La présente invention concerne les outils à commande électrique destinés à enfoncer des éléments de fixation et plus particulièrement des instruments de ce type,qui comprennent un circuit de commande électronique appliquant à un électro-aimant un nombre prédéterminé d'impulsions électroniques unidirectionnelles qui commandent la lame d'enfoncement de l'instrument. En conséquence, tous les éléments de fixation sont soumis au même nombre de courses d'enfoncement à chaque commande de l'instrument. Un dispositif empêche aussi plusieurs éléments de fixation d'avancer dans le trajet de la lame pendant les courses d'enfoncement produites par une seule commande de l'instrument. Des outils à commande électronique qui enfoncent des élé ment s de fixation sont décrits par le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 971 969 et par d'autres brevets mentionnés dans le présent mémoire. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique précité concerne des dispositifs d'agrafage à commande électrique et, en particulier, des dispositifs qui comprennent un circuit de commande émettant des impulsions électroniques unidirectionnelles commandant la lame d'enfoncement des agrafes du dispositif. Dans le dispositif décrit par ce brevet, la force d'enfoncement est appliquée à la lame par deux ou un plus grand nombre dtimpul- sions qui correspondent à au moins deux demi-périodes alternées de polarités opposées d'une source de courant alternatif. Un circuit électronique de déclenchement est décrit dans le "General Electric SCR Manual", 5ème Edition, p. 202-3 (1972). Cet ouvrage décrit un circuit de commande monostable qui ne déclenche un thyristor que pendant une demi-période complète d'une source de courant alternatif. Le circuit décrit dans cet ouvrage peut etre utilisé pour la commande de ltélectro-aimant d'instruments électriques,dans lesquels le courant de charge ne doit passer que pendant une demi-période complète afin d'imprimer une seule course à l'armature de ltélectro-aimant, quelle que soit la durée du laps de temps pendant lequel la détente du dispositif est maintenue, en position "marche". On a trouvé qutil était avantageux de faire fonctionner un dispositif électronique d'enfoncement de façon que chaque élément de fixation soit enfoncé par plusieurs courses de la lame. L'élément de fixation est alors enfoncé complètement dans la pièce et il faut moins d'énergie par course de la lame, de sorte que toute l'opération est plus silencieuse et provoque moins d'usure et de dommages du dispositif dont la longévité est ainsi prolongée. En appliquant des courses d'enfoncement multiples à chaque élément de fixation, on peut le faire pénétrer dans des surfaces de travail plus dures que celles pour lesquelles il était possible d'utiliser normalement des dispositifs à course unique. Le circuit qui équipe l'instrument de l'invention ne comprend que des diodes, des résistances, des condensateurs et un seul thyristor. Il permet d'appliquer un nombre prédéterminé d'impulsions de courant unidirectionnelles à ltélectro-aimant pendant des demi-périodes consécutives de polarité semblable du courant alternatif, de sorte que la lame d'enfoncement effectue un nombre prédéterminé de courses, de préférence deux, à chaque commande de l'instrument.Le mécanisme de commande de l'instrument agit aussi sur d'autres dispositifs mécaniques qui empêchent plusieurs éléments de fixation, par exemple d'une bande de tels éléments, d'être avancés dans le trajet de la lame pendant une seule commande de l'instrument. Dans un premier mode de réalisation, un dispositif de freinage, appelé aussi amortisseur limite le rappel de la lame d'enfoncement à sa position de repos normale et la lame elle-même empêche les éléments de fixation suivants d'atteindre la piste d'enfoncement. Dans un autre mode de réalisation, un dispositif de serrage commandé par la manoeuvre d'une détente se serre vers le bas sur le premier élément de fixation suivant et l'empêche de pénétrer dans la piste d'enfoncement.L'un ou l'autre de ces dispositifs mécaniques évite le risque que plusieurs éléments de fixation soient enfoncés pendant les courses multiples de la lame. