L'objet de la présente invention, due à la collabor tion de Monsieur Daniel DONADILLE, a trait à un joint d'étanchéité, notamment pour porte de véhicule automobile, simplifié et de meilleure tenue à l'usage. I1 concerne plus particulièrement les véhicules dont le pavillon ne comporte pas de gouttières de canalisation des eaux de pluies qui, de ce fait, s'écoulent le long des vitres latérales et s1 infiltrent plus ou moins le long de leur face interne. Ce phéno arène est, par ailleurs, d1autant plus difficile à éviter si le véhicule est construit selon la tendance actuelle qui veut que les vitres de portes soient dépourvues de cadre, ltétanchéité résultant de l'application directe de la glace sur le joint d'encadrement de l'ouverture. Une solution à ce problème d'étanchéité a été trouvée en disposant outre le joint d'étanchéité d'une pièce complémentaire dite "larmier", dont la forme particulière guide l'eau qui s'écoule du pavillon directement sur la glace, hors de la région d'étanchéité de celle-ci avec la carrosserie. Mais un inconvénient de cette solution réside dans la difficulté de positionner cette pièce qui, par ailleurs, est soumise à des impératifs de rigidité contradictoires, comme cela sera dévclop pé plus loin. Pour palier les inconvénients cidessus, l'objet de l'invention consiste en un joint de conception particulière, facile à positionner et comportant une bonne tenue à l'usure. Les figures 1 à 3 ci-jointes à titre d'exemples non limitatifs, illustreront plus en détail 11 objet de la présente invention. La figure 7 montre le dispositif composite précédemment employé intégré entre les surfaces à joindre. La figure 2 indique le dispositif selon l'invention intégré entre lesdites surfaces. La figure 3 représente en perspective le dispositif de la fi vure 2 à l'état libre. Considérons tout d'abord la figure 1. Le pavillon 1 du véhicule automobile considéré présente un rebord 2 qui délimite la partie supérieure de ltouverture latérale gauche du véhicule. La porte de ce dernier se prolonge sans encadrement Dar une glace 3 qui s'apnuie sur un joint 4 dont la zone interne se prolonge par une partie faisant fonction d'agrafe 5, destinée à pincer le rebord du pavillon. On remarque dans cette représentation la présence d'un "larmier" 6 dont le but a été défini plus haut et qui se fixe aussi sur le rebord 2, du fait du pincement de l'agrafe 5. Il se prolonge à L'extérieur par un Cément 7 recouvrant la frange supérieure de la glace 3. De cette facon, outre le guidage de 1 eu hors de la one d'étanchéité délicate, il sert de butée .1 l.l glace qui, du fait de la surpression interne du véhicule résultant de son déplacement à grande vitesse, se décole de la partie externe du joint 4.Cette fonction est utile pour maintenir dans Les conditions ei-dessus une bonne étanchéité à l'air, sari laquelle des bruits aérodvnamioues envahiraient l'habitacle. Il a été constat que la force de serrage de l'agrafe 5 sur le rebord 2 était fortement diminuée dans le ternps par la surépaisseur créée par la présence a cet endroit du larmier b. De plus, s'il se trouvait nécessaire de dépositionner l'agrafe 5, la dilatation excessive qu'elle avait dû subir lors de l'opération précé- dente, au-delå de sa limite élastique, lui enlevait le pouvoir de se maintenir ultérieurement sur le rebord 2. Par ailleurs, la matière employée pour la constitution du larmier doit présenter une certaine rigidité, car on voit qu'il n'est maintenu plaqué en position sur la partie inférieure 8 du pavillon que par sa solidarisation au rebord 2. Cependant, cet impératif de rigidité est incompatible avec celle qui est imposée nar son extrémité 7. En effet, on a vu que celle-ci doit s'étendre plus bas que la partie supérieure de la glace 3 ; de ce fait, à chaque cycle d'ouverture - fertueture de la porte, elle est accrochée par la glace 3. La nature rigide de la matière qui la compose et dont on a vu plus haut la raison d'etre, a pour conséquence que l'extrémité 7 du larmier se rompt après un certain temps d'utilisation ; ceci ne serait pas le cas s'il était constitué d'une matière souple, mais alors son positionnement ne serait pas correctement maintenu le long du bord inférieur du pavillon 1. La figure 2 montre le nouveau montage permis par l'invention. On remarque que l'agrafe 10 possède une partie prolongée 11, constituée de la même matière rigide que le restant de son corps, et qui est plaquée le long de la partie inférieure 8 du pavillon 1. Par ailleurs, le joint 12 souplecomporte également un prolongement 13 qui longe la partie 11 de l'agrafe et qui se termine par un rebord 74 formant larmier. Le joint et l'agrafe sont collés au niveau de leurs parties en contact. La figure 3 représente en perspective le produit selon l'invention qui possède le profil de la figure 2 et la longueur nécessaire pour rendre étanche une ouverture donnée. Ce produit est généralement obtenu par extrusion en une matière souple généralement utilisée à cet effet (caoutchouc naturel ou synthétique, PVC, polyuréthane, etc..) du joint 12 ayant le profil décrit ci-dessus. Une autre opération d'extrusion d'un polymère rigide sur une âme métallique donne lieu à l'agrafe 10. Les deux pièces ainsi obtenues sont alors adhérisées par tout moyen adéquat et donnent lieu au produit de la figure 3, fixé à l'endroit renuis par clipsage du rebord 2 du pavillon 1 dans la partie serrante de l'agrafe 10. On rem-rqlJera la simplicité de montage de cette unioue pièce par opposition au dispositif antérieur selon lequel deux opérations étaien nécessaires pour le montage du larmier et du joint. Par ailleurs, la pièce selon l'invention adhère fortement au rebord du pavillon, du fait de l'absence de toute épaisseur supple- mentaire interlnédiaire et offre, de plus, la possibilité de conserver toutes ses caractéristiques de serrage lors d'un réemploi éventuel. En outre, l'extrélr.ité 14 qui forme larmier et qui est constituée de la meme matière souple que le joint, ne s'altère pas au cours des cycles d'ouverture et de ferl-,eture de la porte, le pas sae de la glace 3 se fait aisément par pliure de l'extrémité 14, sans risque de rupture, et conserve ainsi sa possibilité d'étan chéité avec la glace lorsque celle-ci est déportée vers l'extérieur sous l'effet d'une surpression interne du véhicule. - REVENDICATIONS 1. Joint d'étanchéité, notamment pour porte de véhicule automobile caractérisé en ce qu'il est composite, et qu'il comporte une première partie en matière rigide à caractéristiques élastiques faisant fonction d'agrafe, constitué de deux éléments pinçant la tôle sur laquelle ils doivent être fixés, l'un d'eux se pro longeant en faisant un angle tel qu'il longe le bord inférieur de l'une des parties à étancher et une deuxième partie en ma tière souple, faisant fonction de joint, constituée d'un bourre let situé à proximité de l'agrafe, présentant une partie allon gée adhérisée à son homologue de l'agrafe et dont l'extrémité est prolongée par un rebord faisant un angle avec la partie al longée du bourrelet de telle frison qu'elle soit sensiblement pa rallele à la deuxième partie à étancher et qu'elle recouvre son extrémité. 2. Joint d'étanchéité selon la revendication 1 caractérisé en ce que la partie rigide est obtenue par extrusion d'une matière synthétique rigide sur une âme métallique faisant ressort. 3. Joint d'étanchéité selon la revendication 1 caractérisé en ce que la partie souple est obtenue pàr extrusion d'une matière synthétique du type PVC, caoutchouc naturel ou synthétique, polyuréthane.