-La présente invention concerne les installations nécessitant le transfert de feuilles souples ou semi-rigides, elle permet un transfert régulier desdites feuilles. Dans la plupart des installations de transfert de feuilles souples, le transfert-est assuré par des tapis roulants ou par des rouleaux, la principale difficulté consiste à faire adhérer, au moteur, la feuille lorsqu'elle doit être entraînée et à supprimer cette adhésion lorsque le moteur a terminé son travail ; l'on y parvient par des astuces d'adhésivage, de traction, de taquage, soufflerie, aspiration, la plupart du temps on utilise une combinaison ce ces moyens ; le réglage est délicat et peu fiable. L'on a essayé d'utiliser des rouleaux soufflants ou aspirants ; ils ne pouvaient résoudre qu'une fonction à la fois, l'adhésion ou la répulsion au détriment de la fonction opposée. La présente invention permet de résoudre simultanément ces deux fonctions de manière fiable ; elle est constituée d'un cylindry creux perforé muni de 2 chambres l'une dite aspirante, l'autre dite soufflante. La figure 1 illustre un cylindre selon l'invention en coupe longitudinale. La rigure 2 est une coupe de la figure 1. Les figures 3 à 6 illustrent des exemples d'application de l'invention. Les photographes utilisent les châssis aspirants lorsqu'ils veulent réussir des reproductions de qualité ; ces châssis sont constitués d'une boite perforée aspirante raccordée à une source d'aspiration, la tenue des films est excellente bien que la force d'aspiration soit faible. Cette invention fait appel aux techniques d'étanchéité nous pouvons utiliser les systèmes et composants prévus pour les commandes pneumatiques ou hydrauliques basse pression (5 bars) en raison de leur disponibilité. Nous pouvons nous contenter d'étan- chéité plus sommaire comme l'on en utilise dans le domaine de la climatisation. L'expérience démontre que les climatisateurs utilisés dans les automobiles se réalisent sans joint malgré des conditions de fonctionnement difficiles ; un ajustage suffisamment convenable et des chicanes judicieusement disposées suffisent. Pour bien comprendre l'invention, nous allons décrire quel ques phénomènes t F techniques et énumérer les remèdes connus dans dans des domaines voisins. Les feuilles étaient surtout en papier, elles sont de plus en plus remplacées par des feuilles en matières synthétiques, la plus utilisée étant le polyéthylène en raison de son bas prix, de sa fa cilité de mise en oeuvre, de son absence de toxicité et de sa compatibilité vis-à-vis de la plupart des corps. L'accumulation d'électricité statique tend à faire adhérer les feuilles à leur support ; ce phénomène est difficile à maîtri- ser surtout avec les feuilles minces et souples. La résistance des produits synthétiques 5 fois supérieure à celle du papier a permis de réduire l'épaisseur d'où de nouveaux problèmes. Nous allons décrire un exemple de réalisation illustrée par les figures 1 et 2. Le cylindre 1 est un tube perforé de trous 9 convenablement répartis sur sa périphérie. Il est raccordé à deux axes 2 par des moyens roulements 6 et 7 situés à chaque extrémité ; il est avantageux de monter des roulements oscillants comme illustré en 6. Les axes sont maintenus par des paliers 5. Ces paliers servent à maintenir le cylindre ; il est avantageux qu'ils permettent une variation de position radiale ; l'un doit maintenir l'arbre de manière rigide ; il est avantageusement constitué d'un alésage fendu comportant un système de blocage. L'autre palier peut être flottant, c'est-à-dire ajusté avec un jeu qui permette de corriger les défauts d'allignement tout en autorisant les dilatations. Le cylindre peut tourner librement grâce au roulement. L'entraînement du cylindre doit être réalisé à Itintérieur des paliers ce qui est bon mécaniquement mais difficile à intégrer dans un ensemble. La poulie 4 représentée soudée sur le cylindre est un exemple ; l'on peut aussi bien utiliser des chaînes, pignons, courroies qu'un simple galet à pression. Bien souvent ce cylindre sera entrainé par pression au contact d'un moyen moteur (autre cylindre, tapis roulant, etc ...). L'intérieur de ce cylindre est divisé en 2 cavités par le moyen cloison 3. Cette cloison est solidaire des paliers 2 ; elle est représentée encastrée dans des rainures pour faciliter la compréhension. Le cylindre comporte deux chambres 10 et 12 communiquant avec leurs orifices respectifs 11 et 13. Ces chambres doivent être sensiblem-nt étanches. L'étanchéité en rotation est illustrée par le joint 8 , il est possible de se contenter d'un jeu réduit entre l'intérieur du tube 1 et les collerettes espaliers 2. L'étanchéité de la cloison peut être assurée par des joints souples 30 frottant sur l'intérieur du cylindre,. l!on pourra utiliser des raclettes d'essuie-glace en raison de leur facilité d'approvisionnement Qu confectionner sur mesure des raclettes semblables. Le frottement à l'interieur du tube exige un bon ébavurage dudit tube pour éviter la destruction du joint que peuvent également provoquer des corps étrangers pénétrant par les trous 9. L'on peut se contenter d'un jeu minimum en raison des faibles pressions en jeu ; ces fentes pourront être compensées par les valeurs de pression et les dimensions des trous 9 comme nous allons l'expliquer plus loin. La cloison étant solidaire des paliers qui sont