La présente invention concerne d'une manière générale les dégrilleurs usuellement mis en oeuvre pour le nettoyage des grilles à barreaux équipant certaines prises d'eau, et no- tamment celles assurant l'alimentation en eau d'installations industrielles, par exemple pour le refroidissement de celles- ci. Ainsi qu'on le sait, qu'il s'agisse de prises d'eau de mer, de lac ou de rivières, de telles prises d'eau sont usuel- lement équipées, en amont de moyens de tamisage, transversa- lement par rapport au flux d'eau concerné, pour ménager les dits moyens de tamisage, de grilles à barreaux, verticales ou inclinées, dont les barreaux, disposés dans des plans ver- ticaux et espacés deux à deux de quelques millimètres ou de quelques centimètres, sont destinés à arrêter les corps et dé- bris les plus gros. Parmi ceux-ci figurent les éléments vivants de la masse biologique, tels que crustacés ou poissons, qui, entrai- nés par le flux d'eau et plaqués par celui-ci contre les bar- reaux d'une telle grille, n'ont pas l'énergie suffisante pour se dégager de ces barreaux en nageant à contre-courant ou ne sont pas capables de contrôler à cet effet leur activité. Pour procéder à un nettoyage périodique d'une telle grille à barreaux, et en éliminer les corps et débris ainsi peu à peu accumulés, il y est usuellement associé un dégrilleur. Un tel dégrilleur comporte d'une manière générale un chariot monté mobile le long d'un chemin de roulement disposé parallèlement au plan de la grille concernée, en amont de elle- ci, et un volet porté par ledit chariot transversalement par rapport audit chemin de roulement, ledit volet comportant sur sa tranche la plus proche de la grille un peigne de nettoyage dont les dents sont propres à s'engager entre les barreaux de celle-ci pour un sens de déplacement au moins du chariot. L'entrée en action d'un tel dégrilleur est soit systé- matique, et elle est alors commandée à intervalles réguliers, manuellement ou automatiquement, soit sous le contrôle de la perte de charge entre l'amont et l'aval de la grille, et elle est alors commandée, manuellement ou automatiquement, lorsque cette perte de charge s'élève en dessus d'une valeur détermi- née. Lors d'une opération de nettoyage, qui se fait de bas en haut, le peigne du dégrilleur détache des barreaux de la grille traitée les éléments plaqués contre ceux-ci, et lui est associé un organe de récupération qui, disposé en conti- nuité avec lui, est propre au recueil des éléments ainsi dé- tachés de la grille et à l'entraînement vers le haut de ces éléments. En partie haute du dégrilleur, les éléments ainsi re- montés par le volet de celui-ci sont évacués en direction d' un caniveau de décharge, soit que ce volet soit à cet effet monté basculant, soit qu'il lui soit associé un dispositif de ratissage mécanique, et, pour l'élimination de ces éléments, ce caniveau est lui-même l'objet soit d'un courant permanent, soit de chasses périodiques. Mais, pour les raisons exposées ci-dessus,, il y a, par- mi les éléments ainsi traités, des éléments appartenant à la masse biologique. Or, lors de la dernière partie de leur remontée le long de la grille à barreaux concernée, ces éléments sont l'objet d'une émersion plus ou moins prolongée, notamment lorsqu'il s'agit d'une prise d'eau installée sur une mer sujette à de grandes marées ou sur un cours d'eau susceptible de forte crues. Il en est d'autant plus ainsi que, à ce jour, dans les dégrilleurs usuels, l'organe de récupération qui entraîne ces éléments n'est pas étanche et n'est donc pas susceptible de maintenir en eau ceux-ci. Au contraire, il est communément admis à ce jour que de tels organes de récupération ne doivent préférentiellement pas être étanches, afin que les éléments qu'ils entraînent soient l'objet d'un essorage lors de leur remontée, pour d'une part réduire la charge totale à entraîner, et pour d'autre part éviter que, par débordement, l'eau éventuellement entraî- née ne conduise intempestivement une partie de ces éléments à échapper à l'organe de récupération qui les porte. Ainsi qu'on le sait, une simple émersion appliquée à des éléments de la masse biologique peut à elle seule être fa- tale à ceux-ci, si sa durée dépasse quelques minutes. En outre, lors d'une telle émersion, les éléments de la masse biologique peuvent également, en se débattant, être mécaniquement l'objet de traumatismes conduisant à leur perte. Enfin, lors de leur déversement sans précaution dans le cani- veau de décharge, ils ne manquent pas d'être également l'objet d'un