La présente invention concerne une machine à met- tre sur forme et à monter les tiges de chaussures, notamment les côtés desdites tiges. Le terme "chaussure" tel qu'il est utilisé dans le présent mémoire1est employé d'une façon générique comme indiquant les chaussures d'une façon géné- rale, y compris celles en cours de fabrication. Une machine à mettre sur forme et à monter les côtés des tiges de chaussures est connue et comporte un support destiné à soutenir une forme sur laquelle sont pla- cées une tige, dont les côtés doivent être montés, et une première, et deux ensembles de montage des côtés desti- nés à traiter les côtés opposés d'une tige placée sur une forme soutenue par ledit support, machine dans laquelle chaque ensemble de montage d'un côté comprend un dispositif de serrage qui comporte au moins un tampon mobile en direc- tion du support de la forme pour faire en sorte qu'une partie marginale de la tige soit maintenue contre ladite forme sur laquelle elle est placée et qui est supporté par le support de la forme à un endroit éloigné de sa ligne de carre, un dispositif de montage comprenant plusieurs éléments de montage disposés côte à côte et mobiles vers l'intérieur en direction du support de la forme, de façon que les marges de montage de la partie latérale de la tige soient rabattues sur les parties marginales correspondantes de la première et pressées contre elles 1et une bande de montage comprenant au moins une partie venant au contact de la tige et constituée d'une matière flexible en feuille, qui est destinée à être interposée entre la tige de chaus- sure d'une part et les éléments de montage et le ou les tampons d'autre part. Le brevet Nu 76 28 027 décrit une telle machine dans laquelle chaque ensemble de montage des côtés comprend une seule bande de montage qui est supportée le long de ses bords supérieur et inférieur, la disposition étant telle que, lorsque la bande de montage est déplacée vers l'inté- rieur en direction du support de forme, une partie située entre ses bords supérieur et inférieur entre la première en contact avec la tige dans la région de la cambrure, la poursuite du mouvement provoquant ensuite la déformation 249 9237 de la tige dans la direction à la fois de la ligne des hauts de quartier et de la carre de forme. Le mouvement vers l'intérieur de chaque ensemble est limité par un cous- sin presseur entre lequel et la tige est intercalée la bande de montage, ledit coussin favorisant aussi le maintien de la tige en position contre la forme pendant l'opération de montage. Lorsque le mouvement vers l'intérieur de chaque bande de montage est arrêté, les marges de montage de la tige, qui sont déjà partiellement pliées par-dessus la carre de forme sous l'effet du mouvement vers l'intérieur de la bande de montage, sont simplement enroulées sur les parties marginales correspondantes de la première et pres- sées contre ces dernières par des pieds qui sont également destinés à supporter un bord de la bande de montage. Ainsi, il est évident que, au cours du fonction- nement de cette machine, il ne se produit pas de tirage important de la tige dans la région de sa cambrure, mais ladite tige est plutôt déformée de façon qu'elle épouse la configuration de la forme par application progressive d'une pression d'un point intermédiaire vers l'extérieur en direction de la ligne des hauts de quartier et de la carre de forme. De plus, l'action des pieds presseurs consis- te simplement à enrouler la marge de montage de la tige sur le bord de la forme sans qu'une action de rabattement vers l'intérieur lui soit appliquée. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique NI 1 722 499 décrit une machine comportant des ensembles de montage des côtés dont chacun comprend plusieurs dispositifs de montage, chaque dispositif se composant à son tour d'un élé- ment de montage ayant la forme d'un doigt rabatteur, d'une bande de matière flexible dont une extrémité est fix-ée au doigt rabatteur et dont l'autre extrémité est également fixée à une partie de l'ensemble, et d'un tampon entre le- quel et la tige est intercalée la bande. Au cours du fonc- tionnement de cette machine, chaque dispositif fonctionne indépendamment des autres, la disposition étant telle que chaque ensemble est déplacé en bloc en direction de la chaus- sure et les tampons presseurs sont mis en contact avec la bande contre la tige, afin de serrer cette dernière contre la forme à un endroit situé à proximité de la carre de forme. Ensuite, la pression appliquée par les tampons est augmentée lorsque les plaques rabatteuses se déplacent vers l'inté- rieur pour rabattre les marges de montage de la tige contre les parties marginales correspondantes de la première et pour les presser contre ces dernières. Par la suite, les doigts rabatteurs sont poussés vers le bas à partir d'une position de dégagement pour placer les marges de montage