La présente invention concerne un dispositif de commande des butoirs d'une mécanique jacquard, avec un système d'aiguilles comprenant des aiguillettes et des platines tombantes, agissant sur l'une des extrémités des butoirs, avec un peigne de commande actionnant les aiguillettes sélectionnées par les.platines tombantes et avec une plaque perforée servant de butée aux aiguillettes. Les mécaniques jacquard double foule classiques possèdent deux couteaux de lève1 qui opèrent en sens contraire dans le même secteur, de sorte qu'au cours de chaque opération du métier à tisser, un couteau de lève n'effectue qu'un mouvement ascendant ou un mouvement descendant. C'est pourquoi ces mécaniques jacquard opèrent à la moitié de la vitesse de travail du métier à tisser commandé par la mécanique jacquard. L'un des couteaux sert à lever les platines sélectionnées pour chaque insertion impaire de la trame tandis que l'autre couteau sert à lever les platines sélectionnées pour chaque insertion paire de la trame. Chaque platine peut être par conséquent amenée en position haute par l'un ou par l'autre couteau, selon le couteau qui a pour fonction d'amener en position haute la platine correspondant à une insertion de trame déterminée.L'emploi d'une mécanique jacquards double foule de ce genre a permis d'augmenter la vitesse de tissage car cette mécanique jacquard opère seulement à la moitié de la vitesse du métier à tisser. Une mécanique jacquard de ce type est décrite dans le brevet suisse N026 909. Cette mécanique jacquard comporte des platines avec deux jambes munies chacune d'un bec permettant d'opérer en liaison avec l'un ou l'autre couteau de lève. La sélection permettant d'amener les platines en position haute est obtenue à l'aide des butoirs qui coulissent horizontalement perpendiculairement aux platines. Sur chaque butoir sont fixés deux taquets agissant chacun sur une jambe de la platine affectée au butoir correspondant, afin de dégager les crochets situés aux extrémités des jambes des platines, en dehors ou non de la zone d'action des couteaux de lève, Le mouvement des butoirs est commandé par deux barres de commande aménagées à l'avant des butoirs.Autour de chaque barre de commande se trouve un ruban de feuilles de carton jacquard reliées entre elles par des articulations, tandis que chaque carton jacquard muni d'un dessin perforé repose sur la surface latérale de la barre de commande située en face de la partie avant des butoirs. Les barres de commande décrivent un mouvement de va-et-vient, synchronisées l'une par rapport à l'autre dans le sens longitudinal des butoirs, tandis que l'une des barres de commande portant la feuille de carton jacquard se dirige vers les butoirs et que l'autre barre de commande est éloignée des butoirs. C'est ainsi que les butoirs qui peuvent pénétrer dans les trous de la feuille de carton jacquard ne sont pas entraînés alors que les aiguilles qui frappent la feuille de carton jacquard sont entraînées. Pendant la période où l'autre barre de commande s'éloigne des butoirs, cette barre de commande s'avance en tournant d'une division, de telle sorte qu'au moment du retour de la barre de commande, une nouvelle feuille de carton jacquard puisse sélectionner les butoirs qui doivent être entraînés. Avec le système de commande bilatéral que nous venons de décrire, les commandes interviennent alternativement. On dispose donc de deux fois plus de temps pour faire avancer les feuilles de carton jacquard et pour les explorer. Deux barres de commande sont néanmoins nécessaires, et la carte perforée qui porte le dessin du tissu doit être divisée en deux feuilles de carton jacquard. La mécanique jacquard ci-dessus décrite a permis d'atteindre une vitesse opératoire plus élevée que les mécaniques jacquard -traditionnelles. Mais elle a l'inconvénient, du fait de la charge élevée exercée directement sur les feuilles de carton jacquard par les butoirs, de provoquer une très grande usure du carton jacquard. Pour éviter cet inconvénient, il a déjà été proposé d'explorer les feuilles de carton jacquard à l'aide de platines tombantes disposées de préférence verticalement, chacune de ces platines tombantes agissant sur l'aiguillette associée qui correspond ellemême à l'un des butoirs. Dans