L'invention conçerne un procédé pour la réalisation de plancher carrelé, ainsi que les constructions obtenues par la mise en oeuvre de ce procédé. Depuis plusieurs années, le problème de l'isolation acoustique est d'actualité et plusieurs procédés sont connus, et notamment les dalles flottantes, qui est le procédé tradi tionr,el, les ensembles de plaques de liège et de carreaux gzbs cérame 2/2 prêts à être posés sur chantier et les ensembles de plaques en mousse de chlorure de polyvinyle avec des carreaux de céramique de dimensions et de formats déterminés. On connatt également. des sous-couches qui sont exe- cutées directement sur le chantier et qui sont constituées par exemple par un liant prêt à l'emploi à base de ciment9 sable liège et résines qui sont gâchés directement sur le chantier ; par une sous-couche exécutée in situ à base de granulés de liège et d'un liant de latex de caoutchouc naturel ou synthé tique ; par une sous couche exécutée in situ à base de granulés de caoutchouc utilisant comme liant un polyuréthane. Cependant, ces divers procédés et produits connus présentent de nombreux inconvénients. Ainsi, les dalles flottantes obligent l'architecte à prévoir dans le gros oeuvre un "décaissé" pour tenir compte de la pose ultérieure du carrelage de plancher. Egalement, les ensembles manufacturés présentent l'inconvénient majeur d'obliger clients, promoteurs et architectes à fixer les choix des rev8tements de sol qui recouvrir ront la sous-couche plusieurs mois avant la pose et à utiliser une main-d'oeuvre très spécialisée. également, la sous-couche à base de ciment établie des ponts phoniques avec les planchers, eux mimes à base de ciment, et ne donnent pas des résultats acoustiques suffisants. Quant aux.. couches utilisant comme liant le latex de caoutchouc naturel ou synthétique, la pose d'un carrelage avec un ciment colle est souvent incompatible. Il convient également de signaler que certains de ces procédés emploient des matériaux inflammables et dangereux nécessitant de grandes précautions à l'emploi, la mise en oeuvre ne pouvant par ailleurs être exécutée que lorsque la température ambiante est relativement élevée. La présente invention a notamment pour but de remédier à ces inconvénients et concerne à cet effet un matériau isolant phonique, notamment pour la réalisation de plancher carrelé, caractérisé en ce qu'il se compose d'un mélange de granulés de liège et d'une dispersion d'un copolymère d'acétate de vinyle et d'éthylène. L'invention concerne aussi le procédé pour la mise en oeuvre du matériau isolant phonique ci-dessus, ce procédé étant caractérisé en ce que l'on étale sur le sol à recouvrir une couche à base de dispersion copolymère d'acétate de vinyle et d'éthylène, puis on réalise une chape à l'aide du mélange de granulés de liège et de la dispersion d'un copolymère d'acétate de vinyle et d'éthylène et après séchage on fixe, à l'aide d'une colle, les carreaux de céramique. La présente invention concerne un procédé d'insono- risation et d'isolation aux bruits d'impact des sols à exécuter dans les immeubles d'habitation i-usage public ou industriel. Ce procédé qui permet d'obtenir une bonne isolation phonique conforme aux règlements en vigueur, permet en outre, du fait de son prix de revient relativement iåibles de maintenir les carreaux céramiques dans les logements sociaux sans augmentation excessive du cott. Le choix des carreaux, teinte et format, se fait juste avant la mise en oeuvre, ce qui est un avantage très appréciable étant donné qu'il n'existe pas de contrainte ni pour le constructeur, ni pour le client. Par ailleurs, ce matériau isolant phonique peut se déposer sous forme d'une sous-couche de faible épaisseur (8 mm par exemple) si bien que l'ensemble constitué de la sous-couche des carreaux et de la colle pour leur fixation est de faible hauteur et permet un raccordement facile avec les revetements des autres pièces sans être obligé de prévoir un défoncé dans le plancher en béton. Cette sous-couche permet également d'absorber les légers défauts de planéité et évite tout ragréage. Le procédé de l'invention consiste à enrober un complexe de granulés de liège avec une dispersion copolymère d'acétate de vinyle et d'éthylène. Avant de mettre en oeuvre ce mélange, il convient de placer au pourtour du local à revêtir, une bande adhésive de matériau cellulaire pour éviter la formation de ponts phoniques latéraux. Ensuite, on étale sur le sol, à l'aide d'un rouleau ou d'un pinceau, une couche à base de dispersion copolymère d'acétate de vinyle et d'éthylène, puis, en prenant appui sur des guides, on étale 'le mélange constitué par les granulés de liège enrobés de la dispersion copolymère d'acétate de vinyle et d'éthylène. Le séchage de cette sous-couche se fait par évaporation et contact de l'air, la durée de séchage, qui est fonction de l'hygrométrie ambiante, est de. l'ordre de deux jours et peut alors recevoir l'application des carreaux céramiques. Le produit constitué par le mélange de granulés de liège et de la dispersion copolymère d'acétate de vinyle et d'éthylène présente l'avantage important de pouvoir être réalisé et étalé sous la forme d'une chape par une température voisine de 00. Pour la pose des carreaux, la colle utilisée variera suivant les résultats phoniques désirés, et suivant la nature, la dimension et l'épaisseur des carreaux céramiques. Ainsi, pour le collage des carreaux céramiques de petits et moyens formats, on emploiera un mortier colle à base de ciment. Par contre, pour les grands formats de carreaux, on utilisera préférablement une colle ou un mortier colle souple. Le procédé de l'invention ne met en oeuvre aucun composant toxique ou dangereux. Il est d'une mise en oeuvre très facile et permet l'exécution rapide sur chantier d'où un prix de vente posé estrêmement compétitif d'une part par le prix d'achat des maté riaux et d'autre part par la rapidité d'exécution. Il convient également de signaler que le matériau constitué des granulés de liège et de la dispersion copolymère d'acétate de vinyle et d'éthylène permet de réalise, à l'aide de la colle, une fixation solide des carreaux, fixation qui ne se détériore pas dans le temps quelles que soient les conditions climatiques. REVENDICATIONS 10) Matériau isolant phonique, notamment pour la réalisation de plancher carrelé, caractérisé en ce qu'il-se compose d'un mélange de granulés de liège et d'une dispersion d'un copolymère d'acétate de vinyle et d'éthylène. 20) Procédé de mise en oeuvre du matériau conforme à la revendication ls caractérisé en ce qu'on étale sur le sol à recouvrir une couche à base de dispersion copolymère d'acétate de vinyle et d'éthylène, puis on réalise une chape à l'aide du mélange de granulés de liège et de la dispersion d'un copolymère d'acétate de vinyle et d'éthylène et après séchage on fixe, à l'aide d'une colle, les carreaux de céramique. 30) Procédé conforme à la revendication 2, caractérisé en ce que, préalablement à l'étalement de la couche de base, composée d'une dispersion d'un copolymère d'acétate de vinyle et d'éthylène, on place, sur le pourtour du local à revêtir, une bande adhésive de matériau cellulaire. 40) Les constructions obtenues par la mise en oeuvre du matériau conforme à la revendication t.