La présente invention concerne de nouveaux articles manufacturés et leur utilisation. Plus particulièrement, l'invention concerne des articles utiles dans le domaine chirurgical, préparés à partir de polymères synthétiques comprenant 5 des copolymères d'acides lactiques et leur utilisation en chirurgie, par exemple, comme sutures et ligatures ainsi que comme autres articles prothétiques utilisés pour raccorder ou supporter des tissus vivants. Le catgut (qui provient, en fait, de l'intestin du 10 mouton ou du "boeuf) est le produit de suture le plus couramment utilisé que l'on trouve actuellement dans le commerce, -^ans de nombreux cas, cependant, le catgut peut provoquer des réactions tissulaires défavorables dans les chairs suturées. Ceci, combiné avec le fait qu'il doit être conservé dans des 15 conditions humides, fait que le catgut est loin d'être une matière de suture idéale. On a proposé et/ou utilisé le nylon, l'acier inoxydable, le coton, le lin, la ramie, la résine fluorocarbonée "Teflon", les fibres de polyester "Dacron", la soie et d'autres matières en tant que sutures chirurgicales. 20 Certaines présentent des avantages par rapport au catgut en ce qui concerne leurs caractéristiques de résistance mécanique, d'uniformité et de conservation, mais elles ne sont pas absorbées par le tissu vivant. L'élément de suture absorbable idéal devrait pouvoir 25 satisfaire aux conditions suivantes : il doit être facile à manipuler; il doit rapprocher et maintenir les tissus en vue d'une cicatrisation convenable s'accompagnant d'un minimum de dommages; il ne doit pas déchirer les chairs; il doit avoir une résistance à la traction adéquate; il doit présenter des 30 propriétés uniformes contrôlables, notamment une stabilité dimensionnelle dans le corps; il doit pouvoir être stérilisé; il doit être absorbable par les tissus vivants, de préférence, à une vitesse constante, quelle que soit la partie du corps en question et l'état du patient sans provoquer des réactions 35 tissulaires indésirables telles qu'une desquamation, une formation de granulomes, un oedème excessif, etc.., et finalement il doit permettre la formation de. noeuds chirurgicaux qui tiennent convenablement. La présente invention répond aux exigences ci-dessus 4-0 à un degré remarquable en fournissant des filaments fortement 71 17215 2 2088548 orientés et d'une grande ténacité, constitués par des polymères et copolymères de l'acide lactique, ces filaments ayant une excellente stabilité dimensionnelle dans les tissus corporels et, de préférence, une rétraction inférieure à 10 pour 5 cent" dans un essai empirique qui consiste à immerger les filaments dans de l'eau à 37°C pendant vingt quatre heures. On prépare ces filaments à partir d'homopolymères et de copolymères de l'acide lactique ayant une viscosité inhérente d'au moins 1, et de préférence supérieure à 1,2, comme 10 déterminé à une concentration de 0,1 pour cent en poids dans du benzène à 25°C, avant orientation. On peut utiliser n'importe quelle composition de polylactide renfermant jusqu'à environ 15 pour cent en poids de mailles répondant à la formule: R' 0 15 (1) -(K)m - C — C - 0 - R" dans laquelle R représente un groupe alcoylène inférieur, de préférence méthylène (-CH^-) ou éthylène (-CŒLjCH^-), m est 0 ou 1, R' représente l'hydrogène ou un groupe alcoyle inférieur, 20 R" représente l'hydrogène ou un groupe alcoyle renfermant jusqu'à environ 22 atomes de carbone lorsque m est 0, et l'hydrogène ou un groupe alcoyle inférieur lorsque m est 1,.et peut être identique à R1 ou différent, pour réaliser les sutures de la présente invention. On préfère, en raison de la dis-25 pénibilité des matières de départ, des mailles dérivées d'acides ot-hydroxycarboxyliques, c'est-à-dire des mailles répondant à la formule ci-dessus dans laquelle m est égal à zéro. On préfère tout spécialement, en raison des propriétés des sutures qu'elles permettent d'obtenir, des mailles dérivées du glyco-3G lide ou du DL-lactide, c'est-à-dire des mailles répondant à la formule (1) dans laquelle m est égal à 0, R' représente l'hydrogène ou le groupement méthyle et R" représente l'hydrogène. En d'autres termes, le nombre dratomes de carbone dans la maille est compris entre 2 et environ 24, de préférence entre 35 2 et environ 8, et avantageusement entre 2 et 3. Il est à noter que lorsque m est égal à 0, R' représente le groupe méthyle, et R" représente l'hydrogène, la maille dans la formule (1) pourrait être dérivée du DL-lactide. Ceci donnerait un copo-lymère renfermant les deux espèces énantiomorphes dérivées 40 de l'acide a-hydroxypropionique. Lorsque la maille de la formule COPV 71 17215 3 2088548 (1) est identique à l'unité structurale principale, la composition de polylactide est un homopolymèreo Dans le cas particulier où m est égal à 0 et R et R" représentent tous deux l'hydrogène, (lorsque le glycolide est le comonomère), la composi-5 tion de polylactide peut renfermer environ 35 moles pour cent de mailles répondant à la formule : H 0 (2) -C — G - 0 - i H 10 De tels copolymères de £(-) lactide et de glycolide peuvent aussi être utilisés pour réaliser les sutures de la présente invention. Comme exemples de comonomères susceptibles d'être utilisés avec le lactide pour former des copolymères utiles 15 pour la préparation des filaments de la présente invention, on peut citer le glycolide, la béta-propiolactone, le tétraméthyl-glycolide, la (3-butyrolactone, la g a mm a-but y r o 1 ac t o ne, la pivalolactone, et les esters cycliques intermoléculaires de l'acide a-hydroxybutyrique, de l'acide a-hydroxyisobutyrique, 20 de l'acide a-hydroxyvalérique, de l'acide a-hydroxyisovalérique de l'acide a-hydroxycaproïque, de l'acide a-hydroxy-a-éthyl-butyrique, de l'acide a-hydroxyisocaproxque, de l'acide a-hydroxy-j3-méthylvalérique, de l'acide a-hydroxyheptanoïque, de l'acide a-hydroxyoctanoïque, de l'acide a-liydroxydécanoïque, 25 de l'acide a-hydroxymyristique, de l'acide a-hydroxystéarique, et de l'acide a-hydroxylignocérique. On forme commodément les filaments préparés à partir des polymères et des copolymères de lactide décrits ci-dessus par extrusion à l'état fondu de l'acide polylactique dans une 30 filière suivie de l'étirage des filaments en une ou plusieurs étapes jusqu'à environ quatre fois leur longueur initiale pour effectuer leur orientation et améliorer leur résistance à la traction. Les filaments orientés ainsi obtenus sont solides et conservent une grande partie de leur résistance mécani-35 que lorsqu'ils sont noués en noeuds chirurgicaux. Afin d'améliorer davantage leur stabilité dimensionnelle et, en particulier, la conservation de leur résistance à la traction, on peut leur faire subir un traitement de recuit Ce traitement facultatif de recuit s'effectue en chauffant le 4-° filament, tandis qu'on le maintient dans un état tendu, à une 71 17215 4 2088548 température comprise entre 60°C et 150°G, puis en le laissant refroidir à la température ambiante (25°C) tout en le maintenant à l'état tendu. On effectue le recuit pendant une période de temps telle que le filament présente une rétraction inférieure 5 à 10 pour cent lors de son immersion subséquente, pendant vingt quatre heures, sans traction, dans de l'eau à 37°C» L'étape de chauffage du traitement de recuit demande, d'ordinaire, de 0,5-5 minutes jusqu'à une période de temps pouvant atteindre une semaine. 