L'invention a pour objet des perfectionnements apportés aux freins pour skis, que ces freins soient intégrés aux fixations des skis, ou bien qu'ils soient montés sur des fixations d'un type quelconque, lesdites fixations ainsi complétées étant alors rapportées sur les skis à équiper, ou bien que les freins en question soient adaptés sur des skis déjà pourvus de leurs fixations. D'une manière générale,la plupart des-freins de skis comportent des éléments mobiles qui sont effacés lorsque le skieur chausse ses skis, par le fait que la semelle de la chaussure du skieur, en reposant sur la face supérieure du ski, met hors d'action ces éléments, et qu'au contraire, lorsque, pour une raison ou une autre, la chaussure se sépare du ski, ces éléments se trouvent li bérés de leur position "rentrée" et viennent pour partie s'enfoncer dans la neige, stoppant ou du moins ralentissant ainsi très fortement le déplacement du ski incontrolé. Dans certains freins de skis de ce genre, l'effacement des éléments mobiles, le plus souvent, constitués par des tiges mé talliques, se fait en soumettant le matériau constituant ces tiges à un certain effort élastique notamment à un effort de torsion. De tels dispositifs présentent certains inconvénients, en particulier ceiui d'étre en acier qui finit par se rouiller au contact de l'humidité et celui d'occasionner des problèmes de gel métal sur métal assez ennuyeux. En outre, les tiges métal liques sont fréquemment, dans la pratique du ski, l'objet de dE- formations permanentes, qui donnent lieux parfois à des difficultés de fonctionnement. Dans d'autres freins de skis du genre en question, des orga-- nes élastiques sont interposés entre le ski lui même (ou une pièce qui en est solidaire) et les éléments mobiles dont la libération stoppe le déplacement du ski "vagabond". Ces organes élastiques se trouvent sous tension durant le temps que la chaussure est en place sur le ski et, lorsqu'il en va autrement, i se détendent et permettent aux éléments mobiles, le plus souvent constitués par des bras d'un étrier en U, de se placer transversalement au ski:, sous celui-ci , et due se ficher dans la neige. Mais, dans Ces réalisations, on retrouve les inconvénients signalés plus haut, attachés à l'emploi de ce métal. Par ailleurs, l'utilisation d'un ressort nécessite le plus souvent le recours à des agencements assez compliques. On a delà aussi eu recours, commeworganes élastiques1 à des lames-ressorts en aciez spécial inoxydable, qui sont d'un emploi plus simple. Voir par exemple à cet égard, le brevet des Etats Unis d'Amérique nO 3 873 108,mais, dans les réalisations adoptées, la lame, fixée sur le ski à une extrémité, n'exerce à l'autre bout qu'un simple appui linéaire sur la traverse de l'étrier, ce qui procure,en marche arrière du ski, lors de la libération de la contrainte mécanique, un effort de rappel insuffisant de l'étrier pour permettre à ses bras de s'enfoncer suffisament dans la neige, surtout lorsque celle-ci est dure. La présente invention a pour objet des freins pour skis du dernier genre venant d'etre mentionné et qui, notamment, soient de fabrication simple, légères, robustes, économiques, facilement adaptables sur fixations et skis de tous types, qui ne donnent pas lieu à des formations permanentes, ni aux problèmes de gel métal sur métal. L'invention permet aussi de rapporter tout le frein, en position tendue, sur la face supérieure du ski, d'ou1 pour le skieur, une plus grande liberté d'inclinaison latérale, sans contact avec la neige, en cas de forte descente ou de virages prononcés et possibilité de prises de carres très accentuées, avec contrôles précis. Enfin, un frein de ski selon l'invention est tel que l'action de son element elastique s'exerce que le ski soit déplace: dans le sens normal de son avancement ou qu'il le soit dans le sens opposé. L'invention consiste principalement en ce que, dans les freins de skis du dernier genre mentionné, la lame-ressort interposée entre le ski et l'étrier est fixée à l'une de ses extrémités sur la face supérieure