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1 est une élévation d'un instrument électronique d'enfoncement d'éléments de fixation, dont des parties sont arrachées et dont d'autres sont représentées en coupe; la figure 2 est une coupe partielle de l'amortisseur qui s'appuie contre le chapeau du plongeur pendant que ce dernier se déplace vers le haut; la figure 3 est une vue en plan de l'amortisseur, suivant la ligne 3-3 de la figure 2; la figure 4 est une coupe partielle de l'amortisseur et représente les éléments séparés pendant qu'ils se déplacent vers le bas; la figure 5 est une élévation d'un autre mode de réalisation d'agrafeuse représentant son dispositif de serrage dont la pince est en position haute;; la figure 6 est une vue partielle en coupe du dispositif de serrage des agrafes en position de verrouillage pendant la manoeuvre du commutateur de la détente; la figure 7 est une coupe longitudinale suivant la ligne 7-7 de la figure 6 et représente la pince; la figure 8 est une vue en perspective éclatée montrant les positions relatives de la lame d'enfoncement, du dispositif de serrage et de la partie avant du magasin de l'instrument; la figure 9 est une vue en plan suivant la ligne 9-9 de la figure 8 représentant les divers éléments assemblés; et la figure 10 est le schéma du circuit électronique générateur d'impulsions selon l'invention. L'instrument ou plus simplement l'agrafeuse électronique de l'invention est commandé par un circuit de déclenchement électromagnétique, comportant une détection passive du passage par zéro et des possibilités programmables d'émission d'impulsions, qui est alimenté par une source de courant alternatif. Le circuit à courant alternatif comprend un bobinage et neuf éléments. Ces neuf éléments sont un thyristor à triode de blocage en sens inverse tel qu'un redresseur commandé au silicium et huit éléments dont trois diodes, trois résistances et deux condensateurs. Le circuit fait appel à la détection d'un passage par zéro pour l'amorçage du thyristor, mais il le fait sans mettre en oeuvre les techniques bien connues de déphasage ou de comparaison des tensions. Pour obtenir une donnée de passage par zéro du thyristor, ce circuit comprend deux réseaux passifs résistancecapacité dont les éléments ont des valeurs qui sont choisies de façon que leurs constantes de temps soient telles que le thyristor soit amorcé un nombre de fois qui, en toutes circons-tances, est supérieur à un pendant des demi-périodes répétées de même polarité du courant alternatif. Le circuit de déclenchement ne comprend aucun transistor autre que le thyristor. En modifiant les valeurs des éléments électriques des deux réseaux résistance-capacité de façon à modifier leurs constantes de temps, il est possible de programmer le circuit de manière qu'il émette un nombre prédéterminé d'impulsions correspondant aux demi-périodes. Pendant chaque demi-période, le thyristor est amorcé et, à son tour, le bobinage est excité un nombre de fois correspondant. De ce fait, lorsque la détente du pistolet d'agrafage est manoeuvrée, ce circuit émet le nombre pré-programmé d'impulsions, puis s'arrête, quelle que soit la durée du laps de temps pendant laquelle la détente est manoeuvrée. Pour que le circuit émette ensuite une succession dtimpulsions, le commutateur de la détente doit être relâché et manoeuvré à nouveau. Le circuit qui est représenté sur la figure 10 fonctionne de la manière suivante après qutil a été connecté à une source normale de courant alternatif de 110 volts. 1. Le commutateur, SW1, occupant la position A (repos) pendant la première demi-période positive de la source de courant alternatif, le courant passe par le circuit en série qui comprend la charge L de ltélectro-aimant, une diode D1 et un réseau RlCl. Bien que la résistance de l'électro-aimant ne soit que d'environ 2 ohms, la résistance R1 a une valeur de 680 ohms, de sorte que très peu de courant circule dans la boucle. En conséquence, le courant qui passe par l'électro-aimant est beaucoup plus faible que le courant qui est nécessaire pour produire un champ magnétique suffisant pour imprimer un mouvement de va-et-vient à l'arma- ture, c'est-à-dire au plongeur 26, représenté sur les figures 1 et 5. Pendant cette demi-période positive, le condensateur du réseau RlCl se charge et il est complètement chargé à peu près au moment où l'onde sinusoidale du courant alternatif atteint son amplitude maximale. Le commutateur étant toujours en position de repos, le réseau R2C2 est en circuit ouvert. 