î 2043732 La présente invention concerne la réduction de la teneur en SO2 d'un gaz contenant du SOg. Des gaz contenant du SO2 sont produits dans de nombreuses o-pérations industrielles parmi lesquelles on peut mentionner à ti-5 tre d'exemples la combustion de combustibles solides, liquides ou gazeux contenant du soufre et le grillage de minerais contenant du soufre comme les pyrites et les blendes. Le gaz SOg est une gêne dans la mesure où il peut provoquer une corrosion de l'appareillage et où, s'il est dégagé dans l'atmosphère, il forme un a-10 gent de pollution très gênant. Selon l'invention, on réduit la teneur en SOg d'un gaz contenant du SOg en mettant le gaz en contact avec une huile hydrocarbonée, qui est contenue dans un récipient, à une température élevée inférieure à la température à laquelle la décomposition 15 thermique de l'huile devient importante, et en récupérant du gaz à teneur en SOg réduite. Pendant que le gaz est en contact avec l'huile, au moins une partie du SOg est réduite en HgS, et si tout le SOg n'est pas ainsi réduit, il peut se produire la réaction suivante : 20 S02 + 2 HgS > 2 HgO + 3 S (réaction I) Le soufre élémentaire et la majeure partie de l'eau ainsi produite peuvent rester dans l'huile hydrocarbonée,mais il est préférable d'opérer à des températures telles et/ou dans des conditions telles que le soufre et l'humidité soient éliminés de 25 1' huile. La réaction I est susceptible, dans une certaine mesure, de se produire dans la phase vapeur et elle est amorcée par de l'humidité, si bien qu'au moins une partie du soufre élémentaire sera formée après que les gaz aient quitté l'huile. La température de mise en oeuvre de l'huile peut aller de 30 200°C à 4-25°C environ, et de préférence de 260°0 à 370°C, et on peut maintenir la température de travail de l'huilejpar la chaleur sensible des gaz contenant du SOg qui sont en contact avec l'huile. A la température d'opération, il est avantageux qu'une par-35 tie de l'huile hydrocarbonée se vaporise, étant donné que cela facilite l'élimination de soufre élémentaire de l'huile. On condense ensuite l'huile vaporisée, on élimine toute trace de soufre dans le produit de condensation, et on renvoie le produit de condensation dans le récipient pratiquement exempt de soufre. L'é-40 limination du soufre du produit de condensation est effectuée re 70 19413 2 2043732 lativement aisément du fait qu'à la fois les formes liquide et solide du soufre sont considérablement plus denses que les huiles hydrocarbonées (environ deux fois plus denses) et que le soufre peut être déposé dans un pot de retenue dans le réfrigérant 5 au-dessous du niveau de prélèvement de l'huile. Le réfrigérant peut avoir la forme de l'un quelconque des types bien connus d'é-changeurs indirects de chaleur, et ne fait pas en soi partie de la présente invention. Si la réduction du SOg pendant le contact avec l'huile pro-10 duit plus de HgS qu'il n'en peut réagir avec le SOg non réduit, on peut combiner les gaz qui sortent du récipient avec des quantités supplémentaires de gaz contenant du SOg, pour parvenir approximativement aux proportions stoechiométriques de la réaction I de sorte que les gaz combinés réagissent selon la réaction I. 16 Or peut obtenir les autres quantités supplémentaires de gaz contenant du SOg en séparant le gaz contenant du SOg initial en deux parties approximativement dosées, et en faisant passer une partie à travers l'huile hydrocarbonée et en combinant ensuite le gaz qui quitte l'huile avec l'autre partie du gaz contenant du SOg. 20 L'huile hydrocarbonée peut bouillir entre 65°G et 4-85°G,de préférence entre 65°C et 427°G, et peut être choisie parmi des produits de distillation, des fuel-oils et des huiles de cycles catalytiques dérivées de procédés de craquage catalytique. On trouve qu'il n'y a pratiquement pas de soufre des gaz contenant 25 du soufre qui soit lié chimiquement dans, l'huile hydrocarbonée. En. conséquence, dans des procédés