La présente invention concerne un procédé pour préparer un article polymère antithronbogène. Ces dernières années, l'emploi des matières polymères s'est répandu dans le domaine hiomédical. L'emploi de matières polymères en des emplacements directement au contact du sang, comme c'est par exemple le ces des prothèses vasculaires, des cathéters, des reins artificiels, des coeurspoumons artificiels et des matériaux de suture, pose des problèmes de formation de caillots. La formation des caillots est due a une transformation du fibrinogène du sang conduisant à la formation de fibrine par une série de réactions enzymatiques compliquées impliquant de nombreux facteurs de coagulation. En meme temps que la fibrine se forme lors de la coagulation du sang, la fibrine formée est dissoute en continu dans un système fibrinolytique et un équilibre se maintient. Les mises au point et les recherches antérieures portant sur les matières antithrombogènes reposent essentiellement sur l'étude du système de coagulation sanguine et ont été dirigées vers l'inhibition de la tranafor- mation du fibrinogène en fibrine par application à la surface de l'article d'héparine qui se comporte comme un inhibiteur du système de coagulation sanguine. Très peu de tentatives de l'art antérieur ont porté sur le système fibrinolytique. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 625 745 décrit un procédé pour former un revetement continu mince adhérant sur un substrat par photopolymérisation superficielle d'un composé fibrinolytique synthétique et un article antithrombogène. L'article ainsi obtenu présente un certain caractèrs antithrombogène, m.ais pose divers problèmes. Par exemple, on ne peut revêtir la surface d'un article ayant une forme compliquée ou la surface intérieure d'un tube étroit par photopolymérisation superficielle.De plus, comme la force de l'union entre le film polymère obtenu par photopolymérisetion super- ficielle et le substrat est faible, il est difficile de maintenir le caractère antithrombogène pendant des durées prolongées dans la circulation sanguins. L'invention a pour objet - une matière polymère antithrombogène simple et efficace avec suppression des inconvénients précités ; et - un procédé pour preparer une matière antithrombogène qui consiste à traiter une matière polymère avec une solution dtun composé fibrinolytique synthétique pour que ce composé s'unisse à la matière polymère ou soit adsorbé sur cette matière. Plus particulièrement, le procédé de préparation d'une matière polymère antithrombogène de l'invention est constitué des divers modes de réalisation décrits ci-après. (1) Dans un premier mode de réalisation, le procédé de l'invention consiste à traiter une matière polymère ayant un groupe fonctionnel réactif capable de former une liaison covalente avec une solution d'un composé fibre nolytique synthétique, pour unir le composé fibrinolytique synthétique par covalence a la matière polymère. (2) Selon un second mode de réalisation, le procédé de l'invention consiste à traiter une matière polymère ayant un groupe échangeur d'anions avec une solution d'un composé fibrinolytique synthétique capable de former un anion, pour unir par liaison ionique le composé fibrinolytique synthétique à la matière polymère. (3) Selon un troisième mode de réalisation, l'invention concerne un procédé pour traiter une matière polymère avec une solution d'un composé fibrinolytique synthétique dans un solvant capable de mouiller, gonfler ou dissoudre la matière polymère et de dissoudre le composé fibrinolytique synthétique pour que le composé fibrinolytique synthétique soit adsorbé sur la matière polymère. (4) Selon un quatrième mode de réalisation, l'invention concerne un procédé pour traiter une matière polymère avec une solution d'un composé fibrinolytique synthétique et une solution d'une enzyme fibrinolytique pour que le composé fibrinolytique synthétique et l'enzyme fibrinolytique s'unissent a la matière polymère ou soient adsorbés sur celle-ci. Bien que l'enzyme fibrinolytique soit très active, son activité diminue progressivement sous l'effet des substances inhibitrices présentes dans l'organisme. Au contraire, le composé fibrinolytique synthétique de l'invention n'est pas inhibé in vivo et l'invention permet d'obtenir une matière antithrombogène ayant un effet prolongé. On peut préparer des articles biomédicaux a partir de la matière polymère antithrombogène préparée selon l'invention de nombreuses façons, par exemple (1) pour préparer un article biomédical antithrombogène, on peut soumettre un article biomédical préforme au procédé de l'invention, ou (2) on peut préparer une matière polymère antithrombogène selon le procédé de l'invention, puis former un article biomédical antithrombogene a partir de la matière ainsi produite. Le composé fibrinolytique synthétique que l'on utilise dans l'invention est moins motteux que les enzymes fibrinolytiques naturelles et, comme le procédé de l'invention est simple à mettre en pratique, on peut obtenir une matière antithrombogène peu coûteuse. Selon un mode de réalisation de l'invention, dans lequel on unit à la matière polymère ou on adsorbe sur celle-ci un composé fibrinolytique synthétique et une enzyme fibrinolytique, le composé fibrinolytique synthé- tique a pour effet d'accroitre l'activité de l'enzyme fibrinolytique. Donc, on peut réduire la quantité de l'enzyme fibrinolytique qui est coûteuse et obtenir une matière antithrombogène ayant un effet prolongé. Dans la présente description, l'expression "composé fibrinolytique synthétique" désigne un composé synthétique qui contribue la dissolution de la fibrine et est constitué par exemple de dérivés de la diphdnyl-1,2 piraro- lidine, de dérivés de l'acide anthranilique, de dérivés de l'acide salicylique, de dérivés de l'acide cinnamique, d'acides aliphatiques ss-aryl-substituée et d'acides carboxyliques comportant un hétérocycle Plus particulièrement, les composés fibrinolytiques syntbétiquee appropriés utiles dans l'invention sont les suivants (1) les dérivés de diphenyl-1,2 pyrazolidine de formules générales où R1 représente un atome d'hydrogène ou un radical hydroxy ; R2 représente un radical alkyle non substitué comportant 1 à 8 atomes de carbone ou un radical alkyle substitué par au moins un radical oxo, hydroxy, cyclohexyle, phényle, furyle, carboxy, salicyloyle, hydroxy-4 phényle, méthoxyphényle ou hydroxyméthyle ; R3 représente un radical hydroxyméthyle, carboxy-2 éthyle ou carboxy-2 éthoxyméthyle ; et R4 représente un radical benzoyle, chloro-4 benzoyle, nitro-4 benzoyle ou carboxy-2 éthyle ; (2) des dérivés d'acide anthranilique de formule générale où n est égal 0 ou 2 et X1 et pl, qui peuvent entre identiques ou différents, représentent chacun un atome d'hydrogène ou un radical méthyle, chloro, trifluorométhyle, lorsque n est égal à 0 ; et X1 et Y représentent chacun un atome d'hydrpgène lorsque n est égal a 2 (3) des dérivés d'acide salicylique de formule générale où x2 représente un radical benzyle, chloro-3 benzyle, chloro-2 benzoyle, isopropyl-4 benzyle, tétraméthyl-1,1,3,3 butyle, diméthyl-1,1 propyle, tertbutyle, isopropyle, cinnamyle ou iodo ; et Y2 représente un atome d'hydrogène ou un radical iodo, hydroxy ou méthyle ; (4) des dérivés d'acide cinnamique de formule générale où P représente un radical chloro, nitro, bromo ou iode ; et R5 représente un radical alkyle comportant 1 3 atomes de carbone (5) des acides aliphatiques ss-aryl-substitués de formule générale où X4 représente un atome d'hydrogène ou un radical alkyle comportant 1 9 4 atomes de carbonate, chloro, bromo, méthoxy ou trifluorométhyle ; et R6 représente un radical alkyle comportant 1 à 3 atomes de carbone (6) un acide carboxylique comportant un hétérocycle dans lequel le radical carboxy est uni directement ou par l'intermédiaire d'une chaine alkylène à un hétérocycle qui peut être pentagonal ou hexagonal et renfermer un ou plusieurs atomes d'azote et de soufre comme hétéroatomes, tels que par exemple : acide niflumique acide [di(trifluorométhyl)-3,5 anilino]-3 thiophènecarboxylique-4 indométhacine acide &gamma;-[(p-chlorobenzyl)-1 méthoxy-5 indolyl-3 Jbutyrique Des exemples caracteristiques de ces composés fibrinolytiques synthétiques utiles figurent ci-après. (1) Dérivés de diphényl-l,2 pyrazolidine phénylbutazone, oxyphenbutazone, cétophénylbutazone (diméthyl-4,4 oxo-3 pentyl)-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, (oxo-3 pentyl)-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, (oxo-3 méthyl-4 pentyl)-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, (oxo-3 cyclohexyl-3 propyl)-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, (oxo-3 méthyl-5 hexyl)-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, (oxo-3 diméthyl-5,5 hexyl)-4 diphenyl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, (benzoyl-2 éthyl)-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, [(furoyl-2)-2 éthyl]-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, (salicyloyl-2 éthyl)-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, [(hydroxy-4 benzoyl)-2 