L'invention se rapporte à un dispositif de mesure à affichage numérique d'une valeur temporaire de tension à fréquence de réseau, en réponse à l'apparition d'un signal d'événement, et notamment aes valeurs de tensions et courants qui se présentent sur les réseaux de distribution d'énergie électrique lors de l'apparition d'un défaut, pendant l'intervention des dispositifs de protection associés aux disjoncteurs, Le signal d'événement est un signal émis par un dispositif de protection qui décèle le défaut, tel que le signal de commande de déclenchement. Le domaine d'application particulièrement visé par l'invention comprend non seulement les mesures de tensions et courants de défaut réels, en vraie grandeur, sur les réseaux de distribution d'énergie électrique, mais encore les mesures de tensions et courants qui sont appliqués aux dispositifs de protection, pour en contrôler le fonctionnement, par l'intermédiaire de dispositifs de simulation de défaut dits "réseaux fictifs". Ces "réseaux fictifs" sont agencés pour reproduire, au niveau des organes sensibles des dispositifs de protection, la succession temporelle des paramètres (tensions, courants, phase), caractéristique d'un défaut réel, tout en ne mettant en jeu que des énergies faibles.On peut trouver la description d'un tel reseau fictif dans la demande de brevet fran çais N0 76 22714 déposée par la demanderesse le 26 juillet 1976. Qn précisera qu'ici on englobera sous l'expression "mesures de tensions", aussi bien les mesures de tensions proprement dites que les mesures de courants, étant donné que de façon classique, on ef fectue souvent la mesure d'une tension par la mesure du courant qui traverse une impédance soumise h cette tension, et qu'au contraire lamesure d'un courant est fréquemment effectuée par la mesure de la tension développée aux bornes d'une impédance parcourue par ce courant. te problème que se propose de résoudre la présente invention est le suivant : sur un réseau de transport d'énergie électrique en régime normal survient un événement ou défaut créant une perturbation des paramètres définissant l'énergie mise en jeu (chute et/ou déséquilibre des tensions de phases, augmentation et/ou déphasages des courants, apparition de composantes homopolaires). Les organes sensibles des dispositifs de protection décèlent les paramètres pour lesquels ils sont adaptés, les dispositifs de protection combi- nent les informations reçues des organes sensibles pour élaborer, si la perturbation excède un seuil tolérable, un signal capable de provoquer le déclenchement d'un disjoncteur, et de ce fait la sup- pression de la perturbation.Le signal de déclenchement correspond à la manftstation de ce que les dispositifs de protection ont perçu que 1' événement perturbateur dépassait le seuil tolérable. La détermination des paramètres de tension et courant résultant de l'événement perturbateur ne doit donc etre effectuée qu'après que l'apparition du signal de déclenchement ou d'événement a manifesté l'existence de l'événement perturbateur. Or le déclenchement du disjoncteur commandé par le signal d'événement supprime cet événement perturbateur après un laps de temps appelé généralement durée de déclenchement. I1 est évident que les durées de déclenchement sont avantageusement brèves, et en fait les disjoncteurs modernes équipant les réseaux de distribution ont des durées de déclenchement de l'ordre de 3 périodes du réseau ou moins. On dispose donc d'une durée de deux périodes au plus pour effectuer la mesure des paramètres ou valeurs temporaires de tension. On comprendra de plus qu'il est nécessaire de mémoriser les résultats de ces mesures si l'on veut pouvoir les exploiter. Dans l'état de la technique, on a utilisé pour des mesures de valeur temporaires de tension des appareils dérivés des galvanomé tres classiques å équipage mobile par adjonction d'un dispositif de blocage de l'équipage mobile mis en action par le signal d'événement. Les appareils de ce genre sont branchés en permanence sur le circuit où apparat la tension à mesurer, et affichent, avant l'ap- parition d'un signal d'événement, les valeurs de tension qu'ils re çoivent. Lors de l'apparition d'un