La présente invention se réfère aux dispositifs de régulation et de stabilisation des vitesses de déplacement de mécanismes à entraînement hydraulique et aux dispositifs de régulation et de stabilisation du débit de vannes ou commandes hydrauliques ou pneumatiques, en présence surtout de pressions variables. On citera, à titre d'exemple, parmi les multiples possibilités d'application de la présente invention, le dispositif d'avancement, de type hydraulique, des laminoirs "à pas de pélerin" pour tubes sans soudure et le dispositif de freinage contrôlé (de type hydraulique) du mandrin des laminoirs "continus à mandrin retenu" pour tubes sans soudure, dans lesquels il est nécessaire, pour obtenir un produit de bonne qualité ou pour réduire l'usure des outillages, d'obtenir une vitesse de déplacement du mandrin aussi constante que possible, même en cas de modifications d'assiette et d'efforts dus au laminage. Il existe en outre de nombreuses autres possibilités d'application dans le domaine hydraulique et pneumatique en général, lorsque, malgré l'existence de variations de pression dans un réseau ou dans un appareil hydraulique ou pneumatique, on désire obtenir des écoulements de fluide dont le débit demeure constant. Dans le cas du dispositif d'avancement, de type hydraulique, des laminoirs "à pas de pélerin" pour tubes sans soudure, le chariot d'avancement (10, fig 1) est, durant la course de laminage (dont la vitesse doit être constante), poussé, comme on le sait, par un vérin (11) à pression et poussée à peu près constantes et est retenu par les tiges (12) de vérins dont les cylindres (13) sont reliés à un obturateur (14) d'un type connu (également dénommé robinet à vanne ou même, improprement, vanne régulatrice-de vitesse ou de toute autre façon et qui, dans cette description, sera simplement appelée vanne (14) reliée à son tour au tuyau de décharge à la décharge (15)) ; c'est-à-dire que l'entrée de la vanne (14) (tubulure 16) est reliée aux cylindres (13) des vérins tandis que la sortie de cette même vanne (14) (tubulure 17) est reliée à la décharge/au tuyau de décharge Il est, pour obtenir un produit de bonne qualité, nécessaire que, durant le laminage, le chariot avance (flèche F) à une vitesse cons tante.La poussée du vérin d'avancement (11) à laquelle s'opposent les tiges (12) des vérins, provoque une pression correspondante dans le fluide des cylindres (13) de ces vérins, ce fluide étant, par conséquent, forcé à sortir à travers la vanne (14) ; la quantité de fluide qui sort des cylindres (13) des vérins à travers la vanne (14) au cours de l'unité de temps (débit) dépend tant de la pression atteinte par le fluide dans les cylindres (13) des vérins que de la plus ou moins grande ouverture de la vanne (14) ; la vitesse d'avancement du chariot (1û) est déterminée par le rapport existant entre la quantité de liquide qui s'écoule vers le tuyau de décharge/la décharge (15) en traversant la vanne (14) et la section des pistons (12) des vérins.Pour une ouverture donnée de la vanne (14), si la chute de pression (d p) entre l'entré J.e la vanne reliée aux cylindres (13) des vérins et la sortie de cette m9me vanne reliée au tuyau de décharge la décharge (15) est constante, le débit (quantité de fluide qui, à travers la vanne (14) s'écoule par le tuyau de c!écc:rge/ vers la décharge) est constant et le chariot d'avancement se déplace vers l'avant à une vitesse constante. Mais, on le sait, au cours du laminage et du fait de ce dernier, le chariot subit de fortes poussées axiales discontinues qui se transmettent alternativement au vérin (11) et aux tiges (12) des vérins antagonistes, provoquant ainsi d'énormes sautes de pression du fluide qui entraîne ces derniers, c'est-à-dire dans les cylindres (13) des vérins.Par consé- quent, la pression à l'entrée de la vanne (14) varie continuellement tandis que la sortie de cette même vanne, du fait qu'elle est reliée à la décharge, au tuyau de décharge, est à une pression à peu près constante; il se produit donc continuellement de fortes variations de la chute de pressions (L p) entre l'entrée et la sortie de la vanne (14) ; le débit de cette même vanne varie donc, d'où variation de la vitesse du chariot qui ne peut demeurer constante. De plus, la brusque et énorme chûte de pression entre l'entrée de la vanne (i4) reliée aux cylindres (13) des vérins et la sortie de cette iaême vanne (qui, étant reliée à la décharge/au tuyau de décharge est à une très faible pression) provoque une forte turbulence du fluide et des phénomènes de gazéification qui occasionnement des problèmes et inconvénients parmi lesquels, en particulier, l'usure de la vanne. Dans le cas du dispositif de freinage contrôlé, de type hydraulique, des "laminoirs continus à mandrin retenu" servant au laminage de tubes sans soudure (figure 5), le mandrin (18), fixé à la traverse porte-mandrin (19), et l'ébauche à laminer (1) dans laquelle le mandrin est enfilé, se rapprochent rapidement de la première paire de cylindres de laminage (21a) par une course à vide, sous l'action du vérin (11). En ce point de laminage commence lorsque l'ébauche vient au contact de la première paire de cylindres (21a) pour se terminer lorsque l'ébauche, désormais devenue tube, sort de la dernière paire de cylindres (21n). Lorsque le laminage commence, le mandrin (18) ne doit pas rester toi à fait immobile et ce pour éviter que quelques zones seulement du mandrin soient toujours soumises à la pression de la même paire de cylindres ce qui accroîtrait l'usure de ces points du mandrin tandis que les autres ne travailleraient et ne s'useraient pas : il est donc nécessaire qu'au cours du laminage d'un tube le mandrin (18) puisse se déplacer axialement dans le sens du laminage (flèche F) d'une longueur égale à la distance entre une paire de cylindres et la paire suivante et que ledit déplacement s'effectue à vitesse constante. La force supplémentaire exercée sur le mandrin vers l'avant est fournie par la pression que les paires de cylindres (animées d'un mouvement rotatif) exercent sur l'ébauche (20) et donc sur le mandrin (18) ainsi que par le frottement entre l'ébauche et le mandrin. Le mandrin, rigidement fixé à la traverse, tend à déplacer cette dernière mais les tiges (12) des vérins s'opposent à ce mouvement et le but principal de la présente invention est justement un groupe régulateur et stabilisateur de vitesse et de débit propre à permettre la régulation de ce mouvement. La vitesse de déplacement de la traverse et du mandrin, est, en effet, déterminée par le rapport existant entre le débit (quantité de fluide qui, au cours de l'unité de temps, s'écoule par le tuyau de décharge/vers la décharge à travers le groupe régulateur et stabilisateur) et la section des pistons (12) des vérins. Si la force appliquée au mandrin (18) du fait du laminage était constante, la pression du fluide dans les cylindres (13) des vérins serait également constante et il suffirait, pour régler la vitesse de déplacement robinet de la travers (19) et du mandrin (18), d'un bon su is mment précis ou d'une vanne régulatrice.Mais, tandis qu'au début du laminage l'ébauche (20) et le mandrin (18) ne sont engagés que dans la première paire de cylindres (21a) et que le mandrin n'est donc entraîné vers l'avant (flèche F) que par la force dûe à la première paire de cylindres, au fur et à mesure que l'ébauche s'engage dans un nombre croissant de paires de cylindres la force qui tend à entraîner le mandrin augmente (cette force étant due à la somme des actions des diverses paires de cylindres) et atteint sa valeur maxima lorsque l'ébauche est engagée dans toutes les paires de cylindres (21a, 21n). La force qui tend à entraîner le mandrin devient donc toujours plus grande et, par conséquent, les tiges (12) des vérins qui s'opposent à cette force sont également soumises à une poussée toujours plus grande qui provoque aussi l'accroissement, par bonds successifs, de la pression du fluide dans les cylindres (13) de ces vérins. Etant donné que la pression au tuyau de décharge/à la décharge est à peu près constante, la chute de pression (6 p) entre l'entrée de la vanne reliée aux