La presente invention a pour objet des procédés et des dispositifs pour synthétiser des sons. Le secteur technique de l'invention est celui de la construction des synthétiseurs de sons, c'est- -dire des générateurs de signaux électroniques de fréquences acoustiqubs. On connaît déjà de nombreux procédés pour produire électroniquement des sons synthétiques par des techniques analogiques ou numériques. A côté des procédés de synthèse additive ou soustractive des sons, de nouvelles techniques de synthèse globale de sons complexes par modulation de fréquence ont été développés récemment. Le procédé de production de sons par modulation de fréquence consiste a mélanger un signal sinusoïdal de fréquence fl dite fréquence porteuse avec un deuxième signal de fréquence f2. On obtient un signal périodique dont le spectre contient les fréquences fl { kf2, k étant un nombre entier positif ou nul. On rappelle que si l'on multiplie l'amplitude instantanée d'un signal sinusoïdal de fréquence fl par l'amplitude instantanée d'un deuxième signal sinusoldal de fréquence f2 on obtient un signal qui est la somme de deux signaux sinusoldaux,de fréquence respective, fl + f2 et fl - f2. On connaît la technique de synthèse de sons par distorsion non linéaire qui consiste a transformer un signal sinusoldal de fréquence fo en lui appliquant une fonction de transfert non linéaire, par exemple une fonction de transfert qui est un polynôme de degré n. On obtient ainsi un signal de sortie périodique qui est développable en série de FOURIER et qui est la somme de plusieurs signaux sinusoldaux de frequence k fo, k étant un entier positif ou nul. Le signal obtenu par distorsion contient donc le signal d'entrée et ses harmoniques. La distorsion peut être obtenue par voie analogique en amplifiant un signal sinusoldal au moyen d'un amplificateur non linéaire, dont le gain varie avec l'amplitude instantanée du signal d'entrée. Un tel amplificateur dit conformateur délivre d la sortie un signal contenant des harmoniques du signal d'entrée dont les amplitudes dépendent de la fonction de transfert (gain) de l'amplificateur et de l'amplitude du signal d'entree. Ce procédé de distorsion est utilisé sur les orgues électroniques et dans certains instruments de musique moderne. La distorsion d'un signal sinusoïdal peut également être obtenue par voie numérique, par lecture de tables comme on l'expliquera ci-après. L'objectif de la présente invention est de procurer de nouveaux procédés et dispositifs qui combinent la distorsion et la modulation d'amplitude de signaux électriques et qui permettent d'obtenir, avec des moyens relativement simples, des sons très divers, notamment des sons qui se rapprochent des notes produites par des instruments de musique, harmoniques ou inharmoniques, ou bien des sons vocaux ou des sons nouveaux, tout a fait inhabituels. Cet objectif est atteint au moyen d'un procédé pour synthétiser des sons selon lequel on déforme par distorsion non linéaire un premier signal électrique sinusoïdal de fréquence fl, de sorte que l'on obtient un premier signal périodique contenant plusieurs harmoniques de fréquence klfl, kl étant un entier positif ou nul, on multiplie l'amplitude instantanée du premier signal périodique par l'amplitude instantanée d'au moins un deuxième signal électrique comportant une fréquence f2 et on convertit le signal périodique obtenu en un son dont le spectre contient les fréquences f2+kIfl. Le deuxième signal peut être un signal sinusoldal de fréquence f2 ou un signal périodique obtenu en déformant par distorsion non linéaire un signal sinusoïdal de fréquence f2 et dans ce cas, on obtient un son dont le spectre contient les fréquences k2f24klfl. On peut, en outre, multiplier l'amplitude instantanée du signal périodique contenant is fréquences k2f2 + klfl par l'amplitude instantanée d'un troisième signal électrique sinusoidal de fréquence fp, de sorte que l'on obtient un son dont le spectre contient les fréquences fp i k2f2 + kifs. Un dispositif analogique pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention comporte un premier oscillateur qui délivre un premier signal électrique sinusoldal de fréquence fi, un premier amplificateur non linéaire qui est connecté a la sortie dudit oscillateur et qui délivre un signal distordu comportant des harmoniques de fréquence klfl, au moins un deuxième oscillateur qui délivre un deuxième signal sinusoïdal de fréquence f2, un premier circuit analogique multiplicateur qui multiplie l'amplitude du signal distordu par l'amplitude du deuxième signal sinusoldal et un transducteur électroacoustique qui convertit le signal délivré par ledit multiplicateur en un son dont le spectre contient les fréquences f2 + kifs, kl étant un nombre entier positif ou nul. Un dispositif analogique selon l'invention peut comporter un deuxième amplificateur non linéaire qui est connecté à la sortie du deuxième oscillateur et qui délivre un signal dis tordu contenant les harmoniques k2f2 et dans ce cas, les sorties des deux amplificateurs non linéaires sont con nectées sur les deux entrées du premier circuit analogique multiplicateur et le spectre du son obtenu à la sortie du transducteur électroacoustique contient les fréquences k2f2 + klfl. De plus, un dispositif analogique selon 1 invention peut comporter un troisièmeoscilanirqaidélivre un troisième signal sinusoldal de fréquence fp et un deuxième circuit analogique multiplicateur qui multiplie l'amplitude de ce troisième signal par l'amplitude du signal sortant du premier circuit nultiplicateur et dans ce cas, le spectre du son obtenu a la sortie du transducteur électroacoustique contient les fréquences fp t k2f2 + klfl. Un dispositif numérique pour la mise en oeuvre de l'invention comporte - une première mémoire binaire pourvue d'un premier registre d'adresses dans laquelle sont enregistrées des valeurs numériques équidistantes de la fonction sinusoldale; - une deuxième mémoire binaire pourvue d'un deuxième registre d'adresses dans laquelle sont enregistrées des valeurs numériques successives d'une fonction de transfert an Eneårecorrespondant à des valeurs d'entrée équidistantes;; - une troisième mémoire binaire pourvue d'un troisième registre d'adresses dans laquelle sont enregistrées les valeurs numériques équidistantes de la fonction sinusoidale - une horloge électronique de fréquence ajustable qui est connectée sur les entrées de commande du premier et du troisième registre d'adresses et qui commande en synchronisme l'incrémentation de ces deux registres, avec des pas respectifs qui déterminent les fréquences fl et 2 des deux signaux sinusordaux dont les valeurs sortent de la première et de la troisième memoire; - un premier circuit multiplicateur binaire dont une entrée est connectée sur la sortie unique de la premiere mémoire binaire et dont la sortie est connectée sur le deuxième registre d'adresses; ; - un deuxième circuit multiplicateur binaire à deux entrées dont une entrée est connectée sur la sortie unique de la deuxième mémoire et dont l'autre entrée est connectée sur la sortie unique de la troisième mémoire; - un convertisseur numérique à analogique qui est connecté à la sortie du deuxième circuit multiplicateur; - et un transducteur électroacoustique qui est connecté sur la sortie dudit convertisseur. L'invention a pour résultat la production,par des moyens électroni ques,.de sons synthétiques qui peuvent présenter un spectre riche en fréquences et évolutif dans le temps. Des sons très complexes deviennent faciles à produire, à reproduire à l'identique et à contrôler à partir de sources simples, et par des moyens électroniques bien connus et peu onéreux. La grande variété des sons obtenus dépend du choix infini des distorsions que l'on peut appliquer à un même signal sinusoïdal et du nombre élevé de combinaisorsde fréquences que l'on peut faire. Il est possible de construire, au moyen de dispositifs selon l'invention, des appareils de musique polyphonique comportant des touches permettant de choisir les sons. Les procédés selon l'invention présentent l'avantage de pouvoir