L'invention concerne un procédé pour la pulvérisation de liquides sur des surfaces textiles, ainsi qu'un dispositif pour l'exécution de ce procédé. L'invention est destinée de préférence à l'application de liants, de plastifiants2 d'agents raidisseurs, de solvants et de substances assimilées2 sous forme de gouttelettes, sur une couche de fibres, par exemple un voile de carde en fibres ou une nappe de fibres2 par exemple pour la fabrication de non-tissés, ou sur un autre produit semi-fini ou un produit fini, comme des articles tissés, des articles de mailles, des articles tricotés et autres surfaces textiles, et elle convient tout particulièrement à la technologie des apprêts textiles, pour appliquer des bains de débouillissage2 de blanchiment, de mercerisage,de teinture, etc ainsi qu'aux apprets de finissage de produits textiles, comme par exemple les apprets rendant les textiles infroissables, irrétrécissables, des apprets anti-déformation, anti-redéposition, hydrophilisants, anti-statiques, bactéricides, etc. Le dispositif assure une répartition uniforme des particules de liquide sur toute la largeur de la surface textile Il est possible de régler non seulement la quantité et le débit, mais aussi la grosseur des particules de liquide à appliquer. Les dispositifs actuellement utilisés dans les buts décrits ci-dessus utilisent les principes des buses de pulvérisation, ou des tambours brosseurs rotatifs. Le premier de ces principes, qui est le plus fréquemment utilisé2 consiste à pulvériser le liquide par des buses, au moyen d'air ou d'une haute pression, pour le transformer en petites gouttelettes r Les buses sont fixes ou mobiles, c'est-à-dire qu'elles sont par exemple disposées sur un support mobile ou tournant.Le dispositif doit être installé dans un carter spécial et exige, pour pouvoir fonctionner, tout une série de dispositifs supplémentaires, comme des compresseurs, des récipients sous pression, des filtres et dispositifs d'aspiration, ou assimilés. I1 présente un grand nombre d'inconvénients, de sorte qu'il ne permet pas de satisfaire à l'ensemble des exigences de la technique La vitesse d'éjection du liquide à pulvériser est tellement élevée qu'elle ne permet pas une application sur des structures de fibres ayant un poids par unité de surface relativement faible. De plus, le liquide est pulvérisé sous la forme de figures planes, par exemple des ovales ou des cercles, au milieu desquelles le liquide se concentre, la quantité de liquide diminuant progressivement jusqu'a la périphérie, I1 faut compenser ce manque d'uniformité par une disposition spéciale des buses, ou par leur mouvement, Lors de la pulvérisation proprement dite, il se produit des pertes élevées de liquide, en raison de son échappement dans l'atmosphère environnante; en particulier sur les bords du support De même, le nettoyage de l'ensemble de l'installation, ainsi quedes parties par lesquelles passe le liquide est long et onéreux, du fait que certains constituants du liquide deviennent solides au séchage De même, la fiabilité et le rendement de dispositifs de ce genre souffrent du dépot ou de la solidification de certains constituants du liquide dans les buses. Les installations travaillant selon le principe d'un rouleau de pulvérisation établi par exemple sous la forme d'une brosse tournante conviennent mieux aux buts envisagés. Un dispositif de ce genre fonctionne selon le principe suivant Le liquide, qui se trouve dans un récipient, est entraîné sur la surface d'un rouleau partiellement immergé dans le liquide. A ce rouleau. correspond une brosse cylindrique tournante dont les différentes soies enlèvent, grace a leur élasticité, le liquide de ia surface du rouleau demi-immergé mentionné précédemment, en l'envoyant, sous la forme de petites gouttelettes sur la surface à traiter, qui se déplace d'une manière continue. L'un des principaux inconvénients de ce dispositif réside dans le colmatAge continu des soies de la brosse tournante, colmatage pouvant conduire à leur collage. I1 se produit donc une variation progressive du nombre et de la taille des particules de liquide appliqué.Le nettoyage