La présente invention concerne un châssis de cellule destiné à être utilisé pour lzeabrication de cellules électrolytiques et d'ensembles de telles cellules. Plus particulièrement, l'invention se rapporte à un châssis de cellule électrolytique polymère organique synthétique moulé, comportant des parties et des conduits venus de moulage pour le support des éléments de la cellule, l'admission et l'évacuation des fluides de la cellule et l'alignement et la solidarisation de plusieurs châssis de cellule de ce type en ensembles. Pour la fabrication de chlore, de soude et d'hydrogène à partir de solutions de chlorure de sodium aqueuses, les cellules électrolytiques utilisées dans le passé étaient, généralement, soit du type à diaphragme, soit du type à mercure. Au cours de ces dernières années, sn raison de l'augmentation du prix de revient du mercure et des problèmes de pollution que pose son utilisation, les cellules à diaphragme ont pris une importance croissante. La plupart de ces cellules étaient dans le passé en béton, mais l'utilisation de garnitures internes en divers matériaux polymeres comprenant, par exemple, le chlorure de polyvinyle et le polypropylène a été suggérée. Âvec l'avènement d'anodes dimensionnellement stables et de membranes à perméabilité sélective efficaces, il est maintenant devenu possible d'augmenter la productivité d'ensembles de cellules à membrane.Grâce à la possibilité d'utiliser des électrodes plates avec une mince membrane séparatrice entre elles, la fabrication d'ensembles de cellules minces est devenue réalisable. En conséquence, la construction de parois de cellule massivés n'est plus nécessaire ni désirable et l'on s'est efforcé de trouver des matériaux de construction permettant de réaliser des cellules électrolytiques satisfaisantes, minces, faciles à fabriquer et capables de supporter les conditions, les réactifs et les produits d'électrolyse.On a cherché à usiner des cellules et des châssis de cellule dans des matériaux polymères organiques synthétiques, mais cette opération s'est souvent avérée coûteuse et le produit fabriqué ne s'est pas montré capable de résister aux conditions électrolytiques, probablement en raison des contraintes développées dans la matière plastique au cours de l'usinage ou en raison d'amorces de faiblesse créées par ces contraintes.L'usinage de polymères chargés expose les surfaces de la charge, ce qui peut être indésirable pour les applications électrolytiques à long terme, en particulier en présence d'électrolyte et de produits de la cellule à des t m2s- ratures relativement élevées, ou lorsque la température varie dans une gamme suffisamment large pour provoquer des dilatations et des contractions qui peuvent créer des faiblesses dans la surface du polymère chargé aux emplacements où la charge est exposée. Le polypropylène a déjà été utilisé comme matériau de construction résistant aux acides et à la soude caustique et a déjà été chargé de divers matériaux résistants à haute tempora- ture tels que le talc, le mica et l'amiante, mais il n'a Jamais été utilisé jusqu'à présent pour la fabrication de châssis zest du type suivant l'invention destinés à être groupés pour forger des ensembles de cellules electrolytiques.De tels produits soei relativement simples à fabriquer, à assembler et â utiliser et ont une longue durée de vie, les châssis étant extrêmement sistants au gaufrage, au gauchissement, à la dilatation, à lacontraction, au gonflement et autrea déformations au cours de l'électrolyse de solutions de chlorure de sodium aqueuses. Le châssis de cellule électrolytique suivant l'invention est un châssis polymère organique synthétique destiné à loger une anode et une cathode et a' supporter une membrane, chassies qui, conjointement à un châssis contigu conjugué contre nant une électrode de signe opposé à celui de l'électrode la plus proche contenue dans le châssis considéré, forme une cellule électrolytique comportant une anode, une cathode et une membrane disposée entre celles-ci, ledit châssis comprenant aes orifices d'admission-et des orifices d'évacuation pour les fluides de traitement électrolytique, orifices qui communiquent avec les compartiments à anolyte et a' catholyte, l'agencement étant tel que la cellule formée de deux châssis contigus comporte au moins un orifice d'admission dans le compartiment à anolyte, au moins un orifice d'évacuation à partir du compartiment à anolyte, au moins un orifice d'admission dans le compartiment à catholyte et au moins un orifice d'évacuation à partir du compartiment a' catholyte, chacun de ces orifices d'admission et de ces orifices d'évacuation communiquant avec des "collec teurs" (ou distributeurs) respectifs faisant partie intégrante du châssis de cellule.Dans des modes de réalisation préférés de l'invention, le polymère organique synthétique est du polypropylène contenant une charge telle que de l'amiante, du mica, du silicate de calcium, du talc, ou des mélanges de ceux-ci, le châssis est moulé par injection et il comprend des moyens d'alignement et de fixation externes en partie intégrante pour maintenir assemblés une pluralité de châssis de manière à former un ensemble de cellules et ledit châssis comprend, en outre, des moyens de montage prémoulés pour maintenir diverses parties de la cellule dans des positions désirées.L'invention vise également des procédés d'électrolyse utilisant des cellules électrolytiques auxquelles sont incorporés les châssis suivant l'invention; des procédés de fabrication de ces châssis; et des moyens de montage intermédiaires ou encadrements d'électrodes propres à supporter celles-ci dans des positions désirées dans les châssis suivant l'invention. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen des dessins joints qui en représentent, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation. Sur ces dessins la Fig. 1 est une vue en perspective d'un ensemble de cellules auquel sont incorporés une pluralité de châssis suivant l'invention; la Fig. 2 -est une vue en coupe verticale partiellement interrompue d'une paire de châssis suivant l'invention et de parties d'autres châssis adjacents, deux châssis complets étant combinés pour former une cellule électrolytique; la Fig. 3 est une vue verticale en coupe avec arrachement partiel dans le plan 3-3 de la Fig. 2, et la Fig. 4 est une vue en coupe verticale partielle de la monture intermédiaire du type "encadre2ent" rectangulaire à profil en T permettant d'assembler une électrode avec le châssis en matière plastique polymère suivant l'invention. L'ensemble de cellules électrùlytiques Il représenté sur la Fig. 1 comprend une embase 13, des châssis de cellule individuels 15 assemblés entre eux avec interposition de joints (non représentés) à des fins d'étanchéité, des plaques de compression d'extrémités avant et arrière 17 et 19, respectivement, des barres de support latérales horizontales 21 et 23 maintenues sur l'embase 13 et supportées au-dessus de celle-ci par des éléments verticaux 25, 2?, 29 et 31 et des tiges 33, 35, 37, 39 41 filetées à leurs deux extrémités et portant chacune des écrous de serrage pour solliciter les plaques d'extrémité l'une vers l'autre et maintenir ainsi les châssis assemblés en relation d'étanchéité aux fluides, généralement à l'aide des joints prévus entre eux.Les extrémités filetés 43 et 45 et les écrous de serrage 47 et 49 de la tige 41 sont seuls représentés, mais il est évident que les autres tiges comportent des extrémités filetées et des écrous de serrage analogues. Un galet, qui joue le rôle de palier pour faciliter le mouvement de coulissement de la plaque 17, est identifié par la référence 51. Aux plaques 17 et 19 sont associés des conduits intérieurs ou reliés à ces plaques pour maintenir les tiges de serrage ou tirants en position et pour transmettre les forces de serrage aux plaques.Les châssis de cellule, dont les structures sont représentés de façon plus détaillée sur les Fig. 2et 3, comprennent des moyens d'alignement externes-53, qui comportent des éléments extérieurs d'une seule pièce avec les châssis -et moulés (en 54) de manière à s'adapter et à reposer sur la barre de support 23 pour faciliter l'assemblage des châssis de cellule qui sera décrit plus loin en référence aux Fig. 2 et 3. Sur la Fig. 2, où les combinaisons de châssis de cellule destinées à