L'invention est relative à une chenille de véhicule, dont les éléments comportent des corps tubulaires, disposés perpendiculairement à la direction de circulation, qui sont reliés par des organes de liaison aux éléments de chenille immédiatement voisins suivant la direction de circulation. Dans la pratique, on a besoin de chenilles de diverses lar genrs, Par exemple,pour transmettre de fortes charges ou pour obtenir une capacité porteuse relativement grande sur sol glissant,il faut utiliser de larges chenilles. Dans des chenilles connues, qui présentent habituellement deux corps tubulaires et trois organes de liaison, les éléments composants, notamment les corps tubulaires,s'agrandissent, pour élargir la chenille, selon le principe du pantographe, sans que le nombre des éléments composants varie. Ce genre d'élargissement d'une chenille aurait pu s'imposer, principalement pour les raisons suivantes: - les problèmes de montage et de stockage ne sont pas plus im portants pour les chenilles larges que pour les chenilles étroites, du fait que le nombre de pièces est le même dans les deux cas, - lorsqu'on agrandit les corps tubulaires on obtient aussi sans difficulté une augmentation de la surface de roulement, sur les corps tubulaires, des galets de roulement plus larges qui correspondent à une chenille plus large. Mais la fabrication et le stockage de pièces de rechange, cependant, sont en réalité très complexes et coûteux, car il faut, pour chaque largeur de chenille, fabriquer séparément et avoir en stock tous les éléments composants importants, notamment les corps tubulaires. L'invention a pour but de réaliser une chenille de véhicule du genre décrit au préambule sous une forme telle qu'elle puisse être fabriquée sous diverses largeurs d'une manière plus simple et moins coûteuse que jusqu'à présent. Pour résoudre ce problème,l'invention prévoit qu'en vue d'élargir la chenille, chaque élément de celle-ci comporte au moins un autre corps tubulaire et un autre organe de liaison, tous les corps tubulaires présentant la même largeur et, de préférence, les corps tubulaires et les organes de liaison étant utilisés sous des dimensions fondamentales uniques. Dans ce cas,il faut évidemment prévoir un plus grand nom bre de pièces pour la fabrication de larges chaîneS, mais la fabrication et le stockage de pièces détachées et de rechange sont considérablement plus simples et moins coûteux, du fait que pour la fabrication de chenilles de toutes les largeurs désirées,on n'a besoin en principe que des memes éléments composants. Dans ce cas aussi,le nombre d'éléments composants de dimensions différentes est considwrablement réduit en comparaison du mode d'élargissement connu de chenilles. L'inventicn est donc avantageuse au point de vue de la standardisation. L'invention est applicable principalement pour les chenilles de véhicules d'un mode de construction dans lequel les organes de liaison sont reliés aux corps tubulaires et aux éléments de chenille immédiatement voisins suivant la direction de circulation à l'aide de boulons qui s'étendent à peu près sur toute la largeur de la chenille (chenilles à organes de liaison articulés).Dans ce cas, pour élargir la chenille, il suffit d'utiliser des boulons d'une longueur adaptée à la largeur de la chenille ; les corps tubulaires et les organes de liaison peuvent demeurer inchangés pour diverses largeurs de chenilles0 Pour assurer une plus large surface de roulement, correspondant à la plus grande largeur de chenille, aux galets de roulement, selon un perfectionnement de l'invention, les organes de liaison intermédiaires disposés entre deux corps tubulaires dtun même élément de chenille et les corps tubulaires présentent, du côté intérieur de la chenille, des surfaces de roulement qui servent de surfaces d'appui aux galets de roulement.Dans ce cas,pour améliorer la régularité de marche, la surface de roulement prévue sur l'organe d liaison intermédiaire peut faire saillie au-dessus des surfaces d'appui prévues sur les corps tubulaires, ceci d'une quantité correspondant à l'augmentation de déformation des bandages élastiques des galets de roulement, cette augmentation de