signal d'événement, équipage mobile se trouve bloqué dans la position prise en réponse à la valeur temporaire de tension appliquée. Cette position dépend de, outre la valeur temporaire de tension appliquée, des inerties mécaniques de l'équipage mobile et du moyen de blocage.On sait qu'un équipage mobile réglé à l'amortissement critique tend exponentiellement vers une nouvelle position d'équilibre sous l'influence d'une perturbation en échelon, si bien que le dispositif de blocage ne doit agir que lorsque l'équipage mobile a atteint de façon suffisamment approchée sa nouvelle position d'équilibre ; encore faut-il qu'à ce moment la tension temporaire n'ait pas disparu. Dans la pratique ces appareils à équipage mobile blocable ont des temps de réponse au mieux de 150 à 200 ms, et une précision médiocre (de l'ordre de 5 % de la pleine échelle). L'invention a pour objet un dispositif de mesure de valeurs temporaires de tension à fréquence de réseau capables d'afficher de façon durable la valeur prise par une tension à la suite d'un événement perturbateur signalé, avec une bonne précision et en effectuant la mesure de tension dans les deux périodes de réseau suivant l'apparition d'un signal d'événement. t'affichage précis en durée brève d'une tension continue peut etre obtenu à l'aide d'un voltmètre numérique comprenant en association un convertisseur analogique numérique avec une entrée de tension continue et une sortie de signal numérique, et un moyen d'affichage adapté à mémoriser et afficher le nombre représenté par le signal numérique de sortie du convertisseur, en réponse à une impulsion sur une entrée de commande. Pour passer de la tension alternative à mesurer à une tension continue que l'on peut appliquer à l'entrée d'un voltmètre numérique du genre énoncé ci-dessus, l'homme du métier doit fixer son choix sur la détermination d'une des trois grandeurs : valeur efficace de la tension, valeur moyenne de tension redressée, amplitude de tension. La détermination de la valeur efficace est un processus complexe, faisant intervenir l'intégration du carré des élongations instantanées, et donc ne peut etre retenue pour un appareillage qui doit etre simple et fiable. La détermination de la valeur moyenne de tension redressée, couramment utilisée pour la commande des appareils galvanométriques, nécessite pour la commande d'appareils numériques un filtrage soigné pour éviter une incertitude due aux ondulations résiduelles.Le filtrage efficace implique une constante de temps relativement grande devant la période du réseau, de sorte que cette solution ne peut etre retenue pour le problème présent. La détermination de l'amplitude de tension alternative est effectuée classiquement par une détection de crete. On charge un condensateur accumulateur à travers un moyen de charge unidirectionnelle à partir de la tension alternative à mesurer. Lorsque le moyen de charge est capable de fournir un courant suffisant, le condensateur se trouve chargé à une tension sensiblement égale à l'amplitude de la tension alternative et ceci pratiquement sans retard sur l'instant de passage de la tension alternative à son amplitude (ou crete). Toutefois le condensateur accumulateur reste chargé à cette valeur d'amplitude jusqu'à ce que la tension alternative croissant en amplitude, une nouvelle amplitude superieure se trouve enregistrée. Dans les détecteurs de crete classiques, on dispose en parallèle sur le condensateur une impédance de décharge élevée, en sorte que la tension de charge du condensateur peut suivre des décroissances lentes de l'amplitude de tension alternative. ta solution de la détection d'amplitude ou de crete ne peut résoudre le problème présent que dans la mesure où l'application de la tension temporaire à un détecteur de crete provoque une augmentation de la tension de charge du condensateur accumulateur.La demanderesse a imaginé de disposer en parallèle sur le condensateur accumulateur un moyen de décharge commandée mis en action à l'apparition d'un signal d'événement ; ainsi le condensateur accumulateur sera déchargé au début de l'application de la tension alternative temporaire, et sera chargé à une tension sensiblement