La pressente invention concerne une plage de lecture tactile pour handicapés visuels. On sait qu'en vue de permettre ans handicapés visuels la lecture de textes, il a été mis au point une écriture en relief universellement appelée l"'écriture Braille". Selon cette écriture, chaque caractère (lettre de l'alphabet, chiffre, etc...3 est obtenu par la mise en relief d'un certain nombre de points d'une matrice de six points disposés comme suit : . Ainsi, par exemple, la mise en relief des points X dans la matrice précédemment mentionnée définit le caractère "t, le caractère le plus compliqué t' (totalité des points de la matrice en relief) signifiant tlin. Les supports utilisés pour ce type d'écriture sont en général de deux types différents, à savoir - Un premier type de support dans lequel les caractères en relief sont formés, notamment par impression, de façon définitive. Ces supports ne peuvent donc pas être effacés puis ensuite être réutilisés - Un second type de support dans lequel chaque point des matrices à partir desquels on réalise les caractères sont réalisés au moyen d'un élément pouvant sdriger en saillie ou bien s'escamoter sous lXeffet d'un organe de commande qui reçoit des instructions pouvant par exemple provenir d'un clavier ou d'une unité de mémoire. Ce second type de support couramment appeld plage tactile comprend donc une plaque de support munie d'une série de perçages disposés anx emplacements des points d'une succession de lignes de matrices de points destinées à réaliser les lignes d'éciture. Dans chacun de ces perçages est mont de coulissante une tige pouvant prendre deux positions stables (en saillie, rentrée) grSce à un actionneur tel qu'un transducteur. Il est clair qu'en raison de la multiplicité des tiges et des dispositifs de commande qui leur sont associés, ces plages tactiles sont très conteuses et ne peuvent donc pas faire l'objet d'une très large diffusion. L'invention a donc pour but de supprimer cet inconvé nient. Pour simplifier la réalisation de la plage tactile et pour en diminuer considérablement son coût, elle propose de n'utiliser qu'un nombre limité d'actionneurs,voire mame un seul actionneur, pour effectuer la commande de toutes les tiges équipant la plage tactile. Pour parvenir à ce résultat la plage tactile selon l'invention comprend essentiellement - au moins une plaque support munie d'une série de perçages dans lesquels sont montées coulissantes une série correspondante de tiges (ensemblesmobiles), - un mécanisme permettant auxdites tiges d'occuper deux positions stables, à savoir une position en saillie et une position rentrée, - un mécanisme de déverrouillage permettant de ramener tout ou partie des tiges se trouvant en saillie à la position rentrée, et - au moins un actionneur mobile au-dessous de ladite plaque support et qui est monté de manière à pouvoir se positionner successivement au-dessous de chacune des tiges, ou éventuellement une partie de celles-ci, position dans laquelle il exerce ou non sur la tige, selon le signal qui lui est transmis, une action tendant à l'amener ou non en position verrouillée, en saillie, sur la plaque support. Selon une autre caractéristique de l'invention, la plage tactile comprend plusieurs actionneurs, par exemple, trois disposés sur une même colonne et portés par un meme chariot pouvant se déplacer pas à pas le long des lignes de matrices de point. Une telle disposition permet à chacune des stations du chariot de réaliser un demi caractère d'écriture Braille. Selon un mode d'exécution particulièrement avantageux la plage tactile selon l'invention comprend un support formé de deux éléments plans parallèles, à savoir, un élément plan supérieur où s'effectue la lecture et un élément plan inférieur. Sur ces deux éléments plans sont effectuées des séries de perçages réparties sous la forme de lignes comprenant plusieurs rangées de perçages,(par exemple trois), les couples de perçages correspondants des deux éléments plans étant coaxiaux. Dans chacun de ces couples de perçages coaxiaux est monté coulissant un ensemble mobile constitué par une tige sollicitée par un élément élastique de manière à occuper une position rentrée selon laquelle son extrémité supérieure se trouve logée dans le perçage correspondant de l'élément plan supérieur. Cette tige comprend,en outre, nn élément permettant son verrouillage en position relevée ou en saillie par rapport à l'élément plan supérieur, position à laquelle on parvient, en