L'invention a trait à un coupe-carreau composé essentiellement d'un socle interchangeable, de deux supports verticaux amovibles, de deux glissières parallèles et horizontales, d'un coulisseau guidé par lesdites glissières parallèles, d'un levier de commande pourvu d'un outil de coupe et présentant a l'une de ses extrémités une poignée de manoeuvre. On connaît déjà de nombreux coupe-carreaux. On peut, pratiquement, classer les coupe-carreaux en deux grandes catégories. Selon un premier mode de réalisation, le socle, les supports verticaux et la butée transversale contre laquelle on applique le carreau à couper sont d'une seule pièce et, en général, cette pièce est coulée. Ladite pièce compacte est réalisée soit en fonte, soit en aluminium coulé, soit en matière plastique. Toutefois, il arrive fréquemment que, par suite d'uoemanipulation brutale, d'une chute ou autres chocs, le socle se brise. De ce fait, l'usager est obligé de jeter le coupe-carreau et d'acquérir un nouvel appareil de coupe. Pour éviter une telle dépense, on a conçu, selon un second mode de réalisation, des coupe-carreaux dont les supports verticaux et la butée transversale sont fixés par des vis sur le socle. Ainsi, par le brevet français nO 946.897, on connaît une machine permettant de découper les carreaux de falence ou autres. Cette machine comporte une molette en acier traité axée dans une chape solidaire d'une armature coulissant dans un support articulé sur un socle récepteur du carreau à découper. On prévoit également une équerre graduée , à positions variables, fixée sur le socle et permettant de découper les carreaux à la dimension désirée et en équerre. On connait également, par le brevet français nO 1.563.916, un dispositif de coupe, en particulier pour sectionner les carreaux de falence, de grès et autres comportant notamment une plateforme souple, des butées et des éléments de coupe. Le carreau à couper est placé sur la plate-fDrme souple. On exerce une première pression sur le carreau par l'intermédiaire d'un dispositif de serrage, composé d'un excentrique pivotant autour d'un axe, ce dispositif de serrage appliquant fortement les butées sur le dessus du carreau. On ripe la molette à tracer le long d'un guide, puis on accentue la pression de manière à ce que le dessous du carreau rentre en contact avec les éléments de coupe. Ce dispositif ne comporte pas de réglette transversale. On connaît également, par le brevet français n" 73.00661 (publié sous le n" 2.213.653) un outil de coupe, en particulier coupe-carreau composé d'une table pourvue d'une butée contre laquelle on place le carreau à couper, de deux supports maintenant en place deux glissières, d'un coulisseau se déplaçant le long des deux glissières, d'un outil de coupe proprement dit relié par un axe d'articulation à une chape manipulée par un levier de manoeuvre et rendu solidaire du coulisseau par un axe d'articulation caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de bris disposés, d'une part, à l'une des extrémités du coulisseau et, d'autre part, sur la chape mobile en rotation autour de son axe, le carreau, pourvu préalablement d'une saignée pratiquée à l'aide de l'outil de coupe, étant placé entre lesdits moyens.Cet outil de coupe comporte une butée fixée sur la table. On connaît également, par le brevet français nO 74.42146 (publié sous le n" 2.294.029) un dispositif de coupe, en particulier pour le sectionnement de carreaux en faïence, en grès ou autres matériaux analogues caractérisé en ce qu'il comporte un guide profilé présentant sur chaque face une gorge de guidage dans laquelle coulissent des galets montés sur des axes solidaires d'un porte-outil, ces galets constituant également l'axe dè rotation et d'appui du bras de levier formé par ledit porte-outil dont les forces à actions contraires sont exercées sur ses extrémités. Ce dispositif de coupe comporte également une réglette transversale fixé-e sur le socle.Cette réglette est pourvue d'une vis servant d'élément de liaison entre ladite réglette et