La présente invention est relative à la reliure de livres à partir d'une pile de feuilles individuelles. Dans un procédé de reliure, décrit dans la demande de brevet britannique nO 1.305.788, des bandes séparées coopé- rantes de plastique sont utilisées pour relier les feuilles les unes aux autres au dos de la pile. Les feuilles à relier sont tout d'abord disposées en une pile et ensuite on perce une série de trous dans la pile près du bord qui doit former le dos du livre. En variante, on peut utiliser des feuilles pré-percées pour former la pile. Une bande de plastique rigide de longueur convenable et possédant des ergots faisant saillie d'une de ses faces, correspondant au nombreet à l'écartement des trous dans la pile de feuilles, est appliquée à la pile de feuilles de telle manière-que les ergots soient insérés dans les trous de la pile de feuilles.Une seconde bande de plastique possédant des trous correspoIic;ant au nombre et à l'écartement des ergots de la première bande de plastique est alors appliquée à la face opposée de la pile de feuilles de sorte que les ergots saillant à travers la pile s'engagent à l'inté- rieur et traversent les trous de la seconde bande de plastique. La pile de feuilles est comprimée entre les bandes, les dépassements des ergots sont coupes et les extrémités arasées des ergots sont déformées par chaleur et pression pour fixer l'une à l'autre les deux bandes de plastique reliant ainsi les feuilles pour former un livre. Si on le désire, avant l'opération de reliure une feuille de couverture appropriée peut être ajoutée à l'une ou aux deux faces de la pile de feuilles pour former la couverture du livre relié. Un problème se présente avec ce type de reliure dans le fait que le livre ne repose pas à plat quand il est ouvert.La présente invention fournit un procédé et des moyens pour relier des livres, en utilisant deux de telles bandes coopérantes, mais de façon que les livres reliés puissent reposer à plat quand ils sont ouverts. Selon un premier aspect de la présente invention, on réalise un procédé de reliures de feuilles qui comprend les étapes consistant à prendre une pile de feuilles possédant un alignement de trous espacés près du Lord de la pile qui est destiné à former le dos du livre, à ajouter à la feuille au moins une pièce d'espacement possédant une pluralité de fentes à extrémité ouverte, la pièce ou chacune des pieces d'espacement étant conformée et placée de façon à ce que les extrémités ouvertes des fentes soient en regard dudit bord de la pile et de façon que les fentes soient au-dessus des trous dans la pile, à relier la pile et la ou lesdites pièces d'espacement entre deux bandes coopérantes qui se trouvent interconnectées par les ergots saillant à travers les trous dans la pile pour empêcher la séparation des bandes et à retirer la ou lesdites pièces d'espacement de la pile pour laisser les feuilles reliées de façon lâche. Les fentes à extrémité ouverte permettent aux pièces d'espacement d'être enlevees sans dommage pour elles-mêmes ou les feuilles et elles peuvent par conséquent être réutilisées. La ou les pièces d'espacement peuvent être faites en plastique, carton, bois ou en tout autre matériau approprié. Bien que l'utilisation de telles pièces d'espacement soit adaptée à la plupart des buts, elle peut donner lieu à un problème, en particulier lorsqu'une couverture de reliure rigide est ensuite réalisée pour contenir la pile de feuilles reliée et les bandes. La cause de cette difficulté est que dans les procédés connus de reliure entre les deux bandes, la seconde bande de reliure n'est pas réunie de façon rigide à la première bande et un déplacement de la seconde bande de reliure par rapport à la première peut se produire, amenant les ergots déformés à faire saillie au-delà de la seconde bande, ce qui produit des bosses inesthétiques dans la couverture du livre près du dos. La seconde bande est par consequent de préférence soudée aux extrémités des ergots de la première bande. Selon un second aspect de l'invention, on réalise un dispositif