On constate fréquemment que des ouvrages construits en maçon- nerie ou en béton, même lorsqu'ils sont parfaitement conçus et réalisés selon des techniques éprouvées, présentent soit des fissurations, soit des porosités. Les causes en sont très variées retrait des matériaux, ségrégations, effets de parois, mouvement des supports, tassements, consolidation-es sols, vibrations, chocs thermiques, aetion des charges permanentes ou des variations de chargeas, reprises dans la construction ete... Si les fissures ou porosités sont souvent fâcheuses du point de vue esthétique, elles sont beaucoup plus graves quant à la durabilité des ouvrages, surtout si elles sont à l'origine de venues d'eau. En outre, par elles-memes, les infiltrations à l'origine desquelles elles peuvent entre, créent bien souvent des perturbations graves dans l'exploitation des ouvrages qui en sont victimes. L'expérience a depuis longtemps prouvé que les traitements de surface étaient inopérants, particulièrement dans les cas de pressions négatives, et qu'il fallait substituer aux réparations par applications superficielles de mortiers hydrauliques ou de mastics, un traitement en profondeur par injections. Pendant longtemps, pour ces travaux, on mettait couramment en oeuvre des produits thermoplastiques a base de bitume. Mais ces produits, de pénétration relativement limitée, ne peuvent entre injectés que dans des fissures ou des points d'infiltration nets. De plus, ces produits sont sensibles aux variations de température et sont susceptibles/de fluage. En conséquence, ils ne sont plus utilisés que dans des cas précis, notamment pour l'étanchement de réservoirs d'eau potable, en béton, fissurés. Il importe donc de pouvoir injecter sous pression dans les structures d'ouvrages, des produits ayant un grand pouvoir de pénétration et dont la polymérisation ou la gélification peut -inter- venir "in situ" après injection. Depuis quelques années, on utilise couramment pour ce genre de travail des résines acryliques comprenant un polyacrylamide et du N N' méthylène bis acrylamide ou du nitrilotripropionamide. A ces résines sont ajoutée des catalyseurs et accélérateurs dont le dosage permet de régler le temps de polymérisation ou de gélification. Ces catalyseurs sont d'une part du diéthyladinoDropionitrile, du diméthylaminopropionitrile ou encore une thio-urée, et d'autre part du persulfate d'a onium ou de 11 eau oxygénée. Dans le cas d'injections dans des structures présentant des vides relativement importants, des charges sont ineorporées à ces résines, notamment des diatomées, de la farine de bois et éventuellement du ciment. l'incorporation de ces charges a pour but d'augmenter la régis tance mécanique des produits injectés et d'en réduire le prix. Mais il est apparu à l'expérience que les solutions de résines non chargées pouvaient être améliorées, notamment par incorporation de bitume et par la réduction du pourcentage de catalyseur (et tout jarticulièrement de persulfate d'ammonium). En effet, le persulfated'ammonium est très corrosif et risque d'attaquer les armatures, tandis que le bitume est par lui-m8me un excellent produit de protection contre la cprrosion. La présente invention a donc pour objet des mélanges injectables caractérisés en ce quels comprennent - Résines acryliques (acrylamides) 11 à 22% - Bitume 20 à 30 % - persulfate d'ammonium ou eau oxygénée 0,15 à 3 /oo - eau le reste Pour l'éxécution des travaux, deux cas sont à considérer 1ER CAS Injection de solutions concentrées à prise rapide pour lutter contre les venues d'eau imPortantes Un exemple de mélange selon l'invention comporte avantageuse- ment - solution aqueuse de résine acrylique à 44 % de solide dissous 1 volume - solution aqueuse de persulfate d'ammonium à 10 910 3 à 6 pour mille (selon le temps de paymérisation désiré) - Emulsion de bitume du type cationique 1 volume C'est la composition de cette émulsion, le choix du bitume et sa polarité qui permettent la réduction très importante du pourcen ta-ge de persulfate d'ammonium, caractéristique essentielle de l'invention. Le temps de polymérisation dans ce cas est compris entre 10 et 40 secondes. L'injection s'opère obligatoirement à l'aide de pompes automatiques, par exemple du type décrit dans le brevet français na 1.471.252 du 23 Janvier 1967. 2EME CAS: Injection de solutions, de concentration variable, de résines acryliques pour l'étanchement de structures fortement armées et présentant des sides relativement importants, par exemple des ponts a outrelles enrobées type SNCF Un exemple de mélange selon l'invention comprend avantageu serment - solution aqueuse de résine acrylique à 44 % de solide dissous 1 volume - solution aqueuse de persulfate d'ammonium å.1 % 1 volume - Emulsion de bitume du tyse anionique 1 volume Selon la température, le temps de polymérisation de ce mélange est de l'ordre de 30 minutes à une heure mais il peut être réduit ou augmenté selon les nécessités du travail. Il peut être corrigé par l'incorporation au mélange d'un inhibiteur, par exemple le ferricyanure de potassium. Les injections de ce produit peuvent être effectuées avec des pompes à un seul corps. REVENDICATIONS 10) Solution gélifiante destinée a l'étanchement d'ouvrages en béton ou en maçonnerie présentant des structurer poreuses ou des microfissures, et à la réalisation d'écrans étanches, caractéri- sée en ce qu'elle comprend - résines acryliques (acrylamides) 11 à 22 % - bitume de 20 à 30 S - persulfate Q'wnrnonium ou eau oxygénée 0,15 à 3Oo - eau le reste 20) Solution gélifiante selon la revendication|1, destinée à faire prise rapidement, caractérisée en ce que le bitume se présente sous la forme d'une émulsion-åu type cationique. 30) Solution gélifiante suivant la revendication 1, destinée à faire prise lentement, caractérisée en ce que le bitume se présente sous la forme d'une émulsion anionique.