être mis en oeuvre en utilisant soit des dispositifs analogiques peu onéreux, soit des dispositifs numériques un peu plus coûteux, mais qui permettent de déformer les sons par distorsion en leur appliquant des fonctions de transfert non linéaires très diverses et très complexes qui peuvent être définies mathématiquement par exemple des fonctions constituées par des polynômes d'ordre n qui permettent de contrôler l'amplitude des divers harmoniques du signal dis tordu. f2 N1 Il est possible de créer des sons harmoniques Si - = N2 N1 et N2 étant des entiers. Dans le cas contraire, on obtient des sons inharmoniques. On peut notamment obtenir des sons à formant, qui se rapprochent de la voix humaine, c'est-à-dire des sons riches en harmoniques ayant un spectre en forme de courbe en cloche avec un harmonique renforcé autre que l'harmonique de rang 1. Ces sons à formant sont obtenus en choisissant f2 nfî. Les procédés et dispositifs selon l'invention sont une combinaison des procédés connus de distorsion et de modulation d'amplitude. Le procédé par distorsion permet uniquement, à partir d'un son pur, de fréquence fo, d'obtenir un son contenant les harmoniques kfo. La modulation d'amplitude permet, en multipliant les amplitudes instantanées de deux sons purs de fréquence fl et f2 d'obtenir un son contenant uniquement les deux fréquences 2 t f1. La combinaison des deux procédés permet d'obtenir des sons beaucoup plus riches dont le spectre contient toutes les fréquences f2 i klfl si l'on multiplie un son pur de fréquence f2 par un son distordu contenant les harmoniques k1f1. Si l'on pultiplie entre eux deux sons distordus k2f2 et klfl, on obtient un son encore plus riche dont le spectre contient toutes les fréquen- ces k2f2 + klfl. En faisant une deuxième multiplication par un troisième son pur de fréquence fp, on obtient des sons dont le spectre contient toutes les fréquences fp + k2f2 i klfl, ce qui permet d'améliorer encore la richesse des sons au prix d'un léger accroissement des circuits de synthèse. On remarquera que l'opération n'est pas commutative et qu'il vaut mieux d'abord distordre les signaux puis multiplier les amplitudes instantanées. Dans le cas contraire, on obtient un signal dont le spectre contient les fréquences k (f1 + 2), c'est-à-dire un son moins riche. Les procédés selon l'invention sont une combinaison de la distorsion des sons et de la multiplication des amplitudes instantanées d'aumDns deux sons, et de préférence, la distorsion précède la multiplication, c'est-à-dire que l'on multiplie les amplitudes instantanées de sons dont l'un au moins a été préalablement dis tordu. Les procédés et dispositifs selon l'invention permettent d'obtenir des spectres de sons analogues à ceux que l'on obtient par modulation de fréquence simple, avec porteuse multiples ou modulantes multiples y compris le repliement des fréquences négatives autour de l'origine. Le choix des distorsions est un nouveau paramètre qui permet de synthétiser de nouvelles classes de sons. Un avantage des procédés selon l'invention est que l'on peut les mettre en oeuvre par des dispositifs analogiques ou numériques. La description suivante se réfere aux dessins annexés qui représentent, sans aucun caractère limitatif, des exemples de réalisation de dispositifs selon l'invention. La figure 1 est un schéma d'un premier dispositif analogique de synthèse de sons. La figure 2 représente le spectre d'un son obtenu par ce premier dispositif. La figure 3 est un schéma d'un deuxième dispositif analogique de synthèse de sons et la figure 4 représente le spectre d'un son obtenu par ce deuxième dispsoitif. La figure 5 est un schéma d'un troisième dispositif analogique de synthèse de sons et la figure 6 représente le spectre d'un son obtenu par ce troisième dispositif. La figure 7 représente un schéma d'un dispositif numérique de synthèse de sons. La figure 1 représente un dispositif pour synthétiser des sons qui comporte un premier oscillateur 01 émettant un signal sinusoldal S1 de fréquence fl. L'oscillateur peut être