déformation résultant de l'augmentation de pression provoquée dans la surface de roulement de dimensions moindres. Une autre raison pour laquelle, pour élargir une chenille, on a jusqu'à présent agrandi les deux corps tubulaires de chaque élément de chenille selon le principe du pantographe, peut résider dans le genre usuel de liaison entre les coussins de roulement, habituellement prévus pour assurer le contact entre la chenille et le sol, et les corps tubulaires.Cette liaison usuelle est obtenue en effet par le fait que les coussins de roulement sont insérés latéralement, à l'aide de lames saillantes de ceux-ci qui s engagent dans des rainures des corps tubulaires (brevet DT nO 1.206.525). Ceci entraine alors, dans le cas d'une chenille dont les éléments comportent plus de deux corps tubulaires,une plus grande complication et un coût plus élevé de montage, car il faut démonter -complètement les- - corps tubulaires extérieurs pour dégager les corps tubulaires intérieurs afin d'y monter les coussins de roulement. On évite cette difficulté, avec l'invention, du fait que les coussins de roulement peuvent être montés sur les corps tubulires perpendiculairement à la surface de circulation de la chenille. Dans un mode de réalisation particulier de ce mode de réalisation préférentiel de I'invention,ce résultat est obtenu par le fait que de deux côtés opposés des coussins de roulement font saillie vers l'extérieur les extrémités d'une plaque élas- tique, laquelle traverse le coussin et est réalisée de manière à pouvoir céder élastiquement en direction des évidements.Ces extrémités peuvent s'encliqueter dans des évidements situés sous des saillies en forme de griffes prévues sur les corps tubulaires, ces saillies en forme de griffes étant avantageusement ai tuées sur la face extérieure, orientée vers le coussin de roulement, des corps tubulaires, perpendiculairement à la direction de circulation de la chenille et disposées en face l'une de l'autre, et les évidements étant délimités, à leurs extrémités latérales, par des lamelles, de sorte que les coussins de roulement peuvent être enlevés et mis en place suivant-la direction perpendiculaire aux corps tubulaires sans qu'ôn ait à démonter les éléments de chenille. Ceci facilite et accélère considérablement le remplacement des coussins de roulement. D'une manière avantageuse, le coussin de roulement peut alors autre monté sur le corps tubulaire- et en être démonté, au moyen d'un dispositif prenant appui à la manière d'une tenaille sur une extrémité libre d'un élément élastique de maintien et sur le corps tubulaire. Â cet effet, l'une des saillies en forme dè griffes peut présenter une fente à travers laquelle le dispositif peut coopérer avec l'élément élastique de maintien correspondant. Selon un autre perfectionnement de l'invention, dans le cas où un élément de chenille porte un nombre impair de corps tubu laires; le corps tubulaire central porte la dent de chenille destinée à guider latéralement le véhicule. Par rapport au mode de fixation, usuel jusqu'à présent, de la dent de chenille sur le boulon, cette disposition présente l'avantage de ne pas don il-er lieu à une usure par frottements. En dehors des avantages déjà exposés,l'invention présente encore les avantages importants suivants. Be boulon est moins sollicité à la flexion par la traction de la chenille que jusqu'a présent, du fait que la traction de la chenille est transmise maintenant par au moins quatre organes de liaison au lieu de trois Jusqu'à présent. En outre,la contrainte de flexion du boulon produite par le galet de roulement est dimindeepar le fait que les organes de liaison contribuent aussi à transmettre la pression des galets de roulement et qu'en cas de nombre impair de corps tubulaires, le corps tubulaire central soutient le boulon. Par suite de cette moindre charge des boulons, ceux-ci peuvent présenter un plus petit diamètre, de sorte que les éléments composants reliés par les boulons peuvent votre plus petits, ce qui constitue une économie de matériau et de poids. L'usure des coussins de roulement est réduite par la nature de la liaison entre le coussin de roulement et les corps