i 2132414 la présente invention, relative à la bonnetterie, est plus spécifiquement relative à un nouveau bas présentant des qualités physiques et esthétiques particulièrement intéressantes et au fil à partir duquel le bas est tricoté. 5 les bas extensibles pour femmes se rangent dans deux larges catégories distinctes : ceux extensibles légers et ceux de soutien. On connaît plusieurs types de fils qui conviennent pour fabriquer des bas extensibles légers, les filaments à texture dure (non élastomère) sont typiquement traités par 10 une technique de bouclage d'extrémité ou par une fixation par la chaleur avec faux retors. D'autres types de fils qui se sont révélés comme convenant pour des bas extensibles légers sont les fils "conjugués11 en polyamide, divulgués par les brevets des Etats-Unis d'Amérique n° 3 399 108 et 3 4-18 199» 15 Tous ces bas extensibles légers connus s'étirent très facilement sous un léger effort jusqu'à ce que les ondulations dans le filament soient presque redressées. Une fois que ceci s'est produit la force nécessaire pour continuer l'étirage augmente rapidement. Ces bas sont conçus pour être utilisés dans le do-20 maine où il existe encore dans les filaments une ondulation appréciable et ne conviennent pas pour appliquer aux jambes de l'individu une force de compression assez constante et suffisamment grande pour procurer un soutien utile. l'autre large catégorie de bas extensibles est con-25 çue pour appliquer à la jambe une force de compression et elle inclut le bas médical ou orthopédique lourd et ce qu'on appelle le bas léger de soutien. Ces deux types mettent à profit l'emploi de spandex enrobé pour procurer une force de compression suffisamment élevée pour être utile, les bas de 30 soutien "légers" ne sont légers qu'en comparaison avec le bas médical et ils sont tout-à-fait grossiers si on les compare aux bas extensibles légers ordinaires. En plus du manque de légèreté, un bas de soutien léger seul ne procurera pour la jambe la gamme voulue de force de compression que pour une 35 série de tailles relativement limitées. Il est ainsi nécessaire de prévoir jusqu'à huit tailles pour loger la gamme habituelle des dimensions de jambes. Conformément à l'invention les qualités souhaitables pour le bas extensible léger (légèreté et grande étirabilité) 40 et pour le bas de soutien léger (force de compression recher- 72 11768 2 2132414 chée sur la jambe) sont combinées en un seul bas. Ces qualités souhaitables sont en fait typiquement plus prononcées dans le nouveau bas de l'invention que dans le bas extensible léger ou aussi bien que dans le bas de soutien léger. 5 L'invention vise en premier lieu à fournir un bas extensible présentant une uniformité de force de compression supérieure lorsque le bas est étiré. L'invention vise également et de façon distincte à fournir un bas extensible ayant moins de perte de force de 10 compression lorsqu'il est maintenu à l'état étiré. L'invention vise encore et de façon séparée à fournir un bas extensible présentant une légèreté apparente remarquable. L'invention vise également et de façon séparée à 15 fournir un fil conjugué nouveau qui convienne pour fabriquer des bas ayant ces caractéristiques. D'autres traits de l'invention ressortiront de la description ci-après, donnée à titre non limitatif, avec référence aux dessins ci-joints, sur lesquels : 20 la figure 1 montre un fort agrandissement des sec tions transversales types de filaments à section circulaire selon l'invention ; la figure 2 représente une vue latérale avec moindre agrandissement d'un court segment d'un filament récemment 25 étiré sous une charge de traction axiale modérée ; la figure 5 montre une autre vue latérale sous moindre agrandissement d'un segment plus long de filament récemment étiré, sous une charge de traction axiale sensiblement nulle ; 50 la figure 4- est une vue latérale d'une extrémité d'un segment de filament, coupée par un plan normal à l'axe du filament ; la figure 5 est une vue en perspective d'une certaine forme d'appareil d'essai ; 35 la figure 6 est une coupe transversale de l'appa reil de la figure 5 ; la figure 7 est une vue en élévation latérale, partiellement en coupe, de l'appareil de la figure 5,montrant un bas disposé pour être essayé ; 40 la figure 8 est un graphe généralisé des courbes 72 11768 5 2132414 effort-élongation, enregistrées au cours de l'utilisation de l'appareil d'essai des figures 5 à 7 ; et la figure 9 est un graphe de parties de courbe sélectionnées, pour comparer le bas de l'invention avec di-5 vers bas de l'art antérieur. Le bas de l'invention est tricoté de façon classique à pairfcir d'un fil mixte ou "conjugué", dans lequel un type d'élastomère particulier est associé à une fibre dure. Il est connu depuis de nombreuses années de faire 10 des filaments textiles, par conjugaison de deux matières polymères présentant des caractéristiques de retrait ou de rétraction à la chaleur dissemblables. L'union des deux substances est réalisée en les amenant ensemble au moment ou au voisinage du moment de la formation du filament, sans mélange 15 intime, de sorte que les substances adhèrent l'une à l'autre sur toute leur longueur en formant une interface continue. Ceci est connu comme disposition accolée de polymères dissemblables dans un filament conjugué. Un deuxième procédé pour réunir ces polymères dissemblables en un filament consiste 20 à amener ensemble les polymères au moment du filage ou au voisinage de ce moment de façon à obtenir, de manière continue, une disposition excentrée avec ame et pellicule pour les polymères. Quel que soit le mode d'accolement, c'est-à-dire avec ame et fourreau ou côte à côte, les filaments sont 25 "potentiellement ondulables". Le gauffrage ou ondulation est produit après que les^filaments aient été étirés et relâchés ; et l'ondulation prend/foràe d'une hélice sans couple, inversée au hasard. Il faut considérer beaucoup de facteurs pour choi-30 sir les polymères dissemblables de façon à obtenir une association optimale. Souvent il est désirable d'avoir un filament conjugué nécessitant une force de contraction ou de rétraction extrêmement élevée, qui donne la mesure de la force, appliquée longitudinalement, nécessaire pour enlever l'on-35 dulation en hélice et redresser le filament. La disposition côte à côte des polymères procure une force de rétraction beaucoup plus grande dans le filament, en comparaison avec les structures excentrées fourreau—coeur. Malheureusement les filaments conjugués avec disposition côte à côte peuvent tendre -40 à se diviser en deux souss-filaments distincts au cours du 72 11768 4- 2132414 traitement et de l'utilisation, en particulier lorsque les polymères sont choisis sur la base de leur différence de retrait. Un autre facteur important concernant les filaments conjugués filés avec fusion est la possibilité d'extrusion 5 des deux polymères sélectionnés dans une gamme de température étroite. Lorsque les polymères présentent l'adhérence et la force de contraction désirées, ils ont normalement des points de fusion tellement différents qu'il faut un équipement coûteux et complexe pour maintenir la différence de tem-10 pérature requise, afin d'empêcher la décomposition de la matière ayant le point de fusion le plus bas et d'assurer la conjugaison convenable des polymères. Le principal emploi des fils extensibles se trouve dans la bonneterie ordinaire pour hommes et femmes. À cause 15 de l'extensibilité, il suffit d'avoir en stock quelques tailles des articles de bonneterie poux s'adapter à tout pied normal, ce qui élimine le besoin d'avoir une large gamme de tailles de bas particulières. L'adaptation à la cheville et aux orteils est bien supérieure à celle des bas fabriqués en 20 fil non extensible, particulièrement en ce qui concerne les femmes. Beaucoup de bas extensibles ordinaires deviennent bouffants et prennent mal la forme après un peu d'usage et quelques lavages, ce qui altère définitivement leur aspect global et nuit à l'usage prolongé de l'article de bonneterie. 25 La déformation variable des mailles dans ces articles et dans les tissus tricotés en fil extensible peut également produire un aspect désagréable et inesthétique. La légèreté est une caractéristique hautement souhaitable pour les articles de bonneterie pour* femmes et ac-30 tuellement on l'obtient en réglant là maille et en prenant la grosseur ou le denier du fil suffisamment faible. Les fils faibles présentent également l'avantage d'attirer moins l'oeil sur les zones où les mailles sont déformées en formant des poches. Néanmoins les filaments faibles sont plus fragi-35 les et ces articles de bonneterie sont plus susceptibles aux accrocs et ont une durée d'usage assez courte. Un autre emploi important des fils extensibles se trouve dans les bas de soutien que portent beaucoup de gens pour des raisons physiologiques. Afin de procurer des forces 40 de compression adéquates sur les jambes, les bas doivent être il 11768 5 2132414 faits habituellement avec des fils ou filaments relativement gros ; par exemple on utilise fréquemment des fils extensibles filés sur une ame ou des fils extensibles enroulés ayant 100 deniers ou plus. Les articles fabriqués avec des fils 5 grossiers manquent nécessairement de la légèreté souhaitée pour les bas et ne répondent pas à ce que désirent les femmes pour s'habiller avec style ou pour leur apparence générale. Un autre emploi important des fils extensibles se 10 trouve dans les vêtements tricotés et s'adaptant à une forme, te&s que les collants ou pantalons extensibles, les sous-vêtements pour femmes, les maillots de bain, et les tissus en filet résistant pour ceintures. Pour les tissus de confection et les jupes on emploie des textures tissées extensibles 15 et particulièrement des tissus pouvant s'étirer en une direction, obtenus en combinant convenablement des fils extensibles et des fils Inextensibltifc » Les fils selon l'invention sont particulièrement utiles pour chacune des applications mentionnées ci-dessus. 