La présente invention concerne un procédé et un appareil pour incorporer une chaîne protectrice à la bande de roulement d'un pneumatique. On s'est aperçu qu'un pneumatique en caoutchouc dans la bande de roulement duquel est incorporé un réseau d'éléments en acier, ou chaîne, possède d'excellentes propriétés d'usure lorsqu'on l'utilise dans des travaux miniers ou autres travaux de terrassement lors desquels les pneumatiques roulent sur des rochers pointus. La raison en est que la chaîne protectrice et le caoutchouc forment une matrice. Dans cette matrice, le caoutchouc empêche les maillons de la chaîne de tourner les uns par rapport aux autres, ce qui pourrait provoquer la rupture de la chaîne, et empêche la chaîne d'user le caoutchouc, comme c'est le cas lorsque la chaîne n'est pas incorporée au caoutchouc. La chaîne forme une nappe protectrice qui empêche le caoutchouc d'être coupé et usé par les rochers pointus. Le brevet d'Afrique du Sud N070/1340 révèle un tel pneumatique et propose un procédé pour incorporer une chaîne protectrice à la bande de roulement d'un pneumatique. Ce procédé consiste à adapter la chaîne protectrice sur une couche de caoutchouc non vulcanisé formant la bande de roulement du pneumatique, et à laminer sous pression la chaîne protectrice de façon à l'enfoncer dans le caoutchouc non vulcanisé et à l'y incorporer. On vulcanise ensuite le caoutchouc. Pendant le laminage sous pression, on peut éventuellement chauffer pour faciliter l'incorporation de la chaîne protectrice. Ce procédé est coûteux, en raison du caractère onéreux du matériel de laminage sous pression qui est utilisé, et car la présence d'un opérateur est nécessaire tout au long du processus d'incorporation. On s'est aperçu qu'il était extrêmement difficile de chauffer le caoutchouc pour le ramollir de façon à faciliter l'incorporation de la chaîne. C'est donc un objectif de la présente invention de fournir un procédé pour incorporer une chaîne protectrice à la bande de roulement d'un pneumatique, procédé qui remédie de façon satisfaisante aux inconvénients du procédé connu. Selon la présente invention, il est procuré un procédé pour incorporer, au moins partiellement, une chaîne protectrice à réseau ouvert, comportant des éléments d'usure et des éléments de liaison qui relient entre eux les éléments d'usure, dans la bande de roulement d'un pneumatique ayant une carcasse et une bande de roulement, procédé consistant à adapter la chaîne protectrice sur une couche de caoutchouc non vulcanisé qui fait partie de la bande de roulement du pneumatique, et à enfoncer la chaîne protectrice dans le caoutchouc non vulcanisé, le perfectionnement du procédé consistant : à monter le pneumatique sur un moyeu i à adapter la chaîne protectrice sur le pneumatique, le pneumatique n'étant pas gonflé et la chaîne protectrice ayant une forme annulaire ; à gonfler le pneumatique jusqu'à ce qu'il soit assez dur ; et à pousser, de manière uniforme et simultanée, sur le pourtour du pneumatique, la chaîne protectrice vers l'axe du pneumatique de façon à l'enfoncer dans le caoutchouc non vulcanisé, en chauffant la chaîne protectrice et le caoutchouc pendant l'incorporation de la chaîne. Dans une première forme de l'invention, on tend des câbles disposés symétriquement et partant des bords de la chaîne protectrice, vers l'axe du pneumatique de façon à tirer la chaîne protectrice à l'intérieur du caoutchouc. Dans une autre forme de l'invention, on place une nappe de forme annulaire, qui peut être continue ou formée de segments, sur la chaîne protectrice et on la tire vers l'axe du pneumatique au moyen de câbles ou de chaînes disposés symétriquement qui partent de la nappe en direction de l'axe du pneumatique. Dans cette forme de l'invention, une couche supplémentaire de caoutchouc peut éventuellement être disposée entre la chaîne protectrice et la nappe, cette couche supplémentaire de caoutchouc étant enfoncée dans les interstices du réseau formé par la chaîne protectrice pendant que la chaîne est poussée dans la couche de caoutchouc mentionnée en premier lieu. La nappe peut être un treillis, une série de plaques métalliques, une