Comme l'indique le brevet des Etats-Unis dtAmérique nO 2 919 200,l'addition d'agents anti-bactériens à des matières plastiques est connue depuis longtemps. Be brevet précité décrit une matière plastique anti-bactérienne qui est efficace pour détruire et/ou retarder la croissance de micro-organismes générateurs de maladies et d'infections et qui viennent au contact de la surface de la matière plastique. On peut donc envisager l'utilisation de cette matière plastique pour la production de n'importe quel article, par lequel ces micro-organismes risquent entre transmis par suite de la manutention et de l'utilisation de l'article par plus d'une personne.Une telle matière plastique évite ou bien diminue grandement les précautions extr8mement rigides de stérilité qui étaient nécessaires dans le passé. Te brevet précité décrit également un procédé pour produire une telle matière plastique antibactérienne, par l'incorporation d'un composé anti-bactérien du type comprenant deux groupes chlorophénol liés séparément à un groupe commun de liaison. les agents anti-bactériens incorporés dans les matières plastiques et dans d'autres polymères, comme indiqué dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique précité, et d'autres agents antibactériens opèrent en émigrant vers la surface de la matière plastique dans laquelle des agents ont été incorporés, jusqu'à établissement d'une saturation ou d'un équilibre en surface. Cependant, il a été trouvé que des agents anti-bactériens comme lthexachloro- phène (fabriqué par la Sirdar Corp. de New York sous le nom de '!ComposéG-11 tt) et"Actamer"(IIonsanto Chemical Company de St Louis, Mo.),par exemple, sont relativement inefficaces dans des milieux à faible humidité.A cet égard, lthexachlorophène nécessite une humidité relative de 35 So pour favoriser une activité appréciable et ce composé fonctionne de préférence dans une atmosphère à 70 % d'humidité relative. L'humidité contenue dans l'atmosphère ambiante qui entoure le polymère anti-bactérien va nettement provoquer un certain degré d'activité bactériostatique et/ou bactéricide contre certains types de bactéries. Cependant, cette efficacité antibactérienne varie avec la teneur en humidité de l'air et selon le type des bactéries à attaquer. En outre, les impuretés liquides forment des perles ou des gouttelettes qui collent à la surface de certains polymères il en résulte qutil nty a pas un bon contact superficiel entre la perle contaminée par l'impureté et la surface traitée de façon à Qtre anti-bactérienne. Il s'est donc avéré souhaitable d'ajouter à des polymères comme des matières plastiques organiques, des produits dérivant du caoutchouc et de la cellulose, et qui contiennent un agent anti-bactérien, une ou plusieurs matières organiques qui jouent le rôle d'additifs hydrophiles compatibles avec les polymères. Ces surfactifs servent à étaler de petites gouttelettes ou de petites perles des impuretés liquides en une couche homogène sur la surface de contact du polymère anti-bactérien en assurant un excellent contact superficiel entre l'impureté contaminante et le polymère. le surfactif doit être de nature hydrophile ou hydrosoluble, et l'expression "surfactif hydrophile", telle qu'utilisée dans le présent mémoire, englobe les molécules amphipathiques ru amphiphiles, ayant une portion ou tête hydrophile qui augnente l'affinité afin de permettre une absorption d'humidité par la matière plastique, et ayant également une portion ou queue hydrophobe qui rend la matière compatible avec le polymère.La résine mélangée contient une source/surfactif organique ajouté qui est disponible selon les nécessités pour la surface de contact exposée, et il ne faut qu'un très faible pourcentage du surfactif, égal ou supérieur à 0,01 % par exemple, pour produire le résultat voulu. Par conséquent, d'autres propriétés du polymère ne sont que très peu, voire pas du tout affectées. Un but de la présente invention consiste donc à proposer une matière polymère anti-bactérienne dans laquelle l'efficacité de l'agent anti-bactérien est augmentée par l'addition d'un surfac tif hydrophile. Un autre but de l'invention consiste à proposer la combinaison d'un agent anti-bactérien plus un surfactif hydrophile qui provoque une activité anti-bactérienne excédant de beaucoup celle qui s'exerce lorsqu'on incorpore l'agent anti-bactérien seul dans le polymère. Afin d'illustrer les résultats comparatifs obtenus avec et sans Ne surfactif hydrophile, on présente en annexe deux photographies. Sur ces photographies la figure 1 est une photographie illustrant la zone d'inhibition de Staphylococcus aureus entourant un disque de polyéthylène contenant un agent anti-bactérien sans surfactif hydrophile ; et là figure 2 est une photographie similaire à la figure 1, satfqu'elle montre la zone d'inhibition obtenue dans des conditions identiques d'essai , contre la même bactérie, en utilisant une pellicule qui ne se différencie de la précédente que par le fait qu'elle comporte une addition d'un surfactif hydrophile. En se référant aux figures, on voit une