j. -. présente invention est relative aux fours électriques de verrerie et plus particulièrement à un ensemble d ' électroc-es et de dispositif d1 alimentation, en vue d'obtenir une disti-ibution plus uniforme du courant électrique de chauffage dans le bain de verre 5 contenu dans le four de verrerie. Le chauffage plus régulier assuré par cet enseable d'électrodes et de connexions g'amenée de la puissance, conformément à l'invention, produit une fusion plus uniforme du verre dans le four et permet un fonctionnement plus efficace du four et en augmente la durée de vie» 10 Le cliauffage électrique est utilisé depuis de nombreuses an nées dans la technique des fours de verrerie, soit seul soit en combinaison avec des sources de chaleur alimentées par un combustible. Dans les installations utilisant le chauffage électrique, un certain nombre d'électrodes plongent dans le bain de verre, et le 15 courant électrique passe entre les électrodes dans le matériau contenu dans le four et assure ainsi le chauffage et la fusion du verre. Une grande variété de configurations de montage des électrodes a été proposée etj le plus souvent' les. electroc.es traversent les parois latérales ou le fond du four de manière à assurer une 20 répartition du courant dans le bain permettant de chauffer le verre par effet Joule. Une des difficultés majeures rencontrées dans un four de verrerie chauffé électriquement consiste dans l'établissement et le maintien d'une distribution uniforme du courant de chauffage tra-25 versant le verre pendant son traitement dans un four. Ceci est dû, au moins en partie, au coefficient négatif de température de la résistivité du verre. Autrement dit, à mesure que le verre s'échauffe, sa résistivité décroît au lieu d'augmenter, comme c'est le cas avec les conducteurs électriques plus usuels. L'intensité 30 traversant le verre fondu dans le four a un effet cumulatif : à mesure que la zone de matériau traversé par le courant s'élève en température, par chauffage par effet Joule, la résistance du matériau décroît, tendant ainsi à augmenter encore l'intensité du courant passant dans les parties plus chaudes du bain de verre. Le 35 résultat est une tendance à créer ce qui est appelé les "points chauds" dans un four qui tendent à court-circuiter le courant qui doit passer dans les parties plus froides du four» La conséquence en est un chauffage et une fusion non uniformes du verre contenu dans le four et une diminution du rendement de fonctionnement du 40 four. 69 04112 2. 20 00005 Le problème se trouve particulièrement aggravé dans les grands fours dans lesquels les électrodes traversent les parois latérales du four du fait que des courants de court-circuit tendent à s'établir à la périphérie du bain de verre contenu dans le 5 four tandis que le verre qui est au centre du four n'est pas suffisamment chauffé par les électrodes noyées dans le verre. Ce problème du chauffage péripnérique oii des veines chaudes localisées dans le matériau du bain est pratiquement évité conformément à l'invention grâce à un nouveau mode d'espacement et d'orientation 10 des électrodes, combiné à un mode de connexion d'amenée de la puissance, qui assure une répartition optimale du courant datis la zone centrale du four et réduit le plus possible le chauffage localisé et les lignes de courant de court-circuit à la périphérie du four près ties parois latérales comme il s'en produit dans les fours de 15 construction antérieure. Ces résultats sont obtenus en partis par un agencement symétrique de six électrodes qui sont rapprochées par paires, en sorte que leurs extrémités se trouvent d'une manière générale aux sommets d'un hexagone présentant l'aspect d'un triangle triplement tronquée 20 En même temps, les électrodes sont connectées au secondaire d'un transformateur triphasé, lequel secondaire est connecté suivant ce qu'on pourrait appeler une configuration ouverte ou à secondaire isolé à l'extérieur du bain. Les électrodes sont connectées au secondaire du transformateur de tell® manière que la tension de crê— 25 te de phase de l'un des enroulements du secondaire n'apparaisse pas entre des électrodes adjacentes. Ce mode de connexion se révèle capable d'améliorer sensiblement les conditions de fusion dans le four de sorte que la partie centrale du four fond en même temps et de la même façon que le matériau qui se trouve près des parois la— 30 térales du four. En d'autres ternes, grâce à ce nouveau mode de montage et de connexion des électrodes3 les veines chaudes sont réduites de façon significative au point d'être sensiblement, sinon -complètement éliminées. En" conséquence, l'invention vise à fournir s 35 - un mode de montage permettant 11 application uniforme de la chaleur électrique à un four de verrerie; - ' - un mode de montage et d'amenée "de la puissance d'alimentation d'électrodes de chauffage capable de diminuer au maximum,sinon d'éliminer complètement! les courants localisés ou les points chauds kO électriques dans- Je four, en particulier à proximité des parois 69 04112 3. 