-1- 2034472 la présente invention concerne le traitement, soit curatif, soit préventif, de vaches, de "brebis et de chèvres contre la mastite. Elle vise également le produit utilisé pour ce traitement ainsi qu'un procédé pour sa préparation. 5 La mastite est une des plus importantes affections érosives observées chez la vache. Outre les lourdes pertes que la lésion des mamelles et la baisse de la production de lait entraînent pour le fermier et par conséquent pour l'industrie laitière,l'utilisation de lait infecté représente un problème sérieux pour 10 la santé publique. Il n'est pour cette raison pas surprenant que la mastite attire aujourd'hui,comme depuis 10 à 15 années déjà, fortement l'attention des chercheurs du monde entier. La fréquence et le degré de ce complexe d'affections infectieuses augmente en effet 15 progressivement en dépit de l'utilisation de quantités élevées de remèdes à base d'antibiotiques et de l'application de mesures préventives telles que des règles d'hygiène et l'utilisation de vaccins. La production d'une immunité active par vaccination systèma-20 tique des vaches n'est que de faible valeur. Les vaccins peuvent produire des anticorps dans le sang en circulation. Cependant, les agglutinines ou précipitines présentes dans le sérum sanguin sont incapables de pénétrer dans le pis ou d'être absorbées par lui et par conséquent sans valeur pour la prévention de la mas-25 tite. Les antibiotiques n'ont de valeur qu'en tant qu'additifs et sont à eux seuls incapables de maîtriser la mastite à cause de divers inconvénients. Les antibiotiques à spectre étroit, par exemple la pénicil-30 line, sont aujourd'hui de valeur subordonnée car leur action est limitée à un certain groupe de micro-organismes, par exemple des germes gram-positifs sensibles, tandis que la mastite est une infection complexe. Cela vaut pour la pénicilline G et les pénicillines semi-synthétiques aussi bien que pour d'autres antibio-35 tiques à spectre étroit. Les antibiotiques à spectre large disponibles et les combinaisons d'antibiotiques à spectre étroit ne sont pas toujours efficaces et sont en outre trop chers pour l'utilisation comme mesure générale de lutte. Les antibiotiques à large spectre ne 4Q sont pas tous miscibles à cause de l'antagonisme entre leurs 70 01552 2034472 actions, tandis que d'autres ne conviennent pas pour 11administration intra-mammaire. L'utilisation inconsidérée et continue de remèdes à "base S d'antibiotiques a donné lieu à des surinfections aussi bien 5 qu'au développement de souch.es résistantes de micro—organismes auparavant sensibles. Cela vaut pour les remèdes à base d'antibiotiques tant à spectre étroit qu'à large spectre. De plus, l'élimination d'antibiotiques dans le lait représente un problème sérieux pour la santé publique. 10 Le problème de la mastite se pose aussi chez d'autres ani- maùx, en particulier chez la brebis et la chèvre; en conséquence, le terme de "vache", tel qu'il est utilisé ici et dans ce qui suit, doit s'entendre comme englobant aussi la brebis et la chèvre. 15 L'objet de la présente invention est de fournir des produits susceptibles d'être préparés économiquement et un procédé de traitement nettement efficace de la mastite chez la vache. Le produit fourni selon la présente invention est l'immuno-globuline à anticorps contre la mastite. 20 Par le terme d'"iœmunoglobuline" tel qu'il est employé dut lft présent mémoire descriptif, on doit entendre la gammaglobuline à laquelle sont fixés des anticorps. L'invention fournit aussi un procédé de préparation d'iiaau-noglobuline contre la mastite,selon lequel on prépare la garnma-25 globuline à partir du sang d'une vache atteinte de mastite chronique . Une autre caractéristique de la présente invention réside dans le fait que le sang à partir duquel on obtient l'immunoglo-buline est le sang réuni de nombreuses vaches afin que le produit 30 obtenu soit polyvalent. Le procédé de traitement de la mastite de la vache selon la présente invention consiste en l'introduction intra-maamaire de gammaglobulines. Une autre caractéristique de la présente invention est le 35 fait que le traitement comporte l'utilisation d'immunoglobuline et l'utilisation d'une association de cette immuno globuline à un ou à plusieurs autres agents antimicrobiens. Cet aspect de l'invention est le mieux illustré à l'aide d'un exemple. Lorsque le pis d'une vache est par exemple infecté 40 par un micro-organisme gram-positif spécifique qui provoque une 70 01552 -3- 2034472 mastite, l'infection par ce micro-organisme peut être traitée efficacement de plusieurs manières. On peut utiliser une immunoglobuline contenant l'anticorps spécifique contre ce ou ces micro-organismes gram-positifs. Si la concentration de l'anti-5 corps spécifique dans 11immunoglobuline est suffisamment élevée pour être pharmacologiquement efficace, 1'immunoglobuline peut être utilisée telle ^qiielle sans aucune autre addition. Une variante du traitement serait l'utilisation d'une immunoglobuline ne contenant pas d'anticorps généralement efficaces' contre les 10 micro-organismes qui provoquent une -mastite. Dans ce cas, il sera nécessaire d'utiliser 1'immunoglobuline associée à un antibiotique pu à un agent chdmiothérapeutique efficace contre le micro-organisme provoquant la mastite lorsque celui-ci est à l'état de non-résistance. 15 Dans le cas d'une vache atteinte, par exemple, d'une masti te infectieuse et traitée, par exemple, avec peu d'effet ou sans effet par un agent antimicrobien, oh peut traiter cette vache par 1'immunoglobuline associée à cet agent ou à un autre agent ehi-miothérapeutique. 