L'invention est relative à un raccord pour le montage de canalisations ou tuyaux souples ou semi-rigides. Les raccords connus conçus pour cet usage peuvent être classés en deux types distincts selon la solution apportée au problème de l'étanchéité : les raccords à étanchéité conique par l'intérieur de la canalisation et les raccords à étanchéité par l'extérieur de la canalisations Du fait de la très grande diversité existant pour un même diamètre extérieur dans les diamètres intérieurs des canalisations courantes, les premiers sont d'application très limitée et par conséquent ont tendance à être éliminés peu à peu au profit des seconds. lies seconds sont de constitution en général très complexe et présentent un minimum de quatre ou cinq pièces distinctes, dont un joint torique logé dans une gorge annulaire qui se révèle presque toujours insuffisant pour absorber les forts écarts de tolérance que l'on rencontre pour un même diamètre extérieur nominal des canalisations courantes. La conception même de ces raccords nécessite en outre, pour leur fabrication une quantité importante de matière et la mise en place de l'extrémité des canalisations dans ces raccords est presque toujours très malaisée. L'invention a pour but de remédier aux inconvénients qui viennent d'être exposés en garantissant une excellente étanchéité sur l'extérieur de la canalisation (raccord du second type), par compression d'un joint torique entre un corps et un écrou sans faire appel à d'autres organes supplémentaires. Pour l'intelligence de la description qui suit, on se réfèrera aux dessins, parmi lesquels - la figure 1 est une coupe axiale selon AA (fig 2) d'un raccord conforme à l'invention, monté à l'extrémité d'une canalisation. - la figure 2 est une vue de bout de l'écrou monté, canalisation coupée. On voit aux dessins l'extrémité d'une canalisation souple ou semi-rigide 1, de type courant sur laquelle est monté un raccord selon l'invention. Celui-ci est constitué exclusivement de trois pièces distinctes : un corps 2, un écrou 3 et,interposé, un joint torique 4. lie corps 2 se termine par un embout mâle classique 5 fileté par exemple au pas du gaz pour tout raccordement usuel. Sa surface extérieure adjacente à l'embout 5 se présente de préférence sous une forme prismatique polygonale 6 à six pans pour faciliter l'assemblage ultérieur. La forme 6 est prolongée par une partie cylindrique de plus grand diamètre 7, constituant une sorte de manchon fileté extérieurement en 8. Au niveau de la forme prismatique 6, et éventuellement partiellement du manchon 7, le corps 2 présente intérieurement une partie de révolution 9 de diamètre correspondant au diamètre extérieur de la canalisation 1. Cette partie 9 sert de butée en bout et/ ou latéralement de surface d'appui à l'extrémité de la canalisa tion 1.De préférence, cette surface d'appui 9 sera très légèrement conique, ce qui permet de recevoir et maintenir de façon optimale par coincement des canalisations dont les tolérances sur le diamètre nominal sont assez larges, et assure en outre une première barrière d'étanchéité entre l'intérieur de la canalisation et l'extérieur. Dans le manchon 7 du corps 2, la surface d'appui 9 fait place à un épaulement 10 qui définit avec la surface extérieure de la canalisation 1, une cavité annulaire ouverte vers l'extérieur du corps 2. Cette cavité abrite le joint torique 4, de type conventionnel, et pour rendre le montage le plus aisé possible elle est de préférence légèrement conique. L'écrou 3 présente d'abord un manchon cylindrique 12 fileté intérieurement et venant se visser sur la partie filetée 8 du manchon 7 du corps 2. Puis, en se déplaçant radialement vers le centre, on rencontre une gorge annulaire 13 de section rectangulaire servant d'organe femelle au manchon 7 du corps 2, organe male correspondant. A la gorge annulaire 13 et limitant celle-ci, succède une portée de révolution 14 qui vient s'enfoncer dans la cavité annulaire qui abrite le joint torique 4 et comprimer celui-ci. La portée 14 est limitée vers l'intérieur par une surface de préférence conique en dépouille à laquelle succède axialement une protubérance de révolution 15 à arête vive de section en forme de dent et dont le diamètre est légèrement plus faible que le plus petit diamètre réel de canalisation compatible avec la tolérance sur le diamètre nominal.Du côté de cette arête 15 opposé au joint torique 4, l'écrou 3 présente intérieurement une gorge de révolution 16 de forme arrondie elle même limitée vers l'extérieur par un bourrelet de forme arrondie 17 et de diamètre correspondant au diamètre nominal de la canalisation 1. Pour favoriser l'assemblage, l'écrou 3 présente une forme extérieure appropriée, comme par exemple des ailes 18. Ainsi, lors de l'assemblage, l'arête circulaire 15 va s incruster dans la surface extérieure de la canalisation et maintenir celle-ci fermement tant axialement que radialement. Par ailleurs la forme particulière de sortie de l'écrou 3 permet à la canalisation 1 de se déformer à l'intérieur de l'écrou 3 sous l'effet de la pression, ce qui assure une meilleure tenue et évite à la canalisation 1 une fatigue excessive à la sortie de l'écrou 3. En outre un guidage parfait est obtenu sur toute la périphérie de la canalisation et en plusieurs zones successives lors de sa pénétration dans le raccord, et ceci sans en tramer le joint torique 4, ce qui permet un montage extre#me- ment facile, sans même rendre nécessaire un démontage préalable du raccord. La simplicité extrême du raccord qui vient d'être décrit par permet une importante économie de matièreyrapport à l'état connu de la technique. Pour la fabrication du corps 2 et de l'écrou 3 on pourra utiliser avantageusement des matériaux plastiques. Revendications 1. Raccord pour canalisations souples ou semi-rigides, caractérisé par le fait qu'il est constitué exclusivement de trois pièces distinctes - un corps comportant une surface d'appui interne, de préfé rence légèrement conique, pour recevoir l'extrémité de la canalisation et de diamètre moyen correspondant au dia mètre extérieur de celle-ci, un épaulement interne adjacent à la surface d'appui, et une surface cylindrique externe filetée, - un joint torique venant se loger contre l'épaulement précé dent, - et un écrou présentant un manchon fileté intérieurement venant se visser sur le corps et une portée intérieure venant se loger dans l'épaulement du corps contre le joint torique. 2. Raccord selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'écrou présente sur sa paroi intérieure une protubérance de révolution à arête vive, de section triangulaire en forme de dent, dont le diamètre est légèrement plus faible que le plus petit diamètre réel de canalisation compatible avec la tolérance sur le diamètre nominal. 3. Raccord selon la revendication 2, caractérisé par le fait cue la paroi intérieure de l'écrou présente du côté de l'arête opposé au joint torique une gorge de révolution de forme arrondie limitée vers l'extérieur par un bourrelet de forme arrondie et de diamètre correspondant au diamètre nominal de la canalisation. 4. Raccord selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que le corps et l'écrou sont fabriqués en matériau plastique.