La présente invention concerne des machines de moulage par injection suivie de soufflage et plus particulièrement une machine dans laquelle la paraison et le récipients sont retirés de leur moule respectif sans séparer les éléments de celui-ci. Une pratique bien connue et largement répandue dans 1' industrie pour la fabrication de récipients et autres objets creux similaires consiste à mouler ceux-ci par injection suivie de soufflage, c'est-à-dire à former tout d'abord une paraison par injection d'une matière plastique durcissable autour d'un prisonnier maintenu dans un moule d'injection et transférer ensuite la paraison à l'état encore malléable dans un moule de soufflage où de l'air comprimé augmente son volume intérieur et lui donne la forme finale du récipient. Une machine pour la mise en oeuvre de ce procédé de moulage est décrite dans le brevet U.S Ns 3 816 050 au nom de la Demanderesse.Dans cette machine, le moule d'injection et le moule de soufflage sont tous deux divisés suivant un plan central traversant l'axe vertical de la paraison et du récipient. Pendant l'opération de moulage, les deux moitiés des dits moules doivent être maintenues assemblées, verrouillées' avec une pression de serrage suffisante pour empêcher la formation de bavures sur les parois latérales verticales de l'article fini, sur lesquelles des étiquettes ou autres renseignements d' identification sont généralement collés ou imprimés. Une manière de résoudre le problème des bavures est utilisée dans la présente invention et consiste à dessiner le moule de soufflage de façon que le plan de séparation de la machine soit situé perpendiculairement à l'axe vertical du récipient en une partie du récipient soufflé autre que ses flancs verticaux pour obtenir ainsi une surface verticale lisse où sont appliquées des étiquettes ou des mentions imprimées. Ce type de moule de soufflage n'a pas besoin d'être divisé suivant un plan vertical pour extraire des récipients dont les sections transversales sont égales ou inférieures à l'entrée du moule et l'on obtient ainsi plusieurs avantages supplémentaires. Avec un moule qui ne se divise pas, on peut placer un plus grand nombre de cavités d'une construction simple dans un espace donné et réaliser ainsi une machine moins encombrante.On peut en outre obtenir une répartition plus uniforme de la température dans le moule, étant donné qu'on peut réduire le nombre de pièces définissant la cavité du moule. Il est également plus facile d'obtenir une paisseur plus uniforme de la paroi du récipient fini, car le refoulement de l'air hors de la cavité pendant l'opération de soufflage peut être contrôlé plus facilement. En général, l'utilisation d'un moule de ce type améliore la machine de moulage et son fonctionnement. Le brevet U.S. NO 3 694 t24 décrit une machine de moulage par injection suivie de soufflage dans laquelle les axes des cavités des moules et du récipient fini sont perpendiculaires à la ligne de séparation de base de la machine; toutefois, le mou- le de soufflage est formé par des segments qui se séparent à chaque cycle de fonction dd la machine pour permettre l'extraction du récipient soufflé. Bien que la disposition générale de la machine soit similaire à celle exposée plus haut, les problèmes ge- néraux des bavures ou traces laissées par le moule sur l'article fini ne sont pas résolus. L'invention a donc, d'une maniere générale, pour objet de réaliser une machine de moulage par injection suivie de soufflage dans laquelle le moule de soufflage, ainsi que le moule d' injection, n'est pas forme d'éléments qui se séparent au démula- ge. Elle consiste en une machine de moulage dans laquelle une parai son est formée par injection, après quoi une opération de soufflage donne à la paraison la forme et les dimensions d'un récipient fini. La machine selon l'invention comprend un moule d'injection et un moule de soufflage montés fixes l'un relativement à l' autre dans la machine, les axes des moules étant parallèles entre eux et parallèles à un axe de la machine. Les axes des moules sont à la même distance de l'axe de la machine et les entrées des cavités des moules s'ouvrent dans la même direction et ont la même position générale le long des axes Les parois latérales des cavités des moules sont conformées de façon que les sections transversales de ces dernières à chaque point le long des axes des mou les ne soient pas supérieures aux autres sections transversales situées entre les sections individuelles et l'entrée de la cavité. On peut alors retirer la paraison ou le récipient sans séparer les éléments du moule. Un prisonnier, autour duquel est injectée la paraison, est monté dans la machine, parallèlement à l'axe de celle-ci et à la même distance de celui-ci que l'axe des moules; il est dé plaçable relativement à l'axe des moules. Le prisonnier tourne autour de l'axe de la machine pour venir dans l'alignement de l' une ou l'autre des cavités et il exécute un mouvement alternatif rectiligne le long de l'axe du moule sur la cavité duquel il est aligné. Une paraison peut donc être formée autour du prisonnier dans le moule d'injection, puis être transférée sur le prisonnier du moule d'injection au moule de soufflage. Une série de segments d'une bague divisée de moulage du goulot est disposée coaxialement au prisonnier de façon à se déplacer avec celui-ci relativement aux moules respectifs. Les segments se déplacent aussi radialement relativement au prisonnier entre une position fermée, dans laquelle ils coopèrent avec le prisonnier pour définir la partie de la paraison et du récipient correspondant au goulot, et une position ouverte, dans laquelle le récipient formé peut être dégagé des segments après 1' opération de soufflage. Selon l'invention, les segments coopèrent aussi avec le moule pendant le soufflage en définissant une partie du récipient située entre le goulot et l'entrée du moule.En utilisant les segments de bague de cette manière avec des moules ayant les sections transversales définies ci-dessus, il n'est pas nécessaire de fractionner le moule de soufflage pour en extraire le récipient soufflé et l'on peut ainsi utiliser un moule non divisé pour définir la cavité de soufflage. Le procédé de moulage par injection suivie de soufflage est aussi amélioré en pré-soufflant la paraison pendant l'intervalle au cours duquel celle-ci est retirée du moule d'injection et transférée au moule de soufflage. La matière durcissable formant la paraison est maintenue dans un état au moins partiel riment plastique et une quantité limitée d'air est injectée à travers le prisonnier pour détacher partiellement la paraison de celui-ci. Ainsi détachée, la paraison bénéficie d'une répartition plus uniforme de la température et son expansion est alors plus régulière pendant l'opération de soufflage finale. De toute façon, l'invention sera bien comprise a l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé, représentant, à titre d'exemples non limitatifs, plusieurs formes d'exécution de cette machine: Fig 1 est une vue en élévation de la machine de moulage selon l'invention en position ouverte, pendant que les paraisons sont transférées du