La présente invention concerne un support d1information ainsi que le dispositif et le procédé utilisés pour l'enregistrement et la lecture d'information sur un tel support. L'invention concerne plus particullbrement un support d'information portatif du type carte en plastique, de format essentiellement rectangulaire, destiné à l'emmagasinement de données numériques codées de façon permanente ou semi-permanente. De tels supports d'information sont couramment utilisées pour de nombreuses applications et parmi lesquelles on peut citer, à titre d'exemple non limitatif : les cartes de paiement et/ou de crédit les plaques d'iden dification ou d'autorisation, également connues sous le terme anglo saxon de badge les titres de voyage ou analogues, etc ... Les données emmagasinées sur de tels supports sont le plus souvent des données numériques codées sous une forme non lisible su plus généralement non directement appréhendable par un entre humain.On peut parler de "code caché" par rapport à un "code en clair1,, tel que par exemple constitué par un texte imprimé de façon classique. Le support peut être divisé en zones d'enregistrement distinctes et, notamment, comporter des pistes d'enregistrement.Outre les données numériques codées enregistrée;, le support peut comporter des indications supplémentaires en "clair1, Ces indications, portées sur le support par tout procédé approprié tel que Imprimerie, gravure en relief, etc... peuvent être, par exemple, des données d'identification du possesseur de la carte support d'information : nom, adresse, date de naissance, etc ... ou des données concernant l'utilisation de la carte, par exemple la date limite de validité. Les procédés d'enregistrement-lecture des informations numériques codées sont divers : les plus couramment utilisés mettent en jeu des phénomènes optiques ou magnétiques. Pour ménager les zones d'enregistrement sur la carte, ou plus généralement sur le support d'information, on doit modifier la surface du support et, par exemple, dans le cas d'une carte de crédit enregistrée et lue magnétiquement, on y dépose suivant des pistes prédéterminées un matériau ayant des propriétés magnétiques. I1 s'en suit (outre les opérations supplémentaires nécessitées par ces modifications) que la positon de ces zones enregistrables peut être localisée facilement. D'autre part, il existe une possibilité dans certains cas, de duplication frauduleuse de ces codes par transfert, en particulier dans le cas des codes enregistrés par voie magnétique. Enfin ces codes peuvent être détruits ou du moins altérés, par exemple en soumettant le support d'information à des champs magnétiques perturbateurs, que cette exposition soit fortuite ou délibérée. Pour pallier ces inconvénients, l'invention a donc pour objet un support d'information de format prédéterminé en matière plastique et comportant au moins une zone destinée à l'enregistrement d'informations; support caractérisé en ce que la matière plastique qui le compose est un polymère ayant au moins une phase polaire ; des régions prédéterminées de la zone destinée à l'enregistrement de ces informations présentant des propriétés piézoélectriques et en ce que la répartition spatiale de ces régions est en relation bi univoque avec les informations à enregistrer. L'invention a également pour objet un procédé et un dispositif pour la lecture et l'enregistrement d'information sur un tel support. D'autres particularités et avantages de l'invention apparaitront plus clairement à l'aide de la description ci-après et des figures annexées parmi lesquelles: - La figure 1 illustre schématiquement une première variante de dispositif permettant l'enregistrement d'informations sur un support selon l'invention; - la figure 2 illustre schématiquement une seconde variante de dispositif d'enregistrement permettant en outre le lecture d'information sur un support selon l'invention; - la figure 3 est le schéma électrique correspondant au dispositif de la figure 2; - la figure 4 illustre un dispositif du type de la figure 2 permettant l'inscription simultanée de données en clair et de données codées sur un support selon l'invention. Dans ce qui suit, les éléments communs à deux figures ou plus portent la même référence et ne seront décrits qu'une seule fois. Selon l'invention, le support d'information portatif est réalisé à partir d'un film en matériau polymère. Le film peut être obtenu par pressage ou extrusion. Il est ensuite découpé au format désiré pour réaliser le support proprement dit. L'invention englobe l'ensemble des supports discrets du type carte, ticket, feuillet ou analogue. Le matériau polymère est susceptible de présenter après un traitement