L'invention concerne un procédé d'obtention de prothèses tubulaires de faible diamètre,utilisables pour le remplacement des vaisseaux cardiaques et dans la chirurgie de la main. Le brevet DE 2.004.553 décrit un procédé d'obtention de conduits en tissu humain ou animal pour la remise en état ou le renouvellement des parties de tissu spécifiques endommagées chez 1? homme ou chez lTanimal,caractérisé en ce que les parties de tissus homologues ou hétérologues, choisies de même type,qui qui ont été d'abord introduites dans une solution de chlorure de sodium concentrée,sont lavées à lteau pour éliminer le chlorure de sodium,puis traitées avec une solution diluée de peroxyde d'hydrogène,refroidies lentement à basse température et enfin séchées lentement sous un vide poussé et stérilisées. Dans le brevet US 3.562.820 concernant l'obtention de diverses formes de prothèses à base de tissu biologique,on mentionne colonne 3,lignes 23-30 et 36-41,que des produits de ce type préparés à partir d'un matériau biologique peuvent être durcis pour retarder 11 absorption (et pour diminuer leur immunogénéticité) par des aldéhydes tels que le formaldéhyde,le glutaraldéhyde et des aldéhydes ayant une teneur plus élevée en groupes polyhydroxy. En se basant sur l'état de la technique décrit précédemment,l'invention a pour but de préparer des prothèses de vaisseaux de 1,5 à 6 mm de diamètre environ à partir de vaisseaux isolés du cordon ombilical humain, lesquelles prothèses sont nécessaires dans la chirurgie du coeur, de la main,des reins et du foie. L'invention a pour objet la préparation de prothèses tubulaires de faible diamètre à partir du cordon ombilical,utilisables pour le remplacement des vaisseaux cardiaques et dans la chirurgie de la main,des-reins et du foie. On conduit avantageusement le procédé comme suit: Après avoir été ligaturés et coupés,les cordons ombilicaux sont lavés et conservés dans une solution saturée de chlorure de sodium. Pour isoler les vaisseaux du cordon ombilical,on introduit d'abord ce dernier pendant 1 heure dans une solution d'acide lactique diluée,pour le faire gonfler;puis on isole les veines et les artères du cordon ombilical par "dEpouillage",on les sépare les unes des autres et on les conserve pendant quelques heures dans une solution diluée de peroxyde d'hydrogène. Enfin,on commande les vaisseaux sur des tuyaux de polyéthylène siliconés de 1,5 à 6 mm de diamètre extérieur,en fait les artères sur des tuyaux de 1,5 à 3 mm de diamètre, et les veines sur des tuyaux de 3 à 6 mm de diamètre. Par une lente congélation (lyophilisation) les vaisseaux se resserrent sur les tuyaux, de telle sorte qu'on obtient de petits tubes de diamètre bien défini.Après la lyophilisation,on sépare les parties de tissu conjonctif éventuellement encore adhérentes,au moyen de ciseaux très fin ou d'un scalpel, de façon que les épaisseurs des parois des petits tubes soient le plus homogène possible. Pour que ces petits tubes ne se déforment pas dans un milieu aqueux,et que leur absorption soit retardée après l'implantation dans le corps humain,ces tubes sont soumis avec précaution à un traitement par un aldéhyde aqueux,puis de nouveau lyophilisés.Pour renforcer (ou boucher)les zones de tissu minces,on plonge les petits tubes pendant environ 20 secondes dans une solution de silicone à 4 à 5% dans le toluène.Pendant ce temps,la silicone pénètre à une profondeur de 3 à 5 m dans les fentes extérieures du tissu,rend le petit tube bien étanche à une pression de 300 mm de mercure et lui confère après le séchage, tout en maintenant sa forme,une souplesse désirée ainsi que l'aptitude à être cousu lors de l'implantation. Pou#etirer ces tubes resserés des tuyaux de formage en polyéthylène,on introduit d'abord dans le tuyau de l'eau chauffée à 700C, ce qui a pour effet d'augmenter la plasticité du tuyau qu'il devient possible de tirer avec précaution en maintenant une extrémité du petit tube avec une pince,sans altérer le petit tube fait de matériau organique,le fait de tirer ayant pour conséquence de diminuer le diamètre du tuyau dont on peut alors sans difficulté séparer le petit tuyau prétraité. Ce petit tube a un diamètre bien défini et une surface interne unie,parfaitement apte à la restauration de l'intima d'un vaisseau après implantation dans le corps humain.En courbant ou en étirant le tuyau plastique de façon conique,il est possible de lui donner ainsi qu'au petit tube vasculaire la forme d'un cintre ou la conicité désirée,selon qu'il doit être utilisé comme "shunt" ou comme "bypass". En plus du tannage et de la siliconisation extérieurs, un tannage intérieur du petit tube est également souhaitable,mais ce traitement est facile