L'invention concerne les cathéters du type introduit dans la veine cave supérieure des patients, par exemple de patients souffrant de maladioecardiaqué#,devant etre surveillés avec soin et devant être traités, ou bien de patients dont la pression veineuse centrale doit être contr#lée et devant recevoir par voie intraveineuse des aliments ou des médicaments. Des exemples de cas cliniques comprennent le traitement de patients présentant une lésion myocardique grave ou de patients ayant subi un choc et souffrant de maladies cardiaques de tous types. Dans de tels cas, il est nécessaire de déterminer si le coeur est défaillant ou si une arythmie cardiaque se produit à tout moment pendant les premiers jours suivant l'attaque du coeur.Cette information est réfléchie par la pression veineuse centrale et peut être détectée par un contrôle continu effectué à l'aide d'un électrokymographe. Des principales causes de décès sont l'arythmie et l'arrêt du coeur. Elles peuvent nécessiter l'injection de différents médi caments. Des électrodes placées sur la poitrine du patient et permettant généralement d'obtenir ltélectrokymogrs.mme présentent plusieurs inconvénients, car elles gwenent notamment les auscultations de la zone thoracique. De plus, la position des électrodes à I1 extérieur de la peau rend peu précis l'électrokymogramme, notamment la représentation des ondes P de grande importance. Une représentation nette de ces ondes P présente plusieurs avantages pour distinguer, dans le cas d'une arythmie impoftante, la tachycardie supraventriculaire d la tachycardie ventriculaire. Da plus grande précision des ondes P est obtenue à partir de ltoesophage ou de la veine cave supérieure. La mise en place d'électrodes dans l'oesophage est dangereuse et difficile et risque d'affecter de manière peu souhaitable les réponses cardiaques. D Invention concerne un cathéter veineux comportant une électrode à son extrémité libre et positionné pour détecter avec précision l'activité représentée par un électrokymogramme. Ce cathéter détermine également avec précision les ondes P tout en restant sensible à l'injection de fluides ou de médicaments par son extrémité libre ou en n étant pas affecté par le contre de la pression veineuse centrale.Le cathéter selon l'invention est normalement introduit dans une veine anticubitale et remonté dans la veine cave supérieure pour ere placé à l'intérieur du thorax et détecter ainsi de manière optimale l'activité représentée par un électrokymogramme. Ce cathéter peut également être introduit dans une veine fémorale ou sous-claviaire, et, dans chaque cas, le médecin peut contrôler l'électrokymogrnmme au cours de l'introduction pour obtenir un positionnement précis à l'intérieur du thorax de l'extrémité libre du cathéter de manière qu'elle soit voisine mais légèrement espacée du coeur. Toute entrée en contact de cette extrémité libre avec le coeur est aisément et immédiatement détectée sur l'électrokymogramme. L'électrode du cathéter selon l'invention est donc placée de manière qu'elle permette d'obtenir un électrokymogramme précis en dégageant totalement la poitrine du patient pour que ce dernier puisse être ausculté. Cette électrode est de plus constamment en contact électrique avec le sang à proximité du coeur et permet donc d'éviter les déclenchements erronés et courants des dispositifs d'alarme. L'électrode est disposée de manière que 11 extrémité libre du cathéter reste toujours apparente,ce qui augmente la précision des enregistrements concernant la pression veineuse centrale. Le cathéter selon l'invention convient notamment dans les cas d'urgence dans à un arrêt du coeur et dans lesquels le retour à la vie. s'il est possible, doit titre effectué dans les plus brefs délais,à savoir moins de trois minutes après l'arrEt.Dans un tel cas,le praticien doit rétablir la respiratjon > c'est-à-dire respirer pour le patient, contrôler l'électrokymogramme et accéder à la circulation sanguine centrale pour l'introduction de médicaments.Un cathéter veineux central est donc nécessaire, car le médicament doit atteindre le coeur et ne peut être simplement injecté dans un bras ou toute autre partie du corps en raison de l'absence de circulation sanguine. Sinniltanément, un électrocardiogramme continu est