La présente invention concerne d'une manière générale les systèmes de radars de veille secondaire et plus particulièrement, un dispositif monté dans une station interrogatrice pour éliminer l'interférence due à la réception des messages d'identification 5 d'une cible en réponse aux interrogations d'autres stations radars. Les systèmes de radars de veille secondaire ont de nombreuses applications dont la plus importante est sans doute la régulation du trafic aérien civil, par exemple dans un système de contrôle 10 centralisé tel qu'il est envisagé aux Etats-Unis par la Fédéral Aviation Agency. Dans un tel système, un émetteur d'interrogation logé dans une station fixe au sol transmet périodiquement des signaux qui sont détectés par des répondeurs portés par les cibles locales, c'est-à-dire par les aéronefs qui se trouvent à portée 15 d'émission de la station sol, et ces répondeurs transmettent un message de réponse codé qui est utilisé comme un écho radar ordinaire pour déterminer la distance. Le message de réponse contient cependant des données supplémentaires qui peuvent servir à l'identification de la cible ou à l'indication de son altitude. Le format de 20 réponse est normalement constitué de deux impulsions d'encadrement séparées par un intervalle précis, par exemple 20,3 microsecondes. Cet intervalle de 20,3 microsecondes délimité par les fronts avant de la première et de la seconde impulsions d'encadrement contient treize bits de données respectivement représentés 25 par la présence ou par l'absence d'une impulsion dans treize créneaux temporels subdivisant l'intervalle. Il arrive fréquemment qu'un aéronef donné soit simultanément à portée d'émission de deux ou plusieurs stations interrogatrices, de sorte qu'il est interrogé et transmet des messages de réponse 30 à toutes ces stations. Dans une station au sol donné®,les réponses à ses propres interrogations apparaissent à la même distance à chaque balayage successif. Par contre, les réponses aux interrogations émises par d'autres stations sont désynchronisées par rapport à la fréquence de balayage et, pour la station considérée, semblent pro-35 venir de distances variant au cours des Dalayages successixs. Ce "type d'interférence constitue les "fausses réponses" (voir "Introduction to Radar Systems", par Noël I. Skolnick, .1962, KcG-raw Hill Book Co., page 598). 71 19045 2090323 Il existe des systèmes d'élimination de l'interférence de "fausses réponses"«fonctionnant impulsion par impulsion. Dans de tels systèmes, les quinze bits de deux ou plusieurs réponses reçues à la même distance au cours de balayages séquen-5 tiels doivent être identiques pour que la réponse soit considérée comme valable. Pour un système fonctionnant sur la base de deux balayages, il faut donc pouvoir enregistrer quinze bits d'information pour chaque unité de résolution de distance. On conçoit que ce grand nombre de bits nécessite une capacité mémoi-10 re considérable et un équipement important. La présente invention concerne un système amélioré d'élimination de l'interférence de "fausses réponses" dans les systèmes de radars secondaires. Dans le système de l'invention, l'élimination de l'interfé- 15 rence de fausses réponses se fait réponse par réponse. Ainsi, * seules les impulsions d'encadrement d'un message de réponse reçu d'une distance donnée sont comparées aux impulsions d'encadrement d'un message de réponse reçu de la même distance au cours d'un balayage ultérieur. Un système fonctionnant sur deux balayages 20 n'a donc qu'un seul bit à enregistrer pour chaque unité de résolution de distance. Selon une caractéristique essentielle de l'invention, un système d'élimination des fausses réponses comprend un registre à décalage dont la longueur est déterrai née par un sélecteur de 25 distance. Pour ce faire, le nombre d'étages actifs du registre est déterminé par la distance maximale effective et la résolution désirées. A chaque balayage, on provoque un décalage débutant à l'instant zéro, c'est-à-dire à l'instant auquel serait reçue la première impulsion d'encadrement d'un message de réponse d'un 30 répondeur se trouvant à distance nulle, et lorsque la première impulsion d'encadrement est reconnue, on charge un bit "1" dans le premier étage du registre à décalage. Le décalage du contenu du registre continue jusqu'à ce que le bit qui se trouvait dans le premier étage à l'instant zéro (distance) soit arrivé dans 35 l'étage n. Le décalage est alors arrêté et reprend à l'instant zéro du balayage suivant. Le registre à décalage introduit un retard correspondant à un intervalle de balayage et sa sortie est 71 19045 -3- 2090323 combinée avec l'entrée du balayage suivant par une fonction logique ET dont la sortie n'est vraie que si une impulsion d'encadrement est reçue pendant le second balayage à une distance correspondant à celle de l'impulsion d'encadrement reçue pendant le 5 balayage précédent. Le message de réponse reçu avec une telle coïncidence est alors reconnu valable. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention res-sortiront au cours de la description qui va suivre faite en regard des dessins annexés et donnant à titre explicatif, mais nullement 10 limitatif, une seule forme de réalisation conforme à l'invention. Sur ces dessins : la figure 1 schématise un système de radars de veille secondaire auquel s'appliquent avantageusement les principes de l'invention ; 15 la figure 2 est un diagramme de synchronisation de divers signaux du système de la figure 1 ; la figure 3 est un schéma synoptique d'une forme préférée du système d'élimination des fausses réponses de la présente invention ; et 20 la figure 4 est une table illustrant la façon dont le regis tre à décalage de la figure 3 retarde d'un intervalle de balayage un bit d'encadrement. La figure 1 représente très schématiquement un système de radars de veille secondaire auquel s'appliquent avantageusement 25 les principes de l'invention. Le système de la figure 1 sert à la surveillance de cibles, telles que des aéronefs, se trouvant au voisinage d'une station au sol 10. La station 10 comprend une antenne tournante 12 et un équipement d'interrogation/réception 14 appliquant périodiquement à l'antenne des signaux d'interrogation 30 et recevant de cette dernière les signaux de réponse correspondants. Plus précisément, comme on le verra plus en détail par la suite, l'équipement d'interrogation/réception émet périodiquement un signal d'interrogation par l'antenne 12. Dans ce qui suit, la période qui s'écoule entre deux émissions successives du signal 35 d'interrogation sera appelée "intervalle de balayage". A bord d'un aéronef 17, les signaux d'interrogation sont reconnus par un répondeur 16 qui renvoie à l'antenne 12 un message de réponse. Le 71 19045 -4- 2090323 message de réponse peut être utilisé comme un écho radar ordinaire pour déterminer la distance qui sépare l'aéronef de l'antenne. Le message de réponse utilisé dans les systèmes de radars secondaires contient en outre des informations supplémentaires normalement 5 codées sous la forme de plusieurs bits qui constituent, par exemple, une identification de cet aéronef. Le message de réponse reçu par l'antenne 12 (et qui constitue ce que l'on appelle parfois un signal vidéo d'identification sélective SIF) est appliqué à un ordinateur extracteur 18 chargé de traiter les données concernant tous 1C les aéronefs qui se trouvent au voisinage de la station au sol 10. Dans certains cas, une seconde station au sol 20 du même système peut être suffisamment proche de la station 10 pour que l'aéronef 17 se trouve simultanément à portée d'émission des deux stations. Dans ces conditions, le répondeur 16 reçoit les signaux 15 d'interrogation des stations 10 et 20 et ses signaux de réponse sont reçus par les deux stations. Chaque station au sol reçoit donc des signaux de réponse correspondant non seulement à ses propres signaux d'interrogation, mais également à ceux de l'autre station. Ce type d'interférence est fréquemment appelé "fausses réponses" 20 et le but principal de l'invention est d'éliminer ce type d'interférence. En d'autre termes, grâce à la présente invention, la station au sol 10 peut faire la différence entre les réponses à ses propres interrogations et les réponses aux interrogations d'autres stations» 25 La figure 2 représente un exemple de formes d'onde que l'on peut rencontrer dans le système de la figure 1. Les formes d'onde de la figure 2 sont supposées être émises et reçues par la station au sol locale 10.La station au sol 20 sera considérée comme la station éloignée cause de l'interférence. 