de la brosse tournante est difficile, et même, dans le cas de certains liquides à haute viscosité et peu solubles, absolement impossible, de sorte que l'ensemble des soies doit tre remplacé. I1 en résulte une augmentation des frais d'exploitation, accompagnée d'une diminution de la qualité de la fabrication et de la capacité des lignes de traitement. L'invention a pour but de créer un procédé pour la pulvérisation de liquides sur des surfaces, procédé caractérisé en ce qu'il permet d'appliquer une couche fine et uniforme de liquide sur un subjectile même fin et facilement destructible. L'invention a aussi pour but de créer un dispositif permettant d'appliquer différents liquides de traitement, en particules de nombre et de grosseur uniformes, avec une demande minimale en énergie, par l'application de la technique de pulvérisation. L'invention concerne à cet effet un procédé pour pulvériser des particules de liquide sur des surfaces, qui doit supprimer les inconvénients mentionnées ci-dessus de l'état actuel de la technique, par l'utilisation d'un rouleau de pulvérisation, auquel est affecté un moyen destiné à appliquer le liquide, les particules de liquide en cours de formation étant dirigées vers la surface à traiter, ce procédé consistant à envoyer le liquide sur la surface du rouleau de pulvérisation sous la forme d'une pellicule qui, sous l'effet de la rotation du rouleau de pulvérisation, se transforme en particules de liquide. L'invention concerne aussi un dispositif destiné à exécuter le procédé mentionné ci-dessus, dispositif équipé du rouleau de pulvérisation et de l'organe applicateur qui lui est associé, ainsi que d'un carter entourant le rouleau d'impression et d'un écran destiné à diriger les particules de liquide en formation vers la surface à traiter, dispositif qui, selon l'invention, est caractérisé en ce que le rouleau de pulvérisation est adjoint sans contact à l'organe applicateur de façon à lui fournir ce liquide sous la forme d'une pellicule. La surface du rouleau de pulvérisation peut être lisse, ou garnie de motifs en relief. Dans une autre réalisation de l'invention, ce motif en relief peut se trouver ou bien sur le rouleau de pulvérisation, ou bien sur l'organe applicateur. La surface intérieure du carter, dont la distance par rapport au rouleau de pulvérisation peut augmenter dans le sens de la rotation, dans la direction de la zone de pulvérisation, sert à concentrer les particules de liquide en un courant unique, et à les briser. L'organe applicateur peut avoir la forme d'un rouleau ou d'une surface de déversement. Quand il s'agit d'utiliser certains liquides exigeant une certaine température, on peut garnir le rouleau de pulvérisation, l'organe applicateur et le récipient contenant le liquide à appliquer d'éléments chauffants. Le procédé et le dispositif selon l'invention présentent l'avantage qu'il est possible de créer un courant de particules de liquide grâce àl'effet des forces d'inertie provoquées par la rotation du rouleau de pulvérisation sur la pellicule de liquide provenant, en raison de l'adhérence, du rouleau semi immergé - habituellement sans contact avec le rouleau de pulvérisation -, ou arrivant par déversement à partir de la surface du rouleau de pulvérisation2 le nombre, la grosseur ou la finesse de ces particules, ainsi que la direction d'éjection, étant réglables. I1 est bien évident qu'il est possible, pour assurer l'évolution voulue du processus d'application du liquide, d'adapter le dispositif à une utilisation finale particulière - relative par exemple à la taille des particules éjectées, à leur quantité, à leur direction, etc -, grâce au réglage de la surface déflectrice entourant, au moins partiellement, le rouleau de pulvérisation par réglage du déflecteur mobile pour diriger les particules éjectées du liquide à appliquer ; et par le réglage de la distance entre le rouleau de pulvérisation et le rouleau d-'application, ce qui permet d'influer sur le processus d'application et les possibilités d'utilisation du procédé et du dispositif pour les adapter à différentes applications techniques, et de les adapter