En raison dru danger qu'ils représentent les gaz radioactifs exigent d'importantes précautions dans leur emmagasinage. Ils sont les sousproduits très dangereux de l'industrie de production d'énergie par fusion nucléaire, ou ils sont produits pendant le fonctionnement du réacteur et pendant le retraitement du combustible nucléaire. Ces gaz 133 sont principalement le krypton 85 (demi-Vie 10,76 années), le xenon (demi-vie 5,3 jours) et le xenon (demi-vie 9,2 heures). Les études décrites par E. Csonger dans "Acta Physica", volume 28, pages 109 à 114 (1970) indiquent que l'activité du Kr85 dans l'atmosphère a ete multipliée par 10 entre 1954 et 1964 et par un facteur équivalent quoique légèrement inférieur depuis lors.L'accumulation importante de Kr85 peut être reliées à la quantité de matière fissile utilisée dans les réacteurs et les dispositifs nucléaires. La source principale semble être les usines de retraitement des combustibles nucleaires. On estime, qu'au taux actuel, l'activité totale pourrait atteindre 109 curies dans le prochain quart de siècle. Les procédes actuels de récupération et d'emmagasinage des gaz radioactifs utilisent l'absorption cryogenique sur du charbon refroidi à la température de l'azote liquide pour permettre, d'enfermer ceux-ci dans des récipients scelles.Les types de récipient d'emmagasinage actuels présentent un danger de fissure qui résulterait en un degagement de gaz radioactif. Le matériau de l'invention est un nouveau matériau contenant du gaz radioactif dans les espaces vides d'un matériau amorphe. Le matériau est utilise pour emmagasiner du gaz radioactif sous forme solide et est également utilisé comme source radioactive solide présentant la même souplesse de radiation et d'énergie que celle d'une source gazeuse tout en présentant la facilité de manipulation d'un solide. De plus, on peut l'utiliser comme source de chaleur et d'énergie électrique. D'autres objets, caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront mieux de l'exposé qui suit, fait en référence aux dessins annexés a ce texte, qui representent un mode de réalisation préféré de ceile-ci, La figure 1 est une vue du materiau de l'invention qui illustre le matériau amorphe contenant le gaz radioactif. La figure 1A est une vue agrandie du matériau de la figure I qui montre la grandeur relative des particules et des intervalles du matériau amorphe. La figure 2 est un schéma montrant de quelle manière le matériau radioactif est enferme dans le matériau amorphe. La figure 2A est une courbe illustrant la relation entre le gaz radioactif enfermé et la tension appliquée pendant un enrobage à l'aide du matériau amorphe. l'intervention. La figure 3 est le schéma d'un appareil capable de produire le matériau de l'invention. La figure A est le schéma d'un autre type d'appareil capable de produire le matériau de l'invention. La figure 5 est le schéma, plus détaillé, d'un apparei capable d'enrober le gaz radioactif et de former le matériau de l'invention. La figure 6 est le schéma d'un appareil capable d'enrober et d'enfermer un gaz radioactif dans un matériau solide. La figure 7 est le schéma d'un autre appareil capable d'enfermer un gaz radioactif dans un matériau solide. Reférons-nous à la figure 1. Celle-ci montre un corps 1 en matériau amorphe, compose d'une serie de particules distinctes de grandeurs differentes 2 et 3 entre lesquelles on peut enfermer un gaz radioactif dans les intervalles 4. Le matériau amorphe est un solide. Il est généralement métallique, les seules exigences étant qu'il permette d'obtenir les intervalles appropriés pour l'enrobage du gaz radioactif. Quelques matériaux amorphes présentent la caractéristique suivante : lorsqu'on élève la température on atteint une température de recristallisation et le gaz piégé est libéré en totalité. Le rapport entre le gaz radioactif enfermé