pour relier des feuilles entre deux bandes de plastique se trouvant interconnectées au moyen d'ergots à travers les feuilles, un tel dispositif comprenant une pluralité de moyens de chauffage pour sectionner les longueurs en excès des ergots et pour chauffer les extrémités libres restantes des ergots, un premier moyen de commande pour maintenir le moyen de chauffage à une température sensiblement constante, un second moyen de commande pour doubler le premier moyen de commande et pour maintenir la température du moyen de chauffage à une seconde température plus élevée quand on désire faire fusionner les ergots avec une des bandes, et un troisième moyen de commande pour faire revenir le moyen de chauffage à la première desdites températures, après un cycle de reliure à ladite température plus élevée.Ladite seconde bande peut ainsi etre fermemen; fixée aux ergots déformés dans l'opération de reliure de sorte que le déplacement des bandes l'une par rapport à l'autre ne peut se produire quand le ou les pièces d'espacement sont par la suite enlevées et que les feuilles n'accusent pas tout l'espace entre les bandes. Ceci est obtenu grâce à la possibilité d'actionner le moyen de chauffage à une température supérieure- facultative lorsqu'une reliure lâche est requise, pour faire fusionner les ergots avec la seconde bande. La possibilité facultative d'une température plus élevée permet au même dispositif d'être utilisé pour la reliure normale sans pièce d'espacement, lorsqu'il n'est pas nécessaire d'assurer que les deux bandes soient-empêchées de se déplacer l'une par rapport à l'autre. La présente invention a également pour objet les livres reliés à l'aide du procédé et/ou du dispositif ci-dessus. Dans le but de mieux faire comprendre l'invention, la description qui suit est donnée à titre d'exemple non limitatif en se référant au dessin annexe dans legllel La figure 1 est une vue en plan fragmentaire d'une pièce d'espacement selon l'invention, la figure 2 est une vue latérale schématique d'une partie d'un dispositif de perçage de trous, la figure 3 est une vue en plan d'une bande de reliure, la figure 4 est une vue latérale d'une seconde bande de reliure, les figures 5 à 10 représentent schématiquement la reliure d'un livre par le procédé de la présente invention, et la figure ll est un diagramme de circuit pour un mode de mise en oeuvre du dispositif de reliure selon la présente invention. Dans la reliure d'un livre, on utilise une pièce d'espacement I, dont un coin est représenté dans la figure 1, et une paire de bandes de reliure 6 et 9 représentées dans les figures 3 et respectivement 4. La bande 6 possède une série de trous, chaque trou étant muni d'un renfoncement fraisé 8 sur une de ses faces. La seconde bande 9 possède, d'un seul tenant avec elle, une série d'ergots faisant saillie d'une de ses faces, correspondant en nombre et en écartement aux trous 7 de la bande 6. De préférence, les bandes 6 et 9 sont faites en matière plastique telle que du chlorure de polyvinyle rigide qui est thermoplastique, mesurent approximativement 0,63 cm de largeur et 0,15 cm d'epais- seur et les ergots 10 mesurent de préférence entre 0,23 et 0,31 cm de diamètre et approximativement jusqu'à 7,5 cm de longueur. La pièce d'espacement 1 est sensiblement rectangulaire et possède sur un de ses bords une pluralité de fentes à ex trémité ouverte 3. Le bord 2 possède une longueur égale ou sensiblement égale à la longueur des bandes 6 et 9 et le nombre ainsi que l'écartement des fentes 3 correspondent au nombre et à l'écartement des trous 7 dans la bande 6 et des ergots 10 dans la bande 9. En variante certaines des fentes peuvent être dimensionnées pour cou-vrir deux des trous adjacents ou plus dans la pile. La pièce d'espacement 1 peut être faite en tout matériau approprié, par exemple du carton ou du plastique, peut avoir avantageusement entre 2 et 3 mm d'épaisseur, bien que d'autres épaisseurs puissent être utilisées si on le désire. La figure 2 représente schématiquement une vue laterale d'une partie d'un