La présente invention concerne une composition de pâte dentifrice pour améliorer l'hygiène buccale, par exemple pour réduire la formation de caries et la solubilité de l'émail et pour favoriser la reminéralisation de l'émail dentaire qui a été déminéralisoé. Les pâtes dentifrices contenant du monofluorophosphate de sodium et du phosphate dicalcique réduisent efficacement la formation de caries dentaireso Il est également souhaita- ble que les pâtes dentifrices favorisent la reminéralisation de l'émail dentaire. A cet effet, conformément à l'invention, la pâte dentifrice contenant du monochlorophosphate de sodium est modifiée par incorporation d'un constituant fluoré sup- plémentaire unique, le fluorure de sodium, dans une quantité et dans une proportion par rapport au monofluorophosphate de sodium qui sont indiquées ci-dessouso Il était tout à fait inattendu qu'une telle pâte dentifrice apporte des améliora= tions en ce qui concerne l'amélioration de l'hygiène buccale, car le fluorure de sodium est incompatible avec le phosphate dicalcique (dihydrate, anhydre ou leurs mélanges). Mais il réduit en fait la formation de caries en réalisant un taux de "fixation"' élevé du fluorure dans l'email dentaire, en rédui- sent la solubilite de le'émail et en favorisant la reminérali- sationo En outre, la technique antérieure relative aux pâtes dentifrices contenant un mélange de monofluorophosphate de sodium et de fluorure de sodium ne conduit pas le spécialisa te a la presentce invention. Le brevet britannique N 1 514 942 délivré à Foward et alo (Beecham Group) décrit une composition pour l'hygiène buccale contenant un sel dvammonium, qui peut renfermer un mélange de monofluorophosphate de sodium et de fluorure de sodium, et dans laquelle l'agent de polissage peut être du phosphate dicalcique hydraté ou anhydreo Le brevet britanni= que N 1 435 624 délivré à Foward (Beecham Group) décrit une comiiposition pour l'hygiène buccale renfermant également un 2471782- mélange de monofluorophosphate de sodium et de fluorure de sodium et dans laquelle l'abrasif dentaire (agent de polis- sage) est du carbonate de calcium seul ou en mélange avec un autre abrasif dentaire, tel qu'un phosphate dicalcique hy- draté ou anhydre. Dans chacun des deux brevets ci-dessus, le mélange de matières fluorées est présent dans une proportion telle que à 80 % en poids du fluorure qui y est contenu sont appor- tés par le fluorure de sodium. De fait, dans le brevet bri- tannique N 1 435 624 précité, il est indiqué que l'on doit éviter de faibles proportions de fluorure de sodium, car l'i- nactivation par le carbonate de calcium se produirait jusqu'à un taux de seuil. Au contraire, dans la présente invention, le fluorure de sodium est présent sous forme d'ingrédient sé- paré du monofluorophosphate de sodium dans une proportion correspondant à environ 30 à 35 % en-poids seulement de la teneur en fluor de la pâte dentifrice. Le brevet des E.U.A. N 4 098 878 délivré à Baines et al. (ColgatePalmolive) décrit dans ses exemples 6 et 7 des dentifrices contenant du monofluorophosphate de sodium et du fluorure de sodium avec comme abrasif du phosphate dicalcique dihydraté encapsulé dans de l'acide stéarique. Dans la présen- te invention, on a trouvé que le phosphate dicalcique pouvait améliorer l'hygiène dentaire même lorsqu'il est intimement mélangé dans le véhicule de la pâte dentifrice, avec les deux composés fluorés, et ceci malgré l'incompatibilité du fluo- rure de sodium et du phosphate dicalcique. Le brevet britannique N 1 544 537 délivré à Baines et al. (ColgatePalmolive) décrit des dentifrices contenant du monofluorophosphate de sodium et du fluorure de sodium avec comme matière de polissage du trihydrate d'alumine dont la surface a été modifiée. Un des agents modificateurs peut être le phosphate