courroie flexible, ou une pièce similaire. On applique de préférence la chaleur au moyen de radiateurs à infrarouges qui sont disposés circonférentiellement autour du pneumatique. Dans la première forme de l'invention susmentionnée, on applique la chaleur directement au caoutchouc et à la chaîne protectrice. Dans la seconde forme, on applique la chaleur à travers la nappe soit directement soit indirectement, suivant la nature de la nappe utilisée. En pratique, étant donné que le matériau de la chaîne protectrice est un bon conducteur de la chaleur, toute la chaîne est chauffée ; dans les cas où les surfaces de la chaîne protectrice touchent le caoutchouc, le caoutchouc se ramollit considérablement et il se forme une liaison partielle entre la chaîne protectrice et le caoutchouc. Afin d'assurer que la chaîne protectrice est uniformément incorporée au caoutchouc, notamment dans la zone centrale de la bande de roulement, l'invention prévoit que les parties de paroi latérale de la chaîne protectrice, de part et d'autre de la zone centrale ou des bords de la nappe, sont tirées axialement dans une direction opposée au plan central du pneumatique, ainsi que vers l'axe du pneumatique. De préférence, le caoutchouc de la bande de roulement a une section droite arrondie. Cela facilite l'incorporation uniforme de la chaîne protectrice. L'invention fournit également un appareil pour incorporer, au moins partiellement, une chaîne protectrice à la bande de roulement d'un pneumatique, comportant une carcasse et une bande de roulement, l'appareil comprenant un certain nombre d'éléments allongés similaires, flexibles et pratiquement inextensibles, qui peuvent être raccordés à chaque bord de la chaîne protectrice ou bien à une nappe disposée sur la chaîne protectrice sur son côté le plus éloigné du pneumatique, de façon à être dirigés vers l'intérieur en direction de faxe du pneumatique, et un moyen pour tendre ces éléments allongés. De préférence, le moyen de tension est un vérin situé dans l'axe du pneumatique, chaque extrémité de ce vérin étant raccordée aux éléments allongés sur l'un des côtés du pneumatique. On va maintenant décrire l'invention plus en détail en se reportant aux planches de dessins annexées, sur lesquelles : la figure 1 est une vue en perspective partiellement découpée d'une partie d'un pneumatique dans la bande de roulement duquel est incorporée une chaîne protectrice ; la figure 2 est une vue en perspective schématique, partiellement en coupe, d'une forme de réalisation de l'appareil selon l'invention permettant d'incorporer une chaîne protectrice à la bande de roulement d'un pneumatique ; la figure 3 est une coupe d'une variante de la forme de réalisation de la figure 2 i la figure 4 est une vue en perspective d'une partie d'une forme préférée de chaîne protectrice de pneumatique i et la figure 5 représente schématiquement une coupe d'un pneuma- tique et d'un appareil permettant de vulcaniser le pneumatique. Sur les différentes figures, les mêmes pièces sont désignées par les mêmes repères numériques. La figure 1 représente un pneumatique 10 comportant une carcasse 12 et. une bande de roulement 14. Une chaîne protectrice 16, comprenant un réseau ouvert de maillons 18 et d'éléments de liaison 20 en forme d'anneaux, tous en acier, comporte une partie bande de roulement 17 qui est partiellement incorporée à la bande de roulement 14, et des parties latérales 19 placées à l'extérieur de la partie bande de roulement et longeant une partie du flanc du pneumatique 10. Une chaîne de tension 22 est raccordée auxbordsdes côtés de la chaîne protectrice 16 par des boucles 24 de façon à tendre la chaîne 16 et à maintenir solidement les parties latérales de la chaîne 16 contre le flanc du pneumatique. Les maillons 18 sont perpendiculaires à la surface du pneumatique 10 tandis que les éléments de liaison 20 lui sont parallèles. Les bords extérieurs des maillons 18 se trouvent au ras de la surface de la bande de roulement et forment un motif de bande de roulement pour la chambre à air. Trois maillons 18 sont raccordés à chaque élément de liaison 20. La figure 2 représente un appareil