Sa présente invention a trait aux appareils destinés à supporter les rouleaux marginaux utilisés dans l'élaboration de verre flotté mince et très mince. i'e'tat actuel de la technique est illustré, pour autant que la Deanderesse le sache, par les brevets américains tXQ 3 492 109 et , 493 359. Le premier décrit l'usage d'un rouleau ou galet destiné à porter contre ie bord d'une feuille de verre et supporté par l'ex- trémité d'uval long arbre ou cylindre en "métal réfractaire" ou "résistant à la chaleur"; ce brevet précise par ailleurs qu'il s'agit "d'acier résistant à la chaleur".En outre, il indique "une circulation de fluide, par exemple de l'eau, à travers l'alé- sage central 6 du rouleau tubulaire." Dans ces conditions, le matériau constitutif dudit arbre ou cylindre est coûteux et le brevet ne fournit aucune indication quant à la prévision de moyens propres à fonctionner de façon satisfaisante en service normal et à empecher que l'extrémité du corps cylindrique contenant le rouleau tourne à faux et produise des vibrations lors du fonctionnement. Quant au brevet américain N 3 493 359 précité, il mentionne l'agencement d'un tel rouleau marginal sur un essieu-support supporté à son tour dans un palier 13, représenté dans ce brevet comme étant supporté par une portée placée près du rouleau. "e rouleau du brevet iawrenso est décrit comme étant supporté par un essieu refroidi par eau à l'intérieur, mais ce brevet ne décrit aucun palier refroidi par eau en ce qui concerne la partie de L'essieu qui est voisine du rouleau marginal Un support léger et de construction aisée pour un rouleau marginal conçu pour la fabrication, par étirement dans un sens ou dans les deux sens, de-verre flotté mince peut etre obtenu en utilisant une structure conçue selon les principes exposés ciaprès.Dans un tube de faible diamètre, en acier inoxydable, on monte au milieu et aux extrémités de petits coussinets en matériau approprié qui soit à la fois lubrifiant et résistant à la chaleur, ces coussinets étant percés d'un alésage central que traverse l'arbre opportunément refroidi par eau intérieurement et sur lequel s'effectue le montage du rouleau proprement dit.A l'extérieur du tube en acier inoxydable précité sont fixées des ailettes dont le rôle consiste à orienter convenablement 11 eau de refroidissement ou autre fluide approprié de refroidissement, et le tube en acier inoxydable précité est enfermé à son tour dans un autre tube en aeier inoxydable de plus grand diamètre, et également refroidi par l'intérieur L'extrémité de l'arbre qui se trouve près du rouez leau marginal porte de préférence un organe formant écran thermique, afin de protéger le coussinet voisin. L'extrémité de l'arbre qui est éloignée du rouleau marginal est opportunément entrainée en rotation par un moteur électrique ou moyen analogue. En d'autres termes, le rouleau marginal est supporté par un arbre d'un faible prix de revient mais efficace.L'ensemble décrit est satisfaisant et robuste, tout en étant léger et d'une fabrication aisée L'invention sera mieux comprise si l'on se réfère à la description ci-après et au dessin annexé, sur lequel La figure 1 montre une vue en plan de l'appareil suivant l'invention. La figure 2 montre une vue en élévation d'un appareil réalisé conformément à la présente invention. La figure 3 est une vue en coupe faite suivant la ligne III III de la figure 1. La figure 4 montre une vue éclatée en perspective de l'appareil de la figure 3, et la figure 5 montre un schéma destiné à faciliter la compréhension de l'invention. Si l'on examine les figures 1 et 2, on voit en 2 une paroi d'un bain de flottage et en 4 le tube ou gaine tubulaire d'une machine à rouleau marginal, ce tube traversant ladite paroi. Le tube 4 est supporté à cet effet en rotation par l'intermédiaire de consoles 6 et 8, cette dernière 8 étant portée par une table 10 qui s'articule en 12 et peut être soulevée ou abaissée à l'aide d'un cric à parallélogramme désigné dans son ensemble en 14. La table 10 et le cric 14 sont supportés par des montants respectifs 16 et 18 qui prennent appui