!• 2133781 La présente invention se rapporte à un procédé pour l'enlèvement de mercure contaminant à partir de solutions de soude caustique ou de potasse caustique, fabriquées par l'électrolyse de solutions aqueuses de leurs chlorures respectifs, dans des cellules 5 (ou grandes cuves) d'électrolyse employant des cathodes au mercure. La concentration de solutions de soude caustique et de potasse caustique, obtenues dans le procédé utilisant des cellules au mercure pour la production de soude caustique, de potasse caustique et de chlore, est d'ordinaire d'environ 50 % dans le cas ds 10 la solution de soude caustique et d'environ 45 % dans le cas do la solution de potasse caustique. Dans un fonctionnement normal installations, un faible pourcentage du mercure .métallique est perdu, car il est entraîné, ou bien il s'oxyde ou il réagit à l'état ionique. Cette trace de mercure apparaît couramment ccffime produit 15 de contamination dans les solutions de soude caustique et de potasse caustique préparées par le procédé électrolytique utilisant une cellule au mercure. Cette contamination par le mercure est évidemment critiquable dans la plupart des procédés et des préparations chimiques impliquant de la soude caustique. Elle est particulière-20 ment critiquable pour l'acheteur utilisant la soude caustique ou la potasse caustique dans la fabrication de produits chimiques à utiliser dans l'industrie photographique. La présence du mercure métallique dans les solutions tiques, produites dans des cellules d'électrolyse utilisant des oa= 25 thodes au mercure, a été longtemps reconnue par les producteurs âo soude caustique et de potasse caustique utilisast aette voie, dinaire, >.i recommande, pour son enlèvement, la décantation^ la coalescence, la filtration, l'absorption ou une combinaison de ces étapes. 30 Dans le passé, on a utilisé plusieurs procédés plutôt spé cifiques pour retirer et quelquefois pour récupérer- oe msro"are isais la plupart de ces procédés ne peuvent pas réduire suffisamment le mercure en tant que produit contaminant « En outre, ils impliquent l'utilisation d'équipements supplémentaires et souvent coûteux. 35 Le brevet américain n° 2.885.282 enseigne l'utilisation d'aldéhydes pour réduire en mercure métallique les composés de issr-cure solubles contenus dans l'efflusnt de saumure déchlorées prc?s= nant de cellules d'électrolyse à cathodes au mercure. Le mélange est alors passé dans un "décanteur ou autre équipement de classifi-40 cation" pour s'efforcer d'obtenir une décantation du mercure«, 72 13289 2. 2133781 Le brevet américain n° 3.039.865 traite également de la récupération de mercure à partir de saumures aqueuses usées, provenant de cellules d'électrolyse..Le procédé est réalisé en mettant en contact intimement des réducteurs métalliques, solides, sensiblement 5 stables à l'eau, tels que le fer ou le.zinc. Ces métaux réduisent le mercure ionique contenu dans.la solution en une forme élémentaire qui se dépose alors à la surface du métal pour former un amalgame. Le brevet américain n° 3.502.434 s'applique spécifiquement 10 à l'enlèvement du mercure à partir de liqueur de soude caustique provenant de cellules au mercure. Le mercure, ainsi que des produits de contamination organiques tels que l'acide humique, qui est quelquefois présent dans l'eau de la cellule, sont retirés par un expédient permettant à la liqueur de la cellule de passer suivant un 15 mouvement ascendant à travers un lit composé de matières particu-laires comprenant une matière polymère déchiquetée, du carbone activé ou autre matière carbonée, et des morceaux de métaux, tels que de l'acier inoxydable, du nickel ou du tantale. En plus de l'équipement spécial exigé, ce procédé a également un inconvénient tel que le 20 mercure contaminant est réduit seulement à environ 0,1 ppm, comme dans le c'as du procédé du brevet préalablement cité. La demanderesse a maintenant trouvé que la volatilisation du mercure a lieu lorsqu'un courant de vapeur ou de gaz est amené h s'écouler à travers des solutions caustiques contaminées avec cet 25 élément, TJne partie substantielle du mercure est retirée de la solution caustique par le gaz ou la vapeur servant de support. On indique, en