La présente invention concerne les dispositifs de régulation numérique et plus particulièrement les dispositifs de régulation numérique de procédés industriels. Les procédés industriels mettent en jeu un grand nombre de paramètres qu'il est nécessaire de contrôler et de maintenir dans une plage de valeur déterminée pour que le procédé aboutisse au résultat souhaité. Ces paramètres peuvent être par exemple des débits, des niveaux, des températures, des pression, des viscosités, etc. Pour obtenir un fonctionnement automatique et correct d'un procédé industriel il faut d'abord connaître la valeur de ces paramètres et les comparer presque de façon continue à des valeurs prédéterminées et du résultat de la comparaison, agir sur les moyens qui ont une action sur la valeur de ces paramètres. Ces paramètres sont généralement déterminés par des dispositifs désignés sous le nom générique de capteur. Ces capteurs délivrent à leur sortie généralement des signaux électriques analogiques représentatifs de la valeur des paramètres qu'ils ont mesurés. Par ailleurs, les moyens qui peuvent agir sur les paramètres d'un procédé industriel sont nombreux et de tous types qui ne peuvent pas a priori être recouverts par un nom générique Crest ainsi qu'il existe par exemple des vannes agissant sur les débits ou alors les moyens de chauffage comme des résistances chauffantes ou des brûleurs pour agir sur des températures de fluides ou des convertisseurs électriques, mécaniques, etc. Cependant, dans tout le reste de la présente description tous ces moyens seront regroupés sous le même et unique terme de régulateurs, étant entendu qu'il ne faudra pas limiter la fonction de ceux-ci uniquement à celle de la régulation mais les interprêter comme tous moyens pouvant recevoir par exemple un signal électrique et le transformer en une opération donnée pour agir sur la valeur d'un paramètre physique. Les procédés industriels mettent en oeuvre un certain nombre d'opérations qui doivent être maîtrisées. Pour faciliter la compréhension et surtout faciliter le contrôle des procédés, il a été nécessaire de décomposer l'ensemble des opérations mises en oeuvre dans un procédé. C'est ainsi qu'il a été admis que l'ensemble d'un système d'asservissement pour réguler un paramètre donné et comprenant un capteur, mesurant le paramètre délivrant à sa sortie un signal représentatif de la valeur de ce paramètre, un comparateur apte à élaborer un signal résultat de la comparaison entre le signal délivré par le capteur et un signal de référence ou dit de consigne, un circuit électronique de traitement du signal délivré par le comparateur et apte à délivrer un signal de commande, un régulateur commandé par ledit signal de commande apte à effectuer une opération pour agir directement ou indirectement sur la valeur dudit paramètre constitué d'une boucle élementaire de régulation. Les procédés industriels les plus complexes sont toujours décomposés en boucles élémentaires de régulation. Bien entendu, toutes les boucles de régulation d'un même procédé ne sont jamais indépendantes les unes des autres et elles peuvent présenter une réaction entre elles, c'est pourquoi ces boucles élémentaires de régulation sont toutes reliées à une unité centrale qui coordonne entre elles toutes les commandes de ces boucles. C'est ainsi qu'actuellement il existe dejà des dispositifs de régulation travaillant en numérique avec des microprocesseurs et qui permettent de réguler parfaitement des procédés industriels. Un des dispositifs de régulation numérique connu comprend : une unité centrale de commande intelligente comprenant au moins un microprocesseur et, éventuellement, des éléments accessoires comme des mémoires qui peuvent même être configurables, un module d'interface avec le procédé par boucle élémentaire de régulation nécessaire pour le contrôle et la régulation du procédé industriel considéré et des moyens de liaison entre l'unité centrale et les différents modules interfaces, ces moyens de liaison étant généralement constitués par des bus. Un tel dispositif décrit ci-dessus, répond parfaitement à la régulation d'un procédé industriel , mais il arrive quand même parfois comme dans tous dispositifs des pannes. Quand ces pannes arrivent au niveau des modules d'interfaces