La présente invention se rapporte à des solutions aqueuses antiseptiques à base d'iode, qualifiées ci-apres de solutions "iodophores", contenant un alcool polyvinylique, de l'acide borique, de l'iode et des sels d'iode solubles dans l'eau. Ces solutions ont des propriétés fongicides, virulicides et désinfectantes. La présente invention se rapporte aussi à une solution aqueuse pour dissiper, à une vitesse déterminée, l'iode disponible contenu dans une substance iodophore. Il est bien connu d'utiliser l'iode comme agent germicide. L'iode lui-même et ses diverses combinaisons moléculaires ont été utilisés en médecine, peu après leur découverte. L'iode a été utilisé pour traiter les blessures sur les champs de bataille des 1839. Sous ses diverses formes, l'iode est un germicide remarquable appliqué sur la peau, sur les blessures aussi bien internes qu'externes, et à des fins de stérilisation; y compris d'objets tels que les instruments chirurgicaux. Il a aussi été utilisé pour désinfecter l'eau potable, les piscines et autres, et pour désinfecter les ustensiles et autres objets susceptibles de venir au contact de matières organiques sujettes à la décomposition et aux attaques de bactéries.L'iode est un agent thérapeutique remarquable qui est utile pour lutter contre une grande variété d'organismes parmi lesquels les virus, les bactéries, les spores, les moisissures, les levures, les protozoaires, les champignons, les vers, les nématodes, etc.. De plus, l'iode n'est que faiblement toxique pour les tissus. Cette toxicité relativement faible est due à la décomposition de l'iode en un ion iodure (I2 i IS, cet ion iodure n'étant pas toxique. Néanmoins, l'iode présente quelques graves inconvénients. C'est ainsi qu'il est un puissant irritant et sensibilisateur primaire. De plus, tout en detruisant les protéines bactériennes, il détruit aussi, dans une certaine mesure, les protéines animales. De plus, l'iode a une odeur gênante et a l'inconvénient de tacher. On a découvert que certains composés jouent le rôle de supports ou d'agents de "domestication" a l'égard de l'iode. Le terme "iodophore" est utilisé ici pour désigner un produit quelconque dans lequel des agents tensioactifs jouent le rôle de véhicules ou de porteurs et d'agents de solubilisation de l'iode. Les véhicules connus de ce genre comprennent une grande variété de matières à poids moléculaire élevé, comme l'amidon, et divers polymères synthétiques. Comme exemple de ces polymères synthétiques, on peut citer les polymères de vinyl lactames et les dérivés oxyalkylènes à poids moléculaire élevé des composés hydrogénés réactifs dont un exemple caractéristique est celui des condensats d'oxyalkylènes ayant une activité de surface.Comme exemples spéci fines de gRyieres, on peut citer le polyvjnyle prrrolrne, powvife o2yzo Zdone, le polyvinyle imidazole, le polyvinyle morpholone, le polyvinyle caprolactame, l'alcool polyvinylique et l'éthylène et les condensats d'oxyde de propylène avec des alcools, des amides et des phénols. Les iodophores renforcent généralement l'activité bactéricide de l'iode, tout en diminuant sa tension de vapeur et son odeur. De plus, les iodophores diminuent aussi la tendance à tacher de l'iode et permettent de fortes dilutions dans l'eau. De plus, les propriétés irritantes de l'iode sont nettement réduites lorsqu'on l'utilise sous la forme d'un iodophore. Une composition iodophore particulièrement utile est obtenue par l'interae- tion entre l'iode, l'iodure de potassium et l'alcool polyvinylique dans l'eau. Une telle composition est décrite dans Mokhnach "Iodine-High Polymers and their use in medicine and veterinary medicine" (Botan, Inst. im. Komarova, Leningrad) Iodinol Med. Vet. Eksp. Klin; Issled Âkad. Nauk S.S.S.R. Bot. Inst. 1967, 5-20 (Russie). Cette composition a été utilisée pour traiter des plaies chirurgicales purulentes, des ulcères variqueux, des brûlures thermiques et chimiques et dans la pratique vétérinaire, pour traiter une grande variété de maladies animales. Il s'agit d'un antiseptique efficace, également actif contre les microflores Gram positif et Gram négatif, les virus et les moisissures. L'indice chimico-thérapeutique, c'est-à-dire le rapport entre la dose maximale endurable et la -dose médicinale de cette composition est très grand. On a toutefois constaté que cette composition n' a qu'une durée de conservation assez limitée. Il est également connu Que des complexes d'alcool polyvinylique, d'acide borique et d'iode possèdent des propriétés bactéricides. Voir à ce sujet Polon. Pharm, Vol. 20, NO 6, pages 455-7 (1963) et Klin Oczna 36 (1) pages 27-32 (1966). La présente invention a pour objet une solution iodophore aqueuse ayant une longue durée de conservation jointe à une large gamme de propriétés germicides, -fongicides, virulicides et désinfectantes. Les solutions de la présente invention peuvent se présenter sous la forme de concentrés, ou de: solutions diluées produisant de l'iode libre, qui peuvent hêtre utilisées pour nettoyer et désufecter des objets inanimés et animés. De plus, les substances iodophores de la présente invention présentent un phénomène de sensibilité à la chaleur unique. La présente invention comprend aussi une solution aqueuse qui permet de dissiper, à une vitesse déterminée, l'iode disponible contenu dans les solutions iodophores. La présente invention concerne les solutions iodophores antiseptiques aqueuses contenant en poids a) environ 0,00005 % à environ 10 % d'iode b) environ 0,0001 % à environ 20 % d'un sel d'iodure soluble dans l'eau