La présente invention a pour objet un procédé et un dispositif pour déterminer les caractéristiques electromagné' tiques des terrains entourant un puits de forage et elle est plus particuliRrement relative à un-procede et un dispositif pour le cèntrôle des sondages par induction diélectrique à haute fréquence dans lesquels la résistivité et la constante diélectrique de la formation peuvent être déterminées simulta dément au moyen de mesures de la propagation d'ondes electroma gnetiques effectuées in situ dans un puits de forage. I1 a ete de pratique courante dans la technique antérieure d'effectuer la mesure de la résistivité électrique (ou de la conductivité) des formations terrestres au voisinage d'un puits de forage afin de determiner l'emplacement de couches contenant du pétrole. Ceci a éte rendu possible dans la technique antérieure par utilisation de dispositifs de mesure de la résis- tivité électrique dans des puits utilisant un fluide de forage hautement conducteur (faible résistivité) et par utilisation de dispositif par induction dans des pu-its et contenant des boues de forage ou des fluides à base de pétrole ayant des résistivités supérieures.Dans les systèmes à résistivité, une électrode émettrice de courant (ou un système d'électrodes disposé pour concentrer le courant émis) est utilisé pour émettre soit un courant continu, soit un courant alternatif de très faible fréquence (par exemple 60 hertz) vers l'intérieur de la formation terrestre entourant le trou de sondage d'un puits, au moyen d'électrodes de contact. Ces courants traversent une partie des formations terrestres et les représentations des tensions cor respondant à ces courants sont detectées par une électrode de mesure se trouvant à une certaine distance de 1 'électrode émettri ce de courant. La-grandeur des courants détectes peut alors fournir une indication sur la resitivite des formations terrestres entourant le puits de forage.Dans un matériel plus spécialisé on utilise des electrodes de courant conjointement à des elec- trodes de concentration pour déterminer la resistivité es formations à differentes profondeurs radiales de recherche dans les formations te-rrestres autour du puits de forage. Dans la diagraphie par induction électrique, il a été de pratique courante dans la technique antérieure de prevoir une sonde ayant un bobinage émetteur (ou une pluralité de bobinages) disposés sur la sonde et un bobinage récepteur (ou une pluraliste à une certaine distance du bobinage émetteur En général r on fait passer un courant électrique alternatif de fréquence relativement élevee dans le bobinage émetteur (normalement à une frequence d'environ 20 kilohertz).Les champs magnétiques resultants produits par l'induction électromagnétique liee à ce courant alternatif de haute fréquence, dans les formations terrestres entourant le puitsde.forage, sont detectés par le bobinage récepteur se trouvant à une certaine distance, par détection des courants ou tensions induits dans le bobinage récepteur, produitspar les courants secondaires c--irculant dans les formations. Dans ces deux types de systèmes à resistivite (ou à conductivité) l'utilité du système provient du fait que les formations terrestres comportant des espaces poreux remplis d'hydrocarbures présentent une résistivité superieure (c'est-à-dire une conductivité inferieure) à celle des formations terrestres comportant des espaces poreux remplis de quelque autre fluide interstitiel plus conducteur. Ainsi, une formation de haute résistivité est habituellement interprétée comme contenant du pétrole. Divers problemes se sont posés en ce qui concerne l'interprétation des enregistrements classiques par induction ou des enregistrements par résistivité, pour les puits des zones geographiques ou l'on rencontre des nappes d'eaux de même âge relativement fraiches (telles que des eaux contenant moins de 10.000 parties par million de chlorure de sodium). De tels sables ou terrains contenant de l'eau relativement fraiche présentent des résistivités relativement grandes (ou des conductivités faibles) qui sont très voisines de celles qu'on rencontre dans les formations