tubulaires, du fait que le coussin ne doit plus échapper aussi fortement lorsque le galet de roulement Prisse d'un élément de chenille au suivant. L'invention est expliquée plus en détail ci-après à l'aide de certains de ses modes de réalisation, pris à titre illustratif mais nullement limitatif, en se référant aux dessins schématiques annexés dans lesquels - les figures 1 et 2 sont des vues en perspective, d'en dessus, de tronçons de chenilles à organes de liaison articulést constituées d'éléments composants réalisés conformément à ltin- vention, - la figure 3 est une vue éclatée de la chenille de la figure 2 - la figure 4 est une coupe d'un premier mode de réalisation de corps tubulaire dans lequel est inséré le coussin de roulement - la figure 5 est une vue en plan, de dessus, du corps tubulaire de la figure 4 - la figure 6 représente une variante de corps tubulaire, avec le coussin de roulement et un dispositif de montage pour monter le coussin de roulement sur le corps tubulaire et pour le démonter - la figure 7 est une vue en perspective du côté intérieur d'un tronçon de chenille à organes de liaison articulés, comportant deux éléments de chenille - la figure 8 est une vue éclatée des divers éléments composants de la chenille à organes de liaison articulés de la figure 7 - la figure 9 est une coupe partielle suivant la ligne IX IX de la figure 7 - la figure 10 est une coupe transversale d'une variante de coussin de roulement conforme à l'invention, et - la figure i1 est une vue en plan de dessus de la tBle élastique utilisée dans le coussin de roulement de la figure 10. Les figures 1 et 2 représentent deux chenilles de largeurs différentes, à organes de liaison articulés, constituées d'éléments composants selon la figure 3. La chenille de la figure 2 présente une largeur à peu près double de celle de la figure 1 alors que la première comporte, par élément de chenille, deux corps tubulaires 1 munis de coussins de roulement 2, deux organes de liaison d'extrémité 3 et un organe de liaison intermédia ire central 5 portant la dent de chenille 4, la seconde comporte quatre corps tubulaires I munis de coussins de roulement 2 et, en plus de l'organe de liaison intermédiaire central 5 portant la dent de chenille 4, deux autres organes de liaison intermédiaires 6.Du côté intérieur, orienté vers les galets de roulement, de la chenille,ces organes de liaison intermédiaires 6 sont réalisés de manière à être alignés avec les corps tubulaires, ce qui accroît la surface de roulement, offerte principalement par les corps tubulaires, des galets de roulement. Chaque élément de chenille, désigné dans son ensemble par 7, est relié à l'élément de chenille 7 avoisinant par l'intermédiaire des organes de liaison 3 et 5, et éventuellement 6, au moyen de boulons 8 qui traversent les organes de liaison et les corps tubulaires et sont représentés sur la figure 3. Sur chaque boulon 8 sont vulcanisés des manchons de caout chouc--9, dont le nombre et la longueur correspondent à ceux des corps tubulaires 1 et qui présentent un diamètre légèrement su périeur à celui des trous de passage 10 des corps tubulaires 1 (figure 3). Dans ces trous de passage 10,les bou]ons 8 munis de manchons de caoutchouc 9 sont introduits à force. Les manchons de caoutchouc, en raison de leur capacité de torsion, permettent aux boulons 8 de pivoter à l'intérieur des trous de passage 10 de l'angle nécessaire au renvoi de la chenille. 'les organes de liaison intermédiaires 6 sont réalisés sous forme divisée. Leurs moitiés forment des évidements Il destinés à recevoir les parties libres 12, comprises entre les manchons 9, des boulons 8. Les deux moitiés des organes de liaison intermédiaires 6 peuvent autre assemblées au moyen de vis de serrage 13, de telle manière que l'un des évidements Il soit-serré fermement sur une partie libre12 d'un boulon et que l'autre évidement 11 soit serré fermement sur la partie libre correspondante 12 du boulon 8 avoisinant de ltél-nt de chenille suivant immédiatement.L'organe de liaison intermédiaire central 5 présente également de tels évidements 17 et ne se distingue de l'organe de liaison intermédiaire 6 que par le fait que sa partie supérieure est réalisée sous forme de dent de chenille 4. Les organes de liaison d'extrémités 3 ont été représentés ici sous forme non divisée, mais ils sont réalisés de préférence, de meme que les organes de liaison intermédiaires 6, sous forme divisée. Les organes de liaison d'extrémité 3 sont munis d'évidements 14 présentant des méplats 15. 