Procédé pour la réunion d'éléments de construction et élément de construction produit par ce procédé. La présente invention concerne un procédé pour la réunion ou l'assemblage d'éléments de construction et elle a pour but de créer un mode de travail selon lequel des éléMents de construction peuvent être réunis ou assemblés d'une façon rapide, fiable et avec une grande résistance. Le procédé suivant l'invention est destiné en particulier à la réunion d'éléments en panneaux agglomérés, en contreplaqué et en bois massif, et il est approprié à cet effet. Le procédé suivant l'invention pour la réunion ou l'assemblage d'éléments de construction consiste principalement à munir les surfaces aboutées des éléments de dépressions et à introduire dans ces dépressions une matière plastique durcissable liquide ou bien pouvant être fluidifiée par chauffage, de préférence une masse de scellement à base de polyuréthane. Les masses de scellement introduites dans les dépressions suivant l'invention sont constituées par exemple par des matières de scellement à base de polyuréthane durcissant en masse, formées de deux constituants liquides polyol et isocyanate.Ces deux constituants liquides sont introduits sous une pression d'environ 200 bars dans une tête mélangeuse dans laquelle ils sont mélangés selon un rapport de mélange déterminé, avec une grande vitesse d'écoulement, en étant simultanément introduits dans les dépressions prévues dans les surfaces à assembler des éléments de construction par l'intermédiaire d'un tube de sortie. Selon l'activation du système, une masse de scellement de ce type peut être rendue solide dans la dépression en un laps de temps allant de 3 secondes à 15 minutes, et de préférence de 3 à 90 secondes après le début de l'introduction. D'une façon générale, il est avantageux de de donner A des masses de scellement de ce type un comportement de fluidité satisfaisant pour leur pénétration dans les dépressions, ce qui est important en particulier quand lesdites dépressions se présentent, suivant un mode de mise en oeuvre particulièrement avantageux de l'invention, sous la forme de rainures longitudinales. L'admission de la masse de scellement peut alors avoir lieu soit depuis l'extrémité de la rainure longitudinale, soit par des perçages d'admission particuliers. D'une façon générale, dans le cas de l'invention, la masse de scellement peut être une matière plastique durcis sable liquide ou pouvant être fluidifiée par chauffage, et de préférence une masse de scellement à base de polyuréthane. L'invention permet ainsi d'assurer la réunion ou l'assemblaae d'éléments de construction d'une manière présentant une résistance et une ténacité aux chocs remarquable; par exemple,lors de l'application de l'invention à la réunion d'éléments en panneaux agglomérés, en contreplaqué ou en bois massif, un avantage important réside dans le fait que la masse de scellement a pour propriété d'assurer un mouillage satisfaisant des pièces en bois considérées, ainsi qu'une bonne pénétration dans les couches non compactes des panneaux agglomérés. D'une façon générale, on peut, outre les matériaux indiqués précédemment, réaliser les éléments à réunir ou a assembler par exemple à partir de fibres ou de copeaux organiques, comme des plantes annuelles, par exemple de la paille, avec un liant approprié, ou bien également en matière plastique, comme les composés de polymérisation, de polycondensation ou de polyaddition cellulaires renforcés ou massifs, ainsi que de tels composés avec des charges minérales. On peut encore de façon fondamentale, suivant l'invention, réunir ou assembler par le procédé considéré même des matières minérales comme le plâtre, de l'amiante, des métaux, de l'argile boursouflée, du verre boursouflé et analogues. D'une façon particulière, on peut, pour la mise en oeuvre de l'invention, former des dépressions opposées entre elles sur les surfaces aboutées des éléments de construction à réunir ou à assembler, et remplir ces dépressions de masse de scellement en formant un élément composite unitaire. Mais on peut également, suivant des variantes de mise en oeuvre, ménager une dépression d'un seul côté dans une surface, la réunion ou l'assemblage étant alors assuré en introduisant la masse de scellement entre les surfaces aboutées elles-mmes. D'une façon générale, lors de la mise en oeuvre de l'invention, l'introduction de la masse de scellement dans les dépressions ou le remplissage de celles-ci peut être assuré sous une certaine pression, comprise par exemple entre 30 et 6O bars environ. D'autres particularités et avantages de l'invention apparaîtront d la lecture de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatif et sur