L'invention est relative a des matières polarisant la lumitre et, plus particulièrement à de telles matières formées à partir de combinaisons organiques saturées, dérivées ou susceptibles être dérivées de substances non saturées correspondantes. L'invention est relative aussi à des suspensions de telles ma tières ainsi qu'à des procédés pour préparer ces suspensions. Le besoins'est manifesté d'augmenter la stabilité de matières polarisantes, en ce qui concerne leur dégradation sous l'action de la chaleur et des produits chimiques, afin de produire des matières polarisantes de qualités supérieures. Ces matières, de préférence sous forme de particules colloïdales, peuvent être utilisées en suspension dans un liquide destiné à servir de matière active dans une soupape à lumière. On connaît depuis un certain nombre d'années des soupapes à lumière, comprenant des suspensions liquides. Des suspensions d'hérapathite dans un liquide approprié ont été utilisées, de préférence jusqu'à présent, bien que d'autres types de particules aient été proposées. D'une manière générale, la forme des particules utilisées dans une telle soupape à lumière doit être telle que, pour une orientation donnée elles interceptent plus de lumière que pour une autre orientation. Des particules en forme d'aiguilles, de bâtonnets ronds ou plats ou de minces paillettes ont été proposées. Ces particules peuvent, d'une manière variée, être absorbantes ou réflectrices pour la lumière, polarisantes, biréfringentes, métalliques ou non métalliques etc.En plus de l'hérapathite on a proposé bien d'autres matières telles que le graphite, le mica, le rouge de grenat, l'aluminium, des périodures de sulfates d'alcaloïde etc. De préférence on utilise des cristaux dichroïques, biréfringents ou polarisants. Des particules très finement divisées ou minuscules, de préférence colloïdales, sont utilisées, en suspension dans un liquide, dans lequel elles sont insolubles et qui présente une viscosité appropriée ainsi qu'une résistivité électrique relativement élevée. Pour contribuer a' stabiliser la suspension, lorsqublle n'est soumise à aucune action, il faudrait utiliser un collolde protecteur, de préférence un polymère, afin d'empêcher une agglomération ou une sédimentation des particules. Un champ électrique aussi bien qu un champ magnétique ont été proposés pour assurer l'alignement des particules, bien qu'un champ électrique soit plus souvent employé. Pour appliquer un champ électrique, des électrodes conductrices d'une certaine surface sont prévues sur deux parois, situées en face l'une de l'autre, d'une cellule et une différence de potentiel est appliquée entre ces électrodes. Les électrodes peuvent etre constituées par des revêtements conducteurs transparents minces, déposés sur les surfaces intérieures des parois antérieure et postérieure de la cellule, de manière à former une cellule du type électrolytique, dans laquelle les électrodes sont en contact avec la suspension liquide. On a également proposé de recouvrir les électrodes d'une mince couche de matériau transparent, tel que du verre, pour protéger les électrodes.De telles minces couches de verre forment des couches diélectriques entre les électrodes et la suspension liquide et ces cellules peuvent etre appelées cellules capacitives. Des tensions continues, alternatives ou pulsatoires ont été appliquées aux électrodes pour ali mer les particules dans la suspension liquide. Lorsqu'on supprime cette tension les particules retournent a' un état non orienté, distribué d'une nature aléatoire, sous l'action du mouvement brownien. Habituellement, les parois antérieure et postérieure de la cellule sont transparentes, par exemple sont constituées par des plaques de verre ou de matière plastique. Lorsqu'aucun champ électrique n'est appliqué et que les particules sont orientées d'une manière aléatoire, la cellule offre une faible capacité de transmission a' la lumière et, par conséquent, se trouve à l'état de fermeture. Lorsqu'un champ électrique est appliqué, les particules