L'invention se rapporte à un perfectionnement aux bases de grues à tour mobiles du type de celles constituées par une tour sur laquelle les flèches à chariot et à contrepoids sont montées libres en rotation, et dont la partie inférieure est solidaire 5 d'une base équipée de galets de roulement, groupés par boggies et aptes à être déplacés sur une voie» Habituellement, les grues à tour de ce type sont entièrement constituées par des profilés en acier» La tour de la grue est montée et fixée sur une base mobile également en profilé d'acier 10 et de telle façon que son axe longitudinal soit approximativement dans le plan vertical médian de la voie» Cette base est, en plus, reliée à la tour par quatre contrefiches, afin de réduire au maximum la déformation sous les efforts et moments fléchissants transmis par la tour. Elle est, en général, lestée de barres en 15 béton qui ont pour but d'assurer la stabilité de la grue. La présente invention a essentiellement pour but de simplifier le montage de la base en diminuant le nombre des éléments la composant et en simplifiant leurs moyens de liaisons» Selon l'invention, la base est constituée uniquement par 20 des poutres en béton, armé ou précontraint, assemblées les unes aux autres, à la tour et aux boggies, par l'intermédiaire de tirants les traversant verticalement, afin de former une ossature résistante. Grâce à cet agencement, la base présente une bonne résis-25 tance aux déformations, ce qui améliore sa stabilité et son guidage par la voie. De plus, le remplacement des bases traditionnelles légères par une base en béton, donc lourde, permet de réduire, et voire même supprimer, le lest central» 50 L'emploi du béton permet également, sans grever le prix de revient, de donner une raideur suffisante aux poutres de la base de manière à permettre la suppression des contrefiches qui dans la construction traditionnelle sont indispensables pour éviter la déformation importante de la base en acier. 35 De préférence, des tubes sont noyés dans les zones de liaisons de chacune des poutres en béton pour servir aux passages des tirants aux extrémités desquels se vissent des écrous prenant appui sur les faces des poutres par l'intermédiaire de semelles métalliques. 40 Ainsi, les efforts de serrage se transmettent aux poutres 70 206-42 2 2092660 par l'intermédiaire de semelles ayant une surface d'appui "beaucoup plus grande que celle d'un écrou, donc sans risque de détériorer ces poutres. En outre, le montage des diverses poutres s'effectue très aisément et avec un nombre réduit d'éléments de 5 liaisons. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemples non limitatifs, deux formes d'exécution de bases de grues à tour selon l'invention. 10 Figures 1, 2 et 3 sont des vues en élévation, respectivement de côté, de face et en plan par dessus d'une première forme d'exécution de la base ; Figures 4, 5 et 6 sont des vues à échelle agrandie en coupe suivant respectivement, 4-4-, 5-5 et 6-6 de figure 1, montrant 15 une forme d'exécution des moyens de liaison entre les poutres, la tour et les boggies ; Figures 7 et 8 sont des vues en élévation et en coupe suivant 8-8 de figure 7, montrant à échelle réduite une autre forme d'exécution de la basej 20 Figures 9, 10 et 11 sont des vues semblables aux figures 1, 2 et J montrant, à échelle agrandie, la base des figures 7 et 8. Dans une première forme d'exécution de l'invention représentée aux figures 1 à 6, la base 1_ est constituée par deux 25 poutres inférieures transversales 2 et par deux poutres supérieures longitudinales réalisées toutes les quatre en béton armé. Les poutres inférieures transversales 2, disposées perpendiculairement à la voie 4, sont liées à proximité de leurs 30 extrémités à des boggies £ équipés de galets 6. Elles sont en outre liées aux deux poutres supérieures 3 qui sont disposées parallèlement et de part et d'autre de l'axe longitudinal de la voie. Les deux poutres longitudinales 3 précitées supportent, dans leur partie centrale, la partie inférieure du fût 2 d-e la 35 tour auquel elles sont liées par des éléments de Uaison représentés plus en détail à la figure 4. La liaison entre chacune