former des cellules électrolytiques sont représentées sans leurs parties externes, à l'exception des connec- teurs électriques et sur laquelle, par souci de clarté, les conduits et collecteurs d'admission et d'évacuation supérieurs ne sont pas représentés (ils sont visibles sur la Fig. 3), les châssis de cellule 15 sont maintenus assemblés, avec un joint 61, ou une pluralité de tels joints entre eux, pour les maintenir en contact étanche aux fluides, de manière à former ainsi une cellule électrolytique lorsque les électrodes et-une membrane interposée sont en place. Les châssis 15 comportent des parois 63 qui délimitent la cellule créée par l'assemblage des châssis et empêchent une fuite vers les cellules immédiatement adjacentes 65 et 67.La cellule 69, formée par l'assemblage de châssis 15, comprend une anode 71, une cathode 73 et une membrane 75 représentée ici maintenue contre la face intérieure inactive de l'anode 71. L'anode 71 est reliée électriquement et mécaniquement (par soudage) au conducteur 77 et la cathode 73 est reliée d'une manière analogue au conducteur 79. Oes deux conducteurs sont disposés sensiblement verticalement et leurs extrémités supérieures respectives traversent des ouvertures 81 et 83 respectivement des châssis pour venir en contact avec les connecteurs 85 et 87, par l'intermédiaire desquels un courant électrique est appliqué à la cellule 69 à partir du conducteur de cathode de la cellule 67 et est transmis de la cellule 69 au conducteur d'anode de la cellule 65.Des moyens d'étanchéité 89 et 91 sont prévus pour établir un joint étanche aux fluides de manière à empêcher toute perte de gaz ou de liquide. Gomme représenté en ce qui concerne la sortie du conducteur d'anode hors de la cellule 65, le joint comprend une pluralité de rondelles ou bagues toriques 93 en néoprène élastique qui sont comprimées ensemble contre un rebord 95 par serrage d'un capuchon 97 par l'intermédiaire d'un collier fileté 99 contre une rondelle rigide de transmission d'efforts 101. Ainsi, les rondelles ou bagues toriques, ou encore des éléments de fixation d'autres types convenables tels que des coins, sont comprimés contre le conducteur d'anode et le maintiennent solidement en place tout en empêchant toute perte de fluide à partir de la cellule. Les conducteurs 77 et 79 et, par l'internédiaire de ceux-ci, les électrodes 71 et 73, sont maintenus en place par des équerres de support 103 et 105 fixées par des vis 107 et 109 sur des bossages 111 et 113 venus de moulage. Les conducteurs peuvent être soudés ou maintenus positivement d'une autre manière sur les équerres pour améliorer leur support. Dans l'exemple représenté, la cathode 73 s'adapte dans une ouverture préparée dans le châssis à l'extrémité cathode et est, en outre, supportée par la pression du joint contre elle lorsque les châssis de cellule sont serrés les uns contre les autres. Pour améliorer la rigidité de l'anode, celle-ci est montée sur un cadre formé d'une série de cornières 115, cadre qui est maintenu en place par rapport au châssis 15 par des moyens convenables tels que des vis, des colles, la pression du joint 61, etc.L'utilisation du cadre 115 ou d'un autre moyen de montage intermédiaire du type encadrement à profil en T tel que représenté sur la Fig. 4, interchangeable avec le cadre en cornières qui vient d'entre décrit, sert-à assurer une résistance mécanique supplémentaire et à empêcher une flexion indésirable du matériau de l'anode. La membrane 75 qui, dans 1'exemple décrit, est représentée maintenue contre anode 71 est immobilisée par scellement en position entre le cadre en cornières 115, les parties 117, 119 et 121 du châssis et également dans des canaux ou rainures convenables tels que ceux qui sont représentés en 123 et 125 supportant-des éléments 127 et 129 maintenus en place sur le châssis 15 par des vis. il est à noter que, dans l'exemple représenté, -la membrane n'est pas parfaitement verticale en tous ses points, mais est pressée par l'anode pour faciliter son maintien- en place. Il est important que la distance entre les électrodes soit maintenue contante pour assurer l'obtention d'ef- fets électrolytiques optimaux et il est également important. que la membrane soit serrée fortement contre l'anode pour emp8- cher le gaz chlore qui se dégage sur le côté actif de l'anode éloigné de la membrane de s-'accumuler entre l'anode et la membrane. D'une manière analogue, la distance mémbrane-cathode doit être maintenue constante pour éviter tout obstacle à ltextraction du gaz hydrogène produit et permettre un écoulement libre de l'électrolyte. il est évident que, dans d'autres modes de réalisation de l'invention, dans lesquels la membrane est disposée entre les deux électrodes avec des jeux entre membrane et électrode, il peut être désirable que le côté actif de 11 anode soit tourné vers la membrane, ou que les deux côtés de l'anode soientactifs, ou encore, lorsque la membrane doit être placée contre la cathode, que la structure utilisée puisse être modifiée en conséquence. Une caractéristique importante de l'invention réside dans le prémoulage des divers moyens permettant d'ajouter et d'extraire du fluide dans les cellules électrolytiques fabri quées, prémoulage grâce auquel il n'est pas nécessaire de percer ou d'aléser de tels conduits dans le châssis. Sur la Fig. 2, les seuls conduits représentés sont ceux qui alimentent les compartiments à anolyte et à catholyte et le collecteur d'alimentation en anolyte. Les autres collecteurs d'alimentation ainsi que les conduits et collecteurs d'évacuation sont représentés sur la Fig. 3.Le collecteur d'anolyte 131 moulé dans le châssis 15 communique, parl'intermédiaire du conduit 133, avec le compartiment à anolyte 135 de la cellule 19. À l'extrémité du conduit 133 la plus voisine du compartiment à anolyte, un bouchon à orifice calibré 137 est vissé en place dans un taraudage prémoulé dans le châssis 15 ou est fixé d'une autre manière dans celui-ci de façon à restreindre le passage vers orifice représenté en 139. D'une manière analogue, un collecteur d'alimentation en catholyte 134 (Fig. 3) communique, par l'intermédiaire du conduit 141, avec le compartiment à catholyte 143 et son débit est limité par l'orifice calibré 145.L'utilisation de ces orifices calibrés, qui sont interchangeables avec d'autres de dimensions différentes, permet une régulation des débits d'admission dans la cellule. Sur la Fig. 3, le châssis de cellule 15 et la cellule 69 comprennent un collecteur-dalimentation facultatif supplémentaire 147, un collecteur d'évacuation de chlore 151, un collecteur d'évacuation d'hydrogène 149, un collecteur de prélèvement de solution de soude caustique 153 et un collecteur de prélèvement d'anolyte appauvri 155. il est à noter que des conduits de trop-plein 157 et 159 transfèrent les effluents respectifs de catholyte et d'anolyte aux collecteurs à partir de l'anolyte 161 et du catholyte 163 (derrière la membrane). Le châssis 15 comprend, en outre, un collecteur d'alimentation en anolyte facultatif 167 et un collecteur d'alimentation en catholyte facultatif 165, qui peuvent être tous deux reliés par des canaux ou des conduits, non représentés, à l'espace intérieur de la cellule. De tels conduits peuvent être percés dans le châssis si l'on désire utiliser des alimentations par le sommet de la cellule ou bien peuvent être prémoulés et bouchés lorsqu'ils ne sont pas en service. D'une manière analogue,si l'on désire ne pas utiliser les alimentations par le fond, les conduits 133 et 141 peuvent être bouchés. Le collecteur 147 sert lorsqu'on désire utiliser une pluralité de membranes formant un compartiment tampon dans lequel une charge doit être ajoutée. Comme précédemment décrit, à propos des autres collecteurs facultatifs, un conduit peut être ouvert ou bouché selon l'utilisation désirée. Bien que cela ne soit pas spcifiquement représenté, il est prévu suivant l'invention d'utiliser des flux d'alimentation et d'évacuation suivant "des passages tortueux", de manière à augmenter la résistance d'un flux quelconque à travers lequel une fuite de courant pourrait se produire. Il en est ainsi, par exemple, en ce qui concerne les admissions-de liquides à travers des orifices calibrés du fait que les flux plus minces ont des résistances plus grandes, de sorte que les fuites de courant sont