La présente invention concerne un dispositif excitateur de la sécrétion des glandes. On a déjà constaté que la présence, dans un milieu buccal par exemple, de métaux ou d'alliages métalliques de nature et de potentiel différents -or et amalgame d'argent ou autres- conduisait fréquemment à la formation de phénomènes électrogalvaniques et que ces phénomènes staccompagnaient parfois d'une augmentation de la sécrétion des glandes salivaires ; mais ces phénomènes électrogalvaniques peuvent amener simultanément un certain nombre de troubles ou même de lésions pharyngées. L'inventeur a déterminé de façon surprenante qu'il était possible grâceà l'action d'un dispositif comportant une source d'énergie voltaique autonome, d'exercer une action excitatrice sur la sécrétion des glandes, et en particulier, des glandes salivaires, lacrimales et glandes humidifiant la conjonctive sans pour autant que cette action s'accompagne d'effets secondaires nuisibles. Cette action excitatrice est spécialement intéressante dans les cas pathologiques df non fonctionnement partiel ou total de ces glandes. C'est ainsi que l'invention a pour objet un dispositif excitateur de la sécrétion des glandes qui est constitué d'une source d'énergie voltaïque autonome enrobée dans une masse isolante rigide ou semi-rigide à l'exception des deux pôles dégagés de fa çon à être en contact avec le milieu ambiant. La source d'énergie voltaïque est avantageusement constituée par une ou plusieurs micropiles ou micro-accumulateurs rechargeables, choisis suivant l'intensité et le voltage les plus adaptés à l'application envisagée. Selon une autre caractéristique de l'invention, la source d'énergie voltaïque est transistorisée. La masse isolante rigide, de forme adaptée à l'application envisagée peut être constituée de toute matière naturelle et synthétique présentant des propriétés d'isolation et d'inertie visà-vis du milieu ambiant. Dans certaines applications, il peut être intéressant que les deux pôles dégagés de la source d'énergie voltaïque se trouvent légèrement en retrait de la masse isolante rigide ou semi-rigide, de façon à ne pas se trouver en contact direct avec les tissus. L'une au moins des électrodes constituant les deux pôles est avantageusement revêtue de métal ou d'alliage métallique conduc teur de préférence inaltérable au milieu dans lequel sera placé le dispositif. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, une au moins des électrodes est revêtue dtus composé susceptible de dé gager, au contact du milieu ambi#nt, , des ions spécifiques tels que des ions fluor La présente invention sera d'ailleurs mieux comprise gracie à la description qui suit, en référence au dessin schématique nexé représentant une forme d'exécution du dispositif selon l'invention plus spécialement destiné a l'utilisation dans le domaine odonte-stemntslogique et dans lequel figure 1 est une vue en perspective du dispositif, figure 2 est une coupe selon 2-2 de figure d Dans les-figures, 4 est la masse isolante rigide, 5 est la source d'énergie voltaïque et 6 et 7 les deux pôles de ladite source. Comme on le voit sur la figure, le dispositif présente la forme générale d'une dragée 3 constituée principalement par la masse isolante rigide 4 ; cette masse isolante peut être constituée de toute matière naturelle ou synthétique (pierre, matière plastique...3 présentant, vis-a-vis du milieu ambiant, en L'est pèce, la salive, des propriétés satisfaisantes d'isolation et d'inertie. Cette masse isolante est munie le long du petit axe de la dragée d'une cavité afin de permettre l'introduction de la source d'énergie voltaïque 5.Cette source peut être de tout type connu ; c'est ainsi qu'il peut s'agir d'une ou plusieurs micro piles ou micro-accumulateurs rechargebles dont 1 tl'intensité et le voltage sont déterminés selon l'ampleur de l'excitation désirée. La source d'énergie voltaïque 5 peut être également transistorisée. Sur le dispositif représenté au dessin la source d'énergie voltaïque constituée d'une micropile, occupe la partie centrale de la dragée ; mais les deux polos se trouvent légèrement en retrait par rapport à la surface extérieure de la masse isolante 4. Le mode de fixation provisoire ou permanente de la source d'énergie voltalque 5 dans la masse isolante 4 est assuré par tout moyen connu et n'est pas représenté. Les pôles 6 et 7 de la source d'énergie voltaique 5 sont recouverts d'une couche de métal ou d'alliage ou amalgame métallique, semblable ou différent, de préférence inaltérable au milieu ambiant, dans le but de faciliter la transmission d'énergie vers Ce milieu ambiant. C'est ainsi que les pôles 6 et 7 peuvent être recouverts d'un amalgame de cuivre, ou d'un amalgame d'argent. Un au moins des deux pôles peut également être recouvert d'un composé susceptible de libérer progressivement sous l'action du milieu ambiant, en l'espèce la salive, des ions bénéfiques, tels que des ions fluor. La masse isolante est façonnée de telle sorte que la partie métallique des pôles 6 et 7 ne vienne pas au contact direct des tissus et c'est le film de salive obtenu qui établit le contact électrolytique entre les deux pôles. Dans les cas pathologiques de non foeictionnoment partiel ou total (syndrome de xerostomie du diabète p.ex.) des glandes salivaires, l'introduction, dans la bouche du patient, du dispositif selon l'invention permet d'obtenir rapidement une salivation en quantité et en qualité tendant à la normale sans provoquer de troubles physiologiques annexes. En effet, dès la mise