2C00005 latérales du four; - un agencement ci1 électrodes pour fours électriques ayant pour effet l'augmentation du rendement et ,rie la durée de vie du four en évitant la création de points chauds ou de veines chaudes 5 dans le four, en particulier au voisinage de ses parois; - des électrodes de four électrique agencées et connectées de manière à assurer un chauffage plus uniforme du verre dans le four; les électrodes sont rapprochées par paires, les électrodes individuelles de chaque paire étant à faible distance l'une de l'autre 10 de sorte que leurs extrémités intéx'ieures soient approximativement situées aux sommets d'un hexagone présentant l'aspect d'un triangle triplement tronqué. En outre, les électrodes sont connectées au secondaire d'un transformateur triphasé, les enroulements du secondaire du transformateur étant connectés suivant une configu-15 ration ouverte de manière que la tension de crête de phase d'un enroulement du secondaire du transformateur n'apparaisse pas entre électrodes adjacentes. D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre. 20 Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple : - la Fig. 1 représente un four électrique de construction antérieure du type four continu de verrerie, dans lequel l'espacement et la configuration des électrodes visent à produire un chauf-. fage uniforme dans le verre; 25 - la Fig. 2 représente de même tin four antérieur, de type ré cent, dans lequel le nombre d'électrodes est augmenté et leur agencement tend à assurer une distribution plus uniforme des courants de chauffage par effet Joule dans le matériau placé dans le four; - la Fig. 3 représente de même une coupe horizontale d'un four 30 hexagonal du type illustré sur les Fig. 1 et 2 où apparaît le nouveau mode d'espacement des électrodes suivant l'invention, les extrémités intérieures des électrodes étant disposées par paires et traversant les parois du four de manière alternée; et, - la Fig. 4 représente un schéma de circuit électrique illus-35 trant le nouveau mode de connexion suivant l'invention, entre un transformateur triphasé alimenté par une source de courant triphasé et les électrodes placées dans le four représenté sur la Fig. 3» -En se référant à la Fig. 1, un four électrique désigné dans son ensemble par 10, comporte des parois 12 en forme d'hexagone 40 dans lesquelles passent de manière alternée des électrodes allon— ,A - V. 2000005 69 04112 gées 14, 16 et 18. La Fig. 1 représente une vue en coupe horizontale d'un four de construction antérieure de type bien connu; il s'agit d'un four électrique à fonctionnement continu dont les trois électrodes 14, 16 et 18 traversent les parois latérales sous le 5 niveau du verre. Les fours de ce type général constituent des réalisations antérieures bien connues comme par exemple dans le brevet américain N° 1 905 534. Ce four est du type à fonctionnement continu et comporte de façon conventionnelle un orifice par lequel s'écoule le 10 verre fondu sortant du four dans la direction de la flèche 20 sur la Fig. 1. L'écartement et la longueur des électrodes 14, 16 et 18 sur la Fig. 1 visent à augmenter l'intensité du courant de chauffage traversant la zone centrale 22 du four. Toutefois, quand les élec— 15 trodes sont connectées à une source usuelle de courant triphasé, on constate que, dans la configuration de la Fig. 1, il existe une forte tendance à la création de veines chaudes dans le verre entre le bout de l'électrode 14 et la base de l'électrode 16, c'est-à-dire entre les points 24 et 26 de la Fig. 1. De la même manière, 20 des veines chaudes tendent à se former entre le bout 28 de l'électrode 16 et la base 30.de l'électrode 18 et, de même, entre le bout 32 de l'électrode 18 et la base 34 de l'électrode 14. En conséquence de ces veines