traumatisme nuisible. En bref, dans les dégrilleurs connus à ce jour, les éléments de la masse biologique entraînés par le peigne de nettoyage que comporte un tel dégrilleur se trouvent fatale- ment éliminés et détruits. La présente invention a d'une manière générale pour ob- jet une disposition permettant au contraire la sauvegarde de ces éléments. De manière plus précise elle a pour objet un dégrilleur du genre comportant, pour le nettoyage d'une grille à barreaux équipant une quelconque prise d'eau, un chariot monté mobile le long d'un chemin de roulement disposé parallèlement au plan de cette grille, en amont de cellci, et un volet porté par ledit chariot transversalement par rapport audit chemin de roulement, ledit volet comportant sur sa tranche la plus pro- che de la grille un peigne de nettoyage, dont les dents sont propres à s'engager entre les barreaux de celle-ci pour un sens de déplacement au moins du chariot, et auquel il est asso- cié un organe de récupération qui, disposé en continuité avec ledit peigne de nettoyage, est propre au recueil des éléments détachés de la grille par celui-ci, ce dégrilleur étant carac- térisé en ce que ledit organe de récupération forme un chéneau étanche propre au maintien en eau des éléments recueillis sur la grille, et notamment de ceux de ces éléments qui sont des éléments vivants appartenant à la masse biologique. Ainsi, les éléments de la masse biologique entraînés par le volet du dégrilleur ne sont l'objet d'aucune émersion lors de la remontée de celuici, quelle que soit la durée de cette remontée. En outre, suivant l'invention, un caniveau de décharge étant prévu à la partie haute du chemin de roulement, transver- salement par rapport à celui-ci, pour récolter les éléments entraînés par le peigne de nettoyage, des moyens sont prévus pour le maintien en permanence d'un niveau d'eau déterminé dans ledit caniveau. En pratique, ce niveau d'eau est fait suffisant pour pour que, lors du déversement dans le caniveau de décharge des éléments entraînés par le volet du dégrilleur, la chute de ces éléments se fasse sans traumatisme, compte tenu de ce que ces éléments sont alors accompagnés du volume d'eau préa- lablement entraîné avec eux. Ainsi, grâce à l'invention, la survie des éléments vi- vants de la masse biologique entraînés par le volet d'un dé- grilleur se trouve avantageusement assurée, et ces éléments peuvent ensuite être renvoyés à leur milieu d'origine. Les caractéristiques et avantages de l'invention res- sortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins schématiques annexés sur lesquels: la figure 1 est une vue en coupe verticale d'un dégril- leur suivant l'invention; la figure 2 reprend, à échelle supérieure, le détail de la figure 1 repéré par un encart II sur celle-ci; la figure 3 est une vue partielle en coupe transversale du chéneau de récupération mis en oeuvre suivant l'invention dans un tel dégrilleur, suivant la ligne III-III de la figure 2. Ces figures illustrent l'application de l'invention à un dégrilleur du type de celui décrit dans le brevet français déposé le 14 Janvier 1970 sous le No 70 01 171 et publié sous le No 2.076.396. Ce dégrilleur est destiné au nettoyage d'une grille à barreaux 10, qui barre transversalement l'entrée d'une prise d'eau 11, en étant légèrement inclinée sur la verticale dans l'exemple de réalisation représenté, et dont les barreaux 12, disposés dans des plans verticaux en étant espacés deux à deux de quelques centimètres, sont contrebutés par un châssis de support formé de longrines 13 et de traverses 14 et lui-même enchassé dans un massif de maçonnerie 15. Il comporte un chemin de roulement 16, disposé paral- lèlement au plan de la grille 10, en amont de celle-ci, et for- mé de deux longrines 17 convenablement entretoisées, et un cha- riot 18 monté mobile le long de ce chemin de roulement 16, ce chariot étant à cet effet attelé à un câble 19 commandé par un treuil 20 en partie haute. Sur le chariot 18 est monté pivotant, autour d'un axe 22, un volet 23, qui s'étend transversalement par rapport au chemin de roulement 16. A ses extrémités, ce volet 23 comporte des joues 24 dont une au moins porte un galet 25 pour coopération avec deux butées 26, 27 qui, solidaires du chemin de roulement 16, sont disposées, la première, à la partie basse de ce chemin de rou- lement, et la deuxième, à la partie haute de celui-ci. Lorsque le chariot 18 descend le long du chemin de rou- lement 16, il occupe une position escamotée pour laquelle, tel que schématisé en traits