i 2004352 La présente invention se rapporte d'une façon générale à un procédé pour déformer une pièce et plus particulièrement à un procédé pour former des saillies (par exemple des brides) sur un organe propre à être déformé plastiquement, par extru-5 sion grâce à la création dans l'organe d'une pression hydrostatique suffisamment élevée pour amener l'organe dans un état plastique. On réunit habituellement des organes tubulaires tels que des guides d'ondes en fixant mécaniquement des brides 10 formées aux extrémités des organes tubulaires. Les brides sont généralement boulonnées ensemble mais on pratique quelquefois aussi le soudage et brasage. Etant donné l'utilisation toujours croissante d'organes tubulaires tels que guides d'ondes, il est devenu de plus en 15 plus souhaitable, sinon économiquement nécessaire, de pouvoir produire de tels organes tubulaires d'une manière peu coûteuse tout en leur garantissant des brides de structures saines, et même de pouvoir les réaliser à la machine. Jusqu'à présent, les brides étaient formées de 20 différentes manières. Parmi celles-ci les procédés de filage et d'évasement bien connus ne permettent de former que des brides dont l'épaisseur est très limitée en comparaison de l'épaisseur des parois de l'organe tubulaire lui-même, l'épaisseur de la bride ainsi formée étant invariablement plus petite que l'épaisseur 25 originelle du tube lui-même. En outre, plus grand est le diamètre extérieur d'une bride ainsi formée, plus mince devient cette bride. On a également utilisé des procédés d'extrusion à froid. Ces procédés ne se sont généralement pas avérés satisfai-30 sants et, en principe, tous les procédés d'extrusion à froid connus, quelles que soient les épaisseurs de brides qu'ils permettent d'obtenir, ont donné lieu presque toujours à une fracture râdiale quand il s'agit d'extrader une bride ayant le diamètre extérieur habituellement voulu. 35 ' Des recherches effectuées pour trouver des procédé économiques et des dispositifs pour former sur des organes tubulaires des brides de structure saine ,. ont montré que ces brides peuvent être formées ou extrudées si l'organe tubulaire peut être amené dans un état plastique et maintenu dans cet état 40 pendant qu'une bride est extrudée sur l'organe tubulaire. 69 08187 2 2004352 D'une façon plus spécifique, on a découvert qu'il était possible d'extruder les brides ayant l'épaisseur et le diamètre extérieur voulus en créant dans le matériau constituant l'organe tubulaire (habituellement du métal et généralement du 5 cuivre dans le cas de guides d'onde) une pression hydrostatique suffisamment élevée que pour amener ce matériau dans un état permettant la déformation plastique, et en extrudant le matériau tout en le maintenant à cette pression hydrostatique» On a pu obtenir ainsi des brides extrudées ayant une épaisseur et un diamètre ex-10 térieur voulus ainsi qu'une structure parfaitement saine, ce qui n'avait jamais pu être obtenu auparavant. Les recherches ont montré qu'avant de créer la pression hydrostatique dans l'organe tubulaire, il est souhaitable d'évaser d'abord vers l'extérieur l'extrémité du tube sur lequel 15 doit être formée la bride. Cet évasement contribue à obtenir l'écoulement initial de matière dans la matrice. La plupart des procédés et dispositifs antérieurs présentent leur plus grande utilité pour former des brides sur des organes tubulaires de longueurs relativement tourtes. Il est 20 fréquemment très souhaitable, sinon économiquement nécessaire, de disposer de dispositifs permettant de former des brides sur des organes tubulaires de longueur relativement grande. Dans la plupart des dispositifs connus, l'organe sur lequel doit être formée la bride doit" être introduit complètement dans le dispositif. 