La présente invention concerne un procédé pour commander la combustion dans des fours industriels et elle a trait plus particulièrement à un procédé pour créer des conditions optimales de distributions de rayonnement de flam- me et de température de façon à obtenir un haut rendement thermique dans un processus de combustion dans un four in- dustriel en agissant sur le débit d'alimentation d'un agent d'atomisation et/ou sur la position de l'embout d'un brû- leur. Il existe différents procédés de combustion avec économie d'énergie, qu'on peut classer grossièrement de la façon suivante: réduction de perte calorifique, utilisation de chaleur perdue, utilisation de chaleur potentielle de piè- ces chaudes (par exemple des lingots chauds), intensification de contrôle opératoire, etc... En considération par exemple un four à fosse de réchauffage, les procédés basés sur une ré- duction des pertes calorifiques consistent à effectuer la combustion avec un faible pourcentage d'air (combustion avec concentration contrôlée d'oxygène), à augmenter l'isolation thermique des parois du four avec des fibres céramiques et à renforcer les joints d'étanchéité du four; les procédés d'utilisation de la chaleur perdue consistent à augmenter la température de préchauffage de l'air de combustion, à pré- chauffer les pièces à traiter et à utiliser en combinaison une chaudière à récupération de chaleur; en outre les procé- dés d'utilisation de la chaleur potentielle de lingots chauds font intervenir un racourcissement du temps de traitement et une optimisation du processus de chauffage. Ces procédés classiques correspondent à des macro-techniques et sont con- sidérés comme faisant intervenir des moyens relativement fon- damentaux. En considérant d'un point de vue différent les procédés classiquesmentionnés ci-dessus, il est prévu selon l'invention un procédé de commande de la combustion d'un com- bustible atomisé dans un foyer ou four industriel qui est basé sur une corrélation entre les distributeurs de rayonnement deflamme et de température dans le four ainsi que sur le débit d'un agent d'atomisation et/ou la position de l'ex- trémité distale ou embout d'un brûleur pour des débits don- nées de combustible. Plus particulièrement,l'invention a pour but de fournir un procédé pour créer des conditions optimales de distributions de rayonnement de flamme et de température du point de vue du rendement thermique dans des processus de combustion effectués dans différents fours industriels par une commande du débit d'un agent d'atomisation et/ou de la position de l'extrémité distale d'un brûleur. Conformément à la présente invention, il est pré- vuuD procédé pour commander la combustion d'un combustible atomisé dans un four industriel, procédé suivantlequel on prédétermine la corrélation entre le rayonnement de flamme et la distribution de température dans le foyer ainsi que le débit d'un agent d'atomisation en fonction du débit de com- bustible, on fait passer les signaux indiquant le débit de combustible dans un dispositif d'établissement de proportion,et on commande automatiquement le débit de l'agent d'atomisa- tion jusqu'à une valeur optimale en réponse à dessignaux re- çus en provenance du dispositif d'établissement de proportion. Les conditions optimales de distributions de rayon- nement de flamme et de température dans le four ainsi que la plage appropriée de débits d 'agent d'atomisation varient en fonction des caractéristiques de fonctionnement du four, de l'objectif de la combustion, de la nature du combustible, etc. Dans le cas o une combustion lente est établie par utilisation d'un brûleur à huile du type à atomisation en fluide parfluide, le débit d'alimentation/par litre de combustible est commandé à une valeur supérieure à une valeur critique à laquelle des substances combustible commencent à être pro- duites dans les gaz d'échappement avecune concentration ac- crue dans des proportions inacceptables, et inférieures à 0,26 Nm3/}. dans le cas d'une atomisation par air ou bien inférieureà 0,19 kg/ t dans le cas d'une atomisation par va- peur. Lors de la commande d'un processus de combus- tion dans un four à fosse de réchauffage du type à chauffelu- nidirectionnelle par le haut présentant une certaine pério- de de réchauffage, il est préférable de commander le débit d'agent d'atomisation par litre de combustible de façon à obtenir une valeur supérieure à 0,5 Nm /e dans le cas d'une atomisation par air ou bien une valeur supérieure à 0,4 kg/e dans le cas d'une atomisation par vapeur. Conformément à un autre aspect de la présente in- vention, en plus ou indépendamment de la commande précitée du débit d'agent d'atomisation, on règle la posi- tion de l'embout d'un brûleur de façonà obtenir un rayonne- ment maximal de flamme en un endroit désiré du four, en cor- respondance à une corrélation prédéterminée entre la position de l'embout du brûleur et la distribution du rayonnement de flamme dans le four par rapport au débit de combustible ou au débit d'air de combustion. D'autres avantages et caractéristiques de l'inven- tionserontmis en évidence dans la suite de la description, donnée à titre d'exemple non limitatif en référence aux dessins annexés dans lesquels: Fig. 1 est une vue schématique montrant un exemple d'un four de combustion. Fig. 2 (I) à 2 (III) sont des graphiques donnant des distributions axiales du rayonnement total. Fig. 3 est un graphique donnant la relation entre le débit d'alimentation en vapeur d'atomisation etla tempé- rature des gaz d'échappement. Fig. 4 (I) à 4 (III) et Fig. 5 (I) à 5 (II) don- nent des diagrames de distribution des températures dans le four. Fig. 6 est un graphique montrant la variation in- crémentielle de la valeur maximale du rayonnement total. Fig. 7 (I) et 7(II) sont des vues schématiques montrant un four à fosse de réchauffage du type à chauffe unidirectionnellepar le haut, respectivement en coupe ver- ticale et en coupe horizontale. Fig. 8 est un diagrammed'un système de commande de combustion. Fig. 9 est un graphique donnant la relation entre la charge de combustion et le débit d'agent d'atomisation. Fig. 10 est un diagramme permettant d'expliquer la commande du débit d'atomisation par la méthode de progres- sion croissante. Fig. 11 (I) à 11 (III) sont des graphiques donnant des variations transitoires du débit d'atomisation, du débit de combustible et de la température de four. Fig. 12 est un graphique donnant des variations transitoires du débit de combustible et de la température d'une pièce chauffée. Fig. 13 (I) à 13 (III) sont des graphiques donnant des variations transitoires de la concentration en fumées, de la concentration en CO et du débit de combustible. Fig. 14 (1) et 14 (II) sont des graphiques donnant la relation entre le débit d'atomisation et la température des gaz d'échappement ainsi que la relation entre le débit d'atomi- sation et le rayonnement de flamme. Fig. 15 (I) et 15 (II) sont des graphiques donnant respectivement les variations du débit d'air d'atomisation et les variations transitoires du débit d'huile lourde pendant un processus de combustion. Fig. 16 est un graphique donnant des variations transitoires du débit d'atomisation. Fig. 17 est une vue schématique d'un brûleur ins- tallé dans un four horizontal comportant une paroi réfrac- taire cylindrique. Fig. 18 est un diagramme d'un processus de combus- tion. Fig. 19 est un graphique donnant une distribution axiale du rayonnement total. Fig. 20 (I) et 20 (II) sont des vues schématiques montrant des exemples d'agencement d'-un embout de brûleur. Fig. 21 est un graphique donnant une distribution axiale du rayonnement total dans un four de fusion. Fig. 22 est une vue en plan schématique d'un four de fusion. Fig. 23 est un graphique mettant en évidence la variation du rayonnement total. Fig. 24 est un graphique mettant en évidence le rayonnement total pour différentes allures de combus- tion. Fig. 25 (1) et 25 (II) sont des coupes schéma- tiques d'un four de chauffage utilisé pour le forgeage, les figures montrant les positions d'uae pièce et d'un appareil de mesure du rayonnement. Fig. 26 est un graphique montrant l'influence de l'augme tation de la température de lingots dans un four de chauffage utilisé pour le forgeage. Sur la figure 1, on a représenté un four à fos- se de réchauffage à chauffe unidirectionnelle par le haut qui comporte ure paroi réfractaire de forme cylindrique et disposé horizontalement, le four ayant un diamètre inté- rieur D dé 1 m et une longueur Lo de 4m, ce four ayant été utilisé pour l'exécution des essais de combustion suivants. Dans le four de combustion de la figure 1, du combustible est introduit par l'intermédiaire d'un orifice