L'invention concerne la technologie de la pulvérisation des liquides et a notamment pour objet des procédés de pulvérisation dans un fluide gazeux et des dispositifs pour leur mise en oeuvre. I1 existe toute une variété de procédés de pulvérisation de liquides dans un fluide gazeux et de dispositifs pour leur mise en oeuvre utilisés dans la production d'énergie, dans l'industrie chimique, dans l'industrie pétrochimique ainsi que dans d'autres branches de l'industrie. Selon l'un des procédés connus de pulvérisation de liquide dans un fluide gazeux, le liquide à pulvériser est injecté sous pression dans un fluide gazeux immobile (cf.le livre de Yu. F. Ditiakin et autres 'tPulvérisation des liquides" publié en 1977, pages 17 à 100). Toutefois, ce procédé rassure pas une bonne qualité de la pulvérisation des liquides visqueux du fait que le liquide dépense une énergie due aux frottements. On connatt aussi un procédé de pulvérisation de liquide dans un fluide gazeux et un dispositif pour sa mise en oeuvre dans lesquels on communique une énergie supplémentaire au liquide en augmentant sa vitesse et en le réduisant en gouttes par un courant de gaz (cf. le brevet d'invention de la R.F.A. nO 912 732). En outre, on connait un procédé de pulvérisation de liquide dans un fluide gazeux et un dispositif pour sa mise en oeuvre dans lesquels le courant gazeux pulvérisant le liquide est mis en mouvement oscillatoire (cf. le brevet dtinvention de la France nO 2 026 912). Ces procédés et les dispositifs qui les mettent en oeuvre ne sont pas économiques, car ils nécessitent pour la pulvérisation du liquide de grandes quantités de gaz comprimé a haute pression. On applique largement, dans la technique de pulvérisation des liquides visqueux, un procédé et un dispositif pour sa mise en oeuvre qui consistent en ce qu'on communique au li quide à pulvériser une énergie supplémentaire au moyen dtun moteur électrique ou une turbine à gaz, on le fats tourbillon ner, on l'introduit dans un courant gazeux sous norme d'une nappe annulaire de liquide et on le pulvérise (ct. le brevet d'invention des Etats-Unis d'Amérique n 3 660 006). Bien que ce procédé et ie dispositif pour sa mise en oeuvre soient assez fiables en servite, ils n'assurent pas un haut degré de dispersion des gouttes du liquide a pulvériser par suite de l'interaction insuffisamment efficace du courant gazeux avec la nappe formée de liquide. Parmi les procédés connus de pulvérisation des liquides, le procédé et le dispositif de mise en oeuvre décrits dans le brevet d'invention des Etats-Unis dtAmérique n 3 908 904, s'est révélé le plus efficace et on l'a pris comme l'antério- rité la plus proche. Ce procédé consiste & former un courant de az, à produire des oscillations acoustiques dans le courant de gaz, à faire tourbillonner le liquide et a' l'introduire coaxialement au courant de gaz en formant ainsi une nappe annulaire de liquide, et & pulvériser par le courant oscillatoire de gaz la nappe annuaire de liquide en formant un mélange gaz-liquide. Le dispositif mettant en oeuvre ce procédé est réalise sous la forme d'une buse rotative comportant un corps muni d'un chapeau et destiné â former un courant de gaz, un pulvérisateur de liquide monté coaxialement dans le chapeau et exé- cuté sous la forme d'un boftier tournant qui forme avec le corps et le chapeau une enceinte pour le passage du gaz, De plus, un émetteur ultrasonique à jets de gaz destiné à produire des oscillations acoustiques dans le courant de gaz est monté a' la périphérie du chapeau. Ce procédé et le dispositif pour sa mise en oeuvre n'as- surent pas une haute dispersion des gouttes des liquides â pulvériser, surtout des liquides tels que les liquides rhéolo giques non newtoniens, par exemple des mazouts de basse quali té. En outre, ce procédé n'est pas économique car la pulvérisation des liquides est réalisée par un gaz comprimé à haute pression. On s'est donc proposé de mettre au point un procédé de pulvérisation des liquides dans un fluide gazeux et un dispositif pour sa mise en oeuvre qui assureraient, grâce à ltorga- nisation du champ tourbillonnaire dans le mélange gaz-liquide et à la production des oscillations du fluide gazeux avec une haute valeur des gradients de pression, une haute qualité de la pulvérisation et du mélange des gouttes du liquide à pulvériser dans le fluide gazeux, une baisse de la consommation d'énergie et une