La présente invention a pour objet un procédé pour le revetement par un isolant électrique de pièces métalliques encochées telles que les stators de machines électriques, plus précisément un procédé du type selon lequel on projette sur la pièce chaude un isolant sous forme d'une poudre, par exemple en une résine thermodurcissable, pour constituer une couche de revetement isolant. La présente invention a également pour objet un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé. Selon un procédé connu de ce type, en particulier utilisé pour la formation d'une couche isolante sur un stator de machine électrique, telle qu'un alternateur, la poudre est projetée sur les deux faces radiales externes du stator dans une direction sensiblement parallèle a l'axe du stator tandis que ce dernier est entratné en rotation au moyen d'un mandrin par exemple en caoutchouc. La poudre, qui peut etre un mélange d'une résine époxy et d'un agent durcisseur, fond au contact du stator puis durcit sous l'action de la chaleur de la pièce pour constituer une couche uniforme adhérant å l'empilage de tôles constituant le stator. La formation d'une telle couche isolante présente, par rapport à d'autres techniques d'isolation, par exemple par papier isolant, des avantages certains. Ainsi, lors du bobinage, des fils ne peuvent entre accidentellement introduits entre la surface métallique et l'isolant, ce dernier adhérant au stator, ce qui facilite notamment le bobinage automatique. De plus, l'isolant, dont la surface est lisse et ne présente pas d'arêtes vives, permet un meilleur glissement des fils sans risques pour leur vernis, donc un bobinage plus dense. Par ailleurs, cette couche isolante présente un coefficient de dispersion thermique supérieur å celui du papier et est donc moins susceptible d'etre endommagée en cas de surchauffe locale.Enfin la couche isolante, en collant les tôles du stator, empeche l'existence de vibrations parasites, sources de pertes de rendement. Toutefois le procédé connu précité présente de graves inconvénients. Ces inconvénients résultent du fait que, lors de la mise en oeuvre du procédé, la poudre isolante forme un nuage qui entoure le stator et en recouvre donc toutes les surfaces libres. Par ailleurs, le stator étant monté sur un mandrin, la poudre se dépose sur la surface libre du mandrin dans les intervalles séparant les cornes polaires du stator et finit par boucher les-intervalles entre les cornes polaires adjacentes, obstruant ainsi les ouvertures des encoches Aussi, avant de pouvoir procéder au bobinage et au montage du stator, il est nécessaire de brosser la surface cylindrique interne du stator, délimitant l'entrefer, pour en-retirer toute trace d'isolant, de déboucher les encoches, par exemple au moyen d'un outil présentant des saillies s'engageant dans les encoches, et de retirer la couche d'isolant déposée sur la surface cylindrique extérieure du stator, pour permettre le montage de ce dernier Par ailleurs, il est nécessaire de nettoyer le mandrin après chaque projection. Ces opérations, par leur durée et par l'outillage et la main d'oeuvre qu'elles réclament, grèvent considérablement le coût de fabrication, en particulier dans le cas de pièces de dimensions restreintes fabriquées en grande série comme des stators pour alternateurs destinés à équiper des véhicules automobiles.De plus, la couche isolante une fois durcie est très difficile à usiner et en particulier à tourner notamment pour dégager la surface cylindrique extérieure du stator Enfin, l'enlèvement d'une partie de l'isolant, et notamment le débouchage des encoches s'accompagne fréquemment de fêlure ou d'éclatement de la couche isolante déposée dans les encoches, ce qui rend nécessaire de faire des retouches manuellement avec un vernis isolant et provoque la mise au rebut d'une quantité notable de pièces. I1 a été proposé de remédier partiellement aux ncon- vénients précités en dirigeant un courant d'air, engendré par aspiration effectuée sous la pièce, contre la surface cylindrique extérieure de la pièce et perpendiculairement å cette dernière, lors de la projection de la poudre isolante. Un tel courant d'air chasse le nuage de poudre isolante qui enveloppe la pièce et évite donc, au moins en grande partie, le dépôt de cette poudre sur la surface extérieure de la