L'invention concerne une talonnette comportant une poignée en matière isolante telle qu'unie matière plastique, dans laquelle est fixée la soie de sa lame ainsi que, à son extrémité extérieure, un logement pour un support placé sur l'arme, à laquelle la talonnette peut être fixée. Il est connu de placer sur une talonnette une pièce servant de logement de réalisation différente suivant le type d'arme, qui comporte de petits éléments d'arrêt, par exemple un ressort de pression, des leviers, des chevilles, des manchons de fixation etc. La poignée sert en outre à recouvrir la soie et à supporter la pièce servant de logement ainsi qu'à isoler, raison pour laquelle elle est de préférence en matière plastique. L'expérience a cependant montré que l'isolement électrique des pièces métalliques de la pièce servant de logement par rapport à la soie et à la garde de la lame est très souvent insuffisant pour les balonnettes connues.Un autre très grave inconvénient des baionnettes connues réside dans le fait que la partie formant poignée et la pièce servant de logement qui lui est assujettie sont relativement compliquées et par conséquent coûteuses, ce qui conduit à des frais très élevés de fabrication de la balonnette. L'invention a pour objet une baronnette, moins coûteuse à fabriquer que les baronnettes connues et dont la poignée est mieux isolée électriquement. Selon les caractéristiques de l'invention, le logement est encastré dans la poignée et fait par exemple partie de la poignée, ou est fixé dans celle-ci. l'inté- gration du logement dans la poignée permet de réduire fcrtement le cosst de fabrication de la baïonnette, sans compromettre son efficacité. Par ailleurs, l'isolation électrique est également améliorée. Selon une forme de réalisation pratique possible de l t invention, la poignée comporte à son extrémité extérieure un trou borgne dans lequel s'engage un verrou escamotable, et l'extrémité de la soie est à quelque distance du fond du trou borgne. Une pièce métallique servant de logement n'est pas nécessaire avec cette forme de réalisation. Au contraire, la poignée elle-même forme un logement qui est constitué par le trou borgne, dans lequel pénètre un verrou pivotant dans la poignée qui, comme celle-ci, peut hêtre en matière isolante, comme une matière plastique. Il n'y a par conséquent aucune pièce conductrice de l'électricité au voisinage du logement. Comme par ailleurs la soie se termine à une certaine distance du fond du trou borgne, aucune liaison conductrice de l'électricité ne peut être établie par l'intérieur de la poignée en direction d'une pièce métallique encastrée dans l'extrémité arrière de cette poignée. Une talonnette réalisée de cette façon est, du fait de sa construction plus simple, non seulement de fabrication peu coateuse, mais comporte aussi une meilleure isolation électrique que les baïonnettes connues. Un autre avantage réside dans le fait qu'on peut réaliser la poignée de façon plus fonctionnelle, étant donné qu'aucun élément de construction coûteuse, tel que les pièces rapportées comme servant de logement n'est nécessaire à son extrémité arrière. Le verrou est constitué essentiellement par une tige logée dans un trou oblong de la poignée, pouvant être retirée du trou borgne à l'encontre de la pression d'un ressort, le trou oblong formant de préférence un angle aigu avec l'axe longitudinal de ce trou borgne. Pour introduire ou extraire le support d'une arme, la tige est tirée hors du trou borgne et, lorsque ce dernier forme un angle aigu avec l'axe longitudinal du trou borgne, elle est repoussée hors de ce dernier trou par la pression du support à insérer, tout en empêchant une extraction indésirable dudit support du trou borgne, ce qui signifie que pour une telle extraction, la tige doit être intentionnellement repoussée à la main pour permettre une telle extraction, de sorte qu'un dégagement indésirable de cette tige ne peut pas se produire. La tige porte de préférence, à ses deux extrémités, des saillies placées sur la face extérieure de la poignée qui forment des prises pour les doigts de façon qu'elle puisse être saisie sûrement et repoussée hors du