La présente invention se rapporte à la réalisation de joints multicouches dans la toile. Par le terme itjointit, on entend une zone allongée d'assemblage de couches qui, Si elle n'est pas effectivement continue, est constituée par un grand nombre de zones de fixation étroitement espacées et alignées de façon à constituer une structure stratifiée ou multicouches.Le terme "toilef' utilisé dans la présente description se rapporte à des tissus textiles tissés ou tricotés, à des fibres entrelacées (à la manière de feutre) et constitu nt une couche pliable, à une matière fibreuse qui est liée par une matrice ou un adhésif de façon à former une couche pliable appelée couramment "tissu non tissé" ou "tissu en fibres collées", à une matière pileuse comportant par exemple des fibres maintenues assemblées par une structure textile tissée ainsi qu'à des couches utilisées comme revêtement pour des matières ligamentaires élastiques telles que du caoutchouc, ou bien à une matière frisée présentant elle-même des propriétés élastomères. L'invention concerne essentiellement un procédé permettant de réaliser économiquement et efficacement des joints dans des pièces de toile en vue de la fabrication de sous-vêtements ou d'articles à jeter après usage tels que des taies d'oreillers, des housses pour édredons, des revêtements de sièges de véhicules ou bien des articles similaires dont le lavage ou le nettoyage ne sont pas économiques, à condition que ces articles aient les qualités requises et qu'ils soient d'un faible prix de revient. Comme exemples typiques de tels articles, on peut citer des sousvêtements, des taies d'oreillers et des vêtements sanitaires de protection. L'invention est applicable en particulier à la fabrication de culottes à jeter après usage du fait qu'on utilise alors une seule, ou bien quelques pièces de tissu plan qui peuvent être fabriquées et assemblées en série à l'aide de joints de liaison et d'ourlets élastiques. Elle n'est pas limitée à son application à un tissu plan et le tissu peut être moulé ou façonné de façon à prendre si nécessaire une forme tridimensionnelle. L'invention se rapporte à des culottes ainsi fabriquées. On connait des tissus stratifiés qui sont fabriqués par chauffage et compression de couches de tissu entre lesquelles a été disposée une feuille de matière thermoplastique. Ces tissus sont imperméables et relativement non-pliables et ils ne conviennent généralement pas dans des applications où une porosité est imposée. En outre, ils ne sont pas rentables pour fabriquer des vêtements ou articles à jeter après usage du fait qu'une très grande proportion de la feuille de matière plastique est surabondante. L'invention ne fait intervenir que la quantité de feuille de matière plastique juste nécessaire pour l'exécution des joints. Dans une opération de stratification par chauffage et compression, il est classique de faire passer les couches entre des rouleaux exerçant une pression et un chauffage considérables. Ce processus ne peut pas être appliqué en pratique à l'exécution de joints dans une toile : le calandrage provoque en effet une fusion des couches en amont des rouleaux et une rupture, une dislocation ou une déformation de la matière de sorte qu'on obtient un joint d'assemblage qui n'est pas sûr et qui est parfois interrompu de façon incorrecte. On sait également utiliser une bande de matière, formant un adhésif activé par contact thermlque ou bien revêtue d'un tel adhésif, comme matière d'assemblage pour réparer des dêchi- rures d'une toile ou bien pour relier bord à bord des articles tels que des bandes de tapis. Dans ce cas, la bande de matière adhésive constitue en fait le joint, ses propres caractéristiques de résistance (par exemple de résistance å traction ou au déchirement) étant celles du joint. La matière adhère simplement superficiellement sur la toile dans laquelle elle ne pénètre pas profondément et cela est mis en évidence par le fait qu'elle peut être arrachée ou enlevée dans une condition théoriquement intacte lorsqu'elle est réchauffée.Un joint formé suivant l'invention est pour ainsi dire irréversible du fait que, s'il est défait par chauffage, la matière et de la toile seraient mélangées sans distinction et c'est la raison pour laquelle les composants du joint ne reprennent pas leur forme initiale. Sous son aspect le plus simple, l'invention se rapporte a un procédé d'exécution d'un joint entre deux couches en vue de former une structure stratifiée ou