La présente invention se rapport à un procédé de traitement des articles textiles, particulièrement un procédé de fixage des plis, fronces ou plissés dans ces articles textiles, ainsi qu'à des dispositifs pour la mise en oeuvre de ce procédé. Depuis de nombreuses années, la tendance de la mode, aussi bien masculine que féminine, est fondée sur les qualités d'aspect ou qualités esthétiques des vêtements Naturellement, on vend une grande quantité de vêtements purement fonctionnels mais avec l'élévation du niveau de vie, la clientèle demande de plus en plus des vêtements d'un bon aspect et esthétiquement agréables. L'un des résultats de cette demande consiste dans la croissance d'une industrie de la mode qui offre des vêtements dans lesquels le rôle fonctionnel bien qu'il soit important à un degré plus ou moins grand, est devenu secondaire par rapport à l'aspect. Dans presque tous les domaines de la technique textile, on observe un développement tendant à permettre à cette industrie de marcher de pair avec le développement de l'industrie de la mode.Par exemple, on a fait de grands progrès dans le domaine de la teinture et de l'impression au cours des 70 ou 80 dernières années, de sorte que l'on peut maintenant imprimer plus facilement de nouvelles couleurs et de nouveaux dessins sur une grande variété de tissus. On observe un développement particulier de la conscience de la mode chez les hommes et, actuellement, les hommes demandent des vetements à la mode et esthétiques dans une plus grande mesure que jamais auparavant. Parallèlement au développement de la vente des vêtements à la mode, on constate que les clients exigent de plus en plus que les vêtements qu'ils ont achetés conservent leur aspect esthétique sans exiger de travaux longs et coûteux. En d'autres termes, les vêtements doivent présenter des facilités d'entretien. Ceci se manifeste par l'extension de l'utilisation de traitements complexes de finition des textiles, y compris les traitements d'infroissabilité et les traitements de " pli permanent "* L'avènement des fibres synthétiques contribué à l'expansion de l'industrie de la mode en fournissant une grande variété de tissus.Toutefois, les fibres naturelles et en particulier la laine restent encore le premier choix pour les tissus de haute qualité, grâce à leur caractéristique supérieure de confort, aspect, main, etc. On a fait de grands efforts pour donner des facilités d'entretien aux fibres animales telles que la laine mais, dans le domaine de la technique du "pli permanent", qui consiste à rendre les plis, plissés ou fronces formés dans ces tissus, capables de résister à l'usure et éventuellement au lavage ou au nettoyage à sec, les procédés actuels sont compliqués et coûteux. Par exemple, un procédé pour donner un pli permanent aux pantalons d'hommes consiste à pulvériser sur un pantalon le long d'une ligne de pli prédéterminée, une solution d'un agent réducteur tel que le sesquisulphite de monoéthanol-amine. Ensuite, on presse le pantalon en respectant un cycle vaporisation/cuisson/dépression relativement long et on le place dans une étuve pour le séchage. Ce procédé est basé sur l'effet bien connu de rupture des liaisons disulfure de la kératine par une base ou un agent réducteur. Dans le procédé, on imprime donc un pli au tissu et on laisse les liaisons se reformer alors que les fibres ont pris leur nouvelle configuration. Toutefois, ce procédé nécessite des cabines de pulvérisation relativement complexes pour le traitement du tissu, et il comporte nécessairement une phase de séchage après le pressage. D'autres procédés sont basés sur le principe consistant à déposer une résine ou un prépolymère sur toute la surface du tissu et à polymériser ou réticuler cette résine ou ce prépolymère sur ce tissu alors que ce dernier présente la configuration voulue. Toutefois, ce procédé implique des traitements additionnels dans les opérations de finition du textile, ce qui augmente le prix de revient de l'article textile fini. En outre, bien que les tissus traités de cette façon constituent un grand progrès comparativement aux tissus de fibres animales non traités, la durabilité des plis fixés par ce procédé laisse encore à désirer. I1 est également connu de fixer les plis par une piqûre dans certains articles, en particulier les pantalons d'hommes en jersey, mais cet expédient n'est pas satisfaisant du fait que les plis tendent à présenter un aspect nettement différent de celui des plis classiques obtenus par pressage ou repassage à chaud,et, en outre, en raison du fait que la couture risque de détériorer le tissu. Les