contenant des hydrocarbures.Dans ce cas, il est difficile de distinguer, sur la base de mesures de résistivité électrique ou d'induction Si une formation terrestre qui constitue une zone de production présentant un intérêt contient de l'eau fraîche ou des hydrocarbures. I1 serait de ce fait très utile de posseder un système de sondage qui, sur la base d'une mesure unique de certaines caractéristiques physiques des terrains au voisinage d'un trou de sondage, permettrait de distinguer entre des formations contenant de l'eau fraîche et des formations terrestres contenant des hydrocarbures. Un tel système est décrit dans le brevet des Etats Unis d'Amérique n" 3.891.916 au nom due la Demanderesse- pour un système diélectrique par induction d'amplitude utilisant deux radios frequences. La présente invention utilise une technique de mesure diélectrique par induction du genre de celle décrite dans le brevet précite, mais qui au lieu de mesurer la seule amplitude du signal à deux frequences -différentes, effectue une mesure du rapport d'amplitudes non normalisé et du déphasage relatif entre les signaux délivrés par deux récepteurs à la même fréquence. En combinant de manière appropriee ces mesures suivant des relations prédéterminées, on peut déterminer la constante diélectrique et la résistivité des formations terrestres au voisinage du trou de sondage. Cette information est utile pour distinguer les forma tions contenant du pétrole de celles contenant de l'eau fraîche. Dans le système de sondage de la présente invention, on utilise une sonde contenant un dispositif de me-sure -p-ar induction diélectrique à haute fréquence. Le dispositif par induction dié lectrique à haute fréquence comprend un appareil émetteur à 30 mégahertz en liaison avec un appareil récepteur à double bobinage espacé longitudinalement par rapport au premier. A cette fréquence, le signal peut être considéré comme une onde électromagnétique qui se propage.Les caractéristiques physiques des formations terrestres entourant le puits de forage'qui agissent sur la propa gation de cette onde dans les formations terrestres, sont la constante diélectrique des formations terrestres et les caractéris tiques de conductivité (ou de résistivité) des formations ter restres au voisinage du trou de sondage. Par la mesure du rapport des amplitudes non normalisé du signal reçu sur chacun de deux bobinages récepteurs differents espaces, et du déphasage relatif de l'onde qui s'est propagée entre les deux bobinages récepteurs, on peut déterminer à lawfois les caracteristiques de constante di électrique et les caractéristiques de resitivité des formations au voisinage du trou de sondage. L'invention a pour objet également un nouveau dispositif pour effectuer ces mesures de rapport d'amplitude et de déphasage à la fréquence d'utilisation. D'autres avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description qui suit, faite en référence aux dessins annexes - la figure 1 est un schéma général représentant un système de sondage par induction diélectrique à haute fréquence conforme à la présente invention ; - la figure 2 est un diagramme théorique donnant le rapport d'amplitudes non normalisé en fonction du dep-hasage relatif présente par les deux bobinages récepteurs de la figure 1 et montrant la réponse du système pour une gamme de constantes diélectriques et de résistivités. Les sondes par induction et par résistivité electrique ne se sont pas révélés entièrement adéquats dans le paEse pour la localisatio-n des sables contenant du pétrole au voisinage des trous de sondage, du fait que les sables contenant de l'eau fraiche et les sables contenant du pétrole peuvent présenter des résistivités elevées similaires. Aux hautes frequences, cependant,. la possibilité de mesurer simultanément la conductivité elec- trique de la formation et sa constante dielectrique peut fournir un moyen pour distinguer ces deux types de couches. Les hydrocarbures se caractérisent par une constante dielectrique basse, inférieure à 5. Par ailleurs, l'eau fraîche a une constante diélectrique er relativement élevée, égale à environ 80. La constante diélectrique d'une