2. Pendant la demi-période négative, les diodes D1 et D3 empêchent le courant de passer par ltélectro-aimant et le thyristor n'est pas conducteur. Le réseau R2C2 continue à être en circuit ouvert. 3. Lorsque le commutateur est mis à la position B (commande) par la manoeuvre d'une détente qui peut être soit la détente 34 de la figure 1, soit la détente 40 de la figure 5, le réseau R2C2 est connecté au thyristor et constitue une autre boucle par laquelle passe le courant. Si le commutateur est mis à la position B pendant une demi-période positive, le courant ne passe pas par le réseau R2C2, car il est bloqué par la diode D2. 4. Pendant la demi-période négative de la source de courant alternatif qui suit la fermeture du commutateur, le courant peut passer par le circuit qui comprend une résistance R3, la grille du thyristor, sa cathode, le réseau R2C2 et la diode D2. Ce courant qui est appelé le courant de grille provoque la transmission d'une impulsion de courant négative au thyristor qui lui permet d'être conducteur pendant la demi-période positive suivante. 5. Pendant la demi-période positive suivante, le courant passe par le dispositif de coupure thermique C, l'électro-aimant L, la diode D1, le thyristor et la diode D2. A ce moment, le réseau RlCl est shunté, de sorte que la plus grande partie de la tension de la ligne apparaît aux bornes de l'électro-aimant et, en conséquence, un courant intense peut s'écouler dans cette boucle. Ce courant est suffisant pour que le bobinage actionne l'armature de l'électro-aimant et imprime un mouvement de va-etvient à la lame d'enfoncement. Au même moment, le réseau RlCl transmet au thyristor un courant de maintien d'une durée suffisante pour que le thyristor soit amorcé pendant la demi-période positive immédiatement suivante. 6. Pendant la demi-période négative qui s'écoule entre deux demi-périodes positives d'amorçage, aucun courant ne passe par ltélectro-aimant du fait des diodes D1 et D3. Pendant cette demipériode négative intermédiaire, le ressort de poussée de l'agrafeuse tend à rappeler l'armature de l'électro-aimant à sa position rétractée. Au moment où se produit la troisième demi-période positive après la fermeture du commutateur, la constante de temps du réseau RlCl a décri suffisamment pour que ce réseau ne transmette plus le courant de maintien nécessaire pour amorcer une troisième fois le thyristor. En conséquence, pour que le thyristor s'amorce à nouveau, il faut que le commutateur soit relâché de manière que le réseau RlCl puisse se recharger à nouveau et que le commutateur soit manoeuvré à nouveau. 7. Il convient de noter qu'il suffit que le réseau R2C2 ne transmette un signal à la gâchette qu'une seule fois, quel que soit le nombre de fois que l'on désire amorcer le thyristor, car dès que ce dernier est activé par une impulsion de courant, il continue à être conducteur pendant les demi-périodes positives successives aussi longtemps que le courant de maintien qui lui est transmis est suffisant. On voit d'après ce qui précède que le nombre de demi-périodes répétées d'amorçage du thyristor est une fonction de son courant de maintien et du courant d'excitation de la gâchette. Le courant de maintien que nécessite le thyristor varie suivant les dispositifs différents et leurs paramètres sont fournis par le fabricant. La constante de temps du courant de maintien est déterminée par le réseau passif qui comprend la résistance R1 et le condensateur C1. Le courant de gâchette du thyristor est aussi une spécification qui varie suivant les thyristors différents et qui fait partie des spécifications du fabricant. La constante de temps du courant de gâchette est déterminée par le réseau passif qui comprend la résistance R2 et le condensateur C2.En conséquence, en faisant varier les valeurs des éléments électriques de ces réseaux résistancecapacité, il est possible de programmer ce circuit de façon à l'amorcer un nombre de fois prédétermé. On