théorie, que ce mercure est à l'état élémentaire. La demanderesse a également trouvé que la concentration du mercure en solution atteint un niveau au-delà duquel il ne se produit sensibleeient 30 plus de réduction, même lorsqu'on fait passer à travers la solution caustique du gaz ou de la vapeur en supplément. On indique, en théorie, que les atomes de mercure résiduels sont alors à l'état chargé ou oxydé. Cependant, si un réducteur eut a-jouté à la solution caustique, on a maintenant trouvé qu'une quantité supplémentaire de mer-35 cure pouvait être retirée par un passage ultérieur du gas ou de la vapeur à travers la solution caustique. En d'autres termes, le niveau qui ne pouvait pas être sensiblement abaissé, indépendamment de la quantité de gaz ou de vapeur que l'on faisait passer à travers une solution, est très nettement abaissé par ce même traite-40 ment lorsqu'on ajoute un réducteur à la solution. Ce proôédé forte 72 13289 3. 2133781 ment efficace d'élimination du mercure, comprenant la combinaison du passage de gaz ou de vapeur à travers la solution avec l'addition d'un réducteur, s'est révélé applicable à des solutions de potasse caustique ainsi qu'à des solutions de soude caustique. Une 5 manière suivant laquelle la vapeur peut être passée à travers la solution consiste à porter à ébullition cette solution, en formant ainsi de la vapeur d'eau in situ. La nature de l'équipement dans lequel le procédé est réalisé est sans importance pour le fonctionnement du procédé et, en 10 outre, le procédé peut être réalisé soit par fournées, soit en continu. On peut employer Ces colonnes noyées ou non noyées, ou bien le procédé peut être réalisé dans une cuve. Plus les phases hétérogènes de gaz (ou de vapeur) et de liquide viennent en contact efficacement, plus le mercure sera 15 retiré efficacement. Le gaz ou la vapeur choisi peut être n'importe quel produit qui n'est pas totalement absorbé ou condensé par la solution caustique,à la température particulière employée. De l'air, de l'azote, et de préférence de la vapeur d'eau sont des exemples de gaz qui peuvent être utilisés, mais on doit bien prendre soin de 20 s'assurer que le gaz ou la vapeur choisi n'introduit pas d'impuretés dans la solution caustique. Bien que le mercure puisse être retiré d'une solution caustique par le passage de gaz ou de vapeur > 4 '3t à travers la solution à toutes les températures auxquelles la solu- ■j tion demeure fluide, du point de vue pratique la température à la-25 quelle le procédé est réalisé est un facteur important. A des températures élevées, c'est-à-dire au-dessus de 20°G, de préférence entre 50°C et le point d'ébullition de la solution, la vitesse d'enlèvement du mercure est grandement accélérée. Ces températures relativement élevées sont préférables lorsque la viscosité de la 30 solution caustique diminue, et que la tension de vapeur du mercure augmente, en fonction de l'augmentation de la température. Pour cette raison, l'expédient qui consiste à faire passer de la vapeur d'eau à travers la solution, ou à ajouter de l'eau et à fâire bouillir la solution pour produire la vapeur d'eau exigée in situ, est 35 particulièrement efficace. Le fonctionnement peut être réalisé sous la pression atmosphérique ou sous une pression inférieure ou supérieure à la pression atmosphérique, mais, pour des raisons d'économie, la demanderesse préfère conduire le fonctionnement sous la pression atmosphé-40 rique ou sous des pressions légèrement au-dessus ou au-dessous d® 72 13289 4. 2133781 la pression atmosphérique. C'est un objet fondamental de la présente invention de prévoir ion procédé constituant un moyen peu coûteux, simple et efficace pour retirer du mercure à partir de liqueurs caustiques de cel-5 Iules à mercure, et à partir de solutions caustiques diluées, ce procédé comprenant le passage d'un gaz ou d'une vapeur à travers la solution, en présence d'un réducteur. Un autre objet de la présente invention est de prévoir une solution caustique, obtenue à partir de liqueurs de cellules au 10 mercure, qui contient moins d'environ 0,01 à 0,05 ppm de mercure. Ces objets et d'autres encore apparaîtront aux personnes expérimentées dans la technique d'après la description suivante de