La présente invention s'inscrit dans le domaine des appareils de chirurgie utilisEs dans l'orthopédie et la traumatologie, et plus précisément celui des endoappareils orthopédiques destinés à la croissance d'une nouvelle articulation scapulohumérale et coxofémorale naturelle, à la restitution d'une articulation déformée ou au rétablissement d'une articulation en dysplasie articulaire pathologique et en luxation congénitale. Le système squelettique, par sa structure et sa fonction, est un appareil de support et de locomotion du corps humain. Il est formé d'os, constituant des leviers, et de leurs joints mobiles formant des articulations. Cet appareil de support et de locomotion est mis en mouvement;' par la force musculaire produite par la volonté de l'homme. Les muscles locomoteurs sont fixés aux os qui forment les articulations; les muscles essentiels ont leur point de fixation près des extrémités articulaires. L'impulsion volitive incitant au mouvement est transmise aux muscles par le système nerveux à condition que les fuseaux neuromusculaires soient intacts; le mouvement ne peut être fort, précis et agile que si la forme et la structure des surfaces articulaires correspondent à la fonction considérée .La détérioration d'un ou de tous ces facteurs par un processus pathologique ou une opération chirurgicale traumatique entrain une perturbation ou la perte de i fonction de l'articulation concernée. Plu3 l'articulation est importante, plus sa fonction spécifique est essentielle, plus grande est la perte de capacité de travail subie par lthomme du fait de la suppression de la fonction de cette articulation. La perte d'une articulation scapulohumérale limite la capacité de travail de l'homme mais particulièrement grave est la perte d'une articulation coxofémorale.Avec l'age, l'ankylose d'une articulation coxo-fémorale peut entraîner la déformation de la colonne vertébrale et la dissymétrie du pelvis. L'ankylose des deux articulations coxo-fémo rales exclut l'homme de la vie professionnelle et familiale, le prre de la possibilité d'observer les exigences élementaires d'hygiène personnelle. En d'autres termes, l'homme ne peut plus être un membre à part entière de la société à cause de la perte de ses facultés physiques Pour réduire les conséquences tragiques de cette situation pour la personnalité humaine, les chirurgiens se sont efforcés d'aider les malades à tousles stades de developpement de l'orthopédie et de la chirurgie reconstructive. A partir du moment où on a eu recours à l'immobilisation en tant que méthode de traitement des endommagements et des maladies du système squelettique, les ankyloses des articulations sont devenues naturellement plus fréquentes. Plus tard, l'immobilisation a été complétée par la résection des extrémités articulaires des'os pour que l'ankylose soit plus rapide. les graves dommages causés au fonctionnement de l'appareil & BR importarie ont obligé les orthopédistes à rechercher les moyens de rétablir au moine une partie de la mobilité pour pallier la perte de l'artieulation. Ne sachant pas encore stimuler la croissance d'un nouveau cartilage articulaire hyalin, les chirurgiens en sont venus à insérer des lamettes entre les extrémités articulaires pour essayer de remplacer le cartilage articulaire hyalin. Toutefois, les recherches postopératoires ont montré que le tissu placé entre les articulations prenait parfois la forme d'un cartilage, mais n'avait pas la structure typique de celui-oi, de même que dans le cas des fausses articulations. Oes opérations n'ont pas donné de résultats satisfaisants en ce qui concerne le rétablissement de la fonction du membre attelai à cause de l'absence d'un cartilage articulaire hyalin capable de servir de support comme élément essentiel de Zletructure d'une articulation naturelle. L'innefficacité des lamettes insérées entre les extrémités articulaires a obligé les chirurgiens à reprendre les expériences de Lexer et à remplacer l'articulation perdue par un greffon hiunain (homotransplantatum) prélevé sur un cadavre, et finalement par une endoprothèse alloplastique. Les recherches spéciales et les observations cliniques effectuées ont montré qu'une matière morte de n'importe quelle origine ne donne pas de coalescence avec le tissu vivant de l'homme, que celui-ci soit un muscle ou un os. Au contraire, le greffon humain se trouve séparé de ce dernier par un tissu conjonctif format une fine tunique de couleur bleue-blanohe. Plus tard, l'os prélevé sur le cadavre se détériore et devient un détritus intoxiquant l'organisme humain par des produits de décomposition. D'endoprovhèse alloplastique est une articulation métallique introduite dans l'organisme humain à la place d'une articulation naturelle pathologiquement modifiée, préalablement extraite par le chirurgien. Cette endoprothèse est fixée aux fragments osseux par des tiges de support. La partie trochantérique du fémur, dans laquelle est introduite la tige de support de l'endoprothèse coxo-fémorale, est en forme d'un entonnoir de forme irrégulière, un peu rétrécie dans le sens avant-arrière. La tunique fragile compacte de l'os, s' amincis- sant vers le haut par endroits jusqu'à 1 mm, forme sur la paroi de l'entonnoir une tunique externe s'appuyant de l'intérieur sur un système trabéculaire spongieux assurant dans une grande mesure la résistance mécanique de cet entonnoir osseux. La zone centrale de l'os spongieux du trochanter, où prend appui la tige de support de l'endoprothèse introduite sans ciment, se détruit sous urrepressicn g ,2 13,2 kgf 1cm2 an moyenne pour les malades agés.La tige de support de l'endoprothèse n'a donc, en cet endroit, presqu'aucune résistance au moment de rotation des forces de déplacement. La contrainte au contact, de valeur variable, produite par le moment