L'invention concerne un procédé perfectionné de désensibilisation d'alliages sujets à une corrosion intergranulaire. Elle concerne plus particulièrement un procédé destiné à empêcher la corrosion intergranulaire d'aciers inoxydables austéntiques sensibilisés non stabilisés. Les dépenses annelles qu'entraînent la ocrrosion et la protection contre la corrosion sont estimées aux Etats-Unis d'amérique à 8 milliards de dollars. Ainsi, l'empêchement des dommages causés par la corrosion ou la lutte contre ces derniers représente un problème important du point de vue économique et de la sécurité. La corrosion métallique eft un phénomène complexe et on connaît plusieurs formes de corrosion distinctes mais connexes. Ta forme de corrosion la plus courante est une attaque uniforme de toute la surface à nu ou d'une grande surface du métal.Toutefois, certains alliages, lorsqu'ils sont exposés à une température appelée température de sensibilisation, deviennent particulièrement sensibles à une corrosion intergranulaire. Pans une atmosphère corrosive, les interfaces des grains de ces alliages sensibilisés deviennent très réactives et il en résulte une corrosion intergranulaire. Cette dernière est caractérisée par une attaque localisée aux limites des grains ou au voisinage de ces dernières avec une corrosion relativement faible des grains proprement dits. L'alliage se désagrège (les grains se séparent et tombent) et/ou perd sa résistance mécanique. Ta présente invention concerne l'inhibition de la corrosion intergranulaire dans des alliages sujets à- une telle corrosion après exposition à une température de sensibilisation. La corrosion intergranulaire est généralement considérée comne étant provoquée par la séparation d'impuretés à la limite des grains ou par une augmentation ou une diminution de la concentration de l'un des éléments d'alliage dans les région limites des grains. Ainsi, dans certains alliages d'aluminium, on a constaté que de faibles quantités de fer se emparent aux limites des grains et provoquent la corrosion intergranulaire. Egalement, on a cons-taté que la teneur en zinc d'un laiton est Plus importante aux limites des grains et eat sujette à une telle corrosion. Des alliages d'aluminium à haute résistance tels que ceux du type "Duralumin" (Al-Cu) qui dépendent de phases précipitées pour l'augrentation de la résistance, sont sujets à une corrosion intergranulaire après sensibilisation à une température d'environ 120 C. Des alliages riches en nickel tels que "Inconel 600" et 'Incoloy 800" manifestent une sensibilité analogue.Des alliages de zinc coulés sous pression contenant de l'aluminium sont sujets à une corrosion intergranulaire provoquée par la vapeur dteau dans une atmosphère marine. les aciers des types Cr-Mn et Cr-Mn-Ni sont également sujets à une corrosion intergranulaire après sensibilisation à une température comprise entre 4000 et 8500C. Dans le cas des aciers inoxydables austénitiques, lorsque ces aciers sont sensibilisés en étant chauffés à une tem pérature.comprise entre environ 5000 et 8000C, il se produit un appauvrissement en chrome dans la région limite des grains, ce qui se traduit par une sensibilité à la corrosion intergranulaire. Une telle sensibilisation des aciers inoxydables austénitlques peut facilement se produire à cause des températures de service, comme dans les générateurs de vapeur d'eau ou par suite dtun sou- dage ultérieur de la structure formée. Plusieurs modes opératoires ont été utilisés pour régler ou réduire au minimum la corrosion intergranulaire d2al- liages sensibles, en particulier des aciers inoxydables austéni tique s. Ainsi, on a utilisé un traitement thermique à dissolution à haute température, couramment désigné par dissolution recuit, trempe-recuit ou dissolution-trempe. Alliage est chauffé à une température compri e entre environ 10600 et 1120 C, puis il est trempé à l'eau. D'une façon générale, ce mode opératoire ne convient pas pour traiter de grands assemblages et est également peu effi-cace lorsqu'il s'agit de procéder ultérieurement à un soudage pour effectuer des réparations ou pour fixer d'autres structures. Une autre technique destinée à combattre la corrosion intergranulaire consiste à incorporer dans les aciers inoxydables des éléments générateurs ou stabilisateurs de carbure tels que le niobium ou le titane. Ces éléments ont une beaucoup plus grande affinité pour le carbone que le chrome ; la formation de carbures avec ces éléments se traduit par une diminution de la quantité de carbone disponible dans ' alliage pour former des carbures de chrome. Un acier inoxydable du type chrome-nickel-cuivre austénitique contenant du titane stabilisé est décrit dans le brevet des Etats-Unis dsAmérique N0 3 562 781. la teneur en carbone de l'acier inoxydable peut etre initialement réduite