L'invention concerne des compositions dthuiles nouvelles et améliorées et, plus particulièrement, des compositions d'huiles préparées à partir d'huiles lubrifiantes à base d'ester synthétique. L'altération des huiles lubrifiantes et la formation de dépôts nuisibles dans des conditions d'utilisation sévères sont des obstacles importants à une lubrification satisfaisante des moteurs qui sont soumis à de hautes températures comme les moteurs à combustion interne. Ce problème est spécialement ardu dans la lubrification des moteurs du type à turbine à gaz et du type à réaction, par exemple des turboréacteurs, turbopropulseurs, turbosoufflantes et réacteurs de transport supersonique, où les lubrifiants sont soumis à des températures extrêmement levées. Ces conditions sévères, qui favorisent les réactions d'oxydation, peuvent décomposer un lubrifiant en produits acides nuisibles qui attaquent les parties en métal et en caoutchouc du moteur ou qui peuvent jouer encore le rôle de catalyseurs d'oxydation. Dans l'évolution initiale de la turbine à gaz, on utilisait des lubrifiants relativement classiques à base huile minérale. A mesure que ces moteurs se sont développés, il est devenu évident que les huiles minérales étaient incapables de répondre aux exigences résultant, quant au lubrifiant, des températures extrêmes qui se présentent dans ces moteurs à hautes performances. Deux des inconvénients principaux des lubrifiants à base d'huile minérale étaient l'instabilité vis-à-vis de l'oxydation à haute température et l'indice de viscosité inap proprié. On a tenté d'incorporer des additifs aux lubrifiants à base d'huile minérale pour améliorer leurs qualités.Par exemple, on a incorporé à ces lubrifiants des agents améliorant l'indice de viscosité, des épaississants ou d'autres additifs très peu volatils mais ces additifs sont apparus indésirables pour l'utilisation dans ces moteurs à cause de leur tendance à laisser un résidu qui s'accumule et nuit au fonctionnement des moteurs. On a déjà trouvé que des lubrifiants à base d'huiles d'ester synthétique donnent un résultat beaucoup plus satisfaisant que les huiles minérales dans les conditions régnant dans les moteurs à réaction mais étant donné les conditions de fonctionnement sévères, ces huiles à base d'ester, sans autres ingrédients, tendent aussi à se décomposer rapidement, à corroder les métaux et les parties vitales du moteur et à attaquer les joints d'huile en caoutchouc synthétique, bien que l'on utilise maintenant couramment des alliages métalliques améliorés et des joints d'huile améliorés. L'inconvénient dû à l'attaque des joints d'huile en caoutchouc est spécialement grave lorsque ceux-ci sont formés d'élastomères de silicone. A peu près tous les moteurs et/ou accessoires actuellement fabriqués, du type commercial aussi bien que militaire, comportent des joints de silicone qui entrent en contact avec le lubrifiant. Ainsi, une huile risque de causer avec le temps, dans le joint, des fissures qui entraînent une perte d'huile et d'autres inconvénients connexes. En outre, les lubrifiants utilisés dans les moteurs à réaction à hautes performances sont forcés de supporter une forte charge. Il existe dans la technique de la lubrification une multitude d'inhibiteurs de corrosion et d'agents améliorant la capacité à résister aux charges.Malheureusement, beaucoup de ces additifs utilisés dans les lubrifiants à base d'huile d'ester synthétique ont pour effet d'endommager les joints de silicone. Pour surmonter ces inconvénients, on continue de rechercher des additifs nouveaux pouvant être incorporés aux huiles d'ester synthétique pour améliorer leurs propriétés. Par exemple, selon le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 720 612, on incorpore aux huiles d'ester synthétique des additifs formés de phosphates neutres de trihydrocarbyle et des sels d'addition neutralisés au moyen d'une amine ou un ou plusieurs esters phosphoriques acides et contenant environ 14 à 60 atomes de carbone par molécule de sel, pour conférer aux huiles des propriétés de résistance aux charges améliorées et diminuer leur tendance à attaquer les joints en élastomère de silicone. Cependant, étant donné les exigences sans cesse croissantes qui sont posées pour les turbomachines, on continue de rechercher des additifs ayant des propriétés encore meilleures. Or, la Demanderesse a maintenant trouvé, selon l'invention, que pour obtenir des compositions nouvelles et utiles d'huile lubrifiante, on peut incorporer, à des huiles lubrifiantes d'ester synthétique, des sels d'ammonium d'acide organosulfonique contenant un groupe acide sulfonique en C1 à C26 et un groupe ammonium dérivé d'une base azotée organique choisie parmi les amines primaires, secondaires et tertiaires, ou des sels d'addition d'acide ou sels d'ammonium quaternaire correspondant ces amines. Le groupe ammonium répond à la formule générale NR1R2R3R4x dans laquelle R1 R2 et R4 R R2R3R4X dans laquelle R, x R3 et R4 représentent chacun un atome d'hydrogène ou un groupe hydrocarbyle en C1 à C36, à la condition qu'au moins un des symboles R1 à R4 représente un groupe hydrocarbyle en C1 à C36, et x égale O ou 1. Les compositions lubrifiantes de l'invention sont particulièrement utiles dans la lubrification des moteurs à turbine à gaz comportant des joints de silicone ou de fluorosilicone du fait qu'elles ne causent pas de détérioration ni de contraction de ces joints et qu'elles ont une grande capacité de charge. Les sels d'ammonium d'acide organosulfonique préparés a partir de sels d'ammonium quaternaire sont spécialement utiles et ont une stabilité améliorée vis-à-vis de l'oxydation, relativement aux sels d'ammonium d'acide organosulfonique préparés à partir d'autres bases azotées. La quantité de sel d'ammonium d'acide organosulfonique incorporée à l'huile lubrifiante est de 0,05 à 1,o % en poids environ par rapport au poids total d'huile lubrifiante d'ester synthétique. Selon l'invention, les additifs à incorporer aux huiles d'ester synthétique