La présente invention se rapporte à une charnière pour porte, notamment pour porte de véhicule, dans laquelle une lame de la charnière est fixée à une plaque de base au moyen d'au moins deux vis qui traversent avec jeu les trous de fixation de la lame fixe. Dans le cas d'une porte de véhicule dont il sera encore fait mention dans la suite, pour simplifier, sans que cette mention doive être eonsidérée comme limitative, la plaque de base est fixée, par exemple soudée au châssis du véhicule.Lorsque la carrosserie du véhicule et également les portes elles-m & es sont de construction soudée, et que, de ce fait, leurs dimensions sont affectées de larges tolérances, les portes doivent être ajustées lors du montage, ce qui implique des problèmes considérables et une grande dépense de temps, Etant donné que les deux trous de fixation de la lame fixe de la charnière sont de dimensions supérieures à celles qui seraient exigées par la section des vis, on peut déplacer la lame fixe de la charnière et, avec elle, 1'ensemble de la porte, sur une certaine distance par rapport au cadre fixe de la porte dans un plan perpendiculaire à l'axe de ces trous de fixation. Ceci permet d'ajuster la porte dans deux dimensions. fJlalheureusement, cette possibilité n'est pas suffisante pour tous les cas d'application. Le but de l'invention est donc de créer une charnière de porte du genre cité au début à'aide de laquelle il soit possible d'ajuster également la porte dans la troisième dimension. Suivant l'invention, ce problème est résolu par le fait que la lame fixe de la charnière peut pivoter autour d'un axe à peu près parallèle à l'axe d'articulation de la charnière et être bloquée dans la position angulaire dans laquelle elle a été réglée. Cette charnière peut être ajustée, non seulement dans deux dimensions comme la charnière connue, mais, en outre, dans la troisième dimension perpendiculaire aux deux premières. Grâce à cette caractéristique, le montage de la porte à l'aide de cette charnière est non seulement plus simple mais également plus achevé. Avec cette charnière, l'ajustement de la porte n'a plus à être exécuté au jugé comme dans le cas de la technique connue mais il s'effectue au contraire positivement, ce qui supprime les défauts de réglage et leur correction ultérieure. Suivant une forme préférée de réalisation de l'invention l'axe de pivotement est matérialisé par deux vis,ou organes équivalents, que l'on peut visser chacune dans un filetage de la lame fixe de la charnière et qui prennent appui contre la plaque de base, ces deux vis étant placées sur une même droite à peu près parallèle à l'axe d'articulation de la charnière. la lame fixe de la charnière peut basculer par rapport à la plaque de base en pivotant autour des extrémités intérieures des deux vis,ou organes équivalents, ce qui permet de déplacer l'axe d'articulation de la charnière dans une direction perpendiculaire au plan de la plaque de base, Suivant une autre caractéristique de l'invention il est prévu pour matérialiser deux axes de pivotement et former deux dispositifs-de pivotement, deux paires de vis, ou organes équivalents, juxtaposées parallèlement.Les quatre vis et quatre trous taraudés de la lame fixe de la charnière sont de préférence placés aux sommets d'un rectangle. I1 est évident que, en vissant les vis d'une paire de vis disposées sur une meme verticale, on peut faire basculer la lame fixe de la charnière autour des extrémités des vis de l'autre paire et inversement. Dans cette construction, chaque paire de vis forme donc en même temps un dispositif de pivotement servant à faire pivoter la lame autour de l'autre paire de vis. Il est évident que l'on doit prévoir entre la lame fixe de la charnière et la plaque de base l'écartement nécessaire pour le pivotement. Par ailleurs, il est facile de comprendre qu'en manoeuvrant l'une ou l'autre des paires de vis situées sur une même verticale, on peut déplacer l'axe d'articulation de la charnière en le maintenant parallèle à lui-m8me tandis que, en vissant la paire supérieure ou inférieure de vis, c'est-à-dire l'une des paires de vis situées sur une m8me horizontale, et on comprend également qu'en vissant une paire de vis situées sur une même diagonale, on peut placer l'axe d'articulation de la charnière dans une position oblique ou encore superposer un réglage oblique à une translation parallèle. De cette façon, il est possible de régler l'axe d'articulation de la