au-dessous de 0,03 % de manière que la quantité de carbone présente soit insuffisante pour former des carbures.Cette technique est conteuse et seulement d'une efficacité limitée car il peut se produire une sensibilisation avec le temps. les alliages à faible teneur en carbone manifestent aussi fréquemment une plus faible résistance à haute température. Il a été indiqué que la corrosion intergranulaire est empochée par un travail énergique à froid des aciers par laminage à froid, par exemple de manière à obtenir une réduction de 80 %, suivi par un traitement du type dissolution-recuit. Ain si, le travail à froid produit de plus petits grains et de nom breux plans ou lignes de glissement qui forment une beaucoup plus grande surface pour la précipitation des carbures.Dans le brevet des Etats-Unis dtAmérique NO 3 437 477, on prépare un acier inoxydable austénitique résistant à ltabrasion en augmentant la teneur en carbone d'un acier inoxydable du type 304 (AISI, abréviation de American Iron and Steel Institute) au-dessus de la quantité qui est soluble dans la gangue austénitique de l'acier à 11500C, entre 0,4 et 0,5 %. Ensuite, après le travail à froid pour former les plans de glissement, le matériau est chauffé dans la plage de précipitation des carbures. la structure résultante donne une gangue qui est principalement austénitique avec des carbures massifs répartis au hasard, de plus petits carbures à l'état discontinu aux limites des grains et des carbures finement divisés se trouvant principalement sur les plans de glissement provoqués par le travail à froid. L'effet du travail à froid sur la réduction de la corrosion intergranulaire d'un acier inoxydable sensibili-sé a fait l'objet d'un article de Tedmon Junior et ses collaborateurs dans "Corrosion 27", pages 104-106 (mars 1971). Du fait que le traitement par lwninage à froid n'est pas limité à la surface mais que toute la masse de l'alliage doit titre traitée, il se produit souvent un écrouissage excessif.En conséquence ces procédés ne conviennent que pour de minces tôles et non pas pour une plaque épaisse d'une épaisseur supérieure à 6,35 mm. Come l2ont indiqué Fontana et Grèen dans "Corrosion Engineering", NcGraw-Hill, 1967, New York, page 64, le travail à froid n'est pas considéré comme un moyen recommandé ou pratique pour combattre la corrosion intergranulaire. L'invention a pour objet un procédé perfectionné, simple et relativement peu coûtex pour désensibiliser ou stabiliser des alliages sujets à la corrosion intergranulaire après sensibilisation à chaud, qui ne présentent pas les inconvénients des procédés antérieurs. Ce procédé est particulièrement avantageux pour la désensibilisation des aciers inoxydables austénitiques. Selon la présente invention, un alliage sujet à la corrosion intergranulaire est stabilisé avant d're sensibilisé à chaud en soumettant la surface de l'alliage à un grenaillage d'écrouissage déterminé de manière à couvrir entièrement la surface, tout en la soumettant à un travail énergique à froid afin que la structure initiale des grains soit brisée et que les limi- tes des grains ne soient plus continuels. D'une façon générale, les grains de la couche superficielle jusqu'à une profondeur d'au moins 0,025-0,127 mm sont gravement affectés.Selon l'alliage soumis au grenaillage d'écrouissage, les conditions de sensibi- lisation et le milieu corrosif, la profondeur de déformation des grains nécessaire pour obtenir la désensibilisation désirée peut etre plus ou moins grande. le présent procédé est applicable généralement pour inhiber la corrosion intergranulaire d'une grande diversité d'alliages qui sont sujets à cette forme de corrosion lorsqu'ils sont exposés à un milieu corrosif après sensibilisation à chaud de l'alliage. Le présent procédé est particulièrement intéressant pour la désensibilisation des aciers inoxydables austénitiques du type 18-8. Selon une caractéristique essentielle de l'invention, on considère que le grenaillage d'écrouissage de la surface de ltalliage doit être d'une intensité suffisante pour que les grains initiaux de la couche superficielle, de préférence à une profondeur de 0,025 à 0, 127 mm ou plus, soient brisés et que les limites des grains ne soient plus continues. le grenaillage d'écroui- sage nécessaire pour atteindre ce degré désiré d'affinage et de discontinuité des grains est fonction de l'alliage particulier en cours de traitement et des paramètres d'intensité et de durée du grenaillage age d'écrouissage. La convenance d'un traitement donné par grenaillage dtécrouissage pour obtenir la dislocation et la destruction désirées des limites des grains est déterminée fondamentalement et aisément par un examen métallographique d'un alliage d'un type donné,après le grenaillage d'écrouissage, la sensibilisation et l'exposition à la corrosion de