dans lesquels le gaz contenant du SOg provient au moins en partie de la combustion d'un combustible, le combustible peut être l'une des huiles hydrocarbonées sus-mentionnées, et plus particulièrement le fuel-oil. 30 On réalise la meilleure conversion de SOg en HgS avec de l'huile (ou coupe pétrolière) recyclée catalytique, et on considère que l'huile hydrocarbonée utilisée peut être une coupe pétrolière recyclée catalytique, ou un mélange de fuel et de coupe recyclée catalytique désasphaltée : on peut préférer ce dernier mé-35 lange si l'on doit brûler l'huile hydrocarbonée. On peut également inclure une fraction de produit de distillation dans l'huile hydrocarbonée afin de donner un degré convenable de volatilité pour s'assurer que tout le soufre élémentaire formé dans l'huile est chassé du réacteur pour être récupéré. 40 0û peut réaliser le contact entre le gaz contenant du SOg et 70 19413 3 2043732 l'huile hydrocarbonée, selon un;mode opératoire, en faisant passer le gaz, vers le haut, à travers le récipient, à contre-courant par rapport à une pulvérisation de l'huile : le récipient peut être vide ou bien il peut y avoir des remplissages adéquats, 5 du type bien connu dans la. technique de la mise en contact de gaz et de liquides. Selon un autre mode opératoire, le récipient peut contenir l'huile jusqu'à un niveau choisi, et on peut faire barboter le gaz contenant du SOg à travers l'huile, à partir d'un distri-10 buteur de gaz immergé dans l'huile : les moyens pour effectuer ce type de distribution sont bien connus des hommes de l'art« On peut mettre le gaz récupéré, d'une teneur réduite en SOg, en contact avec un catalyseur comprenant de l'alumine pour activer la réaction I entre SOg n'ayant pas réagi et HgS dans le 15 Saz« Le catalyseur peut être contenu dans un réacteur mis en circuit pour recevoir les gaz du récipient contenant l'huile, et il peut être prévu d'ajouter du gaz supplémentaire contenant du SOg au gaz entrant dans le réacteur pour pallier toute insuffi-20 sance dans la teneur en SOg nécessaire pour la réaction I. Le gaz supplémentaire contenant du SOg peut provenir de la même source que le gaz contenant du SOg qui est mis en contact avec l'huile hydrocarbonée « On refroidit le gaz qui quitte le réacteur pour en éli-25 miner tout soufre élémentaire. Un échangeur indirect de chaleur refroidi à l'huile ou à l'eau de type connu convient dans ce but. Gomme autre possibilité ou en plus de l'installation d'un réacteur pour le catalyseur, on peut disposer le catalyseur dans le récipient contenant l'huile. Si l'on utilise le récipient 30 comme tour garnie, le catalyseur peut être sous forme de particules de taille convenable pour servir de remplissage. Si le récipient contient de l'huile jusqu'à un niveau choisi, le catalyseur peut être simplement placé dans l'huileo Dans chaque cas,la quantité de SOg quittant le récipient est réduite par rapport à 35 la quantité quittant le récipient quand de l'huile seule est placée dans le récipient. Après un certain temps, l'activité du catalyseur diminue ï ce temps est raccourci aux température s de travail supérieures (par exemple à 427°C), mais à des températures plus bas-40 ses, par exemple inférieures à 340°C environ, bien que l'activi 70 19413 4 2043732 té du catalyseur soit prolongée, le taux de conversion de SOg décroît. Il est avantageux de réactiver le catalyseur désactivé plutôt que d'éliminer le catalyseur. On peut effectuer la réacti-5 vation par un courant de gaz ou de vapeur à des températures élevées : par exemple, on peu.t réactiver le catalyseur in situ dans le récipient tandis qu'il est immergé ou en contact avec 1rhuile hydrocarbonée, en utilisant de la vapeur d'eau et/ou un gaz inerte, tel que l'azote, à des températures inférieures à la tempéra-10 ture de décomposition de l'huile. Si le catalyseur est fortement carbonisé, il faut effectuer la réactivation en l'absence d'huile et en utilisant de l'air, de l'oxygène et/ou