La présente invention est relative à un procédé et à un appareil de préparation de solutions de traitement photographique par mélange de concentrés de traitement photographique avec des liquides, de manière à former des solutions de traitement. Plus particulièrement, l'invention concerne un tel procédé et un tel appareil opérant à partir de concentrés de traitement présentant une consistance payeuse, ces concentrés pouvant être fluidifiés par l'application de contraintes mécaniques de cisaillement. L'invention est aussi relative à un récipient pour de tels concentrés, ce récipient étant utilisable dans le procédé et dans l'appareil précités. Dans la suite, on entendra par "solution de traitement photographique" toutes solutions telles que les révélateurs liquides, les solutions de renouvellement, les solutions de "départ' ou toutes autres solutions de traitement photographique pretes à l'emploi. On fournit couramment des compositions de traitement photographoque conceutrées, sous la forme de liquides, de poudres, de comprimés et meme de postes ou de gels qu'on dilue dans l'eau pour constituer les solutions de traitement photographique. Les concentrés sous forme liquide sont généralement préférés par les professionnels du traitement photographique, sans doute en raison de la simplicité des équipements nécessaires pour faire s'écouler ces concentrés et pour les diluer. Ces concentrés liquides sont fournis, par exemple, en bouteilles de matière plastique fermées par une membrane frangible et par une capsule protectrice. Une fois la capsule enlevée, on renverse la bouteille au dessus d'un réservoir récepteur comprenant un poinçon qui perce la membrane pour provoquer l'écoulement du liquide. On ajoute de l'eau pour diluer le mélange jusqu'à la concentration convenable pour une solution de traitement photographique. Bien que les concentrés liquides soient très répandus, les concentrés en poudre présentent certains avantages, en particulier en ce qui concerne leur conservation et leur expédition. Par exemple, les photographes amateurs préfèrent souvent les concentrés en poudre en raison de leur faible encombrement et de leur longue conservation. Cependant, la plupart des concentrés en poudre sont considérés comme difficiles à dissoudre et à diluer. Bien qu'il existe sans doute des équipements satisfaisants à cet effet, ceux-ci sont soit encombrants, soit conçus seulement pour des petits volumes de production Ils ne sont pas particulièrement commodes pour des opérateurs inexpérimentés ou lorsqu'on les utilise avec des matériels de traitement automatique de grande capacité. En outre, l'utilisation de poudre est génératrice de poussière et de débordement pendant les opérations de déversement mesuré et de mélange. On peut s'affranchir de certains des problèmes associés aux poudres en les compressant sous forme de comprimés. Cependant, ceux-ci ne sont pas susceptibles de remplacer les poudres, au plan commercial. Les comprimés ne peuvent comprendre de liquide et beaucoup de compositions de traitement photographique ne peuvent être conditionnées sous forme de comprimés. Celles qui le sont comprennent ordinairement des liants qui peuvent rendre difficile la dissolution du comprimé et/ou qui peuvent provoquer des effets sensitométriques indésirables pendant le traitement. Les produits effervescents utilisés pour promouvoir une dissolution rapide sont en général peu efficaces, coûteux et générateurs de complications au stade de la fabrication. On a également proposé des formules de concentrés de traitement photographique propres à une présentation sous forme de pâte. Par exemple, le brevet anglais 4689 décrit des concentrés de révélateur noir et blanc présentant la consistance d'une pâte ou d'une crème, le brevet italien 427 967 décrit des concentrés révélateurs noir-blanc présentés sous forme de pâte, le brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 735 774 décrit des concentrés de fixateur de consistance pâteuse et le brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 784 086 décrit des concentrés de révélateur noir-blanc dont la formulation permet de réaliser un gel lisse. Bien que l'on ait pensé à utiliser des pâtes et des solutions visqueuses ou gels photographiques, on ne trouve par dans la technique antérieure les moyens propres à utiliser les pâtes de manière à en tirer tous les avantages possibles. Les propriétés des formules de pâte décrites dans la technique antérieure ont empeché leur usage. Il apparaît que l'on faisait sortir