La présente invention concerne le matériel de laminage, et notamment les laminoirs transversaux à coins. L'invention peut être appliquée avec une efficacité maximale à la fabrication des pièces du type corps de révolution, par exemple des arbres étagés. On connaît des laminoirs transversaux à coins (voir l'ouvrage L'usinage par abrasion et l'usinage des métaux par coupe et par déformation". Editions "Nauka i tekhnika", Minsk, 1975. M.K. Borodkin, V.A. Nluskin, L.g. Komlik, V.I. Sadko, "Dispositif pour le laminage transversale avec des coins", p.77-79), dans le bâti desquels sont réalisés des guidages longitudinaux dans lesquels est montée une plaque mobile portant un outil formant composite suivant la longueur, en forme de coin disposé le long des guidages longitudinaux et dont le sommet est dirigé dans le sens de déplacement de la plaque mobile pendant le laminage.En outre, dans le bâti est montée une plaque fixe pouvant exécuter des déplacements rectilignes de réglage dans le sens de son rapprochement ou de son éloignement de la plaque mobile, à laquelle elle est parallèle. La plaque fixe porte elle aussi un outil formant composite suivant la longueur, en forme de coin, dont le sommet est dirigé dans le sens contraire de celui du déplacement de la plaque mobile pendant le laminage. Entre lesdits outils il y a un écartement dans lequel est engagée la pièce à usiner. Dans ces laminoirs, les outils formants sont composites. Les parties constitutives de chacun d'eux sont disposées l'une à la suite de l'autre le long des guidages longitudinaux. La longueur de chaque outil formant de ce type est au moins égale à cinq longueurs de la pièce à laminer. La plaque fixe est montée sur le bâti d l'aide d'une plaque intermédiaire en coin pour la réalisation de ses déplacements rectilignes de réglage dans les deux sens et pour le réglage de l'écartement entre les outils formants, qui sont fixés aux côtés intérieurs des deux plaques. L'outil formant a des faces formantes au moyen desquelles il agit sur la pièce, qu'il fait tourner autour de son propre axe et dont il diminue le diamètre et augmente lalongueuren uidommnt ainsi le profil requis. Le laminage commence sur les portions médianes de la pièce et s'achève sur ses portions extrêmes. La pièce est usinée avec pré-chauffage durant le déplacement de la plaque mobile dans un seul sens. Une fois le laminage achevé, la plaque mobile est ramenée à sa position initiale, après quoi le processus de laminage se répète pour la pièce suivante. Pour fabriquer une pièce, la plaque mobile exécute deux courses, dont l'une à vide. Au début du laminage de la pièce, les sommets des outils formants sont disposés l'un au-dessus de l'autre, tandis qu'à la fin du laminage, ce sont leurs abouts qui sont disposés l'un au-dessus de l'autre. C'est pour cette raison que les laminoirs connus ont une longueur au moins égale à trois longueurs d'outil. De la sorte, la réalisation constructive des laminoirs connus prédétermine une longueur relativement grande de l'outil formant et, en conséquence, du laminoir. La présence d'une course à vide pour le retour de la plaque mobile avec l'outil formant à sa position initiale implique des temps improductifs, ce qui limite la production des laminoirs. Etant donné que la génération de la forme de la pièce s'effectue en une seule passe de l'outil formant, le fluage (déplacement de la masse)du métal au cours du laminage de la pièce s'effectue de sa portion médiane vus ses bouts sur une longueur égale à la demi-longueur de la pièce. Ceci crée des conditions défavorables au laminage. C'est pourquoi les outils formants de conception connue ne permettent d'usiner que des matières à haute plasticité ; le laminage de matières peu plastiques provoque la rupture de la matière dans la partie centrale de la section transversale de la pièce. En outre, on ne peut usiner avec un tel outil que des pièces symétriques. Le laminage simultané de portions de différents diamètres de la pièce provoque sa torsion et sa flexion, dues à la différence des vitesses angulaires de roulage de ces portions. La réduction de la longueur de l'outil formant au-dessous des limites provoque le glissement de la pièce perdant le laminage ou sa rupture transversale dans la portion médiane. Parmi les inconvénients des laminoirs connus figurent aussi la difficulté de leur démontage et la nécessité de refaire le réglage après les coinçages de la pièce à usiner, qui se produisent, par exemple, sison chauffage est insuffisant. En outre, la précision du diamètre des pièces usinées par les laminoirs connus est insuffisamment élevée. La précis sion dimensionnelle de la pièce est influencée par l'état thermique des organes du laminoir, qui varie pendant son fonctionnement, et par les déformations élastiques du bati du laminoir, dues aux variations des efforts de laminage, par exemple quand la température de chauffage des pièces à usiner n'est pas stable. Le but de l'invention est de supprimer les inconvénients indiqués. On s'est proposé pour cela de créer un laminoir transversal à coins, dont l'outil formant serait tel qu'il permettrait de réduire la longueur du laminoir, d'assurer une augmentation importante de sa production, d'élargir ses possibilités technologiques et d'accroître la précision des pièces à usiner. la solution consiste en un laminoir transversal à coins, comprenant un bâti avec des guidages longitudinaux dans lesquels est montée une plaque mobile portant un outil formant composite