s'alignent et la cellule est à l'état d'ouverture, c'est-à-dire de transmission de la lumière. Au lieu de réaliser la paroi postérieure de la cellule en matière transparente, on peut la constituer par une matière réfléchissante ; on peut encore placer une couche réfléchissante en arrière de cette paroi. Dans ce cas la lumière est absorbée lorsque la cellule est non excitée et est réfléchie lorsque la cellule est excitée. Ces actions de principe peuvent être modifiées en utilisant des particules réfléchissant la lumière plutôt que des particules absorbant la lumière. Comme on l'a exposé ci-dessus, l'une des matières la plus communément utilisée dans les suspens ions contenues dans les soupapes à lumière est constituée par l'hérapathite, comme le décrivent les brevet US nO n 951 664 et nO 1 955 923. L'hémpa- thite est du periodure de bisulfate de quinine dont la formule selon ltouvrage "Merck Indext' (8ème édition) (publié par Merck Index & Co, Inc., Rahway, New Jersey) est 4C20H24N202.3H2S04.2H1.14.6H20. L'hérapathite, bien que constituant une matière polarisante efficace, n'est pas stable, ni à la chaleur, ni en présence de faibles quantités, ou meme de traces, de certaines substances chimiques.Du fait que dans de nombreuses utilisations les suspensions sont exposées à l'un et/ou à l'autre de ces deux risques, il est important et généralement essentiel que les particules et la suspension ne soient pas soumises à une dégradation sous l'action de la chaleur ou de substances chimiques au cours de leur formation ou après celle-ci. Il est particulièrement important d'éviter la détérioration des particules et de 3a suspension, afin que la suspension puisse être utilisée comme matière active dans des soupapes à lumière. Par exemple on a observe qu'une suspension de particules d'hérapathite dans de l'acétate dtisopentyle liquide ou dans des esters liquides analogues, conjointement avec de la nitrocellulose qui est utilisée pour aider à maintenir les particules en suspension, comme dans la technique antérieure, fait passer la couleur du bleu initial au rouge-pourpre au bout de quelques mois, même à la température ambiante. A des températures plus élevées le changement de couleur peut même être plus intense et se produire beaucoup plus rapidement. De même, pour préparer une suspension d'hérapathite ou de matières perfectionnées conformes à l'invention, les particules doivent être préparées en présence d'un solvant, dont il peut subsister des traces dans la suspension liquide finale. Si de tels solvants dégradent les particules en suspens ion, ce qui peut être mis en évidence par un changement de couleur ou une diminution de la densité optique de la suspension, les particules et la suspension risquent de ne pouvoir être utilisées, pratiquement, pendant une longue période de temps. Par conséquent l'hérapathite présente des limitations d'emploi dans une soupape à lumière, du fait qu'elle se décompose partiellement au contact de solvants usuels tels que le méthanol et le 2-thoxyéthanol, lesquels solvants ou des solvants similaires sont souvent nécessairement présents au cours de la formation des particules. Les produits de dégradation de la nitrocellulose, tels que l'acide nitrique, semblent attaquer aussi l'hérapathite. Une combinaison organique saturée, telle qu'une matière dihydro-organique, est formée en saturant, par exemple en hydrogénant, une combinaison organique aliphatique non saturée et un sel de la combinaison saturée est ensuite produit. Le sel organique est amené ensuite à réagir avec d'autres matières pour former une matière polarisant la lumière. Par exemple, la cinchonidine, C19H22N20, qui contient une double liaison aliphatique non saturée, est transformée par hydrogénation en une combinaison saturée, la dihydrocinchonidine qui, à son tour, peut être amenée à réagir avec d'autres matières pour former un sel tel que le sulfate de dihydrocinchonidine. Ce dernier est amené ensuite à réagir avec un halogène et un halogénure, habituellement l'iode et iin iodure, pour former la matière