La présente invention concerne un procédé de fausse torsion d'un filé en matière synthétique thermoplastique ainsi que l'appareil mettant ce procédé en oeuvre, et elle vise, plus spécialement, un tel procédé et un tel appareil permettant de déterminer avec une grande précision le nombre de fausses torsions imprimées au filé. On réalise la fausse torsion d'un filé en fibres synthétiques thermoplastiques à l'aide d'un organe spécial de fausse torsion. Cet organe est de façon courante un dispositif à broches de fausse torsion car un tel dispositif permet d'obtenir assez facilement et de façon stable des fausses torsions en nombre correspondant exactement à un nombre donné de torsions. Toutefois, dans ce cas, il peut se produire des différences dans le nombre de fausses torsions le long du filé et/ou entre deux broches ou plusieurs broches.Depuis un certain temps il est devenu de pratique courante, en vue d'accélérer la fausse torsion, d'im- - primer une fausse torsion à un filé en matière synthétique thermoplastique, à l'aide d'un dispositif de fausse torsion, du type à frottement ou d'un dispositif de fausse torsion, du type à projection de fluide. I1 est très difficile, en particulier quand on utilise un dispositif de l'un de ces deux types, de détecter et de régler la différence dans le nombre de torsions le long du filé ou entre deux ou plusieurs des organes de fausse torsion. Cela tient à la difficulté d'imprimer au filé un nombre de fausses torsions correspondant à un nombre donné de torsions et, par suite, de définir le nombre de fausses torsions que le filé a effectivement reçues. Pour déterminer le nombre de torsions subies par un filé auquel on imprime uXe fausse torsion , on fait appel a un certain nombre de procédés classiques. L'un de ces procédés est un procédé direct suivant lequel on prélève un filé dans la zone de torsion d'un appareil de fausse torsion et l'on mesure, à l'aide d'un torsiomètre, le nombre des torsions réellement imprimées au filé. Selon ce procédé direct, il est possible de déterminer avec une assez bonne précision le nombre réel de torsions mais ce procédé présente, d'une part, l'inconvénient d'interrompre les opérations pour prélever le filé en en coupant une certaine longueur et, d'autre part, cet inconvénient qu'il est difficile de déceler les variations très faibles du nombre de torsions le long du filé. Le brevet japonais NO 38-24769 décrit un procédé de détermination indirecte du nombre de torsions subies par un filé au cours d'une opération de fausse torsion. Selon ce procédé, on détermine le nombre de torsions en faisant venir un disque au contact du filé dans la zone de torsion, dans des conditions telles que l'axe du filé est parallèle à l'axe de rotation du disque, en faisant tourner le disque par frottement, en comptant le nombre de rotations effectuées par ce disque et en estimant le nombre de torsions d'après le nombre de rotations.Ce procédé présente, toutefois, l'inconvénient qu'il se produit facilement des erreurs importantes en raison d'un dérapage ou de différences dans la qualité ou la quantité des huiles utilisées ; une rotation anormale du filé se produit lorsque le disque vient au contact de ce filé où s'en dégage, et, de plus, le filé subit souvent un nombre anormal de rotations, en raison de la diminution de son énergie de rotation, pendant tout le temps que le disque se trouve à son contact. Un procédé perfectionné grâce auquel cette perte d'énergie est atténuée est décrit dans la demande de brevet japonais N 49-13463, mise à l'inspection publique. Ce procédé présente des inconvénients analogues à ceux qu'on a exposés ci-dessus. Le brevet japonais NO 41-17942 décrit un autre procédé suivant lequel on définit le nombre de torsions en mesurant la fréquence d'une vibration bi-dimensionnelle perpendiculairement au sens d'entraînement du filé que l'on traite. Les inconvénients de ce dernier procédé tiennent au fait que les résultats sont affectés par divers facteurs, comme par exemple la tension, la vitesse et l'épaisseur du filé et la longueur de la zone de torsion, ce qui nuit à leur précision et à leur reproductibilité. Ce procédé présente également cet inconvénient d'exiger l'utilisation d'un appareil de grandes dimensions. On voit, d'après ce qui précède, qu'il est très difficile, selon les procédés classiques de fausse torsion, de déceler et de régler la différence dans le nombre de fausses torsions le long du filé ou entre deux organes de fausse torsion ou davantage, en déterminant le nombre de fausses torsions que le filé a effectivement subies. Le principal objet de l'invention est de fournir un procédé, et l'appareil correspondant, permettant de réaliser la fausse torsion d'un filé en matière synthétique thermoplastique et de définir facilement et avec précision le nombre de fausses torsions effectivement imprimées au filé. De façon précise, l'invention a pour objet un procédé assurant la fausse torsion d'un filé en matière synthétique thermoplastique, suivant lequel on introduit un filé de fibres synthétiques thermoplastiques par un cylindre d'alimentation, on donne une fausse torsion à ce filé ainsi introduit à l'aide d'un dispositif de fausse torsion pendant que l'on chauffe le filé et, éventuellement qu'on l'étire puis on reprend le filé ayant ainsi subi une fausse torsion à l'aide d'un cylindre distributeur, ce procédé étant caractérisé par le fait qu'il consiste à mesurer, dans une portion de la zone de torsion comprise entre le cylindre d'alimentation et le dispositif de fausse torsion, la vitesse du filé traité dans des conditions normales, pour estimer le nombre des fausses torsions