L'adoucisseur d'eau présenté est du type à cinq cycles qui est basé sur la propriété qu'ont les résines échangeuses d'ions de retenir les calcaires contenus dans les eaux qui les traversent. Mais au bout d'un certain temps les résines sont satures et il faut les régénérer et, pour celàr faire passer à travers ces résines, qui se présentent sous la forme de petites billes ou grenailles non solubles dans 1 eau, de la saumure (solution de chlorure de sodium) puis rincer. Cette opération doit être renouvellée périodiquement. Les cinq cycles annonçés sont Service - détassage - saumurage - rinçage lent - rinçage rapide -. Le détassage cité ci-dessus est rendu nécessaire par le fait que la circulation de l'eau à traiter se faisant toujours dans le morne sens (de haut en bas) finit par trasser les billes de résine ce qui diminue le débit à la sortie et le pouvoir de décalcification les surfaces en contact étant réduites de ce fait. Il y a, en outre, sur ces résines un débit de boues à éliminer. Les figures jointes schématisées et non traçées à l'échelle pour être plus lisibles, donnent un exemple, non exclusif, de réalisation de l'appareil et de son fonctionnement. La figure 1 est une vue en perspective de l'ensemble. La figure 2 le détail, en plan, d'une présentation de la tête qui rassemble toutes les commandes ce qui rend les manoeuvres aisées, rapides et sans risques d'erreurs car une plaquette-notice plaçée au-dessus, indique, avec repères, les robinets à ouvrir ou à fermer pour chaque opération. Les figures 3-4-5 sont desschémas de la circulation respectivement pour les phases : service-détassage-vidange. L'appareil se compose donc d'une bouteille (7) généralement en fibre de verre. Plusieurs tailles peuvent être prévues. Cette bouteille peut être livrée nue ou enfermée dans un meuble dont le style s harmonisera avec celui des autres appareils ménagers ou du mobilier selon l'endroit où l'appareil sera installé. A la partie supérieure de la bouteille, autour du bouchon qui ferme le goulot (II) de celle-ci, sont groupés, dans un ensemble cohérent, les tuyauteries et les commandes diverses permettant l'utilisation de l'appareil, Ces canalisations peuvent être à l'air libre comme sur les figures 1 et-2, ou groupées en un bloc avec canalisations intérieures obtenues soit par usinage soit en cours de fabrication. Cette solution "bloc" plus élégante est naturellement réservée aux séries Luxe, car elle est plus coûteuse. Dans les deux cas, la fixation sur le goulot se fait par simple vissage. L'eau dure arrive à la bouteille par la canalisation (12) et, le robinet (5) fermé, se deverse sur les résines (14) contenues dans la bouteille dont elles remplissent environ les 3/4, par une tuyauterie se terminant par la crépine de distribution (8) située au-dessus des résines. L'eau adoucie par son passage à travers les granulés de résine pénètre dans la crépine inférieure (9) qui arrète les résines pouvant être entrainées, remonte dans le tube plongeur (10) et, le robinet (2) étant ouvert et le (4) fermé, elle ressort de l'appareil par la canalisation (13) le robinet (3) étant fermé. C'est la période "service" schématisée sur la figure 3. Lorsque les résines sont saturées, ce qui, pour une installation moyenne se produit, selon la consommation, tous les quinze jours environ, il devient nécessaire de les régénérer, ce qui se fait en deux temps : le détassage puis le saumurage. Pour le détassage, figure 4, on fait circuler l'eau dans la bouteille en sens inverse de celui de la phase "service" c'est à dire de bas en haut. Pour cela on ferme les robinets (1) et (4), par contre les robinets (2) - (3) et (5) sont ouverts. La vidange (6) étant commandée par les robinets (4) et (5) est toujours ouverte. L'eau arrivant toujours par (12), puisque (1) est fermé, passe à travers (3) puis, par (2) descend dans le tube (10), en sort par la