charnière de la façon optimale par rapport à la plaque de base et, de ce fait, également par rapport au cadre fixe de la porte. Suivant une autre caractéristique de l'invention, chaque trou de fixation de la lame fixe de la charnière se trouve entre deux vis, ou organes équivalents, de chaque paire, notamment au milieu entre ces deux- vis et les trous de fixation sont constitués par des boutonnières à axe horizontal. Dans cette construction, la largeur des boutonnières correspond avantageusement au diamètre des vis de fixation de la lame fixe de la charnière, ce qui limite certes la possibilité d'ajustement à une direction en ce point mais évite avantageusement que la partie ouvrante de la porte ne s'affaisse si les vis de fixation se desserrent. La deuxième liberté de mouvement c'est-à-dire la liberté de mouvement vertical qui est supprimée dans 1e cas, peut être obtenu sans problème en un autre point de la charnière. Cette construction ne porte pas préjudice à la troisième liberté d'ajustement apportée par l'invention. C'est ainsi que, par exemple, suivant une autre forme de réalisation de l'invention, la lame fixe de la charnière comporte deux noeuds et la lame mobile un noeud qui s'engage avec jeu axial entre les deux noeuds de la lame fixe, une broche, ou moyen équivalent, servant d'axe d'articulation de la charnière étant montée rigidement par rapport à la lame mobile mais pouvant être déplacée en translation axiale et bloquée par rapport aux noeuds de la lame fixe. Une charnière de porte construite de cette façon permet à une seule personne d'ajuster correctement la porte par rapport au cadre fixe ou au passage de porte.Grâce à cette construction, l'ajustement de la porte ne se fait pas au jugé comme cela se produisait jus qu a présent mais il peut au contraire être exécuté positive ment par observation et correction appropriées en l'un et/ou l'autre point. la broche d'articulation peut etre faite d'une seule pièce et etre fixée solidairement en rotation ainsi qu'en translation dans le noeud de la lame mobile de la charnière, par emmanchement à force, ou encore il peut etre composé de deux tourillons distincts qui font saillie vers le haut et vers le bas. Ces tourillons peuvent même titre d'une seule pièce avec le noeud.Cette construction permet de faire monter ou descendre la lame mobile de la charnière par rapport à la lame fixe et, de cette façon, d'utiliser les boutonnières mentionnées. plus haut pour donner passage aux vis de fixation de la lame fixe. Pour faire monter la broche dlarticulation, avec la lame mobile et la porte fixée à cette lame mobile, dans les alé- sages des deux noeuds de la lame fixe, on peut adopter plusieurs solutions. Une solution particulièrement préférée consiste à mettre la broche d'articulation, ou moyen équivalent, en appui à chacune de ses extrémités contre un organe de réglage qui peut être déplacé en translation et bloqué dans 1'alésage du noeud correspondant. Lorsque, par exemple, on fait descendre l'organe de réglage inférieur, le noeud de la lame mobile et, avec lui, ensemble de la porte accompagne ce mouvement descendant. Ensuite, il suffit de corriger le réglage de l'organe de réglage du noeud supérieur de la lame fixe de la charnière pour immobiliser la lame mobile dans la direction axiale. Pour relever la porte, on fait tout d'abord monter l'organe de réglage supérieur et, ensuite, on fait monter la porte, par exemple au moyen de l'organe de réglage inférieur. Suivant une autre forme de réalisation de llinven- tion, les organes de réglage sont constitués par des vis, ou organeséquivalents,que l'on peut visser chacune dans un filetage du noeud correspondant et bloquer dans une position quelconque. On utilise de préférence pour cela des- vis qui pre- sentent dans leur extrémité extérieure un évidement par exemple une fente, dans lequel on peut engager la lame d'un tournevis.Pour permettre d'obtenir un tourillonnement correct les taraudages destinés à recevoir les organes de réglage vissés ne s'étendent que sur une partie extérieure, par exemple la moitié extérieure de la dimension des noeuds correspondants de la lame fixe de la charnière. La moitié intérieure des noeuds est lisse et forme d'une façon connue une portée d'articulation. Suivant une autre caractéristique de l'invention les organes de réglage constitués par des vis, ou organes équivalents, peuvent être bloqués chacun au moyen d'un contreécrou. Ce contre-écrou prend alors