La présente invention concerne une nouvelle installation frigorifique particulièrement adaptée pour la formation de chamhres ,frigorifiques à atmosphère commandée. Une installation frigorifique industrielle est essentiellement constituée par une chambre isolée thermiquement, dans laquelle une circulation d'air froid à débit élevé prélê- ve de façon continue, la chaleur produite par la marchandise stockée et la chaleur provenant du milieu extérieur. L'air froid est produit en recyclant l'air ambiant et en obligeant ce dernier à lécher une surface froide constituée par une batterie de tubes à ailettes dans lesquels circule un fluide réfrigérant maintenu à des tempérarures suffisamment basses pour soustraire à l'air recyclé la quantité de chaleur nécessaire pour maintenir la température de l'air à la valeur désirée. Dans les procédés de conservation de denrées alimentaires dans des chambres frigorifiques, outre la commande de la température ambiante, il est en général nécessaire de maintenir dans le milieu ambiant une humidité relative élevée, afin d'éviter des pertes d'humidité des denrées et il est également nécessaire de pourvoir au renouvellement périodique de l'air ambiant afin de réduire la concentration des gaz de respiration produits par les cellules vivantes des denrées proprement dites. L'humidité relative élevée est assurée par introduction dans la chambre de vapeur d'eau ou d'eau pulvérisée, pour compenser la quantité de vapeur d'eau continuellement éliminée de l'air recyclé , par condensation sur les parois froides de la batterie de refroidissement. Lorsqu'il faut ralentir ultérieurement les processus de maturation des denrées stockées dans la chambre frigorifique, outre ce qui a été indiqué précédemment, on a l'habitude de créer dans la chambre, une at oosphère artificielle, caractérisée par une faible teneur en oxygene et par des valeurs relativement élevées d'anhydride carbonique. La réduction de la teneur en oxygène est obtenue en fermant hermétiquement la chambre et en rinçant l'atmos phère ambiante avec de l'azote ou bien en brûlant littéralement l'oxygène avec des brûleurs appropriés.Dans d'autres cas, on a coutume de laisser brûler lentement l'oxygene par la respiration naturelle des denrées, jusqu'd obtenir les valeurs désirées de concentration en C02. Lorsqu'un tel niveau est atteint, il est maintenu constant en introduisant de l'air dans la chambre et en extrayant l'excès d'anhydride carbonique produit par la respiration des denrées. L'absorption de l'excès de C02 est actuellement assurée en faisant passer l'air recyclé à travers des éthanolamines,avec lesquelles le C02 se combine en une première phase et dont il est ensuite séparé par réchauffement puis éliminé du cycle, ou bien elle est assurée en filtrant l'air par des carbones actifs ou avec des tamis moléculaires. La commande des paramètres 02 et C02 dans l'air ambiant est assurée par des appareils manuels du type "Orsat", ou bien avec des appareils automatiques mais plus complexes qui peuvent éventuellement commander également l'introduction d'air frais pour le rétablissement de la teneur en 2 et commander l'activation des moyens d'absorption pour supprimer l'excès de C02. Une amélioration possible l'atmosphère commandée consiste enl'évacuation par absorption de produits éthérés provenant de la respiration des denrées afin d'éviter une accumulation dangereuse de ces produits dans l'air ambiant (désaromatisation). En analysant le plan d'ensemble d'une installation frigorifique de conception actuelle, on remarque une série d'inconvénients qui peuvent être résumés de la façon suivante. En raison de la faible chaleur spécifique de l'air et du faible coefficient d'échange thermique des batteries de tubes à ailettes constituant l'échangeur, il est nécessaire de faire circuler des quantités importantes d'air qui a) nécessitent l'installation de ventilateurs électriques de puissance non négligeable; b) entraînent l'élimination par condensation d'une très forte quantité de vapeur d'eau qui doit être réintégrée par introduction de chaleur dans l'atmosphère ambiante; c) l'eau condensée sur la batterie du tube à ailettes se congèle et provoque un abaissement du coefficient d'échange thermique de cette batterie. Ceci