La présente invention concerne un appareil de comptage d'un nombre moyen d'impulsions pendant une unité de temps. Ces impulsions rendent compte en général de phénomènes implsionnels aléatoires. L'unité de temps normale considérée est la seconde, mais lorsque dans certains cas les impulsions à compter arrivent avec une cadence très basse, il est nécessaire de les compter pendant un temps pouvant largement excéder la seconde. Toutefois, dans de tels cas, le résultat de la mesure peut etre rapporté à la seconde. Des appareils effectuant des mesures telles que définies ci-dessus sont connus sous le nom d'ictomètres ; ils sont utilisés dans tous les domaines où la connaissance des phénomènes impulsionnels aléatoires est requise et par exemple dans le domaine nucléaire où ils ont pour rôle d'effectuer des mesures de radioactivité, étant pour ce faire associés à des sondes de détection délivrant un signal électrique impulsionnel dont la fréquence est proportionnelle à l'irradiation ou à la contamination. Les ictomètres de type logarithmique qui sont actuellement utilisés ressortissant à deux groupes, comportant l'un des appareils travaillant sur le mode analogique et l'autre, caux qui travaillent sur le mode numérique. Les premiers sont les plus anciens et ne sont pas très précis, les seconds sont plus précis et traitent l'infor mation suivant les technIques numériques. Cependant l'utilisation nécessaire dans ce type d'ictomètre de circuits de traitement évolués, tels que modules de machines à calculer de pochs ou de microprocesseurs qui doivent entre associés pour fonctionner à des mémoires contenant le programme et à des circuits de cadencement, conduit à un appareil relativement onéreux. Suivant l'invention, on cherche à réaliser un ictomètre logarithmique dont le circuit de traitement fonctionne en numérique, mais utilise des circuits différents de ceux de l'art antérieur, réalisant une logique particulière indépendante d'un microprocesseur. Suivant l'invention, l'appareil de comptage du nombre moyen d'impulsions exprimé sous la forme d'un logarithme décimal et en numérique, comporte un circuit d'entrée suivi par un compteur et un circuit de traitement en numérique du compte délivré par le compteur, le circuit de traitement comprenant des moyens logiques déterminant pour le nombre délivré par le compteur et exprimé sous sa forme logarithmique d'une part sa partie caractéristique et d'autre part sa mantisse. D'autres caractéristiques et avantages d l'invention apparaitront au cours de la description d'une réalisation d'un ictomètre logarithmique donnée a' l'aide des figures qui représentent - la figure 1, un diagramme schématique de l'ictomètre logarithmique suivant 1 'invention ; - la figure 2, un multiplexeur analogique utilisé dans la figure 1 ; - la figure 3, une modification du diagramme de la figure 1. Ainsi que cela a été mentionné, l'invention vise à définir un ictomètre logarithmique numérique, qui ne soit pas tributaire d'un microprocesseur qui tend à augmenter le prix de revient de l'appareil. Suivant l'invention l'ictomètre logarithmique est réalisé à l'aide de circuits logiques connectés de façon telle qu'ils réalisent les opérations qui sont nécessaires pour obtenir le résultat cherché. La figure 1 represente ur, diagramme schéretique de l'jctoipètre logarithmique suivant l'invention. On remarque sur cette figure la borne d'entrée 1 recevant les impulsions à compter qui viennent par exemple d'une sonde, ou d'un photomultiplicateur avec scintillateur ou encore d'une chambre d'ionisation, appareils qui ne sont pas reproduits sur la figure. La borne d'entrée est connectée à l'entrée d'un circuit d'adaptation et de mise en forme (3) puis à un compteur 4. Un circuit de cadencement (2) fournit soit des impulsions de remise à zéro, soit des impulsions contrôlant les mises en mémoire de certains résultats, en particulier la valeur trouvée de la mantisse et de la caractéristique du nombre d'impulsions moyen à déterminer, mis sous la forme d'un logarithmique. I1 peut aussi être connecté au circuit de mise en forme 3, par la borne T pour effectuer un test. Le compteur 4 comporte suivant l'application envisagée un certain nombre de décades Les sortie de ce compteur