La présente invention a pour objet une huisserie sur son porteur, par exemple une cloison ou un mur, ainsi qu'un procédé de fixation de cette huisserie sur son porteur. Jusqu'ici, les huisseries, qu'elles présentent un profil en U ou autre ont été fixées par des moyens mécaniques tels que vis, chevilles ou tampons. Une couche élastique étant parfois interposée entre l'huisserie et le crépis pour protéger le crépis et assurer une certaine isolation phonique (brevet suisse No 380 927). La fixation ayant généralement lieu dans du plâtre, on constate une mauvaise tenue des fixations mécaniques dans le plâtre qui s'effrite ou se fend, le plâtre n'ayant pas la cohésion nécessaire à la bonne tenue d'une fixation mécanique. D'autre part, et ceci est particulièrement important de nos jours où la main d'oeuvre est coûteuse, il est nécessaire de mettre en place l'huisserie ou une forme provisoire, avant de bâtir la cloison, ce qui nécessite au moins deux interventions pour la mise en place d'une huisserie terminée. La présente invention vise à pallier ces inconvénients. Elle a pour objet une huisserie sur son porteur, caractérisée par le fait que l'huisserie est fixée au porteur exclusivement au moyen d'une matière autocollante remplissant l'espace entre l'huisserie et son porteur. L'invention a également pour objet un procédé de fixation d'une huisserie à son porteur, au moyen d'une matière autocollante, caractérisé en ce qu'on fixe la matière autocollante sur l'huisserie, puis fixe l'huisserie sur son porteur. L'invention a enfin pour objet un procédé de fixation d'une huisserie à son porteur au moyen de matière autocollante, caractérisé en ce qu'on met d'abord en place l'huisserie, puis remplit l'espace entre l'huisserie et son porteur au moyen d'une matière autocollante expansée. L'invention présente de nombreux avantages - L'huisserie est mise en place une fois la cloison terminée. - On réalise en une seule opération la fixation de l'huisserie et un joint étanche entre l'huisserie et son porteur. - Les tolérences même excessives, et les inégalités des murs et des cloisons sont absorbées. - Il est possible de rattraper les faux aplombs du mur. - La porte peut être fixée à l'huisserie avant la fixation de l'huisserie à son porteur, ce qui permet, au moyen de la porte elle-même, de mettre l'huisserie dans la position ou l'aplomb correspondant au pan neau de la porte lui-même, même s'il est déformé ou gauchi. - La mise en place est extrêmement simple, sans fixation mécanique autre que la matière autocollante. Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution de l'invention. La figure 1 représente une vue en coupe d'une première forme d'exécution. La figure 2 représente une vue en coupe d'une seconde forme d'exécution. La figure 1 représente une huisserie 1 présentant un profil en U fixé à une cloison 2 par l'intermédiaire de deux bandes de mousse synthétique 3 et 4. La mousse utilisée de préférence est une mousse PVC, à cellules ouvertes enduite de colle blanche PVC-A pénétrant et imprégnant la mousse des bandes 3 et 4. L'huisserie est fixée à la cloison de la manière suivante : on colle tout d'abord les deux bandes de mousse synthétique 3 et 4 sur les parois latérales intérieures du profil 1. I,'épaisseur des bandes est choisie de telle sorte que la distance entre ces bandes est légèrement inférieure à l'épaisseur de cloison. On enduit ensuite les bandes de colle blanche PVC-A, puis on fixe l'huis serie sur la cloison en la poussant dans la direction des flèches, dans sa position définitive et la maintient dans cette position jusqu'à la prise de la colle. Le joint conserve une certaine souplesse tout en assurant une étanchéité permanente, même en cas de mouvement du bâtiment. En outre un certain glissement relatif des surfaces ainsi reliées, dlune part l'huisserie et d'autre part le porteur, peut s'effectuer sans que la qualité du joint soit altéras La mousse constitue d'autre part un excellent isolant phonique. L'huisserie porte d'autre part un joint souple 5, servant de battue, contre lequel vient