La présente invention, due à la collaboration de Monsieur Jean, Paul THIBAULT et réalisée dans les Services de la Demanderesse, concerne le conditionnement des produits photosensibles et, plus parti- culièrement, l'empaquetage des films radiographiques. Comme pour tout produit photographique vierge, il est nécessaire de protéger les films radiographiques des rayonnements actiniques auxquels ils sont sensibles.avant leur exposition proprement dite à une image et jusqu'à leur traitement final afin qu'ils ne soient pas voilés, partiellement ou totalement, avant leur exploitation. Il faut, aussi, préserver les produits photographiques et, en particulier les films radiographiques, des conditions atmosphériques ambiantes pour les soustraire aux variations hygrométriques: en atmos- phère humide les films radiographiques en paquets risquent d'adhérer les uns aux autres, par leurs faces émulsionnées en contact qui sont alors rendues collantes. En outre, il est nécessaire de préserver les films radiographiques de tout choc mécanique. En effet, les films radiographiques sont particu- lièrement sensibles aux contraintes mécaniques,par exemple des chocs ou des pliuresqui risquent de provoquer localement des modifications intemr- pestives de sensibilité. Après exposition à une image et traitement, de telles contraintes se traduisent par des artefacts, parfois difficilement repérables, qui produisent alors des images parasites pouvant conduire à des diagnostics erronés. La situation se complique encore quelque peu, lorsqu'on observe qu'un conditionnement de films radiographiques doit, outre la protection qu'il assure, satisfaire aux besoins des utilisateurs finaux: les membres du corps médical, qui le mettent en oeuvre en vue de la prise de clichés. L'expérience montre que ces utilisateurs peuvent être divisés en deux catagories distinctes ayant, chacune, ses exigences particulières. Les utilisateurs des milieux hospitaliers, privés et publics, grands consommateurs, disposent d'installations complexes munies d'équi- pements automatiques à grandes performances, fonctionnant à la lumière du jour, pour charger les cassettes radiographiques en films pour la prise des clichés et décharger ces dernières pour traiter les films exposés. Toutes les opérations nécessaires sont faites mécaniquement par des machines spécialisées, sans intervention humaine, à l'exception de la mise en place initiale des paquets de films emballés dans des trémies. Les machines, ainsi chargées de films de formats variés et/ou de types différents, assurent ensuite toutes les manipulations notamment l'ouverture de l'emballage et l'extraction des films qu'il contient. Pour un tel usage, le conditionnement des films doit posséder des caractéristiques propres qui permettent une utilisation intensive, systématique, presque à la chaîne. Les utilisateurs des cabinets médicaux, même souvent s'ils sont spécialisés en radiologie, ne disposent pas de telles installations très coûteuses, bien qu'ils utilisent aussi de grandes quantités de films radiographiques. Habituellement, le chargement des cassettes pour la prise des clichés et leur déchargement pour traiter les films exposés sont faits manuellement, au noir ou en lumière inactinique ou atténuée, dans un local spécialisé servant très souvent de laboratoire de traitement. Les films radiographiques de formats et/ou types divers sont habituellement stockés dans ce local o ils sont entreposés dans des tiroirs à films ou, simplement, sur des étagères, les boîtes rangées côte à côte, en position verticale. Les cassettes sont alors chargées, au fur et à mesure des besoins, par prélèvement des films nécessaires qui sont extraits un à un. Il faut donc que le conditionnement permette une identification sure des films qu'il protège, autorise leur rangement en position verticalele prélèvement des films avec le minimum de manipulations d'ouverture et de fermeture du contenant. Pour cette dernière intenvention il est donc souhaitable que le conditionnement assure, au moins provisoirement, du début à la fin de chaque service quotidien, une protection suffisante pour que les films ne soient pas voilés, même pour le cas, relativement fréquent, o la totalité des différents composants constituant le contenant ne sont pas, tous, systématiquement refermés après chaque prélèvement d'un film. Pour un tel usage, le conditionnement des films doit posséder des caractéristiques particulières qui