implique la nécessité d'augmenter la surface d'échange thermique et implique également l'existence d'un système de dégivrage périodique de l'échangeur; d) la grande batterie d'échange thermique est d'un coût d'installation important, en tenant également compte du volume considérable de fluide réfrigérant qui doit circuler dans celle-ci. Le contrôle hygrométrique est affecté à un système automatique sujet aux pannes d'un appareil quelconque et propre à intervenir seulement pour vérifier 11 état d'anomalie de sorte que le controle n'est pas linéaire ainsi qu'il serait souhaité. L'introduction dans la chambre d'eau sous forme localisée, crée une certaine inhomogénéité entre les diverses zones de l'atmosphère ambiante, et provoque en outre des recondensations locales dans les points à concentration d'humidité supérieure à celles de saturation. L'établissement de l'atmosphère contrlée,mis à part les coûts entrainés par l'imperméabilisation des parois de la chambre, implique la présence d'un appareillage d'un coût considérable qui, afin d'éviter d'autres dépenses, n'est pratiquement jamais automatisé. La quantité de C02 absorbée est élevée seulement si l'on utilise des machines de grandes dimensions et par conséquent d'un prix élevé. L'établissement de la désaromatisationesttoujaursoon- sidéré comme ungadget"coûteux et par conséquent il n'est pratiquement jamais utilisée pour des raisons d'économies. L'invention vise à remédier à ces inconvénients ainsi qu'à d'autres. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple, - la Fig.l est une vue schématique d'une installation suivant l'invention; - la Fig.2 est une vue analogue à celle de la Fig.l, d'une variante de l'installation suivant l'invention; - la Fig.3 est une vue schématique d'une installation dérivée de celle des Fig.l et 2; - la Fig.4 est une vue schématique d'une variante de l'installation de la Fig.3; - la Fig.5 est une vue schématique partielle de l'installation des Fig.3 ou 4; - la Fig.6 est une vue schématique d'un ensemble de ventilateurs de refroidissement de l'air circulant dans l'installation; et - la Fig.7 est une vue schématique d'une dernière variante de l'installation suivant l'invention. La référence numérique 1 indique une tour cylindrique de dimensions appropriées et en un matériau résistant à la corrosion, Rar exemple en matière plastique, qui est remplie dans une zone intermédiaire indiquée par 2, d'un matériau quelconque adapté suffisamment poreux, par exemple avec des anneaux de Raschig en matière plastique. Sur le fond de la tour 1 est créée une réserve 3 de liquide appropriée, par exemple d'eau additionnée d'un antigel approprié et ce liquide est refroidi à des valeurs convenables au moyen d'un échangeur 4 dans lequel circule un fluide réfrigérant. Une pompe 5 pourvue d'un conduit 6, aspire le liquide réfrigérant du fond de la tour 1 et au moyen d'un système approprié de diffusion 7 elle le projette dans la partie supérieure de la couche 2. Le liquide froid traverse cette couche poreuse comme indiqué par les flèches F1, la mouille uniformément et retourne dans la partie inférieure de la tour. L'air ambiant de la chambre est au contraire aspiré par au moins un ventilateur 8 qui, par l'intermédiaire d'un conduit 9 l'introduit dans la tour 1, au-dessous de la couche poreuse 2. Comme indiqué par les flèches F2, l'air traverse du bas vers le haut, la couche poreuse 2 ou en rencon trant-c"ntre-courant le liquide de refroidissement, il échange avec celui-ci sa propre chaleur et retourne enfin refroidi de façon appropriée à l'intérieur de la chambre, par un conduit 10 prévu dans la partie supérieure de la tour 1. Le but principal de l'invention consiste par cons6- quent, essentiellement à mettre l'air à refroidir en contact direct avec le véhicule froid, dans le cas présent, avec l'eau, sans parois métalliques interposées, puisque de cette façon le coefficient d'échange thermique entre les deux fluides augmente d'environ vingt fois et l'on peut ainsi réduire de façon proportionnelle la quantité d'air à refroidir, ce qui entraîne une réduction de la quantité de vapeur d'eau éliminée par condensation dans l'air. A cet effet, il y a lieu de rappeler que la vapeur d'eau présente dans l'air n'est pas une