L'invention concerne un meuble préfa briqué,pour plateau ou évier, pliable pour l'expédition et directement dépliable pour mise en place, comportant une plinthe, un fond, deux cloisons latérales et une traverse supérieure en façade, dans lequel le fond est relevable à 900 par pivotement devant la plinthe, sur l'avant de laquelle il est articulé par une charnière horizontale, et dans lequel les deux cloisons latérales sont repliables chacune par pivotement à 900 autour de charnières verticales montées l'une derrière la traverse supérieure en façade, l'autre sur la plinthe sous le niveau du fond. Un meuble préfabriqué de ce type a été décrit dans la demande de brevet FR 2 267 066. Un tel meuble, une fois replié ne laisse entre le fond relevé et les cloisons latérales repliées que l'épaisseur de la traverse et de la plinthe constituant la partie avant du piètement. En outre, il n'est pas possible de prévoir une cloison intermédiaire. De plus la largeur de la façade ne peut pas être de plus de deux fois la profondeur, du fait du montage d'origine des portes. Le but de l'invention est d'apporter des perfectionnements substantiels aux meubles pliables notamment pour permettre d'obtenir, dans la position repliée du meuble, un espace de rangement pour les portes plus larges que la profondeur du meuble et d'éventuels accessoires. Ce but est atteint, selon l'invention, par un meuble du type décrit au début, grâce au fait que les charnières verticales d'articulation des cloisons latérales sur la traverse en façace et sur le piètrement sont des paumelles à fiches écartées de leurs plans de fixation. De cette façon on peut ranger dans l'espace dégagé les portes, qui pourront être montées comme il sera exposé plus loin, et la largeur du meuble n'est donc plus limitne au double de sa profondeur. Dans le cas où le fond est muni d'un retcur en arrière repliable vers l'avant au moyen d'une charnière, il est avantageux que ladite charnière soit montée sur un retour en équerre fixé à l'arrière du fond. De cette façon on ménage un espace libre entre la partie pliante du retour en arrière et le fond, ledit espace libre pouvant servir à replier une cloison intermédiaire montée articulée autour d'une charnière, fixée par ailleurs sur le fond0 Selon un mode de réalisation particu lièrent avantageux, certaines demi-paumelles des paumelles à fiches servant de charnières verticales comportent un écrou ou un moyen de prise d'un écrou pour une fiche filetée pouvant servir de vérin de calage. Il est alors possible que les vérins de calage avant soient dans les paumelles avant et les vérins de calage arrière soient dans de simples deni-paumelles munies d'un filetage ou d'un écrou pour une fiche filetée, lesdites demi-paumelles arrière servant simultanément de butée pour le fond en place. Selon une caractéristique intéressante de l'invention, les fiches filetées sont à tête fendue et le fond comporte au droit de chaque vérin un trou de passage pour une tige de tournevis pouvant saisir la tête fendue. D'autres caractristiques et avantages ressortiront de la description, qui sera donnée ci-après uniquement à titre d'exemple, de modes de réalisation de l'invention0 On se reportera à cet effet aux dessins ance- xés, dans lesquels : - la figure 1 est une vue en perspective d'un meuble de l'invention - la figure 2 est une vue perspective d'une demi-paumelle de l'invention, - la figure 3 est une perspective de la même demi-paumelle munie d'un écrou pour servir de fût à un vérin de réglage, - la figure 4 est une vue axiale du montage d'une paumelle, - la figure 5 est une vue en coupe verticale de l'assemblage de la figure 5 pour les zones S de la figure 1, - la figure 6 est une vue analogue pour les zones I de la figure 1. Pour la commodité de l'exposé, on se référera d'abord a la description des paumelles de l'in Invention Pour constituer une paumelle, on dispose de demi-paumelles toutes compatibles entre elles deux