La présente invention concerne un pochoir pour impression au cadre plat ou au pochoir rotatif, comprenant un tamis présentant des parties étanches et des parties perméables destinées à livrer passage à la pate d'impression. Il convient tout d'abord de préciser que le terme "pâte d impression" utilisé dans la présente demande englobe toutes les matières susceptibles d'être déposées par impression, quelles soient liquides, pâteuses ou pulvérulentes. Les pochoirs actuellement utilisés, qui ont sensiblement la même épaisseur, tant au niveau de leurs parties étanches qut celui de leurs parties perméables, ne permettent pas de réaliser des impressions en relief. En effet, en#raison de l'uniformité de la surface active du tamis de ces pochoirs, le matériau à imprimer ou à enduire amené sous les parties perméables demeure en contact avec celle ci et, se trouvant en-outre comprimé, ne peut recevoir qu'une faiblequantité de pâte. Des différences d'épaisseur existent, certes, entre les parties étanches et perméables. Cependant, elles résultent des procédés de fabrication des pochoirs et sont très faibles. Ainsi, dans le cas des cadres plats, la couche de laque assurant l'étanchéité est au maximum de 1/1O de mm plus épaisse que la couche de gaze alors que dans le cas des pochoirs rotatifs obtenus par galvanoplastie, les parties perméables sont plus épaisses d'environ 1/100 de nin que les parties étanches.Ces différences d'épaisseur sont insignifiantes et n'ont pratiquement aucune répercussion sur la distribution de la pâte, quelle que soit la nature du matériau à imprimer. La présente invention a pour but de permettre, avec une machine à impression au cadre plat ou au pochoir rotatif, la réalisation d'impressions en relief en apportant au matériau à imprimer, qu'il soit absorbant ou non, une quantité de pâte d'impression plus importante que la normale. A cet effet, le pochoir objet de l'invention est caractérisé en ce que le tamis est doublé, sur ses parties étanches, d'une épaisseur de matière rapportee sur sa face tournée vers le matériau à imprimer. Grâce à cette disposition, les parties perméables du tamis ne viennent pas en contact avec le matériau en cours d'impression. La pâte d'impression peut ainsi les traverser librement -et former les reliefs désirés en remplissant ltespace existant entre elles et le matériau. Comme en outre l'épaisseur de matière rapportée est comprimée contre le matériau à imprimer, la pâte ne peut se répandre sous elle et les reliefs alors déposés présentent des contours parfaitement nets, même si le matériau est atsorbant. Dans un mode de réalisation, un pochoir rotatif selon l'invention est constitué par un cylindre creux relativement épais comportant des parties évidées sur sa surface cylindrique, à l'intérieur duquel est ajusté un pochoir de construction classique dont les parties gravées correspondent aux parties évidées dudit cylindre creux. En variante, le pochoir selon l'invention peut être constitué par un pochoir de construction classique doublé d'un grillage, lequel constitue l'épais- seur de matière rapportée. Conformément à l'invention, on peut également obtenir un pochoir pour impression au cadre plat ou au pochoir rotatif par un procédé qui consiste à graver en négatif un tamis avec une laque provisoire; à faire passer une solution à travers les parties maintenues perméables, à laisser durcir cette solution pour former l'épaisseur de matière rapportée et à éliminer la laque provisoire. De préférence, un finissage sur une rectifieuse permet d'égaliser cette épaisseur et de l'amener à l'épaisseur désirée. Dans un autre mode de réalisation, un pochoir pour impression au cadre plat selon l'invention se caractérise en ce que la surface de ses parties marginales étanches, dites garages à couleur, est en retrait par rapport à celle de l'épaisseur de matière rapportée. Ainsi, ses garages à couleur peuvent être amenés au-dessus des reliefs réalisés antérieurement par d'autres cadres sans les écraser. Dans un cas particulier d'exécution, le pochoir selon l'invention est caractérisé en ce que l'un au moins des évidements de l'épaisseur de matière rapportée est tramé. Avec un tel pochoir, il est alors possible d'obtenir localement des impressions en demi-épaisseur, la quantité de pâte traversant les évidements tramés étant inférieure à celle qui traverserait ces évidements s'ils étaient complètement évidés. Une machine pour impression au cadre plat ou au cadre rotatif équipée d'un ou de plusieurs pochoirs tels que définis ci-dessus constitue un produit industriel nouveau. Dans le cas où cette machine comporte plusieurs pochoirs, il est avantageux que l'épaisseur de matière rapportée de chaque pochoir comporte, outre ses propres évidements livrant