la zone des extrémités libres des aiguillettes, est disposé un rail de commande animé d'un mouvement de va-et-vient dans le sens longitudinal des aiguillettes et des butoirs, ét présentant une surface d'appui.Les extrémités des aiguillettes dont les platines tombantes ne pénétrent pas dans les trous de la feuille de carton jacquard restent en dehors de la zone d'action de la surface d'appui, et ne sont pas actionnées Les systèmes connus d'aiguilles comportant des aiguillettes et des platines tombantes ne peuvent agir qu'à une extrémité des butoirs, de sorte qu'il est nécessaire d'avancer les feuilles de carton jacquard d'une division pendant une opération du métier à tisser, puis de sélectionner les feuilles de carton jacquard, et d'actionner les butoirs en fonction des informations sélectionnées. C'est la raison pour laquelle il est impossible d'augmenter sensiblement la vitesse opératoire. Avec le mécanisme bilatéral classique ci-dessus décrit, les commandes interviennent alternativement. On dispose donc de deux fois plus de temps pour faire avancer les feuilles de carton jacquard et pour les explorer. Deux barres de commande sont néanmoins nécessaires, et la carte perforée portant le dessin du tissu doit être répartie sur deux cartons jacquard. La mécanique jacquard ci-dessus décrite a effectivement permis d'atteindre une vitesse opératoire-plus élevée que les mécaniques jacquard traditionnelles, mais elle présente toujours un certain inconvénient en ce sens que la barre de commande doit pivoter relativement loin et tourner par secousses, tandis que les feuilles de carton articulées sont amenées elles aussi à se dandiner. Pour éviter cet inconvénient, on a déjà proposé d'explorer des cartons jacquard sous forme de rouleaux de papier continu perforé à l'aide de platines tombantes amenagées de préférence verticalement. Chaque platine agit sur l'aiguillette associée qui correspond elle-même à l'un des butoirs. Dans la zone des extrémités libres des aiguillettes, est disposé un rail d'appui animé d'un mouvement de va-et-vient dans le sens longitudinal des aiguillettes et des butoirs, et présentant une surface d'appui. Les extrémités des aiguillettes, dont les platines tombantes ne pénètrent pas dans les trous du papier de carton jacquard restent dans la zone d'action de la surface d'appui et sont actionnées, de sorte que la platine sort du rayon d'action du couteau et n'est pas levée. Ce système de commande avec des aiguillettes et des platines tombantes convient beaucoup mieux à une augmentation de vitesse que le système de commande décrit dans le brevet suisse N026 909. En effet - les platines tombantes permettent de perforer le carton jacquard avec des trous plus petits et beaucoup plus rapprochés - le carton jacquard, pour cette même raison, n'a pas besoin d'être transporté aussi loin entre deux explorations - le carton jacquard est plus léger et ne peut se dandiner comme les cartons assembles - le mouvement du rail d'appui est beaucoup plus rapproché que le mouvement de la barre de-commande, qui après avoir pivoté, doit encore effectuer une rotation. Par ailleurs, le système de commande avec les aiguillettes pose un problème, car, pour remplacer les butoirs actionnés directement par le carton jacquard et par la barre de commande, il faut faire intervenir trois éléments qui doivent être déplacés horizontalement : le butoir (dit aussi butoir principal) et les deux aiguillettes. Si la poussée s'exerce par exemple depuis l'aiguillette gauche sur le crochet principal, l'aiguillette droite est également poussée, ce qui revient à dire qu'elle doit srécarter. Maintenant, si le crochet principal est ramené en arrière en position centrale par la jambe de platine formant ressort, l'aiguillette gauche est en même temps ramenée dans sa position initiale, mais l'aiguillette droite doit être ramenée en arrière -par un autre moyen. De même, pour une poussée exercée de droite à gauche.Sans aucune intervention extérieure, les trois crochets sont toujours en position centrale, à partir de laquelle s'effectue la commande. Après avoir-été actionnées, les trois aiguilles reviennent toujours dans cette position de départ. Cet aménagement, avec ressort de rappel agissant sur les aiguillettes, est d'un