La présente invention concerne un appareil de distribution de matières qui comporte un bras creux à bout fermé et pourvu d'orifices à section réglable, convenablement répartis le long du bras, dans lequel une vis d'Archimède pousse la matière, un moteur d'entraînement de la vis d'Archimède pourvu d'un dispositif détecteur de couple résistant et des moyens commandés par le détecteur de couple pour régler la section d'ouverture des orifices. L'appareil trouve, plus particulièrement, son application dans le domaine de l'agriculture, notamment en ce qui concerne la distribution d'engrais pulvérulents. On connatt déjà un appareil de ce type qui est décrit dans le brevet français 2 422 571. Dans cet appareil la vis d'Archimède a un pas constant et est, dans sa partie voisine du bout fermé, pourvu d'ailettes méridiennes. Cet appareil apporte effectivement un bon réglage des ouvertures des orifices sur la plus grande partie de la longueur du bras, sauf en face de la région des ailettes, où les orifices ont un débit plus important. Un objet de la présente invention consiste à prévoir un appareil qui assure un réglage automatique des ouvertures, comme dans le brevet ci-dessus, mais qui, de plus, assure, à travers les orifices, des débits uniformes sur toute la longueur du bras. Suivant une caractéristique, la vis d'Archimède a un pas dégressif depuis l'entrée de matières jusqu'à l'autre extrémité. Suivant une autre caractéristique, le pas est linéairement dégressif. Suivant une autre caractéristique, la vis d'Archimède est une double vis. Suivant une autre caractéristique, le rapport des pas d'une extrémité du bras à l'autre est de 3,3. Les caractéristiques de l'invention mentionnées ci-dessus, ainsi que d'autres, apparaStront plus clairement à la lecture de la description suivante d'un exemple de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints, parmi lesquels: la Fig. 1 est une vue schématique en coupe iongitudinale d'un appareil de distribution suivant l'invention, et la Fig. 2 est une vue en coupe de l'appareil de la Fig. 1, suivant la ligne II-II. L'appareil de distribution de la Fig. 1 sera dans la suite, à titre d'exemple supposé être un appareil d'épandage d'engrais bien qu'il soit susceptible d'autres applications. Il comprend un tube creux, cylindrique et sensiblement horizontal 1 présentant sur sa génératrice inférieure une série de trous 2. A l'intérieur du tube 1, tourne une double vis d'Archimède 3 formée de deux tôles enroulées autour d'un arbre 4. Par une ouverture large supérieure 5, disposée au-dessous d'une trémie 6, le tube 1 est alimenté en engrais. L'engrais tombant de l'ouverture 5 est poussé par la vis 3 vers l'autre extrémité du tube 1 fermé par la paroi d'un moteur 8. Les points bas de la vis 3 sont à chaque instant en contact avec la génératrice inférieure du tube 1 de manière à racler le fond de celui-ci. Sous la génératrice inférieure du tube 1, dans laquelle sont percés les trous 2, est monté un fer plat 9 disposé horizontalement et également percé de lumières 10 pratiquement placées en face des trous 2 et les recouvrant plus ou moins complètement. Le fer 9 est maintenu contre la surface externe du tube 1 par des pattes 11 convenablement réparties le long du tube 1 et servant de glissières pour le fer 9. Le moteur 8 a un arbre de sortie 12 dont l'extrémité entrain l'arbre 4 par un couplage à bayonnette. A l'extrémité opposée par rapport au moteur 8, le tube 1 est fermé par un couvercle amovible 13. Le moteur 8 est alimenté par une conduite aller 14 à partir d'une pompe hydraulique classique 15 à laquelle le fluide est renvoyé par la conduite retour 16. La pompe 15 est entratnée par le moteur thermique du tracteur 17 à l'arrière duquel est monté l'appareil de distribution d'engrais. En dérivation sur la conduite 14, est montée une conduite 18 qui alimente un vérin 19 dont la tige mobile 20 est solidaire du fer plat 9. La tige 20 est rappelée par un ressort 21, symboliquement représenté. Quand la pression augmente dans la conduite 14, donc également dans la conduite 18, le vérin 19 est actionné et déplace la vanne constituée par le fer plat 9 de manière à ouvrir plus largement des passages entre les orifices 2 