c) environ 0,001 Z à environ 25 Z d'alcool polyvinylique, et d) environ 0,001 Z à environ 10 Z d'acide borique. Le reste de la composition peut être constitué uniquement par de l'eau ou bien peut comprendre diverses autres substances lui conférant des pro priétés particulières. C'est ainsi, par exemple, que la stabilité de la solution est améliorée lorsque son pH est compris entre environ 3 et 8. Ceci peut être réalisé par l'addition d'un acide faiblement oxydable. De plus, divers métaux alcalins et divers sels de métaux alcalino-terreux peuvent etre ajoutés a la composition pour régler ses propriétés osmotique (tonicités) afin qu'elle soit mieux tolérée par les tissus vivants. De meme, divers détergents classiques neutres anioniques, cationiques et non ioniques peuvent être ajoutés à la solution pour renforcer ses propriétés mouillantes. La présente invention comprend aussi une solution aqueuse pour dissiper, à une vitesse déterminée, l'iode disponible contenu dans une substance iodophore. Cette solution de dissipation, qui peut etre utilisée avec la solution iodophore de la présente invention, ainsi qu'avec d'autres solutions iodophores, est constituée par une solution aqueuse contenant, en poids a) environ 0,01 Z à environ 5 Z d'acide sorbique ou un sel soluble de celui-ci ; et, b) environ 0,01 Z à environ 5 Z d'acide éthylène-diamine-tétra- acétique ou un sel soluble de celui-ci. Les solutions iodophores antiseptiques de la présente invention contiennent de l'iode; un sel d'iodure soluble dans l'eau, de l'alcool polyvinylique et de l'acide borique. On comprend aisément que les solutions de la présente invention ne contiennent pas les diverses substances qui viennent d'entre énumérées, en tant que telles. En effet, dans la solution, l'iode forme des complexes avec l'alcool polyvinylique et l'acide borique, tandis que les divers composés, tels que les sels solubles dans l'eau, s'ionisent, au au moins dans une certaine mesure. L'iode est l'un des antiseptiques les plus anciens qui est encore d'un usage courant. En dépit de certains défauts, l'iode est l'un desmeilleurs antiseptiques en raison des larges spectres de son action germicide et virulicide.Dans les solutions de la présente invention,ciees sistances nterviennent pour complexer, "dompter" et stabiliser l'iode, tout en lui conservant ses propriétés fongicides, bactéricides et virulicides rapides. Les inconvénients inhérents aux solutions alcooliques ou d'eau et d'alcool traditionnelles diode moléculaire ou cristallin sont évités, tout en conservant le large spectre d'efficacité. Parmi les avantages que présentent les solutions de la présente invention sur les solutions d'iode classiques, on peut citer une odeur réduite, une moindre tendance à tacher et de meilleures propriétés de mouillage et de nettoyage dues à une tension superficielle réduite (à environ 40-72 dynes/cm2). De plus, l'effet de "domptage" de l'iode realisé par les compositions de la présente invention assure une meilleure tolérance par les tissus vivants, ce qui est particulièrement important dans les applications ophtalmologiques et sur d'autres membranes muqueuses. De plus, les compositions de la présente invention offrent une gande souplesse en permettant l'addition de détergents classiques et de sels physiologiques sans destruction immédiate de l'action germicide due à l'iode libre. Les compositions de la présente invention peuvent contenir environ de 0,00005% à environ 10 Z et, de préférence, d'environ 0,002 Z à environ 5 Z en poids d'iode. Ces solutions peuvent être préparées sous la forme de concentrés et peuvent ensuite etre diluées à la concentration désirée convenant à l'usage particulier prévu (généralement, de 5 à 100 ppm d'iode disponible ou libre). La dilution peut etre réalisée avec de l'eau pure ou avec la solution originale de dissipation décrite ci-contre. Les compositions iodophores de la présente invention, dans des dilutions pouvant s'élever à 1/200 000 partie d'iode disponible, détruisent toutes les formes végétatives de baciries en 15 minutes. Meme à de telles dilutions, les solutions fournissent une indication colorée de l'activité antimicrobienne. En l'absence de couleur, il n'y a pas d'activité germicide. Les solutions iodophores antiseptiques aqueuses de la présente invention comprennent environ 0,0001 Z à environ 20 Z et, de préférence, entre environ 0,004 Z à environ 10 Z en poids d'un sel d'iodure soluble dans l'eau. L'iodure de potassium est préféré, mais n'importe quel autre sel d'iodure soluble dans l'eau, tel que l'iodure de sodium ou l'acide hydriotique peut aussi etre utilisé. Les sels d'iodure contribuent à la solubilisation initiale de l'iode et simplifient la préparation des solutions finales. Dans la solution, le sel d'iodure soluble dans l'eau conduit à la formation d'ions iodure négatifs. Ces ions réagissent avec l'iode selon la réaction bien connue : 12 + I I3 . L'ion triodure résultant est soluble dans l'eau et produit de l'iode libre pour les applications utilisant la solution de la pre- sente invention. On ne sait pas si l'acide borique et l'alcool polyvinylique forment des complexes avec I2 ou I3 Une grande variété d'alcools polyvinyliques, dans des proportions allant d'environ 0,001 Z à environ 25 Z et, de préférence, comprises entre 0,1 Z et environ 20 % en poids peut être utilisée dans la composition de la présente invention.Diverses qualités d'alcools polyvinyliques sont disponibles dans le commerce de diverses provenances. Comme exemples, on peut citer 1'Elvanol (E.I. DuPont de Nemours