multicouc#hes. Cependant, elle peut être appliquée à l'exécution d'un ourlet stratifié ou bien d'un gousset servant à recevoir un ruban ou une bande élastique elle peut également être appliquée à l'exécution d'un joint stratifié ayant lui-même une nature élastique. Elle peut également être utilisée pour réaliser un joint qui conserve un plissage. L'invention est applicable à des articles en toile dans lesquels un joint est exécuté par le procédé de l'invention, en particulier des culottes à jeter après usage. De tels articles peuvent être fabriqués en sérié à bon marché grâce à l'invention et dans une grande diversité de types différents de toiles; en général, ces articles sont Lavables et nettoyables si nécessaire et il va de soi que la toile proprement dite résiste au lavage ou au nettoyage. L'invention concerne un procédé d'exécution de joints d'assemblage de couches de toiles de façon à former une structure stratifiée, qui peut être un joint de liaison ou un ourlet et qui peut présenter une certaine élasticité, cette structure comportant deux couches de toile, formées d'un tissu textile ou non tissé et recevant entre elles une bande ayant essentiellement les dimensions et le contour du joint requis, le joint étant ensuite formé par chauffage et compression au moins de la zone d'asassemblage. La matière plastique est sélectionnée de façon qu'elle se ramollisse ou se liquéfie suffisamment pour imprégner la toile sous pression et à une température qui nta pas d'effet perturbateur sur aucun des composants et de façon qu'elle durcisse par refroidissement ou bien par maintien du chauffage (ce qui correspond respectivement à une matière thermoplastique ou bien à une matière thermodurcissable). L'invention concerne un procédé d'assemblage de deux couches de toile, caractérisé en ce qu'on place les deux couches de façon que leurs surfaces soient juxtaposées à une troisième couche de matière plastique se présentant sous la forme d'une bande préformée d'une largeur au moins égale à celle du joint requis, en ce qu'on exerce une pression suffisante dans une direction normale aux surfaces pour maintenir assemblées les trois couches dans ladite zone, en ce qu'on chauffe l'ensemble strat- fié ainsi formé tout en le maintenant sous pression de façon à faire pénétrer la matière de la couche intermédiaire dans la toile des couches extérieures et en ce qu'on laisse ensuite durcir la structure stratifiée ainsi formée. La matière est de préférence une polyoléfine telle que du polyéthylène de faible densité ou une autre matière thermoplastique synthétique telle que du chlorure de polyvynile plastifié, l'épaisseur initiale de la feuille étant comprise entre 0,0125 et 0,05 mm. Dans une variante, la bande comprend un support formé d'une substance dans une proportion qui est sans influence sur l'évolution du processus et il est prévu dans ce support une matière plastique sous forme divisée, par exemple sous la forme d'une poudre. Cette variante est en particulier applicable lorsque la matière plastique est thermo-durcissable. Le support est par exemple formé par du papier de soie poreux et mince. Dans certaines circonstances, lorsque la toile est un tissu textile, on peut employer une bande plus épaisse. En outre et suivant l'invention, le procédé du type précité permet d'assembler une couche élastique avec une autre et, dans ce cas, on utilise une couche se composant d'une matière élastomère dont l'élasticité n'est finalement pas affectée par la température à laquelle elle est portée pendant le processus, cette matière étant pourvue d'un revêtement en toile absorbante qui est imprégné au cours du processus et par rapport auquel la matière élastomère peut se déplacer librement, cette matière élastomère étant maintenue en tension pendant l'imprégnation et le durcissement de la structure stratifiée. Un autre moyen pour donner de l'élasticIté à un joint d'assemblage, par exemple l'ourlet de ceinture d'une culotte, consiste à former un ourlet constitué par deux couches de toile, l'ourlet étant agencé de façon à délimiter un évidement agencé pour recevoir un élément élastique en vue de crée un ourlet élastique. L'invention concerne en outre un procédé d'assemblage de couches de toile qui consiste à coller une bande de matière plastique du type précité sur une couche de toile dans la zone de jonction en des endroits suffisamment espacés pour conserver la position requise de la bande, à placer une autre couche sur la même zone et en