crépine (9), remonte à travers les couches de résine dont elle soulève les billes en entrainant les boues déposées sur ces billes, elle pénètre dans la crépine supérieure (8) qui retient les billes qui auraient pu être entrainées par le courant d'eau. Arrêtée par le robinet (1) qui est fermé, elle passe par le robinet (5) qui est ouvert et sort par la vidange (6) qui communique avec l'égout. I1 est à noter que l'eau dure, après son passage par le robinet (3) pourrait sortir partiellement par la canalisation (13), mais elle ne pourra le faire que si l'utilisateur à besoin d'eau et ouvre un robinet en aval de l'appareil, sinon ce sont les robinets de la canalisation d'utilisation qui arrètèront le débit. Ainsi l'eau n1 est jamais coupée pour l'utilisateur qui pendant les opérations de régénération continuera à pouvoir avoir de l'eau mais pendant cette période il recevra de l'eau dure. Avant d'introduire le sel régénérateur, il faut vidanger complètement l'appareil et pour celà (figure 5) on va opérer par un simple siphonnage. Les robinets (1)-(2) et (5) sont fermés. L'extrémité inférieure de la vidange (6) étant assez basse, le siphonnage se fera sans difficultés par remontée dans le tube (10) avec sortie par le robinet (4) et la vidange (6). Cette opération terminée, il faut verser le chlorure de sodium que l'on introduit par le goulot (II) de la bouteille. Ceci fait on ouvre (1) et on laisse couler l'eau, qui dissoud le sel ; pendant 30 à 45 min. (2) et (5) étant fermés, mais (4) ouvert. La figure 2 montre comment on peut avoir un rinçage lent ou un rinçage rapide à volonté en regardant la coupe du robinet (4) on voit que l'ouverture peut être totale si le robinet est suffisament ouvert car les deux parties de l'obturateur à savoir (16) dans le corps du robinet et (17) qui peut pénétrer dans la canalisation, sont alors toutes deux dans le corps du robinet, mais si le robinet n'est qu'à moitié ouvert, (16) dégage bien mais (17) qui est resté dans la canalisation obture partiellement celle-ci et le débit est réduit. En variante il est possible de modifier le degré de calcification de l'eau dans la canalisation d'utilisation (13). I1 suffit pour celà de piquer un tube schuntant le robinet (3) entre l'arrivée (12) et le départ (13) en amont du robinet (1) et en aval du robinet (2). Un pointeau (15) permet de régler le débit de cette dérivation. Mais il est rappelé que cette dérivation n'est pas obligatoire, Le procédé est applicable aussi bien aux usages domestiques qu'aux installations industrielles. REVEND I CATI ON S 10 - Adoucisseur d'eau à base de résines échangeuses d'ions et régénérables au chlorure de sodium, du type à cinq phases, caractérisé par le groupage des commandes à la tête de l'appareil, -avec commande manuelle et tuyauteries visibles ou incorporées dans un bloc. I1 n'y a qu'une ouverture dans la bouteille. 2" - Appareil selon la revendication n l caractérisé par la présence d'un robinet spécial permettant la vidange, un rinçage lent ou un rinçage rapide, le tout préréglé. 30 - Appareil selon la revendication n0l caractérisé par la vidange effectuée par simple siphonnage, 40 - Appareil selon la revendication n"l caractérisé par la possibilité de doser par simple dérivation la teneur en calcaire de l'eau livrée à la consommation. 50 - Appareil selon la revendication n0l caractérisé par le fait que le lavage et le détassage se font par passage de l'eau à contre-courant avec Sempèchement d'entrainement de grains de résine. 69 - Appareil selon la revendication n0l caractérisé par la mise en place au centre de l'appareillage d'une notice de fonctionnement avec repérage des robinets à ouvrir ou à fermer. 7" - Appareil selon la revendication n"l caractérisé par le fait que pendant les opérations de nettoyage ou de régénération, l'alimentation en eau, dure il est vrai, n'est pas coupée pour l'utilisateur.