La présente invention concerne les hamacs, ce terme devant etre entendu pour couvrir tous les systèmes de repos comportant une nacelle allongée (toile ou filet) suspendue par ses deux extrémités Il est probable que les hamacs sont connus depuis les origines de l'humanité et il est certain en tout cas qu'on a pensé depuis longtemps à réaliser la suspension d'une nacelle de hamac entre deux arbres ou entre deux branches. Très généralement, c'est de cette façon que le hamac est utilisé en plein air dans les pays chauds. La présente invention vise d'abord à fournir un ensemble-hamac utilisable dans un tout autre contexte Le Demandeur a en effet constaté le développement du gout pour la vie au grand air, ainsi que l'apparition concomitante dans les habitations modernes de pièces s'ouvrant très largement vers l'extérieur1 notamment de volumes généralement non clos connus maintenant sous le nom de loggias. Il lui est apparu que dans ces conditions, l'installation d'un hamac à l'intérieur d'un bâtiment d'habitation était sans doute désirable et attrayante pour beaucoup. Pour ce faire, on peut penser, et c'est ce qui vient immédiatement à l'esprit, disposer des crochets ou autres elé- ments de fixation tres robustes dans deux murs opposés du b timent pour y accrocher la nacelle de'un hamac. Les inconvénients de cette méthode apparaissent immédiatement : un hamac doit pouvoir supporter le poids d'un corps humain et les crochets de fixation, vissés ou scellés dans les murs travaillent nécessairement à l'arrachement ; la taille des crochets devient rapidement prohibitive dès qu'il s'agit de supporter un adulte et non un enfant ou un bébé et les murs intérieurs des immeubles modernes, qui sont le plus souvent de simples cloisons minces de briques creuses, ne sont absolument pas prévus pour supporter de tels crochets. Les dommages materiels ou simplement les atteintes- à l'esthé- tique des murs font qu'il n'est pas raisonnablement possible d'utiliser un tel système dans un local d'habitation. D'autre part, un deuxième inconvénient majeur inhe- rent à un tel procédé de suspens ion de hamacs réside dans l'inamovibilité des crochets de fixation. En effet, un avantage notable du hamac comme lieu de repos par rapport au lit classique, est son très faible encombrement dans la position pliée, qui lui permet d'etre transporté sans difficulté d'un lieu à un autre. I1 est bien évident que cet avantage est perdu en grande partie si les crochets de fixation ne peuvent suivre les déplacements du hamac. I1 faudrait alors prévoir plusieurs ensembles de fixation pour pouvoir déplacer le lieu de repos constitué par ce hamac d'un point à un autre d'un immeuble ou d'un immeuble à un autre. Mais une multiplication des crochets fixes à des endroits prédéterminés n'est évidemment qu'un palliatif imparfait. Le brevet français 1 183 366 a déjà proposé par ailleurs de monter un hamac sur deux supports amovibles et démontables reposant sur le sol. Ces supports sont en forme de pyramides dont une base repose sur le sol et dont un sommet est pourvu d'un moyen de fixation du hamac. Cependant, la nécessité de supporter le poids d'un corps humain amène deux conditions dans la réalisation des supports, qui se révèlent être deux inconvénients : en premier lieu, les pyramides doivent avoir une base suffisamment large compte tenu de leur hauteur pour que le système se révèle stable et que le poids du corps reposant sur le hamac ne fasse pas basculer les supports.Par conséquent, il s'avère difficile de disposer le hamac à plus de quelques dizaines de centimètres du sol, à moins d'utiliser des supports pyramidaux de dimension telle que la commodité de montage est supprimée et l'esthétique de l'ensemble devient douteuse. Par ailleurs, de tels supports pyramidaux ne peuvent facilement rester écartés d'une longueur correspondant à celle du hamac : ils auront tendance à glisser sur le sol où ils reposent dès qu'un corps pesant sera placé sur le hamac situé entreles supports s'ils ne sont maintenus écartés par une ou plusieurs entretoises susceptibles de résister à un flambage possible du aux forces de compression élevées qui apparaissent. La complexité de montage et démontage de l'ensemble des supports et entretoises pour un rangement facile est alors un inconvénient notable du dispositif : deux supports pyramidaux et deux entretoises d'au moins deux mètres de longueur sont à monter et à démonter à chaque déplacement du hamac. Pour remédier à tous les inconvenients