2.5 1 0 8 7 2 Procédé et installation de traitement et de conservation de denrées telles que les champignons. La présente invention concerne les procédés de traitement et de conservation de denrées périssables présentant des vides ou pores, telles que les champignons, notamment les champignons de couche ou champignons de Paris, du type consis- tant à imprégner les champignons par un liquide de traitement contenant une substance alimentaire susceptible de coaguler à la chaleur, avec mise sous vide préalable ou simultanée, à les soumettre ensuite à un blanchiment, puis à remplir à l'aide de ces champignons imprégnés et blanchis une capacité de conserva- tion que l'on ferme, et enfin à les soumettre à un traitement de conservation, par exemple thermique L'imprégnation permet d'accroltre le poids des champignons et surtout, sous l'effet de la coagulation due au traitement thermique qui-suit, d'ob- turer leurs pores et d'y conserver tous les constituants La mise sous vide permet d'évacuer au moins une partie de l'air ou autre gaz contenu dans les vides et favorise donc l'impré- gnation par ledit liquide La substance coagulante utilisée est avantageusement du blanc d'oeuf, frais ou en poudre, mé- langé à un liquide porteur tel que de l'eau ou du jus de champignons Le blanchiment permet de détruire les diastases oxydantes et d'éviter des changements de couleur durant la conservation Le traitement thermique (stérilisation, pasteu- risation ou saumurage)permet l'arrêt du développement ou la destruction des ferments ou spores. Ces procédés permettent avantageusement, grâce à la coagulation de la substance coagulante, tout d'abord de supprimer partiellement la perte de volume ou de poids qui résulte habituellement du blanchiment, par ailleurs de con- server les arômes, parfums et sucs contenus dans les champi- gnons, et donc leur goût, et enfin d'éviter un noircissement après l'ouverture des conserves A titre d'exemple, le gain de poids après traitement peut être de l'ordre de 15 % pour ces procédés connus. On connaît déjà des procédés de ce type, par exemple par les brevets français N O 72 31 308 du 4 septembre 1972, ou no 80 18 974 du 3 septembre 1980. Dans ces procédés toutefois, le rendement, cor- respondant au gain en poids du produit final obtenu par rap- port au poids initial, variait de 10 à 15 points au maximum. Le point est défini à partir du produit brut qui représente points; le produit équeuté à traiter suivant le procédé correspond à 80 points et le produit emboîté (égoutté dans la boite) obtenu par les procédés antérieurs sans imprégnation correspond à 55 points environ, valeur qui sert de base de référence aux conserveurs pour calculer le rendement Ceci signifie que les procédés à imprégnation rappelés ci-dessus, qui permettent d'obtenir 60 à 70 points, donnent donc un gain de poids de 10 à 15 % par rapport aux 55 points de base. C'est pourquoi la présente invention a pour but de permettre d'obtenir un rendement nettement supérieur, et ceci sans que ce gain ne s'accompagne des effets secon- daires défavorables qui n'en justifiaient plus l'intérêt (ce qui était le cas avec les procédés précédents pour lesquels il n'était pas souhaitable de dépasser un gain de 15 %). A cet effet, l'invention a pour objet un pro- cédé du type précité, caractérisé en ce qu'on exécute l'im- prégnation avec mise sous vide en une période de temps mini- male constituée par le temps juste nécessaire, pour la valeur de vide utilisée, à la mise sous vide d'une enceinte d'impré- gnation contenant les champignons, augmenté du temps juste nécessaire, pour la valeur de vide utilisée, à l'introduction du liquide de traitement dans cette enceinte et du temps juste nécessaire, pour la valeur de vide utilisée, à l'évacuation du liquide n'ayant pas imprégné les champignons avec une courte période intermédiaire de maintien en contact du li- quide et des champignons entre cette introduction et cette évacuation Ceci signifie que, à l'exception de cette période de maintien, la mise sous vide et l'introduction et l'évacua- tion du liquide doivent être exécutées dans les conditions les plus rapides possibles permises par la technique disponible. Bien entendu, le vide, qui favorise