généralement le procédé ne peut plus fonctionner correctement et la seule solution est d'effectuer la réparation en arrêtant peut être même le procédé.Cependant, d'une part la fréquence de ces pannes au niveau des interfaces de procédé est relativement faible, et d'autre part une panne au niveau d'une seule boucle élémentaire de régulation peut n'avoir pas de conséquences importantes sur l'ensemble du procédé industriel. Par contre, quand la panne arrive au niveau de l'unité centrale et que c'est celle-ci qui commande l'ensemble de toutes les boucles de régulation, cette panne peut être catastrophique pour l'ensemble du procédé qui alors ne fonctionne plus ou fonctionne de façon tout à fait abérrante et même quelquefois dangereuse. Pour pallier cet inconvénient dans les dispositifs connus, il existe des moyens qui permettent de s'affranchir d'une panne au niveau de l'unité centrale C'est ainsi que certains de ces dispositifs comportent en plus une autre unité centrale doublant la première. Ces deux unités centrales coopèrent entre elles pour que, lorsque l'unité centrale dominante tombe en -panne, l'autre de secours puisse continuer à réguler le procédé industriel sans interruption. Ce dispositif répond à l'éventualité d'une panne au niveau de l'unité centrale, mais il présente quand même quelques inconvénients. D'une part, il est relativement onéreux du fait qu'il comporte deux unités centrales, sachant que l'unité centrale est l'un des éléments les plus important de la chaîne de régulation et d'autre part que des conflits peuvent se produirent lors de la remise en contrale par une unité centrale de secours. Mais de plus et de toute façon, pour effectuer la réparation de l'unité centrale de secours on est presque toujours obligé d'arrêter pendant le temps de cette réparation la régulation du procédé industriel auquel ce dispositif est associé. La présente invention a pour but de pallier en partie ces inconvénients et de réaliser un dispositif de régulation numérique ayant une sécurité de fonctionnement accrue sans que son prix de revient augmente de façon importante et qui permette en plus d'effectuer toute intervention possible au niveau de l'unité centrale sans pour cela arrêter la régulation du procédé industriel. Plus précisément, la présente invention a pour objet un dispositif de régulation numérique d d'un procédé industriel se décomposant en boucles élémentaires de régulation comprenant - une unité centrale de commande programmable, assurant le traitement des données par différents algorithmes et calculant les commandes de régulation pour chaque boucle élémentaire, - au moins un module d'interface pour coopérer avec une boucle élémentaire de régulation dudit procédé, ledit module d'interface comprenant au moins une entrée apte à être reliée à un capteur et au moins une sortie apte à être reliée à un régulateur, des moyens de liaison par BUS entre ladite unité centrale et ledit module, caractérisé par le fait que ledit module d'interface du procédé comporte des moyens pour détecter des informations fausses en provenance de l'unité centrale et des moyens commandables aptes d'une part à l'acquisition et à la mise en forme des signaux appli qués à l'entrée dudit module d'interface du procédé et, d'autre part, à l'envoi sur la sortie dudit module de signaux de commande pour le régulateur, et des moyens commandables de blocage de la sortie de ladite unité centrale. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront au cours de la description suivante donnée en regard du dessin annexé à titre illustratif mais nullement limitatif, dans lequel - la figure 1 représente le bloc diagramme d'un mode de réalisation possible d'un ensemble de régulation d'un procédé industriel comportant un disposi tif de régulation numérique selon l'invention, - la figure 2 représente sous forme d'un bloc diagramme un mode de réalisa tion particulier d'un dispositif de régulation numérique selon l'invention. La figure 1 représente sous forme schématique d'un bloc diagramme d'un ensemble pouvant assurer simultanément la régulation de plusieurs procédés industriels, chaque procédé pouvant comporter par exemple au plus huit boucles de régulation élémentaires. I1 est tout d'abord nécessaire de préciser que, un procédé