matière est definie comme etant la polarisation électrique naturelle de cette matière. Dans la presente description les termes permittivité relative et constante diélectrique r seront considérés comme etant synonymes. Ces quantites sont reliees à la permittivité du vide #0 par la relation (1) -(1) rO ou #0 = 8,854 picofarads par mètre, la permittivité du vide. En se basant sur la théorie du champ electromagnetique et en particulier sur la théorie du dipole magnetique oscillant et ponctuel, le comportement du champ haute fréquence au voisinage d'un trou de sondage cylindrique peut être exprime par l'équation 2 (équation de Helmholtz en coordonnées cylindriques classiques (m) est le vecteur magnétique de Hertz I est (m) i =R l'intensité du courant, et k est le nombre d'onde complexe donné par l'équation 3 k2 =b2pC + jaua (3) Dans l'équation 2, d(p) et 6(z) (z) sont des fonctions d'impulsion unitaire de Dirac = = 2 # f est la pulsion en radians, étant la frëquence d'oscillation du dipole magnétique ponctuel, est la constante diélectrique du milieu, p est la perméabilité magnétique de la matière entourant le dipole magnétique et a est la conductivité électrique du milieu (c'est-à-dire l'inverse de sa résistivité). On observera qu'il y a trois constantes physiques associées à la matière entourant le dipole magnétique oscillant ponctuel dans les equations donnees ci-dessus. Il s'agit de la perméabilité relative V , de la constante diélectrique C et de la conductivité electrique a. Pour la plupart des formations terrestres, aux fréquences considérées dans la presente invention (10 à 60 MHz), la perméabilité magnétique relatives peut etre considérée comme constante. Les variations dep dans les matériaux terrestres en cause sont en general comprises entre 0,001 et 0,1 %. Ainsi, les deux seules constantes des milieux contribuant à une varia tion notable d'un terrain à un autre, aux fréquences en question sonne eta .Ces deux caracteristiques physiques ont un effet direct surtout courant électrique alternatif de haute fréquence circulant dans les terrains. Ces deux propriétés physiques dé terminent l'amplitude et la phase par rapport aux courants in duits par l'émetteur dans les formations au voisinage d'un trou de sondage. En supposant une source magnétique ponctuelle placée dans un trou de sondage cylindrique et en appliquant I'équa tion de Helmholtz (c'est-à-dire l'équation 2), le champ total est défini comme étant le champ a la fréquence de la source qui est detecté par un bobinage récepteur dans un milieu quel conque. Le champ total peut être séparé en un champ primaire et en un champ secondaire. Le champ primaire est defini comme etant le champ à la fréquence de la source qui est détecte par le bobinage récepteur dans un certain milieu de référence (tel que le vide ou l'air). Le champ secondaire est défini comme étant le champ qui, lorsqu'il est ajoute vectoriellement au champ primaire, donne le champ total.Le champ primaire a une amplitude et une phase qui sont égales à- celles du champ total dans le milieu de reférence. Lorsque la source est placee dans un milieu qui est di-fferent du milieu de reférence, le champ secondaire s'ajoute vectoriellement au champ primaire de manière à produire le champ total dans le nouveau milieu. Le champ primaire sert de référence d'amplitude et de phase pour la détermination du champ secondaire. Les courants qui circulent dans le milieu entourant le dipole magnétique oscillant ponctuel sont appelés courants de Foucault. Les courants de Foucault produisent des champs secondaires qui, dans le cas d'un milieu conducteur, agissent en s'opposant au champ primaire ou de référence. Cependant, lorsque(produit de la pulsation angulaire par la constante diélectrique) devient voisin dey (la conductivité électrique). les courants de Foucault sont déphasés et peuvent, en fait, conduire à des champs secondaires qui augmentent la valeur du champ total. C'est couramment le cas lorsqu'on opère aux fréquences envisagées dans la présente invention, dont on peut dire, de manière générale, qu'elles vont de 10 à 60 mégahertz. Comme la modification simultanée de E eta