sont des sels d'ammonium d'acide organosulfoni- que et contiennent un groupe organosulfonate et un groupe organoammonium. Le groupe organosulfonate de l'additif peut être obtenu à partir d'un acide sulfonique ou d'un sulfonate métallique correspondant. En conséquence, il est entendu que ltex- pression "sel d'ammonium d'acide organosulfonique désigne ici un sel préparé à partir d'un acide organosulfonique ou d'un organosulfonate métallique. Les acides sulfoniques qui servent à préparer les additifs de l'invention répondent à la formule générale RS03H dans laquelle R est un groupe hydrocarbyle en C1 à C26, de préférence en C1 à C18. Le groupe hydrocarbyle peut être un groupe aliphatique ou alicyclique, par exemple un groupe alkyle ou cy cloalkyle, un groupe aromatique, par exemple 1- ou 2-naphtyle, anthryle ou phenanthryle. Les groupes alkyle peuvent être à chaîne droite ou ramifiée et ils contiennent de préférence 1 à 10 atomes de carbone. Comme exemples de groupes alkyle appropriés, on citera les groupes méthyle, éthyle, heptyle, hexyle, etc. Les groupes cycloalkyle contiennent de préférence de 5 à 12 atomes de carbone, et ce sont par exemple les groupes cyclohexyle et cyclopentyle, ou un groupe dérivé du camphre, etc. Comme exemples de groupes aromatiques appropriés, on citera les groupes phényle, tolyle (ortho, méta ou para), dodécylphényle, naphtyle, anthryle, etc. Les groupes aromatiques peuvent être substitués par 1 à 3 groupes alkyle, chacun de ceux-ci con te- nant 1 à 20 atomes de carbone et le nombre total d'atomes de carbone est de 7 à 26. Les acides sulfoniques utilisés dans l'invention peuvent être préparés par des moyens bien connus tels que la sulfonation d'hydrocarbures. Voir, par exemple, Kirk-Othmer Encyclopedia of Chemical Technology, 2ème édition, volume 19, pages 311 à 319. Les acides sulfoniques ont généralement des poids moléculaires d'environ 96 à 600 et peuvent être soit des composés purs, soit des produits obtenus par sulfonation de fractions de pétrole. Comme exemples des acides organosulfoniques qui peuvent servir à préparer les additifs utilisés dans l'invention, on citera les acides p-toluènesulfonique, naphtal#ne-2-sulfoni- que, dodécylbenzènesulfonique, DL-camphosulfonique et méthanesulfonique. Comme autres exemples, on citera les dérivés de benzène ou naphtalène alkylés portant 1 à 4 groupes alkyle de 8 à 20 atomes de carbone chacun tels que, par exemple, les acides dinonylbenzèllesulfonique, trinonylbenzènesulfonique, didodécylbenzènesulfonique, dicéthylnaphtalènesulfonique, diisono nylbenzènesulfonique, les acides benzenesulfoniques à substituant paraffinique, etc On peut aussi utiliser des acides sulfoniques dérivés du pétrole comme l'acide "acajou" sulfonique, les acides sulfoniques dérivés d'huile blanche, d'huile minérale, de pétrolatum, etc. Le groupe organosulfonate peut aussi être obtenu à partir des sels correspondants de ces acides1 comme les sels de sodium. Selon l'invention, les additifs contiennent un groupe ammonium obtenu à partir d'une base azotée comme les amines primaires, secondaires ou tertiaires ou les sels d'addition d'acide ou sels d'ammonium quaternaire correspondants. On peut aussi utiliser des mélanges de ces amines ou de ces sels. Le groupe ammonium de la base azotée utilisée dans la préparation de l'additif de l'invention répond à la formule générale NI 1R2R3R4 x dans laquelle x égale O lorsque la base azotée est une amine primaire, secondaire ou tertiaire ou un sel d'addition d'acide d'une telle amine, x égale 1 lorsqu'il saagit d'un sèl d'ammonium quaternaire et R1 R2, R3 et R4 représentent chacun un atome d'hydrogène ou un groupe hydrocarbyle en C1 à C36, de préférence en C1 à C28, à la condition qu'au moins un des symboles R à R représente un groupe hydrocarbyle en C1 à C36. Les bases azotées qui peuvent servir à préparer les sels d'addition d'ammonium utilisés dans l'invention peuvent contenir des radicaux hydrocarbyle aliphatiques ou alicycliques, par exemple des radicaux alkyle, aryle, alkaryle ou aralkyle. Les radicaux alkyle ou la portion alkyle des radicaux sont à channe droite ou ramifiée et contiennent de 1 à 36 atomes de carbone par radical hydrocarbyle. Des exemples de radicaux al aryle comprennent les radicaux méthyle, éthyle, propyle, butyle, hexyîe, décyle, tertiobutylméthyle, 1,1-décyle, amyle, lauryle, myristylet cétyle (palmityle), stéaryle, arachidyle, béhényle, lignocéryle et cérotyle.Les radicaux aromatiques ou alkylaro mantiques qui conviennent comprennent les radicaux phényle, naphtyle, tolyle (o-, m- ou p-), les' radicaux alkylphényle dont le groupe alkyle contient 6 à 18 atomes de carbone, les radicaux naphtyle, benzyle, dibenzyle, ainsi que les radicaux phé méthyle correspondants. Les radicaux cycloaliphatiques appropriés comprennent les radicaux cyclohexyle, cyclopentylméthyle, cyclopentyle, etc. Des exemples d'amines mixtes à groupes alkyle, aryle et alkaryle qui sont utiles sont la N-méthylphényl amine, la N-butyltolylamine, la dodécylphénylamine (o-, m- ou p-), la nonylphénylamine (o-, m- ou p-) etc. De nombreuses bases azotées se trouvent dans le comterce sous forme de mélanges comme les amines dérivées de queues d'alcools d'oxosynthèse en C12. Par exemple, une composition contenant un mélange d'isomères ramifiés d'amines 1,1-diméthyl- aliphatiques primaires en C12 à C14 se vend sous la désignation commerciale "Primene 81-R" et une composition analogue à groupes aliphatiques en C18 à C22 se vend sous la désignation commerciale "Primene JMT". En outre, de nombreux mélanges d'amines vendus sous la marque commerciale "Armeen" sont également des compositions propres à servir à la fabrication des sels d'ammonium d'acides sulfoniques. Ces amines contiennent des radicaux alkyle en C12 à C18 ou des mélanges de ceux-ci, dérivés d'acides gras. Les polyalkylènepolyamines correspondantes en C2 à C20 conviennent aussi. Le terme "hydrocarbyle", employé ici, désigne non seulement les radicaux hydrocarbonés de caractère aliphatique ou