suivant sa longueur, en forme de coin disposé le long des guidages longitudinaux de façon qur son sommet soit dirigé dans le sens de déplacement de la plaque mobile pendant l'usinage de la pièce, et dans lequel est montée parallèlement à la plaque mobile et avec possibilité de déplacements rectilignes de réglage dans le sens de son rapprochement ou de son éloignement de ladite plaque mobile, une plaque fixe portant elle aussi un outil formant composite suivant sa longueur, en forme de coin dont le sommet est dirigé dans le sens contraire de celui du déplacement de la plaque mobile pendant le laminage, la pièce à usiner étant placée dans l'écartement prévu entre les outils formants laminoir dans lequel, d'après l'invention, les parties constitutives de chacun des outils formants sont disposées dans une même rangée suivant une direction perpendiculaire aux guidages lqngitudinaux, de telle façon que les sommets de leurs parties constitutives successives soient dirigés dans des sens contraires, et il est prévu un dispositif pour le transfert rectiligne de la pièce depuis le bout de la partie constitutive précédente de l'outil formant porté par la plaque fixe, jusqu'au bout de sa partie constitutive suivante du côté de son sommet. Une telle solution technique permet de réduire notablement la longueur du laminoir, car la longueur de l'outil est réduit d'autant de fois qu'il a de parties constitutives. La largeur du laminoir est déterminée par trois grandeurs : la largeur des guidages de la plaque mobile, l'épaisseur des parois du bâti et la largeur de la plaque. En l'occurrence, une seule grandeur est changée; la largeur de la plaque, dépendant de la largeur de l'outil. Etant donné que la largeur du laminoir est augmentée d'une manière insignifiante comparativement à la réduction de sa longueur, l'encombrement général du laminoir est notablement diminué. La disposition aux côtés opposés des sommets des parties voisines de l'outil formant porté par chaque plaque et la présence d'un dispositif pour le transfert de la pièce depuis le bout de la partie précédente de l'outil porté par la plaque fixe, jusqu'au bout de sa partie suivante du côté de son sommet, permettent de rouler la pièce à l'taller et au retour de la plaque mobile. Ceci supprime la course à vide et se traduit par une augmentation notable de la production du laminoir. Selon l'une des variantes possibles de réalisation de l'invention, chacune des parties constitutives de l'outil formant est réalisée sous la forme d'au moins trois coins disposés dans une même rangée suivant une direction perpendiculaire aux guidages longitudinaux, les sommets des coins de chacune des parties constitutives étant dirigés dans un même sens, et les faces formantes des coins successifs faisant un certain angle entre elles. Une telle réalisation constructive de l'outil permet d'usiner sur les pièces trois et plus de trois portions simultanément . On obtient ainsi une réduction importante de la longueur de l'outil sans abaissement de la qualité des pièces usinées. La disposition des coins successifs de façon que leurs faces formantes fassent un certain angle entre elles crée des conditions de laminage égales aussi bien sur les portions médianes que sur les portions d'extrémité de la pièce à usiner, étant donné que l'allongement des portions de la pièce qui sont laminées par les coins médianes est compensé par la disposition des faces formantes des coins extrêmes. Par cela-même, on exclut l'éventualité de flexion et de torsion de la pièce au cours du laminage. D'après une autre variante de réalisation de l'invention, chaque coin de chacune des parties constitutives des outils formants est réalisé avec deux faces formantes dont l'intersection forme une arête formante sur toute la longueur du coin. Une telle réalisation des coins permet de diminuer la contrainte dans la partie centrale de la section droite de la pièce à usiner lors de son laminage, ce qui rend possible le laminage de pièces en matières peu plastiques sans rupture dans la partie centrale de leur section droite. D'après encore une variante de réalisation de l'invention, les faces formantes de chacun des coins sont réalisées avec un angle de pente " & " variable, augmentant lorsqu'on va vers son sommet. Ceci permet de réaliser les coins rectilignes; il s'ensuit que leur fabrication est simplifiée et que l'allongement des portions de la pièce à usiner situées entre les coins est uniforme, proportionnel au déplacement de la plaque mobile. D'après encore une variante de réalisation de l'invention, les coins de chacune des parties constitutives de l'outil formant sont montés sur chacune des plaques à l'aide d'une cage constituée par des sections disposées dans une même rangée suivant une direction perpendiculaire aux guidages longitudinaux et pouvant exécuter des déplacements rectilignes dans les deux sens suivant cette direction, chacune de ces sections portant au moins deux coins rigidement fixés sur elles. Ceci permet de réaliser chaque partie constitutive de l'outil formant avec un nombre de coins relativement grand; il en résulte la possibilité d'usiner la pièce simultanément sur toute sa longueur, d'où une réduction de la longueur de l'outil formant et une augmentation de la production du laminoir. La fixation mobile des coins supprime l'influence des imprécisions de leur fabrication et de leur usure sur la précision dimensionnelle des pièces usinées. Il est avantageux qu'au moins l'une des sections