polarisante.La combinaison résultante, dans ce cas, pourrait etre, par exemple le periodure de sulfate de dihydrocinchonidine et d'iodure de calcium, si on choisissait l'iodure de calcium comme iodure-précité. Bu fait qu'un assez grand nombre d'iodures autres que l'iodure de calcium peuvent être utilisés à la place de celui-ci, une combinaison de ce type général peut être appelée simplement periodure de sulfate de dihydrocinchonidine. Cette combinaison présente une efficacité supérieure comme matière polarisante destinée à être utilisée en suspension, soit à l' > érapathite, soit au periodure de sulfate de cinchonidine, du fait que ltexpérience a montré qu'elle résistait mieux à la dégradation sous l'action dè la chaleur et de produits chimiques.Des combinaisons organiques non saturées autres que la cinchonidine peuvent etre traitées de manière analogue pour obtenir une stabilité améliorée de la même manière, ainsi qu'on l'exposera ci-après. L'invention décrit également un procédé pour préparer une suspension liquide, qui contient des particules de la matière polarisante et qui convient à une utilisation dans une soupape à lumière. Un but de l'invention est donc de fournir une matière polarisante, destinée à être utilisée dans desswpensions de soupapes à lumière, qui puisse résister à des détériorations sous l'action de la chaleur. Un autre but de l'invention est de fournir une matière polarisante, destinée à être utilisée dans des suspensions de soupapes à lumière, qui puisse résister à des détériorations sous l'action d'alcools ou d'éther-alcools inférieurs. Un autre but de llinvention est de former une matière pola risante en commençant par réduire une matière organique aliphatique non saturée appropriée pour former une combinaison saturée, en formant ensuite un sel approprié de cette combinaison saturée, puis en faisant réagir ce sel avec un iodure et l'iode, ou avec des combinaisons correspondantes du brome ou un iodure et le brome, ou avec un bromure et l'iode, pour former un periodure ou le perbromure correspondant ou des particules correspondantes à partit de ces matières. Un autre but de ltinvention est de préparer une suspension liquide, pour une soupape à lumière, qui contienne en suspension une telle matière polarisante. Un autre but de l'invention est de fournir un procédé pour réaliser une telle suspension liquide. L'invention est relative à des matières polarisantes et, plus particulièrement, à des matières qui peuvent constituer les particules d'une suspension, par exemple d'une suspension colloldale, destinée à être utilisée dans une soupape à lumière. La matière en suspension dans une telle suspens ion doit etre capable de résister aux effets de contact de diverses substances chimiques, notamment d'alcools et d'éthers-alcools inférieurs, et de telles matières et de telles suspensions de ces matières doivent pouvoir résister à des températures essentiellement supérieures aux températures ambiantes pendant des périodes de temps relativement longues en pratique. On a découvert que des particules polarisant la lumière et des suspensions de ces particules, satisfaisant aux buts exposés ci-dessus, pouvaient être produites en utilisant les procédés et en utilisant les matières décrites ci-après. Les particules conformes à l'invention sont des particules de perhalogénures polarisant la lumière, de préférence de periodures (polyiodures). Pour mieux décrire les particules polarisantes on va exposer tout d'abord le procédé général au moyen duquel elles peuvent etre produites, après quoi on en donnera quelques exemples et quelques détails particuliers. Le procédé général pour former ces particules est le suivant. Une matière organique non saturée appropriée, appelée trima tière de base", est réduite, par exemple par hydrogénation, de manière à saturer la matière. La matière réduite obtenue, appelée "matière de départ" est ensuite amenée à réagir avec un acide approprié pour former un sel, appelé "précurseur" Le précurseur est ensuite dissous dans un liquide approprié, et, de