contact avec la bande, à appliquer les couches l'une contre l'autre et à les chauffer dans au moins la zone commune à la bande et aux couches jusqu'# ce que la matière de la bande imprègne les deux autres couches, et à laisser durcir la structure stratifiée ainsi formée. Ainsi, le collage peut être réalisé par application locale de chaleur et de pression ou bien par application locale d'un adhésif d'une nature telle qu'il n'a aucune influence sur le joint final. La chaleur et la pression peuvent être appliquées, suivant l'invention, dans une série de zones séparées et étroite ment espacées de manière à produire un joint qui est continu dans Ensemble mais qui se compose en réalité desdites zones espacées. Dans le procédé de l'invention, on utilise certaines matières qui se sont avérées les plus efficaces, comme cela sera précisé dans la suite. L'invention concerne les produits obtenus avec le procédé, tels que des articles formés de pièces de toile (plans ou façonnés tri-dimensionnellement) reliées entre elles par des joints appropriés, et tels que des vêtements; dans le dernier cas, un joint d'assemblage peut être muni d'un élastique de la manière décrite plus haut. En particulier, l'invention se rapporte à des culottes fabriquées par un procédé qui sera décrit dans la suite. Dans une autre variante, la troisième couche formée d'une matière thermoplastique peut comporter une structure plane de filaments assemblés de manière à constituer en fait une couche. Ou bien elle peut être constituée par un matériau ou un ensemble plastique réticulé ou tissé à partir de fils de matière plastique. Dans le cas où une élasticité est imposée au joint, la matière plastique peut être un élastomère de polyuréthane ou un hydrochlorure de caoutchouc. Lorsqu'il est nécessaire d'exécuter un joint élastique, par exemple dans l'ourlet de ceinture ou dans l'ourlet de jambe d'une culotte, l'invention peut être mise en pratique de diffé- rentes manières. En supposant qu'on utilise un fil en caoutchouc recouvert de coton ordinaire (ou d'une autre matière textile), ce fil est d'abord tendu élastiquement et la matière plastique est placée entre ce dernier et une couche de toile puis la seconde couche de toile (habituellement la lisière rabattue) est placée sur la première couche de façon à former l'ourlet ;;puis on assure un chauffage et une compression (l'élastique étant encore sous tension) et on laisse ensuite se refroidir la structure stratifiée ainsi formée et on supprime la tension, la structure stratifiée se contractant et la toile formant des plis ou des ondulations pour constituer le joint élastique nécessaire. La matière plastique imprègne les couches de toile ainsi que le revêtement du fil dont le caoutchouc conserve son élasticité. En variante, la lisière du vêtement est agencée simplement sous forme d'un évidement pour l'élastique par rabattement de la lisière de la toile et par interposition d'une bande de matière plastique entre les deux couches, ce qui permet de former un joint ayant la structure d'un ourlet à rabattement. Pour réaliser un plissage, une bande de matière plastique est placée (et de préférence collée) sur une face de la toile avant plissage de façon à imprégner et à coller les couches in- tervenant dans chaque pli. Ensuite, le pli est formé et on obtient ainsi une structure stratifiée presque continue. Lorsqu'il est nécessaire de fixer un rabat ou une pièce ajoutée pour renforcer localement un vêtement ou bien pour former une boutonnière ou une partie similaire, la matière plastique peut être découpée au profil approprié puis elle peut être fixée sur la toile du vêtement. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit, avec référence au dessin annexé qui représente, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation de l'invention. Dans le dessin La figure 1 représente un joint d'assemblage par recouvrement de deux couches de toile. La figure 2 représente un joint réalisé sous forme d'un ourlet sur la lisière d'une pièce de toile. La figure 3 montre une phase préliminaire de collage. La figure 4 montre comment un joint peut être formé. Les figures 4 A et 4 B représentent des variantes du processus de la figure 4. Les figures 5 et 5 A représentent un autre moyen d'exécution de joints élastiques. La figure 6 montre une autre caractéristique applicable à des joints élastiques ou non-élastiques. La figure 7 montre comment peut être exécuté un joint à plis couchés. La figure 8 représente une