pièce. Toutefois, la poudre a tendance à former des bourrelets le long des bords extérieurs des faces latérales de la pièce, bourrelets qui doivent autre éliminés pour permettre le montage de cette dernière.Par ailleurs, la création d'un tel courant d'air ne permet pas d'éviter le dépôt de la poudre sur le mandrin et le bouchage des encoches. Ainsi la présente invention a-t-elle pour but de fournir un procédé et un dispositif permettant d'éviter les inconvénients ci-avant mentionnés, en particulier un procédé et un dispositif permettant de revetir une pièce métallique telle qu'un stator de machine électrique uniquement dans les zones de surface de cette pièce qui doivent être isolées et permettant d'obtenir ainsi une pièce ne nécessitant aucune opération supplémentaire de finition. Ce but est atteint par un procédé selon lequel on projette un isolant sous forme d'une poudre, susceptible de fondre puis de durcir au contact de la pièce, en direction de chacune des deux faces latérales externes d'une pièce et sensiblement parallèlement à l'axe de la pièce, tandis que la pièce, chaude, est entratnée en rotation sur elle-meme, procédé au cours duquel, conformément à l'invention, on engendre une dépression dans chaque première zone qui est située à proximité d'une face latérale externe de la pièce et d'où est projetée la poudre isolante sur cette face et dans chaque seconde zone qui est situee à proximité de l'autre face latérale externe de la pièce et qui fait face à une première zone, et on ménage un passage pour l'air ambiant entourant la pièce vers chacune des zones de dépression de manière à créer, par l'air ambiant mis en mouvement par ces dépressions, un masquage des zones de surface de la pièce dont le revêtement par l'isolant n'est pas désiré. Ce bùt est également atteint par un dispositif comportant des moyens d'entrainement en rotation sur elle-meme de la pièce chauffée et au moins deux buses qui sont reliées à un circuit d'alimentation en un isolant, consistant en une poudre susceptible de fondre puis de durcir au contact de la pièce, et qui sont susceptibles de projeter la poudre isolante contre chaque face latérale de la pièce suivant une direction sensiblement parallèle à l'axe de la pièce, ce dispositif comportant en outre, conformément à l'invention, au moins un conduit d'aspiration communiquant avec au moins deux embouts d'aspiration, dont les ouvertures sont situées dans des plans sensiblement perpendiculaires à l'axe de rotation de la pièce, chaque buse débouchant à l'intérieur d'un premier embout d'aspiration et faisant face à un second embout d'aspiration qui a son ouverture écartée de cette buse d'une distance légèrement supérieure à la hauteur d'empilage de la pièce de manière à capter dans le premier et second embout d'aspiration la poudre isolante projetée par cette buse et non déposée sur la pièce. En créant une zone de dépression autour et en face de chaque point d'émission de la poudre isolante, on force donc. cette dernière à suivre le trajet le plus court dans l'intervalle entre ce point d'émission et la zone de dépression opposée et on récupère la poudre rebondissant sur la face latérale de la pièce faisant face au point d'émission. La pièce étant interposée dans cet intervalle, la poudre se dépose donc, d'une part, sur chaque face latérale externe de la pièce et, d'autre part, sur les faces internes des encoches qu'elle traverse en se dirigeant vers la zone de dépression opposée, les surfaces que l'on ne désire pas recouvrir étant protégées par le courant d'air ambiant résultant de la création des zones de dépression. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description donnée ci-après à titre indicatif mais non limitatif, d'un mode particulier de sa mise en oeuvre. On se réfèrera aux figures du dessin joint qui illustrent - figure 1 : une vue schématique en élévation et en coupe de l'ensemble d'un dispositif conforme à l'invention - figure 2 : une vue partielle de dessus du dispositif illustré par la figure 1 ; - figure 3 : une vue en perspective d'un embout d'aspiration du dispositif illustré par la figure 1 ; - figure 4 : une vue en élévation latérale du mandrin d'entrainement du stator représenté à la figure 1 - figure 5 : une demi-vue en coupe suivant la ligne o-V de la figure 4 - figure 6 : une vue schématique