La présente invention concerne des revêtements destinés à des collecteurs de chaleur d'origine solaire. Plus précisément, l'invention concerne des revêtements destinés à des collecteurs d'énergie solaire fonctionnant à température élevée. L'utilisation de l'énergie solaire par absorption de chaleur est bien connue. Par exemple, un tube ou une plaque absorbe les radiations solaires et transmet l'énergie absorbée à un fluide avec lequel le tube ou la plaque est en relation d'échange de chaleur. Dans les systèmes solaires fonctionnant à basse température (atteignant une température d'environ 1050C), une plaque plane est en général utilisée pour la collecte directe des radiations solaires incidentes. Dans les systèmes fonctionnant à température élevée (atteignant des températures qui dépassent 2250C en général), des surfaces réfléchissantes ou miroirs sont utilisés pour la concentration des rayons solaires incidents qui doivent être absorbés par le collecteur.Les collecteurs destinés aux systèmes solaires fonctionnant à température élevée comprennent en général un tube ou un panneau qui absorbe les rayons solaires focalisés par les miroirs et transmet l'énergie absorbée par un fluide qui est chauffé et qui est au contact du tube ou du panneau. On connaît déjà le revêtement d'un organe absorbant l'énergie solaire et destiné à transmettre la chaleur, dans un collecteur, à l'aide d'une matière absorbant les rayons solaires, afin que le rendement des collecteurs solaires soit accru. Par exemple, les collecteurs ont déjà été peints de peinture noire qui absorbe les rayons solaires et augmente le chauffage du fluide qui circule dans le collecteur.On a considéré jusqu'à présent que la caractéristique la plus importante pour un fonctionnement efficace des collecteurs solaires à température élevée était que le revêtement du collecteur possède un coefficient d'absorption a des rayons solaires aussi élevé que possible, sa limite étant celle du corps noir théorique soit 100 % avec a = 1,0, et possède un coefficient d'émission , dans la plage des longueurs d'ondes infrarouges (ctest-à-dire au-delà de 3 microns) aussi faible que possible et de préférence inférieur à 0,2.En fait, de nombreuses tentatives ont été consacrées à la mise au point de "revetements absorbants sélectifs" pour collecteurs solaires. les 'rrev8tements absorbants sélectifs" sont des revêtement qui ont un coefficient élevé d'absorption a dans la plus grande partie du spectre solaire et un pouvoir réflecteur élevé dans le proche infrarouge afin que les pertes par réémission soient minimales. Les absorbants sélectifs sont considérés comme des matières ayant des rapports a/E élevés. l'inconvénient principal des revêtements sélectifs actuellement mis a point est que, bien qu'ils constituent des absorbants très efficaces dans la plus grande partie du spectre solaire, ils coupent en fait l'extrémité de queue de la région du spectre solaire du côté des grandes longueurs d'ondes, si bien que, bien que les pertes par réémission dans le spectre infrarouge restent minimales étant donné la sélectivité spectrale du revêtement, les pertes par réflexion à l'extrémité de queue du spectre solaire sont supérieures au gain d'énergie obtenu par réduction des pertes par réémission. Par exemple, un-exemple de revêtement sélectif multicouche connu pour collecteur a un coefficient d'absorption solaire supérieur à 0,9 entre 0,4 et 1,5 micron.Cependant, l'inconvénient de ce reveAte ment est que le point de coupure du coefficient élevé d'absorption au faible coefficient d'absorption se situe sensiblement à 1,5 micron c' est-à-dire beaucoup trop près dans le spectre solaire. En conséquence, une partie des radiations solaires incidentes est réfléchie par le revetemert. le résultat final est que le coefficient global d'absorption solaire n'est que d'environ 0,85 à 0,90 (soit 85 à 90 %).Ainsi, bien que le