à la surface à traiter et au liquide considéré.Les différentes pièces du dispositif ne sont soumises à aucune usure, de sorte que ce dispositif fonctionne sans pannes, en atteignant une grande durée de vie. Comme le dispositif fonctionne en milieu humide, il ne se produit aucun séchage du liquide en cours de fonctionnement : mQme si par hasard ce phénomène se produit, les différentes pièces peuvent eAtre facilement nettoyées par un procédé chimique ou mécanique.Le dispositif permet aussi l'application de masses fondues, à condition d'installer des moyens de chauffage Lors de l'utilisation du dispositif selon l'invention dans le domaine des apprêts textiles, pour appliquer des bains de débouillissage, de blanchiment7 de mercerisage, de teinture ou autres, ainsi que dans le domaine des apprêts de finition des textiles,- son principal avantage réside dans la diminution des frais de fabrication, diminution qui se fait sentir tout particulièrement dans les économies portant sur les capacités de séchage et de condensation, ainsi que sur la vapeur, l'eau, le courant électrique, les produits chimiques, les colorants et les produits auxiliaires textiles. L'invention sera mieux comprise en regard de la description ci-après et des dessins annexés, qui représentent des exemples de réalisation de l'invention, dessins dans lesquels - la figure 1 est une vue en coupe latérale d'une réalisation du dispositif selon l'invention - la figure 2 est une vue analogue à celle de la figure 1, dans une variante de réalisation - la figure 3 est une vue analogue d'une autre réalisation, où on applique une pellicule liquide sur la surface de travail du rouleau pulvériseur, au moyen d'une surface de déversement - la figure 4 est une vue analogue d'une autre réalisation, dans laquelle le rouleau applicateur et le rouleau pulvériseur tournent dans le même sens - les figures 5 à 7 présentent des vues de détail des deux rouleaux, garnis de différents motifs en relief à clabot. Comme il ressort de la figure 1, le dispositif se compose de deux rouleaux disposés de façon à tourner en sens inverse l'un de l'autre, savoir d'un rouleau pulvériseur 1 et d'un rouleau applicateur, ou rouleau trempant 22 disposés l'un par rapport à l'autre sans contact par leurs surfaces de travail 3 et 4, leur distance respective pouvant tre réglée. Les rouleaux 1 et 2 sont entourés d'un carter 5, dont la surface interne 6 sert à faire rebondir et éclater les particules 7 du liquide 8, particules qui s'echappent de la surface de travail 3 du rouleau pulvériseur 1 par l'effet des forces d'inertie provoquées par sa rotation. Cette surface interne du carter 5 a une forme telle qu'elle s'éloigne progressivement dans le sens de la rotation du rouleau de pulvériseur le de sa surface de travail 3 dans la direction d'une ouverture d'éjection 9, en formant un espace intermédiaire 10 se terminant au niveau de l'ouverture d'éjection 9. L'ouverture d'éjection 9 est recouverte d'un écran réglable 11, destiné à diriger le sens d'éjection des particules 12 du liquide 8 à pulvériser et à appliquer, et, du c8té opposé à l'entrée dans un réservoir d'alimentation 13 contenant le liquide 8, d'un déflecteur 14, à position réglable, l'écran et le déflecteur recouvrant partiellement l'ouverture d'éjection 9. Comme il a été mentionné précédemment, le rouleau trempant 2 est partiellement immergé dans le liquide 8 se trouvant dans le bac 13. Ce liquide 8 adhère à la surface de travail 4 du rouleau trempant 2, est entraîné par ce dernier et, en raison de I'adhérence, franchit, sous la forme d'une pellicule 17, un espace 16, de largeur réglabler se trouvant entre les rouleaux 1 et 2. En raison des forces d'inertie, le liquide 8 est éjecté de cette pellicule 17 sous la forme de particules régulières 12, destinées à être appliquées Si le liquide à appliquer est une masse fondue, les rouleaux 1 et 2, de même que le bac 13, sont équipés d'éléments chauffants 18. La réalisation présentée sur la figure 2 correspond, par son principe, à celle de la figure le et se compose, comme elle, du rouleau pulvériseur 1, du rouleau trempant 2, du carter 5, de l'ouverture