La présente invention concerne une vanne à commande hydraulique ainsi que les installations à commande centrale permettant de commander à distance une ou plusieurs vannes se trouvant à des emplacements inaccessibles dans les conditions normales d'exploitation. L'invention vise également un procédé pour commander, à partir d'un poste de commande, l'ouverture et la fermeture d'une vanne située à un poste récepteur, à une grande distance du poste'de commande. Dans la présente description, on désignera simplement sous le terme général de vanne tout appareil contrant l'écoulement d'un fluide dans une canalisation, notamment tout appareil autorisant, dans l'une de ses positions, l'écoulement du fluide et l'interdisant dans une autre de ses positions. Mais il est bien entendu que le meme terme de vanne s'applique également à des appareils de commutation, hydraulique ou preumatique, ayant pour fonction de diriger l'écoulement du fluide soit dans une voie soit dans une autre voie. L'invention trouve une application particulièrement inté ressante dans le cas où les vannes doivent etre installées dans un milieu od un opérateur ne peut normalement accéder, par exemple du fait de la pression, de l'atmosphère, des rayonnements, des tensions électriques, etc.,. régnant dans ce milieu et od, malgré cette inaccessibilité, le fonctionnement des vannes doit être assuré avec une très grande sécurité, les ordres étant donnés à distance à partir d'un poste présentant des conditions d'accès normales. On citera plus particulièrement dans ce qui suit les vannes destinées à contrler l'écoulement du pétrole à la sortie des forages sous-marins. Pour l'exploitation de ces forages sousmarins, on doit souvent pouvoir commander la manoeuvre d'un certain nombre de vannes qui sont situées à une grande profondeur, et qui sont chacune interposées entre une tete de puits raccordée à l'extrémité de chaque forage et une canalisation de départ de pétrole commvniquant avec des réservoirs de stockage situés au-dessus du niveau de la mer. De telles vannes ont une fonction de sécurité très importante si bien qu'un défaut de fonctionnement des vannes peut avoir des conséquences graves. Les conditions exigées sont donc très sévères et, parmi ces conditions, on peut citer les suivantes : 1) Exécution sûre et rapide d'un ordre de fermeture de la vanne. 2) Fermeture automatique de la vanne en cas d'incident au poste de commande ou sur la liaison entre le poste de commande et le poste récepteur où est située la vanne. 3) Nanoeuvre rapide de l'obturateur de la vanne, à vitesse con tôlée, aussi bien à l'ouverture qu'à la fermeture, pour éviter l'érosion produite par le pétrole sur les organes de la vanne en contact avec le pétrole (obturateur et siège) dans les positions intermédiaires entre la pleine ouverture et la complète fermeture. 4) Possibilité de refermer la vanne même aussitt après une manoeu vre d'ouverture si cela est nécessaire, Bien entendu, la manoeuvre dè -fermeture est la manoeuvre de sécurité essentielle et elle doit donc être exécutée avec le délai minimal entre l'émission de l'ordre et l'éxécution de la manoeuvre. An contraire, dans le cas de l'ouverture, on peut admettre un délai initial avant le début de la manoeuvre. On a dé3'à décrit dans le brevet français NQ l.438*480, au nom du même inventeur, une vanne à commande hydraulique à distan ce, notamment pour puits de pétrole sous-marins, dans laquelle l'organe obturateur est actionné, dans le sens de l'ouverture, par la mise sous pression d'un vérin hydraulique qui est attelé à l'obturateur et qui agit à l'encontre des moyens élastiques tendant à ramener ltobturateur en position fermée lorsque le vérin est mis à-la purge, ou, au moins, sous faible pression.Le poste de commande comprend une source de fluide sous pression et un organe de commutation, permettant, dans une position, de relier cette source à une canalisation hydraulique interposée entre le poste de commande et le vérin de la vanne, et, dans l'autre position, de mettre la canalisation et, par conséquent le vérin à la purge. Une telle vanne remplit bien les conditions imposées et, en particulier, la sécurité à la fermeture grâce à l'énergie élastique toujours disponible tendant à refermer l'obturateur de la vanne dès que le vérin est mis à la purge. Cependant, dans le cas où la distance est grande entre le poste de commande et le poste récepteur, on doit prévoir une canalisation de liaison entre ces deux postes ayant une section relativement importante