permettent une utilisation sporadique, à la demande, au coup par coup en quelque sorte. Il va de soi que, malencontreusement, les caractéristiques que doit présenter un conditionnement pour satisfaire aux desiderata de ces deux catégories d'utilisateurs tout en protégeant les films sont, parfois, contradictoires, et les fabricants de films radiographiques sont contraints de livrer des films radiographiques identiques, quant au format et au type, dans deux présentations distinctes. Pour satisfaire ces deux catégories d'utilisateurs, le fabricant doit donc disposer de deux genres de conditionnement avec tout ce que cela implique d'inconvénients pour les approvisionnements en fournitures, les outillages et équipements, le stockage, la distribution, la comptabilité la gestion, les commandes, les catalogues notamment. L'un des buts de l'invention est la construction d'un nouveau conditionnement pour produits photosensibles, notamment pour films radiographiques, qui permet de les protéger et des conditions ambiantes, tant actiniques qu'hygrométriques, et des contraintes mécaniques tout en étant relativement universel pour qu'il soit indistinctement utilisable par n'importe lequel des utilisateurs. L'emballage pour produits photosensibles objet de l'invention est constitué, notamment, d'une enveloppe scellée localement frangible pour isoler les produits photographiques du milieu ambiant et de moyens pour les protéger contre les agressions mécaniques. Cet emballage est carac- térisé par le fait que son enveloppe est munie d'un dispositif de mani- pulation tant manuelle qu'automatique et en ce qu'à l'enveloppe sont associés des moyens d'identification par des repères et de regroupement par un agencement. D'autres caractéristiques de l'invention ressortiront de la lecture de la description et des revendications qui suivent et de l'examen du dessin o: - la figure 1 représente une vue perspective schématique d'un mode de réalisation d'un emballage suivant l'invention; - la figure 2 est une vue analogue à celle de la figure 1 d'une autre variante d'exécution; - les figures 3a et 3b représentent des détails des rabats terminaux du dispositif de manipulation de l'enveloppe; - les figures 4a et 4b représentent des détails d'exécution des renforts constituant les moyens de protection associés à l'enveloppe; et - les figures 5a et 5b représentent des variantes d'exécution de l'agencement de regroupement. Comme on le voit, notamment sur la figure 1, le mode de réalisation dessiné de l'emballage 1 suivant l'invention comprend une enveloppe 2 et des moyens de protection 5 et 9 par exemple. Dans l'enveloppe sont disposés des films radiographiques coupés au format, par exemple cinquante ou cent films, non représentés. Ces films sont, si nécessaire séparés les uns des autres par des feuilles interca- laires ou cavaliers de manière que leurs deux faces enduites d'émulsion photographiques ne soient pas au contact les unes des autres, comme il est parfois classique de le faire.--Toutefois, ces feuilles intercalaires ne sont pas indispensables si certaines précautions sont prises quant au choix du matériau constituant l'enveloppe. L'enveloppe est faite en un matériau plastique thermosoudable dont l'imperméabilité à l'air permet par exemple de le mettre en dépression par rapport à la pression atmosphérique de manière à assurer un bon isolement des films radiographiques à l'égard du milieu ambiant, notamment pour les soustraire aux variations hygrométiques de l'air. Cette enveloppe a, initialement, la conformation d'un tube présentant, s'il y a lieu, une ou deux soudures longitudinales qui est fermé à ses deux extrémités par des soudures transversales.L'une au moins de ces soudures transversales, ou l'enveloppe à proximité de celle-ci, est frangible de manière à permettre l'ouverture, automatique et/ou manuelle, de l'enveloppe. Comme il est classique de le faire, cette enveloppe porte un revê- tement ou une charge qui la rend opaque aux rayonnements actiniques sus- ceptibles de voiler les films avant usage. Suivant l'invention cette enveloppe comprend un dispositif de manipulation qui en facilite la mise en oeuvre, manuelle ou automatique, par n'importe quel utilisateur. Comme on l'a rappelé, les films radiographiques, notamment à usages médicaux, sont destinés à deux catégories d'utilisateurs: les hôpitaux ou cliniques et les cabinets de praticiens. Les fréquences d'utilisation et les quantités de