La presente invention concerne un procédé pour recultiveW par des methodes techniques et biologiques rapides des déblais ou terrains analogues, notamment des déblais de mines tels que des terrils provenant de l'exploitation miniere à ciel ouvert; ce procédé est destine à protéger l'environnement en permettant de recultiver lesdits déblais, et plus particulièrement des déblais résultant de l'exploitation des gisements de lignite, houille brune ou analogues, à ciel ouvert, sans qu'il soit nécessaire de recourir à cet effet à l'utilisation d'humus ou des plantes dites "plantes pilotes", Pour recultiver rapidement et biologiquement des terrains tels que des terrils ou des déblais analogues, il est nécessaire de créer immediatement un sol vivant ou actif de manière durable.Ceci est obtenu, selon l'invention, à l'aide de lignite bîoactif, de houille brune ou d'une substance organique à base de lignite ou de houille brune ou en renfermant, ainsi qu'à l'aide d'engrais chimique renfermant de l'azote, du phosphore et du potassium (appelé ci-apres "engrais APP"), ces produits étant appliqués selon une méthode convenable. Le procéde selon l'invention permet de renoncer à l'utilisation d'humus, d'engrais organiques, et de plantes pilotes; par ailleurs, il n'exige pas non plus l'utilisation d'un engrais artificiel spécial. On a constaté que le procédé selon l'invention permet de recultiver rapidement, efficacement et à peu de frais des déblais ou terrains stériles analogues, afin de protéger l'environnement et de les rendre utilisables à des fins agricoles ou analogues. L'accroissement de l'extraction de substances minérales du sol a une influence considérable sur l'agriculture, étant donné que de ce fait, des surfaces etendues sont temporairement soustraites à l'exploitation agricole; par ailleurs, l'exploitation minière altère les sites, a des influences négatives sur les cours d'eau et sur l'évacuation des eaux, elle pollue l'air et elle détruit l'équilibre biologique de la nature. D'une manière inéluctable, les exploitations minieres à ciel ouvert entralnent une modification de la composition et de la disposition initiales des couches du sol, ainsi qu'une diminution du sol arable. Les effets les plus néfastes des exploitations mi nières à ciel ouvert résident dans leur influence sur les conditions climatiques, hydrologiques et de vegetation des sols intéressés.Ceci se manifeste par une influence - notoirement nefaste - sur les conditions de vie complexes, dans les zones intéressées. Afin de combattre ces effets indésirables des exploitations minières à ciel ouvert, on connais des procédés pour recultiver les déblais, notamment les déblais obtenus dans les exploitations de lignite à ciel ouvert; ces procédées connus nécessitent des travauxonéreux et de longue durée, et ils ne tiennent pas compte des impératifs écologiques. Les travaux entrepris, jusqu'à present, pour recultiver les déblais du point de vue technique ne concernent que le remodelage des sites intéresses. Les procédés connus comprennent essentiellement la refertilisation du sol arable initial à l'aide de plantes pilotes; en d'autres termes, on procède à la formation d'humus ou de terre végétale, ou bien on recouvre la surface des déblais de sediments quaternaires. Dans les exploitations a ciel ouvert, on applique souvent une méthode dans laquelle, dans une première phase, on retire le sol recouvrant les gisements de houille pour le déposer à un autre emplacement, ce qui entraîne une diminution supplémentaire des surfaces exploitables du point de vue de l'agriculture. Pendant la première phase, la structure du sol est détériorée par les travaux de terrassement et par le déplacement des couches superieures, ainsi que par la formation des terrils. De préférence, on procède à une classification qualitative des couches supérieures, tout en déterminant la qualité et les propriétés d'emplacement des différentes sortes ou couches de sol arable.On dépose les couches supérieures en dehors de la zone de l'exploitation à ciel ouvert, et lorsque l'exploitation a suffisamment progressé, on replace les déblais précédemment formés par lesdites couches supérieures déplacées dans les cavités laissées par l'extraction de la houille ou analogue. On obtient ainsi ce qu'on nomme couramment des "déblais internes". Après avoir formé convenablement lesdits déblais internes, on entreprend les opérations destinees à permettre de recultiver ces déblais. Dans une première phase, on recouvre la surface des déblais de terre végétale. Cette phase correspond donc à un apport d'humus auquel on procède surtout dans les cas ou l'on désire recultiver des déblais internes ou externes surélevés. Dans le cas des déblais internes aplanis, c'est-à-dire des déblais retransportés dans les cavités laissées par l'exploitation minière à ciel ouvert et ensuite aplanis au niveau du sol environnant, on constitue afin de recultiver ces déblais, un fond de refertilisation en mélangeant à la couche superieure de déblais un terreau convenable pour l'agriculture, tel que de la terre noire, de la terre noire dégradée, de la terre brune, du loess, ou encore d'autres terres utilisables dans l'agriculture, selon le profil de sol choisi. I1 ressort de ce qui precède que ce genre de procédé pour recultiver exige un temps et une consommation d'énergie considérables, ainsi que la mise en oeuvre de moyens techniques et des depenses considérables. La premiere phase vise à recultiver les déblais considérés par des moyens techniques. Pendant l'exécution de cette phase, on crée, par un traitement mécanique, les conditions indispensables à l'exécution de la seconde phase, qui consiste à recultiver les déblais biologiquement. Avant de pouvoir recul ti ver les déblais biologiquement, il faut les recultiver techniquement (c'est-à-dire mecaniquement ou physiquement). Les dif férentes phases de traitement sont déterminées, dans chaque cas particulier, par la nature et la qualité de la terre présente et par les propriétés de la surface des déblais à traiter. Dans les cas ou les couches superficiel les des déblais à traiter acceptent un traitement immediat afin de recultiver lesdits déblais en vue de leur utilisation agricole, on applique directement un traitement biologique à cette fin. Si les couches supérieures des déblais comprennent des couches de matériaux ne convenant pas à l'agriculture, telles que du sable à gros grains, de la terre glaise jaune, de la terre mélangée à du charbon, des graves sableuses, des graves glaiseuses, des terres traitées intensément, de la terre amenée par dragage à partir de certaines couches inférieures (couches inférieures à la profondeur d'enracinement de l'herbe) et des terres renfermant des mélanges toxiques, on dépose sur la surface intéressée une couche de terre végétale (arable) d'un genre convenable. (La terre arable est d'abord classée en plusieurs familles, selon ses possibilités d'application). Etant donné que, pour des raisons d'organisation, la terre arable utilisée pour recouvrir la surface des déblais ne peut pas servir immédiatement à recultiver ceux-ci, ces masses de terre sont, le cas échéant, conservées dans des entrepôts. Ce stockage peut, dans certains cas, durer plusieurs années. Pour recultiver biologiquement, on commence par planter la flore pilote. Grâce à la flore pilote, et gracie à l'utilisation d'une grande quantite d'engrais organiques et/ou artificiels, le sol constitué par les déblais est partiellement recultivé. Lorsque ce résultat partiel est atteint, on procède à l'ensemencement de plantes de culture. Afin d'assurer une croissance satisfaisante des plantes de culture, on applique au sol une quantite maximum d'engrais chimiques et d'humus sous forme minérale. Ce dernier est prépare, de préférence, à partir de substances disponibles sur