La prospection et la désagrégation des couches souterraines de sédimentaticn renfermant dans leurs pores, crevasses et cavernes,une part de liquides, gaz ou minéraux provenant de diverses époques géologiques, s'effectue/ au moyen de trous de forage dont l'aménagement se fait par un procédé conventionnel qui consiste, après percement des différentes couches géologiques, à introduire dans le canal de forage un tube de cuvelage en acier, et à cimenter l'espace compris entre la paroi du tube et la paroi du trou de forage. Ceci augmente la résistance de la coupe de forage et isole entre-elles les différentes couches géologiques, supprimant ainsi toute communication hydrodynamique ou autre entre les couches découvertes par les forages. On arrive ensuite à la désagrégation et au traitement des couches d'accumulation ou gisements. Il se produit parfois un cas, principalement lorsqu'il s'agit de pierres calcaires, où-l'on n'introduit pas de tube de cuvelage, la paroi rocheuse étant résistante par elle-même. Dans ce cas la couche d'accumul tion présente un trou de forage ouvert. Dans la mesure où, même avec un trou ouvert et libre, c'est-à-dire de conformation idéale, l'admission n 'est pas suffisante, on prendra pour la désagrégation et le traitement des couches les mesures qui, habituellement, sont nécessaises seulement dans les cas de couches pourvues d'un tube de cuvelage. Partant des rapports propres à l'hydrodynamique et la dynamique des gaz, il est clair qu'une grande partie de l'énergie de pression nécessaire au transfert du contenu des couches d'accumulation vers les puits se perd, parce que dans le cas d'un écoulement selon le rayon d'une sphère, les niveaux d'écoulement en direction du puits sont réduits selon un rapport cubique, et qu' en cas de sens d'écoulement selon un rayon situé dans un plan, ces niveaux d'écoulement seront réduits au carré du rayon. Le but de toute prospection de coupe géologique et de toute désagrégation et traitement de concile cive sédimentation est donc de tendre à agrandir suffisamment et efficacement les niveaux d'écoulement conduisant des différentes couches vers le puits. La désagrégation et le traitement de couches d'accumula- tion s'effectue habituellement de la manière suivante : On utilise à cet effet ce qu'il est convenu d'appeler un perforateur à balles, lequel consiste en un corps de perforateur dont le manteau contient 24 charges explosives par mètre. Lorsqu' on le met en route, le perforateur tire le projectile à travers la paroi du tube de cuvelage et à travers la gaine de ciment située derrire ce tube, envoyant le projectile dans la couche à prospecter.La pronfondeur de pénétration n'excède pas 10 à 15 cm, le diamètre des projectiles se situant entre 6 et 12 ma. Un grand inconvénient rç'side dans le fait qutune part importante des projectiles ne pénètre pas dans la couche d'accumulation, ou qu'elle ne perce pas la paroi du tube de cuvelage. (Une surface d'impact perpendiculaire ne peut être garantie pour chaque projectile). C'est pourquoi une partie des projectiles reste dans le trou de forage ou dan i pites, qui a alors éventuellement besoin d'être nettoyé a fond.Il résulte un inconvénient encore plus grand lorsqu'une partie de rçrojectiles, pénétrant partiellement dans le tube de cuvelage, y reste planté, rétrécissant ainsi de façon inégale la section du trou de forage.Ces projectiles empêchent les travaux au puits ou peuvent provoquer des accidents lors du montage des outils, Une variante améliorée dû perforateur à balles consiste muni elles-mêmes de charges explosives les balles tirées à travers la paroi du tube de cuvelage (charge-torpille), lesquelles de ce fai- dessinent efficaces. On élargit ensuite les canaux ainsi ouvert pu les projectiles.Mise à part 11 efficacité du système de f tC celte méthode présente l'inconvénient de rendre dangereux le tr5tement du trou de forage et que si un projectile reste coince, le tube de cuvelage est endommagé. C'est pour ces raisons 7Rìe culte méthode de forage ne s'est pas répandue partout. ne méthode bien connue pour la prospection et l'ouvertu- re c touches est la méthode du jet ou dard de flamme. Cette fa çon rJ procéder offre plusieurs avantages. La profondeur de péné trator est plus grande de 40 à 50% que dans le cas du perforateur a