25 D'une manière plus spécifique, dans les dispositifs à extrusion à fluide connus, l'organe tubulaire sur lequel doit être formée la bride, doit être introduit dans son entièreté dans la chambre à pression ou bien il faut utiliser des procédés et dispositifs élaboiéés pour assurer l'étanchéité voulue à l'égard du fluide 1s 30 long de l'organe tubulaire sortant d'une telle chambre à pression de fluideo De plus, si l'on utilise une matrice divisée avec un tel dispositif, le fluide s'échappe invariablement de la matrice et crée un problème absolument indésirable. Selon l'invention, une pièce est fixée entre un 35 organe à pression élevée et à faibles frottements et un organe d'entraînement à pression élevée et à frottement? élevés, les forces de friction étant utilisées pour déplacer la pièce à usiner sur l'organe à faibles frottements jusqu'à ce qu?elle soit amenée en contact avec une surface de la matrice qui la déforme. La 40 pièce à usiner est fixée entre ces organes afin d"appliquer un 69 08187 3 2004352 gradient de pression prédéterminé le long de la pièce ; celle-ci avance jusqu'à ce qu'elle soit amenée en contact avec la surface de la matrice avec une force satisfaisante pour : 1) produire dans la pièce une contrainte axiale suffisamment grande pour l'amener 5 dans un état plastique et 2) déformer la pièce pendant qu'elle se trouve dans cet état plastique. La pression normale appliquée à la pièce et la contrainte axiale créée à l'intérieur de celle-ci ne diffèrent l'une de l'autre en un point quelconque de la pièce que d'une quantité inférieure à la limite élastique de la matière 10 constituant la pièce à usiner. L'invention sera décrite ci-après en se référant aux dessins joints dans lesquels : - la figure 1 représente schématiquement, partiellement en coupe, un appareil d'extrusion par friction pour mettre 15 en oeuvre le procédé selon l'invention ; - la figure 2 est une vue éclatée de certains organes de l'appareil représenté sur la figure 1 ; - les figures 3, 4> 5 et 6 illustrent des stades successifs dans la formation d'une bride selon l'invention ; X) - la figure 7 est une vue composite illustrant la relation entre la pression appliquée à une pièce à usiner et la contrainte axiale développée dans celle-ci durant le processus ; - les figures 8 à 10 montrent schématiquement les relations comstructives entre la pièce à usiner et le manchon. 25 La figure 1 montre un organe tubulaire 24, relati vement long, sur lequel doit être formés une bride identifiée d'une façon générale par 26. L'organe tubulaire 24 est entouré d'un manchon de pression à faibles frottements 114 comprenant une partie annulaire 117 à section décroissante et une partie annulaire 118 30 à section constante. Le manchon peut ainsi être constitué de deux parties pour la facilité de fabrication mais il peut aussi être réalisé d'une seule venue. . Un piston circulaire 120, présentant une ouverture centrale, entoure une partie de l'organe tubulaire 24 et la partie 35 117 du manchon 114. La partie inférieure du piston 120, comme montré en coupe, a une forme conique évasée. Cette forme est complémentaire de celle de la partie 117 du manchon. Le piston 120 peut être muni de dents 121 afin d'assurer une meilleure prise entre le piston et le manchon. 40 La partie annulaire 118 du manchon a pour but d'en 69 08187 4 2004352 tourer étroitement,mais en permettant le glissement, l'organe tubulaire 24 de manière à créer un contact à pression élevée et à faibles frottements entre le manchon et l'organe tubulaire 24. Le manchon est constitué d'un matériau élastique et déformable et 5 dont la surface est lisse, de manière à assurer un contact à pression élevée et à faibles frottements avec l'organe tubulaire 24. On a constaté que le Téflon possède les propriétés voulues et que les manchons réalisés en ce matériau travaillent d'une manière satisfaisante. X) Le piston 120 entoure une partie de l'organe tubu laire 24 et la partie évasée, décrite plus haut, entoure de façon