La présente invention se rapporte à un procédé de soudage et, plus spécialement, de soudage sous laitier électroconducteur de métaux légers dont la densité est inférieure à celle du laitier L'invention concerne également un dispositif de formage pour la mise en oeuvre de ce procédé ainsi qu'un flux décapant employé à cet effet. On connait un procédé de soudage sous laitier électroconducteur de métaux légers, lequel procédé consiste en une succession d'opérations visant à installer les pièces à assembler de sorte qu'elles soient séparées par un espace indispensable et à mettre le dispositif de formage et une électrode en position opératoires respectives (certificat d'auteur de l'URSS NO 764902). Ensuite, l'espace séparant les bords à assembler est rempli de flux décapant de manière à laisser le bout d'électrode dépasser la surface du flux décapant et on procède à la confection d'un bain de laitier Par la suite, on branche le courant de soudage A mesure de l'augmenta- tion du volume du bain de laitier, le fond de celui-ci descend en exposant à la fusion de nouvelles portions de l'électrode Lors du soudage, l'électrode fond de haut en bas, le métal liquide résultant de la fusion de l'électrode et le bain de laitier étant maintenus dans l'espace entre bords L'électrode et les bords à assembler étant fondus, on débranche le courant de soudage. On assiste alors à la solidification du métal contenu dans l'espace entre bords et à la formation d'un joint soudé. Le dispositif servant à réaliser ce procédé de soudage comporte des cristalliseurs latéraux, une capacité supérieure disposée au-dessus des bords à souder et une capacité inférieure disposée au-dessous de ces bords La capacité supérieure est délimitée par les cristalliseurs latéraux et des plaques installées sur les pièces à assembler La capacité inférieure est, à son tour, délimitée par les cristalliseurs latéraux et des plaques installées au-dessous desdîtes pièces La capacité inférieure comporte aussi une cuvette servant à maintenir le flux décapant et le bain de fusion dans l'espace séparant les bords à souder. Le joint soudé, obtenu par le procédé en question et à l'aide du dispositif susmentionné, présente normalement des caractéristiques d'exploitation insuffi- santes, à cause d'un dégazage imparfait du métal de la soudure D'autre part, de nombreuses difficultés apparaissent lors de la confection du bain de laitier dans ce dispositif de soudage. On connaît un flux décapant préparé à base d'halo- génures (voir le brevet d'invention des Etats Unis d'Amérique N 3585343) dont la composition est la suivante, (% en poids): chlorure de potassium 45 chlorure de sodium 27 cryolithe ( 3 Na F Al F 2) 22 chlorure de lithium 6. Le flux décapant en question permet de stabiliser le processus de soudage sous laitier électroconducteur et est un bon réducteur de la pellicule d'oxyde présente sur les pièces à assembler Cependant, le joint soudé obtenu à l'aide de ce décapant, présente une structure poreuse caractérisée par une haute teneur en gaz d'o résultent des faibles caractéristiques mécaniques des assemblages soudés. La présente invention a donc pour objet un procédé de soudage sous laitier électroconducteur de métaux légers, un dispositif de formage et un flux décapant, qui, ensemble, permettent de contrôler la composition chimique et la structure du métal formant soudure de manière à élever les caractéristiques d'exploitation du joint soudé, ceci étant obtenu grâce à des nouveaux paramètres technologiques, à une nouvelle conception du dispositif et à une modification qualitative du flux 12368 décapant. Le problème posé est résolu à l'aide d'un procédé de soudage sous laitier él ectrcconducteur de mÈta; légersp du type consistant à installer les pièces à assembler de sorte qu'elles soient séparées par un espace indis- pensable et mettre en position opérante un dispositif de formage et une électrode, à relmplir l'espace entre pièces de flux décapant, à conectionner -n bain de laitier pour porter à fusion, ens i te l'elecoode et les bords à assembler do manière à obtenir u N bain ie métal fondu que l'on accu mule, a ain{ eir le bain l'état liquide et remplir de métal liquide l'espace Rdu joint de soudure que l'on expose par la suiite a la solidi- fication, ledit procédé