dicalcique. Cependant, en tant qu'agent mo- dificateur de surface, ce produit ne peut représenter qu'une faible proportion du dentifrice de ce brevet, et non la pro- 247 1782 portion de 20 à 75 % en poids qui caractérise l'invention. Le brevet des E.U.A. N 4 152 419 délivré à Pensak (Colgate-Palmolive) décrit une composition dentifrice conte- nant un mélange de monofluorophosphate de sodium et de fluo- rure de sodium et un monophosphate de sodium insoluble com- me agent de polissage. Une faible quantité de phosphate dical- cique (jusqu'à 12,7 environ en poids de la matière de polis- sage totale) peut également être présente. Les résultats de rétention du fluorure mentionnés dans ce brevet sont syner- giques, au-delà de ce que l'on attendrait d'une compatibilité du phosphate dicalcique avec le monofluorophosphate de sodium et le fluorure de sodium pris séparément. Ceci est très dif- férent de la présente invention, car on ne pouvait pas s'at- tendre à une amélioration de l'hygiène buccale avec le fluo- rure de sodium en tant que seul fluorure présent, en raison de son incompatibilité avec le phosphate dicalcique. Le brevet des E.U.A. N - 3 959 408 délivré à Agricola et al. (Procter et Gamble) décrit des compositions contenant divers agents antitartre phosphorés et du monophosphate de - sodium qui sont compatibles avec des charges silicatées cos- métiques, telles qu'on peut en utiliser pour les dents de de- vant. Le phosphate dicalcique est un des nombreux abrasifs possibles mentionnés. Il est indiqué qu'une matière supplé- mentaire apportant des ions fluorure dans l'eau, telle que le fluorure de sodium, peut être présente, mais que du fluo- rure provenant du fluorure de sodium est présent dans une pro- portion inférieure à environ 300 ppm d'ions fluorure libres pour éviter que la composition comprenant l'agent antitattre phosphoré n'attaque les charges silicatées. Dans la présente invention, la quantité de fluorure apportée par le fluorure de sodium est d'environ 300 à 580 ppm. Le brevet Suédois N 376 169 (Astra Chemical Products) décrit un dentifrice contenant du monofluorophosphate de cal- cium et du phosphate dicalcique. Il peut y avoir 0,1 % de fluor 247 1782 provenant du monofluorophosphate de calcium (1 000 ppm), et jusqu'à la moitié du fluor (500 ppm) peut être remplacée par du fluorure de sodium et/ou du monofluorophosphatede sodium. Ainsi, le système total à trois composés fluorés n'apporte pas plus de 500 ppm de fluor provenant du fluorure de sodium et du monofluorophosphate de sodium. Ceci est très différent de la pâte dentifrice de la présente invention, dans laquel- le un système fluoré binaire de monofluorophosphate de sodium et de fluorure de sodium fournit environ 1 000 à 1 670 ppm de fluor. On trouvera d'autres indications de la technique anté- rieure concernant des compositions buccales contenant du mono- fluorophosphate de sodium et du fluorure de sodium, mais qui diffèrent notablement de la présente invention, dans le Jour- nal of the Society of Cosmetic Chemistry, Volume 25, pages 3 - 11 (1974), "The Stability of the Monofluorophosphate and Fluoride Ions in Dentifrice Containing Calcium Carbonate" par Norén et al.(le phosphate dicalcique n'est pas mentionné); dans l'extrait de l'Information Dentaire N0 25 (18 juin 1970); "Contribution à l'Etude de l'Efficacité de Dentifrices Fluo- rés" par Held et al. (carbonate de calcium et silice comme agents de polissage); dans le New Zealand Dental Journal, Vo- lume 70, pages 95-108 (Avril, 1974); "A Laboratory Evaluation of New Zealand Fluoride Toothpastes" par Pearce (teneur en fluorure ionisé inhérente aux pâtes dentifrices à base de mo- nofluorophosphate de sodium, pas de fluorure séparément ajouté), et dans le brevet des E.U.A. N 3 927 202 délivré à Harvey et al. (ColgatePalmolive), dans le brevet de