20 L'utilisation de la manière ci-dessus de gammaglobuline au lieu d'immunoglobuline s'est également avérée efficace dans certaines conditions, mais 1'immunoglobuline est plus efficace. Une série d'expériences effectuées chez des.vaches atteintes de mastite infectieuse indique que les gamma- et les immuno-25 globuline s augmentent la sensibilité des micro-organismes à l'action de l'agent antimicrobien. Les résultats de ces expériences permettent de penser que,dans le cas du développement d'une . résistance au médicament par un micro-organisme, l'administration de l'association du médicament et de gamma- ou immunoglobu-30 line non spécifique détruit,grâce à la présence de cette dernière,la résistance du micro-organisme au médicament en question qui sera alors à son tour efficace contre ce micro-organisme en renforçant l'effet thérapeutique de la gamma- ou immunoglobuline. On utilisera en général la. gamma- ou immunoglobuline addi-35 tionaée d'un agent de conservation et--.d'un diluant et mélangée avec un des agents antimicrobiens précités. -Les globuline s décrites--sont obtenues de la manière ci-après : Le sérum sanguin d'animaux normaux contient une quantité 40 élevée de protéines, êntre.autres des albumines et des,glotrali- 01552 2034472 nés. Les globulines consistent en divers composants, y compris la gammaglobuline à laquelle sont fixés les anticorps éventuellement en présence. Les anticorps peuvent se former dans l'organisme d'un ani-' mal lorsque cet animal subit une infection. Les anticorps peuvent aussi se former si l'on inocule à l'animal un vaccin obtenu à partir du micro-organisme qui provoque la condition morbide spécifique ou que l'on injecte à un tel animal de façon continue et appropriée, à des intervalles rapprochés, des doses élevées du micro-organisme infectieux spécifique. Ce dernier procédé mènera en général à un état d'hyper-immunité. Le sérum que l'on peut obtenir à partir d'un animal hyper-immunisé est d'une grande valeur thérapeutique et on l'utilise aussi pour établir une immunité passive. Ce sérum est utilisable pour la préparation d ' immunoglobuline. On produit universellement de l'hyper-immunosérum en immunisant artificiellement des animaux par des injections répétées, à des intervalles rapprochés et à des doses progressivement accrues, d'une bactérine spécifique ou ■ du.- toxoxde correspondait. . L'intervalle entre les injections varie de 4- à 14 jours, et un mi ni muni de 4 à 8 injections est habituellement nécessaire. On utilise, soit les voies Sous-cutanée; , intramusculaire ou intraveineuse, soit des combinaisons de ces voies. Un échantillon de sang est prélevé 8 à 14 jours après la dernière injection et le sérum examiné quant à la présence d'an-' ticorps agglutinants spécifiques et à leurs taux. Si le résultat n'est pas satisfaisant, on répète toute l'opération d'hyper-immunisation, en utilisant, pour stimuler la production de taux plus élevés d'anticorps agglutinants, des adjuvants (par exemple les adjuvants complets ou incomplets de Preund). Il a été possible d'accroître jusqu'à 10 fois les anticorps agglutinants à l'aide d'adjuvants, mais pas nécessairement les anticorps immunisants . Si le titre d'agglutination est satisfaisant, on saigne stérilement l'animal à blanc. Les principaux inconvénients de l'hyper-immunisation artificielle sont les suivants : a) On utilise par animal seulement Tin type de micro-organis-me (le sérotype ou une variante) ou un toxoïde; par conséquent, un seul animal produit en général un hyper— immunosérum homolo— 70 01552 -5- 2034472 gue monovalent. Or dans le cas de Staphylococcus aureus par exemple, qui est xm des nombreux germes provoquant une mastite, on connaît quelques centaines de sérotypes et plus de 80 phagotypes. 5 Pour produire un iiyper-immunosérum polyvalent contre un groupe de micro-organismes homologues (par exemple Staphylococcus aureus), on doit utiliser au moins 20 à 30 animaux, et pour la production d'un hyper-immunosérum polyvalent contre la majorité de bactéries h.étérologues au moins 100 animaux. 10 b) Afin d'éviter la mort des animaux à hyper-immuniser, on utilise des cultures tuées ou des toxoïdes. En tuant les bactéries pathogènes, on détruit une grande partie des facteurs naturels de leur virulence, facteurs dont on sait peu jusqu'à présent, ce qui donne lieu à la formation d'anticorps incomplets. Il en 15 est de même des toxoïdes. c) La réaction à l'immunisation artificielle varie d'un animal à l'autre. d) Lors de 1'hyper-immunisation artificielle, de nombreux animaux meurent en général de choc, en particulier au cours des 20 derniers stades d'immunisation, à cause dès doses élevées appliquées. On élimine dans une large mesure ces inconvénients en réunissant le sang d'un grand nombre d'animaux provenant de différentes régions et atteints de la forme chronique de mastite. Un 25 tel hyper-immunosérum mixte contient des anticorps naturels complets contre aussi bien les groupes de bactéries hétérologues que les types h.étérologues à l'intérieur des groupes qui sont les responsables des diverses formes de l'affection. (Il s'est avéré que le sang réuni d'animaux tués à l'abattoir 30 peut être considéré comme source satisfaisante de sang réuni d'animaux ayant subi l'infection naturelle») (Il a été établi dans les laboratoires de la demanderesse que la valeur de 1'hyper-immunosérum hétérologue polyvalent obtenu à partir du sang réuni d'animaux atteints de mastite chronique» 35 est supérieure à celle du sérum d'un seul animal.) L'hyper—immunosérum h.