i 2011632 La présente invention concerne un condensateur feuilleté, à armatures minces, susceptibles de régénération, fabriqué par bobinage de bandes formant condensateur sur un rouleau, et division du bobinage, encore placé sur le rouleau, en condensa-5 teurs distincts. On connaît un procédé de fabrication d'un condensateur de ce genre par la demande de brevet hollandais mise à l'inspection publique sous le n° 165.829. Il consiste à bobiner plusieurs couches de bandes formant condensateur, et à diviser ensuite ce bloc bobiné en condensateurs distincts. 10 Les condensateurs feuilletés comportent généralement des armatures minces, qui sont susceptibles de régénération, et avec lesquelles des contacts sont établis sur les faces latérales, par des couches latérales de métal de contact, déposées par schoopage. Dans les condensateurs de forme parallélépipèdique, 15 les couches diélectriques métallisées sont empilées, et, près des surfaces de coupe, des armatures de polarités opposées sont écartées d'une distance égale à l'épaisseur du diélectrique, donc par exemple de 2 à 10 u. Lorsque l'on applique une tension à un tel condensateur, on peut s'attendre à ce que des claqua-20 ges apparaissent sur les surfaces de coupe. Ceci n'entraîne certes pas un court-circuit du condensateur, puisque, à ces endroits, les armatures métalliques sont éliminées par brûlage, de la façon habituelle pour les condensateurs à auto-régénération. Par les impulsions de courant qui apparaissent alors, les claquages 25 endommagent cependant les contacts du condensateur et ils réduisent sa capacité, dans le rapport de la largeur de la bande brûlée, qui peut atteindre un à plusieurs millimètres selon la tension appliquée, à la largeur totale. D'autre part, les vibrations mécaniques liées aux brûlages réduisent la solidité d'un tel 30 condensateur. La présente invention concerne un condensateur feuilleté du type indiqué initialement, qui ne présente pas les inconvénients mentionnés ; ce condensateur feuilleté est caractérisé par le fait que le diélectrique est constitué par des feuil-35 les de matière synthétique, dont l'étirage préalable peut être supprimé, et que les armatures présentent une conductânôe inférieure à 1,5 Siemens (Ohm-^). . On a effet constaté que, pour un choix approprié du diélectrique et des armatures métalliques utilisées, aucun cla-40 quage n'apparaît encore sur les surfaces de coupe pour des ten 69 20532 2 2011632 sions allant jusqu'aux environs de 500 V., et cela sans traitement supplémentaire. Ceci est obtenu en utilisant çoramè diélectrique une feuille de matière synthétique, étirée, dont la structure superficielle est modifiée par11échauffement local produit, 5 lors de l'opération de séparation à l'aide d'une seie, dans une zone étroite de part et d'autre de la surface de coupe, en raison d'une faible contraction, de telle sorte que la couche métallique mince, déposée sur le diélectrique par évaporation, se crevasse à cet endroit, en formant de petits îlots. Si le métal 10 des armatures a la propriété de se recouvrir aussitôt, sur ses surfaces libres, d'uiî oxyde fortement isolant, comme c'est le cas pour les métaux utilisés comme anodes dans les condensateurs électrolytiques, les îlots mentionnés sont alors isolés les uns des autres, et ils forment ainsi une bande non conductrice, de 15 largeur voisine de 0,1mm, qui s'étend jusqu'au bord de la surface de coupe. Des lames métalliques pour scie circulaire, d'un type courant, ayant une épaisseur de 0,3 à 0,5mm et une fine denture, se sont révélées comme utilisables en tant qu'outils de séparation. On peut réaliser des feuilles étirées, susceptibles de 20 retrait, qui présentent l'effet décrit, et conviennent donc particulièrement bien, avec les matières suivantes : polycarbonate, téréphthalate de polyéthylène, polypropylène. Un métal pour armatures, satisfaisant à l'exigence imposée, est l'aluminium, avec une conductance d'armature inférieure à 1,5 Siemens (0hm~^). 25 La fabrication des condensateurs selon la présente in vention peut être mise en oeuvre économiquement en métallisant par schoopage les faces latérales du bobinage encore situé sur le rouleau, avant sa division, par exemple par sciage. Sur le rouleau sont enroulés des bobinages qui ont par exemple un dia-30 mètre de 50cm, et avec lesquels des contacts sont établis par le procédé de métallisation par projection. A titre d'exemple, on a décrit ci-dessous et illustré schématiquement sur la figure unique du dessin annexé une forme de réalisation du condensateur feuilleté selon la présente in-35 vention. Sur la figure, 1 désigne la partie à effet capacitif d'un condensateur feuilleté, terminé, dont le diélectrique est constitué par des feuilles de matière synthétique, dont l'étirage préalable peut être supprimé, et qui sont formées de préférence 40 par du polycarbonate, du téréphtalate de polyéthylène, ou du 69 20532 3 2011632 polypropylène. Des couches métalliques latérales, 2 et 3, déposées par schoopage, font contact avec les bords saillants des armatures minces, susceptibles de régénération. Des amenées extérieures de courant peuvent être fixées par soudage sur les cou-5 ches métalliques latérales. 69 20532 4 2011632 REVENDICATIONS 1) - Condensateur feuilleté, à armatures minces, susceptibles de régénération, fabriqué par bobinage de bandes formant condensateur sur un rouleau, et division du bobinage, encore pla-5 cé sur le rouleau, en condensateurs distincts, caractérisé par le fait que le diélectrique est constitué par des feuilles de matière synthétique, dont l'étirage préalable peut être supprimé, et que les armatures présentent une conduct^nce inférieure à 1,5 Siemens (Ohm-"'") . 10 2) - Condensateur feuilleté suivant la revendication 1), caractérisé par le fait que le diélectrique est constitué par des polycarbonates, du téréphtalate de polyéthylène ou du polypropylène. v