La présente invention concerne une serrure à combinaison numérique, pour des conteneurs tels que, par exemple, des serviettes, des valises, etc, c'est-à-dire une serrure du type comprenant un dispositif ne permettant l'ouverture que lorsqu'unie combinaison numérique est établie. La présente invention a essentiellement pour objet une serrure du type ci-dessus, de structure particulièrement simple et par conséquent relativement économique, en plus de ses avantages du point de vue fonctionnel. La serrure suivant l'invention comprend un organe d'accouplement, destiné à titre fixé à l'une des. deux parties du conteneur (serviette, valise, etc.) et une partie comprenant à la fois un cliquet ou verrou, susceptible de coopérer avec ledit organe d'accouplement, et un dispositif à combinaison numérique destiné à manoeuvrer ledit cliquet.Elle est essentiellement caractérisée en ce que ladite partie comprenant le cliquet comprend, en outre : un curseur, susceptible de provoquer le déplacement du cliquet dans le sens de l'ouverture ; un arbre mobile axialement 3 des moyens permettant le déplacement du curseur dans le sens de déplacement du cliquet aux fins d'ouverture, c'est-à-dire de déverrouillage, seulement lorsque l'arbre peut également se déplacer dans ce sens g une série de douilles, montées sur l'arbre, et des éléments, portés par les douilles et l'arbre, destinés à coopérer entre eux de façon à ne permettre le déplacement de l'arbre, dans le sens dans lequel ledit arbre permet le déplacement du curseur pour lt ouverture du cliquet, que lorsque lesdites douilles sont dans une position angulaire déterminée, des roulettes prévues respectivement au droit des douilles, les dites roulettes pouvant être actionnées avec les doigts et comportant sur leur périphérie des nombres ou d'autres symboles ; des moyens qui permettent, pour chaque paire douille-roulette, de solidariser la douille à la roulette dans une position angulaire relative variable selon le nombre ou symbole préalablement choisi; des moyens pour désolidariser les douilles des roulettes afin de permettre de modifier la combinaison numérique ; et des moyens pour resolidariser les douil les et les roulettes après l'obtention de la nouvelle combinaison numérique. L'invention sera mieux comprise à la lumière de la des cription de sa forme de réalisation, non limitative, représentée sur les dessins annexés t Fig. .1 est une vue en coupe partielle de cette serrure; Fig. 2 est une autre vue en coupe partielle de la serrure, décalée de 900'par rapport à la figure 1 ; et Fig. 3 représente un détail de coupe dans un plan perpendiculaire à l'axe géomdtrique d'un arbre appartenant à la serrure. La serrure selon l'invention comprend une botte (ou corps) 20 à l'intérieur de laquelle se trouve un bottier 21. Un arbre 4 est soutenu par des supports solidaires du bottier 21, lui-mEme solidaire de la botte 20 ; plus particulièrement, l'arbre 4 est soutenu de façon à pouvoir se déplacer axialement, c'est-à-dire dans la direction de son axe géométrique Z, sans pouvoir tourner autour dudit axe Z. L'arbre 4 comporte une série de crans (en pratique, des saillies) désignés tous par le repère 5, solidaires dudit arbre 4. A une extrémité de l'arbre 4 se trouve une traverse 8 solidaire dudit arbre 4. Cette traverse 8 est susceptible de coopérer avec un organe d'accouplement ou cliquet 7, décrit plus loin. Sur l'arbre 4 sont montées des douilles (dans le présent exemple, trois douilles) désignées toutes par le repère 2. Chaque douille 2 comporte intérieurement un logement 6 d'une largeur telle qu'un cran 5 peut y pénétrer. Chaque douille 2 comporte en outre au moins une saillie 3 solidaire de ladite douille (par exemple, deux saillies 3 diamètralement opposées, comme le montre la figure 3). Il ressort de ce qui précède qu'à partir de la position de repos indiquée sur la figure 1, on ne peut faire reculer l'arbre 4 c'est-à-dire le déplacer dans le sens de la flèche F, que lorsque les douilles 2 sont dans les positions angulaires pour lesquelles les logements 6 sont alignés avec les crans 5. Ces positions des douilles 2 sont représentées sur les figures 1 et 3. Sur chaque douille 2 est montée une roulette de manoeuvre, désignée par le repère I, et par conséquent il y a trois roulettes 1 dans l'exemple considéré. Chaque roulette I comporte une série de logements ou sièges 22, pouvant chacun recevoir la saillie ou bossage 3 de sa douille respective 2. Chaque roulette 1 comporte, le long de sa surface, une série de nombres (ou autres symboles), par exemple les chiffres 0, 1, 2,3 ... 