films radiographiques exposés sont notablement différentes dans ces deux situations traditionnelles et, si les hôpitaux et cliniques disposent d'équipements automatiques permettent l'extraction des films des emballages en vue de leur utilisation sans -que ceux-ci aient à être manipulés par le personnel, il n'en va pas de même lors de l'usage qu'en font les praticiens>ou leurs assistants, les films étant sortis manuellement, un à un, de l'emballage pour être chargés, aussi à la main, dans une cassette. Le souci des fabricants de films radiographiques est donc de pouvoir disposer d'un emballage unique, universel, qui satisfasse à des conditions d'utilisation aussi différentes l'une de l'autre. C'est ce que permet l'emballage suivant l'invention grâce notamment au dispositif de manipulation dont il est pourvu. Comme on le voit sur la figure 1, le dispositif de manipulation dont est munie l'enveloppe est constitué d'un soufflet latéral 3/d'au moins un rabat terminal 4. Ce soufflet est formé de plis latérauxdont seuls ceux d'un c8té sont visibles, destinés à donner de l'aisance, un certain jeu pour le désempilage des films l'un au moins des rabats terminaux est destiné à former, lorsqu'il est déployé, un entonnoir, un manchon pour l'extraction des films et, lorsqu'il est replié, une chicane pour assurer l'étanchéité aux rayonnements actiniques. Lorsqu'une telle enveloppe a été garnie de films, scellée et mise en dépression, ses parois sont plaquées contre les films par la pression atmosphérique et elle forme un bloc relativement compact et rigide avant ouverture. Pour extraire un des films de l'enveloppe, ou toute la pile, suivant les conditions d'utilisation auxquelles on a à faire face, on rompt la partie frangible de l'une des soudures d'extrémité et/ou de l'enveloppe à proximité de celle-ci pour y laisser pénétrer de l'air. Les plis latéraux qui forment le soufflet donnent de l'aisance et autorisent une certaine latitude de déplacement des films; ceci crée un jeu et facilite le désem- pilage, que ce dernier soit manuel ou automatique. S'il y a lieu, pour faciliter l'ouverture manuelle de l'enveloppe, on ménage dans celle-ci, par exemple dans une soudure longitudinale, une échancrure qui crée une zone de moindre résistance et constitue une amorce de rupture. La formation d'un soufflet>d'une découpe est une opération classique familière des spécialistes des techniques d'empaquetage, on ne s'y arrêtera donc pas. Dans les conditions habituelles d'utilisation seul l'un des rabats terminaux est utilisé. Mais pour des commodités de fabrication il peut être plus pratique de faire un emballage symétriqueou presque telde manière à ne pas avoir à résoudre de problèmes d'orientement, par exemple à l'occasion de l'étiquetage. Les rabats terminaux ont une double fonction; ils forment un entonnoir ou manchon et facilitant l'extraction et assurant l'étanchéité. Cette affaire d'extraction et d'étanchéité est particulièrement importante lorsqu'on prélève manuellement les films, un par un, dans le cabinet du praticien. En effet, le local dont dispose habituellement le praticien n'assure qu'une protection relativement médiocre des films contre les rayonnements actiniques lorsqu'un emballage a été ouvert et est utilisé progressivement, notamment du fait de la durée pendant laquelle il y séjourne après ouverture, avant d'être vide. L'utilisateur doit pouvoir plonger sa main dans l'enveloppe pour y saisir un film et, ensuite rabattre l'extrémité ouverte de cette dernière pour, qu'a nouveau, l'enveloppe soit obturée. Ce rabattement très souvent n'est pas fait car il constitue une gêne, uneentrave. C'est l'un des rabats, dont on précisera par la suite la conformation qui forme un entonnoir ou un manchon dans lequel on peut passer, glisser la main pour atteindre les films, rabat qui, comme l'expliquera par la suite, a une certaine tendance naturelle à reprendre sa configuration initiale, qui assure automatiquement, sans opération supplémentaire, l'étanchéité à la lumière bien que l'emballage demeure ouvert. Comme on le voit en particulier sur la figure I et sur les deux dessins de la figure 3, l'un au moins des rabats est roulé sur lui-même ou bien plié en accordéon ou en zig-zag et ordonné parallèlement (figure 3a) ou perpendiculairement (figure 3b) à la tranche de la pile de films. Du fait de l'élasticité inhérente du matériau dont est faite l'enveloppe les plis ainsi "imprimés",notaument lors de