La présente invention se rapporte à des tuyaux ou conduites en matière plastique et à des procédés pour les raccorder. Les matières thermoplastiques, en particulier le polyé thylène à poids moléculaire élevé, ont trouvé une utilisation très répandue dans la fabrication de tuyaux. On reconnatt, en général, que les tuyaux fabriqués en matière thermoplastique offrent de nombreux avantages par rapport aux tuyaux classiques en cuivre, en acier ou en fer, du fait que la matière plastique est légère, résiste à la corrosion et est économique à produire. Le raccordement ou la réunion de sections de tuyaux thermoplastiques a été réalisée par des moyens mécaniques classiques, tels que des raccords filetés et des raccords à brides; par des moyens chimiques, tels que la soudure par solvant; et par des moyens thermiques tels que la soudure à chaud. Cependant, dans de nombreuses applications, des joints mécaniques sont inacceptables parce qu'ils ne sont pas étanches et parce que l'assemblage prend du temps, est coûteux et encombrant. La soudure par solvant exige un certain degré d'attention, dans l'application du solvant à la surface des articles à raccorder. En outre, certaines matières thermoplastiques sont inertes aux solvants classiques utilisés pour la soudure par solvant et, en conséquence, les sections de tuyaux doivent être réunies principalement par des moyens mécaniques ou par thermosoudure. Un des procédés utilisés pour la thermosoudure de sections de tubes en matière plastique, en particulier de sections de tuyaux en polyéthylène, a impliqué l'utilisation de raccords soudés ou fondus. Ces raccords sont de construction externe. Lorsqu'on utilise des raccords classiques, les sections de tuyaux en polyéthylène sont réunies en insérant les extrémités de tuyaux dans un raccord ayant des extrémités évasées ou en forme de cloche. Ainsi,des raccords classiques sont conçus sous forme de manchons d'accouplement ou de montages à douille et le diamètre intérieur des extrémités du raccord est sensiblement identique aux dimensions extérieures du tuyau. Un des inconvénients dans l'utilisation de ces raccords est qu'ils tendent à former des craquelures à la jonction lorsqu'on les soumet à des conditions de rupture sous tension, telles que les vibrations récurrentes, des flexions ou des changements sévères de pression ou de température. Ainsi, selon les procédés enseignés par la technique antérieure, il a été impossible de réunir un tuyau de polyéthylène de manière satisfaisante, c'est-à-dire pour que la résistance de la section réunie s'approche de la résistance de cohérence du tuyau lui-mAme. Ainsi, on a longtemps recherché dans la technique un procédé perfectionné pour réunir des tuyaux de polyéthylène, par lequel les sections réunies ne seraient pas soumises à la rupture par craquelures sous tension. C'est un objet de la présente invention de prévoir un procédé pour le raccordement de sections de tuyaux polyéthylène à poids moléculaire élevé, dans lequel le joint est au moins aussi résistant que le tuyau lui-m8me par rapport à la résistance à la rupture sous tension. Un autre objet est de prévoir des raccords internes qui peuvent être réunis par fusion à des sections de tuyaux en polyéthylène en formant un ensemble de Joint résistant. D'autres objets apparattront d'après la description détaillée suivante. Selon la présente invention, on a découvert que des sections de tuyaux en polyéthylène à poids moléculaire élevé pouvaient être réunies au moyen de certains montages ou raccords en polyoléfine, ayant une partieàencastrer annulaire qui a un diamètre extérieur sensiblement le même que le diamètre intérieur de la section de tuyau à raccorder et une partie d'épaulement ayant un plus grand diamètre.Un ensemble raccordé résistant des extrémités des sections de tuyau réunies par fusion au raccord paix être réalisé en chauffant les extrémités du tuyau jusqu a ce que toute la section transversale soit ramollie, en chauffant l'extérieur de la partie à encastrer du raccord pour ramollir seulement la surface extérieure, en insérant le raccord dans l'extrémité de tuyau pour que le bord du tuyau bute sensiblement sur l'épaulement de la partie à encastrer, et en agrippant l'extrémité de tuyau pour assurer un bon contact de la paroi intérieure du tuyau et de