cylindres (13) des vérins et la sortie de cette même vanne, reliée au tuyau de décharge/à la décharge, augmente également par bonds successifs. La quantité de fluide (débit) qui s'écoule par le tuyau de décharge/vers la décharge à travers la vanne, augmente donc et la vitesse de déplacement de la traverse porte-mandrin et du mandrin qui est-rigidement lié à la traverse augmente donc au lieu de demeurer constante. Du fait de cet inconvénient, les constructeurs de laminoirs ont tendance à accorder leur préférence à des régulateurs de vitesse de type mécanique, dont le c8ut est supérieur. De plus, dans les circuits oléodynamiques, les variations de température du fluide (et donc les variations de viscosité de ce dernier) influent également sur le débit de la vanne (à égalité de p), surtout au cours de la période, transitoire et si courte soit-elle, durant laquelle le fluide n'a pas encore atteint sa température de fonctionnement. Le but de la présente invention est celui de stabiliser le débit des appareillages hydrauliques ou pneumatiques, surtout en des circuits hydrauliques ou pneumatiques soumis à des sautes de pression et de stabiliser, de façon satisfaisante, la vitesse de déplacement de dispositifs à entraînement hydraulique par l'intermédiaire d'une stabilisation précise du débit de la vanne régulatrice, et ce pour toutes les vitesses requises et quelle que soit l'importance des sautes de pression auxquelles sont soumis les vérins d'entratnement du fait des poussées variables et discontinues dues au laminage ou à d'autres causes et, en outre, de ramener à des limites acceptables les phénomènes de turbulence provoqués par l'énorme chute de pression entre l'entrée et la sortie de la vanne régulatrice chute qui tend à user rapidement cette vanne. Pour réaliser ces objectifs, la présente invention prévoit un groupe régulateur et stabilisateur de vitesse et de débit pour le circuit de décharge d'un dispositif d'entratnement par un fluide, hydraulique ou oléodynamique en particulier, du type où ledit fluide est déchargé sous pression en passant à travers une vanne de décharge ou un organe d'étran glement.du fluide déchargé, caractérisé par le fait qu'il est, en aval de la vanne de décharge, prévu un groupe régulateur et stubilisåteur comprenant au moins une vanne de régulation normalement ouverte et traversée par le fluide s'écoulant de ladite vanne de décharge, l'organe de fermeture de ladite vanne régulatrice étant poussé vers sa position d'ouverture par une force indépendante et réglable et étant soumis à la pression dudit fluide, respectivement en amont et en aval de ladite vanne de décharge, la pression en amont agissant sur ledit organe de fermeture dans le sens de sa fermeture et la pression en aval agissant dans le sens de son ouverture et donc s'ajoutant à ladite force indépendante et réglable, ledit groupe comprenant en outre de préférence, une deuxième vanne de décharge montée en aval de ladite vanne régulatrice. Les aspects et les avantages de la présente invention ressortiront plus clairement de la description qui suit, faite à titre d'exemple et non limitative, en se référant aux dessins en annexe où sont représentées quelques formes possibles de-réalisation de l'invention. Sur ces dessins, dont la figure 1 relative à la technique connue a déjà été examinée, La figure 2 représente schématiquement la réalisation la plus général de la présente invention ; La figure 3 représente une variante de la figure 2 ; Les figures 4 et 5 représentent des exemples d'application de la présente invention à deux types de laminoirs à tubes ; Les figures 6 et 7 représentent des réalisations, correspondant à celles des figures 4 et 5, mais avec quelques variantes. Le schéma de la figure 2 illustre le cas général de la régulation et de la stabilisation du débit d'un fluide sous pression provenant d'une source, représentée par le réservoir 22, en une tubulure 16 dans laquelle le-fluide est l'objet de notables variations de pression. La tubulure lÓ est reliée à une vanne de décharge 14, d'un type connu, qui, par sa plus