La présente invention concerne les composés de formule générale (I) dérivés de la phénylisopropylamine dans laquelle R est soit un atome d'hydrogène, soit un reste alcoyle à chaîne droite ou ramifiée contenant 1 à 6 atomes de carbone; A et B sont, - soit des restes alcoxyidentiques ou différents, par exemple des restes éthoxy ou méthoxy - soit des restes NR1R2 dans lesquels R1 et R2, identiques ou différents, représentent chacun soit un atome d'hydrogène, soit un reste alcoyle à chaîne droite ou ramifiée contenant 1 à 6 atomes de carbone, soit un reste aryle. A et B peuvent être, le cas échéant, reliés entre eux par leurs atomes d'azote pour former ensemble un reste R3-N1 -N1 R3, R3 étant soit un reste alcoyle à chaîne droite ou ramifiée contenant 1 à 6 atomes de carbone, soit un reste aryle. Font également partie de l'invention les sels que forment les bases (I) avec des acides minéraux ou organiques pharmaceutiquement acceptables. La présente invention a également pour objet un procédé de préparation des composés de formule générale (I), selon lequel on fait réagir suivant la réaction classique dite de Mannich, un composé de formule générale (II) dans laquelle R. A et B ont la même signification que dans la formule générale (I). avec une quantité équimoléculaire de N-cyano-éthyl phénylisopropylamine en présence d'un excès de formol. Cette réaction est conduite au sein d'un alcool, de préférence dans l'éthanol. On chauffe à la température du reflux du solvant employé pendant environ une heure. L'invention comprend également un mode de préparation des sels d'addition que forment les composés (I) avec tous acides minéraux ou organiques pharmaceutiquement acceptables, selon lequel on fait réagir en milieu anhydre des quantités équimoléculaires de l'acide et de la base (I) choisis. L'invention comprend enfin les usages industriels et plus particulièremeli, les usages pharmaceuiques des composés (I). Ceux-ci possèdent des propriétés anorexigènes utilisables en thérapeutique humaine. Les composés (I) se distinguent avantageusement de la N-cyano-éthyl phénylisopropylamine, dont ils dérivent. Lorsqu on compare chez le Rat l'activité anorexigène de doses équimoléculaires d'un composé (I) et de la cyanoéthyl phénylisopropylamine, on constate que l'effet des composés (I) est aussi intense mais plus durable que celui de la N-cyano-éthyl phénylisopropylamine, en raison de la libération graduelle de cette dernière dans ltorganisme. Exerçant encore moins d'effets notables que la N-cyano-éthyl phénylisopropylamine sur le système nerveux central et sur l'appareil cardiovasculaire, les composés (I) sont, en raison de la libération progressive de N-cyano-éthyl phénylisopropylamine qu'ils provoquent dans l'organisme, moins toxiques que cette dernière. A titre d'exemple, il est précisé que la DL 50 (dose léthale 50 %) per os chez la Souris Swiss (souris groupées) du composé (I) dans lequel R = H, A = B = OC2H5 est 650 (limites de confiance 95 % : 520 - 810) mg/kg, alors que celle de la N-cyano-éthyl phénylisopropylamine, déterminée dans les mêmes conditions, est 220 (155 - 312) mg/kg. Les applications thérapeutiques des composés (I) comprennent principalement leur emploi dans le traitement de diverses formes d'obésité. L'invention comprend par conséquent toutes compositions pharmaceutiques renfermant comme principe actif l'un des composés (I) éventuellement sous forme de sel, en association avec tous excipients appropriés à l'administration des dits composés par voie orale. Ces compositions pharmaceutiques peuvent également contenir d'autres substances médicamenteuses avec lesquelles les composés (I) ou leurs sels sont thérapeutiquement et pharmaceutiquement compatibles. Pour l'administration par voie orale,- on utilise toutes les formes pharmaceutiques solides appropriées à cette voie (comprimés, dragées, gélules, etc), la prise unitaire pouvant varier selon le composé (I) choisi entre 1 et 30 mg et la dose quotidienne entre 1 et 100 mg. Les exemples suivants illustrent l'invention sans présenter aucun caractère limitatif quant à sa portée générale. EXEMPLE 1. N-cyano-éthyl N-méthylène malonate de di phénylisopropylamine . Dans un ballon de 100 ml surmonté d'un réfrigérant à reflux muni d'une garde à chlorure de calcium, on introduit une solution de 8 g (0,05 mol/g) de malonate de diéthyle et 6 ml (0,06 mol/g) d'une solution aqueuse de formol à 30 % dans 10 ml d'alcool. On ajoute 9,4 g (0,05 mol/g) de N-cyano-éthyl phényl isopropylamine dissous dans 5 ml d'alcool. On porte cette solution à la température du reflux pendant une heure et on chasse le solvant et l'excès de formol au bain-marie sous vide réduit. On recueille ainsi 18 g (rendement = 100 %) de N-cyano-éthyl N-méthylène malonate de diéthyle phénylisopropylamine sous forme d'un liquide incolore. 