d'alimenta- tion 2 dans un br leur à huile 1 et, avant l'injection dans le four, le combustible est atomisé qous forme de fines particules à l'intérieur du brûleur à l'aide d'un agent d'atomisation tel que de l'air ou de la vapeur qui arrive par l'intermédiaire d'un orifice d'alimentation 3. Cet air de combustion est fourni à un registre 4 par un ventilateur et il est mélangé au combustible à l'intérieur d'un embout de brûleur 5 et dans le four de façon à for- mer des flammes de diffusion. On règle le débit de combus- tible à l'aide d'une vanne 8 qui est actionné manuellement ou automatiquement en fonction de signaux représentant la température dans le four, le débit étant indiqué sur un débit- mètre 11. On règle le débit de l'agent d'atomisation à l'ai- de d'une vanne 9 qui est actionnée manuellement ou automati- quement par une valve régulatrice de pression 10 ou par un autre moyen approprié, sur la base de signaux représentant la pression de l'huile combustible en amont du brûleur, ce débit étant indiqué sur un débit-mètre 12. On mesure l'inten- sité du rayonnement de flamme à l'intérieur du four à l'aide d'un appareil de mesure de rayonnement ou radiomètre, qui est installé dans un voyant 7 ménagé dans une paroi 6 du four. On a effectué des essais de combustion dans les conditions suivantes; Plaque de brûleur:type droit (avec une ouverture de 144 mm de diamètre); Brûleur: du type à atomisation par air ou par vapeur et à mélange interne. Embout de brûleur: type droit (avec un seul trou de 5mm de diamètre). Allure de combustion 40 x 10 kcal/h Proportion d'air: 1,15 Température d'air de combustion 3200C Température de préréglage de four: 13000C. La figure 2 (1) est un graphique donnant la re- lation entre le débit de la vapeur d'atomisation et la dis- tribution axiale du rayonnement de flamme pendant la combus- tion d'une huile combustible (huile lourde de qualité C) qui a été injectée dans le four décrit ci-dessus après son ato- misation par de la vapeur. Sur ce graphique, les courbes i àvii représentent différents débits de vapeur d'atomisation par litre d'huile combustible, à savoir respectivement des débits d'atomisation de 0,493 kg/t, 0,395 kg/ t, 0,329 kg/ , 0,263 kg/e, 0,190 kg/e, 0,132 kg/e et 0, 087/ t. Les graduations portées sur l'axe des abscisses de ce graphique représentent le rapport (L/D) entre la dis- tance L mesurée à partir de l'extrémité de la plaque de brû- leur et le diamètre intérieur D du four. La quantité totale de rayonnement est égale à la somme du rayonnement de la paroi de four et du rayonnement de flamme. Dans cette ex- périence, on a fait varier le débit d'atomisation pendant une courte période de temps de manière que la variation de la température de paroi de four soit faible et que le rayonnement de paroi de four reste presque constant.En con- séquence la variation de la quantité totale du rayonnement correspond pratiquement à la variation du rayonnement de flamme. Comme indiqué sur le graphique de la figure 2 (I), le rayonnement de flamme est augmenté graduellement en ré- duisant le débit de la vapeur d'atomisation par rapport au débit de combustible mais on constate une tendance à la di- minution quand la quantité de vapeur d'atomisation est di- minuée excessivement. Le rayonnement de flamme devient plus élevé dans la plage de débits compris entre environ 0,190 et 0,132 kg/ t. Les figures 2 (II) et 2 (III) montrent d'une fa- çon semblable la relation entre le débit d'alimentation en agent d'atomisation et la distribution axiale du rayonne- ment total (rayonnement par la paroi du four + rayonnement de flamme) dans des essais de combustion qui ont été réali- sés en utilisant une atomisation par air et une atomisation par vapeur et en opérant dans les mêmes conditions que sur la figure 2 (1), excepté que le brûleur a été pourvu d'un embout comportant quatre trous d'injection dé 2,5 mm de dia- mètre et d'un angle de cône de pulvérisation de 100 et que la plaque de brûleur est du type conique. Dans ces essais, on a également fait varier le débit d'agent d'atomisation dans une courte période de temps de manière que la varia- tion de la température de paroi du four soit faible et puis- se être négligée et que le rayonnement émis par la paroi du four reste presque constant. Il en résulte qu'une varia- tion du rayonnement total met en évidence une variation de rayonnement de flamme. Sur la figure 2 (II) correspondant à l'atomisation par air, la courbe i met en évidence un dé- bit d'air d'atomisation de 0,17 Nm3 par litre de combustible, la courbe ii met en évidence un débit de 0,26 Nm /3e la cour- be iii met en évidence un débit de 0,34 Nm /3, et la cour- be iv met en évidence un débit de 0,43 Nm / 3 Sur la fi- gure 2 (III) correspondant à une atomisation par vapeur, la courbe i met en évidence un débit d'alimentation en vapeur d'atomisation de 0,13 kg/ Q, la courbe ii un débit de 0,19 kg/ t, la courbe iii un débit de 0,25 kg/ t et la cour- be iv un débit de 0,32 kg/e Comme le montre ces figures, l'intensité du rayonnement de flamme est augmentée en dimi- nuant le débit d'alimentation en agent d'atomisation dans une zone définie par une distance d'espacement axial d'en- viron 1,6m par rapport à l'embout du brûleur. Il est égale- ment à noter qu'en particulier le rayonnement total, et par conséquent le rayonnement de flamme,sont augmentés pour un débit d'atomisation inférieur à environ 0,26 Nm 3/ t dans le cas de l'atomisation par air et inférieur à 0,19 kg/ C dans le cas de l'atomisation par vapeur. L'augmentation du rayon- nement de flamme qui se produit dans la zone située à une dis- tance d'espacement axial d'environ 1,6 m lors d'une réduc- tion du débit d'atomisation1indépendamment de l'agent d'ato- misationsest considérée comme imputable au fait que ladite zone correspond essentiellement à la zone de flamme et que la combustion est ralentie avec augmentation du rayonnement de flamme lumineuse du fait de la diminution du débit d'atomisation. D'autre part, la légère réduction du rayon- nement total en des points situés en aval de la zone préci- tée est considérée comme imputable à la diminution de la température des gaz de combustion en aval qui est causée par le grand rayonnement produit dans la zone d'amont, et également comme imputable à la diminution du rayonnement gazeux non lumineux, qui correspond au grand rayonnement de flamme pro- duit dans la zone d'aval. On va maintenant se référer à la figure 3 qui met en évidence les variations de la température des gaz d'échap- pement, qui a été mesurée lors de la variation du débit d'a- limentation en vapeur d'atomisation. On a mesuré la tempé- rature des gaz d'échappement dans une position correspondant à L/D = 4 ( à l'extrémité du four qui est éloignée du brû- leur). La température mesurée des gaz d'échappement définit le degré de transmission de chaleur à l'intérieur du four par les flammes de combustion, une plus basse température des gaz d'échappement indiquant un plus fort degré de trans- mission de chaleur à l'intérieur du four. Le graphique mon- tre clairement que la température des gaz d'échappement est diminuée lors d'une réduction du débit d'alimentation en va- peur d'atomisation, ce qui se traduit par une augmentation du degré de transmission de chaleur à l'intérieur du four. Cela s'explique par le fait que le rayonnement de flamme est augmenté par une réduction du débit d'atomisation, comme in- diqué sur le graphique de la figure 2. Le phénomène consis- tant en une nouvelle augmentation de la température des gaz d'échappement (et par conséquent une diminution de la trans- mission de chaleur dans le four) lorsque le débit d'atomisa- tion est diminué en dessous de 0,07 kg/t? est imputable au fait qu'il se produit une diminution de l'intensité du rayon- nement de flamme pour ce débit d'atomisation. On peut en con- clure que la transmission de chaleur dans le four est main- tenue au maximum en vue d'établir un bon rendement thermique quand le débit de la vapeur d'atomisation est situé dans la gamme comprise entre environ 0,190 et 0,132 kg/2.. La distribution de température dans le four de combustion constitue également un facteur important pour ob- tenir un échauffement uniforme d'une pièce. Sur les figures 4 (I), 4 (Il) et 4 (III), on a mis en évidence l'influence du débit de la vapeur d'atomisation sur la distribution de température dans une zone contenant l'axe longitudinal du four, dans des applications o on a réglé le débit de la va- peur d'atomisation respectivement à 0,395 kg/ t, 0,263 kg/ Q et 0,132 kg/ t. Sur ces graphiques, on a donné les températures le long des courbes isothermes respectives. La température maximale de flamme a été respectivement de 16510C, 16020C