muni de moyens permettant de moduler l'amplitude du signal. On a représenté à la sortie de l'amplificateur un signal S1 dont l'amplitude varie. La sortie de l'oscillateur SI est connectée sur un circuit Al qui déforme le signal par distorsion. Par exemple le circuit Al est un amplificateur non linéaire dont le gain varie avec l'amplitude du signal d'entrée, par exemple un amplificateur qui arrive à saturation. Le signal amplifié est un signal périodique de même fréquence f1 que le signal d'entrée.On sait qu'un tel signal est développable en série de FOURIER et qu'il est composé d'une somme d'harmoniques de fréquence klfl, kl étant un entier positif ou nul. Le degré de distorsion du signal varie avec l'amplitude du signal d'entrée et on peut donc,en modulant cette amplitudepfaire varier la richesse en harmoniques du signal distordu. Le dispositif comporte un deuxième oscillateur 02 qui émet un signal sinusoïdal 52 de fréquence 2, différente de fl ou non. Le dispositif comporte, en outre, un, circuit multiplicateur analogique X1, à deux entrées, qui sont connectées respectivement sur les sorties de l'amplificateur Al et de l'oscillateur 02. Le circuit X1 multiplie entre elles les amplitudes instantanées des signaux 52 et klfl et réalise une modulation d'amplitude. Les circuits multiplicateurs analogiques sont bien connus des électroniciens. On sait que la multiplication d'amplitude de deux signaux sinusoldaux de fréquence FI et F2 donne un signal résultant qui est la somme de deux signaux sinusoidaux,de fréquences respectives F1 i F2. On obtient donc à la sortie du multiplicateur X1 un signal S3 dont le spectre contient les fréquences 2 t klfl. La figure 2 représente ce spectre. On suppose par exemple que 2 = 3500 Hz et fl = 1500 Hz. On obtient un signal qdcontient les fréquences 3500 Hz, 5000 Hz, 6500 Hz, 8000 Hz et les fréquences 2000 Hz, 500 Hz. Du fait que sin - x = - sin x, on démontre qu'il y a un repliement autour de zéro comme cela se produit dans le procédé de production de sons par modulation de fréquence et le signal peut contenir encore les fréquences 1000 Hz, 2500 Hz que l'on a représentées en pointillés. On voit que le spectre obtenu est relativement riche. Par le choix des valeurs relatives de fl et f2, on peut déterminer la nature des sons obtenus.Par exemple, si f1 n2 l'on désire produire des sons harmoniques, il suffit que le rapport f2 - n1 n2 et nl étant des entiers premiers entre eux ou non. Par exemple si f2 = 5000 Hz et fl = 1000 Hz, on obtiendra un son qui comportera uniquement des harmoniques de la fréquence 1000 Hz. On remarquera que, dans ce cas,l'harmonique le plus intense n'est pas le premier. Si 2 = nfl, n étant un entier, on peut ainsi produire des sons à formants qui se rapprochent de ceux de la voix. Si on veut produire des sons inharmoniques il suffit de choisir nI des fréquences fl et 2 dont le rapport ne peut être mis sous la forme n1. La figure 1 représente un transducteur électroacoustique T, par exemple un haut-parleur,qui est connecté à la sortie du multiplicateur W1 et qui transforme le signal électrique S3 en un son. La figure 3 représente une variante de la figure I. Les parties homologues sont représentées par les mêmes repères. Dans ce cas, la sortie de l'oscillateur 02 est également connectée sur un circuit A2 qui déforme le signal S2 de sorte que l'on obtient un signal distordu contenant les harmoniques de fréquence k2f2, k2 étant un nombre entier positif ou nul. Afin d'enrichir le signal distordu, l'oscillateur 02 peut comporter des moyens pour moduler l'amplitude du signal S2. On obtient à la sortie du dispositif selon la figure 3, un signal périodique S3 dont le spectre contient les fréquences k2f2 + klfl. On a représenté ce spectre sur la figure 4. On voit qu'il se compose d'une suite de spectres analogues à celui de la figure 2 qui sont centrés chacun sur l'une des fréquences 2, 2f2, 3f2 représentées en traits plus forts. Pour la clarté du dessin, on n'a pas représenté les fréquences obtenues par repliement autour de l'origine. La