de flexion quand le membre est en mouvement, est supérieure, elle aussi, à la résistance à la compression de la substance spongieuse de l'os. De ce fait, aussitôt que le malade s'appuie sur sa jambe, le système commence à se détruire, la contrainte au contact étant plus forte que la résistance de la substance spongieuse de l'os à la compression, ce qui perturbe progressivement l'immobilité du contact entre l'os et l'endoprothèse. On a essayé d'y remédier en introduisant du ciment entre la tige de support de l'endoprothbse et le tissu osseux, mais cela a produit d'autres conséquences néfastes. Au cours de cette opération on enlève toute la structure spongieuse interne de l'entonnoir osseux, y compris les vaisseaux sanguins et les nerfs. La tunique restante de l'entonnoir osseux devient frêle et pour une large part dévitalisée. C'est pourquoi l'os se fracture parfois peu de temps après l'opération. Les mimes conséquences peuvent se produire dans les traitements analogues de lthumérus. La durée et les dangers de traumatisme que présente ltopé- ration prothétique (36 étapes successives) entrainent inévitablement des complications fatales de nature cardiovasculaire, régénérativeet infectieuse. L'instabilité de l'endoprothese, les fractures des oset l'infection obligent à retirer l'endoprothèse. Quand celle-ci est enlevée, l'os et l'articulation restent irréparablement défectueux et le membre est dépourvu de son support. La prothèse est en général impossible pendant l'adolescence, quand la restitution de la mobilité de l'articulation perdue est plus importante que dans le cas d'un age avancé. Il s'ensuit que cette méthode coûteuse et très risquée n'a pas suffisamment résolu le problème du rétablissement de la mobile des articulations. Ainsi, toute l'expérience acquise dans le domaine de l'ortho- pédie prouve que la plus stre de toutes les méthodes existantes et possibles de restitution de la fonction d'une articulation est la recréation par le chirurgien d'une articulation naturelle. Malheureusement, cette méthode de rétablissement de l'articulation n'a pu être appliquée jusqu'à présent, car il était impossible de stimuler la croissance d'un cartilage articulaire hyalin. L'invention vise à créer un endoappareil orthopédique permettant une liaison cinématique assurant des fonctions appropriés des extrémités articulaires, ajustées à la fraise, d'une articulat4t scapulohumérale et coxo-fémorale créée provisoirement, ce qui permet à l'articulation provisoire d'effectuer exclusivement les mouvements nécessaires à la formation d'une nouvelle articulation de forme et fonction données ; au repos et pendant les mouvements, l'appareil doit conserver entre les surfaces articulaires un jeu indispensable à leur croissance naturelle convergente congruente, se terminant par la création, sur toute la surface articulaire, d'un cartilage hyalin capable d'exercer la fonction de support. L'invention vise en outre à créer un endoappareil orthopédique permettant une action mécanique favorable au rétablissement des dysplasies pathologiques et des luxations congénitales de l'articulation coxo-fémorale chez les enfants, la tête articulaire ayant subi une reposition ménagée etant ainsi en état cinématique assurant la reformation naturelle de l'articulation pendant la croissance de l'enfant. Ce problème est résolu du fait que l'endoappareil orthopédique destiné à stimuler la croissance d'une nouvelle articulation soapulohumérale et coxo-fémorale, à reconstituer une articulation déformée ou à rétablir une articulation en dysplasie pathologique et une luxation congénitale, comporte, d'après l'invention, une charnière façonnée comprenant une tête sphérique coopérant avec une rigole de guidage arquée dont la cavité interne est de section transversale ronde correspondant à la tête sphérique et assurant la rotation limitée de celle-ci, sa disposition surie de rotation de la tête articulaire dans un plan et son glissement suivant la rigole de guidage, c'est-à-dire suivant un arc dont le rayon part de l'axe de rotation de la tête articulaire dans un autre plan, ladite charnière étant destinée à être placée sur l'os près de l'articulation provisoire taillée à la fraise ; une tige courbe relie la tête sphérique à l'une des extrémités d'un manchon de serrage extensible; la deuxième extrémité du manchon est liée de façon réglable et démontable à une paire# de tiges courbes formant ancre, raccordées entre elles en s'intercroisant de façon démontable pour être fixées à l'os huméral ou fémoral en étant introduite dans la cavité osseuse moelleuse-où elles forment trois paliers d'appui sur la partie compacte des parois internes du tube osseux, et la rigole de guidage arquée est rigidement fixée par son dos à l'une des extrémités d'une tige, dont l'autre extrémité est assemblée de façon réglable et démontable à un organe de fixation en forme d'ancre analogue au précédent, comprenant deux tiges con reliées en s'intercroisant de façon démontable afin d'être attachée au pelvis ou à l'omoplate et à la clavicule, de sorte que, lors de la fixation de l'appareil aux os formant l'articulation, les extrémités articulaires des os sont retenues dans une position assurant des mouvements actifs et orientés de l'articulation autour d'un point ou d'un axe donné, indispensable à l'articulation selon ses formes en fonction données, en laissant entre les surfaces articulaires de jonction un jeu nécessaire à leur croissance natu2#)1# convergente et congruente, croissance qui s'achève par la formation sur toutes les surfaces articulaires d'un cartilage hyalin de suppi il est avantageux que le manchon de serrage extensible comprenne une douille et deuz tiges filetées. La douille a, à l'exté- rieur, des faces pour clé à écrou, et d l'intérieur, un orifice longitudinal