L'invention concerne un élément accumulateur électro- chimique ou une batterie d'éléments accumulateurs électrochimi- ques, à base d'un métal alcalin et d'un chalcogène et compor- tant au moins un espace anodique destiné à recevoir l'anolyte, et un espace cathodique destiné à recevoir le catholyte, les- dits espaces étant séparés l'un de l'autre par une paroi formée d'un électrolyte solide et conductrice pour les ions alcalins, tandis que l'espace cathodique est rempli par du soufre ou des sulfures. De tels éléments accumulateurs électrochimiques rechar- geables comportant des électrolytes solides conviennent très bien pour la réalisation d'accumulateurs possédant une densité assez élevée d'énergie et de puissance. L'électrolyte utilisé par exemple dans le cas d'éléments accumulateurs au sodium/soufre et constitué par de l'oxyde d'aluminium bêta ne peut convenir que pour des ions sodium. Contrairement à l'accumulateur au plomb, cela signifie qu'il ne se produit pratiquement aucune autodé- charge et qu'il n'apparaît lors de la décharge aucune réaction secondaire comme par exemple une dissociation de l'eau dans le cas du système plomb/oxyde de plomb. Le rendement en courant, c'est-à-dire le rendement Faraday, d'un élément accumulateur au sodium/soufre est proche de 100%. Cependant, un inconvénient important d'un tel élément accumulateur réside dans le fait que dans le cas de courants intenses, il ne peut être à nouveau chargé que partiellement. Dans le cas des éléments accumulateurs au Na/S, cet inconvénient est lié au fait que le soufre (avec de faibles pourcentages de Na2S5 dissous) et le Na2S5 (avec des pourcentages de soufre dissous) forment deux liquides non miscibles à la température de fonctionnement d'un tel élément accumulateur, qui est comprise entre 300 et 3500C. Si en effet on charge à nouveau un élément accumulateur au sodium/soufre déchargé, qui contient du Na2S3 dans son espace cathodique, il se forme tout d'abord des sulfu- res plus riches en soufre jusqu'à ce que du Na2S5 soit apparu dans l'espace cathodique ou au moins localement. Lors d'une nou- velle charge, il apparaît, aux emplacements auxquels se produit une transformation électrochimique intense, du soufre liquide qui, en tant qu'isolant, bloque les processus électrochimiques en cet emplacement. Afin d'éviter cet inconvénient, comme cela est connu d'après la demande de brevet allemand publiée sous le n0 2 754 454, on introduit dans l'espace cathodique, outre le soufre, un feutre de charbon ou de graphite qui est muni d'une couche poreuse, laissant dégagée sous la forme d'îlots la sur- face de ses fibres, d'une substance conductrice pour les ions alcalins. Grâce à cette disposition, on obtient une meilleure capa- cité de recharge de l'élément accumulateur, mais on n'obtient toutefois pas encore de cette manière les valeurs recherchées. C'estpourquoi la présente invention a pour but de réali- ser un élément accumulateur de telle manière que, tout en conser- vant la faible résistance interne, le blocage de l'électrode par du soufre formé localement soit évité et qu'une possibilité de recharge optimale soit de ce fait permise. Ce problème est résolu dans le cas d'un élément accumu- lateur électrochimique du type indiqué plus haut grâce au fait que l'espace cathodique est rempli de deux ou de plusieurs cou- ches poreuses dont l'une est conductrice pour les ions et dont l'autre est conductrice pour les électrons, qu'au moins une cou- che conductrice pour les ions est appliquée au moins par zones contre l'électrolyte solide et qu'au moins une couche conductrice pour les électrons est appliquée au moins par zones contre la paroi métallique du boîtier de l'élément accumulateur et qu'une couche conductrice pour les électrons est directement contiguë de chaque couche conductrice pour les ions et réciproquement et qu'au moins la couche conductrice pour les électrons est impré- gnée de soufre. Si l'espace cathodique est rempli par plusieurs couches conductrices pour les ions et conductrices pour les électrons, ces couches sont disposées de