permettant d'incorporer une chaîne 16 à un pneumatique 10, comportant un vérin 28 qui comprend un agencement télescopique de piston 30 et de cylindre 32, des disques de raccordement 38, et des chaînes 42. Le cylindre 32 est fermé hermétiquement à l'une de ses extrémités et le piston s'y engage par l'intermédiaire de bagues d'étanchéité 34, représentées schématiquement, de façon à y délimiter un compartiment 36 qui peut être mis sous pression par un fluide hydraulique ou pneumatique. A chaque extrémité du vérin 28 se trouve un disque de raccordement 38 dont le pourtour est perforé uniformément de fentes 40 en forme de trous de serrure pouvant recevoir et se verrouiller sur une chaîne 42. Chaque chaîne 42 est fixée au bord d'une partie de paroi latérale de la chaîne protectrice. Entre la chaîne et la carcasse du pneumatique, se trouve une couche de caoutchouc non vulcanisé 44. Le disque supérieur 38 est muni en son centre d'un crochet 46 au moyen duquel il est possible de suspendre l'appareil et le pneumatique à un support (non représenté). Le pneumatique 10 est monté sur un moyeu 48 qui comporte un trou central pour recevoir le vérin 28. Des radiateurs 43 à infrarouges, d'un type quelconque disponible sur le marché, sont disposés sur le pourtour du pneumatique. En pratique, on incorpore une chaîne protectrice à la bande de roulement d'un pneumatique de la façon suivante. On monte sur le moyeu 48 le pneumatique avec sa chambre à air intérieure. Le pneumatique comporte une bande de roulement en caoutchouc non vulcanisé 44 dont la section droite est en forme d'arc-de-cercle ou de croissant, c'est-à-dire que ses bords sont lisses. On place sur le pourtour du pneumatique non gonflé une chaîne protectrice dont la forme est annulaire et que l'on a nettoyée par décapage ou par un procédé similaire, et on la raccorde aux disques 38 par les chaînes 42 tandis que le vérin est à l'état rentré et que le pneumatique est dégonflé. Le diamètre de la chaîne annulaire est tel que, lorsqu'elle est incorporée dans le pneumatique gonflé, elle ne présente qu'un très léger mou circonférentiel. On gonfle ensuite le pneumatique jusqu'à ce qu'il soit assez dur. En pratique, la pression est nettement supérieure à la pression de travail normale du pneumatique. Par exemple, pour un pneumatique de véhicule de terrassement travaillant dans des conditions très dures, la pression serait de l'ordre de 310 à 620 kilo-pascals, suivant le type de pneumatique. En pratique, on a utilise une pression d'environ 400 kilo-pascals. On soulève ensuite du sol l'appareil et le pneumatique à l'aide du crochet 46. On met alors sous pression le vérin et on le déploie avec une force de 20 tonnes environ pendant que le caoutchouc et la chaîne sont chauffés par les radiateurs 43 à infrarouges. La traction des cahines 42 pousse la chaîne protectrice 16 dans le caoutchouc 44. La force qui est appliquée par le vérin est maximale lorsque les chaînes 42 forment un angle de 45 avec le plan général du pneumatique. C'est pourquoi on procède à l'incorporation de la chaîne en deux temps. Dans le premier temps, on déploie le vérin de manière que les chaînes 42 passent d'une inclinaison d'environ 30 à une inclinaison d'environ 60 par rapport au plan général du pneumatique ; la chaîne est alors partiellement incorporée au caoutchouc non vulcanisé. On replie alors le vérin et on raccourcit les chaînes 42 jusqu'à ce que l'angle qu'elles forment avec le plan du pneumatique soit de nouveau égal à 300 environ. On déploie alors de nouveau le vérin. On procède au réglage de la longueur des chaînes 42 en engageant simplement un des maillons de la chaîne dans les fentes en forme de trous de serrure du disque 38. Ou bien, il serait possible de faire appel à des tendeurs ou à d'autres dispositifs. En soulevant l'appareil au-dessus du sol, on s'assure que les tensions de la chaîne supérieure et de la chaîne inférieure sont à peu près égales. La force qui est appliquée à la chaîne est répartie également sur la circonférence du pneumatique, si bien que la force qui est appliquée pour incorporer la chaîne est uniforme. Dans les essais qui ont été effectués