L'invention, due à la collaboration de MM. IZOARD et TERRIER G. est relative à une borne à vis de connexion d'un conducteur électrique, notaient à une plage de raecordement d'un disjoncteur électrique, comprenant un étrier de section rectangulaire constitué par une bande de métal repliée, les deux extrémités de la bande se chevauchant pour former ensemble la face supérieure de ltétrier dans laquelle est ménagé un taraudage pour recevoir la vis de serrage. connue Une bornes genre mentionné, présente sur une de ses faces latérales, un repli dans lequelvient se loger la tranche de 1 t estrémité opposée de la bande disposée du côté interne de étrier. Cette tranche, embottée dans le repli, est ainsi verrouil lée et la face supérieure de ltétrier est maintenue par ses deux bords. Lors du serrage de la vis sur le conducteur, la réaction exercée sur la face supérieure de l'étrier est transmise aux deux faces latérales de étrier sans aucun risque d'ouverture de ltétrier et de coincement de la vis.Cette borne présente l'inconvénient d'un bossage latéral formé par le repli et de ce fait d'un encombrement accru, qui peut être gênant dans des appareils de faible épaisseur, notamment des disjoncteurs miniatures à bottier moulé. On connatt des bornes dépourvues d'un bossage latéral dans lesquelles l'ouverture de l'étrier est empêchée par une solidarisation des deux extrémités superposées de la bande, qui forment la face supérieure de l'étrier, soit par des pattes repliées, soit par un embottement de bossages et d'évidements, La fabrication de ces bornes est compliquée et leur coût sren trouve augmenté. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients et de permettre la réalisation d'une borne à vis d'un encombrement réduit qui répond aux normes de solidité. La borne selon la présente invention est caractérisée par le fait que la tranche de l'extrémité de la bande disposée à l'intérieur de l'étrier présente un ergot en saillie, et que la face interne latérale de l'étrier en regard dudit ergot présente un alvéole borgne conjugué de logement dudit ergot pour s'opposer à une ouverture dudit étrier sous l'effort de serrage de la vis. L'extrémité de la bande est verrouillée par l'ergot engagé dans l'alvéole et des essais ont confirmé la solidité de cet ancrage. L'étrier peut être réalisé de la manière usuelle à partir d'une bande découpée et estampée pour former ledit alvéole et ledit ergot et il conserve l'avantage d'une double épaisseur sur la face supérieure recevant la vis de serrage. La présence de l'ergot au milieu de la tranche de la bande fournit un apport de matière dans la zone de l'orifice taraudé, indispensable dans le cas d'une vis de diamètre pratiquement équivalent à la largeur de l'étrier. Une telle vis à face frontale large favorise le bon contact électrique. D'autres avantages et caractéristiques ressortiront de la description qui va suivre d'un mode de mise en oeuvre de l'invention donné à titre d'exemple non limitatif et représenté au dessin annexé dans lequel - la figure 2 est une vue d'un détail à échelle agrandie et en coupe de la figure 1 ; - la figure 3 montre en coupe axiale, la bande dépliée formant l'étrier de la figure 1 ; - la figure 4 est une vue en plan de la figure 3. Sur les figures une borne 10 comporte une vis 11 et un étrier 12 de section rectangulaire ayant deux branches latérales 14, 16, une base 18 et une face supérieure 20. L'étrier 12 est constitué par une bande de métal, représentée aux figures 5 et 4, repliée en équerre aux emplacements repérés par des traits mixtes sur ces dernières figures, de manière que les deux extrémités 22, 24 de la bande se chevauchent entièrement pour former la face supérieure 20. Les extrémités 22, 24 présentent des orifices taraudés 26, 28, qui se superposent pour former le taraudage recevant la vis 11. Une telle borne est bien connue des spécialistes et est utilisée dans les disjoncteurs miniatures pour le raccordement de conducteurs. La vis 11 remplit la quasi totalité de l'espace entre les branches 14, 16 pour permettre un serrage efficace des conducteurs (non représentés), introduits dans l'étrier 12. L'extrémité 24 de la bande, formant la partie interne de la face supérieure 20, présente sur sa tranche 30, accolee à la branche 14, un ergot 52, qui pénètre et s'incruste dans un alvéole borgne 34, lorsque la bande est repliée pour former étrier 12. I1 est facile de voir que l'extrémité 24 est retenue d'une part par l'extrémité 22 rabattue sur elle et d'autre part par l'ergot 32. Les efforts exereés sur la face supérieure 20 par la vis 11 lors du serrage sont ainsi reportés sur les branches 14, 16 sans aucun risque d'ouverture de l'étrier 12 ou de déplacement relatif des extrémités superposées 22, 24. L'ergot pointu 32 est disposé sur l'axe longitudinal de la bande et sa longueur est inférieure à ltépaisseur de la bande de manière à ne pas percer et affaiblir cette dernière. La largeur de l'-ergot 32 et de l'alvéole conjugué 34 est notablement inférieure à celle de la bande et la présence de l'alvéole 34 n'affecte pratiquement pas la résistance de la branche 14. I1 y a même écrouissage de la matière dans la zone immédiate ce qui entratne une meilleure tenue de la bande après pliage. En disposant l'ergot 32 sur l'axe, on dispose d'un apport de matière renforçant la bande autour de l'orifice 28. On peut noter que l'ergot 32 et l'alvéole 34 sont réalisés au cours des opérations courantes, notamment d'estampage, de fabrication de la bande métallique et ne necessitent pas de matière ou d'opérations additionnels. La face externe de la branche 14 ne présente aucune saillie notamment au droit de l'alvéole borgne 34. L'invention n'est bien entendu, nullement limitée au mode de mise en oeuvre plus particulièrement décrit. REVENDICATIONS 1. Borne à vis de connexion d'un conducteur électrique, notamment à une plage de raccordement d'un disjoncteur électrique, comprenant un étrier de section rectangulaire constitué par une bande de métal repliée, les deux extrémités de la bande-se chevau- chant pour former ensemble la face supérieure de l'étrier dans laquelle est ménagé un taraudage pour recevoir la vis de serrage, caractérisée par le fait que la tranche de l'extrémité de la bande disposée à l'intérieur de l'étrier, présente un ergot en saillie et que la face interne latérale de l'étrier en regard dudit ergot présente un alvéole borgne conjugué de logement dudit ergot pour s'opposer à une ouverture dudit étrier sous l'effort de serrage de la vis. 2. Borne selon la revendication 1, caractérisée en ce que la profondeur dudit alvéole est inférieure à l'épaisseur de ladite bande. 3. Borne selon la revendication 1 ou 2, caractérisée par un ergot coplanaire à la bande et à extrémité pointue susceptible de s'incruster dans l'alvéole de forme conjuguée lors du pliage de l'étrier. 4. Borne selon la revendication 1 2 ou 3 caractérisée en ce que ledit ergot est disposé au droit dudit taraudage. 5. Borne selon la revendication 1, 2, 3 ou 4, caractérisée en ce que le diamètre de la vis correspond sensiblement à l'écartement entre les deux flasques latéraux de l'étrier.