La présente invention concerne un procédé de broyage dans lequel la température de la matière à broyer dans un récipient vibrant est réglable. Il est connu, par la demande de brevet allemand mise à l'inspection publique sous DAS 1.298.392, d'injecter lors de la mise en oeuvre d'opérations de broyage dans un appareil du type mentionné ci-dessus -de préférence dans un broyeur à cuve vibrante- en vue du refroidissement de la matière à broyer, des gaz réfrigérants directement et ai-dessus de la surface de la matière à broyer dans la chambre de broyage dudit broyeur à cuve vibrante. L'invention a pour objet un procédé de mise en oeuvre d'opérations de broyage à basse température dans un récipient clos et vibrant, chargé par des agents de réglage de la température, gazeux ou liquides, par exemple des agents réfrigérants, de telle manière que même pour des matières dont le comportement au broyage peut être influencé par le maintien ou l'établissement de températures déterminées, grâce auxquelles une bonne qualité de broyage soit assurée et le rendement de l'opération de broyage soit augmenté. Selon l'invention, cet objectif est atteint par le fait que la chambre intérieure du récipient est chargée indirectement, au moyen d'au moins un canal de circulation de l'agent de réglage de la température entourant le récipient, et qu'en cas de besoin, une quantité additionnelle de cet agent est introduite dans la chambre intérieure du récipient.Cette solution a, vis-à-vis des procédés connus dans lesquels la matière à broyer est refroidie par contact direct avec l'agent de réglage de la température, par exemple un agent réfrigérant, l'avantage que la matière à broyer à l'intérieur du récipient est influencée thermiquement, dans une large mesure indirectement, si bien que pratiquement aucune circulation d'agent réfrigérant qui s'évapore ne se produit dans la chambre intérieure. On évite de cette manière que, par exemple, des agents de réglage de la température gazeux, dans le cas présent des vapeurs d'agent réfrigérant, pouvant circuler parfois avec de très grandes vitesses à travers la chambre de broyage, entrainent de fines particules de matière, qui n'ont pas encore été suffisamment broyées, à l'extérieur du récipient de broyage.Il en est de même pour d'autres agents de réglage de la température tels que la vapeur d'eau, des gaz froids ou chauds, grâce auxquels - lors de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention - la matière à broyer ne peut être influencée, ni chimiquement ni en ce qui concerne sa consistance. La solution décrite assure, par conséquent, surtout pour le broyage très fin, un bon rendement de broyage avec une qualité de broyage correspondante. Un autre avantage de cette solution consiste en ce- que, suivant la compatib avec la matière à broyer - mais aussi pour des motifs purement économiques on peut utiliser en même temps, à la demande, des agents de réglage de la température pour régler, directement ou indirectement, la température de la matière à broyer. On peut en outre, avantageusement, dans le cas d'une charge indirecte, faire circuler l'agent de réglage de la température en circuit fermé et le refroidir ou le réchauffer en retour. Il est prévu, dans une forme de réalisation de l'invention, que tout au moins une fraction de l'agent de réglage de la température soutiré de son canal de circulation soit injecté dans la matière à traiter avant son introduction dans le récipient. Grâce à cette mesure, on arrive à conditionner à l'avance la matière à broyer en l'amenant à une certaine température avant son introduction dans le récipient et elle n'est refroidie que dans le récipient lui-même à sa température de traitement, par exemple au-dessous de sa température de fragilisation. Ceci permet d'utiliser pratiquement à fond l'agent réfrigérant, si bien que la consommation en agent de réglage de la température, ainsi que les dépenses pour cet agent, peuvent être maintenues à un taux peu élevé. Dans une autre forme de réalisation de l'invention, il est prévu que la quantité d'agent de réglage de la température introduite dans le canal correspondant soit régulée en fonction de la température de la matière à traiter avant son introduction dans le récipient. Si l'on connait la température de traitement de la matière à broyer on peut, de cette manière, introduire avantageusement une quantité d'agent de réglage de la température adaptée aux caractéristiques de la matière à broyer, de manière à atteindre une qualité de broyage prédéterminée. Il est en outre prévu, dans une forme de réalisation de l'invention, que l'agent réglage de la température - par exemple un agent réfrigérant - soit introduit dans la chambre intérieure du récipient en un ou plusieurs points au-dessous de la surface de la matière à broyer