La présente invention concerne un nouveau procédé de sertissage de pierres précieuses dans une monture métallique. Elle a trait plus particulièrement un procédé perfectionné permettant le sertissage de diamants, ou de pierres comparables, dans une monture en métaux nobles (or, argent, etc. .), afin de réaliser des bijoux tels que bagues, broches, pendentifs,etc... Jusqu' ce jour, pour réaliser des bijoux comportant au moins une pierre sertie dans une monture, le procédé utilisé par les joailliers consiste schématiquement - à façonner la monture, par moulage du métal dans un moule, en général à base de plâtre, - puis à enchasser la pierre dans la monture, le maintien de la pierre étant obtenu en rabattant à la main des griffes prévues initialement à cet effet dans la monture. Cette opération, appelée sertissage, est délicate à réaliser et demande une main d'oeuvre hautement spécialisée. En effet, comme il faut que la pierre soit fermement maintenue par les griffes, la moindre maladresse entraine, soit la casse de la griffe et par la suite la perte de la monture, soit même et celà est beaucoup plus grave, la détérioration, voire la casse, de la pierre. Pour surmonter cet inconvénient, il a été proposé pour les bijoux bon marché, réalisés avec des métaux ayant un bas point de fusion, par exemple en plomb, dont le point de fusion ne dépasse pas 3000 C, de supprimer l'opération de sertissage à la main en plaçant la pierre directement dans le moule ot le métal doit être coulé. Une telle technique n'est cependant pas utilisable dans le cas des bijoux réalise en or ou en argent et dans lesquels sont sertis des diamants, ou des pierres précieuses similaires, telles que saphir blanc. En effet, dans ce cas, du fait de la temperature élevée du moule et du point de fusion de ces métaux, on a constaté que les pierres sont en général détériorées lorsqu'elles sont mises directement en contact avec le métal en fusion. Or, on a trouvé, et c'est ce qui fait l'objet de la présente invention, un nouveau procédé simple, économique, permettant de réaliser des bijoux en or ou en argent, comportant des pierres serties dans la monture et ce sans avoir à effectuer l'enchassement et le sertissage à la main. On a constaté que, de manière inattendue et surprenante, il était possible grâce au procédé selon l'invention, d'obtenir directement des bijoux moulés comportant des pierres serties et ce sans risque d'altération ou de détérioration des pierres. Le procédé selon l'invention pour la réalisation de bijoux comportant au moins une pierre enchassée dans une monture et maintenue par sertissage, consiste, de manière connue - à réaliser un élément ayant la forme de la monture métallique finale dans une matière plastique fusible à température peu élevée, - à monter une pluralité d'éléments ainsi réalisés sur un support continu réalisé dans une matière identique, - à mouler l'ensemble ainsi formé dans une matière résistante à la chaleur, - à traiter thermiquement le bloc ainsi réalisé pour éliminer les éléments plastiques et le porter à une température compatible avec la coulée du métal, - à couler le métal, - à refroidir, casser le moule et effectuer les traitements de finition. I1 se caractérise par le fait - que l'élément en matière plastique est la réplique exacte de la monture finale désirée avec les pierres montées, - qu'avant moulage, on monte les pierres sur l'élément plastique, - que le traitement thermique est effectué en deux phases distinctes, la première étant effectuée à température relativement basse permettant la fusion de la matière plastique, la seconde consistant- en un choc thermique, obtenu en portant brusquement le moule à une température sensiblement égale à la tem pérature classique à laquelle doit être portée le moule pour avoir une coulée correcte du métal, - que le refroidissement, est effectué naturellement a l'air libre. I1 est évident que, selon l'invention, les conditions de traitement peuvent varier suivant les matériaux utilisés et notamment, selon le métal utilisé pour réaliser la monture. La température de traitement sera facilement déterminée par un homme du métier. En général, pour réaliser l'élément en matière plastique fu sible on utilisera toute matière