La présente invention a pour objet un procédé de fabrication économique de tourets ou de bobines ayant pour but d'employer ces emballages comme des emballages perdus. Actuellement les câbles, électriques ou autres, sont livres sur des bobines de grandes dimensions, appelés tourets, ces tourets étant fabriqués en bois suivant des normes officielles très précises afin de pouvoir être réutilisés. I1 en résulte pour les fabricants de câbles l'obligation d'avoir un stock important de tourets avec tous les inconvénients que cela comporte au point de vue gestion de stock et obligation de faire voyager les tourets vides pour les ramener à l'usine de production. La présente invention a pour objet un procédé permettant de fabriquer des tourets destinés à être utilisés comme emballages perdus, ces tourets étant cependant suffisamment solides pour résister aux conditions d'emploi des utilisateurs. Le procédé selon la présente invention consiste à réaliser le tambour au moyen d'une feuille de matériau approprié roulée sur elle-même, les deux bords de la feuille étant agrafés ou cloués sur une baguette intérieure ; puis à pratiquer dans deux joues pleines une incision circulaire, oblique, d'une épaisseur sensiblement égale à celle de la paroi du tambour ; à retirer de chaque joue le bouchon central ainsi découpé ; à enfiler les deux joues sur le tambour ; puis à enfoncer à force les deux bouchons aux deux extrémités du tambour de façon à forcer celles-ci à s'Qvaser sous I'action des flancs coniques desdits bouchons ; puis à forcer les joues sur les extrémités du tambour de façon à venir les bloquer sur ces extrémités évasées. L'invention concerne également à titre de produit industriel nouveau les tourets ainsi fabriqués. A titre d'exemple non limitatif et pour faciliter la compréhension de l'invention, on a représenté aux dessins annexés Figure 1, une vue schématique en coupe latérale d'une joue et de ltextrémìté d'un tambour Figure 2, une vue schématique en coupe latérale d'un touret en cours de montage Figure 3, une vue schématique en coupe latérale du touret de la figure 2 une fois monté; Figure 4, une vue schématique en coupe transversale du tambour des figures 1 à 3; Figure 5, une vue schématique à échelle agrandie d'une variante de réalisation du tambour. Figure 6, une vue schématique à échelle agrandie illustrant une autre variante de réalisation. En se reportant à ces figures, on voit que, selon la présente invention, on réalise un tambour 1 en enroulant sur elle-même une feuille de matériau approprié qui peut être métallique, en bois ou en aggloméré. De préférence on utilise une feuille d'aggloméré du type ISOGIL d'une épaisseur de 0,4 mm ou 0,5 mm. Les deux rebords de la feuille enroulée sont cloués ou agrafés sur une baguette 2, qui, dans l'exemple représenté est une baguette en bois (figure 4). De préférence comme cela est représenté la face de la baguette en contact avec la feuille est bombée, selon un rayon de courbure égal au rayon de courbure de la paroi interne du tambour. Dans les deux joues circulaires 3, on découpe un bouchon central 4 en pratiquant une découpe 5, circulaire, centrée sur le centre de la joue, cette découpe étant oblique et ayant une épaisseur "e" sensiblement égale ou légèrement inférieure à lté- paisseur "d" du tambour 1. Par cette découpe on obtient un bouchon 4 dont les parois sont tronconiques, le plus petit diamètre du tronc de cône étant sensiblement egal ou légèrement inférieur au diamètre intérieur du tambour 1. Puis, comme cela est représenté à la figure 2 Itun des bouchons 4 est enfoncé à force dans le tambour 1. Comme les parois du bouchon 4 sont tronconiques, l'extrémité du tambour est évasée par cette opération d'insertion du bouchon 4, comme cela est schématiquement représenté sur la gauche de la figure 2. Ensuite, on enfile les deux joues 3 sur le tambour 1 en les présentant de façon que les parois, également tronconiques de leur orifice central soient divergentes vers Le deuxième bouchon 4 est alors mis en place, à force, et les deux joues 3 sont écartées de façon à venir pincer les extremités évasées du tambour 1. Pour des raisons de commoditQ on pellt légèrement modifier l'ordre des opérations de façon à travailler à plat. Dans ce cas on pose le premier bouchon 4 sur zigue surface plane horizontale, le petit dia:netre au-dessus ; on enfonce verticalement le tambour 1 jusqu'à ce qu qu'il vienne en contact avec la surface d'appui ; on enfile la première joue et on l'enfonce jusqu'à ce que sa surface vienne en contact avec la surface d'appui ; plis on enfile la deuxine joue ; on retourne ltense;nb'e ; ol nose plat le deuxième bouchon ; on force dessus le tambour et on enfonce à force la deuxième joue. Le résultat obtenu est représenté'à la figure 3. De préférence les joues sont constituées en lamellé c'est-à-dire qu'elles comportent un panneau central en bois pris entre deux feuilles dlIsogil collées sur chaque face. Lorsque le diamètre ou la longueur du tambour augmente, il peut être nécessaire de le renforcer. A cette fin, comme cela est représenté à la figure 5, on dispose d'abord une première feuille la, à bords jointifs, ces bords étant fixés par tout moyen approprié sur la baguette 2, par exemple, par des clous 6. Cependant dans ce cas la baguette est constituée par une douve