façon alternée dans l'espace cathodique. Dans une forme de réalisation de l'invention, la première couche conductrice pour les ions est disposée à l'intérieur de l'espace cathodique de telle manière qu'elle entoure à la manière d'une enveloppe l'électrolyte solide et soit appliquée fermement contre ce dernier. La couche conductrice pour les électrons, disposée également dans l'espace cathodique, est positionnée de telle manière qu'elle recouvre l'ensemble de la surface limite intérieure du bottier métallique et soit appliquée fermement contre ce dernier. Dans une forme de réalisation de l'invention, la couche conductrice pour les ions est formée par une nappe d'oxyde d'alu- minium bêta. Il est possible de réaliser également en "Nasicon" la couche conductrice pour les ions. Selon une autre forme de réalisation de l'invention, la couche conductrice pour les ions est réalisée en un silicate de sodium et d'yttrium. Les couches conductrices pour les ions, disposées dans l'espace cathodique, peuvent être également réalisées avec des chalcogénures> à sodium intercalé, de métaux des Groupes IVb, Vb et VIb de la Classification Périodique des Eléments. La ou les couches conductrices pour les électrons, dis- posées dans l'espace cathodique, sont constituées de préférence par un feutre de charbon ou de graphite. Comme couche conductrice pour les électrons, on peut également utiliser une mousse de car- bone. Du graphite expansé convient également très bien pour for- mer la couche conductrice pour les électrons. Afin d'obtenir une jonction progressive entre chaque couche conductrice pour les ions et chaque couche conductrice pour les électrons, le feutre de graphite est disposé dans l'espace cathodique de telle manière que ses fibres traversent au moins par zones la couche conductrice pour les ions, qui jouxte le feutre. La couche conductrice pour les ions, qui est appliquée directement contre l'électrolyte solide, peut être formée par le dépôt d'un revêtement poreux, conducteur pour les ions, sur les surfaces extérieures de l'électrolyte solide. Dans le cas de l'utilisation de plusieurs couches con- ductrices pour les ions et de plusieurs couches conductrices pour les électrons, destinées à remplir l'espace cathodique, il est possible de déposer la couche conductrice pour les ions, devant être disposée entre respectivement deux couches conductrices pour les électrons, sur la surface de l'une des deux couches voisines conductrices pour les électrons. Dans l'élément accumulateur conforme à l'invention, les dispositions indiquées plus haut permettent de supprimer l'apparition de contraintes excessives locales, dépendant du lieu et atteignant des valeurs maximales notamment à proximité de l'électrolyte solide. L'élément accumulateur conforme à l'invention est conçu de telle manière que grâce à une jonction progressive entre la couche conductrice pour les électrons et la couche conductrice pour les ions, la conversion du courant électronique en un cou- rant ionique se produise dans une zone étendue au voisinage de la céramique. La jonction progressive entre la zone conductrice pour les électrons et la zone conductrice pour les ions est en outre obtenue, comme cela a déjà été mentionné plus haut, par le fait que les fibres du feutre de charbon ou de graphite tra- versent par zones la couche conductrice pour les ions. Ceci facilite l'évacuation du soufre formé vers la fin de la charge. Même s'il se forme néanmoins une couche de soufre entourant de façon concentrique la céramique de l'électrolyte, le processus de charge ne s'arrête pas, étant donné que le matériau conduc- teur pour les ions maintient encore des voies de diffusion pour les ions sodium. La présente invention, ainsi que le progrès qu'elle apporte, vont être décrits ci-après de façon détaillée en réfé- rence aux dessins annexés. La figure 1 représente un élément accumulateur élec- trochimique, dont l'espace cathodique contient une couche conductricepour les ions et une-couche conductrice pour les électrons; la figure 2 représente un élément accumulateur