approprié des propriétés piézoélectriques. L'invention met à profit ce phénomène. Il est tout sabord utile de rappeler quelques propriétés fondamentales des matériaux polymères. On peut dasser ces matériaux en deux catégories principales : les matériaux polymères amorphes tels que le polychlorure de vinyle (PVC) ou le polyfluorure de vinyle (PVF) et les polymères semicristallins tels que le polyfluorure de vinylidène (PVF2). Ce dernier, comme il est bien connu, se compose de zones cristallines sphéroidales contenues dans une phase. amorphe. Les propriétés mécaniques macroscopiques sont celles d'un corps isotrope. Ce polymère présente trois formes cristallines distinctes ,, et .La forme oR est celle que l'on obtient à partir du polymère fondu à une température de l'ordre de 170 à 1800 C ou après évaporation à une température supérieure à environ 800 C du polymère en solution dans un solvant tel que le dyméthyle formamide. Les chaines moléculaires s'enroulent en hélice et présentent un agencement des atomes de carbone, d'hydrogène et de fluor, tels que les moments électriques dipolaires se compensent les uns, les autres lorsque l'on progresse le long de la chaine. La forme e et la formez qui lui est similaire, sont moins stables que la forme dv et sont caractérisées par une chaque en zig-zag et par des moments électriques dipolaires dont les effets s'ajoutent.Si le matériau polymère n'a subit aucune contrainte après solidification, il est doté d'une bonne stabilité mécanique et, puisqu'il n'a pas été polarisé électriquement, on peut considérer que d'un point de vue macroscopique il est électriquement isotrope. Il est également connu, que pour établir dans le polyfluorure de vinylidène ainsi que dans les autres polymères polaires des propriétés pézoélectriques et pyroélectriques, il faille soumettre ces matériaux à un étirement important: de l'ordre de 300 à 500 %. Cet étirement induit une anisotropie mécanique. Pour créer l'anisotropie électrique nécessaire à la manifestation des effets électriques, le matériau est soumis à un champ électrique intense, de l'ordre de 500 KV/cm à 1-MV/cm. Les polymères de type amorphe peuvent être rendus piézoélectriques par voie uniquement électrique. Cependant, les effets piézoélectriques sont moins importants que ceux obtenus dans les polymères semicristallins soumis à un étirement mécanique préalable. Aussi, pour réaliser des supports d'information selon l'inveqxtion, les polymères de ce dernier type seront préférés. Un support d'information selon l'invention est donc réalisé à partir d'une feuille de matériau polymère, par exemple du polyfluorure de vinylidène, auquel on a fait subir au préalable un étirement mécanique de l'ordre de 300 à 500 %. La structure géométrique du support peut être celle généralement utilisée pour les supports de l'art ancien : par exemple être réalisée sous la forme d'une carte de forme rectangulaire type "carte de crédit". Ce support peut également porter des informations en "clair", imprimées ou en relief. A l'oeil nu, le support d'information selon l'invention ne présente pas de différences notables avec des supports analogues réalisés selon l'art ancien, si ce n'est qu'il ne comporte aucune zone visible destinée à l'enregistrement d'information numérique codée. Le procédé de l'invention consiste essentiellement, pour le processus d'enregistrement d'information, à rendre piézoélectriques sélectivement des zones prédéterminées du support en leur communiquant des propriétés piézoélectriques selon un procédé qui va être décrit ultérieurement. La configuration spatiale de ces zones rendues actives est en relation avec le code numérique à inscrire sur la carte. Pour ce faire on soumet ces zones à un champ électrique intense suivant une direction orthogonale au plan du support, c'est-à-dire aux faces principales de la carte. Pendant la phase de lecture, le support est soumis à une pression suivant cette même direction et seules les zones rendues actives pendant la phase d'enregistrement développent un effet piézoélectrique.Cet effet piézoélec-trique, comme il est connu, se manifeste par l'apparition de charges électriques de part et d'autre du film polymère constituant le support et peut être détecté en mesurant la différence de potentiel dûe à ces charges et qui se développe aux bornes de deux électrodes que l'on place chacune sur une des deux faces principale de la carte support. L'invention va maintenant être décrite avec plus de détails en relation avec les figures 1 à 4. La figure 1 illustre une première variante de dispositif permettant l'enregistrement d'informations numériques codées sur un support d'information selon l'invention. Le