place. Lorsqu'on utilise les procédés connus mentionnes ci-dessus le délai à prévoir avant que les déblais intéressés soient entièrement recultives est de 15 à 30 années, ou plus, et pendant les premières années de traitement, on ne perçoit, dans certains cas, aucun résultat. La littérature spécialisée comporte des passages qui concernent les conditions à remplir pour que des déblais puisent être recultives efficacement. Petzold ("Neves AckerZand Folgt dem Tagbau", Rheinische Braunkohlenwerke AG, Cologne, 1968) se penche dans son etude sur le problème des terres arables déboisées, de la formation de dépôts de ces terres, ainsi que sur le problème de la refertilisation des vieux terrils et des surfaces des terrains creuses. Cette publication indique que les travaux de refertilisation (c'est-à-dire les travaux pour recultiver les déblais) sont effestués, en Allemagne Fédérale, par adjonction et mélange, avec la couche superficielle de déblais, d'une terre arable, à une profondeur moyenne de là 2m. Lors de l'exécution de ces opéra -tions, on tient compte de l'aspect des sites intéresses, ainsi que de la nature des couches supérieures, en fonction de la qualité des terres utilisées, Dans plusieurs périodiques agricoles spécialisés, on a examiné, par ailleurs, les problèmes afférents à la nécessité d'utiliser des plantes pilotes et au choix des espaces les plus appropriées de ces plantes. C'est ainsi que R. Tüxen, dans "Vegetation und Standortkundliche Grundiage für die RekuDtivierungsmassnahmen in Tagebaugebieten", Natur und Landscbaft 34. 3, 34-35, 1955, indique qu'afin d'atteindre le résultat biologique voulu, lors des travaux de refertilisation, on doit soigneusement tenir compte de la comptabilite des plantes et de l'influence que celles-ci exercent les unes sur les autres. En outre, on doit tenir compte de l'action refertilisante des différentes espaces de trefles, telles que la luzerne, et de différents espèces d'herbes. (Cf. Scheuerpflug, "WurzeZstudien an Luzernehekünften unter Berücksichtigung bodenphysikaZischer Faktoren", Bayerische Landwirtschaft, Jahrbuch 34.4, 1967, 458-484, ainsi que R. Ungewitter, -"GestaZtung von Restwasserflachen und AbraumhaZden", Natur und Landschaft 34.3, 42-43, 1959). Une publication de Rees indique qu'en Grande-Bretagne, les terrains deté riorés par des exploitations minieres sont ensemencés d'herbes mélangées, ces mélanges comprenant notamment des paturins, des festuca L. blanches ou rouges, des dactylis et le trifoliens repens L. Dès la deuxième année, on obtient des zones exploitables, dont le rendement correspond à la moyenne (Cf. W. Rees, "Grass establishment on power station waste", Agriculture, 59. 12, 586-589, 1963). Afin d'obtenir une refertilisation satisfaisante, il est important de veiller à ce que les déblais soient structurés et que leur configuration soit remodelage de façon convenable. On a constaté (K. Werner et ses collaborateurs, "Anbaumassnahmen auf rekultivierten Bergbauflächen", Deutsche Landwirtschaft 5.7, 1955) que pour obtenir un resultat satisfaisant des travaux de referti lisation, il est impératif que les couches cultivables soient de nouveau déposées sur la surface des déblais. En même temps, on doit tenir compte de la régulation et autres conditions des cours d'eau, et de l'installation de nouveaux réseaux communaux. Il ressort de ce qui précède que, selon l'état de la technique antérieure, la refertilisation de déblais résultant de l'exploitation miniere du lignite ou de la houille brune à ciel ouvert, est très fastidieuse, pour des raisons relevant-de la disposition des couches du sol, du groupage desdites couches, de l'établissement de dépôts, de l'utilisation de plantes pilotes, de la nécessite de fabriquer des engrais spéciaux et d'autres impératifs techniques, les procédés connus n'offrant par ailleurs aucune garantie d'obtenir des terrains arables dont la production soit comparable à celle des terrains arables ordinaires; ces procédés connus exigent, de plus, un grand nombre de recherches et d'observations si l'on désire créer un sol arable se prêtant à une culture agricole ou analogue choisie. Pour resumer, on peut constater que les procedés connus sont fondés sur la théorie, connue depuis des décennies, selon laquelle il faut utiliser des plantes pilotes, tout en utilisant des couches de terre du quaternaire. La présente invention a pour but de reduire, dans une proportion de 1/2, voire de 3/4, le coût et/ou le travail nécessaires pour recultiver les déblais résultant des exploitations minières à ciel ouvert, par rapport aux procédés connus dans lesquels on utilise des plantes pilotes et/ou l'apport d'humus, ce nouveau procédé étant destiné à rendre le processus de refertilisation sensiblement plus rationnel. L'invention vise un tel procédé permettant de recultiver rapidement la surface brute de déblais, notamment de déblais resultant de l'extraction de lignite ou de houille brune sans utilisation d'humus et de plantes pilotes, de telle sorte qu'en un an, on puisse obtenir une surface verte, tout en tenant compte des problèmes de transformation du site et des problemes écologiques; le procedé selon l'invention est également destiné à fournir rapidement et de manière rationnelle une protection efficace contre l'érosion; enfin, le procédé selon l'invention est destiné à permettre de rendre à l'agriculture, sans dépenses excessives, des terres d'exploitation qui lui avaient été soustraites pendant un certain nombre d'années à des fins d'exploitation minière, de façon telle que ces terrains puissent ensuite être utilisés à des fins agricoles identiques ou similaires à celles auxquelles ils servaient auparavant, avecun rendement égal sinon meilleur. L'invention a également pour but un procédé permettant de recultiver les déblais, sans récupération selective des couches d'humus ou analogues, dans une exploitation minière à ciel ouvert, et notamment les déblais qui ont eté replacés dans la cavité créée par ladite exploitation. Selon la presente invention, on atteint ce but en combinant les procedés de refertilisation technique et biologique. Le procédé selon l'invention consiste à recultiver les déblais de manière continue, des le commencement de l'exploitation à ciel ouvert, par des méthodes combinées techniques et biologiques visant le remodelage des sites, la protection de l'environnement et la protection contre l'érosion, à recultiver simultanément les déblais biologiquement par des methodes permettant d'ameliorer rapidement le sol, à recul ti ver ensuite les déblais en vue de les rendre propres à une production agricole prédéterminée, tout en utilisant comme engrais un mélange renfermant de l'engrais chimique APP qui contient 5 à 10% de substance active à base d'azote, 3 à 6% de substance active à base de P205,3 à 6% de substance active à base de K20 et 28,0 à 39% de substance support, ainsi que du lignite bioactif broye dont les particules ont une dimension de 0,5 à 4 mm et qui contient 50 à 60% d'oligo-éléments, des acides organiques tels que les acides humique ou huminique et, le cas échéant, du lignite grenu. A la place du lignite, on peut également utiliser de la houille brune bioactive, d'autres substances organiques fossiles ou de leurs dérivés bioactifs. On doit noter que les termes "lignite - APP" et "lignite", tels qu'ils sont employés dans la présente description et dans les revendications annexees couvrent également les autres substances organiques fossiles bioactives men tionnées ci-dessus, ainsi que leurs dérivés. Pour une addition de 30 à 60 quintaux métriques de lignite - APP, etc., par hectare, on doit prévoir au moins 660 kg de substances actives à base d'azote, de P205 et de K20 /hectare. Si l'on utilise 17,5 à 35 quintaux métriques de lignite - APP/hectare, on doit prévoir, par hectare, 385 kg