réduites.Cette disposition est particulièrement efficace dans le cas des emplacements d'alimentation supérieurs lorsqu'on utilise des orifices calibrés suffisamment petits pour produire des gouttelettes de liquides d'alimentation qui sont discontinues lorsqutelles tombent à travers les phases ga- zeuses de chlore et d'hydrogène au-dessus de l'électrolyte dans le compartiment d'anode et le compartiment de cathode, respectivement. De tels flux discontinus assurent une très grande-ré- sistance contre les fuites de courant.D'une manière analogue, de tels flux interrompus peuvent être produits pour évacuer le trop-plein, la liqueur de la cellule et l'anolyte appauvri gouttillant à partir des niveaux d'électrolyte de-la cellule jus qu'à des niveaux inférieurs, gouttillement dans lequel des "flux" discontinus sont prévus. Bien entendu, les électrolytes peuvent, également, être fragmentés lorsqu'ils sont retirés du banc de cellules, pour empêcher toute fuite à travers eux. À cet égard, le matériau de construction plastique polymère des châssis de cellule est efficace du fait qu'il n'est pas conducteur. Sur la Fig. 4 est représentée une partie d'un moyen de montage intermédiaire du type encadrement à profil en T, destiné à maintenir une électrode, telle que l'anode en toile métallique déployée 71 des Fig. 2 et 3 sur le châssis 15. Sur la Fig. 2, le cadre 115 est représenté formé de cornières et sur la Big. 4, ltencadrement est formé de barres à section en T 169 comprenant une âme horizontale 171, une aile verticale upé- rieure 173 et une aile verticale inférieure 175. La partie supérieure de l'aile 173 est maintenue contre une partie au corps du châssis 15 tandis que, contre 1 aile inférieure de la barre à section en T, est maintenue l'anode en toile métallique déployée 177.Comme représenté, un jeu est prévu entre l'anode 177 et la membrane 179 qui est maintenue entre la partie supérieure du T et le joint 181. Bien entendu, en modifiant les proportions et les positions, on peut réndre ce jeu plus grand, plus petit ou nul. Dans des variantes de la structure représentée, un type de cellule monopolaire peut aisément être réalisé par un simple changement des connecteurs électriques assurant la charge individuelle de chaque cellule avec une tension d'électrolyse. D'une manière analogue, des connexions électriques entre des cellules bipolaires peuvent êtSe établies à l'intérieur de la cellule au lieu d'être formées à l'extérieur de celle-ci. Au lieu-de disposer les connexions électriques au sommet de la cellule, on peut les établir sur le c8té de celle-ci. Les séparateurs principaux de la cellule, représentés sous la forme d'éléments structurels centraux verticaux des châssis, peuvent être remplacés par des pluralités de tels éléments plus minces pour préserver la plasticité.On peut décaler ces éléments vers l'un quelconque des c8tés du châssis de cellule, mais il est préférable de les disposer sensiblement centralement comme indiqué, pour subdiviser la cellule en compartiments approxima- tivement égaux et pour assurer une plus grande résistance mécanique et une plus grande stabilité dimensionnelle du châssis en matière plastique moulé. Au lieu d'utiliser les rondelles en néoprène qui sont serrées fortement contre les conducteurs d'electrode par compression assurée par un- écrou de serrage, on peut utiliser d'autres formes de joints tels que de simples joints toriques, des cylindres, des coins coniques creux, etc. Les matériaux employés peuvent être du néoprène ou d'autres polymères convenables tels que, par exemple, du polytétrafluoréthylène ou d'autres polymères fluorés. Au lieu d'utiliser des moyens positivement maintenus pour fixer la membrane et/ou les électrodes en place, on peut prévoir des moyens élastiques tels que des rubans-de néoprène pressant le joint ou d'autres éléments contre le châssis au cours de l'assemblage et s'adaptant éventuellement dans des évidements du chtssis. On peut, également, se servir de moyens temporaires jusqu'à ce que les divers châssis soient fortement pressés les uns contre les autres au cours de la construction de l'ensemble de cellules. Selon une variante, au lieu de ces moyens, on peut utiliser une colle, telle qu'une colle au néoprène, qui maintient les joints, électrodes et membranes en place temporairement. Une telle colle doit être suffisamment robuste pour maintenir les différentes pièces assemblées en relation correcte jusqu'à ce qu'elles soient fixées à demeure" par la compression des divers châssis les uns contre les autres. Lors du désassemblage, la colle ne doit toutefois-pas lier les diverses pièces dans une mesure propre à les rendre indémontables sans endammagement définitif. Dans certains cas, il peut être possible de se dispenser de ltutilisation de joints et d'employer des parties conjuguées des châssis en polypropylène, maintenues assemblées assez fer; moment par les moyens de compression de l'ensemble pour maintenir les divers éléments interposés dans la relation 1permanente1 désirée, sans'il soit nécessaire de recourir à des matériaux de joint plus mous pour empêcher les fuites-.-Lorsqu'on omet les joints en néoprène, on peut-augmenter l'élasticité du châssis en polypropylène en incluant du caoutchouc ou d'autres matériaux élastomères dans les compositions de moulage, parexemple 5 à 25% d'un élastomère d'éthylène et de propylène. Les cellules représentées sur les Fig. 2 et 3 sont celles d'une partie centrale de l'ensemble de cellules. il est envident que les châssis terminaux sont d'un modèle différent; ce sont essentiellement des demi-chtssis de cellule dont les c8tés extérieurs sont obturés. il n'a pas semblé nécessaire de représenter de telles structures ici, car on peut considérer leur construction comme évidente. Le seul matériau de construction des châssis de cellule suivant l'invention, qui s'est-avére satisfaisant en service et qui peut être moulé par injection aisément, est le polypropylène et, plus-particulièrement, le polypropylène renforcé par une "charge" convenable qui peut entre, par exemple, choisie dans le groupe comprenant l'amiante, le mica, le silicate de calcium, le talc et des mélanges de ceux-ci. Les mélanges de charges mentionnés peuvent être binaires, ternaires ou quaternaires, mais on considère comme particulièrement avantageux d'inclure à la fois le silicate de calcium et le mica dans ces mélanges. Dans certains cas, des charges équivalentes reconnues valables dans la technique peuvent, également, être utilisées.Si une seule de ces charges doit être utilisée, il est préférable que ce soit du silicate de calcium, dont la forme fibreuse est considérée comme étant la meilleure. Le polypropylène en question peut être une résine normale destinée au moulage par injection, telle que les polypropylènes non modifiés, copolymères à charge inerte ou à impact (modifié par du caoutchouc) qui permettent d'obtenir des produits ayant les propriétés indiquées dans Modern Plastics EdcycloDedia, 1973-1974, page 552.En conséquence, de telles résines, lorsqu'elles sont moulées par injection suivant les procédés décrits dans les pages 338 à 410 de cette publication, qui doivent être considérées comme étant incorporées ici à titre de référence, produisent des châssis de cellule électrolytique efficaces propres à être utilisés en ensembles "filtre-presse" comprenant environ 10 à 60 de ces csis pour l'électrolyse de solutions de chlorure de sodium aqueuses. Les châssis décrits résistent à l'électrolyte et aux produits de l'électrolyse et ont une stabilité dimensionnelle satisfaisante au cours de l'électrolyse, même avec des variations de température de 40 à 950C et des variations de pH de 3 à 14. Bien qu'il soit possible d'utiliser une résine de polypropylène ne contenant ni copolymère ni caoutchouc, à condition que la teneur désirée en "charge1, améliore suffisamment la stabilité dimensionnelle, la résistance à la chaleur, etc., pour rendre le matériau capable de donner satisfaction dans des cellules de fabrication du chlore industrielles, on utilise généralement un mélange d'homopolymère et de copolymère.Dans un tel mélange, la proportion est normalement de 10 % à 40 % d'un copolymère, tel que celui qui est vendu par la Shell Chemical Company sous la désignation commerciale de "Shell 7525" et de 10 à 40 % d'un homopolymère, la teneur totale en-ces