ou -moins grande ouverture, en modifie le débit moyen. En aval de la vanne 14 est montée la vanne régulatrice et stabi lisotrice 23, qui se compose pratiqvement d'un corps 24 dans l'ouverture axiale duquel est monté un organefde ermeture 25 qui ouvre ou ferme, selon sa position, la communication entre le raccord d'entrée 26 (relié à son tour à la tubulure 17) et le raccord de sortie ou de décharge 27. Comme la figure 2 l'illustre clairement, l'organe 25 de la vanne est en permanence poussé vers sa position d'ouverture par l'action d'un ressort 28 qui réagit entre le fond du corps 24 et un disque 29/&commat;e faire 30 de l'organe 25 de la vanne. Un raccord 31 met en communication une chambre 32 avec le conduit de dérivation 33 à travers lequel on prélève la pression du fluide en amont de la vanne de décharge 14. Cette pression agit sur l'organe 25 de la vanne avec une force de sens contraire à celle du ressort 28, tendant ainsi à fermer la communication entre les raccords 26 et 27. En aval de la vanne 23, il est en outre prévu une vanne de décharge finale 34, du type normalement fermé, dans laquelle un organe de fermeture 35 est maintenu normalement fermé par un ressort 36, interrompant ainsi la communication entre le raccord d'entrée 27 et le raccord de sortie 38. Les raccords 27 et 37 sont reliés entre eux par la tubulure 39. Enfin, le corps 24 de la vanne 23 comporte un raccord d'entrée supplémentaire 40 dont la fonction sera décrite plus loin. Il est clair, d'après le circuit qui vient d'être décrit, que la pression du fluide provoquée par la source 22 à travers la tubulure 33 tend à faire fermer l'organe de fermeture 25 de la vanne 23. Le fluide qui passe à travers la vanne 14 et à travers la vanne 23 doit, avant de pouvoir se décharger à travers le tuyau de décharge 15, atteindre une pression supérieure à celle nécessaire pour ouvrir la vanne 34 (pression à peu près constante quel que soit le débit) provoquant ainsi une contre-pression de valeur à peu près constante qui réduit les inconvénients (turbulence, gazéification du fluide, etc...) dus à la forte chute de pression existant entre l'entrée et la sortie de la vanne 23. Le fonctionnement du groupe de régulation et de stabilisation selon l'invention est donc le suivant du fait de l'existence de la vanne 14, la pression de la source de pression 22 agit dans la vanne 23 dans le sens de la fermeture de cette dernière (tubulure 33 et raccord 31). La pression du fluide qui, s'écoulant de la vanne 14 à travers la tubulure 17, trouve fermé le passage à travers la vanne 23 s'accroît jusqu'à ce que la force due à cet accroissement de pression et qui agit, en même temps que la force engendrée par le ressort 28, sur l'organe de fermeture 25 dépasse la force de fermeture due à la pression qui, à travers la tubulure 33, provient directement de la source 22, déterminant ainsi l'ouverture de la vanne 23 dans la mesure exactement nécessaire à maintenir dans la tubulure 17 la pression qui, ajoutée à la force engendrée par le ressort 28, a provoqué l'ouverture de l'organe de fermeture 25 de la vanne 23. L'élément de fermeture 25 est donc soumis a) à la force due à la pression (varable) existant dans la tubulure 16 (ctest-à-dire dans la source 22) qui tend à le fermer ; b) à la force (de mAeme valeur et de sens opposé) résultant de la combinaison de la pression (également variable) existant à l'entrée de la vanne 23 et de la force antagoniste (constante) due au ressort 28. Si la pression dans le réservoir 22 (et donc dans la tubulure 33) s'accroît, la force qui tend à fermer l'organe de fermeture 25 augmente également et, pour que la vanne 23 demeure suffisamment ouverte, la pression du fluide dans la tubulure 17 -(à l'entrée de la vanne 23)- doit augmenter en conséquence. Puisque la condition indispensable à l'ouverture de l'organe de fermeture 25 est que la force due à la pression à l'entrée de la vanne 23 (tubulure 17), ajoutée à la force engendrée par le ressort 28, égale/ équilibre la force engendrée par la pression qui provient directement de la source 22 et