1'invention concerne un procédé d'étirage de pellicules de polyamide, par exemple des pellicules synthétiques de polyamide linéaire comprenant le poly- £-caproamide, polyhexaméthylène adipamide, polyamides copolymérisés et leurs mélanges, 5 Les brevets "britanniques Nos. 1.110.623 et 1.111.305 décrivent l'étirage biaxial de pellicules de polyamide, dans les sens longitudinal et transversal. Des pellicules étirées "biaxialonent selon de tels procédés possèdent en général d'excellentes propriétés physiques et chimiques mais elles risquent parfois de présenter 10 l'inconvénient appelé ici "laxité" selon lequel, lorsqu'une pellicule étirée est sous tension, une partie au moins de cette pellicule s'affaisse ou se recourbe vers le haut dans les régions latérales par rapport à la zone centrale, si bien que la pellicule est transversalement déformée. Cela peut provoquer des problèmes variés 15 lorsqu'on soumet la pellicule à l'enroulage ou à d'autresFtraite-ments. La valeur commerciale de telles pellicules et d'articles fabri- " qués avec ces pellicules peut être ainsi sensiblement réduite. Le phénomène de laxité le plus commun est l'affaissement des 20 régions latérales par rapport à la zone centrale. IL est raisonnable de supposer que ce phénomène est provoqué par des différences entre les changements de dimensions apparaissant durant l'étirage dans les régions latérales de la pellicule et la région centrale. La grandeur de ces différences dépend de divers facteurs comme par 25 exemple la température à laquelle la pellicule est étirée simultanément selon deux axes, celle à laquelle le durcissement à chaud est effectué, les vitesses d'étirage, etc.» Les régions latérales de la pellicule étirée s'affaissent car ces régions sont allongées par rapport à la région centrale. 30 L'étendue de la laxité ou "valeur de laxité" peut facilement être déterminée, par exemple à l'aide d'un appareil tel que celui représenté sur la figure 1 des dessins annexés. Sur cette figure, deux cylindres d'environ 80 mm de diamètre, sont disposés en parallèle à une distance de 130 cm; une pellicule étirée est tendue 35 entre ces cylindres par une charge de. 12g par 10 mm de large de pellicule. On mesure la longueur de la flèche de l'arc formé par 11 affaissement de la peUbule entre les deux rouleaux, au centre 69 29574 2016723 (h1) et sur un bord (h), par rapport au plan horizontal supérieur tangentiel aux deux cylindres; la différence (h - h'), donne la valeur de laxité» Lorsque la pellicule étirée se recourbe vers le haut ou s'affaisse en produisant une déformation transversale, il 5 est possible de déterminer sa valeur de laxité de la façon décrite plus haut. Des pellicules étirées peuvent présenter ce phénomène de laxité, même lorsque la différence entre les variations de leur longueur, au centre et sur les côtés, est extrêmement faible. La 10 figure 2 des dessins annexés montre la relation entre la valeur de laxité et les différences existant entre la longueur au centre et sur les côtés d'une pellicule étirée de poly - £- caproamide, d'une largeur de 500 mm et d'une épaisseur de 25 p., à l'aide de , l'appareil représenté sur la fig. 1. Lorsqu'on a mesuré les va-15 leurs de laxité, on divise la pellicule dans la direction longitudinale en plusieurs portions d'une largeur de 10 mm environ. On mesure la longueur de chaque portion en sa partie centrale et en sa partie latérale pour en déterminer la différence. On a trouvé qu'une valeur de laxité inférieure à 20 mm, indé-20 pendamment de la largeur de la pellicule étirée, n'est pas gênante en pratique, alors qu'une valeur de 20 mm ou plus est désavantageuse pour des post-traitements. Il est très souhaitable que la valeur