fonction linéaire de la température,mais bien une fonction géométrique de celle-ci, selon laquelle par exemple la quantité d'eau qui se condense au cours du refroidissement de +50C à+30C de 20 000 Kg d'air saturéest de 16 Kg, alors qu'au cours du refroidissement de +50C à -350C de 1000 Kg d'air, c'est-à-dire pour une chaleur soustraite égale , la quantité d'eau condensée est seulement de 5,2 Kg, c'est-a-dire une quantité plus de 3 fois inférieure par rapport à celle du premier cas. Un autre avantage qui dérive du système dont il est question est le faible coût de l'unité d'échange thermique définie par la couche poreuse 2 par rapport aux batteries de tubesmétalliquesà ailettes constituant les échangeurs thermiques de type connu. I1 reste entendu que pour le refroidissement nécessaire du liquide continuellement recyclé à l'intérieur de la tour 1, on peut utiliser un groupe réfrigérant 4' disposé à l'extérieur de la tour et par exemple sur le conduit de refoulement de la pompe 5, comme représenté par exemple dans la variante de la Fig.2. Sur cette Fig.l, on a indiqué en 11, les vannes de type connu qui régulent automatiquement la valeur de la température du liquide au moyen du conduit 6' qui court-circuite le groupe de refroidissement 4'. A partir de la solution illustrée aux Fig.l et 2, on a obtenu la solution plus perfectionnée qui va maintenant être considérée en se référant à la Fig.3. Cette nouvelle forme de réalisation de l'installation diffère de celle qui précède, en ce qu'il est prévu l'utilisation d'une seconde tour 1' reliée en cascade à la tour 1 déjà considérée. La tour 1' contient elle aussi une couche intermédiaire 2' de matériau poreux approprié et au dessus de celui-ci, un système de diffusion 7' relié au moyen d'un conduit 12 à la partie inférieure de la tour 1. Du fond de la tour 1' partun conduit 6 de recirculation de l'eau à travers les organes 5, 4',11 et 6' déjà considérés. Au-dessous de la couche poreuse 2', dans la tour 1' débouche un conduit 13 qui, au moyen d'un ventilateur 14 et d'un volet déflecteur 15 peut aspirer de l'air, soit d'un conduit 16 relié à la chambre frigorifique soit d'un conduit 17 communiquant avec l'atmosphère extérieure. On a indiqué par la référence 18 une unité de chauffage -placée en aval du ventilateur 14 et constituSepar exemple par une batterie de résistances électriques alors que le numéro de référence 19 indique un conduit qui part du haut de la tour 1' et qui va à la chambre. L'installation représentée à la Fig.3 fonctionne de la façon suivante. La tour 1 assure le refroidissement de l'air grace à la technique déjà décrite. L'eau de refroidissement qui provient de la tour 1 et qui contient la partie de vapeur d'eau condensée par l'air refroidi, parvient à la tour 1' ou lors de la traversée de la couche poreuse 2' (flèche F3) elle rencontre à contre-courant l'air chaud F4 provenant de l'un des conduits 16 ou 17 celui-ci provoque l'évaporation d'une partie de cette eau et la réintroduit dans l'atmosphère par le conduit 19. Gr ce à la commande automatique du volet 15, l'air qui circule à travers la tour 1' est constitué alternativement d'air provenant de l'extérieur, au moment de l'échange ou d'air ambiant.Au cours de l'échange, ou lorsque l'air est aspiré de l'extérieur, 41 y a commande automatique de l'ouverture d'une fenêtre dans la chambre pour évacuer de celle-ci l'excès de pression. Le système ainsi conçu permet de maintenir de façon constante, automatique et homogène, une humidité relative de 100% sans nécessiter des dégivrages fréquents du groupe d'échange thermique et par conséquent sans nécessiter des appareillages pour cette opération comme ceci est nécessaire dans la technique connue. La température de l'air ambiant serait maintenue à la valeur désirée au moyen d'un thermostat qui agit sur la température du liquide de refroidissement, alors que d'éven tuelles variations de la quantité d'eau à évaporer dans la tour 1' peuvent être obtenues automatiquement au moyen d'un indicateur du niveau de liquide disposé sur le fond de cette tour et en affectant cet indicateur à la commande automatique de l'unité de chauffage 18. L'eau, comme on l'a déjà indiqué précédemment, devrait être additionnée d'un antigel approprié et