puisque la force engendrée par le ressort 28 est toujours constante (sauf modification de son tarage) il en résulte que les forces engendrées par les pressions dans les tubulures 17 et 33 varient de la même quantité et que la différence de pression entre l'entrée et la sortie de la vanne 14 est donc constante et déterminée par la valeur de la force antagoniste engendrée par le ressort 28. Pour modifier la chute de pression A p entre l'entrée et la sortie de la vanne 14, il est nécessaire et suffisant de modifier la valeur de la force antagoniste du ressort 28. Dans le cas où le fluide utilisé est de l'huile, un éventuel dispositif thermostatique (non représenté sur les dessins en annexe) provoque l'accroissement de la force antagoniste engendrée par le ressort 28 si la température de l'huile est inférieure à celle de fonctionnement pour en provoquer ensuite la diminution au fur et à mesure que la température de -l'huile s'accroît jusqu'à celle de fonctionnement. L'accroissement de ladite force antagoniste peut être obtenu par exemple en ajoutant à cette force celle obtenue par l'introduction, à travers le raccord *0, dans la chambre située au-dessous du dique 29 d'air (ou d'un autre fluide) sous une pression réglable au moyen d'un dispositif thermostatique qui agit sur le régulateur de cette pression ou même en obtenant la force antagoniste uniquement au moyen de l'introduction dans ladite chambre d'air (ou d'un autre fluide) sous une pression automatiquement régulée au moyen d'un dispositif thermostatique agissant sur le régulateur de cette pression. Ce dispositif est nécessaire en cas de notables différences de température de l'huile, car, à une température plus basse que celle de fonctionnement, la viscosité de l'huile est plus grande et, pour une meme ouverture de la vanne 14 et une même valeur de la force antagoniste -(qui détermine le & bop), le débit d'huile est plus faible. Pour maintenir le débit d'huile constant même au cours de la période transitoire où l'huile est encore froide et ce sans modifier l'ouverture de la vanne 14, il est nécessaire d'accroître la valeur de la force antagoniste qui détermine justement le susdit (bop). Le susdit dispositif thermostatique permet facilement d'obtenir de façon automatique la régulation de la force antagoniste qui tend à ouvrir l'élément de fermeture 25. Les figures 4 et 5 illustrent de façon schématique l'application de la présente invention à la régulation de la couse du piston portemandrin dans le cas d'un laminoir à pas de pélerin (figure 4) et dans celui d'un laminoir continu à mandrin retenu (figure 5). La source de pression y est constituée par les cylindres 13 de vérin, tandis que, pour l'identification des autres parties du groupe, nous renvoyons aux figures 1 et 2, ainsi qu'aux descriptions fournies plus haut. Lorsqu'il est nécessaire de modifier la vitesse du chariot 10 ou de la traverse porte-mandrin 19, sans modifier la chute de pression, il suffit de régler l'ouverture de la vanne 14 ; on modifie de cette façon la quantité de fluide passant tant à travers la vanne 14 qu'à travers la vanne 23 dont l'organe 25 s'ouvre plus ou moins selon le débit, sans toutefois modifier le jeu des pressions et l'influence de la force antagoniste due au ressort 28. La chute de pression existant entre l'entrée et la sortie de la vanne 14 demeure toujours celle (constante) déterminée par la force antagoniste appliquée à l'organe de fermeture 25 de la vanne stabilisatrice 23 et ce quelle que soit la pression atteinte par le fluide dans les cylindres 13 de vérin. Du fait que, pour une ouverture donnée de la vanne 14, le débit est fonction de la susdite chute de pression (au), il en résulte que la chute de pression (bop) demeurant constante pour toutes les valeurs de pression dans les cylindres 13 de vérin, le débit de la vanne 14 demeurera également constant. Par conséquent, la vitesse du chariot 10 (figure 4) ou de la traverse porte-mandrin 19 (figure 5) qui est, par l'intermédiaire des pistons 12 de vérin, liée au susdit débit, demeure également constante. La vanne