constituants représentant 40 à 90 ffi du produit final. Au lieu de l'homopolymère, on peut utiliser des copolymères de celui--ci avec d'autres matériaux et, par exemple, des copolymères de propylène et d'acide acrylique tels que l'Exxon D-561. La proportion de caoutchouc modificateur d'impact peut être de O à 20 % mais il est, de préférence, présent et représente normalement 3 à 4 % du produit. Lorsque le terme "polypropylène" est utilisé ici dans un sens général, il couvre le copolymère et les copolymères dthomo- polymère et des agents de liaison tels que des acides organiques inférieurs non saturés, par exemple l'acide acrylique, l'acide méthacrylique et d'autres acides monooléfiniques ayant 3 à 6 atomes de carbone, ou équivalents, ainsi que des homopolymères. la "charge", bien qu'elle puisse être du talc, de l'amiante, du silicate de calcium, du mica, ou un mélange de ceux-ci, comprend, de préférence, des fibres de silicate de calcium telles que des fibres de wollastonite ou des fibres de silicate de calcium synthétique et peut, de préférence, comprendre en outre des flocons ou des plaquettes de mica. Les fibres de silicate de calcium naturel ou synthétique, d'amiante et de talc peuvent présenter toute une variété de diamètres disponibles dans le commerce depuis les 180 angströms de l'amiante de crysotile jusqu a une limite supérieure pouvant atteindre 1 millimètre bien que, généralement, les diamètres soient, de préférence, de moins de 0,1 mm et, par exemple, de 0,001 à 0,05 mm.Les longueurs des fibres sont normalement comprises dans une gamme de 10 à I million de fois le diamètre et, de préférence de 20 à 1000 fois, et sont donc normalement de 1 mm à 2 cm. D'une manière analogue, le mica utilisé est généralement divisé assez finement pour traverser un tamis de 0,105 mm dtouverture de maille et de préférence un tamis de 0,074 mm d'ouverture de maille. Bien que ces dimensions soient mentionnées à titre d'indication, il est évident que, dans certains cas, il peut entre désirable d'utiliser des dimensions de matériaux différentes pour obtenir des effets spéciaux. La proportion du matériau- de charge inorganique décrit, dans les châssis moulés par injection suivant l'invention, est de 10 à 60 %, de préférence de 15 à 50 % et, de préférence encore, de 20 à 40 %. De préférence, 50 à 100 %0 de cette charge sont des fibres de silicate de calcium. Toutefois, dans certains modes de réalisation de l'invention, on utilise de 10 à 30 k d'amiante avec 90 à 70 % d'homopolymère de polypropylène, ou bien 5 à 20 % de flocons de mica, 10 à 30 * de fibres d'amiante, 15 à 50% d'homopolymère de polypropylène et 20 à 60 % de copolymère de polypropylène peuvent être utilisés et donnent des produits satisfaisants.On peut remplacer une partie du silicate de calc & par une proportion égale (10 à 50 %) de poudre de talc. Eh Entre, le silicate de calcium et/ou le talc peuvent être traités avec des silanes ou des silicones pour modifier ses groupes silanol et siloxane et pour faire varier les pro priétés & polypropylène moulé. Divers caoutchoucs modificateurs d'impact de types connus peuvent être utilisés à des fins évidentes. Les caoutchoucs utilisés peuvent être l'un quelconque de ceux qui sont normalement acceptables à cet effet dans la technique des polymères et l'on peut également utiliser des mélanges de ces caoutchoucs, mais des élastomères à base de polyéthylène ou de polypropylène sont préférables, de même que ceux qui sont à base de ces deux polymères. Divers autres additif s peuvent être présents en faibles proportions, généralement dans une mesure ne dépassant pas 10 % et, de préférence, ne dépassant pas 5 %, dans les produits moulés suivant l'invention, ces additifs pouvant entre, par exemple, des colorants, des agents de démoulage et des produits chimiques retardateurs d'inflammation. Des descriptions de tels matériaux et des polymères, charges et caoutchoucs utilisés pour préparer la composition de résine de polypropylène moulable par injection utilisée suivant l'invention sont données sous une forme détaillée dans Modern Plastics Encyclopedia 1973-1974 et dans l'édi- tion 1972-1973 de cet ouvrage, et, en conséquence, cette description ne sera pas reprise ici. Le moulage par injection des châssis s'effectue suivant des processus connus de moulage de grands éléments (les dimensions du châssis sont d'environ 1,1 mètre par 1,1 mètre par 9 cm et la distance entre l'anode et la cathode, dans la cellule formée par l'assemblage de deux châssis, est normalement d'environ 1 cm). On trouvera une description d'un tel moulage dans l'article intitulé Giant, Thick-Sectioned Plastic Parts Achieved-by New Method paru dans llédition de mai 1972 de Product MnEineering et dans l'article intitulé Unusual Technique Makes liImossiblen Parts, dans l'édition de septembre 1971 de Modem Plastics.Ces techniques de moulage sont celles qui ont été mises au point et qui sont utilisées par Simco Envirotech. Des détails de procédés de moulage convenables sont donnés dansles articles qui viennent d'être cités et qui doivent être considérés comme étant incorporés ici à titre de référence. Le châssis moulé fabriqué, bien qu'il soit produit a partir de matières thermoplastiques ne se ramollit pas aux températures de fonctionnement des cellules électrolytiques suivant l'invention,qui peuvent atteindre 9500. Les cellules fonctionnent de façon continue pendant des périodes de temps assez longues, par exemple de six mois, sans gauchissement, fissuration, défaillance, fléchissement ou autres signes désavantageux d'insu; fisance de stabilité dimensionnelle. Sans les matériaux de charge inorganiques de renforcement, les résultats ne sont pas aussi satisfaisants, mais les châssis moulés sont encore utilisables. On considère que l'opération de moulage, qui tend à recouvrir tout le matériau fibreux près des surfaces de l1élément moulé, empeche ainsi toute exposition de ce matériau de renforcement au contenu de la cellule électrolytique,- ce qui facilite la stabi lisation du châssis moulé par injection. Rh-conséquence, ces produits sont considérés comme étant supérieurs à des produits similaires, dans lesquels un châssis de cellule est usiné à partir d'une matière première constituée par du polypropylène renforcé. Les matériaux de construction des divers éléments des cellules suivant l'invention sont choisis pour leur résistance aux environnements particuliers rencontrés. L'anode, qui est de préférence en toile de titane déployé, bién que d'autres métaux à soupapes tels que le tantale puissent également être utilisés, et qui peut être revetue sur sa surface active d'un mental précieux ou dgun ode de métal précieux, tel que de l'oxyde de ruthéniums est résistante au chlore et à la-saumure acide du compartiment à anolyte. Les tiges conductrices utilisées dans ce compartiment sont, de préférence, en cuivre pour assurer une bonne conductivité avec placage au titane pour assu rer la résistance à l'électrolyte.La partie ajourée de l'anode 2 présente des ouvertures de 2 à 700 mm et, de préférence, de 100 à 600 mm2 et la proportion entre la superficie des ouvertures et celle de la face principale unique nominale de l'anode est comprise dans la gamme d'environ 25 à 70 % et, de préférence de 40 à 70 %. La toile métallique a normalement une épaisseur de 0,2 à 2,5 mm et, de préférence, de 1 à 2 mm, tandis que sa largeur de brins ou de sections est de 0,7 à 2,5 mm et, de préférence, de 1 à 2 mm. De préférence, l'anode est activée avec de l'oxyde de ruthénium sur sa surface arrière éloignée de la membrane. Les cathodes utilisées peuvent être en uniatériau électriquement conducteur quelconque résistant à l'attaque de la liqueur de la cellule, qui présente une teneur relativement forte-en hydroxyde de sodium. Des cathodes convenables sont fabriqués en toile d'acier puis sont assemblées avec un conducteur en cuivre mais d'autres matériaux de cathode et d'autres matériaux conducteurs peuvent également être utilisés, parmi lesquels on peut citer le fer, le graphite, le bioxyde de plomb sur du graphite, le bioxyde de plomb sur du titane et des métaux précieux tels que le platine, l'iridium, le ruthénium et le rhodium. Les métaux précieux peuvent être déposés sous la forme de surfaces sur des substrats conducteurs, par exemple en cuivre, en argent, en aluminium, en acier