la présente invention. La liqueur caustique de cellules au mercure, ainsi que 15 des solutions caustiques plus diluées contaminées par du mercure, sont traitées avec environ 0,01 % à 0,2 # d'un réducteur,tel que le dihydrate de chlorure stanneux, le sulfite de sodium ou de potassium, le thiosulfate de sodium ou de potassium, l'hypophosphite de sodium ou de potassium, le chlorhydrate d'hydroxylaminé, ou une quantité 20 égale d'un réducteur organique tel que l'hydroquinone, l'acide ascorbique, la triéthanolamine, le formaldéhyde ou le saccharose. On peut faire passer un gaz, tel que de l'azote ou de l'aiij à travers la solution, ou, à titre de variante jet de préférence, on peut ajouter line quantité d'eau égale à environ 5-100 % du poids de la solu-25 tion caustique et puis on peut la retirer de la solution par ébullition, en fournissant ainsi le passage de vapeur d'eau à travers la solution. Cette dernière étape, à savoir l'addition d'eau et son enlèvement par ébullition, peut être répétée jusqu'à ce que le mercure ait été réduit à une valeur acceptable, de préférence jusqu'à 30 une valeur non supérieure à 0,01 ppm. L'addition du réducteur peut être faite avant que la solution ne soit chauffée jusqu'à 1'ébullition, après quoi elle est chauffée jusqu'à 1'ébullition, ou après un ou plusieurs des cycles d'ébullition. De préférence, il est ajouté avant le premier cycle d'ébullition. 35 Lorsqu'un gaz, tel que l'azote ou l'air, est utilisé, on n'a pas besoin d'ajouter d'abord de l'eau en supplément. Cependant, durant ou après l'étape de volatilisation, on peut trouver souhaitable le réajustement de la concentration de la solution caustique à sa valeur d'origine, puisque le gaz, à moins qu'il ne soit présatu-40 ré avec de l'eau, concentrera la solution jusqu'à un certain degré. 72 13289 5. 2133781 La solution caustique doit être traitée au-dessus de 20°C et, de préférence, entre 50°C et le point d'ébullition. Le réducteur peut être ajouté avant que le passage du gaz à travers la solution ne soit commencé mais, comme on l'a préalablement indiqué, le point 5 dans le mode opératoire où il est ajouté n'est pas critique. En se référant au dessin, le diagramme d'écoulement représente schématiquement sur la figure unique un procédé de réalisation de la présente invention. Sur ce schéma, on désigne par A la solution caustique filtrée, par B le produit réagissant, par C l'eau 10 de traitement, par D la vapeur d'eau, par E le produit condensé, par F l'évacuation dans l'atmosphère, par G l'eau de refroidissement, par H le produit condensé refroidi, par I le drainage et par J la solution caustique purifiée allant vers l'emmagasinage. La solution de soude ou de potasse caustique filtrée, ayant généralement 15 une concentration de 35 à 55 obtenue par la décomposition élec-trolytique de saumure et contenant du mercure comme impureté (dans une gamme allant généralement d'environ 0,3 à 4,0 ppm) pénètre par la canalisation 1 dans la cuve de.mélange/retenue de produit caustique, désignée par 2. Le réducteur est introduit par la canalisa-20 tion 3 dans la cuve de mélange de produit réagissant 4 qui est également alimentée en eau de traitement par la canalisation 5. L'eau et le réducteur sont mélangés pour former une solution aqueuse dont la concentration peut varier dans une large gamme de l'ordre de 5 à 40 %. La concentration n'est pas critique puisque seules de faibles 25 quantités de produit réagissant, par rapport à la quantité de produit caustique, sont employées. Après que la solution caustique et le produit réagissant ont été mélangés dans la cuve 2 t le aélangs est évacué par la canalisation 6 à travers le condenseur de vapeur/ dispositif de préchauffage de produit caustique 7,dans lequel il 30 passe en échangeant indirectement de la chaleur avec des vapeurs pénétrant par la canalisation 8 en provenance de la colonne d'snlève-ment 9. Une solution caustique préchauffée à une température généralement d'environ 35 à 90°C, selon le débit et la température de la vapeur, descend alors en s'écoulant à travers la canalisation 10 et 35 à travers le dispositif de chauffage 11 de produit caustique. Le produit caustique est encore chauffé dans le dispositif de chauffage 11 en échangeant indirectement de la chaleur avec de la vapeur surchauffée pénétrant par la canalisation 12 et étant évacuée par la canalisation 13, en chauffant ainsi la solution caustique jusqu'à 40 une température d'enlèvement correspondant à peu près à son point 72 13289 6. 