élévation des performances économiques du procédé de pulvérisation. Le problème posé est résolu à l'aide d'un procédé de pulvérisation de liquides dans un fluide gazeux, dans lequel on forme un courant de gaz, ou produit des oscillations acoustiques dans le courant de gaz, on fait tourbillonner le liquide et on l'introduit coaxialement au courant dans lequel sont engendrées des oscillations acoustiques en formant une nappe annul aire de liquide et on pulvérise la nappe annulaire de liquide par le courant oscillatoire en formant ainsi un mélange gaz-liquide, caractérisé en ce qu'on crée dans la zone de formation du mélange gaz-liquide, dans ce dernier, un système de chemins tourbillonnaires hélicoidaux dont chacun comporte des tourbillons appariés. Lorsqu'on applique cette succession d'opérations, on assure une fragmentation plus intensive des gouttes de liquide et leur mélange avec le courant de gaz. I1 est désirable de communiquer aux chemins tourbillonnaires hélicoidaux du mélange gaz-liquide des oscillations supplémentaires ou auxiliaires dont la fréquence est de 10 à 50 fois inférieure à la fréquence des oscillations du courant de gaz, qui sont les oscillations principales, et de donner à ces dernières une forme non linéaire. Grâce à la superposition de deux oscillations de fréquences différentes, on assure les amplitudes requises du déplacement du gaz pres des gouttes de liquide suspendues dans celui-ci, et on améliore ainsi l'échange de masse dans la zone de formation du mélange gaz-liquide. Un rapport entre les fréquences des oscillations principales et auxiliaires inférieur à 10 présente le risque de formation de modes combinés d'oscillations qui baissent la fiabilité du fonctionnement du dispositif. Une augmentation du rapport entre les fréquences des oscillations principales et auxiliaires au-dessus de 50 n'est pas rationnelle car elle conduit à une baisse notable des performances économiques de tout le procédé. I1 est avantageux qùe les fréquences des oscillations principales et auxiliaires ne soient pas multiples l'une de l'autre et que leur rapport constitue un nombre irrationnel. Cette relation des fréquences permet de supprimer la formation d'ondes stationnaires dans la zone de mélange et d'améliorer ainsi la pulvérisation du liquide en général. En outre, il est aussi avantageux que l'amplitude des oscillations auxiliaires soit dans un rapport compris entre 1 et S par rapport à l'amplitude des oscillations principales. Un rapport entre les amplitudes des oscillations auxiliaires et principales dans la plage de 1 à 5 assure un rapport optimal entre l'intensité de fragmentation et celle du mélange des gouttes avec le gaz. Si le rapport entre les amplitudes des oscillations auxiliaires et principales est inférieur à I, le liquide dispersé ne réussit pas à se mélanger avec le courant de gaz et, si le rapport entre les amplitudes des oscillations auxiliaires et principales est supérieur à 5, il se produit un mélange intensif du liquide insuffisamment disperse avec le courant de gaz. Il est avantageux de faire varier la fréquence des oscillations principales, de préférence dans la plage de 0,12 à 0,36 par rapport à la fréquence moyenne engendrée, ce qui pré vient la formation dans la zone de mélange d'ondes stationnaires qui sont caractérisées par la présence de noeuds et de ventres de pression et de vitesse du courant de liquide. La variation périodique de la fréquence des oscillations non linéaires forme des oscillations d'une fréquence qui varie périodiquement nommée "fréquence flottante". Ces oscillations empêchent la formation d'ondes stationnaires dans l'espace acoustique de la zone de mélange. En faisant varier la fréquence des oscillations du courant de gaz d'une valeur inférieure à 0,12 par rapport à la fréquence moyenne engendrée, on ne prévient pas la formation des ondes stationnaires et, en variant la fréquence des oscillations au-dessus de 0,36 par rapport à la fréquence moyenne engendrée, on provoque la formation d'harmoniques parasites multiples qui baissent la fiabilité du fonctionnement du dispositif. Le problème posé est aussi résolu à l'aide d'un dispositif de mise en oeuvre du procédé de pulvérisation ci-dessus. Ce dispositif comportant un corps muni d'un chapeau destiné à former le courant de gaz, et un pulvérisateur de liquide monté coaxialement au chapeau et exécuté sous forme d'un bottier tournant qui forme avec