complémentaire la partie annulaire 117 du manchon 114. L'extrémité du pistqn 120 s'engage dans la partie annulaire 118 du manchon 114. Ainsi, à mesure que le piston 120 est poussé vers le 15 bas, le manchon 114 est amené à exercer un contact à pression élevée sur l'organe tubulaire 24, mais puisque le manchon est constitué d'un matériau lisse, tel que le Téflon comme on l'a dit plus haut, il se produit un contact à faibles frottements entre le manchon 114 et l'organe tubulaire 24. Celui-ci peut par conséquent, 20 glisser aisément à l'intérieur du manchon 114. L'extérieur du mandrin 16 est muni d'une surface rugueuse usuelle, à frottements élevés. .Ce mandrin peut être introduit à l'intérieur de l'organe tubulaire 24 et lorque le piston; 120 amène le manchon à exercer une pression sur l'organe tubulaire, 25 les forces qui s'établissent entre la surface du mandrin 16 et l'intérieur de l'organe tubulaire 24 sont tellement plus grandes que les forces qui existent entre l'extérieur de l'organe tubulaire et l'intérieur du manchon 114, que le mandrin tire l'organe tubulaire vers le bas à travers la matrice d'extrusion 20 lorsque 30 le mandrin est poussé vers le bas. La forme évasée du manchon 114 assure le développement d'un gradient de pression le long de la partie annulaire 117. Le gradient de pression croît à mesure que croît l'épaisseur de la partie 117 du manchon. Ce gradient de pression empêche l'ap-35 plication brusque d'une pression élevée à l'organe tubulaire 24, celui-ci pouvant dans ce cas être réellement écrasé en deux. L'écrasement de l'organe tubulaire se produit lorsque, en un point de contact quelconque entre l'organe tubulaire et le manchon 114, la pression radiale appliquée-à l'organe tubulaire 40par le manchon 114 dépasse la contrainte axiale produite dans l'or 69 08187 5 2004352 gane tubulaire par les forces de traction par frottement, développées entre le mandrin 16 et l'organe tubulaire 21+9 d'une quantité supérieure à la limite élastique du matériau. Un écrasement se produit aussi lorsque cette contrainte axiale produite en un point 5 quelconque de l'organe tubulaire est plus grande ou plus petite que-la pression radiale appliquée par le manchon 114 au même point» d'une quantité égale à la limite élastique de l'organe tubulaire. Une plaque de pression 130} munie d'une ouverture centrale 138, est fixée à l'organe annulaire 124 par des chevilles 10 filetées 132. Une partie de la face intérieure de la plaque 130 appuie sur le piston 120 vers le bas et l'amène en contact avec le manchon II4. La plaque 130 arme le piston 120. Un collier de pregsion 136 est logé à l'intérieur de l'ouverture centrale 138, et des forces agissant vers le bas 15 (et exercées par une source non représentée) suivant les flèches 139 appuient le collier vers le bas et l'amènent en contact avec le piston 120 avec une force suffisante pour qu'il se produise entre le piston 120 et le manchon 114 l'interaction que l'on a décrite plus haut. 20 L'organe annulaire 122 est maintenu en contact par pression avec l'organe annulaire 124 au moyen de plusieurs tiges filetées 142 traversant la plaque I30 et s'appuyant sur l'extrémité supérieure de l'organe annulaire 1220 Les tiges filetées 142 empêchent l'organe annulaire 122 de remonter lorsque se produit 25 une pression antagoniste qui prend naissance dans la cavité de la matrice. L'organe annulaire 124 est en contact par filets avec un cylindre hydraulique 150 enfermant une chambre 152 partiellement remplie de fluide. Dans la chambre 152 se trouve un piston 30 hydraulique 154 comprenant une matrice d'appui 160, montée élasti-quement, qui coopère avec un anneau de retenue 156 et une matrice 158. On supposera que l'organe tubulaire 24 et les divers organes de l'appareil occupent les positions montrées sur la 35 figure 1. Le piston 120 a été chargé par la plaque de pression 130 et les chevilles filetées 