industriel dans la présente description, représente aussi bien l'ensemble des moyens que l'ensemble des fonctions concourrant dans leur objet à la production de biens ou de résultats techniques. Ainsi, l'ensemble de régulation illustré sur la figure 1 comprend des moyens de liaison externe entre tous les principaux éléments. Ces moyens de liaison externe sont constitués par un BUS 1 réalisé par exemple par un fil coaxial auquel sont connectés plusieurs dispositifs de régulation numériques programmables ou plus généralement RMP comme ceux qui sont représentés en 2 et 3 sur la figure 1. A ce BUS externe 1 peuvent aussi être reliés différents éléments nécessaires au bon fonctionnement ou au bon contrôle de l'ensemble des procédés, comme par exemple un calculateur 4 relié au BUS externe 1 par son interface 5, une visualisation 7 associée à un clavier de commande 7 connectée au BUS externe 1 par son interface 8. Le BUS externe 1 aboutit par exemple à un contrôleur de BUS 9 lequel permet de relier l'ensemble des éléments tels que les RMP 2, 3, ... à par exemple une visualisation centrale 11 au moyen d'un commutateur 10 à plusieurs voies de sortie. Le dispositif de régulation numérique 2 qui a été représenté est un régulateur multiboucles programmable RMP pour huit boucles élémentaires de régulation. A titre d'exemple illustratif, il a été représenté une boucle élémentaire de régulation comprenant comme capteur 13, un capteur de pressions différentielles et, comme régulateur 12, une vanne dite de régulation de débit montée sur une conduite 14, ces deux éléments étant bien connus en eux-mêmes. Pour la simplification du dessin, les autres éléments comme les capteurs et régulateurs associés aux autres sept boucles de régulation élémentaire n'ont pas été représentés. Plus précisément, le dispositif de régulation numérique RMP2 selon l'invention, comprend une unité centrale de commande 21 qui comporte une mémoire programmée ou programmable en vue d'assurer le traitement des données par différents algorithmes et le calcul des commandes des différents ordres pour obtenir la régulation souhaitée du procédé industriel auquel le RMP 2 est associé. Une telle unité centrale peut être constitué par exemple par un microprocesseur comme celui qui est vendu par la Société ZILOG sous la référence commerciale Z 80 CPU auquel seront associées des mémoires, comme des mémoires type RAM, PROM ou EAROM respectivement par exemple de 2.10 8.103 et 2.103 octets. Le RMP 2 comprend aussi un module d'interface 23 avec le BUS externe 1 pour assurer la liaison entre ce même BUS externe 1 et l'unité centrale 21 et un BUS interne 25. Ce RMP 2 comprend aussi une pluralité de modules dits modules assurant l'interface entre le BUS interne et les éléments du: procédé comme les capteurs et les régulateurs. Ces modules d'interface seront désignés par la suite sous le sigle MIP. Aussi le RMP comprend autant de MIP que de boucles élémentaires de régulation nécessaires à la mise en oeuvre du contrôle et de la régulation du procédé industriel considéré. Sur la figure, par exemple, sont représentés huit modules MIP 27-1 à 28-8, ces huit modules étant théoriquement suffisants pour les procédés actuels. Chaque MIP, comme par exemple le MIP 27-4 comprend d'une part un ensemble d'entrées 29 aptent à recevoir des signaux électriques généralement sous forme analogique en provenance d'un capteur comme par exemple le capteur de pressions différentielles 13 et d'autre part une sortie 31 apte à délivrer des signaux, généralement aussi sous forme analogique, pour commander un régulateur comme par exemple la vanne de régulation 12. montée sur la conduite de fluide 14. Comme il a été dit précédemment, le BNP 2 comporte des moyens de liaison internes permettant de relier entre eux l'unité centrale 21, l'interface 23 et les différents MIP 27-1 à 27-8. Ces moyens de liaison internes sont constitués par un BUS interne 25. Ce BUS peut être d'une structure classique c'est-à-dire comporter comme représenté sur la figure des conducteurs de contrôle 33 véhiculant différents ordres pour commander par exemple l'écriture, la lecture des valeurs des paramètres. Ces conducteurs de contrôle 33 relient l'unité centrale 21 à l'interface de BUS 23. Le BUS interne 25 comporte aussi un