Emetteur laser pour station de chauffage L’émetteur laser (4) comprend une pluralité de puces laser (14) montées sur une face externe (12) d’au moins un support (10), chaque puce laser (14) comprenant au moins une diode laser (22) agencée pour émettre un rayonnement laser dans le domaine de l’infrarouge selon une direction d’émission (E) sensiblement perpendiculaire à la face externe (12) du support (10). Chaque diode laser (22) comprend au moins deux régions actives (24) empilées l’une sur l’autre selon la direction d’émission (E), chaque région active (24) participant au rayonnement laser émis par ladite diode laser (22). Figure pour l'abrégé : 2 Emetteur laser pour station de chauffage La présente invention concerne un émetteur laser pour station de chauffage d’une installation de fabrication de récipients du type comprenant une pluralité de puces laser montées sur une face externe d’au moins un support, chaque puce laser comprenant au moins une diode laser agencée pour émettre un rayonnement laser dans le domaine de l’infrarouge selon une direction d’émission sensiblement perpendiculaire à la face externe du support. L’invention concerne également une station de chauffage d’une installation de fabrication de récipients comprenant une pluralité de tels émetteurs laser. Une telle station de chauffage, ou four, est équipée d’une succession d’émetteurs laser dont les puces laser sont agencées pour émettre un rayonnement laser dans le domaine de l’infrarouge en direction de préformes en matériau synthétique défilant dans la station de chauffage en tournant sur elles-mêmes afin d’appliquer un profil de chauffage sur ces préformes et permettre leur déformation ultérieure par exemple par étirage soufflage de sorte à réaliser des récipients à partir des préformes. Chaque puce laser comprend une pluralité de diodes laser émettant le rayonnement laser souhaité. De telles diodes laser sont notamment des diodes laser à cavité verticale émettant par la surface (Vertical Cavity Surface Emitting Laser en anglais ou VCSEL). Afin d’appliquer le profil de chauffage souhaité sur toute la hauteur d’une préforme, plusieurs émetteurs sont disposés les uns au-dessus des autres selon une direction d’élévation correspondant à la hauteur des préformes. En outre afin de chauffer l’ensemble d’une préforme de façon adéquate, des émetteurs sont prévus les uns à côté des autres le long de toute la trajectoire de défilement des préformes dans la station de chauffage et possiblement les uns en regard des autres de part et d’autre des préformes. Ainsi, une station de chauffage comprend un grand nombre d’émetteurs laser comprenant chacun un grand nombre de puces laser. De tels nombres complexifient la fabrication et l’assemblage des émetteurs laser, nécessitant un grand nombre d’opérations de connexion de câbles électriques pour alimenter les émetteurs laser en électricité. En outre, le fonctionnement des émetteurs laser implique une consommation électrique importante, d’autant plus que des pertes électriques relativement importantes se produisent par effet joule dans les câbles électriques. L’un des buts de l’invention est de pallier ces inconvénients en proposant un émetteur laser dont la fabrication et l’assemblage sont simplifiés et dont la consommation électrique peut être réduite, tout en limitant les pertes électriques. A cet effet, l’invention concerne un émetteur laser du type précité, dans lequel chaque diode laser comprend au moins deux régions actives empilées l’une sur l’autre selon la direction d’émission, chaque région active participant au rayonnement laser émis par ladite diode laser. En utilisant de telles diodes laser dans les puces laser de l’émetteur, il est possible de réduire le nombre de puces nécessaires pour obtenir un rayonnement laser équivalent à celui des émetteurs laser traditionnels, dont les diodes laser comprennent chacune une seule région active. Ainsi, la fabrication d’un émetteur laser est simplifié et son assemblage dans une station de chauffage également. Le nombre d’opérations de câblage électrique est également réduit. En outre, les puces laser utilisées dans l’émetteur laser selon l’invention peuvent fonctionner à un courant d’intensité plus faible, ce qui améliore le rendement de la station de chauffage en réduisant la consommation électrique et en limitant les pertes électriques par effet joule. De plus, ce courant plus faible augmente également la durée de vie des diodes laser utilisées dans les puces laser. L’émetteur laser selon l’invention peut en outre comprendre une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, prise