finale 34 sert à fournir une contre-pression constante étant donné que le liquide sortant de la vanne stabilisatrice 25 doit atteindre la pression nécessaire à l'ouverture de l'organe de fermeture 35. Cette contre-pression assure une réduction évidente de l'usure des vannes due aux phénomènes de turbulence et de gazéification du fluide qui se produisent lorsque la pression passe rapidement de valeurs très élevées à des valeurs proches de zéro. En cas de très grandes sautes de pression dans les cylindres 13 de vérin, on peut adopter une série de vannes stabilisatrices 23a, 23b, 23c (Cf. fig. 6 et 7) qui, par des chutes successives de pression, identiques ou non entre elles, réduisent, par degrés successifs, la pression existant dans les cylindres 13 de vérin jusqu'à des valeurs proches de celles nécessaires à l'ouverture de la vanne finale 34, ou jusqu'aux valeurs requises. Dans ce cas, les liaisons (directes ou indirectes) sont réalisées de la façon suivante : la pression, existant dans le cylindres 13 de vérin, qui tend à fermer la première vanne stabilisatrice 23a ( en en fermant l'élément obturateur 25a) est prélevée, à travers la tubulure 33a, en amont de la vanne 14; la pression qui tend à fermer la deuxième vanne stabilisatrice 23b est prélevée, à travers la tubulure 33b, à l'entrée de la première vanne stabilisatrice 23a ; la pression qui tend à fermer la troisième vanne stabilisatrice 23c est prélevée, à travers la tubulure 33c, à l'entrée de la deuxième vanne stabilisatrice 23b et ainsi de suite si les vannes stabilisatrices sont plus nombreuses que les trois représentées sur le schéma des figures 6 et 7.Le fluide qui s'écoule de la vanne 14 passe successivement à travers les vannes stabilisatrices 23a, 23b, 23c, etc... grace aux tubulures 17a, 17b, 17c puis, grace à la tubulure 39, passe à travers la vanne 34 et s'écoule enfin par le tuyau de décharge 15. On peut, pour des raisons de débit, utiliser plusieurs vannes stabilisatrices, non seulement en série comme il a été dit plus haut, mais également en parallèle ou en combinaison série/parallèle, selon les mêmes principes et avec le même fonctionnement. On place, de toutes manières, la vanne finale 34 après la dernière vanne stabilisatrice. Dans le schéma décrit ci-dessus, les cylindres des vérins sont reliés à une vanne 14 d'un type connu, dont on modifie le débit moyen en en modifiant le degré d'ouverture. En aval de cette vanne 14 on monte plusieurs vannes stabilisatrices 23 (qui, dans le schéma des figures 6 et 7, sont au nombre de trois : 23a, 23b, 23c) et enfin la vanne finale 34. En ce qui concerne la première vanne stabilisatrice 23a, son fonctionnement (et sa liaison à la vanne 14 et au cylindre de vérin, y compris l'éventuel montage d'un contrôle thermostatique chargé de modifier, selon la température de l'huile, la valeur de la force antagoniste) est analogue à celui relatif au schéma des figures 4 et 5 (qui ne comportent qu'une seule vanne stabilisatrice 23)-. La pression existant à l'entrée de la première vanne stabilisatrice 23a (transmise à la deuxième vanne stabilisatrice 23b à travers la tubulure 33b) peut être insuffisante pour que la force de fermeture de la vanne 23b atteigne une valeur suffisante à lui faire vaincre la force antagoniste du ressort 2ob de la deuxième vanne stabilisatrice et peut donc ne pas suffire à fermer ladite vanne. Dans ce cas, la deuxième vanne 23b, la troisième vanne 23c (et, éventuellement, les vannes suivantes si il en existe plus que les trois représentées) demeurent entièrement ouvertes et n'opposent aucune résistance au passage du fluide. Lorsque du fait d'un accroissement de la pression dans les cylindres 13 des vérins et malgré la chute de pression (zips entre l'entrée et la sortie de la vanne 14 - ss p provoquée par la force antagoniste du ressort 2a de la première vanne stabilisatrice 23a- la pression à l'entrée de la première vanne stabilisatrice 23a atteint une valeur telle que, en arrivant à travers la tubulure 33b à la deuxième vanne stabilisatrice 23b, elle suffit à faire atteindre par la force