La présente invention concerne des compositions agricoles permettant la libération lente d'un composé actif. Il existe de nombreux cas où l'on désire disposer en un emplacement donné, pendant une durée prolongée, un produit chimique agricole en particules fines, tel que par exemple un herbicide ou un pesticide comme un insecticide, un acaricide, un ovicide, un fongicide, un bactéricide ou un nématocide.Même si on applique le composé sous une forme pure ou en présence d'un ou plusieurs supports classiques, il n'est normalement présent que dans une durée brève avant d'être dispersé sous lteffet des conditions ambiantes, et on ne peut obtenir une action prolongée que si le composé est présent au départ en des quantités si importantes que sa dispersion sous l'effet des conditions ambiantes, soit longue, ce qui est contraire à l'économie et peut être également indésirable pour d'autres raisons. Le brevet britannique nO 1.394.990 indique qu'on peut réaliser des compositions agricoles A libération lente constituées d'un mélange d'un type particulier de polymère acide partiellement neutralisé et d'un produit chimique agricole en particules fines. Ce brevet indique que l'on effectue de préférence la neutralisation avec une monobase, par exemple un cation de métal alcalin ou l'éthanolamine et, mieux encore, avec un cation multivalent, par exemple un cation zinc ou cuivre. Bien que ces compositions soient très satisfaisantes avec beaucoup de produits chimiques, elles ne donnent de bons résultats que dans un environnement neutre ou alcalin. Malheureusement, certains produits chimiques agricoles ont une stabilité très médiocre lorsqu'ils sont dans les conditions d'environnement correspondant à l'emplacement d'utilisation et, en particulier, ils présentent une mauvaise stabilité en conditions alcalines ou neutres. On exprime la stabilité par la demi-vie du produit chimique après son application a l'emplacement d'utilisation et on sait que la demi-vie brève de certains produits chimiques pose un problème d'utilisation important. Par exemple, on sait que la N'-(chloro-4 méthyl-2 phényl) N,N-diméthylformamidine (couramment connue sous le nom de Chlordimeform et vendue sous les dénominations commerciales de Galecron et de Fundal) est un très bon ovicii et acaricide qui présente l'inconvénient d'avoir une durée d'efficacité assez brève sur l'emplacement d'utilisation. Une des raisons de la faible persistance du Chlordimeform est qu'il est très sensible A la dégradation dans un milieu neutre ou alcalin, ce qui correspond aux conditions les plus fréquemment rencontrées A la surface des végétaux. Ce produit est très stable A un pR acide comme le montre le tableau I ci-dessous où figure la demi-vie du Chlordimeform dans des milieux aqueux A 200C présentant des pH différents. TABLEAU I pH 5 6 | 7 7 8 9 Demi-vie 300 jours 80 jours 12 jours 20 heures 12 heures Lorsqu'on le pulvérise sur les cultures, le chlorhydrate de Chlordimeform réagit assez rapidement avec la poussière alcaline présente sur les feuilles et les autres surfaces et s'hydrolyse. Une autre raison de la faible persistance de ce produit est sa tension de vapeur relativement élevée (3,5 x 10 g à 200C) qui contribue à sa dispersion rapide dans l'air libre. I1 convient de noter que le Chlordimeform est un produit chimique générateur de sels et, par conséquent, on l'utilise souvent sous forme du chlorhydrate, et de nombreux autres produits chimiques a usage agricole sous forme de particules fines, générateurs de sels,présentent également une demi-vie brève pour les mêmes raisons que le Chlordimeform. L'irention a pour objet des produits permettant la libération lente d'un produit chimique agricole ayant une demi-vie prolongée et > en particulier, de produits chimiques agricoles en particules fines, générateurs de sels,utiles comme herbicides ou pesticides. L'invention concerne en particulier un sel soluble ou dispersible dans l'eau d'un produit chimique agricole en particules fines, générateur de sels, et d'un polymère renfermant des groupes acides. Le produit chimique agricole en particules fines peut être un produit chimique herbicide ou pesticide quelconque générateur de sels, mais c'est de préférence