La présente invention a pour objet un dispositif évitant la détérioration d'un câble souple - cable électrique par exemple - soumis à des flexions réitérées. I1 est de constatation courante que la très grande majorité ces pannes affectant les appareils électriques mobiles sont localisées dans le chable souple d'alimentation : celui-ci, soumis à des flexions trop prononcées, se rompt ou se dénude, provoquant ainsi un arrêt de ionctionnement ou, ce qui est beaucoup plus grave, un court-circuit. La détérioration se produit le plus souvent à la sortie du cabre de l'appareil ou de l'une des fiches de prise de courant. Pour éviter autant que possible ces incidents, an munit les endroits les plus exposés, soit d'un tube souple en matière iso lant.,soit d'un ressort à boudin en métal, théoriquement efficacoe; mais on constate journellement que la souplesse de ces dispositifs est presque toujours insuffisante et qu'ils n'ont pour effet que de reporter un peu plus loin les causes de dégradation. Si l'on adoptait une très grande souplesse, elle pourrait permettre une flexion excessive du cable, allant jusqu'à un véritable pli. On aura résolu le problème si l'on réalise un tube à flexi- bilité limitée, celle-ci étant très aisée tant que le rayon de courbure n'a pas atteint un minimum raisonnable et devenant alors quasi nulle, de manière à s'opposer à toute flexion trop accentuée. Le dispositif, objet de l'invention, réunit ces conditions d'une manière parfaite, par des moyens simples et pour un prix de revient modique. I1 consiste en un tube en matière souple et élastique, de préférence isolante, dont les parois présentent des ondulations successives. Pour plus de précision, le dit tube, à l'état de repos, est un cylindre dont la génératrice a une forme se rapprochant de celle d'une sinusoide. Le dessin annexé illustre, à titre d'exemple, quelques modes de réalisation du dispositif conforme à la présente invention. La fig. 1 représente en coupe partielle le tube, objet de l'inven- tion, équipant une prise de courant femelle dans la position de repos rectiligne. La fig. 2 montre en coupe partielle et à une plus grande échelle le même tube que la fig. 1, appliqué à un appareil mobile d'utilisation, dans la position où une traction oblique ar le câble d'alImentation fait subir à ce dernier une flexion impor- tante, qui ne doit guibre être dépassée. La fig. 3 est une variante de la fig. 2 dans laquelle la forme des parois du tube confère une efficacité accrue à la limitation de la flexion. Sur la fig. 1, le câble souple 1 pénètre dans la fiche de prise de courant 2 en traversant le tube souple 3, objet de la présente invention. Comme on le voit sur la figure, la paroi cylindrique du tube 2 présente des ondulations successives, étant engendrée par une génératrice 4 dont la forme se rapproche de celle d'une sinusoide. Pour des raisons de simplicité de iabri- cation, cette génératrice peut comporter, par exemple, des parties externes circulaires 5 et des parties internes circulaires 6, réunies entre elles par des portions de droites. La fig. 2 va permettre de comprendre le tonctionnement de l'objet de l'invention : elle représente ce dernier, à une plus grande échelle, adapté à la paroi 8 d'un appareil électrique mobile, dans la position où le câble a étant sollicité obliquement, subit en I une flexion qu'il ne doit guère dépasser. lies références de cette fig. 2 sont les mêmes que celles de la fig. 1. On voit, sur cette fig. 2, qu'à l'intérieur de la courbe formée par le câble 1 les ondulations externes 5 sont sur le point de se toucher : au moment où elles entreront en contact, elles s'opposeront à une flexion plus accentuée du tube 3 et, par suite, du cable 1. En somme, la souplesse du tube 3 est considérable jusqu'au moment critique, puis devient alors très réduite, de manière à éviter toute flexion plus accentuée qui détériorerait le câble 3 si elle éta-it souvent répétée. Il est possible d'augmenter l'efficacité du dispositii en rendant plus importante encore la résistance qu'il oppose à toute flexion exagérée. C'est ce que montre la fig. 3 dans laquelle les ondulations extrèmes i présentent une plus grande épaisseur et une forme leur permettant de s'opposer plus efficacement à leur écrasement mutuel. Comme on le voit sur les fig. 2 & 3, une des ondulations extrèmes peut servir à fixer le tube l sur la paroi 8 de l'appareil d'utilisation. Â cet effet, on rapporte sur la paroi 8 et on fixe sur elle par un moyen quelconque une collerette i qui, pénétrant entre les deux premières ondulations, retient le tube 2 par la première d'entre elles. Vu lieu de former des sortes d'anneaux parallèles, les ondulations peuvent être enroulées en hélice, pour donner au tube l l'aspect d'une sorte de pas de vis. Le dispositif, objet de l'invention, trouve son application dans tous les cas où un cable souple doit être préservé des dégradations que pourraient lui faire subir des flexions trop accentuées et trop réitérées, en particulier dans le cas des appareils électriques mobiles, des fiches de prise de courant, etc... REVENDICATIONS 1 - Dispositif destiné à éviter la dégradation d'un crâble souple soumis à des flexions réitérées, caractérisé par le fait qu'il comporte un tube souple que traverse le câble et dont la flexibilité est variable, devenant quasi nulle lorsque le rayon de courbure atteint un minimum raisonnable. 2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les parois du tube souple présen- tent des ondulations successives qui arrivent en contact les unes avec les autres à l'intérieur de l'are de courbure, loraque le rayen de celui-ci atteint le minimum voulu. 3 - Dispositif selon les revendications 1 & 2, caractérisé par le fait que la partie externe des ondulations présente une épaisseur accrue, pour mieux résister à l'écorame- ment