Les bâtiments modernes comprennent beaucoup de parties horizontales bordées d'un muret ou "remontée" vertical. C'est, par exemple, le cas des balcons et des terrasses. I1 est indispensable d'assurer ltétanchéité de la partie horizontale, même lorsqu'elle est en béton car celui-ci peut perdre une étanchéité outil a naturellement par suite des intempéries et du vieillissement provoquant des fentes et des fissures. C'est pourquoi l'on rapporte sur ces parties horizontales un revêtement d'étanchéité qui est généralement composé de feuilles assemblées entre elles et formées de complexes en sandwich bitumés. Les bords de ces feuilles doivent, eux-mêmes, être appliqués de façon étanche pour éviter les infiltrations d'eau de pluie. Le procédé le plus courant consiste à redresser les bords des feuilles pour les appliquer verticalement contre les remontées, cette partie verticale des feuilles étant nommées, dans la pratique, un"relevé d'étanchéité", puis à fixer à la remontée une bande qui s'étend par dessus le releve et qui constitue un larmier grâce auquel l'eau de pluie qui ruisselle le long des remontées est envoyée sur le revêtement étant che et, de là, est évacuée par tout moyen connu. I1 va de soi que cet ensemble ne produit l'effet escompté que si la liaison entre la remontée et le larmier empêche toute infiltration sous le larmier. On connait plusieurs méthodes qui visent ce but mais qui présentent des inconvénients : Selon une première méthode, on ménage dans la masse même de la remontée une gorge horizontale continue dans laquelle on encastre un profilé ouvert vers l'extérieur et muni de rebords, puis on insère dans ce profilé le talon d'un second profilé qui présente une aile venant recouvrir le relevé. Cette méthode est très coûteuse car seule une main d'oeuvre très qualifiée peut être employée pour réaliser des coffrages aussi complexes et précis. A ce prix de main d'oeuvre, il faut ajouter le prix des deux profilés et le prix de la mise en-place qui suppose, très fréquemment, des rectifications et ajustages. Selon une deuxième méthode, on place des rails creux dans le coffrage, avant de couler le béton, ces rails devant servir, ultérieurement, à la fixation d'un larmier. Cette méthode est également très coûteuse car sa mise en oeuvre n'est pas plus facile que la précédente. En outre, il est fréquent que les rails soient mal alignés ou qu'ils soient obturés, en partie, par du mortier, du bitume ou le béton lui-même. Dans ces cas, il est pratiquement impossible de fixer le larmier. Selon une troisième méthode, beaucoup plus simple, on fixe un larmier préfabriqué en métal, matière synthétique, etc. à la remontée au moyen de vis, de clous et autres organes ponctuels, puis on place un joint d'étanchéité sur le bord supérieur du larmier, ce joint étant réalisé, par exemple, au moyen d'un mastic ou autre matériau étanche. Cette méthode est tout à fait imparfaite car selon les conditions atmosphériques, le larmier doit pouvoir se dilater et se contracter selon des valeurs très différentes de celles du béton. Oro les organes de fixation s'opposent radicalement à un jeu entre le larmier et la remontée. Alors, au moment de sa dilatation, le larmier se déforme et s'éloigne de la remontée entre les points de fixation en prenant une flèche telle que le mastic se fend et perd définitivement son rôle d'étanchéité de sorte que même après retour du larmier à sa position d'origine, liteau de pluie s'infiltre sous le larmier et, donc, sous le relevé du revêtement. La présente invention remédie à tous ces inconvénients en permettant d'assurer une étanchéité parfaite, tout en autorisant une libre dilatation du larmier et cela au moyen d'une fixation semple réalisable par une main d'oeuvre non spécialisée. L'invention sera bien comprise par la description détaillée ci-après faite en référence au dessin annexé. Bien entendu, la description et le dessin ne sont donnés qu'à titre d'exemple indicatif et non limitatif. La figure 1 est une vue schématique en coupe d'un dispositif conforme à l'invention représenté après mise en place des éléments dlac- crochage dans une remontée, mais avant mise en place du larmier; La figure 2 est une vue en perspective d'un élément d'accrochage; La figure 3 est une vue analogue à celle de la Fig. 1 après mise en place du larmier et après sa jonction étanche avec la remontée, c'est à dire en position permanente d'utilisation, La figure 4- est une vue schématique d'une variante. En se reportant