hauteur que leur largeur et adaptée aux dimensions normales, ou bien aux dimensions maximales possibles des sarments 6. Sous cette forme, les gaines 7 constituées par des bandes de matière plastique ou de matière cellulaire sont recourbées élastiquement après avoir été engagées entre les poteaux 2, 2' dans la zone correspondant aux sarments ou bien au-dessus de celle-ci.Les bords latéraux :rçitudinx inférieurs s peuvent ensuite etre pincés ensemble de façon amovible, par exemple au moyen de pinces-élastiques 7 se présentant sensiblement à la manière des pinces à linge Au voisinage des poteaux ou piquets 2 du vignoble et des poteaux d'extrémité 2', les bords latéraux 8 sont munis d'ondulations 10 qui épousent le contour des poteaux 2. zes gaines de matière plastique ou de matière cellulai sont retenues a la hauteur désirée sur les poteaux 2 du vi gnoble à l'aide déléments d'appui. Ces éléments d'appui peuvent etre constitués par des plaquettes, des disques ou des platines d'ancrage Il Ixés sur le poteau 2. Une platine 11 de ce type présente, comme visible sur les Fig. 3 et 4, une partie centrale qui est estampée en étoile 12 et une fente 13 débouchant sur son bd, afin de pouvoir engager facilement la platine 11 sur le po teau 2 depuis le côté. Pour maintenir la platine 11 en place, on peut Introduire au-dessous de celle-ci une broche transversale 14 à travers un perçage du poteau. Sur les Fig. 1 à 5, les extrémités des gaines 7 en matitre plastique ou en matière cellulaire se chevauchent directement au-dessus des platines 11 et sont munies dans leur zone supérieure, d'une façon analogue à ce qui est le cas pour les pla tines 11, de parties estampées ou découpées en étoile 15 et de fentes longitudinales 16 débouchant sur leurs bords. Suivant les Fig. 6 et 7, les éléments d'appui sont constitués par des manchettes tubulaires 17 de faible longueur, qui ont d'une façon générale la même forme que les gaines de matière plastique cu de matière cellulaire 7 et qui sont munies de découpes correspondantes 15 et de fentes longitudinales 16. Comme le montrent les Fig. 6 et 7, les extrémités des gaines de matière plastique ou de matière cellulaire de grande longueur 7 sont engagées de chaque côté du poteau 2 sur la manchette tubulaire 17. Une autre possibilité de maintien, qui peut éventuellement s'ajouter aux précédentes, pour les gaines 7 en matière plastique ou en matière cellulaire, consiste à faire reposer ces gaines par leur partie supérieure sur au moins un.fil de palissage tendu à une hauteur appropriée entre les poteaux 2, 2g. Dans le cas de gelées de printemps normales, qui ne sont pas trop fortes, un simple recouvrement des zones correspondant aux sarments avec les gaines de matière plastique ou de matière cellulaire 7 peut déjà suffire pour protéger efficacement les sarments. Mais il est également possible suivant l'invention, en cas de danger de gel plus fort, de faire circuler à travers les gaines 7 un fluide de chauffage comme de 1'air chaud, de la vapeur d'eau ou analogue. Sur la Fig. 1, on a montré la manière dont un conduit d'air chaud 20 est raccordé à l'extrémité inférieure de la gaine 7, par exemple par des embouts de dérivation 19, ce conduit 20 étant alimenté en air chaud par un générateur d'air chaud (non représenté en détail sur les dessins), à l'aide d'un ventilateur ou d'une manière analogue. Un avantage additionnel pouvant être obtenu suivant l'invention est le suivant : Lorsque les gaines de matière plastique ont été posées en cas de menace de gel, il peut arriver qu'il se produise dans la journée, sous l'effet dun rayonnement solaire trop fort, une accumulation de chaleur dans les gaines, ce qui pourrait nuire à la vigne. Afin d'éviter cette accumulation de chaleur,on peut envoyer de l'air froid par soufflage à travers les gaines, ou bien on peut détacher les fixations infé- rieures, par exemple les pinces 9, des bandes de matière plastique, etrelever ces bandes sur le côté. Dans le cas du mode de réalisation de l'invention que montrent les Fig. 8 à 10, les bords latéraux longitudinaux inférieurs 8 des gaines 7, qui sont opposés l'un à l'autre, ne sont pas réunis d'une façon complètement étanche, mais sont maintenus à une distance telle l'un de 11 autre qu'il demeure entre eux un intervalle longitudinal ouvert 21. Eventuellementt la largeur de cet intervalle longitudinal 21 peut être modifiée ou est régla- ble.Une limitation simple de la largeur de l'intervalle peut, comme visible sur la Fig. 