l'introduction du liquide par seul effet de dépression, doit être cassé dès la fin de la période de maintien, pour permettre l'évacuation du liquide restant. Alors que les spécialistes en la matière pour- raient penser que le rendement est d'autant plus élevé que la durée de l'imprégnation est importante, il a été constaté, de manière surprenante et contre toute attente, qu'en opérant de la manière indiquée ci-dessus, c'est-à-dire sous une période de temps la plus courte possible, que le rendement après blan- chiment s'accroit très fortement, atteignant couramment 80 points (soit 100 % par rapport aux 80 points des champignons équeutés) et même 90 à 100 points (soit aiî à 125 %) Cette va- leur peut toutefois retomber à 80 à 90 points après l'éminçage (qui d'ailleurs n'est pas effectué dans tous les cas) et le traitement thermique Les valeurs après lavage et imprégnation peuvent elles-mêmes être de 160 à 180 % (en moyenne de 170 %) par rapport aux 80 points initiaux. De manière particulièrement avantageuse égale- ment, on peut effectuer une mise sous vide très poussée attei- gnant 3 à 6 torrs Dans ce cas, la mise sous vide est de préfé- rence effectuée en un laps de temps de 30 à 45 secondes Pour cette même profondeur de vide, la durée de la période inter- médiaire de maintien est avantageusement de 5 secondes à une- minute. Avantageusement encore, il peut être prévu d'in- troduire dans l'enceinte d'imprégnation des champignons refroi- dis, par exemple maintenus au préalable au froid ou bien lavés en eau froide La température des champignons et du liquide de traitement peut de préférence être d'environ 2 à 40 C Cette dis- position évite tout développement ultérieur des bactéries dans la substance coagulante Il a de plus été constaté que, de manière inattendue, le rendement croît aussi notablement du fait de la profondeur de vide importante utilisée, par suite du refroidissement préalable des champignons et du liquide de traitement. Il est clair t 1 j (U Cc les profondeurs de vide que l'on peut actuellement ob 4 t Ln,>r ( 4 torrs avec une pompe à anneau-liquide équipée d'un éjecteur), on arrive toujours au point d'ébullition des champignons (de leur eau de constitution) pour cette valeur de vide En effet, à 6 torrs le point d'ébul- lition est de 40 C, alors que, lorsqu'ils ont été lavés dans l'eau à l'ambiante, les champignons atteignent déjà une tempé- rature de 10 à 12 'C, ce qui correspond à environ 10 torrs pour l'ébullition. En outre, l'exprérience prouve que, sans que l'on en connaisse très bien la raison, il est néfaste de main- tenir les champignons au point d'ébullition, car cela diminue la rétention d'eau du champignon C'est pourquoi il est impé- ratif, suivant l'invention, d'introduire le liquide d'impré- gnation le plus rapidement possible dès que le vide voulu est obtenu afin de ne pas rester à l'ébullition Un tel maintien à l'ébullition entraînerait une chute notable du rendement. On notera encore que la profondeur de vide à atteindre dépend de la température exacte d'ébullition des champignons qui elle-même varie avec les conditions de prépa- ration de ces champignons, ou même au cours des périodes d'une fabrication continue, cette température pouvant par exemple varier de 2 à 4 ou 50 C Cette valeur de vide peut par exemple varier de 6 à 15 torrs, mais il est clair que si l'on utilise une pompe à vide très puissante comme une pompe à vide à an- neau liquide équipée d'un éjecteur, la puissance de cette pompe est telle que l'on obtient dans tous les cas l'ébullition en moins d'une minute, l'évaporation étant déjà nette à 20 ou 30 torrs et se prolongeant de manière exponentielle jusqu'au point d'ébullition. Par ailleurs, et de manière toute aussi impor- tante, il est essentiel, suivant l'invention, de maintenir le liquide et les champignons en contact pendant un temps qui peut varier de 5 secondes à une minute en fonction de la vis- cosité du liquide de traitement utilisé (dont-la teneur est en général prévue variant de 4 à Il % d'extrait sec dans le cas de l'albumine de blanc d'oeuf), la valeur moyenne étant d'environ 45 secondes. L'invention a en outre pour objet une instal- lation pour la mise en oeuvre du procédé considéré, caractéri- sée