La présente invention-concerne un tapis roulant destiné au -transport des personnes et constitué par un certain nombre de chariots individuels poussés les uns contre les autres. L'utilisation de ces tapis roulants se généralise de plus en plus, par exemple dans les chemins de fer souterrains, entre les stations ou sous forme de voiesd'accès et de sortie de quais. Souvent le nombre des personnes à transporter est si important que celles-ci ne peuvent être transportées de manière sûre que par voie mécanique. Ainsi par exemple, dans le réseau métropolitain parisien il se trouve à la station Châtelet deux tapis rou lants.d'une longueur d'environ 120 m et qui ont chacun une capacité de transport de 10.000 personnes à l'heure, alors qu'à la station Montmartre on a aménagé trois tapis roulants placés côte à côte, chacun de 180 m de long, avec une capacité de transport de 20.000 personnes à l'heure. Ces tapis roulants peuvent fonctionner dans les deux sens. En outre, on peut faire varier la vitesse de marche entre 0,5 et i m par seconde de manière à pouvoir assurer un débit d'un nombre plus ou moins grand de- personnes. De tels tapis roulants sont en service non seulement en Europe, mais aussi en grand nombre en Amérique, en Australie, au Canada, etc.. Des aéroports, des quais pour paquebots, de grandes distances séparant différents emplacements de grands magasins, th6Stres, garages, passages souterrains, etc... sont munis de tels tapis roulants. Ces tapis roulants sont réalisés soit en utilisant des bandes en caoutchouc munies à leur surface de rainures comme dans le cas des escaliers mécaniques, soit construits avec des plaques individuelles accrochées les unes aux autres et tractées par des chatnes. Dans les magàsins et les grandes surfaces de vente des tapis roulants destinés à transporter des personnes et en mdme temps des chariots de super-marchés d'un étage à autre se sont également généralisés. Ce transport de chariots de supernarchés ne peut s'effectuer que sur des bandes convoyeuses ou des tapis roulants constitués par des plaques individuelles. A l'extrémité supérieure de ces tapis roulants est aménagé le poste de commande qui assure la traction des bandes ou des plaques. Les bandes sont commandées par des tambours de commande et les plaques, accrochées dans des chat-nes, sur les roues dentées du poste de commande. L'inversion du sens-de la marche s'effectue à l'extrémité inférieure, dans le sens des bandes par l'intermédiaire de rouleaux de renvoi, dans le cas des plaques accrochées dans des channes par l'intermédiaire de roues dentées d'inversion. La présente invention a pour objet de remplacer les bandes ou les plaques accrochées dans des channes, qui sont toutes entratnées à l'extrémité supérieure par un certain nombre de petits chariots d'environ 0,5 à 1,5 m de long. Ces chariots ne sont pas reliés les uns aux autres mais poussés les uns contre les autres, à peu près à la manière de wagons de chemin de fer poussés par une locomotive. Ce système présente l'énorme avantage que les channes nécessaires au transport des plaques peuvent maintenant être supprimées et ce précisément parce qu'un chariot pousse l'autre devant lui.Ces channes de transport de plaques sont constituées par des channes àzmaillonq de très haute qualité qui sont réalisées en un matériau très comateux. Ces channes sont détériorées relativement rapidement par la poussière et la crasse et doivent au bout de quelques années dtre changées, ce qui nécessite la mise hors service de l'installation. Ces tapis roulants fonctionnent dans des entreprises de transport 18 à 20 heures par jour. La suppression des channes permet également d'éviter le graissage et les frais qui en découlent en maind'oeuvre, huile, graisse, lubrifiant, etc...Gracie à la suppression des channes ou des crémaillères utilisées dans des réalisa tions particulières, la largeur de construction se trouve considérablement réduite et le poids de l'ensemble de l'installation est nettement diminué. Ceci permet d'abaisser considérablement le prix de revient par rapport aux réalisations connues jusqu'ici. Un autre avantage de l'invention réside dans le fait que les plaques peuvent, en tout endroit, être changées par simple enlèvement puisqu'il n'existe plus aucune liaison entre les chariots, contrairement au cas de chatnes ou crémaillères. Les chariots peuvent être réalisés sous forme de cadres assemblés ou par emboutissage. Afin de leur donner la rigidité nécessaire pour résister à la pression exercée dans la direction de la marche, ils peuvent être réalisés de façon que la surface intérieure soit constituée par un matériau de remplissage bon marché, par exemple béton ou analogue. On peut cependant également aménager dans la direction longitudinale des chariots des barres travaillant à la -compression réalisées en des éléments à section carre, fers ronds, tubes