Llinvention concerne les palettes-caisses pour la manutention des produits emballés ou en vrac. La palette-caisse est connue, ctest une caisse munie ou non d'un couvercle dont le soubassement est adapté à la manutention au chariot à fourche ou au transpalette. Autrement dit le fond de la caisse est constitué par le plancher d'une palette non réveraible présentant de façon classique soit deux entrées, soit quatre entrées. Les parois peuvent être pleines ou à claire- voie. Les palettes-caisses peuvent être métalliques ou en bois. I1 existe des palettes-caisses à parois fixes, mais pour faciliter le stockage et/ou le retour des palettes vides, il a été créé des palettes-caisses à parois repliables ou démontables. Les parois repliables sont articulées à leur base, leur hauteur ne peut donc être supérieure à la plus petite dimension de la palette de base, ce qui est un inconvénient. Avec les, parois démontables, le fait que ces dernières puissent se désolidariser du fond diminue la stabilité latérale surtout en cas de gerbage et il faut prévoir des moyens d'accrochage ou des équerres d'angle entre les parois adjacentes, aussi ces palettes-caisses sontelles le plus souvent métalliques,et donc onéreuses. L'invention prévoit une palette-caisse en bois à parois démontables comportant des éléments en matières plastiques,présentant la même rigidité qu'une palette-caisse à parois fixes tout en bois et dont le prix de revient reste très voisin de celui de cette dernière. La palette-caisse à parois démontables selon l'invention présente de façon classique un soubassement constitué par une palette non réversible comportant un plancher en bois plein ou à claire-voie cloué sur des chevrons disposés parallèlement entre eux et éventuellement reliés par des semelles transversales clouées sur leur face inférieure, tandis que chacune des parois est constituée par une pluralité de planches de bois, jointives ou non, clouées à chacune de leurs extrémités sur un montant. Elle est remarquable en ce que les chevrons du soubassement et les montants des parois sont réalisés en matière plastique mou lée, que les deux chevrons extrêmes disposés sous les arêtes inférieure longitudinales de la palette ont chacune de leurs extrémités traversée par un trou d'axe vertical dont l'accès est dégagé par une découpe de l'angle correspondant du plancher, que chacun des montants des parois présente une face munie d'un moyen destiné à coopérer avec un moyen conjugué porté par la face en regard du montant voisin de la paroi adjacente de manière à réaliser entre ces montants voisins un assemblage rigide par coulissement longitudinal et qu'enfin les montants débordent les planches inférieures des parois d'une longueur sensiblement égale à la hauteur des chevrons augmentée de l'épaisseur du plancher, de manière que la partie débordante de deux montants adjacents assemblés s'engagent dans le trou correspondant du chevron sur toute la hauteur de ce dernier, la forme et les dimensions de ces parties débordantes étant telles que cet engagement s'effectue en forçant légèrement. Le moulage des chevrons et des montants à partir dUne matière synthétique tnermoplastlque ne présente aucune difficulté particulière. La matière devra être simplement choisie pour ne pas être "cassante" et présenter une élasticité suffisante pour admettre le clouage. une solution avantageuse du point de vue du coût de revient consiste à effectuer le moulage- sur les appareils nouvellement apparus sur le marché, qui peuvent être alimentés par pratiquement tous les déchets de matières plastiques industriels ou ménagers. Les moyens d'assemblage par coulissement des montants de deux parois adjacentes sont avantageusement constitués sur l'un par une nervure longitudinale et sur 1 l'autre par une rainure de forme conjuguée, cette forme étant par exemple celle d'une queue d'aronde. Il est alors intéressant pour faciliter le montage sans nuire à la rigidité de l'assemblage et à la stabilité latérale de la palette montée, de donner à cette nervure et à cette rainure une faible conicité avec rétrécissement vers le bas.L' assemblage nécessite alors un léger effort uniquement en fin de course, mais évidemment le démontage ne peut s'effectuer simplement qu'en tirant vers le haut la paroi dont le montant porte la nervure. I1 faut donc que les deux montants d'une même paroi portent soit tous les deux une nervure, soit tous les deux une rainure. De même les trous traversant les extrémités des chevrons présentent de préférence une légère conicité ce qui facilite 1 'en- trée des extrémités inférieures des montants tout en assurant un serrage satisfaisant par coincement à l'extrémité inférieure desdits trous. Enfin avantageusement, les trous ménagés aux extrémités des chevrons ntassurent le blocage des pieds des deux montants correspondants que dans le sens transversal audit chevron ce qui est suffisant étant donné le serrage par coincement sus-mentionné. Cette disposition est utile au moment de la fabrication, car il est toujours possible au moment du clouage plancher de régler ltécartement des deux chevrons extrêmes en fonction exacte de la longueur des parois transversales dont on dispose, tandis que dans le sens longitudinal du chevron, les tolérances inévitables sur la longueur des parois longitudinales pourraient rendre le montage malaisé, voire impossible. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et à l'examen du dessin annexé dans lequel la figure 1 est une perspective schématique d'une palette-caisse selon l'invention, la figure 2 est une vue de dessus de ladite palette, les figures 3at 3b, 3c, 3d représentent à-plus grande échelle un type de montant à rainure vu respectivement, en élévation par chacune de ses faces non appliquées à la paroi, de dessus et de dessous, les figures 4a, 4b, 4c, 4d sont des vues analogues d'un type de montant avec nervure les figures 5a et 5b montrent en élévation avec coupe partielle et vue de dessus un chevron extrême, à une échelle sensiblement inférieure de moitié à celle adoptée pour les figures 3a a 4d.. Sur le dessin une palette-caisse à parois démontables comporte, de façon traditionnelle, un soubassement formé par une palette non réversible qui comporte un plancher 1 en bois ( à claire-voie dans l'exemple représenté) cloué sur quatre chevrons parallèles à savoir deux chevrons extrêmes 2 et deux chevrons intermédiaires 3. Ces chevrons peuvent éventuellement être reliés entre eux par des semelles 4 comme représenté à la figure 1 ou non. Les chevrons peuvent être de section constante pour une palette à deux entrées où ils peuvent présenter un pied central comme a la figure 5a, pour une palette à auatre entrées. Sur cette palette de base est fixée en rehaussement une enceinte rectangulaire formée par deux parois 5 situées à l'aplomb des chevrons extrêmes 2 et deux parois 6 perpendiculaires, à ces derniers. Chacune de ces parois est constituée par des planches ( jointives dans l'exemple représenté) clouées sur des montants triangle. Selon l'invention, les chevrons 2, les chevrons 3 et les montants d'angle sont constitués en une matière acceptant le clouage et présentant un état de surface parfaitement lisse. Un tel résultat peut être obtenu en réalisant ces éléments par moulage d'une matière synthétique judicieusement choisie ou par moulage d'un mélange de matières synthétiques comme cela peut être exécuté dans les nouveaux appareils1 actuellement connus , alimentés par des déchets industriels ou ménagers de matières plastiques. En fait, chaque montant d'angle est formé par-l'assemblage par coulissement de deux montants élémentaires 7, 8 respectivement solidaires ( par le clouage) des deux parois adjacentes formant l'angle considéré.. Pour cela les faces en regard des deux montants élémentaires portent des moyens conjugués d'assemblage par coulissement. Ces moyens conjugués peuvent entre respectivement une nervure 9 et une rainure 10. Cette nervure et cette rainure peuvent présenter une section en forme de queue d'aronde. Dans l'exemple représenté la section de chaque montant d'angle est un triangle rectangle isocèle et la section de chaque montant élémentaire est également un triangle rectangle isocèle dont l'hypothènuse est appliquée contre la paroi considérée et dont la face tournée vers I'extérieur porte la ner-vure ou la rainure. Chaque montant élémentaire déborde la planche inférieure de la paroi correspondante d'une longueur sensiblement égale à la hauteur des chevrons augmentée de l'épaisseur du plancher de manière à pouvoir s'engager dans un trou il ( figure 5) ménagé à l'extrémité du chevron extrême correspondant, sur sensiblement toute la hauteur de ce dernier. Pour éviter d'être obligé de donner aux chevrons une largeur trop grande, chaque montant élémentaire peut être entaillé sur toute la hauteur de sa partie débordante. C'est ainsi que dans ltexemple représenté, l'extrémité inférieure de chaque montant élémentaire 7, 8 est entaillée "à mi-bois" suivant le plan bissecteur 7a, a du dièdre droit jusqu'au niveau 7b, 8b coïncidant sensiblement avec le niveau de la face supérieure du plancher 1. Dans cet exemple, après assemblage, l'extrémité débordante du montant d'angle présente alors une section carrée. Bien entendu les montants étant obtenus par moulage, ils ne sont pas entaillés au sens propre du terme, leur forme étant déterminée directement par le moule. Les forme et dimensions des trous Il sont telles que l'extre- mité des montants s'y-engage en forçant légèrement. A cet effet, chacun des trous présente la forme d'un tronc de cône ou d'un tronc de pyramide évasé vers le haut dont l'angle au sommet est très faible, de l'ordre de 1 environ, comme cela ressort de la figure 5b où le trou il est en forme de tronc de pyramide (pour plus de clarté l'évasement du trou est un peu exagéré sur la figure). Lors de la fabrication, le clouage du plancher peut toujours être réalisé pour que l'écartement des chevrons 2 corresponde exactement à la