procédés que l'on adoptait antérieurement pour tendre à rendre durables les plis formés par pressage ou repassage n'ont pas donné entière satisfaction. Par exemple, la formation de plis pressés ou repassés et fixés au moyen de matières telles que des cires, la gomme arabique, le savon ou le cellulold nta pas donné de bons résultats parce que, lorsqu'elles sont chauffées ou au cours de l'usure normale, ces substances perdent rapidement leur efficacité et parce qu' elles tendent également à laisser des mar ques ou traces inesthétiques à l'extérieur du vetement. En outre, ces plis sont facilement affectés par l'humidité. L'utilisation de grandes quantités de ces types de substances pose nécessairement des problèmes de qualité esthétique du vêtement traité.L'aspect,le tombant ou la main sont altérés et ne peuvent plus soutenir la com paraison avec les caractéristiques d'un vêtement non traité. Par contre, l'utilisation de petites'quantités de ces types de substances ne permet pas de produire des plis pressés ou repassés d'une dura bilité suffisante. Ces observations ont été confirmées par de nombreuses expériences ultérieures réalisées avec les mêmes objectifs. Par exemple, on pourra se reporter à l'article de A.N DAVIDSON "Creasing and crease-resistance of all-wood fabrics " dans la revue " Textile Manufacturer 11, Février 964, page 76, où l'auteur dit " Dans notre métier, on a vite constaté que le "collage" des fibres au moyen de résine synthétique donnait des résultats peu satisfaisants parce que ce traitement exigeait une telle quantité de résine que les propriétés de "main" et de "tombant" du tissu étaient affectées défavora blement. I1 serait donc avantageux d'apporter un procédé simple et économique pour former des plis qui soient à la fois durables et d'un aspect analogue à celui des plis classiques'formés par pressage ou repassage. La Demanderesse a constaté avec surprise que certains adhésifs, convenablement appliques à un article textile dans des quantités remarquablement faibles permettent de produire dans un tel article un pli d'un excellent aspect et que le pli ainsi produit est capable de résister pendant de nombreuses semaines d'utilisation normale avec nettoyage à sec. L'invention a donc pour objet un procédé de formation d'un pli dans un article textile qui consiste à déposer les long de la ligne sur laquelle il s'agit de former le pli, une étroite ligne d'un adhésif qui, lorsqu'il a fait prise, est insoluble dans les solvants de nettoyage à sec et dans liteau, puis à presser ou repasser l'article plié le long de ladite ligne pour fixer le pli. Dans un mode préféré de mise en oeuvre du procédé suivant l'invention, on forme tout d'abord dans article un pli temporaire par des moyens appropriés,on dépose ensuite une mince ligne d'adhésif le long du sillon intérieur du pli, puis on presse ou repasse le pli pour le fixer. En variante , l'adhesif peut être déposé simultanément avec la formation du pli temporaire. Une caractéristique essentielle de l'invention consiste en ce qu'elle permet de produire un pli durable dans un tissu d'une façon simple, rapide et économique et en ce que le tissu qui présente ce pli conserve son apparence intacte et ne demande à son utilisateur que le minimum-de soins. Enfant, si l'on utilise un adhésif thermo-plastique, ce qui constitue le mode préféré de mise en oeuvre, il suffit de repasser le vêtement occasionnellement (une fois tous les deux ou trois mois) pour rendre au pli sa netteté initiale et sa durabilité. Toutefois, pour obtenir ces excellents résultats, il est essentiel que l'application initiale d'adhésif soit exécutée d'une façon exactement déterminée.Toute application imprécise donne des articles dont l'aspect est moins bon, et, étant donné que l'aspect est d'une importance primordiale dans le domaine auquel l'invention se rapporte, ces articles doivent être consi dérés comme défectueux. Les avantages de l'invention consistent donc non seulement à permettre de former des plis durables de cette façon mais également à permettre de produire des vêtements d'une esthétique agréable, d'un-excellent aspect en réglant les conditions de traitement de manière à former une ligne d'adhésif mince, exactement déterminée et exempte le long de la ligne de ce-pli de toute irrégularité due à une insuffisance ou à un excès. La ligne d'adhésif présente de préférence une largeur variant entre 0,25mm-et 5mm et plus particulièrement entre 1,25mm et 2,5mm. La viscosité de l'adhé- sif peut varier entre 10 et 100 poises et de préférence entre 30 et 70 poises, la valeur d'environ 50 poises étant