Appareil à gainer les tubes d'acier d'une matière synthétique thermoplastique. L'invention concerne un appareil à gainer les tubes d'acier de feuilles tubulaires de matière synthétique thermoplastique, en particulier de polyéthylène, dans lequel on fait passer tout d'abord les tubes d'acier par une chambre à dépression et ensuite par une tête d'extrudeuse faisant suite à cette chambre et servant à fabriquer les feuilles tubulaires, une dépression de 4,4 à 5,4 kPa étant maintenue à l'aide de la chambre à dépression dans l'espacement entre la surface du tube et la feuille tubulaire sortant de la tête d'extrudeuse. Dans ces appareils de gainage connus, la chambre à dépression raccordée à la tête d'extrudeuse a pour rôle d'engendrer, entre la feuille tubulaire de matière synthétique sortant de la filière aanulaire et la surface du tube, une dépression par laquelle la feuille est poussée étroitement contre la surface du tube, les inclusions d'air étant évitées. La dépression doit être d'environ 4,9 kPa. Si la dépression est plus grande, la gaine risque de se déchirer. Si par contre elle est moindre, il se peut que la moitié inférieure de la gaine pende relativement à la surface du tube sous son propre poids et ne vienne pas s'appliquer. Ce risque existe surtout dans le cas de tube d'assez grand diamètre, par exemple supérieur ou égal à 200 fois le diamètre nominal. Le tube d'acier à gainer, qui passe d'abord par la chambre à dépression et ensuite par la tête d'extrudeuse, doit être isolé de l'atmosphère extérieure. A cet effet, dans les appareils connus, on utilise une manchette de caoutchouc disposée sur la chambre à dépression du côté d'entrée du tube et qui s'applique étroitement et de façon étanche contre la surface du tube. Etant donné qu'en général, avant de gainer les tubes d'acier, on les préchauffe à une température d'environ 2000C, un inconvénient de l'utilisation des manchettes de caoutchouc est que celles-ci laissent sur la surface du tube un résidu qui l'encrasse et qui aboutit à une moins bonne adhérence du revêtement. Pour éviter cet inconvénient, la Demanderesse a proposé d'utiliser une manchette d'étanchéité formée de plusieurs rondelles annulaires de tôle d'acier à ressort appliquées de façon étanche les unes contre les autres et dont la circonférence intérieure est formée de languettes en forme de lamelle qui s'appliquent élastiquement contre la surface du tube en fléchissant relativement à la verticale. Il est apparu que les languettes d'acier peuvent rayer de façon incontrôlée la surface du tube, grenaillée avant le revêtement, ce qui peut causer une diminution de la résistance au décollement de la gaine thermoplastique. En outre, lors du gainage de tubes d'acier dont la surface a reçu une couche primaire de résine d'époxyde, celle-ci peut être détachée par les languettes d'acier.Un autre inconvénient de l'utilisation de manchettes d'étanchéité de ce genre réside dans le fait que lorsqu'on revêt des tubes d'acier qui présentent des écarts de normes résultant de la fabrication, la manchette d'étanchéité ne s'applique pas constamment tout contre la surface du tube et libère des interstices d'air incontrôlés. Par suite, la dépression entre la surface du tube et la gaine de matière synthétique extrudée peut varier brusquement, ce qui fait que la gaine subit des déformations indésirables ou peut même s'arracher. L'invention a pour but de fournir un appareil avec lequel on puisse éviter les inconvénients mentionnés. Ce problème est résolu par le fait que l'ouverture d'entrée du tube dans la chambre à dépression présente un diamètre supérieur de 0,5 à 1,5 % au diamètre nominal des tubes à gainer. Selon un mode d'exécution, l'ouverture d'entrée du tube est formée de deux ou plusieurs rondelles annulaires de tôle d'acier à ressort, appliquées de façon étanche les unes contre les autres et dont la circonférence intérieure est formée de languettes engendrées par des entailles radiales, qui sont décalées chaque fois entre elles d'environ 300 en formant un interstice annulaire vis-à-vis de la surface du tube et qui se recouvrent partiellement. Selon un mode d'exécution, les bords des languettes qui sont tournés vers la surface du tube sont de forme rectiligne.Selon un autre mode d'exécution, les bords des languettes qui sont tournés vers la surface du tube présentent des découpures en arc de cercle. L'invention est expliquée plus précisément à propos d'exemples d'exécution