La présente invention concerne l'industrie microbiologique et a notamment pour objet un procédé de préparation d'un acide aminé. Ledit acide aminé peut trouver des applications notamment en médecine, dans la fabrication de fibres synthétiques, l'industrie alimentaire et ltelevage. On connait déjà des procédés de préparation d'acides aminés par fermentation submergée de microorganismes déterminés producteurs d'acides aminés sur des milieux nutritifs contenant en qualité de source de carbone des hydrocarbures et leurs dérivés, par exemple des n-paraffines en C11-C18, le cyclohexane, le benzène pétrolier, les alcools éthylique et méthylique, l'acide acétique, des hydrates de carbone, par exemple la mélasse, les hydrolysats de l'amidon, de la pomme de terre ou des céréales, les hydrolysats d'hexose des variétés sélectives de la matière première végétale. On connaît un procédé de production des acides aminés sur un milieu d'hydrocarbures. Le procédé consiste à cultiver un mélange de microorganismes de Micrococcus glutamicus en présence d'Arthrobacter paraffineus, ou de Brevibacterium ketoglutamicum, capables d'assimiler les hydrocarbures et de produire l'acide L-glutamique, la L-lysine, la L-valine et l'homosérine (brevet d'invention français N 1577264). On connaît aussi un procédé de préparation d'un acide aminé par culture de Pseudomonas, Corynebacterium ou Saccharomyces sur un milieu nutritif contenant des hydrocarbures insaturés en qualité de source de carbone, des sels minéraux, des stimulants de croissance. A la suite de la fermentation, on obtient 3,5g de L-asparagine à partir de 15 1 de milieu nutritif (brevet d'invention Japonais N 5011472). On connaît également un procédé de préparation de Lysine par culture de souches Brevibacterium ketoglutamicum 2473-Np-l97 ATCC 21297 et Arthrobacter paraffineus 2411-Np- 82-ATCC 21298 sur un milieu nutritif contenant en qualité de source de carbone des n-paraffines en C11- C50, des hydrocarbures aromatiques, des fractions pétrolières, du pétrole brut. Sur un milieu contenant 5% en poids de n-paraffines en C12-Cl7 on a accumulé 3,2 mg/ml de lysine (brevet d'invention soviétique N 415890). On connaît en outre un procédé de préparation d'acides aminés : la L-lysine, l'acide L-aspartique, la L-alanine, la -valine, la L-leucine et la L-arginine par fermentation dans un milieu de culture contenant en qualité de source de carbone du méthanol. La concentration en méthanol du milieu est inférieure à 3% en volume. On utilise en qualité de source d'azote les sels d'ammonium, l'ammoniac, l'urée, la peptone ou l'extrait de levure. On introduit dans le milieu des composants minéraux. On utilise en qualité de souche productrice Protaminobacter thiaminophagus ATCC 21927. Le rendement en produits finis constitue 0,21 g/l de L-lysine ; 0,14 g/l d'acide L-aspartique ; 0,48 g/l de L-alanine, 0,6 g/l de L-vaîine ; 0,72 g/l de L-leucine 0,49 g/l de L-arginine (brevet d'invention américain NO 3907641). On connaît un procédé de préparation d'acide L-glutamique par synthèse microbiologique avec utilisation en qualité de source de carbone de matériaux hydrocarbonés bruts, tels que les hydrolysats de l'amidon de pomme de terre ou de céréales, le sirop de sucre cru, la mélasse de betterave et de canne à sucre. Le procédé consiste à purifier les sources de carbone en les débarrassant de l'excès de biotine par voie microbiologique, à stériliser le matériau hydrocarboné après sa purification par fermentation, à cultiver la souche productrice d'acide glutamique et à isoler le produit fini. Le rendement maximal en acide glutamique constitue 39,2 g/l, la teneur en hydrates de carbone du milieu nutritif étant de 10%. A titre de souches productrices on utilise les microorganismes : Micrococcus