car cette canalisation sert non seulement de canalisation d'envoi d'ordre (mise à la purge du vérin, à la fermeture) mais également de canalisation de transmission de puissance (alimentation du vérin à partir de la source, à l'ouverture). I1 en résulte que pour obtenir des délais de manoeuvre satisfaisants, la section de la canalisation doit être importante, ce qui présente l'inconvénient d'un prix élevé ainsi que d'une mise en place délicate par suite de la rigidité de la conduite et de son poids important. La présente invention permet de remédier, dans une vanne de ce type, aux inconvénients ci-dessus et permet d'assurer toutes les conditions de fonctionnement exigées, indépendamment de la longueur et de la section de la canalisation de liaison. Le procédé suivant l'invention consiste essentiellement: à emmagasiner localement, au poste récepteur, et donc à proximité de la vanne, l'énergie hydraulique nécessaire à l'alimentation du vérin à l'ouverture de la vanne et à n'utiliser la canalisation de liaison que pour envoyer des ordres de manoeuvre (sous la forme de signaux de pression) ainsi que pour fournir l'énergie stockée au poste récepteur, sans que cette canalisation ait à transmettre la puissance importante nécessaire à l'alimentation du vérin à l'ouverture. Grâce à ce nouveau prpcédé, on peut utiliser une canalisation unique de faible section n'ayant à assurer qu'un faible débit. Suivant 1'inventin, on dispose au poste récepteur un accumulateur hydro-pneumatique dans lequel est stockée une réserve d'énergie hydraulique accumulée à partir du fluide hydraulique amené sous faible débit par la canalisation de liaison, en provenance de la source située au poste de commande. On dispose également au poste récepteur, un dispositif de commutation hydraulique à commande manostatique sensible à la pression régnant dans la canalisation de liaison, à l'extrémité de celle-ci située au poste récepteur. En fonction de la pression à laquelle il est soumis, le dispositif de commutation précité assure principalement les liaisons hydrauliques suivantes : 1) Pour une pression inférieure à une pression déterminée P1: communication de la canalisation de liaison vers l'accumulateur, qui se charge, tandis que la chambre du vérin est à la purge (vanne ouverte) 2) Entre la pression p1 et une pression P2, le raccordement de la canalisation de liaison vers l'accumulateur est interrompu. 3) A partir et au dessus d'une pression p2, supérieure à p1, la mise à la purge de la chambre du vérin est interrompue. 4) Pour une pression p3 supérieure à p2, l'accumulateur est raccordé directement au vérin de la vanne (ouverture et maintien en position ouverte de la vanne) tandis que la canalisation de liaison est à nouveau raccordée à l'accumulateur (recharge de l'accumulateur en complément du volume de fluide débité pour alimenter précédemment le vérin). Dans la pratique, et comme cela est habituel dans les circuits de commande hydraulique, le dispositif de commutation précité comprend, d'une part, un organe de commutation à commande manostatique et, d'autre part, un relais à commande hydraulique assurant, à partir des signaux hydrauliques de faible puissance provenant de l'organe de commutation, les liaisons hydrauliques à grand débit qui sont nécessaires au fonctionnement rapide de la vanne. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à 11 examen des dessins annexés qui représen- tent, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation de l'invention. La fig. 1 est une vue schématique d'une installation suivant l'invention montrant le poste de commande et le poste récepteur monté sur la tête de puits d1un forage sous marin. La fig. 2 montre un mode de réalisation préféré du dispositif manostatique de commutation utilisé au poste récepteur. L'installation de vanne à commande hydraulique, pour forage pétrolier sous-marin, représenté schématiquement sur la fig. 1 comprend'un poste de commande 2 qui peut être installé à terre ou sur une plate-forme en mer située à distance des toutes de puits . Ce poste de commande est analogue à celui qui a été -décrit dans le brevet précité et il suffit de rappeler qu'il comprend essentiellement une source d'énergie hydraulique constituée par un accumulateur oléopneumatique 4 qui est rechargé par une pompe 6 à partir d'un réservoir de liquide basse pression 8. L'accumulateur 4 peut être relié sélectivement à une canalisation 10 par l'intermédiaire d'une valve de commande 12 à trois voies. Dans la position représentée en