buter la porte 6. Le joint 5 peut être fixé sur l'huisserie par tout moyen adéquat, par exemple par collage, par vissage ou par encastrement. Ce joint 5 comprend un corps relativement rigide 10 en forme de nervure s'amincissant vers son extrémité dirigée vers la porte. Il comprend d'autre part une lèvre souple 11 formant un angle aigu avec le corps 10 et reliée à l'extrémité du corps 10 par une partie 12 venue d'une pièce avec ce corps et formant charnière. Lorsque cette lèvre 11 est libre de toute tension elle occupe la position représentée en 11. La charnière 12 travaille à la manière d'un ressort et applique la lèvre 11 contre la porte assurant l'étanchéité de la fermeture. De nombreuses matières peuvent être utilisées pour la fabrication du joint. On ne citera qu'à titre d'exemple le PVC, le néoprène et le caoutchouc. Ce joint permet, par sa partie rigide de supprimer la battue ou feuil lure, et assure, par sa partie souple, une bonne fermeture, même en cas de déformation importante de la porte ou de l'huisserie, et un amortissement du choc et du bruit en résultant lors de l'impact de la fermeture. Cet effet amortisseur s'ajoute à celui de l'huisserie. Dans la forme d'exécution représentée à la figure 2, l'huisserie 7 par exemple en bois, a un profil conventionnel en L et elle est fixée au porteur 8 par une bande de mousse synthétique 9 préalablement fixée sur l'huisserie. La mousse peut bien entendu être utilisée sous une autre forme qu'une bande. Il est par exemple possible d'introduire la matière synthétique autocollante au moyen d'un appareil approprié, après la mise en place de l'huisserie sur son porteur, dans l'espace restant entre l'huisserie et le porteur, de telle sorte que la matière synthétique expande après son introduction. Des mousses de PVC, de polyester ou de polyuréthane, des mousses phénoliques peuvent être notamment utilisées à cet effet. On peut également utiliser d'autres matières de remplissage autocollantes, tel qu'un mastic autocollant, élastique ou non. REVENDICATIONS 1. Huisserie sur son porteur, caractérisée par le fait que l'huisserie est fixée au porteur exclusivement au moyen d'une matière autocollante remplissant l'espace entre l'huisserie et son porteur. 2. Huisserie selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la matière autocollante est une mousse synthétique ou naturelle. 3. Huisserie selon la revendication 2, caractérisée par le fait qu'elle présente un profil en U et que la mousse synthétique est sous la forme de bande de mousse PVC ou polyester imprégnée de colle de part en part et disposée entre des ailes du profil et le porteur. 4. Huisserie selon la revendication 2, caractérisée par le fait que l'huisserie présente un profil en U et que la mousse synthétique est une mousse expansée remplissant l'espace entre l'huisserie et le porteur. 5. Huisserie selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait qu'elle porte un joint de porte constitué d'un corps rigide en forme de nervure destiné à être monté parallèlement au plan de l'encadrement de la porte, et servant de battue, et d'une lèvre souple attachée à l'extrémité libre du corps rigide avec lequel elle est venue d'une pièce et formant un angle aigu avec ce corps. 6. Procédé de fixation d'une huisserie à son porteur, caractérisé par le fait que l'on fixe la matière autocollante sur l'huisserie puis dispose l'huisserie sur son porteur. 7. Procédé de fixation d'une huisserie de profil en U à son porteur selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'on fixe, par collage, sur les faces intérieures du profil, deux bandes de mousse synthétique ou naturelle dont l'épaisseur est choisie de telle sorte que la distance entre ces bandes est légèrement inférieure à l'épaisseur du porteur#, qu'ont imprégne ces bandes d'un liant et qu'on engage, par pression, le profil sur le porteur. 8. Procédé de fixation d'une huisserie à son porteur, caractérisé en ce qu'on met d'abord en place l'huisserie, puis remplit l'espace entre l'huisserie et son porteur au moyen d'une matière autocollante expansée.