-1- 2138037 La présente invention concerne un dispositif de contrôle temporel de la course de la navette d'un métier à tisser, cette navette traversant la foule alternativement dans les deux sens» Par le brevet des Etats—Unis 2 586 335 °jQ connaît un dispositif de surveillance de la course de la navette d'un métier à tisser, qui dans le cas de course incorrecte, notamment trop lente, de la navette, débraye le métier. Ce dispositif comporte dans le circuit d'alimentation du moteur d'entraînement deux interrupteurs en parallèle, L'un de ces interrupteurs est normalement fermé; il s'ouvre à chaque cycle de la machine pendant un intervalle de temps déterminé sous l'action d'une came liée au système d'entraînement de la machine. L'autre interrupteur est normalement ouvert, mais il est actionné par un générateur d'impulsions de contrôle de façon que dans le cas de la course normale de la navette, il soit fermé pendant l'intervalle de temps d'ouverture de l'interrupteur précédent et qu'il n'y ait pas d'interruption d'alimentation du moteur. Dans le cas de course incorrecte de la navetteypar contre, le circuit d'alimentation du moteur est ouvert un court moment, entraînant l'arrêt de ce moteur. Ledit générateur d'impulsions de contrôle comporte un aimant permanent disposé dans la navette, deux bobines à induction disposées à une certaine distance l'une de l'autre au long du chemin de navette, enfin un circuit électronique raccordé à ces deux bobines. On sait d'autre part mesurer la vitesse instantanée de la navette, en un ou plusieurs points de sa course, au moyen d'un dispositif électromagnétique de lecture travaillant sans contact et provoquant le débrayage de la machine en cas de course incorrecte de la navette, à la suite d'une comparaison avec une valeur de consigne fournie par un dispositif électronique d'horloge travaillant indépendamment du cycle de la machine (brevets suisse 389 528, allemand 1 535 280, français 1 328 649, britannique 985 584, américain 3 181 573, et d'autres pays). Gœ dispositifs connus et d'autres analogues, désignés le plus souvent sous le nom de dispositifs de surveillance de la course de la navette, ont pour rôle de débrayer automatiquement le métier, aussitôt que la relation temporelle prévue entre impulsions de contrôle et impulsions d'horloge, ou bien entre deux impulsions de contrôle, cesse d'être vérifiée. 72 176S6 -2- 2138037 La présente invention a pour but de présenter un dispositif destiné au contrôle du bon fonctionnement d'un métier à tisser, et au moyen duquel on puisse déterminer la vitesse de la navette dans ses deux sens de parcours, d'autre part obtenir 5 et régler , également dans les deux sens, la sensibilité optimale de réponse du dispositif de surveillance, en vue d'un bon fonctionnement pratique. La détermination objective et exacte de la vitesse de la navette est tout d'abord d'autant plus importante qu'elle per-10 met un réglage optimal des chasse-navettes du métier, de façon telle que la vitesse moyenne de la navette reste constante d'un cycle à l'autre et dans les deux sens de parcours. Une parfaite constance de la vitesse de la navette dans tous les cycles de la machine est notamment une des conditions nécessaires pour 15 que le tissu fabriqué soit d'une uniformité irréprochable. En seconds, lieu, la détermination exacte et objective de la vitesse de la navette permet d'augmenter le rendement de la machine, en augmentant la vitesse du système d'entraînement du métier, tout en veillant par un réglage approprié du mécanisme de 20 chasse-navette, à ce que la vitesse de la navette demeure constante, ou plus précisément et pour des raisons pratiques ne sorte pas d'une fourchette prédéterminée. Une détermination extrêmement exacte de la vitesse de la navette est alors particulièrement importante, car en augmentant la vitesse de tra-25 vail du métier les fluctuations de cette vitesse de navette ont tendance à s'accroître. Or ces fluctuations ont aussi une importance décisive sur la sensibilité de réponse du dispositif de surveillance de la course de navette . Le réglage optimal, au point de vue du bon 30 fonctionnement du métier, de la sensibilité de réponse du dispositif de surveillance