manuellement les pâtes de leur récipient de conservation et qu'on les mélangeait par agitation manuelle ou autres techniques similaires. Pour cette raison ainsi que pour d'autres, la plupart des pâtes étaient relativement molles et contenaient une quantité excessive d'eau. Les pâtes peu riches en eau étaient considérées comme difficile à dissoudre et présentaient certains des inconvénients des comprimés. Dans la description qui va suivre, il apparaîtra que la présente invention permet de surmonter beaucoup des inconvénients de la technique antérieure et procure des avantages substantiels nouveaux. Suivant la présente invention, on fournit un procédé et un appareil de préparation de solutions de traitement photographique par mélange de concentrés de traitement photographique > présentant une consistance pâteuse avec des fluides de dilution. Les concentrés prennent la forme de pâtes pseudo-plastiques fermes qui se comportent à bien des égards comme un solide mais qui sont fluidifiables sous l'action de contraintes de cisaillement, ce qui facilite beaucoup leur déversement. Une fois fluidifié par cisaillement et mis en contact avec un liquide de dilution, sous turbulence, le concentré se disperse et se dissout facilement pour donner naissance à une solution. Suivant un mode de réalisation préféré de l'invention, on déverse le concentré pattu: à partir de son récipient par un orifice qui forme une coulée fluidifiée par des contraintes de cisaillement nées dans l'orifice. La coulée traverse une chambre de mélange primaire où on introduit un liquide de dilution sous la forme d'un ou plusieurs jets qui percutent la coulée avec une force suffisante pour disperser le concentré et établir un contact Intime entre le concentré et le liquide, sous turbulence. On utilise, en outre, un, mélangeur muni de chicanes fixes internes pour établir une agitation supplémentaire et achever la dissolution du concentré dans le liquide. Au dessin annexé, donné seulement à titre d'exemple - la figure 1 est une vue en coupe partielle d'un récipient en forme de tube suivant 1 invention propre d contenir un concentré de traitement photographique, - la figure 2 est une vue en coupe d'une partie de l'appareil suivant l'invention, pour forcer le concentré de traitement à travers un orifice de manière à fluidifier le concentré par des forces de cisaillement et pour mettre en contact intime le concentré fluidifié et un liquide de manière à dissoudre le concentré dans le liquide, et - la figure 3 est une vue perspective de l'appareil suivant l'invention, pour mélanger un concentré de traitement photographique, fluidifiable sous l'action de forces de cisaillement,e t un liquide, pour constituer une solution de traitement On a représenté à la figure 1 un mode de réalisation préféré d'un récipient suivant l'invention. Le récipient comprend un concentré d'une composition de traitement photographique 11 fluidifiable sous l'action de forces de cisaillement, ce concentré étant placé dans un tube distributeur 13 pour distribuer le concentré à un appareil de dilution 15 (figure 3). Le concentré comprend des phases continues et des phases discontinues combinées de manière à former une pâte concentrée très visqueuse présentant une stabilité physique très voisine de celle d'un solide. La pâte est pseudo-plastique et fluidifiable par cisaillement, ce qui signifie qu'on peut abaisser sensiblement sa viscosité lorsqu'on la soumet à un cisaillement tel que celui qui apparaît lorsqu'on force le concentré à travers un orifice à étranglement. Soumis à un tel cisaillement élevé, le concentré se comporte, du point de vue de son écoulement, plutôt comme un fluide. Il s'écoule librement et, suivant le procédé décrit dans la suite, il peut être commodément dispersé et dissous dans un liquide tel que de l'eau. En d'autres termes, le concentré est très visqueux sous un faible cisaillement mais sa viscosité s'abaisse sous un fort cisaillement. Le concentré de traitement photographique, en lui-meme, est décrit plus complètement dans la demande de brevet français déposée ce jour par la demanderesse et intitulée "Concentrés pour le traitement photographique". En général, le concentré de traitement contient des phases liquides et des phases solides. Les phases liquides continues peuvent comprendre un seul liquide, deux liquides ou plus. Ce peut etre uniquement de l'eau, uniquement un ou plusieurs liquides organiques ou un mélange de liquides organiques et d'eau. Les phases solides comprennent un ou plusieurs des