modifie les courants de Foucault à chaque frequence, la mesure d'une seule amplitude de champ ne peut pas séparer les deux effets. Cependant, conformément aux principes de la présente invention, la mesure du rapport d'amplitude non normalise du champ total à l'aide de deux bobinages recepteurs differents, espacés longitudina- lement, peut être combinée à une mesure du dephasage relatif du champ entre les deux bobinages récepteurs afin de déterminer simultanément la résistivite et la constante- dielectrique de la formation. Une autre manière de voir le champ électromagnétique variant avec le temps au voisinaged'untrou de sondage, aux hautes frequences utilisées selon la présente invention, est de le considérer comme une onde électromagnétique qui se propage. La propagation des ondes électromagnétiques dans un milieu est caractérisée par deux facteurs essentiels. L;'un~de ces facteurs est la vitesse de propagation vp de l'onde. L'autre facteur peut etre considéré comme une atténuation a .La mesure de l'atténuation a et de la vitesse de propagation v p peut alors permettre une détermination unique de la résistivité et de la constante dielectrique du milieu de propagation. Etant donné que la vitesse de propagation v p est tres élevee pour les ondes électromagnétiques dans les formations -terrestres (voisines de c, c'est-à-dire de la vitesse de la lumière dans le vide), pour des distances de mesure pratiques concernant l'espacement des deux bobinages récepteurs dans un tou de sondage, le passage d'un front d'onde devant chacun de ces deux bobinages se manifeste par un dephasage relatif du front d'onde entre les deux bobinages récep- teurs espacés au lieu de se manifester sous forme de deux évé- nements distincts separes dans le temps. Ainsi, dans la présente invention, la mesure du déphasage relatif du champ total entre deux bobinages récepteurs espacés longitudinalement dans un trou de sondage représente une mesure de la vitesse de propagation v p du champ total dans la formation. De maniere similaire, comme la vitesse de propagation v p est très grande, une moyenne dans le temps pour le rapport d'amplitude du champ total dans les deux bobinages récepteurs espaces longitudinalement peut être considérée comme une moyenne dans le temps continue de l'amplitude de la même onde électro magnétique lorsqu'elle passe devant chacun des bobinages récepteurs.Ainsi, la différence d'amplitude entre les bobinages récepteurs (ou le rapport des amplitudes auxdeux bobinages récepteurs espacés) reflète l'atténuation a de l'onde par le milieu entre les deux bobinages Si l'on considère une onde électromagnétique produite à un emplacement A et se propageant radialement dans toutes les directions, la dépendance dans le temps d'une telle onde peut être exprimée mathematiquement par AAej t où AA représente l'ampli- tude complexe de l'onde à l'emplacement A et # est la pulsation, j et e ont les significations indiquées plus haut (j = e = base des logarithmes naturels). A un certain point B situé à une distance arbitraire de A se trouve un recepteur R1. La dépendance dans le temps de l'onde y est ABej(Wt + 61) ou AB est l'amplitude de.l'onde au point B et 61 est l'angle de phase de l'onde au point B relativement à A. De manière similaire, à un troisième point C sur la droite joignant B et A, et espacé d'une distanceZdu point B, se trouve un second récepteur R2. La dependance du temps de l'onde y est donnee par Ace3 En prenant le rapport des deux signaux reçus par R1 et R2, on a Rapport = Compte tenu de la distance Z séparant les récepteurs R1 et R2 et de la définition de la pulsation # , on a alors Vp = # . Z (5) #2-#1 et l'atténuation &alpha; est donnéepar A (6) . En evaluant au moyen d'un calculateur la solution de l'équa- tion de Helmholtz (équation 2), on peut obtenir théoriquement un nomogramme pour écrire le comportement d'un tel système de sondage par propagation d'ondes électromagnétiques dans un dié lectrique par induction, dans un milieu homogène. Le graphique de la figure ? represente un diagramme obtenu de cette manière à partir des espacements des bobinages qui sont indiqués (c'est à-dire 80 cm par