ta présente invention concerne de manière générale un procédé et un réactif pour la détection de N. Gonorrhoeae dans une culture microbienne et, plus particulièrement, un essai rapide et reproductible d'hémagglutination passive inverse (RPHA) pour l'une quelconque des souches connues de cet organisme. Les techniques existant actuellement pour l'identification de N. gonorrhoeae dans un milieu de culture, par exemple par la gélose de Thayer-Martin, comprennent une sélection préliminaire d'après la source, la morphologie, l'essai gram et l'essai à l'oxydase. Les diplocoques donnant un test positif à l'oxydase et un test gram négatif et présentant une morphologie de colonnie typique sur milieu de Thayer-Martin ensemencé à partir des voies génitourinaires d'un patient sont considérés comme des gonocoques présumés. La confirmation de cette détermination préliminaire comprend de manière classique l'examen de l'organisme dans un ensemble d'essais supplémentaires destinés en particulier à la détection de N. gonorrhoeae, au contraire d'autres organismes présentant des caracté ristiques semblables.Ces essais spécifiques comprennent la sélection par dégradation des hydrates de carbone qui nécessite environ 48 h pour être terminée et parfois n'est pas fiable du fait que certaines souches de N. gonorrhoeae peuvent soit ne pas pousser, soit donner des réactions négatives au sucre fausses. Une autre technique de sélection du commerce comprend l'utilisation d'anticorps fluorescents et, bien que le mode opératoire soit relativement rapide et spécifique de toutes les souches de N. gonorrhoeae, l'utilisation d'un microscope à fluorescence assez coûteux par un technicien très expérimenté est nécessaire pour cette détermination. Voir par exemple Health Laboratory Science, volume 12, n" 3, pages 215-218 (1975). Bien que l'on sache en général que le test RPHA pour la confirmation des micro-organismes soit plus rapide et plus reproductible que, par exemple, l'analyse par dégradation des hydrates de carbone, on a pensé que ces modes opératoires n'étaient pas appropriés pour le dépistage de N. gonorrhoeae en raison de la spécificité souvent aiguë des anticorps aux différentes souches de N. gonorrhoeae. On a généralement indiqué, par exemple, qu'un grand nombre de déterminations impliquant aussi un grand nombre d'anticorps spécifiques pouvait être nécessaire pour caractériser sûrement un organisme comme l'une des nombreuses souches de N. gonorrhoeae. On a donc maintenant besoin d'une méthode reproductible et rapide pour l'identification de la présence de N. gonorrhoeae qui ne comporte pas les modes opératoires fastidieux ou coûteux des procédés classiques. L'invention concerne un nouveau procédé et un nouveau réactif pour un essai d'hémagglutination passive inverse dans la détection de N. gonorrhoeae à partir d'une culture microbienne sur milieu de gélose de Thayer-Martin ou autre milieu comparable. Selon l'invention, on utilise comme immunogènes des anticorps dérivés de l'utilisation de onze souches de N. gonorrhoeae, ATCC 31397, 31398, 31399, 31400, 31401, 31402, 31403, 31404, 31405, 31406 et 31407 pour sensibiliser des particules inertes du point de vue immunologique (par exemple des érythrocytes stabilisés) et on les utilise dans un essai RPHA pour identifier efficacement la présence de l'une ou plusieurs des souches connues de N. gonorrhoeae. Le mode opératoire n'est pas sujet à des réactions positives fausses d'organismes interférant ordinairement avec la détection de N. gonorrhoeae orientée par des anticorps. En bref, les anticorps de chacune des souches ci-dessus mentionnées sont réunis et utilisés pour sensibiliser des particules discrètes de support. Les particules de réactif, à leur tour, sont utilisés dans un essai d'hémagglutination avec un lysat de cellules d'une culture suspecte pour vérifier la présence ou l'absence de N. gonorrhoeae. Le système complet utilise un minimum d'appareillage et donne des résultats précis en pas plus de 3 h. Divers autres aspects et avantages de l'invention apparateront à l'homme de l'art à la lecture de la