d'éjection 9 et du bac 13 contenant le liquide 8. Les deux rouleaux 1 et 2 tournent, ici aussi, en sens contraire, de sorte que le liquide 8 est entrarné, sous la forme d'une pellicule 17, sur une petite partie de la circonférence de la surface de travail 3 du rouleau pulvériseur jusqu'à l'ouverture d'éjection 9, où il est défléchi par une chicane déflectrice 19 en forme de toit, reliée à l'écran réglable 11. I1 est prévu en-dessous de cette chicane déflectrice 19 un tuyau d'touttage 20, en-dessous duquel la paroi du bac 13 est repliée de façon à former une partie oblique 21. La réalisation présentée sur la figure 3 se distingue, par son principe, des réalisations des figures précédentes, par la présence d'une surface de déversement 22, sur laquelle s'écoule le liquide 8, en passant sur le rebord 23, dirigé vers la surface de déversement, d'un réservoir d'alimentation 24. Le réservoir d'alimentation 24 est disposé du coté opposé à l'ouverture d'éjection 9. Dans cette réalisation2 le rouleau 2 disparaît, car le liquide 8 coulant sous la forme de la pellicule 15 est amené par l'intermédiaire de la surface oblique de déversement 22 sur la surface de travail 3 du rouleau pulvériseur 1 , en étant entratné par ce dernier sous la forme d'une pellicule 17. De même, le carter 5 est spécialement adapté à cette réalisation, car il se transforme en une paroi déflectrice 25 qui, s'écarte progressivement dans le sens de l'ouverture d'éjection 9, de la surface de travail 3 du rouleau pulvériseur 1. La surface de travail 3 est complétée par un déflecteur 14, lequel est destiné à défléchir vers le matériau plan les particules de liquide à appliquer. Pour permettre la récupération des particules éjectées, le dispositif possède un bac de récupération 26. Cette réalisation est, elle aussi2 équipée d'éléments chauffants 18. La figure 4 présente une vue d'un détail du dispo- sitif selon l'invention, qui présente une méthode différente d'entratnement du liquide 18 par le rouleau pulvériseur 1 à partir du rouleau trempant 2, tournant dans le même sens que le rouleau 1. La pellicule 17 est entraînée sur le rouleau pulvériseur 1 à partir du rouleau trempant 2, sans traverser l'espace 16, de largeur parfaitement réglée2 entre les rouleaux, puis est éjecté de la surface de travail 3 du rouleau 1 d'une manière analogue à celle présentée précédemment. Les figures 5 à 7 présentent, en coupe transversale, différents assemblages par clabot des surfaces de travail 3 et 4, respectivement du rouleau pulvériseur 1 et du rouleau trem pant 2. La figure 5 présente des motifs triangulaires emboués, la figure 6 des motifs en demi-cercle embottés et la figure 7 des motifs carrés embottés. Bien évidemment, les motifs peuvent présenter d'autres configurations. I1 est bien entendu quelles exemples de réalisation ci-dessus décrits ne représentent pas toutes les possibilités d'exécution et toutes les variantes possibles du dispositif selon l'invention ; ce dispositif, destiné en particulier à la technologie des apprêts textiles, peut etre installé en amont, en aval ou à l'intérieur des installations de finition des surfaces textiles travaillant au large, comme par exemple des machines de débouillissage, des installations de blanchiment, des machines de teinture des séchoirs, des rames, ou autres. Le dispositif selon la figure 1 fonctionne comme suit : Le rouleau pulvériseur 1 tourne sur son axe longitudinal et, en raison de l'adhérence, entratne sur sa surface de travail 3 la pellicule 17, qui provient de la pellciule 15. La pellicule 15, pour sa part, est entratnée, en raison de l'adhérence, par la surface de travail 4 du cylindre tournant 2, immergé partiellement dans le liquide 8 se trouvant dans le bac 13. Les forces d'inertie agissant sur la pellicule 17 la brisent, lancent les particules 7 du liquide 8 ainsi formées contre la surface interne 6 du carter 5, où elles se brisent encore puis, en traversant 11 espace intermédiaire 10 se trouvant entre la surface interne 6 du carter 5 et la surface de travail 3 du rouleau pulvériseur 1, passent jusqu'au déflecteur 14 et à l'écran réglable 11. C'est dans