éthyl]-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, (oxo-3 phényl-4 pentyl)-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, (oxo-3 phényl-4 méthyl-4 pentyl)-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, (oxo-3 phényl-4 hexyl)-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, (oxo-3 carboxy-l butyl)-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, (oxo-3 phényl-l butyl)-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, Loxo-3 (methoxy-4 phényl)-l butyl]-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, [oxo-3 (furyl-2)-l butylj-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, [(furoyl-2)-2 phényl-1 éthyl]-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, [(furoyl-2)-2 (méthoxy-4 phényl)- éthyl]-4 diphényl-1,2 pyrazolidine dione-3,5, [(furoyl-2)-2 (furyl-2)-l éthyl]-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, (benzoyl-2 carboxy-l éthyl)-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, [benzoyl-2 (furyl-2)-1 éthyl]-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, [diméthyl-4,4 oxo- (furyl-2)-1 pentyl]-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, (diméthyl-4,4 oxo-3 pentyl)-4 (hydroxy-4 phényl-2 pyrazolidinedione-3,5, (diméthyl-4,4 hydroxy-3 pentyl)-4 (hydroxy-4 phényl)-1 phényl-2 pyrazoli dinedione-3, 5, (diméthyl-4,4 hydroxy-3 pentyl)-4 (hydroxy-4 phényl)-l phényl-2 pyrazolidinedione-3,5, (diméthyl-4,4 hydroxy-3 pentyl)-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, (methyl-4 hydroxy-4 oxo-3 pentyl)-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, (diméthyl-4,4 oxo-3 pentyl)-4 benzoyloxy-5 diphényl-1,2 pyrazolone-3 (diméthyl-4,4 oxo-3 pentyl)-4 (chloro-4 benzoyloxy)-5 diphényl-1,2 pyrazolone-3, (diméthyl-4,4 oxo-3 pentyl)-4 (nitro-4 benzoyloxy)-5 diphenyl-1,2 pyrazolone-3, butyl-4 hydroxyméthyl-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, (oxo-3 butyl)-4 hydroxyméthyl-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3 > 5, (diméthyl-4,4 oxo-3 pentyl)-4 hydroxyméthyl-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, (benzoyl-2 éthyl)-4 hydroxyméthyl-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, 5, (carboxy-2 éthyl)-4 butyl-4 diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5, butyl-4 (carboxy-2 éthoxy)-5 diphenyl-1,2 pyrazolone-3, et hemisuccinate de butyl-4 hydroxymethyl-4 diphényl-l,Z pyrazolidinedione-3,5. (2) Dérivés de l'acide anthranilique acide N-phénylanthranilique, acide N-(méthyl-3 phényl)anthranilique, acide N-(methyl-2 phényl)anthranilique, acide N-(diméthyl-3,5 phényl)anthranilique, acide méfénamique, acide flufénamique, acide N-(trifluorométhyl-2 phényl)anthranilique, acide N-[di(trifluorométhyl)-3,5 phényljanthranilique, acide N-(phenyl-2 éthyl)anthranilique, acide N-(trifluorométhyl-3 chloro-4 phényl)anthranilique. (3) Dérivés d'acide salicylique acide (chloro-3 benzyl)-3 salicylique, acide (chloro-2 benzyl)-3 salicylique, acide (isopropyl-4 benzyl)-3 salicylique, acide (tétraméthyl-1,1,3,3 butyl)-3 salicylique, acide diiodo-3,5 salicylique, acide (diméthyl-l,l propyl)-3 salicylique, acide tert-butyl-3 salicylique, acide benzyl-3 &gamma;-résorcylique, acide cinnamyl-3 salicylique, acide o-thymotique. (4) Dérivés d'acide cinnamique acide a-méthyl p-chlorocinnamique, acide a-éthyl p-chlorocinnamique, acide a-éthyl m-chlorocinnamique, acide a-propylcinnamique, acide a-propyl m-nitrocinnamique, acide a-propyl m-chlorocinnamique, acide a-propyl p-chlorocinnamique, acide a-propyl m-bromocinnamique, acide a-propyl p-bromocinnamique, acide a-propyl m-iodocinnamique, acide a-propyl p-iodocinnamique. (5) Acides aliphatiques ss-arel-substitués acide ss-phénylbutyrique, acide ss-(p-tolyl)butyrique, acide ss-(p-éthylphényl)butyrique, acide ss-(p-isopropylphényl)butyrique, acide ss-(p-isobutylphényl)butyrique, acide B-(p-chlorophényl)butyrique, acide ss-(p-bromophényl)butyrique, acide -(m-bromophényl)butyrique, aicde ss-m-(trifluorométhyl)phényl]butyrique, acide B-(p-méthoxyphényl)butyrique, acide p-phénylvalérique, acide ss-(p-tolyl)valérique, acide ss-(p-isobutylphényl)valérique, acide B-(p-chlorophényl)vaIérique, acide ss-phénylhexanoîque, acide ss-(p-tolyl)hyxanoique, acide ss-(p-chlorophényl)hexanoîque acide -phEnyl méthyl-5 pentanoîque, acide -(p-tolyl) méthyl-5 pentanotque, acide p-(p-isobutylphényl) méthyl-5 pentanotque. (6) Acides carboxyliques comportant un hétérocycle acide niflumique, acide Cdi-(trif luorométhyl)-3, 5 anilinol-3 thiophènecarboxylique-4, indométhacine, acide &gamma;[ ( (p-chlorobenzyl) -l méthoxy-5 indolyl-3}butyrique. (7) Autres composés N,N' -bis-(picolyl-3) methoxy-4 isophtalamide, acide N-laurylimino di-ss-propionique, acide bis-(hydroxy-2 naphtyl-l méthanedicarboxylique-3,3'. L'expression "groupe fonctionnel réactif capable de former une liaison covalente" désigne dans la présente description du procédé de l'invention des radicaux tels que les radicaux carboxy, amino, chloroformyle, diazonium, azido, époxy, formyle, bromoacétyle, isocyanato, anhydride carboxylique et imidocarbonato. Ces groupes fonctionnels réactifs peuvent entre présents aux extrémités et/ou sur les chattes latérales etlou sur les channes principales des matières polymères. On peut citer comme exemples de matières polymères comportant un groupe fonctionnel réactif capable de former une liaison covalente : un polyacide acrylique), un poly(acide méthacrylique), un poly(acide maléique), un poly(monoester maléique), un poly(acide aspartique), un poly(acide gluta- mique), un acide alginique, un acide pectinique, une polyéthylèneimine, une polyvinylamine, une polyglysine, un poly(chlorure d'acryloyle), un poly (chlorure de méthacryloyle), des polymères de bisphénol A et d'épichlorhydrine, une polyacroléine, un poly(anhydride maléique) et un poly(anhydride méthacrylique). On peut utiliser des copolymères linéaires, copolymères réticulés, copolymères de greffe et copolymères séquences renfermant les monoebres constitutifs des polymères précités sans sortir du cadre de l'invention. Le poids moléculaire approprié de ces matières polymères dépend de la résistance mécanique désirée de l'article biomédical, mais généralement il est supérieur à environ 7 000 et, de préférence, supérieur à 10 000. Les matières polymères précédemment citées comportent des groupes fonctionnels réactifs capables de former une liaison covalente avec le composé fibrinolytique synthétique en des quantités suffisantes pour que la matière polymère soit antithrombogène, c'est-à-dire pour porter la durée de formation d'un caillot à une valeur supérieure à environ 30 mn. On peut introduire des quantités suffisantes de groupes fonctionnels réactifs par réaction chimique dans les matières polymères renfermant peu ou pas de groupes fonctionnels capables de former une liaison covalente. On peut également soumettre à une réaction les matières polymères renfermant des quantités suffisantes de groupes fonctionnels réactifs pour transformer ces groupes fonctionnels en d'autres groupes fonctionnels réactifs. Des exemples de matières polymères dans lesquelles on peut introduire des groupes fonctionnels réactifs capables de former une liaison cova)ente et les procédés de leur introduction sont décrits ci-après. On peut choisir le procédé d'introduction de ces groupes fonctionnels parmi les procédés connus. (1) Introduction d'un radical carboxy On peut carboxyméthyler, par exemple comme décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 2 523 377, des matières polymères renfermant un radical hydroxy, telles que la cellulose, l'acétate de cellulose, l'alcool polyvinylique, l'amidon, etc., pour obtenir des polymères comportant un radical carboxy comme groupe fonctionnel réactif. (2) Introduction d'un radical amino On peut faire réagir, par exemple comme décrit dans le demande de brevet japonais publiée (OPI) 10 378/77, des matières polymères renfermant un radical carboxy terminal, telles que des polyamides (par exemple le Nylon-6, le Nylon-6,6, le Nylon-ll et le Nylon-12) et des polyesters (par exemple le poly(téréphtalate d'éthylène) ou des élastomères de type polyester) avec des polyamines, telles que la polyéthylèneimine, en présence d'un agent de déshydrocondens ation, tel que le dicyclohexylcarbodiimide, pour obtenir des polymères comportant un radical amino comme groupe fonctionnel réactif. On peut également effectuer une amination par réaction d'une silicone avec le y-aminopropyltriéthoxysilane, par exemple comme décrit par H.H. Weetall, Science, 166, 615 (1969), pour obtenir des polymères comportant un radical amino comme groupe fonctionnel réactif. On peut aminer en surface le polypropylène, le polyéthylène, le poly(chlorure de vinyle), le poly(méthacrylate de méthyle), un polycarbonate, le polytétrafluoroéthylène, le polyuréthanne et le polyacrylonitrile en utilisant un traitement par un plasma gazeux, avec de l'ammoniac ou un mélange d'azote et d'hydrogène, par exemple comme décrit par J.R. Hollahan, B.B. Stafford, R.D. Falb et S.T. Payne, dans J. Polymer Sci., 13, 807 (1969) pour obtenir des polymères comportant un radical amino comme groupe fonctionnel réactif. (3) Introduction d'un radical chloroformyle