extrêmes de la cage soit sollicitée par un ressort vers la section médiane. Ceci assure la précision de la position initiale de tous les coins, nécessaire au commencement du laminage. D'après encore une autre variante de réalisation de l'invention, les faces formantes de chacun des outils formants sont réalisées étagées, ces étages formant des paliers parallèles au plan des coins tourné vers la plaque qui les porte, et la hauteur desdits étages par rapport à ce plan étant la même pour tous les coins. Une telle réalisation des coins permet d'usiner des pièces comportant des portions de diamètres différents avec une précision dimensionnelle suffisante, car elle assure une égalisation des vitesses angulaires de rotation sur les portions de différents diamètresde la pièce. Il est avantageux que ces paliers soient striés transversalement, ce qui exclue le glissement de la pièce à usiner et stabilise sa rotation en assurant ainsi une amélioration de sa qualité. D'après encore une variante de réalisation de l'invention, le dispositif pour les transferts rectilignes de la pièce à usiner depuis le bout de la partie constitutive précédente de l'outil formant porté par la plaque fixe, jusqu'au bout de sa partie constitutive suivante du côté de son sommet, comprend des chariots montés dans des guidages parallèles entre eux et réalisés dans les plans en vis-à-vis des plaques fixe et mobile suivant une direction perpendiculaire aux guidages longitdina : ces chariots sont situés l'un au-dessus de l'autre quand la plaque mobile occupe l'une de ses positions extremes, et ils portent chacun un plateau adapté pour recevoir la pièce à usiner, le chariot situé sur la plaque fixe étant un chariot moteur. Une telle réalisation constructive du dispositif assure un transfert précis de la pièce à usiner à la partie suivante de outil formant et son positionnement précis avant sa présentation dans l'écartement entre les outils formants. Il est avantageux que le plateau monté sur le chariot de l'une des plaques soit sollicité par un ressort vers l'autre plaque. Une telle fixation des plateaux supprime l'apparition d'efforts d'écartement et assure une prise fiable de la pièce à usiner. D'après encore une variante de réalisation de l'invention, la plaque fixe est bloquée dans le bâti par des goupilles qui préviennent son déplacement le long des guidages longitudinaux. Une telle solution permet de simplifier le démontage du laminoir en cas de coinçage de la plaque mobile. Les goupilles servent aussi de guidages pour la plaque fixe lors de ses déplacements rectilignes verticaux de réglage dans les deux sens. Plus loin on donne la description détaillée à titre d'exemple non limitatif, de l'une des variantes possibles de réalisation de l'invention, avec référence aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 représente schématiquement un laminoir transversal à coins conforme à l'invention (coupe longitudinale); - la figure 2 représente une vue suivant la flèche "H" de la figure 1; - la figure 3 représente la coupe III-III de la figure 1; - la figure 4 représente l'ensemble "E" de la figure 1, à plus grande échelle - la figure 5 représente la coupe V-V de la figure 1 (la plaque mobile étant en position droite extrême); - la figure 6 représente une vue en coupe longitudinale du laminoir suivant la seconde partie constitutive de l'outil formant - la figure 7 représente la coupe VII-VII de la figure 6;; - la figure 8 représente l'outil formant porté par la plaque fixe, conformément à l'invention; - la figure 9 représente la coupe IX-IX de la figure 8; - la figure 10 représente la section froite d'un coin suivant une variante de réalisation de l'invention, à plus grande échelle; - la figure 11 représente une vue suivant la flèche Q de la figure 10; - la figure 1 2 représente la coupe XII-XII de la figure 1, à plus grande échelle et avec arrachement partiel; - la figure 13 représente la coupe XIII-XIII de la figure 12; - la figure 14 représente la coupe XIV-XIV de la figure 3, suivant une variante de réalisation de l'invention;; - la figure 15 représente la pièce au cours du laminage par des outils formant dont chaque partie constitutive est constituée par trois coins - la figure 16 représente la pièce après son usinage par les premières parties constitutives des outils'formants, chacun des coins desquelles est réalisé avec deux faces formantes dont l'intersection constitue une arête formante ; - la figure 17 représente la pièce de la figure 16 après son usinage par les parties constitutives suivantes de l'outil formant; - la figure 18 représente la pièce usinée par l'outil formant représenté sur la figure 12. Le laminoir transversal à coins comprend un bâti 1 (figure 1) à section droite en forme de C, ouvert à sa partie supérieure. A la partie supérieure du bâti sont réalisés des guidages longitudinaux 2 dans lesquels est montée une plaque mobile 3 disposée horizontalement. Sur le plan supérieur de la plaque mobile 3, parallèlement aux guidages longitudinaux 2, est rigidement fixée une crémaillère 4 qui coopère avec une roue dentée d'entrainement 5. Sur le plan inférieur "a" de la plaque mobile 3 est monté un outil formant 6 en forme de coin, ayant des faces formantes 6a (figure 2) à stries transversales et des plans de calibrage 6b. L'outil formant conforme à l'invention est réalisé composite, par exemple en deux parties 7 et 8. Les parties constitutives 7 et 8 de l'outil formant 6 sont disposées dans une même rangée suivant une