La présente invention se rapporte à une matière antifriction pour le revêtement des surfaces de glissement de skis et dont la matière de base est constituée, au moins partiellement, par des composés organiques d'hydrogènes carburés. On peut considérer que la couche recouvrant la semelle du ski est un corps rugueux qui, d'une part, provoque dans une faible mesure, une friction du ski lors de son glissement sur de la neige ou sur de la glace, mais qui, d'autre part, sert de structure pour faire adhérer des agents de glissement ou d'antifriction appliqués sous forme de couche. Cette matière de recouvrement qui doit être appliquée de nouveau après son usure doit être adaptée aux propriétés de la neige ou de la glace. On a alors constaté qu'il faut une certaine quantité d'eau, formant une pellicule, en vue d'obtenir des conditions de glissement optimales. Des observations ont montré que non seulement de la neige mouillée engendrant une quantité d'eau trop importante agit défavorablement sur le coefficient de friction mais également la présence d'une trop faible quantité d'eau lors du glissement sur de la neige sèche et froide. On connait par le brevet CH 601.392 une matière de revêtement pour des semelles de skis qui contient au moins une substance soluble dans l'eau base que par exemple le chlorure de sodium qui abaisse le point de congélation en vue d'empêcher l'adhérence de l'eau gelée aux surfaces de glissement. Une solution aqueuse de chlorure de sodium présente en effet un point de congélation qui est plus bas que celui de l'eau pure mais la dissolution du chlorure de sodium exige de la chaleur qui doit être prélevée de l'environnement ce qui conduit à un abaissement de la température. Cet abaissement de la température ne peut pas être évité dans le procédé suivant le brevet suisse et de ce fait l'effet recherché ne peut pas être atteint étant donné que l'abaissement de la température favorise la formation de glace.Même lorsque la solution permet d'abaisser le point de congélation, l'absorption de chaleur peut provoquer et favoriser la formation de glace sur un endroit voisin. La présente invention a pour objet de créer une matière de revêtement qui, même à des températures extrêmement basses, permet de réduire le coefficient de friction entre le ski et la neige ou la glace tout en évitant l'effet désavantageux provoqué par l'adhérence de glace formée. Ce résultat est obtenu conformément à l'invention du fait que la matière de base contient au moins une substance additionnelle qui réagit de façon exothermique avec de la neige ou de la glace en formant des produits réactionnels solubles dans liteau et qui, grâce à leur dissolution dans la pellicule d'eau formée dans la couche limite, produisent un abaissement du point de congélation. Cette substance additionnelle est constituée suivant l'invention par de l'hydrure de lithium et d'aluminium. Selon une variante de l'invention la substance additionnelle est incorporée dans le revAtement de glissement fixé par collage sur la semelle du ski. Suivant une autre caractéristique de l'invention la substance additiqnnelle est incorporée dans un agent de glissement qui sert à l'enduisage de la surface de glissement de skis. D'autres caractéristiques de l'objet de l'invention sont décrites en détail ci-après. Grâce à l'incorporation de substances à réaction exothermique dans la matière de revêtement de semelles de skis ou dans l'agent de recouvrement par application, appelé habituellement "fart", il est possible de faire fondre les cristaux de neige et de glace sur lesquels glisse le ski ce qui conduit à une réduction du coefficient de friction lorsqu'il s'agit d'un milieu froid dont les températures sont comprises entre -10 et -200C. En tant que substance à réaction exothermique on utilise par exemple de l'hydrure de lithium et d'aluminium qui par réaction avec de la neige et de la glace et en libérant de la chaleur, se transforme en hydroxyde de lithium, en hydroxyde d'aluminium et en hydrogène c'està-dire que la réaction chimique à l'extérieur de l'ensem- ble surface de glissement-revêtement crée des produits qui provoquent également un abaissement du point de congélation de l'eau en empêchant ainsi une recristallisation de l'eau. L'effet résultant du processus exothermique ne provient pas de la dissolution en libérant de la chaleur de l'hydrure de lithium et d'aluminium mais de la réaction chimique créant des produits chimiques nouveaux.En conséquence on utilise des substances additionnelles qui libèrent tout d'abord de la chaleur lors d'une réaction exothermique avec de la neige et de la glace avant que les produits interiiediaires ainsi créés puissent se dissoudre. La chaleur de dissolution nécessaire est créée, au moins partiellement, lors de la première phase du processus et elle nta pas besoin autre prélevée de l'environnement. De ce fait Iabisaemcnt du point de congélation n'est pas entravé par un effet opposé comme cela se produit dans le procédé suivant le brevet CH 601.392 où l'abaissement du point de congélation doit contribuer au moins partiellement à la compensation de 1 abaissement de la température ce qui favorise la formation de glace dans des zones voisines. Suivant une caractéristique de la présente invention, la substance à réaction exothermique peut également être incorporée dans la matière de revêtement, dans l'agent de recouvrement par application ou dans les deux. Le procédé de préparation de la matière de revêtement suivant l'invention est caractérisé en ce qu'on ajoute et mélange à une poudre de polymère la substance additionnelle à l'état normal et en ce que le mélange ainsi obtenu est extrudé ou fritté pour obtenir des feuilles ou des bandes. Des rubans ou des découpes sont ensuite taillés dans cette matière première et ils sont fixés par pression et par Effet thermiqrle sur la surface inférieure des ébauches de skis. Selon une autre méthode de préparation suivant l'invention la substance additionnelle est ajoutée en agitant jusqu'à obtention d'une répartition statique dans une matière de recouvrement en fusion. Cette matière de recouvrement se présente alors avantageusement sous une forme cireuse. Après -solidification du mélange composé de la matière de base et de la substance additionnelle se présentant de préférence sous forme de boudin on sectionne des morceaux de taille appropriée qui permettent de farter les surfaces de glissement des skis de façon habituelle pour obtenir la réduction souhaitée du coefficient de friction pour des températures extrêmement basses. REVENDICATIONS 1 - Matière antifriction pour surfaces de glissement de skis dont la matière de base est constituée au moins partiellement par des composés organiques tShngènec burés caractérisée en ce que la matière de base contient au moins une substance additionnelle qui au contact de la neige ou de la glace réagit de façon exothermique en formant des produits réactionnels solubles dans l'eau et qui provoquent un abaissement du point de congélation lors de leur dissolution dans la pellicule d'eau engendrée au niveau de la couche limite. 2 - Matière antifriction suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la substance additionnelle est constituée par de l'hydrure de lithium et d'aluminium. 3 - Matière antifriction suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la substance additionnelle est incorporée dans une matière de revêtement collée sur la semelle du corps du ski. 4 - Matière antifriction suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la substance additionnelle est incorporée dans un agent de glissement destiné à être appliqué sur les surfaces de glissement des skis.