pièce de toile plane et nontissée qui a été découpée pour la fabrication d'une culotte, la figure montrant comment cette culotte est ensuite fabriquée. La figure 9 est une vue en perspective de la culotte fabriquée en correspondance à la figure 8. Dans chaque figure, le matériau à être assemblé est soit un tissu ou un matériau non tissé. Les coupes qui y sont représentées par une série de x représentent l'emplacement d'une matière thermo-plastique et une partie repérée par une série de points représente une bande-élastique ou--un ensemble de fils élastiques. En référence à la figure 1, un-e première couche ou feuille 1 est assemblée par un joint avec une seconde couche ou feuille 2. Suivant le procédé de l'invention,- on place d'abord entre les bords en recouvrement une bande de matière thermo-plastique mince 3. Les couches 1 et 2 sont ensuite loc-alement pressées l'une contre l'autre au moins dans la zone de la bande 3, et un chauffage est exercé de façon que la matière thermo-plasti- que 3 se ramollisse suffisamment pour imprégner la toile des couches 1 et 2. Après relâchement de la pression et après refroi pissement normal ou éventuellement forcé du joint, les couches 1 et 2 sont assemblées l'une avec l'autre. La figure 2 montre comment -une couche 4 peut être rabattue de façon que sa lisière soit en fait constitué-e par les zones 5 et 6 qui forment, en combinaison avec la feuille intermédiaire de matière, un ourlet stratifié 7. Un ourlet est par conséquent formé dans l'opération d'assemblage qui fait également intervenir une pression et un chauffage. Sur la figure 3, on a mis en évidence une phase initiale qui peut être utilisée avantageusement dans des applications où un assemblage est nécessaire. Dans ce cas, la pièce de toile 8 qui doit être assemblée avec une autre pièce, comme sur la figure 1, ou bien qui doit être munie d'un ourlet, comme sur la figure 2, comporte une bande 9 de matière thermo-plastique qui est temporairement fixée en des points ou petites zones 10 soit par chauffage ponctuel local, soit à l'aide de petits dépôts localisés d'un adhésif à séchage rapide. Ceci facilite la préparation d'un joint avant sa terminaison, avec l'assurance que la matière thermoplastique reste dans la position nécessaire. Il est clair que la bande de matière thermo-plastique 9 peut être 'découpée à n'importe quel profil imposé ; pour simplifier, on l'a représentée simplement sous forme d'une bande rectiligne. La figure 4 montre comment on peut former dans un ourlet un évidement ou gousset dans lequel est engagé un fil ou ruban élastique. La pièce de toile ll est repliée sur-elle-même un peu à la manière de la figure 2 et la lisière 12 est fixée par l'in termédiaire de la bande de matière thermo-plastique en 13 sur la toile proprement dite, en laissant par conséquent- un évidement 14 dans lequel est engagé, ou peut être initialement placé, un ruban élastique 15 ou bien un fil élastique en caoutchouc recouvert de coton, comme cela est classique dans la fabrication de vêtements. Les figures 4 A et 4 B représentent différentes formes d'évidements agencés pour recevoir l'élastique précité. Sur la figure 4 A, la toile est repliée et jointe comme sur la figure 4 et ltélastique 15 A est engagé dans l'évidement de forme pratiquement cylindrique ou tubulaire qui subsiste après rabattement de la toile 11. La matière d'imprégnation est représentée en 13, comme auparavant. Sur la figure 4 B, la toile est à nouveau rabattue de façon à former un ourlet similaire à celui de la figure 2 et dans lequel est logé un fil élastique recouvert de coton 15 B (ou bien plusieurs fils élastiques de ce type, comme indiqué sur la figure 6). La couche thermo-plastique 13 est initialement placée comme indiqué en 5 sur la figure 2 ; lorsqu'il est chauffé et comprimé, le revêtement en coton du fil élastique est imprégné.Le fil 15 B est maintenu tendu pendant l'opération d'assemblage. Après refroidissement et durcissement, le revêtement en coton est lié aux couches de toile et le fil élastique coulisse à l'intérieur, en faisant froncer les couches lors de sa contraction (c'est-à-dire lorsqu'il est relâché). Les modes de réalisation de l'invention représentés sur les figures 4 A et 4 B conviennent en particulier pour border les ouvertures de ceinture et de jambes d'une culotte. Les figures 5 et 5 A montrent comment un ruban élastique recouvert de coton peut être fixé par exemple pour former l'our- let de ceinture dtune culotte. La pièce