10 Un filament qui passe avec succès l'épreuve ci-dessus (à 37°G) ne subit sensiblement aucune rétraction lorsqu'on l'utilise comme suture en contact avec des tissus corporels (voir Exemple II). Les conditions de cette épreuve ont été conçues de façon à permettre l'obtention rapide d'une mesure 15 iu vitro de la stabilité dimensionnelle des filaments permettant ainsi d'évaluer leur utilité en tant qu'éléments de suture. A ce propos, il convient de préciser que les conditions d'étirage ont une influence sur la rétraction. En outre, on a constaté que des filaments présentant une faible rétraction après 20 vingt quatre heures à 37°C, ont une rétraction relativement faible lorsqu'ils sont implantés dans un corps animal. Etant donné qu'une suture a pour fonction de relier et de maintenir des tissus dissociés jusqu'à ce qu'il se soit produit une cicatrisation sensible, et d'en empêcher la sépara-25 tion par suite de mouvements ou d'exercices, la suture doit être dotée d'une résistance mécanique adéquate. Il est particulièrement important que la résistance mécanique soit conservée lors de la formation de noeuds et au cours du processus effectif de serrage d'un noeud convenable. Les filaments de polymè-30 res de l'acide lactique de poids moléculaire élevé et sous forme orientée ont une•résistance exceptionnelle et, ce qui est plus significatif, conservent une grande partie de leur résistance au point de nouage, comme le montre le tableau suivant. 71 17215 5 2088548 20 TABLEAU I résistance à % allon- résistance % de la traction gement à à la trac- perte de (traction en la rupture tion (noeud résis-ligne droite), chirurgical) tance, lcg/cm2 (5), kg/cm2 noeud par rapport à "brin droit 10 Poly-L(-) lactide (1) Poly-L(-) lactide (2) Catgut % 8.400 17 5.950 29 7.000 16 5o250 25 3.500 20 2.030 42 3.080 20 1.890 39 4.130 17 2.940 29 « 2,5, étirage 10X, diamètre 0,15 mm - 2,5, étirage 10X, diamètre 0,13 mm (Copolymère L(-) (lactide/gamma-buty-(rolactone (95/5) (6) (1) viscosité inhérente ^ (2) viscosité inhérente (3) gut chromique (0,20 - 0,25 mm de diamètre) (4) gut chromique (0,25 - 0,33 mm de diamètre) (5) selon la Pharmacopée américaine (6) viscosité inhérente : (polymère en masse) * 3,0, (filament filé) » 1,6, étirage 10X, 0,23 mm de diamètre. Comme le montre le Tableau I, la viscosité inhérente du filament filé, c'est-à-dire du filament orienté, peut être quelque peu inférieure à celle du polymère ou copolymère en masse, étant donné qu'au cours de l'opération d'extrusion il peut se produire une certaine dégradation du polymère suivant les conditions d'extrusion utilisées. Lorsque les sutures sont stérilisées par un rayonnement de haute énergie, il peut se produire un abaissement supplémentaire du poids moléculaire du polymère, et, en conséquence, une diminution de la résistan-ce à la traction. Cependant, lorsqiion utilise comme produits de départ des polymères et des copolymères de lactide ayant des viscosités inhérentes d'au moins 1, les sutures préparées à partir de ces produits donnent entière satisfaction, même s'il se produit une certaine perte de viscosité inhérente due à l'extrusion et à l'orientation, à condition que l'on réduise au minimirai la dégradation au cours de la stérilisation. Les filaments de la présente invention se caractérisent en outre par leur comportement vis-à-vis de l'hydrolyse et par leur aptitude à être absorbés. Par traitement avec de 71 17215 6 2086546 l'eau bouillante pendant 100 heures, ils perdent au moins 20, et, de préférence, au moins environ 50 pour cent de leur poids. Par traitement à l'eau bouillante pendant 50 heures, les copolymères perdent au moins environ 8 pour cent de leur poids, 5 et perdent, de préférence, au moins environ 35 pour cent de leur poids. En faisant varier le type et la quantité de comonomère utilisé, on peut contrôler la vitesse d'hydrolyse (absorption) de la suture. Par contraste avec les vitesses d'absorption for-10 tement variables du catgut, l'absorption des polymères de poly-lactide est relativement plus indépendante de 1*endroit dans le corps où il est utilisé et de l'état du patient. Etant donné que la vitesse d'hydrolyse d'un polymère particulier d'acide lactique est constante à une température donnée, par exemple 15 à 37°C, on peut accélérer l'absorption, par exemple, en utilisant des copolymères différents. Par exemple, le poly-L-lactide est absorbé à raison de 15,3 pour cent dans le muscle dorsal du rat après 270 àours. Dans des conditions comparables, le copolymère L(-)-lactide/DL-lactide (97/3) est absorbé à raison 20 de 18,5 pour cent, le copolymère L(-)-lactide/DL-lactide (95/5) est absorbé à raison de 29,0 pour cent, le copolymère L(-)-lactide/glycolide (95/5) est absorbé à raison de 27,3 pour cent' et le catgut chromé est absorbé à raison de 67%. La vitesse d'absorption d'un copolymère de L(-)-lactide et de glycolide 25 augmente avec des quantités croissantes de glycolide dans la chaîne polymère. Ainsi qu'on l'a indiqué précédemment, une résistance à la traction élevée est une caractéristique extrêmement souhaitable pour des éléments de suture. Les filaments de la pré- 30 sente invention se caractérisent par une résistance à la trac- p tion d'au moins 1750 kg/cm , de préférence supérieure à 2800 2 kg/cm . Certains présentent des résistances à la traction allant p jusqu'à 7000 kg/cm et davantage. Leurs résistances à l'état de noeuds, exprimées en kg de traction, dépassent les limites 35 minimales imposées pour les sutures absorbables par la pharmacopée américaine (soit 0,056 kg pour un filament de 0,025-0,05 mm à 11,3 kg pour un filament de 0,9-1 mm. On utilise, pour la préparation des polymères et des copolymères à partir desquels sont réalisés les filaments 40 de la présente invention, l'ester cyclique intermoléculaire 71 17215 7 2088548 ou l'ester cyclique intramoléculaire (lactone) approprié de l'hydroxy-acide. Ceux-ci peuvent être dérivés des acides D(-)-ou l(+)-lactiques purs, du mélange d'acides DL-lactiques optiquement inactif, de tous mélanges désirés des acides D(-)-5 lactique et L(+)-lactique purs, et d'autres a, 8, ou gamma-hydroxy-acides, au sujet desquels d'autres précisions seront données ultérieurement dans ce mémoire. En général, il est préférable, pour la préparation d'îiomopolymères de l'acide lactique et pour l'introduction de mailles de lactide dans les 10 copolymères, d'utiliser, comme produit de départ, un lactide dérivé soit de l'acide L(+) pur ou de l'acide D(-) pur en raison du fait que les polymères qui en résultent ont un point de fusion supérieur à ceux dérivés des mélanges de M.—acides, sont beaucoup moins sensibles à l'eau, sont plus résistants, 15 et ont un plus grand degré de cristallinité. Par exemple, les polylactides dérivés du DL-acide ont un point de fusion compris entre 150 et 140°C, tandis que ceux dérivés du !(+)-acide ont un point de fusion compris entre 145 et 175°C«> lies polylactides dérivés du L(+)-acide ou du 33(-)-acide sont moins 20 sensibles à l'alcool, un produit que l'on utilise couramment comme milieu désinfectant en chirurgie, que ceux dérivés du Dli-acide. La forme L(+) est plus facilement disponible que le D(-)_acide et, par conséquent, est particulièrement préférée. Il est à noter que l'on peut préparer les divers lactides à 25 partir des acides lactiques correspondants au moyen de divers procédés connus, notamment celui qui est décrit dans le brevet des E.TJ.A. 2.703.316. Au Tableau II, ci-dessous, sont présentées des valeurs permettant de comparer les propriétés des polymères 30 préparés à partir du l(-)-lactide avec celles des polymères préparés à partir du DL-lactide. 