L'invention a pour objet un système qui transforme le mouvement de masses ex un mécanisme moteur, grâce à l'inertie des masses précitées qui produit des poussées susceptibles de réaliser la propulsion de l'ensemble du mécanisme moteur et d'un organe mobile dont ce dernier est éventuellement solidaire. Un autre objet de l'invention est un système mécanique de propulsion sans aucune liaison avec un point d'appui extérieur au mécanisme auquel il est appliqué, et qui ne fait pas appel à des efforts provenant de l'extérieur du système lui-même. Ce résultat est obtenu grâce à deux masses qui, en tournant chacune autour d'un pivot approprié, produisent des poussées qui dépendent du poids des masses et de leur vitesse de rotation. Les masses en mouvement produisent des poussées radiales du centre vers la périphérie, c'est-à-dire du pivot vers la masse, et sont solidaires de deux roues dentées identiques capables de synchroniser le mouvement des masses proprement dites (c'est-à-dire d'éliminer les efforts latéraux) et d'obtenir des résultantes dont l'action se fait dans le sens de déplacement de l'ensemble du mécanisme. En conséquence, il suffit d'imprimer une impulsion aux masses chaque fois qu'elles se trouvent dans une position convenable, le retour de ces masses se faisant au moyen de ressorts, pour obtenir le déplacement de tout Le mécanisme. Sur les dessins annexés, on a représenté schématiquement et à titre d'exemple non limitatif un mode de réalisation préféré de l'invention. La figure 1 représente le système mécanique producteur de poussées avec les masses en-pmsition de repos, montées sur des pivots autour desquels elles peuvent tourner. La figure 2 montre le même appareil après que les masses ont tourné de 900. La figure 3 montre le même appareil pendant la course d'aller des masses, c'est-a-dire jusqu'à ce que ces masses aient accompli un parcours de 1800. La figure 4 représente la fin de la course d'aller, au moment od des ressorts en lame, venus en contact les uns avec les autres, déclenchent la course de retour des masses. La figure 5 montre le même appareil dans la phase finale du retour des masses, c'est-à-dire après que chaque masse a affectué les premiers 900 de sa course de retour. La figure 6 représente l'appareil des figures précédentes monté sur un chariot à roues. Le système mécanique considéré comprend un support 2, deux pivots 6 et 8 fixés au support 2, deux'roues dentées 18 et 20 disposées dans un même plan parallèle au support 2, tournant autour des pivots 6 et 8, et solidaires par des axes 11 et 13 de deux bras 10 et 12 qui portent à leur autre extrémité deux masses 26 et 28, deux électro-aimants 14 et 16, deux équerres 22 et 24, et deux plaquettes 30 et 32 fixées aux masses 26 et 28. Les plaquettes précitées sont repliées à leurs extrémités et portent deux faisceaux de lames élastiques 34 et 36 qui sont serrées à leur extrémité supérieure dans deux supports à vis 38 et 40. Enfin, le système comprend aussi une batterie d'accumulateurs ainsi qu'un petit moteur non représenté et un distributeur tournant 31 pour l'envoi du courant aux électro-aimants. On va maintenant décrire le fonctionnement du système mécanique suivant l'invention, appliqué à un chariot à roues, en se référant aux figures précitées. Sur la figure 1, le dispositif est en position de repos le long de la ligne A-B, avec les masses 26 et 28 en contact avec les équerres 22 et 24. Ces équerres constituent les noyaux des électro-aimants 14 et 16, et chaque fois que ces derniers sont excités, les équerres affectuent une course rapide dans le sens des flèches S et S', imprimant une accélération énergique aux masses 26 et 28. Le mouvement des masses 26 et 28 exerce sur les pivots 6 et 8 une poussée résultante dans le sens des flèches U et ?' de la figure 2, pendant les premiers 900 de la coursera ce moment, l'appareil s'est écarté de la ligne A-B de la distance indiquée en C sur la figure 2. A partir de ce moment, c'est-à-dire après un quart de cercle, les deux masses, pendant leur course, exercent une poussée (W,W') opposée à la précédente, et qui dure jusqu'au moment où les masses atteignent la position représentée en haut de la figure 4, dans laquelle les lames élastiques 34 et 36 viennent se heurter.Après ce choc, le sens du mouvement des masses 26 et 28 est inversé, mais-il continue à exercer une poussée dans les même sens que les résultantes W et Wr, tant que les masses 26 et 28 ne se trouvent pas à nouveau alignées avec les pivots 6 et 8, c'est-à-dire tant que ces masses n'ont pas effectué une rotation de 900 en sens inverse du mouve ment