la RFA N 19 65 046 délivré à Rau (BlendaxWerke), et dans le brevet français N 2 135 257 (Blendax-Werke) qui mentionnent chacun incidemment des mélanges de composés fluorés, sans que le phosphate dical- cique soit cité. Conformément à certains de ses aspects, l'invention concerne une composition de pâte dentifrice comprenant un vé- hicule dentaire, un système binaire apportant du fluor, qui 2497 78 fournit environ 1 00C0 1 670 ppm de fluor provenant de monod fluorophosphate de sodium et de fluorure de sodium, ce fluor rure de sodium fournissant environ 30 à 35 % en poids du fluor, à raison d'environ 300 à 580 ppm et, intimement dis= persé dans ce véhicule2 et en contact direct avec ces consti- tuants du système binaire apportant du fluor, environ 20 à % en poids d'une matière de polissage insoluble dans l'eau, acceptable du point de vue dentaire, essentiellement consti- tuée de phosphate dicalciqueo Un des avantages de l'invention est de fournir une pan te dentifrice réduisant efficacement la formation de caries et la solubilité de l'émail dentaire dans les acides. Un autre avantage est que la reminéralisation de 1é-= mail dentaire est favorisée et que leon obtient un degré éle= vé de tfixation" du fluorure dans l'émail dentaireo D'autres avantages apparaîtront à la lecture de la description de loin- vention. Le monofluorophosphate de sodium est utilisé dans une quantité fournissant environ 700 a 1 090 ppm de fluor à la pâte dentifr. ze2 dans laquelle la quantité totale de fluor est deenviron 1 000 à 1 670 ppm, environ 30 à 35 % en poids du fluor total étant apportés par le fluorure de sodium (en- viron 300 à 580 ppm). Ceci correspond à environ 095 à 122 % en poids de monofluorophosphate de sodium et à environ 0306 a 0,11 % en poids de fluorure de sodium. La pâte dentifrice contient de preéeérence environ 1 C000 a 1 500 ppm, et mieux encore environ 950 à 1 00C0 ppm de fluor fournies par le mono- fluorophosphate de sodium, et environ 450 à 500 ppm fournies par le fluorure de sodium Le monofluorophosphate de sodium2 Na2PO3F, du commerce peut avoir une puretée très variable. Il peut etre utilisé dans n'iorte quel état de pureté approprié pourvu que les 9puretes n2 aLfectent pas notablement les propriétés désirées. I.n ç,tnéral! on préfère que la pureté soit d'au moins 80 %O Pour que igon obtienne les meilleurs résultats, elle doit etre d'au moins 85 % et de préférence d'au moins 90 % en poids de monofluorophosphate de sodium,- le reste étant principalement constitué des impuretés ou des sous-produits de la fabrica- tion, tels que le fluorure de sodium et le phosphate de so- dium hydrosoluble. En d'autres termes, le monofluorophosphate de sodium utilisé doit avoir une teneur totale en fluorure su- périeure à 12 %, de préférence supérieure à 12,7 %, une te- neur en fluorure de sodium libre ne dépassant pas 1,5 % et de préférence ne dépassant pas 1,2 %; et une teneur en mono- fluorophosphate de sodium d'au moins 12 %, de préférence d'au moins 12,1 %, toutes ces proportions étant calculées en fluor. Comme il a été indiqué ci-dessus, le fluorure de so- dium est présent sous la forme d'un constituant fluoré dis- tinct du monofluorophosphate de sodium. Environ 300 à 580 ppm de fluor sont fournies à la pâte dentifrice par le fluorure de sodium. La pâte dentifrice contient environ 20 à 75 % en poids, de préférence environ 40 à 55 % en poids d'une matière de polissage insoluble dans l'eau acceptable du point de vue den- taire, essentiellement constituée de phosphate dicalcique. Le phosphate dicalcique peut être utilisé sous ses formes dihydratée ou anhydre, ou sous la forme d'un mélange de cel- les-ci en proportions quelconques. Il constitue de préférence le seul agent de polissage, mais il peut y avoir si on le dé- sire de faibles quantités (par ex. jusqu'à 5 55 en poids