lesquels : Les Fig. 1 A 3 montrent trois modes de réalisa- tion différents pour la réunion d'une barre formant nervure ou analogue avec une plaque constituant une embase. Les Fig.4 à 6 montrent d'autres modes de mise en oeuvre pour la réalisation d'assemblages de ce type, à plus grande échelle. Les Fig. 7 et 8 montrent deux modes de mise en oeuvre possibles pour l'assemblage de plaques par leurs côtés. Dans le cas du mode de réalisation que montrent les Fig. 1 & 3, on a désigné chaque fois par la refOren- ce 2 une plaque formant embase ou analogue et par la référence 1 un élément de construction devant être réuni à cette plaque formant embase 2 et constitué par la même matière ou bien par une matière différente . Dans le cas du mode de réalisation que montre la Fig. 1, l'élément de construction 1 est muni sur sa surface orientée vers l'élément de construction 2 d'une rainure longitudinale 3 dans laquelle on introduit sous pression une masse de scellement 4, par exemple en poly uréthane, par l'intermédiaire d'un perçage ou canal d'injection 5. Il en résulte une liaison résistant aux chocs et ayant une forte résistance mécanique entre les deux élements de construction 1 et 2, obtenue en un laps de temps et avec un travail extrêmement réduits. Dans le cas de la Fig. 2, on a ménagé dans la plaque formant embase 2 uneXrainure longitudinale 6 et la masse de scellement 4 est introduite sous pression depuis l'extrémité de la rainure longitudinale 6, de sorte qu'il se forme entre les deux éléments de construction, sur les surfaces orientées l'une vers l'autre, une couche 7 de masse de scellentent qui est solidaire de la masse de scellement 4 se trouvant dans la rainure longitudinale 6. Dans le cas du mode de réalisation que montre la Fig. 3, on a ménagé chaque fois dans les deux faces aboutées des éléments de construction 1 et 2 une rainure longitudinale 6 dans laquelle on introduit la masse de scellement 4 sous pression depuis l'extrémité de cette rainure, en provoquant ensuite le durcissement de cette masse. On a montré sur la Fig. 4 un mode de réalisation de l'invention selon lequel on a ménagé dans la plaque 2, au point de liaison avec l'élément de construction 1, une rainure 6 ayant en section droite un profil angulaire ou en onglet, tandis que l'élément de construction 1 présente, au voisinage des surfaces d'assemblage, une section droite en forme de tronc de pyramide 10 et est appliqué par ses surfaces inclinées 9 contre les surfaces conjuguées correspondantes de la rainure en onglet 6, les éléments de construction 1 et 2 étant ainsi centrés l'un par rapport i l'autre avant l'introduction de la masse de scellement. Un autre mode de mise en oeuvre pour l'emboîtement des éléments à réunir en vue d'un auto-centrage est représenté sur la Fig. 5, sur laquelle le profil 10 en forme de tronc de pyramide de l'élément de construction 1 n'est ménagé que sur une partie de sa face terminale orientée vers l'élément de construction 2, cet élément de construction 1 reposant sur la surface de l'élement de construction 2 par ses épaulements longitudinaux 11. On a montré sur la Fig. 6 un mode de réaliser tion qui correspond en principe à celui visible sur la Fig. 4, mais dans lequel l'élément de construction 1 est muni en outre d'une contre-rainure 12. Dune façon générale, on obtient ainsi, dans le cas des Fig. 4 à 6, un centrage des éléments de construction à assembler par l'emboîtement réciproque de protubérances et de dépressions, les surfaces opposées correspondantes de ces protubérances et de ces dépressions étant amenées dans une position d'application relative avant l'introduction de la masse de scellement, de sorte que le centrage requis est ainsi obtenu. La masse de scellement est ensuite introduite dans les cavités qui demeurent présentes.On notera d'une façon générale que les sections droites les plus diverses peuvent etre admises dans le cadre de l'invention et que l'auto-centrage désiré des éléments devant être réunis ensemble peut ainsi être obtenu, les formes et profils représentés ne correspondant qu'à quelques modes de réalisation possibles, donnés à titrc d'exemples et qui ont été considérés comme particulièrement avantageux. On a représenté sur la Fig. 7 un mode de réalisation de l'invention permettant la réunion longitudinale de deux ou plusieurs plaques 8. Ce mode de mise en oeuvre de l'invention correspond d'une façon générale à l'application du mode de réalisation suivant la Fig. 4 à la réunion de deux élements de construction placés à plat, par leurs côtés longitudinaux, c'est-i-dire qu'une plaque est munie chaque fois sur un côté d'une rainure longitudinale en angle ou en onglet 6 et sur son côté opposé d'un profilage à la