20 Des caractéristiques de teintures différentes des deux composants polymères des filaments conjugués permettent à un monofilament relativement gros d'apparaître comme tout-à-fait léger dans des bas de ville. Le constituant dur ou non élas-tomère absorbe les colorants normaux des articles de bonne-25 terie, tandis que le composant polyuréthane reste sensiblement non coloré. Les forces rétractives supérieures et le retour à la suite d'étirement, pour une forte extension, permettent de fabriquer des bas de soutien durables ayant la légèreté souhaitable. La stabilité à long terme de la récupéra-30 tion après l'étirage assure l'usage prolongé des jupes et articles semblables en étoffes tissées. On obtient un textile nouveau et utile à deux composants, ondulé en hélice et formé de matières spécifiques. L'un des composants est un polymère fornant une fibre qui 35 peut être filée fondue et dont le point de fusion se situe dans la gamme d'environ 180 à 280° C. L'autre composant est un polyuréthane élastomère pouvant être filé fondu à une température voisine de 205 à 240° 0, et contenant un segment de polyuréthane séquencé fondant à une température supérieure à 40 200° 0 et en dessous de 235° G. Les deux composants adhèrent 72 11768 6 2132414 suivant la longueur du filament, soit dans une disposition côte à côte, soit avec une disposition excentrée à âme et fourreau. L'élément polyuréthane forme environ 20 à 80 % du poids de la structure de la fibre. Le filament ondulé en 5 hélice présente une force rétractive élevée lorsqu'il est tiré et un degré élevé et une uniformité de l'ondulation, se mesurant par la différence des longueurs, redressée et contractée, d'un écheveau des filaments. Conformément à un aspect principal de l'invention * un -colorant^ 10 la fibre dure peut être colorée par/acide, tandis que le polyuréthane résiste à la coloration par'un'colorant acide. L'invention inclut également les articles de bonneterie tricotés à partir des filaments à deux composants, ces articles se caractérisant par l'excellence de l'adaptation 15 à la jambe et une capacité de contact élevée et uniforme ainsi qu'un degré élevé de légèreté apparente et de durabilité. Le procédé pour produire le présent filament à deux composants comprend l'extrusion combinée des composants ci-dessus fondus, en utilisant un appareil de filage conjugué 20 classique pour effectuer la réunion des composants, soit pour obtenir la disposition côte à côte des composants, soit pour obtenir leur disposition excentrée avec fourreau et âme. On peut utiliser de nombreux types d'ensembles de filières pour filage avec fusion, connus dans l'art antérieur pour 25 obtenir la conjugaison recherchée. Lorsqu'ils sont extrudés de la filière, le filament ou les filaments conjugués fondus sont refroidis pour être solidifiés. Ceci est actuellement effectué en mettant en contact le courant de matière fondue avec un gaz de refroidissement. Les filaments sont étirés 30 pour accroître l'orientation moléculaire, de façon à obtenir la résistance désirée à la traction et pour obtenir l'effort de contraction qui fournit l'ondulation. L'ondulation hélicoïdale se développe lorsque la force d'étirage est enlevée. Néanmoins l'intensité de la force rétractive de l'ondulation 35 peut être accrue et le retrait à l'eau bouillante du filament peut être réduit par un traitement thermique après étirage, dans lequel les filaments sont chauffés sous faible tension, puis refroidis. L'un des composants utilisés dans la manufacture 40 des filaments considérés est choisi dans le groupe des poly Tï 11768 7 2132414 mères colorables par un colorant acide et formant des fibres, tels que les polyamides dont le point de fusion se trouve dans l'intervalle 180-280° C environ. Parmi les corps convenables de ce groupe on citera le polyhexaméthylène adipamide 5 (nylon 66), le polyhéxaméthylène sébacamide (nylon 610), l'acide 6-aminocaproïque poiymérisé (nylon 6), l'acide 11-ami-noundecanoîque poiymérisé (nylon 11), l'acide 12-aminododé-canoïque poiymérisé (nylon 12). la préparation de ces polyamides est bien connue dans la technique et on peut se pro-10 curer maintenant chacun d'eux chez divers fabricants de matières plastiques et de fibres synthétiques. On préfère habituellement les homopolymères, bien que des copolymères de ces polyamides puissent être utilisés, pourvu que leurs points de fusion se trouvent dans la gamme citée et qu'ils 15 puissent être extradés dans les conditions de filage pratiques. Le choix particulier d'un polyamide dépend plus ou moins de l'équipement de filage et du point de fusion du composant polyuréthane utilisé. Les polyamides à point de fu-20 sion plus élevé sont de préférence associés aux polyuréthanes à point de fusion supérieur, particulièrement si la température de toute la tête de filage est réglée sur une température par un seul thermostat. Des têtes de filage plus complexes qui permettent le réglage indépendant de la température de 25 chaque courant de polymère en un point situé juste en amont de la filière permettent de choisir plus largement les combinaisons de polymères. Le point de fusion a une influence primordiale sur la vitesse de trempe ou de solidification des filaments filés, 30 mais la possibilité d'extrusion et la stabilité du filage dépendent davantage de la viscosité des polymères fondus. Au niveau de la formation des fibres, l'accroissement du poids moléculaire d'un polyamide augmente très lentement le point de fusion du polymère. La viscosité à l'état fondu croît de 35 façon appréciable lorsque le poids moléculaire augmente. Les polyamides dits à poids moléculaire ultra élevé ne conviennent donc pas à l'extrusion conjuguée avec des polyuréthanes élastomères, à cause d'un déséquilibre excessif entre les viscosités respectives des deux matières fondues. On préfère 40 les polyamides présentant des poids moléculaires moyens dans 72 11768 8 2132414 10 15 la gamme modérée faible, pourvu qu'ils se trouvent dans l'état propre à former des fibres. La gamme de poids moléculaires des polyamides utiles selon l'invention peut être spécifiée pratiquement par la viscosité relative, La viscosité relative, telle qu'on l'entend ici, est le rapport de la viscosité d'une solution du polymère à la viscosité du solvant, les deux viscosités étant mesurées à 25° C. Il faut différents solvants pour des polyamides différents et la concentration du polymère dans le solvant est choisie de façon arbitraire et spécifiée au tableau I. Le tableau I ci-après indique les gammes préférées et les viscosités relatives de polyamide, toutes mesurées à 25° 0, avec des solvants et des concentrations de solution de polymère telles qu'indiquées ; les concentrations sont exprimées en pourcentage en poids. ÏABLEAU I Polyamide Point de Solvant fusion, 0 0 Concentration du polymère Gammes de viscosité relatives 20 Nylon 6 225 90 % d'acide formique 10 % d'eau 8,4 % 22-40 Nylon 66 264 90 % d'acide formique 10 % d'eau 8,4 % 20-45 25 Nylon 610 218 85 % de phénol 15 % d'eau 5,0 % 11-18 Nylon 11 187 m-crégcol 8,4 % 4-2-80 Nylon 12 179 m-crésol 0,5 % 1,4-1,9 L'autre composant utilisé pour faire des filaments ondulés en hélice est constitué par du polyuréthane élastô-30 mère fondu pouvant être extrudé à une température d'environ 205° à 240° 0. En combinaison avec le polyamide conjugué fondu, on peut filer sous forme de filaments conjugués des polyuréthanes qu'on ne peut pratiquement extruder comme homo-filaments. Les filaments extrudés à des températures inférieu-35 res à 200° 0 présentent cependant des propriétés physiques peu satisfaisantes et collent trop l'un à l'autre, de sorte que les filaments ne peuvent pas être dévidés des bobines à des vitesses utilisables industriellement sans qu'il y ait des variations de tension excessives et des ruptures de fila-40 ments. Une difficulté majeure quand on file des homofila- 72 11768 9 2132414 ments de polyuréthane est la persistance de la tendance au collage des filaments fraîchement extrudés, car'la solidification superficielle ne s'effectue qu'à faible vitesse. On rencontre des difficultés semblables quand on file des fila-5 ments conjugués avec un composant en polyuréthane. Mais on a trouvé que le traitement peut être très bien réalisé, pourvu que le composant polyuréthane ait un point de fusion supérieur à 200® 0 environ et inférieur à 235° C environ, ces points de fusion étant mesurés par une analyse thermique dif-10 férentielle. Ces filaments conjugués se solidifient à une distance de l'ordre du mètre de la filière et en appliquant les solutions et émulsions de finition habituelles pour les fils, on peut les enrouler sur des bobines et les traiter encore. 15 Les polyester-uréthanes ou polyéther-uréthanes con viennent aussi bien les uns que les autres. L'élément poly-éther ou polyester doit présenter un poids moléculaire moyen compris dans la gamme de 800 à 3 000 si l'on veut éviter une tendance excessive au collage dans les filaments con-20 jugués ; de préférence le poids moléculaire du po^éther est limité à 800 à 2 500. De préférence on emploie actuellement des polyester-uréthanes, qui sont compatibles avec une plus grande gamme de fibres dures et de conditions de traitement, tout en procurant d'excellentes propriétés au fil. 25 Gomme il est difficile de déterminer de façon adé quate en général les faibles variations de la structure chimique et des caractéristiques physiques, les polyuréthanes utiles dans l'invention sont définis commodément d'après les réactifs chimiques utilisés pour les préparer. En gros les 30 polyuréthanes sont obtenus en faisantréagir (1) m polyester à groupes hydroxyles terminaux, ou un polyéther présentant un poids moléculaire moyen compris dans la gamme 800-3 000 ; (2) un diisocyanate ; et (3) "un agent glycol allongeur de chaîne. 