moule d'injection au moule de souf flage et les articles soufflés sont éjectés; Fig. 2 est une vue en coupe de la machine de moulage selon 2 - 2 de fig. 1 après pivotement de 45 suivant I - 1 de fig. 2; Fig. 3 est une vue en coupe du moule d'injection, le prisonnier étant en position de fermeture;; Fig. 4 est une vue en coupe du moule de soufflage, le prisonnier étant en position de fermeture et la paraison étant amenée par soufflage à la forme finale du récipient, définie par le moule; Fig. 5 est une vue partielle, qui montre une partie du mécanisme d'actionnement d'ouverture et de fermeture de la bague, le mécanisme et les segments de la bague étant en position fermée; Fig. 6 est une vue partielle montrant les segments de bague et le mécanisme d'actionnement en position ouverte pour 1' éjection d'un article soufflé; Fig. 7 est une vue partielle montrant une autre forme d'exécution des tiges d'éjection et la liaison séparable entre les tiges en position débrayée; Fig. 8 est une vue partielle représentant cette autre forme d'exécution des tiges d'éjection et la liaison séparable on position embrayée;; Fig. 9 est une vue partielle représentant le mécanisme qui sollicite les segments de bague vers la position ouverte lorsque le moule de soufflage est ouvert; Fig. 10 est une vue en coupe suivant 10-1Q de fig. 9; Fig. 11 est une vue partielle représentant le mécanisme à came pour déployer le prisonnier lors de l'opération de soufflage; Fig. 12 est une vue en coupe similaire à fig. 2, montrant une variante du positionnement des prisonniers dans une machine à moules multiples d'injection et de soufflage; Fig. 13 est aussi une vue similaire a fig. 2, représentant une nouvelle variante des prisonniers d'une machine à moules multiples d'injection et de soufflage; La fig. 1 illustre la configuration générale de la machine de moulage par injection suivie de soufflage selon l'invention, désignée par la référence générale 10.Cette machine comporte un premier plateau fixe 12 et un second plateau 14, paral lèle au premier et apte à exécuter, conjointement à un arbre 16 définissant l'axe principal 18 de la machine, perpendiculaire aux plateaux parallèles, un mouvement alternatif rectiligne le rapprochant et l'éloignant tour à tour du plateau 12. Un troisième plateau 20, monté sur le plateau 14, accompagne celui-ci dans son mouvement alternatif et tourne en outre sur l'axe 18 relativement aux plateaux 12 et 14. Une pluralité de barres d'entretoisement 28 s'étendent parallèlement à l'arbre 16 entre les plateaux 12 et 14 et sont reliées à des vérins pneumatiques ou hydrauliques (non représentés) pour rapprocher et éloigner l'un de l'autre les plateaux 14 et 20. Une pluralité de moules d'injection 22 et de moules de soufflage 24 sont disposés à intervalles égaux autour de l'axe 18 de la machine 10, sur le plateau fixe 12. Chaque moule d'injection 22 est diamétralement opposé à un moule de soufflage, de sorte qu'il y a sur le plateau une ou plusieurs paires de moules d'injection et de soufflage. Les entrées respectives des cavités des moules sont tournées dans la même direction et sont situées dans le même plan général perpendiculaire à l'axe 18 de la machine. Une pluralité de prisonniers 26 sont montés sur le plateau 20 de façon à coopérer avec les moules d'injection 22 et les moules de soufflage 24 du plateau 12. Le nombre des prisonniers correspond à celui des moules de sorte que lorsque les plateaux 20 et 14 sont déplacés en direction du plateau 12, chacun des prisonniers se trouve dans l'alignement de l'axe de la cavité dans un moule respectif dtinjection 22 ou de soufflage 24. Comme on peut le voir à la fig. 2, par exemple, il y a quatre prisonniers 26 également répartis autour de l'arbre 16 et ces prisonniers coopèrent avec deux paires de moules constituées chacune par un moule d'injection et un moule de #soufflage diamétralement opposés.En faisant tourner le plateau 20 de 1800 par rapport au plateau 14, lorsque les plateaux 12 et 14 sont espacés l'un de l'autre pour ouvrir les moules, on peut transférer les paraisons formées dans les moules d'injection pour les amener dans les moules de soufflage, les articles finis, comme les récipients C, poiE vant être éjectés de la machine dans un couloir ou autre dispositif collecteur apte à recevoir les articles moulés. Tout autour de la face périphérique du plateau 20 est montée une couronne dentée 30, qui s'engrène avec un pignon cor respondant 32 relié à un moteur (non représenté) monté sur le plateau 14. La couronne 30 et le pignon 32 produisent une rotation relative entre les plateaux 14 et 20 lorsque les parai sons doi vent être transférées aux moules de soufflage 24. Pour assurer un alignement correct des prisonniers 26 avec les cavités des mou les respectifs, il est prévu un doigt de verrouillage actionné pneumatiquement 34, qui s'engage dans des encoches correspondan tes 36 espacées de 1800 sur la face périphérique du plateau tour nant 20. Une explication plus détaillée des processus d'injec tion et de moulage et des moules respectifs est donnée maintenant en référence aux fig. 3 et 4. La fig. 3 montre, en coupe, un des moules d'injection 22 montés sur le plateau 12. Ce moule 22 présente une cavité 38, qui constitue une empreinte en creux d'une paraison P qui sera formée autour du prisonnier 26 lorsque celui-ci aura été enfoncé dans la cavité et que le moule aura été fermé. Dans le fond du moule se trouve une buse d'injection 40, à travers laquelle une charge de matière plastique durcissable est envoyée sous pression dans la cavité du moule, autour du prisonnier. Cette matière ar rive à la buse par un passage 42 dans lequel est monté un bar reau chauffant électrique 44, qui maintient la matière plastique à la température élevée désirée avant l'injection.Une torpille 41, chauffée électriquement, est également montée dans la buse 40 pour maintenir la température de la matière durcissable lors que celle-ci entre dans la cavité. On peut, si on le désire, pré voir des conduits chauffants 48 dans les parois du moule d'injec tion 22 pour contrôler la température de la matière durcissable après l'injection et avant le transfert de la paraison au moule de soufflage 24. Le prisonnier 26 est relié au plateau tournant 20 par une plaque d'éjection 50 et quatre tiges de guidage 52 fixées au dit plateau. La plaque d'éjection peut effectuer sur les tiges de guidage 52, relativement au plateau tournant 20, un mouvement alternatif rectiligne parallèle à l'axe du moule dans le carter 54, qui définit intérieurement la cavité 38 lorsque le moule est fermé et verrouillé. Les tiges 52 sont uniformément réparties au tout des prisonniers, comme on peut le voir plus clairement à la fig. 2. Le mouvement de la plaque d'éjection 50 relativement au plateau 20 est contrôlé par des moyens de positionnement comprenant une paire de tiges de refoulement 60 (dont une seulement est représen#tée en trait mixte) associée à une paire de dispositifs de rappel,à ressort 62. Les tiges 60 s'étendent à travers le plateau de montage 70, qui est fixé sur le plateau mobile 1ils, comme le montre la fig. 1, et fournit un montage pour le plateau