est important d'une part pour éviter des temps d'arrêt résultant de débrayages inutiles du métier, d'autre part pour assurer en toute certitude le débrayage en cas de marche catastrophique. Il faut en effet que,dans le cas 35 de course de la navette tellement lente qu'elle risque au début du mouvement du battant d'être saisie par le peigne et poussée dans la foule, le débrayage du métier intervienne en temps opportun. On veut bien entendu que le dispositif de sur 72 17656 -3~ 2138037 veillance présente la même sensibilité pour les deux sens de chasse de la navette, de gauche à droite et de droite à gauche Le réglage du métier à cet égard suppose cependant que les fluctuations de vitesse de la navette dans un sens soient pratiquement les mêmes que celles relatives au sens opposé. La détection de ces fluctuations exige une précision particulièrement élevée de la mesure de la vitesse de la navette. Dans l'art antérieur le réglage des métiers en fonctionnement était fait sur la base de l'expérience du maître tisserand, donc par une méthode subjective, dont on ne pouvait attendre des résultats parfaitement exacts. On voit tout de suite qu'une telle méthode subjective ne peut satisfaire les conditions exigées par l'objectif poursuivi indiqué plus haut. Il reste donc que l'on a absolument besoin d'un dispositif de contrôle travaillant objectivement et adapté à la surveillance des'métiers à tisser, qui soit facile à utiliser et qui fournisse des résultats de mesure ayant l'exactitude voulue. A cette fin un dispositif de contrôle suivant l'invention se caractérise en ce qu'il comprend les organes suivants : a) un générateur d'impulsions de contrôle qui comporte un premier élément déchencheur disposé dans la navette et au moins une paire d'éléments de contrôle, montés au long du chemin de navette et coopérant avec le premier élément déclencheur, de façon qu'à chaque passage de celui-ci devant un élément de contrôle, une impulsion de contrôle soit émise par celui-ci* b) un générateur d'impulsions de rythme qui comporte un second élément déclencheur, décrivant un cercle fermé sous l'action de l'arbre d'entraînement du métier à chaque course de la navette et, pour chaque paire d'éléments de contrôle, xin élément de rythme, monté en position réglable au long du cercle parcouru par le second élément déclencheur et coopérant avec celui-ci, de façon qu'à chaque passage du second élément déclencheur devant l'élément de rythme, une impulsion de rythme soit émise par celui-ci ; c) un circuit électronique de mesure de temps qui détermine les intervalles de temps séparant deux desdites impulsion transmises à ce circuit durant une course de la navette ; 72 17656 -4- 2138037 d) un ensemble sélecteur qui comporte d'une part un sélecteur de fonctions permettant de mettre sélectivement ledit circuit de mesure en connexion opératoire, durant une course de la navette, soit avec une paire d'éléments de contrôle, soit 5 avec un élément de contrôle et un élément de rythme, d'autre part un sélecteur de sens permettant de permuter les connexion® avec ledit circuit de mesure des deux éléments d'une paire d'éléments de contrôle. Dans une forme préférée de réalisation du dispositif sui~ 10 vant l'invention, il comporte un organe permettant de réduire sélectivement la mesure à un seul sens de course de la navette. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit de plusieurs formes de réalisation 15 du dispositif suivant l'invention et de leur mode de fonctionnement, et à l'examen des dessins annexés dans lesquels : - la Figure 1 est une vue schématique d'une rpremière forme de réalisation du dispositif suivant l'invention donnant également les éléments essentiels d'un métier à tisser à na- 20 vette ; - la figure 2ja est un graphe donnant les tensions de sortie en fonction du temps en certains points du diagramme de la figure 1 ; - la figure 2b est un graphe donnant pour deux cycles 25 successifs du métier les positions temporelles des impulsions de contrôle et des impulsions de rythme ainsi que des intervalles de fermeture d'une porte ; - la figure 3 est un schéma de détail du circuit électronique de mesure de temps du dispositif de la figure 1 ; 30 - la