de laxité des pellicules étirées de polyamide ne dépasse pas 10 mm. Ainsi que le montre la fig. 2, le phénomène de laxité est 25 provoqué par les différences dimensionnelles dans le sens longitudinal entre les zones centrale et latérale, qui à leur tour, sont produites par un allongement longitudinal non-uniforme lors de 1' étirage de la pellicule. Le phénomène de laxité est provoqué par une faible différence 30 de dimensions qu'il est difficile d'éliminer ou de réduire suffisamment pour éviter les inconvénients de ce phénomène. Les techniques d'étirage utilisées couramment jusqu'ici, n'ont pas réussi à réduire les différences dimensionnelles dans le sens longitudinal, à un degré suffisant pour éviter le phénomène de laxité. 35 La présente invention a pour but un nouveau procédé pour l'étirage de pellicules de polyamide, diminuant la non-uniformité de 1'allongement (c'est-à-dire les différences dimensionnelles) 69 29574 ~3~ 2016723 dans le sens longitudinal et améliorant simultanément l'uniformi té de 1 'allongement dans le sens transversal. l'invention a pour objet un procédé qui consiste à étirer une pellicule de polyamide de 1 à 15$ dans le sens longitudinal en pré-5 sence de 2 à lOfî en poids d'eau par rapport au poids de la pellicule de polyamide, l'allongement étant ainsi simultané à l'adsorp-tion d'eau par la pellicule. On étire ensuite la pellicule allongée, simultanément dans le sens longitudinal et transversal. Si on le désire, la pellicule étirée peut être ensuite soumise à un 10 durcissement à chaud, par exemple par chauffage à une température inférieure de 1202 C à 5fiC au point de fusion de la pellicule. Le procédé selon l'invention peut produire des pellicules étirées de polyamide, dans lesquelles le phénomène de laxité est réduit ou supprimé. Les pellicules produites peuvent aussi présen-15 ter une épaisseur relativement régulière, ainsi que des propriétés physiques et chimiques homogènes. Selon le procédé de l'invention, on étire avantageusement la pellicule de polyamide simultanément selon les deux axes transversal et longitudinal, à une température de 70 à 1802C et avec un 20 rapport de vitesses d'étirage longitudinal et transversal de 0,5 à 2,0. On obtient une pellicule étirée dans laquelle l'amplification de ses dimensions longitudinale et transversale est de 2 à 4. Ainsi qu'on l'a déjà mentionné, on peut ensuite durcir à chaud la pellicule étirée, à une température inférieure de 1202 25 à 5£C au point de fusion de la pellicule. Suivant le procédé de l'invention, la pellicule est soumise avant l'étirage biaxial, à un faible allongement longitudinal en présence d'eau adsorbée. La pellicule ainsi prétraitée, ne peut pas en général, être plus facilement étirée dans le sens longitudinal que dans le sens 30 transversal, si bien qu'il est possible de réduire ou éliminer la non-uniformité dans l'étirage , en particulier dans le sens longitudinal. Lorsque la pellicule est fortement allongée, l'étirage consécutif simultanément biaxial peut donner lieu à des difficultés va-35 riées autres que l'irrégularité de l'étirage, par exemple des "protubérances" . Par ailleurs, un allongement en présence d'eau produisant un agrandissement inférieur à Ifo dans le sens longitudinal, a peu 69 29574 -4- 2016723 d'effet pour réduire le phénomène de laxité» Lorsque la pellicule est d'abord allongée de 1 à 15%, mais en l'absence d'eau à adsorber, on peut obtenir un allongement et une épaisseur irréguliers, ainsi que des protubérances de la pellicule 5 étirée. Lorsque cet allongement de 1 à 15$ de la pellicule non-étirée est effectué avec une adsorption simultanée de 2 à 10$ d'eau en poids, selon le procédé de l'invention, il est cependant possible d 'allonger la pellicule de façon uniforme et d'éviter d® autres difficultés. 