préférence en présence d'un colloide protecteur polymère, est amené à réagir ensuite avec des quantités appropriées d'un élément halogéne et d'un halogénure pour produire des particules de perhalogénure. Un assez grand nombre de matières de base appropriées peuvent etre utilisées conformément à l'invention. Ainsi, selon un procédé non limitatif mais facile pour déterminer des matières de base appropriées, toute combinaison organique comportant une liaison non saturée qui peut se saturer par hydrogénation et un sel de cette combinaison sont amenés à réagir avec un halogénure et un halogène pour former un perhalogénure qui constitue une matière appropriée polarisant la lumière. Des exemples appropriés comprennent des alcaloïdes tels que des dérivés de la quinoléine, par exemple la quinine. Un autre exemple est constitué par la cinchonidine. Il y a lieu de noter que la liaison non saturée peut se trouver en position alpha de la chaîne ramifiée d'un. groupe aryle Cependant, dans certains cas, on a découvert que des particules polarisant la lumière pouvaient être formées en faisant réagir le sulfate de la matière de base réduite (c'est-à-dire de la matière de départ) avec l'iode et un iodure pour, bien qu'on n'ait pu former des particules polarisant la lumière en faisant réagir de la même manière le sulfate de la matière de base non réduite. Des exemples de telles matières de base comprennent la quinidine et la cinchonine. Dans les exemples cités auparagraphe précédent on a fait état de sulfates. Il s'agit de sels obtenus en faisant réagir une matière de base (non saturée) ou une matière de départ (saturée) avec de l'acide sulfurique, un acide minéral. L'acide sulfurique cependant n'est pas le seul acide utilisable pour former des particules de perhalogénure polarisant la lumière comprenant les matières conformes à l'invention. On a découvert que des acides organique s polybasiques et des acides hydroxy et polyhydroxy polybasiques, conviennent également à une telle utilisation. Des exemples de tels acides organiques comprennent l'acide mucique, l'acide téréphtalique et l'acide pyromellitique, bien qu'il y ait lieu de remarquer qu'un grand nombre d'autres acides pourraient également convenir, à condition de satisfaire aux critères précités. L'exemple 1 décrit un procédé pour réduire une matière de base (aliphatique non saturée), à savoir la cinchonidine, pour former une matière de départ (saturée). La réduction est effectuée par hydrogénation, bien qu'il y ait lieu de noter que d'autres procédés connus pour saturer la partie aliphatique non saturée de la molécule de cinchonidine, pourraient également etre utilisés. EXEMPLE 1. Préparation de dihydrocinchonidine, à partir de la cinchonidine, par réduction. Dans un ballon d'Erlenmeyer de 500 cm3 on a mélangé H20 (168,0 g), S04H2 à 97% (15,0 g), de la b3se de cinchonidine (40,0 g) et du chlorure de vanadium à 2fo en solution dans 1120 (15,0 cm3) ; le mélange a été agité (agitateur magnétique). L'air contenu dans le ballon a été déplacé à l'aide d'hydrogène comprimé à une pression de 80 à 100 cm d'eau. La réaction d'hydrogénation s' effectue lentement jusqu'à ce que le palladium soit complètement réduit. il faut pour cela une bonne agitation. La durée de cette réduction est d'environ 4 heures. La réduction starrête lorsque presque la totalité de l'hydrogène théoriquement nécessaire est absorbée. Le produit de réaction est filtré pour etre séparé du palladium et dilué ensuite à l'aide d'eau, pour obtenir 600 cm3, avec agitation. Le produit est ensuite mélangé rapidement, avec une bonne agitation, avec environ 25 g de NaOH à 50XX jusqu'à un pH de 9 à 10. L'agitation est poursuivie pendant 10 minutes. Le précipité amorphe de dihydrocinchonidine est filtré par dépression et bien lavé à l'aide d'eau. Le produit est ensuite tassé pour être débarrassé le plus possible de liquide, puis étalé à l'air pour sécher. La cristallisation du produit est obtenue à l'aide d'un mélange éthanol-eau à 50%, à une température de O à 20C, pendant 8 à 10 