de la vapeur d'eau à des températures suffisamment élevées pour éliminer les dépôts de carbone : des 15 températures dépassant 650°C peuvent être nécessaires pour cette opération, et des températures de 815°C à 985 °0 ou plus,souvent peuvent être utilisées. Ou peut effectuer la réactivation soit dans le récipient initial, qu'il faut maintenir hors-courant,ou dans un récipient séparé, et on peut transporter le catalyseur 20 entre les deux récipients à l'état de bouillie dans l'huile ou par des moyens mécaniques tels qu'un transporteur à vis. Afin de pouvoir effectuer en continu l'élimination de SOg de gaz qui contiennent du SOg, on peut soit réaliser en continu l'élimination, la réactivation du catalyseur et sa remise en 25 place dans le récipient, soit opérer avec deux récipients dans lesquels SOg est éliminé et que l'on utilise alternativement, la réactivation étant réalisée soit in situ soit dans un récipient de réactivation séparé tel que décrit précédemment. Ou peut faire dégager les gaz à teneur réduite en SOg 30 directement dans l'atmosphère si leur teneur en SOg est suffisamment faible,mais si leur teneur en SOg est encore trop élevée,on peut alors les recycler, soit (a) directement dans le récipient contenant l'huile soit indirectement via le générateur initial des gaz contenant du SOg - par exemple via un four qui brûle 35 l'huile du récipient -, soit (b) vers un matériau qui est capable de réagir avec les dernières traces de SOg : un tel matériau est un oxyde de métal alcalino-terreux comme l'oxyde de calcium ou de magnésium ou un mélange de tels oxydes. Selon que les conditions de réaction avec les oxydes métalliques sont oxydantes ou 40 réductrices, SOg est fixé respectivement soit comme sulfate soit 70 19413 5 2043732 comme sulfure. On peut régénérer les oxydes métalliques, dans chaque cas, comme il sera décrit plus loin. On peut faire dégager des gaz comprenant jusqu'à 10% en volume ou plus de SOg, et; les recycler selon le procédé de l'invention. Quand on a à régénérer 5 des oxydes à partir de sulfates, on soumet les sulfates à une atmosphère faiblement réductrice, tandis que l'on effectue la régénération à partir de sulfures dans une atmosphère oxydante, les températures étant élevées mais inférieures aux températures auxquelles les oxydes de métaux alcalino-terreux perdent leur réac-10 tivité. Les méthodes et les moyens par lesquels on peut absorber du SOg dans des oxydes de métaux alcalino-terreux (ou leurs précurseurs, tels que les carbonates métalliques) seront brièvement décrits dans la suite à seule fin d'illustration, mais des explications plus détaillées de telles méthodes et de tels moyens sont 15 donnés dans le brevet britannique H® 1.183.937*. La présente invention comprend également un appareil pour la réduction de la teneur en SOg d'un gaz contenant du SOg. Des réalisations selon l'invention, données à titre d'exemples non limitatifs seulement, sont maintenant décrites,et 20 se réfèrent aux dessins annexés dans lesquels : 3Pig. 1 est un schéma d'un type d'installation industrielle utilisant l'invention. I?ig. 2 est un organigramme d'une uni té de réduction de SOg. 25 ï'ig* 3 est un organigramme d'un autre type d'unité de réduction de SOg» Fig. 4 représente schématiquement une unité de réduction de SOg et les moyens de régénération du catalyseur utilisé dans l'unité, et 30 Fig. 5 est une représentation schématique d'un appareil fournissant des courants relativement concentrés de SOg à partir de gaz qui contiennent du soufre et que l'on peut utiliser dans l'installation de la figure 1. En ce qui concerne d'abord la figure 1, des dessins, on 35 a représenté un four 11 ou gazéifieur de combustible dans lequel on introduit par la conduite 12 un combustible hydrocarboné contenant du soufre. Le combustible peut être un combustible liquide comme un fuel-oil, ou un combustible solide comme le charbon ou un dérivé du charbon, ou une bouillie de combustible solide dans 40 du