'les évidements 14 munis de méplats 15 sont réalisés de telle manière qu'ils s'adaptent sur les extrémités 16, en forme de bouts dlaxes, des boulons 8, lesquelles sont munies de méplats correspondants 17. De ce faits les bou- lons 8 ne peuvent tourner par rapport aux organes. de liaison 3, 5 et éventuellement 6 et peuvent pivoter avec ces organes de liaison par rapport aux corps tubulaires 1 pour permettre le renvoi de la chenille. Sur les corps tubulaires 1 on peut insérer, à partir de la surface extérieure (c'est-à-dire de la surface de circulation) de la chenille et perpendiculairement à cette surface, des coussins de roulement 18 comportant des éléments de maintien 19, qui font saillie vers l'extérieur, de chaque cOté de ceux-ci, et qui s' engagent avec pression dans des évidements 20, situés en dessous de saillies en forme de griffes 21 situées en face l'une de l'autre, des corps tubulaires 1, ainsi qu'on le décrira plus en détail à propos des figures 4 à 6. On voit qu'à l'aide des éléments composants décrits cidessus on peut construire des éléments de chenilles, comportant un nombre pair quelconque de corps tubulaires et de largeurs échelonnées en utilisant uniquement des boulons de longueur adaptée à la largeur de chenille désirée et présentant le nombre de manchons 9 correspondant au nombre nécezsaire de corps tubulaires 1. Be mode de construction et ltétablissement de la liaison des coussins de roulement 18 avec les corps tubulaires 1 sont représentés sur les figures 4 à 6 à l'aide de. deux modes de ré alisation. Sur ces figures,les les pièces présentant les mêmes fonc- tions que celles des figures 1 à 3 ont été désignées par les mêmes références numériques, dans un but de simplicité. Dans le mode de réalisation des figures 4 et 5, dans le coussin de roulement 18 sont noyés, lors de la vulcanisation du coussin, de chaque coté, deux éléments de maintien élastiques 19 entôle élastique pliée. Ces éléments de maintien 19 présentent, à l'intérieur du coussin de roulement, un certain décalage en hauteur. L'élément de maintien 19 de droite sur la figure 4 présente une'partie repliée 22, située à l'extérieur du coussin de roulement 18, dirigée vers le bas, tandis que l'élément de maintien 19 de gauche présente de telles parties extérieures repliés 22, dirigées vers le haut. A l'aide de ces parties 22, les éléments de maintien 19 s'appliquent contre les parois supérieures inclinées 23 d'évidements 20, situés en dessous de saillies en forme de griffes 21.Ces évidements, contrairement à ce qui a été représenté sur la figure 3, ne sont pas continus d'un buut à l'autre ma-is sont limités à leurs extrémités par des lamelles 24, de-sorte que le coussin de roulement 18 se trouve aussi immobilisé relativement à tout glissement latéral dans le corps tubulaire 1. Pour le montage et le démontage, dans la saillie 21 de gauche sur les figures 4 et 5 est prévue une fente.25, à travers laquelle un dispositif de montage peut accéder à l'élément de maintien 19 de gauche. En position de montage,le coussin de roulement 18 prend appui sur des épaulements 27 du cbrps tubulaire 1, par l'intermédiaire d'une tôle 26 vulcanisée sur le coussin de roulement 18. Le montage et de démontage du coussin de roulement 18 sur aW le corps tubulaire 1 seront exposés ci-après à l'aide du mode de réalisation préférentiel de coussin de roulement et de corps tubulaire représenté sur la figure 6, dans laquelle on a représenté également un dispositif de montage 29. Le mode de réalisation de la figure 6 se distingue principalement par le Catit que les éléments de maintien 19 sont vulcanisés symétriquement dans le coussin de roulement 18 et que leurs régions ?2 faisant saillie vers l'extérieur ne sont pas repliées. Les saillies 21 sont réalisées sous une forme adaptée à celle du corps tubulaire constitué par une pièce moulée.Le dispositif de montage 29 comporte deux mâchoires 30+ 31 la mâchoire 30 accédant à l'élément de maintien 19 de gauche sur la figure 6 à travers la fente 25 et la mâchoire 31 s'appliquant, à l'intérieur d'un évidement 32, contre la surface extérieure de la saillie 21 de drcite sur la figure 6. 