effectuant une pression sur l'extrémité inférieure de la tige qui dépasse de la face inférieure de l'élément plan inférieur. Cet élément de verrouillage consiste en un doigt élastique monté sur la tige, qui coopère avec une cale d'épaisseur formant palier, disposé sur la face supérieure de l'élément plan inférieur. Ainsi, lorsque la tige se trouve en position soulevée, le doigt élastique se déploie et vient porter sur la cale d'épaisseur, maintenant ainsi la tige à l'état soulevé, (d'une hauteur sensiblement égale à l'épaisseur de la cale). Par contre, lorsqu'on replie le doigt contre le corps de la tige, sous l'effet du susdit élément élastique, la tige se rétracte jusqu'à ce que le doigt élastique vienne en butée contre la face supérieure de l'élément inférieur. La tige se trouve alors en position rentrée. Les actionneurs peuvent quant à eux, avantageusement consister en autant d'électroaimants qutil y a de rangées de perçages dans une ligne d'écriture, ces électroaimants étant montés sur un même chariot mobile le long d'un élément de guidage parallèle à ladite ligne et pouvant se translater pas à pas, perpendiculairement à son axe longitudinal,de manière à pouvoir passer successivement d'une ligne à l'autre. Ces'électroaimants sont destinés à solliciter, lorsqu'ils sont à l'état excité b les extrémités inférieures des tiges sous lesquelles ils se trouvent disposés afin de les amener en position soulevée. Un mode de réalisation de l'invention sera décrit ciaprès, à titre d'exemple non limitatif, avec référence aux dessins annexés dans lesquels La figure 1 est une coupe verticale longitudinale schématique d'une plage de lecture selon l'invention La figure 2 représente schématiquement une ligne de caractère Braille obtenue sur une plage de lecture conforme à celle représentée figure 1. Avec référence à la figure 1, la plage de lecture 7 comprend un support formé de deux éléments plans ou plaques parallèles 2, 3 sur lesquels sont réalisés une pluralité de perçages 4, 5 à chaque percage 4 de la plaque 2 correspondant un perçage 5 coaxial de la plaque 3.Dans chacun de ces couples de perçage coaxiaux 4, 5 est monté un ensemble mobile comprenant - coulissant dans le perçage 5 de la plaque inférieure 3, un picot 6 présentant à sa partie supérieure une tête 7, et qui est sollicité, dans sa partie inférieure, par un ressort de compression 8 disposé entre une butée 9 ménagée à l'extrémité inférieure du picot 6,et la face inférieure de la plaque inférieure 3, et - coulissant dans le perçage 4 de la plage supérieure 2, un picot à bout arrondi terminé dans sa partie inférieure par une tete 12, la hauteur de ce picot 11 étant légèrement supérieure à l'épaisseur de la plage supérieure 2, un ressort de compensation 13 avec éventuellement des moyens de guidage, étant disposé entre les tiges 7 et 12. A la base de la tête 7 du picot inférieur 6 est disposé un doigt élastique 74 s'étendant en biais vers le bas. Ce doigt élastique 14 coopère avec une cale d'épaisseur 15 disposée sur la plaque inférieure 3 et qui comprend une série de perçages oblongs 76 correspondant à ceux de ladite plaque 3 et qui débordent au-dessus de celle-ci, du côté du doigt élastique 14. Ainsi, lorsqu'on exerce une pression vers le haut sur l'extrémité inférieure du picot inférieur 6 contre l'action du ressort de compression 8, on provoque un déplacement vers le haut de l'ensemble mobile constitué par les picots inférieurs 6 et supérieurs 11, le ressort de compensation 13 et le doigt élastique 14 jusqu'à ce que la tete 12 du picot 11 vienne en butée contre la face inférieure de la plaque superieure 2. Dans cette position, le doigt élastique 94 échappe au perçage oblong 16 et en s'écartant du picot inférieur 6, vient porter sur la face supérieure de la cale d'épaisseur 15 > en verrouillant ainsi le susdit ensemble mobiles L'est trémité supérieure,de préférence arrondie, du picot supérieur 11,se trouve donc légèrement en saillie par rapport à la face supérieure de la plaque supérieure 2. On notera que gråce au ressort de compensation 13, une pression vers le bas sur le picot supérieur il provoque un retrait temporaire de celui-ci. Ce ressort de compensation 13 présente en outre l'avantage de permettre d'obtenir un verrouillage de l'en- semble mobile en position haute meme si l'utilisateur met sa main sur la plage de lecture, empêchant ainsi, momentanément,les picots supérieurs 11 de remonter. Pour effectuer le déverrouillage de l'ensemble, l'invention