la surface extérieure du raccord et pour effectuer une fusion entre elles. Pour avoir une résistance supplémentaire, le joint peut être pourvu d'un manchon placé extérieurement. La présente invention sera plus facilement comprise d'après la description suivante, en relation avec les dessins ci-joints représentant des raccords convenables et la formation d'un joint entre des sections de tuyau en utilisant les raccords de la présente invention. Dans les dessins La figure 1 représente une vue en coupe axiale d'un rac cord droit. La figure 2 représente une vue en coupe axiale à travers les parties d'un joint avant la formation de ce joint. La figure 3 représente une vue en coupe axiale à travers un joint fondu après sa formation, et La figure 4 représente le joint fondu pourvu d'un manchon extérieur. En se référant à la figure 1, le raccord illustré est celui qui donne un joint droit. Le diamètre extérieur de la partie dtépaulement 11 doit être plus grand que le diamètre extérieur de la partie à encastrer 12. La figure 2 représente le raccord de la figure 1 lorsqu'il est placé à l'intérieur de l'extrémité d'un tuyau 13. Le diamètre extérieur de la partie à encastrer 12 doit être sensiblement le me- me que le diamètre des parois intérieures du tuyau 14. Par l'ex- pression sensiblement le même, on veut dire que la partie à encastrer de l'accouplement doit être la même que l'ouverture du tuyau pour assurer un montage étanche. Cependant, le diamètre peut être supérieur ou inférieur à l'ouverture du tuyau suivant une différence allant jusqu a environ 1 > 27 mm. L'extrémité du tuyau 15 a, de préférence, un bord conique pour faciliter l'insertion de la partie à encastrer 12.Le diamètre exact de l'épaulement 11 n'est pas critique, sauf qu'il doit être plus grand que le diamètre de la partie à encastrer 12 pour- fournir une butée ou un arrêt pour le bord du tuyau 15. De préférence, le diamètre de l'épaulement 11 s'étend au moins jusqu'à la moitié de la distance entre les parois intérieures du tuyau 14 et la paroi extérieure 13 et, de préférence, est à peu près le même que le diamètre extérieur du tuyau. La figure 3 illustre l'ensemble de joint fondu dans lequel les bords du tuyau 15 ont été amenés à buter contre ltépaulement 11 et la partie à encastrer du raccord est réunie par fusion à la paroi intérieure du tuyau. L'ensemble de joint représenté par la figure 3 peut être pourvu, de manière facultative, d'un manchon placé extérieurement, à la manière représentée par la figure 4. Le manchon 16 peut être un seul élément comprenant un élément tubulaire ayant une configuration intérieure moulée pour se conformer aux parois extérieures de ltensemble de tuyau, comme on le représente sur la figure 4, ou il peut avoir une construction fendue dans laquelle chaque moitié du manchon enchâsse et prend en sandwich l'ensemble de joint de tuyau. Quand le manchon 16 est un élément tubulaire unique, il doit être monté sur le tuyau avant la réunion et la fusion du tuyau sur le raccord placé intérieurement. Après que la fusion ait été effectuée, le manchon extérieur est glissé sur la surface fondue et fixé au tuyau.Quand le manchon de support a une construction fendue, il peut être monté et fixé au tuyau après que le tuyau ait été réuni et fondu. De préférence, le manchon doit avoir des extrémités amincies pour assurer le contrôle du fluage du tuyau et ainsi éliminer un point de tension élevé. Le manchon 16 peut être fixé à l'ensemble de tuyau réuni par des moyens mécaniques, tels que par des bandes ou des éléments de verrouilage, ou il peut être fixé par un procédé de fusion (non représenté). Bien que les figures 1 à 4 Illustrent la présente invention comme se rapportant au raccordement ou à la réunion de section de tuyau de même dimension, on peut raccorder ou réunir de manière semblable des sections de tuyau ayant différentes dimensions par des changements convenables de la conception du raccord. La longueur relative de la partieàencastrer et des parties d'épaulement. du raccord n'est pas critique. En général, la partie à encastrer du raccord doit Aetre aussi longue que le diamètre intérieur du tuyau, et la partie d'épaulement doit avoir au moins la moitié de la longueur de la partieàencastrer. En outre, l'ensemble de joint de la présente invention n'est