des membrures du fût 2 avec la poutre 3 correspondante est assurée par l'intermédiaire de tirants 8 qui, traversant avec jeu des tubes 9 noyés dans la 40 poutre sont équipés d'écrous 10 et 12 prenant 'appui, d'une COPY 70 206^9 5 2092660 part, sur une semelle 1_3 solidaire de la membrure £a correspondante du fût 2. d'autre part, sur-une semelle 14 appliquée contre la face inférieure de la dite poutre 3» Grâce à cet agencement, le fût 7 est parfaitement lié à 5 la base et les tirants 8 ne travaillent qu'en extension. En outre, la présence des semelles et 14 permet de répartir l'effort de serrage "des écrous JK) et 12 sur toute la surface de ces premières, donc empêché que des efforts localisés importants ne détériorent les poutres en béton. 10 Comme montré à la figure 5» les poutres longitudinales sont également liées aux poutres transversales 2 par l'intermédiaire de tirants 1j? qui, traversant avec jeu des tubes 16 et 17 noyés dans chacune d'elles, sont équipés d'écrous 18 et 19 prenant appui sur des semelles 20 et 22 disposées les unes sur 15 la face supérieure des poutres 3 et les autres sur la face inférieure des poutres 2. Enfin, comme illustré à la figure 6, chacune des poutres 2 est liée aux boggies correspondants, par l'intermédiaire de tirants 23 qui traversent avec jeu des tubes 24 noyés dans cette 20 poutre et comportent des écrous 2£ et 26 prenant appui, d'une part, sur une semelle 2£ et, d'autre part, sur une semelle 28 solidaire de chaque boggie. La raideur de ces différentes poutres est déterminée de manière à permettre la suppression des contrefiches et des 25 contreventements horizontaux traditionnels. En outre, grâce à leur masse, ces poutres permettent, en général, de supprimer le lest. Bien entendu, si leur masse ne suffit pas pour assurer la stabilité de làgrue, des barres de contrepoids G1_, C2, C]5, C4 .. peuvent être disposés transversalement sur les deux poutres 30 longitudinales 3, comme montré en traits mixtes aux figures 1 à 3. • Lorsqu'une telle grue est accollée à un bâtiment en construction, la portée de la charge maximale qu'elle peut soulever est réduite d'une valeur qui correspond à la distance entre l'axe 35 longitudinal vertical du fût 7 de la tour et le bord de sa base 1_ qui est en vis-à-vis de la construction réalisée, comme illustré en L à la figure 2. Pour remédier à cet inconvénient, il suffit de placer l'extrémité inférieure de la tour sur le bord de la base en vis-40 à-vis du bâtiment en construction donc de la. désaxer par rapport copy 70 20643 4 2092660 à sa base, comme illustré aux figureë 7 et 8. , Dans cette forme de réalisation, la tour £ est même placée en débordement de la base ^0, donc en débordement de la voie 4 sur laquelle elle peut être déplacée. Evidemment, pour compenser 5 le défaut de stabilité résultant du désaxement du poids de la grue par rapport à sa basé, le lest ^2 est désaxé en sens inverse de la tour et est donc disposé près du bord opposé à celui sur lequel repose la tour. Dans' ce cas, seule la base et le lest sont calculés pour que l'on puisse exploiter la grue conformé-10 ment à ses caractéristiques, en "mêtre-tonne", définies en prenant comme origine de portée l'axe longitudinal médian de la voie. Les autres parties de la grue sont déterminées, comme au cas classique, conformément aux caractéristiques dê la grue dont la portée part de l'axe vertical de la tour. 15 Dans une forme préférée d'exécution de l'invention, l'ex trémité du fût 2. es_fc disposée dans l'un des angles de sa base 30 et déborde approximativement de 0,40 mètre par rapport à l'axe vertical de rotation du boggie £ correspondant, ce qui permet de rapprociier la tour de manière égale des deux façades 20 2^ de l'angle d'une construction 31. en L. La réglementation en vigueur imposant un passage minimum de 0,60 mètre entre le fftt 2 la façade 2^ en vis-à-vis, cet agencement permet d'installer le premier rail de la voie 4 à un mètre de la façade. 