figure 4 est une vue schématique d'une seconde forme de réalisation du dispositif suivant l'invention, à l'exception toutefois de la navette et des éléments coopérant avec le système d'entraînement du métier; et - la figure 5 est un schéma détaillé d'une partie du 35 diagramme de la figure 4o On a représenté à la figure 1 les éléments essentiels d'un métier à tisser à navette 1 destinés à coopérer avec un dispositif de contrôle suivant l'invention; le dispositif 72 17656 -5- 713PQ17 représenté à la dite figure sous forme schématique de blocs comporte un circuit de mesure analogique de temps 9, ainsi qu'un sélecteur 19 et un indicateur analogique 17» Parmi les éléments appartenant au métier ou rapportés sur lui, on a éga— 5 lement représenté des chasse-navette 2, 3, nn chemin de navette 4 et un générateur d1impulsions de rythme 5* On utilise en outre un circuit de déclenchement 30 avec porte 26 permettant de réduire sélectivement le résultat de mesure à un seul sens de course de la navette. 10 Dans la navette 4 est incorporé tua aimant permanent M; celui-ci forme avec deux bobines à induction S1, S2, noyées dans le chemin de navette 4, un dispositif permettant la production d'impulsions de contrôle s1, s2, en fonction de la course de la navette, ce dispositif étant appelé par la suite gé-15 nérateur d'impulsions de contrôle. Les sens de courses de la navette de gauche à droite et de droite à gauche sont indiqués par les flèches a., b. Le générateur d'impulsions de rythme 5 comporte un bras 7 rigidement lié à l'arbre d'entraînement 8 (vilebrequin) du mé-20 tier, un aimant permanent P monté à l'extrémité libre de ce bras, «nfin un disque 6, monté fixe, coaxialement à l'arbre 8, tout en étant de position angulaire ajustable et porteur près de son pourtour d'une bobine à induction T1, liée au disque. Gomme l'indique une ligne en trait interrompu, l'arbre d'en-25 traînement 8 est accouplé de manière connue par des éléments de liaison mécanique K-K avec les chasse-navette 2,3; il y a normalement une insertion du fil de trame à chaque tour de l'arbre 8, et cela alternativement de la gauche vers la droite et vice-versa. Le déroulement de tous les processus liés 30 à une insertion du fil de trame sur le métier est désigné par la suite sous le nom de cycle. L'arbre d'entraînement 8 et l'aimant P qui lui est lié font un tour complet à chaque cysle. Le circuit de mesure de temps 9 forme, avec l'indicateur 17, de préférence une unité portable. Si cependant l'indicateur 35 17 es-*5 conçu en composant séparé, le raccordement sélectif de différents indicateurs est facilité. Le sélecteur 19 est pourvu d'une prise multiple B qui peut être raccordée par un câble multifilaire à une prise B à 72 17656 -6- 2138037 disposée sur le métier lui-même. Il est ainsi possible de réaliser vite et sans risque d'interversions de connexions la liaison au moyen dudit câble entre d'une part le circuit de mesure de temps 9 et d'autre part les bobines T1, S1, S2 du générateur d'impulsions de rythme et du générateur d'impulsions de contrôle. Le circuit de mesure de temps 9 renferme le sélecteur 19 avec des commutateurs 16, 16', 26 et 27, deux étages d'entrée 10, 11 servant de conformateurs d'impulsions et d'amplificateurs, un étage d'impulsions de durée 12, un étage d'intégration 13, un étage de remise à zéro 13 et un étage de maintien 15» Chaque impulsion de contrôle transmise à l'étage d'entrée llCentrée dite de mise au travail) détermine le début de l'intervalle de temps à mesurer alors quë l'impulsion transmise à l'étage d'entrée 10 (entrée dite de mise au repos) définit la fin dudit intervalle. Le circuit de déclenchement 30 comprend deux bobines de déclenchement G1, G2, disposées comme la bobine T1 sur le disque 6, et de positions angulaires réglables. C'est pour plus de clarté qu'à la figure 1, le disque 6 du circuit de déclenchement a été représenté séparé du disque 6 du générateur de rythme; il va de soi que selon les commodités recherchées on pourra utiliser soit des disques séparés soit un seul et même disque pour porter les bobines 11, Gi, G2. Par l'intermédiaire de l'inverseur 16', qui est mécaniquement accouplé à l'inverseur 16 dtu sélecteur, on peut connecter