de substances actives à base d'azote, de P205 et de K20/hectare. Le Tableau I ci-après indique la composition du mélange de refertilisation renfermant du lignite et de l'engrais APP, ainsi que les proportions correspondantes de substances actives à base de N, P205 et de K20/hectare. La combinaison des méthodes techniques et biologiques permet de résoudre les problèmes de la refertilisation des déblais. Les travaux techniques comportent des travaux de terrassement, de construction, donc des travaux ayant trait au remodelage des sites, tandis que des travaux biologiques sont exe- cutes simultanément. -TABLEAU I -Exemple de la compositon du mélange de refertilisation renfermant du lignite et de l'erngrais APP (pour 100 quintaux métriques)- *Substance active à base de N - 5 % 5 quintaux métriques - 25,0 quintaux métriques de sulfate d'ammonium à 20,5 % *Substance active à base de P2O5 - 3% 3 quintaux métriques - 17,5 quintaux métriques de superphosphate à 18,0 % *Substance active à base de K2O - 3% 3 quintaux métriques - 17,5 de quitaux métriques de sel à base de chlorure de potassium à 40,0 % *Substance active d'engrais APP - 11% 11 quintaux métriques - 50,0 quintaux métriques d'engrais chimique *Substance de support de l'engrais APP ......................... - 39% 39 quintaux m#etriques de l'engrais chimique *Lignite grenu ................ - 50% 50 quintaux métriques - 50,0 quintaux métriques de lignite ayant une granulométrie de 0-5 % mm *Oligo-éléments ............... - X% X quintaux métriques - en quantité suffisante dans le lignite grenu *Acides organiques (acide humique, acide huminique, etc.)....... - X% X quintaux métriques - en quantité suffisante dans le lignite grenu TOTAL .................. 100% 100 quintaux métriques - 100,0 Pendant l'exécution des travaux de terrassement et de construction, on effectue les travaux de nivellement, de construction des plans et des ouvrages à couronne, des routes, l'aménagement des cours d'eau et tous travaux techniques analogues, sur les déblais formant initialement une sorte de paysage lunaire.Pendant cette phase, on procède au remodelage du site. Les travaux biologiques visent la protection de l'environnement et la protection contre l'érosion. La protection de l'environnement et la stabilisation des terrils exigent un traitement technique et biologique rapide des buttes de terrils. On doit faire pousser de l'herbe sur les buttes, on doit les boiser et l'on doit les proteger de l'érosion. L'exécution de ces travaux assure, dans le délai d'un an, la formation d'espaces verts et la stabilisation des buttes porteuses d'une végétation planifiée. Les travaux techniques sont suivis d'une rapide refertilisation biologique. Pendant cette phase, on effectue d'abord une refertilisation biologique de fond, sans utiliser de l'humus ou d'autres couches de recouvrement, et sans plantes pilotes, tout en procédant simultanément à une amélioration du sol; ensuite, on effectue une refertilisation biologique en fonction de la nature des plantes que l'on désire cultiver. Sur les surfaces nivelées et corrigées des terrils ou autres déblais, on procède à la refertilisation biologique de fond, dans l'intérêt de la mise en route de la culture des plantes. Dans le cadre de la refertilisation biologique de fond, on doit apporter aux matériaux constituant les déblais des substances organiques - à l'exclusion d'engrais organiques - et des substances propres à enrichir le sol. En même temps qu'on apporte ces substances enrichissantes, on fait démarrer la vie biologique du sol et l'on en assure la continue et la stabilite. Le processus de refertilisation biologique de fond dure une annee; ensuite, on peut commencer immédiatement la culture des plantes, culture qui est alors déjà rentable. La refertilisation biologique de fond a pour resultat de rendre la surface des déblais propre à a-ssurer la vie des plantes; en d'autres termes, on cree une vie biologique à la surface des déblais. Ce processus se deroule parallèlement avec les travaux techniques précitées. Lorsqu'on ajoute des engrais chimiques renfermant une proportion plus grande de substances actives, ou lorsqu'on ajoute d'autres substances organiques fossiles, on doit respecter les proportions des teneurs en substances à base d'azote, de P205 et de K20, et remplacer la matiere de support de l'engrais, qui est alors absente, par une quantité correspondante de lignite grenu ou analogue. On doit veiller à ce que les engrais chimiques utilisés soient miscibles. Lors de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention pour recultiver les déblais, on doit respecter l'ordre chronologique suivant des opérations techniques. Ce n'est qu'en respectant cet ordre qu'on obtient les résultats recherchés. A Travaux techniques de reculture (remodelage du site et protection de l'environnement) utilisant, en combinaison, des methodes techniques et des methodes biologiques. I. Travaux de terrassement et de construction: Apres l'achèvement d'une section de déblais, on doit commencer immédiatement à planifier, par des esquisses, les travaux techniques et à les effectuer, sous le contrôle d'un architecte, sur place, quels que soient les déblais ou terrils tels qu'ils se présentent, 1 - On doit niveler ou aplanir les surfaces légèrement inclinées à l'aide de machines de terrassement ou de nivellement. 2 - La couronne et les contreforts du bas des buttes doivent être construits en haut et en bas des buttes, alors que la butte est encore intacte. Les contreforts doivent être disposés à une distance de 2 à 3 m du bord (bord de la couronne), ils doivent avoir une largeur de 3 à 4m et une hauteur de 0,5 à 0,8m, et ils sont établis à l'aide d'une machine nive lieuse, utilisant le matériau des déblais. 3 - Contreforts plans sur la surface mais inclinés (à plus de 3 à 4%) des dé blais: a) On doit établir des contreforts partiels d'une largeur de 3 à 4m et d'une hauteur de 0,5 à 0,8m, tous les 300 à 400m, avec une orientation de la couronne qui est fonction de l'inclinaison. b) Des contreforts d'une hauteur de 0,2 à 0,3m doivent être établis tous les 40 à 60m. 4 - Des sentiers doivent être établis parallèlement aux contreforts: a) Les sentiers secondaires et les sentiers principaux doivent, de préfé rence, être établis sur les contreforts. b) Les sentiers principaux partant des talus doivent présenter une pente inférieure à 10%, ils doivent se remarquer par rapport à leur entourage; ils doivent, par ailleurs, etre protégés des courants d'eau et de L'érosion par des talus latéraux en forme de nervures à angle droit (il ne faut pas creuser des fosses). c) Selon les besoins, on doit établir des sentiers en fonction de la refer utilisation ultérieure, sans creuser des fossés. d) Des chemins stabilisés doivent etre établis pendant la phase de re fertilisation biologique, soit sur les sentiers des buttes, soit sur les sentiers principaux, selon les besoins. 5 - Aménagement et regulation des cours d'eau - Evacuation des eaux. L'eau ne doit pas être évacuée des déblais; elle doit y penétrer. Ceci est obtenu: a) d'une part, par la disposition appropriée des contreforts, d'autre part, par les travaux de terrassement, ainsi que par la flore b) de refertilisation biologique rapide de fond, et grace au déroulement de cette refertilisation. 6 - Le remodelage des environs des déblais: on procède selon les methodes habituellement appliquées dans les domaines de la construction des routes et de la régulation ou de l'aménagement des cours d'eau, en harmonie avec les travaux executes sur les déblais eux-memes. II. Les travaux techniques et biologiques en vue du remodelage et de la pro tection des buttes (Les indications ci-dessous se rapportent à un hectare de surface): 1 - Après avoir modelé la surface des déblais et établi les contreforts, on répand sur ces derniers manuellement ou à l'aide de -machines appropriées 17,5 à 35 quintaux métriques de mélange de lignite - APP (voir la compo sition indiquée au Tableau I). 