ingrédients de la compositioïi de traitement, ces ingrédients étant ordinairement des solides.Bien que l'on puisse incorporer à la pâte, Si besoin est, des ingrédients liquides ou solides qui ne sont pas des composants nécessaires de la solution photographique prête à l'emploi, on prépare fréquemment la pâte seulement à partir des composants nécessaires de cette solution de traitement, sans qu'il soit besoin d'abandonner aucun des ingrédients utilisés dans les concentrés liquides de la technique antérieure ni d'ajouter des ingrédients supplémentaires. En d'autres termes, on peut réaliser la formulation du concentré stable par le seul choix des proportions relatives des ingrédients, par le choix des dimensions de particules des ingrédients, et par l'ajustement du procédé suivant lequel on les combine. La stabilité physique du concentré sous faible cisaillement constitue une caractéristique importante de ce concentré. Dans cet état, le concentré à un comportement très voisin d'un solide. Il résiste à une déformation et ne peut aisément se répandre. Ces propriétés sont bien entendu très utiles en ce qui concerne la conservation et l'expédition du concentré, mais on pourrait normalement considérer qugelles rendent la distribution du concentré difficile, notamment en quantités mesurées. Cependant, on s'est aperçu qu'on peut utiliser d'autres propriétés du concentré pour faciliter sa distribution, sans que cela exige d'ajouter plus d'eau à ce concentré. Lorsqu'on l'agite convenablement ou qu'on le soumet autrement à des forces de cisaillement, le concentré se fluidifie et peut s'écouler librement. Sa viscosité diminue, le concentré peut se déformer facilement pour se déplacer dans des tubes et des conduits, et on peut le disperser et le dissoudre facilement dans de l'eau pour former une solution de traitement photographique. La viscosité particulière atteinte et l'importance de la fluidification par cisaillement obtenues varient beaucoup avec la grande variété des différents concentrés de traitement. Par exemple, des concentrés typiques présentent une viscosité apparente du domaine qui va de 250 à environ 1300 centipoises et un taux de cisaillement de 800 s l. A un taux -l de cisaillement de 4500 s , on observe couramment une viscosité apparente située entre environ 100 et 500 centipoises, respectivement. Ces valeurs sont obtenues par des mesures réalisées avec un viscomètre dénommé "HI-SHEAR" de la société des Etats-Unis d'Amérique dite Hercules, à la température ambiante. Ce viscosimètre est du type à cylindres rotatifs. Pendant ces mesures, le rotor (ou cylindre intérieur, de 1,95 cm de rayon et 5 cm de hauteur) tourne avec une accélération angulaire constante d'environ 5,49 rad/sec2 pour atteindre une vitesse angulaire maximum de 115 rad/s. Cette rotation communique un taux de cisaillement croissant -l (avec un maximum de 4549 s ) à l'échantillon contenu dans le volume annu- laire qui sépare les cylindres intérieur et extérieur, ce volume annulaire ayant une largeur de 0,5 cm. On mesure le couple transmis au cylindre extérieur par l'échantillon et on utilise cette mesure pour calculer la viscosité apparente en fonction du taux de cisaillement. On utilise ici l'expression "concentré de traitement photographique" pour désigner un produit utilisé poux développer ou traiter autrement un produit photographique, par exemple pour développer, fixer, blanchir, tanner, stabiliser, etc. Ainsi, les solutions de traitement préparées à partir des concentrés décrits ici peuvent être l'une quelconque des solutions utilisées pour traiter des produits photographiques tels que par exemple des solutions de révélateurs noir-blanc, des solutions de révélateurs en couleurs, des bains de fixage, des bains de blanchiment, des bains de stabilisation, des bains d'arrêt, des bains de nucléation, des monobains, des bains de blanchiment-fixage, de pré-tannage, d'acti vationXde conditionnement, des bains renforçateurs, de neutralisation, etc. Le récipient 13 prend la forme d'un tube en matière plastique à parois relativement minces, présentant un col 19 délimitant une ouverture 20 formée à une extrémité du tube, et un dispositif applicateur de pression tel qu'une cuvette mobile 21 qui s'ajuste étroitement dans le corps du tube, à son autre extrémité. Avant utilisation, le col est fermé par une membrane frangible 23 et par bouchon protecteur 25 pour rendre le récipient imperméable à la pénétration de gaz atmosphériques et à la diffusion du concentré. Ainsi, le tube protège le