Dans des modèles d'amortisseurs hydrauliques aujourd'hui très répandus, le piston est équipé sur ses deux faces de soupapes en clinquant, c'est-à-dire formées de lames très minces de métal à ressort, qui par leur élasticité propre stapnliquent sur le débouché de canaux pratiqués à travers le piston pour le passage de l'huile dlun coté à l'autre de celui-ci lors de ses déplacements. Sous la pression de l'huile qui s'exerce sur la soupape à clinquant, à l'occasion de ces mouvements plus ou moins rapides du piston, le clinquant fléchit en s1écartant du débouché des canaux qu'il commande, accrotesant d'autant la section de passage pour l'huile. Toutefois, pour des mouvements très rapides du piston, la flexion du clinquant peut devenir excessive et provoquer son avarie, voire sa rupture. Aussi a-t-on prévu de limiter le débattement en flexion des clinquants au moyen d'une rondelle d'appui -- appelée couramment "déflecteur" -- présentant une face incurvée convexe faisant office de butée progressive contre laquelle vient s'appliquer le clinquant selon un rayon croSs- sant au cours de sa déformation, celle-ci ne pouvant évidemment aller au-delà de la courbure de la surface bombée de la butée, ce qui fixe un maximum pour la flexion du clinquant. Une telle disposition est bien connue des spécialistes et l'on pourra, à cet égard, se reporter par exemple au brevet français 1 135 113 du 3 Novembre 1955 pour y trouver la description d'une organisation typique d'un tel système de clinquants pour pistons d'amortisseurs hydrauliques0 La présente invention permet de se dispenser de ces butées convexes limitatrices de flexion du clinquant et de leur substituer une simple rondelle plate de petit diamètre et à bords vifs, ce qui non seulement réduit les colts de fabrication, mais encore aboutit à une plus grande précision des ca ractéristiques d'amortissement des appareils de série Ed effet, à la construction, la butée convexe présente toujours un rayon plus ou moins important à l'encastrement du clinquant, ce qui entratne des dispersions dans les valeurs d'amortissement par suite des variations de la cote d'encastrementO Àu contraire, la petite rondelle plate à bords vifs présente une cote dlen- castrement du clinquant tout à fait constante correspondant très exactement au diamètre de la rondelle. Dien entendu, omettre la butée limitatrice ne doit pas avoir pour conséquence la disparition de son roule qui consistait a éviter le danger d'avarie du clinquant par flexion excessive. Aussi obtient-on aisément la limitation voulue de flexion par étranglement des écoulements qui provoquent cette flexion, en réduisant les sections de passage d'huile soit au niveau des trous pratiqués à travers le corps de piston, soit en amont de ceux-ci, c'est-à-dire au niveau des orifices ménagés sur le clinquant monté sur la face opposée du corps de piston. Conformément à la présente invention, on prévoit, sur chaque face du piston, un jeu de deux ou plusieurs clinquants superposés dont le plus proche de la face du corps de piston ne recouvre que partiellement un ou des trous correspondants du corps de piston, de façon à ménager un passage étroit plat permettant un écoulement radial libre de l'huile entre la face du corps de piston et la surface en regard du clinquant situé en deuxième position par rapport au précédent. La description qui va suivre, en regard des dessins annexés, donnée à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut etre réalisée. La figure 1 est une vue en perspective éclatée d'un piston équipé de clinquants selon un mode de réalisation de la présente invention. La figure 2 en est une vue en coupe axiale à l'étant monté. Les figures 3 et 4 sont des schémas explicatifs du fonctionnement des i clinquants. On a représenté sur les figures i et 2 un piston d'amortisseur hydraulique 1 fixé sur le bout 2 d'une tige 3 à l'aide d'un écrou 4 se vissant sur l'extrémité filetée 5 du bout de tige 2. Le piston 1 travaille dans un cylindre 6 rempli d'huile ou autre liquide adéquat, ses mouvements de coulissement selon llaxe X-Y de l'amortisseur se faisant soit dans le sens Fc d'enfoncement de la tige 3 dans le cylindre 6 (sens dit de "compression"), soit dans le sens opposé Fd de rétraction de la tige 3 hors du cylindre 6 (sens dit de "détente").En bout de la tige 3, à proximité du piston i, sont fixées une butée en caoutchouc 7 et une butée métallique 8 destinées à limiter la course de détente de la tige 3 en s'interposant entre le piston 1 et le fond (non représenté) du cylindre 3, le caoutchouc 7 amortissant par ailleurs le choc de fin de course. Des rondelles-freins 9 et 10 dont le rôle apparaîtra dans la suite sont montées de part et d'autre du piston 1. Ce dernier comprend un corps 11 en forme de disque percé d'un trou central 12 au diamètre du bout de tige 2 et d'une pluralité de trous périphériques 13, répartis sur un cercle concentrique à l'axe X-Y. De part et vautre du corps de