2 - Pendant la période d'avant-printemps, ou au mois d'août, on répand unifor mément à raison de 70 kg de semences, pour digues, résistant à la séche resse (herbes, papilionacées). Ce mélange de semences doit être calculé en fonction de la surface. 3 - Le long des isoplethes d'altitude, on doit établir des emplacements d'im plantation distants de 3m entre les rangées et présentant une largeur de 35 à 40 cm. Les travaux doivent etre exécutés de maniere continue avant ou apres l'ensemencement de l'herbe. Dans le cas des buttes à forte pente présentant des risques de glissement de terrain, les sites d'implantation doivent présenter, entre les rangées, une distance de 1,5m. 4 - On doit planter, sur les emplacements précités, en rangée et en alternance et à des intervalles de 1,5m, des peupliers geants et des acacias. On doit faire les plantations en automne, pendant des journées d'hiver de température douce, ou au printemps. a) En ce qui concerne les acacias, on les plante sous forme de plants d'un an d'âge à l'aide d'un plantoir. b) Quant au peuplier géant, on doit le planter sous forme de plants longs (45 à 50 cm) à l'aide d'un plantoir ou par enfoncement. c) Pendant l'implantation, ou immédiatement après, on doit appliquer des couches d'engrais, avant la végétation. La couche d'engrais est établie au-dessus du plant et elle présente une épaisseur de 25 à 35cm. Chaque couche d'engrais doit contenir 0,8 a 1 kg de mélange lignite -APP on la répand, puis l'incorpore au sol au moyen d'une pioche ou autre outil analogue. 5 - Traitement, pendant les années suivantes, des bois et des herbes sur les buttes; a) Pendant les deux ou trois premieres années, on élimine les mauvaises herbes des rangs de plantes. b) Entre les rang de plantes, on doit également éliminer, pendant les première et deuxième années, les mauvaises herbes. L'herbe fauchet, etc., doit rester sur la butte afin de fournir une couverture. c) Pendant la deuxieme, troisième ou quatrième année, on doit répandre, en automne, 17,5 a 35 quintaux métriques de mélange de lignite - APP sur le talus. 6 - Lorsque la partie inférieure de la butte est marécageuse, boueuse, ou si de l'eau stagnante s'y accumule, on doit y planter des saules sous forme d'une rangee de plants de 40 a 45 cm de long, distants de 0,4m. On effec tue l'apport de substances nutritives, sans établissement de couches d'en grais, selon la methode appliquée aux plantations de peupliers et d'acacias. Le renflement des troncs des saules doit etre maintenu à une faible valeur. Ce niest qu'au printemps qu'on doit couper les branches portant des rameaux. 7 - La protection contre l'érosion Elle est obtenue par la construction de contreforts, l'ensemencement d'herbes et le boisement; on protège ainsi les déblais de l'érosion par l'eau aussi bien que de l'érosion due à l'existence de creux. En ce qui concerne les creux favorisant l'érosion, qui se sont formés avant, pen dant ou après les travaux techniques: a) on construit des barrages constitués par 1, 2 ou 3 rangées de balles de paille et on les presse entre les batons, contre les parois la térales (les balles de paille constituent un sous-produit de la re fertilisation). b) Les balles de paille doivent être couvertes, côté couronne > de terre et doivent être enfoncées à force. Ensuite, on dépose 15 à 20 cm de terre sur les barrages. Les barrages de paille et les intervalles entre les barrages sont ensemencés de manière dense avec du millet et de l'herbe. c) Le reboisement doit également être effectué dans les creux favorisant l'érosion. 8 - Pour des raisons relevant du domaine de la protection de l'environnement et de la protection contre l'érosion, on peut - et on doit - implanter des plantes vertes sur les buttes, avant un délai d'un an. Avant et pen dant l'exécution des travaux techniques, on doit planter de la semence de seigle et d'avoine, avant de commencer la phase d'ensemencement d'herbe et de plantation d'arbres. B-* Refertilisation biologique rapide (sans utilisation d'humus ou de plantes pilotes). I. RefertiZisation biologique de fond et amélioration de la qualité du sol (Les indications ci-dessous se rapportent à une surface unitaire de 1 ha). Apres le nivellement (ou arasement) des déblais (travaux techniques), on procède aux travaux suivants: Pendant la première année, aux mois de Juillet et Août: 1 - On répand 100 à 200 quintaux métriques de lignite grenu, à l'aide d'un appareil. 2 - On répand 30 à 60 quintaux métriques de melange de lignite et d'engrais APP (pour la composition, voir le Tableau I), à l'aide d'un chariot répandeur pour engrais chimique. 3 - On fait pénétrer le lignite répandu et le mélange lignite-APP répandu dans le sol des déblais, à l'aide d'un rouleau à disques (dit "dixtiller"). 4 - On passe un rouleau dit "de Cambridge". - Au mois de septembre: 5 - On sème du seigle ou de la triticale, a l'aide d'un semoir à disques (350 de graines non désinfectées). 6 - On sème des pois de senteur velus (150 kg de graines, traitées au Rhisobium). - On passe un rouleau dit "de Cambridge". - Deuxième année, en février et mars: 8 - Application d'un engrais chimique à action rapide, renfermant 85 kg de substance active à base d'azote. Mois de mai et juin (au moment de la formation des épis de blé): 9 - Les plantes vertes sont incorporées au sol à l'aide d'un rouleau à disques. 10 - On doit appliquer sur la surface intéressée de l'engrais chimique à action rapide, renfermant 85 kg de substance active à base d'azote. 11 - On fait pénétrer l'engrais chimique dans le sol, en direction transversale; 12 - La surface intéressée doit immédiatement être traitée à l'aide d'un rouleau dit "de Cambridge't. - 4 à 6 semaines plus tard (fin juillet): 13 - On laboure la surface une seconde fois, à une profondeur de 40 à 45 cm. 14 - On doit immédiatement traiter la surface à la herse et au rouleau dit de Cambridge". 15 - Après le remodelage des déblais - nivellement en automne ou hiver (travaux techniques): Le traitement de refertilisation doit commencer à la fin de l'hiver, OU à l'avant-printemps, mais en tous cas avant la période des pluies de printemps. En même temps, on repand et fait pénétrer dans le sol: le lignite grenu, le mélange lignite-APP et l'engrais chimique azoté à action rapide. Ensemencement - On utilise un mélange de poids de senteur et d'avoie (320 kg d'avoine + 150 kg de poids de senteur, traités au Rhisobium). D'autres travaux correspondent à la refertilisation biologique de fond par ensemencement de seigle, qui doit être effectué en automne. 16 - Avant la refertilisation biologique de fond: a) Le site doit être examine sous l'angle physique et sous l'angle chimique. b) Selon les résultats de ces études, on doit répondre et faire pénétrer dans le sol intéressé des substances propres à améliorer la qualité du sol (CaCO3, cendres volantes, etc), conformément aux normes appliquées dans l'agriculture. Dans les conditions prévalant dans notre pays, ceci n'est généralement pas nécessaire. Toutefois, sur des petites surfaces, il peut s'averer necessaire, dans certains cas, de proceder à ces opérations cl Lorsque l'étude du terrain montre que la couche superficielle des déblais présente une teneur uniforme en lignite ou matieres organiques fossiles, on peut diminuer ou même supprimer le lignite (ou houille brune bioactive) dont la quantité maximum a été indiquée ci-dessus comme étant de 5 quintaux métriques, d) La quantité de lignite (ou de houille brune bioactive ou analogue) par hectare peut également être diminuée si l'on prévoit une addi tion d'acide huminique bioactif. 