du ski et est liée à l'étrier par coulissement de son autre extrémité dans le plan de la traverse dudit étrier, plus particulièrement par engagement transversal dans l'épaisseur de ladite traverse. L'invention est en outre caractérisée par d'autres dispositions secondaires qui apparaîtront plus clairement à la lumière de la description qui suit, donnée à seul titre indicatif, avec référence aux dessins ci-annexés où sont montrés - en figure 1, en vue latérale, un frein de ski selon l'invention, monté sur un ski chaussé et en position effacée, - en figure 2, en semblable vue latérale, ce même frein de ski, monté sur le ski en train d'être déchaussé, mais en position de freinage, - en figure 3, en perspective cette fois, les mêmes éléments qu'en figure 2, - en figure 4, enfin, une coupe médiane selon IV-IV figure 3. Le frein de ski selon l'invention,conformément au mode de réalisation préféré représenté, comporte tout d'abord un étrier en U 1, constitué essentiellement par une traverse plate 2 et par deux bras latéraux 3. Une face de l'étrier (celle - 4 dont la partie de la traverse est destinée à recevoir le talon de la chaussuredu skieur) est plane, tandis que l'autre 5 (Cf. figures 3 et 4) se trouve légèrement renflée en 5a , là où les bras 3 recoivent l'axe d'articulation de l'étrier sur le ski (Cf. plus loin), et est quelque peu amincie vers les extrémités libres 7 de ces bras 3, sauf à ces extrémités elles-mêmes où les bras sont renforcés en 8 et comportent des redents 9.L'étrier 1 peut etre établi en tous matériaux appropriés, mais il est de préférence cons titubé en une matière plastique rigide, légère, convenablement r8- sistante au froid,telle notamment qu'un poly-carbonate. Un axe d'acier 10 est monté transversalement sur les deux bras 3 de l'étrier 1 à hauteur du renflement 5 et cet axe peut tour illonner dans un enroulement en tole 11, servant de palier, de largeur quelque peu inférieure à la largeur du ski 12 sur lequel une partie plane 14 de la tole de cet enroulement se trouve fi xée par deux vis 13. Ainsi,l'étrier 1 se trouve-t-il articulé sur la face supérieure 12a du ski 12. Le frein de ski selon l'invention comporte également, comme organe élastique interposé entre les étriers 1 et le ski 12, une lame-ressort 15, en acier-ressort inoxydable écroui de forme général en V ( u en grand L majuscule à faible ouverture), dont une branche 16 est plane et est fixée sur la face supérieure 12a du ski,de de préférence à l'aide des mêmes vis 13 qui solidarisent la partie plane 14 avec cette même face, ce pourquoi cette partie plane 14 et la branche plane 16 sont superposées. L'autre branche 17, à partir de la ligne de pliure 18,est est quelque peu incurvée avec concavité tournée vers l'articulation 10 de l'étrier 1 et son autre extrémité libre 19, plane, elle, est engagée dans une chambre 20 (figure 4), ménagée longitudinalement, de part en part dans l'épaisseur de la traverse 12 de l'étrier 1, chambre dont les dimensions transversales sont quelque peu supérieures aux dimensions de la section de l'extrémité 19 de la lameressort 15. L'ensemble est tel qu'a lrétat de repos, c'est-a-dire hors de toute tension de la lame-ressort 15, il présente la position illustrée clairement en figures2 et 4, c'est-a-dire la position pour laquelle la traverse de étrier -1 est voisine d'un plan perpendiculaire à la face 12a du ski et pour laquelle aussi les bras 3 sont à leur tour perpendiculaires à cette même face, au des tous du ski;; I1 est clair que si l'on force l'étrier 1 à prendre une position horizontale (sens de rotation f), jusqu'à interposer la traverse 2 entre le talon 21 de la chaussure 22 du skieur et la face 12a du ski (où un réceptacle du talon rapporté sur cette face), on fait coulisser l'extrémité 19 de la lame-ressort 15 dans la chambre 20 de la traverse 2 et bande cette lame-ressort (figure 1). L'étrier se trouve ainsi disposé horizontalement, ses bras orientes vers 1 'arriere,et tout entier placé peu. au dessus du niveau de la face supérieure 12a du ski, donc bien dégagé pour