ou en fer.Les cathodes utilisées sont, de préférence, formées d'une grille ou d'une toile de métal déployé et, comme les anodes, sont plates ou présentent d'autres formes conjuguées, de façon que les distances entre électrodes soient approximativement constantes sur toute leur étendue. Les ouvertures de la grille ou de la toile métallique de cathode représentent normalement au moins 25 % de la superficie d'une face de celle-ci, de préférence 30 à 80 % et, de préférence encore, environ 45 à 65 %. Les 2 superficies des ouvertures sont, généralement, de 0,5 à 1000 mm et, de préférence, de 2 à 100 mu2. Lorsqu'on utilise une grille en fil métallique, ses brins ont, de préférence, environ 0,5 à 3 mm de diamètre. Les deux électrodes sont normalement maintenues en position parfaitement verticale ou sensiblement verticale, avec une limite d'inclinaison ne dépassant généralement pas 100 par rapport à la verticale et, de préférence, ne dépassant pas 5 . La membrane à perméabilité sélective et à activité cationique actuellement préférée est en un copolymère hydrolysé d'un hydrocarbure perfluor et d'un éther perfluorovinylique fluorosulfoné. L'hydrocarbure perfluoré est, de préférence, du tétrafluoréthylène, bien qu'on puisse également utiliser d'autres hydrocarbures perfluorés saturés et non saturés ayant 2 à 5 atomes de carbone, parmi lesquels on utilise, de préférence, les hydrocarbures monooléfiniques, en particulier ceux qui ont 2 à 4 atomes de carbone et, plus particulièrement encore, ceux qui ont 2 à 3 atomes de carbone, tels que le tétrafluoréthylène et l'hexafluoropropylène. L'éther perfluorovinylique sulfoné le plus efficace est celui qui a pour formule FS0OF2OF2oeF(CF3)CF20CF = CF2.Ce matériau dénommé perfluoro [2(2fluorosulfonyléthoT) -propylvinyléther3 désigné ci-après par l'abréviation PEP'RYE peut être modifié en monomères équivalents, par exemple en modifiant le constituant perfluorosulfonyléthoxy interne en constituant propoxy correspondant et en altérant le propyle en éthyle ou en butyle, puis en réarrangeant les positions de substitution du sulfonyle et en utilisant des isomères des groupes alkyle perfluoro inférieurs respectivement. Toutefois, il est bien préférable d'utiliser le PSEPVE. Le procédé de fabrication du copolymère hydrolysé est décrit dans l'exemple XVII du Brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3.282.865 et un procédé de variante est mentionné dans le Brevet canadien nO 849.670, qui décrit également l'utilisation de la membrane finie dans des piles à combustible mentionnées dans ce brevet comme piles électrochimiques . Les descriptions de ces brevets doivent être considérées comme étant-incorporées ici à titre de référence.En bref, le copolymère peut être préparé en faisant réagir du PSEevz ou équivalent avec du tétrafluoréthylène ou équivalent en proportions désirées dans de l'eau à une température et sous une pression relativement élevées pendant plus d'une heure, après quoi on laisse refroidir le mélange. Il se subdivise en une couche de perfluoréther inférieure et en une couche supérieure d'un agent aqueux contenant en dispersion le polymère désiré. Le poids moléculaire est indé terminé mais le poids équivalent est de l'ordre de 900 à 1600 et, de préférence, de 1100 à 1400 et le pourcentage de PSEPVE ou du composé correspondant est de l'ordre de 10 à 30 %, de préférence de 15 à 20 % et, de préférence encore, d'environ 17 %. Le copolymère non hydrolysé peut être moulé par compression à une température et sous une pression élevées pour produire des feuilles ou membranes dont l'épaisseur peut varier de 0,02 à 0,5 mm. Ces feuilles ou membranes sont alors à nouveau traitées pour hydrolyser les groupes -SOF naissants en groupes eS03H, par exemple par un traitement avec de l'acide sulfurique à 10 % ou par les procédés préconisés dans les brevets précédemment mentionnés. La présence des groupes -S03E peut être vérifiée par titrage comme décrit dans le brevet canadien.Des détails additionnels relatifs à diverses phases du traitement sont décrits dans le Brevet canadien nO 752.427 et dans le Brevet des Etats-Unis d'kmérique nO 3.041.317, également incorporés ici à titre de références. Des versions améliorées des copolymères décrits cidessus peuvent être obtenues par traitement chimique de certaines de leurs surfaces et, par exemple, par des traitements propres à modifier le groupe -S03H sur ces surfaces. Par exemple, on peut altérer le troupe sulfonique sur la membrane pour produire un gradient de conxetration ou remplacer ce groupe partiellement par une partie phosphorique ou phosphonique. De telles modifications peuvent être effectuées au cours du processus de fabrication ou après la production de la membrane. Lorsqu'elles sont effectuées par traitement de surface ultérieur d'une membrane, la profondeur de traitement est généralement de 0,001 à 0,01 mm. Dans certains cas, il peut être désirable de convertir le groupe sulfonyle ou le groupe acide sulfonique de la membrane sur l'un de ses cotés (généralement le côté anode) en un sulfonamide qui est plus hydrophile, ce qui peut s'effectuer de la manière décrite dans le Brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3.784.399 incorporé ici à titre de référence. En outre, la membrane peut être sous forme feuilletée, ce qui est actuellement la forme préférée, les feuilles ayant une épaisseur comprise dans la gamme de 0,07 à 0,17 mm c8té anode et 0,01 à 0,07 mm c8té cathode, lesdits feuillets ayant respectivement des poids équiva lents compris dans les gammes de 1000 à 1200 et de 1350 à 1600. Une épaisseur préférée du feuillet côté anode est comprise dans la gamme de 0,07 à 0,12 mm et, de préférence encore, elle est de l'ordre de 0,1 mm, l'épaisseur préférée du feuillet côté cathode étant de 0,02 à 0,07 mm et, de préférence encore de 11 or- dre de 0,05 min. Les poids équivalents préférés sont, respectivement, de 1050 à 1150 et, de préférence 'encore, de 1100; et de 1450 à 1550 et, de préférence encore, de 1500. Plus le poids équivalent du feuillet individuel est élevé, plus l'épaisseur préférée à utiliser est faible dans les gammes indiquées. En plus des copolymères précédemment décrits y compris, leurs modifications, on a trouvé qu'un autre type de matériau de membrane est également supérieur aux films de la technique antérieure pour des applications dans les procédés suivant l'invention. Alors qu'il semble que les copolymères de tétrafluoréthylène (TFE), qui sont successivement styrénés et sulfonés, ne soient pas efficaces pour la fabrication de membranes à perméabilité sélective et activité cationique destinées à-ttre utilisées dans les procédés électrolytiques suivant l'invention, par contre, il a été établi qu'un polymère d'éthylène et de propylène perfluoré (FEP) qui est styrén & et sulfoné forme une membrane efficace.Les FEP sulfostyrénés offrent une résistance surprenante au durcissement et aux autres causés de défaillance en service dans les conditions--des procédés suivant l'invention. Des exemples de membranes-efficaces fabriquées par le procédé décrit sont les produits de la RAI Research Corporation, Rauppauge, New-York (EUA) identifiés par les désignations commerciales 18ST12S et 16SU13S, le premier étant styréné à 18 % et ayant les 2/3 de ses groupes phényle monosulfonés et le se cond étant styréné à 16 % et ayant les 13/16 de ses groupes phényle monosulfonés. Pour obtenir la styrénation à 18 D/o, on utilise une solution de 17,5 % de styrène dans du chlorure de méthylène et pour obtenir la styrénation à 16 %, on utilise une solution de 16 % de styrène dans du chlorure de méthylène. Les parois des membranes ont normalement de 0-,02 à 0,5 mm d'épaisseur, de préférence de 0,07 à 0,4 mm et, de préférence encore de 0,1 à 0,2 mm. Des gammes d'épaisseur pour les parties des membranes feuilletées précédemment décrites ont déjà été indiquées. Lorsque la membrane est montée pour son support sur un réseau en polytétrafluoréthylène, en amiante, en titane ou sur un autre réseau convenable, les filaments ou fibres du réseau ont généralement une épaisseur de 0,01 à 0,5 mm et, de préférence, de C,05 à 0,15 mm, ce qui correspond au plus à l'épaisseur de la membrane.Souvent, il est préférable que les fibres aient moins de la moitié de l'épaisseur du film, mais des épaisseurs des filaments plus grandes que celles