a trouvé que la lame d'enfoncement de l'agrafeuse électronique fonctionne d'une façon plus avantageuse si l'on utilise un nombre multiple prédéterminé d'impulsions comme source gie d'enfoncement, Dans un mode de réalisation avantageux de l'invention,un nombre prédéterminé dtimpulsions unidirectionnelles, de préférence deux, est produit à partir d'un nombre semblable de périodes successives de la source de courant alternatif. Si les valeurs des quatre éléments importants sont choisies de la façon indiquée dans le tableau 1 ci-après, les réseaux RlCl et R2C2 fonctionnent de façon que le thyristor soit amorcé successivement deux fois pendant deux périodes successives du courant alternatif, chaque fois que le commutateur de la détente est fermé. Les valeurs des éléments qui sont indiquées dans le tableau 1 et les valeurs qui sont citées dans ce paragraphe et dans les deux paragraphes suivants ne sont qutillustratives, bien que cette combinaison de valeurs se soit révélée avantageuse à la fois quant à la fiabilité et la rentabilité. Cependant, les valeurs des éléments peuvent être choisies de façon à produire un nombre de courses d'enfoncement supérieur à deux chaque fois que l'instrument est mis en fonctionnement. TABLEAU 1 Eléments Valeurs R1 680 ohms C1 10 R2 1000 ohms C2 0,33 ssF De plus, le circuit de la figure 10 comprend une résistance R3 dont la valeur est de 100 ohms. Les résistances R1, R2 et R3 sont toutes des résistances à pellicule de carbone déposée de 1/4 watt (bien qu'il soit possible d'utiliser des résistances de 1/2 watt) qui comprennent des conducteurs orientés axialement et dont les tensions maximales de fonctionnement sont de 250 volts. Les diodes D1 et D3 sont toutes les deux des diodes au silicium de 3 ampères, tandis que la diode D2 est une diode au silicium de 750 milliampères. Ces trois diodes ont toutes une tension inverse de crête de 220 volts. Le thyristor,qui est utilisé dans cette application, est un redresseur commandé au silicium enrobé de matière plastique d'une tension inverse de crête de 200 volts qui permet le passage de courants directs d'intensité comprise entre 8 et 12 ampères. Le courant direct de crête pendant une demi-période (8,3 millisecondes) doit pouvoir être d'au moins 100 ampères. Le courant de gâchette est compris entre 5 et 30 milliampères à 350C et l'intervalle du courant de maintien est compris entre 12 et 30 milliampères à 250C. L'un quelconque des dispositifs suivants est satisfaisant "Motorola 2N4443", "Motorola 2N63962', "Unitrode R08037580". L'instrument électronique de l'invention est un dispositif à courses multiples dans lequel un élément de fixation, par exemple une agrafe ou un crampon, subit un nombre de coups prédéterminé de la lame pour l'enfoncer dans une pièce. Dans un mode de réalisation avantageux de l'instrument (à deux impulsions) chaque élément de fixation est frappé deux fois par la lame. Du fait qu'il est courant de pousser continuellement les éléments de fixation pour les mettre en position d'enfoncement, l'instrument doit être équipé d'un dispositif qui empêche un second élément d'être mis en position d'enfoncement pendant que la lame effectue une seconde course et applique un second coup au premier élément. Dans ce but, des instruments comprennent un amortisseur qui limite le mouvement de montée ou de rappel de la lame pendant la période d'attente entre ses première et seconde courses.En conséquence, la lame ntest pas rétractée complètement entre les première et seconde courses et elle bloque le second élément de fixation, ainsi que tous les autres qui le suivent sous forme d'une bande et les empêche de pénétrer dans la piste d'enfoncement jusqu'à ce que le premier élément ait été frappé deux fois et ait été enfoncé complètement dans la pièce. Comme le montre la figure 1, l'amortisseur 10 est monté sur l'armature ou plongeur 12 de l'instrument 8 et se déplace verticalement dans la cavité 14 de sa tête,lorsque se déplace l'armature 12 qui est poussée vers le haut par un organe élastique tel qu'un ressort. L'amortisseur comprend un élément 18 en forme de cuvette, représenté en détail sur la figure 2 et de préférence en une matière plastique, telle que le polyéthylène