particulièrement avantageuse. Les plis stabilisés par le procédé suivant l'invention sont trèsfrésistants à l'utilisation normale et même au nettoyage à sec. En fait, la Demanderesse a constaté que, dans certains cas, un pantalon traité suivant l'invention conserve un pli net apres avoir été nettoyé à sec douze fois. L'obtention d'un pli régulier exige une application d'adhésif uniforme. La très petite quantité qu'on utilise suivant l'invention est capable de donner au tissu une tenue suffisante pour rendre le pli permanent sans lui imprimer une rigidité excessive ni traverser le tissu pour atteindre la surface externe, ce qui ferait apparaitre des traces inesthétiques. Par exemple, pour un tissu relativement lourd, la ligne d'adhésif doit normalement avoir une largeur d'environ 3,2mm. La ligne d'adhésif peut représenter de 0,02- à 0,05 g d'adhésif par metre de longueur, les quantités situées à la limite inférieure étant appropriées pour les tissus légers. On a pu réaliser un pli durable, d'un aspect "naturel", c'est-à-dire possédant l'aspect du pli classique, et résistant au nettoyage à sec, sur un échantillon de tissu de laine en utilisant une ligne d'adhésif de 3,2mm de largeur représentant 0,034g d'adhésif par mètre.Les propriétés esthétiques du tissu, c'està-dire son tombant, sa main et son aspect visuel étaient toutes identiques à celles d'un tissu analogue dans lequel on avait formé un pli classique par repassage. L'adhésif peut éventuellement être coloré, ou bien encore on peut modifier ses propriétés de surface d'une autre fa çon afin qu'il soit pratiquement invisible, même sur la face interne du pli. Le procédé suivant l'invention peut s'appliquer à des tissus réalisés à partir de n'importe quelle fibre textile. On peut citer comme exemple des fibres auxquelles le procédé peut s'appliquer, les polyesters, les polyamides, les acryliques, les fibres de cellulose régénérées, la soie, les fibres cellulosiques ou kératineuses naturelles. Le procédé est particulièrement utile dans son application aux tissus fait de fibres animales telles que la vigogne, l'alpaga, le cachemire, le crin, le poil de lama, le mohair et plus particulièrement la laine On peut utiliser avec autant de facilité les tissus composés de fibres mélangées. Les tissus mis en oeuvre dans le traitement suivant l'invention peuvent être des tissus tricotés ou tissés ou des produits non tissés, et qui sont réalisés à base de filaments ou de fils filés du type peigné, semi-peigné ou cardé. Toutefois, le procédé suivant l'invention apporte la plus grande somme d'avantages lorsqu'il est appliqué à des tissus de laine tissés ou tricotés en vue de former dans les vêtements faits de ces tissu un pli durable ou "permanent" et capable de résister à de longues périodes d'utilisation normale avec nettoyage à sec. Ainsi qu'on l'a mentionné plus haut, pour obtenir les résultats optima et acceptables industriellement, la technique d'application de l'adhésif présente une importance extrême. Il est important que les moyens utilisés pour appliquer l'adhésif n'entraîne pas le textile parce que, dans ce cas, il pourrait en résulter la formation de faux plis. Les applicateurs permettant de déposer une ligne d'adhésif sur des articles textiles conformément au procédé suivant l'invention peuvent avantageusement comprendre un bec fixé à un réservoir d'adhésif, un organe rotatif qui est retenu dans. le bec et déborde de ce dernier et un conduit prévu dans le bec. et par lequel l'adhésif peut parvenir du réservoir jusqu'à la surface de l'organe rotatif. Ce réservoir peut être fixé au bec d'une façon permanente et il peut être du type que l'on peut remplir après épuisement de l'adhésif ou encore, il peut être constitué par une cartouche que l'on jette après épuisement. L'organe rotatif peut avantageusement être constitué par une roulette moletée montée sur un axe prévu à l'intérieur -du bec. Un secteur de cette roulette fait saillie à l'extérieur du bec et c'est ce secteur qui est utilisé pour déposer une ligne d'adhésif. Ces applicateurs sont appropriés pour les applications à échelle relativement petite, par exemple la confection des vêtements sur mesure, tandis que les gros utilisateurs, par exemple les fabricants de pantalons exigent des machines capables de traiter de grandes quantités de produits avec des résultats uniformément reproductibles. Compte tenu de ces besoins, la Demanderesse a imaginé une machine capable de traiter de grand nombre de vêtement. Par exemple, en utilisant une machine suivant l'invention, un opérateur entraîné peut traiter journellement 1000 