le corps et le chapeau une enceinte pour le passage du gaz, est caractérisé en ce qu'il est prévu sur la surface extérieure du bottier de pulvérisation et sur la surface intérieure du chapeau, des rangées de saillies formant des canaux dont la section est variable en fonction de la position réciproque des saillies du chapeau et du bottier pendant la rotation de ce dernier. Cette conception constructive du dispositif permet d'assurer l'obtention des oscillations non linaires du courant de gaz et la formation d'un système de chemins tourbillonnaires comportant des tourbillons appariés auxquels est conférée une forme hélicordale pendant la rotation du bottier. Grâce au courant de gaz comportant des oscillations non linéaires, la nappe de liquide se détériore intensivement et les courants tourbillonnaires des chemins hélicoïdaux de tourbillonnement assurent l'obtention du mélange gaz-liquide. Pour intensifier la fragmentation de la la nappe de liquide de en gouttes de ragon avantageuse, les volumes de l'enceinte formée par le corps le chapeau et le bot±el et de l'encein- te du bottier, la longueur et la hauteur des canaux formés par les saillies du chapeau et du bottiers le diametre maximal du bottier et la longueur de son enceinte sont déterminés à partir de l'équation suivante oû :: VI - volume de l'enceinte du boîtier ; V2 - volume de l'enceinte formé par le corps, le cha peau et le bottier LI - longueur de l'enceinte du bottier L2 - longueur des canaux formés par les saillies du chapeau et du bottier ; D - diamètre maximal du bottier à l'endroit où se trouve son bord ; et H - hauteur des canaux formés par les saillies du cha peau et du boStierr GrXce à ce rapport entre les dimensions, 11 enceinte formée par le corps, le chapeau et le bottier fait fonction de résonateur a transmission de Helmholtz, et l'enceinte du bottier fait office de résonateur acoustique à quatre ondes, les fréquences de ceux-ci coincidant, ce qui conduit à une augmentation de 11 amplitude du courant de gaz et à la formation d'un courant de va-et-vient du gaz près du bord du bottier. La production synchrone dBs uscilsations du courant de gaz peut entratner un accroissement indésirable de l'intensif fication du son pendant le fonctionnement du dispositif et compliquer, par conséquent, son utilisation. Dans le but de diminuer 11 amplitude des oscillations acoustiques sans diminution de l'amplitude des oscillations de vitesse du courant de gaz, il faut que les nombres de saillies du boîtier et du chapeau soient différents. Si le nombre de saillies du chapeau diffère de celui des saillies du bottier d'une unité, les saillies se trouvant sur les bords diamétralement opposés du bottier produisent des fluctuations de la vitesse du courant de gaz en opposition de phase l'une par rapport à l'autre, et les premiers harmoniques engendrés à la suite des fluctuations de pression s'annulent l'un l'autre. Les rangées de saillies du bottier et du chapeau forment alors, en plus de la production des oscillations principales non linéaires, des oscillations du premier mode tournant tangentiel d'oscillations, dont la fréquence est égale à la fréquence de rotation du bottier. Au cas où les nombres de saillies du bottier et du chapeau diffèrent de 2, 3,etc. il se produit le second, le troisième, etc. mode tournant tangentiel d'oscillations et leur fréquence dépasse la fréquence de rotation du chapeau de 2, 3, etc.fois respectivement. En formant des oscillations de plus basse fréquence dans la zone de mélange, on obtient les amplitudes des oscillations du déplacement du gaz par rapport aux gouttes de liquide qui sont nécessaires pour un transfert efficace de masse, et on contribue à leur évaporation et au mélange avec le gaz. En combinant les modes non linéaires avec les modes tournants d'oscillations, avec des fréquences dans un rapport de 10 à 50, on assure aussi bien la fragmentation des gouttes que leur répartition régulière dans ltespace. Pour prévenir des résonances entre les oscillations non linéaires et tournantes tangentielles, il faut que les nombres de saillies du bottier et du chapeau soient non multiples l'un de l'autre. I1 est avantageux que le pas entre les saillies du bottier et/ou du chapeau varie d'une saillie à l'autre avec un écart par rapport à la valeur moyenne du pas compris dans la plage de 0,12 à 0,36. Grâce à cette réalisation du dispositif, on supprime dans l'espace