direction perpendiculaire aux guidages longitudinaux 2. Les sommets "b" et "c" desdites parties 7 et 8 sont dirigés en sens contraire. Dans le bâti 1, sur sa partie inférieure, est montée parallèlement à la plaque mobile 3 (figure 1) une plaque fixe 9 pouvant exécuter des déplacements de réglage verticaux dans le sens de son rapprochement ou de son éloignement par rapport à la plaque mobile 3. Pour ce déplacement est prévue une plaque en coin 10 s'appuyant par son plan inférieur "d" sur la bâti 1, et portant sur son plan supérieur "e", réalisé incliné par rapport au plan "d", la plaque fixe 9 dont le plan inférieur "s" est réalisé incliné par rapport à son plan supérieur "g" (comme montré sur la figure 1). Pour le déplacement de la plaque intermédiaire en coin 10, est prévue une vis 11 dont une extrémité est vissée dans le bout étroit "f" de cette plaque et dont l'autre extrémité est engagée dans un trou du bâti 1, ladite vis étant bloquée par des écrous 12. Sur le plan supérieur "g" de la plaque fixe 9, tourné vers la plaque mobile 3, est monté un outil formant 13 réalisé de la même façon que l'outil formant 6. L'outil formant 13 se compose de parties constitutives 14 (figure 3) et 15 et comporte des faces formantes 13a sur lesquelles sont réalisées des stries transversales (comme montré sur la figure 3), et des plans de calibrage î3a. La partie constitutive 14 de l'outil 13 est placée sous la partie constitutive 7 de l'outil formant 6, leurs sommets respectifs "m" et "c" étant orientés en sens contraires. La partie constitutive 15 de l'outil formant 13 est placée sous la partie constitutive 8 de l'outil formant 6, et leurs sommets respectifs "n" et "b" sont eux aussi orientés en sens contraires. Dans chacune des parois latérales du bâti 1 (figure 3) au niveau de la plaque fixe 9, sont percés des trous dans lesquels, d'après l'invention, sont engagées des goupilles 16 dont la tête est orientée vers l'extérieur. Les bouts libres des goupilles 16 entrent dans des rainures verticales 16a usinées sur les surfaces latérales de la plaque fixe 9. Les goupilles e 16 interdisent les décalages de la plaque fixe 9 dans le sens de déplacement de la plaque mobile 3 (figure 1) pendant le laminage. Les goupilles 16 (figure 3) servent en outre de guidage pour la plaque fixe 9 au cours de ses déplacements rectilignes de réglage dans le sens de son rapprochement ou due son éloignement par rapport à la plaque mobile 3. La plaque mobile 3 (figure 1) et la plaque fixe 9 sont montées de telle façon qu'entre les outils formants 6 et 13 il y ait un écartement dans lequel se place la pièce à usiner 17. Dans le bâti, d'après l'invention, il y a un dispositif 18 (figure 3) pour le transfert rectiligne de la pièce 17 depuis le bout "p" de la partie constitutive 14 de l'outil formant 13 jusqu'au bout "r", côté sommet "n", de sa partie constitutive 15 suivante. Le dispositif 18 comprend un chariot 19 (figure 4) monté dans des guidages 21, et un chariot 20 monté dans des guidages 21a. Les chariots 19 et 20 se trouvent l'un au-dessus de l'autre quand la plaque mobile 3 occupe l'une des positions extrêmes. Les guidages 21 et 21a sont des rainures de forme (comme montré sur la figure 4), usinées respectivement dans la plaque fixe 9 et la plaque mobile 3, dans leurs surfaces "gtt et en vis-à-vis. Les guidages 21 et 21a sont parallèles entre eux et perpendiculaires aux guidages longitudinaux 2 (figure 1). Chaque chariot 19 (figure 4) et 20 comporte des galets 22, à l'aide desquels, il coopère avec les guidages 21 et 21a. Sur le chariot 19 est rigidement fixé un plateau 23. Sur le chariot 20 est fixé un plateau 24, des coupelles élastiques 25 étant interposées entre eux. Les surfaces en vis-à-vis des plateaux 23 et 24 ont un profil correspondant à celui de la pièce à usiner 17. Chaque plateau 23 et 24 est juxtaposé par un de ses bords avec l'outil formant 13 ou 6, respectivement. Chaque chariot 19 et 20 est serré d'un côté par l'outil formant 13 ou 6 respectivement, et de l'autre côté par une contre-plaque 26 rigidement fixée à la plaque 9 ou 3, afin qu'il ne puisse s'échapper des guidages 21 ou 21a respectivement. Le chariot 19 placé dans les guidages 21 est équipée d'une commande 27 (figure5). Cette commande est un vérin pneumatique dont le cylindre 28 est solidaire du bâti 1, et dont la tige 29 est accouplée au chariot 19 par un manchon élastique 29a. Le chariot 19 comporte une saillie 30 au moyen de laquelle il coopère avec le chariot 20 pendant leur déplacement. Entre le bout du chariot 20 et le bout des guidages 21a est placé un ressort 31 qui presse le chariot 20 contre la saillie 30. La partie constitnt,ive 14 (figure 3) de l'outil formant 13 est rigidement fixée à la plaque fixe 9. La partie constitutive 15 de l'outil formant 13 est montée sur la plaque fixe 9 à l'aide d'une plaque en coin supplémentaire 32 (figure 6). Cette plaque en coin 32 a un plan supérieur 32a qui est incliné dans la direction longitudinale (comme montré sur la figure 6), et elle est place dans une rainure longitudinale 3) usinée dans la plaque fixe 9. Sur la plaque fixe 9, du côté de son bout étroit, est monté un moteur de force 34 avec un réducteur 35. L'arbre de sortie 36 du réducteur 35 est fileté sur son bout libre, qui est vissé dans un trou réalisé dans le bout large de la plaque en coin supplémentaire 32. Dans la partie supérieure du bâti 1, auprès des bouts des guidages longitudinaux 2, est monté un capteur 37 pour l'enregistrement des