revêtement sélectif assure une coupure efficace des pertes par réémission étant donné le faible pouvoir émissif dans l'infrarouge (e = 0,1), le revetement sélectif ne présente pas un coefficient élevé d'absorption solaire dans tout le spectre solaire et 10 à 15 % environ des rayons solaires sont perdus par réflexion. les revêtements sélectifs possèdent d'autres inconvénients importants. En particulier, les compositions multicouches nécessitent un réglage précis de l'épaisseur des couches. De nombreux revêtements sélectifs ne peuvent pas être réparés sur place et de nombreux possèdent le défaut de permettre une interdiffusion des matières de revêtement, si bien que leur sélectivité peut diminuer. L'invention concerne de façon générale un revêtement perfectionné pour collecteur solaire à température élevée, ayant un coefficient d'absorption dépassant 0,9 aux longueurs d'ondes comprises entre environ 0,35 et 3,0 microns, et de préférence entre 0,35 et 2,5 microns environ. les revêtements absorbants d'énergie solaire selon l'invention sont des oxydes minéraux thermiquement stables choisis dans le groupe comprenant les ferrites et notamment les ferrites contenant jusqu'à quatre métaux différents dans le réseau cristallin, des oxydes métalliques, notamment les oxydes métalliques de nickel, de cobalt, de fer, de molybdène et de strontium et leurs mélanges. Dans un mode de réalisation de l'invention, un système collecteur d'énergie solaire comprend un organe de transmission de chaleur ayant un revêtement de surface formé par un oxyde minéral ayant un coefficient d'absorption solaire dépassant 0,9 aux longueurs d'ondes comprises entre environ 0,35 et 3,0 microns. Dans un autre mode de réalisation de l'invention, une composition de revêtement absorbant l'énergie solaire a un coefficient d'absorption, à l'état durci, supérieur à 0,9 aux longueurs d'ondes comprises entre 0,35 et 3,0 microns, la composition contenant une charge optiquement active dont le coefficient d'absorption dépasse 0,9 aux longueurs d'ondes comprises entre 0,35 et 3,0 microns, dans un silicate organique tel que du polysilicated'ethyle,et un solvant organique tel que l'acétate demoncéthyléther d'éthylèneglycol ou le monoéthyléther d'éthylèneglycol, le rapport de la charge minérale au liant de silicate organique étant en général compris entre I et 3, et le rapport du silicate organique au sol-vant étant en général compris entre 0,5 et 2, ces proportions étant données en volume. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la. description qui va suivre, faite en référence aux.dessins annexés sur lesquels la figure 1 estun schéma d'un collecteur d'énergie solaire relié à une-installation, le collecteur étant représenté en coupe partielle la figure 2 est une perspective schézavique d'une variante de collecteur d'énergie solaire les figures 3 à 6 sont des graphiques représentant les flux thermiques calculés pour les revêtements collecteurs ayant des coefficients différents d'absorption et d'émission, pour des concentrations solaires de 1000, 500, 100 et 40 respectivement pour les-figures 3 à 6, avec des insolations solaires de 800 et 700 W/m2 la figure 7 est un graphique représentant le coefficient d'absorption mesuré pour un revêtement absorbant pour collecteur à température élevée, selon l'inventIon, le trait vertical interrompu indiquant un changement d'échelle, de même que sur la figure 8 ; et la figure 8 représente la variation du coefficient d'absorption d'un autre revêtement absorbant à température élevée préparé par pulvérisation dans un plasma. On se réfère d'abord au schéma de la figure 1 qui représente un collecteur solaire 10 placé par rapport à des surfaces réfléchissantes Il et 12 afin que les rayons solaires soient concentrés et dirigés sur le collecteur 10. les rayons incidents sont représentés schématiquement par les flèches 14. le collecteur peut comprendre