égale à l'amplitude de la tension temporaire à partir du passage de cette tension à sa valeur d'amplitude de polarité correspondant au sens passant du moyen de charge unidirectionnelle. Une tension de charge stable sera pratiquement obtenue à la période suivante. En conséquence, et pour résoudre le problème posé, l'invention propose un dispositif de mesure à affichage numérique d'une valeur temporaire-de tension à fréquence de réseau, en réponse à l'apparition d'un signal d'événement, comportant un voltmètre numérique comprenant en association un convertisseur analogique numérique avec une entrée de tension continue et une sortie de signal numérique, et un moyen d'affichage adapté à mémoriser et afficher le nombre représenté par le signal de sortie du convertisseur en réponse à une impulsion sur une entrée de commande, caractérisé en ce que, le convertisseur opérant en cycles de mesure rapides devant la fréquence du réseau, le dispositif comporte en combinaison avec le voltmètre précité un moyen de tampon sensible audit signal d'événement et émettant en réponse sur une voie de liaison une impulsion, cette voie aboutissant à travers un moyen retardateur à l'entrée de commande du moyen d'affichage, et un détecteur d'amplitude comprenant un condensateur accumulateur couplé à l'entrée de tension continue du convertisseur, un moyen de charge unidirectionnelle entre une borne d'entrée de la tension à mesurer et le condensateur, et un moyen de décharge commandée relié par une entrée de commande de décharge à ladite voie de liaison. I1 est clair, en se rapportant à l'analyse du problème posé, exposée ci-dessus, que le condensateur accumulateur du détecteur d'amplitude se trouve chargé à l'amplitude de la tension temporaire en une ou deux périodes suivant l'apparition du signal d'événement, tandis que le convertisseur analogique numérique elabore à chaque cycle de mesure un signal numérique représentatif de la tension de charge. Lorsque la tension de charge s'est stabilisée, après le délai introduit par le moyen retardateur, un signal numérique est mémorisé et affiché sur le voltmètre numérique. On remarquera que la tension temporaire peut avoir déjà disparu lors de la mémorisation et de l'affichage au voltmètre numérique De préférence le convertisseur analogique numérique est d'un modèle connu opérant par pesées successives en processus 4-4-2-1. De façon générale les voltmètres numériques opèrent par comparaison de la tension à mesurer avec une tension de référence variable élaborée en correspondance avec un signal numérique représentatif, l'égalité de la tension à mesurer et de la tension de référence provoquant la sortie du signal numérique correspondant. La variation en rampe de la tension de référence correspondant à la variation séquentielle du signal numérique est un processus lent, et les convertisseurs rapides opèrent généralement par pesées successives, la tension de référence variant par échelons de hauteur progressivement décroissante encadrant la tension à mesurer. La mesure par pesées successives en processus 4-4-2-1 permet d'élaborer le signal numérique par décades successives, un signal numérique binaire à quatre chiffres, représentatif d'un chiffre décimal, étant élaboré pour chaque décade.Le nom de processus 4-4-2-1 vient de ce que, pour chaque décade, la tension à mesurer est comparée, en quatre étapes successives où s'élaborent les quatre chiffres du signal numérique, à des tensions de référence respectivement égales à 4, 4, 2, 1 unités de tension de la décade. (Ainsi pour la décade des volts les tensions de référence seront de 4,4,2,1 volts). A chaque étape la tension de référence est retranchée de la tension à mesurer ; si le résultat est positif, le chiffre de signal numérique est 1 et la nouvelle tension à mesurer est transmise à l'étape suivante : si le résultat est négatif, le chiffre de signal numérique est "0", et la tension à mesurer non modifiée est transmise à l'étape suivante.Les quatre étapes effectuées1 le signal numérique de la décade est élaboré, et la tension à mesurer, amputée du nombre d'unités de tension de la décade représenté par le signal numérique, est transmise à la décade