fonctionnement très sur. I1 Il~comporte néanmoins un inconvénient, qui remet en cause son utilisation pratique en service permanent. On sait que, pour actionner une jambe de platine, il faut exercer sur l'aiguillette une poussée qui doit l'emporter non seulement sur le ressort de la jambe de platine, mais aussi sures ressorts de rappel des aiguillettes. I1 en résulte une augmentation de la pression s'exerçant par unité de surface entre le rail d'appui et l'aiguillette. L'expérience montre que l'usure de ces deux éléments (due à la pression précitée), est la condition d'un bon fonctionnement et d'une longue durée d'usage des mécaniques jacquards. Ce serait donc une erreur de chercher à augmenter la vitesse opératoire dans des conditions indésirables de pression par unité de surface. La présente invention a pour but de proposer un dispositif du genre précité, permettant de commander les butoirs en fonction des informations contenues dans les feuilles de carton jacquard à une -vitesse plus élevée que le permettaient jusqu'ici les dispositifs classiques de ce genre. Selon l'invention, le dispositif précité est caractérisé en ce qu'il comporte un second. système d'aiguillettes, pour agir sur les autres extrémités des butoirs, un second peigne de commande et une seconde plaque perforée ; des moyens pour synchroniser les mouvements des deux peignes de commande dans le sens longitudinal des butoirs ; chaque plaque perforée étant mise en appui sur une butée par au moins un organe formant ressort tout en étant supportée dans des conditions élastiques dans le sens opposé. L'objet de la présente invention est plus amplement décrit en se référant à l'exemple représenté sur le schéma. Sur ce schéma la figure 1 est un exemple de réalisation du dispositif conforme à la présente invention destiné à actionner les butoirs d'une mécanique jacquard, sous forme schématique la figure 2 est une variante sous forme semi-schématique de l'un des deux systèmes d'aiguilles du dispositif de la figure 2, et la figure 3 représente le schéma de la commande d'une partie du dispositif selon la figure 1. Au centre de la figure 1, on voit quatre butoirs 1 d'une mécanique jacquard partiellement représentée. A chaque butoir 1 correspond une platine 2 à deux jambes 3 et 4. Chaque butoir possède deux becs 5 et 6 qui peuvent agir chacun sur l'une des jambes 3 ou 4. Les butoirs 1 passent dans les trous des plaques de guidage 7 et 8, qui sont solidaires d'un bati (non représenté) Les plaques de guidage 7 et 8 permettent aux butoirs 1 de décrire un mouvement de va-et-vient en sens horizontal par les moyens ciaprès décrits. Au repos, les platines 2 reposent sur une planche 9. Les extrémités libres des jambes 3 et 4 des différentes platines 2 sont conçues sous forme de crochets 10 ou 11, afin de pouvoir opérer conjointement avec les couteaux de lève 12 ou 13. Tous les couteaux de lève 12 sont fixés sur une corbeille partiellement représentée 14, et tous les couteaux i3 sont fixés sur une corbeille 15 également partiellement représentée. Les corbeilles à couteaux 14 et 15 sont animées de mouvements réciproques ascendants et descendants (sous l'action d'organes moteurs non représentés). En ce qui concerne le dispositif représenté sur la figure 1, la corbeille à couteaux 14 se trouve dans sa position la plus basse, prête à commencer son mouvement ascendant. En conséquence, la corbeille à couteaux 15 se trouve dans sa position la plus haute, prête à commencer son mouvement desc-endant. Le butoir le plus haut et l'avant-dernier butoir en bas se trouvent, comme on l'explique ci-après en position de repos, ce qui revient à dire qu'ils se trouvent à égale distance entre deux positions extrêmes éventuelles.Chaque butoir 1, en position de repos, n'exerce aucune influence sur les platines correspondantes 2, comme on le voit sur la figure 1 du fait que les jambes 3 et 4 des platines correspondantes 2 sont parallèles l'une à l'autre. I1 en résulte que le crochet 10 de la troisième platine de gauche se trouve dans la zone d'action du couteau 12 qui provoque sa montée. I1 n'en est pas de même pour la quatrième platine 2 par exemple, car le butoir 1 qui lui correspond, c'est-à-dire le plus bas de la figure 1, se trouve en position extrême droite. I1 