71 17215 8 2088548 TABLEAU II 20 30 polymère dérivé de DL-lactide viscosité inhérente 5 point de fusion activité optique solubilité densité 10 résistance à la traction à la rupture (monofilament) allongement à la rupture (monofilament) résistance à la traction à la 15 rupture (pellicule sèche) viscosité inhérente (pellicule) allongement à la rupture (pellicule) L(-) lactide 0,7-3,5 145-175°C oui (-186°) 0,7-2,0 130-140°C non CHCl^,benzène CHC1^, benzène acétone acétone 1,26 1400-2800 kg/cm2 1,26 4900-7000 kg/ca2 15-30^ 15-30% 1820 kg/cm2* 2030 kg/cm' 1,29* 1,27* 2a 48 % 23 valeurs relevées dans le brevet des E.U.A. N° 2.758.987 En général, le module de traction, le point de fusion et le pouvoir rotatoire spécifique d'un polymère d'acide lactique atteignent une valeur maximum lorsqu'il s'agit de l'homo-polymère d'une seule espèce énanthiomorphe et diminuent avec l'accroissement de la quantité de l'autre espèce énanthiomorphe dans la chaîne polymère. Cette caractéristique des copolymères de l'acide lactique est un avantage étant donné qu'elle permet de choisir une composition de copolymère pouvant être extrudée pour former des filaments dotés d'une flexibilité améliorée, sans sacrifice appréciable de la résistance mécanique. Dans la préparation des copolymères, on introduit les mailles dérivées des comonomètes cités ci-dessus à l'aide des esters cycliques appropriés. Lorsqu'il s'agit de mailles dérivées d'a-hydroxy-acides, on utilise, d'ordinaire, les esters cycliques intermoléculaires renfermant des noyaux hexagonaux, 35 par exemple la glycolide. Quand il s'agit de mailles dérivées de p- ou gamma-hydroxy-acides, on utilise, d'ordinaire, les lactones monomères, par exemple, la {3-propiolactone ou la gamiaa-butyrolactone . Les filaments polymères de la présente invention peu 71 17215 9 2068548 vent être tissés, tressés, ou tricotés, seuls ou en combinaison avec des fibres non absorbables telles que des fibres de nylon, de polypropylèiie, d'ORLOlï, de DACEON, ou de TEFLOÏÎ de façon à former des structures tubulaires utiles pour la réparation 5 chirurgicale d'artères, de veines, de canaux, de l'oesophage, etc.. la fabrication de telles structures tubulaires, dans lesquelles la paroi du tube est faite de fils absorbables et non absorbables, est décrite dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique N° 3.304.557, 3«108.357 et 3.463.158, dont les enseigpe-10 ments sont incorporés dans le présent mémoire par référence. Etant donné que les filaments de polylactide sont thermoplastiques , on peut sertir de telles greffes tubulaires sur un mandrin à des températures élevées et celles-ci conservent leur sertissage lors du refroidissement à la température ambiante. 15 On peut préparer des structures tubulaires en fila ments de polylactide qui sont résistantes à la compression et à l'expansion radiales, par application d'un revêtement hélicoïdal composé de monofilaments en polypropylène autour de la surface extérieure du tube et fusion du polypropylène de façon à 20 unir le revêtement hélicoïdal avec les filaments de polylactide sur la surface extérieure du tube, comme décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 3-479.670. Les polymères de la présente invention sont également utiles dans la fabrication de pellicules coulées et autres 25 aides chirurgicaux solides tels que des boucliers scléraux. Ainsi on peut façonner des tiges, des vis, des plaques de renforcement, etc.., à partir du polymère coulé, qui présentent des caractéristiques d'absorption in vivo dépendant de la composition et du poids moléculaire du polymère. 30 L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée ci-dessous faite en se référant au dessin annexé, qui représente, à titre d'exemples, des modes de réalisation préférés selon l'invention. Sur le dessin : La figure 1 est une vue en perspective d'une eombinai-35 son aiguille-suture; la figure 2 est une vue en perspective d'une combinaison suture-aiguille se trouvant dans un conteneur scellé hermétiquement ; la figure 3 montre une vis fabriquée à partir du po— 40 lymère de la présente invention; 71 17215 10 2068548 la figure 4 est une coupe transversale d'un fil composite renfermant des filaments de composition différente; et la figure 5 est une vue en plan d'une étoffe tricotée. Il est essentiel, dans la préparation des filaments 5 de la présente invention, d'utiliser des polymères préparés à partir de lactides hautement purifiés. Par exemple, pour obtenir d'excellents résultats, le L(-)-lactide doit avoir un point de fusion d'au moins 96°C et un pouvoir rotatoire spécifique supérieur à -295°. On effectue la polymérisation par chauffage 10 du lactide au-dessus de son point de fusion, mais à une température inférieure à environ 215°C, en présence d'un oxyde de métal polyvalent ou d'un composé de celui-ci, dans des conditions anhydres et sous une atmosphère inerte. Des catalyseurs particulièrement utiles sont l'oxyde 15 de zinc, le carbonate de zinc, le carbonate de zinc basique, le diéthyl-zinc, les composés à base de titane, de magnésium ou de baryum, la litharge, l'octoate stanneux, etc.. La quantité et le type de catalyseur utilisés déterminent la température et le temps particuliers nécessaires pour 20 l'obtention d'un polymère susceptible d'être transformé en filaments de la présente invention. Ainsi, la quantité mise en oeuvre peut être aussi faible que 0,001 pour cent en poids ou être aussi élevée que 2 pour cent en poids. En règle générale, plus la quantité de catalyseur est faible, plus le temps exigé 25 pour l'obtention d'un polymère d'une viscosité inhérente donnée est long et, inversement, plus la concentration en catalyseur est forte, plus le temps est court. On obtient le compromis le plus satisfaisant, habituellement, en utilisant 0,02 pour cent en poids à 1 pour cent en poids de catalyseur. 30 En général, il est souhaitable d'agiter le mélange réactionnel de façon continue au cours de la polymérisation de façon à obtenir tin polymère homogène avec de bons rendements, et d'effectuer la réaction en deux étapes, la première étant effectuée à une température inférieure à celle de la seconde, 55 ou étape terminale. On peut utiliser d'autres procédés, tels que ceux décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique 2.703.316 et 2.758=987 pour la fabrication des polymères. Ce qui suit est une description succinte d'un procédé de préparation du polymère susceptible d'être transformé en 40 filaments de la présente invention : on introduit le lactide, 71 17215 n 2068548 purifié par plusieurs cristallisations dans du tétrachlorure de carbone, avec un ou plusieurs comonomères solides, dans un réacteur bien sec, muni d'un barreau-agitateur, d'un tube d'admission d'azote, et d'un tube de séchage avantageusement 5 rempli de sulfate de magnésium ou de chlorure de calcium anhydre. On introduit de l'azote, que l'on a séché par passage à travers du sulfate de magnésium ou du chlorure de calcium anhydre, immédiatement au-dessus du mélange réactionnel, et on débute le chauffage et l'agitation, lorsque la température 10 du mélange réactionnel atteint environ 100°C, on remplace le tube d'admission d'azote par un thermomètre, et on ajoute une quantité comprise entre environ 0,001 et 2 pour cent en poids d'un oxyde ou d'un sel d'un métal du groupe II d'un nombre atomique compris entre 12 et 56, ou de la litharge. Dans le cas 15 où l'on effectue la copolymérisation avec un comonomère liquide, il est préférable d'ajouter le comonomère liquide après fusion du lactide. On poursuit le chauffage jusqu'à ce que l'on obtienne un polymère ayant une viscosité inhérente d'au moins 1 à une concentration de 0,1 pour cent dans du benzène à 25°C„ 20 Ceci peut demander un temps pouvant aller de quelques minutes à 25 heures ou davantage, selon le catalyseur utilisé. Avantageusement, on peut traiter le polymère obtenu ci-dessus, d'une façon supplémentaire, en le coupant en petits morceaux, en le dissolvant dans un solvant convenable, par 25 exemple du benzène, du toluène, ou du xylène, puis en précipitant le polymère en versant la solution dans un grand volume d'un non solvant du polymère, de préférence de 1 'hexane° On sépare le polymère précipité par filtration, on le transfère dans un mélangeur et on ajoute un non solvant du polymère. On 30 met le mélangeur en marche et, après obtention d'un mélange homogène, on filtre le mélange. On laisse sécher le polymère sur le filtre et on le transfère ensuite dans un four à vide. Après séchage pendant une nuit à 100°C, on retire le polymère du four et on laisse, refroidir jusqu'à la température ambiante. 35 Comme on l'a déjà indiqué, on peut transformer la matière polymère en filaments par extrusion à l'état fondu et aussi par filage depuis une solution.