de la tige sur les parties marginales correspondantes de la première et les presser contre elles. Une autre variante de cette machine est décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 1 843 232. Dans cette machine, les bandes sont fixées au tampon par une extrémité et sont reliées élastiquement par leur autre extré- mité aux doigts rabatteurs, la disposition étant telle que ces derniers effectuent efficacement un rabattement vers l'intérieur sur la bande plutôt que sur la tige, la liaison élastique cédant pendant ce mouvement de rabattement vers l'intérieur, de façon que les doigts rabatteurs se déplacent par rapport à leurs bandes associées. L'effet d'ensemble de cet agencement est que les marges de montage de la tige sont à nouveau simplement placées sur les parties marginales correspondantes de la première et pressées contre elles. Le brevet français Nu 1 396 694 décrit deux machi- nes de montage, dont la première comporte deux ensembles de montage des côtés comprenant chacun plusieurs bandes de montage qui sont pressées contre la tige par des tampons ayant la forme de doigts, les bandes pouvant effectuer un mouvement limité dans le sens de la hauteur de la forme pour appliquer ainsi un tirage ascendant à la tige avant que ses marges de montage soient pliées par-dessus le bord de la première et pressées contre les parties marginales corres- pondantes de cette première. Toutefois, dans cette machine, il n'existe pas d'éléments de montage distincts, les bandes remplissant la fonction à la fois des éléments de tirage ascendant et de placement. Le brevet français NO 71 14 812 décrit également une machine comportant deux ensembles de montage des côtés dont chacun comprend plusieurs éléments de montage et plusieurs bandes, mais dans ce cas, il n'est pas prévu de tampon presseur, la tige n'étant qu'en contact avec les bandes qui sont tirées sur le bord de la première, en même temps que les marges de montage de la tige, pendant le mouvement de rabattage vers l'intérieur des éléments de montage. Le montage des côtés des chaussures soulève des difficultés lorsque l'intérieur de la forme, dans la région de sa cambrure, est fortement incliné ou arrondi de telle sorte qu'il soit difficile d'assurer l'écrasement correct contre la forme du matériau de la tige, qui est relative- ment volumineux, avant que les marges de montage de cette tige soient fixées aux parties marginales correspondantes de la première. Ainsi, il ne suffit pas toujours de compter sur l'action de rabattement vers l'intérieur des doigts pour faire en sorte que la tige soit correctement écrasée sur la forme, ni forcément de presser simplement la tige contre la forme sans appliquer tout d'abord une force de tirage. D'autre part, l'utilisation des doigts rabatteurs ou éléments analogues de montage est avantageuse pour garan- tir une carre nette sur la chaussure terminée ainsi qu'un écrasement convenable des marges de montage sur les parties marginales correspondantes de la première, de sorte que la simple application d'une force de tirage ascendant n'assure pas nécessairement d'elle-même un bon résultat dans la chaussure terminée. De plus, il est souhaitable de prévoir des tampons de façon qu'une force réglée de tirage puisse être appliquée à la tige, en assurant ainsi que tout déplacement de la tige n'aboutisse pas à un mauvais positionnement de cette dernière sur la forme avant l'opé- ration de montage de la cambrure. La présente invention a donc pour objet une machi- ne à monter les côtés, dans laquelle la tige est mise cor- rectement sur la forme, indépendamment de la configuration de cette dernière dans la région de la cambrure, par appli- cation d'une force déterminée de tirage et> également au cours du fonctionnement de laquelle, les marges de montage de la tige sont rabattues sur les parties marginales corres- pondantes de la première et pressées contre elles en utilisant des éléments classiques de montage. La présente invention concerne donc une machine à mettre sur forme et à monter les côtés de tiges de chaussures, qui comporte un support pour soutenir une forme sur laquelle sont placées une tige, dont les parties latérales sont à monter, et une première, et deux ensembles de montage des côtés agencés de manière à traiter les parties latérales opposées d'une tige placée sur une forme soutenue par ledit support, machine dans laquelle chaque ensemble de montage d'un côté comprend un dispositif de serrage comprenant au moins un tampon mobile en direction du support de la forme pour faire en sorte qu'une partie latérale de la tige soit maintenue contre ladite forme, sur laquelle elle est-placée, et qui est supporté par ledit support à un endroit espacé de la carre de forme, un dispositif de montage comprenant plu- sieurs éléments de montage disposés côte à côte et mobiles vers l'intérieur en direction du support de la forme pour faire en