de fermeture une valeur suffisante à vaincre la force antagoniste due au ressort 28b et donc à fermer l'organe obturateur 25b, le fluide ne réussit plus à passer grace à la tubulure 17b à travers la deuxième vanne stabilisatrice et ce jusqu'à ce qu'il atteigne une pression capable de donner à la force d'ouverture une valeur qui, ajoutée à la force antagoniste due au ressort 28b, réussit à équilibrer la force de fermeture et à provoquer une ouverture suffisante de l'organe obturateur 25b.La vanne stabilisatrice suivante 23c demeure encore ouverte jusqu'à ce que, du fait d'un accroissement supplémentaire de pression dans les cylindres 13 des vérins et malgré les chutes successives de pression qui se produisent durant le passage à travers la vanne 14 et à travers la première vanne stabilisatrice 23a, on ait encore, à l'entrée de la deuxième vanne stabilisatrice 23b, une pression qui, transmise à travers la tubulure 33c à la troisième vanne stabilisatrice 23c, réussit à donner à la force de fermeture une valeur capable de vaincre la force antagoniste due au ressort 28c et de fermer donc l'organe obturateur 25c.En ce cas, il est nécessaire que la pression dans la tubulure 17c donne à la force d'ouverture une force qui, ajoutée à la force antagoniste du ressort 28c, équilibre la force de fermeture (due à la pression qui arrive à travers la tubulure 33c) pour que l'organe obturateur 25c puisse s'ouvrir et permettre au fluide de passer à travers la troisième vanne stabilisatrice 23c. Ce processus se répète s'il existe plus de vannes que les trois représentées sur le schéma des figes 6 et 7. La chute de pression qui se produit entre l'entrée et la sortie de la vanne 14 est donc due à la valeur de la force antagoniste du ressort 28a de la première vanne stabilisatrice 23a ; la chute de pression qui se produit entre l'entrée et la sortie de la première vanne stabilisatrice 23a est due à la valeur de la force antagoniste du ressort 28b de la deuxieme vanne stabilisatrice 23b ; la chute de pression qui se produit entre l'entrée et la sortie de la deuxième vanne stabilisatrice 23b est due à la valeur de la force antagoniste du ressort 28c de la troisème vanne stabilisatrice 23c. Et ainsi de suite, s'il existe plus de trois vannes stabilisatrices.La vanne finale 34 sert enfin à fournir, au moyen de l'organe obturateur 35 et de la force due au ressort 36, une contre-pression constante à la sortie de la dernière vanne stabilisatrice 23c ou suivante. Le rôle de cette contre-pression est d'atténuer nettement les phénomènes de turbulence et de gazéification du fluide (qui se produisent du fait de la brusque chute de pression du fluide qui passe de valeurs très élevées à des valeurs proches de zéro) et de réduire donc l'usure des vannes utilisées. Il demeure toutefois entendu que la présence de la vanne 34 n'est pas indispensable même si elle est préférable pour les raisons susdites.La figure 3 représente une variante de la solution la plus générale, objet de la figure 2, relative au cas où il n'est pas nécessaire de modifier le débit et par conséquent, la vanne 14 est remplacée par un étranglement fixe, portant la référence générale 41 ; dans ce cas, la tubulure 33 prélève la pression nécessaire à la fermeture de la vanne 23 par une dérivation située en amont dudit étranglement fixe 41. Nous nous sommes, au cours de la description qui o précédé, constamment référés au ressort 28 comme source de la force antagoniste qui tend à maintenir ouvert l'organe obturateur 25 de la vanne régulatrice et stabilisatrice 23 ; il est, toutefois, entendu que cette force antagoniste peut être engendrée par de nombreux autres moyens techniques connus, par exemple par injection d'air, ou d'un autre fluide, sous pression à travers le raccord 40 dont il a déjà été fait mention. Une observation analogue vaut pour la vanne finale 34 qui peut être d'un quelconque des types connus pour assurer les fonctions précisées par la présente invention. Il nous faut, à cet égard, préciser le fait que l'invention elle-meme peut donner lieu à d'autres formes de