de détail montrant la formation d'un revetement isolant sur la face latérale du stator représenté à la figure 1 ; et - figure 7 : une vue schématique de détail montrant la formation d'un revêtement isolant dans les encoches du stator représenté à la figure 1. La figure 1 illustre un dispositif conforme à l'invention permettant notamment la formation d'un revetement isolant sur un stator de machine électrique, tel qu'un stator d'alternateur pour véhicule automobile. Le stator 10 est une couronne formée par empilage de tôles et comportant une surface cylindrique extérieure loua, deux surfaces latérales externes radiales lOb et lOc distantes l'une de l'autre de la hauteur d'empilage du stator et une surface cylindrique interne 10d délimitant l'entrefer de l'alternateur. Des encoches 11 sont formées parallèlement à l'axe 13 du stator sur toute la longueur de ce dernier et s'ouvrent vers l'intérieur du stator, chaque ouverture longitudinale lla d'une encoche étant délimitée par des cornes polaires 12 (figures 1, 4 et 7). Avant de procéder au bobinage des enroulements statoriques, une couche d'isolant doit être déposée à l'intérieur des encoches Il et au moins dans les zones des faces latérales lOb et lOc bordant les ouvertures latérales de ces encoches ll Pour ce faire, le stator 10 est par exemple monté sur un mandrin 20, pouvant être entrainé en rotation par des moyens non représentés, et est amené dans l'intervalle, de largeur légèrement supérieure à la hauteur d'empilage du stator, séparant deux ensembles 30, 31 montés sur un support fixe 32.Chaque ensemble 30, 31 comporte un embout d'aspiration 33, respectivement 34, dont l'ouverture, située dans un plan perpendiculaire à l'axe 13 limite l'intervalle entre des pièces 30 et 31. Chaque embout d'aspiration 33, 34 présente, au moins à son ouverture, une forme de secteur d'anneau délimité par une lèvre courbe supérieure 33a, 34a et une lèvre courbe inférieure 33b, 34b (voir notamment figure 2). L'intervalle' séparant les bords extérieurs des lèvres est constant et les ouvertures des embouts d'aspiration se font face et ont, de préférence, mêmes dimensions. A l'arrière des embouts d'aspiration 33, 34 sont disposés des caissons 35, 36 dans lesquels débouchent des conduites d'aspiration, respectivement 37, 38, reliées à un dispositif d'aspiration 39. Pour cette disposition on peut donc établir de façon sensiblement uniforme une dépression dans chacun des embouts d'aspiration. A l'intérieur des embouts d'aspiration débouchent des buses, respectivement 40, 41, traversant les caissons 35, 36 et reliées à un circuit d'alimentation en isolant. L'isolant utilisé est une poudre, dont les particules ont une taille par exemple de l'ordre de 30 à 150Su. Cette poudre peut être une résine du type thermodurcissable, par exemple une résine époxy, ou, éventuellement, du type thermoplastique à point de fusion élevé. Les buses 40, 41 projettent la poudre suivant deux directions opposées sensiblement parallèles à l'axe 13, et sont décalées l'une par rapport à l'autre de manière à ne pas se faire exactement face (figure 2). La poudre isolante est amenée par des tubes 42, 43 qui plongent dans un fluidiseur 44. Ce fluidiseur, connu en soi, est un bac dont la paroi de fond 44a est poreuse, par exemple realisée en bronze fritté, et est traversée par de l'air fourni par une source d'air comprimé 45. A l'intérieur du fluidiseur, la poudre isolante est maintenue dans un état fluide par l'air traversant la paroi de fond 44a, Les tubes 42, 43 sont reliés aux buses 40, 41, respectivement, par l'intermédiaire de venturis. Des conduites 46, 47, reliées à une source d'air comprimé 48, provoquent l'aspiration dans les venturis de la poudre isolante contenue dans le fluidiseur et sa projection sous pression par les buses 40, 41. Les figures 4 et 5 illustrent en détail le mandrin 20supportant le stator 10. Ce mandrin comporte des pièces 21, 22, 23 qui sont disposées dans des logements radiaux 20a, 20b, 20c du mandrin. Les extrémités 21a, 22a, 23a des pièces 21, 22 et 23 font saillie vers l'extérieur par rapport à la surface périphérique extérieure du mandrin, sous l'action d'organes élastiques schématisés par des ressorts 24 disposés dans des logements radiaux du mandrin, et s'appuient sur la surface cylindrique interne 10d du stator 