Installation nour la mise en contact d'un courant gazeux et d'un liquide. La présente invention concerne une installation pour la mise en contact d'un courant gazeux et d'un liquide, com- prenant essentiellement, d'une part au moins une plaque ou une série de plaques verticales espacées à faibles distances, dont les plans moyens sont parallèles ou pratiquement parallèles entre eux, les espaces situés de part et d'autre de chaque plaque étant traversés par ledit courant gazeux, en principe horizontalement, et d'autre part un dispositif de répartition dudit liquide sur la ou les plaques, comportant au moins une goulotte ou une série de goulottes allongées et espacées s'étendant au-dessus de la ou des plaques et dans une direction principale orthogonale auxdits plans moyens, chaque goulotte étant pourvue de moyens d'alimentation en liquide et de moyens d'évacuation de celui-ci. On connait déjà, par exemple par le brevet français nO 2 279 049 délivré au nom de la demanderesse, une installation repondant à cette définition générale. Les installations de ce type servent le plus souvent à assurer des échanges thermiques entre le courant gazeux et le liquide, qu'il convient donc de mettre en écoulement, sur les plaques en question, selon des nappes peu épaisses et de grande surface, le liquide adhérant à ces plaques par capillarité et s'y répandant, de l'amont vers l'aval du courant gazeux, sous l'effet des forces d'entrainement de celui-ci. Ces installations peuvent servir également, le liquide étant de l'eau, à humidifier un courant de gaz sec, par exemple de l'air. Le but de l'invention objet du brevet cité plus haut était surtout d'assurer l'étanchéité aux gaz, au niveau des goulottes de répartition, entre un jeu de plaques supérieures et un jeu de plaques inférieures, celles-ci étant alimentées en liquide par des goulottes intermédiaires elles-mêmes alimentées par les écoulements provenant des plaques supérieures. Il convient en effet, dans ce cas, désirant obtenir des échanges thermiques d'une part entre un courant gazeux (par exemple chaud) et du liquide froid s'écoulant sur les plaques supérieures, d'autre part entre un autre courant gazeux à réchauffer et le même liquide s'écoulant sur les plaques inférieures, d'éviter tout mélange entre ces courants gazeux, dont la provenance et les destinations sont différentes. Le même problème peut être résolu par la présente invention, mais celle-ci a principalement d'autres buts. L'un des buts de l'invention est, en particulier, de créer sur les plaques en question, pour l'obtention des meilleurs échanges thermiques possibles, des nappes liquides peu épaisses (ou films minces) à grande régularité d'épaisseur, c'est-à-dire très homogènes, et dans des conditions telles que la totalité des plaques reçoivent une égale quantité de liquide. Un but de l'invention est également la réalisation d'installations du genre en question qui soient moins couteuses, à débits égaux, que les installations connues. Ces premiers buts de l'invention sont atteints grâce à une installation du type défini au début, caractérisée en ce que chaque goulotte comporte sur son fond, pour constituer au moins une partie desdits moyens d'évacuation, d'une part au moins un passage longitudinal d'évacuation s'étendant parallèlement à ladite direction principale et ayant la formed'une fente ou d'une série d'orifices rapprochés et alignés, et d'autre part, extérieurement, incliné vers l'amont dudit courant gazeux et vers le bas, un déflecteur allongé s'étendant dans une direction principale parallèle audit passage, le bord supérieur de ce déflecteur s'étendant le long de celle des limites du passage longitudinal qui est la plus éloignée, en projection horizontale, de son bord inférieur, lequel s'étend à proximité immédiate du bord supérieur de la ou desdites plaques situées au-dessous. Grâce à cette disposition, on obtient une excellente répartition du liquide sur les plaques, dans les conditions indiquées plus haut. En effet, les nappes ou jets de liquide sont évacués des goulottes tangentiellement aux déflecteurs extérieurs ils peuvent donc y adhérer par capillarité avec une grande régularité de répartition, selon toute la longueur des dé flecteurs, et se répandre par suite, selon des écoulements calmes, sur les plaques verticales situées au-dessous, et ceci, du fait de la proximité sus-précisée du bord inférieur des déflecteurs et du bord supérieur des plaques, sans risque de rupture