dispositif conçu pour percer des trous dans les feuilles (si celles-ci ne sont pas déjà munies de trous appropriés) et, si des pièces d'espacement preformees non déjà munies de fentes à extrémité ouverte appropriées sont utilisées, également pour former les fentes dans les pièces d'espacement. Une tige de perçage à mouvement alternatif 12 est montée en contact à glissement avec des éléments laminaires 13 et 14 qui sont séparés par la pièce d'espacement 15. Un pignon à secteur denté 16 est assujetti à un arbre 17 et les dents du pignon prennent contact avec une crémaillère 18 fixée à la tige de perçage 12. L'arbre 17 peut être entraîné dans l'une ou l'autre des deux directions indiquées par les flèches, par des moyens qui ne sont pas représentés dans les figures.Dans le dispositif une série de tiges de perçage 12 sont réalisées, de même nombre et de même espacement que les trous 7 de la bande 6. Les feuilles à relier sont constituées en une pile 20 dont un bordest inséré dans l'intervalle 19 et sont avancées vers la -gauche dans la figure jusqu'à ce que le bord bute contre un element d'arrêt qui n'est pas représenté. L'arbre 17 est tout d'abord amené à tourner en sens anti-horaire par des moyens non représentés, de sorte que la tige de perçage 12 descend et perce des tous dans la pile 20 et ensuite l'arbre 17 tourne en sens horaire amenant la tige de perçage 12 à monter pour permettre l'enlèvement de la pile. Pour former les fentes 3 dans une pièce d'espacement 1, la pièce d'espacement 1 est insérée dans ltintervalle 19 du dispositif de perçage qui est ensuite actionné, perçant ainsi une série de trous dans la pièce d'espacement 1 parallèlement à son bord 2. La pièce d'espacement 1 est ensuite déplacée par petites quantités en direction parallèle à son bord 2, puis en direction parallèle à son bord 4 et après chaque déplacement, le-dispositif de perçage est actionné. Ce procédé est répété jusqu'à obtenir une fente 3 à extrémité ouverte, la pièce d'espacement 1 étant prête pour l'utilisation. Les figures 5 à 10 représentent comment une telle pièce d'espacement peut être utilisée pour réaliser un livre relié de façon lâche. Les feuilles à relier sont disposées en une pile aux surfaces de laquelle peuvent être ajoutées des feuilles de couverture, ladite pile étant ensuite insérée dans un dispositif de perçage qui perce une série de trous pres du bord de la pile devant constituer le dos du livre. En variante, des feuilles prépercées peuvent être utilisées auquel cas cette étape de perçage peut être omise. La pile est ensuite enlevée du dispositif de per çage et une ou plusieurs pièces d'espacementl(l'une étant représentée dans le dessin) sont ajoutées à la pile et sont disposées et alignées avec la pile de façon à ce que les fentes 3 à extrémité ouverte soient en alignement avec les trous dans la pile. La pile composite 21 de feuilles et de pièces d'espacement est ensuite transférée vers un dispositif de reliure dont le fonctionnement est schématiquement représenté dans les figures 5 à 9. Cette pile composite 21 est maintenue et une bande 6 est amenée en contact avec une face de la pile 21, de telle manière que les trous 7 dans la bande 6 soient alignés avec les trous de la pile 21. Une seconde bande 9 est ensuite déplacée de façon que ses ergots 10 pénètrent dans les trous 22 de la pile 21 et est avancée jusqu'à ce que sa partie plate soit en contact avec la pile 21. La pile 21 est ensuite maintenue comprimée entre les bandes 6 et 9 par une barre de pression 23 et les lames chauffées 24 sectionnent les longueurs en e) 25 des ergots 10, en même mps qu'ils chauffent et ramollisx lt les extrémités de la partie restante des ergots l0.Les lames chauffées 24 sont ensuite retirées et tout plastique accroché eAies est enlevé par une lame d'es suyage 26. Les pointes de percussion 27 de bras de percussion28 sont ensuite amenés à frapper les extrémités des ergots 10 qui sont ainsi déformées pour remplir les renfoncements fraisés 8 des trous.7 des bandes 6.Après une période de refroidissement, la barre 