La présente invention concerne un dispositif entraîneur ou convoyeur à chaîne sans fin ou circulaire du type à "commande et roue libre". Sur la chaîne d'entraînement de ce dispositif sont disposés à distance les uns des autres des loquets qui comportent chacun deux becs, l'un devant et l'autre derrière. En dessous de la chaîne d'entraînement se déplacent des wagonnets porte-charge dont le mécanisme de roulement avant porte une butée d'entraînement rigide et dont le mécanisme de roulement arrière porte un patin en rampe qui agit en liaison avec le bec avant du loquet pour effectuer le désaccouplement. Laqs un dispositif connu de ce genre, proposé par le brevet allemand no 1 143 449 avec loquet en deux parties ou parle brevet allemand no 1 269 054 avec loquet en une seule pièce, le patin en rampe est en une seule pièce et se présente sous la forme d'une barre de longueur approximativement égale à celle du mécanisme de roulement arrière. Le contour du patin est formé par une ligne horizontale qui, en avant, se recourbe vers le bas. Lorsque le dispositif est sur le parcours d'emmagasinage, le patin à rampe a pour rôle de détacher et séparer de la chaîne d'entraînement le wagonnet porte-charge suivant qui est en cours de montée sur le wagonnet porte-charge précédent, et il cesse d'agir dès que ce wagonnet situé devant est parti.Dans les zones où il y a changement de chaîne d'entraSnement, comme par exemple aux débouchés d'aiguillages, les wagonnets porte-charges sont entraînés par d'autres moyens. Dans les dispositifs où sont prévues sur la chaîne d'entrat- nement des butées d'entratnement rigides, on sait munir les mécanismes de roulement arrière de butées d'entraînement auxiliaires pouvEnt être relevées pour remplacer de façon avantageuse les moyens d'entratrement particuliers susdits. Un but de l'invention, qui porte sur un dispositif du type dé cr t au début, est de munir également les mécanismes de roulement arrière de butées d'entraînement auxiliaires pour pouvoir se passer, également dans de tels dispositifs, des systèmes d'entraînement sépares. Selon l'invention, le patin à rampe du mécanisme de roulement arrière se compose d'une partie avant pouvant se rabattre vers le bas et d'une partie arrière rigide. Les deux parties forment ensemble le contour du patin. La partie arrière joue le rôle de butée d' entraînement auxiliaire. Selon un développement avantageux de l'invention, la partie avant du patin à rampe peut être un levier rabattant articulé à sa partie avant, reposant sur l'épaulement d'un levier d'arrêt. Ce mode de réalisation, dans lequel le levier d'arrêt est, de plus, un levier coudé agissant par surpoids, est particulièrement simple. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre à titre d'exemple, en référence au dessin annexé dans lequel la figure 1 représente en élévation une partie d'un dispositif entraîneur à chaîne circulaire dans la zone de ltextrémité arrière d'un wagonnet porte-charge et de l'extrémité avant du wagonnet porte-charge suivant dans le sens de transport, à l'intérieur d'un parcours d'emmagasinage, le loquet rabattable étant en position de désengagement la figure 2 représente à plus grande échelle le dispositif de la figure 1 dans la zone du loquet et du patin à rampe, le loquet étant en position d'engagement, à l'emplacement de l'aiguillage d'entrée du parcours d'emmagasinage la figure 3 est une coupe transversale effectuée suivant la ligne III-III de la figure 2. A un rail porteur 1 est suspendue une chaîne transporteuse 2 se déplaçant dans le sens de transport désigné par une flèche. A un axe 4, disposé en avant (dans le sens de transport) du support 3 fixé à la chaîne, est articulé un loquet rabattable 5. La course de chute du loquet est limitée par un épaulement 6 disposé à l'arrière du support 3. A un rail porteur 7, disposé sous le rail 1, sont suspendus des wagonnets porte-charge 8a et 8b. Sur le parcours d'emmagasinage, les deux wagonnets porte-charge se suivent sans intervalle, ce qui revient à dire que le tampon 9b est au contact contre le tampon 9a, ou n'en est séparé que par une distance négligeable. Sur le cadre du mécanisme de roulement arrière 10 du wagonnet porte-charge 8a, est vissé, de façon non représentée, le socle 11 d'un patin à rampe 12. Le patin à rampe est en deux parties ; en effet, sur le socle sont disposées une partie rigide arrière 13 et, par l'intermédiaire d'un boulon d'articulation 14, une partie avant 15 rabattable vers le bas. Sur le cadre du mécanisme de roulement avant du wagonnet porte-charges 8b, est vissé le socle 16 d'une butée d'entraînement avant 17 reliée rigidement à ce socle. Les deux parties 13 et 15 du patin à rampe présentent un con tour continu 18 