pantalons. La machine se conduit de la même façon qu'une machine à coudre industrielle, de sorte qu'une ouvrière possédant une bonne expérience du travail sur machine à coudre ne demande que très peu de spécialisation. Un problème particulier qui se pose pour la production de lignes d'adhésifs convenablement uniformes avec une machine rapide consiste à éviter les bulles d'air ou la formation de mousse dans l'adhésif. L'utilisation d'une roulette moletée ou possédant un autre profil ou une autre texture de surface en combinaison avec un réservoir est tout à fait appropriée pour l'exécution de petites séries à des vitesses d'application relativement basses mais la roulette de l'applicateur tend à introduire des bulles d'air dans l'adhésif. Dans ce cas, on risque de déposer un adhésif en mousse sur l'article à traiter et on obtient une ligne irrégulière et,par conséquent, un pli défectueux. L'invention a encore pour objet un applicateur destiné à déposer une ligne d'adhésif sur un article textile et qui comprend un distributeur équipé d'un organe applicateur rotatif, à surface profilée, reliée à un réservoir d'adhésif, un organe transporteur qui fait passer l'article textile sous le distributeur, et des moyens qui empêchent le dépôt de bulles d'air sur l'article. L'écoulement de l'adhésif peut être réglé, soit par réglage du débit de l'écoulement de l'adhésif du réservoir au distributeur, soit par réglage du débit d'écoulement de l'adhésif du distributeur à l'article textile et ce débit est de préférence réglé par l'organe applicateur. Bien que l'on puisse éviter le dépôt de bulles d'air en réduisant la viscosité de l'adhésif, ce mode ne constitue pas une solution acceptable pour le problème. En effet, la-réduction de la viscosité de l'adhésif peut provoquer le passage de l'adhésif à travers le tissu et la chute de gouttes d'adhésif qui tombent du distributeur sur le tissu.Si l'on tente de résoudre cette nouvelle difficulté en réduisant l'aire des faces travaillantes, ou en réduisant par d'autres moyens la quantité d'adhésif à déposer, on dépose une plus faible quantité d'adhésif (mesurée en poids de matière solide de l'adhésif) et les deux effets, c'està-dire l'application d'un adhésif plus dilué et le dépôt d'une plus faible quantité d'adhésif se combinent de telle sorte que le traitement exige plusieurs applications successives.teci introduit des défauts de précision, ralentit la production et est indésirable du point de vue économique et industriel. La Demanderesse a constaté qu'en séparant physiquement l'adhésif qui arrive directement du réservoir de celui qui est renvoyé en retour par le distributeur, ou empêche les bulles d'air éventuellement introduites dans le distributeur de se déposer sur l'article. L' utilisation d'un organe applicateur à surface profilée est nécessaire pour que cet organe roule sur l'article textile sans glisser et dépose l'adhésif sur cet article. Malheureusement, les identations qui forment le profil de la surface tendent en ellesmêmes à introduire'de l'air dans le distributeur. I1 est donc souhaitable que les moyens qui empêchent les bulles d'air de se déposer sur les articles balayent les identations pour les débarrasser des bulles et, suivant l'invention, on prévoit à cet effet un élément nettoyeur qui porte contre l'élément applicateur et débarrasse la surface de cet élément de la mousse d'adhésif. Dans une forme préférée de réalisation, le distributeur comprend une tête d'applicateur dans laquelle sont montées deux roues dentées ou roues d'engrenage rotatives en prise entre elles, dont l'une fait partiellement saillie à l'extérieur -de la tête et forme l'organe applicateur. Des passages ménagés dans la tête permettent à l'adhésif de passer du réservoir aux surfaces de l'organe rotatif. L'engrènement des roues dentées empêche la roulette applicatrice d'entraîner les bulles d'air sur toute sa périphérie et de les déposer sur le tissu. La tête présente un passage qui évacue la mousse d'adhésif. Lorsque l'adhésif est au repos les bulles d'air s'évacuent spontanément et l'adhésif peut être réutilisé. Le transporteur est avantageusement constitué par une courroie ou un tablier mobile, de préférence par une courroie sans fin, qui est disposée au-dessous de la tête, juxtaposée à cette dernière et entralnée par un moteur. La vitesse de la courroie est de préférence réglée, par exemple par une pédale qui règle la puissance fournie au moteur comme dans une machine à coudre classique. Normalement, la transmission de l'adhésif à l'article est commandée par uneWringlerie mécanique reliée à une pédale, et au