solidaires de l'installation, la position des chambres est fixe lorsque le tube tourne ; cette position est réglable en faisant pivoter les axes dans leur palier ; pour faciliter la compréhension nous allons appeler la petite chambre 10 (orifice 11) "chambre aspirante" et la grande chambre 12 (origice 13) la "chambre refoulante" bien qu'il soit possible d'inverser les fonctions. Fonctionnement de l'invention. La figure 3 illustre un exemple classique d'une feuille entraînée par 2 rouleaux en pression, l'un dit rouleau moteur, entraîne le second, dit rouleau presseur, par contact, bien entendu ces rouleaux tournent en sens inverse. Avec des rouleaux conventionnels la feuille a tendance à coller sur l'un d'eux, voire à s'enrouler autour avec avec le rouleau selon l'invention, la feuille adhère au rouleau supérieur autour de la petite chambre reliée-à un dispositif d'aspiration ; lorsque la feuille passe devant la grande chambre dite chambre soufflante elle est refoulée et n'adhère plus au cylindre. La plupart du temps l'on peut se contenter de la pression atmosphérique en guise de soufflerie. I1 est possible de charger la feuille d'électricité statique de marnière à mieux contrôler l'avancement de la feuille grâce à une meilleure adhésion sur le cylindre ; il est également possible de neutraliser cet effet en utilisant de l'air ionisant. La figure 4 n'est qu'une variante de la figure 3 dans laquelle la cloison est coudée de manière à disposer d'une chambre étroite cette position facilite l'agencement des orifices 11 et 13. La figure 5 est une variante des figures 3 et 4. La figure 6 illustre.l'utilisation d'un cylindre selon l'in vention associé à un tapis roulant, c'est surtout dans ce cas que l'invention est remarquable car la feuille qui reste en contact avec le tapis, pendant le transfert, a tendance à se coller audit tapis. I1 faut penser que ce tapis fait partie d'une chaîne qui comporte des postes de travail par exemple pose d'étiquettes ou impression qui ont tendance à plaquer la feuille sur le tapis. Les exemples illustrent une feuille circulant en continu mais les pro blèmes sont plus délicats lorsque nous avons une succession jointive ou non de feuilles ; l'intérêt de l'invention n'en est qu'augmenté. Nous allons donner quelques indications sur les dimensions et pressions, à titre d'exemple non limitatif. Le diamètre du cylindre est de l'ordre de 60 millimètres, sa longueur 5 à 10 fois supérieure, le diamètre des orifices pourra difficilement être inférieur à 4 millimètres pour des raisons de coûtinous travaillerons en aspiration aux alentours de 3-4 Torroen- tre la pression atmosphérique et quelques bars pour le refoulement à ces faibles pressions et/ou dépressions nous pouvons admettre de faibles fuites internes . Les chambres peuvent être de volume identique ou non ; la cloison peut être coudée pour permettre l'agencement de son orifice d'alimentation. Le diamètre et la position des perforations peuvent varier en fonction de l'utilisation. L'invention concerne les chaînes où il est nécessaire de transférer des feuilles souples ou semi-rigides que ce soit pour la fabrication de feuilles souples façonnées, soit pour l'emballage. A titre de produit nouveau cylindre à cloison réglable selon la présente description utilisable à titre de composant standard dans des installations existantes ou à construire. REVENDICATIONS 1 Dispositif de transfert de produit souple ou semi-rigide, carac térisé en ce qu'il comporte un cylindre creux perforé comportant des chambres d'aspiration ou de refoulement destinées à faciliter le transfert de produits souple ou semi-rigide. 2 Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il compor te une ou plusieurs chambres d'aspiration raccordées par un ou plu sieurs orifices à une source d'aspiration. 3 Dispositif selon la rev. 2 caractérisé en ce qu'il comporte une ou plusieurs chambres de refoulement raccordées par un ou plusieurs orifices à une soufflerie. 4 Dispositifs selon l'une des revendications 1 à 3 caractérisés en ce que l'une des sources d'aspiration ou de refoulement peut être cons tltuée de la pression atmosphérique. 5 Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4 constitué d'un cy lindre tournant par rapport à plusieurs paliers fixes ou orienta bles caractérisé en ce qu'il comporte une ou plusieurs cloisons fi xes réglables ou non destinées à diviser l'intérieur du cylindre en plusieurs cavités de volume égal ou non. 6 Dispositif selon la revendication 5 caractérisé en ce que l'étan- chéit des cavités est assurée par des joints à lèvre souple et/ou par des garnitures mécaniques genre graphite. 7 Dispositif selon la revendication 5 caractérisé en ce que l'étan chéité des cavités est suffisamment assurée par- un ajustage conve nable des-composants. 8 Dispositif selon ltune des revendications 1 à 7 caractérisé en ce que le dispositif peut être moteur ou non et qu'il peut fonctionner en rotation continue, en av ance, en recul, ou plusieurs de ses pos sibilités. 9 Dispositif selon l'une des revendications 1 à 8 caractérisé en ce que le dispositif peut être utilisé pour améliorer le transfert, de produit souple ou semi-rigide, sur un tapis roulant. 10 Dispositif selon l'une des revendications 1 à 9 caractérisé en ce que le dispositif peut être utilisé pour décoller un matériau d'un tapis ou d'un rouleau.