La présente invention concerne en général la fabrication de revêtements fixés sur des zones prédeterminées d'organes métalliques, et notamment la fabrication de couches de contact sur des organes de connexion électrique ou mécanique. Les techniques connues de dépôt de revêtements par voie physique, chimique ou électrolytique ne permettent pas de déposer rapidement et économiquement des couches d'une épaisseur supérieure à quelques dizaines de microns. Le dépôt de materiaux composites est en outre souvent difficile, voire impossible à réaliser à l'aide de ces techniques de dépôt connues. La technique connue de soudage de couches de contact préfabriquées et rapportées, sous forme de pastilles minces par exemple, peut par contre être envisagée lorsqu'il s'agit de couches d'une épaisseur supérieure à 400 Ainsi, les couches de contact préfabriquées industriellement présentent des épaisseurs supérieures à 400/ , et donc nettement supérieures à l'épaisseur qui est souvent nécessaire pour qu'elles remplissent leur rôles'une façon satisfaisante, par exemple 100-200r dans le#cas de couches de contact pour divers organes de connexion électrique. Or, dans le cas de couches de contact comprenant des métaux coûteux tels que l'argent, il y a un intérêt certain à économiser de tels matériaux en ne donnant à ces couches que l'épaisseur minimale, strictement nécessaire, car le- coût des matériaux peut constituer un facteur économique important lors de la fabrication industrielle de couches de contact. La présente invention vise à obvier aux inconvénients cités et a notamment pour but de permettre une fabrica#tion simple, reproductible et économique de couches de contact qui sont formées et fixées in situ sur des organes de connexion, selon toute configuration désirée et présentent une épaisseur relativement faible quelconque, comprise de préférence entre 50 et 300 A cette fin, la présente invention a pour objet un procédé de fabrication d'une couche de contact formée dlun revêtement au moins partiellement métallique ayant un contour et une épaisseur prédéterminés, et soudée sur un support métallique, caractérisé par le fait a) que l'on dépose une quantité prédéterminée d'une poudre au moins partiellement métallique, permettant de fabriquer la couche de contact désirée, sur une zone prédéterminée de la surface dudit support;; b) que l'on place sur cette surface du support un masque isolant diélectrique muni d'au moins un passage permettant de délimiter la couche de contact à fabriquer; c) que l'on soumet la poudre située sur la surface dudit support, dans ledit passage du masque isolant, à une pression exercée par une première électrode, de manière à former d'une part une couche de poudre comprimée ayant un contour et une épaisseur correspondant à ceux de la couche de contact à fabriquer, et à établir d'autre part un bon contact électrique entre cette pre mière électrode, cette couche de poudre comprimée, et ladite zone prédéterminée de la surface du support; et, d) que l'on fait passer un courant électrique entre ladite première électrode et une contre-électrode reliée électriquement audit support, de telle manière que ce courant électrique traverse ladite couche de poudre comprimée et y engendre une quantité de chaleur suffisante pour la chauffer jusqu'à ce que la température de cette couche atteigne une valeur suffisamment élevée pour permettre son frittage et son soudage sur ladite zone prédéterminée, sans échauffement excessif du support, le tout de manière que la couche de contact désirée soit fabriquée par frittage et solidement soudée sur le support, sans que les propriétés mécaniques de ce support ne subissent une modification notable. L'invention a en outre pour objet un appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé, qui est caractérisé par le fait qu'il comprend - un masque isolant formé d'un matériau diélectrique, muni d'une surface permettant l'appui de ce masque sur la surface dudit support et d'au moins un passage permettant de délimiter le contour désiré de la couche de contact à fabriquer;; - un dispositif de chauffage électrique comprenant au moins deux électrodes, dont une première électrode est mobile et présente une section transversale adaptée à celle dudit passage du masque isolant, de manière que cette première électrode puisse se déplacer le long de ce passage afin d'y comprimer une couche de poudre et puisse établir en même temps un bon contact électrique entre cette première électrode, la couche de poudre ainsi comprimée et la surface dudit support, une seconde électrode constituant une contre-électrode capable d'établir un circuit