23 est enlevée et les feuilles reliées sont retirées du dispositif. Comme cela sera décrit plus loin, les lames chauffées sont chauffées à une température suffisante pour amener les extrémités libres des ergots 10 à fusionner avec la bande femelle 6, empêchant ainsi un déplacement relatif des bandes 6 et 9. Les fentes I extrémité ouverte 3 permettent à la pièce d'espacement 1 d'être enlevée de la pile 21 sans dommage pour la pièce d'espacement ou la pile, laissant les feuilles restantes entre les bandes 6 et 9,et les pièces d'espacement 1 peuvent ainsi être réutilisées. Les feuilles sont ainsi reliées de façon lâche du fait que leur épaisseur est inférieure à la longueur des ergots reliant les bandes comme représenté dans la figure 10. Le nombre des pièces d'espacement utilisées dépend de leur épaisseur et du jeu nécessaire de la reliure. Les livres reliés de façon lâche de cette manière reposeront ouverts de façon satisfaisante et pourront par la suite recevoir des couvertures appropriées. Des parties saillant vers l'extérieur sur les bords latéraux des pièces d'espacement 1 peuvent être prévues pour prendre contact avec des mécanismes de commutation dans les dispositifs de perçage et/ou de reliure pour engendrer tout fonctionnement particulier pouvant être nécessaire du fait de la présence des pièces d'espacement dans la pile 21. La figure 11 représente le circuit de commande d'un mode de réalisation d'un dispositif de reliure selon l'invention, Le circuit est divisé en deux parties principales, la première contenant l'élément ou les éléments d'un dispositif de chauffage H1, pour les lames chauffées du dispositif de reliure, et la seconde partie contenant un moteur M1 qui assure l'entrainement mécanique du dispositif de reliure. Deux commutateurs S1 et S5 à deux positions marche/ arrêt se trouvent dans les lignes d'alimentation communes aux deux parties. S1 fonctionne comme commutateur principal marche/ arrêt pour le dispositif de reliure, et 55 est convenablement associé avec le couvercle d'inspection du dispositif pour réa- liser un verrouillage de sécurité par lequel le dispositif ne peut pas fonctionner tant que le couvercle n'est pas ferme. La première partie du circuit contient deux thermos-tats réglables S6 et S7 > S6 étant réglé pourSpuvrir à une température de par exemple 1980C (3880F) correspondant à latempéra- ture "normale de reliure", c'est-à-dire celle dans laquelle les têtes des ergots mâles sont chauffées suffisamment pour être déformées sans qu'elles fusionnent avec les bandes femelles. S7 est réglé pour répondre à une température quelque peu supérieure (par exemple 2100 C) des lames chauffées suffisante pour assurer la fusion des ergots mâles avec les bandes femelles. Le thermostat S6 est en série avec le dispositif de chauffage H1 et un fusible thermique TF1, dont la fonction est d'empêcher le surchauffage du dispositif de reliure et en particulier des lames chauffées. En parallèle avec S6, TF1 et H1, une autre partie comprend en série le thermostat 57, une paire de contacts de relais normalement ouverts RL2-2 associée au relais RL2, et une bobine relais RL1. Egalement connect à travers les bornes d'entrée et de sortie du thermostat S6 se trouvent deux contacts de relais RL1-2 associés au relais PLi. Dans la ligne d'alimentation à la seconde partie principale du circuit se trouve le thermostat S9 réglé pour se fermer lorsque les lames chauffées ont atteint une température d'approximativement 149 C(environ 3000fez Une lumière indicatrice au néon N1 et la borne d'entree d'un commutateur S4 sont connectés au coté sortie du thermostat S9. S4 est associé à la barre de pression 23 (figures 7 et 8) qui comprime le dos de la pile de feuilles pendant la reliure de sorte que, lorsque la barre de pression est abaissée vers sa position de fonctionnement, 54 se ferme. Depuis la borne de sortie du commutateur S4, le circuit se subdivise en deux autres parties subsidiaires, l'une contenant le moteur Ml d'entraînement du dispositif de reliure et l'autre contenant un commutateur S10 