manière que le grenaillage d'écrouissage puisse Astre ensuite normalisé par rapport à cet alliage. Toute technique d'essai non destructive telle que la diffraction des rayons X, 12 effet Mossbauer, la résistivité électrique, les propriétés magnétiques, etc. peut être utilisée et elle peut entre mise en corrélation avec examen métallographique de manière à déterminer le degré de travail à froid obtenu par un grenaillage d'écrouissage donné.Ainsi, il est possible dtutiliser un instrument sensible au changement de la quantité de matière magnétique présente, par exemple la jauge "Severn" disponible dans le commerce, pour déterminer le éhangement de la structure métallurgique de certains aciers inoxydables austénitiques dA au grenaillage d'écrouissage. la jauge "Severn" est sensible aux quantités de ferrite ou de martensite, une phase magnétique formée dans les aciers inoxydables austénitiques du type 18-8 par un travail' à froid énergique. Un instrument mesurant les courants de Foucault, par exemple un instrument du type "Dermitron" ou "Uresco" qui est disponible dans le commerce, peut autre aussi utilisé avec des aciers inoxydables austénitiques.Ces intruments répercutent les changements de perméabilité magnétique et de conductance électrique de la couche superficielle travaillée à froid. Ainsi, les lectures des instruments des deux types différents peuvent être mises en corrélation- avec 11 examen métallogra- phoque dXun échantillon donné d'un acier inoxydable austénitique de manière à déterminer les conditions désirées, minimales ou optimales, de grenaillage d'écrouissage pour effectuer le tra vail à froid désiré de manière que la couche superficielle ne compte plus de limites de grains continues.Egalement, les avantages connus du grenaillage d'écrouissage pour éviter une corrosion sous tension et une défaillance ou rupture par fatigue sont obtenus par le traitement plus rigoureux par grenaillage dtécrouissage de la présente invention nécessaire pour empêcher une corrosion intergranulaire. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels la figure 1 est une photomicrographie d'un acier inoxydable austénitique avant tout traitement par grenaillage d'écrouissage ;; la figure 2 est une photomicrographie de l1échantil- lon de la figure 1 après sensibilisation à chaud et exposition à un milieu corrosif la figure 3 est une photomicrographie d'un acier inoxydable austénitique après grenaillage d'écrouissage pendant une durée double de celle nécessaire pour assurer une couverture complète de la surface à une intensité selon Almen de 0,024 la figure 4 est une photomicrographie de l'échantillon de la figure 3 après sensibilisation et exposition à un milieu corrosif la figure 5 est une photomicrographie d'un acier inoxydable austénitique après un grenaillage d'écrouissage pen dant une durée quatre fois supérieure à celle susceptible d;assurer une couverture complète et à une intensité susceptible de donner une lecture de 1,0-1,5 % sur la jauge-"Severn" ; et la figure 6 est une photomicrographie de ltéchantil- lon de la figure 5 après sensibilisation et exposition au milieu corrosif. D'une façon générale, la présente invention concerne un procédé destiné à inhiber la corrosion intergranulaire dans des alliages sujets à une telle corrosion après sensibilisation à chaud- et exposition à un milieu corrosif. De tels alliages, qui sont sujets à la corrosion à des degrés différents, comprennent divers alliages à base de cuivre, de magnésium et d'aluminium en plus des alliages austénitiques du type chrome-nickel-fer à une seule phase non durcissables à chaud, en particulier les alliages d'aciers inoxydables austénitiques du type 18-8. Toute fois, à cause de son importance du point de vue commercial, la présente invention sera décrite en particulier en se référant à l'application d'un grenaillage énergique d'écrouissage pour la désensibilisation des aciers inoxydables austénitiques du type 18-8.Ces alliages sont bien connus et ont été identifiés en une -grande diversité de types par le "American Iron and Steel Institute". Une description de la composition et des propriétés parti culières de certains aciers inoxydables austénitiques du type 300 AISI représentatifs est donnée par exemple sur le tableau aux pages 6 à 47 de l'ouvrage de Baumeister, "Mechanical Engineere' Bandbook", 6e Edition, Mcraw-Eill, New York 1958.Le type 304 AISI repré sent e un alliage inoxydable austénitique non stabilisé du type 18-8 et "Inconel 600 représente un alliage austénitique à une seule phase du type nickel-fer-chrome, ces deux alliages manifestant à l'état non grenaillé une forte corrosion intergranulaire après sensibilisation à chaud, en particulier l'acier du type 18-8. Le grenaillage d'écrouissage est un procédé métallurgique bien connu actuellement utilisé pour le travail à