a donc entraîné la jambe 3 de cette platine vers la droite par l'intermédiaire du taquet 5, de sorte que le crochet 10 se trouve hors de de portée du couteau 12. En conséquence, cette platine repose sur la planche 9 pendant la montée de la corbeille à couteaux. Pour éviter un travail inutile, on a prévu également des couteaux accrochables 16 pivotant sur une arête, et associés aux becs 17 ou 18 fixés sur les jambes 3 et 4. Juste avant la descente de la corbeille à couteaux 15, les couteaux d'accrochage 16 sont amenés dans la position représentée sur la figure 1. Si, par exemple pour l'insertion d'une nouvelle duite, la première platine 2 à partir de la gauche se trouve également en position haute, le bec 17 bute sur le couteau d'accrochage 16, empêchant la platine de descendre, alors que le couteau 13 descend. La jambe 3 de la deuxième platine 2 depuis la gauche est déviée par le deuxième butoir 1 à partir du haut, de sorte que cette platine 2 descend en même temps que le couteau 13. En effet, le bec 17 passe à.côté du couteau d'accrochage 16. Juste avant la remontée de la corbeille à couteaux 15, les couteaux d'accrochage 16 pivotent d'environ 40C en sens contraire des aiguilles d'une montre pour pouvoir, dans tous les cas, s'engager dans les becs 18 des jambes 4 des platines. On voit ainsi que les platines peuvent être à volonté amenées en position haute et rester en position haute ou en position basse, selon que les butoirs correspondants se trouvent en position de repos ou en position extrême. Le déplacement des butoirs 1 à partir de leur position de repos, vers l'une des deux positions extrêmes, est obtenu à l'aide du dispositif représenté sous forme simplifiée et schématique sur la figure 1. I1 comprend deux systèmes d'aiguilles 19, et 20. Chacun de ces systèmes d'aiguilles possède un nombre d'aiguillettes 21 ou 22, correspondant au nombre de butoirs 1, le même nombre de platines tombantes 23 ou 24, et une plaque perforée 25 ou 26, traversée par les aiguillettes. Les extrémités des aiguillettes 21 et 22 qui sortent des-plaques perforées en direction des butoirs 1 sont munies d'une tête 27 ou 28, qui repose d'une part sur l'avant des butoirs 1 et peut reposer d'autre part sur la plaque perforée 25 Qu 26. Les autres extrémités des aiguillettes 21 et 22 reposent sur les rails d'appui 29 ou 30, réunis sous la forme d'un peigne d'appui 31 ou 32.Les deux peignes d'appui 31 et 32 sont rendus solidaires par une barre 33, de sorte que les rails d'appui 29 et 30 fixés dans les peignes d'appui sont associés au mouvement longitudinal des butoirs 1. I1 est préférable de solidariser par une barre les deux extrémités opposées des peignes d'appui 31 et 32, de sorte que les peignes d'appui et les deux barres forment un cadre rigide et robuste. Les rails d'appui 29 et 30 comportent une surface d'appui plane 34 qui s'étend sur toute leur largeur-, pour recevoir les extrémités extérieures des aiguillettes 21 ou 22 qui n' ont pas à transmettre un mouvement de poussée sur les butoirs 1. Chaque rail d'appui 29 et 30 possède une surface d'appui 35 coopérant avec les aiguillettes 21 ou 22, qui ont été sélectionnées pour transmettre un mouvement de poussée au butoir correspondant 1. Le rail d'appui le plus bas des peignes d'appui 31 et 32 ne sert qu'à recevoir les aiguilllettes qui ne participent pas à la poussée des butoirs 1 , ce qui permet de ne pas utiliser la surface d'appui 35. La distance entre les surfaces d'appui 35 du rail d'appui 29 et la surface d'appui opposée 35 du rail d'appui 30 est un peu plus grande que la somme des longueurs des aiguillettes 21 et 22 essentiellement rectilignes, et des butoirs 1 placés entre les deux aiguillettes. I1 est donc impossible que les aiguillettes ou les butoirs soient endommagés par les rails d'appui. Les plaques perforées 25 et 26, à la différence des systèmes d'aiguilles classiques, ne sont pas montées fixes, mais au contraire appuyées en butée par les ressorts 36 contre les butoirs 1. Cette butée est constituée, dans la version représentée sur la figure 1, par une plaque de guidage 37 (partiellement indiquée), solidaire du bâti de la mécanique Jacquard dans des conditions non représentées.La plaque de guidage possède une grande ouverture centrale 