La présente invention a pour objet un élément de construction pour plafond suspendu, c'est-à-dire pour plafond lié par un système d'accrochage non rigide à une charpente, un plancher ou une poutraison spécialement prévu. La façon la plus traditionnelle de réaliser un plafond suspendu consiste à utiliser des éléments en terre cuite, ou briques de forme parallèlépipèdique. Ces éléments présentent, sur leurs bords longitudinaux, alternativement des gorges et des tenons permettant ltemboîtement d'éléments adjacents, ou simplement des gorges permettant un clavage par bourrage au moyen d'un liant à base de plâtre ou de mortier. En fait, même dans le cas où les éléments présentent des tenons, l'emboitement réalisé est extrêmement faible compte tenu de l'épaisseur des joints de liant. Des crochets de suspension sont engagés dans les joints entre éléments, et pénètrent dans les gorges de ceux-ci, l'autre extrémité de ces crochets étant fixée sur le support qui est constitué par une solive, une poutrelle métallique etc,,.. L'inconvénient de cette solution est qu'elle nécessite un grand nombre de manipulations puiqu'il faut compter, dans les cas traditionnels environ 12,5 briques pour couvrir un m2. La planéité de l'ensemble étant médiocre, il est nécessaire de passer une couche d'enduit au plâtre précédent une couche de lissage et de finition. L'épaisseur de la couche d'enduit au plâtre est importante, de tordre de 8 à 15 mm, permettant ainsi de compenser les irrégularités de l'assemblage. Il existe également des plafonds suspendus réalisés à partir de plaques de plâtre, présentant l'intérêt de ne nécessiter qu'un simple enduit de finition avant peinture. Ces plaques de plâtre sont suspendues par des crochets, les fentes entre les plaques étant bouchées,avant finition,par des joints. Il existe également des carreaux de grandes dimensions en plâtre, identiques à ceux utilisés pour la réalisation de cloisons. Il n'existe pas, néanmoins, de mode spécifique de fixation de ces éléments, la fixation étant réalisée à l'aide de crochets existants qui sont modifiés sur place, et ne permettent pas un montage conforme aux règles de l'art. La présente invention vise à fournir un plafond suspendu en élément de terre cuite qui soit rapide à poser, possède les propriétés physiques d'un plafond suspendu traditionnel, et ne nécessite pas un enduit au plâtre mais un enduit pelliculaire de finition. A cet effet, cet élément est constitué par un carreau en brique dont au moins la face de parement visible est plane, dont les deux chants opposés dans lesquels débouchent les alvéoles sont rectifiés et dont les deux autres chants opposés comportent pour l'un une gorge permettant l'engagement d'une extrémité d'un crochet de suspension et le bourrage de liant-colle, délimitée du côté de la face visible de l'élément par lme lèvre dont le bord situé du côté de la face visible est parallèle à celle-ci et en retrait par rapport à elle, et pour l'autre une gorge permettant l'engage- ment d'une extrémité d'un crochet de suspension et le bourrage de liant-colle, délimitée du côté de la face visible de l'élément par une lèvre dont le bord extérieur est situé sensiblement dans le même plan que la face visible de l'élément et dont le bord intérieur, parallèle au premier, est situé à une distance de celuici correspondant sensiblement à la distance entre la lèvre du chant opposé, définie précédemment, et la face visible de l'élément. L'élément modulaire est constitué par un carreau de dimensions relativement importantes, à savoir de l'ordre de 500 mm de longueur, c'est-à-dire dans le sens des alvéoles, de 500 mm de largeur, c'est-à-dire dans le sens perpendiculaire aux alvéoles et d'une épaisseur de 35 mm. De par la dimension de tes éléments, quatre de ceux-ci couvrent pratiquement un m2. L'intérêt essentiel de ces éléments réside dans leur simplicité de pose et dans la qualité du résultat qu'ils procurent. Ils sont assemblés deux à deux à l'aide d'un liant colle. L'une des extrémités de l'un des carreaux est associée à l'extrémité opposée du carreau adjacent, de telle sorte que la lèvre du bord de l'un des carreaux située en retrait par rapport à la face visible d'un élément vienne prendre appui sur la lèvre qui, ménagée dans le bord du carreau adjacent, se trouve dans le plan de la face visible de celui-ci. Il se produit donc un appui du bord de l'un des carreaux sur le bord du carreau adjacent selon une surface horizontale. Avant assemblage, les surfaces de contact sont encollées, de telle sorte que la liaison au niveau de cette surface horizontale est fermement assurée. De par cette caractéristique de montage, il n'y a pas de possibilités de déplacement vertical d'un carreau relativement à l'autre après assemblage, même pendant le délai de séchage de la colle, de telle sorte que lton est assuré de la planéité du plafond. Selon une autre caractéristique de l'invention, l'épaisseur, prise dans le sens de la profondeur de la gorge, de la lèvre la plus proche de la face visible de l'élément est au moins égale à celle de la lèvre située en retrait par rapport â la face visible. Du côté de la face visible de l'assemblage, deux éléments adjacents sont jointifs. Avantageusement, chaque gorge débouchant dans l'un des chants longitudinaux est limitée à sa partie supérieure par une lèvre, dont l'épaisseur, prise dans le sens de la profondeur de la gorge est telle qu'en position assemblée de deux éléments, une fente soit ménagée entre eux. Un même crochet est engagé dans l'évidement ménagé par deux gorges en vis-à-vis, ce crochet prenant appui sur les lèvres des deux éléments limitant les deux gorges du côté de leurs faces tournées vers le haut, et sortant de cet évidement par la fente ménagée dans la face tournée vers le haut de l'assemblage. Le fait de disposer d'une fente continue est très intéressant car permet une grande latitude de positionnement des crochets. La finition est réalisée de manière extrêmement simple par ratissage de colle au niveau des joints sur la face visible, et passage d'un enduit pelliculaire de finition. Les joints sont avantageusement ménagés dans une partie légèrement en creux, destinée n être comblée par de la colle. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, a titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de cet élément Figure i est une vue en perspective de plusieurs éléments en position assemblée suspendus à des solives Figure 2 est une vue en perspective d'un élément Figures 3 et i sont deux vues en coupe et à échelle agrandie des bords d'assemblage de deux éléments respectivement au cours de l'assemblage et après assemblage. L'élément 2, représenté a la figure 2, est constitué par un carreau en brique dont la face de parement 3 visible est plane, dont les deux bords 4, dans lesquels débouchent les alvéoles 5, sont rectifiés, et dont les deux autres bords sont conformés de manière à permettre l'assemblage. Cet élément 2, dont la longueur est de l'ordre de 500 mm, la largeur de l'ordre de 500 mm et l'épaisseur de l'ordre de 35 mm, est destiné à être suspendu à une série de solives 6 par l'intermédiaire de crochets 7 de type connu. L'un des bords d'assemblage de l'élément 2 comporte une gorge 8 délimitée du côté de la face visible de parement 3 par une lèvre 9 dont le bord 10, situé du côté de la face visible, est parallèle à celle-ci et en retrait par rapport à elle. Cette gorge 8 est délimitée du côté de la face supérieure de l'élément par une lèvre 12 située dans le plan supérieur de celuici. L'autre bord d'assemblage comporte une gorge 13 délimitée du côté de la face visible de l'élément par une lèvre 14 dont le bord extérieur est situé sensiblement dans le plan de la face de parement visible et dont le bord intérieur 15 parallèle au premier est situé à une distance de celui-ci correspondant sensiblement à la distance entre le bord 10 de la lèvre 9 et la face extérieure de l'élément 3. En outre, l'épaisseur de la levre 14, prise dans le sens de la profondeur de la gorge, est au moins égale à la profondeur de la lèvre 9. La gorge 13 est délimitée du côté de la face supérieure de l'élément 2 par une lèvre 16 située dans le plan de ladite face. Les lèvres 12 et 16 correspondant aux deux bords sont d'épaisseur telle qu'en position assemblée de deux éléments, elles ne sont pas jointives et ménagent une fente 17 entre ceux-ci. D'un point de vue pratique, l'élément 2, représenté à la gauche de la figure 3, étant en place c'est-à-dire suspendu à sa partie droite par un crochet 7, il est procédé à la mise en place de colle sur le bord d'assemblage. L'élément voisin, représenté à la droite de la figure 3,est alors mis en place, de telle sorte que le bord 10 de sa lèvre 9 vienne en appui sur le bord 15 de lai lèvre 14. I1 est ainsi réalisé un positionnement extrêmement précis, la gravité favorisant le collage entre les bords 10 et 15. En outre, l'alvéole constitué par l'assemblage des deux gorges 8 et 13 est rempli de colle, et emprisonne dans celles-ci le crochet 7 dont la partie inférieure est en appui sur les lèves 12 et 16. Le crochet 7 sort de cet alvéole par la fente 17 ménagée entre les deux lèvres 12 et 16. Il est â noter qu'il est prévu un léger décrochement 18 au niveau du plan d'assemblage entre deux éléments adjacents, sur la face visible de ceux-ci. En effet, après rapprochement des deux éléments, il y a un fluage de colle, le décrochement 18 ainsi formé permettant de résorber ce fluage, et de recevoir une certaine quantité de colle destinée à masquer le joint. Il est ainsi possible de réaliser, de manière extrêmement simple, le montage d'un plafond suspendu possèdant les qualités d'un plafond suspendu traditionnel en terre cuite, et ne nécessitant pas un enduit au plâtre d'épaisseur importante, mais un simple enduit de finition. Comme il va de soi, l'invention ne ne se limite pas à la seule forme d'exécution de cet élément décrite ci-dessus à titre d'exemple ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. C'est ainsi notamment que les lèvres, servant à l'appui du bord de l'un des éléments sur le bord adjacent d'un autre élément, pourraient avoir des formes différentes, pourvu que soit prévu au moins un plan d'assemblage horizontal. - REVENDICATIONS 1. - Elément de construction pour plafond suspendu, caractérisé en ce qutil est constitué par un carreau en brique dont au moins la face de parement visible est plane, dont les deux chants opposés dans lesquels débouchent les alvéoles sont rectifiés et dont les deux autres chants opposés comportent pour l'un une gorge permettant l'engagement d'une extrémité d'un crochet de suspension et le bourrage de liant-colle, délimitée du côté de la face visible de l'élément par une lèvre dont le bord situé du côté de la face visible est parallèle a celle-ci et en retrait par rapport à elle, et pour l'autre une gorge permettant l'engagement d'une extrémité d'un crochet de suspension et le bourrage de liant-colle, délimitée du côté de la face visible de l'élément par une lèvre dont le bord extérieur est situe sensiblement dans le même plan que la face visible de l'élément et dont le bord intérieur, parallèle au premier, est situé a une distance de celui-ci correspondant sensiblement à la distance entre la lèvre du chant opposé, définie précédemment, et la face visible de l'élément. 2. - Elément de construction selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'épaisseur, prise dans le sens de la profondeur de la gorge, de la lèvre la plus proche de la face visible de l'élément est au moins égale à celle de la lèvre située en retrait par rapport à la face visible. 3. - Elément de construction selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que chaque gorge, débouchant dans l'un des chants longitudinaux est limitée à sa partie supérieure par une lèvre, dont l'épaisseur, prise dans le sens de la profondeur de la gorge est telle qu'en position assemblée de deux éléments, une fente soit ménagée entre eux.