réellement imprimées à ce filé en déterminant le rétrécissement du filé à la torsion dans cette portion, d'après la vitesse mesurée du filé et la vitesse du filé traité dans les mêmes conditions que lesdites conditions normales de fonctionnement mais sans exercer de torsion,vitesse que l'on mesure dans la meme portion que celle qui a été choisie pOWE mesurer la première vitesse dans les conditions normales de fonctionnement puis à extrapoler le rétrécissement à la torsion ainsi déterminé en une relation entre le nombre de torsions et le rétrécissement à la torsion, que l'on a déterminé précédemment pour le filé traité. Le procédé elon l'invention peut également comporter le réglage du nombre de fausses torsions imprimées au filé par réglage de la différence entre le nombre déterminé de fausses torsions et le nombre de torsions estimé. L'invention a également pour objet un appareil mettant en oeuvre le procédé ci-dessus mentionné. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant, à titre explicatif mais nullement limitatif, une forme de réalisation. Sur Sur ces dessins La Fig. 1 est une vue schématique de côté représentant un appareil de fausse torsion La Fig. 2 est une vue en perspective montrant un dispositif de mesure de la vitesse du filé La Fig. 3 est un schéma de principe du dispositif de mesure représenté sur la Fig. 2 La Fig. 4 est le schéma synoptique d'un dispositif de mesure de la vitesse du filé et de réglage du nombre de fausses torsions La Fig. 5 est une vue de côté, représentant un dispositif servant à régler le nombre de fausses torsions Les Fig. 6 et 7 représentent de façon schématique les mécanismes servant à régler le nombre de fausses torsions La Fig. 8 est un graphique montrant la relation entre le nombre de torsions et le rétrécissement à la torsion ; sur cette figure on a porté en abscisse le nombre de torsions par mètre et, en ordonnées, le pourcentage de rétrécissement à la torsion La Fig. 9 est un graphique représentant la relation entre le rétrécissement à la torsion et le nombre réel de torsions sur cette figure, on a porté en abscisse, le pourcentage de rétrécissement à la torsion et, en ordonnées, le nombre exact de torsions par mètre La Fig. 10 est un graphique indiquant la relation entre le temps de passage d'un filé sur une distance donnée et le nombre de torsions par mètre ; et La Fig. 11 est un graphique indiquant la relation entre l'angle de recouvrement (porté en abscisse) d'un filé et d'un dispositif de torsion à friction, et le nombre réel de torsions par mètre (en ordonnées). L'invention repose sur le fait que le rétrécissement à la torsion qui résulte de la torsion d'un filé croit de façon exponentielle en fonction de l'augmentation du nombre de torsions, et, si l'on a imprimé au filé une très forte torsion, il est possible d'estimer avec une forte précision le nombre réel de torsions d'après la valeur du rétrécissement à la torsion. Comme on le voit sur la Fig. 1, un filé Y en matière synthétique thermoplastique est extrait d'une bobine 1 et introduit dans une zone de torsion au moyen d'un cylindre d'alimentation 2. Dans la zone de torsion, on chauffe le filé à l'aide d'un dispositif de chauffage 3 pendant que ce filé est tordu à l'aide d'un dispositif 4 de fausse torsion et la torsion imprimée au filé est de la sorte fixée thermiquement. Puis le filé ar rive, sans être tordu, dans un cylindre distributeur 5 puis il est mis suivant une bobine 7 à l'aide d'un dispositif 6 d'enroulement . Eventuellement, on peut introduire un filé non étiré puis lui faire subir une fausse torsion en même temps qu'on l'étire. L'appareil de fausse torsion peut comporter également un second dispositif de chauffage. Le filé envoyé par le cylindre 2 d'ali mentaticnest introduit dans la zone de torsion comprise entre le cylindre 2 d'alimentation et le dispositif 4 de fausse torsion, à une vitesse égale à la vitesse périphérique du cylindre 2 d'ali- mentation , et l'on commence la fausse torsion du filé à l'aide du dispositif de fausse torsion, juste à la sortie du filé du cylindre 2 d'alimentation A mesure que le filé arrive près du dispositif de fausse torsion, le nombre de torsions qu'il subit augmente et, par suite, son rétrécissement à la torsion augmente également et, de la sorte, le filé arrive dans le dispositif de fausse torsion à une vitesse diminuée par l'augmentation de rétrécissement à la torsion. De la sorte, on peut obtenir le rétrécissement à la torsion en mesurant, dans une certaine partie de la zone de torsion, la vitesse V du filé traité dans des conditions normales de fonctionnement et la vitesse Vo du filé traité dans ces mêmes conditions mais sans torsion, et en tirant le rétrécissement de l'expression = Vo-V Vo x 100 (1) dans laquelle S désigne le rétrécissement à la torsion en pourcent. D'après le rétrécissement à la torsion ainsi obtenu, le nombre des torsions du filé traité normalement dans la section où l'on a mesuré les vitesses V et Vo du filé peut se déduire d'une rela- tion (représentée sur la Fig. 8), entre le nombre de torsions et le rétrécissement à la torsion. On peut obtenir facilement cette relation en soumettant à des torsions un échantillon du filé traité et en mesurant le rétrécissement provoqué par ces torsions, sous une tension constante identique à la tension sous laquelle le filé est normalement traité. La relation entre le nombre de torsions et le rétrécissement à la torsion peut être donnéeparl'égalité suivante Y = =SP (2) dans laquelle Y désigne le nombre de torsions et et désignent chacune une constante. On comprend donc facilement qu'il est pos sible de déterminer le nombre de torsions à