38, dans laquelle passent les aiguillettes 21 ou 22, et des trous 39 dans lesquels passent des tiges de guidage 40 ayant une extrémité solidaire de la plaque perforée 25 ou 26. A l'autre extrémité,un bouton a été prévu pour venir en appui sur la plaque de guidage 37 agissant comme butée, afin de limiter le mouvement des plaques perforées. Sur la barre 33 sont fixés des taquets 41 et 42, pour entraîner alternativement vers l'extérieur l'une ou l'autre des plaques perforées 25 ou 26, en opposition avec les ressorts de rappel 36. Ce cas est illustré sur la figure 1, par exemple pour la plaque perforée 26. Les platines tombantes 23 ou 24 passent dans les trous d'un support fixe 43 ou 44 (partiellement représenté), et peuvent être animées d'un mouvement ascendant et descendant sans grande dépense d'énergie. Chaque platine tombante 23 ou 24 possède un oeillet 45 (ou deux becs) traversé par l'une des aiguillettes 21 ou 22. Près de l'extrémité inférieure des platines tombantes est disposée une table 47 ou 48 comportant un grand nombre d-'orifices. Au-dessus de cette table avancent pas à pas les feuilles de carton jacquard en forme de ruban 49 ou 50, de préférence en papier millimétré. La figure 3 permet de décrire ci-après plus en détail le fonctionnement du dispositif de la figure 1. Sur la figure 1, la barre 33 n'est représentée que par un trait, et l'extrémité gauche du trait peut représenter l'un des rails d'appui 29. L'extrémité droite du trait peut représenter l'un des rails d'appui 30, car les rails d'appui, comme indiqué plus haut, sont solidaires de la barre 33. A l'aide d'un premier dispositif comprenant une plaque à came 51, un levier coudé 52, une patte 53 et un ressort de traction 54, la barre 33 est amenée à décrire un mouvement de va-et-vient dans le sens longitudinal de la barre, au rythme de la rotation du galet excentrique 51. Ce mouvement est effectué simultanément par tous les rails d'appui 29 et 30.Aux extrémités de la barre, intervient un deuxième dispositif qui comprend une plaque à came 55 ou 56, un levier coudé 57 ou 58, une patte 59 ou 60 et un ressort de traction 61 ou 62. Ce deuxième dispositif amène les extrémités de la barre 33 ou les rails d'appui 29 et 30 à décrire des mouvements ascendants et descendants identiques mais decalés, dans le but d'entraîner chacun des rails d'appui 29 le long d'un parcours 63 et chacun des rails d'appui 30 le long d'un parcours 64. La barre 33 ne décrit donc pas seulement un mouvement de va et-vient longitudinal, mais aussi un mouvement pivotant ascendant et descendant autour de son centre 65 qui est également le point de jonction avec le premier dispositif. Ce mouvement pivotant n'est pas transmis aux butoirs 1, car ceux-ci traversent leur plaque de guidage 7 et 8. Dans la phase opératoire représentée sur la figure 3, le centre 65 de la barre 33 se trouve en position centrale ou position de repos. A ce moment, tous les butoirs 1 se trouvent également en position de repos; à partir de laquelle ils sont amenés à occuper leur position extrême droite ou gauche. Les rails d'appui 29 se trouvent dans leur position la plus basse, (point A du parcours 63) et les rails d'appui 30 se trouvent dans leur position la plus haute, (point B' du parcours 64).Les extrémités libres des aiguillettes 21 sont amenées par gravité à reposer sur les surfaces d'appui 34 du rail d'appui 29, ce qui provoque la descente des platines tombantes 23. Ainsi, la feuille de carton jacquard 49 est frappée uniquement par les extrémités inférieures des platines tombantes 23, devant lesquelles n'existe aucun trou sur la feuille de carton jacquard. Les platines tombantes 23 qui trouvent un trou devant elles, descendent jusqu'à ce que l'extrémité libre de l'aiguillette correspondante 21 repose sur la surface d1appui 34 de la barre d'appui associée- 29. Les aiguillettes 21 correspondant aux platines tombantes 23, qui frappent la feuille de carton jacquard 49, ne descendent pas. Ainsi, elles restent à portée des surfaces d'appui 35 des rails d'appui 29. C'est le cas par exemple de l'avantdernière platine tombante la plus haute, et de la platine tombante la plus basse 21 de la figure 1.Au moment où les rails d'appui 29 se trouvent au point A du parcours 63, la sélection des