jusqu'à présent, on s'est aperçu qu'il était possible d'utiliser dans l'invention pratiquement n'importe quel type de caoutchouc, naturel ou synthétique, que l'on utilise classiquement pour la bande de roulement d'un pneumatique. Le caoutchouc non vulcanisé peut ne pas être du tout vulcanisé ("mélange cru") ou bien être partiellement vulcanisé. Pendant l'incorporation de la chaîne, on a constaté qu'une température superficielle du caoutchouc de 1000C convenait pour permettre l'enfoncement de la chaîne protectrice dans le caoutchouc, et pour l'obtention d'un certain degré de liaison entre le caoutchouc et la chaîne. Après incorporation de la chaîne, on laisse le pneumatique se refroidir pendant environ 2 à 4 heures, puis on le vulcanise d'une manière classique quelconque. On a constaté que le gonflage du pneumatique après que la chaîne a été ajustée sur lui permet de reprendre la plus grande partie du mou circonférentiel. On reprend le mou qui subsiste éventuellement en tendant la chaîne 22 ; cela déforme légèrement le dessin de la chaîne, mais a l'avantage de faire s'appliquer fortement les maillons 18 contre le caoutchouc. La figure 3 représente, mais de manière partielle seulement, un appareil similaire à celui qui est décrit ci-dessus. Dans cette variante de l'invention, la chaîne protectrice n'est pas raccordée directement au disque 38 sur le vérin 28 mais est ajustée sur le pneumatique par-dessus une fine couche de caoutchouc non vulcanisé 44, et est maintenue en place par une chaîne de tension 22 de la même façon que celle qui est représentée sur la figure 1. Une nappe 50, qui peut être un treillis, une courroie flexible ou une série de plaques métalliques en forme d'arc-de-cercle, est ajustée sur la chaîne protectrice 16, de son coté le plus éloigné du pneumatique, et est raccordée par la chaîne 42 aux disques 38. L'incorporation de la chaîne protectrice se fait sensiblement comme déjà exposé, sauf qu'on tire la nappe 50 de façon à pousser la chaîne protectrice 16 dans le caoutchouc non vulcanisé, au lieu de tirer directement la chaîne protectrice dans le caoutchouc à l'aide des chaînes 42. La figure 3 représente également une couche externe de caoutchouc 52 qui est disposée entre la nappe 50 et la chaîne protectrice. Pendant l'incorporation de la chaîne, cette couche de caoutchouc 52 s'enfonce dans et à travers les interstices du réseau formé par la chaîne de façon à se réunir à la couche 44 de caoutchouc de base. Dans une variante de l'invention, on combine les appareils et les procédés des figures 2 et 3. Dans ce cas, on commence par incorporer une chaîne protectrice à la bande de roulement d'un pneumatique de la manière décrite relativement à la figure 2. Cela provoque l'extrusion du caoutchouc à travers les interstices du réseau formé par la chaîne et la formation de protubérances en forme de dômes faisant saillie du pneumatique au-delà de la chaîne protectrice. Pendant que le caoutchouc est encore chaud, c'est- à-dire à 1000C environ, on place une nappe 50 autour du pneumatique et on la tend de la manière décrite relativement à la figure 3. Cela provoque le refoulement du caoutchouc saillant vers et dans la chaîne, si bien que la chaîne 16 est assujettie solidement au pneumatique. Pendant ce processus, la chaîne 16 est maintenue en place par une chaîne tendeuse 22. L'invention a été exposée ci-dessus avec référence particulière à un vérin hydraulique ou pneumatique pour tendre les chaînes 42, mais l'homme de l'art se rendra compte que le vérin peut être mécanique, et peut être par exemple un vérin à vis. Ou bien on peut remplacer le vérin par une tige inextensible rigide et tendre les chaînes en faisant tourner cette tige et le pneumatique l'un par rapport à l'autre ; mais cela n'est pas vraiment approprié car le caoutchouc 44 risque alors grandement de se déchirer ou de se cisailler. Dans une autre variante encore, on peut supprimer la tige ou le vérin et tendre les chaînes 42 en fixant le disque inférieur 38 à un plancher et en soulevant le disque supérieur au moyen d'un crochet, cela risque de résulter en une tension inégale des chaînes supérieure et inférieure 42, par