envi- ron de la pâte dentifrice et jusqu'à 12 % en poids environ de la matière de polissage totale) d'autres agents de polissa- ge insolubles dans l'eau acceptables du point de vue dentaire, n'interférant pas notablement avec la capacité de la composi- tion de l'invention de favoriser l'hygiène buccale. Des agents de polissage typiques sont l'alumine, la silice, l'alumino- silicate de sodium etc... Une faible quantité d'alumine hydra- tée (par ex. environ 1 %) inhibe ou même supprime la tendance de certaines pâtes dentifrices à se séparer ou "couler" dans leurs tubes. 247 1782 Le système binaire de fluorures (monofluorophosphate de sodium et fluorure de sodium) et la matière de polissage sont dispersés intimement dans le véhicule dentaire o ils se trouvent en contact direct. Dans la formule de pâte dentifrice, les liquides et les solides doivent être en proportions telles qu'ils forment une masse crémeuse extrudable ayant la consistance voulue. En général, les liquides de la pâte dentifrice comprendront prin- cipalement de l'eau, du glycérol, du sorbitol, du propylène glycol etc... ou leurs mélanges appropriés. Il est habituel- lement avantageux d'utiliser un mélange d'eau et d'un humec- tant ou liant tel que le glycérol ou le sorbitol. La teneur totale en liquide sera généralement d'environ 20 à 75 % en poids de la formule. On préfère utiliser également dans les pâtes dentifrices un agent gélifiant tel qu'une gomme ou ma- tière analogue à une gomme, naturelle ou synthétique, par exemple la mousse d'Irlande, la gomme adragante, la carboxymé- thylcellulose sodique, la polyvinylpyrrolidone et l'amidon. Comme autres agents gélifiants, on citera des polymères cars boxyvinyliques colloïdaux hydrophiles solubles dans l'eau tels que ceux vendus sous les marques Carbopol 934 et 940, et des argiles silîcatées minérales de synthèse telles que celles vendues sous la marque Laponite. La teneur en agent gélifiant peut aller en général jusqu'à 10 %-environ; elle est de pré- férence d'environ 0,5 à 5 % en poids environ de la pâte denti- frice. On peut incorporer aux compositions dentifrices n'im- porte quelle matière tensio-active ou détergente appropriée. Ces matières compatibles sont souhaitables pour apporter des propriétés détergentes, moussantes et antibactériennes sup- plémentaires, selon le type particulier de matière tensio-ac- tive, et sont choisies en conséquence. Ces détergents sont habituellement des composés hydrosolubles, et ils peuvent être anioniques, non-ioniques ou cationiques. On préfère habituel- lement utiliser des détergents organiques hydrosolubles autres que les savons, ou synthétiques. On connaît des matières dé- tergentes appropriées, telles que les sels hydrosolubles de monosulfates de monoglycérides d'acides gras supérieurs (par ex. le sel de sodium du monosulfate de monoglycéride des aci- des gras du Coprah), des sulfates d'alkyle supérieurs (par ex. le laurylsulfate de sodium), des sulfonates d'alkyl aryle (par ex. le dodécyl benzène sulfonate de sodium, des esters d'acides gras supérieurs du sulfonate de 1,2 - dihydroxypro- pane) etc. Comme autres agents tensio-actiús, on citera les acyla- mides aliphatiques supérieurs pratiquement saturés d'acides amino carboxyliques aliphatiques inférieurs, tels que ceux ayant 12 à 16 atomes de carbone dans le radical acyle. La partie aminoacide dérive généralement des acides monoamino- carboxyliques saturés aliphatiques inférieurs ayant environ 2 à 6 atomes de carbone, habituellement des acides monocarbo- xyliques. Des composés appropriés sont les amides gras de la glycine, de la sarcosine,-de l'alanine, de l'acide 3-aminopro- pionique et de la valine ayant environ 12 à 16 atomes de car- bone dans le groupe acyle. On préfère cependant utiliser les N-lauroyl, myristoyl et palmitoyl sarcosides, qui donnent