un produit sensible aux conditions alcalines et, de préférence, une N-arylamidine, en particulier une N-arylamidine dont le radical aryle est un radical phényle substitué, comme décrit par exemple dans les brevets brit2nniques n 96b;640 1.039.930 et 1.3ho.600. Le produit chimique agricole en particules fines qu'on préfère dans l'invention est le Chlordimeform. D'autres produits chimiques en particules fines appropriés sont des guanidines telles que la dodécylguanidine et celles décrites dans le brevet des Etats-Unis d'Amzrique n" 2.867.562 ; des phénylformamidines telles que celles décrites dans les brevets britanniques nO 964.640, 1 039.930, 1.140.965 et 1.327.936 ; des méthylcarbamates de phényle substitués tels que le "Zectran" (méthylcarbamate de (dimethyl-3,5 diméthylamino-4 phényle)) et ceux décrits dans le brevet britannique nO 925.424, et des triazines génératrices de sels. On peut citer comme exemple de triazine la méthylthio-2 isopropylamino-4 (méthoxy-3 propylamino)-6 s-triazine qui est un herbicide. Ces polymères doivent renfermer des groupes acides et, généralement, ces groupes acides sont des groupes acide carboxylique. Normalement, ils sont présents dans le polymère sous forme de groupes carboxyliques libres. Le polymère peut entre un homopolymère d'un monomère renfermant un groupe acide et il est donc généralement hydrophile, ou ce peut être un copolymère de monomères différents dont certains ou la totalité renferment des groupes acides. Les monomères sont de préférence des monomères vinyliques. Généralement plus de 25 % et, de préférence, plus de 40 Z, et tout particulièrement plus de 70 5 du poids des monomères, dont le polymère est constitué, renferment un groupe acide. On préfère en général utiliser 10 à îoe X et mieux 25 à 100 % et souvent 50 A 95 X, par exemple 92 X en poids de monomères hydrophiles (qui sont généralement tous acides) et O A 90 %, mieux O à 75 X et souvent 5 à 50 Z, par exemple 8 ; en poids de monomères hydrophobes. On choisit les monomères et leurs proportions dans un polymère particulier en fonction du produit chimique agricole A utiliser et de l'emplacement d'utilisation du sel, ainsi que des conditions d'environnement prévues après l'application. Par exemple, lorsqu'on les utilise pour traiter des plants de coton dans un environnement sec où la pluie n'est pas prévue, il peut être souhaitable d'utiliser un polymère assez soluble de façon à être certain que l'humidité atmosphérique soit capable d'extraire par lessivage l'ingrédient actif du seul, tandis que, pour l'utilisation -dans une zone où la pluie est prévue, le sel ou au moins le revêtement sec obtenu après son application A l'emplacement d'utilisation doit être gelativement insoluble pour éviter que la pluie ne l'entraîne. Par conséquent, pour des ensembles de conditions différents, on peut choisir des polymères compris dans la gamme allant de polymères constitués uniquement de groupes hydrophiles à des polymères constitués de façon prédominante de groupes hydrophobes avec une petite proportion de groupes hydrophiles. Généralement) lorsqu'on désire une faible résistance à I'eau, le polymère est constitué d'au moins 50 7. et, de préférence, d'environ 70 7. en poids de monomères hydrophiles, tandis que, lorsqu'on recherche une résistance élevée à l'eau, le polymère est constitué d'un mélange de monomères renfermant entre 20 et 70 % en poids de monomères hydrophiles. Cependant, les proportions relatives des monomères hydrophiles et hydrophobes ne sont pas le seul moyen de régler la résistance à l'eau et les autres propriétés du sel. Par exemple, on peut également modifier ces propriétés par réticulation du seul, en particulier par réticulation lors du séchage du revêtement du sel à l'emplacement d'utilisation. On peut donc appliquer un sel soluble ou dispersible dans 1 'eau qui, par séchage, forme un film ou un autre revêtement insoluble dans l'eau. On peut obtenir la réticulation en incorporant des monomères difonctionnels appropriés au mélange monomère, en particulier des monomères difonctionnels ne se réticulant que par séchage. On connaît divers monomères difonctionnels de ce type, tels que par exemple le diméthacrylate