10, être obtenue à l'aide de fils métalliques 22 tendus parallèlement les uns aux autres selon un écartement approprié, ces fils étant fixés par exemple des deux côtés sur le contour des poteaux ou piquets 2 du vignoble. On peut, à la partie supérieure, tendre des fils parallèles 23 disposés de façon appropriée, sur lesquels les gaines 7 sont mainte- nues. Aux points auxquels les poteaux ? du vignoble traversent les gaines 7, celles-ci peuvent être munies d'ondulations qui entourent les poteaux 2. La surface extérieure des gaines 7 en matière plastique ou en matière roliiforme est, au moins dans leur partie supérieure et par exémple environ dans la moitié supérieure des gaines, munie d'un revêtement 25 s'opposant au rayonnement thermique ou à l'absorption de chaleur et qui peut être formé par exemple par du bronze d'aluminium ou d'argent~ Bien entendu, on peut également prévoir une couche de revêtement, une couche réfléchissante ou un traitement de surface quelconque ayant des propriétés correspondantes. De cette manière, on évite l'absorption de chaleur ou les pertes de chaleur à partir des gaines 7. Enfin, on peut fournir de la chaleur à la cavité intérieure des gaines 7 en envoyant dans celle-ci de la vapeur d'eau, par soufflage ou par simple introduction. Sur la Fig. 10, on a représenté schématiquement des buses de vapeur ou des conduits tubulaires 26, 26' utilisables à cet effet. On peut également acheminer à travers les conduits tubulaires, qui sont de préférence en matière plastique, au lieu de vapeur d'eau qui de toute manière se condense immédiatement, également de l'eau chaude. Ce mode d'apport de chaleur intérieur peut être plus efficace que la simple introduction d'air chaud sous pression, étant donné que la résistance par friction des gaines en matière plastique 7 peut être élevée. Sur la Fig. 11, on a montré la manière dont on pose pour la première fois, à titre d'exemple, une matière de recouvrement qui est livrée sous forme de bande. La rangée formée par les ceps 5 est préparée en vue de la réception d'-une bande de recouvrement 7 par la pose de fils de palissage tendus 22, 23 et d'éléments d'appui présentant une rigidité intrinsèque suffisante, destinés à donner la forme voulue à la gaine et qui ont eux-mêmes la forme d'étrier 27. Ces éléments-d'appui ou étriers 27 sont alors adaptés en place par engagement depuis le haut et immobili- sés par coincement directement à côté des poteaux 2 du vignoble et,si cela est nécessaire également entre ceux-ci, sur les fils de palissage 22, 23. Ainsi, ils déterminent simultanément, par le maintien de la bande de recouvrement 7 selon là forme voulue, les écartements latéraux et verticaux entre les fils de palissage 22 et 23, exils participent de façon importante à la délimitation de l'espace libre autour des sarments 6, comme cela est visible sur la Fig. 15. On a représenté schématiquement, sur les Fig. 16 et 17, un mode de réalisation avantageux- d'élément d'appui en forme d'étrier 27 de ce type,qui est ici en matière plastique. Les éléments de retenue ou de coincement 28 en forme de griffes, qui sont au total au nombre de quatre, correspondent au nombre des fils de palissage pour chaque élément d'appui 27, et ils sont-- ménagés et disposés de part et d'autre de l'axe médian, chaque fois selon des écartements correspondant aux écartements latéraux moyens, donc dans le sens horizontal et dans le sens vertical, entre les fils de palissage 22, 23, en fonction du matériau. Dans le cas d'éléments d'appui constitués par du feuillard d'acier, des éléments de coincement de conformation analogue sont ménagés par estampage, repoussage et formage de façon appropriée. La bande de recouvrement 7 est prélevée à un rouleau de matière 29, qui est supporté verticalement ou horizontalement selon l'équipement disponible, sur la longueur nécessaire, puis elle est séparée, étalée parallèlement à la rangée de ceps à recouvrir et à côté de celle-ci, et placée à plat sur le soi dans cette condition (Fig.11). Exactement au droit de chacun des poteaux 2 du vignoble, qui en pratique ne sont placés dans les rangées de ceps-que selon des écartements approximativement égaux, on applique sur la moitié de la bande de recouvrement 7 orientée vers les poteaux 2 une pièce de renforcement 39 préparée de façon spéciale, qui est disposée perpendiculairement au bord latéral 31 de la bande de recouvrement 7 et qui s'étend depuis ce bord latéral 31 jusqu'à l'axe longitudinal médian 32 de ladite bande de