sont connectées à un multiplexeur 5 dont les sorties 6-7 sont connectées à un circuit mémoire 8 mémorisant la valeur de la partie de l'expression du nombre des impulsions donnée par le compteur 4 qui, après passage dans un opérateur 9 donnera la mantisse M du nombre des impulsions. Un circuit 10 de décodage connecté à la sortie de la mémoire 8 est utilisé dans le cas où le nombre d'impulsions compté est nul. Les sorties du compteur 4 sont également connectées à une chaîne de traitement de la caractéristique du nombre des impulsions comptées mis sous sa forme de logarithme décimal. Cette chaîne comprend un circuit 11 mettant en mémoire le franchissement des décades du compteur 4 par les impulsions à compter appliquées à l'entrée 1, un circuit 12 dit encodeur de priorité, un circuit 13 mettant en mémoire la caractéristique C du nombre d'impulsions comptées. Tout l'ensemble des circuits qui vient d'être décrit constitue l'unité de traitement CT du nombre des impulsions enregistrées dans le compteur.Derrière cette unité de traitement, se trouve une unité que l'on peut appeler d'exploitation et qui vise à la pr5sentation du résultat, soit par affichage, soit sous la forme d'une tension analogique capable d'alimenter un appareil du genre galvanomètre ou un enregistreur. Cette unité d'exploitation comprend, dans l'exemple traité, un convertisseur numérique anale gique 14 connecté à l'opérateur 9 de l'unité de traitement et délivrant une intensité appliquée à un amplificateur sommateur 15 dont la sortie 16 constitue la sortie de l'ictomètre.Cette unité comprend également un dispositif d'affichage 17 connecté à l'opérateur 9, au circuit de décodage 10 et à l'encodeur de priorité 12, ainsi qu'un multiplexeur analogique 28 connecté au circuit 13 de mise en mémoire de la caractéristique du logarithme du nombre d'impulsions à déterminer. Le fonctionnement de l'ensemble de calcul qui a été décrit est le suivant. Les impulsions dont la fréquence traduit par exemple un état d'irradiation ou de contamination, apparaissent sur la borne a d'entrée 1 et sont appliquées à un circuit 3 d'adap- tation et de mise en forme ayant pour but de rendre les signaux d'entrée compatibles avec la caractéristique dynamique du compteur à décades 4. Par exemple ce circuit 3 peut comprendre des photoeoupleurs, des transformateurs d'impulsions, des détecteurs de seuil. Dans l'exemple décrit, le compteur est choisi à 7 décades. Ce nombre n'est pas figé, il dépend de l'application envisagée. Ce compteur compte le nombre d'impulsions qu'il reçoit entre deux remises à zéro commandées par le circuit de cadencement 2 ou horloge. Dtune façon générale, l'intervalle de mesure qui est ainsi choisi est la seconde. Cependant suivant les cas, la valeur de cet intervalle peut être changée, dépendant de la cadence d'arrivée des impulsions à compter. Ainsi au moment où la seconde remise à zéro du compteur intervient, le compteur contient le nombre d impulsions arrivées pendant la seconde qui s'est écoulée, ceci dans le cas général où l'intervalle de temps choisi correspond à cette seconde. Ces impulsions sont enregistrées sur la forme dite BCD (pour Binary coded decimal) correspondant à décimal codé en binaire. A titre d'exemple et pour faciliter les explications ultérieures on suppose que le compteur contient l'expression suivante, exprimée dans le code BCD (8421) 7 6 5 4 3 2 1 numéros des décades 8421 8421 8421 8421 0000 0000 0000 0101 0010 1001 0011 qui représente un nombre de 5293 impulsions que l'on peut écrire sous la forme 5,293 . 10 , pour la mettre plus facilement sous sa forme logarithmique. La forme générale de ce nombre est (1) N = D x 10C avec D > D > 10. On en déduit l'expression du logarithme décimal de cette valeur sur laquelle l'unité de calcul va travailler (2) log N = C + log D = C + M où C représente la caractéristique du logarithme et M la mantisse. Suivant l'invention, l'unité de calcul traite les nombres C et D dans deux chaînes distinctes, la chaîne de traitement de la partie D donnant la mantisse et la chaîne de traitement de la partie C donnant la caractéristique. La première de ces chaînes comprend a' partir du multiplexeur 5, les circuits 8 et 9. Pour connaître la caractéristique, il