froid de surfaces métalliques, principalement pour améliorer l'endurance et empcher une fissuration des pièces métalliques par corrosion sous tension. Il est également utilisé pour former des pie ces, corriger leur forme ou écrouir des surfaces.La surface de la pièce terminée est bombardée à une intensité donnée (mesurée en unités Almen) avec de la grenaille sphérique en acier ou en céramique d'une grosseur particulière, soit à l'aide d'ajutages tenus à la main, soit dans des machines spéciales dans des conditions déterminées quant à la vitesse et à la durée. Valaque parti cule de la grenaille agit effectivement corme mi minuscule mar tean de matage. Lorsqu'une surface a été entièrement écrouie (couverture totale) à des intensités classiques par la multitude des percussions, qu est déterminée par un examen visuel, la couche superficielle résultante est à l'état comprimé, en slop- posant ainsi aux efforts de traction superficiels qui provoquent une fissuration. D1une façon générale, une couverture de 100 à 200 % de la surface (jusqutà deux fois la durée nécessaire pour une couverture totale) suffit pour obtenir les contraintes désirées à la compression dans le matériau en cours de traitement de manière à minimiser la fissuration ultérieure par corrosion sous tension. Une couverture de la surface par grenaillage d'écrouissage au-delà de la plage précitée, est considérée généralement comme étant excessive en pratique. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique N 3 648 498 décrit un dispositif destiné à marteler et à finir l'intérieur d'un tube. Ce brevet se réfère à. plusieurs procédés antérieurs de grenaillage d'écrouissage et plus particulièrement à la descrip- tion d'un grenaillage d'écrouissage donnée dans la revue de la "American Society for Metals", Metals Handbook, volume 2, 1964, pages 398 à 405, qui est donnée à titre de référence dans le présent mémoire. L'intensité du grenaillage est exprimée d'une manière classique en imités de hauteur d'arc Almen, selon la méthode d'essai ASE J442. Une mince pièce d'acier plane est fixée à un bloc massif et exposée à un jet de grenaille qui tend à allonger la surface de manière que la bande soit incurvée lorsqu'elle est enlevée du bloc.Le degré de courbure est proportionnel à 11 Intensité du grenaillage, qui est fonction du poids, de la grosseur, de la dureté et de la vitesse de projection des parti- cules de grenaille > de la durée d'exposition, du type de substrat, de 11 angle d'impact et de divers autres facteurs. Au cours des recherches antérieures concernant le travail à froid des aciers inoxydables austénitiques, on a soumis un acier inoxydable du type 304 à un grenaillage en utilisant de la grenaille acier tu fissuré dtun diamètre d'environ 1,6 mm dans un appareil du commerce. 1e grenaillage est effectué à la fois avant et après une sensibilisation de courte durée par soudage. On en a conclu que le grenaillage effectué avant soudage n'offre aucun avantage pour empêcher une corrosion intergranulaire, stil n'est en fait nuisible, et le degré d'amélioration obtenu par grenaillage après soudage n'est pas suffisant pour être d'un inté ret réel. En conclusion, on a souligné le fait que l'utilisation d'un acier inoxydable à très faible teneur en carbone ou d'un acier inoxydable du type stabilisé est un moyen efficace pour éviter une corrosion intergranulaire. Toutefois, la Demanderesse vient de découvrir de manière tout à fait inattendue que si l'acier inoxydable ansténi- tique non stabilisé est soumis énergiquement à un grenaillage d'écrouissage au-delà des conditions usuelles pour une couverture de 100 ou 200 %, ce qui est habituellement suffisant pour éviter une corrosion sous tension, ce traitement rigoureux par grenaillage d'écrouissage avant sensibilisation a également pour effet éviter la corrosion intergranulaire. L'essai normalisé d'amen utilisé dans l'industrie du grenaillage n'est pas considéré comme donnant une mesure satisfaisante de l'efficacité du grenaillage par rapport à l'intensité du grenaillage nécessaire pour conférer une résistance Wha corrosion intergranulaire.Ainsi, l'utilisation de l'intensité d'Almen aux fins de la présente in vention est considérée comme étant limitée au réglage et à la reproduction du courant -de grenaille, mais ne donne pas une indication suffisante quant à l'efficacité du grenaillage sur la couche superficielle de la pièce proprement dite. Cette efficacité doit être déterminée fondamentalement par un examen métallographique de lféchantillon traité après sensibilisation à chaud et corrosion. Cet examen peut etre ensuite mis en corrélation avec des mesures non destructives effectuées en utilisant des instruments sensibles au flux magnétique ou auicourants de Foucault. Il est considéré comme primordial dans la mise en oeuvre de l'invention que le