10 La pelliculé non étirée est allongée de préférence de 2 à 10$ dans le sens longitudinal» La pellicule de polyamide est allongée par adsorption d'eau* L'allongement de 1 à 15$ effectué selon l'invention s'ajoute à l'allongement "naturel" dû à l'adsorption d'eau. Cet "allongement 15 naturel" de la pellicule par adsorption d® eau est 1 * allongement de la pellicule lorsquè l'eau est adsorbéf en l'absence de toute tension. Les "allongement" et "allongement notable", se rapportent aux allongements autres que 1 ' allongement naturel dû. à 1 ' adsorption d'eau. 20 L'adsorption d'eau a une grande influence sur l'étape consécutive d'étirage biaxial simultané et elle peut être effectuée ■ selon une quelconque manière convenable. Par exemple, on peut immerger la pellicule dans un bain d'eau, l'arroser d'eau ou la laisser dans une atmosphère humide convenable. Il est avantageux 25 que l'eau soit adsorbée sur la pellicule à moins de 7020 environ car autrement, la cristallinité du polyamide traité peut s'accroître en présence d'eau et provoquer des difficultés lors de l'étape d'étirage biaxial consécutif. La quantité préférée d'eau adsorbée peut varier en fonction de 30 plusieurs facteurs comme par exemple la nature et l'épaisseur de la pellicule traitée. Une quantité d'eau adsorbée inférieure à 2$ en poids, donne un étirage irrégulier lors de l'étape d'étirage biaxial consécutive, dû. aux "protubérances" alors qu'une quantité supérieure à 10$ en poids risque d'accroître l'irrégularité de 35 1'épaisseur de la pellicule étirée obtenue après étirage biaxial. Une quantité d'eau adsorbée particulièrement avantageuse se situe entre 3 et 8$ en poids, par rapport au poids de la pellicule de 69 29574 -5- 2016723 polyamide. Cette quantité d'eau varie en fonction du type de polyamide. Ainsi, pour produire des pellicules de polyamide étirées uniformes, il est souhaitable de maintenir la quantité d'eau adsorbée irtfé-5 rieure à celle qui est nécessaire pour saturer la pellicule de polyamide. H est satisfaisant d*utiliser de l'eau seule lors du prétraitement, mais on peut y ajouter des additifs tels que colorants, agents tensio-actifs, plastifiants, etc.. 10 La figure 3 des dessins annexés montre la relation, existant entre la valeur de la laxité et l'allongement de la pellicule non étirée. Des échantillons de pellicule non étirée de poly- £. -capro-amide, épais de 252^1 sont plongés dans de l'eau pour adsorber 536 d'eau en poids. Chaque échantillon est allongé dans le bain d'eau 15 jusqu'à un allongement de 0,5 à 15%, puis il est étiré biaxialement en même temps à environ 902C, à une vitesse d'étirage de 30*000 56/ mn et un rapport de vitesses d'étirage d*environ 1 à 1,3» on obtient une pellicule étirée agrandie de 3 à 3,5 fois respectivement dans les sens longitudinal, et transversal. D'après la figure 3, on 20 constate qu'un allongement supérieur à 1% et de préférence à 2% dans le sens longitudinal, diminue notablement la valeur de la laxité. la figure 4 montre la relation entre 11 allongement et l'indice de double réfraction, obtenue «1 utilisant une pellicule non-étirée 25 de poly-caproamide (épaisseur 252^) ayant adsorbé 5% d'eau en poids. L'indice de double réfraction sert généralement à indiquer le degré d'orientation moléculaire des pellicules thermoplastiques étirées. D'après cette figure, on constate que le degré d* orientation moléculaire dépend largement' de la valeur de l'ailonge-30 ment. Comme la précédente description 11 indique, un allongement excessif ou non-uniforme de la pellicule non étirée peut produire de nombreux désavantages tels que "protubérances" et cassure