oates; l'entretien de l'installation est simple.L'inconvénient de cette méthode par rapport à celle du perforateur à balles est que, bien que ie projectile de ce dernier, en présence des particules se trouvant sur son chemin, les presse avec force dans la paroi du conduit qu'il a lui-meme constitué, augmentant ainsi la résistance à la pénétration du milieu ambiant, le "jet" par contre, par suite de l'intensité de la chaleur qu'il dégage, fait fondre les roches, créant ainsi un revetement impénétrable et continu sur la surface du canal formé par la perforation. Au vu des méthodes mentionnées jusqu'ici il est facile de constater qu'en ce qui concerne les surfaces d'un secteur de forage traversé par un puits profond, il est évident que ces méthodes ne peuvent exploiter qu'une petite partie des surfaces. La profondeur de pénétration est faible, c'est pourquoi lorsque -les couches de charge renfermant les gouffres tombent en dehors de la profondeur de pénétration des perforateurs à balles ou à jets, la perforation devient infructueuse. Il n'est pas possible non plus de porter remède à cet inconvénient en mettant en chantier simultanément un grand nombre de perforateurs à balles ou à jets, attachés en une chatne. D'autres problèmes sont créés par cette solution, si l'un des perforateurs de la chatne explose prématurément. Les autres perforateurs continuant à se mouvoir, de leur place, ce mouvement modifie alors cons-idérablement l'orientabilité des perforateurs. Une méthode plus avantageuse de prospection des couches consiste à perforer "par érosion", e0fitilisant une certaine quantité de sable mélangé à un liquide porteur et ayant une granulation d'un certain calibre. Ceci implique I'emploi de groupes de haute capacité, avec des pompes et des injecteurs ayant une haute résistance à l'usure et dont le corps de perforation est muni d'un tube de cuvelage allant jus qu'à l'endroit même de la perforation, le mélange sable-liquide porteur circulant à travers ce tube avec une vitesse appropriée. Du fait des injecteurs, la vitesse d'écoulement du mélange se trouve sensiblement augmentée par rapport à la vitesse de compression et le jet à grande vitesse - lequel dépend de la durée du procédé et de la-vitesse de ltecoulement - taille par abrasion un conduit de profondeur et de section appropriées. Le grand avantage de ce procédé est que les particules de roche arrachées aux conduits ne sont pas pressées dans la paroi du conduit, mais qu'elles en sont enlevées. Un autre avantage est le fait que plusieurs conduits de la grandeur du mètre et de section plus grande peuvent être forés. Ce procédé est également valable pour des problèmes de prospection orientés et spéciaux. Le maniement de l'installation est plus sûr qu'avec la méthode par charges explosives. Il reste cepéndant l'inconvénient qu'au lieu d'un câble introduit dans le trou de forage (ce qui peut autre effectué rapidement à l'aide d'un treuil) il est nécessaire d'introduire un tube- de travail et d'utiliser des groupes de haute puissance. Il faut aussi compter un ten'psj\e travail plus long pour le forage des différents secteurs, et le sédiment sableux doit également être en levé,ce qui augmente le nombre des étapes du procédé ainsi que les dépenses occasionnées. Donc, ce procédé est plus efficace, mais en même temps plus coûteux. Les procédés mentionnés pour la prospection des secteurs sont en grande partie insuffisants pour assurer un forage correspondant des secteurs, des surfaces-d'écoulement et des conditions d'écoulement, ceci parce que la pénétrabilité des couches à prospecter est très faible et que dans l'intérêt de la reduction des pertes de pression il est nécessaire d'avoir un forage des couches plus efficace. Une autre raison est aussi parce que dans le cou rant du procédé - avec la pression d'une veine déjà vidée - il nty a pas la gamme de pressions nécessaire aux conditions d'un écoulement parfait.Il peut aussi se produire que par suite de la configuration des couches d'accumulation ltefficacité de cette méthode soit insuffisante pour pénétrer la zone compacte traversée par le trou de forage ou ayant un facteur de pénétrabilité moindre, devenant ainsi impropre à relier le trou de forage à une couche d'ac- cumulation ayant de bonnes conditions d'écoulement. Afin de réduire ou de supprimer