par deux. Chaque demi-paumelle A ou B comporte un corps 1 avec plan de fixation 3 avec deux goujons 2 à crans à encliqueter dans des perçages appropriés. Du corps 1 s'étendent, en sens opposé du plan 3, trois saillies 4 qui, avec leurs interstices, constituent trois nervures 5 séparées mutuellement par trois rainures 6. Nervures 5 et rainures 6 sont symétriquement inversées, de sorte que les nervures 5 et les rainures 6 de deux demi-paumelles quelconques peuvent s'engrener dans un sens prédéterminé. Toutes les nervures 5 sont percées par des perçages 7 en alignement mutuel a distance voulue d du plan de fixation 3 pour recevoir une fiche d'assemblage de deux demi -paumelles en une paumelle complète. Les demi-paumelles sont en résine synthétique moulée d'une pièce, la nervure médiane 5 étant évidée pour offrir un logement 16 pour un écrou prisonnier 17 dont le taraudage peut s'aligner sur l'axe de perçage 7. Pour la mise en place de l'écrou 17, le corps 1 comporte une glissiere 18 permettant d'introduire l'écrou par la face du plan de fixation 3. Les demi-paumelles portent sur les faces extrêmes après assemblage et autour du perçage 7 un bourrelet ou renflement circulaire 8, dans le rôle sera expliqué. Un armoire, par exemple sous évier, de l'invention (figure 1), comporte un fond 21, une plinthe avant 22, deux cloisons latérales 23 et 24, une cloison intermédiaire 25, une traverse supérieure en façade 26 et un retour arrière en équerre 30, séparé en deux éléments, à savoir un bandeau 31 fixé en équerre à l'arrière du c-ni 21 et un panneau arrière 32 monté articul sur le bandeau 31 au moyen d'une charnière à piano 33 montée du côté inté- rieur. La cloison intermédiaire 25 est pareillement montée sur le fond 21 au moyen d'une charnière à piano 27 à une distance, du côté de montage de cette charnière, à la clrI son 23 ou 24 (ici 23) au moins égale à sa hauteur.Le f. ono 21 est pareillement articulé par une charnière à piano 28 sur le chant de la plinthe 220 Ce qui a été décrit jusqu' ici permet de comprendre qu'on peut replier la cloison 25 sur le fond 21, après quoi on peut replier le panr:eau rière 32 par-dessus la cloison 25, après quoi, encore, on peut replier le tout vers l'avant par articulation autour de la charnière à piano 28 liant le fond 21 à la plinthe 22. Il reste alors à replier les deur parois extrêmes 23 et 24 dans le dos du fond 21 relevé. Il est connu, par le brevet précité, de les replier chacune par pivotement autour de charnières verticales montées l'une derrière la traverse 26, l'autre sur la plinthe 22c On va maintenant décrite comment l'invention propose d'atteindre ce résultat. On utilise à cet effet des paumelles de l'invention montées comme il est représenté à la figure 4. L'articulation supérieure (zones S de la fIgure 1), c'est-à-dire sur la trzverse 26, est réalisée chaque fois au moyen de deux demi-paumelles sans écrou, dites A, disposées vers l'intérieur du meuble et assemblées en usine par une fiche banals 14 de calibre canvenable pour qu'elle entre à ferce, (figure 5). Kais l'articulation inférieure (zones I de la figure 1), c'est-à-dire sur la plinthe 22 est réalisée en/ usine chaque fois par l'assemblage de deux demi-paumelles dont l'une comporte un écrou et dite de type E3 (figure 6). Dans ce cas, la fiche est constituée par une tige filetée 9 constituant tige de vérin 10 à pied 11 de calage.Pour faciliter le calage, la tige filetée 9 porte à sa partie supérieure une fente 12 pour un tournevis qu'on peut introduire dans le perçage 7 au centre du bourrelet ou renflement circulaire 8 grâce à un trou 13 prévu à cet effet dans le fond 21. I1 est alors avantageux de monter la paumelle à la hauteur qui la fera affleurer au fond 21 mis en place et de prévoir le trou 13 de même calibre que le renflement 8 pour faciliter à la fois sa bonne mise eD place par coincidence de forme et un passage du tournevis facile à trouver. Quant à la partie arrière