L'invention concerne la récupération de poudre métallique sous forme utilisable à partir du cambouis de meulage formé dans le formage ou le finissage de produits métalliques par abrasion et elle peut s'étendre aussi à la récupération de l'abrasif et/ou du lubrifiant contenu dans le cambouis. Dans bien des cas, la poudre métallique contenue dans le cambouis peut provenir d'acier ou alliage d'acier de haute qualité et étant essentiellement sous forme de poudre, elle peut servir en métallurgie des poudres ou être convertie en comprimés destinés à être ensuite fondus et recyclés vers la fabrication d'objets ou produits finis. Dans la fabrication ou le finissage de divers produits d'acier, on applique à la pièce lors du meulage soit un lubrifiantrefroidisseur à base d' utile soit un lubrifiant-refroidisseur à base d'eau ; par suite, les particules métalliques enlevées à la pièce dans le processus de meulage et constituant le constituant principal du cambouis sont revêtues d'un film de lubrifiant ou d'émulsion d'eau et de lubrifiant. Avant de pouvoir utiliser ces particules soit pour les recycler, dans le processus dont elles proviennent ou dans une autre, soit pour les utiliser en métallurgie des poudres, il faut enlever ce film ; mais les procédés proposés antérieurement sont si coûteux qu' ils rendent non économique la récupération de la poudre métallique, au moins dans une large mesure.C'est spécialement le cas lorsqu'il s'agit d'un cambouis formé dans une opération de meulage où le refroidisseur utilisé est un lubrifiant-refroidisseur à base dthuile. Il est très usuel de recueillir et de stocker le cambouis quelle que soit sa nature, dans des soutes ou des tambours où il tend à s'agglomérer en morceaux irréguliers. Parfois, le cambouis peut provenir d'une opération dans laquelle les particules métalliques se forment aveo utilisation d'un lubrifiant-refroidisseur à base d'eau seulement, ou d'un lubrifiant-refroidisseur à base d'huile seulement ; mais dans d'autres cas, le cambouis peut être un mélange de cambouis obtenu avec un lubrifiant huileux seulement et de cambouis obtenu avec un lubrifiant-refroidisseur aqueux seulement. Selon un mode d'exécution préférentiel de l'invention, on broie et on tamise le cambouis pour diviser les morceaux et retirer les fragments de métal ou autres corps étrangers qui ont pu s'y mélanger. Dans le cas où le cambouis a été obtenu entièrement ou en partie avec un lubrifiant-refroidisseur aqueux, on commence par laver le cambouis tamisé avec un solvant du lubrifiant, mélangé à un surfactif. Le solvant ainsi mélangé à un surfactif assure l'élimination de l'eau et d'une partie du lubrifiant. On filtre alors le mélange provenant de ce premier lavage pour éliminer le liquide, on obtient ainsi un cambouis pratiquement exempt d'eau et on le lave, habituellement deux ou plusieurs fois supplémentaire, avec de nouvelles quantités du meme solvant sans addition de surractif, pour éliminer le lubrifiant. tant donné que les particules métalliques - et aussi l'abrasif si l'on n'a pas effectué de séparation magnétique au préalable pratiquement débarrassés de lubrifiant, sont mouillés de solvant, on chauffe la .naisse humide dans une cornue ou une autre enceinte à l'abri de l'air, à une température où le solvant s'élimine sous forme de vapeur. A un certain stade du processus, par exemple à un stade intermédiaire entre les premier et dernier tamisages, entre le dernier tamisage et le chauffage des solides la vés dans une cornue, ou en tant qu'étape finale du processus, on sépare magnétiquement les particules métalliques des grains d'abrasif. Si le cambouis a été formé dans un atelier où l'on utilise seulement un lubrifiant huileux, on peut supprimer l'utilisation de surfactif dans la première étape de lavage ou bien on peut réunir pour le traitement, le cambouis ainsi obtenu à un cambouis dont on a d'abord éliminé l'eau en utilisant un surfactif avec le solvant du lubrifiant. Selon une variante, lorsqu'un lubrifiant-refroidisseur aqueux a été utilisé dans la formation de cambouis, on peut effectuer le premier lavage du cambouis avec un solvant hydrophile qui ne dissout pas appréciablement le lubrifiant, puis le laver, de préférence plus d'une fois, avec un solvant du lubrifiant seulement. Les dessins arnex-s montrent des organigrammes types des proés ici decrits - la figure 1 est