moyen de laquelle on peut rapprocher et écarter le distributeur de l'article textile. Dans une forme de réalisation particulièrement préférée, la courroie transporteuse présente un brin horizontal de grande longueur, par exemple d'une longueur d'environ 60 à 90 cm, et cette courroie est enfermée dans un carter. La face supérieure du carter, qui surmonte le brin supérieur, présente une fente longitudinale centrale de faible largeur, qui est située dans le même plan que la tête applicatrice, et qui donne accès à la courroie. On place l'article à traiter, dans lequel le pli a été préformé, au-dessus du carter, en alignant le pli sur la fente longitudinal de ce carter et on introduit l'arête du pli à travers la fente, cette dernière jouant alors très efficacement le rôle d'un guide pour l'article. On a constaté que, lorsqu'on utilise l'applicateur sur certains types de tissus, l'adhésif peut former des pâtés. Pour éviter cet inconvénient, on peut utiliser un écarteur immédiatement en aval de la tête. Cet écarteur ouvre le pli immédiatement après le dépôt de l'adhésif et évite de transférer des accumulations d'adhésif au tissu. Au moyen de l'applicateur suivant invention, on peut déposer une ligne d'adhésif réglée et précise sur un article textile. Cet applicateur peut être utilisé particulièrement facilement par une personne habituée à travailler sur une machine à coudre classique L'adhésif utilisé est de préférence un adhésif thermoplastique, de sorte que cet adhésif peut alors se durcir sous l'effet de la chaleur lors du pressage de l'article. La viscosité de la composition adhésive au moment où elle est déposée sur l'article est également critique : si cette composition est trop épaisse, elle ne s'écoule pas convenablement et forme des lignes larges ou irrégulières. Si cette composition est au contraire très fluide, elle imprègne la matière textile et risque même de traverser le tissu et de former des marques inesthétiques sur l'article fini. L'adhésif à utiliser dans le procédé suivant l'invention est de préférence transparent et non marquant et il doit être capable de sécher pour prendre un état non poisseux après le pressage. Cet adhésif doit être de préférence chimiquement inerte par rapport à l'eau, aux détersifs et aux solvants utilisés pour le nettoyage à sec. I1 est préférable que cet adhésif puisse également être réactivé ultérieurement par la chaleur, pour permettre de rattraper les défauts et de reformer le pli après usage. On a constaté que les adhésifs qui donnent les meilleurs résultats sont les adhésifs à base de caoutchouc nitrile, qui pos sèdent une grande inertie chimique et d'excellentes propriétés d'écoulement. Ces adhésifs présentent également l'avantage de donner une fort adhérence et de former des adhésifs réactivables par la chaleur. Un autre paramètre important consiste dans la durée de vie après préparation ("pot-life"). On a constaté que les adhésifs réactifs en deux phases, tels que des systèmes époxy-polyamide et isocyanate donnent une excellente liaison et une-bonne durabilité mais la durée de vie après préparation est limitée de sorte que ces adhésifs tendent à bloquer 11 application. C'est pour ces raisons qu'on estime que l'adhésif nitrile en une seule phase est le mieux approprié et le produit qu'on utilise de préférence pour la mise en oeuvre de l'invention est le Evostick 5183 (Evode Ltd, Stafford). Les propriétés de cet adhésif sont les suivantes propriétés générales : Couleur : limpide comme l'eau et non tachant Capacité : transparent Densité : 0,84 kg/litre applications : Viscosité : 60 à 70 poises à 2500C 2 Pouvoir couvrant : 5,8 à 6,4 m2/litre constitution : caoutchouc synthétique nitrile additionné de résines synthétiques. Teneur en solides : 29 à 31% Solides minéraux (cendres) : négligeable Solvant : mélange de cétones aliphatiques. diluant : méthyléthyl/cétone ou acétone résultats : force adhésive - résistance à l'arrachage : toile de coton/toile de coton pour une largeur de front d'arrachage de 25 mm :110-155N - résistance à la température : bonne - résistance chimique : inerte vis-à-vis de l'eau, des huiles, des acides dilués des alcalis et des détersifs. On laisse l'adhésif sécher complètement et prendre un état pratiquement non poisseux. L'adhésif peut également être réactivé par chauffage à des températures supérieures à 850C. Pour améliorer les propriétés d'écoulement dans l'applicateur, il est préférable de réduire légèrement la viscosité de l'adhe- sif pour la ramener au niveau de 30 à 40 poises (250C). Pour cela, le mieux est de diluer l'adhésif avec 10 à 15% de