35 Les polyesters convenables présentent un poids molé culaire compris dans la gamme 1 000—3 000 et sont obtenus par la réaction de condensation normale d'un acide dicarbo-xylique sur un glycol ou à partir d'un lactone polymérisable. Les polyesters préférés dérivent de l'acide adipique , de 40 l'acide glutarique et de l'acide sébacique qui sont condensés 72 11768 10 2132414 avec tin excès modéré de glycols tels que 11 éthylène-glycol ; le 1,4-butylène-glycol ; les propylène-glycols ; le diéthy-lène glycol ; le dipropylène glycol ; le 2,3-butanediol ; le 1,3-butanediol ; le 2,5-haxanediol ; le l,3-dihydroxy-2.2.4-5 triméthylpentane ; des mélanges de ces corps, etc.... On peut également préparer des polyesters utiles par réaction de caprolactone avec un initiateur tel que le glycol, le poids moléculaire du produit polyester étant de préférence restreint à la gamme 1 500-2 000. Parmi les polyéthers con-10 venables ayant des poids moléculaires dans la gamme de 800-3 000 on citera le poly(oxyéthylène) glycol ; le polyoxy-propylène glycol ; le poly(l,4-oxybutylène) glycol ; le poly (oxypropylène)-poly(oxyéthylène) glycol , etc... les diisocyanates convenant à la préparation de 15 polyuréthanes peuvent être sélectionnés dans une large gamme de classes chimiques, telles que celles des diisocyanates bicycliques, aromatiques, aryl-aliphatiques et aliphatiques. Des diisocyanates particulièrement utiles sont : les diisocyanates de 2,4—tolylène ; le diisocyanate de 4,4'-dicyclo-20 hexylméthane ; le diisocyanate de 4,4*-diphény lméthane ; le diisocyanate de méta ou para-xylylène ; le 1^4-diisocyanate cyclohexane ; le diisocyanate d'hexaméthylène ; et le diisocyanate de tétraméthylène. Conformément à un aspect de l'invention la partie 25 polyuréthane du filament conjugué peut être rendue résistante à la coloration acide par un choix convenable du diisocyanate. Ainsi on obtient une résistance à la coloration acide si les groupes isocyanate sont hydrolysables pour fournir un produit de réaction ayant une valeur pE d'au moins 8 à 95° C. 30 Comme exemple on citera les diisocyanates dans lesquels le radical-NCO est directement attaché à un noyau aromatique, comme dans le diisocyanate de 4,4'-diphénylméthane. D'autres diisocyanates convenant à cet effet sont ceux dans lesquels les radicaux isocyanates sont attachés à tin radical carbo- 35 nyle, comme : 0 0 0=C=N-C-(CH2)^ - G-N=C=0 ou à un groupe sulfonyle, comme. 72 11768 ii 2132414 o o f 0=0=N-à-(CH2). -ë-N=G=0. li - - |j "2y4 0 Les diisocyanates qui ne conviennent pas dans ce but parti-5 culier sont ceux dans lesquels les radicaux isocyanates sont rattachés à un carbone méthylènique, comme dans les diisocyanates de tolylène ou de xylylène et dans le diisocyanate d1hexaméthylène. On peut utiliser beaucoup de glycols ordinaires 10 différents comme agents d'allongement de chaîne ou de durcissement. Parmi ces corps on citera : le 1,4-butanediol ; l'éthylène glycol, le propylène glycol ; le 1,4-bis ( P -hydro-xyéthoxy)benzène. La combinaison d'isocyanate et" de glycol doit être choisie à la fois quant au type et à la quantité 15 de façon à procurer un point de fusion DTA dans la gamme de 200-235° 0 environ. La chimie et la préparation des polyuréthanes élas-tomères est traitée complètement dans la publication Polyuréthanes : Chemistry and Œechnology par J.H. Saunders et K.C. 20 Frisch, 2ème partie, Chapitre 9, Interscience Publishers, Inc. (1964-). Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3 214- 4-11 peut être consulté pour avoir des détails particuliers sur le procédé de préparation des polyester-uréthanes pour obtenir des filaments selon la présente invention. 25 On peut obtenir des polyester-uréthanes particuliè rement avantageux en choisissant certains réactifs spécifiques et en les combinant avec des intervalles de proportion assez étroits comme il est indiqué dans cette recette générale î 50 lOOparties en poids d'adipate de poly(l,4-butylène) présentant un poids moléculaire de 1 500-2 000 ; 55-110 parties de diisocyanate de 4,4'-diphény1-méthane et suffisamment de glycol pour avoir un rapport total NCO/OH dans l'intervalle 1,01-1,04-. Les glycols d'allon-35 gement de chaîne préférés sont 1'éthylène-glycol ; le 1,4- butanediol et le l,4-bis( f -hydroxy-éthoxy) benzène qui est le glycol représenté par la formule HOOHgCHgO OCHgCHgOH. Dans la formule ci-dessus, le rapport ÏTC0/0H représente une abréviation du rapport des équivalents de radi- 72 11768 12 2132414 eaux d'isocyanate aux équivalents totaux des radicaux hydroxy dans le glycol d'extension de chaîne combiné avec les groupes réactifs dans le polyester. Le poids moléculaire optimal et la résistance du polymère fondu pour des vitesses de filage maximales sans rompre les filaments à denier fin sont obtenus lorsque le rapport ECO/OH se trouve dans l'intervalle 1,01-1,04 environ. Les polyuréthanes dans les filaments de l'invention, comme il a été auparavant remarqué, sont regardés comme des copolymères séquencés dans lesquels la séquence polyuréthane fond à une température dépassant 200° C environ, mais inférieure à 235° 0. Ce point de fusion est mesuré par analyse thermique différentielle (DTA), et est indiqué par une pointe endothermique distincte dans le thermogramme lorsque là température de base de l'échantillon de polymère est élevée. Une description générale et la discussion des procédés DTA est donnée dans Organic Analysis,. édité par A. Weissberger, Vol. PP* 370-372, Interscience Publishers, Inc. (i960), et dans diverses encyclopédies de technologie chimique. Dans les exemples cités ci-après, les points de fusion DÏA ont été mesurés à l'aide d'un instrument commercial du-EsiEi 900 DÎEA fabriqué par E.I. du Porit de Nemours, Inc. Les deux composants (polyuréthane-polyamide) sont de préférence extradés par des orifices de filière uniques côte à côte ; cette disposition fournit les forces rétractives les plus élevées pour les ondulations. Néanmoins il est possible d'extruder deux composants par des orifices juxtaposés séparés et de fusionner les deux courants extrudés de polymères fondus juste en dessous de la face d'extrusion de la filière ; ce procédé est préféré avec les polyamides à point de fusion élevé, tels que le nylon 66. Quand on peut utiliser une ondulation à force rétractive réduite une structure fourreau et âme des polymères est établie, pourvu que l'âme soit disposée de façon excentrée par rapport à l'axe longitudinal du filament. La structure founeau-tme est préférée lorsqu'il est important, pour le produit textile ultime, d'avoir un aspect coloré extrêmement uniforme. De préférence les deux composants existent dans des quantités approximativement égales en poids, mais les quantités relatives des deux composants peuvent varier d'environ 20—8& structure extrêmement 72 11768 15 2132414 ondulée est assurée lorsqu'au moins 30 % de la section transversale du filament filé est constituée par le composant polyuréthane. Après extrusion le filament composite doit être étiré, le filament peut être étiré à froid ou, si on le dé-5 sire, il peut être étiré à chaud tant que la résistance désirée à la traction est obtenue sans détruire indûment l'adhérence des deux composants. Après étirage le filament peut être chauffé sous une faible charge de traction. Ces conditions de relaxation sont habituellement choisies pour induire 10 le faible degré désiré de retrait à l'eau bouillante et pour fixer par la chaleur l'ondulation dans le composant polyamide du filament, les conditions précises pour l'étirage et la relaxation peuvent être choisies sans grosse difficulté par un artisan expérimenté. 15 la figure 1 en (a), (b) et (c) illustre l'aspect des sections transversales effectives des filaments selon l'invention, chaque filament présentant un contour sensiblement circulaire. Néanmoins les filaments à section non circulaire sont également inclus dans le cadre de l'invention, le 20 filament est constitué par un composant polyuréthane élastique 1 et un composant polyamide 3» lesquels sont unis sur l'interface 4-. l'interface peut être sensiblement plane ou droite comme il est représenté sur la figure 1 en (b) ou elle peut être plus ou moins incurvée comme indiqué en (a) et 25 (c). Habituellement il est désirable d'avoir une interface plane ou droite, car ceci indique que la tension interfaciale relative à la viscosité des composants fondus est bien adaptée, dans les conditions d'extrusion particulières employées dans le filage. 30 Un homofilament fraîchement filé du ..polyuréthane élastomère poiymérisé se cpntractera après avoir été étiré à 300-600 %, à moins de 1^25 % de sa longueur initiale lorsque la charge de traction est enlevée. Un homofilament du polyamide, étiré de façon semblable, ne se contracte que de 35 4-6 % et reste à environ 28^570 % de sa longueur initiale lorsque la charge de traction est enlevée. Cette différence extrême de la récupération élastique des composants non étirés fournit la force motrice qui procure l'ondulation et le pouvoir de récupération particuliers des filaments selon l'in-40 vent ion. 72 11768 14 2132414 Lorsqu'un filament conjugué filé selon l'invention est étiré à la main avec un rapport d'étirage d'environ 2 : 1 et est relâché, la portion étirée se contracte immédiatement, en prenant la forme de quelques larges spires lâches d'une 5 hélice circulaire droite, plus ou moins semblable à celle représentée sur la figure 2. Avec la figure 2 on peut définir également certains termes commodes pour la description du filament. "P" représente le pas de l'hélice ou bien la distance couverte suivant l'axe de l'hélice par un point dont le 10 rayon vecteur tourne d'un tour complet ; "D" est le diamètre de l'hélice, représenté en fait comme son diamètre extérieur et "d" le diamètre du filament lui-même. Ces dimensions peuvent être commodément exprimées en multiples de 0,0254 mm (millième de pouce). 