une plaque collectrice 15 ayant un revêtement 16 sur une surface. le revêtement est décrit plus en détail dans la suite. le collecteur peut aussi avoir un couvercle transparent 18. Le fluide à chauffer est pompé par une pompe 19 du serpentin 20 de transfert de chaleur au distributeur 21 et il circule aiors le long de la plaque 15 et revient, après passage dans le collecteur 22, vers le serpentin 20 de chauffage. Comme l'installation décrite en référence à la figure 1 constitue un collecteur d'énergie solaire avec concentration, la température du fluide quittant le collecteur 22 dépasse 1050C.En fait, lors de la mise en oeuvre de l'invention, l'appareil a des surfaces suffisamment réfléchissantes pour que les rayons solaires incident s soient concentrés et donnent une température de collecteur qui dépasse en général 2050C environ et de préférence comprise entre 560 et 8950C. Comme l'indique la figure 1, le fluide qui quitte lecollecteur solaire passe dans une zone 24 d'échange de chaleur, par l'intermédiaire des serpentins 20 de chauffage. Un fluide de travail tel qu'un hydrocarbure chloré et fluoré, peut être contenu dans la zone 24 d'échange de chaleur si bien que la chaleur du fluide qui circule dans les serpentins 20 est transmise au fluide de travail. Celui-ci lorsqu'il est chauffé, est transmis par une canalisation 25 à une turbine 26 à gaz qu'il entraîne. Celle-ci peut être reliée par exemple à une génératrice électrique 27 qui transforme ainsi l'énergie solaire en énergie électrique. Après l'entraînement de la turbine 26, le fluide de travail peut subir un refroidissement plus important dans des serpentins 28 de refroidissement d'un condenseur et il revient ensuite par la canalisation 29, dans la zone 24 de chauffage. Dans un autre mode de réalisation de l'invention, un collecteur solaire 30 comprend une tuyauterie tubulaire ou-un organe tubulaire 34 de transmission de chaleur ayant un reveAte ment sélectif 31 à sa surface La surface réfléchissante 32 peut être formée par exemple par un miroir courbe. Ainsi, les rayons solaires incident s sont réfléchis par le miroir et concentrés par focalisation sur l'organe tubulaire 34 de trans fers de chaleur.Un fluide peut passer dans l'organe 34 et peut circuler vers une zone d'échange de chaleur telle que la zone 24 représentée sur la figure 1, et peut ensuite être traité comme décrit en référence à la circulation du fluide chauffé dans le collecteur lO. En d'autres termes, le collecteur solaire 30 peut être utilisé à la place du collecteur 10 dans le système de la figure 1. Il faut noter facilement que d'autres variantes de l'installation particulière peuvent être utilisées dans le cadre de l'invention. Dans tous les cas, les organes de transmission de chaleur des collecteurs à température élevée, représentés sur les figures décrites précédemment,ont un revetement de surface qui présente un coefficient élevé d'absorption des rayons solaires a aux longueurs d'ondes comprises entre 0,35 micron et 3,0 microns environ. En fait, un tel revêtement peut avoir un pouvoir émissif supérieur à 0,45 dans la plage des longueurs d'ondes infra rauges (c'est-à-dire dépassant 3 microns). Ce revêtement a donc des propriétés très différentes des "revêtements sélectifs" connus qui se caractérisent par des coefficients d'absorption pouvant atteindre 0,9 à des longueurs d'ondes comprises entre environ 0,35 et 1,9 micron, et des pouvoirs émissifs bien inférieurs à 0,4 et en général aussi faibles que 0,1. L'analyse du bilan énergétique (comcaraison de l'énergie solaire absorbée et des pertes par réémission) des collecteurs solaires à température élevée iodique que, dans les applications dans lesquelles les concentràtions de l'énergie solaire doivent être élevées, une augmentation du coefficient d'absorption de l'énergie dans tout le spectre solaire, à 0,95 par exemple, a plus d'importance qutune réduction