Lorsqu'on veut obtenir, en technique de fonderie, une pièce présentant des parties creuses, il faut introduire dans le moule de coulée des noyaux qui réservent dans la pièce à couler l'ouverture désirée. Ces noyaux sont généralement cons- titués par du sable de fonderie aggloméré par un liant et on les retire de la pièce produite après coulée et refroidissement, Un problème est apparu récemment d'une manière de plus en plus insistante, problème qui consiste à former dans les pièces de fonderie des canaux longs et étroits de manière à incorporer dans de telles pièces des conduits hydrauliques ou pneumatiques, On ne peut ménager de tels canaux avec des noyaux en sable si l'on veut leur donner une longueur et une étroites- se suffisantes et cela parce que des noyaux en sable longs et étroits se briseraient beaucoup trop facilement tant au cours de leur préparation qu'au cours de leur utilisation comportant finissage et introduction dans le moule. De plus, ils ne pour- raient résister suffisamment aux forces apparaissant sous l'ef- fet de la coulée de telle sorte que, même si l'on réussissait à les introduire sans dommage dans le moule, on aurait à faire face à une proportion très élevée de rebuts, Pour remédier à cet état de choses on a proposé d'éta- blir des noyaux comportant une hélice extérieures en fil mé- tallique dont les spires successives sont au contact étroit l'une avec l'autre et un support intérieur servant à étayer cette hélice et constitué par au moins un autre fil métallique. Pour pouvoir, de plus, établir des canaux à ramifications dans la pièce à couler, il est nécessaire d'avoir recours à un noyau comportant plusieurs noyaux élémentaires raccordés l'un à l'au- tre. La demande de brevet allemand P 2 643 525,6 décrit deux exemples d'un tel noyau composite. Dans l'un de ces exemples, les noyaux élémentaires sont reliés l'un à l'autre grâce à ce que le fil central de l'un des noyaux élémentaires est prolon- gé au-delà de l'extrémité de ce dernier et pénètre dans un trou ménagé dans le fil central d'un autre noyau élémentaire. De toutes manières, on se trouve ici dans la nécessité d'avoir un fil*entral dont le diamètre est inférieur à celui de l'au- tre fil central dans lequel il est fiché ou bien un fil cen- tral dont l'extrémité a été réduite à l'état d'un tenon. 2 2464767 En dehors du prix d'un encastrement assuré par la formation d'un tel tenon, il se produit avec ces deux modes d'encastrement pos- sibles, un affaiblissement qui est particulièrement marqué dans celui des noyaux éLémentaires o a été pratiqué un trou pour le passage du fil central d'un autre noyau élémentaire. Suivant l'autre Eemple décrit dans la demande de brevet allemand précitée P 2 643 525,6, les noyaux élémentaires sont reliés entre eux grâce à ce que l'hélice extérieure de fil métal- lique de l'un de ces noyaux élémentaires et prolongée au-delà de l'extrémité de ce dernier de manière à entourer l'autre noyau élémentaire. Le noyau terminé présente dans son ensemble l'avan- tage de ne pas avoir subi d'affaiblissement de ses noyaux élé- mentaires. D'autre part, on empêche plus difficilement, en rai- son de l'absence de toute contrainte en ce qui concerne la forme, le glissement du noyau élémentaire, dont l'hélice entou- re l'autre noyau élémentaire, le long de ce dernier, surtout sous l'effet des forces apparaissant au cours de la coulée. La section libre du fil métallique formant l'hélice de l'un des noyaux élémentaires peut être assujettie sur l'autre noyau élémentaire en ce sens que son extrémité est ancrée entre les spires de l'hélice extérieure de l'autre noyau élémentaire, MYais, avec ce mode de fixation, il peut cependant arriver que les deux noyaux élémentaires ne peuvent plus se détacher l'un de l'autre lorsqu'on doit les retirer de la pièce coulée. La présente invention a pour objet un noIyau destiné à la coulée d'une pièce présentant des canauxl-et constitué par plusieurs