La présente invention concerne un dispositif pour absorber les vibrations produites par le rotor d'un aéronef dents le plan dudit rotor. On sait que le rotor d'un aéronef tel qu'un hélicoptère constitue un puissant générateur de vibrations, lesquelles sont susceptibles d'une part de provoquer des contraintes alternées dans toute la machine, conduisant à une usure exagérément rapide des organes et à une détérioration des équipements, et d'autre part de contribuer à l'inconfort des passagers et d'entralner des difficultés de pilotage. Les pales d'un tel rotor subissent des efforts aérodynamiques alternés, périodiques, dont la fréquence fondamentale est la fréquence de rotation dudit rotor. La combinaison de ces efforts aérodynamiques avec les efforts dynamiques qui résultent des mouvements desdites pales donne lieu à l'application, avec amplification ou atténuation, de forces et de moments périodiques sur le moyeu, qui, par l'intermédiaire des attaches dudit moyeu à la structure de l'aéronef, constituent de puissantes sources d'excitation du fuselage en vibrations. La réponse de celui-ci dépend alors de ses caractéristiques dynamiques et des moyens de filtrage ou d'amortissement des vibrations, qui sont disposés soit au niveau du rotor lui-même, soit au niveau de la liaison dudit rotor avec la structure de l'aéronef. La réponse de chaque pale aux efforts aérodynamiques, les contraintes qu'elle subit et les efforts qu'elle transmet au moyeu du rotor étant très importants, les constructeurs d'hélicoptères ont cherché d'abord, pour éviter ces problèmes de fatigue et~d'in- tensité vibratoire, à réduire l'excitation des vibrations au niveau des pales elles-mêmes du rotor. I1 est connu, à cet effet, de dimensionner les pales d'un rotor d'hélicoptère de sorte que leurs différentes fréquences naturelles de vibration en cours de rotation se trouvent hors de la plage des régimes de fonctionnement normaux du rotor. Pour optimaliser cette adaptation, il est théoriquement possible d'agir sur les valeurs des fréquences naturelles des pales en modifiant le régime nominal de rotation du rotor. Cependant, dans la pratique, les possibilités de changement de régime sont assez restreintes, car l'augmentation ou la diminution de la vitesse de rotation perturbe les autres paramètres de fonctionnement du rotor. Il est également connu, dans le même but, d'articuler sur chaque pale une masse additionnelle concentrée, comme le propose le brevet français 939.209. L'efficacité d'une telle masse est d'autant meilleure que celle-ci est placée à l'extré- mité de la pale. Cependant le surcroît de poids., et l'augmentation de la force centrifuge qui en résultent posent des problêmes de résistance mécanique difficilement solubles. La réponse du fuselage aux efforts et aux couples d'excitation de vibrations que lui transmet le rotor dépend beaucoup des valeurs des fréquences propres de l'appareil par rapport à la fréquence fondamentale du rotor et à ses harmoniques. On a cependant constaté que, même si les caractéristiques du rotor et celles de la structure de l'aéronef ont été ajustées au mieux pour éviter les vibrations importantes, un hélicoptère moderne, volant à grande vitesse, est soumis, dans la plupart des cas, à des vibrations dont l'intensite croit rapidement avec la vitesse, et devient excessive bien avant que soient atteintes les limites aérodynamiques du rotor. Pour éliminer ces vibrations, les constructeurs d'hélicoptères ont eu l'idée de les filtrer au moyen de dispositifs élastiques, convenables, interposés entre le rotor et le fuselage. Ainsi, la Demanderesse a décrit, dans son brevet français 1.507.306 un système de suspension du rotor, comprenant une platine souple, constituée d'une multiplicité de lames flexibles, et disposée entre le fond de la boite de transmission principale, supportant le rotor, et la partie supérieure du fuselage. Une amélioration peut être apportée à ce système en superposant deux platines, de matière à filtrer les vibrations dans les deux directions longitudinales et transversales. Pour un système analogue de filtrage des vibrations sur un hélicoptère, la demanderesse a proposé, dans sa demande de brevet français 