î 2121600 La présente invention concerne un procédé et un appareil pour mettre en contact intime des gaz et des matières solides et en particulier pour améliorer la fluidisation d'une masse de matière solide finement divisée au moyen d'un fluide gazeux. 5 la technique de fluidisation des matières solides au moyen de laquelle une masse de matière solide finement divisée est maintenue dans un état de mouvement bouillonnant contrôlé par passage à travers ladite masse d'un courant gazeux est bien connue et est utilisée dans une grande diversité de procédés où il est essentiel 10 ou souhaitable de faire venir en contact des volumes importants de substances gazeuses avec des volumes relativement importants d'une matière de contact solide dans des conditions appropriées et à des vitesses d'écoulement relativement modérées, par exemple de l'ordre de 15*2 cm/s à 304,8 cm/s. la matière de contact est le solide fine-15 ment divisé susceptible d'être fluidisé et, suivant le procédé, elle peut ou non être un catalyseur. les substances gazeuses peuvent être des matières qui se trouvent naturellement à l'état gazeux ou des fluides vaporisés ou bien leurs mélanges et peut comprendre des réactifs ainsi que des gaz utilisés simplement à des fins de fluidi-20 sation. le terme "réactifs" comprend des gaz ou vapeurs destinés à entrer en réaction ainsi que des fluides destinés à être traités ou utilisés à des fins physiques, telles qu'une dilution, un échange thermique, etc. les exemples d'opérations exécutées dans des conditions de fluidisation sont le craquage ou cracking, l'hydrogénation, 25 le reformage des naphtas, l'hydrodésulfuration, l'oxygénation, 11ammoxidation, 1'oxychlorination et l'absorption. la présente invention a pour objet une disposition éta-gée ou étagement dans un réacteur à lit fluide pour empêcher une circulation en sens inverse des produits de réaction ou de l'effluent 30. Il est bien connu, par exemple, que lorsqu'une vapeur d'hydrocarbure s'écoule vers le haut à travers un lit fluidisé de catalyseur finement divisé à une température de craquage de telle sorte que des produits craqués se forment, la totalité des produits ne quitte pas directement le lit de catalyseur.Au lieu de cela,une partie des pro-35 duits est remise en circulation dans le mouvement de bouillonnement au sein du lit et vient en contact avec le catalyseur solide pendant une période de temps prolongée,En d'autres termes, une partie notable des vapeurs d'hydrocarbure et des particules de catalyseur sont remises en circulation en sens inverse,c'est-à-dire vers le bas, à 40 travers le lit.Cette circulation en sens inverse(connue également sous 72 00252 - 2 2121600 la dénomination de "reflux" ou "back-mixing" ( terme de métier désignant un con-cacc des produits de la réaction avec le réactif)) des produits de 1p. réaction et du catalyseur se traduit par un temps de contact prolongé avec le catalyseur solide et, de 5 ce fait, entraîne une dégradation exagérée en produits de qualité inférieure tels que du coke et du gaz. Cette circulation en sens inverse est particulièrement critique lorsque le processus de réaction se produit par étapes, c'est-à-dire lorsque le processus de réaction met en jeu deux ou plus de deux réactions successives 10 qui se produisent dans des zones successives du lit de catalyseur. Par exemple, la production d'acide acrylique à partir du propylène dans un réacteur à lit fluide implique la réaction du propylène et de l'oxygène ( habituellement sous la forme d'air ) pour former de l'acroléine et la réaction de l'acroléine avec l'oxygène (air) 15 et de l'eau pour former de l'acide acrylique (voir brevet U.S. n° 3.475.488). Les deux réactions ont lieu en série à mesure que les réactifs s'écoulent vers le haut dans le lit de catalyseur fluidisé. Malheureusement, l'acide acrylique est instable et s'il est remis en circulation en sens inverse, il s*oxyde facilement et 20 subit une dégradation aboutissant à des produits indésirables (CO, COg, HgO et même de l'acide