La présente invention a pour objet un dispositif de surveillance de la pression dans un ou plusieurs bandages de véhicule soumis à la m8me pression, en particulier, dans le cas des bandages simples ou jumelés de camions, remorques, camions-grues, wagonnets de mine, chariots élévateurs, chemins de fer souterrains, autobus et voitures de tourisme. Le ou les bandages sont reliés classiquement par des canalisations & la chambre sous pression d'un appareil de contrôle comportant un cylindre et un piston se déplaçant dans ce dernier.L'invention est caractérisée par rapport à ce dispositif par le fait qu'il est prévu à l'intérieur du cylindre une pièce tubulaire formant soufflet, susceptible de se déplacer suivant 1'axe du cylindre, cette pièce étant reliée d'une manière étanche, d'une part au piston et, d'autre part, au fond du cylindre, tandis qu'elle n'est soumise intérieurement à aucune pression, de telle sorte que le piston peut se mouvoir sans friction, grâce à quoi il peut former un organe de contrôle déclenchant un signal pour des écarts de pression très faibles sous l'effet de son déplacement axial. En même temps, le piston est relié avantageusement à un émetteur alimenté par une batterie et engendrant des impulsions qui sont transformées dans un récepteur en un signal optique ou acoustique.Le dispositif peut présenter avantageusement, de plus, un organe soumis à la pression d'un ressort et dont la position varie sous l'effet du soufflet tubulaire en déplaçant ainsi le point critique pour lequel le signal est déclenché, de telle sorte que lion peut percevoir ce signal, que le véhicule soit à l'arrêt ou en mouvement et cela, en particulier, au poste de conduite. Grâce à la possibilité de régler cet organe de contrôle à partir de l'ex- térieur, on peut fermer les canaux débouchant dans une chambre d'équilibrage des pressions.Cette fermeture se produit automatiquement dès que la pression descend au-dessous d'un minimum déterminé dans l'un de plusieurs bandages associ La liaison entre les bandages se trouve alors interrompue, de telle sorte que de l'air peut encore s'échappar du bandage endommagé, mais que le ou les bandages encore intacts sont maintenus à la pression minima prévue. La compensation entre les pressions est donc supprimée automatiquement au cas où un bandage se trouve endommagé. Un grand avantage consiste à pouvoir gonfler deux bandages par l'intermédiaire d'une valve unique commune, étant donné que, dans ce cas, les deux bandages sont soumis exactement à la nFme pression d'air. Sur les dessins ci-joints représentant quelques formes d'exé- cution de l'invention, à titre d'exemples La fig. 1 est une coupe axiale d'un dispositif de surveillance de la pression dans des bandages jumelés, dans le cas de camions par exemple. La fig. 2 est une coupe partielle du dispositif suivant la fig. 1 pour une autre position de celui-ci. La fig. 3 est une vue en bout du dispositif suivant la 9ig. 1. La fig. 4 est une vue partielle en élévation avec coupe partielle d'un bandage simple avec le dispositif de surveillance qui lui est incorporé. La fig. 5 est une coupe partielle d'un bandage double avec le dispositif de surveillance qui lui est incorporé. La fig. 6 est une vue en perspective d'un récepteur haute fréquence. La fig. 7 représente un petit accouplement pour les conduits d'air sous pression. les figs 1 à 3 représentent une forme d'exécution du dispositif désigné par la référence i et comportant un cylindre Il qui peut être en alrniniui, mais qui pourrait être aussi bien en tout autre métal non magnétique ou non ferreux. Dans le cylindre Il sont logés un ressort 4, une barre 8, une vie de réglage 20 et une pièce tubulaire formant soufflet 18 en acier inoxydable ou tout autre matériau approprié. Cette pièce tubulaire 18 est solidarisée d'une manière étanche du côté regardant la vis de réglage avec le cylindre 11. Â l'autre extrémité qui regarde la chambre sous pression 13, la pièce tubulaire 18 pote le bouchon 3 formant le piston et dans la surface extérieure duquel est encastrée la garniture 12.La liaison avec les bandages se fait par l'intermédiaire de canalisations en cuivre ou autre matériau approprié ; ces canalisations se raccordent aux coudes 21, 22 et sont reliées aux valves des bandages par un organe d'accouplement approprié. Sur le cylindre Il est vis sé un émetteur qui peut être éventuellement assujetti par un contreécrou non représenté, cet émetteur transmettant par l'intermédiaire de l'antenne 19 un signal radio annonçant un manque de pression vers la cabine du conducteur.L'émetteur