et, de préférence, tangentiellement. Cette manière d'opérer présente l'avantage que la quantité d'agent de réglage de la température introduite en cas de besoin dans la chambre de broyage est amenée immédiatement en contact direct avec la matière à broyer, si bien que, par exemple dans le cas du broyage à basse température, elle est disponible aux mêmes endroits où sont libérées les quantités de chaleur dégagées par le broyage.Ceci a une importance particulière pour les matières qui, comme toute une série de matières plastiques, ont une conductivité thermique réduite et - avant tout - pour les matières pour lesquelles la température de fragilisation ne dépasse que légèrement la température régnant dans la chambre de broyage. De plus, cela présente l'avantage que l'agent réfrigérant de la matière à broyer sort uniformément sur toute la longueur du récipient et qué l'agent réfrigérant transformé en vapeur ne se déplace jamais à une vitesse excessive à la surface de ladite matière. Dans une autre forme de réalisation, il est prévu que - tout au moins - une fraction de la quantité d'agent de réglage de la température soutirée du canal où il circule est introduite dans la chambre intérieure du récipient. De cette manière, on peut aussi recourir avantageusement à un seul et même agent de réglage de la température pour le refroidissement direct et indirect, afin de maintenir des températures variant dans un intervalle prédéterminé dans la- chambre intérieure du récipient. A cet égard, il est avantageux que la quantité d'agent de réglage de la température introduite directement dans la chambre intérieure du récipient soit réglée en fonction de la température dudit agent à la sortie de la chambre intérieure du récipient. Il est possible, en opérant ainsi, d'introduire une quantité exactement réglée d'agent de régulation de la température dans la chambre intérieure du récipient afin de maintenir la température de traitement requise, constante, par exemple une température au-dessous de celle de fragilisation de la matière à broyer sur toute la longueur du récipient. Dans une forme de réalisation préférée de l'invention, il est prévu que l'agent de réglage de la température sortant de la chambre intérieure du récipient soit introduit,dans la matière chargée, dans le récipient par au moins une conduite d'évacuation. Ceci présente l'avantage que la matière chargée dans le récipient est, de plus, portée au préalable à une certaine température et qu'on tire ainsi un parti maximal de l'agent de réglage de la température. Par ailleurs, dans une forme de réalisation de l'invention, la vitesse de l'agent de réglage de température dans la conduite d'évacuation en aval du récipient est régulée de manière à ne pas dépasser une valeur donnée à l'avance. En opérant ainsi, on arrive à ce que la vitesse de l'agent gazeux de réglage de la température, par exemple d'un agent réfrigérant transformé en vapeur dans la chambre intérieure du récipient, puisse etre réglée, en fonction du poids spécifique de la matière à broyer et de la finesse de la matière broyée, de manière que les fines particules qui doivent être soumises à un broyage subséquent très fin ne soient pas entraînées à l'extérieur de la chambre intérieure, si bien que la qualité du broyage est améliorée d'une façon très simple. L'invention concerne en outre un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé décrit et qui comporte au moins un récipient entouré, de préférence, d'une enveloppe de calorifuge, qui est monté de manière à pouvoir vibrer et qui est muni d'un mécanisme générateur de vibrations. Selon l'invention, le récipient comporte directement contre sa paroi et, de plus, à 1'intérieur d'une enveloppe calorifuge éventuelle, au moins un cane pour l'agent de réglage de la température entourant, tout au moins partiellement, ce récipient; ce canal comportant à chaque fois au moins un dispositif d'alimentation d'agent de réglage de la température et un dispositif d'évacuation de cet agent.Grâce à cet agencement de l'appareil selon l'invention, l'agent de réglage de la température peut être mis directement en contact avec les surfaces extérieures du récipient si bien que, pour une conductivité thermique suffisamment élevée des parois du récipient, l'on obtient aussi bien un apport qu'une dissipation satisfaisants des quantités de chaleur produites lors du broyage. Dans une forme de réalisation du dispositif selon l'invention, le canal destiné à l'agent de réglage de la température entoure le récipient en formant une hélice par rapport à l'axe longitudinal dudit récipient. Par ce moyen, on réalise une charge très régulière du récipient par les agents de réglage de la température, si bien que les parois du récipient sont chargées thermiquement de façon uniforme. A ce sujet, il est