traitement par grenaillage d'écrouissage soit susceptible de briser la structure granulaire à la surface de manière que les limites des grains ne soient plus continues dans cette surface, ceci nécessitant généralement une profon- deur de perturbation de la structure granulaire d1au moins O,C25 à 0,127 mm au-dessous de la surface.Habituellement, ce grenaillage d'écrouissage aux intensités courantes d'Almen atteint une couverture très supérieure à 200 , la couverture de la surface et l'intensité d'Llmen étant des paramètres ayant aucun-sens à cet égard pour mesurer l'efficacité du traitement. Comme indi qué, la mise en corrélation de l'examen métallographique de l'échan- tillon traité avec des techniques de mesure non destructives, par exemple en utilisant des instruments de mesure d'une substance magnétique et des courants de Foucault, est utile pour esti- mer I1 efficacité du traitement par grenaillage dtécrouissage. l'utilisation d'un instrument de mesure d'une substance magnétique, tel que la jauge Severn, exige un calibrage minutieux par rapport au même type de matériau. Ces instruments, qui utili- sent une série d2aimants calibrés, sont utilisés couramment pour déterminer la teneur en ferrite magnétique d'un métal de soudure d'un acier inoxydable austénitique. La jauge Severn n1 est sensible qu'à la teneur en ferrite de l'échantillon et n'est absolument pas influencée par son épaisseur. Ainsi, cette technique est limitée à l'utlisation des aciers inoxydables austénitiques dans lesquels la ferrite est formée par une réaction de production de martensite lors du travail à froid ou de la déformation plastique.Pour des aciers inoxydables du type 18-8, cette transformation en ferrite ne se produit que si le travail à froid est effectué au-dessous de la température de transformation qui est d'environ 100 oO. lorsque la jauge Severn-est appliquée à des soudures déjà présentes, il faut alors prendre en considération la-ferrite qui se trouve déjà dans le métal de soudure pour estimer des résultats dressai de grenaillage d'écrouissage. Des instruments de mesure des courants de Foucault, tels que les instruments "Dermitron" et "Uresco", nécessitent un calibrage de référence pour la même épaisseur et les mimes antécédents métallurgiques que ceux de l'éprouvette, étant donné que ces instruments réagissent à la perméabilité magnétique et à la conductivilé électrique de l'acier. Les exemples suivants Illustrent le procédé de l'in vention et décrivent le traitement d'un acier inoxydable austén- tique du type 18-8. Toutefois, ces exemples ne doivent pas être considérés comme limitant le cadre général de l'invention quant au traitement par grenaillage dtécrouissage d'autres alliages sensibles. Exemple 1 Au cours d'une étude corrélative du comportement après sensibilisation, on a essayé trois matériaux de construction qui sont utiles dans des conditions d'utilisation continue à haute température dans les plages de sensibilisation à chaud : les aciers inorydables des types 304 et 321 et l'alliage "Incoloy 800t'. Ces matériaux sont sous la forme d'une plaque décapée, soumise au traitement dissolution-recuit, laminés à chaud. Les plaques d'acier inoxydable ont une épaisseur de 6,35 mm ; la plaque d'alliage "Incoloy 800'1 a une épaisseur d'environ 12,7 mm. On main- tient les matériaux aux températures élevées d'environ 425, 540 et 65000. On retire les échantillons après les avoir exposés pendant 5, 50, 500, 2500, 5000, 10 000 et 20 000 heures dans une atmosphère d'air et on les soumet à un examen métallographique pour estimer la précipitation des carbures de chrome aux limites des grains. lorsqu'une tellepréçipitation se produit, le matériau est "sensibilisé" et est sujet à une attaque intergranulaire dans des atmosphères corrosives.On soumet les échantillons à un essai attaque à l'acide oxalique pour déterminer la corrosion intergranulaire selon la méthode ASTM A262-70, "Détection de la sensibilité à une attaque intergranulaire des aciers inoxydables". Les résultats de essai montrent qu'aucun des alliages n1a été sensibilisé par un chauffage à 42500 pendant des durées allant jusqu'à 20 000 heures. Toutefois, les trois alliages ont été sensibilisés aux températures de 5400 et 650 C. L'acier inoxydable du type 304 a été partiellement sensibilisé (à la surface seulement) après 50 heures à 540 C et entièrement sensibilisé au bout de 500 heures ; mais à 650 C, il a. été entièrement sensibilisé après 5 heures.Bien que l'acier inoxydable du type 321 soit de qualité stabilisée et ne soit pas aussi sensible que l'acier inoxydable du type 304 non stabilisé, il a été sensibilisé en 500 heures à 5400C et en 50 heures à 6500C. l'alliage "Incoloy SOO", qui est du type Ni-Cr-Fe à haute teneur en nickel, a été sensibilisé au bout de 500 heures à 540 C et au bout de 5 heures seulement