passage -# la pâte dtimpression, des évidements correspondant à ceux des pochoirs disposés en amont. Grâce à cette disposition, les impressions déposées par un pochoir ne peuvent être écrasées par le pochoir suivant. En effet, au cours d'une impression successive, le matériau, après avoir reçu 1 impression du premier pochoir est amené au contact du second pochoir qui exécute lui aussi sa propre impression. Or, comme ce second pochoir comporte des évidements supplémentaires correspondant à ceux du premier, les reliefs initialement déposés stinserrent dans ces derniers, ce qui évite leur compression et, par conséquent, leur dégradation. On conçoit aisément que le troisième pochoir, comporte ses propres parties perméables à la pâte et des évidements supplémentaires correspondant à ceux des' premier et deuxième pochoirs pour la protection des reliefs précédemment réali- sés. Evidemment, le fond des évidements supplémentaires est étanche à la pâte. Quelques formes d'exécution de la présente invention sont représentées à titre d'exemples et de façon très schématique sur le dessin annexé dans lequel - la figure 1 est une coupe transversale d'un pochoir pour impression au cadre plat - la figure 2 est une coupe transversale d'un pochoir pour impression au pochoir rotatif - la figure 3 est une vue en coupe d'un pochoir pour impression au cadre plat avec des garages à couleur évidés - la figure 4 est une vue en plan de la surface du matériau à imprimer recouverte par ledit cadre ; et - la figure 5 est une coupe transversale d'un pochoir pour impression au cadre plat, dont l'épaisseur de matière rapportée comporte un évidement tramé. Les pochoirs représentés comportent un tamis I présentant des parties étanches 2 et des parties perméables 3 destinées à livrer passage à la pâte d'impression 4. Le tamis 1 est doublé, sur ses parties étanches, d'une épaisseur 5 de matière rapportée sur sa face tournée vers le matériau à imprimer 6. Les pochoirs représentés aux figures }, 3 et 5 sont disposés à plat dans un cadre 71 alors que celui représenté à la figure 2, de forme cylindrique, est prévu pour etre monté rotatif entre deux supports non représentés se trouvant à chacune de ses extrémités. Lors de l'impression au cadre plat, le pochoir et le matériau à imprimer sont immobilisés. La pâte d'impression 4 est déposée sur la face supérieure du tamis 1 et est étalée au moyen d'une racle (non représentée) qui l'oblige à traverser les parties perméables 3 du tamis. Or, comme ces parties ne sont pas comprimées contre le matériau à imprimer, la pâte peut s'accumuler sans difficulté sous elles dans les évidements de la matière rapportée pour constituer les reliefs sur le matériau 6. Par contre, elle ne peut se répandre sous l'épaisseur 5 de matière rapportée qui, elle, est comprimée contre le-matériau, ce qui permet aux reliefs déposés d'avoir des contours parfaitement nets. Dans le cas du pochoir rotatif tel que représenté à la figure 2, qui tourne sur lui-même avec une vitesse angulaire égale à la vitesse linéaire du matériau à imprimer, la pâte d'impression 4 est déposée sur la face intérieure du tamis et est étalée par une racle 8 disposée le long d'une génératrice du tamis 1 et se trouvant dans le voisinage immédiat du matériau à imprimer 6. Comme dans le cas de l'impression au cadre plat, elle s'accumule dans les évidements situés sous les parties perméables du tamis et se dépose sur le matériau en formant les reliefs. En se référant à la figure 3, on voit un pochoir pour impression au cadre plat, dont la surface de ses parties marginales 9, 10, dites "garages à couleur" est située en retrait par rapport à celle de l'épaisseur 5 de matière rapportée et ne peut écraser les reliefs déposés antérieurement. Au cours d'une première impression, des reliefs sont déposés sur le matériau 6, sur une longueur BA égale à la distance séparant les garages à couleur 9, 10 et correspondant au rapport d'impression. Après la levée du cadre, le matériau est avancé dans la direction de la flèche d'une distance égale au rapport d'impression et est prêt à recevoir une nouvelle im#pression sur une longueur CB. Pendant cette nouvelle impression, le garage à couleur 9 chevauche sur la longueur BB' les reliefs déposés lors de la première impression, mais comme il est évidé, il ne les écrase pas. Le garage à couleur 10 pourrait n'être évidé que dans le cas où une impression serait réalisée antérieurement en C'C par un autre pochoir. Comme on peut le voir sur la figure 4, la surface matériau recouverte par le pochoir ne reçoit de la pâte d'impression que dans la zone délimitée par les lignes B et C en pointillés et correspondant au rapport d'impression, les parties du matériau situées de part et d'autre de cette zone, respectivement