132. - • Le mandr-ir. 16 a été introduit à l'intérieur de l'organe tubulaire 24 et est poussé vers le bas par une force exercée par une source non représentée mais symbolisée par les 40 flèches I65. Le manchon 114, comme on l'a vu plus haut, fait agir 69 08187 6 2004352 l'organe tubulaire 24 sur le mandrin, de telle sorte que celui-ci tire l'organe tubulaire 24 vers le bas par glissement à l'intérieur du manchon 114« Les forces indiquées par les flèches 139 poussent 5 le collier de pression 136 vers le bas et l'amènent en contact avec le piston 120 lequel fait agir le manchon 114 sur l'organe tubulaire 24 corme on lîa vu. Le mandrin tire l'organe tubulaire vers la bas avae une fore© telle que l'extrémité de l'organe tubulaire» qui a ini-30 tialement la forme.montrée sur la figure 3> se trouve évasée vqfs l'extérieur dans la 'cavité de la matrice lorsqu'elle viont en coa~ tact avec la matrice d'appui 160, et que la force de traction du mandrin, en coopération avec la matrice d'appui l60s crés dans l'organe tubulaire une pression hydrostatique suffisamment élevée 15 pour que l'organe tubulaire et la partie évasée à l'intérieur de la cavité de la matrice soient amenés dans un état plastique. Les parties successives de l'organe tubulaire avancent par frottement jusqu'à ce qu'elles viennent en contact avec la matrice d'appui, ces parties successives venant s'ajouter à la 20 partie déjà évasée de l'organe tubulaire. Cette accumulation dû matière à l'intérieur de la cavité de la matrice fait croître 1'épaisseur de matière par suite de l'effet de la matrice d'appui et cette matière s'écoulera aussi vers l'extérieur pour former la bride 70 ayant l'épaisseur t voulue et le diamètre extérieur O.B„ 25 voulu,comme indiqué sur la figure 6. Les figures 4, 5 et 6 illustrent la formation graduelle de la bride. Au moyen d'une forme de réalisation du dispositif représenté sur.la figure 1, on a-extradé une bride sur un organe tubulaire de 1,588 cm de diamètre extérieur et de 0,057 cm d'épais» 30 seur de paroi» La bride extradée avait 0,041 cm d'épaisseur Qt 35760 cm de diamètre extérieur® On remarquera que l'épaisseur de la bride était de sept fois celle de la paroi du tube et que son diamètre extérieur était plus de 67 $ plus grand que le diamètre extérieur originel de l'organe tubulaire. La pression d8extr-usion 3 5 était de 3445 x 10^ pascals. On voit sur la figure 1 qu'une petite fraction seulement de l'organe tubulaire 24 est située à l'intérieur de 1?appareil et que l'organe tubulaire 24 peut être relativement long puisqu'il peut- s'étendre vers le haut du dessin, a l'extérieur de 40 l'appareil» On voit aussi que l'organe tubulaire nssat pas non BAD ORIGINAL 69 08187 7 2004352 plus contenu dans une chambre à fluide de sorte qu'il ne se pose pas de problème d'étanchéité. On a d,it plus haut qu'un gradient de pression est développé par le manchon 114. A ce propos on se reportera à la 5 à la figure 7 qui montre une partie du mandrin 16, de la pièce 24, de forme générale annulaire, du manchon de pression 114 et du,piston ou plongeur 120. Le manchon 114 n'y est pas représenté avec une partie conique 117 comme sur les figures 1 et 2 mais avec une partie correspondante 117 de section rectangulaire. Cette partie D 117 assure un gradient de pression comme montré sur la figure 7, et comme elle a une section rectangulaire, elle peut être fabriquée plus aisément et plus économiquement. La figure 7 illustre aussi l'état de pression qui se trouve créé sur l'organe tubulaire comme on l'a décrit plus haut. 15 Le manchon 114 est mis sous pression par des forces 139 (voir Fig. 1) lesquelles, par l'intermédiaire du collier 136 et du piston 120, amènent le manchorç JL14 à exercer sur l'organe tubulaire 24 un contact à pression élevée mais à faibles frottements. Comme les forces 139 sont appliquées sur le manchon 114, 20 et puisque celui-ci'est limité par l'organe annulaire 122 (voir Fig. 1) et par le piston 120, le manchon, constitué par exemple' de Téflon comme dit plus haut, subit une pression P et exerce dès lors une pression radiale P sur la partie de l'organe tubulaire 24 qui se trouve en contacte avec la partie élargie 118 du manchon 114. 