pas limité à celui formé par un raccord droit, et le raccord de la figure 1 peut correspondre à des formes telles qu'en "T", en "Y", "coudée", en "T en forme de selle",ou leurs contre-parties réductrices, où au moins une extrémité est adaptée pour pouvoir être insérée dans l'extrémité d'une section de tuyau tel qu'indiqué ci-dessus et tel qu'illustré sur les figures 1 à 4.Le raccord peut être ouvert aux deux extrémités, ou il peut être arrêté pour former une extrémité pour le tuyau. Avant la réunion des sections de tuyau, de préférence les extrémités du tuyau sont biseautées ou chanfreinées. Ceci permettra au raccord d'être inséré plus facilement dans le tuyau. Pour réunir les sections de tuyau, l'extrémité du tuyau est chauffée à environ 243-288 C jusqu a ce qu'elle se soit ramollie mais qu'elle n'ait pas fondu. Seule la paroi extérieure de la partie à encastrer du raccord est également chauffée à une température semblable. La partie à encastrer du raccord est alors insérée dans le tuyau jusqu'à ce que le bord du tuyau bute sensiblement sur la partie d'épaulement du raccord, et un moyen d'agrippage ra pidement fixé pour assurer un bon contact entre les parois extérieures du tuyau et la paroi extérieure de la partie à encastrer du raccord jusqu'à ce que la fusion ait eu lieu à l'interface. Le tuyau et le raccord peuvent être chauffés de n'importe quelle manière convenable. Un moyen particulièrement efficace pour fournir de la chaleur est un outil chauffé au gaz ou électriquement, disponible dans le commerce, ayant deux surfaces : une surface femelle pour chauffer la paroi extérieure de la partie à encastrer du raccord et une surface mâle pour chauffer l'extrémité du tuyau. La quantité de chaleur fournie aux parties respectives est la quantité nécessaire pour effectuer le ramollissement de la matière sans modifier de manière importante l'intégralité structurale. Il est particulièrement important que seule la paroi extérieure de la partie à encastrer du raccord soit ramollie, puisque autrement le joint peut s'aplatir ou onduler durant l'étape d'agrippage. Ainsi, l'ex- trémité du tuyau, qui doit être ramollie sur toute sa section transversale, est chauffée pendant un plus long temps que la partie à encastrer du raccord qui ne peut pas être chauffée pendant la même période de temps. Dans le cas où un manchon extérieur est employé, il est alors glissé sur l'ensemble réuni, dans lequel il est fixé en place par fusion thermique ou par des moyens mécaniques, comme cela est bien connu des personnes expérimentées dans la technique. D'après les dessins et la description indiqués ci-dessus, il apparat quten formant l'ensemble de tuyau réun selon la présente invention, il n'y a pas de déformation intentionnelle des extrémités de tuyau ou des raccords. Ainsi, les surfaces de contact sont lisses et exemptes de dentelures ou d'ondulations couramment utilisées pour augmenter l'engagement par friction entre des surfaces opposées, et il n'y a pas de dilatation ou de contraction ou d'évasement sensible des extrémités de tuyau ou des raccords. Cependant, il ne faut pas dire qu'il ne peut pas y avoir un certain rétrécissement peu important du tuyau et du raccord quand le raccord est agrippé durant la fusion thermique. La présente invention est utile pour réunir des tuyaux fabriqués en polyéthylène à poids moléculaire élevé, spécialement du polyéthylène haute densité du type décrit dans les brevets américains Nos ).219.728 et 3.050.514, ou tel qu'indiqué à titre d'exemple dans les brevets américains Nos 2.825.721 et 2.951.816. En particulier, la matière pour les tuyaux est obtenue à partir d'un polyéthylène ayant une densité d'environ 0 > 937-0,965 et un poids moléculaire compris entre environ 400.000 et 1.500.000, de préférence 400.000 à 1.000.000. Le polyéthylène utilisé pour le tuyau peut être un homopolymère d'éthylène, ou il peut contenir jusqu'à environ 3 % en poids d'une autre X -oléfine copolymérisée avec l'éthylène, telle. que le butène ou llhexène-l. La matière pour raccords qu'on a trouvée la plus convenable selon la présente invention pour des tuyaux en polyéthylène à poids moléculaire élevé est un polymère greffé d'éthylène contenant du caoutchouc butyle et une composition phénolique bifonctionnelle comme agent de réticulation. Ces polymères