combustible liquide. On réalise la combustion totale ou par 70 19413 6 2043732 tielle du combustible dans le four 11 en présence d'air introduit par une canalisation 13, et les gaz contenant du soufre quittent le four ou gazéifieur 11 par la canalisation 14. Qq£>eut éliminer toutes les particules solides entraînées dans les gaz par 5 des cyclones (non figurés) dont la construction est bien connue des hommes de l'art : pour raison de commodité, les cyclones peuvent être placés à l'intérieur du four 11. Dans le cas où le combustible est complètement brûlé,le soufre qui se trouve dans les gaz sera sous forme d'oxydes de 10 soufre, essentiellement SOg, tandis que quand le combustible est partiellement brûlé, le soufre sera présent essentiellement à l'état d'hydrogène sulfuré. Les gaz de la canalisation 14 passent dans une unité 15 pour l'élimination de leur soufre et, dans le cas de gaz qui 15 proviennent de combustion partielle du combustible, l'unité 15 peut également brûler les gaz. Les gaz intégralement brûlés qui quittent l'unité 15 sont pratiquement exempts de soufre et sont envoyés dans l'atmosphère par une canalisation d'évacuation 16 et une cheminée 17» 20 Pour une première illustration de la mise en oeuvre de l'invention, on se réfère maintenant aux figures 1 et 2, et on admettra que la combustion complète du combustible est réalisée dans le four 11, le combustible introduit dans la conduite 12 étant un mazout ayant une teneur en soufre relativement élevée, 25 soit 4%, par exemple, lequel soufre est essentiellement converti • en anhydride sulfureux par combustion. A la figure 2, l'unité 15 comprend un récipient 18 dans lequel on introduit de l'huile hydrocarbonée par la conduite 19 et d'où on l'extrait par la conduite 20, à une vitesse telle que 30 l'on maintient un niveau 21 d'huile relativement fixe dans le récipient 18. L'huile hydrocarbonée peut éventuellement être brûlée dans le four 11, et comme on le voit sur la figure 1 on peut prévoir cette façon de faire en introduisant une partie du combustible de la conduite 12 à travers l'unité 15, les lignes 35 19 e"k 20 étant figurées en pointillés dans -la figure 1. On règle par des vannes appropriées (non figurées) le débit du mazout par les lignes 19 et 20. La canalisation 14 de la figure 1 entraîne les gaz du four 11 vers une conduite descendante 22 qui est recourbée vers 40 le haut près du fond du récipient 18, vers un dispositif 23 en 70 19413 2043732 couronne donnant des bulles vers le haut 23, ayant un grand nombre d'orifices Cnon visible sur la figure), à travers lequel les gaz peuvent passer dans le liquide sous forme de petites bulles. La température élevée des gaz à partir du four 11 maintient 5 l'huile dans le récipient 18 à une température élevée, et par réglage convenable de la vitesse d'écoulement de l'huile par les lignes 19 et 20, on maintient la température dejl. 'huile au-dessous de sa température de décomposition thermique, une température convenable étant comprise entre 200°G et 425°C, et de préférence en-10 tre 260°G et 370°C, et plus particulièrement à des températures d'environ 345°0. Il est prévu que, si un autre réglage de température est nécessaire, l'on puisse refroidir les gaz dans la canalisation 14, dans un échangeur de chaleur approprié (non figuré), tel qu'un échangeur de chaleur à tubes à ailettes. 15 L'anhydride sulfureux des gaz que l'on fait barboter au travers de l'huile dans le récipient 18 peut être réduit en totalité ou en partie en HgS. Dans le cas où on n'effectue qu'une réduction partielle, HgS et SOg peuvent réagir l'un avec l'autre dans et/ou au-dessus de l'huile pour produire du soufre et de la 20 vapeur d'eau. On extrait ces produits du récipient 18 avec les autres gaz par la conduite 24, en direction d'un récipient de refroidissement 25 convenablement maintenu au moyen d'un, fluide d'échange thermique à une température juste supérieure au point de fusion du soufre (119°C). On dépose le