On peut chlorer par le chlorure de thionyle, le chlorure d'acétyle, etc. un polymère comportant des radicaux carboxy, tel qu'un poly (acide méthacrylique) ou un poly(acide acrylique), par exemple comme décrit par T. Shimizu et R.L. Letsinger dans J. Org. Chem., 708 (1968), pour obtenir des polymères comportant un radical chloroformyle comme groupe fonctionnel réactif. (4) Introduction d'un radical diazonium On peut diazoter, par exemple, comme décrit par W.E. Hornby, H. Filippusson et A. McDonald dans FEBS Lettes 9 8 (1970), une matière polymère renfermant un radical amino aromatique, telle qu'un polyaminostyrènes pour produire un polymère comportant un radical diazonium comme groupe fonctionnel réactif. (5) Introduction d'un radical azido On peut transformer en un dérivé azido, par l'intermédiaire d'un dérivé hydrazino, par exemple comme décrit par M.A. Mitz et L.J. Summaria, dans Nature, 189, 576 (1961), une matière polymère renfermant un radical carboxy ou un radical ester carboxylique, telle qu'un poly(acide acrylique3, un poly(acide méthacrylique), une carboxyméthylcellulose ou un poly(mEtha- crylate de méthyle), pour obtenir des polymères renfermant un radical azido comme groupe fonctionnel réactif. (6) Introduction d'un radical époxy On peut époxyder le polybutadiène et glycidyler les résines phénoliques de type novolaque, par exemple comme décrit par T. Otsu, H. Kondo, S. Aoki et M. Imoto, dans J. Appl. Polymer Sci, 9 1991 (1965), pour obtenir des polymères comportant un radical époxy comme groupe fonctionnel réactif. (7) Introduction d'un radical formyle On peut oxyder l'amidon (formation de dialdéhyde-amidon), par exemple comme décrit par E.L. Jackson et C.S. Hudson, dans J. Am, Chai. Soc., 59 2049 (1937) pour obtenir des polymères comportant un radical forsyle comme groupe fonctionnel réactif. (8) Introduction d'un radical bromoacétyle On peut bromoacétyler une matière polymère hydroxylée, telle que l'alcool polyvinylique ou la cellulose, par réaction avec le bromure de bromoacétyle, par exemple comme décrit dans le brevet israélien n 18 207 (1965), pour obtenir des polymères ayant un radical bromoacétyle comme groupe fonctionnel réactif. (9) Introduction d'un radical isocyanato On peut faire réagir avec du phosgène une matière polymère renfermant des radicaux amino, telle qu'un polyaminostyrène ou une résine aniline-formaldehyde, pour obtenir des polymères comportant un radical isocyanato comme groupe fonctionnel réactif, par exemple comme décrit par H. Brandenfurger dans Angeco. Chem., 67, 661 (1955). (10) Introduction d'un radical imidocarbonato On peut faire réagir une matière polymère hydroxylle, telle que la cellulose, l'agarose ou le dextrane, avec le bromure de cyanogène pour former un dérivé de type imidocarbonato, par exemple comme décrit par R. Axeo, J. Porath et S. Ernback, dans Nature, 214, 1302 (1967), pour obtenir un polymère renfermant un radical imidocarbonato comme groupe fonctionnel réactif. (11) Introduction d'une fonction anhydride d'acide carboxylique On peut cycliser par déshydratation thermique, par exemple par chauffage à une température supérieure à environ 100 C pendant plus de S h, sous une pression inférieure à environ 10 mmEg, un polyacide meléiqua) ou un poly(monoester maléique) pour produire un polymère renfermant une fonction anhydride d'acide carboxylique comme groupe fonctionnel réactif. On peut unir par covalence un composé fibrinolytique synthétique à une matière polymère contenant un groupe fonctionnel réactif capable de former une liaison covalente (ou une matière polymère dans laquelle on a introduit un groupe fonctionnel réactif capable de former une liaison covalente) par traitement de la matière polymèreravec une solution du composé fibrinolytique synthétique. Le groupe fonctionnel réactif capable de former une liaison covalente réagit avec le radical carboxy, le radical amino le radical phénolique ou l'atome d'hydrogène actif en position 4 du fragment diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5 du composé fibrinolytique synthétique.La quantité de composé fibrinolytique synthétique que l'on utilise dans l'invention est généralement en excès surtout lorsqu'on traite la surface d'un article préalablement façonné, car, dans ce cas, il est impossible de déterminer la quantité de groupes fonctionnels réactifs présents å la surface. Le solvant que l'on utilise pour dissoudre le composé fibrinolytique synthétique doit Entre inerte vis- -vis des groupes fonctionnels réactifs des matières polymères et du comppsé fibrinolytique synthétique. En général, une concentration appropriée de la matière polymère dans le solvant est comprise entre environ 0,01 et environ 30 X en poids, de préférance entre 0,1 et 10 % en poids. On peut citer comme exemples de solvants appropriés utiles l'eau, l'alcool méthylique, l'alcool éthylique, l'acétone, le dioxanne, le tétrahydrofuranne, le benzène, le toluène, le chloroforme, le dimEthyliormamide, le diméthylacétamide, le diméthylsulfoxyde et leurs mélanges.Lorsqu'on désire traiter la surface d'un article façonné constitué d'une matière polymère ayant des groupes fonctionnels réactifs capables de former une liaison covalente, tel que des tubes, des filaments, des tissus, des films, des feuilles, des membranes, des membranes perméables ou des perles, on doit choisir un solvant ne dissolvant pas la matière polymère. On peut utiliser l'eau ou une solution alcoolique aqueuse pour les matières présentant une faible résistance aux solvants organiques, telles que le poly(chlorure de vinyle).Dans le cas des matières présentant une bonne résistance vis-a-vis des solvants organiques, toges que les silicones et les polyamides, on peut utiliser l'eau l'alcool methylique, l'alcool éthylique, l'acétone, le dioxanne, le tétrahydrofuranne, le benzène, le toluène, le chloroforme, le dimé.thyl- formamide, le dimethylacetsmide, etc., et leurs mélanges. On traite la surface de l'article polymère façonné avec -une solution du composé fibrinolytique synthétique à une température supérieure au point de fusion du solvant et inférieure au point d'ébullition du solvant et, de préférence, comprise entre environ 0 et environ 70 C, éventuellement en présence d'un catalyseurs par exemple d'une quantité de catalyseur par groupe fonctionnel réactif capable de former une liaison covalente d'environ 0,0001 à environ 1 mole Z et, de préférence, 0,001 à 0,1 mole 7., ce catalyseur étant un acide (par exemple l'acide chlorhydrique, l'acide sulfurique, etc.) ou un alcali (par exemple l'hydroxyde de sodium, l'hydroxyde de potassium, etc.) et d'un agent de condensation, tel que le dicyclohexylcarbodiimide ou la pyridine. I1 est souhaitable de présenter une surface fraiche de la matière polymère par agitation, circulation ou autres pendant le traitement superficiel. On peut également unir par covalence le composé fibrinolytique synthétique à la matière polymère comportant un radical fonctionnel réactif capable de former une liaison covalente (ou l'unir a une matière polymère dans laquelle on a introduit un groupe fonctionnel réactif capable de former une liaison covalente) par traitement d'une solution de la matière polymère avec une solution du composé fibrinolytique synthétique. La quantité appropriee de composé fibrinolytique synthétique par groupe fonctionnel réactif de la matière polymère est comprise entre environ 20 et environ 200 moles % et, de préférence, entre 40 et 100 moles %.Les solvants de dissolution de la matière polymère et du composé fibrinolytique synthétique doivent Entre inertes vis-à-vis des groupes fonctionnels réactifs de la matière polymère et du composé fibrinolytique synthétique. On peut choisir ces solvants parai ceux utilisés pour traiter la surface des articles façonnés en matière polymère. Il est souhaitable que ces solvants soient miscibles entre eux. Pour traiter la solution de la matière polymère avec la solution du composé fibrinolytique synthétique, on mélange les deux solutions a une température supérieure au point de fusion du solvant et inférieure au point d'ébullition du solvant et, de préférence, d'eavDxaOà 70 C environ, éventuellement en présence drun catalyseur, par exemple d'une quantité de catalyseur par groupe fonctionnel réactif capable de former une liaison covalente d'environ 0,0001 à environ 1 mole % et, de préférence, de 0,001 X 0,1 mole X, le catalyseur étant un acide (tel que l'acide chlorhydrique, l'acide sulfurique, etc.) ou un alcali (tel que l'hydroxyde de sodium, l'hydroxyde de potasaian, etc.) et d'un agent de condensation, tel que le dicyclohexylcarbodiimide ou la pyridine, la quantité de l'agent de condensation étant par exemple comprise entre environ 20 et environ 200 moles X par rapport au groupe fonctionnel réactif. On peut revêtir la surface, d'une matière que l'on désire rendre antithrombogène, de la matière polymère a laquelle on a uni par covalence le composé fibrinolytique synthétique. On peut isoler la matière polymère antithrombogène par évaporation du solvant de la solution la contenant ou par précipitation. Lorsqu'on unit par covalence le composé