traits interrompus de la valve 12, l'extrémité de la canalisation 10 située au poste de commande est miseià la purge, c'est-à-dire qu'elle communique avec le réservoir basse pression 8, tandis que l'accumulateur 4 est isolé de la canalisation. Un indicateur de pression 14, monté au poste de commande, permet de s'assurer que la canalisation 10 est bien en pression ou à la purge après la manoeuvre de la valve 12 et d'en déduire, comme on le verra plus loin, la position ouverte ou fermée de la vanne commandée à distance. La canalisation 10 relie le poste de commande au poste récepteur qui est monté au fond de la mer sur la tête de puits pourvue de la vanne à commander. Cette canalisation est la seule canalisation hydraulique qui relie ces deux postes et elle peut avoir plusieurs centaines de mètres ou même quelques kilomètres suivant les besoins. C'est une canalisationAe faible section, donc à faible débit et on peut utiliser par exemple du tube de 3 mm de section intérieure et 6 mm de section extérieure, tube de fabrication courante qui peut être stocké 'enroulé et qui est donc d'un transport et d'une mise en place faciles au fond de la mer, sans nécessiter de nombreux raccords. Le poste récepteur est monté sur une tête de puits 16 coiffant un tube de forage sous-marin 18. La tête de puits comporte une vanne, par exemple une vanne coulissante 20 qui autorise ou interdit l'écoulement du pétrole vers la canalisation d'évacuation de pétrole 22. La vanne 20 est actionnée dans le sens de l'ouverture par un vérin hydraulique 24 qui agit à l'encontre de moyens élastiques, tels qu'un ressort 26, tendant à refermer la vanne et à la maintenir fermée. Suivant l'invention, le poste récepteur comprend un accumulateur oléopneumatique 28, des organes de commutation à commande manostatique 30 et un relais hydraulique 32 effectuant les dommutations hydrauliques à grand débit, nécessaires au fonctionnement de la vanne 20, en réponse aux signaux de pression qu'il reçoit de certains au moins des organes de commutation 30. Au poste récepteur aboutit la canalisation 10 provenant du poste de commande. Dans le mode de réalisation schématisé sur la fig. 1, les organes de commutation à commande manostatique 30 comprennent trois valves V1 , V2 , V3 qui sont actionnées séquentiellement par un dispositif de commande manostatique 34 soumis à la pression régnant dans la canalisation 10, à son extrémité située au poste récepteur. Une forme de réalisation de ces valves et de leur manostat sera décrite à propos de la fig. 2, mais il est plus simple de décrire les fonctions des différentes valves en se référant à la fig. 1. La valve V1 est interposée, avec un clapet anti-retour 36, entre la canalisation 10 et l'accumulateur 28, la valve V2 est interposée entre l'entrée de commande 38 du relais 32 et un milieu à basse pression 4 (par exemple la mer) et la vanne V3 est interposée entre l'entrée de commande 38 du relais 32 et la canalisation 10. Le relais 32 est un relais d'admission/purge qui, dans sa première position (indiquée en traits interrompus sur ia fig. 1) raccorde l'accumulateur 28 au vérin 24 par des canalisations 40 courtes et de grande section (pour l'ouverture et le maintien en position ouverte de la vanne 20) et qui, dans sa deuxième position (indiquée en traits pleins sur la fig. 1), relie le vérin 24 à une canalisation de purge basse pression 42, qui peut par exemple déboucher dans la mer (fermeture de la vanne 20 sous l'effet du ressort 26). Le dispositif de commande manostatique 34, sensible å la pression détectée dans la canalisation 10 au poste récepteur, est réglé pour actionner séquentiellement les valves V1, V2, V3 pour des pressions croissantes déterminées P1 , P2 , P3 à partir de la position initiale des valves représentées sur la fig. 1 et correspondant à une pression mesurée p inférieure à P1 . Ces positions sont les suivantes : V1 ouverte , V2 ouverte , V3 fermée. Dans ces conditions, l'entrée de commande 38 du relais 32 est à la purge, le relais est donc dans la position représentée en traits pleins sur la fig. 1, c'est d-dire que le vérin 24 de manoeuvre de la vanne 20 est à la purge et que cette vanne est repoussée et maintenue en position fermée par le ressort 26. Si on ouvre, au poste de commande, la vanne 12, le fluide hydraulique est envoyé, par la source constituée par l'accumulateur 4 rechargé par la pompe 6, dans la canalisation 10 vers le poste récepteur, cette alimentation se faisant seulement sous faible débit du fait de la faible