La présente invention est relative à un procédé de lecture et de traitement d'indexations codées, notamment de celles utilisées par les services postaux, en vue du pilotage des machines de tri automatique des lettres. L'invention est également relative à un nouveau dispositif pour la lecture d'indexations codées. Divers procédés et dispositifs de lecture d'indexations codées ont été proposés dans l'Art antérieur. Ils présentent cependant certains inconvénients et leur fiabilité laisse à désirer : en particulier, le nombre relativement élevé des rejets et, bien davantage, celui des lectures erronées, interdit la généralisation de la mise en pratique des procédés et dispositifs proposés dans l'Art antérieur. Le cas des lectures erronées est particulièrement significatif lorsqu'il s'agit d'adressage des lettres, étant donné que, n'étant pas carrément rejetées, les lettres dont l'adresse est mal lue sont acheminées vers une fausse destination, ce qui est pire, surtout lorsque la mauvaise destination se trouve être passablement éloignée de la vraie. Les causes d'échecs de ce genre peuvent être diverses. Ainsi, dans le cas de l'impression mécanique préalable des signaux constituant l'indexation destinée à être lue automatiquement, notamment sous forme de bâtonnets disposés suivant un certain code, par exemple, au bas d'une lettre, la quantité d'encre déposée par la machine d'impression peut varier d'une manière très sensible d'un bâtonnet à l'autre et il peut ainsi arriver quelle signal de lecture correspondant à un batonnet faiblement marqué se confonde avec celui, d'intensité comparable, provenant d'une simple tache d'encre, ou même de toute autre tache. On a tenté de pallier cet inconvénient en jouant sur le seuil de lecture des signaux, avec le risque, cependant, d'omettre la lecture de signaux faiblement marqués, si le seuil est trop élevé, ou bien si le seuil est trop bas, de "lire" également certaines taches. Une autre cause d'erreur est constituée par ce qu'il est convenu d'appeler les "suscriptions", c'est-à-dire les mentions manuscrites portées par les rédacteurs d'une adresse, à l'endroit précis réservé à l'impression des signaux de l'index code5. I1 en résulte une certaine déformation des signaux de l'index, qui peuvent se traduire, dans le cas où ces signaux sont des bâtonnets fluorescents, par la perte de leur propriété fluorescente ; de tels bâtonnets, mal marqués, seront rejetés à la lecture. D'autres causes d'erreur sont imputables aux signaux parasites provenant de la teinte de certains papiers (bleue, marron, par exemple), des bordures d'enveloppes "avion", des mentions "T" portées sur l'enveloppe, lorsque l'expéditeur a d'avance acquitté la taxe de la réponse, etc... Ces diverses causes occasionnent, elles aussi, des inégalités des signaux, préjudiciables à la lecture correcte de ceux-ci. Certaines autres causes sont encore à signaler : frappe inégale d'une machine imprimante à marteaux, usure et variation de la luminosité du ruban de la machine, lorsqu'elle en comporte un, espacement entre bâtonnets faussé, lorsque la frappe se produit sur le bord d'une surépaisseur de papier à l'intérieur de l'enveloppe ; dans les machines faisant appel à une projection d'encre à l'aide d'une buse ou au moyen d'un disque tournant à canaux radiaux alimentés en encre, on obtient, dans le premier cas, des bâtonnets obliques et des taches de diamètre voisin de la largeur des bâtonnets, dans le second cas, un brouillard de fines gouttelettes tout autour du contour des fenêtres prévues normalement pour délimiter convenablement les projections d'encre. Dans l'un comme dans l'autre cas, il en résulte une erreur, non point sur la lecture, plus ou moins correcte, du signal, mais bien sur un second facteur, tout aussi important de la méthode, à savoir l'espacement entre les divers signaux de l'index codé à titre d'exemple, on peut signaler le code dit "trois parmi cinq", dans lequel chaque chiffre composant une adresse est constitué par trois bâtonnets, judicieusement disposés parmi cinq emplacements donnés. On conçoit que l'introduction d'un emplacement indésirable dans un message ou, au contraire, la non-lecture d'un emplacement effectivement nécessaire est à éviter avec le plus grand soin. Tous ces inconvénients et, aussi, certains autres sont inhérents aux caractéristiques générales des procédés et dispositifs jusqu'ici utilisés que l'on décrira très sommairement ciaprès, pour fixer les idées, notamment en ce qui concerne la lecture des adresses indexées comme déjà exposé. Les batonnets que comportent lesdites adresses sont en une matière fluorescente. Les supports sur lesquels ils ont été déposés et qu'il s'agit de trier automatiquement, défilent devant une tête de lecture du type optique qui les éclaire, tête agencée également pour recevoir le signal lumineux renvoyé par les baton