butoirs 1 qui doivent être actionnés est déjà effectuée. A ce moment, les rails d'appui 30 se trouvent aux point B' du parcours 64, dans leur position la plus haute. Les extrémités libres de toutes les aiguillettes 22 reposent sur la surface d'appui 34 des rails d'appui 30, hors de portée des surfaces d'appui 35 des rails d'appui 30. Les platines tombantes 34 se trouvent donc toutes également dans leur position la plus haute où elles ont été amenées par la feuille de carton jacquard 50. C'est donc le moment le plus favorable pour avancer d'une division la feuille de carton jacquard 50 placée sur la table 48 par un moyen non représenté). A ce moment également, les taquets 41 et 42 sont toujours au contact des plaques perforées correspondantes 25 ou 26, sans toutefois écarter celles-ci de leurs butées. Partant de la phase opératoire représentée sur la figure 3, la plaque à came 51 et les deux cames 55 et 56 sont amenées à tourner à la même vitesse dans le sens indiqué par des flèches. En conséquence; les rails d'appui 29 se déplacent le long du parcours 63 jusqu'au point C, et les rails d'appui 30 se déplacent lé long du parcours 64 jusqu'au point C'. La position occupée par le dispositif au moment correspondant au point C, est représentée sur la figure 1. La barre 33 est presque totalement amenée dans sa position extrême droite, et le taquet 41 est dégagé de la plaque perforée 25, car les boutons des tiges de guidage 40 reposent sur la plaque de guidage 37. Le taquet 42 a entraîné la plaque perforée 26 vers les rails d'appui 30,en déformant les ressorts 36. Ainsi, les butoirs 1, sélectionnés pour la poussée, comme par exemple l'avant-dernier en haut et le dernier en bas, sont poussés librement par les rails d'appui 29 et par les aiguillettes 21 qui se trouvent à portée des surfaces d'appui 35 de ces rails d'appui. Les butoirs sont poussés librement dans leur position extrême droite, ce qui provoque la mise en action des platines sélectionnées 2. Comme les aiguillettes 22 reposent sur les surfaces d'appui 34 des rails d'appui 30, elles ne sont aucunement gênées par les surfaces d'appui 35 des rails. Au cours de cette phase opératoire, les couteaux de lève 12 commencent leur mouvement ascendant, et les couteaux de lève 13 leur mouvement descendant, tandis que les platines 2 sont amenées en position haute.Les butoirs correspondants 1 n'ont pas été déplacés, et les platines 2 qui sont amenées de la position haute en position basse sont celles dont les butoirs 1 ont été déplacés. Peu après la prise en charge des platines sélectionnées 2 par les couteaux de lève 12 ou 13, les rails d'appui 29 montent, et les rails d'appui 30 descendent. Les platines tombantes 23 sont ainsi éloignées de la feuille de carton jacquard 49,et les platines tombantes 24 sont dirigées vers la feuille de carton jacquard 50. Aussitt après, la barre 33 est poussée en sens opposé (vers la gauche des figures 1 et 3), jusqu'à revenir à sa position centrale dans la phase opératoire correspondante au point B du parcours 63, et au point A' du parcours 64. Le taquet 42 est alors également amené vers la gauche, et la plaque perforée 26 revient en position de butée sous l'action des ressorts 36. Le retour de la plaque 26 dans sa position de butée amène toutes les aiguillettes 22, auparavant en position indé-finie, dans une position de départ bien définie où les têtes d'aiguillettes 28 reposent sur la face avant des butoirs 1. Juste avant que les rails d'appui 30 atteignent le point A' du parcours 64, elles sont amenées à descendre rapidement par le profil abrupt 65 de la came 56. Pendant cette descente rapide, le dessin de la feuille de carton jacquard 50 est exploré par les platines tombantes 24, et les platines tombantes 24 qui ne tombent pas sur un trou de la feuille de carton jacquard, maintiennent l'aiguillette correspondante à portée de la surface d'appui 35 des rails d'appui 30. Cependant, les extrémités libres des autres platines tombantes 22 reposent sur la surface d'appui des rails d'appui 30.Pendant le déplacement des rails d'appui 29, du point A au point B, et pendant le déplacement des rails d'appui 30, du point B' jusqu'au point A' du parcours 64, les couteaux de lève 12 et 13 décrivent un cycle opératoire