permettant le passage d'un courant électrique réglable entre ces deux électrodes, à travers la couche de poudre comprimée et à travers la zone sous-jacente de la surface dudit support. Le procédé faisant l'objet de l'invention se prête bien au dépôt, au frittage et au soudage#de poudres, et notamment de mélanges de poudres dont une majeure partie est formée d'un métal, tel que l'argent que l'on utilise couramment pour la fabrication d'éléments de contact électrique. Ainsi, emploi d'un mélange de poudres permet de fabriquer notamment un revêtement fritté et soudé formé d'un matériau composite comprenant d'une part une matrice métallique, en argent par exemple, et d'autre part une phase dispersée destinée à con férer des propriétés particulières au revêtement -désiré. L'emploi de l'argent permet notamment d'assurer une excellente conductibilité électrique dans deux types de couches formées d'un matériau composite - couches de contact autolubrifiantes en un matériau composite comprenant une phase lubrifiante dispersée dans une matrice d'argent et formée notamment de graphite, lorsque la couche doit présenter une conductibilité électrique maximale, ou bien de bisulfure de molybdène par exemple. - Couches de contact résistant à l'abrasion en un matériau composite comprenant une phase dispersée dans une matrice d'argent, destinée à accroître la résistance de la couche au frottement, et formée par exemple de carbure de tungstène ou d!alumine. Lorsqu'on utilise un mélange de poudres pour fabriquer une couche d'un matériau composite conformément à la présente invention, ce mélange contiendra généralement d'une part une poudre métallique en quantité suffisante pour former une matrice métallique frittée constituant au moins 80 % en poids du matériau composite dont la couche est fabriquée. Ce mélange contiendra alors d'autre part, une poudre différente en quantité suffisante pour former une phase dispersée constituant jusqu'à 20 % et de préférence 1 à 10 % en poids du matériau dont la couche est fabriquée. La granulométrie des différentes poudres utilisées dans ledit mélange pulvérulent sera par ailleurs à peu près du même ordre de grandeur, et l'on utilisera de préférence des poudres tres fines d'une granulométrie comprise entre 5 et 20,fr dans la majorité des cas. De même, il est important que les différentes poudres utilisées soient mélangées très intimement afin d'assurer ainsi leur répartition uniforme dans le mélange déposé sur le support métallique et, par conséquent, d'assurer un frittage et un soudage satisfaisants permettant de fabriquer une couche- frittée uniforme formée d'un matériau composite et solidement fixée sur le support. On peut avantageusement déposer les poudres ou mélanges de poudres sous forme d'une encre pâteuse, et cela en utilisant de préférence une technique de sérigraphie de telle manière que l'on puisse imprimer une couche d'une épaisseur relativement importante. Par conséquent, l'écran normalement utilisé pour la sérigraphie sera remplacé ici par une tôle perforée comprenant un trou correspondant au contour de chaque couche de contact à fabriquer, et ayant par exemple une épaisseur de 2 à 2,5 fois supérieure à l'épaisseur finale désirée de la couche de contact frittée, qui sera généralement d'une épaisseur comprise entre 50 et 300 On imprimera donc à travers ladite tôle perforée une couche dont 11 épaisseur dépendra d'une part de la viscosité de l'encre utilisée, et d'autre part de l'épaisseur de cette tôle, laquelle determinera par ailleurs l'épaisseur maximale de la couche imprimée. L'encre que l'on utilisera devra être adaptée à la mise en oeuvre de l'invention dans chaque cas, afin que sa viscosité soit suffisamment élevée, de l'ordre de 200 000 cp. par exemple, pour qu'elle ne s'étale pas et pour qu'elle permette ainsi de produire une impression nette sur le support. Cette encre contiendra d'une part la poudre ou le mélange de poudres servant à la fabrication ultérieure, par frittage, de la couche de contact désirée. D'autre part, cette encre comprendra un liant organique servant à lui conferer la viscosité desi- rée ainsi qu'un solvant pour le liant organique, qui se#rt également de liquide dispersant pour la mise en suspension de la poudre ou du mélange de poudres. La composition de cette encre devrait par ailleurs être choisie de telle manière que - le solvant contenu ne soit pas volatil ou très peu volatil à température ambiante, afin d'éviter un séchage prématuré; - lors d'un séchage effectué après l'impression, le solvant puisse être évapore sans difficulté et le liant décomposé en produits volatils sans laisser un résidu