est nécessaire de connaître le nombre de décades franchies dans le compteur 4 par le comptage et en déduire la valeur de C par la relation suivante C = X - 1, X étant le nombre de décades franchies par le compteur. Dans ces conditions pour obtenir C on met en mémoire chaque franchissement de décade à partir de la seconde. Le circuit de mise en mémoire li comporte un certain nombre de bascules du type D, 6 en l'occurrence, puisque dans l'exemple choisi le compteur 4 est à 7 décades. Ces bascules D ont pour particularité de garder en mémoire, sur une commande, une information.Le franchissement d'une décade dans le compteur étant marqué par l'apparition d'un bit sur le premier conducteur de la décade immédiatement supérieure, on applique la sortie du conducteur où apparaît le premier sit de chaque décade sur l'entrée horloge d'une bascule D dont l'entrée est au niveau logique 1; la prise en compte de cette valeur logique s'effec- tuant sur le front montant du signai appliqué sur llentree horloge. A l'instant précédant immédiatement la commande de remise a' zéro du compteur 4, le groupe des 6 bascules D contient ce que l'on peut appeler la photographie de l1occupation des décades 2 à 7. Pour avoir la valeur de C, les sorties de ce groupe de bascules sont connectées à un codeur 12 dit da priorité qui est un circuit logique connu fournissant le numéro de la décade franchie de rang le plus élevé, Dans l'exemple choisi ce numéro est donné sur 3 bits, valeur pouvant varier de O à 6. La valeur de la caractéristique C donnée avec les 3 bits, est ensuite mise en mémoire dans un circuit 13 qui est constitué par un groupe de bascules D dont le nombre correspond au nombre de bits de l'expression de la caractéristique, ici 3.Cette mise en mémoire est déclenchée par le front arrière d'une impulsion dite de prise en compte, délivrée par le circuit de cadencement 2, cette impulsion précédant la commande de remise à zéro du compteur. Avant de décrire l'unité d'exploitation (UE) avec son dispositif d'affichage, et/ou sa sortie analogique qui est connecté au dispositif de traitement du nombre des impulsions, on va décrire comment se fait le traitement de la partie D de l'expression du nombre N donnant la mantisse du nombre des impulsions déterminées pendant l'unité de temps choisie, sous sa forme logarithmique. Le nombre N est rappelé ici : log N = C + log D = C + M où M est la mantisse de l'expression. Dans l'instant précédant immédiatement la commande de remise à zéro du compteur 4, celui-ci contient le nombre d'impulsions appliquées à l'entrée 1 de l'ictometre pendant l'unité de temps considérée, en l'occurrence dans le cas present une seconde. La chaîne de traitement de la mantisse doit effectuer une première opération consistant en l'extraction de la valeur de D à partir du nombre N d'impulsions donné par la formule (1) N = D . loC avec 1 > ID > 10 et ensuite une deuxième opération de calcul de la mantisse de ce nombre. De façor à définir un appareil qu soit optimisé, c'est-àdire qui fournisse un résultat avec une bonne précision pour un nombre de composants qui ne soit pas prohibitif, on est amené à définir cette précision. Si on se reporte à l'exemple choisi, où le nombre N = 5293 impulsions avait été envisagé, on déduit que D = 5,293 et C = 3. Si on prend pour le nombre D, un seul chiffre après la virgule, l'erreur sur le logarithme décimal est de l'ordre de 0,2 h. En effet log 5,293 = 0, 72370 d'où log N = 3,72370 log 5,2 = 0,71600 d'où log N = 3,71600 L'erreur & = 3,72370 - 3,71600 = 0,0077 et l'erreur relative ~ 0,0077 x 100 = 0,20 % - 3,72370 I1 en résulte que dans le cas le plus mauvais, l'erreur commise en ne prenant pour le nombre D qu'un chiffre après la virgule sera de 1,84 %. Ceci est le cas pour un comptage de 109 impulsions. En effet avec cette méthode on aura D = I et C = 2 au lieu de D = 1,09 et C = 2. Dans la plupart des cas, cette précision est suffisante. Toutefois on remarque que si l'on veut une précision plus importante, on peut prendre deux chiffres après la virgule, ce qui donne une précision maximale de l'ordre de 0,12 %, mais au prix d'un alourdissement du système. Le traitement de la mantisse qui va etre donné ci-après correspond au cas où l'on ne