suivante. La correspondance entre le chiffre décimal de la décade et le signal numérique binaire est donnée dans le tableau suivant décimal 1 I 1 I Chiffre décimal O I 1 2 3 4 5 6 7 8 9 O O O O 1 1 I 1 1 I Signal O O O O O O O O 0 1 I numérique O O 1 1 O O I 1 O O O 1 O 1 O 1 O 1 O 1 Comme les tensions temporaires correspondent fréquemment à des régimes perturbés où apparaissent des harmoniques de la fréquence de réseau, et que la détection de crete est très sensible aux harmoniques, on insérera de préférence un filtre passe-bas entre la borne d'entrée du détecteur d'amplitude, avec une fréquence de coupure de l'ordre de la fréquence de réseau, de façon à réduire le taux d'harmoniques à l'entrée du détecteur sans augmenter notablement le temps de réponse. Il sera généralement intéressant que le dispositif mesure en permanence les valeurs de tensions qui précèdent le signal d'événement, autrement dit les valeurs de tension normales. On ajoute dans ce but un générateur d'impulsions périodiques équipé d'un moyen de blocage. Le générateur d'impulsions débite sur la voie de liaison, et chaque impulsion provoque la décharge du condensateur accumulateur, de sorte que le détecteur d'amplitude prend en compte l'amplitude de tension à ce moment, puis le moyen retardateur provoque l'affichage de la nouvelle amplitude prise en compte. L'amplitude de la tension est ainsi affichée périodiquement.On remarquera que, si l'affichage périodique d'une tension par un appareil numérique est connu, ainsi que le blocage de l'affichage périodique sur la dernière valeur enregistrée précédant un signal de blocage, le dispositif selon l'invention affiche une valeur mesurée dans les instants qui suivent le signal d'événement qui commande le blocage. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence au dessin annexé. Selon la forme de réalisation choisie et représentée, le dispositif comporte, à partir d'une borne d'entrée 10 de tension à mesurer, un filtre passe-bas 1 dans son ensemble, comprenant un potentiomètre 11 et une capacité 12 entre curseur et masse. Les valeurs des constituants du filtre 1 sont déterminées pour présenter une impédance d'entrée et une atténuation convenable pour la tension sur la borne 10, et une constante de temps de l'ordre de 5 ms, cor respondant à une fréquence de coupure voisine de 30 Hz. Un transistor à effet de champ 13 est disposé en parallèle sur la capacité 12. La sortie du filtre 1 est reliée à l'entrée d'un détecteur d'amplitude 2 dans son ensemble, comprenant un amplificateur différentiel 20 attaqué sur son entrée directe et pilotant la base d'un transistor 24 monté en modulateur de courant avec son espace émetteur collecteur disposé en série entre une source de courant 26 et un premier polie d'un condensateur accumulateur 22 dont le second pble est à la masse à travers une résistance 23 de faible valeur. Une diode de protection 25 est branchée entre l'émetteur du transistor 24 et le premier pile du condensateur 22, et un transistor à effet de champ 21 est disposé entre ce premier polie et la masse. te premier,p6le du condensateur 22 est également relié à l'entrée inverseuse de l'amplificateur 20, ainsi qu'à l'entrée directe d'un amplificateur 27 monté en séparateur et attaquant à travers un pont de résistance 28 l'entrée 60-d'un convertisseur analogique numérique 6 qui sera décrit plus loin de façon plus précise. Les électrodes de commande des transistors à effet de champ 13 et 21 sont attaquées par un étage séparateur 29 prévu pour delivrer une polarisation de blocage permanente à ces transistors 13 et 21, et une impulsion positive de déblocage en réponse à une impulsion négative à l'entrée de cet étage séparateur 29. Le dispositif comporte également un circuit tampon 3 dans son ensemble; prévu ici pour un signal d'événement résultant d'un courtcircuit entre la borne d'entrée 30 et la masse (provoqué par un dispositif extérieur). Le circuit tampon comprend un transistor d'entrée 31 normalement passant par polarisation de sa base à travers la résistance 33. Le transistor 31 attaque un transistor 32 à travers une liaison capacité 34, résistance 35, et le collecteur du transistor 32 est relié à une