l'ure ou l'autre des bobines de déclenchement à un circuit de commande de relais 28 à la sortie duquel est connecté un relais 29, lequel ferme le contact de travail de la porte 26, pendant un intervalle de temps prédéterminé, par exemple de 50 millisecondes, lors du passage de l'aimant permanent P devant la bobine de déclenchement qui a été connectée par 16'. L'inverseur 16, jouant le rôle de sélecteur de fonction permet de connecter manuellement à 1'étage d'entrée 10 soit la bobine T1 du générateur de rythme 5, soit l'une des deux bobines de contrôle S1, S2. L'inverseur 27 également manuel sert de sélecteur de sens de marche de la navette et permet de permuter les connexions des bobines de contrôle S1, S2 aux 72 17656 -7- 2138037 étages d'entrée 10, 11. On se propose maintenant de donner à l'aide de la figure 2b la suite temporelle voulue d'impulsions (si), (s2), (t1) respectivement produites par les bobines S1, S2, T1e Aux deux 5 premières lignes l)et 2)du diagramme, sont indiquées respectivement les impulsions de contrôle et les impulsions de rythme qui apparaissent dans deux cycles successifs 01, C2 correspondant respectivement à des sens ja, b de courses de la navette. La bobine T1 du générateur de rytïime a sa position angu-10 laire réglée de façon que l'impulsion de rythme (t1) induite au passage de l'aimant P devant la bobine !E1, n'apparaisse sûrement qu'après passage de l'aimant M de la navette devant les bobines S1, S2 au cours du même cycle. Aux deux dernières lignes 3) et 4) du diagramme sont indiqués les intervalles de 15 fermeture du contact de la porte 26 sous forme d'impulsions rectangulaires (26) correspondant respectivement aux deux positions I et II des inverseurs combinés 16, 16'; les bobines G1, G2 ont leurs positions angulaires réglées de façon que dans les cycles 01 correspondant au sens a de course de la navette, le 20 contact 26 ne laisse passer à la position I Q.ue l'impulsion de contrôle (s2) et à la position II que l'impulsion de contrôle (si), et vice-ver sa en ce qui concerne le cycle 02 correspondant au sens b de course de la navette. L'ensemble sélecteur (19) permet, en faisant varier les 25 positions du sélecteur de position 16 et du sélecteur de sens 27, de mesurer les intervalles de temps séparant les impulsions indiquées au tableau I ci-dessous. gableau I Sélecteur de fonction 16 Sélecteur de sens 27 Intervalle de temps position position début fin I a (s2) (tl) b Cs1) (t1) TT a (si) (s2; b (s2) (si) On se propose d'exposer maintenant le mode de fonctionnement du circuit électronique du dispositif de contrôle de la figure 1, en se reportant aux figures 2a et 3» et cela tout d'abord pour les positions représentées à la figure 1 du sélec30 35 72 17656 -8- 2138037 teur de fonction. 16 et du sélecteur de sens 27 (voir le tableau I en la), positions auxquelles la bobine T1 du générateur d'impulsions de rythme 5 et la bobine S2 du chemin de navette, son b toutes deux connectées à l'entrée du circuit de mesure 9. En ces positions on mesure, le métier étant en marche, l'intervalle de temps qui s'écoule, entre l'instant de passage de l'aimant de navette M devant la bobine S2 du chemin de navette et celui correspondant à une position déterminée par l'arbre d'entraînement 8, c'est-à-dire en d'autres termes la régularité de la course de la navette, rapportée à une position déterminée du bras 7 du générateur de rythme 5« La figure 2a donne pour ce cas les signaux de sortie des blocs 12, 13 et 15 de la figure 1. La figure 3 donne un schéma détaillé de l'agencement du circuit électronique de mesure de temps 9 de l'indicateur 17 de la figure 1« Les différents éléments organiques que renferment les blocs 10 à 14 sont désignés comme suit : D = élément différentiateur, INY = complémenteur, FF = basculeur bistable, EF = suiveur d'émetteur, MI = intégrateur de Miller, MMV" .