description qui va suivre. Les onze souches de N. gpnorrhoeae utilisées dans la pratique de l'invention sont susceptibles chacune de la description taxonomique suivante. Ordre : Eubacteriales Famille : Neissericeae Genre : Neisseria Espèce : Gonorrhoeae Morphologie : diplocoques à gram négatif sphériques ou en haricot à bords voisins aplatis, ordinairement de 0,6 x l,O/u et de dimen sions plus uniformes. Caractéristiques biochimiques et de culture : aérobies, croissance optimale avec 4-10% de C02 et incubation à 36"C. Les cultures poussent lentement sur milieu de Thayer-Martin, en produisant de petites colonies à peine visibles après 24 h (0,1 mm de diamètre) avec une morphologie caractéristique visible sur des cultures de 48-72 h. Les colonies sont petites, de 1,0 mm de diametre, gris-blanc, transparentes, lisses, a bord entier rond, surface scintillante et consistance butyreuse. Tests positifs à l'oxydase et à la catalase, fermentation du glucose mais pas du maltose, du lactose ou du saccharose. Virulence : les 1l souches ont foutes été initialement isolées chez des patients atteints de gonorrhée symptomatique. Selon l'invention, on utilise chacune des onze souches comme immunogène dans l'immunisation en série d'un animal. On prépare un lot de sérums en combinant du sérum immun de plusieurs animaux immunisés chacun avec une seule souche pour donner une combinaison de sérumsconte- nant des anticorps contre toutes les souches. On fait passer ce lot de sérums sur une colonne immunoadsorbante contenant des parois cellulaires ou des extraits des souches utilisées pour produire les sérums immuns. Les anticorps fixés sur les parois cellulaires sont ensuite élués par des moyens chimiques. te préférence, on absorbe encore les anticorps avec des souches sélectionnées de N. meningitidis pour éliminer les anticorps réactifs vis-à-vis des espèces Neisseria autres que N. gonorrhoeae.On peut également faire passer chaque antisérum individuel sur une colonne contenant des parois cellulaires ou des extraits de la souche particulière utilisée comme immunogène dans le développement de l'antisérum, éluer, absorber contre N. meningitidis et, ensuite, réunir les antisérums. Les anticorps réunis ainsi obtenus sont utilisés pour revêtir ou sensibiliser des particules discrètes d'une matière immunologiquement inerte, telles des érythrocytes humains stabilisés de type 0. On sépare de leur milieu de culture les organismes soupçonnés d'être N. gonorrhoeae et on prépare une suspension des organismes dans l'eau à une turbidité (mesurée par la densité optique) donnée et on traite ensuite pour préparer un lysat d'essai. Le produit à essayer est mis en contact avec les particules sensibilisées à l'anticorps et une réaction d'agglutination confirme la présence de N. gonorrhoeae. Les exemples non limitatifs ci-après illustrent les aspects suivants de la mise en oeuvre de l'invention : (a) isolement de parois cellulaires de N. gonorrhoeae; (b) préparation d'un extrait phénolique de parois cellulaires de N. gonorrhoeae; (c) préparation de N. meningitidis inactivée; (d) préparation d'érythrocytes stabilisés comme particules de support; (e) préparation de particules de support sensibilisées par l'extrait phénolique de N. gonorrhoeae; (f) préparation d'une colonne immunoadsorbante; (g) préparation d'antisérum contre N. gonorrhoeae; (h) isolement d'anticorps contre N. gonorrhoeae; (i) absorption de la préparation d'anticorps contre N. gonorrhoeae avec N. meningitidis inactivé; (j > préparation de particules de support réactives sensibilisées par des anticorps contre N. gonorrhoeae; (k) préparation de lysat bactérien; (1) essai RPHA pour N. gonorrhoeae; et (m) essai de vérification de la spécificitédu réactif. Les souches de N. gonorrhoeae ATCC 31397 31398, 31399, 31400, 31401, 31402, 31403, 31404, 31405, 31406 et 31407 ont été déposées par la demanderesse et sont disponibles aupres de l'American Type Culture Collection, 12301 Parklawn, Rockville, Maryland 20852. EXEMPLE 1 Isolement de parois cellulaires de N. gonorrhoeae On utilise le mode opératoire suivant pour mettre