17 - Après le traitement de refertilisation biologique de fond, on doit pro céder: a) à l'étude physique, b) à l'étude chimique (minérale et organique), c) à l'étude biologique du sol du site et, le cas échéant, à des opéra tions d'amendement de la quantité du sol (application de chaux, etc.). La refertilisation biologique de fond permet une mise en route rapide et une continuité de la vie biologique du sol intéressé, et du métabo lisme végétal, qui sont necessaires à la culture du sol des déblais. Le traitement ulterieur de refertilisation conserve la vie biologique du sol, etc., et assure sa stabilisation. On observe que les plantes utilises pendant la phase de refertilisation biologique se développent, déjà pendant cette phase, comme celles des terrains environnants, tant en ce qui concerne la quantite qu'en ce qui concerne la qualité. 18 - Plantes témoins utilisées pendant la phase de refertilisation de fond et la phase de refertilisation consécutive. A des endroits bien visibles et caractéristiques (des bords ou rangées intermediaires, etc.) qui ne gênent pas les travaux, on ensemence ou on plante des plantes exigeantes et des plantes moins exigeantes d'un an d'âge et on les cultive en leur appliquant le même traitement de refer tilisation. II. RefertiZisation biologique avec viticulture et culture fruitière (Les indications ci-dessous se rapportent à une surface unitaire de 1 ha). Après l'achevement du traitement de refertilisation biologique de fond (4 à 6 semaines après le deuxième labourage): 1 - On répand 30 à 60 quintaux métriques de mélange de lignite - APP à l'aide d'un répandeur d'engrais chimique. 2 - On fait pénétrer ce mélange dans le sol à l'aide d'un rouleau à disques. 3 - Ensuite, on passe la charrue pour former des sillons de 70 cm de profon deur. - Au mois de novembre ou au mois d'avril de l'année suivante: 4 - On plante la vigne ou les arbres fruitiers selon les procédés classiques et dans les conditions habituelles, y compris l'apport d'engrais et de substances complémentaires. Les travaux et traitements sont effectués, pendant les différentes saisons, selon la pratique classique et dans les conditions habituelles. 5- Jusqu'à ce que les arbres ou analogues portent des fruits, on doit ré pandore, chaque automne, 30 à 60 quintaux de mélange de lignite et d'en grais APP a l'aide d'un répandeur d'engrais chimique. Les intervalles entre les rangées doivent etre maintenus meubles et exempts de mauvaises -herbes, pendant toute l'année. 6- Dans l'année précédant l'époque à laquelle les arbres et analogues por tent des fruits, on répand 30 à 60 quintaux métriques de mélange lignite APP et O à 500 quintaux métriques de lignite grenu, que l'on incorpore au sol par labourage en profondeur. 7 - Chaque année, avant l'apport de substances nutritives complémentaires et avant les travaux du-sol, on doit effectuer; a) un examen physique et un examen des racines, b) un examen chimique (mineral et organique) du sol, c) un examen biologique du sol. III. Refertilisation biologique en vue de la culture de céréales de plantes sarclées, de légumes (culture maratchère), de plantes de fourrages an nue îles ou multi-annuelles, etc. (Les indicàtions ci-dessous se rapportent à une surface unitaire de 1 ha). Apres l'achèvement de la refertilisation biologique de fond (4 à 6 semaines après le deuxième labourage), on procède comme suit: - Au mois d'aout: 1 - On répand 17,5 à 35 quintaux métriques de mélange lignite-APP et de l'engrais chimique. 2 - En même temps, on incorpore ces matieres au sol par labourage en profon deur (20 à 25 cm) avec malaxage. 3 - On travaille immédiatement le sol à l'aide d'une herse et d'un rouleau dit "de Cambridge". - Au mois d'août et de septembre: 4 - On ensemence du seigle ou de la triticale (250 kg de graines) à l'aide d'un semoir à disques. 5 - Apres l'ensemencement, on passe le rouleau dit "de Cambridge". Au mois de février et mars: 6 - On répand de l'engrais chimique à action rapide, renfermant 85 kg de substance active à base d'azote. Au mois de juillet: 7 - On récolte à l'aide d'une machine combinée (chaume long, balles de paille). 8 - En même temps, on répand sur le chaume de l'engrais chimique à action rapide, renfermant 85 kg de substance active à base d'azote. 9 - Immédiatement après la récolte, on incorpore le chaume au sol, après l'application de l'engrais, en se servant d'un rouleau à disques à péné- tration profonde. 10 - On passe ensuite un rouleau dit "de Cambridge". Au mois d'août: 11 - On répète le traitement, que l'on poursuit pendant 2 à 3 années (durée du traitement de refertilisation: 3 à 4 années). Au début de la dernière année de traitement de refertilisation en automne (3 - 4 année). on doit répandre 30 à 60 quintaux métriques de mélange lignite-APP et O à 500 quintaux metriques de lignite grenu. Ces deux matières doivent être incorporées au sol par labourage en profondeur, au moins 4 à 6 semaines avant l'ensemencement. 12 - Après la recolte, et avant l'application de l'engrais chimique azote et l'incorporation du chaume au sol, on procède, sur le terrain intéressé: a) à un examen physique, b) à un examen chimique (minéral et organique) du sol, c) à un examen biologique du sol. 13 - Des céréales été (avoine, orge, etc.) peuvent également être utilisées lors de la phase de refertilisation décrite ci-dessus. compte tenu du climat, etc. IV. RefertiZisation biologique en vue de la culture des herbes fourragères et de l'établissement de pâturages. Lorsqu'on se trouve en presence de déblais dont le sol présente de bonnes caractéristiques physiques, on peut commencer la culture des herbes (prés, pâ- turages), immédiatement apres la phase de traitement de refertilisation biologique de fond, si le pré et le pâturage intéresse n'est pas labouré pendant une période prolongee (25 à 30 ans). Immédiatement après le traitement de refertilisation biologique de fond, ou bien après un traitement de refertilisation en vue de la culture de céréales, durant l à 2 ans, on doit semer des graines d'herbe ou un mélange de graines d'herbe et de papilionacées. On doit prevoir une quantité de graines supérieure de 50% à celle utilise dans des conditions d'exploitation normales. Par ailleurs, le champ doit être traité comme un pré ou pâturage situé sur un sol normal, avec application d'engrais, etc. V. Referti lisation biologique en vue de 1 'établissement d'une exploiration forestière, sur des surfaces planes ou légèrement pentues (Les indications ci-dessous se rapportent à une surface unitaire de 1 ha). Au Zut mois d'oût et septembre: 1 - On repand 30 a 60 quintaux métriques de mélange de lignite et d'engrais APP, à l'aide d'un repandeur d'engrais chimique. 2 - On incorpore ce mélange de lignite et d'engrais APP au sol, à l'aide d'un rouleau à disques. 