et Co. Inc., Wilmington, Delaware) et le Vinol (Colton Chemical Co. Cleveland, Ohio). Les alcools polyvinyliques sont des résines synthétiques solubles dans liteau, produites par une polymérisation contrôlée d'acétate de vinyle et par une hydrolyse partielle ou complète de l'alcool polyvinylique. En faisant varier le degré de polymérisation et la mesure dans laquelle les groupes acétate et la chaîne polymérique sont hydrolysés, on peut obtenir toute une série de résines utiles dans la présente invention. La viscosité de la solution augmente avec le degré de polymérisation ; en conséquence, on peut choisir la qualité d'alcool polyvinylique convenant le mieux à l'usage particulier envisagé d'une gamme de résines relativement large. Le même degré de souplesse existe en ce qui concerne le degré d'hydrolyse de l'acétate de polyvinyle.C'est ainsi, par exemple, que l'Elvanol est disponible dans des qualités produisant des solutions à 4 % ayant une viscosité s'échelonnant entre 1,8 et 135 cp à 200C et dont le degré d'hydrolyse s'échelonne entre 85 et 100 %. Les alcools polyvinyliques, quand ils sont dissous dans peau, donnent des solutions dont le pH se Situe entre 5 et 8 ; un maximum de stabilité est obtenu avec un pH acide. Selon l'alcool polyvinylique particulier utilisé et sa concentration, la viscosité des solutions de la présente invention peut varier entre 1,1 et 10 000 cp à 200C. Les alcools polyvinyliques peuvent être décrits comme suit Dans cette formule, "X" et "v" se rapportent respectivement au nombre de groupes hydroxyle et acétylés libres de la chalne de la résine. Les polymères qui sont complètement hydroxylés de façon à former des polymères contenant environ 25 Z de groupes acétate conviennent dans les compositions de la présente invention. Un alcool polyvinylique particulièrement bien approprié est celui vendu dans le commerce sous le nom "Elvanol 5105". Cette qualité particulière d'alcool polyvinylique est hydnxylée de 88 Z à 90 Z et a une teneur en matière volatile pouvant s'élever à 5 %. Une solution aqueuse à 4 Z de cette matière a une viscosité de 5 cp à 200C. L'acide borique entrant dans la composition de la présente invention stabilise celle-ci et augmente sa durée de conservation. L'acide borique peut etre utilisé dans des proportions comprises entre 0,0001 Z et environ 10 Z en poids et, de préférence, entre 0,05 % et 5 % en poids. Pour améliorer encore la stabilité, il est utile de régler la concentration en ions hydrogène des solutions dans la gamme des pH comprise entre 3 et 8 et, de préférence, entre 3,5 et 7. Un acide peu oxydable peut être utilisé pour régler le pH. Comme exemples d'acides appropriés à cette fin, on peut citer H3P04, HCl, l'acide acétique, H2S04, l'acide nitrique, etc Dans certaines applications, il est utile de régler les propriétés osmotiques de la solution. Des tonicités équivalentes à une solution aqueuse de chlorure de sodium de 0,1 % à 5 % sont utiles pour produire une solution iodophore antiseptique aqueuse, conforme à la présente invention qui est mieux tolérée par les tissus vivants. Les propriétés osmotiques peuvent être réglées par une addition de quantités appropriées de sels de métaux alcalins et alcalino-terreux. Comme exemples spécifiques de sels appropriés, on peut citer NaCl, KCl, CaCl2, MgCl2 et les sels de phosphate, de nitrate et de sulfate correspondants. Les propriétés nettoyantes et mouillantes de la solution antiseptique de la présente invention peuvent être renforcées par l addiction d'un détergent classique neutre anionique, cationique et non ionique. De nombreux exemples de tels détergents sont connus dans la technique. Ces détergents peuvent avantageusement être incorporés dans la solution dans des proportions atteignant jusqu'à 25 % en poids. Les solutions iodophores antiseptiques de la présente invention peuvent être péparées par divers procédés. Le procédé de préparation préféré consiste à dissoudre d'abord l'acide borique dans l'eau, puis à dissoudre l'alcool polyvinylique, en chauffant et en agitant, dans la solution d'acide borique, La quan titré d'eau utilisée pour dissoudre l'acide borique et l'alcool polyvinylique doit représenter la majeure partie de l'eau (70-90 % en poids) présente dans la solution iodophore an # septique finale. Après refroidissement de la solution d'alcool polyvinylique et d'acide borique, on ajoute l'iode et le sel d'iodure soluble dans l'eau sous la forme d'une solution aqueuse. L'eau présente dans la solution d'iode et de sel d'iodure soluble dans l'eau ne doit représenter qu'une partie mineure (5-15 Z en poids) de l'eau présente dans la solution iodophore finale. Le pH de la solution résultante peut ensuite être amené à la valeur désirée et une quantité suffisante d'eau pure peut être ajoutée pour obtenir la concentration désirée. Cette technique est particulièrement bien adaptée pour préparer les solutions iodophores de la présente invention, car la dissolution de l'iode ne demande pas de chaleur. Etant donne qu'aucune chaleur n'est utilisée pour dissoudre l'iode, il nty a pratiquement pas de perte d'iode dans l'atmosphère. L'iode disponible et la stabilité des solutions iodophores de la présente invention peuvent être déterminés par une titration directe avec des solutions standard de thiosulfate de sodium. Cette réaction classique d'oxydo-reduction est universellement connue des techniciens et des chimistes. Les solutions iodophores antiseptiques de la présente invention, dont la composition peut aller des concentrés à des produits dilués dégageant de