La présente invention concerne une installation pour la fabrication d'éléments, notamment de construction, tels que plaques, carreaux, etc... en un liant durcissable tel que le plâtre ou analogue. On connaît déjà une installation pour la realisation en continu d'éléments de cette sorte. Cette installation connue comporte un long transporteur sans fin, en un point amont duquel on déverse en continu du plâtre gâché, contenant éventuellement de la colle à base d'amidon, ainsi que des dispositifs d'alimentation continue de bandes de papier et au moins un dispositif de laminage et de formage à rouleaux. Grâce à un tel agencement, on obtient un boudin continu plat de plâtre revêtu sur ses faces de bandes de papier adhérentes, grâce à la présence de colle dans le plâtre, cette colle ayant tendance à migrer vers l'extérieur au fur et à mesure du séchage du plâtre. Ce boudin continu est ensuite, après prise du plâtre, coupé transversalement à son sens de défilement pour former les plaques ou carreaux désirés.Dans une telle installation, il est nécessaire que la masse de plâtre gâché déversée sur le transporteur sans fin soit très malleable afin de pouvoir être formée par laminage. Ceci est obtenu par addition d'une grande quantité d'eau au plâtre en poudre, au moment du gâchage. Dans le gâchis de plâtre, il y a environ une part d'eau pour une part de plâtre en poudre. Cette grande proportion d'eau, très fortement excédentaire pour la prise du plâtre (16 à 18 % de la quantité d'eau ajoutée seraient suffisants), a pour effet d'une part d'augmenter le temps de prise, c'est-à-dire en réalité de nécessiter un transporteur très long, puisque la découpe du boudin continu en éléments individuels ne peut être réalisée qu'après la prise du plâtre. D'autre part, les éléments individuels ainsi fabriqués sont fortement chargés d'eau et il est nécessaire de dépenser beaucoup d'énergie pour les sécher. Un tel séchage est obtenu par passage dans un four tunnel qui est disposé en aval dudit transporteur sans fin et dont la longueur est voisine de celle de celui-ci, malgré le passage d'une pluralité de plaques disposées de front. Cet excès d'eau entraîne donc des dépenses élevées en matériel (longueur importante du transporteur sans fin et présence d'un long four de séchage) et en énergie (séchage des éléments préfabriqués). I1 en résulte que le prix de revient des éléments préfabriqués est élevé. Pour remédier aux inconvénients de cette installation connue, on a déjà proposé d'utiliser une installation comportant un transporteur animé d'un mouvement d'avance sur lequel on forme un boudin continu découpé par la suite en éléments, et remarquable en ce que, au-dessus dudit transporteur, sont agencés une pluralité de distributeurs de liant sec en poudre et de dispositifs de mouillage répartis en couples, chaque couple comportant un distributeur de liant sec en poudre et un dispositif de mouillage placé juste en aval dudit distributeur. Ainsi, avec cette installation, l'élément est obtenu par dépôts élémentaires successifs de liant sec en poudre, chaque dépôt élémentaire étant suivi d'un mouillage. I1 est donc possible de n'utiliser que la quantité de liquide nécessaire à la prise du liant, puisque l'on n'utilise pas un gâchis devant être conformé, mais au contraire des nappes superposées et successivement déposées. Dans le cas du plâtre, la quantité d'eau ainsi utilisée pour un mouillage est au plus égale à 20 % en poids de la quantité de plâtre sec en poudre du dépôt immédiatement précédent. Dans une telle installation, chaque distributeur de liant sec en poudre s'étend transversalement au transporteur et peut comporter un doseur par exemple rotatif et/ou vibré, pour régler le débit en liant, tandis que chaque dispositif de mouillage peut être constitué par au moins une rampe de mouillage transversale audit transporteur. Un tel distributeur comporte généralement un récipient pour ledit liant sec, pourvu d'une fente de distribution dans laquelle est agencé un tambour rotatif pourvu de rainures longitudinales. Ainsi, par ses rainures, le tambour prélève le liant sec à l'intérieur du récipient et le distribue à l'extérieur en le saupoudrant sur le transporteur. Le dosage en liant sec s'effectue donc par réglage de la rotation du tambour. Il arrive fréquemment que le liant sec colmate les rainures du tambour et il en résulte que le dosage en liant sec est totalement faussé Pour remédier à cet inconvénient, on a déjà pensé à utiliser des brosses longitudinales plates,fixes ou mobiles,parallèles à l'axe du tambour et dont l'extrémité des poils est en appui sur la partie dudit tambour extérieureau récipient. Toutefois, un tel agencement est pratiquement inefficace et ne permet pas un fonctionnement correct de l'installation. La présente invention a pour objet de remédier à cet inconvénient. A cette fin, selon l'invention, l'installation comportant d'une part, un transporteur animé d'un mouvement d'avance sur lequel on forme, par dépôts élémentaires successifs d'un liant sec en poudre, chaque dépôt élémentaire étant suivi d'un mouillage, un boudin continu découpé par la suite en éléments et d'autre part, agencés au-dessus dudit transporteur, une pluralité de distributeurs de liant sec en poudre et de dispositifs de mouillage, un distributeur de liant sec comprenant un