partir du rétrécissement à la torsion. Le nombre des torsions effectivement imprimées au filé traité peut également être tiré du temps de la durée de passage du filé dans la portion où on a mesuré les vitesses V et Vo du filé. Cela se comprend d'après l'équation suivante, tirée de l'équation (1) ci-dessus, à savoir S = TT T-To x 100 (3) T dans laquelle T est le temps mis par le filé, à la vitesse V pour franchir la zone de mesure de vitesse et To le temps mis à la vitesse Vo pour parcourir la même portion. Comme l'indique l'équation (3), le rétrécissement à la torsion (S) est une fonction du temps de passage (T) et, par suite, on comprend facilement que l'on peut déterminer le nombre de torsions en utilisant le temps de passage (T) d'après les équations (2) et (3). La mesure de la vitesse du filé au cours de l'opération de fausse torsion peut être obtenue par différents procédés. Les procédés que l'on peut utiliser pour une telle mesure peuvent se diviser en deux groupes, à savoir le procédé suivant lequel on mesure la vitesse du filé sans faire venir ce filé au contact d'aucune partie du dispositif de mesure de vitesse du filé, et un autre groupe suivant lequel on mesure la vitesse du filé dans des conditions telles que le filé touche une partie du dispositif de mesure de vitesse. On met en oeuvre le premier type de procédé de mesure de vitesse du filé au cours de l'opération de fausse torsion, en appliquant un repère, qui peut être détecté par un dispositif de mesure de vitesse du filé, sur un filé à traiter et en mesurant, à l'aide du dispositif de mesure de vitesse du filé, le temps que met ce repère pour franchir une distance donnée dans le sens de déplacement du filé. Le repère ainsi appliqué au filé est détecté par une tête de détection appartenant au dispositif de mesure de vitesse du filé, et l'on évalue la vitesse du filé d'après le temps que ce repère met à franchir la distance donnée. Il est donc avantageux de déceler une variation produite par le repère et de transformer cette variation en une impulsion au moment où la pre mière extrémité du repère appliqué traverse la tête de détection. Le dispositif de mesure de vitesse du filé peut détecter le repère, par exemple par un effet électrique, magnétique, optique ou radioactif. On peut ainsi utilisé de façon avantageuse, suivant une forme de réalisation, le dispositif de mesure représenté sur la Fig. 2. Ce dispositif comprend deux têtes de détection 12 et 13 qui peuvent déceler la présence d'un repère appliqué sur le filé sous la forme d'une variation de constante diélectrique et qui sont disposées aune certaine distance l'une del'autre le long de la trajectoire du filé Y et une barre 11 servant a appliquer le repère capable de modifier la constante diélectrique du filé, cette barre étant disposée en amont des têtes de detection. Cette barre peut se déplacer de manière a venir au contact du filé et a s'en dégager. La barre 11 est amenée au contact du filé Y, provenant d'une bobine par l'intermédiaire d'un cylindre d'alimentation de appareil de fausse torsion représenté sur la Fig. 1, et cette barre applique sur le filé le repère capable de modifier la constante diélectrique de ce filé. Les têtes de détection 12 et 13, disposées a un intervalle convenable le long de la trajectoire du filé détectent la variation de constante diélectrique sous la forme d'une modification électrique. I1 y a avantage a utiliser des têtes de détection ayant le même pouvoir de détection des variations de la constante diélectrique. Les de détection deux variations électriques détectées par les deux têtes/sont en- suite envoyées dans un compteur 15 qui-est branché électriquement a ces têtes de détection et l'on mesure ainsi le temps la durée de passage du repère appliqué sur le filé, entre les deux têtes de détection, pour connaître la vitesse du filé.De façon plus précise, aeatevcaEiOantion de constante diélectrique détectée par la tête lzZest transformee en une impulsion, et, alors le compteur 15 se met a compter. Lorsque le filé a continué d'avancer et que le repère qu'il porte a traversé la tête 13 de détection cette dernière engendre elle aussi une impulsion et cette impulsion est appliquée au compteur 15, ce qui arrête ce compteur. Le comptage effectué par ce compteur peut être converti en temps, en millisecondes ou en microsecondes. On mesure ainsi la durée de passage du repère porté par le filé, c'est-à-dire un certain point du filé, entre les têtes de détection et de la sorte, on détermine la vitesse du filé à partir de sa durée de passage et de la distance comprise entre les deux têtes de détection.La référence 14 désigne un organe de contrôle des têtes de détection comprenant des amplificateurs d'impulsions. La Fig. 2 donne un schéma du dispositif de mesure de vi tesse du filé représenté sur la Fig. 3 . La tête de détection de ce dispositif comprend un générateur haute fréquence, un condensateur introduit dans un pont, un redresseur et un amplificateur. Ainsi, lorsque le repère porté par le filé passe entre les deux plateaux du condensateur 12a, et également entre les deux plateaux du condensateur 13a, la tension du courant change. Cette variation est détectée sous la forme d'une impulsion qui est ensuite redressée, amplifiée puis, appliquée au compteur du dispositif. Ce compteur comprend deux circuits 21a et 21b de mise en forme dont chacun est branché sur l'une des deux têtes de détection, un circuit 22 de comptage et un dispositif 23 d'affichage. L'impulsion détectée par le condensateur 12a (tête 12 de détection) et appliquée au compteur est mise en forme par le circuit 21a et le circuit 22 de comptage se met