les effets optimaux. Les composés amides peuvent être utilisés sous la forme de l'acide libre et de préférence sous la forme de leurs sels solubles dans l'eau, tels que les sels de métaux alcalins, d'ammonium, d'amines et dtalkylolamines. Comme exemples de ceux-ci, on citera les N-lauroyl, myristoyl et palmitoyl sar- cosides de sodium et de potassium, les N-lauroyi sarcosides d'ammonium et d'éthanolamine, la N-lauroyl sarcosine, et les N-lauroyl glycine et alamine sodiques. Pour plus de commodité, les expressions "acide amino carboxylique", "sarcoside" etc.. désignent ici les composés ayant un groupe carboxyle libre ou les carboxylates solubles dans l'eau. Ces produits sont utilisés sous forme pure ou pratiquement pure. Ils doivent être exempts autant que possible de savons ou d'acides'gras supérieurs analogues qui tendent a réduire l'activité de ces composés. Dans la pratique courante, la proportion de ces acides gras supérieurs sera inférieure a 15 % en poids de lamide et insuffisante pour l'afúecter notablement dans un sens défavorable, et de préférence inférieure a environ 10 % de cet amideo Diverses autres matières peuvent être incorporées aux pâtes dentifrices de luinventiono Comme exemples de celles-ci, on citera des agents colorants ou blanchissants, des conser- vateurs, des silicones, des composés de la chlorophyle et des matières amnoniées telles que l'urée, le phosphate diamoni- que et leurs mélangeso Ces adjuvants sont incorporés aux com= positions de l'invention en des quantités qui n'affectent pra- tiquement pas leurs propriétés et caractéristiques; ils sont convenablement choisis et utilisés de manière appropriée, sui- vent le type particulier de préparation considéréo Dans certains cas, il peut tre souhaitable deinclure des agents antibactériens aux compositions de l'inventiono Des agents antibactériens typiques, que l'on peut utiliser 2G dans des proportions d'environ 0,01 % a environ 5 o, de pré- O úférence dvenviron 0905 % a environ 1,0 % en poids de la compo- sition de dentifrice, comprennent le IN 14 (chlorobenzyl) - N5 (2,4dichlorobenzyl) biguanide le p=chlorophenyl biguanide D5 le 4chlogobenzyhydryl biguanide la 4-chlorobenzhydrylguanylurée le Ni-3-ol. uroxypropyl-I-p-chlorobenzylbiguanide le 1,6-di-pchlorophénylbiguanidehexcane le dichlorure de 1- (lauryldiméthylammonium)-8- (p-chlorobenzyl- diméthylanmxionium) octane le 5,6-dichloro-2-guanidinobenzimidazole le Nlp-chlorophényl-N5-laurylbiguanide 1a 5=minol,3-bis (2-éthylhexyl) 5méthylhexahydropyrimidine; =t leurs sels d'addition avec des acides non toxiqueso 247 1782 Des parfums ou agents édulcorants quelconques appro- priés peuvent être utilisés pour donner un parfum ou goût désiré aux compositions de l'invention. Comme exemples de parfums appropriés, on citera les huiles essentielles, comme l'essence de menthe verte, l'essence de menthe poivrée, l'es- sence de wintergreen, l'essence de sassafras, l'essence de clous de girofle, l'essence de sauge, l'essence d'eucalyptus, l'essence d'origan, l'essence de cannelle, l'essence de ci- tron, l'essence d'orange ainsi que le salicylate de méthyle. Comme agents édulcorants appropriés, on citera le sucrose, le lactose, le maltose, le sorbitol, le cyclamate de sodium, la saccharine sodique,les dipeptides du brevet des E.U.A. No 3 939 261 et les sels d'oxathiazine du brevet des E.U.A. N0 3 932 606. Le parfum et l'agent édulcorant peuvent repré- senter ensemble d'environ 0,01 à 5 % ou davantage des composi- tions de l'invention. Les pâtes dentifrices doivent avoir un pH acceptable pour leur utilisation. La gamme de pH de 5 à 9 est particu- lièrement appropriée. Par pH, on entend ici le pH déterminé directement sur la pâte dentifrice. Si on le désire, on peut ajouter des substances telles que l'acide benzo:que ou l'aci- de citrique pour ajuster