La prësente invention a pour objet un procédé de préparation extempocanée d'un acide gras injectable marque en 'o-ition à à l'1 aide d'iode radloactifo Du façon plus précise, elle concerne la pré- paration d'acides gras marqués à l'iode 123 ou à l'io- de 131, utilisables comme produits radio-pharmaceuti- ques pour étudier les troubles du métabolisme cardiaque chez l'homme par scintigraphie. On sait que les acides gras à longue chaîne ctonstituent l'une des principales sources d'énergie du muscle cardiaque et que le métabolisme d'acides gras, marqués en position oméga par les isotopes radioactifs de l'iode: 123 I et 1311 s'est révélé très voisin de celui des acides gras naturels Aussi, l'étude de leur captation myocardcique permet d'avoir accès au fonction- nemeni: cellulaire, et les acides gras marqués présen- ter t dr ce fait un grand intérêt en médecine nucléaires d'aatand lplus qu'ils:ipondent par ailleurs aux critè- res qui doivent être remplis en vue d'une utilisation comme produits radio-pharmaceutiques En effet, le mar- quage n'affecte pas les propriétés biologiques de la molécule; le choix de l'iode radioactif 123 comme mar- queur répond à des considérations biologiques et tech- niques telles que: périoze courte de 6 à 20 h et émis- sion y d'une énergie de l'ordre de 100 à 200 ke V; par ailleurs, les dérives iodés d'acides gras sont peu toxiques et leur taux de captation est élevé. Cependant leur utilisation dans les services hospitaliers pose certains problèmes car pour le moment il est impossible d'assurer la préparation du produit marqué, au moment de son utilisation, dans les labora- toires de médecine nucléaire. Jusqu'à présent, pour obtenir des acides gras marqués par de l'iode radioactif, on a utilisé la mé- thode de Robinson qui consiste à échanger par de l'iode radioactif le brome de l'acide gras broyé à marquer (voir Int J Appl Radiat Isot Vol 28, P 149, 1977) Généralement, on réalise la réaction d'échange sur l'acide gras bromé en solution dans la butanone auquel on a ajouté une solution d'iodures radiaoctifs (Na+ 123 I) dans le même solvant; l'échange est rea- lisé en portant la solution au reflux pendant 90 minu- tes ou plus Une étude préliminaire a montré que cette méthode conduit à des rendements de marquage peu repro- ductibles et très souvent inférieurs à 80 % Cette tech- nique, qui met en oeuvre une suite d'opérations longues et relativement complexes, nécessite, compte tenu du faible rendement de l'échange, la purification avant injection du produit radiopharmaceutique. Pour réaliser cette étape de purification de l'acide marqué, on utilise généralement la chromatogra- phie HPLC, c'est-à-dire une technique qui ne peut être utilisée en routine dans un laboratoire de médecine nu- cléaire ne disposant pas d'un personnel spécialisé De ce fait, il est impossible de préparer l'acide gras marqué dans le cadre du service hospitalier. La présente invention a précisément pour objet un procédé de préparation d'un acide gras marqué à l'iode radioactif qui conduit à un rendement de mar- quage élevé et qui permet de ce fait d'éviter l'incon- vénient des procédés antérieurs En effet, compte tenu du rendement de marquage élevé, il n'est plus nécessai- re de mettre en oeuvre une étape de purification très délicate pour isoler le produit radiopharmaceutique avant son utilisation Ainsi, la preparation de l'acide gras marqué peut être réalisée dans le laboratoire chaud d'un service de médecine nucléaire par un person- nel non spécialisé. Le procédé selon l'invention, de préparation d'un acide gras marqué à l'iode radioactif consiste à faire réagir un acide gras bromé ou iodé en position oméga avec une solution aqueuse d'iodure radiocatif, en présence d'iodure entraîneur, pour échanger par de l'iode radioactif le brome ou l'iode dudit acide gras. Généralement, on réalise cette réaction d'échange en chauffant pendant environ 10 min, à une température d'environ 102-1050 C, une solution de l'aci- de gras bromé ou iodé dans une cétone miscible à l'eau contenant l'iodure entraîneur constitué par exemple par un iodure métallique soluble dans une cétone tel que l'iodure de sodium, et une solution aqueuse d'iodure radioactif On opéré dans un flacon scellé tel qu'un flacon pour antibiotique fermé par une membrane de caoutchouc. De préférence, la solution aqueuse d'iodure radioactif a un p H d'environ 7 et elle présente une activité volumique d'au moins 20 millicuries par ml. A titre d'exemple de cétones susceptibles d'être utilisées, on peut citer l'acétone ou la méthyl éthyl cétone. Le procédé, tel que caractérisé ci-dessus, permet de réduire la concentration des formes oxydées de l'iode radioactif dans la solution de marquage (iode moléculaire et ions iodates) qui, par réaction sur le substrat ou le solvant, peuvent conduire à la formation d'impuretés radioactives d'une part et diminuer le ren- dement de marquage d'autre part. En effet, bien que dans les réactions d'échanges, il soit généralement préférable d'éviter la présence d'un iodure non radioactif qui participe à la réaction d'échange et diminue de ce fait le rendement de marquage, on a trouvé que dans le procédé de la présente invention, on pouvait tirer profit de la pré- sence d'un tel iodure entra Sneur pour améliorer le ren- dement de marquage Toutefois, la concentration des ions iodures froids doit être très élevée devant celle des ions iodures radioactifs et négligeable devant celle de l'acide gras halogéné On utilise généralement une quantité d'iodure entraîneur telle que le rapport molaire de l'acide