-le diamètre des filaments résultants peut être aussi faible que 0,025 hue ou moins en ce qui concerne les brins individuels qui composent les 40 structures multifilamenteuses et peut atteindre 1,14 mm pour 71 17215 -12 2088548 des sutures de très gros calibre à filament unique. En général, cependant, le diamètre des filaments de la présente invention ne dépasse pas une valeur de 0,5-0,64 mm. On préfère les monofilaments dont les diamètres sont compris entre environ 0,025 mn 5 et 0,050 mm et les structures multifilamenteuses comportant des filaments individuels dont le diamètre est inférieur à une valeur de 0,0064 à 0,076 ma. Il est à noter que l'on peut effectuer le filage et l'étirage d'un filament unique ou de plusieurs filaments. Pour 10 préparer des sutures tressées multif ilamenteuses, on peut utiliser soit des mono-filaments, soit des groupes de filaments. Des. filières ayant des orifices d'une dimension de 0,123 mm ou davantage, par exemple allant jusqu'à 3,8 mm, conviennent pour le filage de monofilaments. Le filage depuis une 15 solution peut s'effectuer par extrusion de la solution soit dans une atmosphère chauffée jusqu'au point d'ébullition du solvant ou à une température supérieure à celui-ci, soit dans un non solvant du polymère, par exemple de l'hexane* Après le filage, on étire les filaments de polymère 20 et de copolymère de polylactide de façon à effectuer leur orientation et à améliorer leur résistance à la traction. Ceci s'effectue par étirage (allongement permanent) des filaments à une température comprise entre 50°C et 140°C, de préférence entre 90°C et 135°C, le rapport d'étirage préféré étant compris 25 entre 3ï1 et 11:1. On peut effectuer l'opération d'étirage en une ou plusieurs étapes, à l'air libre ou dans un bain renfermant un liquide non solvant du polymère, par exemple, de la glycérine ou de l'eau. Cette opération d'étirage provoque une augmentation de la résistance à la traction et de l'orientation 30 moléculaire, comme mesurée par l'angle d'orientation aux rayons X. Après l'étirage, on peut soumettre les filaments à un traitement de recuit. Ceci peut s'effectuer en faisant passer les filaments orientés d'un rouleau d'alimentation à un rouleau 35 collecteur et en chauffant les filaments entre ces rouleaux, le rouleau collecteur tournant à une vitesse comprise entre une vitesse identique à celle du rouleau d'alimentation et une vitesse inférieure de 4 pour cent à celle du rouleau d'alimentation. Lorsqu'on utilise la première vitesse mentionnée, il ne 40 se produit sensiblement aucune rétraction, et, lorsqu'on utili- 71 17215 15 2008548 se la seconde vitesse mentionnée, il se produit une rétraction pouvant atteindre 4 pour cent de la longueur des filaments. Par suite de ce traitement de recuit, les filaments ne subissent sensiblement aucune rétraction sous l'action de fluides corpo-5 rels, lors de leur utilisation en tant que sutures. Au lieu de filer les polymères de polylactide en filaments, il est possible de les extruder ou de les couler en des pellicules, que l'on étire et recuit ensuite. On peut couper les pellicules ainsi traitées en bandes étroites utili-10 sables comme sutures. Dans le mode de réalisation préféré, les sutures sont préparées à partir de filaments. Comme le montre bien la figure 1, lorsque les filaments 12 de polylactide soht destinés à être utilisés pour effectuer des sutures, -on peut introduire l'extrémité d'un filament 15 dans une aiguille percée 13 et la sertir en cette position en vue de former une combinaison aiguille-suture. Les filaments de polylactide, contrairement au catgut, sont influencés d'une façon défavorable par l'humidité» En conséquence, les articles en polylactide sont emballées à l'état 20 sec dans un emballage scellé hermétiquement dont on a représenté une forme préférée sur la figure 2. La figure 2 représente un emballage chirurgical, désigné par la référence générale 14, dans lequel est disposée une suture de polylactide enroulée 12 dont une extrémité est fixée à une aiguille 13* L'aiguille et 25 la suture sont positionnées dans une cavité 16 qui est sous vide ou que l'on a remplie d'une atmosphère sèche telle que de l'azote. L'emballage est constitué par deux feuilles d'aluminium ou par deux feuilles d'un matériau stratifié de matière plastique/feuille d'aluminium, et est scellé à la chaleur ou 30 collé à l'aide d'un adhésif sur son bord 18 de façon à fermer hermétiquement la cavité et à isoler le contenu de l'emballage de l'atmosphère extérieure. Il est à noter qu'il est possible d'incorporer dans les sutures de faibles quantités d'additifs inertes, tels que 35 cles substances colorantes et des plastifiants, en les mélangeant avec les copolymères suivant des techniques connues. On peut utiliser avantageusement n'importe quel plastifiant tel que, par exemple, le triacétate de glycéryle, le benzoate d'éthyle et le phtalate de diéthyle, spécialement avec le poly-40 L-lactide. Les plastifiants préférés pour les copolymères de 71 17215 14 2088548 glycolide sont le phtalate de dibutyle et le phtalate de bis-2-méthoxyéthyle. La quantité de plastifiant peut être comprise entre 1 et 40 pour cent par rapport au poids du polymère. Le plastifiant a non seulement pour effet de rendre les filaments 5 plus souples et plus faciles à manipuler, mais il facilite également le filage. Le terme "inerte" désigne des matières chimiquement inertes vis-à-vis du polymère et vis-à-vis des tissus vivants, c'est-à-dire des matières ne provoquant aucun des effets défavorables énumérés au début du présent mémoire. 10 La présente invention est illustrée d'une façon supplémentaire par les exemples suivants : pour cent, par filage d'un polymère de L(-) laetide, la viscosité inhérente dudit polymère étant de 2,44 (mesurée à une concentration de 0,1 pour cent dans du benzène à 25°C), depuis 20 l'état fondu à 190°C, et par étirage à un rapport de 6:1 dans du glycérol à 95°C. Certains des filaments sont soumis à un traitement de recuit à l'état tendu à 126°C et d'autres à 100°C", comme le montre d'une façon plus détaillée le Tableau III suivant : EXEMPLE I : On prépare des filaments ayant tin diamètre compris 6 entre 0,2875 et 0,5125 mm, un module de 1,04 x 10 , une résis- 2 15 tance à la traction de 3290 kg/cm , une résistance à l'état p de noeud de 2590 kg/cm , et un allongement à la rupture de 21 25 TABLEAU III Traitement de recuit à l'état tendu à 126°C pendant 5 minutes placés à l'état détendu dans un four à 126°C pendant 5 minutes Rétraction 7,4 % -zq témoin (c'est-à-dire non soumis au traitement de recuit) placés à l'état détendu dans de 1'eau à 100°C pendant 5 minutes témoin placés à l'état détendu dans de l'eau à 77°C 28,2 % 13,0 % 28,2 % pendant 5 minutes témoin 1,4 % 18,0 % 71 17215 15 2088548 10 Traitement de recuit à l'état tendu à 100°C pendant 5 minutes placés à l'état détendu dans un four à 100°C pendant 5 minutes 11,0% témoin 21,4-% placés à l'état détendu dans de l'eau à 77°C pendant 5 minutes 7,4-% témoin 18,0% Les filaments soumis au traitement de recuit tels que ceux que l'on a décrits ci-dessus sont particulièrement utiles en tant que sutures, comme le montre l'Exemple II. EXEMPLE II : On file à l'état fondu un polymère de L(-) lactide, dont la viscosité inliérente est de 1,4, à une température comprise entre 160° et 170°C, de façon à réaliser un monofilament, on étire ensuite le filament à une longueur égale à quatre fois la longueur non étirée en le faisant passer sur une plaque métallique chauffée à 90°0. Le diamètre du filament obtenu est de 0,18 mm. Afin d'améliorer la stabilité dimensionnelle, on soumet le monofilament étiré à un traitement de recuit pendant trois minutes à 90-95°C, en lui appliquant une tension. On coupe le filament étiré'et recuit, à une longueur convenable et on le stérilise en l'introduisant dans des sacs en polyéttay-lène, que l'on scelle et que l'on expose deux fois à un faisceau d'un Van de Craaff de 2 millions d'électrons-volts (1 à ^5 ^5 Mrads.par passe). Certains des sacs contiennent un monofilament sec, certains contiennent un monofilament dans de l'eau et d'autres contiennent des monofilaments dans de l'alcool éthylique. On peut constater l'effet du traitement de recuit par