acoustique de la zone de formation du mélange gazeux les ondes stationnaires qui forment des noeuds et des ventres alternés des oscillations de la vitesse, ce qu'on appelle des "zones de silence". En outre, ces saillies produisent, pendant la rotation du bottier, des oscillations d'une fréquence qui varie périodiquement nommée "fréquence flottante". En conséquence, il se produit des ondes courantes dans la zone de mélange et la formaticn des noeuds et des ventres des fluctuations de pression et de vitesse du courant de gaz est empêchée. La variation du pas entre les saillies du bottier et/ou du chapeau d'une saillie à l'autre d' une valeur inférieure à 0,12 par rapport à la valeur moyenne du pas ne prévient pas la formation des ondes stationnaires, et la variation du pas d'une valeur supérieure à 0,36 par rapport à la valeur moyenne du pas provoque des harmoniques parasites multiples qui a- baissent la fiabilité du dispositif. En outre, pour supprimer les ondes stagnantes dans la zone de formation du mélange gaz-liquide, il est possible de prévoir sur le bottier et le chapeau une autre rangée de saillies en contact mutuel dont le nombre n'est pas multiple du nombre de saillies de la première rangée de saillies du bot- tier et du chapeau. Cette réalisation du dispositif assure la superposition, dans la zone de melange, de deux oscillations périodiques à fréquences non multiples formant des oscillations périodiques, ce qui prévient la formation des ondes stationnaires. I1 est également avantagez. que le rapport entre le nom bre de saillies des rangées prikale et supplémentaire constitue un nombre irrationnel, ce qui est nécessaire pour supprimer la formation des harmoniques multiples qui abaissent la fiabilité du fonctionnement du dispositif. Autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description d'un exemple concret de sa réalisation, faite en se référant aux des sins annexés sur lesquels - la Fig. 1 représente schématiquement une coupe longitudinale du dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention - la Fig. 2 est une coupe longitudinale du boîtier et de l'ajutage de ce dispositif - la Fig. 3 représente une variante de réalisation des saillies de l'ajutage et du bottier, avec une disposition des saillies de l'ajutage près des bords du bottier - la Fig. 4 est une vue de face des saillies du bottier et de I(ajutage, réalisées avec des nombres différents de saillies - la Fig. 5 est une vue de face des saillies de l'ajutage réalisées avec un pas variable suivant la circonférence - la Fig. 6 est un schéma de formation des chemins héli cotidaux tourbillonnaires pendant le fonctionnement du dispositif. Le procédé suivant l'invention de pulvérisation de liquides visqueux consiste en ce qui suit. On forme un courant de gaz, et on y produit des oscillations acoustfques. Le liquide à pulvériser est mis en tourbillons et introduit coaxialement au courant de gaz dans lequel sont engendrées des oscillations acoustiques. I1 se forme alors une nappe annulaire de liquide qui est ensuite pulvérisée par le courant oscillatoire de gaz. Dans le mélange gaz-liquide, on crée un système de chemins hélicoIdaux tourbillonnaires dont chacun comporte des tourbillons appariés. Le système de chemins tourbillonnaires hélicoidaux comportant des tourbillons appariés organise le mélange du mélange gaz-liquide dans un champ tourbillonnaire intensif et contribue à la dispersion de la nappe annulaire de liquide en gouttes. Pour obtenir un mélange gaz-liquide finement dispersé et réparti régulièrement dans l'espace, on communique audit mélange, dans les chemins tourbillr;rnaires, oes oscillations auxiliaires ou supplémentaires dont lafréquence est de 10 à 50 fois inférieure à la fréquence des oscillations du courant de gaz, qui sont les oscillations principales et dont la forme n'est pas linéaire, Les oscillations basse fréquence assurent la valeur requise du déplacement du gaz par rapport aux gouttes, et les oscillations haute fréquence non linéaires assurait la frag mentation des gouttes gracie aux hantes valeurs des gradients de pression du mélange gaz-liqudde. Les oscillations non linéaires peuvent eAtre réalisées sous différentes formes, de préférence trapézoidale ou en forme de scie. Les oscillations en forme de scie, caractérisées par un front à pente rapide de l'accroissement de la pression, pro- voquent la formation de déchirures dans le