noyaux élémentaires dont chacun comporte une hélice extérieure de -l métallique à spires étroitement rapprochées et un support intérieur servant à étayer cette hélice extérieure et constitué par un autre fil métallique, L'invention couvre un noyau de ce type caractérisé par le -it que les noyaux élémentaires sont reliés l'un à l'autre d'une manière très simple tout en pouvant être détachés l'un de l'autre après la fin de la coulée de la pièce pour permettre leur retrait hors de cette dernière. A cet effet, les noyaux élémentaires du noyau conforme à l'invention sont soudés l'un à l'autre. Il s'est avéré, de plus, qu'il était particulièrement avantageux d'assurer la soudure par brasure. est Puur des raisons pratiques, il' référable d'effectuer cette brasure en utilisant une pâte à souder. Suivant un autre aspect de l'invention, il est égale- ment avantageux de donner une enveloppe commune aux noyaux élémentairesp dans la zone o ils sont reliés l'un à l'autre. On accroit encore ainsi la sécurité de leur liaison avant l'exécution de la coulée. On assure de plus en même temps la qualité des raccordemets dans les zones de ramification des canaux dans la pièce coulée grâce à l'arrondissement des bords de ces raccordements. Il est particulièrement intéressant de faire constituer cette enveloppe par une feuille en bande de fibres de verre tissése On va maintenant décrire avec plus de détails-une forme d'exécution de l'invention en se référant au dessin ci-joint. La figure unique de ce dessin représente en partie schémati- quement un noyau comprenant deux noyaux élémentaires 1 et 2. Les chiffres de référence la et lb désignent des hélices en fil métallique dont les spires successives sont étroitement serrées l'une contre l'autre. Le chiffre de référence lb dé- signe le fl métallique central du noyau élémentaire 1, fil qui sert d'appui à l'hélice extérieure la de ce noyau élémen- taire. Le fil central 2b de l'autre noyau élémentaire 2 fait saillie audelà de son hélice extérieure 2a sur une longueur égale à un pas de l'hélice et pénètre par cette extrémité en saillie 3 entre deux spires de l'hélice extérieure la; cette extrémité 3 est soudée dans sa zone terminale au fil central lb du noyau élémentaire 1. Pour cette soudure, on utilise une pâte à souder pour brasure4 On prévoit de plus autour de la zone de liaison entre les noyaux élémentaires 1 et 2 une enveloppe 4 constituée par une feuille en bande de filbres de verre tissées0 Pour sortir le noyau de la pièce coulée, il ne se pose absolument aucun problème. Lorsque la masse coulée commence à se solidifier, la chaleur dégagée pendant la coulée par cette masse coulée rend lâche la feuille en bande de l'enveloppe et ouvre ou affaiblit la liaison obtenue par soudure de telle sorte que le retrait des noyaux élémentaires n'offre aucune difficulté. On retire d'abord les fils centraux 2b, lb après quoi on procède à l'extraction des hélices 2a, la qui se défont sous forme de fils allongés; autrement dit les hélices perdent, spire grès spire, tout contact avec la pièce coulée. 2464767 REVENDICATIONS Noyau destiné à l'exécution de pièces coulées compor- tant des canaux étroits et constitué par plusieurs noyaux élé- mentaires comprenant chacun une hélice extérieure en fil métal- lique à spires étroitement serrées et un support intérieur ser- vant d'appui à cette hélice extérieure et formé par au moins un autre fil, l'invention étant caractérisée par le fait que les noyaux élémentaires sont soudés entre eux. Noyau suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la soudure est faite par brasure. 3D Noyau suivant la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé par le fait que la soudure est faite au moyen d'une pàte à souder, 4. Noyau suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les noyaux élémentai- res sont entourés par une enveloppe commune dans la zone cor- respondant à letrliaison, de fibres de verre tissées.