fibrinolytique synthétique à la matière polymère en utilisant un groupe fonctionnel réactif capable de former une liaison covalente, il est nécessaire que le composé fibrinolytique synthétique soit uni par des sites autres que les sites d'un groupe réactif impliqués directement dans l'activité fibrinolytique. En raison de la complexité de l'activité fibrinolytique, il est souvent nécessaire de déterminer expérimentalement si l'activité fibrinolytique est conservée, mais on peut effectuer cette détermination selon des essais simples. Si on le désire, on peut disposer un agent d'écartement entre la matière polymère et le composé fibrinolytique synthétique lors de la formation de la liaison covalente, de façon à empêcher une perte ou une diminution de l'activité fibrinolytique due A l'empechement stérique. Un agent d'écartement est un agent chimique comportant deux groupes fonctionnels réactifs, qui se comporte de la façon suivante. L'agent d'écartement sépare de façon appropriée la matière polymère et le composé fibrinolytique synthétique et empeche une perte ou une diminution de I'activité fibrinolytique due a l'emptchement stérique et, lorsqu'il est impossible d'unir par covalence le composé fibrinolytique synthétique à la matière polymère par réaction directe du composé fibrinolytique synthétique et de la matière polymère, on fait réagir un groupe fonctionnel de l'agent d'écartement avec la matière polymère et on unit l'autre groupe fonctionnel de l'agent d'écartement au composé fibrinolytique synthétique.On peut introduire ou utiliser un agent d'écartement de la façon suivante : on fait réagir le composé fibrinolytique synthétique avec un groupe fonctionnel d'une extrémité de l'agent d'écartement et on fait réagir la matière polymère avec l'autre groupe fonctionnel de l'autre extrémité de l'agent d'écartement ou on fait réagir la matière polymère avec un groupe fonctionnel d'une extremité de l'agent d'écartement et on fait réagir le composé fibrinolytique synthétique avec l'autre groupe fonctionnel de l'autre extrémité de l'agent d'écartement. L'emploi d'un agent d'écartement pour unir un ligand à un support insoluble est bien connu dans le domaine de la chromatographie par affinité, et on pourra a cet égard consulter Methods in Enzymology, volume 34, édité par W.B. Jakoby et M. Wilchek, Academic Press, 1974, et on a utilisé des approches semblables pour unir la matière polymère au composé fibrinolytique synthétique par l'intermédiaire d'un agent d'écartement.L'emploi d'un agent d'écartement est décrit plus en détail dans le tableau ci-après. TABLEAU Groupe fonctionnel réactif présent dans la matière polymère Sité réactif présent dans le composé fibrinolytique synthétique Atome d'hydrogène actif en position 4 Procédé Groupe fonctionnel réactif Radical Radical Radical du composé du type d'introduction carboxy amino phénolique diphényl-1,2 pyrazo lidinedione (1) carboxy agent - agent agent d'écartement d'écartement d'écartement (2) amino - agent agent agent d'écartement d'écartement d'écartement (3) chloroformyle - - - (4) diazonium agent - - d'écartement (5) azido agent - agent agent d'écartement d'écartement d'écartement (6) époxy - - - (7) formyle agent - agent agent d'écartement (8) bromoacétyle d'écartement d'écartement (9) isocyanato - - (10) imidocarbonato agent - agent agent d'écartement d'écartement d'écartement (11) anhydride carboxylique agent - - agant d'écartement d'écartement Nots : dans le tableau ci-dessus, le symbole "-" indique que l'on peut former directement une liaison covalente sans qu'il soit nécessaire d'utiliser un agent d'écartement, et le terme "agent d'écartement" indique que, pour former une lisison covalente, on peut placer un agent d'écartement entre la matière polymère et le composé fibrinolytique synthétique. Dans un second mode de réalisation du procédé de l'invention, on utilise une matière polymère ayant un groupe échangeur d'anions L'expression "groupe échangeur d'anions utilisée dans la présente description désigne, par exemple, un radical amino primaire, un radical amino secondaire, un radical amino tertiaire, un radical ammonium quaternaire, un radical sulfonium ou un radical phosphonium quaternaire et le groupe échangeur d'anions peut entre présent aux extremités et/ou sur les chaînes latérales et/ou sur les chaînes principales de la matière polymère. Lors de l'échange d'anions, l'anion du groupe échangeur d'anions est échangé par celui du composé fibrinolytique synthétique, si bien que ce composé est adsorbé sur la matière polymère. On peut citer comme exemples de matières polymères renfermant un tel groupe échangeur d'anions : une poly(vinylamine), les produits de la réaction des diamines et de l'épichlorhydrine, les produits de condensation des diamines et du formaldéhyde, un poly(méthacrylate de dialkylaminòéthyle), un poly(ialkylaminométhylstyrène), une poly(vinylpyridine), une polyéthylèneimine, un poly(méthacryloxy-2 éthyltrialkylammonium), un poly(vinylbenzyl- trialkylammonium), un poly(N,N-dialkylméthylène-3,5 pipéridinium), un poly (vinyl N-alkylpyridinium), un poly(dialkyloctaméthylène-ammonium), un poly (acryloxy-2 éthyldialkylsulfonium), un poly(vinylbenzyldialkylsulfonium), un poly(vinylbenzyltrialkylphosphonium), un poly L'ion complémentaire de l'ion ammonium, sulfonium ou phosphonium est un anion, par exemple un anion chlorure, bromure iodure, sulfate, nitrate, carboxylate ou hydroxyde. Les copolymères, copolymères de greffe ou copolymères séquencés renfermant comme constituants les monomères formant les homopolymères précités entrent également dans la définition de la matière polymère renfermant un groupe échangeur d'anions et on les appelle parfois ci-après "résines échangeuses d'anions". Les matières polymères ci-dessus constituant des résines échangeuses d'anions renferment des groupes échangeurs d'anions que l'on peut unir par phénomène ionique au composé fibrinolytique synthétique capable de former un anion, en une quantité suffisante pour que la matière polymère devienne antithrombogène, c'est-à-dire en une quantité suffisante pour porter le temps de formation du caillot å une valeur supérieure A environ 30 mn. On peut introduire par réaction des groupes échangeurs d'anions an quantités suffisantes dans des matières polymères ne comportant que peu ou pas de groupes échangeurs d'anions. Les groupes échangeurs d'anions que l'on peut introduire par réaction sont par exemple des radicaux amino primaires, amino secondaires ou amino tertiaires. Des exemples de matières polymères dans lesquelles on peut introduire des groupes échangeurs d'anions et les procédés d'introduction de ces groupes sont décrits ci-après. On peut choisir le procédé d'introduction parmi des procédés connus. (1) On peut faire réagir des polyamides, tels que le Nylon-6, le Nylon-6,6, le Nylon-ll ou le Nylon-12, des polyesters, tels que le polyntéréphtalate d'éthylène), ou des élastomères de type polyester, avec des polyamines telles que la polyéthylèneimine, par exemple comme décrit dans le brevet japonais publié (OPI) 10 378/77, pour introduire des radicaux amino primaires, secondaires ou tertiaires dans les polymères. On peut quaterniser les radicaux amino avec un halogénure d'alkyle, tel que le bromure d'éthyle ou l'iodure de méthyle. On peut effectuer la quaternisation, par exemple, par réaction entre O et 500C pendant 1 h à une semaine, avec une solution aqueuse d'un halogénure d'alkyle, tel que le bromure d'éthyle ou l'iodure de méthyle, ou dans une solution alcoolique aqueuse.Si le solvant réactionnel est l'eau, la réaction de quaternisation s'achève rapidement, mais la durée de ia réaction de quaternisation s'accroît avec la quantité d'alcool lorsqu'on utilise un mélange d'alcool et d'eau. (2) Pour introduire un radical amino dans un polypropylène, un polyéthylène, un poly(chlorure de vinyle), un poly(méthacrylate de méthyle), un polycarbonete, un polytétrafluoroéthylène, un polyuréthanne, un polyacrylontrile, etc., on peut utiliser un traitement par un plasma gazeux en employant de l'ammoniac ou un mélange d'azote et d'hydrogène, par exemple comme décrit par J.R. Hollahan, B.B. Stafford, R.D. Falb et S.T. Payne, dans J. Polymer Sci., 13 807 (1969). On peut quaterniser les radicaux amino avec un halogénure d'alkyle comme précédemment décrit. (3) Pour introduire un radical amino tertiaire, on peut faire réagir des polysaccharides, tels que la cellulose, l'acétate de cellulose, le dextrane ou l'amidon, avec le chlorure de N,N-dimdthylaminoéthyle, par exemple comme décrit par E.A. Peterson et H.A. Sober, dans J. Am. Cher. Soc., 78 751 (1956). On peut quaterniser le radical amino en utilisant un halogénure d'alkyle, comme précédemment décrit. (4) On peut acétalyser un poly(alcool vinylique) avec l'acétal diméthylique de l'aminoacétaldéhyde pour introduire un radical amino primaire dans le polymère, par exemple comme décrit dans le brevet des Etats-Unis d > Amérique nO 2 739 059. De plus, pour produire des matières polymères dans lesquelles on a introduit des groupes échangeurs d'anions, on peut introduire un groupe sulfonium par réaction d'un