nets de l'adresse. Ce signal lumineux est envoyé sur un photo transistor, grâce à quoi il est converti en un signal électrique. Ce signal passe par un maximum lorsqu'un bâtonnet est présent devant la tête. En l'absence de bâtonnet, le signal a un niveau qui dépend de la nature de la lettre ; si la lettre est de couleur claire et uniforme, on distinguera très nettement les bâtonnets du "fond de lettre" ; par contre, cette distinction sera plus difficile à effectuer si le "fond de lettre" n'est pas constant, cette perturbation pouvant être causée par les teintes du papier, les bords rouges et bleus des enveloppes "avion", les barres des "T" des taxes, les inscriptions manuscrites sur la lettre, etc... Le traitement auquel le signal électrique délivré par le photo-transistor est soumis est, selon les procédés et dispositif s connus, un traitement logique, réparti sur deux niveaux un niveau "zéro, lorsque le signal initial est inférieur à un niveau donné, et un niveau "un", dans le cas contraire. On obtient un signal "carré" dont les fronts, du moins en théorie, sont espacés selon des intervalles bien définis, multiples d'un certain "pas", constant, par définition. En fait, des incertitudes apparaissent, à cet égard, essentiellement en raison de l'épaisseur inégale des bâtonnets, ceux-ci étant détectés, à la lecture, par leur front "avant", c'est- -dire celui qui se présente en premier sous la tête de lecture, dans le sens de défilement des adresses ; or, le signal traduisant la présence d'un bâtonnet aura une durée égale au temps qui se sera écoulé entre la détection dudit front "avant" et celle du front "arrière", autrement dit de la fin du bâtonnet , ce qui détermine la largeur du signal carré correspondant. I1 est clair, des lors, que la succession des divers "créneaux" deviendra irrégulière. Par voie de conséquence, le "pas" lui-même sera faussé. Ce même défaut peut aussi être provoqué par l'obliquité d'un bâtonnet par rapport aux autres, sa détection débutant par l'extrémité qui se présente la première sous la tête de lecture et se terminant par l'autre tout se passe donc comme si un bâtonnet oblique était bien plus "large" qu'un bâtonnet droit. Du point de vue du "pas", l'incertitude est grande, étant donné que, par convention, tant qu'un intervalle ne dépasse pas 1,5 fois le pas normal, il est compté pour un, alors qu'il est compté pour deux dès qu'il dépasse cette même valeur de 1,5. La présente invention a pour but de pallier ces différents inconvénients. La présente invention a pour objet un procédé de lecture et de traitement d'indexations codées sous forme, entre autres, de batonnets encrés, notamment du type de celles utilisées en vue du pilotage des machines de tri automatique des lettres, caractérisé en ce que le signal électrique analogique issu d'un dispositif opto-électronique de lecture est traité par une électronique appropriée donnant les informations "amplitude des maximums", appelés "pics", et des minimums, appelés "creux" et "position temporelle de ces extremums", après quoi ces informations sont numérisées et soumises à un traitement électronique consistant, premièrement, à déterminer les amplitudes vraies des pics par comparaison avec les creux du signal, deuxièmement, à ne retenir parmi ces pics que ceux qui sont distants les uns des autres d'un nombre entier d'intervalles d'espace donnés, appelés "pas", troisièmement, à ne conserver, parmi les pics retenus, qu'un nombre prédéterminé, égal à celui des bâtonnets encrés, en conformité avec le code choisi, les pics choisis étant ceux dont l'amplitude vraie est la plus grande, ledit traitement électronique ayant pour aboutissement la connaissance exacte, dans le signal, du nombre de bâtonnets du code et de la position exacte de chacun d'eux. Selon une caractéristique de l'invention, on détermine l'amplitude vraie du "pic" que constitue chaque maximum du signal électrique traduisant la présence d'un maximum du signal lumineux correspondant à un batonnet ou à une tache, par comparaison dudit pic avec la valeur du signal en l'absence d'un maximum ou d'une tache, ou "creux", qui l'a précédé et avec celui qui le suit. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, cette comparaison s'effectue par rapport à la demi-somme desdits deux creux, ladite valeur vraie étant obtenue en retranchant ladite demisomme de la valeur de l'amplitude mesurée précédemment. Cette manière de faire a pour résultat immédiat la possibilité de s'affranchir définitivement des variations possibles du "fond de lettre" dont l'influence pernicieuse a été exposée plus haut. C'est ainsi que les maximums correspondant à des bâtonnets dont l'amplitude était, selon la technique antérieure, réduite, par exemple, par la présence d'une barre de "T", peuvent retrouver leur valeur sensiblement normale. Du même coup, l'amplitude des maximums provenant des taches se trouvera plus nettement différenciée et, par conséquent, plus facilement éliminée. La sujétion qui précède implique cependant que l'on détecte systématiquement tous les pics et tous les creux de l'adresse, alors que, jusqu'ici, l'on ne s'intéressait qu'aux seuls pics, conformément à l'Art antérieur. De plus, selon une autre caractéristique de l'invention, on parvient a cerner de beaucoup plus près la valeur réelle du "pas" et, par conséquent, aussi, celle du nombre entier de "pas" entre deux signaux. Ce nouveau résultat, très important, est atteint, en premier lieu, par le fait qu'on s'affranchit de la prise en considération du front d'attaque des signaux, comme cela se faisait jusqu'ici, ne considérant désormais que les passages des seuls maximums, auxquels on réservera désormais l'appellation de "pics" et des seuls minimums auxquels on réservera désormais l'appellation de "creux" ; en second lieu et par des moyens qui seront exposés plus loin, on est maintenant en mesure de se donner une tolérance aussi faible que l'on veut, de part et d'autre de l'instant de passage de chacun desdits maximums , ce qui fait que l'on connaîtra chaque intervalle de n"pas" avec une précision de + , alors que, précédemment, la détermination était obtenue à 1/2 "pas" près. On comprend également que les maximums dus aux taches et qui se placent un peu n'importe comment sur l'échelle des temps, seront facilement reconnus, donc éliminés, alors que les maximums provenant de bâtonnets mal formés, avec lesquels ils auraient pu être confondus, seront conservés, parce que disposés en des emplacements situés a un nombre entier de pas Selon une autre caractéristique de l'invention, les pics et creux seront "numérisés", c'est-à-dire exprimés par leur vraie valeur, mesurée en une grandeur physique, une différence de potentiel, et non plus, comme avant, enregistrés par "tout ou rien". L'élaboration des signaux ainsi définis sera, selon l'invention, poursuivie comme indiqué ci-après. A noter cependant, au préalable, qutau stade de la détection, l'on ne se préoccupera pas de distinguer les pics provenant de bâtonnets de ceux provenant de taches. On rappellera, d'autre part, qu'en ce qui concerne l'enregistrement de l'instant d'une lecture, il correspondra systématiquement au passage d'un maximum (ou d'un minimum) du signal ; la valeur "numérisée" correspondante sera, elle aussi, enregistrée. Ceci fait, on éliminera les maximums se trouvant en position anormale, sur l'echelledes temps, et on ne conservera que les pics correctement placés sur cette échelle. Dans le cas particulier du tri postal automatique, chaque adresse comportant 5 chiffres dont chacun est défini par le code "trois parmi cinq", plus un signal de "start" au commencement de chaque chiffre, cela donne, pour une adresse complète, 30 emplacements, dont 20 bâtonnets. On sélectionnera donc, dans cet exemple, en principe, les 20 pics correctement positionnés et dont l'amplitude est suffisamment grande pour correspondre effectivement a des bâtonnets pour procéder à la lecture de l'adresse en cause. Pour cela, lorsque l'on trouve un pic correctement positionn6,on conserve dans une zone, ou mémoire, comportant, par exemple, 256 emplacements, initialisés à zéro, mémoire appelée "premier tableau", le numéro ordre de ce pic. L'adresse dudit premier tableau est égale à une constante, majorée de la valeur de l'amplitude du pic dont il s'agit. Ce numéro d'ordre est le nombre entier de pas, plus un, qui sépare ce pic du premier pic significatif retenu. Ce numéro est stocké dans le Nièce emplacement de la mémoire considérée si l'amplitude du pic est N, N pouvant varier de 0 à 256 dans l'exemple du tri postal cité plus haut. En conséquence, lorsque le défilement de l'indexation devant la tête de lecture est terminé, la mémoire cidessus comprend tous les numéros d'ordre possibles pour les bâtonnets, le classement étant par ordre croissant d'amplitude. On admet que les 20 pics qui représentent les 20 bâtonnets cherchés sont ceux qui ont l'amplitude la plus élevée : on les détermine en relisant le "tableau" par ordre décroissant des amplitudes jusqu'à ce que l'on ait trouvé 20 numéros d'ordre. On connais ainsi les 20 positions de l'indexation où il y a un bâtonnet. I1 faut noter cependant que la méthode exposée cidessus est mise en défaut dans le cas où deux ou plusieurs pics ont le même niveau d'amplitude N,puisqu'il n'est pas possible de mémoriser plusieurs numéros d'ordre à un même emplacement de la mémoire. Pour remédier à ce défaut, on considère un "deuxième tableau" de 256 emplacements et dont l'adresse est égale à une constante, majorée de la valeur de l'amplitude du pic dont il s'agit.Si m pics ont la même amplitude N, on mémorise le numéro d'ordre du premier pic trouvé dans le premier tableau en Nième position, la valeur m-l dans