15 Lorsqu'un filament conjugué filé selon l'invention est étiré à la main avec un rapport d'étirage supérieur à 2,5: 1 environ et de préférence plus grand que 3 : 1 » puis est relâché, le filament se contracte immédiatement en formant une chaîne d'hélices circulaires droites uniformes 20 comme il est représenté sur la figure 3. Les segments hélicoïdaux de la chaîne alternent suivant des hélices à droite et des hélices à gauche comme on le voit avec les segments 6, 8 et 10. Des dislocations ou des points d'inversion 5 existent entrées segments des hélices inversées. Ces seg-25 ments hélicoïdaux ont une structure d'hélice serrée ou "fermée" dans laquelle les spires se trouvent à l'écartement P le plus rapproché possible, par contraste avec une hélice "ouverte" telle que celle représentée sur la figure 2. La forme hélicoïdale fermée des filaments récemment 30 étirés est considérée comme étant la forme d'équilibre des filaments étirés selon l'invention. Ceci veut dire que le filament prend cette configuration lorsqu'il lui est permis de se contracter sans obstacle extérieur. Tous les filaments étirés ont le pouvoir de prendre la forme hélicoïdale fermée 35 et ils le feront dans des conditions appropriées. Cette configuration d'hélice fermée à équilibre potentiel fournit une explication de certaines caractéristiques importantes des fils de l'invention, bien que le fil ne prenne pas toujours cette configuration en apparence. Un filament étiré à la machine, 40 qui a été stocké sous tension sur une bobine pendant une_ pério 72 11768 15 2132414 de de temps prolongé^ par exemple, ne se contracte pas immédiatement pour former une hélice fermée lorsqu'il est relâché. Au contraire le filament se contracte progressivement, en passant par les stades de l'hélice largement ouverte, de 5 l'hélice faiblement ouverte et finalement de l'hélice fermée compacte, le temps requis pour cette transformation variant d'un petit nombre de minutes à une durée un peu plus grande suivant l'humidité ambiante et la température. Pour le réglage du procédé de fabrication et pour 10 la caractérisation des filaments de l'invention en relation avec l'usage final, il est utile de considérer un facteur mesurable arbitraire appelé "encombrement". La méthode consiste à former un écheveau de fil en bobinant le filament ou le fil sur une bobine dont le contour a 1 1/8 de mètre de 15 longueur. On enroule suffisamment de fil sur la bobine pour obtenir un denier total de l'écheveau de 4- 500, par exemple avec 112,5 révolutions de monofilament 20 deniers. Une extrémité de 1'écheveau est bouclée sur un crochet support et un autre crochet portant un poids équivalent à 0,33 g par de-20 nier d'écheveau passe par l'autre extrémité de l'écheveau. Après que le poids ait été librement supporté par 1'écheveau pendant 10 secondes exactement, la longueur de l'écheveau . est mesurée et appelée "A". Le poids lourd est remplacé par un très petit poids (0,0013 g/denier) et 1'écheveau avec le 25 poids est immergé dans l'eau bouillante pendant exactement 60 secondes, au moins sur la longueur de 1'écheveau. L'écheveau est enlevé de l'eau, suspendu sans le poids et on le laisse sécher pendant douze heures dans l'air entre -4j2 et - 0, avec 72 % d'humidité relative. Le petit poids est alors sus-30 pendu sur l'écheveau sec et la longueur d'écheveau du fil fortement gauffré est mesurée 10 secondes après que le poids a été attaché ; cette longueur est appelée "B". Ensuite le petit poids est remplacé par le gros poids (0,33 g/denier) et la longueur finale d'écheveau C est enregistrée après 10 secondes. 35 L'encombrement et le retrait sont calculés d'après ces mesures % d'encombrement = P ^ x 100 (équation 1) °/o retrait = ^ x 100 (équation 2) 40 L'encombrement en % constitue une mesure de l'étirage axial 72 11768 16 2132414 que subit le fil en passant de l'état fortement ondulé à l'état pratiquement droit. L'aspect du tissu est en relation avec l'uniformité du pourcentage de l'encombrement d'un fil extensible. Une variation appréciable dudit encombrement en pour 5 cent le long d'un fil, en particulier pour des monofilaments, mène à des variations de mailles qui produisent un aspect irrégulier déplaisant dans le tissu tricoté ; cet effet apparaît souvent dans les tissus tricotés avec des filaments conjugués dont les ondulations sont engendrées par retrait dif-10 férentiel des composants polymérisés. Il est surprenant que les filaments de l'invention ont un niveau d'encombrement très stable. Pour un denier nominal donné et un rapport d'étirage donné, le niveau d'encombrement en pour cent pour les filaments est remarquablement 15 constant et ne varie pas de façon appréciable le long du filament, pourvu que la section transversale de ce dernier soit constituée d'au moins 30 % du polyuréthane. L'encombrement en % d'un filament contenant 40 % de composant polyuréthane par exemple ne diffère pas sensiblement de celui d'un fila-20 ment contenant 60 % de polyuréthane, bien que les forces ré-tractives des deux filaments soient bien différentes. Cette caractéristique très intéressante réduit grandement la formation de mailles variables dans le tissu et simplifie beaucoup le processus de filage 1 un réglage précis de l'écoule-25 ment des composants polymères est très difficile dans toute opération continue de filage conjugué de filaments ; de petites fluctuations de l'écoulement se produisent inévitablement à cause de fgables variations de température des "pompes de dosage ou à cause de légères inhomogénéités dans le polymère four-30 ni. Mais les filaments de l'invention peuvent tolérer des variations appréciables de l'écoulement de polymère sans produire de modifications gênantes de l'encombrement en % tant que le composant polyuréthane se trouve au niveau de 30 % de la section transversale du filament filé ou au-dessus de >îe 35 niveau. On peut proposer l'explication suivante, qui paraît raisonnable, de la constance de l'encombrement : la longueur de "S" pour une hélice circulaire droite est donnée par la formule : 72 11768 17 2132414 S = d.^1* + P^ (Equation 3) 1 = nP (Equation 4-) formules dans lesquelles D et P ont des significations déjà dites (figure 2) ; 5 n s le nombre de spires de l'hélice et 1 = longueur axiale de l'hélice. Une faible longueur de filament filé est étirée avec un rapport d'étirage de 3,5 : 1 par exemple et la longueur étirée est laissée se contracter de 4—6 %, qui représente la récupération élastique du composant polyamide. 10 Le filament est alors droit et de longueur S. En laissant le filament sè contracter davantage, le composant polyuréthane est encore étiré dans sa limite de récupération élastique, mais le composant polyamide de longueur S doit se courber pour se conformer à cette contraction. Comme la composition 15 et la dimension du filament sont sensiblement uniformes, les segments du filament se courbent en arcs circulaires. Chaque spire ou boucle complète autour de l'axe de l'hélice fait que le filament tourne de 360° autour de son axe propre, cette rotation éiant contrariée par ion couple dirigé en sens inverse 20 dans un segment voisin qui, à son tour, fait qu'une autre partie enroulée de l'hélice relaxe les contraintes de torsion dues à ce couple. Comme les extrémités du filament ne sont pas libres de tourner, chaque rotation dans le sens des aiguilles d'une montre dans un segment engendre une rotation 25 en sens inverse des aiguilles d'une montre dans le segment voisin qui forme alors une hélice de sens opposé, ces rotations étant soulagées par des dislocations entre les hélices de sens inverse. Le rayon minimal sur lequel une tige circulaire 30 peut être courbée sans fracture ou sans distorsion permanente dépend du module de flexion de la section transversale,lequel, pour un matériau donné, croît comme le carré de la section. Le module de flexion des filaments de l'invention dépend des proportions des deux composants et de la grosseur du filament. 35 Mais la force de contraction initiale lors de l'extension est approximativement proportionnelle à la fraction du composant polyuréthane. 30 % de la section transversale paraît être la fraction minimale de polyuréthane fournissant une 72 11768 18 2132414 force de contraction juste suffisante pour courber le filament avec le rayon minimal et eu configuration d'hélice fermée. Lorsqu'on étire un filament filé donné selon l'in-5 vention, la longueur avec extension, le âsalér. ou la grosseur. du filament et par suite le module de flexion sont tous déteminés par le rapport d'étirage. La longueur avec extension est équivalente à la longueur "G" dans l'équation 1 et aussi la longueur bobinée de l'hélice "S" dans l'équation 3* 10 Lors du relâchement le filament se contracte en une série d'hélices fermées de diamètre rtD" qui est limitée par le module de flexion fixé, le pas "P" étant à sa valeur la plus petite possible en harmonie avec-"D" et le diamètre de filament "d". Par suite les hélices se contractent à une longueur 15 axiale minimale "L", relativement définie, qui est équivalente à "B" de l'équation 1 en incluant les longueurs axiales des dislocations ; par conséquent l'encombrement en % de filaments récemment étirés a une valeur définie en conséquence. 20 La détermination normale de l'encombrement en % exige d'exposer les filaments à l'aetion de l'eau bouillante et ce traitement produit une rétraction nette de la longueur en ligne droite des filaments. Par opposition aux filaments dont l'ondulation est engendrée par un retrait différentiel, 25 les filaments de l'invention perdent une petite partie de leur ondulation au cours du traitement de retrait, cette perte étant bien définie en conséquence. Lorsque des filaments récemment étirés ayant une configuration hélicoïdale fermée et des filaments étirés à la machine et stockés, à configura-30 tion hélicoïdale ouverte, sont exposés à l'action de l'eau bouillante, les deux échantillons ne peuvent être distingués après avoir été séchés. L'hélice fermée se "déroule" légèrement et l'hélice ouverte lâche "s'enroule", les deux échantillons différant de la même quantité de l'hélice fermée à 35 l'équilibre. Le déplacement des bobines et le relâchement des contraintes à l'endroit des diâocations permet certaines distorsions dans la configuration des filaments. Les hélices ne sont plus parfaitement cylindriques, mais le diamètre "D" et le pas "P" changent toujours proportionnellement pour 40 fournir des valeurs pratiquement constantes de l'encombrement 72 11768 19 2132414 en %. Les filaments selon l'invention peuvent être fabriqués avec un équipement de filage conjugué classique. Les deux composants polymères peuvent être fondus et alimenter 5 les pompes de dosage par un dispositif de fusion à grille tel que décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3 197 813» Néanmoins on préfère les dispositifs de fusion-extrusion à cause de la commande plus positive de l'écoulement du polymère. Dans les exemples cités ci-dessous, à chauf-10 fage électrique, on a utilisé des dispositifs d'extrusion standard de 3*8 cm pour fournir chaque matière polymère fondue aux pompes de dosage sur la tête de filage. La tête de filage était constituée par un bloc d'acier classique à chemise "Dowtherm" comportant un ajutage 15 de refoulement à deux orifices d'entrée reliés à des pompes à engrenages standard Zenith qui débitaient, de façon réglée, des courants séparés alimentant la cavité de compression solidaire de la filière. On a utilisé un ens'emble de filière tel que celui du brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3 166 788, 20 dans lequel les deux courants de polymère se réunissent juste en aval des orifices capillaires situés sur la face de la filière. De l'air de refroidissement était soufflé sur les filaments extrudés lorsqu'ils passaient verticalement vers 25 le bas dans une cheminée de trempe classique pour aller à un guide à convergence du type peigne. Les filaments étaient plaqués par un rouleau applicateur d'apprêt convenable sur un rouleau d'alimentation et de là à une bobine enrouleuse actionnée périphériquement. Toute tendance des filaments à col-30 1er ensemble a été effectivement réduite grâce à l'application d'un apprêt liquide approprié. Un apprêt convenable est constitué par une solution à 10 % d'un copolymère organo-silicone L-530,fabriqué par l'Union Carbide Corp., Silicones Division, 270 Park Avenue, New-York, N.