gras iodé ou bromé à l'iodure en- traîneur soit de 2 102 a 106. Les ions iodures non radioactifs jouent deux rôles essentiels: Dans les conditions de la réaction d'échange en milieu cétonique et en présence d'eau, les traces d'oxydants (oxygène moléculaire) provoquent la formation des formes oxydées de l'iode (I 21 103) qui immobili- se une partie de l'iode radioactif Par contre, si dans le milieu réactionnel la concentration des ions iodures radioactifs est très inférieure à celle des ions iodu- res froids, la fraction molaire d'iode radioactif oxydé sera négligeable, ce qui conduit à une amélioration du rendement de marquage. Bien que la réaction soit réalisée en phase organique, la présence de traces d'eau permet d'envisa- ger l'équilibre de dismutation: 2 + 3 12 + 920 1 103 + 5 I + 6 H 30 par ailleurs les ions iodures sont en équilibre avec les ions I 3: I 1 + I 3 1 2 L'addition d'iodures entraîneurs déplace ces équili- bres dans le sens 2, ce qui diminue les concentrations desformes I 03 et I 2 danb la solution. De même, on a pu constater qu'en opérant avec une solution d'iodure à p H 7, plutôt qu'en milieu basi- que, on améliore de façon notable le rendement de mar- quage Cet effet dû à la diminution du p H est certaine- ment lié à un déplacement de l'équilibre de dismutation de l iode d-s le sens 2 qui provoque une diminution de ia co centration des ions iodates. Par ailleurs, on peut noter que le proczdé de l'invention permet d'atteindre un rendement de razquage d'au moins 95 %, avec des durées d'échange relativement courtes qui généralement n'excèdent pas 5 à 7 minutes. Après cette réaction d'échange, on évapore le solvant en continuant de chauffer après avoir introduit dans le flacon scellé une aiguille de mise a iarir Ensuite, on traite le praduit sec ainsi obtenu en vue de le mnettre eous une forme injectable dans le corps humain Dans ce but, on lui ajoute une solution tampon iijectable legrement alcaline, ayant par eexemple un p Ol d'environ 9 telle qu'une solution tanmpon de carbonate de sodiumi; on obtient ainsi une suspension colloïdale de l'acide gras marqué que l'on dissout dans un liquide compatible avec le corps huïFain, par exemple une solu- tion de sérum-albumine hutaiue ou le sérum sanguin du malade à examiner. Le procédé de marquage de l'invention conduit ainsi à l'obtention d'un produit radiopharmaceutique directement injectable sans nécessiter des operations complexes et de longue durée En effet, la durée de l'ensemble des opérations de marquage et de transforma- tion du produit marqué en solution injectable, n'excède pas 30 minutes, et ces operations peuvent être reali- sées par un personnel non spécialisé dans le laboratoi- re chaud d'un service hospitalier au moment de l'utili- sation. Dans ce cas, on a puîrifié au préalable les réactifs utilisés afin de les rendre stériles et apyro- gènes Pour faciliter les opérations, on conditionne les différents réactifs à l'exception de la solution d'iodure radioactif dans des flacons contenant chacun les quantités nécessaires pour la préparation de la do- se de produit radiopharmacentigue à injecter Ces fla- cons sont ensuite disposés dans une trousse afin d'avoir pour chaque opération tous les réactifs necr-5- saires qui ont été soumis aux contrôles voulus, et qui restent stables pendant plusieurs mois. Ainsi, on peut limiter les frais de chaque examen scintigraphique, car les opérations de contrôle et de purification sont moins onéreuses lorsqu'elles sont effectuées sur un lot de produits conditionnés en trousse plutôt que sur chaque dose de produit marqué. La trousse comprend un support compartimenté pour recevoir une série de flacons constitués par: un premier flacon contenant un acide gras cristalli- sé, un deuxième flacon contenant une cétone et un iodure entraîneur, un troisième flacon contenant une solution tampon in- jectable légèrement alcaline, et un quatrième flacon contenant de la sérum albumine humaine. Selon un mode préférentiel de réalisation du procédé de l'invention, on réalise la réaction d'échan- ge en partant du dérivé iodé de l'acide gras à marquer. En eftet, on augmente ainsi la vitesse de la réaction d'échange car l'iode est un meilleur groupe nucléophile et de ce fait, on peut obtenir une réaction complète au bout d'environ 5 minutes De plus, le fait de partir du dérivé iodé permet d'obtenir un produit homogène, et d'éviter l'injection de dérivé bromé donc la formation in vivo de bromoacétate qui est toxique. Les dérivés d'acides gras à longue chaine, iodés ou bromés en oméga peuvent être obtenus par une réaction de tosylation des acides gras omégahydroxylés suivie d'une réaction d'échange Ts O,X_. 7 2508902 Lorsque les acides gras oméga-hydroxylés n'existent pas à l'état naturel, on peut les obtenir soit à partir des trihydroxyacides naturels par réac- tion de élimination, soit par condensation d'un acide oméga-bromé à courte chaîne sur un alcool acétylénique vrai, ce qui conduit à un oméga-hydroxyacide acétyléni- que que l'on réduit ensuite pour obtenir le dérivé éthylénique ou le composé saturé. A titre d'exemple, on peut obtenir l'acide hydroxy-16 hexadécène-9 olque E à partir de l'acide aleuritique qui existe à l'état naturel, comme cela est décrit par D E AMES, T G GOODBURN, A W JEVANS et J.F Mc GHIE J Chem Soc (C), 268, 1968. La conversion de l'acide trihydro- xy-9, 10, 16 hexadécanoique en acide hydroxy 16-hexa- décène-9-o que E ou Z est réalisée par action de l'io- dure de phosphonium sur les diastéréoisomères de l'aci- de aleuritique suivie d'une hydrolyse