l'iode libre, sont utiles pour nettoyer et désinfecter des objets inanimés, ainsi que des êtres vivants. Cette composition peut être co ercialisee sous la forme de solutions stables, produisant de l'iode dilué, prêtes à être utilisées ou bien sous la forme de concentres pouvant être dilués suivant le besoin avant l'emploi. De plus, l'iode des compositions de la présente invention peut être dissipé à la vitesse désirée. Le besoin de techniques pour stériliser les dispositifs prothétiques et de diagnostics conçus pour être appliqués dans des cavités du corps et à la surface des muqueuses, augmente constamment. La plupart des dispositifs de diagnostics et des prothèses destinés à être placés dans des cavités du corps ou à être appliqués contre des tissus vivants, peuvent être stérilisés convenablement en les exposant pendant de courtes périodes de temps à l'action des solutions de l'iodophore de la présente invention.Après cette exposition et avant d'utiliser le dispositif, l'iode actif peut être détruit, Comme exemples typiques de dispositifs médicaux, prothétiques et de diagnostics dont les surfaces peuvent avantageusement être nettoyées et stérilisées au moyen des solutions de la présente invention, on peut citer les plaques des tonomètres avant de mer surer la pression intra-oculaire, les lentilles de contact, les appareils de colotomie, les cathéters, des prothèses dentaires, des dispositifs intrautérins, intra-vaginaux et rectaux, des instruments chirurgicaux et dentaires, des implants et des prothèses chirurgicales, des thermomètres oraux et rectaux, des lentilles gonioscopiques et d'autre dispositifs oculaires thérapeutiques et de diagnostics, des prothèses oculaires, des embouts d 'énémas, des aiguilles, des dispositifs cystoscopiques et des porte-medicaments entourés de matière plastique appliqués comme des topiques ou par implantation. Les solutions antiseptiques de la présente invention ont aussi un large champ d'application pour nettoyer et stériliser des surfaces industrielles et médicales inanimées. Comme exemples typiques, on peut citer les morgues, les installations de traitement et de manutention des viandes, les décharges, les toilettes (les baignoires des hôpitaux), les équipements et appareillages des laiteries, les équipements de production de boissons, les locaux des animaux, les environnements chirurgicaux, les laboratoires, et les aires stériles des usines pharmaceutiques. Les solutions iodophores de la présente invention sont particulièrement bien adaptées pour venir à bout des micro-organismes infectieux et pathogènes des tissus épidermiques et des muqueuses. Des applications topiques de compositions iodophores antiseptiques aqueuses entrant dans le cadre de la présente invention, dans des concentrations convenables, sur des épidermes ou des muqueuses infectées exercent un large spectre d'actions antimicrobiennes contre les microbes pathogènes ou saprophytes. Les solutions iodophores peuvent être appliquées sous la forme d'un gel, d'une solution ou par pulvérisation. Les compositions entrant dans le cadre de la présente invention peuvent aussi être utilisées dans le domaine préchirurgical pour assurer une protection contre les infections post-chirurgicales. C'est ainsi, par exemple, aucune irrigation du cul-de-sac oculaire avec des compositions spécifiques de la solution iodophore avant un acte chirurgical, peut réduire sensiblement le potentiel de contamination ou les complications post-opératoires. Le fait de peindre les champs opératoires avec une solution d'iodophore avant de procéder à une incision-chirurgicale, peut protéger le patient contre les risques de contamination et d'infection. En même temps, cette peinture peut être utilisée pour délimiter le champ opératoire. Les compositions de la présente invention conviennent particulièrement bien pour stériliser toutes les sortes de lentilles de contact avant de les appliquer sur la cornée. Les lentilles (souples) à base de gel hydrophyle qui sont actuellement développées, posent un problème particulièrement grave de contamination microbienne. Les lentilles de contact faites uniquement de méthacrylate dthydroxy- éthyle (HEMA) ou copolymérisées avec divers agents de réticulation et de plastification, peuvent absorber jusqu'à 80 Z d'eau froide. Ces lentilles absorbent aussi et forment des complexes avec toutes sortes de molécules organiques à bas poids moléculaire de 11 environnement. Ces molécules peuvent servir de nourriture à des microorganismes. A cause de l'environnement adapté pour le développement des microbes qui en résulte, il est essentiel de stériliser ces lentilles. La stérilisation chimique des lentilles HEMA avec des solutions classiques a présenté de graves problèmes. Les lentilles HEMII forment des complexes avec la plupart des agents de conservation classiques, parmi lesquels le chlorure de benzalkonium, le gluconate de chlorhexidine, le thimérosal sodium, le chlorobutanol et l'acétate phényl-mercurique. Le risque de brûlures chimiques de la cornée par les lentilles traitées avec ces antiseptiques classiques a pratiquement éliminé l'emploi de ces germicides connus. Le procédé consistant à faire bouillir les lentilles HEMA n'est pas un procédé de stérilisation entièrement satisfaisant car les matières des muqueuses oculaires enlevées par inadvertance avant l'ébullition sont dénaturées dans la matrice de la lentille.De ce fait, la lentille perd sa transparence, devient inconfortable et peut même être éventuellement détruite. Le procédé consistant à faire bouillir ou à