le pH entre 5,5 et 6,5, par exemple. La pâte dentifrice est généralement emballée dans un tube écrasable, tel qu'un tube d'aluminium ou de plomb non revêtu, ou dans un récipient sous pression. L'exemple non limitatif suivant est donné à titre d'il- lustration de l'invention, Les compositions sont préparées de la manière habituelle. Sauf indications contraires, les quantités des divers ingrédients sont en poids. EXEMPLE on prépare les pâtes dentifrices suivantes par la tech- nique classique de formulation des pâtes dentifrices, et on les évalue en ce qui concerne leurs effets favorables sur l'hygiène dentaire: 247 17.82 Glycérol Carboxyméthyl- cellulose sodique Saccharine sodique Pyrophosphate tétrasodique Acide benzoique Eau Monofluorophosphate de sodium Fluorure de sodium Phosphate dicalcique dihydraté Alumine hydratée (Alcoa 333) [aurylsulfate de sodium Parfum il A(%) 22,00 1,10 0,20 0, 20 22,20 B(%) 22,00 0,90 0,20 0,50 ,24 - 0,76 - 0,10 - 48,00 52,OO 1,50 0,80 C(%.) 22,00 1,10 0,20 0,30 21,24 0, 76 0,10 D(%') 22,00 1, 10 0,20 0,20 21,38 0,82 E(%) 22, 00 0, 90 0, 20 0,50 ,28 0 82 - - 48,00 52,00 52,00 1,50 0.80 1,50 0, 80 1,50 0,80 1,50 0,80 L?évaluation des pâtes dentifrices A (placebo sans fluorure avec de l!alumine hydratée); B (système binaire fournissant du fluor avec du phosphate dicalcique conforme à l'invention); C (système binaire fournissant du fluor avec de l'alumine hydratée); et D (monofluorophosphate de sodium avec de l'alumine hydratée) en ce qui concerne la rétention du fluor soluble et de l'ion fluorure soluble à la température ambiante donne les Pâte denti- f rice A B C D Valeur initiale O résultats suivants: TABLEAU 1 Fluor soluble en ppm 1 3 6 mois mois mois o o o 1 2 an aIns 0 O 640 420 900 800 630 450 247 1782 A 0 B 220 C 250 D 50 ion florure o Les pâtes dentifrices B, C, D et E (monofluorophos- * phate de sodium et phosphate dicalcique sont soumises à un essai de réduction de la solubilité de l'émail pour détermi- ner la solubilité de l'émail au'contact d'un acide tamponné et de chacune des pâtes dentifrices. Les résultats sont les suivants: Pâtes dentifrices B C D E TABLEAU II Pourcentage de réduction de la solubilité de l'émail 12,7 23,4 3,7 1,4 La comparaison des pâtes dentifrices B, C et D, avec un témoin d'eau distillée pour déterminer in vitro la remi- néralisation de l'émail dentaire donne les résultats suivants: TABLEAU III Composition Pourcentage moyen de reminéra- ___________ lisation Eau distillée Pâte dentifrice B C D -3,3 +12,7 -16,4 -23,7 La fixation d'ion fluorure par l'émail dentaire avec les pâtes dentifrices A, B, C et D a été déterminée sur 10 couches fines d'émail dentaire d'incisives de boeuf (la pro- fondeur de chaque couche en millimicrons est indiquée entre parenthèses au-dessous des valeurs de fixation de fluorure): soluble o - en ppm o o o TABLEAU IV Fi:czion de fluorure en.pm= Numâro de la couche 9 10 66 52 36 27 23 19 19 17 15 15 (6a6) (2193) (3S1) (5596) (72,s8) (89,3) (1049) (118,5) (13296) (14697) 512 1086 1410 980 453 238 126 72 47 35 (5,5) (1798) (3197) (4693) (6292) (7895) (9590) (11194) (12892) (145O) 434 1007 941 522 252 122 65 42 33 28 (6,4) (2095) (36,4) (53,1) (70,2) (87,5) (104,4) (1212) (13799) (15493) 668 1173 960 545 244 120 62 40 31 24 (6,7) (2190) (3791) (5395) (69,8) (8698) (1049O) (121,2) (138,3) (155,3) W w9 tes D*nt-i. frices A C D 247 1782 On note que la fixation de fluorure observée avec la pâte dentifrice placebo A serait due au fluorure présent indépendamment dans l'émail dentaire. Les taux de fluor et d'ions fluorure solubles (tableau S I) sont déterminés par des techniques de laboratoire de rou- tine. Les évaluations de solubilité de l'émail (tableau II) sont faites sur de l'émail pulvérisé provenant de dents hu- maines extraites, l'émail étant séparé de la dentine. Des solutions