alcaline. Cependant, lorsqu'on utilise la méthode pré- citée, les rendements de réaction sont relativement faibles Aussi, est-il préférable de réaliser la syn- thèse totale des acides gras halogénés en oméga par condensation d'un acide oméga-bromé à courte chaîne sur un alcool acétylénique Cette méthode offre de multi- ples possibilités tant en ce qui concerne la longueur de la chaîne que la position de l'insaturation Le choix de l'acide brome en oméga et de l'alcool acétylé- nique permet également d'introduire plusieurs triples ou doubles liaisons dans la chaîne hydrocarbonée. Le procédé de préparation d'un acide gras io- dé répondant à la formule: I(CH 2)n,+i Y (CH 2) n+ 1 COOH dans laquelle Y représente les enchaînements -CH 2-CH 2- ou -CH=CH et N et n' sont des nombres entiers de 3 à 10, se caractérise en ce que l'on condense un acide oméga brome de formule: Br-(CH 2)n+l- COOH et un alcool acétylénique de formule: H-C _ C-(CH 2)n,-CH 2 OH, dans l'ammoniac liquide en présence d'amidure de li- thium pour obtenir l'acide hydroxy-oméga-alcynoique de formule: HO-(CH 2) n,+ 1-C -_ C (CH 2)n+ -COOH, en ce que l'on soumet ensuite à une réduction l'acide hydroxy-oméga-alcynoique pour obtenir l'acide hydroxy- oméga-alcénoique ou l'acide hydroxy-oméga-alcanoique correspondant, en ce que l'on fait réagir l'acide hy- droxy-oméga-alcanoique ou l'acide hydroxy-oméga-alcé- noique ainsi obtenu avec du chlorure de paratoluène sulfonyle pour obtenir le dérivé tosylé d'acide gras correspondant et en ce que l'on soumet le dérivé tosylé ainsi obtenu à une réaction d'échange tosylate- iode pour obtenir le dérivé iodé correspondant. Selon une variante de ce procédé, on prépare un acide gras iodé répondant à la formule: I(CH 2)n,+l -C C-(CH 2)n+l-COOH dans laquelle N et n' sont des nombres entiers de 3 à 10 en soumettant directement l'acide hydroxy W alcynol- que aux réactions de tosylation et d'échange. Le schéma réactionnel ci-dessous résume les différentes étapes de ces procédés de synthèse: -Ca 2 I-Cd"(CCO Et)2 1--ci)-o bII Br d $ 1) e AJ 2) Liel B. 2) i 'a àrq -Em )a iv 9 CQ 2) iïa Pr 4 p Les alcools acétyléniques vrais utilisés c'omme produits de dé'part pour cette synthèse pe-n être prépar 6 S par substitution niucléophile de l Uion acétylure sur le sel d'un acide bromo-walcanoique dans l 'ammoniac licquide selon le Schémna réactior-l tel suivant Er- et par réduction du groupe carboxylique de l'acide ob- tenu par traitement avec le diazométhane suivie d'une 2508902 réduction dans l'éther, selon le schéma cúactionnrel suivant: 1) CH 2 N 2 H-C * C (CH 2) n,-COOH -C-i ACH 2)Li A 14 4 Les acides bromo-w alcanoiques utilisés com- me produits de départ pour cette synthèse peuvent être obtenus par réaction du dibromo-l walcane sur le déri- vé sodé du malonate d'éthyle, ce qui conduit aux pro- duits de di et de mono-condensation, ce dernier étant isolé par distillation du mélange réactionnel sous pression réduite: Na CH(COO Et)2 Br-(CH 2)n -Br > Br-(CH 2)n-CH(COO Et)2 + (Et OCO)2 CH-(CH 2)n-CH(COO Et) 2 + Na Br suivie d'une décarboxylation en milieu acide (H Br) du bromo Walkylmalonate d'éthyle pour conduire à l'acide bromo-w alcanoique, selon le schéma suivant: H Br/H 20 Br-(CH 2)n-CH(COO Et)2) Br-(CH 2)n+l-COOH La réaction de condensation (e) d'un acide bromé en u et d'un alcool acétylénique vrai pour former un acide hydroxy-t alcynoique est réalisée dans l'ammo- niac liquide en présence d'amidure de lithium Le choix du lithium s'explique par le fait que ce métal bloque la fonction OH: la réaction de l'acide bromé sur le dérivé dilithié de l'alcool acétylénique ne provoque pas de O-alkylation; seule la C-alkylation est obser- vée L'alcool acétylénique doit être utilisé en grand excès par rapport à l'acide bromé ( 3 à 10 moles pour 1 Mole) car la vitesse de la réaction de condensation étant très faible à -35 C, on risque d'observer la du- plication de l'acide bromé ou la formation d'amine. L'acide hydroxy-w alcynoique obtenu est en- suite soumis à une réduction partielle ou totale pour former l'acide hydroxy-w alcénoique ou alcanoique cor- respondant qui pourra être transformé ensuite par tosy- lation et iodation du groupe hydroxyle terminal, en acide iodé saturé ou éthylénique Z ou E: pour obtenir les acides iodo-w alcanoiques, on réali- se une hydrogénation totale des acides hydroxy-w al- cynoiques Le catalyseur employé est le platine d'Adams (Pt O 2) et la réaction est effectuée soit dans l'acide acétique, soit dans un alcool tel que le propanol, soit dans l'éther, pour obtenir les acides iodo-walcénoiques Z, on réa- lise une hydrogénation catalytique partielle et hau- tement stéréosélective des acides hydroxy-v alcynoi- quesau moyen du catalyseur de Lindlar (catalyseur à % de palladium sur carbonate de calcium désactivé à 950 C par une solution d'acétate de plomb) en présence de quinoline. Pour obtenir les acides iodo-u alcénoiques E, on réalise une réduction stéréospécifique des acides hydroxy-w alcynoiques par voie chimique; le réducteur utilisé est le sodium en solution dans l'ammoniac li- quide sous pression à une température de 20-60 e C. Les acides gras hydroxylés en position W sont ensuite soumis aux réactions de tosylation et d'échange (f, fl, f" ou f"') pour obtenir les acides gras iodés en position w. La réaction de tosylation s'effectue dans la pyridine ou dans un solvant tel que le dichlorométhane. Afin d'éviter l'élimination, la réaction est réalisée dans tous les cas à basse température: entre O et 5 C. Le temps de réaction varie de 2 h 30 à 24 heures lorsque l'on