La présente invention se rapporte à un procédé d'élimination de pétrole et de produits pétroliers de surfaces sur lesquelles ils sont accidentellement parvenus. Les procédés de ce type sont utilisés pour la protection de l'environnement, plus particulièrement la protection des eaux, lorsqu'en cas de catastrophe, du pétrole ou des produits pétroliers sont libérés et entrent ainsi au contact des eaux et de la surface du sol. Ce procédé doit permettre de combattre la pollution par le pétrole et donc les risques qui en résultent pour la faune aquatique, la pollution des eaux potables, la pollution des rives et plus particulièrement des plages ou analogue. On connatt des installations de pulvérisation pour disperser le pétrole (Hansa-Schiffahrt-Schiffbau-Hafen-Journal de la construction et du transport maritime des ports de la Hanse, 1977, numéro spécial STG/WEMT, mai, page 889) dans lesquelles le pétrole traité est mélangé au produit pulvérisé de telle manière que la couche de pétrole sot dissoute en de fines gouttes qui coulent au fond de la mer et offrent aux microarganismes attaquant la plus grande surface possible#our c#ela, pour les navires de haute mer, il faut prévoir des structures spéciales tels que des pompes et des moteurs de même qu'il faut respecter les rapports de mélange prédéterminés entre l'agent de dispersion et l'eau de mer, le régime de rotation des moteurs, la position des soupapes, la dimension des pulvérisateurs, la vitesse de pulvérisation ainsi que la vitesse du navire pour obtenir un degré dTeffi- cacité optimal. Ce procédé s'avère donc très compliqué non seulement au point de vue des appareils qu'il nécessite mais également au point de vue de son application. On connatt par ailleurs des bateaux servant à aspirer le pétrole (Har##chiffahrt-Schiffbau-Hafen, 113ème année 1976, numéro 22, page 1967) dans lesquels pour circonscrire et capter la surface polluée par le pétrole on utilise deux barrières s'étendant en forme de V formées de tuyaux gonflables d'une longueur d'environ 150m chacun qui sont étirés à l'aide de deux bateaux à moteur. Ce procédé est également compliqué au point de vue des appareils qu'il nécessite et implique l'implantation de dispositifs spéciaux sur les bateaux. D'autre part, il faut veiller à ce que les objets flottants à la surface de liteau ne soient pas simultanément aspirés. D'autres méthodes pour combattre la pollution par le pétrole résidetdans la délimitation du décalement des nappes de pétrole à l'aide de barrières, dans l'utilisation de moyens chimiques de lutte ainsi que l'utilisation de bactéries (Hansa-Schiffahrt-Schiffbau-Hafen 113 année, 1976, numéro 20, page 1733). Ces barrières de pétrole ne peuvent toutefois être utilisées que par beau temps. Les moyens chimiques de lutte qui sont des dispergeants du type précité, impliquent que l'on tienne particulièrement compte des conditions morphologiques et météorologiques, l'efficacité du dispergeant dépendant de manière très importante de la structure du pétrole. Un pétrole altéré nécessite par exemple une très importante quantité de dispergeant sans permettre d'atteindre un résultat notoire. D'autre part, le procédé qui consiste à faire brûler le pétrole est lié à d'importantes difficultés étant donné qutil faut disposer d'une couche d'une épaisseur minimale de 2mm. Par ailleurs, il faut à ce sujet observer des mesures de sécurité particulières. Par l'oxydation à l'aide de bactéries, les quantités importantes de pétrole, même si l'on améliore le degré d'efficacité du processus naturel de dégradation, ne sont décomposées qu'au bout de beaucoup de temps. Ainsi, les risques graves pour les côtes provoques par les nappes de pétrole amenées ne peuvent pas être supprimés par l'utilisation de bactéries. On connatt d'autre part une barrière de pétrole pouvant être utilisée rapidement (Schiff & Hafen, navires et ports, numéro 4, 1976, 28ème année, page 304), qui est formée d'un cercle fermé de conduites tubulaires qui est passé autour d'un quai de navirespétrolierset est ancré dans cette position au fond des eaux de la côte et du port. S'il n'y a pas de navires pétroliers au niveau du pont d'extinction, la barrière de pétrole est abaissée au fond par le flottage des trois tubes de support. Dans