un organigramme illustrant un procédé dans le que 9 on mélange un surfactif a un solvant du lubrifiant à la Dremisre étape de lavage et, - La figure 2 un organigramme Similaire illustrant un procédé dans lequel on utilise à la première étape de lavage un solvant hydrophile et aux étapes de lavage suivantes un deuxième solvant, qui est solvant du lubrifiant mais non de liteau. Dans la pratique de l'invention, on commence par broyer le cambouis, éventuellement aglloméré en morceaux irréguliers lors du stockage, pour diviser les morceaux et ramener plus ou moins le cambouis à son état primitif. Puis on le tamise pour éliminer tous corps étrangers ou déchets métalliques. Comme on l'a expliqué plus haut, dans certains cas, le cambouis provient d'une opération utilisant un lubrifiant-refroidisseur aqueux ou une émulsion d'eau et d'huile méinrale et dans d'autres cas, le cambouis est obtenu avec un lubrifiant-refroidisseur huileux qui ne contient pas d'eau. Dans le cas de lubrifiant-refroidisseur aqueux décrit plus haut contenant de l'huile minérale émulsifiée, on mélange intimement le cambouis tamis à un hydrocarbure tel que le pétrole lampant ou à un hydrocarbure chloré servant de solvant, auquel on a ajouté un surfactif synthétique tel qu'un alcane sulfonate linéaire ou un nonylphénoxy-poly-( éthylène-oxy)-éthanol qui sont des exemples types mais non limitatifs. Les surfactifs synthétiques contiennent par exemple un groupe polaire rattaché à une chaîne d'hydrocarbure.On ajoute le surfactif, préalablement mélangé à l'hydrocarbure ou à l'hydrocarbure chloré qui sert de solvant, pour faciliter ltémulsification de la partit aqueuse du lubrifiant-refroidisseur avec le solvant tout en dissolvant aussi une partie du lubrifiant Après avoir séparé du mélange cette émulsion de solvant et d'eau, par exemple par filtration, on lave à nouveau le cambouis, maintenant pratiquement exempt d'eau, avec le solvant susdit que l'on peut cette fois utiliser sans addition de surfactif. La majeure partie de l'eau étant maintenant éliminée, ce deuxième lavage est efficace pour extraire seulement la phase lubrifiant du lubrifiant-refroidisseur. Dans le deuxième cas, où l'opération de meulage utilise des lubrifiants-refroidisseurs huileux seulement, il est superflu d'ajouter du surfactif au solvant comme dans le cas de lubrifiant aqueux. le traitement de ces cambouis s'effectue exactement comme comme celui du cambouis aqueux mais sans qu'il soit nécessaire d'effectuer le premier lavage avec un solvant additionné de surfactif. On répète de préférence deux ou plusieurs fois le lavage avec le solvant sans surfactif en éliminant après chaque lavage, par exemple par filtration ou centrifugation, le gros du solvant et le lubrifiant éventuellement dissous dans celui-ci, et après le lavage final, on élimine le plus possible du solvant contenant du lubrifiant. Après le lavage final avec le solvant et la filtration ou la centrifugation, la masse lavée est encore humide. On chauffe alors cette matière humide dans une cornue pour vaporiser le solvant résiduel et les dernières traces de lubrifiant. Dans la cornue, le solvant vaporisé forme une atmosphère non oxydante autour des particules métalliques et on peut éliminer la vapeur de solvant en excès et l'amener à un condenseur où on la liquéfie pour la réutiliser. Après ce chauffage et ce refroidissement, on peut séparer magnétiquement les particules métalliques et abrasives. La poudre d'acier ainsi récupérée peut servir en métallurgie des poudres ou à d'autres usages commerciaux. De même, si l'abrasif est formé de grans mélangés, par exemple de carbure de silicium et d'alumine, on peut les séparer, par exemple par séparation électrostatique, et les réutiliser.On peut débarrasser le pétrole lampant de lubrifiant par des procédés connus, par exemple par fractionnement, pour le réutiliser, en récupérant du même coup le lubrifiant en tant que produit utilisable. On notera que l'émulsion de pétrole lampant et d'eau associée au premier lavage du cambouis à base aqueuse avec utilisation du surfactif peut être rendue instable par des procédés bien connus tels que le chauffage, la décantation ou par addition d'électrolytes. On peut ainsi séparer de l'eau de pétrole lampant et le lubrifiant qu'il contient et le réutiliser soit comme combustible pour chauffer la cornue soit comme solvant de