appui sur l'extrémité extérieure du noeudtcorrespondant. Suivant une autre forme de réalisation de l'invention, pour obtenir une rotation particulièrement aisée, il est prévu une bille interposée entre chacune des extrémitésde la broche d'articulation, on moyen équivalent, et 11 extrémité correspondante de l'organe de réglage, chaque bille étant par exemple emmanchée à force dans l'organe de réglage. Dans ce dernier cas, on ne risque pas de perdre la bille ni d'oublier de 1'interposer. De cette façon, on est certain que la charnière sera montée sur bille, même après l'exécution d'une éventuelle réparation ou d'un éventuel réglage de la charnière par des profanes. Suivant une forme préférée de réalisation de l'invention l'axe de pivotement est natérialise par au moins une nervure en forme de dent de la lame fixe de la charnière et par une rainure longitudinale de la plaque de base dont la section a un profil complémentaire ou inversement. Cette forme de construction est comparable à une articulation à couteau et la plaque de base ainsi que la lame fixe de la charnière doivent alors être d'une configuration appropriée pour permettre à la lame fixe de pivoter par rapport à la plaque de base dans les deux sens. On obtient ce résultat de préférence par le fait que la hauteur de saillie de la nervure est supérieure à la profondeur de la rainure longitudinale, par exemple est égale au double de cette profondeur. Suivant une autre caractéristique de l'invention d'une telle charnière de porte, dans laquelle la lame fixe de la charnière porte au moins une nervure en forme de dent consiste en ce que la plaque de base présente plusieurs rainures longitudinales juxtaposées qui peuvent être utilisées sélectivement. Dans ce cas, la lame fixe de la charnière peut être déplacée par rapport à la plaque de base dans la direction transversale par petits pas, de manière que l'axe d'articulation de la charnière se décale parallèlement à lui-même par pas égaux. I1 est évident que, ici également, on peut prévoir sur chacun des deux éléments, une denture "plate" comportant plusieurs nervures en forme de dent, ou plusieurs rainures longitudinales .Dans ce cas, il est particulièrement avantageux que, lorsque la plaque de base et la lame fixe de la charnière sont disposées à peu près parallèlement entre elles, il existe entre ces deux éléments une fente qui s'élargit latéralement vers l'extérieur avec un profil en coin en partant de la nervure ou des nervures en forme de dent, cette fente permettant à la lame fixe de la charnière d'osciller dans les deux sens par rapport à la plaque de base. En outre, existe également la possibilité de déplacer la lame fixe de la charnière par translation par rapport à la plaque de base dans la direction longitudinale de la nervure ou des nervures, dans la mesure permise par les trous de fixation. Cette construction se caractérise par une grande simplicité et par un cott réduit. Suivant une forme préférée de réalisation de l'invention, la lame fixe de la charnière peut être déplacée par translation par rapport à la plaque de base dans la direction longi tudinale de l'axe d'articulation de la charnière et être bloquée dans chacune des positions de translation . Suivant une autre caractéristique de l'invention, il est prévu un excentrique qui tourillonne dans un trous de la plaque de base et dont la tête en forme de tourillon est engagée dans une boutonnière à axe à peu près horizontal ménagée dans la lame fixe de la charnière, ou inversement.La rotation de l'excen- trique provoque alors un mouvement d'élévation ou de descente de la lame fixe de la charnière par rapport à la plaque de base et, de ce fait, un mouvement d'élévation ou d'abaissement de la porte par rapport au -passage de porte. Cet ajustement peut également être exécuté sans difficulté par une seule personne et alors que la porte est fixée à sa charnière. Ce dispositif de réglage est simple et peu coûteux. la boutonnière se trouve avantageusement entre les deux trous de fixation de la lame fixe de la charnière, c'est-à-dire dans la région de la nervure ou des nervures en forme de dent. D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple. - la Fig. 1 représente une charnière suivant l'invention, en perspective éclatée; - la Pig. 2 représente la m & e charnière sans la lame mobile. La charnière de porte suivant l'invention est composée d'une lame fixe 2 destinée à être fixée à la plaque de base 1 et d'une