La présente invention, due à la collaboration de Messieurs Raymond PAGELLA et Jean-Claude REYNAUD de la Société Barras-Provence, et de Messieurs Jacques COLOME et Henri MUR du Commissariat I l'Energie Atomique, est relative a un dispositif permettant d'effectuer une série de prélèvements d'un aérosol quelconque selon une séquence qui peut être aisément réglable, aussi bien en ce qui concerne la durée de chaque prélèvement que la répartition dans le temps de ces prélèvements successifs. Elle s'applique notamment quoique non exclusivement, aux prélèvements d'aérosols de sodium produits après combustion dans une enceinte, et peut également être adaptée I suivre l'évolution qualitative et quantitative dans le temps d'une pollution quelconque. Pour réaliser de tels prélèvements, une solution classique consiste I utiliser un barillet ou manège tournant, disposé l'intérieur d'une enveloppe fermée comportant une ouverture devant laquelle le barillet vient positionner I tour de role chacun de ses alvéoles, contenant une éprouvette sur laquelle l'aérosol I prélever est recueilli.Cette solution conduit toutefois, I un encombrement de l'appareil le plus souvent important et présente des difficultés pour obtenir une étanchéité satisfaisante, notamment entre l'atmosphère extérieure contenant l'aérosol I prélever et llintérieur de 1 'enveloppe La présente invention a pour objet un dispositif de prélèvement de conception sensiblement différente, qui évite ces inconvénients.A cet effet, le dispositif considéré se caractérise en ce qu'il comporte, disposés I l'intérieur d'un carter fermé présentant une ouverture obturable, un ratelier de stockage pour une série de soucoupes empilées côte côte dans les alvéoles de ce ratelier, un fourreau contenant le ratelier èt présentant une fente transversale permettant d'extraire ou de réintroduire une a une les soucoupes dans leurs alvéoles au fur et I mesure du déplacement du ratelier dans le fourreau sous l'effet d'un mécanisme de commande arrêtant ce déplacement chaque fois qu'un alvéole est amené en regard de la fente, une pince de transfert et son mécanisme d'actionnement, venant prendre une soucoupe dans l'alvéole du rateller travers la fente et la déplaçant transversalement jusque sous l'ouverture du carter et vice-versa, une plaque d'étanchéité montée sous 1'ouverture du carter et associée à un mécanisme de poussée, apte à appliquer la périphérie de la soucoupe de prélèvement contre un joint porté par le carter sous l'ouverture,et un couvercle escamotable latéralement, commandé par un mécanisme indépendant pour assurer le dégagement de l'ouverture et recueillir les aérosols sur la soucoupe de prélèvement. D'autres caractéristiques d'un dispositif de prélèvement d'aérosols établi conformément a l'invention apparattront également travers la description qui suit d'un exemple de réalisation, donné 3. titre indicatif et non limitatif, en référence aux dessins annexés sur lesquels:: - la Fig. 1 est une vue schématique en coupe transversale de ltensemble de l'appareil, illustrant notamment la disposition relative de ses différentes parties I l'intérieur de son- carter; - la Fig. 2 est une vue en coupe longitudinale à plus grande échelle du rate lier portant les soucoupes de prélèvement et du fourreau dans lequel se déplace ce ratelier sous l'effet de son mécanisme de commande;; - la Fig. 3 est une vue de dessus et en coupe partielle de la pince de transfert d'une soucoupe du ratelier vers Ilouverture du carter et vicewversa, - la Fig. 4 est une autre vue en coupe longitudinale et en élévation de la pince de transfert et de son mécanisme de commande, - la Fig. 5 est une vue en coupe également, de la plaque d'étanchéité, de son mécanisme d'actionnement et du couvercle escamotable obturant l'ouverture du carter. Le dispositif de prélèvement selon l'invention tel que représenté dans ses éléments essentiels sur la Fig. 1, se compose principalement d'un carter fermé 1 comportant une ouverture 2 permettant l'accès à l'intérieur