= basculeur monostable . On a représenté en outre à la figure 3 les impulsions de tension qui apparaissent à l'entrée et à la sortie des différents étages, par rapport au potentiel zéro indiqué psr une horizontale en trait interrompu» Les résistances, condensateurs, diodes, transistors PI3P et HPIï ont été représentés à la figure 3 en utilisant des symboles des normes IEC (International. Electrotechnical Committee), de sorte que l'on peut se dispenser d'une description plus poussée des particularités du circuit , En outre chaque diode au germanium est marquée Ge et chaque .diode au silicium est marquée Si. L'organe indicateur est constitué par un oeil magique, par exemple du type EM84 de Philips. Les blocs de la figure 3 sont désignés par les mêmes numéros repères que les blocs homologues de la figure 1. Au cours d'une mesure elle-même intérieure à un cycle les processus suivants se déroulent ; L'impulsion de contrôle (s2) venant de S2 et l'impulsion de rythme (H1) venant de T1 sont transformées dans les étagee d'entrée 11, 10 respectivement en impulsions négatives brèves à front avant abrupt. Le basculeur bistable 12 forme à partir 72 17656 -9- 2138037 de ces deux impulsions brèves une impulsion rectangulaire négative (12) (figures 2cî et 3) dont la durée j; est égale à l'intervalle de temps séparant lesdites impulsions brèves. Dans l'étage d'intégration 13, l'impulsion rectangulaire délivrée par 5 le basculeur 12 est transformée en une impulsion positive en dent de scie, dont l'amplitude correspond à la durée t^ de l'impulsion rectangulaire, puis en une impulsion négative en dent de scie ÛL3) laquelle est transmisse à une première entrée de circuit de maintien 15» L'entrée de l'étage de remise à zéro 14 10 est connectée à une seconde sortie du basculeur bistable 12, laquelle sortie délivre une impulsion rectangulaire positive de durée t; dont le front arant correspond à l'impulsion de contrôle (32) différentiéea Dans l'étage 14, cette impulsion rectangulaire positive est différenciée et transmise ensuite à un bas-15 culeur monostable MMV qui est actionné par la seconde poutre de tension ou pointe négative, résultant de la différent!ation de l'impulsion rectangulaire d'entrée et délivre une impulsion rectangulaire négative de durée déterminée h, par exemple de 30 millisecondes. Cette impulsion rectangulaire négative et dif-20 férenciée, puis inversée et l'impulsion différenciée inversée dont la seconde pointe de tension ou pointe négative marque la fin de l'intervalle de 30 ms, est transmise à une seconde entrée de l'étage de maintien 15* Du. fait de ladite pointe négative de tension, le signal de sortie produit dans l'étage de 25 maintien par l'impulsion en dent de scie issue de l'étage intégrateur 13 est ramené à zéro au bout de 30 ms; on» obtient donc en sortie de 15 un signal de tension négative (15) (voir aussi figure 2_a) qui présente un flanc avant linéaire incliné de durée t, ixn palier de durée h et un flanc arrière abrupt. La du-30 rée totale de ce signal est donc t+k ; son amplitude correspond à l'intervalle de temps t écoulé entre l'impulsion de contrôle (s2) de l'impulsion de rythme (tl) et restitué de façon analogique. En outre, le signal de sortie de l'étage de remise à zéro 35 14 est transmis à une seconde entrée de l'étage intégrateur 13, ce qui fait qu'au bout de l'intervalle de 30 ms, cet étage est lui aussi exactement remis à zéro. Le signal de sortie (15) cLe l'étage de maintien est transmis à l'indicateur analogique 17 qui» comme on l'a déjà dit, 72 17656 -10- 2138037 peut être constitué par un oeil .magique» Le champ lumineux apparaissant es"k d'une longueur L, dont la valeur correspond à l'amplitude de signal de sortie (15) et par conséquent à la valeur de l'intervalle de temps t séparant les impulsions (s2) et (t1 ) » Le mode de fonctionnement du circuit de mesure de temps, dans le cas où on lui transmet les autres paires d'impulsions indiquées au tableau I, est tout à fait analogue à celui que l'on vient de décrire pour la paire d'impulsions (s2), (t1). Si on utilise comme indicateur 17 au lieu d'un oeil magique un instrument d'une inertie suffisamment grande, on peut réaliser une intégration du signal de sortie du circuit 9, c'est-à-dire obtenir une valeur moyenne de l'intervalle de temps cherché» Dans le dispositif représenté schématiquement aux figures 4 et 5» on suppose que l'on utilise sur le métier un dispositif classique dit de surveillance de la course de la navette et qui renferme, outre d'autres éléments (non représentés) un