Pour la fabrication de planchers en béton, on utilise fré- quemment des hourdis en tant que coffrages, qui reposent sur des poutrelles dont 1' entr' axe ne peut ddpasser une valeur de l'ordre de 0,60 mètre. Le passage des canalisations, électriques ou autres, la mise en place d'une isolation et la fixation d'un parement inférieur soulèvent des difficultB. Le dispositif de coffrage selon l'invention élimine ces inconvénients et supprime ces difficultés. Il permet de prévoir des poutrelles dont l'entr'are peut dépasser 1,50 mètre. De par sa conception même, il assure le passage des canalisations et il rend aisé l'incorporation de plafonniers et d'isolants ; les fixations peuvent se faire par clouage, donc très facilement, notamment pour les revAtements en sous-face Le dispositif de coffrage selon l'invention est caract8risb en ce qu'il est constitué par un caisson ou cadre en bois convena blement-entretois4, dont la face supérieure du cadre est garnie d'un grillage tendu propre i supporter, avec interposition d'une feuille étanche, la couche de béton constitutive du plancher proprement dit et ainsi joue le rôle de coffrage, comme le font les côtés du cadre, de sorte que le plancher est de construction solidaire des éléments de structure en béton : poutres, poutrelles, murs. Dans la description qui suit, faite à titre d'exemple, on se réfère aux dessins annexés, dans lesquels - la figure I est une vue perspective de deux dispositifs de coffrage, placés cote à cote, certains élments ayant été omis pour la clarté de la représentation - la figure 2 est une vue en plan d'un dispositif de coffrage et de parties de deux autres dispositifs décoffrage adjacents. Un dispositif de coffrage est constitué par un cadre rectangulaire 10 avec des cotes longitudinaux Il et 12 et des côtés transversaux 1S et 14. Les entés sont de simples planches en bois traité, par exemple badigeonné dtuns substance assurant l'impu trescibilité, comme du xylophène, Dans une rdalisation, les cotés longitudinaux sont longs d'environ 4,20 m et les côtés transversaux sont longs de 1,65 m, ces indications numériques, ainsi que celles qui suivent, étant données à titre d'exemples et n'ayant pas de caractère limitatif. La hauteur ou largeur des planches était de 18 cm et leur épaisseur de 3,25 cm. Entre les côtés Il et 12 sont interposées, à intervalles réguliers, des entretoises 15, également constituées par des planches de boise de même hauteur que les côtés du cadre et d'une épaisseur de l'ordre de 27 mm. L'assemblage a lieu par tout moyen approprié, avantageusement par un simple clouage. Les entretoises sont réparties à des distances qui peuvent être de l'ordre de 60 cm. Chaque entretoise présente un orifice 16. Les orifices des diverses entretoises sont avantageusement alignés parallèlement aux côtés longitudinaux il et 12. Chaque entretoise présente sur son bord supérieur 17 une encoche rectangulaire 18 et dans les encoches 18 alignées longitudinalement des entretoises d'un cadre repose un liteau enbois 19, à section carrée, dont la face supérieure 21 est de niveau avec les tranches 22 des entretoises et également les tranches 23, 24 et 25, 26 des côtés 13 et 14. la solidarisation des liteaux 19 avec les côtés 13 et 14 a lieu par exemple par clouage. Dans la réalisation représentée, un dispositif de coffrage comprend deux liteaux parallèles. Sur l'orifice du cadre que bordent les tranches 23, 24, 25, 26, on tend un grillage 27, en acier. Celui-ci est obtenu par simple découpage d'une nappe à partir d'une feuille de grande longueur, disponible dans la technique, et qui comprend des fils longitudinaux 28 sur lesquels est soudé un grillage proprement dit 29 comprenant des fils fins longitudinaux 31 et des fils fins transversaut 32. Après découpe, la nappe est pliée suivant une ligne 33 perpendiculaire aux fils longitudinaux 28 de manière à ménager une bande relativement étroite 34 et cette bande est fixée, par des agrafes 36 chevauchant les fils 28, sur la face externe 35 d'un côté, par exemple le côté transversal 13. D'autres agrafes 37 sont prévues sur la tranche 25 du côté 13. Dans la réalisation représentée, les agrafes 37 sont posées