d'éthylèneglycol. Cependant, le meilleur est probablement le N-méthylolacrylamide. La proportion du monomère réticulable est généralement faible, par exemple de 1 A 15 % en poids et, de préférence, de 1 à 10 % en poids. Des monomères hydrophiles appropriés sont des acides monomères tels que les acides acrylique, méthacrylique, crotonique, vinylsulfonique, maléique, angélique, oléique ou l'acide a-chloroacrylique ou le méthacrylate de sulfoéthyle. On peut utiliser un de ces monomères comme seul monomère hydrophile ou les utiliser en mélange de deux ou plus. Des monomères hydrophobes appropriés sont les acrylates d'alkyle > les méthacrylates d'alkyle, les éthers vinyliques, l'acrylonitrile, le styrène et l'acétate de vinyle. Lorsqu'un monomère hydrophobe est présent, il peut être constitué au moins en partie d'un monomère plastifiant dans la proportion de S à 20 % en poids, de préférence d'environ 10 Z. Des monomères plastifiants appropriés sont les esters A longue chaîne d'acide acrylique ou méthacrylique, par exemple l'acrylate d'éthylhexyle. Un polymère préféré qui convient particulièrement bien a la formation d'un sel avec le Chlordimeform ou un autre insecticide, acaricide cu ovicide uestiné à autre utilité dans un climat sec) par exemple su des plants de coton est un copolymère constitué uniquement de groupes hydrohiles et qui se réticule par séchage, par exemple un copolymère acide acrylique et/ou d'acide méthacrylique et d'une petite quantité de N-méthylolacrylamide. On peut effectuer la polymérisation des monomères selon une technique habituelle en masse, en solution, en émulsion ou en dispersion, en utilisant des catalyseurs connus dans l'art De préférence, on opère par polymérisation en émulsion ou en solution. D'autres matières qu'on peut incorporer avant ou après la polymérisation sont des plastifiants, des émulsifiants, des stabilisants et des humectants. Selon les monomères utilisés, le polymère est soluble ou dispersible dans l'eau ou soluble dans les solvants organiques courants, tels que les alcools inférieurs (éventuellement en mélange avec l'eau), l'acétone ou le diméthylformamide. On peut former le sel en mélangeant simplement le polymère acide au produit chimique agricole en particules fines, générateur de sels, généralement en présence d'eau et/ou d'un solvant organique. La proportion du produit chimique en particules fines au polymère acide est généralement de 1/0,1 à 1/10, de préférence de 1/0,5 à 1/3 et mieux de 1 partie de produit chimique en particules fines à 1,2 partie de polymère acide. On préfère que le polymère renferme un excès de groupes acides par rapport à la quantité nécessaire à la neutralisation complète du produit chimique en particules fines. L'excès peut être par exemple d'au moins 20 % et, de préférence, d'au moins 50 Z. Les compositions qu'on applique A l'emplacement A traiter ont généralement une concentration du sel comprise entre 0,05 et 5 % et, de préférence, entre 0,1 et 2 %, et une concentration du polymère comprise entre 0,5 et 3 7. et, de préférence, entre 1 et 3 X. On peut les préparer de façon appropriée en diluant la solution ou l'émulsion dans laquelle on a préparé le polymère avec la quantité convenable d'eau et en ajoutant le produit chimique agricole A la solution ou l'émulsion diluée. Pour que l'application soit possible, le sel doit bien entendu être soluble ou dispersible dans liteau mais, après séchage, il peut être insoluble dans l'eau. De préférence, ce sel est filmogène, mais cette propriété n'est pas indispensable. On peut appliquer la solution ou dispersion aqueuse aux végétaux ou A d'autres emplacements A traiter selon les techniques classiques, par exemple par pulvérisation avec un appareillage ordinaire. Par séchage, il se forme sur les végétaux ou les autres emplacements un revêtement, qui est souvent un film continu, du sel polymère et ce sel polymère est dissous dans le revêtement ou incorporé au revêtement. L'eau absorbée à partir de l'environnement du revêtement, par exemple à partir des végétaux et/ou de l'atmosphère, hydrolyse lentement le sel polymère et libère le Chlordimeform ou un autre produit chimique agricole alors qu'il est encore dissous dans le polymère et que, par