La présente invention concerne un procédé et un appareil nouveaux permettant de sécher et, dans un mode de réalisation préféré, de mûrir partiellement un revêtement élastomère ainsi qu'une matière d'imprégnation portée par des torons de filaments de verre 5 réunis et continus. Il existe-un certain nombre de procédés et d'appareils connus permettant de sécher ou de chauffer diverses-substances. Malheureusement, les fours qu'on trouve actuellement ne sont pas adaptés à l'application envisagée» 10 la présente invention concerne le séchage continu de cordons ou câblés constitués par plusieurs torons ou fils réunis, dont chacun est constitué par plusieurs (d'habitude 200 ou un plus grand nombre) de filaments de fibres de verre continues portant un revêtement d'imprégnation constitué par une matière élastomère vul-15 canisable. Les cordons ou faisceaux continus constitués par des torons réunis dont chacun à son tour comporte un grand nombre de filaments, peuvent être utilisés comme éléments de renforcement dans divers produits à base de caoutchouc élastomère vulcanisé, tels que des 20 courroies, des bandages, etc. Il n'est pas très normal d'utiliser le verre comme renforcement pour le caoutchouc, car il présente des caractéristiques très avantageuses mais également des caractéristiques qui sont très différentes des matières textiles de renforcement classiques utilisées 25 plus couramment jusqu'à présent pour renforcer le caoutchouc. Ces matières textiles classiques, naturelles ou synthétiques, présentent bien entendu leurs propres inconvénients qui sont bien connus et qu'il est inutile de détailler ici. Le verre utilisé comme renforcement pour les corps annulai-30 res présente un certain nombre de caractéristiques avantageuses. Par exemple, pour un filament de verre, (a) son élasticité est sensiblement de 100 fo, (b) il ne s'allonge pas: lorsqu'il subit un effort, (c) ses dimensions sont stables et (d) il est pratiquement insensible aux variations des conditions atmosphériques, principa-35 lement de l'humidité ainsi que de la chaleur. Par ailleurs, le verre est raide lorsqu'on le compare aux matières organiques classiques. Du point de vue. numérique, le verre présente une rigidité de 322 grammes par denier (gpd) tandis que la rigidité du "Nylon"est comprise entre 18 et 23 gpd, celle des polyesters est comprise en- 70 16538 2 2042454 tre 11 et 21 gpd, celle des matières acryliques, telles que l'"ACRI-IAH" et 1MI0R10N" est comprise entre 7 et 10 gpd, et celle de la rayornie viscose varie entre 11 et 25 gpd environ, le faible allongement à là rupture du verre présente souvent certaines difficul-5 " tés. C'est ainsi que la valeur de l'allongement à"là rupture du verre est de 3 à 4 tandis que celle des polyesters est comprise entre 19 et 30 %, celle du "Nylon" est comprise entre Î6 et 40 celle des matières acryliques est de 36 à 40 et celle cfet la rayasse viscose de 9 à 30 %, le verre présente également une densité 10 élevée, qui est de 2,54, tandis que celle du Nylon est 1,14, celle de la rayonne 1,5 et celle des polyesters tels que le "iCOHEl" et le "DACRON" est comprise entre 1,22 et 1,38. De plus, la valeur de la ténacité du verre par denier est de 0,07 tandis que celle du Nylon est de 0,75, celle de la rayonne 0,20, celle des polyesters 15 tels que le "DACRON" de 0,5 et celle des matières acryliques telles que 1"'0RL0N" de 0,4. De plus, le verre peut'être son propre ennemi par le fait que lorsque des filaments de verre viennent en contact, ils se détériorent. On peut se rendre compte d'après ce qui précède que lorsqu'on envisage d'utiliser le verre comme ren-20 forcement, il faut tenir compte de ces caractéristiques très différentes qui obligent à prévoir des traitements spéciaux, tels que des enduisages et des imprégnations, afin de tirer profit de--ses-caractéristiques avantageuses et de supprimer ses caractéristiques différentes pour qu'il puisse servir de renforcement efficace et 25 dans certains cas supérieur. On a déterminé'que pour pouvoir utiliser avec succès le verre comme renforcement intérieur pour des objets en caoutchouc, il faut protéger les éléments individuels et les mettre à l'abri des filaments voisins. Cette protection peut être obtenue à l'aide d'un 30 traitement effectué avec un apprêt et également souvent à l'aide d'une matière d'imprégnation particulière ou d'une combinaison d'apprêt et d'imprégnation. 1'Imprégnation par enduisage de cordons continus constitués chacun d'un grand nombre de torons et de fils réunis peut s'effec-35 tuer d'une manière très efficace suivant les modes opératoires indiqués ci-après. Une autre difficulté rencontrée lorsqu'on essaiè d'utiliser le verre comme renforcement réside dans le fait que son traitement, c'est-à-dire son ensimage et son imprégnation, obligent nécessaire 70 16538 3 2042454 ment à le déplacer sous la forme de filaments individuels, de torons, de fils ou de cordons, et du fait de ce mouvement, il arrive souvent que sa surface est abîmée par son contact avec 1'équipement de transport ou avec des éléments en verre voisins. En con-5 séquence, le cordon final imprégné présente des caractéristiques peu satisfaisantes lorsqu'on le soumet à des essais comme tel, ou lorsqu'il est noyé dans un produit élastomère. De ce fait, il faut éviter le plus possible tout contact physique des torons des fils et des cordons avant, pendant et après 10 l'imprégnation. En particulier, après celle-ci, le cordon est vulnérable et peut perdre son revêtement d'imprégnation par une abrasion quelc onque. Les efforts qui ont été faits pour imprégner un toron de verre sous la forme de faisceaux ou de cordons n'ont pas réussi à per-15 mettre un séchage uniforme sur une échelle industrielle quelconque. D'abord, la matière d'imprégnation qui est composée d'un élément élastomère est raisonnablement visqueuse, sa consistance est proche de celle d'une crème ou d'une mélasse légère. Lorsque le cordon ou le faisceau de torons de verre assemblés et portant la matière 20 d'imprégnation et l'enduit combinés est exposé à la chaleur, il se forme ce qui peut être décrit comme une peau. La peau est probablement une région extérieure partiellement mûrie dont l'eau a d'abord été éliminée et qui donne une couche d'une teneur plus élevée en matières solides, ayant quelque peu l'aspect d'une peau. La peau 25 sert de barrière ou d'isolant empêchant le séchage, de la matière d'imprégnation sous-jacente et en particulier dans les vides inter-sticiels qui existent entre les filaments et torons assemblés. Il est important de constater que la technique selon l'invention assure un séchage et une vulcanisation partielle efficaces des éléments 30 élastomères de la matière d'imprégnation à l'intérieur des vides intersticiels résultant de l'espacement séparant les torons,fils et filaments voisins, tout en effectuant en même temps une vulcanisation partielle de la matière d'imprégnation qui constitue un enrobage . 