complet, comportant une fois un mouvement ascendant et descendant ou vice-versa. Ensuite, commence la phase opératoire où les butoirs 1 sont actionnés par le système d'aiguilles 20tandis que le taquet 6 des butoirs sélectionnés agit sur les jambes 4 des platines 2. Cellesci doivent être amenées en position haute ou en position basse au cours du cycle opératoire suivant, décrit par les couteaux de lève 12 et 13. Pour que les butoirs sélectionnés 1 puissent venir sans difficulté dans leur position extrême gauche, la plaque perforée 25 est déplacée vers la gauche par le taquet 41, c'est-à-dire vers les rails d'appui 29. Ensuite reprennent toutes les opérations précédemment décrites, à la seule différence que le rôle des systèmes d'aiguilles 19 et 20 est interverti. Au cours des opérations ci-dessous décrites, la feuille de carton jacquard 49 a permis de sélectionner les butoirs 1 et mettre en action, et les butoirs correspondants 1 sont poussés dans leur position extrême droite par le rail d'appui 29 et les aiguillettes 21. Pendant la seconde phase opératoire où les rails d'appui 30 passent du point A' au point B' sur le parcours 64, la feuille de. carton jacquard 50 sélectionne les butoirs qui doivent être amenés dans leur position extrême gauche, à l'aide des rails d'appui 30 et des aiguillettes 22. Ainsi, les butoirs 1 correspondant à chaque cycle impair décrit par les couteaux de lève 12 et 13 ou par le métier à tisser non représenté, sont sélectionnés et actionnés par le système d'aiguillettes 19. Et les butoirs 1 correspondant au cycle pair des couteaux de lève, sont sélectionnés et actionnés par le système d'aiguillettes 20. La vitesse de travail des différents systèmes d'aiguillettes 19 et 20 est par conséquent deux fois moins élevée que la vitesse de travail des couteaux de lève ou du métier à tisser. C'est la raison pour laquelle les systèmes d'aiguillettes peuvent opérer plus lentement et, par conséquent avec une meilleure précision.En d'autres termes, l'invention permet d'augmenter la vitesse opératoire de la mécanique jacquard, et d'atteindre sans difficulté un débit de 500 duites par minute ou plus. La figure 2 montre schématiquement l'un des deux systèmes d'aiguillettes qui se font face. La plaque perforée 66 se trouve dans une position différente de celle représentée dans la version de la figure 1. Le peigne d'appui 67 portant les rails d'appui 68 est associé au peigne d'appui opposé (non représenté) par l'intermédiaire de la barre 69 partiellement représentée. Les aiguillettes 71 passent dans les trous 70 de la plaque perforée 66, et les têtes 72 des aiguillettes 71 reposent sur la plaque perforée 66. Les autres extrémités des aiguillettes 71 reposent sur les surfaces d'appui planes 72 des rails d'appui 68, au cas où la platine tombante correspondante 74 ne buterait pas sur une feuille de carton jacquard 75. C'est le cas par exemple pour la première ét la troisième platines tombantes en partant de la gauche.Les platines tombantes 74 reposant sur la feuille de carton jacquard 75, telles que par exemple la deuxième et la troisième platines tombantes 74, maintiennent les extrémités libres des aiguillettes correspondantes à portée de la surface d'appui 76 de l'avant-dernier rail d'appui 68 en haut, et du dernier rail en bas Les butoirs des têtes 72 des platines,à droite de la figure 2, ne sont pas représentés. La plaque perforée 66 est fixée sur un support coudé 77 relié au bâti (non représenté) du système de platines par l'intermédiaire de deux leviers pivotants 78 et 79, parallèles de préférence. L'une des jambes du support 77, les deux leviers pivotants 78 et 79 ainsi que le bâti (non représenté) forment ensemble un guidage parallèle de la plaque perforée 66. La plaque perforée 66 est écartée des rails d'appui 68 par un ressort de traction 80. Un galët de contact 82, associé-au taquet d'entraînement 83 salidaire de la barre 69, est monté sur un boulon 81 qui permet au levier 78 de pivoter sur le bras-support 77. La phase opératoire représentée sur la figure 2-correspond à la position des rails d'appui 68 en un point du parcours 63 (figure 3) situé juste avant le point A. Les platines tombantes 74 viennent de descendre sur le carton jacquard 75, et la barre 69 n'a pas encore