considère qu'un seul chiffre après la virgule pour D. On remarque que pour un nombre N donné, la valeur de D est fournie par la valeur des deux décades de rang supérieur (5,2 dans l'exemple choisi), c'est-à-dire par les décades de rang C + 1 et C. Dans le traitement de la caractéristique décrit précédemment on a vu que l'on avait obtenu la valseur de la caractéristique C sur 3 bits en sortie de l'encodeur 12. Le multiplexeur 5 connecté au compteur 4 est alors commandé par la valeur de C ainsi obtenue de façon qu'un commutateur double 18-180 puisse choisir, parmi les 7 décades que le compteur contient dans l'exemple considéré, les deux décades de rang supérieur et donnant la valeur de D. Le fonctionnement d'un tel multiplexeur est-connu de l'homme de l'art. On notera que pour une précision plus grande, il faudrait plus de deux commutateurs, pour choisir plus de deux décades. Sous l'effet donc de la commande issue de l'encodeur 12, un des commutateurs 18 choisit une des décades, et l'autre commutateur 180 choisit l'autre décade adjacente de rang immédiatement supérieur par exemple. La valeur de D est donnée par les fils 6 et 7 sous la forme de deux chiffres codés en BCD. Comme pour la valeur obtenue pour la caractéristique, cette valeur D est mise en mémoire dans le circuit 8 qui comprend dans l'ensemble choisi 8 bascules de type D ;les fils 6 et 7 comportant en fait chacun 4 conducteurs, chaque décade donnent un résultat sur quatre bits. Comme cela a été déjà mentionné pour la mise en mémoire de la caractéristique, la mise en mémoire du nombre D s'effectue sur le front arrière d'une impulsion de prise en compte délivrée par le circuit de cadencement 2, avant l'apparition de l'impulsion de remise à zéro du compteur. La valeur de D ayant été mise en mémoire, il convient dten obtenir son logarithme décimal. Ceci est réalisé dans un opérateur 9 qui est connecté à la mémoire 8 à laquelle il est relié par deux séries de fils 19-20. Cet opérateur est par exemple une mémoire morte connue sous les initiales de ROM (read only memory) dont l'adressage est fourni par les 8 bits du nombre D qui sont délivrés par les fils 19 et 20. De fait, à chaque valeur de D exprimée sur 8 bits, qui représente donc une adresse, une case mémoire et une seule est sélectionnée. Cette case a été préalablement inscrite, par masques dans le cas d'une mémoire ROM, par destruction de fusibles dans le cas d'une mémoire programmable ou PROM, et par hypothèse elle contient la valeur du logarithme décimal à l'adresse correspondante. Selon la précision recherchée, ce logarithme peut etre exprimé sur un nombre quelconque de bits. Dans l'exemple choisi la mantisse est fournie sur 12 bits correspondant à 3 chiffres BCD I1 en résulte que la mantisse est fournie avec une précision de 0,1 % ce qui pour le traitement numérique qui a été décrit, donne une précision globale de l'ordre de 2 % (1,84 + 0,1 = 1,94 %). Le circuit de traitement comprend encore un circuit 10 dit de décodage 0 connecté aux sorties du circuit mémoire 8 du nombre D et qui est utilisé lorsque le nombre D est nul ; son rôle est de bloquer alors le dispositif d'affichage. Le traitement numérique suivant l'invention ayant été ainsi fait, on dispose à la sortie des deux chaînes qui l'ont réalisé, d'une part de la valeur de la caractéristique C sur 3 bits, à la sortie de la mémoire 13 et de la valeur de la mantisse sur 12 bits à la sortie de l'opérateur 9. Cette valeur peut etre directement affichée dans l'unité d'exploitation UE sur un dispositif 17. A titre d'exemple, ce dispositif est constitué par une série de circuits d'affichage à 7 segments, bien connu de l'homme de l'art. L'expression que l'on obtient de N, peut également etre appliquée à une sortie 16 de l'unité d'exploitation où elle apparaît sous une forme analogique, une tension qui permet de l'afficher sur un galvanomètre par exemple ou de l'enregistrer dans un enregistreur. La transformation de ltexpression numérique du logarithme décimal du taux moyen d'impulsions qui a été obtenu, en une tension analogique est réalisée par l'ensemble des circuits suivants (figure 1), un multiplexeur analogique 28 connecté au circuit mémoire de la caractéristique 13, un convertisseur numérique