sur le plancher 20 d'un chariot 22 supporté à son tour par des galets pivotants 24 de type approprié. On voit en outre en 25 d'autres crics à parallélogramme, au nombre de quatre, à raison d'un par galet pivotant 24. Lorsque cet ensemble a été amené sur place en roulant, on actionne les crics 25 pour le soulever par rapport au sol. On voit en outre un moteur 26 qui permet, comme l'indique plus clairement la figure 1, d'entraîner en rotation un arbre 28 logé dans le tube 4. Cette même figure 1 montre une transmission appropriée 29 de distribution par pignons et chaîne ou courroie crantée pour actionner l'ar, bre précité.De plus, les flèches 30 et 32 indiquent (figure 1) des conduites de circulation d'eau dont la relation avec le restant de l'installation ressortira au cours de la description qui suit. On a également désigné en 33 un raccord tournant permettant d'introduire de l'eau ou un gaz approprié pour assurer le refroidissement. Enfin, l'arbre 28 porte, à l'opposé de ce raccord, le rouleau ou galet,marginal 34 destiné à porter contre le verre fondu. Ce rouleau peut se présenter par exemple sous l'aspect de celui décrit et représenté dans le brevet américain NO 3 493 359 ou en constituer tout équivalent ou modification approprié. Le mode de construction de la machine à rouleau marginal ressortira davantage de l'examen de la figure 3 où l'arbre 28 est représenté comme étant constitué par deux tubes concentriques 36, 38, de préférence mais nécessairement en acier inoxydable ou matériau analogue. Cet arbre 28 se compose ainsi d'une partie cylindrique interne 36 et d'une partie cylindrique externe 38, afin de permettre le passage d'un fluide de refroidissement de type approprié, par exemple de l'eau (mais pas de l'air, qui doit être absolument proscrit), ainsi que l'indiquent les flèches 40 et 42. Cela implique naturellement que les tubes concentriques 36 et 38 soient espacés entre eux, par tout moyen approprié (non représenté). Entre la partie 36 de l'arbre 28 et le restant de la structure suivant l'invention il est prévu un manchon ou gaine 44 en tout matériau approprié, par exemple en acier inoxydable. Ce manchon 44 sert d'écran thermique afin de protéger le coussinet 46 dont il est question ci-dessous. En effet, dans l'alignement du manchon 44 se trouve un coussinet toroidal 46 réaliste en matériau lubrifiant et résistant à la chaleur, par exemple du "Graphalloy" ou matériau analogue "Graphalloy" est la marque déposée d'un coussinet en graphite dont les pores sont imprégnés de métal (métal anti friction, cuivre, bronze, etc.). Un tel coussinet est donc autolubrifiant et résiSte aux températures élevées. Tout coussinet auto-lubrifiant et capable de résister à une température de l'ordre de 930C devrait donner satisfaction pour cette application. Autour du coussinet 46 est ajusté un autre tube 48, également en acier inoxydable ou matériau analogue, auquel sont fixées des ailettes désignées en 50. Ttorientation de ces ailettes 50 n'est pas critique en soi. D'autres coussinets, également réalisésJen matériau lubrifiant et résistant à la chaleur, sont prévus entre le tube 48 et la partie 38 de l'arbre, par exemple près du milieu et de 11 extrémité 62 du tube 4 qui est opposée au rouleau marginal 34. Cette structure est complétée par un tube extérieur 52, également en matériau résistant à la chaleur tel que l'acier inoxydable, et un chapeau d'extrémité 54 rendu solidaire de ce tube 52 par tout moyen approprié, par exemple par soudure, comme indiqué en 56. Les trajets d'écoulement du fluide de refroidissement dans l'intervalle annulaire entre les tubes 48 et 52 sont indiquésivec précision par les flèches 58 et 60 sur la figure 4. Si l'on récapitule l'invention en se référant à la figure 5, on voit que le rouleau marginal 34 tourne solidairement avec l'arbre 28, soumis à un refroidissement intérieur par fluide. Cet arbre 28 est espacé d'un organe tubulaire 70 refroidi intérieurement par fluide à son tour (et comprenant les tubes 48 et 52, ainsi que les ailettes 50 comme il a été décrit plus haut), et maintenu immobile du fait