précédent. tes déplacements complets du système pendant les différentes phases du cycle sont visibles sur les figures 3 à 5. Le système mécanique suivant l'invention fonctionne de la manière suivante En partant de la position de la figure 1 dans le sens voulu et avec une énergie déterminée imprimée par Les électro-aimants 14 et 16, une première impulsion appliquée aux masses 26 et 28 amène celles-ci dans la position de la figure 4. Dans cette position, les ressorts 34 et 36 sont suffisamment comprimés pour que les masses puissent accomplir la totalité de leur course de retour et reprendre la position de la figure 1.Ce résultat est facilité par la présence d'une butée 37 qui possède, de chaque côté, deux petits crochets à ressort capables de maintenir sans exercer de force contraire les masses dans la position représentée figure 1. À ce moment, le distributeur tournant 31 envoie une nouvelle impulsion aux électro-aimants 14 et 16, ces derniers amènent les masses dans la position de la figure 4, et un cycle complet recommence. Comme le montrent les dessins, le distributeur 31 possède sur sa périphérie un contact métallique qui excite les relais 14 et 16. il résulte de ce qui précède que l'opérateur auquel est confiée la machine possède à sa disposition différents paramètres pour régler le fonctionnement de l'appareil, en particulier en fonction de l'intensité des poussées directionnelles que l'on veut exercer sur les pivots 6 et 8. On peut modifier un ou plusieurs des éléments dont dépend l'intensité de ces poussées le poids des masses, la longueur des bras, la vitesse de rotation des masses, et l'on peut également modifier aussi le degré d'absorption par les ressorts de l'énergie cinétique des masses, en faisant varier l'épaisseur des lames ou en agissant sur les facteurs précités. Toutefois, en ce qui concerne la fréquence des poussées fournies par les relais, étant donné que chaque cycle d'aller et retour est entièrement indépendant des cycles qui l'ont précédé et de ceux qui le suient, les commandes peuvent se faire à la main ou automatiquement quand on dispose d' un distributeur d'impulsions à vitesse variable. On notera en outre que l'intensité des poussées que les masses exercent sur les pivots en fonction du mouvement de rotation résultant de L' impulsion qui a été fournie par les électro-aimants va en dimi nuant au fur et à mesure que les masses stSloignent du point auquel elles ont reçu l'impulsion qui les a mises en mouvement. Par suite, la vitesse de rotation des masses est maximale pendant les premiers 900 du parcours (premier quart de cercle de la course d'aller), et diminue progressivement jusqu'à un minimum pendant les derniers 900 de la course (second quart de cercle de retour) correspondant au premier quart de cercle d'aller. De cette différence de vitesse, il résulte que l'intensité des poussées radiales résultantes est également différente, et donc que les actions exercées sur les pivots 6 et 8 sont différentes. Par suite; si l'on considère deux secteurs opposés par rapport à la ligne qui relie les pivots 6 et 8, c'est-à-dire d'une part la secteur comprenant le premier et le quatrième quarts de cercle et d'autre part le secteur comprenant le second et le troisième quarts de cercle, il en résulte deux poussées totales opposées différentes, qui impriment au mécanisme sur lequel elles agissent le mouvement résultant possible. il est bon dans certains cas de neutraliser l'action des poussées sur le chariot, en particulier au moment où celui-ci se met en mouvement, par exemple l'action représentée par les flèches T et ?' de la figure 2. Pour neutraliser cette action, il suffit de caler sur l'un ou l'autre des essieux 42 et 44 du chariot (ou sur ces deux essieux) une petite roue à rochet munie d'un cliquet qui intervient toutes les fois que les poussées se font dans le sens contraire à La direction que l'on veut imprimer au chariot. Dans unautre cas, toujours pour éviter d'influer sur le mouvement que l'on veut imprimer au chariot, il est bon d'empê- cher qu'une des poussées résultantes T et T' et W et W' soit transmise du système générateur au chariot sur lequel agit ce dernier avant que l'action sur le chariot soit entièrement neutralisée. Dans ce cas, il suffit qu'une des poussées, grâce à un mécanisme approprié, agisse à volonté sur le chariot, ctest-à- dire limite lteffet de la rotation des masses au seul déplacement de l'appareil producteur de poussées, ce qui peut se faire en fonction du type particulier de poussée produite par 1' appareil. Un autre élément qui contribue au mouvement que l'on veut imrpimer au