suite du poids du pneumatique, et par conséquent peut résulter en une incorporation inégale de la chaîne protectrice 16 dans le sens latéral par rapport à la. section droite de la bande de roulement. La figure 4 représente une forme préférée de chaîne protectrice 16, qui comprend un réseau de maillons ou plaques d'usure 118 qui sont disposés perpendiculairement à la surface du pneumatique, et des éléments de liaison 120 qui sont sensiblement parallèles à la surface du pneumatique. Quatre maillons 118 sont rattachés à chaque élément de liaison 120 de façon à former un réseau quadrilatéral, les éléments de liaison 120 étant enfilés dans des fentes 119, deux fentes étant formées dans chaque maillon 118. Les maillons sont en acier au carbone et sont trempés à une dureté d'environ 52-54 sur l'échelle Rockwell C. Les éléments de liaison 120 sont des tiges repliées de façon à former des boucles 122 dont les extrémités 124 font saillie vers l'extérieur et sont soudées l'une à l'autre. Les fentes 119 des maillons 118 absorbent le mou latéral et circonférentiel de la chaîne après son incorporation au pneumatique. Par ailleurs, les fentes 119 permettent le pivotement relatif des maillons 118 et des éléments de liaison 120 aussi bien dans le plan de la surface du pneumatique que dans le plan perpendiculaire à ce plan, en un point quelconque. Au lieu de faire saillie à l'extérieur des éléments de liaison 120, les extrémités 124 peuvent se chevaucher dans la boucle 122, et c'est même préférable. Il est possible de faire varier les dimensions des maillons et des éléments de liaison, de façon à modifier la densité ou l'ouverture des mailles du réseau. Il est possible de vulcaniser, en utilisant des appareils et des techniques classiques, le pneumatique avec la chaîne protectrice incorporée au caoutchouc non vulcanisé de la bande de roulement. Mais on a constaté qu'il était difficile d'utiliser des moules classiques car un ajustement étroit du pneumatique dans le moule risquerait d'endommager le moule, tandis qu'un ajustement trop lâche ne permet pas d'obtenir une bonne finition du pneumatique. L'appareil qui est représenté sur la figure 5 permet de résoudre ce problème et d'utiliser un moule normal pour une large gamme de pneumatiques. La figure 5 représente schématiquement, en coupe, une partie d'un pneumatique 10 dans un autoclave 60. Le pneumatique 10 comporte une carcasse 12 ayant une couche de caoutchouc vulcanisé ou partiellement vulcanisé 62 et une chaîne protectrice 16 incorporée à une couche de caoutchouc non vulcanise ou"mélange cru"64. Une enveloppe 66 de matière plastique ou de caoutchouc en feuille entoure le pneumatique 10 et est collée aux parois du pneumatique en 67. Un tube 68 est réuni à l'enveloppe 66 et se raccorde à un tube flexible 69 qui traverse l'autoclave 60 et qui est équipé d'un robinet 70 à l'extérieur de l'autoclave. En pratique, on vulcanise le pneumatique de la façon suivante en utilisant l'appareil de la figure 5. On monte tout d'abord le pneumatique sur un moyeu et on le gonfle, on colle l'enveloppe 66 aux parois du pneumatique 10, et on place le pneumatique dans l'autoclave. On relie à l'atmosphère, par les tubes 68 et 69, l'espace compris entre l'enveloppe 66 et le pneumatique 10. On met l'autoclave sous pression et on le chauffe en y faisant passer de la vapeur d'eau, le pneu restant dans l'autoclave pendant un temps suffisant pour que le caoutchouc non vulcanisé et partiellement vulcanisé se vulcanise. L'enveloppe empêche la vapeur d'eau de toucher le caoutchouc, et comme elle est appliquée avec force contre la chaîne et le caoutchouc, elle donne au produit un fini moulé. Les paramètres utilisés pendant la vulcanisation sont les suivants. La pression de gonflage du pneumatique est de 600 kilopascals environ, et la pression qui règne dans l'autoclave est comprise entre 480 et 585 kilo-pascals, et de préférence entre 520 et 555 kilo-pascals ; la pression du pneumatique est plus élevée que celle de l'autoclave pour que le pneumatique ne s'affaisse pas. La température de l'autoclave est comprise entre 120 et 150 C, et de préférence entre 1230 et 128 C. La durée