La présente invention concerne un procédé de préparation de substances inhibitrices du cancer. Le procédé est caractérisé par les opérations suivantes 1. Injection de cellules cancéreuses humaines à un aninal 2. Prélévement de sang de l'animal après le développement d'anticorSs contre les cellules cancéreuses 3. Séparation des anticorps du sang initial. Les anticorps obtenus à l'aide du procédé selon l'invention ont une action spécifique contre l'antigène cancéreux et permettent de provoquer, par l'injection à l'homme, une régression du tissu cancéreux. L'invention repose sur la découverte que, contrairement à un dogue prédominant, les anticcrps spécifiques so;;- capables de dissoudre les cellules cancéreuses. Il y a entre autres l'explica- tion ci-après de ce fait. Par suite de l'addition de l'anticorps spécifique obtenu selon l'invention à l'antigène de la cellule cancéreuse, la cellule cancéreuse peut subir, uirectement ou par formation d'anticorps contre les anticorps spécifiques pro-renanU de l'animal, une transformation qui la fait paraître à l'organisme, non plus comme cellule cancéreuse mais comme une autre cellule étrangère. Si l'on part de l'hypothèse qu'un cancer se développe lorsque le système d'immunité spécifique de l'organisme est epuisé, donc que les phagocytes spécifiques n'existent plus ou ne sont plus aptes à réagir, la cellule cancéreuse redevient attaquable par suite de la transfornation des antigènes, à condition que le reste du système d'immunité de l'organisme soit encore intact. Les anticorps préparés selon l'invent-on n1 agissent pas seu leent contre les cellules cancéreuses particulières, maïs il en résulte aussi une influence sur d'autres variétés, en particulier des variétés similaires de cancer. L'action n'est en outre pas restreinte à l'individu particulier dont proviennent les cellules cancéreuses. De plus, les anticorps obtenus permettent de déterminer in vivo et in vitro la situation humorale et cellulaire du rasade aussi bien que d'un autre homme en borne santé ou malade. C'est pourquoi les substances obtenues possèdent aussi une valeur diagnostique poule dépistEwge d'un cancer et l'appréciation du potentiel de défense. D'après une variante du procédé selon l'invention, les cel lules cancéreuses à injecter à l'animal peuvent être obtenues par prélèvemeiat et homogénéisation-d'un échantillon de tissu cancéreux d'un foyer cancéreux. Une autre variante du procédé prévoit la préparation des cellules cancéreuses à injecter à l'animal par culture de cellules cancéreuses isolées sur un milieu nutritif. On peut de cette manière parvenir à injecter à l'animal seulement les cellules cancéreuses particulières sans mélange avec des cellules différentes et saines. Les cellules cancéreuses utilisées pour la culture sont isolées d'un échantillon de tissu, prélevé dans ce cas également d'un foyer cancéreux. Comme animaux d'expérience entrent en ligne de comptes les mammifères dont le métabolisme est aussi semblable que possible a celui de l'homme et qui peuvent, grâce à leur taille, fournir une quantité suffisante de sang immunisé, donc le mouton, la chèvre, le boeuf, le cheval etc. et en particulier aussi le porc. Un développement ultérieur de l'invention prévoit que l'on injecte à l'animal d'abord des cellules cancéreuses additionnées diane substance retardatrice de la résorption et que l'on réin jecee après un intervalle de temps les memes cellules cancéreuses sans la substance retardatrice de la résorption. Une telle réinjection-appelée aussi injection de rappel, permet d'obtenir une stimulation considérable de la formation des anticorps désirés. La substance retardatrice de la résorption ajoutée lors de la première injection, par exemple l'adjuvant de Breund, empêche une surcharge de l'organisme animal lors de la réaction aux cellules cancéreuses injectées. L'intervalle de temps entre les deux injections peut être de deux à trois semaines. les injections s' effectuent, sur le porc par exemple, par voie sous-cutanée à la base de l'oreille. Afin de disposer pour la deuxième injection à l'animal des es cellules cancéreuses que lors de la première injection, 1' invention prévoit dans son développement ultérieur qu'une partie des cellules cancéreuses préparées pour la première injection es conservée lyophilisée pour la réinjection. Cela s'applique en particulier pour la variante du procédé selon laquelle on dispose des cellules cancéreuses à injecter sous forlane d'un échantillon horlogéneisé de tissu cancéreux.Dans l'autre variante selon laquelle les cellules cancéreuses à injecter sont obtenues par culture sur un milieu nutritif, les cellules ca céreuses requisses pour la reinject on peuvent aussi être prélevées de la culture continuée. La température de conservation des cellules cancéreuses lyophilisées est, par exemple, de - 800 C. te prélèvenent de sang de l'animal immunisé s'effectue après formation suffisante d'anticorps. Le degré de la formation d'anticorps peut être déterminé selon des procédés connus, entre au- tres par marquage par l'iode radioactif. Sur le porc comme animal d'expérience, on prélève, par exemple une semaine à peu près après la réinjection stimulatrice de cellules cancéreuses, 400 à 1 000 ml de sang du plasma duquel on sépare ensuite les anticorps ou immuno-gammaglobulines (IgG) spécifiques contre le