pouvant être moulée facilement, et de préférenceune matière plastique utilisée couramment enjoail- lerie, telle que la cire synthétique commercialisée sous la marque DENTON. De même, comme matière dans laquelle les éléments en matière plastique sont noyés, on utilisera un mélange à base de plâtre et d'eau, mélange également utilisé couramment en joaillerie, par exemple un mélange comportant 60 % en poids de plâtre commercialisé sous la marque KERR et 40 % en poids d'eau. Les conditions opératoires d'obtention lu moule en plâtre renfermant les éléments en matière plastique sont les conditions classiques utilisées en joaillerie. De même, l'obtention des éléments en matière plastique est réalisée par moulage, le moule généralement en caoutchouc, étant obtenu à partir d'une maquette qui, dans le cas présent, conformément à l'invention, comportera les pierres. Par ailleurs, la fusion du métal et sa coulée se feront de manière classique, la fusion pouvant être obtenue par induction ou au chalumeau, et la coulée à la fronde, aspiration ou tout autre moyen équivalent. Enfin, on a constaté qu'il était-avantageux pour la mise en oeuvre de l'invention de fixer les éléments en matière plastique sur leur support continu, légèrement en biais vers le bas, les points de liaison ne présentant pas d'arêtes vives, mais étant au contraires arrondi9~ . En effet, cette manière de procéder facilite encore l'écoulement de la matière plastique pendant la premiere phase du traitement thermique. Les avantages apportés par le procédé selon la présente invention apparaîtront cependant mieux grâce à la suite de la description et à l'exemple de mise en oeuvre donné ci-après à titre illustratif mais non limitatif. EXEMPLE Selon l'invention, on réalise des bagues en or comportant des diamants sertis sur les montures. Pour cela, on confectionne une maquette exacte du bijou à réaliser, par exemple dans de l'or ou dans un métal commun tel que le maillechort, ladite maquette comportant la ou les pierres serties. Une fois la maquette terminée, on enlève les pierres de la monture en prenant soin de ne pas modifier la forme du serti. On obtient donc une monture sans pierre dont la forme correspond exactement à la monture finale après sertissage. A partir de cette maquette de monture, on réalise, de manière classique, un moule, par exemple en caoutchouc, qui servira au moulage d'éléments correspondants, mais réalisés a partir d'une matière moulable, fusible a basse température, par exemple d'une matière plastique synthétique, appelée couramment 'cire" dans l'industrie de la joaillerie, telle que celle commercialisée sous la marque DENTON. Une telle matière présente la caracteristique de fondre aux environs de 1250C et d'être complètement décomposée vers 8000C environ. Ces éléments en cire sont relativement déformables et l'on peut donc insérer facilementles pierres dans les évidements qu'elles présentent. Cette opération étantfaite, une série de bagues plastiques est montée sur le pourtour d'un axe, à base de la même matière, le montage étant réalisé par soudage. De préférence, le montage est effectué en biais et les points de jonction avec l'axe sont arrondis. L'ensemble est alors noyé dans un mélange de plâtre et d'eau, que l'on dégaze pour éliminer les bulles, et laisse-sécher a l'air libre pendant environ quinze minutes. Le bloc ainsi obtenu est alors traité thermiquement selon le procédé de l'invention. Dans un premier temps, le bloc de plâtre est placé dans un four électrique ot il est soumis au cycle suivant - une heure à température ambiante a environ 200C, - puis, montée en température à 1800C en une heure et maintien à. cette température pendant deux heures. Après ce premier traitement, les blocs sont soumis à un deuxième traitement thermique effectué dans les conditions suivantes: - introduction brusque des blocs dans un four porté à une température de 6000C, ce qui provoque un choc thermique, - maintien de la température du four pendant trente minutes à 6000cri - puis descente de la température du four à 5800C et maintien à cette température pendant trente minutes (la durée de la descente est comprise dans ce temps). Le deuxième traitement thermique peut être effectué soit immédiatement