utilise la pyridine comme solvant, tandis qu'il est de huit jours si l'on emploie le dichlorométhane. On réalise donc de préférence cette réaction dans la pyridine, en utilisant un léger excès de chlo- rure de para-toluènesulfonyle par rapport à l'alcool. La réaction d'échange est une attaque du to- sylate, très bon groupe partant, par l'ion nucléophi- le I. 3 ^->2 2 ZI C _-CH 2-C Oo H COH 3RD -S-O Na cu 3 s-So-Oc H% coo c'%oc% Cette réaction d'échange tosylate-iode est comparable à l'échange brome-iode, elle se déroule dans l'acétone, au reflux, selon la méthode de GENSLER et THOMAS et elle doit être conduite sous atmosphère d'azote. Avant d'être mis en oeuvre dans le procédé de l'invention, les dérivés iodés ou bromés sont purifiés par chromatographie liquide à haute performance en uti- lisant un support à base de silice et un éluant consti- tué essentiellement par de l'heptane, de l'éther et de l'acide acétique Généralement pour cette étape de pu- rification, on utilise un chromatographe HPLC équipé d'un réfractomètre différentiel et d'une ou deux colon- nes de silice du type Prep Pak 500 et en réalisant l'élution, au moyen d'un mélange de 97,8 % d'heptane, 1,8 % d'éther et 0,4 % d'acide acétique avec un débit de ml par min, sous une pression de 5 bars, en injec- tant un échantillon de 3 à 5 g. On peut augmenter le rendement de purifica- tion en montant en série deux colonnes de silice et en augmentant la polarité du solvant constitué dans ce cas par un mélange de 95,6 % d'heptane, 4 % d'éther et 0,4 % d'acide acétique avec un débit de 50 ml par min et une pression de 8 bars Après cette étape de purification, le dérivé iodé ou bromé est soumis à une stérilisation puis conditionné dans des flacons. D'autres avantages et Caractéristiques de l'invention apparaîtront mieuxc à la lecture des exem- suv; Ls dainés bien entendu Ln titre illustratif et rion I Uii LZ-i Ltif. EXEMPLE i Préparai-ion d'acides gras iodés en pas 1-l tion w. 1) Préparation des alcools acétyléniques a) -Préparation de l'acide alcyne u)oicue H-C -=C-Na Br (CH 2) N,-COOH _> IOCO(CH 2) N 1 -CC-'H Dans un tricol contenant 2 1 d 'ammoniac liqjui- de et sous courant d'acétylène, on dissout g de Na en maintenant I'agitationà L'addi- tion d'acétylène est poursuivie jusqu'à dis- parition totale Je la couleur bleue du sodium en so 1 ution On ajoute lentement C 49 molel d&acide bromo-w alcano êque en solution dans ml de TEP, puis 150 m-1 de THT' puir Le îaé- lange est laisse sous agitation pendant heures jusqu'1 à évaperati-'on zt-otale de l'am- mnoniac Le précipité est récupéré avec un peu d'éther et hydrolysé Le mélange réactionnel est acidifié (EC 1 11 N> et le produit est ex- trait à l'éther La phase éthérée est la'ïée à 1,eau, filtrée sur papier Wihatman séparateur de phases, et évaporée Le produit est distil- lé sous pression réduite: ò Acide octvne Z-2 o Xgue ID'=âl H-C=-C-cm r)5 co OH 7 E 0,6 = 95-1000 C, rendement 65 % ò Acide nonvne-8-oliue (n'= 6 > :}-C-C C) -CO O OE Eb 05 = 106-108 WC i rendement 65 % b) -Transformation de l'acide en alcool acélyléni- gue Le diazométhane en solution dans l'éther est ajouté au composé obtenu en a) jusqu'a persis- tance de la coloration jaune L'e-xc S de dia- zométhane est détruit par quelques gouttes d'acide acétique Le volume d'éther est ramené à 200 ml par évaporation On obtient alors 0,3 mole d'ester, le rendement de l'estérifi- cation est en effet pratiquement quantitatif. Li Al H 4 Et OCO-(CH 2),-C C-H HOCH 2-(CH 2)n,-C C-H Dans un ballon à trois cols de 2 1, adapté d'un réfrigérant, d'une ampoule à brome et d'un agitateur, on met en suspension 1 1,4 g de Li Al H 4 dans 500 ml d'éther anhydre, le mélange étant maintenu à O C L'ester en solution dans l'éther ( 0,3 mole dans 200 ml) est ajouté goutte à goutte et l'agitation est poursuivie 2 heures ( O C) La solution est alors hydroly- sée avec 80 ml de Na OH 5 N (jusqu'à flocula- tion) La phase solide est lavée à l'éther La phase éthérée est lavée avec une solution de * chlorure d'ammonium saturée, filtrée sur pa- pier Whatman séparateur de phase; l'éther est évaporé et le résidu séché par distillation azéotropique (benzène) et distillé sous pres- sion réduite: Octyne-7 ol i: b = 4 C; rendement 65 % ___ ____ 0,6 Nonyne-8 ol 1: Eb = 85 C; rendement 90 % 2) Préparation de l'acidew bromé a) Préparation du bromo-walkylmalonate d'Lthyle Br-(CH 2)n-Br + Na CH(COO Et) 2 Br-(CH 2)n-CH(COO Et)2 + Na Br Dans un tricol muni d'un réfrigérant, d'une ampoule à brome et d'un agitateur, 0,45 mole ( 10,35 g) de Na sont dissous dans 140 ml d'éthanol absolu distillé sur magnésium A la solution refroidie ( 20 C), on ajoute lente- ment 0,90 mole ( 133,2 g) de malonate d'éthyle distillé (Eb 15 = 102 C) Le mélange est chauffé pendant une heure à 60 C au bain-marie puis refroidi à O Co On ajoute alors lentement 0,49 mole de dibromo 1 alcane dissous dans 98 ml d'éther anhydre Le mélange réactionnel est laissé 3 jours à température ambiante. L'éther et l'éthanol sont évaporés, le résidu repris par 200 ml d'eau est extrait 4 fois avec 250 ml d'éther La phase éthérée est la- vée à l'eau, filtrée sur papier Whatman sépa- rateur de phases et séchée sur Naa 2 SO 4L'éther est évaporé et les produits réactionnels dis- tillés sous pression réduite On recueille les fractions suivantes: *. Bromo-5:entxl _malonate d'ethyle: Br-(CH 2)5-CH(COO Et)2 1: Malonate d'éthyle CH 2 (COO Et)2: Eb= 64 C 2: Dibromopentane Br-(CH 2)5-Br: Ebl= 74 C 3:(Bromo-5 pentyl) malonate d'éthyle Br-(CH 2)5-CH(COO Et)2: Ebl= 154 C rendement 43 % 4: Tétraester (Et OCO)2 