de la vulcanisation est de 2 à 4 heures, suivant la taille du pneumatique, l'épaisseur de la couche de caoutchouc non vulcanisé, les types de caoutchouc et la température de vulcanisation utilisée. REVENDICATIONS 1. Procédé d'incorporation, au moins partielle, d'une chaîne protectrice à réseau ouvert, comportant des éléments d'usure et eux des éléments de liaison qui relient entre/les éléments d'usure, à la bande de roulement d'un pneumatique comportant une carcasse et une bande de roulement, procédé consistant à adapter la chaîne protectrice sur une couche de caoutchouc non vulcanisé faisant partie de la bande de roulement du pneumatique, et à enfoncer la chaîne protectrice dans le caoutchouc non vulcanisé, caractérisé en ce qu'on monte le pneumatique (10) sur un moyeu (48) ; on adapte la chaîne protectrice (16) sur le pneumatique, le pneumatique n'étant pas gonflé et la chaîne protectrice ayant une forme annulaire ; on gonfle le pneumatique jusqu'à ce qu'il soit assez dur ; et on pousse la chaîne protectrice, de manière uniforme et simultanée sur le pourtour du pneumatique, en direction de l'axe du pneumatique, de façon à enfoncer la chaîne dans le caoutchouc non vulcanisé (44), en chauffant la chaîne protectrice (16) et le caoutchouc (44) pendant l'incorporation de la chaîne. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on pousse la chaîne protectrice dans le caoutchouc non vulcanisé en raccordant des éléments allongés, flexibles et pratiquement inextensibles (42) à la chaîne protectrice de chaque côté du pneumatique de façon qu'ils fassent saillie vers l'axe du pneumatique, et en ce qu'on tend ces éléments allongés de façon à tirer la chaîne dans le caoutchouc non vulcanisé. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la chaîne protectrice (16) comprend une partie bande de roulement (17) et des parties de paroi latérale (19) flanquant la partie bande de roulement (17), et en ce qu'on pousse la chaîne protectrice dans le caoutchouc non vulcanisé en raccordant dès éléments allongés, flexibles, et pratiquement inextensibles (42), de chaque côté du pneumatique, aux bords latéraux des parties de paroi latérale (19) de la chaîne (16) de façon qu'ils fassent saillie en direction de l'axe du pneumatique, et en tendant ces éléments allongés de façon à tirer la partie bande de roulement de la chaîne protectrice dans le caoutchouc non vulcanisé (44). 4. Procédé selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce qu'on enfonce la chaîne protectrice (16) dans le caoutchouc non vulcanisé (44) de façon qu'une partie de ce caoutchouc soit refoulée à travers la chaîne et en fasse saillie radialement vers l'extérieur, et en ce qu'on enfonce ce caoutchouc refoulé radialement vers l'intérieur dans la chaîne de façon à immobiliser solidement la chaîne par rapport au pneumatique. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte les opérations suivantes : mise en place d'une nappe annulaire (50) par-dessus la chaîne protectrice (16) sur son côté le plus éloigné de l'axe du pneumatique ; de chaque côté du pneumatique, raccordement d'un certain nombre d'éléments allongés, flexibles et pratiquement inextensibles (42) aux bords latéraux de cette nappe (50) de façon qu'ils fassent saillie vers l'axe du pneumatique ; et tension de ces éléments allongés de façon à enfoncer la chaîne protectrice dans la couche de caoutchouc non vulcanisé. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'on place une couche supplémentaire de caoutchouc non vulcanisé (52) entre la chaîne protectrice et la nappe. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que le pneumatique possède un plan central transversal à son axe, et en ce que les éléments allongés (42) qui se trouvent de chaque côté de ce plan central sont dirigés radialement vers l'intérieur de la chaîne protectrice et axialement à l'opposé de ce plan central. 8. Procédé selon la revendication-7, caractérisé en ce que les éléments flexibles sont inclinés d'un angle compris entre 30 et 60 par rapport au plan central. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 8, caractérisé en ce qu'il comporte les opérations suivantes : mise en place d'un vérin télescopique (36) le long de l'axe du pneumatique, les extrémités (38) de ce vérin faisant saillie axialement au-delà des flancs du pneumatique ; raccordement des éléments allongés (42), de chaque côté du pneumatique, aux extrémités (38) du vérin (36) ; et développement du vérin de façon à tendre les éléments allongés. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que le vérin exerce une force de 20 tonnes environ. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que la pression du pneumatique est comprise entre 310 et 620 kilo pascals. 12. Procédé selon 1'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que la pression du pneumatique est de 400 kilo-pascals environ. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que l'on chauffe le caoutchouc et la chaîne par rayonnement. 14. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que l'on chauffe le caoutchouc et la chaîne à 1000C environ. 15. Procédé selon l'une quelconque ds revendications 1 à 14, caractérisé en ce qu'il comporte la vulcanisation du caoutchouc non vulcanisé pendant que le pneumatique est monté sur un moyeu et gonflé, en : adaptant une enveloppe (66) sur le pneumatique (10) au moins de façon étanche de façon à enfermer le caoutchouc non vulcanisé (64) et à former un espace libre entre l'enveloppe et le pneumatique i reliant à l'atmosphère l'espace libre compris entre l'enveloppe et le pneumatique i plaçant le pneumatique dans un autoclave (60) ; mettant sous pression et chauffant l'autoclave à une pression et à une température suffisantes pour vulcaniser le caoutchouc non vulcanisé ; et Htajntenant le pneumatique dans l'autoclave pendant un temps suffisant pour vulcaniser le caoutchouc non vulcanisé. 16. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que le pneumatique est monté librement dans l'autoclave. 17. Procédé selon la revendication 15 ou 16, caractérisé en ce que l'enveloppe est collée aux flancs du pneumatique. 18. Procédé selon l'une quelconque des revendications 15 à 17, caractérisé en ce que la pression de gonflage du pneumatique est plus grande que la pression qui règne dans l'autoclave. 19. Procédé selon l'une quelconque des revendications 15 à 18, caractérisé en ce que la pression de gonflage du pneumatique est de 620 kilc-pascals environ, et en ce que la pression qui règne dans l'autoclave est comprise entre 480 et 585 kilo-pascals. 20. Procédé selon l'une quelconque des revendications 15 à 19, caractérisé en ce que la pression qui règne dans l'autoclave est comprise entre 520 et 585 kilo-pascals. 21. Procédé selon l'une quelconque des revendications 15 à 20, caractérisé en ce que la température qui règne dans l'autoclave est comprise entre 120 et 150OC. 22. Procédé selon l'une quelconque des revendications 15 à 21, caractérisé en ce que la température qui règne dans l'auto- clave est comprise entre 123 et 128OC. 23. Appareil de mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 22, caractérisé en ce qu'il comporte : un certain nombre d'éléments similaires, allongés, flexibles-et pratiquement inextensibles (42) que l'on peut raccorder à chaque bord d'une chaîne protectrice (16) ou bien à une nappe (50) disposée sur la chaîne protectrice sur son côté le plus éloigné du pneumatique de façon que lesdits éléments soient dirigés vers l'intérieur en direction de l'axe du pneumatique ; et un vérin (36) qui permet de tendre les éléments allongés. 24. Appareil selon la revendication 23, caractérisé en ce que le moyen de tension est un vérin (36) qui est disposé le long de l'axe du pneumatique et qui fait saillie latéralement au-delà de chaque flanc du pneumatique. 25. Appareil selon la revendication 24, caractérisé en ce que le vérin est un vérin hydraulique. 26. Appareil selon l'une quelconque des revendications 23 à 25, caractérisé en ce que les éléments allongés sont des chaînes et en ce que le moyen de tension comporte un disque (38) dans lequel sont formées un certain nombre de perforations (40) en forme de trou de serrure qui sont équidistantes sur son pourtour, chaque perforation étant destinée à verrouiller une chaîne (42) sur le disque (38).