30 La ligne a de la figure 2 représente un exemple de signal d'interrogation 30 qu'émet périodiquement la station au sol 10. On voit que le signal d'interrogation 30 est formé d'une paire d'impulsions espacées d'un intervalle de temps précis. Le répondeur 16 de l'aéronef 17 est réglé pour détecter une paire d'impulsions 35 séparées d'un tel intervalle et transmettre un message de réponse. Les signaux d'interrogation 30 sont périodiquement émis à une fréquence de balayage qui est propre à la station considérée. La 71 19045 -5- 2090323 ligne a de la figure 2 représente deux intervalles successifs de balayage appelés BAI n et BAI n+1. Chaque intervalle de balayage est défini comme le temps qui s'écoule entre les fronts avant des premières impulsions des signaux d'interrogation 30 correspondant 5 à deux balayages successifs. Pour permettre de séparer les messages de réponse aux signaux d'interrogation de différentes stations au sol, on donne à l'intervalle de balayage des valeurs différentes pour chaque station. Le format des messages de réponse utilisé dans le système 10 centralisé de contrôle de la circulation aérienne précédemment mentionné comprend quinze bits dont le premier et le dernier sont des bits d'encadrement séparés par un intervalle précis de 20,3 microsecondes, et dont les treize autres sont des bits de données. Un créneau temporel de 1,45 microseconde est assigné à chaque bit 15 de donnée différent et la présence dfune impulsion dans un créneau représente un bit "1", son absence représentant un bit B0M. A titre d'exemple, on peut utiliser les bits de ^.OinaéeB pour fournir une identification ou une information d'azimut. La ligne b de la figure 2 représente un message de réponse 20 correct reçu après les signaux d'interrogation de la ligne a. La ligne c représente un message de réponse incorrect qui ne correspond pas aux signaux de la ligne a. La première impulsion d'encadrement (A1) de la ligne b peut être utilisée comme un écho radar ordinaire pour déterminer la 25 distance de l'aéronef 17 à la station au sol 10. Ainsi, si l'on suppose que le répondeur t6 réagit immédiatement au signal d'interrogation 30, l'intervalle de temps entre la transmission de la seconde impulsion du signal d'interrogation et la réception de la première impulsion d'encadrement A1 par la station au sol 10 est 30 une mesure de la distance aéronef-station (DISTA). L'étude de la propagation des impulsions radars montre qu'un retard de 12,3 microsecondes représente un mille marin de distance (1852 mètres) . Si les signaux de réponse reçus par la station au sol 10 35 font suite aux signaux d'interrogation qu'elle a elle-même émis, l'information de distance obtenue au cours de deux balayages successifs (n et n+1) reste sensiblement constante. Ce cas est représenté 71 K345 -6- 2090323 par la ligne b de la figure 2. Cependant, la fréquence de balayage de la station 20 étant différente de celle de la station 10, si les signaux de réponse reçus fontr|^^||oaux interrogations de la station eloignée,il n'existe aucune/fixe pour la distance d'un balayage 5 de la station locale (10) au suivant.Ainsi, comme le montre la ligne £ de la figure 2, pendant le balayage n l'extracteur calcule une certaine distance qui est sensiblement différente de la distance calculée pendant le balayage suivant n+1. Le dispositif de la présente invention illustré figure 3 10 enregistre l'information qui représente l'instant d'arrivée d'une impulsion d'encadrement pendant un intervalle de balayage et la compare à l'intervalle de balayage suivant pour déterminer si une inqpulsion d'encadrement est reçue à un instant correspondant de cet intervalle. Plus précisément, les signaux de réponse reçus (vidéo 15 SIF) sont appliqués par une ligne d'entrée 40 à un registre à décalage à 15 bits ou ligne à retard 42. Le registre 42'est commandé par une source d'impulsions d'horloge 44 de façon que son contenu soit décalé d'un étage vers la droite toutes les 1,45 microseconde. Onée rappelle que 1,45 microseconde correspond à la durée d'un 20 créneau de bit du format de message de réponse. Les premier et quinzième étages de registre 42 sont reliés aux entrées d'une porte ET 46 qui fournit une impulsion de sortie vraie lorsque les impulsions vidéo reçues sont exactement espacées de 20,3 microsecondes, ce qui correspond à un intervalle d'encadrement. La. sortie de la 25 porte ET 46 est appliquée à l'entrée d'un registre à décalage à longueur variable 48 pour introduire un bit "1" dans son premier étage à la détection d'un intervalle d'encadrement. Le registre à décalage 48 est utilisé dans le dispositif de la présente invention pour retarder exactement d'un intervalle de balayage l'impul-30 sion d'encadrement. Une source d'impulsions d'horloge 50 fournit des impulsions de décalage (DEC) au registre à décalage 48 toutes les 12,3 microsecondes, ce qui correspond à une unité de résolution de distance d'un mille nautique. Ainsi, si les distances déterminées au cours 35 de deux intervalles de balayage successifs concordent à moins d'un mille, on considère que le message de réponse est bien lié aux signaux d'interrogation locaux. Pour obtenir une unité de résolution de distance plus petite, il suffit d'augmenter la fréquence 71 19045 -7- 2090323 de la source d'horloge 50. Par exemple, pour une résolution d'un demi mille nautique, la fréquence de la source 50 doit être doublée. Dans la forme représentée, le registre à décalage 48 comporte 256 étages. Cependant, comme on l'a vu précédemment, la 5 longueur de ce registre est variable au moyen de plusieurs sorties 54 prises sur les divers étages et dont la connexion sélective permet de raccourcir le registre. Ainsi, par exemple, si la station locale TO ne veut interroger que les avions se trouvant à moins de 1C milles, il suffit que le registre 48 comporte onze étages. 