voie de liaison 36. Le transistor 31 attaque également, mais en liaison directe, un transistor 45 monté en blocage d'un multivibrateur 4 dans son ensemble, et composé de deux transistors 40 et 41 à couplage réciproque à travers des capacités 42, 43. Le blocage du multivibrateur 4 est obtenu par la liaison de la base du transistor 40 au collecteur du transistor 45. Le collecteur du transistor 40 est relié à la voie de liaison 36 ; une diode 44 disposéeb1oquante de la voie 36 vers la capacité de couplage 43 à la base du transistor 41, pour éviter des interactions du transistor 32 sur le multivibrateur 4. La voie de liaison 36 aboutit, d'une part, à entrée de l'éta- ge séparateur 29, et d'autre part, à l'entrée d'un univibrateur 5 à durée d'impulsion de 50 ms environ. Le dispositif comporte encore un voltmètre numérique de modèle connu, composé d'un convertisseur analogique numérique 6, avec une entrée de signal analogique 60, une sortie de signal numérique 61, et une sortie auxiliaire 62 d'horloge interne 6a, une mémoire tampon 7 avec une entrée de commande de transfert 70, une entrée de signal numérique 71, une entrée d'horloge 72 et une série de sorties numériques 73 en direction d'un afficheur numérique 8. Le convertisseur analogique numérique 6 opère la conversion par pesées successives en processus 4-4-2-1, comme il a été expli qué.précédemment, les comparaisons successives de la tension sur l'entrée 60 étant exécutées au rythme de l'horloge interne 6a, et donnant lieu chaque fois à l'émission d'un chiffre binaire sur la sortie 61, chaque décade de ltexpression décimale de la tension mesurée comportant quatre chiffres binaires. On remarquera qu'un cycle de pesées successives avec une résolution de 1/10000 est exécuté ainsi en seize périodes d'horloge, alors qu un convertisseur à rampe nécessiterait pour la meme résolution dix mille périodes d'horloge.Il est clair que le convertisseur analogiquenumérique peut exécuter un cycle complet de conversion dans un temps très court par rapport à la période du réseau Le signal numérique émis par le convertisseur 6 sur sa sortie 61 est enregistré, au rythme de l'horloge 6a, par la zone d'entrée de la mémoire tampon 7. En réponse au flanc arrière d'une impulsion arrivant sur l'entrée 70, le signal numérique enregistré dans la zone d'entrée de la mémoire tampon 7 est transféré dans la zone de sortie de cette mémoire, divisée en cases de 4 chiffres binaires reliées chacune respectivement à une position d'affichage de l'afficheur décimal 8. On comprend que le nombre présenté par l'afficheur 8 est la valeur de la tension présente sur l'entrée 60 à l'instant où le flanc arrière de l'impulsion d'affichage sur l'entrée 70 s'est présenté. Le fonctionnement du dispositif peut s'analyser comme suit la tension alternative appliquée à l'entrée 10, atténuée et filtrée par le filtre 1, est appliquée en permanence à l'entrée directe de l'amplificateur différentiel 20. Lorsque la tension instantanée sur l'entrée directe de l'amplificateur 20 est supérieure à la tension appliquée sur l'entrée inverseuse, le transistor 24 est débloqué et le condensateur 22 se charge jusqu'à annuler la tension différentielle à l'entrée de l'amplificateur 20. Lorsque la tension instantanée sur l'entrée directe est inférieure à la tension de charge du condensateur 22, le transistor 24 est bloqué et la tension de charge du condensateur 22 maintenue. On conçoit que cette tension de charge est constamment égale à la valeur maximale prise antérieurement par la tension instantanée.Bien entendu, ceci ntest vrai que tant que le transistor à effet de champ 21 est maintenu bloqué par l'étage séparateur 29. Si par contre, une impulsion négative sur la voie 36 est appliquée à l'entrée de l'étage séparateur 29, cet étage se bloque et transmet une impulsion positive aux électrodes de commande des transistors à effet de champ 21 et 13 Le transistor 21 décharge le condensateur 22 et annule la tension sur l'entrée inverseuse de l'amplificateur 20, tandis que le transistor 13 annule la tension sur rentrée directe.A la fin de l'impulsion de commande, pendant laquelle le transistor 24 n'a pas débité puisque les tensions sur les