nécessaire pour signaler l'in troduction de médicaments convenables avec les variations d'état. Actuell.emen-t,il est nécessaire de relier au patient un électrokyao- graphe. Le temps demande pour la préparation et la mise en place des quatre électrodes nécessaires est important. Il faut ensuite introduire un cathéter pour accéder au système circulatoire, puis commencer la respiration du patient. Le temps nécessaire au raccordement des quatre conducteurs de l'électrokymo- graphe est critique. Le cathéter selon l'invention permet-dlobte- nir l'électrokymogramme et permet d'accéder au système circalar toire central du patient en une seule opération, c'est-à-dire ltintroduction de ce cathéter. Cette opération peut être réalisée en quelques secondes.Les variations de dimensions et de sens des ondes P donnent une indication immédiate de l'arrivée du cathéter dans le thorax. L' invention sera décrite plus en détail en regard du dessin annexé à titre d'exemple nullement limitatif et sur lequel la figure 1 est une vue en perspective d'un appareil utilisant le cathéter selon l'invention et relié à un patient; la figure 2 est une élévation avec coupe axiale partielle du cathéter selon l'invention; la figure 3 est une coupe transversale suivant la ligne 3-3 de.la figure 2; la figure 4 est une coupe transversale suivant la ligne 4-4 de la figure 2; la figure 5 est une coupe transversale suivant la ligne 5-5 de la figure 2; et la figure 6 est une vue en perspective, avec arrachement partiel, du cathéter selon l'invention placé dans la veine cave supérieure. Le cathéter selon l'invention est du type à jeter, destiné à être placé dans le système veineux central. Il comprend un tube flexible dont un tronçon est conçu pour être logé dans la veine cave supérieure. Ce tube est en matière inerte de manière que le cathéter puisse rester en place pendant une durée d'observation et de traitement de plusieurs jours. An conducteur électrique 12 est monté longîtudinalement dans le tube et isolé électriquement des parois intériealre 13 et extérieure 14 de ce dernier. Une électrode 16 est reliée au conducteur 12 et montée à la surface extérieure du tube à peu de distance de l'extrémité libre 17 de ce dernier.Une cosse l8 est reliée au conducteur 12 à proximité de l'autre extrémité 19 du tuile. Un conducteur 21 connecte cette cosse 18 à un électrocardiographe 22. Stextrémité extérieure 19 du cathéter comporte un raccord 20 qui, par un tronçon 25 de tuyau, est relié à une vanne classique 23 à trois voies et à commande manuelle. Cette vanne est ellemême reliée à la base d'un tube 24 de mesure de pression et à un conduit 26 provenant d'un flacon 27 pour injection intraveineuse. La vanne 23 peut être tournée manuellement entre une première position de fermetiire,une deuxième position dans laquelle elle relie le manomètre 24 au cathéter pour mesurer la pression veineuse cen- trale, et-une troisième position dans laquelle elle relie le cathéter au flacon 27 pour injecter le liquide que ce dernier contient par le cathéter dans le système sanguin du patient. Un médicament peut etre injecté dans le cathéter à l'aide d'une seringue introduite directement dans le tube. A la différence des cathéters antérieurs, dans lesquels les éléments mentionnés précédemment ne peuvent etre tolérés par le corps que pendant une très courte durée,le eathéter selonl'in- vention est en matière inerte, c'est-à-dire une matière ne réa gissant pas avec le corps ou que le corps ne rejette pas. Cette matière est avantageusement du polyéthylène. Deux autres matières, à savoir le "Téflon" et le "Silastic"convierment également. Il est essentiel que le cathéter selon l'invention soit réalisé dans une matière tolérée nar le corps pendant de longues durées, c'est-à-dire plusieurs jours, sans provoquer de réaction inflammatoire. Une autre caractéristique du cathéter selon l'invention est la position de l'électrode 16. Il est essentiel que cette électrode soit située à la surface extérieure 14 du cathéter et qu'elle n'entre pas en contact avec la matière sortant de llex- trémité libre 17 de ce dernier pour ne pas entre affectée électriquement par cette matière. Pour la m8me raison,l'électrode 16 doit être légèrement espacée de ltextrémité 17 de manière que les gouttelettes