conducteur de données 34 qui relie entre eux tous les MIP 27-1 à 27-8 à l'unité centrale 21 et l'interface de BUS 23 et un conducteur d'adressage 36 reliant la sortie 211 et l'unité centrale 21 aux différentes entrées 281 à 288 respectivement de l'ensemble des MIP 27-1 à 27-8, et aux bornes 231 de l'interface 23. De plus, chaque MIP 27-1 à 27-8 comporte des sorties 29-1 à 29-8 aptes à délivrer des signaux de surveillance dont la fonction sera explici- tée ci-après. Chacune de ces sorties 29-1 à 29-8 sont reliées respectivement aux différentes entrées d'une porte logique 36 dont la sortie 37 est reliée respectivement aux entrées 39 et 41 de l'interface de BUS 23 et de l'unité centrale 21. Cette porte logique 36 sera équivalente soit à une porte logique du type ET ou soit à une porte logique du type OU, ces deux possibilités présentant des résultats et avantages spécifiques qui seront explicités ci-après. Chaque MIP 27-1 à 27-8 comporte des moyens 30-1 à 30-2 pour détecter des informations fausses qui pourraient provenir de l'unité centrale ou plus couramment appelés "chien de garde", et des moyens de régulation internes propres à chaque MIP pour continuer à réguler la boucle élémentaire de régulation du procédé industriel auquel est associé le MIP ayant reçu des informations erronées en provenance de l'unité centrale. Un MIP peut être constitué par exemple par un interface périphérique universel commercialisé par la société INTEL sous la référence commerciale 8041 ou 8741 auquel seront associés éventuellement des dispositifs complémentaires d'entrées et de sorties. Comme il a été dit précédemment des pannes peuvent se produire au niveau de l'unité centrale qui peut à cette occasion envoyer aux MIP, par l'intermédiaire du BUS interne 25, des informations fausses. Chaque MIP possède une partie intelligente 31-1 à 31-8 esclave néanmoins de l'unité centrale, comme par exemple un microprocesseur de petite dimension qui interprète les informations en provenance de l'unité centrale et qui est apte à déterminer si les informations qui lui sont adressées sont correctes et conformes à ce qu'il doit normalement recevoir. Ces informations en provenance de l'unité centrale sont envoyées de façon cyclique et tous les MIP sont interrogés les uns après les autres.Après avoir été interrogée, chaque sortie 29-1 à 29-2 de la partie intelligente de ces MIP peut délivrer un signal représentant le résultat de l'interrogation du MIP et notamment la valeur de ce signal peut représenter le fait que le MIP a reçu une information fausse en provenance de l'unité centrale. Ainsi, lorsque la porte logique 36 reçoit des informations sur ses entrées elle peut, par sa sortie 37 aller d'une part bloquer par exemple la sortie de l'unité centrale et éviter que celle-ci continue à délivrer des informations fausses et d'autre part aller avertir l'interface de BUS 23 que les MIP prennent en relais leur propre régulation. De ce fait l'interface de BUS 23 pourra interroger directement chaque MIP et transmettre le résultat de son interrogation par le BUS externe 1 aux différents éléments comme le calculateur 4 et les différentes visualisations 7 et 11. Comme il a été dit précédemment, les pannes proviennent généralement de l'unité centrale mais cependant il se peut que des pannes se produisent au niveau des NIP. il ne faut pas néanmoins lorsqu'un MIP est en panne qu'il délivre à sa sortie'q9-l à 29-8)une information qui soit représentative du fait que le MIP a reçu une information fausse de l'unité centrale alors que cette information fausse est purement d'origine interne au MIP. Pour éviter cet inconvénient, la porte logique 36 est constituée par une porte ET. C'est-à-dire qu'elle ne pourra bloquer la sortie de l'unité centrale que si tous les MIP 27-1 à 27-8 ont détecté à leur entrée que l'unité centrale envoyait bien des informations fausses c'est-à-dire que la porte 36 a reçu sur toutes ses entrées la même information. Dans ce cas la porte logique est constituée par une porte ET. Par contre, dès que l'on veut obtenir un fonctionnement autonome d'un MIP dès qu'il détecte une information fausse en provenance de l'unité centrale, il faut que la sortie de l'unité centrale soit bloquée le plus rapidement possible, et c'est pourquoi dans ce cas la