La présente invention entre dans le domaine des bancs d'essds de freinage pour véhicules terrestres à roues. La nécessité de disposer de matériel de contrôle permettant de déterminer la puissance de freinage disponible sur un véhi- cule n'est plus à démontrer et on connatt un nombre important d'appareils de ce type, essentiels pour juger du niveau de sécurité des automobiles en particulier. Généralement les bancs d'essais de cette nature sont réalisés à partir d'un ou deux rouleaux dont les surfaces externes sont particulièrement adhérentes, entraînés par un motoréducteur électrique. Le couple de freinage engendré par le frein associé à la roue essayée est déterminé en mesurant par un moyen quelconque le moment du couple fourni par le moteur électrique. Les freins principaux des véhicules automobiles étant actionnés par une pédale, on interpose généralement entre le pied de l'opérateur et la pédale de freinage un dispositir (Pé- domètre) destiné à mesurer la force avec laquelle ladite pédale est sollicitée de manière à établir une relation entre lteffort à la pédale et le couple de freinage. Du niveau de cette relation dépend l'efficacité du freinage. Pour la plupart, ces bancs d'essais donnent de bons résul- tats, mais ils nécessitent une source d'anergie électrique quelquefois importante et toujours impossible à trouver lorsqu'on désire faire dos essais en dehors d'un atelier équipé, voire réaliser un contrôle volant au bord d'une route Il y a donc intérAt à pouvoir disposer d'un freinomètre dont le fonctionnement ne requiert pas d'énergie extérieure et dont la facilité d'installation en permet l'utilisation en tous lieux. La présente invention se propose de décrire un tel appareil dans lequel c'est le propre poids du véhicule à contrôler qui est utilisé pour mettre en rotation les rouleaux d'entraînement de la roue à contrôler. Le dispositif consiste à faire descendre la voiture depuis un niveau de départ Â jusqu'à un niveau inférieur B, et durant cette opération, à récupérer l'énergie ainsi libérée pour mettre en rotation la ou; les roues dont on veut contrôler le freinage. A cet effet, on trouve (figure I) un rouleau 1 comportant coaxial et fixe avec lui un pignon 2, lui-meme engrenant sur une crémaillère 3 sensiblement verticale et solidaire du sol. Le rouleau 1 qui reçoit la roue R dent on veut contrôler le freinage est mobile en rotation autour de son axe et en translation, parallèlementd à lui-même, dans un plan parallèle à la crémaillère 3. Lorsque le poids P (réaction au sol de la roue R) se manifeste sur le rouleau 1, il donne naissance à un couple sur le pignon 2 dont le moment est P.r, si r est le rayon du pignon 2. Puisque le pignon 2 est solidaire du rouleau 1, ce dernier est soumis au marne couple et il tend a entraîner celle-ci en rotation avec une force tangentielle (si r' est le rayon du rouleau 1). On voit donc que la force F sollicitant la roue en rotation est proportionnelle d'une part à la réaction au sol de ladite roue, et d'autre part au rapport des rayons du pignon et du rouleau, affectée évidemment du coefficient d'adnérence pneu/rouleau0 Comme d'autr@part le freinage dont on doit pouvoir disposer sur un véhicule est proportionnel au poids de celui-ci, il suffit de choisir convenablement les valeurs r et r' pour que, en tenant compte du coefficient dtadherence du pneumatique sur le rouleau, on-obtienne un appareil entièrement automatique. En effet, la simple lecture simultanée de lteffort à la pédale nécessaire pour arrêter la descente du véhicule donnera une opinion sur l'efficacité du freinage. D'autres particularités et avantages du dispositif selon l'invention apparaîtrent au cours de la description suivante d'un exemple d'exécution de celui-ci. Cette description est donnée en référence au dessin annexé à simple titre indicatif et sur lequel la figure II représente une vue de cêté du dispositif. Un chassis 10 dans lequel peuvent tourillonner deux rouleaux parallèles 11 et 12 reliés entre eux par une chatne 13. Ils reçoivent la roue à essayer Re L'un des deux rouleaux, 11, comporte un pignon 14 coaxial et fixe par rapport à lui. Ce pignon engrène sur une channe 15 fixée en deux points 16 et 17 solidaires d'un bati 18 reposant sur le sol. Le chassis 10 comporte à l'extrémité opposée aux rouleaux un axe d'articulation 19 parallèle aux axes de ceux-ci, et per mettant à l'ensemble de se mouvoir dans un plan vertical. Un ressort de rappel 20 ramène le chassis en position haute en ltabsence de charge. Un amortisseur 21 peut y être associé. Un verrou 22 immobilise le chassis en position haute. Le dispositif peut avantageusement être complété par une rampe d'accès 23 et une rampe de sortie 24. L'opérateurd après avoir conduit la roue du véhicule à essayer sur les rouleaux, sollicite le frein principal au maxi- -in, puis commande l'ouserture da du verrou 22. Le chassis étant devenu libre en descente et le pignon engrené sur la chaîne, il s'exerce un couple moteur sous la roue ayant tendance à la faire tourner. Si le couple de freinage est suffisant pour l'immobiliser en rotation, le chassis se trouve donc immobilisé en hauteur. L'opérateur relâche alors son effort sur le frein jusqu'à ce que la roue commence à tourner, donc l'ensemble à descendre. Il appuie à nouveau jusqu'à immobilisation de la roue sous l'effort de freinage et note le chiffre obtenu au pédomètre. Enfin il lâche complètement le frein pour amener le chassis en position basse. L'utilisation de deux ensembles tels que décrits, c'est-àdire un pour chaque roue d'un même essieu permet de vérifier en plus l'équilibrage des freinages gauche et droit. On voit donc que la présente invention permet de réaliser un banc de freinage partiailièrement économique, qui ne nécessite aucun apport d'énergie extérieure et dont l'utilisation est extrêmement simple et rapide. Ce banc de freinage est particulièrement adapté à des contrdles routiers de dépistage des véhicules dangereux sur le plan du freinage. REVENDICATIONS 1,/ Banc d'essais de freinage à rouleaux fonctionnant sans source d'énergie extérieure et utilisant le poids du véhicule essayé pour mettre la ou les roues dont on veut tester le freinage en rotation. 2./ Banc d'essais de freinage à rouleaux, selon la revendication 1, caractérisé en ce qu4il comporte un chassis mobile dans le plan vertical dans lequel tourillonne le ou les rouleaux. 3./ Banc d'essais de freinage à rouleaux selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'au moins un rouleau comporte un pignon coaxial et solidaire de celui-cit engrenant sur une crémaillère sensiblement verticale et fixe par rapport au sol. Au cours du déplacement du chassis vers le bas, sous l'effet du poids qu'il reçoit, le pignon donc le rouleau qui y est associé est sollicité en rotation selon un couple dont le moment est sensiblement proportionnel au poids supporté par le chassis. 4./ Banc d'essais de freinage à rouleaux selon les revendications 1, 2 et 3, caractéris en ce que le couple pignon/crémaillbre est remplacé par un couple pignon/chatne. 5./ Banc d'essais de freinage à rouleaux selon les revendications 1 et 2 caractérisé on ce que le chassis est ramené en posi tion haute par un ressort de rappel. 6./ Banc d'essais de freinage à rouleaux selon les revendications 1 et 2, caractérisé on, ce que les mouvements du chassis dans le plan vertical sont freinés dans un sens, ou dans les deux, par un amortisseur.