deux entrées de l'amplificateur 20 étaient égales et nulles, la charge du condensateur 22 va reprendre jusqu'à etre égale à l'amplitude de la tension sur l'entrée directe de l'amplificateur 20, après que cette tension ait passé par son élongation positive maximale. L'amplificateur 27 présente, pour la tension de charge du condensateur accumulateur 22, une impédance pratiquement infinie, et applique, à un facteur d'amplification près, cette tension de charge sur l'entrée 60 du convertisseur 6, sous une impédance convenablement adaptée. L'impulsion qui, en bloquant l'étage séparateur 29 a provoqué la décharge du condensateur 22 et mis le détecteur d'amplitude 2 en état initial, déclenche simultanément lgunivibrateur 5, qui envoie en réponse une impulsion de durée 50 ms, sur l'entrée 70 de transfert de la mémoire tampon 7, et le flanc arrière de cette impulsion va provoquer le passage en zone de sortie et l'affichage du signal représentatif de la tension continue appliquée à l'entrée 60 du convertisseur 6 à ce moment (à un cycle de conversion près), c'est à-dire un peu moins de 50 ms après remise à ltétat initial du détecteur d'amplitude ou pratiquement après deux périodes de réseau, en sorte que la tension alternative aura passé deux ou trois fois par sa valeur d'amplitude, et le condensateur 22 sera chargé à cette tension à très peu près. Des mesures expérimentales ont montré que la précision était meilleure que 1 %, et qu'en réduisant à 30 ms la durée d'impulsion de l'univibrateur 5 (1 ou 2 passages de la tension alternative à sa valeur d'amplitude positive) la précision était encore de 2 %. Tant qu'un signal d'événement n'a pas été reçu, c'est-à-dire tant que l'entrée 30 n'est pas en court-circuit avec la masse, le transistor du tampon 3 est passant et le transistor de blocage 45 du multivibrateur 4 est dans l'étant bloqué, permettant ainsi le fonctionnement autonome de ce multivibrateur 4. Les constantes de temps de ce multivibrateur 4 sont déterminées, de façon connue par l'homme du métier, pour émettre sur la voie 36 une impulsion négative de durée voisine de 5 ms à une fréquence de récurrence de quelques hertz. A chaque impulsion négative correspondra la prise en compte de la valeur actuelle de l'amplitude de tension, valeur qui sera affichée jusqu'à l'impulsion suivante, la fréquence de récurrence étant choisie telle que la valeur affichée soit lisible. A l'apparition d'un signal d'événement, le court-circuit à la masse de la borne 30 bloque le transistor 31 qui rend passant le transistor 45 en sorte que le transistor 40 du multivibrateur 4 est maintenu bloqué. Simultanément le transistor 32 est débloqué temporairement, la liaison capacité 34, résistance 35 agissant en différenciateur pour 1? échelon de tension au collecteur du transistor 31. te déblocage temporaire, de l'ordre de 5 ms, du transistor 32 provoque une impulsion négative sur la voie de liaison 36, de sorte que le détecteur d'amplitude est remis à l'état initial, puis prend en compte la valeur d'amplitude de la tension dans les deux périodes de réseau suivant le signal d'événement, et que cette valeur d'amplitude est présentée par l'afficheur 8.Tant que dure le signal d'événement, le multivibrateur 4 reste bloqué, et la valeur affichée reste inchangée, guelles que soient les amplitudes ultérieures de tension. On appréciera l'intéret de l'utilisation de dispositifs de ce genre pour le contrdle du fonctionnement des dispositifs de protection associés aux disjoncteurs des réseaux de transport ou de distribut in d'énergie électrique puisqu' ils permettent d'enregistrer avec précision les courants et tensions résultant d'un défaut, pendant le temps bref que mettent les disjoncteurs à éliminer ce défaut, après que les dispositifs de protection associés aient dEtr- miné l'existence du défaut et envoyé un signal de déclenchement aux disjoncteurs. Le dispositif de mesure décrit à titre d'exemple a été étudié pour etre associé à un réseau fictif tel que décrit dans la demande de brevet français No 76 22714, pour relever avec précision les courants et tensions mis en jeu lors de défauts simulés pour con trôner des dispositifs de protection. Dans un tel