en ce qu'elle comprend une enceinte d'imprégnation compor- tant des moyens d'introduction des champignons, une source de liquide de traitement reliée à cette enceinte par l'intermé- diaire de tuyauteries d'alimentation et de retour, et enfin des moyens de mise sous vide et des moyens de mise à l'air également reliés à cette enceinte. De manière particulièrement avantageuse, quatre vannes de commande peuvent être interposées respectivement sur les tuyauteries d'alimentation et de retour et sur des tuyau- teries de mise sous vide et de mise à l'air De préférence, ces vannes sont des vannes pneumatiques, reliées à un programma- teur cyclique réglant leurs ouvertures et fermetures. Suivant un mode de réalisation particulier de l'invention, il peut être prévu, entre l'enceinte d'imprégna- tion et la pompe, un vase d'expansion sur lequel, lorsqu'il en est prévu, sont également montées des vannes de mise sous vide et de mise à l'air Grâce à ce vase d'expansion, la mousse qui se forme dans l'enceinte lors de l'introduction du liquide de traitement et qui a tendance à pénétrer dans la pompe, ne ris- que plus de réduire le vide obtenu En effet, dès que l'en- ceinte est mise à la pression atmosphérique, la mousse se trouve repoussée vers l'évacuation de liquide. D'autres caractéristiques et avantages de l'in- vention ressortiront de la description qui va suivre, à titre d'exemple non limitatif, et en regard des dessins annexés sur lesquels: La Fig l représente un schéma par blocs d'une installation de traitement conforme à l'invention et permettant la mise en oeuvre d'un procédé conforme à l'inven- tion. La Fig 2 représente une vue de dessus gé- nérale de l'appareillage de mise sous vide et imprégnation de cette installation. Les Fig 3 et 4 représentent des vues en élé- vation, respectivement de face et de côté, et à plus grande échelle, de cet appareillage de mise sous vide et imprégnation. Les Fig 5 et 6 représentent des vues, éga- lement en élévation, de côté et de face, cette dernière par- tielle, de l'enceinte d'imprégnation de cet appareillage. L'installation schématisée à la Fig 1 com- prend une chaîne continue d'appareillages respectivement constitués par: un laveur i de champignons, un appareillage de mise sous vide et impré- gnation 2, un appareil de blanchiment 3, un appareil d'éminçage 4 a et un laveur associé 4 b, un appareil de remplissage de boites de conserve en champignons 5, un appareil de jutage 6, un obturateur de boites de conserve 7, un appareillage db pasteurisation 8. Comme le représente plus particulièrement la Fig 2, l'appareillage de mise sous vide et imprégnation 2 com- prend deux enceintes d'imprégnation 9 a et 9 b, destinées à fonctionner en alternance, et disposées de part et d'autre d'un double convoyeur l Oa- 1 Ob d'alimentation et d'évacuation de paniers de champignons, l'ensemble étant disposé au-dessus d'une cuve de liquide de traitement 11, qui est elle-même reliée par une tuyauterie d'alimentation lia à deux réservoirs- mélangeurs 12 de liquide de traitement (alimentés par une pompe et un échangeur qui refroidit l'eau destinée au mélange), tandis qu'une pompe à vide 13 munie de son groupe moteur d'entraînement 13 a est schématiquement représentée reliée aux deux enceintes 9 a et 9 b Les réservoirs-mélangeurs 12 sont destinés à contenir un liquide de traitement constitué par une solution d'eau refroidie et d'albumine et plus particulière- ment de blanc d'oeuf, à raison de 4 à Il % d'extrait sec, cette solution étant maintenue à froid, soit à une température pouvant varier par exemple de 2 à 40 C. Comme le montrent plus précisément les Fig 3 et 4, l'ensemble de Bosse sous vide et imprégnation proprement dit est monté sur une infrastructure 14 à trois niveaux Au niveau inférieur se trouve disposée la cuve de liquide de traitement 11, à l'inr,érieur de laquelle plongent deux paires de tuyauteries, respectivement d'alimentation 15 et de retour 16, chaque paire de tuyauteries pénétrant par ailleurs dans le fond des enceintes d'imprégnation 9 a et 9 b Des vannes de régulation, respectivement d'alimentation 15 a et de retour 16 a sont interposées sur ces mêmes tuyauteries. Sur le niveau intermédiaire de l'infrastruc- ture 