a) Hydrolyse enzymatique de viscères et déchets de pois sons. b) la présente invention consiste à retirer du poisson (chair, viscères, dé chets), tous les éléments nutritifs essentiels, en leur assurant leur conservation sans aucune altération. c) L'hydrolyse enzymatique est connue depuis longtemps et a fait l'objet d' études et de recherches nombreuses, mais rares sont ses applications industrielles, tant est délicat le milieu dans lequel se déroulent ses réactions, les opérations qu'il faut suivre et les méthodes à adopter pour aboutir à une production positive. Il est reconnu qu'une matière biologique animale isolée d'un organisme, abandonnée à elle-mEme se dégrade peu à peu sous l'action des enzymes et des bactéries et si nous laissons sans protection spéciale contre la contamination par les bactéries cette matière, celles-ci se développent au dépens des substances les plus simples des tissus en respectant les structures générales. La croissance des bactéries est si rapide que la dégradation résultant de leurs divers métabolismes a désorganisé le tissu presque sans intervention de ses propres enzymes. L'altération du poisson peut etre spontanée, commandée. Il est difficile d'en juger optiquement. d) La présente technique d'hydrolyse enzymatique s'apparente sous une certaine forme au mécanisme de la digestion et aboutit finalement à l'élaboration de protétnes solubles de bonne conservation, directement assimilables et faciles à incorporer dans une nourriture traditionnelle. Cette méthode d'hydrolyse des protéines du poisson présente également l'avantage de dégager dans de bonnes conditions de durée un pourcentage diacides aminés totaux, élevés, avec une bonne répartition d'amino-acides essentiels. e) Le procédé technique utilisé pour cette invention demande l'utilisation d'une matière première fraiche (chair, viscères, déchets de poisson), afin d'éviter l'altération spontanée du poisson après sa mort. Pour réaliser cette hydrolyse enzymatique, nous utilisons 1) de l'eau déminéralisée à Ph neutre, ou presque. 23 la proportion d'eau utilisée est égale à trois fois le poids de matière première, ou deux fois et demie si cette matière est morcellée. Le mélange eau-matière première (chair, viscères ou déchets) est passé au broyage et ensuite récupéré dans un autolyseur. Par addition d'acide chlorhydrique, le broyat est ajusté à Ph 2. Une dose de pepsine est ajoutée au bain après avoir été diluée dans de l'eau déminéralisée. La meilleure d'activité de la pepsine se situant entre 40 et 420, l'hydrolyse sera d'autant plus rapide que la température sera plus élevée. Au-delà d'un certain degré, l'enzyme étant détruit, il est nécessaire de ne pas dépasser cette température. I1 faut donc commencer l'hydrolyse à 400 ou légèrement en dessous (l'hydrolyse est déjà valable à 30 ) et de n'atteindre la limite supérieure qu'en fin d'opération. I1 y a intérêt à travailler à assez basse température afin de permettre une bonne séparation de l'huile et de la matière grasse et d'en conserver leurs qualités en évitant leur oxydation. L'activité hydrolytique est décelable par la séparation de l'huile du poisson qui vient en surface et que l'on recueille par écumages réguliers. La progression de l'opération est contrôlée par l'observation du broyat, la matière première se liquéfiant pour arriver au stade homogène et liquide. Des analyses des acides aminés par- la méthode SORENSEN permettent de contrôler l'activité de l'hydrolyse et d'en déceler la fin lorsque le pourcentage ne progresse plus. A ce moment toutes matières grasses en suspension ayant été recueillies, la températnre de l'hydrolyse sera élevée à 800, tant pour détruire les enzymes restants, que pour détruire les bactéries éventuelles. Le liquide résultant de cette hydrolyse est transvasé dans une autre cuve à autolyse avec circuit de refroidissement, puis agité, cette agitation ayant pour but d'homogénétser le milieu. Elle doit etre lente et régulière afin d'éviter toutes émulsions. Le liquide homogénéisé est alors filtré pour le séparer des parties non digérées Le filtrat est ensuite neutralisé à la soude et à nouveau filtré pour dégager les sels qui seraient précipités au moment de la neutralisation. Si l'hydrolyse se termine naturellement à Ph neutre ou légèrement acide (6,5), il n'y a pas lieu de procéder à cette dernière opération. Nous savons que les enzymes agissent sur les protéines en provoquant des ruptures de leurs chaines et la formation de polypeptones, puis fixent sur ceux-ci les fonctions acides COOH et amine NH2 qui en font des aminos-acides. L'action des enzymes est de plus spécifique de la formation d'acides aminés. Le choix de la pepsine a été fait en rapport de son efficacité ; celle-ci se se situant dans une zone de Ph franchement acide (Ph 1,8 à 2,2), offre l'avantage unique de permettre de réaliser l'hydrolyse des protéines du poisson dans des conditions évitant le développement des proliférations putrides bactériennes f) Les possibilités industrielles de l'invention Le liquide clair peut etre commercialisé comme tel ou concentré sous vide et sèché de préférence dans un appareil de sèchage instantané par atomisation. La poudre recueillie est ensachée de préférence sous vide dans des sacs en polyéthylène où elle se conserve dans de bonnes conditions. Utilisation : Alimentation animale : sous les formes énoncées, additionné d'eau ou incorporé à d'autres matières. Alimentation humaine : par extension peut entrer dans des compositions culi naires de haute valeur biologique (potages, entremets, crèmes en poudres, laits, etc....), etre adjoint aux conserves, permettant économiquement de remplacer le glutamate de sodium habituellement additionné à celles-ci, améliorant ainsi leur valeur biologique et organoleptique (onctuosite REVENDICATION Méthode d'hydrolyse enzymatique des protéines de poisson en vue de la fabrication de protéolysat alimentaire, permettant de récupérer par une technique étudiée, le plus grand pourcentage de protéines. Cette technique d'hydrolyse dont la durée est de 72 heures, avec une première période de macération à froid de la matière première en bain acidulé ajusté à PH 2, dans une cuve inoxydable possédant un système de malaxage, une deuxième période avec chauffage à 40/420 pour donner le meilleur rendement d'activité à la pepsine utilisée dans ce type d'hydrolyse enzymatique, dans un autolyseur inoxydable possédant un système d'agitation douce et lente, a pour but de séparer la phase noble contenant toutes les protéines, oligo et macro éléments utiles à l'alimentation animale, de l'huile et des acides gras, matières non utilisées dans un protéolysat destiné à l'alimentation animale.