glutamicus, Bacillus subtilis, Brevibacterium lactofermentum, et autres (brevet d'invention américain NO 3451891). On connaît un procédé de préparation de la L-lysine sur un milieu nutritif contenant à titre de source de carbone l'hydrolysat de polysaccharides. L'hydrolysat de polysaccharides utilisé n'est pas concrétisé, car on sait que les polysaccharides font partie aussi bien de la paroi cellulaire des matériaux végétaux que des microorganismes vivants, par exemple de la levure, des champignons (certificat d'auteur URSS N 171727). On connaît un procédé de préparation de L-lysine, prévoyant l'utilisation, en qualité de matière première, des hydrolysats d'hexose des linters des graines de coton ou de la cellolignine du bois conifère. On conduit le processus à l'aide de bactéries productrices Micrococcus ou Brevibacterium. Le rendement en lysine est de 25 g/l lorsqu'on utilise 12% en poids d'hydrolysat de linters de graines de coton (calculé par rapport au sucre) (certificat d'auteur URSS NO 262053). L'hydrolysat de linters de graines de coton et les hydrolysats de l'hexose de la cellolignine des variétés conifères contiennent des monosaccharides à 6 atomes. L'absence de monosaccharides de pentose exerce une action négative sur le processus de la synthèse mierobiologique. Ce procédé n'a pas trouvé de réalisation industrielle, car les linters des graines de coton, après un traitement insignifiant sont utilisés comme fourrage, et les hydrolysats d'hexose de la cellolignine du bois conifère ne peuvent pas etre utilisés sans traitement additionnel, car les hydrolysats de la matière première végétale, outre les monosaccharides, contiennent des impuretés inhibant la croissance des microorganismes. Les procédés indiqués de préparation d'acides aminés présentent certains inconvénients - bas rendement en produits finis lorsqu'on utilise en qualité de source nutritive de carbone des hydrocarbures du pétrole - emploi d'espèces déficitaires de la matière première : mélasse d'amidon, etc., utilisés en qualité de fourrage pour le bétail - processus compliqué de purification microbiologique de la matière première hydrocarbonnée visant à la débarrasser de la biotine en cas d'obtention de l'acide L-glutamique. La présente invention se propose de supprimer les inconvénients précités. Conformément à cet objectif, on s'est donc proposé de mettre au point un procédé de préparation d'un acide aminé en selection- nant un milieu approprié pour les souches de microorganismes producteurs de cet acide, procédé qui permettrait d'intensifier le processus, d'améliorer la qualité du produit visé et d'augmenter son rendement. Ce problème est résolu en ce que le procédé d'obtention d'acide aminé par fermentation submergée de microorganismes producteurs de cet acide sur un milieu nutritif renfermant des sources de carbone, d'azote et des sels minéraux, est caractérisé suivant l'invention, en ce que, à titre de source de carbone, on utilise un mélange de monosaccharides d'hexose et de pentose, mélange obtenu par hydrolyse de percolation de la matière première végétale cellulosique, et débarrassé du furfural et contenant de 1 à 3%, par rapport au poids des monosaccharides, d'hydroxyméthylfurfural et de substances lignohumiques. L'avantage de l'utilisation du mélange de monosaccharides obtenu par hydrolyse de percolation de la matière première végétal cellulosique consiste en ce que la présence des monosaccharides de pentose favorise la croissance des microorganismes et leur pouvoir de production. L'élimination du furfural, de l'hydroxyméthylfurfural -et des substances lignohumiques contribue à l'intensification du processus de synthèse microbiologique de l'acide aminé. I1 est rationnel, pour une élimination plus complète des