la fabrication et du stockageont tendance à se refermer spontanément sur eux-mêmes, à la manière d'un ressort qui a été momentanément détendu, pour constituer une chicane de manière à assurer l'étanchéité à la lumière du manchon ou de l'entonnoir après le prélèvement d'un film. Dans le cas d'une utilisation dans le cabinet d'un praticien on voit donc que grâce à l'invention il n'est plus nécessaire de refermer une boîte ou de replié une languette pour préserver les films radiographiques du voile, lorsque ceux-ci sont stockes en position verticale sur une étagère. pas Si le matériau choisi pour l'enveloppe ne présente/une élasticité naturelle suffisante pour que les plis formés reprennent spontanément une configuration proche de celle qu'ils avaient avant la première ouver- ture de l'enveloppe, on peut donner aux plis une élasticité supplémentaire. Pour parvenir à ceci on peut associer aux rabats, ou à l'un d'eux, des éléments qui leur confèrent l'élasticité qui leur manquait ou qui renforce cette dernière. Par exemple on colle sur le rabat ou on noie dans son épaisseur un fil ou une barrette (non représenté), par exemple métallique, qui présente cette propriété élastique. Une autre manière d'obtenir ce résultat consiste à déposer dans les dièdres intérieurs des plis quelques gouttes ou points (non représentés) d'une substance élastique par exemple de la gomme naturelle ou un élastomère de synthèse. Comme on l'a indiqué, l'emballage suivant l'invention doit aussi assurer une protection contre les agressions mécaniques du type de celles qui résultent de chocs ou chutes. Comme on l'a précisé, on associe à l'emballage des moyens de protection. Suivant un mode de réalisation particulier représenté sur le dessin de la figure 1, ces moyens sont constitués par des renforts 5 sur les faces de l'enveloppe. Différentes variantes d'exécution sont possibles; comme on le voit sur la figure I et en particulier sur la figure 4a ces renforts sont constitués de plis creux 6 qui sont, si néces- saire, confortés par des baleines 7 de manière à obtenir la raideur nécessaire.On peut, ainsi que dessiné sur la figure 4b, faire des plis couchés 8 qui sont,par exemple, maintenus fermés par des points de colle ou de soudure (non représentés) judicieusement disposés. Il est clair qu'on peut combiner ces deux variantes d'exécution. Ces moyens associés à l'enveloppe pour assurer la protection contre les agressions mécaniques peuvent être aussi constitués d'un flan rigidepar exemple de carton de texture appropriée,glissé dans l'enveloppe, entre la paroi intérieure de celle-ci et les films extrémaux de la pile. Ces flans peuvent être utilisés seuls ou avec les renforts. Pour faci- liter l'extraction automatique des films de l'enveloppe, il est préférable que ces flans de carton soient maintenus, par exemple par collage contre la paroi intérieure de l'enveloppe de manière à demeurer fixés à cette dernière lorsque les films radiographiques quittent l'enveloppe. Pour le cas o l'emballage n'est pas vidé automatiquement mais o les films sont prélevés manuellement un à un, il est préférable de pratiquer, à celle au moins des extrémités des flans de carton qui est proche de l'extrémité de l'enveloppe à ouvrir, deux incisions de quelques centimètres de long environ faites à proximité des tranches latérales de l'enveloppe et parallèlement à ces dernières. Ainsi lorsqu'on introduit la main dans l'enveloppe tout en déployant l'entonnoir que constitue le rabat pour y prendre un film, les incisions permettent au flan de renfort de s'incurver localement pour contribuer à l'aisance donnée par le soufflet. Ce mode de réalisation n'est pas représenté. Les moyens associés à l'enveloppe 2 qui assurent la protection mécanique de ses tranches latérales et extrêmales sont par exemple, comme on le voit sur la figure 1 constitués d'une ceinture périphérique 9 dont la largeur est un peu plus grande que l'épaisseur d'une enveloppe garnie de films et mise en dépression avant ouverture. Cette ceinture est faite, par exemple, d'un ruban de matière plastique de rigidité et robustesse appropriées ou d'un feuillard d'acier qui encercle l'enveloppe. Cette ceinture est maintenue serrée par soudage, collage ou agrafage de ses extrémités par exemple> au besoin complété par une fixation à l'enveloppe elle-même. Pour la commodité du dessin seulement,cette ceinture est supposée transparente. Cette ceinture permet le gerbage, contribue, s'il