chaudes périphériques, la partie centrale 22 du four ne donne pàs une fusion OOin/ tar suite, les zon'es au 25 voisinage de la périphérie du four deviennent plus chaudes que le verre qui se trouve au centre 22, et en raison de la diminution de la résistance du verre avec l'accroissement de la température, il s'établit dans le four des lignes de courant plus intense qui coïncident avec cette zone de verre plus chaud et de plus faible 30 résistance. Cette dissipation supplémentaire de chaleur entre points chauds d'électrodes s'entretient d'elle-même parce que plus la zone s'échauffe meilleure conductrice de courant elle devient, avec un nouvel accroissement de la chaleur dissipée. Quand se produisent de telles veines chaudes sur le périmètre du four, la fu- -35 sion est moins efficace au centre et il y a une usure supplémentaire des réfractaires formant les parois latérales du four, d'où une durée de vie réduite du four. Les électrodes de grande longueur sont également très fragiles. La Fig. 2 illustre de même en coupe horizontale un four de 40 construction antérieure, plus récente, proposée pour obténir une 5 2000005 69 04112 répartition plus uniforme du courant dans le matériau contenu dans le four de verrerie. Sur la Fi;?. 2, le four- désigné par la référence générale 40, a aussi une section hexagonale, à la manière du four 10 illustre- sur la Fig. 1 . Le four 40 de la Fig„ 2 est pourvu 5 de parois latérales 42. Chaque section des parois latérales du four est traversée par une électroae d'un ensemble de six électrodes 44, 46, 48, 50, 52 et 54. Un four de ce type général est décrit, à titre d'exemple, dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 2 993 079» et il diffère du four représenté sur la Pi;*'. 1, "non 10 seulement par l'agencement des électrodes mais aussi par le fait que l'écoulement du verre se fait par une gorge suivant la ligne 56, sur la Fig. 2. La zone centrale du four est désignée par 58 sur la Fig. 2. Dans cet exemple, les électrodes sont connectées à une source de courant triphasé par un transformateur diviseur de 15 phases délivrant six phases dont chacune est connectée à une électrode différente de l'ensemble des électrodes 44 à 54 sur la Fig. 2. L'agencement illustré sur la Fig.* 2 évite le problème de la rupture des électrodes et vise à obtenir une uniformité de la ré-20 partition du courant, en particulier au centre du four. Cependant, ce dernier objectif ne peut être atteint en raison de l'échauffe-ment local du verre autour de chacune des électrodes qui produit des veines d'écoulement préférentiel du courant au périmètre du t four près des parois 42. 25 A titre d'illustration, une électrode de type classique ayant un diamètre d'environ 32 mm et une longueur immergée d'environ 50 cm-, possède une couche superficielle de verre, d'une aire voisine .2 de 516 cm , que doit traverser tout courant entrant dans l'electro-de ou en sortant. Au.contraire, au milieu du four, l'aire de la 30 surface offerte au passage du courant est de l'ordre de centaines de décimètres carrés. Il est évident que dans l'agencement de la Fig. 2, la chute de tension à travers, l'aire limitée et la résistance, plus élevée de ce fait, au voisinage des électrodes est plus grande par unité de longueur parcourue que dans le contre du 35 four. Cette plus grande chute de tension au voisinage des électrodes s'accompagne d'une dissipation supplémentaire de chaleur au niveau des électrodes qui est à l'origine d'une plus gratiue complication. Sur la Fig. 2, quand les électrodes 44, 46,' 48, 50, 52 40 et 54 sont sous tension, la région du verre immédiatement voisine 2000005 69 04112 des électrodes devient plus chaude d'environ 55°C« Cette dissipa-Lion supplémentaire de chaleur se propage dans toutes les directions. L'effet sur le bain, cependant, n'est pas symétrique car la chaleur rayonnant depuis l'électrode 48 en direction de l'électro-5 de 46 est rencontrée par la chaleur rayonnant de l'électrode 46 en direction de l'électrode 48. En conséquence, l'espace compris entre les électrodes 46 et 48 se trouve chauffé préférentiellement. Le même effet se produit entre les électrodes 48 et 54 mais à un moindre degré du fait de la plus grande distance entre ces élec— 10 irodes. Par suite, la zone circulaire de verre comprise entre les zones hachurées 64, 66, 68, 70, 12 et 74 sur la Fig. 2, autour des électrodes respectives devient plus chauue