impuretés mentionnées, de réaliser la purification dudit mélange de monosaccharides d'hexose et de pentose par filtration à un pH égal à 3,3-3,7, par évaporation sous vide à une température de 60 à 800C Jusqu'à une teneur en monosaccharides de 6 à 11% en poids par oxydation avec un gaz contenant de l'oxygène en présence d'un adsorbant ou d'un alcali et par stérilisation. Pour augmenter le rendement et la qualité du produit visé, il est préférable d'utiliser un mélange de monosaccharides d'hexose et de pentose de l'hydrolyse de percolation du bois des variétés feuillues et conifère. Le procédé proposé de préparation de l'acide aminé est mis en oeuvre de la manière suivante. Le procédé de préparation de l'acide aminé suppose l'emploi à titre de source de carbone, d'un mélange épuré de monosaccha rides d'hexose et de pentose résultant de l'hydrolyse de percolation de la matière première végétale contenant la cellulose. En URSS la matière première végétale est transformée par la méthode de percolation de l'hydrolyse par l'acide sulfurique dilué. La méthode de percolation de l'hydrolyse permet de transformer toutes les formes de la matière première végétale contenant la cellulose - les déchets agricoles (cosse de riz et de coton, trognon de mais, rafle de tournesol, etc), les déchets du travail du bois et de la scierie (dosse, latte, sciures), la lignine de bois indépendamment de la variété du bois. Dans le cas de l'hydrolyse à deux étapes, par exemple du bois à feuilles, on conduit le processus à la première étape avec formation principalement de monosaccharides de pentose pour obtenir ensuite du furfural. On obtient à la deuxième étape du processus une solution de mélange de monosaccharides correspondant à leur rapport préféré pour la synthèse microbiologique de l'acide aminé, à savoir de 90 à 95X de monosaccharides d'hexose, et de 5 à 10% de monosaccharides de pentose. Pendant la transformation du bois conifère, les hydrolysats de la première étape renferment un mélange de monosaccharides d'hexose (70 - 80%) et de pentose (20 - 30X). On utilise le mélange de monosaccharides indiqué pour l'obtention de levure protéique. Les hydrolysats résultant de la deuxième étape de l'hydrolyse du bois conifère contiennent de 95 à 98% de monosaccharides hexose et de 2 à 5% de monosaccharides de pentose. Les hydrolysats industriels de l'hydrolyse de percolation de la matière première végétale -contenant la cellulose renferment un mélange de monosaccharides d'hexose et de pentose à raison de 2-3X en poids. En modifiant les régimes de l'hydrolyse de percolation et la matière première, on obtient les solutions du mélange de monosaccharides présentées dans le tableau. Outre les sucres, les hydrolysats de la matière première végétale renferment des impuretés qui sont un mélange complexe de composés différant par leur quantité et leurs propriétés. Les impuretés présentes dans les hydrolysats peuvent être divisées en 2 groupes : composants volatils et composants non volatils. Les impuretés volatiles inhibitrices constituent de 1 à 3% en poids du mélange de monosaccharides, les impuretés non volatiles inhibitrices sont présentes dans l'hydroîysat de départ à raison de 5 à 6X en poids du mélange de monosaccharides. La présence de 0,03 à 0,07X en poids de furfural dans l'hydrolysat de la matière première cellulosique végétale empoisonne le système de microorganismes enzymatiques; la présence d'hydroxyméthylfurfural dans le milieu d'hydrolyse ralentit la croissance des microorganismes et inhibe leur pouvoir de production ; les substances lignohumiques et colorantes contenues dans les hydrolysats sont absorbées dans les parois cellulaires des microorganismes en rendant difficile l'accès des substances nutritives à la cellule. Etant