recouvr-ement 7, en procédant par exemple par collage ou soudage, de telle sorte que l'écartement entre les axes médians des pièces de renforcement 30 soit égal à l'écartement entre les poteaux 2 qui, en position de travail de la bande de recouvrement, vont devoir être entourés par la partie supérieure de celle-ci. Les pièces de renforcement 30 peuvent être préparées de façon particulière. On a montré, sur les Fig. 13 et 14, des modes de préparation possibles. La pièce de renforcement 30, qui se présente par exemple sous la forme d'une pièce adhésive, est perforée dans le sens longitudinal selon son axe médian 33, jusqu'à l'axe médian 32 de la bande de recouvrement 7. Des fentes d'ou- verture perforées 34 s'étendent radialement vers l'extérieur depuis le point d'intersection des deux axes médians. Comme visible par exemple sur la Fig. 14, des lèvres en matière plastique se chevauchant 35, 36, qui recouvrent ltaxe médian 33, sont ménagées à gauche et à droite, c'est-à-dire des deux côtés, le long de la fente transversale perforée 33. Sur le bord latéral 37 de la bande de recouvrement 7 qui est opposé à la pièce de renforcement 30, on a adapté chaque fois un renforcement 38 de plus petites dimensions. Des cordons 39, qui servent à la réunion ensemble par nouage des parties de la bande de recouvrement, sont reliés aux renforcements 30 et 383 La bande de recouvrement 7 ainsi préparée est alors sectionnée le long de l'axe médian perforé 33 de la pièce de ren- forcement 30, jusqu'à la ligne médiane 32 de la matière 7 formant cette- bande de recouvrement, puis elle est déchirée à partir de ce point, le long des perforations s'étendant radialement vers l'extérieur en étoile et préparées à l'avance.Ensuite, la moitié de bande de recouvrement qui est divisée ainsi selon des écartements correspondant à ceux des poteaux 2 est introduite entre les paires de fils de palissage 23 et 3, et les parties de la pièce de renforcement 30 sont encore écartées par pression sur les poteaux 2, de sorte que ces parties entourent ces poteaux à la manière de platines. Les parties séparées par les perforations de la ligne médiane 33 dans la moitié de bande de recouvrement sont alors nouées dans une position dans laquelle les lèvres. 35 et 36 se chevauchent, à l'aide des cordons 39 prévus sur la pièce de renforcement 304 au moyen d'un noeud simple, puis finalement avec les cordons 39 de la pièce de renforcement opposée 38 pour réaliser une liaison résistante mais amovible.Ce nouage 40 de la -bande de recouvrement 7 maintient fermement cette bande autour des éléments d'appui 27 en forme d'étriers. Lorsqu'on a procédé de cette manière et de façon successive pour tous les poteaux 2 d'une rangée de ceps, il en résulte l'obtention -d'un enveloppement tubulaire stable ou résistant pour la zone correspondant aux sarments de la vigne. Quand les écartements des poteaux sont trop importants, ou bien par exemple en cas de vent fort, le montage supplémentaire d'éléments d'appui 27 entre les poteaux individuels 2 pour assurer le maintien de la zone libre autour des sarments 6 peut sembler nécessaire. On prévoit alors également à la hauteur des éléments d'appui additionnels 27, sur les côtés opposés 31 et 37 de la bande de recouvrement des pièces de renforcement 30 et 38, et on immobilise et on noue la bande de recouvrement 7 autour de ces éléments d'appui au moyen des cordons 39. La largeur de la bande de recouvrement 7 et les éléments d'appui 27 ont des dimensions telles que la bande de recouvrement 7 entoure étroitement les éléments d'appui 27, l'intervalle entre les fils de palissage 22 demeurant toutefois toujours ouvert. Quand elle a été préparée et disposée de la manière représentée, la bande de recouvrement utilisée une première fois pour la rangée de ceps est également adaptée en vue d'une utilisation ultérieure aux dimensions de cette rangée et aux écartements entre les poteaux 2 dans ladite rangée. Les bandes et les rangées de ceps sont en conséquence référencées de façon appropriee, de sorte que pour une deuxième utilisation et pour chaque utilisation ultérieure il suffit alors de dérouler la bande de recouvrement, de l'engager sur les poteaux et de la fixer au moyen de noeuds. L'enlèvement de la bande de recouvrement est effectué en opérant dans l'ordre inverse, ctest-à-dire en dénouant les cordons, en enlevant la bande des poteaux, en l'étalant sur le sol et en l'enroulant sur un support. Une bande de recouvrement 7 constituée par une matière