à compter, tandis que l'impulsion détectée par le condensateur 13a (tête 12 de détection) est mise en forme par le circuit 21b et le comptage s'arrête.De la sorte, la durée de passage du repère entre les têtes de détection, c'est-à-dire la vitesse du filé, peut être affichée sur le dispositif 23 d'affi chRge. Comme repère capable de modifier la constante diélectrique d'un filé traité, on peut avantageusement utiliser des liquides tels que l'eau, des huiles ou des solutions épaississantes. On peut également utiliser des matériaux ayant une constante diélectrique différente de celle du filé, par exemple des poudres de carbone ou des poudres métalliques. Parmi ces matériaux, on utir lisera de préférence des huiles fortement visqueuses et des solutions épaississantes étant donné que ces matériaux sont à peu près exempts de cet inconvénient que la détection de la variation de constante diélectrique soit rendue difficile par l'éparpillement du matériau appliqué sur le fil, sous l'effet de la force centrifuge engendrée par la rotation du filé.Les matériaux solides comme les poudres de carbone ou les poudres métalliques peuvent être utilisés à l'état de suspension dans un milieu approprié. De plus, on peut utiliser comme repère des huiles d'ensimage. Toutefois si les huiles que l'on utilise sont de la même qualité que l'huile appliquée sur le filé au cours d'un stade précédent, par exemple au cours du filage, il est avantageux d'appliquer ces huiles en assez grande quantité. Au lieu de deux têtes de détection on peut n'en utiliser qu'une seule. Dans ce cas, an compteur démarre au moment où le dispositif d'application du repère vient s'appliquer contre le filé, et ce compteur est arrêté par l'impulsion engendrée par la tête de détection. On peut encore utiliser d'autres dispositifs connus pour détecter un repère appliqué sur le filé. C'est ainsi par exemple que la combinaison d'une tête de détection et d'un repère peut comprendre,par exemple,une bobine d'induction combinée à un métal un dispositif photo-électrique combiné à un matériau colorant ou à un métal et un compteur de Geiger associé à un matériau radioactif.On peut faire appel , de façon avantageuse, a la combinaison d'un détecteur de tension statique et d'une charge électrostatique appliquée au filé, par exemple, par une électrode sous forte tension. Les variations détectées par ces combinaisons peuvent, elles aussi, être transformées en impulsions et appliquées à un compteur, comme dans le cas du dispositif représenté sur les Fig. 2 et 3. Suivant un autre type de procédé de mesure de la vitesse du filé au cours d'une opération de fausse torsion, on Repère dans des conditions telles que le filé se trouve au contact d'un cylindre de détection de la vitesse du filé. Le nombre de rotations du cylindre de détection, qui est animé par le frottement entre sa surface et le filé traité, est mesuré électriquement, optiquement ou de façon mécanique. Dans ce cas encore, on peut appliquer à un compteur les signaux engendrés par chaque rotation du cylindre de détection. Ce type de procédé est bien connu et peut être facilement appliqué à l'invention. Toutefois, entre les deux types de procédés définis ci-dessus, il est préférable de faire appel au premier type pour mesurer la vitesse d'un filé car, dans le-second type de procédé, le dérapage peut provoquer des erreurs importantes et la qualité du filé obtenu peut être affectée par le contact du filé et du cylindre détecteur. Le chauffage du jeu de torsion et d'étirage a peu ou pas d'influence sur le rétrécissement à la torsion tel que déterminé d'après l'équation (1) donnée ci-dessus,et qui est calculé à partir de la vitesse du filé mesurée,avc torsion et sans torsion, ce qui représente un avantage du procédé selon l'invention On extrapole le rétrécissement à la torsion ainsi défini, suivant une relation entre le nombre de torsions, et le rétrécissement à la torsion (Fig. 8), déterminé pour le filé traité, en vue de connaître le nombre de fausses torsions effectivement imprimé au filé. On peut déterminer à la main la relation entre le nombre de torsions et le rétrécissement à la torsion, par exemple en tordant un filé à traiter à l'aide d'un compteur de torsion et en mesurant le rétrécissement à la torsion du filé ainsi tordu. On procède à la torsion et à la mesure sous une tension constante égale à la tension sous laquelle le filé est normalement traité. Pour mesurer la vitesse du filé pendant le temps de traitement de ce filé dans un appareil de fausse torsion, il est possible de mesurer la vitesse du filé dans une partie quelconque de la zone de torsion, par exemple une partie comprise entre un cylindre d'alimentation et un dispositif de chauffage, ou bien entre un dispositif de chauffage et un dispositif de fausse torsion. Dans le cas où l'on utilise une relation telle que celle qui est représentée sur la Fig. 8, il est en général préférable de mesurer la vitesse du filé dans une partie comprise entre un dispositif de chauffage et un dispositif de fausse torsion. Cela s'explique par le fait que, dans une telle portion le nombre des torsions imprimées au filé par le dispositif de fausse torsion est très grand et que par conséquent, on peut estimer avec une grande précision le nombre des torsions.Toutefois, dans une telle partie, le filé tourne plus rapidement qu'il ne tourne dans une section comprise entre un rouleau d'alimentation et un dispositif de chauffage, et, par suite, la mesure de la vitesse du filé peut être rendue difficile par le ballonnement subi par le filé. Par conséquent, dans ce cas, il peut être nécessaire de mesurer la vitesse du filé dans une