donné qu'on conduit l'hydrolyse de percolation de la matière première cellulosique végétale en présence d'acide sulfurique comme catalyseur du processus, on neutralise avant tout la solution de mélange de monosaccharides obtenue. On neutralise l'hydrolysat acide avec du lait de chaux ou de l'eau ammoniacale , de préférence jusqu'à un pH de 3,3-3,7, et on sépare par filtration des substances en suspension. On évapore sous vide le filtrat à une température de 60 à 800C jusqu'à une teneur en monosaccharides de 6 à 11% en poids, optimaux pour la synthèse microbiologique de l'acide aminé. Tableau Composition d'hydrolysats de monosacharides obtenus par hydrolyse de percolation de la matière cellulosique végétle types Matière d'hydrolysats premlère Teneur relative en monosaccharides, % cellulosique végétale glucose mannose galactose xylose arabinose d'hydrolyse bois conifère 70,94 17,41 2,59 7,34 1,73 percolation à bosi à feuilles 61,93 2,78 1,61 32,36 1,31 une seule étape mélange de bois 66,57 10,17 2,03 19,77 1,45 à feuilles et conifère Rafle de 55,1 3,11 1,94 32,62 5,44 tournesol Trognon de mals 49,4 - 2,72 43,43 4,79 Cosse de coton 61,2 1,46 1,30 36,42 1,30 2,08 Deuxième étape de Bois conifère 92,66 5,06 - 5,29 l'hydrolyse de per- Bois à feuilles 92,87 1,84 colation à deux Mélange de bois étapesx conifère à feuilles 92,75 3,62 - 3,62 Mélange de rafle de tournesol et de trognon de mals 90,30 1,95 - 7,77 Cosse de coton 92,82 2,39 - 4,79 @) On utilise les hydrolysate de la premlère étape de l'hydrolyse pour préparer soit le furfural, soit le xylitol, soit la levure fourragère. Le respect des paramètres indiqués du processus d'évaporation permet non seulement de réduire la décomposition des sucres, mais aussi de parvenir à une élimination complète des impuretés inhibitrices volatiles, à savoir : le furfural, 1 I hydroxyméthylfurfural. Les impuretés organiques non volatiles de l'hydrolysat, à savoir l'hydroxyméthylfurfural, les substances lignohumiques et colorantes, sont oxydés. L'oxydation du filtrat réduit par évaporation (mélange de monosaccharides) est réalisée à l'aide d'un gaz contenant de l'oxygène en présence d'un adsorbant, par exemple de charbon activé ou d'alcali, I1 est avantageux de réaliser l'aération pendant 60 minutes à une température de 450C. Outre l'oxydation des impuretés non volatiles, on accélère au cours de l'aération la coagulation des substances lignohumiques contenues dans l'hydroîysat à l'état colloïdal, Les opérations mentionnées permettent de diminuer la teneur en hydroxyméthylfurfural et en substances lignohumiques jusqu'à 1-3% du poids de monosaccharides dans la solution. La purification proposée contribue à l'intensification de la synthèse microbiologique de l'acide aminé grâce à l'élimination des impuretés inhibitrices volatiles et non volatiles contenues dans l'hydrolysat. Dans la solution purifiée du mélange de monosaccharides on ajoute une source azote et des sels minéraux, et on stérilise. Le milieu nutritif préparé de cette façon est ensemencé par une culture de 24 heures d'un microorganisme producteur, et la fermentation est conduite dans des conditions d'aération. La fermentation terminée on isole le produit visé sous forme d'acide aminé par des procédés connus. L'invention proposée permet d'intensifier le processus, d'améliorer la qualité et d'augmenter le rendement en acide aminé grâce à l'utilisation, à titre de source de carbone, d'un mélange de monosaccharides d'hexose et de pentose, obtenu par hydrolyse de percolation d'une matière première cellulosique végétale disponible en quantités illimitées. Un autre avantage de cette invention est que la source de carbone utilisée est facile à se procurer et peu couteuse,car le mélange de monosaccharides obtenu au