comparaison des spectres selon les figures I et 3 montre que l'adjonction d'un circuit de distorsion A2 permet d'obtenir un spectre élargi et enrichi, Selon les valeurs respectives de fl et 2 et les degrés de distorsion utilisés, différents sons harmoniques, dispersés ou concentrés autour de zones de résonance, sons à battements lents et sons bruyants peuvent être engendrés par cette multiplication. La modulation des amplitudes des sons produits par les oscillateurs 01 et 02 permet de plus, d'obtenir des jeux instrumentaux différents de la même manière qu'avec un instrument de musique on peut obtenir des sonorités différentes sur une même note. La figure 5 représénte ureautre variante de dispositif analogique. Les deux lignes supérieures de ce dispositif représentent un circuit identique à celui de la figure 3 qui délivre un signal périodique S3 contenant les fréquences k2f2 + klfl. On adjoint à ce dispositif un troisième oscillateur 03 qui émet un signal périodique Sp de fréquence fp et un deuxième circuit multiplicateur analogique X2 à deux entrées qui sont connectées respectivement sur la sortie du circuit X1 et sur la sortie de l'oscillateur 03. Le circuit X2 multiplie l'amplitude instantanée du signal S3 par l'amplitude instantanée du signal Sp et l'on obtient à la sortie de X2 un signal périodique S5 qui est converti en un son par le haut parleur T. Le spectre du signal S5 est représenté sur la figure 6. il contient les fréquences fp + k2f2 i kifs. Ce spectre se compose de deux spectres analogues à celui de la figure 4 qui sont disposés symétriquement de part et d'autre d'une fréquence porteuse fp. On obtient ainsi un résultat analogue à celui que l'on obtient par le procédé de synthèse des sons par double modulation de fréquence. Ce spectre est à la fois élargi par rapport à chacun des sons initiaux et déplacé autour d'une porteuse. Des sons très complexes peuvent être produits avec des moyens électroniques très simples et peu onéreux, de sorte qu'il est possible de construire des appareils de musique polyphoniques très performants et relativement peu coûteux au moyen des dispositifs de synthèse des sons qui viennent d'être décrits. il est précisé que la multiplication étant une opération commutative, l'ordre des multiplications X1 et X2 pourrait être inversé sans changer le résultat, c'est-à-dire que l'on peut aboutir au résultat de la figure 6 par un dispositif qui serait celui de la figure 1 suivi d'un deuxième multiplicateur X2 qui multiplierait le signal S3 sortant du multiplicateur X1 de la figure 1 par l'amplitude instantanée d'un signal distordu. La figure 7 représente schématiquement un dispositif numérique de synthèse de sons selon l'invention. Le repère 1 désigne une première mémoire binaire dans laquelle sont enregistrées des valeurs numériques équidistantes de la fonction sinusoldale. Cette mémoire 1 est pourvue d'un registre d'adresses 2 qui comporte des moyens 3 pour incrémenter ce registre d'un pas ajustable. La mémoire comporte une sortie unique 4 sur laquelle sortent successivement, sous une forme multiplexée, les différentes valeurs correspondant aux adresses déterminées successivement par le registre 2. Le dispositif comporte une horloge électronique 5 qui sert de base de temps et qui est connectée sur l'entrée de commande 6 du dispositif d'incrémentation 3 du registre d'adresses 2. La fréquence de l'horloge et le pas d'incrémentation déterminent la fréquence 1 de la fonction sinusoldale dont les valeurs sortent sur la ligne 4. Le dispositif comporte un premier multiplicateur binaire 7 qui multiplie les valeurs numériques sortant de la mémoire 1 par une valeur numérique qui peut être fixe ou variable. Dans le cas où le facteur est constant, le multiplicateur 7 permet de déterminer l'amplitude du signal sinusoïdal SI. On a également représenté sur la figure 7 une mémoire 8 qui contient des valeurs numériques variables et qui est munie d'un registre d'adresses 9. On a représenté ces éléments en pointillés pour montrer qu'ils sont facultatifs. Le registre