La présente invention a trait à une roue à deux disques pour appareils, récipients ou autres ensembles roulants, les disques de cette roue étant disposés coaxialement, réalisés en une matière flexible, notamment en matière synthétique, et étant reliés l'un à l'autre le long de la circonférence de la jante qui porte un bandage plein. Des roues à deux disques de ce genre sont connues, notamment aussi avec des disques en matière synthétique en forme de cuvettes qui, entre leurs rebords de jante emboîtés l'un dans l'autre par déformation élastique, ainsi qu'entre leurs rebords de moyeu, délimitent un espace creux commun allent en 8 s'élargissant vers ces rebords de moyeu.Les roues à deux disques de ce genre présentent, en dépit de cet espace creux qui existe le plus souvent, une stabilité considérablement plus grande et en particulier aussi une rigidité latérale bien meilleure que celle des roues qui n'ont qu'un seul disque, de sorte que ces roues à deux disques sont utilisées pour supportar avec possibilité de roulement des appareils même assez lourds et grands, tels que par exemple de grandes pouballes, des lits d'hôpital, etc. En outre, les deux disques de ces roues garantissent aussi une bonne protection des paliers à rculements ou glissants qui sont montés sur l'axe de la roue et sont enserrés par les rebords de moyeu de ces disques. Cependant, pour que ces disques puissent supporter les fortes contraintes de compression qui se manifestent dans leur partie radialement intérieure, ils sont, dans les roues connues, relativement épais et de plus munis de nervures de renforcement orientées radialement destinées à s'opposer à la déformation de ces parties radialement intérieures. C'est également la raison pour laquelle ces disques de roue sont le plus souvent en une matière synthétique de haute qualité, par exemple en polyamide, qui doit leur assurer une résistance à la compression suffisamment grande. En présence de cet état de la technique l'invention se propose de créer une roue à deux disques qui soit capable de supporter de fortes charges et sollicitations tout en ayant des disques beaucoup plus minces et/ou composés d'une matière, notamment d'une matière synthétique, peu conteuse. Pour atteindre ce but, l'invention prévoit essentiellement de disposer à proximité du pourtour de la jante une bague de rigidification indéformable associée à la matière des disques sans possibilité de fléchir dans le sens radial. On est ainsi assuré que les charges appliquées sur la roue n'auront pas à être supportées seulement par les parties radialement intérieures des disques sollicitées en compression, mais que ces charges seront transmises aussi, par l'intermédiaire de la bague de rigidification indéformable, aux parties radialement extérieures des disques, lesquelles seront ainsi mises sous contrainte de traction et pourront ainsi, dans la meme mesure que les parties radialement inté-. rieures, voire dans une mesure plus grande encore, contribuer au report des charges. De ce fait, les deux disques pourront etre beaucoup plus minces et/ou réalisés en une matière synthétique moins chère, d'où il résulte des économies considérables de matière et de couts. Dans le cas de roues dont les deux disques sont en forma de cuvettes qui incluent entre leurs rebords de jante emboîtés l'un dans l'autre par déformation élastique et entre leurs rebords de moyeu un espace creux commun qui va en s'élargissant en direction de ces derniers, la bague de rigidification peut être disposée simplement de façon que sa face radialement extérieure soit bien appliquée contre la face radialement intérieure des rebords de jante. Gracie à cet étroit contact intérieur de la bague de rigidification contre les rebords de jante, la liaison rigide dans le sens radial qui est requise pour assurer conformément à l'invention la transmission de la charge que doit supporter la roue est réalisée sans autres moyens, car la bague de rigidification transmet à la partie radialement extérieure des disques de la roue les pressions engendrées dans la partie radialement intérieure de ces disques, faisant ainsi travailler en traction cette partie radialemsnt extérieure. De ce fait, non seulement les disques de la roue peuvent etre plus minces et éventuellement en une matière synthétique de moindre valeur, mais en outre la rigidité latérale de la roue se trouve encore augmentée par l'intermédiaire des disques en forme de cuvette, c'est-à-dire qui s'écartent l'un de l'autre en direction des rebords de moyeu. Un autre avantage de cette disposition est que la bague de rigidification, dont la section peut avoir tne forme en U, en T ou