notable de carbone susceptible d'entraver le frittage ou d'affecter sensiblement les pro priétés désirées de la couche frittée, par exemple sa conducti bilité électrique. Or, les encres qui sont disponibles sur le marché et permettraient d'effectuer une impression satisfaisante, ne remplissent souvent pas toutes les conditions requises pour la mise en oeuvre de la présente invention, soit en raison de leur résistivité trop élevée, soit parce qu'elles nécessitent des températures de cuisson trop élevées. En effet, il s'est avéré nécessaire de préparer des encres spéciales qui remplissent toutes les conditions requises et présentent notamment les propriétés suivantes - viscosité élevée pouvant être de l'ordre de 200 000 cp.; - caractère pseudo-plastique de la pâte; - absence de collage excessif de l'encre sur la tôle per forée utilisée pour l'impression; - possibilité d'un séchage lent de l'encre pour l'elimina- tion très progressive de sa phase liquide; - décomposition du liant à une température relativement basse, de préférence inférieure-à 2000C (permettant d'éviter le recuit d'un support en cuivre), en laissant un résidu solide de préférence inférieur à 5 % en poids du liant organique; - bonne adhérence sur un support en cuivre. On utilise avantageusement l'eau comme solvant pour faciliter la mise en oeuvre de l'invention, et en outre pour éviter toute pollution inutile. Par conséquent, on utilisera dans ce cas un liant organique hydrosoluble, capable de se décomposer à basse température. Or, compte tenu des contraintes de solubilité et de décomposition thermique, on peut choisir avantageusement comme liant, soit l'éthyl cellulose, soit un alcool polyvinylique, (par exemple de la marque "POLYOX" de UNION CARBIDE, ou bien "ELVANOL" de DUPONT DE NEMOURS, ou bien encore "RHODOVIOL" de RHONE-POULENC). La préparation de l'encre utilisée pour la mise en oeuvre de l'invention s'effectue par mélange de la poudre avec une quantite d'une solution liant-solvant, telle que la viscosité de 1en cre soit correcte. La concentration du liant dissous dans le solvant est avantageusement comprise entre 5 et 20 % en poids de la solution, et de préférence entre 8 et 12 %. Le rapport volumétrique de la poudre à la solution est avantageusement de l'ordre de l#: 1 dans l'encre utilisée. L'emploi d'une technique de sérigraphie telle que décrite permet d'effectuer rapidement un grand nombre d'impressions à la fois, sur un ou plusieurs organes-supportsmétalliques. Les organes destinés à servir de support pour 11 impression peuvent être fixés facilement sur une plaque munie de cales de positionnement appropriées. Après dégraissage, ces organes-supports sont alors montés avec leur surface externe en contact étroit avec la plaque perforée d'impression afin d'éviter des bavures et de pouvoir répartir l'encre uniformément dans chaque trou de cette plaque d'impression. Ainsi, par exemple, une machine industrielle permettrait 2 l'impression sur 200 à 300 organes d'une surface d'environ 30 cm lors de chaque opération d'impression. La durée de cette opération serait alors de l'ordre d'une minute pour permettre la mise en place de la plaque portant les organes-suppor w l'impression et l'enlèvement de cette plaque. Après l'impression, l'encre est de préférence séchée lentement à une température relativement faible, afin d'en évaporer progressivement le solvant, par exemple à une température de l'ordre de 60 C dans le cas d'un solvant aqueux. Le liant organique peut être alors décomposé1 soit par un chauffage préalable, soit lors de l'opération de frittage#. Cependant, il est entendu que la poudre peut être déposée sur l'organe-support de toute autre manière appropriée, telle que décrite plus loin à titre d'exemple. Après que ladite poudre est déposée sur le support métalli- que, elle est frittée et soudée, conformément à la présente invention, en utilisant un masque isolant diélectrique muni d'au moins un passage approprié dans lequel on effectue un chauffage localisé par effet Joule dans une couche de poudre comprimée dont le contour et l'épaisseur sont délimités dans ce passage à l'aide d'une électrode mobile. Une- électrode mobile adaptée au passage du masque isolant permet ainsi d'exercer une pression appropriée de l'ordre d'une 2 dizaine de kg/cm , afin de fixer l'épaisseur de la couche de poudre comprimée de façon exacte à une valeur prédéterminée, et d'établir un bon contact électrique à travers cette couche de poudre comprimée. Grâce à ce bon contact électrique, il devient possible de faire passer à travers ladite couche de poudre comprimée un courant électrique appr-oprié dont on peut