la zone de ces deux derniers éléments que les particules de liquide provenant de la pellicule 17 subissent leur orientation et leur rupture finale en formant les particules 12. On peuttrégler la grosseur, la quantité et le poids des particules 12 du liquide 8 à appliquer, en agissant sur l'épaisseur de la pellicule 15 se trouvant sur la surface de travail 4 du rouleau trempant 2, c'est-à-dire, comme on le voit dans la réalisation présentée sur la figure 1, en agissant sur la vitesse périphérique du rouleau d'apport 2, sur la viscosité et l'adhérence du liquide 8, sur la vitesse périphérique de la surface de travail 3 du rouleau pulvériseur 1, sur la largeur de l'espace 16 entre les rouleaux, sur le diamètre du rouleau pulvériseur l et du rouleau d'apport 2, sur la longueur périphérique de la surface de travail 3 entourée par le carter 5,- sur l'inclinaison et la longueur du déflecteur 14, et sur l'écran réglable 11.L'efficacité du dispositif peut eAtre encore améliorée, en donnant une configuration- convenable aux deux surfaces de travail 3 et 42 par exemple selon les configurations des figures 5, 6 et 7. Le mode de fonctionnement du dispositif selon la figure 2 diffère du mode de fonctionnement du dispositif selon la figure 1 par le seul fait que la zone d'éjection des particules 12 à partir de la surface de travail 3 du rouleau pulvériseur 1 n'est pas identique dans les deux cas. Dans la figure 2, les particules 12 suivent le trajet le plus court pour être pulvérisées sur la surface de la mtière textile La différence entre le dispositif selon la figure 3 et le dispositif selon la figure 1 réside dans la nature de la formation de la pellicule à partir du liquide 8 sur la surface de déversement 22, ainsi que dans le mode de transfert de la pellicule 15 sur la surface de travail 3 du rouleau pulvériseur 1. Le liquide 8 tombe sur la surface de travail 3 du rouleau pulvériseur 1 sous la forme d'une pellicule 15, après avoir passé sur la surface de déversement 22, fixe ou vibrante.La pellicule 17 se formant sur la surface de travail 3 est de nouveau éclatée pour se transformer en particules 12 qui s'appliqueront, comme dans le dispositif selon la figure 1. La différence entre la réalisation de la figure 4 et la réalisation des figures 1 et 2 réside en ce que, dans la réalisation de la figure 4, les deux rouleaux 1 et 2 tournent dans le meme sens, de sorte que la pellicule 15 entratnée par le rouleau d'apport 2 est directement transférée sur la surface 3 du- rouleau pulvériseur 1, ce qui signifie qu'elle n'a pas besoin de traverser l'espace 16 entre les rouleaux 1 et 2. Le dispositif selon l'invention peut, selon sa réalisation, être utilisé pour appliquer différents produits de traitement liquides, comme par exemple des liants sur des structures de libres lors de la fabrication de non-tissés ou des solvants; pour un traitement supplémentaire d'humidification, pour des apprets de surface, pour le foulardage, l'apprêt envers d'articles pils, de tapis, ainsi que dans la technologie des apprêts des textiles, ou assimilés (comme il a été mentionné precédemment). Ce procédé permet ainsi d'appliquer un liquide voulu, en quantités uniformes, sur des matériaux plans, présentant un faible poids par unité de surface, comme les voiles de carde, sans risquer de les détériorer. Les exemples ci-après présentent différentes réalisations préférées de l'invention. EXEMPLE 1 On- déplace sur un système transporteur, entre les parois latérales du dispositif de pulvérisation selon la réalisation de la figure le un voile de carde en fibres de laine ou de coton. Le dispositif de transport se termine ici dans le dispositif de pulvérisation,- et le voile est transféré dans la zone d'application sans subir de tension2 puis envoyé dans une installation de séchage Dans la zone d'application2 le voile de fibres reçoit d'une façon- essentiellement aléatoire de petires particules de liant, qui restent a adhérentes-àsa surface, une certaine partie de ces particules pénétrant à l'intérieur de la structure des fibres. Après séchage, le liant forme, aux points d'incidence des particules, des points de