tournant 20.La tige de refoulement 60 est représentée en trait mixte à la fig. 3 parce que ces tiges sont situées en réalité dans le plateau de montage 70 sur les côtés opposés de l'axe projeté du moule de soufflage représenté à la fig. If. Les tiges 60 sont amenées dans l'alignement des dispositifs de rappel associés par rotation du plateau 20, lorsque ces dispositifs et le prisonnier associé sont amenés dans l'alignement ou au-dessus du moule de soufflage à la fig. 4. Pour-la clarté du dessin et pour faciliter les explications, les tiges 60 sont représentées avec les dispositifs de rappel et la plaque d'éjection à la fig. 3. Chaque dispositif de rappel 62 est composé d'un ressort de rappel 64 et d'une tige de rappel 66. La tige de rappel 66 est immobilisée par une de ses extrémités dans la plaque d'éjection 50 et est munie d'une tête 68 à son extrémité opposée. Le ressort de rappel 64 entoure coaxialement la tige 66 dans un alésage cy 1indique qui s'étend à travers le plateau 20 et dans une plaque de base 56. Les tiges de refoulement 60 traversent aussi le plateau 14 à la fig. 1 et sont reliées à des vérins pneumatiques (non représentés) qui assurent le mouvement de la plaque d'éjection et le démoulage du récipient fini qui se trouve sur le prisonnier après l'opération de soufflage. Une explication plus détaillée de l'opération de démoulage est donnée plus loin; il convient de noter toutefois que les tiges 60 et les dispositifs de rappel 62 présentent des surfaces de contact et établissent une liaison séparable entre les vérins pneumatiques situés derrière le plateau 14 et la plaque d'éjection 50 et que cette liaison permet de faire tourner le prisonnier et le plateau 20 entre les moules d'injection et de soufflage sans entraîner en rotation les tiges 60 et les vérins qui les actionnent. Une bague d'éjection 76 est reliée à la plaque 50 et entoure le prisonnier 26 avec un ajustement précis; elle définit par une de ses faces en bout l'extrémité de la paraison P. L'ajustement précis entre la bague 76 et le prisonnier 26 est choi si de façon à permettre à la bague de glisser sur le prisonnier et d'éjecter le récipient fini après l'opération de soufflage. Les segments de bague de moulage 80 et 82 également représentés aux fig. t et 2 sont reliés à la plaque d'éjection au moyen de coulisseaux, respectivement 84 et 86 et définissent la partie de la paraison P comprise entre l'extrémité de celle-ci et l'entrée 92 de la cavité d'injection 38. Les coulisseaux sont suspendus à la plaque 50 au moyen de glissières correspondantes 88 et 90 visibles aux fig. 3 et 4, de sorte que les coulisseaux et les segments de bague associés peuvent se déplacer perpendiculairement à l'axe du prisonnier 26. Les coulisseaux déplacent les segments entre une position fermée,où ceux-ci entourent complètement la partie élargie de la paraison qui définit le goulot du futur récipient, et une position ouverte, qui permet au récipient fini d'être dégagé et éjecté du prisonnier.Ainsi, les segments de bague coopèrent avec le prisonnier pour former une partie de la paraison et du futur récipient et pour maintenir la paraison sur le prisonnier pendant qu'elle est transférée du moule d'injection au moule de soufflage. Un mécanisme pour ouvrir et fermer les segments de bague est décrit de façon très détaillée plus loin en référence aux fig. 5 et 6. La fig. 4 montre les détails du moule de soufflage et la construction intérieure du prisonnier 26. Le carter 100 du moule de soufflage 24 présente une cavité 102 définissant la configuration finale du récipient soufflé C, a l'exception de la partie du récipient comprise entre son extrémité et l'entrée 104 de la cavité. Le carter présente des passages de refroidissement 106 pour contrôler la température du moule et solidifier la matière du récipient après le soufflage.Une plaque de fond 110 du carter contient une pluralité de passages de mise à l'atmosphère 112 pour permettre à l'air emprisonné dans la cavité 102 de sté- chapper à l'extérieur pendant l'opération de soufflage. la paraison peut alors venir s'appliquer contre la face interne du carter qui définit la cavité et épouser la forme de cette dernière, qui est une empreinte en creux du récipient fini. Ies passages 112 sont reliés les uns aux autres par des rainures ménagées dans la plaque 110 et communiquent avec un collecteur d'évacuation 115 dans la plaque 118 du moule. On peut, si on le désire, utiliser une pompe à vide et un accumulateur 117 pour évacuer rapidement l'air hors de la cavité 102 avant d'effectuer l'opération de soufflage. Une soupape d'entrée de l'air 114 est également montée sur la plaque de fond 110 et reliée par un conduit 116 ménagé dans la plaque 118 à un orifice d'admission pour compenser la dépression produite pendant qu'on retire le récipient, ou à une source d'air comprimé pour éjecter le récipient soufflé C hors du carter 100 à la fin de l'opération de soufflage. On comprendra qu'en l'absence des passages 112 et de la soupape 114 il pourrait se produire un vide ou une dépression qui empêcherait de retirer le récipient de la cavité 102 après le soufflage. Comme on peut le voir à la fig. 4, le prisonnier 26 est formé de plusieurs éléments et comporte un manchon extérieur 120, un manchon intérieur 122 et un bout extensible 124. Le manchon intérieur 122 présente une pluralité de plages 126 et de rainures 128 sur sa face externe et définit ainsi un passage de chauffage continu avec la face interné du manchon extérieur 120, dans lequel on peut faire circuler un fluide chauffé, comme de l'huile chaude, à travers le prisonnier. Le chauffage du prisonnier maintient la paraison à une température élevée pendant le transfert au moule de soufflag#e, de sorte que la matière plastique durcissable reste suffisamment malléable pour pouvoir être plaquée contre les parois plus froides de la cavité 102.Le fluide chauffant est envoyé par une pompe au prisonnier à travers un canal d'amenée 130 ménagé dans le plateau 20 et il s'écoule par un passage auxiliaire 132 et un passage de liaison 134 jusqu'au passage défini par les plages 126 et les rainures 128. Le passage 134 est formé dans la plaque de base 56. Une fois que le fluide a circulé autour du manchon intérieur 122, il sort à travers une lumière 136 pour s'écouler dans un canal d'évacuation 138 formé dans le plateau 20. Le bout extensible 124 comporte une tige creuse 125, qui s'étend depuis le plateau 20, à travers le manchon intérieur 122, jusqu'à la tête en forme de champignon qui forme le bout proprement dit. Etant donné que le bout extensible 124 se trouve aussi en contact avec une partie de la paraison, des passages chauffants circulaires 170 sont formés dans le bout sous un chapeau 127. Un tube d'amenée du fluide chauffant 172 est soudé à l'intérieur de la tige creuse, à chaque extrémité. Le diamètre extérieur de ce tube est inférieur au diamètre intérieur de la tige, afin de définir un passage annulaire pour le retour du fluide. Ce passage communique, au bout du prisonnier, avec les passages 170 au moyen de passages radiaux 174 et, à l'extrémité opposée, avec le canal d'évacuation 138 à l'intérieur du plateau