heures. Le produit est ensuite filtré et lavé avec un minimum d'éthanol froid à 50% et séché à 820C pendant 4 heures. Production, première extraction : 31,6 g - PF 2310C Production, seconde extraction : 6,0 g - PF 230 C. Total de matière combinée : 37,6 g - environ 94 ó de la production théorique. La matière combinée de l'exemple 1 peut Être utilisée pour préparer, selon une technique bien connue et en utilisant un des acides appropriés, un sel précurseur tel que le sulfate de dihydrocinchonidine qui peut etre amené ensuite ô réagir avec des matières additionnelles pour former des perhalogénures polarisant la lumière. L'exemple 2 fournit un procédé et des proportions pour produire des particules polarisantes. EXEMPLE 2. Procédé et proportions pour préparer du periodure de sulfate de dihydrocinchonidine. Solution A 3,75 g sulfate de dihydrocinchonidine 20,00 g 2-éthoxyéthanol 10,00 g H20 Solution B 10,00 g phosphate de tricrésyle 42,52 g solution à 33 1/3 % de nitrocellulose dans le 2-éthoxyéthanol. La nitrocellulose doit être constituée par un mélange de 50% de cellulose à basse viscosité (18,6 cps) et de 50 , de cellulose à haute viscosité (17 secondes). La solution obtenue en mélangeant la solution k et la solution B est appelée solution C. Solution D 0,49 g CaI2 12,00 g n-propanol on ajoute ensuite 3,G4 g I2 35,00 g phosphate de tricrésyle. et on secoue le tout tendant 15 minutes. La solution C est combinée avec la solution D sous un brassage vigoureux. En moins d'une minute se forme un produit présentant une couleur bleu profond, dans une formation de gel. Ce produit qui contient un très grand nombre de particules extrêmement fines et parfois appelé patte humide" (Wet paste). le séchage de la pâte humide peut être obtenu en étalant une couche mince (par exemple de 0,30 mm) sur une plaque de verre et en laissant s' évaporer les solvants volatils de la pâte. Pour une épaisseur de couche de 0,30 mm ce séchage demande à peu près 3 heures. Cette mince couche, en tous cas, devrait etre sé chiée jusqu'à ce qu'il ne s'en dégage plus aucune odeur appréciable. Le produit résultant est parfois appelé pâte sèche" (dry paste). L'utilisation de phosphate de tricrésyle, qui constitue un plastifiant à point d'ébullition élevé, est facultatif dans la composition donnée ci-dessus. Toutefois son emploi peut faciliter l'étalement a'une pâte humide et ensuite la dispersion d'une pâte sèche. Après dessication, la pâte peut etre dispersée dans un liquide apte à produire une suspension. Pour cela la pâte sèche devrait être secouée, broyée ou bien mélangée de toute autre manière appropriée dans un tel liquide pour former une suspension. Tout liquide ou toute combinaison de liquides qui présente une résistivité électrique élevée, qui ne dégrade nui n'attaque les particules ou les autres éléments composants de la suspension et qui dissout le collolde protecteur, Dar exemple le polymère de peut être utilisé pour produire la suspension. nitrocellulose, uìlisé pour sfabiliser la suspension. Des exem- ples non limitatifs comprennent des liquides tels que des esters, comprenant l'acétate d'isopentyle, le phtalate de (lioctyle, l'adipate de diisodécyle et l'acétate de para-nonyle-phényle. Des non solvants du polymère peuvent également être utilisés pour former une partie du liquide de la suspension, s'ils ne produisent pas la précipitation du polymère. La suspension peut, par exemple, être convenablement dispersée en soumettant un mélange non dispersé de patte sèche et de liquide de suspension à une agitation ultrasonore pendant un temps suffisant, qui peut dépasser 10 heures, en utilisant par exemple un mélangeur ultrasonore tel que l'appareil "Bransonic 32" commercialisé par la firme "Branson Instrument Co. de Stanford (Connecticut). Un liquide de suspension supplémentaire ou d'autres matières peuvent être ajoutés à la suspension, après sa dispersion, afin de réduire saconcentration ou dans d'autres buts, par exemple pour modifier sa viscosité. La suspension disperséé peut etre épurée. Un procédé pour cale