conséquent, sa volatilité est considérablement réduite. I1 convient de noter que la formation du seul, même avant le séchage d'un revêtement en dérivant, peut modifier considérablement la solubilité dans l'eau du produit. Les exemples suivants illustrent des polymères utilisés dans l'invention et les sels correspondants et leurs utilisations. EXEMPLE 1 On prépare un polymère en solution en utilisant la composition suivante acide acrylique 55 g méthacrylate de méthyle 35 g acrylate d'éthyl-2 hexyle 10 g peroxyde de benzoyle 0,4 g éthanol 100 g On porte la solution à reflux en l'agitant pendant 6 h. Lorsque cette période s'est écoulée, la teneur en matières solides de la solution est de 48 %. On peut modifier cette composition de base en faisant varier la teneur en acide entre 30 et 60 7 et en faisant varier de façon correspondante la teneur en méthacrylate de méthyle et en autres composants hydrophobes utilisés. EXEMPLE 2 On prépare un homopolymère d'acide acrylique à partir de la composition suivante acide acrylique 650 g eau 1550 g isopropanol 600 g persulfate d'ammonium 1,8 g Après 15 h de reflux la solution de polymère a une teneur en matières solides de 25 Z. EXEMPLE 3 On prépare un copolymère d'acide acrylique et de N-méthylol acrylamide en utilisant la composition suivante acide acrylique 276 g N-méthylolacrylamide 24 g isopropanol 300 g eau 600 g persulfate d'ammonium 1,2 g Après 2 h de reflux, on obtient une solution de polymère ayant une teneur en matières solides de 25 X. EXEMPLE 4 En opérant ccHnme indiqué dans les exemples 1 A 3, on prépare des solutions de polymères à partir des monomères indiqués ci-après, avec les solvants indiqués, les proportions étant exprimées en pourcentage pondéral.Dans cet exemple, et dans les exemples suivants, on utilise les abréviations suivantes AA = acide acrylique AMA = acide méthacrylique MAM = méthacrylate de méthyle AM = acrylate de méthyle AE2H= acrylate d'éthyl-2 hexyle NMA = N-méthylolacrylamide MSE = méthacrylaté de sulfoéthyle AA ANA MAM AM AE2H 1MA MSE SOLVANT I - - 75 - 10 - 15 Acétone II - - 90 - - - 10 Isopropanol III - 92 - - - 8 - Isopropanolleau IV 100 - - - - - - Eau V 34 - 33 33 - - - Isopropanol VI 100 - - - - - - Diméthylformamide De façon semblable, on peut remplacer une partie ou la totaiité des monomères hydrophiles ci-dessus2 c'est-A-dire l'acide acrylique l'acide méthacrylique et le méthacrylate de sulfoéthyle, par des monomères, tels que l'acide crotonique, l'acide vinylsulfonique, l'acide maléique, L'acide angélique, l'acide oléique et l'acide a-chloroacrylique.De même, on peut remplacer une partie ou la totalité des monomères hydrophobes indiqués ci-dessus, c'est--dire le méthacrylate de méthyle, l'acrylate de méthyle et l'acrylate d'éthyl-2 hexyle, par exemple par d'autres ac-ylates ou méthacrylates d'alkyle, des éthers vinyliques, l'acrylonitrile, le styrène et l'acétate de vinyle. - EXEMPLE 5 On prépare une émulsion polymère en utilisant la composé tion suivante méthacrylate de méthyle 22, 5 g acide méthacrylique 12,5 g acrylate d'éthyl-2 hexyle 15,0 g Triton X-200 * 1,8 g laurylsulfate de sodium 2,5 g eau 88,5 g a émulsifiant anionique de Rohm & Haas, Philadelphie. Comme catalyseur, on utilise 0,25 g de persulfate d'ammonium, On chauffe A 80 C le mélange des émulsifiants et de l'eau. On ajoute le catalyseur, puis on ajoute lentement le mélange des monomères. On achève la polymérisation à 95 C. Lorsqu'on dilue ce polymère par de l'eau et qu'on l'applique sur une surface, il ne forme pas un film continu en séchant. EXEMPLE 6 En opérant comme dans l'exemple 5, on prépare divers polymères en émulsion à partir des mélanges suivants exprimés en pourcentages pondéraux. AA AMA MAM AM AE2H NNA MSE I - 40 30 - 30 - II - - 50 - 25 - 25 III - - 25 - 25 - 50 IV 40 - 30 - 30 - V 50 - 50 - - - - VL 72 - 28 - - - VII - 30 40 - 30 - VIII - 25 45 - 30 - IX 30 - 40 - 30 - X 20 - 50 - 30 - XT 30 - 40 20 10 - XII 30 - 40 30 - - EXEMPLE 7 On ajoute 10 g de Chîordimeform technique à 13,6 g de la solution de l'exemple 2. Après avoir mélangé énergiquement, on obtient une émulsion jaune.Un film préparé a partir de cette émulsion gonfle dans l'eau sans s'y dissoudre. Au contraire, le film