de ce carter et sa mise en communication avec l'atmvsphere extérieure ou, le cas échéant, avec la région interne d'un- récipient ou enceinte 3 contenant un aérosol dont on veut effectuer divers prélèvements à des intervalles de temps et pendant des séquences d'exposition données.Ce carter est de préférence rempli d'un gaz neutre tel que de l'argon, de façon à ce que les aérosols prélevés, puis stockés I l'intérieur de ce carter n'évoluent pas avec le temps et en particulier ne se modtftent pas sous l'effet de réactions chimiques qui pourraient se produire avec l'air ambiant. L'enceinte 3 contient par exemple des aérosols de sodium, produits notamment après une combustion provoquée ou accidentelle. Sur l'un de ses côtés latéraux, le carter 1 est associé un fourreau cylindrique 4, I I1 intérieur duquel est monté un ratelier 5 apte I se déplacer I l'interieur de ce fourreau sous l'effet d'un mécanisme de commande 6 prévu la partie supérieure de ce dernier.Ce fourreau 4 comporte une fente transversale 7 permettant 3 une pince de transfert 8 dont le détail sera explicité plus loin, de venir sous l'effet d'un organe de commande 9, saisir I l'intérieur des alvéoles de ce ratelier 5 I travers la fente 7, une éprouvette de prélèvement, du genre d'une soucoupe 10, celle-ci étant amenée depuis le ratelier 5 jusque sous l'ouverture 2 du carter ou vice-versa. Dans la position ot elle est située sous l'ouverture 2, la soucoupe 6 est appliquée contre cellevci par l'intermédiaire d'une plaque d'étanchéité 11, dont le déplacement sous la soucoupe est commandé par un mécanisme 12. Enfin, la mise en communication de la soucoupe 10 avec l'atmosphère extérieure I travers l'ouverture 2 s'effectue en dégageant cette dernière au moyen d'un couvercle escamotable 13, commande par un mécanisme 14 indépendant. Les différentes parties du dispositif sont entièrement logées l'intérieur du carter 1, celui-ct étant notamment formé par deux plaques de fond 15 et 16, constituant un caisson étanche vis- -vis de l'extérieur.Ce caisson repose sur un bâti support 17 délimitant sous le fourreau 4, une région libre 18 permettant d'assurer par déverrouillage d'un système à baion- nette non représenté, l'enlèvement du fond de ce fourreau 4 contenant le ratelier 5 portant lui-même l'ensemble des soucoupes et de le remplacer par un ratelier neuf contenant d'autres soucoupes non polluées, prêtes par conséquent pour d'autres prélèvements. En se référant plus spécialement à la Flg. 2, on voit à plus grande échelle le détail de la réalisation du fourreau 4 et du ratelier 5 qu'il contient. Ce fourreau comporte notamment un couvercle supérieur 19 sous lequel s'étend une virole cylindrique 20 dont le diamètre est légèrement plus grand que celui du ratelier 5. Cette virole 20 se prolonge au-delà de la plaque de fond 15 du carter 1 par une virole intermédiaire 21 à la partie inférieure de laquelle -se raccorde un récipient amovible 22 apte à s'évacuer avec le ratelier par la région 18 CFig. 1). La virole 20 est solidarisée de la plaque 15 par l'intermédiaire d'une collerette extérieure 23 contre laquelle est vissée une bague d'immobilisation 24, l'étanchéité étant réalisée par un joint torique 25. De meme, la plaque 16 est rendue solidaire de la virole intermédiaire 21 par une collerette externe 26 et une bague de blocage 27, l'étanchéité étant réalisée par un joint 28, ce montage assurant en permanence, lorsque le récipient 22 est convenablement verrouillé1 l'étanchéité du carter 1 et de l'atmosphère de gaz neutre qu'il content. Le ratelier 5 monté à l'intérieur du fourreau 4 comporte également un fond supérieur 29 et un fond inférieur 30 entre lesquels s'étend une série d'étagères 31, ouvertes latéralement de manière å permettre l'accès à l'intérieur d'alvéoles 32 ménagés entre ces étagères à travers la fente 7 du fourreau 4, pour l'extraction ou la mise en place des soucoupes 10 avant et après prélèvement d'un aérosol.Les alvéoles 32 entre les étagères- 31 sont fermés du côté opposé par des