trapézoSdale, peut être mise en place de façon simple. fl suffit en effet, avant assemblage des deux disques par emboitement de l'un dans l'autre par.un effet de déformation élastique, de placer ladite bague dans l'un de ces deux disques en cuvette. Un autre avantage encore réside en ce que la bague de rigidification est complètement recouverte entre les deux disques de la roue, de sorte qu'elle n'est pas visible de lbK- térieur et ne peut donc nuire à l'aspect de la roue. La bague de rigidification peut être en métal, notamment en acier ou en un alliage d'un métal léger. Il est toutsfois tout aussi bien possible de la fabriquer en une matière bynthXtique peu déformable, par exemple en résine phénolique, en résine à base d'urée ou d'époxyde, en chlorure de polyvinyle, en polyester ou polystyrène réticulé, etc. Enfin, cette bague pourrait aussi entre en bois ou en toute autre matière appropriée suffisamment résistante à la déformation. La liaison rigide dans le sens radial requise conformoment à l'invention entre la bague de rigidification et la matière synthétique des disques de la roue peut fondamentalement titre assurée aussi en faisant en sorte que la bague de rigidification entoure les rebords de jante radialement à l'extérieur de ceux-ci, en contect étroit avec eux. I1 est également possi ble d'enrober cette hague directement dans là matière synthétique qui constitue les disques, par exemple lors de la fabrication de ceux-ci par moulage par injection. Dans toutes les possibilités mentionnées ci-dessus, la bague de rigidification est en mesure de transmettre la charge appliquée sur le roue aux parties des disques situées raoialament à l'extérieur qui se trouvent ainsi soumises à des contraintes de traction qui soulagent les parties des disques situées radialement à l'intérieur qui ont à supporter des contraintes de compression. Pour mieux faire comprendre l'invention trois exemples d'exécution avantageuse de roues à deux disques conçues selon l'invention sciait décrits ci-après, cette description étant faite avec référence au dessin sur lequel - la figure 1 est une vue en coupe d'une roue à deux disques entre lesquels est installée une bague de rigidification à section en forme de lettre U, - la figure 2 est une vue analogue à la fig.1, mais avec une bague de rigidification à section en forme de lettre T, et - la figure 3 est une vue analogue à la fig.1 ou 2, mais avec une bague de rigidification à section trapézoldale. Les roues-à deux disques représentées dans les trois exemples d'exécution ont toutes la même structure de base chacune d'elles comporte deux disques 1,2 disposés coaxiale ment, en matière synthétique, chacun en forme de cuvette et reliés l'un à l'autre par leur périphérie qui forme jante et porte un bandage 3, la liaison de ces deux disques l'un à l'autre se faisant par encastrement consécutif à une déformation élastique. Dans ce but, les rebords 1' et 2' qui-constituent la jante emportent chacun une surface annulaire 1" ou 2" formant crocet et contre-crochet s'étendant tout autour du rebord dans le sens circonférentiel. Ces deux surfaces annulaires sont en prise l'une avec l'autre après emboîtement, Par leurs rebords de moyeu 1"' et 2"' les disques entourent un coussinet de palier 4 qui assure la fixation proprement dite de la roue sur l'axe (non représenté) associé à l'appareil, récipient ou autre muni de ces roues. Entre les deux disques 1 et 2 se trouve espace creux 5. Dans l'espace creux 5 est installée la bague de rigidification 6 de forme rigide. Cette bague est, par sa face radialement extérieure, appliquée étroitement contre la face radialement intérieure des rebords de jante 1',2'. De ce fait, la bague de rigidification 6, bien que mise en place sans moyen de fixation, se trouve en liaison rigide, dans le sens radial, avec la matière synthétique qui constitue les deux disques.On est ainsi assuré que les pressions engendrées dans le palier de la roue lors de l'application d'une charge sur celle-ci seront transmises, par l'intermédiaire de la bague de rigidific2tion.6 de forme rigide, directement dans les parties radialement extérieures des disques 1,2, de sorte que dans ces orties sont engendrées des contraintes de traction qui soulagent d'autant les parties radialement intérieures sollicitées en compression. En conséquence, l'épaisseur des disques 1,2 peut être prévue plus mince que sous la bague de rigidification, et une matière synthétique moins conteuse peut être utilisée pour fabriquer ces disques.En outra, du fai+ des contraintes de traction qui naissent dans les parties radialement extérieures des disques, la rigidité latérale de la