14, se trouvent disposés dans la partie médiane, et l'un au-dessus de l'autre, le convoyeur d'alimentation l Oa et le convoyeur d'évacuation l Ob, ces convoyeurs étant du type à rouleaux et permettant le transfert de paniers métalliques 17, destinés à contenir les champignons parés à traiter (équeutés), ces paniers étant dimensionnés de façon à pouvoir être intro- duits à l'intérieur des enceintes 9 a ou 9 b. Ces dernières enceintes 9 a et 9 b sont dispo- sées au niveau intermédiaire, de part et d'autre des con- voyeurs et elles présentent plus particulièrement une struc- ture qui sera décrite ci-dessous. A la partie supérieure de l'infrastructure, sont supportés deux vases d'expansion 18 dont chacun est dis- posé au-dessus de l'une des enceintes 9 a et 9 b et raccordé à cette dernière par des accouplements à brides 18 a. A titre indicatif, chaque panier 17 peut con- tenir dix kilos de champignons parés et chaque enceinte 9 a, 9 b, quise présente sous une forme générale cylindrique,est munie intérieurement de glissières pour recevoir ces paniers, et est elle-même dimensionnée de manière à recevoir quatre de ces paniers, soit quarante kilos Le volume intérieur total d'une enceinte est suffisamment élevé pour que, lorsqu'une telle enceinte est partiellement remplie de liquide de trai- ment, le volume de ce liquide soit par exemple de l'ordre de deux cent quarante litres Ce volume est largement suffisant pour permettre l'imprégnation envisagée, puisque couramment, suivant le processus opératoire envisagé, les quarante kilos q de champignons contenus dans une enceinte peuvent absorber vingt à trente-deux litres de liquide de traitement. En ce qui concerne d'ailleurs ce dernier, on. pourrait envisager d'utiliser non pas un extrait sec d'albu- mine, mais du blanc d'oeuf lui-méme, auquel cas la teneur de la solution conservée dans les réservoirs mélangeurs 12 se- rait de 42 % (contre 6 % dans le cas d'extrait sec) Ce der- nier liquide de traitement est maintenu dans la cuve 11, sous un effet permanent de charge à partir de ces réservoirs-mélan- geurs 12 et avec également un maintien automatique de niveau obtenu à l'aide d'un régulateur lla. Les paniers pleins 17 sont amenés par le con- voyeur inférieur l Oa, situé exactement au niveau des enceintes 9 a et 9 b, à partir du poste de lavage initial 1 Ces paniers sont introduits alternativement dans l'une et l'autre des enceintes par un seul et même opérateur, et ceci d'une manière qui sera décrite plus loin, les paniers contenant les champi- gnons traités au cours de la phase précédente et qui sont retirés alternativement de chaque enceinte étant immédiate- ment transportés vers l'appareillage de blanchiment 3 Les paniers ainsi vidés de leurs champignons à l'entrée de cet appareillage, sont renvoyés à l'aide du convoyeur supérieur l Ob vers l'alimentation en champignons que constitue le poste de lavage 1. Comme le montrent encore les Fig 3 et 4, cha- cun des vases d'expansion 18, dont le volume est par exemple de l'ordre de grandeur du septième de celui d'une enceinte d'imprégnation, est équipé d'une part d'une tuyauterie de mise sous vide 19, reliée à la pompe à vide 13 a, et d'autre part d'une tuyauterie de mise à l'atmosphère 20, des vannes respectivement de vide 19 a et de mise à l'atmosphère 20 a étant interposées sur ces tuyauteries Il est également prévu pour chaque enceinte d'imprégnation 9 a, 9 b, un pressostat 21 et un vacuummètre. Comme le montrent plus précisément les Fig 5 et 6, chaque enceinte d'imprégnation, par exemple 9 a, est constituée par un corps résistant au vide de forme cylindrique, à axe horizontal, dont l'un des fonds est fermé, tandis que l'autre est obturé par un couvercle mobile 23 Ce dernier est porté, par l'intermédiaire d'un vérin d'ouvérture-fermeture 23 a, par la base d'un support en forme d'U 24, constitué de fers rigides et dont les deux longerons 24 a, munis de contre- poids 24 b, sont normalement orientés dans le plan horizontal contenant l'axe du cylindre, en étant montés pivotants autour d'un axe horizontal perpendiculaire à l'axe du cylindre, sur des tourillons 25 fixés de part et d'autre de l'enceinte Un vérin de basculement 26 se trouve par ailleurs fixé sur l'un