acétique). Dans la technique antérieure, on s'est aperçu depuis longtemps qu'il était nécessaire d'empêcher une circulation en sens inverse des produits de la réaction. Par exemple, dans la production de nitriles non saturés, 25 ainsi qu'il a été décrit dans les brevets U.S. 3.230.246 et 3.427.343, on a proposé de subdiviser le réacteur à lit fluide en une série de compartiments de catalyseui fluidisé au moyen d'organes poreux ou de plateaux perforés placés les uns au-dessus des autres, de préférence de manière que la hauteur de chaque 30 compartiment ne soit pas supérieure à environ deux fois le diamètre de la section droite interne du compartiment. Le réacteur est, pour l'essentiel, un réacteur à étages multiples ou réacteur étagé comprenant une succession de lits fluides continus. On a également tenté d'obtenir un étagement dans un réacteur au moyen de chicanes 35 ou écrans horizontaux. Toutefois, 1'étagement au moyen de plateaux, de chicanes horizontales et de dispositifs similaires dans.les réacteurs de dimensions commerciales n'a pas donné entièrement satisfaction pour des raisons de prix, de résistance exagérée à l'écoulement des gaz, de colmatage, de stratification de catalyseur, de 40 retard fâcheux du contre-courant des vapeurs et du catalyseur ainsi ÇOPY 72 00252 3 2121600 que pour des raisons de contrôle médiocre du transfert de chaleur, et de la température. Néanmoins, on a constaté que l'étagement du réacteur présente l'avantage d'un contre-courant limité des vapeurJ4lu cataly-5 seur, d'un temps de contact moyen bref et d'un contact plus uniforme' des matières solides et fluides. C'est pourquoi la présente invention a pour objet un dispositif nouveau perfectionné assurant l'étagement dans m réacteur à lit fluide. De façon plus particulière, la présente invention 10 a trait à un procédé et à un dispositif pour l'étagement du lit fluidisé d'un réacteur de telle sorte qu'une circulation en sens inverse nuisible des produits soit sensiblement éliminée ou réduite dans de grandes proportions, cela à un prix relativement faible et sans augmenter notablement la résistance à l'écoulement du gaz à 15 travers le réacteur ou sans réduire la capacité de production du réacteur. En bref, la présente invention consiste à pourvoir toutes les surfaces verticales intérieures du réacteur avec des nervures faisant saillie latéralement et servant à interrompre l'écoulement 20 vertical vers le bas des particules de catalyseur. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention sont évidents ou apparaîtront au cours de la description faite ci-après en référence au dessin annexé sur lequel: la figure 1 est une élévation coupe d'un réacteur conforme 25 au mode de réalisation préféré de la présente invention; la figure 2 est une coupe fragmentaire d'un autre réacteur; la figure 3 est une vue analogue à celle de la figure 2 et représente un réacteur utilisant plus d'une zone de réaction; les figures 4 et 5 sont des coupes fragmentaires montrant 30 d'autres modes de réalisation d'organes d'étagement conformes à la présente invention» La figure 1 illustre un mode de réalisation préféré de l'invention sous la forme d'un réacteur 2 qui peut être utilisé poux la mise en oeuvre de divers processus de réaction. Le réac-35 teur 2 comporte à son extrémité inférieure une grille de distribution 4 qui peut être constituée par une plaque perforée ou un élément poreux ou encore par un dispositif similaire conçu de manière à se comporter comme un support vis-à-vis du lit de catalyseur solide tout en assurant un écoulement uniforme des gaz 40 fluidisants et/ou réactifs jusque dans le lit de catalyseur. Sur copY 72 00252 4 2121600 la grille 4 est supporté un catalyseur solide 6 dans un état finement subdivisé. Le lit est fluidisé, c'est-à-dire maintenu sous forme d'une suspension turbulente, par introduction d'un fluide (qui peut ou non être un réactif) par l'intermédiaire d'un conduit 5 8 et d'une vanne 10 à une vitesse telle que les matières solides se trouvant sur