procédé d'enregistrement va être également décrit en relation avec cette figure de façon plus détaillé. Le support d'information selon l'invention est constitué par une feuille de matériau polymère, de préférence semicristallin, ayant subi un étirement mécanique préalable, et se présentant sous la forme d'une carte 1 et placé sur un plan métallique 2 formant une première électrode et relié à la masse. La carte a une épaisseur variant de quelques centaines de microns jusqu'à éventuellement un millimètre.La surface peut au préalable être traitée à l'aide d'une décharge corona à froid de façon à ce que des caractères en "clair" puissent être imprimés, par exemple ç nom, no de la carte, titre de la carte, etc ... Des caractères en relief peuvent également être thermo formés. Le procédé de traitement de surface par effet corona est connu dans les techniques de 1' imprimerie. On soumet la surface d'une feuille plastique devant être imprimée à une décharge corona obtenue à l'aide d'une source de tension alternative de l'ordre de 4 à 5 KV et de fréquence 20 à 50 KHz. Par ce procédé, on modifie les toutes premières couches atomiques près de la surface. Le film constituant la carte de support d'information 1 est ensuite chauffé aux environs de 80 C. Pour ce faire, on peut placer l'ensemble dans une enceinte portée à cette température ou incorporer une résistance chauffante dans le corps de l'électrode 2. Pour coMrnuniquer des propriétés piézoélectriques à une zone prédéterminée de la carte, il suffit de soumettre cette zone à un champ électrique intense de l'ordre de 1 MV/cm. On peut créer un tel champ électrique en reliant une électrode de section équivalente à la surface de la zone à rendre active au pole positif d'une source d'énergie à haute tension 10, dont le pôle négatif a été relié à la masse.Seule la zone ainsi traitée présentera des propriétés piézoélectriques. Pour avoir un effet maximum, il est connu de soumettre le matériau polymère au champ électrique pendant environ une heure à la température précitée et de laisser refroidir (retour à la température ambiante) le matériau sous champ électrique. On obtient alors un coefficient piézoélectrique d = 10 à 20 ClX, , ce pour le polyfluorure de vinylidène. Un coefficient piézoélectrique deux fois plus faible peut être obtenu sans étirement, par simple application du champ électrique : le coefficient piézoélectrique est alors comparable à celui de certains copolymères comme le polyfluorure de vinylidène - polytétrafluorure d'éthylène (PVF2 - PTFE). Ce procédé est décrit dans la demande de brevet français n 79 00 200 déposée le 4 Janvier 1979 au nom de la demanderesse. Par ce procédé on peut également rendre piézoélectriques les polymères amorphes tels que PVC et le PVF. Les coefficients mesurés sont environ 5 à 10 fois plus faibles que dans le PVF2 étiré. D'autres copolymères tels que les associations du polyfluorure de vinylidène avec le polytrifluoroéthylène, le polytrifluorochloroéthylène ou le polytrichlorofluoroéthylène sont également utilisables. I1 faut cependant remarquer qu'un temps d'inscription égal à une heure présente peu d'intérêt pratique, même si le support est utilisé comme mémoire permanente dont les données enregistrées n'ont pas à être changées. On peut cependant écourter dans de très grande proportions ce temps d'inscription. En effet, au bout d'un temps de polarisation électrique de 1 à 5 secondes, l'intensité de l'effet piézoélectrique induit est de l'ordre du tiers du maximum obtenu après une heure de polarisation électrique et au bout de 10 à 20 secondes, de l'ordre des deux tiers de ce maximum. S'agissant d'information inscrite en tout ou rien, cet ordre de grandeur est suffisant pour être utilisable. Dans ce qui vient d'être décrit, il a été montré comment une zone prédéterminée de la carte support d'information 1 pouvait être rendue active. Par ce procédé, on peut enregistrer de façon simple des informations binaires qui, comme il est connu, peuvent être représentées par une suite temporelle ou spatiale d'éléments pouvant prendre deux états logiques "0" ou "1". On peut faire correspondre l'état activé du matériau polymère, c'est-àdire l'état dans lequel il présente des propriétés piézoélectriques, à un de ces deux états logiques à enregistrer et, par exemple, l'état activé à l'état logique "1". Une zone de la carte correspondra de façon bi univoque à une information élémentaire à enregistrer, c'est-à-dire à un élément binaire "1" ou "O". Sur la figure 1, une seconde électrode multiple 3 munie de fines tiges la prolongeant est reliée au pôle positif de la source d'énergie 10. Ces tiges sont amovibles et peuvent prendre