débouchant, dont la partie centrale a une surface cylindrique lisse, tandis que ses extrémités ont chacun un filetage, l'un gauche, l'autre droit.Des deux côtés opposés de la douille sont vissées les deux tiges filetées, dont lea extrémités insérées dans la douille sont lisses, sans filetage, leur diamètre étant inS; rieur au diamètre de l'orifice longitudinal de la douille; ces extrémités des tiges sont taillées longitudinalement à une profondeur inférieure à la moitié de leur section transversale et à une longueur dépassant la longueur de l'extrémité lisse d'une valeur égale au diamètre du filetage.Les surfaces lisses planes des extrémités taillées longitudinalement des tiges sont en contact entre elles, tandis que les surfaces de la partie cylindrique de ces extrémités sont adjacents aux parois de l'orifice interne de la douille ; les tiges se repoussent ainsi l'une de l'autre par rapport à l'axe longitudinal de la douille, ce qui crée un contact à contrainte entre les tiges et entre les tiges et la douille. Les ties filetées de base des extrémités taillées longitudinalement sont alors déviées de l'axe longitudinal de la douille, forment des demicônes filetés dirigés en sens contraires, qui introduisent radialement sous pression leur filetage dans le filetage de la douille (des deux côtés de celle-ci).L'extrémité d'une des tiges sortant de la douille constitue ladite tige courbe liée à la tête sphérique, tandis que la deuxième tige filetée sortant de l'autre extrémité de la douille se termine par un secteur denté en interaction avecwe dent se trouvant à l'extrémité de l'une des tiges courbes formant ancre, ce secteur ayant à sa base un orifice conique en interaction avec une dent conique à l'extrémité de la deuxième tige courbe formant ancre, serrée à l'aide d'une vis contre le secteur denté,ee qui permet de réaliser un assemblage réglable et démontable à cône et à secteur denté des deux tiges courbes en forme d'ancre avec le manchon de serrage; sur le manchon se trouve un collier serré par une vis ayant une pointe en foret destinée à être vissée dans l'os. Ledit manchon de serrage extensible exclut la rotation réciproque des tiges filetées, l'auto-dévissage de la jonction sous l'effet'd'une charge variable, ainsi'un jeu longitudinal et latéral dans le manchon. la résistance de la jonction au repos ou pendant le fonctionnement du manchon reste égale à la capacité de résistance de la partie cylindrique des tiges filetées.Le manchon assure ainsi une position optimale de l'humérus ou du fémur et sa fixation immobile par rapport au manchon. Le collier engagé sur le manchon renforce la fixation du manchon à l'os huméral ou coxal0 Il sert en outre à la fixation du trochanter renversé à l'os coxal. I1 est possible que ltorgane de fixation en forme d'ancrescnt pourvu de deux tiges recourbées, et que la tige reliant la rigole de guidage à l'organe de fixation en forme d'ancre soit filetée et entre dans une douille ayant un orifice fileté borgne.Cette douille comporte des faces extérieures pour clé à écrou, ainsi que des fentes longitudinalesà son extrémité dirigée vers la rigole de guidage et serrée par un collier à vis ayant une extrémité sous fome de foret pour être vissée dans l'os, l'autre extrémité de la douille se terminant par une tête sphérique serrée entre les branches d'une pince au moyen d'une vis; cette vis, en se vissant, pénètre aussi dans l'orifice fileté longitudinal de l'extrémité conique d'une des tiges recourbées formant l'organe de fixation en forme d'ancre et coopérant avec un orifice conique dans l'une des branches de la pièce l'autre branche de la pince se terminant par un secteur denté engrenant avec une dent se trouvant à ltextrémité de la deuxième tige courbe de l'organe en forme d'ancre.Cela permet un assemblage réglable à cône et secteur denté de la tige liée à la rigole de guidage avec l'organe de fixation en forme d'ancre. Une telle réalisation de la tige reliant la rigole de guidage à l'organe de fixation en forme d'ancre permet de fixer de façon précise la rigole de guidage dans une position prédéterminée par rapport à la fosse articulaire, encréant ainsi dans l'articulation provisoire des conditions optimales pour sa reformation naturelle selon la forme et la fonction désirées. Ainsi conçues, les deux tiges formant ancre permettent de créer un système précontraint de fixation des tiges élastiquement raccordées à l'os fragile. Dans ce cas, la structure spongieuse etb système de circulation et d'innervation à l'intérieur de l'os ne se détruisent pas, c'est-à-dire que 1' os n'est pas dévitalisé à la suite du trauma opérationnel. La contrainte au contact, dans le cas d'un tel système de fixation, produit une certaine irritation dutissu osseux vivant, ce qui provoque une prolifération de compensation de celui-ci dans la zone d'appui contre le métal, et avec le temps la jonction de l'os avec le métal devient plus solide. L'organe de fixation en forme d'ancre peut aussi comprendre trois tiges recourbées reliées en s'entrecroisant de façon demontable; ces tiges sont liées entre elles et à l'extrémité de la tige en contact avec-la rigole de guidage à l'aide d'une vis. Un tel organe de fixation en forme d'ancre est très efficace pour la fixation de l'appareil à l'omoplate et à la clavicule, et il peut aussi bien astre fixé sur l'os coxal. L'endoappareil orthopédique destiné à stimuler la croissance d'une nouvelle articulation scapulohumérale ou coxofémorale et permettant la restitution d'une articulation déformée ou le rétablissement d'une dysplasie articulaire pathologique et d'une luxation congénitale, crée les conditions nécessaires à la croissance d'un nouveau cartilage articulaire hyalin de support, identique à uncarti- lage naturel, sur les surfaces articulaires à