La présente invention a pour objet une règle à calcul pour l'exploitation des abaques de gestion et le procédé d'utilisation de ladite règle. De façon plus précise, il s'agit d'une règle à calcul permettant essentiellement de déterminer l'écart d'efficacité entre le cout unitaire de responsabilité directe prévu et le cott unitaire de responsabilité directe réel pour un taux d'activité donné d'un centre de responsabilité. Les différents termes utilisés seront explicités ultérieurement. Dans une entreprise industrielle ou commerciale, on peut répartir les activités en un certain nombre de centres de responsabilité présentant chacun une unité. Pour contrôler l'efficacité de chacun de ces centres de responsabilité, on peut répartir les couts de production de l'unité d'oeuvre en un coût de responsabilité directe et un coût de responsabilité partagée. Par responsabilité directe on entend la partie du coût du produit sur laquelle la qualité de la gestion du centre de responsabilité a une influence; par coût de responsabilité partagée on entend la partie du prix de revient du produit pour laquelle le centre de responsabilité n'est pas le seul a intervenir, mais dans lequel d'autres centres de responsabilité interviennent. Des études effectuées par l'inventeur, ont montré qu'il est possible de tracer les courbes représentant le coût direct total de l'unité d'oeuvre en fonction du taux d'activité du centre de responsabilité considéré et qu'il est également possible de tracer la courbe représentative du coût de responsabilité directe unitaire également en fonction du taux d'activité du centre de responsabilité considéré. Si le centre de responsabilité produit des objets identiques on entend par unité d'oeuvre cet objet. Si au contraire le centre de responsabilité produit des pièces ou des objets différents, on prend comme unité d'oeuvre une pièce donnée et pour convertir les autres pièces en unité d'oeuvre on affecte lesdites pièces d'un coefficient de compensation. Le coût direct total de l'unité d'oeuvre est donc le codt direct total du centre de responsabilité a diviser par le nombre d'unités d'oeuvre pour la période considérée. De la même façon le coût de responsabilité directe par unité d'oeuvre est le quotient du coût de responsabilité directe pour l'ensemble du centre de responsabilité divisé par le nombre d'unités d'oeuvre "bonnes" produites par ledit centre pour la période considérée. Pour un centre de responsabilité donné, si on porte les relevés statistiques du coût direct total de l'unité d'oeuvre en fonction du taux d'activité du centre de responsabilité on obtient une hyperbole ou des secteurs d'hyperbole. Si on effectue le méme tracé pour le coût de responsabilité directe par unité d'oeuvre, on obtient une droite peu inclinée sur 1 'horizontale. Pour contrôler la bonne gestion d'un centre de responsabilité, il est intéressant de comparer le coût direct total de l'unité d'oeuvre et le coût de responsabilité directe de l'unité d'oeuvre pour un taux d'activité donné au même coût réel et réalisé par le centre de responsabilité. La présente invention a précisément pour objet un dispositif permettant d'effectuer cette comparaison et le procédé d'utilisation dudit dispositif. Le dispositif se caractérise en ce qu'il comprend - un support sur lequel sont tracées deux courbes rapportées a deux axes orthogonaux, l'une représentant le coût direct total de l'unité d'oeuvre en fonction du taux d'activité du centre de responsabilité considéré, l'autre représentant le coût de responsabilité directe de l'unité d'oeuvre en fonction dudit taux d'activité, - une plaque transparente recouvrant ledit support et comportant des moyens pour déplacer parallèlement à ellemême une première réglette parallèle a l'un des axes orthogonaux et des moyens pour déplacer parallèlement à elle-même une deuxième réglette parallèle à l'autre axe orthogonal. Selon un mode préféré de réalisation, le dispositif comprend - une plaque transparente de dimension au moins égale à celle de la feuille de papier et comportant, selon deux de ses côtés parallèles, deux parties plus épaisses dans l'épaisseur desquelles sont ménagées deux rainures parallèles entre elles et parallèles au plan de la plaque, - une première réglette constituée par un cadre rectangulaire comportant sur l'extérieur de deux de ses montants parallèles une arête engagée dans chaque rainure de ladite plaque. Ses deux autres montants comportant sur leur face interne une rainure, - une deuxième réglette constituée par une plaque transparente comportant sur la tranche de deux de ses cOtés parallèles une arête engagée dans chaque rainure de la première réglette. Selon une autre caractéristique, la deuxième réglette