inhérents aux hamacs à crochets de fixation inamovibles, et aux inconvénients pratiques des systèmes démontables proposés jusqu'à présent, la présente invention propose un ensemble de hamac démontable, facile à ranger et à déplacer, destine notamment à être utilisé dans les bâtiments préexistants, comprenant deux montants verticaux munis sur toute leur longueur de moyens de raidissement, tels que des nervures, pour qu'ils résistent au flambage, et incorporant des moyens, par exemple un vérin, notamment un vérin à vis,pour faire varier la longueur des montants et assurer leur fixation par encastrement entre un sol et un plafond.De préférence un verin est monté à au moins une des extrémités de chaque-montant. Les extrémités du montant portent alors avantageusement des plaques d'appui destinées à venir s'appliquer sur le sol et le plafond dlune construction et les vérins à vis sont serrés de manière à immobiliser complètement les montants entre sol et plafond.Des moyens de fixation d'une nacelle allongée sont prévus sur ces montants, à une ou plusieurs hauteurs, et des moyens correspondants sont ménagés sur l-a nacelle, La description qui va suivre et qui se réfère aux dessins annexés mettra en évidence, d'après un exemple de réalisation particulier, et non limitatif, les caractéristiques de l'ensemble de hamac selon l'invention : - la figure 1 représente schématiquement, l'ensemble- hamac selon l'invention ; - la figure 2 représente une coupe en perspective des parties tubulaires des montants de l'ensemble-hamac de la figure 1. - les figures 2a et 2b sont analogues à la figure 2 dans des variantes de réalisation. Sur la figure i est représentée une toile de hamac formant nacelle, 10, par exemple constituée d'un filet à mailles partiellement extensibles comportant en deux points extrêmes des moyens de fixation 12, 14, qui dans le présent exemple sont des crochets de sécurité, tels que des mousquetons. Des montants allongés 16 et 18 sont disposésverticalement entre le sol S et le plafond P d'une pièce d'un bâtiment ou volume analogue (loggia, etc...) Ils sont identiques et les mêmes références désigneront les mêmes parties des deux montants. Ils comportent une partie centrale allongée 17, çli dans le mode d'exécution représenté, est une pièce tubulaire. Cette partie centrale allongée pourrait aussi être un profilé muni à ses extrémités d'une ouverture filetée. Les extrémités de la partie tubulaire (17) au montant (16, 18) comportent une partie intérieure cylindrique filetée (17a, 19a) sur une certaine longueur qui peut etred'envi- ron 20 cm et constituant la partie femelle d'un vérin à vis. Des plaques d'appui (20, 22) sont associées en leur centre, d'un seul côté de la plaque, avec une tige cylindrique (24, 26) filetée extérieurement pour venir coopérer avec le filetage intérieur des extrémités de la partie tubulaire. Ces tiges peuvent également avoir environ 20 cm de long ; elles constituent la partie mâle de vérins à vis. Les filetages des tiges cylindriques 24 et 26 sont de sens opposés. I1 en est de même par conséquent des filetages correspondants de la partie tubulaire Des ouvertures 28 sont réparties le long de la partie tubulaire, traversant celle-ci perpendiculairement à l'axe du montant. Des anneaux 30, sont disposés dans ces ouvertures 28 et ont une résistance à l'arrachement telle qu'ils puissent supporter le poids de corps humains sur le hamac. Le hamac est en effet accroché par le mousqueton 12 à un anneau 30 du montant 16 et par le mousqueton 14 à un autre anneau 30 du montant 18 convenablement écarté du montant 16. Du fait que le filetage de la plaque d'appui supérieure est de sens opposé à celui de la plaque inférieure, en tournant à la main ou avec un outil ou organe approprié la partie tubulaire, les plaques d'appui 20 et 22 s'écarteront ensemble ou se rapprocheront ensemble de cette partie et la longueur de l'ensemble du montant augmentera ou diminuera. On peut donc par ce moyen coincer ce montant entre un sol et un plafond dont la hauteur par rapport à ce sol est comprise dans la gamme-de variations de la longueur du montant Lorsque deux montants sont coincés de manière à rendre possible la suspension d'un hamac entre eux, les forces de compression agissant aux extrémités de ces montants sont élevées. Se rajoute à ces forces le poids suspendu par l'intermédiaire des anneaux 30 auxquels est accroché le hamac. L'ensemble de ces forces, exercées est non négligeable' et il est prévu des nervures ou