35 D'une manière générale, il est avantageux pour l'imprégnation, et en particulier pour le séchage et la vulcanisation partielle, de disposer plusieurs cordons en un ensemble d'éléments parallèles et horizontaux pouvant être déplacés axialement sur plusieurs trajets parallèles et horizontaux à travers un four ou une chambre de chauf- 70 16538 4 2042454 fage. Les éléments sortant du four sont enroulés sur un bobinoir ou l'un des mécanismes d'enroulement à tambour tels que ceux utilisés d'une manière classique dans l'industrie textile. Il est important, bien entendu, que le séchage soit complet avant d'enrou-5 1er les. torons ou cordons imprégnés sur eux-mêmes, sinon les spires de cordons collent aux spires voisines et il est difficile de les dérouler pour leur faire subir un traitement ultérieur ou pour les utiliser dans d'autres ensembles, soit tissés, soit non tissés. Malheureusement, il arrive que lorsque des cordons sont en nombre tO compris entre 30 et 75 fils individuels disposés côte-à-côte et parallèles sont déplacés à travers l'appareil de séchage, un ou plusieurs fils sont rompus de temps en temps. Dans la plupart des fours classiques, les fils qui sont rompus et qui sont tirés à travers le, four sont chassés latéralement d'un mouvement de va-et-15 vient en travers des cordons ou faisceaux voisins, de chaque côté. En fait, dans certaines conditions, les fils se projettent d'eux-mêmes d'un côté à l'autre de sorte que tous les cordons voisins sont dérangés et dans certains cas sont abimés en venant en contact avec les fils rompus. Les dégâts peuvent se présenter sous la for— 20 me d'une interruption ou d'une perturbation de la. continuité du revêtement en matière d'imprégnation de la région extérieure du cordon et dans les cas plus sérieux, peuvent comporter même des avaries de surface réelles des cordons voisins produites par le verre des cordons rompus, le contact entre des éléments de verre étant ce 25 qu'il y a'de plus dangereux. En conséquence la présente invention concerne un procédé et un appareil nouveaux pour Imprégner et sécher à la chaleur des cordons et des faisceaux de verre d'une manière continue, afin de leur donner des caractéristiques avantageuses en supprimant un 30 grand nombre des difficultés qui d'habitude sont associées à l'imprégnation et au séchage. L'imprégnation, l'enduisage, la vulcanisation partielle réglée et le séchage s'effectuent en un minimum de temps ou en d'autres termes à des vitesses raisonnablement élevées de sorte que la production est plus économique. La nouvelle 35 technique de séchage et de vulcanisation partielle permet de supprimer ou tout au moins de réduire considérablement les contacts physiques entre des cordons constitués de fils et de torons assemblés et des équipements auxiliaires de manutention tels que des guides, etc. Cette technique permet également de supprimer les 70 16538 5 2042454 difficultés mentionnées qu'on rencontre en général au sujet de la couche limite isolante et qui sont dues à une perturbation qui se produit à grande vitesse dans celle-ci. L'agencement de séchage selon l'invention permet d'empêcher et de supprimer le phénomène 5 du fouettement d'extrémité des cordons rompus pendant qu'ils passent à travers une chambre de chauffage ou un four.L'appareil et le procédé selon l'invention permettent de supprimer à peu près complètement la tendance des produits à passer, par suite de 1' -évaporation., de la vulcanisation et du séehage, à l'extérieur du 10 four ou de la chambre, ce qui peut les rendre dangereux pour le personnel travaillant au voisinage. Au contraire, en faisant fonctionner d'une manière appropriée le four ou la chambre de chauffage selon l'invention, l'air qui l'entoure est maintenu à l'abri de toute contamination due à la présence de l'un quelconque des pro-15 duits du séehage, du mûrissage partiel ou de la vulcanisation partielle de la matière d'imprégnation portée par le cordon qui la traverse. Il est possible, de plus, de régler avec précision la température à l'intérieur du four ou de la chambre de chauffage a-fin de maintenir la vitesse de séchage, de vulcanisation partielle 20 ou de mûrissage dans des limites suffisamment serrées afin de maintenir les caractéristiques finales du cordon ou faisceau imprégné dans des tolérances raisonnablement précises. D'autres avantages et caractéristiques de la présente invention ressortiront au cours de la description détaillée qui va sui-25 vre faite en regard des dessins annexés qui donnent à titre explicatif mais nullement limitatif une forme de réalisation conforme à l'invention. Sur ces dessins, La figure 1 est une vue en perspective d'une chambre de 30 chauffage ou four constitué de plusieurs segments, dont les parois périphériques principales sont arrachées afin de montrer la structure intérieure ainsi que les cordons ou faisceaux de verre continus disposés parallèlement qui les traversent horizontalement en allant de la gauche vers la droite. 35 La figure 2 est une coupe schématique suivant la ligne 2-2 de la figure 1. La figure 3 est une vue en élévation latérale partielle de la figure 1, représentant les relations qui existent entre les -ajutages décalés qui constituent un mode de réalisation préféré de 70 16538 6 2042454 1'invention. La figure 4 est une coupe suivant la ligne 4-4 de la figure 1. La figure 5 est une vue en perspective d'une partie de la 5 longueur d'un ajutage, des éléments étant arrachés afin de montrer les relations qui existent entre les divers éléments de 1'ensemble ; et La figure 6 est une vue en perspective de dessus de deux des éléments principaux de la figure 5, représentés espacés l'un de 10 l'autre afin de montrer leurs détails de construction intérieurs. En résumé, la présente invention concerne un appareil et une technique permettant de soumettre, dans une chaîne de production continue, plusieurs faisceaux, câblés, cordons ou plusieurs éléments linéaires à une opération de séchage en faisant passer les 15 éléments rapprochés et disposés horizontalement entre des ajutages inférieurs et supérieurs alternés et décalés, émettant des jets en forme de rideaux verticaux d'un agent de chauffage avec une vitesse suffisante, le nombre des ajutages étant suffisant et ceux-ci étant espacés d'une manière appropriée pour assurer une suspension 20 pneumatique des éléments allongés et parallèles entre les jeux opposés d'ajutages en les supportant par les jets en forme de rideaux. L'agent de chauffage qui se déplace rapidement remplit de ce "fait une double fonction, à savoir une fonction de séchage et en même temps la suspension pneumatique des éléments linéaires qui 25 sont séchés. La figure 1 représente un four 11 qui est composé de parois latérales allongées et espacées 13 et 15 