sorte que les marges de montage de la partie latéra- le de la tige soient rabattues sur les parties marginales correspondantes de la première et pressées contre elles, et un conformateur comprenant au moins une bande venant au contact de la tige, qui est en matière flexible en feuille destiné à être intercaléz entre la tige de chaussure d'une part et les éléments de montage et le ou les tampons d'autre part, machine caractérisée en ce que la ou chaque bande venant au contact de la tige est maintenue par le ou les tampons, au cours du fonctionnement de la machine, contre la tige placée sur sa forme sous une pression qui n'empêche pas un mouvement de la ou des bandes par rapport au(x) tampon(s) , mais qui est suffisante pour faire en sorte que ce mouvement de la ou des bandes applique une force de tirage à la partie de la tige en contact avec elles, et un mouvement vers l'intérieur des éléments de montage vers le support de la forme, comme susmentionné, a-pour effet de provoquer un mouvement de la ou des bandes par rapport au(x) tampon(s) de sorte que, au cours du fonctionnement de la machine, une force de tirage est appliquée à la tige par la ou les bandes dans le sens de la hauteur de la forme en direction de la carre de la chaussure. En mettant en oeuvre une machine selon l'invention, il est donc évident que les éléments de montage sont utilisés pour appliquer une force réglée de tirage à la tige par l'intermédiaire de la ou des bandes en contact avec elle, le réglage étant effectué spécifiquement par l'action du ou des tampons sur la ou les bandes. Avantageusement, la surface en contact avec la tige de la ou de chaque bande est telle qu'elle assure un contact de frottement avec la tige pour appliquer ainsi une force de tirage à cette dernière, comme susmentionné, et au moins la surface opposée de la ou de chaque bande ou la surface du ou de chaque tampon en contact avec cette surface opposée présente un faible coefficient de frottement. Ainsi, par exemple, la surface précitée du ou de chaque tampon peut être en polytétrafluoréthylène ou bien la ou chaque bande venant au contact de la tige peut être constituée d'une matière stratifiée présentant une première couchequi consti- tue la surface venant au contact de la tige et qui assure un frottement suffisant pour appliquer une force de tirage à la tige avec laquelle elle est en contact, et une seconde couchequi présente une surface à faible coefficient de frottement et qui est en contact avec le ou les tampons. Afin de mieux assurer le réglage de la force de tirage appliquée par la ou les bandes, il est souhaitable que la matière en feuille qui constitue la ou chaque bande présente un module d'au moins 5,86.106 Pa à un allongement de A (comme pour la méthode d'essai ASTM). La ou chaque bande venant au contact de la tige est reliée de préférence au dispositif de montage. De plus, lorsque le support de la forme est destiné à soutenir une forme de façon que le dessous soit tourné vers le haut, la ou chaque bande peut être simplement suspendue au dispositif de montage sans que son extrémité opposée soit supportée. Toutefois, il est préférable qu'un élément élastique agisse sur son autre extrémité en appliquant une légère tension suf- fisante pour maintenir la ou chaque bande tendue lorsque la machine est au repos, tout en permettant à la ou chaque bande d'être déplacée par rapport au(x) tampon(s) comme susmentionné, au cours du fonctionnement de la machine. Commodément, cette autre extrémité de la ou de chaque bande venant au contact de la tige est reliée par l'élément élastique à un dispositif de montage du ou des tampons. La pression de maintien appliquée par le ou les tampons à la ou les bandes en contact avec la tige est de préférence de l'ordre de 1,4.105 Pa. Dans ce but, il est prévu de préférence un dispositif actionné par un fluide sous pres- sion pour provoquer le mouvement du ou des tampons en direc- tion du support de la forme, comme indiqué plus haut. En outre, il est prévu de préférence un dispositif de blocages par exemple un verrou à barre associé au tampon ou à chaque tampon, de façon que, au cours du fonctionnement de la machine, après que le ou chaque tampon a été déplacé vers le support de la forme pour maintenir la ou les bandes en contact avec la tige, comme indiqué plus haut, le ou chaque tampon soit verrouillé dans cette position. La machine selon l'invention est construite et agencée de préférence de manière que le fonctionnement du dispositif actionné par un fluide sous pression ait également pour effet de provoquer un mouvement vers l'intérieur des éléments de montage, un autre dispositif actionné par un fluide sous pression étant également prévu pour provoquer un mouvement supplémentaire vers l'intérieur des éléments de montage lorsque le ou chaque tampon maintient la ou les bandes contre la tigeainsi qu'on l'a indiqué plus haut. Commodément, ce