porte logique 36 est constituée par une porte OU qui transmet l'ordre de bloquage de l'unité centrale sans attendre que tous les autres MIP soient interrogés. Mais dans ce cas, il reste une incertitude sur l'origine de la panne qui peut se situer soit dans l'unité centrale soit dans le MIP ayant envoyé l'ordre. Ainsi, dans cette dernière hypothèse aux entrées de la porte logique OU 36, il apparaîtra au moins deux sortes de signaux représentatifs d'informations en provenance de l'unité centrale comme étant correcte et incorrecte. On s'aperçoit bien qu'il y a alors une indétermination au niveau de la panne, indétermination qui n'existait pas dans le cas d'une porte logique 36 constituée par une porte logique ET. Cette incertitude pourra quand même être minimisée par le fait que de temps en temps, de façon cyclique, une à deux fois par jour par exemple, il pourra être simulé une panne au niveau de l'unité centrale et on pourra vérifier que le système fonctionne bien et que les MIP délivrent à leurs sorties 29-1 à 29-8 des informations correctes, ce qui fait que l'on pourra utiliser selon les cas, soit une porte logique OU, ou bien une porte logique ET. I1 est bien évident qu'un RMP peut avoir une multitude de réalisations structurelles, cependant la figure 2 représente un mode de réalisation simple dans un but d'illustration d'un dispositif de régulation numérique selon l'invention. Dans cet exemple, le dispositif de régulation comprend l'unité centrale 421, un dispositif d'interface de BUS 423 et un MIP 427 tel que les MIP 27-1 à 27-8 (figure 1). Dans cet exemple, les deux signaux qui sont appliqués aux deux entrées 429' et 429" du MIP 427 sont des signaux qui proviennent respectivement d'un capteur de niveau délivrant un signal MI (appliqué à l'entrée 429') et d'un capteur de débit délivrant un signal M2 (appliqué à l'entrée 429"). D'autre part, la sortie 431 du MIP427 est apte à délivrer un signal V1 pour commander un régulateur comme par exemple une vanne.Bien entendu, comme il a été dit précédemment ces signaux M1, M2 et V1 sont des signaux qui sont nécessaires sous une forme analogique car presque tous les capteurs et régulateurs qui sont connus actuellement ne fonctionnent qu'avec des signaux analogiques. Les entrées 429' et 429" du MIP 427 sont reliées à un dispositif d'acquisition et de conversion 400 des signaux analogiques M1 et M2 et qui est apte à délivrer à ses sorties 401 et 402 des signaux sous forme de trains d'impulsions numériques codees représentatifs des valeurs M1 et M2 Un tel convertisseur analogique numérique est bien connu en lui-même. La sortie 401 qui délivre des impulsions représentant le signal analogique M2 est connectée à une entrée 403 d'un dispositif 404 de dialogue avec les différents éléments constitutifs du dispositif de régulation numérique. Cet élément 404 peut être constitué par une partie d'un microprocesseur comportant un circuit électronique dit "chien de garde" 405 dont la fonction a été décrite ci-avant et qui notamment permet de détecter des informations fausses en provenance de l'unité centrale 421. La sortie 402 est reliée d'une part à travers un commutateur 406 commandable par son entrée 407, d'une part à un filtre à mémoire 408 et à un régulateur 409 proportionnel et intégral. La sortie 410 du filtre à mémoire 408 est connectée à une deuxième entrée 411 du régulateur 409 tandis que l'autre entrée 412 est connectée à la sortie 402 du dispositif d'acquisition et de conversion de données 400 à travers le commutateur 413. La sortie du comparateur proportionnel intégral 409 délivre un signal proportionnel au résultat de la comparaison des signaux qui sont appliqués quand ils le soientrespectivement aux entrées 411 et 412. Le signal délivré à la sortie 413 est appliqué à une première entrée d'un commutateur 414 dont la sortie commune 415 est reliée à l'entrée 415 d'une mémoire de commande et de conversion 416 pour délivrer à sa sortie 431 le signal V1 pour commander par exemple la vanne comme décrite précédemment. L'autre entrée du commutateur inverseur 414 c'est-à-dire la borne 417 est reliée à la sortie 418 du dispositif de dialogue 404 Le dispositif de dialogue 404 comporte une sortie de veille 419 qui est reliée à une entrée de la porte logique 436 du même