générateur d'impulsions de rythme 5-, quatre bobines à induction K1, K2, N1, H2 associées par paires et fixées dans le chemin de navette 4, ainsi qu'y11 circuit de surveillance 18. Pour plus de clarté, les autres éléments appartenant au métier, représentés à la figure 1, ont été laissés de côté, ainsi d'ailleurs que les composants électriques et mécaniques du dispositif de surveillance, qui ser vent à provoquer éventuellement le débrayage du métier. Le dispositif de contrôle représenté à la figure 4 diffère de celui de la figure 1, en ce que le circuit de mesure de temps 9 et l'indicateur 25 travaillent ici en mode numérique et peuvent en outre traiter un programme de plus grande envergure. Dans le générateur d'impulsions de rythme de la figure 4, les éléments 6, 7, ? (non représentés à la figure 4) sont conçus analogues à ceux de la figure i. Toutefois, dans la forme de réalisation représentée à la figure 4, on utilise près du pourtour du disque 6, au lieu de la bobine à induction T1 de la figure 1, trois bobines T2, 13, R de positions angulaires réglables. La bobine R produit à l'instant du début de course une impulsion (r) utilisée de manière restant à décrire pour remettre à zéro le circuit de mesure de temps 9, alors que les bobi- 72 17656 -11- 2138037 T2, T3 délivrent les impulsions de rythme (t2), (t3) respectivement. lies circuit de mesure de temps (9) comporte un sélecteur 19, restant à décrire (voir aussi la figure 5) dont les entrées 5 correspondent aux dites impulsions de rythme, ainsi qu'aux impulsions de contrôle (kl), (k2), (ni), (n2) produites par les bobines E1, E2, NI, N2 lorsque l'aimant M (figure 1) de la navette passe devant ces bobines. Le circuit de surveillance 18 renferme des transformateurs d'impulsions, de façon à délivrer 10 des impulsions de contrôle et des impulsions de rythme bien définies. Suivant la- figure 4, les paires d'impulsions, sélectionnées au moyen du sélecteur 19, actionnent une porte 23 à deux S6 entrées de commande, la première impulsion/produisant ayant 15 pour effet d'ouvrir la porte et la seconde impulsion de refermer cette porte.Au cours de l'intervalle de temps d'ouverture de cette porte, les impulsions de comptage produites par un générateur 22 de ces impulsions et transmises à une troisième entrée de la porte, peuvent franchir celle-ci et parvenir à un 20 compteur 24 qui les compte et les met en mémoire. Le générateur d'impulsions de comptage 22 peut utilement travailler à une fréquence de répétition de 1 000 Hz, de façon que l'intervalle temporel de deux impulsions consécutives de comptage soit de 1 ms. A la fin de chaque cycle, le compteur 24 25 est remis à zéro au moyen de l'impulsion (r) déjà mentionnée venant de la bobine R du compteur, est raccordé un indicateur décimal 25, par exemple à trois chiffres, et sur lequel on peut lire en numération décimale l'intervalle de temps séparant deux impulsions consécutives de contrôle et (ou) de rythme. 30 La figure 5 représente un exemple de réalisation du sélec teur 19 indiqué à la figure 4; ce sélecteur comprend un sélecteur de sens 20, un sélecteur de fonction 21 et une porte 26. On peut ici encore utiliser un circuit de déclenchement 30, analogue à celui de la figure 1, pour agir sur la porte 26. Pcir> 35 plus de clarté ces sélecteurs ont été représentés de type mécanique; mais on utilise pratiquement de préférence des organe;; électroniques pour assurer les sélections. Le sélecteur de sens 20 présente six entrées auxquelles 72 17656 -12- 2138037 sont transmises les impulsions de contrôle (n1), (n2), (kl), (k2) et les impulsions de rythme (t2), (t3) respectivement. A la position représentée du sélecteur, celui-ci est ouvert de façon telle qu'il n'y a pas d'impulsions à pouvoir passer. Si 5 les bras de commutation sont en position haute, comme indiqué en £, la mesure se fait sur un cycle où la course de la navette est de gauche à droite; s'ils sont en position "basse, comme indiqué en b, la mesure se fait sur un cycle où la course de la navette est de droite à gauche0 10 Le sélecteur de fonction 21 présente trois positions I, II, III (le bras de commutation est en position I à la figure 5)« La porte 26 est actionnée de manière analogue