analogique 14, connectés tons deux a' un amplificateur sommateur 15 avec une résistance en contre réaction 21. La figure 2 donne quelques détails sur ce dispositif de transformation où le multiplexeur analogique 28 est constitué par un dispositif de sélection 22 ou décodeur et un jeu de commutateurs 23 constitués par un certain nombre de commutateurs Cl à Cn montés en parallèle, et chacun en série avec une résistance R1, Rn. La valeur numérique de la mantisse qui est contenue dans l'opérateur 9 sur 12 bits est appliquée à un convcrtisseur numérique analogique 14 qui délivre un courant dont l'intensité I est pro?sr- tionnelle à cette valeur. Toutefois cette valeur étant représenta tive d'une décade, il fout lui ajouter une intensité égale à C fois la valeur de la décade, C étant la valeur de la caractéristique mémorisée dans le circuit 13. Le dispositif de sélection 22 connecté au circuit 13, décode la valeur numérique de la caractéristique et suivant la décade qu'elle désigne, il ferme le commutateur Cl à Cn qui lui correspond.Cette opération a pour effet d'appliquer une tension à l'un des circuits élémentaires de l'ensemble 23 ccmprenant une résistance R qui délivre un courant Clo supplémentaire indiquant la décade à considérer. Les courants I et Clo sont appliqués à l'entrée négative d'un amplificateur sommateur 15 dont la sortie 16 délivre une tension de sortie VS = - R (I + CIo), R étant la valeur de la résistance 21 montée en contre réaction sur l'amplificateur 15. Dans le cas d'un comptage nul, un courant I1 est injecté, qui provoque la saturation de l'amplificateur 15 et la sortie 16 délivre une tension négative. On a ainsi décrit un ictomètre logarithmique dans lequel on a traité la caractéristique et la mantisse de l'expression donnant le nombre moyen des impulsions reçues pendant une unité de temps de l'ordre en général de 1 seconde, et donnant un résultat avec une précision de l'ordre de 2 % généralement suffisante. Cependant dans le cas de faibles comptages, il faut considérer une unité de temps de comptage supérieur à 1 seconde pour pouvoir faire les calculs, seule par exemple, la première décade étant sollicitée et quelquefois même seulement partiellement. Dans ce cas l'ictomètre est modifié de façon que la mesures fasse sur 10 ou 100 secondes c'est-à-dire avec un nombre suffisant d'impulsions de l'ordre de la centaine au moins. Le circuit de traitement n numérique qui a été décrit n'est pas modifié, mais certains circuits lui sont ajoutés. La figure 3 représente l'ictomètre de la figure I qui a été modifié. Dans cette figure on retrouve le circuit de traitement de la figure 1, référencé ici par CT, le compteur 4, le circuit de mise en forme 3 connecté à l'entrée 1, le circuit de cadencement 2, le convertisseur numérique analogique 14 et le multiplexeur analogique 28 connectés à l'amplificateur sommateur 15 connecté à la sortie 16 analogique de l'appareil. Les circuits qui sont ajoutés sont un circuit 24 dit de sélection du cadencement connecté à des circuits diviseurs par 10, référencés 25, alimentés par le circuit de caden cement 2.Le circuit de sélection du cadencement 24 est connecté au compteur 4 à la sortie du premier fil de la troisième décade dans le cas où on veut travailler sur 100 impulsions. Dans le cas de 10 impulsions on se raccorde au premier fil de sortie de la deuxième décade. On obtient de la sorte une information indiquant le remplissage des décades au cours de la mesure qui détermine le cadencement à choisir. Dans l'exemple qui sera décrit, pour indiquer le franchissement de la deuxième décade, le. premier fil de sortie de la troisième décade est connecté, fournissant au circuit de sélection l'indication de remplissage total de la deuxième décade.Le circuit de sélection est connecté à une mémoire 26 qui enregistre le cadencement imposé par le nombre des impulsions considérées Cette mémoire 26 est connectée à un circuit de multiplexage analogique 27, monté en parallèle sur les circuits 14 et 28, respectivement convertisseur numérique analogique 14 déterminant la mantisse du nombre d'impulsions comptées et multiplexeur analogique 28 recevant du circuit de traitement CT la valeur de la caractéristique C dudit nombre. Le