manière d'un tronc de pyramide 10, dont les flancs obliques 9 peuvent être amenés dans une position d'application et de centrage contre les surfaces correspondantes opposées de la rainure en onglet 6 avant l'introduction de la masse de scellement 4 dans cette rainure 6. Dans le cas du mode de réalisation que montre la Fig. 8, les deux plaques devant être réunies par leurs côtés longitudinaux sont munies sur un côté longitudinal d'une rainure 6 et sur l'autre côté longitudinal d'une languette 13, afin dans ce cas d'obtenir une rigidité plus grande que dans le cas de la Fig. 7 au point d'assemblage, et d'assurer par la venue en prise de la rainure et de la lanquette, selon leurs dimensions et leur conformation, un centrage momentané comme montré, ou bien également un centrage complet.Dans le cas du mode de réalisation représenté, l'agencement est tel que la masse de scellement 4 pénètre non seulement dans la rainure longitudinale 6, mais également entre les faces latérales, c'est-à-dire entre les épaulements il de la plaque de gauche 8 et les surfaces opposées de la plaque conjuguée 8 qui sont voisines de la rainure longitudinale 6.Comme cela est indiqué par les flèches, les deux plaques 8 peuvent toutefois entre pressées ensemble de telle sorte qu'aucune masse de scellement ne puisse pénétrer entre les surfaces précitées. I1 est en outre possible, suivant l'invention, de prévoir des agencements dans lesquels la languette 13 a des dimensions telles qu'elle s'embofte dans la rainure longitudinale 6, en ménageant alors simplement une cavité destinée à être remplie par la masse de scellement devant la face terminale de cette rainure. D'une façon générale, comme le montrent les exemples représentés et décrits, de nombreuses réaliser tions sont possibles suivant l'invention, d'une manière permettant la venue en prise des éléments individuels afin de réaliser un auto-centrage. D'autres modifications encore peuvent être apportées aux modes de réalisation décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour réunir ou assembler des éléments de construction, caractérisé en ce qu'on prévoit, dans les surfaces aboutées des éléments, une ou plusieurs dépressions, et en ce qu'on introduit dans ces dépressions une matière plastique durcissable liquide ou pouvant être fluidifiée par chauffage, de préférence une masse de scellement à base de polyuréthane. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caracté- risé en ce que les dépressions ne sont prévues que dans l'une des surfaces à réunir, la masse de scellement étant introduite dans cette dépression et également entre les surfaces aboutées des éléments à assembler. 3.- Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les deux surfaces aboutées sont munies de dépressions opposées et en ce que ces dépressions sont remplies avec une masse de scellement. 4.- Procédé suivant la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que les dépressions sont constitués par des rainures (3 > . 5.- Procédé suivant lune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les rainures (3) sont remplies de masse de scellement par l'intermédiaire de perçages ou canaux d'injection (5). 6.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications I d 4, caractérisé en ce que les rainures -sont remplies avec la masse de scellement par leur extrémité. 7.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la masse de scellement (4) est introduite sous pression dans les dépressions (3,6). 8.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le remplts- sage des dépressions (3,6) est effectué sous une pression pouvant aller jusqu'd 30 à 60 bars environ. 9.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les deux éléments à réunir (1,2,8) sont munis, dans la partie correspondante aux surfaces de liaison, de protubérances et de dépressions qui sont amenées en prise l'une avec l'autre. 10.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les protubérances et les dépressions sont munies de surfaces d'application et de centrage (9). 11.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les protubérances et les dépressions ont en profil une forme angulaire ou en onglet ou bien une forme tronc de pyramide. 12.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que les éléments B réunir (1,2,8) s'engagent l'un dans l'autre par un assemblage par rainure et languette. 13.- Elément de construction constitué de deux ou plusieurs parties, caractérisé en ce que ces parties (1,2,8) sont réunies entre elles par une matière plastique durcissable liquide ou pouvant être fluidifiée par chauffage, de préférence par une masse de scellement en pdyuréthane, introduite dans des dépressions des surfaces aboutées.