joindre des extrémités ar#ticulaires des os vivants du malade destinés à former une nouvelle articulation, lesdites extrémités étant provisoirement préparées en étant taillées à la fraise, ce qui permet la croissance d'une nouvelle articulation naturelle selon la forme et la fonction désSiEs à la place de l'articulation perdue (ankylose), ou bien à proximité de celle-ci, là où l'os est coupé ; les extrémités articulaires sont préalablement taillées à la fraise, et des muscles existent ou sont adaptés plastiquement à des mouvements actifs de la nouvelle articulation scapulohumérale ou coxo-fémorale du malade, mouvements produits par Sa volonté. L'appareil sert également à la restitution des articulations scapulohumérales et coxofémorales déformées. Cet appareil mécanise le processus d'une reposition ménagée d'une articulation coxo-fémorale en dysplasie pathologique et en luxation congénitale chez les enfants, et règle la position et les mouvements des extrémités articulaires jusqu'à la fin de la reformation natunlle de cette articulation pendant la croissance de l'enfant. Cet appareil raccorde, cinématiquement et de manière à lui conférer des fonctions appropriées, les extrémités articulaires, développées incomplètement, de l'articulation coxo-fémorale en luxation congénitale des enfants, préalablement ajustées à l'aide du mame appareil, ainsi que les extrémités articulaires de l'articula- tion scapulohumérale ou coxo-fém oral e chez les adultes et les adolescents, préalablement taillées å la fraise ou reconstituées,# manière à maintenir entre les surfaces articulaires provisoires au repos ou en mouvement un Jeu nécessaire à leur croissance convergeante et congruente de reformation. En réglant la position et les mouvements des extrémités articulaires, l'appareil exclut les mouvements désordonnés et inutiles pour l'articulation considérée, et permet à l'articulation provisoire de ne faire, autour d'un point ou d'un axe donné, que les mouvements nécessaires à la croissance de l'articulation selon la forme et la fonction voulues. Ces conditions assurent, au cours de 6 à 12 mois de traitement du malade sans hospitalisation, la croissance d'une nouvelle articulation dont les extrémités sont congruentes et dont la forme correspond à la fonction de l'articulation ; les surfaces articulaires de la tête et de la fosse se recousrentde cartilage articulaire hyalin de support de 1,5 à 2 mm d'épaisseur-sur chaque surface articulaire. Ce cartilage a une surface blanche, lisse, humide, brillante et adhère fermement au tissu osseux des extrémités articulaires. L'analyse histologique de fragments de cartilage, pris sous biopsie sur une nouvelle articulation su moment o# l'appareil est retiré, prouve que les surfaces articulaires de la nouvelle articulation naturelle sont recouvertes d'un jeune tissu parties lagineux hyalin; ce tissu ne s'est pas encore partout formé, et de part en part apparaissent des ilotes de cartilage nouvellement formé et de tissu osseux. Mais la croissance d'un nouveau cartilage articulaire hyalin est ainsi démontrée par les recherches#histolo- giques. Le cartilage articulaire hyalin est l'élément essentiel de la structure, il sert à distinguer la nouvelle articulation naturelle des différentes formes de joints artificiels ou pathologiques permettant des mouvements entre les fragments. En outre, la nouvelle articulation naturelle est entourée d'une capsule articulaire contenant un fluide. La nouvelle articulation scapulohumérale ou coxo-fémorale formée à l'aide de l'appareil produit des mouvements actifs selon la volonté du malade. Quand la nouvelle articulation est entièrement formée et l'appareil enlevé, les malades reviennent à leur activité physique, reprennent leurs professions, peuvent m#me conduire une automobile et travailler comme chauffeurs. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la descripicn détaillée suivante de l'appareil faisant l'objet de l'invention, en se référant aux dessins annexés qui représentent - la figure 1, un endoappareil orthopédique destiné à la croissance d'une nouvelle articulation droite, coxo-fémorale de préférence, à la restitution d'une articulation déformée ou au rétablissement d'une articulation en dysplasie pathologique et en luxation congénitale, conformémentà l'invention, en position de fixation aux os formant l'articulation, vue de face - la figure 2, le même endoappareil, vu de côté en coupe partielle -la figure 3, une vue en coupe suivant la ligne 111-111 de la figure 2 (les axes des deux manchons se trouvent dans le plan de coupe);; - la figure 4, une vue en coupe suivant la ligne IV-IV de la ligure 3 ~3 - la figure 5, un endoappareil orthopédique destiné à la croissance d'une nouvelle articulation droite (scapulohumérale), conformément à l'invention, en position de fixation aux os formant 11 articulation scapulohumérale, vue de face ; - la figure 6, le même endoappareil, vue de côté en coupe partielle. L'endoappareil orthopédique proposé, destiné à stimuler la croissance d'une nouvelle articulation scapulohumérale et coxo-fémorale, à la restitution d'une articulation déformée ou au rétablissement d'une dysplasie articulaire pathologique et d'une luxation congénitale, est constitué par une charnière façonnée 1 (figures 1,2) comprenant une tête sphérique 2 reliée à une rigole de guidage courbe 3. La rigole de guidage 3 a une cavité interne 4 à section transversale ronde correspondant à la tête sphérique 2 et assurant une rotation limitée de celle-ci, sa disposition sur l'axe de rotation de la tête articulaire dans un plan, ainsi que son glissement suivant la rigole de guidage 3, c' est-à-dire suivant un arc dont le rayon part de l'axe de rotation de la tête articulaire dans un autre plan.La tête sphérique 2 est fixée à l'une des