faire passer dans un autoclave les lentilles HEMA n'est également pas avantageux car il en résulte des changements physiques progressifs de la géométrie et de la porosité de celles-ci. Dans la plupart des cas, une dissipation contrôlée de l'iode disponible dans les solutions iodophores n'est pas une condition préalable nécessaire pour réaliser la stérilité, pour la tolérance des tissus et pour la sécurité ultime. Toutefois, il est des cas où une destruction totale de l'iode disponible (12) est utile, soit pendant que l'iodophore agit, soit après. En principe, tous les composés courants connus comme étant des oxydants et qui ont le potentiel d'oxydo-réduction nécessaire pour convertir I2 en 21 peuvent être utilisés pour détruire l'iode disponible. Comme exemples de ces composés, on peut citer, les alcools, les aldéhydes, les alcènes, les alcynes, les hydrocarbures aromatiques, les amides, les quinones, les acides hydroxylés, les sures, les acides aminés, les sulfites, les thiosulfates, les composés contenant des groupements sulfhydryle, et les substances organiques polyinsaturées. On constate que les solutions de ces composés détruisent tout l'iode disponible, mais à des vitesses différentes.La plupart de tes composés conviennent pour diverses applications industrielles. Toutefois, les critères de sécurité et de tolérance tissulaires restreignent le nombre des composés adaptés pour l'homme et les animaux. Parmi les composés convenant pour l'homme et l'animal, on peut citer le sugite de sodium, le thiosulfate de sodium, lthydrogenosulfite de sodium, la cystéine, la méthionine, l'acide ascorbique, l'acide sorbique et le disodium édétate. Une activation presque immédiate de l'iode disponible dans les iodophores fait suite à un traitement avec une quantité supérieure aux équivalents molaires de sulfites et de thiosulfates inorganiques de méthionine, de cystéine et d'acide ascorbique. Cette neutralisation pratiquement instantanée peut être utile dans certains cas. Lorsque le maintien de la stérilité du système de traitement n'est pas nécessaire, la neutralisation peut être réalisée presque immédiatement avec ces composés. Toutefois, dans d'autres cas, une dissipation lente, mais à une vitesse prévisible, de l'iode est préférable. De plus, après le traitement, le maintien de la stérilité peut être nécessaire avec certaines prothèses, par exemple, avec les lentilles de contact conservées dans une boite de rangement. Dans ces conditions, il est nécessaire que la solution de dissipation soit stérile et qu'elle puisse aussi être restérilisée. En conséquence, un agent de dissipation idéal de l'iode doit être non seulement capable de dissiper l'iode, mais aussi de jouer le rôle d'un antiseptique, tout en étant bien toléré par les tissus. On vient de trouver qu'une solution aqueuse contenant environ 0,01 à environ 5 Z en poids d'acide sorbique ou un sel soluble de celui-ci et environ 0,01 à environ 5 Z en poids d'acide éthylène-diamine-tétraacétique ou un sel soluble de celui-ci peut être utilisée pour dissiper l'iode disponible contenu dans les solutions iodophores. Ces solutions dissipent l'iode à une vitesse réglée, ne posent pas de graves problèmes de tolérance tissulaire et peuvent être stérilisées de façon à pouvoir être conservées. Une solution de dissipation ainsi conservée est adaptée pour dissiper l'iode disponible dans les compositons iodophores, y compris les solutions iodophores antiseptiques aqueuses de la présente invention.Comme exemples typiques d'iodophores du commerce pouvant être traités avec la solution de dissipation de la présente invention pour réaliser une action de dissipation contrôlée, on peut citer le polyvinyl pyrrolidoneiode; le nonylphénoléthoxylate-iode ; les composés amidoniodesolu- bles ; la béta-cyclodextrine-iode ; les condensats polyoxyéthylène-polyoxy propylène-iode ; les composés alcool linéaire éthoxylés-iode, etc. Le mécanisme par lequel la nouvelle solution de dissipation dissipe l'iode disponible n'est pas élucidé. L'acide sorbique ou ses sels solubles dans l'eau et l'acide éthylène-diamine-tétraacétique ou ses sels solubles dans l'eau dans un véhicule aqueux peuvent détruire l'iode à une vitesse prédéterminée s 'éche- lonnant entre une et 300 minutes selon la concentration de l'iode dans la solution iodophore traitée, la quantité ajoutée à la solution de dissipation, la concentration des deux composants de la solution de dissipation, le pH et la température. La solution de dissipation peut avantageusement être utilisée dans une gamme de pH comprise entre environ 2 et 10 ; plus le pH est élevé, plus la dissipation de l'iode disponible est rapide.Le fait d'élever la température au-dessus de la température amiante augmente aussi la vitesse de dissipation. La solution de dissipation peut avantageusement être utilisée dans des proportions comprises, en poids, entre I et 1000 parties par partie diode disponible dans l'iodophore. Une solution aqueuse particulièrement bien adaptée pour maintenir stériles des prothèses, telles que des lentilles de contact, peut etre préparée en mélangeant de 1 Z à environ 10 % en poids de la solution iodophore aqueuse de la présente invention avec environ 99 % à 90 Z en poids de la solution de dissipation aqueuse de la présente invention. Les prothèses telles que les lentilles de contact peuvent être traitées en les retirant de la solution de dissipation aqueuse et en ajoutant ensuite la solution iodophore antiseptique aqueuse. L'iode disponible dans la solution iodophore intervient ainsi pour stériliser