deux positions : une position basse 4 où elles sont en contact 6 avec la surface du support d'information 1 et une position haute 5. Les tiges en position basse 4 vont induire dans les zones en contact 6 des propriétés piézoélectriques. La répartition spatiale entre les. tiges 4 et les tiges 5 est représentative d'un code binaire à enregistrer. Sur la figure, ce code binaire va être réparti sur trois pistes 7, 8 et 9 et sur chacune de ces pistes va être inscrit un mot binaire, respectivement A, B et C, dont les configurations sont indiquées ci-dessous A 101101 B 110011 C 110111 Ces mots et leur nombre sont naturellement donnés à titre purement illustratif. Sur chaque piste peut être emmagasinné plus d'un mot et ces mots peuvent représenter des codes numériques de tous types pondérés ou non. Enfin, il doit être noté que les pistes ne sont pas matérialisées sur le support: elles sont seulement déterminées par la configuration de l'appareil enregistreur. Sur les cartes magnétiques de l'art connu, un dépôt de matériau magnétique, par exemple, déposé sur le support en des endroits déterminés matérialise l'emplacement de ces pistes.Le temps nécessaire à l'inscription de ce code est, comme il vient d'être rappelé, de l'ordre de quelques secondes, le champ électrique a une intensité d'environ 500 KV/cm, c'est-à- dire que, ppur une épaisseur de la carte de l'ordre de 0,1 mm, la tension fournie par la source 10 doit être de l'ordre de 5000 V. Pour lire le code enregistré selon le procédé de l'invention, il suffit de presser chacune des zones inscriptibles entre deux électrodes conductrices. Seules les zones rendues actives lors de l'enregistrement, développent une tension électrique entre les deux faces de la carte, tension électrique qui peut être recueillie par ces électrodes. Pour ce faire, on peut lire la carte de façon séquentielle, comme illustré sur la figure 2, en introduisant la carte entre un plan métallique 2 muni de glissières 20 et 21 et des rouleaux conducteurs 13 à 15 positionnés par rapport aux pistes 7, 8 et 9 portant l'information. Ces rouleaux, couplés mécaniquement à un arbre 12, sont mis en rotation u, autour d'un axe a à l'aide d'un moteur 11. Ils exercent sur le film du support d'information 1 une force F (non représentée sur la figure 2), ce qui entrante l'apparition d'une tension électrique entre le plan conducteur 2 et un ou plusieurs des rouleaux 13, 14 et 15, ce pour les zones rendues actives, sur une ou plusieurs des pistes 7 à 9.Cette tension est recueillie par des frotteurs 16, 17 et 18 et transmis à des circuits électroniques 25 qui seront décrits ultérieurement en relation avec la figure 3. Si le moteur 11, alimenté via les liaisons électriques 19, communique à la carte un mouvement d'avance uniforme, les mots binaires A, B, C, inscrits respectivement sur les pistes 7, 8 et 9, sont - lus séquentiellement et transmis à des circuits de traitements de signaux (non décrits sur la figure 2) via les liaisons 22, 23, 24. La période spatiale du code inscrit est de quelques millimètres entre deux éléments binaires, soit 10 à 20 bits inscriptibles par piste sur une carte de 5 cm de longueur. Le courant que l'on peut recueillir à la lecture est proportionnel, d'une part à la quantité de charges développée par effet piézoélecttique et, d'autre part, est inversement proportionnel au temps de lecture d'une zone, c'est-à-dire proportionnel à la vitesse de défilement de la carte entre les électrodes de lecture, et inversement proportionnel à la longueur d'une piste. La quantité de charges dépend du coefficient piézoélectrique d caractérisant le matériau polarisé constituant le support d'information.Pour le PVF2, d est égal à 10 11 C.N 1. Si la force de pression est F = 10 N, la vitesse de défilement v = 0,2 m.S 1 et la longueur d'une piste 1 = 2.10-3m, le courant recueilli est de l'ordre de 1O8A, Les impulsions de courant sont amplifiées et mises en forme par les circuits électroniques 25. Le dispositif décrit sur la figure 2, utilisé comme lecteur de supports d'information selon l'invention, peut être également utilisé comme enregistreur. Contrairement au procédé présenté en relation avec la figure 1, et correspondant à un mode d'inscription en parallèle, dans ce cas les mots binaires A, B et C sont inscrits non plus en une seule opération, mais séquentiellement bit par bit, les bits de même rang de chacun des mots A à C étant enregistrés simultanément. Les frotteurs 16 à 18 sont alors alimentés séquentiellement par une haute tension continue par rapport à la masse. L'avancement de la carte, combiné à la répartion temporelle d'impulsions de tension alimentant les frotteurs 16 à 18 permet