L'invention a pour objet un nouveau procédé capable de rendre étanche à l'eau une façade de bâtiment tout en permettant le passage de la vapeur d'eau à travers les matériaux de la façade. L'étanchéité à l'eau des façades (en béton, mortier, briques, pierre calcaire) est obtenue actuellement par application d'une couche d'imprégnation consistant en une combinaison de siliconates en phase aqueuse, qui est très pénétrante même sur un support humide. Cette couche d'imprégnation tapisse les surfaces des pores et des capillaires du support sans les obstruer, jusqu'à rendre impossible toute pénétration d'eau sous forme de liquide7 tout en conservant un libre passage à la vapeur d'eaù. A ce sujet, on pourra se reporter à l'article de J.-P.Hisette et J.-P.Dam intitulé "Les silicones et leur emploi dans la protection des façades en briques ou en pierres naturelles" et publié dans C.S.T.C. Revue/No 4/juillet-août 1968. On a déjà essayé de recouvrir d'un revêtement semi-épais de protection le support préalablement traité avec la couche d'imprégnation siliconée, mais la liaison de la couche de revêtement avec la couche siliconée s'est avérée jusqu'ici comme très précaire. L'invention a pour but de remédier à cet inconvénient, c'està-dire de réaliser une parfaite adhérence du revêtement semiépais sur le support préalablement traité de la manière susindiquée. Pour atteindre ce but, le procédé conforme à l'invention est essentiellement caractérisé en ce qu'on applique sur la façade d'abord une couche d'imprégnation consistant en une combinaison de siliconates en phase aqueuse, cette combinaison contenant aussi une petite proportion de molécules de résine acrylique et vinylique en émulsion aqueuse, puis, après séchage de la couche d'imprégnation, une couche de revêtement semi-épais contenant, en solution aqueuse, non seulement des résines synthétiques vinyliques et acryliques, des éléments minéraux de grande dureté finement divisés et des pigments, mais encore des molécules siliconées ayant une représentation schématique compatible avec les siliconates de la couche d'imprégnation. L'invention permet de-protéger contre l'usure due aux intempéries et aux rayons solaires la couche d'imprégnation à base de silicone par un revêtement semi-épais d'environ 2 mm d'épaisseur en mortier de résine. Cette association entre un support préalablement traité avec une couche d'imprégnation siliconée et un revêtement semi-épais n'a pas été normalement proposée jusqu'à ce jour, car des essais limités à des couches de peinture appliquées sur support siliconé avaient toujours prouvé jusqu'ici que la liaison de la couche de revêtement avec la couche siliconée était très précaire. En revanche, les essais auxquels a été soumis le procédé conforme à l'invention ont permis de constater que la couche de revêtement semi-épais adhérait parfaitement à la couche d'impre- gnation; on peut attribuer ce phénomène à la modification des liaisons épitaxiques des deux couches, grâce au dopage du revêtement semi-épais par les molécules siliconées quil contient. Ces essais ont permis également de constater que la couche de revêtement semi-épaisest, comme la couche d'imprégnation, perméable à la vapeur d'eau. Ces essais permettent aussi de sélectionner aisément les silicones qui, mélangées à la solution aqueuse devant constituer le revêtement semi-épais, ont des molécules compatibles avec les siliconates de la couche d'imprégnation et de déterminer les proportions de ces silicones. Les éléments minéraux de grande dureté sont généralement constitués par du sable ou de la poudre de quartz ou de calcaire. Quant aux pigments, on les teste au préalable pour leur résistance aux intempéries et on les ajoute à la couche extérieure suivant l'aspect final qui doit être donné à la façade. En ce qui concerne les dosages, la couche d'imprégnation contient approximativement 80 à 85% d'eau et 20 à 15% d'extrait sec et on l'applique à raison de 200 g environ de solution aqueuse par mètre carré de surface de façade. La couche de revêtement semiépais contient approximativement 30% d'eau et 70% d'extrait sec et on l'applique à raison de 2 kg environ de solution aqueuse par mètre carré de surface de façade, de façon qu'après séchage, cette couche de revêtement ait une-épaisseur de l'ordre du millimètre. L'invention a également pour objet les produits servant à la mise en oeuvre de ce procédé et qui sont essentiellement caractérisés par la combinaison de deux catégories de récipients, savoir des récipients contenant la solution aqueuse de la couche d'imprégnation et des récipients contenant la solution aqueuse de la couche de revêtement semi-épais, aux concentrations voulues pour leur application. Ceci permet aux entreprises spécialisées de traiter les fa çades de bâtiment, sans avoir à doser et mélanger les matières premières dans les conditions précaires des chantiers. On obtient ainsi un procédé dont les avantages sont notamment les suivants: 1. Le traitement du support avec la solution de siliconates supprime toute possibilité dtinfiltration d'eau dans le mortier de ciment ou le béton. Les fissures existantes sont traitées en profondeur et l'effet de succion capillaire de la fissure est rendu impossible. Ce traitement est efficace pour des fissures allant ainsi jusqu'à 10/10 mm de largeur. De pius, les fissures qui peuvent se créer par la suite, après finition du revêtement, se trouvent prétraitées puisque leurs lèvres sont imprégnées, comme la masse de l'enduit, de résine siliconée. Ces fissures nouvelles sont donc aussi protégées contre toute infiltration. 2. Le revêtement semi-épais procure une bonne protection de la couche d'imprégnation et supprime toute détérioration par le temps. 3. Par fortes pluies, le revêtement semi-épais, qui présente déjà une grande résistance à la pénétration de liteau, diminue, jusqu'à la rendre nulle, la pression de l'eau au droit de la couche d'imprégnation. En outre, par sa structure régulière et compacte, ce revêtement semi-epais uniformise l'écoulement de l'eau sur la façade. 4. Bien que parfaitement étanche à liteau, la couche totale obtenue selon l'invention est perméable à la vapeur d'eau. Ceci est de très grande importance lorsque l'on veut permettre au mur de façade de respirer, en particulier lorsquton est en présence d'une isolation thermique qui a besoin d'être sensiblement ventilée pour eviter son humidification et sa perte d'efficacité. 5. Le procédé permet d'obtenir une parfaite compatibilité entre le revêtement semi-épais et le support traité avec une résine-silicone, de sorte que le bon accrochage et la durabilité du revêtement sont ainsi bien assurés. 6. L'aspect final de la façade est agréable, susceptible d'une finition au relief plus ou moins accentué et d'une coloration décorative. REVENDICATIONS 1 - Procédé capable de rendre étanche à l'eau une façade de bâtiment tout en permettant le passage de la vapeur d'eau à travers les matériaux de la façade, caractérisé en ce qu'on applique sur la façade d'abord une couche d'imprégnation consistant en une combinaison de siliconates en phase aqueuse, cette combinaison contenant aussi une petite proportion de molécules de résine acrylique et vinylique en émulsion aqueuse, puis, après séchage de la couche d'imprégnation, une couche de revêtement semiépais contenant, en solution aqueuse, non seulement des résines synthétiques, vinyliques ou acryliques, des éléments minéraux de grande dureté finement divisas et des pigments, mais encore des molécules siliconées ayant une représentation schématique compatible avec les siliconates de la couche d'imprégnation. 2 - Produits servant à la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisés par la combinaison de deux catégories de récipients, savoir des récipients contenant la solution aqueuse de la couche d'imprégnation et des récipients contenant la solution aqueuse de la couche de revêtement semi-épais, aux concentrations voulues pour leur application.