ce cas d'utilisation, l'air comprimé chasse l'eau des tubes de support et la barrière remonte à une vitesse donnée. Cette barrière de pétrole ne peut toutefois entre utilisée qu'en des emplacements préci sément -définis -étant donné qu'elle implique une installation complémentaire stationnaire.Ainsi, elle ne convient pas pour une utilisation en haute mer. Enfin, on connaît encore un appareil servant à nettoyer les surfaces d'eau polluée par aspiration (Hansa-Schiffahrt -8ch#bau-Hafen,113 année, 1976, numéro 23, page 2074), qui est transporté dans l'eau. A l'aide de cet appareil, le pétrole et une partie de l'eau s'écoulent dans le carter de l'appareil à l'aide de tales de guidage ou de chicane par des fentes disposées en-dessous de la surface de l'eau. Par la disposition particulière des fentes, on obtient une mise en rotation du mélange d'eau et de pétrole et donc une séparation naturelle du mélange en deux composants. Le pétrole qui est plus léger s'accumule au centre du carter et est pompé par 11 intermédiaire d'un embout de pompage tandis que l'eau nettoyée est évacuée par un orifice disposé à la partie inférieure dudit carter. Avec cet appareil, il faut donc nécessairement disposer d'un certain mouvement entre la surface à aspirer et l'åppareil. D'autre part, il faut installer pour cela, sur un bateau, des appareils spéciaux et ce procédé ne peut pas être appliqué pour éliminer du pétrole de la surface de la terre étant donné que la vitesse relative précitée ne peut pas être créee dans ce cas. L'invention a donc pour but de créer un procédé d'élimination du pétrole ou de produits pétroliers de certaines surfaces avec lequel les inconvénients précités ne sont pas rencontrés. Plus particulièrement, on propose un procédé ne nécessitant aucune complexité particulière en appareil présentant un grand degré d'efficacité et pouvant être appliqué pour absorber du pétrole aussi bien de la surface de l'eau que de la surface du sol. Conformément à l'invention, ce but est obtenu par le fait# que le pétrole ou les produits pétroliers sont adsorbés par un matériau adsorbant. Les avantages obtenus grâce à l'invention résident essentiellement dans le fait que le pétrole ou le produit pétrolier se dépose par adsorbtion avantageusemeWt sur un produit approprié et sont ainsi séparés de l'eau ou de la terre. Etant donné toutefois que ce matériau adsorbant ne réalise aucune liaison fixe avec le pétrole ou le produit pétrolier, on peut ensuite presser le pétrole ou le produit pétrolier si bien que la substance adsorbante peut etre réutilisée. Le processus peut être répété à plusieurs reprises. Un produit adsorbant particulièrement approprié au procédé suivant l'invention se compose de fibres minérales qui sont en mesure dsadsorber quatre à cinq fois leur propre poids, en pétrole. On obtient donc un degré d'efficacité très élevé pour l'élimination du pétrole et des produits pétroliers. D'autre part, les fibres minérales sont très légères et peuvent être compr#imées si bien que leur stockage ne demande pas un volume important et qu'elles peuvent facilement entre transportées vers leur lieu d'utilisation. Enfin, les produits minéraux sont considérés comme non combustible et sont classés dans la classe À 1 d'après la norme DIN 4102, ce qui constitue un avantage très important pour l'utilisation et le transport sur les navires. Etant donné que les fibres minérales naturelles telle que l'amiante sont trop chères et trop lourdes, on utilise suivant un mode de réalisation préféré de l'invention, des fibres minérales ou des fibres de basalte qui peuvent être fabriquées en grande quantité pour un prix de revient très faible. Les fibres minérales peuvent 8tre utilisées dans toutes les formes et les formats commercialisés, par exemple sous forme de matelas, de plaques, de flocons ou analogue. On obtient des résultats particulièrement avantageux en utilisant des fibres minérales présentant une densité brute de 30 à 50 kg/m3. Avantageusement, les fibres minérales sont pourvues d'un liant, par exemple appliqué par pulvérisation ou par imprégnation. Comme liant, on peut utiliser des résines naturelles, des résines synthétique ou d'autres liants tels que des huiles qui sont le cas mélangés à des agents d'émulsion