tous ces inconvénients, on a recours à d'autres méthodes pour le traitement de couches c^ologiques parce qu'on est convenu d'appeler le procédé aux aci axes. La variante la plus connue est le traitement avec une solution j l'HCl. e procédé est employé dans le cas d'accumulations rocheuses d pierres calcaires pour effectuer la séparation entre les ouches de grès dur et les liants de la pierre à chaux cimen -ée. Le résultat du procédé aux acides est que les conduits sont éla gis, 4u le volume des pores et donc la perméabilité du par cours à travers la couche est augmenté.Ceci améliore les conditions d'admission et réduit les résistances à ltécoulement. On connait plusieurs variantes de ce procédé, ainsi par exemple le traitement thermique par les acides, le traitement retardé par les acides etc. L'inconvénient est que cette méthode n'est pas applicable en tant que méthode travaillant par elle-mame, de façon indépendante et que les différents éléments, en particulier en ce qui concerne le procédé thermique, doivent entre protégés de la corro sinon. (Ceci peut se faire par exemple, par l'adjonction d'inhibiteurs). Un autre procédé réputé pour son efficacité est le pro eede de fission hydraulique des couches, qui n'est cependant pas applicable de façon Indépendance. Ce procédé consiste, dans le cas d'un trou de forage déjà ouvert (ce qui arr5ve fréquemnent dans le cas d'accumulations de pierres calcaires fissurées), à presser un liquide ae fission dans la couche de permeab lité insuffisante.Ceci augmente la charge hydraulique de le couche, à l'endroit où pé- nètre le liquide, Dans la mesure où les moyens techniques mis en oeuvre permettent une pression supérieure à la résistance des roches ou à la charge géostatiquè, les roches sont désagrégées, fis surées ou ouvertes.Afin que cette zone désagrégée ne se referme pas sous l'effet de la charge géostatique, on procède immédiate- ment après la fissicn, au remplissage et rebouchage des fentes avec du sable mélangé à un liquide porteur (les particules ou grains de ce sable ayant un calibre déterminé). Un rôle tres important est dévolu, dans ce procédé, à la qualité et au calibre des grains du sable, ceci pour qu'il ne s'effrite pas sous l'effet de la charge géostatique, et pour que la zone ainsi remplie soit dote d'une perméabilité plus élevée que celle de la couche d'accumulation. La fission des couches de roche calcaire s' effectue de la même manière avec cependant la différence que le remplissage (bouchage) des fissures s'effectue par traitement aux acides des plans de fissuration.La solution acide fraise la surface de façon irrégulière, de sorte que les plans de fissuration ne peuvent se refermer dans leur position de départ. Pour la simplification des étapes du pro cessé, la fission et le rebouchage des fentes s'effectueront en temps par le moyen des mêmes étapes du procédé, la solution acide étant utilisée comme liquide de fission. Pour réduire la pression de fission ou pour donner une certaine orientation à la fissuration, il est nécessaire au préalable, de préparer par des forages adéquats la couche devant être traitée. Pour cette tâche particulière, on a utilisé jusqu'à présent la perforation par érosion. L'avantage de la fissuraticn des couches est que la désagrégation des couches s'étend sur une longueur de plusieurs dizaines de m?tres. C'est, pour l'instant, la méthode la plus efficace que l'on connaisse. Elle présente l'inconvénient de requérir une installation de haute puissance, un autre désavantage étant le fait que la fissuration des couches doit être préparée. Malgré la préparation par désagrégation des couches, elle est difficilement orientable. La protection du tube de cuvelage est réalisée par le montage de cales de tassement. Il faut en outre utiliser une àssez grande quantité de matriel (plusieurs dizains de m3 d'huile ou de solution acide, plusieurs m3 de sable). Ce procédé est donc non seulement le plus efficace, mais aussi le plus onéreux. Dans la documentation internationale, on mentionne,en outre, un procédé de fission des roches exécuté à l'aide de nitroglycérine. Ce procédé lui-aussi ne peut pas être utilisé de manière autonome et on peut supposer que s'il n'a pratiquement pas été introduit, la cause peut en être imputée àson manque d'efficacité. Un procédé concernant