CH-(CH 2)5-CH(COO Et)2: Eb 1 > 160 C. I Bromo-6 hexyl) malonate d 2 éthyle: Br-(CH 2)6-CH(COO Et)2 1: Malonate d'éthyle: Eb 13 = 95-1000 C 2: Dibromohexane Br-(CH 2)6-Br: Eb 13 = 900 C 3: (Bromo-6 hexyl) malonate d'éthyle Br-(CH 2)6-CH(COO Et)2: Eb 0,3 = 139 C, n O = 1,460, rendement 41 % 4: Tétraester de l'acide dicarboxysébacique (Et OCO) 2-CH-(CH 2)6-CH(COO Et)2 Eb 0,3 > 139 C. Bromo-10 décyl_ malonate _d'éthyle Br-(CH 2)10-CH(COO Et)2 1: Malonate d'éthyle: Eb 1 = 64 C 2: Dibromodécane Br-(CH 2)10-Br: Ebl= 150 C 3: (Bromo-10 décyl) malonate d'éthyle Br-(CH 2)10-CH(COO Et)2: Eb 1 = 1920 C rendement 61 % 4: Tétraester (Et OCO)2 CH-(CH 2)10-CH(COO Et)2: Ebl= 195 C b) Transformation en acide bromo-W alcanoique Br-(CH H Br B-C Br-(CH 2) n CH(COO Et)2 HB Br-(CH 2)n+l COOH On chauffe 0,18 Mole de dérivé malonique et 51 g d'H Br à 48 % dans l'eau dans un tricol muni d'une ampoule à brome et d'une colonne à distiller équipée d'un réfrigérant descen- dant Le mélange réactionnel est porté à -150 C Le bromure dlétnyle distille en tête avec l'eau et H Br Au fur et à mesure que la distillation se poursuit, on rajoute dans le tricol une quantité d'acide bromhydrique égale à celle du distillat recueilli ( 150 ml au total) Le mélange est chauffé 4 heures. Après refroidissement, le produit est hydro- lysé à l'aide de glace et de 250 ml d'eau. L'acide précipite à l'état solide Il est ex- trait à l'éther ( 500 ml) La phase éthérée est lavée une fois à l'eau, et évaporée Enfin, l'acide brut est séché par distillation azéo- tropique (AH) et distillé sous pression rédui- te: Acide bromo-7 he tanoigue Br-(CH 2)6-COOH: Eb 0,8 = 124 C; rendement 74 % À Acide bromo-8 octanolgue Br-(CH 2)7-COOH: Eb 0,8 = 142 C; rendement 67,5 % Acide bromo-12 dodécanoqgue Br-(CH 2)1 l-COOH: Eb 0,8 = 174 C; rendement 30,5 % 3) Préparaticn de iladd-ce hvclroxy,-wjalcyno Xgue La réaction réalisée dans un tri-col équipé d' A, dqftazin N 4 arîqe d'une ampoule b brome et d'un réfrigérant à carboglace, acétone (-0 OI Cs' A 0,32 mole d'aviidure de lithium (obtenue par réac- tion de 2,24 g de Li en présence de nitrate ferri- que) en solution dans 1,5 i d'ammoniac liquide, on ajoute 0,124 miole d'alcool acétylénique en solu- tion dans 100 ml de THU? anhydre (en 30 mn) L'agi- tation est poursuivie 45 mn après la fin de l 'addi- tion On ajoute goutte la goutte 0,048 mole d'acide bromo-w alcanoique eni solution dans 200 ml de THF anhydre Le mélange réactionnel est-main 2 tenu sous agita 1 on pen O ant 20 heures ?uprès évaporation de l'ammoniac, le m,51 ange 2 s': hydrolysé par addiqion de glace Le p,11 de la solution e 8 t ameni à 3 (HC 101 N) et l'acide e extrait à 1 "-ther, puis séché par clist-i-Llation azéotropique (benzène) Il ent recristaliizé d %ns un mélange éther-pentane. Rendement FOC Analyse élémentaire ___________ _________l_ _ _ _ o _ _ btenuca ul Aoiàe hydroxy-14 O % téxa îcne-7 o Y-que6 % 383-41 70, 0,01 (h = 4, ' =? 5 > Acide hydroxy- 161 hexadécynie-9 oilque 76 % C-0-62 71 L, 64711,74104 O ï (n = 6, n' = 5)___ -Acide hydroxy-20I il,1 11 écoc Gyne12 c 1 lue1 -3 77-79 74,0773,46 1 'l 11 (n = 9, N = 6 > N i_ _ I 4) Hydrogénation catalytique partielle en acide hvdroxy-W alcénoigue Z L'hydrogénation est réalisée dans un appareil com- prenant une réserve d'hydrogène, une enceinte d'hy- e drogénation et un dispositif de vide Dans un erien contenant 40 ml de propanol ou d'éther sont dissous 3,7 10-3 mole d'acide hydroxy alcynoique et 450 mg de quinoline. On ajoute alors 150 mg de catalyseur de Lindlar et l'erlen est fixé à l'enceinte d'hydrogénation. Après purge de l'enceinte, l'agitation est mise en route et la consommation d'hydrogene mesurée en fonction du temps, à pression ordinaire L'hydrogé- nation terminée, la solution est filtrée, le propa- nol évaporé, et le résidu repris avec 100 ml d'éther qui sont lavés deux fois à l'eau acidulée (HC 1) et deux fois à l'eau La phase éthérée est filtrée sur papier Whatman séparateur de phases puis évaporée Le produit est analysé Les deux acides éthyléniques Z synthétisés (en C 14 et C 16) sont liquides à température ordinaire Les rende- ments sont de l'ordre de 80 %. ) Hydrogénation totale en acide hydroxy-w alcanogique Le mode opératoire est identique au précédent La réaction est réalisée sur 3,7 10-3 mole d'acide hy- droxy-vialcynoique en présence de 20 mg de Pt O 2. Les produits sont recristallisés dans l'acétone. Les rendements sont de 70 à 80 %. 6) Hydrogénation partielle en acide hydroxy-dualcénoi- que E -3 L'acide hydroxy-W alcynoique ( 3,7 10 mole) est dissous dans 50 ml d'éther anhydre et versé dans un autoclave de 500 ml L'ensemble est refroidi à -50 C (acétone, carboglace) On ajoute alors rapi- dement 2 g de sodium dissous dans 150 ml d'ammoniac liquide L'autoclave est fermé et agité pendant un jour dans un bain-marie à 57 C L'ammoniac restant est évaporé et le mélange réactionnel est hydrolysé (glace + eau) Le milieu est acidifié (H Cl 11 N) et le produit extrait à l'éther La phase éthérée est lavée à l'eau, filtrée sur papier Whatman sépara- teur de phases, évaporée Le produit est analysé. Rendement 50 à 60 %. 