rapport à un bobinage recepteur proche et 112 cl par rapport à un bobinage récepteur éloigné). On remarquera que le rapport d'amplitudes porté en ordonnées sur la figure 2 est un rapport d'amplitudes non normalise.Cela signifie que le rapport represente le rapport de composantes de tensions réelles prélevées aux bornes des Dobinagesrocepteurs sans sans modification avant l'obtention de ce- rapport. La relation illustrée sur la figure 2 represente la réponse d'un tel système pour une variété de résistivités RT de formations allant d'environ 5 ohms/mètre à environ 320 ohms/metre et pour une gamme de valeurs de constantes diélectriques comprises entre environ 5#0 et environ 25o. Ainsi, si l'on utilise un sysème de sondage qui est capable de mesurer le rapport non normalisé de l'amplitude détectée sur un bobinage récepteur présentant un grand ecartement à l'amplitude détectée sur un bobinage récepteur présentant un faible écartement, c'est- à-dire le rapport ALIAS, et de mesurer le dephasage relatif entre les deux bobinages récepteurs 8 6S, on peut utiliser des rela tions graphiques telles que celles de la figure 2 pour déterminer de manière simple la résistivité RT et la constante dielectrique ## de la formation homogène. Les hommes de métier comprendront que bien que le graphique de la figure 2 suppose qu'il n'y a pas de remplissage de la formation par le fluide de sondage et qu'il suppose un milieu homogene de propagation d'ondes, ton peut obtenir de telles représentations graphiques pour d'autres conditions, en appliquant des conditions limites appropriees aux solutions de l'équation 2. Dans de tels cas cependant, il peut être nécessaire de mesurer plus d'un déphasage et d'un rapport d'amplitudes pour obtenir les diverses resistivites R et les constantes diélectriques edes diverses portions réparties en couches cylindriques du milieu dans lequel est percé le trou de sondage.De manière similaire, d'autres. relations analogues à celles de la figure 2 s'appliqueront à des espacements differents de l'metteur au récepteur. Une autre approche pour mesurer sT et Ri serait obtenue au moyen de relations analogues à celles de la figure 2. obtenues -empiriquement par des mesures du rapport non normalisé des amplitudes ALLAS et du déphasage 8 L6S dans des trous de. sondage dans des conditions obtenues en faisant-varier ET et T RT de manière connue. A partir d'une serie de telles mesures, on peut alors obtenir une relation graphique analogue à celle de la figure 2.Quelle que soit leur mode d'obtention, de telles relations peuvent être enregistrées sous forme de tabieau dans la mémoire d'un calculateur numérique, par exemple, et utilisées pour effectuer la mesure de e et de R à partir des mesures de ALIAS et de EL-0s lorsque celles-ci sont effectuées dans les conditions d'un trou de sondage inconnu devant être soumis à un sondage. Les techniques appropriées d'interpolation ou d'adaptation de courbes pour l'obtention des mesures des et de R sont évidentes pour lthomme de metier lorsqu'on lui fournit la relatio-n de la figure 2 pour un environnement particulier de trous de sondage. Un petit calculateur numérique général tel que le PDP > 11 com mercialisé par la Société Digital Equipment Corporation" de Cambridge, Massachusetts, peut être programmé dans un langage de calculateur couramment utilise tel que le FORTRAN, pour obtenir de cette manière la constante diélectrique et la résistivité de la formation a partir des mesures de rapport d'amplitudes et de déphasage. On a représenté schematiquement sur la figure 1 un système de sondage par induction dans un dielectrique conforme au concept de la présente invention. Une sonde 11 dont l'élément principal du corps est de préférence construit en fibre de verre ou en un autre materiau non conducteur présentant des caracteristiques suffisantes de résistance, est representee suspendue à un cable 12 dans un trou de sondage 13 rempli d'un fluide de sondage 14 et est entouré par des terrains 15 dont les caracté- ristiques de constante diélectrique et de conductivité doivent être mesurées. On voit que la partie inférieure de la sonde 11 comprend fondamentalement