concentré d'une détérioration et, comme cela apparaîtra clairement dans la description qui va suivre, il sert aussi à distribuer le concentré à un appareil de dilution. Une fois le bouchon retiré et la membrane déchirée, on peut faire sortir le concentré du tube par l'ouverture 20 en appliquant une force contre la cuvette 21. Ainsi, outre la protection établie par le tube pour la conservation et l'expédition du concentré, ce tube facilité beaucoup la distribution directe de ce concentré à l'appareil de dilution, sans intervention de boites de maintien intermédiaires ou autres organes similaires. Le tube facilite aussi l'obtention d'une distribution mesurée du concentré, c'est-à-dire qu'on peut faire sortir le concentré du tube par volume mesuré, tout en établissant ainsi une grande constance dans la distribution des ingrédients actifs. On doit dissoudre dans l'eau, ou autres liquides, des produits chimiques de traitement photographique, en quantités très précises, pour préparer des solutions fraiches.Ainsi, pour être utile commercialement, un concentré photographique doit non seulement être facile à conditionner, à expédier et à conserver, mais aussi pouvoir être débité avec la précision nécessaire dans la préparation des solution de traitement prêtes à l'emploi. Il est particulièrement avantageux pour ce concentré de pouvoir être débité par volume mesuré. On entend par là que le concentré doit pouvoir sortir de son récipient en quantité mesurée par volume, avec une très bonne reproductibilîté telle que chaque unité de volume distribuée contient pratiquement la même quantité d'agent actif, en poids.Avec un tel concentré,il il est possible de mélanger un volume prédéterminé de con 3 centré avec un volume prédéterminé de liquide, par exemple 100 cm de concentré dans un litre d'eau et d'obtenir, de manière reproductible, le même poids d'agent actif dans la solution qui en résulte. Le rapport de dilution employé avec le concentré, c'est-d-dire la quantité d'eau ou autre liquide utilisé pour transformer le concentré en une solution de traitement pr1ete à l'emploi, varie beaucoup en fonction du produit photographique à traiter, du procédé de traitement, et des formulations de traitement particulières en jeu. En général, ce rapport de dilution est du domaine qui va d'une partie de concentré avec 8 parties en poids de lliqiude, h une partie de concentré avec 100 parties en poids de liquide. L'ouverture du tube est réduite par rapport au corps du tube, de manière à conserver une configuration raisonnablementcompacte tout en réduisant la surface de la section par laquelle le concentré sort du tube pour aller dans l'appareil d dilution. En outre, et comme cele apparaître dans le description qui va suivre de cet appareil de dilution, les parois du tube n'ont besoin d'être suffisamment résistantes pour supporter lr-- forces nécessaires pour faire sortir la pute du tube, puise que l'appareil de rdilu-:ion peut comprendre un organe de maintien supplémentaire. récipient est conçu pour étre utilisé dans un appareil de dilution comprenant un réceptacle 27 propre à recevoir le recipient, une zone 29 de fluidification par cisaillement (figure 2), un mécanisme presseur 31 et une ou plusieurs chambres mélangeuses 33. Le réceptacle comprend un manchon cxlindrique 35 d'une forme complémentaire de celle du tube 13, ce manchon constituant n support assitoinnel qui empêche le tube de se déformer sous la pression du concentré, quand celui-ci se déplace dans le tube. La zone de fluidification 29 contient un injecteur conique 37 monté sur le col du tube distributeux. Dans le mode de réalisation préféré de l'invention cet injecteur se substitue au bouchon protecteur du tube. Il est clair cependant que cet injecteur peut faire partie du tuba lui-me'me ou bien être incorporé à l'appareil mélangeur. De même cet injecteur conique pourrait aussi prendre la force d'une ouverture circulaire sans prolongement longitudinal, ou ou avec un court prolongement. L'injecteur représenté avarltage d'accroître la distance sur laquelle le concentré est soumis à un cisaillement et, quand la section de cet injecteur décroît de sa base vers son bout, on peut faire croître les forces de cisaille ment au fur et à mesure de la fluidification de la composition.En butre, le bout de l'injecteur peut être coupé à un niveau choisi pour définir la section terminale souhaitée pour cet injecteur. Ainsi, on peut n'utiriser qu'un seul type d'injecteur pour différents concentrés présentant des fluidifications