L'invention a pour objet un capot pour connecteur plat encartable, connecteur du type muni à ses extrémités de trous de fixation permettant de fixer le connecteur sur une partie fixe, telle qu'une paroi d'une baie. L'invention trouve une application particulièrement importante, bien que non exclusive, dans les baies utilises dans les installations de télécommunications et destinées au raccordement individuel des fils appartenant à des câbles d'arrivée avec les queues de contacts correspondants de connecteurs ou s'enfichent des circuits électroniques portés par des cartes. A l'heure actuelle, la liaison entre les fils de câbles et les connecteurs est effectuée de la façon suivante. Chaque baie est munie en partie haute d'un bandeau muni d'autant de points de jonction qu'il y a de fils dans l'ensemble des câbles arrivant à la baie. Dans une première étape, on raccorde individuellement les fils, chacun sur un des points de jonction, par soudage ou par enroulement suivant la technique dénommée "mini wrapping". Au cours d'une seconde étape, on relie chacun des points de jonction du bandeau à la queue d'un contact d'un connecteur préalablement fixé sur la baie. On voit que le raccordement d'un seul fil jusqu'à un point de la carte portant les circuits electroniques exige trois jonctions en série. La fiabilité s'en trouve diminuée, les jonctions constituant des points faibles de la liaison.Les trois raccordements à effectuer sur place alourdissent considérablement les coûts de câblage. Enfin, les câbles se trouvent fixes de façon permanente à la baie, ce qui complique le démontage. L'invention vise notamment à ecarter, au moins dans une large mesure, les défauts ci-dessus. Dans ce but, l'invention propose notamment un capot, pour connecteur plat encartable muni à ses extrémités de trous de fixation, capot emprisonnant latéralement le connecteur, muni d'un serre-câble d'entrée et délimitant au-dessus du connecteur un espace de raccordement des fils du câble aux queues des contacts du connecteur, carac térisé notamment en ce que le capot comporte des couvertures de sortie des extrémités du connecteur de dimensions suffisantes pour accéder aux trous de fixation, de sorte que le connecteur muni du capot peut être fixé dans les mêmes conditions qu'un connecteur nu. Les avantages de cette solution apparaissent immédiate ment : le bandeau de raccordement est supprimé ; on remplace trois jonctions par une seule, ce qui améliore la fiabilité et reduit les coûts d'exécution; le connecteur muni de son capot peut être fixé sur une armoire en respectant les écartements standard impérativement exigés. Il est essentiel de remarquer que le capot suivant l'invention est fondamentalement différent des capots actuellement commer cialisés, qui s'emboîtent sur le connecteur et constituent avec lui une fiche qu'il n'est plus possible de fixer dans les mêmes conditions que le connecteur nu. La fixation du connecteur dans le capot s'effectue d'ailleurs fréquemment en utilisant les trous de fixation prévus dans ce connecteur. Le capot comprend avantageusement un corps délimitant ledit espace, constitué en plusieurs pièces assemblées, présentant à sa partie inférieure un cadre emprisonnant latéralement le connecteur et servant d'appui à celui-ci et un couvercle muni de moyens de fixation amovibles sur le corps en une position telle qu'il presse le connecteur sur le cadre et le maintient. On remarquera également que les diverses pièces constituant ledit capot sont entièrement désolidarisables du connecteur, même si ce dernier est raccordé à l'extrémité d'un câble dont l'autre extrémité est inaccessible. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit d'un capot de connecteur et de l'application d'un connecteur équipé-d'un tel capot à des jonctions sur une baie, par exemple de concentrateur téléphonique. La description se réfère aux dessins qui l'accompagnent dans lesquels - la figure 1 est un schéma simplifié montrant un connecteur muni de son capot, monté sur le châssis d'une baie; - la figure 2 est une vue en perspective de l'ensemble constitue par le connecteur et le capot de la figure 1. Le connecteur 10 montré à titre d'exemple sur la figure 1 est un connecteur à soixante-deux contacts type wE 9, pris uniquement à titre d'exemple, l'invention étant applicable à tout type de connecteur plat encartable, quel que soit le nombre de ses contacts. Ce connecteur est fixé sur le châssis Il'd'une baie. Ce châssis peut délimiter plusieurs alvéoles superposés, chacun destine à recevoir une rangée de connecteurs. Des cartes de circuits électroniques, telles que 12, peuvent être enfichees dans le connecteur (chaque carte correspondant à un seul connecteur ou à plusieurs connecteurs superposés). Les queues 13 de contacts du connecteur 10 doivent être reliées aux fils 14 d'un câble 15 provenant par exemple d'un central téléphonique. Le connecteur 10, muni à ses extrémités de trous 16 de fixation sur