La présente invention concerne les installations industrielles de peinture et notamment les installations comportant plusieurs cabines de peinture. En général, les installations industrielles de peinture comprennent plusieurs postes séparés les uns des autres. Chaque poste est équipé d'un dispositif d'admission d'air de ventilation et d'un dispositif d'échappement qui évacue l'air chargé de vapeurs de liquides organiques, tels que des solvants, qui se dégagent pendant le séchage de la peinture. En général, l'air admis dans le poste est de l'air frais filtré qui est éventuellement réchauffé et humidifié avant son entrée dans le poste. Souvent, l'air chargé des vapeurs de solvantss'évacue directement dans l'atmosphère ou est soumis à un traitement préalable destiné à le débarrasser des particules et des gouttelettes de peinture avant son évacuation à l'atmosphère. Cependant, les lois et les règlements antipollution qui sont en vigueur actuellement exigent qu'une proportion importante des vapeurs de liquide organique mélangées à l'air soit extraite de celui-ci avant son évacuation à l'atmosphère. I1 en résulte des frais très élevés cardans la plupart des installations de peinture3 le volume d'air qui s'échappe de chaque poste de peinture est très important et le prix de l'installation d'épuration de l'air est en général proportionnel au débit de l'air qui doit être traité. En substance, l'invention concerne-une installation de peinture qui comprend par exemple une première et une seconde enceinte de travail équipées chacune d'une entrée d'air de ventilation et d'une sortie de l'air chargé de vapeurs de solvants dégagées par le séchage de la peinture dans l'enceinte correspondante. Cette installation se caractérise en ce qu'elle comporte un dispositif de recyclage qui prélève une proportion déterminée pouvant aller jusqu'à 100 % de l'air chargé s'échappant de la sortie de la première enceinte et qui transfère cet air chargé dans l'entrée d'air de ventilation de la seconde enceinte. Ainsi, le débit total de l'air de ventilation alimentant les deux enceintes est réduit en fonction du volume d'air chargé de vapeurs qui a été prélevé dans la première enceinte et recyclé dans la seconde. L'invention concerne également un procédé de ventilation d'une installation de peinture. D'une manière générale, ce procédé consiste à admettre de l'air de ventilation dans une première enceinte de peinture et à évacuer de celle-ci l'air chargé de vapeurs de solvants provénant du séchage de la peinture dans cette enceinte et à admettre de l'air de ventilation dans une seconde enceinte de peinture et à évacuer de celle-ci l'air chargé de vapeurs de solvants provenant du séchage de la peinture dans cette seconde enceinte. Ce procédé se caractérise en ce qu'il consiste à prélever en partie ou en totalité l'air chargé de vapeurs de solvants évacué de la première enceinte et à mélanger cet air à l'air de ventilation alimentant la seconde enceinte afin de réduire le débit total nécessaire à alimenter les deux enceintes en air de ventilation en proportion du volume d'air chargé prélevé dans la première enceinte et recyclé dans l'entrée d'air de ventilation de la seconde enceinte. Ce procédé permet de réduire le volume total d'air s'échappant dans l'atmosphère. Il en résulte que les appareils d'épuration de l'air d'échappement peuvent avoir une capacité réduite, ce qui a pour effet de diminuer les frais d'investissement ainsi que les frais de fonctionnement et d'entretien de ces appareils. Le terme "installation de peinture" correspond à un atelier de peinture dans lequel s'effectue par exemple la peinture au pistolet d'articles tels que des carrosseries d'automobiles dans une chaîne de fabrication. Le terme "enceinte de peinture" correspond à une cabine dans laquelle des vapeurs de liquides organiques, c'est-à-dire de solvants, sont produites par le séchage de la peinture recouvrant les articles. Dans le cadre de l'invention, les opérations de peinture proprement dites peuvent s'effectuer par un moyen quelconque. Ainsi, la