73.16475, une platine plane, constituée de deux couronnes métalliques, concentriques, reliées entre elles par des plots lami iés, qui la relient également à la structure de l'hélicoptère. Une autre réalisation, que la Demanderesse a décrite dans sa demande de brevet français 74.16012, consiste en un fléau élastique, fixé au carter de la boite de transmission principale et à la structure de l'hélicoptère, par l'intermédiaire de blocs élastiques. Bien que de telles suspensions aient amélioré considérablement le niveau vibratoire des hélicoptères qui en ont été équipés, elles présentent l'inconvénient d'être sans effet sur le rotor lui-même, qui est la source d'excitation des vibrations. Lorsque cette excitation s'accroît fortement - et il en est ainsi lorsque la vitesse de l'hélicoptère augmente - l'amplitude des mouvements des organes suspendus devient alors trop importante, et ces suspensions n'assurent plus un filtrage complet des vibrations transmises au fuselage. On a également cherché à réduire les vibrations dans un fuselage d'hélicoptère en disposant, en des points détermines de sa structure, des systèmes de masses et de ressorts, ou bien des résonateurs pendulaires, accordés sur la fréquence d'excitation, c'est-à-dire tels que leur fréquence propre soit égale à la fréquence d'excitation. Il en résulte que l'amplitude des vibrations aux points de fixation des résonateurs à la structure est nulle. Ainsi, il a été proposé dans le brevet français 918.360, de disposer un pendule, constitué par deux masselottes, reliées par des plaques, et pouvant osciller autour d'un pivot, fixé sur un élément de construction. Celui-ci peut être l'extrémité interne d'une pale ou tout autre emplacement du rotor ou d'un élément du fuselage. Les vibrations ne sont pas éliminées sur toute la structure,mais les déformations sont modifiées de manière telle qu;un noeud de vibration apparaît au point de fixation du résonateur. Il suffit alors de décaler sa fréquence propre pour modifier les positions des noeuds et les amener à des emplacements bien déterminés, dont par exemple celui du siège du pilote. Dans la pratique, ce système nécessite un résonateur de masse importante. On a constaté par ailleurs que les vibrations pouvaient être atténuées en un point de la cabine, mais amplifiées en d'autres points, où il était donc nécessaire de disposer d'autres résonateurs, ce qui entraînait une augmentation de poids fort défavorable,sans grande amélioration générale du niveau vibratoire dans l'hélicoptère. De plus, le calage de la fréquence propre du résonateur sur la fréquence d'excitation est très délicat, compte tenu des variations du régime du rotor en vol. Une variation de l'ordre de 3 % suffit àentrainer une amplification des vibrations au lieu d'une atténuation. Pour pallier cette dernière difficulté, on a donc conçu un résonateur de telle manière que sa fréquence propre soit asservie à la fréquence d'excitation. Pour ce faire, on fait varier la masse ou la rigidité du résonateur par l'intermédiaire de mécanismes ou de servomécanismes, qui peuvent être commandés par un dispositif de détection et de traitement de l'intensité vibratoire. L'inconvénient majeur de tels systèmes réside dans leur grande complexité et leur prix de revient élevé. Un autre moyen pour asservir la fréquence propre du résonateur au régime de rotation du rotor est de le placer sur le moyeu dudit rotor, le résonateur tournant alors avec le rotor. Le brevet français 921.962 propose un système de compensation et d'amortissement des vibrations par inertie, constitué par des masselottes montées à pivotement latéral de part et d'autre d'un étrier, lui-même libre d'osciller verticalement. Ce système est utilisé pour un rotor monopale. Par contre, le brevet américain 2.489.343 concerne un rotor à trois pales au moins, qui est équipé d'un amortisseur de vibrations, constitué par des masses articulées sur des bielles à double effet, destinées elles-mêmes à la commande de l'incidence des pales. Ces masses tournent avec le rotor et n'oscillent que dans un plan parallèle à l'axe du rotor, ou contenant ledit axe.Appliquant le même principe d'amortissement par inertie, le brevet américain 3.035.643 