tout le domaine des couches d'ac accumulation et qui est exécuté à l'aide d'une charge explosive nucléaire est utilisé de plus en plus fréquemment, mais il n'y a là que des tentatives, étant donné que ce procédé ne provoque pas seulement un effet mécanique provenant de l'explosion, mais aussi un effet thermique issu de l'explosion nucléaire. L'utilisation de ce procédé requiert des mesures techniques de sécurité tris étendues et des conditions spéciales, et elle est donc Le's coûteuse. Ce procédé ne peut pas être appliqué pour selutionner des problèmes à l'échelon local (par exemple, pour les @@@@@@@ se trouvant à proximité des puits). Pour L'extension des secteurs de trous déjà forés, on e e- re un procédé à grandes charges explosives. Ceci con siste à réaliser une simple explosion à l'aide de grandes charges explosives @@@@ les secteurs de trous de forage qui ne sont pas tours d'un tube e cuvelage. L'inconvénient de ce procédé est que l'explosion engendre une pression qui, partant du point central L'explosion, se propage tout autour de ce point, mais que la vateur de cette pression diminue avec l'éloignement du point central. ooson action n'est pas toujours proportionnelle à l'importance de la charge sarcle quindépendamment de la quantité totale d'explosif, la quantité d'explosif par rapport à la longueur du secteur de trou e forage est toujours constante. En outre, la plus grande partie de l'énergie s'exerce vers e haut et le bas du trou de forage, sans travail utile. De ce iait, la stabilité et la solidité du secteur de trou de forage sont menacées. On court aussi le risque de voir se désagréger des couches daccumulation, dont la désagrégation ou le traitement ne sont pas st,uhaités. Les méthodes qui viennent d'être décrites ci-dessus et visant à la désayrégation et au traitement de couches géologiques cent, ni de façon autonome, ni en combinaison entre elles, ' propriées å l'extraction de pétrole, gaz naturel, eau minérale, etc., dans le domaine des procédés industriels. Il existe un grand nombre de cas montrant clairement que les procédés, dont il a été question, n'ont pas pu être appliqués séparément ou dans leur ensemble pour établir la liaison entre un secteur de trou de forage et une zone d'accumulation, avec de bons paramètres d'écoulement. La raison en est que, à l'exception des procédés hydrauliques de fission, les procédés de désagrégation des couches n'exercent leur action que sur l'environnement immédiat de la zone du puits (sur une partie insignifiante). Les procédés hydrauliques efficaces de fission des couches sont limités par le fait qu'ils requièrent la mise en oeuvre d'une plus grande partie d'éléments, outillages, etc. Il ntest pas possible, avec une cadence de pression élevée, de réaliser une pression supérieure à 500-700 atm. Il arrive souvent que la propagation des surfaces d'écoulement ainsi que la désagrégation et le traitement des couches peuvent pas se faire sans les dégâts qui se rattachent aux procédés usuels. La désagrégation des couches et le traitement des couches ne sont pas suffisamment efficaces par les moyens connus. Ceci nous a conduit au procédé faisant l'objet de la présente invention, qui est une combinaison de plusieurs procédés et qui consiste essentiellement en ce que les couches à traiter ou à désagréger sont préparées par une charge explosive concentrée à haute puissance dirigée sur une ou plusieurs surfaces de coupe, les fissures plus profondes ainsi réalisées de manière conventionnelle par une ou plusieurs explosions étant ensuite élargies et remplies par l'application d'une charge hydraulique. La solution après la présente invention est un procédé d'explosions à déclenchement réciproque, 11 énergie de la charge explosive accumulée dans un secteur de trou de forage étant concentrée,dans le plan de choc, sur un ou plusieurs plans de fission déterminés par avance. (Les plans de fission sont en général horizontaux) Ltdnergie peut être dirigée soit en direction de la zone angulaire d'un rayon de surface ou sur un plan vertical. Ainsi, une grande partie (et dans le meilleur cas, l'énergie totale) de l'explosion partant du trou de forage pourra être dirigée sur un petit secteur.Une conséquence avantageuse de cette installation est que la pression de l'explosion s'exerçant sur paroi du trou