25 La matière comprimée du manchon, en particulier dans la partie élargie 118, -tend alors à s'écouler dans l'espace relativement étroit et allongé compris entre la pièce 24 et le piston 120, c'est-à-dire dans l'espace occupé par la partie 117 du manchon. La matière comprimée du manchon rencontre évidemment line résistan-30 ce lorsqu'elle tente de pénétrer dans cet espace, et partant la pression tçmbe de la valeur P au point E à une valeur Px au point G comme le montre le diagramme dans lé haut de la figure 7. Il s'établit ainsi un gradient de pression radiale le long du tronçon 1*2 du manchon, une pression radiale sensiblement uniforme étant 35 exercée sur le tronçon L^. Cette pression radiale exercée sur le manchon 114 applique une pression radiale sur l'organe 24 afin de l'écraser sous pression élevée et frottements élevés contre le manr drin 16, étant entendu que les forces de friction F^ qui sont appliquées,sur la pièce 24 par le mandrin afin de faire avancer la 40 pièce 24, sont une fonction de la pression radiale appliquée à la 69 08187 8 2004352 pièce 24 par le manchon 114. La pièce 24 étant amenée dans un état de pression hydrostatique, comme on l'a décrit plus haut, une contrainte axiale se produit dans la pièce 2k>dans la partie formant la 5 bride 26,ainsi que dans les parties successives de la pièce qui passent devant le manchon pour former la bride 26. Il est entendu qu'en un point quelconque de la pièce, situé en face du manchon 114, la pression radiale exercée en ce point de la pièce, ne peut dépasser la contrainte axiale en ce-30 point,, d'une quantité supérieure à la limite élastique du matériau dont est constituée la pièce 24 > sinon il se produit ion étranglement de celle-ci. D'une manière semblable, il est entendu que la contrainte axiale en un point quelconque de la pièce, voisin du manchon, ne peut, dépasser ou tomber en dessous de.la pression 15 radiale appliquée en ce point, d'une quantité plus grande ou plus petite que la limite élastique du matériau dont est constituée la pièce 24, sinon il se produit un flambage de celle-ci. • Ces conditions relatives imposées à la pression radiale et à la contrainte axiale sont indiquées sur le diagramme 20 de la figure 7* Il est entendu, plus particulièrement, que l'allure de la contrainte axiale ne peut s'écarter de l'allure de la pression radiale, en ordonnées, d'une quantité plus grande que la limite élastique du matériau dont est constituée la pièce ; l'é-cartement vertical entre les pointes des flèches A et B étant in-25 dicatif de la limite élastique de ce matériau. Ces conditions de pression en un point quelconque de la pièce 24, au voisinage du manchon 114» peuvent encore être considérées par rapport à un cube représentatif C du matériau de la pièce. La flèche P^, et la flèche opposée dessinée en chaî-30 nette et représentant la pression radiale de réaction, représentent la pression radiale exercée en tin point quelconque de la pièce 24 ; la flèche S^, et la flèche opposée dessinée.en chaînette et représentant la contrainte axiale de réaction, représentent la contrainte axiale en ce même point de la pièce 24. (II. 35 est entendu que la contrainte périphérique qui est présente, peut être négligée ici car la pièce en ce point est un anneau continu et car, aux pressions impliquées, la pièce est autoportante). En ce qui concerne le cube C, la relation entre la contrainte axiale et la pression radiale est donc que ni l'une ni l'autre 40 ne peut s'écarter de la seconde d'une quantité plus grande que la 69 08187 9 2004352 limite élastique du matériau dont