La présente invention concerne d'une manière générale le conditionnement et la manutention de produits alimentaires humides, et vise plus particulièrement le cas de poissons. A ce jour, le conditionnement et la manutention des poissons, de leur lieu de perche à leur lieu de commercialisation, se font fréquemment à l'aide de bacs, caissettes, plateaux ou autres embal- lages dece type réalisés en polystyrène expansé. En effet un tel matériau est avantageusement isotherme, léger et anti-choc et de ce fait convient tout particulièrement à la ~constitution d'emballages pour poissons. Mais ce matériau est un produit dérivé du pétrole ; il est donc cher et susceptible de donner lieu à des difficultés d'approvisionnement. En outre il se prote mal à une destruction par combustion et cette veombustion est génératrice de pollution. Or en pratique les emballages utilisés pour la manutention de poissons ne servent qu'une fois et après utilisation ils doivent le plus souvent etre brillés. La présente invention a pour objet, å titre de produit industriel nouveau, un emballage à base de sciure de bois, présentant d'une manière générale les qualités nécessaires au conditionnement et/ou à la manutention de produits alimentaires, en particulier de poissons, et susceptible en outre d'cotre le plus souvent aisément détruit par combustion après utilisation. L'emballage suivant l'invention est d'une manière générale caractérisé en ce qu'il est formé, de préférence, d'un seul tenant par moulage d'un matériau à base de sciure de bois agglomérée à laide d'un liant combustible, et en ce qu'il est muni en surface d'un revêtement imperméable de qualité dite alimentaire, Ainsi qu'on le sait, la sciure de bois est un matériau bon marché ; il s'agit en effet d'un déchet de scierie dont les emplois connus actuellement sont très réduits, en sorte que certaines exploitations forestières n'hésitent pas à brûler la sciure qu'elles produisent, pour s'en débarrasser. Or il s'avère que ia sciure de bois mélangée en quantité appropriée avec un liant convenable donne naissance à un matériau avantageusement susceptible d'étire moulé en forme, et ce matériau présente des qualités d'isolation thermique, de légèreté, et de résistance aux chocs qui le rendent particulierement approprié à la constitution d'emballages pour le conditionnement de produits alimentaires, après imperméabilisation de surface par un revete- ment convenable, En pratique n'importe quelle qualité de sciure de boig peut convenir à la constitution de ce matériau ; en particulier l'essen- ce du bois origine est indifférente. Cependant, et de préférence, on utilisera de la sciure de sapin. De préférence également la sciure de bois utilisée a une granulométrie régulière, et en tout cas est exempte de tout déchet de bois important. Dans ce but la sciure de bois utilisée est de préférence tamisée avant utilisation, par exemple à travers un tamis de 20 mailles au pouce carré, soit environ 4 mailles au cm2. La sciure de bois utilisée peut entre employée sèche ou humide, suivant le liant mis en oeuvre pour son agglomération, ainsi qu'il apparaîtra ci-après. Le liant en question peut être en tout ou partie une colle végétale, et par exemple un produit à base d'amidon, tel que le complexe vendu sous la désignation commerciale U3 par les ETABLISSEMENTS CELLOCHROME. I1 peut s'agir également en tout ou partie d'une colle végétale, et par exemple d'une colle à base de gélatine ou de caséine. Il peut s'agir encore, en tout ou partie, d'une colle à base de latex naturel ou synthétique. I1 peut s'agir enfin, en tout ou partie, d'une résine synthétique et par exemple d'une résine du type urée formol. Mais il va de soi que le liant mis en oeuvre peut également Btre constitué d'un mélange de deux ou plusieurs des colles ou produits mentionnés ci-dessus, étant entendu que, dans son ensemble, ce liant doit etre combustible. Lorsque ce liant est de l'urée formol, qui se pré ente commercialement en forme de poudre, on doit généralement y jouter de l'eau si la sciure de bois utilisée est initialement sèche ; si cette sciure est humide il convient par contre de contrôler son degré d'humidité pour en tenir compte dans les proportions à respecter entre l'urée formol et l'eau à laquelle celle-ci doit etre mélangée. Dans la plupart des autres cas~la sciure de bois utilisée peut etre initialement sèche. Dans tous les cas, cette sciure de bois est mélangée à son liant et ce mélange est convenablement malaxé, par exemple dans un malaxeur à palettes analogue à ceux qui sont utilisés dans les ateliers de noyautage de fonderie. Lorsque le mélange ainsi obtenu est homogène il est introduit dans un moule métallique de configuration appropriée à la forme à obtenir pour l'emballage recherché ; par exemple ce mélange peut étire propulsé dans un tel moule à l'aide d'air comprimé. Le moulage proprement dit se fait soit à froid, soit à température relativement faible, de l'ordre de 50 à 700C par exemple. Il est donc aisé à conduire. Pour certains cas particuliers il peut Entre souhaitable d'ef- fectuer ce moulage sous pression,par exemple à une pression comprise entre 10 et 100 kg/cm2, ctest-à-dire entre environ 10,1O5 et 100.105 pascals. En pratique la pression optimale à mettre en oeuvre varie avec l'essence de la sciure utilisée ; elle est plus forte par exemple avec la sciure de sapin, qu'avec la sciure de chine ou la sciure de chataignier. En pratique également, une augmentation de la pression favorise une diminution du liant nécessaire. Mais aucune valeur de pression et/ou de quantité relative de liant ne doit etre considérée comme critique. Dans le cas où le moulage est effectué à chaud et sous pressien, il est avantageux de maintenir la pression pendant quelques secondes