barrettes 33 présentant dans leur surface extérieure une encoche 34, permettant au doigt 35 d'un palpeur à ressort 36 de contrôler la position relative du ratelier à I'intérieur du fourreau 4 et notamment de compter par un système enregistreur classique non représenté, le nombre d'étagères 31 ayant défilé devant la fente au fur et à mesure du déplacement du ratelier sous l'effet de son mécanisme de commande 6. L'assemblage rigide des fonds 29 et 30 et des etagères 31 est réalisé par des vis 37 bloquant ensemble ces diftérentes parties å travers les barrettes latérales 33. Situé sensiblement au centre et I la parte supérieure du fond 29, le ratelier 5 comporte un embout d'accrochage 38 présentant un logement interne 39 dans lequel est montée la tête 40 d'un doigt de support 41. Ce dernier comprend une collerette transversale 42 disposée å l'intérieur d'un logement interne 43 prévu l'extrémité et dans l'axe d'une vis 44, le support du ratelier 5 par la vis 44 étant assuré de façon- élas- tique par un ressort 45 monté entre la collerette 42 et le fond du logement 43.La vis 44 comporte un filetage externe 46 et présente, selon une de ses génératrices longitudinales, une rainure ouverte 46 dans laquelle s'engage l'extrémté d'une clavette coulissante 47, de façon telle que la rotation relative d'un écrou 48 en prise sur le filetage 45 de la vis détermine un déplacement en translation de celle-ct. La clavette 47 parcourt la rainure 46 au fur et I mesure du déplacement du ratelier 5 dans le fourreau 4, ce déplacement étant obtenu grâce I l'écrou 48. Celut-ci est monté sur des roulements 49 et 50 I l'intérieur d'une douille de guidage 51 solidaire du couvercle 19 du fourreau 4, et comporte extérieurement une denture 52 en prise avec un pignon 53 claveté I l'extrémité de l'arbre 54 d'un réducteur 55, lut-même entrains par un moteur électrique 56. L'ensemble du mécanisme de commande 6 ainsi réalisé estd;tsposé sous un capot de protection 57 présentant un appendice 58 s'étendant verticalement au-dessus de ce carter et permettant d'autoriser le déplacement de la vis 44 sur la hauteur nécessaire pour obtenir un déplacement de l'ensemble des alvéoles du ratelier 5 devant la fente 7 I l'intérieur du fourreau 4.Un microrupteur 59 porté par un bras 60 solidaire de la douille 51 permet de limiter la descente de la vis lorsque le ratelier est entièrement engagé dans le récipient inférieur 22, en provoquant l'arrêt du moteur 56; un contacteur I ressort 61 permet également de contrôler l'arrivée en position maximale haute du fond supérieur 29 du ratelier 5. Enfin, lors de son déplacement dans le fourreau 4, le ratelier 5 est guidé dans son mouvement par un doigt latéral 62 (Fig. 3 > engagé dans unc rainure longitudi- nale 63 ménagée dans la surface extérieure du ratelier à travers les barrettes 33 fermant chacun des alvéoles 32 cDn- tenant les soucoupes 10.Ces dernières se présentent dans l'exemple considéré sous la forme de disques plats cylindriques, légèrement creusés sur l'une et l'antre de leurs surfaces, celles-ci étant extérieurement séparées par une gorge 10a permettant à la pince de transfert 8 de saisir chaque soucoupe. En se référant maintenant aux.Fig. 3 et 4, on voit, respectivement en vue de dessus et en vue en coupe et en élé- vation, la réalisation pratique de la pince 8 assurant la prise des soucoupes 10 sur chacune des étagères du ratelier 5 au fur et à mesure du déplacement de ce dernier dans son fourreau 4 et le transfert de ces soucoupes une à une vers l'ouverture 2 ménagée dans le carter 1 pour recueillir une quantité convenable d'aérosols provenant de l'enceinte 3 par exemple. A cet effet, cette pince 8 est montée pivotante autour de l'axe vertical 64 d'un réducteur 65, lut même actionné par l'intermédiaire de l'arbre de sortie 66 d'un moteur électrique 67. Sur l'axe 64 (Fig. 3) est bloqué un corps 68, comprenant une plaque support d'extrémité 69 pour deux axes 70 et 71 parallèles, sur lesquels sont articulés deux mors 72 et 73 dont les