extrémités d'une tige courbe 5 dont l'autre extrémité se transforme directement en une tige filetée droite 6 faisant partie d'un manchon de serrage extensible 7. Le manchon de serrage 7 comprend une douille 8 (figure 3) ayant à l'extérieur des faces 9 (figure 4) pour une clé à écrou. La douille 8 du manchon de serrage 7 (figure 3) a, à 1' inté- rieur, un orifice longitudinal. La partie centrale 10 de cet orifice a des parois lisses formant une surface cylindrique de diamètre D (figure 4), et les parties voisines extrêmes 11 et 12 (figure 3) de cet orifice sont taraudés l'une à droite, l'autre à gauche. La tige filetée 6 et une tige filetée 13, vissées des deux côtés dans la douille 8, ont à l'intérieur de la douille 8 des portions d'extrémité lisses 14 et 15 (figur#3 et 4)dont diamètre d (figure 4) est inférieur au diamètre D de l'orifice longitudinal de la douille 8. tes extrémités 14 et 15 des tiges 6 et 13 (figure3) sont longitudinalement découpées à une épaisseur inférieure à la moitié de leur section transversale et à une longueur supérieure à la longueur de l'extrémité lisse 14 ou 15 dtune valeur à peu près égale au diamètre du filetage. tes extrémités 14 et 15 des tiges 6 et 13 sont adjacentes l'une à l'autre par leurs surfaces planes taillées longitudinalement, tandis que leurs surfaces cylindriques sont en contact avec les parois de la partie centrale 10 de l'oriiloe de la douille 8. Comme les hauteurs h et h1 (figure 4) des sections transvernales des extrémités 14 et 15 découpées longitudinalement sont supérieures à la moitié du diamètre d de ces extrémités, elles se repoussent mutuellement à l'intérieur de la douille 8 par rapport à l'axe longitudinal de la douille 8. Les extrémités longitudinalement découpées 14 et 15 subissent alors une flexion à leur base, en créant ainsi des contraintes aux contacts entre les tiges 6 et 13 (figure 3) sur leurs surfaces de contact, et entre les tiges 6 et 13, d'une part, et la douille 8 sur sa partie centrale 10 à parois lisses, d'autre part.Les parties filetées 16 et 17 à la base des extrémités découpés longitudinalement 14 et 15 des tiges 6 et 13, étant déviées de l'axe longitudinal de la douille 8, forment des demi-ctnes filetés dirigés en sens contraires qui introduisent radialement sous pression leur filetage dans le ffl-taye de la douille 8, aux deux extrémités 11 et 12 de celle-ci. Une telle exécution du manchon de serrage 7, sur toute sa course égale à la moitié de la longueur de la douille 8, exclut, au repos aussi bien que pendant son fonctionnement, la rotation réciproque des tiges 6 et 13, ainsi que tout jeu transversal et longitudinal entre les tiges 6 et 13 et entre les tiges 6 et 13 et la douille 8 sur ses partie. à filetage, et enfin, ce qui est important, elle exclut l'autodévissage ou raccordement sans employer d'autres moyens de blocage. La résistance de la jonction à la rupture, à la compression, à la flexion et à la torsion reste égale à#la résistance mécanique de la partie à section ronde des tiges 6 et 13. L'endoappareil est fixé à l'os de l'humdrus ou du fémur au moyen de deux tiges courbes 18 et 19 (figure 2) formant ancre, raccordées entre elles en se croisant d'une façon démontable ; la tige 19 a un orifice par lequel passe la tige 18. L'extrémité de l'une des tiges filetées 13 sortant de la douille 8 se termine par un secteur denté 20 (figures 2, 3) en contact avec une dent 21 (figure 3) se trouvant à l'extrémité de la tige courbe 18 (figure 2) ; la deuxième tige courbe 19 a à l'une de ses extrémité une dent conique 22 qui entre dans une fente conique pratiquée à la base du secteur denté 20; la tige courbe 19 est serrée 9 l'aide de la vis 25 contre le secteur denté 20. De cette façon, il se forme une jonction réglable démontable à cône et à secteur denté des deux tiges courbes formant ancre 18 et 19 avec le manchon de serrage extensible 7. Les extrémités 24 et 25 des deux tiges entrecroisées courbes formant ancre 18 et 19diveEent en sens contraires du point d'intersection; introduites dans le tube osseux 26, elles forment deux paliers de support au contact avec la couche compacte intacte des parois internes du tube osseux 26 ; un troisième palier de support, diamétralement opposé, est formé à l'intérieur du tube osseux 26 au contact avec l'os de la portion centrale 27 de la tige 19. La tige 19 s'appuie sur la paroi extérieure du tube osseux 26 par un palier carré 28 (figures 2,3) se trouvant à la base de sa dent conique 22 (figure 2). Quand les tiges 18 et 19 sont introduites dans le tube osseux 26, un état de précontrainte est créé entre elles et entre les tiges 18 et 19 et le tube osseux 26. Une telle précontrainte du système de fixation au contact de la couche compacte de l'os fragile et élastique avec les tiges élastiques métalliques 18 et 19 assure une grande solidité de la jonction de l'os avec le métal et une marge de résistance de l'os à la compression localisée de 3 à 9 fois plus grande par rapport à la pression variable. La rigole de guidage courbe 3 limitant la position et guidant la rotation de la tête sphérique 2, est rigidement fixée par le revers à l'une des extrémités d'une tige filetée 29 (figure 3). L'autre extrémité de la tige 29 est vissée dans une douille 30 ayant un orifice taraudé borgne. La surface extérieure de la douille 30 a des faces pour une clé à écrou. Trois fentes longitudinales sont pratiquées sur l'extrémité de la douille 30 dirigée vers la rigole de guidage 3; cette partie de la douille 30 est serrée par un collier 31 au moyen d'une vis 32 (figures 2, 3) ayant une extrémité en pointe de foret afin d t être vissée dans l'os coxal lorsque l'on serre ledit collier avec la vis 32. Le vissage de la vis 32 assure la fixation immobile de la douille 30 et de la tige 29 (figure 3). La douille 30 