est coulé à l'intérieur d'un cylindre 17 qui le met à l'abri des chocs et des intempéries et il ne présente donc aucune pièce mobile soumise à l'usure et aux conditions atmosphériques. il est alimenté par des batteries 7 montées dans un capuchon fileté 14, de manière à pouvoir être changéns. Ce capuchon 14 est vissé sur le cylindre 17 avec interposition d'une garniture appropriée 15 afin d'empêcher 1' eau, les poussières, etc. de pénétrer et d'affecter les possibilités de fonctionnement de l'émetteur. Avant de visser le cylindre émetteur 17 sur le cylindre 11, on peut armer davantage le ressort 4 en faisant tourner la vis de réglage 20, de manière à comprimer ce ressort comme indiqué par la flèche a.On obtient ainsi sur le bouchon ou piston 3 une pression supérieure dirigée vers la chambre sous pression 19. Cette pression exercée sur le bouchon 3 peut autre d'ailleurs réduite en faisant tourner la vis de réglage 20 dans le sens opposé. le cylindre il comporte un taraudage intérieur dans lequel on peut visser et dévisser la vis de réglage 20. la barre 8 porte à son extrémité libre une petite calotte 5 en matière plastique qui l'isole par rapport au plot de contact 6. la barre 8 peut être d'ailleurs constituée entièrement par une matière synthétique ou autre matériau non conducteur. Le dispositif 1 de la fig. 4 est destiné à la surveillance d'un bandage simple 29 et lui est relié. par une canalisation 24, ce dispositif 1 étant ainsi fixé extérieurement au tambour de frein 27. Un équilibrage des pressions est inutile dans le cas des dispositifs 1 destinés à des bandages simples. Comme on le voit sur la fig. 5, les bandages 25, 26 sont reliés par des canalisations non représentées, au dispositif 1 où l'équilibrage des pressions entre les deux bandages associés 25, 26 se fait par l'intermédiaire de la chambre sous pression 13 des figs 1 et 2. Le dispositif 1 est monté dans ce cas sur le moyeu de roue 28. Pour raccorder les canalisations d'air au dispositif 1, on prévoit des raccords à vis présentant une valve intérieure. les tubes des canalisations sont constitués de manière à ouvrir la valve lorsqu'on visse le raccord fileté et à assurer ainsi le passage de l'air. Au moment de la décompression, la valve se ferme automatiquement. La fig. 7 représente un petit accouplement qui peut remplacer de tels raccords filetés. On gonfle simultanément les deux bandages 25, 26 raccordés au dispositif par l'intermédiaire d'une tubulure commune 2. la pression régent dans la chambre 13 est égale à celle ruant dans les bandages qui lui sont reliés. Aussi longtemps que la pression de réglage subsiste, la garniture 12 (fig. 1) est entrarnée par le bouchon 3 dans la direction de la flèche b et il se produit ainsi un équilibrage automatique des pressions par l'intermédiaire des ouvertures 9 et 10 s'ouvrant dans la chambre13 (voir fig. 7). Aussitôt que la pression dans l'un des bandages décroît, par exemple, au-dessous de 0,2 atm. par rapport à la pression extérieure, il se produit un mouvement des éléments 12, 3, 8, 18 en direction axiale comme indiqué par la flèche a sous l'action du ressort 4. L'extrémité libre de la barre 8 revient en arrière en direction de son axe et permet au plot de contact 6, qui peut également être repoussé par la pression d'un ressort, de se déplacer lui-même suivant l'axe en direction de la flèche a et de fermer ainsi le contact. Il s'ensuit que la petite lampe 16 s'éclaire d'une manière continue ou intermittente à l'intérieur du cylindre émetteur 17. Ceci rend possible, en cas de mise en alarme, de déterminer quel bandage ou quelle paire de bandages s'est dégonflé. En même temps, la fermeture du contact fait fonctionner l'émetteur et coupe la communication entre les deux ouvertures 9 et 10, tandis que l'équilibrage des pressions entre les bandages 25, 26 cesse. Le récepteur suivant la fig. 6 est utilisé avantageusement sous 12 ou 14 volts et assure une transmission non parasitée des signaux d'alarme. Le récepteur est de préférence coulé dans un bot- tier en acier galvanisé 29 qui le protège efficacement contre tous les agents perturbateurs extérieurs. Le bottier 29 peut être constitué en tout autre matériau approprié et on peut lui donner toute forme désirée. Le récepteur peut être accroché à l'extrémité arrière de la plate-forme de chargement d'un véhicule entraSné. Pour la remorque, il suffit alors de dérouler une antenne constituée par exemple par un fil sur une distance de 4 à 6 m de l'émetteur, afin que le véhicule, même s'il roule seul, soit maintenu sous surveillance. Le récepteur