de son montage dans les consoles 8 et 6 fixées sur la table 10 du chariot 22. L'arbre 28 est espacé dudit organe tubulaire 70 grâce à des coussinets toroidaux en matériau lubrifiant et résistant à la chaleur, par exemple les coussinets 46 mentionnés plus haut et d'autres coussinets analogues 72 et 74. Un manchon 44 sert d'écran thermique pour protéger le coussinet 46 situé à l'extrémité "chaude" contre la chaleur dégagée par le verre.De'préférence, le fluide circulant dans l'arbre 28 est également utilisé pour refroidir le rouleau 34. Avec une structure du genre sus-indiqué, il devient possible de construire une machine à rouleaux marginaux à partir de ma tériaux relativement peu coûteux, que l'on trouve aisément dans le commerce et qui s'usinent avec une relative facilité. Par exemple, les parties 36 et 38 et les tubes 48 et 52 peuvent être réalisés à partir de tubes en acier inoxydable, du commerce, sans qu'il soit nécessaire de couler ou usiner des matériaux coûteux à haut rende ment 6 à grande résistance thermique, tels que les alliages supé- rieurs à base de nickel-cobalt. I1 en résulte également un gain de poids. Pour obtenir une rigidé propre à prévenir tout faux-rond ou toutes vibrations appréciables d'un rouleau marginal 34 d'environ 150-155 mm de diamètre, la Demanderesse a utilisé des pièces réalisées avec les matériaux et aux dimensions suivanes Tube 52 : longueur 4,50 m, acier inoxydable AISI type 410 (normes américaines), diamètre extérieur 114 mm, épaisseur de paroi 6 mm. Tube 48 : Acier inoxydable AISI type 410, dia. ex. = 42,2 mm, épaisseur de paroi 4,85 mm. Partie 38 : longueur = 4,90 m, acier inoxydable AISI type 304-L, dia.ex. = 27 mm, épaisseur de paroi = 4 mm. Partie 36 : longueur = 5m, acier inoxydable AISI type 304-L, dia.ex.= 13,5 mm, épaisseur de paroi = 2,1 mm. Attendu que le tube 4 est monté de façon à pouvoir rouler axialement sur les consoles 6 et 8, la distance entre le support 6 et le rouleau marginal 34 peut être comprise entre 57 mm et 3,60m. On estime qu'une caractéristique importante de la présente invention réside dans 1d fait que les tubes 36 et 38 qui constituent l'arbre 28 et supportent le rouleau marginal de travail 34 tournent solidairement, mais la structure extérieure (formée par les tubes 48 et 52) est essentiellement une structure fixe.Cela signifie, ainsi qu'il ressort de la figure 2, que l'arbre 28 est supporté d'une manière ferme et fixe par des organes qui peuvent se prolonger jusqu'à surmonter le bain de verre en fusion et se trouver, par exemple, à une très courte distance du rouleau marginal 34, au lieu d'utiliser une structure du genre adopté jusqu'à présent et dans laquelle le rouleau marginal n'est supporté que par un organe situé en dehors du bain de flottage, ce qui fait supporter le rouleau marginal par un bras en porte-à-faux relativement long qui a naturellement tendance à produire un effet de fauxrond pendant la marche Les données complémentaires ci-après aideront les spécialistes de ce domaine technique à obtenir une compréhension correcte et mplète de la façon dont l'invention peut être mise en oeuvre, ainsi que des avantages qui découlent de cette invention. Les tubes 48 et 52 peuvent événtuellement être réalisés en tuyau de fer "noir" ou bruni, ce qui est bien entendu beaucoup plus économique que l'acier inoxydable. Etant donné que le tuyau de fer ordinaire bruni n'est pas fabriqué avec des tolérances dimensionnelles aussi précises que celles des tubes en acier inoxydable du commerce, il peut arriver, dans certain cas, que l'on éprouve des difficultés à faire circuler correctement l'eau de refroidissement dans l'intervalle entre les tubes 48 et 52, par suite de l'ajustage défectueux des ailettes 50 entre et contre les parois des tubes.Cette difficulté peut cependant être surmontée dans de nombreux cas par des mesures telles quel'application d'une matière de scellement, calfatage ou étanchéité sur les bords des ailettes 50, y compris un agent de colmatage introduit dans l'eau en circulation, ou simplement l'usage d'un écoulement d'eau suffisamment important