'les mâchoires 30 et 31 sont articulées l'une à l'autre par un axe d'articulation 33. A-l'extrémité libre 34 de la m!- choire -30 est articulée- une barre 35.Cette barre 35 est réalisée d'une seule pièce avec un piston 36 qui coulisse à l'inté rieur -d'un cylindre 37, sous l'action d'un fluide hydraulique ou pneumatique, à l'encontre de la force d'un ressort 38. Pour le montage, l'élément de maintien 19 de droite sur la figure 6 est inséré à l'intérieur de l'évidement 20 situé en dessous de la saillie 21 de droite. Ensuite,le dispositif de montage 29 est appliqué, de la manière décrite, contre cette saillie 21 et contre l'extrémité libre 22 de l'élément de maintien 19 qui se trouve encore au-dessus de la saillie de gauche.Par application de la pression du fluide, la mâchoire 30 est amenée à pivoter, de telle manière que ltextrémité libre 22 de l'élément de maintient 19 de gauche soit poussée devant l'arête intérieure 28 de la saillie de gauche et entraine ainsi le coussin de roulement 18 en direction du corps tubulaire 1, jusqu'à ce que l'ex- extrémité libre 22 de l'élément de maintien 19 de gauche puisse échapper élastiquement en se logeant à l'intérieur de ltévide- ment 20. Le ressort 38 a pour action de libérer le dispositif de montage 29 de l'élément de maintien 19.Dans cette position, le coussin de roulement 18 est appliqué d'autre part, par l'intermédiaire d'une tôle 26, contre des épaulements 27 du corps tubulaire et est empêché aussi, par des lamelles latérales, non visibles sur la figure 6 mais correspondant aux lamelles 24 de la figure 5, de glisser perpendiculairement au plan du dessin par rapport au corps tubulaire. Pour le démontage,on procède dans l'ordre inverse, la mâchoire 30 s1appliquant, à travers la fente 25, contre l'extrémité libre 22 de l'élément de maintien 19 de gauche. Pour mieux saisir cette extrémité libre 22, la machoire 30 peut être munie d'une échancrure 39 qui s' engage sur cette extrémité libre 22. Le mode de réalisation de la figure 7 constitue une chenille à organes de liaison articulés, comportant trois corps tubulaires par élément de chenille, dont les éléments composants sont représentés en détail sur la figure 8. Les éléments composants assumant les mêmes fonctions, même construits de manière différente, ont été désignés par les mêmes références numériques que sur les figures 1 à 6. 'les corps tubulaires 1 delta chenille à organes de liaison articulés des figures 7 et 8 sont en principe construits de la même manière que les corps tubulaires des figures 1 à 6, à sa- voir qu'ils comportent des trous de passage 10, situés à une certaine distance l'un de-l'autre, pour les boulons 8 et, du côté de la surface de circulation de la chenille, des saillies 21, disposées en face l'une de l'autre, et destinées au montage des coussins de roulement 18, de la manière décrite à propos des figures 4 à 6. Les boulons 8 sont en principe construits de la même manière que dans le cas du mode de réalisation des figures 1 à 3, à la différence près que les méplats sont disposés à une certaine distance des surfaces radiales terminales des extrémités en forme de bouts d'axe 16 des boulons.De ce fait,ces extrémités en forme de bouts d'axe 16 des boulons sont adaptées aux organes de liaison d'extrémités 3lesquels présentent des trous de passage ronds 50 pour les extrémités 16 des boulons. Ces trous de passage 50 sont entaillés par un évidement en forme de coin 51 dans lequel est engagée une pièce en forme de coin 52. En position de montage, cette pièce 52 est serrée, à l'aide d'une vis 13, suivant ses surfaces obliques 53, contre les méplats 17,pour empêcher les extrémités 16 des boulons de tourner par rapport aux organes de liaison d'extrémités 3. Les organes de liaison intermédiaires 6, comme dans le cas du mode de réalisation des figures 1 à 3, sont divisés