extrémités 74 et 75 sont conformées pour venir s'engager dans la gorge l0a d'une soucoupe 10 quelconque du ratelier à travers la fente 7 du fourreau 4. A leur extrémité opposée, les mors 72 et 73 se prolongent par deux bras 76 et 77 sur lesquels sont articulées, autour de pions 78 et 79, deux biellettes de renvoi, respectivement 80 et 81. Ces biellettes sont elles-mêmes réunies autour d'un axe 82 sur l'extrémité d'une languette 84, rendue solidaire d'une channe de traction 85. Celle-ci, après passage sur deux pignons de renvoi, respectivement 86 et 87, est fixée par un embout d'attache 88 au noyau 89 d'un électro-aimant 90 (Fig. 4), lui-meme supporté par une plaque 91 fixée I l'intérieur du carter 1 et comportant une ouverture centrale 92 pour le passage de la chaine 85. Sur l'axe du pignon de guidage 87 est par ailleurs monté un dis- positif de freinage 93 comportant un Electrcatmant propre tenon représenté) et dont le rôle sera explicité plus loin. Un ressort transversal 83 est enfin monté entre les pions 78 et 79, de manière I exercer en permanence un effort tendant I écarter les bras 76 et 77 et, par suite de l'articulation des biellettes 80 et 81, à-exercer une traction sur la chaine dans le sens qui détermine l'ouverture des mors 72 et 73 sur la soucoupe 10 I manipuler. En revancher la fermeture de la pince est obtenue consécutivement I une impuls on de courant envoyée sur l1électro-aimant 90, attirant le noyau 89 en produisant une extension du ressort 83, le frein 93 entrant ensuite en action par manque de courant de son propre élechnoaimant pour bloquer en position la chine 85 et maintenir la fermeture de la pince.L'ouverture de la pince se produit Inversement en excitant l'électroaimant du frein. Deux microrupteurs 94 et 95 sont portés par la pièce 69 de manière å coopérer avec le bras 78 par exemple, et I permettre de contrôler l'ouverture et la fermeture des mors de la pince selon que, en fonction de sa position, ce bras 78 ferme 17un ou l'autre de ces deux microrupteurs. Un troisième microrupteur 96 permet de contrôler le mouvement de débattement transversal de la pince portant une soucoupe 10, et notamment de vérifier en fin de course par arrêt du moteur 67 que cette soucoupe est bien positionnée sur l'ouverture 2 du carter 1. La Fig. 5 illustre le détail de la réalisation de la plaque mobile permettant de réaliser l'étanchéité entre la soucoupe 10 et la paroi interne du carter 1, une fois cette soucoupe amenée en position sous l'ouverture 2 par la pince de transfert 8. Comme on le voit sur cette figure, la plaque de fond 15 du carter 1 comporte au droit de l'ouverture 2, une bague de traversée 97, appliquée de manière étanche par l'intermédiaire d'un joint torique 98 contre la surface de cette plaque. Un second joint torique zest monté dans la face inférieure de la bague 97 pénétrant dans le carter et contre laquelle il convient d 'appliquer la soucoupe 10 avant de procéder au recueil sur celle-ci d'un aérosol.Dans ce but, cette soucoupe 10 est pressée contre le joint 99 par l'interne médiaire de la plaque d'appui 11 sous }'effet d'un axe de commande 100 traversant un palier de guidage 101 solidarisé d'une potence 102 montée I l'intérieur du carter 1 et supportée par la plaque 15 au moyen de colonnettes 103. La potence 102 est également solidaire d'un doigt 104 sur lequel est articulé autour d'un axe 105 un levier pivotant 106, lut-même articulé sur un deuxième axe 107 à l'extrémité dlune tige 108 liée au noyau 109 d'un second électro-aimant 110 monté sous une plaque 111 supportée par la potence 103.Cet électro-aimant 110 est agencé de telle sorte que le déplacement axial du noyau 109 provoque un déplacement de même amplitude de la tige 108 et de- l'axe 107 et un pivotement du levier 106 autour de l'axe 105. Pour transmèttre ce mouvement à la plaque 11, ce levier 106 comporte à l'une de ses extrémités une lumière allongée 112 ol est montée prisonnier un pion 113 fixé à llextremité inférieure de l'axe 100. Par ailleurs et à son extrémité opposée, le levier 106 est rendu solidaire par une attache ll4-d'un ressort de rappel 115, munis son autre extrémité d'un crochet 116 ou autre moyen de fixation équivalent,. permettant son attache sur une patte 117 fixée sur la plaque lll.Un microrupteur 118 permet de contrôler la position basse de la plaque d'étanchéité 11 lorsque le levier 106 est pivoté vers le bas sous l'effet de l'attraction du noyau 109 par l'électro-aimant 110. En revanche, en l'absence de courant sur l.'