une partie électronique émettrice 16 et un bobinage émetteur associe 17. Le bobinage émetteur 17 est enroulé autour d'un élément de support central ou mandrin 20. Ce mandrin 20 est également constitué de préférence par un matériau non conducteur tel que fibre de verre ou matériau analogue. Le bobinage émetteur 17 fonctionne à une fréquence de 30 mégahertz et sera decrit plus en détail ci-dessous. Les deux bobinages récepteurs 18 et 19 oui sont enroulés hélicodalement sur le mandrin 20 forment deux récepteurs qui sont sensibles a une fré quence de 30 mégahertz. Le mandrin de bobinage 20 a un diamètre externe de 5,08 cm et un diamètre interne de 1,59 cm ; ce mandrin et les éléments électroniques associes qui se trouvent plussbas dans le trou de sondage et qui seront décrits plus en detail ci-dessous sont -loges à l'intérieur du corps de sonde 11 étanche à la pression. Le bobinage emetteur 17 comprend 4 spires de tube de cuivre espacées de 0,96 cm l'une par rapport à l'autre. Les enroulements récepteurs 18 et 19 sont chacun constitues par des enroulements à une seule spire. Les enroulements 18 et 19 se trouvent respectivement à une distance de 112 cm et de 81 cm du bobinage emetteur. Le bobinage émetteur 17 et les enroulements récepteurs 18 et 19 sont blindés électrostatiquement comme indi qué par les traits discontinus autour de ces bobinages.Les espacements des bobinages qui viennent d'être mentionnés sont donnés uniquement à titre d'exemple et l'homme de métier comprendra que d'autres fréquences de fonctionnement dans le domaine intéres- sant pour la mise en oeuvre de la presente invention et d'autres espacements ou bobinages que ceux indiques, peuvent etre utilisés sans sortir du cadre de l'invention. On utilise un dispositif classique à treuil (non representé) à la surface pour le déplacement de 1-a sonde il dans le trou de sondage pendan-t l'opération de contrôle. La poulie 22 sur laquelle passe le câble 12 peut être reliée électriquement ou mecaniquement, comme indiqué par la ligne en traits discontinus 25; à un enregistreur de données 24 qui est utilise pour l'enregistrement de signaux traités provenant de la sonde Il se trouvant au fond du trou de sondage- en fonction de sa profondeur dans ce trou de sondage 13.L'énergie électrique pour le fonctionnement des organes electroniques récepteurs 36 dans le fond du trou de sondage, est fournie par l'intermédiaire de conducteurs appartenant au eâble 12 au moyen d'une source d'électricité 28 disposée en surface. L'énergie electrique pour le fonctionnement de l'émetteur 16 est fournie par une batterie 27 dans le fond du trou de sondage qui est'agencee mecaniquement de manière à permettre un enlèvement et un remplacement aisés à l'extrémité inférieure de la sonde 11. La partie électronique receptrice 36 est represen tee s-chématiquement plus en detail dans le rectangle en traits discontinus situe sur la droite de la sonde disposée dans le trou de sondage. Les signaux de sortie de chacun des enroulements récepteurs 18 et 19 sont dirigés vers deux systèmes récepteurs identiques de conversion. Des amplificateurs identiques 30 et 31 pour les signaux d'entree amplifient les signaux des enroulements 18 et 19 et delivrent des signaux amplifiées à deux circuits mélangeurs identiques 32 et 33. Les circuits mélangeurs 32 et 33 sont chacun alimentes par. des signaux de 30,0015 MHz provenant du même oscillateur 34 pilote par cristal.Etant donne qu'on utilise seulement un oscillateur 34, ce procédé de meTange maintient l-'intégrité de l'information de phase qui est présente dans les signaux incidents a 30 MHz provenant de deux enroulements récepteurs 18 et 19. La sortie des melangeurs 32 et 33 est consti-tuee par deux signaux de 1,5kHz comportant cette information de phase et d'amplitude. Les signaux à 1,5 kH-z sont amplifies par des amplificateurs 37 et 38 identiques à large b-ande et constituent des signaux d'entrée de modulation à un oscillateur 39 de 30 kHz commande par une tension (oscillateur commandé en tension ou VCO) et à un oscillateur 40 à 130 kHz commande par une tension (VCO). L'oscillateur 39 commande en tension fonctionne à