à cet effet, on peut prévoir l'utilisation de glycol-éthylénique ou propylénique, car étant donné sa faible tension de vapeur, la quantité d'un tel produit présente comme.vapeur dans l'air recyclé serait extrémement faible et par conséquent ni toxique, ni phytotoxique, ni dangereuse. On peut également prévoir l'addition à l'eau d'une quantité appropriée de produit tensio-actif non générateur de mousse, afin d'en améliorer la circulation et par conséquent de réduire l'épaisseur de la pellicule liquide sur les surfaces de contact des couches de remplissage 2 et 2'. Si à des instants déterminés du cycle de refroidissement, on souhaite avoir une quantité d'air recyclé supérieure à celle provenant normalement des deux tours, on peut prévoir l'utilisation d'un ventilateur électrique supplémentaire et à faible hauteur d'6lévation, par exemple du type hélicoïdal (non représenté), disposé en dérivation par rapport aux éléments 8 et/ou 14. A la solution considérée plus haut, peuvent être apportées les variantes suivantes. Si toute l'eau de refroidissement travers la tour 1' intéressée par l'air chaud d'évaporation, de sorte que la température de cette eau est dans tous les cas accrue, et ceci au détriment du rendement de toute l'installation, pour éviter un tel inconvénient, il peut être prévu la variante de la Fig.4 selon laquelle la recirculation de l'eau de refroidissement se produit seulement à travers la tour 1, alors que dans la partie inférieure de cette tour, est prévu un déversoir qui au moyen du conduit 12 améne dans la tour d'évaporation 1' seulement la quantité d'eau en excès qui se trouve à l'intérieur de la tour 1 en raison de la condensation de la vapeur d'eau de l'air refroidi.Une pompe 20 éventuelle, avec un conduit 21 associé et un diffuseur 7", pourraient être prévus pour la recirculation de l'eau à l'intérieur de la tour 1' tandis que des moyens de dosage automatique peuvent être prévus pour rétablir dans l'eau qui circule à travers la tour de refroidissement, la concentration exacte d'antigel et/ou d'autres produits dissous dans celle-ci. La solution représentée à la Fig.4, se prête également à d'autres variantes. Au lieu de réchauffer l'air provenant des conduits 16, 17, on peut réchauffer directement la réserve de liquide 3' disposée au fond de la tour 1', comme indiqué par exemple en 22, alors que la tour 1' pourrait à la limite être dépourvue de la couche poreuse intermédiaire 2'. Pour le réchauffage du liquide suivant la solution de la Fig.4, et pour le réchauffage de l'air suivant la solution de la Fig.3, on peut utiliser des moyens quelconques, y compris un échangeur thermique approprié actionné par la chaleur produite par les appareils qui maintiennent à une juste température le fluide de refroidissement à l'intérieur de l'échangeur principal 4'. Les autres avantages que présente une installation ainsi conçue peuvent être résumés de la façon suivante - simplicité de l'exploitation; - souplesse de fonctionnement qui découle de la possibilité de faire varier sensiblement l'échange thermique air/eau, en modifiant le débit et/ou les températures du liquide, et/ou en faisant varier dans des limites relativement importantes, le débit d'eau, sans influence grave sur le fonctionnement de l'ensemble et sur l'échange thermique. - autorégulation du système à un dégré très élevé d'humidité de l'air recyclé, sans nécessiter un élément sensible à l'humidité ambiante et des moyens qui procèdent à la correction artificielle ultérieure avec admission d'eau dans la chambre; - aucun appareil de dégivrage n'est nécessaire; - il est possible d'introduire dans l'eau réfrigérante, de petites quantités de gaz, telles que par exemple, de l'éthylène et de l'oxygène, ou des produits liquides volatils, par exemple des produits fongicides (dans le cas de la conservation par le froid de fruits et légumes), qui sont vaporisés de façon uniforme par le passage de l'air dans les tours et sont dispersés de façon homogène dans l'air recyclé, en évitant la formation dans la chambre de concentrationslocalisées élevées;; - il est possible d'éliminer des produits éthérés absorbés par l'eau, par régénération de celle-ci à l'air pur par exemple à travers une tour d'évaporation disposée à l'ex- térieur