25 Pour réaliser cet agencement, la base ^0 est, dans une autre forme de réalisation de l'invention, composée de deux poutres transversales 2 et de deux poutres longitudinales £ ÇLui sont fixées sur ces dernières parallèlement et de part et d'autre du rail de la voie 4, situé le plus près de la façade 30 2^ du bâtiment à construire 31. En outre, comme le montre plus particulièrement la figure 11, la partie inférieure du fût 2 est fixée sur les extrémités des deux poutres longitudinales £ précitées et de telle façon que son axe longitudinal soit confondu avec celui du boggie correspondant, c'est-à-dire du 35 boggie disposé le plus près de l'angle du bâtiment en L. Bien entendu, la liaison de ces différents éléments est assurée par les mSmes moyens que ceux décrits en référence aux figures 4 à 6. Le lest £2 disposé à l'opposé du fût 2 ®3t constitué par 40 une barre longitudinale et par des barres transversales 36» 70 206k9 5 2092660 Grâce à cette disposition, la résultante du poids de la grue est toujours appliquée sensiblement au milieu de la base 30 comme montré par son point d'application 32 à la figure 11» De plus, la portée de la charge maximale tolérée par la grue est 5 déplacée en direction du bâtiment en construction 31 d'une valeur égale au déplacement de l'axe longitudinal de cette tour par rapport à celui de la base. Ainsi, par exemple, lorsque le fût a une section carrée de 1,60 mètre de côté et est placé en débordement de 0,40 mètre 10 de l'un des rails d'une voie de 5®ètres, le gain de portée est de — 2,1 m» Avec une grue ayant une charge maximale de 12 tonnes, ce gain de portée conduit à un gain à l'exploitation égal à : 12 t x 2,1 a « 25,2 T.M. 15 Cet agencement est donc très intéressant puisque, sans modifier les caractéristiques de la superstructure de la grue, il permet d'augmenter la portée de cette dernière. 70 20649 6 - REVEHDICATIONS - 1. — Perfectionnement aux bases de grues à tour mobiles du type de celles constituées par une tour sur laquelle les flèches à chariot et à contrepoids sont montées libres en rotation, et 5 dont la partie inférieure est solidaire d'une base équipée de galets de roulement groupés par boggies et aptes à être déplacés sur une voie, caractérisé en ce que la base est constituée par des poutres en béton, armé ou précontraint, assemblées les unes aux autres, à la tour et aux boggies, par l'intermédiaire de 10 tirants les traversant verticalement, afin de former une ossature résistante et indéformable. 2. - Base de grue à tour selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle est constituée, d'une part, par deux poutres inférieures disposées transversalement à la voie et sur la 15 partie inférieure desquelles sont fixés les boggies et, d'autre part, par des poutres supérieures qui, disposées parallèlement et de part et d'autre de l'axe longitudinal de la voie sont liées aux deux poutres précitées et servent par leur partie centrale à la fixation de la partie inférieure de la tour placée 20 dans l'axe vertical de la base. 3. — Base de grue à tour selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle est constituée par deux poutres inférieures transversales portant les boggies et par deux poutres supérieures longitudinales qui, décalées par rapport à l'axe longitudinal 25 de la voie en direction de la paroi de la bâtisse à construire, servent à la fixation de la partie inférieure de la tout, elle-même décalée latéralement par rapport à l'axe vertical de la base. 4. - Base de grue à tour selon la revendication 3t caracté-30 risée en ce que la partie inférieure de la tour est fixée à proximité de l'une des extrémités des poutres supérieures longitudinales et sensiblement au-dessus de l'extrémité correspondante de l'une des poutres inférieures transversales. 5. - Base selon l'une quelconque des revendications 3 et 4, 35 caractérisée en ce que les poutres longitudinales sont disposées de part et d'autre de l'un des rails de la voie, afin qu'une partie de la tour soit en débordement de cette dernière. 6. - Base selon l'une quelconque des revendications 1 à 5j caractérisée en ce que des tubes sont noyés dans les zones de 40 liaison de chacune des poutres en béton pour servir aux passages 70 20649 7 2092660 des tirants aux extrémités desquels se vissent des écrous prenant appui sur les faces des poutres .par .l'intermédiaire de semelles mécaniques»