10, sur les faces externes de trois cornes polaires 12. Ainsi, un intervalle annulaire 14 ouvert vers l'extérieur est ménagé entre la surface périphérique du mandrin 20 et la surface interne 10d du stator, et aucune ouverture longitudinale lla d'une encoche 11 n'est obturée par la surface périphérique du mandrin. Dans l'exemple illustré, les pièces 21, 22, 23 servant au support et au centrage du stator 10 sur le mandrin 20 sont au nombre de trois espacées angulairement de 1200, mais1 bien entendu, ce nombre pourrait être supérieur. Par ailleurs, ces pièces se présentent dans l'exemple illustré sous forme de lames logées dans des fentes du stator, mais on pourra leur conférer d'autres formes, étant bien entendu que Jeur surface de contact avec le stator 10 sera choisie de préférence inférieura à la surface externe d'une corne polaire afin de n'obturer aucune encoche. Eventuellement, le mandrin 20 peut etre constitué par deux flasques 25, 26, ménageant entre eux un espace libre annulaire en regard de la surface interne 10 du stator 10 et des orifices 27 peuvent être pratiqués dans chaque flasque 25, 26, symétriquement par rapport à l'axe de rotation 13 du mandrin, afin de procurer une communication supplémentaire pour l'air entre l'extérieur du stator 10 et sa surface cylindrique interne lord. A titre de variante, la stator 10 pourra être entraîné en rotation par l'intermédiaire d'une couronne annulaire à l'intérieur de laquelle le mandrin sera logé, couronne entrainée elle-même en rotation, par exemple par friction en étant supportée par des galets. Ainsi, la surface interne 10d du stator est totalement dégagée. Pour le revêtement du stator 10 par l'isolant, on procède de la manière suivante Le stator 10 est porté à une température supérieure au point de fusion de la poudre isolante-et suffisante pour que cette dernière, ayant fondu en arrivant au contact du stator, se répartisse uniformément et durcisse sous l'effet de la chaleur du stator lorsqu'elle est thermodurcissable. A titre indicatif, on porte le stator à une température par exemple de l'ordre de 220 à 250cl. On notera que, dans le cas où le stator est entraîné par un mandrin, ce mandrin reste à une température relativement basse, du fait de sa faible zone de contact avec le stator, température suffisamment basse pour que la poudre qu'il peut éventuellement recevoir ne puisse y adhérer. Le stator 10, monté sur le mandrin 20 ou dans une couronne est amené entre les ouvertures en forme de secteur d'anneau des embouts d'aspiration 33 et 34. Le stator 10 est placé de manière à présenter un secteur annulaire de chacune de ses faces latérales externes loua, lob en face des embouts d'aspiration.En particulier, on dispose le stator 10 de manière que soit placée directement en regard des embouts 33 et 34, au moins une zone en forme de secteur annulaire de ses faces latérales s'étendant depuis sa surface cylindrique interne 10d jusqu'à une ligne circulaire 10e centrée sur l'axe 13 et de rayon compris entre la distance séparant l'axe 13 du fond des encoches ll et le rayon externe du stator (voir figure 6). En d'autre termes, la distance séparant les lèvres bordant les ouvertures des embouts d'aspiration 33 et 34 est choisie au plus égale à la dimension mesurée suivant un rayon de chaque face latérale lOb, 10 du stator 10. Le stator 10 est centré dans l'intervalle entre les ouvertures des embouts d'aspiration 33 et 34, ouvertures situées dans des plans perpendiculaires à l'axe 13. De préférence, le jeu séparant une face latérale du stator 10 des bords externes des lèvres délimitant l'ouverture adjacente à cette face est choisi inférieur à 1 mm. Lorsque le stator 10 est en place, il est entraîné en rotation à une vitesse relativement faible, par exemple de tordre de 10 tours/mn, et, simultanément, on projette la poudre isolante par les buses 40, 41, et on engendre une dépression dans les embouts d'aspiration 33, 34 au moyen du dispositif draspira tion 39. Comme on peut le voir sur les figures 6 et 7, la poudre est projetée sur chaque face latérale lOb, lOct du stator 10 et se dépose sur ces faces. De la poudre est également projetée à travers les encoches Il et se dépose sur les surfaces internes de ces encoches. Du fait de l'aspiration par les circuits 37, 38, un fort courant d'air s'établit entre