d'inscrire l'information binaire codée désirée, et par exemple l'information représentée par les trois mots binaires A à C précédemment choisis.Le bloc 25 comprenant les circuits électroniques peut dans ce cas recevoir également des signaux supplémentaires tels qu'écriture et lecture E/L et d'autres signaux de service sous la référence générale Cd en provenance, par exemple, d'une unité d'entrée manuelle de données non représentée. Ces circuits reçoivent également l'énergie électrique nécessaire à leur alimentation. Un exemple de circuit électronique utilisable dans un dispositif enregistreur/lecteur de données, tel que représenté sur la figure 2, est illustré par la figure 3. En position lecture, les frotteurs 16 à 18 sont reliés, via les contacts 40, à des circuits d'amplification et de mise en forme 37, 38 et 39. Ces circuits alimentent l'entrée des registres à décalage 27, 28 et 29. La sortie de ces registres est transmise, via la série de contacteurs 26, aux connexions 22 à 24 précitées. Les signaux sont ensuite traités par des drcuits d'exploitation appropriés non représentés. Ces circuits sont communs avec l'art connu et sortent du cadre de l'invention. En position écriture, l'information à enregistrer est transmise via les contacts 26aux registres à décalage 27 à 29 précités dont les sorties,via les contacts 30, sont transmises à des circuits de commande 31 à 33 commandant les contacts de relais de découplage 349 35 et 36 dont l'une des bornes est reliée à la borne positive de la source d'alimentation en haute tension 10 et l'autre à l'une des voies reliées aux frotteurs 16 à 18. Ces relais servent au découplage de la haute tension utilisée pour l'enregistrement par rapport aux autres circuits électroniques et doivent de ce fait présenter une isolation électrique suffisante pour assurer la sécurité du système. La commutation entre la fonction lecture et la fonction écriture est assurée par un circuit de commande 41, par exemple un relais électrique actionnent les contacts électriques dipolaires 26, 30 et 40 Sur la figure le couplage est symbolisé par la ligne discontinue 42. Un signal E/L de commande d'écriture ou de lecture, par exemple en provenance d'un clavier d'entrée manuelle de données (non représenté) actionné par l'utilisateur est transmis, d'une part, d ce circuit de commande 41 et, d'autre part, à un circuit 43 de séquencernent. Cs circuit 43 assure l'alimentation du moteur 11 par une liaison 19 en synchronisme avec l'enregistrement ou la lecture séquentielle des données, et fournit aux registres à décalages 27 à 29 des signaux d'horloge Ho Pendant le processus d'enregistrement, pour des raisons de sécurité, il doit être établi que la carte est présente sous les rouleaux, de façon à éviter un court-circuit entre ces rouleaux et le plan métallique 2. Pour ce faire, le circuit 43 reçoit un signal S en provenance d'un détecteur de présence de carte 449 qui peut être un simple contact galvanique ou un détecteur optique. Pour assurer le synchronisme nécessaire au bon fonctionnemsn & , la fréquence des impulsions d'horloge doit être liée à la vitesse du moteur. Enln, une liaison conversationnelle bidirectionnelle du type omnibus Cd sur laquelle circulent des signaux de service peut être prévue pour assurer l'interface entre l'utilisateur et les circuits de séquencement 43. En outre le circuit 43 fournit les tensions d'alimentation nécessaires aux composants électroniques utilisés, par exemple une tension d'alimentation de + 5V si les composants sont du type "TTL", ainsi que les tensions d'alimentation des relais électromécaniques commandant les contacts bipolaires 26, 30,34 à 36 et 40 et la tension nécessaire à l'alimentation d'une résistance de chauffage éventuelle destinée à porter la carte à la température voulue. Ces tensions n'ont pas été représentées sur la figure 3. Le choix des composants nécessaires à la réalisation concrète du circuit de la figure 3 : registres à décalage, amplificateurs, relais électromécaniques, etc..., ne présente pas de difficultés particulières et est à la portée de l'homme de métier. Ces composants peuvent être choisis parmi ceux disponibles dans le commerce. Comme il a été rappelé précédemment, le support d'information selon l'invention peut comporter des données en "clair'1, imprimées ou en relief. En ce qui concerne ce dernier point, les données peuvent être gravées par thermo-formage en simultanéité avec l'opération d'enregistrement. La figure 4 illustre un dispositif d'enregistrement/lecture d'informations sur un support 1 selon l'invention, comportant une zone I destinée à l'enregistrement de données numériques codées par le procédé de l'invention