dont la résistance au déchirement sur les bords longitudinaux 31 et 37 n'est pas suffisante peut, comme représenté par exemple sur les Fig. 18, 19 et 20, être renforcée dans cette zone. La Fig. 18 montre les bords longitudinaux 31 et 37'de la bande renforcés par un ruban 41 fixé p)ar soudage ou par collage, qui de son côté est lui-même renforcé par une matière foliiforme 42 noyée dans le ruban. La Fig. 19 montre un renforcement possible par insertion d'une baguette 43, et la Fig. 20 montre l'insertion d'un ou plusieurs fils longitudinaux 44 dans le ruban de renforcement qui entoure à la manière d'un U le bord de la bande. On a représenté sur les Fig. 13 et 15 un revêtement réfléchissant 25 appliqué sur la partie médiane de la bande de recouvrement 7. Ce revêtement 25, qui empêche le rayonnement ther moque ou qui de toute manière le réduit, est constitué par du bronze d'aluminium ou d'argent. Un autre mode de réalisation particulièrement judicieux de l'invention pour l'immobilisation de la bande de recouvrement 7 consiste à munir les éléments d'appui 27 réalisés en métal d'une gorge périphérique 45, ou bien dans le cas d'éléments réalisés en matière plastique, d'une rainure périphérique 45 analogue à une gorge. Outre la bande de recouvrement 7 adaptée sur les éléments d'appui, on a placé sur ces éléments d'appui 27, plus spécialement par l'intermédiaire de cette rainure ou gorge 45, comme visible sur les Fig. 21 et 22, un cordon 46 qui est ser ré et noué par un noeud 47. L'avantage de ce mode de réalisation réside principalement dans le fait que la bande de recouvrement est immobilisée contre le cordon 46 et l'élément d'appui 27 sur la totalité de sa périphérie, sans être soumise à l'effet d'une charge de traction.Des modes de réalisation donnés à titre dtexemples d'éléments d'appui de ce type utilisés suivant l'invention sont représentés sur les Fig. 23 et 24. Dans ce cas, les éléments d'appui sont, au-dessous de la paire de fils de palissage 22, réunis par une liaison par emboStement 48, 49 ou 50. On a montré sur la Fig. 23 une partie en forme de fourchette 48 dans laquelle une languette 49 prend appui,-ce qui est utilisable en particulier lors d'une fabrication en matière plastique,et la Fig. 24 montre une partie d'aboutement de forme pointue 50 prévue pour l'élément d'appui et utilisable en particulier dans le cas d'un élément en métal.On obtient de cette manière une fixation réciproque des extrémités de l'élément d'appui, ainsi qu'une décharge de la,paire de fils de palissage 22, et on conserve en consquence entre les fils de cette paire l'écartement voulu. On a représenté sur les Fig. 25 à 27 un mode de fixation particulièrement simple et avantageux de la bande de recouvrement 7. Après que la bande de recouvrement 7 a été amenée à la forme de gaine désirée, présentant à sa partie inférieure un intervalle longitudinal ouvert 21, sur les étriers d'appui 27, on engage chaque fois depuis le haut au point correspondant à un étrier d'appui 27, sur la bande de recouvrement ou la gaine, un étrier de serrage élastique 51. Cet étrier de serrage 51 présente, dans sa position de travail, une forme correspondant à celle de la gaine de recouvrement 7 ou de l'étrier d'appui 27. Il peut être réalisé en métal élastique, par exemple en acier inoxydable, ou bien en un autre matériau approprié quelconque, par exemple en matière plastique.Ce qui est important, c'est que les branches de l'étrier de serrage 51 puissent, lors de sa mise en place, s'é- carter tout d'abord en fonction de la courbure ou forme bombée de la gaine de recouvrement 7, puis se resserrer ensuite élastiquement sous l'effet de la force de serrage de la matière formant l'étrier, en pressant alors la bande de recouvrement 7 fermement contre l'étrier d'appui 27. Pour permettre une manipulation commode, un tel étrier de serrage 51 peut être muni dans sa partie supérieure d'une poi- gnée 52 faisant saillie vers le haut. L'engagement en place de l'étrier de serrage 51 peut en outre être favorisé par le fait que ses extrémités inférieures opposées sont munies de parties arrondies, par exemple de surépaisseurs ou de bourrelets 53. De cette manière, on évite également un endommagement de la bande de recouvrement 7 lors de la mise en place ou du dégagement de l'étrier de serrage. Enfin, il est avantageux de munir l'étrier de serrage 51, sur sa face intérieure, d'un bourrelet 54 faisant saillie vers l'intérieur, dont la forme correspond sensiblement à celle de la gorge