à 65000. Aucun des alliages n'a été désensibilisé par les expositions de longue durée (20 000 heures) aux températures élevées. Ainsi, on considère que les trois alliages sont sujets à une corrosion intergranulaire après une exposition prolongée à haute température, telle que celle qui se produit dans des chaudières à vapeur d'eau et des surchauffeurs. Exemple 2 Etant donné que l'acier inoxydable du type 304 est un acier Inoxydable non stabilisé et particulièrement vulnérable à une corrosion intergranulaîre après une sensibilisation à chaud, on soumet des plaques échantillons de 6,35 mm de cet acier à un examen plus approfondi. On soumet les échantillons ou éprouvettes à un grenaillage en utilisant un appareillage du commerce et on les soumet également à un grenaillage en utilisant une machine de sablage de laboratoire modifiée. On soumet les échantillons à un grenaillage à diverses intensités en utilisant de la grenaille classique en acier coulé ouun processus du commerce utilisant des perles de céramique.Ensuite, on chauffe à 6500C les échantillons après grenaillage pour favoriser la précipitation des carbures de chrome, puis on les soumet à un essai aux acides nitrique-fluorhydrique pour leur imposer une attaque intergrannulaire et on les examine par des techniques métallographiques classiques. En même temps, on estime la possibilité d'appliquer des techniques dressai non destructives,par exemple en utilisant un instrument de mesure des substances magnétiques (jauge Severn! et un instrument de mesure des courants de Fou cavait (Dermitron). Les résultats obtenus sont donnés sur le tableau I. Comme on le verra sur le tableau I, une lecture de la jauge Severn dXau moins 0,5 , de "ferrite" semble correspondre à un seuil pour le grenaillage d'écrouissage efficace éliminant la corrosion intergranulaire. Une lecture de l'instrument "Dermi firon" inférieure à 3,5 (sur une échelle de 1,0-4,0, des valeurs inférieures indiquant une amélioration) semble être un seuil correspondent dans les conditions d'essai données. Exemple 3 Au cours alune autre série d'essais, on a découpé des éprouvettes dans la plaque d'acier inoxydable du type 304 d'une épaisseur de 6,35 mm, décapée, soumise au traitement dissolution-recuit et laminée à chaud, qui contient 0,057 % de C, 1,56 % de Mn, 0,027 % de P, 0,024 % de S, 0,048 % de Si, 8,60 5 de Ni, 18,85 % de Cr, 0,17 56 de Cu et 0,38 % de Mo. Le grenaillage est effectué industriellement en utili- sant des perles de céramique de qualité 390 (diamètre nominal 1 mm) à une pression manométrique d'air de 5,6 bars. Dans ces conditions, on a déterminé que l'intensité d'Almen est de 0,024 A pour tous les échantillons. Le grenaillage a été entièrement effectué manuellement. Les échantillons ont été préparés pour le grenaillage en masquant toutes les surfaces à l'exception de 2 celles soumises au jet de grenaille. Des aires d'environ 13 cm ont été soumises au grenaillage pendant des durées croissantes. Le grenaillage a été contralé en utilisant une jauge Severn pour déterminer le degré de formation de ferrite magnétique. TABLEAU I Résume des essais non destructifs des plaques d'acier inoxydable du type 304 après grenaillage en utilisant l'instrument "Dermitron" et la jauge "Severn" Paramètres de Lecture de Jauge Corrosion grenaillage l'instrument "Severn" intergranu "Dermitron" laire Grenaille d'acier sans grenaillage 4,0 - (laboratoire) 2,8 bars* - 2 mm 3,8 4,9 bars - 2 mm 3,5 7 bars - 2 mm 3,1 7 bars - 4 mm 2,5 1,5 - 2,0 non 7 bars - 7 mm 0,6 > 3,5 non 7 bars - 10 mm 0 > 3,5 non Grenaille d'acier sans grenaillage 4,0 - (laboratoire) 4,9 bars - 2 mm 3,8 0,5 - 1,0 % qui 4,9 bars - 4 mm 3,3 0,5 - 1,0 non 4,9 bars - 6 mm 2,9 0,5 - 1,0 non 4,9 bars - 8 mm 2,0 1,0 - 1,5 non 4,9 bars - 10 mm 1,0 1,5 - 2,0 non Grenaille d'acier sans grenaillage 4,0 - (du commerce) 1,4 bar - 100% 3,8 2,8 bars - 100 3,8 4,2 bars - 100 3,8 5,6 bars - 100 3,9 5,6 bars - 200 3,9 5,6 bars - 400 3,9 TABLEAU I - suite Paramètres de Lecture de Jauge Corrosion grenaillage l'instrument "Severn" intergranu "Dermitron" laire Perles de céramique sans grenaillage 4,0 - (du commerce) 1,4 bas - 100 % 3,4 0,5 - 1,0 % non 2,8 bars - 100 3,0 0,5 - 1,0 non 4,2 bars - 100 2,9 0,5 - 1,0 non 5,6 bars - 100 2,6 0,5 - 1,0 non 5,6 bars - 200 1,4 2,5 - 3,0 non 5,6 bars - 400 1,9 2,5 - 3,0 non Les premiers échantillons ont été grenaillés à une couverture de 100 % c'est-à-dire que la durée de grenaillage est juste suffisante pour que tous les points de la surface soient touchés Rar le jet de grenaille. Par un examen visuel, il a été déterminé que la couverture de 100 % est obtenue en 15 secondes environ. Cette durée de grenaillage est doublée pour une couverture de 200 %, triplée pour une couverture de 300 %, etc., comme indiqué pour les échantillons 1 à 4 sur le tableau II. Les