étérologue à partir duquel l'immunoglobuline désirée doit être obtenue peut être préparé commodément à partir du sang réuni de la manière ci-après. Lorsqu'on le laisse se cailler naturellement, le sang de bo-40 vins produit, contrairement à celui du cheval, très peu de sérum 70 01552 -6- 2034472 (10 à 20 %) et s'hémolyse très facilement. Pour tourner ces difficultés, on recueille le sang réuni dans du citrate de sodium (agent anticoagulant) et du dextrose (agent antihémolytique), chacun en quantité suffisante pour donner une concentration fi-5 nale de 0,5 %• Le plasma est séparé des cellules . sanguines par centrifugation, ce qui procure au moins 60 % de plasma. A partir du plasma, on obtient le sérum par addition de OaClg à la concentration de 3,75 g/litre de plasma, addition qui provoque la formation d'un gel. On coupe le gel en petits morceaux et l'on 10 filtre par une gaze pour séparer le sérum de la fibrine et du fibrinogène coagulés. Le rendement en sérum est d'environ 50 % du volume primitif du sang mis en oeuvre. On examine ensuite le sérum quant à la présence d'aggluti-nines spécifiques, en utilisant 40 souches bactériennes repré-15 sentatives isolées, y compris Staphylo c o c eu s aureus, Streptocoe* eus agalaotiae, Klebsiella pneumoniae, Pseudomonas aeruginosa, Escherichia coli et Salmonella. Si le sérum est satisfaisant, il est ensuite utilisé pour la préparation de 1*immunoglobuline. On précipite du sérum la gammaglobuline à laquelle les an-20 ticorps sont fixés, en introduisant lentement goutte à goutte une solution de (HH^gSO^ à 50 % dans un volume égal de séram et en établissant ainsi une concentration finale de 25 % de (NH^gSO^. Le précipité de gammaglobuline et de (HH^gSO^ e«t recueilli par filtration, transféré dans un récipient spécial 25 en cellulose et soumis à la dialyse contre de l'eau courante froide en vue de l'élimination du (HH^)gSO^. Après la dialyse qui dure 6 à 8 jours, le dialysat est traité à l'aide de BaOlg à 2 % pour déterminer la présence de (KH^gSO^. On centrifuge 1 * immunoglobuline concentrée exempte de (NH^gSO^ à 1 500 tours/ 30 mn afin d'en éliminer les protéines à grandes molécules qu'elle contient comme impuretés et on la stérilise par filtration. La demanderesse achève la normalisation à l'aide des méthodes suivantes : (a) Immuno—électrophorèse en vue de la détermination de la 35 concentration de gammaglobuline ; (b) Détermination de la concentration totale des protéines; (c) Essai d'inhibition de croissance ; (d) Titre d'anticorps agglutinants ; (e) Essai de stérilité ; 40 (f) Essai d'innocuité. 70 01552 -7- 2034472 Selon les résultats des essais (a), ("b), (c) et (d), on dilue le produit concentré à l'aide d'un sérum physiologique tamponné aux phosphates jusqu'à la concentration finale désirée. Cette concentration est de 10 à 12 % de protéines, de plus de 5 90 % de gammaglobuline, d'au moins 1 : 6 400 d'agglutinines et inhibitrice de la croissance in vitro à la dilution de 1 : 10 ml. La dose recommandée est de 20 ml par quartier de pis d'une vache produisant moins de 11,36 litres par jour et de 40 ml par quartier de pis d'animaux à production plus élevée. 10 ^jes essais de stérilité sont effectués sur des plaques de gélose au sang, et l'innocuité des produits est vérifiée par injection du double de la dose recommandée que l'on administre à un jeune veau ou dans un quartier d'un pis normal. Le produit sera de préférence commercialisé sous forme lyo-15 philisée, accompagnée d'un diluant (eau) contenant, pour le traitement préventif de la mastite, seulement 0,25 % de phénol comme agent de conservation, et pour le traitement de la mastite clinique 0,25 % de phénol et en outre 200 000 IT.I. de pénicilline G et 250 mg de dihydrostreptomycine par dose. 20 Le traitement de la mastite de la vache peut être, soit curatif, soit préventif. Le produit s'administre par perfusion du pis par le canal du trayon. Voici les résultats d'un essai d'utilisation de 1'immunoglobuline de mastite : Au cours de cet essai, trois vaches infec-25 tées avaient été traitées par trois antibiotiques différents. Aucune amélioration n'avait été observée. Les vaches furent ensuite traitées par des produits d'association à 1'immunoglobuline de mastite. Une réaction fut observée en l'espace de trois jours, et les vaches étaient toutes complètement guéries après 30 dix jours. (Les résultats obtenus par la demanderesse montrent que le traitement engendre au moins une période limitée d'immunité passive à la mastite. En outre, l'infection artificielle ou naturelle d'une vache • ou cours d'une telle période d'immunité pas-35 sive agit comme rappel, ce qui est indiqué par l'apparition d'une immunité active.) Les exemples plus détaillés ci-après sont donnés en vue d'une meilleure compréhension de l'invention sans toutefois la limiter. /j.q Exemple 1 ï Isolement de l'anticorps : 70 01552 -8- 2034472 On recueille un total de 20 litres de sang d'un certain nombre de vaches atteintes de divers types de mastite chronique. On y ajoute 170 ml de solution de citrate de sodium à 50 % fia tir une solution aqueuse de dextrose à 50 %. Le mélange est transporté 5 au laboratoire et centrifugé pendant 30 minutes à 3 000 tours/ mn dans une centrifugeuse à marche continue afin de séparer les globules rouges du plasma. Le plasma est traité par 3,75 g de chlorure de calcium par litre en vue de sa coagulation. Le gel formé par la coagulation 10 est broyé et placé sur une toile et le sérum qui s'égoutte recueilli. Puis on utilise du sulfate d'ammonium pour précipiter le sérum. On effectue la précipitation de plusieurs échantillons de sérum à l'aide de quantités variées de sulfate d'ammonium et l'on soumet les précipités obtenus à 1' i.analyse par électrophorè-15 se dont voici les résultats : f de (HH4)2S04 calculés par rapport au volume de sérum Protéines totales (g) Albumine oc-IÏ globuline g ce -lobuline (g) ; i % des protéines totales (g) |% des jprotéi-Ines to-I taies (g) % des protéines totales 30 % 25 % 20 % 8,6 9,5 10,6 0,64 0,24 0,23 7,8 2,5 2,2 1,56 18,1 1,46 15,4 0,72! 