de la chambre frigorifique; - il est possible de'créer un système d'atmosphère contrôlée à absorption très efficace d'anhydride carbonique, avec concentration commandée automatiquement de ce gaz, dans le cycle et par conséquent dans l'atmosphère. Ceci est un des avantages très importants que confère l'invention. Parmi les systèmes chimiques d'absorption du C02; le plus efficace dans l'absolu et également le plus efficace parmi tous les sytèmes chimico-physiques actuellement connus, est celui à soude caustique en solution. Ce système a toujours été utilisé sans régénération (la soude caustique transformée en carbonate était évacuée du cycle) et a été substitué récemment par les installations chimico-physiques à régénération automatique. Dans l'utilisation de la soude caustique, la difficulté principale provenait de la nécessité d'installer une tour d'absorption et de la nécessité de compléter de façon cyclique la solution épuisée avec de la solution fraiche de soude caustique à haute concentration.Ceci présentait des coûts et des inconvénients en ce que la capacité d'absorption du C02 par une solution de soude caustique présente un maximum pour une concentration 2 fois molaire, concentration qui dans les installations normales n'est pratiquement jamais obtenue dans la mesure où l'on part d'une solution de concentration plus élevée qui décrolt progressivement au cours de l'absorption jusqu'à l'épuisement. Dans le cas où lvon désirerait créer une chambre frigorifique à atmosphère contrôlée, la tour de refroidissement 1 et par conséquent également la tour inférieure 1' suivant la solution de la Fig.2, ou bien au moins l'une de ces tours et de préférence la tour inférieure 1', suivant la solution de la Fig.4, peuvent être utilisées pour l'absorption du C02 en prévoyant de la soude caustique en solution dans le véhicule liquide qui circule dans la tour, de la manière illustrée à la Fig.5. En aval de la pompe 5 ou 20 qui assure la circulation du liquide avec la solution de soude caustique, il est prévu une vanne de régulation de débit 23 et en dérivation sur celle-ci est connecté un échangeur d'ions à résine 24 au moyen duquel il est possible de transformer en soude caustique et en cycle continu, le carbonate produit par absorption du C02 par la solution qui circule à travers les tours 1, 1' en maintenant ainsi à une valeur constante la concentration de la soude dans cette solution. Une adjonction d'installation semblable peut fonctionner avec commande automatique car la vitesse d'absorption du C02 dans une solution de soude caustique à concentration fixe, varie peu avec la température et dépend essentiellement de la concentration du C02 présente dans l'air.La valeur du pH relevée dans la solution en amont de l'échangeur d'ions 24 est inversement proportionnelle à la quantité de C02 absorbée par le système et dépend par conséquent de la concentration d'anhydride carbonique présent dans l'air recyclé. Cependant, si l'on insère un pH mètre comme indiqué en 25 sur la ligne qui relie la tour à la régénération et si l'on affecte ce pR-mètre à la commande automatique logique de la vanne de dérivation 23, il est possible de commander automatiquementla quantité de solution qui va vers la régération de manière que pour des valeurs de pH plus élevées, correspondant à une plus faible concentration d'anhydride carbonique dans l'atmosphère, le débit d'eau destiné à rétablir la concentration en soude caustique diminue. I1 est ainsi crée un système parfait d'absorption du C02 à commande complètement automatique, qui est par lui-même capable de maintenir à un niveau constant la concentration de C02 dans ia chambre. Quand la résine de l'échangeur d'ions 24 s'est épuisée par absorption des ions C03 et avec substitution de l'ion OH, l'échangeur est mis automatiquement en régénération avec une solution de NaOH pure provenant d'un récipient de stockage 26. Au cours de cette phase de régénération, il y a une légère accumulation de C02 dans la chambre qui ne devrait pas poser de problèmes et qui en tout cas, pourrait être évitée en utilisant deux échangeurs 24 en parallèle, de manière que lorsque l'un de ceux-ci se trouve dans la phase active d'échange, l'autre se trouve dans la phase de régération. L'introduction d'air pur dans la chambre, pour le rétablissement de la teneur en oxygène, peut être assurée de façon manuelle et en fonction de données d'analyses ainsi qu'il se produit dans les installations frigorifiques de type connu. Une variante intéressante du système considéré plus haut, peut être celle de créer une colonne de section considérable de passage de l'air, avec un parcours de celuici à l'horizontale et non à contre-courant avec le liquide. En augmentant fortement le débit d'eau de refroidissement et celui de l'air, on peut obtenir de très faiblesdiminutions de température de l'air non supérieures! 