L'invention concerne des perfectionnements aux pompes hydrauliques à diaphragme à système antiretour. Divers types de pompes à diaphragme ont déjà fait l'objet de brevets français au nom du Demandeur. Dans le brevet numéro 1 494 250 est décrite une pompe comprenant une chambre de décompression facilitant l'évacuation du fluide pompé. Le brevet numéro 69 21 516 décrit une pompe dont les chambres d'admission et de refoulement ont une forme propre à limiter et à réguler les phénomènes de turbulence. Enfin, le brevet 69 00885 décrit une pompe équipée d'un système antiretour, permettant l'obturation de la canalisation de refoulement à l'arret. Cette dernière pompe est plus particulièrement conçue en vue d'une utilisation comme pompe à essence. Elle permet, en effet, la suppression d'un clapet antiretour indépendant, placé entre pompe et carburateur, éliminant ainsi tout risque d'incendie en cas de détérioration d'un élément constitutif de cet appareil. On sait, en effet, qu'avec une pompe à essence classique, lorsque le réservoir est en charge, la pompe reste perméable. Le moteur étant à l'arrêt, la fermeture de l'arrivée d'essence au carburateur est tributaire de l'étanchéité, parfois insuffisante, de son pointeau. En cas d'accident et de retournement du véhicule, l'arrivée d'essence au carburateur pouvant s'effectuer par l'intermédiaire de la tubulure antipercolation de retour au réservoir, si elle n'est pas totalement plongeante dans le réservoir d'essence, la fermeture de l'arrivée d'essence au carburateur est inexistante, le pointeau du carburateur étant devenu inopérant. Le système antiretour proposé au brevet 6900885 précité permet de remédier à ces graves inconvénients, sans nuire aux performances hydrauliques de la pompe. Selon la présente invention, on utilise la membrane compensatrice de la pompe, qui assure en même temps l'étanchéité du couvercle de la pompe et la séparation des chambres d'aspiration et de refoulement, pour obturer à l'arrêt, sous l'action d'un ressort, un siège antiretour aménagé dans la chambre de refoulement en aval du clapet de refoulement. La section utile de la membrane, très nettement supérieure à celle du siège, permet l'utilisation d'un ressort de rappel très suffisant pour assurer l'étanchéité totale du siège à l'arrêt. La mise en pression équilibrée indispensable de cette membrane s'effectue par un trou de faible section, formant Wdash-pot", percé dans la cloison du couvercle, mettant ainsi en communication l'air ou le gaz d'essence compris entre la membrane et le couvercle, du caté refoulement, avec la chambre d'aspiration. A l'arrêt, la membrane est donc pratiquement soumise sur ses deux côtés, à la même pression ou dépression, avec ou sans retour au réservoir, et totalement équilibrée, si la tubulure de retour au réservoir est immergée. En utilisation, la dépression régnant dans la chambre d'aspiration (hauteur d'aspiration éventuelle augmentée de la perte de charge de la tuyauterie d'aspiration) sollicite, par le trou formant dash-pot",la membrane compensatrice pour l'ouverture du siège antiretour. I1 est par ailleurs possible d'augmenter la valeur de la dépression en provoquant un léger freinage de l'essence par un aménagement de l'entrée de la pompe. Cette dépression, s'ajoutant à la pression régnant dans la chambre de refoulement, augmente en fonction de l'importance du débit et àcilite l'ouverture du siège antiretour, qui peut être prévueà 50 millibars environ à l'arrêt. La perte de charge du dispositif antiretour est donc très faible et ne nuit pratiquement pas aux performances de la pompe. Le tarage de l'ouverture du dispositif antiretour peut facilement être augmenté pour accroître encore, si on le désire, la garantie d'étanchéité. Il est à noter que, sans tuyauterie de retour au réservoir ou avec une tuyauterie immergée, l'étanchéité parfaite des clapets d'aspiration et de refoulement devient superflue à l'arrêt, le dispositif antiretour étanche garantissant à lui seul le non désamorçage de la pompe, lorsque le réservoir n'est pas en charge. La robustesse de la membrane, sa faible course et l'absence de toute pièce sertie pour assurer l'étanchéité du siège à l'arrêt assurent la fiabilité du dispositif. En cas de crevaison de la membrane, le fonctionnement de la pompe s'en trouverait naturellement perturbé, mais tout risque d'incendie serait écarté. Dans la description qui va suivre, on se référera aux dessins annexés, sur lesquels s La figure 1 est une coupe en élévation d'une pompe conforme au brevet 69 00885,aménagée conformément à l'invention t La figure 2 est une vue en plan du corps hydraulique de cette pompe t -La figure 3 est une vue en plan du couvercle de la pompe t La figure 4 est une vue en plan de la membrane compensatrice t La figure 5 illustre la membrane compensatrice à 1'arrêt et en utilisation t Les figures 6 à 10 sont des vues analogues, dans le cas d'une pompe du type décrit dans le brevet 69 21516 t Les figures 11 à 15 sont également des vues analogues,illus- trant l'application de l'invention à une pompe selon le brevet 1 494 250. Sur toutes les figures, des références identiques désignent des organes ayant une même fonction. Le corps hydraulique des pompes représentées sur les figures est d'un type connu en soi et ne sera donc pas décrit en détail. On rappellera simplement qu'il comporte t - une chambre d'aspiration 1, avec un ajutage 2 d'aspiration du fluide t - une chambre de refoulement 3, avec un ajutage 4 de refoulement du fluide et éventuellement un ajutage 5 comportant un petit trou calibré à son extrémité, pour limiter le débit de retour du fluide au réservoir, en vue d'éviter le phénomène de percolation s - une chambre principale 6, en relation alternativement avec les chambres 1 et 3 par l'intermédiaire de clapets, respectivement 7 et 8 - une membrane souple (non représentée), permettant de faire varier le volume de la chambre 6,et des moyens pour déplacer alternativement cette membrane dans un sens et dans l'autre. Ces moyens comprennent par exemple, comme décrit dans les brevets précités, une tige actionnée par un levier, lui-même sollicité par une came, avec des ressorts de rappel. Dans la chambre de refoulement 3, un siège antiretour 9, venu de fonderie, est obturé à l'arrêt par une membrane compensatrice 10, sous l'action d'un ressort 11, qui sollicite un poussoir 12. La levée de la membrane est limitée par la butée 13 guidant le ressort et sa mise en pression équilibrée est réalisée par un petit trou calibré 14, formant Zdash-pot"* percé dans la cloison du couvercle 15, mettant en communication l'air ou le gaz du fluide compris entre membrane et couvercle, c8t refoulement, avec la chambre d'aspiration. REVENDICATIONS 1.- Une pompe hydraulique à diaphragme à système antiretour, caractérisée en ce que la chambre de refoulement de la pompe est équipée d'un siège antiretour disposé en aval du clapet de refoulement et susceptible d'être obturé à l'arrêt par une membrane compensatrice assurant la fermeture effective de la canalisation de refoulement. 2.- Une pompe selon la revendication 1, caractérisée en ce que la membrane compensatrice est sollicitée par un organe de rappel tel qu'un ressort. 3.- Une pompe selon l'une des revendications 1 et 2, carac- térisée en ce qu'un trou de faible section, formant "dash-pot*, met en communication l'espace de la chambre de refoulement séparant la membrane compensatrice et le couvercle avecllchambre d'aspiration.