ï. ; cet apprêt a 35 été appliqué avec une concentration de 3 à 5 % d'organo-si-licone sur les filaments. Les filaments conjugués filés peuvent être étirés sur des étireurs—tordeurs et étireurs-bobineurs classiques. Dans les exemples considérés les filaments ont été étirés 40 sur un étireur-tordeur standard. Plusieurs postes d'étirage— 72 11768 20 2132414 tordage ont été équipés de tubes à air chaud à travers lesquels les filaments pouvaient être transférés immédiatement en dessous de la zone d'étirage avant d'être envidés. Un filament de polyuréthane à 50 % fraîchement éti-5 ré a été redressé et coupé droit en travers de l'axe par une lame de rasoir ; cette coupe est illustrée sur la figure 4. La face coupée du nylon 7 était pratiquement droite, tandis que la face 9 du polyuréthane était rétractée comme il est représenté. Des filaments types de l'invention présentent 10 un diamètre d'hélice "D" de 0,15 à. 0,20 mm et un diamètre de filament "d" de 0,05 à 0,08 mm ; ceci signifie que la circonférence de la partie extérieure 3 d'une boucle de l'hélice peut être de 30—40 % plus grande que la circonférence intérieure 1 ; à l'interface 4 les deux composants, à savoir le 15 nylon et le polyuréthane, ont la même longueur que le filament redressé. Par conséquent après ondulation le nylon en 3 est soumis à une contrainte de 10 à 20 % et doit supporter une sollicitation à la traction, tandis que sur l'interface 4- il est comprimé de la même quantité et doit supporter une 20 charge de compression ; le polyuréthane se trouve soumis à un effort de traction maximal à l'interface 4 et supporte un effort moindre à l'intérieur dans 1. Lorsque le filament est effectivement droit les deux composants supportent des charges de traction proportionnelles à leurs aires de section 25 transversale et au module de traction respectif pour la contrainte donnée. Un bas fini étalé entre une paire de livres à couverture dure a été roulé en arrière et en avant environ 50 à 75 fois sous une pression modérée. Les filaments défaits 30 de cette partie du bas ont pu être alors divisés en sous- filaments élémentaires. On a soigneusement subdivisé une longueur de 10 cm de ce filament tricoté et détricoté et le sous-filament à deux composants a été étalé sans contrainte sur une surface plane. Il fallait s'attendre du point de vue 35 clxi composant supportant la charge, à ce que le composant polyuréthane s'étale en ligne droite et se contracte de façon appréciable, tandis que le sous-filament en nylon devait s'étaler en ligne droite et se dilater de façon appréciable. Èn fait les deux sous-filaments conservaient la même ondula-40 tion hélicoïdale irrégulière caractéristique avec les boucles 72 11768 21 2132414 de maille superposées, du filament composite ; grâce à un simple essai à la main il apparaissait que la force requise pour redresser ces ondulations était plus grande pour le nylon que pour le polyuréthane, et chaque sous-filament recou-5 vrait rapidement son ondulation lorsque la force était enlevée. Il est clair que, tels qu'ils existent dans le tissu fini, les filaments selon l'invention ne comportent pas de composant spécifique supportant la charge, les deux composants supportant une partie de la charge appliquée et procu-10 rant peut-être de ce fait des propriétés de contraction supérieures. Dans le tissu du "bas, tricoté et fini, les filaments sont étirés en une hélice largement ouverte avec les boucles de maille superposées. Ainsi qu'il a été mentionné auparavant, 15 à cause de la rotation du filament autour de son axe l'hélice ne peut être ramenée à son état linéaire original simplement en appliquant une traction aux extrémités des spires; l'hélice doit être effectivement déroulée ou bien l'interface entre les composants par exemple subsistera comme un ruban 20 tordu, même si le filament est apparemment droit. Cette contrainte de torsion contribue probablement aux propriétés de contraction supérieures des articles de bonneterie selon l'invention. les boucles de maille dans les côtes et dans les passages absorbent, pense-t-on, une grande partie des dislo-25 cations entre les segments d'hélices inversés, de sorte que les filaments en boucle ne peuvent pas être véritablement redressés lorsque le bas est étiré. Si l'on utilise 3,2 moles de diisocyanate par mole de diol (polyester) à fort poids moléculaire, le résultat 30 n'est pas satisfaisant. L'emploi de 4,8 moles de diisocyanate par mole de polyester a permis d'obtenir du polyuréthane fondu pouvant être filé en association avec une fibre dure ; la limite basse pratique est d'environ 4,4. Probablement à cause de petites quantités d'impuretés dans les matières pre-35 mières il est parfois difficile de produire des polyuréthanes ayant une viscosité suffisamment élevée en rapport, à la température finale désirée, pour s'adapter convenablement à la viscosité du polymère dur ou non élastomère. Ces difficultés sont beaucoup moins évidentes quand on utilise au moins 5,2 40 et, de préférence 5,6 ou davantage, de moles de diisocyanate 72 11768 22 2132414 par mole du diol à fort poids moléculaire, ce qui fournit un polymère à viscosité élevée beaucoup mieux adapté que celui qu'on obtient avec environ 4,4 à 5,0 moles et en conséquence on obtient un filage plus approprié et tin meilleur réglage 5 de la forme de l'interface entre la fibre dure et le polyuréthane . Naturellement il est nécessaire dans tous les cas de régler la quantité du diol à bas poids moléculaire de façon à maintenir le rapport UCO/ÛH entre 1,01 et 1,04. "FXFHPLE 1 10 On utilise 100 parties en poids de polyester prépa ré à partir de 1,4-butanediol/d'acide adipique. Le polyester comporte un poids moléculaire voisin de 2 000, un indice hydroxyle de 55» et un indice d'acidité de 1,5» Au polyester on ajoute 60 parties en poids de diisocyanate de 4,4'-diphényl-15 méthane et suffisamment de 1,4-butanediol (allongeur de chaîne) pour obtenir un rapport NCO/OH de 1,02. Le 1,4-butanediol et le polyester sont mélangés ensemble à 100° G. Le 4,4'-diphénylméthane diisocyanate, chauffé aussi à 100° G, est ensuite ajouté. Le mélange résultant est alors vigoureusement 20 agité pendant une minute environ pour assurer le mélange intime des trois ingrédients. Le mélange réactif est ensuite coulé sur une surface plane dans un four chauffé à 130° G. Le mélange de réaction se solidifie en un polymère de polyuréthane à bas poids moléculaire en deux à trois minutes en-25 viron. Le polyuréthane poiymérisé solide est conservé dans le four chaud pendant cinq à six minutes encore pour faire croître le poids moléculaire et ensuite il est enlevé et laissé refroidir à la température ambiante. La plaque de polymère résultante est alors coupée en flocons ayant la grandeur vou-30 lue. Les flocons sont ensuite stockés sous atmosphère inerte (azote) à moins de 50° G, par exemple à la température ambiante, pendant au moins 4 jours (de préférence au moins 20) avant filage. La phase de stockage améliore le filage et réduit la tendance au collage des filaments, que le polyuré-35 thane soit filé avec fusion seule ou en conjugaison avec me fibre dure. L'amélioration du filage procurée par le stockage est, croit-on, due à la polymérisation avec allongement de la chaîne à l'état solide. On peut effectuer un traitement thermique accéléré à des températures plus élevées, mais on 40 croit qu'il se forme des quantités supérieures de liaisons 72 11768 23 2132414 transversales indésirables, comportant la formation de liaisons allophanate et biuret. Les liaisons biuret se produisent dans une proportion limitée, bien que petite à cause de la présence pratiquement inévitable de traces d'eau dans le 5 polyester et dans le produit allongeur de chaîne. On admet que les liaisons allophanate et biuret sont instables au-dessus de 200° C et par conséquent ceci n'offre pas de difficulté particulière pour le filage avec fusion. Néanmoins leur formation empêche d'atteindre l'extension maximale dé-10 sirée de la chaîne, en enlevant des radicaux isocyanate n'ayant pas réagi qui sont nécessaires à l'allongement de la chaîne. Les flocons résultante «o. polyuréthane, présentant un point de fusion DTA de 215° 0, sont filés en association avec du nylon 6 présentant line viscosité relative de 28. En réglant 15 les vitesses des pompes de dosage, on fait varier le denier et le rapport polyuréthane/nylon comme il est indiqué ci-dessous. Le fil filé est étiré à froid sur un étireur-tordeur avec un rapport d'étirage de 4,05. Le fil étiré est tricoté en bas légers sans couture pour femmes, sur une machine à 20 tricoter Booton à double alimentation à 400 aiguilles. Le bas a été coloré avec un colorant acide à 95° 0» passé à la planche à repasser à 115° 0 et essayé comme suit. L'appareil servant à l'essai sous charge prédéterminée est illustré sur les figures 5-7- II comprend une pla-25 que 24 axialement allongée, rigide, qui est montée horizontalement sur la traverse 26 d'un modèle de table d'appareil d'essai de traction "Instron". Une équerre 28 est montée à une extrémité de la plaque 24 et supporte un rouleau ou poulie 30 tournant librement. La surface supérieure du rouleau 30 30 se trouve à 125 mm* au—dessus de la surface supérieure de la plaque 24 