les observations suivantes. Lorsque l'on chauffe le monofilament recuit dans un four sec à 95°C pendant 3 minutes à l'état détendu, on note une rétraction inférieure à 4 pour cent. Pair contre, un monofilament identique, non soumis à un traitement de recuit présente une rétraction de 25 pour cent. 55 monofilament soumis à un traitement de recuit à 77°C dans de l'eau pendant 5 minutes présente une rétraction de 14 pour cent. Dans un autre essai, on implante le monofilament recuit dans la cavité.abdominale d'un jeune rat adulte mâle. 20 30 71 17215 16 2088548 Après 16 jours, on enlève l'implantation. On constate mie rétraction inférieure à 2 pour cent. On utilise les monofilaments ainsi obtenus pour raccorder des tissus musculaires sectionnés chez le rat et le chien, suivant le mode opératoire suivant : On fait une incision médiane dans la peau abdominale du rat, on décolle la peau, et on pratique ensuite deux petites entailles dans les muscles abdominaux, à raison d'une de chaque côté de la ligne médiane. On suture chaque rat en faisant plusieurs boucles dans une des incisions à l'aide des monofilaments stérilisés, préparés comme décrit ci-dessus. A titre de témoin, on applique à chaque rat une suture, soit en catgut ordinaire, soit en catgut chromique, dans l'autre incision (taille 4-0, diamètre 0,15 - 0,20 mm). On ferme ensuite 15 la plaie et on la fixe par des agrafes. On observe les rats à des intervalles réguliers. On soumet les monofilaments stérilisés à un essai de suture sur chiens comme suit : on pratique une incision médiane d'environ 7,5 à 10 cm. de longueur dans la peau de la région abdominale d'un chien de six mois. On sépare la peau de la musculature abdominale et 1'écarte à l'aide de rétracteurs classiques. On pratique trois incisions d'environ 2,54 cm de longueur dans la musculature abdominale. On ferme une incision à l'aide d'une suture en acide polylaetique, et on suture les autres incisions à l'aide de sutures en catgut du commerce (Type A ordinaire, taille 4-0 et Type C Moyen Chromique, taille 4-0 conformes aux normes de la Pharmacopée américaine). On sacrifie les rats à des intervalles de 2, 4, 7, 14, 28, 59, 91 et 140 jours. On saerifie les chiens après 14, 23, et 50 jours.- Ces examens ont-permis d'observer que les monofilaments en acide polylaetique sont absorbés plus lentement que le catgut ordinaire. On a noté, en outre, que, d'une façon générale, il se produit moins de réactions tissulaires avec l'acide polylaetique, comme le révèlent l'aspect extérieur général et l'examen de coupes histologiques. KXKMPXE III Ï On prépare des sutures à partir d'un polymère de 1(—) lactide, d'une viscosité inhérente de 3,11 à une concentration de 0,1 pour cent dans du benzène à 25°C, préparé par 71 17215 17 2088548 les procédés décrits précédemment, par filage à l'état fondu, par étirage et par traitement de recuit comme décrit à l'Exemple I. EXEMPLE IV : 5 On teste des monofilameuts d'acide poly-DL-lactique, d'une viscosité inhérente de 1,42 à une concentration de 0,1 pour cent dans du "benzène à 25°C, en tant que sutures après stérilisation par deux passes sous un faisceau d'électrons de 2 mev. à raison de 1 à 1,2^5rads. par passe. On teste les mono-10 filaments stérilisés (diamètre de 0,15 à 0,20 mm) en suturant des rats comme suit : On pratique une incision médiane dans la peau abdominale du rat, on décolle la peau et on pratique ensuite deux petites entailles dans les muscles abdominaux, à raison d'une 15 de chaque côté de la ligne médiane. On suture une incision de chaque rat à l'aide de plusieurs boucles des monofilaments stérilisés préparés de la manière décrite ci-dessus et on suture, à titre de témoin, à l'aide de catgut l'autre incision (non chromé, taille 4-0, diamètre 0,15 à 0,20 mm). On ferme ensuite 20 la plaie et on la fixe par des agrafes. On observe les rats à des intervalles réguliers. Après environ un mois, les sutures en acide poly-DL-lactique sont hydrolysées à 50 pour cent environ; la réaction tissulaire est minimale ou absente et pn ne constate aucun indice de formation de granulomes ou d'adhéren-25 ces. Le catgut utilisé pour suturer les rats est absorbé à raison d'environ 60 pour cent après environ un mois, mais on note des réactions tissulaires marquées avec des manifestations d'adhérences et de granulation. Après environ 60 jours, les sutures à l'acide poly-30 lactique et au catgut sont toutes deux absorbées, mais les rats suturés à l'aide du catgut présentent davantage de tissu cicatriciel que les rats suturés à l'aide des sutures en acide polylaetique. Chez le lapin, on note que l'élément de suture est 35 complètement absorbé avant 38 jours environ, que cet élément soit en catgut ordinaire ou en acide polylaetique. Cependant, les lapins suturés à l'aide des sutures en acide polylaetique ne présentent aucune réaction tissulaire défavorable, aucune desquamation ou recouvrement de l'élément de suture, par con-40 traste aux résultats obtenus avec le catgut. 71 17215 18 2088548 On fait une incision médiane d'une longueur d'environ 7)5 cm à 10 cm dans la peau de l'abdomen d'un chien de six mois. On sépare la peau de la musculature abdominale et on 1'écarte à l'aide de rétracteurs classiques. On pratique deux 5 incisions d'une longueur d'environ 2,54 cm à travers la musculature abdominale. On ferme l'incision du côté droit à l'aide d'un élément de suture en polylactide (taille 4-0). On suture l'incision de gauche à l'aide de catgut (Type A ordinaire, taille 4-0). Après 4 jours on constate que le polylactide est 10 intact sans aucune manifestation de granulation ou d'adhérence. Après 14 jours on examine le chien à nouveau et, à ce moment, l'incision fermée au çatgut présente une réaction inflammatoire intense. Par contre l'incision fermée à l'aide de la suture en acide polylaetique ne présente aucune formation de granulome 15 et la cicatrice est clairement visible, c'est-à-dire qu'on ne note aucune inflammation. Dans les deux cas, cependant, l'élément de suture est absorbé par les tissus. EXEMPLE V : On fait fondre un mélange de 95 parties en poids de 20 I"(-) lactide et 5 parties en poids de DL-lactide sous azote, et on ajoute 0,125 partie en poids de diéthyl-zinc sous forme d'une solution à 25 pour cent dans de l'heptane. On chauffe le mélange à 105°C pendant une heure à la pression atmosphérique sous une atmosphère d'azote. Le copolymère solide de L(-) 25 lactide/DL-lactide (95/5) ainsi obtenu présente une viscosité inhérente de 2,65 (à 0,1 pour cent dans du benzène à 34,5°C). On broie le copolymère jusqu'à obtention d'une poudre fine, que l'on presse à son tour de façon à former tin bouchon pouvant être utilisé dans un appareil de filage par extrusion. On file 30 les filaments de copolymère à environ 200°C à travers une filière de 0,875 Bim et on les étire, jusqu'à obtention d'une longueur égale à 6,4 fois leur longueur initiale dans du gly-cérol à environ 120°C. Les filaments étirés présentent les propriétés suivantes : 35 Viscosité inhérente 1,7 diamètre 0,31 mm p résistance à la traction 4.100 kg/cm allongement à la rupture 20 pour cent s m' 2 module 75*500 kg/cm2 40 résistance à l'état de noeud 2.590 kg/cmc 71 17215 19 2088548 rétraction après 5 minutes dans l'eau à 77°C 23 pour cent perte de poids après 50 heures dans l'eau bouillante 39 pour cent 5 Après 30 jours dans l'eau distillée à 57°0 viscosité inhérente 0,55 p résistance à la traction 1330 kg/cm perte de poids 2,6 pour cent Après 90 .jours dans l'eau distillée à 37°0 10 viscosité inhérente 0,38 p résistance à la traction 350 kg/cm perte de poids 7,0 pour cent EXKMPT.ES Yl-XIII On prépare tin certain nombre d'autres copolymères 15 de L(~) lactide et on les file en filaments suivant le procédé de l'Exemple ¥. Lorsque le comonomère est un liquide à la température ordinaire (P-propiolactone, gamma-butyrolactone ou pivalolactone) on ne l'ajoute au lactide qu'après fusion du lactide. Les propriétés du polymère en masse, les conditions 20 de filage et les propriétés des