L'invention, due à la collaboration de Monsieur Guy, Max, Claude ROULLEAU et réalisée dans les services de la demanderesse, est relative à la manutention mécanique d'objets plats et, plus particulièrement, à un dispositif d'arrêt, en position déterminée, d'objets plats en mouvement. On a souvent besoin d'arrêter, dans une position déterminée, des objets plats lancés à grande vitesse. Les dispositifs habituellement utilisés pour cela comprennent, en général, une butée qui fait saillie sur la trajectoire de l'objet. Si celui-ci percute la butée à grande vitesse, il rebondit avant de s'arrêter dans une position qui peut varier d'un objet à l'autre, en fonction des circonstances de la dissipation de l'énergie cinétique de l'objet, dans des frottements, des chocs ou autres contraintes mécaniques de faible reproductibilité. On a utilisé des guides pour limiter les variations de cette position, mais il apparatt alors, notamment quand l'objet plat présente une certaine souplesse, des phénomènes de plissement ou de vibration indésirables. Or, dans certaines applications, il est essentiel d'arrêter successivement, dans une même position bien déterminée, des objets plats défilant à la suite les uns des autres sur une même trajectoire. C'est le cas notamment pour des échantillons qui doivent subir successivement un traitement ou un essai dans une même position. I1 s'est avéré qutil serait alors commode de pouvoir utiliser à cet effet un dispositif d'arrêt simple, peu coûteux et précis. L'invention a donc pour but de réaliser un tel dispositif, pour arrêter dans une position déterminée des objets plats en mouvement. Le dispositif, suivant l'invention, d'arrêt d'objets plats en mouvement comprend un frein adjacent à une partie de la trajectoire suivie par cet objet et qui présente deux surfaces en regard légèrement inclinées l'une sur l'autre pour délimiter un dièdre dont l'arête est rejetée en aval de la position d'arrêt du bord aval de l'objet, par rapport au sens de déplacement de celui-ci, à proximité du plan de cet objet qui s'approche du frein, de manière que le bord aval de l'objet s'immobilise progressivement dans le frein, par coincement entre les deux surfaces en regard de ce frein. Au dessin annexé, donné seulement à titre d'exemple - la figure I est une coupe longitudinale d'un premier mode de réalisation du dispositif suivant l'invention ; - la figure 2 est une coupe transversale, suivant le trait de coupe 2-2, du dispositif représenté à la figure 1, et - la figure 3 est une coupe longitudinale d'un second mode de réalisation du dispositif suivant l'invention. Suivant le premier mode de réalisation, le dispositif comprend un couloir délimité par une plaque 1 et une porte 2 sur laquelle est fixée une plaquette 3. La plaquette 3 présente une face active 6 qui est inclinée par rapport à la trajectoire, définie par un guide 7, d'un objet 4 à arrêter. La face active de la plaquette 3 forme, avec la face inférieure de la plaque 1, un dièdre dont l'arête 9 est disposée en aval de l'extrémité aval de l'objet en position d'arrêt. Ce dièdre constitue un frein qui arrête l'objet 4 par coincement de son extrémité aval. L'arrête du dièdre est voisine du plan du couloir et pratiquement perpendiculaire à la trajectoire de objet. La hauteur du couloir délimité par la plaque 1 et la porte 2 est légèrement supérieure à l'épaisseur de l'objet plat 4 à arrêter, de manière à éviter toute déformation de ce dernier lorsqu'il est freiné dans le couloir. La porte est articulée autour d'un axe 8 (figure 2) parallèle à la longueur du couloir, pour permettre l'extraction de l'objet 4 après son immobilisation. L'ouverture de la porte peut hêtre assurée manuellement ou par tout autre moyen approprié tel qu'un vérin ou un électro-aimant. L'ouverture de la porte peut être commandée automatiquement par un détecteur sensible à l'arrivée de l'objet en position d'immobilisation. Le détecteur peut être de divers types connus, à palpeur mécanique ou à organe photosensible, par exemple. Lors du fonctionnement du dispositif, l'objet à immobiliser, guidé par le guide 7 et entratné par des galets moteurs 5, pénètre dans le couloir où son extrémité aval vient se bloquer progressivement par coincement entre la face inférieure de la plaque 1 et la face inclinée de la plaquette 3. Un traitement quelconque peut alors être appliqué à l'objet, après son immobilisation. La porte s'ouvre ensuite automatiquement ou sous la commande de l'opérateur, pour libérer l'objet qui tombe à l'écart du couloir. La porte se referme ensuite, manuellement ou automatiquement, et le dispositif est alors prêt pour un nouveau cycle de fonctionnement. Suivant une application du dispositif d'arrêt conforme à l'invention, on incorpore ce dispositif à un appareil pour évaluer la sensibilisation ou la