PERFECTIONNEMENTS AUX ELEMENTS DE COUVERTURE ET DE CLOISON L'invention est relative aux éléments propres à délimiter extérieurement un bâtiment d'habitation ou autre ouvrage, de façon à le protéger contre les intempéries. On connaît de tels éléments utilisés comme capteurs solaires, composés d'un bac métallique à fond double calori fugé, fermé extérieurement de manière étanche par un vitrage, et contenant une tuyauterie dans laquelle circule de l'eau à chauffer. Ces éléments sont exclusivement conçus en fonction de leur utilisation comme capteurs solaires: en particulier l'étanchéité de leur double fond vis-à-vis des eaux de pluie est assurée au niveau du joint de montage du vitrage sur le bac. En d'autres termes, le constructeur de la couverture ou cloison considéree n'a le choix qu'entre des éléments propres à assurer une simple protection vis-à-vis des intempéries, éléments relativement économiques, mais non "solarisables", c'est-à-dire non transformables en capteurs solaires, et les capteurs solaires proprement dits relativement coûteux. Si donc il opte dans un premier temps pour la première solution, au moins pour une partie de l'ouvrage à construire, par exemple dans le souci de répartir ses investissements dans le temps, il lui faut ensuite déposer les éléments primitivement mis en place en vue de leur remplacement intégral par des capteurs. L'invention a pour but, surtout, de remédier à cet inconvénient, en proposant des éléments de couverture ou de cloison propres à assurer uniquement, dans un premier temps, une mission de protection, et à âtre, dans un deuxibme temps, très facilement solarisabîes". A cet effet, les éléments de protection selon l'invention sont constitués par une auge relativement large composée de deux feuilles métalliques profilées assemblées l'une le long de l'autre, le volume compris entre les deux feuilles étant rempli d'un matériau rigide thermiquement isolant, et ils sont essentiellement caractérisés en ce que l'une des deux feuilles est directement exposée aux intempèries et présente deux gradins latéraux parallèles propres à recevoir respectivement les deux bords parallèles d'un vitrage de fermeture disposé parallèlement au fond do l'auge, à une petite distance-de ce fond, et en ce que les plages d'assemblage entre les deux feuilles s'étende parallèlement auxdits gradins à l'extérieur de l'auge. Dans des modes de réalisation préférés, on a recours en outre à l'une et/ou à l'autre des dispositions suivantes: - les plages d'assemblage entre les deux feuilles s'détendent le long de la face de l'auge opposée à sa face soumise aux intempéries, - l'assemblage entre les deux feuilles est assuré à l'aide d'un ruban adhésif sur ses deux faces. L'invention comprend, mises à part ces dispositions principales, certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement question ci-après. Dans ce qui suit, l'on va décrire des modes de réalisation préférés de l'invention en se référant au dessin ci-annexé d'une manière bien entendu non limitative. La figure 1, de ce dessin, montre en vue perspective partielle un élément de couverture solarisable établi selon l'invention. La figure 2 montre en coupe transversale l'ensemble de plusieurs tels éléments mis en place les uns à coté des autres sur une toiture. L'élément de couverture considéré est constitué par une auge 1 peu profonde présentant en section transversale la forme générale d'un U relativement large et épais et composée de deux feuilles métalliques minces 2 et 3 assemblées l'une contre l'autre de chaque côté de l'auge le long de deux bandes marginales longitudinales 4 et 5. L'une de ces deux feuilles 2, ou feuille "supérieure", destinée à être directement exposée aux intempéries, est profilée de manière à présenter deux gradins latéraux 6 ouverts vers l'intérieur de l'auge et eux-memes bordés extérieurement par des crêtes 7. Pour l'utilisation normale de l'élément, laquelle est prévue au moins pour un premier temps, les gradins 6 ne supportent rien, mais ils sont propres à servir ultérieure- ment.de support et de guide pour un,vitrage (représenté en traits mixtes 14 sur la figure 1) sétendant parallèlement au fond de l'auge , à une certaine distance d de ce fond. Chaque crête de bordure 7 de ladite feuille 2 est prolongee extérieurement et vers le bas par un flanc vertical 8 dont le bord inférieur est lui-même rabattu vers l'intérieur parallèlement au fond de l'auge, ce bord constituant la bande marginale d'assemblage 4. L'autre feuille 3 presente alors une forme générale plane et ses marges latérales longitudinales constituent les bandes d'assemblage 5. Les deux bandes 4 et 5 sont de préférence assemblées l'une contre l'autre par interposition d'un ruban 9 adhésif sur ses deux faces. Les deux feuilles 2 et 3 sont avantageusement constituées en un aluminium de qualité "couverture", présentant une épaisseur comprise entre 0,4 et 1,5 mm, de préférence de l'ordre de 0,5 à 0,7 mm. La feuille profilee 2 est réalisée par le passage d'un feuillard continu débité à partir d'un rouleau à travers une profileuse, le profilé continu qui sort de cette profileuse étant ensuite découpé en tronçons de longueur voulue, tronçons qui peuvent atteindre plusieurs mètres de longueur. Le volume compris entre les feuilles 2 et 3 est rempli d'un matelas rigide 10 constitué en un matériau thermiquement isolant tel qu'une mousse de polyuréthane