et le materiau amorphe est important et est généralement égal à 30X d'atomes environ. Bien que la description suivante concerne principalement des gaz monoatomiques et des alliages binaires pour le matériau amorphe, le terme particule étant utilisé, à la fois, pour.féis atomes et les molécules dans le but de faciliter l'établissement des principes de l'invention, toute personne expérimentée dans l'art comprendra que l'application des principes de l'invention a une large gamme de gaz et a plusieurs tYpes de matériaux amorphe pour le corps 1 puisse être réalisée. Réferons-nous à la figure 1A. Celle-ci montre une vue agrandie de la relation entre les dimensions des particules du matériau amorphe et des intervalles dans lesquels le gaz radioactif doit être enfermé. Il est évident qu'il existe une relation, entre la dimension de l'atome du gaz radioactif et celle des particules, qui commande la quantité de gaz enfermé dans des conditions données. La figure 1A montre à titre d'exemple des particules 2 et 3 de matériau amorphe, et de dimension différente, tangentes et reliées entre elles. Bien que l'invention nécessite l'usage d'au moins deux dimensions de particules différentes pour le matériau amorphe, la position des particules est aléatoire et dépend des details de la formation.Les intervalles 4 entre les particules 2 et 3 représentent environ du quart au tiers du volume total du matériau. Le materiau amorphe sert d'enrobage solide pour le gaz radioactif et entoure des parties successives de gaz au fur et a mesure de la formation du matériau amorphe. La condition principale pour qu'un corps contienne un grand volume de gaz est que les particules soient de dimensions différentes, l'une d'entre elles servant à stabiliser le corps qui en résulte. On peut utiliser des systèmes contenant un lanthanide ou un actinide et un métal de transition. Des réalisations proposes contiennent du gadolinium et du cobalt, ou du fer, ou du nickel ou du cuivre.De même, on peut utiliser des systèmes ternaires contenant une particule de dimension importante qui peut être n'importe quel élément du groupe des lanthanides ou des actinides, une particule plus petite comme le Co, Fe, Ni ou Cu, et un element stabilisant, tel qu'un métal réfractaire comme Mo, W, Cr, Ti ou V. exemple. Dans le cas des terres rares il existe un mélange de plusieurs éléments des terres rares appelé MISCHMETAL qui présente l'avantage d'être économique. On peut utiliser des systèmes de grandes particules tel que PbFe. Plusieurs criteres de la formation des materiaux amorphes sont énoncés dans un article de A.S. Nowick et Sigfried Mader paru a la page 358 du "IBM Journal" de Septembre-Novembre 1965. Les facteurs qui contribuent a une forte concentration de gaz dans le matériau amorphe sont la grandeur de l'atome du gaz radioactif et la force avec laquelle on introduit le gaz dans le matériau amorphe lors de la formation de celui-ci. La force est produite par une tension appliquée et maintenue pendant la croissance du materiau. Le tableau I illustre la relation entre le rayon de l'atome du gaz radioactif et le volume contenu dans le matériau amorphe pour un système particulier de conditions de croissance du matériau amorphe. TABLEAU I GAZ RAYON VOLUME ATOMIQUE CONSTANTES EN A EN A 3 D'INCORPORATION He 0,93 3,37 X (volts) Ne 1,12 5,89 15,85 x Ar 1,54 15,30 3,79-x 10 x Kr 1,69 20,22 2,49 x Xe 1,90 28,73 1,48 x Le gaz radioactif est enrobe par les particules du matériau amorphe lorsque ce dernier est déposé par pulvérisation en utilisant un procédé permettant de maintenir une contrainte de potentiel sous la forme d'une tension appliquée VA qui dirige les atomes ou les molécules de gaz dans le matériau amorphe. La croissance suit la relation X gaz radioactif = constante d'incorporation X v2 La technique de pulvérisation polarisée et de revêtement