qui, de façon connue en soi, est une ligne horizontale retombant vers l'avant. La figure 1 montre la façon dont opère ce contour : le bec avant 19 du loquet 5 est monté par l'intermédiaire de sa face inclinée sur le patin 12 qui soulève le bec arrière 20 du loquet dans sa position de désengagement et reste dans cette position jusqu'à ce que le bec arrière ait dépassé la partie arrière 13 du patin. De ce fait, les wagonnets portecharge 8a et 8b restent en position de repos sous le loquet 5 qui passe au dessus d'eux. La partie arrière 13 du patin correspond en forme en tant qu'entraîneur auxiliaire à l'entraîneur avant ou entraîneur principal 17. La partie avant 15 rabattable vers le bas, qui a la m8- me largeur que la partie 13, et qui est un loquet rabattable articulé à l'axe 14, repose par son extrémité libre sur l'épaulement 21 d'un levier d'arrêt 22. Le levier d'arrêt est un levier coudé articulé en bas par l'axe 23 à la partie arrière 13, avec une branche 24 dirigée vers l'avant qui, par surpoids, engendre une force de rappel dans le sens de rotation vers la gauche du levier d'arrêt. A l'extrémité arrière du levier d'arrêt 22 se trouve une cheville de réglage 25 faisant saillie latéralement. Pour passer de la position de désaccouplement du patin à rampe 13/15, représentée à la figure 1, à la position d'accouplement au point de départ du parcours d'emmagasinage, on enfonce un poussoir 26 actionné magnétiquement, de sorte que la cheville 25 est refoulée dans la position 25' (représentée schématiquement). Tout en soulevant la branche 24, l'épaulement 21 du levier d'arrêt 22 est tiré en arrière, de sorte que le levier 15 retombe dans la position représentée à la figure 2. En dépassant le loquet 5, c'est maintenant le bec avant 19 qui retombe après avoir glissé sur la partie arrière 13. Le loquet 5, qui retombe ainsi dans son ensemble, s'engage par le bec arrière 20 derrière la partie arrière 13 qui agit maintenant comme butée d'entraînement auxiliaire. Selon la position représentée à la figure 2, le mécanisme de roulement 10 a déjà été déplacé sur une certaine distance par le loquet 5. Dans cette position, c'est-à-dire après avoir quitté la plaque de tête du poussoir 26, le levier d'arrêt 22 avec le levier à contrepoids 24 qui assure son rappel en arrière, a repris la position initiale qui est représentée. Cet état de chose reste inchangé jusqu'à ce qu'une butée 27 en forme de rampe, disposée à l'emplacement approprié du parcours et représentée à la figure 2, provoque, par l'intermédiaire d'une came, un nouveau relèvement du levier 15 et par conséquent aussi du loquet 5. En se relevant, le bec 20 est désengagé et, sous l'action du mouvement de rotation vers la gauche du levier d'arrêt 22 provoqué par le poids, l'épaulement 21, légèrement refoulé par le levier 15, revient se placer sous ce levier. L'état de choses représenté à la figure 1 se trouve ainsi rétabli. Pour les aiguillages prévus dans le dispositif ou simplement pour un changement de chaîne, le poussoir 26 actionné magnétiquement est remplacé par une butée en forme de rampe qui refoule la cheville 25 dans la position 25'. Si les wagonnets porte-charge sont particulièrement longs et sont munis de trois ou quatre mécanismes de roulement, le patin 13/15 peut aussi être disposé sur l'un des mécanismes de roulement médian, et, dans ce cas, le patin du mécanisme de roulement arrière conserve la forme rigide connue. REVENDICATIONS 1. Convoyeur à chaîne circulaire ou à chaîne sans fin, comportant des loquets rabattables disposés à distance les uns des autres sur la chaîne d'entraînement, qui possèdent chacun deux becs, l'un devant, l'autre derrière, et comportant également des wagonnets porte-charge se déplaçant en dessous de la chaîne d'entraînement dont le mécanisme de roulement avant porte une butée d'entraînement rigide et dont le mécanisme de roulement arrière porte un patin à rampe agissant en liaison avec le bec avant pour désaccoupler le loquet, caractérisé en ce que le patin à rampe se compose d'une partie avant rabattable vers le bas et d'une partie arrière rigide, les deux parties formant ensemble le contour du patin, et la partie arrière étant conformée pour remplir le rle de butée d'entraînement auxiliaire. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la partie avant est un levier rabattable , articulé à l'extrémité avant sur le cadre du mécanisme de roulement et reposant par son extrémité arrière sur un épaulement d'un levier d'arrêt. 3. Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le levier d'arrêt est un levier coudé exerçant une force de rappel sous l'action d'une branche formant contre-poids et muni d'une cheville de réglage faisant saillie latéralement.