ou de la rainure extérieure 45 de l'étrier d'appui 27. Sous l'effet de-ce bourrelet 54, la matière de la bande de recouvrement 7 est refoulée dans la rainure 45 de l'étrier d'appui 27. La bande de recouvrement 7 est maintenue de cette manière avec certitude sur l'étrier d'appui 27. En outre, l'étrier de serrage 51 est maintenu dans la position voulue sur l'étrier d'appui conjugué 27. On a représenté sur la Fig. 28 un élément chauffant qui assure le chauffage d'une gaine de protection 7 en matière plastique, matière cellulaire ou analogue, munie à sa partie inférieure d'un intervalle longitudinal ouvert 21 à travers lequel la cavité intérieure de la gaine de protection 7 est en communication avec l'air -extérieur. L'élément chauffant est monté sur un support annulaire au au moyen duquel il peut être placé sur le sol au-dessous de la gaine de protection 7. Dans la zone médiane du support 56, il est prévu dans le cas du mode de réalisation considéré ici un brûleur à gaz 57, qui est vissé en place. Le support 56 est muni dans son fond d'orifices 58 à travers lesquels de l'air frais servant à la combustion et au, refroidissement des gaz de combustion peut penétrer dans la cavité intérieure 59 d'une enveloppe extérieure 60 de l'élément de chauffage, allant en s'amincissant vers le haut en forme d'entonnoir. Un châssis formant socle 62, qui porte un générateur de vapeur 63 en forme de ballon, est monté dans une embase 61 du support 56. En outre, un réservoir d'eau annulaire 64 est adapté sur l'enveloppe extérieure 60 en forme d'entonnoir, ce réservoir entourant étroitement cette enveloppe extérieure 60.et étant en consquence chauffé de l'intérieur, de sorte que l'eau ne peut pas geler dans la cavité intérieure 65 du réservoir 64. A partir du réservoir d'eau 64, l'eau s'écoule par l'intermédiaire d'un filtre 66 et d'une soupape régulatrice 67 dans un conduit d'admission 68, à partir duquel elle tombe goutte à goutte dans le ballon de vaporisation 63. La vapeur qui est formée presque immédiatement dans le ballon de vaporisation 63 est, étant donné qu'une petite surpression règne dans ce ballon 63, refoulée à travers le col du ballon en direction du haut, et le cas échéant à travers un tube formant prolongement adapté sur lui, jusque dans la cavité intérieure de l'enveloppe extérieure 60 en forme d'entonnoir.A cet endroit, la vapeur d'eau se mélange avec les gaz de combustion et l'air chauffé qui arrivent à travers les orifices 58 du support 56. De cette façon, le mélange est refroidi à un degré tel que, lors de sa pénétration dans la gaine de protection 7 à travers l'orifice supérieur 69 de l'enve- loppe extérieure 60, il ne puisse provoquer aucun endommagement des sarments fragiles 6 et des folioles des ceps 5. Une tôle formant déflecteur 70 est adaptée sur l'orifice de sortie 69 de l'en- veloppe extérieure 60, cette tôle dirigeant l'air chaud qui sté- chappe ainsi que la vapeur dans la direction désirée.Alors que, dans le cas de rangées de ceps s'élevant en pente, l'élément chauffant est judicieusement placé à l'extrémité inférieure de chaque rangée, il est dans le cas d'une rangée de ceps disposée en principe horizontalement, placé judicieusement sensiblement au milieu de cette rangée. La tôle formant déflecteur 70 est alors remplacée par un système de tôles qui répartit le courant d'air chaud et de vapeur simultanément dans les deux directions. La soupape de régulation 67 peut, suivant le dessin, être logée à l'intérieur de l'enveloppe extérieure 60, ou elle se trouve dans le courant de gaz d'échappement, dont la température varie selon le pouvoir calorifique. Cette différence peut être exploitée au moyen d'un thermostat pour la régulation de la quantité d'eau admise ou de la vitesse d'égouttement, une température plus élevée des gaz d'échappement correspondant à une puissance plus forte du brûleur, à laquelle doit correspondre également une admission d'eau plus rapide. Pour un actionnement manuel de la soupape de régulation 67, celle-ci doit être disposée à l'extérieur de l'enveloppe extérieure 60. L'élément chauffant est judicieusement agencé de telle sorte que les supports 56 puissent être empilés les uns sur les autres d'une manière réalisant une économie de place, tandis que les enveloppes extérieures en forme d'entonnoir 60 sont engagés les unes dans les autres. Les réservoirs d'eau 64 peuvent être empilés en étant pratiquement emmanchés les uns dans les autres en vue de leur stockage. Le ballon de production