partie de l'appareil comprise entre un cylindre d'alimentation et un dispositif de chauffage. Onaconstaté expérimentalement que, conformément à l'équation (2) indiquée ci-dessus, on peut représenter un nombre donné de fausses torsions (Yo) par l'équation Yo = o( S + 2 (4) dans laquelle t est une constante. Par conséquent, si l'on a déterminé au préalable les constantes 8, P et T au cours d'expériences en déterminant le rétrécissement à la torsion dans une partie comprise entre un cylindre d'alimentation et un dispositif de chauffage, on peut également déterminer le nombre de fausses torsions imprimées au filé avec une grande précision, d'après le rétrécis sement à la torsion tiré de la relation (4), même lorsque la vitesse du filé doit être mesurée dans cette partie. A l'aide du nombre de fausses torsions ainsi estimé, on peut facilement régler la qualité des filés ayant subi une fausse torsion, par exemple en les divisant en lots déterminés d'après les différences détectées entre le nombre de fausses torsions le long du filé ou entre deux des dispositifs de fausses torsions ou davantage. Toutefois, on peut également régler le nombre de fausses torsions imprimées au filé en réglant la différence entre le nombre donné de fausses torsions et le nombre estimé de fausses torsions. Si l'on se reporte a la Fig. 4, la vitesse du filé détectée par le dispositif 31 de mesure est transformée en un signal électrique du nombre de torsions et appliquée au dispositif de commande 32. Puis le nombre de torsions du signal appliqué est comparé par le dispositif de commande au nombre donné de torsions, et la différence entre le nombre de torsions déterminé et le nombre de torsions donné à l'avance est appliquée sous la forme d'un signal de commande à un dispositif 33 de réglage servant a régler le nombre de fausses torsions imprimées au filé. Sur le dessin Y désigne le filé en cours de traitement et 23 désigne un dispositif d'affichage. Pour régler le nombre de fausses torsions imprimées au filé, l'on peut faire appel à divers moyens. D'abord, dans le cas où l'on utilise un dipositif à broches de fausse torsion comme dispositif de fausse torsion, on peut régler le nombre des fausses torsions imprimées au filé en faisant varier la vitesse de rotation d'un moteur\qui entraîne le dispositif à broches. Deuxièmement, dans le cas où l'on fait appel à un dispositif de fausse torsion du type a projection de fluide, on peut régler le nombre de fausses torsions en faisant varier la pression de l'air appliquée à ce dispositif de fausse torsion.Troisièmement, dans le cas où l'on fait appel a un dispositif de fausse torsion du type a frottement, on peut régler le nombre de torsions en faisant varier le nombre de rotations du dispositif de fausse torsion ou en modifiant l'angle de recouvrement, dans une partie où le filé est au contact du dispositif de fausse torsion. Bien que l'on puisse régler le nombre de fausses torsions en modifiant la vitesse du filé, dans les différents cas indiqués ci-dessus, il serait désa la vitesse vantageux de ralentlr/u pilé, car cela ferait baisser le rende ment de la production. La Fig. 5 donne une forme de réalisation du dispositif de réglage du nombre de fausses torsions, suivant lequel on fait varier l'angle de recouvrement. Un signal de commande (tension) engendré par un dispositif de réglage est appliqué à un servomoteur 41 ; la rotation du servomoteur est transmise directement à la vis sans fin 42 reliée au servomoteur, et, par suite, le pignon 43 tourne et la crémaillère 44 se déplace en ligne droite dans le sens longitudinal.La crémaillère est reliée à un dispositif de guidage du filé servant a modifier l'angle d'inclinaison, et, par conséquent, étant donné que l'angle d'inclinaison est modifié par la rotation du servomoteur 41, on peut régler le nombre de fausses torsions imprimées au filé Y par application du signal de commande.11 est clair d'après les Fig. 6 et 7 que l'angle de recouvrement peut être modifié par le déplacement rectiligne du dispositif 45a (45b) de guidage du filé. Sur la Fig. 6, le dispositif 4a de torsion du type à disque à friction est au contact du filé Y sous un angle d'inclinaison d\ et cet angle est modifié par l'organe de guidage du filé 45 a à déplacement rectiligne.Sur la Fig. 7, le dispositif 4b de torsion du type à coussinet à friction touche le filé Y sous un angle d'inclinaison 61 + 2) et l'angle d'inclinaison est modifié par le dispositif 45b de guidage du filé. On remarquera de plus, que dans le cas où l'on utilise un dispositif de torsion à coussinet à friction, on peut faire varier l'angle de recouvrement en changeant la direction de l'axe de rotation du dispositif de torsion et que, si l'on utilise un dispositif de torsion du type à cordon à friction ou analogue, on Epeut encore modifier l'angle d'inclinaison comme indiqué ci-dessus. Pour modifier l'angle d'inclinaison, on peut encore faire appel avec avantage à un mécanisme à équilibrage de couple, par exemple un moteur-couple et un mécanisme à pression d'huile, par exemple un cylindre à pression d'huile. De plus on remarquera que, pour régler le nombre des fausses impulsions imprimées au filé, on peut également appliquer une relation telle que l'équation (4) donnée ci-dessus, et régler le temps de passage du filé dans une portion de la zone de torsion. On peut déterminer la relation qui doit être utilisée dans un tel cas, par exemple, en prélevant le filé dans la partie où l'on a mesuré le temps de passage et en mesurant le rétrécissement à la torsion subi par le filé ainsi prélevé et, de la sorte, en déter minant les constantes, ~3 etÇ. De la sorte, on peut