type que la porte 36 décrite (figure 1). La sortie 437 de la porte logique 436 est reliée à l'entrée 439 du dispositif d'interface 423 comprenant notamment des mémoires mortes et/ou programmables 451 et un microprocesseur 453 de type et de configuration qui sera facilement déterminée par l'homme de l'art suivant les fonctions qu'il voudra réaliser . De plus, l'interface de BUS 423 est relié notamment au MIP 427 par l'intermédiaire du BUS 425. L'unité centrale 421 comprend par exemple à son entrée une mémoire tampon 420 permettant d'aiguiller et de mémoriser les informations en provenance par exemple du MIP 427 et qui ont été transmises par le BUS 25 ou alors de transmettre des informations vers tous les MP comme le MIP 427.Cette mémoire tampon 420 permet d'obtenir respectivement à ses sorties 451, 452 des signaux numériques représentatifs des valeurs de signaux analogiques M1 et M2 obtenus aux entrées 429' et 429". Ainsi, la sortie 427 de la mémoire tampon 420 est reliée à une entrée 453 d'un régulateur proportionnel et intégral 454 faisant partie intégrante du microprocesseur de l'unité centrale. L'entrée 458 du régulateur proportionnel intégral 454 reçoit une valeur de consigne représentant la valeur à laquelle doit être maintenue le signal M1. Quant à la sortie 452 représentant sous forme numérique le signal M2, elle est reliée à l'entrée 455 d'un autre régulateur proportionnel et intégral 456 faisant partie lui aussi de l'ensemble du microprocesseur de l'unité centrale. Cette entrée 455 constitue une valeur de consigne pour le régulateur 456 qui reçoit sur son autre entrée 459 le signal régulé obtenu à la sortie 460 du premier régulateur 454. La sortie de commande 457 de ce régulateur proportionnel et intégral 456 c'est-à-dire la sortie 457 est reliée à une entrée du MIP 427 à travers la mémoire tampon 420 et le BUS 425. Le fonctionnement du dispositif décrit en regard de la figure 2 est le suivant Les deux signaux analogiques M1 et M2 sont reçus respectivement aux entrées 429' et 429". Le dispositif de conversion de données 400 délivre à ses sorties, respectivement 401 et 402 des signaux sous forme numérique représentatifs des valeurs des signaux analogiques M1 et M2. En fonctionnement normal : ces signaux numériques sont envoyés au moyen du dispositif de dialogue 404 et du BUS 425 à l'unité centrale 421. Les signaux numériques représentant M1 et M2 sont appliqués respectivement à l'entrée 453 du régulateur proportionnel intégral 454 et à l'entrée 454 du second régulateur proportionnel intégral 456. La premier régulateur 454 reçoit sur son entrée 458 une valeur de consigne représentant par exemple un niveau à maintenir. La sortie 460 de ce régulateur 454 délivre alors un signal numérique,représentatif de la comparaison entre les deux signaux obtenus à ses deux entrées 453 et 454,qui est appliqué à l'entrée du second régulateur 456. Le signal de comparaison obtenu à la sortie 460 est comparé-avec le signal numérique représentant M2 à l'entrée 455.Le résultat de cette comparaison obtenu à la sortie 457 est renvoyé à travers la mémoire tampon 420 et le BUS 425 au dispositif de dialogue 404 du MIP 427 d'où émanaient les deux valeurs M1 et M2. Le dispositif de dialogue 404 délivre alors à sa sortie 418 un signal qui est aiguillé par le commutateur 414 vers le dispositif de conversion numérique analogique 416 pour obtenir à la sortie 31 le signal analogique de commande V1 par exemple de la vanne et commander ainsi le débit dans la conduite pour maintenir le niveau et le débit M2 à des valeurs correctes et surtout nécessaires pour un bon fonctionnement du procédé industriel considéré.Ce schéma de fonctionnement ne s'effectue pas en continu mais par séquence ; en effet, il a été dit qu'un procédé industriel pouvait contenir plusieurs boucles de régulation élémentaires et bien entendu toutes ces boucles élémentaires ne peuvent être interrogées et commandées simultanément c'est pourquoi elles snt interrogées successivement et de façon cyclique. I1 existe cependant des espaces de temps entre chaque cycle, c'est-à-dire, après avoir interrogé une fois tous les MIP, ces espaces de temps sont réservés pour que l'unité centrale et l'interface de BUS puissent converser entre eux ou avec les éléments extérieurs, comme