disposées sur toute la longueur de la structure, et de parois d'extrémité espacées horizontalement I7>ét 19 qui constituent avec les parois latérales 13 30 et 15 la périphérie complète de l'ensemble du four. La référence numérique 21 indique un conduit inférieur disposé entre toutes les parois et constituant, par suite, la paroi inférieure de l'ensemble de la structure, tandis que la référence numérique 23 indique un conduit supérieur disposé de même entre, toutes les parois la-35 térales et les parois d'extrémité constituant, de cette manière, la paroi supérieure de la structure d'ensemble du four. La référence numérique 25 indique une paroi verticale intérieure parallèle aux parois d'extrémité 17 et 19 et qui est disposée à mi-chemin entre elles afin de diviser la chambre du four en une chambre 70 16538 7 2042454 avant 11a et une chambre arrière 11b. Une ouverture horizontale 17a de la paroi d'extrémité 17 constitue un orifice d'entrée destiné à plusieurs cordons disposés parallèlement côte-à-côte qui sont indiqués par la lettre C. 5 Une ouverture semblable 25a de la paroi médiane verticale 25 sert d'ouverture d'accès et permet à l'ensemble des torons de passer de la chambre avant 11a dans la chambre arrière 11b. Une ouverture horizontale 19a de la paroi d'extrémité 19 sert d'orifice de sortie pour l'ensemble des torons, cordons ou faisceaux horizontaux C. 10 - Comme indiqué, les faisceaux de l'ensemble se déplacent de la gauche vers la droite. Bien que non représenté, on peut considérer que chacun des faisceaux est tiré d'une bobine d'alimentation tournante portée par un châssis, d'où il passe à travers un ensemble d'oeillets de guidage disposés horizontalement. Les fais-15 ceaux ou cordons traversent ensuite un appareil d'imprégnation indiqué d'une manière générale par la référence numérique 30. Cet appareil ne sera pas décrit en détail du fait qu'il est simplement constitué par une cuve horizontale munie de rouleaux de guidage sur lesquels les faisceaux parallèles passent en descendant dans 20 la cuve qui contient une matière d'imprégnation appropriée, et d'où ils sortent en montant et en passant sur une matrice d'essuyage appropriée puis ensuite à travers la structure de chauffage et de séchage à deux chambres, en traversant l'orifice d'entrée 17a, l'ouverture 25a qui sépare la chambre avant. 11a de la chambre 25 arrière 11b et de là, l'orifice de sortie 19a, pour aller à des enrouleurs et tendeurs .appropriés tels que ceux qui sont utilisés d'une manière classique dans l'industrie textile et qui par suite ne sont pas décrits en détail ici. Un grand nombre d'ajutages, de constructions identiques et 30 qui sont indiqués par la référence numérique 40 sont disposés dans le four et dans ses deux chambres 11a et 11b. Comme on le voit sur la figure 1, les ajutages 40 sont constitués par des structures allongées disposées parallèlement à la paroi d'extrémité 17, à la paroi médiane 25 et à la paroi d'extrémité 19» ils sont parallèles les 35 uns aux autres mais ils sont disposés en quinconce et ils sont décalés verticalement. En conséquence, d'une manière générale, la moitié des éléments sont disposés en dessous des ouvertures 17a, 25a et 19a et la moitié environ d'entre eux sont disposés au-dessus de ces ouvertures. Les ouvertures 17a, 25a et 19a constituent d'une 70 16538 8 2042454 manière générale le trajet parcouru par les torons parallèles horizontaux qui traversent l'ensemble du four. La figure 3 représente d'une manière générale les ajutages et on peut voir qu'ils sont composés chacun d'un conduit cylindri-5 que principal 41" comportant une fente allongée 42 débouchant sur un côté. De chaque côté de l'ouverture de la fente, deux parois 43 et- 44 sont reliées d'une manière étanche au conduit et convergent de celui-ci vers un orifice de sortie 45 en forme de fente qui s'étend sur toute la largeur du four et qui est,soit dirigé vers 10 le bas vers les cordons, dans le cas des ajutages qui sont situés au-dessus du trajet que parcourent ceux-ci, soit incliné et dirigé vers le haut dans le. cas des ajutages disposés en dessous de ce trajet. Chacun des ajutages 40 comprend plusieurs gorges disposées côte-à-côte réalisées entre des barres affleurantes allongées 15 100 et 130, usinées et nickelées qui sont disposées entre les parois 43 et 44 et qui sont dirigées vers l'extérieur à l'écart du conduit 41, comme on le voit sur les figures 3 et 5. La construction des barres 100 et 130 est décrite d'une manière plus détaillée ci-après. Les conduits cylindriques inférieurs 41 sont tous reliés O A d'un côté à un collecteur 60 (figures 1 et 2) disposé le long du bord de la partie inférieure, le long de la paroi latérale 15. Les ajutages supérieurs et en particulier les conduits cylindriques 41," sont reliés individuellement à un collecteur 61 semblable au conduit 60 qui est disposé le long du bord supérieur de la paroi 25 latérale 15. Les collecteurs 60 et 61 sont reliés à un conduit 63 qui va à la chambre 70 d'un brûleur. Un ventilateur 65 entraîné par un moteur 67 monté au sommet de la chambre 70 est disposé, comme on le voit, dans le conduit 63. Le conduit inférieur 21 qui sert en partie de paroi infé-30 rieure du four et également de dispositif pour collecter l'air de séchage, comporte plusieurs fentes ^la, comme on le voit. De même, le conduit supérieur 23 comporte plusieurs fentes de dimensions assez importantes et sert de collecteur, d'une manière décrite plus loin. Les conduits collecteurs 21 et 23 sont reliés par le conduit 35 24. L'ouverture 23b (figure 2) relie le conduit 23 à la chambre 70 du brûleur. Un ventilateur 72, entraîné par un moteur 72a monté dans une ouverture 23b assure l'échappement dans les collecteurs 21 et 23. La référence numérique 73 indique un brûleur constitué par exemple par un conduit 75 pour le gaz et par un conduit 74 pour 70 1653% 9 2042454 l'air de combustion» L'air de séchage s'écoule comme suit. L'air chauffé provenant de la chambre de distribution 70 parcourt, avec l'aide du ventilateur 65, le conduit 63. Ce dernier est relié aux collecteurs supérieur et inférieur 61 et 62. L'air chauffé traver-5 se ces collecteurs et de là va au conduit circulaire 41 par les canaux constitués par les parois convergentes 43 et 44 puis il sort par les ouvertures des fentes appropriées et alternées supérieures et inférieures des ajutages individuels. Les orifices de sortie allongés des gros ajutages produisent, en fait, un rideau 10 d'air chauffé. Par suite du décalage" des ajutages supérieurs et inférieurs 40, les rideaux internes opposés individuels qui sont voisins supportent les torons sans aucun support extérieur. Comme indiqué précédemment, dans les ajutages des barres allongées 100 et 130 sont serrées partiellement en sandwich entre les parois 43 15 et 44. Ces barres sont représentées plus en détail sur les