du pouvoir émissif dans le proche infrarouge, de 0,90 à 0,10.Ainsi, bien qu'un revêtement sélectif réduise efficacement les pertes par réémission étant donné le faible pouvoir émissif dans la région infrarouge du spectre, par exemple lorsque e = 0,1, le revêtement sélectif n'a pas un coefficient élevé d'absorption solaire dans tout le spectre solaire intéressant, et 10 à 15 % environ des rayons solaires incidents sont perdus par réflexion. Par exemple lorsque les rayons solaires à une longueur d'onde dépassant 1,5 micron par exemple sont réfléchis au lieu d'être absorbés, le résultat est un coefficient global d'absorption solaire qui n' est que d'environ 0,85 à 0,90.En conséquence, un revêtement absorbant ayant un coefficient d'absorption dépassant 0,90 et de préférence pouvant atteindre 0,95, même avec un pouvoir émissif s d'environ 0,90, est un absorbant bien plus efficace au'un revêtement sélectif ayant un coefficient d'absorption de 0,85 et un pouvoir émissif # de 0,1 pour des concentrations solaires importantes. Un autre exemple illustrant les conditions précédentes est la comparaIson du gain résultant d'énergie thermique dans trois cas particuliers de revêtements de collecteurs solaires, un revêtement sélectif (a) dont les coefficients sont a = 0,85 et e = 0,1, un revetement sélectif (b) dont les coefficients sont a = 0,90 et s = 0,1, et un revêtement selon l'invention (c) ayant un coefficient d'absorption a = 0,95 et un pouvoir émissif = o,go. le gain résultant d'énergie, pour les trois revêtements absorbants, est calculé pour des températures de collecteurs de ?05 à 10950C. les pertes par émission sont cal culées d'après l'équation de Stefan-Boltzmann.On ne considère pas les pertes par convexion car elles sont identiques pour les deux types de revêtements sélectifs et pour le revêtement selon l'invention si bien que ces pertes n'ont pas d'effet sur la comparaison. les calculs sont effectués pour deux isolations solaires moyennes et quatre niveaux de concentration. les calculs du flux thermique net ou résultant, pour les trois revêtements de collecteurs ayant des coefficients différents d'absorpticn et des pouvoirsémissifs différents, figurent dans les tableaux I et II. le revêtement non sélectif 3 des tableaux est le revêtement selon l'invention. TABLEAU I Conparaison du flux thermique net d'un revêtement non sélectif selon l'invention et de deux revêtements sélectifs Insolation solaire moyenne : 800 W/m CONCENTRATION : 1000 Flux thermique net kW/m Température du Revêtement Revêtement Revêtement non collecteur C sélectif n01 sélectif n02 sélectif n03 (at = 0,85) (a2 = 0,90) (c3 = 0,95) (#1 = O,tO) (e2 = 0,10) (E3 = 0,90) 205 679,8 7t9,8 757,8 335 679,4 719,4 754,3 425 678,7 718,7 748,2 560 677,6 717,6 738,3 725 674,4 714,4 709,3 840 672,1 712,1 688,6 1095 660,3 700,3 582,6 CONCENTRATION : 500 205 339,8 359,8 377,8 335 339,4 359,4 374,3 425 338,7 358,7 368,2 560 337,6 357,6 358,3 725 334,4 354,4 329,3 840 332,1 352,1 308,6 1095 320,3 340,3 202,6 TABLEAU I (suite) CONCENTRATION : 100 Flux thermique net kW/m2 Température du Revêtement Revêtement Revêtement non collecteur sélectif n01 sélectif n 2 sélectif n03 (a1 = 0,85) (a2 = 0,90) &alpha; 3 = C,95) (#1 = 0,10) ( #2 = 0,10 (# 3 = 0,90) 205 67,8 71,8 73,8 260 o7,6 71,6 72,3 335 67,4 71,4 70,3 370 67,1 71,1 67,5 425 66,7 70,7 64,2 560 65,6 69,6 54,3 CONCENTRATION : 40 205 27,0 28,6 20,2 230 26,9 28,5 27,5 260 26,8 28,4 26,7 290 26,7 28,3 25,8 335 26,6 28,2 24,7 425 25,9 27,5 18,6 560 24,8 26,4 8,7 TABLEAU II Comparaison du flux thermique net pour revetement non sélectif selon l'invention et de deux revêtements sélectifs Insolation solaire moyenne : 700 W/m CONCENTRATION : 1000 Flus thermique net kW/m2 Température du Revêtement Revêtement Revêtement non collecteur C sélectif no1 sélectif no2 sélectif no3 (&alpha;1 = 0,85) (&alpha;2 = 0,90) (&alpha;3 = 0,95) (#1 = 0,10) (E2 = 