de vapeur 63 peut finalement être engagé en sens inverse sur le brûleur 57, dans le châssis formant socle 62, et il protége de cette manière le gicleur du brûleur vis-à-vis d'une occlusion pendant le temps de -stockage. Sis Par suite d1un dégagement de chaleur insuffisant du brûleur tandis que la vitesse dégouttement demeure la même, de l'eau s'accumule à l'intérieur du ballon de vaporisation 63, cette eau peut, quand elle a atteint un niveau déterminé, être évacuée à l'aide d'une petite tubulure de trop-plein 71 en direc tion de la capacité intérieure de l'enveloppe extérieure 60. Suivant une variante particulièrement simple et avantagueuse de l'invention, on peut, au lieu de la tubulure de sortie goutte à goutte 68 et de la petite tubulure de trop-plein 7t, prévoir un-tube d'admission et de trop-plein combiné 72. L'admission d'eau est alors assurée par l'intermédiaire d'un tuyau d'admission doleau 73, qui est emmanché sur un embout 74 du réservoir d'eau 64. L'extrémité libre, munie d'un ajutage d'égouttement 75, du tuyau 73 peut, lorsque le dispositif de protection contre le gel n'est pas utilisé, être maintenue dans un support 76 à l'extrémité supérieure du réservoir d'eau 64.Pour l'utilisation, cette extrémité munie de l'ajutage d'égouttement 75 est intro duite tout simplement dans 1'orifice du tube combiné d'admission Net de trop-plein 72. Lors d'un remplissage éventuel du ballon de vaporisation 63,, l'eau qui s'élève au-dessus du niveau indiqué peut s'égoutter, par un bec d'égouttement 77 prévu sur le tuyau 72, dans la capacité intérieure de l'enveloppe extérieure 60, à l'extérieur de' la flamme du brûleur. L'ajutage d'égouttement 75 peut être remplace, en fonction des besoins en eau chaque fois rencontrés. Suivant ce mode de réalisation, on dispose également d'une possibilité de contrôle simple de l'admission goutte à gout te à l'extrémité du tuyau 73.Dans 'la position d'utilisation, il se forme dans le tuyau une boucle en-siphon 78 dans laquelle les petits corps~~étrangers ou les particules de saleté qui ont éven tuellement traversé le filtre 66 se déposent par suite de la vi tesse d'écoulement plus faible, de sorte qu'on évite que l'aju tage d'égouttement 75 ne soit bouché. Même pour une faible pente du terrain, le mélange de vapeur et d'air chaud introduit par l'élément chauffant dans la gaine de protection 7 se déplace vers l'avant et vers le haut par suite de l'effet thermique ascensionnel à l'intérieur de la gaine de protection 7. La vapeur d'eau introduite ne peut pas se condenser si le milieu est déjà saturé. Elle ne perd donc pas son potentiel calorifique et poursuit son écoulement à l'intérieur de la gaine de protection 7, jusqu'à ce qu'elle parvienne dans des tronçons occupés par de l'air non saturé, en abandonnant alors sa chaleur à ceux-ci par condensation.Ainsi, la totalité de la gaine de-protection 7 est remplie de façon continue jusqu'à son extrémité supérieure, et l'air froid qu'elle renferme initialement est refoulé vers le bàs et vers l'extérieur à travers l'intervalle longitudinal 21 de la gaine de protection 7. Pour assurer une commande centrale, l'alimentation en gaz du brûleur peut être assurée judicieusement par une conduite de gaz principale dimensionnée de façon appropriée, qui passe à proximité des éléments chauffants individuels et qui alimente à partir de ce point des dérivations aboutissant aux brûleurs individuels. Ces brûleurs sont judicieusement adaptés à la rangée de ceps chaque fois considérée, dont la gaine de protection 7 transfère la chaleur jusqu'à ces ceps.-Des rangées de ceps de grande longueur à faible pente ascendante exigent des puissances d'autant plus élevées, comparativement à des rangées de ceps courtes à forte pente. Sous l'effet de l'augmentation ou de la réduction de pression dans la conduite d'alimentation principale, la puissance de chauffage est alors réduite dans chaque rangée de ceps, en fonction des conditions nécessaires pour la rangée considérée. Etant donné que celles-cisont pratiquement les mêmes pour chaque utilisation du dispositif de protection contre le gel, l'élément de chauffage chaque fois considéré peut être conjugué d'une façon générale à une rangée de ceps bien déterminée et peut toujours être réutilisé pour celle-ci. D'une façon générale, un élément chauffant suffit en pratique pour une rangée de ceps. Dans certains cas, par exemple dans le cas de rangée de ceps s'étendant horizontalement,on peut également prévoir deux ou plusieurs-- éléments