et 15230C pour les figures 4 (I) à 4 (III). Une comparaison de ces figures montre clairement que la tem- pérature maximale de flamme diminue lors d'une réduction du débit de la vapeur d'atomisation, ce qui se traduit par un aplatissement de la courbe de distribution de température. Les figures 5 (I) et 5 (II) donnent des distri- bution de températures dans des cas o on utilise de l'air comme agent d'atomisation, respectivement avec des débits de 0,542Nm3/ t et 0,l8lNm3/ e. On a enregistré une tempé- rature maximale de flamme de 17470C dans le cas de la figure (I) et de 16220C dans le cas de la figure 5 (II). Comme le montrent clairement ces figures, l'atomisation par air présente des caractéristiques semblables à celles de l'ato- misation par vapeur. Comme résultat des essais de combustion décrits ci-dessus, on a trouvé que la distribution de température dans le four et les caractéristiques de distribution du rayonnement de flamme peuvent être contrôlées de matière à créer des conditions désirées par réglage du débit d'atomi- sation, également dans un même four industriel et en cours de combustion à l'aide du même brûleur. On considère que ce phénomène se déroule conformément au processus suivant. On sait d'une façon générale que, dans le cas d'un rayonne- ment de flamme lumineuse, les fines particules pulvérisées d'huile combustible sont pyrolysées par la chaleur transfé- rée à partir de l'atmosphère ambiante et qu'il se produit une sorte de rayonnement solide à cause de la suie constituée par des résidus de carbone, qui est analogue au coke et qui est produite par des réactions de polymérisation ou de condensation. Dans un cas o le débit d'atomisation est réduit comme men- tionné ci-dessus, les dimensions de particules d'huile com- bustible augmentent et la vitesse d'injection du combustible par un orifice de buse de diamètre donné est diminuée, ce qui accélère la génération de la suie formée par les résidus de carbone. Il en résulte que le rayonnement de flamme est amélioré, que la transmission de chaleur dans le four est augmentée et que la température des gaz d'échappement est di- minuée.Si le débit d'atomisation est considérablement réduit, il la perte calorifigue du combustible est augmentée et en outre la suie formée par les résidus de charbon est affec- tée par une diminution de sa capacité de rayonnement du fait de L'augmentation des dimensions de particules, ce qui se traduit par une réduction du rayonnement de flamme, une diminution de la transmission de chaleur dans le four et une * augmentation de la température des gaz d'échappement. Le procédé selon l'invention est basé sur les expériences décrites ci-dessus en ce qui concerne la rela- tion entré le débit d'atomisation et le rayonnement de flam- me d'une part et la distribution de température dans le four d'autre part. Dans des applications pratiques, on doit ré- gler le débit d'atomisation à des valeurs convenant pour le type particulier de four industriel utilisé, puisque les con- ditions optimales de distribution du rayonnement de flamme ou de la température dans différents fours industriels va- rient d'un four à un autre, en fonction des caractéristiques de marche du four et de l'objectif de la combustion. Par exem- ple dans un four de fusion d'aluminium, une zone de chauffage d'un four de chauffage ou bien un four à fosse de réchauffage du type à chauffe bidirectionnelledans lequel le temps de séjour des gaz d'échappement est court et o la distribution de température ( variations de la température entre diffé- rentes parties du four) n'intervient pas, il est avantageux d'augmenter la transmission de chaleur dans le four en dimi- nuant le débit de l'agent d'atomisation. Dans un cas o on utilise une atomisation par vapeur dans un four qui est pour- vu d'un brûleur de type droit normal, il est recommandé de régler le débit de la vapeur d'atomisation dans une plage comprise entre environ 0,132 et 0,190 kg/t lorsque la tempé- rature des gaz d'échappement est minimale, conformément à la relation de la figure 3, ce qui permet ainsi d'améliorer la transmission de chaleur dans le four et de réduire la consom- mation de combustible. Il devient également possible d'améliorer le rayonnement total maximal en agissant sur le débit de l'air ou de la vapeur d'atomisation pour le réduire en dessous des valeurs critiques mentionnées ci-dessus. La figure 6 donne la relation entre le débit de l'agent d'atomisation et l'incrément de la valeur maximale du rayonnement total, l'incrément moyen étant indiqué en pourcenta- ge d'une valeur de référence définie par le débit d'atomi- sation correspondant au procédé classique (0,35 Nm 3/ t dans le cas d'une atomisation par air et 0,31 kg/ e dans le cas d'une atomisation par vapeur)dans chacun des cas corres- pondant à de l'huile lourde C (courbe i) et à du kérosène (courbe ii).Il est à noter que, avec de l'huile lourde C, le rayonnement maximal est invariablement augmenté lorsque le débit de l'agent d'atomisation est diminué à partir du débit de référence (courbe i). D'autre part, avec du kérosène, le rayonnement maximal n'est pas augmenté tant que le débit de l'agent d'atomisation n'est pas réduit à une certaine valeur (du fait que le coefficient C/H du kérosène est plus petit que celui de l'huile lourde) . Dans cet exemple particulier, le rayonnement maximal a tendance à augmenter quand le dé- bit d'atomisation est diminué en dessous de 0,26Nm / a pour l'atomisation par air et en dessous de Q,19 kg/ É pour l'atomisation par vapeur. De toute manière, on peut augmen- ter nettement la vapeur maximale du rayonnement total en réduisant le débit d'agent d'atomisation en dessous d'environ 0,26 Nm3/ t dans le cas de l'atomisation par air et en des- sous d'environ 0,19 kg/ t dans le cas de l'atomisation par vapeur. Cependant, comme mentionné ci-dessus, une réduction extrême du débit d'atomisation se traduit par le fait que les gaz d'échappement contiennent en plus for-e concentra- tion des substances combustibles telles que de la fumée, de la suie et de l'oxyde de carbone. Enconséquence, on doit déterminer la limite inférieure du débit d'atomisation en prenant en considération les caractéristiques du four utili- sé et les conditions de combustion. Sur la figure 6, la va- riation incrémentielle du rayonnement est comparée avec le rayonnement total, dont plus de 50% est constitué par le rayonnement émis par la paroi du four, et on voit que le rayonnement incrémentiel réel est égal à plus du double du pourcentage de la valeur maximale du rayonnement total. D'autre part, dans un four de réchauffage du ty- pe à chauffe unidirectionnelle par le haut, qui est repré- senté en coupe verticale et en coupe horizontale sur les figures 7 (I) et 7 (II), les gaz de combustion produits par un brûleur 1 établissent un écoulement inverse au travers des pièces I (lingots d'acier) en direction d'un carneau d'évacuation DT, comme indiqué par les flèches. Dans ce cas, les gaz de combustion restent plus longtemps dans le four que dans le cas d'un four du type à chauffe bidirectionnelle par le haut et,en ce qui concerne les caractéristiques d'é- chauffement des lingots d'acier, on constate que ieuw parties supérieuressont aisément réchauffées de façon excessi- ve mais que leurs parties inférieures sont susceptibles d'ê- tre incomplètement réchauffées du fait d'une circulation insuffisante des gaz de combustion chauds et d'une transmis- sion insuffisante de la chaleur jusqu'au fond de la fosse. Dans un tel four de réchauffage, par exemple si on réduit le débit de l'agent d'atomisation pour augmenter le rayonne- ment de flamme dans une période de réchauffage correspondant à une allure de combustion relativement lente, la températu- re des gaz de combustion en aval de la flamme est diminuée comme indiqué sur les figures 2 et 3, ce qui se traduit par un réchauffage insuffisant des parties inférieures des lin- gots d'acier. En conséquence, dans un four de réchauffage du type à chauffe unidirectionnelle, on doit augmenter le débit de l'agent d'atomisation, dans une période de réchauf- fage de la phase finale, jusqu'à une valeur supérieure au débit normalement admis,(0,35 Nm3/ Lpour une atomisation par air et 0,31 kg/ t pour une atomisation par vapeur), à sa- voir jusqu'à une valeur supérieure à environ 0,05 Nm 3/ y de préférence supérieure à environ 0,8 Nm3/ t, dans le cas de l'atomisation par air, et jusqu'à une valeur supérieu- re à environ 0,4kg/ t, de préférence supérieure à environ 0,7 kg/ &, dans le cas de l'atomisation par vapeur. En opérant ainsi, il devient possible de régler et de mainte- nir dans des conditions optimales la distribution du rayon- nement de flamme et de la température dans