ionique connue dans l'art peut être adaptée et utilisée dans la fabrication du matériau de l'invention. Reférons-nous maintenant a la figure 2. Celle-ci montre un principe de fabrication pouvant être utilisé pour la production du matériau amorphe de l'invention. Dans la figure 2 le matériau amorphe 1 est formé entre la cathode 5 et l'anode cible 6. On l'illustre comme étant produit en présence d'une contrainte de potentiel appelée VA qui fait pénétrer les atomes 7 de gaz radioactif dans le materiau amorphe 1 en train de croître. Les éléments 8 représentent des atomes ou des molécules de matériau amorphe dont la source est la cathode 5.Il est evident qu'avec ce procédé physique, lorsque le matériau amorphe 1 se forme, la présence de la containte électrique sert à piéger les atomes ou les molécules de gaz radioactif dans les vides entre les molécules ou les atomes de matériau amorphe lorsque la taille physique de celui-ci La concentration du gaz radioactif dans le matériau amorphe est généralement liée au carré du potentiel de contrainte avec des déviations aux potentiels élevés. La relation est illustrée dans la figure 2A ou l'on voit que la concentration augmente généralement en fonction de la tension qui est VA pour la configuration de diode de la figure 2. La relation entre la concentration du gaz et la contrainte de potentiel est décrite dans l'article de J. J. Cuomo et R.J.Gambino, intitulé "Incorporation of Rare Gases in Sputtered Amorphous Metal Films" et paru dans le "Journal of Vacuum Science and Technology" page 152, No 1, volume 14 de janvier 1977. Le Ce matériau amorphe de l'invention qui contient un gaz radioactif peut être formé par n'importe quel procédé dans lequel des particules sont agglomérées et s'unissent en présence d'une contrainte de potentiel qui fait pénétrer les atomes de gaz radioactif dans le matériau amorphe. Les techniques de pulvérisation polarisée, de revêtement ionique et de pompage ionique, connues dans l'art, mettent en jeu des principes qui sont adaptés aux exigences requises, pour l'invention. Les figures 3, 4 et 5 montrent des appareils de pulvérisation, de revêtement ionique et de pompage ionique, pouvant être utilisés conformément à l'invention. Référons-nous ensuite à la figure 3. Celle-ci montre une vue schématique d'un appareil de pulvérisation. La figure montre le matériau amorphe 1 déposé sur l'anode 6. La source 9A d'un faisceau ionique contient un gaz radioactif 7 et une commande de direction. La source 9A du faisceau ionique comporte un appareil de chauffage 10 fournissant des electrons qui sont accélérés afin d'ioniser le gaz radioactif 7. Les bords 11 de la source 9A du faisceau ionique sont à un potentiel positif, l'écran d'alignement 12A constitué par une grille est habituellement à un potentiel positif et la grille d'accélération 12B est généralement a un potentiel négatif. Ceci accélère les ions du gaz radioactif 7 vers le matériau amorphe 1.La source 9A du faisceau ionique est entourée par une cathode 9B qui sert de source pour le matériau amorphe et provoque egalement la formation du matériau amorphe 1 sur la cible afin que le perimètre de celle-ci soit constitue entierement de matériau amorphe. Il en résultera que la partie renfermant le gaz radioactif sera limite au centre. Conformément a ce principe, on peut fabriquer diverses formes désirées. Référons-nous à la figure 4. On y décrit un appareil basé sur la technique de revêtement ionique qui peut être utilise pour cette invention. Celui-ci comporte un dispositif évaporateur 15 contenant un récipient 16 dans lequel on chauffe une source de matériau amorphe 17. Le gaz radioactif 7 est dans l'atmosphère ambiante. La contrainte électrique est illustrée à nouveau par VA entre le matériau amorphe 1 en formation et les atomes du gaz radioactif 7. Par conséquent, on applique une contrainte