réseau fictif, le signal de déclenchement émis par les dispositifs de protection contrôlés provoque le collage d'un relais rapide qui commande la simulation temporisée du déclenchement, et ne retombe que sur un ordre extérieur. C'est pour cette raison que le signal d'événement reçu par le tampon 3 résulte d'un court-circuit extérieur. Mais on comprendra que pour appliquer les dispositifs selon l'invention à la mesure de tensions temporaires pour lesquelles le signal d'événement est fugitif, il suffirait de disposer à l'entrée de signal d'événement un élément bistable, tel qu'une bascule logique ou un relais rapide à auto-entretien, élément sensible au signal fugitif d'événement et commandant en réponse la mise à la masse de la borne 30. On comprendra également que, si l'affichage périodique de tension avant le signal d'événement ntest pas nécessaire, on peut supprimer le multivibrateur 4. Bien entendu l'invention n'est pas limitée au dispositif décrit mais en embrasse toutes les variantes d'exécution. REVEND ICAT IONS 1. Dispositif de mesure à affichage numérique d'une valeur temporaire de tension à fréquence de réseau, en réponse à l'apparition d'un signal d'événement, comportant un voltmètre numérique comprenant en association un convertisseur analogique numérique avec une entrée de tension continue et une sortie de signal numérique, et un moyen d'affichage adapté à mémoriser et afficher le nombre représenté par le signal de sortie du convertisseur en réponse à une impulsion sur une entrée de commande, caractérisé en ce que, le convertisseur opérant en cycles de mesure rapides devant la- fréquence du réseau, le dispositif comporte en combinaison avec le voltmètre précité un moyen de tampon sensible audit signal d'événement et émettant en reponse sur une voie de liaison une impulsion, cette voie aboutissant à travers un moyen retardateur à l'entrée de commande du moyen d'affichage, et un détecteur d'amplitude comprenant un condensateur accumulateur couplé à l'entrée de tension continue du convertisseur, un moyen de charge unidirectionnelle entre une borne d'entrée de la tension à mesurer et le condensateur, et un moyen de décharge commandée relié par une entrée de commande de décharge à ladite voie de liaison. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par la mise en oeuvre d'un convertisseur de modèle connu opérant par pesées successives en processus 4-4-2-1. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'un filtre passe-bas est inséré entre la borne entrée et le détecteur d'amplitude, avec une fréquence de coupure de tordre de la fréquence de réseau. 4. Dispositif selon une quelconque des revendications- 1 à 3, caractérisé en ce que ledit moyen de charge comprend un transistor avec son espace émetteur/collecteur en série entre une source de courant et le condensateur accumulateur et piloté par un amplificateur différentiel avec une entrée directe recevant la tension à mesurer et une entrée inverseuse reliée au condensateur. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que ledit moyen de décharge est constitué par un transistor à effet de champ en parallèle sur le condensateur accumulateur. 6. Dispositif selon une quelconque des revendications 1 à 5, prévu aussi pour afficher périodiquement les valeurs de tension précédant le signal d'événement, caractérisé en ce qucil comporte en outre un générateur d'impulsions périodiques équipé d'un moyen de blocage, le générateur d'impulsiorsétant relié en sortie à la dite voie de liaison, et le moyen de blocage étant rendu actif en réponse au signal dsévénement. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le générateur dtimpulsions périodiques est un multivibrateur. 8. Dispositif selon la revendication 6 ou 7, prévu pour un signal d'événement résultant d'un court-circuit entre deux conducteurs, caractérisé en ce que ledit moyen de tampon comprend un transistor d'entrée avec sa base polarisée en sorte d'etre passant, suivi d'un étage séparateur attaquant le moyen de blocage et d'un étage différenciateur débitant sur la voie de liaison, les deux conducteurs précités étant reliés respectivement à la base et à l'émetteur du transistor d'entrée.