au dessin, on voit qu'un dispositif conforme à l'invention s'applique à une partie horizontale A, telle qu'une terrasse, bordée par une remontée B et munie d'un revêtement d'étanchéité C qui se prolonge par un relevé D. Conformément à l'invention, on fixe au-dessus du relevé D une série horizontale d'éléments d'accrochage l au moyen d'organes individuels connus tels que des clous 2. Chaque élément d'accrochage est indépendant et comporte une embase la percée d'un trou lb pour le passage du clou 2 et solidaire d'un crochet îc qui -s'étend obliquement vers le haut et vers l'avant, ce crochet se terminant par un bec ld dirigé vers l'embase la. Chaque élément d'accrochage est réalisé en une matière qui permet au crochet ic de se déformer élastiquement par rapport à liem- base la. Cette matière est, par exemple, de l'acier à ressort. Par ailleurs, le dispositif comprend un profilé 3 qui comprend une face verticale 3a et une gorge 3b située contre la face interne de la face 3a et à une certaine distance du bord supérieur horizontal 3c du profilé. Ici, la gorge 3b est constituée par la face interne de la face 3a, par la face inférieure d'une aile 3d perpendiculaire à la face 3a et par un bord vertical 3e dirigé vers le bas et muni d'un bec oblique 3f. Le profilé 3 est continu et a une largeur assez importante qui peut atteindre plusieurs mètres. I1 est destiné à être relié à plusieurs éléments d'accrochage 1 alignés horizontalement et indépendants les uns des autres. Pour cela, on place le profilé de haut en bas pour- que tous les crochets 1c pénètrent dans la gorge 3b. L'immo- bilisation du profilé 3 sur les éléments 1 est obtenue par la coopération du bec 3fuse plaçant sous les becs ld des éléments 1. Afin d'assurer la mise en place correcte du bec 3f sous les becs id, chacun des becs ld est prolongé par une rampe oblique le, éventuellement courbe tandis que le bec 3f est muni d'une rampe oblique 3q. Les rampes le et 32 sont toutes deux obliques mais inversement dirigées, c'est à dire que la rampe le est dirigée vers l'extérieur de l'élément 1 et, donc, vers le profilé 3, tandis que la rampe 3q est dirigée vers l'extérieur du profilé 3 et, donc, vers l'élément 1. Lors de la mise en place d'un profilé 3 sur plusieurs éléments 1, les rampes le et 3q se rencontrent et lorsqu'on exerce un effort vertical sur le profilé 3, la rampe 3q sollicite la rampe le vers ltex- térieur et oblige ainsi le crochet Ic à se déformer en s'ouvrant jusqu'à ce que le bec 3f soit passé sous les becs ld. Le retour élastique du crochet ld bloque le profilé en bonne place. Pour assurer l'étancheité de cet ensemble à sa partie supérieure, on place un joint 4 au-dessus de la gorge 3b, c'est à dire dans l'espace qui subsiste entre la partie supérieure de la face interne de la face 3a, le dessus de l'aile 3d et l'embase la ainsi que la face extérieure de la remontée B. Le joint 4 est réalisé, par exemple, en une mousse de matière synthétique. Sa hauteur est inférieure à la distance qui sépare l'aile 3d et le bord 3c. Sur ce joint 4, on place du mastic 5 qui se place entre la remontée B et la partie de la face interne de la face 3a restée libre au-dessus du joint 4. Pour assurer le maintien en place de la bande de mastic 5, le bord 3c du profilé 3 est incliné vers la face muni de la gorge 3b, c'est à dire vers la remontée B. Le mastic est alors conformé pour que sa place supérieure soit oblique, dans le prolongement de la face extérieure du bord 3c et selon la même pente. Lorsque cet enseMble est en place, couine représenté sur la figure 3, on voit que le profilé 3 est immobilisé en hauteur par la coo opération des becs ld et 3f immobilisé horizontalement grâce à la sollicitation élastique permanente des crochets îc, que la face 3a recouvre le relevé D en constituant le larmier proprement dit et que l'eau qui ruisselle le long de la remontée B est renvoyée par le mastic 5 et le bord 3c le long de la face extérieure 3a. En outre, le profilé 3 peut librement coulisser horizontalement sur les éléments 1 lorsqu'il se dilate puisque les clous 2 retiennent les éléments I mais non le profilé 3. Au cours des dilatations et contractions du profilé 3, le mastic 5 joue car il est admis qu'un tel mastic peut supporter un glissement de l'ordre de 60% de sa largeur nominale ce qui est conforme au jeu du profilé 3. On note que le joint 4 isole le mastic 5 de l'aile horizontale 3d et permet leur jeu relatif ce qui ne serait pas le cas s'il y avait union