1 à 1,50C, de façon à limiter très fortement la quantité d'humidité condensée et à maintenir ainsi dans le milieu ambiant, une humidité élevée (supérieure à 90%) sans qu'il soit nécessaire d'admettre de l'eau dans le système. La tendance classique dans la réalisation des réfrigérateurs modernes est en fait d'installer des batteries d'échange de très grandes dimensions de manière qu'en abaissant de très peu la température de l'air recyclé, l'on puisse réduire fortement et pratiquement éliminer complètement l'effet de condensation de l'humidité atmosphérique.Du point de vue économique, une telle réalisation connue est très conteuse, tant par le prix important de la grande batterie qu'en raison du fait que des ventilateurs de forte hauteur d'élu vation et par conséquent de forte paissance sont nécessaires. En réalisant le refroidissement sur le matériau de remplissage poreux, comme déjà décrit pour l'invention dont il est question, et donc par contact direct air/eau froide, grace à l'échange thermique amélioré du système, il suffit que l'air traverse une faible épaisseur de ce matériau réfrigérant pour être refroidi avec le faible saut de température précité. Pour cette raison, on peut utiliser des ventilateurs également de faible hauteur d'élévation. L'installation suivant ces dernières caractéristiques peut être par exemple du type représenté à la Fig.6.La référence numérique 1" indique un récipient de forme parallélépipédique en matière plastique placé par exemple en regard de la paroi avant de la chambre, présentant par exemple une hauteur de 2 mètres environ, une épaisseur ou une profondeur de 0,3 à 0,4 mètre et une largeur proportionnelle au froid à produire. Un tel récipient serait rempli d'anneaux aschig classiques pour former la couche poreuse déjà indiquée par le numéro de référence 2. Sur deux faces du parallélépipède 1" seraient pratiquées des ouvertures 27 dotées de déflecteurs 28 orientés vers le haut et en regard du côté tourné vers l'intérieur de la chambre, seraient disposés des ventilateurs électriques 29 de faible hauteur d'élévation et en nombre approprié. La pompe ordinaire de débit moyen 5 recueillerait le liquide réfrigérant d'un collecteur 30 disposé au-dessous du corps 1 n et l'enverrait dans la partie haute de ce dernier où, à travers un diffuseur 7 il ruisselerait vers le bas comme indiqué par la flèche F1 en refroidissant l'air qui est obligé de traverser le matériau 2 horizontalement comme indiqué par les flèches F2. Les déflecteurs 28 éviteraient la sortie de gouttelettes de liquide hors du récipient 1". Un système de trop plein, non représenté permettrait l'évacuation hors du collecteur 30 de l'excès de liquide condensé, alors que la réintroduction éventuelle de liquide serait assurée par un système automatique de commande du niveau disposé dans ledit collecteur 30. Une autre forme de mise en oeuvre de l'invention et non la dernière, qui pourrait être appliqué avantageusement aux batteries des tubes à ailettes des installations frigorifiques de type connu est celle représentée à la Fig.7, et consiste à placer un dispositif de pulvérisation 7 d'eau avec un antigel, au-dessus de la batterie B de façon à laver celle-ci de façon continuelle pour empêcher la formation de glace sur la batterie et par conséquent pour augmenter l'échange thermique entre cette batterie et le courant d'air F2.Le mélange liquide de lavage serait ensuite recueilli dans un collecteur 31 disposé au-dessous de la batterie B, et ensuite envoyé dans une tour 1' du type représenté aux Fig.3 ou 4, ou une circulation d'air chaud, produite par les conduits de recirculation ou de