entre les lignes B,B' et C',C n'étant#pas en contact avec le pochoir. La figure 5 représente un pochoir pour impression au cadre plat effectuant localement des impressions en demi-épaisseur. L'épaisseur 5 de matière rapportée de ce pochoir présente des parties normalement évidées 11 et des parties tramées 12. Ces dernières, en raison de leur trame, laissent passer moins de pâte que les parties Il et permettent le dépôt de reliefs moins importants. Pour obtenir des impressions engendrant des effets spéciaux, on pourrait également réaliser sur l'épaisseur de matière rapportée une gravure différente de celle du tamis. Le pochoir conforme à la présente invention peut être utilisé pour l'ennoblissement de matériaux très divers, que ceux-ci soient absorbants ou non, par apport d'une quantité de pâte d'impression particulièrement importante. Exemple d'impression d'un matériau absorbant, tel qu'un tapis. Des essais d'impression ont été effectués sur un tapis à l'aide d'un pochoir dont la matière rapportée avait une hauteur de 5 mm, et, au cours de ces essais, une quantité de-pâte atteignant deux kilos par mètre carré imprimé a pu être déposée. La pâte pénétrait facilement dans les parties à imprimer du tapis car celles-ei, éloignées des parties perméables du tamis, ne se trouvaient pas comprimées lors de l'impression. Au cours de l'impression, on a toutefois constaté que la quantité de pâte déposée, en raison de l'élasticité de la surface du tapis qui tend à épouser la surface du pochoir contre laquelle elle est pressée, était inférieure à la quantité théorique de 5 kg qui aurait du normalement etre déposée. Evidemment, les chiffres donnés ci-dessus sont des chiffres moyens, la quantité de pâte déposée variant en fonction de la viscosité de celle-ci, du genre de la racle et de la nature du matériau à imprimer. Exemple d'impression d'un matériau non absorbant, tel que le PVC Des essais d'impression sur PVC ont également permis de déposer des pâtes d'impression, telles que des plastisols, et d'obtenir des reliefs#d'une hauteur de 5 mm. Cette hauteur n'est certes pas limitative et peut dépasser 1 cm. Les plastisols ont l'avantage d'être normalement expansibles et de pouvoir doubler-ou même quadrupler leur épaisseur. De ce fait, ils peuvent être avantageusement utilisés pour la réalisation de revêfements muraux et constituer, dans des conditions très économiques, de bons agents d'isolation thermique et phonique. On voit, par conséquent, que le pochoir conforme à. la présente invention permet de réaliser des impressions en relief sur des matériaux très variés, qu'ils soient ou non absorbants. REVENDICATIONS 1.- Pochoir pour impression au cadre plat ou au pochoir rotatif, comprenant un tamis présentant des parties étanches et des parties perméables destinées à livrer passage à la pâte d'impression, caractérisé en ce que ledit tamis est doublé, sur ses parties étanches, drune épaisseur de matière rapportée sur sa face tournée vers -le matériau à imprimer. 2.- Pochoir pour impression au pochoir rotatif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est constitué par un cylindre creux relativement épais comportant des parties évidées sur sa surface cylindrique, à l'intérieur duquel est ajusté un pochoir de construction classique dont les parties gravées correspondent aux parties évidées dudit cylindre creux. 3.- Pochoir selon la revendication 1,#caractérisé en ce qu'il est constitué par un pochoir de construction classique doublé d'un grillage, lequel constitue l'épaisseur de matière rapportée. 4.- Procédé de fabrication d'un pochoir selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à graver en négatif un tamis avec une laque provisoire, à faire passer une solution à travers les parties maintenues perméables, à laisser durcir cette solution pour former l'épaisseur de matière rapportée et à éliminer 'la laque provisoire. 5.- Pochoir pour impression au cadre plat selon la revendication 1 ou 3, caractérisé en ce que la surface de ses parties marginales étanches, dites garages à couleur, est en retrait par rapport à celle de l'épaisseur de matière rapportée. 6.- Pochoir selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3 et 5, caractérisé en ce que l'un au moins des évidements de l'épaisseur de matière rapportée est tramé. 7.- Machine pour impression au cadre plat ou au pochoir rotatif comportant au moins un pochoir selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 5 et 6. 8.- Machine selon la revendication 7, comprenant plusieurs pochoirs, caractérisée en ce que l'épaisseur de matière rapportée de chaque poc#hoir comporte, outre ses propres évidements livrant passage à la pâte d'impression, des évidements correspondant à ceux des pochoirs disposés en amont.