sont formés en chauffant ensemble un polymère d'éthylène ayant un poids moléculaire d'au moins 8.000, de préférence supérieur à 20.000, et une densité de 0,940-0,950 > de préférence 0,945-0,950, avec environ 5,0 à environ 15,0 ss en poids, par rapport au polyéthylène, d'un élastomère formé de caoutchouc butyle et d'environ 0,30 à environ 2,5 % en poids, par rapport au polyéthylène,d'une résine phénolique bifonctionnelle. Le caoutchouc butyle convenant à l'utilisation pour la préparation du copolymère greffé est un copolymère d'isobutylène et d'une dioléfine de manière telle que le copolymère a environ 0,75 à 3 % d'insaturation, en se référant au pourcentage d'unités dioléfiniques dans la chaîne de polymère qui contiennent une double liaison. Des dioléfines convenables ont environ 4 à 8 atomes de carbone et comprennent, par exemple, l'isoprène, le butadiène, le pipérylène, le 2,3-dlméthyl-1,3-butadiène, le 3-méthyl-1,)-penta- diène, le 2-méthyl-1,3-pentadiène, le 1,3-hexadiène et le 2,4-hexadiène. L'isoprène est la dioléfine préférée. Les caoutchoucs butyles contiennent généralement jusqu'à 15 % en poids (par rapport au copolymère) de dioléfine, de préférence entre environ 1 % et 8- en poids. Les composés phénoliques bifonctionnels employés dans la présente invention peuvent être essentiellement des phénols bifonctionnels monomères ou des phénols bifonctionnels polymères, dans l'un et l'autre cas leur fonctionnalité étant en position ortho, la position para étant substituée par un substituant essentiellement inerte, tel qu'un radical alkyle, alkylaryle ou arylalkyle ayant jusqu environ 16 atomes de carbone, de préférence, 4 à 12 atomes de carbone. Les composés phénoliques qu'on préfère sont les composés phénoliques bifonctionnels polymères, qu'on appelle aussi condensés. La fonctionnalité en ortho des phénols convenables est d'ordinaire fournie par un substituant hydroxylé ou halogéné, ce dernier étant de préférence le chlore ou le brome. Des phénols bifonctionnels monomères préférés comprennent des phénoldialcools et leurs dérivés halogénés, les phénoldialcools étant bien connus et typiquement préparés par réaction d'un phénol substitué en para avec un excès d'un aldéhyde, de préférence, le formaldéhyde, en présence d'un alcali. La préparation de ces dialcools est décrite dans le brevet américain NO 1.996.069 et dans le brevet américain NO 2.364.192. Les phénoldialcools se distinguent des phénols ne contenant pas de groupes ortho, tels que des groupes méthylols, ceux ne contenant pas ces groupes étant typiquement préparés en milieu acide avec des quantités réduites d'aldéhyde.Les phénoldialcools convenables se distinguent également de ceux n'ayant pas de substituant inerte en position para et qui réagissent dans les trois positions pour former des résines thermodurcissables, insolubles et infusibles. Les phénoldialcools à substitution en para employés dans la présente invention contiennent, en conséquence seulement deux groupes réactifs et subissent seulement une condensation linéaire.Des exemples de phénoldialcools monomères convenables comprennent : le 2,6-diméthylol-4-t-butylphénol, le 2,6diméthylol-4-octylphénol, le 2, 6-diméthylol-4-phénylphénol, le 2,6 diméthylol-4-benzylphénoî, le 2 > 6-diméthylol-4-( ~ , CL -diméthylbenzyl)phénol, le 2,6-diméthyl-4-dodécylphénol et le 2,6-diméthy lol#4-cyclohexylphénol. Les phénols bifonctionnels polymères qu'on emploie de préférence dans la présente invention peuvent être considérés comme des polymères de condensation des phénoldialcools. La préparation des phénols bifonctionnels polymères à partir de phénols, substitués en para, et d'aldéhyde est décrite par exemple dans The Carswell Volume, intitulé "Phenoplasts", Interscience Publishers, New York, 1950, spécialement aux pages 17 à 22. Les phénos bifonctionnels substitués par des halogènes sont aussi spécialement convenables et peuvent être préparés par halogénation des phénos polymères par des procédés classiques. Les phénols halogénés, spécialement les phénols polymères bromés, sont en général préférés par suite de leur activité élevée en eux-m#mes, sans utilisation de catalyseurs.Un exemple d'un composé spécialement préféré est un hydroxyméthylphénol bromé ayant la formule développée approximative suivante Le composé phénolique