étant caractérisé selon li v'ent'ion en ce que le bain de métal fondu est accumul hors de l'espace séparant les bords à assembler, au-dessus de ceux-ci, et en ce que le remplissage de ce, etpace de métal liquide s'effectue après la fusion de l'Slectrode et des bords à assembler lorsque le voltume du bain de métal devient suffisant au remplissage de 1 'espace entre bords compte tenu du renforcement de la soudure, Selon ce procédé on améliore les caractéristiques d'exploitation du joint soudé grace à un dégazage pratiquement parfait et à un affinage du métal de la soudure opérés pendant l'accumulation du bain de métal audessus des bords à souder, c'est-à-dire hors de l'espace entre bords. Selon une caractéristique de l'invention le bain de métal fondu est soufflé au gaz inerte. Apportée au procédé de l'invention, cette modification permet d'intensifier le processus de dégazage. Selon une autre caractéristique de l'invention le gaz inerte est de l'argon, ce qui est plus économique. Selon encore une caractéristique de l'invention le bain de métal liquide peut être additionné en outre de matières qui forment, avec les impuretés, des composés complexes non solubles dans le métal. 25.12368 Ainsi, on arrive à débarrasser le métal liquide de ses impuretés avant d'en remplir l'espace entre bords. Selon une caractéristique de l'invention, on utilise en tant que matière formant des composés complexes avec les impuretés nocives, du potassium en quantité de 0,15 à 0,5 % en poids, ce qui permet d'éliminer les impuretés de fer à partir du métal liquide. Selon une autre caractéristique de l'invention, on utilise en tant que matière formant des composés complexes avec les impuretés nocives, du magnésium en quantité de 0,1 à 1,5 % en poids, ce qui permet d'éliminer, à partir du métal liquide, les impuretés de silicium. Le problème posé est aussi résolu en ce que dans un dispositif de formage, du type comprenant des cris- talliseurs, une capacité disposée au-dessus des bords à assembler et une capacité disposée au-dessous desdits bords à assembler, les cristalliseurs sont munis, selon l'invention, d'éléments poreux et présentent des cannelures longitudinales à gradins, lesquelles cannelures forment une aire d'appui sur laquelle les éléments poreux sont disposés de manière à former avec les cannelures des cavités fermées, la capacité disposée au-dessus des bords à assembler étant munie, en outre, de bornes extérieures et intérieures ainsi que d'une barrette reliant les bornes intérieures, tandis que la capacité disposée au-dessous des bords à assembler est munie, en outre, d'une cloison transversale. Ainsi, le dispositif de l'invention permet de réaliser le processus de soudage avec un dégazage prati- quement parfait et avec un affinage du métal de la soudure. Il permet aussi de simplifier la confection du bain de laitier. Selon une caractéristique du dispositif de l'invention, la barrette métallique est faite à partir d'un matériau 3-5 à faible point de fusion, ce qui rend autoréglable le processus de confection de bain de laitier. Selon une autre caractéristique de l'invention, le matériau à bas point de fusion est identique à celui qu'on soude, afin d'obtenir une soudure dont la composition chimiqueest identique à celle des pièces à assembler. Selon encore une caractéristique de l'invention, la barrette métallique est réalisée à partir d'un métal identique à celui dont on opère le soudage et contenant des éléments dopants ce qui permet de doper en plus le métal de la soudure. Pour déterminer la teneur en chaque élément dopant, on utilise la formule suivante 1 (V 2 V 1)d 2-l 3 '+ 4 ( 1-) l VI o c 1 est la teneur en pourcentage en élément dopant dans la barrette, 2 est la teneur en pourcentage en élément dopant dans le joint futur, 113 est la teneur en pourcentage en élément dopant dans le matériau à souder, J 4 est la teneur en pourcentage en élément dopant dans l'électrode, V 2 est le volume en cm 3 de la soudure à obtenir, V 1 est le volume en cm 3 de la barrette, Yest la part du métal à souder dans le métal de de la soudure Selon une autre caractéristique de l'invention, la barrette est réalisée à partir d'un matériau à haut point de fusion caractérisé par une résistance électrique élevée,afin d'intensifier le processus de confection