La présente invention a pour objet un élément de liaison allongé permettant entre deux corps rigides qu'il relie leur-rota— ' tion. relative limitée autour d'au moins un axe et, de préférence, autour due- trois- axes rectangulaires avec rappel élastique vers 5 une position de repos moyenne de ces deux corps. Un tel élément est particulièrement approprié pour assurer la liaison entre-une pâle dé rotor et son moyeu. .. On sait, en effet, que les rotors, ceux des ventilateurs ou souffleries, ceux qui servent à 1a. compensation du couple du 10 rotor des hélicoptères et surtout ceux qui constituent la voilure porteuse de ceux-ci, nécessitent une liaison des pales à leur moyeu autorisant plusieurs degrés de liberté... En particulier, dans les rotors principaux des hélicoptères, chaque pale doit pouvoir osciller, soit perpendiculairement 15 au plan du rotor (battement), soit dans ce plan lui-même (traînée) et pouvoir tourner, en outre, autour de son axe longitudinal (changement de pas). Cette possibilité de rotation limitée autour de trois axes rectangulaires, -qui correspond aux trois degrés de liberté 20 permis par une rotule, est usuellement réalisée sur les hélicoptères au moyen d'axes d'articulation séparés comportant des paliers à roulements. Cependant, chargées par la force centrifuge très importante des pales et travaillant sur une faible plage de rotation, ces articulations fonctionnent dans des conditions diffici-25 les, demandent un graissage particulièrement soigné et, malgré un entretien constant, n'ont souvent qu'une durée de vie limitée. Diverses tentatives ont été faites, proposant la suppression d'une ou plusieurs articulations, en vue de simplifier la réalisation, de réduire le prix--et les frais d'entretien. Ces ten-30 tatives ont finalement conduit à des rotors dits "rigides", présentant des propriétés différentes de celles des rotors articulés classiques, qui ne sont pas toutes favorables. On a aussi proposé de relier les pales à leur moyeu par des faisceaux de lames élastiques ; ceux-ci ne permettent généra-35 lement qu'une rotation de torsion et une flexion perpendiculaire à leur plan ; la flexion dans leur plan est pratiquement interdite. La présente invention a principalement pour objet un élément de liaison entre deux corps permettant des déplacements relatifs limités de ces corps équivalant à des rotations autour de 40 trois axes rectangulaires avec effet de rappel élastique vers la 69 16289 2 2041747 position de repos de ces corps. Si cela est nécessaire, les possibilités de rotation peuvent être réduites à un seul axe ou à deux. L'élément de liaison selon l'invention est caractérisé 5 en ce qu'il comprend, entre les deux corps à relier, une portion allongée relativement souple, essentiellement constituée de fibres à forte résistance mécanique, présentant une certaine élasticité, organisées en un faisceau longitudinalement disposé dans ladite portion, fibres enrobées individuellement et agglomérées par un 10 élastomère vulcanisé. Les fibres sont, de préférence, obtenues par le groupement parallèle de filaments de verre silionne, enrobés dans une résine therraodurcissable polymérisée du type époxy. Le verre, sous forme de filaments de quelques millièmes de millimètre de 15 diamètre, offre une résistance mécanique très élevée, pouvant aller jusqu'à 440 hb. Les fibres comportent 50 à 80% dé leur volume de verre, le reste étant occupé par la résine et son durcisseur. Elles présentent ainsi, après polymérisation, une résistance mécanique de l'ordre de 130 à 240 hb. Comparativement, leur 20 module d'élasticité E reste relativement bas, de l'ordre de 4.000 à 5.000 hb, cette caractéristique concourant à l'obtention de la souplesse en flexion de l'élément de liaison. Pour certaines applications, les filaments de verre, ou encore les fibres, peuvent être remplacés par des filaments ou fi-25 bres d'un autre matériau, par exemple du carbone, du bore ou un métal présentant des caractéristiques mécaniques différentes, plus favorables auxdites applications. La section des fibres peut être circulaire mais, suivant les propriétés désirées, peut aussi être aplatie en ovale, ou même 30 en rectangle dont l'une des dimensions est beaucoup plus grande que l'autre ; d'autres sections de fibres peuvent être utilisées, par exemple triangulaires ou hexagonales, pour diminuer la proportion d' élastomère dans l'élément de liaison, celle-ci étant généralement de 20 à 50 %, le reste étant occupé par les fibres. 35 L*élastomère utilisé peut être avantageusement à'base de silicone ou. de polyuréthane. Sa caractéristiqué essentielle est son module de cisaillement G, de-préférence assez faible, par exemple compris entre 0,1 et 10 hb, de façon à permettre des déplacements relatifs des fibres, dans les déformations de-torsion 40 et de flexion de l'élément de liaison. 