élec- trochimique, dont l'espace cathodique contient plusieurs couches conductrices pour les ions et plusieurs couches conductrices pour les électrons;-et les figures 3 et 4 représentent deux diagrammes de mesure. La figure 1 représente l'élément accumulateur conforme à l'invention comportant un corps 2 en métal, en forme de pot, un électrolyte solide 3 et un organe de prélèvement de courant 4. En ce qui concerne le corps métallique 2 en forme de pot, il s'agit d'un tube fermé à une extrémité, qui est formé par une paroi mince d'aluminium ou d'acier V4A. Naturellement, on peut utiliser également d'autres métaux pour la fabrication du corps en forme de pot. Lors du choix du matériau, il faut simplement veiller à ce qu'il soit résistant à la corrosion vis-àvis du soufre ou des sulfures et des métaux alcalins. A son extrémité supérieure, le corps 2 en forme de pot est muni d'une collerette faisant saillie, par endroits, aussi bien vers l'intérieur que vers l'extérieur. Cette collerette est munie de perçages verti- caux (non représentés ici) pour des vis. L'électrolyte solide 3 réalisé également en forme de pot est disposé à l'intérieur du corps 2 en forme de pot. Il s'agit d'un tube fermé à une extré- mité, en oxyde d'aluminium bêta. Les dimensions de l'électrolyte solide 3 sont choisies de telle manière qu'il existe partout un écartement minimal de quelques millimètres entre ses surfaces limites extérieures et les surfaces limites intérieures du corps 2 en forme de pot, et que se trouve formée de ce fait une cham- bre intercalaire 7 continue servant d'espace cathodique. L'es- pace intérieur de l'électrolyte solide 3 assure la fonction de l'espace anodique 8, dans laquelle le métal alcalin, notamment le sodium, est introduit. La quantité du sodium introduit dans l'électrolyte solide 3 est choisie avec une valeur telle que toutes les surfaces limites intérieures de l'électrolyte solide 3 sont mouillées par le sodium. L'organe de prélèvement de cou- rant 4, qui fait saillie extérieurement de quelques millimètres au-dessus de l'élément accumulateur, pénètre à l'intérieur de l'électrolyte solide 3. Ce dernier est muni, à son extrémité supérieure, d'une collerette 9 faisant saillie vers l'extérieur et qui est posée sur la collerette 5 du corps 2 en forme de pot. L'espace cathodique 7 est fermé vers l'extérieur par la colle- rette 9. L'ouverture de l'électrolyte solide 3 est fermée par une plaque 10 qui est réalisée en un matériau non conducteur, résis- tant à la corrosion. La plaque 10 repose sur le bord, faisant saillie vers le haut, de la collerette 5. L'organe de prélève- ment de courant 4, qui fait saillie à l'intérieur de l'électro- lyte solide 3, traverse cette plaque tout en étant maintenu sur cette dernière. Comme le montre la figure 1, une couche poreuse il conductrice pour les ions et une couche poreuse 12 conductrice pour les électrons sont disposées à l'intérieur de l'espace; cathodique 7. La couche il conductrice pour les ions est appli- quée directement contre l'électrolyte solide 3 et entoure l'en- semble de la surface extérieure de ce dernier. Dans le cas de la forme de réalisation, représentée sur la figure 1, de l'élé- ment accumulateur, la couche 11 conductrice pour les ions est formée par une nappe d'oxyde d'aluminium bêta. Pour la fabrica- tion de ces nappes, on utilise les nappes d'oxyde d'aluminium alpha que l'on peut se procurer dans le commerce et qui sont transformées par recuit à 12500C dans une atmosphère de Na2O. La couche 12 conductrice pour les électrons, qui est constituée par un feutre de charbon ou de graphite, est directement conti- guë à la couche il conductrice pour les ions. La couche 12 recouvre l'ensemble de la surface intérieure du boîtier et est appliquée fermement contre cette surface. L'épaisseur du feutre de charbon ou de graphite est choisie de manière qu'il remplisse complètement l'espace compris entre la nappe d'oxyde d'aluminium bêta et la paroi intérieure du boîtier du corps 2 en forme de pot. L'épaisseur de la couche 11 conductrice pour les ions est choisie avec