avantageux de placer contre les parois du récipient plusieurs canaux hélicoldaux pour l'agent de réglage de la température, de préférence à la manière d'une vis à filetages multiples. L'avantage de cette forme de réalisation consiste en ce qu'on peut faire circuler au contact du récipient, et sans grande complication, des quantités importantes d'agent de réglage de la température dans le cas où des températures nettement supérieures ou nettement inférieures à la température ambiante doivent être maintenues dans la chambre intérieure du récipient. Dans une autre forme de réalisation de l'appareil selon l'invention, il est prévu, pour former un ou plusieurs canaux pour l'agent de réglage de la température, d'entourer le récipient à une certaine distance d'une enveloppe coaxiale, l'espace intermédiaire ainsi créé étant subdivisé par au moins une nervure. Il y a avantage à disposer ces nervures de manière à créer dans la direction de l'axe longitudinal du récipient des canaux en zigzag, ou formant des sinusoides. Grâce à ces canaux - réalisés avantageusement de manière simple et peu coûteuse - on crée un courant d'agent de réglage de la température orienté sensiblement dans la direction de l'axe longitudinal du récipient. Avec un courant qui est orienté de préférence à contre-courant du sens de circulation de la matière à travers le récipient, le contact prolongé entre l'agent de réglage de la température et la paroi du récipient a pour effet un apport de chaleur ou une évacuation de la chaleur, satisfaisants. Le procédé selon l'invention sera mieux compris en référence aux dessins schématiques annexés représentant des exemples de réalisation d'un récipient réalisé selon l'invention sous la forme d'un broyeur à cuve vibrante destiné au broyage aux basses températures. La figure i représente schématiquement l'installation de broyage. La figure 2 représente à plus grande échelle une coupe du broyeur à cuve vibrante le long de la ligne II-II de la figure 1. Les figures 3 à 7 représentent, à plus grande échelle, d'autres formes de réalisation préférées de l'objet de l'invention. Un broyeur à cuve vibrante, constitué par deux récipients parallèles 1 et 2 équipés d'un mécanisme générateur de vibrations non décrit en détail et fixés sur un cadre support monté de manière à pouvoir vibrer, est raccordé à l'une des extrémités du récipient 1, par un orifice 3 d'arrivée de la matière et une conduite 5 d'introduction de la matière à broyer pourvue d'un sas imperméable aux gaz - par exemple un sas à roue cellulaire 4 - à une trémie 6 d'introduction de la matière. Le récipient 1 est relié, à son extrémité opposée à l'orifice 3, par un tube 7 de communication, au récipient 2. Le récipient 2 comporte de son côté, à son extrémité opposée à l'embouchure du tube de communication 7 , une ouverture 8 d'évacuation de la matière, qui communique - par une conduite 9 d'évacuation de la matière - avec un récipient collecteur 10 destiné à la matière dont le broyage est terminé. Le récipient collecteur 10 est relié par une conduite 28 d'évacuation des gaz à la trémie d'introduction de la matière 6. Les récipients de broyage 1 et 2 sont entourés sur leur surface extérieure d'une enveloppe calorifuge Il qui est entourée elle-même d'une enveloppe extérieure 12. Au voisinage de la surface de contact du récipient et de l'enveloppe isolante, il est prévu au moins un canal 13 parcouru par un agent réfrigérant et entourant tout au moins en partie le récipient ; ce canal comporte un dispositif 14 d'évacuation de l'agent réfrigérant au voisinage de l'orifice 3 d'arrivée de la matière et, au voisinage de l'orifice 8 de sortie de la matière, un dispositif 15 d'introduction de l'agent réfrigérant. Le dispositif 15 d'introduction de l'agent réfrigérant est relié - par une conduite 16 de communication et une soupape de régulation 17 intercalée - à un système 18 d'alimentation en agent réfrigérant. Le dispositif d'évacuation de l'agent réfrigérant est relié par une conduite d'évacuation 19 - dans laquelle est intercalée une soupape 20 de régulation à trois voies - avec la trémie 6 d'alimentation. La soupape de régulation 17 est réunie par un moteur de réglage 39 et un régulateur 21 avec une sonde de température 22 placéedans la trémie d'alimentation 6. Comme l'indique en détail la figure.2, des orifices 25 d'introduction de l'agent réfrigérant, répartis uniformément dans le sens de la longueur du récipient 1 ou 2, sont disposés tangentiellement de manière à se trouver à chaque fois sur le côté du récipient le long duquel, sous l'influence du mouvement vibratoire, la matière à broyer se déplace vers le bas. Une conduite 24 de distribution qui est elle-même reliée avec une conduite de dérivation 23 est raccordée à chaque orifice 25 d'alimentation. La conduite de dérivation 