c'est-à-dire que sa paroi supérieure 2a, en contact avec la feuille la est bombée de façon à avoir le même rayon de courbure que la paroi interne de la feuille la ; mais qu'en plus ces deux parois latérales 2b sont obliques et convergentes. Puis on insère à l'intérieur de la feuille la une deuxième feuille lb, dont les bords ne sont pas jointifs, la distance séparant ces deux bords étant très légèrement inférieure à la largeur l de la douve 2 au niveau considéré ; de telle sorte que ces bords viennent s'encastrer, à force, dans le dièdre formé par. une paroi oblique 2a et la paroi interne de la feuille la. On peut ainsi disposer plusieurs feuilles la, lb, 1c etc... la seule condition étant que la hauteur h de la sorte de trapèze formé par la douve 2 soit supérieure à l'épaisseur totale des feuilles supplémentaires. Dans ce cas également la largeur "et de la découpe 5 doit être voisine et légèrement inférieure à l'épaisseur totale de toutes les feuilles la, lb, le etc... il est bien évident que l'invention n'est pas limitée au eau particulier de la fabrication des tourets mais peut être appliquée à la fabrication de toute bobine. La figure 6 représente une variante de réalisation relative au blocage de la joue sur le tambour. En se reportant à cette figure, on voit que l'on peut améliorer le blocage de la joue 3 sur le tambour 1 en creusant dans l'épaisseur de la joue et sur tout le pourtour interne de l'ouverture pratiquée en découpant le bouchon 4 une (ou plusieurs) rainure 7 dans laquelle on dépose une bague 8 dont la section est de préférence, ronde et constituée en un matériau dur, par exemple, du fil de fer. La bague 8 doit faire saillie, hors de la rainure d'environ les 4/5 de son diamètre. Ainsi, lors de la mise en place de la joue 3 la bague 8 s'encastre très légèrement dans la paroi externe du tambour sans la déchirer et cela améliore le blocage de la joue. Il est bien évident que l'on peut disposer plusieurs rainures 7 et donc plusieurs bagues de coincement 8. REVENDICATIONS 1.- Procédé de fabrication de bobines, tourets ou analogues comprenant un tambour cylindrique solidaire de deux joues circulaires parallèles, caractérisé par le fait qu'on ra- lise un tambour cylindrique au moyen d'un matériau en feuille roulé sur lui-même, les deux bords, jointifs, étant cloués ou agrafés sur une baguette intérieure ; puis on pratique dans deux joues pleines, circulaires,une incision circulaire, oblique d'une épaisseur légèrement inférieure à celle de la paroi du tambour, le plus petit diamètre de cette incision étant égal au diamètre externe du tambour ; à retirer de chaque joue le bouchon central tronconique ainsi découpé ; à enfiler les deux joues sur le tambour; puis à enfoncer à force les deux bouchons aux deux extrémités du tambour de façon à forcer celles-ci à s'évaser ; puis à forcer les deux joues sur lesdites extrémités évasées de façon à les y bloquer. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on pose sur une surface plane horizontale le premier bouchon, petit diamètre en haut ; puis on enfonce verticalement le tambour sur ledit bouchon jusqu'à ce que la paroi terminale du tambour vienne en contact contre la surface d'appui ; puis on enfile la première joue et on l'enfonce jusqu'à ce qu'elle vienne en appui contre ladite surface ; on enfile la deuxième joue ; on retourne l'ensemble et on enfonce le tambour sur le deuxième bouchon posé à plat et on met en place la deuxième joue. 3.- Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, dans lequel les joues sont mises en place sur le tambour de façon que les parois tronconiques de leur orifice central divergent vers l'extérieur. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel la baguette fixant les bords jointifs de la feuille formant le tambour a une surface bombée de même rayon de courbure que la paroi interne du tambour. 5.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel on renforce le tambour en disposant plusieurs couches superposées de matériau en feuille. 6.- Procédé selon la revendication 5, dans lequel la baguette a une surface en contact avec la paroi interne de la première feuille qui est bombée et des parois latérales obliques de façon à former une sorte de trapèze isocèle à petite base incurvée les bords des feuilles enroulées, disposées à l'intérieur de la première feuille venant en appui par coincement contre ces parois obliques. 7.- Dispositif tel que bobine ou touret fabrique selon l'une quelconque des revendications 1 à 6. 8.- Dispositif selon la- revendication 7, caractérisé par le fait que le tambour est constitué par une ou plusieurs feuilles de matériau aggloméré, tel que de ltIsogil, les joues étant constituées par un matériau lamellé comprenant une épaisseur de bois comprise entre deux feuilles du même matériau, collées sur chacune de leurs faces. 9.- Dispositif selon la revendication 8, dans lequel les feuilles de matériau aggloméré ont une épaisseur d'environ 0,5 mm. 10.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la paroi oblique de l'ouverture centrale pratiquée dans la joue comporte une (ou plusieurs) rainure dans laquelle (ou lesquelles) sont disposées une ou plusieurs bagues de section ronde faisant légèrement saillie. 11.- Dispositif selon la revendication 10, dans laquelle la (ou les) bague est en matériau dur.