du bain de laitier et de contribuer au chauffage du bain de métal. Selon l'invention, il est plus économique d'employer du graphite en tant que matériau à haut point de fusion caractérisé par une résistance électrique élevée. Selon toujours une caractéristique de l'invention la cloison est réalisée à partir d'un matériau à bas point de fusion, ce qui permet de simplifier le stade final du processus. Par ailleurs, selon l'invention, le matériau à bas point de fusion de la cloison est un métal identique à celui que l'on utilise pour le soudage, afin d'obtenir un joint soudé contenant le minimum d'impuretés. Selon l'invention, la cloison est réalisée à partir d'un matériau entrant en réaction avec le laitier, ce qui permet d'intensifier le stade final du processus. Selon l'invention, on emploie le matériau Dinas en tant que matériau entrant en réaction avec le laitier. La cloison peut être également réalisée, selon l'invention, à partir d'un matériau à haut point de fusion et présente une fente pour l'installation de l'électrode, ce qui permet une utilisation multiple de la cloison. Selon l'invention, on emploie du graphite en tant que matériau à haut point de fusion. Le problème posé est résolu, d'autre part, à l'aide d'un flux décapant à base d'halogénures qui comprend, selon l'invention de la cryolithe, du fluorure de baryum et du bromure d'un métal alcalin. Ce flux permet de stabiliser le processus et, par là même, de conférer aux assemblages soudés de meilleures caractéristiques d'exploitation. Selon l'invention, le flux décapant présente les composants en proportion suivante, en poids: fluorure de baryum 65,0-75,0 cryolithe 15,0-25,0 bromure de métal alcalin 5,0-10,0 La composition susmentionnée du flux décapant permet d'élever l'activité chimique decelui-ci par rapport aux pellicules d'oxydes présentes sur les bords à assembler. Selon l'invention, le bromure d'un métal alcalin est celui de sodium, ce qui permet d'intensifier le processus, de destruction de la pellicule d'oxyde. L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, détails et avantages de celle-ci apparaîtront mieux à la lumière de la description explicative qui va suivre d'un mode de réalisation donné uniquement à titre d'exemple non limitatif, avec référence aux dessins non limitatifs donnés dans lesquels: la figure 1 représente schématiquement le stade initial du processus de soudage mené selon l'invention la figure 2 représente schématiquement wu stade intermédiaire de ce processus; la figure 3 représente le stade final du processus susmentionné; et la figure 4 représente schématiquement un dispositif de formage établi selon l'invention. L'invention a pour but de souder des échantillons en aluminium A cet effet, les échantillons à assembler 1 (figures 1, 2 et 3) sont installés sur des appuis de manière à être séparés par un espace libre 2 Ensuite, sur les pièces à souder, on assemble un dispositif de formage et on installe une électrode 3 L'électrode 3 est disposée suivant l'axe de l'espace 2 entre les bords à assembler des échantillons 1 Puis, on admet dans l'espace 2, un flux décapant 4 Le dispositif de formage et l'électrode 3 sont branchés, chacun, à une des bornes d'une source de courant pour confectionner un bain de laitier 5 Le bain de laitier 5 étant confectionné, on branche le courant de soudage pour amorcer le processus de soudage. L'électrode de soudage 3 et les bords des échantillons 1 à assembler se mettent à fondre, les gouttes 6 de métal fondu montent dans le laitier, qui présente une densité supérieure, et forment sur sa surface un bain de métal 7 que l'on maintient, à l'état liquide, hors de l'espace 2 audessus des pièces à assembler Le bain de métal 7 peut être soufflé par un gaz inerte, de l'argon, par exemple Le bain de métal 7 étant accumulé en un volume suffisant pour remplir l'espace 2 et renforcer le joint futur, on évacue le bain de laitier 5 à partir de l'espace 2 Libéré de cette manière, l'espace 2 est ensuite rempli de métal liquide formant le bain 7, qui,,après la solidification, constitue un joint de soudure 8. Le dispositif de formage, qui permet de réaliser le processus de soudage décrit ci-dessus, comporte des cristalliseurs 9 munis de cannelures longitudinales 10 à gradins, lesquelles cannelures