tournant 20.Ainsi, le fluide chauffant entrant dans le prisonnier par le canal d'amenée 130 circule à travers la partie fixe du prisonnier autour du manchon 122 et aussi à travers le bout extensible 124 avant de retourner au canal 138. La tige creuse 125 est montée de façon à pouvoir coulisser dans le manchon 122 et elle présente sur'sa face externe une pluralité de nervures 140 et de rainures qui s'étendent depuis un passage 142 pour l'air, formé dans la plaque de base 56, jusqu'à l'extrémité en saillie de la tige. Les nervures et rainures définissent des passages pour l'air de soufflage. Un circlip 144 monté sur la tige coulissante est logé dans un évidement annulaire 146 de la face interne du manchon intérieur 122 et limite le déploiement axial de la tige et du bout lorsque l'air de soufflage arrive sous pression par le passage 142. Le bout étant déployé, l'air de soufflage s'écoule au-delà de celui-ci et entre la paraison et le prisonnier 26, gonflant la paraison et l'appliquant contre les parois de la cavité 102 du moule de soufflage. Une rainure annulaire 150 est prévue dans la plaque de montage 70 coaxialement à l'axe 18 de la machine (fig. 1). Un bloc-came 152 est monté dans la rainure 150 au moyen de vis appropriées 154 (cf. fig. 11) en un endroit de la rainure situé dans l'alignement de l'axe de la cavité 102 du moule de soufflage 24, de sorte que l'extrémité 156 de la tige 125 est soulevée par le bloc-came lorsque le prisonnier 26, portant une paraison, est amené par rotation du plateau 20 dans une position de prépa- ration à son introduction dans le moule de soufflage. Le glissement de l'extrémité 156 sur une rampe du bloc-came 152 repousse le bout 124 vers l'avant et ouvre les passages définis par les nervures 140 et les-rainures le long de la tige 125.Ce déplacement étire aussi légèrement la paraison immédiatement avant 1' opération de soufflage. L'air de soufflage arrive dans le prisonnier par le canal d'amenée 142 à partir d'un conduit 160 communiquant avec chacun des prisonniers montés sur le plateau tournant 20. Pour empêcher l'air de soufflage d'arriver aux prisonniers autres que ceux qui se trouvent dans les moules de soufflage, il est prévu dans le plateau de montage 70 une autre rainure 162 et un autre bloc-came 164, similaires à la rainure 150 et au bloccame 152, qui coopèrent avec la tige de manoeuvre 166, d'une soupape à levée parallèle 168 montée dans le plateau 20. La soupape 168 est amenée en position ouverte de la même manière et en même temps que la tige 125 est déployée, c'est-à-dire au moment où le prisonnier 26 considéré arriv#e dans l'alignement de l'axe du moule de soufflage 24.Une soupape d'air séparée (non représentée), commandée en synchronisme avec les opérations de la machine, introduit l'air de soufflage dans le conduit 160, d'où il s'écoule à travers la soupape 168, le passage 142 et les rainures définies par les nervures 140 jusque dans la zone entre la paraison et le prisonnier 26 pour amener la dite paraison à la forme finale du récipient C définie par la cavité 102. On notera que contrairement à l'air de soufflage, le fluide chauffant circule à travers tous les prisonniers, quelle que soit leur position respective relativement aux moules. Comme le montre la fig. 2, le fluide chauffant est amené aux canaux 130 pour tous les prisonniers 26 par un passage commun 180 qui s'étend axialement à travers l'arbre 16, ledit fluide sortant des canaux d'évacuation 138 pour s'écouler dans un passage commun 182. Les conduits d'amenée d'air 160 des prisonniers 26 sont reliés à un passage commun 184 dans l'arbre 16. Comme le montre clairement la fit. 4, les canaux d'amenée de fluide 130, les canaux d'évacuation de fluide 138 et les conduits d'amenée d' air de soufflage 160 sont placés respectivement à des niveaux différents dans le plateau tournant 20 pour éviter des interférences. Après cette description du fonctionnement et de la configuration de la machine 10 en général, le reste de la structure de la machine est maintenant décrit par référence à un cycle type, au cours duquel une paraison est formée dans le moule d'injection, puis transférée au moule de soufflage où elle est amenée à la forme du récipient et éjectée de la machine. Au début du cycle, le plateau tournant 20 et la plaque de montage 70 se trouvent à une certaine distance du plateau fixe 12 (fig. 1) pour définir une position d'ouverture de chacun des moules d'injection et de soufflage. Un des prisonniers 26 se trouve dans l'alignement de l'axe d'un moule d'injection 22. La plaque d'éjection 50 est ramenée contre la plaque de base 56 par la paire de dispositifs de rappel 62 et les segments 80 et 82 de la bague divisée de moulage sont fermés autour du prisonnier comme on peut le voir par la position des deux séries de segments dans la moitié supérieure de la fig. 2. Des vérins hydrauliques ou pneumatiques reliés à la plaque de montage 70 déplacent le plateau 20 vers le plateau fixe 12 pour enfoncer un des prisonniers 26 dans un moule d'injection, dans la position représentée à la fig. 3. On notera que les segments présentent une partie annulaire de section conique 190, qui s'emboîte dans un évidement annulaire de forme correspondante entourant l'entrée 92 de la cavité 38 du moule d'injection 22. Les faces coniques interne et externe de la partie annulaire 190 et les faces coniques correspondantes de l'évidement annulaire à l'entrée du moule d'injection déterminent la position finale des segments et maintiennent ces derniers en position entièrement fermée lorsque le moule est fermé. Une matière plastique à durcissement rapide est ensuite injectée à une température élevée à travers la buse 40 dans la cavité 38 sur le prisonnier 26 pour former la paraison P. il convient de noter que l'entrée 92 de la cavité du moule d'injection se trouve contre la face conique interne de la partie en saillie 190 et que chaque section transversale de la cavité, perpendiculaire à l'axe de celle-ci, n'est pas supérieure aux autres situées entre elle et l'entrée 92. il en résulte que le carter 54 qui définit intérieurement la cavité du moule d'injection n'a pas besoin d'être fractionné et peut donc être fait d'une seule pièce. L'élimination d'un mécanisme pour séparer les éléments d'un moule fractionné lors du démoulage constitue un avantage évident et la construction de la cavité de moulage avec une seule pièce ou un nombre de pièces extrêmement réduit assure un transfert de la chaleur et une distribution de la température plus uniformes dans le moule entier. Lorsque le prisonnier 26 coiffé d'une paraison est retiré de la cavité 38, le moteur (non représenté) relié--au pignon li et à la couronne 30 est mis en marche et le plateau 20 tourne avec l'arbre 16 de 180^ sur l'axe 18 de la machine pour amener le prisonnier dans l'alignement de l'axe d'un moule de soufflage 24. Lorsque le prisonnier se trouve dans cette position, le bloc-came 152 déploie le bout t28 et le bloc-came 164 ouvre la soupape 168 en vue de l'opération de soufflage. Le prisonnier 26 est en suite enfoncé avec la paraison dans le moule de soufflage par déplacement du plateau 14 (fig. 1) en direction