de pâtes dentaires sont mises en contact avec l'é- mail pulvérisé puis, après séchage, l'émail est attaqué par une solution d'acide tamponnée. Le pourcentage de réduction de la solubilité de l'émail est déterminé en comparant la quantité d'émail mise en contact avec les pâtes dentifrices d'essai avec un témoin qui est dissous. Les évaluations de reminéralisation (tableau III) sont effectuées sur des prémolaires humaines intactes qui sont d'abord déminéralisées sur une partie de la dent avec un gel acide tamponné. Pour déterminer la quantité de minéral élimi- née d'un échantillon de dent, on traite ensuite une partie de la surface déminéralisée des dents restantes avec une so- lution témoin ou des bouillies des pâtes dentifrices d'essai. Les évolutions de fixation du fluorure (tableau IV) sont effectuées sur des blocs d'incisives de boeuf nettoyées qui sont plongées dans une solution acide tamponnée contenant de l'hydroxyapatite et agitées pendant 1 heure à 370C avec des bouillies despâtes dentifrices. Les pâtes dentifrices sont ensuite retirées des blocs à points blancs déminéralisés et placées dans une solution métastable de salive reconsti- tuée pour éliminer le fluorure n'ayant pas réagi. Dix couches fines d'émail sont prélevées sur les blocs d'émail de boeuf et les profondeurs ainsi que la teneur en fluor sont détermi- nées pour chaque taux. Les résultats figurant dans les tableaux II-V montrent que tandis que les pâtes dentifrices B, C et D conservent ef- ficacement des taux souhaitables de fluQr soluble et d'ion fluorure soluble, après vieillissement (tableau I), seules les pâtes dentifrices B et C réduisent la solubilité de l'émail dentaire par comparaison avec les, pâtes dentifrices D et E (Tableau II) et seule la pâte dentifrice B favorise la remi- néralisation par comparaison avec les pâtes dentifrices C et D (Tableau III) et la-pâte dentifrice B favorise en général plus efficacement la fixation de fluorure par l'émail dentai- re que les pâtes dentifrices C et D, en particulier dans les couches (3-10) les plus profondes (Tableau IV). R E V E N D I C A T I 0 N S 1 - Composition de pâte dentifrice comprenant un vé- hicule dentaire, un système binaire fournissant du fluor qui apporte environ 1 000 à 1 670 ppm de fluor à partir de mono- fluorophosphate de sodium et de fluorure de sodium, ce fluo- rure de sodium fournissant environ 30 à 35 % en poids du fluor, a raison de 300 à 580 ppm, et dispersé intimement dans ce vé- hicule, et en contact direct avec ces constituants du système binaire fournissant du fluor, environ 20 à 75 % en poids d'une matière de polissage insoluble dans l'eau acceptable du point de vue dentaire essentiellement constituée de phosphate dicalcique. 2 - Composition de pâte dentifrice suivant la revendi- cation 1, caractérisée en ce qu'environ 1 000 à 1 500 ppm de fluorure sont apportées à cette pâte dentifrice à partir de ce système binaire fournissant du fluor. 3 - Composition de pâte dentifrice suivant l'une quel- conque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'envi- ron 900 ou 1 000 ppm de fluor sont apportées par du monofluo- rophosphate de sodium et environ 450-500 ppm par du fluorure de sodium. 4 - Composition de pâte dentifrice suivant l'une quel- conque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'elle contient 40 à 55 % de cette matière de polissage. 5 - Composition de pâte dentifrice suivant I'une quel- conque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que le phosphate dicalcique est le seul agent de polissage présent. 6 - Pâte dentifrice suivant l'une quelconque des re- vendications précédentes, caractérisée en oe qu'elle contient environ 0, 76 % en poids de monofluorophosphate de sodium, environ 0,1 % en poids de fluorure de sodium et environ 48 % en poids de phosphate dicalcique dihydraté.