au point une préparation de parois cellulaires pour chacune des onze souches de N. gonorrhoeae ATCC 31397, 31398, 31399, 31400, 31401, 31402, 31403, 31404, 31405, 31406 et 31407. La souche est cultivée sur milieu de Thayer-Martin et séparée de la gélose par lavage par le sérum physiologique normal tamponné au phosphate 0,01 M (PBS), a pH 7,2. Les cellules sont récupérées par centrifugation å 16 300 g pendant 40 min à 40C, lavées une fois par le sérum physiologique normal et ajustées dans l'eau distillée pour obtenir une suspension å 20% en poids par volume.Les cellules sont broyées avec des billes de verre (environ 150 à 200p) dans un homogénéiseur refroidi par le dioxyde de carbone liquide. Les parois cellulaires sont séparées des billes de verre au moyen d'un entonnoir en verre fritté et remises en suspension dans l'eau distillée. Après centrifugation a 9 750 g pendant 18 h à -20 C, on obtient des pellets que l'on peut stocker à 40C. EXEMPLE 2 Préparation d'un extrait phénolique de parois cellulaires de N. gonorrhoeae. On combine des parties égales de parois cellulaires tassées à l'état humide des onze souches préparées comme décrit à l'exemple 1 et on les met en suspension dans l'eau distillée pour avoir une concentration de 20% en poids/volume. La suspension est extraite par un égal volume de phénol à 90% dans l'eau et tampon a l'acétate de sodium 0,1 M, pH 5,0 contenant 0,5% d'acide naphtaîènedisulfonique et 0,55 de dodécylsulfate de sodium à 700C pendant 20 min. On sépare les phases et on les récupère par centrifugation à 175 g pendant 30 min. On dialyse la phase phénolique pendant 3 jours à 40C contre l'eau distillée renouvelée fréquemment. L'extrait est clarifié par centrifugation à 16 300 g pendant 30 min à 40C, on le fait passer sur une membrane filtrante de 0,451r et on le conserve à 40C. EXEMPLE 3 Préparation de N. meningitidis inactivé. On fait pousser N. meningitidis, groupe A, souche MKO1A (Naval Medical Research Unit nO 4, Great Lakes, Illinois); groupe B, souche 3951 (King County Department of Health, Seattle, Washington) et groupe B, souche 5066-335 (Naval Medical Research Unit nO 4, Great Lakes, Illinois), chacune sur bouillon de Mueller-Hinton à 370C pendant 18 dans une secoueuse rotative. Les organismes sont transformés séparément en pellets à 16 300 g pendant 30 min à 40C et lavés trois fois par centrifugation avec des volumes égaux de PBS. Les cellules sont remises en suspens ion dans un cinquième du volume initial de bouillon (généralement 1 litre), placées dans un plat en Pyrex et enfermées dans un sac en plastique comportant une ouverture fermée par un tampon de coton.Les cellules sont inactivées par l'oxyde d'éthylène et stockées à 4"C. (L'absence de croissance sur gélose de Mueller-Hinton est une preuve de l'inactivation). EXEMPLE 4 Préparation d'érythrocyte stabilisé. On stabilise des érythrocytes humains selon le procédé de Hirata et coîl. (Journal of Immunology, volume 100, nO 3, pages 641-646 (1968); brevets des Etats-Unis d'Amérique n0 3 714 345, 3 715 427 et/ou 3 925 541). En résumé, le procédé est le suivant. On prépare une suspension d'érythrocytes lavés dans une solution tampon neutre à une concentration d'environ 10% en volume et on traite par une faible quantité d'aldéhyde pyruvique, de préférence 1,5 à 5% en volume par rapport au volume d'érythrocytes, pendant une durée suffisante pour stabiliser les érythrocytes, de préférence 12 à 24 h. Les érythrocytes sont ensuite lavés plusieurs fois pour éliminer l!aldéhyde pyruvique en excès et d'autres substances qui peuvent provenir du sérum.Les érythrocytes traités à l'aldéhyde pyruvique sont traités avec une faible quantité de formaldéhyde, de préférence de 1,5 5% en volume par rapport aux érythrocytes, pendant 12 à 24 h et on élimine l'excès de formaldéhyde en lavant avec une solution tamponnée. EXEMPLE 5 Préparation de particules de support sensibilisées par l'extrait phénolique de N. gonorrhoeae. Des érythrocytes stabilisés sont préparés selon l'exemple 4 et stockés à une concentration de 10% en poids/volume dans le tampon au phosphate 