6,8 ; 6,40 7,80 9,62 74,1 82,1 91,0 25 On utilise 25 g de sulfate d'ammonium par 100 ml de sérum pour la précipitation globale de la globuline riences de la demanderesse, un premier tube contient 1 ml de produit et 199 ml d'eau, un deuxième tube 1 ml de cette dilution et 199 ml d'eau, un troisième tube 1 ml de cette solution et 199 ml d'eau et ainsi de suite jusqu'à un total de 13 tubes. 70 01552 -9- 2034472 le tableau I donne les résultats des essais d'agglutination. Dans ce tableau, les têtes de colonne indiquent la dilution, c'est-à-dire le nombre de parties d'eau contenant 1 partie du produit, + signifie agglutination et N pas d'agglu-5 tination. (Tableau I, voir à la fin de la description,-page 13) Le tableau II montre les résultats d'essais d'agglutination effectués avec, respectivement, le sérum avant la précipitation, 1 'immunoglô.biàline concentrée à 50 % et l'immunoglo-10 buline totalement concentrée.(Tableau II, voir à la fin de la descritpion,page 14). Il ressort nettement de ces tableaux qu'un tel produit est de nature polyvalente. Exemple 2 : Le tableau III montre l'activité antibactérien-15 ne du produit de l'exemple 1. Les micro-organismes utilisés sont les types responsables d'environ 90 % de tous les cas de mastite. Dans ce tableau : les colonnes "I" indiquent la croissance visible en tube, les colonnes "2" la croissance seulement visible sur pla-20 que de gélose au sang, + et N ayant les mêmes significations que dans le tableau I; Ig signifie 1'immunoglobuline, P la pénicilline G à une concentration de 5 gamma S la dihydrostreptomycine à line concentration de 125 gamma##. 25 (Tableau III, voir à la fin de la description,» page 15)» On voit que 1'immunoglobuline est bactériostatique et que l'effet bactériostatique de son mélange avec de la pénicilline et de la dihydrostreptomycine est accru par rapport à celui de la présence simultanée de ces deux antibiotiques, mais sans 30 immunoglobuline. Exemple 5 : Le produit lyophilisé de l'exemple 1 peut être stocké dans des flacons. Afin de préparer une composition prête pour l'application, on peut mélanger le produit avec 25 ml d'eau stérile, 0,25 % de phénol (comme agent de conservation), 200 000' 35 unités internationales de pénicilline G et 250 mg de sulfate de dihydrostreptomycine. L'immunoglobuline est avantageusement présente sous forme de produit polyvalent concentré pur, comportant de préférence plus de 80 % de globuline cc et 15,5 % (poids/volume) de protéi-40 nés solides, sa valeur d'agglutinine étant d'au moins 1 : 6 400 70 01552 -10- 2034472 et sa concentration ihhibitrice minimale vis-à-vis de diverses espèces de Staphyl o c o c eu s. de Streptococcus, d'E. çoli, de Klebsiella. d1Aerobacter et de Pseudomonas de 1 : 100. Une composition analogue à celle mentionnée ci-dessus, mais 5 exempte d'antibiotiques est utilisable pour l'établissement d'une immunité passive à la mastite bovine; elle a l'avantage d'éviter l'introduction d'un antibiotique dans l'animal. Ces compositions seront de préférence conservées en armoire frigorifique à 4°C et sont utilisables pour la perfusion intra-10 mammaire dans le canal du trayon en vue du traitement de la mastite bovine et de l'établissement d'une immunité passive à cette affection. En général, on peut appliquer des perfusions de 10 à 50 al par quartier de pis, ce qui procure habituellement une protection 15 pendant au moins 6 à 8 semaines. Il est recoamandable d'écarter le lait provenant d'un quartier ou de quartiers traités par l'association de 1 'immunoglobuline et d'un antibiotique pendant les 24 heures consécutives à ce traitement. Si l'on n'utilise pas d'antibiotique, il n'est pas 20 nécessaire d'écarter le lait. S'il s'agit de traiter une mastite, il est recommandé d'axa-miner un échantillon du lait infecté au laboratoire afin de déterminer le micro-organisme (par exemple le germe gram-positif ou gram-négatif, la levure ou le champignPn) qui la provoque. On peut 25 alors à jouter à 1 ' immunoglobuline avant la perfusion un antibiotique ou agent antifongique approprié. Exemple 4 : Les tableaux IY, V, VI, VII, VIII, IX et I montrent les résultats obtenus chez des vaches traitées à cause de mastite. 30 Dans ces tableaux,signifient : Quartier : quartier du pis (Eî1, EH, IF, LH indiquant respectivement le quartier antérieur droit, le quartier postérieur droit, le quartier antérieur gauche et le quartier postérieur gauche) ; 35 Prod. : la production de lait par jour ; CMT : le résultat de l'épreuve de mastite de Californie; Cl : la teneur du lait en ehlorures; Pol. : le nombre de leucocytes à noyau polymorphe/mille ; Mon. : le nombre de leucocytes mononucléaires/mille; 4-0 Tôt. : le nombre total de leucocytes; 70 01552 -11- 2034472 Tot/Ml : le nombre total de bactéries isolées. (Tableaux IV, V, VI, VII, VIII, IX et X, voir à la fin de la description* pages 16 à 27). Bien que l'action de l'anticorps dans la première phase 5 de cette expérience ne soit pas encore tout à fait compréhensible, elle est probablement due à une immobilisation et à une inhibition de la croissance des micro-organismes ainsi qu'à une augmentation de la phagocytose. Des expériences étendues effectuées par la demanderesse 10 ont montré qu'après traitement par l'anticorps, des vaches normales ne présentent qu'une faible irritation qui disparaît complètement après 3 à 5 jours. Exemple 5 : Toute autre substance antibiotique appropriée est utilisable