échantillons 5 à 8 du tableau II ont été soumis à un grenaillage sans se référer à la couverture de la surface ou à la durée, jusqu'à ce que le niveau supérieur suivant de la teneur en "ferrite1, soit déterminé par la jauge Severn La jauge Severn n'a pas réagi au calibrage magnétique le plus faible, 0,5 % de ferrite, lorsque les surfaces ont été grenaillées à une couverture de 100 5 et de 200 Xo. Les surfaces grenaillées à une couverture de 3Q0 % et plus ont pu être contrôlées avec les divers aimants calibrés de la jauge pour indiquer des teneurs en ferrite de 0,5 % et plus. Les régions grenaillées ont été ultérieurement cont- lées à nouveau par la jauge Severn et par un instrument de mesure des courants de Foucault du commerce (Uresco) pour mettre en corrélation le degré de grenaillage avec le degré de travail à froid de la surface par le grenaillage.En outre, on a soumis des parties des régions grenaillées à un examen métallographique à l'état grenaillé et après sensibilisation à environ 680 C et on les a soumises à un essai pour déterminer la corrosion intergranulaire (2 heures et demie) dans une solution à 10 % de HN03 et 3 % de HF à 70-80 C). les résultats obtenus lors du gre taillage, de examen non destructif et des essais de corrosion intergranulaire sont donnés sur le tableau II. TABLEAU II Résumé des essais de grenaillage Examen non destructif N de Couverture % de ferrite Mesure des Corrosion l1échan- de grenaillage (jauge ' courants intergratillon Severn) de Fou- nulaire cault (Uresco) Référence sans grenaillage t0,5 40 forte 1 100 % 2 200 % 3 300 % #0,5 43 néant 4 400 % 0,5 - 1,0 46 néant 5 - 1,0 - 1,5 48 néant -6 - 1,5 - 2,0 51 néant 7 - 2,5 - 3,5 73 néant 8 - 4,0 - 5,0 85 néant Comme on le voit sur le tableau II, une teneur de 0,5 % de ferrite, comme celle mesurée par la jauge Severn, semble correspondre au seuil probable pour le traitement par grenaillage d'écrouissage nécessaire pour obtenir une protection contre la corrosion intergranulaire. Les surfaces traitées par grenaillage indiquant une teneur inférieure à 0,5 % de ferrite (indépendamment du pourcentage de couverture de la surface) ont subi une attaque intergranulaire au cours de essai dans la solution de HNO3-HF (après sensibilisation), tandis que celles indiquant une teneur en ferrite de 0,5 % ou plus ntont pas été attaquées. Une corrélation analogue obtenue en utilisant une mesure des courants de Foucault est également évidente, le seuil correspondant à une lecture de 43 par rapport à une norme de référence de 40 pour une surface non traitée par grenaillage (de plus fortes lectures de courants de Foucault indiquant une amélioration). Les diverses figures des dessins sont des photomicrographies des échantillons après grenaillage, avant et après qu'ils ont été soumis, à une corrosion intergranulaire, après sensibilisation. Toutes les photomicrographies sont à un grosslsse- ment de 250 X on utilisant un rongeant à base d'acide oxaique. La figure 1 représente l'échantillon de référence du tableau II qui n'a pas été soumis au grenaillage. La structure granulaire et les limites des grains sont nettement, visibles. La figure 2 représente l1échantillon de la figure 1 après sensibilisation et corrosIon. La dégradation par corrosion des diverses régions pénètre profondément dans 12 échantillon. La figure 3 représente l2échantillon N 2 du tableau II qui présente une couverture de grenaillage de 200 , indiquée par une lecture de la jauge Severn inférieure à 0,5 % et une lecture de la mesure des courants de Foucault entre 40 et 42.Le grenaillage est susceptible de couvrir entièrement la surface de l'échantillon et, en prévoyant des contraintes résiduelles à la compression, un tel traitement protégerait un tel échantillon d'une attaque ultérieure par corrosion sous tension. Comme on peut le voir, bien que la plupart des limites des grains a'une couche peu profonde voisine de la surface, soit brisées, dans des régions localisées, certaines limites des grains se prolongent jusqu'à la surface. La figure 4 représente l'échantillon de la figure 3 après sensibilisation et corrosion intergranulaire. On remarque que la corrosion est encore évidente le long des limites des grains qui pénètrent profondément dans l'échantillon proprement dit.La figure 5 représente l'échantillon N0 5 du tableau II qui a été traité par grenaillage à une couverture supérieure à 400 % jusqu'à ce que la lecture de la jauge Se-vern soit de 1,0 à 1,5 do. La lecture correspondante de l'appareil de mesure des courants de Foucault est de 46-48. Gomme on le voit sur le dessin, la structure granulaire de la couche superficielle a été entièrement brisée, la continuité des limites des grains ayant été interrompue dans ladite couche superficIelle. La figure 6 montre l2échantillon de la figure 5 après sensibilisation à chaud et