représentés schématiquement par les dessins sur lesquels - La figure 1 est une coupe longitudinale de l'appareil de revêtement ; - La figure 2 est une élévation -frontale de la chambre à dépression et - Les figures 3 à 5 montrent chacune un mode d'exécution de l'ouverture d'entrée du tube dans la chambre à dépression. Comme le représente la figure 1, le tube 1 à revêtir traverse tout d'abord la chambre à dépression 2 et ensuite la tête d'extrudeuse 3. Celle-ci est agencée pour fabriquer deux gaines de matières synthétique thermoplastique, la gaine intérieure servant d'agent d'accrochage à la gaine extérieure. A cet effet, la tête d'extrudeuse 3 présente un canal annulaire 4 destiné à la gaine extérieure qui se forme dans une fente annulaire 5. Le canal annulaire intérieur 6 et la fente annulaire 7 servent à extruder l'agent d'accrochage en forme de gaine. Les deux gaines se réunissent à la sortie de l'extrudeuse pour former la gaine double 8. Avec la chambre à dépression 2 reliée à une pompe, on entretient pendant le processus de revêtement une dépression de 4,9 kPa dans l'interstice 9 entre la surface du tube et la gaine 8.La paroi extérieure de fermeture 10 de la chambre à dépression 2 représente une ouverture d'entrée de tube 11 dont le diamètre est supérieur de 0,5 à 1,5 % au diamètre du tube d'acier gainé et est calculé de telle sorte que même lors du passage de tubes présentant des écarts de normes résultant de la fabrication, leur surface ne peut pas toucher le bord intérieur de l'ouverture d'entrée de tube 11. De tels écarts peuvent être par exemple de légères courbures ou des épaississements locaux. Dans le cas le plus simple, comme le représente la figure 2, l'ouverture d'entrée de tube 11 est de forme circulaire. Elle présente, vis-à-vis du tube d'acier 1 à gainer, un interstice d'air 12. Dans bien des cas, il est à conseiller de former l'ouverture d'entrée de tube en partant de languettes d'acier assemblées en arc de cercle et engendrées par des entailles radiales prévues dans des rondelles annulaires en tôles d'acier à ressort. Selon la figure 3, deux languettes 13 et 14 sont chaque fois placées étroitement l'une contre l'autre et se chevauchent. Leurs bords intérieurs 15 sont coupés en ligne droite et forment dans leur ensemble l'interstice d'air 12. Elles sont chaque fois décalées entre elles de 300. Leurs largeurs a et b dépendent du diamètre du tube gainé. Les bords intérieurs peuvent aussi présenter des découpures en arc de cercle 16 (figures 4 et 5). Selon la figure 5, trois languettes se chevauchent sur 200 avec un décalage de l'une par rapport à la suivante de 100. La puissance de la pompe reliée à la chambre de dépression 2 doit être calculée de façon telle que malgré l'interstice d'air 12, la dépression nécessaire de 4,9 kPa soit maintenue dans l'interstice 9 entre la surface du tube et la gaine 8. REVENDICATIONS 1.- Appareil à gainer les tubes d'acier de feuilles tubulaires de matière synthétique thermoplastique, en particulier de polyéthylène, dans lequel on fait passer tout d'abord les tubes d'acier par une chambre à dépression et ensuite par une tête d'extrudeuse faisant suite à cette chambre et servant à fabriquer les feuilles tubulaires, une dépression de 4,4 à 5,4 kPa étant maintenue à l'aide de la chambre à dépression dans l'espacement entre la surface du tube et la feuille tubulaire sortant de la tête d'extrudeuse, appareil caractérisé par le fait que l'ouverture d'entrée de tube 11 de la chambre à dépression 2 présente un diamètre supérieur de 0,5 à 1,50 % au diamètre nominal des tubes à gainer. 2.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'ouverture d'entrée de tube 11 est formée de deux ou plusieurs rondelles annulaires de tôle d'acier à ressort appliquées de façon étanche les unes contre les autres et dont la circonférence intérieure est formée de languettes 13, 14 engendrées par des entailles radiales, qui sont décalées chaque fois entre elles d'environ 30 % en formant un interstice annulaire 12 vis-à-vis de la surface du tube 1 et qui se recouvrent partiellement. 3.- Appareil selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les bords 15 des languettes 13, 14 qui sont tournés vers la surface du tube sont de forme rectiligne. 4.- Appareil selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les bords 15 des languettes 13, 14 qui sont tournés vers la surface du tube présentent des découpures en arcs de cercle 16.