a pour objet un rotor tripale, muni d'une barre stabilisatrice, qui tourne avec ledit rotor, et qui est terminée à chacune de ses extrémités par des bielles, articulées sur ladite barre, et portant du masses d'inertie. L'articulation est telle que les bielles peuvent osciller à la fois dans le plan du rotor et dans un plan perpendiculaire. Cependant cette barre ne peut être utilisée que sur un rotor bipale et, de plus, elle ne procure pas l'effet isotrope qui est recherché pour cette application. Le brevet américain 3.372.758 apporte des perfectionnements au précédent en vue d'absorber les vibrations horizontales et verticales, produites par un rotor comportant une ou plusieurs pales. Dans le cas d'un rotor monopale, ce dispositif d'absorption des vibrations comporte des masses disposées aux extrémités de trois ensembles de bras,divergeant deux par deux dans un même plan parallèle à l'axe du rotor. Chaque ensemble de bras est monté sur le plateau cyclique par l'intermédiaire d'un joint universel. Pour un rotor comportant trois pales ou plus, les masses sont formées par des cylindres remplis d'un liquide lourd, et elles sont montées au moyen de joints universels sur des bras radiaux, fixés rigidement sur le moyeu du rotor.On sait d'une part, que la fréquence propre d'un tel système, placé dans le champ de la force centrifuge, est proportionnelle au régime de rotation n du rotor, et est donnée par la formule dans laquelle Q est la distance du centre du rotor au point d'articulation du pendule, d est la distance du centre de gravité du pendule audit point d'articulation.On sait d'autre part que, pour atténuer les vibrations du fuselage,de fréquence b 9 (d étant le nombre de pales),qui proviennent de l'harmonique (b+l) n de la fréquence de rotation n du rotor, il faut accorder le résonateur sur (b + 1) n. I1 suffit pour cela de choisir Q et d de telle sorte que il s' avère que, selon les brevets américains cités précédemment, les conditions sont telles qu'il y a incompatibilité entre la position de l'amortisseur, la rigidité nécessaire du bras support et l'amortissement souhaité dans toutes les configurations de vol. Pour remédier à ces inconvénients on a utilisé des arrr?rtisseurs bifilaires selon la demande de brevet français 2.018.491. Ceux-ci sont constitués chacun par une masse en forme de U, percée de deux ouvertures, situées en regard d'ouvertures correspondantes, aménagees dans un bras support, fixé lui-même sur le moyeu du rotor. Dans ces ouvertures sont engagées des broches ayant un diamètre inférieur à celui desdites ouvertures ; ces broches sont accouplées à la masse en forme de U et au support par l'intermédiaire de manchons cylindriques, d'espaceurs annulaires, effilés sur leur périphérie, et d'écrous de retenue.Les mouvements pendulaires de la masse en forme de U par rapport au support sont rendus possibles par roulement des broches le long des surfaces des ouvertures, lesdits mouvements étant générateurs de vibrations ayant une fréquence égale et opposée à la fréquence d'excitation, ce qui est favorable e tten etion, voire même à la suppression des vibrations. La demande de brevet français 2.203.951 apporte une amélioration au dispositif selon la demande de brevet mentionnée en dernier,grâce à la disposition de chemins de roulement pour les broches engagées dans les ouvertures du support et de la masse en forme de U, afin de réduire le diamètre extérieur des espaceurs, donc leur inertie, et d'améliorer l'efficacité de l'amortissement. Un autre système d'amortissement des vibrations produites par un rotor d'aéronef est décrit dans la demande de brevet français 2.227.174. I1 consiste à disposer à la partie supérieure dudit rotor, une masse tournante en forme de couvercle, montée sur l'axe du rotor par l'intermédiaire de douilles à ressorts, permettant à ladite masse d'osciller dans n'importe quelle direction de son plan de rotation. Les inconvénients principaux des dispositifs d'amortis- sement bifilaires proposés par les demandes de brevet français 2.018.491 et 2.203.951 résident d'une part dans leur complexité de fabrication et d'autre part dans les phénomènes de corrosion, qui sont dus au frottement existant