est constituée la pièce, sinon celle-ci se déforme, soit par étranglement, soit par flambage. puisque la contrainte axiale (en considérant la caractéristique 5 inférieure sur la Fig. 7)produite dans la "pièce par les forces de frottement F^ est nulle au point G, la valeur de la pression radiale en ce point ne peut dépasser la limite élastique du matériau dont est constituée la pièce. Comme la pression radiale P produite dans la partie élargie 118 du manchon 114 est de l'op= 10 dre de 1378 x 10^ cascals pour que la bride ait un diamètre égal au double de celui ds la pièce et une épaisseur égale à neuf fois celle d'une pièce de cuivre ayant une limite élastique de •7 6,89 x 10 pascals, il est entendu que la longueur Lg de la partie 117 du manchon 114 doit être suffisante pour que la pression 15 radiale puisse tomber à une valeur qui ne dépasse pas la limite élastique du matériau. àlaquelle la pression radiale est appliquée, c'est-à-dire la longueur de.la partie de la pièce qui se trouve à proximité du man-20 chon 114, doit être suffisante pour que les forces de frottement F^m» forces qui sont fonction de cette longueur, soient suffisamment grandes pour écraser la pièce contre la surface de la matrice 158 afin de créer dans la pièce l'état plastique voulu?selon l'invention. 25 Les figures 8 et 9 montrent une façon ds détermi ner les longueurs L^ et L^. La figure 8 montre un corps libre de la pièce 24 en contact avec le manchon 114. Une coupe partielle de la pièce 24 est représentée en trait plein et- une coupe partielle du manchon 30 114 est représentée en chaînette, étant bien entendu qu'ils sont tous deux annulaires comme montré sur les figures 1 et 2. La somme des forces agissant sur le corps libre s'exprime par la relation suivante : Compte tenu de ce qui précède, il est entendu que Il est entendu en outre que la longueur de la pièce P + P o 2 (1) 69 08187 10 2004352 dans laquelle : SA = contrainte axiale requise dans la pièce pour le processus de formage. D = diamètre extérieur de la pièce tubulaire . 5 d = diamètre intérieur de la pièce tubulaire. P = pression radiale appliquée à la pièce par le manchon (en principe pression requise pour amener la pièce à l'état plastique). = longueur de la partie élargie du manchon. 10 L2 = longueur de la partie d'épaisseur réduits du maa=» chon. f" = coefficient de frottement entre la pièce et la !Û - mandrin. = coefficient de frottement entre la pièes et le 15 manchon. Le membre de gauche de la relation (1) représente les forces agissant vers la droite sur la pièce, forces qui sont produites par la contrainte axiale exercée sur la surface annulaire de la pièce. Les deux premiers termes du membre à© droite 20 sont les forces de frottement qui agissent vers la gauche sur la pièce et sont, respectivement, les forces de frottement Ffa «p-pliquées à la surface intérieure de la pièce par le mandrin 16 le long des tronçons L^ et L^ respectivement. Les deux derniers termès sont les forces de frottement agissant vers la droite 25 sur la pièce et sont, respectivement, les forces de frottement appliquées sur la surface extérieure de la pièce par le manchon 114 le long des tronçons L« et L„ respectivemento On remarquera P + P que le terme ■ ■ 'g-1 est la valeur moyenne du gradient ds pression radiale représentée sur la figure 7» 30 La figure 9 montre un corps libre du manchon 114g la partie annulaire élargie 118 est représentée en chaînettes la partie.11? est représentée en trait plein. En additionnant les forces, on ne considérera que la partie 117 puisque dans la mesure où la longueur entière du manchon est concernée, seul le 35 tronçon de longueur L^ nous intéresse. La détermination de la longueur L^ sera faite plus loin mais il est entendu, en se référant au diagramme de la figure 7, que dans la me sure où la pression radiale P concerne la longueur L^ du manchon, la seule consi» dération