L'invention se rapporte à un procédé de fabrication d'un vitrage muni de fils électriques et, en particulier, d'un vitrage chauffant obtenu par dépôt sur la surface du verre de conducteurs électriques, suivi du renforcement par galvanoplastie des conducteurs électriques jusqu'à l'obtention de la résistance désirée, en une ou plusieurs passes de galvanoplastie. Dans ce procédé, la résistance du circuit conducteur est mesurée avant le dépôt galvanique ou avant chaque passe dépôt électrolytique; à partir de cette valeur mesurée, des données connues pour chaque bain d' électrolyse et de la valeur de résistance électrique finale souhaitée, on détermine les conditions de la galvanoplastie qui sont utilisées pour commander le dépôt électrolytique. Par ce procédé connu décrit dans le brevet allemand nO 1.807.843, il est possible de diminuer considérablement les écarts inévitables plus ou moins grands que l'on observe dans la résistance électrique des conducteurs appliqués par impression et en général cuits à la surface du verre. Â cet effet, on traite individuellement chaque vitrage chauffant corresdant à une valeur particulière de résistance électrique de l'ébauche. En général , on procède en sorte que sur les fils conducteurs déposés par impression on applique tout d'abord par galvanoplastie une couche de cuivre, après quoi la résistance du circuit cuivré est mesurée à nouveau et, en fonction de la valeur de la résistance ainsi constatée, le circuit cuivré est nickelé par galvanoplastie. La couche de nickel a pour rôle ici non seulement d'ajuster finement la résistance électrique, mais aussi de constituer une couche anti-corrosion. Le procédé connu a donné d'excellents résultats dans la pratique. Cependant, il peut arriver que la résistance finale du vitrage chauffant terminé présente de plus grands écarts par rapport à la valeur désirée de la résistance que cela ne devrait théoriquement être le cas par ce procédé. Dans le cas où il est formulé des exigences très sévères en ce qui concerne les tolérances dans la résistance du produit fini, de tels écarts peuvent encore être gênants. En partant de cette observation, la présente invention se propose d'améliorer encore le procédé connu pour réduire encore davantage les tolérances de fabrication des vitrages chauffants terminés. Suivant la présente invention, ce problème est résolu par le fait que, simultanément à la mesure de la résistance électrique, on mesure la température de la feuille de verre et on utilise le résultat de cette mesure de température pour corriger les conditions de la galvanoplastie. Il est bien connu que, dans la galvanoplastie, la température a une influence non négligeable. On a tenu compte de ce fait en maintenant cons tante la température des bains d'électrolyse ou en modifiant la durée des passes de galvanoplastie en fonction de la température des bains. Les résultats de la mise en oeuvre de ce procédé montrent cependant que la constance de la température des bains ne suffit pas encore pour obtenir le produit optimum. Il apparait certain qu'en déhors des bains, d'autres facteurs liés à la température jouent également un rôle. Dans la fabrication des vitrages chauffants, on a constaté que la température à laquelle on effectuait la mesure de résistance des ébauches jouait un rôle considérable. Ainsi, par exemple pour les types usuels de vitrages chauffants, la résistance de l'ébauche peut varier de 2 à 5 pour une variation de 1000 de la température à laquelle est effectuée la mesure de résistance. Pour les températures s'écartant de la température normale d'évaluation de la résistance on a donc utilisé jusqu'à présent des valeurs de résistance incorrectes pour commander le processus galvanoplastique; ceci conduit obligatoirement à des écarts dans la résistance finale du produit. Un fait particulièrement surprenant est que, même sur une ligne de fabrication continue et même par un maintien sévère de la constance de la température des bains d'électrolyse, les feuilles de verre peuvent se trouver à des températures différentes au moment où elles passent aux postes de mesure avant ou entre les bains electrolytiques. Il s'est avéré ainsi manifestement que la température et la durée d'action de l'eau de lavage avec laquelle les feuilles de verre sont rincées après chaque bain d'électrolyse pour les débarrasser de l'électrolyte restant jouent un rôle important. Suivant une autre caractéristique du procédé de l'invention, on mesure la température du conducteur électrique appliqué sur la surface du verre et cette valeur mesurée est utilisée pour la correction des conditions de l'opération de galvanoplastie. Cette mesure conduit à un résultat encore meilleur car on tient compte, dans ces conditions, du fait que la température du conducteur métallique appliqué sur la surface du verre n'est pas nécessairement exactement la même que celle de la feuille de verre. Une variante avantageuse du procédé de l'invention consiste en ce que, pendant la mesure de la résistance et pendant le dépôt galvanique, on déplace avec la feuille de verre une sonde de mesure de la température qui est séparée de la feuille de verre mais soumise aux mêmes influences que celle-ci de sorte que cette sonde de mesure passe dans les mêmes postes de travail que la feuille de verre et est soumise aux mêmes conditions de transfert de chaleur que le conducteur électrique sur la feuille de verre L soumettre à la galvanoplastie; cette sonde