comporte un trait parallèle à ses cotés non munis d'arêtes, ledit trait comportant la même graduation que l'axe orthogonal parallèle audit trait, le montant de droite de la première réglette comportant un index susceptible de coincider avec la graduation O du trait tracé sur la deuxième réglette. Selon une autre caractéristique, l'axe orthogonal parallèle au trait placé sur la deuxième réglette est l'axe des coûts de responsabilité directe par unité d'oeuvre. Le procédé d'utilisation de la règle à calcul se caractérise - en ce qu'on met en place la première plaque sur le support en faisant coïncider le trait tracé sur la deuxième réglette avec l'axe des couts par unité d'oeuvre, - en ce que la première réglette étant en position basse, on déplace la deuxième réglette jusqu'à ce que le trait de ladite réglette coïncide avec la graduation de l'axe des activités pour laquelle on veut faire la mesure, - en ce qu'on déplace la première réglette, sans toucher à le deuxième réglette, jusqu'à amener l'index en regard de la graduation du coût de responsabilité directe de l'unité d'oeuvre que l'on veut comparer, - la graduation du trait tracé sur la deuxième reglette correspondant au point d'intersection dudit trait et de la courbe considérée donnant l'écart entre la valeur que l'on veut comparer et la valeur correspondante de la courbe. De toutes façons l'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit d'un mode de réalisation de l'invention donné à titre d'exemple non limitatif. La description se refère aux figures annexées sur lesquelles on a représenté - sur la figure 1, un schéma de principe du dispositif objet de l'invention, - sur la figure 2, une vue de face d'un mode particulier de réalisation du dispositif. - sur la figure 1, on a représenté le support qui peut être avantageusement une feuille de papier 2 sur laquelle sont tracées les courbes directes totales de l'unité d'oeuvre H et du taux de responsabilité directe d'unité d'oeuvre C. Ces deux courbes sont rapportées à des axes X et Y, X correspondant au taux d'activité du centre de responsabilité considéré et Y correspondant au coût direct total de l'unité d'oeuvre et au coût de responsabilité direct de l'unité d'oeuvre. La feuille de papier 2 est recouverte par une plaque transparente 4. Cette plaque est munie de deux réglettes R1 et R2 respectivement parallèles aux axes X et Y. La plaque 4 comporte des moyens (qui ne sont pas représentés sur cette figure) pour permettre le déplacement de la réglette R1 paraI lèlement à elle-même et de la réglette R2 parallèlement à elle-même. Pour déterminer l'écart, pour un taux d'activité donné (85% par exemple) entre le coût de responsabilité directe de l'unité d'oeuvre théorique et le coût de responsabilité directe de l'unité d'oeuvre observé dans le centre de responsabilité, on place la réglette R2 en face de la graduation 85 de l'axe des X. Le point d'intersection A de la réglette R2 avec la courbe C donne le coût de responsabilité directe de l'unité d'oeuvre correspondant à l'activité 85%.La différence de cote entre le point A et la position de la réglette R1 correspondant au coût unitaire ae responsabilité direct (25) donne l'écart c"riccIte- ( e v. De la erne façon en plaçant la réglette R1 dans la position R'1 correspondant au coût unitaire total direct (50), la différence de cote Gg donne l'écart de gestion par unité d'oeuvre bonne produite. Avec ce dispositif simplifié il est nécessaire d'effectuer la différence entre les coûts théoriques et les coûts observés. Grâce à la variante représentée sur la figure 2, on peut avoir une lecture directe des écarts he et A9. Sur la figure 2 on retrouve la feuille de papier 2 sur laquelle sont tracées les courbes H et C déjà définies, ces courbes étant rapportées aux axes orthogonaux X et Y déjà définis. Sur la feuille de papier 2 on place la plaque transparente 4. Cette plaque a la forme d'un rectangle dont les côtés sont parallèles aux axes X et Y. La plaque 4 comporte deux parties plus épaisses sur chacun d ses côtés parallèles à l'axe des Y, respectivement référencés 6 et 8. Ces parties plus épaisses 6 et 8 comportent dans leur épaisseur et sur leur face tournée vers le centre de la plaque des rainures 10 et 12. Ces rainures 10 et 12 sont parallèles entre elles et parallèles à l'axe des Y. Ce mode de réalisation de la réglette R2 est constitué par un cadre rectangulaire. Les montants de ce cadre, parallèles à l'axe des Y (respectivement 14 et 16), sont munis selon leur face extérieure d'arêtes 18 et 20 coulissant dans les rainures 10 et 12 de la plaque 4. Ainsi l'ensemble de la réglette R2 peut se déplacer selon. la direction de l'axe des Y en restant parallèle à l'axe des X. L'évidement