le four à fosse de réchauffage. Cela contribue notamment à empêcher une sur- chauffe des parties supérieures des pièces et à améliorer la qualité des piècestout en réduisant la consommation de combustible, par accélération de la vitesse de réchauffage des parties inférieures des pièces. Il est à noter que la commande du débit d'agent d'atomisation effectuée de la manière décrite ci-dessus per- met d'optimiser les conditions de combustion non seulement dans la période de réchauffage mais également dans la pério- de de chauffe précédente. Cependant, en fonction des carac- téristiques de fonctionnement du four de réchauffage, il n'est pas obligatoire d'effectuer le réglage pendant la pé- riode de chauffe et il est plus avantageux dans certains cas de régler le débit d'atomisation au niveau habituel ou bien de le réduire comme dans le cas du four du type à chauffe bidirectionnelle mentionné ci-dessus. Cela s'explique par le fait que généralement la combustion est effectuée à une al- lure élevée et par le fait que les gaz de combustion restent pendant un temps relativement court dans le four pendant la période de réchauffage de sorte, que dans certains cas, il est plus avantageux d'améliorer le rayonnement de flamme par réduction du débit d'atomisation en concordance avec la relation mise en évidence dans les figures 2 et 3, dans le but de supprimer la perte calorifique des gaz de combustion et de favoriser la transmission de chaleur à l'intérieur du four, bien qu'il puisse en résulter un léger degré d'échauf- fement localisé. De cette manière, par un réglage du débit d'agent d'atomisation conformément à la relation prédéterminéeen fonction des caractéristiques de distribution du rayonnement de flamme et de la température de four par rapport au débit de combustible, il est possible de commander la combustion dans le four et de la maintenir dans des conditions opti- males pour des caractéristiques particulières de fonctionne- ment du four ou bien pour une application particulière de la combustion. La figure 8 représente un système pour la mise en pratique du procédé de commande de combustion décrit ci- dessus dans un four industriel à fosse de réchauffage. Sur cette figure, on a désigné par f un four à fosse de réchauf- fage, par t - 1 et t - 2 des sondes de détection de tempé- rature qui sont installées aux extrémités opposées de la fos- se, par 17 un appareil de mesure et de commande de tempéra- ture, par 18 une unité d'établissement de proportion air/combustible, par 19 un appareil de mesure et de commande de débit de combustible, par 20 une unité de réglage de débit d'atomisation et par 21 un appareil de mesure et de commande de débit d'atomisation. Du combustible est fourni à un brûleur 1 du four par l'intermédiaire d'un dispositif de réglage de débit de combustible 13 et d'une valve régu- latrice de débit de combustible 8, le combustible étant ato- misé à l'aide d'un agent d'atomisation et fourni par l'in- termédiaire d'un dispositif de réglage de débit d'atomisation 14 et d'une valve de commande de débit d'atomisation 9. De l'air de combustion est fourni au brûleur par l'intermédiai- re d'un dispositif de réglage de débit d'air 15 et d'une val- ve de commande de débit d'air 16. Des signaux fournis par les sondes t - 1 et t- 2 du four F sont appliqués à l'appareil 17 qui assure normalement la commande de la température du four en relation avec une lecture supérieure. Des signaux fournis par l'appareil 17 sont appliqués à l'unité d'établis- sementproportion air/combustible 18 à l'appareil de mesure et commande de débit de combustible 19 et à l'unité de ré- glage de débit d'atomisation 20. Les débits du combustible et de l'air de combustion sont commandés de la manière sui- vante. Comme indiqué sur la figure 9, l'unité de réglage de débit d'atomisation 20 fournit à l'appareil de mesure et commande d'atomisation 21 des signaux qui sont en relation avec un modèle optimal d'atomisation qui est déterminé en fonction du débit de combustible, comme indiqué sur le gra- phique de la figure 9. Sur ce graphique, le modèle A fait intervenir un débit d'atomisation a - 1 qui augmente lors d'une réduction de la charge de combustion, un modèle B fait intervenir un débit d'atomisation constant a - 1 sur toute la gamme de la charge de combustion tandis que le mo- dèle C fait intervenir un débit d'atomisation a - 1 qui varie seulement dans un domaine particulier de la combustion. En marche réelle de l'installation, on peut com- mander le débit de l'agent d'atomisation par actionnement de la valve de commande de débit d'atomisation en réponse à des signaux fournis par l'unité d'établissement deproportion,qui reçoit à sa borne d'entrée des signaux représentant le débit de combustible. En variante, le signal A fourni par l'appa- reil de mesure et commande de débit d'air de combustion peut être appliqué à la valve de commande de débit d'atomisation. Dans ce procédé, on utilise l'unité d'établissement de propor- tion pour commander à la fois le débit d'air de combustion et le débit d'agent d'atomisation. Dans ce cas, le débit d'agent d'atomisation est déterminé par l'unité d'établissement de rapport air-combustible de manière que la valve de commande de débit d'atomisation puisse être actionnée par un signal quiest obtenu par addition d'un signal de polarisation au si- gnal A, ou bien en variante on peut prévoir un tuyau de dé- rivationpour la valve de commande de débit d'atomisation. En outre, il est possible de commander le débit d'atomisation en réponse à des signaux de sortie fournis par un détecteur de température qui est placé dans un conduit de passage des gaz d'échappement. Dans un four semblable au four de fusion d'aluminium mentionné ci-dessus, o la distribution de tem- pérature dans le four n'intervient pas et o les gaz de combustion ont un temps de séjour relativement court dans le four, on commande le débit d'atomisation de manière à mainte- nir la température des gaz d'échappement au niveau minimal en vue d'établir la transmission maximale de chaleur dans le four. La commande peut être effectuée manuellement mais il est avantageux de faire intervenir une commande plus précise o- pérant selon le processus de progression croissante. La fi- gure 10 montre comment est effectuée la commande du débit d'agent d'atomisation par le processus de variation croissan- te; sur cette figure on a représenté sur l'axe des abscisses les valeurs du débit d'atomisation, en indiquant des quanti- tés excessives et insuffisantes respectivement à droite et à gauche de la valeur optimale. On a porté en ordonnées le si- gnal de sortie du détecteur de température. Comme le montre cette figure, lorsque le débit d'atomisation varie de la va- leur 4A, le signal de sortie varie de la valeur V. Dans ce cas, lorsque le débit d'atomisation est situé à droite de la valeur optimale (c'est-à-dire du côté des valeurs en ex- cès), une variation de + A du débit d'atomisation corres- pond à une variation de +,À V du signal de sortie tandis qu'une variation de - A correspond à une variation de -4 v, les variations respectives portant les mêmes signes posi- tifs ou négatifs. D'autre part, quand le débit d'atomisation est situé à gauche de la valeur optimale (c'est-à-dire du côté des valeurs insuffisantes), les variations du débit d'atomisation et du signal de sortie portent toujours des si- gnes différents. En conséquence, il est possible d'estimer, à partir des signes des variations, de quel côté de la valeur optimale se trouve le débit d'atomisation. Par une répéti- tion de cette estimation, on obtient la valeuroptimale du débit d'atomisation (. V ->). Dans un système de combustion o il faut amélio- rer les caractéristiques de chauffage d'une pièce et accé- lérer la production de suie constituée par des résidus de carbone par réduction du débit d'agent d'atomisation, des substances inbrûlées ou combustiblespeuvent être déchargées en même temps que les gaz d'échappement. Dans ce cas, il est recommandé de placer dans le conduit de passage de gaz d'é- chappement un détecteur de concentration de fumée ou bien un détecteur d'oxyde de carbone (CO), tout en commandant le débit d'agent d'atomisation de manière que le signal de sor- tie du détecteur rentre dans une plage prédéterminée. Par exem- ple, dans un cas o le détecteur est placé dans un conduit de fumée situé à la sortie d'un four de réchauffage du type à chauffe bidirectionnelle ou bien dans un conduit de fumée d'un four de chauffage, on obtient un rendement de transmis- sion de chaleur extrêmement élevé,tout en évitant les diffi- cultés causées par les gaz d'échappement, en réglant le dé- bit d'atomisation de manière que la concentration en CO et la