après le moulage de façon à provoquer un séchage superficiel de l'emballage obtenu, qui en facilite la manutention après démoulage. En variante, ou conjointement, et de manière connue en fonderie pour la fabrication de noyaux, on peut injecter dans le moule un quelconque agent durcisseur, solide, liquide ou gazeux, en particulier gaz carbonique, pour accélérer le séchage et ainsi faciliter le démoulage. Le démoulage en question ne présente pas de difficultés, mais il est préférable cependant, compte tenu de l'élasticité que présente le matériau moulé, d'éviter de faire trop brutalement ce démoulage, un démoulage trop brutal pouvant entraîner la formation de crevasses parallèles de faible profondeur à la surface du matériau moulé. En principe au démoulage on n'observe aucun collage de ce matériau dans le moule mis en oeuvre, qui est de préférence un moule métallique à surface polie. Cependant, et notamment pour de grandes séries nécessitant des cadences de moulage élevées, la paroi de tels moules sera avan tageusement munie d'un revêtement propre à éviter une quelconque adhésion du matériau moulé, et par exemple d'un revêtement en polytétrafluorure d'éthylène. Après démoulage l'emballage obtenu est séché, soit à température ambiante, soit à température relativement faible, par exemple comprise entre 50 et 600C, de préférence dans une atmosphère bien aérée. Après séchage l'emballage obtenu est muni, au trempé ou au pistolet par exemple, d'un revêtement de surface imperméable de qualité dite alimentaire. Par revêtement de qualité alimentaire on entend un revêtement tel que le contact d'un quelconque produit alimentaire avec celuici ne rende pas ce produit alimentaire impropre à la consommation. De nombreuses résines synthétiques alimentaires sont disponibles dans le commerce, qui conviennent à la formation d'un tel revetement, et en particulier le complexe vendu sous la désignation commerciale E55 par les ETABLISSEMENTS CELLOCHROME. Le revetement mis en place a de préférence une épaisseur modérée, inférieure à 2/10 de mm par exemple. Les bacs, caissettes, plateaux ou autres emballages de ce type ainsi obtenus sont avantageusement légers, leur densité se situant aux environs de 0,7, Ils présentent cependant une grande dureté de surface et une certaine élasticité dans la masse, ce qui leur confère une bonne résistance aux chocs. Du fait de leur revêtement de surface ils peuvent sans inconvénient être mis au contact de produits humides ou imprégnés d'eau, et par exemple de poissons Enfin, notamment lorsque leur matériau constitutif comporte un liant à base d'amidon, ils se prêtent avantageusement à une destruction par combustion sans être générateurs d'une quelconque pollution particulière. L'invention sera mieux comprise à l'étude des exemples suivants qui ne doivent pas cependant etre considérés comme limitatifs de l'invention. EXEMPLE 1 On part d'un mélange réalisé dans les proportions suivantes - 0,7 kg de sciure de bois de sapin sèche ; .- 0,2 kg du complexe à base d'amidon U3. On malaxe ce mélange pendant 10 minutes dans un malaxeur à palettes et on l'introduit dans un moule porté à 50 C. Au cours du moulage on établit dans le moule une pression de 5 75.105 pascals et on maintient cette pression pendant quelques secondes Après démoulage, l'emballage obtenu est séché à la température ambiante pendant deux heures. Cet emballage est ensuite muni d'un revêtement imperméable, par projection au pistolet de complexe E55 EXEMPLE 2 Le mélange initial correspond aux proportions suivantes - 0,7 kg de sciure de bois de châtaignier sèche - 0,3 kg du complexe à base d'amidon U3. La mise en oeuvre de ce mélange est identique à celle réali- sée ci-dessus, mais le moulage est fait sous une pression de 15 à 20.105 pascals EXEMPLE 3 Le mélange initial répond aux proportions suivantes : - 1 kg de sciure de sapin sèche .0,3 kg de résine urée formol 7 - 0,3 kg d'eau. La mise en oeuvre de ce mélange est identique à celle réali sée ci-dessus, le moulage étant effectué sous une pression de 60.105 pascals environ. EXEMPLE 4 Le mélange initial répond aux proportions suivantes : - 1 kg de sciure de chine sèche - 0,4 kg de résine urée formol - 0,4 kg d'eau La mise en oeuvre de ce mélange est identique à celle réali sée ci-dessus, le moulage étant effectué à une pression d'environ 20.105 pascals. Bien entendu la présente invention ne se limite pas aux exemples de mise en oeuvre décrits, mais s'étend à toute variante d'exécution. REVENDICATIONS 1. A titre de produit industriel nouveau, emballage, tel que bac, caissette, plateau ou analogue, pour le conditionnement et/ou la manutention de produits alimentaires, en particulier poissons, caractérisé en ce qu'il est formé, de préférence d'un seul tenant, par moulage d'un matériau à base de sciure de bois agglomérée à l'aide d'un liant combustible, et en ce qutil est muni en surface d'un revetement imperméable de qualité dite alimentaire. 2. Emballage suivant la revendication I, caractérisé en ce que la sciure de bois de son matériau constitutif a une granulome trie régulière. 3. Emballage suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la sciure de bois de son matériau constitutif a été tamisée au tamis de 20 mailles au pouce carré (soit environ 4 mailles au cm2J. 4. Emballage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le liant de son matériau constitutif contient l'un au moins des produits suivants : colle végétale, notamment à base d'amidon ; colle animale, notamment à base de gélatine ou de caséine ; colle à base de latex, naturel ou synthétique résine synthétique, notamment résine du type urée formol. 5. Emballage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que son revetement est à base de résine synthétique alimentaire.