lavage. lorsqu'vil s'agit de récupérer seulement le constituant acier du cambouis, la séparation magnétique peut précéder le premier ou le deuxième lavage, mais il est important dans tous les cas d'éliminer l'eau au préalable, dans le cas d'un cambouis aqueux, en ajoutant du surfactif au solvant. Après cette étape, le lubrifiant restant dans le cambouis est dans l'état voulu pour être efficacement dissous dans le solvant lors des lavages suivants sans addition de surfactif. On pourrait utiliser la chaleur pour éliminer l'eau par vaporisation mais il est plus pratique et plus économique dans la plupart des cas d'utiliser un surfactif pour obtenir une émulsion d'eau dans un véhicule d'hydrocarbure.Le surfactif forme habituellemtnt 0,25 à 10 du volume au mélange de pétrole lampant et de surfactif. Avec les surfactifs mentionnés ci-dessus, on a trouvé qu'une proportion de C,5 ; environ est appropriée. La figure 1 est un organigramme du procédé préférentiel illustrant les étapes successives du processus le plus complet. Dans l'organigramme, 1 désigne un appareil à diviser et à tamiser les morceux dans lequel on divise des masses agglomérées de cambouis jusqu'à une grosseur telle que l'on puisse laver efficacement la matière et on élimine les corps étrangers tels que les morceaux de fer ou d'acier. On décharge la matière tamisée de l'appareil de bar^isa-e 1 darus le premier mélangeur et le laveur 2 où elle est mélarLgée et agitée avec du solvant additionné de surfactif. Le solvant préférentiel est le pétrole lampant mais on peut utiliser comme solvants d'autres hydrocarbures ou hydrocarbures chlorés capables de dissoudre la graisse ou l'huile. Comme on l'a déjà expliqué, le surfactif est avantageusement un nonylphénoxy-poly-(éthylène-oxy)-éthanol mais on peut utiliser tout autre surfactif capable d'établir une émulsion d'eau dans un véhicule solvant tel aue le pétrole lampant. Après avoir lavé soigneusement le mélange avec du solvant additionné de surfactif, on le transvase sur un filtre ou séparateur 3. Le filtre peut être d'un type bien connu où l'on utilise une pression d'air ou un vide, mais d'autres procédés de filtration tels que la centrifugation conviennent auss; On élimine du cambouis dans ce filtre le gros du solvant et de la solution aqueuse et on mélange alors le cambouis, comme indiqué en 4, à du solvant neuf qui cette fois ne contient pas d'addition de surfactif. Dars le cas de lubrifiants-refroidisseurs, les étapes 2 et 3 ne sont pas nécessaires et on peut passer directement de l'étape 1 à l'étape 4. Après le premier mélange et le lavage avec le solvant exempt de surfactif, on truite le mélange pour éliminer le gros de la solution de pétrole lampant et de lubrifiant, par exemple par filtration sous pression ou sous vide comme indiqué en 5. On élimine le filtras en SA. Comme on l'a indiqué pluaut, deux ou plusieurs lavages au pétrole lampant sont désirables et on a indiqué pr 6 un autre stade de mélange et de lavage. Après le deuxième lavaoe,- on traite le mélange en 7 pour éliminer à nouveau le gros du solvant en même temps qu'un supplément de lubrifiant extrait dans le deuxième lavage, par une autre filtration sous pression ou sous vide, en éliminant le filtrat en 7A. Gonéralement, il est désirable d'opérer un troisième mélange avec le solvant exempt de surfactif. Cela est indiqué en 8 et on extrait à nouveau le gros du solvant, de préférence par filtration sous pression ou sous vide, comme indiqué en 9. On élimine le filtrat en 9A. Etant donné que 1' étape finale de filtration ne peut pas éliminer complètement toute trace de solvant et de lubrifiant, on enferme à l'intérieur d'une cornue hermétique le résidu de la troisième étape de filtration, que l'on pourrait appeler résidu solide "mouillé de pétrole lampant" et on le chauffe avec une source de chaleur extérieure jusqu' ce que cette denière t trace de mélange de pétrole lampant et de lubrifiant soit éliminé en quasi-totalité sinon complètement.Cela se produit quand la masse atteint une température de 315 à 5400. Dans l'organigramme cette étape est appelé I. Comble on l'a dit plus haut, les vapeurs engendrées pendant cette étape de chauffage fournissent une atmosphère non oxydante protégeant les particules métalliques aussi bien pendant le chauffage qu'ensuite pendant le refroidissement des particules dans la cornue hermétique tandis que