3 - Ensuite, on trace des sillons d'une profondeur de 60 à 70 cm. 4 - L'implantation des arbres, leur traitement annuel, le traitement du sol, etc. doivent être effectués selon les méthodes habituellement appliquées aux exploitations sur sol normal, exception faite de l'apport d'engrais et de matières nourricières complémentaires. Lors du choix des essences à planter, on doit tenir compte des résultats des examens physiques, ainsi que des examens chimiques (examens de chimie minérale et organique) et biologiques du sol qui ont été effectués après le traitement de refertilisation de fond. Lors dé ce choix, on doit no tamnent tenir compte des conditions de repartition des eaux, du point de vue biologique. Pendant l'automne de la 3ème ou de la 4ème année après l'implantation, on doit répandre 30 a 60 quintaux de mélange de lignite et d'engrais APP que l'on incorpore au sol par labourage en profondeur. Si l'état et le développement des plantes l'exigent, la dispersion et l'incorporation au sol dudit mélange de lignite et d'engrais APP doivent être répétés pendant l'automne de la 5ème ou de la 6ème année. Lors du boisement des buttes de déblais, on ne peut pas se conformer aux impératifs de l'exploitation forestiere classique. On doit respecter les impératifs du but particulier à atteindre, qui consistent à recultiver par des opérations complexes, lesdits déblais, et qui impliquent la protection des buttes, la protection contre l'érosion et la protection efficace de l'environnement. Dans le cadre du procédé complexe selon l'invention pour recultiver des déblais ou terrains analogues, on met en oeuvre parallèlement des méthodes techniques pour recultiver et pour remodeler les sites, ainsi que des méthodes de refertilisation biologiques. Les méthodes de protection de l'environnement sont utiles, en ce qui concerne l'insertion esthétique des déblais dans le site intéressé, la suppression de la formation de poussieres, la purification de l'air environnant charge de poussieres et de produits de combustion et la protection des buttes de déblais. Le procéde selon l'invention permet en moins d'un an d'etablir des espaces verts sur les surfaces et les buttes de déblais par enherbage et/ou boisement. Les surfaces soustraites à l'agriculture par des exploitations minières à ciel ouvert sont recultivées pendant et apres l'exploitation, et l'on crée ainsi des terres arables de meme valeur que celle des terres initiales. Parmi les avantages que présente le procédé sel-on l'invention pour recultiver les déblais ou analogues, il convient de noter l'économie de temps et d'argent. Les méthodes techniques pour recultiver des déblais ou terrains analogues peuvent s'appliquer dans tous les cas oO l'on doit résoudre des problèmes relatifs au remodelage des sites et à la protection de 1 'envi- ronnement. Les Tableaux II, III et IV ci-après, mettent en évidence les résultats obtenus, grâce au procédé selon l'invention, en ce qui concerne le rendement des récoltes et la qualité des produits. TABLEAU II -Comparaison des rendements de récolte obtenus, sur des déblais résultant d'exploitation minières à ciel ouvert, aprés la mise en ouvre du procédé selon l'invention, dùne part, et des rendements moyens obtenus dans des exploitations agricoles ou analogues environnantes, et de ceux des exploitations agricoles de l'arrondissement de Gyöngös (Hongrie) - 1971 Randament moyen (quintaux métriquee/ha) Plantes Surface considérée sur les dans dans les exploitations environnantee déblaie l'arrondissement minimum maximum I. Etude an parcelle Seigle............. 0,5 51,43 - - Froment d'automme.. 0,5 26,49 - - Orge d'été......... 0,5 20,93 - - Avoine............. 0,5 26,69 - - Maîs (égrené)...... 0,5 50,98 - - Pommes de terre.... 0,5 57,89 - - Luzerne (4 récoltes) 0,5 - - - Esparsette (3 " ) 0,5 - - - II. Etude an exploitation Seigle............. 3,5 20,55 - - Avoine............. - - - - Foin de luzerne.... - - - - Orge d'automme..... - - - - Orge d'été......... - - - - Froment d'automme.. - - - - Triticale........... - - - - Pieds de vigne...... - - - - Raisins............. - - - - Vergers............. - - - - Légumes............. - - - - TABLEAU II (euite) - Comparison des rendements de récolte obtenus, sur des déblais résulatnt d'exploitation minières à ciel ouvert, après la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, d'une part, etd es rendements moyens obtenus dans des exploitations agricoles ou analogues environnantes, et de ceux des exploitations agricoles de l'arrondissement de Gyöngös (Hongrie) - 1972 Randament moyen (quintaux métriquee/ha) Plantes Surface considérée sur les dans dans les exploitations environnantee déblaie l'arrondissement minimum maximum I. Etude an parcelle Seigle............. 0,5 32,74 16,20 8,50 8,50 Froment d'automme.. 0,5 30,52 32,30 30,20 41,40 Orge d'été......... 0,5 27,74 25,20 9,20 23,30 Avoine............. 0,5 22,32 5,50 - Maîs (égrené)...... 0,5 40,27 38,10 20,0 33,70 Pommes de terre.... 0,5 141,41 98,50 71,20 71,20 Luzerne (4 récoltes) 0,5 94,11 38,40 29,80 63,10 Esparsette (3 " ) 0,5 77,03 24,00 - II. Etude an exploitation Seigle............. 4,60 24,77 16,20 8,50 8,50 Avoine............. 6,33 18,50 16,20 8,50 8,50 Foin de luzerne.... 7,00 15,54 5,50 - Orge d'automme..... 5,80 59,95 38,40 29,80 63,10 Orge d'été......... - - - - Froment d'automme.. - - - - Triticale........... - - - - Pieds de vigne...... - - - - Raisins............. 0,1 - - - Vergers............. - - - - Légumes............. - - - - TABLEAU II (suite) - Comparaison des rendements de récolte obtenus, sur des déblais résultant d'exploitation minières à ciel ouvert, après la mise en oevre du procédé selon l'invention, d'une part, et des rendements moyens obtenus dans des exploitations agricoles ou analogues environnantes, et de ceux des exploitations agricoles de l'arrondissement de Gyöngös (Hongrie) - 1973 Randament moyen (quintaux métriquee/ha) Plantes Surface considérée sur dans dans les exploitations OBSERVATIONS (ha) les l'allan- environnantes déblaie dissement minimum maximum I. Etude an parcelle Seigle............. 0,5 32,28 15,60 10,00 17,80 Plates resemées annuellement Froment d'automme.. 0,5 - - - - En 1973, on n'a plus appliqué Orge d'été......... 0,5 31,09 17,70 10,50 30,40 que la moitié de la quantité Avoine............. 0,5 19,84 10,30 21,00 21,00 de matière de refertilisation Maîs (égrené)...... 0,5 40,52 29,50 13,60 31,70 (lignite-App), à sevoir Pommes de terre.... 0,5 145,85 122,00 - - 142 kg/ha. Luzerne (4 récoltes) 0,5 85,85 40,50 26,70 41,70 Substance active APP. Esparsette (3 " ) 0,5 59,60 - - II. Etude an exploitation Seigle............. 24,20 26,20 15,60 10,00 17,80 Déblais ayant 1 à 2 aus d'âge Avoine............. - - - - Foin de luzerne.... 5,80 46,41 40,50 26,70 41,70 Orge d'automme..... - - - - - Déblais 1 année d'âge Orge d'été......... - - - - - Déblais ayant 2 années d'âge Froment d'automme.. - - - - Triticale........... - - - - Pieds de vigne...... 0,1 - - - Raisins............. - - - - Vergers............. - - - - Légumes............. - - - - - Les quatre exploitations environnantes: ABDSAR ~ Markas - Visonta - Halmajugra - TABLEAU III - Compraison de la qualité des produits obtenus sur des déblais recutivés et de celle des produits classiques - 1 9 7 1 1 9 7 2 Quantité des produits Rendement moyen Rendement moyen Plantes selon la Norme Arrondissemt. Déblais Arrondissemt. Déblais (guintaux (quintaux Valeur (quintaux (quintaux Valeur Critère Unité métriques/ha) métriques/ha) trouvée métriques/ha) métriques/ha) trouvée * Seigle poids/ha 71 kg - 30 75,0 16,0 30 74,0 * Froment " 78 kg - 26 80,5 30,0 30 80,0 * Orge d'été " 65 kg - 20 68,0 25,0 27 65,0 * Avoine " 41 kg - 26 48,0 5,5 22 40,5 * Pommier (1 an) longueur 30 cm 4 sortes * Pommier (1 an) en 2 aus * Cerise aigre - - - - - - * Abricot (1 an) 4 sortes * Poirier (1 an) - - - - - - 5 sortes TABLEAU III (suite) - Comparaison de la qualité des produits obtenus sur des déblais recultivés et de celle des produits classiques - 1 9 7 3 Quantité des produits Rendement moyen Plantes selon la Norme Arrondissemt. Déblais (guintaux (quintaux Valeur OBSERVATIONS Critère Unité métriques/ha) métriques/ha) trouvée * Seigle poids/ha 71 kg 15,6 30 76 * Froment " 78 kg - - * Orge d'été " 65 kg 27,0 31 70 * Avoine " 41 kg 10,0 19 46 * Pommier (1 an) longueur 30 cm 4 sortes * Pommier (1 an) en 2 aus * Cerise aigre - - Moyenne Measuré selon les prescriptions * Abricot (1 an) 43,78 cm du Décret No. 24/1973 du 22.7. 4 sortes * Poirier (1 an) - - Moyenne 5 sortes 38,25 cm (1,74 an) (Notes du Tableau III): 1- Dans le cas des cultures fruitières, l'apport de substances nourricières a été effectué selon le procédé de la quantité ne représentant qu'environ 60% de la quantité d'engrais et de substances nourricières prescrite par le Ministère compétent hongrois dans le Décret No. 24 du 22 Juillet 1973. 