10 La longueur du registre 48 est déterminée par un sélecteur de distance 56 recevant une indication du nombre maximal d'unités de distance DM, A titre illustratif, on supposera dans ce qui suit que la distance maximale choisie est 10 milles. Ainsi, le sélecteur de distance 56 fournit un signal vrai sur sa ligne de sortie 15 58 correspondant à la valeur choisie de 10 milles, pour valider une porte de sélection de prise 60. La sortie du onzième étage du registre 48 est également reliée à une entrée de la porte 60. La sortie de la porte 60 est reliée à l'entrée d'une porte 0ÏÏ 62 qui est elle-même reliée à l'une des entrées d'une porte ET 64. 20 On notera que le sélecteur de distance 56 comporte plusieurs lignes de sélection de sortie reliées individuellement aux différentes portes ET qui correspondent à la porte ET 60 précédemment mentionnée. Ainsi, par exemple, la ligne de sélection 68 peut être reliée à une porte 70 fixant une portée maximale de 24 milles. 25 Dans ce cas, la sortie de l'étage 25 du registre à décalage est reliée à l'autre entrée de la porte 7C. La sortie de la porte 7C est reliée à l'entrée de la porte OU 62 de la même manière que la sortie de la porte 60. Pour plus de simplicité, on conviendra qu'à un instant quelconque, une seule distance maximale peut être 30 définie, c'est-à-dire qu'une seule des portes qui sont reliées aux entrées de la porte OU 62,est validée pour fixer la longueur du registre à décalage 48. Pour que le registre à décalage 48 puisse retarder d'un intervalle de balayage l'impulsion d'encadrement qui est appliquée 35 à son premier étage, il faut que son fonctionnement soit synchronisé au balayage lui-même. Pour ce faire, une sortie d'un générateur de synchronisation de balayage 72 est reliée à une entrée de valida- 71 19045 -s- 2090323 tion DAL de la source d'impulsions d'horloge 50. Plue précisément, le générateur de synchronisation de balayage 72 fournit un signal de commande d'interrogation par sa sortie 76 et un signal de distance nulle ou signal de départ par sa sortie 78. Le signal de 5 départ (DEP sur la figure 4) apparaît 20,3 microsecondes après la seconde impulsion du signal d'interrogation 30. En d'autres termes, le signal de distance nulle est émis à l'instant où est reçue la seconde impulsion d'encadrement d'un signal d^éponse provenant d'une distance nulle par rapport à la station au sol. Le 10 signal de distance nulle valide la source d'impulsions d'horloge 50 pour décaler vers la droite le contenu du registre 48 d'un étage toutes les 12,3 microsecondes. En plus, la source 50 fournit des impulsions d'horloge à un compteur de distance 80 dont le rôle est de compter les impulsions qui apparaissent après l'impulsion de 15 distance nulle. Un circuit de comparaison 82 détecte le moment où le contenu du compteur de distance 80 est égal à la distance maximale DM indiquée par le sélecteur 56. Etant donné que dans le présent exemple, on a choisi une distance de 10 milles, le circuit de comparai- « 20 son 82 fournit un signal de sortie lorsque le compteur 80 a accumulé 10 impulsions de la source d'impulsions d'horloge 50 après le signal de distance nulle. La sortie du circuit de comparaison 82 est appliquée à une entrée d'inhibition INH de la source d'impulsions d'horloge 50 pour faire cesser le décalage du contenu du registre 48 25 jusqu'au prochain signal de distance nulle DEP. En outre, la sortie du circuit de comparaison 82 remet à zéro le compteur de distance 80. Ainsi, au cours de chaque intervalle de balayage, le générateur de synchronisation 72 fournit un signal de distance nulle qui 30 marque le début du décalage du contenu du registre 48 et du comptage du compteur de distance 80. Le contenu du registre 48 est ainsi décalé vérs la droite d'un étage toutes les 12,3 microsecondes, c'est-à-dire à chaque impulsion de la source d'horloge 50. Ces impulsions sont en outre totalisées dans le compteur de distance 8C, 35 Lorsqu'il atteint la distance maximale DM fixée par le sélecteur 56, dans ce cas 10 milles, le registre à décalage 48 est inhibé et le compteur 80 est remis à zéro. A ce moment, toute