exposition à la corro sion dans une solution d'acides nitrique et fluorhydrique. Comme on le voit, lréchantillon est est exempt de corrosion intergranulaire. On a également traité par grenaillage des échantillons de "Inconel 600", un alliage du type Cr-Ni-Fe à forte teneur en nickel Présentant une structure austénitique, en utilisant des perles de céramique de qualité 390 à une pression d'air de 5,6 bars au manomètre. Des échantillons n'ayant pas subi de grenaillage, après sensIbIlisatIon à 6800C et exposition à un milieu corrosif tel qu'une solution d'acides nitrique et fluorhydrique, manifestent une corrosion intergranulaire. Des échantillons qui ont été soumis à un grenaillage rigoureux de telle sorte que l'examen métallographique révèle une discontinuité de toutes les limites des grains de la couche superficielle, se sont avérés protégés d'une corrosion interangulaire dans les mêmes conditions dressai. En mettant en oeuvre le présent procédé, on élimine le phénomène de la précipitation continue des carbures aux limites des grains, en supprimant la corrosion intergranulai re caractéristique des aciers inoxydables austénitiques et autres alliages austénitiques du type Cr-Ni-Fe sujets à une telle attaque après sensibilisation à chaud et exposition à un milieu corrosif. Ainsi, après un traitement rigoureux par grenaillage dSécrouissagess lorsque l'alliage traité est exposé à un traitement thermique à une température de sensibilisation, il se produit une précipitation banale de carbures dans l'ensemble de la partie écrouie de l'alliage.Le processus a encore l'avantage de pouvoir être mis en oeuvre au coure de la fabrication des pièces métalliques, pendant :L' installation, l'utilisation, la maintenance ou pendant des combinaisons de ces étapes. Par exemple, il est possible d'assembler des pièces pour les souder, puis de les soumettre au traitement rigoureux par grenaillage d'écrouissage de l'invention près de la zone de soudage prévue et avant le soudage. Ainsi on a constaté qu'une corrosion intereangulaire est évitée lorsque le composant en acier inoxydable traité energiquement par grenaillage est chauffé dans la plage des températures de sensibilisation par soudage, par traitement thermique au four ou par les conditions dXutilisation en service.Ainsi, le présent procédé a révélé que la corrosion intergranulaire de l'acier inoxydable du type 304 ayant subi un grenaillage énergique et ayant été sensibilisé au four, comme déterminé par les mesures de perte de poids après le traitement dans les acides nitrique et fluorhydrique, est comparable à celle de l'acier du type 321 qui est plus coûteux et qui est un acier inoxydable stabilisé. Le présent procédé est encore intéressant du fait qu'il peut être mis en oeuvre dans des régions localisées comme, les zones affectées par la chaleur voisines des soudures ou aux "points bas" d'une ins- tallatlon dans laquelle des mécanismes concentrent des agents corrosifs et qui sont particulièrement sujets à la corrosion. il va de soi que de nombreuses modifications peuvent autre apportées au procédé décrit sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de désensibilisation d'un alliage sujet à une corrosion intergranulaire après exposition à une température de sensibilisation, procédé caractérisé en ce qu'il consiste à soumettre à un grenaillage rigoureux une surface de l'alliage pour briser la structure granulaire et éliminer les limites continues des grains avant d'exposer l'alliage à la température de sensibilisation. 2. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que 11 alliage est choisi parmi les alliages austénitiques du type Cr-Ni-Fe. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'alliage est un acier inoxydable austénitique du type 18-8. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la dislocation des limites des grains et de la structure granulaire de la surface se prolonge au moins jusqu'à 0,25-0,127 mm au-dessous de la surface de l'alliage. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'une surface d'un alliage d'acier inoxydable du type 18-8 est soumise à un grenaillage dtécrouissage pour le rendre insensible à la corrosion intergranulaire, le degré nécessaire de grenaillage étant déterminé par un essai non destructif au moyen d'un appareil préalablement calibré en fonction d'échantillons de l'alliage soumIs à un examen métallographique après grenaillage d1 écrouisage, sensibilisation et traitement dans un milieu corrosif. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le résultat de essai non destructif est obtenu en utilisant un instrument mesurant 3a teneur en ferrite ou les courants de Foucault. 7. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la dislocation de la surface est obtenue en utilisant des perles de céramique pour le grenaillage d'écrouisssge.