La présente invention a trait aux bouteilles, bidons, bonbonnes et autres récipients analogues réalisés en une matière thermoplastique. On sait que l'un des procédés adoptés pour assurer le bouchage étanche des récipients de ce genre consiste à obturer l'ouvertu- re du goulot à l'aide d'un opercule métallique fixé par thermosoudage ; un tel opercule est généralement constitué par une pellicule en aluminium dont la face destinée à entre tournée en direction du goulot est revêtue dlune couche de matière thermoplastique. La chaleur dégagée lors de 1'opération de fermeture ramollit la couche précitée et ltépaisseur de matière du goulot de telle sorte qu'on obtient en fin de compte un assemblage soudé très résistant, pratiquement indestructible.La résistance mécanique de opercule étant toutefois très réduite, il est de pratique courante de faire comporter au récipient, après mise en place de opercule précité, un capuchon fixé au goulot par vissage ou encliquetage élastique en vue de protéger ledit opercule en le mettant à labri des chocs ; bien entendu ce capuchon de protection peut entre équipé de moyens propres à assurer l'authentification du contenu du récipient, à la manière des fermetures dites "inviolables", en rendant apparente toute ouverture préalable du récipient considéré. La fiabilité dlun tel mode d'obturation inc-ite naturellement a avoir recours à celui-ci pour la fermeture de récipients quton peut qualifier de "particuliers" eu égard à la nature du liquide qutils sont destinés à renfermer. C'est par exemple le cas du vin et des autres liquides alcoolisés dont le transport donne lieu au versement d'une taxe, le paiement préalable de celle-ci étant attesté par une vignette apposée sur le dispositif de fermeture. Une telle vignette dite "de fiscalisation" est susceptible d'être appliquée par impression sur opercule en aluminium, la présence ou l'absence de ladite vignette pouvant entre aisément détectée à travers le capuchon de protection, établi à cet effet en une matière transparente.Par ailleurs le fait que cet opercule ne peut pas en pratique entre arraché sans subir de graves endommagements est apparemment de nature à éliminer tout risque de ré-utilisation frauduleuse dudit opercule ; cette dernière affirmation n'est toutefois pas exacte car on peut très bien supposer que dans un but frauduleux l'opes cule soit à 11 origine fixé en place de tanière très précaire, tout juste susceptible d'assurer l'étanchéité (par exemple par simple collage à froid à l'aide dtun adhésif approprié), en permettant ainsi un ré-emploi subséquent en vue du transport d'une autre quantité de vin ou alcool. On citera également le cas des récipients pour produits dangereux (acides, poisons, liquides à dégagements délétères, etc...). Comme dans l'exemple ci-dessus, en dépit de ses avantages apparents le mode de fermeture susvisé ne peut être utilisé en pratique car tout thermosoudage incorrect de l'opercule métallique, notamment par suite d'un mauvais fonctionnement de la machine opératrice, propre à provoquer un défaut d'étanchéité survenant avec un certain retard après le bouchage, risque de donner lieu à des fuites ultérieures éminemment dangereuses. En résumé donc, dans les deux exemples qui précèdent on ne peut avoir recours à ltobturation par opercule métallique thermosoudé du fait qu'il est impossible de détecter immédiatement une fixation défectueuse de celui-ci sur le goulot. En vue de remédier à cet inconvénient, la présente invention consiste à faire comporter au moins une encoche ou entaille à la face terminale du- goulot afin que pour éviter une fuite a travers le passage ainsi déterminé il soit indispensable de conduire l'opération de thermosoudage de manière telle que la face terminale précitée soit ramenée au niveau du point le plus bas ou fond de ladite encoche. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages quelle est susceptible de procurer. Fig. I est une vue en perspective montrant la partie supérieure ouverte d'une bonbonne comportant application des perfectionnements suivant l'invention. Fig. 2 et 3 sont des coupes axiales illustrant la fixation de 11 opercule métallique de fermeture sur le goulot de la bonbonne suivant fig. 1. Fig. 4 et 5 montrent deux variantes. Sur ce dessin la référence 1 désigne la partie supérieure d'une bonbonne en matière thermop-lastique, partie supérieure qui se termine par un goulot cylindrique 2 définissant l'ouverture du récipient. Suivant 1 t inventionMon a prévu dans le bord terminal de ce goulot 2 une série d'encoches 3 à profil latéral en forme de V, au nombre de quatre dans exemple de réalisation considéré. On comprend sans peine que si 11 opercule 4 (fig. 2 et 3) est fixé par thermosoudage sans précaution particulière, il va bien adhérer contre la face terminale du goulot, mais il n'obturera pas les encoches 3 qui vont ainsi déterminer des fuites. Il suffit en conséquence d'incliner la bonbonne une fois bouchée pour vérifier la qualité du thermosoudage : toute fuite éventuelle trahit immé- diatement une fixation incorrecte de 17opercule 4 sur le goulot 2. La situation est évidemment la même si l'opercule 4 a été assemblé au goulot précité non pas par thermosoudage, mais par simple collage. Pour éviter cette fuite à travers les passages formés par-les encoches 3 et obtenir une fixation de l'opercule 4 qu'on peut qualifier de correcte, il est indispensable que lors de l1apération de thermosoudage on diminue en quelque sorte la hauteur du goulot afin de ramener le bord terminal de celui-ci au niveau du fond des encoches 3, comme illustré en fig. 3. Cette diminution de hauteur est susceptible autre réalisée de manière très simple, en réglant l'ap- port de chaleur, la pression appliquée à l'organe de thermosoudage et la durée d'application de cet organe sur l'opercule. Ce dernier prend alors appui sur toute la surface du bord terminal sus-mentionné, sans aucun point de rupture, et l'obturation réalisée est parfaitement étanche.Il va de soi qu'une telle façon de procéder implique nécessairement une fixation efficace de l'cpercule, si bien qu'on élimine tout risque de fraude ultérieure ou de fuite intesr pestive. On comprend que le nombre et la profondeur des encoches 3 peuvent varier, de meme que leur profil. Dans Exemple considéré en fig. 1 à 3 on a supposé que le goulot 2 présentait un filetage externe 2a pour le vissage du capuchon usuel de protection 5 (fi- 3) mais il va de soi que la fixation de ce capuchon peut entre assurée de toute autre manière appropriée, par exemple par encliquetage élastique en faisant comporter audit goulot une bague 2b (fig. 4) ou même deux bagues superposées 2cifig. 5). Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'a titre d'exemple et qutelle-ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATION Récipient en matière thermoplastique destiné à oestre obturé par thermosoudage d'un opercule métallique contre la face terminale du goulot qui borde l'ouverture, caractérisé en ce que cette face terminale est creusée d'au moins une encoche ou entaille, afin que pour éviter une fuite à travers le passage ainsi déterminé il soit indispensable de conduire l'opération de thermosoudage de manière telle que ladite face terminale soit ramenée au niveau du point le plus bas ou fond de l'encoche, en garantissant de la sorte une fi- xation parfaite de l'opercule.