0,11 M (PB), pH 7,2. Le revêtement des particules s'effectue par exemple en mélangeant : 2 ml d'extrait phénolique de l'exemple 3; 20 ml de tampon à l'acétate de sodium 0,1 M pH 4,0; 1 ml de chlorure chromique aqueux (10 mg de CrC13,6H20/ml); et on forme un bouton par centrifugation à 700 g pendant 3 min 1/2 de la suspension à 10% d'étythrocytes stabilisés. ci-dessus. Après mélange, on incube la suspension à 370C pendant 30 min en agitant rapidement après 15 min pour réduire la sédimentation des érythrocytes.Les cellules sensibilisées sont lavées quatre fois par centrifugation 700 g pendant 2 min a 250C avec 10 volumes de PB par rapport au volume d'érythrocytes. Les cellules sont remises en suspension à 1% en poids/volume dans dans le tampon au phosphate contenant 0,2% de saccharose et 10"1, de sérum albumine de boeuf et stockées -300C. EXEMPLE 6 Préparation d'une colonne immunoadsorbante. On peut utiliser le mode opératoire suivant pour préparer onze colonnes consistant chacune en l'un des onze gels distincts correspondant aux onze souches dé N. gonorrhoeae utilisées. (Un mode opératoire équivalent peut être utilisé pour fixer les parois cellulaires des onze couches dans un seul gel pour la préparation.d'une seule grande colonne). On ajoute 8 ml de chacune des onze suspens ions de parois cellulaires 20% en poids/volume préparées selon l'exemple 1 à 20 ml d'un gel consistant en 10% de monomères totaux, acrylamide et N,N'-méthylènebis-acrylamide (BIS) dont 25% de BIS, avec 40 pu de N ,N ,N ,N-tétraméthyléthylènediamine et 2,0 ml de solution aqueuse à 40% de persulfate d'ammonium~fraichement préparée. On laisse polymériser chaque gel à température ambiante pendant environ 30 min et, ensuite, on le brise en petits morceaux par passage à travers une aiguille de 1,0 mm (nO 18) fixée sur une seringue de 50 ml. Les particules sont lavées avec 100 ml de tampon au chlorhydrate de tris(hydroxyméthyl)-aminoéthane 0,1 M, pH 7,5 contenant NaCl 0,15 M (THS), puis par 100 ml de tampon au chlorhydrate de glycine 0,1 M, pH 2,3, contenant NaCI 0,15 M (GHS) et, ensuite avec 100 ml de THS. On place 2 g de Bio-Gel P-100 de la Société Bio-Rad Laboratories, Richmond, Californie, gonflé pendant une nuit dans le THS dans une colonne chromatographique de 2 x 36 cm, puis on ajoute les particules immunoadsorbantes. On lave ensuite à nouveau la colonne par le THS, le GHS et le THS, comme ci-dessus. EXEMPLE 7 Préparation d'antisérum contre N. gonorrhoeae. On fait pousser les colonies de types 3 et 4 des onze souches de N. gonorrhoeae sur gélose de Thayer-M)artin, pendant 18 h à 380C, dans un flacon et on utilise chaque souche pour produire un antisérum de la manière suivante. On retire la colonie de la gélose avec du sérum physiologique tamponné au phosphate (PBS) 0,01 M, pH 7,2, on lave trois fois par centrifugation a 3000 g pendant 15 min a 40C et on remet en suspension dans le PBS.On ajuste la turbidité pour obtenir deux concentrations ("1 X" et "10 X") ayant respectivement des densités optiques de 0,52 et 5,2 630 nm et on les conserve a -20 C. On immunise des lapins blancs de nouvelle Zélande en plusieurs sites par 10 ml d'un inoculant homogénéisé comprenant des volumes égaux de suspension de bactérine diluée dix fois congelée et d'adjuvant de Freund complet. Environ 7, 10 et 15 jours après l'inoculation initiale, on injecte auKlapins 0,5 ml, 1,0 ml et 2,0 ml respectivement de bactérine à la dilution 1 X dégelée.On effectue ensuite deux injections supplémentaires de 2,0 ml de la bactérine a la dilution 1 X a environ 5 jours d'intervalle. 