par cisaillement différentes. Quel que soit le type d'orifice utilisé, il doit fluidifier sensiblement le concentré, de manière que celui-ci puisse couler par cet orifice. Le mécanisme presseur utilise une pression d'eau appliquée contre la cuvette pour déformer plastiquement et fluidifier par cisaillement le concentre tout en forçant celui-ci, à travers l'ouverture du col du tube, dans l'injecteur. Plus particulièrement, un obturateur 41 est fixé sur i extréffité du manchon cylindrique et s'appuie de manière étanche sur 1 extrémité du tube 13 de ânière qu'on puisse appliquer la pression d'eau cuvette grSce au conduit 45 d'eau sous pression qui débouche par un embout 43 prs de la cuvette. La chambre mélangeuse 33 comporte en fait deux parties. La première partie, constituée par une chambre mélangeuse primaire 47, comprend un orfice d'éntrée primaire 49, par lequel entre la concéntré, et au moins et et de préférence plusieurs, orifices d1entrée de jets 51, 53 et 55 par lesquels un liquide de dilution vient an contact avec le concentré. Sur la figure 3, on a Jit que le liquide est dirigé par.les entrées de jets vers le centre du concentre fluidifié qui coule de l'extrémité de l'injecteur. Les jets de liquide percutent l'écoulement de concentré avec une force suffisante pour le disperser et pour établir un contact intime entre le concentré et le liquide, dans des conditices de turbulence favorables au mélange. Les jets entrent dans la chambre mélangeuse sous an angle d'environ 30 par rapport à la trajectoire d'écooulement du concentré et ces jets sont diriges vers le centre de la chambre. Bien str, on pourrait utiliser d'autres agencements convenables. Par exemple, on pourrait orienter les jets à 90 et les rendre tangentieles à l'écoulement de concentré. La deuxième partie de la chambre mélangeuse est constituée par un mélangeur statique 57 qui communique avec la sortie de la chambre mélangeuse primaire 33 et qui réalise une agitation supplémentaire pour achever la dilution du concentré dans le liquide. Le mélangeur 57 est muni de chicanes internes fies et il peut prendre la forme de celui représenté au brevet des Etats-Unis 'iériqce 4 093 188. De la chambre 33, la composition diluée passe ans an réservoir 61, par l'intermédiaire d'un embout 59, la solution reçue dans le réservoir 51 étant alors prête à l'emploi. Dans son mode de réalisation préféré, le procédé suivant la présente invention consiste à appliquer des forces de cisaillement à un concentré de traitement photographique fluidifiable par cisaillement pour fluidifier ce concentré, puis à mettre en contact le concentré fluidifié et un liquide de dilution dans des conditions de mélange sous turbulence, pour réaliser une solution de traitement photographique. On obtient le cisaillement en forçant,par exemple1 le concentré à travers un orifice sous pression, de manière à former un écoulement que l'on disperse avec un ou plusieurs jets de liquide. L'écoulement dispersé est ensuite divisé répétitivement dans un mélangeur comprenant des chicanes fixes internes de manière à achever la dissolution du concentré dans le liquide. tans sa forme la plus simple, le récipient suivant l'invention con niant une quantité prédéterminée du concentré. On vide alors complètement le récipient dans l'appareil de dilution, qui y ajoute une quantité prédéterminée du liquide de dilution. L'addition de ce liquide commence de préférence simultanément à la distribution du concentré et se poursuit pendant un certain temps après le vidage du récipient, pour assurer que tout le concentré passe des chambres mélangeuses dans le réservoir. Il est maintenant clair que la présente invention apporte des avantages important s qui ne résultant pas des enseignements de la technique antérieure. On peut fournir et utiliser le concentré, d'une manière qui présente à la fois les avantages des poudres et des liquides. Avant flui dification, le concentré se comporte presque comme un solide qui résiste à des déplacements sous l'effet de la pesanteur ou à un débordement et qui se prête parfaitement à une conservation ou une expédition Après fluidification le concentré coule librement, se déplace facilement dans des tubes et conduits et se dissout commodément dans des liquides tels que de l'eau, quand on les mélange sous turbulence. Le récipient est, de préférence, remplit complétement pour en exclure toute phase gazeuse. REVENDICATIONS 1. Procédé de préparation d'une solution de traitement photographique à partir d'un concentré flûldifiable par cisaillement, ce procédé étant caractérisé en ce que: a) on expulse le concentré d'un récipient par un orifice, pour fluidifier par cisaillement ce concentré et pour former un écoulement de ce concen tré, et b) on met en contact, sous turbulence, le concentré ainsi fluidifié et un liquide pour dissoudre le concentré dans ce liquide et obtenir la dite solution. 2. Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'on dirige un jet liquide vers l'écoulement du concentré fluidifié, avec une force suffisante pour disperser ce concentré et on mélange le concentré et le liquide pour dissoudre le concentré. 3. Procédé conforme à la revendication 2, caractérisé en ce qu'on poursuit l'application du jet de liquide pendant une période de temps prédéter minée, après vidage du récipient. 4. Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'on distribue le concentré en quantité prédéterminée et en ce qu'on lui ajoute une quantité prédéterminée de liquide. 5. Procédé conforme à la revendication 2, caractérisé en ce qu'on fait passer le concentré fluidifié dans une zone de mélange et en ce qu'on dirige alors au moins un jet de liquide vers ce concentré avec une force suffisante pour disperser celui-ci et établir un contact intime entre le concentré et le liquide de dilution dans cette zone de mélange, dans des conditions de mélange sous turbulence, pour établir un premier mélange du concentré et du liquide et on dirige l'effluent qui sort de cette zone de mélange dans un mélangeur qui établit une agitation supplémentaire de cet effluent, de manière à achever la dissolution du concentré. 6. Appareil pour la mise en oeuvre du procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend: a) un moyen pour délimiter un orifice étranglé, b) un moyen pour faire passer le concentré à travers cet orifice de manière à le fluidifier par cisaillement et c) des moyens mélangeurs pour mettre an contact le concentré fluidifié par cisaillement et un liquide de dilution, de manière à disperser et à dissoudre le concentré dans le liquide pour former la dite solution. 7. Appareil conforme à la revendication 6, comprenant une chambre mélangeuse et des moyens pour introduire simultanément le concentré fluidifié par cisaillement et le liquide dans cette chambre, pour mélanger sous turbulence le concentré et le liquide 8. Appareil conforme à la revendication 7, caractérisé en ce quXil comprend (1) une chambre mélangeuse munie d'un orifice d'entrée par lequel entre le concentré fluidifiable par cisaillement d'au moins une entrée secondaire et d'une sortie, (2) des moyens pçnss introduire le liquide dans cette chambre par l'entrée secondaire sous la forme d:un Jet dirigé vers la concentré fluidifié pour disperser celui-ci et établir un contact intime entree le concentré et le liquide dans cette chambre, sous turbulence, et (3) un mélangeur, muni de chicanes fixes internes, communiquant avec la sortie de la chambre pour asaures une agitation suppliméntaire de l'ef fluent venu de cette chambre, de manière à achever la dissolution du concentré dans le liquide. 9.Récipient pour cvoncentré de traitement photographique, utilisables dans le procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend (1) un concentré d'une composition de traitement photographique fluidi fiable par cisaillement formé, au moins en majeure partie, d'une phase discontinue et une phase continue, dans des proportion qui donnent à ce concentré la consistance d'une pâte ferme et, (2) un distributeur pour fournir ce concentré à un appareil de dilution, ce disributeur comprenant un orifice de sortie étranglé et des moyens pour appliques une pression à ce concentré pour le forcer à travers cet orifice. 10. Récipient conforme à la revendication 9, caractérisé en ce que l'orifice de ce distributeur constitue un injecteur qui coopèreavec un appareil de dilution pour diriger le concentrédans une chambre mélangeuse de cet appareil, cet injecteur agissant de manière à fluidifier par cisaillement ce concentré. 11. Récipient conforme à la revendication 9, caractérisé en ce que le dit distributeur comprend un obturateur frangible qui ferme l'orifice de sortie de manière que, lorsque cet obturateur est intact, le récipient soit imperméable à une pénétration par de gaz atmosphériques ou à la diffusion vers l'extérieur du dit concentré. 12.Récipient conforme à la revendication 11, caractérisé en ce que le con centré remplit completement le récipient, pour exclure les phases gazeuses étrangères de ce récipient.