du film durant l'étape consécutive d'étirage, épaisseur irrégulière du 35 film étiré', etc... La figure 5 montre la relation existant entre 1' "allongement'' et le "coefficient de déviation" tel que défini plus loin. 69 29574 2016723 La figure 6 montre les variations ou "déviations" d'épaisseur dans la largeur d'une pellicule de polyamide. On peut classer ces .variations par.rapport à l'épaisseur moyenne en "petites variations" - et "grandes variations".. En général, les "petites variations" 5 .comprennent celles qui sont provoquées par diverses conditions de • la pellicule, avant étirage, par exemple le degré de cristallinité de. la.pellicule et les conditions mises en oeuvre dans tous les • pré-traitements de la pellicule non étirée. On considère ces variations comme, étant des précurseurs de "protubérances" et elles peu— 10 vent provoquer la non uniformité de la pellicule étirée. D'un autre côté, de "grandes variations" sont provoquées par exanple par la distribution en épaisseur de la pellicule brute, des conditions . d'étirage, etc.. et peuvent être plus ou moins éliminées par suppression des causes.. Lors de l'étirage de la pellicule de polyami-15 de désavantagé, par exemple, par de fortes liaisons hydrogène et des protubérances, il est cependant extrêmement difficile d'éliminer des inconvénients provenant des petites, et grandes "déviations", si bien que l'on a beaucoup de mal à préparer des pellicules étirées de polyamide à épaisseur uniforme^. Par le procédé selon 11 invention, 20 il est cependant possible de supprimer des problèmes qui s'étaient posés jusqu'à maintenant. On doit éviter de produire un allongement trop important (supérieur à 15%) avant_1 'étirage biaxial; en effet, bien qu'il puisse être utile pour éliminer des .problèmes de laxité, il peut soulever 25- d'autres difficultés comme la production et l'augmentation de"* ^ petites "déviations" qui risquent de provoquer des protubérances. - On .a découvert que le rapport d'1,agrandissement le plus avantageux de l'allongement longitudinal de la pellicule"avant étirage .„ biaxial, peut être facilement déterminé sur la base du J^co efficient 30 de déviation"; on considère que ce coefficient est "capàbïè"d'indi-•- •vi.i. -îa eircxsas-.b --ij qjier proprement, la "petite,déviation|',, Le concept du "coefficient . , ^,..de.,.!déviation|l est décrit dans.."Analysis_. of Random Déviation" de .. . >.^ixa,Horikawa, publiée par JKyoritsu Publication Inc, Tokyo,-Japon . . .le^20. |"Iài:1966...Cette étude décrit l'utilisation de plusieurs échan i-35-Vtillous /i^une .pellicule, de polyamide étirée biaxialement pour la - . -. ftiî jsl. £s:.a éS.2 .tae. ••^v.^^ù4jétgr|aiiia^iGn 'du "coefficient de déviation" effectuée de la façon . 'J — -=s-?.-. .^-aa^xv '-.s-fc aïr tsa- ■ ■ suivante : On mesure plusieurs fois l'épaisseur de chaque échan- ; . . . " /-r,: ' COPY • fc9 29574 -7- 2016723 tillon en direction transversale à des distances de 10 mm; ces valeurs sont alors soumises à la méthode de la moyenne mobile avec une longueur mobile de 50 mm. Les "petites déviations" sont éliminées pour fournir une courbe régulière (ligne pleine sur la 5 figure 6) qui indiqué les "grandes déviations". Les écarts à la courbe régulière sont déteiminés quantitativement comme étant les petites déviations notées en pointillé sur la figure 6. Dans la figure 5, on calcule le coefficient de déviation en tenant compte des moyennes mobiles jusqu'à la seconde moyenne arithmétique mobi-10 le, si bien que le coefficient de déviation est obtenu à partir d'une série de la seconde moyenne arithmétique mobile. Quoique l'on dise que plus le coefficient de déviation est faible, meilleure est la qualité de la pellicule étirée, on considère que des pellicules étirées dont le coefficient de déviation est d'environ 15 2% ou moins, donnent généralement de bonnes pellicules. Pour obtenir les résultats indiqués sur la figure 5, on fait adsorber 5% d'eau en poids sur des échantillons de pellicule non-étirée de poly- ê.