de mesure fournit ainsi la valeur de la correction à apporter aux conditions de la galvanoplastie. Le principe de l'invention peut astre appliqué individuellement sur chaque feuille de verre. Dans le cas où plusieurs feuilles de verre sont traitées simultanément dans un châssis de transport, il est recommandé de n'utiliser qu'une sonde de mesure pour un même châssis car les influences de température sur les différentes feuilles de verre dans un même châssis sont normalement identiques de sorte que les températures mesurées sont représentatives pour toutes les feuilles de verre d'un châssis. Dans la fabrication en série de vitrages chauffants, il peut être suffisant de ne prendre en considération la correction rendue nécessaire par une variation mesurée de la température que pour les feuilles de verre suivantes, car en règle générale, dans la fabrication en série, il n'y a pas de variation brutale de la température. Au contraire, dans ce cas, on observe des élévations ou des diminutions lentes de la température souvent au cours d'une journée, de sorte que ce n'est qu'après un laps de temps assez long qu'il apparatt de foutes variations de température qui pourraient entrainer une variation importante de la résistance électrique finale.Dans de tels cas, il est tout à fait suffisant d'utiliser la valeur mesurée après l'établissement d'une variation de température à la correction des conditions de traitement galvanoplastique des feuilles de verre suivantes et on peut ainsi, par une correction continue des conditions du traitement galvanoplastique établies pour chaque feuille de verre, éliminer avec succès l'influence de telles variations de la température. Les valeurs mesurées de la température sont avantageusement utilisées pour la correction des durées des passes de galvanoplastie. De plus, il est recommandable que, pour la détermination des durées de galvaaoplastis, la valeur mesurée de la résistance électrique et la valeur mesurée de la température soient introduites dans un calculateur électronique par lequel les durées de galvanoplastie, déduites de ces mesures et de la valeur souhaitée de la résistance électrique, sont automatiquement calculées et établies. L'invention vise également une sonde de mesure de la température qui est particulièrement appropriée pour la mise en oeuvre de l'invention. Le procédé selon l'invention est décrit plus en détails dans un exemple de réalisation, en référence aux dessins annexés, dans lesquels - La figure 1 est une représentation schématique du nouveau procédé avec un calculateur électronique fonctionnant automatiquement; - la figure 2 représente la structure d'une sonde de mesure de la température qui convient pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention. Après l'impression sur la feuille de verre des conducteurs métalliques et la cuisson de ceux-ci, on dispose plusieurs ébauches de vitrages la, lb, 1c, îd, sur un cadre-support commun, non représenté au moyen duquel les ébauches sont simultanément transpertées à travers les différents postes du traitement galvanoplastique. Chaque ébauche est reliée par des conducteurs électriques séparés 2a, 2b, 2c, 2d, à des plots de contact 3 qui sont fixés sur le cadre-support. Avant le premier bain galvanoplastique et avant chaque bain suivant, dans le cas où il y en a plusieurs on mesure la résistance électrique globale de chaque ébauche. A cet effet, les différents conducteurs 2a, 2b, 2c, 2d, sont successivement connectés par le contacteur 4 au dispositif de mesure 5, qui est par exemple constitué par un pont de mesure de résistance de type connu. La valeur de la résistance mesurée par le dispositif de mesure 5 est transférée par le câble 6 à un transformateur analogique numérique 7, dans lequel la valeur mesurée est transformée en grandeurs numériques digitales. Ces grandeurs numériques sont envoyées par le câble 8 au calculateur 9. A côté des feuilles de verre la à Id, on dispose sur le même cadre-support la sonde de mesure de température 10. Par le câble 1t, la valeur de la température est transmise au contact 12 d'où elle est transmise de chaque poste de mesure au calculateur 9 par un câble 13. Le calculateur fournit, à partir des données connues du bain galvanoplastique 15 et de la valeur souhaitée pour la résistance des différentes feuilles de verre après dépôt galvanique d'une part, ainsi qu'à partir des résistances mesurées de chaque feuille de verre d'autre part, des durées de dépôt galvanique nécessaires pour chaque feuille de verre. La durée de dépôt galvanique ainsi établie est multipliée par un facteur de correction qui découle de la mesure de température mesurée par la sonde. Dès que la résistance de toutes les ébauches sur un même cadre-support ainsi que la température sont mesurées, le cadre-support est introduit dans le bain galvanoplastique 15 avec les feuilles de verre et chaque contact 3a, 3b, 3c, 3d, est connecté par un conducteur 16a, 16b, 16c, 16d, avec un redresseur particulier de la source de courant 17. La source de courant 17 est commandée à partir du calculateur 9 de façon que le courant galvanoplastique soit appliqué simultanément sur toutes les feuilles chaque redresseur pouvant cependant être déconnecté séparément pour tenir compte de la durée du dépôt galvanique fourni par le calculateur et né cessaire pour chaque feuille de verre. Ainsi qu'on l'a déjà dit, les différentes étapes décrites se répètent lorsque, après le premier dépôt