section et de la grande longueur de la canalisation 10. La vanne V1 étant ouverte, ce faible débit charge l'accumulateur 28 jusqu'à la pression p1. Ce premier remplissage de l'accumulateur peut donc nécessiter un certain délai, du fait du faible débit d'alimentation, mais, comme on l'a vu,ce délai initial avant la première manoeuvre d'ouverture est sans inconvénient. lorsque le dispositif manostatique détecte la pression p1 il ferme la valve V1 et la vanne 20 est alors prête pour la manoeuvre d'ouverture. La vanne de commande 12 du poste de commande restant ouverte, la pression continue à monter au poste récepteur et, pour une pression déterminée p2 ,le dispositif manostatique 34 ferme la valve V2, si bien que l'entrée de commande 38 du relais 32 n'est plus à la purge et est prêt à recevoir un signal de pression commandant sa commutation vers la position inverse. Lorsque la pression détectée atteint le niveau p3, le dispositif manostatique 34 commande 11 ouverture de la valve V3, si bien que l'entrée de commande 38 du relais est soumise à la pression de la canalisation 10 et établit, dans le relais, la communication entre l'accumulateur 28 et le vérin 24 (en traits interrompus sur la fig. 1) Cette communication est une liaison courte et de forte section, Si bien que l'énergie hydraulique accumulée dans l'accumulateur 28 actionne rapidement le vérin 24 pour ouvrir la vanne 20 à ltencontre au ressort 26. La vanne 20 restera ainsi ouverte tant que la vanne de commande 12 du poste de commande restera ouverte, la position d'ouverture de la vanne 20-étant traduite, au poste de commande, par la pression indiquée par l'indicateur de pression 14. Pendant la période d'ouverture de la vanne, une liaison hydraulique 44, sur laquelle est interposé un clapet anti-retour 46, réunit la canalisation de contrôle 48 d'envoi d'ordre au relais avec l'accumulateur 28, grâce à quoi l'accumulateur est rechargé pour compenser le volume de liquide qu'il avait débité dans le vérin 24 pour ouvrir la vanne 20. Cette recharge complémentaire se fait donc sous faible débit jusqu'à la pression de la source. Gracie à cette recharge, l'accumulateur est prêt, même après un temps relativement bref d'ouverture de la vanne 20, à recommencer une nouvelle manoeuvre d'ouverture, sans délai préalable. Pour commander la fermeture de la vanne 20, il suffit de mettre la vanne de commande 12 du poste de commande sur la position de purge, ce qui décomprime rapidement le liquide dans toute la canalisation 10; Le dispositif manostatique 34 détectant la chute de pression p3 w p2 , p1 actionne successivement les valves V3 , V2 , V1 pour les ramener à la position initiale représentée sur la fig. 1. Dès que la valve V2 s'ouvre, l'entrée de commande du relais 32 est mise à la purge et ce relais établit la liaison du vérin 24 avec la sortie de purge 42, liaison qui est également courte et de grande section.Il en résulte que le ressort 26 repousse le piston du vérin 24 lequel se purge rapidement et entrafne en même temps la vanne 20 jusqu' la position de fermeture complète. La position de fermeture de la vanne est traduite, au poste de commande, par la basse pression indiquée par l'indi- cateur 14. On voit donc qu'une totale sécurité à la fermeture est assurée grace à l'énergie toujours disponible du ressort 26 et à la grande rapidité de purge du vérin 24. De plus, le déclenchement d'une opération d'ouverture de la vanne n'est permis que lorsque la pression dans l'accumulateur est suffisamment élevée -(pression-p1), pour garantir une ouverture complète et à bonne vitesse de la vanne 20. En effet, après le cycle normal de fonctionnement qui a été décrit ci-dessus, l'accumulateur est complètement rechargé et donc prêt à effectuer une nouvelle manoeuvre d'ouverture.Mais au cas où, pour une raison quelconque, la vanne 20 n'aurait été laissée en position ouverte qu'un temps trop bref pour compléter la charge de l'accumulateur, lequel serait chargé seulement à une pression inférieure à P1, le retour des valves V1 , V2, V3 à leur position n'autoriserait une manoeuvre d'ouverture que lorsque la pression mesurée par le dispositif manostatique aurait dépassé la pression p1 c'est à dire seulement lorsque l'accumulateur serait suffisamment chargé pour assurer une manoeuvre d'ouverture complète à bonne vitesse. On voit donc que tous les impératifs de sécurité requis sont respectés, et cela seulement avec une liaison hydraulique entre poste de commande et poste récepteur constituée par une canalisation