de ces écoulements, sans chute de liquide en pluie sur un obstacle éloigné, et donc sans production de gouttelettes. On évite de la sorte l'entrainement d'importantes quantités de liquide par le courant gazeux, inconvénient qui se rencontre souvent dans les installations connues. En outre, comme, également selon l'invention, les déflecteurs sont inclinés vers l'amont du courant gazeux et vers le bas, la lame de liquide étalée sur le déflecteur, s'écoulant à contre-courant du gaz, s'incurve et s'étale sur toute la hauteur des plaques, sans aucune zone morte à leur partie supérieure. Par suite, même dans le cas où le passage longitudinal précité est constitué d'orifices alignés, selon la possibilité indiquée plus haut, on obtient une lame continue de liquide sur toute la hauteur et sur toute la longueur des déflecteurs. Pour augmenter encore l'efficacité des déflecteurs, on peut prévoir que chaque déflecteur a la forme d'un dièdre à faces inégales, la face la plus grande constituant sa partie supérieure et la plus petite sa partie inférieure, ledit dièdre s'ouvrant vers le haut, sous un angle compris entre environ 1400 et environ 1600. On a constaté en effet que le changement de direction qui en résulte est favorable à l'étalement du liquide en nappe mince Un autre inconvénient de certaines installations connues réside dans le fait qu'elles sont assez sujettes à l'encrassement lorsque, par exemple, le courant gazeux qui traverse les plaques est poussiéreux ou que le liquide qui s'écoule sur elles est chargé d'impuretés. Le problème est rendu encore plus important dans les installations dans lesquelles le liquide récupéré dans les goulottes inférieures est pompé pour être recyclé dans les goulottes supérieures, cas qui se rencontre en général, car alors le liquide, s'il n'est pas filtré ou mal filtré, se charge de plus en plus d'impuretés. L'encrassement se produit surtout, bien entendu, au fond des goulottes, où il peut perturber leur râle répartiteur et même boucher les orifices d'évacuation, ce qui est é vidernirent préjudiciable à un bon étalement du liquide sur les plaques. On doit alors arrêter fréquemment l'installation pour la nettoyer. Un autre but de l'invention est de remédier à ces inconvénients et, à cet effet, une installation conforme à l'in vention peut encore etre caractérisée en ce que, d'un côté, ou des deux ctés dudit passage longitudinal, le fond des goulottes est incliné vers le bas et vers ledit passage. Cette inclinaison peut être assez faible, par exemple de l'ordre de 15 sur l'horizontale. Elle suffit pour drainer les boues ou autres impuretés vers la partie la plus basse des goulottes, d'où elles peuvent alors être évacuées. L'installation peut se caractériser en particulier en ce que le fond d'au moins une, ou d'au moins certaines goulottes, comporte deux parties inclinées vers le bas et vers ledit passage longitudinal, notamment dans le cas où celui-ci est constitué d'une fente. Ces parties peuvent être planes (inclinées de préférence d'environ 150 sur l'horizontale), courbes, ou de tout autre forme appropriée. On voit en tout cas que, grace à cette disposition, les boues seront drainées vers ledit passage longitudinal d'évacuation, et pourront en sortir commodément, s'il s'agit d'une fente. Ce mode de réalisation sera préféré, dans les installations à plusieurs étages de plaques et de goulottes, pour la constitution de la ou des goulottes d'étages (ou d'un étage) inférieurs. En effet, on pourra obtenir ainsi des goulottes très largement évasées vers le haut et donc bien adaptées à la réception du liquide s'écoulant des plaques de l'étage, ou des étages, situés au-dèssus. Pour la ou les goulottes supérieures, on pourra prévoir un autre mode de réalisation selon lequel leur fond comporte une partie inclinée vers le bas et vers ledit passage, notamment dans le cas où celui-ci est constitué d'une série d'orifices alignés et, se continuant de l'autre côté dudit passage, une partie inclinée egalement vers le bas mais en s'éloignant du passage, et dirigée vers un ou des orifices d'évacuation des boues, prévus dans la partie la plus basse de la goulotte. Ces orifices pourront être de calibre notablement supérieur à celui desdits orifices alignés du passage longitudinal, par exemple d'un diamètre double, ou à peu près, ce qui évitera le bouchage de celui-ci, du fait du courant permanent transversal descendant alors engendré le long de la paroi inférieure de la goulotte. On