se termine par une tête sphérique 33. La tête sphérique 33 est serrée dans une pince formée par des branches 34 et 35 serrées par une vis 36. Quand la vis 36 est vissée, la fente entre les branches 34 et 35 se rétrécit et la tête sphérique 33 est en fixation immobile. La branche 34 stachève par un secteur denté 37 (figure 2) en contact avec une dent 38 d'une tige courbe 39. La tige courbe 39 et une tigs courbe 40 sont raccordées entre elles de façon démontable en s'entrecroisant, la tige 39 étant introduite dans un orifice pratiqué dans la tige 40. Tes tiges 39 et 40 forment un organe de fixation en forme d'ancre destiné à être fixé à l'os coxal.Pour appui de l'os sont prévus des paliers de support 41, 42 et 43 (figure 1). Une saillie en cône 44 (figure 33 de la tige 40 est intro- duite dans un orifice conique de la branche 35. Le cane 44 estpoursu d'un orifice taraude où est vissée la vis 36 serrant les branches 34 et 35. Ainsi se crée une jonction réglable à cône et à secteur denté de la tige 29 (reliée à la rigole de guidage 3) avec l'organe de fixation en forme d'ancre (fixant l'appareil à l'os coxal). Une telle conception du raccordement entre la charnière 1 de l'appareil et les deux tiges courbes 39 et 40 formant ancre et assurant la fixation de l'appareil à l'os coxal permet au chirurgien de fixer la charnière façonnée 1 dans une position exacte par rappat à la fosse articulaire, et permet aussi de s'en servir comme d'un vérin pour la reposition ménagée d'une luxation congénitale chez les enfants. Afin d'utiliser cet appareil pour la croissance d'une nouvelle articulation scapulohumérale naturelle, il est avantageux d'effectuer quelques transformations dans l'organe de fixation en forme d'ancre (fixant l'appareil à la clavicule et à l'omoplate), ce qui est représenté sur les figures 5 et 6. Dans ce cas, le dos de la rigole de guidage 3 est fixé à un manchon de serrage extensible 45 (figure 5) liant la charnière façonnée 1 à l'organe formant ancre fixant l'appareil à l'omoplate et à la clavicule. Ledit manchon de serrage 45 est constitué par une douille 46 ayant un orifice longitudinal taraudé borgne. #' extrémité borgne de cette douille 46 est fixée rigidement au dos de la rigole-guide3, et dans l'autre extrémité de la douille 46 est vissée une tige filetée 47 portant un écrou 48, l'autre extrémité de cette tige se terminant par un secteur denté plat 49 à la base duquel, dans la tige 47, il y a un orifice transversal. Le corps de la douille 46 est fendu longitudinalement et, pour serrer cette fente dans le but de fixer le manchon 45 dans une position donnée un collier 50 est engagé sur la douille 46 et est serré par une vis 51. L'extrémité pointue de cette vis 51 est destinée à être vissée dans l'os. L'organe en forme d'ancre de fixation à l'omoplate et à la clavicule compote trois tiges courbes 52, 53 et 54 (figure 6) qui sont liées entre elles en s'entrecroisant de façon démontable et réglable. Ces tiges sont liées aussi de façon démontable et réglable à l'extrémité libre du manchon 45 partant du dos de la rigole de guidage 3. la tige 54 appartenant audit organe en forme d'ancre a, dans sa partie centrale, un orifice taraudé transversal. L'une des extrémités de cette tige 54 est courbée en griffe et est destinée à être introduite dans l'apophyse acromiale de l'omoplate, l'autre extrémité de cette tige étant rectiligne et se terminant par une dent 55 (figure 5) destinée à engrener avec le secteur denté 49 du manchon 45. Dans 11 organe en forme d'ancre assemblé et monté, cette tige 54 se dispose en bas, comme cela est représenté sur la figure 5, les deux autres tiges étant assemblées l'une, 52 du côté gauche, et l'autre, 53, du côté droit. L'une des extrémités de chaque tige latérale 52 et 53 est divisée en deux branches; supérieure et inférieure, traversées par un orifice transversal. Lors-du montage, les tiges 52 et 53 sont mises par leurs branches sur la portion plate de la tige 47du manchon 45 où, dans la tige 47, il y a 11 orifice transversal, de telle façon que cet orifice coincide avec les orifices dans les branches. Les branches homonymes sont alors superposées et dans l'espace entre les paires de branehes-supérieures et inférieures se place la tige 47 du manchon 45. Ane vis 56, en passant par lesdits orifices en coincidence,- se visse dans l'orifice taraudé de la tige 54.De cette façon est formé l'assemblage démontable réglable des tiges 52, 53 et 54 (figure 6) formant l'organe en ancre de fixation aux os, et l'assemblage dudit organe de fixation au manchon 45 partant de la charnière façonnée 1. les tiges cour 52 et 53 ont des extrémités pointues et courbées. La tige 53emb par cette extrémité la partie acromiale de la clavicule 57 (figure5) de face et d'en bas, et la tige 52 (figure 6), en embrassant le bord supérieur de l'omoplate 58 (figure 5), est enfoncée par son extrémité pointue dans l'os de l'omoplate 58 par derrière (non montré sur le dessin). Dans cette position, les tiges 52 (figure 6) et 53 sont serrées et fixées au moyen de l'écrou 48. Sur le corps du manchon extensible 7 est engagé un collier 59 serré par une vis 60 à l'extrémité pointue en foret destinée à être visséeca4s lthumérus 61. Pour chaque articulation ou pour une paire symétrique d'articulations ayant une forme et une fonction propres exclusivement à cette articulation, l'appareil doit avoir une construction répondant à la forme et à la fonction de l'articulation donnée. Pour chaque paire symétrique d'articulations, les appareils sé font en réflexion spéculaire par rapport l'un à l'autre. Pour les enfants, les adolescents et les adultes, les dimensions de l'appareil doivent être différentes. Une plus grande précision de l'appareil selon les dimensions des os peut être atteinte en réglant la position des