une valeur telle qu'elle est égale au maximum au tiers de l'épaisseur de la couche 12 conductrice pour les élec- trons. L'épaisseur des deux couches 11 et 12 est cependant tou- jours choisie de telle manière que la couche 11 conductrice pour les ions soit appliquée toujours fermement contre l'électrolyte solide 2 et jouxte sans espace intercalaire la couche 12 conduc- trice pour les électrons. Dans le cas de l'élément accumulateur représenté sur la figure 1, la couche 11 conductrice pour les ions peut être égale- ment formée par du "Nasicon" ou bien par un silicate de sodium et d'yttrium. La couche 11 conductrice pour les ions est réalisée avec la même épaisseur que celle indiquée plus haut, lors de sa fabrication avec ces matériaux. Dans le cas de cette forme de réalisation, cette couche est également appliquée contre l'élec- trolyte solide 3 et contre la couche 12 conductrice pour les électrons. Dans le cas de l'élément accumulateur conforme à l'in- vention,représenté sur la figure 1, la couche conductrice pour les ions peut être également formée par des chalcogénures, à sodium intercalé, des métaux des Groupes IVb, Vb et VIb de la Classification Périodique des Eléments. Dans le cas de l'utili- sation de ces matériaux pour former la couche conductrice pour les ions, l'élément accumulateur est également conçu de la manière représentée sur la figure 1 et expliquée dans la des- cription associée. De préférence, dans le cas de l'utilisation de "Nasicon", du silicate de sodium et d'yttrium ainsi que des chalcogénures, à sodium intercalé, le feutre de charbon ou de graphite est logé dans l'espace cathodique de telle manière que ses fibres traversent par zones la couche 11 conductrice pour les ions. Dans toutes les variantes de réalisation décrites plus haut de l'élément accumulateur, on introduit dans l'espace catho- dique, outre les deux couches 11 et 12, le corps en réaction, notamment le soufre. Ceci est réalisé par imprégnation du feutre de charbon ou de graphite avec du soufre liquide. Au lieu d'un feutre de graphite servant de couche con- ductrice pour les électrons, on peut également insérer une matrice en mousse de carbone dans l'espace cathodique. De même, on peut utiliser à cet effet du graphite expansé qui est obtenu par exemple par dilatation de graphite naturel suivant l'axe c. Dans le cas de l'utilisation de graphite expansé pour former la couche conductrice pour les électrons, on réalise un cylindre creux par pressage d'un mélange de soufre et de graphite expansé et l'on place ce cylindre dans l'espace cathodique. L'épaisseur de ce cylindre creux correspond à l'épaisseur de la couche 12 indiquée sur la figure 1. L'épaisseur de la couche conductrice pour les ions est dimensionnée de telle manière que cette couche jouxte également directement dans ce cas l'électrolyte solide 3 et le cylindre creux. Comme matériau pour la couche conductrice pour les ions, on peut utiliser tous les matériaux indiqués précédemment, dans le cas de l'utilisation de graphite expansé. La figure 2 montre également un élément accumulateur électrochimique, dont la constitution correspond pour l'essen- tiel à celle de l'élément accumulateur représenté sur la figure 1 et expliqué dans la description associée. De même, cet élément accumulateur comporte un corps 2 en forme de pot constitué en un métal résistant à la corrosion. Un électrolyte solide 3 en forme de pot est disposé à l'intérieur du corps 2 en forme de pot. Les dimensions de l'électrolyte solide 3 sont également telles qu'entre cet électrolyte et les parois intérieures du bottier du corps 2, se trouve formée une chambre intercalaire servant d'es- pace cathodique 7. L'intérieur de l'électrolyte solide 3 sert d'espace anodique 8 et est rempli de sodium. L'organe de prélèvement de courant 4 s'étend à l'intérieur de l'espace anodique 8 et fait saillie d'au moins quelques millimètres au-dessus du capot de l'élément accumulateur. Comme organe de prélèvement de courant cathodique,on utilise le corps métallique 2 en forme de pot. Deux couches poreuses 11 conductrices