de solution saline ou d'autre matière s'écoulent sans entrer en contact avec l'électrode 16 et provoquer une impulsion parasite sur l'électrocardiogramme.Le cathéter selon l'invention permet d'obtenir un électrokymogramme précis et continu simultanément avec l'injection par l'extrémité libre du cathéter d'un fluide dans le sang. Une observation instantanée de l1in- troduction d'un médicament et de l'électrokymogramme est donc possible, ce qui est très important dans certains cas, notamment dans le traitement d'un arrêt cardiaque. De même, l1injection intraveineuse de tout type de matière peut être observée imm- diatement avec l'électrokymogramme. L'électrode 16 doit être éloignée de I1 extrémité 17 par une distance d'environ 3,2 mm. Se conducteur 12 est noyé dans la paroi du tube il et replié vers la surface extérieure 14 à proximité de 1' extrémité libre 17 pour constituer l'électrode 16. En variante, une partie de la paroi extérieure du tube peut entre éliminée pour découvrir le conducteur. De même, l'autre extrémité de ce conducteur 12 est repliée vers l'extérieur et connectée à la base de la cosse 18 fixée à l'extrémité voisine du cathéter. Cette cosse 18 comprend, dans la forme de réalisation représentée, une douille circulaire 31 dimensionnée pour loger la broche classique du conducteur 21 relié à l'électrokymographe. Une vis 32 de blocage fixe cette broche en place. Un fil conducteur de faible diamètre suffit à la conduction du courant électrique de lsélectrokymo- gramme. L'enrobage du conducteur 12 dans la paroi du cathéter assure l'isolation électrique. Une dimension minimale pour les fils conducteurs, par exemple 0,55 ou 0,45 mm de diamètre, permet à l'invention de s'appliquer à des cathéters veineux de dimensions normalisées et de longueurs classiques. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent autre apportées au cathéter décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Cathéter à jeter, destiné au système veineux central, caractérisé en ce qu'il comporte un tronçon de tube flexible en matière inerte, un conducteur électrique supporté par le tube, longitudinalement par rapport à ce dernier, et isolé électriquement des surfaces intérieure et extérieure de ce tube, une électrode reliée au conducteur et montée à la surface extérieure du tube, à peu de distance de l'extrémité libre de ce dernier, et une borne reliée au conducteur, à proximité de la seconde extrémité du tube, pour établir une connexion avec un électrocardiographe. 2. Cathéter selon la revendication 1, caractérisé en ce que des éléments sont reliés à la seconde extrémité du tube pour l'introduction intraveineuse d'un produit, ~'électrode étant espacée de l'extrémité libre du tube par une distance telle que cette électrode détecte le potentiel électrique du sang sans entre affectée par le produit s'écoulant par ladite extrémité libre, un électrocardiographe étant connecté à la cosse pour établir un électrokymogramme de l'activité intrathoracique simultanément avec l'introduction de fluide dans le système veineux central. 3. Cathéter selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un organe est relié à la seconde extrémité du tube et donne une indication de la pression intraveineuse, un électrocardiographe étant relié à ladite cosse pour réaliser un électrokymo- gramme simultanément avec la détermination de la pression veineuse centrale. 4. Cathéter selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matière inerte est choisie dans le groupe comprenant le polyéthylène, le polytétrafluoréthylène et le caoutchouc siliconé. 5. Cathéter selon la revendication 4, caractérisé en ce que le conducteur est noyé dans la paroi du tube et isolé par cette paroi, ce conducteur étant à découvert à la surface extérieure du tube pour constituer ladite électrode. 6. Procédé de mise en oeuvre du cathéter selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il consiste à introduire un fluide dans le système veineux central et à détecter simultanément l'activité intrathoracique par un électrokymogrnmmie. 7. Procédé de mise en oeuvre du cathéter selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il consiste à contr8ler simultanément la pression veineuse centrale et l'activité intrathoracique par électrokymogramme.