non pas sur tous les fils 28, mais seulement sur un fil sur deux.La nappe est ensuite tendue par traction à son extrémité opposée, conformée de manière à être pliée autour de la tranche 26 du côte 14 et fixée par agrafage tant sur la face externe 41 dudit côté que sur la tranche 26. Pour la clarté de la représentation, on a montré, garnie par le grillage 27, seulement une partie de l'orifice ménagé par le cadre 10. Deux cadres successifs sont distants l'un de l'autre, c'està-dire qu'un intervalle existe entre le côté longitudinal 121 du cadre 101 et le côté 112 du cadre voisin 102. Les deux cadres reposent par leurs tranches inférieures respectivement 421 et 422 sur une planche 43 soutenue par des étais. Dans l'intervalle 44 ménagé entre les faces en regard des côtés 121 et 112 on dispose un ferraillage 45. La face externe 351 du côté 131 et la face externe 352 du côté 132 sont dans le prolongement de la face externe d'un mur ou d'un autre appui. Lorsque les divers cadres ainsi garnis sont en place, on dispose sur les grillages 27 une feuille souple étanche, par exemple une feuille de polyéthylène souple. Il suffit alors de couler le béton. Les côtés des cadres 10 servent de coffrages et on obtient les éléments de structure du briment et les cha4nages. Le béton coulé sur la ou les feuilles souples est supporté par le grillage 27 dont la résistance est suffisante. La coulée est poursuivie Jus- qu'à l'obtention d'une dalle de plancher de l'épaisseur souhaitée, qui peut être comprise entre 4 et 10 cm environ. Le grillage Joue le rôle d'un élément de coffrage destiné à supporter le béton de la dalle de plancher. l'armature du béton est réalisée par des aciers incorporés au béton de la dalle. Le plancher obtenu par durcissement du béton est de fabrication solidaire des éléments de structure du bâtiment. La mise en place des cadres est aisée en raison de leur faible poids. Pour les dimensions indiquées, le poids est de l'ordre de 130 kg. Ta rapidité d'exécution est remarquable. Les caissons 46 que ménagent les côtés des cadres, les entretoises 15 et les linteaux 19 peuvent recevoir des plaques en matériau isolant dont la fixation est obtenue le plus facilement par clouage. On peut également incorporer un plafonnier ou des plafonnier. Les ouvertures 16 servent au passage de canalisations, électriques ou autres. RNI)ICÂTI0NS 1. Dispositif de coffrage pour la fabrication de planchers en béton, caractérisé en ce qu'il est constitué par un cadre rectangulaire en bois sur lequel est tendu un grillage métallique. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que des entretoises sont interposées entre les longs côtés longitu dinars du cadre. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'au moins un linteau est interposé entre les petits côtés du cadre et est logé dans des encoches que présentent les entretoises. 4. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que les entretoises présentent des ouvertures alignées. 5. Coffrage pour la fabrication de planchers en béton, caractérisé en ce qutil est constitué par une multiplicité de dispositifs selon l'une quelconque des revendications i à 4 placés côte à côte dont les cadres à grillage sont revêtus d'une feuille souple, les côtés en regard de deux cadres ménageant un intervalle pour l'obtention d'une poutrelle ou analogue lors de la coulée du béton. 6. Plancher obtenu par coulée de béton dans un coffrage selon la revendication 5. 7. flancher selon la revendication 6, caractérisé enlace qu'il comprend des armatures dans la dalle de béton. 8. Procédé pour la fabrication d'un plancher selon la revendication 6 ou 7. 9. Procédé pour la fabrication d'un plancher selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on dispose, à distance l'un de l'autre, des dispositifs comme selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, on place des feuilles souples sur les nappes de grillage garnissant les cadres, on coule du béton sur l'ensemble des cadres à nappes reposant sur des appuis et formant des coffrages pour le béton, la coulée étant poursuivie jusqu'à une épaisseur correspondant à celle du plancher souhaité, puis on laisse durcir le béton.