2 - Le développement de la vigne est plus grand que celui qui est spécifié dans le Décret No. 24/1973 (égalité de développemen des pieds de vigne de 1, 2, 3, 9 et 5 ans). Ces plants n'ont reçu qu'une faible quantité de substances nourricières, inférieure à celle préconisée dans le Décret. 3 - Le rendement des récoltes et la qualité des raisons, légumes, fourrages, etc. atteignent ceux prescrits parles Normes off celles, et même les dépassent. TABLEAU IV - Résultats de la refertilisation pendant la période de 1^974 à 1975 1 - Production de céréales (rendement moyen de chapms de 10 à 50 ha Rendement moyen Rendement moyen 1 9 7 4 1 9 7 5 Plantes dans l'arrandissement Sur les déblais dans l'arrondissement Sur les déblais (Quintaum métriques/ha) (Quintaum métriques/ha) (Quintaum métriques/ha) (Quintaum métriquse/ha) * Seigle - 36,20 - 35,55 37,35 33,83 32,65 28,21 * Triticale 21,80 33,54 - 31,95 31,74 31,50 37,66 30,62 * Orge d'été 35,10 46,17 26,21 25,00 42,34 38,00 * Avoine 6,50 35,47 16,37 28,33 35,02 42,00 * Orge d'automne 41,70 30,34 40,22 * Froment d'automne - - 31,49 38,97 53,84 32,18 TABLEAU IV (suite) - Résultats de la refertilisation pendant la période de 1974 à 1975 2- Production de plants de vigne (culture qui exige le meilleur sol) gain en % pour les Classes I et II qui out été vendues. Gain (%) Gain (%) Sorte 1 9 7 4 1 9 7 5 aux environs sur les déblais aux environs sur les déblais (%) (%) (%) (%) * Riealing-Silvaner 41,8 34,7 * Leanyka.......... 44,5 33,2 * Riesling italian. 28,5 22,5 * Chasselas........ 31,1 40,0 * Csabagyöngye..... 36,7 39,4 * Pieds de vigne Total............ 55,9 55,9 26 55,9 3 - Culture de la vigne et des fruits (refertilisation): Les nouvelles installations assurent un développement analogue a celui obtenu dans les exploitations classiques.Les exploitations traitées par le procéde selon l'invention dans lesquelles on cultive les fruits four nissent une production analogue à celle des exploitations classiques, tant du point de vue de la quantite que du point de vue de la qualité. 4 - Plantes fourragères, pâturages, boisements forets: Les plantes intéressées se développent comme sur des terrains normaux. 5 - Des légumes (choux, choux-raves, concombres, tomates, piments, persil, melons d'eau, melons sucres, oignons) ont eté soumis, en 1974-1975, sur une grande échelle, à des essais de culture. Toutes ces plantes se de veloppent de maniere satisfaisante, et les rendements sont supérieurs à ceux obtenus sur des terrains normaux. La qualité des produits ainsi obtenus correspond aux normes en vigueur dans l'industrie alimentai-re, et est, dans certains cas, supérieure à celle spécifiée dans ces normes. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés; elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles a l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans que l'on ne s'écarte de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour recultiver des déblais résultant de l'exploitation mi nière à ciel ouvert, notamment de l'exploitation du lignite ou de la houille brune, sans utilisation d'humus et de plantes pilotes, caracterise en ce qu'il consiste à soumettre les déblais, dès le commencement de l'exploitation à ciel ouvert, à des traitements propres à les recultiver et qu'il comporte des traitements techniques et des traitements biologiques combinés qui permettent le remodelage des sites intéressés, d'assurer la protection de l'environnement et la protection contre l'érosion, en ce qu'on effectue en même temps un traitement biologique rapide de refertilisation de fond assurant l'amélioration du sol et qu'on effectue ensuite un traitement de refertilisation tenant compte de la nature de la culture qu'on envisage d'établir sur les déblais intéresses, cependant qu'on applique à ce sol un engrais dit "APP" (szote, phosphore et potassium) constitué par un mélange renfermant 5 à 10% de substance active à base d'azote, 3 à 6% de substance active à base de P205, 3 à 6% de substance active à base de KzO, 28 à 39% de matière de support, ainsi que du lignite bioactif d'une granulométrie de 0,5 à 4 mm et contenant 50 à 60% d'oligoéléments, des acides organiques tels l'acide humique et l'acide huminique, et, le cas échéant, du lignite grenu bioactif. 2.- Procedé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise, au lieu du lignite bioactif, de la houille brune-bioactive et/ou d'autres substances organiques fossiles et/ou leurs dérivés. 3.- Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on nivelle ou aplanit, dans le cadre du remodelage du site intéressé, les surfaces planes ou légèrement pentues, afin de favoriser la pénétration des eaux, en ce qu'on laisse les buttes en l'états en ce qu'on établit, à une distance de 2 à 3m du sommet de la butte et du pied de la butte, des contreforts supérieurs et des contreforts inferieurs d'une hauteur de 0,5 à 0,8m et d'une largeur de 3 à4m, constitués par le materiau des déblais intéresses, en ce qu'on établit, sur les surfaces planes nivelées qui présentent une pente suprieure à 3 à 4%, des contreforts intermédiaires d'une largeur de 3 à 4 m et d'une hauteur de 0,5 à 0,8m, à des distances de 300 à 400m, les sommets desdits contreforts intermédiaires étant orientés en fonction de la pente, en ce que simultanément à l'établissement des contreforts, on établit, de préférence sur les contreforts, des sentiers, puis des chemins secondaires et des chemins principaux, des sentiers pour le traitement biologique, sans fossés, cependant que les chemins principaux établis sur les buttes ayant une pente de 10% par rapport au terrain environnant, sans fossés, sont établis de manière à etre protégés des eaux d'écoulement et de l'érosion par des talus perpendiculaires en forme de nervures, des travaux de remodelage du site étant effectués simultanément, diune maniere connue en soi, sur les déblais intéressés. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications là 3, caractérise en ce que, dans le cadre de la protection de l'environnement, on répand manuellement ou au moyen de dispositifs mecaniques appropriés, sur les buttes et les contreforts, après l'achèvement des travaux de remodelage de la surface des déblais et des travaux d'établissement desdits contreforts, 17,5 à 35 quintaux métriques/hectare de mélange de lignite et d'engrais APP, en ce que pendant l'avant-printemps ou après la récolte des céréales, l'on répand unifor mément 70 kg/ha de mélange de plantes pour digues ou analogues, telles que des herbes, des papilionacées ou analogues, en ce que l'on incorpore ledit mélange dans la couche superficielle du sol, en ce qu'on établit, avant ou après l'enherbage, d'une manière continue, le long des lignes de niveau, des surfaces de culture larges de 35 à 40 cm et séparées par des intervalles de 3m, ou de 1,5m sur les buttes menacées par des phénomènes d'éboulements, en ce que l'on plante sur ces surfaces de culture alternativement des peupliers géants et des acacias blancs à une distance de 1,5m, en autorme, pendant les journées d'hiver sa temps doux ou au printemps, l'implantation des acacias étant effectuée, de manière connue en soi, à l'aide d'un plantoir, les peupliers géants étant plantés sous forme de plants lisses d'une longueur 45 à 50 cm, par fichage ou à l'aide d'un plantoir, et en ce qu'on répand dans un creux etabli au-dessus de chaque plant, et présentant une longueur de 25 à 35 cm, 0,8 à 1 kg de mélange de lignite et d'engrais APP que l'on incorpore au sol, au moment de l'implantationouimmediatement après celle-ci. 5.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que les intervalles situés entre les rangees de planter sont nettoyés des mauvaises herbes, pendant les deux à trois années suivant l'implantation, en ce qu'on fauche l'herbe dans lesdits intervalles pendant la première et la deuxième année, en ce que l'on dépose l'herbe ainsi fauchee sur les buttes de deblai afin de fournir de l'ombre, et en ce qu'on répand, pendant l'automne de la première ou de la deuxième année, et pendant l'automne de la troisième ou quatrieme année, 17,5 à 35 quintaux métriques/hectare de mélange de lignite et d'engrais APP. 6.