L'invention concerne une liaison rigide entre deux rotors, notamment entre le rotor d'une turbine et le rotor d'un alternateur ou d'une pompe. Les accouplements rigides actuellement connus assurent la transmission des couples ou cassent. Or, dans le cas d'un court-circuit sur un alternateur, par exemple, apparaissent des couples transitoires pouvant atteindre dix fois le couple normal, ce qui nécessite des accouplements de tres grandes dimensions et entraîne des contraintes très importantes. Le besoin se fait donc sentir de disposer de liaisons rigides transmettant les couples inférieurs à un couple maximal déterminé et se débrayant automatique~~ ment pour des couples supérieurs. La présente invention propose un nouveau type de liaison rigide qui permet précisément - d'ajuster le couple maximal jusqu'auquel la liaison reste rigide et au-del duquel elle est débrayée, ce couple maximal étant sensiblement constant quelle que soit la vitesse. Pour cela, l'invention prévoit une liaison entre deux plateaux circulaires parallèles disposés côte a côte et portés chacun par l'un de deux arbres à accoupler, caractérisé en ce que chacun de ces deux plateaux est radialement serré dans une frette commune aux deux plateaux. Les matériaux constituant respectivement les plateaux d'une part et la frette d'autre part sont choisis pour qu'un glissement puisse se produire entre plateaux et frette lorsqu'un couple maximal à transmettre est dépassé. Les plateaux sont avantageusement en fonte et la frette est en acier. La frette peut être constituée de deux demi-coquilles rapprochées l'une de l'autre par des moyens d'assemblage tels que boulons, vis ... etc, ou d'une coquille fendue suivant une ouverture dont les bords sont rapprochés l'un de l'autre par des moyens d'assemblage tels que boulons, vis ... etc. On peut, ainsi, aisément régler l'effort de serrage et, par suite, le couple maximal transmis au-delà duquel les plateaux glissent dans la frette. Le serrage radial entre frette et plateaux peut aussi s'effectuer avec insertion d'une coquille intermédiaire en plusieurs segments entre frette et plateaux. Un système de rainures et bagues à la surface de contact entre plateaux et frette assure la liaison longitudinale des deux plateaux et, par suite, des deux arbres à accoupler. En se référant aux figures schématiques ci-jointes, on va decrire des exem ples, donnés à titre non limitatif, de mise en oeuvre de l'invention. La figure I représente une demi-coupe axiale d'une liaison rigide. La figure 2 représente une coupe partielle axiale d'une variante de la liaison de la figure 1. La figure 3 est une coupe transversale partielle suivant la ligue III-III de la figure 2. Sur la figure 3, la ligne II-II correspond à la coupe représentée par la figure 2. Sur la figure 1, un arbre 1 de turbine par exemple, porte directement comme représenté ici ou indirectement, un plateau circulaire 2 maintenu par des boulons 3, et un arbre 4, d'alternateur par exemple, porte de même un plateau circulaire 5 maintenu par des boulons 6. La transmission des efforts entre l'arbre 1 et le plateau 2 d'une part et entre le plateau 5 et l'arbre 4 d'autre part s'effectue par frottement, par cisaillement des boulons 6 et/ou par cisaillement de douilles d'assemblage, non représentées, insérées dans deux pièces adjacentes. Ces deux plateaux 2 et 5 sont serrés radialement dans une frette 7. Les plateaux 2 et 5 peuvent notamment être en fonte ou en acier revêtu de tétrafluoréthylène et la frette 7 peut être en acier. Des rainures circulaires 8 et 9 ménagées respectivement dans le plateau 2 et dans le plateau 5 reçoivent des saillies en forme de bagues 10 et 11 de la frette 7, de manière à lier longitudinalement les arbres I et 4. Dans la variante selon les figures 2 et 3, la frette 7 ne serre pas directement les plateaux 2 et 5, mais agit sur une coquille intermédiaire 12 segmentée en plusieurs parties, quatre parties dans I'exernple de la figure 3. La frette 7 peut alors exercer un serrage continu sur toute la circonférence de la coquille intermédiaire ou, comme représenté sur ces figures, n'exercer son action que sur des surfaces 13 correspondant chacune à une partie de coquille. 12 et séparées les unes des autres par des évidements 14. Les surfaces 13, ont dans l'exemple représenté, une section circulaire, mais elles pourraient également être planes. La frette 7 a éte représentée en une seule pièce ; elle est alors mise en place à chaud ; les systèmes de frette 7 en plusieurs coquilles boulonnées et de frette 7 à coquilles fendue et boulonnée ont pas été représentées car leur réalisation est évidente. REVENTICATIONS 1/ Liaison entre deux plateaux circulaires parallèles disposées cote à côte et portés chacun par l'un de deux arbres à accoupler, caractérisée en ce que chacun de ces deux plateaux (2, 5) est radialement serré dans une frette (7) commune aux deux plateaux. 2/ Liaison selon la revendication 1, caractérisée en ce que les plateaux (2, 5) sont en fonte et la frette (7) est en acier. 3/ Liaison salon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que la frette (7) est constituée de deux coquilles rapprochées l'une de l'autre par des moyens d'assemblage. 4/ Liaison selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que la frette (7) est fendue suivant une ouverture dont les bords sont rapprochés ltun de l'autre par des moyens d'assemblage. 5/ Liaison selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'unie coquille intermédiaire (12) en plusieurs segments est insérée entre frette (7) et plateaux (2, 5). 6/ Liaison selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'un système de rainures (8, 9) et bagues (10, 11) est disposé à la surface de contact entre frette (7) et plateaux (2, 5) pour assurer la liaison longitudinale de ceux-ci.