forment une aire d'appui 11 Sur l'aire d'appui 11 sont installés des éléments poreux 12 faits, par exemple, à partir de charbon activé Les éléments poreux 12 étant fixés sur les 1 o aires d'appui 11, il se forme, dans les surfaces latérales des cristalliseurs 9, des cavités longitudinales fermées qui permettent l'évacuation des gaz à partir de l'espace 2 lors du soudage La hauteur des cristalliseurs 9 est fonction de la hauteur des pièces à assembler 11 et ne dépend pas de leur épaisseur Le dispositif de formage comporte aussi une capacité 13 disposée au-dessus des bords à joindre (chambre d'accumulation) et une capacité 14 disposée au-dessous des bords à joindre (chambre de réception) Les parois de la chambre d'accumulation 13 sont formées par les cristalliseurs 9 et par des plaques faites de graphite et installées sur les pièces à assembler 1 Les plaques 15 sont pourvues de bornes 16, 17 Les bornes 17 intérieures sont reliées entre elles par une barrette 18 La barrette 18 peut être réalisée à partir d'un matériau à bas point de fusion, par exemple, à partir d'un métal identique à celui utilisé pour le soudage. Ce métal iintique au métal à souder peut comprendre, en outre, des éléments dopants Pour calculer la teneur en chaque élément dopant, on propose la formule suivante 22 23 g+ 4 ( 1 y (V 2-v 1) V 2, V 1 o 11 est la teneur en pourcentage en élément dopant dans la barrette, 2 est la teneur en pourcentage en élément dopant dans le joint futur, J 3 est la teneur en pourcentage en élément dopant dans le matériau à souder, OL 4 est la teneur en pourcentage en élément dopant dans l'électrode, V 2 est le volume en cm 3 de la soudure à obtenir, 2 3 V 1 est le volume en cm de la barrette, est la part du métal à souder dans le métal de la soudure. En effectuant ces calculs, on doit tenir compte des pertes possibles des éléments dopants lors du soudage. La barrette 18 peut également être réalisée à partir d'un matériau à haut point de fusion présentant une résistance, par exemple, à partir du tungstène ou bien du graphite. La chambre d'accumulation 13 est munie d'un couvercle 19 lequel est pourvu d'une ouverture 20 pour l'amenée du flux décapant et d'un gaz destiné à créer, au-dessus de la surface du bain de métal 7, une atmosphère protec- trice Pour admettre du flux décapant 4, le couvercle 18 peut comprendre une trémie 21 La trémie 21 présente un canal de sortie 22 qui peut être muni d'un obturateur électromagnétique 23 La bobine de l'obturateur électro- magnétique 23 est branchée sur une source d'alimentation (non représentée) par l'intermédiaire d'un interrupteur 24. Les parois de la capacité 14, de celle qui est disposée au-dessous des pièces à assembler, sont formées par les cristalliseurs 9 et par des plaques 25 faites à partir de graphite Le fond 26 de la capacité sus- mentionnée est réalisé à partir de graphite La chambre de réception 14 comporte une cloison transversale 27 qui divise celle-ci en deux. La cloison 27 peut être réalisée à partir d'un matériau à bas point de fusion, par exemple, à partir d'un métal identique à celui dont on opère le soudage A cet effet, on peut aussi employer un matériau entrant en réaction avec le laitier, par exemple, un matériau Dinas ou Chamotte. D'autre part, la cloison transversale 27 peut être réalisée à partir d'un matériau à haut point de fusion, par exemple, à partir de graphite Alors, cette cloison 27 doit être pourvue d'une fente pour l'installation de l'électrode 3. Selon le procédé de l'invention, on engage un flux décapant à base d'halogénures, lequel flux comprend des composés tels que de la cryolithe, du fluorure de baryum et du bromure d'un métal alcalin, pris en proportion suivante, en poids: fluorure de baryum 65,0-75,0 cryolithe 15, 0-25,0 bromure de métal alcalin 5,0-10,0 En tant que bromure de métal alcalin, on peut employer tous les bromures de métaux alcalins connus, cependant, on bénéficie de la meilleure efficacité lorsqu'on utilise à cette fin du bromure de sodium. Le dispositif de formage selon l'invention fonctionne de la manière suivante Ce dispositif étant assemblé sur les pièces à souder 1, faites par exemple à partir de l'aluminium, on engage, par la fente pratiquée dans la cloison transversale 27, une électrode en lame 3 quel'on introduit dans