régler exactement l'intensite et la durée afin de soumettre cette couche de poudre comprimée à un échauffement localisé et bien contrôlé. Cela permet d'élever la température de cette couche à une valeur juste suffisante pour permettre le frittage de cette couche de poudre et son soudage à la surface sous-jacente du support métallique, sans modification notable des propriétés de ce dernier. En effet, étant donné que la couche de poudre comprimée est composée d'une multitude de grains, sa résistance électrique est nettement supérieure à la résistance intrinsèque du métal qu'elle convient, de sorte que l'échauffement localisé se produira essentiellement au sein même de cette couche par suite de sa résistance plus élevée, plutôt que dans les électrodes et le support métallique sous-jacent. Par conséquent, l'emploi d'un masque isolant muni d'un passage approprié permet d'une part d'acheminer le courant électrique de telle sorte que l'on puisse provoquer et commander d'une façon très précise le chauffage par effet Joule au sein même de la couche de poudre comprimée. D'autre part le contour exact désiré de la couche de poudre à fritter peut être prédéterminé facilement en munissant ledit masque d'un passage dont le contour correspond à ce contour désiré de la couche frittée. Or, la quantité exacte de poudre nécessaire pour fabriquer le revêtement fritté désiré peut être déposée sur la surface du support métallique de toute façon appropriée, soit par impression préalable de la manière décrite ci-dessus, soit en introduisant cette poudre directement dans le passage du masque isolant après avoir placé ce dernier sur ltorgane-support. La poudre- servant à fabriquer le revêtement fritté peut par ailleurs être rendue compacte préalablement, soit dans le passage du masque isolant, soit à l'extérieur de ce masque. Dans ce cas, l'électrode mobile servira à exercer une pression réduite sur la poudre ainsi précomprimée, afin d'assurer la forme et l'épaisseur requises, et d'établir en même temps un contact électrique satisfaisant. Lors de la mise en oeuvre de la présente invention il convient de tenir compte autant que possible des conditions suivantes - La poudre soumise au frittage doit se prêter au soudage sur la surface métallique sous-jacente de l'organe-support. - La température atteinte lors du frittage et du soudage doit rester en dessous du point de fusion du support métallique et du métal à fritter. - La résistance électrique principale sur le chemin du courant électrique doit être située dans la couche de poudre comprimée soumise au frittage, afin d'éviter tout échauffement excessif du support métallique. - La durée de l'opération de frittage et de soudage doit être réduite autant que possible afin d'éviter tout échauffenent excessif du support, du masque isolant et des électrodes. Or, il sera généralement possible de tenir compte sans dif ficulté notable des conditions susmentionnées, car elles n'imposero#nt pas de limitations très importantes quant à la plupart des applications que l'on peut envisager lors de la mise en oeuvre de la présente invention. En effet, le procédé faisant objet de la présente invention offre les avantages importants suivants - Le frittage et le soudage plus ou moins simultanés permettent d'obtenir, in situ, à partir de différentes poudres, des couches frittées d'une faible épaisseur, comprise par exemple entre 100 et 200 r , lesquelles sont difficiles à réaliser par les techniques conventionnelles mentionnées plus haut. - Le chauffage localisé dans le passage dudit masque fournit directement à la masse à fritter la quantité de chaleur qui est juste suffisante pour la porter rapidement à la température de frittage; cela permet d'une part de réaliser une économie notable des frais d'énergie et dtinvestissement par rapport au chauffage dans un four de frittage, et d'autre part d'éviter des modifications indésirables des propriétés du support par suite d'un traitement thermique plus ou moins prolongé à haute température lors du frittage. - La fabrication est notablement simplifiée et s'effectue de façon bien reproductible en un minimum de temps grâce au frittage bien contrle que l'on réalise dans le masque, en même temps que le soudage. On réduit ainsi le nombre d'opérations de fabrication au strict minimum, en éliminant les opérations de traitement préalable autant que possible. - Le soudage de la couche frittée, in situ, permet d'assurer une fixation optimale sur pratiquement toute sa surface grâce aux nombreux p#oints de contact intime des particules de la poudre comprimée qui est frittée sur la surface du support métalli-. que. En