crée donc une fuite de liquide, mais les orifices d'évacuation des boues en question peuvent n'être qu'en nombre assez réduit, pour que le débit qui les traverse ne constitue qu'une faible partie du débit global s'écoulant des goulottes. Avantageusement, on prévoira que pour chaque goulotte -en particulier supérieure- alimentée en liquide neuf ou de recyclage, sont prévus d'une part une conduite d'amenée de liquide débouchant dans la goulotte sur une paroi latérale de celle-ci, latéralement à l'opposé de ladite partie la plus basse de la goulotte, et à proximité d'une extrémité de celleci, et d'autre part au moins deux orifices d'évacuation des boues, respectivement à proximité des deux extrémités opposées de la goulotte. De la sorte, on crée, également en direction longitudinale, un courant permanent de liquide, drainant les boues et autres impuretés vers les extrémités de la goulotte. Une installation conforme à l'invention peut enco-re etre caractérisée en ce que ladite conduite d'amenée de li- quide débouche dans la goulotte par un orifice calibré pour déterminer un débit d'arrivée légèrement supérieur à celui qui peut s'écouler par les orifices d'évacuation du fond de la goulotte, la différence s'évacuant par un trop plein prévu à l'extrémité opposée à celle à proximité de laquelle débouche la goulotte. Ainsi, on obtient facilement un niveau de liquide constant dans la ou les goulottes concernées, et un débit constant et uniforme pour tous les orifices d'évacuation du passage longitudinal de répartition de liquide prévu au fond des goulottes, ces orifices étant tous de même diamètre. Ce débit n'est pas influencé notablement par une mauvaise mise à niveau de la goulotte dans le sens transversal ou longitudi- nal, du fait de la hauteur du niveau normal de liquide, que l'on prévoit suffisamment importante vis-à-vis des erreurs, imprécisions ou variations normalement envisageables dans la mise à niveau de la goulotte De plus, cette disposition permet de créer un important courant longitudinal, depuis l'orifice de sortie de la conduite d'amenée de liquide, à une extrémité de la goulotte, jusqu'au trop plein, à l'extrémité opposée.Cela contribue à éviter-la stagnation des boues au fond de la goulotte, par un balayage longitudinal, et permet une parfaite répartition du liquide, jusqu'aux orifices de répartition les plus éloignés de l'emplacement d'arrivée de ce liquide. Etant donné que le liquide arrivé dans la goulotte transversalement, on prévoit, pour éviter qu'il soit projeté trop brutalement sur la paroi latérale opposée, et qu'il puisse déborder latéralement, que la ou les goulottes sur lesquelles est branchée une conduite d'alimentation de liquide sont pourvues d'une tôle perforée s1 étendant depuis la partie la plus basse de la goulotte concernée jusqu'au plan de son ouverture, et au moins dans une zone faisant face à celle en laquelle débouche cette conduite sur la paroi latérale de la goulotte. On constate que cette tôle permet de calmer les turbulences du liquide issu de la conduite d'alimentation-et d'en régulariser l'écoulement dans la goulotte concernée. Un mode d'exécution de l'invention va maintenant être décrit à titre d'exemple nullement limitatif, avec référence aux figures du dessin annexé, dans lequel - la figure 1 représente schématiquement et de profil une installation à deux étages de plaques de répartition et de goulottes distributrices, conforme à l'invention ; - la figure 2 représente en coupe à.plus grande échelle la goulotte de distribution de l'étage supérieur , et - la figure 3 représente, également en coupe à plus grande échelle, la goulotte de distribution de l'étage inférieur. On a représenté en 1, schématiquement, le chassis de l'installation qui s'étend verticalemen et comporte un tage supérieur Z et un étage inférieur 3.