9. IL est prévu autant de logements 22 que la roulette comporte de chiffres (dans exemple considéré, il y en a dix). Lorsque la saillie 3 de la douille 2 est insérée dans un logement 22 de la roulette correspondante 1, (voir par exemple la figure 1 et la figure 3), il est clair que, si I'on fait tourner la roulette 1, celle-ci entratne dans sa rotation la douille 2. correspondante. Le dispositif comprend également un élément mobile ou curseur 9 à deux branches solidaires,désigndes elles-mtmes par les références A et B, dont chacune comporte une partie d'extrémité repliée à angle droit ; les déux parties ainsi repliées des branches A et B sont désignées par Ai et B1. Les parties AI et B1 du curseur 9 peuvent agir sur la traverse 8 précitée0 Le cliquet 7 est susceptible de coopérer avec un organe d'accouplement 23 (voir figure 1) traverse par un trou 24 pour la fermeture de la serrure. La serrure est constituée, en gro-s, par la partie com- prenant ladite botte 20 avec les différents organes décrits plus haut (partie que l'on fixe au corps ou au couvercle d'un conteneur) et par une seconde partie constituée par ledit organe d'accouplement 23, qui est fixé lui-mEme à l'autre partie du conteneur tel qu'une serviette, une valiez7 etc. Pour effectuer le vtarouillag des parties, l'organe 23 traverse à la fois un trou 24t pratiqué dans un couvercle 26 solidaire de la botte 20, et un trou 25 pratiqué dans une paroi de ladite botte 20. Le cliquet 7 peut reculer, c'est-à-dire se déplacer dans le sens de la flèche F, par compression d'un ressort 27 qui est interposé entre ledit cliquet 7 et une douille 13 mobile axialement. Lorsquton effectue la fermeture de la serrure, par exemple en faisant tourner le couvercle d'une valise vers le corps de celle-ci pour la fermer, au cours du mouvement relatif des parties, la tige de l'organe 23 pénètre dans les trous 24' et 25 et, en agissant par sa pointe sur une surface inclinée du cliquet 7 (visible sur la figure i), elle force ledit cliquet à reculer, c'est-à-dire à se déplacer dans le sens de la flèche F, tandis que le ressort 27 se comprise. Ensuite, l'extrémité du cliquet 7 rencontre le trou 24 de I'organe 23 et y pénètre sous l'action da ressort 27. Si l'on considère la serrure dans les conditions de fermeture lorsque l'extrémité du cliquet 7 est insérée dans ledit trou 24, il est clair que, pour effectuer l'ouverture du conteneur tel qu'une serviette, une valise, etc., il faut faire reculer le cliquet 7, c'est-à-dire le déplacer dans le sens de la flèche F, suffisamment pour faire sortir son extrémité du trou 24 de4'organe d'accouplement 23. Ce déplacement a lieu par l'intermédiaire du curseur 9 qui est entrainé dans le sens de la flèche F, au moyen d'un bouton de commande 28 lié audit curseur 9. L'opérateur pousse avec un doigt, dans ce sens, le bouton 28. Comme on l'a indiqué précédemment, 1'ouverture a lieu si les logements 6 des douilles 2 sont alignés avec les crans 5, comme représenté sur les figures 1 et 3 ; ces positions des douilles 2 correspondent à la combinaison numérique d'ouverture, c'est-àdire que les douilles sont dans ces positions lorsque les roulettes 1 sont justement dans les positions angulaires correspondant à la combinaison numérique. Dans ce cas, lorsque l'opérateur pousse ledit bouton 28 dans le sens de la flèche F, le curseur 9 se déplace dans ce sens et entraine avec lui, par l'intermédiaire de ses deux branches Al et B1, la traverse B et, par suite, l'arbre 4 qui est solidaire de la traverse. Ce déplacement de l'arbre 4 est en effet possible, dans la mesure où les crans 5 rencontrent les logements 6 des douilles 2 et y pénètrent. Si, par contre, on faisait tourner au moins une douille 2 par rapport à cette position, le cran 5 ne rencontrerait pas le logement 6 et, par suite, en heurtant un bord de la douille, il provoquerait l'arrêt de l'arbre 4 c'est-à-dire que ce dernier ne pourrait pas se