les prothèses et est lentement dissipé par la solution de dissipation. Après la stérilisation et la dissipation de l'iode disponible, on obtient une solu tion qui maintient les prothèses traitées stériles. Les exemples qui suivent, qui n'ont bien entendu aucun caractère limitatif, feront mieux comprendre les particularités de l'invention. Dans tous ces exemples, les pourcentages s'entendent en poids, sauf spécification contraire. Exemple 1- Composition d'une solution concentrée Iode 2% Iodure de sodium 2% Alcool polyvinylique 20% (Elvanol 5103) Acide borique 2% Acide sulfurique Q.S pour régler le pH à 4 Eau pure Q.S pour 100 Z La solution ci-dessus peut être préparée en dissolvant l'acide borique dans environ 85 Z de la quantité totale d'eau. On dissout l'alcool polyvinylique dans la solution d'acide borique en agitant et en chauffant et on laisse refroidir la solution résultante. On dissout, par ailleurs, l'iode et l'iodure de potassium dans 5 à 10 z de la quantité totale d'eau et on l'ajoute à la solution refroidie d'alcool polyvinylique et d'acide borique. On ajuste ensuite le pH puis on ajoute le reste d'eau. Cette composition peut être appliquée directement sur les coupures et les fractures, et peut être utilisée pour désinfecter diverses surfaces. Dans cer tains cas, on peut diluer la solution auparavant avec de liteau, avec une solution de dissipation ou avec une solution détergente, de façon à ramener l'iode disponible entre 0,00005 Z et 0,05 %. Exemple 2 Pour démonter l'effet de stabilisation de l'acide borique, on prépare la solution suivante Iode o,1 Z Iodure de potassium 0,2 Z Alcool polyvinylique 2,5 Z Eau pure Q.S pour 100 Z On prépare une solution identique, mais contenant 0,5 Z d'acide borique. On règle le pli des deux solutions à 5,5. En utilisant la méthode de titration classique parle thiosulfate, on détermine l'iode disponible dans chaque solution peu apres sa préparation (temps zéro), après une semaine et après un mois de conservation à une température d'environ 21"C dans une bouteille de polyéthylène fermee d'environ 30 cm3. Les résultats de cet( expérience sont présentés dans le tableau I. La stabilisation spectaculaire et inattendue résultant de l'addition de l'acide borique est évidente à la lecture des données apparaissant dans le tableau. TABLEAU I Iode disponible Temps zéro Une semaine Un mois Avec 0,5 % d'acide borique 0,115 % 0,110 Z 0,108 Z Sans acide borique 0,115 Z 0,090 Z 0,078 Z Exemple 3 La solution suivante est idéale pour les nettoyages préchirurgicaux et pour l'aseptisation de la peau et des muqueuses, y compris de l'oeil Iode 0,05 % Iodure de potassium 0,1 % Alcool polyvinylique, 2,0 Z (Elvanol 5105) Acide borique 0,1 Z Chlorure de sodium 0,9 Z Solution d'acide phosphorique pour amener le pli à 5 Eau pure Q.S pour 100 Z Cette solution prête à l'empli, peut être préparée en procédant comme décrit dans l'exemple I. Un lavage oculaire de 1 à 2 minutes avec cette solution produit, en principe, un champ chirurgical stérile. On constate avec surprise que l'oeil peut tolérer cette quantité d'iode, sous cette forme, alors que des solutions d'iode simples comparables ne sont pas tolérées. Exemple 4 Solution utilisable pour la stérilisation chimique à froid d'équipements dentaires ou chiryrgicaux préalablement nettoyés, de prothèses et dispositifs analogues, ainsi que de surfaces inanimées, qui peut être préparée selon la formule suivante Iode 0,02 Z Iodure de sodium 0,02 Z Alcool polyvinylique 1,0 Z (Vinol PA-20) Acide borique 0,2 Z Chlorure de potassium 0,5 Z Acide acétique pour amener le pli à 4 Eau pure Q.S pour 100 Z Cette solution peut être préparée par le procédé décrit dans l'exemple 1. Exemple 5 Solution adaptée à être utilisée par les patients pour stériliser les lentilles de contact de toutes sortes, y compris celles constituées par un gel hydrophile qui peut être préparée selon la formule suivante Iode 0su04 Z Iodure de potassium 0,008 Z Chlorure de sodium 0,50 Z Chlorure de potassium 0,20 Z Alcool polyvinylique 0,25 Z (Elvanol 5105) Acide borique 0,5 Z Solution d'acide chlorhy drique pour régler le pH à 4,5 Eau pure Q.S pour 100 Z Cette solution peut être préparée selon le procédé décrit dans l'exemple 1. On conserve des échantillons de cette solution dans des bouteilles pharmaceutiques en verre clair exposées à la lumière à la température de 20"C. On effectue toutes les semaines des essais en utilisant une procédure de titration au thiosulfate de sodium pour déterminer l'iode libre total disponible. Dans ces conditions, on n'a constaté aucune diminution appréciable de l'iode libre disponible après 65 jours. Le pH, qui était de 4,5, est resté sensiblement à sa valeur initiale pendant toute la période d'essai. Des essais analogues effectués sur les solutions réglées à des pH plus élevés, (jusqu'à 7,8) ont révélé une petite diminution de l'iode durant les mêmes intervalles de temps toutes les autres conditions étant les mêmes. Exemple 6 L'exemple suivant démontre l'action antimicrobienne des solutions de la présente invention. On a centrifugé à 3000 tours/minute pendant 20 minutes des bouillons de culture de 24 heures des organismes énumérés dans le tableau II. On a décanté la couche surnageante, puis on a remis en suspension les granules restantes dans une solution saline tamponnée par le phosphate (PBS). On a ajouté 0,2 ml de chaque suspension de bactéries à 3,8 ml de la solution d'essai ou bien de PBS (culture témoin). Ceci représente une dilution de 1/20 du réactif d'essai. On a mainteau les suspensions résultantes