La présente invention concerne surtout un procédé de fixation d'un élément ou bouton en matière plastique dans une garniture constituée de fibres comprimées. Il est courant de garnir les portières des véhicules automobiles de panneaux fibreuxeux-mêmes recouverts d'un feuillet décoratif adhérant à leurs rives. Un procédé courant appliqué dans ce but consiste à découper à l'emporte-pièce dans le panneau fibreux des boutonnières en forme de trou de serrure en des emplacements correspondant à oeux de trous percés dans la portière, puis d'appliquer la feuille décorative sur l'une des faces de ce panneau. On met alors dans les boutonnières de ce dernier des boutons à double tête dont les queues sont conformées de manière à les maintenir dans les trous précités après y avoir été enfoncées, puis on applique la garniture sur la portière. Ce procédé est convenable si le revêtement de la garniture est assez lâche pour permettre le montage des boutons à double tête sur le support fibreux, mais il présente des inconvé- nients si ce n'est pas le cas ou si la structure de la garniture ne permet pas d'y découper des boutonnières en forme de trou de serrure et de recouvrir ensuite d'une feuille décorative distincte les têtes de oes boutons assemblés. Il n'est pas possible de résoudre le problème précité en essayant par exemple de faire adhérer les têtes des boutons à la face non décorative d'une garniture constituée de fibres comprimées, car les panneaux fibreux normalement utilisés comme garnitures d'enjolivement se délaminent facilement lorsqu'on tente d'en extraire en l'arrachant un bouton ainsi fixé sur eux. Or il est essentiel d'assujettir aux portières de véhicules automobiles leurs garnitures décoratives, de façon à permettre d'enlever ces dernières pour accéder à la serrure de la porte ainsi qu'aux mécanismes destinés à faire monter et descendre les glaces des portières. La présente invention apporte une solution au problème précité au moyen d'un procédé de fixation d'un élément ou bouton en matière plasti- que dans une garniture constituée de fibres comprimées, oe procédé con- sistant à faire tourner ce bouton à plus de 1500 tr/min tout en pressant contre la garniture son extrémité pénétrante qui entre ainsi assez profondément dans cette dernière et le lie par fusion à ses fibres. 2 468019 L'extrémité pénétrante du bouton est de préférence effilée de façon à former une pointe extrême, mais elle peut être tronconique et comporter au centre de sa base libre un ergot saillant. Si l'application de l'invention concerne la fixation d'une garniture décorative sur une portière de véhi- cule, chaque bouton peut comporter une queue de fixation qui en part à l'opposé de son extrémité pénétrante et est destinée à s'enclencher dans un trou de la portière. Les boutons en question sont d'abord fixés sur la garniture en des emplacements correspondant à ceux des trous percés dans. la portière, et ils pénètrent profondément dans cette garniture, mais sans la traverser. Ils s'incorporent finalement à cette dernière sans détériorer sa face destinée à être 'visible. Il est donc inutile de découper à l'emporte-pièce des boutonnières en forme de trou de serrure ou autres orifices dans le panneau fibreux qui peut constituer l'âme de la garniture dont la face destinée à être visible peut ainsi comporter elle-même un motif décoratif. Les boutons en question peuvent être constitués de toute matière poly- mére thermoplastique convenable ayant de préférence un point de fusion élevé, par exemple du "Nylon" ou un polycarbonate. Dans le cadre d'un procédé selon l'invention, la matière constituée de fibres comprimées, à laquelle l'extrémité pénétrante des boutons s'incorpore finalement, est un mélange pressé à chaud de fibres et d'un liant polymère thermoplastique ou thermodurcissable pulvérulent.La présence, au moins à la surface de la garniture sur laquelle doit être fixé le bouton, d'un agent de liaison dur, par exemple d'une résine murie de phénol-formaldéhyde, facilite le chauffage et la fusion de la matière dont est constitué l'élément de fixation ou bouton. Afin d'engendrer aussi vite que possible une quantité suffisante de chaleur, il faut que la périphérie de l'extrémité pénétrante du bouton soit aussi longue que possible. Ce bouton ou crampon comporte de préférence une bride qui arrête sa pénétration dans la garniture ou permet à l'opé- rateur de déterminer le moment o il doit l'arrêter. La queue d'un bouton selon l'invention peut avoir toute forme con- venable, par exemple une conformation lui permettant de rester enclenchée dans le trou d'un panneau de portière. Il est préférable que cette conformation permette aussi de l'engager dans le mandrin d'une perceuse électrique classique ou de la faire facilement tenir par un tel mandrin à l'aide d'un raccord d'adaptation. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels - les figures 1 et 2 représentent de côté, à 90 l'une de l'autre, un bouton selon l'invention; - les figures 3a, 3b, 3c et 3d montrent différentes conformetions des extrémités ou tenons pénétrants de boutons selon l'invention; et - la figure 4 montre schématiquement, suivant une coupe passant par le diamètre du bouton, comment le procédé selon l'invention le fait adhérer à une garniture en fibres comprimées. Le bouton ou crampon 10 représenté sur ces figures est une pièce monobloc moulée en "Nylon 66". Il comporte une tige ou queue 12 de fixation (destinée à être enclenchée dans un troupar exemple de la portière d'un véhicule) et une extrémité pénétrante tronconique ou tenon 14 qui part en sens inverse de la précédente 12 en s'effilant jusqu'à sa petite base libre. Une jupe souple 16 en forme de coupelledont la face concave est du côté de la queue 12 entoure oette dernière au niveau de la plus grande base du tenon tronconique 14. La conformation classique de cette queue 12 permet de l'enclencher dans un trou d'un panneau métal- lique. Le procédé de fixation selon l'invention consiste, après avoir introduit la queue 12 de ce bouton dans le mandrin rotatif d'un instrument conve- nable, par exemple d'une perceuse électrique capable de faire tourner ce mandrin à 2 400tr/riin à amener l'extrémité libre du tenon pénétrant 14 du bouton en face de l'emplacement oh l'on désire le fixer sur une garni- ture P. puis à faire tourner le mandrin et à rapprocher la perceuse de cette garniture. La base extrême libre de oe tenon 14 peut comporter un ergot central saillant (non représenté) afin d'empêcher le bouton de se déplacer sur la surface de la garniture. On presse alors dans cette dernière le tenon 14e qui la pénètre assez profondément et se lie par fusion à ses fibres environnantes en adhérant ainsi fermement à elles. On arrête la perceuse dès que la jupe 16 du crampon vient toucher la surface de la garniture (voir figure 4). Si cette dernière est constituée d'un mélange fibreux tel qu'on en utilise pour réaliser des garnitures décoratives, par exemple de fibres de coton déposées au hasard et mélangées à une résine partiellement murie de phénol-formaldéhyde du type novolaquepuis comprimées avec de l'he- xamine entre des plateaux portés à une température élevée jusqu'à solidi- fication de cette résine, cette opération ancre solidement le bouton dans la garniture sans aucunement détériorer la face de oette dernière qui est destinée à être visible et peut donc être revêtue ensuite d'un motif décoratif de finition. Le tenon 14 du bouton pénètre assez profondément dans la garniture pour que cette dernière ne se délamine pas facilement si l'on tente par la suite d'en extraire le bouton. Après avoir fixé le nombre voulu de boutons aux emplacements désirés de la garniture, on peut appliquer cette dernière sur un panneau d'une portière de véhicule et enclencher les boutons 10 dans les trous destinés à les recevoir. I! est par la suite possible, si nécessaire, de séparer de ce panneau sa garniture sans risquer d'en arracher les boutons. Le tenon pénétrant 14 d'un bouton selon l'invention n'est pas forcé- ment tronconique. Il peut avoir d'autres formes, comme le montre par exemple la figure 3a sur laquelle il est conique avec un angle au sommet de 90 environ; la figure 3b sur laquelle il est cylindrique; la figure 3c sur laquelle il est tronconique, mais avec sa base libre plus grande que l'autre, enfin la figure 3d sur laquelle il est hémisphérique. Il va de soi que de nombreuses autres modifications peuvent être apportées au procédé et aux boutons décrits et représentés sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS I. Procédé pour fixer un élément ou bouton (10) en matière plastique sur une garniture constituée de fibres comprimées, caractérisé en ce qu'il consiste à faire tourner le bouton (10) à plus de 1 500 tr/min en pressant son extrémité pénétrante ou tenon (14) contre la garniture (P), oe qui a pour effet de faire pénétrer assez profondément ce tenon (14) dans la garniture et de le lier par fusion aux fibres de oette dernière. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en oe que le tenon pénétrant (14) s'appointe sers son extrémité libre. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le tenon pénétrant (14) est tronconique. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la base libre du tenon tronconique (14) forme en son centre un ergot saillant. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le bouton (10) est en "Nylon". 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la garniture (P) est constituée d'un mélange pressée chaud de fibres et d'un agent de liaison thermodurcissable polymére. 7. Procédé pour fixer une garniture décorative en fibres comprimées sur un panneau (par exemple d'un véhicule) au moyen de boutons ou cram- pons (10) comportant des tiges ou queues (12) destinées à passer par des trous de ce panneau, caractérisé en oe qu'il consiste à fixer chacun de ces boutons sur la garniture par application du procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes en des emplacements qui correspondent à ceux des trous précités du panneau. 8. Bouton destiné à la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend une partie de fixation (12), qui en part dans un sens et est destinée passer par un trou d'un panneau pour y rester fixée, et une partie extrême pénétrante ou tenon (14) qui en part en sens inverse et est conformé de manière à pénétrer dans une garniture fibreuse lorsqu'on fait tourner très vite le bouton. 9. Bouton selon la revendication 8, caractérisé en ce que son tenon (14) est tronconique et effilé de sa base vers son extrémité libre.