de "liaison à chaud" et un relais RL2. Le moteur d'entraînement Ml effectue l'entraînement mécanique pour les déplacements des lames chauffées 24 et des bras de percussion 28. Le courant peut être délivré depuis le commutateur S4 vers le moteur d'entraînement Ml par l'une quelconque de trois voies parallèles. La première voie contient un commutateur S2 "à mise en marche par pression" qui est comprimé lorsqu'une "reliure or- male" est requise, c'est-à-dire sans pièce d'espacement, et la seconde contenant un commutateur do came 53 qui appuie sur une came entraînée par le moteur EI1. La troisième voie contient en série une paire de contacts de relais normalement fermes RLl-l et une paire de contacts normalement ouverts RL2-3,associes aux relais RL1 et respectivement RL2. Le commutateur à came S3 est agencé pour se fermer lorsque le moteur M1 d'entraînement commence un cycle de reliure et s'ouvrir après l'achèvement du cycle de reliure. Ainsi une fois que le moteur d'entraînement Ml a été mis en mouvement par l'action- nement du commutateur S2, il continue à fonctionner alimenté par l'intermédiaire du commutateur S3 à came, jusqu'à ce que ce dernier s'ouvre à la fin du cycle de reliure. La seconde partie subsidiaire contient une bobine de relais RL2 en série avec un autre commutateur à came S8 qui est également actionné par une came entraînée par le moteur 1, et un commutateur de " liaison à chaud" S10, qui est du type " mise en marche par pression".Une paire de contacts de relais RL2--1 associés à la bobine de relais RL2 sont en parallèle avec le commutateur S10. On doit remarquer que les thermostats S6 et S7 sont agencés pour s'ouvrir lorsque la température des lames chauffées s'accroit d'une valeur réglée respective,tandis que le thermostat S9 est agencé pour se fermer après que la température des lames chaif- fées se soit accrue jusqu'à une valeur particulière,dans ce cas 1490C. Le fonctionnement du dispositif de reliure est le suivant: On suppose que le couvercle d'inspection est fermé et donc que le commutateur de verrouillage de sécurité S5 est fermé; l'actionnement du commutateur principal marche/arrnt S1 provoque la delivrance du courant par l'intermédiaire du thermostat S6 fermé vers le dispositif de chauffage Hi qui à la suite de cela commence à chauffer les lames chauffées de sectionnement d'ergot 24 (figures 7 et 8).Lorsque la température des lames chauffées a atteint approximativement 149 C-(300 F), le thermostat S9 se ferme, allumant la lumière indicatrice 1 et fournissant du courant au commutateur S4 plaçant ainsi le dispositif de reliure dansun état dattente. Le commutateur S4 est fermé lorsque la barre de pression 23 est abaissée par l'opérateur comprimant le dos de la pile de feuilles entre les bandes de reliure: Si la pile de feuilles doit être reliée normalement, c'est-à-dire sans les pièces d'espacement, le commutateur 52 est alors pressé, le courant est amené vers le moteur d'entrainement M1 et un cycle de reliure commence. Le commutateur à came S3 se ferme pour court-circuiter le commutateur S2 et continuer à fournir du courant au moteur M1 pendant le cycle de reliure. Pendant le cycle de reliure, les lames chauffées sont maintenues à une température d'approximativementl980C par le thermostat S & de sorte que les lames chauffées délivrent une chaleur suffisante aux ergots mâles pour leur permettre d'être déformés mais sans fusion avec les bandes de reliure femelle. A la fin du cycle de reliure, le commutateur à came S3 est ouvert par sa came et ainsi l'alimentation en courant du moteur M1 est interrompue et le moteur s'arrête. I1 apparaît clairement de ce qui précède que si le commutateur "de reliure normale" SZ fonctionne une fois que le commutateur 54 est fermé, le dispositif de reliure fonctionne de manière conventionnelle de sorte que les têtes des ergots mâles sont déformées dans les renfoncements des bandes de reliure femelles sans fusion. Ce type de fonctionnement est approprié lorsque la reliure sans feuilles d'espacement est requise. Si,cependant, on désire