L'invention concerne les structures mobiles repliables avec passerelle utilisables pour effectuer des visites et des travaux sur des ponts. On connaît déjà, par exemple d'après le brevet français nO 70 40687 du 13 novembre 1970, de telles structures montées sur des véhicules par l'intermédiaire d'un dispositif qui est équipé d'un contrepoids et qui pivote sur le véhicule autour d'un axe vertical. Les structures de ce genre comportent chacune un montant vertical articulé sur une poutre-support, ledit montant étant télescopique et supportant, a sa partie inférieure, une passerelle en porte-a-faux. On peut reprocher aux structures de ce genre un certain nombre d'inconvénients. En effet, la passerelle, supportée en porte- -faux, est soumise elle-rnéme, ainsi que la colonne, a d'importants efforts de flexion, ce qui nécessite un large dimensionnement de ces organes dont le poids est par conséquent relativement élevé; de plus, ce poids est encore augmenté de celui du contrepoids qui doit être très important pour équilibrer l'ensemble en porte- -faux; le véhicule qui supporte la structure paralyse une voie de circulation du pont pendant toute la durée des travaux; l'ensemble ne présente pas une stabilité parfaite, surtout au cours de ses déplacements, de sorte qu'il est sujet a des oscillations préjudiciables au maintien de l'appareiL en bon état et à la sécurité du personnel; il est relativement encombrant, non seulement pendant son transport, mais surtout lors de sa mise en place; enfin, pendant la période de déploiement de la passerelle, le maintien de l'équilibre de tout l'engin a pour effet de surcharger très fortement l'extrémité de dalle ou le trottoir du pont qui ne sont pas prévus pour ces charges importantes. Le but de l'invention est de réaliser une structure du genre en question qui ne présente pas les inconvénients précités de la structure connue rappelée plus haut. A cet effet, la structure suivant l'invention est constituée par un portique principal a traverse reliée, par ses deux extrémités, respectivement, a deux montants supportés par des roues orientables escamotables, deux colonnes télescopiques mobiles respectivement le long des faces extérieures des deux montants dudit portique, et deux demi-passerelles télescopiques munies de moyens de liaison de leursextrémités distales et supportées respectivement par les extrémités inférieures des deux colonnes telesc3piques dans 1 P 1 sziLles s'escaotar, ladite structure étant, pour le transport, divisible en deux ensembles indépendants comportant chacun, d'une part, au moins une amorce de la traverse du portique principal dans laquelle s'escamote le montant correspondant, et, d'autre part, l'une des colonnes télescopiques dans laquelle est escamotée la demi-passerelle correspondante. Grâce à cette conception particulière, l'ensemble de la structure nécessaire au but recherché n'est pas alourdi par un contrepoids d'équilibrage, puisqu'elle constitue en service, un ensemble fermé entourant completement le pont. Pendant toute la durée de son utilisation, elle ne provoque absolument aucune obstruction à la circulation sur le pont et lors de sa mise en place, ainsi que de son enlèvement, elle ne gêne la circulation que pendant très peu de temps, et sur une seule voie. Cette structure est particulièrement stable et n'est pas soumise à des oscillations indésirables, grace au fait qu'elle est constituée par un ensemble fermé. Elle est autonome, de sorte que sa mise en place, ses fonctions de service et son enlèvement peuvent être effectués sans le secours d'aucune aide extérieure, ni d'engins spéciaux de manutention. Dans une forme d'exécution avantageuse, chacune des deux colonnes télescopiques est conçue pour constituer elle-meme le châssis d'une semi-remorque. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et à l'examen des dessins annexés qui montrent, à titre d'exemple non limitatif, un mode de realisation d'une structure suivant l'invention. Sur ces dessins la figure 1 est une vue de profil de l'ensemble de la structure divisée en deux parties pour son transport; la figure 2 est une vue de profil illustrant la première phase d'instailation de la structure; la figure 3 est une vue en plan correspondant à la figure 2; la figure 4 est une vue de face observée dans la direction de la flèche IV de la figure 2; les figures 5 à 7 sont des vues de profil illustrant les trois phases suivantes de l'installation de la structure; la figure 8 est une vue en plan cotrespondant à la fig. 7; la figure 9 est une vue en élévation illustrant la phase suivante; la figure 10 est une vue en plan correspondant à la fig. 9; les figures 11 à 15 sont des vues de profil illustrant les phases finales de la mise en place de la structure pour l'exécution d'un travail;; les figures 16, 17 et 18 représentent, en perspective, à plus grande échelle, les détails des parties contenues dans les cercles XVI, XVII et XVIII de la figure 15; la figure 19 est, à plus grande échelle, une coupe faite suivant la ligne XIX-XIX de la figure 7; la figure 20 est une vue en élévation, à plus grande échelle, illustrant le montage des roues escamotables; la figure 21 est une vue en plan correspondant à la fig. 20; la figure 22 est une vue analogue à la figure 20 et représentant partiellement le support des roues vers la fin de son mouvement de relevage; la figure 2-3 est une vue en élévation, à grande échelle, illustrant le montage de l'articulation d'une demi-passerelle sur la demi-colonne correspondante, la figure 24 est une vue en plan à grande échelle illustrant la disposition des éléments constitutifs d'une colonne et d'une demi-passerelle; et les figures 25 et 26 montrent, en élévation, la disposition de vérins hydrauliques de commande de coulissement des éléments constitutifs d'une colonne et de relevage d'une demi-passerelle. La structure repliable de visite et de travaux sur ponts représentée sur les dessins et en particulier sur la figure 15 en position de service, est en treillis métallique boulonnés d'alliages de métaux légers et comporte essentiellement un portique principal désigné dans son ensemble par 1, monté sur des roues 2, et supporte tant les extrémités supérieures de deux colonnes télescopiques 3 dans les parties inférieures desquelles sont montées deux demipasserelles relevables télescopiques 4 reliées entre elles par leurs extrémités distales en 32, de manière à former ensemble une passerelle désignée par 5. Le portique principal 1 est constitué de deux montants 11 qui reposent sur les roues 2 et qui supportent une traverse désignée dans son ensemble par 12 La traverse 12 est constituée elle-même de deux amorces de traverse 14 reliées, par leurs extrémités proximales, aux deux montants 11 respectivement et, par leurs extrémités distales au moyen d'un certain nombre de rallonges, telles que 16, 17, 18, 19, de différentes longueurs choisies en fonction de la longueur qu'on désire donner à la traverse 12 du portique principal 1. Pour l'ensemble, on dispose par exemple d'une rallonge de un mètre, deux rallonges de deux mètres, et deux rallonges de 2,5 m, que l'on utilise sélectivement selon les besoins. Chacune des deux colonnes télescopiques 3 est constituée, dans cet exemple, de trois éléments désignés respectivement par 3A, 3B et 3C. Chaque demi-passerelle télescopique 4 est composée aussi, dans cet exemple, de trois éléments 4A, 4B, 4C. Les guidages des différents éléments des colonnes et de la passerelle sont assurés par tous moyens classiques appropriés, tels que des galets roulant sur des rails. On peut faire coulisser verticalement chacune des deux colonnes 3 le long du montant correspondant 11 du portique principal. A cet effet, l'élément supérieur 3A de chaque colonne 3 est fixé à un chariot 23 (voir aussi figure 16) muni de galets tels que 24, 25 qui roulent respectivement contre les faces internes de l'amie et des deux ailes de deux profilés 26, de section en fixés contre les faces externes du montant 11 correspondant. On a représenté schématiquement par des boulons 32, la fixation des deux extrémités dis tales des éléments 4C des deux demipasserelles 4, mais cette fixation peut être réalisée par tous autres moyens classiques appropriés. Les éléments de chaque demipasserelle présentent une section générale en forme de'"U" ouverte vers le haut pour permettre au personnel de circuler et de travailler sur ladite passerelle (voir aussi figure 24). Pour le repliage de la structure, l'élément 4C de passerelle s'escamote par coulissement à l'intérieur de l'élément 4B, et ce dernier, à son tour, s'escamote par coulissement à l'intérieur de l'élément 4A (figure 13).L'élément 4A pivote, par chacun de ses côtés, au moyen d'un axe 35 (voir aussi figure 23) dans un palier 36 fixé sur le c6té correspondant de l'extrémité inférieure de l'élément inférieur 3C