alicyclique mais encore les dérivés simples de ceux-ci, comme le dérivé hydroxylé. Ainsi, on peut utiliser des hydroxyamines dans la préparation des additifs. On peut préparer commoiément ces hydroxyamines en faisant réagir une amine simple sur un oxyde d'alkylène. Par exemple, on peut faire réagir la dipropylamine sur un époxyde à longue channe tel que CH3(CH2)ll-l3 - CH - CH2 0 pour préparer un aminoalcool tertiaire. On peut aussi utiliser des esters d'amine. On peut préparer ceux-ci en estérifiant l'aminoalcool. Comme exemples d'amines et de sels d'ammonium qui peuvent être utilisés, on citera lan-butylamine,la decylamine, la N-phénylnonylamine, la butylamine tertiaire, la tri -(n-butyl)amine, la triéthylamine,la N-N-di-n-propyl-2-hydroxypentadécylamine, la N,N-di-(n-butyl)-2-lauroyloxypentadécylamine, l'octylamine, la no nylamine,la 2-éthylhexylamine,l t hexylamine,la N,N-diméthylhexylamine, la N,N-diétbylheptylamines, ,7 a N,N-dibuty1ar#ylamine ,la N,N-dime'thyloc- tylamine , la N-méthyloctylamine , la N-éthylhexylamine,la dio ctylamine, la N,N-diamylcyclohexylamine, la dicyclohexylamine, la N,N-dihexylbenzylamine, la N-octylphénéthylamine, etc., ainsi que les sels d'addition hydrosolubles de ces amines et d'acides tels que les acides chlorhydrique, sulfurique, acétique, citrique, tartrique, bromhydrique et phosphorique. On peut aussi utiliser des sels d'ammonium quaternaire comme le chlorure de triméthylhexylammonium, le bromure de triéthyloctylammonium, le chlorure de diméthyldicyclohexylammonium et le chlorure de benzyldiméthylhexylammonium. La formation des sels d'addition d'amine des acides sulfoniques peut facilement s'effectuer par des moyens bien connus de l'homme de l'art. On peut conduire la réaction à la température ambiante mais étant donné le poids moléculaire relativement élevé de certaines des amines et de certains des acides sulfoniques qui sont solides aux températures normales ou ambiantes, on peut faire réagir ces composés à des tempéra- tures élevées, d'environ 50 à 1500C. Ou encore, on peut faire réagir les amines et acides sulfoniques aux températures ambiantes dans des solvants organiques pour former les sels d1ad- dition d'acide.Des solvants appropriés sont les hydrocarbures comme le naphta, le benzène, le toluène, le pentane, l'hexane, l'éther de pétrole ou les alcools inférieurs comme l'éthanol, l'isopropanol, le butanol, les huiles à base d'esters, l'acétate d'amyle et d'autres solvants classiques qui sont des esters d'acides carboxyliques, etc. On peut aussi former in situ les sels d'addition d'amine des acides sulfoniques en ajoutant séparément et directement les deux réactifs à l'huile de base. On peut utiliser des quantités suffisantes des amines primaires, secondaires ou tertiaires ou mélanges de cellesci pour que le mélange ait un pH légèrement inférieur à 7,0, soit de 6,5, mais de préférence on adopte un pH d'au moins 7,0 pour s'assurer que la majeure partie des acides sulfoniques soit neutralisée. Habituellement, on introduit suffisamment d'amine pour avoir un pH final d'environ 7,5. Une fois que l'on a ajouté au mélange contenant l'acide sulfonique la quantité voulue d'amine et que l'on a assuré l'achèvement de la réaction (neutralisation) en agitant, on peut chasser le solvant du mélange par distillation, si l'on a utilisé un solvant et non pas une huile à base d'ester.Cela s'effectue avantageusement sous vide, par exemple sous un vide de 1 à 5 mm de mercure et à une température de 50 à 120 C. Dans la préparation des produits utilisés dans lin- vention, on choisit l'amine et l'acide sulfonique de façon telle que le produit final contienne environ 2 à 52 et de préférence 9 à 36 atomes de carbone. A ce propos, il faut noter que les additifs contenant des sels d'ammonium d'acide organosulfonique sont surtout efficaces lorsqu'ils sont au moins suffisamment solubles dans l'huile pour se dissoudre en quantités nécessaires ou désirées dans l'huile d'ester synthétique. Ainsi, on utilise généralement une hydrocarbylamine à petit nombre d'atomes de carbone pour neutraliser un acide sulfonique à grand nombre d'atomes de carbone etcs afin itasstlrer cette solubilité désirée. Pour préparer les sels d'ammonium d'acide organosulfonique utilisés comme additifs dans l'invention, on peut aussi faire réagir un chlorhydrate d'amine ou sel similaire sur un sulfonate métallique pour précipiter par exemple un chlorure métallique tel que le chlorure de sodium. Les réactions se produisent souvent dans des conditions plus modérées que la réaction directe ci-dessus entre l'amine et l'acide sulfonique libre. Dans certaines réactions directes entre une amine et un acide sulfonique, on obtient un effet tampon qui aboutit à un pH d'environ 5,5 à 6 au lieu du point neutre 7 qui est désiré. La réaction entre un sulfonate métallique et un sel d'addition d'amine et d'acide fait que la réaction est totale et peut servir, avec succès, à obtenir un sel d'ammonium neutre d'acide organosulfonique. Les huiles lubrifiantes de base, formées d'esters synthétiques et utilisées dans les compositions de l'invention sont celles que l'on utilise couramment dans ce domaine et comprennent des diesters, triesters, tétraesters et autres esters supérieurs, des esters de polyol, des esters complexes et des mélanges de ceux-ci. Les huiles lubrifiantes d'ester synthétique utiles dans l'invention sont décrites par exemple dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n0 2 837 567, 2 911 368, 3 634 242 et 3 642 632. Les esters de base contiennent généralement une majorité d'un ou plusieurs composés répondant aux formules structurales R2O0CR1COOR'2, R200CR1COOR4OOCR3, R3COOR40OCR'3 > R2(OOCR1COOR4)nOOCR'1COOR'2 R3CooR4(ooCRlcooRt ) OOCRt Dans toutes les formules ci-dessus, R1 et R'1 sont les restes d'acides dicarboxyliques, par exemple HOOCR1C0OH, R2 et R'2 sont les restes de monoalcools, par exemple R20H, R3 et R' 3 sont les restes d'acides monocarboxyliques, par exemple R3COOH, R4 et R'4 sont les restes de glycols, par