de tissu 16 est d'abord munie le long de sa lisière d'une mince bande de matière thermoplastique en 17 sur laquelle est placé un ruban élastique 18 revêtu de coton, ou bien un fil élastique. Le ruban 18 est maintenu tendu pendant la phase de chauffage et de compression de façon que la matière thermo-plastique imprègne à la fois la toile 16 et le revêtement en coton de l'élastique 18.Lorsque l'opération d'asse# blage de la toile et de l'élastique est terminée et lorsque le refroidissement s'est effectué de façon que la matière thermoplastique ait à nouveau durci, 1'61atique 18 est relâché de sorte qu'on obtient la structure représentée (bien que d'une façon très imparfaite) sur la figure 5 A, qui montre que la toile 16 a froncé sous forme d'ondulations ou de petits plis indiqués en 19 du fait que la toile 16 est comprimée ou renflée par l'élastique. Dans ce cas, il s'est avéré en pratique que la toile 16 s'écartait localement du ruban élastique de sorte que le joint entre la toile et ltélastique est en fait discontinu. Ceci ne constitue pas en fait un inconvénient puisque le reste du joint établi par imprégnation des couches conserve une robustesse suffisante.Un tel joint peut être également appliqué à des ourlets de ceinture de culottes La figure 6 représente une variante d'ourlet à élastique basée essentiellement sur le principe de la figure 4 B. La toile est représentée en 20 et on place sur celle-ci la bande de matière thermo-plastique 21 ainsi que trois tronçons de fil élastique recouvert de tissu 22 et tendus ou allongés. La lisière de la toile 20 est ensuite repliée de façon à former la couche 20 A et par conséquent un joint du type-ourlet. Un chauffage et une compression sont exercées dans des zones étroitement espacées 20 B de la structure stratifiée ainsi formée ; le joint est bloqué et le revêtement de ltélastique est imprégné par la matière de la couche 21. Après refroidissement l'élastique est relâché et la toile se fronce, en formant le joint élastique nécessaire.La matrice chauffée de la presse est nervurée ou ondulée de façon à former les zones 20 B, afin que le joint soit constitué dans l'ensemble par un certain nombre de zones de fixation espacées, comme indiqué en 22. En réalité, ces zones sont plus rapprochées que le dessin ne l'indique. Ce mode d'assemblage par zones espacées est également utilisé de préférence dans les réalisations des figures 4, 4A et 4 B. La figure 7 montre comment le procédé suivant l'invention peut être utilisé pour former un joint, par exemple dans la ceinture d'une jupe, ce joint constituant la base de la partie plissée. La toile 23 comporte des plis classiques représentés en 24 et il est prévu à l'intérieur de chaque pli une bande de matière thermo-plastique. En conséquence, il existe pratiquement en chaque point du joint qui maintient les plis, deux couches de matière thermo-plastique et trois couches de toile. L'ensemble du joint est soumis à une compression et à un chauffage comme auparavant. Sur la figure 8, on a représenté un morceau de toile non tissée utilisée pour fabriquer une culotte à jeter après usage, munie d'un ourlet élastique de ceinture et d'ourlets de jambe. La pièce de toile est en fait une ébauche plane 30, de forme symétri que, qui est obtenue initialement à partir d'un rectangle 30 A, 30 B, 30 C, 30 D. Dans les deux côtés 30 A - 30 B et 30 C - 30 D, on découpe des segments incurvés de surfaces égales et placés en opposition ; chaque lisière 31, 32 a une longueur approximativement égale à la dimension circonférentielle maximale d'une ouverture de jambe. Les lisières droites X-X qui sont situées maintenant à gauche de la ligne 30 A-30 B et les lisières droites Y-Y situées à droite de la ligne 30C-30D sont assemblées entre elles, à savoir X sur X et Y sur Y, à l'aide de joints du type représenté sur la figure 1.Les lignes 30 B - 30 C et 30 D - 30 A ont chacune une longueur approximativement égale à la moitié de la dimension maximale de ceinture (en condition d'allongement). Les lisières incurvées 31 et 32 sont pourvues d'ourlets à élastiques (l'élastique étant maintenu en tension autour d'une forme) suivant les opérations mises en évidence sur la figure 4 A. En même temps les lisières de ceinture 33, 34 sont pourvues d'ourlets à élastiques, les élastiques étant en tension, de préférence de la manière indiquée sur la figure 6.De préférence, alors que l'élastique est encore allongé, les lisières X-X et les lisières Y-Y sont assemblées, et