mouvement supplémentaire vers l'intérieur des éléments de montage s'effectue sur une distance prédé- terminée. De plus, pendant le fonctionnement de la machine, après que les marges de montage de la tige ont été rabattues sur les parties marginales correspondantes de la première, comme susmentionné1sous l'action du dispositif de montage, le dispositif de blocage est contraint commodément à libérer le ou les tampons de chaque ensemble de montage d'un côté et une pression d'écrasement est appliquée par les éléments de montage à ces marges. Dans ce but, le ou les tampons et les éléments de montage sont reliés commodément par un tringla- ge par lequel cet autre dispositif actionné par un fluide sous pression est susceptible, après dégagement du disposi- tif de blocage, de provoquer le retrait du ou des tampons de façon qu'ils ne maintiennent plus la ou les bandes con- tre la tige pendant l'application de la pression d'écrasement. Dans les machines classiques qui utilisent des éléments de montage sous la forme de doigts rabatteurs, il est usuel de régler chaque élément de montage dans le sens de la hauteur du support de la forme de façon que, pour ef- fectuer le rabattage vers l'intérieur du dessous de la chaus- sure, chaque élément entre en contact avec la chaussure juste au-dessous de la carre de forme et glisse de bas en haut par-dessus cette carre, de manière à exercer une force vou- lue de tirage et de rabattage vers l'intérieur. Cette caracté- ristique peut être supprimée dans la machine selon l'inven- tion et dans ce but, chaque élément de montage est mobile, de préférence non seulement vers l'intérieur en direction du support de la forme, comme indiqué plus haut, mais égale- ment dans le sens de sa hauteur entre une première position dans laquelle sa surface d'application de pression est espa- cée du dessous de la chaussure, et une seconde position dans laquelle, au cours du fonctionnement de la machine, ledit élément est en contact de pression avec le dessous de la chaussure, la disposition étant telle que, lorsque chaque élément est déplacé vers l'intérieur en direction du support de la forme, comme indiqué plus haut, il est également dé- placé de sa première à sa seconde position, de façon que la ou chaque bande soit tirée pour passer sur l'arête du dessous de la chaussureen exerçant ainsi une force de tirage sur la tige avant que les marges de montage de cette dernière en contact avec ladite bande soient pressées contre les parties marginales correspondantes de la première. En outre, chaque élément de montage est aussi monté de préfé- rence de manière à pivoter autour d'un axe orienté dans le sens de la longueur du dessous de la chaussure sur un élément (faisant partie du dispositif de montage);qui est mobile dans le sens de la hauteur du support de la forme, ce mouve- ment en hauteur ayant pour effet de déplacer l'élément de montage entre ses première et seconde positions, comme indi- qué plus haut, et un organe élastique est destiné à solliciter l'élément de montage autour dudit axe pour l'amener à une position dans laquelle une partie arrière de sa surface d'application de pression est inclinée vers le ou les tam- pons, la disposition étant telle que, lorsqu'au cours du fonctionnement de la machine, il se produit un mouvement vers l'intérieur des éléments de montage, ces parties arrière sont amenées à presser la ou les bandes contre la tige, puis à pivoter à l'encontre de l'action de l'organe élastique à une position dans laquelle cette surface est en contact de pression avec la ou les bandes. De cette manière, lorsque les éléments de montage se déplacent vers l'intérieur, ils effectuent un "repassage" sur les marges de montage rabattues de la tige. Bien que l'on considère, selon la présente inven- tion, qu'une seule bande de montage puisse être utilisée avec plusieurs éléments de montage, dans une forme de réali- sation préférée de la machine selon l'invention, le confor- mateur de chaque ensemble de montage des côtés comprend plu- sieurs bandes dont une est associée à chaque élément de mon- tage et de plus, les éléments de montage sont montés par paires et chaque paire coopère avec un tampon, chaque tampon étant donc destiné à maintenir deux bandes en contact de pression avec la tige, comme indiqué plus haut. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels: la figure 1 est une vue en perspective de face de la machine selon l'invention; et la figure 2 est une vue en élévation de face mon- trant des détails d'un ensemble de montage du côté gauche de ladite machine. La machine selon l'invention,qu'on va décrire maintenant,est une machine combinée à monter l'emboîtage et les côtés comprenant un support 10 pouvant soutenir une forme sur le dessous de laquelle, qui est tourné vers le haut, est placée une première I, une tige U de chaussure étant positionnée sur cette dernière. La machine comprend en outre des outils 12 de rabattage de l'emboîtage et une bande d'emboîtage 14, ainsi que deux ensembles de montage des côtés qui sont désignés d'une façon générale par 16 et disposés en avant des outils de montage de l'emboîtage, un de chaque côté du support 10 de la forme. Les ensembles de montage des côtés sont symétriques et l'ensemble gauche sera décrit main- tenant en se référant à la figure 2. L'ensemble 16 de montage d'un côté comprend un sous-bâti 18 supporté par une plaque 20 se prolongeant vers l'avant, qui est monté sur un bâti principal 22 de la machine par des liaisons à mouvement perdu, de façon que l'ensemble 16 de montage d'un côté puisse pivoter en bloc autour d'un axe orienté transversalement à la machine et passant par un bord avant des plaques rabatteuses 12 de l'emboîtage lorsqu'elles occupent leur position avancée. Il est prévu un levier 30 à l'avant du sous-bâti pour le faire pivoter. Un bloc 32 faisant partie du sous-bâti 18 loge quatre tiges-poussoirs 34 pour qu'elles effectuent un mouve- ment coulissant dans une direction transversale a dessous d'une forme L soutenue par son support 1X, lesdites tiges étant disposées côte à côte dans le sens longitudinal de la machine. Près du support 10, à l'extrémité de chaque tige- poussoir 34, est monté un bloc 36 supportant un pivot 38 qui se prolonge dans le sens longitudinal de la machine et sur lequel sont articulés deux leviers 40. Chaque levier 40 supporte un autre pivot 42 orienté dans le sens transversal de la machine et portant un bras 44 qui supporte un élément de montage 46. Chaque ensemble 16 de montage d'un côté compor- te donc huit éléments de montage. Chaque élément 46 est arti- culé par un pivot 48 assujetti au bras 44, l'axe du pivot étant orienté dans le sens longitudinal de la machine. Un ressort 50 sollicite l'élément de montage vers le bas autour du pivot 48 (sinistrorsum en observant la figure 2). L'élément de montage 46 présente une surface plane 52 d'application de pressiontandis que l'extrémité dudit élément faisant face au support 10 de la forme est arrondie à son sommet et à sa base. Il est évident que chaque bloc 36 supporte ainsi deux éléments de montage 44 dont chacun est articulé d'une façon indépendante sur son propre pivot 42. En outre, il convient de noter que, lorsque la surface 52 d'application de pression est horizontale, l'axe du pivot 42 se trouve dans le plan de cette surface. Pour solliciter chaque levier 40 autour de son pivot 38, il est prévu en outre quatre vérins 66 dont chacun agit sur deux leviers associés 40 et est supporté par une console 68 soutenue par un élément de montage 70 fixé à l'extrémité postérieure de la tige- poussoir associée 34. Un levier 40 de chaque paire est plus court que l'autre, une biellette 92 étant articulée sur le levier le plus court et étant reliée par une liaison à mouvement perdu au levier le plus long; ladite biellette 92 est également reliée par une liaison à mouvement perdu à une tige 90 du piston du vérin associé 66. De cette manière, il est possible de faire pivoter les leviers 40 autour du pivot 38 indépendamment l'un de l'autre en utilisant un seul vérin. Le mouvement ef- fectué dextrorsum par chaque levier est déterminé par un goujon de butée 94 supporté par la console 68. Quatre tiges-poussoirs supplémentaires 80 sont montées dans le bloc 32, l'une au-dessous de chacune des tiges-poussoirs 34. A l'extrémité la plus rapprochée du sup- port 10 de chaque tige-poussoir 80 est fixée une plaque 78 sur laquelle est monté un tampon sous la forme d'une plaque de support 74 profilée en L inversé et à laquelle un coussin 72 de polyuréthanne est collé. Le polyuréthanne présente une dureté Shore de 70 à l'échelle A. Près de ladite extrémité de chaque tige-poussoir 80 est également monté un bloc 96 qui est relié à une tige 82 du piston d'un vérin 84; il est prévu quatre vérins 84 dont chacun est articulé sur le sous- bâti 18. En outre, chaque bloc 96 est destiné à venir en contact, lorsque la machine est au repos, avec une face d'une partie prolongée vers le bas du bloc associé 36. Ainsi, lors- que chaque vérin 84 fonctionne, la tige-poussoir 80 qui lui est associée est déplacée vers l'intérieur pour mouvoir le tampon 72, 74 vers l'intérieur en direction du support de la forme et, lors de l'entrée en contact du bloc 96 avec le bloc 36, les éléments de rabattage 46 associés au tampon sont aussi déplacés vers l'intérieur. A la fin du mouvement vers l'intérieur de chaque tampon 72, 74, un dispositif de blocage est actionné pour verrouiller la tige-poussoir 80 en position, le dispositif de blocage comprenant une plaque percée 98 dans un orifice limité 100 de laquelle passe la tige-poussoir 80 (et par une plus grande ouverture 102 de laquelle passe la tige-poussoir 34). Chaque plaque 98 est articulée en 104 sur une patte du bloc 32 et est sollicitée par un ressort 106 dans