soufre fondu dans le réci-25 pient 25 et le fait s'écouler par intermittence ou en continu par la conduite 26. Des gaz qui ont une teneur réduite en SOg quittent le récipient de refroidissement 25 par la conduite 27. Afin de diminuer toute concentration physique de soufre élémentaire dans l'huile du récipient 18, l'huile comprend avan-30 tageusement une fraction qui se vaporise à la température de travail : les vapeurs d'huile ont rendance à entraîner le soufre élémentaire. On condense l'huile dans le réfrigérant 25 et on la renvoie dans le récipient 18 au moyen de la ligne de retour 28 (indiquée en traits pointillés dans la figure 2). 35 Si le SOg des gaz qui barbotent dans l'huile est conver ti en HgS dans une proportion excédentaire par rapport à celle ' nécessaire pour que la réaction 2 HgS + SOg •*> 2 HgO + 3 S ait lieu, on peut diviser le courant gazeux dans la canalisation 14, une partie étant envoyée par la conduite 22 comme décrit pré-40 cédemment et "le reste passant directement dans la conduite 24 par 70 19413 8 2043732 une dérivation 29 et une vanne de réglage 30. Par réglage de la vanne 30, on peut introduire approximativement la quantité de SOg nécessaire pour que la réaction de formation de soufre ait lieu. Afin d'activer la réaction de formation de soufre, on peut 5 interposer en amont du réfrigérant 25 an réacteur 31 contenant des plaques d'un catalyseur convenable tel que la bauxite ou un autre catalyseur de type alumine * le catalyseur agit de façon connue pour activer la réaction désirée# L'unité 15a représentée à la figure 3 a pour effet de 10 mettre en contact les gaz contenant du SOg et 11 huile hydrocarbonée en faisant passer les gaz de la canalisation 14a, vers le haut, à travers le récipient 18 vers la conduite 24-, tandis que l'huile est pulvérisée, vers le bas, dans le récipient, à partir d'une buse de pulvérisation 33 au sommet dudit récipient. On re-15 cueille l'huile en bas du récipient 18 et on l'élimine par la conduite 20. Pour améliorer le contact entre le gaz et l'huile, on peut remplir partiellement le récipient 18 avec un garnissage solide 34 en matière inerte telle que de la pierre, du coke, ou 20 les différents types bien connus de garnissages solides comme les anneaux de Easchig. le remplissage 34 repose sur une plaque perforée 35 proche de la base du récipient 18. Pour éviter d'entraîner de l'huile de pulvérisation, on peut disposer un cyclone 36 de séparation d'huile à l'entrée de la conduite 24. Les au-25 très parties de l'appareillage représenté dans la figure 3 sont les mêmes que dans la figure 2. Selon une réalisation avantageuse des unités 15 et 15a, il est prévu que le récipient 18 contient dans chaque cas des morceaux peu entassés de matériau catalytique comme de la bauxite 30 ou d'autre matériau catalytique de type alumine. Dans la réalisation de la figure 2, le matériau catalytique est a l'intérieur de l'huile et il y circule du fait de la turbulence provoquée par le passage de bulles de gaz à travers l'huile. Dans la réalisation de la figure 3} le garnissage 34 est remplacé en partie ou 35 en totalité par du matériau catalytique. On trouve que les rendements en soufre et HgS à partir de SOg sont accrus par la présence de matériau catalytique dans le récipient 18 en contact à la fois avec l'huile et les gaz contenant du SOg. L'appareillage décrit à la figure 4 est pratiquement le 40 même que celui de la figure 33 et on y a omis différentes carac 70 19413 9 2043732 téristiques représentées dans la figure 3, pour des raisons de clarté, A la figure 4, le récipient 18 est garni avec de la bauxite 37 pour catalyser la réaction de réduction de SOg. La bau-5 xite 37 repose sur une plaque perforée 35 > et on fait passer les gaz de la canalisation 14, à contre-courant, à travers le récipient 18, vers la conduite 24 à la rencontre de l'huile pulvéri-'sée par la buse 33» Après un certain temps de marche, le catalyseur 37 perd 10 de son activité : lajpériode