monobromé indiqué ci-dessus, tel que préparé par des modes opératoires classiques, est typiquement mélangé avec des quantités peu importantes du produit dibromé et de la matière de départ formée de dihydroxyméthylphénol. On croit que l'activité supérieure des phénols halogénés est attribuable à la libération d'acide halogênhydrique durant la réaction de greffage. Ceci est soutenu par le fait que les hydroxyméthylphénols à action quelque peu plus lente se greffent plus vite dans un système réactionnel acide.Il sera ainsi évident qu'un catalyseur acide, y compris les sels acides, peut oestre ajouté en tant qu'acoélérateur, si on le dé- sire, quand on emploie les dihydroxyalkylphénols. Des exemples de ces catalyseurs acides classiques comprennent l'acide p-toluènesul fonique, le chlorure stanneux et le chlorure de zinc. Les copolymères greffés, qu'on trouve utiles selon la présente invention, sont préparés par chauffage d'un mélange complet du polymère d'éthylène, de l'élastomère et du véhicule de greffage phénolique bifonctionnel, à des températures élevées suffisantes pour effectuer la réaction de greffage. Le mélangeage et la réaction des composants peuvent être réalisés dans un équipement classique, comprenant un broyeur à caoutchouc à deux rouleaux, un mélangeur du type Banbury ou un dispositif d'extrusion. Le polymère d'éthylène et l'élastomère peuvent être mélangés au préalable avec ou sans la matière phénolique. Dans tous les modes operatoires, un mélangeage intime et complet des composants, y compris la matière phénolique, est important pour obtenir des résultats optima.La réaction de greffage elle-mEme est généralement effectuée en chauffant les composants mélangés, de manière souhaitable, tout en maintenant le mélangeage jusqu'à une température allant d'environ 1210C à 210 C. Une température d'au moins environ 1210C est d'ordinaire le minimum exigé pour effectuer la réaction de greffage, principalement selon la matière phénolique particulière employée. Des températures sensiblement supérieures à environ 2180 C doivent être évitées puisqu'elles tendent à provoquer des réactions secondaires peu souhaitables, comprenant une tendance de la part de la matière phénolique à se polymériser ou à se condenser sur e1le-m#me, en supprimant ainsi la disponibilité de ce composant pour la réaction de greffage.Les températures préférées sont dans l'intervalle d'environ 1490C à 1910 C. Le temps pour le greffage peut varier largement selon les quantités de caoutchouc butyle à greffer et de la matière phénolique présente ainsi que selon la température utilisée. Un greffage substantiel peut autre effectué en un temps aussi court qu'une minute, à des températures supérieures et avec des proportions supérieures de caoutchouc butyle et de matière phénolique. Des temps supérieurs à environ 30 minutes peuvent être employés mais ne fournissent d'ordinaire aucun avantage supplémentaire ou aucun greffage supplémentaire et, de ce fait, ne sont pas nécessaires pratiquement. Dans les exemples de réalisation préférés, le mélange est maintenu à des températures de greffage pendant un temps compris entre environ 5 et 20 minutes.Des additifs tels que des produits de charge, des stabilisants, des pigments et analogues, tous ces produits étant classiques, peuvent être mélangés avec les copolymères greffés avant, durant ou après la réaction de greffage. Ce mode opératoire fournit des copolymères greffés ayant des indices de fusion apparemment inférieurs mais ayant un couple inférieur, tel que mesuré dans un dispositif standard dit Plastograph. Un copolymère greffé particulièrement préféré a été formulé comme suit : 87,5 parties d'un polyéthylène ayant une densité de 0,940 et un indice de fusion de 0,16, 12,5 parties d'un caoutchouc butyle de polyisobutylène et d'isoprène ayant 1,4 % d'insaturation, 1,25 partie de résine phénolique bromée, ayant la formule approximative indiquée par la formule (1), vendue sous le nom de SP-1055 par la société dite Schenectady Chemical Co., et 0,25 partie de dibutyldithiocarbamate de zinc en tant qu'anti-oxydant ont été introduites dans un broyeur à caoutchouc, à 103-177 C, pendant environ 6 minutes. La température a été augmentée jusqu'à 177 2040C et le broyage a été poursuivi pendant encore une minute. Le polymère greffé