exemple HOR40H > n est un nombre de 1 à 6 qui n'est pas nécessairement entier et qui, lorsqu'il est fractionnaire, représente la moyenne d'un mélange de composés. Il est préférable que les monoalcools soient des alcools ou éthers-alcools aliphatiques. Une certaine ramification est possible dans la chaî- ne hydrocarbonée du radical R2 et on peut utiliser les alcools obtenus par oxosynthèse comme expliqué plus loin. Généralement, R2 contient de 4 à 18 atomes de carbone et il peut contenir dans certains cas des atomes d'oxygène sous la forme de liaisons éther. Les acides monocarboxyliques R3COOH sont de préféren- ce des acides aliphatiques. Parmi les monoacides qui peuvent servir à préparer les esters utilisés dans ltinvention, on peut citer comme exemples les acides acétique, propionique, butyrique, valérique, caproique, caprylique, pélargonique, stéarique, oléique, p-méthoxypropionique, P-tertiooctoxypropionique. Les monoacides préférés répondent à la formule R3COOH dans laquelle R3 est un groupe alkyle contenant 1 à 22 atomes de carbone. Les glycols qui servent à préparer les esters utiles dans l'invention sont de préférence des membres de la série des alkylèneglycols ou des polyalkyîèneglycols. Les glycols contiennent de préférence de 2 à 18 atomes de carbone et comprennent l'éthylèneglycol et tous les homologues paraffiniques de celuici qui contiennent jusqu'a 18 atomes de carbone. Ils peuvent comprendre par exemple l'éthylèneglycol, le propylèneglycol, le néopentylglycol, le pinacol, le triméthylèneglycol, le tétraméthylèneglycol, le pentaméthylèneglycol, etc. On peut utiliser des composés tels que le diéthylèneglycol, le triéthylèneglycol, les polyéthylèneglycols répondant à la formule : CH2O) H HOCH2CH2O(CH2CH2O)nH dans laquelle n égale O à 26 et les polypropylèneglycols répondant à la formule générale : dans laquelle l'un des symboles R5 ou R6 représente un groupe méthyle et l'autre un atome d'hydrogène et n égale de O à 20. Les diols répondant à la formule H#(OCH2CH2)nOH dans laquelle n égale de 3 à 12 conviennent aussi. On peut préparer les diesters synthétiques en faisant réagir un monoalcool sur un diacide ou en faisant réagir un acide monocarboxylique sur un polyol. Les monoalcools R2OH qui sont utiles à la préparation de ces diesters contiennent de 1 à 18 atomes de carbone. Des exemples sont les alcools méthylique, éthylique, n-butylique, 2-éthylhexylique, n-octyliqueç décylique, les alcools d'oxosynthèse en C8 et C1O. Un groupe d'alcools qui peut servir à préparer les esters synthétiques utilisés dans l'invention est celui des alcools préparés par le procédé bien connu dit de synthèse Oxo (ci-après désigné par oxosynthèse). Celui-ci consiste à faire réagir catalytiquement des oléfines sur l'oxyde de carbone et l'hydrogène à des températures élevées d'environ 149 à 2040C et à des pressions manométriques d'environ 175 à 280 bars pour former, particulièrement en présence de catalyseurs au cobalt, des aldéhydes contenant un atome de carbone de plus que l'oléfine de départ. L'aldéhyde subit une hydrogénation catalytique avec formation de l'alcool correspondant que l'on récupère comme produit de tête par distillation du mélange. Le résidu de distillation, appelé "queues d'oxosynthèse" est riche en alcools de poids moléculaire élevé formés comme sous-produits.On peut aussi utiliser ce résidu. La composition exacte de tous ces alcools n'est pas connue mais il est bien établi que ce sont des mélanges d'alcools primaires dont au moins une proportion notable sont du type ramifié. Le produit alcoolique de tête consiste en un mélange d'alcools de ce type contenant en moyenne un atome de carbone de plus que l'oléfine initialement utilisée dans l'oxosynthèse. Les alcools d'oxosynthèse contenant environ 6 à 13 atomes de carbone sont préférables aux fins de l'invention. On peut préparer les esters ayant les propriétés convenant à l'invention à partir d'alcools d'oxosynthèse que l'on obtient en faisant réagir des télomères de monooléfines en C3 et C4 en présence de catalyseurs appropriés, comme indiqué plus haut. Des mélanges appropriés de ces monooléfines se trouvent facilement dans les gaz de raffinerie et leurs procédés de. conversion en télomères liquides sont bien connus. Selon les procédés les plus largement utilisés, on met en contact les oléfines en phase liquide avec un catalyseur de télomérisation formé d'acide phosphorique sur support de kieselguhr. D'autres procédés similaires utilisent comme catalyseurs le gel de silice imprégné d'acide phosphorique ou d'acide sulfurique, des catalyseurs Friedel-Crafts, des argiles activées, etc.. Les conditions de télomérisation en présence de catalyseurs à l'acide phosphorique comprennent des températures d'environ 149 à 2600C et des pressions manométriques d'environ 18 à 350 bars. Les oléfines de départ contiennent normalement environ 15 à 60 moles % de propylène, environ 0,5 à 50 moles X de butylène et 0,1 à 10 moles X dtisobutylènew le reste étant formé d'hydrocarbures Saturés contenant 2 à 4 atomes de carbone par molécule.Au lieu de ces mélanges d'oléfines ou en même temps que ceux-ci, on peut utiliser le dimère et le trimère d'isobutylène ainsi que le trimère, le tétramère et le pentamère de propylène. Comme exemples de diacides HOOCRtCOOH qu peuvent dtre utilisé#dans la synthèse des diesters et des esters complexes utilisés dans l'invention, on citera les acides oxalique, malonique, succinique, glutarique, adipique, pimélique, subérique, azélaique, sébacique, brassylique, tétracosanedicarboxylique, diglycolique et les acides alcénylsucciniques dont le groupe alcényle contient de 4 à 24 atomes de carbone, ainsi que des dérivés alkylés des acides précédents, par exempleles acides 2méthyladipique, isosébacique, a,a' -diéthyladipique. Pour préparer les acides alcénylsucciniques en C4 à C24 ci-dessus, on condense les oléfines ou des mélanges d'oléfines avec l'anhydride maléique. Généralement, les diacides qui servent 'a préparer les esters utilisés dans l'invention contiennent 