entre les éléments constitutifs de l'amortissement bifilaire. Le dispositif selon la présente invention, pour absorber les vibrations produites par le rotor d'un aéronef dans le plan dudit rotor, comporte au moins deux résonateurs, fixés au moyeu du rotor, mais il est aménagé de manière à ne pas présenter les inconvénients des dispositifs amortisseurs antérieurs, qui ont été précédemment mentionnés, et notamment des dispositifs à résonateurs bifilaires. Le dispositif selon la présente invention est caractérisé en ce que chaque résonateur comprend une enceinte fermée, de préférence étanche, qui est ancrée rigidement sur le moyeu par l'intermédiaire d'un support rigide, ainsi qu'une masse solide, sphérique, pouvant rouler librement à l'intérieur de ladite enceinte. Le dispositif selon la présente invention,pour absorber les vibrations produites par le rotor d'un aéronef dans le plan dudit rotor, est d'une oonstitution beaucoup plus simple que, et d'un prix de revient très inférieur à ceux des dispositifs connus, mentionnés précédemment, en particulier des dispositifs à résonateurs bifilaires ; les résonateurs du dispositif selon la présente invention sont d'autre part pratiquentellt soustraits aux phénomènes de corrosion,dans la mesure notamment où leurs enceintes respectives sont fermées, spécialement lorsqu'elles le sont de façon étanche. Dans une forme de réalisation préférée, le dispositif selon la présente invention comporte au moins trois résonateurs, disposés dans un même plan , parallèle ou confondu avec celui du rotor, au voisinage des sommets d'un polygone régulier, centre sur l'axe dudit rotor. Cette disposition assure une excellente isotropie de l'effet d'absorption des vibrations qui est obtenu avec le dispositif selon la présente invention. Dans le cas particulier d'un rotor bipale, le dispositif selon l'invention peut comporter deux résonateurs alignés suivant un axe perpendiculaire à l'axe du rotor et l'axe commun des deux pales. Dans la forme de réalisation préférée du dispositif selon la présente invention, la masse sphérique de chaque résonateur est une boule en métal ou en alliage métallique, de forte densité, et l'enceinte de chaque résonateur est formée de deux cuvettes, disposées de manière que leursconcavites respectives soient tournées l'une vers l'autre, et assemblées par leurs bords respectifs, de préférence de façon étanche. Par exemple, les parois des deux cuvettes formant l'enceinte de chaque résonateur, qui sont les plus éloignées de l'axe du rotor, sont en forme de secteurs de troncs de cône de révolution, opposés par leurs grandes bases, de manière à former un chemin de roulement,avec lequel la boule vient en contact le long de parallèles desdites parois tronconiques de l'une et de l'autre cuvette , respectivement. La figure 1 est une vue en plan d'une première forme de réalisation du dispositif selon la présente invention, appliquée à un rotor tripale d'hélicoptère. La figure 2 est une coupe suivant la ligne II-II de la figure 1. La figure 3 est une vue en coupe, analogue à la figure 2, d'une autre forme de réalisation du dispositif selon la présente invention. La figure 4 est une vue en plan, schématique, d'un dispositif selon la présente invention,conçu pour filtrer simul- tanément les vibrations correspondant à deux séries différentes de fréquences. Dans l'exemp3e de réalisation d'un absorbeur de vibrations selon l'invention, comportant trois résonateurs, montés sur le moyeu d'un rotor d'hélicoptère, tel que représenté sur les figures 1 et 2, le rotor 1 peut être du type décrit en détail dans le brevet français 2.228.663 au nom de la Demanderesse. I1 s'agit d'un rotor à trois pales (non représentées)., dont le moyeu 2 est en forme d'étoile plate,comportant autant de bras, 3, que le rotor comporte de pales, l'axe longitudinal de chaque bras étant aligné avec celui de la pale correspondante. Les trois résonateurs étant identiques, il ne sera décrit qu'un seul d'entre eux. A la partie supérieure du moyeu 2 est fixé un élément annulaire de liaison, 4, centré sur l'axe de rotation, 5, du rotor. Sur le collet 6 de cet élément de liaison 4 est fixée la partie centrale 7a d'une plaque inférieure 