du film peuvent également être utilisées avec succès, ces épaisseurs atteignant, par exemple, 1,1 à 5 fois l'épaisseur du film. Les réseaux, écrans ou tissus ont un pourcentage superficiel de leurs ouvertures d'environ 8 à 80 %, de préférence, de 10 à 70 % et, de préférence encore, de 30 à 70 %. Généralement, les sections droites des filaments sont circulaires, mais d'autres formes telles que des ellipses, des carrés et des rectangles sont également efficaces. Le réseau de support est, de préférence, un écran ou un tissu et, bien qu'il puisse être collé à la membrane, il est de préférence fusionné avec celle-ci à une température élevée et sous une forte compression avant l'hydrolyse du copolymère. Ensuite, l'élément composite membraneréseau peut être serré ou fixé en position d'une autre manière dans un support.Pour maintenir les espacements désirés entre la membrane et l'une et/ou l'autre des électrodes, on utilise des joints et/ou des fils verticaux ou des bandes de matière plastique convenable, telle que du polytétrafluoréthylène. Généralement, la largeur de la cellule est de 0,3 à 1 cm et la distance entre l'anode et la membrane est de 1,5 à 6 mm mais peut être, également, de O mm. Des mesures analogues s'appliquent, également, aux distances cathode-membrane. Après le moulage par injection du châssis de cellule à une température et sous une pression relativement élevées, on assemble les châssis en cellules et en ensemble de cellules comme représenté sur les Fig. 1 à 4. Lorsqu'on utilise l'enca- drement à profil en T ou en cornières pour maintenir en place l'électrode (et éventuellement aussi la membrane), cet encadrement doit être en un matériau qui résiste à l'électrolyte avec lequel il est mis en contact. En conséquence, lorsque ce cadre est situé du côté anode, il est souvent en titane ou en métal plaqué titane et lorsqu'il est du c8té cathode il est, généralement, en acier doux-. Des règles analogues s'appliquent aux divers dispositifs de moulage, équerres de support, etc. Auprès l'assemblage des châssis en cellule et le groupement de celles-ci en ensemble de cellules comme représenté sur la Fig. 1, les cellules sont chargées d'électrolyte et l'on commence l'électrolyse. Le compartiment d'anode est rempli d'une solution de sel presque saturée ou d'une saumure ayant une teneur en chlorure de sodium d'environ 25 Yo et le compartiment de cathode est rempli d'eau contenant initialement une petite quantité de sel ou de saumure pour améliorer sa conductivité. Le courant est branché et le chlore et I'hydrogène produits dans les cellules sont recueillis de façon continue, dans certains modes de réalisation de l'invention avec séparation du chlore et de l'anolyte après l'extraction hors de la cellule plutôt qu'avant. Généralement, lthydroxyde de sodium est évacué continuellement pendant l'électrolyse, mais il peut être évacué à la fin d'un cycle électrolytique.L'anolyte appauvri traverse un resaturateur dans lequel sa teneur en chlorure de sodium est augmentée, puis il est réintroduit dans le compartiment d'anode. Généralement, la teneur en chlorure de sodium de l'anolyte retiré est d'environ 22 % en poids et celle de l'anolyte recyclé à partir du resaturateur est de l'ordre de 25 %. L'anolyte peut être acidifié et a, de préférence, un pR compris dans l'intervalle de 1 à 6, de préférence de 1 à 5 et, de préférence encore, d'environ 3 à 4,5, par exemple de 3,9 à 4,3. Bien entendu le pR du catholyte est d'environ 14, en raison de sa forte teneur en hydroxyde de sodium.La température de l'électrolyte est maintenue à moins de 1050C, de préférence entre 20 et 950C et, de préférence encore, entre environ 80 et 95 C. Les températures de l'électrolyte peuvent être ajustées par recyclage partiel, par régulation des proportions d'alimentation entre les différentes zones et par modification des températures dds alimentations. Une réfrigération ou d'autres moyens de refroidissement peuvent également être utilisés. La tension appliquée par cellule est, généralenent, de 2,3 à 5 ou 6 volts et est, de préférence, comprise dans la gamme de 3,3 à 4,3 volts. Parfois, dans un procédé préféré, elle peut atteindre 4,5 volts. Toutefois, de préférence encore, la tension est de 3,3 à 4,1 volts. La densité de courant est, généralement, de 0,2 à 0,5 A/cm et,de préférence, de l'ordre de 2,3 A/cm . L'extraction de soude caustique à partir du compartiment à catholyte s'effectue à une cadence telle que la soude caustique produite soit à une concentration de 5 à 45%, de préférence de 5 à 25 ffi et, de préférence encore, d'environ 8 à 12 9/0. Les exemples suivants sont donnés pour mieux mettre en évidence l'invention qu'ils ne sauraient en rien limiter. Sauf indication contraire, toutes les parties sont en poids et toutes les températures en OC. -Ex'PLE 1 Un châssis du type représenté sur les Fig. 2 et 3 est moulé par injection par le procédé "2SmCo Envirotechn de moulage par injection de grandes pièces en matière plastique, à des températures et sous des pressions de moulage par injection normales relativement élevées. Le moule est construit de telle manière que des conduits, bossages, canaux, rebords, nervures, collecteurs, moyens d'alignement et de serrage, soient prémoulés dans le châssis produit. Lorsque cela est possible, des ouvertures taraudées ou partiellement taraudées sont également moulées de manière à être disponibles pour la réception d'orifices calibrés filetés ou autres parties du châssis de cellule. Les châssis sont moulés en un mélange de 24 % de fibres de silicate de calcium, 10 % de caoutchouc modificateur d'impact EP, 37,5 % de polymère de propylène et d'acide acrylique Exxon D-561 et 27,5 % de copolymère de polypropylène Shell 7525 et les produits obtenus sont examinés et soumis à des essais. On constate que les surfaces des châssis sont plus riches en résine que leurs intérieurs et que peu ou pas de fibres de matériau inorganique sont exposées sur les surfaces sans être revêtues de résine.En conséquence, lors de tests dans un électrolyte aqueux représentatif propre à être utilisé dans une cellule électrolytique pour la production de chlore et de soude caustique à partir d'une solution de chlorure de sodium, le châssis ne présente aucun affaiblissement appréciable, probablement en raison du fait qu'il n'y a pas d'amorce de fissure ni de points d'exposition du silicate de calcium. En outre, lors de tests de stabilité dimensionnelle à des températures comprises dans la gamme de 40 à 950 C, températures qui peuvent être utilisées lors d'une électrolyse normale avec ce type de cellule, les châssis sont stables et ne présentent aucun gauchissement, fissuration, gaufrage, fendillement ou autres déformations. Les châssis fabriqués sont assemblés en cellule en utilisant des joints en néoprène, des éléments de maintien intermédiaires du type encadrement en titane pour les anodes et des encadrements en acier analogues pour la cathode avec des vis en Nylon (nom commercial) et des éléments "annulaires" rectangulaires en polypropylène pour maintenir la membrane dans le châssis fortement serrée contre l'anode. L'anode utilisée est une anode en toile de titane déployé et la cathode est une grille en acier. Le conducteur d'anode est en cuivre plaqué titane et celui de la cathode en cuivre. La toile métallique déployée de l'anode a une épaisseur d'environ 2,0 mm et sa'la geur de brins est de l'ordre de 2 mm.La toile métallique présente des mailles en forme de losange dont le grand axe est horizontal et elle comprend environ 50 % de superficie ouverte sur chacune de ses faces. Les distances transversalement aux losanges sont de 0,75 cm et de 1,25 cm. L'anode est revêtue sur son coté éloigné de la membrane d'une couche active d'oxyde de ruthénium de 0,07 mm d'épaisseur qui est appliquée conformément aux procédés standards connus de fabrication d'anodes dimensionnellement stables. La cathode est en toile de fils métalliques en acier doux d'environ 2,0 mm de diamètre équivalent, avec environ 50 % de superficie ouverte. La membrane est du type PSEPVE (hydrolisé) décrit précédemment et est un feuilleté de 0,17 mm d'épaisseur dont les deux tiers de l'épaisseur ont un poids équivalent d'environ 1100 et le troisième tiers un poids équivalent d'environ 1500. Le côté de poids moléculaire élevé de la membrane est tourné vers la cathode