trou borgne. Les saillies en forme de disque constituent en outre des guides latéraux pour la tige, étant donné qu'elles sont mobiles sur la face extérieure de la poignée et empêchent par ce moyen un décalage latéral et un coincement de la tige. Il est avantageux de réaliser, en matière isolante, comme une matière plastique, non seulement la tige munie de saillies formant le verrou mais aussi les ressorts agissant sur cette tige. h Selon une autre forme de réalisation pratique de l'invention, la poignée comporte à son extrémité extérieure un trou borgne dans lequel se trouve la pièce servant de logement qui est incorporée par exemple par moulage par injection lors du formage de la poignée, ltextrémité de la soie insérée étant, à quelque distance du fond du trou borgne. Dans cette forme de réalisation, la pièce servant de logement peut être aussi en métal.Cette pièce possède par exemple une cavité à peu près cylindrique renfermant un verrou pivotant à l'encontre de la pression d'un ressort et peut être logée par son extrémité dépassant de la poignée, dans une douille montée sur l'arme ou un autre support. Bien que pour cette deuxième forme de réalisation de l'invention une pièce métallique servant de logement puisse être placée à ltextrémité extérieure de la poignée, le passage d'un courant électrique entre la lame de la baSon- nette et l'extrémité arrière de la poignée est efficacement empêché, étant donné que la pièce servant de logement logée dans la poignée n'a aucun contact direct avec la lame ou avec sa soie. Par ailleurs cette forme de réalisation a l'avantage important de pouvoir également être fabriquée à un prix sensiblement moindre aucune talonnette connue comportant une pièce servant de logement placée à l'extrémité extérieure de la poignée, sans compromettre lreffica- cité de la balonnette. Selon encore une autre caractéristique de l'invention, la soie est bloquée dans la poignée par une tige en matière isolante comme une matière plastique qui les traverse toutes les deux, et est empêchée de se mouvoir axialement. Cette tige évite le passage d'un courant électrique de la soie à la face extérieure de la poignée et en direction de son extrémité arrière. L'axe du trou borgne est de préférence parallèle à l'axe longitudinal de la poignée mais ne doit pas cependant corncider avec ce dernier axe. Le trou oblong, dans lequel se trouve la tige du verrou,est orienté en faisant un angle aigu dans la direction de l'extrémité de la poignée logeant la soie. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1 est une vue de face d'une première forme de réalisation de la batonnette qui est montée sur une arme seulemént esquissée la figure 2 est une coupe longitudinale de la poignée de la baïonnette, toutes les autres parties de celleci étant omises la figure 3 est une coupe longitudinale de l'extré- mité arrière de la talonnette à une échelle agrandie par rapport à la figure 2 la figure 4 est une coupe suivant la ligne IV - IV de la figure 3 ; et la figure 5 est une vue de face, en partie en coupe longitudinale d'une seconde forme de réalisation de la balonnette. Selon les figures 1 à 4, la talonnette 1 comporte une poignée 2, une lame 3 fixée à celle-ci et une garde 4 présentant un oeilleton 5 dans lequel peut être introduite une tête ou support 7 se trouvant à l'extrémité avant du canon 6 d'une arme non représentée en détail. Par ailleurs, un support 8 en forme de console qui porte un appendice pointu non visible sur la figure 1, qui est introduit d'une façon amovible dans un logement se trouvant à l'extrémité arrière de la poignée 2, est par ailleurs fixé au canon 6. Comme le montre la figure 2, la poignée 2 est un corps plein dans lequel sont ménagés deux évidements partant de ses deux extrémités, à savoir un trou étroit et oblong 9 destiné à recevoir la soie non représentée de la lame 3, et un trou borgne 10 dans lequel peut être inséré l'appendice du support 8. La poignée 2 comporte au voisinage du trou 9 un alésage transversal 11 dans lequel est introduite et vissée une tige de blocage 12, par laquelle la soie insérée de la lame 3 est fixée dans la poignée 2. La tige de