en deux parties 55 et 56 et peuvent également être serrés sur les boulons à l'aide de vis 13. Ces deux parties 55, 56 forment des évidements 54 qui, en position de montage, enserrent les parties libres des boulons 12 sur environ trois quarts de leur pourtour total. La surface 56, située du côté des galets de roulement, des organes de liaison intermédiaires 6,présente des régions 57 qui font saillie perpendiculairement à la direction de circulation de la chenille entre corps tubulaires 1 immédiatement voisins suivant la direction de circulation de la chenille, et forment une surface alignée avec la surface de roulement 58, située du côté des galets demulement, des corps tubulaires 1. Avec cette surface 58 est également alignée la surface, située du côté des galets de roulement, de lamelles 59 qui font saillie ers l'extérieur, de chaque côté du corps tubulaire central 1 perpendiculairement à la direction de circulation de la chenille. Le corps tubulaire central porte à sa partie supérieure une dent de chenille 60. En position de montage1 représentée sur la figure 7, on voit que les régions 57 et les lamelles 59 constituent, avec la surface supérieure 58 des corps tubulaires 1, une très grande surface de roulement pour les galets de roulement de la chenille. On voit immédiatement qu'en multipliant d'une manière appropriée le nombre des éléments composants représentés sur la figure 8,on peut encore constituer des chenilles qui, selon la largeur désirée pour celles-ci, présentent un nombre impair relativement grand de corps tubulaires par élément de chenille. Si on veut construire, avec les éléments composants de la figure 8, une chenille comportant un nombre pair de corps tubulaires par élément de chenille, au lieu du corps tubulaire central muni de la dent 60, il faut prévoir un organe de liaison intermédiaire qui porte une telle dent. On peut mettre en oeuvre le mode de réalisation à corps tubulaires 1 munis de lamelles 59, que le nombre de ces corps tubulaires 1 soit pair ou impair. Les galets de roulement désignés par 78 sur la figure 9 portent sur leur pourtour des bandages 79 en un matériau élastique mou tel que le caoutchouc ou une matière synthétique. A l'aide de ces bandages 79, les galets de roulement 78 roulent sur des surfaces de roulement 80, 82, 84 (figure 7) des corps tubulaires1 les surfaces de roulement 84 étant formées sur les chenilles 59 qui font saillie latéralement vers l'extérieur des corps tubulaires centraux. De plus, les bandages 79 des galets 78 roulent sur des surfaces de roulement 81 des organes de liaison intermédiaire=6, dans lesquels on peut aussi supprimer les lamelles 57. Les surfaces de roulement 80, 82 des corps tubulaires peuvent Autre garnies de couches de caoutchouc, non représentées ici, qui peuvent dépasser légèrement de la surface supérieure de métal des corps tubulaires. Alors que les surfaces de roulement 80, 82, 84 alignées des corps tubulaires 1, 2 sont toutes au même niveau, la surface de roulement 81 de l'organe de liaison intermédiaire 6, comme on le voit sur la figure 9, fait saillie au-dessus du niveau des surfaces de roulement 80,82, 84 précitées d'une hauteur h. La surface de roulement 81 peut alors, à son entrée et à se sortie, être située au mgme niveau que les surfaces de roulement 80, 82, 84 et s'élever selon un arc de courbe jusqu'au milieu de l'organe de liaison intermédiaire 6, où elle atteint la hauteur h, et de là descendre suivant un arc de courbe jusqu'au niveau des surfaces de roulement 80, 82, 84. La hauteur h est choisie de manière à correspondre à ladé forrnation-add:itonne1le du bandage 79, qui se produit, au passage du galet de roulement 78 sur la surface de roulement 81 de l'organe de liaison intermédiaire 6, dans la région de l'intervalle S situé entre deux corps tubulaires immédiatement voisins suivant -la direction de circulation de la chenille, du fait que les galets de roulement disposent 'sur l'organe de liaison intermédiaire,d'une surface de roulement plus petite que sur les corps tubulaires ,de sorte que la pression et par conséquent la déformation du bandage sont augmentées. On voit sur la figure 9-que bien que la hauteur