du plateau 12 et le moule est fermé. On notera que la face conique externe de la partie en saillie 190 des segments de bague est en contact avec une face conique correspondante définie par une rainure circonscrivant l'entrée 104 du moule de soufflage. Dans ce cas aussi, la partie 190 et la rainure correspondante du moule coopèrent pour définir la position finale des segments de bague autour du prisonnier pendant que le moule est fermé. L'air de soufflage est ensuite introduit par la soupape dans le prisonnier et applique-la partie inférieure de la paraison contre les parois de la cavité 102 du moule de soufflage. On notera que bien que la configuration de la cavité 102 du moule de soufflage soit différente de celle du moule d'injection, les sections transversales de cette cavité, en chaque point le long de l'axe de celle-ci, ne sont pas supérieures à celles situées entre elles, prises individuellement, et l'entrée 104. I1 en résulte que, comme pour le moule d'injection, il n' est pas nécessaire d'ouvrir les parois latérales du moule pour retirer un récipient soufflé de la cavité et les dites parois peuvent être d'une seule pièce. Bien que dans la forme d'exécution décrite le fond de la cavité 102 soit formé par une plaque séparée 110, la cavité toute entière pourrait être définie par une seule pièce du moule si on le désire. Etant donné que le col ou goulot du récipient soufflé C est plus étroit que le corps de ce dernier, la face conique interne de la partie en saillie 190 des segments de la bague de moulage définit un épau#lement conique du récipient entre l'entrée 104 et la partie contigie du col ou goulot formée sur le prisonnier 26. Pour pouvoir utiliser une seule -pièce pour définir les parois latérales du moule de soufflage 24, les segments de bague 80 et 82 définissent le contour entier du récipient entre lten- trée 104 et l'extrémité libre du col ou goulot, en butée contre la bague d'éjection 76. On obtient ainsi une simplification de la construction des moules, avec des moules non fractionnés, tant â l'injection qu'au soufflage. Une fois que la paraison a été amenée par soufflage à la forme finale du récipient C, les parois de ce dernier durcissent rapidement en raison du refroidissement du carter 100 et le récipient est prêt à être éjecté du moule et de la machine. Pour l'éjection du récipient, on éloigne le plateau 14 du plateau fixe 12 comme à la fig. 1 et l'on éloigne les segments 80 et 82 du prisonnier dans le sens radial. La bague d'éjection 76 est ensuite déplacée axialement sur le prisonnier pour que le col ou goulot du récipient cesse de reposer sur ce dernier. Les fig. 3 à 6 montrent un mécanisme permettant d'ouvrir les segments de bague de moulage conjointement à l'opération de démoulage. Des plaques-cames, respectivement 200 et 202, sont fixées sur des côtés opposés de la plaque de montage 56. Ces deux plaques sont identiques, de sorte qu'il suffit de décrire l'une d'elles. Elles présentent chacune une paire de fentes 204 et 206 définissant ensemble un profil en Y (fig. 5 et 6), que traversent des ergots 208, 210 saillant sur les coulisseaux 84, 86. Des ergots similaires traversent les fentes de la plaque 202 sur le côté opposé des coulisseaux. Les segments de bague 80 et 82 et les coulisseaux correspondants 84 et 86 sont en position fermée lorsque la plaque d' éjection 50 est en butée contre la plaque de montage 56, position représentée aux fig. 3, 4 et 5. Dans cette position fermée, les ergots 208 et 210 se trouvent aux extrémités des fentes 204 et 206 les plus proches l'une de l'autre et de la plaque de montage 56.De préférence, les ergots sont montés lâches dans les fentes dans cette position, pour que les faces coniques sur la partie annulaire en saillie 190 définie par les segments de bague et les faces coniques correspondantes sur les moules d'injection et de soufflage puissent venir en contact et assurer un positionnement correct des segments, empêchant la formation d'une bavure de moulage ou d'une discontinuité indésirables dans le récipient fini à l'entrée des moules et au plan de séparation des segments 80 et 82. Pour libérer le récipient moulé de la bague de moulage et l'éjecter du prisonnier 26, les deux tiges de refoulement 60 diamétralement opposées par rapport a l'axe du moule sont repoussées de la position représentée dans le plateau de montage 70 à la fig. 1, à travers le plateau 20, jusque dans #a position représentée à la fig. 6 et traversent ainsi le plan de séparation entre le plateau de montage 70 et le plateau tournant 20 pour repousser les tiges 66 et comprimer les ressorts de rappel 6, La plaque d'éjection 50 et la bague associée 76 sont éloignées de la plaque de base 56, comme on peut le voir à la fig. 6, de sorte que Te col ou goulot du récipient refoulé hors de la partie élargie du prisonnier 26.En même temps, les segments 80 et 82 de la bague de moulage et les coulisseaux 84 et 86 s'écartent avec les ergots 208 et 210, lorsque ceux-ci glissent dans les fentes 204 et 206 vers les extrémités éloignées l'une de l'autre de ces dernières. Les segments cessant d'être en contact avec le goulot et l'épàulement conique du récipient, celui-ci peut tomber librement du prisonnier dans une gouttière ou autre couloir collecteur. Le fonctionnement des tiges de refoulement 60 est commandé par un vérin approprié synchronisé avec le cycle de travail de la machine 10 pour ouvrir les segments et éjecter le récipients après que celui-ci a été retiré du moule de soufflage. Pour assurer assurer ltéjection du récipient moulé C hors du prisonnier 26 lorsque le moule de soufflage 24 est ouvert et que l'article moulé en a été retiré, un fort courant d' air ou d'un autre gaz peut être dirigé à partir du conduit lGo, à travers la soupape 168 et le prisonnier 26 dans la cavité du récipient C. La pression exercée par ce courant d'air tend à expulser le récipient hors du prisonnier et des segments de bague. Pour obtenir les pressions plus élevées nécessaires pour que le jet d'air soit suffisamment puissant pour séparer le récipient du prisonnier, il est désirable de dériver le courant d'air des régulateurs et soupapes créant un débit d'air plus limité vers le conduit 160 pendant l'opération de soufflage, lorsque la paraison est appliquée contre les parois du moule de soufflage 2. On a constaté dans la pratique que les pressions plus élevées développées dans le conduit 160 pour expulser un récipient C du prisonnier après l'ouverture du moule de soufflage ont aussi pour effet d'ouvrir partiellement la soupape 168 sans que sa tige de manoeuvre soit actionnée et de créer à cet endroit une fuite d'air. I1 va de soi que cette fuite d'air à la soupape 168 constitue un début de soufflage de la paraison, car la matière durcissable dont est faite cette dernière est maintenue dans un état au moins partiellement plastique par le fluide chauffant circulant à travers le prisonnier. Ce degré limité de pré-soufflage, c'est-à-dire ce soufflage de la paraison après qu'elle a été retirée du moule d'injection 22 et avant qu'elle a été enfoncée dans le moule de soufflage, s'est révélé avantageux en ce qu'il sépare partiellement la