prévoit une grille de remise à zéro 18 mobile sur la cale d'épaisseur 15. Cette grille 18 comprend également une série de perçages oblongs 19 analogues iceux de la cale d'épaisseur 15 mais sensiblement plus grands. Ainsi pour effectuer le déverrouillage de l'ensemble mobile, on provoque un déplacement de la grille de remise à zéro 18 de manière à rétracter le doigt de blocage 14 contre le picot inférieur 6. Lorsque le doigt de blocage 14 se trouve à l'état rétracté, sous l'action d du ressort de compression 8, l'ensemble mobile effectue un mouvement de retrait (vers le bas) jusqu'à ce que le doigt élastique 14 vienne en butée sur la face supérieure de la plaque inférieure 3. Dans cette position le picot supérieur 11 se trouve à l'état rétracté. L'actionnement des ensembles mobiles peut s'effectuer comme représenté figure 1, au moyen d'au moins un électroaimant 20 pouvant se déplacer sous les picots inférieurs 6, le long d'une glissière -21. Au cours de son déplacement,cet électroaimant 20 s'arrête au droit de chacun des picots inférieurs 6 et selon qu'il se trouve excité (ou non) repousse (on non) le picot inférieur 6 pour amener l'en- semble mobile à l'état verrouillé, en position haute supérieure. La figure 2 permet d'illustrer l'application du dispositif précédemment décrit à la réalisation d'une plage de lecture tactile selon l'écriture Braille. Dans cette application les perçages réalisés sur les plaques supérieure et inférieure 2, 3 sont disposés selon des lignes dont une seule est représentée sur la figure 2, chaque ligne comprenant trois rangées de perçages disposées de manière à former une série de colonnes comportant chacune trois perçages A, B, C et qui sont destinées à générer nn demi-caractère Braille. Llactionnement des ensembles mobiles associés à chacun de ces perçages est effectué par trois électroaimants 20, 22, 23 (un pour chacune des rangées d'une ligne) monté sur un chariot 24 se déplaçant le long de deux glissières 25, 25' parallèles aux lignes à générer. Le déplacement du chariot 24 s'effectue pas à pas. A chaque arrêt il est placé de telle manière que les trois électroaimants 20, 22, 23 se trouvent au droit d'un ensemble mobile correspondant. L'excitation des électroaimants 20, 22, 23 est commandée, pour chacun de ces arr8ts,en fonction de la nature des demi caractères que l'on désire obtenir. Ainsi, dans l'exemple représenté figure 2, à la première station (en partant de la gauche) seul l'électroaimant C est excité tandis qu'à la deuxième station les électroaimants B et C sont excités. Le caractère obtenu à l'issue de ces deux stations est donc composé de trois points en saillie (en noir sur le dessin) .: , On notera à ce sujet que les états des ensembles mobiles de la rangée médiane cor respondent exactement à ceux des ensembles mobiles représentés figure 1. Une fois qu'une ligne d'écriture a été réalisée le système procède à ltécriture de la ligne suivante. Â cet effet, l'ensemble chariot/glissière 24, 25, 25'se décale d'un pas par translation (flèche 26) et le processus recommence. Bien entendu lorsque l'on veuttprocéder à l'écriture d'un nouveau texte sur la plage tactile, il convient d'effacer les caractères qui se trouvent déjà inscrits. Cette opération est effectuée grâce à la grille de remise à zéro 18. Cette grille de remise à zéro 18 peut Entre formée d'une seule pièce et couvrir toute la plage de lecture. Dans ce cas, on obtient à chaque actionnement, l'effacement de tous les caractères. Toutefois, cette grille pourrait consister en la juxtaposition de bandes, mobiles les unes par rapport aux autres de manière à obtenir un effacement lignes par lignes. Dans 1'exemple précédemment décrit chaque ligne de la plaque de lecture est formée de trois rangées de perçages 4 de manière à obtenir des caractères à partir de matrices de points comprenant des colonnes de trois points. Il est clair que l'invention ne se limite pas à une telle disposition. Chaque ligne pourrait comprendre plus de trois rangées de perçages. Dans ce cas on prévoit autant d'électroaimantsque de rangées formant la ligne, ces électroaimants étant portés par un même chariot. REVENDICATIONS 1.