concentration en fumée (coefficient de fumée de Bacharach) rentrent respectivement dans la plage comprise entre 100 et 400 ppm et dans la plage comprise entre environ 8 et 5. Il est à noter que l'une des méthodes de commande du débit d'atomisation qui ont été décrites ci-dessus peu- vent être appliquées en prenant en considération les carac- téristiques du four utilisé, l'application de la combustion, laprécision de commande nécessaire, les effets d'économie d'énergie, les auxiliaires disponibles.etc... EXEMPLE 1 Des lingots chauds sont chauffés et réchauffés à fosse de dans un four/de réchauffage du type à chauffe unidirection- nelle par le haut en utilisant le circuit de commande de la figure 8 et en opérant dans les conditions suivantes Débit maximal de combustible: 680./h Brûleur à huile: du type à atomisation par air Combustible: huile lourde C Proportion d'air: 1,05. Les figures 11 (1) à 11 (III) sont des graphi- ques donnant la variation en fonction du temps respective- ment du débit d'atomisation ( Nm3 / t, du débit de combus- tible (. /h) et de la température de four (OC), les résul- tats ayant été enregistrés lors du chauffage des lingots chauds dans les conditions précitées. Sur les figures Il (I) et 11 (II), les courbes a correspondent à la présente invention tandis que les courbes b correspondent au procédé classique. Les courbes a-l et a-2 de la figure 11 (III) donnent les températures de four sur le côté éloigné du brû- leur pendant une opération exécutée conformément au procédé selon l'invention, tandis que les courbes b-l et b-2 repré- sentent la température de four pendant une opération faite en utilisant le procédé classique. Comme indiqué sur la fi- gure 11 (I), dans le procédé selon l'invention, le débit d'air d'atomisation a été maintenu à une valeur constante d'environ 0,5 Nm3/ i pendant la période de chauffage et à une valeur supérieure à environ 0,5 Nm /. pendant la pé- riode de réchauffage. En ce qui concerne le débit de combustible (figure 11 (II)), il est à noter que l'inversion de mar- che se produit plus tôt et que par conséquent la consomma- tion de combustible est diminuée par comparaison à la com- bustion faite par le procédé classique. En consédérant maintenant les températures de four (figure 11, (III)), on voit que la différence entre les températures de four régnant du côté du brûleur et du côté opposé est environ deux fois supérieure,conformément au procédé selon l'invention, à ce que l'on obtient avec le procédé classique. Cela est imputable au fait que la tem- pérature du four de réchauffage est commandée sur la base de celle des deux lectures qui est la plus élevée en vue d'empêcher un réchauffage excessif, de sorte que, lorsqu'on augmente le débit d'agent d'atomisation, il se produit une diminution du rayonnement de flamme dans le volume su- périeur.du four et une augmentation de la température des gaz de combustion sur le côté éloigné du brûleur, comme indiqué sur la figure 3. Il en résulte que les gaz de com- bustion chauds passent sur les parties inférieures des lin- gots d'acier, qui seraient autrement susceptibles d'être chauffés insuffisamment, en augmentant ainsi la température desdites parties inférieures des lingots jusqu'à un niveau prédéterminé et d'une manière accélérée pendant une période de réchauffage plus courte, de sorte qu'il est possible d'extraire plus tôt les lingots du four. Grâce à cette amé- lioration de l'efficacité de chauffe, on diminue la consom- mation de combustible pendant la phase de combustion prin- cipale d'environ 8 à 12%. Comme indiqué sur la figure ll(III), la différence de température entre les parties extrêmes oppo- sées du four pendant le processus de combustion réalisé con- formément à la présente invention est environ deux fois supé- rieure à ce qu'on obtient avec le procédé classique. Cela ne se traduit cependant pas directement par une chauffe loca- lisée puisque les pièces sont chauffées plus uniformément par le procédé selon l'invention, indépendamment de la plus grande différence entre les températures régnant dans le four, comme le montrent les courbes de températures représentées sur la figure 12, qui donne les températures de lingots mesu- rées à l'aide de thermocouples qui sont noyés dans les lingots correspondants Sur la figure 12, les courbes a-h et a-l définissent les températures maximales et minimales obtenues avec le procédé selon l'invention tandis que les courbes b-h et b-l définissent les températures maximales et minimales ob- tenues avec le procédé classique. Les courbes a et b représen- tent les débits de combustible intervenant respectivement dans le procédé selon l'invention et dans le procédé classique. Com- me le montre clairement cette figure, la différence entre les températures maximale et minimale de la pièce est plus petite avec le procédé selon l'invention, du fait de la chauf- fe uniforme. La non-correspondance entre la température loca- lede la pièce chauffée et la température locale du four s'ex- plique par le fait que la température de-four est simplement une température locale dans une position o un thermocouple est placée. EXEMPLE 2 On a effectué une combustion dans un four de ré- chauffage du type à chauffe bidirectionnelle par le haut en opérant avec atomisation par de la vapeur et dans les condi- tions suivantes: Débit maximal de combustible: 650 t/h Brûleur à huile: type à atomisation par vapeur et à mélange interne, Combustible: huile lourde Minas Proportion d'air: environ 1% d'oxygène (02) (réglage au- tomatique d'O2). On a réglé le débit de la vapeur d'atomisation en fonction de la concentration en fumée ou en oxyde de carbone CO dans les gaz d'échappement. La concentration en fumée a été détectée à l'aide d'un détecteur installé dans l'orifice de sortie de gaz d'échappement du four et on a effectué le réglage de façon à obtenir une concentration en fumée (coeffi- cient de Bacharach) compriseentre 3 et 5. La concentration transitoire en fumée dans le premier cas est mise en éviden- ce sur la figure 13 (I) o la courbe a correspond à une com- mande de débit d'atomisation faite en maintenant la concen- tration en fumée dans la plage comprise entre 3 et 5 tandis que la courbe b représente une condition ordinaire. Dans le second cas, on a commandé le débit d'atomisation de manière que la concentration en CO rentre dans la plage comprise en- tre 100 et 400 ppm, les variations transitoires de la con- centration en CO étant données sur la figure 13 (II). Les réductions du débit de combustible pour des commandes de débit d'agent d'atomisation basés sur les con- centrations en fumée et en oxyde de carbone ont été les mê- mes. La variation transitoire du débit de combustible est indiquée sur la figure 12 (III), qui montre que la réduc- tion de débit se produit plus tôt lors d'une commande de débit d'agent d'atomisation effectuée conformément à la pré- sente invention (courbe a) par comparaison au procédé clas- sique. La commande de combustion réalisée conformément à la présente invention a pour effet de réduire la consommation de combustible d'environ 7 à 10% ou plus. EXEMPLE 3 On a effectué la combustion dans les conditions suivantes, lors dl'une opération de fusion réalisée dans un four de fusion d'aluminium. A la différence de la pério- de de réchauffage effectuée dans un four à fosse de réchauf- fage, la distribution de température n'intervient pas dans un four de fusion d'aluminium, de sorte qu'il est suffisant de commander le débit d'atomisation de manière à obtenir le rayonnement maximal de flamme à ltintérieur du four. Les 22 - figures 14 (I) et 14 (II) donnent la relation entre le débit d'atomisation(Nm3/L)et la température des gaz d'échappement ( C) ainsi que la relation entre le débit d'atomisation 3 2 (Nm3/È)et l'intensité de rayonnement de flamme (kcal/m h) (mesurée dans une position correspondante à L/Lo = 0,36, o Lo désigne la longueur totale du four tandis que L désigne la distance séparant le point de mesure de la face extrême de la plaque de brûleur) pendant une opération effectuée avec un débit de combustible de 300 t/h. Dans cet essai de com- * bustion, on a placé un détecteur de température (thermocou- ple) dans l'orifice de sortie de gaz d'échappement du four et on a commandé manuellement le débit d'atomisation de ma- nière àA éduire au minimum le signal de sortie du détecteur, en adoptant une concentration en fumée correspondant à un co- efficient de Bacharachiégal à 5. Par réglage du débit d'atomisation pendant la to- talité du processus de combustion, on a réduit la consomma- tion de combustible de 8% ou plus et on a raccourci considé- rablement la durée de la période de fusion. EXEMPLE 4 On a soumis des lingots d'acier (lingots chauds) a un réchauffage dans un four à fosse de réchauffage du type à chauffe bidirectionnelle par le haut en opérant dans les conditions suivantes: Débit maximal de combustible: 700 /h Brûleur à huile: type à atomisation par air et à mélange interne Combustible: huile lourde de qualité C, Proportion d'air: 1,2. On a réglé le débit d'alimentation en agent d'atomisation (air) comme indiqué sur la figure 15 (I) pen- dant le processus de combustion. Sur cette figure 15 (I), lacourbe a correspond au procédé classique tandis que la courbe b correspond au procédé selon l'invention. On a réglé le débit d'atomisation à l'aide d'une valve régulatrice de pression d'atomisation, dans cet exemple, le réglage a été effectué automatiquement en réponse au débit de combustible. Dans le procédé classique, il arrive souvent qu'on ne dis- pose pas d'une valve de commande de pression d'atomisation, et dans ce cas, on détermine le débit d'agent d'atomisation, dans un four à fosse de réchauffage faisant intervenir une forte décroissance, en se basant sur la période de chauffa- ge o l'allure de combustion est maximale, sans commander le débit d'agent d'atomisation pendant la période de réchauf- fage. En conséquence, le débit d'atomisation pendant la pé- riode de réchauffage devient supérieur à la valeur standard du débit d'atomisation d'une valeur qui correspond à l'in- verse du taux de décroissance. Il en résulte que la différen- ce entre le débit d'atomisation conforme à l'invention et le débit d'atomisation conforme au procédé classique prend une valeur supérieure à ce qui est mis en évidence sur la figure 15 (I). On a indiqué sur la figure 15 (Il), le résultat des essais de combustion définis ci-dessus, les courbes a et b correspondant respectivement au procédé classique et au procédé selon l'invention. Les points h et h' et f et f' desdites courbes représentent respectivement un instant o la période de réchauffage est atteinte et un instant o les pièces chauffées sont extraites du four (terminaison du ré- chauffage). Comme le montre clairement ce graphique, la combustion réalisée conformément à l'invention (courbe b) permet d'atteindre la période de réchauffage et de terminer le traitement dans le four plus tôt qu'avec le procédé clas- sique.(courbe a). Cela a pour effet de réduire la consomma- tion de combustible d'environ 15%. EXEMPLE 5 On a effectué la combustion dans un four de ré- chauffage du type à chauffe unidirectionnelle en opérant par atomisation à l'aide de vapeur et dans les conditions suivantes: Débit maximal de combustible: 530 ê/h, Brûleur à huile: type à atomisation par vapeur et à mé- lange interne, Combustible: huile lourde Minas, Proportion d'air: 1,10. Comme indiqué sur la figure 15, on a maintenu le débit de vapeur d'atomisation, dans le procédé selon l'invention, essentiellement à un niveau constant d'envi- ron 0,4 kg/ Q- pendant la période de chauffage et d'environ 0,4 kg/ t pendant la période de réchauffage. D'autre part, on a réglé le débit d'agent d'atomisation, dans le procédé classique, en dessous de 0,4 kg/ pendant les périodes de chauffage et de réchauffage, conformément au processus habituel. Dans ces conditions, on a constaté une augmenta- tion de la température des gaz d'échappement lors d'un main- tien du débit d'agent d'atomisation au-dessus d'environ 4 kg/ Q comme le montre clairement la figure 3 qui donne la la relation entre le débit de vapeur d'atomisation et la température des gaz d'échappement. Dans ce cas, comme men- tionné dans l'exemple précédant concernant l'atomisation par air, le rendement global de transmission de chaleur dans le four est diminué du fait de l'augmentation du débit d'agent d'atomisation mais la circulation des gaz de combustion chauds sur les parties inférieures des lingots d'acier contribue à améliorer le rendement de chauffe et à accélérer l'échauffe- ment des parties inférieures des lingots d'acier qui seraient autrement susceptibles d'être échauffées insuffisamment.Cela se traduit par une économie d'énergie, et plus particulière- ment par une réduction de la consommation de combustible d'- environ 5 à 10% ou plus. Conformément à la présente invention, en plus ou indépendamment de la commande du débit d'agent d'atomisation, on règle la position de l'embout du brûleur de manière à ob- tenir un rayonnement maximal de flamme dans une zone dési- ré du four sur la base d'une corrélation prédéterminée en- tre la position de brûleur et la distribution de rayonnement de flamme à l'intérieur du four, en fonction du débit de com- bustible ou du débit d'air de combustion. Sur la figure 17, on a représenté un exemple d'a- gencement d'un brûleur dans un four horizontal comportant une paroi réfractaire cylindrique présentant un diamètre intérieur D de 1 m et une longueur Lo de 4 m. Sur la figure 17, on a désigné par 31 un brûleur, par 32 l'embout du brû- leur,par 33 un registre d'air, par 34 une plaque de brûleur, par 35 une paroi de four, par 36 une chambre de combustion et par 37 une partie en forme de col de brûleur. Un combus- tibleF (sous forme d'un gaz, d'un liquide ou de particules solides finement divisées) est fourni au brûleur 31 et, après atomisation dans le cas d'un combustible liquide, ce combus- tible est pulvérisé dans la chambre de combustion 36 à par- tir de l'embout 32 du brûleur. D'autre part, de l'air de combustion A est fourni au registre 33 par l'intermédiaire d'un ventilateur et,après passage dans le col de brûleur 37, l'air est injecté dans la chambre de combustion 36 et il est mélangé au combustible pour former des flammes de diffusion. L'embout 32 du brûleur 31 est normalement placé dans la po- sition 0 mais il est déplaçable dans une plage prédéterminée de façon à être rapproché et éloigné de la chambre de combus- tion 36 en vue de la commande de la distribution du rayonne- ment de flamme. Dans la description qui va suivre, on va con- sidérer le déplacement de l'embout de brûleur 32 vers la cham- bre de combustion comme positif et le déplacement vers le re- gistre d'air comme négatif et on va l'exprimer par un nombre non dimensionnel défini par le rapport entre ce déplacement et le diamètre intérieur D du four (L/D). Les nombres -0,2 à + 0,4 qui définissent des graduations le long de l'axe cen- tral du brûleur de la figure 17 indiquent les positions de l'em- bout de brûleur en fonction de L/D. La figure 18 montre comment s'effectue le com- mande de combustion, l'embout du brûleur 1 étant placé soit dans une position normale 1, soit dans une position déca- lée vers l'intérieur Il, par exemple par déplacement du brûleur ou par actionnement d'un tube sur lequel il est monté télescopiquement. Les droites en trait interrompu FI et les droites en trait plein Fil définissent les lisiè- res extérieures des écoulements divergents de combustible injecté qui sont formés lorsque l'embout du brûleur est placé respectivement dans les positions I et II. Quand l'em- bout du brûleur est transféré de la position I jusqu'à la position Il, le point de mélange initial du combustible FL et de l'air de combustion A est décalé en direction du four 36 et les parties principales des écoulements de combusti- et ble injecté/d'air sont mélangées à l'intérieur du four 36 o la vitesse d'écoulement de l'air est relativement faible, de sorte que la zone de réaction de combustion est élargie de manière a établir une combustion lente avec flamme longue et distribution uniforme de la température dans des zones localisées de haute température. Plus particulièrement, dans le processus de combustion o l'embout du brûleur est placé dans la position I, le combustible est uniformément mélangé avec l'air de combustion déjà à l'extrémité intérieure de la plaque de brûleur de manière à produire des réactions de com- bustion intenses. D'autre part, quand l'embout du brûleur est déplacé en direction du four de façon à injecter le com- bustible dans la position II, la zone riche en combustible pulvérisé, qui est initialement séparéede la zone pauvre en- vironnante, est soumiseà une diffusion qui pénètre lente- ment dans la zone pauvre, ce qui se traduit par une termi- naison de la combustion dans une zone située considérablement en aval de l'extrémité intérieure de la plaque de brûleur. En conséquence, le décalage de la position de l'embout de brûleur vers l'intérieur provoque un affaiblissement de la combustion, en ralentissant la vitesse de mélange du combus- tible avec l'air de combustion et par conséquent en produisant une grande quantité de suie. Plus particulièrement, avec un combustible liquide comme l'huile lourde, des particules fi- nement atomisées d'huile sont pyrolysées par échauffement provoque par les flammes ambiantes et