d'adresses 9 est connecté sur l'horloge 5 et la sortie unique de la mémoire 8 est connectée sur la deuxième entrée du multiplicateur binaire 7 de telle sorte que la mémoire 8 délivre. un facteur de multiplication variable ce qui permet de faire varier l'amplitude du signal S1 et d'obtenir ainsi une évolution dynamique du spectre du signal distordu. Le dispositif comporte une deuxième mémoire binaire 10, pourvue d'un deuxième registre d'adresses 11, dont l'entrée de commande est connectée sur la sortie du multiplicateur binaire 7. Dans la mémoire 10 sont enregistrées les valeurs numériques successives d'une fonction de transfert non linéaire correspondant à des valeurs d'entrée équidistantes. La fonction de transfert peut être une fonction complexe, par exemple une fonction polynôme de degré n ou tout autre fonction définie mathématiquement. Lorsqu'une valeur numérique arrive à l'entrée du registre d'adresses 11, la mémoire 10 délivre sur sa sortie unique 12 la valeur transformée en appliquant à cette valeur d'entrée la fonction de transfert contenue dans la mémoire 10. Le dispositif comporte, en outre, une troisième mémoire binaire 13, identique à la mémoire 1, dans laquelle sont enregistrées également des valeurs numériques équidistantes de la fonction sinusoldale. Cette mémoire 13 est pourvue d'un registre d'adresses 14 et d'un dispositif d'incrémentation 15 identiques au registre 2 et au dispositif 3. L'entrée de commande du dispositif d'incrémentation 15 est également connectée sur l'horloge 5. La fréquence de l'horloge et le pas d'incrémentation dû au dispositif 15 déterminent la fréquence 2 du signal sinusoidal52 dont les valeurs échantillonnées sont délivrées sur la sortie unique 16 de la mémoire 13. On a représenté en pointillés des éléments facultatifs constitués par un multiplicateur binaire 17 ainsi qu'une mémoire binaire 18 munie d'un registre d'adresses 19 qui remplissent les memes fonctions que le multiplicateur 7, la mémoire 8 et le registre d'adresses 9. On a également représenté en pointillés d'autres éléments facultatifs constitués par une mémoire 20 munie d'un registre d'adresses 21 qui remplissent une fonction identique à celle des éléments 10 et 11. Toutefois la fonction de transfert non linéaire dont les valeurs sont enregistrées dans la mémoire 20 peut être ou ne pas être identique à celle qui est enregistrée dans la mémoire 10. Le dispositif comporte un deuxième circuit multiplicateur binaire 22 à deux entrées qui sont connectées respectivement sur la sortie de la mémoire 10 et sur la sortie de la mémoire 20 dans le cas où celle-ci existe. Si la mémoire 20 et le registre 21 n'existent pas, la deuxième entrée du multiplicateur 22 est connectée directement à la sortie du multiplicateur 17 s'il existe, sinon à la sortie de la mémoire 13. Le multiplicateur 22 effectue la multiplication des valeurs numériques délivrées par la mémoire 10, qui sont les valeurs de l'amplitude instantanée du signal S1 distordu,par les valeurs numériques délivrées, soit par la mémoire 20, soit par la mémoire 13, qui sont les valeurs de l'amplitude instantanée du signal S2, distordu ou non. La sortie du multiplicateur 22 est connectée sur un convertisseur numérique à analogique 23 dont la sortie est connectée sur un transducteur électroacoustique 24 qui délivre un son dont le spectre contient les fréquences 2 i klfl si l'on n'utilise pas la mémoire 20 ou k2f2 + klfl si l'on utilise une mémoire 20. Bien entendu, on peut également construire un dispositif de synthèse numérique équivalent au dispositif analogique de la figure 5 en ajoutant au dispositif de la figure 7, un ensemble de circuits tels que les circuits 1 à 12 et un multiplicateur binaire supplémentaire identique au multiplicateur 22 et disposé en série avec celui-ci. Le dispositif numérique qui vient d'être décrit utilise des composants électroniques classiques et d'un coût relativement faible. il permet d'utiliser des fonctions de transfert très complexes et variés et donc d'obtenir des possibilités très différentes de