La présente invention concerne un dispositif permettant de détecter de façon sûre les changements d'état de boucle d'une ligne téle- phonique alimentée en courant continu. I1 est connu de détecter ltétat ouvert ou fermé d'une ligne téléphonique au moyen d'un dispositif à seuil unique délivrant un niveau de sortie différent selon que le courant de ligne est inférieur ou superieur à ce seuil. Ce dernier est situé entre un niveau inférieur correspondant au courant de fuite maximum I max circulant sur la ligne ouverte et un o niveau supérieur correspondant au courant de ligne minimum Ifmin circulant sur la ligne fermée (ligne présentant une résistance maximum). Un tel dispositif présente l'inconvénient de détecter des faux changements d'état provoqués par des courants parasites induits sur la ligne. Ces courants parasites peuvent être engendrés par exemple par des conducteurs ou appareils électriques situés a proximité de la ligne.Ainsi, en supposant que le seuil est situé à égale distance du niveau inférieur I max et du o niveau supérieur Ifmin, des courantsparasites d-amplitude crête supérieure pourront provoquer la détection d'un faux changement d'état. L'objet de la présente invention est précisément un dispositif de supervision de ligne téléphonique présentant une meilleure immunité aux courants parasites. Le dispositif selon l'invention est entierement électronique et simple de réalisation. Le dispositif de supervision de ligne selon l'invention est carac térisé notamment en ce qu'il comporte des moyens pour détecter la fermeture de la ligne lorsque le courant-de ligne passe au-dessus d'un seuil supérieurS sup, et pour détecter l'ouverture de la ligne lorsque le courant de ligne passe en dessous d'un seuil inférieur S inf. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description suivante, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints dans lesquels - la figure I représente un graphique permettant d'expliquer le principe de la supervision de ligne selon l'invention ; - la figure 2 représente la courbe d'hystérésis théorique obtenue avec le dispositif selon l'invention ; - la figure 3 représente le schéma du dispositif de supervision de ligne selon l'invention ; - la figure 4 représente un exemple de comparateur utilisé dans le dispositif selon l'invention. Le principe de la supervision de ligne selon l'invention est expliqué à l'aide du graphique de la figure 1 sur lequel on désignera par I le courant de ligne. Ce principe est fondé sur la détection de deux seuils différents, à savoir un seuil inférieur S inf et un seuil supérieur S sup - la fermeture de la ligne ést détectée lorsque le courant de ligne I passe au-dessus du seuil supérieur S sup ; - l'ouverture de la ligne est détectée lorsque le courant de ligne I passe au-dessous du seuil inférieur S inf. L'immunité aux courants parasites est ainsi doublée par rapport à un dispositif de supervision de ligne classique à seuil unique. En effet, des courants parasites d'amplitude crête égale à la différence des deux seuils (S sup - S inf) sont acceptables sans provoquer de faux changements d'état. Afin d'obtenir l'immunité maximum, l'écart entre les deux seuils devra être maximum. Pour cela, on fixera le seuil supérieur S sup égal au courant de ligne minimum Ifain circulant sur la ligne lorsque celle-ci est fermée, et le seuil inférieur S inf égal au courant de fuite maximum IOmax circulant sur la ligne lorsqu'elle est ouverte. Le dispositif de supervision de ligne selon l'invention mettant en oeuvre le principe venant d'être décrit possède un fonctionnement à hystérésis, dont la courbe est représentée de façon théorique à la figure 2. La détection de l'état ouvert de la ligne se traduit par une tension VS égale à une premiere valeur VSI en sortie du dispositif. La détection de l'état fermé de la ligne se traduit par une tension VS égale à une seconde valeur VS2. ta figure 3 représente le schema du dispositif de supervision de ligne selon l'invention. I1 comporte un pont de résistances P inséré dans la ligne, dont deux sorties différentielles A et B sont connectées aux deux entrées d'un comparateur C. Une résistance de réaction Ri est placée entre la sortie et une entrée du comparateur C. Le pont P est relié par un côté à la ligne teléphonique et reçoit par l'autre côté la tension d'alimentation de ligne V. I1 comporte une structure symétrique en treillis à deux branches parallèles identiques en série dans la ligne et deux branches croisées identiques. Les deux branches parallèles sont chacune constituées par une résistance r de même valeur. Chacune des branches croisées est constituée par deux résistances R de valeur identique.Les sorties différentielles A et B sont situées respectivement