cours de l'hydrolyse de percolation de la matière première cellulosique, par exemple du bois, est de 30% moins coûteux que la source de carbone largement employée pour la préparation d'acide aminé, c'est-àdire la mélasse. De plus, l'emploi en qualité de source de carbone d'un mélange de monosaccharides permet de réduire les opérations technologiques comparativement au procédé connu (brevet d'invention Etats-Unis NO 3451891), qui exige une purification microbiologique compliquée de la source de carbone (mélasse) à partir de l'excès de biotine. Un avantage additionnel du procédé proposé consiste en ce que la solution de mélange de monosaccharides, utilisée en qualité de source de carbone, contient également en quantité suffisante et optimale des stimulants de croissance des microorganismes, car les matériaux cellulosiques ont une base naturelle végétale. Un autre avantage de l'invention consiste également en ce que l'utilisation de la nouvelle source de carbone permet d'obtenir, lors de la synthèse d'un acide aminé, par exemple de L -lysine, un produit non hygroscopique, non agglutinant en cours de stockage. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation concrets mais non limitatifs. Exemple 1. L'hydrolysat obtenu à la deuxième étape de l'hydrolyse de percolation d'un mélange de bois conifère et feuillu, contenant 2,51% en poids de monosaccharides d'hexose et 0,09% en poids de monosaccharides de pentose, est neutralisé Jusqu'à un pH de 3,3, puis il est filtré, le filtrat est évaporé sous vide à une température de 600C Jusqu'à une teneur en monosaccharides de 6,0X en poids. La solution de mélange monosaccharides dont le volume est réduit par évaporation est oxydé avec l'oxygène de l'air pendant 60 minutes à une température de 450C en présence de charbon activé, puis filtré. Pendant la purification de 1'hydrolysat, on élimine entièrement le furfural, ce qui est établi par la méthode de chromatographie en gaz. La teneur en hydroxyfurfural et en substances lignohumiques constitue après la purification 2,5% du poids des monosaccharides. On détermine leur présence par la méthode de spectrophotométrie de l'hydrolysat avant et après la purification. Dans une solution de monosaccharides purifie prise à raison de 1000 ml, on introduit : 15 g de (NH4!2S04; 0,5 g de K2HP04 ; 0,5 g de KH2POP4 ; 0,2 g de MgSO4. 7 H20 ; 2,5 g d'extrait de mais, 0,4 g d'homosérine ; on porte le pH du milieu jusqu'à 7,0 avec de l'alcali. On coule le milieu par portions de 50 cm3dans des ballons roulants de 750 cm3 de capacité. Dans chaque ballon on place à raison de 0,5 g de craie et on effectue la stérilisation sous une pression effective de 0,8 atm. pendant 30 minutes. On introduit ensuite à raison de 2,5 cm3 d'une culture de 24 heures de Brevibacterium 22 dans chaque ballon. On prépare cette culture sur un milieu d'ensemencement de composition suivante : glucose - 2,0% en poids ; extrait de mais - 2,0% en poids ; NaCl - 0,3% en poids ; pH du milieu - 7,0. On stérilise le milieu d'ensemencement, on enseménce par une culture inclinée âgée de 24 heures, et on fait croltre sur une secoueuse à une température de 28 à 320C pendant 24 heures. Comme culture productrice de la L-lysine on utilise la souche de Brevibacterium 22 déficitaire en homosérine. On conduit la fermentation sur une secoueuse à 200 tr/mn à une température de 28 à 3O0C pendant 60 heures. La concentration en L-lysine constitue 18 mg/ml, le rendement en acide aminé est de 30% du mélange de monosaccharides du milieu nutritif. On sépare la liqueur culturale à partir de.a masse biologique bactérienne, on acidule Jusqu'à un pH de 4 à 5 et on stabilise avec 0,2% en poids de métabisulfite de sodium. On fait passer le liquide stabilisé à travers des colonnes d'échange