consiste à ajouter à la suspension une quantité suffisamment importante d'un liquide non solvant du colloïde protecteur polymère, de manière à amener le colloide à se précipiter dans la solution. Du fait que le polymère est lié aux particules de la suspension, ces dernières sont également entraînées hors de la suspension lorsque le polymère est précipité. Par exemple si le polymère est constitué par de la nitrocellulose on peut utiliser l'hexane comme tel liquide non solvant pour provoquer la précipitation de la nitrocellulose. Le liquide surnageant peut être rejeté et les particules et le polymère précipités autre remis en suspension dans hn liquide approprié.Dans ce cas il est généralement préférable de disperser fortement la nouvelle suspension, par exemple par mélange et agitation ultrasonores. Des fractions, de dimensions de particules déterminées, peuvent être sélectionnées de la suspension par des procédés classiques de centrifugation. Les particules relativement grosses dtune telle suspension peuvent habituellement etre éliminées par centrifugation à 4.700 t/min. pendant environ 20 minutes. Bien qu'on ait utilisé de l'iodure de calcium comme Bdure dans l'exemple 2, ce qui est préférable du fait que dans ce cas les dimensions des particules peuvent etre extremement petites, on peut utiliser a volonté un grand nombre d'autres iodures, comprenant, par exemple, KI, NH4I, RbI, CsI, etc. La quantité d'iodure nécessaire, lorsqu'on utilise un tel autre iodure, varie d'un cas à l'autre, en fonction du poids moléculaire de l'iodure, mais peut facilement etre déterminée, par des procédés chimiques classiques, à partir des données relatives à CaI2 fournies dans l'exemple 2. L'halogénure de la matière polarisante n'a pas besoin d'etre obligatoirement constitué par un iodure. Par exemple on peut utiliser un bromure. Le bromure de calcium CaBr2 s'est révêlé, par exemple fournir d'excellents cristaux polarisants, comme le montre l'exemple 3. EXEMPLE 3. On procède exactement comme dans l'exemple 2 sauf qu'on remplace Q,49 g de CaI2 par 0,88 g de CaBr2 et on obtient des résultats semblables. La substitution des atomes de brome aux atomes d'iode tend à modifier les caractéristiques spectrales des particules polarisantes obtenues, en déplaçant la coloration du bleu sombre, pour un periodure, au rouge brun, pour un perbromure, avec des teintes intermédiaires pour des particules comprenant une combinaison de bromure et d'iode ou d'iodure et de brome. Le terme "perhalogénure11 utilisé ici englobe également toute combinaison de ce genre. Comme on l'a exposé ci-dessus la matière de base r'a pas besoin d'etre constituée obligatoirement par de la cinchonidine. Les exemples 4 à 10 ci-dessous sont relatifs à d'autres matières de base qui, d'une manière semblable, peuvent être réduits et amenés à réagir puis traités de la manière décrite ci-dessus pour former des particules polarisant la lumière. EXEMPLE 4. On a procédé exactement comme dans 11 exemple 2 un substituant du sulfate de dihydroquinine au sulfate de dihydrocinchonidine avec des résultats semblables. EXEMPLE 5. On a procédé comme dans l'exemple 2 en substituant du sulfate de dihydroquinidine au sulfate de dihydrocinchonidine, avec des résultats semblables. EXEMPLE 6. On a procédé comme dans l'exemple 2 en substituant du sulfate de dihydrocinchonine au sulfate de dihydrocinchonidine avec des résultats semblables. EXEMPLE 7. On a procédé comme dans l'exemple 2 en substituant du sulfate de dihydrocupréine au sulfate de dihydrocinchonidine avec des résultats semblables. EXEMPLE 8. On a procédé comme dans l'exemple 2 en substituant du mucate de dihydrocinchonidine au sulfate de dihydrocinchonidine avec des résultats semblables. EXEMPLE 9. On a procédé comne dans l'exemple 2 sauf qu'on a substitué du téréphtalate de dihydrocinchonidine au sulfate de dihydrocinchonidine et qu'une faible quantité d'acide sulfurique concentré (au moins 0,25 g) a été ajoutée au mélange pour faciliter la réaction ; on a obtenu des résultats semblables. EXEMPLE 10. On