isolément ou selon toute combinaison techniquement envisageable : - chaque diode laser est une diode laser à cavité verticale émettant par la surface, chaque région active étant une jonction à puits quantique s’étendant selon une direction sensiblement perpendiculaire à la direction d’émission et sensiblement parallèle à la face externe du support ; - le rayonnement laser est émis par une ouverture active de chaque diode laser, ladite ouverture active s’étendant sensiblement parallèlement à la face externe du support et présentant un diamètre sensiblement compris entre 5 μm et 25 μm ; - le rayonnement laser émis par chaque diode laser présente une longueur d’onde sensiblement comprise entre 1120 nm et 1140 nm ; - chaque diode laser comprend trois régions actives empilées les unes sur les autres selon la direction d’émission, chaque région active participant au rayonnement laser émis par ladite diode laser ; - chaque puce laser présente une densité de puissance optique en irradiation sensiblement comprise entre 1 et 20 W.mm -2 ; - l’émetteur laser comprend entre cinq et soixante puces laser, lesdites puces laser étant agencées en au moins une rangée comprenant une pluralité de puces laser adjacentes les unes aux autres selon une direction longitudinale sensiblement perpendiculaire à la direction d’émission ; - l’émetteur laser comprend un dispositif de refroidissement agencé sur une face intérieure du support, opposée à la face externe du support, ledit support étant réalisé en un matériau conducteur thermique, de sorte à permettre le refroidissement des puces laser par le dispositif de refroidissement, et isolant électrique ; - les puces laser sont alimentées en courant électrique, ledit courant électrique présentant une intensité sensiblement inférieure ou égale à 10A, de préférence inférieure ou égale à 8A. Selon un autre aspect, l’invention concerne une station de chauffage d’une installation de fabrication de récipients comprenant une pluralité d’émetteurs laser tels que décrits ci-dessus, lesdits émetteurs laser étant répartis selon une direction d’élévation correspondant à la hauteur de préformes destinées à être formées en récipients dans l’installation de fabrication et selon une direction longitudinale correspondant à une direction de défilement des préformes dans la station de chauffage en regard des émetteurs laser. D’autres aspects et avantages de l’invention apparaîtront à la lecture de la description qui suit, donnée à titre d’exemple et faite en référence aux dessins annexés, dans lesquels : - la est une représentation schématique en coupe d’une partie d’une station de chauffage comprenant une pluralité d’émetteurs laser selon l’invention, - la est une représentation schématique de face de deux émetteurs laser selon l’invention, - la est une représentation schématique en coupe d’un émetteur selon l’invention, - la est une représentation schématique en coupe d’une diode laser utilisée dans un émetteur laser selon l’invention, - la est une représentation schématique du circuit électrique équivalent de la diode laser de la , - la est une représentation schématique de face de deux émetteurs laser selon l’art antérieur, et - la est une représentation schématique en coupe d’un émetteur selon l’art antérieur. En référence à la , on décrit une station de chauffage 1 , ou four, d’une installation de fabrication de récipients à partir de préformes 2 , comprenant une pluralité d’émetteurs laser 4 . La station de chauffage 1 comprend deux parois 6 formées notamment par les émetteurs laser 4, les parois 6 étant opposées de part et d’autre de la station de chauffage 1. Les parois 6 définissent entre elles une enceinte au sein de laquelle défilent les préformes 2 selon un trajet de circulation T définissant une direction longitudinale. Les parois 6 sont espacées l’une de l’autre selon une direction transversale sensiblement perpendiculaire à la direction longitudinale de sorte à s’étendre de part et d’autre du trajet de circulation T. Sur la , le trajet T a été représenté comme étant rectiligne, mais il est entendu qu’il pourrait être incurvé dans certaines zones en fonction de la configuration de l’installation de fabrication de récipients. La station de chauffage comprend un système de préhension, et de déplacement des préformes 2 (non représenté) selon le trajet de circulation T entre les parois 6. Les préformes 2 sont plus particulièrement maintenues de sorte que leur axe respectif s’étende selon une direction d’élévation sensiblement perpendiculaire à la direction longitudinale et à la