électrique sur les molécules du gaz radioactif 7 pendant l'évaporation. Cette contrainte provoque leur incorporation dans les interstices du matériau amorphe 1 lorsque celui-ci se forme. augmente. Reférons-nous ensuite a la figure 5. On y montre un appareil, basé sur la technique de pompage ionique connue dans l'art, qui peut être utilisé pour cette invention. La figure 5 montre deux cathodes 20A et 20B à l'intérieur d'un champ magnétique matérialisée par la flèche. Le materiau des cathodes 20A et 20B est la source du matériau amorphe 8. Les anodes cibles 21A et 218 sont situees entre les cathodes 20A et 20B dans le champ magnétique. Un champ électrique accélère les ions 0 du gaz radioactif 7 vers les cathodes 20A et 20B. Un appareil de refroidissement, illustré par les tubes 22, augmente le piégeage du gaz radioactif. Le matériau amorphe 8, (ronds noirs) est extrait par pulvérisation des cathodes 20A et 20B, mélangé au gaz radioactif 7, (ronds blancs) et forme le matériau amorphe contenant le gaz radioactif sur les anodes 21A et 21B. Il est a remarquer que, dans cet appareil, les atomes du gaz radioactif sont diriges vers la source de matériau amorphe sous la forme d'ions et sont réfléchis par celle-ci vers le materiau amorphe sous la forme d'atomes neutres. Lorsque l'application de l'invention concerne le contrôle et l'emmagasinage du gaz radioactif produit, par exemple en tant que sous-produit d'une autre opération, comme une réaction nucléaire, il est nécessaire de fournir un matériau amorphe dont la radioactivité est maintenue dans des limites commodes et tout le gaz radioactif doit être piégé dans le matériau amorphe. Ces buts peuvent être atteints avec des appareils en serie qui contrôlent la radioactivité du gaz et se recyclent pour un autre traitement lorsque c'est nécessaire Référons-nous ensuite a la figure 6.On y montre des appareils de pulvérisation en série equipés d'appareillages permettant d'y introduire des gaz non-radioactifs utilisés pour diminuer, si nécessaire, la concentration du gaz radioactif dans le matériau amorphe, pour commander la radioactivité de celui-ci et contrôler la sortie, afin de pouvoir recycler le gaz, si on le désire, pour que tout le gaz radioactif soit piégé dans le solide amorphe avec la concentration desirée. L'appareillage de la figure 6 est constitué par deux appareils 30 et 31 en serie, reliés par le tube 32, chaque appareil comporte une anode pour le matériau amorphe 1 et une cathode cible 33 et 34 qui est la source du matériau amorphe. Une contrainte electrique, non indique, et appliquée comme dans la figure 2, est présente dans cet appareil.Le debit du gaz radioactif dans le système est commandé par la soupape 35. Les soupapes 36 et 37 permettent d'introduire un gaz diluant non-radioactif. Lorsqu'on désire augmenter la radioactivité finale du matériau amorphe, on peut introduire une seconde source de gaz radioactif à travers la soupape 37 au lieu de gaz diluant. Un détecteur de radiations 38 indique si tout le gaz radioactif a été piégé ou non. La soupape 39 permet le recyclage dans le dispositif 30, grace a un tube non montre sur la figure, ou la sortie suivant la demande. Il est évident que l'on peut ajouter d'autres unites semblables aux appareils 30 et 31 si on le désire. En utilisant le principe de l'appareillage de la figure 6 on peut piéger tout le gaz radioactif dans le matériau amorphe avec n'importe quelle concentration désirée. Ceux expérimentés dans l'art comprendront que l'appareillage décrit dans la figure 6 est du type appareil de pulvérisation en série, semblable à celui decrit dans la figure 2, dans lequel on piege le gaz radioactif dans le matériau amorphe avec une contrainte électrique, dans lequel on peut diminuer ou augmenter 7a concentration du gaz radioactif dans le matériau amorphe et dans lequel le gaz radioactif peut