éléments de l'appareil raccordés entre eux de façon à pouvoir entre déplacés et réglés. L'opération de formation provisoire des extrémités articulaires taillées à la fraise sur un os vivant du malade à la place d'une ankylose disséquée, ainsi que l'opération de restitution des extrémités articulaires déformées, s'effectuent sous anesthésie générale. Après la résection des tissus tendres et la préparationde l'endroit où l'articulation est perdue, ou des extrémités articulaires déformées, on crée par fraisage des extrémités articulaires provisoires. Les organes en forme d'ancre de fixation de l'appareil sont respectivement introduits dans les deux os formant l'articulation. Lorsque l'opération est faite sur le fémur, les tiges courbes 18 et 19 (figure 2) sont introduites dans le tube osseux 26 de l'os fémoral, tandis que les tiges courbes 39 et 40 (figure 1) sont introduites dans l'os coxal. Puis on raccorde à l'organe de fixation en forme d'ancre le reste de l'appareil : le manchon de serrage extensible 7 est fixé aux tiges 18 et 19 (figure 2), tandis queiatjRe 29 (figure 3) avec la douille 30 serrée entre les branches 34 et 35 de la pince, est raccordée aux tiges 39 et 40.La tige courbe 5 et la rigole de guidage arquée 3, raccordées entre elles d'une manière mobile par la t8te sphérique 2, limitent alors la position du col de ltos fémoral grâce au fait que la tige courbe 5 est fixée au col du fémur parle devant, et la rigole de guidage 3 ayant l'apparence d'une partie d'un anneau, retient le col du fémur d'en haut et par derrière. En tournant la doulle 8 du manchon de serrage 7 et la douille 30, et en réglant l'angle d'engrènement des secteurs dentés 20 et 37, on obtient une position cinématique correcte des extrémités articuii res provisoires et on conserve entre elles le jeu nécessaire à leur croissance convergente. S'étant assuré que la position des extrémités articulaires des os était optimale, le chirurgien fixe cette position en serrant toutes les vis de l'appareil. L1 opération de l'articulation scapulohumérale est analogue à celle faite sur ltarticulation coxo-fémorale ,' mais dans ce cas il faut utiliser un appareil dans lequel l'organe de fixation en forme d'ancre (fixé à l'omoplate et à la clavicule) comprend trois tiges courbes 52, 53, 54 (figures 5 et 6). La tige courbe 54 est introduite dans l'apophyse acromiale de l'omoplate. Quand l'opération se fait sur une articulation droite, la tige 53 embrasse l'extrémité distale de la clavicule, tandis que la tige courbe 52 est agrippée au rebord de l'omoplate par le haut et par le revers, et son extrémité en pointe s'enfonce dans le tissu osseux de llomoplate. Les trois tiges recourbées 52, 53, 54 sont alors serrées par la vis 56 que le chirurgien serre définitivement après avoir réglé l'angle d'engrènement entre le secteur denté 49 et la tige 54. L'écrou 48 fixe en position des tiges 52 et 53. En réglant la longueur du manchon de serrage extensible 7 et en choisissant l'angle d'#ngrènement des secteurs dentés 49 et 20 (figure 6), on obtient la fixation de l'extrémité articulaire de l'os scapulohuméral dans une position cinématique optimale par rapport àla fosse articulaire provisoire de l'omoplate. On laisse entre les surfaces articulaires provisoires le jeu ndeessaire à leur croissance convergente de reformation. Ainsi, le réglage de la position de l'appareil décrit CL-d#ssus permet d'obtenir une position cinématique optimale des extremités articulaires des os fixées à l'appareil et de conserver entre les surfaces articulaires de jonction provisoires le jeu nécessaire à leur croissance naturelle congruente de reformation, croissance quise termine par la formation d'un cartilage articulaire hyalin de support sur les surfaces articulaires.Cela se produit au bout de 6 à 12 moie à partir de l'opération consistant en la création provisoire d'une nouvelle articulation, en taillant à la fraise des extrémités articulaires provisoires sur un os vivant du malade, à la place de 1' articulation perdue ou à une certaine# distance de celle-ci, #Pr où il y a des muscles ou là où ces derniers peuvent être plastiquement adaptés pour permettre les mouvements de la nouvelle articulation selon la volonté du malade. Le régime postopératoire du malade est libre, les mouvements de l'articulabion opérée commencent aussitôt après l'opération et augmentent progressivment au fur et à mesure que l'inflammation aseptique décroît. Quand les sutures de la plaie sont retirées, le malade retourne chez soi et continue à faire des exerciees de culture physique pour une convalescence plus rapide. L'appareil est enlevé aprèstla formation définitive de 1' articulation, mais les malades âgés de plus de 60 ans peuvent le conserver jusqu'à la fin, dans la vie quotidienne ou le travail, cet appareil ne leur causant aucun désagrément. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques, des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Endoappareil orthopédique destiné à stimuler la croissance d'une nouvelle articulation scapulohumérale ou coxo-fémorale naturelle, à la restitution d'une articulation déformée ou au rétablissement d'une dysplasie articulaire pathologique et d'une luxation congénitale caractérisé en ce qu'il comporte une charnière façonnée 1 comprenant une tête sphérique 2 reliée à une rigole de guidage courbe 3 comportant une cavité interne 4 à section transversale ronde correspondant à la tête sphérique 2 et assurant une rotation limitée de celle-ci, sa disposition sur l'axe de rotation de la tête articulaire dans un plan et son glissement suivant la rigole de guidage 3 suivant un arc de cercle dont le rayon part de l'axe de rotation de la tête articulaire dans un autre plan, ladite charnière étant destinée à être disposée sur l'os près d'une articulation