peinture peut être appliquée par projection au pistolet, au trempé, au pinceau, etc. Cependant, en général, dans les installations de ce type, la peinture est de préférence appliquée par projection au pistolet. La proportion de l'air d'échappement qui peut être prélevée dans une enceinte et recyclée dans la seconde dépend de plusieurs facteurs qui comprennent:la concentration maximale admissible des vapeurs de solvants dans l'enceinte qui reçoit l'air chargé recyclé, la quantité des vapeurs de solvants émise dans cette même enceinte, la concentration des vapeurs de solvantsdans l'air d'échappement recyclé, la vitesse de l'air circulant dans chaque enceinte et enfin les dimensions de ces dernières. Si, l'air chargé s'échappant de la première enceinte a une faible concentration en vapeurs de solvants, il est possible de le recycler entièrement dans l'entrée d'air de ventilation de la seconde enceinte. Ainsi, par exemple, dans une chaîne de fabrication automobile, les carrosseries sont d'abord peintes automatiquement au pistolet dans une première enceinte, puis elles sont peintes manuellement dans une seconde enceinte pour couvrir les zones qui n'ont pas été entièrement peintes par les pistolets automatiques ou les zones dans lesquelles ceux-ci ont donné des résultats défectueux. Dans l'enceinte de travail manuel, la concentration des vapeurs organiques dans l'échappement d'air est en général relativement faible car la concentration en vapeurs de solvants dans cette enceinte ne doit pas dépasser une valeur prédéterminée au-delà de laquelle elle risque d'être dangereuse pour la santé des opérateurs. En général, cette valeur limite est dénommée "seuil de sécurité" et correspond -à une concentration telle que les ouvriers peuvent y travailler en permanence tous les jours sans aucun risque. Bien entendu, si les opérateurs sont équipés d'un vêtement protecteur muni de son propre appareil respiratoire, la concentration en vapeurs de liquides organiques peut dépasser sans inconvénient ce seuil de sécurité. La concentration des vapeurs de solvants dans l'enceinte de peinture automatique est en général beaucoup plus élevée que dans l'enceinte de peinture manuelle. En effet, dans l'enceinte de peinture automatique, la concentration limite en vapeur de solvants dans l'air correspond à une valeur dite "seuil d'inflammation" au-delà de laquelle le mélange air-vapeur de solvants risque d'exploser au contact d'une flamme libre ou d'uneétincelle. Dans la pratique, la valeur du seuil d'inflammation est au moins dix fois plus grande que la valeur du seuil de sécurité. De ce fait, il est en général possible de recycler la totalité de l'air chargé s'échappant de l'enceinte de peinture manuelle dans l'enceinte de peinture automatique, bien entendu à condition que le volume et la vitesse de l'air s'échappant dé l'enceinte de peinture manuelle soient compatibles avec les besoins de l'enceinte de peinture automatique. Cependant, il faut noter que dans la plupart des ateliers de peinture, on maintient volontairement la concentration des vapeurs de solvants dans l'air à une valeur très inférieure au seuil d'inflammation, et dans la pratique, cette valeur ne correspond qu a une faible fraction de celle de ce seuil. Même, si l'air d'échappement de la première enceinte a une concentration en solvants plus grande que celle admissible dans la seconde enceinte, il est possible de recycler une partie de l'air d'échappement de la première enceinte dans la seconde. Cette fraction recyclée doit cependant être telle que, lorsqu'elle est mélangée à l'air de ventilation de la seconde enceinte et aux vapeurs de solvants engendrées dans cette dernière, la concentration reste inférieure à la concentration maximale admissible. Bien entendu, dans des ateliers comportant plus de deux enceintes de peinture l'air peut être recyclé successivement dans les différentes enceintes. Si l'air recyclé contient une proportion trop importante de particules et/ou de gouttelettes- de peinture, il peut être préalablement épuré par un procédé