impulsion d'enca 71 19045 -9- 2090323 drement détectée dans la zone utile des 10 milles se trouve dans l'un des onze premiers étages du registre 48. Ainsi, le signal de distance nulle de l'intervalle de balayage suivant provoque un nouveau décalage du contenu du registre 48 et un nouveau cycle 5 du compteur 80. Les impulsions d'encadrement conservées dans le registre à décalage à la suite du balayage précédent sont; ensuite lues par la porte OU 62. Si au cours du balayage suivant, la porte 46 détecte un nouvel intervalle d'encadrement en même temps que le bit représentant l'impulsion d'encadrement du balayage précé-10 dent arrive dans l'étage qui correspond à la distance maximale choisie, la porte 64 est validée et fournit une sortie vraie à un temporisateur de sortie 88. Le temporisateur 88 fournit alors une sortie vraie pendant treize périodes de bit successives pour laisser passer les treize bits de données qui suivent la première 15 impulsion d'encadrement du registre à décalage 42 à la sortie de la porte ET 90. Le fonctionnement du dispositif de la figure 3 est illustré par la figure 4 qui représente sous la forme d'un tableau, un exemple type du contenu du registre à décalage 48 pendant dix périodes de 20 décalage de deux balayages successifs. Dans l'exemple de la figure 4, on suppose que l'impulsion d'encadrement détectée correspond à un aéronef se trouvant entre quatre et cinq milles de la station au sol. Pendant le balayage n, on suppose qu'au moment où apparaît le signal de distance nulle DEP, les onze étages du registre à dé-25 calage 48 sont initialement à "0". Ensuite, au fur et à mesure que chaque impulsion de la source d'horloge 50 apparaît, les contenus des étages du registre représentés figure 4 sont décalés vers la droite d'un étage. On se rappelle que, dans le circuit de la figure 3, lorsque la porte 46 détecte une impulsion d'encadrement, un 30 "1" est introduit dans le premier étage à gauche du registre 48. Comme le montre la figure 4-, la porte 46 ne fournit pas d'impulsions avant au moins 49>2 microsecondes après le signal DEP. L'impulsion qui apparaît à ce moment est chargée dans le premier étage de gauche du registre 48, puis décalée vers la droite d'un étage à chaque 35 impulsion de la source 5C. On notera que le bit "1" qui a été introduit dans le premier étage du registre à la quatrième impulsion d'horloge du balayage n se trouve dans l'étage 6 au moment où le 71 19045 -10- 2090323 circuit de comparaison 82 fournit l'impulsion de FIN. Comme on l'a vu précédemment, la source d'impulsions d'horloge 50 est inhibée par l'impulsion de FIN, puis à nouveau validée par l'impulsion de distance nulle du balayage n+1. De ce fait, le bit 5 "1" qui est décalé dans le registre 48 arrive dans l'étage n (dans ce cas l'étage 11) à la quatrième impulsion d'horloge de l'intervalle de balayage n+1. Si une impulsion d'encadrement est détectée par la porte 46 entre les impulsions d'horloge 4 et 5 de l'intervalle de balayage n+1, on peut en conclure que l'in- 1C formation de distance est restée constante d'un intervalle à l'autre et que les réponses correspondent bien à une interrogation de la station locale. La porte ET 64 fournit alors une sortie qui valide la transmission des bits de donnéegfàu message de réponse à travers la porte 90. 15 On voit donc, d'après ce qui précède, que le système de la * présente invention permet d'éliminer l'interférence de fausses réponses dans les systèmes de radars secondaires par une simple comparaison des instants d'apparition d'impulsions d'encadrement pendant seulement deux intervalles de balayage successifs. 20 II va de soi que la présenteinvention n'a été décrite et représentée qu'à titre explicatif, mais nullement limitatif, et que l'on pourra y.apporter toutes variantes entrant dans son cadre et son esprit. 71 19045 2090323 RErENMCAIIOKS 1. Système de radars secondaires comprenant un dispositif de comparaison des distances qui sont associées à des messages de réponse reçus au cours de deux intervalles de balayage succes-5 sifs et comprenant chacun une impulsion d'encadrement, ledit dispositif étant caractérisé en ce qu'il comprend un détecteur d'impulsion d'encadrement, un circuit de retard utilisant la détection d'une impulsion d'encadrement pour fournir une impulsion d'encadrement retardée de la durée d'un intervalle de balayage, et un circuit 10 d'utilisation sensible à la détection d'une impulsion d'encadrement en même temps qu'apparaît une impulsion d'encadrement retardée. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'impulsion d'encadrement retardé a une durée supérieure à celle de l'impulsion d'encadrement initial. 