L'invention concerne un appareil d'incorporation mécanique d'un additif dans les ensilages. Elle concerne plus spécialement un dispositif simple qui permet de répartir de manière homogène dans les ensilages une quantité déterminée d'un produit pulvérulent ou granulé. Certains ensilages et particulièrement ceux de maSs "plante entière" utilisés pour l'alimentation des ruminants sont pauvres en matière azotée et en éléments minéraux L'addition dans ces ensilages d'un complément minéral pouvant contenir de l'urée, des phosphates de calcium et/ou d'ammonium et autres sels minéraux, des oligo-éléments, etc.., permet d'obtenir une ration alimentaire complète, bien équilibrée et économique. L'incorporation de ces produits aux ensilages posent toutefois quelques problèmes car l'addition des compléments doit être réalisée au cours des manipulations habituelles des matières traitées afin d'éviter toute opération supplémentaire coûteuse L'appareil conforme à l'invention présente l'davantage de pouvoir s'adapter facilement sur divers types de machines agricoles telles qu'ensileuses, récolteuses à coùteaux, remorques, déchargeuses et différents systèmes de désilage. Dans la description qui va suivre on se réfère pour simplifier à un dispositif d'incorporation placé sur une ensileuse mais il doit être compris que l'adaptation peut s'effectuer de manière analogue sur tous les autres types de machines citées plus haut. La figure 1 représente une vue en coupe de appareil conforme à l'invention. La figure 2 représente plus en détail et séparées les différentes pièces qui, à la partie inférieure de l'appareil constituent le mécanisme de distribution et de réglage. La figure 3 montre la partie de l'appareil communiquant avec l'ensileuse. L'appareil comporte une trémie (1) dont la capacité peut varier, selon les besoins, par exemple de 50 à 100 litres, dans laquelle tourne un agitateur (2). Cette trémie (1) est placée au-dessus du mécanisme de distribution et de réglage (3). Ce mécanisme comprend essentiellement deux pièces fixes (4) et (5) et un système de pièces mobiles (6) et (7) tournant autour de son axe et auquel est fixé l'agitateur (2). fixes Les deux pièce N nt constituées par des plaques circulaires percées d'une ouverture centrale. Selon le mode de réalisation représenté sur les figures ces plaques sont munies à leur périphérie d'un rebord vertical de façon qu'en appliquant les plaques l'une contre l'autre on ménage un certain espace entre elles. Mais les plaques pourraient également ne pas titre munies de rebord et titre fixées l'une à l'autre par une plaque cylindrique formant collier. La plaque inférieure (4) est plane et comporte en outre un orifice (8) dont l'ouverture peut être plus ou moins obturée par une pièce (9) qui pivote autour de l'axe (10) par poussée sur le levier (11) et joue ainsi le rôle de diaphragme.Le levier (11) se déplace sur un clavier (12) : lorsque le levier est en position "a" l'orifice (8) est totalement obturé ; lorsque le levier est en position "b" il est entièrement dégagé, L'orifice (8) communique avec une goulotte (13) fixée sous la plaque (4). La plaque supérieure (5) comporte également un orifice (14) de dimension au moins égale à celui de l'orifice (8) de la plaque inférieure et cet orifice (14) est surmonté par une sorte d'auvent ou renflement (15). Selon le mode de réalisation représenté sur les figures la plaque (5) est munie de tenons (16) à l'aide desquels elle peut être fixée sur la plaque (4), les tenons (16) venant se placer dans les encoches (17) disposées de manière que les orifices des deux plaques coïncident. Dans l'ouverture centrale des plaques (4) et (5) se place le système mobile. La pièce (6) est constituée à sa partie inférieure par une zone d'engrenage (18) (voir figure 1) et à sa partie supérieure par un tronc de cône (19).creusé axialement pour loger un ressort (20). La pièce (7) comprend une collerette (21) placée à la base d'un chapeau (22) de dimension voulue pour s'adapter sur le tronc de cône (19). La collerette (21) est placée entre les plaques fixes (4) et (5) et elle a un diamètre extérieur supérieur à celui de l'ouverture de la plaque (5). La pièce (7) placée sur la pièce (6) est serrée sur cette dernière par fixation des deux plaques (4) et (5) 1 'une sur 1' autre, le ressort assurant toutefois un rattrapage de jeu et par conséquent de la souplesse