l'espace séparant les échantillons à souder 1 On fixe, sur les bornes intérieures 17 des plaques , une barrette 18 faite d'un matériau à haut point de fusion, par exemple, du graphite Par l'intermédiaire de la trémie 21, l'espace de soudure 2 et la cavité de la chambre d'accumulation 13 sont remplis de flux décapant 4 à l'état solide Il est à noter que le flux décapant 4 est admis dans la chambre d'accumulation 13 de sorte que la barrette 18 soit entourée parfaitement par ce flux. On ferme l'interrupteur 24 de l'obturateur électro- magnétique 23, ce qui branche la bobine électromagnétique de l'obturateur 23 sur une source d'alimentation -12368 (non représentée), d'o résulte la fermeture du canal de sortie 22 de la trémie 21. Les bornes 16 des plaques 15 sont branchées sur une source de courant de soudage (non représentée) En traversant la barrette 18 en graphite, le courant élec- trique chauffe celle-ci et, par là même, provoque la fusion du flux décapant 4 présent dans la chambre d'accu- mulation 13 d'o résulte la confection d'un bain de laitier. Le métal liquide de l'électrode fondue monte dans le bain de laitier, dont la densité est plus importante, et forme un bain de métal 7. Lorsque le matériau de la barrette 18 est un matériau à bas point de fusion, par exemple de l'aluminium, celle-ci fond elle aussi et son métal se confond avec le métal du bain 7. Au moment o la barrette 18 est complètement fondue, ce qui est signalé par l'ampèremètre et le voltmètre, le circuit thermique est coupé et on ferme le circuit de soudage. Une atmosphère protectrice est créée au-dessus de la surface du bain de métal A cet effet, un gaz protecteur, voir inerte, est amené dans la chambre d'accumulation par l'ouverture 20 pratiquée dans le couvercle 19 ou bien par la trémie 21. Dès que le niveau de fusion de l'électrode 3 devient inférieur à celui de la cloison 27, le bain de laitier est évacué dans la chambre de réception 14 et le bain de métal fondu 7 est transféré dans l'espace entre les pièces à assembler 1. Au cas o le matériau de la cloison transversale 27 est un matériau identique à celui dont on opère le soudage, le flux décapant étant complètement fondu dans l'espace entre bords, la cloison elle-même fond sous l'effet de la chaleur du bain de laitier, le métal liquide procuré par cette cloison se confond, dans l'espace 2, avec le métal du bain 7, tandis que le bain de laitier 5 arrive dans la chambre de réception 14. Lorsque le matériau de la cloison transversale 27 est un matériau entrant en réaction avec le laitier, après la fusion complète duflux décapant 5 dans l'espace 2, ce matériau de la cloison 27 susmentionné réagit avec le laitier liquide, d'o la destruction de ladite cloison 27 Le matériau de cette cloison est englouti par le bain de laitier 5 Tout comme dans les modes de réalisation décrits plus haut, on assiste à la substitution du bain de laitier, dans l'espace 2, par le métal liquide du - bain 7. Plusieurs exemples ci-dessous illustrent l'idée de l'invention. Exemple 1. L'invention est utilisée pour le soudage d'échantillons en aluminium présentant une section de 100 x 100 mm Les pièces à assembler sontinstallées au préalable de manière à être séparées par un espacé libre de 65 mm Ensuite, on opère le montage du dispositif de formage et d'une électrode. La barrette de la chambre d'accumulation est réalisée à partir d'aluminium. La cloison transversale de la chambre de réception est faite de graphite et pourvue d'une ouverture pour l'électrode. On a admis, dans l'espace séparant les bords à joindre, du flux décapant dont la composition était la suivante, pourcentage en poids: fluorure de baryum 65,0 cryolithe O 25, 0 bromure de sodium 10,0. Le bain de laitier étant confectionné, on assiste à la fusion de l'électrode et des bords à joindre, et, par là même, à la formation du bain de métal liquide. Le soudage a été opéré au régime suivant a soud = 6,0 k A V m v = 34,0 V j soud = 30,0 V Le bain de métal liquide s'est accumulé au-dessus des bords à joindre et maintenu à 1 útat liquide Une fois le volume du bain de métal occupant 700-750 cm 3, le bain de laitier, présent dans l'espace séparant les bords à joindre, est évacué dans la chambre de réception tout en cédant sa place au métal liquide qui, après la