au bout de laquelle cela se produit est raccourcie si l'on opère à de hautes températures et pour des temps élevés de séjour de l'huile. Il devient alors nécessaire de réactiver le catalyseur. On peut le faire de deux façons : (1) Le catalyseur est régénéré in situ : 15 pour cette régénération, on prévoit une conduite 38 de gaz de régénération de façon à pouvoir faire passer un gaz ou une vapeur de régénération à travers le catalyseur 37, de bas en haut. Pendant la régénération, on peut, bien que ce ne soit pas toujours nécessaire, interrompre la pulvérisation d'huile hydrocarbonée 20 provenant de la buse 33. Le gaz de régénération peut être de la vapeur d'eau et/ou un gaz inerte tel que l'azote, et la température du gaz régénérateur est inférieure à la température de décomposition de l'huile. Parmi les produits de contamination ainsi éliminés du catalyseur, on peut citer HgS occlus, du soufre 25 élémentaire, des goudrons et différents composés sulfurés organiques. On peut recycler ces produits de contamination dans le four 11. Si le catalyseur est fortement carbonisé, on doit effectuer la régénération à des températures plus élevées avec de 1'-30 air, de l'oxygène ou de la vapeur d'eau ou des mélanges de ces gaz. Pour cette régénération, on élimine toute l'huile du récipient 18, et on envoie les gaz de régénération à haute température dans le récipient, par la conduite 38. On peut effectuer la réactivation à basse température 35 et la réactivation à haute température à la suite, et on peut faire dégager directement dans l'atmosphère les gaz à haute tem-- pérature qui quittent le récipient 18, puisque l'on a éliminé la plupart du soufre pendant l'opération de réactivation à basse température. 40 (2) On peut effectuer la réactivation du catalyseur 70 19413 10 2043732 dans un récipient séparé prévu à cette fin. Le récipient de réactivation est représenté par 39 dans la figure 4, et on peut effectuer la réactivation d'une manière identique à celle déjà décrite à propos de la régénération in situ. On. transporte le ca-5 talyseur 37 du récipient 18 dans le réactivateur 39 par l'intermédiaire de moyens 40. Les moyens 40 peuvent être une conduite par laquelle on fait couler le catalyseur 37 sous forme d'une bouillie, une vanne de réglage 40a existant dans la conduite 40. Ou encore, les moyens 40 peuvent être une vis d'alimentation ré-10 versible ou une bande convoyeuse. On fait passer le gaz régénérateur à travers le récipient réactivateur 39, d'une conduite d'arrivée 41 à la base vers une conduite de sortie 42 au sommet. Après réactivation, on renvoie le catalyseur dans le récipient 18. Il est prévu de pouvoir réaliser la réactivation en continu 15 en supposant qu'il existe un premier moyen pour prélever en continu du catalyseur du récipient 18 et un second moyen pour renvoyer le catalyseur désactivé du récipient 39» Il est clair pour les hommes de l'art que l'on peut également faire appel aux différentes méthodes de régénération de 20 catalyseur que l'on vient de décrire, avec l'unité de la figure 2 quand.on place un catalyseur dans le récipient 18 de la figure 2. L'appareillage de la figure 5 illustre schématiquement un appareil pour la fixation de gaz contenant du soufre sous for-25 me de composés de soufre solides à partir desquels on peut régénérer le SOg : le mode opératoire avec ce type d'appareil est plus complètement décrit dans le brevet britannique 1.183.937» On peut utiliser l'appareillage pour avoir des courants relativement concentrés de SOg à partir de gaz dilués contenant du sou-30 fre. 0 L'appareil 50 comprend un récipient absorbeur 51 et un récipient régénérateur 52. Les récipients 51 et 52 sont remplis avec des lits 58 de particules fluidifiables d'oxydes et/ou de carbonates de calcium et/ou de magnésium. Les lits 58 de parti-35 cules reposent sur des plaques perforées 53 et 54 au-dessus des fonds de leurs récipients respectifs 51 et 52 et qui agissent comme des distributeurs