de la surface de roulement 81 soit plus élevee,la position du centre M du galet de roulement 78 demeure la même. En ce qui concerne la fabrication, il est particulièrement simple que la surface de roulement 81 présente une section droite en arc de cercle de très grand rayon R (figure 9). Mais on pourrait encore imaginer de constituer la surface de roule ment .81 de parties planes, par exemple de deux parties planes inclinées én sens contraires à l'entrée et à la sortie de la surface 81, et d'une partie centrale plane, parallèle aux surfaces de roulement 80, 82, 84. La surface de roulement 81 pourrait également être composée de parties de surfaces de courbures différentes. Dans tous les cas,il est préférable d'adopter une configuration dans laquelle on obtient une transition progres sive entre le niveau des surfaces de roulement 80, 82, 84 et le niveau supérieur de la surface de roulement 81. On peut encore obtenir le même effet qu'avec l'élévation de niveau de la surface de roulement 81 lorsque le bandage 79 comporte deux bandes extérieures et une bande centrale, les bandes extérieures étant réalisées en un matériau plus mou que la bande centrale. Si à son passage de l'organe de liaison intermédiaire 6 isolé, le bandage 79 subit une pression supérieure, la bande centrale, plus dure, est moins déformée et on peut se passer, partiellement ou totalement, de surélever la surface 81. 1e coussin de roulement représenté sur les figures 10 et 11 comporte une tôle de fond 101, un corps de caoutchouc 103 et une tôle élastique 102, noyée dans le caoutchouc, dont les deux extrémités 120 et 121 font saillie au-delà des deux côtés 130 et 131 du corps de caoutchouc 103 du coussin de roulement. La surface de roulement sur le sol du coussin de roulement a été désignée par 132. La configuration de la tôle élastique 102 est mieux visible sur la vue en plan dé la figure 11. La tôle élastique 102 présente dans sa région médiane deux fentes 104 et 105, partant respectivement d'arêtes de chant opposées 124 et 125, entre les extrémités desquelles et l'autre arête de chant respective sont formés des emplacements d'affaiblissement 1.26 et 127.Ces emplacements d'affaiblissement 126 et 127 sont reliés par une étroite languette 106 qui peut se déformer facilement sous l'action de contraintes exercées suivant la direction des flèches A-A, de sorte que dans de telles conditions, la dimension 1 de la tôle élastique 102 peut diminuer élastiquement. Cette contrainte est exercée dans les encoches arrondies 11C, prévues dans les extrémités 120 et 121, par les m!- choires 30 et 31 du dispositif de montage 29 représenté sur la figure 6. En dehors des encoches arrondies 110-; disposées en son milieu, la tôle élastique 102 présente encore le long de ses arêtes latérales, des évidements 109 dans lesquels s'engagent, en position de montage, du coussin de roulement, des lamelles du corps tubulaire 1 correspondant, pour assurer le maintien par emboStement du coussin de roulement sur le corps tubulaire 1, perpendiculairement à la direction de circulation de la chenille0 Sur la surface de la tôle élastique 102 sont réparties régulièrement des ouvertures 111 qui sont remplies par le caoutchouc du corps du coussin de roulement. Ces ouvertures 111 servent à faciliter l'écoulement du caoutchouc lors du remplissage du moule et à améliorer la liaison, déjà produite par les fentes 104, 105, entre le corps de caoutchouc et la tôle élastique 2. Be montage s'effectue de la manière décrite à l'aide de la figure 6. En ce qui concerne les contraintes subies, à savoir suivant la direction des flèches A, la tôle élastique 2 est réalisée sous forme très flexible ; elle peut entre fabriquée très simplement par estampage et être assemblée avec le corps de caoutchouc du coussin de roulement lors du moulage ou de lavulcanisation de celui-ciç Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à-ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; 'elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Chenille de véhicule, dont les éléments comportent des corps tubulaires, disposés perpendiculairement à la direction de circulation, lesquels sont reliés aux éléments de chenille immédiatement voisins suivant la direction de circulation au moyen d'organes dé liaison, laquelle chenille est caractérisée en ce que, pour augmenter la largeur de la chenille, chaque élément (7) de celle-ci comporte au moins un autre corps tubulaire (1) et un autre organe de liaison (3, 6). 