au lieu ou en plus de celles spécifiées dans 15 l'exemple 2. L'indice d'efficacité in vivo est en général d'environ 40 % dans le cas de 1^ pénicilline G, d'environ 50 % dans le cas des pénicillines/S"emi-synthétiques ou d'une association de pénicilline et de streptomycine, d'environ 70 % dans le cas de 20 la furazolidone, d'une association d'érythromycine et de novo-biocine ou d'une association de néomycine et de bacitracine et d'environ 90 % dans le cas du chloramphénicol. Dans une expérience effectuée chez une brebis de la race German Merino, on a utilisé 1'immunoglobuline obtenue à partir 25 du sang réuni de vaches abattues. La brebis souffrait de mastite appelée "pis bleu", ses mamelles étaient dures, enflées et sensibles. Une seule dose de 2 ml par quartier fut administrée en nne seule fois. Deux jours plus tard, le pis de la brebis était redevenu normal. 30 Cette expérience a été répétée avec le même résultat satis faisant. Des expériences analogues ont été effectuées chez des chèvres chez lesquelles la guérison de la mastite a également été obtenue. 35 Ces expériences ne sont pas exposées sous forme de tableaux détaillés puisqu'elles n'ont rendu nécessaire que des traitements uniques à des doses réduites par rapport à celles appliquées aux vaches. Il va sans dire que 1'immunoglobuline pour le traitement de brebis et de chèvres peut être obtenue à partir 70 01552 -12- 2034472 de l'espèce animale respective, qu'il n'est pas nécessaire d'utiliser pour ce "but du sang de vache et que le mémoire descriptif et les revendications concernant la présente invention doivent être lus à la lumière de ce fait. On entendra par consé-5 quent le terme de "vache" comme susceptible de comprendre aussi ceux de "brebis" ou de "chèvre" ou d'être remplacé par eux selon le cas. 70 01552 --13- 2034472 Tableau» I Micro-organisme 5C 100 20C +0C 800 O .A— >5200 6400 1280C '25600 51200 102400|Témoin ! 2+ 2+ 24 24 24- N N N N N N ]J ! N i 3+ 3+ 24 24 24- 4- N U U H U lî ! 3+ 2+ 2+ 24 2+ 2+ 24- 24- 24- 2-t- 24- 24- ! N 3+ 3+ -2* 2+ 2+ N S N N H U ÏT 1 N 4+ 3+ 3+ 34 34- 24- 4- N N N H lî N 3+ 3+ 2+ N H ir N N N lî lî N 3+ 3+ 3+ 24 24- + + N lî N H H lî 3+ 3+ 2+ 2-t 4- + N N H S 1" lî U 4+ 4+ 44- 4+ 24- 2+ 24- + + 4- lî lî lî : 3+ 3+ 3+ 2-t 2+ S N N ET N lî N lî 4+ 4+ 44- 5+ 94- 2+ 4- + 4- N lî ÎT lî 3+ 3+ 3+ 3+ 3+ 24- 24- + + N H N N 3+ 3+ 3+ 3+ 24- 24- 24- 2+ 2+ U lî If lî 4+ 4+ 44- 44 3+ 34- 24- + N N lî lî lî 3+ 3+ 3+ 3* + 4- 4- + N N N N lî 4+ 4+ 44- 3+ 34 34 24- 2+ 24- 24- 24- 4- N ; 3+ 3+ 3+ 3-» 2+ 24- 24- + N H N lî -..t ' N 1 3+ 3+ 3+ 3-» 34 34 2+ 2+ 2 + N lî N i lî î 3+ + + 4- 4- 4- N N Bf H N lî ; N i 3+ 3+ 3+ 24 4- 4- 4- 4- 4- N N : N i If ; 3+ 3+ 3+ 24 2+ 4- 4- îf E sr N H" lî 3+ 2+ 24- 24 4- 4- : H N N u ÎT 3sr sr ; 3+ 3+ 3+ 34 ir H ; r t N N N N ï ET N . i » t N ; 3+ 3+ 3+ 34 24 24r 4- 4- 4- : lî N 1 N i 3+ 3+ j 4- 4- N N H ÏT Hf b_ N Ni s E. coli Staph. Aureus E. coli +Bacille gram-po-sitif E. coli Staph. Aureus Cocco- bacille gram-nég. Staph. aureus II Staph. Epiàer- micLis Staph. aureus Strept. agalac-tiae Staph.. Epider- midis Pseudo-monas Staph. aureus tt n tt Staph. Epider- midis n Strepto-coccus Staph. aureus tt Staph- Epider- midis tt 70 01552 ~14" 2034472 Tableau II MICEO-OH&ANISME AGGLUTINATION Sérum avant précipitation Produit concentré à 50 % Produit concentré -Bacille gram-négatii Streptococcus 200 400 o o o o °°s 1,600 51 200 Staph. aureus 3 200 102400 102 400 Staph. aureus 3 200 25600 12 800 Staph. aureus 3 200 6400 25 600 E. coli 6 400 6400 12 800 E . coli 200 800 1 600 +Bacile gram- positif ♦•Bacille gram-positif 6 400 6 400 12800 3200 3 200 12 800 Staph-Epidermidis 400 100 800 Staph. Epidermidis 1 600 200 6 400 Staph. aureus 3 200 200 400 Staph. aureus 1 600 400 800 Klebsiella 3 200 3200 25 600 Staph. aureus 1 600 800 1 600 Staph. aureus 3 200 400 6 400 Staph. epidermidis 25 600 400 102 400 Staph. epidermidis 12 800 6400 102 400 Staph. aureus 3 200 800 25 600 Staph. aureus 25 600 800 102 400 Pseudomonas 25 600 6400 51 200 Streptococcus 25 600 12800 102 400 Staph. aureus 25 600 800 51 200 Staph. epidermidis 12 800 1600 2$ 600 70 01552 -15- 2034472 Tableau III MICROORGANISME IDENTIFICATION Nombre de' micro-or-: gani.smes ajoutés par ml Teneur du sérum en immunoglobuline Teneur du sérum en immunoglobuline, pénicilli-Ine et dihydro-streptomycine ; TW } 1 2 ~5~W 1 2 10% 1 2 10 % + 5 1 "ÏE P/125 £ 2 Péni- Sérum cilli-té-ne plusmoii. dihydroseu] strep-tomyci-ne Staph. aureus Staph. epidermidis Streptococcus Staph. epidermidis Staph. aureus n n ti Bacille gram-positif Pseudomonas Staph. aureus E. coli Staph. aureus 1! Il E. coli Staph. aureus E. coli Staph. aureus 'CoccG-bacille Jgram-négatif iStaph. aureus tt jStaph. epidermi dis Streptococcus 150 580 123 700 240 30 60 520 270 320 2250 1000 1500 800 280 200 300 114 1000 219-0 1000 2500 390 2500 1850 1000 400 + + 2+ 2+ 2+ 2+ 2+ 2+ 3+ 2+ + 2+ N . 2+ + 3+ 2+ 2+ 3+ 3+ 3+ 3-^ E 2+ N N N + N N N N N + N 2+ N 2+ ♦1 + ; n ;+ 3+ N N 2+ 3+ 3+ ! 3+ 3+ N 2+ N N + + N + : + ; 2+: N 3+ 2+ 2+ 2+ N 2+ N i + ÎN 3+ 2+ 2 + 3+ 3* 3+ 3+ N 3+ N N N N N N N N N N N 2+ 2+ N + N N N 2+ N + N 2-t + N N N N N + N N N N N + N + N N + N N N N N N n 3+ n n 2+ + 3+ ; n U 2+ 3+ i2+ ! n j + j n ! 2+ ; 3+ ! 2+ I 3+ ! + f ! N i t 2+ " 5 + N N i N N I N N n N 70 01552 -16- 2034472 Tableau IV Mastite chronique - Infection mixte Avant traitement Quartier Tableau clinique Prod OMT PH 01 Cellules/mm Germes isolés et identifiés/ml Pol Mon Tôt BF Oedème interstitiel dur (fibrose (kg) ) 4+ 6,80 142,0C 950 450 1400 1. Staph. aureus/ 200 2. Bacille gram-po-sitif/ > 2000 EH Normal "" 6,70 92,80 250 200 450 Staph. epider- midis/20C IF Oedème interstitiel dur (fibrose) >11,3* • 4+ 6,75 127,80 135C 500 1850 1. Staph. aureus/ 190. 