poly(chlorométhylstyrène) et d'un sulfure de dialkyle, par exemple comme décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 3 078 259, et on peut introduire un groupe phosphonium quaternaire par réaction d'un poly(chlorométhylstyrène) et d'une trialkylphosphine, par exemple comme décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 3 168 502. I1 est nécessaire que la matière polymère comportant un groupe échangeur d'anions ait un poids moléculaire approprié pour que les articles biomédicaux présentent: la résistance mécanique requise et, généralement, ce poids moléculaire est supérieur à environ 7 000 et, de préférence, supérieur 10 000. Le composé fibrinolytique synthétique pouvant former un anion peut etre uni par voie ionique à la matière polymère ayant un groupe échangeur d'anions (ou à la matière polymère dans laquelle on a introduit un groupe échangeur d'anions) par traitement avec une solution du composé fibrinolytique synthétique.On peut citer comme exemples de composés fibrinolytiques synthétiques capables de former un anion les dérivés de diphényl-1,2 pyrazolidinedione-3,5 comportant un atome d'hydrogène en position 4, les dérivés de diphénylpyrazolidine-1,2 comportant un radical carboxy, les dérivés de l'acide anthranilique, les dérivés de l'acide salicylique, les dérivés de l'acide cinnamique, les acides aliphatiques ss-aryl-substitués et les acides carboxyliques comportant un hétérocycle qui ont été précédemment indiqués De préférence, on utilise des solvants polaires pour dissoudre les composés fibrinolytiques synthétiques capables de former un anion, Une concentration appropriée du composé fibrinolytique synthétique dans la solution est comprise entre environ 0,01 et 30 7. en poids, de préférence 0,1 et 10 % en poids.On peut citer comme exemples de solvants polaires appropriés des alcools, tels que l'alcool méthylique, l'alcool éthylique, l'alcool propylique, l'alcool butylique, l'éther monométhylique de l'ethylène- glycol, le diéthylèneglycol et l'éther monométhylique du diéthylèneglycol des éthers, tels que le dioxanne, le tétrahydrofuranne et l'éther diméthylique du diéthylèneglycol ; des cétones, telles que l'acétone et la méthyléthyl- cétone ; des amides, tels que le diméthylformemide, la N-méthylpyrrolidone, l'hexaméthylphosphoramide et le diméthylacétamide, l'eau et les mélanges de ces solvants. Pour dissoudre le composé fibrinolytique synthétique capable de former un anion dans un tel solvant, on peut ajouter à la demande une base minérale, telle que l'hydroxyde de sodium, l'hydroxyde de potassium, le carbonate de sodium, le carbonate de potassium, le bicarbonate de sodium ou le bicarbonate de potassium, ou une base organique telle que la triéthylamine, la pyridine, l'aniline, l'hydroxyde de tétraméthylarmnonium ou l'hydroxyde de triméthylbenzylammonium, par exemple à raison d'environ 20 à 100 moles %, de préférence de 30 à 90 moles %,par rapport Qu poids du composé fibrinolytique synthétique. Lorsqu'on met une solution du composé fibrinolytique synthétique capable de former un anion au contact de la surface d'un article façonné constitué d'une matière polymère comportant un groupe échangeur d'anions, il se forme une liaison ionique entre le composé fibrinolytique synthétique et la matière polymère. Lorsqu'on traite la surface d'un article préalablement façonné, comme- il est impossible de déterminer la quantité de groupes échangeurs d'anions présents à la surface, on doit utiliser un excès du composé fibrinolytique synthétique. On effectue la réaction ionique à une température supérieure au point de fusion du solvant et inférieure au point dtébullition du solvant et, de préférence, comprise entre environ 0 et environ 70 C, en utilisant un solvant qui ne dissout pas la matière polymère.Si on le désire, on peut présenter une surface fraîche de l'article façonné lore de la réaction. On peut former une liaison ionique entre la matière polymère ayant un groupe échangeur d'anions (ou la matière polymère dans laquelle on a introduit un groupe échangeur d'anions) et le composé fibrinolytique synthdtique capable de former un anion, par traitement d'une solution de la matière polymère avec une solution du composé fibrinolytique. Lorsqu'on traite une solution de la matière polymère, une concentration appropriée de la solution de la matière polymère est comprise entre environ 0,1 et 10 % en poids et, de préférence, 0,5 et 5 % en poids. On peut choisir des solvants appropriés des deux matières parmi les solvants précède-enta décrits pour traiter la surface des articles polymères façonnés. Une quantité appropriée du composé fibrinolytique synthétique par groupe échangeur d'ions présent dans la matière polymère est comprise entre environ 20 et environ 200 moles % et, de préférence, entre 40 et 100 moles %. On peut traiter la solution de la matière polymère avec la solution du composé fibrinolytique synthétique par mélange des deux solutions à une température supérieure au point de fusion du solvant et inférieure au point d'ébullition du solvant et, de préfErence, d'environ 0 à environ 70 C. Ensuite, on peut revêtir la surface d'une matière pour la rendre antithrombogène, de la matière polymère à laquelle le composé fibrinolytique synthétique est uni par liaison ionique. L'épaisseur d'un revêtement approprié est comprise entre environ 0,01 et 100 jim et, de préférence, entre 0,1 et 10 pm. On peut, pour isoler le produit antithrombogène, chasser le solvant par distillation de la solution contenant la matière polymère antithrombogène ou précipiter ce produit. On peut citer comme exemples de matières polymères, que l'on peut utiliser dans le troisième mode de réalisation du procédé de l'invention, des polymeres d'oléfines telles que l'éthylène, le propylène, le butène-l, le pentene-l, l'isobutylène ; des polymères d'oléfines halogénées telles que le chlorure de vinyle, le chlorure de vinylidène, le trifluoroéthylène et le tétrafluoroéthylène ; des polymères de composés vinyliques aromatiques tels que le styrène, le divinylbenzène, l'&alpha;-méthylstyrène ou la vinylpyridine des polymères de diènes tels que le butadiène ou l'isoprène ; des polymères de composés N-vinyliques tels que la N-vinylamine ou la N-vinylpyrrolidone l'alcool polyvinylique et ses esters tels que l'acétate d'alcool polyvinylique ; les polymères d'éthers vinyliques tels que l'oxyde de vinyle et de méthyle et l'éther divinylique du tétraméthylèneglycol ; des polymères de composés vinyliques soufrés tels que la vinylsulfone ou le vinylsulfoxyde ; des polymères d'aldéhydes insaturés tels que l'acroléine ; des polymères de cétones insaturées telles que la méthylvinylcétone ; des polymères d'acides carboxyliques a,-insaturés tels que l'acide acrylique, l'acide méthacrylique, l'acide maléique ou l'acide fumarique ; des polymères d'esters d'acides carboxyliques a,ss-insaturés tels que l'acrylate de méthyle, l'acrylate d'éthyle, le méthacrylate de méthyle, le méthacrylate d'éthyle ou le maléate de monométhyle ; des polymères de chlorures d'acides carboxyliques a,-insa- turfs tels que le chlorure d'acryloyle ou le chlorure de méthacryloyle ; des polymères d'anhydrides d'acides &alpha;,ss-insaturés tels que l'anhydride acrylique, l'anhydride méthacrylique et l'anhydride maléique ; des polymères de nitriles a,-insatures tels que l'acrylonitrile ou le zdthacrylonitrile des polymères d'amides carboxyliques &alpha;,ss-insaturés tels que l'ecrylamide ou le méthacrylamide ; des polyalkylèneimines telles que la polyéthylèneimine ; des polyéthers tels que le poly(oxyde de phénylène), le poly(oxyde de méthylne), le poly(oxyde d'éthylène) ou le poly(oxyde de tétraméthylène) ; des polypeptides tels que le poly(acide glutamique), la polyalanine, la polylysine, le polyacide aspartique) ou la polyphénylalanine ; des polyamides tels que le Nylon-33 le Nylon4, le Nylon-5, le Nylon-6, le Nylon7, le Nyln-15 le Nylon-12,le Nylon-6,6, le Nylon-6,10, un poly(m-phénylèneisophtalamide) ou un poly(pphénylènetéréphtalamide) ; des polyesters dérivant d'acides polycarboxyliques tels que l'acide téréphtalique, l'acide isophtalique, l'acide adipique, l'acide maléique, l'acide fumarique ou l'acide trimellitique et de polyols tels que l'éthylèneglycol, le propylèneglycol, le butylèneglycol, le pentaérythritol ou le bisphénol A ; des polyesters dérivant d'acides hydroxycarboxyliques tels que l'acide glycolique, l'acide lactique ou l'acide hydroxypivalique ; des caoutchoucs de silicone tels que le diméthylpolysiloxanne, le méthylphénylpolysiloxanne, le méthylvinylpolysiloxanne, les cyanoalkylméthylpolysiloxannes et les fluoroalkylméthylpolyeiloxannes ; des polyuréthannes dérivant de polyisocyanates tels que le diisocyanate de toluène, le diisocyanate de xylène, le diisocyanate de phénylène, le diiso- cyanate d'éthylène, le diisocyanate de diphénylméthane et le triisocyanate de toluène et de polyols tels que le polyéthylèneglycol, le polypropylene- glycol ou de polyesters comportant un radical hydroxy aux deux extrémités des résines de formaldéhyde telles que les résines phénolformaldéhyde, les résines xylèneformaldéhyde, les resines