une fréquence nominale de 30 kHz et est à fréquence modulee autour de cette frequence porteuse par le signal de 1,5 kHz qui lui est fourni par l'amplificateur 37 à large bande. De manière similaire, l'oscillateur 40 a 130 kHz est à frequence modulée par le signal de sortie à 1,5 kHz de l'amplificateur à large bande 38. Ainsi, les signaux de sortie des oscillateurs 39 et 40 comprennent deux signaux modulation de frequence à 30 kHz et 130 kHz qui contiennent dans leurs composantes de modulation, toute l'information d'amplitude et de phase prése-nte aux enroulements récepteurs 18 et 19. Les signaux de sortie des oscillateurs 39 et 40 sont diriges, par couplage, à un amplificateur de sommation 41 et sont ainsi ajoutes en vue de la transmission à la surface au moyen d'un circuit à câble classique (non représenté). Le signal est alors transmis a la surface par l'intermédiaire du câble 12. A la surface5 le signal de sortie resultant provenant des- oscillateurs 39 et 40 est dirige par couplage à courant alternatif par l'intermediaire d'un condensateur d'isolemènt 42,. vers un amplificateur tampon 43. Le signal de sortie de l'amplificateur tampon 43 est dirigé vers un circuit filtre passe-bande 44 à 30 kHz etvers un circuit fil-tre passe-bande 45 à 130 kHz. Les circuits de filtrage 44 et 45 separent à nouveau les deux composantes de fréquence porteuse en composantes de 30 kHz et 130 kHz representant les signaux de sortie à modulation de fré quence des oscillateurs 30 et 40 se trouvant dans le fond du trou de sonde comme décrit antérieurement. Le signal de sortie de 30 kHz du filtre passebande 44 est démodule en le dirigeant vers un circuit démodulateur 46 à boucle de phase. De même, le signal de sortie de 130 kHz du filtre passe-bande 45 est démodulé par un circuit démodulateur 47 à boucle de phase. Ainsi, les signaux de sortie des démodulateurs 46 et 47 comprennent des signaux de 1,5 kHz contenant toutes les informations d'amplitude t de phase des signaux originaux de 30 MHz présents aux enroulements 'récepteurs 18 et 19, comme- décrit ci-dessus. Après filtrage supplémentaire par des circuits 48 et 49 de filtrage passe-bas équilibres et amplificateurs les signaux de sortie de 1,5 kHz provenant du circuit demodulateur 46 (représentatifs du signal de 30 MHz du bobinage récepteur 18) et du circuit démodulateur 47 (représentatif du signal de 30 MHz du bobinage récepteur 19) sont chacun dirigés vers un circuit detecteur 50 de rapport d'amplitudeset à un circuit detec- teur 51 de phase relative. Le circuit 50 détecteur de rapport d'amplitudes fonctionne comme suit. Le signal de 1,5 kHz representatif du signal de 30 MHz original provenant du bobinage 19 proche est fourni à l'entrez d'un amplificateur 53. Le signal de 1,5 kHz représentatif du signal de 30 MHz original provenant du bobinage 18 eloigné est fourni à une entrée d'amplificateur 52. Les signaux de sortie des amplificateurs 52 et 53 sont dirigés respectivement sur des circuits redresseurs 55 et 54. Les circuits redresseurs fonctionnent chacun de manière à produire un signal de sortie continu qui est representatif de l'amplitude de leurs signaux d'entrée respectifs.Ces signaux de sortie continus sont diriges sur-un circuit diviseur classiqu-e 56 qui fournit ainsi un signal de sortie représentatif du rapport de l'amplitudS des signaux originaux à 30 MH-z sur chacun des enroulements récepteurs 19 et 18 dans la sonde il se trouvant au fond du trou de sondage (c'est-à-dire A18/A19) . Ce signal de sortie constitué par un rapport est délivre à un amplificateur enregistreur 59 d'oa il. est dirige vers l'enregistreur 24. En variante, ce signal de sortie peut être fourni à un convertisseur analogique-numérique. (non representé) et converti en une forme numérique pour l'introv duction dans un petit calculateur universel comme decrit ci-dessus ou pour l'enregistrement sur une bande magnétique pour une telle utilisation à un emplacement de traitement éloigne. Le circuit detecteur de phase 51 fonctionne comme suit. Le signal de 1,5 kHz-représentatif du signal de 30 MHz original du-bobinage proche19 est appliqué à une entrée d'amplifie cateur 60. Le