la grille 4 subissent un mouvement de bouillonnement et présentent les propriétés d'un liquide dont le niveau supérieur est référencé 12. Un ou plusieurs conduits d'admission supplémentaires, tel que celui représenté en 14, peuvent être prévus pour 10 introduire des réactifs dans le lit de catalyseur. Le lit de catalyseur est maintenu au niveau 12 de manière à assurer la présence d'une zone de dégagement ou revanche 16 dans laquelle les particules de catalyseur se dégagent de l'effluent du réacteur. Un séparateur cyclone 18 est prévu dans la zone de dégagement de manière à 15 séparer les fines particules de catalyseur entraînées dans l'effluent du réacteur. Le cyclone comprend une branche plongèante 20 destinée à ramener les fines particules séparées dans le lit de catalyseur. L'effluent est évacué du réacteur au moyen d'une canalisation 22 où le produit de réaction recherché est récupéré au moyen 20 de n'importe quel procédé approprié connu des techniciens en la matière, par exemple par épuration, distillation, absorption, etc. A ce stade de la description, le réacteur comprend un seul lit de catalyseur fluidisé et, bien .entendu, au cours d'un fonctionnement conforme aux techniques de fluidisation normales, une couche 25 de catalyseur dense, se déplaçant vers le bas, prend naissance le long de la surface intérieure du réacteur ainsi que le long de la surface extérieure de la branche plongeante 20. Comme on l'a noté ci-dessus, la couche se déplaçant vers le bas a, d'une façon générale, une épaisseur de l'ordre d'environ 12,5 mm (l'épaisseur est 30 déterminée au moins en partie par les dimensions du réacteur et la vitesse du gaz) et, de ce fait, dépend de la vitesse d'écoulement vers le bas, il existe un contre-courant notable de catalyseur. Conformément à la présente invention, la surface latérale intérieure du réacteur est munie d'une ou plusieurs nervures ou 35 saillies 24, s'étendant vers l'intérieur, et la branche plongeante 20 est munie, de façon correspondante, d'une ou plusieurs nervures ou saillies 26 étendues. De préférence, les nervures ou saillies 24 sont des couronnes plates et continues soudées ou fixées de toute autre manière à la surface intérieure du réacteur tandis que les 40 nervures ou saillies 26 sont, de préférence, des couronnes ou 72 00252 5 2121600 disques plats fixés par soudage à la branche plongeante. Les nervures ou saillies 24 et 26 doivent s'étendre radialement sur au moins 12,7 mm (et de préférence sur une distance d1environ 12,7 à 50,8 mm) à partir des surfaces sur lesquelles elles sont 5 disposées. La dimension radiale de la nervure ou saillie est sa largeur utile. Bien qu'il soit possible d'utiliser des nervures ou saillies qui s'étendent radialement sur plus d'environ 50,8 mm, il n'y a aucun avantage à ce qu'il en soit ainsi en ce qui concerne l'obtention d'un étagement étant donné que les couches de cataly-10 seur s'écoulant vers le bas ne dépassent jamais environ 19 mm d'épaisseur. Par ailleurs, particulièrement avec les réacteurs ayant un diamètre de 91»5 cm ou moins, il est habituel que les couches aient une épaisseur d'environ 6,35 mm ou moins. On remarquera également que plus la largeur des saillies 15 ou nervures est grande, plus elles réduisent la superficie utile ( en section droite ) de l'espace ouvert du réacteur et augmentent la résistance nette à l'écoulement des gaz vers le haut à travers le lit de catalyseur. Bien entendu, plus le diamètre du réacteur et du lit de catalyseur est grand, moins une nervure ou saillie 2.4 20 d'une largeur donnée réduit la superficie ( en section droite ) de l'espace ouvert et moins elle gêne l'écoulement des gaz. De ce fait, en tant que mesure pratique prise pour assurer un fonctionnement optimal dans le cas de réacteurs de petit diamètre, on fait en sorte que la largeur des saillies ou nervures ne soit .pas grande au 25 point de réduire la superficie ( en section droite ) de l'espace ouvert du réacteur de plus d'environ 10$. Pour des raisons d'illustration, les saillies