tambour rotatif pourvu de rainures longitudinales prélevant le liant sec à l'intérieur d'un réservoir pour le distribuer à l'extérieur de celui-ci, tandis qu'un dispositif de brosses, associé à chaque distributeur est agencé de façon que l'extrémité libre des poils de ce dispositif s'appuie sur la partie du tambour correspondant extérieure audit réservoir, est remarquable en ce que ledit dispositif comporte au moins une brosse dont la hauteur, mesurée dans un plan transversal au tambour, s'étend sur plusieurs rainures consécutives de celui-ci, ledit dispositif etant animé d'un mouvement de va-et-vient de direction générale parallèle à l'axe dudit tambour. Le dispositif selon l'invention pourrait ne comporter qu'une seule brosse dont la longueur serait voisine de celle du tambour. Cependant, il est avantageux, notamment pour des raisons d'entretien, que le dispositif comporte une pluralité de telles brosses de largeur limitée, espacées les unes des autres,et rendues solidaires les unes des autres, l'amplitude du mouvement de va-et-vient desdits brosses étant telle que les domaines du tambour balayés par deux brosses voisines se chevauchent au moins partiellement. Par ailleurs, on a constaté qu'il était avantageux que le mouvement de chaque brosse suive un trajet de translation alternative dans un plan, en arc d'ellipse, en arc de cercle, etc..., de façon qu'aux extrémités dudit trajet la brosse soit dégagée du contact du tambour, alors que dans la partie médiane du trajet la brosse soit au contact dudit tambour. Ainsi, on obtient un mouvement de brossage alternatif très efficace. Les figures du dessin annexé feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue en coupe schématique de la partie inférieure d'un distributeur de liant sec. La figure 2 est une vue du dessus de la figure 1, dans le sens de la flèche F, la trémie étant supposée ôtée. Comme le montrent les figures 1 et 2, le distributeur de liant sec comporte une trémie 1, contenant le liant sec 2 et comportant à sa partie inférieure une ouverture 3 à l'intérieur de laquelle est agencé un tambour rotatif 4. Dans ce tambour sont prévues une pluralité de rainures longitudinales 5 prélevant le liant en poudre 2 dans la trémie 1, pour le distribuer en dessous du tambour 4. Conformément à l'invention, pour empêcher le colmatage des rainures 5 par le liant 2, on prévoit un agencement de brosses 6, pourvues de touffes de poils 7 et solidaires les unes des autres par une tige de manoeuvre 8. Chaque brosse 8 est telle que sa hauteur h mesurée dans un plan transversal au tambour 4, s'étend sur plusieurs rainures consecultives 5 dudit tambour. Par ailleurs, la largeur, mesurée le long de l'axe 9 du tambour 4, de chaque brosse 6, est limitée et la tige de manoeuvre 8 est animée, par un mécanisme non représenté, d'un mouvement de translation alternatif suivant un trajet 10, en forme d'arc de cercle, d'arc d'ellipse ou analogue, de façon qu'aux extrémités dudit trajet chaque brosse soit dégagée du contact du tambour alors que dans la partie médiane du trajet la brosse soit au contact dudit tambour. L'amplitude du trajet 10, mesurée le long de l'axe 9, est telle que les domaines du tambour 4 balayés par deux brosses 6 voisines se chevauchent au moins partiellement. Grâce à ce dispositif selon l'invention, on obtient un nettoyage irréprochable des rainures de distribution 5, de sorte que le dosage du liant sec en poudre 2 peut être particulièrement précis, par réglage de la vitesse de rotation du tambour 4. REVENDICATIONS 1.- Installation comportant d'une part, un transporteur animé d'un mouvement d'avance sur lequel on forme, par dépôts élémentaires successifs d'un liant sec en poudre, chaque dépôt élémentaire etant suivi d'un mouillage, un boudin continu découpé par la suite en éléments et d'autre part, agencésau-dessus dudit transporteur, une pluralité de distributeurs de liants secs en poudre et de dispositifs de mouillage, un distributeur de liant sec comprenant un tambour rotatif pourvu de rainures longitudinales prélevant le liant sec à l'intérieur d'un réservoir pour le distribuer à l'extérieur de celui-ci, tandis qu'un dispositif de brosses associé à chaque distributeur, est agencé de façon que l'extrémité libre des poils de ce dispositif s'appuie sur la partie dudit tambour extérieur audit réservoir, caractérisée en ce que ledit dispositif comporte au moins une brosse dont la hauteur, mesurée dans un plan transversal au tambour s'étend sur plusieurs rainures consécutives de celui-ci, ledit dispositif étant animé d'un mouvement de va-et-vient de direction générale parallèle à l'axe dudit tambour. 2.- Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif comporte une pluralité de telles brosses de largeur limitée, espacées les unes des autres et rendues solidaires les unes des autres, l'amplitude du mouvement de va-et-vient desdites brosses étant telle que les domaines du tambour balayés par les deux brosses voisines se chevauchent au moins partiellement. 3.- Installation selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que le mouvement de chaque brosse suit un trajet de translation alternative dans un plan, de façon qu'aux extrémités dudit trajet la brosse soit dégagée du contact du tambour alors que dans la partie médiane du trajet la brosse soit au contact dudit tambour.