entre le mastic 5 et l'aile 3d ou si le joint 4 était collé. Il faut donc que ce joint 4 soit placé comme indiqué mais non fixé au profilé 3. En cas de besoin, il est possible de retirer le profilé 3 car en exerçant sur lui un effet vertical de bas en haut, (après avoir retiré le mastic 5 et éventuellement le joint 4), les becs ld et 3f glissent obliquement l'un contre l'autre en obligeant les crochets Ic à s'ouvrir élastiquement. En se reportant à la figure 4, on voit une variante selon laquelle le trou lb de l'élément est situé en bas et non en haut. Cela permet le recouvrement parfait de la fixation dudit élément 1 par le profilé 3. Afin d'éviter que les éléments 1 (quelle que soit la variante choisie) pivotent autour des clous 2 lors de la mise en place du profilé 3, on peut interposer entre le mur B et l'embase la, un ruban 6 qui est adhésif sur ses deux faces, ou un adhésif tel qu'une colle. L'invention n'est pas limitée aux seuls modes de réalisation décrits et représentés, mais en embrasse, au contraire, toutes les variantes. R E V E N D I C AT I O N S 1.- Dispositif pour la liaison étanche entre un revêtement horizontal et un bord vertical, tel qu'un revêtement de terrasse et une remontée, du type comprenant un profilé en métal, matière synthétique et analogue devant être fixé à la remontée, et devant coiffer le bord d'un relevé du revêtement; caractérisé en ce qu'il comprend d'une part, des éléments d'accrochage indépendants les uns des autres et fixés individuellement à la remontée par tout organe connu et, d'autre part, au moins un profilé qui comporte une gorge continue susceptible de coepérer avec plusieurs éléments d'accrochage alignés horizontalement. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les éléments d'accrochage sont composés, chacun, d'une embase pour leur fixation et d'un crochet qui s'étend obliquement vers le haut et vers l'avant et qui se termine par un bec dirigé vers l'embase, la matière constitutive de cet élément d'accrochage permettant au crochet une défor mation élastique par rapport à l'embase. 3.- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le bec du crochet est prolongé par une rampe oblique, éventuellement courbe, orientée vers l'extérieur. 4.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la gorge du profilé est constituée d'une part par la face interne de sa face verticale, et d'autre part, par une aile perpendiculaire à ladite face interne et munie d'un bord parallèle à ladite face interne et dirigé vers le bas. 5.- Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que le bord de ltaile est muni d'un bec oblique dirigé vers la face interne. 6.- Dispositif selon la revendi ation 5, caractérisé en ce que le bec est muni d'une rampe oblique dirigée vers l'extérieur du profilé en faisant un angle avec le bec. 7.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la gorge du profilé est située à une certaine distance du bord horizontal supérieur dudit profilé. 8.- Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que le bord horizontal supérieur du profilé est incliné vers la face du profilé muni de la gorge. 9.- Dispositif selon les revendications 4 et 8, caractérisé en ce qutun ou plusieurs éléments d'étanchéité doivent être placé dans l'espace délimité par la partie de la face interne du profilé située au-dessus de l'aile, par le dessus de cette aile et par la face externe de la remontée devant recevoir le dispositif. 10.- Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que les éléments d'étanchéité comprennent d'une part un joint élastique en un matériau tel qu'une mousse de matière synthétique dont la hauteur est inférieure à la distance qui sépare le dessus de l'aile et le bord supérieur horizontal du profilé et, d'autre part, un matériau tel qu'un mastic placé dans ltespace délimité par le dessus du joint élastique, par la fa e externe de la remontée devant recevoir le dispositif et par la partie libre de la face interne du profilé jusqu'à son bord supérieur horizontal. 11.- Dispositif selon les revendications 8 et 10, caractérisé en ce que le mastic est appliqué de telle sorte que sa face externe s'étende obliquement selon la même pente que le bord incliné du profilé et soit dans le prolongement de la partie extérieure dudit bord incli né. 12 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à Il ci-dessus, caractérisé en ce qu'un adhésif est prévu entre chaque élément d'accrochage et la remontée devant recevoir le dispositif.