roue à deux disques se trouve encore augmentée en conséquence, de sorte que les roues selon l'invention peuvent être utilisées telles quelles pour équiper des appareils roulants assez lourds. La bague de rigidification 6 en une matière appropriée, par exem- ple an métal, en matière synthétique rigide ou en bois, a sur la fig.1 une section en U ouverte en direction de l'axe, les branches de cette section en U étant en biais pour tenir compte de l'inclinaison des disques 1,2 en forme de cuvette.Cette disposition assure non seulement une grande rigidité de forme à la bague 6, mais aussi en même temps une assise particulièrement large dans les disques de la roue et leurs rebords de jante. donc un transfert particulièrement efficace de la charge aux parties radiàlement extérieures des disques qui, ainsi, sont mises en traction. La bague de rigidification 6 mise en place entre les disques de la roue selon la fig.2 a une section en forme de T dont la barre verticale 6' est dirigée vers l'axe de la roue. A la fig.3 la bague de rigidification 6 a une section trapézoi- dale et est logée dans un évidement correspondant 1"" du rebord de jante 1', la grande base 6" de ce trapèze étant bien appliquée contre le rebord de jante 1'. Dans toutes les formes d'exécution représentées, on peut mettre en place sans difficulté la bague de rigidification 6 de forme rigide, avant assemblage des deux disques 1,2, sans que cette bague s'oppose ensuite à l'encastrement des disques l'un dans l'autre par déformation élastique, en même temps que le bardage 3 est monté sur la jante constituée par les rebords i' ,2'. Comme déjà mentionné, l'invention permet de fabriquer les disques de roue aussi en une matière synthétique peu coû- teuse, par exemple aussi en polyéthylène. En outre, d'autres matières flexibles peuvent être utilisées pour les disques de roue, telles que par exemple des tôles, éventuellement en métal léger, façonnées de façon appropriée. REVENDICATIONS 1. Roue à deux disques pour appareils, récipients ou autres ensembles roulants, les disques de cette roue étant disposés coaxialement, réalisés en une matière flexible, notamment en matière synthétique, et étant reliés l'un à l'autre le long de la circonférence de la jante qui porte un bandage plein, cette roue étant remarquable en ce qu'à proximité du pourtour de la jante (1',2') est disposée une bague de rigidification (6) iidéformEbie associée à la matière des disques (1,2) sans pose lité de fléchir dans le sens radial. 2. Roue à deux disques selon la revendication 1, comportant deux disques en forme de cuvettes qui incluent entre leurs sabords de jante emboîtés l'un dans l'autre par déformation élastique et entre leurs rebords de moyeu un espace creux commun qui va en s'élargissant en direction de ces derniers, cette roue étant remarquable en ce que la bague de rigidification (6) est enserrée dans ledit espace creux (5), sa face cadialement extérieure étant bien appliquée contre la face radialement intérieure des rebords de jante (1',2w). 3. Roue à deux disques selon la revendication 2, remarquable en ce que la bague de rigidification (6) a une section en forme de lettre U ouverte vers l'axe de la roue. 4. Roue à deux disques selon la revendication 2, remarquable en ce que la bague de rigidification (6) a une section en forme de lettre T dont le tronçon vertical est perpendiculaire à l'axe de la roue. 5. Roue à deux disques selon la revendication 2, remarquable en ce que la bague de rigidification (6) a une section en forme de trapèze. 6. Roue à deux disques selon 11 une quelconque des revendications 1 à 5, remarquable en ce que la bague de rigidification (6) est en métal, notamment en acier ou en un alliage d'un métal léger. 7. Roue à deux disques selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, remarquable en ce que la bague de rigidification (6) est en une matière synthétique peu déformable, par exemple en résine phénolique, en résine à base d'urée ou d'époxyde, en chlorure de polyvinyle, en polyester ou polystyrène réticulé. 8. Roue à deux disques selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, remarquable en ce que la bague de rigidification (6) est en bois. 9. Roue à deux disques selon la revendication 1 ou l'une quelconque des revendications 6 à 8, remarquable en ce que le bague de rigidification (6) entoure les rebords de jante (1',2') radialement à l'extérieur de ceux-ci, en contact étroit avec eux. 10. Roue à deux disques selon la revendication 1 ou selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, remarquable en ce quela bague de rigidication (6) est enrobée dans le matière synthétique des disques.