2133781 d'ébullition. La solution caustique aqueuse ainsi chauffée à une température proche de son point d'ébullition (l40°C pour NaOH à 50$) est introduite par la canalisation 14 jusqu'au sommet de la colonne d'enlèvement 9 qui peut être un type de colonne classique à garnitu-5 res, contenant des anneaux de Raschig, des briques, des selles de Berl ou analogues. La vapeur d'eau est introduite par la canalisation 16 sous une pression d'environ 12,5 kg/cm2 dans le fond de la colonne d'enlèvement 9 et monte en contact direct avec la solution caustique 10 aqueuse s'écoulant vers le bas, en effectuant ainsi l'enlèvement du mercure à partir de la solution caustique. La solution caustique purifiée, contenant une quantité de mercure aussi faible que 0,01 partie par million est évacuée vers l'emmagasinage à travers la canalisation 17. 15 Les vapeurs libérées à partir du sommet de la colonne d'en lèvement 9 sous une pression d'environ 1,2 kg/cm2 et contenant du mer cure, généralement en phase vapeur, retiré à partir de la solution caustique, passent à travers la canalisation 8 en échangeant indirectement de la chaleur avec la solution caustique qui arrive, pénétrant 20 à. la température ambiante et passant à travers le dispositif de préchauffage de solution caustique/condenseur de vapeur 7. La vapeur par tiellement condensée et/ou le produit condensé sont évacués à travers la canalisation 18 dans le dispositif de refroidissement de produit condensé 19 dans lequel il est refroidi en échangeant indirectement 25 de la chaleur avec l'eau froide pénétrant par la canalisation 21 et étant évacuée par la canalisation 22. Le produit condensé refroidi, provenant du dispositif 19 de refroidissement de produit condensé est évacué par la canalisation 23. Les gaz non condensables, s'il y en a, sont évacués par la canalisation 24. Dans le procédé pré 30 féré de fonctionnement, le produit condensé refroidi évacué à travers la canalisation 23, qui contient le mercure retiré de la solution caustique, est transféré au dispositif de décomposition d'amalgame au sodium, qui est une unité classique employée dans le traitement électrolytique de saumure, employant des cathodes au mercure, 35 pour produire des solutions caustiques et du chlore.De cette manière le mercure demeure dans le cycle de fonctionnement. Un autre procédé applicable à l'enlèvement du mercure en tant que produit de contamination dans les solutions caustiques comprend l'épuration des gaz ou de la vapeur de sortie avec de la sau-40 mure chlorée usée qui est alors ramenée au circuit classique de saumure d'un procédé électrolytique utilisant une cellule au mercure. Bien qu'on se soit référé principalement au traitement de 72 13289 T. 2133781 solutions caustiques à concentrations relativement élevées, telles que celles obtenues directement à partir du fonctionnement de cellu les d'électrolyse au mercure, le procédé est également applicable à l'enlèvement du mercure contenu dans des solutions et des effluents 5 caustiques dilués. EXEMPLE 1 Pour démontrer la volatilisation de mercure avec de l!azo te, 250 millilitres d'une solution de soude caustique à 50 % contaminée par du mercure sont chauffés jusqu'à 80°C. On fait barboter 10 vigoureusement de l'azote à travers la solution pendant 30 minutes en utilisant un tube en verre fritté comme dispositif d'aspersion. La solution contenait à l'origine 1 partie par million (ppm) de mer cure. Après le traitement par l'azote, la solution contient 0,8 ppm de mercure, ce qui démontre bien une diminution appréciable de la 15 teneur en mercure. Dans cet exemple et dans ceux qui suivent, les déterminations de Hg sont réalisées en prenant 1 g ou moins de la solution comme échantillon expérimental, en oxydant Hg en Hg++ en ajoutant d'abord KMnO^, suivi de la destruction de KMnO^ par NIL,OH. HC1, suivi de la réduction de Hg++ en forme élémentaire avec SnClg, ,20 suivi du passage d'un courant d'air à travers