69 16289 3 2041747 A titre indicatif, cet élastomère peut avoir une dureté Shore de 20 à 80, et une résistance à la traction de 5 à 50 bars. En outre, il présente ime certaine rémanence aux déformations, c'est-à-dire que le travail de déformation s»accompagne 5 d'une transformation d'énergie en chaleur, ce qui se traduit par la naissance de forces dépendant de la vitesse de déformation, et par un amortissement dynamique des mouvements auxquels participe l'élément de liaison. De part et d'autre de la portion allongée, l'élément de 10 liaison peut comporter des extrémités rigides renforcées, destinées à servir de raccordement à chacun des corps à relier. Pour assurer un bon raccordement, les fibres se prolongent dans lesdites extrémités et celles-ci sont constituées par une résine polymérisable dont la rigidité est beaucoup plus gran-15 de que celle de l'élastomère qui enrobe les fibres dans la portion allongée. En particulier, cette résine peut être une résine du type époxy, identique ou non à celle enrobant les filaments de verre. De plus., lesdites extrémités peuvent, outre les fibres, 20 comporter des armatures de renforcement complémentaires, en particulier des plaques de métal ou du tissu de fils de verre formant, de préférence, des couches alternées avec les couches de fibres. Dans une forme avantageuse de réalisation de l'invention, de part et d'autre de la portion allongée formant liaison 25 entre les corps, les fibres s'étendent dans lesdits corps pour former au moins partiellement l'armature d'un de ces deux corps au moins. Dans les liaisons entre corps réalisées selon l'invention, tout déplacement de l'un des corps par rapport à l'autre 30 peut être décomposé en rotations élémentaires autour des trois axes de coordonnées principaux de ladite portion allongée, c'est-à-dire deux flexions par rapport aux axes principaux d'une section transversale de celle-ci et une torsion par rapport à son axe longitudinal. 35 L'élastomère enrobant les fibres étant déformable mais pratiquement incompressible, une déformation imposée à ladite portion allongée se traduit par une variation de longueur de tout . ou partie•des fibres accompagnée d'aine -distorsion de l'élastomère d'enrobage. . - 40 En effet, cet élastomère permet un déplacement relatif 69 16289 4 2041747 des fibres voisines, tout en ayant une ténacité suffisante pour n'autoriser qu'une faible variation de la position relative de l'axe des fibres, permettant ainsi à l'élément de travailler pendant les déformations de flexion et de torsion comme un seul 5 corps composite. En outre, les fibres emprisonnent l'élastomère et constituent une sorte de frettage pour celui-ci, de sorte que, dans chaque section transversale par rapport à l'axe de l'élément, cet élastomère ne peut s'échapper ni se rompre par distension ou 10 écrasement. On peut renforcer cet effet de frettage en entourant la portion allongée par une gaine déformable mais inextensible. On connaît déjà des objets allongés formés de filaments de verre enrobés de matière plastique ; cette matière plastique n'est cependant pas un élastomère souple permettant facilement des 15 mouvements relatifs de ces fibres. De tels objets, tels que cannes à pêche, skis, pales d'hélicoptères, perches à sauter, etc..., mettent en oeuvre la capacité de flexion élastique dans une direction à la fois de ce genre de matière composite. Ces objets ne sont pas destinés à relier deux corps pour permettre à ceux-ci 20 des déplacements relatifs. Ils ne sont pas organisés pour permettre des déformations complexes, c'est-à-dire des combinaisons de flexion et de torsion. Enfin, ils ne sont pas prévus pour amortir fortement les mouvements qu'ils permettent. Les dessins annexés feront bien comprendre comment 25 l'invention peut être réalisée. Sur ces dessins : La figure 1 montre en perspective un élément de liaison selon l'invention. Les figures 2 et 3 sont respectivement des coupes par 30 les plans II-II et III-III de la figure 1. La figure 4 montre l'élément de liaison déformé lors d'un déplacement des deux corps qu'il relie. La figure 5 montre en plan un premier exemple de rotor d'hélicoptère comportant entre le moyeu et les pales des portions 35 de liaison selon l'invention. La figure 6 est une coupe par VI-VI de la figure 5. La figure 7 montre en plan un second exemple de rotor' réalisé conformément à l'invention. Y Les figures 8, 9, 10 et 11 sont des coupes de la figure 40 7 suivant les plans affectés de références en chiffres romains 69 16289 5 2041747 correspondant aux numéros de ces figures. La figure 12 est une coupe par XII-XII de la figure 8. La figure 13 montre en plan un troisième exemple de rotor. 5 Les figures 14 à 18 sont des coupes de la figure 13 suivant les plans affectés de références en chiffres romains correspondant aux numéros de ces figures. La figure 19 est une vue en plan d'un quatrième exemple de rotor. 10 Les figures 20 à 23 sont des coupes de la figure 19 sui vant les plans affectés de références en chiffres romains correspondant aux numéros de ces figures. La figure 24 est une vue en plan d'un rotor bipale. Les figures 25 à 27 sont des coupes de la figure 24 sui-15 vant les plans affectés de références en chiffres romains correspondant aux numéros de ces figures. La figure 28 est une vue en plan partielle d'un exemple de rotor multipale. La figure 29 est une-coupe suivant XXIX-XXIX de la fi- 20 gure 28. La figure 30 montre en perspective, un autre type de rotor bipale. Les figures 31, 32 et 34 montrent des particularités de réalisation d'élément de liaison entre un moyeu de rotor et une 25 pale. La figure 34 est une coupe suivant XXXIV-XXXIV de la figure 32. La figure 33 est un schéma de conformation d'un filament utilisé dans la. réalisation montrée par les figures 19 à 23. 30 L'élément A montré sur la figure 1 se compose d'une por tion allongée médiane 1 et de deux extrémités rigides 2A et 2B. La portion centrale 1 est, dans l'exemple représenté, de section ovale ; elle est constituée de fibres longitudinales 3 disposées en faisceaux qui s'épanouissent dans les extrémités 2A et 2B où 35 elles s'intercalent entre des éléments,4 parallèles entre eux. Les éléments 4 peuvent être des plaques ; ils peuvent aussi, de préférence, être en tissu de fibres de verre par exemple. Les fibres 3 peuvent être constituées, d'un faisceau de filaments de verre continus, par exemple de quelques raierons de 40 diamètre, chaque fibre comprenant.des milliers ou des dizaines de 69 16289 6 2041747 milliers de tels filaments unifilaires pour une section de quel-" ques millimètres carrés. Dans une même fibre, les filaments sont agglomérés par une résine polymérisée choisie, de préférence, parmi les résines du type époxy. 