ionique remplies d'ionites. On évapore 1'élut obtenu jusqu'à-une teneur en lysine de 40% en poids, puis on acidule la solution Jusqu'à un pH d'environ 5,0, on refroidit jusqu'à une température de 12 à 140C et on cristallise. Exemple 2. L'hydrolysat obtenu à la deuxième étape de l'hydrolyse de percolation du bois conifère, contenant 2,73% en poids de monosaccharides d'hexose et 0,07% en poids de monosaccharides de pentose, est neutralisé jusqu'à un pH de 3,5 et filtré ; le filtrat est évaporé sous vide à une température de 700C jusqu'à une concentration en monosaccharides de 11% en poids. La solution évaporée du mélange de monosaccharides est oxydée avec l'oxygène de l'air en présence de charbon activé à une température de 450C pendant 30 minutes. La solution est filtrez. Après la purification, la solution de mélange de monosaccharides ne renferme pas de furfural, ce qui est déterminé par la méthode de chromatographie gaz-liquide. La teneur en hydroxyméthyl- furfural et en substances lignohumiques de la solution purifiée constitue 1% du poids des monosaccharides. On détermine leur présence par la méthode de spectrophotométrie avant et après la purification. Dans la solution purifiée de mélange de monosaccharides, prise à raison de 9,6 1, on introduit 225 g de (NH4)2S04 ; 7,5 g de K2HPO ; 7,5g de KH2PO4 ; 3 g de MgSO4 7H20 ; 600 g d'extrait de mais ; 150 g de levure fourragère, et on ajoute de lleau jusqu'à 15 1.On place le milieu dans un fermenteur de 30 1 et on stérilise sous pression effective de i atm. pendant 30 minutes. Après la stérilisation, on porte le pH jusqu'à 7,0 par l'eau ammoniacale. On introduit ensuite 750 cm3 d'une culture âgée de 24 heures de Brevibacterium 22, préparée de la même façon que dans l'exemple 1. On conduit la fermentation à une température de 28 à 300C en soufflant le milieu avec de l'air à une vitesse de li m31m3, la vitesse d'agitation étant de 400 à 500 trXmn. On maintient le pH du milieu pendant la fermentation avec de l1eau ammoniacale ou de l'acide sulfurique. La fermentation dure 60 heures. La concentration en L-îysine est de 22,4 g'1.Le rendement en acide aminé du mélange de monosaccharides est de 3t; en poids. La fermentation terminée, on acidule la liqueur de culture jusqu'à un pH de 4 à 5 et on stabilise avec 0,2% en poids de métabisulfite de sodium. On sèche la liqueur de culture stabilisée dans un sécheur-atomiseur. Le produit fini n'est ni hygroscopique, ni agglutinant, et ne forme pas de mottes. Exemple 3. L'hydrolysat obtenu à la deuxième étape de l'hydrolyse de percolation de bois feuillu, contenant un mélange de 2,26% en poids de monosaccharides d'hexose et 0,14% en poids de monosaccharides de pentose, est neutralisé jusqu'à un pH de 3,5, filtré et évaporé sous vide à une température de 80tC jusqu'à une teneur en monosaccharides de 9% en poids. On oxyde la solution évaporée du mélange de monosaccharides avec ltoxygène de l'air pendant 60 minutes à une température de 450C en présence du charbon activé, puis on filtre. Au cours de la purification de I'hydrolysat, il se produit une élimination complète du furfural, ce qui est déterminé par la méthode de chromatographie gaz-liquide. La teneur en hydroxyméthylfurfural et en substances lignohumiques de la solution purifiée du mélange de monosaccharides est de 1,8% du poids des monosaccharides. On détermine leur présence par la méthode de spectrophotométrie de la solution avant et après la purification. Dans la solution purifiée de monosaccharides, prise à raison de 660 cm3, on introduit une source d'azote, des sels minéraux et des stimulants de croissance de la meme façon que dans l'exemple 1, on porte avec de l'eau le volume de milieu nutritif Jusqu'à un litre. On effectue la fermentation dans des ballons