est que celle-ci doit être suffisamment longue pour que 40 la pression P soit exercé© adéquatement sur le pièce » La somme BAD ORIGINAL 69 08187 -îi 2004352 des forces agissant sur la partie du manchon, représentée an trait plein sur la figure 9 s'exprime donc comme suit : P + P P 4* P P(Dq2 - D2) J = ( 2 °)^D0 L2 ft + ( 2 0 )tl D L2 ft (2) 5 dans laquelle : Dq = diamètre extérieur de la partie 117 du manchon D = diamètre intérieur de la partie 117 du manchon (supposé être égal au diamètre extérieur D de la pièce). D Le membre de gauche de la relation (2) représente les forces agissant vers la droite sûr l'extrémité annulaire de la partie 117» forces qui sont produites par la pression P créées dans la partie élargie 118. Le membre de droite représente les forces de frottement agissant vers la gauche sur la partie 117 du 15 manchon. Ces forces sont produites, respectivement, par la pièce agissant contre la surface intérieure de la partie 117 du manchon, et par le piston 120 (voir Fig* 1) agissant contre la surface extérieure de la partie 117. Pour la facilité de l'écriture, on a utilisé dans ces deux derniers termes le coefficient de frotte-20 ment du manchon en Téflon. L'examen des relations (1) et (2) révèle deux équa-| tions à deux inconnues : L^ et L2, étant entendu que la contrainte axiale dans l'équation (1) est la pression nécessaire pour produire l'état plastique requis dans 'la pièce afin de pouvoir for-25 mer la bride 26 voulue, cette contrainte pouvant être déterminée empiriquement. Par exemple, comme mentionné plus haut, pour produire une bride ayant un diamètre égal au double de celui de la pièce fst une épaisseur égàle à neuf fois celle de la pièce, il a O fallu une contrainte axiale de 13>78 x 10 pascals avec une pièce 30 en cuivre ayant une limite élastique de 689 x 10^ pascals. Il est entendu,, en outre, que la contrainte axiale et la prèssion radiale sur le tronçon de longueur L^ sont en principe égales. Les deux derniers termes de l'équation (1) peuvent être éliminés en supposant L2 = 0. Cela revient à dire que la 35 longueur L^ est choisie en sorte qi}e les forces de frottement , appliquées au tronçon de longueur L^ sont suffisantes à elles seules pour écraser la pièce contre la surface de la matrice 158 avec une forcé suffisante pour produire l'état plastique voulu. Compte tenu de ce qui précède, l'équation (1) peut être résolue /P par rapport à L^ ï 69 08187 12 2004352 D2 - d2 Lr * 4 (3) dfm - Dft 5 L'équation (2), quant à elle, peut être résoluepar à L2 en supposant pour le diamètre extérieur Dq de la partie 117 du manchon une valeur qui peut être choisie principalement, on l'a vu, d*après le choix d'une épaisseùr de la partie 117, qui permet un usinage ou un formage aisé de la partie 117 du manchon. 10 Comme pour l'équation (1) ci-dessus, on peut en principe prendre P éeal à la contrainte axiale requise. Dès lors, le sèul terme inconnu qui subsiste dans l'équation (2) est la longueur L2, qui peut s'exprimer comme suit : P(D 2- D2) ï 15 ,L?= 2 £ (4) c P+P P+P -£-2 ir DQ ft + d ft On a dit plus haut que la forme de la section de la partie 117 des manchons importait peu. Cela se vérifie aisé- 20 ment à l'aide des équations (1) et (2) dans lesquelles on voit que la pression radiale utilisée $our lçs calculs des forces de frottement qui impliquent le gradient de la pression radiale est P+P la valeur moyenne de ce gradient, soit —^—• Cette pression moyenne est la pression Px sur la figure 10. On voit donc que le 25 diamètre extérieur DQ supposé pour la partie 117 (représentée en chaînette sur la Fig. 10) est l'épaisseur moyenne de la partie 117 lorsque cette partie a une section conique comme montré sur le figure 1. Dès lors, puisque L2 peut être calculé comme montré ci-dessus, et avec un diamètre Dq supposé comme ci-dessus, les 30 dimensions de la partie conique du manchon sont déterminées