atteint sa position centrale où la plaque perforée 66 appuie complètement sur les butées 84. Pendant cette phase opératoire, le dessin perforé sur la feuille de carton jacquard 75 est déjà sélectionné par les platines tombantes, et les aiguillettes correspondantes 71 se trouvent déjà dans la position sélectionnée où elles coopèrent avec les surfaces de butée 76 des rails d'appui-correspondants 68.Immédiatement après, les rails d'appui 68 se rapprochent de la plaque d'appui 66, tandis que les aiguillettes sélectionnées 71, (par exemple l'avantdernière aiguillette en haut, et la dernière aiguillette en bas), sont entraînées par les rails d'appui 68 en direction des butoirs (non représentés), pour amener ces derniers dans leur position extrême droite. Dans l'exemple de la figure 1, on a représenté seulement quatre platines et quatre butoirs pour plus de clarté. Sur cette figure schématique, chacun des systèmes de platines 19 et 20, ne comporte également que quatre aiguillettes et quatre platines tombantes. En réalité, on peut prévoir jusqu'à 400 platines et butoirs et même plus. Et on peut disposer au total 800 aiguillettes ou davantage, avec le même nombre de platines tombantes, aux deux extrémités des butoirs. Le dispositif ci-dessus décrit a également l'avantage de pouvoir loger sur un espace restreint un grand nombre de butoirs, d'aiguilllettes et de platines tombantes. REVENDICATIONS 1. Dispositif de commande des butoirs d'une mécanique Jacquard comportant un système de platine à aiguillette et platine tombante, pour agir sur l'une des extrémités des butoirs, un peigne d'appui pour déplacer les aiguillettes sélectionnées par les platines tombantes, et une plaque perforée servant de butée aux aiguillettes, caractérisé en ce qu'il comporte un second système de platine pour agir sur les autres extrémités des butoirs, un second peigne d'appui et une seconde plaque perforée, et des moyens pour assurer les déplacements synchronisés des deux peignes d'appui dans le sens de la longueur des butoirs, chaque plaque perforée étant mise en appui par au moins un organe à ressort sur une butée et pouvant être déplacée élastiquement dans le sens opposé. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'à chaque peigne d'appui est relié un taquet, qui entraîne la plaque perforée correspondante en opposition avec la force de rappel du ressort, pendant le mouvement du peigne d'appui depuis sa position centrale vers l'extérieur. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les organes de synchronisation des mouvements des deux peignes d'appui comprennent une barre qui les relie solidairement l'un à l'autre, un premier dispositif commandant le mouvement de va-et-vient de la barre dans le sens de sa longueur, et un second, ou de préférence deux seconds dispositifs agissant sur l'extrémité de la barre pour faire monter et descendre en sens contraire les extrémités de la barre. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le premier dispositif comporte un levier à deux bras pivotant autour d'un point fixe, l'une des extrémités de ce levier étant reliée à la barre par l'intermédiaire d'une patte, tandis qu'à l'autre extrémité du levier est aménagé un organe tâteur reposant sur une plaque d'excentrique avec un ressort destiné à appuyer l'organe tâteur sur la plaque d'excentrique. 5. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le second dispositif comporte un levier à deux bras dont l'une des extrémités est reliée par l'intermédiaire d'une patte à la partie terminale correspondante de la barre,et qu'à l'autre extrémité du levier est aménagé un organe tâteur reposant sur une plaque à came. 6. Dispositif selon l'une des revendications 2 ou 3, caractérisé par le fait que la plaque d'excentrique et la plaque à came tournartsolidairement à la même vitesse. 7. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que chaque plaque perforée est fixée sur un support formant, avec deux leviers pivotants un guidage parallèle, par le fait qu'un galet tâteur est monté sur le support et accouplé au taquet d'entrainementsolidaire du peigne d'appui correspondant, et par le fait que le taquet est aménagé de telle sorte qu'il n'actionne le galet tâteur que si le peigne d'appui sort de sa position centrale.