être recyclé jusqu'à ce que tout le gaz soit piégé. On peut à la demande recouvrir le matériau amorphe, en partie ou en totalite,avec un revêtement inhibiteur de radioactivité. La figure 7, montre une extension des principes de piégeage, du gaz radioactif dans un matériau amorphe, à des cibles multiples. L'appareil de la fig. 7 comprend une chambre 50 dans laquelle on introduit un gaz radioactif 51, du xénon133 par exemple, par une soupape 52. On peut y introduire également un gaz diluant par le tube 53 si on le désire. La chambre 50 peut être séparée du reste de l'appareil par une soupape 54 et munie d'un appareil réfrigérant 55 permettant de condenser ou de solidifier le gaz 51. L'appareil 55 peut être un récipient contenant de l'azote liquide par exemple, et permet au gaz 51 de former un solide 51A La fonction de l'appareil 51 est de permettre l'introduction d'une plus grande quantite de gaz dans l'appareil pour le piégeage. L'appareil de la figure 7 comprend une seconde chambre 56 où se forme le matériau amorphe renfermant le gaz radioactif. La chambre 56 est munie d'une pompe à vide 57 commandée par une soupape 58 permettant de recycler le gaz évacué par le tube 59, le reste du tube, non montré sur la figure, est relié a la chambre. De plus, le gaz de la chambre peut être mesure par le detecteur de radiations 60. La chambre peut être remplie à nouveau par la soupape 61 et le tube 62, reliée pour le recyclage ou vidée suivant la demande. La chambre de formation du matériau amorphe 56 est munie -d'une série d'électrodes de source, en materiau amorphe 63A à 63E, d'une série de baguettes d'accumulation du matériau amorphe 64A et 64E, chacune étant encerclée par un tube 63A à 63E.Les baguettes d'accumulation peuvent être refroidies pour augmenter la formation du materiau amorphe et pour extraire la chaleur produite par le processus de désintégration radioactive. Les tubes 63A à 63E et les baguettes 64A à 64E sont montes dans un membre isolant 65 afin qu'on puisse appliquer une contrainte électrique VA comme dans la figure 2. On dispose un écran à la masse 66 afin d'éviter les courts-circuits là où sont montés les tubes 63A à 63Eet les baguettes 64A à 64E. Lors du fonctionnement, utilisons du Xe133 comme gaz radioactif par exemple, on évacue les chambres 50 à 56 grace à- la pompe à vide 57, les soupapes 52 et 61 étant fermées et les soupapes 54 et 58 ouvertes. On ferme la soupape 54 afin de séparer les chambres, on introduit ensuite le gaz radioactif 51, ici du Xe133, dans la chambre 50 en ouvrant la soupape 52. L'appareil réfrigérant 55 solidifie le gaz radioactif en-un solide 51A. A ce moment la, on ferme la soupape 52 et la température augmente jusqu'à évaporation du solide 51A en un gaz dont la pression est de 100 milliTorr. On ouvre ensuite la soupape à chicanes 54 afin de permettre au gaz radioactif 51 de pénétrer dans la chambre 56. On applique ensuite VA afin que les électrodes en forme de tubes 63A a 63E soient a -2000 volts et les baguettes 64A à 64E à -150 volts.Le matériau des tubes 63A à 63E est pulvérisé sur les baguettes 64A à 64E en enfermant le gaz radioactif 51. Lorsque le courant du plasma s'écoulant entre les électrodes 63A - 63E et 64A - 64E diminuera, le gaz radioactif, le Xe133, aura eté utilisé. On peut alors utiliser l'appareil réfrigérant 55 pour solidifier les traces de gaz qui restent. On peut évacuer le gaz radioactif qui reste dans la chambre 56 en fermant la soupape 54 et en utilisant la pompe à vide pour le recyclage. Les baguettes 64A à 64E portant le gaz radioactif 51 piége dans le matériau amorphe peuvent être recouvertes du matériau désiré et enlevées apres avoir rempli à nouveau la chambre 56 grâce à la soupape 61 et au tube 62. Il est évident que la manipulation physique est minime et que l'appareil peut contenir, en principe, un assemblage interchangeable