2. Chenille selon la revendication 1, caractérisée en ce que tous les corps tubulaires (1) présentent la même largeur. 3. Chenille selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, dans laquelle les organes de liaison sont reliés aux corps tubulaires et aux éléments de chenille immédiatement voisins suivant la direction de circulation au moyen de boulons qui s'étendent à peu près sur toute la largeur de la chenille, caractérisée en ce que, pour toutes les largeurs de chenille, on utilise des corps tubulaires (1) et des organes de liaison (3 5, 6) de m8- mes dimensions fondamentales et que seule la longueur des boulons (8) est variable pour les diverses largeurs de chenille. 4. Chenille selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les organes de liaison intermédiaires (6) disposés entre deux corps tubulaires (1) d'un même élément de chenille et les corps tubulaires (1) présentent des surfaces de roulement pour les galets de roulement. 5. Chenille selon la revendi-cation 4, caractérisée en ce que la surface de roulement prévue sur un organe de liaison intermédiaire fait saillie au-dessus des surfaces de roulement prévues sur lescorpatubulaires, c'est-à-dire est située à un niveau plus élevé que ces dernières surfaces de roulement. 6. Chenille selon l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisée en ce que les corps tubulaires (1) comportent des lamelles (59), qui font saillie à l'intérieur de l'espace intermédiaire compris entre deux organes de liaison interné diaires (6) immédiatement voisins suivant la direction de circulation, lesquelles lamelles (59) présentent des surfaces de roulement supplémentaires pour les galets de roulement. 7. Chenille selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que,lorsque le nombre des corps tubulaires d'un élément de chenille est impair, le corps tubulaire central (1) porte la dent (60) destinée à ltentraRnement de la chenille. 8. Chenille selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que les corps tubulaires (1) sont réalisés sous forme de pièces moulées. 9. Chenille selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, dans laquelle des coussins de roulement sont montés sur les corps tubulaires, caractérisée en ce que les coussins de roulement comportent des éléments de maintien élastiques, qui font saillie vers l'extérieur, hors de leurs cotés opposés, lesquels peuvent s'encliqueter, par leurs extrémités libres, dans des évidements, situés en dessous de saillies en forme de griffes, prévus dans les corps tubulaires, et peuvent ainsi être montés sur ces corps tubulaires perpendiculairement à la surface de circulation de la chenille et en ce que les éléments de maintien élastiques constituent les extrémités d'une plaque élastique unique, qui traverse le coussin de roulement et est configurée de manière à être déformable élastiquement en direction des évidements. 10. Chenille selon la revendication 9, caractérisée en ce que la plaque élastique, réalisée sous forme de tôle élastique essentiellement plane, comporte au moins un emplacement d'affaiblissement à chacunde ses bords opposés, et en ce que ces-emplacements d'affaiblissement sont reliés par une languette, facilement déformable, qui s'étend perpendiculairement à la direction de circulation de la chenille. 11. Chenille selon l'une quelconque des revendications 9 et 10 caractérisée en ce que les coussins de roulement (18) peuvent être montés sur les corps tubulaires et en être démontés au moyen d'un dispositif (29,30,31) prenant appui contre une extrémité libre (22) d'un élément de maintien élastique (19) et sur le corps tubulaire (en 32), au moins l'une des saillies en forme de griffes (21) comportant une fente (25) à travers laquelle le dispositif de montage et de démontage (29,30,31) peut coopérer avec l'élément de maintien élastique correspondant (19).