réalisations que celles décrites à titre d'exemple et que ces autres réalisations s'entendent bien évidemment comme comprises dans le cadre de l'invention. R E V E N D I C A T i O N S 1. - Groupe régulateur et stabilisateur de vitesse et de débit pour le circuit de décharge d'un dispositif d'entraînement par un fluide, hydraulique ou oléodynamique en particulier, du type où ledit fluide est déchargé sous pression en passant à travers une vanne de décharge ou un organe d'étranglement du fluide déchargé, caractérisé par le fait qu'il est, en aval de ladite vanne de décharge ou dudit organe d'étranglement, prévu un groupe régulateur et stabilisateur comprenant au moins une vanne régulatrice normalement ouverte et traversée par le fluide déchargé, l'organe obturateur de ladite vanne régulatrice étant poussé vers sa position d'ouverture par une force indépendante et réglable et étant soumis à la pression dudit fluide, respectivement en amont et en aval de ladite vanne de décharge ou dudit organe d'étranglement, la pression en amont agissant sur ledit organe obturateur dans le sens de sa fermeture et la pression en aval agissant dans le sens de son ouverture et donc s'ajoutant à ladite force indépendante et réglable. 2. - Groupe régulateur et stabilisateur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ladite force indépendante et réglable est fournie par un ressort dont le tarage peut être modifié. 3. - Groupe régulateur et stabilisateur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit groupe comporte en outre une deuxième vanne de décharge montée en aval de ladite vanne régulatrice, d'où il résulte que la chute de pression du fluide traversant ladite vanne de décharge ou ledit organe,d'étranglement dépend uniquement, une fois les conditions de fonctionnement atteintes, de ladite force indépendante et réglable. 4. - Groupe régulateur et stabilisateur selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que ladite force indépendante et réglable est complétée, avant que les conditions normales de fonctionnement ne soient atteintes et en fonction de la température, par une force de même sens tendant également à maintenir ouvert ledit organe obturateur de ladite vanne régulatrice. 5. - Groupe régulateur et stabilisateur selon la revendication 4, caractérisé par le fait que ladite force complémentaire est fournie par une pression pneumatique, contr8lée par un dispositif thermostatique sensible à la température du fluide déchargé. 6. - Groupe régulateur et stabilisateur selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comporte plusieurs vannes régulatrices montées en série, l'organne obturateur de chacune de ces vannes étant soumis à une force indépendante et réglable particulière, tendant à maintenir cet organe en position d'ouverture, les deux pressions en amont et en aval agissant sur ledit organe de fermeture étant, sauf pour la première vanne régulatrice, les pressions en amont et en aval de la vanne régulatrice immédiatement précédente. 7. - Groupe régulateur et stabilisateur selon la revendication précédente, caractérisé par le fait que chaque vanne régulatrice peut voir ladite force indépendante et réglable complétée comme il est dit aux revendications 3 et 4. 8. - Groupe régulateur et stabilisateur selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comporte plusieurs vannes régulatrices montées en parallèle. 9. - Groupe régulateur et stabilisateur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ladite deuxième vanne de décharge est du type normalement ferme, s'ouvrant lorsque la pression du fluide s'écoulant d'au moins une susdite vanne régulatrice dépasse une pression préfixée et réglable d'ouverture de ladite deuxième vanne de décharge. 10. - Groupe régulateur et stabilisateur selon chacune des revendications précédentes, caractérisé par le fait que ledit fluide déchargé est un liquide s'écoulant des vérins de commande de la vitesse de translation du mandrin d'un laminoir à pas de pélerin ou de freinage contrôlé de la traverse porte-mandrin d'un laminoir continu à mandrin retenu.