le deuxième tableau en Nième position et, dans un troisième tableau, successivement l'amplitude N du second pic et son numéro d'ordre, l'amplitude N du troisième pic et son numéro d'ordre, et ainsi de suite jusqu'au m-ieme pic. Lorsque l'on sélectionnera les 20 bâtonnets en relisant le premier tableau comme indiqué précédemment, on prendra la précaution de lire en même temps, pour chaque amplitude, le deuxième tableau pour savoir s'il existe d'autres pics possédant la même amplitude ; le cas échéant, on retrouvera facilement les numéros d'ordre correspondant dans le troisième tableau puisqu'ils seront précédés de la valeur de l'amplitude considérée. On décrira maintenant la manière dont, selon l'invention, on détermine la vraie valeur du "pas" que l'on avait supposée connue dans ce qui précède ; on connaîtra ainsi les vraies valeurs des intervalles de n "pas" entre signaux. Le "pas" étant la distance séparant deux signaux successifs d'une même adresse, peut être mesuré par un temps, la vitesse de défilement des supports étant généralement constante. Dans le cas particulier du tri postal, le pas théorique retenu est de 1,666 mm ; pour déterminer le temps du parcours correspondant t, on se sert d'un temps étalon T qui est celui mis par le support à parcourir la distance de 60 nira séparant deux cellules photo-electriques convenablement disposées. On a alors 1,666 T 60 C'est par rapport ce temps t que la tolérance + E précédemment mentionnée a été fixée et ce, d'une manière telle que chaque pic doit nécessairement être contenu à l'intérieur d'une fourchette de + E, centrée sur le maximum du pic, d'où il résulte que tout signal placé en une position intermédiaire sera éliminé. Selon l'invention, on pourra cependant tenter de récupérer un pic douteux qui, sans cela, pourrait se trouver éliminé. Pour ce faire,on procèdera à la détermination d'un certain nombre de multiples du "pas", en considérant, tant en amont qu'en aval,les pics distants approximativement d'un, de deux, de trois et même de quatre "pas", et, en incluant, bien entendu, les tolérances correspondantes. Si - toujours aux tolérances près - on retrouve bien des multiples du pas théorique, cela voudra dire que le signal considéré est bien un pic significatif et non une tache accidentelle ; c'est,precisement, le résultat recherché. Pour déterminer le nombre et la position des bâtonnets à retenir pour le décodage du message indexé, on procède comme suit on retient,en tant que premier bâtonnet significatif, celui qui présente l'amplitude la plus grande, dans le début de la zone d'indexation considérée, la zone de recherche étant d'une longueur ITrédéterminée. - on poursuit la détermination des bâtonnets suivants , en pro cédant de proche en proche, en amont et en aval, à partir dudit premier bâtonnet significatif, ceci en ne retenant, à chaque fois, que le pic le plus proche distant d'un nombre entier de "pas" du premier, à une certaine tolérance près, cette dernière étant donnée à l'avance et, d'ailleurs, ajustable à la demande cette tolérance est, en valeur absolue, inférieure à un demi "pas" et son signe peut être, au choix, positif ou négatif. La phase ultime du procédé de décodage suivant l'invention, consistera à extraire des mémoires, précédemment décrites, les numéros d'ordre des différents pics, en fonction de leurs amplitudes respectives et en ne conservant que les numéros d'ordre des pics de plus grande amplitude, pics dont le nombre sera égal au nombre théorique de bâtonnets du code, le résultat ainsi obtenu étant, enfin, communiqué à la machine d'utilisation en vue du tri automatique. La présente invention a également pour objet un dispositif de lecture et de traitement d'indexations codées, lequel comprend essentiellement deux blocs distincts, reliés électriquement entre eux, à savoir : - un premier bloc qui comporte un module de lecture, regroupant, dans l'ordre, une tête de lecture proprement dite, deux barrières lumineuses de détection de la présence d'une lettre, puis les circuits électroniques de mise en forme des signaux captés ; - un second bloc, dit module de traitement numérique, qui comporte, dans l'ordre, l'unité d'alimentation dudit premier bloc, le dispositif de traitement proprement dit des signaux reçus du premier bloc, le système de décodage desdits signaux et un système de transfert des signaux décodés à une logique ou à un calculateur qui transmet les informations correspondant aux indexations codées, à la machine qui aura à effectuer le tri du courrier, par exemple. Outre les dispositions qui précèdent, l'invention comprend encore d'autres dispositions, qui ressortiront de la description qui va suivre. L'invention sera mieux comprise à l'aide du complément de description qui va suivre, qui se réfère aux dessins annexés dans lesquels - la Figure 1 est une représentation schématique d'une