les vapeurs en excès formées dans la cornue sont conduites a un condenseur lOA et que le condensat est recueilli dans un collecteur lOB. SPrès les avoir retirés de la cornue, on refroidit à nouveau les solides séchés et dégraissés, comme indiqué en 11, puis on les traite en 12 par un séparateur magnétique, les particules d'acier étant recueillies dans le'collecteur 13 et les particules abrasives se ~eroend au collecteur et/ou au séparateur 14. Normalement, ces particules abrasives sont un mélange de carbure de silicium et d'alumine et pour les réutiliser, on peut les séparer électrostatiquement par des procédés connus, les particules séparées étant évacuées respectivement en 14A et 143. le filtrat retiré en 5A, 7A et 9A peut passer par un conduit commun pour arriver à un appareil à fractionner ou autre appareil connu dans l'industrie du raffinage du pétrole, indiqué en 15, qui sert à séparer le pétrole lampant et le lubrifiant. le pétrole lampant dont on a éliminé le lubrifiant est envoyé par le conduit 15B au collecteur de solvant 10B et le lubrifiant est recueilli dans un collecteur 15A. Comme indiqué dans l'étape 3A, on décompose par chauffage ou décantation l'émulsion de pétrole lapant et d'eau pour obtenir l'eau et le pétrole lampant, respectivement en 3A-l et 3A-2. On a expliqué plus haut que l'on peut faire varier l'ordre des étapes, spécialement en ce qui concerne la séparation magnétique, particulièrement si la récupération des particules d'acier est seule importante. Si l'on veut récupérer seulement des particules métalliques, la séparation du métal peut se faire à n'importe quel stade une fois que le cambouis est dans un état fluide à la suite du tamisage, par exemple éventuellement entre les premier et deuxième lavages ou entre les lavages suivants. Dans le procédé préférentiel illustré par la figure 1, on utilise à chaque étape de lavage un solvant du lubrifiant, par exemple le pétrole lampant mais à la première étape seulement ce solvant est mélangé à un surfactif, tandis qu'une variante consiste à laver d'abord le cambouis obtenu avec utilisation d'un refroidisseur aqueux, en utilisant un premier solvant qui dissout la phase aqueuse du refroidisseur-lubrifiant mais qui a peu d'affinité pour le lubrifiant. Dans les lavages suivants, on utilise un deuxième solvant qui dissout le lubrifiant mais étant donné que l'eau a été éliminée par le premier solvant, elle ne dissout pas liteau, du moins dans une mesure appréciable, et ce n'est pas nécessaire. le premier solvant est parfois appelé solvant hydrophile et le deuxième solvant hydrophobe. La figure 2 illustre cette variante à deux solvants. Sur cette figure, 1 désigne à nouveau un appareil de division de morceaux et de tamisage. La matière tamisée est amenée de l'appareil 1 au premier mélangeur et au laveur 2 où elle est mélangée et agitée avec le premier solvant, appelé solvant 1101 sur le dessin. Ce solvant est un solvant hydrophile, un premier solvant désirable étant le méthanol mais on peut aussi utiliser d'autres solvants qui dissolvent l'eau mais non la graisse ni l'huile, d'autres exemples étant l'éthanol et l'isopropanol. AprèsZavoir lavé soigneusement avec ce premier solvant, on transfère le mélange sur un filtre ou séparateur 3. Le filtre peut être d'un type bien connu où l'on utilise une pression d'air ou un vide ou bien il peut être une centrifugeuse. On retire du cambouis dans ce filtre le gros de la solution de solvant et d'eau puis, comme indiqué en 4, on mélange pour la première fois le cambouis au solvant de la graisse et de l'huile, c'est-à-dire au deuxième solvant. Ce deuxième solvant est le pétrole lampant ou un autre hydrocarbure, de préférence qui n' est pas trop explosif ni trop dangeureux, ou éventuellement, un hydrocarbure chloré comme le trichloréthylène ou le tétrachlorure de carbone. le pétrole lampant étant relativement peu coûteux et très satisfaisant, c'est lui que l'on mentionnera ci-après mais sans exclure d'autres solvants des huiles minérales, sauf indication contraire. Après ce premier mélange et ce lavage avec le deuxième solvant, on traite le mélange pour éliminer le gros de la solution de pétrole lampant et de lubrifiant, par exemple par filtration sous pression ou sous vide comme indiqué en 5. On élimine le filtrat en 5a. Comme indiqué plus haut, deux ou plusieurs lavages au pétrole lampant