longueur des parois 6 et qu'ainsi l'écartement des trous il et celui des montants élémentaires 8 soient égaux. il n'en est pas de même dans le sens longitudinal des chevrons 2, une différence pouvant apparaitre entre l'espacement des trous il et celui des montants 7. C'est pourquoi les trous il présentent une section rectangulaire dont les plus grands côtés sont parallèles à la direction longitudinale du chevron, de manière à permettre une certaine tolérance de la longueur utile des parois 5. Le pied formé par les parties inférieures des montants 7 et 8 assemblés sont alors bloqués uniquement par coincement dans le sens transversal. Afin de faciliter l'assemblage des montants élémentaires entre eux lorsque cet assemblage est réalisé par rainure et ner vure coulissante, il est avantageux de donner à cette nervure et à cette rainure une légère "conicité" ctest-à-dire de prévoir pour chacune d'elle un rétrécissement régulier depuis l'extrémité supérieure jusqu'à l'extrémité inférieure du montant correspondant comme cela est représenté aux figures 3c, 3d et 4c, 4d. L'assemblage nécessite alors un léger effort qu'en fin de course. Dans ce cas il est clair que le montage et le démontage d'une paroi qui s'effectuent par coulissement de cette dernière respectivement vers le bas ou vers le haut,exigent que les deux montants élémentaires de ladite paroi soient de même nature (mâle à nervure ou femelle à rainure) et que l'on respecte un ordre déterminé, à savoir dans l'exemple représenté à la figure 1: au montage, mise en place des parois 5 puis des parois 6 et, au démontage, retrait des parois 6 puis des parois 5. REVENDICATIONS 1 - Palette-caisse à parois démontables dont le soubassement est constitué par une palette non réversible comportant un plancher en bois plein ou à claire-voie cloué sur des chevrons disposés parallèlement entre eux et éventuellement reliés par des semelles transversales clouées sur leur face inférieure, tandis que chacune des parois est constituée par une pluralité de planches de bois, jointives ou non, clouées a chacune de leurs extrémités sur un montant, caractériséeen ce que les chevrons du soubassement et les montants des parois sont réalisés en matière plastique moulée, que les deux chevrons extrêmes disposés sous les arêtes inférieures longitudinales de la palette ont chacune de leurs extrémités traversée par un trou d'axe vertical dont l'accès est dégagé par une découpe de l'angle correspondant du plancher, que chacun des montants des parois présente une face munie drun moyen destiné à coopérer avec un moyen condugué porté par la face en regard du montant voisin de la paroi adjacente de manière à réaliser entre ces montants voisins un assemblage, rigide, par coulissement longitudianl, et qu'enfin les montants débordent les planches inférieures des parois d'une longueur sensiblement égale à la hauteur des chevrons augmentée de l'épaisseur du plancher de manière que la partie débordante de deux montants adjacents assemblés s'engagent da..s le trou correspondant du chevron sur toute la hauteur de ce dernier, la forme et les dimensions de ces parties débordantes étant telles que cet engagement s'effectue en forçant légèrement. 2 - Palette-caisse selon la revendication 1,caractérisée ce que chacun des montants présente une section ayant la forme générale d'un triangle rectangle isocèle dont l'hypothènuse est appliquée contre la Sce intérieure de la paroi considérée de manière que deux montants voisins assemblés eonstituent un ensemble dont la section présente elle-aussi la forme d'un triangle rectangle isocèle formant l'un des angles intérieurs de la palette. 3 - Palette-caisse selon l'une des revendications 1 et 2, caractériséeen ce que les moyens conjugués d'assemblage par -coulissement de deux montants adjacents sont constitués surl'un par une nervure longitudinale, par exemple de section en forme de queue d'aronde et sur l'autre par une rainure de forme conjuguée. 4 - Palette-caisse selon la revendication 3, caractérisée en ce que sur chacun des montants la largeur de la nervure ou de la rainure suivant le pontant considéré décroit regulièrement depuis l'extrémité supérieure jusqu'à l'extrémité inferieure. 5 - Palette-caisse selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que chacun des trous prévus aux extrémités des chevrons pour recevoir les parties inferieures des montants présente la forme d'un tronc de cône ou d'un tronc de pyramide évasé vers le haut dont angle au sommet est très faible, de l'ordre de 1O environ. 6 - Palette-caisse selon l'une quelconque des revendications i à 5, dans laquelle la partie inférieure débordante de l'ensem- ble formé par deux montants voisins assemblés présente une section carrée, caractériséeen ce que chacun des trous prévus aux extrémités des chevrons pour recevoir les parties inférieures des montantsprés'ente une section rectangulaire dont les plus grands côtés s'étendent parallèlement à la direction longitudi- nale du chevron considéré.