de tubes et de baguettes. La consommation d'énergie du piégeage est généralement égale à 0,1 % de l'énergie dépensée lors de la fission qui produit le gaz radioactif. L'énergie est de 100 kilowatts-heure par mole pour le gaz krypton 85 Le matériau contenant un gaz radioactif de l'invention a des utilisations variées. On peut choisir le matériau et l'adapter au processus de désintégration radioactive par exemple, les principes de l'invention permettent de produire un matériau qui convient à l'absorption des neutrons. Il est évident également que l'espace interatomique compris entre les atomes hôtes et le matériau amorphe n'est pas du tout affecté par l'incorporation d'atomes de gaz radioactif et par leur désintégration ulterieure. La stabilité dimensionnelle est un avantage sur les matériaux cristallins connus précédemment. Les tableaux II et III suivants illustrent quelques propriétés du matériau de l'invention lorsque celui-ci est utilisé comme source de chaleur et comme source d'electricite. (voir tableau II page 9) TABLEAU Il CHALEUR ANERGIE INITIALE % d'ISOTOPE DANS ENERGIE INITIALE POUR UN ISOTOPE LE PRODUIT DE POUR LE PRODUIT PUR SOLIDE FISSION DE FISSION ISOTOPE DEMI-VIE Krypton85 4,4 watts/cc 7,5 % d'atomes 0,33 watts/cc 10,8 ann. Xénon133 2100 watts/cc 19 % d'atomes 390 watts/cc 5,3 jours Xenon135 77000 watts/cc 18 % d'atomes 14000 watts/cc 9,2 heur. Il est evident, d'apres les exemples ci-dessus, qu'un litre de krypton85 radioactif piégé dans le matériau amorphe de l'invention fournira les 330 watts nécessaires au chauffage de l'eau pour un foyer moyen pendant dix ans et que la chaleur disponible est plus grande que l'énergie nécessaire à la formation du matériau. TABLEAU III ELECTRICITE MATERIAU ENERGIE INITIALE COURANT INITIAL DEMI-VIE EN WATTS/CC Krypton85 0,33 7x10-6 A/cc - 10,8 années Xenon133 390 5x10S32 A/cc 5,3 jours Xénon135 14000 7xîO 2 A/cc 9,2 heures Pour l'application en tant que source d'électricité, il est nécessaire de former des films minces de materiau amorphe afin que les électrons émis par la désintégration radioactive soient capturés avant qu'ils perdent une grande partie de leur énergie. Lorsqu'on désire une classe de matériaux convenant à un certain nombre d'applications qui exigent une source radioactive avec des caractéristiques conçues attentivement, ceci sera possible grâce aux principes de l'invention. Les caractéristiques suivantes peuvent être exigées pour une application donnee : 1. Radiation de type , 6 ou y. 2. Energie caractéristique. 3. Niveau d'activité. 4. Confinement de la substance radioactive et des produits radioactifs du processus de désintégration. Conformément à l'invention, on peut préparer le matériau amorphe 1 contenant le gaz radioactif de façon que celui-ci satisfasse à un certain nombre d'exigences données en (a) choisissant un des isotopes du gaz radioactif ayant l'énergie caractéristique du type de radiation désirée et (b) en incorporant cet isotope dans le matériau amorphe 1 par pulvérisation à partir d'une cible non radioactive dans un plasma contenant l'isotope radioactif. Le niveau d'activiste sera déterminé par la concentration du gaz radioactif dans le matériau amorphe. La concentration est commandée facilement car c'est une simple fonction qui dépend de la tension de plarisation appliquée au matériau amorphe en train de croitre. Le confinement des produits de la désintégration, même si ceux-ci sont gazeux, se fait à l'intérieur de la structure en matériau amorphe. Le tableau IV suivant donne un certain nombre de dispositifs qui utilisent des sources radioactives: TABLEAU IV Type de Niveau radiation Energie d'activité - Contrôleurs d'épaisseur de S 0,02 Mev. Faible revêtement à l'aide de la radiation arrière ss à 1 Mev. - Détecteur de fumée du type a a ionisation X 5 Mev. Faible - Source de déclenchement pour des lampes à