il se produit de la suie sous forme de coke ou de résidus de carbone par polymérisation ou condensation et il en résulte qu'on obtient une sorte de rayonnement solide dans des flammes lumineuses, comme cela a été décrit ci-dessus. Avec un combustible gazeux, les hydrocarbures qu'il contient sont soumis à des phases de déshydratation, de décomposition thermique, de polymé- risation, de production de liaisons non saturées et de pro- ce duction de substances aromatiques,/qui se traduit par la formation de suie par précipitation en phase gazeuse et augmentation du rayonnement de flamme lumineuse. En conséquence, il est possible de commander la distribution du rayonnement de flamme par réglage de la po- sition de l'embout de brûleur en vue d'obtenir une distribu- tion relativement aplatie avec un rayonnement de haut niveau, au voisinage du brûleur par déplacement du brûleur dans la direction négative et d'obtenir une distribution maximale a- vec une augmentation de la valeur de crête dans une position éloignée du brûleur par un déplacement dans la direction po- sitive. La figure 19 donne la relation existant entre la position de l'embout du brûleur et la distribution du rayon- nement total (rayonnement de flamme + rayonnement de pa- roi de four) dans la chambre de combustion délimitée par la paroi réfractaire du four, qui a une longueur Lo de 4 m et un diamètre intérieur de 1 m. La position de l'embout du brûleur dans la chambre de combustion est définie par le rap- port(L/Lo) entre la distance axiale L d'espacement de l'ex- trémité intérieure de la plaque de brûleur et la longueur de four(Lo) portée en abscisses. Sur le graphique de la fi- gure 19, les courbes (i) et (ii) donnent respectivement les distributions axiales du rayonnement total quand l'embout du brûleur est placé dans les positions définies par les valeurs - 0,2, + 0 et + 0,2 du rapport t/D, dans un proces- sus de combustion réalisé dans les conditions suivantes Combustible: huile lourde de qualité C Brûleur: type à atomisation par air et à mélange interne, Embout de brûleur: type droit (comportant un trou d'injec- tion de combustible qui est parallèle à l'axe de brûleur, se reporter à la figure 20 (I)). Allure de combustion: 40 x 104 kcal/h Proportion d'air: 1,15 Température d'air de combustion: 3200C Température de four: 13000C. Comme le montre la figure 19, la courbe (M) de distribution de rayonnement-total est relativement aplatie et elle présente une valeur de crête qui est plus petite que celle de la courbe(ii)correspondant à la position nor- male (È/D= 0).Quand on déplace la position de l'embout de brûleur en direction de la chambre de combustion, on consta- te une augmentation de la valeur de crête et de l'amplitude du rayonnement et la position du maximum est décalée vers l'arrière (en direction de l'extrémité arrière du four), com- me indiqué par la courbe (ii). En conséquence, par exemple dans un cas o des pièces (par exemple des lingots d'acier) situés dans le four sont placés dans les positions (L/Lo) comprises entre 0,2 et 0,6, on règle l'embout du brûleur dans une position avoisinant - 0,2 de façon à obtenir une distri- bution de rayonnement total semblable à la courbe (ii). Lors- que les pièces se trouvent dans les positions (L/Lo) com- prises entre 0,5 et 1,5, on règle l'embout du brûleur dans une position (e/d) avoisant + 0,2 de manière à obtenir une distribution de rayonnement semblable à la courbe (iii), qui est appropriée pour effectuer un échauffement uniforme des pièces avec un plus grand rendement thermique. La figure 21 donne la relation entre la position de l'embout de brûleur et la distribution axiale du rayonne- ment total dans uneopération de chauffage et de fusion réa- lisée dans un four de fusion d'aluminium. Les positions axia- les dans le four sont définies par le rapport(L/Lo) entre la distance(L) d'espacement de l'extrémité intérieure de la plaque de brûleur et la longueur intérieure totale (Lo), le four utilisé étant un four du type stationnaire qui présen- te une forme rectangulaire, comme indiqué sur la figure 22, et qui a une longueur intérieure totale (Lo)-de 7,5 m et une largeur de 3,6 m. Sur la figure 22, on a désigné par B un brûleur, par P un conduit de fumée et par R-1, R-2 et 5-3 des appareils de mesure de rayonnement. Sur la figure 21, qui donne les résultats obtenus pour un débit de combusti- ble ( huile lourde) de 300 e/h, la courbe (i) correspond à une position de l'embout de brûleur ( C/D) de 0, la courbe (ii) correspond à une position de + 0,013, la courbe (iii) correspond à une position de + 0,026 tandis que la courbe (iv) correspond à une position de + 0,039. Il est à noter que, lorsque la position de l'embout du brûleur est déplacée en direction du four, la distribu- tion du rayonnement total devient supérieure dans des posi- tions éloignées du brûleur. Dans ce type de four de fusion, la transmission de la chaleur dans le four, et par consé- quent l'économie d'énergie, augmentent lors d'une augmen- tation de la valeur du rayonnement total, considéré dans la direction longitudinale du four. En conséquence, dans cet exemple particulier qui concerne un four de fusion, on peut obtenir des conditions optimales de combustion en plaçant l'embout du brûleur dans la position définie par la valeur de + 0,026 pour le rapporte /D. Il n'est pas souhaitable de déplacer la position de l'embout de brûleur vers l'inté- rieur, à savoir jusque dans la position + 0,039, puisque la distribution du rayonnement total devient prépondérante en direction de l'extrémité arrière du four et puisque les gaz de combustion sont déchargés par l'intermédiaire du con- duit de fumée sans assurer une transmission suffisante de la chaleur. En conséquence, dans ce cas particulier, on peut obtenir le rendement thermique maximal en réglant la posi- tion de l'embout du brûleur sur la base des lectures four- ou radiomètre nies par un appareil de mesure de rayonnement/qui est ins- tallé dans la position définie par la valeur 0,36 du rapport ".o), c'està-dire une position située à environ 0,7 m de la face extrême intérieure de la plaque de brûleur. En effec- tuant ainsi la commande, il est possible de réduire la con- sommation de combustible d'environ 6% ou plus. Les graphiques de la figure 23 montrent l'influ- ence de la position de l'embout de brûleur sur le rayonne- ment total dans un cas particulier pris à titre d'exemple (c'est-à-dire une position correspondant à une valeur d'en- viron 0,8 du rapport L/Lo) pendant l'essai de combustion de la figure 19, cette influence étant définie par des valeurs de pourcentage du rayonnement total pour la position normale de brûleur ( Q /D = 0). Sur ce graphique, la courbe (i) correspond à un brûleur du type droit (cf. figure 20 (I)) tandis que la courbe (ii) correspond à un brûleur du type conique possédant un trou d'injection qui fait un angle de cône prédéterminé 8 avec l'axe du brûleur ( figure 20) (II)). Dans les deux cas, le rayonnement total et le rende- ment thermique dans la position L/Lo = 0,8 sont augmentés lorsqu'on décale la position de l'embout de brûleur dans la direction positive (vers le four). Au contraire le rayonnement total diminue lorsqu'on décale l'embout de brûleur dans la direction ngéative (vers le registre d'air). Il est également à noter qu'un embout du type droit a une plus forte influence est sur le rayonnement de flamme et/capable d'augmenter le rayon- nement à un plus fort degré. Cela s'explique par le fait que le type droit convient mieux pour une combustion lente o le rayonnement de flamme lumineuse est augmenté à un degré consi- dérable. En marche réelle, il se produit normalement des variations transitoires des débits de combustible et d'air de combustion du fait de la commande de la température du four ou pour d'autres raisons,ce qui cause également des variations dans la distribution du rayonnement de flamme dans le four. La figure 24 donne des distributions du rayonnement total pour différentes allures de combustion et pour diffé- rentes positions de l'embout de brûleur. Sur le graphique de la figure 24, la courbe (i) correspond à une allure de combustion 40 x 10 kcal/h et à une position d'embout de brûleur ( t/D) de 0, la courbe ii correspond à une allure de combustion de 20 x 10 kcal/h et à une position 6/D de 0, tandis que la courbe iii correspond à une allure de com- bustion de 20 x 10 kcal/h et à une position Qe/D de + 0,2. En comparant les courbes ii et iii on observe que le rayonnement total est diminué par une réduction de l'allure de combustion et par un décalage de la position de crête du rayonnement en direction du brûleur du fait d'un raccourcissement de la longueur de flamme. Cependant, dans ce