15 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le circuit de retard comprend un registre à décalage à n étages dans lequel l'impulsion d'encadrement retardée est représentée par l'état de l'étage n, un bit " 1,r étant chargé dans le premier étage du registre en réponse à la détection d'une impulsion d'encadrement 20 et un circuit fournissant sélectivement des impulsions de décalage au registre à une fréquence telle qu'un bit soit décalé de l'étage 1 à l'étage n pendant la durée d'un intervalle de balayage. 4. Dispositif selon la revendication 3, dans lequel chaaue message de réponse comprend plusieurs bits représentés par la pré- 25 sence ou par l'absence d'une impulsion dans chacun des créneaux d'une séquence de créneaux temporels successifs dont le premier et le dernier créneaux sont occupés par les impulsions d'encadrement et dont les créneaux intermédiaires sont occupés par un groupe de bits de données, ledit dispositif étant caractérisé en ce que 30 les impulsions de décalage sont appliquées à une fréquence inférieure à la fréquence de récurrence desdits créneaux temporels. 5. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comprend un synchronisâteur de balayage fournissant un signai de distance nulle au début de chaque intervalle de balayage et un 35 circuit déclenché par ledit signal de distance nulle pour appliquer les impulsions de décalage au registre. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce 71 19045 -12- 2090323 qu'il comprend un sélecteur de distance déterminant un nombre correspondant à une distance maximale désirée, un compteur de distance comptant les impulsions de décalage qui apparaissent après le signal de distance nulle et un circuit empêchant l'ap-5 plication des impulsions de décalage au registre après que le compteur de distance a atteint le nombre correspondant à la distance maximale. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le nombre d'étages du registre à décalage est proportionnel 10 au nombre qui définit la distance maximale dans le sélecteur de distance. 8. Système de radars secondaires comportant un dispositif destiné à séparer un message de réponse reçu par une station radar en réponse à ses propres signaux d'interrogation de messages de '5 réponse reçus à la suite de signaux d'interrogation émis par d'autres stations radars, lesdits messages de réponse étant chacun formé de plusieurs bits représentés par la présence ou par l'absence d'une impulsion dans chacun des créneaux d'une séquence de créneaux temporels successifs dont le premier et le dernier contiennent 2C des xmpulsions d'encadrement entre lesquelles se trouve un groupe de bits de donnéesfledit dispositif étant caractérisé en ce qu'il comprend un registre à décalage à n étage s,un synchronisateur de balayage définissant des intervalles de balayage successifs et comprenant un moyen d'émettre un signal d'interrogation et un si-25 gnal de distance nulle au cours de chaque intervalle dqfcalayage, une horloge fournissant périodiquement des impulsions de décalage sélectivement appliquées au registre pour décaler un bit de n étages en un intervalle de balayage, un détecteur d'impulsion d'encadrement, un circuit sensible à la détection d'une impulsion d'encadrement intro-30 duisant un bit "1" dans le premier étage du registre à décalage et un circuit d'utilisation sensible à la détection d'un bit d'encadrement en même temps que l'étage n du registre à décalage contient jr. bit "1". 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce 35 qu'il comprend en outre un circuit déclenché par le signal de distance nulle pour appliquer ultérieurement les impulsions de décalage au registre, un sélecteur de distance contenant un nombre qui définit 71 19045 2090323 une distance maximale désirée, un compteur de distance comptant les impulsions de décalage qui apparaissent après le signal de distance nulle et un circuit empêchant l'application des impulsions de décalage au registre après que le. compteur de distance 5 a atteint le nombre correspondant à ladite distance maximale» 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comprend un moyen de faire varier la longueur effective du registre à décalage proportionnellement au nombre définissant la distance maximale choisie dans le sélecteur de distance. 10 11. Dispositif selon la revendication 8, comportant un re gistre dans lequel est introduit chaque message de réponse pendant l'intervalle de balayage au cours duquel il est reçu, ledit dispositif étant caractérisé en ce que le circuit d'utilisation comprend un moyen de lire les bits de données du message de réponse enregistré.