5 Comme on le verra dans la suite, on peut aussi, dans certains cas, utiliser des filaments de carbone ou des filaments de bore dont le module d'élasticité est beaucoup plus élevé ou tout autre matériau de caractéristique convenable. Dans la portion allongée médiane 1, ces fibres sont 10 noyées dans un élastomère vulcanisé 5 qui assure leur assemblage en un seul faisceau composite. Cet élastomère est relativement souple et adhérent aux fibres 3 dont la surface peut être préparée pour favoriser cette adhérence. Le module de cisaillement G de cette matière est suffisamment faible pour que les fibres 15 puissent subir de petits déplacements relatifs. De plus, cette matière possède une certaine rémanence à la déformation, de sorte que de 11 énergie est absorbée pendant cette déformation. Au contraire, la résine 6 d'enrobage des extrémités 2A et 2B est une matière rigide polymérisée à coefficient de cisail-20 lement très élevé afin d'introduire dans les fibres et de répartir entre elles les charges provenant des éléments à relier. Elle peut être choisie par exemple, parmijles résines époxy du même type que celle enrobant les filaments de verre. Avec un élément de liaison ainsi réalisé, un corps soli-25 daire de l'extrémité 2B peut être déplacé avec trois degrés de liberté par rapport à un corps solidaire de l'extrémité 2A, c'est-à-dire que si l'on affecte à 1*extrémité 2A le trièdre de référence OXYZ, le centre 7 de la face terminale de l'élément 2B peut être déplacé suivant le vecteur x (rotation autour de l'axe 0Y) et sui-30 vant le vecteur y (rotation autour de l'axe OX). Eu outre, cette extrémité 2B peut pivoter par exemple de l'angle a par rapport à l'extrémité 2A (rotation autour de l'axe 0Z). Ces différents déplacements sont permis par la déformation de la portion allongée 1 dans laquelle les fibres 3 varient 35 élastiquement en longueur, tandis que l'élastomère-d'enrobage subit une distorsion élasto-plastique.. Cet élastomère est notamment suffisamment souple pour permettre la torsion suivant l'angle a, entraînant un allongement avec conformation hélicoïde des fibres périphériques par rapport aux fibres centrales, avec un déplacement 40 relatif des premières par rapport aux secondes. 69 16289 7 2041747 La rémanence dans la déformation de l'élastomère d'enrobage assure l'amortissement des mouvements de l'extrémité 2B au cours des déplacements qui lui sont imposés par les corps reliés entre eux. 5 Les extrémités 2A et 2B doivent bien entendu être con formées pour permettre leur raccordement avec les corps solides à relier. L'élastomère vulcanisable 5 et la résiné polymérisable enrobant les filaments qui, après réticulation et polymérisation 10 respectivement, donnent sa forme solide à l'élément de liaison, doivent, tout en ayant une bonne adhérence, être sans affinité l'un pour l'autre (c'est-à-dire ne pas réagir chimiquement) et, de préférence, avoir, conjointement à la résine polymérisable 6, des températures de "cuisson" compatibles pour pouvoir être trai-15 tés simultanément dans le même moule fournissant ainsi, en une seule opération, l'élément de liaison désiré. Les matières d'enrobage 5 et 6 doivent, en outre, être imperméables à l'eau et inattaquables aux agents atmosphériques ; elles doivent assurer l'isolement et la protection des fibres 3. 20 Ces matières doivent, bien entendu, conserver avec le temps ces propriétés. La section, ovale en l'espèce, de la partie 1 permet de choisir la rigidité de l'élément de liaison dans chacun de ses sens de déplacement. Ainsi, une section ovale-permet une flexion 25 plus aisée dans le sens du petit axe que du grand axe de ladite section et, par rapport à une section circulaire, diminue la rigidité en torsion. Une application particulière avantageuse de ces éléments est la liaison des pales avec le moyeu dans les rotors d'hélicop-30 tères, ce qui permet de réaliser des moyeux extrêmement simples, ne comportant pas à la base de chaque pale les trois articulations classiques de pas, battement et traînée. Ces moyeux conservent cependant un comportement très proche de celui des moyeux articulés, les déplacements de la pale 35 pendant le vol étant peu différents. De plus, il est possible d'obtenir par un choix convenable des caractéristiques élastiques et cinématiques des éléments flexibles, des qualités de vol ou des simplifications de réalisation impossibles avec les rotors articulés. 40 C'est ainsi qu'un choix convenable de la rigidité en 69 16289 2041747 traînée, associé à un amortissement suffisant assuré par la nature de la matière 5, permettent la suppression des liaisons interpales et des amortisseurs de traînée, en général nécessaires sur les moyeux articulés pour éviter les balourds à la mise en 5 route, ainsi que les phénomènes de résonance au sol, de résonance en l'air ou de vibration de la pale (flutter). Les flexibilités suppléant les articulations étant intégrées dans l'élément de liaison, et le levier de pas attaquant pratiquement directement la pale, les moyeux d'hélicoptères peu-10 vent être pourvus de pales très rigides, en torsion notamment, ce qui présente un avantage certain aux grandes vitesses, en ce qui concerne le comportement de la pale et les diverses éventualités de vibration. De plus, l'absence d'articulation permet la. suppression 15 de tout système de graissage, de tout l'entretien afférent, ainsi que des révisions systématiques. La simplicité et le gain d'encombrement obtenus conduisent à une réduction