mélange gaz-liquide suivies de courants de gradient qui conduisent à la fragmentation intensive des gouttes aux faibles amplitudes des oscillations, ce qui diminue à son tour la consommation d'énergie pour la pulvérisation et augmente le rendement du procédé. Avec des oscillations de forme trapézoïdale, outre la pente rapide du front d'accroissement de la pression de dispersion intensive des gouttes, l'action prolongée de la pression élevée augmente l'amplitude du déplacement des gouttes en contribuant ainsi à l'obtention d'un bon mélange gaz-liquide. Pour éviter des résonances entre les oscillations prin- cipales et les oscillations auxiliaires ou supplémentaires pouvant entraîner un accroissement inadmissible de leur amplitude, il faut, choisir leurs fréquences non multiples l'une à l'autre, et que le rapport des fréquences constitue un nombre irrationnel. Dans ce cas, les oscillations résultantes du mélange gaz-liquide ne sont pas périodiques, ce qui previent la formation des ondes stationnaires do la pression et de la vitesse du courant dans la zone de mélange. Le rapport entre les amplitudes des oscillations principales et auxiliaires dans la plage de 1 à 5 assure un rapport optimal entre l'intensité de la fragmentation et du mélange des gouttes de liquide avec le courant de gaz. Dans le but de prévenir d'une manière efficace la formation des ondes stationnaires de pression et de débit dans la zone de formation du mélange gaz-liquide, on crée des chemins tourbillonnaires hélicoidaux aux oscillations principales du courant de gaz, dont la fréquence est variée périodiquement dans la plage de 0,12 à 0,36 par rapport à la fréquence moyenne de la pression des oscillations principales. En engendrant les oscillations à une fréquence "flottante" qui varie périodiquement, on assure le déplacement périodique dans l'espace des zones de vitesse et de pression maximales des oscillations et, par conséquent, une distribution régulière des gouttes du liquide dans le mélange gaz-liquide. Le dispositif pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention (Fig.l) comporte un corps 1 muni d'une tubulure d'amenée de gaz 2 dans laquelle est logé un papillon d'étranglement 3. Une roue de ventilateur 4 est installée dans le corps I sur un arbre creux 5 à un orifice axial 6 par lequel est amené un liquide. Un boîtier de pulvérisation 8 est fixé sur une extrémité de l'arbre 5 à l'aide d'un distributeur 7. Un chapeau 9 est monté sur le corps I coaxialement au boîtier 8 de manière qu'il puisse se déplacer dans le sens axial. Le corps 1, le chapeau 9 et le boîtier 8 forment une enceinte 10 pour la circulation du gaz depuis la roue à aubes 4 du ventilateur. L'arbre 5 est mis en rotation à l'aide d'une commande 11. Dans le distributeur 7 (Fig.2) sont pratiqués des orifices 12. Une rangée de saillies 13 est prévue sur le bottier 8 et une rangée de saillies 14 est pratiquée sur le chapeau 9 et, par ses surfaces frontales 16, vient en contact avec celles 15 des saillies 13 du boîtier 8. I1 est également possible de réaliser le dispositif pour la pulvérisation des liquides en disposant les rangées de saillies 13 et 14 tant suivant le mouvement du courant (Fig.3) que dans la direction opposée du courant (Fig.2). Les faces latérales 17 des saillies 13 du boîtier 8 forment entre elles des canaux 18 (Fig.4), et celles 19 des saillies 14 du chapeau 9 forment des canaux 20. De préférence, les saillies 13 et les canaux 20 sont d'une forme rectangulaire et les nombres de saillies 13 et 14 sont différents. Leur nombre constitue des nombres simples, par exemple, Il et 13, alors que le rapport entre ceux-ci donne un nombre irrationnel. Le pas entre les saillies 13 du boîtier 8 ou entre les saillies 14 du chapeau 9 peut être réalisé variable (Fig.5) et varier périodiquement suivant la circonférence du bord 21 du bottier 8 dans la plage de 0,12 à 0,36 de la valeur moyenne du pas. I1 est également possible de réaliser sur le bottier 8 et sur le chapeau 9 des rangées supplémentaires qui sont en contact l'une à l'autre (non représentées). Leur nombre ntest pas un multiple du nombre de saillies 13 et 14 de la rangée principale, et leur rapport constitue un nombre irrationnel. Elles peuvent être réalisées de nianère analogue aux saillies 13 et 14 de la rangée principale. Les chemins tourbillonnaires 22 (figure 6), dans la zone de formation du mélange gaz-liquide, seront disposés du