unique de faible section. On a décrit dans ce qui précède, les moyens élastiques tendant à refermer la vanne 20 comme étant constitué-- par un ressort métallique 26, mais il est bien entendu qu'on pourrait utiliser des moyens élastiques hydro-pneumatiques, par exemple en utilisant un vérin 24 à double effet dent la deuxième chambre serait soumise à la pression d'un liquide emmagasiné dans un accumulateur oléo-pneumatique, par exemple l'accumulateur 28. On a représenté sur la fig. 2, un mode de réalisation du dispositif de commande manostatique et des valves V1, V2, V3 qui lui sont associées. Ce dispositif comprend un manostat 50 dont le piston 52 délimite une chambre de pression 54 à laquelle est appliquée la pression de la canalisation 10. Le piston est sollicité par un ressort taré antagoniste 56 et il déplace, par 1' in- termédiaire d'une tige 58 un plateau ou un bras 60 commandant la fermeture des clapets 62-64 des valves V1 , V2. La course des clapets est choisie de façon telle que, au fur et à mesure que le piston 52 monte sous l'effet des pressions croissantes, le clapet 62 de la valve V1 se ferme pour la pression p1, puis ensuite le clapet 64 de la valve V2 pour la pression p2, En poursuivant sa course sous l'effet des pressions croissantes, le plateau 60 vient ouvrir, pour la pression p3 le clapet 66 de la valve V3 . Un épaulement 68, sur la tige 58 empêche le plateau 60 de monter au delà de la position correspondant à la pleine ouverture du clapet 66 pour les pressions supérieures à p3. Le fonctionnement du dispositif est identique à ce qui a été décrit à propos de la fig. 1 et il est inutile de le décrire à nouveau. Les trois niveaux de pression pl, p2 , p3 peuvent être choisis aussi proches que le permet la précision du manostat 50. I1 est bien entendu que chaque valve V1 v V2, V3 pourrait être actionnée chacune par unmanostat individuel, mais dans ce cas, les réglages seraient plus délicats qu'avec un seul manostat. I1 est possible également de grouper plusieurs des valves en un seul organe de commutation, par exemple les valves V2-V3 pourraient être groupées dans une valve commune alimentation/purge. Le relais hydraulique 32 peut être de tout type connu de valve alimentation/purge à commande par pression hydraulique et n'a pas besoin d'être décrit plus longuement. Bien entendu, comme dans le brevet précité, tous les princi paux organes du poste récepteur peuvent être groupés dans une cloche pour former un ensemble compact facile à monter sur la tête de puits. La chambre 69 du vérin 24, qui contient le ressort de fermeture 26 de la vanne 20 peut être en communication avec la mer ou bien être raccordée, par une tubulure 70, au tube de forage 18, la pression du pétrole s'ajoutant alors à l'action du ressort 26 pour solliciter la vanne 20 vers la position de fermeture. D'autre part, toutes les tubulures de liaison dans le poste récepteur étant courtes et d'une section suffisante, les pertes de charge dans ces tubulures sont suffisamment faibles pour qu'on puisse considérer comme égales les pressions dans l'accumulateur 28 et dans le dispositif manostatique 34. Enfin, il faut noter que tous les constituants du poste récep- teur sont des organes hydrauliques classiques qui ne nécessitent ni surveillance ni entretien. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour commander, -à partir d'un poste de commande, l'ouverture et la fermeture d'une vanne de sécurité qui est située à un poste récepteur, à une grande distance du poste de commande, et dont l'organe obturateur est actionné, dans le sens de l'ouverture, par la mise sous pression d'un vérin hydraulique qui est attelé audit obturateur et qui agit à l'encontre de moyens élastiques tendant à ramener ledit obturateur en position fermée lorsque le vérin est sous faible pression, ledit poste de commande comportant une source de fluide hydraulique sous pression, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste - à amener le fluide sous pression depuis la source située au poste de commande jusqu'au poste récepteur au moyen d'une canalisation unique de faible section;; - à disposer au poste de commande un organe de - commutation hydraulique permettant de mettre sélectivement ladite canalisation sous pression ou de la purger - à stocker au poste récepteur une'réserve d'énergie hydraulique accumulée à partir du fluide amené sous faible débit par ladite canalisation;; - et à commander la commutation d'un distributeur alimentation/ purge, interposé, au poste récepteur, entre la réserve et le vérin, à partir de signaux hydrauliques de pression mesurés sur la canalisation au poste récepteur, grace à quoi, le vérin peut être alimenté en fluide sous pression à fort débit à partir de la réserve proche pour être actionné rapidement vers la position d'ouverture de la vanne, et peut être mis rapidement sous faible pression, pour revenir vers la position de fermeture de la vanne, en fonction de la pression appliquée à l'entrée de la canalisation, au poste de commande, et mesurée à l'autre extrémité de la canalisation au poste récepteur. 