on obtient dans les angles, par exemple lorsque 30 A et 30 B sont appliqués l'un contre l'autre, un joint à recouvrement présentant une double structure stratifiée dans laquelle il existe quatre couches de toile et deux couches élastiques en recouvrement. En plus des joints à élastique et des joints d'assemblage, il est également prévu dans les zones 35, 36 des joints, un élément en toile désigné par 37 et destiné à renforcer le fourchet de la culotte ; les lisières de l'élément 37, désignées par 35 et 36, sont assemblées dans la même opération que les lisières 31, 32 de manière à obtenir localement trois couches de toile et l'élastique. Les joints à élastique sont représentés par des lignes en tirets et les joints d'assemblage par des lignes en traits mixtes. Tous les joints à élastique sont de préférence discontinus comme sur la figure 6 tandis que les joints sans élastique sont continus. L'invention concerne également les culottes fabriquées de la manière décrite plus haut. Une-culotte a été représentée sur la figure 9, qui montre la pièce découpée de la figure 8 dans laquelle les joints ont été terminés et les ourlets à élastique relâchés Les références de la figure 9 correspondent à celles de la figure 8. En ce qui concerne la couche de matière thermo-plastique, on peut utiliser un faisceau plat ou un groupe de fils parallèles formés de filaments de ladite matière. Cette variante offre comme avantages que la largeur de la couche peut être modifiée dans le sens longitudinal, que-certains filaments sont interrompus dans le sens de la longueur lors de leur mise en place, et que les filaments peuvent être commodément agencés de manière à suivre le profil de parties incurvées ou ondulées du joint. Dans un exemple d'application pratique du procédé à l'exécution des joints dans une culotte telle que celle de la figure 8, on a utilisé une toile formée par un tissu non tissé légèrement poreux, absorbant et présentant une bonne résistance à l'humidité. Une ébauche plane de cette toile a été formée et on a exécuté des joints d'assemblage à recouvrement et des ourlets rabattus sur environ 0,75 cm. Dans les zones de recouvrement, on a interposé une bande de polyéthylène d'une épaisseur de 0,04 mm. Les couches juxtaposées ont été placées sur un banc ou platine en caoutchouc dur. Une matrice ou poinçon chauffée à environ 1600 C a été appliquée contre la zone de joint de manière à exercer une pression d'environ 4 kg/cm2 pendant 6 secondes.La matrice a été ensuite relevée de manière à laisser refroidir naturellement le joint pendant un temps de l'ordre de quelques secondes ; ensuite, on a constaté que la bande avait pratiquement imprégné complètement les deux couches- de toile, en étant dispersée dans celle-ci comme un liquide d'infiltration. Dans la bande de ceinture (33, 34), les- couches ont été disposées comme sur la figure 4 B, l'élastique de la ceinture étant formé de trois filaments en caoutchouc recouverts de coton qui ont été maintenus tendus (presque à la limite d'extensibi-lité) pendans la phase de chauffage et de compression ; dans ce cas, on a utilisé une matrice munie de nervures planes parallèles étroitement espacées, d'environ 2 mm de largeur et de 2 mm d'écartement et orientées perpendiculairement au sens longitudinal du joint. Le joint formé a été constitué en réalité d'une sér-ie régulière de points de fixation (comme indiqué en 20 B sur la figure 6). Après refroidissement, l'élastique a été relâché et le joint a froncé d'une manière régulière. REVENDICATIONS 1.- Procédé d'assemblage de deux couches de toile, caractérisé en ce qu'on place les deux couches par des surfaces juxtaposées contre une troisième couche de matière plastique en forme de bande d'une largeur à peu près égale à celle du joint et placée entre les surfaces des couches dans la zone de constitution du joint, en ce qu'on exerce perpendiculairement auxdites surfaces une pression suffisante pour maintenir les trois couches assemblées dans ladite zone, en ce qu'on chauffe la structure stratifiée ainsi formée, tout en maintenant la compression, pour permettre à la matière plastique d'imprégner la toile des couches et en ce qu'on laisse durcir la structure stratifiée ainsi formée. 2.- procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la troisième couche est formée d'une matière qui est une dispersion de particules de matière plastique dans un support dont la nature et les proportions n'ont aucune influence sur la structure stratifiée résultante. 