à la température ambiante et on a procédé à des essais après 5, 30 et 60 minutes. La procédure d'essai a con sisté à diluer les diverses solutions bactériennes dans un bouillon de soja contenant une substance tampon neutralisante et un agent de surface (Tween 80). On a utilisé des dilutions au dixième. On a mesuré les suspensions après cinq minutes et après 60 minutes. On n'a observé aucune diminution du titre pendant cette période. Les résultats de cet essai sont résumés dans le tableau II ciaprès. TABLEAU II Temps d'exposition des micro-organismes à la solution d'essai Micro-organisme 5 minutes 30 minutes 60 minutes Essai de contrôle Staph. aureus positif négatif négatif 10 organismes par mol Strep. Pyogenes négatif négatif négatif 108 organismes par ml E. Coli négatif négatif négatif 108 organismes par ml Ps. aeruginosa négatif négatif négatif 106 organismes par ml C. albicans négatif négatif négatif 105 organismes par ml Exemple 7 Pour démonter la sécurité et l'utilité des solutions de la présente invention, on a procédé aux quate essais suivants : 1.Pendant deux jours, on a instillé deux gouttes de la solution de ltexewr ple 5 dans les yeux de deux lapins (quatre yeux) à des intervalles d'une demiheure à une heure pendant toute la journée (de 8 h à 17 h). On n'a constaté aucune irritation oculaire. 2. On a muni deux lapins avec des lentilles représentatives en gel hydrophile, et on a laissé ces lentilles en place pendant trois jours afin que la réaction qui se produit normalement après la mise en place des lentilles s'atténue complètement. On enlève ensuite une lentille de chaque lapin et on la remplace par une autre conserssée pendant 48 heures dans la solution de ltexemr ple 5. On n'a constaté aucune réaction oculaire dans cet oeil, en répétant cette procédure pendant deux jours consécutifs. 3. On a placé sur l'un des yeux d'un lapin, une lentille de gel çonservée dans la solution de l'exemple 5, tandis que sur son autre oeil, on a placé une autre lentille conservée dans une solution isotonique de gluconate de chlorhexidine à 0,005 Z. Le second oeil a présenté une certaine reaction à la chlorhexidine, alors que l'oeil comportant la lentille traitée avec la solution d'essai n' a présenté aucun signe de réaction. 4. On instille la solution de l'exemple 5 (2 gouttes toutes les 1/2 heure) pour un total de 3 instillations dans l'oeil d'un volontaire, sans qu'il en résulte de réaction. Exemple 8 On prépare la solution auto-stérilisante suivante (solution A) en procédant comme dans 1' exemple I Iode 0,1 Z Iodure de potassium 0,2 Z Alcool polyvinylique 2,5 Z (Elvanol 5105) Acide borique 0,5 Z Eau pure Q.S pour 100 Z On prépare aussi une seconde solution (solution B) ayant la composition suivante Acide sorbique 0,1 Z Trisodium Edétate 0,1 Z Chlorure de sodium 0,75 Z Chlorure de potassium 0,20 Z Solution d'hydroxyde de sodium à 5 Z pour régler le pH à 7,4 Eau pure Q.S pour 100 Z On assure la stérilité de la solution B par un chauffage. On place huit lentilles différentes en un gel souple hydrophile, une paire de lentilles flexibles de silicone et deux paires de lentilles classiques en polyméthacrylate de méthyle fournies par les fabricants de ces lentilles dans la section de transfert des dispositifs de nettoyage et de conservation des lentilles de contact du type de ceux représentés et décrits dans les brevets américains n0 s 3 519 005 et 3 645 284. On ajoute à chaque dispositif quatre millilitres de solution B (solution de dissipation et de conservation stérile). On ajoute également de 3 à 6 gouttes de la solution A (solution désinfectante concentrée) à chaque dispositif et on plonge les lentilles d'essai dans la solution pour les désinfecter. Certaines lentilles deviennent initialement jaunes à cause de leur aptitude à concentrer 11 iode disponible. Dans ces cas, des quantités réduites de la solution A (3 à 4 gouttes) diminuent l'absorption initiale de l'iode. Dans tous les cas, l'iode de la solution résultante se dissipe en l'espace d'une à six heures. Au bout de ce temps, on ne constate aucun effet nuisible apparent ou mesurable sur l'une quelconque des lentilles étu diées. On répète ces expériences un certain nombre de fois en obtenant sensiblement les mêmes résultats. On a placé des lentilles de contact représentatives sur la cornée de lapins après les avoir exposées pendant des temps variables (de 1 minute à 8 heures) à des mélanges des solutions A et B dans les proportions indiquées cidessus. On n'a constaté aucun effet nuisible. La solution A a été instillée directement dans les yeux des lapins, apparemment sans aucun effet nuisible. On a volontairement contaminé des lentilles avec des cultures actives de staphylocoques dorés, de streptocoques pyrogènes, de colibacilles, de pseudomonas aeurginosa et de candida albicans avant de les exposer à des mélanges des solutions A et B décrites ci-dessus pendant des périodes de temps variables. On a constaté que trois gouttes de solution A ajoutées à la solution B (dont résulte une concentration en iode disponible équivalente à environ 0,003 ;k en poids) tuent complètement les micro-organismes en 30 minutes. On a traité des lentilles représentatives en un gel hydrophile souple, des lentilles classiques en polyméthacrylate de méthyle et des lentilles de silicone placées sur des cornées humaines avec des solutions A et B produisant une concentration initiale en iode disponible stéchelonnant entre 0,003 Z et 0,01 Z pendant des intervalles de temps compris entre 5 minutes et 12 heures. Ces lentilles ont été ensuite portées par des volontaires apparemment sans effet nuisible. REVENDICATIONS 1. Solution iodophore, aqueuse et antiseptique contentant, en poids, a) environ de 0,00005 Z à environ 10 Z d'iode; b) environ de 0,001 Z à environ 20 Z dtun iodure soluble dans peau, c) environ de 0,001 Z à environ 25 Z d'alcool polyvinylique, et d) environ de 0,001 Z à environ 10 Z d'acide borique. 