piston 11 sont plaqués successivement :: dabora un premier clinquant circulaire de détente 14 et de compression 15, puis un second clinquant circulaire de détente 16 et de compression 17 (par ces vocables de compression et de détente, il faut comprendre que les clinquants 14 et 16 situés du côté du corps de piston 11 opposé à la tige 3 fonctionnent lors d'un mouvement de détente de celleci dans le sens Zd, tandis que les clinquants 15 et 17 situés du cote de la tige 3 fonctionnent lors d'un mouvement de compression de celle-ci dans le sens Fc). Chacun de ces clinquants est percé dlun trou central 18 au diamètre du bout de tige 2 et d'un certain nombre de trous périphériques 19 répartis sur un cercle de meme rayon que celui des trous 13 du corps de piston 11 et également concentrique à l'axe X-Y, les trous 19 des clinquants étant toutefois plus petits que les trous 13 du corps de piston. En outre, de petites échan- crures radiales 20 sont pratiquées dans le premier clinquant de compression 15, depuis la circonférence jusqu'au rayon du cercle de répartition des trous 13 et 19. Des échancrures analogues 21 peuvent également dtre pratiquées dans le premier clinquant de détente 14, le cas échéant. La fixation du jeu de clinquants de détente 14 et 16 se fait avec interposition entre ceux-ci et l'écrou 4 d'une rondelle d'encastrement 22 qui est mince et plate et dont les bords sont vifs. De même, une rondelle d'encastrement analogue 23 est associée au jeu de clinquants de compression 15 et 17. Les diverses pièces qui viennent d'être décrites sont empilées les unes à la suite des autres, dans- l'ordre illustré sur la figure 1, le bout de tige 2 étant enfilé dans les trous centraux 12 et 18. Les positions angulaires relatives des clinquants de détente 14, 16 d'une part et des clinquants de compression 15, 17 d'autre part, par rapport au corps de piston 11, sont fixées de façon classique par les rondelles-freins 10 et 9 respectivement, afin que les divers trous 19 des clinquants ainsi que les échancrures 20, 21 soient toujours bien en coïncidence avec des trous 13 du corps de piston 11, les rondelles-freins empêchant que les clinquants ne tournent par rapport au corps de piston. Le piston d'amortisseur ainsi réalisé fonctionne de la manière suivante Aux basses vitesses de translation de la tige 3 du piston 1, les clinquants demeurent tous par élasticité plaqués, comme au repos, contre les faces respectives du corps de piston 11 (position illustrée sur les figures 2 et 3). L'huile peut néanmoins traverser le piston 1 aussi bien dans les mouvements dicompression (sens Pc) que de détente (sens Pd) en passant par les orifices ménagés dans les clinquants. Plus particulièrement, lors d'un mouvement de compare sion Fc de faible vitesse, l'huile passe de haut en bas par les trous calibrés 19 des clinquants de détente 16, 14, puis par les trous 13 du corps de piston 11 et enfin par les passages radiaux libres 20 (voir figure 3). Par contre, lors d'un mouvement de compression Fc de vitesse élevée, l'huile, bien que son débit soit limité par les trous calibrés 19 des clinquants de détente 16, 14, fait fléchir les clinquants de compression 15, 17 (voir figure 4), réalisant par là meme l'amortissement désiré. Bien entendu, les mOrnes phénomènes se manifestent lors de mouvements de détente Pd de vitesse basse ou élevée, l'hurle passant alors de bas en haut. RBVEEDICATIONE 1. Amortisseur hydraulique dont le piston est équipé sur ses deux faces de soupapes en -clinquant qui par leur élasticité propre stappliquent sur le débouché de canaux pratiqués à travers le corps du piston pour le passage de l'huile d'un c8té à l'autre de celui-ci lors de ses déplacements, caractérisé en ce qu'on prévoit, sur chaque face du piston ou du moins sur sa face située du côté de la tige, un jeu de deux ou plusieurs clinquants superposés, dont le plus proche de la face du piston ne recouvre que partiellement un ou des trous correspondants, du corps de piston, de façon à ménager un passage étroit plat permettant un écoulement radial libre du liquide hydraulique entre la face de piston et la surface en regard duclinquant situé en deuxième position par rapport au précédent. 2. Amortisseur hydraulique selon la revendication 1, caractérisé en ce que la flexion des clinquants disposés sur une face de piston est limitée par étranglement des écoulements pro voquant cette flexion, en réduisant les sections de passage du liquide hydraulique soit au niveau des trous pratiquées à travers le corps de piston, soit en amont de ceux-ci, ctest-à-dire au niveau des orifices ménagés sur un clinquant monté sur la face opposée du piston. 3. Amortisseur hydraulique selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les clinquants sont fixés à l'aide d'une simple rondelle plate de petit diamètre par rapport à celui du clinquant et à bords vifs, le diamètre de cette rondelle déterminant la cote d'encastrement du clinquant.