urée-formaldéhyde ou les résines mélamineformaldéhyde ; des polymères comportant un cycle tétracyclique tels que des polyimides, des polybenzimidazoles et des polythiazoles ; des polycarbonates dérivant du bisphénol A et du phosgène ; des polysulfones dérivant du bisphénol A et de la dichloro-4,4' diphénylsulfone ; des polymères organiques naturels tels que la cellulose, l'amidon, des protéines et le caoutchouc naturel ; des polymères minéraux naturels tels que le verre, l'amiante, l'argile et le mica ; et des polymères minéraux synthétiques tels qu'un polyphosphazène. Pour les raisons précédemment décrites, le poids moléculaire de ces polymères doit être supérieur à environ 7 000 et, de préférence, supérieur à 10 000. On peut, pour adsorber le composé fibrinolytique synthétique sur la matière polymère, le dissoudre dans un solvant qui mouille, gonfle ou dissolve la matière polymère et dissolve les composés synthétiques à activ1tf fibrinolytique et traiter la matière polymère avec cette solution. Une concentration appropriée du composé fibrinolytique synthétique est comprise entre environ 0,01 et environ 30 % en poids et, de préférence, entre 0,1 et 10 7. en poids.On peut citer comme exemples de solvants appropriés que l'on peut utiliser des hydrocarbures tels que le benzène, le toluène, le xylène, le cymène, le naphtalène, le tétrahydronaphtalene ou le cyclohexane ; des alcools tels que l'alcool méthylique, l'alcool éthylique, l'alcool propylique, l'alcool butylique, l'alcool amylique, l'alcool octylique, le cyclohexanol, l'éthylèneglycol, le glycérol, l'éther monométhylique de l'éthylèneglycol, l'éther monoéthylique de l'éthylèneglycol, le diéthylèneglycol, l'éther monométhylique du diéthylèneglycol ou l'éther monoéthylique du diéthyleneglycol ; des phénols tels que le phénol ou le crésol ; des éthers tels que l'oxyde de diéthyle, l'oxyde de dipentyle, l'anisole, le phénétole, l'oxyde de benzyle et d'éthyle, l'oxyde de crésyle et de méthyle, le dioxanne, le tétrahydrofuranne, l'éther diméthylique de l'éthylèneglycol, l'éther diéthylique de ltéthylèneglycol, l'éther diméthylique du diéthylèneglycol ou l'éther diéthylique du diéthylèneglycol ; des cétones telles que l'acétone, la méthyléthylcétone, la cyclohexanone ou l'acétophénone ; des acides tels que l'acide formique ou l'acide acétique ; des esters tels que lracétate d'éthyle, -le propionate d'éthyle, l'acétate de propyle, le formlate de butyle ou l'acétate de butyle ; des hydrocarbures chlorés tels que le chloroforme, le chlorure de méthylène, le tétrachlorure de carbone, le chlorure d'éthylène, le tétrachloroéthane, le trichloroéthylène ou le tétrachloroéthyîène ; des composés nitrée tels que le nitrométhane ou le-nitrobenzène ; des nitriles tels que l'acétonitrile ou- le benzonitrile ; des amides tels que le diméthylformamide, le diéthylformamide, le diméthylacétamide, la N-méthylpyrrolidone ou l'hexaméthylphosphoramide ; des urées telles que la tétraméthylurée des amines telles que la pyridine, l'aniline ou la quinoléine ; et l'eau. On choisit un solvant qui mouille > gonfle ou dissolve la matière polymère et dissolve le composé fibrinolytique synthétique parmi les solvants précédemment indiqués. Si on le désire, on peut utiliser un mélange de deux solvants ou plus. On peut régler la mouillabilité, l'aptitude au gonflement ou la solubilité de la matière polymère et/ou la solubilité du composé fibrinolytique synthétique par addition d'acides (par exemple d'acide chlorhydrique, d'acide sulfurique, etc.), d'alcalis (par exemple d'hydroxyde de sodium, d'hydroxyde de potassium, de carbonate de sodium, de carbonate de potassium, de bicarbonate de sodium, de bicarbonate de potassium, etc.), de sels (par exemple de chlorure de calcium, de bromure de sodium, de bromure de potassium, d'iodure de sodium, d'iodure de potassium, de bromure de tetra ,',éthylammonium, etc.), etc., par exemple à raison d'environ 0,1 ê 30 Z en poids et, de préférence, de 1 à 10 7 en poids par rapport à la solution de la matière polymère ou par rapport à la solution du composé fibrinolytique synthétique. On peut, pour effectuer l'adsorption du composé fibrinolytique synthétique sur la matière polymère, mcttre une solution du composé fibrinolytique synthétique au contact de la surface d'un article façonné constitué de la matière polymère, en utilisant une quantité de composé fibrinolytique synthétique en excès par rapport a la quantité nécessaire. On doit choisir un solvant ne dissolvant pas la matière polymère et on effectue l'adsorption à une température supérieure au point de fusion du solvant et inférieure au point d'ébullition du solvant et, de préférence, d'environ O à environ 700C, en présentant s'il est nécessaire une surface fraîche. On peut également, pour adsorber le composé fibrinolytique synthétique sur la matière polymère, traiter une solution de la matière polymère avec une solution du composé fibrinolytique synthétique. Une concentration appropriée de la matière polymère dans la solution peut etre comprise entre environ Omet environ 10- % en poids et, de préférence entre 0,5 et 5 5 en poids.Un rapport pondéral approprié du composé fibrinolytique synthétique à la matière polymère est compris entre environ 1/1 et environ 1/50 et, de préférence, entre 1/5 et 1/20. Pour effectuer ce traitement, on mélange les deux solutions à une température supérieure au point de fusion du solvant et inférieure au point d'ébullition du solvant et, de préférence, d'environ 00C à environ 700C, pendant 10 mn environ à 10 h environ, de préférence entre 30 mn et 5 h.Ensuite, on peut revêtir de la solution de matière polymère, à laquelle le composé fibrinolytique synthétique est adsorbé, la surface d'une matière que l'on désire rendre antithrombogène, par exemple une surface sur laquelle on désire que le temps de formation d'un caillot soit supérieur à environ 30 mn On peut, pour isoler le produit antithrombogène, chasser par distillation le solvant de la solution de la matière polymère anti thrombogène ou effectuer une précipitation. Dans la présente description, l'expression "enzyme fibrinolytique" désigne une enzyme qui contribue à la dissolution de la fibrine. On peut citer comme exemples d'enzymes fibrinolytiques la fibrinolysine, la brinolase, l'urokinase et la streptokinase. On unit l'enzyme fibrinolytique à la matière polymère ou on l'adsorbe sur cette matière, avec le composé fibrinolytique synthétique, par exemple en une quantité nécessaire pour que le temps de formation d'un caillot soit supérieur à 30 mn. Un procédé ample pour atteindre ce résultat consiste à traiter la matière polymère avec une solution du composé fibrinolytique synthétique en présence de l'enzyme fibrinolytique. Une concentration appropriée de la solution de l'enzyme est comprise entre environ 10 et 100 000 unités/ml et, de préférence, entre 100 et 10 000 unites/ml.Ce traitement provoque la fixation ou l'adsorption simultanée de l'enzyme fibrinolytique et du composé fibrinolytique synthétique. On peut fixer ou adsorber successivement l'enzyme fibrinolytique et le composé fibrinolytique synthétique. Par exemple, on peut fixer ou adsorber tout d'abord l'enzyme fibrinolytiquepuis fixer ou adsorber le composé fibrinolytique synthétique, ou opérer dans l'ordre inverse. Pour cela, on traite successivement la matière polymère avec des solutions séparées contenant l'enzyme fibrinolytique et le composé fibrinolytique synthétique. Lorsqu'on désire dissoudre l'enzyme fibrinolytique, on doit choisir un solvant qui ne la désactive pas. On préfère l'eau comme solvant pour dissoudre l'enzyme ou dissoudre l'enzyme et le composé fibrinolytique synthétique. Si on le dévire, on peut utiliser un mélange d'eau et d'un solvant miscible a l'eau, tel que l'alcool éthylique, l'alcool propylique, le dioxanne, le tétrahydrofuranne, le diméthylformamide ou le diméthylsulfoxyde. On ajuste à la demande la force ionique, le pH, etc, de la solution enzymatique. Dans le cas où l'on fixe ou adsorbe l'enzyme fibrinolytique avec le composé fibrinolytique synthétique, on peut les unir par covalence à la matière polymère ayant un groupe fonctionnel réactif capable de former une liaison covalente en opérant comme dans le cas où on fixe ou adsorbe successivement le composé fibrinolytique synthétique. Corne l'enzyme comporte un radical carboxy capable de former un anion, on peut unir par liaison ionique l'enzyme fibrinolytique et le composé fibrinolytique synthétique à la matière polymère contenant un groupe échangeur d'anions.Lorsqu'on utilise un solvant qui mouille, gonfle ou dissout la matière polymère et dissout le composé fibrinolytique synthétique et l'enzyme fibrinolytique, on peut adsorber ces deux composés sur la matière polymère, Les matières antithrombogènes obtenues selon le procédé de l'invention sont utiles comme matières biomédicales destinées b autre utilisées au contact du sang. L'invention est illustrée par les exemples non limltatifs suivants, dans lesquels, sauf indication contraire, les parties, pourcentages, rapports et similaires sont exprimés en poids, Pour mesurer l'activité fibrinolytique, on