provisoire taillée à la fraise, ladite tête sphérique étant reliée par l'intermédiaire d'une tige courbe 5 à l'une des extrémités dlun manchon de serrage extensible 7, tandis que l'autre extrémité dudit manchon est reliée de façon réglable et mobile à une paire, formant ancre, de tiges courbes entrecroisés 18, 19 reliées entre elles de façon démontable et destinées à être fixées à l'os fémoral ou huméral en étant introduites dans la cavité osseuse de manière à y former trois paliers de support opposés sur la partie compacte des parois internes du tube osseux ladite rigole de guidage courbe 3 étant rigidement fixée par son dos à l'une des extrémités d'une tige 29 dont l'autre extrémité est liée de façon réglable et démontable à un organe en forme d'ancre analogue à celui mentionné et constitué de tiges cour#es ent#oroisee's jg, 40, 52, 53, 54 reliées entre elles de façon démontable et destinées à être fixées à l'os coxal ou à l'omoplate et à la#clavicule, ce qui permet, lors de la fixation de l'appareil aux os formantlMr- ticulation, de maintenir les extrémités articulaires des os dans une position permettant des mouvements actifs et orientés dans l'articulation autour d'un point ou d'un axe donné, indispensables à l'articulation selon une forme et des fonctions déterminées, en conservant entre les surfaces articulaires à joindre le jeu nécessaire à leur croissance naturelle convergente et congruente, croissance qui s'achève par la formation, sur toutes les surfaces articulaires de jonction, d'un cartilage hyalin de support. 2. Sndoappareil orthopédique conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que le manchon de serrage extensible 7 comporte une douille 8 possédant sur sa surface extérieure des faces pour clé à écrouetà l'intérieur, un orifice longitudinal débouchant dont la partie centrale 10 a une surface cylindrique lisse, tandis que les extrémités voisines 11, 12 sont taraudées l'une à gauche, l'autre à droite, et deux tiges filetées 6 et 13 vissées dans la douille 8 de deux côtés opposés de cette dernière, ces tiges filetées ayant des extrémités 14 et 15 lisses, sans filetage insérées dans la douille 8, et dont le diamètre est inférieur au diamètre D de l'orifice longitudinal de la douille 8, lesdites extrémités 14 et 15 des tiges 6 et 13 étant taillées longitudinalement à une épaisseur inférieure à la moitié de leur section transversale, et à une-longueur dépassant la longueur de toute l'extrémité lisse 14, 15 d'une valeur à peu près égale au diamètre du filetage, tandis que les surfaces taillées planes des extrémités 14 et 15 des tiges 6 et 13 sont en contact entre elles et que les surfaces cylindriques de ces extrémités sont adjacentes aux parois de l'orifice interne de la douille 8, lesdites tiges se repoussant ainsi mutuellement par rapport à l'axe longitudinal de la douille 8, ce qui crée un contact à contrainte entre les tiges et entre les tiges et la douille, tandis que les parties filetées 16 et 17 à la base des extrémités 14 et 15, taillées longitudinalement, des tiges 13 et 6, étant déviées de l'axe longitudinal de la douille 8, forment des demicônes filetés dirigés en sens contraires et qui introduisent radialement sous pression leur filetage dans le filetage de la#bui# 8, des deux cbti 11 et 12 de celle-ci, 11 extrémité d'une des tiges 6 sortant de la douille 8 se transformant en tige courbe 5 précitée liée à ladite tête sphérique 2, tandis que L'extrémité de la deuxième tige filetée 13 sortant de-l'autre baut de la douille 8 se termine par un secteur denté 20 en interaction avec une dent 21 à l'extrémité de l'une des tiges courbes 18 formant ancre, ce secteur comportant à sa base un orifice conique en interaction avec une dent conique 22 de ltextrémité de l'autre tige courbe 19 formant ancre, serré à l'aide d'une vis 23 contre le secteur denté 20, en résultat de quoi on obtient un assemblage réglable démontable à cône et à secteur denté des deux tiges courbés formant ancre 18, 19 avec le manchon de serrage extensible 7 sur le corps duquel se trouve un collier 59 serré par une vis 60 ayant une pointe en foret destinée à être vissée dans l'os 3. Endoappareil orthopédique conforme à l'une des revendilations 1 et 2, caractérisé en ce que l'organe de fixation en forme d'ancre comprend deux tiges courbes 39 et 40, et que la tige 29, reliant la rigole de guidage 3 à l'organe de fixation en forme d'ancre est filetée et pénètre dans une douille 30 ayant un orifice taraudé borgne, ladite douille possédant des faces extérieures pour clé à écrou et comportant des fentes longitudinales à son extrémité dirigée vers la rigole de guidage 3 et serrée par unonnier 31 à vis 32 en pointe de foret pour se visser dans l'os, l'autre extrémité de la douille 30 se terminant par une tête sphérique 33 serrée par une pince dont les branches 34 et 35 sont serrées par une vis 36 qui se visse dans un orifice fileté longitudinal de l'extrémb té conique 44 d'une des tiges courbes 40 formant l'organe de fixation en forme d'ancre en interaction avec un orifice conique dans l'une des branches 35 de la pince, l'autre branche 34 de la pince se terminant par un secteur denté 37 engrenant avec une dent 38 se trouvant à l'extrémité de l'autre tige courbe 39 de l'organe en forme d'ancre, en formant ainsi un assemblage réglable et démontable à cône et à secteur denté de la tige 29 liée à la rigole de guidage 3 avec l'organe de fixation en forme d'ancre. 4. Endoappareil orthopédique conforme à l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'organe de fixation en forme d'ancre comprend trois tiges courbes 52, 53, 54 reliées entre elles de façon démontable en s'entrecroisant, ces tiges étant serrées au moyen d'une vis 56 entre elles et à ltextrémité de la tige 47 reliée à la rigole de guidage 3.