aisément. Les facteurs qui entrent en considération pour savoir si la section de la partie 117 du manchon doit être conique ou rectangulaire, sont : a) avec la forme conique le gradient de pression voulu ou requis 35 peut être obtenu sur une longueur L2 plus courte que si la section était rectangulaire ; b) la forme rectangulaire peut être réalisée plus facilement et d'une manière moins coûteuse. En ce qui concerne les équations (1) et (2) il est 69 08187 13 2004352 entendu que l'on a fait les hypothèses suivantes l a) le manchon 114 est complètement chargé par le piston 120 ; b) le mandrin 16 est complètement chargé, c'est=à-dire que la pièce 24 est écrasée contre la surface de matrice 158 avec une 5 force suffisante pour produire l'état plastique voulu de la pièce. Bien que dans ce qui précède on ait supposé que la pression radiale est appliquée à la pièce par un organe solide (le manchon 114) pour produire le contact à haute pression et frofc» 30 tements élevés entre la pièce et mandrin, il est entendu que ce contact pourrait également être produit par un corps de fluide sous pression. Dans ce cas, on a constaté que le corps de fluide sous pression fournit quelquefois la pression radiale voulue pour réaliser le contact à haute pression et frottements élevés entre 15 la pièce et le mandrin, et que les forces principales qui entraînent la pièce dans l'orifice de la matrice sont les forces de frottement appliquées à la pièce par le mandrin qui avance. Il est entendu que dans ces cas les considérations d'étranglement et de flambage, et de gradient de pression que l'on a évoquées plus 20 haut n'entrent pas en ligne de compte puisque la pièce 24 est supportée uniformément par le fluide sous pression. Il va de soi que la description qui précède n'a servi qu'à illustrer les principes de l'invention et que de nombreuses modifications péuvent y être apportées dans le cadre même 25 de l'invention. 69 08187 14 2004352 REVENDICATIONS 1,- Procédé pour déformer une pièce contre une surface d'une matrice, caractérisé en ce qu'on place la pièce (24) entre un organe solide (114) à pression élevée et à faibles frot- 5 tements, et un organe d'entraînement (16) à pression élevée et à frottements élevés, en-ce qu'on exerce une pression sur ledit organe solide (114) afin d'appliquer une pression normal® à la pièce de manière à établir entre celle-ci et ledit organe d5entraînement (16) un contact à pression élevée et à frottements élevés, et 30 d'appliquer un gradient de pression prédéterminé le long de la pièce, et en ce qu'on fait avancer ledit organe ^'entraînement(16) afin que celui-ci déplace la pièce par frottemént , en. sorte qu'elle soit écrasée contre ladite surface de matrice (158) avec une force suffisante pour : a) produire dans' la pièce une contrain-15 te axiale suffisarment grande pour amener la pièce dans un état plastique, et b) déformer la pièce pendant qu'elle se trouve à l'état plastique, la pression normale et la contrainte axiale ne différant pas'l'une de l'autre, en un point quelconque de la piècej d'une quantité plus grande que la lipite élastique du matériau 20 dont est constituée la pièce. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en outre en ce que la pièce avance et est écrasée contre ladite surface de matrice (158) de manière à former une saillie (26) sur la pièce. 25 3.- Procédé selon la revendication 2„ caractérisé en outre en ce que la saillie (26) a une épaisseur qui croît plus vite que celle de la pièce à mesure que celle-ci; à l'état plastique, avance de façon continue contre ladite surface de matriceo 4.- Procédé selon l'une ou l'autre des revendis 30 cations 1 à 3» caractérisé en ce que la pièce est tubulaire et en ce que la saillie est une -bride. 5®- Procédé selon la revendication ls caractérisé en ce que 1®organe à pression élevée et à faibles frottements ©st constitué de Téflon. BAD ORIGINAL