l'échantillon traité, et puis du passage du courant d'air portant la phase vapeur au. mercure, dans la cellule d'absorption d'un spectrophotomètre. sans flam me à absorption atomique de vapeur. EXEMPLE 2 2 5 Pour démontrer la volatilisation du mercure avec la va peur d'eau formée in situ, on ajoute 75 millilitres d'eau à 250 mil lilitres d'une solution de soude caustique à 50 %. La solution résultante est chauffée jusqu'à l'ébullition sous la pression atmosphérique. L'ébullition est poursuivie jusqu'à ce que l'eau ajoutée 30 ait été volatilisée. La solution de soude caustique contenait à l'origine 1 ppm de mercure. Après le traitement décrit, on trouve que la solution de soude caustique contient 0,1 ppm de mercure. EXEMPLE 3 L'exemple suivant est réalisé pour démontrer le fait 35 qu'il y a une limite pratique à la quantité de mercure qui peut être volatilisée à partir d'une solution caustique en utilisant de la vapeur d'eau, lorsqu'on n'emploie pas de réducteur. Une solution de soude caustique à 50 % est soumise à des opérations successi-re-s dans lesquelles on ajoute 10 % en poids d'eau, la solution est 40 chauffée jusqu'à l'ébullition, la solution est mise à l1ébullition jusqu'à ce que l'eau ajoutée soit volatilisée et un échantillon 72 13289 8. 2133781 est extrait pour l'analyse. L'opération est répétée sur la solution demeurant après l'opération précédente et, ainsi, la solution restant après cinq opérations aura été mise en contact avec la vapeur d'eau cinq fois 5 successives. Les résultats sont présentés dans le tableau I. TABLEAU I EFFET DE VOLATILISATIONS SUCCESSIVES SUR UNE SOLUTION DE SOUDE CAUSTIQUE Teneur en mercure ppm Solution d'origine 1,0 Après le premier cycle d'ébullition 0,3 Après le second cycle d'ébullition 0,2 Après le troisième cycle d'ébullition 0,2 Après le quatrième cycle d'ébullition 0,1 Après le cinquième cycle d'ébullition 0,1 Le tableau I montre bien qu'il y a une limite pratique en-dessous de laquelle l'enlèvement du mercure par volatilisation 20 seulement est inefficace. Il montre également que la volatilisation seule peut diminuer la teneur en mercure de solutions de soude caustique jusqu'à au moins 0,1 ppm de mercure. EXEMPLE 4 L'exemple qui suit démontre l'effet de volatilisation sur 25 le mercure de la vapeur d'eau en présence de faibles quantités de divers réducteurs, à la fois organiques et minéraux. 300 millilitres d'eau sont ajoutés à 1000 millilitres de la même solution de soude caustique à 50 % que celle utilisée dans les exemples 1-3 ci-dessus. La solution résultante est chauffée jusqu'à l'ébullition sous la 50 pression atmosphérique. L'ébullition est poursuivie jusqu'à ce qu'on retire 300 millilitres d'eau en supplément. La solution de soude caustique contenait à l'origine 1 ppm de mercure. Après le traitement indiqué ci-dessus, elle contenait 0,1 ppm de mercure. La solution de soude caustique contenant 0,1 ppm de mer-35 cure est alors traitée comme suit : 30 millilitres d'eau et 0,1 g d'un réducteur sont ajoutés à 100 millilitres de la solution de soude caustique. Le mélange est chauffé jusqu'à l'ébullition sous la pression atmosphérique. L'ébullition est poursuivie jusqu'à ce que l'eau ajoutée ait été vaporisée. Ceci est réalisé avec dix ré-40 ducteurs différents. Les résultats de ces expériences sont présen 72 13289 9. 2133781 tés dans le tableau II. TABLEAU II EFFET DES REDUCTEURS SUR LA VOLATILITE DU MERCURE DANS LA SOUDE CAUSTIQUE A 50 ^ Nom Formule -- 1 —S Mercure restant empirique ] après le traite ment, ppm Hydroqulnone c6h4(oh)2 0,07 | chlorure stanneux SnClg .21^0 0,03 ! j Chlorhydra te d'hydroxylamine NHgOH.HCl 0,02 j Sulfite de sodium NagSO^ 0,04 ! Thiosulfate de sodium NagSgO^.5Hg0 0,05 Acide ascorbique c6h8°6 0,04 Trié thanolamine c6h15N03 0,04 Formaldéhyde CHgO 0,04 Saccharose C12H22°11 0,03 Hypophosphite de sodium NaHgPOg-TïgO 0,03 Les résultats présentés dans le tableau II montrent bien 20 que l'addition du réducteur combinée avec la volatilisation est un procédé plus efficace de retirer le mercure que la volatilisation seule. La différence est particulièrement frappante lorsque ces résultats sont comparés avec ceux présentés dans le tableau I, dans lequel des volatilisations successives