ou nervures 26 ont été représentées comme étant plus épaisses (c'est-à-dire comme ayant une dimension verticale plus grande ) que les saillies ou nervures 24. Dans la prati-30 que, les saillies 26 peuvent avoir une épaisseur identique, plus grande ou plus petite que celle des saillies 24. L'épaisseur est essentiellement une question de choix mais il est préférable qu'elle soit aussi faible que possible sans affaiblir la nervure ou saillie au point qu'elle ne puisse plus assurer son propre support. L'espa-35 cernent vertical entre les saillies ou nervures sur une surface de réaction donnée est également une question de choix en fonction du nombre d'étages désiré. Dans la pratique, toutefois, il est préférable que la séparation de phase d'un lit de catalyseur en couches ou étages discrets à l'intérieur du réacteur soit effectuée par 40 l'utilisation des nervures ou saillies espacées l'une de l'autre 72 00252 6 2121600 d'une distance qui n'est pas inférieure à 25,4 mm mais qui n'est pas supérieure à environ 3 fois le diamètre intérieur du réacteur. D'une façon générale, l'espacement est compris entre 152,4 mm et 304,8 mm dans des réacteurs ayant un diamètre inférieur à 91»4 cm 5 et entre 30,5 et 91,5 cm dans des réacteurs de plus grandes dimensions. Toutefois, il nçest pas nécessaire que les nervures ou saillies soient uniformément espacées, c'est-à-dire qu'il n'est pas nécessaire que le lit soit divisé en plusieurs étages de hauteurs identiques. 10 Avec des nervures ou saillies disposées comme représenté en 24 et 26, l'écoulement descendant effectif des couches denses de catalyseur le long des surfaces verticales du réacteur, c'est-à-dire la surface intérieure 30 de la paroi latérale du réacteur et la surface extérieure de la "branche plongeante 20, se trouve in-15 terrompu et les couches denses sont dirigées vers l'intérieur comme indiqué schématiquement par les flèches sur la figure 1. Le résultat effectif est que le lit de catalyseur 6 se trouve subdivisé en plusieurs zones ou étages de réaction fortement agités, les gaz étant soumis à un contact pendant un temps bref dans chaque étage 20 et les vapeurs du produit obtenu ainsi que les particules de catalyseur ne pouvant sensiblement pas s'écouler d'une zone haute vers une zone basse. L'avantage de la présente invention réside dans le fait qu'elle n'empêche pas ou ne limite pas l'utilisation de matériel 25 auxiliaire à l'intérieur du réacteur. De ce fait, par exemple, le réacteur peut comprendre un ou plusieurs échangeurs de chaleur du type conçu pour effectuer un refroidissement ou un chauffage approprié du fluide, ce qui fait que la température du lit du catalyseur ■ se trouve réglée. Toutefois, si le matériel auxiliaire introduit 30 des surfaces verticales supplémentaires et si ces surfaces ont une longueur importante et sont susceptibles d'une dilatation notable, on peut alors utiliser dans ce matériel des éléments d*étagement supplémentaires. A ce propos, on se référera à la figure 2 qui est une vue en perspective d'une section d'une enveloppe de réacteur 35 34 similaire à celle de la figure 1. L'enveloppe de réacteur 34 comprend un dispositif d'étagement tel que décrit ci-dessus sous la forme de couronnes ou saillies plates 36. En outre, l'enveloppe de réacteur comprend un échangeur de chaleur sous la forme d'un serpentin 38 à travers lequel circule un fluide de refroidissement 40 ou de chauffage (selon ce que nécessite le processus de réaction 72 00252 7 2121600 ayant lieu dans le réacteur). Le serpentin 38 comporte une branche verticale, ainsi qu'il est représenté. En supposant que le réacteur 34 est rempli avec un lit de catalyseur fluidisé, ainsi qu'il est décrit à propos de la figure 1, il présente un écoulement descen-5 dant de catalyseur en une couche relativement mince mais dense, adjacente aux surfaces extérieures des branches verticales du serpentin 38 et le long de ces surfaces. En conséquence, selon la présente invention, les branches verticales du serpentin 38 sont munies de