pour réaliser l'effet voulu de refroidissement à extrémité chaude des tubes 48 et 52, malgré l'éventualité de courants de court-circuitage pouvant se produire en raison de l'ajustage précaire entre les ailettes 50 et les tubes 48 et 52 qui les enserrent. Dans certains cas, des résultats satisfaisants ontété obtenus en adoptant des coussinets toroïdaux en matériau lubrifiant et résistant à la chaleur constitué par du bronze graphité, ou simplement du bronze du genre couramment utilisé pour la fabrication de coussinets. les spécialistes savent en général que les bains de flottage qui existent actuellement dans l'industrie ont une largeur intérieure de l'ordre de 4,50 m à 8,25 m, la largeur de la feuille de verre en cours de fabrication étant de l'ordre de 2,40 à 3,65m. Dans ces conditions, les spécifications indiquées plus haut pour le matériau du tube 4, sa longueur et la distance entre le support fixe et le rouleau m28Winal 34 seront satisfaisantes pour la plupart des cas envisagés. Lorsque ce tube 4 fait considérablement saillie à l'intérieur du four, il peut parfois être souhaitable de prévoir un contre-poids quelconque pour appliquer une sollicitation vers le bas sur l'extrémité du tube située hors du four. Une variante consiste simplement à réaliser ce tube 4 avec une longueur totale plus importante, mais cela pose des problèmes d'encombrement en raison du supplément de place nécessaire et de la nécessité éventuelle, en cas d'utilisation d'un tube aussi long, de prévoir des moyens propres à empêcher ce tube de basculer dans l'autre direction lorsqu'il est ainsi retiré.L'usage d'un tube télescopique pour surmonter ces difficultés n'est pas à exclure. Des tubes en acier inoxydable ou des tuyaux en fer bruni ayant les grandes dimensions sus-indiquées se révèlent satisfaisants pour des installations ayant les dimensions générales indiquées dans le paragraphe précédent. Toutefois, il est prévu d'adopter des tubes à parois plus épaisses ou des tubes pourvus de moyens de-renforcement tels que nervures ou autres, ou encore des tvaux en matériau renforcé, lorsqu'il s'agit d'installations où le bain de flottage est plus large et/ou le ruban de verre en cours d'élaboration est plus étroit. Un fait important à considérer est que les tubes 48 et 52 doivent avoir des dimensions telles qu'ils ne puissent prendre de la flèche sous leur propre poids lorsqu'ils sont engagés au-dessus du bain de flottage, car cela aurait pour conséquence de détruire les coussinets et de faire fléchir l'arbre intérieur rotatif 28. La distance entre le milieu du rouleau ou galet marginal 34 et le point où il est supporté par le coussinet 46, dans la mise en oeuvre de la présente invention, sera normalement d'environ 75 à 200 mm; bien qu'elle puisse parfois descendre à 38 mm ou au contraire atteindre jusqu a environ 360 mm. I1 convient de noter que cette distance reste pratiquement inchangée, quelle que soit la distance sur laquelle les tubes 48 et 52 doivent faire saillie dans le four; cela signifie que le rouleau marginal 34 sera assuré dans tous les cas d'un support efficace contre le faux-rond. Sur ce point, la présente invention diffère sensiblement de l'art antérieur. Les éléments exposés ci-dessus sont valables dans le cas d'un tube intérieur 28 ayant l'épaisseur de paroi mentionnée plus haut. Si l'on utilise des matériaux plus épais ou résistants pour les tubes 38 et 36 formant l'arbre 28, la distance entre le coussinet et le milieu du rouleau marginal 34 peut dans certains cas atteindre 460 mm, et dans ce cas également l'un des coussinets sera placé à l'intérieur du four à bain de flottage, pendant le fonctionnement de la machine, et suffisamment près pour permettre au rouleau 34 de tourner sans subir un faux-rond appréciable. L'invention a été conçue à l'origine pour être utilement appliquée à la fabrication de verre flotté de très fine épaisseur (de l'ordre d'environ 2,5 mm ou moins) selon le procédé du "double étirement (ou "étirement dans les deux sens"), en introduisant plusieurs machines à rouleau marginal suivant la présente invention