le voisinage du stator 10 et les embouts d'aspiration 33, 34. Cet air balaye la surface cylindrique externe lOb du stator et s'engouffre, d'une part, dans les intervalles entre les faces latérales du stator et les embouts 33, 34 (flèches F1 de la figure 7) balayant la zone annulaire lOf du pourtour extérieur de chaque face latérale limitée par la ligne 10e, et, d'autre part, entre le mandrin 20 et la surface cylindrique interne lOd du stator, (flèches F) par l'intervalle 14 et les ouvertures 15 éventuelles, balayant ainsi cette surface cylindriqie interne lOd et traversant les ouvertures lla des encoches. Ainsi, la poudre qui est projetée par la buse 40, et qui ne se dépose ni sur la face latérale lOb du stator faisant face à la buse 40, ni dans les encoches, est aspirée dans l'embout d'aspiration 33 si elle rebondit sur la face lOk et dans l'embout d'aspiration 34 si elle traverse entièrement une encoche. De même la poudre projetée par la buse 41 et qui ne se dépose pas sur la pièce est aspirée dans l'embout d'aspiration 34 si elle rebondit sur la face latérale lOc du stator et dans l'embout d'aspiration 33 si elle traverse entièrement une encoche. I1 y a donc coopération- entre les deux ensembles embout 33 - buse 40 et embout 34 - buse 41, se faisant face pour empêcher le dépôt de la poudre sur les surfaces lOa, 10 d et lOf du stator ainsi que le colmatage des encoches 11. On a constaté que le revêtement isolant formé sur les faces latérales du stator 10 a une largeur correspondant pratiquement exactement à la distance séparant les lèvres de chaque embout d'aspiration, pour autant que ces lèvres sont aussi proches que possible de ces faces latérales Aussi la construction des embouts d'aspiration, et la mise en place et le centrage du stator étant effectués avec précision, on peut ainsi revêtir les faces latérales du stator en ménageant un pourtour annulaire 10 f libre de tout isolant et bien délimité, ce qui procure une surface mécanique d'appui sur le montage du stator dans un carter. Par ailleurs, il est préférable que les buses 40, 41 débouchent dans les embouts d'aspiration 33, 34, le plus près possible des faces latérales du stator pour éviter un refoule ment de la poudre par les courants d'air. Comme déjà mentionné, les buses 40, 41 sont décalées l'une par rapport à l'autre, afin d'éviter la rencontre des jets de poudre d'isolant qui pourrait sinon se produire lorsque ces derniers traversent en sens inverse une même encoche. Toutefois, il est avantageux que les jets de poudre de directions opposées aient des sections se recouvrant partiellement, le frottement entre les deux jets de poudre traversant en sens inverse une même encoche engendrant dans l'encoche des tourbillons favorisant le recouvrement de toutes les faces internes de l'encoche et évitant qu'une trop grande quantité de poudre émise par l'une ou l'autre des buses traverse directement encoche en direction de l'embout d'aspiration opposé. Afin de permettre un réglage de la position des buses tant par un déplacement dans une direction perpendiculaire à l'axe 13 que par une très légère inclinaison par rapport à cet axe, les buses sont montées avantageusement réglables suivant trois axes sur les parois arrière des caissons 35 et 36. Bien que dans l'exemple illustré, on n'a fait figurer qu'une seule buse 40, 41, débouchant dans un embout d'aspiration, il est bien entendu que l'on pourra disposer plusieurs buses dans un même embout d'aspiration et faisant face à l'autre embout d'aspiration. On notera que la somme des surfaces totales des ouvertures des embouts d'aspiration 33 et 34 doit être choisie de préférence supérieure à la somme des sections de passage de l'air ambiant vers ces embouts d'aspiration pour établir une bonne circulation de l'air. Dans l'exemple illustré, ces ouvertures ont une forme d'un secteur d'anneau s'étendant sur un angle de 90 , mais, bien entendu, l'angle de ce secteur pourra être choisi inférieur ou supérieur à cette valeur. L'épaisseur de la courbe d'isolant déposée sera choisie en fonction du pouvoir d'isolation désiré. Dans l'exemple d'application choisi, stator d'un alternateur pour véhicule automobile, on pourra se contenter d'une couche de quelques dixièmes de millimètre d'épaisseur, par exemple de l'ordre de 0,2 mm. Du fait que, au fur et à mesure