blocage 12 est en matière isolante, telle qu'une matière plastique, et ne forme ainsi aucune liaison électriquement conductrice entre la soie métallique et la face extérieure de la poignée 2. le trou borgne 10 est cylindrique, comme le montre en particulier la figure 4 et est coupé en partie par un trou oblong 13 transervant la poignée 2, servant à loger une tige .14 constituant un élément de verrouillage et sollicitée normalement par un ressort 15 dans la position représentée sur les figures 3 et 4, dans laquelle elle pénètre presque entièrement dans le trou borgne 10. Le ressort 15 est inséré par son extrémité arrière dans un autre trou borgne 16 qui se trouve à peu près dans le prolongement du trou oblong 13, en se prolongeant cependant un peu obliquement par rapport à ce dernier. L'axe longitudinal 17 du trou oblong 13 forme un angle aigu avec l'axe longitudinal 18 de la poignée 2. L'axe longitudinal 19 du trou borgne 10 est parallèle à l'axe longitudinal 18, mais décalé latéralement. La tige 14 est en un matériau électriquement isolant, tel qu'une matière plastique et comporte à chacune de ses deux extrémités une saillie 20 et 21 élargie discol- dale. Dans l'exemple de réalisation représenté, la saillie 20 est d'une seule pièce avec la. tige 14, tandis que la saillie 21 est solidaire d'une tige 22 qui est logée dans un alésage longitudinal 23 de la tige 14. De cette manière, les saillies 20 et 21 peuvent se placer comme éléments de guidage contre les faces extérieures aplaties 2a et 2b qui se trouvent vers l'extrémité arrière de la poignée 2, si bien que la tige 14 est constamment déplacée parallèlement dans le trou oblong 13 et ne peut se coincer ni se placer obliquement d'une manière quelconque dans ce dernier. Une empreinte 24 peu profonde est ménagée dans la face extérieure de chaque saillie 20 et 21, pour que les doigts d'un utilisateur ne puissent glisser à l'écart des saillies 20 et 21 lorsqu'il s'agit de déplacer la tige 14. Sur sa face extérieure, la poignée 2 comporte plusieurs évidements 25 en forme de gorge qui s'étendent sur une partie de son pourtour et servent à éviter un glissement. Il est évident qdune talonnette comportant une telle poignée ne nécessite que peu de pièces détachées. En particulier le verrouillage à l'extrémité arrière de la poignée 2 du support 8 d'une arme est très simple mais très efficace, car la tige 14 de verrouillage est poussée de côte par l'appendice pointu du support 8 lors de son insertion dans le trou borgne 10 et s'enclenche automatiquement sous l'action de la force de rappel du ressort 15 dans un cran correspondant de cette pièce, tandis qu'il est nécessaire pour dégager le support de faire reculer la tige 14 à la main, étant donné que l'effort d'arrachement appliqué à la partie introduite du support 8 tend à faire rentrer encore plus énergiquement dans le cran la tige 14 enclenchée. On peut alors se passer de pièces métalliques, ce qui signifie qu'il n'y a sur la face extérieure de la poignée 2 aucune pièce métallique qui pourrait établir une liaison conductrice de l'électricité en direction de la lame 3. L'adaptation du trou borgne 10 à différents types d'armes est facilement réalisable, c'est-à-dire qu'un trou borgne 10 peut être adapté simplement, sans autre modification importante, au type d'arme considéré, sans que des modifications relativement importantes du moule utilisé pour la réalisation de la poignée 2 soient nécessaires. La balonnette 31 représentée sur la figure 5 comporte une poignée 32, une lame 33, une garde 34 percée a'un oeilleton 35 et une soie 36 placée dans la poignée 32 et reliée à la lame et à la garde, ladite soie étant fixée dans cette poignée parunetige de blocage 37 qui la traverse. La soie est donc placée dans un trou étroit et oblong 39 ménagé dans la poignée 32. la poignée 32 est une pièce massive en matière plastique moulée et comporte à son extrémité extérieure un trou borgne 40 qui se termine à une certaine distance du trou 39 et dans lequel est moulé par injection une pièce métallique 41 à peu près cylindrique servant de logement. Dans l'extré- mité extérieure de la pièce 41 dépassant en partie