approprié par exemple par filtrage, par lavage, etc. De préférence, les enceintes de travail sont entièrement fermées pour réduire les pertes d'air dans les postes de travail, pour réduire e volume d'air frais alimentant les postes, et pour éviter le passage direct de l'air d'une des enceintes dans l'autre. Ainsi, par exemple, dans une installation de peinture incorporée à une chaîne de fabrication d'automobiles, les carrosseries sont entraînées par un convoyeur qui les fait passer successivement dans un ou plusieurs tunnels qui comportent chacun au moins une enceinte de peinture. Si chaque tunnel ne comprend qu'une seule enceinte de peinture, l'entrée et la sortie du tunnel peuvent être fermées par une paroi ayant une ouverture découpée à la forme du profil transversal de la carrosserie.De cette manière, celle-ci peut passer dans ces ouvertures profilées avec une perte d'air minimale du tunnel et une entrée d'air extérieur frais minimale dans celui-ci. Si le tunnel délimite plusieurs enceintes de peinture, celles-cidevraient être séparées les unes des autres par des parois découpées de la même manière pour que le mélange d'air de deux enceintes successives soit réduit au minimum. L'invention sera décrite plus en détail ci-après, en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs-et sur lesquels - la figure est une vue schématique d'une installation de peinture de carrosseries automobiles comportant deux cabines disposées côte à côte, et - la figure 2 représente une gaine de transfert munie de dispositifs de réglage, destinée à remplacer la gaine 29 représentée sur la figure 1. L'invention sera décrite en regard d'une application à une chaîne de peinture de carrosseries automobiles. Les carrosseries sont entrainées en continu ou pas à pas par un convoyeur et elles passent successivement à travers un tunnel contenant les enceintes de peinture. Pour faciliter la description et la compréhension de l'invention, deux coupes transversales du tunnel sont représentées cOte à cote, bien qu'elles se suivent en réalité dans le sens de l'axe du tunnel. Le côté droit de la figure I représente un poste de travail manuel. Une carrosserie 1 repose sur le convoyeur 2. Un ouvrier 3 muni d'un pistolet 3a applique une couche de peinture sur le flanc gauche de la carrosserie et un second ouvrier 4 muni d'un pistolet 4a applique une couche de peinture sur son flanc droit. Dans cet exemple, la carrosserie 1 repose sur un chariot convoyeur 2 qui roule sur des rails. Cependant, le convoyeur peut être d'un autre type et, par exemple, la carrosserie peut être suspendue à un monorail. Autrement dit > la carrosserie 1 et les deux ouvriers 3 et 4 sont dans la partie de tunnel 5 qui correspond à la première enceinte de travail déjà mentionnée de l'installation de peinture. Le coté gauche de la figure 1 représente une seconde partie de tunnel 6 qui correspond à la seconde enceinte de travail mentionnée de l'installation de peinture. Dans cette partie de tunnel3 une carrosserie 7 repose sur un convoyeur 8. Deux appareils automatiques 9 et 10 munis respectivement de pistolets 9a et 10a projettent simultanément une couche de peinture sur les deux flancs opposés de la carrosserie 7. En outre, un troisième appareil automatique 11 muni d'un pistolet lla applique une couche de-peinture sur le toit du pavillon de la carrosserie et sur le couvercle de la malle arrière. Ces trois appareils-automatiques ne sont illustrés qu'à titre d'exemples et leur nombre ainsi que leurs dispositions respectives peuvent varier en fonction de la forme et du profil de la carrosserie. Comme on le voit sur la partie droite de la figure 1, l'air frais est aspiré dans une prise d'air extérieure 12 par une soufflante 13. Cet air est refoulé transversalement par la soufflante 13 dans une s'étendant longitudinalement au-dessus de la partie de tunnel 5. Cet air traverse un filtre horizontal classique 15, puis entre dans une chambre de conditionnement 16 qui contient une rampe d'admission 18 munie de gicleurs 17 qui pulvérisent del'eau destinée