filaments en ces copolymères sont consignées au tableau suivant. EXEMPLES % en poids de comonomère vise.inh. (en masse) 2,87 2,50 2,39 temp. de filage 190°0 205°0 200° 0 rapport d'étirage 8,6 8,1' 7,5' temp. d'étirage 128° G 125°C 100°C vise. inh. (fil. étiré) 1,75 1,75 1,4-7 diamètre (mm) 0,29 0,28 0,31 résist. à la traction (kg/cm2) 3.730 4.820 3.700 allong. à la rupture 20% 20,7% 18,5% module (kg/cm2) 98.000 77.000 77.00C résistance à l'état de noeud (kg/cm2) 2.620 2.600 2.100 rétraction (H20/77°C/5 min) 13% 27,5-44$ 72% perte de poids (HpO/IOCC/50 h) 44% 48% 65% TABLEAU IV vi vu rrrr 7,5% de 10% de 15% de DL-lactide DL-lactide DL-lactida IX X XI XII XIII 5% de glycolide 10% de glycolide 5% de 3-propio- lactone 5% de gamma-butyro-lactone 5% de pivalo- lactone 2,53 2,52 1,31 2,99 2,68 210°C 195°0 - 170°0 170°0 8,8 8,0 tm 10 10 125°0 -A O o o q - 115°0 100°0 1,84 1,70 - 1,73 1,64 0,26 0,21 - 0,24 0,21 5.380 1.930 _ 4,130 5.4-50 14# 32% - 17% 22% 77.000 32.200 - - 84.00C 3.000 1.890 12% 73% 2.94-0 3.360 environ environ 15% 15% *Nl M NI N> Uï ro o 4-5% ro o OD CD m 4> Q> exemples vi vii après 30 .jours dans l'eau à 57°0 : vise. inh.. - 0,54- (fil. étiré) résist. à la tract. (kg/cm2) - 1.670 perte de poids - 3,5 % après 90 .jours dans l'eau à 37°0 s vise, inh.» (fil. étiré) - résist. à la tract. (kg/cm2) perte de poids TABLEAU iv (suite) VI vin ix jl xi xii xiii m M VI 0,58 - - 0,81 0,72 CO 1.840 - 7,4- % - - 5,6% 0,3% 0,34- - - 0,58 0,35 840 12,1% - - 7,1% 3,5% VJ1 ro ro o CD oo VJl oo 71 17215 22 2088548 Tgrarpr.igi Ti-ry-YV : On prépare des copolymères de L-lactide en utilisant les esters cycliques intermoléculaires de l'acide a-hydroxybu-tyrique et de l'acide a-hydroxyheptanoïque en suivant un mode 5 opératoire sensiblement identique à celui de l'Exemple V. On fait fondre un mélange de 44,2 parties de L-lactide et de 5,8 parties de l'ester cyclique de l'acide a-hydroxy-butyrique sous azote, et on ajoute 0,08 partie d'une solution à 25 pour cent de diéthyl-zinc dans de l'heptane. On chauffe 10 le mélange à 105-108°C pendant trois heures sous pression atmosphérique et sous une atmosphère d'azote. Le copolymère de L-lactide et de.l'ester cyclique intermoléculaire de l'acide a-hydroxybutyrique (88,4/11,6) résultant présente une viscosité inhérente de 2,15 (en solution à 0,1 pour cent dans du benzène). 15 On prépare, de façon analogue, le copolymère de L-lactide et de l'ester cyclique intermoléculaire de l'acide a-hydroxyheptanoïque (90/10) à partir de 45 parties de L-lactide, 5 parties d'ester cyclique, et 0,08 partie d'une solution à 25 pour cent de diéthyl-zinc dans de l'heptane. Après chauffage 20 du mélange pendant trois heures, le polymère obtenu présente une viscosité inhérente de 2,28. Les conditions de filage et les propriétés des filaments de ces copolymères sont consignées au Tableau V. On prépare les esters cycliques intermoléculaires 25 de l'acide a-hydroxyheptanoïque et de l'acide a-hydroxybutyrique sensiblement suivant le procédé de Bischoff et de Walden, Ann. 279 « 100 (1895)» On prépare les sels sodiques des a-bromo acides correspondants à partir des acides et du méthylate de sodium dans un mélange éther éthylique/alcool éthylique. On prépare 30 les esters cycliques par chauffage des sels sodiques à 300-315°C sous pression réduite. On purifie, le dérivé d'acide butyrique par distillation à 7S-85°G/0,07 mm et cristallisation dans un mélange alcool éthylique/éther de pétrole, avec refroidissement à l'aide de glace carbonique. On purifie le dérivé de l'acide 35 heptanoïque par cristallisation dans du pentane, avec refroidissement à l'aide de glace carbonique, et dans de l'alcool éthylique. Les deux esters cycliques ont été caractérisés par des. analyses élémentaires et des spectres d'absorption infrarouges . 71 17215 23 2088548 15 20 tableau y Exemple •» XXV XV % comonomère 11,6% d'ester cy- 10% d'ester cycli— (en poids clique intermolé- que intermolécu- c culaire de l'acide laire de l'acide ^ a-hydroxybuty- a-hydroxyheptanoï- rique que viscosité inh. (en masse) 2,15 2,28 température de filage 185°C 190°C rapport d'étirage 101 8 10 température d'étirage 94°C, 122°G1 98°C viscosité inhérente 1,42** 1 résistance à la traction (kg/cm2) 4.640 4» 140 allongement à la rupture 22,3% 18,3% module (kg/cm2) 73*000 66.500 rétraction {ïï.^>/77°V/5 min.) 20,6% 55»Q% perte de poids (H20/100°C/48 h) 60,5% 63,6% x0n étire ce filament en deux étapes» Dans la première étape, on 1'étire 7X (rapport d'étirage de 7) à 94°G; dans la seconde on l'étiré à 122°G de façon à réaliser un rapport d'étirage global de 10. ^mesurée sur filament non étiré. On mesure les viscosités inhérentes des Exemples V-XIII sur des filaments étirés. ^ exemple xvi : 2p On malaxe un mélange de 206 g d'un copolymère en poudre de L-lactide/DL-laetide (90/10) et de 0,6182 g du sel mono-sodique de la 4— [4-(N-éthyl-p-sulfobenzylamino)diphényIméthylène3-[ 1 - (U-é thyl-îf-p-sulf onixuab enzy 1) - 1 ^-cyc lohexadiènimine 3 [F D & C (Food, Drug, and Cosmetic) Vert lï0 1] dans un mélangeur Eisher-Kendall pendant 48 heures à la température ambiante. On presse le mélange homogène obtenu de façon à obtenir un bouchon que l'on file en mono filament s verts sensiblement suivant le procédé de l'Exemple V. 55 exemple xvii : On mélange du L(-) lactide d'un point de fusion de 98°-99°C et d'un pouvoir rotatoire spécifique (Raie D du sodium) à 25°C de -295° à -300°, et du glycolide (p.f. 82,8-84,5°C) dans les quantités indiquées ci-dessous et on introduit le mé-40 lange dans un tube cylindrique renfermant du catalyseur octoate 71 17215 24 2088548 staimeux et ira barreau pour agitation magnétique. Après fermeture sous une pression de 110 mm de Hg, on chauffe le récipient à 105°C pendant 96 heures avec agitation, ce qui donne tin cylindre de copolymère solide. Dans chaque cas, on utilise 0,0039 mol. 5 (0,1580 g) d'octoate stanneux comme catalyseur. Le rapport monomère/initiateur (A/I) est de 1.500. Les quantités mises en réaction et les pourcentages molaires des comonomères utilisés dans cet exemple sont consignés au tableau suivant : 10 TABLEAU VI GLÏCOLIDE LACTIDE % en moles grammes moles % en moles grammes moles 20 13,3 0,116 80 66,6 0,46 25* 19,1 0,163 75 71,4 0,49 30 20,2 0,17 70 58,4 0,41 35 23,6 0,20 65 54,7 0,38 40 26,7 0,23 60 50,4 0,35 45 30,2 0,26 55 46,1 0,32 50 33,6 0,29 50 41,8 0,29 54 39,2 0,34 46 40,1 0,28 70 47,1 0,41 30 2-5,1 0,17 Mon a utilisé 0,1780 g de catalyseur On effectue d'autres essais analogues en utilisant 2^ comme catalyseur du tétraphényl-étain et un A/I de 2.000. On obtient des résultats similaires. On extrude chaque copolymère (comprenant de 20 moles $ de glycolide à 70 moles % de glycolide) sous pression et à une température de 10°-220°C à travers un orifice de 0,89 Le 30 diamètre de la fibre extrudée est de 0,84-0,91 mm et on 1'étire à une longueur égale à 5 fois sa longueur initiale. On chauffe les fibres extradées à 70°-85°C aù cours de cette étape d'étirage. On obtient ainsi des fibres solides, élastiques, dotées d'une excellente résistance à la traction et d'une grande résis-35 tance à l'état de noeud et à see. Les caractéristiques physiques sont résumées au tableau suivant : 71 17215 25 2088548 10 TABLEAU VII moles % diamètre , Résistance diamètre, Résistance ini K/S de gly mm d'un brin mm à 1'état tiateur colide droit, kg de noeud et à sec, kg 20 0,405 4,35 0,391 2,71 Eh. 0,62 20 0,315 3,00 0,332 2,05 0 0,68 25 0,374 4,15 0,386 3,00 0 0,73 30 0,368 3,94 0,386 1,89 Eh 0,48 30 0,384 4,21 0,384 2,50 0 0,60 35 0,370 4,63 0,368 2,62 0 0,56 40 0,363 3,80 0,360 2,88 Eh 0,75 40 0,360 4-,63 0,363 2,51 0 0,54 45 0,358 5,16 0,358 2,58 0 0,50 50 0,386 4,54 0,374 3,25 Ph 0,72 50 0,358 5,07 0,350 2,76 0 0,54 60 0,360 2,38 0,355 2,26 Ph 0,94 Eh. = tétraphényl- étain, rapport monomère/initiateur = 2.000 15 O «= octoate stanneux, rapport monomère/initiateur « 1.500 K/S = rapport des résistances noeud sec/brin droit. 