obtenir la relation entre le temps de passage du filé et le nombre prédéterminé de fausses torsions, et à l'aide de cette relation, on peut régler le nombre de fausses torsions imprimées au filé en réglant la durée de passage du filé dans cette partie. Conformément a l'invention, il est possible de régler la qualité des filés ayant subi une fausse torsion, en les divisant en lots en fonction du nombre déterminé de fausses torsions et, de plus, il est possible de régler avec une grande précision le nombre de fausses torsions ainsi imprimées. De la sorte, on peut obtenir des filés ayant subi une fausse torsion d'une qualité élevée et, de plus, on peut facilement augmenter la vitesse a laquelle s'effectue la fausse torsion. Les caractéristiques de l'invention seront mieux comprises a l'aide d'exemples illustratifs mais non limitatifs: Exemple 1 On utilise comme filé un filé étiré à plusieurs brins en téréphtalate de polyéthylene à 30 brins et d'une finesse de 150 deniers. On tord des échantillons de filé de ce type à l'aide d'un compteur de torsion sous une tension de 0,1 g/d, et l'on détermine les rétrécissements à la torsion des filés tordus sous la même tension. On reporte sur un graphique le nombre des torsions imprimées au filé et les rétrécissements à la torsion pour chaque échantillon de filé, et l'on obtint une relation entre le nombre de torsions et les rétrécissements à la torsion. La Fig. 8 donne une représentation graphique de la relation obtenue. Le filé est 'soumis à des fausses torsions sur un appareil tel que celui qui est représenté sur la Fig. 1, mais le dispositif de fausse torsion est un dispositif de fausse torsion à broches de type classique. On effectue la fausse torsion dans les conditions suivantes et sous plusieurs vitesses de passage du filé, tout en maintenant constant le nombre de rotations des broches. Nombre de rotations des broches 210.000 tours/minute Température du dispositif 2100C de chauffage Pourcentage de suralimentation + 2,2 On mesure les vitesses du filé dans une partie comprise entre le dispositif de chauffage et la broche pendant que le filé est traité dans les conditions indiquées ci-dessus, sous les diver ses vitesses. On mesure également les vitesses du filé dans la même portion, pendant que le filé est traité sans subir de torsion dans les conditions indiquées ci-dessus et aux mêmes diverses vitesses. On effectue la mesure de la vitesse du filé a l'aide d'un cylindre à rainures tournant librement, le filé étant enroulé sur ce cylindre, et l'on détecte la vitesse du filé d'après le nombre de rotations du cylindre. De la sorte, on évalue les rétrécissements à la torsion sous les diverses vitesses, d'après le nombre de rotations du cylindre que l'on a détectées. On extrapole ensuite les rétrécissements à la torsion suivant la relation de la Fig. 8 et, de la sorte, on estime le nombre de fausses torsions. Les résultats obtenus sont indiqués dans le tableau 1 ci-dessous. TABLEAU 1 Essai Nombre de Rétrécis- Nombre de NO torsions sement à torsions prédéter- la torsion estimé miné Vo V (en tor (en tours (tours (tours sions par minute) minute) minute) (en %) mètre) 1 1.800 1.760 1.364 22,5 1.785 2 2.000 1.597 1.110 30,5 1.975 3 2.200 1.450 880 39,2 2.190 4 2.400 1.330 685 48,5 2.375 5 2.600 1 1.230 535 56,5 2.570 Dans ce tableau, Vo représente le nombre de tours du cylindre détectés dans le cas du filé traité sans torsion, tandis que V représente le nombre de rotations du cylindre détecté dans le cas du filé traité avec torsion. Comme il ressort des résultats précédents, l'invention permet d'estimer facilement et avec précision le nombre des fausses torsions imprimées au filé au cours d'une opération de fausse torsion. Exemple 2 On utilise comme filé un filé étiré à plusieurs brins en téréphihalatede polyéthylène à 30 brins d'une finesse de 150 deniers. Avec l'appareil de la Fig. 1, on soumet à des fausses torsions trois types de filés auxquels on a appliqué trois huiles d'ensimage différentes. Cet appareil est muni, comme dispositif de fausse torsion, d'un dispositif du type à friction dans lequel un dispositif de torsion du type à coussinet est combiné à un dispositif de torsion du type à disque servant de dispositif auxiliaire. On effectue la fausse torsion dans les conditions indiquées ci-après, la vitesse du filé étant mesurée par le dispositif de mesure de vitesse de la Fig. 2. Nombre de rotations des dispositifs de 5.500 tours/minute torsion du type à coussinet Nombre de rotations du dispositif de 3.500 tours/minute torsion auxiliaire Température du dispositif de 2200C chauffage Pourcentage de suralimentation - 3,4% Vitesse de sortie du filé 150 m/minute On utilise de l'eau comme repère et l'on installe deux têtes de détection dans une partie comprise entre le dispositif de chauffage et le dispositif de fausse torsion, avec un écartement de 100 mu. On modifie le nombre de torsions imprimées au filé en faisant Varier l'angle de recouvrement entre le filé et les dispo sitifs de torsion, et l'on mesure le, nombre véritable des torsions imprimées au filé à l'aide d'un compteur de torsion, après avoir prQlevé le filé dans la partie comprise entre les deux têtes de détection, tandis que l'on détermine le rétrécissement à la torsion à partir de la vitesse mesurée du filé pour chacun des échantillons sur lesquels on a mesuré le nombre réel de torsions. Les résultats sont reportés sur la Fig. 9 où les petits ronds et les petites croix suint les valeurs des filés mesurées correspondant aux diverses huiles d'ensimage appliquées sur ces filés. I1 ressort de ces résultats que le nombre de fausses torsions peut être estimé avec