lame mobile 3 destinée à être fixée à la partie ouvrante. Ces deux lames sont réunies l'une à l'autre par ltin- termédiaire d'un axe de charnière 4, de manière à pouvoir pivoter 1' une par rapport à 1' autre. La lame fixe 2 est fixée à la plaque de base 1 à l'aide d'au moins deux vis 5, 6 qui traversent des trous de fixation 7, 8 (Pig. 1) ou 9, 10 (Fig. 2) avec un certain jeu de sorte que, dans le cas de la Fig. 1, il est possible de déplacer la lame fixe fransversa- lement par rapport à la plaque de base tandis que, dans le cas de la Fig. 2, cette lame fixe peut être déplacée par translation dans les deux directions dans la mesure permise par les trous et par les vis de fixation. Dans le cas des trous de fixation 7 et 8, on a supposé que la largeur des trous de fixation, qui présentent la forme de boutonnières, correspond à peu près au diamètre extérieur du filetage des vis 5, 6. Entre la lame fixe et la tête de chaque vis, peut être interposée une rondelle de calage ou une rondelle de frein 11, 12. Dans l'exemple de réalisation de la Fig. 2, et ainsi qu'on l'a déjà indiqué, la lame fixe de la charnière peut se déplacer en translation par rapport à la plaque de base dans deux directions perpendiculaires, c'est-à-dire par exemple dans la direction des doubles flèches 13 et 14, à l'intérieur de limites prédéterminées dans la mesure permise par les au tres caractéristiques de cette charnière et cette lame peut être bloquée dans une position quelconque. Pour donner également à la lame de charnière une liberté de mouvement dans la troisième dimension, dans le sens de la dou ble flèche 15, la lame 2 de la charnière peut pivoter autour d'un axe 16 à peu près parallèle à l'axe 14 de la charnière et entre bloquée dans la position angulaire dans laquelle on l'a réglée. Dans l'exemple de réalisation de la Fig. 1, il est prévu un ou deux axes de pivotement parallèles 17 et 18. Sur la Fig.2, l'axe de pivotement parallèle est matérialisé par au moins une nervure 19 en forme de dent formee sur la lame 2 et au moins une rainure longitudinale 20 ménagée dans la plaque de base 1, la disposition pouvant également être inversée. L'expression "dont la section a un profil complémentaire" si- gnifie que, d'une part-, une nervure peut ou plusieurs nervures peuvent s'engager dans une rainure ou plusieurs rainures lon gitudinales et que, d'autre part, la lame fixe de la charnière peut pivoter par rapport à la plaque de base. Par ailleurs, la "denture plate" doit pouvoir permettre egalement un dépla cement en translation dans le sens de la double flèche 13. Un ; mouvement de translation dans le sens de la flèche 14 n'est pas prévu mais la lame fixe peut se déplacer par pas succes sifs correspondant à une ou plusieurs dents ou à un ou plusieurs intervalles entre rainures longitudinales.Les rainures longi tudinales et la nervure ou les nervures s'détendent de préfé rence parallèlement à l'axe géométrique de l'axe 4 de la char- nière. Dans le cas où, comme on l'a représenté sur la Fig. 2, les ailes du T du profil de la plaque de base 1 sont à peu près parallèles à la plaque de la lame fixe 2 de la charnière, il existe entre ces deux éléments; à gauche et à droite de la nervure ou des nervures en forme de dent, une fente 21 ou 22 qui s' élargit en coin vers l'extérieur et qui limite le mou vement de pivotement dans l'un ou l'autre des sens de la double flèche 23.Dans le cas considéré, on obtient ces fentes en donnant à la paroi de la plaque de la lame fixe 2 de la charnière une plus forte épaisseur dans la région de la boutonnière 24 qu'au droit des deux bords latéraux. Ainsi qu'on l'a déjà indiqué, la lame 2 de la charnière peut se déplacer en translation par rapport à la plaque de base 1 dans la direction longitudinale de l'axe d'articulation 4 ctest-à-dire dans la direction de la double flèche 13 et elle peut être bloquée dans une position de translation quelconque. Dans l'exemple de réalisation de la Fig. 2, ce mouvement de translation est commandé à laide d'un excentrique 25 qui est monté de façon qu'on puisse le faire tourner dans un trou non représenté de la plaque de base 1 et dont la tête excentrique 26 en forme de tourillon est engagée dans la boutonnière 24 mentionnée plus haut. lorsqu'on déplace la tête 26 le long du demi-cercle supérieur, il se produit une translation ascendante de la lame 2 par rapport à la plaque de base 1.Le mouvement descendant résulte d'une rotation de la tête 26 de