déformatinns élastiques du bâti 1 au cours du laminage de la pièce 17. Ce capteur est lié d'une manière connue avec le moteur de force 34 par un système de commande électronique connu quelconque, non écrit ici. Sur la partie constitutive 15 (figure 7) de l'outil formant 13, dans sa surface inférieure, est réalisée une rainure "t" à l'aide de laquelle cette partie constitutive est montée sur le plan supérieur incliné 32a de la plaque en coin supplémentaire 32. La largeur de la plaque en coin 32 est un peu plus petite que la largeur de la partie constitutive 15 de l'outil formant 13. Dans la plaque fixe 9, de chaque côté de la plaque en coin supplémentaire 32, sont montées deux broches verticales s 38. Les bouts supérieurs des broches 38 sont engagés dans des trous borgnes percés dans la surface inférieure de la partie constitutive 15. Chacune des parties constitutives 7 et 14, 8 et 15 des outils formants 6 et 13 est constituée, d'après l'une des variantes de l'invention, par au moins trois coins -39 à 41 et 42 à 44 respectivement (figure 8, où sont montrées les parties constitutives 14 et 15 de l'outil formant 13). Dans chacune des parties constitutives 7, 8, 14 et 15, les sommets des coins 39 à 44 sont dirigés dans un même sens. Les coins 39 à 41 et 42 à 44 sont disposés dans une même rangée suivant une direction perpendiculaire aux guidages longitudinaux 2 (figure 1). Les coins centraux 40 (figure 8) et 43 sont réalisés avec deux faces formantes 45 (figure 9), et les coins latéraux 39, 41, 42 et 44 sont réalisés avec une seule face formante 46. Sur les faces formantes 45 et 46 sont réalisées des stries transversales, comme montré sur la figure 8, afin d'améliorer l'adhérence de la pièce à laminer 17 à ces faces 45 et 46. Dans chacune des parties constitutives 7, 8, 14, 15, les coins 39 à 44 sont montés de telle façon que les faces formantes 45, et 46 des coins mutuellement voisins, par exemple 40 et 42, 43 et 42, forment entre elles'un angle aigu "t" Chaque coin de chacune des parties constitutives 7, 8, 14 et 15 des outils formants 6 et 13, d'après une autre variante de réalisation de l'invention, comporte deux faces formantes 47 (figure 10) constituant à leur intersection, sur toute la longueur du coin, une arête formante 48. b variante de réalisation la plus favorable du coin, pour assurer une, haute qualité de la pièce usinée, est celle fans taquez le coin est réalisé avec des faces formantes 47 inclinées sous un même angle par rapport au plan 49 de la base du coin. es places formantes 47 de chacun des coins 39 à 44 sont réalisées, d'après l'invention, avec un angle de pente variable, augmentant lorsqu'on va vers le sommet "b", (figure 2), "m" ou "n" (figure 3) des parties constitutives 7, 8, 14 ou 15, respectivement, de l'outil formant 6 ou 13, aussi l'arête 48 (figure 11) a-t'elle, elle aussi un angle de pente " g " variable, croissant dans le même sens. Les coins 39 à 44 de chacune des parties constitutives 7, 8, 14, 15, d'après l'une des variantes de réalisation de l'invention, sont montés sur chacune des plaques 3 et 9 à l'aide d'une cage 50 (figure 12) constituée par des sections 51 à 53. Les sections 51 à 53 sont disposées en une rangée suivant une direction perpendiculaire aux guidages longitudinaux 2 et peuvent exécuter des déplacements rectilignes suivant cette direction dans les deux sens. Pour permettre ces déplacements, sur chacune des pl-aques 3 et 9, dans leurs côtés "a" et "g" en vis-à-vis, sont usinées des rainures en forme de T, respectivement 54 et 55, (figure 13) suivant une direction perpendiculaire aux guidages longitudinaux 2. Dans ces rainures sont logées les sections 51 à 53 (comme montré sur la figure 13).Entre le fond de chacune des rainures 54 et 55 et le plan en vis-à-vis de chacune des sections 51 à 53 sont placées des pièces de roulement 56, par exemple des billes. Entre une paroi latérale de chacune des rainures 54 et 55 et la paroi latérale, en vis-à-vis de chacune des sections 53 est placé un ressort 57. Dans ce cas il est avantageux que chaque partie constitutive 7, 8, 14 et 15 ait trois paires de coins 5ss à 63, présentant une arête formante 48.Les coins 58 à 63 de chacune des paires sont montés sur l'une des sections 51-53, de telle façon que leurs faces formantes 47 forment entre elles un angle aigu, Les coins 58 et 59, 60 et 61 62 et 63 de chaque paire sont rigidement fixés par des vis 64 (figure 13) passant à travers des trous qui sont percés dans chacune des sections 51 à 53, les têtes de ces vis étant noyées. D'après la variante suivante de réalisation de l'invention, les faces formantes 6a, 13a, 45, 46, 47 de l'outil formant 6 et 13 sont réalisées étagées. Ces étages forment des paliers 65 (figure 14). Les paliers 65 sont parallèles au plan 66 de la base du coin qui est tournée vers la plaque 3, 9 portant le coin, et ils sont situés à une hauteur au-dessus du plan de base 66 qui est égale pour tous les coins. Les paliers 65 sont réalisés avec des stries transversales. Le laminoir transversal à coins fonctionne de la façon suivante. Avant de commencer le laminage, on règle le laminoir à la cote prescrite pour la pièce. A cet effet, en tournant la vis 11 (figure 1), on fait déplacer la plaque en coin 10 le long des guidages longitudinaux 2. On assure ainsi le déplacement rectiligne de réglage de la plaque fixe 9 par rapport à la plaque mobile 3. Quand l'écartement entre les outils formants 6 et 13 a atteint la valeur correspondant à la cote prescrite pour