liage. Le liant utilisé était une dispersion d'acrylates, ou une autre dispersion de matières plastiques, avec une teneur en matière sèche comprise entre 10 et 20 %. La fibre était composée de viscose ou de polyester, titre 1,6-7,2 dtex, longueur de coupe 32-80 mm. Masse totale du matériau raidi par unité de surface 5-20 g/m2 Pourcentage de fibres 7-90 % Part revenant à la teneur en matière sèche du liant 25-10 % Vitesse de rotation du rouleau pulvériseur ( 200 mm) 1300 t/min Vitesse de rotation du rouleau d'apport ( 150 mm) 50-100 t/min Distance entre les rouleaux 0,2 mm Vitesse d'entraînementdu voile 19-30 m/min Le voile de carde en fibres ainsi traité peut astre utilisé comme nappe de fibres ayant subi un raidissage préalable, destinée à être traitée sur une machine Mali à faible écartement, ou bien2 après empilage de deux à dix couches et compression, sous la forme d'un produit semìofini destiné à la fabrication de nappes composites EXEMPLE 2 On a procédé comme suit pour la fabrication de non-tissés isolants thermiques et filtrants. Un voile de carde en fibres fabriqué à partir de fibres de polyester (3,9 dtex, longueur 57 mm) et pourvu d'une application de liant acrylique (25 %) selon l'Exemple 1 a été, à sa sortie de la bande transporteuse sans fin d'une installation de séchage à buses, enroulé sur 5 à 20 tours. La couche supérieure du voile a été comprimée sur les couches inférieures, sous l'effet de l'air éjecté des buses2 de sorte que le liant provenant des couches supérieures a pénétré partiellement dans les couches inférieures, ce qui les a fait s'unir entre elles. Après l'enroulement d'un nombre prédéterminé de couches, le rouleau de nappe a été découpé puis enroulé, Un voile de carde de ce genre se caractérisait par une répartition uniforme du liant dans toutes les directions, en particulier dans le sens de l'épaisseur. Ce type de fabrication convient tout particulière ment à la fabrication de produits ayant un poids élevé par unité de surface Pour des produits plus légers, on préfère empiler les couches de voile de carde les unes sur les autres après la pulvé irisation; mais avant l'introduction dans l'installation de séchage. Les cardes et le dispositif de pulvérisation sont, dans ce cas, couplés sous la forme d'une unité tandem. Le produit fini peut être utilisé comme doublure isolante de la chaleur, ou comme filtre à air ou à liquide. EXEMPLE 3 Pour la fabrication de filtres à cigarettes, on a garni un voile de carde en fibres de viscose (7,2 dtex, longueur 2 90 mm, poids surfacique 9 g/m 2 largeur 1,0 m) d'une application de solution de carboxyméthylcellulose à 0,5 %, ayant une teneur en matière sèche de 125 g. Après la pulvérisation du voile à l'état étiré (100 cm), on l'a condensée au moyen d'un anneau de 10 mm de diamètre intérieur.Après le séchage2 on a obtenu un ruban de fibres liées2 souple (poids linéaire 10,5 g/mD PI 20 mm)2 convenant à la fabrication de filtres pour cigarettes EXEMPLE 4 Sur des velours bouclés ou articles poil, qui avaient été fabriqués par aiguilletage, tuftage, technique de Mali ou autre technique analogue il était souvent nécessaire de prendre des dispositions pour que le poil ne puisse s'arracher. Les techniques traditionnelles d'enduction à la racle ou d'imprégnation par utilisation de liants en dispersion, avaient une forte influence sur les caractéristiques des produits, et ne pouvaient être utilisées quand on exigeait de l'article, même après traitement2 une souplesse typiquement textile. Dans ces cas, on peut utiliser avantageusement le dispositif selon l'inven- 2 tion ; ce dernier peut, par l'application de 6 à 10 g/m2 du liant sous la forme de petites particules, empêcher le poil ou les boucles de s'échapper. Le dispositif peut eAtre installé sans difficulté particulière en amont d'une installation de séchage ou d'une rame. EXEMPLE 5 Dans l'application a 'un apprêt infroissable, on a flambé sur une flambeuse, désencollé en rouleau, lavé au large et débouilli sur une installation ROTOWA un tissu de coton (coton 100 9/0,fil peigné M IIen chalne et en trame, texgte 5 = 14,5/22, channe brute 375/dm, trame brute 