une équerre mobile dont une des ailes présente une rainure longitudinale. Toutefois, pour les mêmes raisons que celles citées ci-dessus, il arrive que le socle se casse. L'usager peut récupérer toutes les pièces amovibles et, en remplaçant uniquement le socle, il peut disposer à nouveau du coupe-carreau. Il suffit, dans ce cas, de visser les supports verticaux sur le socle et de visser ladite butée transversale. Toutefois, si le chant d'application du carreau n'est pas rigoureusement perpendiculaire à l'axe de déplacement du coulisseau et, par voie de conséquence, de l'outil de coupe, on obtient des carreaux trapézoîda- les au lieu de carreaux rectangulaires et, de ce fait, inutilisables. La présente invention a pour but de fournir un coupe-carreau à pièces amovibles assurant toujours au carreau à couper une position rigoureusement perpendiculaire à la ligne de coupe. A cet effet, l'invention concerne un coupe-carreau composé essentiellement d'un socle interchangeable, de deux supports verticaux amovibles, de deux glissières parallèles et horizontales, d'un coulisseau de par lesdites glissières parallèles, d'un levier de commande pourvu d'un outil de coupe et présentant, à l'une de ses extrémités, une poignée de manoeuvre caractérisé en ce que le support vertical amovible, situé du côté de l'arrivée de la coupe, comporte, sur sa face dirigée vers l'autre support vertical, une réglette transversale appliquée sur le dessus du socle et servant de butée et de moyen de positionnement au carreau à couper. Du fait que la réglette transversale et le support vertical forment un seul bloc, le carreau est, forcément, perpendiculaire à la ligne de coupe, ce qui permet d'obtenir un carreau rectangulaire. L'invention sera bien comprise en se référant à la description suivante faite à titre d'exemple non limitatif et au dessin ci-annexé dans lequel - la figure 1 est une vue en élévation d'un coupe-carreau conforme a l'invention - la figure 2 est une vue en élévation du support vertical présentant la caractéristique essentielle de l'invention - la figure 3 est une vue en plan de la figure 2 - la figure 4 est une vue en coupe selon la ligne de coupe IV-IV de la figure 3 - la figure 5 est une vue en coupe selon la ligne de coupe V-V de la figure 4. On se réfère à la figure 1. Le coupe-carreau 1 comporte un socle 2 de préférence rectangulaire servant de table de travail. On dispose à l'une des extrémités transversales 3 de ce socle 2 un support vertical amovible 4. Celui-ci est rendu solidaire dudit socle 2 par l'intermédiaire d'au moins un boulon de fixation 5 dont la tête 6 est noyée dans un logement 7 réalisé dans la face inférieure 8 du socle 2 et dont l'écrou 9, placé entre des nervures 10, prend appui sur la base 11 dudit support vertical 4. La paroi verticale 12 du support 4 présente à sa partie supérieure 13 des paliers 14 comportant un trou borgne 15. On engage dans ces trous borgnes 15 les extrémites 16 de deux glissières parallèles 17 dont les autres extrémités 18 sont enfilées dans des trous borgnes 19 réalisés dans des paliers 20 d'un second support vertical 21. Ce second support vertical 21 est maintenu appliqué sur le dessus 22 du socle 2 par l'intermédiaire d'au moins un boulon de fixation 23 dont la tête 24 est noyee dans un logement 25 réalisé également dans la face inférieure 8 du socle 2 et dont l'écrou 26, placé entre les nervures 27, prend appui sur la base 28 du second support vertical 21 disposé à l'autre extrémité transversale 29-du socle 2. Les deux glissières parallèles 17 servent de chemin de guidage à un coulisseau 30 composé de deux moyeux 31 enrobant les glissières 17 et d'un corps 32 placé du côté du second support vertical 21 et reliant entre eux lesdits moyeux 31. On dispose entre les deux moyeux 31 un levier de commande 33 pivotant autour d'un axe d'articulation 34 dont la longueur est légèrement inférieure à la largeur libre entre les deux glis sières 17. Ce levier de commande 33 est obtenu par estampage d'un fer plat, ce qui permet de rapprocher