fonctionnement de l'ictomètre modifié ainsi qu'il a été décrit est le suivant. Le cadencement à une seconde qui a été adopté dans l'appareil de la figure 1, étant trop faible lorsque le phénomène à étudier est lent, on est amené à considérer les impulsions sur une unité de temps pouvant être très supérieure à la seconde, par exemple 10 ou 100 secondes. Un groupe de deux diviseurs par 10 référencé 25 fournit les cadencements 10 et 100 à partir de l'horloge 2, dont le cadencement est de 1 seconde. La sélection d'un de ces temps 10, îoe et également 1 seconde est déterminée par l'apparition d'un niveau logique 1 sur la sortie du compteur 4 correspondant à une décade déterminée et qui indique son remplissage. Suivant la connexion réalisée sur la figure 3, le franchissement considéré est celui de la troisième décade, c'està-dire quand le nombre des impulsions entrées dans le compteur 4 égale ou dépasse 100. L'impulsion de prise en compte qui est envoyée par le circuit de cadencement 2 au dispositif de sélection de cadencement 24 puis au dispositif mémoire de cadencement 26, est envoyée par le conducteur 29 au circuit de traitement CT où elle détermine comme dans le dispositif de la figure 1, la mise en mémoire de la valeur de la caractéristique C et de la mantisse M, qui sont traitées dans le cas de la figure 3 comme dans le cas de la figure 1.Dans le circuit de mémorisation 26, cette impulsion de prise en compte commande la mise en mémoire dans les bascules D qui constituent cette mémoire 26, de la valeur du cadencement sélectionné par le nombre d'impulsions choisi, valeur codée ici sur deux bits. La table de vérité correspondante est la suivante A2 Al cadencement O O 1 seconde O 1 10 secondes 1 0 100 secondes On constate que le codage sur deux bits suffit pour exprimer les cadencements possibles correspondant au nombre des impulsions à compter que l'on veut. Si P est la valeur du cadencement retenu, qui vaut 0, pour une seconde, 1 pour 10 secondes et 2 pour 100 secondes, l'expression du logarithme décimal du taux moyen des impulsions comptées est N = N/10P avec N = D x 10C d'où n = D x (C-P) et log n = C - P + log D = M + C - P. On notera que la valeur en numérique de P est convertie en une valeur analogique dans le circuit multiplexeur 27, tout comme le sont les valeurs en numérique de C et M qui sont converties en analogique dans les circuits 14 et 28. Ces truis circuits 14, 28 et 27 sont connectés au circuit sommateur 15 qui délivre sur sa sortie 16 la valeur analogique de l'expression log n sous la forme d'une tension VS = - R r+ (C - P) Ii , le courant Clo étant délivré par le multiplexeur analogique 28, le courant PIo étant délivré par le multiplexeur 27 et l'intensité I étant délivrée par le convertisseur 14. On a ainsi décrit un appareil de comptage d'un nombre moyen d'impulsions sous forme logarithmique connu sous le nom d'ictomètre logarithmique, dont les circuits de traitement fonctionnent en numérique mais dont les résultats peuvent etre donnés aussi bien sous forme numérique que sous forme analogique. Cet appareil est conçu à l'aide de circuits logiques que l'on peut qualifier de classiques, et dont la construction ne fait appel qu'à un nombre restreint de modules. Pour une précision tout à fait admissible de l'ordre de 2 %, une vingtaine de modules est suffisante. La réalisation qui a été décrite est une réalisation de base, relativement simple, qui peut etre étendue à des réalisations fournissant une précision meilleure que celle donnée, ou couvrant une gamme de mesures plus étendue, sans que les principes de base énoncés deviennent caducs. REVENDICATIONS 1. Appareil de comptage d'un nombre moyen d'impulsions sous forme logarithmique comportant un circuit d'entrée constitué par un compteur recevant des impulsions dont le nombre moyen par unité de temps doit être évalué, un circuit de traitement numérique desdites impulsions et un dispositif d'exploitation du résultat par affichage numérique et/ou sous forme d'une tension analogique, caractérisé par le fait que le circuit de traitement comprend des moyens logiques déterminant d'une part la caractéristique du nombre des impulsions reçues par le compteur et d'autre part sa mantisse. 