et le côté de poids. moléculaire plus faible, plus plat et plus épais, est doublé d'un réseau de support en polytétrafluoréthylène formé de filaments ou de fils d'un diamètre d'environ 0,3 mm tissés en un écran ou toile, ayant un pourcentage superficiel d'ouvertures d'environ 22 0/3, est fortement appliqué contre l'anode. Les châssis et les parois des cellules ont environ 1,1 mètre x 1,1 mètre et l'épaisseur des cellules est de l'ordre de 11 cm. tes parois des cellules et leurs autres éléments en matière plastique tels que les bossages, les parois définissant les collecteurs et les conduits, ainsi que les rebords et les canaux ont généralement de 1 à 3 cm d'épaisseur. Entre la cathode et la membrane sont disposés une sévie de cordons ou cylindres de séparation souples verticaux en polytétrafluoréthylène ayant chacun 2,5 mm de diamètre qui sont utilisés comme éléments d'espacement verticaux tous les 15 cm à travers l'interstice membrane-cathode et conjointement au joint, qui a une épaisseur propre à ménager un interstice de 2,5 mm entre-la cathode et la membrane, ces éléments maintiennent la membrane à une distance constante de la cathode et la serrent fortement contre l'anode. Lors de l'assemblage de la cellule, les divers châssis sont placés sur la barre ou autre moyen d'alignement temporaire, les électrodes sont appliquées et les membranes sont maintenues en place par la colle temporaire (des joints "Velcro" ou autres j oints temporaires ou permanents peuvent également être utili sés) et, ultérieurement, par les joints d'étanchéité. Avant l'assemblage des divers châssis entre eux de façon étanche, la membrane est normalement conditionnée, en position sur le chts- sis, par application d'un solvant convenable tel que du glycérol qui empeche un séchage delamembrane au cours de l'assemblage des cellules et est particulièrement efficace lorsque, comme dans le présent exemple, une pluralité de cellules (35) sont groupées en un ensemble de cellules.Après l'assemblage des cellules dans la position désirée, en un arrangement du type filtre-presse, elles sont fortement serrées les unes contre les autres de manière à empêcher des fuites de fluide. Voir Fig. 1 pour une représentation de la pile ou banc de cellules assemblées. Les cellules sont ensuite reliées à des sources d'alimenstation en électrolytes et en courant électrique et à une tubulure d'évacuation. Immédiatement après, les compartiments d'anode sont remplis d'une solution de sel acidifiée presque saturée d'envi- ron 25 % de concentration et d'un pH d'environ 4,1 et le compartiment de cathode est rempli d'eau contenant initialement une petite quantité d'hydrate de sodium pour améliorer sa conductivité. On branche le courant et l'on obtient une densité de courant de 0,3 A/cm2. On note la chute de tension à travers chaque cellule au cours de la production équilibrée d'une solution d'hydro xvde de sodium aqueuse, de chlore et d'hydrogène.Dans ces conditions, la chute de tension dans chaque cellule est d'environ 4 volts, la charge est de l'ordre de 3 kiloampères et la tension totale d'environ 120 volts de courant continu. Â une température de fonctionnement d'environ goda, et à d'autres températures comprises dans l'intervalle de 85 à 950C, la pile ou ensemble de cellules produit environ 3 tonnes de chlore par jour avec un rendement en chlore d'environ 96 % avec addition d'acide et un rendement en soude caustique d'environ 90 % avec une concentration en soude caustique de 80 à 100 g/l. le rendement en chlore sans aadition d'acide est de l'ordre de 90 %. Après environ 6 mois d'utilisation dans les conditions décrites ci-dessus, on ouvre la pile de cellules et les électrodes, la membrane, le châssis, les joints et les moyeu de fixation sont inspectés. Les électrodes et la membrane sont encore en état de fonctionnement et le châssis ne présente aucun signe d'affaiblissement ou de déformation appréciable en dépit du fait que, pendant le fonctionnement normal-des cellules, y compris quelques arrêts, la température varie dans un intervalle de 40 à 950 C. La colle au néoprène utilisée peut être encore aisément retirée de la membrane et de la paroidu châssis, de sorte que les membranes peuvent être réutilisées. Dans une variante de l'expérience, dans laquelle on utilise des éléments de fixation "Velcro" pour maintenir les membranes en position, ces éléments sont aisément séparables et les membranes peuvent être retirées sans endommagement. Dans d'autres variantes de cette expérience, la résine de propylène chargée utilisée est une résine fabriquée à partir d'un mélange de 30 % des fibres de silicate de calcium précé déminent mentionnées, 10 % de caoutchouc modificateur d'impact EP, 45 % d'un mélange copolymère de propylène et d' acide acryli que Exxon-D-561 et 15 * de copolymère de polypropylène Shell 7525. Les résultats obtenus sont presqu'aussi bons que ceux de la formule précédemment donnée, à cela près qu'on remarque que les châssis sont légèrement plus susceptibles de fissuration dans des conditions extrêmes. Dans une autre variante encore, on utilise 20 % d'amiante et 80 % d'homopolymère de polypropylène.Bien que ce châssis soit utilisable, il n'est pas aussi bon que ceux qui ont été initialement décrits. Toutefois, un perfectionnement de ce châssis fabriqué et essayé de la manière décrite ci-dessus est un châssis dans lequel le mélange rési neux comprend 20% d'amiante, 10 % de mica, 4-0 zoud'homopolymère et 30 96 de copolymère. RyEEPIE 2 On répète la procédure de l'exemple 1 en employant la formule "30 % de fibres de silicate de calcium -10 * de caoutchouc modificateur d'impact EP - 45% de résine copolymère de propylène et d'acide acrylique Exxon D-561 - 25 * de copolymère de polypropylène Shell 7525, mais en utilisant comme membrane le copolymère hydrolisé PSEPVE non feuilleté d'une épaisseur d'environ 0,2 mm avec le même type d'écran de renforcement en polytétrafluoréthylène. D'une manière analogue, on substitue à la membrane des membranes de la RAI Research Corporation identifiées par les références commerciales 18S112s et 16St13s d'épaisseurs équivalentes.En utilisant des densités de courant de 0,3 A/cm2 dans tous ces cas, les cellules fonctionnent de façon satisfaisante sans endommagement du matériau du châssis ni par l'anolyte acide, ni par le catholyte alcalin. Dans des variantes des cellules, on modifie l'oxyde de ruthénium sur l'anode en titane de manière à le rendre actif sur toutes ses surfaces et l'on réduit la distance cathodemembrane à 2 min. Dans ces conditions, une électrolyse efficace peut être effectuée sans endommagement du matériau du châssis. En -outre, lorsque les électrodes sont maintenues par des éléments de support intermédiaires à profil en T, elles sont moins susceptibles de fléchir que lorsqu'elles sont seulement maintenues par des joints, mais des encadrements en cornières offrent également une rigidité satisfaisante. Les cellules de cet exemple fonctionnent également de façon satisfaisante lorsque les membranes sont maintenues contre les cathodes ou sont disposées à mi-chemin entre les anodes et les cathodes et sont maintenues dans les positions désirées par des éléments d'espacement en cordon de Téflon (nom commercial) de 1,5 mm de diamètre. EXEMPLE 3 On fabrique des châssis par le procédé décrit dans l'exemple 1 à partir de 35 * d'homopolymère de polypropylène, 35 % de copolymère de polypropylène, le reste (pas de modificateur d'impact présent) étant formé de flocons de mica (maille 200), de fibres de silicate de calcium (wollastonite), de fibres de silicate de-calcium (synthétique), de talc ou d'amiante (chrysotile). Un homopolymère non modifié, un copolymère et des mélanges homopolymère-copolymère 50:50 sont également utilisés. On moule des châssis avec chacun de ces matériaux. Lors d'essais consistant en un test d'utilisation pratique dans des électrolytes et dans des conditions d'électrolyse, on cons- tate que l'emploi des fibres de silicate de calcium dans un melange homopolymère-copolymère est la solution optimale et que les polymères chargés sont supérieurs au point de vue propre tés physiques et, en particulier, en ce qui concerne la stabi litédimensionnelle et la résistance à la chaleur, aux matériaux non chargés. Toutefois, bien que les différences soient importantes, il est possible d'utiliser tous les