revanche, le soudage électrique d'une pastille solide frittée au préalable ne peut s'effectuer généralement qu'a certains endroits où la surface irrégulière de la pastille rigide vient en contact électrique avec la surface du support, le soudage étant alors obtenu sur une surface plus restreinte de la pastille. Les exemples suivants serv#ent à illustrer la présente invention l'aide du dessin annexé, dans lequel La figure 1 est un schéma de principe montrant les parties principales d'un appareil de fabrication de couches de contact, dans une coupe verticale selon le plan I-I de la figure 2. La figure 2 montre en plan un organe de connexion muni de couches de contact fabriquées conformément à l'invention à l'aide de l'appareil selon la figure 1. Exemple I On fabrique quatre couches de contact la à ld (fig. 2) en argent-graphite, d'une épaisseur de 200 / et d'une surface de 6 x 4 mm, sur un organe-support en cuivre 2, d'une épaisseur de 2 mm, dont les dimensions globales sont de 80 x 25 mm. La figure 2 montre la disposition relative des couches de contact la à ld sur ce support 2, lequel constitue un organe de connexion électrique en l'occurrence. Un mélange comprenant des poudres fines d'argent et de graphite et ayant une viscosité élevée de 200 000 cp, est d'abord préparé avec la composition volumétrique suivante - Poudre d'argent (taille ss inférieure à 10 , densité apparente 1,8 g/cm , surface spécifique 2 m/g,spécifique fabricant DEGUSSA) 41 % - Poudre de graphite (taille # inférieure à 20 , fabri- cant LE CARBONE LORRRINE) 9 % - Liant organique : Alcool polyvinylique (marque "ELVANOL", fabricant DUPONT DE NEMOURS) 5 % - Solvant : eau 45 % On dépose ensuite une quantité prédéterminée de ce mélange sur chacune des zones du support 2 qui est destinée à recevoir l'une des couches de contact la à ld à fabriquer (voir fig. 27. Ce dépôt s'obtient par une opération d'impression sérigra phique effectuée en l'occurrence à l'aide d'une tôle métallique perforée d'une épaisseur de 700 , qui présente quatre trous formant des passages de 6 x 4 mm dont le contour et la disposition relative correspondent à ceux des zones de contact la à ld représentées sur la figure 2. Ladite tôle perforée est alors utilisée à la manière d'un écran de sérigraphie afin d'obtenir quatre zones imprimées, for muées chacune d'une couche de oe mélange recouvrant l'une des zones la à ld représentées sur la figure 2 et comprenant 50 mg d'argent-graphite dans chaque zone imprimée. Le support 2 ainsi muni de ces quatre zones imprimées est ensuite chauffé progressivement jusqu'à 200 0C de manière à évaporer le solvant, puis à décomposer le liant, qui sont contenus dans le mélange formant les zones imprimées. Cette opération de séchage permet d'obtenir quatre zones imprimées sous la forme d'un dépôt pulvérulent sec d'une épais seur d'environ 450 , consistant essentiellement en poudre d'argent mélangée uniformément avec de la poudre de graphite, et adhérant sur les zones indiquées par les chiffres la à ld sur la figure 2. Un masque 3 électriquement isolant (voir figure 1) est ensuite placé sur la surface du support 2, ce masque étant formé en l'occurrence d'une plaque céramique perforée,en alumine, présentant quatre passages 4a à 4d qui correspondent exactement au contour et à la disposition relative des zones de contact la à ld à fabriquer sur le support 2. Comme il apparaît de la figure 1, ce masque isolant 3 recouvre alors en majeure partie le support 2, et cela à l'exception des- zones -la à ld, où les dépôts imprimés, formés de poudre sèche adhérant au support 2, sont logés respectivement dans les passages correspondants 4a à 4d de ce masque. Ce masque isolant 3 sert à fabriquer les couches de contact désirées la à ld sur le support 2, et cela à l'intérieur des passages correspondants 4a à 4d de ce masque. La surface inférieure de. ce masque est alors maintenue en contact étroit avec la surface supérieure du support 2. Les quatre couches de contact la à ld sont fabriquées en même temps et de façon identique, et cela à l'aide d'électrodes mobiles correspondantes fla à 7d respectie#ent. Ainsi par exemple, l'électrode mobile 7a sert à fabriquer la couche de contact la et présente un épaulement 8a qui vient s'appuyer sur la surface externe 9 du masque isolant 3, #et permet de déterminer ainsi l'epaisseur désirée de la couche la à fabriquer, en l'occurrence 200## La section transversale de l'électrode mobile 7a correspond à celle du passage 4a, de telle manière que cette électrode constitue un piston coulissant avec un faible jeu le long de ce passage correspondant. Le dépôt de poudre sèche imprimée