a procédé comme pour l'exemple 2 sauf que du pyromellitate de dihydrocinchonidine a été substitué au sulfate de dihydrocinchonidine et qu'une faible quantité d'acide sulfurique concentré (au moins 0,25 g) a été ajoutée au mélange pour faciliter la réaction ; on a obtenu des résultats semblables. Il y a lieu de noter que les particules sont formées dans un milieu chimique qui peut comprendre d'autres alcools, par exemple, du n-propanol, et des éthers-alcools, par exemple du 2-éthoxyéthanol. Les matières polarisantes prévues par I 'inven- tion se sont révélées extremement stables, dans un tel milieu chimique, en comparaison d'autres particules polarisantes de periodures connues et, en particulier, en comparaison des pjrticules correspondantes préparées à partir de matières de base qui n'avaient pas été saturées avant de former un sel précurseur et, par conséquent, avant de former un perhalogénure. La stabilité chimique d'une pâte sèche relativement à un solvant donné peut etre facilement mise en évidence, en mélangeant une quantité déterminée de pâte et une certaine quantité de solvant et en observant s'il se produit un changement de coloration de la pâte et, dans l'affirmative, la vitesse e laquelle il se produit. La comparaison peut etre effectuée avec la couleur de la pâte lorsque celle-ci est dispersée dans un non solvant connu des particules, tel que le phtalate de dioctyle ou l'adipate de dioctyle, ou une combinaison de ces deux substances avec un liquide halogéné tel que le dibromotétrdluoréthane. On peut contrôler la stabilité chimique de particules nues, par le procédé de contrôle précité après avoir préparé initialement une pate dénuée de polymere ou de plastifiant.Si un solvant attaque ou dissout les particules nues, on peut observer-une solution fortement teintée, tandis qu'avec un non solvant la solution présente une teinte légère ou pas de teinte du tout. Bien que, ainsi qu on l'a exposé, on puisse utiliser un assez grand nombre de matières de base organiques différentes sans sortir du cadre de l'invention, il est préférable d'utiliser des perhalogénures de sulfate de dihydrocinchonidine. Dans les proportions et le procédé indiqués dans l'exemple 2, pour préparer du periodure de dihydrocinchonidine, un certain nombre de points détaillés dans les paragraphes ci-dessous doivent être considérés comme particulièrement importants. En premier lieu, le phosphate de tricrésyle, le plastifiant cité dans l'exemple 2, constitue le plastifiant préférentiel pour les matières et les suspensions conformes à l'invention, si toutefois un plastifiant est utilisé, du fait que les dimensions des particules demeurent faibles lorsqu'on utilise le phosphate de tricrésyle, tandis qu'un certain nombre d'autres plastifiants produisent une croissance indésirable des particules, qui peut entraîner une tendance à diffuser de la lumière et à l'agglomération de particules lorsqu'une suspension est placée dans une soupape à lumière excitée. En second lieu, un peu d'eau devrait habituellement être présente dans le mélange réagissant afin d'aider a la dissolution du précurseur et de former des cristaux qui polarisent efficacement la lumière. D'une manière générale, au moins 1,5 g d'H20 et, de préférence, au moins 2,5 g d'H20 sont nécessaires dans le mélange réactif par gramme de précurseur pour produire des particules de la qualité désirée. En outre, comme on l'a indiqué ci-dessus et décrit à propos de la solution A de l'exemple 2, lorsque de l'eau est utilisée, il est préférable d'uti- liser cette eau pour aider à dissoudre le précurseur avant la réaction finale dans laquelle les particules sont produites. Toutefois, si de eau est ainsi utilisée conjointement avec le précurseur, il est -nécessaire, en plus, d'utiliser comme cosolvant avec l'eau et le précurseur nu moins 1,5 g et, de préférence, au moins 2 g d'un alcool ou (l'un éther alcool par gramme d'eau, avant toute réaction avec d'autres substances, afin d'empêcher l'eau de précipiter de la solution un polymère essen- tiellement non soluble