galvanique, d'autres suivent. La figure 2 représente une structure de sonde de mesure de la température particulièrement appropriée pour la mise en oeuvre du procédé. Cette sonde de mesure a la forme d'un mince tube 20 dans lequel on a placé un fil résistant en un métal dont la résistivité varie beaucoup en fonction de la température. Ce tube 20 est placé à la surface dtune feuille de verre 21. A cet effet, on a prévu, dans la surface de la feuille de verre 21, une rigole 22 dans laquelle le tube 20 est à moitié encastré. La feuille de verre 21 présente , par rapport au tube 20, de grandes dimensions et l'épaisseur "D" de cette feuille de verre correspond à l'épaisseur des feuilles à soumettre à la galvanoplastie. Les dimensions de la feuille 21 sont suffisamment grandes pour que les pertes de chaleur occasionnées par les bords de la feuille dans la région du tube 20 deviennent négligeables. Grâce à cette structure de la sonde de mesure de la température, on est assuré que le tube 20 avec sa sonde est soumis aux mêmes conditions de température que les conducteurs chauffants se trouvant sur les feuilles de verre dont la température n'est pas déterminée seulement par le milieu environnant la feuille de verre, mais aussi par la température du verre lui-même. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'un vitrage comportant des fils électriques déposés et cuits à la surface du verre, les dits fils conducteurs étant renforcés par ga;vanoplastie jusqu'à obtention de la résistance finale souhaitée, en une ou plusieurs passes de galvanoplastie, procédé dans lequel, avant le traitement galvarloplastique ou avant chaque passe de galvanoplastie, on mesure la résistance électrique du circuit des conducteurs et à partir de cette mesure ainsi qu'à partir des données propres à chaque bain galvanoplastique et de la valeur souhaitée pour la résistance finale, on détermine les caractéristiques du traitement galvanoplastique, ce procédé étant caractérisé par le fait que, simultanément à la mesure de la résistance électrique, on mesure la température du vitrage et que le résultat de la mesure de température est utilisé pour corriger les caractéristiques du traitement galvanoplastique. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'on mesure la température des conducteurs électriques se trouvant à la surface de la feuille de verre et que l'on utilise cette mesure pour corriger les caractéristiques du traitement galvanoplastique. 3. Procédé suivant les revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que, durant la mesure de la résistance électrique et durant le traitement galvanoplastique, on déplace en même temps que la feuille de verre une sonde de mesure de la température, située au voisinage mais séparée de la feuille de verre, et qui est soumise aux mêmes influences que la feuille de verre elle-même, cette sonde fournissant les éléments pour corriger les caractéristiques du traitement galvanoplastique. 4. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que l'on utilise comme sonde de mesure de la température un fil métallique dont la résistivité varie fortement en fonction de la température et qui est soumis aux mêmes influences de température que les conducteurs électriques placés sur la feuille de verre. 5. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que, dans le cas où l'on soumet au traitement galvanoplastique simultanément plusieurs feuilles de verre placées dans un même cadre de transport, on utilise une seule sonde de mesure de la température qui fournit le facteur de correction nécessaire pour toutes les feuilles de verre traitées simultanément. 6. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé par le fait que, dans une fabrication en série de feuilles de verre munies de conducteurs électriques, le facteur de correction nécessaire par suite d'une modification de la température observée pour l'une des feuilles de verre est pris en considération dans la production des feuilles de verre suivantes. 7. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le résultat de la mesure de température est utilisé pour corriger les durées des passes galvanoplastiques. 8. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les résultats de la mesure des résistances électriques et de la température sont introduits simultanément dans un calculateur qui, à partir de ces données d'une part et à partir de la valeur souhaitée pour la résistance finale et des autres conditions de la galvanoplastie (qui en général sont maintenues constantes) d'autre part, fournit la durée de la passe galvanoplastique à adopter. 9. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que, dans un traitement galvanoplastique en deux ou plusieurs passes successives, avant chaque passe on mesure la résistance électrique et la température de la feuille de verre ou des conducteurs électriques se trouvant à la surface du verre et la valeur mesurée est utilisée pour la correction de la durée du traitement galvanoplastique dans les passes galvanoplastiques qui suivent la mesure. 10. Dispositif pour mesurer la température pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, constitué par un fil métallique, dont la résistivité varie fortement en fonction de la température, qui est placé sur la surface d'une feuille de verre possédant la même épaisseur que celle des feuilles à soumettre à la galvanoplastie et ayant de grandes dimensions en comparaison dudit fil métallique.