0,10) (E3 = 0,90) 205 594,7 629,8 662,8 335 594,4 629,4 659,3 425 5Q3,7 628,7 653,2 560 592,6 627,6 643,3 725 589,4 624,4 614,3 840 587,1 622,1 593,6 1095 575,3 610,3 487,6 TABlEAU II (suite) CONCENTRATION : 500 Flux thermique net kW/m2 Température du Revêtement Revêtement Revêtement non collecteur sélectif n01 sélectif n02 sélectif n03 (a1 = 0,85) (a2 = 0,90) (c3 = 0,95) (E1 = 0,10) (E2 = 0,10) (e3 = 0,90) 205 297,3 314,8 330,3 335 296,9 314,4 326,8 425 296,2 313,7 320,7 560 295,1 312,6 310,8 725 291,9 309,4 281,8 840 289,6 307,1 261,1 1095 277,8 295,3 155,1 CONCENTRATION : 100 205 59,3 62,8 64;3 260 59,1 62,6 62,8 335 58,9 62,4 60,8 370 58,6 62,1 58,1 425 58,2 61,7 54,7 560 57,1 60,6 44,8 CONCENTRATION : 40 205 23,6 25,0 24,4 230 23,5 24,9 23,7 260 23,4 24,8 22,9 335 23,2 24,6 20,9 425 22,5 23,9 14,8 560 21,4 22,8 4,9 les figures 3 à 6 représentent graphiquement les résultats précédents. tes figures 3 à 6 montrent clairement les régimes de température pour lesquels le revêtement absorbant selon l'invent ion est plus efficace que chacun des deux revêtements sélectifs pour une insolation moyenne. de 800 M/m2. Ainsi, pour une concentration solaire de 1000, le revêtement selon l'in vention est plus efficace que le revêtement sélectif ayant un coefficient d'absorption de 0,85 et un pouvoir émissif de 0,1 pour des températures de collecteurs pouvant atteindre 8950C. la même comparaison avec le revêtement sélectif ayant un coefficient d'absorption de 0,90 et un pouvoir émissif de 0,1 indique que la température à laquelle le revêtement absorbant selon l'invention et le revêtement sélectif présentent des gains résultantsd'énergie équivalents à 6800C, c'est-à-dire une température qui se trouve bien dans la plage des températures prévues de collecteurs destinées à des récepteurs élevés à tour.Même pour une concentration solaire de 40, un revêtement selon l'invention (a = 0,95 et E = 0,9) est encore plus efficace qu'un revêtement sélectif (a = 0,85 et E = 0,1) pour des températures de collecteurs pouvant atteindre 2570C ; cependant, une augmentation du coefficient d'absorption du revêtement sélectif à 0,9, avec e= 0,1, rend le revêtement sélectif plus efficace d'environ 6 ffi que le revêtement selon l'invention pour une température de collecteur de 2600C. Dans tous les cas, il est clair d'après les résultats que, pour les concentrations solaires importantes, par exemple dépassant 100, un gain fractionnaire sur le coefficient d'absorption est plus important qu' une réduction du pouvoir émissif de 0,9 à 0,1. La sélectivité, c'est-à-dire la réduction du pouvoir émissif, n'a d'importance que pour une faible concentration solaire, par-exemple inférieure à 40 environ. L'invention concerne un revêtement absorbant l'énergie solaire, ayant un coefficient a d'absorption qui dépasse 0,90 environ et de préférence 0,95 environ et plus (la limite étant celle du corps noir soit a = 1,00) dans tout le spectre solaire, entre les longueurs-d'ondes de-0,35 et 3,0 microns environ. le revêtement absorbant est formé de matières stables comprenant des oxydes métalliques, des ferrites ou des mélanges de telles matières. les oxydes métalliques sont représentés par la formule générale MbOC, M étant choisi dans le groupe comprenant le nickel, le cobalt, le strontium et le molybdène, b est un nombre compris entre 1 et 3 et c est un nombre compris entre 1 et 4. De tels oxydes métalliques sont des composés bien connus. La'matière la plus avantageuse comme oxyde métallique pour l'absorption solaire est Co304. le terme "ferrite" désigne un oxyde multiple de l'oxyde ferrique représenté de façon générale par la formule M'Fe204 dans laquelle M' peut représenter au moins un et jusqu'à quatre métaux monovalents ou bivalents différents choisis dans le groupe qui comprend le nickel, le zinc, le lithium, le molybdène, le manganèse, le magnésium, le cobalt, le cuivre, le strontium, le