240/dm).Après acidification et mercerisage, le tissu a été blanchi sur cette installation, puis séché sur une rame sécheuse à l100C On a ensuite pulvérisé sur le tissu ainsi prétraité au moyen du dispositif selon l'invention, un bain ayant la oempo- sition suivante 250 g/l de diméthylolurée 3 g/l d'une dispersion acétate de polyvinyle plastifiée 1 g/l de sels quaternaires d'un produit de condensation de l'acide stéarique avec des alcoylalamines 0,1-0,2 g/I du produit de condensation d'acides gras par la diéthanolamine 1,0 g/l durée 3,5 g/l de chlorure de magnésium. Température du bain à appliquer 0 300C Température du séchage ultérieur sur rame o lOO-llO0C Temps de séjour : environ 24 h durée optimale 3 jours Condensation, par exemple dans le Thermohotflue Vitesse de passage 12 m/min Durée du traitement 5 minutes Température dans la chambre inférieure 1500C Température dans la chambre supérieure. 1450C Lavage final dans le foulard : environ 500C Foulardage ultérieur à froid Vitesse de passage 40 m/min Après séchage sur rame2 on recommande une sanforisation. Opérations finales : mesure et ajustement Les tissus ainsi apprêtés peuvent être utilisés pour des chemises et des vetements pour femmes, et leur fabrication est plus économique que les foulardages d'apprêt traditionnels. EXEMPLE 6 Apprêt antistatique et plastification de non-tissés, par exemple d'articles Mali; ayant la composition suivante Matière de base : chaîne - rayonne polyamide, texturée 60/16 trame - fibres de polyester/coton 65/35, Nm 40/2 Nappe de fibres : fibres viscose 3,5 deniers/60 mm liant : rayonne polyamide 200/32 Poids total par unité de surface : 300 g/m2 Cet apprêt a été réalisé de telle sorte que les textiles non tissés ont été lavés au large, et préséchés jusqu'à une humidité résiduelle de 30 % dans un sécheur à chauffage par contact. On a effectué ensuite un séchage dans une installation de séchage2 de tension et de fixation, avec une vitesse de passage de 40 à 45 m/min2 avec une avance réglée à environ 6 %0 On a ensuite imprimé sur une machine de sérigraphie automatique à pochoir tournant, puis, après vaporisage, on a effectué un lavage dans une laveuse au large à 10 cuves. Avant plastification et apprêt antistatique l'article a été séché par chauffage par contact. L'article ainsi prétraité et imprimé a reçu ensuite une pulvérisation, dans le dispositif selon l'invention, d'un bain ayant la composition suivante 4-5 g/l de l'acétate d'un produit de condensation de l'acide stéarique avec des éthanolamines, sous la forme d'une pâte à 30 % pH 5,5 traitement à l'acide acétique (tampon) L'article a ensuite été séché dans une rame de séchage et de tension, à une température de 110 à 1200cri avec une avance réglée à 5- %0 Cet article-à plusieurs couches, ainsi imprimé, plastifié et pourvu d'un apprêt antistatique, peut être utilisé comme tissu d'ammeublements, dont la fabrication, grâce au procédé d'apprêt selon l'invention, est plus économique. EXEMPLE 7 On a effectué un blanchiment au peroxyde, ainsi qu'con blanchiment optique d'articles tricotés, le tricot, ayant la composition suivante Chaîne - Fibres de polyester/coton 65/35 Trame - Coton peigné M Il, ayant été ensuite flambé, désencollé, puis lavé au large dans une installation continue ou discontinue.On l'a ensuite séché à llo-1200C dans une installation de séchage à chauffage par contact ou sur une rame de séchage L'article ainsi prétraité a reçu ensuite, dans le dispositif selon l'invention, une pulvérisation du bain ayant la composition suivante 27 ml/l d'eau oxygénée à 30 % 27 ml/l de solution silicatée 3 ml/l d'alcoylpolyglycoléther pH 12 lessive de soude à 300 Bé (tampon) 2,5-5,6 g/l d'azurant optique Température du bain à appliquer : 6O0C L'article traité a été transféré dans une chambre de réaction à 980C, puis lavé autre et séché à 110-1200C sur une rame de séchage. On a ensuite effectué les mesures et l'ajustement nécessaires. Après blanchiment, l'article peut être utilisé pour fabriquer des chemises ou pièces d'habillement légères. EXEMPLE 8 On a utilisé, pour une opération de foulardage/ vaporisage à double bain, un tissu ayant