(Bien entendu une installation conforrr à 1' invention pourrait ne comsorter i ur seul étag L'étage supérieur comporte une série de plaques de répartition 4 s'étendant verticalement, qui peuvent être pourvues d'ondulations verticales régulières, et dont le plan moyen s'étend parallèlement au plan du dessin. Les memes caractéristiques peuvent être valables pour des plaques 5 de l'étage inférieur 3.Ces plaques sont faiblement espacées les unes des autres, et ménagent ainsi entre elles d'étroits es espaces qui peuvent être traversés horizontalement par des courants gazeux, schématisés respectivement par les flèches 6et7. Le courant gazeux 6 peut être par exemple un courant d'air chaud à refroidir, et le courant gazeux 7 un courant d'air froid à réchauffer. Le principe de fonctionnement de l'installation réside dans le fait que, de façon connue, du liquide, notamment de l'eau, amené à se répartir uniformément sur les plaques supérieures 4, où il prélève des calories au courant d'air chaud 6, est récupéré par une goulotte intermédiaire et s'écoule ensuite en se répartissant uniformément sur les plaques 5 de l'étage inférieur 3, étage dans lequel il restitue au courant d'air froid à réchauffer 7 les calories prélevées sur le courant d'air chaud 6. Un mode d'utilisation courant d'une telle installation à plusieurs étages (il pourrait y en avoir plus de deux) consiste donc à constituer un échangeur de chaleur entre deux courants gazeux. Naturellement, on pourrait envisager bien d'autres exemples d'application. Comme on l'a dit plus haut, le but essentiel de l'invention est la réalisation,sur les plaques verticales 4 et 5,d'écoulements liquides parfaitement homogènes et sous forme de lames minces, sans discontinuité et sans risque d'apparition de surfaces sèches. Pour ce faire, on utilise pour l'étage supérieur 2 et pour l'étage inférieur 3 des goulottes distributrices, respectivement 8 et 9, qui constituent toutes deux, quoique selon des modes de réalisation différents, des applications des dispositions essentielles de l'invention, telles qu'elles ont été ci-dessus définies. Ces deux goulottes s'étendent essentiellement horizontalement, et ceci bien entendu sur une longueur correspondant au moins à l'épaisseur des deux séries de plaques, dans une direction qui -est à la fois orthogonale aux plans moyens des plaques 4 et 5 et à la direction horizontale des courants d'air 6 et 7. La goulotte supérieure 8 comporte un fond incliné plan 10 percé en 11 d'une série d'orifices d'évacuation alignés et régulièrement espacés, d'un diamètre de, par exemple, 9,5 mm et selon un pas d'environ 32 mm. L'ensemble de ces orifices constitue ce que l'on a dénommé plus haut le passage longitudinal d'évacuation. Ainsi, on constate que ce fond 10 est constitué d'une première partie inclinée vers le bas et vers le passage 11, et, de l'autre côté de ce passage, d'une seconde partie inclinée également vers le bas, au-delà de ce passage.Cette seconde partie est, par conséquent, dirisée vers la zone la plus base de la goulotte, dans laquelle on prévoit deux orifices d'évacuation des boues 12, d'un diamètre de, par exemple, 20 mm, et disposés respectivement à proximité des deux extrémités opposées de la-goulotte 8. Conformément à une disposition essentielle de l'invention, on a prévu sur le fond 10 de la goulotte 8, extérieurement, incliné vers l'amont du courant d'air 6 et vers le bas, un déflecteur allongé 13 s'étendant dans une direction principale parallèle au passage constitué par les orifices alignés 11, le bord supérieur 14 de ce déflecteur s'étendant le long de celle (15) des limites des orifices alignés 11 qui est la plus éloignée, en projection horizontale, de son bord inférieur 16. Conformément à une autre caractéristique importante, ce bord inférieur 16 du déflecteur 13 s'étend à proximité immédiate du bord supérieur 17 des plaques de répartition 4. Le déflecteur 13 a avantageusement la forme d'un dièdre à faces inégales, la face la plus grande, 18, constituant sa partie supérieure, et la plus petite, 19, sa partie inférieure Le dièdre s'ouvre vers le haut sous un angle qui, sur la figure, est de 1500. L'angle que fait la partie supérieure 18 avec le fond incliné 10 de la goulotte 8 peut être de 900, et ce fond 10 peut être incliné d'environ 15D sur l'horizontale.L'angle- que fait le fond incliné 10 de la goulotte, dans la partie la plus basse de celle-ci, avec la paroi latérale 20, peut également être de 900 La goulotte supérieure 8 de distribution est alimentée en eau de recyclage par une conduite d'amenée 21 branchée sur une pompe 22 qui prélève l'eau récupérée en 23 dans la partie la plus basse de l'installation. Cette conduite 21 débouche dans la goulotte 8 par un orifice calibré 24 prévu sur la paroi latérale 25 opposée à la paroi 20, et à proximité d'une des extrémités de la goulotte 8. Comme on l'a dit plus haut, l'orifice calibré 24 est calculé pour que le débit d'eau amené dans la goulotte soit légèrement supérieur au débit qui en est évacué par les orifices alignés 11 et par les deux trous d'évacuation des boues 12 (à titre indicatif, le