des côtés de l'enceinte, de manière à attaquer l'une des ex- trémités libres des ailes 24 a qui se prolongent au-delà des paliers 25 L'actionnement de ce dernier vérin permet le re- lèvement du support 24 et du couvercle 23 qu'il porte, vers le haut, dans la position représentée en trait mixte sur la Fig 5 dans laquelle ce couvercle dégage entièrement l'entrée de l'enceinte 9 a. L'appareillage est complété par un programma- teur cyclique non représenté, auquel sont reliées les vannes d'alimentation en liquide de traitement 15 a, les vannes de retour de liquide de traitement 16 a, les vannes de mise sous vide 19 a, les vannes de mise à l'atmosphère 20 a et les vérins d'ouverture-fermeture du couvercle 23 a et 26. Enfin la pompe de vide 13 a est constituée par une pompe à anneau liquide munie d'un éjecteur. Le programmateur cyclique est agencé de ma- nière à permettre le fonctionnement continu et régulier sui- vant de l'appareillage: Le programmateur actionne tout d'abord suc- cessivement les vérins 23 a et 26 qui dégagent le couvercle 23 de l'enceinte 9 a, puis le bascule vers le haut (Fig 5) L'opé- rateur peut alors évacuer les paniers 17 contenus dans l'en- ceinte ( 9 a, par exemple) et les transférer vers le poste de blanchiment 3, puis introduire dans cette même enceinte d'au- tres paniers 17 amenés par le convoyeur 1 Oa L'ensemble de ces opérations de déchargement et de chargement étant effectué au bout d'une période de par exemple 30 secondes, le program- mateur actionne à nouveau en sens inverse les vérins 26 et 23 a provoquant la fermeture de l'enceinte Le programmateur actionne alors l'ouverture de la vanne de mise sous vide 19 a associée à l'enceinte considérée, ce qui permet à la pompe 13 a d'amener très rapidement le volume intérieur de l'enceinte sous un vide qui descend de manière extrêmement rapide à 100 torrs en 5 secondes, puis à 6 torrs en 25 à 40 secondes Dès que le vide dans l'enceinte a atteint 6 torrs, le pressostat 21 commande alors l'ouverture de la vanne d'alimentation asso- ciée 15 a, ce qui permet, grâce à la dépression existant dans l'enceinte, une remontée par aspiration du liquide de traite- ment contenu dans la cuve 11, jusqu'à ce qu'il recouvre les champignons contenus dans les paniers, jusqu'à quelques centi- mètres au-dessus des grilles recouvrant ces derniers Le pro- grammateur déclenche alors la fermeture de la vanne de mise sous vide 19 a Bien entendu pendant la montée du liquide, le vide a continué de se développer à l'intérieur de l'enceinte par condensation des gaz condensables. Simultanément à la fermeture de la vanne de mise sous vide 19 a, le programmateur ferme également automati- quement la vanne d'alimentation de liquide 15 a Après une pé- riode de maintien en contact des champignons avec le liquide de l'ordre de 45 secondes, obtenu à l'aide du programmateur, ce dernier provoque alors l'ouverture de la vanne de mise à l'atmosphère 20 a, ce qui casse le vide de l'enceinte Pendant cette période de maintien, ainsi que pendant la période de montée du liquide qui précédait, ce liquide a imprégné les corps des champignons, son niveau redescendant de quelques centimètres à la fin de la période de maintien. il Simultanément à l'ouverture de la vanne de mise à l'atmosphère 20 a, le programmateur commande l'ouver- ture de la vanne de retour associée 16 a qui permet alors la descente du liquide restant jusque dans la cuve 11. La durée de l'ensemble de ces opérations automatiques, depuis la mise sous vide et jusqu'à la fin de la descente du liquide, est par exemple d'environ 160 secondes, de sorte que, y compris le chargement et le déchargement, la durée de l'ensemble d'un cycle de -fonctionnement est de l'ordre de 190 secondes L'autre enceinte d'imprégnation 9 b et l'ensemble des organes qui y sont associés, sont soumis à un cycle de fonctionnement analogue qui, par l'intermédiaire du programmateur, est décalé d'un demicycle de manière à permettre un travail alterné de l'opérateur pour décharger et charger chacune des enceintes. Grâce à la cadence extrêmement rapide de ces cycles, et en utilisant pour chaque enceinte quatre paniers de dix kilosde champignons, il est ainsi possible de traiter une tonne et demie de