figures 4, 5 et 6. La figure 6 représente ces éléments séparés de l'ensemble 40 de l'ajutage et espacés les uns des autres afin de montrer leur configuration individuelle. La figure 5 représente les éléments 100 et 130 en perspective, ces éléments étant disposés entre 20 les parois 43 et 44 mais descendant au-delà du bord inférieur de ces dernières.. La figure 5 qui est une vue en coupe partielle et en perspective de l'extrémité éloignée d'un ajutage supérieur 41 qu'on voit sur la figure 1, montre également des éléments en é-querre allongés 46 dont une branche est fixée sur les surfaces ex-25 térieures des éléments 100 et 130 et dont l'autre branche s'écarte perpendiculairement de ceux-ci, de chaque côté de la fente allongée 46 (figures 3 et 5). La. figure 6 montre que l'élément 130 est essentiellement un élément rectangulaire plat disposé sur toute la longueur latérale de l'ajutage. L'élément 100 est une barre rectan-30 gulaire usinée comportant plusieurs gorges usinées côte-à-côte 102, 103, 104, etc., séparées par des parois en forme de coins également espacées 105, 106 et 107. Les parois. 105* 106 et 107, ainsi que le segment d'extrémité 108 comportent tous des surfaces qui, collectivement, sont disposées dans le même plan et qui viennent en 35 butée contre la surface plane 131 de l'élément 130. Lorsque la plaque 130 est disposée de telle sorte que sa surface-131 affleure les surfaces disposées dans le même plan indiqué plus haut, plusieurs canaux ou gorges disposés côte-à-côte sont dirigés suivant la flèche 110 de la figure 5. Un élément d'extrémité 111 en forme de U 70 16538 10 2042454 complète l'ensemble 40 et est boulonné de la manière indiquée sur la figure 5. Les figures 4, 5 et 6 lorsqu'on les observe ensemble, montrent que l'air qui passe du conduit 41 à travers l'ouverture 42 5 va vers le bas comme indiqué par la flèche 110. Les figures 4» 5 et 6 représentent un ajutage 40 disposé dans la région supérieure du four et produisant un rideau d'air dirigé, vers le bas. Dans tous les cas, l'air converge entre les parois 43 et 44. Finalement, il doit passer dans les limites, brusquement restreintes des canaux 10 usinés dans l'élément 100, du fait que l'élément 130 affleure les . surfaces planes des parois en forme de coins qui constituent les canaux 102, 103, 104 etc. La surface rentrante des canaux 102 et 103 est très inférieure à la surface qui existe entre les parois 43 et 44 se trouvant juste au-dessus, par exemple la région qui 15 est indiquée d'une manière générale par la référence numérique 150 sur la figure 5. En conséquence, l'air est brusquement étranglé. De plus, en descendant le long des gorges ou canaux 102, 103, 104 etc., l'air est encore étranglé d'une façon uniforme par la diminution progressive de la surface en section droite des canaux in- 20 dividuels (par suite de la configuration en forme de coin des parois de séparation 105, 106 et 107) jusqu'à la région de sortie finale proche des rebords 46. A titre d'exemple, la vitesse de l'air à travers la fente de sortie 45 est maintenue à une valeur voisine de 3600 mètres par minute. Ceci représente un rapport d'étrangle-25 ment d'environ 3 à 1 si on considère que la vitesse de l'air lorsque ce dernier passe entre les parois convergentes 43 et 44 et se rapproche de la région 150 de la figure 5 est d'environ 1200 mètres par minute. L'écoulement de l'air à partir de l'extrémité de 1' ajutage est à peu près unidirectionnel comme indiqué schématiquement 30 par les flèches 160 sur la figure 6, par suite de l'influence des parois 105, 106, 107 etc. D'une manière avantageuse les éléments 100 et 130 sont en acier qui après usinage est nickelé afin de résister à la déformation et à l'érosion de surface produites par les températures élevées ainsi que par les volumes importants et la 35 grande vitesse de l'air chauffé qui traverse les ajutages restreints formés par les gorges de l'élément 100. Les parois en forme de coins 105, 106, etc., qui forment les canaux ou gorges convergents disposés côte-à-côte produisent des rideaux d'air, côte-à-côte, dirigés uniformément vers le bas et vers le haut,dont la vitesse est rela 70 1653è 11 2042454 tivement constante sur toute la longueur de l'extrémité de l'ajutage, en particulier aux points où les jets d'air coupent les torons horizontaux de-1'ensemble. Cette uniformité et cette vitesse extrémité , relativement constante permettent de reduire la tendance d'une/de- to-5 ron accidentellement rompu à fouetter brutalement de part et d'autre à l'intérieur du four. En conséquence, la quantité du produit tend à être accrue et sa qualité tend à être améliorée du fait que les contacts des torons sont réduits à l'intérieur du four. Les contacts entre les torons voisins tendent bien entendu à perturber 10 et même abimer la couverture de matière d'imprégnation et à donner un produit inférieur. On estime, de plus, que l'uniformité et la vitesse relativement constante coopèrent avec la vitesse élevée des jets d'air pour atteindre un but important de 1'invention;à savoir, réduire 15 l'importance des supports physiques entre les torons. Des supports physiques sous la forme d'oeillets de guidage, de poulies, de rouleaux fous, etc., comportent nécessairement un certain contact avec les torons. Ces contacts, en particulier à la suite de l'immersion et de la prise de la matière d'imprégnation et immédiatement 20 à la suite d'un dosage soigné de la matière d'imprégnation sur le toron qui s'effectue lorsque ce dernier passe à travers des matrices d'essuyage, sont indésirables. C'est ainsi que suivan%7les contacts sont plus ou moins rudes, et suivant que la matière d'imprégnation est humide ou sèche elle peut être abîmée, déplacée ou en-25 levée en partie, et cesser de recouvrir le verre, les éléments en verre venant en contactât pouvant être abîmés. On se rend compte que la suppression de tout contact des torons imprégnés tandis que la matière d'imprégnation est encore humide, est extrêmement avantageuse . 