et l'axe du rouleau 30 est horizontal. Une équerre en L 32 est montée à l'extrémité opposée de la plaque 24 par des boulons 34. Les fentes 36 permettent le réglage de 1'équerre 32 dans la direction de l'axe de la plaque 35 24. Un cylindre circulaire droit 38, ayant un diamètre extérieur de 127 nua» est monté sur la partie verticale de l'é-querre 32, l'axe du cylindre 38 étant horizontal et tangent à la surface supérieure du rouleau 30. Le support vertical 40 est monté sur la plaque 25» 40 La cellule de charge "Instron" 42 est montée sur la 72 11768 24 2132414 pièce de châssis fixe 44. Un support pendant 46 est suspendu à partir de la cellule de charge 42 et son axe vertical est coaxial avec celui du support 40. La distance des axes des supports 40 et 46 à l'axe du rouleau 30 est de 635 mm» 5 Les surfaces opposées des supports 40 et 46 délimi tent des plans horizontaux. La surface supérieure 48 du support 40 est à 107 mm au-dessus de la surface supérieure de la plaque 24. Sur ses 30 mm supérieurs au moins le support 40 a une forme cylindrique circulaire droite autour de 11 axe 10 du support 40, avec un diamètre de 50 mm. Comme on le voit sur les figures 5 et 7» une perforation cylindrique et circulaire droite 50, horizontale, traverse tout le support 40 le long d'un axe parallèle à l'axe du cylindre 38. L'axe de la perforation 50 se trouve à 15 10 mm en dessous de la surface supérieure 48 et le diamètre de la perforation est de 14,5 mm* Une fente verticale est prévue à travers la surface supérieure 48 et communique avec la perforation 50 le long de toute la longueur de cette perforation. La fente présente une largeur uni.forme de 4,5 mm et 20 elle est parallèle à l'axe de la perforation 50 et centrée verticalement au-dessus de cet axe. Tous les bords et coins sont suffisamment arrondis pour éviter de couper le bas en cours d'essai ou de lui faire un accroc. La partie inférieure du support 46 sur 30 mm est identique à celle homologue supé-25 rieure du support 40, les parties adjacentes des supports 40 et 46 étant en fait des images symétriques l'une de l'autre. Deux broches 52 sont également prévues,ayant chacune 176 mm de longueur totale et présentant un diamètre de 12 mm. Les extrémités de chaque broche sont hémisphériques, (demi-sphè-30 res de 12 mm de diamètre). On prépare un bas 54 pour l'essayer de la manière suivante. Une boule sphérique 55 ayant un diamètre de 31 n™. et pesant entre 18 et 19 grammes est placée dans le talon du bas. L'extrémité d'une corde 56 est alors liée autour du bas 35 en serrant la boule, de sorte que la boule est maintenue étroitement dans une poche formée dans le talon comme on le 56 voit sur la figure 7» A l'autre extrémité de la corde/est attaché un poids 58 de 1 kg. Des broches 52 sont placées dans le bas 54. La corde 56 reposant sur le rouleau 30 et 40 le poids 58 pendant librement, le reste du bas est tiré vers la 72 11768 25 2132414 surface extérieure du cylindre 38 à laquelle il est fixé, en utilisant par exemple de la bande adliésive sur deux faces ou une forte îiande de caoutchouc. La position de l'équerre 32 est réglée suivant les besoins jusqu'à ce que l'extrémité 3 libre du cylindre 38 soit à une distance aussi proche que possible de 460 mm (et non inférieure à 310 mm) de l'axe du support 40, lorsque le centre de la boule est espacé de l'axe du rouleau 30 d'une distance comprise entre 7,5 et 15 mm. Les broches 52 sont alors positionnées à la main dans 10 les perforations dans les supports 40 et 46 aux emplacements représentés sur les figures 7 et 6. Le bas est alors soigneusement réarrangé comme il faut pour que des quantités égales du bas soient disposées de part et d'autre du plan défini par les axes des perforations dans les supports 40 et 46. La dis-15 tance entre la boule 55 et le rouleau 30 est ensuite fixée, en fixant la corde 56 sur la plaque 24, de façon à ne pas perturber la tension dans le bas 54. L'essai de charge ou sollicitation prédéterminé est effectué comme suit. L'appareil d'essai de traction Instron 20 est réglé de façon que la traverse 26 se déplace à une allure de 50 cm par minute, vers le haut et vers le bas, et la vitesse du graphique enregistreur est réglée à 50 cm par minute. La traverse 26 est placée au début dans la position de réglage initial eu position zéro dans laquelle les surfaces 25 opposées des supports 40 et 46 sont écartées de 5 iosi* I*our commencer le premier cycle la traverse 26 est abaissée jusqu'à ce qu'une force de 500 grammes soit détectée par la cellule de charge stationnaire 4-2 et enregistrée sur le gra-ph.ê»w.rde l'appareil, et à ce moment le sens du mouvement de 30 la traverse est immédiatement inversé. Le retour de la traverse à la position zéro termine le premier cycle. Le papier du graphe- est de préférence déplacé après chaque cycle, de sorte que la courbe effort-élongation de chaque cycle est enregistrée séparément comme on voit sur la figure 8. Quinze 35 secondes après que la traverse soit revenue à sa position zéro, un deuxième cycle est parcouru de la même manière que le premier. Quinze secondes après terminaison du deuxième cycle, le troisième cycle commence. Le troisième cycle diffère du premier et du deuxième cycles en ce que lorsqu'on enregis-40 tre une force de 500 grammes, la traverse est stoppée et 72 11768 26 2132414 maintenue immobile 5 minutes avant de revenir à la position zéro pour terminer le troisième cycle. Lorsque la traverse est arrêtée, la force détectée chute en certain point 62 avant que la traverse soit à nouveau élevée. La distance en 5 grammes du point 62 au niveau 500 grammes, divisée par 500 cte grammes, fournit la perte dé force/compression pour 5 minutes en pourcentage. Un bas fabriqué selon l'invention est caractérisé par une perte pour 5 minutes comme il est défini, de moins de 35 % et habituellement de moins de 30 %. Les 10 seuls bas différents connus ayantame perte aussi basse sont ceux faits de spandex enrobé, avec des valeurs de 31 à 39 %• Les trois cycles suivants sont exécutés de la même manière que les trois premiers, sauf qu'on utilise 1 000 grammes au lieu de 500 grammes de charge, comme signal pour in-15 verser le mouvement de la traverse (quatrième et cinquième cycles) ou pour stopper la traverse (sixième cycle). Toutes les autres conditions sont les mêmes : il existe toujours un retard de 15 secondes entre cycles successifs (y compris entre le troisième et le quatrième cycles) et la traverse 20 est arrêtée au cours du sixième cycle pendant une période de 5 minutes qui commence lorsque la charge a atteint 1 000 grammes. Tandis que la description ci-dessus spécifie des charges de crête de moins de 500 grammes pour les trois pre-25 miers cycles et des charges de crête de moins de 1 000 grammes pour les trois derniers cycles, les courbes enregistrées effort-élongation (figure 8) peuvent montrer des charges de crête enregistrées allant jusqu'à 50 grammes de plus que les valeurs spécifiées, sans affecter notablement les résul-30 tats d'essai. Des variations dans cette gamme sont fréquemment causées par le fait que la plume d'enregistrement dépasse la valeur réelle à cause de l'inertie, et pour des raisons semblables. Les courbes enregistrées seront qualitativement si-35 milaires à celles représentées sur la figure 9, qui illustre les courbes de décharge seulement pour le sixième cycle pour plusieurs bas. Sur la figure 9 la courbe J représente -un bas de toute première qualité tricoté à partir de fil nylon à faux retors, fixé par la chaleur ; la courbe E repré-40 sente le bas extensible léger courant d'une fabrication qui 72 î1768 27 2132414 est habituellement considérée comme un bas de qualité supérieure, fabriqué avec des filaments conjugués de 20 deniers. Il est probable que ces filaments sont une combinaison de nylon 66 et d'un copolyamide dans lequel une ondulation héli-5 coïdale est développée par retrait différentiel des deux composants ; la courbe L représente un des bas de soutien légers courants de toute première qualité et la courbe M un exemple de bas selon la présente invention. Gomme on voit sur la figure 9» la courbe effort-élongation pour l'article M est beaucoup moins nettement incurvée que pour l'autre bas ; ainsi le bas de l'invention fournit une forte compression comprise dans une gamme donnée (par exemple entre 100 et 500 grammes) sur une gamme beaucoup plus large d'élongations que pour l'autre bas. Ceci signifie que le bas de l'invention peut mieux 15 fournir sensiblement la même force de compression pour une plus large gamme de dimensions de jambes que les autres bas connus et que donc il suffit de tricoter moins de tailles pour loger la gamme complète des dimensions de jambes. Un autre avantage majeur est que la force de compression sur une 20 jambe donnée restera plus sensiblement constante et uniforme lorsque la jambe fléchit, ce qui procure un plus grand confort . ' . Les bas de 1'invention se distinguent en outre plus facilement des bas de l'art antérieur par les résultats qu'on 25 extrait de la courbe de décharge du sixième cycle, comme suit. L'élongation totale S, c'est-à-dire le mouvement de la traverse en centimètres requis pour atteindre une charge de 1 000 grammes, est notée et de même on note la force de la charge L en grammes sur la courbe de décharge lorsque 50 % 30 cLe l'élongation impartie a été récupérée (c'est-à-dire lorsque l'élongation est S/2). Le paramètre distinctif, qui est l'indice de l'uniformité de la force de compression (indice C3PU) est défini par LS/2. Ainsi le bas M présente une élongation totale L de 6,2 cm et la charge L à 3,1 ci sur la courbe de 35 décharge était de 180. L'indice GFU pour le bas M est ainsi - 558 g.cm. Les indices CPU c«rrespondants pour les autres bas de la figure 8 sont les suivants : bas J, 212 g.cm. ; bas K, 174 g.cm. ; et bas L, 218 g.cm. Les bas de la présente invention sont caractérisés 40 par des indices CFU dépassant 275 g.cm. ïous les bas connus 72 11768 28 2132414 de l'art antérieur présentent des indices CFU en dessous de cette valeur, quel que soit leur mode de fabrication. Les valeurs 330 g.cm. et plus sont particulièrement avantageuses. Les valeurs supérieures obtenues grâce aux présents bas sont 5 en corrélation avec le confort accru que remarque l'usager et avec la capacité observée qu'a le bas de s'adapter convenablement à une plus grande gamme de dimensions de jambes, tout en procurant des forces de compression dans une gamme donnée. 