direction transversale. En d’autres termes, la direction d’élévation correspond à la hauteur des préformes 2 et à la hauteur des parois 6. De façon connue, le système de préhension peut être agencé pour que les préformes 2 tournent autour de leur axe lorsqu’elles circulent selon le trajet T. Les parois 6 sont à la fois émettrices d’un rayonnement laser, par l’intermédiaire des émetteurs laser 4 comme cela va être décrit ultérieurement, et réfléchissantes du rayonnement, par exemple par l’intermédiaire de réflecteurs 8 , formant également les parois 6 et s’étendant entre des colonnes d’émetteurs 4. Ainsi, pour chaque paroi, les émetteurs laser 4 sont disposés les uns au-dessus des autres selon la direction d’élévation en colonnes de sorte que toute la hauteur des préformes, à l’exception de leur col, puisse être exposée au rayonnement émis par les émetteurs. Sur la , deux émetteurs laser 4 ont été représentés l’un au-dessus de l’autre selon la direction d’élévation. Des colonnes d’émetteurs 4 sont disposées les unes à côtés des autres selon la direction longitudinale de sorte que les préformes soient exposées au rayonnement le long de tout le trajet de circulation T. Un tel agencement de station de chauffage est connu en soi et ne sera pas décrit plus en détail ici. Tous les émetteurs laser 4 de la station de chauffage 1 sont par exemple similaires et l’un d’entre eux va à présent être décrit en référence aux Figs. 2 et 3. L’émetteur laser 4 comprend au moins un support 10 , dont une face externe 12 reçoit des puces laser 14 , comme représenté sur la . La face externe 12 du support 10 s’étend en regard du trajet de circulation T de sorte que le rayonnement émis par les puces laser 14 soit dirigé vers les préformes 2, comme cela sera décrit plus en détail ultérieurement. Généralement, l’émetteur laser comprend plusieurs supports 10 recevant chacun plusieurs puces laser 14. Un dispositif de refroidissement 16 , également connu sous le terme « microcooler », est monté sur la face interne 18 du support 10, opposée à la face externe 12, c’est-à-dire que la face interne 18 s’étend à l’extérieur de l’enceinte. Les support 10 est par exemple soudé sur le dispositif de refroidissement 16 par une couche de soudure 17 , comme représenté sur la . Le dispositif de refroidissement 16 est agencé pour refroidir les puces laser 14 s’étendant de l’autre côté du support 10 sur la face externe 12. Le dispositif de refroidissement 16 est monté sur une plaque froide 19 comprenant par exemple des conduits 20 d’amenée et d’évacuation d’un fluide caloporteur, comme connu en soi et comme représenté sur la , afin de refroidir le dispositif de refroidissement 16, qui refroidit à son tour les puces laser 14. Afin de permettre les échanges thermiques entre le dispositif de refroidissement 16 et les puces laser 14 et afin de permettre la bonne isolation électrique des puces laser 14 les unes des autres, le support 10 est réalisé en un matériau présentant des bonnes propriétés de conduction thermique et d’isolation électrique, tel que de la céramique par exemple. Les puces laser 14 sont disposées sur le support 10 en rangée les unes à côté des autres selon la direction longitudinale. Chaque émetteur laser 4 comprend au moins une rangée de puces laser 14. Selon un mode de réalisation, l’émetteur laser 4 comprend par exemple deux rangées de puces laser 14 disposées sur la face externe 12 l’une au-dessus de l’autre selon la direction d’élévation. Il est entendu que plus de deux rangées peuvent être prévues en fonction de la dimension de l’émetteur laser 4. Il est également entendu que d’autres agencements de puces laser sur le support 10 peuvent être envisagés, l’agencement représenté sur la n’étant donné qu’à titre d’exemple non limitatif. Un émetteur laser 4 comprend par exemple entre cinq et soixante puces laser, par exemple entre cinq et trente puces lasers réparties sur deux rangées ou entre dix et soixante puces laser réparties sur quatre rangées. Comme cela sera décrit plus en détail ultérieurement, grâce aux performances de chaque puce laser, il est possible de réduire le nombre de puces laser 14 par émetteur laser 4 par rapport aux émetteurs laser traditionnels et ainsi faciliter l’assemblage de l’émetteur laser 4 et sa connectique, comme on peut le constater en comparant la et la , qui montre deux émetteurs laser de l’art antérieur. Sur la , les références numériques identiques à celles de la désignent les mêmes éléments. Comme représenté sur la , chaque puce laser 14 comprend au moins une diode laser 22 agencée pour émettre un rayonnement laser