que le verre se trou- ae circulâtion vanfc au centre 58 du four, et constitue une zone préférentielle/au courant par suite de sa résistance réduite. Ici encore, cette dis-15 sipation supplémentaire de chaleur dan? la sone circulaire rejoignant les points chauds des électrodes « ' entretient d'elle-même parce que plus cette zone s'échauffe meilleure conductrice elle de vient5 ce qui augmente encore la dissipation de chaleur. Cet effet est bien connu et résulte du coefficient, négatif de température de 20 la résistivité du verre. Des graphiques illustrant des données sur-ce point sont représentés au chapitre 12 du manuel "Handbook. of Glass Manufacture" (volume II). Quand de telles veines chaudes se produisent le long du périmètre du four, elles s'accompagnent d'une usure supplémenta.ire des blocs réfractaires du revêtement inté— 25 rieur du four de verrerie classique, avec diminution de la durée de vie du four. La nouvelle construction conformément à l'invention est illus trée sur les Fig. 3 et 4. La Fig. 3 représente encore une vue en coupe horizontale d'un four, désigné d'une façon générale par 80; 30 ce four est semblable aux fours représentés sur les Fig. 1 et 2 à l'exception de la disposition des électrodes et du mode d'écoulement du matériau du four qui, dans le cas présent, sort par un o-rifice suivant la flèche 82 sur la Fig. 3. Le four est de configuration hexagonale et possède une paroi latérale 84 formée de sec-35 tions 86 s 88, 9°, 92 s 94 et 96° Sur la Fig. 3, les électrodes 98, 100, 102, 104, 106 et '108 sont des électrodes à section circulai™ re semblables à celles qui sont illustrées sur la.Fig. 2; elles traversent d'une manière alternée les sections de paroi du four représenté sur la Fig. 31 de manière à ê.tre noyées dans le verre 40 contenu dans le four» Ici encore, les électrodes individuelles 69 04112 2000005 sont entourées d'un volume de verre de température plus élevée schématisé par les zones hachurées 118, 120, 122, 124, 120 et 128. La zone centrale du four est désignée sur la Fig. 3 par la référen ce 110. . 5 L'agencement des électrodes illustré sur la Fig. 3 diffère de celui de la Fig. 2 tout d'abord en ce quo les électrodes sont rapprochées par paires de manière que leurs extrémités se trouvent situées approximativement aux sommets d'un hexagone indiqué par une ligne en pointillé 112, affectant le contour d'un triangle tri 10 plement tronqué. Les points chauds 118, 120, 122, 124, 126 et 128 au niveau des électrodes ne peuvent coopérer de façon préférentiel le avec les points chauds adjacents, en particulier du fait du plus grand espace de refroidissement qui les sépare et qui fait in tervenir les sections intermédiaires de la paroi, en l'occurrence 15 la section 86 entre les électrodes 108 et 98, la section 90 entre les électrodes 120 et 122 et la section 94 entre les électrodes adjacentes 124 et 126. Dans le cas de l'agencement illustré sur la Fig. 3 où la formation d'un périmètre chaud conducteur est évité, la tension de crête de phase entre des électrodes, comme les élec— 20 trodes 100 et 106, permet une dissipation effective de chaleur dans le centre 110 du bain. De même, la tension de crête de phase entre les électrodes 102 et 108 et entre les électrodes 98 et 104 contribue à un chauffage utilisant toute l'énergie des phases successives, suivant la nature triphasée de la source, dans la partie 25 centrale 110 du four. Sur la Fig. 4 est représenté un schéma de circuit illustrant le mode de distribution de l'énergie électrique aux électrodes de la Fig. 3. Dans un but explicatif, les électrodes représentées sur les Fig. 3 et 4 sont affectées des lettres A à F, les électrodes 30 correspondantes portant les mêmes lettres dans chacune des deux figures. En se référant à la Fig. 4, les électrodes sont connectées à une source de courant triphasé 130 par l'intermédiaire d'un transformateur triphasé désigné d'une façon générale par la référence 132. La source 130 peut être d'un type de construction clas-35 sique et, par exemple, peut être constituée par une ligne ou un réseau d'alimentation triphasé relié aux bornes respectives 134, 136 et 138 d'un primaire 140 de transformateur, au moyen de conduc teurs représentés par des lignes en pointillé 142, 144 et 146. Le primaire 140 comprend trois enroulements connectés en triangle et kO possédant des extrémités communes 134, 136 et 138 qui sont reliées s 2000005 é9 04112 