tête de lecture numérique selon l'invention, - la Figure 2 est le schéma-bloc du premier bloc, ou "bloc optique et électronique associé", et - la Figure 3 est le schéma-bloc du deuxième bloc, ou "bloc électronique de traitement numérique". I1 doit être bien entendu, toutefois, que ces dessins et les parties descriptives correspondantes, sont donnés uniquement à titre d'illustration de l'objet de l'invention, dont ils ne constituent en aucune manière une limitation. On voit, sur la Figure 1, en 1, la source lumineuse de la tête de lecture, source qui, dans l'exemple traité, est une lampe à iode 24 volts, 70 watts ; cette lampe permet d'éclairer les bâtonnets constituant l'adresse codée, les uns après les autres, au fur et à mesure de leur passage devant la tête de lecture. La lampe 1 est suivie d'un prisme 2, droit, multifaces, en verre catathermique, à arêtes verticales et dans le cas de la figure, parallèles au plan de celle-ci, la base du prisme étant située dans un plan perpendiculaire au plan de cette figure ; côté source, le prisme présente une face unique, orthogonale à l'axe du faisceau lumineux ; du côté opposé, le prisme présente cinq faces, fournissant cinq images pseudo-virtuelles du filament de la lampe, images juxtaposées de façon à éclairer la lettre 7 sur une hauteur d'au moins 18 mm. A noter que, la variation admissible de la hauteur moyenne d'une indexation est de + 7 mm, dans le cas dont il 'agit, chaque bâtonnet 6 présentant une hauteur de 4 mm. A la suite du prisme 2 est disposé un filtre bleu 3 dont le rôle est de diminuer l'action directe de la lumière émise par la source 1, sur le capteur opto-électronique 9 dont la sensibilité maximum se situe dans la partie rouge du spectre. Le filtre 3 est suivi d'une lame 4 destinée à séparer les couleurs, lame semi-transparente, à faces planes, parallèles, inclinée sensiblement à 45 sur l'axe du faisceau ; cette lame est traversée par la lumière bleue, qu'elle réfracte, alors qu'elle renvoie la lumière rouge par réflexion. Un condenseur 5, constitué de deux lentilles planconvexes, focalise les faisceaux incident et réfléchi, le premier présentant à sa sortie une section en forme de bande étroite, de teinte bleue, dont la hauteur est, comme déjà exposé, de 18 mm. Ce faisceau excite l'encore fluorescente du bâtonnet 6, provoquant, en retour, une émission de lumière rouge, laquelle emprunte le trajet inverse de la lumière bleue incidente.Le faisceau lumineux est alors réfléchi par la lame 4 et l'image du bâtonnet, encore focalisée par le condenseur 5,vivent se former sur la fenêtre d'entrée de l'anamorphoseur 8, qui se compose d'un faisceau de fibres optiques et dont le rôle est de reformer le faisceau lumineux éclairant ladite fenêtre en forme de fente, de dimensions 20 mm x 0,3 mm, dans le cas présent, pour l'adapter à la section d'entrée du capteur opto-électronique 9, destiné à recevoir ce faisceau, section qui présente ici une forme circulaire, avantageusement, de diamètre 3 mm ; ce capteur a pour rôle de fournir une impulsion électrique toutes les fois que l'image d'un bâtonnet 6 se forme sur la fenêtre d'entrée de l'anamorphoseur 8. Les signaux électriques sont ensuite acheminés vers la partie du dispositif suivant l'invention, dont la mission sera d'en assurer le traitement électronique, après mise en forme. On voit, sur la Figure 2, le schéma-bloc groupant une première série d'organes de traitement électronique, la suite en étant, pour la commodité de la représentantion, groupée sur la Figure 3. Les connexions 24,25,26, communes aux deux figures, permettent d'en reconstituer facilement l'unité. On a représente, en 10, la tête de lecture, suivie, en 11, par un système de détection du signal électrique issu du capteur 9. Suit un système 12 d'amplification et de compression des fortes amplitudes, lesquelles dépassent généralement de beaucoup trop les valeurs des signaux faibles, que l'on se propose de traiter également, dudit signal, après quoi on procède, en 13, à son filtrage, visant à ne conserver que la bande passante utile dudit signal. Après dérivation des différents signaux en 16, on procède, en 17 et 18, à la détection respective, en fonction de la courbe dérivée, des pics et creux, dans le but déjà exposé. Par ailleurs, on a schématisé, en 14, un ensemble de deux barrières lumineuses, délivrant des signaux dits de "présence de lettre", permettant, comme déjà dit, de calculer la vitesse de déplacement de la lettre. On a représenté, en 15, le dispositif de mise en forme des signaux. Après passage par une logique 20, les signaux issus de 15,17,18 pilotent un convertisseur analogique/numérique 21, qui convertit sur 256 niveaux, dans le cas traité, le signal analogique issu de 13 ; la logique 20 sert au déclenchement du convertisseur, lequel délivre, à sa sortie, les valeurs numériques des amplitudes des pics et des creux du signal issu de 13, sur 8 bits, valeurs transmises aux deux registres, groupés en 23 sur la Figure 2, registres présentant des entrées "parallèles" et des sorties "série", ceci pour économiser le nombre de conducteurs nécessaires a la transmission des "signaux". A noter que l'invention permet, dans le cas du tri Postal, par exemple, de déterminer la "position" des pics et des creux 9 quelques micro-secondes près. 19 est une horloge destinée à piloter la transmission "sérine", a la sortie de 23. 