dans le domaine de l’infrarouge. Plus particulièrement, la longueur d’onde du rayonnement laser émis par une diode laser 22 est sensiblement compris entre 1120 nm et 1140 nm, par exemple sensiblement égale à 1130 nm. Une telle longueur d’onde est adaptée pour chauffer le matériau des préformes 2 à une température supérieure à la température de transition vitreuse de ce matériau afin de permettre la déformation ultérieure des préformes pour former des récipients après le passage des préformes dans la station de chauffage 1. Un tel matériau est par exemple du polytéréphtalate d’éthylène (PET). Le rayonnement laser émis par la diode laser 22 est dirigé selon une direction d’émission E, qui est par exemple sensiblement perpendiculaire à la face externe 12 du support 10 sur lequel est installé la puce laser 14, comme représenté sur la . Lorsque l’émetteur laser 4 est installé dans une station de chauffage, la direction d’émission E est orientée vers les préformes 2 circulant dans la station de chauffage 1 et vers la paroi 6 opposée à la paroi 6 portant cet émetteur laser 4, comme représenté sur la . Selon un mode de réalisation, chaque puce laser 14 comprend une pluralité de diodes laser 22, par exemple afin que chaque puce laser 14 présente une densité de puissance optique en irradiation sensiblement comprise entre 1 et 20 W.mm -2 , plus particulièrement par exemple entre 1 et 5 W.mm -2 . Une telle densité de puissance optique en irradiation est par exemple obtenue par une puce laser 14 comprenant entre mille et deux mille cinq cents diodes laser 22 en fonction de la taille des diodes laser 22. Une diode laser 22 utilisée dans un émetteur laser 4 selon l’invention va à présent être décrite plus en détail en référence aux Figs. 4 et 5. La diode laser 22 comprend au moins deux régions actives 24 empilées l’une sur l’autre selon la direction d’émission E. Chaque région active 24, également dénommée jonction p-n ou jonction à puits quantique, participe au rayonnement laser émis par la diode laser 22. L’empilement de régions actives 24 s’étend entre des miroirs réfléchissants 26 , 28 s’étendant de part et d’autre de l’empilement de régions actives 24 et entre une cathode 30 et une anode 3 2 s’étendant de part et d’autre des miroirs réfléchissants 26, 28. En d’autres termes, selon la direction d’empilement E, la diode laser comprend successivement une cathode 30, un miroir réfléchissant inférieur 26, l’empilement d’au moins deux régions actives 24, un miroir réfléchissant supérieur 28 et une anode 32. En outre, un substrat 3 4 s’étend par exemple entre la cathode 30 et le miroir réfléchissant inférieur 26. Les différents éléments de la diode laser 22 s’étendent sensiblement perpendiculairement à la direction d’émission E et sont donc sensiblement parallèles à la face supérieure 12 du support 10 sur lequel la diode laser 22 est disposée. Le miroir réfléchissant inférieur 26 est par exemple un miroir de Bragg formé d’un matériau dopé de type n (également connu sous le terme n DBr) et le miroir réfléchissant supérieur 28 est par exemple un miroir de Bragg formé d’un matériau dopé de type p (également connu sous le terme p DBr). Ces miroirs de Bragg 26, 28 sont formés d’une pluralité de couches présentant alternativement un haut indice de réfraction et un bas indice de réfraction. Selon un mode de réalisation, les couches sont formées alternativement d’arséniure de gallium (GaAs) et d’arséniure d’aluminium-gallium (GaAlAs). De tels miroirs 26, 28 autour de l’empilement de régions actives 24 forment un résonateur laser agencé pour amplifier le rayonnement laser émis par les régions actives 24. Une ouverture 36 est formée dans l’anode 32 et par laquelle passe le faisceau laser émis par la diode laser 22. Cette ouverture 36, dite ouverture active, s’étend sensiblement parallèlement à la face externe 12 du support 10. L’ouverture active 36 présente par exemple un diamètre sensiblement compris entre 5 μm et 25 μm. Selon un mode de réalisation, le diamètre de l’ouverture active 36 est proche de 7 μm, ce qui permet d’avoir un encombrement de la diode laser 22 adéquat pour placer le nombre souhaité de diodes laser 22 par puce laser 14, tout en conservant une dimension de puce laser 14 acceptable. En faisant circuler un courant entre la cathode 30 et l’anode 32, les régions actives 24 de la diode laser 22 émettent un rayonnement laser qui est amplifié par les miroirs réfléchissants inférieur et supérieur 26, 28 et qui est émis selon la direction d’émission E vers l’extérieur de la diode laser 22 en passant par l’ouverture active 36. Une