10 II faut comprendre que là courbe M n'est qu'une famille de courbes parmi plusieurs possibles selon l'invention. La courbe précise pour un bas donné dépendra des deniers du fil, du pourcentage de polyuréthane, de la dimension de la maille tricotée, de la température du repassage sur la 15 planche, etc... Ceci permet une grande souplesse dans la production de bas présentant les propriétés désirées prédéterminées qu'on ne peut atteindre avec les bas de l'art antérieur. Le tableau II ci-après fournit la perte moyenne pour cinq minutes et les valeurs moyennes d'indice CFU pour 20 différents bas de soutien léger qu'on peut obtenir actuellement sur le marché. TABLEAU II Article Indice CFU en Perte réglée de cinq moyenne minutes 25 D 106 39 % L 178 32 56 LL 221 31 % Le tableau III ci-après fournit la perte pour cinq minutes et l'indice CFU en valeur moyenne pour le bas à fil 30 conjugué qu'on trouve sur le marché, représenté en K sur la figure 9, suivi par dix fabrications de bas différentes selon l'exemple 1. Celles-ci diffèrent par le denier, le pourcentage de polyuréthane et la dimension tricotée comme indiqué. 72 11768 29 2132414 10 TABLEAU III Article Denier % uré- Dimension Indice CEU Perte pour cinq thane du genou (moyenne) minutes (moyenne) (eiimultiples de 2,54 cm) K * 20 0 12,5 166 43 Essai N 20 50 11 330 29 Essai 0 20 50 13,5 480 27 Essai P 20 50 14,5 366 32 Essai Q 26 50 13,5 523 26 Essai E 26 50 il 330 30 Essai S 26 50 14 459 27 Essai T 26 35 14 317 29 Essai U 26 65 14 449 27 Essai V 32 50 13,5 577 25 Essai y** 32 50 11 343 27 15 * K représente le fil de bonneterie nylon (15 deniers) Can-trece texture du Pont. Les autres fils sont ceux de la présente invention. Ces fils ont été tricotés sur une machine 20 à tricoter à double alimentation Booton, 400 aiguilles. Les dimensions de bonneterie sont indiquées dans le tableau III. ** Pour ce dernier article on n'a essayé qu'un seul bas. Les dimensions de genou dans le tableau III ont été ■ déterminées comme suit. Deux disques d'acier ayant un diamè-25 tre de 7,5 cm-et une épaisseur de 0,6 cm 'sont placés côte à côte avec leurs surfaces planes opposées verticales se touchant presque. Le bas est enfilé sur les disques jusqu'à ce que ceux-ci se trouvent dans la portion de genou du bas, le bas étant horizontal. Un disque est maintenu stationnaire 30 tandis que l'autre est déplacé verticalement dans son plan par application d'une force de 5 kg* Au bout de cinq secondes, la distance entre les centres des disques est mesurée. Cette distance, plus 7,57 cm,représente la dimension de genou. En pratique le disque stationnaire peut être monté sur une ex-35 trémité d'un bras stationnaire horizontal de 38 cm situé dans le plan du disque. Le disque mobile est monté sur une extrémité d'un bras de 76,2 cm dont le centre pivote à l'autre extrémité du bras stationnaire. Un poids de 5 kg est suspendu alors à l'extrémité opposée du bras pivotant. Ainsi l'ap-40 pareil ressemble dans l'ensemble à une paire de ciseaux. k 72 11768 30 2132414 Poux l'essai fournissant le module moyen, les échantillons de fil ont été soumis à l'action de la vapeur d'eau saturée sous la pression atmosphérique pendant une minute, tout en étant soumis à une tension préalable de 0,0012 gramme 5 par denier. Les échantillons ont été ensuite suspendus, tout en restant sous la tension préalable pendant 24 heures dans une chambre maintenue à une température de - 4,7° 0, avec 72 % d'humidité relative. Chaque échantillon de fil a été alors essayé dans le dispositif d'essai de traction Instron, 10 modèle TTC MMI, comme suit. Une extrémité du fil est serrée dans la prise supérieure de l'appareil. Le bord supérieur de la prise inférieure de l'appareil a été écarté à la position zéro à 10,0 cm en dessous du bord inférieur de la prise supérieure. Ainsi la longueur calibrée était de 10,0 cm. 15 Le poids de traction préalable étant suspendu à l'extrémité inférieure du fil, la prise inférieure a été fixée sur une partie intermédiaire du fil. L'appareil a été réglé de façon que la vitesse de la traverse fut de 10 cm/min et la vitesse sur le diagramme était de 50 cm/min. La traverse a été alors 20 abaissée jusqu'à atteindre une tension de 0,5 gramme par denier et à ce point la traverse a été ramenée à la position zéro à la même vitesse, c'est-à-dire à 10 cm/min. Sur les courbes de charge résultantes des graphiques, on a noté les longueurs calibrées ou d'échantillon avec lesquelles la ten-25 sion est de 0,1 et 0,5 gramme par denier. Les résultats de ces essais sont les suivants, les longueurs calibrées étant données en centimètres. 72 11768 31 2132414 TABEEATJ IV Echan- Denier et Calibre: Calibre : tillon % de poly- 0,1 g^par 0,5 S par uréthane denier denier cm. cm. Accroissement du calibre * Module moyen 1 40, 50 % 18,6 22,8 21 1,9 2 15, 50 % 23,0 28,2 23 1,8 3 32, 50 % 30,6 37,6 23 1,7 4 20, 50 % 26,4 35,6 35 1,2 10 5 32, 60 % 24,8 33,2 34 1,2 6 18, 60 % 29,8 38,6 29 1,4 7 18, 40 % 17,4 20,4 17 2,3 8 28 65 % 27,8 39,4 42 1,0 9 28, 35 % 15,8 17,4 11 3,7 15 10 15, 40 % 22,8 27,2 19 2,1 11 26 50 % 25,2 32,6 23 1,4 12 15, 0 % 12,0 12,9 7,6 5,2 13 15, 0 % 16,5 17,3 5 8,0 14 15, 0 % 13,1 13,6 4 10,0 20 15 21 0 % 20,6 22,3 8,4 4,8 Sur le tableau IY les échantillons 1 à 11 ont été traités d'après l'exemple 1 déjà cité et étirés à froid avec un rapport d'étirage de 4,0 avant le traitement par la vapeur d'eau. Tous les échantillons étaient des monofilaments, sauf 25 les échantillons 1, 14 et 15 dont chacun avait trois filaments. L'échantillon 12 était un fil conjugué polyamide de 15 deniers qu'on trouve sur le marché, semblable aux fils du bas K ci-dessus. Les échantillons 13 et 14 étaient des fils polyamide ondulés à l'extrémité et qu'on trouve sur le marché, faits à 30 partir d'un monofilament nylon 66, de 20 deniers nominalement, et qui est ondulé hélicoïdalement par la chaleur et par un traitement de déformation mécanique. L'échantillon 15 était un fil de nylon 66 qu'on trouve sur le marché avec faux retors fixé par la chaleur, semblable au fil du bas J ci-dessus. 35 Le module moyen est défini comme étant 100 fois la force en grammes par denier requise pour allonger le speci-men de fil d'une longueur correspondant à un effort de 0,1 gramme par denier à une longueur correspondant à un effort de 0,5 gramme par denier, divisée par le pourcentage dont le 40 calibre ou l'échantillon augmente de longueur. Comme la modification de la force requise est de 0,4 gramme par denier 72 î1768 32 2132414 on divise ainsi 40 par le pourcentage d'augmentation du calibre. Par exemple le module moyen de 1'échantillon 1 est calculé en divisant 40 (facteur constant) par 21 (accroissement en pourcentage du calibre) pour donner le module moyen de 1,9* 5 Les fils selon la présente invention se caractérisent par un module moyen inférieur à 3,0, les fils supérieurs ayant un module moyen inférieur à 2,5- On préférera en particulier les fils présentant un module moyen inférieur à 2,0. L'importance des valeurs de module moyen plus basses 10 auxquelles on arrive selon l'invention est que des fils présentant des valeurs de module moyen basses exercent un effort dans la gamme utile (0,1 à 0,5 gramme par denier) sur une plus large gamme d'étiremenls, Ceci veut dire que des bas tricotés à partir de ces fils présentent de façon correspon-15 dante des indices plus élevés d'uniformité de la force de compression et en conséquence ils fournissent un support utile pour une plus large gamme de dimensions de jambes. "FrxmPLE 2 Le polyuréthane préparé selon l'exemple 1 ci- 20 dessus est filé avec fusion en association avec le polyester indiqué dans l'exemple 1 de brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 2 777 830. Les conditions de filage étaient les suivantes : Température de sortie du dispositif extrudeur avec fusion, Polyester 246° C 25 Polyuréthane 211° C Température du bloc de filage 244° C Rapport polyester/polyuréthane 1/1 Diamètre de l'orifice capillaire 0,63 mm Vitesse de filage 274,32 m à la mi- nute 30 Denier filé par filament 102 % d'apprêt sur le fil 3,7 Le fil filé a été traité ensuite pour rendre la partie polyester colorable aux colorants acides comme il est exposé dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 2 777 830, 35 qui a été étiré à chaud avec un rapport d'étirage de 3,5» La température d'étirage est de 95° C. Le fil résultant présentait les propriétés moyennes mesurées suivantes : Denier 29,3 Ténacité 3,84 g/denier 40 Elongation 41,9 % 72 11768 35 2132414 Encombrement en % 69,4 % Retrait 16,3 % D'autres additifs, utiles pour rendre les polyesters et d'autres fibres dures colorables aux colorants acides sont 5 cités dans Man-Made Pibers Sciences and Technology (1968), John Viley and Sons, édité par Mark et autres, Volume 3, pages 21-81. Les fils présentant une résistance à la rupture inférieure à 65 grammes sont trop fragiles pour fabriquer des 10 bas utilisables. Pour avoir une durabilité raisonnable et résister aux accrocs, le fil doit avoir une résistance à la rupture d'au moins 65 grammes et de préférence de 70 grammes ou plus. Ceci est montré par les essais d'usure suivants. Un premier fil a été préparé csmme dans l'exemple 15 1, étiré à froid avec un rapport d'étirage de 4,0 pour fournir un fil de 26 deniers présentant une résistance à la rupture de 91 grammes. Deux autres fils ont été préparés comme des dans l'exemple 1, sauf que les pompes de dosage/polymères ont eu leur vitesse réduite pour diminuer le denier filé à 80 20 et 72 respectivement. Oes deux derniers fils ont été aussi étirés à froid avec un rapport d'étirage de 4,0 pour fournir des fils présentant des résistances respectives à la rupture de 70 et 63 grammes. Les trois fils ont servi à tricoter des collants et envoyés à un panneau d'essai de modèles pour la 25 résistance à l'usure. La moitié des bas a - dû être rebutée au bout des périodes indiquées ci-dessous. Résistance à la rupture Nombre total de Nombre de jours pour du fil vêtements un déchet de 50 % 91 grammes 40 10 jours 30 70 grammes 31 5 jours 63 grammes 27 2 jours Chacun des fils dans l'essai d'usure ci-dessus contenait en volume 50 % de polyuréthane. Pour une résistance à la rupture donnée du fil il est parfois possible d'accroître 35 un peu la durabilité en augmentant la quantité de polyuréthane par rapport à la fibre dure, bien que ceci ne soit pas pratique à cause de l'augmentation du prix des matières. Ainsi des bas tricotés avec un fil de 20 deniers contenant 60 % de polyuréthane, le fil ayant été étiré â. froid avec un rapport 40 d'étirage de 4,0 et ayant -une résistance à la. rupture de 72 11768 v> 2132414 61 grammes, ont duré trois jours jusqu'à ce que la moitié des bas ait dû être rejetée. Le coût des matières premières avec ce fil est bien plus élevé qu'avec le fil ci-dessus présentant une résistance à la rupture de 70 grammes. 