comparaison des agents anti-bactériens utilisés avec et sans surfactif hydrophile et essayés selon l'essai de Bauer et Eirby décrit dans l'article de Bauer, Kirby, Sherriss & Turck, American Journal of Clinical Pathology, Volume 45, n 4, 1966. On utilise une gélose nutritive plutst que la gélose ou agar-agar de Mueller-Hinton , parce que L'essai a été effectué sur de l'hexachlorophène. A la figure 1, on voit une botte de Pétri de 85 mm de diamètre, comportant une culture de Staphylococcus aureus. Be micro-organisme est présent à la concentration de 1,5 x 108 microorganismes par cm5. Un disque de polyéthylène de 6 mm, contenant 0,25 % en poids dthexachlorophène incorporé comme agent antibactérien sans surfactif hydrophile, assure une zone d'inhibition de Staphylococcus mesurant 5,5 mm depuis le bord du disque jusqu'au bord externe de la zone. A la figure 2, où la seule différence réside dans l'addition de 0,02 % en poids d'un surfactif hydrophile au disque, la zone d'inhibition obtenue dans des conditions identiques d'essai contre la meme bactérie mesure 17,3 mm du bord du disque jusqu'au bord externe de la zone. Be surfactif utilisé dans cet essai est "Armostat n 310", fabriqué par Armour Industrial Chemical Company, Chicago, Illinois (Etats-Unis d'Amérique), [qui du point de vue chimique, est une N, N-bis (2-hydroxyéthyl)a1kyl-amine. Be mélange de ce surfactif avec la résine de polyéthylène et avec l'hexachlorophène a été effectué avant l'extrusion de la pellicule de matière plastique. Dans d'autres essais, des pellicules contenant "Armostat 310 sans aucune incorporation d'agent anti-bactérien, se sont avérées n'assurer aucune inhibition du tout de tels microorganismes. La concentration du surfactif hydrophile dans la résine mélangée ou composée peut se situer entre de larges limites, et elle dépend seulement de la nature de la matière polymère et de l'application envisagée pour cette matière. En règle générale, cependant, suffisent bien des concentrations d'au moins 0,01 % calculées par rapport au poids total de la matière polymère finale. On peut choisir le surfactif hydrophile parmi un certain nombre d'agents comprenant des molécules amphipathiques ou amphiphiles qui peuvent Qtre anioniques, cationiquesou non-ioniques. Des exemples de molécules amphipathiques anioniques appropriées pour servir dans la présente invention, comprennent les sulfates, les sulfonates, les carboxylates et les phosphates ; des exemples de molécules amphipatiques cationiques, convenant pour la présente invention, sont les composés d'ammonium quaternaire ; et des exemples de molécules amphipathiques non-ioniques appropriées comprennent des amines, des glycols et des alcools. 'l'incorporation du surfactif hydrophile et de l'agent anti-bactérien dans la matière polymère peut s'effectuer de la façon usuelle servant à l'incorporation d'additifs comme des pigments, des plastifiants et des catalyseurs. 1l est, bien entendu, souhaitable d'assurer dans tous les cas une distribution homogène des additifs dans la matière polymère. L'exemple suivant est présente dans le but d'illustrer la présente invention Exemple On chauffe, extrude et découpe en pastilles un prémélange concentré, contenant 0,42 % en poids de Armostat 310", 5,25 % cn poids dthexachlorophène et 94 % en poids de polyéthylène. On combino cnsuitc uno partie do co prdmillnge, ainsi obtenu, avec 20 parties de polyéthylène et l'on extrude pour obtenir une pellicule, un rouleau, une feuille ou une barre selon des pratiques classiques et l'on aboutit à une matière finale comprenant 0,02 % de "Armostat 710" et.0,25 % d'hexachlorophène. Une matière plastique anti-bactérienne comportant un surfactif hydrophile colon la présente invention va présenter une diminution marquée de la tension superficielle du polymère, ce qui en augmente l'affinité permettant l'absorption d'eau de l'atmosphère. Par exemple, une proportion de 0,001 % de surfactif peut réduire la tension superficielle en la divisant par un facteur pouvant atteindre 4, ce qui est important pour améliorer les possibilités anti-bactériennes de la matière plastique. REVENDICATIONS 1. Composition polymère anti-bactérienne, caractérisée en ce qu'elle comprend un polymère dans la masse duquel sont distribués un agent organique anti-bactérien et un surfactif hydrophile du type comportant des molécules amphipathiques ou amphiphiles. 2. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que le surfactif constitue au moins 0,01 % du poids de la composition entière. 3. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que les molécules amphipathiques sont cationiques et choisies parmi les composés d'ammonium quaternaire 4. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que les molécules amphipathiques sont anioniques et sont choisies dans le groupe constitué par les sulfates, les sulfonates, les carboxylates, et les phosphates. 5. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que les molécules amphipathiques sont non-ioniques et sont choisies dans le groupe constitué par les amines, les glycols et les alcools.