rectangulaire 22 de la réglette R2 ccontient la deuxième réglette R1. Celle-ci est constituée par une plaque transparente de forme rectangulaire. Les deux côtés de ladite plaque R1 parallèles à l'axe des X comportent une arête selon leur épaisseur respectivement 24 et 26.Ces aretes coopèrent avec des rainures 28 et 30 ménagées dans l'épaisseur de la paroi interne de la réglette R2 sur ses montants 32 et 34 parallèles à l'axe des X. La réglette R1 comporte en outre un trait 36 parallèle à l'axe des Y et gradué comme celui-ci. De plus le montant 14 de la réglette R1 comporte un index de repérage -38 coïncidant avec la graduation O du trait 36. L'utilisation du dispositif est très simple Dans un premier temps, la réglette R2 -étant en position basse on déplace la réglette R1 pour amener le trait 36 en coincidence avec la valeur du taux d'activité relevée (dans cet exemple 85%). Sans déplacer la réglette R1 par rapport à la réglette R2, on fait coulisser la réglette R2 pour amener l'index 38 en face de la graduation de l'axe des Y correspondant au taux de responsabilité directe relevé. L'écart Ae est donné par la valeur de la graduation du trait 36 correspondant au point d'intersection A de la courbe C avec ledit trait 36. Pour évaluer l'écart de gestion Ag on déplace à nouveau la réglette R2 pour amener l'index 38 en face de la graduation de l'axe des Y correspondant au coût direct de l'unité d'oeuvre relevé et de la même façon par lecture directe on obtient la valeur Ag. De façon avantageuse, la plaque 4 et les réglettes R2 et R1 peuvent entre réalisées en matière transparente telle que du rhodord et du plexiglass. RET,ENDICATIONS 1 ! Règle à calcul pour llexploitation des abaques de gestion, caractérisée n ce qu'elle comprend - un support su lequel sont tracées deux courbes rapportées à deux axes or-hogonaux, l'une de forme sensiblement hyperbolique représentant le coût direct total de l'unité d'oeuvre en fonction du taux d'activité du centre de responsabilité considéré, l'autre, sensiblement rectiligne, représentant le coût de responsabilité directe de l'unité d'oeuvre en fonction dudit taux d'activité, - une plaque transparente recouvrant ledit support et comportant des moyens pour déplacer parallèlement à ellemême une première réglette parallèle à l'un des axes orthogonaux et des moyens pour déplacer parallèlement à elle-même une deuxième réglette parallèle à l'autre axe orthogonal. 20) Règle à calcul selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend - une plaque transparente de dimensions au moins egales à celles du support et comportant, selon deux de ses côtés parallèles, deux parties plus épaisses dans l'épaisseur desquelles sont ménagées deux rainures parallèles entre elles et parallèles au plan de la plaque, - une première réglette constituée par un cadre rectangulaire comportant sur l'extérieur de deux de ses montants parallèles une arête engagée dans chaque rainure de ladite plaque, ses deux autres montants comportant sur leurs faces internes une rainure, - une deuxième réglette constituée par une plaque pleine transparente comportant sur la tranche de deux de ses côtés parallèles une arête engagée dans chaque rainure de ladite première réglette. 30) Règle à calcul selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la deuxième réglette comporte un trait parallèle à ses côtés non munis d'arête, ledit trait comportant les mêmes graduations que l'axe orthogonal parallèle audit trait, le montant de la première réglette le plus proche de l'axe du support comportant un index fixe susceptible de coïncider avec llorigine de la graduation du trait tracé sur la deuxième réglette. 4 ) Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'axe orthogonal parallèle au trait tracé sur la deuxième réglette est l'axe des coûts par unité d'oeuvre 5 ) Procédé d'utilisation du dispositif selon la revendication 4, caractérisé - en ce qu'on met en place la première plaque sur le support en faisant coincider le trait tracé sur la deu > : :ie- me réglette avec l'axe des coûts par unité d'oeuvre, - en ce que la première réglette etant en position basse, on déplace la deuxième réglette jusqu'à ce que le trait de ladite réglette covncide avec la graduation de l'axe des activités pour laquelle on veut faire la mesure, - en ce qu'on déplace la première réglette, sans toucher à la deuxième réglette, jusqu'à amener l'index en regard de la graduation du coût de responsabilité directe d l'unité d'oeuvre que l'on veut comparer, - la graduation du trait tracé sur la deuxième réglette correspondant au point d'intersection dudit trait et de la courbe considérée donnant l'écart entre la valeur que l'on veut comparer et la valeur correspondante de la courbe.