et une zone II destinée à recevoir des données en "clair" 52 par thermo-formage. Pour ce faire, le moteur entraide, outre les rouleaux métalliques 13 à 15 précédemment décrits, un rouleau 50 portant en relief les caractères à graver sur la carte 51. La carte support d'information 1 est introduite en 55 et ressort en 56. Le support 2, formant la première électrode est recouverte d'un capot isolant 53 interdisant à l'opérateur le contact direct avec les frotteurs 16 à 18 alimentés par des impulsions de haute tension pendant le processus d'enregistrement.Le circuit de liaison avec les unités d'exploitation: Cd, E/L ainsi que l'alimentation primaire en énergie électrique de l'appareil d'enregistrement/lecture sont regroupés sous la référence 54. L'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'être décrites à titre illustratif. Notamment la lecture d'information enregistrée selon le procédé de l'invention peut se faire en parallèle et non pas séquentiellement comme il a été décrit en relation avec les figures 2 à 4. Dans ce cas, on peut utiliser un dispositif semblable à celui de la figure I, comportant autant de tiges que de zones enregistrées. Cependant chaque tige soit être électriquement isolée des autres tiges et reliée à un circuit de détection et d'amplification. Ces tiges doivent exercer une force de pression sur la carte pour créer l'apparition de charges à détecter. L'invention n'est pas non plus limitée aux supports sur lesquels les zones à enregistrer sont organisées en pistes. A titre d'exemple, les informations élémentaires peuvent être enregistrées aux croisements des lignes et des colonnes d'une matrice. La forme du support n'est pas non plus caractéristique de l'invention, la seule contrainte réside dans l'épaisseur du support qui doit être suffisamment faible pour pouvoir être soumis à un champ électrique intense par application d'une tension d'une valeur raisonnable. Tout support réalisé par des découpes d'une forme prédéterminée dans une feuille de matériau de polymère polaire peut convenir à l'invention. On peut citer les supports en forme de carte, de feuille, de bande ou de ruban.L'invention s'applique particulièrement, bien que non exclusivement, à tous supports sur lesquels l'information est enregistrée de façon permanente ou semi-permanente. Enfin l'invention n'est pas limité à l'enregistrement de codes de type binaire, c'est-à-dire à deux états distincts, bien que ce type de code soit le plus couramment utilisé. Un enregistrement de type ternaire "+1", "0' et "1" peut être réalisé en faisant intervenir Ba polarité du champ électrique à l'enregistrement et en détectant la polarité des signaux recueillis en lecture. Un enregistrement de type analogique est également réalisable, plus particulièrement avec un dispositif analogue à celui de la figure 2. On peut en effet créer des zones piézoélectriques de longueur variable (suivant une direction parallèle aux pistes), la longueur de ces zones représentant par exemple une modulation en durée des informations à enregistrer. REVENDICATIONS 1. Support d'information de format prédéterminé en matière plastique et comportant au moins une zone destinée à l'enregistrement d'informa tions; support caractérisé en ce que la matière plastique qui le compose est un polymère ayant au moins une phase polaire ; des régions prédéterminées de la zone destinée à l'enregistrement de ces informations présentant des propriétés piézoélectriques et en ce que la répartition spatiale de ces régions est en relation bi univoque avec les informations à enregistrer. 2. Support selon la revendicatipn 1, caractérisé en ce que l'information à enregistrer se présentant sous la forme d'une séquence d'états binaires pouvant prendre l'une des deux valeurs logiques "1" ou "O", les régions présentant ces propriétés piézoélectriques sont associées à l'une de ces deux valeurs logiques ; les régions restantes étant associées à l'autre de ces deux valeurs logiques. 3. Support selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que, se présentant sous la forme d'une carte de format essentiellement rectangulaire, les régions présentant ces propriétés piézoélectriques sont réparties régulièrement le long d'au moins une piste rectiligne, parallèle à l'un des bords de la carte ; l'espacement entre deux régions rendues actives le long d'une piste étant égal à un multiple entier d'un incrément de longueur. 4. Support selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce quVen outre il comporte au moins une zone supplémentaire portant des informations non codées, imprimées ou gravées en relief par thermoformage. 