chariot est la durée pendant laquelle agissent les poussées directionnelles résultantes T, T' et W, W'. Pour réduire l'effet d'une de ces poussées sur le chariot, il suffit que la-durée de la poussée dont on veut exclure l'effet soit insuffisante pour que sa transmission s'effectue de 1' appareil producteur de poussées au dispositif mobile. il doit etre bien entendu que le mode de réalisation décrit et représenté ne l'a été qu'à titre d'exemple et peut subir de nombreuses modifications sans sortir de l'esprit de l'in- vention. REVENDICATIONS 1. Système mécanique capable de transformer le mouvement de masses en un mécanisme moteur éventuellement applicable à un organe mobile, caractérisé en ce qu'il est constitué par un support 2 dont sont solidaires deux pivots 6, 8 autour desquels tournent deux roues dentées 18, 20'identiques, qui portent deux bras radiaux 10, 12 à l'extrémité desquels sont montées deux masses 26, 28, de façon que ces masses, symétriques l'une de 1' autre dans un miroir, se déplacent en synchronisme en décrivant une trajectoire circulaire, tandis que daux plaquettes 30, 32 fixées aux masses 25, 28 sont pliées à leur extrémité et portent deux faisceaux élastiques 34, 36 qui viennent se heurter chaque fois que les deux masses, sous l'effet dune impulsion produite par deux équerres 22, 24 qui constituent les noyaux de deux électro-aimants 14, 16 ont effectué un parcours approprié, 2. Système mécanique suivant la revendication 1, caracté- risé en ce que les masses en rotation produisent des poussées radiales du pivot vers l'extérieur, dont les composantes laté- rales, c'est-à-dire les composantes suivant la ligie qui relie les deux pivots, sont éliminées par un synchroeisateur approprié dont sont solidaires les bras qui portent les masses et qui permet de régler le mouvement de ces masses de façon qu'elles se trouvent à chaque instant dans des positions qui sont l'image l'une de l'autre dans un miroir, gracie à quoi on obtient uniquement des résultantes qui agissent dans le sens de déplacement du système. 3. Système mécanique suivant les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la poussée est imprimée aux masses 26, 28 pendant la course d'aller au moyen des équerres 22, 24 qui forment les noyaux des électro aimants 14, 16 et qui accompagnent sur un certain trajet les masses proprement dites, puisque, pendant le reste du parcours de 1800, les masses déplacent par inertie le véhicule dans le sens voulu, tandis que la course de retour du système se fait grâce à des ressorts 34, 36 qui sont comprimés à la fin de la course d'aller. 4. Système mécanique suivant les revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les dispositifs électriques pour faire fonctionner l'appareil comprennent une batterie d'accumulateurs, un petit moteur qui actionne un distributeur d'impulsions 31, et les deux électro-aimants 14, 16 précités dont les noyaux sont constitués par les équerres 22, 24 qui, au début de leur course, prennent appui complètement sur les masses, et les poussent pendant la course utile de chaque électro-aimant, tandis qu'une butée 37 retient par le moyen de deux crochets les équerres précitées c1 est-à-dire les masses, ces crochets libérant immédiatement leur emprise sous l'action des électro-aimants. 5. Système mécanique suivant les revendications 1 à 4, ca ractérisé en ce que la mise au point du système peut se faire en utilisant comme paramètres l'intensité du courant, le poids des masses, la force des ressorts qui agissent pour la course de retour des masses à la position initiale, tandis que, les cycles actifs du système étant indépendants les uns des autres, pour réaliser la succession régulière des phases, on doit tenir compte du fait que la vitesse de 11 organe mobile auquel le système est appliqué va en croissant parce que les poussées, pendant les courses d'aller des masses qui sont suivies d'une impulsion motrice, ddpassent toujours celles de la course de retour. 6. Système mécanique suivant les revendications 1 à 5, caractérisé en ce que, pour empêcher la marche arrière du véhicule sur lequel le système est monté, on dispose, par exemple sur les essieux des roues, des roues à rochet pourvues de cliquets. 7. Système mécanique suivant les revendications 1 à 6, ca ractérisé en ce que le nombre des couples de masses tournantes est supérieur à un, ces masses étant disposées dans des plans parallèles les uns aux autres, les positions réciproques des masses qui tournent autour d'un même pivot étant telles qu'elles produisent une série de poupées successives qui dépendent de la fréquence des cycles.