telle diode laser 22 est connue sous le nom de diode laser à cavité verticale émettant par la surface ou VCSEL (acronyme anglais de Vertical Cavity Surface Emitting Laser) et présente la particularité d’avoir plusieurs régions actives alors que de telles diodes avec une seule région active sont normalement utilisées. Le circuit électrique équivalent d’une telle diode laser 22 est représenté sur la . L’empilement de régions actives 24 correspond à des diodes électroluminescentes 38 en série entre lesquelles des diodes tunnel 40 sont agencées. Chaque miroir réfléchissant 26, 28 correspond à une résistance 42 , disposées en série de chaque côté des diodes électroluminescentes 38. La cathode 30 correspond à la mise à la terre 44 connectée en série à une résistance 42 et l’anode 32 correspond à une borne de connexion 46 connectée en série à l’autre résistance 42. Selon un mode de réalisation, chaque diode laser 22 comprend trois régions actives 24 s’étendant entre les miroirs réfléchissants 26, 28, ce qui permet d’obtenir des performances particulièrement satisfaisantes, comme cela sera décrit ultérieurement. Lorsque les puces laser 14 sont installées sur le support 10, les cathodes 30 des diodes laser 22 de cette puce laser 14 s’étendent du côté de la face externe 12 du support 10 et les anodes 32 s’étendent du côté de l’extérieur de la puce laser 14 de sorte que le rayonnement laser est émis vers les préformes 2, comme décrit précédemment. L’alimentation électrique des diodes lasers 22 est assurée par l’intermédiaire de connexions électriques 48 reliées aux cathodes 30 et de connexions électriques 50 reliées aux anodes 32, comme représenté sur les Figs. 2 et 3. L’utilisation de diodes laser 22 à cavité verticale émettant par la surface comprenant plusieurs régions actives dans le cadre d’un émetteur laser 4 d’une station de chauffage 1 présente plusieurs avantages. Comparé à des diodes laser avec une seule région active et à performances équivalentes, l’utilisation de diodes laser à plusieurs régions actives permet de réduire le nombre de puces laser 14 par émetteur laser 4 et ainsi de simplifier l’assemblage et la connectique de l’émetteur laser 4, comme on peut le constater en comparant les Figs 2 et 6. Plus particulièrement, les opérations de découpage des puces laser 14 et de placement des puces laser 14 sur le support 10 sont réduites, de même que les opérations de raccordements électriques (ou « wire bonding » en anglais). Cela peut se constater en comparant la et la , qui montre un émetteur laser selon l’art antérieur. En effet, comme on peut le constater sur la un plus grand nombre de connexions électriques 50 est nécessaire pour alimenter les différentes diodes laser 22 par rapport à l’émetteur laser représenté sur la . Sur la , les les références numériques identiques à celles de la désignent les mêmes éléments. En variante, en conservant le même nombre de puces laser 14, de meilleures performances peuvent être obtenues pour un émetteur laser 4 comprenant des diodes laser 22 à plusieurs régions actives 24. En outre, la tension aux bornes de chaque diode laser 22 à plusieurs régions actives 24 est supérieure à la tension nécessaire pour alimenter des diodes laser à simple région active. Ainsi pour une même puissance d’alimentation, l’intensité du courant alimentant les diodes laser 22 est diminuée, la puissance étant le produit de la tension par l’intensité. Cette baisse d’intensité permet de réduire les pertes électriques par effet joule dans la station de chauffage 1. Ainsi, le courant électrique alimentant les puces laser 14 présente une intensité sensiblement inférieure ou égale à 10A, de préférence inférieure ou égale à 8A. Les diodes laser 22 à trois régions actives 24 sont particulièrement avantageuses pour obtenir ce résultat car elles permettent de faire baisser l’intensité tout en conservant un rendement équivalent. Un nombre optimum de régions actives est défini en fonction des matériaux constituant les diodes laser 22, au-delà duquel le rendement peut diminuer. En outre, cette tension plus élevée permet également d’améliorer le contrôle du rayonnement laser en surveillant la tension aux bornes de l’émetteur. Cette tension est mesurée à l’extrémité des câbles d’alimentation reliés à l’émetteur en tenant compte de l’impédance des câbles. Cependant, dans la mesure où l’impédance des câbles n’est pas connues, elle est calculée en fonction de l’intensité, ce qui peut entraîner des erreurs en raison des chutes de tension dans les câbles qui augmentent avec l’intensité du courant dans ces câbles. Comme la