électro-aimant, 1v plaque 11 est repoussée vers le haut par le ressort 115 et s'applique normalement sous la soucoupe 10 préalablement mise en position. L'équipement du dispositif. selon l'invention se complète enfin au moyen du couvercle d'obturation 13, comportant un cache 119 apte I venir fermer la parte supérieure de la bague 97 au-dessus-de l'ouverture 2..Ce cache 119 est porté par un bras de pivotement 120 monté mobile autour d'un axe 121 tourillonnant dans un palier 122 porté par le fond 15 et muni d'un joint d'étanchéité 123. Cet axe 121 est réuni par un embout de liaison 124 I un réducteur 125 commandé par un moteur électrique 126, permettant de faire tourner CL volonté le couvercle 113 et de dégager ou au contralre de fermer l'ouverture 2 dans la bague 97.L'axe 121 est muni d'une came transversale 127 apte à coopérer avec un dernier mtcrorupteur 128, permettant de contrôler l'ouverture et la fermeture du couvercle 13. Le fonctionnement du dispositif considéré se déduit aisément de la description qui précède. Pour effectuer des prélèvements d'un aérosol notamment de sodium dans l'atmosphère extérieure et~par exemple dans l'enceinte 3 (Fig.l), consécutivement I une combustion de sodium dans celle-ci, ces prélèvements devant être effectués selon une séquence determtnée ofl les opérations peuvent être réglables I la fois en durée et en répartition dans le temps, on amène le dispositif sous l'enceinte 3 contenant l'aérosol de façon telle que ltouverture 2, convenablement obturée par le couvercle escamotable 13, soit sensiblement située au droit de l'orifice dtaccès cette enceinte.On commande alors le mécanisme 6 qui, par l'intermédiaire de la vis 44 et de l'écrou 48, provoque le déplacement du ratelier 5 à l'intérieur du fourreau 4 de façon telle que le premier alvéole 32 contenant la première soucoupe 10 de prelevement soit amené devant la fente 7 du fourreau, le doigt 35 du contacteur 36 par engagement dans son encoche 34 contrôlant le déplacement du ratelier.Le moteur 56qui commande la rotation de l'écrou 48 est alors stoppe de manière'a autoriser le transfert de la soucoupe versl'orlfice 2 par la ponce 8, cette dernière étant placée I ltintérieur de la fente 7 du fourreau 4 avec ses mors 72 et 73 convenablement écartés de manière à autoriser le déplacement vertical du ratelier. Une fois ce dé la cement arrêté, l'attraction du noyau magnétique 89 par l'électro- aimant 90 est commandée de façon I provoquer la fermeture des mors sur la soucoupe en engageant ces derniers dans la gorge lOa, la fermeture étant maintenue par le frein 93 comme déjà indiqué. A cet instant, le moteur 67 est mis sous tension et détermine par l'intermédiaire du réducteur 65, la rotation autour de l'axe 64 du corps de pince 68 qui, comme illustré sur la Fig. 3, amène la soucoupe prélevée dans l'alvéole 32 du ratelier 5 sous I'ouverture 2 ménagée dans le carter 1. Afin de permettre le passage de la soucoupe, la plaque d'étanchéité il est amenée en position basse, le noyau magnétique 109 étant attiré par l'electro-aimant 110 (Fig. 5) I ltencontre du ressort de rappel 115. Dans la phase suivante, la soucoupe 10 toujours tenue dans la pince 8 est appliquée sous le joint 99 porté par la bague 97 à travers l'ouverture 2 en relâchant la tension sur l'électroaimant 110, le ressort 115 faisant pivoter le levier 106 en relevant la plaque 11, le léger déplacement vertical étant toléré par l'élasticité des mors de la pince elle-meme. I1 suffit enfin de faire pivoter le couvercle escamotable 13 