méthyléthylcétone, de manière à ramener sa teneur en solides au niveau de 27 à 30%. D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple - la Fig. 1 est une coupe longitudinale d'un exemple d'applicateur manuel propre à être utilisé dans le procédé suivant l'invention ; - la Fig. 2 est une vue en élévation en bout de l'applicateur de la Fig. 1 - la Fig. 3 est une vue en plan de ce même applicateur - la Fig. 4 est une vue en élévation de côté d'un exemple d'une machine applicatrice d'adhésif suivant l'invention ; - la Fig. 5 est une coupe partielle prise suivant a ligne V-V de la Fig. 4 ;; - la Fig. 6 est une coupe à plus grande échelle de la tête de la machine 4, cette coupe étant également prise suivant la ligne V-V de la Fig. 4 - la Fig. 7 est une coupe de la tête, prise à la même échelle que la Fig. 6 mais dans un plan perpendiculaire au plan de la vue de la Fig. 6 - la Fig. 8 est une vue à la même échelle et constituant une partie de'la vue en élévation de côte de la Fig. 4. Dans l'exemple d'exécution représenté sur les Fig. 1 à 3 des dessins, un applicateur manuel 10 comprend un bec 12 et un réservoir amovible 14. Ce réservoir porte un bouchon 16 à son extrémité la plus éloignée et il est fixé au bec 12 par des liaisons séparables en 18. La section du bec 12 se rétrécit à partir de son point de jonction 18 avec le réservoir jusqu'à sa face terminale 20 qui est inclinée sur l'axe de l'applicateur 10 (voir Fig.l). Une roulette moletée 22 est montée sur un axe 24 à l'intérieur du bec 12 et un secteur 26 de la roulette 22 fait saillie au-delà de la face terminale 20. Le bec 12 est creux et joue le rôle d'un conduit-par lequel la composition adhésive peut s'écouler du réservoir 14 à la roulette 22. En utilisation, on tient l'applicateur 10 incliné sur la verticale de manière que la face terminale 20 soit approximativement parallèle à la matière à traiter et on déplace l'applicateur le long de la ligne suivant laquelle il s'agit de former le pli. La composition adhésive sortant du réservoir parvient à la roulette 22 en s'écoulant dans le bec-et la partie saillante 26 entre en contact avec la matière à traiter et dépose l'adhésif en une ligne sur cette matière. Le bec peut être adapté pour recevoir un réservoir d'adhésif du type qu'on trouve dans le commerce pour les utilisations domestiques et industrielles, pourvu que cet adhésif réponde aux conditions qu'on en exige pour les besoins de l'invention. Les Fig. 4 à 6 représentent une machine d'application d'adhésif construite suivant l'invention, désignée dans son ensemble par la référence 28. Cette machine comprend un socle 30 qui se fixe à un plateau de travail approprié 32. Sur le socle 30 est monté un réservoir 34 adapté pour recevoir l'adhésif 36 et muni d'une jauge 38 au moyen de laquelle on peut mesurer la quantité d'adhésif 36 contenue dans ce réservoir. Le réservoir porte une tête applicatrice 40 logée dans une cavité usinée 42. La tête 40 est repoussée élastiquement vers le bas par un ressort 44. Cette tête applicatrice 40 (qui est représentée plus clairement sur les Fig. 6 et 7) comprend un boîtier extérieur cylindrique 46 portant un guide 48. Dans le boîtier 46 est loge unie pièce chanfreinée 50 dans laquelle est formée une gorge longitudinale 52.Au-dessous de la pièce moulée 50 est prévu un bloc 54 adapté pour porter deux roues dentées 56, 58 en-prise entre elles (chacune portant 55 dents, et possédant un pas diamétral de 120), le bloc 54 présentant un passage d'entrée 61 et un passage de sortie 62. Ainsi qu'il ressort des Fig. 6 et 7. Le passage d'entrée 60 communique avec la ligne d'engrènement des roues 56, 58 et avec une ouvèrture 64 ménagée dans le boîtier 46 tandis que le passage de sortie 62 communique, à travers le corps du boîtier 46, avec le canal 52 de la pièce 50. La cavité 42 de l'applicateur communique avec le corps principal du réservoir 34 par un passage 66 et également par un déversoir de trop-plein 68. La cavité 42 presente une fente verticale 70 qui communique avec l'extérieur de la machine (comme on peut le voir en particulier sur les Fig. 7 et 8). Une vis 72 qui traverse la fente 70 est fixée dans le boîtier 46 de la tête 40. Un levier 74, articulé sur un axe 76, traverse une cavité profilée du réservoir 34 et est en prise avec la vis 72 par une fourchette 76 formée à son extrémité. L'extrémité du levier qui est la plus éloignée de la fouchette 76 est reliée par une chaîne 78 à une pédale (non représentée sur les dessins).Une butée coulissante 80 est montée au-dessous du levier 74 permet de bloquer ce levier dans sa position limite dans le sens