ne peuvent pas réduire la te-25 neur en aereure de la même solution caustique en-dessous de 0,1 ppa. En utilisant, un réducteur, on obtient des valeurs aussi faibles enc 0,02 ppm de mercure. Le réducteur qui peut être utilisé n'est pas limité à ceux choisis pour cet exemple. Ces produits ont été choisis simple-30 ment pour illustrer le principe. La quantité d'agent réducteur- utilisée ne doit pas être considérée non plus ooœme une limite. On préfère que le réducteur utilisé soit dans la gamme de 0,01 à 0,20 % en poids, en se basant sur le poids de la solution caustique traitée. En outre, le réducteur peut être ajouté à n'importe quel stais 35 dans le procédé de volatilisation. Ceci est illustré dans l'exemple suivant. EXEMPLE 5 Le mode opératoire suivi ici est le même que celui dans l'exemple 2, à trois exceptions près : 40 &. on ajoute seulement 20 % '53ssu a la solution 72 13289 10. 2133781 de soude caustique. b. le réducteur choisi est le sulfite de sodium. c. les solutions sont cyclées et mises à l'ébullition quatre fois plutôt que cinq fois. 5 Les résultats sont présentés dans le tableau III. Ils démontrent que le point dans le procédé auquel le réducteur est ajouté n'est pas du tout critique. Les solutions V-A et V-B sont identiques. La seule différence est le stade auquel le sulfite de sodium est ajouté. Le sulfite de sodium est ajouté à V-A avant l'é-10 bullltion et il est ajouté à V-B après l'ébullition une fois. Dans chaque cas, le niveau de mercure devient constant après le troisième cycle d'ébullition. TABLEAU III ADDITION DE REDUCTEUR Solution V-A Solution V-B (Na2S0^ ajouté (NagSO^ ajouté - avant le 1er après le 1er cycle d'ébulli cycle d'ébulli tion) Teneur en tion) Teneur en Hg, ppm Hg, ppm Solution d'origine 2,0 2,0 Analyse de Hg après le premier cycle d'ébullition 1.2 C..1 Analyse de ïïg après le second cy c le d' - 0.-C2 Analyse de Frr après le troi sième cycle d'ébullition n, 01 a rv? K- j w Analyse de Hg après le quatriè me cycle d'ébullition 0,01 0,01 Les résultats présentés dans le tableau III montrent bien que Tg peint auquel le réducteur est ajouté est essentiellement sans importance. Egalement, la teneur finale en mercure est au moins d'un ordre de grandeur inférieur au résultat obtenu avec n'importe 35 quel procédé commercial connu. Les exemples cités ci-dessus ont été limités au traitement de solutiorede soude caustique. Cependant, les mêmes modes opératoires sont également applicables aux solutions de potasse caustique. 40 Lorsque des réducteurs minéraux sont utilisés, le cation 72 13289 ii. 2133781 du réducteur doit, de préférence, correspondre à celui de la solution caustique traitée. EXEMPLE 6 Cet exemple est conçu pour démontrer l'enlèvement du mer-5 cure à partir de solutions de potasse caustique par volatilisation., en utilisant de la vapeur d'eau. 300 millilitres d'eau sont ajoutés à 1000 millilitres de potasse caustique à 45 %. La solution est chauffée jusqu'à l'ébullition sous la pression atmosphérique. L'ébullition est poursuivie jusqu'à ce que l'on retire 300 millilitres 10 d'eau ajoutée. La solution de potasse caustique d'origine contient 0,3 ppm de mercure. Après le traitement indiqué ci-dessus, la solution de potasse caustique contient 0,04 ppm de mercure. En gros, on obtient, dans le fonctionnement, une diminution de 10 fois de la teneur en mercure. 15 L'utilisation de réducteurs peut être appliquée à des solutions de potasse caustique tout comme elle a été appliquée à des solutions de soude caustique. EXEMPLE 7 Cet exemple démontre clairement la valeur des réducteurs, 20 utilisés en combinaison avec le mode opératoire de volatilisation, pour réduire encore le niveau du mercure contaminant dans des solutions de potasse caustique. La solution contenant de la potasse caustique à 45 % et 0,04 ppm de mercure est encore traitée avec un des quatre réducteurs, tels que présentés dans le tableau IV. Tren-25 te millilitres d'eau sont ajoutés à 100 millilitres de solution de potasse caustique. La solution résultante est alors chauffée jusqu'à l'ébullition sous la pression atmosphérique. L'ébullition ast maintenue jusqu'à ce que l'eau ajoutée ait été volatilisée. Les résultats sont présentés dans le tableau IV. 30 TABLEAU IV EFFET DE REDUCTEURS SUR LA VOLATILITE DU MERCURE DANS LA POTASSE CAUSTIQUE A 45 # Réducteur Nom Formule empirique Mercure restant après le traitement ppm Sulfite de sodium Na2S0^ 0,01 Thiosulfate de sodium Na2S2 0^.5^0 0,01 Sulfite de potassium Ï^SOj^O 0,03 Thiosulfate de potassium O3.5H2O 0,03 72 13289 12. 