7) Tosylation de l'w-hydroxyacide 3,6 10-3 mole d'w-hydroxyacide sont dissous dans 6 ml de pyridine La solution est maintenue sous agitation à O C 0,86 g ( 4,5 10-3 mole) de chlorure de paratoluène sulfonyle sont ajoutés par portions. L'agitation est poursuivie pendant 8 heures, puis l'ensemble est maintenu à 51 C pendant 10 à 48 heu- res La réaction est suivie par chromatographie sur couche mince (éluant: éther, pentane 7/3, support Si O 2, révélation par chauffage de la plaque après pulvérisation avec une solution de chlorure de co- balt à 1 % dans H 2 SO 4 à 10 %) Le milieu réactionnel est hydrolysé par addition lente de 1 ml d'eau puis addition plus rapide de 6 mi d'eau Le tosylate de l'acide gras est alors extrait par CH 2 C 12, et re- cristallisé dans le pentane à -20 C. 8) Iodation du tosylate d'acide gras La réaction d'iodation du tosylate d'acide gras est conduite sous atmosphère d'azote Le tosylate pré- cédent est dissous dans 20 ml d'acétone et 2,2 g ( 14,8 10-3 mole) de Na I sont ajoutés Le mélange réactionnel est porté au reflux pendant deus heu- res La solution est filtrée, l'acétone évaporée, et le produit repris dans 100 mil d'éther La phase éthérée est lavée deux fois avec 50 ml d'eau addi- tionnée de métabisulfite de sodium (Na 25205, 20 %) puis évaporée. Le produit est sécehé par distillation azéotropique (acétone) puis recristallisé dans le pentane à -20 C Il est alors analysé: Acide iodo14 tétradécène-7 o Igue_Z: F 20 C Acide iodo-14 tétradécanolgue: F = 65-67 C 1 1 1 r M i i 1 1 i 1 i i clu C> ta (U Olt w 00 rn C) LA V) CM d) ra f tu O (L) mi C LX O E CO 0 E C'Y e r-q, ai ra :3 C ci 4 j tu C Rdt par rapport au délivg hvdroxvli Analyse 616 mentaîre C il I m Icu 16 bte Calculs 3 btenulcalculé Dbtenu , 79 ,29 , 53 ,26 54,79 Acide iodo-16 hexad 5-cyne-9 oique Acide ioda-20 cicosyne-12 oique' Acide iodo-16 hexadécène-9 oique E Acide iodo-16 hexadgeanoique Acide io dcy-20 eicosanolique S' -37 46 50 49-51 6-5 7 79-80 51,07 57,71 , 2 ( i,46 ' 54,85 7,14 8,06 7,63- -8,11 8,88 7,30 8, 46 7, 80 8,22 9,Os 33,59 33 42 33,24 28,99 31,18 1 32,41 ,96 26,34 a. W O Co m m m m m r-f du z ro O %CD ra F 4 U tn Ln m 0 tn O r-f 0-1 N CD m EXEMPLE 2 Cet ezzmple illustre la préparation d'acide t' -oo-9 o 1 que: au tooyen d'1 ode 123. Darn cet exemple, on ajoute dans un flacon contenant une certaine quantité d'acide gras cristalli- sé 1,4 ml d'acétone contenant 3,5 -g d'iodure de so- dium, puis on ajoute le contenu de ce flacon dans un autre flacon contenant 35 microlitres d'iodure de so- dium 123, ce qui représente une activité de 1 millicu rie; puis on chauffe lè flacon dans un bain-marie sec 103 "C pendant 5 minutes. A la fin de cette opération, on détermine le rendement de marquage par électrophorèse en milieu Vé- ronal à 200 volts pendant 30 minutes pour faire migrer les ions iodure et par comptage de pics de radioactiui-= té sur les différentes zones du papier d'électrophorè- se Les résultats obtenus lorsqu'on réalise le marquage avec différentes quantités d'acide gras sont donn és dans le tableau ci-après. Au vu de ce tableau, on constate que l'on obtient de très bons résultats avec 285 millicuries d'iode radioactif par gramme d'acide gras. EXEMPLE 3 Cct exemple illustre l'influence du p H de la solution d'iodure radioactif sur les résultats obtenus. On dissout 2 mg d'acide iodo-16 hexadécène-9 olque dans 2 ml d'acétone contenant 5 microgranmles Acide gras Quantité Quantité iodé de d'I Na par I 123 par départ mg d'acide mg d'acide (en mg) gras gras 2 mg 1,75 i g 500 li Curies 92,1 % 3 mg 1,17 lig 333 li Curies 91,9 % 3,5 mg 1 1 9 285 ig Curies 95,8 % d'iodure de sodium, et on ajoute la solution obtenue à microlitres de solution d'iodure de sodium radioac- tif ayant une activité totale de 1 millicurie, on chauffe ensuite l'ensemble à 103 WC dans un hai-ra;ie sec pendant 5 minutes. A la fin de cette opération, on détermine le rendement de marquage par électrophorèse et par compta- ge comme précédemment Lorsqu'on utilise une solution d'iodure à p H de 12, 3, le rendement de marquage est de 85,2 % alors qu'en utilisant une solution d'iodure à pl sensiblement égal à 7, le rendement de marquage est de 93,3 % Ainsi, on constate que l'utilisation d'une solu- tion d'iodure à p H 7 permet d'augmenter de façon nota- ble le rendement de marquage. EXEMPLE 4 Cet exemple illustre l'influence de l'acti- vité volumique de la solution aqueuse d'iodure radioac- tif et des volumes de solution d'iodure et de solution d'acide gras utilisés, sur les résultats obtenus. Dans cet exemple, on utilise pour le marquage une solution comprenant 2,5 mg/ml d'acide iodo-16 hexa- décèpie-9 olque dans de l'acétone contenant de l'iodure de sodium entraîneur avec un rapport molaire acide gras/iodure entraîneur égal à 4 102 On ajoute à la solution d'acétone contenant l'acide gras et l'iodure entraîneur une certaine quantité de solution aqueuse d'iodure de sodium radioactif, puis on porte l'ensemble à une température de 102-1040 C dans un bain-marie sec pendant 5 min A la fin de cette opération, on détermi- ne le rendement de marquage par chromatographie sur ré- sine anionique DOWEX AG-1 X 8 forme CI: la résine est conditionnée sous acétone, une aliquote de la solution de marquage placée sur la résine est éluée par ce sol- vant, les iodures sont retenus, l'acide gras radioactif est élue; activité de l'éluat Rendement de marquage = activité déluata activité éluat + activité résine Les résultats obtenus pour des volumes diffé- rents de solution d'acide gras dans l'acétone et de solution d'iodure de sodium radioactif sont donnés dans le tableau I ci-joint. ces résultats sont confirmés par analyse CCM (support cellulose, éluant: heptane: 380 V, éther: V, Acide acétique I V) Le Rf de l'acide gras est compris entre 0,9 et 1, celui des espèces ioniques est peu différent de 0 Les bandes de cellulose correspon- dant à des Rf ( 0-0,2), ( 0,8-1) sont récupérées, leur radioactivité est mesurée. Rendement de marquage = Radioactivité Rf ( 0,8 à 