une posi- tion de blocage dans laquelle l'orifice 100 coince la tige- poussoir80 de la même manière qu'un verrou à barre. Pour dégager le verrou, une barre 108 est articulée sur des pattes du bloc 32, ladite barre supportant quatre vis de butée régla- bles 110 dont chacune peut venir en contact avec l'une des - plaques 98. Pour faire pivoter la barre 108, un vérin 112 est monté sur le bloc 32 et agit par l'intermédiaire d'une biellette 114 qui relie sa tige 116 de piston à ladite barre. Une console 118 assujettie à une partie orientée vers le bas de chaque bloc 96 supporte un vérin 56 dont la tige 58 de piston est articulée sur un levier 60 pivotant, entre ses extrémités, sur l'extrémité postérieure de la tige- poussoir associée 80, son autre extrémité étant reliée par une liaison à mouvement perdu à l'élément de montage 70, à l'extrémité postérieure de la tige-poussoir associée 34. La machine selon l'invention comporte également un conformateur comprenant plusieurs bandes 128 dont une est associée à chaque élément de montage 46, chaque bande 128 étant reliée par une plaque de serrage 130 à la surface supé- rieure du bras associé 44 et se prolongeant sur la face extrême tournée vers l'intérieur de l'élément de montage as- socié 46 ainsi que la face tournée vers l'intérieur du cous- sin associé 72. Deux de ces bandes 128 s'étendent côte à côte sur ladite face du coussin 72. L'extrémité inférieure de chaque bande est reliée par des ressorts 132 à une console 134 fixée à l'extrémité inférieure de la plaque 78. Les ressorts 132 ne sont destinés qu'à maîtriser l'extrémité in- férieure des bandes sans affecter leur fonction, comme on le verra plus en détail ci-après. Au cours du fonctionnement de la machine, lors- qu'elle est au repos, les éléments de montage sont maintenus par l'action des vérins associés 66 dans une première posi- tion haute dans laquelle ils sont à distance au-dessus du plan du dessous de la forme; en outre, les éléments de mon- tage 46 et les tampons 72, 74sont dans une position rétractée (voir figure 1). Lorsqu'une chaussure à traiter a été placée sur le support 10 de la forme, les vérins 84.sont actionnés pour provoquer le déplacement vers l'intérieur des tampons et donc des éléments de montage 46 en direction du support de la forme, jusqu'à ce que les tampons, indépendamment l'un de l'autre, pressent les bandes associées 128 au contact de la tige de chaussure. La pression appliquée par les tampons est de l'ordre de 1,4.105 Pa. Dans cette position, le vérin 112 est au repos et le verrou est appliqué, les tampons étant maintenant verrouillés dans cette position. A ce stade, les éléments de montage 46 sont encore dans leur première posi- tion haute. Ensuite, les vérins 56 sont actionnés et, par l'intermédiaire des leviers associés 60 dont les pivots sur les tiges-poussoirs 80 sont maintenant immobiles, les tiges- poussoirs 34 et donc les éléments de montage 46 sont dépla- cés vers l'intérieur par rapport aux tampons,et les vérins 66 sont actionnés simultanément pour provoquer le déplacement des éléments de montage 46 vers le bas jusqu'à une seconde position de fonctionnement1dans laquelle la surface 52 d'ap- plication de pression de chaque élément 46 peut entrer en contact avec la chaussure par l'intermédiaire de sa bande associée 128. Le mouvement vers l'intérieur des éléments 46 sous l'action des vérins 56 est limité par le contact de la face avant du bloc 36 avec la plaque 78; la distance parcourue par les éléments 46 vers l'intérieur par rapport aux tampons 72, 74 est de l'ordre de 50 mm. Le mouvement vers l'intérieur et vers le bas des éléments de montage 46 a pour effet de tirer les bandes as- sociées 128 par rapport aux coussins 72 dans le sens de la hauteur de la forme et autour de la carre de cette dernière. A cet effet, la pression appliquée par les coussins est suf- fisante pour maintenir les bandes en contact de pression avec la tigetout en permettant qu'il se produise un glissement, et en outre, la surface de chaque bande en contact avec la tige est telle qu'elle peut appliquer une force de tirage par frottement à la tige1tandis que la surface du coussin 72 est revêtue d'une couche de matière à faible coefficient de frottement, par exemple de polytétrafluoréthylène, de façon que la bande 128 puisse facilement glisser par rapport à cette surface. Egalement pendant le mouvement vers l'intérieur et vers le bas des éléments de montage 46, à cause de l'action des ressorts 50 qui sollicitent les éléments sinistrorsum (en observant la figure 2) autour des pivots 48, la surface 52 d'application de pression de chaque élément est mise prématurément en contact, sur toute sa longueur, avec la carre du dessous de la chaussure, par l'intermédiaire de la bande de montage et, après ce contact, elle est amenée progressivement à pivoter dextrorsum (en observant la figure 2) autour de son pivot 48 