de la colonne 3 correspondante sous l'action de moyens qui seront décrits en détail plus loin. Pour que la demi-passerelle puisse s'escamoter à l'intérieur de l'élément inférieur 3C de la colonne, c'est-à-dire pour passer de la position représentée sur la figure 13 å celle représentée sur la figure 12, au moins l'élément inférieur 3C de la colonne présente une section en forme de "U" dont l'ouverture est tournée vers l'intérieur de l'ensemble de la structure (voir aussi figure 24). Sous l'action de moyens qui seront décrits plus loin, l'élé- ment inférieur de colonne 3C renfermant la demi-passerelle 4 repliée peut être remonté, par coulissement, à l'intérieur de l'élément de colonne 3B, et celui-ci à l'intérieur de l'élément de colonne 3A, pour passer de la position représentée sur la figure 12 à celle représentée sur la figure 11. La structure est conçue de manière telle qu'on puisse replier l'ensemble formé, d'une part, par chaque colonne 3 déjà rétractée et renfermant une demi-passerelle repliée 4 et, d'autre part, le -montant ll correspondant du portique principal 1, sous l'amorce de traverse 14 dudit portique, c'est-à-dire en le faisant passer de la position représentée sur la figure 7 à la position représentée sur la figure 6. A cet effet, le montant ll est monté à pivotement autour d'un axe horizontal 42 porté par l'extrémité extérieure inférieure de l'amorce de traverse 14 et cette dernière présente une section en forme de "U" renversé de telle manière que le montant 11 puisse pénétrer presque complètement à l'intérieur de ladite amorce de traverse, comme représenté sur la figure 6. Pour qu'un tel mouvement soit possible, étant donné que le montant 11 ne peut plus reposer s 4 e sol par ses roues 2, il est prévu des moyens particuliers pour supporter temporairement ledit montant pendant son mouvement de pivotement. Ces moyens de support temporaire sont constitués par un portique auxiliaire 45 (visible sur toutes les figures 1 à 15) disposé à chacune des deux extrémités de la traverse 12 du portique principal. Chaque portique auxiliaire 45 est composé de deux jambes 46 (figures 2 à 4) reliées par une traverse supérieure 47, chaque jambe 46 étant terminée par un pied 48 muni de deux vis de. calage 49.Les deux jambes 46 de chacun des deux portiques auxiliaires 45 passent de part et d'autre des deux faces verticales de l'amorce de traverse-14 correspondante du portique principal à laquelle elles sont reliées, chacune, par un chariot 51 (figures 18 et 19) qui peut coulisser le long de la jambe 46 du portique auxiliaire et qui porte un pivot 52 engagé dans un palier 53 porté par ladite amorce de traverse du portique principal. Le chariot 51 comporte des éléments 54 en forme de C munis de galets 55 qui roulent dans deux gorges 56 des deux faces latérales de la jambe 46 du portique auxiliaire.Ainsi, les deux portiques auxiliaires 45 peuvent pivoter, par les axes 52, sur le portique principal 1 et ce dernier, qui supporte les colonnes avec les demi-passerelles, peut monter et descendre le long des deux portiques auxiliaires, sous l'action de deux treuils électriques 57 suspendus respectivement aux deux traverses 47 des portiques auxiliaires 45 et dont les câbles 58 sont attachés à l'amorce de traverse 14 correspondante du portique principal. Les roues 2 sont montées, par paires, sur des arbres 61 (figs. 15 et 20) fixés, chacun, à l'extrémité inférieure d'un arbre vertical 62 monté dans un support 63 fixé à l'extrémité d'un bras 64 (voir aussi figure 21). Pour les paires de roues 2A et 2B (figure 10), l'arbre 61 rencontre l'axe géométrique de l'arbre 62, tandis que pour les deux autres paires de roues 2C et 2D, il est situé en dehors de cet axe, comme représenté sur la figure 20 de façon que les roues 2C et 2D puissent s'orienter librement en roulant sur le sol. Les paires de roues 2A et 2B sont équipées de moteurs hydrauliques 38, 39 respectivement. A l'extrémité inférieure de chacun des deux montants 11 du portique principal sont montés deux bras 64 portant chacun deux roues jumelées 2 et pouvant pivoter respectivement sur deux axes 65 montés sur une structure en fers profilés désignée dans son ensemble par 66, en forme de trapèze dont le petit côté 67 aboutit aux deux axes 65, tandis que son grand coté n'est matérialisé par ses deux extrémités en forme d'oreilles 68 qui peuvent pivoter, au moyen d'axes 69 représentés simplement par leurs axes