les deux glissières parallèles 17. Le levier de commande 33 a, approximativement, la forme d'une équerre dont une des ailes 35 est traversée par un axe d'articulation 36 sur lequel est enfilé l'outil de coupe 37. L'autre aile 38 comporte, à son extrémité 39, une poignée de manoeuvre 40. On se réfère aux figures 2 a 5. Selon l'invention, le second support vertical 21 comporte sur sa face 41 dirigée vers le premier support vertical 4 une réglette transversale 42 servant de butée au carreau à couper. Cette réglette transversale 42, dont le dessus 43 est horizontal, est reliée à la face 41 par un plan incliné 44, l'extrémité inférieure 45 de ce plan incliné 44 étant solidaire d; chant arrière 46 de la réglette transversale 42 et l'extrémité supérieure 47 étant solidaire de la face 41 du second support vertical 21. Le chant avant 48 de la réglette transversale 42 comporte une graduation 49 pour faciliter le positionnement transversal du carreau. On pratique dans la réglette 42 et partiellement dans le pian incliné 44, une fente 50 débouchant par l'intermédiaire de parois inclinées 51, 52 sur le chant avant 48. De ce fait, le point d'arrivée de la coupe du carreau se trouve au-del du chant avant 48. Le plan médian 53 de la fente 50 est situé dans le prolongement du plan médian 54 du support vertical 21 et, par voie de conséquence, du plan de coupe. Le chant avant 48 est parallèle à la face avant 41 qui, elle-même, est perpendiculaire du plan médian 54 et donc perpendiculaire au plan de coupe. Bien entendu, la base 28 comporte un trou 55 pour le passage du boulon 23. Dans le cas où le socle 2 se casse, il suffit de percer des trous pour le passage des boulons 5 et 23 à une distance donnée. En raison du parallélisme des deux glissières 17, les deux supports 4 et 21 se trouvent dans le même prolongement et le chant avant 48 de la réglette transversale 42 est, obligatoirement, perpendiculaire au plan de coupe. Bien que l'invention ait été décrite à propos d'une forme de réalisation particulière, il est bien entendu qu'elle n'y est nullement limitée et qu'on peut y apporter diverses modifications de formes, de matériaux et de combinaisons de ces divers éléments sans pour cela s'éloigner du cadre et de l'esprit de l'invention. Revendications 1") Coupe-carreau composé essentiellement d'un socle interchangeable, de deux supports verticaux amovibles, de deux glissières parallèles et horizontales, d'un coulisseau guidé par lesdites glissières parallèles, d'un levier de commande pourvu d'un outil de coupe et présentant à l'une de ses extrémités une poignée de manoeuvre caractérisé en ce que le support vertical amovible e21X situé du côté de l'arrivée de la coupe, comporte sur sa face(41)dirigée vers l'autre support vertical(4)une réglette transversale(42)appliquée sur le dessus(22)du socle(2)et servant de butée et de moyen de positionnement au carreau à couper. 2") Coupe-carreau selon la revendication 1 caractérisé en ce que la face (41) est perpendiculaire au plan de coupe. 3 ) Coupe-carreau selon la revendication 1 caractérisé en ce que la réglette transversale (42) comporte un chant avant (48) parallèle à la face (41). 4 ) Coupe-carreau selon la revendication 1 caractérisé en ce que le second support vertical (21) comporte un plan incliné (44) servant d'élément de liaison entre la face (41) et la réglette transversale (42), l'extrémité supérieure (47) du plan incliné (44) étant solidaire de la face (41) et l'extrémité inferieure (45) du chant arrière (46) de la réglette (42). 50) Coupe-carreau selon la revendication 1 caractérisé en ce que le plan incliné (44) comporte une fente (50) se prolongeant dans la reglette (42) et débouchant par l'intermédiaire de parois inclinées (51, 52) sur le chant avant (48) de la réglette (42). 60) Coupe-carreau selon la revendication 5 caractérisé en ce que le plan médian (53) de la fente (50) est situé dans le prolongement du plan médian (54) du support vertical (21) et, par voie de conséquence, dans le prolongement du plan de coupe.