à celle déjà décrite en relation avec les figures 1 à 3. Suivant les positions données manuellement au sélecteur de 15 fonction 21 et au sélecteur de sens 20, on peut mesurer au moyen du dispositif direct les intervalles de temps figurant au ^ableau 2 ci-après. Tableau 2 Sélecteur de Sélecteur de sens 20 Intervalle de temps 20 fonction 21 position position début fin (kl) Çk2) (k2) Uri) (n2) Ct2) (n1 ) (t2 ) Çk2) Ct3) CM) Ct 3) Les deux mesures de la position I, que l'on peut exécuter sélectivement en manoeuvrant le sélecteur de sens 20, servent à mesurer la vitesse de la navette et à vérifier la régularité ainsi que le symétrie des courses de la navette dans les deux sens. C'est ainsi que l'on peut vérifier d'une part que la navette a, dans un sens quelconque a ou b,une vitesse moyenne constante entre les bobines K1, K2, et d'autre part que les vitesses moyennes dans les deux sens sont égales. Dans le cas où 35 cette symétrie n'est pas vérifiée, le dispositif permet de régler les chasse—navettes 2,3 ainsi que leurs éléments d'entraînement de façon telle que la symétrie voulue soit retablie. En position II, on peut vérifier la régularité de la 25 I II III a b a b a b 72 17656 -13- 2138037 course de la navette par rapport à une position déterminée de l'arbre d'entraînement du métier. On positionne pour ce faire la bobine T2 de façon que l'impulsion (t2) produite par cette bobine soit en retard d'un temps déterminé, par exemple d'en-5 viron 5 ms, sur l'impulsion (ni) produite par la bobine ÎT1 du chemin de navette. Une observation sur plusieurs cycles du sens b en cette position II montre s'il existe une certaine régularité entre les différentes chasses de la navette dans le sens b, c'est-à-dire si les intervalles de temps observés se 10 maintiennent dans une fourchette déterminée, par exemple de 4 à 6 as. Si l'on fait maintenant intervenir la bobine H2 au lieu de la bobine Hi, on peut exercer le même contrôle que le précédent sur les courses de la navette dans le sens a. Bans le cas où. les deux intervalles de temps mesurés ne sont pas tous les 15 deux dans la fourchette prédéterminée de 4- à 6 ms, on peut, par tin réajustement approprié des éléments d'entraînement des chasse-navettes du métier, faire disparaître les écarts observés. Une telle correction, c'est-à-dire le nivellement des intervalles de temps observés dans les deux sens, est une condition 20 nécessaire pour que le dispositif soit doté pratiquement de la même sensibilité de réponse dans les deux sens de course de la navette, c'est-à-dire qu'il réagisse à des variations minimales de même valeur de la vitesse de la navette. La position III permet d'exercer un contrôle du processus 25 de débrayage par le dispositif de surveillance dans le cas de risque de collision, c'est-à-dire dans le cas où des retards inadmissibles se produisent dans la course de la navette, dans la dernière partie de la trajectoire de celle-ci au long du chemin de navette 4, retards qui peuvent conduire par l'impact 30 de la navette sur le battant à la destruction de certaines parties de celui-ci. 0e cas ne peut pas être détecté et évité au moyen des bobines ÏT1, H2. Un freinage en temps utile qui pourrait empêcher totalement l'impact de la navette sur le battant, n'est plus possible à cet instant tardif. Dans le cas de danger 35 cependant le dispositif de surveillance provoque l'interruption de l'entraînement positif du battant et 1'actionnement des freins, de sorte que le battant ne peut plus venir buter contre 72 17656 -14- 2138037 la navette qu'en raison de son inertie, ce qui amoindrit la violence du choc. Ici le processus de mesure de l'intervalle de temps se fait de façon analogue à celle déjà décrite pour la position II du sélecteur de fonction 21, à cette réserve près qu'au lieu des bobines d'inductance N1, N2, T2, ce sont en position III les bobines K1, K2, T3, délivrant les impulsions (kl), (k2), (t3), qui entrent en action. 72 17656 -15- 2138037 REVENDICATIONS 1.