4 à 6 jours plus tard, on prélève des échantillons de sang complet et on y détermine la puissance des anticorps en utilisant les particules selon l'exemple 5 sensibilisées par un extrait phénolique de parois cellulaires de la souche inoculée. Les animaux donnant des échantillons présentant le pouvoir souhaité sont ensuite saignés et l'antisérum est réuni et conservé. Les animaux donnant des échantillons qui présentent un pouvoir inférieur sont à nouveau inoculés deux fois, à 5 jours d'intervalle, avec 2,0 ml de la suspension de bactérine à la concentration 1 X, après quoi on détermine la capacité en anticorps d'un autre échantillon de sang. On saigne l'animai si l'on observe le pouvoir désiré et on stocke le sérum. On détermine la puissance de 1'antisérum par hémagglutination passive en utilisant les particules sensibilisées à l'extrait phénolique de l'exemple 5. On prépare un diluant de 1'antisérum en ajoutant 0,1 de gélatine à du tampon au phosphate 0,11 M, pH 7,2 (PB), puis en chauffant a 600C jusqu'a ce que la gélatine se dissolve et on filtre sur une membrane filtrante de 0,45P. On ajoute 25nul de suspension d'érythro cytes à 0,25% (poidstvolume) dans le mélange PB-saccharose-albumine préparé selon l'exemple 5 a il de doublés dilutions d'antisérum dans des plateaux de microtitrage à fond en V.On agite les plateaux remplis avec un mélangeur à tourbillon pendant 10 s, on les recouvre et on les laisse reposer pendant une nuit a la température ambiante. On choisit comme point final de titrage de l'échantillon l'inverse de la dilution la plus élevée présentant un schéma d'agglutination nettement différent de celui du témoin (25pl de la suspension à 0,2570 d'érythrocytes et 25nul du diluana Le tableau I ci-après indique les inverses des titres pour chacun des antisérumsdes onze souches considérés comme indicatifs d'un pouvoir en anticorps convenable. TABLEAU I Souche ATCC Titre 31397 6400 31398 1600 31399 1600 31400 800 31401 800 31402 1600 31403 1600 31404 12800 31405 12800 31406 1600 31407 12800 EXEMPLE 8 Isolement d'anticorps contre N. gonorrhoeae. On peut utiliser le mode opératoire suivant pour Itisole ment d'anticorps individuels à partir de chacun des onze antisérums préparés selon l'exemple 7 pour isoler un lot de onze anticorps en combinant d'abord les onze antisérums et en utilisant ensuite une seule colonne immunoadsorbante contenant un gel dans lequel sont enrobées des parois de cellule des onze souches de N. gonorrhoeae. On applique 7 ml d'antisérum de lapin, selon l'exemple 7, sur une colonne préparée selon l'exemple 6 contenant des parois cellulaires de la souche utilisée pour l'immunisation. On recycle le sérum à travers la colonne pendant environ 2 h en utilisant une pompe péristaltique ayant un débit d'environ 100-150 ml/h. On lave ensuite la colonne par le THS h pH 7,5 jusqu'a ce que l'absorption à 280 nm soit On réunit les fractions successives ayant une absorption d'au moins 0,1 à 280 nm, on dialyse contre le sérum physiologique normal à 40C pendant 1 h, on concentre sous une pression de dialyse négative à la température ambiante, on dialyse à nouveau et on conserve à 40C. EXEMPLE 9 Absorption d'une préparation d'anticorps contre N. gonorrhoeae avec N. meningitidis inactivé. On centrifuge une suspension de N. meningitidis inactivée (6 ml de souche 5066-355 du groupe B, 6 ml de souche MKOLA du groupe A et 0,6- ml de souche 3951 du groupe B) à 16 300 g, pendant 1 h a 40C. On ajoute au bouton 6 mî d'anticorps (150 7/m1) préparé selon l'exemple 8, on délaye et on agite doucement dans un mélangeur à tourbillon, pendant 1 h à la température ambiante. Après centrifugation b 16 300 g, pendant 1 h à 4 C, on conserve l'anticorps absorbé b 4"C. EXEMPLE 10 Préparation de particules de support réactif sensibilisé par les anticorps contre N. gonorrhoeae. On peut sensibiliser des érythrocytes stabilisés préparés selon l'exemple 4 avec les onze anticorps préparés selon les exemples 8 et 9,en suivant le mode opératoire suivant. A une suspension a 1% en poids/volume d'érythrocytes stabilisés dans le tampon a l'acétate de sodium 0,01 M à pH 4,0, on ajoute 1,0 à 10,0 Y de la préparation de lot d'anticorps par millilitre de suspension. On ajoute 50 à 500 Y de CrC13,6H20 (préalablement dissous à raison de 10 mg/ml dans le tampon a l'acétate de sodium 0,01 M à pH 4,0), on mélange la suspension pendant un court instant dans un mélangeur a vortex et on incube pendant 30 min d 300C en mélangeant au bout de 15 min pour réduire la sédimentation des érythrocytes. On lave la suspension dans le tampon au phosphate 0,1 M, on remet en suspension à 1% dans