importante de poids, à une meilleure finesse aérodynamique, à une fabrication relativement facile et peu coû-20 teuse. Dans la suite, sont décrites en référence aux dessins différentes possibilités de réalisation montrant notamment certaines des particularités constructives qui seront revendiquées, particularités qui apportent des avantages technologiques, ciné-25 matiques ou dynamiques ; ces particularités ne sont pas limitatives, ni attachées strictement à l'exemple .de réalisation qui les représente. Dans la réalisation de rotor tripale montrée par les figures 5 et 6, l'élément de liaison 1 est compris entre les sec-30 tions B et C (représentées rabattues sur la figure 5) dont les surfaces sont équivalentes, mais dont l'évolution de forme est choisie de façon à assurer les caractéristiques de rigidité désirées en battement et en traînée, pour obtenir les fréquences propres de pales voulues et une articulation fictive en battement 35 proche de l'axe du rotor. A ces différentes fins, la section B de l'élément 1 proche du moyeu est fortement aplatie dans le plan du rotor, tandis que la section C se rapproche du cercle à proximité du pied de pale. De plus, l'axe longitudinal z de l'élément 1 est décalé 40 vers l'avant pour équilibrer par l'effet de la force centrifuge le 69 16289 9 2041747 moment de traînée, et cet axe présente, de construction, par rapport au plan du rotor, une inclinaison ascendante a^. Les extrémités (correspondant à 2A), proches de l'axe du moyeu M des éléments de liaison, sont confondues en un seul 5 bloc rigidifié par la résine polymérisée d'imprégnation qui constitue le corps du moyeu M. Les fibres d'un élément sont continues d'un bras à l'autre comme indiqué par les lignes courbes 3a, de sorte que chaque élément est constitué de fibres qui appartiennent aussi aux deux autres. Les paquets de fibres imprégnées sont 10 posés en cours de moulage entre deux pièces 7a et 7b en forme d'étoile, avec lesquelles ils font corps après polymérisation. Ces pièces assurent la liaison du moyeu avec l'arbre 8 du rotor, ainsi que la transmission à cet arbre, par les cannelures 8a et l'écrou 9, des forces de portance, de couple et des moments de 15 commande en provenance du rotor par l'intermédiaire des éléments de liaison 1 . Par contre, les forces centrifuges des pales, équilibrées d'un bras aux deux autres, ne sont pas transmises aux pièces 7a et 7b. Une enveloppe 10, formée de plusieurs couches de tissu 20 de verre imprégné de la résine 6, renforce le moyeu et protège les éléments internes. On a représenté, pour la clarté, diverses pièces connues en soi contribuant à la fixation du moyeu sur l'arbre du rotor, à 1 * entraînement du plateau provoquant la variation cyclique du pas et au levage de l'appareil, toutes pièces 25 qui sont en dehors de l'invention. Du côté des pales, l'extrémité (correspondant à 2B) de l'élément de liaison 1 est épaissie et constituée en forme de tête plate 11 par l'adjonction de renforts intercalaires 4. La tête 11 comporte deux forages 12 munis de douilles 13 qui permettent 1a. 30 fixation de la tête 14a du levier de pale métallique 14. La tête 14a est conformée en chape double et permet, au moyen des axes 15, la fixation du pied 16 de la pale dont la réalisation peut être quelconque. La réalisation montrée par les figures 7 à 12 est ana-35 logue à celle des figures 5 et 6, mais la conformation de l'extrémité côté pale de l'élément de liaison 1. est différente. Les fibres 3 forment des boucles 3b qui s'arrondissent autour de noyaux 17 insérés au moulage dans ces boucles. Ces noyaux sont forés d'un trou 1 7a et sont en forme de coin dont la 40 pointe est dirigée vers le moyeu M. On conforme ainsi l'extrémité 69 16289 10 2041747 extérieure de l'élément de liaison en une tête épaissie 23 par rapport à la portion flexible 1. Comme le montrent les figures 9, 10 et 11, la section de la tête 23 passe ainsi progressivement de la forme ovale à la forme rectangulaire. Une ferrure en deux par-5 ties 18 et 19, reproduisant en creux la forme désirée de la tête 23, est assemblée rigidement par collage et boulons 20, après les opérations de moulage. Les noyaux 17, introduits en cours de moulage, constituent des renforts et empêchent par coincement la tête 23 de 10 s'échapper des ferrures 18,19 sous l'action des forces centrifuges. Le trou 17a des noyaux est destiné à assurer une position rigoureuse à la ferrure 18,19. Le levier de pale 21 est rapporté par des boulons 22 sur la ferrure 18,19. Ce montage présente l'avantage de ne pas affaiblir les 15 fibres de l'extrémité de la liaison côté pale par le perçage des trous d'axes. La réalisation de rotor tripale montrée par les figures 13 à 16 présente la particularité de pouvoir être intégralement obtenue en une seule opération, y compris les leviers de pales 20 commandant leur pas. De plus, dans cette réalisation, l'élément de liaison 1 comporte une particularité remarquable qui permet de réduire les efforts dans la commande de variation de pas de la pale. En effet si, pour des raisons de flexibilité dans le 25 sens battement, on donne à l'élément de liaison une forme aplatie, lorsque le pas de la pale est modifié par torsion de cet élément, la force centrifuge, par traction radiale, développe un moment de rappel s'opposant à la commande de torsion et tendant à rappeler l'élément dans la position non vrillée, à plat. On appelle par-30 fois un tel moment "rappel bifilaire" par analogie avec l'effort de rappel qui s'exerce sur une pièce suspendue par deux fils non concourants. Or, ce moment de rappel est d'autant plus important, pour un angle de torsion donné, que l'élément de liaison est plus 35 court. La réalisation