7, en forme de couronne circulairewde laquelle partent radialement des branches planes, 8, régulièrement espacées. Dans l'exemple considéré d'un rotor tripale, ces branches sont au nombre de trois,et elles sont disposées à 1200 l'une de l'autre et chacune à égale distance angulaire, soit 600, des axes longitudinaux de deux bras contigüs, 3, du moyeu. Une série de boulons tels que 9 assure la fixation de la plaque 7 sur le collet 6 de l'élément de liaison 4 et en même temps la solidarisation dudit élément de liaison 4 avec le moyeu 2, et celle dudit moyeu 2 avec l'extrémité supérieure d'un arbre vertical, constituant le mat de l'hélicoptère.Sur la face supérieure de la partie intérieure 10 de l'élément de liaison 4, et concentriquement à celui-ci, est fixée, par l'intermédiaire de vis 11, le collet inférieur d'une pièce 12, en forme de bobine. Sur le collet supérieur 13 de cette pièce 12 est fixée, au moyen de boulons 14, une plaque supérieure, 15, en forme d'étoile plate, dont les branches 16 sont en même nombre et ont sensiblement la même forme, que les branches 8 de la plaque inférieure 7, au dessus desquelles elles sont respectivement disposées. A une distance bien déterminée - qui sera précisée ciaprès - de l'axe 5 du rotor,et dans la chape formée par chaque paire de branches superposées, 8 et 16, des plaques inférieure,7, et supérieure, 15, est fixé l'un des résonateurs du dispositif selon l'invention. Celui-ci se compose d'une enceinte 17, formée par la réunion de deux cuvettes 18 et 19, disposées de manière que leurs concavités respectives soient tournées l'une vers l'autre, et assemblées par leurs bords 20, par l'intermédiaire de boulons 21, ou de tout autre moyen connu de fixation. Les parois, 22 et 23, de ces deux cuvettes, 18 et 19, qui sont les plus éloignées par rapport à l'axe 5 rotor, sont, dans cette forme de réalisation, en forme de secteurs de troncs de cône de révolution, opposés par leurs grandes bases. A l'intérieur de cette enceinte, rendue de préférence complètement étanche au niveau des bords 20 des deux cuvettes, 18 et 19, par tous moyens connus, appropriés, est disposée une masse sphérique 24, en forme de grosse bille ou de boule, réalisée en un matériau dense, géné- ralement métallique. Cette boule 24 est représentée sur la figure 2 en position de fonctionnement, c'est-à-dire quand le résonateur tourne avec le rotor.Elle roule alors librement sur les faces internes, telles que 25 et 26, des parois tronconiques, 22 et 23 des cuvettes, 18 et 19, en faisant simultanément contact avec deux points, tels que 27 et 28, de parallèles respectifs desdites parois tronconiques, 22 et 23,sous la double action de la force centrifuge et des mouvements vibratoires alternés du moyeu 2 dans le plan du rotor. La boule 24 a donc une position stable dans l'en- ceinte 17 pendant la rotation du rotor. L'enceinte 17 est fixée rigidement par des boulons 29 sur les branches superposées, 8 et 16, des plaques inférieure et supérieure, 7 et 15, au moyen de plaquettes 30, rivées sur les fonds des cuvettes 18 et 19. L'ensemble forme par les deux plaques rigides 7 et 15, par l'enceinte 17 et par la masse 24 constitue l'un des trois résonateurs de la forme de réalisation considérée de l'absorbeur de vibrations selon l'invention. Les conditions de fonctionnement des résonateurs précédemment décrits,montés sur le moyeu d'un rotor d'hélicoptèr,sont déterminées notamment par la position de chaque enceinte par rapport au centre du rotor, par le diamètre interne de chaque enceinte, et par le diamètre des boules, afin d'obtenir une efficacité maximale du système pour la fréquence que l'on choisit préférentiellement d'absorber. Cette fréquence vaut (b + 1) n, c'est-à-dire qu'elle peut valoir 1 n ou 3 n pour un rotor bipale, 2 Q ou 4 Q pour un rotor tripale, 3 Q ou 5 Q pour un rotor quadripale etc... (b étant le nombre de pales du rotor). Si l'on désigne par Q, la distance entre l'axe 5 du rotor et le centre du cercle de roulement de la boule 24, R, le rayon dudit cercle de roulement, r, le rayon de la boule 24, m, la masse de la boule 24, I, le moment d'inertie de la boule 24 autour de son axe de rctation, la pulsation X du résonateur décrit