autour de l'axe 121 de manière à ce que le cache 119 découvre l'ouverture 2 et permette aux aérosols provenant de l'enceinte 3 d'être recueillis sur la face correspondante de la soucoupe.Une fois ce prélèvement effectué, le couvercle 13 est ramené en position, la plaque d'étan- chéité 11 abaissée et la soucoupe 10 est ramenée par la pince de transfert 8 dans l'alvéole 32 du ratelier 5. Le cycle des prélèvements consiste alors à reprendre ces opérations décrites, en provoquant un nouveau déplacement du ratelier 5 à l'intérieur du fourreau 4 de manière à amener devant la fente 7 le second alvéole 32 avec une nouvelle soucoupe et ainsi de suite. A noter que durant toutes les opérations, l'intérieur du carter 1 est maintenu sous une légèresurpression de 5 à 10 mm d'eau par exemple, évitant la pollution par entrée de l'atmos phère extérieure dans ce carter, le temps nécessaire pour enlever une soucoupe et remettre en place la plaque d'étanchéité 13 n'excédant pas 2 à 3 secondes. De préférence, chaque soucoupe se présente sous la forme d'une pièce en acier inoxydable qui., dans l'exemple de réalisation plus spécialement décrit et représenté, comporte un diamètre intérieur de 160 mm, ce qui offre une surface de dépôt de l'aérosol de 200 mm2. Cette soucoupe 10 peut être utilisée sur l'une et l'autre de ses deux faces, une face creusée sur 6 mm servant aux prélèvements horizontaux, c'est à-dire aux prélèvements réalisés dans la position du dispositif tel qu'illustré sur les figures, tandis que l'autre face est creusée sur 1 mm seulement et sert de préférence aux prélèvements verticaux, le dispositif étant présenté dans ce cas dans une position perpendiculaire à la précédente.Dans ce même mode de réalisation, le ratelier 5 permet d'utiliser automatiquement vingt soucoupes selon les trois phases décrites, qui correspondent respectivement au stockage, au transfert et à l'exposition. Avantageusement, le dispositif est équipé d'un coffret calorifugé (non représenté), contenant l'ensemble de l'appareillage électrique assurant l'automatisme des opérations et d'un pupitre de commande. Lorsque l'appareil est mis en place devant ou dans l'enceinte dans laquelle il convient de prélever des aérosols, la première soucoupe est amenée devant la fente du fourreau de façon à être prise en charge par la pince. Les commandes extérieures se limitent alors I un seul bouton-poussoir qui assure le déroulement du cycle complet, notamment par envoi de l'ordre d'amenée d'une soucoupe à l'exposition, puis de l'ordre de ramener la soucoupe dans le ratelier avec présentation d'une autre soucoupe. En cas d'incidents, un système de temporisation permet d'annuler le cycle en cours sur une soucoupe et de passer au cycle suivant.Un voyant lumineux indique sur un synoptique du pupitre lorsqu'une soucoupe est en exposition7 tandis qu'un autre voyant permet de contrôler si une autre soucoupe est prête I être amenée pour remplacer la précédente, Un compteur d'impulsions permet de contrôler le nombre des soucoupes déjà utilisées; d'autre part, un programmeur I cartes perforées peut permettre de commander automatiquement le fonctionnement de la machine, en assurant une répartition déterminée dans le temps des opérations effectuées par actionnement d'organes de,commande de conception parfaitement classique, comportant trois moteurs électriques, l'un pour la translation du ratelier, le second pour la rotation de la pince de transfert et le troisième pour le pivotement du couvercle escamotable1 et trois électro-aimants, un servant à l'ouverture de la pince, un au dispositif de freinage, et le troisième au déplacement de la plaque d'étanchéité. Bien entendu, il va de soi que l'invention ne se limite nullement l'exemple de réalisation plus spécialement décrit et représenté; elle en embrasse au contraire toutes les variantes. En particulier, on pourrait avantageusement prévoir d'associer au mécanisme de commande du déplacement du ratelier dans son fourreau, un système I commande manuelle de descente