résultant a été moulé à 227-238 C pour former un raccord droit, tel que présenté sur la figure 1, où la partie à encastrer a été conçue pour se monter sur un tuyau de 19 mm. Ce raccord a été utilisé pour réunir deux sections de tuyau de 19 mm en polyéthylane, de poids moléculaire très élevé, comme suit a) une extrémité d'une section de tuyau (tuyau dit SDR-ll de 19 mm, de la société dite Allied Chemical Corporation) a été chanfreinée; b) l'extrémité chanfreinée du tuyau a été placée sur l'extrémité mâle d'un outil de chauffage, ayant un élément de chauffage mâle et un élément de chauffage femelle, maintenu à 2600C + 170C et chauffé pendant 10 secondes; à ce moment, c) la partie à encastrer du raccord a été insérée dans l'extrémité femelle de l'outil de chauffage et le chauffage de L'extrémité de tuyau et du raccord a été poursuivi pendant 5 secondes; d) le tuyau et le raccord ont été retirés de l'outil de chauffage ensemble et la partie à encastrer du raccord a été amenée de force dans l'extrémité du tuyau jusqu'à ce que le bord du tuyau atteigne sensiblement la partie d'épaulement du raccord; e) un dispositif d'agrippage a été immédiatement fixé à l'ensemble réuni et f) retiré après une minute. Le mode opératoire indiqué ci-dessus a été répété avec l'autre section de tuyau. On a formé un ensemble fondu qui résistait fortement aux craquelures sous tension. Après expérimentation selon le test ASTM-D 1598, les parois du tuyau se sont rompues avant le joint. De manière semblable, le manchon extérieur, lorsqu'il a été utilisé comme élément de renforcement dans la présente invention, devait être obtenu à partir d'une matière ayant des caraoté- ristiques de résistance suffisantes pour contrôler le fluage du joint, en particulier dans le cas où le tuyau est utilisé pour trarrj porter des matières sous pression, telles que des gaz d'éclairage et de chauffage ou de l'eau. Ainsi, en plus des matières thermoplastiques mentionnées ci-dessus, des matières ayant un module de traction d'au moins 20.000 kg/cm2 (tel que déterminé par le test ASTM D-638) conviennent particulièrement bien à l'utilisation pour former le manchon placé extérieurement. Des exemples, à titre d'illustration, de ces matières comprennent l'oxyde de polyphénylène, du polyéthylène chargé de verre, du polycarbonate et du chlorure de polyvinyle. La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparattront à l'homme de l'art. REVENDICATIONS 1 - Raccord en copolymère greffé de polyéthylène pour réunir des sections de tuyau de polyéthylène à poids moléculaire élevé, caractérisé en ce qu'il comprend : a) une partie à encastrer annulaire ayant un diamètre extérieur sensiblement le même que le diamètre intérieur de la section de tuyau à raccorder, et b) une partie d'épaulement ayant un plus grand diamètre que la partie à encastrer, le raccord formé d'un polymère greffé de polyéthylène comprenant le produit réactionnel d'un polymère ou dtun copolymère de polyéthylène ayant une densité de 0,940-0,950, avec environ 5,0 à environ 15,0 % en poids, par rapport au polyéthylène, d'un caoutchouc butyle et environ 0,30 à environ 2,5 % en poids, par rapport au polyéthylène, d'une composition phénolique bifonctionnelle ayant une fonctionnalité en ortho, la position para du noyau de phénol étant substituée par un radical hydrocarboné inerte choisi dans le groupe comprenant des radicaux alkyles, aryles, alkaryles et aralkyles ayant jusqu'à 16 atomes de carbone. 2 - Raccord selon la revendication 1, caractérisé en ce que le caoutchouc butyle est un copolymère d'isobutylène et d'une quantité allant jusqu'à 15 ffi en poids d'une dioléfine ayant 4-o atomes de carbone, ayant 0,75 à 3 Z d'insaturation. 3 - Raccord selon la revendication 2, caractérisé en ce que la dioléfineestl'isoprène. 4 - Raccord selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'isoprène est présent en quantité égale à 1-8 % en poids par rapport au copolymère. 5 - Raccord selon la revendication 1, caractérisé en ce que la composition phénolique est un polymère d'un phénoldialcool. 6 - Raccord selon la revendication 1, caractérisé en ce que la composition phénolique est un polymère monobromé d'un phénoldialcool. 