de la projection de la poudre, il se forme une couche dont l'épaisseur croit sur les faces latérales du stator 10 en face des embouts d'aspiration 33 et 34, les bords latéraux des ouvertures de ces embouts, respectivement 33c et 34c (figures 2, 3), joignant les extrémités des lèvres, sont disposés légèrement en retrait par rapport aux bords extérieurs de ces lèvres. Au cas où une particule solide telle qu'une poussière vient se coller sur une face latérale du stator, cette disposition permet d'éviter que cette particule, butant sur un de ces bords latéraux, forme un sillon sur toute la face latérale du stator. Lorsque l'on a atteint l'épaisseur désirée de la couche d'isolant, on arrête la projection de la poudre et on laisse refroidir le stator, la chaleur résiduelle de ce dernier permettant le durcissement définitif de l'isolant. Il est important de noter que, pour éviter des turbulences des courants d'air circulant en direction des embouts d'aspiration, il est souhaitable d'entraîner le stator en rotation sur lui-meme de façon aussi précise que possible afin de ne pas engendrer localement des variations notables dé la section de passage de l'air ambiant. Dans la description qui précède, on a envisage le cas du revêtement par un isolant d'un stator de machine électrique. Toutefois, le procédé et le dispositif conformes à l'invention sont également applicables pour le revêtement par un isolant d'un rotor encoché de machine électrique. En effet, dans ce cas, la couche isolante doit être déposée dans les encoches du rotor et sur les faces latérales au moins dans la zone annulaire extérieure de chaque face, zone dans laquelle débouchent latéralement les encoches. Pour former le revêtement isolant sur le rotor, on utilise un dispositif tel que celui illustré par la figure 1, le rotor a tant entrains en rotation autour de son axe avec ses faces latérales passant en regard des embouts d'aspiration. Bien entendu, diverses modifications en adjonctions pourront être apportées au procédé et au dispositif ci-avant décrits sans pour cela sortir du cadre de protection défini par les revendications annexées. REVENDICATIONS 1. Procédé pour le revêtement par un isolant électrique de pièces métalliques encochées, telles que les stators de machines électriques, selon lequel on projette un isolant, sous forme d'une poudre susceptible de fondre puis de durcir au contact de la pièce, en direction de chacune des deux faces latérales externes d'une pièce et sensiblement parallèlement à l'axe de la pièce, tandis que la pièce, chaude, est entraide en rotation sur ellemême, caractérisé en ce que on engendre une dépression dans chaque première zone qui est située à proximité d'une face latérale externe de la pièce et d'où est projetée la poudre isolante sur cette face et dans chaque seconde zone qui est située à proximité de l'autre face latérale externe de la pièce et qui fait face à une première zone, et on ménage un passage pour l'air ambiant entourant la pièce vers chacune des zones de dépression de manière à créer, par l'air ambiant mis en mouvement par ces dépressions, un masquage des zones de surface de la pièce dont le revêtement par l'isolant n'est pas désiré. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que on projette la poudre isolante à partir d'au moins deux orifices qui débouchent respectivement dans une première et dans une seconde zone de dépression se faisant face. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que on projette la poudre isolante à partir d'au moins un premier et un second orifices disposés chacun d'un côté respectif de la pièce et projetant la poudre par deux jets ayant des directions opposées et dont les sections se recouvrent partiellement de manière à établir un frottement entre ces deux jets lorsqu'ils traversent simultanément une meme encoche. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, pour le revetement par un isolant électrique d'un stator caractérisé en ce que on entraIns le stator en rotation sur lui-meme en ménageant un passage pour l'air ambiant entre l'extérieur du stator et la surface cylindrique interne du stator de manière que cet air, se dirigeant vers les zones de dépression à travers les encoches, empêche le dépôt de poudre sur la surface cylindrique interne du stator et le bouchage par la poudre des ouvertures longitudinales des encoches. 5. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que on confère auxdites zones de dépression une dimension, mesurée perpendiculairement à l'axe de la pièce, sensiblement constante et inférieure à la dimension radiale des faces latérales externes du stator de manière à ménager un passage pour l'air extérieur contre une zone annulaire externe de chaque face latérale et éviter le dépôt de poudre dans cette zone. 6. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que on monte le stator sur un mandrin d'entraSnement en ménageant un passage pour 1'air ambiant entre le mandrin et la surface cylindrique interne du stator au moins en regard des ouvertures des encoches du stator. 7. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que on entraine le stator en rotation par l'intermédiaire d'une couronne dans laquelle le stator est logé. 8. Dispositif pour le revêtement par un isolant électrique de pièces métalliques encochées, telles que les stators de machines électriques, comportant des moyens d'entrainement en rotation sur elle-même de la pièce chauffée et au moins deux buses qui sont reliées à un circuit d'alimentation en isolant, consistant en une poudre susceptible de fondre puis de durcir au contact de la pièce, et qui sont susceptibles de projeter la poudre isolante contre chaque face latérale de la pièce, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un conduit d'aspiration communiquant avec au moins deux embouts d'aspiration, dont les ouvertures sont situées dans des plans sensiblement perpendiculaires à l'axe de rotation de la pièce, chaque buse débouchant à l'intérieur d'un premier embout d'aspiration et faisant face à un second embout d'aspiration qui a son ouverture écartée de cette buse d'une distance légèrement supérieure à la hauteur d'empilage de la pièce de manière à capter dans le premier et second embout d'aspiration la poudre isolante projetée par cette buse et non déposée sur la pièce. 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que les deux embouts d'aspiration se font face, lesdites buses débouchant respectivement dans les embouts d'aspiration. 10. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que la position de chaque buse à l'intérieur d'un embout d'aspiration est réglable. 11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 7, caractérisé en ce que chaque buse fait saillie à l'intérieur d'un embout d'aspiration et débouche à proximité du plan de l'ouverture de ce dernier. 12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 8, caractérisé en ce que chaque embout d'aspiration présente en coupe suivant un plan perpendiculaire à l'axe de rotation de la pièce, au moins dans sa partie adjacente à son ouverture, la forme d'un secteur anneau, l'ouverture de chaque embout étant délimitée par deux lèvres courbes parallèles espacées l'une de l'autre d'une distance au plus égale à la dimension, mesurée suivant un rayon, de la face latérale externe de la pièce. 13 Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que les deux lièvres courbes délimitant l'ouverture de chaque embout d'aspiration sont espacées l'une de l'autre d'une distance inférieure à la dimension, mesurée suivant un rayon, d'une face latérale externe de la pièce, de manière à pouvoir ménager sur le pourtour annulaire extérieur de chaque face latérale externe de la pièce une zone libre de revêtement isolant. 14. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes dans lequel les moyens d'entrainement en rotation comportent un mandrin pour le montage d'un stator à revêtir par un isolant électrique, caractérisé en ce que ledit mandrin comporte à sa périphérie au moins trois saillies radiales susceptibles de faire saillie au-delà de la surface périphérique du mandrin sous l'action d'une force élastique de manière à pouvoir s'appliquer chacune contre la surface interne cylindrique du stator entre deux ouvertures longitudinales d'encoches et à ménager ainsi un passage annulaire pour l'air ambiant entre la surface périphérique du mandrin et la surface interne cylindrique du stator. 15 Dispositif selon l'une quelconque des revendications 8 à 14, caractérisé en ce que lesdits moyens d'entratnement comportent une couronne à l'intérieur de laquelle ladite pièce est susceptible d'être logée.