dans l'enceinte du bain de flottage à travers des ouvertures latérales appropriées à étanchéité prévues dans la paroi du four. Ces ouvertures ont une hauteur d'environ 190 mm ou légèrement moins, et cela donne une limite des dimensions des rouleaux 34 qui doivent entrer en contact avec le verre, ainsi que de la structure des supports de ces rouleaux,que l'on peut ainsi introduire. Dans le procédé dit "à double étirement" on a estimé qu'il serait opportun d'utiliser, pour atténuer la feuille de verre dans le sens longitudinal, les forces engendrées entre-les rouleaux ou galets de calibrage de recuit et les rouleaux marginaux de l'art antérieur qui saisissent le verre, par dessus et par dessous, dans une partie du bain de flottage qui se trouve près de l'extrémité où le verre en fusion pénètre dans ce bain, tandis que les rouleaux 34 de l'appareil suivant la présente invention sont alors utilisés dans la mesure nécessaire pour empêcher la feuille de verre de se rétrécir dans une mesure indésirable par suite de l'attenua- tion longitudinale précitée. En d'autres termes, les machines con çues conformément à la présente invention ont été prévues initialement pour jouer le role utile qui assure l'étirement dans le second sens, c'est-à-dire transversalement par rapport à la feuille, dans un procédé à double étirement. Toutefois, il semblerait actuellement que la structure suivant la présente invention se révèle encore plus avantageuse que ce que l'on pouvait escompter au début. Les spécialistes dans l'art d'élaborer du verre flotté d'épaisseur inférieure à la limite d'équilibre (soit moins d'environ 6 mm) sont désormais parvenus à la certitude que des problèmes techniques considétables restent à résoudre pour obtenir du verre flotté mince par un procédé dans lequel deux rouleaux marginaux, placés respectivement au-dessus et au-dessous du verre, sont utilisés pour s'opposer à l'effort qu'exerce le calibre de recuit. Ces deux rouleaux doivent être insérés, dans la plupart des cas, à travers des ouvertures latérales étanches ayant les dimensions rappelées plus haut. le problème de la réalisation de ces paires de rouleaux et de leurs moyens de support et de montage, afin d'obtenir en service réel une rigidité satisfaisante, sans tendance, en cours d'exploitation, ni se gauchir ni à entrer en contact avec le verre d'une façon soit excentrée, soit irrégulière, est extrêmement difficile à résoudre. On tend pour cela à utiliser dds moyens qui exigent une construction soignée à partir de matériaux très coûteux, capables de résister à de fortes températures en service réel et offrant par conséquent une remarquable résistance thermique.Dans ltopération qui consiste à mettre au point un procédé adéquat pour élaborer un verre flotté très mince de qualité "pare brise" par la méthode du double étirement, évoquée plus haut, on a déjà proposé, suivant l'art antérieur, des formes d'outillage différentes et moins avantageuses pour amener uri rouleau marginal, tel que le rouleau 34 suivant la présente invention, en contact avec la seule face supérieure de la feuille de verre, et ce n'est qu'après la mise au point de ces rouleaux et une certaine période d'utilisation pratique, qu'il est apparu comme parfaitement possible, dans des conditions déterminées, sans utiliser la paire de rouleaux marginaux agissant à la fois sur le dessus et sur le dessous de la feuille de verre, mais uniquement, en leur lieu et place, des rouleaux marginaux correspondant aux rouleaux 34 de la présente invention, de fabriquer du verre flotté mince selon une méthode que l'on peut appeler "méthode d'étirement direct et assisté" par opposition à l'expression "double étirement". Si la force du rouleau de calibrage de recuit est suffisamment éle zée, le degré voulu de diminution de l'épaisseur de la feuille en cours d'élaboration peut être obtenue par un étirement direct, et tout ce qu'il faut en même temps, en conséquence, tout au moins en ce qui concerne le problème de l'obtention d'un ruban de verre ayant l'épaisseur et la largeur désirées, c'est empêcher dans la mesure