30 Le four décrit ici et dans lequel des rideaux d'air dirigés alternativement vers le haut et vers le bas lorsqu'on le fait fonctionner comme décrit, maintiennent l'ensemble des torons mobiles horizontaux en suspension sans aucun support extérieur tel que des oeillets de guidage, des rouleaux de guidage, etc; 35 Un espacement d'environ 75 mm entre les ajutages voisins, dans le sens horizontal, un espacement vertical d'environ 100 mm entre les orifices de sortie des ajutages supérieurs et inférieurs et une vitesse de sortie de l'air de 2700 à 3600 mètres par minute se sont montrés satisfaisants pour maintenir en suspension 72 to 70 16538 12 20.42454 rons environ disposés côte-à-côte,. horizontalement, sur une distance correspondant à la longueur totale du four 11, de 7,50 mètres.' On- peut utiliser , à volonté, deux fours 11 en, série, auquel cas la vitesse linéaire des torons peut être augmentée comme décrit plus 5 loin. Même-avec deux fours dont la. longueur est dé ,15 métrés, les torons sont suspendus par des jets d'air d'une manière efficace sans avoir besoin de support physique intermédiaire. Sur la base de ce qui précède, il convient de noter que les torons qui traversent le four sont disposés-à- mi-chemin entre les 10 orifices de sortie des ajutages supérieurs et inférieurs ou en d'autres termes, ils se trouvent à 50 mm de chacun d'eux. Un segment donné de toron passe ainsi à travers un rideau d'air chauffé tous les 75 mm de son parcours linéaire et les torons se trouvent à 50 mm des orifices de sortie des ajutages. - 1 5 les ajutages comportent des ailes ou rebords s'étendant laté ralement 46 qui sont disposées près de la fente de sortie 45 de chaque côté de celle-ci. Ces rebords ou ailes protègent le rideau d'air, produit par l'ajutage en l'empêchant d'être perturbé par le rideau d'air qui émane de l'un ou l'autre des ajutages se trouvant de l'au-20 tre côté du trajet parcouru par le toron. Les remarques suivantes et l'examen de la figure 3 permettent d'expliquer le phénomène qui se produit. D'abord, le rideau d'air primaire qui. émane d'un ajutage donné tend à produire un déplacement d'air le long de la surface extérieure des parois de l'ajuta-25 ge, dans la. même direction que le rideau primaire. Ceci peut être appelé une aspiration. L'aspiration d'air produite par le rideau primaire n'est pas complètement verticale, comme on le désire pour le rideau primaire mais tend plutôt à comporter.un déplacement d'air latéral vers le centre du four. Cet air qui est aspiré et qui com-30 prend des courants latéraux tend à faire obstacle au rideau primaire qui, d'une manière avantageuse, est complètement vertical, et est dirigé soit vers le haut soit vers le bas. En même temps, le rideau qui émane des ajutages voisins, après avoir traversé le trajet parcouru par les torons, s'élargit vers la surface•extérieure 35 des parois voisines de l'ajutage en augmentant l'effet d'aspiration décrit. La présence des rebords ou ailes 46 d'un premier mode de réalisation de l'invention permet cependant d1 interrompre le courant d'air aspiré et l'empêche de gêner le rideau d'air•primaire. ^COPv 70 16538 13 2042454 L'air qui émane d'un ajutage donné se déplace, bien entendu avec un certain tourbillonnement vers le bas ou vers le haut, suivant qu'il émane d'un ajutage supérieur ou d'un ajutage inférieur et il passe dans le conduit collecteur rencontré, c'est-à-dire soit 5 le collecteur 21 dans la région inférieure, soit le collecteur 23 dans la région supérieure, les conduits 21 et 23 sont, en fait, des régions de pression réduite, qui pousse le jet d'air ainsi dissipé à les traverser. Le jet d'air dissipé quelque peu refroidi du conduit inférieur 21 passe par le conduit 24 et va dans le conduit su-10 périeur 23 d'où il traverse l'ouverture 23b avec l'aide du ventilateur d'échappement 72 pour aller dans la chambre de distribution 70. L'air qui se trouve dans cette chambre est chauffé à la température voulue par le brûleur 73. On se rend compte que la description du courant d'air qui a été donnée plus haut, se rapporte à la 15 seconde chambre ou chambre arrière 11b du fait que les références numériques indiquées sont reliées par des lignes appropriées aux éléments de la chambre arrière. Il va de soi, bien entendu, qu'il existe également les mêmes conditions d'écoulement dans la chambre avant 11a et d'après la figure 1, on voit que sa chambre de distri-20 bution et de chauffage porte la référence numérique 80. On se rend compte ainsi qu'il est possible de maintenir des niveaux de température indépendants dans les deux chambres. D'une manière générale, il est avantageux de maintenir la température dans la première chambre ou chambre avant entre 232 et 25 427°C tandis que dans la seconde chambre ou chambre arrière, il est souhaitable que la température soit comprise entre 232 et 343°C. Du fait que la présente invention concerne particulièrement, en plus du séchage, le mûrissage partiel, (ou la vulcanisation partielle) de la matière d'imprégnation portée par les torons ou les 30 cordons de verre, il est souhaitable de régler le four de manière à ce que tous les produits de vulcanisation ou de mûrissage partiel restent dans- le four proprement dit. La vulcanisation est nécessairement accompagnée par la production de sous-produits gazeux qui ■ sont extrêmement dangereux. Pour les maintenir dans le four, le 35 système d'échappement qui est commandé par le ventilateur 72 et le moteur 73 est réglé de telle sorte que le volume d'air qui s'échappe par les collecteurs d'échappement 21 et 23 est supérieur à la-quantité d'air chauffé fournie à la chambre donnée, par les ajutages 40. En conséquence, à l'orifice de sortie 19a do la paroi d'ex- 70 16538 14 2042454 trémité 19, il existe en fait une légère pression négative et une faible quantité d'air s'écoule à l'intérieur de la chambre 11b par l'orifice de sortie 19a. Pour éviter que les produits de combustion ne sortent par 5 l'orifice 19a ou par l'orifice d'admission 17a, on a déterminé que le rapport entre l'air d'échappement (qui traverse l'ouverture 23b pour aller à la chambre de distribution 70 ou sa contre-partie qui débouche dans la chambre 80) et l'air admis (c'est-à-dire la totalité de l'air qui est introduit. par les ajutages 40 dans les deux 10 chambres) doit être d'environ 8 à 5, en volume-. En faisant fonctionner le four dans les conditions indiquées, on a réussi à sécher et'à vulcaniser partiellement des cordons imprégnés constitués de 5 à 10 torons assemblés avec très peu de torsion ; chaque toron à son tour étant constitué de quelques centai-15 nés à 400-500 filaments individuels. La matière d'imprégnation qui a été utilisée avec succès pour sécher et mûrir partiellement ces cordons est composée de 60 parties en poids de. Lotol 5440 et de 39 parties en poids d'eau. Le Lotol 5440 est fabriqué par Uniroyal, Inc., c'est un système contenant 38 $ de matières solides disper-20 sées comprenant un latex de terpolymère de butadiène-styrène-vinyl-pyridine, un latex de butadiène-styrène et une résine de résorci-nol-formaldéhyde. Ce bain de matière d'imprégnation présente une viscosité légèrement supérieure à celle du lait et q.ui se rapproche de celle de la crème. 