inverse des aiguilles d'une montre (Fig.4 et 8), c'est-à-dire dans la position dans laquelle la vis 72 se trouve au sommet de la fente 70 ou à proximité de ce sommet. Le plateau 32 porte également un transporteur désigné dans son ensemble par la référence 82. Ce transporteur 82 comprend un carter 84 dans-lequel est enfermée une courroie sans fin 86 qui tourne sur des poulies de renvoi 88, 90, 92 et sur un rouleau moteur 94. La poulie 88 est une poulie de grand diamètre revêtue de caoutchouc et montée sur un axe 96. La paroisupérieure du carter 84 présente une fente longitudinale centrale 99 de faible largeur, qui s'élargit dans la région de la tête applicatrice 40 pour former une ouverture 100 qui donne passage à la tête applicatrice 40 pour laisser cette tête s'appuyer sur la courroie transporteuse 86. Le rouleau moteur 94 est entraîné, au moyen d'un arbre 102 et d'une poulie 104, par un moteur commandé par une pédale (non représentée). Une plaque 106 est fixée dans la fente longitudinale 99, dans une position adjacente à la tête applicatrice 40 au moyen d'un bec 108 (voir Fig. 8). Le bord 110 de la plaque ouvre -le pli après l'application de l'adhésif et évite que des gouttes d'adhésif en excès ne tombent de la tête sur le tissu. Le fonctionnement est le suivant. On rétracte tout d'abord la tête applicatrice 40 en pressant la pédale reliée à la chaîne 78, et en surmontant la forcie du ressort 44. Ce mouvement fait tourner le levier 74 dans le sens inverse des aiguilles d'une montre (vu sur les Fig. 4 et 8) et soulève la vis 72 et par conséquent la tête applicatrice 40 à laquelle cette vis est fixée. On peut éventuellement bloquer le levier 74 dans cette position relevée en enfonçant à fond la butée 80, ou encore en maintenant la pression sur la pédale pour surmonter la force du ressort 44. On place l'article à traiter, qui est par exemple un morceau- de tissu, sur le transporteur 82, en amont de la tête applicatrice 40.S'il agit de traiter un pantalon, on repasse ou on presse tout d'abord le pantalon de la façon classique pour former ou "marquer" des plis temporaires aux endroits voulus. On retourne ensuite le pantalon et on passe une jambe, en l'-enfilant par le pied, sur le transporteur 82, jusqu'à ce que la partie haute du pantalon soit parvenue à proximité de la tête applicatrice ou juste en aval de cette tête. On aligne alors sur le transporteur 82 l'un-des plis, maintenant inversé, de la jambe du pantalon et on place ce pli dans la fente centrale longitudinale formée dans la paroi supérieure 98 du carter 84 du transporteur. On abaisse ensuite la tête applicatrice 40 sur l'article en actionnant la pédale ou en relachant la butée 80, suivant le cas. La roue dentée inférieure 58 s'appuie alors sur le pli préformé, de même que le guide 48. La tête 40 presse l'article sur la courroie 86. Lorsqu'on actionne la pédale qui commande le moteur, la courroie transporteuse 86 est entraînée dans le sens de la flèche A (Fig.4) et l'article est ainsi tiré sous la tête applicatrice 40, la roulette 58 déposant alors une ligne d'adhésif exactementséglée le long de la ligne du pli. Pour traiter un pantalon, on répète l'opération pour l'autre pli de la première jambe, puis pour les deux plis de la deuxième jambe. Ensuite, on retourne le pantalon pour le remettre à l'endroit et on presse ou repasse les plis ainsi traité une fois de plus pour fixer ou durcir l'adhésif. Dans la position active, c' est-à-dire la position dans laquelle la roulette 58 applique l'article sur la courroie transporteuse 86, l'ouverture 68 du carter 46 de la tête applicatrice 40 est en coîncidence avec le passage d'entrée 60 ménagé dans la tête 40, de sorte que l'adhésif 36 peut parvenir par ce passage à la roulette 58 et, de 1à, à l'article à traiter. La roulette 58 est dimensionnée de manière à déposer la quantité d'adhésif voulue sur l'article et à étaler cet adhésif d'une façon uniforme et réglée. La fonction de la roulette 56, qui engrène avec la roulette 58, consiste à expulser les bulles d'air éventuelles ainsi que l'adhésif en excès des dents de la roulette 58. L'adhésif en excès, qui contient des bulles d'air, s'accumule sur le côté gauche (sur la Fig. 7) de la ligne d'engrènement et cet excès remonte par le passage de sortie 62 et la gorge 52 pour revenir, par dessus le trop plein 68, dans le corps principal du réservoir 34 où les bulles d'air qui restent remontent à la surface et disparaissent progressivement. De cette façon, la roulette 58 est capable de déposer une ligne d'adhésif ininterrompue et dépourvue de bulles. Lorsqu'elle n'est pas en