Il est connu que les procédés actuellement utilisés pour effectuer la respiration artificielle, en premier secours, sur les personnes qui sont victimes d'un accident, présentent de nombreux inconvénients qui limitent leurs applications et leur efficacité, Par exemple, on peut citer la populaire et communément utilisée respiration "bouche à bouche". Cependant, dans un tel processus, il est insufflé dans les poumons du patient de l'air qui est souvent renfermé des bactéries qui peuvent être très dangereuses. Cet air est toujours d'une basse teneur en oxygène et contient un excès de gaz carbonique qui a été produit dans les poumons de la personne qui pratique la réanimation du patient par le bouche à bouche. D'autres procédés, tels quele procédé Silvester et autres, ne sont plus utilisés, car ils sont dangereux et, de plus, il se trouve peu de personnes qui soient capables de les pratiquer. L'invention a pour but d'éliminer les inconvénients qui résultent des méthodes connues et de permettre à toute personne, mdme si cette personne est porteuse d'une maladie contagieuse, de pratiquer la respiration artificielle avec une extrême facilité et la plus grande efficacité, De plus, avec quelques modifications, un équipement peut être obtenu qui peut autre utilisé aussi et convenir aux hopitaux et aux communautés, à la fois dans les cas d'urgence et pour l'usage thérapeutique. L'invention concerne, à cet effet, un appareil pour pratiquer la respiration artificielle, caractérisé en ce que, au moyen de soupapes appropriées, la pièce de bouche de cet appareil est placée en communication avec une source d 'air à faire respirer au patent, cet air étant légèrement sous pression, pendant la phase de décompression, la pièce de bouche est placée en communication avec une zone de pression plus faible que celle existant dans les poumons du patient, afin d'en permettre l'éva- cuation de l'air. L'invention sera mieux comprise en regard de la description ci après et des dessins annexés représentant des exemples de réalisation de l'invention, dessins dans lesquels - les figures 1 et 3 représentent un mode de réalisa tion selon l'invention, simplifié, particulièrement apte à être utilisé en liaison avec des unités portatives qui peuvent âtre rapidement utilisées sur le lieu d'un accident - la figure 2 représente une vue plus complète du mode de réalisation des figures 1 et 3 la figure 4 représente un mode de réalisation de l'appareil selon l'invention qui est particulièrement apte à être utilisé en liaison avec le travail d'hôpital et de communauté. L'appareil des figures l et 3 comprend, fondamentalement, une pompe pneumatique avec chambre de compression i, formée par exemple, par un tube en forme de soufflets flexibles 2, fermé à ses extrémités par des brides 3 et 4 ; sur la bride 3 est située la pièce de bouche 5 qui doit être appliquée à la bouche du patient et qui doit être maintenue en place avec des bandes qui sont attachées derrière le cou, tandis que, sur la bride 4, se trouve montée une barre.6 par l'intermédiaire de laquelle l'appareil peut 8tre manoeuvré à la main, La barre est libre de se mouvoir dans la direction axiale, par rapport à la bride 4, de quelques millimètres causant alternativement la fermeture et l'ouverture de deux cuvertures 8 et 9 qui forment une partie d'une soupape de commutation particulière 6, dont la fonction de base sera décrite à la suite ; le corps de cette soupape est reliée à la pièce de bouche 5 au moyen d'un tube souple enroulé en forme d'hélice En figure i, le tube 2 est comprimé au maximum et, en conséquence, B chambre 1 est à son volume minimal et peut être expansée en agissant sur la poignée avec une force de traction dirigée dans le sens de la flèche 11.De cette manière, le déplacement de la barre 6 est d'abord produit vers l'extérieur et l'ouverture 8 qui place le tube 10 en communication avec l'atmosphère se trouve ouverte ; de ce fait, l'air contenu dans les poumons peut être expulsé en suivant le circuit indiqué par les flèches 13o En même temps, l'ouverture 9 demeure fermée et ceci crée dans la chambre 1 une dépression, qui entrain l'entrée de l'air atmosphérique par une soupape automatique 14 représentée en figure l comme une simple patte souple qui s'ouvre vers l'intérieur de la chambre le A la fin de cette première phase "dépression", lorsque l'expansion de cette chambre 1 est complète, la direction de la force exercée sur la poignée est inversée (voir figure 3) produisant une poussée sur cette poignée dans la direction de la flèche 12, ouvrant, dans la première phase du déplacement, correspondant ouvrant l'ouverture 9 et fermant l'ouverture 8 en conséquence, la chambre 1 se trouve comprimée et l'air est poussé dans les poumons en suivant le circuit indiqué par les flèches 1-5, tandis que la soupape 14 se ferme automatiquement. Ayant terminé, dans ces conditions, la seconde phase "compression" et ayant atteint de nouveau la situation de la figure i, on répète la phase "dépression" déjà décrite. Comme il apparait de ce qui est décrit ci-dessus, l'introduction forcée d'air dans les poumons prend place à la pression qui est nécessaire pour pomper pratiquement tout l'air qui est contenu dans la chambre 1, tandis que l'expulsion suivante pour 11 expiration doit prendre place spontanément puisque, pendant cette phase, les poumons sont simplement placés en contact direct avec l'atmosphère, comme cela se produit aussi pendant la réanimation par bouche à bouche.Si désiré, cependant, on peut effectuer l'extraction forcée de l'air en utilisant le mode de réalisation selon l'invention sous une forme plus complète, représentée à la figure 2, dans laquelle il est prévu l'addition d'un second tube en soufflets 15, qui9 concurremment avec le tube 1 forme une autre chambre 17 reliée avec