désensibilisation de produits photosensibles, à la suite de l'application d'une pression par roulement. L'appareil suivant l'invention comprend, en plus du dispositif d'arrêt, un jeu de molettes à pression réglable (non représenté) pour exercer sur le produit photosensible à essayer une pression alors que ce produit se déplace suivant la trajectoire déterminée par le guide 7. L'appareil comprend encore un agencement (non représenté) pour exposer ensuite le produit photosensible à un rayonnement actinique, agencement monté sur la plaque 1 du couloir. L'appareil exploite des bandes de film photosensible de 0,2 mm d'épaisseur, de 35 mm de largeur et de 300 mm de longueur, lancées par les galets 5 à une vitesse pouvant atteindre 5 m/s.La face active de la plaquette du frein est inclinée de 2" sur le plan du couloir. Dans ces conditions, les bandes étant lancées à la vitesse de 5 m/s, les extrémités aval des bandes s'immobilisent toutes dans la meme position avec une précision surprenante de 0,5 mm. I1 est clair que l'inclinaison optimale de la face active de la plaquette de frein sur l'axe du couloir peut varier en fonction du coefficient de frottement de la matière constituant l'objet ou en fonction de sa masse, de ses dimensions ou de sa vitesse. Pour cette raison, on pourra monter la plaquette de manière que l'inclinaison du plan de sa face active puisse être modifiée. De même, la matière dont est constitué le frein sera choisie en fonction des objets à arrêter. On a représenté à la figure 3, un second mode de réalisation du dispositif suivant l'invention. Ce dispositif comprend un couloir délimité par une plaque 10 et un organe mobile 12 sur lequel est fixée une plaquette 13. Les caractéristiques et la fonction de la plaquette 13 sont les mêmes que celles de la plaquette 3 représentée à la figure 1. La plaque 10 est plus longue que l'organe 12. En regard de la partie de la plaque 10 qui déborde de I'organe.l2, on dispose un galet 15 d'entratnement de l'objet 4 à arrêter. L'organe 12 est mobile entre, d'une part, une position active où il définit avec la plaque 10 un couloir dont l'épaisseur est juste suffisante pour laisser passer l'objet 4, et, d'autre part, une position inactive où l'organe 12 et la plaquette 13 sont écartés de la plaque 10. En fonctionnement, on place 11 organe 12 et la plaquette 13 en position active, puis on entraine l'objet 4 dans le couloir grâce au galet 15. L'objet est arreté par la plaquette 13 dans une position déterminée. Le traitement prévu est alors appliqué à l'objet. Sous l'action de moyens non représentés, l'organe 12 s'écarte ensuite de la plaque 10 et, sous l'action du galet 15, l'objet quitte le couloir. Bien que l'application décrite de l'invention concerne des films photosensibles, il est bien évident que l'invention peut aussi d'appliquer à la manutention automatique d'autres objets plats, efl papier, un carton, en tolet etc. REVENDICATIONS 1 - Dispositif d'arrêt d'objets plats en mouvement,comprenant un frein adjacent à une partie de la trajectoire suivie par cet objet, dispositif caractérisé en ce que le frein présente deux surfaces en regard légèrement inclinées l'une sur l'autre pour délimiter un dièdre dont l'arête est rejetée en aval de la position d'arrêt du bord aval de l'objet, par rapport au sens de déplacement de celui-ci, à proximité du plan de cet objet qui s'approche du frein, de manière que le bord aval de l'objet s'immobilise progressi vement dans le frein, par coincement entre les deux surfaces en regard de ce frein. 2 - Dispositif conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que le frein est placé à l'aval d'un couloir d'accès à ce frein. 3 - Dispositif conforme à la revendication 2, caractérisé en ce que la dimension du couloir, parallèlement à l'épaisseur de 1'objet,est juste suffisante pour autoriser la pénétration de l'objet dans le couloir. 4 - Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'arête du dièdre est pratiquement perpendiculaire à l'axe de la trajectoire de l'objet. 5 - Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que ltouverture du dièdre est d'environ 20. 6 - Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'une des surfaces constituant le frein est formée sur une porte mobile. 7 - Dispositif conforme à la revendication 6, caractérisé en ce que cette porte délimite aussi le couloir d'accès au frein. 8 - Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 6 et 7, caracté risé en ce qu'il comprend un détecteur, actionné par un objet arrêté par le frein, pour commander l'ouverture de la porte. 9 - Application à un appareil comprenant un mécanisme d'alimentation pour entratner successivement une suite d'objets plats dans un poste de trai tement, caractérisée en ce que ce poste comprend un dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 8.