2. Appareil de comptage suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que les moyens logiques de détermination de la caractéristique du nombre des impulsions reçues comprennent connectés au compteur à décades (4) recevant les impulsions dont on veut déterminer le taux moyen, un circuit (11) enregistrant le franchissement par lesdites impulsions, des décades dudit compteur, ledit circuit étant constitué par des bascules du type D dont le nombre égal celui des décades du compteur moins 1, chaque circuit D ayant une entrée au niveau logique 1 et une entrée dite d'horloge connectée au conducteur de sortie où apparait le premier bit de la valeur d'une décade, un circuit dit encodeur de priorité (12) donnant le numéro de la décade franchie de rang le plus élevé, connecté aux sorties dudit circuit (11) de franchissement des decades et un eircllit (13) de mise en mémoire de la valeur de ladite caractéristique C, délivrée par le circuit encodeur da priorité (12). 3. Appareil de comptage suivant les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que les moyens logiques de détermination de la mantisse du nombre des impulsions reçues comprennent, connectés au compteur à décades (4) recevant les impulsions dont on veut déterminer le taux moyen, un circuit multiplexeur (5) déterminant à l'aide de commutateurs et sous la commande de la valeur de la caractéristique délivrée par le circuit encodeur de priorité (12), les deux décades de rang supérieur atteintes par les impulsions un circuit de mise en mémoire du nombre D (8), partie de l'expression du nombre N des impulsions reçues (N = D x 10C) et un opérateur (9) donnant la mantisse du nombre d'impulsions évalué. 4. Appareil de comptage suivant l'ensemble des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'il comprend un circuit de cadencement (2) ou horloge déterminant l'unité de temps pour laquelle on évalue le nombre moyen des impulsions appliquées à l'entrée de l'appareil, ledit circuit commandant la remis à zéro de l'appareil d'une part et la mise en mémoire du nombre D, et de la caractéristique d'autre part. 5. Appareil de comptage suivant la revendication 3, caractérisé par le fait qu'il comprend un circuit (10) dit de décodage O, connecté au circuit de mise en mémoire (8) du nombre D et agissant quand la valeur du nombre D est nulle. 6. Appareil de comptage suivant la revendication 3, caractérisé par le fait que l'opérateur (9) est une mémoire du cype mémoire morte ou programmable dans laquelle sont inscrits les logarithmes des nombres D possibles, l'adresse du logarithme correspondant au nombre D mis en mémoire étant donnée par les sorties de ladite mémoire (8). 7. Appareil de comptage suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le circuit de cadencement (2) comporte un ou plusieurs diviseurs par 10 (25) délivrant un cadencement sur des unités de mesure différentes de la seconde, un circuit sélecteur du cadencement (24) connecté au compteur à décades (4) au conducteur indiquant le remplissage de la décade, correspondant -t un orL'Clre d'impulsions 10 ou 100, un circuit de mise en mémoire du cadencement retenu (26), la valeur dudit cadencement étant combinée aux valeurs de la mantisse et de la caractéristique du nombre des impulsions comptées pendant l'unité de temps choisie. 8. Appareil de comptage suivant la revendication 3, caractérisé par le fait que suivant la précision recherchée, le multiplexeur (5) sélectionne plus de deux décades du compteur 4. 9. Appareil de comptage suivant les revendication 2 et 3, caractérisé par le fait que l'unité d'exploitation (UE) comprend un dispositif à affichage numérique, directement connecté au circuit encodeur (12) délivrant la valeur en numérique de la caractéristique du nombre d'impulsions et à l'opérateur logarithmique décimal (9) délivrant la mantisse. 10. Appareil de comptage suivant les revendication 2 et 3 et 7, caractérisé par le fait que le dispositif d'affichage est connecté au circuit de décodage de zéro (10). 11. Appareil de comptage suivant les revendications 2 et 3, caractérisé par le fait qu'il comporte un dispositif de sortie constitué par un dispositif analogique, sortie d'un amplificateur sommateur 15 connecté a un convertisseur numérique-analogique (14).