baryum, l'aluminium, le gadolinium et l'yttrium, le fer Fe étant à ltétat d'oxydation + 3. De nombreuses ferrites existent dans la nature, par exemple la magnétite Fe2O3, la maghemite, Fe203, la jacobtite (Fe,Mn)304 et analogues.On prépare aussi facilement des ferrites à partir d'oxydes métalliques et d'oxyde de fer, suivant l'équation : Parmi les ferrites les plus avantageuses pour la formation de matières absorbant l'énergie solaire selon l'invention, on peut citer les matières suivantes : Ni0,35Zn0,65Fe2O4, 2CoO.BaO.8Fe203, CoFe204, (1i0,5Fe0,5)0,9Zn0,1Fe204, (1i0,5Fe0,5)0,45Ni0,175Zn0,375Fe204. Selon l'invention, l'organe de transmission de chaleur du collecteur solaire est revêtu des revêtements d'absorption solaire selon l'invention. le revêtement peut être réalisé par pulvérisation dans une flamme ou dans un plasma formé par un arc, la matière de revêtement étant appliquée sur un alliage métallique réfractaire convenable tel que les alliages de nickel vendus sous la marque "Hastelloy" par Union Carbide, ew York, Etats Unis d'Amérique, les alliages sickel-chrome vendus par the Internal Nickel Company, Huntington, Virginie du nord, Etats Unis d'Amérique, sous la marque "Inconel" et les alliages cobalt-molybdène utilisés dans la construction, par exemple pour la formation de tubes de four à température élevée.Lors de l'utilisation de la technique de pulvérisation dans une flamme ou dans un plasma formé par un arc, un liant minéral ne doit pas être utilisé car les particules de la matière d'absorption (de dimension en général inférieure à 0,25 mm et de préférence nettement inférieure) sont chauffées suffisamment haut pour qu'elles se liquéfient à la surface de l'organe de transmission de chaleur avec formation d'une liaison convenable avec l'organe de transmission. Cependant, un liant vitreux de dimension particulaire analogue, par exemple de silice, peut être mélangé préalablement à la matière de revêtement et déposé simultanément sur le substrat, le rapport du liant vitreux à la matière absorbante optiquement active correspondant à 10 à 50 ffi en volume environ et de préférence à 10 à 30 d0 en volume. le revêtement absorbant selon l'invention peut être appliqué le plus commodément sur l'organe de transmission de chaleur et peut être fixé à la surface de celui-ci par mélange de la matière optiquement active avec un polysilicate organique, dans un solvant convenable, et par application de la suspension constituant une peinture par les techniques classiques de pulvérisation de peinture. Ainsi, une composition d'absorption d'énergie solaire est d'abord préparée à partir de la matière absorbante optiquement active, et d'un liant convenable tel que le silicate organique précité. Par exemple, la matière de charge a une dimension particulaire inférieure à 0,15 am environ et de préférence de 44 microns environ.Le liant choisi est un silicate organique tel que les polysilicates d'alkyle et notamment le polysilicate d'éthyle, dans un solvant organique tel que l'acétate d'éther monoéthylique d'éthylenegrycol ou l'acétate d'éther monoéthylique d'éthylèneglycol. le rapport du solvant au silicate organique correspond à environ 20 à 80 % en volume et de préférence à 40 à 60 ffi en volume environ. le rapport de la matière optiquement active au liant (comprenant le solvant organique) est de l'ordre de 1 à 3 et de préférence de l'ordre de 1,5 à 2. Comme indiqué précédemment, la suspension de la matière absorbante optiquement active et du -véhicule de la peinture est appliquée par les techniques classiques de pulvérisation de peinture sur l'organe de transmission de chaleur du collecteur solaire, le véhicule de la peinture durcit par exemple à température ambiante. Ainsi, après application d la charge optique et du liant sur le substrat, celui-ci peut rester dans les conditions ambiantes pendant un temps qui suffit au durcissement du véhicule de