utilise une plaque de fibrine épaisse d'environ 2 mm, que l'on a préparée en ajoutant è 10 ul d'une solution aqueuse de fibrinogène humain (0,5 g/ml) 0,2 ml d'une solution salée physiologique de thrombine plasmatique humaine (25 undtés/ml). On place un échantillon sur la plaque de fibrine et on laisse séjourner à 370C pendant 24 h, puis on détermine le degré de dissolution de la membrane de fibrine autour de l'échantillon pour évaluer l'activité fibrinolytique. Pour évaluer le caractère antithrombogène, on mesure le temps de formation du caillot selon la méthode en tube tournant de Chandler (A.B. Chandler, Laboratory Investigations, 7 110 (1958)). EXEMPLE 1 On dissout 6,5 g de phénylbutazone et 0,84 g d'hydroxyde de sodium dans 60 ml d'isopropanol, puis on ajoute à la solution 3,2 g d'acide ss- bromopropionique. On porte le mélange à reflux pendant 3 h. On sépare par filtration le bromure de sodium produit et on chasse l'isopropanol par distillation. On dissout le résidu dans le chloroforme et on lave la solution chloroformique avec une solution aqueuse d'acide chlorhydrique 0,5N. On purifie la solution chloroformique par chromatographie sur gel de silice pour obtenir des dérivés de type carboxy-2 éthyle de la phénylbutazone. Pour déterminer la structure, on estérifie les dérivés de type carboxy-2 éthyle de la phénylbutazone avec du diazométhane dans l'éther. On chromatographie le produit d'estérification sur du gel de silice pour séparer les dérivés de type méthoxycarbonyl-2 éthyle IIQ et lic de la phénylbutazone. On détermine les structures des dérivés IIQ et IIC par spectroscopie en résonance magnétique nucléaire. Le spectre de résonance magnétique nucléaire du dérivé IIQ dans le CDCl3 présente des signaux du radical butyle à # = 0,9, # = 1,3-1,6 et # = 2,4 (9H), du radical méthylène (-CH2CH2C02CH3) adjacent à l'ester à = 2,5 (triplet, 2H), de l'ester méthylique à # = 3,6 (singulet, 3H), de l'O-méthylène (-O-CH2CH2-) à # = 4,4 (triplet, 2H) et du phényle à or = 7,3 (singulet, 10H). Le spectre de résonance magnétique nucléaire du dérivé IIC présente des signaux du radical butyle à C = 0,9, # = 1,3-1,6 et # = 1,9-2,1 (9H), de l'éthylène (-CH2CH2CO2CH3) à # = 2,4 (4H), de l'ester méthylique à # = 3,6 (singulet, 3H) et du radical phényle à # = 7,3 (singulet, 10H). Les dérivés IIQ et IIC correspondent bien à un produit synthétisé séparément à partir de la phénylbutazone et du ss-propionate de méthyle. Par conséquent, les dérivés de type carboxy-2 éthyle de la phénylbutazone consistent en un mélange du dérivé 0-(carboxy-2 éthyl) (IQ) et du dérivé C-(carboxy-2 éthyle) (IC). Le rapport de IQ à IC dans le mélange est d'environ 7/3 et, dans le présent exemple, on utilise directement ce mélange : Phénylbutazone Acide ss-bromopropionique On fait circuler une solution aqueuse d'acide chlorhydrique 3N b 30 C,à un débit de 100 ml/mn pendant 30 mn, dans un tube de Nylon-6 ayant un diamètre intérieur de 3 tmn et un diamètre extérieur de 5 mm. Après avoir fait passer l'acide chlorhydrique à travers le tube, on fait circuler de l'eau désionisée pour le laver.On fait circuler, à un débit de 100 ml/wn pendant 2 h à la température ordinaire (environ 20-300C), à l'intérieur du tube de Nylon traité par l'acide chlorhydrique, un mélange de 100 ul d'une solution aqueuse à 10 % de polyéthylèneimine et de 500 ml de méthanol. On ajoute ensuite 200 ml d'une solution de dicyclohexylcarbodiimide A 5 % en poids dans le méthanol, puis on fait circuler la solution dans le tube å un débit de 100 ml/mn pendant 6 h. On évacue la solution de traitement du tribe et on fait circuler du méthanol pour laver le tube. On sèche ensuite le tube sous pression réduite. On fait circuler à la température ordinaire pendant 5 h, i un débit de 50 mllmn, à l'intérieur du tube de Nylon traité par la polyéthylèneimine > une solution que l'on a préparée en dissolvant 760 mg des dérivés de type carboxy-2 éthyle de phénylbutazone et 620 mg de dicyclohexylcarbodiimide dans 20 ml de dioxanne. On lave le tube au dioxanne, puis on sèche sous pression réduite. La matière obtenue, dans laquelle la phénylbutazone est unie par covalence au tube de Nylon traité par la polyéthylèneimine par l'intermédiaire d'un groupe d'écartement de formule a un temps de formation du caillot supérieur à 45 mn. Un tube de Nylon-6 dont l'intérieur n'a pas été traité et un tube de silicone à usage médical ont respectivement un temps de formation du caillot de 10 mn et de 20 mn. On découpe le tube perpendiculairement à l'axe pour former des échantillons circulaires épais de 2 mm. On mesure l'activité fibrinolytique des échantillons. On constate qu'une membrane de fibrine se dissout selon un cercle de 8 mm de diamètre autour des échantillons. Le tube de Nylon et le tube de silicone non traités à usage médical ne dissolvent pas la membrane de fibrine. EXEMPLE 2 On fait circuler a un débit de 50 ml/mn, å la température ordinaire, pendant 5 h, dans un tube de Nylon-6 ayant un diamètre interieur de 3 mm et un diamètre extérieur de 5 un, une solution à 4 7 en poids dans le dioxanne des dérivés de type carboxy-2 éthyle de la phénylbutazone. On lave le tube au dioxanne, puis on le sèche sous pression réduite. La matière obtenue, dans laquelle les dérivés de type carboxy-2 éthyle de la phénylbutazone sont unis au tube de Nylon-6 par adsorption physique, a un temps de formation du caillot supérieur a 45 mn. EXEMPLE 3 On synthétise un hémisuccinate de butyl-4 hydroxyméthyl-4 diphényl1,2 pyrazolidinedione-3,5 selon le procédé décrit dans le brevet des Etats-Unis d1Amérique n 3 752 894. Comme dans l'exemple 1, on unit cet hémisuccinate a la paroi intérieure d'un tube de Nylon-6 que l'on a traité par la polyéthylèneimine. Le tube obtenu, auquel l'hémisuccinate est uni par covalence par l'intermédiaire d'un groupe d'écartement de formule a un temps de formation du caillot supérieur à 45 mn. EXEMPLE 4 Pour quaterniser un tube de Nylon traité avec une polyéthylèneimine que l'on a obtenu comme décrit dans l'exemple 1, on remplit l'intérieur du tube dlune solution aqueuse d'éthanol (mélange en poids égaux) renfermant 3 Z en poids de bromure d'éthyle et on laisse séjourner å la température ordinaire pendant 3 jours. On évacue la solution de traitement et on lave le tube à l'éthanol. Pour transformer I1 ion bromure (Br ) en ion hydroxyde (OH ), on remplit l'intérieur du tube d'une solution-aqueuse 0,05N d'hydroxyde de sodium et on laisse séjourner 9 la température ordinaire pendant 2 h.On lave.ensuite le tube à l'eau. On remplit l'intérieur du tube de Nylon comportant un radical hydroxyde d'ammonium quaternaire d'une solution dans l'eau et méthanol d'oxyphenbutazone (préparée par dissolution de 1 g d'oxyphenbutazone dans une solution mixte de 20 ml d'éthanol et 10 ml d'eau), puis on laisse séjourner à la température ordinaire pendant 2 h. On évacue la solution de traitement du tube et on lave le tube à l'éthanol, puis on le sèche. La matière obtenue, constituée d'oxyphenbutazone unie par liaison ionique au tube de Nylon-6, a un temps de formation du caillot supérieur à 45 mn. EXEMPLE 5 Comme décrit dans l'exemple 4, on remplit un tube de Nylon6, ayant un groupe hydroxyde d'ammonium quaternaire, d'une solution dans méthanol d'acide méfénamique (préparée par dissolution de 1 g d'acide méfénamique dans 30 ml d'éthanol),au lieu d'utiliser la solution dans l'méthanol et l'eau d'oxyphenbutazone, et on laisse séjourner à 600C pendant 2 h. La matière obtenue, qui contient de l'acide méfénamique uni par liaison ionique au tube de Nylon6, a un temps de formation du caillot supérieur à 45 mn. EXEMPLE 6 On remplit l'intérieur d'un tube de silicone ayant un diamètre intérieur de 3 mm et un diamètre extérieur de 5 mm d'une solution d'indo méthacine dans le dimdthylformamide (que lton a préparée par dissolution de 1 g d'indométhacine dans 20 ml de diméthylformamide) et on laisse séjourner à la température ordinaire pendant 2 h. On évacue la solution de traitement et on lave le tube avec du diméthylformamide, puis de l'éthanol, et on sèche. La matière obtenue, qui est constituée d'indométhacine adsorbée physiquement sur le tube de silicone, a un temps de formation du caillot supérieur à 5 mn. EXEMPLE 7 On découpe perpendiculairement à l'axe, en pièces épaisses de 2 ka, un tube de Nylon-6 ayant un diamètre extérieur de 5 mm et un diamètre intérieur de 3 mm, et on agite les pièces dans une solution aqueuse 3N d'acide chlorhydrique à 30 C pendant 30 mn. On lave soigneusement à l'eau, puis on agite les pièces à 300C pendant 2 h dans une solution mixte constituée d'un mélange d'une solution aqueuse à 10 % en poids de polydthylane- imine et de cinq fois son volume de méthanol. On ajoute ensuite une solution de dicyclohexylcarbodiimide dans le méthanol (que l'on a préparée par dissolution de 5 g de dicyclohexylcarbodiimide dans 100 ml de méthanol) à raison de deux fois le volume de la solution aqueuse de polybthyleneimine, et on agite les pièces dans le mélange à 300C pendant 5 h. On lave les pièces avec du méthanol aqueux, puis de l'eau et on sèche. On place ensuite les pièces dans une solution à 5 X en poids d'un copolymère d'anhydride maléique et d'oxyde de méthyle et de vinyle dans l'acétone, on agite dans cette solution a 30 C pendant 5 h, on lave à l'acétone et on sèche. On place une pièce dans une solution mixte constituée de 0,2 ml d'une solution dlurokinase dans du tampon phosphate (pH 6,85 ; 600 unités/ml) et de 0,2 ml d'une solution d'acide flufénamique dans du tampon phosphate (pH 7,5 ; 5 mg/ml), on laisse séjourner à 40C pendant 45 h et on lave avec du tampon phosphate à pH 7,5, puis du soluté salé physiologique. On place l'échantillon obtenu sur une membrane de fibrine et on laisse séjourner à 37 C pendant 24 h. La membrane de fibrine se dissout selon un cercle de 20 un autour de l'échantillon. A titre comparatif, on effectue le même traitement que précédemment avec 0,2 ml de tampon phosphate a pH 7,5 au lieu de 0,2 mi de solution d'acide flufénamique dans le tampon phosphate L'échantillon dissout la membrane de fibrine selon un cercle de 12 mm de diamètre. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé pour préparer une matière polymère antithrombogène, caractérisé en ce qu'il consiste à traiter une matière polymère avec une solution d'un composé fibrinolytique synthétique pour que ce composé fibrinolytique synthétique soit uni à la matière polymère ou adsorbé sur la matière polymère. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le composé fibrinolytique synthétique est un dérivé de diphényl-1,2 pyrazolidioe. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le composé fibrinolytique synthétique est un dérivé d'acide anthranilique. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le cotpoa fibrinolytique synthétique est un dérivé d'acide salicylique. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le composé fibrinolytique synthétique est un dérivé d'acide cinnamique. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le composé fibrinolytique synthétique est un acide aliphatique ss-aryl-substitud. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le composé fibrinolytique synthétique est un acide carboxylique comportant un hétEro- cycle. 8. Procédé pour préparer une matière polymère antithrombogène, caractérisé en ce qu'il consiste à traiter une matière polymère ayant un groupe fonctionnel réactif capable de former une liaison covalente, avec une solution d'un composé fibrinolytique synthétique, pour unir par covalence le composé fibrinolytique synthétique à la matière polymère. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que le groupe fonctionnel réactif capable de former une liaison covalente est un groupe carboxy, un groupe amino, un groupe chloroformyle, un groupe diazonium, un groupe azido, un groupe époxy, un groupe formyle, un groupe bromoacétyle, un groupe isocyanato, une fonction anhydride d'acide carboxylique ou un groupe imidocarbonato. 10. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que la matière polymère comportant un groupe fonctionnel réactif capable de former une liaison covalente est un polyacide acrylique), un poly(acide maléique), un poly(acide glutamique), un acide alginique, une polyethylèneimine, un poly(chlorure de méthacryloyle), un polymère de bisphênol A et d'épi chlorhydrine, une polyacroîéine ou un poly(anhydride maléique). 11. Procédé pour préparer une matière polymère antithrombogène, caractérisé en ce qu'il consiste à introduire un groupe fonctionnel réactif capable de former une liaison covalente dans une matière polymère, puis à traiter la matière polymère avec une solution d'un composé fibrinolytique synl-hétique pour unir par covalence le composé fibrinolytique synthétique à la matière polymère. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que la matière polymère est le Nylon6, le Nylon-6,6, le Nylon-ll, le Nylon-12, un poly(téréphtalate dlethylène), un polyuréthanne, un caoutchouc de silicone, un polyéthylène, un polypropylène, un poly(chlorure de vinyle), un alcool polyvinylique, un polyacrylonitrile, la cellulose, l'acétate de cellulose, un polytméthacrylate de méthyle) ou un élastomère de type polyester. 13. Procédé selon la rèvendication 11, caractérisé en ce que le groupe fonctionnel réactif capable de former une liaison covalente est un groupe carboxy > un groupe amino, une groupe chloroformyle, un groupe diazoniun, un groupe azido, un groupe époxy, un groupe formyle, un groupe bromoacétyle, un groupe isocyanato, une fonction anhydride d'acide carboxylique ou un groupe imidocarbonato. 14. Procédé pour préparer une matière polymère sntithrombogène, caractérisé en ce qu'il consiste à traiter une matière polymère comportant un groupe échangeur d'anions avec une solution d'un composé fibrinolytique synthétique capable de former un anion, pour unir par liaison ionique le composé fibrinolytique synthétique à la matière polymère. 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que le groupe échangeur d'anions est un groupe amino primaire, un groupe amino secondaire, un groupe amino tertiaire un groupe ammonium quaternaire, un groupe sulfonium tertiaire ou un groupe phosphonium quaternaire. 16. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que la matière polymère ayant un groupe échangeur d'anions est une polyéthylènsimine, un poly(vinylbenzyltrialkylammonium), un poly(vinylbezyldialkylsulfonium), un poly(vinylbenzyltrialkylphosphonium), un poîy(dialkyloctaméthylène- ammonium), un poly(N,N-dialkylméthylène-3,5 pipéridinium) ou un poîy(métha- crylate de dialkylaminoéthyle). 17. Procédé pour préparer une matière polymère antithrombogène, caractérisé en ce qu'il consiste à introduire un groupe fonctionnel contenant un groupe échangeur d'anions dans une matière polymère, puis à traiter la matière polymère avec une solution d'un composé fibrinolytique synthétique capable de former un anion pour unir par liaison ionique le composé fibrinolytique synthétique à la matière polymère. 18. Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce que la matière polymère est le Nylon-6, le Nylon-6,6, le Nylon-ll, le Nylon12, un poly(téréphtalate d'éthylène), un polyuréthanne, un caoutchouc de silicone, un polyéthylène, un polypropylène, un poly(chlorure de vinyle), un alcool polyvinylique, un polyacrylonitrile, la cellulose, l'acétate de cellulose, un poly(méthacrylate de méthyle), ou un élastomère de type polyester. 19. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que le groupe échangeur d'anions est un groupe amino primaire, un groupe amino secondaire, un groupe amino tertiaire, un groupe ammonium quaternaire, un groupe sulfonium tertiaire ou un groupe phosphonium quaternaire. 20. Procédé pour préparer une matière polymère antithrombogène, caractérisé en ce qu'il consiste à traiter une matière polymère avec une solution d'un composé fibrinolytique synthétique dans un solvant qui mouille, gonfle ou dissout la matière polymère et dissout le composé ìbrinolytique synthétique pour que le composé fibrinolytique synthétique soit adsorbé sur la matière polymère. 21. Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce que la matière polymère est le Nylon-6, le Nylon-6,6, le Nylon-ll, le Nylon-12, un poly(téréphtalate d'éthylène), un polyuréthanne, un caoutchouc de silicone, un polyéthylène, un polypropylène, un poly(chlorure de vinyle), un alcool polyvinylique, un polyacrylonitrile, la cellulose, l'acétate de cellulose, un polytméthacrylate de méthyle) ou un élastomère de type polyester. 22. Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce que le solvant qui mouille, gonfle ou dissout la matière polymère et dissout le composé fibrinolytique synthétique est le benzène, le toluène, le xylène, l'alcool méthylique, l'alcool éthylique, le tétrahydrofuranne, le dioxanne, l'acétone, l'acétate d'éthyle, le chloroforme, le diméthylformamide, le diméthylacétamide, la pyridine ou l'eau. 23. Procédé pour préparer une matière polymère antithrombogne, caractérisé en ce qu'il consiste à traiter une matière polymère avec une solution d'un composé fibrinolytique synthétique et une solution d'une enzyme fibrinolytique pour unir le composé fibrinolytique synthétique et l'enzyme fibrinolytique à la matière polymère ou les adsorber sur la matière polymère. 24. Procédé selon la revendication 23, caractérisé en ce que le composé fibrinolytique synthétique est un dérivé de diphényl-l,2 pyrazolidina. 25. Procédé selon la revendication 23, caiactérisê en ce que le composé fibrinolytique synthétique est un dérivé d:acide anthranilique. 26. Procédé selon la revendication 23, caractérisé en ce que le composé fibrinolytique synthétique est un dérivé d'acide salicylique. 27. Procédé selon la revendication 23, caractérisé en ce que le composé fibrinolytique synthétique est un dérivé d'acide cinnamique. 28. Procédé selon la revendication 23, caractérisé en ce que le composé fibrinolytique synthétique est un acide aliphatique ss-aryl-substitue. 29. Procédé selon la revendication 23, caractérisé en ce que le composé fibrinolytique synthétique est un acide carboxylique comportant un hétérocycle. 30. Procédé selon la revendication 23, caractérisé en ce que l'enzyme fibrinolytique est l'urokinase.