260 nD = 1,4915. Analyse C20H28N2O4 (360) Calc. % C 66,27 H 7,78 N 7,78 Tr. % 65,91 7,65 7,38 65,97 7,68 7 36. EXEMPLE 2. N-cyano-éthyl N-(méthylène-4 n-butyl-4 diphényl-1,2 py~a~o~idine dione-3 5) phénylisopropylamine. Dans un ballon de 100 ml muni d'un réfrigérant à reflux surmonté d'une garde à chlorure de calcium on introduit un mélange de 15,4 g (0,04 mol/g) de n-butyl-4 diphényl-1,2 pyrazolidine dione-3,5 et 6 ml (0.-06 mol/g) d'une solution aqueuse de formol à 30 % dans 10 mi d'alcool. On ajoute 9,4 g (0 05 mol/g) de N-cyano-éthyl phénylisopropylamine dissous dans 5 ml d'alcool et on chauffe le mélange à la température du reflux pendant une heure en l'agitant. On glace la masse réactionnelle, on essore un composé gras que l'on dissout dans 100 ml de chloroforme, on lave la phase organique à l'eau et on la sèche sur du sulfate de sodium. On filtre et on chasse le chloroforme au bain-marie sous vide. On dissout le résidu dans 200 ml d'éther et on fait barboter dans la solution éthérée, refroidie à 0 un courant de gaz chlorhydrique jusqu a fin de précipitation. On essore le chlorhydrate, on le lave soigneusement à l'éther et on le sèche à l'air. On recueille ainsi 16,7 g (rendement = 61 %) de chlorhydrate de N-cyanoéthyl N-(méthylène-4 n-butyl-4 diphényl-1,2 pyrazolidine dione-3,5) phénylisopropylamine sous forme d'un composé cristallisé blanc soluble dans les alcools, insoluble dans l'éther, l'hexane l'heptane. P.F. = environ 90 . Analyse C23H37C1N4 (544,5) Calc. 7 C 70,52 H 6 80 C1 6,52 Tr. % 70 60 6,81 6,32 70,73 6 89 6,31. En mettant en oeuvre le procédé décrit dans les exemples ci-dessus avec, comme composé (II), soit la méthyl-4 diphényl-1,2 pyrazolidine dione-3,5 soit l'éthyl-4 diphényl-1,2 pyrazolidine dione-3,5 soit la méthyl-4 diméthyl-1,2 pyrazolidine dione-3,5 soit l'éthyl-4 diméthyl-1,2 pyrazolidine dione-3,5, soit la méthyl-4 diéthyl-1,2 pyrazolidine dione-3,5 soit l'éthyl-4 diéthyl-1,2 razolidine dione-3.5, on prépare les composés ci-après N-cyano-éthyl N-(méthylène-4 méthyl-4 diphényl-1,2 pyrazolidine dione-3, 5) phénylisopropylamine; N-cyano-éthyl N- (méthylène-4 éthyl-4 diphényl-1,2 pyrazo lidine dione-3,5) phénylisopropylamine; ; N-cyano-éthyl N-(méthylène-4 méthyl-4 diméthyl-1,2 pyrazolidine dione-3 5) phénylisopropylamine; N-cyano-éthyl N-(méthylène-4 éthyl-4 diméthyl-1,2 pyrazolidine dione-3,5) phénylisopropylamine; N-cyano-éthyl N-(méthylène-4 méthyl-4 diéthyl-1,2 pyrazolidine dione-3 5) phénylisopropylamine; . N-cyano-éthyl N-(méthylène-4 éthyl-4 diéthyl-1,2 pyrazolidine dione-3,5) phénylisopropylamine. REVENDICATIONS La présente invention a pour objet 1/- Les composés de formule générale (I) dérivés de la phénylisopropylamine dans laquelle R est soit un atome d'hydrogène, soit un reste alcoyle à chaîne droite ou ramifiée contenant l à 6 atomes de carbone; A et B sont, - soit des restes alcoxy identiques ou différents,par exemple des restes éthoxy ou méthoxy, - soit des restes NR1R2 dans lesquels R1 et R2, identiques ou différents, représentent chacun soit un atome d'hydrogène, soit un reste alcoyle à chaîne droite ou ramifiée contenant 1 à 6 atomes de carbone, soit un reste aryle. A et B peuvent être, le cas échéant, reliés entre eux par leurs atomes d'azote pour former ensemble un reste R3-N-N R3, R3 étant soit un reste alcoyle à chaîne droite ou ramifiée contenant 1 à 6 atomes de carbone soit un reste aryle. 2/- Les sels que forment les composés (I) avec tous acides minéraux ou organiques pharmaceutiquement acceptables. 3/- Un procédé de préparation des composés (I) selon lequel on fait réagir suivant la réaction classique, dite de Mannich un composé de formule générale dans laquelle R, A et B ont la même signification que dans la formule générale (I), avec une quantité équimoléculaire de N-cyano-éthyl phénylisopropylamine, en présence d'un excès de formol. 4/- Un procédé de préparation suivant 3/ ci-dessus.- selon lequel la réfaction s'effectue au sein d'un alcool de préférence 1'méthanol. 5/- Un procédé de préparation suivant 3/ et 4/ ci-dessus, selon lequella réaction s'effectue à la température de reflux du solvant. 6/- Un procédé de préparation suivant 3/, 4/ et 5/ ci-dessus, selon lequel on chauffe le milieu réactionnel pendant environ une heure. 7/- Un procédé de préparation des sels suivant 2i ci-dessus, selon lequel on fait réagir en milieu anhydre des quantités équimoléculaires de l'acide et de la base choisis. 8!- L'utilisation des composés (I) et de leurs sels d'addition minéraux ou organiques non toxiques comme médicaments anorexigènes destinés au traitement de diverses formes d'obésité. 9/- L'utilisation des composés (I) comme principes actifs de toutes compositions pharmaceutiques renfermant en outre tous excipients appropriés à leur mise en forme pharmaceutique en vue de leur administration par la voie orale, lesdites compositions pouvant également contenir d'autres substances médicamenteuses avec lesquelles les composés (I) sont thérapeutiquement et pharmaceutiquement compatibles.