montrée par les figures 13 à 16 diminue ces forces de rappel et permet donc de réaliser des éléments de liaison courts, donc un moyeu plus compact. Dans cette réalisation, la majeure partie de la force 40 centrifuge est transmise par un élément central 25, circulaire et 69 16289 11 2041747 de faible diamètre, qui produit un rappel minimal. Les filaments extérieurs, formant la section aplatie active dans le sens de la traînée et du battement, sont alors peu chargés par la force centrifuge et produisent en torsion un 5 rappel également peu important, le rappel total étant finalement très sensiblement inférieur à celui qui serait produit par une même section réalisée de façon homogène. Pour l'obtention de ce résultat, le noyau 25 est constitué par des filaments beaucoup plus rigides que les filaments de 10 verre, par exemple des filaments de carbone qui, suivant leur origine, présentent un module E de 23.000 à 42.000 hectobars. Pour un même allongement, et compte tenu des sections respectives, le noyau 25 supporte alors jusqu'à 80 % de la charge totale due à la force centrifuge et, en raison de sa section cir-15 culaire, le couple de rappel développé par la force centrifuge lors de la torsion de ce noyau est très réduit. Pour la liaison avec les pales et le moyeu, les extrémités du noyau 25 sont formées en cônes 25a et 25b qui sont repris directement dans la chape d'attache de pale 26 et dans les creux des pièces métalliques 27 20 et 28 du corps de moyeu. Pour la, fabrication, le noyau central 25 est un organe qui est moulé et polymérisé à part, puis placé au coeur de chacun des éléments de liaison du moyeu en cours de moulage. Pour la fixation, le noyau 25 est collé à ses extrémités. Il peut être isolé 25 par une pellicule souple périphérique 25c. Le corps de moyeu est formé de façon similaire aux moyeux montrés par les figures précédentes. Seules diffèrent fondamentalement les pièces métalliques en étoile 27 et 28 dans lesquelles sont aménagés des logements recevant les cônes terminaux 30 25a des noyaux 25. L'extrémité de l'élément de liaison 1, du côté de la pale, ne comporte cette fois pas de ferrure, la. chape 26 recevant la pale est directement formée au moulage. Les fibres 3 de la partie externe de l'élément 1 sont 35 bouclées autour des douilles 29 de la chape 26. De plus, les boucles sont réparties en couches entre lesquelles s'insèrent les couches de tissus de verre 30 qui arment le levier de pale 31. Celui-ci comporte, en outre, une âme formée d'un faisceau de fils de verre 32 qui s'épanouit pour envelopper l'extrémité du cône 40 25b. 69 16289 12 2041747 L'ensemble est fretté par une ceinture 33 placée après moulage et qui, se prolongeant en enveloppe sur le levier de pale, parfait la solidité de cet ensemble. Les douilles métalliques 29 pourraient aussi être pla-5 vées par collage après forage des trous d'axe de fixation de la pale. Dans la réalisation de moyeu tripale représentée par les figures 19 à 23 et 33, plusieurs particularités constructives sont destinées à améliorer la solidité et les qualités dynamiques 10 du moyeu. Comme précédemment, l'élément de liaison 1 présente line section évolutive mais la. surface de cette section (figure 21) est plus importante vers le moyeu que vers la pale. On peut ainsi mieux ajuster les fréquences propres d'oscillation de la pale et 15 1'évolution des contraintes. Ce résultat est obtenu en conformant les fibres 3 comme montré sur la figure 33. Un certain nombre de fibres 3 passant d'un élément de liaison (ou bras) à l'autre en formant aux extrémités des boucles 20 3b et en étant incurvés en 3a entre ces boucles terminales, ont une longueur limitée et leurs extrémités 3c aboutissent dans les éléments 1. Ainsi, les extrémités coupées 3c ne participent plus à la résistance en traction de l'élément 1, mais contribuent partiellement aux rigidités de flexion de celui-ci et améliorent les 25 qualités d'amortissement de l'ensemble. De plus, la section aplatie (figure 21 ) de 1'élément de liaison a son grand axe incliné sur le plan du rotor du même angle 9 que le pied de pale, ce qui simplifie la réalisation du levier 35 de pale. Les deux chapes opposées 35a. et 35b que comporte ce 30 levier de pale pour assurer la jonction entre le bras et la pale sont alors alignées, ainsi que les axes principaux d'inertie des sections du bras et de la pale, ce qui assure une meilleure continuité des rigidités de la pale et du moyeu, favorable au comportement dynamique. 35 L'inclinaison suivant l'angle 0 du grand axe de la sec tion pourrait être obtenue progressivement par vrillage au moulage de la portion allongée. Les extrémités, côté moyeu, des éléments de liaison formant le corps de moyeu sont moulées directement sur l'arbre 37 du 40 rotor convenablement conformé à cette fin, de façon à éviter tout 69 16289 13 2041747 assemblage à ce niveau et à transmettre directement les charges alternées particulièrement élevées qui y apparaissent. A cet effet, l'arbre 37 se termine par un .embout 38 en forme d'étoile, dont les trois branches présentent une section en 5 croix de façon à recevoir les faisceaux de filaments qui leur transmettent les efforts de portance, de couple du rotor et de flexion. Ce montage intégral de l'arbre du rotor avec les bras porte-pales conduit à un ensemble particulièrement simple et léger. 