la peinture. Dans une variante et avantageusement, après application de la charge optique du liant à la surface du substrat, -ce dernier est chauffé à une température comprise entre environ 150 et 2050C, à l'air, afin que le revêtement ait totalement durci. On considère maintenant, à titre purement illustratif, des exemples de mise en oeuvre de l'invention. EXEMPLE 1 On prépare une série de revêtements d'absorption d'énergie solaire, du type décrit précédemment, avec des liants de silicate d'alkyle disponibles dans le commerce. La matière de charge optiquement active ou la matière absorbante des radiations solaires est dispersée dans le liant puis appliquée par pulvérisation de la suspension sur un substrat de métal nu, à la manière d'une peinture. Après durcissement à température ambiante pendant 24 h environ, on mesure le coefficient d'absorption dénergie solaire du revêtement, aux longueurs d'ondes de 0,4 à 3,0 microns, et on intègre par rapport au spectre solaire. Ensuite, on mesure à nouveau les coefficients d'absorption solaire après 24 h d'exposition du substrat revêtu à l'air à 7050C. La composition de la charge et le rapport charge/liant ainsi que les résultats obtenus figurent dans le tableau qui suit. Absorption solaire intégrée Rapport Brut de après 24 h N d'essai Composition de la charge optique Liant charge/liant préparation à 705 C 1 Ni0,35Zn0,65Fe2O4 "Silbond" H5* 2/1 0,918 0,939 2 2CoO.BaO.8Fe2O3 "Silbond" H5* 1,63/1 0,941 0,921 3 CoFe2O4 "Silbond" H5* 1/1 0,946 0,933 4 Ni0,35Zn0,65Fe204 "Silbond" H6* 2/1 0,929 0,904 5 (Li0,5Fe0,5)0,9Zn0,1Fe2O4 "Silbond" H6* 2/1 0,952 ND 6 (Li0,5Fe0,5)0,45Ni0,175Zn0,375.Fe2O4 "Silbond" H6* 2/1 0,913 0,887 7 Co3O4 "Silbond" H6* 2/1 0,924 0,930 8 2CoO.BaO.8Fe2O3 "Silbond" H6* 1,5/1 0,908 0,901 9 Fe304 "Silbond" H5* 2/1 0,968 ND * "Silbond" H5 et H6 correspondent à des marques de fabrique de the Stauffer Chemical Company, Westport, Connecticut, Etats-Unis d'Amérique, et correspondent à un polysilicate d'éthyle ayant la formule générale (C2H50)3SiO[(C2H50)2SiO]xSi(OC2H5)3, la première des deux matières étant un liquide bleu ayant une tension de vapeur de 36 torrs à 20 C, la seconde étant un liquide blanc à jaune pâle ayant une tension de vapeur de 24 torrs à 20 C. ND - non déterminé. la figure 7 représente le coefficient d'absorption solaire du revêtement préparé dans les cellules n 1, pour les longueurs d'ondes de 0,24 à 24 microns. les résultats qui précèdent indiquent que les revêtement préparés ont des coefficients d'absorption dépassant 0,90, à l'exception de la composition n 6, même après exposition pendant 24 h à l'air à 7050C, le coefficient d'absorption restant supérieur à 0,90. EXEMPLE 2 Dans cet exemple particulier, on revêt un alliage réfractaire nickel-molybdène d'une ferrite lithium-zinc ayant la composition (Li0,5Fe0,5)0,9Zn0,1Fe204 par dépôt d'une poudre de ferrite de moins de 44 microns de composition indiquée avec un appareil de pulvérisation dans un plasma formé par un arc, l'argon constituant le gaz véhicule et du plasma, avec une puissance de 20 kW et un débit de gaz de plasma de 2,4 m3/h. Après revêtement du substrat métallique par la ferrite lithium-zinc, le substrat revêtu est exposé de façon répétée à la température d'un dispositif de post-combustion à tuyère, à une température comprise entre 1005 et 10600C, puis refroidi au voisinage de la température ambiante. L'opération est répétée cinquante fois au total. Le revêtement supporte le cycle à température élevée sans effets perturbateurs. Les caractéristiques d'absorption du revêtement, de 1 à 24 microns, après I'exposition au cycle à température élevée sont indiquées sur la figure 8. On note que, au-dessous de 4 microns, le coefficient d'absorption est égal à 0,95. REVENDICATION8 1. Appareil collecteur d'énergie solaire, caractérisé en ce qu'il comprend un organe de transmission de chaleur, un revêtement de