4 à 22 atomes de carbone. Les diacides préférentiels répondent à la formule : HOOC(CH2)xCOOH, dans laquelle x est un nombre de 2 à 10. Les esters utilisés dans l'invention comprennent aussi des polyesters comme les diesters, triesters et tétraesters que l'on obtient en faisant réagir des polyols à empêchement stérique (di-, tri- et tétra-ols) comme le néopentylglycol, le triméthyloîpropane, le pentaérythritol, le dipentaérythritol, le triméthyloléthane et les triméthylolalcanes supérieurs, etc. sur un acide monocarboxylique normal ou ramifié en C4 à C24 ou sur des mélanges de deux ou plusieurs acides de ce type. Ceuxci sont par exemple les acides n-butanoique, valérique, caprol- que, heptanoique, caprylique, pivalique, 2-éthylhexanoSque, pé largonique, laurique, etc. Les hexaesters du dipentaérythritol conviennent aussi, seuls ou en mélange avec les tétraesters de monopentaérythritol mentionnés plus loin. On utilise le monopentaérythritol ou le dipentaérythritol purs ou des mélanges de ceux-ci. Un pentaérythritol commercial de qualité technique contient la forme dimère en proportion atteignant 10 à 15 % et peut servir de réactif alcoolique tel qu'il est livré. Les esters suivants sont des exemples des différents types d'esters que l'on peut utiliser (a) Esters de monoacides : lester formé par un alcool d'oxosynthèse en C8 avec un acide d'oxosynthèse en C8 et l'est ter formé par un alcool d'oxosynthèse en C13 avec l'acide octa noique (b) Esters de diacides : le sébacate de di -(2-éthylhexyle) et l'adipate de di -(éthylhexyle) (c) Esters de glycols : le diester forme par un acide d'oxosynthèse en C13 avec le tétraéthylèneglycol (d) Esters complexes : Tester complexe que l'on obtient en faisant réagir 1 mole d'acide sébacique sur 2 moles d'un glycol et 2 moles d'acide 2-éthylhexanoSque ; l'ester complexe que l'on obtient en faisant réagir 1 mole de polyéthylèneglycol sur 2 moles d'acide sébacique et 2 moles d'acide 2-éthyl hexanorque ; et l'ester complexe que l'on obtient en faisant réagir 1 mole d'acide azélaique, 1 mole de polyéthylèneglycol, 1 mole d'alcool d'oxosynthèse en C8 et 1 mole d'acide d'oxosynthèse en C8. (e) Les mélanges des types ci-dessus, en toutes proportions. Les huiles d'ester synthétique ou leurs mélanges ont généralement les propriétés physiques et spécifications ciaprès : un indice de viscosité d'au moins 100, un point d'écou lement ou de congélation ne dépassant pas -40"C, un point d'ébullition ou de décomposition d'au moins 260ex, un point d'éclair Cleveland en vase ouvert d'au moins 2040C et une vis cosité cinématique inférieure à 10 cSt à 99 C, de préférence de 3 à 7,5 cSt. Les huiles pour moteurs supersoniques à turbine sont soumises à des normes plus strictes.Ce sont : un indice de viscosité d'au moins 100, un point d'écoulement ou de congé lation ne dépassant pas -43 C, un point d'ébullition ou de dé composition d'au moins 316 Cw un point d'éclair Cleveland en vase ouvert d'au moins 2320C et une viscosité cinématique infé rieur à 5,5 cSt à 99OC, de préférence de 5 à 5,5 cSt. La préparation des compositions lubrifiantes de l'invention ne comporte pas de techniques spéciales. Généralement, pour former les lubrifiants, on ajoute à l'huile de base formée d'ester synthétique, une quantité appropriée du sel d'am monium d'acide organosulfonique, on chauffe et on agite la com position jusqu'd ce que l'additif soit dissous. La quantité de sel d'ammonium d'acide organosulfoni que que l'on incorpore au lubrifiant de base formé d'ester neu tre synthétique varie généralement entre 0,05 et 1,0 partie environ par 100 parties en poids de l'huile de base et de préfé rence, on utilise environ 0,1 à 0,5 partie d'additif. On peut ajouter aux compositions lubrifiantes de l'invention d'autres additifs classiques pour les huiles lubri fiantes d'ester synthétique, chacun à raison de 0,01 à 5 % en poids par rapport au poids total de la composition. Des exem ples non limitatifs de ces additifs sont les agents d'améliora tion de l'indice de viscosité, les inhibiteurs de corrosion, les épaississants, les agents de dispersion des boues, les inhi biteurs de rouille, les anti-oxydants, les colorants, les sta bilisants de colorants, etc.. Les exemples suivants sont donnés à titre illustra tif et nullement limitatif de l'invention. Les indications de pourcentages et de parties s'entendent en poids, sauf indica tion contraire. EXEMPLE 1 Cet exemple illustre la préparation d'un additif selon l'invention. On dissout 12,5 g d'acide p-toluènesulfonique dans 100 ml d'éthanol à 95 %. On agite la solution à la température ambiante et on ajoute goutte à goutte 23,4 g de "Primene JMT" vendu par Rohm and Haas, jusqu'à ce que le pH atteigne 7,6. On élimine alors l'alcool par distillation sous une pression de 100 à 10 mm de mercure. Finalement, on rectifie le produit à 1200C sous une pression de 0,5 mm de mercure. Le rendement en produit est de 90 %. L'analyse du produit à l'infrarouge montre qu'il contient principalement un sulfonate d'ammonium. EXEMPLE 2 On répète le processus général de l'exemple 1, si ce n'est que l'on remplace l'acide p-toluènesulfonique par 10,0 g d'acide naphtalène-2-sulfonique et que l'on remplace le "Primene JMT" par 9,0 g de "Primene 81R" vendu par Rohm and Haas. On ajoute le "Primene 81R" goutte à goutte jusqu'à ce que le pH atteigne 7,6. Le rendement en produit est de 90 %. EXEMPLE 3 On répète le processus général de l'exemple 1 sauf que l'on remplace l'acide p-toluènesulfonique par 10 g d'acide naphtalène-2-sulfonique et que l'on remplace le "Primene JMT" par 9,5 g de tri#-n-butylamine. On ajoute l'amine goutte à goutte jusqu'à ce que le pH atteigne 8,2. Le rendement en produit est de 16,3 g (84 %). EXEMPLE 4 On répète le processus général de l'exemple 1 sauf que l'on remplace l'acide p-toluènesulfonique par 20 g d'acide dodécylbenzènesulfonique et le "Primene JMT" par 20,7 g de tri-n-butylamine. On ajoute l'amine goutte à goutte jusqu'à ce que le pH atteigne 7,6. Le rendement en produit est de 36,2 