pour diminuer la tension limite de surfaces entre le pétrole et le liquide, d'une manière générale l'eau, si bien que les gouttes dispersées sont plus petites et qu'il se forme une couche parfaitement cohérante entre les surfaces limites des deux liquides. Comme agent d'émulsion, on pourra utiliser des substances courramment employées pour les émulsions d'huile dans de l'eau qui sont solubles dans l'eau et comprennent des groupes lipophiles. L'invention sera mieux comprise et d'autres buts caractéristiques détails et avantages de celle-ci apparat- tront plus clairement au cours de la description explicative qui va suivre faite en référence à différents exemples d'application. Les nappes de pétrole surnageant à la surface de l'eau peuvent par exemple résulter d'une collision entre un navire pétrolier et un autre bateau, de la rupture d'un pipeline sous-marin d'un défaut d'une soupape ou d'une vanne sur une plate-forme maritime de forage. Dans ce cas, on amène à l'emplacement de la catastrophe, des navires chargés de fibres de laine minérale. Ces fibres minérales peuvent 8très amenées sur place sous une forme quelconque, par exemple sous forme d'une nappe enroulée, de coussins absorbants, de plaques, de flocons1 de fibres de laine ou analogue. Les nappes enroulées en rouleaux de fibres minérales sont en général déposées sur la surface de l'eau en étant liées, sous forme de nappes tramées puis sont étendues à partir du navire sur toute la surface de la nappe de pétrole, de sorte que le pétrole se dépose dans les fibres et est ainsi séparé de l'eau. La laine ou les flocons de fibres minérales peuvent être étirées sous forme de filets sur la surface de la nappe d'huile et dans ce cas un mécanisme correspondant d'application se déroule. Enfin, les fibres mSxrlt le pétrole absorbé sont pressées dans un dispositif approprié et le pétrole qui en coule est collecté, les fibres minérales pouvant être alors réemployées En cas de catastrophe à terre, on dépose ces matelas, ces plaques ou ces flocons de fibres minérales sur le sol ou on les répartit pour absorber une flaque d'huile. Ensuite les fibres sont pressées pour chasser le pétrole qu'elles contiennent pour autre à nouveau utilisées. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, sicelles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS *+*+*+*+++*+*+*+*+++*+*+*+ 1. Procédé d'élimination de pétrole ou de produits pétroliers de surfaces, caractérisé en ce que le pétrole ou le produit pétrolier est adsorbé par une matière adsorbante. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le pétrole ou le produit pétrolier est adsorbé sur des fibres minérales. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les fibres minérales sont utilisées sous forme de nappe ou de matelas. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les fibres minérales sont utilisées sous forme de plaques. 5. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les fibres minérales sont utilisées sous forme de flocons. 6. Procédé selon l'une des revendications 2 à 5, caractérisé en ce qutil utilise des fibres ou de la laine minérales 7. Procédé selon l'une des revendications 2 à -5, caracté- risé en ce qu'il utilise des fibres ou de la laine de basalte. 8. Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que l'on utilise des fibres minérales présentant une densité brute de 30 à 120 kg/m3. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'on utilise des fibres minérales présentant une densité brute de 30 à 50 kg/m3. 10. Procédé selon l'une des revendications 2 à 9, caractérisé en ce que les fibres minérales sont pourvues d'un liant. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que comme liant on utilise des résines naturelles ou synthétiques. 12. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que comme liant on utilise des huiles minérales. 13. Procédé selon l'une des revendications 10 à 12, caractérisé en ce que le liant est pulvérisé sur les fibres minérales. 14. Procédé selon l'une des revendications 10 à 12, caractérisé en ce que les fibres minérales sont imprégnées du liant correspondant. 15. Procédé selon l'une des revendications 10 à 14, caractérisé en ce que l'on ajoute au liant des agents d'émulsion habituellement utilisés