la pièce 17, on procède au laminage. La pièce 17 préchauffée- est amenée par un dispositif d'alimentation (non représenté) dans l'écartement entre les parties constitutives 7 et 14 des outils formants 6 et 13. On met en marche la commande (non représenté) du laminoir, laquelle fait tourner la roue dentée 5 dans le sens antihoraire (dans le plan du dessin). La roue denté 5 coopère avec la crémaillère 4, laquelle fait déplacer la plaque mobile 3 dans les guidages longitudinaux 2, vers le bout "p" (figure 3) de la partie constitutive 14 de l'outil formant 13. La plaque mobile exécute sa course aller, au cours de laquelle la partie constitutive 7 (figure 2) de l'outil formant 6 et la partie constitutive 14 (figure 3) de l'outil formant 13 pénètrent dans la pièce à usiner 17, la forcent à rouler du sommet "m" de la partie constitutive 14 de l'outil formant 13 jusqu'à son bout "p". La pièce 17 subit alors l'action des faces formantes 6a et 13a des outils formants 6 et 13, lesquelles provoquent dans la pièce 17 le fluage du métal de ses portions médianes vers ses portions extrêmes, en diminuant ainsi le diamètre de la pièce 17 et en augmentant sa longueur en conséquence. Les plans de calibrage 6b et 13b des parties 8 et 14 des outils formants 6 et 13 assurent la génération de surfaces cylindriques sur la pièce à usiner 17. Pour le laminage de pièces 17 de forme compliquée, les surfaces (plans) de calibrage 6b et 13b des outils formants 6 et 13 ont un profil correspondant au profil à obtenir sur la pièce 17. En agissant sur la pièce à usiner 17, les surfaces de calibrage profilées confèrent à la pièce la forme compliquée requise. La plaque mobile 3 se déplace jusqu'à ce que le plateau 24 du chariot 20 vienne se placer au-dessus du plateau 23 du chariot 19. La commande du laminoir faisant tourner la roue dentée 5 s'arrête; la plaque mobile 3 interrompt son mouvement. La pièce 17 roule de la partie constitutive 14 de l'outil formant 13 jusque sur le plateau 23 (figure 3) et est maintenu entre les plateaux 23 et 24, dont le profil correspond au profil de la pièce 17 à usiner. Grâce à un tel maintien, les déplacements axiaux de la pièce à usiner 17 au cours de son transfert de l'une des parties constitutives 14 de l'outil formant 13 à sa partie constitutive 15 suivante, sont exclus. L'air est admis au vérin 27. La tige 29 du vérin 27 déplace le chariot 19 dans les guidages 21, vers la partie 15 suivante de l'outil formant 13. L'imprécision du déplacement de la tige 29 est compensée par le manchon élastique 29a. La saillie 30 (figure 5) du chariot 19 agit sur le chariot 20 et le fait déplacer dans les guidages 21 simultanément avec le chariot î9. En commun avec les chariots 19 et 20 se déplace la pièce à usiner 17 maintenue entre les plateau 23 et 24. Les coupelles élastiques 25 placées entre le plateau 24 et le chariot 20 préviennent l'application d'efforts d'écartement exagérés sur les galets 22 pendant le déplacement et, par cela-même, facilitent le déplacement des chariots 19 et 20 dans les guidages 21. Le chariot 19 est déplacé jusqu'au moment où le profil des plateaux 23 et 24 vient coïncider exactement avec le profil des parties constitutives 8 et 15 des outils 6 et 13. Ensuite la commande du laminoir est remise en marche. La roue dentée 5 se met alors à tourner dans le sens horaire et la plaque mobile 3 commence à se déplacer à gauche (dans le plan du dessin de la figure 1). La pièce à usiner 17 s'engage dans l'écartement entre les parties constitutives 8 et 15 des outils formants 6 et -13, respectivement , grâce au déplacement des plateaux 23 et 24 l'un par rapport à l'autre. Les faces formantes 6a et 13a de ces parties constitutives 8 et 15 agissent sur la pièce à usiner 17 et continuent ainsi sa mise en forme sur ses portions extrêmes. La pièce à usiner 17, en roulant, se déplace vers le bout "h" (figure 3) de la partie constitutive 15 de l'outil formant 13, puis quitte cette partie constitutive et tombe dans une caisse de réception (non représentée) placée auprès du laminoir. Pendant la course retour de la plaque mobile 3, le chariot 19 (figure 5) avec le plateau 23 est ramené à sa position initiale par la tige 29 du vérin pneumatique 27. Le ressort 31 en se détendant, ramène à sa position initiale le chariot 20 et le plateau 24 fixé sur lui. Ensuite la pièce à usiner 17 suivante est présentée dans l'écartement entre les parties constitutives 7 et 14 et lé processus de laminage se répète dans l'ordre venant d'être décrit. Pour compenser l'usure de l'outil formant 6, 13, on corrige le réglage de la machine. A l'aide de ia vis 11 (figure 1) et de la plaque cn coin 10, on règle l'écartement entre les outils formants à la valeur requise. La remise du laminoir à la cote requise pour pièce à usiner 17 s'effectue en outre automatiquement pendant le laminage, à l'aide de la plaque en coin supplémentaire 32 (figure 6) qui est liée cinématiquement au capteur 37 par l'intermédiaire du moteur de commande 34. Pendant l'usinage de la pièce 17 par les parties cons titutives 7 et 14 des outils formants 6 et 13, le capteur 37 enrs)e les déformations élastique du bâti 1, dues à l'effort d'écartement apparaissant pendant le laminage. Le signal du capteur 37 est traité par le système de commande électronique et, la la formation élastique du bâti 1, l'arbre du moteur de e-oimand'e4 exécute un nombre due tours déterminé. La rotation du moteur 34 est transmise par le réducteur 35 à son arbre de sortie 36. En tournant dans