23 et la conduite d'évacuation 19 sont reliées entre elles par une soupape de régulation 20 à trois voies.Cette soupape de régulation 20 fonctionne - par l'intermédiaire d'un régulateur 26 - en liaison avec une sonde de température 27 qui est mise en place à l'extrémité de sortie du récipient 2, directement au-dessus de la surface de la matière dans ce récipient. Un filtre 29 est disposé dans la conduite 28 d'évacuation des gaz, juste en aval du récipient collecteur 10 et est destiné à retenir les poussières de matière finement broyée. Une sonde manomètrique 30 est disposée dans la région en aval du filtre 29 de la conduite d'évacuation des gaz et coopère, par l'intermédiaire d'un régulateur 31, avec une soufflante 32. Dans la région en amont de l'endroit où débouche dans la trémie 6 d'alimentation la conduite d'évacuation des gaz, une soupape de retenue 33 est mise en place afin de maintenir la pression. Le mode de mise en oeuvre du procédé selon l'invention est décrit plus en détail ci-après. La matière à broyer sortant de la trémie d'arrivée 6 est introduite, en passant par le sas 4 à roue cellulaire et la conduite d'introduction 5 de la matière, dans le récipient 1 à cuve vibrante qui est rempli en partie d'éléments broyants tels que des billes, des barres ou encore des galets du type "Cylpebs". La matière prérefroidie dans la trémie d'entrée 6 jusqu'à une température voisine du point de fragilisation, puis refroidie au-dessous du point de fragilisation dans les récipients 1 et 2 est fragmentée entre les éléments broyants grâce aux mouvements vibratoires du broyeur.La matière broyée dans le récipient 1 du broyeur à cuve vibrante parvient - en passant par une paroi séparatrice perforée 36 qui retient les éléments broyants et par le tube de communication 7 - dans le récipient 2 dans laquelle elle est soumise à un nouveau broyage entre des éléments broyants. Grâce à ce mouvement vibratoire et à la matière tombant en permanence dans le récipient 1, il se forme un courant continu de matière à broyer, qui se déplace de l'orifice 3 d'introduction de la matière à l'orifi ce ss de sortie de la matière. La matière dont le broyage est terminé et qui sort par la conduite d'évacuation 9 est recueillie dans le récipient collecteur 10. La chaleur dégagée pendant l'opération de broyage et les pertes de frigories qui se produisent malgré la mise en place d'une enveloppe isolante autour du récipient sont compensées en refroidissant indirectement de l'extérieur les récipients 1 et 2, à l'aide d'agents réfrigérants tels que par exemple l'azote liquide, l'argon ou d'autres agents réfrigérants semblables connus qui circulent, dans des canaux pour agents réfrigérants, autour des récipients 1 et 2, de préférence à contre-courant du déplacement de la matière. Il est ainsi possible de maintenir dans la chambre intérieure des récipients 1 et 2 une température aussi constante que possible, qui n' est que peu inférieure au point de fragilisation de la matière à broyer. L'agent réfrigérant qui sort du récipient 1 est introduit - en passant par la conduite de sortie de l'agent réfrigérant 19 dans la trémie d'alimentation 6 en vue de refroidir préalablement (prérefroidissement) la matière à traiter. La quantité d'agent réfrigérant circulant ainsi autour des récipients 1 et 2 est régulée en fonction de la température de la matière à broyer qui est mesurée par une sonde de température 22, de préférence un thermocouple et transmise à un régulateur 21 qui actionne par l'intermédiaire d'un moteur de réglage 39 la soupape de régulation 17 de manière à la fermer ou à l'ouvrir. Si l'on doit maintenir, dans le cas d'une matière à broyer dont la température de fragilisation est très basse, une basse température déterminée en conséquence dans l'espace intérieur du récipient, on peut introduire une quantité additionnelle d'agent réfrigérant dans les récipients 1 et 2 par la soupape de régulation 20 à trois voies. Comme l'indique la figure 2, l'agent réfrigérant est injecté tangentiellement en différents points, ce qui a pour effet un refroidissement intensif de la matière à broyer dans la zone de broyage. De cette manière, on empêche dans une large mesure l'apparition de vitesses élevées du gaz dans les parties exemptes d'éléments broyants et à cause desquelles les particules broyées jusqu'à une certaine finesse courraient le risque d'être entraînées à l'extérieur du broyeur alors que leur broyage n'est pas achevé.La quantité d'agent réfrigérant additionnel introduit dans la chambre intérieure du récipient est régulée en fonction de la température qui est mesurée à l'extrémité du récipient 2 en face de l'orifice 8 a'é,acuation de la matière à broyer et au-dessus de la surface de cette matière par une sonde de température 27, de préférence un thermocouple. Ce