et les lumières 10. Au repos, la pompe 15 étant débrayée, le ressort 21 rappelle la tige 20 et donc la vanne 9 en position de fermeture. De préférence, la trémie 6 est alimentée en produits à partir du bac de réserve 22, porté ou tracté par le tracteur 17, par l'intermédiaire d'une chaîne à raclettes 23 entraînée par une roue 24 laquelle est elle-même entraînée par friction par une des roues arrière du tracteur. Ainsi, le débit de produits alimentant la trémie 6 est proportionnelle à la vitesse du tracteur. Une vanne transversale 7, représentée schématiquement, permet de régler la section de passage du produit. Suivant l'invention, le pas de la double vis d'Archimède 3 n'est pas constant, mais dégressif de la sortie 5 vers la paroi latérale du moteur 8. De préférence, la variation de pas est linéaire. A titre indicatif, pour un bras 1 de longueur efficace 4,5 m, le pas de la vis est initialement, près de 5, de 1 m tandis qu'à l'autre extrémité, près de 8, il est de 0,16 m. En principe, une vis simple suffirait, mais en pratique, étant donné le pas initial relativement important, on risquerait d'avoir, particulièrement dans les premiers trous, un débit non constant. C'est pourquoi, il est préférable d'utiliser une double vis. On va maintenant décrire le fonctionnement de l'appareil en supposant que l'appareil se trouve en régime de croisière. La masse d'engrais à répartir par unité de surface est déterminée par la position de la vanne 7. L'appareil proprement dit n'a pour but que de répartir uniformément cette masse à travers les passages 2-10. Comme le montre la coupe de la Fig. 2, l'engrais dans la vis atteint normalement un niveau 25 situé au-dessus de l'arbre 4. On a d'ailleurs pu constater que le niveau 25 est pratiquement constant sur toute la longueur du tube 1, dès que l'on s'éloigne un peu de l'ouverture 5. Si l'on suppose maintenant que le tracteur accélère, la roue 24 tourne plus vite, donc la chaîne à raclettes 23 augmente le débit de la trémie 6. Il en résulte un afflux supplémentaire de produits dans la vis. Le niveau 25 va monter ce qui va augmenter le couple à vaincre par le moteur 8. La pression dans les canalisations 14 et 18 va augmenter si bien que la tige 21 du vérin 20 va sortir en ouvrant plus largement les ouvertures 2-10. Ainsi, quand la vitesse du tracteur augmente, le débit de distribution par les trous du tube 1 augmente. Comme on a pu vérifier par l'expérience que l'augmentation de débit était proportionnelle à l'augmentation de vitesse du tracteur, il apparaît que l'appareil est d'un emploi très commode. Notamment, dans un terrain en pente avec un passage montant suivant la grande ligne de pente et un passage descendant parallèle, le conducteur du tracteur n'a plus le souci de conserver une vitesse rigoureusement constante. Par ailleurs, si le degré hygrométrique augmente, l'engrais absorbe l'humidité, gonfle et passe moins bien dans les passages 2-10. I1 en résulte que le niveau 25 tend encore à monter ce qui augmente le couple résistant et donc aboutit à agir sur le vérin 20 qui ouvre plus largement les ouvertures. On pourrait vérifier également que dans un terrain en pente parcouru en travers de la plus grande pente, pour les deux appareils équipant un tracteur, les débits de distribution restent constants. REVENDICATIONS 1) Appareil de distribution de matières qui comporte un bras creux (1) à bout fermé et pourvu d'orifices (2) à section réglable, convenablement répartis le long du bras, dans lequel une vis d'Archimède pousse la matière, un moteur d'entraînement (8) de la vis d'Archimède pourvu d'un dispositif détecteur de couple résistant (19) et des moyens (20) commandés par le détecteur de couple pour régler la section d'ouverture des orifices (2), caractérisé en ce que la vis d'Archimède (3) a un pas dégressif depuis l'entrée de matières (5) jusqu'à l'autre extrémité. 2) Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le pas est linéairement dégressif. 3) Appareil suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la vis d'Archimède (3) est une double vis. 4) Appareil suivant une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le rapport des pas d'une extrémité du bras à l'autre est de 3,3.