A ne gener en aucune façon les évolutions du skieur prises de carres, virages serrés, etc.). Si, au contraire, le skieur déchausse pour une raison ou une autre, l'étrier 1 se trouve libéré de sa contrainte, puisque sa traverse 2 échappe à l'emprise du talon 21 de la chaussure 22 du skieur, la lame-ressort 15 rappelle l'étrier à sa position normale d'équilibre en le faisant basculer autour de l'axe 10, ce qui amine les bras 3 à prendre une position transversale au ski sous ce dernier et à s'enfoncer dans la neige (Cf. notamment figure 2), ce qui stoppe le ski qui:n'était plus contrôlé. I1 convient de noter que le frein pour ski selon l'invention permet, non seulement une rotation de l'étrier 1 dans le sens f, comme il vient d'être indiqué, mais aussi, à partir de la position d'équilibre de cet étrier, une légère rotation dans le sens opposé f', par faible ouverture de l'angle du V de la lame. C'est dire que le -frein de ski peut agir de manière progressive, sans bute franche, que le ski se déplace dans le sens normal de son avancement ou dans le sens opposé. De toute façon, on dispose d'un frein de ski simple, économique, robuste, léger, efficace, ne se rouillant pas, facilement adaptable sur fixation et ski de tout typer sans affaiblir sérieu- sement la résistance de la planche du ski, grace à sa fixation en deux points seulement. On vivent de décrire plus spécialement un frein de ski adaptable, mais il reste entendu qu'un frein de ski selon l'invention peut fort bien être intégré dans. la fixation du ski et être monté ensuite avec cette fixation complétée lors de l'équipement définitif du ski. REVENDICATIONS 1/ Frein de ski comportant essentiellement un étrier en U articulé par ses bras autour d'un axe porté par le ski et perpendiculaire au plan longitudinal du ski, de manière que la traverse plate de l'étrier soit située au dessus du ski et ses deux bras latéralementà lui, ladite traverse étant à même -contre l'action antagoniste d'une lame-ressort interposée entre le ski et l'étrier - d'être enserrée entre le talon de la chaussure du skieur chaussant le ski et le réceptacle sur le ski de ce talon, les susdits bras se trouvant alors substantiellement dans le plan du ski, caractérisé par le fait que la lame-ressort 15 est fixée à l'une 16 de ses extrémités sur la face supérieure 12a du ski 12 et est liée à l'étrier 1 par coulissement de son autre extrémité 14 dans le plan de la traverse 2 dudit étrier 1. 2/ Frein de ski selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le coulissement de l'extrémité 19 de la lame-ressort 15 se fait dans un évidement 20 ménagé dans I'épaisseur de la traverse 2. 3/ Frein de ski selon l'une des revendications 1 et 2, carac térisé par le fait que la lame-ressort 15 est en forme générale de V, dont l'une 16 des branches est plane et rapportée contre la face supérieure 12a du ski 12 et dont l'autre 17 est plane à son extrémité 19, montée coulissante dans le plan de la traverse 2 de l'étrier 1 et présente, par rapport au plan du ski 12, une orientation angulaire toujours voisine de celle correspondante dudit étrier. 4/ Frein de ski selon la revendication 3, caractérisé par le fait que la lame-ressort 15 peut être déplacée élastiquement de manière sensible dans le sens d'une plus faible ouverture de son angle et de manière légere dans le sens opposé f'. 5/ Frein de ski selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que la lame-ressort 15 est rapportée sur la face supérieure 12a du ski 12 par deux seuls points de fixation 13 6/ Frein de ski selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'axe d'articulation 10 de l'étrier 1 sur le ski 12 est porté par la face supérieure 12a du ski 12 et qu'à l'état d'effacement le frein se trouve substantiellement tout entier au-dessus de la face supérieure 12a du ski 12. 7/ Frein de ski selon les revendications 5 et 6, caracté risé par le fait que les deux seuls points de fixation 13 de la lame-ressort 15 sur le ski 12 fixent aussi le palier 11 de l'axe d'articulation 10 de l'étrier 1 sur le ski 12.