au point milieu de chacune des deux branches croisées. Les résistances r sont de faible valeur, par exemple 240 Q. Les résistances R ont une valeur élevée par rapport à r, par exemple 54 kQ. Dans le cas où la résistance de réaction R1 est déconnectée, l'égalité des tensions sur les deux entrées du comparateur C est obtenue pour un courant de ligne I nul, ce qui correspond à un seuil unique de détection de valeur zéro En considérant à présent le cas du dispositif selon l'invention, la résistance de réaction R1 connectez entre la sortie et une entrée du comparateur C ramène une tension au point A du pont P, ce qui va introduire une dissymétrie dans la branche croisée correspondante. Cette dissymétrie nécessitera un certain courant de ligne non nul pour obtenir l'égalité des tensions sur les entrées du comparateur C. La tension ramenée sur le point A par la resistance R1 est fonction de la tension de sortie VS. Cette tension prenant deux valeurs differentes VS1 ou VS2 suivant le signe de la différence de potentiel entre les points A et B, la dissy métrie introduite dans le pont est différente, et il faudra donc deux courants de ligne I différents pour obtenir légalité des tensions sur les points A et B. Ces courants correspondent aux deux seuils de détection S sup et S inf. Le dispositif de supervision de ligne qui vient entre décrit est insensible aux courants parasites transmis en mode comTnm. Ces courants circulent dans le wese sens sur les deux fils de la ligne, et donc dans les deux résistances r. Les résistances r étant identiques, aucune différence de potentiel supplémentaire nlest engendrée entre les points A eut B du pont P par ces courants transmis en mode comfflwn. La figure 4 représente un exemple de comparateur utilisé dans le dispositif de supervision de ligne selon l1invention, cet exemple ngetant bien entendu pas limitatif. C'est un amplificateur différentiel à gain élevé comportant deux transistors T1 et T2 qui sont alternativement bloqués et saturés. Les bases sont reliées aux points A et B du pont et forment les entrées du copparateur. Une résistance R2 est insérée dans le circuit de collecteur du transistor T2. La tension de sortie VS est prélevée sur ce collecteur. Les émetteurs des deux transistors sont reliés et alimentés par l'intermediaire d'un générateur de courant G permettant de fixer avec précision la tension de sortie VS. Le comparateur est alimenté par la tension d'alimentation de ligne V, c'est-à-dire -48 V. Lorsque le courant de ligne I franchit le seuil supérieur S sup, le transistor T2 se bloque, le transistor Ti se sature et la tension de sortie VS prend la valeur VS2. Cet état persiste jusqu'à ce que le courant de ligne passe en dessous du seuil inférieur S inf. lorsque le courant de ligne I passe en dessous du seuil inférieur S inf, le transistor T1 se bloque, le transistor T2 se sature, et la tension de sortie VS prend la valeur VS. Cet état persiste jusqu'à ce que le courant de ligne passe à nouveau audessus du seuil supérieur S sup. Bien que la présente invention ait été décrite à l'aide d'un exemple particulier,- il est clair qu'elle n'est pas limitée audit exemple et qu'elle est susceptible de variantes ou modifications sans toutefois sortir de son cadre REVENDICATIONS 1. Dispositif de supervision de ligne téléphonique caractérisé en ce qu'il comporte des moyens ppur détecter la fermeture de la ligne lorsque le courant de ligne passe au-dessus d'un seuil supérieur S sup, et pour détecter l'ouverture de aligne lorsque le courant da ligne passe en dessous d'un seuil inférieur S inf. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens de détection comprennent : - un pont différentiel symétrique à structure en treillis inséré dans la ligne, dont les deux branches parallèles sont chacune constituées par une résistance r de faible valeur traversée par le courant de ligne, et dont les deux branches croisées sont constituées chacune par deux résistances identiques R de grande valeur par rapport à r, les deux sorties diffé rentielles du pont étant constituées par les points milieu de chacune des deux branches croisées ; - un comparateur dont les deux entrées sont reliées aux deux sorties diffe rentielles du pont, et dont la sortie délivre deux tensions différentes VSI et VS2 suivant que la ligne est ouverte ou fermée ; ; - une résistance de réaction placée entre la sortie du comparateur et l'une des deux sorties différentielles du pont. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les deux seuils de détection sont choisis tels que - S sup est égal au courant de ligne minimum powant circuler lorsque la ligne est fermée ; - S inf est égal au courant de fuite maximum pouvant circuler lorsque la ligne est ouverte.