22 est un générateur de parité. L'ensemble (11+12) constitue le préamplificateur du dispositif. L'ensemble (17+18) est encore appelé "comparateur". L'information "présence d'un pic" est transmise par la connexion reliant directement 17 à 23 et ne véhiculant qu'un seul bit. L'information "présence d'un creux" est transmise par l'autre connexion reliant 18 à 23 et véhiculant également un bit unique. Par contre, la connexion reliant 15 à 23 doit véhiculer 2 bits, de même que celle reliant 22 à 23. Comme déjà dit, ce sont 8 bits, c'est-à-dire un octet, qui sont transmis de 21 vers 23, ceci par la connexion directe entre ces deux organes. Deux bits de "start" pénètrent dans 23 par la connexion 23a. I1 convient encore de préciser que les émetteurs des deux barrières photo-électriques schématisées en 14 sont constitués par deux diodes électro-luminescentes, attaquées par un oscillateur à transistor unijonction d'une fréquence d'environ 20 KHz, ceci par l'intermédiaire d'un autre transistor.A la suite, deux circuits d'adaptation, identiques entre eux, délivrent un signal logique, suivant la définition : "occulté = 5 volts, non-occulté = 0 volt." Quant aux lignes 24,25,26, assurant la liaison entre les registres 23 de la Figure 2 et les coupleurs opto- électroniques 27 de la Figure 3 dont il sera question plus loin, lignes qui figurent à la fois sur lesdites deux Figures 2 et 3 mais croisées pour la commodité de la représentation, elles comportent deux fils chacune et véhiculent les informations suivantes, nécessaires et suffisantes pour le traitement ultérieur, par le bloc électronique de traitement numérique de la Figure 3. Ligne 24 : - start a zéro volt, simultané avec le signal corres pondant émanant de l'horloge 19, - signal provenant de la première des deux barrières 14, - quatre bits de poids faibles de l'amplitude, - signal de parité correspondant, provenant de 22, - information de "stop", à 1 ou 0, suivant que l'on transmet des informations correspondant à un pic ou à un creux, respectivement. Ligne 25 : - start, signal à 5 volts, - signal provenant de la seconde des deux barrières 14, - quatre bits de poids forts de l'amplitude, - signal de parité correspondant, provenant de 22, - information de "stop", à 0 ou 1, suivant que l'on transmet des informations correspondant à un pic ou à un creux, respectivement. Ligne 26 : - train de 8 impulsions, émanant de l'horloge 19, à la fréquence de la sérialisation. On voit sur la Figure 3, recevant les lignes 24,25,26, un ensemble de trois coupleurs opto-électroniques, groupés en 27. Deux registres, groupés en 28 et symétriques de ceux, groupés en 23, sur la Figure 2, convertissent les signaux d'entrée "série" en signaux de sortie "parallèle", lesquels parviennent ainsi dans l'ordre d'arrivée à la mémoire-tampon d'une pile "First in First out", ou "Fifo" représentée en 30, oh parviennent, d'autre part, les signaux de synchronisation émis par 19 et transmis par 27, après avoir servi à piloter les registres 28. Seize bits sont transmis des registres 28 à la pile 30 - 8 bits d'amplitude - 2 bits de start. - 2 bits de stop - 2 bits de parité - 2 bits provenant des deux barrières 14. C'est le microcalculateur, ou microprocesseur 34, qui commande la lecture des signaux ainsi stockés en mémoire, cette commande n'ayant lieu que lorsque le microcalculateur a besoin de ces informations et s'effectuant via l'interface d'entrée-sortie 31. Une horloge temps réel 29, ici, à la fréquence de 60 KHz, marque les temps ; ses indications parviennent en 30 sous forme de 11 bits, lesquels, s'ajoutant aux 16 bits définis plus haut, font finalement stocker 27 bits par mot, en mémoire. On dispose ainsi de la totalité des informations donnant, à la fois, la valeur des amplitudes respectives des pics et des creux, ainsi que les instants d'apparition de chacun d'eux. Le microprocesseur 34 peut alors repérer, dans la zone d'indexation choisie, le premier pic qui se présente, puis conserver tous les pics suivants, se trouvant à un nombre entier de "pas" par rapport au premier, ceci de la manière indiquée lors de la description du procédé conforme à la présente invention. C'est seulement ensuite que le microprocesseur peut, toujours, à l'intérieur de la zone d'indexation choisie, conserver parmi tous les pics retenus seulement ceux qui présentent les