g (89 %). EXEMPLE 5 On répète le processus général de l'exemple 1 sauf que l'on remplace l'acide p-toluènesulfonique par 10 g d'acide camphosulfonique et le "Primene JMT" par 4,2 g de triéthylamine. On ajoute la triéthylamine goutte à goutte jusqu'à ce que le pH atteigne 7,6. Le rendement en produit est de 13,8 g (97 %). EXEMPLE 6 On répète le processus général de l'exemple 1 sauf que l'on remplace l'acide p-toluènesulfonique par 10,0 g d'aci de camphosulfonique et le "Primene JMT" par 8,0 g de tri-n butylamine. On ajoute lamine goutte à goutte jusqu'à ce que le pH atteigne 7,5. Le rendement en produit est de 12,1 g (67 %). EXEMPLE 7 On répète le processus général de l'exemple 1 sauf que l'on remplace l'acide p-toluènesulfonique par 20,0 g d'aci de méthanesulfonique et que l'on ajoute goutte à goutte 54,4 g de "Primene JMT" jusqu'à ce que le pH atteigne 7,6. Le rende ment en produit est de 63,1 g (85 %). EXEMPLE 8 On répète le processus général de l'exemple 1 sauf que l'on remplace l'acide p-toluènesulfonique par 20,0 g d'aci de méthanesulfonique et que l'on remplace le "Primene JMT" par 16,3 g de tri-n-butylamine. On ajoute l'amine goutte à goutte jusqu'à ce que le pH atteigne 7,6. Le rendement en produit est de 28,0 g (77 %). EXEMPLE 9 Cet exemple illustre la préparation du méthanesulfo nate de N,N-di-n-butyl-2-(lauroyloxy)-pentadécylammonium à par tir d'un sel d'acide sulfonique et d'un sel d'amine. Pour préparer le sel d'amine, on met d'abord 25,4 g (0,2 mole) de di-n-butylamine et 49,6 g (0,21 mole) d'un oxyde d'oléfine en C14 à C16 dans un ballon de 100 ml et on chauffe en agitant. La température de réaction s'élève progressivement de 100 C à environ 2000C en l'espace de 3 heures et on la main tient à 2150C pendant 4 heures de plus. L'analyse du produit par chromatographie gazeuse et spectroscopie infrarouge indi que une conversion pratiquement complète des matières premières. On rectifie le produit sous vide à 150 C sous une pression de 0,5 mm et on obtient 94 % de produit d'addition. On dissout 23,0 g (0,105 mole) de chlorure de lauroyle dans 150 ml de ben zène anhydre et on refroidit sous agitation à 10 C ; on ajoute goutte à goutte au chlorure de lauroyle 35,4 g (0096 mole) de produit d'addition en l'espace d'une heure. On continue d'agi ter le mélange à la température ambiante pendant une heure puis on le chauffe à 600C pendant une heure. On laisse refroidir le mélange et on fait barboter lentement du HCl gazeux pendant 5 minutes. On chasse le solvant sous pression réduite et on utilise le chlorhydrate d'aminoester obtenu sans autre purification. Pour préparer le sel d'acide sulfonique, on neutralise 4,30 g nets (0,045 mole) d'acide méthanesulfonique en solution à 70 % dans 40 mi d'éthanol à 95 %, au moyen d'une solution de soude à 10 %. On ajoute sous agitation, à la solution de méthanesulfonate de sodium, 25,6 g (0,045 mole) du chlorhydrate d'aminoester. On filtre le mélange pour éliminer le procipité de NaCi et on chasse le solvant sous vide pour obtenir un rendement de 64 % (19,0 g soit 0,029 mole) de produit. EXEMPLE 10 Cet exemple illustre la préparation du méthanesulfonate de N > N-di-n-propyl-2-(hydroxy)pentadécylammonium à partir d'un sel d'acide sulfonique et d'un sel d'amine. Pour préparer le sel d'amine, on ajoute d'abord 20,2 g (0,2 mole) de di-n-propylamine et 48,6 g (0,21 mole) d'un oxyde d'oléfine en C14 à C16 dans un ballon de 100 mi et on chauffe sous agitation. La température de la réaction s'élève graduellement de 1000C à environ 2100C en l'espace de 3 heures et on la maintient à 2150C pendant 4 heures de plus. L'analyse du produit par chromatographie gazeuse et spectroscopie infrarouge indique une conversion pratiquement complète des matières# premières. On rectifie le produit sous vide à 1500C sous une pression de 0,5 mm et on obtient 94 % de produit d'addition. On laisse refroidir le mélange et on fait barboter lentement du HC1 gazeux pendant 5 minutes. On chasse l'excès de HC1 sous pression réduite et on utilise le chlorhydrate d'hydroxylamine obtenu sans autre purification. Pour préparer le sel d'acide sulfonique, on neutralise 4,30 g nets (0,045 mole) d'acide méthanesulfonique en solution à 70 % dans 40 mi d'éthanol à 95 %, au moyen d'une solution de soude à 10 %. On ajoute avec agitation, à la solution de méthanesulfonate de sodium, 16,8 g (0,045 mole) du chlorhydrate d'hydroxylamine. On filtre le mélange pour éliminer le précipité de NaCI et on chasse le solvant sous vide pour obtenir un rendement de 64 % (12,6 g, soit 0,029 mole) de produit. EXEMPLE Il On incorpore les additifs des exemples 1 à 10 à une série d'huiles de base formées d'esters synthétiques, avant de les évaluer dans certains essais normalisés pour lubrifiants. On utilise, pour préparer les compositions lubrifiantes, les cinq huiles synthétiques de base suivantes : L'huile de base A est un tétraester de pentaérythritol et d'un mélange d'acides alcanolques normaux en C4 à C7 vendu sous la désignation commerciale "Hercolube A" par Hercules, Inc. L'huile de base B est un mélange comprenant environ 90 % en poids de pentaérythritol et 10 % de dipentaérythritol, estérifiés par un mélange d'acides alcanoSques normaux en C5 à Cg L'huile de base C est une huile lubrifiante complète formée d'un mélange comprenant 100 parties d'huile B, 1,6 partie de dioctyldiphénylamine (anti-oxydant), 0,4 partie de phénothiazine (anti-oxydant), 0,02 partie d'acide sébacique (inhibiteur de corrosion du plomb) 0,1 partie de quinizarine (anti-oxydant /inhibiteur de corrosion), 0,1 partie d'acide anthranilique (inhibiteur de corrosion du cuivre) et i10 partie de phosphate de tricrésyle (agent pour extrêmes pressions). L'huile. de base D est une composition lubrifiante complète contenant 70 parties d'un triester formé par le triméthylolpropane avec un mélange d'acides alcanolques en C7 à Cg, 30 parties d'un hexaester formé dar le dipentaérythritol avec un mélange d'acides alcanorques en C5 à C10 et vendu sous la désignation commerciale "Hercolube