cancer que l'on désire.Pour ce processus de séparation, l'invention prévoit selon un développement ultérieur les opérations ci-après a) précipitation chimique de la fraction gamma, par exemple à 1' aide de solution saturée de sulfate d'ammonium b) division de la fraction gamma selon la vitesse de migration dans le champ électrique, par exemple par électrophorèse dans le bloc de plate à des fins de préparation c) division de la fraction gamma selon les dimensions des parti cules (chromatographie -en gel) en vue de l'obtention des immuno-gammaglobulines désirées. En particulier lors de l'injection à l'animal d'expérience de cellules cancéreuses sous forme d'un échantillon homogénéisé selon la variante ci-dessus expliquée du procédé de l'invention, il est inévitable d'injecter à ctté des cellules cancéreuses aus Si des cellules de tissu encore sain. tes immuno-gammaglobulines obtenues selon l'invention contiennent alors, non seulement les anticorps contre le tissu cancéreux, mais aussi des anticorps contre tout le spectre de l'échantillon homogénéisé injecté.Pour la préparation à l'état pur des anticorps spécifiques contre le cancer, un développemeni: ultérieur de l'invention prévoit, pour cette raison, l'addition aux insuno-gamnaglobulines obtenues, d'un échantillon homogénéisé de cellules saines provenant de la région du foyer cancéreux ou bien de leucocytes et d'érythrocytes, de sorte à séparer les anticorps dirigés contre le tissu sain. L'échantillon de cellules saines est prélevé opportunément de 1' organe atteint dans le cas particulier, par exemple du poumon ou de l'intestin, à proximité du foyer cancéreux. Les im:;-iuno-gamrmaglobulines obtenues selon l'invention peuvent encore être envoyées par un filtre b. ctSrien en vue de leur stérilisation. On les répartit ensuite da.s de ampoules conjoin tement avec des additions de nature connue, les solutions pouvant simultanément être rendues prêtes à l'injection par dilution. On peut appliquer au malade, soit une injection intramus culaire renouvelable comne dépôt, soit des injections intraveineuses quotidiennes. Les substances préparées par le procédé selon l'invention constituent des immuno-gammaglobulines spécifiques contre les tumeurs. Leur mécanisme d'action peut se résumer comme suit a) la cellule tumorale apparat, par l'occupation avec des anti corps spécifiques contre les tumeurs, mais hétérologènes, comme un nouvel antigène, pas encore connu du corps b) les antigènes tumoraux paralysants sont plus rapidement éli minés par l'anti-sérum c) l'anti-corps hétérologue agit de façon sensibilisante et par la, inaireeteent, par formation d'anti-corps au moyen du complémel-t C, de façon dissolvante sur la cellule tumorale. sn raison des procédés d'absorption utilisés, il n'y a pas lieu d'attendre une toxicité qui d'ailleurs ne se présente pas. Comme'effets secondaires peuvent se présenter tout au plus des allergies à une albumine étrangère à l'espèce. De telles allergies a l'albumine n'ont cependant pas été observées jusqu' ici. Une prévention peut avoir lieu par administration de cortisone, de calcium et d'antihistaminique. REVENDICATIONS 1. Procédé de préparation de substances inhibitrices du cancer, caractérisé par les opérations suivantes, effectuées successivement : a) injection de cellules cancéreuses humaines à un animal b) prélèvement de sang de l'animal après formation d'anticorps contre les cellules cancéreuses c) séparation des anticorps du sang animal. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par l'ob- tention des cellules cancéreuses par prélèvement et homogénéisation d'un échantillon de tissu cancéreux d'un foyer cancéreux. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par l'obtention des cellules cancéreuses par culture de cellules cancéreuses isolées sur un milieu nutritif. 4. Procédé selon une quelconque des revendications 1, 2, 3, caractérisé par le fait que l'on effectue d'abord l'injection à l'animal de cellules cancéreuses additionnées d'une substance retardatrice de la résorption et on réinfecte après un intervalle de temps les mêmes cellules cancéreuses sans la substance retardatrice de la résorption. 5. Procédé selon une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé par le fait qu'une partie descellules ca:céreuses prévues pour la perlière injection est conservée lyophilisée pour la réinjection. 6. Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par l'exécution des opérations ci-après pour la sépa- ration des anticorps du sang animal a) précipitation chimique de la fraction gamma b) division de la fraction gamma selon la vitesse de migration dans le champ électrique c) division de la fraction gamma selon tes dimensions des parti- cules en vue de l'obtension des immuno-gammaglobulines dési rées. 7. Procédé selon la reverdication 6, caractérisé par le fait que l'on ajoute, aux immuno-gammaglobulinesS un échantillon homogénéisé de cellules saines de la réglo in foyer ca:lcéreux, ou des leucocytes et des érythrocytes, afin d'en écarter les anticorps dirigés contre le tissu sain. 8.rrocédé selon une quelconque des revendications précédentes caraco risé par la préparation des im uzao-gammaglobulines en vue de leur application chez l'homme. 9. Substance iz~ibitrice du cancer, - caractérisée par sa préparation selon une quelcorque des revendications 1 à 9.