-caproamide, tout en leur donnant un allongement de 5 à 20% en direction longitudinale. Puis, les échantillons sont 20 simultanément étirés à environ 902 C et à une vitesse d'étirage d'environ 24-000 %/.iin, le rapport'des vitesses d'étirage étant de 1,0 à 1,3 ei; les agrandissements par étirage étant de 3e^ 3,5 respectivement dans les sens longitudinal et transversal. A l'aide de la figure 5, on constate que l'on peut obtenir avantageusement 25 des pellicules de polyamide étirées uniformes, en donnant à la pellicule un allongement d'environ 15% ou moins, avant étirage. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit de plusieurs exemples non limitatifs de l'invention. 30 EXEMPLE 1 - Un'procédé classique de coulage est utilisé pour former une pellicule non étirée (épaisseur 252 p., largeur environ 250 mm) de résine de poly - £-caproamide (viscosité relative: 2,7) on fait passer -immédiatement la pellicule dans un bain d'eau à la.'vitesse 35 de sortie de 19 m/mm. La longueur de la partie immergée dans l'eau est de 125 ni et la température de l'eau est de 57eC. Là'pellicule est retirée dù bain à la vitessë de 20 m/mn, si" bien'lrallongement 69 29574 -8- 2016723 longitudinal de la pellicule est d'environ 3$ et que la quantité d'eau adsorbée est de 5,8$ environ, la pellicule est introduite à environ 20 m/mn dans un dispositif d'étirage qui effectue simultanément l'étirage biaxial dans une atmosphère à environ 1202G, pour 5 donner une pellicule étirée agrandie de 3 et 3,5 fois respectivement dans les sens longitudinal et transversal; la vitesse d'étirage est d'environ 34.000 ^/min et le rapport de vitesses d'étirage est d' environ 0,9 à l,3o La pellicule étirée est durcie à chaud à 215aC pendant 8s, sous une tension telle que la dimension transversale 10 reste constant^. L'épaisseur moyenne de la pellicule obtenue est de 24 f- et sa largeur est de 500 mm. La laxité de la pellicule produite est maximale (5mm) aux deux bords latéraux. Le coefficient de déviation est de 1 et la déviation par rapport à l'épaisseur moyenne est inférieure à ^ 1,0 fi 15 dans toutes les directions. À titre de comparaison, on prépare des pellicules témoins de façon similaire à celle décrite plus haut, si ce n'est que les allongements sont presque de 0$ et 20$ en longueur après traitonent à l'eau. Les propriétés des pellicules obtenues selon l'invention sont comparées à celles des pellicules 20 témoins dans le tableau suivant dans lequel une valeur de laxité négative indique que les parties latérales de la pellicule se relèvent. TABLEAU A - Allongement durant le traitement à l'eau ($) 25 B - Valeur de laxité (mm) mesurée sur les bords latéraux G - Coefficient de déviation ($) A B G . Exemple 1 5 5 1 Témoin 0 30 1 30 Témoin 20 -5 3,5 •ronMPT.-B ? On prépare par une méthode classique de coulage, une pellicule non-étirée d'une épaisseur de 215 p et d'une largeur d'environ 270 mm, avec du poly - t - caproamide (viscocité relative 2,7). 35 La pellicule est introduite dans tin bain d'eau (largeur de la section Immergée : 60 m, température de l'eau: 482 C) à la vitesse de 10 m/min, et retirée à la vitesse de 11 m/ mm , si bien que la pellicule est allongée d' environ S % en direc 69 29574 -9- 2016723 tion longitudinale. La teneur en eau de la pellicule ainsi traitée est d'environ 5,0 $. la pellicule est soumise à un étirage biaxial simultané avec la vitesse d'introduction de 11 m/mn; la pellicule est étirée dans une atmosphère ayant une température d'environ 1502 5 0, dans les conditions suivantes : Agrandissement longitudinal : x 3 " transversal : x 3 Vitesse d'étirage : environ 30.000 $/mn Rapport des vitesses d'étirage : 1,0 à 1,2 . 