cô- té arrière des saillies 13 du bottier 8. Le dispositif fonctionne de la manière suivante. Pendant la rotation de l'arbre 5 du dispositif, le liquide parvient dans 1 1orifice axial 6 de l'arbre 5 et parvient, par les orifices 12 (figure 2) du distributeur 7, sur la surface intérieure du boîtier de pulvérisation 8, en se répandant sur celle-ci sous l'action des forces centrifuges et en s1e- coulant de son bord 21 sous forme d'une nappe annulaire mince de liquide. En même temps, le gaz, par exemple de l'air, arrive par la tubulure 2 et, en contournant le papillon d'étranglement 3, se dirige vers l'entrée de la roue à aubes 4 du ventilateur, où il est comprimé jusqu'à une pression de 0,022 à 0,025 mPa, et il s'échappe à travers l'enceinte 10 formée par le corps I, le chapeau 9 et le boîtier 8 et parvient au secteur initial de la nappe annulaire de liquide en la dispersant en gouttes. Les rangées de saillies 13 et 14 du bottier 8 et du chapeau 9 étant mises en contact par leurs surfaces frontales 15 et 16, les saillies 13 et 14 masquent périodiquement les canaux 18 et 20 formés par les faces latérales 17 et 19 des saillies 13 et 14 pendant la rotation du bottier, en modifiant la section de passage du gaz comprimé par la roue à aubes 4 du ventilateur. Lorsque la largeur des saillies 13 et 14 est supérieure à la largeur des canaux 18 et 20 qu'elles forment et que les saillies 13 et les canaux 20 ou les saillies 14 et les canaux 18 ont une forme rectangulaire, les oscillations non linéaires engendrées du débit de gaz ont une forme trapézoidale et conduisent à une fragmentation intensive de la nappe de liquide. En outre, le courant de gaz s'écoulant à partir des saillies 13 (figure 2) ou 14 (figure 3) forme derrière leurs faces arrière des chemins tourbillonnaires 22 remplis des tourbillons appariés qui se décollent des bords des saillies 13 et 14 au moment où ces saillies masquent les canaux 18 et 20 (figure 6). Le champ tourbillonnaire intensif ainsi formé augmente considérablement le transfert de masse dans la zone de mélange et contribue à l'obtention d'un mélange uniforme gaz-liquide. Lorsque les nombres de saillies 13 et 14 (figure 4) sont différents, les oscillations engendrées par chaque couple de saillies 13 et de canaux 20 ainsi que de saillies 14 et de canaux 18 seront déplacées les unes par rapport aux autres Si les nombres de saillies 13 et 14 diffèrent d'une saillie, les bords diamétralement opposés du boîtier de pulvérisation 8 produisent des fluctuations de la vitesse du gaz en opposi tion de phase, de sorte que les fluctuations de pression en cendrées par ces bords s'annulent mutuellement. Dans la zone de mésange, il L produit alor un premier mode tangential tournant d'oscillations ont la zzequence est inférieure à la fréquence des oscillations principales non linéaires d'autant de fois que le nombre maximal de saillie5 sur le bottier 8 ou le chapeau 9 c-t correspond a la fréquence de rotation du bottier 8. Si la différence entre les nombres de saillies 13 et 14 est de 2, 3 saillies, etc. il se produit, dans la zone de formation du mélange gzz-liquide, un second, un troisième,etc. modes tangentiels tournants dl oscillations. La fréquence des oscillations est alors de 2, 3, etc. fois supérieure à la fré- quence du premier mode tangentiel tournant. Lorsque le pas entre les saillies 13 ou 14 est réalisé variable avec un écart par rapport au pas moyen situé dans la plage de 0,12 à 0,36, le bottier tournant 8 produit des oscillations d'une fréquence '9flottante" qui varie périodiquement, ce qui empêche la formation dans la zone de mélange d'ondés stationnaires caractérisées en ce qu'elles comportent des noeuds et des ventres de vitesse et de pression. L'obtention dtune fréquence "flottante" des oscillations assure dans la zone de mélange la formation tondes courantes seulement et, par conséquent, une distribution uniforme des gouttes dans l'espace. Grâce à la réalisation de rangées supplémentaires de saillies en contact mutuel sur le bottier 8 et le chapeau 9, dont les nombres ne sont pas des multiples du nombre de saillies 13 et 14 de la rangée principale et ont un rapport constituant un nombre irrationnel, la superposition des fréquences d'oscillations non multiples engendrées par celles-ci provoque la formation dans la zone de mélange de perturbations périodiques qui préviennents elles aussi la formation d'ondes stationnaires. La