diamètre de l'orifice calibré 24 peut être de 110 mm). La différence est évacuée à l'extérieur par un trop plein 26 formé par une plaque constituant un raidisseur 27, et située à l'autre extrémité de la goulotte 8. La goulotte comporte un couvercle amovible mais est ouverte à l'air libre par cette extrémité. On constate bien que cet agencement relatif à l'écoulement de l'eau à l'intérieur de la goulotte permet l'établissement de courants à la fois transversaux et longitudinaux, particulièrement favorables à une bonne répartition de l'eau sur tous les orifices 11, et à une évacuation sure des boues par les orifices extrêmes 12. Pour calmer le liquide provenant de la conduite d'alimentation 21, on a prévu à l'intérieur de la goulotte 8 une plaque perforée 28 s'étendant du plan de l'ouverture 29 de la goulotte à sa zone la plus basse (angle entre la paroi latérale inclinée 20 et le fond incliné 10), et au moins dans une zone faisant face à celle en laquelle débouche cette conduite 21 sur la paroi latérale 25 de la goulotte. Cette plaque laisse d'un même côté les orifices 11, 12 et 24. Ainsi, le liquide issu de l'orifice calibré 24 rencontre l'obstacle constitué par la tôle perforée 28, ce qui contribue à créer un écoulement en direction longitudinale et un écoulement transversal traversant les perforations de la tole, courant dévie ensuite également dans la direction longitudinale, mais pouvant revenir partiellement vers le côté amont de la tôle 28, avant de s'écouler par les orifices 11 -t 12, lesquels sont situés du même côté de cette tôle ; on voit que celle-ci joue ainsi le rôle d'un tranquilliseur des écoulements. Pour ce qui est de la création des lames minces et homogènes sur les plaques 4, grace au déflecteur 13, à sa forme particulière et à sa position par rapport aux plaques, des explications suffisantes ont été données précédemment, de sorte qu'il est inutile d'y revenir. Le liquide réparti en films minces sur les plaques 4 est récupéré par la goulotte 9 de l'étage inférieur 3, avant d'être réparti uniformément, sur les plaques 5, de la même manière que sur les plaques 4. Comme on le voit sur le dessin, la goulotte 9 est très évasée et comporte principalement un fond en deux parties 30 et 31 inclinées vers le bas et vers une fente d'évacuation 32 constituant ici le passage longitudinal d'évacuation de l'eau sur les plaques 5. Ces deux parties 30 et 31 du fond de la goulotte 9 sont inclinées d'un angle relativement faible sur l'horizontale, par exemple et respectivement, pour former un angle de 1200 par rapport à un prolongement 33 formant ici le déflecteur, et de 75" par rapport à un prolongement 34 de la partie 31, retourné vers l'amont du courant d'air 7, pour constituer avec le déflecteur 33 une sorte de conduit d'évacuation. Comme le déflecteur 13 de l'étage supérieur, le déflecteur 33 peut avoir la forme d'un dièdre ouvert vers le haut et sous le même angle ; les faces supérieure et inférieure de ce dièdre ont été référencées en 35 et 36. En tout cas, ce déflecteur a exactement les mêmes fonctions que le déflecteur 13 et, de même, son bord inférieur 37 s'étend horizontalement à proximité immédiate du bord supérieur 38 des plaques 5. On voit que, dans ce mode de réalisation de la goulotte distributrice, il n'est pas nécessaire de prévoir des orifices spéciaux d'évacuation des boues, ces boues pou vant passer par la fente 32, du fait que celle-ci se situe dans la zone la plus basse de la goulotte 9, et qu'elle peut être assez large, puisqu'une bonne répartition longitudinale du lio,uide a déjà été obtenuear les orifices 11 de l'étage supérieur. En 39, on a représenté un raidisseur de cette goulotte 9. On constate que la forme choisie pour la goulotte 9, qui s'étend transversalement sur toute la largeur de l'installation, permet d'éviter les communications de l'air entre l'étage supérieur 2 et l'étage inférieur 3. En 40 et 41, respectivement pour les plaques 4 et les plaques 5, on a représenté des cornières de bouchage s'étendant le long du bord aval des plaques, pour éviter le passage d'air et d'eau entre ces dernières et les parois latérales du châssis. Enfin, en 42 et 43 sont référencés les emplacements d'entretoises pour le maintien de l'écartement respectif entre les plaques supérieures 4 et les plaques inférieures 5. L'écartement relatif de ces plaques, au moins dans leur partie supérieure, pourrait également être assuré par des encoches formant peigne prévues dans le bord inférieur des déflecteurs correspondants et recevant, respectivement, les bords supérieurs 17 et 38 des plaques. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés , elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Installation pour la mise en contact d'un courant gazeux et d'un liquide,comprenant essentiellement, d'une part au moins une plaque ou une série de plaques verticales espacées à faibles distances, dont les plans moyens sont parallèles ou pratiquement parallèles entre eux, les espaces situés de part et d'autre de chaque plaque étant traversés par ledit courant gazeux, en principe horizontalement, et d'autre part un dispositif de répartition dudit liquide sur la ou les plaques, comportant au moins une goulotte ou une série de goulottes allongées et espacées s'étendant au-dessus de la ou des plaques et dans une direction principale orthogonale auxdits plans moyens, chaque goulotte étant pourvue de moyens d'alimentation en liquide et de moyens- d'évacuation de celui-ci, caractérisée en ce que chaque goulotte comporte sur son fond, pour constituer au moins une partie desdits moyens d'évacuation, d'une part au moins un passage longitudinal d'évacuation s'étendant parallèlement à ladite direction principale et ayant la forme d'une fente ou d'une série d'orifices rapprochés et alignés, et d'autre part, extérieurement, incliné vers l'amont dudit courant gazeux et vers le bas, un déflecteur allongé s'étendant dans une direction principale parallèle audit passage, le bord supérieur de ce déflecteur s'é- tendant le long de celle des limites du passage longitudinal qui est la plus éloignée, en projection horizontale, de son bord inférieur, lequel s'étend à proximité immédiate du bord supérieur de la ou desdites plaques situées au-dessous. 2. Installation selon la revendication 1, caracterisée en ce que le déflecteur a la forme d'un dièdre à faces inégales, la face la plus grande constituant sa partie supérieure et la plus petite sa partie inférieure, ledit dièdre s'ouvrant vers le haut, sous un angle compris entre environ 1400 et environ 1600. 3. Installation selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que d'un côté, ou des deux côtés dudit passage longitudinal, le fond des goulottes est incliné vers le bas et vers ledit passage. 4. Installation selon la revendication 3, caractéri sée en ce que le fond d'au moins une, ou d'au moins certaines goulottes, comporte deux parties inclinées vers le bas et vers ledit passage longitudinal, notamment dans le cas où celui-ci est constitué d'une fente. 5. Installation selon la revendication 3, caractérisée en ce que le fond d'au moins une, ou d'au moins certaines goulottes, comporte une partie inclinée vers le bas et vers ledit passage, notamment dans le cas où celui-ci est constitué d'une série d'orifices alignés, et, se continuant de i'autre côté dudit passage, une partie inclinée également vers le bas mais en s'éloignant du passage, et dirigée vers un ou des oorifices d'évacuation des boues, prévus dans la partie la plus basse de la goulotte. 6. Installation selon la revendication 5, caractérisée en ce que pour chaque goulotte alimentée en liquide neuf ou de recyclage, sont prévus d'une part une conduite d'amenée de liquide déboucnant dans la goulotte sur une paroi latérale de celle-ci, latéralement à l'opposé de ladite partie la plus basse de la goulotte, et à proximité d'une extrémité de celle-ci, et d'autre part au moins deux orifices d'évacuation des boues respectivement à proximité de deux extrémités opposées de la goulotte. 7. Installation selon la revendication 6, caractérisée en ce que ladite conduite d'amenée de liquide débouche dans la goulotte par un orifice calibré pour déterminer un débit d'arrivée légèrement supérieur à celui qui peut s'écouler par les orifices d'évacuation du fond de la goulotte, la différence s'évacuant par un trop plein prévu à l'extrémité opposée à celle à proximité de laquelle débouche la goulotte. 8. Installation selon la revendication 6 ou 7, caractérisée en ce que la ou les goulottes sur lesquelles est branchée une conduite d'alimentation de liquide sont pourvues d'une tôle perforée s'étendant depuis la partie la plus basse de la goulotte concernée jusqu'au plan de son ouverture, et au moins dans une zone faisant face à celle en laquelle débouche cette conduite sur la paroi latérale de la goulotte, ladite tôle perforée laissant d'un même coté les orifices d'alimentation et d'évacuation.