service, on peut escamoter la tête applicatrice 40 et utiliser la butée 80 pour maintenir la tête dans cette position escamotée en surmontant la sollicitation du ressort 44. Dans cette position, le passage 60 n'est plus en coin- cidence avec le trou 64 et la tête ne reçoit plus d'adhésif. On a constaté que la machine peut rester maintenue dans cette position pendant des périodes prolongées sans aucun préjudice du fonctionnement ultérieur. On constate qu'il se forme autour de la roulette 58 une pellicule d'adhésif qui bouche le passage et ceci empêche l'adhésif restant dans la machine de se durcir. Lorsqu'on fait à nouveau tourner la roulette 58, le bouchon formé par la pellicule se brise et la machine travaille ensuite comme précédemment. Toutefois, après des périodes d'inutilisation prolongée, il peut être avantageux de plonger la partie inférieure de la tête 40 dans un solvant pendant quelques minutes avant de reprendre le travail. Pour traiter une autre sorte d'article, on peut changer la tête 40 et plus particulièrement, les roulettes 56, 58. Par exemple, la formation de plis dans un pantalon léger demande une ligne adhésif plus mince que la formation d'un pli dans un tissu lourd. Pour les tissus légers, on utilise normalement des roulettes 56, 58 de 2 mmm d'épaisseur. REVENDICATIONS 1. ProcEdé de formation d'un pli durable dans un article textile, caractérisé en ce qu'on dépose le long de la ligne sur laquelle il s'agit de former le pli une étroite ligne d'un adhésif capable de se transformer en une composition insoluble, et on presse ou on repasse l'article plié le long de ladite ligne de pli pour fixer le pli. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on forme tout d'abord un pli temporaire dans l'article pour définir la ligne suivant laquelle il s'agit de former le pli. 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'on dépose l'étroite ligne d'adhésif le long du sillon intérieur du pli temporaire préalablement formé. 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la ligne d'adhésif présente une largeur de 0,25 à 5 mm. 5. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la ligne 'd'adhésif présente une largeur de 1,25 2,5 mm. 6. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la quantité d'adhésif déposée est de 0,02 à 0,05 gramme/mètre. 7. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la viscosité de l'adhésif est de 10 à 100 poises. 8. Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la viscosité de l'adhésif-est d'environ 50 poises. 9. Dispositif applicateur destiné à déposer une ligne d'adhésif sur un article textile, caractérisé en ce qu'il comprend un distributeur qui comporte un organe applicateur rotatif à surface profilée qui communique avec un réservoir d'adhésif, et des moyens qui empêchent de l'adhésif qui contient des bulles d'air de se déposer sur l'article. 10. Dispositif suivant la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens qui empêchent de l'adhésif qui contient des bulles d'air de se déposer sur l'article comprennent un élément râcleur qui porte contre l'applicateur. 11. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications'9 et 10, caractérisé en ce que le distributeur est constitué par une tête applicatrice renfermant deux roues dentées engrenant entre elles, et dont l'une émerge partiellement de cette tête et forme l'organe applicateur, l'engrènement des roues empêchant l'adhe- sif qui contient des bulles d'air de se déposer sur l'article. 12. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 9 à 11, caractérisé en ce que le distributeur comporte des pas sage s distincts qui mettent en communication le réservoir avec l'organe applicateur, l'un des passages servant à l'admission de l'adhésif à l'organe applicateur et l'autre passage assurant le retour au-réservoir de l'adhésif en excès. 13. Dispositif suivant l'une des revendications 9 à 12, carac térisé en ce qu'il comporte un transporteur qui fait passer un article textile au droit du distributeur et au contact de l'organe applicateur rotatif. 14. Dispositif suivant la revendication 13, caractérisé en ce que le transporteur est constitué par une courroie sans fin mobile disposée sous le distributeur. 15. Dispositif suivant la revendication 14, caractérisé en ce la courroie sans fin est enfermée dans un carter et présente un brin horizontal de grande longueur disposé sous la paroi supérieure de ce carter, cette paroi présentant une fente longitudinale centrale de faible largeur en coincidence avec le distributeur, qui assure un accès à la courroie et qui guide l'article textile à traiter.