chauffants, selon la longueur totale de la rangée de ceps. On notera encore qu'au lieu d'un ballon de vaporisation 63 avec admission d'eau goutte à goutte, on peut également utiliser une chaudière simple, qui peut être suspendue dans l'envelop- pe extérieure 60 de l'élément chauffant. La mise en route du dispositif durerait alors en fait un peu plus longtemps, étant donné que la quantité d'eau contenue dans la chaudière devrait tout d'abord être portée à l'ébullition. L'invention n'est bien entendu pas limitée aux modes de réalisation du dispositif de protection contre le gel décrits et représentés à titre d'exemples sur les dessins, et des modifications peuvent y être apportées, dans le cadre des équivalences techniques, sans s'écarter de cette invention. REVENDICATIONS 1. - Dispositif de protection contre le gel ceps ou pour pieds de vigne, comportant un recouvrement thermo-isolant en matière plastique, matière plastique cellulaire ou analogue, caractérisé en ce que le recouvrement est constitué par une gaine (7) en matière plastique, en matière plastique cellulaire ou en une autre matière foliiforme s'étendantdans le sens longitudinal de la ligne ou rangée de ceps à une distance suffisante du sol, et n'entourant- sensiblement que la zone des ceps (5) comportant les sarments (6) qui peuvent être attaqués par le gel. 2.- Dispositif de protection contre le gel suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la gaine de matière plastique (7) a une section droite allongée correspondant à la zone occupée par les sarments et ayant une hauteur supérieure à sa largeur. 3.- Dispositif de protection contre le gel suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la gaine en matière plastique (7) est constituée par une bande de matière plastique ou de matière cellulaire élastiquement déformable et recourbée sensiblement à uneformeen U ou en épingle à cheveux, ou encore à une forme ovale, les bords latéraux inférieurs (8) de cette bande étant reliés amoviblement entre eux. 4.- Dispositif de protection contre le gel suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que lagaine de matière plastique ou de matière cellulaire (7) ou bien la bande de matière plastique ou de matière cellulaire est constituée par une matière transparente. 5.- Dispositif de protection contre le gel suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que des éléments d'appui sont prévus sur les poteaux ou piquets (2, 2') du vignoble, les gaines en matière plastique ou en matière cellulaire (7) pouvant reposer sur ces éléments d'appui. 6.- Dispositif de protection contre le gel suivant l'une quelconque des revendications i à 5, caractérisé en ce que les gaines de matière plastique ou de matière cellulaire (7) reposent sur au moins un fil tendu entre les poteaux (2, 2') à une hauteur appropriée. 7.~ Dispositif de protection contre le gel suivant ltune quelconque des revendications i à 6, caractérisé en ce que les bords latéraux inférieurs (8) des gaines en matière plastique ou en matière foliiforme (7) se trouvent placés selon un certain écartement relatif, ce qui ménage un espace longitudinal ouvert (21). 8.- Dispositif de protection contre le gel suivant l'une quelconque des revendications I à 7, caracterisé en ce que la gaine de matière plastique ou de matière foliiforme (7) présente sur sa partie supérieure, sensiblement sur sa moitié supérieure, une surface externe s'opposant au ou réduisant dans une large mesure le rayonnement thermique ou l'absorption de chaleur, notamment un revêtement (25) ou une couche appliquée sur la surface de la matière plastique ou de la feuille et constituée par une matière ayant une activité appropriée, par exemple une pellicule en bronze d'aluminium ou en bronze d'argent. 9.- Dispositif de protection contre le gel suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la gaine de matière plastique (7) peut être fabriquée à partir d'une matière de recouvrement pouvant être prélevée à un rouleau de matière (29) ou bien un autre paquet de matière analogue, selon une longueur correspondant à celle d'une rangée de ceps, et pouvant être roulée ou repliée à nouveauaprès son emploi, cette bande pouvant être munie selon des écartements correspondant à ceux des poteaux (2) de la ligne ou rangée de ceps de passages (33, 34) préparés à l'avance- et au moins partiellement obturables, pour ltinsertion ou l'engagement des poteaux (2), et pouvant être immobilisée en position d'utilisation à une forme de gaine par des éléments d'appui disposés selon des écartements relatifs dans la zone correspondant aux sarments de la rangée de ceps et maintenue sur ses bords latéraux (31, 37) par des organes de liaison amovibles. 