25 Un ensemble de 5 à 10 torons réalisé comme décrit plus haut et portant un revêtement appliqué par trempage de la matière d'imprégnation indiquée, a été séché d'une manière effective dans les conditions indiquées en le faisant passer à travers le four à une vitesse linéaire proche de 75 à 120 mètres 'par minuté. Avec un four 30 d'une longueur totale d'environ 7,50 mètres, on se rend compte que la durée de séjour d'un élément de'toron à l'intérieur du four, c'est-à-dire entre l'orifice d'admission 70a et l'orifice de sortie 19a est comprise entre 6 secondes (à 75 mètres par minute) et 3,75 secondes (à 120 mètres par minute), et que pendant ce temps, 35 l'élément de toron traverse environ 90 rideaux d'air. Gomme indiqué précédemment, la. moitié de ceux-ci sont des rideaux ascendants et la moitié des rideaux sont descendants, suivant leurs positions, de la manière représentée sur les figures 1 et 3. Lorsqu'on utilise en série deux fours, comme indiqué plus haut, la durée de séjour "copv 70 16538 15 2042454 est le double ou en d'autres termes elle est comprise entre 7,5 secondes et 12 seconde environ, lorsqu'on utilise deux fours,il est possible soit d'augmenter la vitesse de passage en mètres par minute soit d'abaisser la température. Un accroissement de la vi-.5 tesse et de ce fait un accroissement de la production sont en général plus avantageux. Comme indiqué précédemment, si l'atmosphère de la matière d'imprégnation n'est exposée qu'à la chaleur seule, il se forme une peau extérieure qui ralentit le séchage et le mûrissage partiel à 10 l'intérieur de l'ensemble du toron ou cordon imprégné. Au contraire, la technique de la présente invention, suivant laquelle le cordon en passant longitudinale ment à travers la chambre ou le four est soumis à des rideaux d'air chaud opposés et alternés donne ce qui apparemment pourrait être décrit comme une interruption de la peau 15 ou la constitution d'une barrière, de sorte que le séchage s'effectue beaucoup plus rapidement que cela n'était possible avant la présente technique. Une caractéristique avantageuse du procédé de l'appareil selon l'invention, réside dans le fait que le séchage et la vulcani-20 sation partielle de la matière d'imprégnation portée par les torons de verre assemblés et continus s'effectuent à grande vitesse et d'une manière uniforme. Il est particulièrement important que le cordon ou faisceau de torons multiples imprégnés et mûris partiellement présente deux caractéristiques qui sont considérées comme des 25 critères de contrôle acceptables en ce qui concerne le comportement attendu du cordon ou câblé imprégné lorsqu'il est disposé à l'intérieur d'un produit à base de caoutchouc finement vulcanisé comme renforcement intérieur, par exemple comme eâblé de pneumatique ou comme câblé de courroie. 30 L'un de ces critères de contrôle est appelé la "perte au feu"; D'une. manière avantageuse, .le câblé imprégné qui est destiné à être utilisé comme renforcement de produits en caoutchouc doit présenter I une valeur de la "perte au feu" comprise entre 10 fo environ et 25 $ , environ. La "perte au feu" est déterminée d'une manière relativement 35- simple en pesant un. segment donné de câblé imprégné. Ce segment est ensuite placé dans une chambre maintenue à une température d ' envi- jj ron-704°pendant 10 minutes environ afin d'éliminer les matières es- i sentieliement combustibles en laissant celles qui ne. le sont pas. Le segment est alors pesé à nouveau,la différence de poids permet- ^COPY ;; 70 16538 16 2042454 tant de calculer la valeur de la "perte au feu". Lorsqu'on utilise la technique décrite, on produit d'une manière constante des câblés imprégnés qui rentrent dans la gamine indiquée. L'autre critère s'exprime en résistance d'adhérence en kg. 5 Dans cet essai, un ou plusieurs tronçons de câblés imprégnés sont étirés le long de la cavité d'un moule en forme d'haltère entre deux bandes de caoutchouc non vulcanisé, .chacune d'un côté. Une haltère est ensuite moulée dans laquelle le ou les cordons s'étendent longitudinale ment à mi-chemin entre ses surfaces opposées. En— 10 suite, l'échantillon est soumis à la traction d'un appareil d'essai Instron, les mâchoires étant serrées de manière à maintenir d'une part élément de l'haltère et le ou les cordons, l'autre mâchoire maintenant une partie voisine de l'haltère, de sorte que la traction tend à arracher l'haltère le long de son axe longitudinal., Sui— 15 vant le nombre de torons se trouvant dans l'haltère, l'appareil Instron enregistre une valeur d'adhérence donnée en kg. Cette valeur peut être mise empiriquement en corrélation avec le degré de vulcanisation partielle qui a été obtenu dans le four de séchage. De plus, cette valeur d'adhérence empirique peut être utilisée pour 20 prévoir d'une façon raisonnable le comportement du toron imprégné, séché et partiellement mûri comme renforcement intérieur, D'une manière générale, si le mûrissage a été trop poussé, le cordon ne se comporte pas d'une manière satisfaisante comme renforcement. De même, si le mûrissage ou la vulcanisation partielle n'ont pas été as-25 sez poussés, le câblé imprégné ne peut servir d'une manière aussi satisfaisante qu'un câblé comportant une matière d'imprégnation et un revêtement dont la vulcanisation partielle a été appropriée. On peut se rendre compte que dans un cas extrême lorsque l'élément é-lastomère de la matière d'imprégnation a été complètement mûri, le 30 câblé portant ce revêtement ne se lie pas d'une manière satisfaisante aux régions voisines de caoutchouc pendant la vulcanisation finale du produit en caoutchouc dans lequel il sert de renforcement intérieur. Le procédé et l'appareil décrits ici fournissent des câblés imprégnés qui donnent constamment une valeur d'adhérence cor-35 respondant à des utilisations satisfaisantes comme renforcement intérieur pour toute une gamme de produits en caoutchouc. On a observé, de plus, que les rideaux d'air interrompent la couche limite d'air portée par chacun des torons sur sa longueur pendant qu'il est déplacé à des vitesses linéaires de 75 à 120 mè- 70 16538 17 2042454 très ou plus par minute. Cette couche limite d'air qui est entraînée par l'orifice d'entrée du four et en fait de l'air à la température ambiante qui tend à mettre à l'abri la matière d'imprégnation élastomère de l'effet de séchage des températures élevées. La 5 rupture de cette couche limite d'air isolante par les rideaux d'air chauffé, dirigés en opposition augmente le coefficient de transmission de la chaleur et permet d'obtenir les résultats recherchés. Bien que sur les dessins et dans la description précédente on ait indiqué que les cordons ou câblés se déplacent horizontale-10 ment, il rentre dans le cadre de la présente invention que ces torons parallèles puissent se déplacer verticalement ou suivant un trajet incliné à travers les courants en forme de rideaux d'agent de séchage ou de chauffage du fait qu'il est possible d'obtenir les résultats recherchés à l'aide de la présente invention, que le tra-15 jet parcouru par les cordons soit horizontal, vertical ou incliné. Cependant, le procédé préféré consiste à les déplacer horizontalement. En effet, dans le cas de la rupture d'un toron, il est plus facile de remettre en route ou d'enfiler à nouveau le toron rompu, lorsque ceux-ci se déplacent horizontalement. De plus, une chaîne 20 de production horizontale comprenant un dispositif d'alimentation en torons, un'organe d'alignement, un dispositif d'imprégnation, un dispositif de séchage et un dispositif d'enroulement permettent d'obtenir une production accrue. 