de gaz. Un tube 55 relie le niveau supérieur des particules du récipient 51 au niveau inférieur du récipient 52, et un tube 56 relie.le niveau supérieur des particules du ré-40 cipient 52 au niveau inférieur des particules dans le récipient 70 19413 il 2043732 51. L'appareil 50 peut faire partie de l'unité 15 de la figure 1. Quand on doit utiliser l'appareil 50 pour concentrer du SOg dans du gaz de combustion du four 11 de la figure 1, on fait passer le gaz de combustion par la canalisation 14, à la base du 5 récipient absorbeur. Le gaz fluidifie le lit 58 et SOg est absorbé dans le lit sous forme de CaS.O^ et/ou MgSO^. Le gaz qui se dégage par le sommet 57 du récipient. 51 est pratiquement exempt de SOg. De la matière fluidifiée du récipient 51 descend dans 10 le tube 55 jusqu'au récipient régénérateur 52. Dans le récipient régénérateur, le lit 56 est fluidifié dans une atmosphère légèrement réductrice obtenue par combustion de mazout à partir de becs 59 dans une quantité sous-stoechiométrique d'air fourni par la conduite 60. La teneur en Oa SO^/MgSO^ du lit 58 est réduite en 15 GaS/MgS ou en oxyde s, et SOg se dégage dans les gaz qui sont évacués dans la conduites 14a. Le courant de SOg peut comprendre de 10 à 12% de SOg et on peut le traiter pour réduire sa teneur en SOg comme décrit à propos des figures 2,3et 4. La matière fluidifiée du récipient 52 repasse dans le récipient 51 par le tube 56 20 pour être réutilisée. Si le four 11 de la figure 1 est un gazéifieur de combustible, le gaz combustible comprenant des composés du soufre est envoyé dans le récipient 51 où le soufre est fixé sous forme de OaS et/ou MgS, et du gaz combustible exempt de soufre quitte le réci-25 pient 51 par la sortie 57» Le CaS et/ou le MgS fluidifié passent par le tube 55, dans le récipient régénérateur 52 et y est fluidifié avec des gaz oxydants chauds : ces gaz sont fournis par la combustion de combustible dans des becs 59 dans un excès d'air provenant de la conduite 60. Les sulfures sont oxydés en OaO et/ou 30Mg0 et les gaz qui quittent le récipient 52 par la canalisation 14a peuvent contenir jusqu'à 10—12% de SOg en volume. On traite ce courant contenant du SOg pour réduire sa teneur en SOg de la manière précédemment décrite à propos des figures 2,3 et 4. Il faut noter que le récipient 51} outre qu'il est capable d'élimi-35 ner du soufre de gaz de combustion ou de combustible, peut également servir comme zone de combustion pour du combustible, au lieu du four 11. Le combustible est atomisé ou injecté par les becs 59 et brûlé avec au moins des quantités stoechiométriques d'air entrant par la canalisation 14. On extrait la chaleur du lit de 40 solides fluidifiés chauds par des tubes échangeurs de chaleur ap 2043732 propriés référencés T. De même, le récipient 51 peut servir comme gazéifieur de combustible au lieu de l'appareil 11 de la figu-re 1 i dans ce cas, le combustible atomisé par les becs 59 est brûlé en quantité sous-stoechiométrique et on peut extraire la 5 chaleur par les tabès échangeurs de chaleur ï. Le gaz combustible qui quitte le récipient 51 est pratiquement exempt de soufre. On peut également extraire de la chaleur du récipient 52 par des tubes échangeurs de chaleur ï. Il faut noter que quand les gaz qui quittent l'appareil-10 lage indiqué dans les figures 2, 3 et 4 doivent être totalement dépourvus de SOg, on peut traiter les dits gaz dans un appareil du type décrit dans la figure 5, de sorte que l'on récupère à l'état de soufre élémentaire pratiquement tout le soufre qui pénètre dans l'installation de la figure 1 : ainsi, la conduite 15 en pointillés 62 est une conduite de recyclage reliée à la conduite de sortie 27 de l'appareillage des figures 2, 3 et 4. On notera encore que le four II peut être un four pour le grillage de minerais métalliques contenant du soufre, tels que des blendes de zinc. On peut traiter les gaz contenant du SOg dé-20 gagés par un tel grillage de minerai pour réduire leur teneur en SOg selon l'invention. 