châssis en polypropylène renforcé dans une application commerciale et les châs- sis non renforcés, bien qu'ils soient inférieurs sont encore utilisables.Des châssis fabriqués à partir d'autres polymères tels que du chlorure de polyvinyle, du polytétrafluoréthylène ou du polyéthylène, s'ils ne sont normalement pas commercialement acceptables pour une utilisation à long terme, sont valables pour une utilisation à court terme dans des cellules électrolytiques et sont avantageux lorsqu'on y a moulé, par des techniques de moulage par injection ordinaires, lorsque c'est possible, les divers collecteurs, conduits, orifices et moyens d'alignement, de montage et de fixation des appareils suivant l'invention. Enfin, la combinaison d'un châssis en polypropylène et d'une membrane à perméabilité sélective et à activité cationique du type DuPont Nation XE, en particulier lorsque la membrane est maintenue directement sur le châssis sans joints intermédiaires est optimale en ce qui concerne la stabilité dimensionnelle, la résistance chimique et la grande longévité en service et est, de préférence, adoptée. E 4 On répète les procédures de l'exemple 1, mais on fait varier les températures, les tensions et les pE des divers processus décrits dans les gammes indiquées, c'est-à-dire de 20 à 950C, de 3,3 à 4,3 volts, de 3 à 4,5 pour le pH de l'anolyte et de 0,2 à 0,4 A/cm2. On fait, également, varier les électrodes dans les gammes de superficie d'ouverture, de dimensions et de proportions, ainsi que les distances entre électrodes précédemment indiquées. Dans tous ces cas, on obtient des résultats d'électrolyse convenables et les châssis sont suffisamment stables pour être commercialement acceptables. Aucun problème appréciable ne se pose lors de l'utilisation de ces cellules et les frais de fabrication des châssis sont réduits dans une mesure importante en raison de leur facilité de production par moulage par injection. En outre, avec les bossages, rebords, canaux, etc. prémoulés dans les châssis, l'assemblage des pièces est facilité et s'effectue en des temps plus courts, ce qui réduit les frais d'assemblage des cellules. En conséquence, les cellules suivant l'invention représentent un progrès important dans la technique de l'électrolyse des solutions d'halo génure aqueuses. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits; elle est susceptible de nombreuses variantes selon les applications envisagées, sans qu'on s'écarte pour cela du domaine de l'invention. - RE'rEN1TDICkTIOI 1 - Châssis de cellule électrolytique polymère organique synthétique destiné à loger une anode et une cathode et à supporter une membrane et qui, conjointement à un châssis contigu conjugué contenant une électrode de signe opposé à celui de l'électrode la plus proche du châssis considéré forme une cellule électrolytique comprenant une anode, une cathode et une membrane entre celles-ci, ledit châssis étant caractérisé en ce qu'il comprend des orifices d'admission et des orifices d'éva- cuation de fluides de traitement électrolytique communiquant avec des compartiments à anolyte et à catholyte de telle manière que la cellule formée par deux châssis contigus présente au moins un orifice d'admission dans le compartiment à anolyte, au moins un orifice d'évacuation à partir du compartiment à anolyte, au moins un orifice d'admission dans le compartiment à catholyte et au moins un orifice d'évacuation à partir du compartiment à catholyte, chacun de ces orifices d'admission et de ces orifices d'évacuation communiquant avec des collecteurs respectifs faisant partie intégrante du châssis de cellule. 2 - Châssis de cellule électrolytique suivant la revendication 1, destiné à être utilisé pour l'électrolyse d'une solution aqueuse d'halogénure, caractérisé en-ce que le polymère organique synthétique est du polypropylène renforcé par une charge choisie dans le groupe comprenant l'amiante, le silicate de calcium, le mica, le talc et des mélanges de ceux-ci. 3 - Châssis de cellule électrolytique suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'il est d'une construction moulée de telle façon que ses surfaces soient plus riches en polymère que ses intérieurs, afin d'augmenter sa résistance à l'électrolyte en contact avec lui. 4 - Châssis de cellule électrolytique suivant la revendication 7, caractérisé en ce quSl comprend environ 15 à 50 * de fibres de silicate de calcium, de flocons de mica ou d'un mélange de ceux-ci et en ce qu'il est résistant à la déformation en service dans une cellule électrolytique destinée à-la production de chlore et de soude caustique à partir d'une solution de chlorure de sodium aqueuse. 5 - Châssis de cellule électrolytique suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le châssis moulé comprend des moyens d'alignement et de fixation externes faisant corps avec lui pour positionner une tige de serrage utilisée pour maintenir une pluralité de châssis en relation de filtre-presse dans un ensemble de cellules multiples. 6 - Châssis de cellule électrolytique suivant la revendication 5, caractérisé en ce que des moyens d'alignement externes intégrés séparés desdits moyens d'alignement et de fixation précités sont prévus pour supporter les châssis sur une pluralité de supports s'étendant horizontalement au cours de l'assemblage. 7 - Châssis de cellule électrolytique suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de montage venus de moulage pour maintenir des conducteurs électriques associés aux électrodes dans des positions désirées et des moyens de montage - pour maintenir en position une monture intermédiaire d'électrode. 8 - Châssis de cellule électrolytique suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la monture intermédiaire est un encadrement rectangulaire formé de barres à section en T, l'âme de la barre à section en T supérieure étant horizontale et sa semelle étant verticale, une partie de ladite semelle étant agencée de manière à pouvoir être fixée au châssis et l'autre partie de ladite semelle étant agencée de manière à pouvoir être fixée à l'électrode, moyennant quoi celle-ci est rigidifiée par l'encadrement à profil en T et est ainsi maintenue dans la position désirée. 9 - Encadrement rectangulaire pour électrode d'une cellule électrolytique destinée à la fabrication de chlore, de soude caustique et d'hydrogène à partir d'une solution de chlorure de sodium aqueuse, encadrement qui est agencé de manière à pouvoir être fixé à une partie d'un châssis de cellule et à ladite électrode pour la rigidifier, ledit encadrement étant caractérisé en ce qu'il est formé de barres à section en, l'âme de la barre à section en T supérieure étant horizontale et sa semelle étant verticale. 10 - Procédé d'électrolyse d'une solution aqueuse de chlorure de sodium, -caractérisé en ce qu'il comprend une opération consistant à soumettre cette solution à une tension d'électrolyse de 2,3 à 6 volts entre l'anode et une cathode à une température d'environ 80 à 950C dans une cellule à membrane dont les parois sont en polypropylène moulé renforcé par une charge choisie dans le groupe comprenant l'amiante, le mica, le silicate de calcium, le talc et des mélanges de ceux-ci. 11 - Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce que les surfaces des parois sont plus riches en polypropylène que leurs intérieurs pour améliorer la résistance à l'électrolyte en contact avec elles et en ce que le polypropylène chargé comprend environ 15 à 50 % de fibres de silicate de calcium, de flocons de mica ou d'un mélange de ceux-ci et est résistant à la déformation en service. 12 - Procédé de fabrication d'un châssis pour cellule électrolytique destinée à assurer l'électrolyse de solutions aqueuses de chlorure de sodium, caractérisé en ce qu'il consiste à mouler -par injection ce châssis à partir d'un mélange de polypropylène et d'une charge de celui-ci, charge qui est choisie dans le groupe comprenant l'amiante, le mica, le silicate de calcium, le talc et des mélanges de ceux-ci sous la forme d'un élément d'une seule pièce formé de parties de deux cellules différentes assemblables entre elles pour former une cellule complète, les châssis et les cellules ainsi formées présentant des conduits dlalimentation et d'évacuation et des moyens de montage venus de moulage pour maintenir lesdites parties de cellule assemblées entre elles.