pour les ions et deux couches poreuses 12 conductrices pour les électrons sont disposées à l'intérieur de l'espace cathodique 7. Dans le cas de la forme de réalisation représentée sur la figure 2, les couches 11 conductrices pour les ions et les couches 12 conduc- trices pour les électrons sont disposées de façon alternée. En particulier, l'électrolyte solide 3 est entouré complètement par une couche 11 conductrice pour les ions. Cette couche est appli- quée directement contre la surface limite extérieure de l'élec- trolyte solide 3. Une couche 12 conductrice pour les électrons, qui enveloppe complètement la couche Il conductrice pour les ions,jouxte directement cette première couche 11 conductrice pour les ions. La seconde couche 11 conductrice pour les ions jouxte sans espace intercalaire cette couche 12. La première couche 12 conductrice pour les électrons est également entourée à la manière d'une enveloppe par cette seconde couche 11. Entre cette seconde couche 11 conductrice pour les ions et la paroi intérieure du bottier du corps 2 en forme de pot, se trouve dis- posée la seconde couche 12 conductrice pour les électrons. Cette couche jouxte également sans espace intercalaire la paroi du bottier et la seconde couche Il conductrice pour les ions. La seconde couche 12 conductrice pour les électrons recouvre l'ensemble de la surface intérieure du bottier métallique 2. Les deux couches 11 conductrices pour les ions peuvent être là encore constituées par une nappe d'oxyde d'aluminium bêta, dans le cas de l'exemple de réalisation représenté sur la figure 2. Comme couches 12 conductrices pour les électrons, on utilise des feutres de charbon ou de graphite. A la place des nappes d'oxyde d'aluminium bêta, on peut également utiliser, pour former les deux couches conductrices pour les ions, des nappes de "Nasicon" ou de silicate de sodium et d'yttrium. Naturellement,il est également possible, tout comme dans le cas de l'exemple de réalisation de la figure 1, d'utiliser en tant que matériau conducteur pour les ions, des couches de chal- cogénures,à sodium intercalé, de métaux des Groupes IVb, Vb et VIb de la Classification Périodique des Eléments. Les couches 11 con- ductrices pour les ions peuvent être alors constituées par exem- ple par des nappes fabriquées avec ces matériaux. Dans le cas de l'utilisation de métaux des Groupes in- diqués ci-dessus, il est possible de réaliser la première couche 11 conductrice pour les ions, jouxtant l'électrolyte solide 3, au moyen du dépôt d'un revêtement sur les surfaces extérieures de l'électrolyte solide 3. Dans le cas o elle ne possède pas une structure analogue à celle d'une nappe, la seconde couche 11 conductrice pour les ions peut être déposée sous la forme d'un revêtement sur l'un des deux feutres de graphite 12. Le soufre nécessaire pour les processus chimiques est situé au voisinage des deux couches 12 conductrices pour les ions, constituées par un feutre de graphite. En particulier,ces deux couches 12 sont imprégnées de soufre liquide avant leur inser- tion dans l'espace cathodique 7. Les deux couches 12 conductrices pour les électrons peu- vent être également formées par une matrice de mousse de carbone. De même, on peut utiliser pour ce faire du graphite expansé, comme cela a déjà été décrit dans le cas de l'exemple représenté sur la figure 1. En particulier, on réalise deux cylindres creux par pressage d'un mélange formé de graphite expansé et de soufre liquide. Des couches 11 conductrices pour les ions peuvent être déposées respectivement sur les surfaces intérieures de ces deux cylindres creux. A cet effet, on utilise là encore les matériaux indiqués ci-dessus. Si l'on utilise au contraire des couches 11 conductrices pour les ions en un matériau en forme de nappe, on dépose l'une de ces couches entre l'électrolyte solide 3 et le premier cylin- dre creux 12 et la seconde couche il entre le premier et le second cylindre creux 12. L'épaisseur des deux couches il ou des deux cylindres creux 12 est choisie de manière que l'espace cathodique soit rempli complètement