ci-dessus est donnée par la relation On voit donc que, si l'on choisit une boule 24 de masse m = 3 kg, en acier par exemple, ayant un rayon r = 45 mm, et roulant à l'intérieur d'un cercle de rayon R = 80 mm, centré à une une distance t = 200 mm de l'axe du rotor, la pulsation propre du résonateur est très voisine de 2 Q. Un tel résonateur, monté sur le moyeu du rotor, s'oppose donc à toutes les excitations vibratoires qui sont situées dans le plan du rotor,et dont la pulsation est double de la vitesse angulaire du rotor. On a choisi, dans l'exemple considéré, de disposer une seule boule dans chaque enceinte de résonateur. On pourrait néanmoins enfermer deux boules dans une même enceinte, sans sortir du cadre de l'invention. La figure 3 représente schématiquement une variante de réalisation de l'absorbeur de vibrations illustré sur les figures 1 et 2, et précédemment décrit. Cette variante en diffère seulement par les points suivants : sur la face supérieure du moyeu 2 est directement fixée, par l'intermédiaire d'une couronne de boulons 9, une pièce 12 en forme de bobine, comme dans l'exemple précédemment décrit. Un ensemble de trois résonateurs est supporté par une plaque annulaire 31, attachée par son pourtour interne au collet supérieur 13 de la pièce 12,par l'intermédiaire de fers plats 32 et de boulons 33. Le bord externe de la plaque annulaire 31 est pris en sandwich entre les bords 20 des deux cuvettes 18 et 19 constituant l'enceinte 17. La partie 34 de la plaque 31 qui est enfermée dans chaque enceinte telle que 17,comporte une ouverture 35, afin de permettre la libre circulation de la masse sphérique 24 dans l'enceinte 17. Cette ouverture 35 est dimensionnée de façon que la masse 24 ne soit jamais en contact qu'avec les faces internes,25,et 26,des parois,22 et 23,des cuvettes,18 et 19. La figure 4 représente une autre forme de réalisation d'un absorbeur de vibrations selon l'invention, monté sur le moyeu d'un rotor tripale d'hélicoptère (non représenté). A la périphérie d'une plaque 36, sensiblement triangulaire, fixée à la partie supérieure du moyeu de rotor, au moyen d'une couronne de boulons 9, est disposé un ensemble de six résonateurs, chacun du type décrit précédemment.Ces six résonateurs sont disposés dans le plan de la plaque 36 ; ils comprennent trois résonateurs identiques, tels que 3i, dimensionnés pour avoir une pulsation égale à a oe, et trois autres résonateurs identiques, tels que 38, placés chacun à égale distance angulaire, de 600, de deux résonateurs 37 contigus, ont des dimensions différentes de celles des résonateurs 37 de manière à avoir une pulsation, w, différente de a .Grâce à un dimensionnement approprié, on peut ainsi filtrer à la fois des fréquences vibratoires égales à 2 Q et 4 fl dans le cas d'un rotor tripale, ou bien des fréquences égales à 3 n et 5 Q dans le cas d'un rotor quadripale, cela tout en conservant la simplicité de construction du dispositif d'absorption selon la présente invention. Cette simplicité de construction des résonateurs dont est muni le dispositif selon l'invention est en effet un avantage considérable, puisque, notamment, elle entraîne un prix de revient peu élevé. Comme c'est la force centrifuge qui est utilisée pour créer les efforts dynamiques propres à s'opposer aux vibrations, il en résulte avantageusement une faible masse spécifique du dispositif selon l'invention.Les éléments actifs de ce dispositif, à savoir les boules 24 et leurs chemins de roulement, matérialisés par certaines parois des enceintes, étant disposés à l'intérieur d'enceintes étanches, ils sont préservés de toute agression due à l'environznent, telle que la pluie,la neige, le givre, les poussieres. Non seulement la corrosion due aux agents extérieurs est éliminée grâce à ladite étanchéité, mais le dispositif absorbeur de vibrations selon l'invention offre en outre, par la construction et l'agencement de ses éléments actifs, peu de prise à la" corrosion de frottement" , eu égard aux surfaces en contact très réduites.Un autre avantage important de l'absorbeur de vibrations selon l'invention réside en ce qu'il est "autoaccordé sur la vitesse de rotation du rotor, et que son fonctionnement est