saillies ou collets annulaires 42 qui, de préférence, sont 10 des bagues plates soudées sur place. De préférence, les collets 42 sont disposés au même niveau et ont la même épaisseur et la même largeur que les couronnes ou saillies 36. Les collets 42 interrompent l'écoulement descendant de catalyseur le long des branches verticales du serpentin 38 et les ailettes 36 agissent sur le cataly-15 seur s'écoulant vers le bas le long de la surface intérieure de la paroi latérale de l'enveloppe de réacteur de la même manière que les éléments d'étagement 26 et 24 respectifs de la figure 1. Bien entendu, on peut utiliser plus d'un serpentin 38 dans le même réacteur et les serpentins peuvent se trouver au même niveau ou à 20 des niveaux différents. En outre, les serpentins peuvent être constitués d'une seule branche verticale ou de plus de deux branches verticales. On remarquera aussi que le phénomène d'écoulement vers le bas du catalyseur dans un lit fluidisé peut aussi exister le long de surfaces inclinées. Par conséquent, on comprendra que 25 dans le sens où elle est utilisée ici, l'expression "surface sensiblement verticale" signifie une surface verticale ou une surface inclinée qui est suffisamment proche de la verticale pour que le catalyseur s'écoule vers le bas le long de cette surface sous forme d'une mince couche relativement dense ainsi qu'il a été décrit 30 ci-dessus. Un autre avantage de l'invention réside dans le fait qu'elle peut être appliquée à des réacteurs conçus pour des réactions séquentielles ainsi que pour des réactions uniques et également à des réacteurs comportant une zone de refroidissement brusque 35 ou d'arrêt de la réaction ou zone de régénération de catalyseur. De ce fait, par exemple, on peut utiliser l'invention dans le processus en deux phases de la conversion du propylène en acroléine et de l'acroléine en acide acrylique, processus dans lequel les deux phases de la réaction ont lieu dans le même lit de catalyseur 40 comme mentionné ci-dessus. On peut aussi utiliser la présente 72 00252 8 2121600 invention dans l'un des processus suivants où l'on améliore les résultats en faisant en sorte qu'une zone d'arrêt de la réaction soit présente dans le lit de catalyseur de manière à limiter la réaction et à empêcher le recyclage des constituants absorbés 5 sur les particules de catalyseurs(l) production de dichlorure d'éthylène à partir de l'éthylène et du chlore, (2) conversion d'anthracène en anthraquinone et (3) conversion de naphtalène en anhydride phtalique. On pourra se référer au brevet U.S. n°2.783.289 pour d'autres détails des conversions mentionnées ci-dessus de 10 l'anthracène et du naphtalène dans un réacteur comportant une zone de refroidissement brusque ou d'arrêt de la réaction. En outre, à titre d'application donnée en tant qu'exemple, 1'étagement de réacteur tel que décrit dans le présent exposé peut - être utilisé dans un réacteur à lit fluide utilisé pour produire de 15 l'anhydride maléique à partir d'un hydrocarbure aromatique tel que le toluène, le réacteur comportant une zone de réaction primaire maintenue à une température à laquelle la chaîne latérale du toluène s'oxyde de manière à former du benzaldéhyde e-fc de l'acide ben-zoïque et une zone de réaction secondaire dans laquelle l'anhydride 20 d'acide maléique se trouve formé par une rupture par oxydation de la structure du noyau. Un tel réacteur est représenté sur la figure 3 et comprend une enveloppe de réacteur cylindrique 44 comportant un lit de catalyseur 46 supporté par une grille de distribution 48, Le réacteur comporte un conduit d'admission de gaz oxy-25 dant 50, un conduit d'admission de réactif gazeux 52 par lequel * est envoyé le toluène et un second conduit d'admission de gaz oxydant 54. Le lit 46 est constitué par des particules de catalyseur ayant une composition et une granulométrie appropriées, par exemple un catalyseur préparé selon les moyens généraux du brevet 30 U.S. n° 2.783.249 ( voir exemple 2 de ce brevet ) et est fluidisé par le