l'extrémité arrière de la poignée, pivote un verrou 42 faisant saillie, qui fait partie d'un levier coudé 43 articul sur une tige 44 dans la poignée 32 ou la pièce 41 de façon qu'il soit sollicité normalement par un ressort 45 dans la posai;; tion représentée sur la figure 5, dans laquelle il fait saillie au-dessus du corps cylindrique de la pièce 41, afin qu'il puisse venir en prise avec une pièce complémentaire tubulaire,non représentée, assujettie à une arme ou un objet analogue et s'enclencher. Pour faire pivoter le verrou 42 et le ramener dans la pièce 41, le levier coudé 43 comporte une surface rugueuse de pression 46 située entre la tige 44 formant axe de pivotement et le verrou 42. le verrou 42 est réalisé de façon à être repoussé lorsqu'une douille ou une autre pièce servant de support est enfilée sur la pièce servant de logement 41 et à être enclenché dans un espace libre menagé dans la douille. Pour dégager la pièce complémentaire, il faut ramener le verrou 42 dans la pièce 41, et à cet effet, on appuie avec le pouce ou un doigt sur la surface 46 pour surmonter la pression du ressort 45. Cette forme de réalisation de la talonnette peut aussi être facilement adaptée aux types d'armes les plus divers, en réalisant simplement de manière appropriée la pièce 41 moulée par injection dans la poignée 32. I1 va de soi que la présente invention nta été décrite qu'à titre indicatif mais non limitatif et qu'èlle est susceptible de diverses variantes sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Baïonnette comportant une poignée en matière isolante telle qu'une matière plastique, dans laquelle est fixée la soie de sa lame ainsi que, au voisinage de son extrémité extérieure,une pièce servant de logement pour un support, placé sur l'arme, auquel la balonnette peut être fixée, caractérisée en ce que ladite pièce est encastrée dans la poignée (2). - 2. BaTonnette selon la revendication 1, caractériséeen ce que la poignée (2) comporte à son extrémité extérieure un trou borgne (10) dans lequel pénètre un verrou (14) escamotable, et en ce que l'extrémité de la soie insérée est à quelque distance du fond du trou borgne. 3. talonnette selon la revendication 2, caractériséeen ce que ledit verrou est constitué par une tige (14) insérée dans un trou oblong (13) de la poignée (2) et rétractable hors du trou borgne (10) à l'encontre de la pression d'un ressort (15). 4. Talonnette selon la revendication 3, caractériséeen ce que le trou oblong (13) se prolonge de façon à former un angle aigu avec l'axe longitudinal (19) du trou borgne (10). 5. Talonnette selon la revendication 3, caractériséeen ce que des saillies (20, 21) de grandes dimensions, sur lesquelles les doigts ont prise, sont disposées aux deux extrémités de la tige (14) sur les côtés extérieurs (2a, 2b) de la poignée. 6. Batonnette selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractériséeen ce que le verrou (14, 20, 21) est en matière isolante telle qu'un matière plastique. 7. BaSonnette selon la revendication 2, caractérisée en ce que l'axe du trou borgne (10) est parallèle à l'axe longitudinal (18) de la poignée (2). 8. Talonnette selon la revendication 1, caractérisée en ce que la poignée (32) comporte à son extrémité extérieure un trou borgne (40) contenant une pièce servant de logement (41) et en ce que l'extrémité de la soie insérée (36) se trouve à quelque distance du fond de ce trou borgne. 9. BaTonnette selon la revendication 8, caractérisée en ce qué la pièce (41) est un composant remplissant le trou borgne (40) encastré dans ce dernier lors du formage de la poignée (32). 10. BaTonnette selon l'une des revendications 8 et 9, caractérisée en ce que la pièce (41) est en métal. 11. Baïonnette selon l'une quelconque des revendications 8 à 10, caractérisée en ce que la pièce (41) comporte une cavité à peu près cylindrique dans laquelle pivote un verrou (42) à l'encontre d'un ressort de pression (45). 12. Talonnette selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisée en ce que la soie est bloquée par une tige (12) en matière isolante tel qu'unie matière plastique qui traverse la poignée (2) de cette soie.