au préalable sur la zone la et disposée dans le passage 4a est ainsi renfermé et comprimé par 1' électrode 7a, de manière à former une couche de poudre comprimée ayant le contour et l'épaisseur désirés, lorsque l'épaulement 8a bute contre le masque isolant 3. La pression exercée par l'électrode mobile 7a sert ainsi, d'une part, à déterminer la forme et les dimensions exactes de la couche à fabriquer et d'autre part, à établir un bon contact électrique entre l'electrode mobile 7a, ladite couche de poudre comprimée et la zone sous-jacente de la surface du support 2. La pression appliquée par ladite électrode mobile est de l'ordure de 10 kg/cm en l'occurrence. Une contre-électrode lOa est en outre disposée en bon contact électrique avec la surface opposée du support 2, et cela en regard du passage 4a, les électrodes 7a et lOa étant reliées aux bornes opposées d'une source de courant électrique à intensité reglable (non représentée). Une fois que l'électrode mobile 7a est enfoncée jusqu'à son épaulement 8a dans le passage 4a et arrive ainsi à la fin de sa course de compression (indiquée par une ligne pointillée à la figure 1), un circuit électrique s'établit entre ladite source de courant, l'électrode 7a, la couche de poudre comprimée (argent-graphite), le support 2-et.l'électrode lOa. L'établissement de ce circuit électrique sert alors à effectuer une opération de frittage que l'on peut commander d'une façon très précise. Ce frittage s'effectue en l'occurrence en appliquant une tension réglable inférieure à 5V entre les électrodes 7a et 10a et en faisant passer en continu entre elles, et à travers la couche de poudre comprimée dans le passage 4a, un courant électrique d'environ 5000 ampères, pendant 0,45 secondes. Ce bref passage de courant à travers la couche de poudre comprimée provoque un chauffage bien contrôlé de cette couche par effet Joule. Ce chauffage contrôle est par ailleurs localisé essentiellement dans le passage 4a et permet ainsi de fournir la quantité de chaleur qui est nécessaire pour permettre le frittage de la couche de poudre comprimée renfermée dans ce passage, ainsi que le soudage de la couche de contact frittée ainsi obtenue, sur la surface sous-jacente du support 2. Un tel passage bien contrôlé de courant permet de fabriquer en même temps quatre couches de contact la à ld frittées et fortement soudées sur le support 2, sans que ce support ne soit no notablement échauffé. En effet, la température du support 2 en cuivre s'élève tout au plus jusqu'à 60-80 C en l'occurrence, et reste donc bien en dessous de la temperature de recuit du cuivre. Les propriétés mécaniques de 11 organe de connexion constituant ce support 2 en cuivre ne subissent donc aucune modification notable par suite du frittage et du sondage effectues par chauffage localisé dans chacun des passages 4a à 4d du masque-isolant 3. De même, le graphite contenu dans la couche de poudre comprimée neesubit aucune modification indésirable par suite de cette opération de frittage et de soudage. Les électrodes 7a et lOa sont fabriquées en l'occurrence en tungstène en raison d'une part de ses bonnes propriétés conductrices qui permettent de reluire la chute ohmique globale et, par conséquent, la consommation d'énergie lors du frittage, et d'autre part en raison du risque réduit de collage, voire de soudage, des électrodes. sur la poudre à fritter et sur le support. En variante, on a par ailleurs utilisé des électrodes en graphite, et cela sans usure notable de ces électrodes lors du frittage. Exemple 2 On fabrique quatre couches de contact la à Id sur un support 2 selon la disposition représentée sur la figure 2 et décrite ci-dessus dans l'exemple 1. Un mélange pulvérulent, homogène est d'abord préparé à partir d'une poudre d'argent (taille ss inférieure à 20, ) et d'une poudre de graphite (taille i inférieure à 20M ), que l'on mélange intimement dans un rapport de 97 :3 en poids. Le masque isolant 3 décrit dans l'exemple 1 et représenté sur la figure 1 est alors placé dans la position requise sur le support 2, comme on 11a déjà décrit. On introduit ensuite, dans chacun des passages 4a à id du masque isolant 3, la quantité de mélange argent-graphite qui est nécessaire pour la fabrication de 11 une des couches de contact la à ld, soit 50 mg de ce mélange par couche en ltoccurrence, et cela de manière que le mélange pulvérulent soit déposé sur la zone de surface sous-jacente du support 2. On procède alors à la compression e au frittage de ce mélange pulvérulent de la même manière que décrite ci-dessus dans l'exemple 1. On obtient dans ce cas des couches de contact frittées similaires