10 De plus, l'extrémité 39 de l'élément de liaison, du côté pale, est formée en tête à deux axes incorporés. A cette fin, les fibres.3 sont, comme précédemment, bouclées en 3b et font le tour des douilles métalliques 40 recevant et transmettant les efforts dus aux pales. Chaque douille 40 est associée à un coin 41 qui 15 forme renfort, remplit l'espace compris entre les brins raccordés par les boucles 3a et évite une trop forte incurvation de ces brins. Les douilles 40 sont, en outre, légèrement en forme de tonneau ; elles peuvent être, avec les coins 41, introduites à la. 20 fin du moulage avec interposition d'un film- de colle. Elles s'appuient lors des efforts de compression éventuels sur les coins ',1 qui retransmettent ces efforts aux éléments résistants de la tête, cet effet étant complété par l'appui des douilles 40 sur une coiffe extérieure 43 qui peut être métallique ou en stratifié de tissu 25 de verre. Cette coiffe est elle-même appuyée sur l'extrémité de la tête. Le trou 44, compris entre la coiffe 43 et les boucles 3b des fibres 3, peut recevoir à la demande des masses d'équilibrage dynamique du moyeu. Les éléments de liaison permettent la réalisation de mo-30 yeux de rotor sans articulation à un nombre quelconque de pales. Lorsque ce nombre est pair, la réalisation est'rendue plus facile, car une majorité de fibres peut s'étendre et former sans discontinuité deux bras diamétralement opposés. Les figures 24 à 26 représentent Un rotor bipale conve-35 nant particulièrement comme rotor anticouple d'hélicoptère. Dans cette réalisation, le moyeu,, les deux pales et les leviers de pale sont moulés en une seule opération. L'ensemble forme ainsi un élément interchangeable, équilibré et réglé à l'avance, de"prix très inférieur à celui d'un.ensemble classique 40 à articulations et pales séparées et, avantage important pour ces 69 16289 14 204i747 rotors placés loin en arrière du centre de gravité, sensiblement allégé par la suppression des éléments de fixation de pales. Dans cette réalisation, le moyeu 45 est formé par la réunion de deux extrémités rigides des éléments de liaison 46. Les 5 fibres 3 d'armature se prolongent de l'un à l'autre en contournant le noyau métallique 47 dont la section en croix reçoit, dans - chacun de ses creux, le quart des fibres 3. Ce noyau 47 assure, en outre, la liaison avec l'arbre de rotor 8 par les boulons 48. Les extrémités externes rigides des éléments de liaison 10 sont conformées en pales suivant une réalisation connue en soi. Pour cela, les fibres sont déviées pour former, d'une part, un longeron résistant 49 en forme de C formant bord d'attaque et, d'autre part, un arêtier 50 formant bord de fuite, entre lesquels est disposé un remplissage cellulaire léger 51 . Un revêtement 52 15 et une protection de bord d'attaque 53 complètent la pale qui peut comporter éventuellement des niasses d'équilibrage convenablement disposées. Le levier de pale 54 fait partie, intégrante de l'extrémité rigide de chaque élément de liaison 46 de façon analogue à 20 celle qui a été décrite en regard des figures 13 à 16. Ce levier est ainsi essentiellement constitué par une enveloppe 54a en stratifié de verre et de résine entourant l'extrémité de la pale dans la partie où les fibres 3 sont fortement déviées, ce qui renforce cette partie. Un appendice 54b de cette enveloppe reçoit, à son 25 extrémité, des pièces de liaison 55 à la biellette de commande de pas 56. La figure 30 représente une variante du type montré par les figures 24 à 26. Dans ce cas, le moyeu 57 est en forme d'anneau et il 30 n'est pas fixé directement sur l'arbre 8 ; la fixation est assurée par l'intermédiaire d'une articulation oblique 58. Plus généralement, il est possible de prévoir la présence d'une ou deux articulations ou d'un élément souple équivalent entre le moyeu et l'arbre de rotor, lesdites articulations n'étant pas rattachées 35 directement aux pales et n'étant pas soumises de ce fait à la force centrifuge. Dans les réalisations décrites, la section de l'élément de liaison entre le moyeu et chacune des pales est un ovale aplati dans le plan du rotor et dont le grand axe diminue en s'éloignant 40 de l'axe du moyeu. Cette section préférentielle pourrait être 69 16289 15 2041747 remplacée par une section en H ou une section nervurée également évolutive présentant les mêmes propriétés mécaniques que la section ovale. Les figures 28 et 29 montrent l'application des éléments 5 de liaison souples à un rotor à grand nombre de pales, tournant à grande vitesse, tel un rotor d'hélice carénée, ou.de compresseur. Dans l'exemple figuré, les pales ou aubes 59 sont, avec leur levier 60 de commande de pas, réalisées en un stratifié de verre comprenant une armature longitudinale de filaments. Le fais-10 ceau de ces filaments sortant de la pale du côté moyeu est constitué en fibres enrobées d'élastomère vulcanisé pour constituer l'élément de liaison 61, lequel est terminé par une tête conique 61a obtenue par épanouissement de ces fibres et leur imprégnation avec une résine polymérisable. Les têtes coniques 61a sont empri-15 sonnées entre les deux moitiés de moyeu 62 et 63 dont l'une est solidaire de l'arbre 8 et qui sont assemblées par les boulons 64. L'araignée 65, commandée par l'arbre 66, permet le réglage du pas des pales par les leviers 60. Les figures 31, 32 et la coupe 34 montrent une particu-20 larité de réalisation, avantageuse lorsque l'on désire accroître encore les caractéristiques d'amortissement structural que l'élément de liaison possède déjà à un certain degré, par exemple lorsque l'on veut éviter les problèmes de résonance au voisinage du sol avec certains types de rotors principaux d'hélicoptère. 