l'excentrique le long du demi-cercle inférieur. Le mouvement de rotation peut être imprimé à l'excentrique à l'aide d'un outil approprié par exemple à l'aide d'une clé à six pans, que l'on peut enfoncer dans l'empreinte à six pans 27 de la tête 26. La boutonnière 24 se trouve de préférence au milieu entre les deux trous de fixation 9 et 10 de la lame 2 de la charnière. Le plan horizontal passant par les trois trous partage également en deux parties égales l'intervalle 28 existant entre les deux noeuds 29 et 30 de la lame 2. Dans l'exemple de réalisation de la Fig. 1, il existe, ainsi qu'on l'a déJà mentionné, deux axes 17 et 18 parallèles entre eux et également parallèles à l'axe géométrique de 1'axe d'articulation 4 de la charnière. Ces axes sont matérialisés par les paires de vis 31, 32 et 33, 34. Plus précisément, les axes sont définis par les extrémités libres des vis 31, 32 ou 33, 34 qui sont appuyées sur la face correspondante de la plaque de base 1. Si, par exemple, on visse suffisam ment les vis 31 et 32 dans leur taraudage de la lame 2 de la charnière pour que leur extrémité intérieure émerge légèrement au-delà de la lame 2 de la charnière et que l'on visse ensuite les vis 33, 34 plus profondément dans la lame fixe de la charnière, cette lame pivote autour de l'axe 17, de sorte que l'axe d'articulation 4 de la charnière se déplace en rotation dans le sens de la flèche 35.On peut obtenir une rotation de l'axe 4 dans le sens inverse en vissant les vis 31 et 32 plus profondément que les vis 33 et 34. il est évident que l'on peut obtenir par ce moyen un basculement de l'axe d'articulation 4 de la charnière en vissant les vis 32 et 34 plus profondément que les vis 31 et 33 ou inversement. Il est même possible d'obtenir un déplacement oblique. La condition nécessaire pour tous les mouvements de basculement mentionnés est naturellement qu'il existe une fente suffisamment grande entre les faces opposées de la lame fixe 2 de la charnière et de la plaque de base 1.Dans l'exemple de réalisation de la Fig. 1, on peut obtenir un déplacement continu de la charnière dans tous les sens, c'est-à-dire dans les trois directions de coordonnées, cet ajustement pouvant être exécuté par une seule personne et alors que la porte est fixée à la charnière. Belnoeud 36 de la lame mobile 3 est de plus petite dimension, considéré dans la direction longitudinale de l'axe d'articulation 4, que l'intervalle 28 séparant les deux noeuds 29 et 30de la lame fixe 2. Dans la position centrale de la lame mobile 3 par rapport à la lame fixe 2, il existe donc des intervalles libres 37 et 38. Ces deux intervalles libres déterminent ensemble le déplacement maximum possible de la porte par rapport à la lame mobile 3 ou par rapport au cadre fixe ou au passage de porte. le mouvement d'élévation ou d'abaissement de la porte est rendu possible par le fait que la broche d'articulation 39 est fixée en rotation et en translation dans la lame mobile 3, ou dans le noeud 36 de cette lame, et que ses deux extrémités libres portent contre des organes de réglage 40 et 41 qu'il est possible de déplacer en translation et de bloquer en position. Ces organes de réglage sont de préférence constitués par des via présentant à leur extrémité libre une fente 42 destinée à recevoir la lame d'un tournevis. Pour donner à la broche 39 formant l'axe d'articulation de la charnière, qui tourillonne dans les noeuds 29 et 30, un montage assurant une rotation aisée, il est prévu une bille 43 interposée entre chacune des extrémités de cette broche et ltextrémlté opposée de l'or- gane de réglage 40 ou 41 correspondant. Afin que la bille ne puisse pas être perdue, elle est avantageusement enfoncée à la presse dans ltextrémité libre de l'organe de réglage et, retenue dans cette extrémité libre par exemple par sertissage. Les organes de réglage 40 et 41 sont bloqués chacun par un contre-écrou 44 ou 45 qui évite toute rotation intempestive. - REVENDICATIONS 1 - Charnière pour porte, notamment pour porte de véhicule, comprenant une lame fixe fixée à une plaque de base au moyen d'au moins deux vis qui traversent avec jeu des trous de fixation de cette lame, caractérisée en ce que la lame fixe (2) peut pivoter autour d'un axe (16, 17, 18) à peu près parallèle à l'axe d'articulation (4) de la charnière et être bloquée dans la position angulaire dans laquelle elle a été réglée. 