2133781 Les données présentées dans le tableau IV montrent bien que l'addition d'un réducteur, en plus de la volatilisation, est supérieure à la volatilisation seule. C'est également ce qu'on a trouvé dans le cas de solutions de soude caustique telles que ci-5 tées dans l'exemple J>. La demanderesse préfère les sels de potassium aux sels de sodium, parce qu'ils n'introduisent pas d'ion sodium comme produit de contamination. A La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'être décrits,* elle est au contraire sus-10 ceptible de variantes et de modifications qui apparaîtront à l'homme de l'art. 72 13289 13. 2133781 REVENDICATIONS 1 - Procédé d'enlèvement du mercure à partir d'une solution caustique aqueuse contenant du mercure comme impureté, caractérisé en ce qu'il consiste à faire passer une vapeur ou un gaz à 5 travers la solution, en présence d'une faible quantité d'un réducteur, pour effectuer l'enlèvement d'au moins une partie du mercure à partir de la solution. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé an ce que le mercure retiré de la solution caustique est dirigé vers une 10 unité de décomposition d'amalgame au sodium d'un procédé poir:.' la décomposition électrolytique de saumure, employant des catfecdes an mercure. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé sn ce que le mercure retiré de la solution caustique est passé en ccn 15 tact intime avec de la saumure chlorée, et la s&usure chlorée contenant le mercure est dirigée vers une cellule d'électrolyse pour la décomposition de saumure, employant des cathodes ati mercure, 4 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la solution caustique est maintenue à une température si»périen 20 re à 20°C à peu près jusqu'à son point d'ébullition* de préférense entre 50°C et son point d'ébullition. 5 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ee que la vapeur est produite in situ par l'application de chaleur pnur provoquer la vaporisation d'une partie de 1'3au. 25 6 - Procédé selon la revendication 1. caractérisé en oe que de la vapeur d'eau est introduite dans la masse de la ncvivGica pour effectuer l'enlèvement du Hiercure» 7 - Procédé pour retirer du merci-re h partir d'un® solution caustique aqueuse le renferment sonane ir.ixm*sté5 selon In re*- 30 vendicatic/i 1, caractérisé en ee qu'il cor-sis te a, à ajouter une quantité l'eau é fraie h une valeur comprise entre 5 et 100 % du poids de la solution* !.. à amener la solution diluée à "'ébullition, c. à ajouter entre environ 0,01 èt 0,20 £> en poiâ? de r?é 35 ducteur, t\ à faire bouillir la solution à peu près jusqu'à, la réduire à son volume d'origine^ et e. à ajouter davantage d'eau et à répéter le cycle d'ébullition jusqu'à ce que le meroura, en tant que produit de cor 40 tamination, ait été réduit à une valeur inférieure à environ - 72 13289 14. 2133781 0,05 PPm. 8 - Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la quantité d'eau ajoutée avant chaque cycle d'ébullition se trouve comprise entre 5 et 2 5 % en poids de la solution caustique. 5 9 - Procédé en continu pour retirer du mercure à partir d'une solution aqueuse caustique renfermant le mercure comme impureté, selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste : a. à ajouter en continu un réducteur à la solution caustique, 10 b. à faire passer la solution caustique et le réducteur contenu dans une colonne à contre-courant par rapport à un écoulement de vapeur ou de gaz, c. à libérer le gaz, la vapeur d'eau et le mercure contaminant à partir de la colonne, 15 d. à ajouter en continu de l'eau pour compenser les per tes d'eau dues à la vaporisation, et e. à retirer en continu la solution caustique, sensiblement exempte de mercure, à partir de la colonne. 10 - A titre de produits industriels nouveaux, solutions 20 de soude caustique ou de potasse caustique renfermant moins d'environ 0,01 à 0,05 ppm de mercure.