10.- Dispositif de protection contre le gel suivant les revendications 5 et 9, caractérisé en ce que les éléments d'appui sont constitués par des étriers (27) ayant une forme rigide, fabriqués en matière plastique ou en métalet correspondant à la section de la gaine, ces étriers pouvant être emmanchés ou pouvant être fixés par coincement sur les poteaux (2) du vignoble, ainsi que le cas échéant entre ces poteaux, surales fils de palissage (22, 23). 11.- Dispositif de protection contre le gel suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que la bande de recouvrement (7) est maintenue sur les étriers d'ap pui (27) par des étriers de serrage élastiques (51) adaptés à la forme de ces étriers (28) et constitués par une matière plastique ou par du métal. 12.- Dispositif de protection contre le gel suivant la revendication 11, caractérisé en ce que les étriers d'appui (27) sont munis extérieurement d'une gorge ou d'une rainure périphérique (45) dans laquelle la matière de la bande de recouvrement (7) qui se trouve au-dessus peut être refoulée par un bourrelet (54) de l'étrier de serrage (51) faisant saillie vers l'intérieur, de sorte que l'étrier de serrage (51) est ainsi maintenu dans la position voulue. 13. Dispositif de protection contre le gel suivant l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que la cavité interne des gaines en matière plastique ou en matière foliiforme (7) peut être chauffée à l'aide d'un fluide de chauffagé ou d'un courant chaud, comme de itair chaud de l'eau de chauffage, de la vapeur d'eau et (ou) des gaz Chauds, qui sont introduits dans les gaines en matière plastique ou en matière foliiforme (7) par des conduits (19, 20, 26, 26'), des buses ou des moyens analogues. 14.- Dispositif de protection contre le gel suivant l'u- ne quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce qu'il est prévu, pour chaque rangée de ceps et éventuellement pour un groupe de rangées constitué par deux ou plusieurs rangées voisi- nes, au moins un élément chauffant particulier qui alimente spécialement la gaine de protection~(7) disposée dans cette rangée de ceps ou les gaines de protection du groupe de rangées avec un fluide de chauffage, chaque élément chauffant comportant de préférence un générateur de vapeur d'eau et étant agencé de telle sorte qu'il fournisse à la gaine de protection (7) à laquelle il est raccordé un mélange de vapeur d'eau et de gaz chaud ou d'air chaud. 15.- Dispositif de protection contre le gel'suivant la revendication 14, caractérisé en ce que chaque élément chauffant est constitue par un récipient de vaporisation (63) qui peut être chauffé à l'aide d'un brûleur (57) et qui peut être alimenté avec de liteau, ce récipient étant entouré à une certaine distance par une enveloppe extérieure (60) de forme annulaire débouchant à l'intérieur de la gaine de protection (7). 16.- Dispositif de protection contre le gel suivant la revendication 14 ou 15, caractérisé en ce que l'eau à vaporiser est amenée goutte à goutte au récipient de vaporisation (63) à travers un conduit de sortie (68) débouchant dans ce récipient (63), ce conduit étant lui-même raccordé à un réservoir d'eau (64), qui de préférence a une forme annulaire et est emboité sur l'enveloppe extérieure (60) de l'élément chauffant. 17.- Dispositif de protection contre le gel suivant la revendication 16, caractérisé en ce qu'il est prévu, entre la cavité intérieure (65) du réservoir d'eau (64) et-l'élément ou la tubulure de sortie (68), une soupape de régulation (67) à commande manuelle ou automatique, par exemple à commande thermostatique. 18- Dispositif de protection contre le gel suivant l'une quelconque des revendications 14 à 17, caractérisé en ce que 11 eau à vaporiser peut être amenée au récipient de vaporisation (63) par un tuyau (73) dont l'extrémité fixe est raccordée à un embout (74) prévu au fond du réservoir d'eau (64) et dont l'extrémité libre est munie d'un ajutage d'égouttement (75) ou d'un élément analogue et peut être adaptée en position de-repos sur un support (76) du réservoir d'eau (64), tandis que dans la position de travail telle peut être engagée dans un orifice aboutissant au réservoir de vaporisation (63), de préférence dans le tube combiné d'admission d'eau et de trop-plein (72).