géométriques sur le dessin, respectivement dans deux chapes 71 fixées dans les extrémités inférieures du montant 11 du portique principal. Pour le transport, les bras 64 sont rapprochés, comme représenté sur la figure 21, et maintenus solidaires les uns des autres par des fers profilés 73 fixés auxdits bras, par exemple au moyen de boulons 74 (figure 20) afin que l'ensemble puisse être relevé par pivotement sur les axes 69 et escamoté à l'intérieur du montant 11. On peut relever ou laisser descendre les bras 64 qui portent les roues 2, au moyen d'un câble 93 attaché à un anneau 94 (figure 20) et relié à un treuil 95, par exemple un treuil électrique porté par le montant 11 correspondant (voir aussi fig. 7). La fin du mouvement de relevage des bras 64 est assuré par un dispositif comportant un compas 75 (figure 22) et une vis de commande 76 terminée par une partie carrée 77 sur laquelle on peut engager une manivelle. Le compas 75 est formé de deux bras 81, 82 articulés l'un sur l'autre, par l'une de leurs extrémités, au moyen i'un axe 83 et, par leur autre extrémité, sur le montant 11 et sur la traverse 67 reliant les deux bras 64, au moyen d'axes 85, 86 respectivement. L'axe 85 est monté dans une extrémité dlun profilé 88 (voir aussi figure 21) fixé au montant Il et l'axe 86 dans une chape 89 fixée à la traverse 67.La tige filetée 76 est engagée, par ses filets dans une noix 92 montée à pivotement dans le profilé 88 fixé au montant, tandis que son extrémité est articulée aussi sur l'axe 83 d'articulation des deux bras du compas 75. Pour abaisser ou relever les bras 64, on pourrait utiliser d'autres moyens que des treuils à câbles et des compas, par exemple des vérins hydrauliques qui assureraient la totalité de l'amplitude du mouvement de pivotement desdits bras. Sur la figure 8, on voit, en traits interrompus, les bras 64 dans la position représentée en détail sur les figures 20 et 21 et, en traits continus, dans la position qu'lls occupent pendant l'utilisation de l'engin; on peut faire passer les bras 64 de l'une à l'autre position par simple déplacement à la main, puisque les roues reposent alors sur le sol et s'orientent librement d'ellesmêmes. Pour faire coulisser les éléments constitutifs 3A, 3B, 3C de chaque colonne 3 les uns dans les autres, on utilise un système de vérins hydrauliques représenté sur les figures 24 à 26. Ce système comporte : un premier groupe de deux vérins hydrauliques 101, 102 reliés mécaniquement en série le long de l'élément 3A de colonne, l'une des extrémités de l'ensemble étant reliée en 103 au montant 11, tandis que l'extrémité opposée est reliée en 104 à l'élément de colonne 3A; un deuxième groupe de deux vérins hydrauliques 106, 107 reliés mécaniquement en série le long des éléments de colonne 3A, 3B, l'une des extrémités de cet ensemble étant reliée en 108 à l'élément de colonne 3A et l'autre extrémité en 109 à l'élément de colonne 3B; et enfin, un troisième groupe de deux vérins hydrauliques 111,112 reliés mécaniquement en série le long des éléments de colonne 3B, 3C, l'une des extrémités de cet ensemble étant reliée en 113 à l'élément de colonne 3B et l'extrémité opposée reliée en 114 à l'élément de colonne 3C. Pour faire pivoter chaque demi-passerelle 4 sur l'élément inférieur 3C de la colonne 3 correspondante et la faire passer de l'une à l'autre des deux positions représentées sur les figures 12 et 13 par exemple, on utilise un cible 121 (voir aussi fig. 13) dont une extrémité est attachée au point 122 du premier élément 4A de demi-passerelle et qui passe sur deux poulies de renvoi 123, 124 (figure 25) portées par l'élément inférieur de colonne 3C, ledit câble passant ensuite sur des poulies de mouflage telles que 125, 126, ces dernières poulies étant portées par un axe 127 fixé sur l'extrémité supérieure de la tige de piston d'un vérin hydraulique 128 dont le cylindre est solidaire de l'élément inférieur de colonne 3C. Pour amorcer le mouvement de pivotement de la demi-passerelle vers le bas, il est prévu, de chaque coté, un système à poussoir 137 (fig. 23) qui comporte un piston 138 monté à coulissement dans une douille 139 portée par l'extrémité inférieure de l'élément 3C de colonne et qui est soumis vers le haut, à l'action d'un ressort hélicoïdal de compression 141. L'extrémité supérieure du piston 138 porte un galet 142 destiné à repousser l'extrémité du cté correspondant du premier élément 4A