formée sur place. Ce matelas 10 rend l'élément considéré autoporteur. Un tel élément peut être directement utilisé comme élément de couverture ou de cloison en étant juxtaposé contre d'autres éléments identiques sur des chevrons 11 (figure 2) ou autres éléments de support faisant partie d'une charpente ou autre ossature. Ce montage est assuré de façon telle que la ligne de plus grande pente de chaque élément soit orientée parallèlement à ses gradins 6. On est ainsi assuré que les eaux de pluie et analogues s'écoulent facilement le long de chaque auge, puis hors de celle-ci vu qu'aucun bord spécial de retenue n'est prévu à la base des éléments. Les zones de juxtaposition desdits éléments sont revêtues de couvre-joints 12 présentant un profil en V renversé à faible pente, couvre-joint propre à envoyer les eaux de pluie et analogues qu'il reçoit vers les intérieurs des auges correspondantes. Ces couvre-joints 12 sont fixés à l'aide d'attaches appropriées 13 sur les chevrons 11. Leur dimension transver--ale ou largeur est suffisante pour recouvrir les crêtes 7 contigus des deux éléments concernés. Pour que les zones d'assemblage entre les feuilles 2 et 3 ntaient pas à assurer une étanchéité vis-a-vis des eaux de pluie et analogues, il suffit qu'elles soient disposées à l'abri des eouvre-oints 12 C1 est une telle disposition qui est adoptée selon l'invention. En d'autres termes, les bandes marginales dassemblage 4 et 5 des feuilles 2 et 3 peuvent être localisées en d'autres endroits que ceux illustrés pourvu qu'elles se trouvent à l'abri des couvre-joints 12. En particulier, il est exclu ici de constituer le "fond supérieur" de l'auge par un plateau intérieur dont les bords seraient assemblées sur les faces intérieures des ailes d'un profilé enveloppant en U, au niveau de joints d'étanchéité longeant le vitrage 14, ou en-deç de ce niveau: en effet, si l'assemblage en question n'est pas parfaitement étanche, - comme c'est le cas lorsqu'il est réalisé avec des rubans adhésifs - il ne saurait remplir lui-même le rôle des joints d'étanchéité en question, normalement absents ici, et l'humidité qui en résulterait rapidement dans le matelas 10 détruirait les propriétés calorifuges de ce matelas. Les bandes 4 et 5 peuvent être par exemple prévues horizontalement sur les crêtes 7 elles-mees, ou verticalement à la base ou au sommet des flancs extérieurs verticaux de l'auge. Dans ces conditions, les éléments autorporteurs définis ci-dessus peuvent remplacer eux-mêmes les tuiles ou ardoises des toitures habituelles, assurant à la fois une bonne protection vis- -vis des intempéries et une bonne isolation thermique des locaux qu ils recouvrent. Ces éléments se prêtent tres facilement, apres leur mise en place, à une "solarisation", c'est-à-dire à une transformation en capteurs solaires. Il suffit en effet de disposer dans les auges des tuyauteries 15, 16,montées de façon à être parcourues par de l'eau à chauffer, puis de disposer les vitrages 14 sur les gradins 6 et d'assurer l'étanchéité le long des bords de ces vitrages par tous joints appropriés. Dans le mode de réalisation illustré sur la figure 1, de telles tuyauteries ont été représentées en traits mixtes par des collecteurs longitudinaux 15 raccordés entre eux par des tubes transversaux 16 de plus petit diamètre. En suite de quoi, et quel que soit le mode de réalisation adopte, on dispose finalement d'éléments de couverture ou de cloison dont la constitution résulte suffisamment de ce qui précède, éléments présentant en particulier la caractéristique de pouvoir être utilisés avec avantage aux seules fins de protection et d'isolation et de pouvoir être très facilement transformés en capteurs solaires dans une étape postérieure à leur mise en place. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus particulièrement envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Elément de couverture ou de cloison constitué par une auge relativement large composée de deux feuilles metalliques profilées assemblées l'une le long de l'autre, le volume compris entre les deux feuilles étant rempli d'un matériau rigide thermiquement isolant, caractérisé en ce que l'une des deux feuilles (2) est directement exposée aux intempéries et présente deux gradins latéraux parallèles (6) propres à recevoir respectivement les deux bords parallèles d'un vitrage de fermeture (7) disposé parallèlement au fond de l'auge, à une petite distance de ce fond, et en ce que les plages d'assemblage (4, 5) entre les deux feuilles s'étendent parallèlement auxdits gradins à l'extérieur de l'auge. 2. Elément de couverture ou de cloison selon la revendication 1, caractérisé en ce que les plages d'assemblage (4, 5) entre les deux feuilles s'étendent le long de la face, de l'auge, opposée à sa face soumise aux intempéries. 3. Element de couverture ou de cloison selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'assemblage entre les deux feuilles (2, 3) est assuré à l'aide d'un ruban (9) adhésif sur ses deux faces. 4. Couverture ou cloi-son comprenant une suite d'éléments selon l'une quelconque des précédentes revendications juxtaposés les uns contre les autres sur une même ossature de support avec leur ligne de plus grande pente parallèle à leurs gradins, caractésiséeen ce que les crêtes latérales (7) des éléments juxtaposés sont recouvertes deux à deux par des couvre-joints profilés en V renversé (12)