après le premier traitement thermique soit, eventuellement; après avoir laissé.les blocs reposer un certain temps. Les blocs sont alors sortis du four, et le métal injecté. L'injection du métal se fait de manière classique, à la fronde, par aspiration, la température étant, dans le cas de l'or, portée à 11000C et dans le cas de l'argent à 9150C. Une fois le métal injecté, on laisse refroidir le bloc a l'air libre, puis on casse le plâtre et on retire les bijoux qui comportent les pierres serties. On effectue ensuite les traitements classiques de finition (usinage, polissage, etc...). Contrairement à ce que l'on pouvait prévoir, on constate, grâce au procédé de traitement thermique en deux temps selon l'invention, que, de manière tout à fait inattendue, les pierres ne sont pas abîmées, ni même détériorées par le séjour dans le four et le brusque contact avec le métal en fusion. Par ailleurs, outre le fait que l'opération de sertissage manuel est supprimé, ce qui élimine les risques de détérioration de la monture et/ou de la pierre, on constate que les bijoux obtenus présentent des sertissures béaucoup plus résistantes-étant donné qu'elles sont moulées directement à la forme désirée et non pas obtenues en recourbant des griffes, ce qui entraînait des zones de moindre résistance dans la zone de la pliure. Enfin, le procédé selon l'invention est nettement plus économique que les procédés antérieurs étant donné que la durée de traitement thermique dans le four est nettement inférieure à la durée d'un traitement conventionnel. En effet, pour des bijoux identiques un traitement conventionnel demande douze heures, alors que, selon l'invention, la durée du traitement est ramenée à cinq heures. Enfin, selon l'invention, la température maximum de traitement est de 6000C alors que, pour des matières similaires, avec le procédé conventionnel, les fours doivent être portés à 780"C. Outre l'économie d'énergie, le procédé selon l'invention présente donc également l'avantage de permettre une utilisation de fours éventuellement moins perfectionné. De plus comme dit précédemment, il n'exige pas de personnel hautement qualifié. R E V E N D I C A T I O N S 1/ Procédé pour la fabrication de bijoux, comportant au moins une pierre enchassée dans une monture réalisée en un métal noble et maintenue par sertissage qui consiste, de manière connue - à realiser un élément ayant la forme de la monture métallique finale dans une matière plastique fusible à température peu élevée, - à monter une pluralité d'éléments ainsi réalisés sur un support continu réalisé dans une matière identique, - à mouler l'ensemble ainsi formé dans une matière résistante à la chaleur, - à traiter thermiquement le bloc ainsi réalisé pour éliminer les éléments plastiques et le porter à une température compatible avec la coulée du métal constituant la monture finale, - à couler ledit métal, - à refroidir, puis casser le moule et enfin à affectuer les traitements de finition, caractérisé par le fait - que l'élément en matière plastique est la réplique exacte de la monture métallique finale désirée avec les pierres montées, - qu'avant moulage, on monte les pierres sur l'élément plastique, - que le traitement thermique est effectué en deux pha- ses distinctes, la première, étant effectuée à une température relativement basse permettant la fusion de la matière plastique, la seconde consistant en un choc thermique obtenu en portant le moule à une température sensiblement égale à la température classique à laquelle doit être porté le moule pour avoir une coulée correcte du metal de la monture, - et en ce que le refroidissement est effectué naturellement à l'air libre. 2/ Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la monture est en or ou en argent et la pierre un diamant, uwsaphir blanc, ou une pierre précieuse. 3/ Procédé selon l'une des revendications i ou 2, caractérisé par le fait que le montage des montures plastiques sur leur support est réalisé en biais, les points de jonction étant arrondis. 4/ Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que les pierres sont orientées vers le bas. 5/ Procédé selon l'une des revendications 1 a 4, caractérisé par le fait que la fusion du métal est réalisée au chalumeau.