de demi-passerelle.Lorsque la demi-passerelle en cours de rabattement a dépassé une position oblique critique d'équilibre sur ses pivots 35 sous l'action de poussoirs 137, elle peut ensuite continuer son mouvement sous l'effet de son propre poids, le mouvement de descente étant régularisé par l'allongement du vérin 128 dont le rôle est alors simplement de retenir la demi-passerelle au moyen du câble 121. Lorsqu'on alimente le vérin 128 dans lue sens de son raccourcisse ment, le câble 121 assure le relevage de la demi-passerelle et, en fin de course, la compression du ressort 141 des poussoirs pour le mouvement de sortie suivant. Tout l'engin est conçu de manière à pouvoir être divisé, pour son transport, en deux ensembles indépendants, comme représenté sur la figure 1. Chacun de ces deux ensembles forme une semi-remorque 151 ou 152 dont le châssis est constitué par l'élément supérieur de colonne 3A correspondant. Chacun des deux ensembles comporte donc une colonne 3 renfermant une demi-passerelle 4,un montant 11, un portique auxiliaire 45, une amorce 14 de traverse du portique principal et une partie des rallonges intermédiaires de la traverse 12 du portique principal, telles que celles numérotées de 16 à 19 sur la figure 15. Les trains de roues arrière 154 des deux semi-remorques sont montés à demeure sur celles-ci. Les tracteurs sont désignés par 155, 156. Pendant le transport, il importe que tous les éléments de la structure soient parfaitement solidaires les uns des autres. A ce propos, on remarquera que, dans l'exemple représenté, l'élément 3A de colonne, qui forme le châssis de la semi-remorque, présente un prolongement 131 avec deux appuis 132, 133 sur lesquels reposent respectivement les extrémités dés éléments de colonne 3B, 3C et sur lesquels elles sont solidement verrouillées par tous moyens appropriés, tels que des chevilles par exemple. Des appuis analogues 136 placés aux extrémités des éléments de colonne 3A supportent les rails 26 solidaires du montant 11. Pour la commodité de l'installation et du démontage, l'extrE- mité supérieure de l'une des colonnes 3 constitue l'avant de la semi-remorque 151 et l'extrémité supérieure de l'autre colonne, l'arrière de l'autre semi-remorque 152. Les trains de roues 154 occupent donc, aux extrémités des deux colonnes, des emplacements inversés. Le fonctionnement de l'ensemble de la structure est le suivant Pour l'installation, on commence par amener, l'une derrière l'autre, les deux semi-remorques 151, 152, qui représentent les deux moitiés de la structure, tirées respectivement par leurs tracteurs 155, 156, sur le tablier 100 du pont (figure 1). L'ins tallation des deux semi-remorques est telle que les extrémités inférieures des deux colonnes 3 se trouvent vis-à-vis, ainsi que les pieds des deux portiques auxiliaires 45. On commence par faire reposer l'avant de la semi-remorque 152 sur sa béquille 157 (figure 2) équipée d'une roue orientable 158. On dégage le tracteur 156 de cette deuxième remorque et on l'enlève du pont. On attèle la seconde remorque 152 à la première 151 au moyen de la barre d'attelage 161 (voir aussi figures 3 et 4) reliée à l'arbre de la roue orientable 158 et l'on fait avancer quelque peu le tracteur 155 de la première remorque 151 en ligne droite le long du trottoir du pont de manière que la deuxième remorque s'aligne d'elle-même exactement derrière la première. On détèle la deuxième remorque et l'on fait avancer le tracteur de la première remorque pour amener l'arrière de celle-ci à une distance de l'avant de la seconde remorque correspondant exactement à la portée que l'on a besoin de donner au portique principal en fonction de la largeur du pont à visiter. Entre les extrémités en regard des deux amorces 14 de traverse du portique principal, on assemble sur le pont les rallonges nécessaires à la constitution de la traverse de ce portique. A cet effet, on choisit les rallonges de longueur appropriée réparties dans les deux remorques. On soulève ces éléments assemblés au sol au moyen de palans à partir des deux amorces 14 de traverse principale et l'on procède à l'assemblage de ce groupe de rallonge aux deux amorces de traverse pour former la traverse complète du portique principal, comme représenté sur la figure 5. On fait pivoter à la main ou avec deys palans, les deux portiques auxiliaires 45 sur la traverse du portique principal 12 par leurs pivots 52 pour les