10 la pellicule étirée est alors durcie à chaud à 2102 c pendant 6 s, sous tension ; on obtient une pellicule étirée d'une épaisseur de 24 P- (en moyenne) et d'une largeur de -500 mm. la valeur de la laxité est de 6 mm et le coefficient de déviation est inférieur à 1$ et indique que la pellicule produite présente d'excellentes 15 propriétés. ignarPT.-B ^ - On prépare par une méthode de coulage classique une pellicule non-étirée d'une épaisseur de 158 p. et d'une largeur d'environ 250 mm, avec du poly caproamide (viscosité relative : 3,0). 20 la pellicule est plongée dans de l'eau sur une longueur de 125 m avec des vitesses d'entrée et de sortie variées, indiquées dans le tableau suivant, afin de produire différents échantillons de pellicules traitées à l'eau. Chaque échantillon est étiré simultanément selon deux directions dans une atmosphère à 1002 C, avec une vites-25 se d'étirage d'environ 24.000$/mn et un rapport de vitesses d'étirage de 0,9 à 1,3; les agrandissements longitudinal et transversal sont respectivement de 3 et 3,5- la pellicule étirée est durcie à chaud à 2002 C pendant 4 s, tout en maintenant constante la dimension transversale de la pellicule. On obtient une pellicule étirée 30 d'une épaisseur moyenne de 15 /u. A titre de comparaison, on traite de mène façon une pellicule non-étirée similaire, sauf que cette pellicule n'est pas traitée à l'eau et est allongée de 10$ en direction longitudinale® De plus, on traite de façon similaire, un autre échantillon de pellicule non-étirée à la différence qu'on lui 35 fait adsorber une quantité excessive d'eau (c'est-à-dire 11$). les propriétés des pellicules obtenues sont déterminées et indiquées dans le tableau suivant. 69 29574 -10- 2016723 10 A B C B E î* G-W TABLEAU Teneur en eau ($) Vitesse d'entrée dans l'eau (m/mn) Vitesse de sortie dans l'eau (m/mn) Température de l'eau (2C) Allongement durant le traitement à l'eau, (valeur approximative °/a) Valeur de laxité (mm) Coefficient de déviation ($) traitement à l'eau W A . B - C D E F G Exemple 3 19 20 25 3,5 7 1 II 8 15 17 48 10,0 5 1 Témoin 0 s s s s - VI o H t! 11 11 12,5 54 10,0 8 4 x Allongé en direction longitudinale (environ 10$) immédiatement avant étirage . -RYmPT.-p! A - 20 On prépare une pellicule non-étirée, d'une largeur d'environ 530 mm et d'une épaisseur d'environ 260/ti, avec du poly - capro-amide. On utilise pour cela une méthode classique de coulage, dans laquelle une boudineuse de 150 mm sert à extruder le poly -t - ca-proamide à travers une matrice en T, à 2602 C, sur la surface d'un 25 tambour de coulage (température de l'eau dé refroidissement : 25e C) avec une vitesse d'alimentation de 19 m/mn. On fait passer la pellicule dans un bain d'eau à 602 C, sur une longueur de 125m, avec une vitesse d'entrée de 19 m/mn et on allonge la pellicule d'environ 8$ en longueur ; l'adsorption d'eau est de 6$ environ. 30 la vitesse de sortie de l'eau, est de 21 m/mn environ. La pellicule traitée à l'eau est soumise en continu à un étirage biaxial simultané avec une vitesse d'introduction d'environ 21 m/mn. L'étirage est effectué dans une atmosphère chauffée à 1502 C environ, avec un rapport de vitesses d'étirage de 0,9 à 1,3, et une vitesse d' 35 étirage d'environ 25.000 $/mn; les agrandissements longitudinal et transversal sont respectivement de 3,3 et d'environ 3,8. La pelli 69 29574 2016723 cule étirée est durcie à chaud à 215- O pendant 2 s et rétrécie d'environ 3$ dans la .direction transversale; elle est maintenue à 2002 c pendant line seconde, puis refroidie à 302 C pour donner ■une pellicule étirée dont l'épaisseur moyenne est d'environ 20 ja 5 et la largeur est de 1500 mm. la valeur maximum de laxité de la pellicule est obtenue, avec 5 mm, aux deux régions latérales et le coefficient de déviation est de 0,5$« On constate d'après cés chiffres que les propriétés de cette pellicule sont excellentes . Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux exanples 10 décrits et représentés, elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans s'écarter pour cela de l'esprit de l'invention. 69 2°574 -12 2016723 REVENDICATIONS 1 - Procédé d'étirage de pellicule de polyamide, qui consiste à étirer ladite pellicule de 1 à 15$ dans le sens longitudinal en présence de 2 à 10$ en poids d'eau, par rapport au poids de ladite 5 pellicule, 1'allongement étant simultané à 1'adsorption d'eau, puis la pellicule allongée est étirée simultanément selon ses deux axes longitudinal et transversal. 2 - Procédé suivant la revendication 1, dans lequel la quantité d'eau adsorbée est de 3 à 8$. 10 3 - Procédé suivant les revendications 1 ou 2 dans lequel la qquantité d'eau adsorbée est inférieure à la quantité qui est nécessaire pour saturer la pellicule de polyamide. 4 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 3» dans lequel la pellicule de polyamide est plongée dans un bain d'eau, si bien 15 que 2 à 10$ d'eau en poids sont adsorbés. 5 - Procédé suivant la revendication 4» dans lequel on fait passer la pellicule en continue dans un bain d'eau . 6 - Procédé suivant la revendication 5, dans lequel., la vitesse de sortie de la pellicule de polyamide hors du bain d'eau est 20 supérieure à la vitesse d'alimentation de la pellicule dans le bain si bien que la pellicule est étirée longitudinalement. 7 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 6, dans lequel l'eau adsorbée contient un colorant, un agent tensio-actif et/ ou un plastifiant. 25 8 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 7 dans lequel la pellicule est allongée de 2 à 10 $. 9 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 8 dans lequel le rapport des vitesses d'étirage longitudinal et transversal est de 2/1 à 0,5/1» 30 10 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 9, dans lequel l'étirage simultané longitudinal et transversal, est effectué entre 702 et 1802C. 11 -Procédé suivant l'une des revendications 1 à 10, dans lequel 1'agrandissement par étirage dans le sens longitudinal est de 35 2 à 4 . X2. — Procédé suivant l'une des revendications 1 à 11, dans leegaél l'agrandissement par étirage dans le sens transversal est 69 29574 -13- 2016723 de 2 à 4. 13 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 12, dans lequel après étirage, la pellicule est durcie à chaud. 14 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 13, dans le- 5 quel le durcissement à chaud est effectué à une température inférieure de 1202 0 à 5- C au moins, à la température de fusion de ladite pellicule . 15 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 14, dans lequel la pellicule de polyamide est une pellicule de polyamide li- 10 néaire. 16 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 15, dans lequel la pellicule de polyamide est de poly -£- caproamide, polyhexamistbslène adipamide, un polyamide copolymérisé ou un de leurs mélanges. 15 17 -Pellicule de polyamide étirée par le procédé défini dans l'une des revendications précédentes. 18 - Pellicule biaxial an ent étirée suivant la revendication 17 ayant une valeur maximale de laxité inférieure, à 20 mm et un coefficient de déviation inférieur à environ 20 fo.