F" par Hercules, Inc., 1,3 partie de dioctyldiphénylamine (anti-oxydant et agent de dispersion), 1,1 partie de phényl-a-naphtylamine (anti-oxydant), 3,0 parties de phosphate de tricrésyle (agent pour extrêmes pressions)., o,1 partie de benzotriazole (inhibiteur de corrosion du cuivre) et 0,02 partie d'acide sébacique (inhibiteur de corrosion du plomb). L'huile de base E est une composition d'huile complète contenant 100 parties d'huile B, 1,3 partie de dioctyldiphé nylamine (anti-oxydant et agent de dispersion), 1,1 partie de phényl-a-naphtylamine (anti-oxydant), 3,0 parties de phosphate de tricrésyle (agent pour extrêmes pressions), 0,1 partie de benzotriazole (inhibiteur de corrosion du cuivre) et 0,02 partie d'acide sébacique (inhibiteur de corrosion du plomb). Le tableau 1 récapitule quelques-unes des propriétés physiques de ces huiles. TABLEAU I Propriétés des huiles de base Viscosité, cSt Capacité de charge Ryder, ~ kqXcm Huile à 990C à -400C A 4,3 4900 430 B - - 500 C Comme l'huile B 500 D E On évalue les propriétés extrême pression de plusieurs compositions lubrifiantes préparées avec les sels d'ammonium d'acide organosulfonique des exemples I à 10-et les huiles de base ci-dessus, à l'essai aux engrenages dans la machine Ryder décrite par la norme ASTM D-1947. En bref, dans cet essai, on soumet un train d'engrenages lubrifié par l'huile à essayer à des charges croissantes dans des conditions déterminées. On mesure le degré d'usure de la face des dents sous chaque charge. On fait un graphique du pourcentage d'usure de la face des dents en fonction de la charge pour déterminer la capacité de charge de l'huile essayée. La capacité de charge est par définition la charge des dents, en kilogrammes par centimètre de dent, à laquelle on atteint une usure moyenne de 22,5 % de la surface des dents. Le tableau Il indique les constituants de chaque composition lubrifiante et les résultats des essais. TABLEAU Il Composition lubrifiante Essai Ryder, kg/cm Huile Concentration Additif Huile Concentration charge de base d'additif (1) Exemple 1 A 0,1 538 492 516 87 Exemple 2 A 0,2 575 554 565 136 A(2) 0,2 590 446 518 89 Exemple 4 B 0,3 642 663 652 153 A 0,25 543 509 526 97 B 0,2 642 578 604 109 B 0,1 542 556 549 50 Exemple 6 B 0,3 619 552 585 86 Exemple 8 B 0,3 747 731 739 239 Exemple 9 B 0,2 685 622 653 155 Exemple 10 B 0, 2 621 604 616 115 (1) Parties d'additif par 100 parties d'huile de base (2) Contient 1,0 partie en poids de phosphate de tricrésyle pour 100 parties dthuile A l'examen de ces résultats, on peut voir que les compositions lubrifiantes de l'invention augmentent de 50 à 240 kg/cm la capacité moyenne de charge de l'huile.Par exemple, les données du tableau Il montrent que le produit de l'exemple 8, à savoir le sel de l'acide méthanesulfonique et de la tri-nbutylamine, à une concentration de 0,3 partie en poids pour 100 parties en poids d'huile, augmente de près de 240 kg/cm la capacité moyenne de charge de l'huile. Ainsi, les acides alcanesulfoniques figurent parmi les moyens préférés de l'invention. EXEMPLE 12 Cet exemple indique les résultats d'essais de gonflement dé joints et d'essais d'état des joints, effectués avec plusieurs compositions lubrifiantes préparées avec les sels d'ammonium d'acide sulfonique organique des exemples 1 à 10 et les huiles de base de l'exemple 11. L'essai de gonflement d'élastomères s'exécute selon la "Federal Test Method" RTM-3604.1. En bref, on détermine le volume d'une éprouvette de caoutchouc avant et après son trempage dans huile à essayer, dans les conditions de temps et de température indiquées, on pèse l'éprouvette dans l'air et dans l'eau et on calcule l'eau déplacée. Le gonflement obtenu s'exprime en pourcentage de variation relativement au volume initial après trempage dans huile. Pour exécuter ltessai d'état des élastomères, on courbe l'éprouvette de caoutchouc autour d'une tige de verre de 6,4 mm et on observe s'il se produit une fissuration, en appliquant un grossissement de lOX. Le résultat est dit "bon" si lton n'observe pas de fissuration et si la surface de ltélas- tomère n1 est ni molle, ni collante, ni fragile, ni écailleuse. Les caoutchoucs utilisés pour ces essais sont les suivants Caoutchouc Source Composition "FS" Dow Corning Fluorosilanes "Sirvene" Chicago Rawhide Polydiméthylsiloxane et variantes "H Rubber" Goodrich Butadiène/acrylonitrile "F Rubber" duPont Copolymère fluorure de vinylidène/hexaf luoropro- pylène On effectue tous les essais pendant 72 heures dans les conditions de température suivantes : "FS rubbertt 150CC "Sirvene" 1500C ; "H Rubber" 700C ; F Rubber 204 C. Les résultats des essais et les constituants de chaque composition lubrifiante sont indiqués au tableau III ciapres. TABLEAU III Essais de diverses compositions d'huile sur des élastomères Composition lubrifiante Gonflement Huile Concentration Elastomere g Additif de base d'additif (1) Exemple 1 C 0,1 FS FS 3,07 Bon Exemple 2 C 0,5 FS 2154 Bon B 0,2 FS 2,17 17 Bon B 0,2 Sirvene 4,36 Bon B(2) 0,2 FS 1,94 Bon B(2) 0,2 Sirvene 5s29 Bon Exemple 3 C 0,1 FS 2,82 Bon Exemple 4 C 0 > 3 FS 3,65 Bon C 0,3 Sirvene 5,85 C 0,3 H Rubber 13,81 Bon C 0,3 F Rubber 14,93 Bon C 0,1 FS 3,59 Bon Exemple 5 C 0,3 FS 4,09 Bon C 0,1 FS 3,86 Bon Exemple 6 C 0,3 FS 4,03 Bon C 0,1 FS 3,34 Bon Exemple 7 C 0,3 FS 4,34 Bon Exemple 8 C 0,3 FS 3,47 Bon Exemple 9 C 0,2 FS 4,93 Bon C 0,1 FS 4,57 Bon D 0,1 FS 3,41 Bon Exemple 10 B 0,2 FS 5,17 Bon C 0,1 FS 4,86 Bon (1) Parties d'additif pour 100 parties d'huile de base. (2) Contient 1,0 partie en poids de phosphate de tricrésyle pour 100 parties en poids d'huile. Les données du tableau III montrant toutes que les additifs de l'invention n'attaquent pas le joint en causant une contraction ou une détérioration par fissuration, etc. Par con tret quand on effectue un essai similaire avec un additif de la technique antérieure, le "Primene 81R" qui est un sel mixte d'un mélange d'acides monométhylphosphorique et diméthylphosphorique, le "FS Rubber" a un gonfl#ement de -9,5 