de faible densité. Plusieurs ouvertures 20 ménagées dans la surface inférieure de la cuvette, comme le montre la figure 3, permettent à l'air de passer pendant que le dispositif se déplace au cours du fonctionnement de l'instrument. La cuvette est reliée librement par des rivets tubulaires à tête 22 à un chapeau 24 du plongeur qui, à son tour, est monté sur le noyau 26 de l'arma- ture.Le chapeau du plongeur a pour but à la fois de retenir le ressort 16 qui pousse l'armature vers le haut et de fermer les ouvertures 20 pendant sa montée. Pendant le fonctionnement de l'instrument, le plongeur est attiré dans l'électro-aimant 30 lorsque le dispositif est commandé par la détente 34. La cuvette 18 est destinée à s'ajuster étroitement et à glisser à l'intérieur de la paroi circonférentielle d'une enveloppe interne 28 de forme cylindrique,qui est montée dans la cavité 14 du corps et qui repose sur l'extrémité supérieure de ltélectro-aimant 30. Le mouvement de montée ou de rappel de la cuvette 18 à l'intérieur de l'enveloppe 28 ou une enveloppe analogue, qu'elle fasse partie intégrante du corps de l'instrument ou qu'elle en soit séparée comme dans le présent mode de réalisation, provoque une résistance par friction et par pression pneumatique qui ralentit son mouvement vers le haut et, en conséquence, le mouvement de montée du plongeur auquel elle est reliée. La lame 32 qui est reliée au plongeur 26 ne peut donc être rétractée complètement pendant la durée de la période d'attente comprise entre les première et seconde courses d'enfoncement d'un élément de fixation, dans un mode de réalisation à deux impulsions de l'instru ment.En conséquence, la partie inférieure de la lame 32 empêche l'élément de fixation suivant de se mettre en position d'enfoncement au-dessous d'elle avant que le premier élément de fixation, tel qu'une agrafe Si, ait été enfoncé complètement dans une pièce. En service, l'amortisseur fonctionne de la manière suivante: Pendant la première impulsion de l'électro-aimant qui débute au moment de la manoeuvre de la détente 34, le plongeur descend dans ltélectro-aimant 30 et l'amortisseur mais, du fait de la friction et de son inertie, il effectue une course d'environ 1,4 mm permise par les rivets qui relient l'amortisseur au chapeau du plongeur, comme le montre la figure 4. I1 se forme alors un intervalle entre le chapeau 24 et le fond de l'amortisseur qui permet à l'air de passer par les ouvertures 20 dans le fond de la cuvette de l'amortisseur, de sorte que le plongeur peut effectuer librement sa course descendante.Pendant la période d'attente comprise entre les impulsions, le ressort de rappel déplace le chapeau 24 du plongeur et l'applique contre la cuvette de l'amortisseur, en fermant ses ouvertures 20 et en comprimant l'air que contient la cavité 14 du corps. La pression de l'air dans cette cavité s'exerce contre la force du ressort de rappel et ralentit le mouvement de retour du plongeur, de sorte que la seconde impulsion est appliquée à ltélectro- aimant avant que la lame d'enfoncement n'ait atteint la partie supérieure de l'agrafe suivante S2 de la ligne. Sur la figure 1, la ligne en traits mixtes 33 montre la position de rappel approximative de la lame 32 entre ses courses lorsque le fonctionnement de l'instrument est commandé par des impulsions multiples. La lame empêche donc l'agrafe S2 de pénétrer dans la piste d'enfoncement. Pour que le plongeur puisse être rappelé à sa position de repos initiale et entraîner l'agrafe suivante S2, après que l'agrafe S1 a été enfoncée complètement dans la pièce, la partie supérieure du cylindre disposée dans la cavité du corps comprend une ouverture de fuite 36 qui règle la vitesse du mouvement ascendant de l'amortisseur et permet au ressort 16 de pousser le plongeur 26 vers le haut et de le rappeler à sa position initiale. L'instrument est alors prêt à enfoncer l'agrafe S2 suivante, lorsqu'il est remis en fonctionnement par la manoeuvre de la détente 34. Un autre mécanisme destiné à empêcher un second élément de fixation de pénétrer sur le trajet de la lame 32 avant que le premier élément, par exemple l'agrafe S1, ait été enfoncé complètement dans une pièce, est un dispositif de serrage 38 qui