nécessaire la tendance croissante à cette diminution de largeur qui résulte de l'utilisation de forces un peu trop importantes pour les rouleaux formant calibre de recuit, et c'est ainsi qu'il a été constaté que, conformément à l'approche par la méthode dite "d'étirement direct et assisté" de la fabrication du verre flotté mince, ce but pouvait être atteint par l'emploi des seuls rouleaux marginaux supérieurs, qu'il s'agisse de rouleapx selon l'art antérieur ou(plus avantageusement) de rouleaux suivant la construction préconisée parla présente invention. En fin de compte il est clair que le problème à résoudre consiste non seulement à obtenir une feuille ayant l'épaisseur et la largeur exigées en général, mais aussi un verre qui soit de qualité "pare brise ou de qualité supérieure en ce qui concerne l'absence de distorsion, et de le faire avec le minimum d'investissements pour l'équipement principal/e-t le minimum de frais d'exploitation.Naturellement, il existe divers autres facteurs qui entrent en ligne de compte pour ce qui concerne l'obtention d'un verre flotté très mince et suffisamment exempt de distorsion pour pouvoir être vertu pour des applications particulières, telles que la fabrication de miroirs ou de pare-brises. Cependant, l'examen des autres facteurs qui interviennent dans la fabrication de verre flotté très mince, de qualité pare-brise ou de qualité encore supérieure, sort du cadre de la présente invention.Ce qui est primordial, c'est que l'équipement décrit et représenté ici, pour supporter et manipuler des rouleaux marginaux portant uniquement contre la face supérieure du verre flotté, peut être utilisé aux lieu et place d'unéquipement beaucoup plus onéreux t compliqué selon l'art antérieur, prévu pour les mêmes fins, dans la méthode appelée ici "méthode d'étirement direct assisté" de fabtication de verre flotté mince ou extra-mince, l'équipement suivant la présente invention contribuant par conséquent à enrichir la technologie du verre flotté avec la possibilité de mettre en application la méthode précitée d'étirement direct assisté. L'équipement selon la présente invention, lorsqu'il est utilisé pour la mise en oeuvre industrielle de la technologie de l'étirement direct assisté, par opposition à l'usage de rouleaux marginaux saisissant la feuille de verre par dessus et par dessous, constitue de toute évidence un progrès sensible dans ce domaine technique.Pour prendre un exemple pratique, un jeu de huit machines à rouleaux marginaux réalisées suivant la présente invention aura un prix de revient inférieur à un dixième de celui d'un jeu complet (deux paires pour le dessuset le dessous de la bande de verre, de chaque côté) utilisé pour l'atténuation longitudinale dans le procédé dit à "double étirement", En plus, la technique du verre flotté semble s1 orienter dans le sens de l'adoption de la méthode dite "d'étirement direct assisté", attendu qu'il s'est finalement révélé impossible, sans recourir à plusieurs paires de jeux de machines à rouleaux marginaux, de retarder l'apparition d'un rétrécissement de la feuille de verre, lors de la fabrication (sauf exceptions sporadiques) du verre flotté de qualité "pare-brise" conforme aux normes américaines, ayant une épaisseur inférieure à environ 3,2mm. En d'autres termes, pour obtenir un verre flotté extra-mince de qualité satisfaisante, il est indispensable (parmi d'autres facteurs) de disposer de plusieurs paires de rouleaux marginaux tels que les rouleaux 34, et, dès que ces rouleaux sont disponibles, d'appliquer le procédé de flottage selon la méthode de 11 étirement direct assisté, ce qui rend inutiles les jeux coûteux de rouleaux supérieurs et inférieurs, et c'est le prix de revient relativement élevé des structures utilisées jusqu'à présent au lieu de l'équipement selon la présente invention qui a constitué, jusqu'à la présente invention, un obstacle formidable à la réalisation pratique et industrielle des économies que l'on escomptait par l'adoption du procédde verre flotté par étirement direct et assisté. La conception de l'équipement de support est de préférence mais non nécessairement telle que le tube 4 puisse être réglé commodément non seulement en ce qui concerne sa saillie plus ou moins prononcée à la structure du bain de flottage (bien qu'il soit entendu, lors de l'application pratique de la présente invention, que le coussinet le plus proche du rouleau marginal 34 se trouve à l'intérieur même de cette structure), mais aussi verticalement (à l'aide des crics parallélogramme.