de forage occasionne un effort de traction dans les environs du trou de fora ge, réalisant ainsi des cassures et des fissures dans la roche aux endroits Où le facteur de solidité est moindre. Ceci donne une plus grande efficacité à l'explosion. L'efficacité de l'explosion est réduite au minimum dans la direction de l'axe du trou de forage. La réduction au minimum de l'effet de l'explosion (celle-ci fournissant un travail inutile) est réalisée par la conception de la charge explosive, au point de vue de sa construction. Un autre avantage réside dans le fait qu'unie explosion réalisée de cette manière n'endommage pas les éléments de construction et les autres couches situees en amont ou egaval du lieu de l'explosion. La fission des couches réalisée hydrauliquement avec une méthode de préparation au moyen d'explosion dirigées est plus efficace. La fissuration des couches après l'explosion se limite principalement à l'élargissement des fissures réalisées par l'ex- plosion, c'est pourquoi elle peut être réalisée avec des pressions plus faibles à l'embouchure du trou de forage, et les travaux de montage et de démontage des cales de tassement dont le coat est assez considérable peuvent être évités. L'explosion dirigée permet la désagrégation des couches de faible épaisseur que lton renoontre souvent en exploitation minière, sans pour autant que soient détériorées les roches situées du-dessus et en-dessous de ces minces couches d'accumulation. Par un travail de tir aux explosifs dirigé, le tube de cuvelage ou une certaine longueur de parcours de la couche peuvent entre fendus ou morcelés sur une longueur déterminée et d'une façon mixée à l'nvance, c'est-à-dire que l'effet de la charge explosive est dirigé exactement sur un petit secteur, qui ne requiert qu'une petite quantité d'explosif. Il n'est pas exclu également, de pouvoir exécuter plusieurs tirs d'explosifs au même endroit. Il est en outre possible de déterminer et de mesurer par avance l'emplacement et l'effet d'un plan de fissuration. Le but de la présente invention est donc de concevoir un procédé et de réaliser une installation de tirs par explosifs servant a l'exécution de ce procédé, permettant au moyen de ces tirs effectués à partir des trous de forage, de désagréger d'une certaine manière les couches d'accumulation sans détériorer les couches rocheuses se trouvant en-dessous et au-dessus de ces couches d'accumulation. Selon la présente invention, par effet de contre-réac tion de ce procédé de tir aux explosifs, la solution sera résolue de la façon suivante : de détonateurs seront montés dans les extrémités des cartouches, lesquelles rempliront partiellement ou en totalité l'espace cylindrique du parcours de forage à traiter et la partie central de la colonne explosive, mesurée en direction de l'axe, sera disposée dans le plan horizontal de la ou des fentes à réaliser. Toutes les paires de cartouches à l'extrémité de la charge explosive seront mises à feu en même temps. Ainsi seront réalisées, au niveau central des barres ou corps d'explosifs, des vagues de détonations ou des zones de détonations qui, se rencontrant entre elles dans un plan vertical par rapport à l'axe du corps d'explosifs, créeront à l'endroit du choc une pointe de pression résultant de la pression dynamique, et partant du trou de forage cette pointe de pression réalise un plan de fission de forme circulaire, élargissant ainsi le fentes de la zone traitée, ces fentes dépassant alors plusieurs fois le diamètre du trou de forage. Selon les caractéristiques de l'installation servant à réaliser le procédé dans l'esprit de l'invention, les distances déterminées à l'avance, situées entre les corps d'explosifs disposés par paires et face à face, seront assurées, z travers ces corp pressés ou lorsque le tronçon du trou de forage est rempli d'explosif, par un tube flexible, une tige, un câble d'acier ou un élément analogue. Dans les cavernes hermétiquement closes des corps d'explosifs on disposera les cartouches d'allumage padpaires et des charges explosives auxiliaires. Une autre caractéristique consiste dans le fait que les tubes de cuvelage traversant des roches d'accumulation contenant des minéraux sont fendus ou coupés par une pointe de pression de forme circulaire et/ou concentrée en direction de la ligne de l