préparé à partir de la solution de polymère est soluble dans l'eau. EXEMPLE 8 On ajoute 10 g de Chlordimeform technique A 12,5 g de la solution de copolymère préparée dans l'exemple 3. Après avoir mélangé énergiquement, on obtient une émulsion jaune. Un film coulé à partir de cette émulsion gonfle dans l'eau sans s'y dissoudre. I1 est réticulé. On étudie les produits obtenus dans les exemples 7 et 8 sur des bandes de papier pour en évaluer la persistance. On dépose sur des bandes de papier-filtre des quantités égales de matière active avec ou sans polymère et on les expose à l'action des agents atmosphériques pendant diverses durées. On détermine ensuite la teneur en matière active. Les résultats figurent dans le tableau Il ci-dessous. TABLEAU II Pourcentage de matière active d'origine Après 24 h Après 72 h Après 96 h I Après 144 h Chlordimeform EC 38 18 15 13 dans l'eau Exemple 7 69 60 48 51 Exemple 8 69 58 52 52 On peut remarquer la stabilité des sels neutralisés des exemples 7 et 8. On peut préparer une composition traitante A partir des concentrés des exemples 7 et 8 en émulsifiant une partie en poids du concentré dans 1 à 20 parties en poids d'eau. EXEMPLE 9 On prépare une composition traitante en diluant la dispersion ou émulsion obtenue dans l'un quelconque des exemples 1 ou 4 à 6 avec suffisamment d'eau pour obtenir des concentrations en polymère de 1 a 3 X en poids, et en ajoutant la dispersion ou a la solution du Chlordimeform en une quantité suffisante pour que sa concentration soit inférieure à celle du polymère et conprise entre 0,1 et 1 7o. EXEMPLE 1.0 On reprend le mode opératoire de l'exemple 9 en utilisant le Zectran au lieu du Chlordimeform. EXEMPLE li On reprend le mode opératoire de l'exemple 9 en utilisant la dodécylguanidine au lieu du Chlordimeform. EXEMPLE 12 Pour comparer les produits de l'invention A ceux du brevet britannique n 1.394.990, on prépare les deux polymères suivants - polymère A : 55 Z d'acide acrylique et 45 % de méthacrylate de méthyle, - polymère B : 90 % d'acide acrylique et 10 Z de N-méthylolacrylamide. On applique à des bandes de papier-filtre des mélanges de ces polymères et de Chlordimeform EC. Le tableau III ci-dessous indique les pourcentages de conservation de l'ingrédient actif après diverses durées. TABLEAU III Pourcentage de conservation du Chlordimeform sur des bandes de papier-filtre Jours après Témoin Sel de Chlordimeform Sel de Chlordimefo l'application (Chlordimeform seul) | du polymère A du polymère B 5 1 38 46 68,8 5 ~ 14 -38 6 12 52 EXEMPLE 13 On utilise les polymères en émulsion des exemples 5 et 6 en association avec un concentré émulsifiable de Chlordimeform ("Galecron" EC) en obtenant une amélioration nette de la stabilité in vitro. Par exemple, lorsqu'on applique du "Galecron" EC dans l'eau à des bandes de papier, on peut récupérer 13 % de la matière active après 48 h. Lorsqu'on applique du "Galecron" EC en association avec l'émulsion de polymère XI de l'exemple 6, on peut récupérer après la même iurLe 38 % de matière active. Des essais in vivo sur les végétaux en utilisant comme matériaux d'étude des oeufs de Spodoptera littoralis montrent que les polymères du type ci-dessus améliorent la persistance du Chlordimeform. Par exemple, 504 h après avoir pulvérisé une solution renfermant 0,1 % d'ingrédient actif (Chlordimeform) sur 60 oeufs, 47 ont éclos, tandis que, lorsqu'on utilise la même quantité d'ingrédient actif avec 1 % de l'émulsion du polymère selon l'invention, il n'y a pas d'éclosion lorsque la même durée s'est écoulée. EXEMPLE 14 La diminution de la volatilité du Chlordimeform sous l'effet du polymère figure dans le tableau IV ci-dessous. On imprègne des bandes de papier-filtre de quantités égales de matière active dérivant du Chlordimeform préparée sous forme d'un concentré émulsifiable et également de celle du Chlordimefors et d'un polymère semblable à celui de l'exemple 1. Les bandes de papier mesurant 40 x 10 cm renferment 5 mg de Chlordimeform seul ou associé au polymère. Les résultats sont les suivants TABLEAU IV Pourcentage de conservation du Chlordimeform sur des bandes de papier-filtre Jours apres Témoin Sel de polymère l'application (5 mg de base) (5 mg de base + 5 mg de polymère) 1 42 72 2 25 60 3 1 25 55 4 18 51 6 14 40 EXEMPLE 15 Des essais in vivo sur des végétaux pour évaluer l'effet toxique sur les oeufs de Spodoptera littoralis montrent que le sel de polymère et d'amidine a un effet bien plus prolongé, comme indiqué dans le tableau V ci-dessous.Dans cet essai on pulvérise des plants de coton avec du Chlordimeform EC à 0,10 Z ou avec du Chlordimeform EC A 0,10 CC avec 1 % du polvxaere acide de l'exemple 1. On utilise 60 oeufs dans chaque essai. On applique s oeufs après des durées diverses suivant la pulvérisation. On coxapte les oeufs vivants après une durée d'incubation appropriée. TABLEAU V Nombre d'oeufs de Spodoptera littoralis éclos Jours entre la pulvérisation et le dépôt des oeufs Traitement 1 2 4 5 6 7 Chlordimeform EC 0,1% 0 26 49 47 47 47 Chlordimeform EC + 1Z de polymère ss{- O O O O 1 2 Témoin non traité 51 60 60 60 60 60 EXEMPLE 16 On effectue des essais in vivo sur des oeufs de Tetranychus urticale. Dans ces essais, on pulvérise des feuilles primaires de plants de haricots avec diverses compositions renfermant chacune 1 % de Chlordimeform EC. A diverses périodes suivant la pulvérisation, on laisse 100 femelles pondre pendant 24 h sur les feuilles traitées. On retire les femelles et on compte les oeufs. On laisse les oeufs incuber dans une serre pendant 6 à 7 jours, durée qui s' est révélée suffisante dans un essai témoin pour l'incubation d'oeufs non traités. On répète deux fois l'essai et on détermine le pourcentage de mortalité. Le tableau VI ci-dessous montre que les compositions de sel de polymère de l'invention pressentent une persistance supérieure. TABLEAU VI Nombre d'oeufs de T. urticae morts x 100 Nombre de larves mortes et vivantes x 100 Traitement par le Chlordimeform EC Nombre de jours entre la pulvérisation (0,1%) + le polymère de : et le dépôt des oeufs O 1 2 4 7 17 24 - 83 60 31 44 6 8 12 exemple exemple 4 IV 100 100 100 99,5 93 72 32 exemple 3 99 99,5 99 98 83 55 6 exemple 3 99 100 90 88 80 30 19 exemple 6 III 99 100 100 100- 98 56 66 Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement A titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. REVEND I C AT IONS 1 - Sel soluble ou dispersible dans l'eau, caractérisé en ce qu'il dérive d'un produit chimique agricole en particules fines,générateur de sels, et d'un polymère renfermant des groupes acides. 2 - Sel selon la revendication 1, caractérisé en ce que le produit chimique agricole en particules fines est choisi parmi les N-aryl amidines, les guanidines, les phénylformamidines et les méthylcarbamates de phényle. 3 - Sel selon la revendication 2, caractérisé en ce que le produit chimique agricole en particules fines est le N'-(chloro-4 méthyl-2 phényl) N,N-diméthylformamide. 4 - Sel selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le polymère est constitué de monomères hydrophiles ou est un copolymère de monomères hydrophiles et hydrophobes. 5 - Sel selon la revendication 4, caractérisé en ce que les monomeres hydrophiles sont choisis parmi les acides acrylique, néthacrylique, crotonique, vinylsulfonique, maléique et chloroacrylique et le méthacrylate de sulfoéthyle et en ce que les monomères hydrophobes sont choisis parmi les acrylates d'alkyle, les méthacrylates d'alkyle, les éthers vinyliques, l'acrylonitrile, le styrène et l'acétate de vinyle. 6 - Sel selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le polymère renferme une petite quantité d'un agent réticulant qui provoque la réticulation du sel lors du séchage. 7 - Sel selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'agent réticulant est le N-methylolacrylamide. 8 - Sel selon la revendication 7, caractérisé en ce que le polymère est un copolymère d'acide acrylique et d'une petite quantité de N-méthylolacrylamide. 9 - Sel selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il renferme un excès de groupes acides. 10 - Sel selon l'une quelconque des revendications précédenees, caractérisé en ce qu'il est filmogène. 11 - Composition agricole, caractérisée en ce qu'elle est constituée d'une solution ou dispersion aqueuse d'une quantité herbicide ou pesticide d'un sel selon l'une quelconque des revendications précédentes.