5 Le brevet britannique n° 1 095 147 dans ses exem ples 1, 6, 7 et 13 se réfère à des fils obtenus par association de fibres dures et de certains polyuréthanes élastomères. Parmi ceux-ci l'exemple 13 est défectueux en ce sens que la description de l'élastomère est tellement incomplète qu'il se-^ rait évidemment impossible à reproduire. Le brevet britannique 1 095 147 dit que les composants polyuréthane dans les exemples 1, 6 et 7 de ce brevet sont préparés comme il est décrit dans l'exemple 1 du brevet britannique 1 040 365, mais qu'ils en diffèrent par leur "viscosité inhérente" et par 15 leurs "points de ramollissement Yicat". Le brevet britannique n° 1 095 147 n'indique pas comment on obtient ces propriétés apparemment différentes et il ne suggère pas non plus que ceci soit obtenu en modifiant la composition, le procédé ou les deux choses à la fois. De plus le brevet britannique 20 n° 1 095 147 n'indique pas comment ces propriétés sont mesurées. Ainsi la température à laquelle on mesure la "viscosité inhérente" n'est pas donnée. Il apparaît, d'après les définitions partielles qui sont fournies, que la "viscosité inhérente" désigne des choses différentes dans les deux brevets 25 britanniques. Quant aux "points de ramollissement Yicat" le brevet britannique n° 1 095 147 ne spécifie pas l'appareil à utiliser, ni les conditions d'essai. On ne peut mettre en pratique aucun de ces exemples sans une expérimentation excessive et en réalité on ne peut pas savoir si ces exemples ont pu 50 être reproduits, à cause de ces ambiguïtés et à causé d'.autres du texte. Le brevet britannique n° 1 095 14-7 ne laisse pas supposer qu'un quelconque de ces fils serait utile pour fabriquer des bas. Les fils dans les exemples 1, 6 et 7 cLe ce brevet seraient trop fragiles pour une application pratique 35 dans cette utilisation finale, car la résistance la plus élevée à la rupture qui est indiquée est d'environ 62 grammes. Les propriétés fournies dans 1'exemple 13 témoignent que ce fil incomplètement décrit doit être considéré comme marginal quant à la résistance à la rupture, bien que le denier soit 40 assez fort. 72 11768 35 2132414 Les polyuréthanes élastomères cités dans les brevets britanniques n° 1 095 147 et 1 040 365 ne conviennent pas pour atteindre plusieurs des buts de la présente invention. Les brevets britanniques en question comportent des polyuré-5 thanes formés à partir de diisocyanates, aliphatiques ou ali-cycliques, le diisocyanate n'étant ni employé avec excès ni présent avec excès à tout moment au cours de la préparation. Selon tin aspect important de la présente invention, le rendement supérieur du filage et les propriétés physiques 10 du fil sont obtenus si le diisocyanate existe en excès dans des limites étroites (rapport NCO/OH compris entre 1,01 et 1,04). Selon un autre aspect important de l'invention, la résistance aux colorants acides (avec une légèreté apparente résultante) est atteinte si les radicaux isocyanates sont 15 hydrolysables pour donner un produit de réaction présentant une valeur pK d'au moins 8 à 95° C. Ceci n'est pas obtenu avec les polyuréthanes selon lesdits brevets britanniques. Gomme autre point de distinction, les polyuréthanes dont il est question dans le brevet britannique n° 20 1 040 3^5 fondent tous en dessous de 200° 0, car chacun des exemples qui y estprésenté spécifie que le mélange de réaction est agité et se trouve ainsi à l'état fondu à 180° 0 (exemple 1) ou à 200° G (exemple 2). Geci peut expliquer les ténacités inhabituellement basses obtenues dans le brevet bri-25 tannique n° 1 095 147. Les fils étirés et relaxés selon l'invention sont très facilement étirés avec de faibles forces appliquées comme il est indiqué par les longueurs de calibre de 0,1 gramme par denier (tableau IV) en comparaison avec les longueurs de 30 calibre de 0,0012 gramme par denier (10 cm). La détermination d'un module initial précis pour un tel fil est difficile parce qu'une légère erreur sur la tension de charge préliminaire peut produire une variation substantielle de la longueur de calibre initiale. Néanmoins le module initial avec 35 une tension de charge préliminaire de 0,0012 gramme par denier est typiquement de 0,001 gramme par denier qu moins. Le module initial de fils étirés, mais non relaxés, est déterminé d'après la méthode suggérée dans le brevet britannique n° 1 095 147 comme suit. Une longueur d'essai de 40 5 cm du filament filé (filage denier 104) est insérée entre 72 11768 J6 2132414 les mâchoires de l'appareil d'essai de traction Instron et étirée avec un rapport d'étirage de 5,0 à une vitesse de 1 000 % par minute. La traverse est immédiatement renvoyée à la position zéro à la même vitesse de traverse. La charge 5 enregistrée par l'instrument décroissait rapidement en devenant nulle pour une longueur de jauge de 12,2 cm, qui était utilisée comme mesure de la longueur du filament avec une ondulation enlevée comme il est proposé par le brevet britannique n° 1 095 147. Le denier serait alors de ' 10 ou 42,6. Une fois la traverse revenue à la position zéro _______ (5 cm de longueur calibrée ) elle était immédiatement réabaissée à la même vitesse pour produire une deuxième courbe de charge. Le module initial est calculé à partir de la deuxième courbe de charge comme suit. La force 15 en grammes requise pour étirer le fil de 1 % supplémentaire au-delà d'une longueur de 12,2 cm se lit sur le graphique, cette valeur étant estimée à 0,015 gramme. Le module initial est alors 100 fois la force requise divisée par le denier, ou Pour cet échantillon particulier, le 20 module initial ainsi défini est une dilatation pour 0,035 g/ denier/100 %. La longueur de calibre, lorsque la charge revient à zéro, est plus ou moins variable avec différents échantillons de fils. Néanmoins le module initial pour des fils préparés selon l'exemple 1 du présent mémoire est tou-25 jours inférieur à 0,1 quand on l'essaie d'après cette méthode. 72 11768 57 2132414 REVENDICATIONS 1. Vêtement comprenant une partie jambe gui est tricotée à partir d'un fil, caractérisé en ce qu'il comprend deux composants conjugués sensiblement permanents, dont l'un est 5 un polymère dur et dont l'autre desdits composants un polyuréthane vieilli, ladite partie de jambe présentant un indice d'uniformité de force de compression d'au moins 275 g/cm. 2. Vêtement selon revendication 1, caractérisé en ce que ladite partie de jambe présente un indice d'urff orrai té 10 âe force de compression d'au moins 330 g/cm. 3. Vêtement selon revendication 1, caractérisé en ce que ladite partie de jambe présente une perte dé force- de compression pour cinq minutes de moins de 35 %• 4. Vêtement selon revendication 1, caractérisé en ce 15 que l'un desdits composants est en substance non colorée et l'autre desdits composants est coloré. 5. Vêtement comportant une partie de jambe tricotée à partir d'un fil ondulé hélicoïdalement, ledit fil étant caractérisé en ce qu'il comprend deux composants situés côte à 20 côte et associés sensiblement en permanence, l'un étant un polyester dur et l'autre du polyuréthane vieilli, l'un desdits composants étant translucide et sensiblement coloré et l'autre des composants étant coloré. 6. Bas selon revendication 5» caractérisé en ce que 25 ledit autre composant est coloré avec un colorant acide. 7. Bas selon revendication 5» caractérisé en ce que ledit fil comporte un denier inférieur à 40 et une résistance à la rupture d'au moins 65 grammes. 8. Vêtement selon revendication 1, caractérisé en ce 30 que ledit polymère dur est un polyamide formant des fibres et ledit polyuréthane, un polyuréthane élastomère pouvant être filé à la fusion. 9. Vêtement selon revendication 1, caractérisé en ce que ledit polymère dur est un polyester formant des fibres. 35 10. Filament ondulé hélicoïdalement suivant sa longueur, caractérisé en ce qcte ledit filament comprend deux composants disposés côte à côte et associés sensiblement en permanence, l'un desdits composants étant une fibre dure colorable par un colorant acide et l'autre desdits composants étant un polyuré-40 thane résistant aux colorants acides. 72 11768 38 2132414 11. Fil conjugué, caractérisé par un module moyen inférieur à 3,9 et comprenant un composant polyuréthane vieilli et un polymère dur formant des fibres. 12. Procédé pour filer du polyuréthane avec fusion, 5 caractérisé par : a) la préparation de polyuréthane poiymérisé formant des fibres et pouvant être filé avec fusion ; b) le stockage dudit polymère à une température inférieure à 50° 0 pendant cinq jours au moins ; et 10 c) le filage avec fusion dudit polymère pour former un filament. 13. Procédé pour préparer une fibre conjuguée, caractérisé par : la a)/préparation d'un polyuréthane formant des fi-15 bres et pouvant être filé avec fusion en faisant réagir ensemble : 1) un glycol poiymérisé présentant un poids moléculaire compris entre 800 et 3 000, 2) entre 4,6 et 8,8 moles d'un diisocyanate,par mole 20 dudit glycol poiymérisé, aveo lequel le diisocyanate, si on le fait réagir sur de l'eau, fournit un produit de réaction ayant un pH basique d'au moins 8, et 3) un glycol à poids moléculaire suffisamment bas présentant un poids moléculaire inférieur à 500 pour fournir 25 un rapport ÏT00/0H compris entre 1,01 et 1,04 ; b) le stockage dudit polymère à -une température inférieure à 50° 0 pendant au moins cinq jours ; et c) le filage avec fusion dudit polyuréthane en association côte à côte avec une fibre dure pouvant être filée 30 avec fusion.