enveloppe du tube. Le montage de l'installation selon la présente invention permet d'obtenir l'application conjuguée des effets du plan de fission par la pression dynamique de l'explosion et de ceux, traditionnels, du "jet" de chaleur, ces pointes d'énergie produisant une concentration d'énergie intégrée en un-endroit donné pouvant être déterminé à l'avance, ce qui amplifie encore l'effet souhaité. Le dispositif selon l'invention est expliqué plus en dé tail à l'aide des dessins joints au présent document, qui ne re prasentent qu'un exemple d'application. La figure 1 représentant la construction du détonateur supérieur, en coupe longitudinale, La figure 2 représentant la construction du détonateur inférieur et La figure 3 représentant la construction du double détonateur, en coupe. Sur la figure 3 on peu-t voir que dans la chatne de mise à feu en question, le cible descendant à partir de la surface du sol contient deux fils d'allumage 7 et un fil O. L'explosion est déclenchée à partir du dispositif de mise à feu disposé à la surface du sol et contenant une paire de bornes 3. Le déclenchement s'effectue même si un fil d'allumage 1 est r rpu. Dans ce cas l'efficacité s'étend à chaque paire de cartouches d'ailuncge. Le bottier de détonateur inférieur 4, le bottier de détonateur double et le bottier de détonateur supérieur 6 sont maintenus ensemble dans la douille de retenue cônique 7 à l'aide des fils d'acner S. La longueur et le diamètre des fils d'acier sont fonctionon du poids et des diriensions de la charge explosive. Dans les boîtiers de détonateurs 4, 5, 6 sont disposés Je S -1o de détonateurs 9, dont les ouvertures intérieures 10 sont occidées par des fermetures de base. Les fermetures de base sont traversées par deux mandrins de c. '25 4, es mandrins étant fixés à leur partie intérieure par le @@@ de liaison 15 et à leur partie extérieure par les fils d'allumage 1 ou e Les extrémités des fils de liaison 15 sont reliées h - 5 des cartouches d'allumage 2. e Les corps de détonateurs 9 sont disposés dans les boî- tiers de détonateurs correspondants. Les bottiers de détonateurs et les corps de détonateurs 9 qui en font partie sont fermement relis entre eux. Le boîtier de détonateur inférieur 4, le bottier de détonateur double 5 et le bottier de détonateur supérieur 6 sont montés sur place, les différents éléments de l'explosif 17 étant introduits entre les bottiers de détonateurs 6. Le dispositif de mise à feu met le contact, le courant passant alors à travers les fils d'allumage t, les mandrins 14 et les fils de liaison 17, arrivant dans les têtes d'allura.ge ou amor- ces des cartouches d'allumage 2, lesquelles s'allument du fait du courant. Lallucge des deux cartouches d'allumage 2 provoque l'allumage de la charge explosive se trouvant dans la chambre intérieure 13, laquelle brûle la partie inférieure 18 du corps de détonateur, provoquant immédiatement après l'explosion des éléments d'explosif tassé 17.Immédiatement après a lieu l'explosion de I' explosif trouvant entre les deux détonateurs, les corps de détonateurs 9 étant disposés face à face, ainsi, par l'effet de refoulement de la pression dynamique, l'explosion provoquera l'effet maximum au milieu de l'espace entre les deux corps de détonateurs. A l'aide du dispositif représenté sur les figures 1 à 3, il est possible d'obtenir deux effets maximum. L'installation décrite ci-dessus est donc capable de fendre de manière circulaire deux couches d'accumulation contenant des minéraux et reliées entre elles par une couche intérieure de roche d'une épaisseur d'environ 0,5 à 1 mètre. L'invention décrite dans le prsente document ne se limite pas aux applications dérivées des dessins de ce document. On peut concevoir le remplacement des éléments par d'autres éléments de même valeur. Ainsi peut-on par exemple choisir le nombre et l'emplace- ment des paires de détonateurs. Les charges d'explisifs enfermées entre les paires de détonateurs peuvent être déplacées entre elles, avec des espaces réduits ou avec des espaces de plusieurs mètres. Elles peuvent en outre être déplacées le long d'un axe ou d'une courbe en trois dimensions. On peut également choisir la forme des détonateurs et des corps explisifs. Les charges explosives peuvent même consister en un liquide explisif de remplissage, en une