le châssis 11, est emprisonné dans le capot, désigné dans son ensemble par la référence 17. Ce capot peut être regardé comme constitué par un corps et un couvercle, delimitant entre eux un espace 18 (figure 1) logeant les conducteurs entre leur sortie du câble 15 et les queues de contact 13. Le corps comporte deux flasques latéraux 19 reliés, à la base du capot, par deux cloisons terminales 20 percees de trous au même écartement que les trous 16. Ainsi, la partie basse du capot 17 constitue un cadre sur lequel viennent s'appliquer les rebords du connecteur 10 percé des trous 16. Le corps peut être constitué en plusieurs pièces -(de préférence isolantes) .assemblées, par exemple par collage. Le couvercle 21 comporte une partie supérieure percée de trous 22 de passage de vis, telles que 23, de fixation du couvercle sur le corps et deux prolongements en forme de becs, l'un à l'avant, l'autre à l'arrière du capot 17. Ces deux becs 24 et 25 portent sur les rebords du connecteur, lorsque le couvercle 21 est en place, et maintiennent le connecteur plaqué contre les cloisons terminales 20 du cadre. Le câble 15 est retenu sur le capot par un serre-câble 26 maintenu par des moyens quelconques, par exemple des'vis engagées dans des trous 27. Le capot montré schematiquement en figures 1 et 2 presente une largeur constante, mais une hauteur qui diminue de l'extrémité d'entree du câble 15 vers l'autre extrémité. On obtient ainsi à la fois une diminution de l'encombrement et une entrée du câble dans un sens facilitant les jonctions et la juxtaposition des connecteurs. On voit que les raccordements peuvent s'effectuer de façon beaucoup plus simple et plus commode que dans le cas des dispositions antérieures. Les fils 14 sont dégagés sur la longueur convenable puis sont fixes par toute solution appropriée, telle que soudage ou enroulement, sur les queues de contact 13 du connecteur. Celui-ci est introduit dans le corps, entre les flasques 19, jusqu'à ce qu'il prenne appui sur le cadre. Le couvercle est mis en place et fixé à l'aide des vis 23. Le câble 15 est placé de façon à ne pas exercer de traction sur les fils 14, puis immobilisé sur le couvercle à l'aide du serre-fil 26. Toutes ces operations peuvent être effectuées sur table, à proximité de la baie, et non pas directement sur celle-ci, ce qui facilite le travail et, de plus, permet à plusieurs personnes d'intervenir en même temps sans gêne mutuelle. Le connecteur 10 muni de son capot 17 est enfin fixé sur le châssis 11 à l'aide de vis ou boulons enfilés dans les trous- alignés du connecteur 10 -et du oapot 17, comme indiqué sur la figure 1. Il va sans dire que l'invention ne se limite nullement au mode particulier de réalisation qui a été décrit et représen- te à titre d'exemple et que la portee du présent brevet s'étend à toute variante restant dans le cadre des équivalences. REVENDICATIONS 1. Capot, pour connecteur plat encartable muni à ses extrémités de trous de fixation, emprisonnant latéralement le connecteur, muni d'un serre-câble d'entrée et délimitant audessus du connecteur un espace de raccordement des conducteurs du câble aux queues des contacts du connecteur, caractérisé en ce que le capot comporte des ouvertures de sortie des extrémités du connecteur de dimensions suffisantes pour accéder aux trous de fixation, de sorte que le connecteur muni du capot peut être fixe dans les mêmes conditions que le connecteur nu. 2. Capot suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un corps délimitant ledit espace et formant à sa partie inférieure un cadre emprisonnant latéralement le connecteur et servant d'appui à celui-ci et un couvercle muni de moyens de fixation amovibles sur le corps dans une position telle qu'il presse le connecteur sur le câble. 3. Capot suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le corps présentera l'oppose du cadre, une ouverture permettant d'introduire le connecteur raccordé au câble. 4. Capot suivant la revendication 2 ou 3, çaractérisé en ce que le corps comporte deux flasques latéraux reliés au cadre et en ce que le couvercle comporte une partie supérieure et deux becs s'engageant entre les flasques et venant prendre appui sur le connecteur. 5. Capot suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le capot est percé de trous coincidant avec les trous de fixation du connecteur. 6. Capot suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comporte une extrémité d'entrée du câble munie du serre-câble, de hauteur plus importante que l'extrémité opposée. 7. Capot de connecteur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ses éléments constitutifs ont la orme représentée sur la fig. 2. 8. Application d'un connecteur muni d'un capot suivant l'une quelconque des revendications précédentes, à la jonction de fils, entre autres téléphoniques, avec les circuits d'une baie de rac cordezent, le connecteur muni de son capot étant fixé sur les structures mécaniques de la baie.