2.Strept. agalac*!' tia«/ 2000 Ifl Normal t 6,60 78,10 150 150 300 Staph. epider- midis/80 Tableau I?(a) Avant traitement par 1'immunoglobuline 10 jours après traitement de Ri1 et de LF par 1 'immunoglobuline (2 doses à 12 heures d'intervalle) plus 0,25 % de phénol, 200 000 U.I. de pénicilline G et 250 mg de dihydro streptomycine par dose. Quartier Tableau clinique Prod GMT pH Cl —, Cellules/mm*^ Germes isolés - j. PqI Moit Tôt /ml; EF Fibrose circonscrite (kg) 3+ 6,80 117,15 2000 400 2400 Staph. aureus/300 EH Normal 12,7 - 6,60 74,8C 50 150 200 pas de croissance LF Fibrose (sèche) - 6,70 102,95 50 200 250 pas de croissance Ifl Normale - 6,60 71,00 100 200 300 pas de croissance BAD ORIGINAL 70 01552 -17- 2034472 un second ^bleau 17 (b) 14 jours après/traitement de tous les quatre quartiers par 1 'immunoglobuline plus 0,25 % de phénol, 200 000 U.I. de pénicilline G et 250 mg de dihydrostreptomycine par dose. Quartier Tableau clinique Erod GMT pH 01 3elli iles/mm* Germes isolés et identifiés/ml Pol Mon Tôt EF Fibrose (normale) (kg) - 6,70 92,80 100 100 200 pas de croissance EH 16,3 - 6,65 78,10 0 150 150 pas de croissance LF Fibrose (normale) - 6,70 88,40 0 200 200 pas de croissance LH - 6,60 71,00 0 50 50 pas de croissance Tableau 7 Avant traitement Quartier Tableau clinique Prod CMT pH Cl Cellules/mm* Roi Mon Tôt Germes isolés et identifiés/ml EF ( « kg) 4+ 6,85 142, 60 • • innombrable s 1. Staph. aureus/ 2400. 2. Strept. agalac-tiae/2 EH mastite oedémateuse aiguë de tous les 4 quartiers. Douloureuse marche difficile, .'animal 11e mange pas 4+ 6,80 127, 30 innombrables 1. Strept. agalac-tiae/ 800 2. Staph. epider-midis/> 200 LF >2,7 4+ 6,80 124, 80 innombrables Staph. epidermidis/' 800 LH S 4+ 6,70 113, 60 innombrables 1. Staph. epidermidis/ 1000. 2. Staph. aureus/ 1000. 70 01552 -18- 2034472 Tableau V (a) 60 heures après traitement de tous les 4 quartiers par 50 ml d'immunoglobuline plus 0,25 % de phénol par quartier. Quartier Tableau clinique Prod GMT pH Cl Cellule s/mm- Germes isolés et identifiés/ ml Pol Mon Tôt EF > Dimensions normales ; dur (Oedème interstitiel) (kg) 4+ 6,85 142,0 0 - — 1800 Staph. aureus/ 430 EH 4+ 6,80 124,9 5 2100 pas de croissance LI > 7,7 4+ 6,70 I 117,30 -| — 1200 pas de croissance LH t 4+ 6,70 I 110,75 -r — 900 pas de croissance Tableau Y"', (b) 8 jours; après un seul traitement par 1 ' immunoglobuline Quartier Tableau clinique Prod GMT pH 01 H H 0) o a Ai aies/] Ion T nm5 c y a >t i î ermes r solés et denti- iés/ml EF Fibrose minime (kg) 4+ 6,85 124,15 100 ) 0 I000 1.Staph. aureus haemo-lyti-cus B/ 800 2.Staph. epidermidis/ 2 EH M >12,7 2+ 6,75 117,30 600 300 900 Staph. aureus haemoly-ticus B LF t! + - 6,70 102,80 500 50C 100C Staph. aureus haemoly-ticus B LH n a + 6,70 99,40 300 60C 900 N 70 01552 -19- 2034472 Tableau 7 (c) 22 jours après un premier traitement par 11 immunoglobuline (seule) et 14 jours après un deuxième traitement par l1immunoglobuline plus 0,25 % de phénol, 200 000 U.I. de pénicilline G et 250 mg de dihydrostreptomycine. Quartier Tableau clinique Prod GMT pH Cl I 0 CD L!-! .ule 0 s/mm Germes iso- Pol Mon Tôt ■les ©0 identifiés/ ml EF Fibrose minime (kg) - 6,65 95,85 200 100 300 pas de croissance SE It 15,4 - 6,60 71,00 0 100 100 de croissance LF n - 6,65 84,50 200 200 400 pas de croissance LH n - 6,60 78,10 50 50 100 pas de croissance Tableau YI Avant traitement Quartier; Tableau Prod CMT pH 01 Cellules/mm* ' Germes isolés et identifiés/ ml lsJLO-.Ll.-L. Pol Mon Tôt EF Fibrose chronique (kg) 3+ 6,75 106, l 0 im bri iom-ibles 1. Staph. aureus/o 2.S£aph. epider-midis/a EH tl >7,26 3+ 6,70 102, Ç 5 im br aom-ables 1. Staph. epider-midis/a 2.Strept. agalac-tiae/a LF j " i 3+ 6,80 131,35 15 I 00 1000 2500 Strept. agalac-tiae/oc LH Fibrose : marquée 1 - / ! 3+ 6;85 134,9|0 inn bral Dm— ■ n bles i 70 01552 -se- 2034472 Tableau VI (a) 14 jours après un deuxième traitement Quartier Tableau clinique Prod CMT pH 01 C P sllu ol M les/ T nmP r Germes isolés et identifiés /ml EF Fibrose plus réduite \ (kg) - 6,70 88,75 150 100 250 Staph. aureus/40 EH tt >9,07 2+ 6,80 110,05 1200 1400 260C Staph. aureus/80 (a + hae-molyti-cus B) LF M + 6,80 113,60 25C 10C 35C pas de croissance LH n ) 4+ 7,00 138,45 — 4200 Staph. aureus/ 4000 Tableau VI (b) 21 jours après un troisième traitement. Quartier Tableau clinique Prod CMT pH Cl Cellules/mm^ Germes iso- Pol Mon Tôt 'lfo «V identifiés/ ni EF Fibrose (réduite) V (kg) - 6,70 92,30 0 100 100 pas de croissance EH tl ,9,98 - 6,70 102,95 150 150 300 M LF n - 6,70 99,40 0 200 200 N LH M / 6,75 110,05 250 250 500 Staph. epidermidis/ 220 , J 70 01552 -21- 2034472 Tableau YII Mastite chronique (avant traitement) Quartier Tableau clinique Prod GMT pH Cl Cellu Bol M les/ an T msP 1 ot iermes isolés et identifié /ml s EF Fibrose avec oedème inters titiel dur ](*B) 3+ 6,75 117,13 2000 1500 5500 Staph. aureus/ 2050 EH If >10,43 3+ 6,70 127,80 950 800 1750 Staph. aureus/ 5000 ditto27: i LF dimensions normales 6,60 95,85 100 0 100 Staph. epidermidis/^ LH dimensions normales - 6,60 78,10 0 50 50 pas de croissai ce L- Tableau YII (a) 3 jours après traitement de EF, de EH et de LF par Ig IT0 13 à la dose de 50 ml par quartier Quartier Tableau clinique Prod CMT pH 01 Cellule s/mm^ Germes isc lés et identifiés /ml )- Pol Mon Tôt EF Fibrose disséminée (sans oedème) (kg) 4+ 6,80 117,15 2800 pas de croissance i EH H 13,6 4+ 6,70 102,95 3300 n LF dimensions normales 4+ 6,70 113,60 1200 n LH dimensions normales r - 6,65 81,65 100 150 250 SI 70 01552 -22- 2034472 Tableau VII (b) 6 jours après traitement Quartier Tableau clinique