poudre explosive de remplissage, etc. dans lassesure où la caverne, ou le secteur à traiter au niveau du plan de fission, ou le problème, autorisent l'emploi de l'explosif sous cette forme. Pour ces raisons, le procédé décrit dans la présente invention ainsi que son dispositif sont plus efficaces que les procédés et dispositifs utilisés jusqu'à ce jour. MXme l'explosion concentrée sur des directions ae pointe, se propage, en tant que préparation à la désagrégation des couches, atteignant plusieurs fois le diamètre du trou de forage. Les fissures et couloirs formés par l'explosion dirigée, seront encore élargis par la charge hydraulique des différents secteurs de couches, et bouchés, obturés, immédiatement après ou en mdme temps4 Alliant ainsi les effets du procédé de fission par explosifs et ceux du procédé de fission des couches par les moyens hydrauliques, on en retirera de grands avantages. Outre une désagrégation efficace des couches, il convient de mettre l'accent sur la bonne dirigeabilité de ce procédéde mise à feu. Il y a là un avantage certain dans le cas des gisements de pétrole ou de gaz naturel, à plus forte raison si cette explosion est effectuée dans des conditions spéciales. L'explosion a lieu, la plupart du temps, sous forte pression et eniprésence de liquides ou de volumes gazeux ayant une action corrosive, dans un secteur situé dans une courbe à trois dimensions, et de manière à ce que l'espace disponible soit bien rempli par de l'explosif. On peut ne mettre qu'une charge explosive réduite, en se réservant la possi bilité d'une extraction des gaz ou des liquides par le canal du trou de forage. Dans le tronçon de couche désagrégé par l'explosion, en applicant une forte pression à 1' embouchure du trou de forage, après l'explosion, on injectera sous pression un liquide de fission jus qutà ce que l'on se rende compte de ltouverture des fisSures et couloirs ainsi créés et de leur élargissement, ce que l'on remarquera à la baisse de pression du liquide. Si le secteur contient des pierres calcaires, ce procédé se révèlera plus efficace par l'ad jonction de ia solution boueuse servant au rebouchage. Lorsqu'il s'agit de couches de grès, il conviendra, immédiatement après les travaux d'élargissement des fissures, d'injecter sous pression un mélange de liquide et de sable, pour le rebouchage. Le procédé selon la présente invention n'exclut pas une cortinaison de celui-ci avec-d'autres procédés, dans laEesure où la tâche l'exige. REVENDICATIONS 1. procédé pour la désagrégation et cour le traitement de couches .'clogiees traversées a d3-s trous de ferage, caractérisé par le fait que la charge ex > ;;losive servant au traitement et à la dcs grégatian, gainée par un tube de cuvelage ou remplissant au oins partiellement des tronçons de trous de forage exempts de tube, est-disposée entre des paires de détonateurs, la distance ou les distances entre ceux-ci tant maintenue constante et ces paires de détonateurs étant déclenchées ensemble et en menue temps les unes contre les autres, la pression dynamique dégagée au centre de l'espace compris entre ces détonateurs montés en tête-bêche produisant ainsi urie pointe d'énergie au niveau du plan de fission. 2. Procédé selon revendication 1, caractérisé en ce que la concen tration locale d'énergie est amplifiée par la conformation de la surface de contact du niveau d'allumage des détonateurs et de la charge explosive. 3. Procédé selon les revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que la concentration locale d'énergie provoquée parla char ge explosive amorphe contenue dans un réservoir de forme adéqua te est augmentée par la forme adéquate de la charge explosive et/ou du rnservoir. 4. Procédé selon les revendications 1 a' 3, caractérisé par le fait qu'au Cas où il s'agit d'effectuer des travaux de tir dans le but de désagréger des couches de grès et de les traiter, l'ex plosion s'effectue à l'intérieur d'une boue alcaline, pour en amplifier les effets. 5. Procédé selon les revendications t à 4, caractérisé par le fait que pour augmenter l'effet, les tronçons de couches traitée ou désagrégés par les travaux de tir, ainsi que les fentes et cou loirs ainsi obtenus sont soumis à une charge hydraulique qui les disloque, les fissures et couloirs ainsi élargis étant en suite rebouchés.