interrompus A à la figure 1, le vo- let 23 s'étend sensiblement parallèlement au plan de la grille 10. Arrivé au bas du chemin de roulement 16, le galet 25 du volet 23 rentre en contact avec la butée 26 et en provoque le déploiement, par basculement autour de l'axe 22, tel que schématisé en traits interrompus B à la figure 1. Par suite, lors de la remontée du chariot 18 le long du chemin de roulement 16, le volet 23 occupe la position dé- ployée pour laquelle, tel que représenté en trait plein sur les figures 1 et 2, il s'étend sensiblement perpendiculaire- ment à la grille 10. Arrivé à la partie haute du chemin de roulement 16, son galet 25 entre en contact avec la butée 27 et en provoque un retour à sa position escamotée, par basculement autour de son axe 22 en sens inverse du précédent, tel que schématisé en traits interrompus C à la figure 1. Transversalement, d'une de ses joues 24 à l'autre, le volet 23 comporte, sur sa tranche la plus proche de la grille 10, un peigne de nettoyage 28 dont les dents 29 sont propres à s'engager entre les barreaux 12 de la grille 10 pour un sens de déplacement au moins du chariot 18, qui en est en pratique le sens de remontée, compte tenu du basculement entre sa posi- tion escamotée, à la descente, et sa position déployée, à la remontée, explicité ci-dessus. Par suite, lors de cette remontée, le peigne de netto- yage 28 détache de la grille 10 les éléments qui peuvent se trouver plaqués contre celle-ci, qu'il s'agisse de corps ou débris inertes, ou qu'il s'agisse d'éléments vivants de la masse biologique. Au peigne de nettoyage 28, il est associé, au sein du volet 23, un organe de récupération 30 qui, disposé en conti- nuité avec le peigne de nettoyage 28, est propre au recueil des éléments détachés de la grille 10 par celui-ci. Cet organe de récupération 30 est constitué en prati- que par une simple semelle qui relie l'une à l'autre les joues 24 du volet 23, transversalement par rapport à la grille 10. Lors du basculement du volet 23 en partie haute, les éléments ainsi receuillis par l'organe de récupération 30 de ce volet 23 se trouvent déversés dans un caniveau de décharge 32, prévu à cet effet dans le massif de maçonnerie 15, au dessus de la grille 10, transversalement par rapport au chemin de roulement 16. Enfin, sur sa tranche la plus éloignée de la grille 10, le volet 23 forme une poche 33 qui, pour faire contrepoids et assurer un nettoyage des dents 29 du peigne de nettoyage 28 lors du basculement du volet 23 en partie haute, entraîne un certain volume d'eau lors de la remontée du chariot 18. Cette poche 33 est en pratique formée par une semelle 34 qui s'étend transversalement d'une des joues 24 du volet 23 à l'autre, et qui peut, tel que représenté, être en conti- nuité avec la semelle 30 formant l'organe de récupération asso- cié. Par construction, les dispositions sont telles que, compte tenu des masses en cause et de leur centre de gravité par rapport à l'axe de rotation 22 du volet 23, les positions escamotée et déployée de ce volet 23 soient assurées de manière stable par simple gravité. En pratique, pour sa position escamotée, le volet 23 est en appui contre une première traverse 35 du chariot 18, disposée à la partie haute de celui-ci, d'un premier côté par rapport à l'axe de rotation 22, et, pour sa configuration dé- ployée, il est en appui contre une deuxième traverse 36 de ce chariot 18, disposée à la partie basse de celui-ci, de l'autre côté de l'axe de rotation 22. Ces dispositions sont bien connues par elles-mêmes, et, décrites pour l'essentiel dans le brevet français No 2.076.396 mentionné ci-dessus, elles ne seront pas décrites plus en dé- tail ici. Dans ce brevet français, la semelle constituant l'or- gane de récupération 30, qui est en continuité avec le peigne de nettoyage 28 est, pour la position de service de celui-ci, lorsque, le volet 23 étant en position déployée, les dents 29 du peigne de nettoyage 28 sont engagées entre les barreaux 12 de la grille 10, sensiblement horizontale. Au contraire, suivant l'invention, cet organe de récu- pération forme un chéneau 37. Dans l'exemple de réalisation représenté, ce chéneau de récupération 37 a, en section transversale, un profil en trapèze. Mais il n'en est pas obligatoirement ainsi, un tel pro- fil pouvant au contraire être par exemple triangulaire, ou hémi-circulaire. Quoi qu'il en soit, pour la position de service dupeigne de nettoyage 28, la ligne de pente de la partie au moins de la semelle 30 de ce chéneau de récupération 37 qui est directe- ment