y a lieu à maintenir plié ou roulé le rabat et peut porter des repères. Par exemple cette ceinture présente une section droite en U dont les branches parallèles sont relativement courtes. Pour se servir d'un tel emballage il suffit de rompre cette cein- ture pour pouvoir accéder au rabat à déployer et à ouvrir afin desrendre possible l'extraction des films radiographiques. Suivant une autre variante d'exécution, dessinée sur la figure 2 les moyens de protection associés à l'enveloppe 2 sont constitués d'une boîte 10 faite d'un étui Il parallélépipédiquedont les deux tranches extrémales opposées sont ouvertes pour constituer un fourreau,et dans lequel peut coulisser un tiroir 12 fait d'un fond dont deux extrémités opposées (dont une seule est représentée) sont repliées en U. L'enveloppe est déposée dans le tiroir,les deux U rabattus sur elle et le tout glissé dans l'étui. Pour extraire un film, après rupture de la bande de garantie il suffit alors de pousser sur le fond du tiroir pour faire sortie de l'extré- mité opposée de l'étui l'un des U du tiroir et ainsi pouvoir accéder au rabat terminal de l'enveloppe et d'opérer comme il a déjà été indiqué précédemment. Sur la figure 2, l'emballage a été dessiné partiellement ouvert, dans la configuration qu'il occupe après prélèvement manuel d'un film. Les plis du rabat extrémal se sont refermés sur eux-memeset forment une chicane qui empêche l'infiltration de lumière par l'extrémité ouverte de l'entonnoir qui demeure entrebaîllée. Cet entreba llement est, de plusprotégé par le U du tiroir qui le recouvre partiellementmême si le tiroir n'est pas repoussé à fond dans l'étui et le U réintroduit dans ce dernier. Pour la commodité de la représentation, l'emballage est dessiné à plat mais il est clair que ce dernier peut reposer sur chant, sur l'une ou l'autre de ses tranches. Il est aussi indispensable, aussi bien pour le fabricant que pour l'utilisateur, que pour tous ceux qui ont à manipuler les films radio- graphiques entre le producteur et le consommateur>de pouvoir identifier les produits que contient l'emballage et, aussi, de pouvoir regrouper de tels emballagesau moins à certains stades de leur distribution. On utilise pour ce faire des moyens associés à l'enveloppe pour identifier et regrouper. L'identification est, par exemple, obtenue par des repères physiquement détectables qui indiquent en clair et/ou en code le format de film, leur type, la marque,-la date de péremption,... De tels repères sont, au moins pour certains d'entre eux lisibles à l'oeil ou par des capteurs optiques, magnétiques, etc. De tels repères 13 sont dessinés sur la figure 2 seulement. Ces moyens associés à l'enveloppe doivent aussi permettre de regrou- per les emballages, au moins momentanément pendant leur stockage, en vue de leur distribution et de leur utilisation. En effet suivant le donneur d'ordre de commande, l'utilisateur peut ne vouloir que le lot de films contenu dans un seul et unique emballage ou bien, simultanément, plusieurs lots de films d'un même type et format comme c'est le cas par exemple d'un praticien ou d'un centre hospitalier, respectivement. Il faut alors que des emballages unitaires soient regroupés et pourtant facilement séparables les uns des autres une fois l'unité de groupement constituée. Cet agencement de regroupement pour constituer des unités peut revêtir plusieurs formes dont certaines sont représentées sur les dessins à la figure 5. Comme on le voit sur la figure 5a.cet agencement est constitué d'une bande 14 sur laquelle sont périodiquement distribués des emballages qui y sont fixés par exemple par des points de colle. Cette bande est ensuite repliée pour former une grecque par exemple. On constitue des lots de cinq emballages par exemple qui forment une unitée de regroupement et ces emballages sont maintenus ensemble par une sangle 15 ou bien par des points de colle placés entre eux et judicieusement répartis. Au lieu d'utiliser une bande on peut se servir, comme on le voit sur la figure 5b d'une gaine 16 en un matériau thermorétractable dans laquelle on a inséré des emballages en chapelets. Après conformation en grecque de la gaine garnie)les emballages d'un lot sont regroupés en une unité grâce à une sangle 15 ou à des points de colle comme on l'a indiqué à propos de la figure 5a. Grâce à cet agencement on voit qu'il est commode de constituer des unités de regroupement qui sont facilement scindables ou