20 Le comportement biologique des copolymères L(-)- lactide/glycolide préparés selon le présent exemple est indiqué au Tableau VIII. On implante des sections d'éléments de suture sous la peau de rats et on les enlève à divers intervalles afin de déterminer les modifications de résistance à la traction 25 et du diamètre. Une forte augmentation du diamètre d'une suture après implantation indique une rétraction (instabilité dimensionnelle). TABLEAU VIII 30 35 pourcentage molaire de glycolide 20 résist. à la tract, (kg) 20 diamètre (mm) 25 résist. à la tract, (kg) 25 diamètre (mm) 30 résist. à la tract, (kg) 30 diamètre (mm) 35 résist. à la tract, (kg) 35 diamètre (mm) nombre de jours après 1* implantation 0 1_ 5 10 T? 4,58 4,00 2,59 1,95 1,82 0,376 0,390 0,396 0,416 0,366 4,58 4,00 1,82 1,50 0,90 0,380 0,398 0,390 0,396 0,378 4,67 4,22 2,00 1,36 0,82 0,382 0,467 0,575 0,597 0,615 4,58 2,72 0,73 0,315 0,660 0,885 71 17215 26 2088548 TABLEAU VIII (suite) pourcentage molaire de nombre de jours après glycolide 1 ' implantation 10 0 1 5 10 15 40 résist. à la tract. (kg) 4,35 1,54 1,45 0 - 40 diamètre (mm) 0,355 0,858 0,950 0,968 - 50 résist. à la tract. (kg) 4,50 1,50 0,64 0 - 50 diamètre (mm) 0,380 0,905 * O O 1,05 - 60 résist» à la tract. (kg) 2,54 1,27 0,09 - - 60 diamètre (mm) 0,358 0,76 7 0,925 - - EXEMPLE VIII j On mélange 54,7 parties en poids de l(-)lactide (0,38 mole) d'un point de fusion de 98°-99°C et d'un pouvoir ro-tatoire spécifique (raie D du sodium, à 25°C) de -295° à -300° ^ avec 23,6 parties en poids (0,20 mole) de glycolide (p.f. 82^8°-84,5°C) et 0,0039 mol. (0,158 partie en poids) d'octoate stanneux dans un ballon sec en verre "PYREX" contenant un barreau agitateur sous azote sec. Le rapport monomère-initiateur (A/I) est de 1.500. On ferme le ballon en verre sous une pression 2q de 110 mm de Hg et on chauffe le récipient à 105°G pendant 96 heures sous agitation, ce qui donne un copolymère solide. On extrude sous pression le copolymère glycolide (35 moles pour cent)-lactide obtenu, à une température élevée, à travers un orifice de 0,89 mm et on 1'étire à une longueur égale 25 a 5 fois sa longueur initiale. On chauffe la fibre extrudée à 70°-85°C au cours de eette étape d'étirage. Le comportement biologique chez le rat de ce copolymère à 35 moles pour cent de glycolide est indiqué au Tableau IX. TABLEAU IX jO Sombre de jours après l'implantation 0 1 £ 10 15 résistance à la traction, kg 4,54 4,04 1,90 1,41 0,18 résistance à la traction, kg/cm2 4.200 3.740 1.760 1.300 168 25 On peut filer un copolymère à 35 moles pour cent, prépa ré comme décrit ci-dessus, de manière à former une tige qui peut être orientée par un étirage de 3 à une température élevée. La tige ainsi formée présente une résistance à la traction supé- 2 rieure à 1750 kg/cm . 40 Bien que l'on ait illustré la présente invention en 71 17215 27 2088548 traitant de monofilaments, on peut également mettre les produits de la présente invention sous forme de multifilaments susceptibles d'être tressés de façon à former des sutures. On peut obtenir commodément des filaments convenant pour le tressage, qui 5 ont un diamètre compris entre 0,0064 et 0,076 mm par filage à sec d'un polymère de l(-) lactide dissous dans un solvant convenable. La fabrication de sutures tressées de taille 2/0 à partir d'un multifilament obtenu par filage à sec d'un copolymère de L(-)lactide est illustrée dans l'Exemple suivant. 10 exemple xix : On nettoie soigneusement, on sèche à la flamme, on met sous vide et on purge deux fois avec de l'azote sec Tin ballon en "PYREX" à fond rond et à col allongé. On introduit dans le ballon, sous une atmosphère d'azote sec : 15 231,42 parties de glycolide (p.f.82,8-84,5°C) 30,19% en poids 533*52 parties de L(-)lactide (p.f. 98°-99°C) 69,61% en poids 1»5558 parties d'octoate stanneux 0,20% en poids. On fait le vide dans le ballon jusqu'à une pression de 125 mm de Hg et on chauffe à 105°C pendant 66 heures. On dissout le 20 polymère ainsi obtenu (viscosité inhérente en solution chloro-formique à 0,1% = 3»2-3,4) dans du 1,2-trichloroéthane anhydre (distillé sur du pentoxyde de phosphore) pour obtenir une solution à 8 pour cent (poids/poids) (viscosité apparente de 1.600 poises). 25 On chauffe la solution de filage (solution à 8 pour cent) à 90°C et on 1'extrude à travers une filière à 10 trous de 1,27 mm (longueur du capillaire/diamètre = 2,4) à une vitesse de 3 millilitres par minute dans une colonne chauffée de 4,6 mètres de longueur et'-15»2 cm de diamètre. La température 30 à l'intérieur de la colonne chauffée varie entre 128°G à sa base et 142°C à son sommet et la colonne est balayée par de l'azote chaud (131-134°C) à une vitesse de 0,140 nr par minute. Les filaments extrudés sont bobinés à une vitesse linéaire de 45,7 mètres par minute. La viscosité inhérente de la matière 35 filamenteuse est de 3,4, ce qui indique qu'il ne s'est produit aucune dégradation au cours du processus de filage. Le filament de copolymère présente un aspect luisant et possède les caractéristiques physiques suivantes : résistance à la traction 1,0 g/denier 40 allongement 530 pour cent 71 17215 28 2088548 module de Young 24 g/denier Le filament contient environ 1,5 pour cent de solvant résiduel. Le fil provenant de la bobine de recueil est mis sous la forme d'un fil à 60 filaments et est étiré à 4,5 fois sa 5 longueur initiale à 75°C et à une vitesse d'entrée de 7>6 mètres par minute à travers un four tubulaire balayé par de l'azote. Les fils étirés, préparés comme décrit ci-dessus, prééentent les caractéristiques physiques suivantes : résistance à la traction 2,8-3,5 grammes/denier 10 allongement 26 pour cent module de Young 50 grammes/denier Les filaments, individuels présentent une résistance à la traction d'environ 4,8-5,0 grammes/denier, un allongement d'environ 38 pour cent et un module de Young d'environ 45 grammes 15 par denier. On tresse le fil de façon à former une suture tressée de taille 2/0, on l'emballe sous une atmosphère sèche dans un conteneur fermé hermétiquement et on le stérilise par irradiation à l'aide de rayons gamma du cobalt 60. Les caractéristiques d'absorption in vivo chez le rat de cet élément de 20 suture tressé sont indiquées au Tableau X. TABLEAU X 7 Résistance à la traction (kg/cm ) après un certain nombre de .jours après l'implantation 0 1 5 10 15 2.520 3.290 2.600 2.240 2.100 Il est à noter, en comparant le Tableau IX et le Tableau X, que la structure tressée obtenue à partir du fil filé à sec à partir d'un solvant convenable (Exemple XIX) conserve sa résistance à la traction in vivo pendant une période de temps plus longue qu'un monofilament filé à l'état fondu de composition analogue (Exemple XYIII). L'amélioration de la résistance à la traction in vivoj manifestée par la suture tressée filée à sec est telle qu'il est possible d'augmenter la quantité de glycolide dans la composition de copol7/mère de lactide à 40 moles pour cent (34,8 pour cent en poids de glycolide; 65,2 peur cent en poids de I.-iactide). Une suture en copolymère de cette composition (40 moles pour cent de glycolide, 50 moles pour cent de L-lactide) présente des caractéristiques de résistance à la traction et d'absorption analogues à celles du catgut. 