et donne un mauvais ré sultat à l'essai d'état du joint, présentant des fissures lors de la flexion. Ce contraste montre clairement que les additifs de l'invention constituent de nouveaux perfectionnements relati vement à ceux de la technique antérieure, quant à la compatibilité avec les joints en caoutchouc de silicone. EXEMPLE 13 Cet exemple indique les résultats d'essais de stabilité vis-à-vis de la corrosion par oxydation, conduits sur plusieurs compositions lubrifiantes contenant les sels d'ammonium d'acide organosulfonique des exemples 1 à 10 et les huiles de base de l'exemple 11. Pour effectuer l'essai de stabilité vis-à-vis de corrosion par oxydation à 218 C, on insuffle de l'air à raison de 5 l/h pendant 72 heures dans 100 g de la composition lubrifiante maintenue à une température de 2180C. A la fin de l'es- sai, on détermine le pourcentage d'augmentation de la viscosité et de variation de l'indice d'acide total (IAT). Pour déterminer les caractéristiques corrosives du lubrifiant, on plonge dans l'huile divers morceaux de métal pesés et on mesure la variation de poids à la fin de l'essai. La variation de poids signifie soit une corrosion due à la dissolution du métal soit un gain de poids dû aux dépôts. On utilise cet essai pour déterminer si les lubrifiants offrent une protection suffisante des pièces métalliques essentielles des moteurs et accessoires lorsqu'on les fait fonctionner à haute température. L'essai de stabilité vis-à-vis de la corrosion par oxydation à 2040C est similaire à l'essai à 218ex, à part la température qui est différente. Dans essai décrit ci-dessus, on évalue les additifs des exemples 4 et 10 aussi bien à 2040C qu'à 218 C pendant 72 heures. On évalue aussi une huile de base ne contenant pas d'additif et une huile de base contenant un additif du type phosphate aminé de la technique antérieure. Le tableau IV indique les constituants de chaque composition lubrifiante et les résultats# des essais. TABLEAU IV Essai de stabilité vis-à-vis de la corrosion par oxydation Composition 72 heures à 2040C 72 heures à 2180C lubrifiante Addi--Hui- Concen- Cu Mg Avis. #IÀT Cu Mg #vis. #IAT tif le tration, % parties en poids Néant E -- -0,03 +0,04 18,42 1,19 -0,33 -16,16 68,94 4,94 Exem- E 0,2 -0,01 +0,03 23,78 0,34 -0,31 0,07 44,52 5,25 ple 4 Témoin (2) C 0,1 -0,28 +0,03 23,15 2,07 -0t68 -3,42 51,53 7,55 Exem pi, 10 C 0,2 -0,23 +0,01 24,84 1,59 -0,34 -0,34 50,53 8,46 (1) à 380C (2) Agent de résistance mécanique commerciale, sel de phospha te acide d'une amine en C18 à C22 "Primene 81R (3) Norme ASTM D-664. Comme on peut le voir à l'examen des données du ta bleau IV, ni l'additif de l'exemple 4 ni celui de l'exemple 10 ne contribuent notablement à la corrosion du cuivre ou du magné sium ni à l'accroissement de viscosité ou à l'accroissement de l'indice d'acide total. En outre, les compositions contenant les sulfures ne donnent aucun accroissement de la corrosion de l'ar gent. REVENDICATIONS 1. - Composition lubrifiante liquide pour moteurs d'aéronefs, comprenant une proportion principale d'une huile lubrifiante d'ester synthétique et caractérisée par le fait qu'elle contient, à raison de 0,05 à 1,0 partie pour 100 parties en poids de l'huile lubrifiante d'ester, un sel d'ammonium d'acide organosulfonique soluble dans l'huile et dont le groupe sulfonate contient un groupe hydrocarbyle en C1 à C26 et 1234 un groupe ammonium répondant à la formule NR R R R x dans la- quelle x égale O ou 1 et R1 R2, R3 et R4 représentent chacun un atome d'hydrogène ou un groupe hydrocarbyle en C1 à C36, à 1 condition qu'au moins un des symboles R1 4 la condition qu'au moins un des symboles R à R représente un groupe hydrocarbyle en C1 à C36. 2. - Composition selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le groupe sulfonate contient un groupe hydrocarbyle en C1 à C18. 3. - Composition selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le groupe sulfonate contient un groupe alkyle contenant 1 à 18 atomes de carbone. 4. - Composition selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le groupe sulfonate contient un groupe ndodécylphényle, méthyle, p-tolyle, 2-naphtyle ou un groupe DLcamphre. 5. - Composition selon la revendication 2, caracté risée par le fait que x t O et que R1 est un groupe alkyle en C1 à C18. 6. - Composition selon la revendication 2, caracté 1 2 risée par le fait que R et R sont des groupes alkyle et que R3 est un groupe 2-hydroxyalkyle en C1 à C18. 7. - Composition selon la revendication 1, caractérisée par le fait que R1 et R2 sont des groupes n-butyle et R3 un groupe n-butyle ou 2-hydroxypentadécyle. 8. - Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que le groupe sulfonate contient un groupe méthyle et que le groupe ammonium est dérivé de la di-n-butyl-2-hydro xypentadécylamine. 9. - Composition selon la revendication 1 caractérisée par le fait que le groupe sulfonate contient un groupe mé thyle et le groupe ammonium est dérivé de la di-n-butyl-2-(lau royioxy) -pentadécylamine. 10. - Composition selon la revendication 1, caractérisée par le fait que x = 1 et que R11 R2 et R3 sont des groupes éthyle. 11. - Composition selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le groupe ammonium est dérivé d'un mélange d'isomères ramifiés d'amine aliphatique primaire en C12 à C14 à substituants 1,1-diméthyle ou d'un mélange d'isomères ramifiés d'amine primaire en C18 à C22 à substituants 1,1-diméthyle. 12. - Composition selon la revendication t, caractérisée par le fait que l'huile d'ester synthétique est un ester formé par un acide gras monocarboxylique saturé et un polyol choisi parmi les triols, les tétrades et les dimères de tétraols. 13. - Composition selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle contient 0,1 à 0,5 partie du sel d'ammonium d'acide organosulfonique pour 100 parties en poids de l'huile lubrifiante d'ester. 14. - Composition selon la revendication 13, caractérisée par le fait que le groupe sulfonate contient un groupe hydrocarbyle en C1 à C18.