gaz oxydant ( qui peut être de l'air ou de l'oxygène ) jusqu'à une hauteur de lit indiquée par les traits interrompus 56. L'enveloppe de réacteur comporte deux saillies ou nervures circon-férencielles intérieures 58 et 60 qui sont espacées comme représen-35 té. Les nervures ou saillies 58 et 60 sont de préférence, formées par des couronnes plates distinctes et soudées à la surface latérale intérieure de l'enveloppe de réacteur. Ces nervures fonctionnent comme dispositif d1étagement de lit de catalyseur ainsi qu'il a été décrit ci-dessus de telle sorte que le lit de catalyseur 40 porte trois étages, à savoir une zone de réaction principale, une 72 00252 9 2121600 zone de réaction secondaire et une zone de refroidissement brusque. L'espace situé au-dessus du lit 46est \a zone de dégagement du catalyseur où les fines particules de catalyseur se séparent de l'effluent de la réaction par gravité. Un lit de catalyseur de 5 phase dense s'étend essentiellement à partir de la grille de distribution 48 jusqu'à la partie supérieure de la zone de refroidissement brusque. Les éléments de réglage de température sous la forme d1échangeurs de chaleur à tubes en U commandés individuellement et représentés schématiquement en 62, 64 et 66 sont disposés hori-10 zontalement dans le lit de catalyseur à des niveaux appropriés, comme représenté, de manière à établir un contrôle ou réglage de température distinct dans chaque zone comme requis pour effectuer les réactions d*oxydation primaire ou secondaire ou le refroidissement brusque de la réaction. Toutes particules fines entraînées 15 dans l'effluent sont éliminées au moyen d'un système de filtrage 70. Bien entendu, le système de filtrage peut être remplacé par un séparateur du type cyclone. Il est important de remarquer que la présente invention ne se limite pas à des nervures ou saillies plates et qu'il n'est 20 pas nécessaire que les éléments d'étagement soient exactement hori-■zontaux mais qu'ils peuvent être inclinés. Par exemple, comme représenté sur la figure 4, il est possible d'utiliser un élément d'étagement pour la surface d'une paroi de réacteur 72 sous la forme d'une bague 74 qui est une section d'un cône et qui est fixée, 25 comme représenté, de manière que son bord libre soit plus élevé - que son bord fixé. On peut aussi utiliser une bague ou un disque conique comme élément d'étagement sur une branche de conduit plongeant ou un serpentin de chauffage ou tout autre élément sensiblement vertical placé dans le lit de catalyseur à distance de la 30 paroi latérale du réacteur. Il est également envisagé de donner à l'élément d'étagement une forme de section droite courbée, par exemple concave. La figure 5 montre un élément d'étagement 76 d'une telle forme fixé à la surface verticale d'un conduit 78 qui peut être la branche plongeante d'un cyclone ou une partie d'un serpen-35 tin de refroidissement ou de réchauffage. On peut utiliser encore -d'autres formes qui seront évidentes aux techniciens en la matière. Le point essentiel est qu'il faut que l'élément d'étagement s'étende latéralement à partir de la surface verticale et que la distance sur laquelle il s'étend latéralement soit suffisante pour 40 interrompre l'écoulement descendant du catalyseur le long de cette 00252 10 2121600 surface. Comme mentionné ci-dessus, l'élément d'étagement doit s'étendre latéralement sur une distance comprise de préférence entre 12,7 mm et 50,8 mm. Bien entendu, la présente invention peut être appliquée d'une façon générale à des réacteurs à lit fluide et à des appareils à lit fluide de mise en contact gaz/solides étant donné que 1'étagement que l'on obtient ne dépend pas du type de catalyseur ou de la nature des réactions ou du processus mis en oeuvre, les dimensions du catalyseur ainsi que les temps de contact et les vitesses linéaires du gaz sont choisis en fonction de ce qui a paru être le meilleur par les techniciens en la matière pour des processus particuliers de réaction au moyen d'un catalyseur fluide. D'une façon caractéristique mais non pas obligatoire, on utilise la présente invention dans des réacteurs ayant une granulométrie de catalyseur de 1 à 1.000 microns, un temps de contact moyen de 1 à 25 secondes et des vitesses de gaz de 3,04 cm/seconde à 304,8 cm/seconde. 