25 Dans ce cas, la portion allongée 70 d'un élément de liaison comporte, sur tout ou partie de sa périphérie, des lames longitudinalement rigides, reliées à cette portion allongée par l'intermédiaire d'un élastomère semblable ou différent de celui qui est utilisé pour l'élément de liaison, ou encore par un mastic 30 adhésif à base de silicone, présentant à ion haut degré les propriétés de rémanence à la déformation, génératrices d'amortissement structural. Ces lames, longitudinalement rigides, ne sont pas liées, ou sont liées d'un côté seulement, aux extrémités rigides de l'élé-35 ment de liaison et ne participent donc pas à l'allongement des fibres immédiatement sous-jacentes, au cours des déformations de flexion. La matière de.liaison est ainsi soumise à des distorsions de cisaillement qui créent, par rémanence à la déformation, les forces d'amortissement désirées, d'une façon analogue à celle déjà 40 exposée pour l'élastomère 5 de l'élément de liaison. 69 16289 6 2041747 Dans le cas de la figure 31, les deux extrémités rigides de l'élément de liaison sont respectivement solidaires des lames longitudinalement rigides 71 et 72, tandis que l'espace compris entre la portion centrale 70 et la lame 72, ainsi que 5 celui compris entre les lames 71 et 72, sont remplis par l'élastomère ou le mastic adhésif. Dans un mouvement de flexion dans le plan de la figure, les fibres sous-jacentes à la lame 72 s'allongent, par exemple, alors que la lame 72 ne s'allonge pas mais subit un déplacement 10 par rapport à la lame 71, ce qui introduit les distorsions de cisaillement dans la matière de liaison 73 entre les lames et 74 entre les lames et la portion centrale. Pour la clarté, on n'a représenté que deux lames. Il est possible d'en empiler un certain nombre de la même façon, 15 reliées alternati veinent à l'une ou l'autre extrémité, ce qui a pour effet de multiplier l'effet d'amortissement. Il est possible aussi, pour faciliter la construction, de réaliser indépendamment un tel paquet de lames alternées/ pouvant être relié rigidement aux extrémités, ou par l'intermédiaire d'une articu-20 lation. La figure 32 représente une iparticularité constructive analogue, plus simple mais moins efficace, qui ne comporte qu'une seule lame non liée aux extrémités, et dont le fonctionnement repose sur les mêmes principes. 25 Outre les applications décrites aux hélices et rotors, l'élément de liaison selon l'invention peut être utilisé comme une rotule à rappel élastique vers la position d'équilibre moyenne, dans la liaison entre deux corps. Il convient également, ses possibilités de flexion étant limitées, comme articulation 30 de torsion. De tels éléments de liaison trouvent leur application dans la fixation suspendue de machines, par exemple pour éviter la transmission de vibrations, dans la suspension des véhicules, etc... 69 16269 " ml7„7 revendications 1 . Elément- de liaison entre deux corps rigides permettant, avec rappel élastique, leur rotation relative autour d'un axe au moins, caractérisé en ce qu'il comprend, entre les corps à 5 relier, une portion allongée relativement souple, essentiellement constituée de fibres de forte résistance mécanique possédant une certaine élasticité, organisées en un faisceau longitudinalement disposé dans ladite portion, fibres enrobées individuellement et agglomérées par un élastomère vulcanisé. 10 2. Elément de liaison selon la revendication 1 , caracté risé en ce que l'élastomère est à base de silicone ou de poly-uréthane. 3. Elément de liaison selon la revendication 1, caractérisé en ce que les fibres sont formées d'un très grand nombre 15 de filaments minéraux continus, groupés en faisceau et agglomérés par me résine polymérisable. 4. Elément de liaison selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élastomère comporte une rémanence appréciable à la déformation. 20 5. Elément de liaison selon la revendication 1, caracté risé en ce que les fibres sont prolongées de part et d'autre de la portion allongée et sont, de chaque côté, incorporées dans une portion rigide obtenue à partir d'un liant constitué par une résine polymérisable, de préférence du type époxy. 25 6. Elément de liaison selon la revendication 5, caracté risé en ce que l'une au moins des portions rigides constitue partiellement l'un au moins des corps unis par l'élément de liaison. 7. Elément de liaison selon'la revendication 5, caractérisé en ce que des couches de fibres sont intercalées dans la 30 portion rigide entre des couches de tissus imprégnés de résine polymérisable. 8. Elément de liaison selon la revendication 5, caractérisé en ce que la portion rigide ou 1'épanouissement entre la portion souple et la portion rigide est ceinturé par une frette. 35 9. Elément de liaison selon les revendications 1 et 5, caractérisé en ce que, au moins d'un côté, les fibres forment au moins une boucle en épingle à cheveux dont 1'arrondi est incorporé dans la portion rigide, tandis que les brins sont incorporés dans la portion allongée. 40 10. Elément de liaison selon les revendications 1 et 5, 69 16289 18 2041747 caractérisé en ce que, au moins d'un côté, l'élément rigide est en forme de tronc de cône dont 1'axe correspond à 1' axe de 1a. portion allongée, tronc de cône qui est emboîté dans un logement d'un des corps rigides à relier. térisé en ce que les fibres sont séparées en deux parties et la portion rigide est en forme de chape embrassant l'un des corps rigides à unir. 12. Elément de liaison selon la revendication 9, carac-10 térisé en ce qu'une douille, complétée par un coin dont la pointe est dirigée vers la-portion allongée, est engagée dans la boucle de fibres. 13. Elément de liaison selon la revendication 12, caractérisé- en ce qu'au moins une boucle de fibres, associée à une 15 douille et à un coin, est engagée dans un boîtier rigide trapézoïdal. 14. Elément de liaison selon la revendication 1, caractérisé, en ce que la portion allongée comprend un noyau central formé de filaments d'un module d'élasticité supérieur à celui des 20 filaments qui entourent ledit noyau. 