70 19413 70 19413 13 2043732 REVENDICATIONS 1. Procédé pour réduire la teneur en SOg d'un gaz contenant du SOg, caractérisé en ce qu'on met en contact le gaz avec une huile hydro carbonée contenue dans un récipient à une tempéra- 5 ture élevée inférieure à la température de décomposition thermique de l'huile, et que l'on récupère du gaz à teneur réduite en so2 • 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une partie de l'huile hydrocarbonée est vaporisée à la tempé- 10 rature de travail, et que l'on condense l'huile vaporisée dans un réfrigérant, que l'on élimine tout soufre élémentaire du produit de condensation, et qu'on renvoie le produit de condensation dans le récipient. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, carac-15 térisé en ce que les gaz quittant le récipient sont combinés a- vec un gaz contenant du SOg , les gaz combinés sont refroidis dans tin échangeur de chaleur pour condenser tout soufre élémentaire qui s'y trouve, et les gaz à teneur réduite en SOg sont récupérés à partir du réfrigérant. 20 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'huile hydrocârbonée est choisie parmi les huiles combustibles, des produits de distillation, des huiles ou coupes pétrolières recyclées catalytiques et des mélanges de ces produits, dont le point d'ébullition est compris entre 25 65QC et 485°C. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le gaz contenant du SOg provient de la combustion de l'huile hydrocarbonée. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 30 5, caractérisé en ce que l'on a mis le gaz récupéré en contact avec un catalyseur comprenant de l'alumine. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que ledit catalyseur est contenu dans un réacteur mis en circuit pour recevoir les gaz dudit récipient. 35 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'on combine des gaz contenant du SOg avec les gaz qui quittent le récipient avant que les gaz combinés pénètrent dans le réacteur, et que l'on refroidit les gaz ayant réagi qui quittent le réacteur, pour en éliminer tout soufre élémentaire, récupérant 40 ainsi du gaz à teneur réduite en SOg. 70 19413 14 2043732 9. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'on dispose le catalyseur dans l'huile hydrocarbonée du dit réacteur. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en 5 ce que l'on extrait le catalyseur à activité réduite du récipient et qu'on le remplace par du catalyseur actif. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'on réactive le catalyseur à activité réduite par un procédé consistant à le mettre en contact avec un courant de gaz 10 ou de vapeur à des températures élevées. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que, après l'avoir mis en contact avec le catalyseur, on combine le courant de gaz ou de vapeur avec du gaz contenant du SOg et qu'on le met en contact avec un catalyseur contenant de 15 l'alumine, et que l'on refroidit ensuite les gaz combinés pour en éliminer tout 'soufre élémentaire. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendications 9 à 12, caractérisé en ce que l'on combine du gaz contenant du SOg avec le gaz quittant le récipient, que l'on met éventuelle- 20 ment les gaz combinés en contact avec un catalyseur comprenant de l'alumine, et que l'on refroidit ensuite les dits gaz pour en éliminer tout soufre élémentaire et que l'on récupère du gaz à teneur réduite en SOg. 14. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 24 à 13, caractérisé en ce que l'on met le gaz récupéré, à teneur réduite en SOg , en contact avec un oxyde ou un carbonate de métal alcalino-terreux pour éliminer sensiblement tout SOg restant. 15* Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que le gaz contenant du SOg est produit 30 par la décomposition du produit de réaction d'un oxyde de métal alcalino-terreux ou d'un de ses précurseurs avec un'gaz ou une vapeur comprenant un composé soufré.