précision sans être affecté par la qualité de l'huile utilisée. Exemple 3 Un filé étiré én téréphthalate de polyéthylène à 30 filaments et d'une finesse de 150 deniers subit une fausse torsion sur un appareil, dans les mêmes conditions qu'à l'exemple 1. La fausse torsion est effectuée sous les conditions suivantes et pour divers nombres de rotations des broches. Température du dispositif de 2100C chauffage Pourcentage de suralimentation + 1% Vitesse de sortie du filé 120 m/minute A l'aide du dispositif de la Fig. 2, on mesure les temps de passage du filé entre les deux têtes de détection distantes de 100 mm, dans une partie comprise entre le cylindre d'alimentation et le dispositif de chauffage, puis on tire les rétrécissements à la torsion de ces durées ainsi mesurées. Puis, on estime le nombre des fausses torsions imprimées dans le cas des différents nombres de tours de la broche, d'après la relation entre le nombre de torsions et le rétrécissement à la torsion. Ces relations sont établies en mesurant effectivement, pour chacun des nombres de rotations de la broche, le rétrécissement a la torsion dans la partie comprise entre les deux têtes de détection. Le tableau 2 donné ci-après fournit les résultats. Tableau 2 Nombre de Nombre Rétré- Nombre de rotations prédéter- cisse- torsions de la miné de ment en estimé broche torsions To T la tor- en tor (en tours (torsions sion sions par minute) par minute (en %) mètre 276.000 2.300 496,5 546,2 9,1 2.280 300.000 2.500 497,3 563,2 11,7 2.493 324.000 2.700 496,8 574,3 13,5 2.690 Dans ce tableau, To représente la durée de passage du filé traité sans torsion et T désigne la durée de passage du filé traité avec torsion. I1 ressort de ces résultats que conformément à l'invention, on peut estimer avec précision le nombre des fausses torsions imprimées au filé, même dans une partie comprise entre un cylindre d'alimentation et un dispositif de chauffage. Exemple 4 On soumet à des fausses torsions, sur un appareil comme dans l'exemple 1, un filé étiré en téréphthalate de polyéthylène à plusieurs brins à 30 brins et d'une finesse de 150 deniers. On effectue cette fausse torsion dans les conditions suivantes et pour des diverses vitesses de sortie du filé. Nombre de rotations de la broche 215.700 tours/min. Température du type de chauffage 2100C On soumet à des fausses torsions le filé sous des pourcentages de suralimentation pouvant appliquer des tensions de 0,1, 0,2 et 0,3 gramme par denier au filé traité. Pour les diverses vitesses du filé, on mesure les rétrécissements par torsion du filé soumis à fausse torsion, dans une partie comprise entre le cylindre d'alimentation et le dispositif de chauffage. Le tableau 3 donné ci-après fournit les résultats. Tableau 3 Nombre prédétermine de torsions (torsions/m) 2.000 2.200 2.400 2.500 2.600 2.800 Tension 0,1 5,7 7,7 10,1 11,5 13,0 16,2 (en grammes 0,2 5,0 6,8 8,9 10,0 11,3 13,9 par denier) 0,3 4,7 6,3 8,1 9,1 10,2 12,5 On tire de ces résultats la valeur des constantes zut et de l'équation (4). Le tableau 4 donné ci-après fournit les résultats. Tableau 4 Tension (en grammes 0,1 0,2 0,3 par denier) 618,8 632,6 634,5 # 1 0,433 0,460 0,478 On constate que f est constant et égal environ à 675,0. A l'aide des équations (3) et (4), on détermine la relation entre le temps de passage (T) et le nombre prédéterminé de torsions1 d'après les valeurs obtenues des constantes "J 6, Les relations définies de la sorte sont représentées sur la Fig. 10, où la courbe A représente la relation pour une tension de filé de 0,1 gramme par denier, la courbe B pour une tension du filé de 02 gramme par denier et la courbe C, pour une tension du filé de 0,3 gramme par denier. Comme on le remarque, T varie en fonction de la vitesse du filé et de la distance sur laquelle on mesure la durée de passage et par conséquent, l'axe des abscisses de la Fig. 2 est gradué en trois ordres de valeur de T. C'est ainsi par exemple que si la vitesse du filé traité sans torsion est de 120 mètres à la minute, To est de 1.000 millisecondes pour une distance de 2.000 mm, To est de 500 millisecondes sur la distance de 1.000 mm et To est de 100 millisecondes sur la distance de 200 mm. Grâce à la relation entre le temps de passage et le nombre prédéterminé de torsions, indiquée par la Fig. 10, on peut facilement régler le nombre'de torsions d'après le temps de passage mesuré. Exemple 5 On soumet à des fausses torsions un filé étiré en téréph thalatede polyéthylène à plusieurs brins à 30 brins et d'une finesse de 150 deniers, sur des appareils de deux types différents, dont chacun est conçu comme représenté sur la Fig. 1. L'un de ces appareils est muni de dispositifs de torsion à 5 disques et l'autre est pourvu de dispositifs de torsion du type à deux coussinets. Dans chaque cas, on procède à la fausse torsion dans les conditions suivantes, en faisant varier l'angle d'inclinaison entre le filé et les dispositifs de torsion. Rapport entre la vitesse périphérique du dispositif de torsion et la vitesse du filé : 3,5 Température du dispositif de chauffage 2100C Pourcentage de suralimentation - 2,2% On mesure effectivement le nombre des torsions pour les divers angles d'inclinaison. Les résultats sont reportés sur la Fig. 11 où la courbe D représente la relation dans le cas du dispositif à torsion du type à coussinet et la courbe E la relation dans le cas du dispositif à torsion du type à disque. I1 ressort de ces résultats que l'on peut régler le nombre de torsions imprimées au filé par un dispositif de fausse torsion du type à friction, en réglant la valeur de l'angle d'inclinaison. En réalité, dans l'opération de fausse torsion effectuée