peut aussi bien être incorporé à l'extrémité de la remorque.On déroule de préférence vers le poste du conducteur, un cable à quatre brins servant respectivement à la mise sous tension, à la mise à la terre, à l'alimentation de l'antenne et à la transmission de l'alarme. Le récepteur est avantageusoient relié par une clef de contact à une source électrique sous 12 ou 24 volts. Au moment de la fermeture du circuit, le dispositif 1 est prêt à fonctionner ; autrement dit, l'antenne émettrice 19 peut désormais diffuser ses signaux. Une vérification des roues a donc lieu même à l'arrêt du véhicule. Le récepteur peut également être constitué de telle manière que l'on puisse le raccorder à un autre réseau disposé en tout autre point désiré, avec interposition d'un transformateur. De plus, on peut disposer, par exemple, une antenne sous forme d'un simple fil sous terre ou au-dessus du sol, de part et d'autre le long de la sortie d'un poste distributeur d'essence ou de pompage. Aussitôt qu'un véhicule comportant un dispositif 1 arrive au voisinage du récepteur correspondant, un signal d'alarme est déclenché à l'endroit désiré, par exemple, dans un atelier, un bureau, une voiture de police, etc. Les installations conformes à l'invention peuvent être fixées à une ou plusieurs roues à bandage simple ou double, avec ou sans signalisation à distance. Leur utilité consiste essentiellement en ce que le conducteur est averti en temps utile de toute perte de pression et peut éviter toute suite fcheuse telle que combustion du bandage, incendie du véhicule, accidents, bouchons de la circulation, etc. REVENDICATIONS le Dispositif pour la surveillance de la pression dans un ou plu sieurs bandages sous pression commune pour tous véhicules du type où le ou les bandages sont reliés par des canalisations à la chambre de compression d'un appareil de contrale comportant un cylindre dans lequel se déplace un piston, ce dispositif étant caractérisé par le fait que ce cylindre contient une piè ce tubulaire formant soufflet pouvant se déplacer suivant l'axe du cylindre tout en étant reliée d'une manière étanche par une extrémité au piston et par l'autre au fond du cylindre, cette pièce n'étant pas soumise à une pression interne, de telle sor te que le piston peut se déplacer sans friction et forme un or gane de contrôle déclenchant un signal à la suite de son dépla cement axial sous l'effet de changements de pression, ment très faibles. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'au moins l'une des ouvertures débouchant dans la chambre sous pression peut être obturée par le piston. 3. Dispositif suivant les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que le piston comporte une garniture qui vient s'appli quer sur l'une des ouvertures débouchant dans la chambre sous pression lorsque la pression descend au-dessous d'une valeur minima. 4. Dispositif suivant la revendication 2 ou la revendication 3, caractérisé par le fait que le piston est soumis à l'action d'un ressort. 5. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que la pression exercée sur le piston est réglable. 6. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la chambre sous pression formée dans le cylindre est reliée à une pompe, de telle sorte que l'on peut, par l'intermédiaire de cette chambre sous pression, gonfler simultanément tous les bandages. 7. Dispositif suivant la revendication 1 et la retendication 5, caractérisé par le fait que le piston porte une tige dont le fi letage extérieur est en prise avec une vis de réglage. 8. Dispositif suivant las revendications 1, 4, 5 et 7, caractéri sé par le fait que la vis de réglage peut être ajustée par l'ex térieur et définit la pression de déclenchement par l'intermé- diaire du ressort agissant sur le piston. 9- Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il est prévu une lampe qui permet de connattre celui des bandages dans lequel stest produite une chute de pression. 10. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on utilise pour le raccordement des canalisations sous pression un accouplement dont l'ouverture détermine automatique ment la fermeture de l'extrémité devenue libre de la canalisa tion, grâce à la présence d'une soupape de retenue qui s'ouvre à nouveau automatiquement sous l'effet de la refermeture de l'accouplement. 11.Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le récepteur peut autre relié par l'intermédiaire de la clef de contact à la source de courant portée par le véhicule ou à toute autre source de courant se trouvant en un autre point approprié.