7 - Raccord selon la revendication 1, caractérisé en ce que le caoutchouc butyle est un copolymère d'isobutylène et de 1 à en # en poids d'isoprène ayant 0,75 à 3 ffi dtinsaturation, et la com- position phénolique est un polymère monobromé d'un phénoldialcool. b - Ensemble de joint de tuyau en polyéthylène fondu thermiquement, caractérisé en ce qu'il comprend une partie d'extrémité d'une section de tuyau en polyéthylène à poids moléculaire élevé, réunie par fusion à la partie à encastrer d'un raccord annulaire, ce raccord ayant une partie à encastrer dont le diamètre extérieur est sensiblement le même que le diamètre intérieur du tuyau et une partie d'épaulement ayant un diamètre extérieur plus grand que le diamètre intérieur du tuyau, placé pour que le bord de la section de tuyau bute sensiblement sur le bord avant de la partie d'épaulement, le raccord étant préformé à partir d'un produit réactionnel polymère d'un polymère ou d'un copolymère de polyéthylène, ayant une densité de 0,940-0,950, avec environ 5,0 à environ 15,0 ffi en poids, par rapport au polyéthylène, d'un caoutchouc butyle et environ 0,30 à environ 2,5 ffi en poids, par rapport au polyéthylène, d'une composition phénolique bifonctionnelle ayant une fonctionnalité en ortho, la position para du noyau phénolique étant substituée par un radical hydrocarboné inerte choisi dans le groupe comprenant des radicaux alkyles, aryles, alkaryles et aralkyles ayant jusqu'à 16 atomes de carbone. 9 - Ensemble selon la revendication #, caractérisé en ce que la section de tuyau est formée d'un polymère d'éthylène ayant une densité comprise entre 0,937 et 0,965 et un poids moléculaire dans la gamme de 400.000 à 1.500.000. 10 - Ensemble selon la revendication 8, caractérisé en ce que le polymère d'éthylène a un poids moléculaire dans la gamme de 400.000 à 1.000.000. 11 - Ensemble selon la revendication 8, caractérisé en ce que le caoutchouc butyle est un copolymère d'isobutylène avec une quantité allant jusqu'à 15 Z en poids d'une dioléfine ayant 4-8 atomes de carbone et ayant 0,75 à 3 ffi d'insaturation. 12 - Ensemble selon la revendication 11, caractérisé en ce que la dioléfine est l'isoprène. 13 - Ensemble selon la revendication 12, caractérisé en ce que l'isoprène est présent en quantité égale à 1-8 ffi en poids par rapport au copolymère. 14 - Ensemble selon la revendication 8, caractérisé en ce que la composition phénolique est un polymère d'un phénoldialcool. 15 - Ensemble selon la revendication 8, caractérisé en ce que la composition phénolique est un polymère monobromé d'un phé noldialcool 16 - Ensemble selon la revendication 8, caractérisé en ce que le caoutchouc butyle est un copolymère d'isobutylène avec 1 à 8 ffi en poids d'isoprène ayant 0,75 à 3 ffi d'insaturation, et la composition phénolique est un polymère monobromé dun phénoldialcool. 17 - Ensemble selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il est pourvu, en outre, d'un manchon placé extérieurement. 18 - Ensemble selon la revendication 17, caractérisé en ce que le manchon est préformé à partir d'une matière thermoplas 2 tique ayant un module de traction d'au moins 2#.000 kg/cm2. 19 - Procédé de raccordement de sections de tube en polyéthylène, caractérisé en ce qu'il consiste : 1) à chauffer la paroi intérieure de l'extrémité d'une section de tuyau en polyéthylène à poids moléculaire élevé, à environ 243-277"C, pendant une période de temps suffisante pour ramollir la paroi; 2) à chauffer la paroi extérieure de la partie à encastrer d'un raccord en polymère de polyéthylène, ayant une partie annulaire à encastrer avec un diamètre extérieur sensiblement le même que le diamètre intérieur de la section de tuyau à raccorder et une partie d'épaulement avec un diamètre plus grand que la partie à encastrer, à environ 243-2770C pendant une période de temps suffisante pour ramollir la surface de paroi extérieure de la partie à encastrer; 3) à retirer l'extrémité de tuyau et de raccord de la source de chaleur; 4) à insérer la partie à encastrer du raccord dans la section de tuyau pour que le bord de ce dernier bute sensiblement sur la partie d'épaulement du raccord; et 5) à agripper le tuyau sur la partie d'encastrement pour provoquer entre eux la fusion. 20 - Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce qu'un manchon placé extérieurement est monté sur l'ensemble agrippé de raccordement de tuyau et fixé à celui-ci.