dans l'eau, tel que la nitrocellulose. Des suspensions de particules polarisant la lumière selon l'invention ont été utilisées avec succès comme liquides actifs dans des soupapes à lumière, du genre décrit précédemment. De telles soupapes à lumière peuvent utiliser des électrodes à sus face continue disposées dans la région active de la cellule ou des éledtrodes présentant une configuration destinée à fournir un aspect particulier désiré. En outre, au lieu de faire traverser la cellule par la lumière, de la paroi antérieure à la paroi postérieure de la cellule, la paroi postérieure peut être réalisée sous forme réfléchissante, de manière à former un miroir de pouvoir réflecteur variable. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjR de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICADIONS 1. Procédé pour préparer une matière rolarisant 13 lumière destinée à être utilisée dans une soupape à lumière, caractérisé en ce qu'il consiste à a) hydrogéner une liaison non saturée d'une chaîne ramifiée d'une combinaison organique pour former une combinsison à liaisons saturées, b) former un sel de la combinaison formée précédemment (à la phase a) c) former un perhalogénure de la combinaison ainsi obtenue (à la phase b) d) former dans un liquide, une suspension de ce perhalogénure, qui soit polarisante pour la lumière. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le sel est formé par réaction de la combinaison à liaisons saturées formée à la phase a) avec un acide. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le perhalogénure est formé par réaction de la combinaison obtenue a la phase b avec un halogénure et un halogène. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le liquide est constitué par un ester. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la combinaison organique comprend un groupe aryle et que la liaison non saturée se trouve sur une chaîne ramifiée du groupe aryle. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que la combinaison organique est constituée par un alcaloïde. 7. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que la combinaison organique est constituée par la cinchonidine 8. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que dans la combinaison organique, la liaison non saturée se trouve en position alpha. 9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le sel est formé par réaction avec l'acide sulfurique ou avec un acide organique polybasique. 10. Matière polarisant la lumière, destinée à être utilisée dans une soupape à lumière, caractérisée en ce qu'elle comprend une suspensionliquide, de particules contenant un perhalogénure d'une combinaison organique comportant un groupe aryle et une branche saturée reliée à ce groupe, ces particules polarisant la lumière dans la suspension. 11. Matière polarisante selon la revendication 1G, caractérisée en ce que la forme non saturée de la combinaison organique est constituée par un alcalolde. 12. Matière polarisante selon la revendication 10, caractérisée en ce que la forme non saturée de la combinaison organique est constituée par la cinchonidine. 13. altière polarisante selon la revendication 10, caractérisée en ce que 13 forme non saturée de la combinaison organique est constituée par la quinine. 14. Matière polarisante selon la revendication 10, caractérisée en ce que la combinaison organique contient en outre une partie d'acide ajoutée. 15. Matière polarisante selon la revendication 10, caractérisée en ce que les particules sont colloldales. 16. Matière polarisante selon la revendication 10, caractérisée en ce que le liquide est constitué par un ester. 17. Matière polarisante selon la revendication 10, caractérisée en ce que le perhalogénure comprend un mélange d'halogénures. 18. Matière polarisante selon la revendication 14, caractérisée en ce que l'acide est constitué par l'acide sulfurique ou par un acide organique polybasique. 19. Matière polarisante selon la revendication 14, caractérisée en ce que l'acide est constitué par un acide hydroxyorganique.