spectres de sons. La synthèse par voie numérique permet, en outre, d'utiliser en temps partagé, un seul dispositif tel que celui de la figure 7 pour créer des sons polyphoniques très complexes. Bien entendu, sans sortir du cadre de la présente invention, les composants des dispositifs qui viennent d'être décrits à titre d'exemple, pourront être remplacés par des composants équivalents remplissant les mêmes fonctions. Il est précisé que dans le cas ou le deuxième signal est distordu la fréquence 2 de ce deuxième signal peut être identique à celle du signal fl, c'est-à-dire que l'on peut multiplier l'amplitude d'un signal distordu par elle-même pour synthétiser des sons par un procédé selon l'invention. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour synthétiser des sons, caractérisé en ce que l'on déforme par distorsion non linéaire un premier signal électrique sinusoïdal de fré quence fl, de sorte que l'on obtient un premier signal périodique conte nant plusieurs harmoniques de fréquence klfl, kl étant un entier positif ou nul, on multiplie l'amplitude instantanée du premier signal périodique par l'amplitude instantanée d'au moins un deuxième signal électrique comportant une fréquence 2 et on convertit le signal périodique obtenu en un son dont le spectre contient les fréquences 2 + klfl. 2 - Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que l'on déforme par distorsion non linéaire un deuxième signal électrique sinusoïdal de fréquence 2, de sorte que l'on obtient un deuxième signal périodique contenant plusieurs harmoniques de fréquence k22, k2 étant un entier positif ou nul, on multiplie l'amplitude instantanée du premier signal périodique par l'amplitude instantanée du deuxième signal périodique et l'on convertit le troisième signal périodique ainsi obtenu en un son dont le spectre contient les fréquences k2f2 + klfl. 3 - Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'on multiplie en outre, l'amplitude instantanée du troisième signal périodique par l'am plitude instantanée d'un signal électrique sinusoïdal de fréquence fp et on convertit ensuite le signal périodique obtenu par cette deuxième multi plication en un son dont le spectre contient les fréquences fp+k2f2+klfl. 4 - Procédé pour synthétiser des sons par voie numérique, caractérisé en ce que l'on enregistre dans une première mémoire binaire pourvue d'un premier registre d'adresses des valeurs numériques équidistantes de la fonction sinusoldale et l'on enregistre dans une deuxième mémoire binaire pourvue d'un deuxième registre d'adresses, des valeurs numériques successives d'une fonction de transfert non linéaire correspondant à des valeurs d'en trée équidistantes, on actionne le premier registre d'adresses par des impulsions d'horloge de fréquence ajustable, de sorte que l'on extrait de la première mémoire,par multiplexage, les valeurs numériques successives d'une fonction sinusoldale dont la fréquence fl dépend de la fréquence de l'horloge et du pas d'incrémentation dudit registre d'adresses, on multiplie lesdites valeurs numériques par un coefficient multiplicateur dans un circuit multiplicateur binaire, de sorte que l'on peut ajuster l'amplitude de la fonction sinusoldale, on dirige les valeurs numériques sortant dudit multiplicateur sur l'entrée du second registre d'adresses, de sorte que l'on obtient à la sortie de la deuxieme memoire les valeurs numériques successives de la fonction sinusoidale déformée par distorsion, on multiplie ces valeurs numériques dans un deuxième multiplicateur bi naire par les valeurs numériques successives d'un deuxième signal sinu soldal de fréquence 2, lequel peut etre également déformé par distorsion par les moyens précédemment décrits pour obtenir un signal sinusoïdal de fréquence f2 ou un signal dis tordu, on multiplie les valeurs numéri ques sortant du deuxième multiplicateur binaire en signaux analogiques puis ceux-ci en un son dont le spectre contient les fréquences f2tflkl si le deuxième signal n'est pas distordu ou les fréquences k2f2rklfl si le deuxième signal est distordu. 