d'une part à humidifier l'air et d'autre part à le débarrasser des poussières qu'il peut véhiculer. En général, la chambre de conditionnement est également munie d'un dispositif de réchauffage de l'air de ventilation.L'eau en excès est recueillie par un dispositif de récupération 19. L'air nettoyés humidifié et qui est à une température appropriée passe ensuite dans une chambre de distribution 20 qui, de même que la chambre d'entrée 14, couvre toute la longueur et toutela largeur de la partie de tunnel 5. L'air admis dans la chambre de distribution 20 traverse des filtres secs 21 qui délimitent la partie inférieure de la chambre dedistribution 20 puis s'écoule de haut en bas, dans le tunnel en passant autour des ouvriers 3 et 4 et de la carrosserie 1. I1 s'évacue de l'enceinte de travail par le plancher de cette dernière qui est constitué par une grille 22 et descend dans une chambre de lavage située sous la grille.Cette chambre de lavage qui constitue le fond de la partie de tunnel 5 comprend une paroi inférieure de grande dimension 23 recouverte par une mince couche d'eau 24 qui capte la plupart des particules et des gouttelettes de peinture entraînées par l'air s'écoulant vers le bas. Des gicleurs 25 projettent des jets d'eau additionnée d'un détergent. Cet air qui a léché la couche d'eau 24 s'écoule vers la gauche et remonte vers une chambre latérale verticale en passant dans des chicanes constituées par des déflecteurs alternés inclinés 26 sur lesquels des gicleurs 27 pulvérisent de l'eau additionnée d'un détergent concentré. Cet air qui s'échappe de la première enceinte de travail constituée par la partie de tunnel 5 est pratiquement débarrassé des particules de peinture et d'une partie de la fraction soluble dans l'eau des vapeurs de solvants. Cependant, il entraîné la plus grande partie de la fraction insoluble de ces vapeurs. Cet air, partiellement épuré, sert ensuite à la ventilation de la seconde enceinte de peinture constituée par la partie de tunnel 6 représentée sur le côté gauche de la figure 1. A cet effet, à sa sortie de la chambre verticale qui contient les chicanes 26, il est aspiré par une soufflante 28 qui le refoule par une gaine 29 dans la chambre d'entrée 30 du sommet de la seconde partie de tunnel 6.Cet air admis dans la chambre 30 traverse un filtre horizontal 31, il entre dans la chambre de distribution 44 et s'écoule vers le bas en traversant les filtres secs 32. I1 circule alors de haut en bas dans la seconde enceinte de travail qui contient les appareils automatiques 9,10 et 11. A son entrée dans la partie de tunnel 6, l'air de ventilation entraîne les vapeurs de solvants qui n'ont pas été éliminées par les dispositifs de lavage précédemment décrits, et il se charge de vapeurs additionnelles de solvants et du surplus de particules de peinture projetées par les appareils 9, 10 et 11 et qui ne sont pas fixées sur la carrosserie 1. Cet air à haute teneur en vapeurs de solvants et chargé de particules de peinture s'évacue en traversant le plancher grillagé 33 de la partie de tunnel 6 et passe dans une chambre de lavage située sous la grille. La chambre de lavage est analogue à la chambre précédemment décrite de la partie de tunnel 5, et son fond 34 est recouvert d'une couche d'eau 35. En outre, des gicleurs 55 projettent dans la chambre de l'eau pulvérisée additionnée d'un détergent. Cet air circule transversalement dans la chambre de lavage, puis remonte dans la chambre verticale de sortie disposée d'un côté du tunnel. Dans cette chambre, il passe dans les chicanes délimitées par les déflecteurs inclinés alternés 36 qui sont eux-même humidifiés par des gicleurs 37 qui pulvérisent de l'eau additionnée de détergent. Au sommet de la chambre verticale de sortie, cet air est repris par une seconde soufflante 38 qui le refoule par une gaine 39 vers des appareils d'épuration non représentés conformes aux règlements antipollution. Comme déjà mentionné, les deux enceintes 5 et 6 sont de préférence alignées bout à bout dans un tunnel unique etnon disposées côte à côte de