roulants, comme décrit dans l'exemple 1. La concentration en L-lysine est de 21,1 mg/cm3, le rendement en acide aminé est de 28% par rapport au poids du mélange de monosaccharides. Exemple 4. L'hydrolysat résultant de l'hydrolyse en une seule étape de bois conifère, contenant 2,55% en poids de monosaccharides d'hexose et 0,25% en poids de monosaccharides de pentose, est neutralisé Jusqu'à un pH de 3,4, filtré, évaporé sous vide à une température de 750C jusqu'à une concentration en monosaccharides de 10% en poids. On oxyde la solution évaporée avec l'oxygène de l'air pendant 60 minutes à une température de 450C. On sépare par filtration le précipité formé. L'absence complète de furfural dans la solution purifiée de monosaccharid est contrôlée par la méthode de chromatographie gaz-liquide. La teneur en hydroxyméthylfurfural et en substances lignohumiques est de 1,8% du poids des monosaccharides. On détermine leur présence par la méthode de spectrophotométrie. Dans 860 cm3 de cette solution purifiée de monosaccharides on introduit : 25 g de (NH4)2S04 ; 0,5 g de KH2PO4 ; 0,5 g de K2HP04 ; 0,4 g de MgSO4. 7H20 et on ajoute de l'eau pour compléter à 1 litre ; on porte le pH du milieu Jusqu'à 7,0 avec de l'eau ammoniacale. On verse le milieu par portions de 50 cm3 dans des ballons roulants de 750 cm3 de capacité. Dans chaque ballon on place 1 g de craie et on stérilise sous pression effective de 0,8 atm. pendant 30 minutes. On ensemence le milieu avec 2,5 cm3 d'une culture âgée de 24 heures de Brevibacterium flavum ATCC 14067. On prépare pour le matériel d'ensemencement un milieu de composition suivante (% en poids) : glucose - 2,0 ; extrait de mais - 2,0 ; NaC1 - 0,3 ; pH - 7,0 à 7,2 ; on stérilise sous une pression effective de 0,8 atm. pendant 40 minutes. On cultive le matériel d'ensemencement dans des ballons roulants à une température de 28 - 300C pendant 24 heures. A titre de microorganisme producteur on utilise Brevibacterium flavum ATCC 4067. On conduit la fermentation- de base sur une secoueuse à une température de 28 à 300C et à une vitesse d'agitation de 140 tr/mn pendant 72 heures. La concentration en acide L -glutamique est de 42 mg/cm3. Le rendement en acide aminé est de 49% en poids des monosaccharides. Exemple 5. L'hydrolysat de la deuxième étape de l'hydrolyse de percolation de bois feuillu, contenant 2,23% en poids de monosaccharides d'hexose et 0,17% en poids de monosaccharides de pentose, est neutralisé Jusqu'à un pH de 3,6, puis il est filtré et évaporé sous vide à une température de 720C jusqu'a une concentration en monosaccharides de 10% en poids. La solution évaporée du mélange de monosaccharides est oxygénée avec l'oxygène de l'air pendant 30 minutes à une température de 450C en présence de charbon activé, puis elle est filtrée. L'absence complète de furfural dans la solution purifiée est déterminée par la méthode de chromatographie gaz-liquide. La teneur en hydroxyméthylfurfural et en substances lignohumiques de la solution purifiée de mélange de monosaccharides est de 2,2or du poids des monosaccharides. Leur présence est déterminée par la méthode de spectrophotométrie de la solution avant et après la purification. Dans15Litresdesolutionpurifiée de monosaccharides on introduit 450 g de (NH4)2S04 ; 7,5 g de K2HP04 ; 7,5 g de KH2PO4 ; 6 g de MgSO4.7H20. On place le milieu dans un fermenteur de 30 1 de capacité et on stérilise sous une pression effective de 1 atm. pendant 30 minutes. On introduit ensuite 750 ml d'une culture âgée de 24 heures de Brevibacterium flavum ATCC 14067. On prépare le matériel d'ensemencement comme dans l'exemple 4. On conduit la fermentation de base à une température de 30 à 320C, à une vitesse d'agitation de 200 tr/mn, avec un débit d'air de 1 m3 par m3 