2. Solution antiseptique selon la revendication 1, caractérisée en ce que son pli est compris entre 3 et 8. 3. Solution antiseptique selon la revendication 2, caractérisée en ce que ledit pH est réglé avec un acide choisi dans le groupe comprenant l'acide acétique, l'acide nitrique et les acides H3P04, HC1 et H2S04. 4. Solution antiseptique selon la revendication 2, caractérisée en ce que son pH est inférieur à 7. 5. Solution antiseptique selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle contient, en poids, environ 0,002 Z à 5 Z d'iode, environ 0,004 Z à 10 % d'un iodure soluble dans peau, environ 0,' Z à 20 Z d'alcool polyvinylique et environ 0,05 à environ 5 % d'acide borique. 6. Solution antiseptique selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'iodure soluble dans l'eau est choisi dans le groupe comprenant l'iodure de potassium, l'iodure de sodium et l'acide hydroiotique. 7. Solution antiseptique selon la revendication 1, caractérisée en ce que sa tonicité est réglée pour être équivalente à celle d'une solution aqueuse de chlorure de sodium de 0,1 Z à 5 %. 8. Solution antiseptique selon la revendication 7, caractérisée en ce que sa tonicité est réglée par l'addition de quantités appropriées de sels de métaux alcalins et alcalino-terreux. 9. Solution antiseptique selon la revendication 1, caractérisée en ce que sa viscosité est comprise entre 1,1 et 10 000 cp à 200C. 10. Solution antiseptique selon la revendication 1, caractérisée en ce que sa tension superficielle est comprise entre environ 40 et 72 dynes/cm2. 11. Solution antiseptique aqueuse selon la revendication 10, caractérisée en ce qu'elle contient environ 25 Z de détergent. 12. Procédé pour stériliser des dispositifs de prothèse et de diagnostics qui consiste à mettre ces dispositifs au contact de la solution antiseptique aqueuse spécifiée dans la revendication 1. 13. Procédé pour stériliser des lentilles de contact qui consiste à les mettre au contact de la solution spécifiée dans la revendication 1. 14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que ladite lentille est constituée par un gel hydrophile. 15. Solution antiseptique selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'alcool polyvinylique a une viscosité comprise entre 1,8 et 135 cp à 200C en solution aqueuse à 4%. 16. Solution antiseptique selon la revendication 15, caractérisée en ce que ledit alcool polyvinylique est hydrolysé de 85% à 100%. 17. Solution aqueuse pour dissiper à une vitesse déterminée, l'iode disponible contenu dans un iodophore qui comprend, en poids a) environ de 0,01 à 5% d'acide sorbique ou un sel soluble de celui-ci; et, b) environ de 0,01 à 5% d'acide éthylène diamine tétracetique ou un sel soluble de celui-ci. 18. Procédé pour dissiper l'iode disponible contenu dans un iodophore à une vitesse déterminee qui consiste à ajouter à cet iodophore la solution aqueuse de la revendication 17. 19. Procédé pour stériliser des lentilles de contact qui consiste a) à placer ces lentilles de contact dans une solution aqueuse comprenant, en poids, environ 0,01 % à environ 5% d'acide sorbique ou un sel soluble de celui-ci; et,environ-0,01% à environ 5% d'acide éthylène diamine tétraacétique ou un sel soluble de celui-ci; et, b) à ajouter à cette solution environ 1% à environ 10% en poids, en se basant sur le poids total des deux solutions, d'une solution iodophore antiseptique aqueuse contenant, en poids,-environ 0,00005% environ 10% d'iode, environ 0,0001% à environ 20% d'un iodure soluble dans l'eau, environ 0,001% à environ 25% d'alcool polyvinylique, et environ 0,001% à environ 10% d'acide borique. 20. Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce que le pH de ladite solution iodophore est compris entre 3 et 7. 21. Solution aqueuse stérile comprenant un mélange de a) environ 1% à environ 10% d'une solution iodophore aqueuse contenant, en poids, environ 0,00005% à environ 10% d'iode, environ 0,0001% à environ 20% en poids d'un iodure soluble dans l'eau, environ 0,001% à environ 25% d'alcool polyvinylique et environ 0,001% à environ 10% d'acide borique; et, b) environ 99% à environ 90% d'une solution aqueuse stérile comprenant, en poids, environ 0,01% à environ 5% d'acide sorbique ou un sel soluble de celuici et environ 0,01% à 5% d'acide éthylène diamine tétraacétique ou un sel soluble de celui-ci. 22. Procédé pour préparer une solution iodophore antiseptique qui consiste a) en se basant sur le poids total de la solution iodophore, à dissoudre, en poids, environ 0,001% à environ 10% d'acide borique et environ 0,001% à environ 25% en poids d'alcool polyvinylique dans la majeure partie de la quantité.totale d'eau présente dans la solution iodophore. b) en se basant sur le poids total de la solution iodophore, à dissoudre, en poids, environ 0,00005% à environ 10% dtiode et environ 0,0001X à environ 20% d'un sel d'iodure soluble dans l'eau dans une petite partie de la quantité totale de l'eau présente dans la solution odophore; et, c) à mélanger la solution de l'étape a) avec la solution de ltetape b. 23. Procédé selon la revendication 22 qui consiste,en outre, à régler le pH de la solution iodophore entre 3 et 8.