2 - Charnière suivant la revendication 1, caractérisée en ce que l'axe de pivotement ou chaque axe de pivotement(17, 18) est matérialisé par deux vis (31 à 34), ou organes équivalents, qui peuvent être vissées chacune dans un taraudage de la lame fixe (2) de la charnière en prenant appui contre la plaque de base (1), ces vis étant disposées le long d'une droite à peu près parallèle à l'axe dlarticulation de la charnière. 3 - Charnière suivant la revendication 2, caractérisée en ce que, pour matérialiser deux axes de pivotement (17, 18) et former deux dispositifs de pivotement, il est prévu deux paires de vis (31, 32 ou 33, 34), ou organes équivalents, qui sont juxtaposées parallèlement. 4 - Charnière suivant la revendication 3, caractérisée en ce que la lame fixe (2) de la charnière comporte un trou de fixation (7, 8) entre les deux vis, ou organes équivalents, (31, 32 ou 33, 34) de chaque paire, situé par exemple au milieu de l'intervalle séparant ces deux vis et en ce que les trous de fixation constituant des boutonnières à axe horizontal. 5 - Charnière suivant ltune des revendications précédentes, caractérisée en ce que la lame fixe (2) comporte deux noeuds (29, 30) et la lame mobile (3) un noeud (36) qui s'engage avec jeu axial entre les deux premiers noeuds, une broche d'articulation (39 > ,ou moyen équivalent, qui sert d'axe d'articulation de la charnière, étant fixée rigidement par rapport à la lame mobile (3) de la charnièré et étant mobile en translation axiale par rapport aux noeuds (29, 30) de la lame fixe (2) de la charnière tout en pouvant être immobilisée dans la direction de la translation. 6 - Charnière suivant la revendication 5, caractérisée en ce que la broche d'articulation (39), ou moyen équivalent, est appuyée à chacune de ses extrémités contre un organe de réglage (40, 41) pouvant être déplacée en translation et bloqué dans l'alésage du noeud correspondant (29, 30). 7 - Charnière suivant la revendication 6, caractérisée en ce que les organes de réglage (40, 41) sont constitués par des vis, ou organes équivalents, qui peuvent être vissées chacune dans un taraudage du noeud correspondant (29, 30) et bloquées dans une position de vissage quelconque. 8 - Charnière suivant la revendication 7, caractérisée en ce que les organes de réglage (40, 41) peuvent être bloqués chacun au moyen d'un contre-écrou (44, 45). 9 - Charnière suivant l'une des revendications 6 à 8, caractérisée en ce qu'une bille (43) est interposée entre chacune des extrémités de la broche d'articulation, ou moyen équivalent, (39) et l'extrémité correspondante de ltorgane de réglage (40, 41), cette bille pouvant être par exemple emmanchée à force dans ltextrémité de l'organe de réglage. 10 - Charnière suivantla revendication 1, caractérisée en ce que l'axe de pivotement de la lame fixe de la charnière est matérialisé par au moins une nervure (19) en forme de dent portée par la lame fixe (2) et par une rainure longitudinale (20) ménagée dans la plaque de base (1), dont la section a un profil complémentaire. ll - Charnière suivant la revendication 10, dans laquelle la lame fixe comporte au moins une nervure en forme de dent, caractérisée en ce que la plaque de base (1) comporte plusieurs rainures longitudinales (20) disposées les unes à côté des autres, qui peuvent être utilisées sélectivement. 12 - Charnière suivant l'une des revendications 10 et 11, caractérisée en ce que, lorsque la plaque de base (1) et la lame fixe (2) de la charnière sont disposées à peu près parallèlement entre elles, il existe entre ces deux éléments une fente (21, 22) qui s'élargit latéralement vers l'extérieur avec un profil en coin, à partir de la nervure ou des nervures (19) en forme de dent. 13 - Charnière suivant l'une des revendications 1, 10, 11 et 12, caractérisée en ce que la lame fixe (2) de la charnière peut être déplacée en translation par rapport à la plaque de base (1) dans la direction longitudinale de l'axe de pivotement (16) et être bloquée dans une position de translation quelconque. 14 - Charnière suivant la revendication 13, caractérisée en ce que, dans un trou de la plaque de base (1), tourillonne un excentrique (25) dont la tête (26) qui forme tourillon est engagée dans une fente longitudinale ou houtonnière (24) à axe à peu près horizontal ménagée dans la lame fixe (2) de la charnière, ou inversement. 15 - Charnière suivant la revendication 14, caractérisée en ce que la boutonnière (24) se trouve entre les deux trous de fixation (9, 10) de la lame fixe (2) de la charnière.