déplacer dans le sens de la flèche F; dans ce cas, le cliquet 7 ne pourrait pas reculer. Lorsque, par contre, l'arbre 4 peut reculer, c'est-àdire qu'il peut se déplacer dans le sens de la flèche F, les logements 6 étant alignés avec les crans 5, la traverse 8 entratne, en se déplaçant dans ce sens, le cliquet 7 et, par suite, le déverrouillage a lieu, c'est-à-dire que le cliquet 7 sort du trou 24. Pour modifier la combinaison numérique d'ouverttre, il faut modifier la position angulaire relative entre les roulettes 1 et les douilles correspondantes 2. En pratique, il suffit de modifier la position angulaire relative entre une roulette I et la douille 2 qui lui correspond. Sur 1' arbre 4 est montée une manette de commande 29 qui peut se déplacer axialement par rapport à cet arbre ; la manette 29 traverse un trou 30 formé dans la botte ou corps 20. A partir de la position représentée sur la figure 1, l'opérateur pousse d'un doigt la manette 29 dans le sens contraire à celui de la flèche F. Par suite, en se déplaçant dans ce sens, la manette, qui est au contact de la première douille 2 à gauche pour un observateur regardant la figure 1, pousse toute la série de douilles 2, de sorte que les saillies 3 des dites douilles sortent des logements 22 des roulettes 1. En outre, du fait de ce déplacement de toute la série de douilles 2 (la douille 13 se déplace également), les logements 6 se placent sur les crans 5. Ainsi, les roulettes 1 sont désolidarisées des douilles 2, tandis que ces dernières sont liées à l'arbre 4 et, plus précisément, ne peuvent pas tourner autour dudit arbre. L'arbre 4 ne peut pas, lui non plus, effectuer de rotation. Dans cette situation, on peut faire tourner ntimporte quelle roulette 1 de façon à l'amener dans une position angulaire différente par rapport à la douille 2 correspondante. On peut effectuer cette opération pour une seule roulette 1 ou pour plusieurs roulettes. Pendant le déplacement décrit ci-dessus de l'enseible de douilles 2, le ressort 27 a été comprimé (en effet, la douille 13 a été déplacée en même temps que les douilles 2), de sorte qu' après que l'opérateur ait fait tourner une ou plusieurs roulettes 1, il peut relâcher la manette 29 et, par suite, sous l'action du ressort 27, toute la série de douilles se déplace dans le sens de la flèche F (c'est-à-dire effectue le retour), de sorte que les saillies 3 viennent pénétrer dans les logements 22. Si l'on considère, par exemple, une roulette 1 quelconque que lton a fait tourner comme indiqué ci-dessus, il est clair que la saillie 3 de la douille 2 correspondante viendra, avec le retour de la douille, pénétrer dans un nouveau creux 22 de la roulette 1 et, par suite, la combinaison nécessaire pour ouvrir la serrure change. On voit que le ressort 27 joue un double racle : il pousse la série de douilles vers la gauche (pour un observateur qui regarde la figure 1) de façon à les mettre en contact avec les roulettes t et en outre il pousse vers la droite (en regardant la figure i) la cliquet 7, pour le faire entrer en contact avec l'organe 23. On peut effectuer la fermeture du conteneur (serviette, valise, etc.) même lorsque la combinaison numérique n'est pas établie. En effet, le cliquet 7 peut se déplacer dans le sens de la flèche F sur une certaine distance, mdme si l'arbre 4 ne peut pas se déplacer dans ce sens, de sorte que, lorsque la fermeture du conteneur a lieu et qu'à un certain moment l'extrémité de l'organe 23 rencontre ladite surface inclinée du cliquet 7, ce dernier recule d'une certaine distance en comprimant le ressort 27 ( même si l'arbre 4 est bloqué, la combinaison numérique n'étant pas établie), après quoi ledit ressort 27 déplace le cliquet de façon à l'accoupler à l'organe 23. il est entendu que des modifications de détail peuvent être apportées .dans la forme et la construction du dispositif suivant l'invention, sans sortir du cadre de celle-ci. REVENDICATIONS 1. Serrure à combinaison numérique comprenant un organe d'accouple ment (23), destiné à être fixé à l'une des deux parties d'un conteneur tel qu'une serviette, une valise, etc0, et une partie comprenant à la fois un cliquet ou verrou (7), susceptible de coopérer avec ledit organe d'accouplement, et un dispositif à combinaison