sont désirables et 6 indique un autre stade de mélange et de lavage. On traite aussi en 7 le deuxième mélange de lavage pour éliminer le gros du solvant et un supplément de lubrifiant, on filtre à nouveau sous pression ou sous vide puis on élimine le filtrat en 7a. De façon générale, un troisième mélange avec le deuxième solvant est désirable. Cela est indiqué en 8 et on extrait à nouveau le gros du solvant, avantageusement par filtration sous pression ou sous vide, comme indiqué en 9. On élimine le filtrat en 9a. Comme on l'a expliqué à propos de la figure 1, l'étape finale de filtration ne peut pas éliminer complètement toute trace de solvant et de lubrifiant ; comme indiqué à propos de la filtre 1, on enferme dans une cornue hermétique le résidu de la troisior.e étape de filtration, que l'on peut appeler résidu solide ouillé de pétrole lampant et on le chauffe à l'aide d'une source de chaleur extérieure jusqu' ce que cette dernière trace de mélange de pétrole lampant et de lubrifiant soit éliminée quasi-totalement sinon coplêtement. Cela se produit lorsque la masse atteint une température de 315 à 54O0C. bans l'organigramme cette étape est appelée 10.Les vapeurs venant de la cornue peuvent être amenées à un condenseur lOa et le condensat peut être recueilli dans un collecteur 10b. Les solides séchés et d'graissés sont à nouveau refroidis en ll puis traits en 12 par un séparateur magnétique. Les particules d'acier étant recueillies Lans un collecteur 13 et les particules d'abrasif dans le collecteur et,ou le séparateur 14. Comme indiqué plus haut, ces particules abrasives sont un mélange de carbure de silicium et d'alumine et pour les réutiliser, on peut les séparer électrostatiquement par des procédés connus, les particules séparées étant déchargées respectivement en 14a et 14b. le filtrat retiré en 5a, 7a, et 9a peut être amené par un conduit commun à un appareil de fractioernement ou autre appareil connu dans l'industrie du raffinage au pétrole et indiqué en 15, qui sert .5J séparer le pétrole lampant et le lubrifiant. Le pétrole dont le lubrifient a été sQparé est conduit par l?b au collecteur de solvant 10b et le lubrifiant est recueilli dans un collecteur 15a. Comme on l'a indiqué plus haut, on peut modifier l'ordre des étapes, particulirement en ce qui concerne la séparation magnétique, spécialement si la récupération des particules d'acier est seule importante. ar ce qui précède, on voit qu'après le premier lavage, les deux procédés sont semblables et que dans les deux cas, le premier lavage a pour effet d'éliminer l'eau e la phase aqueuse d'un refroidisseur-lubrifiant aqueux ainsi que toute autre humidité présente. Dans un procédé comme dans l'autre, on peut réunir le cambouis formé dans une opération de meulage utilisant un refroidisseur huileux et le cambouis exempt d'eau qui entre dans le laveur 4 ou bien on peut introduire ce cambouis en 4 mais bien entendu, après l'avoir divisé et tamisé.En fait, au début de l'un ou de autre des procédés ici décrits, on peut réunir un mélange comprenant du cambouis obtenu avec des lubrifiantsrefroidisseurs aqueux aussi bien qu'huileux, particulièrement si le cambouis contenant du lubrifiant-refroidisseur huileux ne représente qutune petite partie du volume total traité ou s'ils se sont mélangés ; mais pour des raisons d'économie, on ne soumet ordinairement pas à la première tape de lavage, qui sert à éliminer l'eau, es masses de cambouis formées seulement avec un lubrifiant huileux. Il faut noter que dan beaucoup d'opérations de fabrication qui donnent du cambouis comme sous-produit, le cambouis peut provenir d'acier et alli-ges d'acier de haute qualité, par exemple 'acier à outils et autres alliages et le métal en poudre que l'on récupère dans ce procédé est une matière précieuse induatriellement. Dans un cambouis de meulage type provenant d'acier à outils de haute qualité, la teneur moyenne est d'environ 75 Y de particules d'acier, 20 à 23 %f de particules d'abrasif, le reste étant formé de mélanges de lubrifiant et de refroidi-lseur. R$w92NDIChIIONG 1 - Procédé de traitement d'un cambouis de meulage qui contient à la fois des particules de métal revêtus de lubrifiant et des particules d'abrasif et qui est obtenu avec utilisation d'un lubrifiant-refroidisseur huileux ou d'un lubrifiantrefroidisseur aqueux dont on a d'abord éliminer la phase