amplitudes les plus grandes, à savoir 20 pics d'acheminement de la lettre et 19 correspondant à la distribution de celle-ci. Ainsi décodée, l'indexation est mise à la disposition de l'utilisateur en vue du tri automatique, ceci après intervention de l'interface d'entrée/sortie 35. La connexion 37 concerne des signaux de service. Les connexions désignées par 36 et comportant 30 fils fournissent l'indexation décodée, sur 30 bits. I1 résulte de la description qui précède que, quels que soient les modes de mise en oeuvre, de réalisation et d'application adoptés, l'on obtient un procédé de lecture d'indexations codées et un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé, qui présentent par rapport aux procédés et aux dispositifs visant au même but antérieurement connus, des avantages importants dont certains ont été mentionnés dans ce qui précède et dont d'autres avantages ressortiront de l'utilisation du procédé et du dispositif conformes à la présente invention. Ainsi que cela ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes de mise en oeuvre, de réalisation et d'application qui viennent d'être décrits de façon plus explicite ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes qui peuvent venir à l'esprit du technicien en la matière, sans s'écarter du cadre, ni de la portée, de la présente invention. REVENDICATIONS 10. Procédé de lecture et de traitement d'indexations codées sous forme, entre autres, de batonnets encrés, notamment du type de celles utilisées en vue du pilotage des machines de tri automatique des lettres, caractérisé en ce que le signal électrique analogique issu d'un dispositif opto-électronique de lecture est traité par une électronique appropriée donnant les informations "amplitude des maximums", appelés "pics", et des minimums, appelés "creux" et "position temporelle de ces extremums", après quoi ces informations sont numérisées et soumises à un traitement électronique consistant, premièrement, à déterminer les amplitudes vraies des pics par comparaison avec les creux du signal, deuxièmement, à ne retenir parmi ces pics que ceux qui sont distants les uns des autres d'un nombre entier d'intervalles d'espace donnés, appelés "pas", troisièmement, à ne conserver, parmi les pics retenus, qu'un nombre prédéterminé, égal à celui des bâtonnets encrés, en conformité avec le code choisi, les pics choisis étant ceux dont l'amplitude vraie est la plus grande, ledit traitement électronique ayant pour aboutissement la connaissance exacte, dans le signal, du nombre de bâtonnets du code et de la position exacte de chacun d'eux. 20. Procédé selon la Revendication 1, caractérisé en ce que le traitement électronique comporte une phase de filtrage faisant correspondre un pic à la présence d'un maximum, pris indifféremment dans l'ensemble des bâtonnets et des taches, et faisant correspondre un creux à une absence desdits batonnets et taches. 30. Procédé selon l'une quelconque des Revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'on détermine l'amplitude la plus probable de chaque pic, par rapport à la valeur du signal en l'absence de tout bâtonnet, valeur appelée "fond de lettre", ceci en retranchant de la valeur mesurée de ladite amplitude, la demi-somme des amplitudes mesurées des creux voisins. 40 Procédé selon l'une quelconque des Revendications 1 a 3, caractérisé en ce que l'on ne conserve, entre deux pics, distants entre eux d'un intervalle, inférieur, d'une quantité prédéterminée, au "pas", que le plus grand des deux. 5". Procédé selon l'une quelconque des Revendications à 4, caractérisé en ce que l'on retient, en tant que premier batonnet significatif de l'indexation à décoder, celui qui présente l'amplitude la plus grande, dans le début de ladite zone d'indexation, la zone de recherche étant d'une longueur prédéterminée. 60. Procédé selon la Revendication 5, caractérisé en ce que l'on poursuit la détermination des bâtonnets significatifs suivants, en procédant de proche en proche, en amont et en aval, à partir dudit premier bâtonnet sitnificatif, ceci en retenant à chaque fois, le pic le plus proche, distant d'un nombre entier de pas du premier, à une tolérance près, laquelle est connue d'avance et ajustable a la demande. 70. Procédé selon la Revendication 6, caractérisé en ce que ladite tolérance est, en valeur absolue, inférieure à un demi-"pas" et qu'elle peut être aussi bien positive que négative. 80. Procédé selon l'une quelconque des Revendications 1 à 7, caractérisé en ce que, lorsqu'un pic se trouve à une dis tance incorrecte du premier pic significatif, il est retenu seule ment si les distances qui le séparent des deux pics qui lui sont immédiatement voisins correspondent, tous deux, à un nombre entier de pas. 90. Procédé selon l'une quelconque des Revendications 1 a 8, caractérisé en ce que les pics retenus sont successivement mis en mémoire, par leurs amplitudes et leurs numéros d'ordre respectifs par rapport au premier bâtonnet significatif. 