en bouche de la dragée 3, l'action catalytique initiale est suivie d'une action d'électro-stimulation des fibres nerveuses qui entraîne une vaso-dilatation des orifices des glandes et des papilles gustatives. Cette stimulation provoque rapidement une sécrétion des glandes salivaires primaires et secondaires et le film de liquide obtenu permet l'établissment d'un contact électrolytique entre les deux pôles. Le passage d'un courant électrique dans le conducteur électrolytique que constitue la salive provoque un déplacement des ions (anions et cations) vers les pôles 6 et 7 de la dragée 3. Toutefois, ces pôles étant recouverts en métal ou alliage métallique inaltérable, les ions perdent leur charge à leur contact, retrouvent leur neutralité, avec toutes les affinités chimiques de la molécule ; la salive ainsi obtenue est normale, sans présenter le gout métallique qui caractérise celle obtenue par électro-galvanisme. Si toutefois, comme mentionné plus haut, un de ces pôles est revêtu d'un composé susceptible de dégager des ions spécifiques, tels que l'ion fluor, ce dégagement se fait progressivement lors de l'excitation du milieu ambiant par la source d'énergie voltalque. Le sujet déplaçant instinctivement la dragée dans la cavité buccale, les points d'excitation et de sécrétion sont, de ce fait, augmentés. Au cours des repas, la dragée peut être retirée de la bouche car la salivation se poursuit suffisamment longtemps pour que le bol alimentaire soit imprégné de liquide, permettant ainsi de retrouver1 avec le goùt des aliments, les fonctions et les rôles (mé- canique-digestif-antiseptique...) de la salive. Le dispositif excitateur précédemment décrit dans son appose cation particulière au secteur odonto-Stomatologique ne se limite pas, comme il va de soi, à ce domaine. C'est ainsi que, dans les cas particuliers de deficlences des glandes lacrymales et des glandes humidifiant la conjonctive, la source d'énergie peut etre intégrée dans la monture (en matière isolante) d'une paire de lunettes, la fréquence intermittente de passage de courant deexitation étant étant réglée par un montage ap- proprié, soit par le battement des paupières soit par un disposi- tif électronique adéquat. Dans le cas d'électrostimalation directement ou en dériva- tion do glandes internes (glandes digestives par exemple) la source d'énergie (micropiles ou micro accumulateur rechargeable) sera isolée des parois du vaisseau par un isolant arachnéen semi- rigide pour permettre le passage du milieu ambiant conducteur. Le même montage d'isolation sera appliqué pour des vaisseaux conducteurs (sang) en vue d'obtenir une action cataleptique ou magnétique sur certains microorganismes sensibles au courant électrique (virus). - REVENDICATIONS 1 - Dispositif excitateur de la sécrétion des glandes, caractérisé en ce qu'il est constitué d'une source d'énergie voltalque autonome enrobée dans une masse isolante rigide ou semirigide à l'exception des deux pôles dégagés de façon a être en contact avec le milieu ambiant. 2 - Dispositif selon la revendication i, caractérisé en ce que la source d'énergie voltaïque est constituée par une ou plusieurs micropiles ou micro-accumulateurs rechargeables, choisis suivant l'intensité et le voltage les plus adaptés à l'application envisagée. 3 - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la source d'énergie voltalque est transistorisée. 4 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications i à 3, caractérisé en ce que la masse isolante rigide est constituée de toute matière naturelle et synthétique présentant des propriétés d'isolation et d'inertie vis-à-vis du milieu ambiant. 5 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 E 3, caractérisé en ce que la masse isolante semi-rigide est un isolant arachnéen susceptible de permettre le passage du milieu ambiant conducteur. 6 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications i à 5, caractérisé en ce que les deux pôles dégagés de la source d'énergie voltaïque se trouvent légèrement en retrait de la masse isolante rigide ou semi-rigide, de façon à ne pas se trouver en contact direct avec les tissus. 7 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications i à 6, caractérisé en ce que l'une au moins des électrodes est revêtue d'un métal ou d'un alliage métallique conducteur inaltérable au milieu dans lequel sera placé le dispositif. 8 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications i à 7, caractérisé en ce que l'une au moins des électrodes est vêtue d'un composé conducteur susceptible de dégager, au contact du milieu ambiant, des ions spécifiques. 9 - Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que le composé conducteur est susceptible de dégager des ions fluor 10 - Application du dispositif selon l'une quelconque des revendications i à 9 dans le domaine odonto-stomatologique dans les cas pathologiques de non fonctionnement partiel ou total ( xerostomie diabétique par exemple) des glandes salivaires. 11 - Application du-dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8 à l'excitation des glandes lacrymales et/ou conjonctives par intégration dans la tonture isolante d'une paire de lunettes, la fréquence intermittented'excitation étant réglée, à l'aide de tout montage approprié, par le battement des paupières ou par un dispositif électronique. 12 - Application du dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8 à 1' électro-stimulation, directement ou en dérivation des glandes internes telles que les glandes diges- tives.