25 représentée qu'à titre explicatif mai s nullement limitatif et qu'elle est susceptible de diverses variantes sans sortir de son cadre. Il va de soi que la présente invention n'a été décrite et 70 16538 18 2042454 REVEKDICAIIOHS 1. Procédé pour transporter une matière allongée et souple, caractérisé en ce qu'il consiste à disposer parallèlement plusieurs éléments de ladite matière dans un ensemble horizontal, à déplacer 5' longitudinale ment cet ensemble et à lui faire traverser plusieurs rideaux d'air alternés, ascendants et descendants^ se déplaçant rapidement, de façon à maintenir les éléments en suspension, 2, Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la matière souple est constituée par plusieurs torons de fila- 10" ments de verre continus, assemblés, portant un revêtement qu'il est souhaitable de soumettre^ à la chaleur en utilisant dans ce but l'air chauffé formé par des rideaux d'air se déplaçant à des vitesses de 3 000 à 4 500 mètres par minute et qui sont espacés d'environ 50 mm les uns des autres. 15 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les torons sont plongés, pendant qu'ils sont en mouvement, dans un bain de matière d'imprégnation comprenant un élastomère pouvant ê-tre vulcanisé. 4. Procédé pour traiter une matière en forme de toron, ca- 20 ractérisé en ce qu'il consiste à disposer parallèlement et horizont- talement plusieurs de ces torons, à leur appliquer un revêtement, à les déplacer axialement en un ensemble horizontal dans une chambre fermée, à leur faire traverser dans cette chambre plusieurs rideaux d'air chauffé, disposés verticalement et coupant perpendiculairement 25 les torons, puis à collecter ceux-ci. 5. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la moitié des rideaux sont ascendants et l'autre moitié des rideaux sont descendants, les rideaux qui se déplacent en' opposition étant disposés en quinconces et la vitesse de l'air des rideaux étant suf- 30 flsante pour maintenir les torons en suspension-sans aucun support physique. 6. Procédé suivant la revendication -5, caractérisé en ce que la chambre comporte un orifice d'entrée et un orifice de sortie pour l'ensemble de torons en mouvement, l.'air étant collecté, s'é- 35 chappant, étant réchauffé et-introduit à nouveau-.comme air chauffé dans un système où l'échappement produit, à. l.f.intérieur de la chambre mie pression inférieure à celle qui-règne à l'extérieur de ladite chambre, de sorte que l'air qui passe-, par-.l'orifice d'entrée et par l'orificé de sortie tend à égaliser-les fessions et à empêcher de "-COPY 16538 19 2042454 cette manière l'air se trouvant à l'intérieur de la chambre -de. sortir de celle-ci. 7. Procédé pour sécher plusieurs torons, fils, câblés ou cordons humides, caractérisé en ce qu'il consiste à disposer parallèlement et en les espaçant les torons dans un ensemble horizontal, à les déplacer axialement sur un trajet allant d'un dispositif d'alimentation à un dispositif les collectant, l'ensemble de torons parallèles et horizontaux traversant plusieurs courants espacés, dirigés alternativement vers le bas et vers le haut, d'un agent de séchage qui coupe à peu près perpendiculairement l'ensemble, les courants présentant une vitesse volumique qui est en rapport avec le poids par unité de longueur des torons et qui est suffisante pour les maintenir en suspension sans aucun fléchissement appréciable qui obligerait à prévoir des supports intermédiaires pour les torons. 8. Procédé pour imprégner à l'aide d'une matière élastomère des torons de verre constitués par plusieurs filaments réunis, ca- , ractérisé en ce qu'il consiste à tirer les torons en les disposant horizontalement et parallèlement à travers un bain de la matière d'imprégnation élastomère, de façon à leur faire prendre une certaine quantité de celle-ci et de la faire pénétrer dans leurs interstices, à faire passer les torons longitudinalement dans un ensemble plan et horizontal entre des rideaux d'air chaud alternés, ascendants et descendants, parallèles et espacés, disposés transversalement par rapport aux torons en mouvement, la température de l'air chaud étant comprise entre 232 et 593°C et les rideaux d'air se déplaçant à une vitesse comprise entre 3 . 9. Procédé suivant la revendication'8, caractérisé en-ce qulavant de collecter les torons, on les fait passer à travers une seconde série de rideaux d'air dont la température est comprise entre 232 et 399°C.• 10, Procédé pour sécher plusieurs torons, fils, câblés, cordons, etc., humides, caractérisé en ce qu'il consiste à les déplacer le long 'd'un trajet horizontal en les disposant parallèlement et en les espaçant en constituant un ensemble, le trajet étant compris entre un support d'alimentation et un support d'enroulement séparé par une certaine distance du premier,..et à leur faire traverser plusieurs courants d'agents de séchage dirigés alternative— COPY1 70 16538 20 2042454 ment vers le bas et vers le haut, coupant l'ensemble "des torons à peu près perpendiculairement, la vitesse volumique des courants par rapport au poids par unité de longueur des torons étant suffisante pour les maintenir en suspension sans aucun fléchissement. • 5 11. Appareil pour traiter une matière souple et allongée, caractérisé en ce qu'il comprend une chambre fermée comportant des ouvertures d'entrée et de sortie opposées, un dispositif disposant plusieurs tronçons de matière souple et allongée horizontalement et parallèlement en les espaçant, un dispositif produisant dans la 10 chambre plusieurs rideaux d'air dirigés alternativement vers le haut et vers le bas, disposés transversalement au trajet parcouru par les torons entre l'orifice d'entrée et l'orifice de sortie et un dispositif déplaçant les tronçons continus dans la chambre par l'orifice d'entrée et l'orifice de sortie, de manière à leur- faire-." 15 traverser successivement les rideaux d'air alternés. 