par ces éléments. La figure 3 montre un diagramme sur lequel on a repré- senté les capacités de quatre éléments accumulateurs 261, 264, 268 et 271 en fonction du nombre de cycles. Les courbes de mesure des quatre éléments accumulateurs 261, 264, 268 et 271 sont carac- térisées par des marquages différents. La figure 3 indique l'as- sociation des marquages aux différents éléments. La constitution des quatre éléments accumulateurs cor- respond aux formes de réalisation décrites. L'espace cathodique de l'élément accumulateur 261 est rempli par une nappe d'oxyde d'aluminium bêta possédant une épaisseur de 0,1 mm et par un feutre de graphite, qui sont pressés ensemble avec du soufre pour former un tube fermé à une extrémité. Ce tube est inséré dans l'espace cathodique et remplit complètement ce dernier (non représenté ici). Avant le pressage, on dispose la nappe d'oxyde d'aluminium bêta et le feutre de graphite de manière que, lors de l'insertion de la pièce pressée terminée dans l'espace catho- dique, la nappe d'oxyde d'aluminium bêta entoure complètement l'électrolyte solide et que le feutre de graphite recouvre-la surface limite intérieure du boîtier métallique. L'épaisseur de la pièce moulée est telle qu'aussi bien la nappe d'oxyde d'alu- minium bêta que le feutre de graphite sont appliqués fermement contre les surfaces limites de l'espace cathodique. Dans l'élément accumulateur 271, une nappe d'oxyde d'a- luminium bêta possédant une épaisseur de 0,1 mm est disposée de 1l façon lâche autour de l'électrolyte solide. Le feutre de graphite, qui est imprégné de soufre, jouxte cette nappe. Dans le cas de l'élément accumulateur 271, la couche conductrice pour les ions et la couche conductrice pour les électrons ne sont pas pressées ensemble. Comme cela est visible sur le diagramme représenté sur la figure 3, dans cet élément, la transition progressive de la conduction électronique à la conduction ionique, qui est très importante pour la présente invention, n'est manifestement obte- nue qu'après une phase de formage d'environ 60 cycles. Les deux éléments accumulateurs 264 et 268 contiennent respectivement deux couches conductrices pour les ions et deux couches conductrices pour les électrons, qui sont disposées de façon alternée. En particulier, l'espace cathodique de ces deux éléments accumulateurs est là encore rempli par une pièce pres- sée qui possède l'aspect d'un tube fermé à une extrémité (ici non représenté). Pour la réalisation de la pièce pressée, on presse un feutre de graphite possédant une épaisseur de 8 mm avec une nappe d'oxyde d'aluminium bêta possédant une épaisseur de 0,1 mm, qui jouxtent un feutre de graphite possédant une épaisseur de 1 mm et une autre nappe d'oxyde d'aluminium bêta. La succession des couches dans la pièce pressée est choisie de manière que le feutre de graphite possédant l'épaisseur de 8 mm recouvre la surface intérieure du boîtier métallique et soit appliqué ferme- ment contre cette surface. Comme cela a déjà été décrit, au feu- tre de graphite succèdent une nappe d'oxyde d'aluminium bêta, un autre feutre de graphite et une seconde nappe d'oxyde d'alumi- nium bêta. La seconde nappe d'oxyde d'aluminium bêta entoure à la manière d'une enveloppe l'électrolyte solide et est appliquée également fermement contre ce dernier. Le courant de charge des quatre éléments décrits cidessus 261, 264, 268 et 271 est égal à 9 A pour tous ces éléments. Ceci correspond approximativement à une charge de moins de cinq heures des éléments accumulateurs. Sur la figure 4,on a représenté la capacité de l'élément accumulateur 268 en fonction du courant de charge. Comme cela a déjà été mentionné plus haut, l'espace cathodique de cet élément accumulateur est rempli par une pièce pressée qui est formée par deux couches conductrices pour les ions et par deux couches conductrices pour les électrons, disposées de façon alternée. Comme cela est visible sur la figure 4, dans le cas d'un courant de charge croissant, il n'apparaît qu'une faible chute de la capacité. En l'espace de seulement 1,5 