décharge gazeuse ss 0,72 Mev. Faible et Dispositifs associés Y 0,54 Mev. Ceux expérimentés dans l'art comprendront que, conformément aux principes de l'invention, la possibilité de préparer une source radioactive grâce à la technique énoncée dans l'invention permet de créer une source qui peut s'adapter à la fabrication de structures spéciales. Par exemple, on peut fabriquer une source de petite dimension, presque une source ponctuelle, en déposant la matériau amorphe a travers un masque. On peut préparer une source plane utilisée dans des applications comme la microradiographie de contact en effectuant un revêtement général en matériau amorphe contenant le gaz radioactif. Un avantage particulier de ces procédés de fabrication est que ceux-ci évitent la plupart des risques de la fabrication, de l'usinage ou de manipulation d'un echantillon radioactif volumineux. Nous avons décrit un nouveau matériau, constitué par une structure amorphe dans laquelle on incorpore un gaz radioactif, qui peut être utilisé pour diverses applications spéciales (une source radioactive pouvant être facilement fabriquée et manipulée par exemple). Bien que l'on ait décrit dans ce qui précède et représenté sur les dessins les caractéristiques essentielles de llinvention appliquées à un mode de réalisation préfére de celle-ci, il est évident que l'homme de l'art peut y apporter toutes modifications de forme ou de détail qu'il juge utiles, sans pour autant sortir du cadre de ladite invention. REVENDICATIONS 1 - Materiau pour emmagasiner des gaz radioactifs caractérisé en ce qu'il comprend un matériau amorphe comprenant au moins deux composants dont les particules sont liees entre elles tout en laissant des vides qui sont occupés par le gaz radioactif. 2 - Materiau selon la revendication 1, caractérise en ce que les particules des composants sont de tailles différentes. 3 - Matériau selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le matériau amorphe comprend une terre rare et au moins un metal de transition. 4 - Matériau selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est utilise comme source de chaleur, ou de courant ou de radiation. 5 - Procédé pour emmagasiner du gaz radioactif dans un matériau selon l'une quelconque des revendications 2, 3 ou 4, caractérisé en ce qu'il comprend les opérations suivantes : la formation en présence du gaz radioactif d'un materiau amorphe comprenant au moins deux composants dont les particules sont de tailles differentes, et l'introduction de particules du gaz radioactif dans le materiau amorphe au cours de sa formation. 6 - Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que la formation du matériau amorphe est obtenue à l'aide d'un des procédés suivants pulvérisation, revêtement ionique et pompage ionique. 7 - Procedé selon la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce que l'introduction des particules de gaz dans le matériau amorphe est détenue à l'aide d'une contrainte électrique et magnétique. 8 - Appareil mettant en jeu le procédé selon la revendication 5, 6 ou 7, caractérisé en ce qu'il comprend une enceinte, un élément de support placé dans l'enceinte et sur lequel le matériau amorce se développe, Une source de matériau amorphe pour fournir ce matériau dans llenceinte au tours du déveloopement, une source de gaz radioactif pour fournir du gaz dans ltenceinte, et des moyens pour introduire les particules du gaz dans le matériau amorphe au cours de son développement sur l'élément de support. 9 - Appareil selon la revendication 8, caractérise en ce qu'il comprend également un dispositif pour diluer le gaz radioactif dans l'enceinte. 10 - Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comprend également un détecteur de radiations. 11 - Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comprend également un circuit de recyclage du gaz radioactif.