amener de la position horizontale représentée sur la figure 2 à la position verticale représentée sur la figure 5. On fait reposer l'avant de la première semi-remorque sur sa béquille ou sur des vérins 164 incorporés à la structure et l'on enlève le premier tracteur 155. Avec d'autres vérins 165, 166 également incorpores à à la struc- ture, on soulève la partie arrière des deux semi-remorques de manière à placer les deux portiques auxiliaires 45 bien verticaux. On règle les vis 49 des pieds 48 de ces portiques de manière qu'elles touchent exactement le sol. Au moyen des treuils électriques 57 (figure 19), on fait alors monter, dans les deux portiques auxiliaires 45, tout l'ensemble constitué par la traverse 12 et les montants 11 du portique principal ainsi que les deux colonnes 3 et les deux' demi-passerelles 4 qu'elles renferment. L'ensemble prend alors la position représentée sur la figure 6 et est supporté uniquement par les deux portiques auxiliaires 45. Au moyen d'un treuil 167 fixé sur la traverse 12 du portique principal et de deux câbles 168, 169 passant sur deux poulies 171, 172 montées sur les extrémités de la traverse du portique principal, on fait pivoter les deux ensembles constitués, chacun1 par un montant de portique principal et une colonne avec sa demipasserelle, autour du pivot 52 pour le faire passer de la position horizontale représentée sur la figure 6 à la position verticale représentée sur la figure 7. Au moyen des treuils 95 (figure 7), on fait descendre les roues 2 qui passent ainsi par la position intermédiaire représentée et viennent ensuite reposer sur le tablier du pont, comme représenté sur la figure 9. On déboulonne les traverses 73 (figures 20 et 21), ce qui permet d'écarter l'un de l'autre les bras 64 des supports des roues de manière à les placer dans le prolongement l'un de l'autre, de part et d'autre du portique principal, camme représenté en traits pleins sur la figure 8. Au moyen d'un treuil manuel amovible 96 (figure 7) disposé entre les pieds 48 de chacun des deux portiques auxiliaires et dont le câble 97 est attaché au montant 11 correspondant, on fait remonter les deux portiques auxiliaires 45, comme représenté sur la figure 9, de manière que leurs extrémités inférieures soient au niveau des extrémités inférieures des montants Il, c'est-àdire à un niveau supérieur à la hauteur des garde-corps 148 du pont afin de pouvoir passer au-dessus d'-eux pour l'installation et le service. L'ensemble de la structure repose maintenant sur les quatre paires de roues 2. On immobilise la paire de roues indiquée en 2A sur la fig. 10 en bloquant son moteur hydraulique d'entraInement 38, tandis qu au moyen d'un moteur hydraulique 39 qui équipe la paire de roues 2B dont l'axe a été bloqué dans une direction parallèle au plan général du portique, on fait tourner ces roues de manière à faire pivoter tout l'ensemble autour de la paire de roues 2A dans le sens indiqué par la flèche f, les paires de roues 2C et 2D s'orientant librement en roulant sur le sol pendant ce mouvement (fig. 10). On arrête le mouvement de pivotement lorsque le portique se trouve dans une direction transversale à celle du pont, comme représenté sur la figure 11. Au moyen des vérins 101, 102 (figure 26), on fait descendre les deux colonnes 3 et leurs demi-passerelles correspondantes, de la position représentée à la figure 11 à la position représentée à la figure 12, par un coulissement des chariots 23 sur les rails 26 solidaires des deux montants du portique principal. Au moyen des vérins 106, 107, 111, 112 (figures 25 et 26), on développe les deux colonnes 3. Au moyen des vérins 128 (fig. 25), on fait descendre les demi-passerelles 4 (figure 13);pour que ce mouvement soit possible, on a développé suffisamment les deux colonnes pour que la structure inférieure du pont ne gêne pas la descente des demi-passerelles. On développe à la main les deux demi-passerelles télescopiques (figure 14) et on fixe leurs extrémités en 32. On fait remonter la passerelle 5 en raccourcissant les deux colonnes 3 de la valeur convenable pour que le personnel qui circule sur la passerelle puisse procéder à son travail dans les conditions requises (figure 15). On peut donner toute valeur désirée à la garde sous le tablier du pont. On voit que dans l'exemple représenté, tout l'ensemble de la structure formée du portique, des colonnes et de la passerelle est statiquement équilibré