renouvellement 16 et 17 assurerait l'évaporation et ensuite le retour dans la chambre de l'eau retirée de ladite batterie. Au moyen de la pompe 20, le liquide recueilli sur le fond de la tour 1' serait envoyé au dispositif du pulvérisation 7. Dans ce cas, l'utilisation dune solution de soude caustique pour l'élimination du C02 serait impossible car le métal constituant la batterie B ne résisterait pas à la corrosion. I1 reste entendu que la description s'est référée à certaines formes préférées de réalisation de l'invention, décritesà titre d'exemples, non limitatifset que par conséquent de nombreuses variantes et modifications peuvent être apportées à ces modes de réalisation sans sortir pour autant du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Installation frigorifique, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins une surface de contact de forme, de dimensionset de nature quelconques adaptées, qui est continuellement baignée et par conséquent lavée par un courant en cycle fermé d'un liquide quelconque adapté, par exemple de l'eau additionnée d'un antigel approprié, tandis que des moyens sont prévus pour obliger l'air ambiant à refroidir, à lécher ladite surface d'échange, de façon à se trouver en contact direct avec ledit liquide réfrigéré et par suite dans la meilleure condition d'échange thermique avec celuici. 2. Installation suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la surface de contact est elle-meme refroidie et est par exemple constituée par la batterie de tubes métalliques à ailettes d'un dispositif frigorifique de type classique 3. Installation suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la surface de contact est définie par la masse poreuse d'un matériau adapté quelconque, et est parcourue du bas vers le haut par le courant de liquide réfrigéré, tandis qu'elle est traversée à contre-courant ou d'une autre manière adaptée quelconque, par le courant d'air à refroidir. 4. Installation suivant la revendication 3, caractérisée en ce que la surface de contact est définie par une couche appropriée d'anneaux en matière plastique, par exemple d'anneaux de Raschig, disposés dans la partie intermédiaire d'un récipient résistant à la corrosion, par exemple en matière plastique, doté à son tour à sa partie intérieure d'un volume approprié de liquide de refroidissement qui au moyen d'une pompe extérieure et avec un système de diffusion approprié, est pulvérisé sur le sommet de ladite couche poreuse définie par lesdits anneaux, et en ce que l'air à refroidir atteint ladite couche à la partie inférieure de celle-ci et la traverse pour sortir à la partie supérieure dudit récipient, à travers un conduit approprié. 5. Installation suivant la revendication 4, caractérisée en ce que des moyens de refroidissement sont prévus dans la partie inférieure et intérieure dudit récipient pour refroidir le liquide recueilli dans cette zone du récipient. 6. Installation suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que suivant une autre forme de réalisation, le liquide de refroidissement est refroidi par des moyens disposés à l'extérieur dudit récipient. 7. Installation suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que dans une forme de réalisation particulière, le récipient de la couche de matériau poreux parcouru de bas à haut par le courant de liquide réfrigéré, est en forme de parallélépipéde et est pourvu sur ses faces opposées d'ouvertures à travers lesquelles des ventilateurs appropriés à faible hauteur d'élévation font circuler l'air à refroidir qui traverse de cette façon, ladite couche poreuse suivant un trajet pratiquement horizontal. 8. Installation suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'un déversoir approprié est prévu dans la partie inférieure du récipient qui recueille le liquide de refroidissement après que celuici ait lavé la surface d'échange thermique, pour évacuer librement l'excès de liquide qui provient de la condensation de la vapeur d'eau présente dans l'air à refroidir, tandis qu'au moyen d'un indicateur de niveau qui commande une source auxiliaire d'alimentation en liquide, il est possible de maintenir une quantité constante de liquide à l'intérieur dudit récipient. 