surface placé sur l'organe de transmission de chaleur, ce revêtement étant un oxyde minéral ayant un coefficient d'absorption solaire dépassant 0,90 environ, pour les longueurs d'ondes comprises entre environ 0,35 et 3,0 microns, l'oxyde minéral étant choisi parmi les ferrites, les oxydes métalliques et leurs mélanges, l'appareil comprenant en outre un dispositif d'introduction d'un fluide afin qu'il soit en relation d'échange de chaleur avec l'organe de transmission de chaleur, et un dispositif d'introduction de fluide provenant dudit organe de transmission de chaleur dans une zone utilisatrice. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'oxyde minéral est une ferrite. 3. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que la ferrite contient de 1 à 4 métaux différents dans le réseau cristallin, ces métaux étant choisis parmi le nickel, le zinc, le lithium, le molybdène, le manganèse, le magnésium, le cobalt, le cuivre, le strontium, le baryum, l'aluminium, le gadolinium et ltyttrium. 4. Appareil collecteur d'énergie solaire, du type qui comprend un réflecteur destiné à concentrer les rayons solaires - cilents afin qu'ils viennent frapper une matière de transmi- sion de chaleur, les rayons solaires incidents étant concentrés par un facteur compris entre environ 40 et 2000, ledit appareil étant caractérisé en ce qu'il comprend un revêtement d'un oxyde minéral, placé sur la matière de transmission de chaleur et ayant un coefficient d'absorption qui dépasse 0,90 environ aux longueurs d'ondes comprises entre environ 0,35 et 3,0 microns, l'oxyde minéral étant choisi parmi les ferrites, les oxydes métalliques et leurs mélanges. 5. Appareil selon l'une des revendications 1 et 4, caractérisé en ce que l'oxyde minéral est un oxyde d'un métal choisi dans le groupe qui comprend le nickel, le cobalt, le fer, le molybdène et le strontium. 6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'oxyde métallique est l'oxyde de cobalt. 7. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'oxyde minéral est une ferrite ayant i à 4 métaux différents dans le réseau cristallin,ces métaux étant choisis dans le groupe qui comprend le nickel, le zinc, le lithium, le molybdène, le manganèse, le magnésium, le cobalt, le cuivre, le baryum, le strontium, l'aluminium, le gadolinium et l'yttrium. 8. Appareil selon l'une des revendications 2 et 7, caractérisé en ce que la ferrite est une ferrite de nickel-zinc. 9. Appareil selon l'une des revendications 2 et 7, caractérisé en ce que la ferrite est une ferrite de lithium-zinc. 10. Composition pour revêtement absorbant les rayons solaires, caractériséeen ce qu'elle contient une charge optique et un liant, dans un rapport pondéral compris entre environ l/l et 3/l, la charge optique ayant une dimension particulaire comprise entre environ 0,01+4 et 0,15 mm, la charge optique étant un oxyde minéral ayant un coefficient d'absorption solaire supérieur à 0,90 environ, aux longueurs d'ondes comprises entre environ 0,35 et 3,0 microns, l'oxyde minéral étant choisi dans le groupe qui comprend les ferrites, les oxydes métalliques et leurs mélanges, le liant étant un polysilicate d'alkyle. 11. Composition selon la revendication 10, caractérisée en ce que le liant est du polysilicate d'éthyle dissous dans 20 à 80 % en volume environ d'un solvant organique. 12. Composition selon la revendication 11, caractérisée en ce que l'oxyde minéral est un oxyde métallique choisi parmi les oxydes de nickel, de cobalt, de fer, de molybdène et de strontium. 13. Composition selon la revendication il, caractérisée en ce que oxyde métallique est une ferrite ayant un à quatre mentaux différents dans le réseau cristallin, ces métaux étant choisis dans le groupe qui comprend le nickel, le zinc, le lithium, le molybdène, le manganèse, le magnésium, le cobalt, le cuivre, le strontium, le baryum, l'aluminium, le gadolinium et ltyttrium.