reliées aux trois conducteurs de phase différents de la source 130. Le secondaire du transformateur comporte trois enroulements séparés 152, 154 et 156 connectés suivant une configuration ouverte ou isolée, c'est-à-dire que les extrémités opposées de l'enrou-5 lement 152 sont reliées par des conducteurs 160 et 162 aux électrodes respectives 100 et 106j de même les extrémités de l'enroulement 154 sont reliées par des conducteurs 164 et 166 aux électrodes respectives 98 et 104, tandis que l'enroulement 156 a ses extrémités reliées par des conducteurs 168 et 170 aux électrodes 108 10 et 102 respectivement. Lorsque les électrodes sont connectées de la manière illustrée, le diagramme dte phases du transformateur a la forme d'une étoile à six branches dont les vecteurs se recoupent én leurs centres respectifs. Il apparaît que le four ne fonctionne pas convenablement si les enroulements secondaires ne sont 15 pas isolésautrement dit. si les électrodes portées sur la même section de la paroi-, comme les électrodes A et B, sont reliées électriquement entre elles à l'extérieur du four. Dans un mode de réalisation construit conformément à l'invention, le four possède une paroi 84 formée de sections 86, 88, 90, 20 92, 94 et 96 ayant toutes une longueur de 180 cm. Il apparaît que pour Tin four hexagonal.de cette dimension, un espacement entre les paires d'électrodes, c'est-à-dire entre des électrodes comme A et B, compris entre 60 et 90 cm donne de bons résultats. En général, l'intervalle entre les électrodes doit être approximativement com-25 pris entre le tiers et la moitié de la longueur d'un côté de la paroi du four. Dans le triangle triplement tronqué ou l'hexagone irrégulier formé par les extrémités des électrodes, le^ petits côtés de l?hexagone irrégulier peuvent avoir une longueur comprise approximativement entre le quart et les deux tiers de la longueur 30 d.es grands côtés, La longueur d'immersion des électrodes dans ce four est de l'ordre de 45 à 65 cm. Cette longueur peut être aussi réduite à 20 cm et aller jusqu'à 115 cm pour différentes tailles de four. Les électrodes utilisées sont en molybdène et sont fabriquées suivant le brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 35 2 693 498. A titre de variante, on peut employer, si on le désire, des électrodes en oxyde d'étain. Il faut remarquer que la tension appliquée entre les électrodes A et F n'est pas la tension de phase totale mais, en réalité, la tension de phase diminuée de la tension qui apparaît entre les 40 électrodes C et D. La valeur réelle de la tension qui est appli 69 04112 2000005 quée entre les électrodes A et F est, par exemple, d'environ 60 ^ de la tension de phase. Bien que le transformateur 132 soit illustré avec son enroulement primaire connecté en triangle, le primaire peut, si on le désire, être monté en étoile. 5 II est évident, d'après ce qui précède, que l'invention per met de réaliser un montage joerfectionné, comme celui qui est illustré sur les Fig. 3 et 4, augmentant l'uniformité de la répartition du courant et partant de la chaleur électrique dans toute la masse de verre du four et, en particulier, appliquant le courant de 10 chauffage à la zone centrale du four. Ce but est atteint d'une manière relativement simplifiée avec un montage peu coûteux et, en particulier, est évitée de cette façon la création de lignes préférentielles d ' échauff ement ou de veines chaudes sur toute la" périphérie du four, comme c'est le cas dans les réalisations anté-15 rieures connues. L'invention permet non seulement l'amélioration du rendement de 1'opération, en assurant une fusion uniforme du verre à l'intérieur du four5 mais encore augmente la durée de vie du four, en réduisant•l'usure des blocs réfractaires qui revotent l'intérieur des parois du four. 20 Bien qu'une description ait été faite de l'invention en rap port avec un mode spécifique de réalisation, mettant en oeuvre six électrodes horizontales immergées dans tin four de verrerie à fonctionnement continu, ayant en coupe la forme d'un hexagone, il est clair que l'invention ne se limite pas à cette description et qu'— 25 elle est susceptible de nombreuses autres variantes de forme et de réalisation. Par exemple, dans la mise en oeuvre de l'invention, iln'est pas nécessaire que la forme extérieure du four soit celle d'un hexagone, et on trouve dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 2 993 079 sur la Fig. 3> un agencement convenant à l'usage 30 en liaison avec l'invention, la relation interne décrite précédemment se conservant dans un four présentant une autre forme, comme la forme rectangulaire ou carrée. Sur la Fig. 3» la ligne de l'orifice d'écoulement pst illustrée par la flèche 82, l'orifice lui-même n'étant pas représenté pour plus de clarté et de simplicité. 