9. Installation suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le liquide de refroidissement peut être additionné d'une quantité appropriée de produit tensio-actif non générateur de mousse de façon à améliorer la circulation de liquide et par suite réduire l'épaisseur qui sous forme de pellicule baigne ladite surface de contact. 10. Installation suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que seulement la quantité en excès du liquide qui est recueilli dans la partie inférieure du récipient de refroidissement, quantité dûe à la condensation de la vapeur d'eau présente dans l'air à refroidir, ou bien tout le liquide que l'on fait ensuite circuler à travers lesdits récipients de refroidissement, est soumis à un égouttement au moyen d'un diffuseur approprié sur une surface de contact qui peut être définie elle aussi par une couche appropriée d'anneaux en matière plastique disposés dans un récipient approprié, et des moyens sont prévus pour obliger un courant précis d'air ambiant ou d'air provenant de l'extérieur de la chambre, opportunément réchauffé à traverser ladite surface de contact pour évaporer la partie du liquide qui atteint ledit second récipient et pour introduire cette vapeur dans la chambre dans le but de maintenir l'air ambiant à une valeur déterminée d'humidité relative. 11. Installation suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que suivant une autre forme de réalisation, en particulier, lorsque seule la partie en excès du liquide qui se trouve dans le récipient de refroidissement est envoyée dans le récipient d'évaporation, ce dernier récipient panant être dépourvu de la surface de contact, au lieu de l'air, il peut y avoir réchauffage du liquide avec des moyens quelconques adaptés, et le réchauffage peut être commandé automatiquement par un indicateur de niveau qui commande la quantité de liquide qui atteint le récipient d'évaporation. 12. Installation suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que suivant une forme possible de réalisation, le réchauffage de l'air ou du liquide dans le récipient d'évaporation peut être obtenu, également en partie, en utilisant la chaleur engendrée par les machines qui assurent le refroidissement du liquide qui circule dans le récipient de refroidissement. 13. Installation suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que dans le liquide qui circule dans le récipient de refroidissement et dans le récipient d'évaporation ou seulement dans ce dernier, peuvent être introduits des gaz ou des produits liquides volatils qui sont évaporés et dispersés de manière uniforme dans l'atmosphère ambiante de la chambre frigorifique. 14. Installation suivant la revendication 13, caractérisée en ce que dans le liquide est introduite de la soude caustique en concentration appropriée pour éliminer l'excès d'anhydride carbonique dans l'air recyclé, et en ce qu'il est prévu afin de maintenir cette concentration constante, de disposer en dérivation sur le circuit de recirculation du liquide au moins un groupe quelconque adapté de régénération propre à transformer les carbonates en soude caustique, des moyens étant prévus pour régler automatiquement le débit de liquide à travers ledit groupe régénérateur, afin de maintenir constante la concentration dans le circuit de la soude caustique. 15. Installation suivant la revendication 14, caractérisée en ce que la circulation du liquide à travers le régérateur de soude caustique, est commandée par un dispositif qui mesure le pH du liquide dans la phase de recirculation. 16. Installation suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le groupe régénérateur de la soude caustique est constitué par un échangeur d'ions à résine qui à son tour peut être régénéré avec une solution de NaOH pure. 17. Installation suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu 'un récipient approprié d'évaporation à peu près identique à celui déjà considéré et traversé par de l'air pur qui est ensuite évacué vers l'extérieur, peut être utilisée pour assurer le processus de désaromatisation de l'air ambiant de la chambre, en évacuant les produits éthérés que ladite atmosphére a cédés au liquide au cours de la traversée du récipient de refroidissement et/ou du récipient d'évaporation principal.