numérique destiné i la manoeuvre dudit cliquet, caractérisée en ce que ladite partie comprenant le cliquet com- prend, en outre s un curseur (9) susceptible de provoquer le dé placement du cliquet dans le sens de ltouverture g un arbre (4), mobile axialement g des moyens (28) qui permettent le déplace ment du curseur dans le sens de déplacement du cliquet pour le ouverture, c'est-à-dire pour le déverrouillage, seulement lors que l'arbre peut également se déplacer dans ce sens ; une série de douilles (2) montées sur l'arbre, des éléments portés par les douilles et par l'arbre étant susceptibles de coopérer entre eux de façon à ne permettre le déplacement de l'arbre, dans le sens dans lequel ledit arbre permet le déplacement du curseur pour le mouvement d'ouverture du cliquet, que lorsque lesdites douilles sont dans une position angulaire déterminée g des rou lettes (i) situées respectivement en correspondance des douilles, les dites roulettes pouvant Outre actionnées manuellement et com- portant le long de leur périphérie des chiffres ou autres sy les 5 et, pour chaque paire douille-roulette, des moyens qui permettent d'accoupler la douille à la roulette dans une posi tion angulaire relative variable selon le chiffre ou symbole préalablement choisi, des moyens qui permettent de désolidariser les douilles des roulettes pour pouvoir modifier la coSbinaison numérique, et des moyens qui permettent de resolidariser les douilles et les roulettes après l'obtention de la nouvelle coa- binaison numérique. 2. Serrure à combinaison numérique selon la revendication 1, ca ractérisée en ce que chaque douille (2) comporte intJrieure ent un logement (6) et en ce qu'en correspondance de la douille, l' arbre (4) comporte un cran ou saillie (5) susceptible de pénétroe dans ledit logement de la douille, de sorte que, lorsqu toutes les douilles sont dans les positions angulaires dans lesquelles leurs logements sont alignés avec les crans correspondants, l'arbre peut se déplacer dans le sens dans lequel a lieu l'ouver- ture, du fait que les crans pénètrent dans les logements ss cha- que douille comportant en outre, extérieurement, au moins une saillie (3), tandis que chaque roulette (1) comporte une série de sièges (22) susceptibles de recevoir chacun ladite saillie extérieure de la douille, de sorte que l'on solidarise la douille et la roulette en faisant pénétrer ladite saillie de la douille dans le siège de la roulette correspondant au-chiffre ou symbole préalablement choisi g la position relative des Blbnento étant telle que, lorsqu'on déplace la douille dans le sens dans lequel sa saillie extérieure sort du siège de la roulette, le logement intérieur de la douille se place sur le cran correspondant de l'arbre, de sorte que, lorsqu'on désire désolidariser les roulettes des douilles pour modifier la com, binaison numérique, on déplace axialement les douilles afin que leurs saillies sortent des sièges des roulettes et, en même temps, leurs logements 6 se placent sur les crans correspondants; une manette (29) coulissant sur l'arbre étant prévue pour déplacer par poussée toute la série des douilles et comprimer en mOrne temps un organe élastique (27) qui ensuite, après la modifica de lsc > bnato - tionAnu-érique eRFffluee en faisant tourner une ou plusieurs roulettes, ramène en position initiale la série des douilles, de sorte que chacune de celles-ci se désolidarise du cran cor respondant et revient s'accoupler avec la roulette correspon dante. 3. Serrure 9 combinaison numérique selon la revendication I ou 2, caractérisée en ce que le cliquet (7) comprend une partie des tinte à coopérer avec l'organe d'accouplement (23) et une partie entraSnée par une traverse (8) solidaire de l'arbre lorsque, la combinaison numérique étant établie, ledit arbre peut effectuer le déplacement d'ouverture, et en ce que le curseur (9) comprend deux parties (A1,B1) susceptibles d'entrainer ladite traverse, l'organe élastique (27) de retour de la série de douilles étant interposé entre une douille (13), qui agit sur les autres douil les (2), et le cliquet, de sorte que, lorsque le cliquet se dé place dans le sens d'ouverture, l'organe élastique est comprimé et peut ensuite ramener le cliquet dans la position de fermeture.