des arêtes ou encore d'autre moyens raidisseurs sur la partie tubulaire des montants pour diminuer le risque de flambage du serrage des montants. La figure 2 représente la section carrée d'un montant tubulaire. D'autres secticns visant aussi à réduire encore le risque de flambage sans augmenter le diamètre des montants peuvent être utilisés. La figure 2a montre une coupe en perspective d'une partie tubulaire dont la section est ronde et présente six nervures 32. I1 est possible de prévoir une section polygonale, par exemple hexagonale, nervurée aux angles. La figure 2b montre une coupe en perspective d'une partie tubulaire dont la section est carrée et présente quatre nervures 32 à ses angles. Un noyau de renfort pourvu d'une ouverture cylindrique filetée intérieurement est avantageusement disposé à l'in térieur de la partie tubulaire des montants, à l'extrémité de ceux-ci pour consolider la partie fragile que représentent-- les vérins. Dans ce cas, c'est un tel noyau qui, avantageusement, porte le filetage femelle C17a, 19a) des vérins. Bien entendu, la description précédente n-'est qu'un exemple de réalisation possible de l'ensemble de hamac selon l'invention. On peut en imaginer des variantes sans pour autant sortir du cadre de l'invention. On peut par exemple disposer les ouvertures 28 selon les diamètres différents de la partie tubulaire (cas d'une partie tubulaire à section circulaire) ou perpendiculairement aux di erses faces (cas d'une section carrée ou polygonale). I1 est possible également de ne prévoir qu'un vérin par montant, par exemple en bas ; dans ce cas, la saillie 24 de la plaque d'appui supérieure 20 n'est pas filetée et doit pouvoir tourner librement à l'intérieur de la partie tubulaire. La plaque d'appui peut être montée libre en oscillation ou à rotation par rapport à la tige de vérin On peut par ailleurs utiliser un vérin double intercalé dans la longueur du montant ; dans le cas de vérins à vis, la partie filetée d'un vérin double comportera alors deux parties filetées dont les filetages seront opposées, d'une façon bien connue en mécanique. Dans le cas de vérins à vis, on peut naturellement utiliser des organes auxiliaires (manivelles ou analogues) pour agir sur le vérin. On peut également, toujours dans le cadre de l'invention, utiliser pour faire varier la longueur des montants un système à écartements variables, par exemple un système télescopique, combiné avec des moyens de verrouillage dans toute position de fixation préétablie entre un sol et un plafond. On peut également utiliser des vérins à commande hydraulique ou pneumatique, de préférence en combinaison avec un système de verrouillage. Les montants pourront être constitués de plusieurs parties assemblées. Enfin, l'accrochage de la nacelle pourra faire intervenir tout autre moyen analogue aux ensembles anneaux/mousquetons. Le nouvel ensemble-hamac apparaît constituer un produit industriel nouveau au sens de la loi. REVENDICATIONS 1 - Ensemble-hamac démontable, pouvant être installé à l'intérieur d'un bâtiment, caractérisé en ce qu'il comporte en combinaison, une nacelle pour le corps humain, par exempleun filet extensible, munieen deux points extrêmes de premiers moyens a 'accrochage, et deux montants allongés munis de deuxièmes moyens d'accrochage,de préférence répartis sur la longueur des montants et susceptibles de coopérer avec les premiers moyens d'accrochage pour maintenir la nacelle accrochée aux montants, et en ce que chaque montant incorpore des moyens raidisseurs lui permettant de résister au flambage, ainsi que des moyens pour fairevarier la longueur totale du montant en le maintenant à tout écartement voulu dans une double prise d'appui entre le sol et le plafond du bâtiment. 2 - Un ensemble-hamac selon la revendication 1, caracté- risé en ce que les montants ont une structure généralement tubulaire et en ce que les moyens raidisseurs comprennent des nervures et des arêtes. 3 - Un ensemble-hamac selon l'unedes revendications l et 2, caractérise en ce que les moyens pour fairevarier l'écartement de chaque montant comprennent au moins un vérin, depréférence un vérin à vis. 4 - Un ensemble-hamac selon la revendication 3,.caractérisé en ce qu'un vérin est monté au moins à une des extrêmités du montant. 5 - Un ensemble-hamac selon llunedes revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la prise d'appui de chaque montant contre le sol et le plafond dubâtirnent est effectuée par l'intermédiaì- re de plaques d'appui.