ininterrompue pour ramener rapidement le ratelier dans le récipient amovible inférieur après usage des vingt soucoupes. REVENDICATIONS 1. Dispositif de prélèvement d'aérosols, caractérisé en ce qu'il comporte, disposés à l'intérieur d'un carter fermé présentant une ouverture obturable, un ratelier de stockage pour une série de soucoupes empilées côte à côte dans les alvéoles de ce ratelier, un fourreau contenant le ratelier et présentant une fente transversale permettant d'extraire ou de réintroduire une d une les soucoupes dans leurs alvéoles au fur et à mesure du déplacement du ratelier dans le fourreau sous effet d'un mécanisme de commande arrêtant ce déplacement chaque fois qu'un alvéole est amené en regard de la fente, une pince de transfert et son mécanisme d'actionnement, venant prendre une soucoupe dans une alvéole du ratelier à travers la fente et la déplaçant transversalement jusque sous l'ouverture du carter, et vice-versa, une plaque d'étanchéité montée sous l'ouverture du carter et associée à un mécanisme de poussée, apte à appliquer la périphérie de la soucoupe de prélèvement contre un joint porté par le carter sous l'ouverture et un couvercle escamotable latéralement, commandé par un mécanisme indépendant pour assurer le dégagement de l'ouverture et recueillir les aérosols sur la soucoupe de prélèvement t 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le ratelier de stockage comporte une série d'étagères délimitant des alvéoles ouverts latéralement pour l'accès aux soucoupes à travers la fente transversale du fourreau. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que les alvéoles du ratelier sont fermés à l'opposé de la fente transversale par des barrettes présentant dans leur surface externe une encoche coopérant avec le doigt d'un palpeur contrôlant la position relative du ratelier à l'intérieur du fourreau. 4. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le mécanisme de commande du ratelier dans le fourreau est constitué par un système vis-écrou, la vis comportant une extrémité à laquelle est liée le ratelier et étant immobilisé en rotation mais libre en translation selon la direction de déplacement du ratelier. 5. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le fourreau contenant le ratelier comporte à une extrémité un récipient amovible, apte à contenir le ratelier et à autoriser son remplacement après prélèvements effectués sur l'ensemble des soucoupes. 6. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pince de transfert comporte deux mors articulés sur un corps de pince et sollicités en permanence dans le sens de l'ouverture par un ressort, la fermeture de ces mors étant réalisée par une chaine de traction fixée sur une pièce articulée sur deux biellettes elles-mêmes articulées sur llextremité des deux mors, cette chaine étant solidaire I son extrémité opposée du noyau magnétique d'un électro-aimant. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que la chaine de traction est guidée sur au moins un pignon de renvoi sur l'axe duquel est monté un frein à électroaimant agissant par manque de courant et permettant de bloquer la pince en position de fermeture. 8. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pince est montée pivotante sur un axe parallèle au ratelier pour assurer le transfert des soucoupes vers ltou- verture du carter. 9. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la plaque d'étanchéité comporte un axe support guidé dans un palier fixe et actionné par un levier basculant articulé sur une tige de traction portée- par le noyau magnétique d'un électro-aimant, le levier étant en permanence soumis à l'action d'un ressort-de rappel tendant à repousser la plaque vers l'ouverture du carter. 10. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'ouverture du carter comporte une bague de traversée comprenant dans sa face interne au carter un joint torique contre lequel est appliquée la soucoupe de prélèvement sous l'effet de la poussée de la plaque d'étanchéité.