thermocouple coopère avec un régulateur 26 qui ouvre par un moteur de réglage 40 la soupape 20 régulatrice à trois voies, de telle manière que lesdites quantités additionnelles d'agent réfrigérant pénètrent dans la chambre intérieure du récipient.Les gaz produits par l'évaporation de l'agent réfrigérant parviennent, en sortant des récipients 1 et 2 et du récipient collecteur 10 et en passant par un filtre 29, dans la conduite 28 d'évacuation des gaz et sont introduits, en vue d'un prérefroidissement complémentaire de la matière à traiter, dans la trémie d'entrée 6. Une sonde manométrique 30 placée dans la conduite d'évacuation des gaz, qui coopère avec une soufflante 32 par l'intermédiaire d'un régulateur de pression 31 et une soupape de retenue 33 placée en amont de la trémie d'entrée dans la conduite d'évacuation des gaz règle le courant de gaz dans les récipients 1 et 2 du broyeur vibrant à une valeur correspondant aux caractéristiques de la matière à broyer.Ce procédé de refroidissement sensiblement indirect de la matière dans les récipients 1 et 2 du broyeur à cuve vibrante donne la possibilité de réaliser aussi bien un broyage très fin impeccable et continu de la matière, qu'une utilisation optimale de l'agent réfrigérant. A la place d'un dispositif de régulation à fonctionnement automatique, on peut munir chaque sonde de température simplement d'un appareil indicateur si bien que, dans le cas où seules des fluctuations de grande amplitude sont à éliminer par réglage, les quantités d'agent réfrigérant destinées au refroidissement direct ou indirect de la matière peuvent être réglées à la main, le cas échéant par l'intermédiaire d'une télécommande. Les figures 3 à 7 représentent des formes de réalisation préférées des canaux de circulation de l'agent réfrigérant. Comme l'indique la figure 3, des rainures hélicoi- dales, qui sont entourées d'une enveloppe 35, sont avantageusement ménagées dans la paroi extérieure 34 des récipients 1 eut 2, cependant que cette enveloppe est appliquée directement contre la paroi du récipient et est liée rigidement au dispositif 15 d'introduction de l'agent réfrigérant et au dispositif 14 d'évacuation de l'agent réfrigérant, respectivement. Le canal hélicoïdal formé de cette manière est prolongé par un alésage ménagé dans le dispositif d'introduction de l'agent réfrigérant ou celui d'évacuation dudit agent réfrigérant ; le système d'alimentation 18 et/ou la conduite d'évacuation 19 sont raccordés à cet alésage par la conduite 16 de liaison.Les dispositifs d'introduction et d'évacuation de l'agent réfrigérant sont réalisés avantageusement en une matière très mauvaise conductrice de la chaleur. L'enveloppe 35 est entourée sur sa face extérieure par une enveloppe calorifuge 11 constituée par exemple par de la mousse de polyuréthane qui est protégée à son tour par une enveloppe extérieure 12 contre les influences extérieures. Selon la figure 4, le canal de circulation de l'agent réfrigérant entourant le récipient peut aussi être constitué avantageusement par des rainures hélicoldales empreintes dans l'enveloppe 35. L'enveloppe ainsi formée est appliquée directement par ses nervures 36 sur la paroi 34 du récipient et est reliée rigidement aussi bien à la paroi du récipient qu'au dispositif d'introduction et au dispositif d'évacuation de agent réfrigérant, respectivement. Comme on le voit sur la figure 5, on dispose avantageusement dans la rainure hélicoldale ménagée dans la paroi du récipient, un tube 37, par exemple en cuivre ou en acier V2A (selon les normes allemandes DIN) qui est relié rigidement, au voisinage de la rainure, à la paroi 34 du récipient. Le tube 37 pénètre tangentiellement dans l'alésage ménagé dans le dispositif d'introduction et dans le dispositif d'évacuation de l'agent réfrigérant. La section transversale de ce tube peut présenter, dans le cas présent, n'importe quelle forme désirée et correspondre essentiellement à la forme de la rainure. Dans une autre forme de réalisation des canaux de circulation de l'agent réfrigérant, on peut avantageusement disposer sur la périphérie du récipient des nervures sur lesquelles on enfile une enveloppe 35. L'espace intermédiaire formé entre cette enveloppe 35 et la paroi 34 du récipient peut être réalisé par ces cloisons ou chicanes de manière à créer des canaux de circulation pour l'agent réfrigérant qui entourent eux-mêmes le récipient, en formant une vis à un ou plusieurs filets ; on peut aussi, comme on l'a représenté sur les figures 6 et 7, subdiviser cet espace intermédiaire de manière à provoquer la formation d'un courant d'agent de refroidissement en zigzag, orienté essentiellement parallèlement à l'axe longitudinal du récipient. L'invention n'est pas limitée à l'exemple du broyage de matières granulaires à basse