au montage.Il pré- sente l'avantage d'empocher tout blocage de l'appareil en cas de dépôt de produits au fond de la trémie, ce qui se produit fréquemment lors de 11 emploi de produits plus ou moins hygroscopiques. La tige de l'agitateur (2) non représenté sur la figure 2 est fixée au sommet du chapeau (22) de la pièce mobile (7) et par conséquent tourne avec les pièces (6) et (7). Le mouvement des pièces mobiles est obtenu à l'aide d'une roue (23) qui s'engrène sur la roue (18) de la pièce mobile (6). La roue d'engrenage (23) est fixée sur un axe (24) qui porte une poulie d'entraïnement (25). De manière générale l'appareil est conçu pour que cette poulie (25) s'aligne avec une poulie de prise de mouvement fixée sur un des éléments d'en tratnement de l'ensileuse, le mouvement étant transmis entre les deux poulies par une courroie trapézoïdale. Sous la goulotte (13) est disposée une embase (26), dont le détail est montré sur la figure 3. Le fond de l'embase est prolongé vers l'extérieur par un tube (27). Une vis sans fin (28) occupe le tube et le fond de l'embase. Une plaque solidaire du tube (27) peut être fixée sur la paroi du corps de l'ensileuse qui doit comporter une ouverture correspondante au niveau du rotor et en bas de la goulotte d'évacuation de celleci Une poulie (29) sert à l'entratnement de la vis sans fin. Elle est reliée par une courroie à la poulie (30) fixée à l'axe d'entratnement du système mobile de la trémie. Selon un autre mode de réalisation l'appareil ne comporte pas d'embase et le produit tombe directement par gravité de la goulotte (13) dans l'ensileuse, entre les rouleaux d'amenée aux couteaux. L'ensemble de l'appareil conforme à l'invention est monté sur un bâti non représenté sur les figures et dont la forme peut varier selon le type de machines sur lesquelles il doit être fixé L'appareil fonctionne de la façon suivante Le complément minéral est placé dans la trémie (1). La rotation de l'agitateur (2) et de la pièce mobile (7) entratne le produit vers l'auvent ou renflement (15) de la pièce fixe (5). Le produit passe par l'ouverture (14) de cette pièce et de là par l'orifice (8) de la plaque (4) et s'ecoule par gravité dans la goulotte C13) et, selon~le mode de réalisation représenté sur la figure 1, dans l'embase (25). Sous l'action de la vis sans fin (28) le complément minéral est entraîné vers le corps de l'ensileuse (non représenté) où il est mélangé de façon homogène à l'ensilage par la rotation des couteaux de l'ensileuse. Le débit de l'appareil est fonction de la vitesse de rotation du mécanisme de distribution et de la position du levier (11) sur le clavier (12). La vitesse de rotation est étudiée pour chaque type d'ensileuse et elle est maintenue constante. Elle est en général de 20 à 80 tours/minute. Le réglage du débit ne s'effectue plus alors que par modification de la position du levier (11) sur le clavier (12), chaque position correspondant à un débit donné pour la vitesse de rotation choisie. REVENDICATIONS 1) Appareil d'incorporation mécanique d'un additif minéral dans les ensilages comportant une trémie et un mécanisme de distribution et de réglage dans lequel le mécanisme de distribution et de réglage comprend essentiellement deux pièces fixes et un système de pièces mobiles tournant autour de son axe et muni d'un agitateur. 2) Appareil selon 1) dans lequel les deux pièces fixes sont constituées par des plaques circulaires maintenues espacées l'une de l'autre, la plaque inférieure étant plane et com portant un orifice dont l'ouverture peut être plus ou moins obturé par une pièce qui pivote autour de son axe et joue le rôle de diaphragme, la plaque supérieure comportant éga lement un orifice ayant une dimension au moins égale à celle de l'orifice de la plaque supérieure, étant surmonté par un auvent et communiquant avec une goulotte. 3) Appareil selon 2) dans lequel la goulotte est disposée sur une embase dont le fond est prolongé par un tube, le fond de l'-embase et le tube étant occupés par une vis. 4) Appareil selon 1) ou 2) dans lequel le système mobile com prend une pièce constituée à sa partie inférieure par une zone d'engrenage et à sa partie supérieure par un tronc de c8ne creusé axialement pour loger un ressort et une pièce comportant une collerette placée à la base d'un chapeau s'adaptant sur le tronc de cône, l'agitateur étant fixé au sommet du chapeau.