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'on plante aux pieds de buttes marécageuses, boueuses ou comportant des flaques d'eau du saule de rapport, tel que du saule des vanniers, du saule de rivière, les plants étant-disposés en rangées distances de lm, et l'intervalle entre les plants d'une même rangée etant de 0,4m, l'implantation étant faite de plants simples de 40 à 45 cm de longueur, et en ce qu'on applique à ces plants le même traitement, y compris l'apport de substance nourricières complémentaires, que celui appliqué aux plants de peupliers et d'acacias des buttes, à l'exclusion de l'application d'engrais dans des creux. 7.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'on assure la protection contre l'érosion des rigoles d'érosion formées avant, pendant ou après les travaux techniques en vue de recultiver les déblais, en mettant en place des barra-ges en balles de paille à 1, 2 ou 3 rangées et des plants, en les pressant contre les parois latérales, en disposant des plants vivants de peuplier et de saule derriere les barrages, en recouvrant les balles de pailles de terre à partir du sommet, en tassant cette terre dans les barrages, en appliquant une couche de terre d'une épaisseur de 15 à 20 cm sur lesdits barrages, et en ensemençant d'herbe du Soudan et d'herbes hautes les barrages et les creux formés entre ceux-ci. 8.- Procéde selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que, lors du traitement de refertilisation biologique de fond, l'on repand, puis incorpore au sol-a l'aide d'un rouleau à disques, sur la surface des déblais, pendant la première année, 100 à 500 quintaux métriques/hectare de lignite grenu, après nivellement, en ce qu'ensuite on repand et incorpore au sol à l'aide d'un rouleau à disques 30 à 60 quintaux métriques/ha de lignite APP, en ce qu'on passe ensuite un rouleau, en ce qu'au moment de l'ensemencement des cereales, au debutdel'automne, on ensemence 350 kg/ha de seigle ou de triticale sous forme de graines non désinfectées, en ce qu'on sème ensuite 150 kg/ha de pois de senteurs velus traités au Rhisobium, en ce qu'on passe ensuite le rouleau sur le sol ainsi ensemencé, en ce que, dans la deuxième année, pendant l'avant-printemps, on applique de l'engrais en surface, en utilisant de l'engrais chimique à action rapide renfermant 85 kg de substance active à base d'azote, en ce que pendant la formation des.epis des céréales, les plantes vertes sont incorporées au sol, cependant qu'on répand sur la surface de l'engrais chimique à action rapide renfermant 85 kg de substance active à base d'azote que l'on incorpore au sol, en direction transversale, à l'aide d'un rouleau à disques agissant en profondeur, en ce qu'on passe immédiatement après un rouleau, en ce que 4 à 6 semaines plus tard, on laboure à nouveau le terrain, à une profondeur de 40 à 45 cm, et en ce qu'ensuite on passe le rouleau et qu'on referme immédiatement le terrain. 9.- Procédé selon la revendication 8, caractérise en ce qu'avant le commencement du traitement de refertilisation de base, on incorpore au sol, d'une manière connue en soi des substances propres à l'amender, telles que du CaCO3 et/ou des cendres volantes, selon les résultats des examens chimiques du sol. 10.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, pour recultiver biologiquement des déblais ou terrains analogues en vue de la culture de céréales; caractérisé en ce qu'après l'achèvement de la refertilisation biologique de fond, et 4 à' 6 semaines après le labourage malaxant, on répand sur le sol intéressé 17,5 à 35 quintaux métriques/hectare de mélange de lignite et d'engrais APP tout en procédant à un labourage malaxant àune profondeur de 20 à 25 Çm, après quoi on referme immédiatement le sol, en ce qu'au moment de l'ensemencement des céréales, au debut de l'automne, on ensemence 250 kg/ha de seigle ou de triticale pour passer ensuite le rouleau, en ce qu'au printemps on procede à une application superficielle d'engrais chimiques à action rapide renfermant 85 kg de substance active à base d'azote, en ce qu'au moment de la récolte, on repand de l'engrais chimique à action rapide renfermant 85 kg de substance active à base d'azote, que l'on incorpore ensuite dans le sol, en ce que l'on répète ce traitement pendant 2 à 3 ans, tandis que pendant l'automne de la derniere année de refertilisation, on répand simultanément 30 à 60 quintaux métriques/hectare de mélange de lignite et d'engrais APP et 0 à 500 quintaux métriques/hectare de lignite grenu que l'on incorpore au sol, par labourage en profondeur, 4 à 6 semaines au moins avant l'ensemencement. 11.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, pour recultiver des déblais ou terrains analogues en vue de la culture de la vigne ou de la culture fruitière, caractérisé en ce que 4 à 6 semaines après l'acheve- ment de la refertilisation biologique de fond, on répand, au début de l'automne, 30 à 60 quintaux métriques/hectare de mélange de lignite et d'engrais APP, que l'on incorpore au sol à l'aide d'un rouleau à disques, en ce qu'on passe ensuite la charrue pour former des sillons et qu'on effectue en outre des operations agronomiques connues en elles-memes, tandis que pendant l'automne de chaque année, jusqu'au moment ou les plantes portent des fruits, on répand 30 à 60 quintaux métriques/hectare de mélange de lignite et d'engrais APP que l'on incorpore ensuite au sol par labourage en profondeur, en ce que pendant cette période, on ameublit les intervalles entre les rangées de plantes tout en veillant à ce qu'ils restent exempts de mauvaises herbes, et en ce que pendant l'automne de l'année précédant le moment ou les plantes portent des fruits, on répand 0 à 500 quintaux métriques de lignite grenu et 30 à 60 quintaux métriques de mélange de lignite et engrais APP, que l'on incorpore ensuite au sol par labourage en profondeur. 12.- Procédé selon l'une quelconque des revendications là 9, pour recultiver biologiquement des déblais ou terrains analogues en vue d'une culture forestière, caractérisé en ce que 4 à 6 semaines après l'achèvement du traitement biologique de refertilisation de fond, on répand 30 à 60 quintaux métriques de melange de lignite et d'engrais APP, que l'on incorpore dans le sol à l'aide d'un rouleau à disques, en ce qu'on passe ensuite la charrue pour former des sillons, en ce qu'on plante ensuite les plants d'une maniere connue en elle-même, en ce qu'on traite tous les plants chaque année, tout en travaillant le sol selon les méthodes classiques, en ce que, pendant l'automne de la deuxieme ou troisième annee après l'implantation, on répand et l'on incorpore au sol 30 à 60 quintaux métriques/hectare de melange de lignite et d'engrais APP, et en ce que, le cas échéant, on répète, pendant l'automne de la cinquième ou de la sixième année, l'opération d'application et d'incorporation dudit melange. 13.- Procédé selon l'une quelconque des revendications là 9, pour recultiver biologiquement des déblais ou terrains analogues en vue de creer des pâturages ou des prés, caractérisé en ce qu'immédiatement apres le traitement biologique de refertilisation de fond, ou après un traitement de refertilisation, durant une ou deux années, en vue de la culture de céréales, on ensemence sur le terrain interessé des graines d'herbe et/ou des mélanges de graines de papiliônacées. 14.- Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce qu'on ensemence sur le terrain intéressé une quantité de graines supérieure à celle utilisée sur les terrains de culture primitifs.