et stable. I1 est supporté par les roues 2 qui roulent sur la chaussée tout près des trottoirs 149, c'est- -dire pratiquement sans gêne pour la circulation sur le pont. Les extrémités inférieures des montants 11 et des portiques auxiliaires 45 sont à un niveau supérieur à celui des garde-corps 148. En principe, les trottoirs 149 sont d'ailleurs suffisamment résistants pour qu'on puisse éventuellement faire rouler les roues 2 sur lesdits trottoirs et dégager encore davantage la chaussée du pont. On peut ainsi vérifier ou réparer non seulement le pont, mais également les piles qui supportent ce pont. Pour faire passer la structure au-delà des piles, on relève évidemment les deux demipasserelles. Pour le démontage de la structure et sa remise en place en deux parties sur les deux semi-remorques, on procéderait évidemment aux opérations inverses de celles du montage, et dans l'ordre inverse. Bien entendu; l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés,elle est susceptible de nombreuses variantes, accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans s'écarter pour cela de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 11 - Structure mobile en treillis métallique avec passerelle de visite et de travaux sur ponts, constituée par un portique principal à traverse reliée par ses deux extrémités respectivement à deux montants supportés par des roues, deux colonnes montées respectivement le lonq des faces externes des deux montants dudit portique, et deux demi-passerelles munies de moyens de liaison mutuelle de leurs extrémités distales et supportées par les extrémités inférieures des deux colonnes par rapport auxquelles elles sont mobiles, ladite structure étant caractérisée en ce que les deux colonnes télescopiques sont mobiles respectivement le long des faces externes des deux montants du portique et en ce que les deux demi-passerelles télescopiques sont basculables et escamotables à l'intérieur des extrémités inférieures des deux colonnes, ladite structure ainsi repliable étant, en outre, pour son transport, divisible en deux ensembles indépendants comportant chacun, d'une part au moins une amorce de la traverse du portique principal dans laquelle s'escamote le montant correspondant, et d'autre part, l'une des deux colonnes télescopiques dans lesquelles est escamotée la demi-passerelle correspondante. 2) - Structure suivant la revendication 1, caractérisée en ce que chacune des deux colonnes forme le chassis d'une semi-remorque 3) - Structure suivant la revendication 1, caractérisée en ce que, sur chacune des deux amorces de traverse du portique principal, peut pivoter et coulisser un portique auxiliaire disposé horizontalement pour le transport et verticalement pour supporter temporairement la moitié correspondante de la traverse du portique principal pendant qu'on fait sortir le montant correspondant de l'amorce de traverse lors de la mise en service de la structure ou qu'on l'y fait rentrer lorsqu'on replie l'ensemble. - - Structure suivant la revendication 1, caractérisée en ce que chaque colonre est fixée, par son extrémité supérieure, à un chariot qui roule -1 ~83 rails solidaires de la face externe du montant correspondant du portique principal. 5) - Structure suivant la revendication 1, caractérisée en ce que chacune des deux amorces de la traverse du portique principal présente une section en forme de "U" renversé, à l'intérieur de laquelle peut s'escamoter le montant correspondant par un mouvement de pivotement autour d'un axe horizontal situé à l'extrémité de ladite amorce de traverse. 6) - Structure suivant la revendication 5, caractérisée en ce que chaque portique auxiliaire embrasse l'amorce de traverse correspondante du portique principal. 7) - Structure suivant la revendication 1, caractérisée en ce que chaque colonne présente une section en forme de "U" couché dont l'ouverture se trouve du côté de la face interne de ladite colonne b l'intérieur de laquelle peut s' escamoter la demi-passerelle correspondante par un mouvement de pivotement autour d'un axe horizontal situé à 1'extrimitF inférieure de ladite colonne. 8) - Structure suivant la revendication 1, caractérisée en ce que chaque roue orientable est montée sur l'extrémité d'un bras qui peut pivoter sur l'extrémité inférieure du montant correspondant du portique principal, autour d'un axe longitudinal et autour d'un axe transversal par rapport audit montant.