du meuble (zones R de la figure 1), il sera conforme à l'invention d'utiliser, comme butées de mise en place du fond 21, des demi-paumelles a écrous B montées à bonne hauteur à l'intérieur de la cloison 23 ou 24, c'est-à-dire comme représenté à la figure 6, mais sans / l'autre demi-paumelle A.Les demipaumelles B des zones R serviront pareillement de fût de vérin de calage par réglage d'une autre tige filetée 9 à travers un autre trou 13 de mise en place par coincidence de forme avec le bourrelet 8 convenablement orienté. Par ailleurs des moyens connus permettrcnt d'encliqueter en place la planchette 32 et la cloison intermédiaire 25. On voit que le repliage,dont on a précédemment décrit le début des opérations, peut se poursuivre par repliage vers l'arrière des cloisons latérales 23 et 24. Pour le montage du meuble, on peut le déplier en sens inverse, c'est-à-dire, en ouvrant en équerre les cloisons latérales 24, puis en rabattant en arrière, par rapport à la plinthe, le fond 21, puis en dépliant le panneau 32 et enfin en dressant la cloison intermédiaire 25. Pendant la mise en place, on peut récupérer les portes, Si elies ont été rangées entre les cloisons et le dos du fond, comme le permet l'invention. Pour faciliter le montage des demi-paumelles, il est possible de prévoir qu'au moins l'un des goujons 2' soit creux et fendu pour recevoir de l'extérieur une cheville conique 9 à enfoncer a force avec expansion du goujon assurant ainsi une fixation définitive. On a décrit un meuble à cloison intermédiaire, afin de montrer les possibilités intéressantes de l'invention, mais bien entendu, on pourrait tout aussi bien appliquer celle-ci a un meuble sans cloison intermédiaire. REVEIsDICATIONS 1) Meuble préfabriqué, pour plateau ou évier, pliable pour l'expédition et directement dépliable pour mise er, place, comportant une plinthe, un fond, deux cloisons latérales et une traverse supérieure en façade, dans lequel le fond est relevable à 900 par pivotement devant la plinthe, sur l'avant de laquelle il est articulé par une charnière horizoDtale,et dans lequel les deux cloisons latérales sont repliables chacune par pivotement à 900 autour de charnières verticales montée l'une derrière la traverse supérieure en façade, l'autre sur la plinthe sous le niveau du fond, caractérisé en ce que lesdites charnières verticales sont des paumelles (A, B) à fiches (9, 14) écartées de leurs plans de fixation (3). 20) Meuble préfabriqué salon la revendication 1 dcnt le fond est muni d'un retour en arrière repliable vers l'avant au moyen d'une charnière, caractérisé en ce que ladite charnière (33) est monté sur un retour en équerre (31) fixé à l'arrière du fond (21). 30) Meuble préfabriqué selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comporte une cloison intermédiaire (25) montée articulée autour d'une charnière (27), fixée par ailleurs, sur le fond (21). 40) Meuble selon la revendication 1, caractérisé en ce que des demi-paumelles (B) des paumelles à fiches servant de charnières verticales comportent un écrou (17) ou un moyen de prise d'un écrou (17) pour une fiche filetée (9) pouvant servir de vérin de calage (10). 5 ) Meuble selon la revendication 4, caractêrisé en ce que les vérins de calage (1C) avant sont dans les paumelles avant et les vérins de calas (10) arrière sont dans de simples demi-paumelles (E) munies d'un filetage ou d'un écrou pour une fiche filetée, lesdites demi-paumelles (B) arrière servant simultanément de butée pour le fond (21) en place. 6) meuble selon l'une quelccnque des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que les fiches filetées (9) sont à tête fendue (12) et le fond (21) comporte au droit de chaque vérin (10) un trou de passage (13) pour une tige de tournevis pouvant saisir la tête fendue (12). 7) meuble selon la revendication 5, caractérise en ce que les demi-paumelles comportent des moyens de mise en place du fond (21) par coincidence de forme.