25 30 40 71 17215 29 2088548 Les fils multifilamenteux renfermant des filaments de polylactide conjointement avec des filaments non-absorbables en DACEON, TEFLON, nylon, etc.. sont utiles pour la fabrication de greffes vasculaires. Un tel fil multifilamenteux est illus-5 tré sur la figure 4, dans laquelle' la fibre non absorbable est représentée par la coupe transversale de fibre hachurée 19° Sur la figure 4, les fibres 20 sont filées à partir de compositions de polymère et de copolymère de lactide, conformément à la description ci-dessus. On peut faire varier les propor-10 tions relatives de filaments absorbables 20 et de filaments non absorbables 19 de façon à obtenir les caractéristiques d'absorption souhaitées aux implants en étoffes tissées ou tubulaires» Des procédés de tissage et de "sertissage" de prothèses vasculaires sont décrits dans le brevet des E„U.A. 15 5.096.560. Des étoffes composites en matières absorbables et non absorbables, fabriquées par des procédés textiles comprenant le tissage, le tricotage, et le feutrage non tissé de fibres sont décrites dans les brevets des E.U.A. N° 3°108.557 et 20 5.463.158. On peut utiliser des techniques analogues pour la fabrication d'aides chirurgicaux dans lesquels l'on combine des fibres non absorbables avec des fibres absorbables formées de polymères et de copolymères de lactide. L'utilité en chirurgie de "filaments à deux composants" renfermant des consti-25 tuants absorbables et non absorbables est précisée dans le brevet des E.U.A. N0 3.463.158, dont les enseignements sont incorporés dans la présente description par référence. On peut tisser ou tricoter des monofilaments de polymères et de copolymères de lactide de façon à former taie étoffe absorbable 30 présentant la structure illustrée à la figure 5» qui est utile pour le traitement de hernies et pour le soutien de foies, de reins et d'autres organes internes endommagés. Les produits de l'invention sont utiles dans les applications chirurgicales où un aide ou support absorbable est 35 nécessaire, par exemple, dans la formation d'un tissu chirurgical, des attaches absorbables, des tendons artificiels, ou d'une matière analogue à du cartilage, et dans d'autres utilisations où un aide temporaire pendant la cicatrisation s'avère nécessaire. Ils peuvent également |ljr e ^uti lis^^.^a^n-40 t&geusement pou? le traitement de hernies et pour la fixation/ 71 17215 30 2088548 EEVEHllICAJIOMS 1. Aide chirurgical stérile, absorbable, qui ne provoque pas de réaction tissulaire défavorable et qui est dimen-sionnellement stable dans le corps, caractérisé en ce qu'il 5 est formé d'un polymère polylactide synthétique renfermant au moins 65 moles pour cent de mailles dérivées d'une des espèces énantiomorphes de l'acide a-hydroxypropionique et environ 15 à environ 55 moles pour cent de mailles dérivées de l'acide a- hydroxyacétique, ce polylactide ayant une viscosité inhérente 10 d'au moins 1,0 à une concentration de 0,1 pour cent dans un solvant convenable à 25°C, et perdant au moins 20 pour cent de son poids par.traitement avec de l'eau bouillante pendant une période de temps de 100 heures, et présentant, en outre, une 2 résistance à la traction comprise entre 1750 kg/cm et environ 15 7000 kg/cm2. 2. Aide chirurgical selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est emballé sous vide ou sous une atmosphère sèche dans un récipient fermé hermétiquement. 3. Aide chirurgical selon l'une quelconque des revendi-20 cations 1 et 2, caractérisé en ce qu'il est constitué essentiellement par un filament orienté d'un copolymère de polylactide, d'un diamètre compris entre 0,012 mm et 1,14 mm. 4. Aide chirurgical selon la revendication 3* caractérisé en ce que le filament est orienté par étirage à une tempé- 25 rature comprise entre environ 50°C et environ 140°C à un rapport d'étirage allant jusqu'à 11 pour former une suture. 5. Aide chirurgical selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le copolymère de polylactide contient environ 55 moles pour cent de mailles dérivées 50 de l'acide a-hydroxyacétique. 6. Aide chirurgical selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le copolymère de polylactide contient environ 50 moles pour cent de mailles dérivées de l'acide a-hydroxyacétique. 55 7. Aide chirurgical selon l'une quelconque des revendi cations 1 à 4, caractérisé en ce que le copolymère de polylactide contient environ 25 moles pour cent de mailles dérivées de l'acide a-hydroxyacétique. 8. Aide chirurgical selon l'une quelconque des reven-40 dications 1 à 4, caractérisé en ce que le copolymère de poly- 71 17215 51 2088548 lactide contient environ 20 moles pour cent de mailles dérivées de l'acide a-hydroxyacétique. 9. Aide chirurgical selon 1'une quelconqué des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il renferme une petite quan- 5 tité d'un agent colorant inerte et d'un plastifiant. 10. Aide chirurgical selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il renferme du phtalate de bis-2-méthoxyéthyle eryfcant que plastifiant. 11. Aide chirurgical selon l'une quelconque des reven- 10 dications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il a été soumis à un traitement de recuit à une température comprise entre environ 60°C et environ 150°C. 12. Aide chirurgical selon la revendication 3, caractérisé en ce que ledit filament estfcricoté ou tissé de façon à 15 former une structure maillée ou tubulaire. 13. Aide chirurgical selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est sous la forme d'une tige. 14. Aide chirurgical selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est sous la forme d'une pellicule étirée et 20 recuite. 15. Suture chirurgicale stérile, absorbable, qui ne provoque pas de réaction tissulaire défavorable et est dimen-sionnellement stable dans le corps, et qui est sous la forme d'une structure tressée, caractérisée en ce qu'elle comporte 25 des filaments d'un polymère synthétique de polylactide renfermant au moins 60 moles pour cent de mailles dérivées d'une des espèces énanthiomorphes de l'acide a-hydroxypropionique et 15 à 40 moles pour cent de mailles dérivées de l'acide a-hydroxyacétique, ce polylactide ayant une viscosité inhérente d'au 30 moins 1,0 à une concentration de 0,1 pour cent dans un solvant convenable à 25°C et perdant au moins 20 pour cent de son poids par traitement avec de l'eau bouillante pendant une période de 100 heures, au moins 50 pour cent des filaments constituant la structure tressée étant orientés, et la structure tressée 35 présentant elle-même, en outre, une résistance à la traction d'au moins 1050 kg/cm , dix jours après implantation dans un eorps animal. 16. Suture selon la revendication 153 caractérisée en ce qu'elle est emballée sous vide ou sons ans atmosphère sèche 40 dans un récipient fermé her*métiquesier.-;- 3 71 17215 32 2088548 17. Suture selon l'une quelconque des revendications 15 et 16, caractérisée en ce que les filaments constituants ladite structure tressée sont orientés par étirage à une température comprise entre environ 50° et environ 140°C à un rapport 5 d'étirage pouvant atteindre 11x. 18. Suture selon l'une quelconque des revendications 15 à 17* caractérisée en ce que le polymère de polylactide contient environ 35 moles pour cent de mailles dérivées de 1'acide a-hydroxyacéti que. 10 19. Suture selon l'une quelconque des revendications 15 à 17, caractérisée en ce que le polymère de polylactide contient environ 30 moles pour cent de mailles dérivées de l'acide a-hydroxyacétique. 20. Suture selon l'une quelconque des revendications 15 15 à 17» caractérisée en ce que le polymère de polylactide contient environ 25 moles pour cent de mailles dérivées de l'acide a-hydroxyacétique. 21. Suture selon l'une quelconque des revendications 15 à 17» caractérisée en ce que le polymère de polylactide con-20 tient environ 20 moles pour cent de mailles dérivées de l'acide a-hydroxyacétique. 22. Suture selon l'une quelconque des revendications 15 à 21, caractérisée en ce que les filaments constituant ladite structure tressée contiennent une faible quantité d'agent 25 colorant inerte et d'un plastifiant. 23. Suture selon l'une quelconque des revendications 15 à 22, caractérisée en ce que les filaments constituant ladite structure tressée contiennent du phtalate de bis-2-méthoxyéthyle en tant que plastifiant. 30 24. Suture selon l'une quelconque des revendications 15 à 23, caractérisée en ce que leje filaments constituant ladite structure tressée sont soumis à un traitement de recuit à une température comprise entre environ 60°c et environ "150°c. 25» La combinaison formée par une aiguille et un aide 55 chirurgical en forme de suture selon l'une quelconque des revendications 1 à 11. 26. La combinaison formée par une aiguille et une suture tressée selon l'une quelconque des revendications 1> à 24.