1) = Radioactivité totale. La qualité du produit marqué est contrôlée par HPLC analytique en utilisant les conditions qui suivent: phase stationnaire, Si O 2 ( 10 lm) _ Eluant: heptane 98,1 % éther 1,5 % Acide acétique 0,4 % débit: 7 ml/ minute La colonne est préalablement conditionnée à l'aide d'une solution de n-heptane contenant 3 % d'acide acétique. La solution brute de marquage est analysée selon la méthode qui suit: l'acétone de la solution de marquage est évaporée (sans perte de radioactivité); l'acide gras marqué, analysé en solution dans l'éluant, conduit à un seul produit radioactif qui absorbe en UV (ô_ 7,5 volumes de coionne) Etudié en RMN 1 H, ce pro- duit présente les caractéristiques de l'acide gras iodé initial Dans tous les cas étudiés, l'analyse HPLC ne révèle pas d'impuretés (> 1 %) radioactives ou absorbant en UV. Notons par ailleurs qu'il n'est pas possible d'analyser directement la solution de marquage dans l'acétone pour les raisons qui suivent: l'acétone contient souvent des impuretés qui absor- bent en UV, il semble que l'acide gras et ce solvant conduisent à des associations séparées en HPLC. Au vu du tableau I, on constate que les meilleurs résultats sont obtenus lorsqu'on utilise un volume de solution d'iodure de sodium de 80 microlitres représentant une activité totale de 2 millicuries et un volume de solution d'acide gras de 2,8 millitres ayant une concentration en acide gras de 2,5 mg/ml et une concentration en iodure entraîneur telle que le rapport molaire acide gras/Na I entraîneur soit de 4 102. Par ailleurs, on a constaté que des durées de chauffage supérieures à 5 min n'avaient pas d'effet sur le rendement de marquage. Enfin, on peut déduire de ces résultats que le rapport volume de solution d'acide gras/volume de solution de Na 123 I doit être d'au moins 14. EXEMPLE 5 Dans cet exemple, on étudie l'influence de rapport entre le volume de solution aqueuse et le volu- me de solution d'acide gras sur le rendement de marqua- ge, dans le cas du marquage à l'iode 131 de l'acide iodo-16 hexadécène-9 olque. Dans ce cas, on utilise le même mode opéra- toire que dans l'exemple 4 Les résultats obtenus sont donnés dans le tableau Il annexé, qui mentionne égale- ment les conditions utilisées. EXEMPLE 6 Cet exemple illustre la préparation d'une solution injectable d'acide gras marqué à l'iode 123 par le procédé de l'invention. Chacun des constituants nécessaires pour le marquage et pour l'obtcntion d'une solution injectable est ndticnnê de facçon stérile et apyrcgêne dans un flaco;n type 'pénicilline"l Ces flacons qui ont été pré- pares au préalable et soumis à tous les contrôles né- cessaires pour leur utilisation en médecine, sont dis- posés dans une trousse qui comprend ainsi: un flacon A contenant 7 mg d'acide iodo-16 hexadécè- ne-9 olque cristallisé, un flacon B contenant de l'acétone et de l'iodure de sodium, un flacon C contenant 5 ml de solution tampon à p H 9 ayant la composition suivante: 0,28 mg de carbonate de sodium anhydre, et 1,6 mg de bicarbonate de sodium par ml de solution de chlorure de sod-iun a 9 pour 1000. un flacon D contenant de l'albumine humaine en solu- tion à 20 % dans du sérum physiologique. Pour le marquage, on utilise de plus un fla- con contenant la qiuantité nécessaire de solution aqueu- se d'iodure radioactif qui est livré au dernier moment. Ce flacon contient 40 microlitres de solution aqueuse d'iodure de sodium à p H 7 ayant une activité totale en iode 123 de 1 millicurie. Pour réaliser le marquage, on prélève dans le flacon 3 2,8 cm 3 d'acétone contenant 7 gg d'iodure de sodium et on l'ajoute au contenu du flacon A, c'est - dire aux 7 mg d'acide gras cristallisé, ce qui permet d'obtenir une solution de l'acide gras dans l'acétone contenant la quantité voulue d'iodure de sodium entrai- neur. On prélève alors 1,4 cm 3 de la solution du flacon A et on l'ajoute dans le flacon scellé par une membrane de caoutchouc qui contient la solution d'iodu- re radioactif à p H 7 On place ensuite ce flacon scellé contenant la solution d'iodure radioactif et la solu- tion d'acide gras dans un bain-marie sec et on le chauffe à une température de 102-1031 C pendant 5 minu- tes pour réaliser la réaction d'échange et obtenir l'acide gras marqué par 12 I Après ce chauffage, on introduit une aiguille de mise à l'air dans la membrane en caoutchouc qui ferme le flacon afin dléliminer l'acétone par évaporation Après cette opération, on prélève dans le flacon C 3 ml de la solution tampon et on l'introduit dans le flacon contenant l'acide gras marqué, puis on place celui-ci dans un bain-marie sec en soumettant le contenu à une agitation et en chauf- fant pendant environ 15 minutes à 70 'C pour obtenir une suspension colloidale d'acide gras marqué Lorsque la suspension est un peu refroidie, on ajoute alors 1 mi de sérum albumine humaine que l'on prélève dans le fla- con D, la solution devient alors limpide: la solution d'acide gras iodé marqué par l'iode 123 ainsi obtenue est injectée directement par voie intraveineuse. TABLEAU I Solution de Na 123 I Solution d'acide gras dans leacétone Chauffage Rendement de + Na I entraîneur marquage T Concentration enj Roaipre Volume Activité Volume acide gntration enRapport T( C) Durée ( 11)totale (mr Ci) (ml) acde (mg/ml)ras acid ras (min) (mg/ml)acide gras/ Na I _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ a I _ _ _ _ _ _ _ _ _ t 2 2 2,8 2,5 4 10 102-104 5 96,7 144 2 4 il il 95,7 144 2 2,8 N " N l 95,5 144 2 1 " " " " 91,3 1 2 " " " 95 CM o oo C 1 tn Solution de Na 131 I Solution d'acide gras