que lesspiles des feuilles soient reliées de façon lâche, il est nécessaire de fusionner les extrémités libres des ergots mâles avec les bandes de reliure femelles. Si une telle fusion est requise, le dispositif de reliure est :mis en marche par le commutateur S1 et mis à chauffer pour atteindre 1V état d'attente tel que décrit ci-dessus. Le commutateur S10 de "liaison à chaud" est actionné et lors de la femreture du commutateur S4, la bobine de relais RL2 est excitée par l'intermédiaire du commutateur S10, fermant les contacts RL2-1, RL2-2 et RL2-3. La fermeture des contacts de relais RL2-1 court-circuite le commutateur S10 et amène la bobine de relais RL2 à se bloquer. La fermeture des contacts de relais RL2-2 produit l'excitation de la bobine de relais RL1 par l'intermédiaire du thermostat 57 fermant ainsi les contacts RL1-2 et ouvrant les contacts RLl-l. On voit que les contacts de relais RLl-l 5 louvent lorsque les contacts de relais RL2-3 se ferment de sorte que le moteur d'entraînement M1 n'est pas excité à cette étape. Du fait que les contacts RL1-2 sont maintenant fermés, le thermostat S6 est court-circuité et le courant continue à être envoyé au dispositif de chauffage H1. Lorsque les lames chauffées ont atteint une température suffisante pour permettre la fusion des extrémités libres des ergots mâles avec les bandes de reliure femelles, le thermostat S7 s'ouvre de sorte que le relais RL1 est désexcité, après quoi les contacts de relais RL1-2 s'ouvrent et les contact RLl-l se ferment. A ce moment, les contacts de relais RL2-3 sont encore fermés lorsque la bobine de relais PL2 est bloquée et ainsi la fermeture des contacts de relais RLl-l produit l'actionnement du moteur d'entraînement et un cycle de reliure commence. Le cycle de reliure prend fin avec l'ouverture du commutateur à came S8, actionné par le moteur d'entraînement M1, ce qui débloque le relais RL2. Ainsi, l'actionnement du commutateur S10 de "liaison à chaud" produit le chauffage des lames chauffées , jusqu'à une température suffisante pour assurer la fusion des extrémités libres des ergots males avec les bandes de reliure femelles de sorte que les deux bandes sont soudées l'une à l'autre ce qui empêche un déplacement relatif entre elles. On voit que si on désire effectuer deux cycles de "liaison à chaud" consécutifs, le temps entre les cycles de reliure étant insuffisant pour permettre au thermostat S7 de se fermer, l'actionnement du commutateur de "liaison à chaud" S10 au départ du second cycle de reliure amene le commencement immédiat du second cycle de reliure du fait que les contacts RL2-3 se ferment, aucune alimentation n'étant faite au relais RL1 pour ouvrir les contacts RLl-l. Le commutateur S10 peut soit être actionné à la main soit être placé dans le dispositif de reliure pour détecter la présence de toutes pièces d'espacement dans la pile à relier. Avantageusement, soit l'un des bords latéraux, soit le bord arrière des pièces d'espacement peut être muni de saillies pour actionner un tel commutateur de façon que lorsqu'une-reliure lâche est requise, le mode à température supérieure de fonctionnement est automatiquement sélectionné. Bien que, comme décrit ci-dessus, les lames chauffées 24 servent à la fois à chauffer et à sectionner les ergots, il est également possible d'utiliser des lames non chauffées et des moyens de chauffage séparés. Par exemple des enroulements de chauffage peuvent être placés autour des ergots. Le transfert de chaleur a lieu volonté soit par conduction, soit par rayonnement. R E V E N D i C A T I O N S l.Procede de reliure de feuilles dans lequel les feuilles à relier sont disposées en une pile possédant une ligne de trous espacés, près du bord de la pile qui doit former le dos du livre, caractérisé par le fait qu'il comprend les étapes consistant à ajouter à la pile au moins une pièce d'espacement possédant une pluralité de fentes à extrémité ouverte, la ou chaque pièce d'espacement étant conformée et placée de telle façon que les extrémités ouvertes des fentes soient en regard dudit bord de la pile et de façon que les fentes soient au dessus des trous dans la pile, à relier la pile et ladite ou lesdites pièces d'espacement entre deux bandes coopérantes qui se trouvent interconnectées par les ergots saillant à travers les trous dans la pile pour empêcher la séparation des bandes, et à retirer ladite ou lesdites pièces d'espacement de la pile pour laisser les feuilles reliées de façon lâche. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'après la reliure les ergots sont connectés de façon rigide auxdites bandes. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que l'on utilise des bandes de reliure mâle et femelle, la bande de reliure mâle possédant d'un seul tenant avec elle et saillant depuis une de ses faces une pluralité d'ergots correspondant à l'espacement et au nombre de trous de la pile et la bande femelle possédant des trous correspondant à l'espacement et au nombre des ergots de la bande mâle. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé par le fait que pendant la reliure. Les extrémités libres des ergots se trouvent fusionnés à chaud avec les bandes femelles. 5. Dispositif pour relier des feuilles entre deux bandes de plastique qui se trouvent interconnectées au moyen des ergots traversant les feuilles, ledit dispositif étant caractérise par le fait qu'il comprend des moyens de chauffage (H1, 24) pour sectionner les longueurs en excès des ergots et pour chauffer les extrémités libres restantes des ergots, un premier moyen de commande (S6) pour maintenir les moyens de chauffage à une température désirée sensiblement constante, un second moyen de commande(S7,RL-1, RL1-2) pour établir le premier moyen de commande et maintenir la température du premier moyen de chauffage v4)a une seconde température supérieure lorsqu'on veut déformer les ergots et les bandes par fusion à chaud, et un troisième moyen de commande (RL2-2, S8) pour ramener les moyens de chauffage (24) à la première desdites températures après un cycle de reliure à ladite température élevée. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait qu'il comprend un moyen (RLl-l) pour actionner un moteur d'entraînement (M1) pour le dispositif de reliure immédiatement après l'obtention de la seconde température, plus élevée. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendicatiions 5 et 6, caractérisé par le fait que le premier et le second moyens de commande comprennent, respectivement, un premier et un second thermostats (S6,S7),le premier thermostat (S6)étant agencé pour établir la commutation à une température inférieure à celle du second thermostat (S7). 8. Dispositif selon la revendication 7,caractérisé par le fait que le premier thermostat (S6) est en série avec le moyen de chauffage (H1). 9. Dispositif selon la revendication 8,caractérisé par le fait que le premier thermostat (56) est connecté en parallèle avec une paire de contacts de relais (RL1-2),lesdits contacts de relais étant associés avec un relais(Rll)commandé par le second thermostat (S7). 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 à 9,caractérisé par le fait qu'il comprend un commutateur de doublage (SlO)associe au second moyen de commande (S7,PLl,PLl-2). 11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé par le fait que le commutateur de doublage (S10) actionne un relais de blocage (RL2). 12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 9, 10 et 11, caractérisé par le fait qu'une paire de contacts (ri32) associés avec le relais de blocage (RL2)sont placés en série avec le premier relais (RL1) et sont actionnables pour se fermer lorsque le relais de blocage (RL2) est bloqué. 13. Dispositif selon la revendication 12, caractérisé par le fait qu'il comprend un moyen (S8) pour débloquer le relais de blocage (pu2) à la fin d'un cycle de reliure. 14. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 à 13,caractérisé par le fait qu'il comprend un troisième thermostat (S9) pour inhiber un cycle de reliure jusqu'à l'obtention d'une température de fonctionnement pour le moyen de chauffage.