un sens ou dans l'autre, l'arbre 36, dont le filetage est engagé dans le trou fileté de la plaque en coin supplémentaire 32, se visse ou se dévisse, ce qui provoque le déplacement de la plaque 32 le long de la rainure "t" (figure 7).Un tel déplacement de la plaque en coin supplémentaire 32 provoque le déplacement vertical de la partie constitutive 15 de l'outil formant 13, portée par cette plaque. Ainsi s'effectue le réglage de l'écartemexrt entre les outils formants 6 et 13. Ainsi se trouvent supprimés les efforts d'écartement supérieurs aux valeurs admissibles, et par conséquent les incidents en résultant. En cas de coincage de la plaque 3 (figure 3) qui se produit, par exemple, lorsqu'une pièce 17 insuffisamment chauffée est admise dans I'écartement entre les outils formants 6 et 13, on extrait les goupilles 16 de leurs logements, en débloquant ainsi la plaque fixe 9. On met en marche la commande du laminoir et on fait déplacer la plaque mobile 3 dans le sens de la pente de la plaque en coin 10 (figure 1). La plaque 9 est entrainé en commun avec la plaque mobile 3 suivant le plan incliné "e" de la plaque en coin 10. Durant ce déplacement, l'écartement entre les outils formants 6 et 13 augmente. Ensuite on retire la pièce 17 coincée et l'on ramène la plaque fixe 9 à sa position initiale, après quoi on la rebloque avec les goupilles 16. Ceci fait, On reprend l'usinage des pièces 17. Dans le cas où les pièces à usiner 17 sont de grande longueur, il est avantageux de les laminer avec des outils formants 6 et 13 dont chacune des parties constitutives 7, 8, 14 et 15 est constituée de trois coins 39 à 41 et 42 à 44 disposés dans une même rangée suivant une direction perpendiculaire aux guidages longitudinaux 2, comme représenté sur les figures 8 et 9. Ceci réduit notablement la longueur des outils 6 et 13. Pendant le laminage, les coins 39, 40 et 41 pénètrent dans la pièce à usiner 17 simultanément sur trois portions, comme montré sur la figure 15. La position de ces portions est choisie de telle façon que le volume de métal se-trouvant sur les portions 67 de la pièce 17 situées entre les portions 68 où s'effectue lavpénétration des outils formants, soit entièrement refoulé par les coins centraux 40 (figure 9) et 43, et que le volume de métal se trouvant sur les portions extrêmes 69 (figure 15) de la pièce à usiner 17 soit entièrement refoulé par les coins 39 (figure 9), 41, 42 et 44. Les coins 39, 40, 41 des parties constitutives 7 et 14, en agissant sur la pièce à usiner 17 par leurs faces formantes 45 et 46, déplacent le métal de la pièce 17 (figure 15) dans les sens allant de sa partie médiane à ses portions extrêmes.Les plans de calibrage 6b, 13b (figure 9) des coins 39, 40, 41 façonnent les surfaces cylindriques 68 (figure 15) de la pièce à usiner 17. Les coins 39 (figure 8), 40, 41 et 42, 43, 44 sont fixés sur la plaque fixe 9 et sur la plaque mobile 3 de telle façon que l'angle g entre les faces formantes 45 et 46 des coins successifs 39 à 44 compense l'allongement des parties 67 (figure 15) de la pièce 17 au cours de son usinage. Ceci égalise les conditions de laminage pour chacune des portions 70 de la pièce à usiner 17 et supprime l'éventualité de flexion et de torsion de la pièce 17. Dans le cas où les pièces à usiner 17 sont en matière peu plastique, il est avantageux de les laminer avec des outils formants 6 et 13 réalisés chacun, d'après l'invention avec deux faces formantes 47 ayant un angle de pente " & " variable, comme montré sur les figures 10 à 13. Au cours du laminage, les coins 58 à 63 pénètrent dans la pièce à usiner 17 simultanément avec toutes leursarêtes formantes 48. Chacun des coins 58 à 63 fait fluer le métal de la pièce à usiner 17 de part et d'autre de l'arête formante 48. Quand les coins 58 à 63 sont réalisés avec des faces formantes 47 inclinées sous un même angle par rapport au plan 49, les volumes de métal transférés de part et d'autre de l'arête formante 48 du coin 58 sont égaux. Les forces axiales apparaissent lors de l'action de chacune des faces formantes 47 sur la pièce à usiner 17 s'équilibrent dans ce cas, aussi les déplacements axiaux de la pièce 17 sont-ils exclus. Après laminage par les parties constitutives 7 et 14 des outils formants 6 et 13, la pièce à usiner 17 prend la forme montrée sur la figure 16. Lors de sa présentation aux parties constitutives 8 et 15 suivantes, cette pièce 17 est positionnée de façon que les arêtes formantes 48 contactent ses saillies 71. Pendant le laminage, chacune des arêtes formantes 48 pénètre- dans l'un des sommets des saillies 71 et agit sur la saillie jusqu'à la fin de la course de la plaque mobile 3. Ceci est assuré grâce à l'angle " entre les faces formantes 47 de chaque paire de coins 58 à 63 et à la fixation des sections portant ces coins de façon qu'elles puissent exécuter un déplacement rectiligne dans les deux sens, suivant une direction perpendiculaire aux guidages longitudinaux 2. En d'autre termes, l'allongement des portions de la pièce 17 est compensé par l'angle "g " et par le déplacement des coins dans la direction indiquée. Après laminage par les parties constitutives 8 et 14, la pièce à usiner 17 prend la forme montrée sur la figure 17. Dans les parties constitutives suivantes (non représentées) des outils formants, le positionnement et le laminage de la pièce 17 se déroulent comme décrit ci-dessus. A la fin du laminage, la pièce 17 prend la forme montrée sur la figure 18. Le laminage par les coins 58 