en continuité avec ce peigne de nettoyage 28 fait avec 1' horizontale un angle P non négligeable. En pratique, cet angle P est au moins égal à 30 . Il peut atteindre une valeur proche de 450, tel que re- présenté. En outre, le chéneau de récupération 37 formé suivant l'invention par la semelle 30 et les joues 24 du volet 23 est étanche. De ce qui précède, il résulte que, suivant l'invention, ce chéneau de récupération 37 est en mesure d'assurer, tout au long de la remontée du chariot 18 le long du chemin de roule- ment 16, même pour la partie émergée du parcours correspondant, le maintien en eau des éléments recueillis sur la grille 10 par le peigne de nettoyage 28, et notamment de ceux de ces é- léments qui sont des éléments vivants appartenant à la masse biologique. En outre, suivant l'invention, au caniveau de décharge 32 prévu pour récolter, par déversement, lors du basculement du volet 23 à la partie haute du chemin de roulement 16, les éléments entraînés par le peigne de nettoyage 28, sont associés des moyens propres à un maintien en permanence d'un niveau dé- terminé H dans ce caniveau 32. De manière connue en soi, et non représenté, il peut s'agir simplement d'une alimentation permanente en eau de ce caniveau de décharge 32 combiné avec un déversoir contrôlant le niveau d'eau à y assurer. Quoi qu'il en soit, les éléments de la masse biologique déversés dans ce caniveau de décharge 32 peuvent ainsi y trou- ver des conditions propres à leur survie. Ils sont ensuite renvoyés à leur milieu d'origine. Ainsi qu'on le notera, lors du basculement du volet 23, la masse d'eau déversée en même temps que les éléments concer- nés, qui provient tant du chéneau 37 que de la poche 33, ac- compagne avantageusement ces éléments, en leur évitant tout traumatisme dû à un tel déversement. Bien entendu, la présente invention ne se limite pas à la forme de réalisation décrite et représenté, mais englobe toute variante d'exécution. En outre, son domaine d'application n'est pas limité à celui des volets basculants avec poche formant contrepoids, ni même à celui plus général des volets basculants, mais s'étend à n'importe quel type de volet. Par exemple, s'agissant d'un volet fixe, il peut lui être associé, en partie haute du chemin de roulement, un organe de balayage, à lame souple par exemple, propre à pénétrer dans son chéneau de récupération et à en évacuer les éléments con- tenus dans celui-ci. De même, le domainte d'application de l'invention s'é- tend à n'importe quelle grille fixe, inclinée ou verticale, plane ou courbe. 1/1 REVENDICATIONS 1) Dégrilleur pour le nettoyage d'une grille à barreaux (10) équipant une quelconque prise d'eau, du genre comportant un chariot (18) monté mobile le long d'un chemin de roulement (16) disposé parallèlement au plan de la grille (10), en amont de celle-ci, et un volet (23) porté par ledit chariot '(18) transversalement par rapport audit chemin de roulement (16), ledit volet (23) comportant sur sa tranche la plus proche de la grille (10) un peigne de nettoyage (28), dont les dents (29) sont pr opres à s'engager entre les barreaux (12) de celle- ci1 ur un eas de dé acement au moinslu chariotil8), et a1lqll:1 e 4 c rcdisposé en continu é ec ledit pe gne de nettoya e (28), est propre au re ueil des éments dét chés de la griLle (10) par celui- ci, ceractérisé n ce que 1 dit organe de écupération forme un chén au tanche (37) pro re au maintie en eau des éléments il recueil is >r la grille,), et not de ceux de ces élm-ents qui ont des éliBe ts vivants &prtenant à la masse biologique' 6. /' -14 2) Dégrilkeur suian la reven ication dans lequel le pe Un Joyage (28) es n co e ne semelle ), cara érisé en ce que pour la. positi n de service au mains dudi4 p igne de nettoyage (28), lors uell9es dents (29) de celi_! nfengagées entre les barrea (12) de la grille la ligne d nte de la partie au moins de ladite semelle (30) ir ctement en continuité avec le peigne de net- toyage (2 t it avec l'horizontale un angle d'au moins 30 . 3) grilleur suivant l'une quelconque des revendica- tions 1, 2, caractérisé en ce que, en section transversale, le chéneau de récupération (37) a un profil en trapèze. 4) Dégrilleur suivant l'une quelconque des revendica- tions 1 à 3, auquel il est associé, au-dessus de la grille (10) un caniveau de décharge (32) propre à récolter les éléments entraînés par le peigne de nettoyage (28), caractérisé en ce que des moyens sont prévus pour le maintien en permanence d' un niveau d'eau déterminé dans ledit caniveau de décharge (32).