- Plage de lecture tactile pour hadicapés visuels, caractérisée en ce quelle comprend: - au moins une plaque support 2, 3 munie d'une série de perçage 4,5 dans lesquels est montée coulissante une série correspondante de tiges (ensemble mobile 6, 11, 13), - un mécanisme permettant aux dites tiges d'occuper deux positions stables, à savoir une position en saillie verrouillée et une position rentrée, - un mécanisme de déverrouillage 18 permettant de ramener tout ou partie des tiges se trouvant en saillie à la position rentrée, et - au moins un actionneur 20 mobile au-dessous de ladite plaque support 2, 3 et qui est monté de manière à pouvoir se positionner successivement au-dessous de chacune des tiges, ou éventuellement une partie de celles-ci, position dans laquelle il exerce ou non sur la tige, selon le signal qui lui est transmis, une action tendant à l'amener ou non en position verrouillée, en saillie, sur la plaque support 2,3. 2.- Plage de lecture selon la revendication 1, caractérisée en ce que la plage tactile comprend plusieurs actionneurs 20, par exemple trois disposés sur une même colonne et portés par un mdme chariot 24 pouvant se déplacer pas à pas le long des lignes de matrices de points. 3.- Plage de lecture selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la susdite plage tactile comprend un support formé de deux éléments plans parallèles, à savoir, un élément plan supérieur 2 où s'effectue la lecture et un élément plan inférieur 3, en ce que sur ces deux éléments plans 2, 3 sont ffectuéesdes séries de perçages 4, 5 réparti sous la forme de lignes comprenant plusieurs rangées de perçages, par exemple trois, les couples de perçages 4,5 correspondants des deux éléments plans 2, 3 étant coaxiaux, en ce que dans chacun de ces couples de perçages coaxiaux 4,5 est monté coulissant un ensemble mobile constitué par une tige sollicitée par un élément élastique de manière à occuper une position rentrée selon laquelle son extrémité supérieure se trouve logée dans le perçage 4 correpondant de l'élément plan supérieur 2 et en ce que cette tige comprend en outre un élément 14 permettant son verrouillage en position relevée ou en saillie par rapport à l'élément plan supérieur 2, position à laquelle on parvient, en effectuant une pression sur inférieure de la tige qui dépasse de la face inférieure de l'élément plan inférieur 3. 4.- Plage de lecture selon la revendication 3, caractérisée en ce que le susdit élément de verrouillage consiste en un doigt élastique 14 monté sur la tige, qui coopère avec une cale d'épaisseur 15 formant palier, disposé sur la face supérieure de l'élément plan inférieur 3 le déverrouillage étant obtenu au moyen d'un dispositif 18 permettant de rabattre le doigt élastique contre ladite tige. 5. Plage de lecture selon la revendication 4 caractérisée en ce que le susdit dispositif de déverrouillage consiste en une ou plusieurs grilles de verrouillage mobiles 18 disposées sur la susdite cale d'épaisseur 15. 6.- Plage de lecture selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le susdit actionneur consiste en au moins un électroaimant 20 monté sur un chariot 24 mobile le long d'un élément de guidage 25 parallèle à la ligne d'écriture et pouvant se translater pas à pas, perpendiculairement à son axe longitudinal, de manière à pouvoir passer successivement d'une ligne à l'autre. 7.- Plage de lecture selon la revendication 6, carac- térisée en ce que le susdit actionneur comprend autant d'électroaimants 20 qu'il y a de rangées de perçages dans une ligne d'écriture, ces électroaimants 20 étant montés sur le même chariot 24. 8. Plage de lecture selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que les susdits ensembles mobiles comprennent chacun - coulissant dans le perçage 5 de la plaque inférieure 3,un "n picot 6 présentant à sa partie supérieure une tette 7, et qui est sollicité, dans sa partie inférieure par un ressort de compression 8 disposé entre une butée 9 ménagée à ltestrémité inférieure du picot 6 et la face inférieure de la plaque inférieure 3, et - coulissant dans le perçage 4 de la plage supérieure 2,un picot à bout arrondi, terminé dans sa partie inférieure par une tëte 12, la hauteur de ce picot 11 étant légèrement supérieure à l'épaisseur de la plage supérieure 2, un ressort de compensation 13 avec éventuellement des moyens de guidage, étant disposé entre les têtes 7 et 12, en ce que, à la base de la tête 7 du picot inférieur 6 est disposé un doigt élastique 14 s'étendant en biais vers le bas et en ce que ce doigt élastique 14 coopère avec une cale d'épaisseur 15 disposée sur la plaque inférieure 3 et qui comprend une série de perçages oblongs 16 correspondant à ceux de ladite plaque 3 et qui débordent au-dessus de celle-ci, du cSte du doigt élastique 14.