à 63 à arête formante 48 permet de diminuer les contraintes dans la partie axiale de la pièce à usiner 17 et d'assurer l'usinage de pièces en matières peu plastiques, sans rupture de la partie centrale de leur section transversale. Pour l'usinage d'une pièce 17 asymétrique, avec des étages de différentes diamètres, il est avantageux d'utiliser des outils formants 6 et 13 dont les faces formantes sont réalisées étagées, comme montré sur la figure 14. La présence de stries transversales sur les paliers 65 et la disposition de ces paliers à la même hauteur par rapport au plan de base 66 de chacun des coins, assurent la rotation de la pièce à usiner 17 sans glissement et avec des vitesses angulaires égales de ses portions aux endroits subissant la déformation, ce qui exclut la torsion de la pièce à usiner 17 et sa flexion pendant le laminage. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Laminoir transversal à coins, du type comprenant un bâti pourvu de guidages longitudinaux dans lesquels est montée une plaque mobile portant un outil formant composite suivant sa longueur, en forme de coin disposé le long des guidages longitudinaux et de façon que sont sommet soit dirigé dans le sens de déplacement de la plaque mobile pendant le laminage, et dans lequel est montée, parallèlement à la plaque mobile et avec possibilité de déplacement rectiligne de réglage dans deux sens mutuellement opposés, une plaque fixe portant elle aussi un outil formant composite suivant sa longueur, en forme de coins dont le sommet est dirigé dans le sens contraire de celui du déplacement de la plaque mobile pendant le laminage, la pièce à usiner étant placée dans un écartement prévu entre lesdits outils formants, caractérisé en ce que les parties constitutives de chacun des outils formants sont disposées en une même rangée suivant une direction perpendiculaire aux guidages langitudinaux,et de telle façon que les sommets de leurs parties constitutives mutuellement voisines soient dirigés en sens contraires, et en ce qu'il est prévu un dispositif pour le transfert rectiligne de la pièce à usiner depuis le bout de l'une desdites parties constitutives de l'outil formant porté par la plaque fixe, jusqu'au bout de sa partie constitutive suivante, du côté de son sommet. 2. Laminoir selon la revendication 1, caractérisé en ce que chacune des parties constitutives des outils formants est réalisée sous la forme d'au moins trois coins disposés dans une même rangée suivant une direction perpendiculaire aux guidages longitudinaux, les sommets des coins de chacune desdites parties constitutives étant dirigés dans un même sens, et les faces formantes des coins mutuellement voisins formant entre elles un certain angle. 3. Laminoir selon la revendication 2, caractérisé en ce que chaque coin de chacune des parties constitutives des outils formants présente deux faces formantes dont l'intersection constitue une arête formante sur toute la longueur du coin. 4. Laminoir selon la revendication 3, caractérisé en ce que les faces formantes de chacun des coins sont réalisées avec un angle de pente variable, allant en augmentant à mesure qu on se rapproche de son sommet. 5. Laminoir selon la revendication 3, caractérisé en ce que les coins de chacune des parties constitutives des outils formants sont montés sur chacune des plaques précitées à l'aide d'une cage constituée par des sections disposées en une même rangée suivant une direction perpendiculaire aux guidages longitudinaux et pouvant exécuter des déplacements rectilignes dans les deux sens suivant cette direction,et en ce que sur chacune de ces sections sont rigidement fixés au moins deux coins. 6. Laminoir selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'au moins l'une des sections extrêmes de la cage est sollicitée par un ressort vers la section médiane. 7. Laminoir selon l'une des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que les faces formantes de chacun des outils formants sont étagées, que ces étages sont formés par des paliers parallèles à la surface des coins qui est tournée vers la plaque portant ces coins, et que la hauteur desdits étages par rapport à cette surface est la même pour tous les coins. 8. Laminoir selon la revendication 7, caractérisé en ce que lesdits paliers sont pourvues de stries transversales. 9. Laminoir selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le dispositif pour les transferts rectiligne de la pièce à usiner depuis le bout de l'une des parties constitutives de l'outil formant porté par la plaque fixe, jusqu'au bout de sa partie constitutive suivante, du côté de son sommet, comprend des chariots montés dans des guidages parallèles entre eux et réalisés dans les surfaces en vis-à-vis des plaques fixes et mobiles, suivant une direction perpendiculaire aux guidages longitudinaux précités, lesdits chariots étant situés l'un au-dessus de l'autre quand la plaque mobile occupe l'une de ses positions extrêmes, chacun desdits chariots portant un plateau adapté pour recevoir la pièce à usiner, le chariot situé sur la plaque fixe étant pourvue d'une commande pour son déplacement. 10. Laminoir selon la revendication 9, caractérisé en ce que le plateau monté sur le chariot de l'une desdites plaques est sollicité par un ressort vers l'autre plaque. 11. Laminoir selon l'une des revendications 1 et 9, caractérisé en ce que la plaque fixe est bloquée dans le bâti par des goupilles qui préviennent son déplacement le long des guidages longitudinaux.