signal de 1,5 kHz représentatif du signal original de 30 MHz de l'enroulement 18 est appliqué à une entrée d'ampli ficateur 61. Les signaux de sortie sînusoîdaux de 1,5 kHz des amplificateurs 60 et 61 sont appliqués respectivement à deux discriminateurs de zéro 62 et 63 identiques qui convertissent les signaux d'entrée sinusoldaux de 1,5 kHz en signaux carresavec les mêmes points de passage a zéro préservant ainsi l'information de déphasage présente dans ces signaux.Les signaux de sortie des circuits discriminateurs 62 et 63 sont alors appli ques à l'entrée d'une porte logique NON-OU exclusif 64. La largeur de l'impulsion de sortie produite par la porte logique NON-OU exclusif 64 est ainsi proportionnelle à la difference de phase entre ces deux signaux d'entrée carrez . L'impulsion de sortie de la porte 64 est amplifiée et intégrée par l'amplifi-cateur d'integration 65, de maniere à fournir une tension de sortie continue qui est proportionnelle à la différence de phase du signal original à 30 MHz entre les bobinages récepteurs 18 et 19 dans la sonde au fond du trou de sonde. Le signal de sortie de difference de phase provenant de l'amplificateur intégrateur 65 peut être soit fourni directe ment à l'enregistreur 24, soit converti en une forme numérique pour l'introduction dans un calculateur numérique universel (non représenté) comme décrit ci-dessus pour un traitement ulté rieur. Il est bien entendu qu'on peut effectuer de nombreuses modifications en ce qui concerne le mode de réalisation décrit, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procede de détermination des proprietes--electro- magnétiques des terrains au voisinage d'un trou de sondage, caractérisé en ce que - on engendre et on propage des ondes électromagnétiques a une fréquence d'environ 30 mégahertz dans un trou de-sondage ;; - on détecte ces ondes électromagnétiques en un premier emplacement, peu écarte longitudinalement dans le trou du sondage et on convertit lesdites ondes-détectees en un premier signal de frequence intermédiaire ayant une frequence qui est au moins de deux ordres de grandeur inférieure à ladite fréquence produite toute en conservant l'information de phase absolue et dlamplitude présente sur lesdites ondes détectée - on détecte lesdites ondes électromagnétiques en un second emplacement plus écarte longitudinalement dans le trou de sondage et on convertit lesdites ondes détectées en un second signal, de fréquence intermédiaire différente ayant une fréquence qui est au moins de deux ordres de grandeur inférieure à ladite fréquence produite, tout en preservant l'information de phase absolue et d'amplitude présente sur lesdites ondes détectées ; - on transmet lesdits premier; et second signaux de fréquence intermédiaire à la surface du sol ; - on recueille à la surface du sol lesdits premier et second signaux de fréquence intermédiaire et on en extrait le rapport non normalisé des composantes- d'amplitude présentes au premier et au second emplacements longitudinalement espacés dans le trou de sondage et le déphasage relatif desdites ondes entre le premier et le second emplacements longitudinalement espacés dans le trou de sondage, de' manière à permettre ainsi la détermination d'une proprieté électromagnétique des terrains à partir dudit rapport et dudit déphasage. 2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'on obtient à l'aide d'une relation prédéterminée, la constante diiectrique et la résistivité des terrains au voisinage du trou de sondage, en fonction dudit rapport non normalise d'amplitudes et dudit dephasage relatif. 3. Procédé selon l'une quelconque des reve-ndications 1 et 2, caractérisé en ce que les opérations sontrepétées à des profondeurs différentes dans le trou de sondage et en ce que le déphasage relatif et le rapport non normalise d'amplitude sont enregistrés en fonction de la profondeur du trou de sondage. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les opérations sont répétées à des profondeurs diffé rentes dans le trou de sondage et en ce que la constante dielectrique et la résistivité sont enregistrees en fonction de la profondeur du trou de sondage.