la à ld d'une épaisseur de 200 Exemple 3 On fabrique un revêtement résistant à l'abrasion, sous forme de quatre couches de contact disposées conformément aux zones la à ld sur un support en cuivre 2, selon la disposition représentée sur la figure 2 et décrite dans l'exemple 1. Ce revêtement est fabriqué à partir d'un mélange pulvérulent homogène que l'on prépare en mélangeant intimement de la poudre de nickel, du type MOND 255 (International Nickel Ltd.), d'une taille moyenne de 5 / , avec de la poudre de carbure de silicium, d'une taille moyenne de 20 , et etcela dans un rapport de 90 : 10 en poids. Ce mélange est alors utilise pour fabriquer quatre couches de contact la à ld et cela de la manière décrite dans l'exemple 2, à l'aide de l'appareil représenté sur la figure 1. Le frittage et le soudage des couches de contact s'effectuent toutefois dans ce cas, en faisant passer en continu, pendant 0,75 secondes, un courant de 6000 ampères par zone la à fld à fabriquer. Exemple 4 On fabrique quatre couches de contact la à 1d en argent-graphite fixées sur un support en cuivre 2 (voir fig.2). A cette fin un mélange pulvérulent, homogène est d'abord préparé à partir d'une poudre d'argent (taille # inférieure à 20 ) et d'une poudre de graphite (taille S inférieure 50 On produit alors des pastilles de poudre précomprimées, chacune à partir de la quantité prédéterminée de ce mélange pulvérulent argent-graphite qui est nécessaire pour fabriquer chacune des couches de contact désirées la à ld, soit 50 mg de ce mélange. A cette fin, on introduit 50 mg de ce mélange pulvérulent dans une forme de pressage munie d'une perforation dont le contour correspond à celui de la pastille à produire, laquelle est légèrement plus petite (3,8 x 5,8 mm) que les couches de contact la - ld a fabriquer. Ce mélange pulvérulent est donc introduit dans la: perforation de la forme de pressage, dans laquelle il est comprimé sous une pression de l'ordre de 200 à 300 kg/cm appliquée à l'aide d'un piston. On produit ainsi chaque pastille précomprimée que lton éjecte de la forme de pressage à l'aide d'un autre piston et que l'on transfère ensuite à l'aide d'une pipette aspirante dans l'un des passages 4a à 4d du masque isolant 3 (voir fig. 1) servant à fabriquer les couches de contact désirées, 4a-4d et cela d'une manière semblable aux exemples 1 et 2 ci-dessus. Ainsi, pour fabriquer en l'occurrence la couche de contact la par exemple, l'électrode mobile 7a est enfoncée en butée sur la pastille précomprimée introduite préa1ablement dans le passage 4a, afin-d'appliquer sur cette pastille une pression de 2 10 kg/cm . On établit ainsi un circuit électrique afin de faire passer un courant dans les conditions décrites dans l'exemple 1, afin de fritter et souder la couche de contact la sur le support 2. En raison de la précompression des pastilles effectuée dans ce cas, il n'est par ailleurs pas nécessaire de munir l'électrode mobile 7a d'un épaulement tel que 8a (fig.l), car l'épaisseur est alors déterminée principalement par la quantité de poudre précomprimée. Il est entendu que des couches de contact peuvent être fabriquées à grande échelle conformément à la presente invention, plusieurs couches de contact pouvant être fabriquées en même temps sur un support commun ou sur des supports differents juxtaposés. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'au moins une couche de contact formée d'un revêtement au moins partiellement métallique# ayant un contour et une épaisseur prédéterminés, et soudée sur un support métallique, caractérisé çn ce que a) on dépose une quantité prédéterminée d'une poudre au moins partiellement métallique, permettant de fabriquer la couche de contact désirée, sur une zone prédéterminée de la surface dudit support; b) on place sur cette surface de ce support un masque isolant diélectrique muni d'au moins un passage permettant de délimiter la couche de contact à fabriquer;; c) on soumet la poudre située sur la surface dudit support, dans ledit passage du masque isolant, à une pression exercée par une première électrode, de manière à former d'une part, une couche de poudre comprimée ayant un contour et une épaisseur correspondant à ceux de la couche a fabriquer et à établir d'autre part un bon contact électrique entre cette pre mière électrode, cette couche de poudre comprimée, et ladite zone prédéterminee de la surface du support; et, - on fait passer un courant-électrique entre ladite première électrode et une contreSé'ectrode reli? électriquement audit support, de telle manière que ce courant électrique traverse ladite couche de poudre comprimée et y engendre une quantité de chaleur suffisante pour la chauffer jusqu'S ce que la température de cette couche atteigne une valeur suffisamment élevée pour permettre son frittage et son soudage sur ladite zone prédéterminée, sans échauffement excessif du support, le tout de manière que la couche de contact désirée soit fabriquée par frittage et solidement soudée sur le support, sans que les propriétés mécaniques de ce support ne subissent une modification notable. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérise en ce que : - on dépose la poudre en imprimant sur ladite zone prédéterminée dudit support une couche formée d'un mélange pâteux de cette poudre dispersée dans une phase liquide; - on seche cette couche imprimée; - on place le masque isolant sur la surface du support de manière que ladite couche imprimée et séchée soit située- dans un passage correspondant de ce masque; et, - on oumet cette couche imprimée et séchée à une pression exercée par ladite première électrode, de manière à former ladite couche de poudre comprimée à travers laquelle on fait passer ledit courant électrique. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé -en ce que ledit mélange pâteux présente une viscosité de l'ordre de 200 000 centipoises. 4. Procédé selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que la - phase liquide dudit mélange pâteux comprend un liant organique dissous dans l'eau. 5. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que- le rapport volumétrique entre la phase liquide et la poudre contenue dans ledit mélange pâteux est de l'ordre de 1 : 1. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé que le liant organiqu & dissous présente une concentration cor.prise-entre 5 et 20 %, et de préférence entre 8 et 12 %, en poids de la phase liquide. 7. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en- ce gue l'on imprime ladite couche au moyen d'un écran présentant au moins une ouverture dont la section transversale correspond au contour désiré et dont l'épaisseur est supérieure à celle de la couche de contact à fabriquer. 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce zone l'on dépose la poudre sur ledit support en l'introduisant dans le passage du masque isolant placé préalablement sur ce support. 9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé ~en ce que l'on soumet la poudre à une compression préalable, avant de la déposer sur ledit support. 10. Procédé selon la revendication 1, destiné à la fabrication d'une couche de contact en un matériau composite, caractérisé en ce que la poudre déposée sur ledit support est formée d'un mélange uniforme comprenant au moins deux poudres permettant de-former la couche de contact désirée en un matériau composite par frittage d'au moins l'une de ces deux poudres. 11. Procédé selon la revendication 10, destiné à la fabrication d'une couche de contact en un matériau composite autolubrifiant, caractérisé en ce que le mélange déposé sur ledit support comprend une poudre métallique servant à former une matrice frittée et une poudre non métallique servant à former une phase dispersée dans cette matrice et #à conférer des propriétés autolubrifiantes au matériau composite. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que le mêlange.déposé sur ledit support est formé en majeure partie de poudre d'argent et comprend de la poudre de graphite servant à conférer des propriétés autolubrifiantes audit matériau composite. 13, Procédé selon la revendication 12, caractérise en ce que le mélange déposé sur ledit support comprend entre 1 et 10 g de graphite en poids. 14. Appareil pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérise- en ce qu-il comprend : - un masque isolant formé d'un matériau diélectrique, muni d'une surface permettant l'appui de ce masque sur la surface dudit support et d'au moins un passage permettant de délimiter le contour désiré de la couche de contact à fabriquer; ; - un dispositif de chauffage électrique comprenant au moins deux électrodes, dont une première électrode est mobile et présente une section transversale adaptée a celle dudit passage du masque isolant de manière que cette première électrode puisse se déplacer le long de ce passage -afin d'y comprimer une poudre et puisse établir en même temps un bon contact électrique entre cette première électrode, la poudre ainsi comprimée, et la surface dudit support, la seconde électrode constituant une contre-électrode capable d'établir un circuit permettant le passage d'un courant électrique réglable entre ces deux électrodes, à travers la poudre comprimée et à travers la zone sous-jacente de la surface dudit support.