la manière représentée sur la figure 1. Les deux chambres d'entrée 14 et 30 sont isolées l'une de l'autre ou d'autres chambres d'entrée par des parois de séparation pleines et les deux chambres de distribution 20 et 44 sont isolées l'une de l'autre ou de chambres de distribution d'autres enceintes de peinture par des parois pleines. En outre, les enceintes de travail sont isolées l'une de l'autre et fermées par des parois découpées 41 et 42 ayant des ouvertures dont le contour correspond sensiblement au profil transversal de la carrosserie entrarnée longitudinalement par le convoyeur.De cette manière, un volume d'air minimal passe d'une enceinte de travail dans l'autre, ce qui évite le mélange de l'air à faible concentration en vapeurs de solvants et de l'air à haute concentration. De même, les chambres de lavage sont isolées l'une de l'autre par des parois pleines 40 et 46. Enfin, les deux enceintes représentées sont munies d'appareils d'éclairage 43 représentés en coupe sur la figure 1. Bien entendu, du fait que contrairement à la figure 1, les deux enceintes de travail sont disposées en ligne dans un tunnel commun, la gaine de transfert 29 n'a pas l'orientation représentée sur la figure 1, mais elle est disposée de manière à transférer l'air partiellement épuré s'échappant de la première enceinte 5 dans la chambre d'entrée 30 de la seconde enceinte 6. La figure 2 représente une canalisation de transfert et un dispositif associé qui remplacent la gaine de transfert 29 représentée sur la figure 1. Cette canalisation comprend des registres 48 > 49 et 53 constitués par des plaques coulissantes et qui permettent de régler le débit de l'air dans les différentes sections de la canalisation. Le conduit 52 est le conduit individuel normal d'admission d'air dans la seconde enceinte 6. I1 comprend une soufflante 51 dont le conduit d'aspiration 50 prélève l=air frais à l'extérieur dans une prise 55. Le conduit 47 est le conduit particulier d'échappement de l'air de la première enceinte 5. Lorsque les registres 48 et 53 sont dans leur position fermée de la figure 2 et que le registre 49 est ouvert, la totalité de l'air s'échappant de la première enceinte 5 est transférée dans l'enceinte 6 et constitue la seule source d'air de ventilation de cette dernière. Si, par contre, le registre 49 est fermé et que les deux autres registres 48 et 53 sont ouverts, la première-enceint-e 5 a son dispositif d'admission d'air frais particulier constitué par la soufflante 13 et l'air chargé s'évacue par son dispositif d'échappement particulier non représenté. En outre1 la seconde enceinte 6 comprend son propre dispositif d'aspiration constitué par la soufflante 51 et son propre dispositif dtéchappement cons titué par la soufflante 38. Sur la figure 1, le dispositif d'admission d'air frais particulier à l'enceinte 6 ainsi que le dispositif d'échappement particulier à la première enceinte 5 (qui est différent de la soufflante 28) ne sont pas représentés car ils sont dans ce cas inutiles du fait que la totalité de l'air s'échappant de la première enceinte de travail 5 -et transféré dans la seconde enceinte de travail 6 suffit à alimenter celle-ci en air de ventilation. En général, dans une chaîne de peinture de carrosseries automobiles, la peinture complète s'effectue en plusieurs opérations qui consistent par exemple en l'application d'une couche d'apprêt, en l'application d'une couche de couverture et l'application d'une ou de plusieurs couches de finition. De ce fait, la ligne complète comprend plusieurs installations complètes analogues à celle qui est reprdsentée sur la figure 1 et qui sont montées en série. Crache au procédé de l'invention, l'air ayant ventilé l'une quelconque des enceintes de travail manuel, après avoir été filtré et lavé pour le débarrasser des particules et des gouttelettes de peinture peut être recyclé soit dans une autre enceinte de travail manuel soit dans une ou plusieurs enceintes de peinture automatique.On peut ainsi choisir le mode de répartition le plus favorable et le plats économique, à