2 - Procédé suivant la revendication I, qui consiste à disposer au poste récepteur un circuit hydraulique de contrble, sous la commande d'un commutateur manostatique sensible à la pression mesurée dans la canalisation au poste récepteur, ledit circuit de contrôle commandant notamment les commutations du distributeur alimentation/purge précité et réalisant séquentiellement les communications suivantes - pour une pression dans la canalisation inférieure à p1 communication de la canalisation vers la réserve précitée; circuit de contrôle relié à la basse pression; commandant la mise en position purge du distributeur précité; - pour une pression p1 : interruption de la communication de la canalisation vers la réserve; - pour une pression P2, fermeture de la mise à la purge du circuit de contrôle; - pour une pression p3 : raccordement du circuit de contrôle à la canalisation, pour commander la mise en position alimentation du distributeur précité; 3 - Installation pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une des revendications 1 ou 2, destinée à la commande à distance d'une vanne, caractérisé + n ce qu'elle comprend : une canalisation hydraulique unique de faible section, reliant le poste de commande au poste récepteur; un accumulateur hydropneumatique monté au poste récepteur; un relais hydraulique alimentation/purge commandé par pression, qui est interposé entre ledit accumulateur et le vérin d'actionnement de ladite vanne; et un commutateur manostatique sensible à la pression dans la canalisation au poste récepteur, ledit commutateur assurant sélectivement, en fonction de ladite pression, le raccordement de la canalisation avec l'accumulateur, pour la charge de celui-ci, ou avec l'organe de commande du relais hydraulique pour la mise en position d'alimentation de celui-ci. 4 - Installation suivant la revendication 3, caractérisée en ce que le commutateur manostatique précité comprend au moins un manostat dont la chambre de mesure de pression est reliée en permanence à la canalisation précitée et dont l'organe mobile en fonction des pressions mesurées actionne successivement trois valves V1, V2, V3 pour des pressions croissantes p1 . p p3. 5 - Installation suivant la revendication 4, caractérisée en ce que : la valve V1 est interposée entre la canalisation et l'accumulateur; la valve V2 est interposée entre l'organe de commande du relais et une enceinte à faible pression; la valve V3 est interposée entre l'organe de commande du relais et la canalisation. 6 - Installation suivant la revendication 5, caractérisée en ce qu'un clapet anti-retour est interposé entre la valve V1 et l'accumulateur. 7 - Installation suivant l'une des revendications 5 ou 6, caractérisée en ce qu'une liaison hydraulique avec clapet antiretour, relie l'aval de la valve V3 avec l'accumulateur. 8 - Installation suivant l'une quelconque des revendications 3 à 7, caractérisée en ce que les liaisons hydrauliques entre l'accumulateur, le relais et le vérin d'actionnément de la vanne sont des canalisations courtes et de forte section, à grand débit. 9 - -Installation suivant l'une des revendications 4 à 8, carac térisée en ce que chaque valve V1 , V2 , V3 est pourvue d'un manostat individuel d'actionnement de ladite valve. 10 - Installation suivant l'une quelconque des revendications 4 à 9, caractérisée en ce que les deux valves V2-, V3 sont groupées en une seule valve alimentation/purge de l'organe de commande du relais. 11 - Installation suivant l'une quelconque des revendications 4 à 10, caractérisée en ce qu'un indicateur de pression est monté, au poste de commande, sur la canalisation, grâce à quoi les positions, ouverte ou fermée, de la vanne au poste récepteur, sont-traduites par les indications dudit indicateur de pression. 12 - Installation suivant l'une quelconque des revendications 4 à 11, caractérisée en ce que la vanne à commander est la vanne de sécurité d'un forage pétrolier sous-marin.