3.- Procédé suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'une couche se compose d'une matière élastomère dont l'élasticité n'est finalement pas affectée par la température à laquelle elle est portée dans le processus, cette matière comportant un revêtement absorbant en toile qui est imprégné dans le processus et par rapport auquel la matière élastomère peut se déplacer librement, cette matière élastomère étant maintenue tendue pendant l'opération d'imprégnation et de durcissement de la structure stratifiée. 4.- Procédé suivant l'une des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce qu'on forme un joint d'ourlet à rabattement constitué par deux couches de tissu, l'ourlet étant agencé de fa çon à former un évidement entourant un élément élastique en vue de former un joint élastique. 5.- Procédé d'assemblage de couches de toile, caractérisé en ce qu'on colle une bande de matière plastique du type précité sur une couche de toile dans la zone de jonction et à des intervalles suffisamment espacés pour conserver la position requise de la bande, on place une autre couche sur la même zone et en contact avec la bande, on comprime les couches ensemble et on les chauffe au moins dans la zone commune à la bande et aux couches jusqu'à ce que la matière de la bande imprègne les deux autres couches puis on laisse durcir la structure stratifiée ainsi formée. 6.- Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le collage est exécuté par application localisée de chaleur et de pression. 7.- Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce qu'un adhésif est utilisé localement pour le collage, cet adhésif étant sans influence sur le produit final. 8.- Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la bande est agencée et collée de manière à suivre un contour incurvé ou irrégulier nécessaire. 9.- Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la bande est formée de plusieurs filaments de matière thermo-plastique retenus ensemble de manière à constituer en fait une structure plane et à faces à peu près parallèles. 10.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9, caractérisé en ce que la pression et la chaleur sont appliquées dans une série de zones séparées et étroitement espacées de façon à produire un joint continu dans son ensemble mais formé en réalité desdites zones espacées. 11.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8,9 et 10, caractérisé en ce que la matière plastique est une polyoléfine. 12.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10 et 11, caractérisé en ce que la matière plastique est un polyéthylène de faible densité et en ce qu'elle a initialement une épaisseur comprise entre 0,0125 et 0,05 mm. 13.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11 et 12, caractérisé en ce que la matière est du chlorure de polyvynile plastifié. 14.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12 et 13, caractérisé en ce que la bande de matière plastique comporte un support constitué par une feuille de papier de soie poreux et mince dans lequel la matière est dispersée. 15.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 g, 9, 10, 11, 12, 13 et 14, caractérisé en ce que la matière est une bande de filet ou de tissu à mailles ou bien comprend des fils tissés de matière thermoplastique. 16.- Article en toile formé de pièces qui sont assemblées par le procédé suivant l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14 et 15. 17.- Vêtement en toile dont les joints sont exécutés par le procédé suivant l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8,. 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15 et 16, le joint contenant un élastique. 18.- Article en toile formé et muni de joints plissés par le procédé suivant l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14 et 15. 19.- Culotte à jeter après usage et formée d'une toile fibreuse à partir d'une seule ébauche profilée, caractérisée en ce qu'elle est pourvue, par bordage des lisières, d'une bande de ceinture et d'ourlets de jambes, les joints d'assemblage des ourlets étant formés par juxtaposition de couches de toile reliées entre elles par imprégnation avec la matière plastique d'une bande intermédiaire. 20.- Culotte à jeter après usage suivant la revendication 19, caractérisée en ce qu'elle est formée d'une seule ébauche de toile fibreuse non tissée, comportant deux joints d'assemblage et des joints de ceintures et de jambes comportant des élastiques.