72 00252 ii 2121600 REVENDICATIONS 1. Procédé pour commander le déplacement d'une matière solide finement divisée dans une enveloppe ou enceinte dans laquelle une masse de ladite matière solide finement divisée est sou-5 mise à l'influence d'un courant de gaz introduit dans ladite enveloppe à une vitesse suffisante pour maintenir ladite masse sous la forme d'un lit fluidisé dense et turbulent, le procédé susvisé étant caractérisé par le fait que l'on interrompt l'écoulement descendant de ladite matière solide dans ledit lit le long des 10 surfaces verticales de l'enveloppe précitée à une région choisie s'étendant horizontalement le long desdites surfaces sur une profondeur de l'ordre de 12,7 mm à 50,8 mm desdites surfaces de façon à diviser le lit en deux étages, cela avec un écoulement descendant limité des matières solides d'un étage haut à un étage bas. 15 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on interrompt l'écoulement descendant précité au moins à deux niveaux le long desdites surfaces verticales de façon à subdiviser ledit lit en au moins trois étages, cela avec un écoulement descendant limité de matières solides d'un étage haut 20 à un étage bas. 3. Procédé suivant la revendication 1, dans lequel un dispositif auxiliaire comportant au moins une surface verticale est disposé à l'intérieur du lit précité, le procédé susvisé étant caractérisé par le fait que l'on interrompt l'écoulement descendant 25 de ladite matière solide dans le lit précité le long de la ou des surfaces verticales du dispositif auxiliaire à au moins une ou plusieurs régions choisies s'étendant horizontalement à partir de ladite surface sur une profondeur de l'ordre de 12,7 d™ à 50,8 mm à partir dudit conduit. 30 4. Appareil pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1 comprenant une enveloppe, une masse de matière solide finement divisée dans ladite enveloppe et un dispositif pour introduire un gaz dans l'enveloppe précitée à une vitesse suffisante pour maintenir le lit susvisé sous forme d'un lit 35 fluidisé dense et turbulent, l'appareil précité étant caractérisé par le fait qu'il comporte au moins une nervure continue sur une surface verticale intérieure de ladite enveloppe, cette nervure faisant saillie à partir de la surface sur une distance limitée suffisante pour interrompre l'écoulement descendant de ladite 40 matière solide le long de la surface intérieure précitée. 00252 12 2121600 5. Appareil suivant la revendication 4, caractérisé par le fait qu'il comprend plusieurs nervures sur ladite surface verticale intérieure de l'enveloppe précitée de manière à diviser le lit précité en plusieurs étages, cela avec tin écoulement descendant limité de matières solides d'un étage haut à un étage bas. 6. Appareil suivant la revendication 4 pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 3» caractérisé par le fait que l'appareil précité comprend un dispositif auxiliaire dont au moins une surface verticale est disposée dans le lit précité et qu'il comprend en outre un dispositif sur la ou les surfaces verticales du dispositif auxiliaire pour subdiviser le lit précité en étages. 7o Appareil suivant les revendications 4, 5 ou 6 caractérisé par le fait que la nervure est une bague ou couronne. 8. Appareil suivant la revendication 7, caractérisé par le fait que la nervure est une bague ou couronne plate. 9. Appareil suivant la revendication 7, caractérisé par le fait que la nervure précitée est une bague ou couronne conique. 10. Appareil suivant la revendication 6, caractérisé par le fait que le dispositif auxiliaire est un conduit. 11. Appareil suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que la nervure fait saillie à partir de la surface sur aine distance de l'ordre de 12,7 à 50,8 mm.