le tampon au phosphate 0,11 M a pH 7,4 contenant 2% de saccharose et 10% de sérum-albumine de boeuf et on stocke. On choisit les concentrations particulières de la préparation de lot d'anticorps et du chlorure chromique donnant le titre le plus élevé contre les lysats bactériens homologue et le titre le plus faible contre les lysats hétérologues et on les désigne comme conditions optimales de revêtement pour le lot d'anticorpsX On peut lyophiliser les suspensions de particules réactives sensibilisées et les stocker pendant 12 à 18 semaines sans perte d'activité. EXEMPLE 11 Préparation de lysats bactériens. On prépare de la manière suivante les lysats de bactéries pour l'utilisation dans les essais de RPXA selon l'invention. On fait incuber les organismes sur des milieux appropriés pendant 18 h, après quoi, on retire les colonies avec un tampon d'ouate et on les met en suspension dans une solution à 20% de glycérol dans l'eau distillée. On agite vigoureusement la suspension pour briser les grumeaux et on l'ajuste à une densité optique de 0,52 à 630 nm (les suspensions ainsi formées peuvent être congelées et stockées jusqu'à plusieurs semaines à -300C). On dilue la suspension-à 1:10 par l'eau distillée et on la traite par exemple avec 3Oil d'hydroxyde de sodium 1 N par ml de suspens ion. On agite un court instant la suspension traitée pour faciliter la lyse. Ces préparations sont prêtes à l'emploi en 15 min et peuvent être utilisées jusqutà 4 h après la préparation si on les maintient à 2-27"C. Il est à remarquer que toutes les souches de N. gonorrhoeae donnent généralement des suspensions qui s'éclaircissent en environ 1 min de traitement alcalin (elles ne sont pas troubles ou laiteuses comme dans un essai a blanc avec l'eau). Une suspension qui ne s'éclaircit pas peut généralement être écartée comme N. gonorrhoeae. EXEMPLE 12 Essai RPHA de détermination de N. gonorrhoeae. On effectue de la manière suivante l'essai de RPHA pour déceler N. gonorrhoeae dont on soupçonne la présence. On prépare un diluant gélatine/tampon au phosphate de la manière indiquée à l'exemple 8. On effectue l'essai avec une plaque de microtitrage à fond en V classique. On ajoute une goutte de diluant dans les godets, puis 5rl du lysat alcalin de l'échantillon, préparé selon l'exemple 11. On ajoute 1 goutte de particules de support sensibilisées en suspension uniforme (suspension de cellules à 0,1% en poids/volume préparée selon l'exemple 10), dans chaque godet contenant le lysat ainsi qu'à quelques godet contenant le diluant seul (témoin de cellules). On recouvre la plaque et on tape sur son bord à plusieurs reprises pour mélanger vigoureusement les réactifs. On incube le mélange d'essai à la température ambiante sur une surface non vibrante et on lit le résultat après 3 h et jusqu'a 24 h. Un test positif est indiqué par la formation d'un dessin dispersé de sédimentation des particules de support sensibilisées et un test négatif par la formation d'un bouton compact de particules comparable au témoin de cellules. EXEMPLE 13 Essai de vérification de la spécificité du réactif. On vérifie la sensibilité d'un test RPHA utilisant les réactifs de l'invention par les résultats de la sélection de 79 souches de N. gonorrhoeae choisies au hasard parmi les sources très variables. Toutes les souches qui sont confirmées comme positives dans la recherche de N. gonorrhoeae par l'essai à l'anticorps fluorescent (voir Health Laboratory Science, volume 12, nO 3, pages 215-218 (1975)) donnent également des tests RPHA positifs selon l'exemple 12. Le tableau Il cidessous indique les résultats de la recherche de sensibilité. TABLEAU II Source de souche Nombre de souches Test positif confirmé de N. gonorrhoeae essayées Anticorps RPHA fluorescent Seattle, Wash 20 20 20 Milwaukee, Wis. 19 19 19 Chicago, I11. 