les caractéristiques suivantes Contexture : atlas avec un point supplémentaire Chalne : 100 % coton M IIIJ peigné, Nm 68/2, brut 400/dm Trame : 100 % coton M III, peigné, Nm 68/2, brut 260/dm Dans une première phase, on a effectué un prétraitement et un blanchiment comme dans exemple 5 Après ce blanchiment, on a effectué une pulvérisation dans le dispositif selon l'invention2 avec un bain de teinture ayant la composition suivante xxx g/l de colorant Ostazin H 20-80 g/l d'urée 5-10 g/l de métanitrobenzènesulfonate de sodium Température du bain de pulvérisation : 20-800C On a ensuite effectué un séchage intermédiaire à 90-1000C2 puis pulvérisé sur cet article un bain chimique ayant la composition suivante 330-350 g/l de sel de cuisine 30-40 ml/l de lessive de soude à 380 Bé Température du bain : 200C On a effectué un vaporisage pendant 30-60 secondes, dans un vaporiseur à vapeur saturée à 102-l050C Dans certains cas2 la température du séchage doit monter jusqu'à 1200C. On a ensuite pu traiter l'article au tourniquet (rapport de bain 1:20), dans une machine à laver au large en continu, de préférence aussi dans un Jigger (rapport de bain 1:5), selon la méthode suivante ler et 2ème passage : 2 fois eau froide à 20-250C 3ème au 6ème passage : 4 fois eau brouillante à 70-800C 7ème et 8ème passage : 4 g/l de sulfate de cétyloléyle à l'ébul lition 9ème et 10ème passage : rinçage à l'eau chaude à 40-500C rinçage à l'eau froide à " 20-250C On a effectué ensuite un séchage par chauffage par contact ou sur -une rame de séchage. -Après sanforisation, on a contrôlé l'article, puis on l'a mesuré et ajusté. L'avantage de cet apprêt, qui permet de préparer des articles pouvant être utilisés pour les chemises et vêtements féminins, réside en une diminution de la quantité de colorant et d'adjuvant textile consommés. R E V E N D I C A T I O N S 10) Procédé pour la pulvérisation de particules d'un liquide sur des structures planes, en particulier des surfaces textiles, par utilisation d'un rouleau pulvériseur, auquel est associé un organe qui lui apporte le liquide, les particules de liquide se formant étant dirigées contre la structure plane, procédé caractérisé en ce que le liquide arrive sur la surface du rouleau pulvériseur sous la forme d'une pellicule qui se transforme en particules de liquide en raison de la rotation du rouleau pulvériseur. 20) Dispositif pour la réalisation du procédé selon la revendication 1, pourvu du rouleau pulvériseur et de l'organe d'apport qui lui est affecté, ainsi-que d'un carter entourant le rouleau pulvériseur -et d'un écran destiné à défléchir vers la structure plane les particules de liquide en formation, dispositif caractérisé en ce que le rouleau pulvériseur (1) est associé sans contact à l'organe d'apport (2, 22) qui amène le liquide (8) à ce rouleau pulvériseur (1) sous la forme d'une pellicule. 30) Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la surface de travail (3) du rouleau pulvériseur (1) est lisse 40) Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la surface de travail (3) du rouleau pulvériseur (1) porte un dessin en relief. 50) Dispositif selon la revendication2, caractérisé en ce qu'au moins une des surfaces de travail (3, 4), respectivement du rouleau pulvériseur (1) et de l'organe d'apport (2), porte un dessin en relief. 60) Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le rouleau pulvériseur (1) est, au moins partiellement, entouré par le carter (5), dont la surface interne (6) forme une surface déflectrice. 70) Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'espace intérieur (10) se trouvant entre la surface interne (6) du carter (5) et la surface de travail (3) du rouleau pulvériseur (1) s'élargit dans le sens de rotation de ce rouleau pulvériseur (1). 80) Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'organe d'apport est une surface de déversement (22). 90) Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le rouleau pulvériseur (1), l'organe d'apport (2, 22) et le réservoir d'alimentation (13, 24) contenant le liquide (8), associé à l'organe d'apport (2, 22) sont équipés d'éléments chauffants (18)