paraison du prisonnier et permet une distribution plus uniforme de la température dans celle-la. On constate ainsi pendant l'opération de soufflage une expansion plus uniforme de la paraison contre les parois du moule et lton obtient une épaisseur plus régulière de la paroi du récipient.On comprendra que la quantité d'air de pré-soufflage dirigée à l'intérieur de la paraison peut être contrôlée en réglant la compression du ressort de la soupape 168, qui établit une différence pré-déterminée entre la pression de l'air de soufflage et la pression de pré-soufflage qui détache un récipient C du prisonnier 26 lorsque les moules sont ouverts. Lorsque le récipient C a pu se séparer des segments de la bague de moulage, les tiges de refoulement 60 sont retirées du plateau tournant 20 et les ressorts de rappel 64 et les tiges associées 66 ramènent la plaque d'éjection à la position représentée à la fig. 5. En même temps, les ergots 208 et 210 quittent les extrémités éloignées des fentes 204 et 206 en direction des extrémités rapprochées, ce qui a pour effet de refermer les segments 80 et 82 contre le prisonnier 26. il est désirable de prévoir un interrupteur de fin de course pour déceler le retour de la plaque d'éjection 50 et des segments dans la position qu'ils occupent à la fig. 5, pour que les tiges de refoulement 60 soient bien retirées du plateau tournant 20 avant la mise en marche du moteur commandant le couple pignon-couronne 30, 32 pour une rotation de 1804 ramenant le plateau 20 a la position de départ du cycle de fonctionnement de la machine. Une autre forme d'exécution des tiges de refoulement et des tiges de rappel est représentée aux fig. 7 et 8. La tige de refoulement 220 est placée et actionnée sensiblement comme dans le mécanisme décrit en référence aux fig. 3 a 6. Toutefois, un téton 222 est monté à l'extrémité de la tige qui traverse le plan de séparation entre le plateau de montage 70 et le plateau tournant 20. Une tige de retour 224 est fixée à la plaque d'éjection de la même manière que la tige de rappel 66 et traverse la plaque de base 56, pénétrant dans le plateau 20 à travers une douille 226. Une paire de mâchoires 228 et 230 est articulée a l'extrémité de la tige 224 qui traverse la douille. Ces mâchoires se referment sur le téton 222 lorsque celui-ci est enfoncé dans le plateau 20 et à travers la douille 226.En effet, lorsque les mâchoires 228 et 230 pénètrent dans la douille 226, elles sont obligées de pivoter et de serrer le téton, de sorte sorte que la tige de refoulement 220 et la tige de retour 224 sont solidement liées l'une à l'autre. Lorsque éjection est terminée, la tige de refoulement 220 tire la tige de retour 224 et ramène ainsi la plaque d'éjection 50 à la position représentée à la fig. 7; lorsque la plaque 50 arrive en butée contre la plaque de base 56, les mâchoires 228 et 230 ont dépassé la douille 226 et peuvent s'ouvrir pour libérer le têton 222 et permettre à la tige 220 de se retirer au-delà du plan de séparation entre le plateau de montage 70 et le plateau tournant 20. Le plateau 20 peut alors tourner sans dommage pour les tiges de refoulement. Le récipient soufflé C peut être avantageusement muni d'un bourrelet intérieur B représenté aux fig. 3 et 4 s'il doit être muni d'un couvercle mis en place par encliquetage élastique. Ce bourrelet est moulé dans une gorge 230 prévue sur la partie élargie du prisonnier 26. On comprend que si le récipient soufflé est éjecté du prisonnier sans relâchement des forces de fermeture exercées par les segments 80 et 82, le bourrelet peut être endommagé ou même arraché du récipient par cisaillement au cours de l'éjection. En conséquence, un mécanisme représenté aux fig. 9 et 10 est prévu pour solliciter les segments davantage vers leur position ouverte dès que la partie en saillie annulaire 190 de la bague de moulage quitte la rainure correspondante à l'entrée du moule de soufflage 24. Comme il a été dit plus haut, le coulisseau 84 se déplace radialement sur des glissières 88 et 90 pour se rapprocher ou s'éloigner du prisonnier 26, sur un côté du moule. Le mouvement du coulisseau pendant l'éjection d'un récipient C est commandé principalement par le coulissement des ergots 208 dans les fentes 204 des plaques 200 et 202 et par les faces coniques sur la partie en saillie 190 du segment 80. Toutefois, des moyens constitués par un support en équerre 240, une tige de traction 242 et un ressort 244 interposé entre l'aile du support 244 et une rondelle 2tel6 en butée contre la tête 250 de la tige 242 coopèrent pour écarter légèrement les segments de bague de leur position fermée maintenue par la partie en saillie 190 comme on peut le voir à la fig. 4.La tige 242 traverse une ouverture ménagée dans le support 240 et se visse dans un bossage 248 soudé sur le coulisseau 84. Le support 20 est visse ou fixé de toute autre manière sur la plaque d'éjection 50, de sorte qu'un déplacement radial du coulisseau 84 vers l'intérieur, résultant du contact du segment avec le moules de soufflage, comprime fortement le ressort 244. Cette compression est soulagée légèrement lorsque le segment 80 est libéré du moule est tiré par la tige 242 jusque dans la position représentée en traits continus aux fig. 9 et 10.Ce mouvement d'ouverture des segments est limité au jeu des ergots 208 et 210 dans les extrémités rapprochées des fentes 204 et 206 et son étendue est choisie de façon que les nervures formées sur le goulot du récipient C ne se retirent que partiellement des rainures des segments dans lesquelles elles ont été moulées. Le récipient reste donc tenu par le prisonnier. I.es segments sont maintenus dans leur position représentée en traits continus par les ergots 208 et 210 jusque ce que la plaque d'éjection les repousse vers les extrémités plus espacées l'une de l'autre des fentes 204 et 206. Ce mouvement permet aux segments de se déplacer radialement vers ltextérieur pour occuper la position représentée en traits mixtes aux fig. 9 et 10. En conséquence, dès que l'opération de soufflage a été terminée et que le prisonnier commence à se retirer du moule,le ressort 244 cr ue ou ouvre légèrement les segments pour soulager la pression exercée sur le bourrelet intérieur B à l'extrémité du récipient. La bague d'éjection 76 appuie ensuite contre l'ex- trémité précitée et l'élasticité propre de la matière permet au bourrelet d'échapper à la rainure 230 dans laquelle il a été moulé et de glisser sans dommage sur le prisonnier. Un refroidissement spécial des segments de bague peut aussl être prévu pour durcir le bourrelet du goulot du récipient avant l'éjection. Il va de soi que pour le moulage de récipients sans bourrelet intérieur, les moyens qui viennent d'être décrits ne sont pas néces saies. Bien que la fig. 2 montre deux moules d'injection diamétralement opposés à deux moules de soufflage, il est possible d'utiliser des agencements a moules multiples pour augmenter les cadences de fabrication. Par exemple, la fig. 12 montre la disposition des prisonniers pour une machine dans laquelle deux couples de moules d'injection sont diamétralement opposés a deux couples de moules de soufflage. Les prisonniers 