la-bouche en traversant l'ouverture 8 et en suivant le circuit indiqué par les flèches 13. Dans ces conditions, quand on tire sur la poignée, ceci entrain aussi l'expansion de la chambre 17 dans laquelle se produit une dépression qui aspire l'air des poumons comme désiré, Dans la phase "compression" suivante, cet air est expulsé de la chambre 17 par une soupape automatique 18. En ce qui concerne les autresparticularités, le fone- tionnement est le même que celui décrit à propos de la solution simplifiée des figures 1 et 3. Les deux types d'appareils décrits sont construits presque totalement en matière plastique et sont donc très aisés à fabriquer. Ils occupent un minimum de place, coûtent très peu et ne nécessitent pas d'entretien. Ils peuvent être emportés très facilement et peuvent être compris dans l'équipement standard des ambulances, automobiles, installations électriques, stations balnéaires, petits bateaux et, généralement, à tous autres endroits où il est obligatoire, de par la loi, dtapposer une affiche avec les instructions sur la façon d'effectuer la respiration artificielle. Comme il a déjà été indiqué, l'appareil selon ltinven- tion peut être judicieusement modifié pour donner d'autres types d'appareils qui sont plus aptes à autre utilisés de manières variées dans les h8pitaux et communautés. En fait, dans de tels cas, il est judicieux9 par exemple, de substituer dans les modes de réalisation des figures i, 2 et 3 la poignée manoeuvrée à la main par un petit moteur électrique avec réducteur cinématique convenable pour faire mouvoir la barre 6 d'un mouvement alternatif De cette manière, il est possible de maintenir l'appareil en fonctionnement même sans l'assitance continuelle d'un opérateur et pour une durée pratiquement illimitée. Une autre variante peut être réalisée, par exemple, en éliminant la chambre de compression 1, quand on dispose d'une source autonome d'air comprimé utilisable par l'intermédiaire d'un réducteur de pression convenables air comprimé éventuellement avec de l'oxygène ou des substances médicinales. Dans cette version,#le moteur ou autre dispositif électro-mécanique n'a que la seule fonction d'actionner la soupape de commutation 7. Une solution possible de ce type est illustrée schématiquement à la figure 4 pour un appareil qui puisse être utilisé simultanément pour plusieurs personnes. Dans ce dernier, il est utilisé un petit moteur ?0 qui commande la tige de la soupape 7, judicieusement de plus grandes dimensions, par un réducteur c#inématique 21. De l'air comprimé arrive d 'un réservoir 24 par un réducteur de pression 23 et g8t envoyé (pendant la phase dite de "compression") aux diverses pièces de bouche 26 au moyen du tube principal 25 et d'autres tubes, secondaires0 Le même moteur 20 actionne aussi une pompe pneumatique 22, qui peut autre de tout type connu, tel que par exemple un ventilateur, qui sert à évacuer l'air des poumons par la soupape 7 pendant la phase de "dépression". Comme déjà indiqué, les modes de réalisations décrits ont été indiqués comme exemples non-limitatifs, car il est possible de réaliser de nombreuses autres variantes pour satisfaire aux besoins auxquels le dispositif doit s'appliquer. Une de ces variantes pourrait, par exemple consister en une commande de la commutation de# la soupape 7, non pas avec une barre ou tige 6, mais par l'intermédiaire d'un autre système automatique faisant en sorte de maintenir ouverte, par exemple, pendant la position de repos, l'ouverture 8 au moyen d'un ressort, tandis que, pendant la phase de "compression", cette ouverture 8 serait fermée et l'ouverture 9 serait ouverte par l'effet de la pression générée dans la chambre 1 e Cette solution élimine la grande simplicité du système obtenue par l'emploi de la barre 6, mais permet de tenir la soupape 7 sur la bride 3 et de réaliser une liaison pneumatique rigide entre cette soupape et la pièce de bouche 5, et en conséquence, d'éliminer le tube flexible 10. En particulier, dans le cas de la figure 2, la double soupape dé commutation 7 pourrait aussi se voir substituer deux soupapes automatiques simples, une d'elle mettrait en communication la pièce de bouche 5 avec la chambre 17, lorsque, dans cette chambre, la dépression atteindrait une valeur préétablie de façon similaire, Avec cette solution, réglant convenablement le positionnement des deux soupapes, dans les cas dans lesquels une telle opération serait considérée comme opportune, il est possible de modifier la pression de l'air insufflé dans les poumons et la dépression de l'air extrait de ces derniers. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentés, à partir desquels on pourra prévoir d'autres modes et d'autres formes de réalisation sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 10) Appareil pour pratiquer la respiration artificielle caractérisé en ce que, au moyen de soupapes appropriées, la pièce de bouche de cet appareil est placée en communication avec une source d'air à faire respirer au patient, cet air étant légèrement sous pression, pendant la phase de compression tandis que9 pendant la phase de décompression, la pièce de bouche est placée en communication avec une zone de pression plus faible que celle existant dans les poumons du patient afin d'en permettre l'évacuation de l'aire 20) Appareil selon la revendication 19 caractérisé en ce que cet appareil est manoeuvré à la main. 30) Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que cet appareil est manoeuvré par un moteur. 40) Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 39 caractérisé en ce que cet appareil comprend une chambre de compression pneumatique. 50) Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 49 caractérisé en ce que cet appareil comprend une seconde chambre pour l'évacuation de l'air des poumons.