est représenté sur les figures 5 à 9. Le dispositif de serrage fonctionne mécaniquement en liaison avec le mouvement du commutateur 40 de la détente de façon que, lorsque la détente est actionnée, une pince 48 exerce une pression orientée vers le bas contre l'agrafe S2 suivante qui se trouve dans le magasin 42 et la presse contre un rail 66, comme le montrent les figures 6 et 7. Lt agrafe S2 et celles qui la suivent dans le magasin 42 ne peuvent donc être avancées avant que le commutateur 40 de la détente n'ait été libéré. Lorsque le commutateur 40 est libéré, la pince 48 se déplace vers le haut jusqu' la position de repos représentée sur la fig. 5 et l'agrafe S2 avancée est placée sur le trajet de la lame d'enfoncement par un ressort (non représenté) disposé dans le magasin 42. Le dispositif de serrage 38, qui est représenté en détail sur la figure 6, comprend une pince 48 et un levier pivotant 44 monté et tournant autour d'un pivot 46. Le levier 44 comprend deux extrémités allongées dont une queue 52 orientée vers l'avant et un bras 58 orienté vers l'arrière La queue 52 du levier 44 passe par une ouverture 50 qui est au centre de la pince 48. Comme le montrent les figures 5 et 6, le bras 58 du levier 44 est relié élastiquement par un ressort 56 à un élément de blocage 54. L'élément 54 est monté de façon à se déplacer avec le commutateur 40 de la détente. De ce fait, lorsque la détente est comprimée, le commutateur 40 est levé de sa position de repos (voir la ligne en traits mixtes 40 sur la figure 6) à sa position de fonctionnement et l'élément de blocage 54 est levé également.Au même moment, le bras 58 du levier est levé par le ressort 56 et tourne sinistrorsum autour du pivot 46. De même, la queue 52 tourne sinistrorsum et, du fait qu'elle est reliée à la pince 48 par l'ouverture 50, elle déplace la pince vers le bas de sorte qu'elle presse l'agrafe S2 contre le rail 66. L'agrafe S2 ne peut donc passer sur le trajet de la lame. Comme le montre la figure 7, le bord inférieur de la pince 48 comprend deux dents 60 qui sont disposées de façon à presser la partie supérieure d'une agrafe pendant qu'elle repose sur le rail 66. Les dents 60 sont de préférence inclinées vers l'avant comme le montre la figure 8. Leur bord inférieur est disposé de façon à être horizontal et à affleurer la partie supérieure de l'agrafe. Ce dispositif qui concentre la pression de la pince 48 sur l'agrafe la presse fermement contre les pistes du rail. Les positions relatives des divers éléments du dispositif de serrage et de la partie avant du magasin sont représentées en perspective éclatée sur la figure 8. Comme le montre cette figure, une gaine 68 est destinée à être fixée aux plaques latérales 70 du magasin 42 et à délimiter une partie du trajet de la lame 32. La gaine 68 et les plaques latérales 70 sont reliées par un pivot 46 qui se loge dans des ouvertures alignées 80 et par un rivet (non représenté) disposé dans des ouvertures alignées 82. Les ouvertures 80 et 82 des plaques latérales 70 peuvent comprendre éventuellement un collier de support orienté vers l'intérieur. Une plaque de soutien 62 enfermée dans la gaine 68 comprend une ouverture centrale allongée 72 alignée sur l'ouverture 50 de la pince 48. La queue 52 du levier pivotant passe à la fois par l'ouverture 50 de la pince 48 et l'ouverture allongée 72 de la plaque 62. L'ouverture 72 de la plaque de soutien 62 a une largeur qui est approximativement égale à celle de l'ouverture 50, mais sa longueur est plus grande de façon à permettre le mouvement de rotation de la queue 52. La plaque de soutien 62 peut donc rester immobile pendant que la pince 48 est déplacée vers le haut et vers le bas par la queue 52, pendant le fonctionnement de l'instrument. La plaque 62 est empêchée aussi de se déplacer par des parties allongées 76 qui s'ajustent dans des encoches 78 des plaques latérales 70. Des pattes 74 disposées vers l'intérieur sur les plaques latérales 70:empêchent la pince 48 de se déplacer vers l'arrière. Certains éléments représentés sur la figure 8, qui ont été indiqués plus haut, sont représentés à l'état assemblé sur la figure 9 qui montre les positions relatives de ces éléments. I1 