bas, la crête du rayonnement peut être replacée dans une position intérieure plus avantageuse par un décalage de l'embout du brûleur vers le four, comme le montre une compa- raison des courbes ii et iii. En conséquence, on peut main- tenir une condition optimale de chauffe en réglant la posi- tion de l'embout du brûleur en raison inverse de variations transitoires de l'allure de combustion. Par exemple, dans un four à fosse de réchauffage présentant un taux de décroissan- ce d'environ 0,2, on maintient la distribution du rayonnement, et par conséquent le bon rendement thermique, pendant la pé- riode de chauffe avec combustion maximale mais la-position de crête du rayonnement est décalée en direction du brûleur lors d'une phase de décroissance pendant la période de ré- chauffage, ce qui pose des problèmes de non-uniformité de chauffe, notamment de chauffage insuffisant des pièces pla- cées dans des positions éloignées du brûleur. On peut remé- dier à cet inconvénient d'une façon simple en décalant la po- sition de l'embout du brûleur vers le four pour replacer la crête de rayonnement dans la position intérieure initiale qui permet d'obtenir un bon rendement thermique. Dans la mise en pratique du procédé, on règle la position de l'embout du brûleur ( e/D ou e/Lo) de manière que la crête du rayonnement total soit placée dans une po- sition désirée dans le four. Dans ce but, on peut disposer un appareil de mesure de rayonnement dans une position o la crête de rayonnement total doit avoir la valeur souhaitée et on règle la position de l'embout du brûleur en fonction des signaux fournis par cet appareil de mesure de rayonne- ment. En variante, on peut régler la position de l'embout du brûleur en fonction de la corrélation existant entre la po- sition de brûleur et la distribution du rayonnement total par rapport au débit de combustible ou au débit d'air de combustion, la position du brûleur étant modifiée en réponse à des signaux indiquant des variations transitoires du dé- bit de combustible ou du débit d'air de combustion. Par exem- ple, pour atteindre le rendement thermique maximal dans un four de forgeage tel que celui indiqué sur les figures 25 (1) et 25 (II), qui produit des variations de profil, de dimensions et de position d'une pièce M (bande d'acier), il est nécessaire que la crête de rayonnement total soit pla- cée essentiellement au centre de ladite pièce M. Par exemple, on règle la position du brûleur en fonction des signaux four- nis par un appareil de mesure de rayonnement qui est instal- lé dans une position centrale R-l' dans le cas correspondant à la figure 25 (I), et par un appareil de mesure de rayonne- ment placé dans une position R-2' plus rapproché du brûleur B dans un cas correspondant à la figure 25 (II). Lorsque la piè- ce est placée sur le côté éloigné du brûleur B, la commande est effectuée en fonction des signaux fournis par un appa- reil de mesure de rayonnement qui est installé dans la posi- tion R-3'. A cet égard, il est avantageux d'effectuer automa- tiquement le réglage de la position de l'embout du brûleur, en traitant les signaux fournis par les appareils de mesure de rayonnement par la méthode de progression croissante. EXEMPLE 6 On a chauffé des lingots d'acier dans un four de forgeage, comme indiqué sur la figure 25, la combustion é- tant faite en brûlant de l'huile lourde de qualité C avec un débit de 200 t/D et une proportion d'air de 1,2. On a placé les lingots dans le four comme indiqué sur la figure 25 (II) et on a réglé la position de l'embout du brûleur dans une po- sition o le signal fourni par un appareil de mesure de rayon- nement installé dans la position R-2' a atteint une valeur maximale. On a mesuré la température de lingot à l'aide d'un thermocouple noyé dans un lingot situé immédiatement en des- sous de l'appareil de mesure de rayonnement R-2' et à une profondeur de 50 mm par rapport à la surface du lingot. A ti- tre de comparaison, on a fait fonctionner le même four en u- tilisant le procédé classique et en fixant l'embout de brû- leur dans la position t /D=O. La montée de température des lingots dans les es- sais définis ci-dessus a été mise en évidence sur la figu- re 26, la courbe i correspondant au procédé selon l'inven- tion tandis que la courbe ii correspond au procédé classi- que. Comme le montre une comparaison des courbes, on ob- tient grâce au procédé selon l'invention un plus grand ren- dement thermique et il est possible de chauffer le lingot à une vitesse accrue par comparaison au procédé classique. Le procédé selon l'invention a également permis de réduire la consommation de combustible d'environ 10%. Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation décrits ci-dessus, auxquels on pourra apporter des modifications sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé pour commander la combustion d'un combustible atomisé dans un four industriel, caractérisé en ce qu'on établit une corrélation entre d'une part le débit d'alimentation en agent d'atomisation par quantité unitaire de combustible et d'autre part, les distributions de rayonnement de flamme et de température dans ledit four, en ce qu'on applique des signaux représentant le débit de combustible à une unité d'établissementdeproportionair - com- bustible (18) opérant sur ladite corrélation et en ce qu'on règle automatiquement ledit débit d'agent d'atomisation à une valeur optimale en correspondance avec des signaux de sortie fournis par ladite unité (18). 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit débit d'agent d'atomisation est automatique- ment réglé en fonction de signaux obtenus par superposition d'un signal de polarisation à des signaux de sortie d'un ap- pareil de mesure et de commande de débit d'air de combustion (15, 16). 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit débit d'agent d'atomisation est réglé de ma- nière que des signaux de sortie d'un détecteur de températu- re (17) placé dans un conduit de passage de gaz d'échappement soient maintenus à une valeur minimale. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits signaux de sortie dudit détecteur de tem- pérature de gaz d'échappement (17) sont traités par la mé- thode de progression croissante. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, lors de l'atomisation du combustible par un brû- leur à huile du type à atomisation par fluide utilisant de l'air ou de la vapeur comme agent d'atomisation, on règle le débit d'agent d'atomisation au-dessus d'une valeur criti- que inférieure à laquelle il commence à apparaître des subs- tances combustibles, à savoir une valeur inférieure à 0,25 Nm3/ t dans le cas d'une atomisation par air ou bien une valeur inférieure à 0,19 kg/} dans le cas d'une atomisation par vapeur. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit four industriel est un four à fosse de réchauf- fage du type à chauffe unidirectionnelle par le haut qui est utilisé dans un processus de combustion faisant intervenir une période de réchauffage et en ce qu'on règle de débit d'agent d'atomisation intervenant pendant la période de réchauffage 1 3 à une valeur supérieure à 0,5 Nm /1 dans le cas d'une automi- sation par air ou à une valeur supérieure à 0,4 kg/1 dans le cas d'une atomisation par vapeur. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on établit une corrélation entre d'une part la po- sition d'un embout de brûleur et d'autre part la distribu- tion du rayonnement de flamme à l'intérieur du four pour des débits donnés de combustible ou d'air de combustion et en ce qu'on règle l'embout du brûleur dans une position (I,1I) appropriée pour placer la crête du rayonnement de flamme en un endroit désiré du four, en correspondance à ladite corré- lation et en réponse à des signaux représentant ledit débit de combustible ou d'air de combustion. 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'en outre on place un appareil de mesure de rayonne- ment ou radiomètre dans une position (R-1, R-1') o doit être placée la crête du rayonnement de flamme, en ce qu'on détecte par l'intermédiaire duditappamei, de mesure l'in- tensité du rayonnement qui varie en réponse à des déplacements de la position de l'embout du brûleur (B) et en ce qu'on ef- fectue la combustion en maintenant l'embout dudit brûleur dans une position o le signal de sortie dudit appareil de mesure de rayonnement atteint une valeur maximale. 9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on place un détecteur de concentration en fumée ou en oxyde de carbone dans un conduit de passage de gaz d'échap- pement (P) et en ce qu'on commande le débit d'agent d'atomi- sation de manière que le signai de sortie du détecteur rentre dans une plage prédéterminée.