notamment les visualisations et calculateurs qui ont été mentionnés précédemment à l'appui de la figure 1.C'est ainsi que tous les MIP sont interrogés successivement au moins une fois sur une période par exemple de 200 millisecondes et chacune de ces périodes sont séparées par un espace de temps d'environ 50 millisecondes. Par contre, si lors de l'interrogation des MIP, le "chien de garde" 405 détecte des informations fausses en provenance de l'unité centrale, un signal est envoyé par la sortie 419 et la porte logique 36 pour inhiber la sortie de l'unité centrale en bloquant par exemple la mémoire tampon 420. De plus, un autre signal est mis s-;r la sortie 407 pour basculer le commutateur électronique 406 de façon que le filtre mémoire 408 soit déconnecté de la sortie 402, mais que par contre l'entrée 412 du régulateur 408 soit mise en connection avec la sortie 402. Du fait de la déconnection du filtre de l'entrée du MIP commandé correctement le filtre va ainsi garde en mémoire la valeur de la dernière information en provenance par exemple de l'entrée 429c'est-à-dire avant que le "chien de garde" ait détecté la panne.Cette valeur sera alors considérée comme une valeur de consigne pour permettre de continuer à réguler la valeur M1 à une valeur correcte. Comme cette valeur a été mise en mémoire par le filtre mémoire 408 juste avant que l'unité centrale ne tombe en panne, elle doit donc être très proche de la valeur de consigne, sinon égale, et elle peut donc la remplacer facilement. Le signal obtenu à la sortie 407 du dispositif de dialogue 404 est ainsi envoyé à l'entrée de commande du commutateur inverseur 414 de façon à relier la sortie 413 du régulateur 409 à l'entrée 415 de la mémpire de conversion 414. Pendant le temps ou l'unité centrale est inhibée, la sortie du filtre constitue donc un signal de consigne, et l'entrée 412 du régulateur 409 reçoit les informations M1 en provenance par exemple du capteur de niveau ce qui lui permet de délivrer à sa sortie 413 un signal pour commander la vanne de façon à maintenir la signal M1 à une valeur acceptable et continuer malgré tout ainsi une régulation du procédé industriel. REVENDICATIONS 1/. Dispositif de régulation numérique d'un procédé industriel se décomposant en boucles élémentaires de régulation comprenant - une unité centrale de commande programmable, assurant le traitement des données par différents algorithmes et calculant les commandes de régulation pour chaque boucle élémentaire, -au moins un module d'interface pour coopérer avec une boucle élémentaire de régulation dudit procédé, ledit module d'interface comprenant au moins une entrée apte à être reliée à un capteur et au moins une sortie apte à être reliée à un régulateur, des moyens de liason par BUS entre ladite unité centrale et ledit module, caractérisé par le fait que ledit module d'interface du procédé comporte des moyens pour détecter des informations fausses en provenance de l'unité centrale et des moyens commandables aptes d'une part à l'acquisition et à la mise en forme des signaux appliqués à l'entrée dudit module d'interface du procédé et, d'autre part, à l'envoi sur la sortie dudit module de signaux de commande pour le régulateur, et des moyens commandables de blocage de la sortie de ladite unité centrale. 21. Dispositif selon la revendication 1, caracrérisé par le fait que lesdits moyens commandables de blocage de la sortie de l'unité centrale comportent une porte logique apte à recevoir sur son entrée un signal élaboré par ledit module d'interface quand une information fausse est détectée, et, délivrant à sa sortie un signal logique de blocage des moyens de sortie de ladite unité centrale. 3/. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait que ladite porte logique est une porte OU. 4/. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait que ladite porte logique est une porte ET. 5/. Dispositif selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisé par le fait que lesdits moyens de sortie de ladite unité centrale sont constitués par une mémoire tampon. 6/. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que lesdits moyens pour détecter des informations fausses en provenance de l'unité centrale sont constitués par au moins une partie d'un microprocesseur.