va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à l'instrument décrit et représenté, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Instrument portatifvà commande électronique, d'enfoncés ment d'éléments de fixation, cet.instrument comprenant un corps creux comportant une tête allongée logeant un électro-aimant constitué d'un bobinage et d'un plongeur qui s'ajuste et coulisse axialement dans ledit bobinage, une lame reliée audit plongeur étant destinée à enfoncer lesdits éléments de fixation, une poignée se prolongeant vers l'arrière de ladite tête comportant une détente, un magasin contenant plusieurs éléments de fixation destinés à être enfoncés par ladite lame étant reliés à ladite .tête, et cet instrument étant caractérisé en ce qu' un circuit électronique de commande du déclenchement permet de soumettre un élément de fixation à un nombre prédéterminé de courses d'enfoncement chaque fois que l'instrument est mis en fonctionnement, un dispositif empêchant l'enfoncement de plus d'un élément de fixation pendant une seule commande de l'instrument et pendant qu'un premier élément de fixation est enfoncé par les courses répétées de la lame. 2. Instrument suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif empêchant l'enfoncement de plus d'un élément de fixation pendant une seule commande de l'instrument, est un dispositif qui empêche un second elément de fixation de pénétrer dans le trajet axial de la lame d'enfoncement pendant que le premier élément est enfoncé et qui comprend (a) une pince comportant une ouverture ; (b) un levier pivotant comportant deux extrémités allongées, dont une queue orientée vers l'avant et destinée à s'engager dans l'ouverture de la pince et un bras orienté vers l'arrière et destiné à venir en prise avec une détente, le levier étant monté de façon à tourner autour d'un pivot ; (c) un élément de blocage fixé à la détente en une position relative immuable par rapport à celle-ci et empêchant ladite queue de descendre lorsque la détente est en position de repos ; et (d) un organe élastique reliant le bras du levier à l'élément de blocage de manière à pousser le levier vers le haut contre ledit élément de façon que, lorsque ladite détente est actionnée, le levier tourne, son bras étant poussé vers le haut par ledit organe élastique contre l'élément de blocage et ladite queue étant déplacée vers le bas contre la pince de façon à repousser celle-ci et à la presser contre un élément de fixation se trouvant dans le magasin afin de l'empêcher ainsi de pénétrer dans le trajet axial de ladite lame d'enfoncement. 3. Instrument suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend une plaque de soutien comportant'une ouverture allongée centrale, ladite plaque étant interposée entre le trajet parcouru par la lame d'enfoncement et ladite pince, et en ce que la magasin est constitué d'une gaine et de deux plaques latérales reliées à ladite gaine par un pivot, la partie avant de chaque plaque latérale comprenant un élément empêchant ladite pince de se déplacer vers l'arrière. 4. Instrument suivant l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que ladite pince comprend au moins une dent située sur son bord inférieur et destinée à presser un élément de fixation. 5. Instrument suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif .empêchant l'enfoncement de plus d'un élément de fixation pendant une seule commande de l'instrument comprend (a) un chapeau comportant des rebords et disposé à l'extrémité supérieure du plongeur, et (b) un dispositif empêchant la rétraction de la lame d'enfoncement entre ses courses, de façon que cette lame empêche un second élément de pénétrer dans son trajet axial pendant qu'elle enfonce un premier élément, le dispositif comprenant un amortisseur comportant une cuvette mobile reliée par sa partie inférieure au chapeau du plongeur, ladite cuvette coulissant dans une enveloppe cylindrique interne qui s' appuie sur le bobinage de l'électro-aimant à l'intérieur de la tête de l'instrument de façon à effectuer un mouvement de balayage axial contre la paroi circonférentielle de ladite enveloppe, ladite cuvette comportant au moins une ouverture à sa partie inférieure pour permettre à l'air de passer pendant la course descendante d'enfoncement du plongeur lorsque l'instrument est mis en fonctionnement, un orifice de ladite enveloppe interne laissant l'air s'échapper de façon réglée pendant la rétraction du plongeur. 