solidification, a pris la forme de joint de soudure. Le temps de soudage a duré 12 mn. Exemple 2. L'invention est utilisée pour le soudage de pièces en aluminium présentant une section de 100 x 100 mm Les pièces à assembler sont installées au préalable de manière à être séparées par un espace libre de 60 mm. Ensuite, on opère le montage du dispositif de formage et d'une électrode La barrette de la chambre d'accumulation, faisant partie du dispositif de formage, est réalisée à partir d'aluminium dopé au magnésium La cloison est faite de matériau Dinas On admet, dans l'espace entre bords, du flux décapant dont la composition en pourcentage en poids est la suivante: fluorure de baryum 75,0 cryolithe 20,0 bromure de sodium 5,0. Le bain de laitier étant confectionné, on assiste à la fusion de l'électrode et des bords à joindre et, par là même, à la formation du bain de métal Le bain de métal s'accumule au-dessus des bords à joindre et est maintenu à l'état liquide Le bain de métal est soufflé, en outre, à l'argon. Après avoir obtenu une quantité suffisante de métal liquide et après la fusion de tout le flux décapant présent dans l'espace entre bords, le matériau de la cloison de la chambre de réception réagit avec le laitier. Cette réaction aboutit à la destruction de la cloison, le laitier passé dans la chambre de réception et le métal liquide s'engagent dans l'espace entre les bords à joindre. On a opéré le soudage au régime suivant a soud = 5,0 k A 1 soud = 27,0 V Finalement, on a obtenu un joint de soudure comprenant 6,5 % de magnésium. Exemple 3. L'invention est utilisée pour le soudage d'échan- tillons en magnésium présentant une section de 80 x 90 mm. Les pièces à assembler sont installées au préalable de manière à être séparées par un espace libre de 55 mm. Ensuite on opère le montage du dispositifde formage et d'une électrode de magnésium. La barrette de la chambre d'accumulation est réalisée à partir de graphite. La cloison de la chambre de réception est faite en magnésium. On admet, dans l'espace entre bords, du flux décapant dont la composition en pourcentage en poids est la suivante fluorure de baryum 70,0 cryolithe 22, 0 bromure de sodium 8,0. Le bain de laitier étant confectionné, on assiste à la fusion de l'électrode et des bords à joindre et, par là même, à'la formation du bain de métal liquide. Le soudage a été opéré au régime suivant CI soud = 6,5 k A 2/ soud = 28,0 V. On a obtenu finalement un joint de soudure Le temps de soudage a duré 14 mm Les essais mécaniques, auxquels on a soumis les assemblages ainsi soudés, ont montré que la résistance limite du métal de la soudure, résultant du soudage opéré en conformité avec les exemples 1, 2 et 3, 3-5 était non inférieure à 0,85 de la résistance limite du métal de base. R E V E N D I C A T I O N S 1 Procédé de soudage sous laitier électroconducteur de métaux légers, du type consistant à installer les pièces à assembler de sorte qu'elles soient séparées par un espace et mettre en position opératante un dispositif de formage et une électrode, à remplir l'espace entre pièces de flux décapant et à confectionner un bain de laitier pour porter à fusion l'électrode et les bords à joindre de manière à obtenir un bain de métal fondu que l'on accumule, à maintenir le bain à l'état liquide et remplir l'espace du joint de soudure de métal liquide que l'on expose par la suite à la solidification, ledit procédé étant caractérisé en ce que le bain de métal fondu est accumulé hors dudit espace, au-dessus des pièces à assembler, et en ce que le remplissage de cet espace de métal liquide s'effectue après la fusion de l'électrode et des bords à joindre, lorsque le volume du bain de métal devient suffisant au remplissage de l'espace compte tenu du renforcement de la soudure. 2 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le bain de métal fondu est soufflé au gaz inerte. 3 Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le gaz inerte est de l'argon. 4 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le bain de métal fondu est additionné de matières qui forment, avec les impuretés, des composés complexes non solubles dans le métal. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la matière formant, avec les impuretés, des composés complexes non solubles dans le métal est du potassium pris en quantité de 0,15 à 0,5 % en poids. 