La présente invention a pour objet un procédé amélioré pour obtenir du gaz de fumier. Jusqu'à présent, on utilisait pour produire du gaz de fumier de la paille, notamment la paille usée provenant des litiè res d'étables ou d'écuries, que l'on soumettait à un processus de fermentation tel que décrit dans le brevet français nO 893 767. On a' découvert que l'adjonction dans ce milieu putride de dechets et de sous-produits provenant des abattoirs améliorait de façon surprenante le rendement en gaz combustible obtenu. La présente invention vise plus particulièrement un procedé amélioré de production de gaz de fumier, caractérisé par le fait que l'on utilise un milieu de fermentation constitué par au moins un composé divisé parmi le contenu du tube digestif des animaux herbivores, le milieu intérieur des animaux domestiques, et que l'on ajoute éventuellement au milieu de fermentation des sels miné raux et/ou des agents-tampon, ainsi que du fourrage, du fumier et/ou du purin. On utilise de façon préférentielle le contenu de la panse des bovidés. Selon un mode de réalisation avantageux, on effectue le broyage direct de la panse lorsque cette dernière vient d'être prélevée puis on transporte le produit obtenu au lieu d'utilisation, Dans un souci de rendement énergétique, il convient de transporter les matériaux provenant des abattoirs dans des conte neurs hermétiques calorifugés. Il y aura lieu également de maintenir le milieu à un p11 approprié pour que les bactéries saprophytes du tube disgestif des animaux puissent continuer le développement et leur action. À cet effet, on pourra ajouter des substances minérales choisies dans les gammes de tampons connues. On obtient ainsi un gaz de fermentation très riche en mé thane que lton enrichit par les méthodes classiques de façon à pou savoir le conditionner par exemple en bouteilles à 200 atmosphères. Les rendements très élevés obtenus sont dus à une accélération sur prenante de la fermentation, du fait de l'élimination de la phase cellulolytique. Le procédé selon l'invention peut être mis eaoeuvre en utilisant les appareillages classiques de la fermentation méthanique. On a représenté dessin annexé une cuve gazomètre appropriée. Si l'on se reporte au dessin, on voit que la,cuve de fermentation 1 contenant les matières à traiter est surmontée de la cloche gazomètre 2. La cloche 2 n'est pas-montée à frottement sur la cuve inférieure 1 comme dans les cloches gazomètres de type courant ; cette cloche est prolongée dans un puits annulaire 3 formant double paroi de la cuve, double paroi qui peut s'étendre sur toute la hauteur de la cuve ainsi qu'il est indiqué au dessin. Le puits annulaire 3 s'étend sur une hauteur convenablement calculée de la cuve pour permettre le déplacement normal de la cloche 2. Ce puits est rempli d'un liquide formant joint hydraulique entre la cuve et le gazomètre. De plus, on a intéret à avoir une paroi extérieure plus haute que la paroi intérieure de teIle manière qu'il ne s'écoule que le minimum d'eau lors du gonflement du milieu de fermentation et que la paroi intérieure se trouve immergée tout au moins au début de l'opération pour éviter que le gaz ne chemine à travers cette paroi pour s'échapper au dehors sous le joint d'eau. La cuve ainsi décrite peut recevoir jusqu a 750 à 800 kilogrammes de milieu de fermentation et 20 kilogrammes d'eau par mètre cube de capacité. Le principal intérêt de-ce dispositif de montage, en dehors de l'étanchéité, réside dans le fait que la matière à traiter peut etre introduite dans la cuve et- comprimée fortement dans cette dernière de telle sorte que la quantité de milieu de fermentation traitée dans un appareil de dimensions données est très notablement supérieure à la quantité qu'il est possible d'introduire dans le même appareil sous la forme non comprimée. La compression de la matière dans un appareil ordinaire sans montage à joint hydraulique ne permettrait pas en effet le coulissement du gazomètre sur la cuve ; le frottement de la matière compriméé sur la face intérieure du gazomètre empêcherait pratiquement tout déplacement de ce gazomètre. On peut prévoir une aération naturelle par des ouvertures se trouvant sur la paroi interne du joint d'eau. Pour les grosses cuves, une aération forcée par le fond de la cuve est préférable. C'est ainsi qu'il est indiqué au dessin un tuyau 4 d'ad- mission d'air sous pression débouchant au fond de la cuve sous une dalle surélevée de chargement 5. Les gaz produits -sont recueillis dans un tuyau 6 débouchant à la partie supérieure de la cuve et à sa partie supérieure avec élimination du liquide entrarné par un siphon 7. Une porte 8 sur le sommet de la cloche permet le chargement de la cuve sans démontage de la cloche. Ce dispositif d1insuf- flation d'air permet d'obtenir en hiver une fermentation aérobie plus chaude et plus rapide. La fermentation méthanique qui succédera à la fermentation aérobie sera également plus rapide du fait que la masse sera plus chaude et que l'aération forcée aura plus complètement détruit les matières toxigènes dont la présence freine considérablement la fermentation. Il est bien entendu que la cuve pourra comporter tous dispositifs de chauffage et de calorifugeage connus. REVLND ICliAT ION Procédé amélioré de production de gaz de fumier, caractérisé par le fait que l'on utilise un milieu de fermentation constitué par au moins un composé choisi parmi le contenu du tube digestif des animaux herbivores, le milieu intérieur des animaux domestiques, et que l'on ajoute éventuellement au milieu de fermentation des sels minéraux et/ou des agents-tampon, ainsi que du fourrage, du fumier et/ou du purin.