5. Support selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le polymère est choisi parmi les suivants : polychlorure de vinyle, polyfluorure de vinyle, polyfluorure de vinylidène ou copolymère de fluorure de vinyle avec le tétrafluorure éthylène, le polytrifluoroéthylène, le polytrifluorochloroéthylène ou le polytrichlorofluoroéthylène. 6. Procédé pour l'enregistrement et la lecture d'information sur un support selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que, pendant la phase d'enregistrement, pour rendre piézoélectrique sélectivement les régions prédéterminées, le polymère délimité par ces régions est soumis, pendant une durée déterminée, à un champ électrique continu dans une direction orthogonale aux faces principales du support. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que, pendant la phase de lecture, la zone destinée à enregistrer des informations est soumise à une pression suivant une direction orthogonale à la surface du support et en ce que la différence de potentiel développée entre les deux faces principales du support par effet piézoélectrique dans les régions rendues piézoélectriques est détectée par au moins une paire d'électrodes 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que le support est animé d'un mouvement suivant une direction parallèle à sa surface et en ce que la pression est appliquée séquentiellernent aux régions pouvant être rendues piézoélectriques. 9. Dispositif pour l'enregistrement d'informations selon le procédé de la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comprend une source d'énergie délivrant une haute tension continue, une électrode plane en matériau conducteur en contact avec iDune des faces du support et reliée à leun des pâles de la source d'énergie et une électrode multiple reliée au second pâle de la source et contituée de tiges rétractablas, en contact avec la seconde face du support en position non rétractée ; le nombre total de tiges étant égal au nombre maximum de régions susceptibles d'être rendues piézoélectriques et les tiges en position non rétractées correspondant aux régions rendues effectivement piézoélectriques. 10. Dispositif pour l'enregistrement d'informations sur un support selon le procédé de la ravendication6, caractérisé en ce qu'il comprend, le support comportant des pistes le long desquelles sont réparties les régions rendues piézoélectriques, une source d'énergie délivrant une haute tension continue, une électrode plane en matériau conducteur en contact avec l'une des faces du support et relié à l'un des pâles de la source, une électrode multiple reliée EU second pâle de la source et constitue par des rouleaux en matériau conducteur isolés les une par rapport aux autres, chaque rouleau étant associé à une piste, des moyens d'entraihement du support suivant une direction parallèle aux pistes et un circuit de commande pour appliquer séquentiellement la haute tension continue aux régions devant être rendues piézoélectriques en synchronisme avec l'entrainemant du support. 11. Dispositif de lecture d'informations enregistrée sur un support, la lecture s'effectuant selon le procédé de la revendication 7, dispositif caractérisé en ce qu'il comprend une électrode plane en matériau conducteur en contact avec l'une des faces du support et une électrode multiple constituée par des tiges conductrices, électriquement isolées les unes des autres ; les tiges exerçant sur l'autre face de la carte la pression suivant la direction orthogonale à sa surface, et en ce que les différences de potentiel résultantes recueillies entre les paires- d'électrodes, formées, d'une part, par l'électrode plane et, d'autre part, par l'une des tiges conductrices, sont transmises à des moyens de détection et d'amplification, en nombre égal à celui des tiges. 12. Dispositif de lecture d'information enregistrée sur un support, la lecture s'effectuant selon le procédé de la revendication 8, dispositrif caractérisé en ce qu'il comprend, le support comportant des pistes sur lesquelles sont réparties les zones rendues actives, une électrode plane en matériau conducteur mise en contact avec l'une des faces du support, une électrode multiple constituée par des rouleaux en matériau conducteur, chaque rouleau étant associé à une piste et exerçant sur le support une pression suivant une direction orthogonale au plan de ce support, des moyens d'entrathement du support suivant une direction parallèle aux pistes et des moyens de détection et d'amplification de la tension développée par effet piézoélectrique lorsque les régions rendues piézoélectriques défilent entre lfélectrode plane et les rouleaux presseurs, ces moyens de détection et d'amplification étant associés à chacun des rouleaux.