6 Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la matière formant, avec les impuretés, des composés complexes non solubles dans le métal est du magnésium pris en quantité de 0,1 à 1,5 % en poids. 7 Dispositif de formage pour soudage sous laitier électroconducteur de métaux légers, utilisé pour la mise en oeuvre du procédé selon les revendications 1 à 6, du type comportant des cristalliseurs, une capacité disposée au-dessus de bords à joindre et une capacité disposée au-dessous de ces bords, ledit dispositif étant caractérisé en ce que les cristalliseurs comprennent en outre des éléments poreux et présentent des cannelures longitudinales à gradins, en ce que lesdites cannelures forment une aire d'appui sur laquelle les éléments poreux sont disposés de manière à former, avec les cannelures longitudinales, des cavités fermées, la capacité disposée audessus des bords à joindre étant munie de bornes extérieures et intérieures ainsi que d'une barrette reliant lesdites bornes intérieures, tandis que la capacité disposée au-dessous des bords à joindre est munie d'une cloison transversale. 8 Dispositif de formage selon la revendication 7, caractérisé en ce que la barrette métallique est réalisée à partir d-'un matériau à bas point de fusion. 9 Dispositif de formage selon la revendication 8, caractérisé en ce que le matériau à bas point de fusion est un métal identique à celui dont on opère le soudage. Dispositif de formage selon la revendication 7, caractérisé en ce que la barrette métallique est réalisée à partir d'un métal identique à celui dont on opère le soudage, ledit métal comprenant des éléments dopants. 11 Dispositif de formage selon la revendication 10, caractérisé en ce que la teneur en chaque élément dopant dans la barrette métallique est calculée suivant la formule: i 11 = (V 2-V 1 3 l$ 2, o: l I est la teneur en pourcentage en élément dopant dans la barrette, l 2 est la teneur en pourcentage en élément dopant dans le joint futur, 4 13 est la teneur en pourcentage en élément dopant Adans le matériau à souder, est la teneur en pourcentage en élément dopant dans l'électrode, V 2 est le volume en cm 3 de la soudure à obtenir, V 1 est le volume en cm 3 de la barrette, Yest la part du métal à souder dans le métal de la soudure. 12 Dispositif de formage selon la revendication 7, caractérisé en ce que la barrette est réalisée à partir d'un matériau à haut point de fusion présentant une résistance électrique élevée. 13 Dispositif de formage selon la revendication 12, caractérisé en ce que le matériau à haut point de fusion présentant une résistance électrique élevée est du graphite. 14 Dispositif de formage selon la revendication 7, caractérisé en ce que la cloison transversale est réalisée à partir d'un matériau à bas point de fusion. Dispositif de formage selon la revendication 14, caractérisé en ce que le matériau à bas point de fusion est un métal identique à celui dont on opère le soudage. 16 Dispositif de formage selon la revendication 7, caractérisé en ce que la cloison transversale est réalisée à partir d'un matériau entrant en réaction avec le laitier. 17 Dispositif de formage selon la revendication 16, caractérisé en ce qu'on emploie un matériau Dinas en tant que matériau entrant en réaction avec le laitier. 18 Dispositif de formage selon la revendication 7, caractérisé en ce que la cloison transversale est réalisée à partir d'un matériau à haut point de fusion et est pourvue d'une fente pour l'installation de l'électrode. 19 Dispositif de formage selon la revendication 18, caractérisé en ce que le matériau à haut point de fusion est du graphite. Flux décapant pour le soudage sous laitier électroconducteur de métaux légers, utilisé pour le procédé selon les revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comprend de la cryolithe, du fluorure de baryum et du bromure d'un métal alcalin. 21 Flux décapant selon la revendication 20, caractérisé en ce que ses composants sont pris en pro- portion suivante, en poids: fluorure de baryum 65,0-75,0 cryolithe 15,025,0 bromure de métal alcalin 5,0-10,0. 22 Flux décapant selon la revendication 20, caractérisé en ce qu'on utilise, en tant que bromure d'un métal alcalin, du bromure de sodium.