100. Procédé selon l'une quelconque des Revendications 1 à 9, caractérisé en ce que ledit numéro d'ordre est stocké dans une première mémoire dite "premier tableau", dont l'adresse est égale à une constante, majorée de la valeur de l'amplitude du pic dont il s'agit. 110. Procédé selon l'une quelconque des Revendications 1 à 10, caractérisé en ce que, lorsqu'un autre pic de même ampli tude qu'un pic précédemment conservé, doit également être conser v6, son amplitude et son numéro d'ordre sont stockés dans une seconde mémoire dite "second tableau", dont l'adresse est égale à une constante, majorée de la valeur de l'amplitude du pic dont il s'agit, celle-ci, ainsi que le numéro d'ordre du pic considéré, étant stockés dans une troisième mémoire, dite "troisième tableau". 12". Procédé selon l'une quelconque des Revendications 1 à 11, caractérisé en ce que la phase ultime du décodage du message indexé consiste à extraire desdites mémoires les numéros d'ordre des différents pics, en fonction de leurs amplitudes respectives et en conservant seulement les numéros d'ordre des pics de plus grande amplitude, pics dont le nombre est égal au nombre théorique des bâtonnets du code, le résultat ainsi obtenu étant, enfin, communiqué à la machine d'utilisation, en vue du tri automatique. 130. Dispositif de lecture et de traitement d'indexations codées, enmettant en oeuvre le procédé selon l'une quelconque des Revendications 1 à 12, caractérisé en ce qu il comporte deux blocs distincts, reliés électriquement entre eux, a savoir, un premier bloc, comportant, premièrement, un module de lecture regroupant une tête de lecture proprement dite et deux barrières lumineuses de détection de la présence d'une lettre ou analogue, deuxièmement, les circuits électroniques de mise en forme des signaux captés, ledit dispositif comportant, en outre, un second bloc, destiné au traitement numérique des signaux, lequel comporte l'unité d'alimentation dudit premier bloc, le dispositif de traitement proprement dit, le système de décodage desdits signaux et un système de transfert des signaux décodés a la machine chargée du tri des lettres ou analogues. 140.Dispositif selon la Revendication 13, caractérisé en ce que l'on intercale entre ledit second bloc et la machine de tri, un calculateur approprié. 15 . Dispositif selon l'une quelconque des Revendications 13 et 14, caractérisé en ce que la tête de lecture comporte une source de lumière, associée à un prisme droit à base polygonale,un filtre bleu, une lame plane à faces parallèles, semitransparentes, inclinée.sensiblement a 450 sur l'axe du faisceau lumineux, un condenseur, un anamorphoseur a fibres optiques et un capteur opto-électronique. 160. Dispositif selon la Revendication 15, caractérisé en ce que le prisme droit présente, côté source, une face unique, orthogonale au faisceau, et du côté opposé, au moins deux faces, fournissant autant d'images pseudo-virtuelles, destinées à être juxtaposées les unes aux autres, de manière à éclairer la lettre ou analogue sur une hauteur donnée à l'avance. 170. Dispositif selon la Revendication 15, caractérisé en ce que la lame à faces parallèles est susceptible d'être traversée, par réfraction, par la lumière bleue incidente, alors qu'elle réfléchit la lumière rouge qui la frappe sur sa face aval. 18". Dispositif selon la Revendication 15, caractérisé en ce que l'anamorphoseur est agencé pour reformer le faisceau lumineux éclairant sa fenêtre d'entrée en un faisceau de section égale à la section d'entrée du capteur opto-électronique. 190. Dispositif selon l'une quelconque des Revendicas tions 13 à 18, caractérisé en ce que la tête de lecture est associée à un système de détection du signal sortant du capteur opto-électronique, à un système d'amplification, en même temps que de compression des fortes amplitudes desdits signaux et à un filtrage approprié. 200. Dispositif selon l'une quelconque des Revendications 13 à 19, caractérisé en ce que les signaux parviennent, après détection, à un convertisseur analogique/numérique,précédé d'une logique appropriée, ledit convertisseur délivrant les valeurs numériques des amplitudes des différents pics et creux. 210. Dispositif selon l'une quelconque des Revendications 13 à 20, caractérisé en ce que deux registres "entrée parallèle/sortie série" transmettent les signaux ainsi convertis dament synchronisés, à un ensemble de trois coupleurs optoélectroniques, lequel les transmet à deux nouveaux registres "entrée série/sortie parallèle", puis à une mémoire type "Fifo" d'où ils sont extraits pour être envoyés a un microprocesseur. 220. Dispositif selon l'une quelconque des Revendications 13 à 21, caractérisé en àe que le traitement électronique est effectué par un microprocesseur.