26 sont groupés par paires pour coopérer avec les couples de moules d' injection et ceux de moules de soufflage et les segments de bague (non représentés) pour chaque prisonnier sont montés en tandem sur les coulisseaux 260 et 262.Des mécanismes a plaquescames similaires a ceux décrits en détail en référence aux fig. 5 et 6 sont utilisés pour ouvrir et fermer les segments de la bague de moulage. La fig. 13 montre encore une autre disposition des prisonniers 26 et des moules d'injection et de soufflage avec lesquels ils coopèrent. On peut utiliser avec cet agencement des prisonniers et la disposition correspondante des moules d'injection et de moulage les segments en tandem précités montés sur les coulisseaux 260 et 262. I1 en résulte que dans les formes d'exécution préférées de la machine de moulage par injection suivie de soufflage qui ont été décrites dans le présent mémoire, les cavités d'in- jection et celles de soufflage sont les unes et les autres formees dans des éléments de moule non fractionnés, de sorte qu'on peut, Si on le désire, utiliser pour chaque cavité un élément de moule d'une seule pièce. Dans les constructions décrites, les segments de bague sont conçus de façon à définir la configuration de l'article fini ou récipient entre l'entrée de la cavité du moule de soufflage et l'extrémité du récipient. Lorsque les récipients ont un col ou goulot de plus petit diamètre que leur corps, les segments définissent l'épaulement du récipient, entre le col ou goulot et l'entrée de la cavité. Comme il va de soi et comme il ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite pas aux formes d'exécution qui viennent d'être décrites à titre d'exemples seulement; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. Par exemple, les dispositifs mécaniques comportant les plaques-cames qui ouvrent et ferment les segments de bague de moulage autour du prisonnier fonctionnent en coordination avec la plaque d'éjection 50. Toutefois, si l'on prévoit à la place de ces plaques-cames des mécanismes hydrauliques ou pneumatiques, la coordination de l'ouverture des segments avec l'éjection des récipients peut être assurée par un système- chronométrique associé à la machine, qui synchronise les opérations d'injection, de transfert de la paraison, de soufflage et d'éjection. On comprendra aussi que bien qu'il soit avantageux d'utiliser un élément de moule unique pour définir la cavité d'injection tout comme celle de soufflage, l'utilisation de moules faits de plusieurs pièces différentes ne nuit pas a la simplicité qui résulte du non fractionnement des moules au#démoulage. - REVENDICATIONS 1. - Machine pour le moulage par injection suivie de soufflage d'un récipient dont le col ou goulot est de plus petites dimensions que le corps, comprenant des moules d'injection et de soufflage montés à l'intérieur de la machine et définissant des cavités qui s'étendent le long des axes des moules respectifs, la cavité de chaque moule ayant, à une extrémité ouverte de celui-ci1 une entrée à travers laquelle l'article moulé est retiré du moule, et un fond à son extrémité opposée, la section de chaque cavité, prise perpendiculairement a l'axe du moule en n1 importe quel point de celui-ci entre l'entrée et le fond, étant au moins aussi grande que toute autre section située entre elle et le dit fond, un prisonnier pour les moules, monté dans la machine de façon à pouvoir se déplacer entre des positions où il se trouve en regard de l'entrée de la cavité d'un moule respectif et dans l'alignement de l'axe de ce moule et à pouvoir effectuer dans chacune de ces positions un mouvement alternatif rectiligne par lequel il pénètre dans la cavité de moule en regard et en sort, et des moyens montés dans la machine pour déplacer le prisonnier entre les positions d'alignement sur les moules et lui faire exécuter le mouvement alternatif d'entrée et de sortie, grâce à quoi une paraison peut être transférée sur le prisonnier d'un moule d'in jection à un moule de soufflage, caractérisée en ce que les moules sont des moules non fractionnés au démoulage et en ce qu'un jeu de segment#d'une bague divisée de moulage du col ou goulot est placé autour du prisonnier et monté de façon a pouvoir se déplacer avec lui relativement au moul#'injection et au moule de soufflage les dits segments étant aussi plaçables relativement au prison nier entre une position fermée, dans laquelle ils coopèrent avec lui pour définir une partie du récipient correspondant au col ou goulot, de section inférieure à celle de l'entrée de la cavité d'un moule de soufflage, et une position ouverte, dans laquelle un récipient soufflé peut être séparé des segments et du prison nier, les dits segments comportant en outre des parties qui se raccordent aux moules d'injection et aux moules de soufflage et définissent la portion du récipient soufflé située entre le col ou goulot et l'entrée de la cavité des moules de soufflage, de sorte que les segments de bague en contact avec un récipient soufflé à l'entrée d'un moule de soufflage retirent le dit récipient de la cavité de ce moule lorsque le prisonnier sort de cette cavité en exécutant son mouvement alternatif. 2. - Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte un premier plateau, et un second plateau supportée de façon à être parallèles entre eux, des moyens montés dans la machine, actionnables pour rapprocher et éloigner un des plateaux de l'autre, des moyens montés dans la machine, actionnables pour faire tourner un des plateaux relativement à l'autre autour d'un axe de la machine perpendiculaire aux deux plateaux, les moules d'injection et de soufflage étant montés sur le premier plates de façon que leurs axes respectifs soient parallèles à l'axe de la machine et située à égale distance de celui-ci, et le prisonnier étant monté sur le second plateau et saillant en direction du premier, son axe étant parallèle à celui de la machine et se trouvant à la même distance de cet axe que les axes des moules. 3. - Machine selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée en ce que le premier plateau est fixe, en ce qu'un arbre s'étend le long de l'axe de la machine, définit cet axe et peut à la fois exécuter un mouvement de rotation sur cet axe niativement au premier plateau et un mouvement alternatif rectiligne le long de cet axe relativement au premier plateau, et en ce que le second plateau est monté sur cet arbre. 4. - Machine selon la revendication 2 ou la revendication 3, caractérisée en ce qu'elle comporte une plaque d'éjection montée sur le second plateau, apte à exécuter un mouvement alternatif rectiligne la rapprochant ou l'éloignant du second plateau, le long de l'axe du prisonnier, et munie d'une bague qui entoure ce dernier et vient en butée contre l'extrémité ouverte du récipient, et des moyens de transmission du mouvement pour faire exécuter à la plaque d'éjection un mouvement alternatif rectiligne relativement au prisonnier, entre une position rétractée permettant le maintien du récipient sur le prisonnier et une position déployée, dans laquelle la bague éjecte le récipient formé du prisonnier après l'opération de soufflage. 5. - Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce qu'un troisième plateau est relié de façon à pouvoir exécuter un mouvement alternatif rectiligne relativement au premier plateau et est relié au second plateau avec possibilité de rotation relative, sur la face de ce dernier opposée au prisonnier et à la plaque d'éjection, de façon à permettre le mouvement alternatif rectiligne et celui de rotation du second plateau et du prisonnier autour de l'axe de la machine relativement au premier et au troisième plateau, et en ce que des moyens de positionnement de la plaque d'éjection s'étendent depuis le troisième plateau a travers le second jusque la plaque d'éjection et comportent deux parties reliées par une liaison séparable permettant à l'une d'elles de rester dans le troisième plateau, et à l'autre de rester dans le second plateau lorsque ce dernier, la plaque d' éjection et le prisonnier tournent autour de 1' axe de la machine relativement aux moules d'injection et de soufflage. 6. - Machine selon la revendication 5, caractérisée en ce que les moyens de positionnement comportent une première tige montée de façon à pouvoir exécuter un mouvement alternatif rectiligne dans le second plateau et reliée à une de ses extrémités à la plaque d'éjection, tandis que son autre extrémité est supportée dans le second plateau lorsque la plaque d'éjection se trouve en position rétractée, et une seconde tige montée de façon à pouvoir exécuter un mouvement alternatif rectiligne dans le troisième plateau, dont une extrémité est adjacente à la dite autre extrémité de la première tige lorsque le second et le troisième plateau se trouvent dans une position de rotation relative prédéterminée et présente une face d'appui par laquelle elle vient en contact avec la dite autre extrémité de la première tige et la pousse, et en ce fusils comportent aussi des moyens élastiques montés dans le second plateau et coopérant avec la plaque d'éjection pour rappeler celle-ci en position rétractée lorsque la seconde tige cesse d'être en contact avec la première et est ramenée dans le troisième plateau pour couper la liaison entre les tiges. 7. - Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que les moyens de positionnement comportent une première et une seconde tige montées respectivement dans le second et le troisième plateau de façon à pouvoir exécuter un mouvement alternatif rectiligne, la première tige ayant une extrémité solidaire de la plaque d'éjection et son autre extrémité adjacente à une des extrémités de la seconde tige, les extrémités adjacentes des tiges présentant respectivement un téton et une paire de mâchoires aptes à saisir ce téton , qui constituent la liaison séparable permettant à la première tige et a la plaque d'éjection d'être animées par la première tige d'un mouvemEnt alternatif rectiligne. 8. - Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que le jeu de segments de la bague divis#ée de moulage est monté sur la plaque d'érection de façon à pouvoir coulisser et exécuter un mouvement alternatif le rapprochant et 1' éloignant de l'axe du prisonnier et en ce que des moyens à came sont reliés au second plateau et aux segments pour fermer et ouvrir ceux-ci autour du prisonnier conjointement au mouvement alternatif rectiligne rapprochant et éloignant la-plaque d'éjection du second plateau. 9. - Machine selon la revendication 8, caractérisée en ce que les moyens à came comportent un élément présentant une rainure avec un profil de came et un élément coopérant avec ce profil et apte à être engagé dans la rainure, un des éléments étant monté sur le second plateau et l'autre élément étant relié aux segments de la bague de moulage 10. - Machine selon la revendication 9, caractérisée en ce que l'élément coopérant avec le profil de came est engagé dans la rainure avec un ajustement lâche dans la position rétractée de la plaque d'éjection, dans laquelle les segments de bague sont en position fermée, en ce quedes moyens sont montés sur la plaque d'éjection pour solliciter les segments vers leur position ouverte lorsque la plaque d'éjection est en position rétractée, et en ce que les segments et le moule de soufflage présentent des surfaces coniques complémentaires qui maintiennent les segments en position complètement fermée pendant la fermeture du moule, de sorte que les segments peuvent s'ouvrir dans une mesure limitée par le jeu de l'ajustement lâche de l'élément coopérant avec le profil de came dans la rainure, sous l'effet des moyens de sollicitation, après Igfiéverrouillage du moule. 11. - Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que le prisonnier est muni d'un bout extensible et d'une tige apte à exécuter un mouvement alternatifrectiligne, qui s'étend depuis le bout en direction du second plateau, et en ce que des moyens à came sont prévus pour refouler la tige et décoller le bout du prisonnier lorsque celui-ci se trouve dans l'alignement de l'axe du moule de soufflage. 12. - Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que les moules d'injection et les moules de soufflage sont, sur le premier plateau, distants de 180 par rapport à l'axe de la machine, et en ce que deux prisonnier sont, sur le second plateau, distants de I8Oo par rapport à l'axe de la machine pour coopérer avec les moules d'injection et de soufflage. 13. - Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le ou chaque moule d' injection présente un évidement annulaire circonscrivant l'entrée de sa cavité, face que le moule de soufflage présente une rainure annulaire entourant 1'entrée de sa cavité, en ce que les segments de la bague divisée de moulage du col ou goulot comportent des parties en saillie formant une bague circulaire complémentaire d#'évide- ment et de la rainure annulaires des moules d'injection et de soufflage, respectivement, et apte à stemboiter dans le dit évidement ou la dite rainure lorsque le prisonnier est enfoncé dans l'un ou l'autre moule, cette bague circulaire ayant une face interne circulaire qui définit un épaulement du récipient soufflé entre l'entrée de la cavité du moule de soufflage et le col ou goulot, plus étroit, du récipient, face qui est laissée à nu dans la cavité du moule de soufflage par la rainure annulaire lorsque le prisonnier est enfoncé dans la dite cavité. 14. - Machine selon la revendication 13, caractérisée en ce que la face interne circulaire de la bague formée par les segments est une face conique. 15. - Machine selon la revendication 13, caractérisée en ce que le prisonnier comporte des passages intérieurs pour l'écoule- ment d'un fluide, en ce que l'arbre de la machine s'étend coaxialement à l'axe traversant celle-ci et est relié au prisonnier, et en ce qu'une pluralité de passages pour l'écoulement d'un fluide à température contrôlée s'étendent à travers l'arbre et communiquent avec les passages formés à l'intérieur du prisonnier pour contrôler la température de celui-ci. 16. - Machine selon la revendication 13, caractérisée en ce qu'elle comporte en outre des moyens pour faire le vide reliés a la cavité du tou de chaque) moule de soufflage pour évacuer l'air hors de la cavité pendant l'opération de soufflage.