aqueuse, procédé caractérisé par les étapes suivantes (a) on lave à plusieurs reprises les particules solides à récupérer dans un solvant du lubrifiant et on sépare mécanique- ment le filtrat des solides après chaque lavage (b) après l'étape finale de lavage et de séparation du filtrat, on introduit dans une enceinte fermée le solides lavés mais humides, qu'il s'agisse de particules de métal seulement ou de métal et QZ abrasif, et on les chauffe en l'absence d'air entre 315 et ?400 pour vaporiser le solvant résiduel et les traces de lubrifiantl on retire de l'enceinte les vapeurs de solvant et de lubrifiant formées et on refroidit au moins partiellement les solides dans l'enceinte fermée, à l'abri de l'air (c) on retire ensuite de l'enceinte fermée les particules nettoyées et lavées et, (d) on sépare magnétiquement les particules de métal et d'abrasif, à un certain stade du procédé, selon qu'il s'agit de récupérer seulement les solides métalliques ou de réutiliser à la fois les particules ce métal et d'abrasif. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on traite d'abord le cambouis pour transformer en fines particules les masses agglomérées de cambouis et qu'ensuite on le tamise pour éliminer les corps étrangers ou les morceaux non divisés. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on commence par laver le cambouis avec un solvant capable de séparer des particules solides la phase aqueuse d'un lubrifiant éventuellement emulsifié, que les particules soient formées métal et d'abrasif ou de métal seulement. 4 - Procédé selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le solvant utilisé d'abord est un solvant du lubrifiant auquel est mélangé un surfactif de sorte que dans le premier lavage on sépare des solides aussi bien le lubrifiant que l'eau. 5 - Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le solvant est le pétrole lampant ou un hydrocarbure chloré. 6 - Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que le surfactif est un composé synthétique comprenant une channe hydrocarbure et un groupe polaire terminal. 7 - Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que le surfactif est un alcanesulfonate linéaire ou un nonylphénoxy-poly-(éthylène-oxy)-éthanol. 8 - Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que lton effectue tous les lavages suivants avec le m8me solvant mais sans addition de surfactifs. 9 - Procédé selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le premier solvant est un solvant de l'eau mais ne dissout pas de façon appréciable le lubrifiant et que les lavages suivants se font avec un solvant qui dissout le lubrifiant mais non l'eau. 10 - Procédé d'extraction d'un ou plusieurs constituants d'un cambouis de meulage obtenu avec utilisation d'un refroidisseur-lubrifiant, que l'on commence par broyer et tamiser et que l'on lave ensuite avec un solvant pour éliminer l'eau, après quoi on élimine le solvant réuni à l'eau, puis on lave au moins une fois le cambouis dans un solvant d'élimination de lubrifiant choisi parmi les hydrocarbures liquides et les hydrocarbures chlorés liquides, on sépare du cambouis le solvant et le lubrifiant dissous puis on chauffe le cambouis lavé dans une enceinte fermée pour éliminer sous forme de vapeur le solvant résiduel, procédé caractérisé par le fait que l'on utilise comme solvant pour la première élimination de l'eau, un solvant d'élimination de lubrifiant choisi parmi les hydrocarbures liquides et les hydrocarbures chlorés liquides et mélangé à un surfactif. Il - Procédé selon la revendication 10, caractérisé par le fat qu's un certain stade du procédé, on sépare le cambouis en particules métalliques et particules abrasives. 12 - Procédé selon la revendication 10, caractérisé par le fait que l'on sépare les particules métalliques des particules abrasive après avoir achevé le lavage et l'élimination du solvant et lorsque le métal et l'abrasif sont tous deux exempts de solYiallt et de lubrifiant. 13 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on réunit un cambouis obtenu avec un lubrifiant huileux seulement et un cambouis obtenu avec un mélange d'eau et de lubrifiant, après avoir lavé ce dernier cambouis avec le mélange de solvant et de surfactif. 14 - Procécé selon la revendication 10, caractérisé par le fait que le surfactif forme G,25 à 10 du volume du mélange de solvant et de surfactif.