res4cables au moment de la distribution et/ou de la mise en oeuvre de manière à ce qu'on puisse préléver facilement chaque emballage unitaire que l'on utilise alors comme on l'a déjà expliqué. Sur les dessins de la figure 5, la.représentation est schématique, notamment les distances sont exagérées. La description qui s'y rapporte n'expose que cursivement les modalités de confection des unités de regrou- pement car il s'agit là de techniques classiques en matière de fardelage. De la lecture de la description qui précède et de l'examen des figures du dessin qui s'y rapportent on voit que l'emballage suivant l'in- vention,tout en assurant la protection des films radiographiquesest d'un usage quasiment universel puisqu'il permet de satisfaire les besoins forts distincts des deux catégories d'utilisateurs avec une seule configuration. En outre, on observera que l'emballage suivant l'invention présente un avantage supplémentaire notable dans sa variante d'exécution dessinée sur la figure 2 notamment. Cet avantage que ne présente pas les boites à gorge classiques consiste dans le gain de place procuré lors de l'entreposage des composants constitutifs de l'emballage avant leur garnissage en film. Lorsqu'on se sert de moyens de protection fait d'une boîte il est clair que l'étui 11 en forme de fourreau peut âtre déformé en parallélogramme et mis à plat. De même le tiroir peut être déployé, ses extrémités mises à plat dans le prolongement du fond. Un tel gain de place est appréciable pour le stockage avant utilisation mais aussi pour le transport des emballages vides de chez leursfabricants aux fabricants de films. Des machines automatiques existent sur le marché pour mettre en forme, "redresser" l'étui et le tiroir livrés à plat en vue de leur utilisation. il REVENDICATIONS 1 Emballage pour produits photosensibles en feuilles empilées, notamment pour films radiographiques, constitué d'une enveloppe scellée loca- lement frangible pour l'isolement du contenu à l'égard du milieu ambiant tant actinique qu'atmosphérique et de moyens pour la protection contre les agressions mécaniques, emballage caractérisé en ce que l'enveloppe comprend un dispositif de manipulation tant manuelle qu'automatique et en ce qu'à l'enveloppe sont associés des moyens d'identification par des repères et de regroupement par un agencement. 2 - Emballage conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif comprend un soufflet latéral pour donner, après ouverture de l'enveloppe, une certaine aisance facilitant le désempilage du contenu et au moins un rabat terminal déployable et élastique pour former un entonnoir rendant commode le prélèvement du contenu et contribuant à assurer l'étanchéité aux rayonnements actiniques. 3 - Emballage conforme à la revendication 2, caractérisé en ce que le rabat est roulé. 4 - Emballage conforme à la revendication 2, caractérisé en ce que le rabat est plié. 5 - Emballage conforme à l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que le rabat comprend des éléments pour accroître son élasticité. 6 - Emballage conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les moyens de protection comprennent une ceinture périphérique. 7 - Emballage conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les moyens de protection comprennent une botte constituée d'un étui et d'un tiroir terminé par deux extrémités en U. 8 - Emballage conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les moyens de protection comprennent des renforts associés à l'enveloppe. 9 - Emballage conforme à la revendication 8, caractérisé en ce que les renforts sont constitués de plis raidisseurs. - Emballage conforme à l'une quelconque des revendications 8 et 9, caractérisé en ce que les renforts comprennent des baleines. 11 - Emballage conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les moyens de protection comprennent des flans rigides associés aux parois de l'enveloppe et présentant à au moins l'une de leurs extrémités transversales des incisions proches de leurs tranches et parallèles à celles-ci. 12 - Emballage conforme à l'une quelconque des revendications I à 11, caractérisé en ce que l'agencement comprend des points de colle. 13 - Emballage conforme à l'une quelconque des revendications I à 11, caractérisé en ce que l'agencement comprend un ruban. 14 - Emballage conforme à l'une quelconque des revendications] à 11, caractérisé en ce que l'agencement comprend une gaine thermorétractable.