5 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'on fait varier l'amplitude des signaux sinusoidaux de sorte que le spectre des sons obtenus présente une évolution dynamique dans le temps. 6 - Dispositif analogique pour la mise en oeuvre d'un procédé selon la reven dication I, caractérisé en ce qu'il comporte un premier oscillateur qui délivre un premier signal électrique sinusoldal de fréquence fl, un pre mier amplificateur non linéaire qui est connecté à la sortie dudit oscil lateur et qui délivre un signal distordu comportant des harmoniques de fréquence klfl, au moins un deuxième oscillateur qui délivre un deuxième signal sinusoldal de fréquence 2, un premier circuit analogique multipli cateur qui multiplie l'amplitude instantanée dudit signal distordu par l'amplitude instantanée du deuxième signal sinusoïdal et un transducteur électroacoustique qui convertit le signal délivré par ledit multiplica teur en un son dont le spectre contient les fréquences 2 + klfl, kl étant un nombre entier positif ou nul. 7 - Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comporte, en outre, un deuxième amplificateur non linéaire qui est connecté à la sortie du deuxième oscillateur et qui délivre un signal dis tordu contenant les harmoniques k2f2 et les sorties des deux amplificateurs non linéaires sont connectées sur les deux entrées du premier circuit analogique multipli cafteur eau sortie duit premier circuit multiplicateur est connectée sur un transducteur électroacoustique qui délivre un son dont le spectre contient les fréquences k2f2 + klfl, k2 étant un nombre entier positif ou nul. 8 - Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comporte un troisième oscillaLeur qui délivre un troisième signal électrique sinu soldal de fréquence fp et un deuxième circuit analogique multiplicateur qui multiplie l'amplitude instantanée du signal sortant du premier circuit multiplicateur par l'amplitude instantanée du troisième signal électrique et la sortie du deuxième circuit multiplicateur est connectée sur un trans ducteur électroacoustique qui délivre un son dont le spectre contient les fréquences fp + k2f2 + klfl. 9 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6, 7 et 8, carac térisé en ce qu'il comporte, en outre, des moyens pour faire varier l'amplitude des signaux sinusoldaux émis par lesdits oscillateurs. 10 - Dispositif numérique pour la mise en oeuvre d'un procédé selon la reven dication 4, caractérisé en ce qu'il comporte - une premiere mémoire binaire pourvue d'un premier registre d'adresses dans laquelle sont enregistrées des valeurs numériques équidistantes de la fonction sinusoidale; - unedeuxième mémoire binaire pourvue d'un deuxième registre d'adresses dans laquelle sont enregistrées des valeurs numériques successives d'une fonction de transfert non linéaire correspondant à des valeurs d'entrée équidistantes; - une troisième mémoire binaire pourvue d'un troisième registre d'adresses dans laquelle sont enregistrées les valeurs numériques équidistantes de la fonction sinusoldale;; - une horloge électronique de fréquence ajustable qui est connectée sur les entrées de commande du premier et du troisième registre d'adresses et qui commande en synchronisme l'incrémentation de ces deux registres avec des pas respectifs qui déterminent les fréquences f1 et 2 des deux signaux sinusoidaux dont les valeurs sortent de la première et de la troisième mémoire; - un premier circuit multiplicateur binaire dont une entrée est connectée sur la sortie unique de la première mémoire binaire et dont la sortie est connectée surale deuxième registre d'adresses; ; - un deuxième circuit multiplicateur binaire à deux entrées dont une entrée est connectée sur la sortie unique de la deuxième mémoire et dont l'autre entrée est connectée sur la sortie unique de la troisième mé moire; - un convertisseur numérique-analogique qui est connecté à la sortie du deuxième circuit multiplicateur; - et un transducteur électroacoustique qui est connecté sur la sortie dudit convertisseur.