température, au contraire elle peut être mise en oeuvre avantageusement également pour le broyage et/ou l'homogénéisation de produits de l'industrie chimique ou des industries alimentaires, pour lesquels une température déterminée doit être maintenue pendant le traitement. Dans ces domaines d'application, le procédé selon l'invention ainsi que l'appareillage selon l'invention peuvent être mis en oeuvre avantageusement également pour le broyage et/ou l'homogénéisation de matières humides ou pâteuses. Suivant le niveau de la température, on peut utiliser dans ce cas, comme agent de réglage de la température, des liquides tels que l'eau, les huiles etc. ou des gaz ou des vapeurs. On dispose une enveloppe isolante autour du récipient comportant le canal de circulation de l'agent de réglage de la température dans tous les cas où la différence de température par rapport à l'environnement pourrait provoquer une augmentation des- dépenses de refroidissement ou de chauffage de l'agent de réglage de la température. Dans la description qui précède, l'expression "chargée thermiquement" signifie soumise à une action thermique1, et le terme "agent de réglage de la température" doit être entendu comme "fluide de réglage de la température". REVENDICATIONS 1. Procédé pour l'exécution d'opérations de broyage avec réglage simultané de la température de la matière dans un récipient vibrant, caractérisé en ce que la chambre intérieure du récipient est soumise à une actiop thermique de façon indirecte par le fluide de réglage de la température circulant dans au moins un canal qui entoure ledit récipient, et en ce que - en cas de besoin - le fluide de réglage de la température est introduit directement dans la chambre intérieure du récipient. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins une fraction du fluide de réglage de la température prélevé dans le canal où il circule est injecté dans la matière à traiter avant son introduction dans le récipient. 3. Procédé selon l'une des revendications 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que les quantités de fluide de réglage de la température à introduire dans la chambre intérieure du récipient sont introduites en un ou plusieurs points au-dessous de la surface de la matière à broyer et, de préférence, tangentiellement. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications I à 4, caractérisé en ce qu'au moins une fraction de la quantité de fluide de réglage de la température prélevé dans le canal où il circule est introduite dans la chambre intérieure du récipient. 6. Procédé selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que la quantité de fluide de réglage de la température introduite directement dans la chambre interieure du récipient est régulée en fonction de sa température à la sortie de ladite chambre intérieure. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendic- tions 4 à 6, caractérisé en ce que le fluide de réglage de la + mpératura sortant de la chambre intérieure du réservoir est introduit par au moins une conduite d'évacuation dans la matière à traiter. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la vitesse du fluide de réglage de la température dans la conduite d'évacuation en aval du récipient est régulée de manière à ne pas dépasser une valeur prédéterminée. 9. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, qui comporte au moins un récipient, entouré de préférence d'une enveloppe calorifuge, monté de façon à pouvoir vibrer et équipé d'un mécanisme générateur de vibrations, caractérisé en ce que ledit récipient (1,2) comporte directement contre sa paroi (34) et au-dessous de l'éventuelle enveloppe calorifuge (il) au moins un canal de circulation d'un fluide de réglage de la température (13), entourant tout au moins partiellement ledit récipient (1,2), chacun desdits canaux comportant au moins un dispositif d'introduction du fluide de réglage de la température (15) ainsi qu'un dispositif d'évacuation dudit agent (14). 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que le canal de circulation de l'agent de réglage de la température (13) décrit une hélice autour de l'axe longitudinal du récipient. 11. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que plusieurs canaux hélicoldaux parallèles filetages multiples. 12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 9,10 et 11, caractérisé en ce que, y-- fluide de réglage de la température, le récipient (1,2) est entouré a une certaine distance d'une enveloppe de même axe (12), l'espace intermédiaire ainsi formé étant subdivisé par au moins une nervure (36). 13. Dispositif selon la revendication i2, caractérisé en ce que les nervures (36) sont disposées de manière à créer dans la direction de l'axe longitudinal du récipient des canaux en zigzag ou en forme de sinusoïde.