35 Bien entendu, l'orifice peut être d'un type conventionnel, comme illustré, par exemple, sur la Fig. 3*du brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 2 993 079- A titre de variante, 15agencement de l'invention peut être utilisé en même temps qu'une évacuation du verre fondu ménagée au centre du fond du four si on le désire. Egalement, hO au lieu de disposer les électrodes horizontalement, elles peuvent 69 04112 traverser verticalement le fond du four, leurs axes étant alors espacés approximativement comme les extrémités des électrodes horizontales illustrées. L'invention peut être incorporée dans d'autres formes spécifi-5 ques sans s'éloigner de son esprit ou de ses caractéristiques essentielles. Le mode d'application décrit doit donc être considéré sous tous rapports comme illustratif et non limitatif, la portée de l'invention étant indiquée dans les revendications ci-après plutôt que dans la description qui précède^ et toutes les varian-10 tes qui sont comprises dans le sens et les équivalences possibles de ces revendications appartiennent à l'invention. 69 04112 2000005 - REVENDICATIONS. - 1 — Ensemble d'électrodes pour four de verrerie, caractérisé en ce qu'il comprend au inoins six électrodes, normalement noyées dans le bain de verre, qui sont groupées par paires de Sorte que 5 leurs extrémités forment les sommets d'un triangle triplement tronqué, et des moyens pour connecter ces électrodes à un circuit électrique triphasé. 2 - Ensemble suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de connexion sont constitués par trois enroulements 10 secondaires de transformateur, isolés électriquement entre eux à l'extérieur du bain, dont les vecteurs respectifs de tension sont dans la relation normale d'une alimentation triphasée. 3 - Ensemble suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les électrodes sont disposées dans un four hexagonal, et tra- 15 versent par paires les parois du four. h — Ensemble suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les électrodes sont agencées par paires dans on four hexagonal, 11intervalle entre les extrémités intérieures d'une paire étant compris approximativement entre le tiers et la moitié de la Ion— 20 gueur d'un côté de l'hexagone. 5 — Ensemble suivant la revendication 2, caractérisé en ce - que les électrodes ont leurs extrémités intérieures plongées sous la surface du bain de verre d'un four de verrerie. 6 — Ensemble suivant la revendication 2, caractérisé en ce 25 que l'intervalle entre les électrodes de chaque paire est compris approximativement entre le quart et les deux-tiers de l'intervalle séparant les paires adjacentes. 7 - Ensemble suivant la revendication 5» caractérisé en ce que les moyens de connexion comportent trois enroulements de secon— 30 daire de transformateur, les extrémités opposées de ces enroulements étant connectés à des extrémités différentes de ces électrodes. ' , 8 - Ensemble suivant la revendication 7» caractérisé en ce que l'une des extrémités de chaque enroulement est connectée à une 35 première électrode distincte et l'autre extrémité de chaque enroulement est connectée à une seconde électrode différente, cette seconde électrode étant, pour chaque enroulement, la troisième qui suit ladite première électrode. 9 - Ensemble suivant la revendication 8, caractérisé en ce 40 que les extrémités de chaque enroulement secondaire sont électri- 69 04112 12. 2000005 quement isolées des âutres enroulements secondaires à l'extérieur du four. 10 - Ensemble suivant la revendication 5» caractérisé en ce que chaque section de la paroi du four a une longueur d'environ •5 180 cm, les électrodes sont en molybdène et de section circulaire, l'intervalle entre les électrodes de chaque paire est compris entre 60 et 90 cm, le moyen de connexion comporte un transformateur triphasé reliant les électrodes à un réseau d'alimentation triphasé, le transformateur ayant trois enroulements de sortie dont cha-10 cun est connecté à une paire d'électrodes séparées par le plus grand intervalle »