Les pansements, serviettes ou autres articles d'hygiène, absorbants, sont actuellement constitués par un matelas de fibres, de coton, de ouate de viscose, de pâte de bois blanchie, ou autres, c'est-à-dire de fibres qui sont très courtes et ne sont pas suffisamment accrochées entre elles pour former une nappe ou un morceau qui puisse être utilisé seul. Il est donc indispensable de disposer autour de ce matelas une enveloppe constituée de préférence par une gaze de pansement, un tissu non tissé ou un filet tricoté, ce qui augmente considérablement le coût de la fabrication. La présente invention a pour but de remédier à cet inconvénient et de supprimer la nécessité de l'enveloppe extérieure grâce à un traitement approprié des fibres. Cette invention a en effet pour objet un procédé de fabrication d'une nappe absorbante qui consiste à prendre des linters de coton blanchis en bourres, à les napper à sec en grande largeur sur une épaisseur suffisante, puis à imprégner la nappe obtenue de vapeur saturée d'eau jusqu'à obtenir un enchevêtrement et un accrochage suffisants des fibres et à la sécher jusqu'à ce qu'elle reprenne son épaisseur et son gonflant. La nappe peut ensuite être enroulée puis découpée aux dimensions désirées. Les fibres tiennent suffisamment entre elles pour qu un morceau de cette nappe puisse constituer à lui seul un pansement, tampon ou autre, prêt à être utilisé. L'invention s'étend bien entendu aux pansements et articles d'hygiène constitués au moyen de cette nappe et tout particulièrement aux serviettes périodiques comportant un morceau de nappe absorbante muni sur l'une de ses faces, au moins en deux points opposés de celle-ci, d'un élément adhésif de fixation. Une nappe absorbante selon l'invention est fabriquée à partir de linters de coton brut qui ont été blanchis en bourres selon un procédé classique. Ces fibres sont nappées à sec de manière connue par une machine appropriée, en grande largeur et sur une épaisseur suffisante, de sorte que lton obtient une nappe formée par des fibres qui sont enchevetrées mais qui sont sèches et cassent facilement. Cette nappe est alors placée entre les rouleaux d'une calandre chauffante dans laquelle elle est laminée tout en étant soumise à un jet de vapeur saturée d'eau qui imprègne les fibres. Celles-ci s'enchevêtrent alors davantage et s'accrochent progressivement les unes aux autres. La vitesse linéaire du déplacement de la nappe est, de préférence, de l'ordre de 10 mètres/ minute. Immédiatement après l'imprégnation, de préférence sur la même calandre, la nappe est exprimée à fond. Elle est ensuite introduite dans un séchoir horizontal dans lequel elle est chauffée à une température d'environ l40#de de façon que l'excès d'eau qu'elle contient soit vaporisé. Le chauffage est poursuivi jusqu'à la suppression quasi totale de l'humidité dans la nappe, un pourcentage d'eau de l'ordre de 6 à 8 % est cependant toléré. A la fin de son séchage la nappe a repris une épaisseur et un gonflant suffisants pour son utilisation. Elle a par ailleurs acquis une tenue réelle analogue à celle d'un véritable tissu non tissé.Elle peut donc être utilisée telle quelle sans nécessiter la présence d'une enveloppe destinée à maintenir les fibres. Comme cette nappe a été obtenue sans l'utilisation d'aucun liant chimique, elle est particulièrement adaptée à la réalisation de pansements, de serviettes périodiques ou autres articles d'hygiène. Par ailleurs son coût de fabrication est réduit par rapport à celui des articles antérieurs grâce notamment à l'absence de l'enveloppe de maintien. Des pansements, tampons ou autres, sont facilement réalisés à partir de cette nappe. En effet au sortir du séchoir la nappe est enroulée puis elle peut être découpée aux dimensions appropriées et être utilisée telle quelle. De même des serviettes périodiques dans lesquelles le filet ou enveloppe non seulement joue le rôle de maintien du matelas absorbant mais aussi contribue à la fixation, peuvent avantageusement être réalisées au moyen de la nappe obtenue par le procédé ci-dessus, sans l'adjonction de filet, gaze ou autre. De préférence, on fixe dans ce cas sur l'une des faces d'un morceau de nappe découpé à la dimension désirée, à chaque extrémité de ce morceau, un élément adhésif susceptible d'adhérer par exemple à un slip porte-serviette. Cet élément peut être constitué simplement par un produit adhésif tel que déposé sur la nappe qui permet l'accrochage sur un tissu tel que ceux qui constituent habituellement les slips. L'utilisation d'une telle serviette est extrêmement simple et sûre. Le produit adhésif remplace avantageusement la patte de fixation habituelle. Une serviette périodique de ce type est par ailleurs peu onéreuse à fabriquer. Diverses modifications peuvent bien entendu être apportées au mode de réalisation qui vient d'être décrit, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'une nappe absorbante, notamment pour articles d'hygiène, pansements ou analogues, qui consiste à prendre des linters de coton blanchis en bourres, à les napper à sec en grande largeur sur une épaisseur suffisante, puis à imprégner la nappe obtenue de vapeur saturée d'eau jusqu'à obtenir un enchevêtrement et un accrochage suffisants des fibres et à la sécher jusqu'à ce qu'elle reprenne son épaisseur et son gonflant. 2. Procédé suivant la revendication 1, dans lequel la nappe sèche est enroulée puis découpée selon les besoins. 3. Procédé suivant l'une des revendications 1 et 2, dans lequel la nappe est laminée à chaud sous l'action d'un jet de vapeur d'imprégnation des fibres. 4. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 3, dans lequel la nappe est séchée par chauffage à une température d'environ 140 C. 5. Procédé suivant la revendication 4, dans lequel le pourcentage d'eau toléré dans la nappe après séchage est d'environ 6 à 8 . 6. Tampon absorbant, pansement ou autre article d'hygiène constitué par un morceau de nappe suivant l'une des revendications 1 à 5, découpé a la dimension désirée. 7. Serviette périodique comportant un morceau de nappe absorbante suivant l'une des revendications 1 à 6, dont l'une des faces porte au moins en deux points opposés, un élément adhésif de fixation. 8. Serviette suivant la revendication 7, dans laquelle l'élément de fixation est un produit adhésif de revêtement d'une portion de l'extrémité de la nappe.