- 14) et enfin angulairement autour d'un pivot à axe vertical (non représenté), afin de permettre un réglage fin de l'angle d'application du rouleau marginal 34 contre les bords du ruban de verre flotté, sans avoir à déplacer en bloc, sur ses roulettes pivotantes 24, la structure que montre la figure 2. D'ailleurs, les spécialistes en ce domaine verront aisément comment la structure que montre cette figure 2 peut être modifiée pour obtenir ce résultat, qui fait partie du meilleur moyen de mettre en oeuvre l'invention mais qui n'est pas indispensable à celle-ci, dans ses grandes lignes. - REVENDICATIONS 1.- Appareil pour supporter un rouleau marginal dans- une structure de bain de flottage pour la mise en oeuvre du procédé de fabrication de verre flotté, caractérisé en ce qu'il comprend, en combinaison, un premier organe tubulaire refroidi intérieurement par fluide et propre à supporter par une première extrémité un rouleau marginal et à être entrainé en rotation par son autre extrémité, un rouleau marginal supporté par ce premier organe, un second organe tubulaire, également refroidi intérieurement par fluide, ce second organe tubulaire se présentant sous forme d'un manchon qui entoure le premier organe et constitue pour celui-ci un palier refroidi par fluide, plusieurs coussinets en matériau lubrifiant et résistant à la chaleur, espacés les uns des autres et situés en divers points le long et autour de la périphérie du premier organe tubulaire, au moins un de ces coussinets étant placé à l'intérieur de la structure à bain de flottage et séparé du milieu du rouleau marginal par une distance d'environ 25 à 460 mm; et des organes supportant ce second organe tubulaire. 2.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un moyen formant écran thermique est fixé au second organe tubulaire dans l'extrémité de celui-ci qui correspond à la première extrémité du premier organe tubulaire. 3.- Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens supportant ledit second organe tubulaire comprennent un chariot muni de roulettes orientables et une table s'articulant sur chariot, et des moyens pour régler la position de la table, en pivotement, par rapport au chariot. 4.- Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits moyens prévus pour régler la position de la table, en pivotement, par rapport au chariot, comprennent un cric à parallélogramme. 5.- Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que la table porte un moteur relié au premier organe tubulaire précité. 6.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif d'alimentation en fluide de refroidissement, relié au premier organe tubulaire ainsi qu'au second organe tubulaire. 7.- Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que les moyens formant écran thermique sont fixés au second organe tubulaire dans une extrémité de celui-ci qui correspond à la première extrémité précitée du premier organe tubulaire. 8.- Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que les moyens supportant le second organe tubulaire comprennent un chariot muni de roulettes pivotantes et une table s'articulant sur ce chariot, ainsi que des moyens pour régler la position en pivotement de ladite table par rapport au chariot. 9.- Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce que les moyens formant écran thermique sont fixés au second organe tubulaire dans une extrémité de celui-ci qui correspond à la pre mière extrémité du premier organe tubulaire. 10.- Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce que les moyens prévus pour régler la position en pivotement de la table par rapport au chariot comprennent un cric à parallélogramme.