tension aux bornes des diodes est plus élevée, l’intensité du courant dans les câbles est plus faible à puissance égale. Ainsi, la baisse de tension entraîne une baisse des chutes de tension et donc une réduction de l’erreur dans la détermination de la tension aux bornes des émetteurs 4 alors que la tension est mesurée à l’extrémité des câbles d’alimentation. La réduction de l’erreur relative liée à ces chutes de tension permet ainsi d’améliorer le contrôle du bon fonctionnement de l’émetteur laser 4. Un courant de plus faible intensité permet également d’augmenter la durée de vie des composants de l’émetteur laser 4, et en particulier des puces laser 14. De plus, en fonctionnant à une intensité réduite, les composants de pilotage des émetteurs laser 4 peuvent présenter un coût réduit et les câbles d’alimentation peuvent présenter une section plus faible, ce qui réduit les coûts de l’implémentation de la station de chauffage 1. Emetteur laser (4) pour station de chauffage (1) d’une installation de fabrication de récipients, l’émetteur laser comprenant une pluralité de puces laser (14) montées sur une face externe (12) d’au moins un support (10), chaque puce laser (14) comprenant au moins une diode laser (22) agencée pour émettre un rayonnement laser dans le domaine de l’infrarouge selon une direction d’émission (E) sensiblement perpendiculaire à la face externe (12) du support (10), caractérisé en ce que chaque diode laser (22) comprend au moins deux régions actives (24) empilées l’une sur l’autre selon la direction d’émission (E), chaque région active (24) participant au rayonnement laser émis par ladite diode laser (22). Emetteur laser selon la revendication 1, dans lequel chaque diode laser (22) est une diode laser à cavité verticale émettant par la surface, chaque région active (24) étant une jonction à puits quantique s’étendant selon une direction sensiblement perpendiculaire à la direction d’émission (E) et sensiblement parallèle à la face externe (12) du support (10). Emetteur laser selon la revendication 1 ou 2, dans lequel le rayonnement laser est émis par une ouverture active (36) de chaque diode laser (22), ladite ouverture active (36) s’étendant sensiblement parallèlement à la face externe (12) du support (10) et présentant un diamètre sensiblement compris entre 5 μm et 25 μm. Emetteur laser selon l’une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel le rayonnement laser émis par chaque diode laser (22) présente une longueur d’onde sensiblement comprise entre 1120 nm et 1140 nm. Emetteur laser selon l’une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel chaque diode laser (22) comprend trois régions actives (24) empilées les unes sur les autres selon la direction d’émission (E), chaque région active (24) participant au rayonnement laser émis par ladite diode laser (22). Emetteur laser selon l’une quelconque des revendications 1 à 5, dans lequel chaque puce laser (14) présente une densité de puissance optique en irradiation sensiblement comprise entre 1 et 20 W.mm -2 . Emetteur laser (4) selon l’une quelconque des revendications 1 à 6, comprenant entre cinq et soixante puces laser (14), lesdites puces laser (14) étant agencées en au moins une rangée comprenant une pluralité de puces laser (14) adjacentes les unes aux autres selon une direction longitudinale sensiblement perpendiculaire à la direction d’émission (E). Emetteur laser selon l’une quelconque des revendications 1 à 7, comprenant un dispositif de refroidissement (16) agencé sur une face intérieure (18) du support (10), opposée à la face externe (12) du support (10), ledit support (10) étant réalisé en un matériau conducteur thermique, de sorte à permettre le refroidissement des puces laser (14) par le dispositif de refroidissement (16), et isolant électrique. Emetteur laser selon l’une quelconque des revendications 1 à 8, dans lequel les puces laser (14) sont alimentées en courant électrique, ledit courant électrique présentant une intensité sensiblement inférieure ou égale à 10A, de préférence inférieure ou égale à 8A. Station de chauffage (1) d’une installation de fabrication de récipients comprenant une pluralité d’émetteurs laser (4) selon l’une quelconque des revendications 1 à 9, lesdits émetteurs laser (4) étant répartis selon une direction d’élévation correspondant à la hauteur de préformes (2) destinées à être formées en récipients dans l’installation de fabrication et selon une direction longitudinale correspondant à une direction de défilement des préformes (2) dans la station de chauffage en regard des émetteurs laser (4).