17 17 17 Lake Country, Ill. 8 8 8 Atlanta, Ga. * 7 7 7 Seattle, Wash. * 2 2 2 Europe 6 6 6 * Fabricants de pénicillinase. La spécificité du test RPHA de l'invention pour la détection de N. gonorrhoeae est vérifiée par les résultats des essais sur de nombreuses espèces de Neisseria non gonocoques. Toutes les espèces qui ne se confirment pas comme N. gonorrhoeae dans les essais à l'anticorps fluorescent et de dégradation des hydrates de carbone donnent également un test RPHA négatif. Le tableau III ci-après indique les résultats de la recherche de spécificité. TABLEAU III Nombre Absence de confirmation Espèces d'essais Anticorps Hydra Les RPHA Espèces fluorescent de carbone EPHA N. meningitidis 1 1 1 1 (groupe A) N. meningitidis 2 2 2 2 (groupe B) N. meningitidis 1 1 1 1 (groupe C) N. meningitidis 4 3 4 4 (type non déterminé) a a N. lactamica 5 5 5 4a N. sicca 13 13 13 13 N. perflava 3 3 3 3 B. catarrhalis 1 1 1 1 a Une souche ne donne pas la lyse complète et n'est pas soumise a l'essai RPHA. b Une souche n'est pas soumise à l'essai à l'anticorps fluorescent. La spécificité du test RPHA de l'invention dans la recherche de N. gonorrhoeae est encore vérifiée par les résultats de l'essai sur de nombreux organismes d'espèces autres que Neisseria. Tous les organismes donnent un test négatif dans le mode opératoire RPHA. Le tableau IV ci-dessous indique les résultats de la recherche de spécificité. TABLEAU IV Organisme . Nombre d'essais Test RPHA négatif Acinetobacter sp. 5 5 Candida sp. 1 1 Flavobacterium sp. 2 2 Bacillus sp. 1 1 Lactobacillus sp. 3 3 Moraxella sp. -4 4 Gorynebacterium sp. 7 6 TABLEAU IV (suite) Organisme Nombre d'essais Test RPHA négatif Enterococci 3 3 Proteus sp. 4 4 Staphylococcus epidermis 6 6 Streptococci (viridans) 2 2 Staphylococcus aureus 12 11a Homophilus influenzae 5 5 Streptococci (Groupe A) 4 4 Salmonalla sp. 5 5 Shigella sp. 5 5 a Une souche ne donne pas la lyse complète et test pas soumise au test RPHA. Il est entendu que l'invention n'est pas limitée aux modes de mise en oeuvre préférés décrits ci-dessus à titre d'illustration et que l'homme de l'art peut y apporter diverses modifications sans s'écarter du cadre et de l'esprit de l'invention. Par exemple, tandis que les érythrocytes humains stabilisés constituent un support particulaire préféré pour la mise en oeuvre de l'invention, on peut utiliser de nombreux autres supports tels que des particules de latex de polystyrène, de bentonite, de charbon de bois, de cholestérol et de lécithine. De même, tandis que les lysats bactériens alcalins sont préférés comme matériau d'essai, on s'attend à ce que les lysats obtenus par un autre traitement chimique ou physique (par exemple traitement par le dodécylsulfate de sodium ou congélation-dégel, ou traitement aux ultrasons) soient également appropriés pour la mise en oeuvre de l'invention. De manière semblable, la demanderesse pense que de nouvelles souches de N. gonorrhoeae pourront être isolées de temps en temps dans l'avenir et ne pas fournir des lysats qui soient réactifs avec les particules de réactif de l'invention. La demanderesse pense donc que l'on peut ajouter un anticorps supplémentaire spécifique de cette souche à la réserve de onze anticorps utilisée pour produire les réactifs selon l'invention, sans toutefois s'écarter du cadre et de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour l'identification d'un micro-organisme avec N. gonorrhoeae, ledit procédé étant caractérisé en ce que l'on prépare un lysat du micro-organisme, on met en contact un échantillon dudit lysat avec une suspension de particules discrètes sensibilisées avec des anticorps contre les souches de N. gonorrhoeae ATCC 31397, 31398, 31399, 31400, 31401, 31402, 31403, 31404, 31405, 31406 et 31407, on fait incuber ce mélange de lysat et de particules et on détermine la présence d'agglutination dudit mélange incubé indiquant que le micro-organisme est N. gonorrhoeae. 2 - Réactif pour l'utilisation dans un test de recherche par hémagglutination passive inverse pour l'identification d'un microorganisme avec N. gonorrhoeae ledit réactif étant caractérisé en ce qu'il comprend une suspension de particules discrètes, dont des portions de la surface ont été sensibilisées par des-anticorps contre les souches de N. gonorrhoeae ATCC 31397, 31398, 31399, 31400, 31401, 31402, 31403, 31404, 31405, 31406 et 31407.