-' Dispositif de contrôle temporel de la course de la navette d'un métier à tisser, cette navette traversant la foule alternativement dans les deux sens, caractérisé en ce qu'il 5 comprend les organes suivants : a) xin générateur d1 impulsions de contrôle (M, S1, S2 ou M, K1, K2,S1, S.2) qui comporte un premier élément déclencheur CM) disposé dans la navette et au moins une paire d'éléments de contrôle (S1, S2 ou K1, K2, N1, N2), montés au long du chemin 10 de navette et coopérant avec le premier élément déclencheur, de façon qu'à chaque passage de celui-ci devant un élément de contrôle, une impulsion de contrôle soit émise par celui-ci; b) un générateur d'impulsions de rythme (5) qui comporte un second élément déclencher (P), décrivant un cercle fermé, 15 sous l'action de l'arbre d'entraînement du métier à chaque course de la navette pour chaque paire d'éléments de contrôle, un élément de rythme (11 ou T2, T3), monté en position réglable au long du cercle parcouru par le second élément déclencheur et coopérant avec celui-ci, de façon qu'à chaque passage 20 du second élément déclencheur devant l'élément de rythme, une impulsion de rythme soit émise par celui-ci ; g) un circuit électronique de mesure de temps (9) qui détermine les intervalles de temps séparant deux desdites impulsions, transmises à ce circuit durant une course de la navette; 25 d) un ensemble sélecteur (19) qui comporte d'une part, un sélecteur de fonction (16 ou 21) permettant de mettre sélectivement ledit circuit de mesure en connexion opératoire, durant nnp course de la navette, soit avec une paire d'éléments de contrôle, soit avec un élément de contrôle et un élément de 30 rythme, et d'autre part un sélecteur de sens (27 ou 20), permettant de permuter les connexions avec ledit circuit de mesure des deux éléments d'une paire d'éléments de contrôle. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un organe indicateur (17 ou 25) rac--35 cordé audit circuit électronique de mesure. 3.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un organe de réduction sélective de la mesure de l'indication à un seul sens de course de la navette. 72 17656 -16- 2138037 4.- Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que pour assurer ladite réduction sélective de la mesure, le dispositif comporte un circuit déclencheur (30) et une porte (26) actionnée par ce circuit, qui sont commandés à partir de l'arbre d'entraînement du métier, et font que l'impulsion qui, dans un sens de course de la navette, détermine le début de l'intervalle de temps à mesurer, est escamotée dans l'autre ■ sens de course de la navette » 5.- Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que le circuit électronique de mesure de temps (9) comporte un étage analogique de mesure d'intervalles de temps (12) qui, durant une course de la navette, délivre un signal de sortie dont la durée correspond à l'écart temporel des deux impulsions qui lui sont transmises • 6.- Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que le circuit électronique de mesure de temps (9) comporte un étage intégrateur (13) raccordé audit étage analogique de mesure d'intervalles de temps (12) et qui délivre une impulsion de sortie, dont l'amplitude correspond à l'écart temporel des deux impulsions reçues. 7.- Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le circuit électronique de mesure de temps (9) comporte un étage de maintien (15) raccordé audit étage intégrateur (13) et qui maintient l'amplitude de l'impulsion de sortie de l'étage intégrateur pendant un intervalle de temps prédéterminé. 8.- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit organe indicateur (17) est un oeil magique. 9o- Dispos itif selon la revendication 4, caractérisé en ce que ledit circuit électronique de mesure de temps (9) et de type numérique et comporte un générateur d'impulsions de corn tage (22), une porte (23) connectée audit générateur et normalement fermée, ouverte par la première de deux impulsions consécutives émises durant une course de la navette et refermée par la seconde de ces impulsions, enfin un compteur (24) connee té à cette porte et qui compte et met en mémoire les impulsions de comptage que la porte a laissé passer au cours de son cuver - ture.io._ Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en. ce que ledit circuit électronique de mesure de temps (9) et l'o gane indicateur (17 ou 25) sont réunis en un ensemble porra" I:..