condition que la concentration en vapeurs de solvants reste inférieure au seuil de sécurité dans les enceintes de travail manuel et reste également inférieure à la fraction choisie du seuil d'inflammation dans' les enceintes de peinture automatique. I1 faut cependant noter que,si les ouvriers portent des vêtements protecteurs appropriés alimentés en air frais ou sont équipés d'un appareil respiratoire, la concentration en vapeurs de solvants dans les enceintes de travail manuel peut être supérieure au seuil de sécurité et même atteindre la fraction choisie de la valeur du seuil d'inflammation. L'exemple suivant permettra d'apprécier certains des avantages de l'invention. Dans cet exemple, une chaîne de peinture de carrosseries automobiles comprend deux cabines voisines disposées bout à bout et dans lesquelles les carrosseries reçoivent une couche de peinture d'une couleur donnée. Les deux cabines alignées sont disposées dans un même tunnel. Une de ces cabines contient trois appareils automatiques dont les pistolets projettent la peinture et émettent environ 12m3 de vapeurs de solvants organiques par heure. Dans la seconde cabine, les ouvriers sont munis de 3 pistolets qui émettent environ 5 m de vapeurs de solvants en une heure. Chaque cabine a environ 3 m de large et 5,4 m de long. Dans chacune, l'air de ventilation s'écoule de haut en bas à une vitesse de 26,5 m par minute et circule autour de la carrosserie, des appareils de peinture et des opérateurs. Le débit total de l'air de ventilation dans chaqtte zone est de ltordre de 448 m3/mn. L'air évacué de chaque cabine est filtré pour le débarrasser de la plupart des particules et des gouttelettes de peinture, puis renvoyé à l'atmosphère. La concentration des vapeurs de solvants dans la cabine où travaillent les ouvriers est inférieure au seuil de sécurité. En général, les solvants organiques dans les deux cabines comprennent de l'hexane, de l'alcool naphtditique minéral,dela méthyléthylcétone, du toluène, du xylène, etc. Pour calculer le seuil d'inflammation, on multiplie la valeur du seuil d'inflammation de chaque composant par sa fraction molaire et on additionne le tout pour obtenir la valeur du seuil d'inflammation du mélange qui, dans ce cas, correspond à une concentration de 1,18 % en volume. On désire utiliser la totalité de l'air s'échappant de la cabine de travail manuel comme seule source d'air de ventilation de la cabine de peinture automatique, ce qui est possible -si la concentration des vapeurs de solvants organiques ne dépasse pas la fraction choisie du seuil d'inflammation dans la cabine de peinture automatique. Le volume total des vapeurs de solvants émises dans les 3 deux cabines est donc de 12 + 5 = 17 m3/h. La concentration réelle en vapeurs de solvants dans la masse du mélange s'exprime de la manière suivante : 17x10a, clest-à-dire environ 0,064 7. 448x60 Autrement dit, cette valeur correspond à 0,064: 7 x 100 =5,4% 1,18 % de la valeur du seuil d'inflammation. Ainsi, la cabine de peinture automatique peut être alimentée uniquement en air de ventilation par l'air chargé s'échappant de la cabine de peinture manuelle. De ce fait, pour les deux cabines, il suffit d'évacuer à l'atmosphère 448 m3/mn d'air après qu'il a été traité dans les appareils épurateurs. En outre, l'échappement d'air de la cabine de peinture automatique peut être ensuite utilisé successivement pour alimenter en air de ventilation d'autres cabines de peinture automatique jusqu'à ce que la concentration en vapeurs de solvants atteigne la limite de sécurité fixée par les règlements en vigueur et qui correspond à une fraction donnée de la valeur du seuil d'inflammation. I1 va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées aux éléments décrits ci-dessus, sans sortir du cadre de 1'invention. REVENDICATIONS 1. Installation de peinture5 comprenant une première enceinte de travail ayant une entrée d'air de ventilation et une sortie d'échap pement de l'air chargé de vapeurs de solvants organiques produites par le sèchage de la peinture dans