Prod CMT pH Cl Celli îles, /mm Germes isolés et iden tifiés/ml Pol *lon rot EF Fibrose (sèche) (kg) 2+ 6,70 106,5C 1950 100 2950 pas de croissance EH tt 13,15 2+ 6,65 92,30 350 500 650 n L F dimensions normales - 6,60 92,30 200 100 300 M EH n t - 6,60 78,10 50 50 100 M Tableau VII Ce) 16 jours après traitement Quartier Tableau clinique Prod CMT pH Cl Cel] 5" .ules/amr Germes iso- Pol Mon Tôt Mto luCu*" tifiés/ml EF Fibrose circonscrite (kpt) 6,6£ 88,50 0 200 200 pas de croissance EH IV - 6,60 88,50 200 50 250 pas de croissà&ce ■ LF dimensions normales >12,25 - 6,60 78,10 0 0 0 pas de croissance LH dimensions normales r - 6,60 74,55 50 150 150 pas de croissance Tableau VIII Avant traitement Quartiei Tableau ] clinique ?rod CMT pH Cl Cellules/mm^ beimes iso- 1 1 (lés et iden- Pol Mon Tôt ttifiés/ml EH Fibrose ■* durcissante- t . . • *• Lkg) 4+ 6,95 134,9C 2000 - 2 X)0 £ i itrept. Lgalactiae/ 5200 EH dimensions normlles(fibrose minime] ,6,35 4+ 6,90 142,05 1200 800 2000 1. Strept. agalactiae/ 1100 2. Staph. fiBISBfJSï- cus ocV200 LF Fibrose (atrophie) 2+ 6,75 85,10 900 600 150C Staph. aureus (Cl haemolyti-•cus oc)/130 (a suivre) 70 01552 -25- 2034472 Tableau VIII (suite) Quartier Tableau clini-que Prod CMT pH Cl Cellules/mur Pol Mon Tôt Germes isolés et identifiés/ml LH Fibrose durcissante 6,55k| / ; 4+ 6,85 134,9C • 1800 600 2400 1. Strept. agalac-tiae/1800 2. Staph. aureus (gr. hae-molyti-cus 3.Staph. aureus (Cl. hae-molytieus otV50 Tableau VIII (a) 60 heures après un deuxième traitement de EF et de EH par Ig 17/18 à la dose de 25 ml et 72 heures après traitement de LF et de LH par 11 immunoglobuline (25 ml) de Ig 17/18, 200 000 TJ.I. de pénicilline G- et 250 mg de dihydro streptomycine. Quartier Tableau clinique Prod CMT pH Cl Cell ules /mm^ Germes isolés et identifiés/ml Pol faon Tôt EF Fibrose |kg) 4+ 6,80 128,40 100C 400 1400 pas de croissance . EH Fibrose minime 7,26 ► 4+ 6,80 113,60 800 200 1000 Staph. aureus hae-molyticus B/60 LF Fibrose + Atrophi e i 4+ 6,70 102,80 120C 800 2000 pas de croissance LH ; durcissan i te I 4+ 6,70 134,90 800 \ 400 1200 » I pas de ; croissance I l i v y Tableau vîll (b) 15 jours après un premier traitement Quartier! Tableau clinique Prod CMT pH Cl Cellules i/mm^ Germes isolés et identifiés/ ml Pol Mon Tôt EF Fibrose ; (sèche) (kg) +_ 6, -70 78,10 200 200 400: Staph. epider-midis/20 •dtt ! dimension normales \11,2j4 - 6,70 85,10 50 150 200 mo! Staph. Lfèïsm ¥e- 70 01552 *24- 2034472 Tableau "VIII (b) (suite) Quartier Tableau clinique Prod CMT pH 01 Cei: Pol Lules Mon s/mm* Tôt Germes isolés et iden tifiés/ml LF Atrophie + Fibrose (sèche) 11,34k 5 - 6,70 81,65 150 150 300 pas de croissance LH Fibrose (sèche) r - 6,70 88,75 5° 300 350 pas de croissance Tableau VIII (c) 30 jours après un premier traitement Quartier Tableau clinique Prod CMT pH 01 Cell Pol .ules/am' Mon Tôt Germes isolés et identifiés/ml EF dimensions normales (Fibrose sèche) (.kg) 6,60 78,10 Ù 1ÔÔ 100 pas de croissance EH dimensions normales 14,i> - 6,65 78,1C 50 20C 25c pas de croissance LF fftroBiie) - - 6,65 88,7C 0 15C I 15c pas"de croissance r LH dimensions normales (fIbros| A 6,68 92,3C 1o( 1Û( 20c pas de croissance? Tableau IX Mastite chronique - Avant traitement Quartier Tableau clinique Prod CMT pH Cl Cellules/mm Germes isolés et identifié s/al Pol I! on Eot EF Fibrose (oedème) (grumeaux dans le lait) (kg) 4+ 6,75 124,5C 850 250 110C Staph. aureus/990. EH dimensions normales > 13,6 •- 6,65 81,É vn O 0 250 35C pas de croissance LF w - 6,625 74,55 0 50 50 pas de croissance LH tl / - 6, #25 71,00 100 0 100 pas de croissance — \ 70 01552 --25- 2034472 Tableau IX (a) Trois jours après un premier traitement de EF par Ig 18 à la dose de 25 ml, deuxième traitement de EF par 18,25 ml de Ig Quartier Tableau clinique Prod CMT pH Cl ( ] ■ u «.J O (D H H îles/ Ion G 'ms? lot Germes isolés et identifiés/ml EF Fibrose (lait propre \ (kg) 4+ 6,70 113,6 ) 65' ) 5QC 11; 0 Staph.. aureus/34C EH Normal >12,7 - 6,60 7^,5! i 50 10C 15C pas de croissance LF n - 6,65 67,4î i 0 15C 150 pas de croissance LH M / - 6,60 78,K 50 10C 150 pas de croissance Tableau IX (b) 14 jours après traitement de EF par 25 ml de Ig 18 Quartier Tableau clinique Erod CMO pH Cl Cei: Pol Lule Mon s/mm' Tôt Germes isolés et idejL tifiés/ml EF Fibrose (sèche) \ (*ëK 3 - 6,70 92,80 100 200 300 Pas de croissance EH Normal > 14,9 6 - 6,65 88,10 0 100 100 pas de croissance LF n - 6,65 81,20 50 50 100 Pas de croissance LH 11 / — 6,60 78,10 0 200 200 Pas de croissance 70 01552 —26- 2034472 Sableau X Traitement d'une mastite artificiellement provoquée. Yoir immunité à la mastite. Avant traitement et 14 jours après infection de EF Quartier Tableau clinique Prod CMT pH Cl 1 g Cellule s/mm-PolfMon| Tôt Germes isolés et iden tifiés/ml EF Mastite oedémateuse aiguë douloureuse; pis très durj donne moins de lait qu'un gelée humide (kg) } e 6,95 142,0 innomb rab1 es Pseudomonas EH enflé et oedémateux >3,63 - 6,80 138 inn ambr able Pseudomonas LF cliniquement normal 6,75 117 " 1100 Staph. aureus Staph. non* aealactiae LH Normal + 6,70 113 250 40C 650 Staph. aureus Staph. epidermidis Tableau X (a) 16 jours a rès infection de EF (Pseudomonas) et de LF (Staph. aureus) et 12 heures après le premier traitement de EF et de El par des doses de 25 ml de Ig 17/20 par quartier Quartier Tableau clinique CMT pH Cl Cellules/mm^ Germes iso- Pol Mon Tôt XOS Oli tifiés/ml EF Amélioration Mastite aiguë avec oedème interstitiel ; grumeaux 6,80 Trop peu de Lait pas de croissance Bfî plus volumineux que LF et EH lait normal 6,70 88,75 innombrables pas de croissance LH normal " 6,70 74,55 inn smbrables Staph. aur eu ! ; 330 Strept. aga- ■ lactiae EH Normal 6,55 67,45 100 250 350 1. Staph,, aureus hemo-lysis 390 t, epidermidis 2.Staph. aureus0 B) 3*Stapî 70 01552 -27- 2034472 Tableau X (b) 4 jours après le premier traitement de EF et de EH; 2 jours après le deuxième traitement de EF et de EH et le premier traitement de LF et de EH par Ig/17/20. Dose par traitement:25ml/ quartier Quartier Tableau clinique Prod CMT pH Cl Cellules/mm^ Pol Mon Tôt Germes isolés et identifiés/ml EF Oedème lég (fibrose) (t 80 % no: *> er ra (kg; al) + 7,0 138 innoi abra bles pas de croissance EH oedème léger >7,7 + 6,80 124 4000 - 4000 pas de croissance LF Normal + 6,75 124 1200 20C 1400 pas de croissance EH Normal + 6,70 113 800 40C 1200 pas de croissance Tableau X (o) 17 jours après le dernier traitement de tous les quatre quartiers Quartier Tableau clinique Prod CMT pH Cl Celli iles> /mmP Germes isolés et identifiés/ml Pol Mon Tôt EF Normal S. (kg) - - 6,, 7© 113,6C 50 150 200 pas de croissance EH Normal , t - 6,70 113,6C 100 100 200 pas de croissance LF Normal >12,7 — 6,70 106,5c 0 100 100 Staph. epidermidis/ 40 LH Normal - 6,70 102,40 0 50 50 pas de croissance 70 01552 -28- 2034472 E_E_V_E_N_D_I_G_A_T_I_0_N_§ I.- Procédé de préparation d1immunoglobuline de mastite comportant la préparation de gammaglobuline à partir de sang d'une 5 vache atteinte de mastite chronique. 5 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la vache a atteint un état d ' hyper-immunité par suite d'une infection naturelle. 3-- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la vache a atteint un état d*hyper-immunité par suite 10 d'une infection artificielle. 4.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 3) caractérisé par le fait que le sang provient d'animaux abattus sélectionnés d'avance. 5.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caracté-15 risé par le fait que le sang est obtenu par saignée d'animaux vivants. 6.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 5? caractérisé par le fait que l'on réunit-le sang d'un certain nombre de vaches et que l'on prépare 1'immunoglobuline à partir de ce sang 20 réuni. 7«- Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que l'on normalise 1 'immunoglobuline. par détermination de la concentration de gammaglobuline conjointement avec la détermination de la concentration des protéines totales. 25 8.- Procédé- selon l'une des revendications 1 à 7, caracté risé par le fait que l'on normalise 1*immunoglobuline à l'aide du titre d'agglutinines conjointement avec des essais d'irihibi-• tion de croissance. 9.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 8, caracté-30 risé par le fait que l'on stérilise 1'immunoglobuline par filtration. 10.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait qu'on lyophilise 1 *immunoglobuline. II.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 10, carac-35 térisé par le fait que l'on mélange un agent antimicrobien avec 11 immunoglobuline. 12.- Procédé selon la revendication 11, caractérisé par le fait que l'on mélange l'immunoglobuline avec un diluant. 13.- Procédé selon la revendication 12, caractérisé par le 40 fait que le diluant contient^un agent de conservation. 70 01552 -*29- 2034472 14.- Nouveau produit appelé immunoglobuline de mastite• 15 •- Produit selon la revendication 14 qui est une immunoglobuline polyvalente. « 16.- Produit selon l'une des revendications 14 et 15, ca-5 ractérisé par le fait que 1'immunoglobuline contient des anticorps complets. 17*- Produit selon l'une des revendications 14 et 15, caractérisé par le fait que 1'immunoglobuline contient des anticorps incomplets. 10 18.- Produit selon l'une des revendications 14 et 15, ca ractérisé par le fait que 1'immunoglobuline contient des anticorps tant complets qu'incomplets. 19«- Produit selon l'une des revendications 16, 17 et 18, caractérisé par le fait que les anticorps complets sont spéeifi-15 ques vis-à-vis de micro-organismes hétérologues provoquant une mastite. 20.- Produit selon l'une des revendications 14 à 19, caractérisé par le fait qu'il se trouve sous forme lyophilisée. 21.- Produit selon l'une des revendications 14 à 20, carac-20 térisé par le fait qu'il contient un agent de conservation. 22.- Produit selon l'une des revendications 14 à 21, caractérisé par le fait qu'il contient un diluant. 2J.- Produit selon l'une des revendications 14 à 22, caractérisé par le fait qu'il contient un agent antimicrobien. 25 24.- Produit selon la revendication 23, caractérisé par le fait que l'agent antimicrobien est un antibiotique. 25•- Procédé de traitement de la mastite chez la vache, caractérisé par l'introduction intra-mammaire de gammaglobuline chez les vaches atteintes de mastite. 30 26.- Procédé selon la revendication 25, caractérisé par le fait que l'introduction s'effectue par perfusion ou injection. 27-- Procédé selon l'une des revendications 25 et 26, caractérisé par le fait que la gammaglobuline est 1*immunoglobuline de mastite. 35 28.- Procédé selon l'une des revendications 25 à 27, carac térisé par le fait que la gammaglobuline est 1 ' iaïaunoglobuline de mastite polyvalente. 29.- Procédé selon l'une des revendications 25 à 28, caractérisé par le fait que la gammaglobuline est mélangée avec un 40 agent antimicrobien. 01552 --30- 2034472 30.- Procédé selon la revendication 29, caractérisé par le fait que l'agent antiiaicrobien est constitué par un ou plusieurs antibiotiques. 31.- Procédé selon l'une des revendications 25 à 30, caractérisé par le fait que l'introduction s'effectue par le canal du trayon. 32.- Procédé selon l'une des revendications 25 à 31, caractérisé par le fait que le traitement est, soit curatif, soit préventif .