champignons équeutés à l'heure. REVEND ICATIONS ) Procédé de traitement et de conservation de denrées périssables présentant des vides ou pores, du type consistant à imprégner ( 2) les champignons par un liquide de traitement contenant une substance alimentaire susceptible de coaguler à la chaleur, avec mise sous vide préalable ou simul- tanée, à les soumettre-ensuite à un blanchiment ( 3), puis à remplir ( 5) à l'aide de ces champignons imprégnés et blanchis une capacité de conservation que l'on ferme ( 7), et enfin à les soumettre à un traitement de conservation ( 8), caractérisé en ce qu'on exécute l'imprégnation ( 2) avec mise sous vide en une période de temps minimale constituée par le temps juste nécessaire, pour la valeur de vide utilisée, à la mise sous vide ( 19) d'une enceinte d'imprégnation ( 9 a, 9 b), contenant les champignons, augmenté du temps juste nécessaire, pour la valeur de vide utilisée, à l'introduction ( 15) du liquide de traitement dans cette enceinte et du temps juste nécessaire, pour la valeur de vide utilisée, à l'évacuation ( 16} du li- quide n'ayant pas imprégné les champignons avéc une courte période intermédiaire de maintien en contact du liquide et des champignons entre cette introduction ( 15) et cette éva- cuation ( 16). 2 ) Procédé selon la revendication 1, carac- térisé en ce que l'évacuation ( 16) du liquide n'ayant pas im- prégné les champignons est effectuée dès qu'est terminée l'in- traduction ( 15) du liquide de traitement dans l'enceinte ( 9 a, 9 b). 3 ) Procédé selon l'une quelconque des reven- dications 1 et 2, caractérisé en ce que, l'introduction ( 15) du liquide de traitement dans l'enceinte ( 9 a, 9 b) s'effectuant sous le seul effet de la mise sous vide de cette enceinte, l'évacuation ( 16) du liquide n'ayant pas imprégné les champi- gnons s'obtient en cassant lé vide. 4 ) Procédé selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on effectue une mise sous vide ( 19) très poussée atteignant 3 à 6 torrs. ) Procédé selon la revendication 4, carac- térisé en ce que la mise sous vide ( 19) est effectuée en un laps de temps de 20 à 45 secondes. ) Procédé selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 5, caractérisé en ce que la durée du temps de maintien est de 5 secondes à une minute. 70) Procédé selon l'une quelconque des reven- dications l à 6, caractérisé en ce que les champignons et le liquide de traitement que l'on introduit dans l'enceinte d'im- prégnation ( 9 a, 9 b) ont été maintenus au préalable au froid ( 11-12). 80) Procédé selon la revendication 7, carac- térisé en ce que la température de maintien au froid ( 11-12) est d'environ 2 à 40 C. ) Installation pour la mise en oeuvre d'un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, carac- térisée en ce qu'elle comprend une enceinte d'imprégnation ( 9 a, 9 b) comportant des moyens ( 23) d'introduction des champignons, une source ( 11) de liquide de traitement reliée à cette en- ceinte par l'intermédiaire de tuyauteries d'alimentation ( 15) et de retour ( 16), et enfin des moyens de mise sous vide ( 19) et des moyens de mise à l'air ( 20) également reliés à cette enceinte. ) Installation selon la revendication 9, caractérisée en ce que quatre vannes de commande ( 15 a, 16 a, 19 a, 20 a) peuvent être interposées respectivement sur les tuyauteries d'alimentation ( 15) et de retour ( 16) et sur des tuyauteries de mise sous vide ( 19) et de mise à l'air ( 20). 11 ) Installation selon la revendication 10, caractérisée en ce que les vannes ( 15 a, 16 a, 19 a, 20 a) sont des vannes pneumatiques, reliées à un programmateur électroni- que réglant leurs ouvertures et leurs fermetures. 12 ) Installation selon l'une quelconque des revendications 9 à 11, caractérisée en ce que la source de vide ( 13 a) est constituée par une pompe à anneau liquide avec éjecteur. 13 ) Installation selon l'une quelconque des revendications 9 à 12, caractérisée en ce qu'il est prévu dans l'enceinte d'imprégnation ( 9 a, 9 b) un pressostat et un vacuum- mètre. 14 ) Installation selon l'une quelconque des revendications 9 à 13, caractérisée en ce qu'un vase d'expan- sion ( 18) est disposé entre l'enceinte d'imprégnation ( 9 a, 9 b) et la source de vide ( 13 a).