jusqu'à ce qu'elle atteigne sa seconde position dans laquelle elle recouvre la marge de montage de la tige et sert à la presser contre la partie marginale correspondante de la première. Cette action progres- sive de chaque élément de montage 46 a un effet de "repassage" sur les marges de montage de la tige. Il est évident que la matière constituant les bandes de montage 128 doit être très élastique pour remplir cette fonction, tout en étant relativement flexible pour épouser la configuration de la chaussure en cours de traite- ment. Il s'est avéré qu'une matière convenable est un poly- uréthanne ayant une dureté Shore à l'échelle A comprise entre 70 et 90 et un module d'au moins 5,86.106 Pa à un al- longement de 100 ?o (comme pour la méthode d'essai ASTM). De plus, chaque bande présente une épaisseur comprise entre 1,5 et 3,0 mm. Lorsque tous les éléments de montage 46 ont atteint leur seconde position et sont en contact de pression avec le dessous de la chaussure, il est possible d'appliquer une pression d'écrasement aux marges de montage rabattues de la tige et dans ce but, le circuit de commande du fluide sous pression de la machine est organisé de façon que les vérins 66 puissent être alimentés en fluide à deux pressions différentes. De plus, lorsqu'une pression d'écrasement est appliquée, le vérin 112 de chaque ensemble est à nouveau actionné de manière à dégager le verrou à l'encontre de l'action des ressorts 106, les vérins 56 ayant alors pour effet de faire pivoter les leviers 60 autour de leur liaison à mouvement perdu avec les éléments de montage 70 pour provo- quer un léger mouvement de retrait des tiges-poussoirs 80 à l'écart du support de la forme, et donc des tampons 72, 74, de façon qu'ils cessent de presser les bandes 128 contre la tige. De cette manière, les bandes 128 et les tampons 72, 74 n'entravent pas l'application de la pression d'écrasement au dessous de la chaussure. Il va de soi que de nombreuses modifications peu- vent être apportées à la machine décrite et représentée sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS -1. Machine à mettre sur forme et à monter les côtés des tiges de chaussures, qui comporte un support pour une forme sur laquelle sont placées une tige, dont les côtés doivent être montés, et une première, et deux ensembles de montage des côtés destinés à agir sur les côtés opposés d'une tige placée sur une forme soutenue par ledit support, machine dans laquelle chaque ensemble de montage d'un côté comprend un dispositif de serrage qui comporte au moins un tampon mobile en direction du support de la forme pour faire en sorte qu'une partie latérale de la tige soit maintenue contre cette dernière sur laquelle elle est placéeet qui est supporté par ledit support de la forme à un endroit es- pacé de la carre de forme, un dispositif de montage compre- nant plusieurs éléments de montage disposés côte à côte et mobiles vers l'intérieur en direction du support de la forme, de façon à rabattre les marges de montage des parties laté- rales de la tige sur les parties marginales correspondantes de la première et à les presser contre ces dernières, et un conformateur comprenant au moins une bande venant au contact de la tige qui est en une matière flexible en feuille destinée à être intercalée entre la tige de chaussure d'une part et les éléments de montage et le ou les tampons d'autre part, machine caractérisée en ce que la ou chaque bande (128) venant au contact de la tige est maintenue par le ou les tampons (72, 74), au cours du fonctionnement de la ma- chine, contre la tige placée sur sa forme sous une pression qui n'empêche pas un mouvement de la ou des bandes (128) par rapport au(x) tampon(s) (72, 74), mais qui est suffisante pour que ce mouvement de la ou des bandes (128) applique une force de tirage à la partie de la tige avec laquelle elles sont en contact, et un mouvement vers l'intérieur des éléments de montage (46> en direction du support '10) de la forme, comme indiqué plus haut, a pour effet de provoquer un déplacement de la ou des bandes (128) par rapport au(x) tampon(s) (72, 74), de façon que, pendant le fonctionnement de la machine, une force de tirage soit appliquée à la tige par la ou les bandes (128) dans le sens de la hauteur de la forme en direction de la carre de forme de la chaussure. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que la surface venant au contact de la tige de la ou de chaque bande (128) est telle qu'elle assure un contact de frottement avec la tige de manière à appliquer à cette dernière une force de tirage comme susmentionné et en outre, en ce qu'au moins la surface opposée de la ou de chaque bande (128) ou la surface du ou de chaque tampon (72, 74) qui est en contact avec cette surface opposée, présente un faible coefficient de frottement. 3. Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que la surface susmentionnée du ou de chaque tampon (72, 74) est en polytétrafluoréthylène. 4. Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que la ou chaque bande (128)est constituée d'une ma- tière stratifiée comprenant une première couche qui consti- tue la surface venant au contact de la tige et qui exerce un frottement suffisant pour appliquer une force de tirage à la tige en contact avec elle, et une seconde couche qui cons- titue une surface à faible coefficient de frottement venant - en contact avec le ou les tampons (72, 74). 5. Machine selon l'une quelconque des revendica- tions précédentes, caractérisée en ce que la pression de maintien appliquée par le ou les tampons (72, 74) à la ou les bandes (128) est de l'ordre de 1,4.105 Pa. 6. Machine selon l'une quelconque des revendica- tions précédentes, dans laquelle un dispositif actionné par un fluide sous pression est destiné à provoquer le dé- placement du ou des tampons vers l'intérieur en direction du support de la forme, comme susmentionné, le fonctionnement dudit dispositif ayant également pour effet de provoquer un mouvement vers l'intérieur des éléments de montage, et dans laquelle il est prévu un dispositif de blocage, de fa- çon que, après le déplacement du ou de chaque tampon pour maintenir la ou les bandes comme susmentionné, le ou chaque tampon est bloqué dans cette position, un autre dispositif actionné par un fluide sous pression étant alors destiné à provoquer un autre mouvement vers l'intérieur des éléments de montage de façon que les marges de montage de la tige soient rabattues et pressées sur les parties marginales correspon- dantes de la première, machine caractérisée en ce qu'après le rabattage des marges de montage de la tige sur les parties marginales correspondantes de la premièrecomme indiqué ci- dessus sous l'action des éléments de montage (46), le dispo- sitif de blocage (98, 100, 104, 106) est contraint (108, 110, 112) à libérer le ou les tampons (72, 74) de chaque ensemble (16) de montage d'un côté, et une pression d'écrasement est appliquée par les éléments de montage (46) à ces marges de montage. 7. Machine selon la revendication 6, caractérisée en ce que le ou les tampons (72, 74) et les éléments de monta- ge (46) sont reliés par un ensemble de leviers (60) par l'in- termédiaire duquel l'autre dispositif actionné par un fluide sous pression (56) est destiné, lors du dégagement du dis- positif de blocage (98, 100, 104, 106)} à provoquer le retrait du ou des tampons (72, 74) de manière qu'ils ne maintiennent plus la ou les bandes (128) contre la tige pendant l'appli- cation de la pression d'écrasement. 8. Machine selon l'une quelconque des revendica- tions précédentes, dans laquelle chaque élément de montage est également mobile dans le sens de la hauteur du support de forme entre une première position, dans-laquelle sa sur- face d'application de pression est espacée du dessous de la chaussure, et une seconde position, dans laquelle, au cours du fonctionnement de la machine, ledit élément est en contact de pression avec le dessous de la chaussure, machine caractérisée en ce que, lorsque chaque élément (46) est dé- placé vers le support (10) de la forme comme susmentionné, il est également déplacé de sa première à sa seconde posi- tion, de façon que la ou chaque bande (128) soit tirée au- tour de la carre du dessous de la chaussure en exerçant ainsi une force de tirage sur la tige avant que les marges de montage de cette dernière soient pressées contre les parties marginales correspondantes de la première. 9. Machine selon la revendication 8, dans la- quelle chaque élément de montage est monté pour effectuer un mouvement pivotant autour d'un axe orienté dans le sens de la longueur du dessous de la chaussuresur un élément (faisant partie du dispositif de montage) qui est mobile dans le sens de la hauteur du support de la forme, ce mouve- ment en hauteur étant susceptible de provoquer le déplace- ment de l'élément de montage entre ses première et seconde positions, comme susmentionné, un organe élastique étant destiné à solliciter l'élément de montage autour dudit axe vers une position dans laquelle une partie arrière de sa surface d'application de pression est inclinée en direction du ou des tampons, machine caractérisée en ce que lorsqu'au cours du fonctionnement de la machine, les éléments de montage (46) effectuent un mouvement vers l'intérieur, ces parties arrière sont contraintes de presser la ou les bandes (128) contre la tige et sont amenées à pivoter, à l'encontre de l'action de l'organe élastique (50), vers une position dans laquelle cette surface (52) est en contact de pression avec la ou les bandes (128). 10. Machine selon l'une quelconque des revendica- tions précédentes, caractérisée en ce que le conformateur de chaque ensemble (16) de montage des côtés comprend plu- sieurs bandes (128) dont une est associée à chaque élément de montage (46).