12. Appareil suivant la revendication 11, caractérisé en ce qu'il comprend -un dispositif chauffant l'air à l'extérieur de la chambre, ainsi qu'un autre dispositif le faisant circuler de la chambre vers le dispositif de chauffage et le renvoyant au dispo- 20 sitif produisant les rideaux d'air. 13. Appareil utilisé pour sécher et mûrir partiellement en continu plusieurs tronçons en forme de torons d'une matière portant une matière d'imprégnation élastomère, les torons .disposés parallèlement et espacés, se déplaçant horizontalement d'un mouvement 25 continu et constituant un ensemble plan de torons, appareil caractérisé en ce qu'il comprend une chambre fermée comportant des parois latérales, une paroi de dessus et des parois d'extrémité parallèles et opposées, toutes ces parois étant reliées pour constituer la chambre fermée, l'une des parois d'extrémité comportant une 30 ouverture formant un orifice d'entrée pour les tronçons de torons se déplaçant horizontalement, l'autre paroi d'extrémité comportant une ouverture constituant, un orifice de sortie pour les torons, des ajutages produisant plusieurs rideaux d'un agent de chauffage étant espacés et dirigés vers le haut et vers le bas, ces rideaux étant 35 réglés de manière à se déplacer transversalement en travers du trajet- parcouru par les torons entre l'orifice d'entrée et l'orifice de sortie, ces rideaux étant disposés en-quinconces, l'appareil cocir-prenant également une chambre de chauffage et un organe envoyant un agent chauffé sous pression de la chambre de chauffage vers les- ajur- 70 16538 21 2042454 tage s. 14. Appareil suivant la revendication 13, caractérisé en ce que des dispositifs d'échappement disposés dans les régions supérieure et inférieure de la chambre collectent l'agent de chauffa- 5 ge et le renvoient à la chambre de chauffage. 15. Appareil suivant la revendication 13, caractérisé en ce qu'un dispositif fait correspondre les volumes en mouvement de 1' agent de chauffage, de sorte que la quantité de ce dernier qui est extraite par le dispositif d'échappement est supérieure à la quan- 10 tité qui est envoyée par les ajutages, une légère pression négative se produisant de ce fait dans la chambre et favorisant 1'écoulement de l'air extérieur dans la chambre par l'orifice d'entrée et par l'orifice de sortie. 16. Appareil suivant la revendication 13, caractérisé en ce 15 que les ajutages comprennent plusieurs collecteurs allongés et espacés, disposés parallèlement par rapport aux parois d'extrémité, en des positions relatives parallèles mais décalées verticalement et alternées au-dessus et au-dessous d'un plan défini passant par l'orifice d'entrée et l'orifice de sortie, une ouverture étant pré- 20 vue le long de chacun des collecteurs sur son côté le plus rapproché du trajet parcouru par les torons entre l'orifice d'entrée et l'orifice de sortie, des parois reliées à ces collecteurs, de façon à entourer chacune des ouvertures, convergeant à partir des ouvertures et se terminant par une fente proche du trajet, transversale- 25 ment par rapport à ce dernier et sur la même longueur que celle du collecteur. 17. Appareil suivant la revendication 16, caractérisé en ce que des dispositifs individuels, servant à>étrangler l'agent de chauffage allant du collecteur à la fente, sont serrés en sandwich 30 entre les parois, des dispositifs individuels disposés à l'intérieur de celles-ci séparant la masse d'agent de chauffage allant de l'ouverture allongée du collecteur à la fente en plusieurs courants ou jets indépendants disposés côte-à-côte, des rebords ou des ailes latérales étant disposés de chaque côté de chacune des fentes. 35 1 8. Chambre de séchage' de plusieurs tronçons de- torons con tinus humides, caractérisée en ce qu'elle comprend des parois latérales et des parois d'extrémité ainsi qu'une paroi supérieure, reliées entre elles et constituant ladite chambre, deux des parois opposées comportant dés ouvertures destinées à recevoir et à fairè 70 1è53è 22 2042454 sortir les torons qui les traversent sous la forme d'un ensemble horizontal dans lequel ils sont disposés parallèlement, plusieurs ajutages allongés et espacés étant disposés transversalement au trajet parcouru par les torons et émettant plusieurs rideaux d'un 5 agent de séchage maintenant les torons en suspension sans aucun support mécanique auxiliaire. 19. Chambre de séchage suivant la revendication 18, caractérisée en ce que la moitié environ des ajutages sont disposés en dessous du trajet parcouru par les torons et l'autre moitié envi-10 ron des ajutages sont disposés au-dessus de ce trajet, de sorte que la moitié environ des rideaux d'agent de séchage émis par les ajutages se déplace vers le tas et l'autre moitié se déplace vers le haut, les ajutages disposés au-dessus et au-dessous du plan étant disposés en quinconces» 15 20. Dispositif d'étranglement à deux étages destiné à com mander un courant de fluide envoyé à un collecteur allongé comportant une ouverture de sortie allongée disposée en longueur, caractérisé en ce qu'il comprend des parois reliées au collecteur le long et de chaque côté de l'ouverture, chacune des parois s'écar-20 tant du collecteur et convergeant jusqu'à une extrémité constituant une fente, les parois convergeantes dirigeant le fluide traversant l'ouverture de sortie du collecteur vers la fente, un ajutage allongé étant disposé à l'intérieur des parois, près de la fente, et comportant plusieurs canaux, en forme de gorges, disposés côte-à-côte, 25 comportant des ouvertures dont la surface d'ensemble est nettement moindre que la surface ménagée par l'espacement séparant les parois près desdites ouvertures, et comportant des orifices de sortie d'une surface très inférieure à celle desdites ouvertures. 21. Dispositif suivant la revendication 20, caractérisé en ce 30 que chaque ajutage comprend deux éléments allongés destinés à être' fixés en butée, face contre face, l'un des éléments comportant plusieurs gorges transversales disposées côte-à-côte sur sa face de butée constituant des canaux en forme de gorges,.la surface en section droite de chacune des gorges diminuant uniformément sur toute 35 sa longueur, l'autre élément étant relativement plat, de sorte que lorsque les éléments sont en "butée, l'autre élément et les gorges du premier constituent plusieurs canaux linéaires, disposés côte-à-côte, dont la surface à section droite diminue uniformément. 70 16538 23 2042454 22® Procédé pour chauffer ou sécher une matière en forme de toron allongée et souple qu'il est souhaitable de chauffer ou de sécher, caractérisé en ce qu'il consiste à disposer des tronçons continus de torons parallèlement dans un ensemble, à déplacer ces 5 torons continus longitudinalement et à diriger plusieurs rideaux espacés d'un agent convenable chauffant et séchant les torons, en travers de l'ensemble des tronçons en mouvement, les rideaux voisins se déplaçant dans des directions opposées de manière à maintenir les torons parallèlement dans l'ensemble, les rideaux se dé-10 plaçant perpendiculairement au trajet parcouru par cet ensemble et les torons se déplaçant soit verticalement soit horizontalement. 23. Procédé pour déplacer un tronçon d'une matière en forme de toron souple, caractérisé en ce qu'il consiste à disposer ce tronçon de toron souple et allongé de manière à le déplacer longi-15 tudinalement sur un trajet à peu près longitudinal et à lui faire traverser plusieurs rideaux d'air se déplaçant rapidement vers le haut et vers le bas, de manière à maintenir le tronçon en suspension.