à l'aide de chacun de ces appareils, on pourrait facilement et de façon précise régler le nombre des torsions imprimées au filé, en mesurant la vitesse du filé à l'aide d'un dispositif comme celui de la Fig. 2 et en réglant l'angle d'inclinaison à l'aide d'un dispositif du type de celui de la Fig. 5, en faisant appel à un montage comme celui de la Fig. 4. REVENDICATIONS 1. Procédé assurant la fausse torsion d'un filé en matière synthétique thermoplastique, suivant lequel on introduit un filé de fibres synthétiques thermoplastiques par un cylindre d'alimentation, on donne une fausse torsion à ce filé ainsi introduit a l'aide d'un moyen de fausse torsion pendant que l'on chauffe le filé et, éventuellement qu'on l'étire puis on reprend le filé ayant ainsi subi une fausse torsion a l'aide d'un cylindre distributeur, ce procédé étant caractérisé par le fait qu'il consiste à mesurer, dans une portion de la zone de torsion comprise entre le cylindre d'alimentation et le moyen de fausse torsion, la vitesse du filé traite dans des conditions normales, pour estimer le nombre des fausses torsions réellement imprimées à ce filé en déterminant le rétrécissement du filé à la torsion dans cette portion, d'après la vitesse mesurée ldu file et la vi lesdites tesse du filé traité dans les mêmes conditions que / conditions normales de fonctionnement mais sans exercer de torsion, vitesse que l'on mesure dans la même portion que celle qui a été choisie pour mesurer la première vitesse dans les conditions normales de fonctionnement puis a extrapoler le rétrécissement à la torsion ainsi déterminé en une relation entre le nombre de torsions et le rétrécissement a la torsion, que l'on adéterminé précédemment pour le filé traité. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on mesure ces vitesses du filé en appliquant un repère, que l'on peut détecter à l'aide d'un dispositif de mesure de la vitesse du filé, sur le filé traité, et en mesurant, à l'aide de ce dispositif de mEsure de la vitesse du filé, le temps que met ce repère a franchir une distance donnée de ladite partie. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la combinaison d'un repère avec un dispositif de mesure de la vitesse du filé consiste en un condensateur associé a un matériau capable de faire varier la constante diélectrique du filé, en une bobine d'induction associée a un métal, un dispositif photo-électrique associé à un matériau colorant ou a un métal, un compteur Geiger associé a un matériau radioactif et un détecteur statique de tension associé a une charge éleôtrostatique. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on mesure les vitesses du filé en faisant venir un cy lindre tournant librement au contact du filé dans ladite portion et en mesurant le nombre des rotations du cylindre qui est actionné par le frottement entre sa surface et le filé et traité. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on commande le nombre de fausses torsions imprimées au filé en réglant la différence entre le nombre donné de fausses torsions et le nombre estimé de fausses torsions. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que l'on règle le nombre des fausses torsions imprimées au filé en faisant varier le nombre des rotations d'un moteur servant à entraîner le moyen de fausse torsion, en faisant varier la pression d'air appliquée au moyen de fausse torsion ou en modifiant l'angle de recouvrement dans une partie où le filé touche le moyen de fausse torsion. 7. Appareil pour la formation de fausse torsion dans un filé en matière synthétique thermoplastique , mettant en oeuvre le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, cet appareil qui comprend un cylindre d'alimentation qui débite un filé, un dispositif de chauffage servant à fixer thermiquement la torsion imprimée à ce filé, un moyen de fausse torsion servant à donner des fausses torsions au filé et un cylindre de sortie servant à entraîner le filé vers un dispositif d'enroulement, étant caractérisé par le fait qu'il comporte un dispositif servant à mesurer, dans une partie de la zone de torsion entre ce cylindre d'alimentation et le moyen de fausse torsion, la vitesse du filé traité, et un dispositif servant à régler le nombre des fausses torsions imprimées à ce filé. 8. Appareil selon la revendication 7 , caractérisé par le fait que ce dispositif de mesure de la vitesse du filé comporte une tête de détection servant à dé tecter la présence d'un repère appliqué sur le filé. 9. Appareil selon la revendication 8, caractérisé par le fait que cette tête de détection est un condensateur servant à détecter un matériau diélectrique , une bobine d'induction servant à détecter un métal, un dispositif photo-électrique servant à détecter une matière colorante ou un métal, un compteur de Geiger servant à détecter un matériau radioactif et un détecteur statique de tension servant à détecter une charge électrostatique. 10. Appareil selon la revendication 7, caractérisé par le fait que ce dispositif de mesure de la vitesse du filé comprend un cylindre de détection qui tourne sous l'effet du frottement entre sa surface et le filé traité. 11. Appareil selon la revendication 7, caractérisé par le fait que ce dispositif servant a régler le nombre de fausses tor sions comprend un dispositif de guidage du filé servant à faire varier l'angle de recouvrement dans une partie où le filé touche le moyen de fausse torsion, ce dispositif de guidage étant branché sur un servomoteur par l'intermédiaire d'un pignon et d'une crémaillère de manière telle que l'angle d'inclinaison varie sous l'effet du déplacement linéaire de ce dispositif de guidage.