dans l'acétone + Na I entraîneur Chauffage Rendement de marquage Volume Activité Volume Concentration en Rapport mo T(C) Durée (ul) totale (i Ci) (ml) acide gras laire acide (min. (mg/ml) gras/Na I 10 0,5 4 7,7 102 99 5 954 20 0,5 4 t 94 25 0,5 4 " "" 92,3 30 0,5 4 " 90,9 40 0,5 4 _" " " 86,9 co 1 l 29 2508902 REVENDICATIONS 1 Procédé de préparation d'un acide gras rirqué à a lie radioacti 2 f caractérisé en ce que l'on fak reaglit N at Cde gras brome ou iodé, de préférence ;n position oméga, avec une solution aqueuse d 'ioadur:: radioactif, en présence d'iodure entraîneur, pour échanger par de l'iode radioactif le brome ou 'iode dudit acide gras. 2 Procédé de préparation d'un acide gras marqué à l'iode radioactif, caractérisé en ce que l'on fait réagir un acide gras bromé ou iodé, de préférence en position oméga, avec une solution aqueuse d'iodure radioactif ayant un p H d envîion 7, pour échanger par de l'iode radioactif le brome ou l'iode dudit acide gras. 3 Procédé selon la revendication 2, carac- térisé en ce que Vlon fait réagir l'acide gras bromé ou iodé avec la solution d'iodure radioactif en présence d'iodure entraîneur. 4 Procédé selon la revendication 1, carac- térisé en ce que la solution aqueuse d'iodure radioac- tif a un p H d'environ 7. Procédé selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 4, caractérisé en ce que l'iodure entrai- neur est de l'iodure de sodium. 6 Procédé selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 5, caractérisé en ce que le produit de départ est un acide gras iodé. 7 Procédé selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 6, caractérisé en ce que l'on dissout l'acide gras brome ou iodé dans une cétone miscibla à l'eau contenant l'iodure entraîneur et en ce que l'on ajoute -à ladite solution d'acide gras la solution aqueuse d'iodure radioactif. 8 Procédé selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 7, caractérisé en ce que la solution aqueuse d'iodure radioactif a une activité volumique d'au moins 20 millicuries par millilitre. 9 Procédé selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 8, caractérisé en ce que l'iode radioac- tif est l'iode 123. Procédé selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 9, caractérisé en ce quaaprès la réaction d'échange, on évapore la cétone puis on ajoute une so- lution tampon injectable légèrement alcaline pour for- mer une suspension colloidale d'acide gras marqué et on dissout ladite suspension dans un liquide compatible avec le corps humain. 11 Procédé selon la revendication 10, ca- ractérisé en ce que le liquide est de la sérum albumine humaine. 12 Procédé de préparation d'un acide gras iodé répondant à la formule: I(CH 2),+ Y (CH 2)n+ COOH dans laquelle Y représente les enchaînements -CH 2-CH 2- ou -CH=CH Z ou E et N et n' sont des nombres entiers de 3 à 10, caractérisé en ce que l'on condense un acide oméga bromé de formule: Br(CH 2)n+l-COOH et un alcool acétylénique de formule: H-CC-(CH 2)n,-CH 2 OH, dans l'ammoniac liquide en présence d'amidure de li- thium pour obtenir l'acide hydroxy-oméga-alcynoique de formule: HO-(CH 2) n,+l-CC-(CH 2)n+ -1 COOH, en ce que l'on soumet ensuite à une réduction l'acide hydroxy-oméga-alcynoique pour obtenir l'acide hydroxy- oméga-alcénoique ou l'acide hydroxy LJ-alcanoique cor- respondant, en ce que l'on fait réagir l'acide hydroxy- oméga-alcanoique ou l'acide hydroxy-oméga-alcénoique ainsi obtenu avec du chlorure de paratoluène sulfonyle pour obtenir le dérivé tosylé d'acide gras correspon- dant, et en ce que l'on soumet le dérivé tosylé ainsi obtenu à une réaction d'échange tosylate-iode pour ob- tenir le dérivé iodé correspondant. 13 Procédé selon la revendication 12, ca- ractérisé en ce que l'on réalise la réduction partielle de l'acide hydroxy-oméga-alcynoique en acide hydro- xy t-alcénoique Z par hydrogénation en présence de qui- noline et au moyen d'un catalyseur à 5 % de palladium sur du carbonate de calcium qui a été désactivé à 95 C par une solution d'acétate de plomb. 14 Procédé selon la revendication 12, ca- ractérisé en ce que l'on réalise la réduction partielle de l'acide hydroxy-oméga-alcynoique en acide hydro- xy-w-alcénoique E au moyen de sodium en solution dans l'ammoniac liquide, sous pression età une température de 20 à 60 C. Procédé selon la revendication 12, ca- ractérisé en ce que l'on réduit totalement l'acide hy- droxy-oméga-alcynoique pour obtenir l'acide hydroxy- oméga-alcanoique correspondant par hydrogénation en présence d'un catalyseur au platine. 16 Procédé de préparation d'un acide gras iodé répondant à la formule: I(CH 2)n,+l-C SC-(CH 2)n+l-COOH dans laquelle N et n' sont des nombres entiers de 3 à , caractérisé en ce que l'on condense un acide gras bromé de formule: Br-(CH 2)n+l-COOH et un alcool acétylénique de formule: H-C C (CH 2)n,-CH 2 OH dans l'ammoniac liquide en présence d'amidure de li- thium pour obtenir l'acide hydroxy alcynoique de for- mule: HO (CH 2) N,+l-CC(CHC 2)n+l-COOH en ce que l'on fait réagir l'acide hydroxy-u)alcynoique ainsi obtenu avec du chlorure de paratoluène sulfonyle pour obtenir le dérivé tosylé correspondant et en ce que l'on soumet le dérivé tosylé ainsi obtenu à réac- tion d'échange tosylate-iode pour obtenir ledit acide gras iodé. 17 Procédé selon l'une quelconque des reven- dications 12 à 16, caractérisé en ce que l'on purifie l'acide gras iodé obtenu par chromatographie liquide à haute performance en utilisant un support à base de silice et un éluant constitué essentiellement par de l'heptane, de l'éther et de l'acide acétique.