à réaliser en fixant le petit tube à une extrémité par une pince et en le remplissant d'une solution de tannage ou de silicone variable. On provoque ainsi les effets recherchés, à savoir un temps d'absorption plus long et une surface interne siliconée. Après un tel traitement variable,on vide les tubes. Ils peuvent être alors soit séchés et emballés, et stérilisés par des rayons gamma,soit stérilisés chimiquement dans un mélange aqueux d'alcools avec de l'oxyde d'éthylène ou de propylène gazeux,de façon connue. La constitution morphologique spécifique du cordon ombilical dans son formage en torsion a pour conséquence que, selon le procédé de I' invention, les prothèses de vaisseaux avec une paroi homogène ne peuvent être préparées qu'en des longueurs relativement faibles de 4 à 6 cm environ. La minceur de la paroi entraîne en outre un inconvénient qui réside dans le fait que lors de la réunion de ces prothèses vasculaires comme bypass ou par anastomose bout à bout avec les souches de vaisseaux corporels, les points de couture peuvent être non-étanches si la technique n'est pas appliquée avec assez de précaution. Pour obtenir une épaisseur de paroi uniforme pour les prothèses et les rendre ainsi plus sûres à coudre,on peut procéder en tirant deux artères ou une artère et une veine ou deux veines l'une sur l'autre et en lyophilisant sur un tuyau de matière plastique tel que décrit ci-dessus,grâce à quoi leur diamètre interne est précis et leur diamètre externe varie de fractions insignifiantes de millimètres, en raison du caractère onduleux du matériau. Sur cette artère lyophilisée, on peut alors emmancher et lyophiliser un second cordon ombilical dont le diamètre est plus grand de quelques fractions de millimètres. Auparavant,on étale sur la surface extérieure de l'artère déjà étirée un adhésif aux silicones ou une colle de fibrinogène. Grâce à l'arrangement du second vaisseau d'un diamètre un peu supérieur,on obtient un renforcement des zones minces et la paroi de cette double prothèse a une épaisseur uniforme. Cette prothèse à double paroi qui est collée avec un adhésif aux silicones,a la propriété d'être constituée de la couche de tissu interne de la première artère qui est séparée de la couche de tissu externe ou second vaisseau par un mince film de silicone. Ce film de silicone améliore l'aptitude à la couture et en outre assure l'étanchéité de la prothèse à double paroi. On peut,si celà s'avère nécessaire,soit ne pas tanner la couche interne du vaisseau de la prothèse à double paroi de façon qu'elle se substitue plus rapidement,soit en retarder l'absorption par un tannage. On peut également agir de même avec la deuxième couche de vaisseau qui a été appliquée par dessus la première et en est séparée par le film de silicone. Cependant si on désire disposer d'une prothèse vasculaire qui ne renferme pas de couche intermédiaire nonabsorbable,on utilise comme adhésif la colle de fibrinogène bien connue dans la littérature et qui est totalement absorbée selon les expériences actuelles. Cette colle a en outre l'avantage d'être constituée d'un milieu aqueux et en conséquence on peut l'utiliser pour le collage de vaisseaux humides,non-séchés ou nonlyophilisés,pour en renforcer les parois. -REVENDICATIONS l.Procédé d'obtention de prothèses tubulaires de faible diamètre à partir du cordon ombilical,en particulier pour remplacer les vaisseaux cardiaques et dans la chirurgie de la main,des reins et du foieicaractérisé en ce qu'après les avoir ligaturés et coupés,on lave les cordons ombilicaux,et on les conserve dans une solution de chlorure de sodium saturée,pour isoler les vaisseaux du cordon ombilical on fait d'abord gonfler ce dernier pendant 1 heure dans une solution d'acide lactique diluée, on isole les veines et les artères du cordon ombilical par "dépouillage",on les sépare les unes des autres et on les conserve pendant quelques heures dans une solution de peroxyde d'hydrogène, puis on emmanche les vaisseaux sur des tuyaux de polyéthylène siliconés ayant un diamètre extérieur de 1,5 à 6 mm environ, et en fait ayant un diamètre de 1,5 à 3 mm pour les artères et de 3 à 6 mm environ pour les veines. 2. Procédé selon la revendication l,caractérisé en ce qu'on applique l'une sur l'autre deux artères ou une artère et une veine ou encore deux veines et on les lyophilise sur un tuyau en matière plastique,auquel cas on applique auparavant sur la surface extérieure des artères ou des veines un adhésif approprié du type d'une colle aux silicones ou au fibrinogène , de telle sorte qu'il ne soit plus possible de séparer les deux couches l'une de l'autre et qu'on obtienne ainsi un vaisseau à paroi uniformément renforcée.