La présente invention, due à la collaboration de MM. Robert CORBET et Dominique RICHARD, concerne les opérations d'usinage à l'aide d'un outil tournant, d'un trou de grande longueur, notamment, mais non limitativement, dans une pièce réalisée en un métal tel qu'un acier ductile pour lequel existe le risque de formation d'un copeau de grande longueur. On salt que 11 usinage de finition d'un trou de grande longueur peut se faire par brochage, à l'aide d'un outil qui se déplace parallèlement à l'axe du trou. Ce mode d'usinage ne pose généralement pas de problème particulier, mais ne peut être appliqué lorsqu'on ne dispose pas, de part et d'autre de l'orifice à percer, d'une place suffisante pour le passage de la broche. Ce cas se rencontre, par exemple avec un porte-fusée de roue de véhicule dans lequel l'alésage recevant la base de l'amortisseur est aligné avec une patte de fixation d'une queue de rotule. Il faut alors avoir recours à un outil tournant, ce qui nécessite de prendre des précautions particulières pour éviter la formation de copeaux de grande longueur qui provoquent la rupture de l'outil et peuvent endommager l'alésage principal. De tels copeaux se forment en particulier avec un métal tel que l'acier ductile. Pour éviter ce phénomène, il faut interrompre périodiquement l'opération d'usinage de façon à briser le copeau pour qu'il ne puisse atteindre une longueur dangereuse.Ces interruptions périodiques sont réalisées soit par intervention manuelle directe, ce qui est difficilement compatible avec des travaux de grande série, soit automatiquement en utilisant des machines fort complexes, donc fort coûteuses, Un exemple d'une telle machine est donné dans le brevet français n 1 536 965 au nom de la Société dite : Automobiles Peugeot. La présente invention se propose d'apporter une solution excessivement simple et bon marché au problème énoncé ci-dessus. Elle a pour objet un procédé d'usinage d'un alésage dans une pièce de métal, au moyen d'un outil tournant, caractérisé en ce qu'on perce tout d'abord dans la pièce un alésage de diamètre relativement faible par rapport à celui de l'alésage principal à usiner, l'emplacement du petit alésage étant choisi de façon que les deux orifices soient sécants ou tangents intérieurement puis on perce l'alésage principal et l'on effectue l'usinage de finition. De préférence, l'axe du petit alésage se trouve à l'intérieur de l'alésage principal et la zone du petit alésage située à 1' extérieur de l'alésage principal est choisie aussi petiBque possible. L'invention va être mieux comprise grâce à la description qui va suivre, faite en se référant au dessin annexé, sur lequel - la Fig. 1 est une vue en coupe d'une pièce percée atun alésage obtenu selon le procédé de l'invention - la Fig. 2 en est une vue en plan ; et - la Fig. 3 est une vue en coupe d'un porte-fusée auquel l'invention a été appliquée. On voit sur la Fig. 1 une pièce 1 dans laquelle doit être réalisé un alésage 2 d'axe X-X et de diamètre D. Selon l'invention, on perce tout d'abord dans cette pièce un avant-trou ou alésage 3 de diamètre d sensiblement inférieur à D et dont l'axe Y-Y, parallèle à l'axe X-X se trouve à l'intérieur et au voisinage de la circonférence correspondant à l'alésage 1. On perce ensuite cet alésage principal à l'aide d'un outil tournant convenable et l'on comprend qu'à partir d'un diamètre D1 et jusqu'à l'usinage de finition, les copeaux formés ne peuvent avoir une longueur supérieure au développement de l'alésage principal et se brisent à chaque tour en parvenant à l'alésage 3. Lorsque l'usinage est terminé, il subsiste simplement un évidement 4 ayant en section une forme de lunule et dont- l'importance dépend de la valeur du diamètre d et de l'emplacement de l'axe Y-Y. Dans la plupart des cas la présence de cet évidement n'apporte aucun inconvénient particulier. A la limite, les deux alésages pourraient être tangents intérieurement, l'évide- ment résiduel étant alors supprimé. Le- procédé que l'on vient de décrire permet donc effectivement de remédier de façon très simple, efficace et peu conteuse au problème évoqué au début de ce texte. On a représenté sur la Fig. 3 un porte-fusée 10 de roue de véhicule, comportant un alésage li devant recevoir la base du cylindre de l'amortisseur et une patte 12 placée dans le prolongement de- l'alésage et prévue pour recevoir une queue de rotule sur laquelle s'articule un bras de suspension inférieur. Cette disposition interdit de réaliser par brochage l'usinage de finition de l'alésage il et le procédé de l'invention peut être appliqué avec grand intérêt. C'est ainsi que l'on voit sur la Fig. 3,-- un évidement 13 qui constitue la trace de l'avant-trou qui, percé dans la pièce 10 avant l'usinage de l'alésage lI,permet de réaliser ce dernier au moyen d'un outil tournant sans que se forme une chevelure de copeaux de grande longueur. De nombreuses autres applications peuvent, bien entendu, être envisagées sans sortir pour autant du cadre du présent brevet. EVE NDICA TIONS 1 - Procédé d'usinage d'un alésage dans une pièce de métal, au moyen d'un outil tournant, caractérisé en ce qu'on perce tout d'abord dans la pièce (1) un alésage (3) de diamètre relativement faible par rapport à celui de l'alésage principal (2) à usiner, l'emplacement du petit alésage étant choisi de façon que les deux orifices soient sécants ou tangents intérieurement, puis on perce alésage principal et lton effectue l'usinage de finition. 2 - Pièce caractérisée en ce qu'elle comporte au moins un alésage obtenu par le procédé suivant la revendication 1. 3 - Pièce suivant la revendication 2, caractérisée en ce qul elle comporte dans la paroi latérale de son alésage (2 ; 11) un évidement (4 ; 13) qui s'étend sur bute la longueur axiale de l'alésage et présente en section transversale la forme d'une lunule.