donc irxdant des variations de réglure du rotor. I1 a par conséquent sa pleine efficacité pour toutes les conditions de vol de l'hélicoptère, y compris l'autorotation. Comme on l'a décrit précédemment, le dispositif d'absorption de vibrations selon l'invention peut être aménagé pour absorber plusieurs fréquences simultanément. En fonction des fréquences choisies, le dispositif absorbeur est réglé lors de sa construction, et il reste indéréglable en service. Son encombrement étant réduit, le dispositif selon l'invention peut être monté sur n'importe quel type de rotor, y compris un rotor bipale,et même sur des rotors déjà en service, et non conçus à l'origine pour le recevoir. Enfin le dispositif selon l'invention peut être intégré facilement dans les différents types de carénages de tête de rotor, destinés à réduire, sur les hélicoptères rapides, la traînée induite par le moyeu. Bien entendu la présente invention n'est pas limitée aux formes de réalisation précédemment décrites ; elle en englobe toutes les variantes, obtenues notamment par la substitution à certains des moyens décrits, de moyens fonctionnellement équivalents. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour absorber les vibrations produites par le rotor d'un aéronef dans le plan dudit rotor, ce dispositif comportant au moins deux résonateurs fixés au moyeu du rotor, et étant caractérisé en ce que chaque résonateur comprend une enceinte fermée, de préférence étanche, qui est ancrée rigidement sur le moyeu par I'intermédiaire d'un support rigide, ainsi qu'une masse solide, sphérique, pouvant rouler librement à l'intérieur de ladite enceinte. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte au moins trois résonateurs, disposés dans un même plan, parallèle à ou confondu avec celui du rotor, au voisinage des sommets d'un polygone régulier, centré sur l'axe dudit rotor. 3. Dispositif selon la revendication 1,pour un rotor bipale, caractérisé en ce au'il comporte doux résonateurs alignés suivant un axe perpendiculaire à l'axe du rotor et à l'axe commlln des deux pales. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caracterisé en ce que la masse sphérique de chaque résonateur est une boule en métal ou en alliage métallique de forte densité. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'enceinte de chaque résonateur est formée de deux cuvettes, disposées de manière que leurs concavités respectives soient tournées l'une vers l'autre, et assemblées par leurs bords respectifs, de préférence de façon étanche. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'au moins les parois des deux cuvettes formant l'enceinte de chaque résonateur, qui sont les plus éloignées de l'axe du rotor, sont en forme de secteurs de troncs de cône de révolution, opposés par leurs grandes bases, de manière à former un chemin de roulement, avec lequel la boule vient en contact le long de parallèles respectifs desdites parois tronconiques de l'une et de l'autre cuvette. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que les supports rigides par l'intermédiaire desquels les enceintes des résonateurs sont ancrées rigide ment sur le moyeu du rotor,sont formés par deux plaques rigides en forme d'étoile, entre les paires de bras, superposés, desquelles sont fixées respectivement lesdites enceintes des résonateurs, les parties centrales de ces plaques rigides étant maintenues convenablement écartées l'une de l'autre par une pièce cylindrique, ou de préférence tubulaire, dont la base est fixée au moyeu du rotor, concentriquement à son axe, éventuellement avec interposition d'une pièce de liaison. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que les supports rigides par I'intermé- du aire desquels les enceintes des résonateurs sont ancrées rigidement sur le moyeu du rotor,sont formés par une plaque rigide en forme d'étoile, dont l'extrémité de chaque bras est pincée entre les deux cuvettes formant l'enceinte de l'un des résonateurs,et présente une ouverture permettant le libre déplacement de la masse sphérique dans ladite enceinte. 9. Aéronef à voilure tournante, comportant, associé à sa voilure tournante, un dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8.