valeur irrationnelle d rapport de ces fréquences prévient la formation des harmoniques multiples des oscillations. REVENDICATIONS 1 - Procédé de pulvérisation de liquides dans un fluide gazeux, dans lequel on forme un courant de gaz, on produit des oscillations acoustiques dans le courant de gaz, on fait tourbillonner le liquide et on 11 introduit coaxialement au courant dans lequel sont engendrees des oscillations acoustiques en formant une nappe annulaire de liquide, et on pulverise la nappe annulaire de liquide par le courant oscillatoire en formant ainsi un me lange gaz-liquid.e, caractéris en ce quton crée dans la zone de formation du mélange gaz-liquide, dans ce dernier, un système de chemins tourbillonnaires héli- cotidaux dont chacun comporte des tourbillons appariés. 2 - Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'on communique aux chemins tourbillonnaires hélico- daux du mélange gaz-liquide des oscillations auxiliaires dont la fréquence est de 10 à 15 fois inférieure à la fréquence des oscillations du courant de gag qui sont des oscillations principales, et auxquelles on donne une forme non linéaire. 3 - Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que les fréquences des oscillations principales et auxiliaires ne sont pas multiples l'une de l'autre et en ce que leur rapport constitue un nombre irrationnel. 4 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que 1 amplitude des oscillations auxiliaires se trouve dans un rapport compris entre 1 et 5 par rapport à l'amplitude des oscillations principales. 5 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications de 1 à 4 pour la pulvérisation d'un combustible visqueux, caractérisé en ce qu'on crée des chemins tourbillonnaires hélicoidaux aux oscillations principales du courant de gaz et dont on varie périodiquement la fréquence dans la plage de 0,12 à 0,36. 6 - Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 5, comportant un corps muni d'un chapeau destiné à former le courant de gaz, et un pulvérisateur de liquide monté coaxialement au chapeau et exécuté sous forme d'un boîtier tournant qui forme, avec le corps et le chapeau une enceinte pour le passage du gaz, caractérisé en ce qu'il est prévu sur la surface extérieure du bottier de pulvérisation (8) et sur la surface intérieure du chapeau (9) des rangées de saillies (13, 14; 15, 16) formant des canaux dont la section est variable en fonction de la position réciproque des saillies du chapeau et du bottier pendant la rotation de ce dernier. 7 - Dispositif conforme à la revendication 6, caractérisé en ce que les volumes de l'enceinte (10) formée par le corps (1) le chapeau (9) et le bottier (8) et de l'enceinte du bottier, la longueur et la hauteur des canaux formés par les saillies (13, 14 ; 15, 16) du chapeau et du bottier, le diamètre maximal du bottier et la longueur de son enceinte sont déterminés à partir de 11 équation suivante où :: VI - volume de l'enceinte du bottier V2 - volume de l'enceinte formé par le corps, le chapeau et le bottier ; LI - longueur de l'enceinte du bottier L2 - longueur des canaux formés par les saillies du cha peau et du bottier D - diamètre maximal du bottier à l'endroit où se trouve son bord ; et H - hauteur des canaux formés par les saillies du cha peau et du bottier. 8 - Dispositif conforme à la revendication 6, caractérisé en ce que les nombres de saillies du bottier 8)et du chapeau (9) sont différents. 9 - Dispositif conforme à la revendication 8, caractéri sé en ce que les nombres de saillies du bottier (8) et du chapeau (9) ne sont pas multiples l'un fie l'autre 10 - Dispositif conforme à l'une quelconque des revendi- cations 6, 8 et 93 caractérisé en re que le pas entre le saillies du boîtier (8) et/ou du chapeau (9) varie d'une saillie à l'autre avec un écart par rapport à lavaleur moyenne du pas situé dans la plage de 0,12 a 0,36. 11 - Dispositif conforme à 11 une quelconque des revendications 6 et 8 à 11, caractérise en ce qu'il est prévu en supplément une autre rangée de saillies entrant en contact les unes avec les autres et dont le nombre ntest pas multiple du nombre de saillies de la première rangée de saillies du bottier (8) et du chapeau (9). 12 - Dispositif conforme à 11 une quelconque des revendications 6 et 8 à 11, caractérisé en ce que le rapport entre les nombres des saillies des rangées principale et supplmen- taire constitue un nombre irrationnel.