cette première enceinte et une seconde enceinte de travail ayant une entrée d'air de ventilation et une sortie d'échappement de l'air chargé de vapeurs de solvants organiques produites par le sèchage de la peinture dans cette seconde enceinte de travail, cette installation étant caractérisée en ce qu'elle comprend un dispositif de recyclage prélevant une partie ou la totalité de l'air d'échappement dans la sortie de la première enceinte -de travail et transférant cet air dans l'entrée d'air de ventilation de la seconde enceinte de manière que le volume d'air frais admis dans l'entrée de la seconde enceinte soit réduit d'un volume égal au volume d'air chargé prélevé dans la sortie de la première enceinte et recyclé dans la seconde enceinte. 2. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que dans chaque enceinte5 la peinture s'effectue par projection au pistolet. 3. Installation selon la revendication 2, caractérisée en ce que, dans la première enceinte5 la peinture s'effectue par projection au moyen de pistolets tenus à la main par des -opérateurs, et en ce que dans la seconde enceinte, la peinture s'effectue au moyen de pistolets commandés automatiquement. 4. Installation selon l'une des revendications 2 ou 3, caractérisée en ce que, avant d'être recyclé dans l'entrée d'air de ventilation de la seconde enceinte, l'air chargé prélevé dans la sortie d'échappement de la première enceinte a été préalablement débarrassé des particules et des gouttelettes de peinture qu'il entraîne en circulant dans cette première enceinte. 5. Installation selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que la première enceinte est séparée de la seconde enceinte par une paroi ayant une ouverture d'un contour complémentaire de celui des éléments peints successivement dans les deux enceintes. 6. Installation selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'au moins une partie de l'air d'échappement de la deuxième enceinte est transférée dans l'entrée d'air de ventilation d'au moins une autre enceinte de peinture. 7. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que le débit d'air frais admis dans l'entrée de l'air de ventilation de la seconde enceinte est réduit en fonction du volume d'air d'échappement prélevé dans la première enceinte et transféré dans l'entrée d'air d'alimentation de la seconde enceinte. 8. Installation selon la revendication 7, caractérisée en ce que la totalité de l'air d'échappement de la première enceinte est transférée dans l'entrée d'air de ventilation' de la seconde enceinte. 9. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte un tunnel de peinture dans lequel les articles à peindre sont entraînés par un convoyeur, les premiere et seconde enceintes de peinture étant disposées en série dans le tunnel et étant isolées ltune de l'autre par une paroi ayant une ouverture d'un contour complémentaire de celui des articles entraînés par le convoyeur et l'entrée et la sortie du tunnel étant respectivement fermées par une paroi ayant une ouverture de passage d'un contour compiémentaire de celui des articles entrant dans le tunnel et sortant de celui-ci. 10 Procédé de ventilation d'une installation de peinture consistant à introduire de l'air de ventilation dans une première enceinte de peinture et à évacuer de cette enceinte l'air chargé de vapeurs de solvants organiques provenant du séchage de la peinture dans cette enceinte et à introduire de l'air de ventilation dans une seconde enceinte de peinture et à évacuer de cette seconde enceinte l'air chargé de vapeurs de solvants organiques provenant du séchage de la peinture dans cette seconde enceinte, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à recycler une partie ou la totalité de l'air chargé de vapeurs de solvants évacué de la première enceinte dans d'entrée d'air de ventilation de la seconde enceinte, et à réduire le débit de l'air frais introduit dans la seconde enceinte d'une valeur correspondant au volume d'air d'échappement prélevé dans la première enceinte et recyclé dans la seconde enceinte.