15. Elément de liaison selon la revendication 1, caractérisé en ce que la portion allongée est entourée d'une gaine souple inextensible. 16. Elément de liaison selon la revendication 1, carac-25 térisé en ce que la portion allongée comporte à sa périphérie, suivant une au moins des directions principales de sa section transversale, des lames rigides longitudinalement, reliées à cette portion par une matière élastomère ou encore un mastic adhésif possédant à un haut degré la propriété de rémanence à la 30 déformation, dans le but d'augmenter l'amortissement structural de l'élément de liaison. 17. Elément de liaison selon la revendication 16, caractérisé en ce qu'il comporte une seule couche de lames, non liées aux extrémités rigides de l'élément. 35 18. Elément de liaison selon la revendication 16, carac térisé en ce qu'il comporte une ou plusieurs couches de lames, reliées entre elles,comme avec 1a. portion allongée, par un élastomère ou un mastic, chaque couche étant reliée par une extrémité seulement avec l'une des extrémités rigides de l'élément de 40 liaison, l'une ou l'autre alternativement dans le cas de couches 5 11. Elément de liaison selon la revendication 5, carac- 69 16289 9 2041747 multiples, cette liaison pouvant être obtenue de façon rigide ou par articulation. 19. Procédé de fabrication d'un élément de liaison se-.Ion la revendication 5 mettant en oeuvre un élastomère, d'une 5 part, une résine polymérisable et son durcisseur, d'autre part, incompatibles chimiquement entre eux mais compatibles au point de vue température de polymérisation, procédé caractérisé en ce qu'il consiste à placer dans le moule au moins les filaments imprégnés de résine pour former les fibres, enrobés suivant l'em- 10 placement de l'une ou l'autre des deux substances, et à obtenir en une seule opération de polymérisation la portion allongée de l'élément de liaison et ses portions rigides d'extrémité. 20. Rotor multipale à pas variable, caractérisé en ce que chacune desdites pales est reliée au moyeu de ce rotor par un 15 élément de liaison selon une ou plusieurs des revendications précédentes. 21. Rotor selon la revendication 20, constituant une partie au moins de la voilure tournante d'un hélicoptère, caractérisé en ce que la section de la portion allongée de l'élément de 20 liaison est ovale, le grand axe situé sensiblement dans le plan du rotor diminuant en longueur du moyeu vers la pale. 22. Rotor selon la revendication 21, caractérisé en ce que la surface de la. section diminue du moyeu vers la pale. 23. Rotor selon la revendication 21, caractérisé en ce 25 que le grand axe de la section est incliné sur le plan du rotor d'un angle voisin du pas moyen des pales. 24. Rotor selon la revendication 21, caractérisé en ce que la portion allongée est vrillée à la fabrication pour amener l'angle du grand axe de la section de la valeur moyenne nulle à 30 la valeur du pas. 25. Rotor selon la revendication 20, constituant une partie au moins de la voilure tournante d'un hélicoptère, caractérisé en ce que l'axe longitudinal des portions allongées forme un angle aigu vers le haut avec l'axe du rotor. 35 26. Rotor selon la revendication 20, constituant une partie au moins de la voilure tournante d'un hélicoptère, caractérisé en ce que l'axe des bras est décalé en avant dans le sens de la rotation par rapport à l'axe du rotor. 27. Rotor selon la revendication 20, constituant une 40 partie au moins de la. voilure tournante d'un hélicoptère, cârac- 69 16289 20 2041747 térisé en ce que les fibres de chaque portion allongée sont, du côté du moyeu, incorporées dans celui-ci et s'étendent, dans au moins une autre portion allongée, jusqu'au pied de pale. 28. Rotor selon la revendication 27, caractérisé en ce 5 que les fibres communes à deux portions allongées sont, pour constituer le moyeu, incorporées dans les gorges d'une pièce métallique, en une ou plusieurs parties, solidaire de l'axe du rotor et centrée sur celui-ci, ou encore monobloc avec l'axe du rotor, l'ensemble étant enfermé dans une enveloppe rigide. 10 29. Rotor selon la revendication 27, dont les portions allongées comportent un noyau selon la revendication 14 fixé du côté du moyeu selon la revendication 5, caractérisé en ce que la pièce métallique est en deux moitiés assemblées séparées par une surface perpendiculaire à l'axe du rotor, chaque moitié comportant 15 des demi-logements tronconiques, les logements ainsi constitués recevant les extrémités tronconiques des noyaux. 30. Rotor selon 1a. revendication 20, constituant une partie au moins de la voilure tournante d!un hélicoptère, caractérisé en ce que le levier de commande du pas d'une pale fait 20 partie intégrante de l'extrémité de l'élément de liaison et comporte une partie ceinturant le raccordement entre cette extrémité et l'élément de liaison. 31 . Rotor selon la revendication 20, constituant une partie au moins de la voilure tournante d'un hélicoptère, carac-25 térisé en ce que les fibres de la portion allongée sont séparées en deux parties au niveau du pied de pale pour constituer 1'armature des longerons formant respectivement le bord d'attaque et le bord de fuite de la pale. 32. Rotor selon la revendication 31, caractérisé en ce 30 que le moyeu, les pales, leurs éléments de liaison et le levier de commande du pas des pales constituent -un ensemble moulé d'une seule pièce. 33. Rotor selon la revendication 20, caractérisé en ce que, en plus, le moyeu présente par rapport à lrarbre rotor 35 un ou des degrés de liberté supplémentaires, obtenus par un élé-. ment souple ou des articulations non soumises à la force centrifuge.