6. Instrument suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la cuvette de l'amortisseur comprend plusieurs ouvertures formées à sa partie inférieure, ladite cuvette étant en une matière plastique et étant reliée au chapeau du plongeur par des rivets tubulaires à tête. 7. Instrument suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, dont l'électro-aimant comprend un bobinage produisant un champ magnétique et une armature reliée à la lame d'enfoncement de manière à la propulser axialement au bobinage lorsque ce dernier est excité, un circuit électronique commandant le déclenchement de l'instrument étant connecté à l'électro-aimant et comprenant un élément à conduction unidirectionnelle commandée destinée à redresser le courant alternatif et comportant au moins trois bornes dont celle d'une gâchette, un premier élément de circuit connectant l'électro-aimant et l'élément à conduction commandée en série avec la source de courant alternatif, un commutateur pouvant fonctionner à des moments aléatoires par rapport aux périodes dudit courant alternatif, un second élément de circuit commandé par le commutateur transmettant le courant à ladite gâchette de façon à rendre conducteur l'élément à conduction contrôlée pendant une demipériode de polarité appropriée dudit courant alternatif lorsque ledit commutateur est actionné, instrument caractérisé en ce que le circuit de commande du déclenchement comprend un troisième élément de circuit transmettant un courant de maintien suffisant à l'élément à conduction commandée pour lui permettre de rester conducteur pendant au moins deux demi-périodes successives de meme polarité du courant alternatif et de transmettre à ltélectro- aimant un nombre prédéterminé dtimpulsions unidirectionnelles d'un courant.provenant d'une source de courant alternatif alimentant le-circuit commandant le déclenchement. 8. Instrument suivant la revendication 7, caractérisé en ce que ledit élément à conduction unidirectionnelle commandée est un thyristor qui est conducteur pendant deux demi-périodes positives consécutives de courant alternatif, à la suite de l'actionnement dudit commutateur. 9. Instrument suivant l'une des revendications 7 et 8, dans lequel le premier élément de circuit est un premier réseau résistance-capacité et le second élément de circuit un second réseau résistance-capacité, instrument caractérisé en ce que la constante de temps dudit second réseau résistance-capacité est supérieure à la constante de temps du premier ; la résistance dudit premier réseau est supérieure à celle du second ; et les valeurs des éléments desdits premier et second réseaux résistance-capacité sont choisies de façon que le circuit de commande applique deux impulsions de courant unidirectionnelles à l'électro-aimant à chaque actionnement dudit commutateur. 10. Procédé pour soumettre un élément de fixation à un nombre prédéterminé de courses d'enfoncement par un outil d'enfoncement à commande électronique suivant la revendication 9,en transmettant au moins deux impulsions de courant redressé d'une ligne de courant alternatif à l'électro-aimant dudit instrument portatif, le procédé consistant à interposer l'électro-aimant en série entre la ligne à courant alternatif et le thyristor,à charger le condensateur du premier réseau résistance-capacité et à commuter un second réseau résistance-capacité de façon à le connecter à la gâchette du thyristor de manière à transmettre à ce dernier un courant de gâchette, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste (a) à décharger le condensateur du premier réseau résistancecapacité,de façon à appliquer un courant de maintien audit thyristor pendant un laps de temps de plus longue durée qu'une période complète du courant alternatif afin que ledit thyristor soit conducteur pendant au moins deux demi-périodes positives successives du courant alternatif de la ligne, et (b) à empêche l'enfoncement de plus d'un élément de fixation au cours d'une seule opération de l'instrument.