heure, l'élément accumu- lateur 268 peut être chargé à 75%, lors de plusieurs cycles de charge successifs. REVENDICATIONS 1. Elément accumulateur électrochimique ou batterie d'éléments accumulateurs électrochimiques, à base d'un métal alcalin et d'un chalcogène et comportant au moins un espace - anodique destiné à recevoir l'anolyte et un espace cathodique destiné à recevoir le catholyte, lesdits espaces étant séparés l'un de l'autre par une paroi formée d'un électrolyte solide et conductrice pour les ions alcalins, tandis que l'espace ca- thodique est rempli par du soufre ou des sulfures, caractérisé en ce que l'espace cathodique (7) est rempli par deux ou plu- sieurs couches poreuses (11 et 12), dont au moins l'une est con- ductrice pour les ions et l'autre est conductrice pour les élec- trons, qu'au moins une couche (11) conductrice pour les ions est appliquée au moins par zones contre l'électrolyte solide (3) et qu'au moins une couche (12) conductrice pour les électrons est appliquée au moins par zones contre le bottier métallique de l'élément accumulateur, et qu'une couche (12) conductrice pour les électrons jouxte directement chaque couche (11) conductrice pour les ions et réciproquement, et qu'au moins la couche (12) conductrice pour les électrons est imprégnée de soufre. 2. Elément accumulateur électrochimique selon la reven- dication 1, caractérisé en ce que, dans le cas d'utilisation de plusieurs couches (11, 12) conductrices pour les ions et conduc- trices pour les électrons situées dans l'espace cathodique (7), ces couches (11, 12) sont disposées de façon alternée. 3. Elément accumulateur selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la surface limite extérieure de l'électrolyte solide (3) est entourée complètement par une cou- che (11) conductrice pour les ions, qui est appliquée directement contre l'électrolyte solide (3). 4. Elément accumulateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que les surfaces intérieures du boîtier métallique (2) de l'élément accumulateur sont recouvertes complètement par une couche (12) conductrice pour les électrons, qui est appliquée directement contre les surfaces intérieures du boîtier (2). 5. Elément accumulateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la couche (11) con- ductrice pour les ions est formée par une nappe d'oxyde d'alu- minium bêta. - 6. Elément accumulateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la couche (11) con- ductrice pour les ions est en "Nasicon". 7. Elément accumulateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la couche (11) con- ductrice pour les ions est constituée par un silicate de sodium et d'yttrium. 8. Elément accumulateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la couche (11) con- ductrice pour les ions est constituée par des chalcogénures, à sodium intercalé, de métaux des Groupes IVb, Vb et VIb de la Classification Périodique des Eléments. 9. Elément accumulateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la couche (12) con- ductrice pour les électrons est formée par un feutre de charbon ou de graphite. 10. Elément accumulateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la couche (12) con- ductrice pour les électrons est formée par une matrice de mousse de carbone. 11. Elément accumulateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la couche (12) con- ductrice pour les électrons est formée par du graphite expansé. 12. Elémént accumulateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que chaque couche (11) conductrice pour les ions est traversée par zones par les fibres du feutre de graphite (12). 13. Elément accumulateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce qu'une première couche (11) conductrice pour les ions est déposée, sous la forme d'un revêtement poreux, sur les surfaces extérieures de l'électrolyte solide (3). 14. Elément accumulateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que la seconde couche (11) conductrice pour les ions est déposée sur la première ou sur la seconde couche conductrice pour les électrons.