de milieu, une durée de fermentation de 56 heures, le pH du milieu au cours de la fermentation étant maintenu avec de l'eau ammoniacale. La concentration en acide L -glutamique de la liqueur de culture est de 49,2 g/l, le rendement en acide aminé est de 49,2% du mélange de monosaccharides. Exemple 6. L'hydrolysat résultant de l'hydrolyse d'un mélange de bois conifère et de bois feuillu, contenant 2,06% en poids de monosaccharides d'hexose et 0,54% en poids de monosaccharides de pentose, est neutralisé jusqu'à un pH de 3,5, filtré et évaporé sous vide à une température de 650C jusqu'à une concentration en monosaccharides de 9,55%en poids.Lemélangeévaporéde monosaccharides est oxydé avec l'oxygène de l'air à une température de 450C pendant 30 minutes en présence d'hydroxyde de sodium. Le précipité formé est séparé par filtration. Après la purification, la solution de mélange de monosaccharides ne renferme pas de furfural, ce qui est déterminé par analyse gaz-chromatographique. La teneur en hydroxyméthylfurfural et en substances lignohumiques de la solution purifiée est de 3,0% du poids des monosaccharides, ce qui est établi par analyse spectrophotométrique avant et après la purification. Dans 12 litres de solution purifiée de mélange de monosaccharides, on introduit : 450 g de (NH4)2S04 7,5 g de K2HP04 ; 7,5 g de KH2P04 ; 6 g de MgS04.7H20, et on ajoute de l'eau pourcomploter à 15 litres. On place le milieu ainsi préparé dans un fermenteur de 30 1 de capacité et on stérilise sous une pression effective de 1 atm. pendant 30 minutes. On y place ensuite 750 cm3 d'une culture âgée de 24 heures de Micrococcus glutamicus. On prépare le matériel d'ensemencement comme dans l'exemple 4, en utilisant à titre de producteur le microorganisme de Micrococcus glutamicus. On conduit la fermentation de base à une température de 28 à 300C, à une vitesse d'agitation de 200 tr/mn pendant 60 heures, et avec un débit d'air de 0,8 m3 par m3 de milieu, en maintenant le pH du milieu, au cours de la fermentation, avec de l'eau ammoniacale. la concentration en acide L-glutamique de la liqueur de culture est de 32,5 girl, le rendement en acide amnié est de 32,5% du mélange de monosaccharides Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits qui- n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant soji esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Procédé de préparation d'un acide aminé par fermentati submergée de microorganismes producteurs de l'acide aminé à préparer, sur un milieu renfermant des sources de carbone et d'azote et des sels minéraux, caractérisé en ce que, à titre d source de carbone, on utilise un mélange de monosaccharides d'hexose et de pentose, mélange obtenu par hydrolyse de percol. tion d'une matière première cellulosique végétale, purifié par élimination du furfural et contenant 1 à 3% d'hydroxyméthylfurfural et de substances lignohumiques par rapport au poids d monosaccharides. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on effectue la purification dudit mélange de monosaccharide. d'hexose et de pentose par filtration à un pH de 3,3 à 3,7, évaporation sous vide à une température de 60 à 800C Jusqu'à une teneur en monosaccharides de 6 à 11% en poids,oxydation et stérilisation. 3. Procédé suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on conduit l'oxydation avec un gaz content de l'oxygène et en présence d'un adsorbant et ou d'un alcali. 4. Procédé suivant l'une des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce qu'on utilise un mélange de monosaccharides d'hexose et de pentose résultant de l'hydrolyse de percplation de bois conifère et de bois feuillu. 5. Acide aminé, caractérisé en ce qu'il est obtenu par le procédé suivant l'une des revendications 1, 2, 3 et 4.