ou analogues qui sont reliées aux chariots. Dans ce cas, les barres de compression jouent le même rôle que celui des longerons dans le cas d'un wagon de chemin de fer. Dans les chemins de fer des tampons sont aménagés aux extrémités de ces longerons afin d'annuler l'accélération des masses en cas de choc et de freinage.Ces tampons, réalisés en une matière élastique, ne sont cependant en général pas nécessaires dans le cas de faible vitesse des chariots. Les chariots doivent être espacés les uns des autres d'une distance d'environ 3 à 4 mm. Cette distance est obtenue par l'incorporation de barres de compression qui font légèrement saillie au-delà des parois des chariots. tes chariots sont portés et guidés sur des galets roulant dans des chemins de guidage soigneusement exécutés et montés sur des longerons. Lorsqu'on pousse les chariots, la pression se transmet d'une barre de compression à l'autre sans que les chariots subissent les forces de compression. Un autre avantage du mode de réalisation suivant la présente invention réside dans le fait que des tapis roulants peuvent maintenant pour la première fois être aménagés sous forme de trajets légèrement incurvés. Dans le cas de bandes et plaques, accrochées dans des channes ou reliées les unes aux autres par des crémaillères, il n'est pas possible d'aménager les tapis roulants slivar un trajet curviligne, alors que dans le mode de réalisation de l'invention le tapis roulant peut être exécuté consécutivement suivant une ligne droite, puis suivant des courbes et à nouveau suivant une ligne droite. En plaçant plusieurs voies à une certaine distance les unes des autres, on peut également faire dévier les chariots dans l'une ou l'autre voie au moyen d'aiguillages. La présente invention n1 est pas limitée au mode de réalisation cité mais différentes modifications peuvent y être appor tées sans sortir de son cadre. La fig. -i représente un tapis roulant constitué par des chariots individuels a . La surface des chariot a sur laquelle on peut se placer est délimitée par des pegnes b. tes chariots a circulent sur des rails c . Ceux-ci sont montés sans fin, un contre-rail d empêche que le chariot a ne sorte du chemin de roulement. Les chariots a présentent à leur surface supérieure, comme dans le cas des escaliers mécaniques, des rainures ou nervures e par lesquelles se déplacent les dents du peigne b . La commande des chariots a peut s'effectuer au moyen d'une ou deux channes f entratnées par l'intermédiaire de roues de commande g et de roues de renvoi h .Le moteur de commande i transmet le couple de rotation par lintermddiairQ des chatnes k au dispositif de commande. tes chariots a présentent des barres de compression p qui font saillie par rapport au cEté antérieur m des chariots a . La commande peut également, si on le désire, s'effectuer au moyen d'un moteur i' agissant par l'intermédiaire de chapes k' sur les roues de renvoi gr et h'. Un ou plusieurs mécanismes d'entralnement peuvent être incorporés en vue de la commande des chariots a, ceci notamment dans le cas de tapis roulants circulant à petite vitesse. La fig. 2 représente deux chariots a d'une part en coupe, et, d'autre part, suivant une vue latérale. Les roues de roulement n sont placées latéralement par rapport aux chariots a la face supérieure des chariots a étant munie de rainures longitudinales o . Les barres de compression p sont incorporées à l'intérieur des chariots a et reliées au cadre q des chariots. ta fig. 3 représente le chariot a suivant une coupe transversale à la direction de déplacement du tapis roulant. Les barres de compression p sont, pour un observateur placé au milieu des chariots a , disposées latéralement, alors que les roues n sont situées à l'extérieur des cadres q. tes galets sont guidés dans la direction longitudinale par des guidages r et circulent sur le support s. REVENDICATIONS 1 - Tapis roulant destiné au transport des personnes, ca caractérisé en ce que les chariots a sont poussés. 2 - Tapis roulant destiné au transport des personnes suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les chariots a sont des éléments résistant à la compression. 3 - Tapis roulant destiné au transport des personnes suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la pression exercée sur les chariots a est résorbée par des barres de compression p. 4 - Tapis roulant destiné au transport des personnes, suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les chariots a sont munis de plateaux interchangeables o. 5 - Tapis roulant destiné au transport des personnes suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les chariots a sont réalisés avec des plateaux rugueux o. 6 - Tapis roulant destiné au transport des personnes suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les chariots a sont réalisés par emboutissage. 7 - Tapis roulant destiné au transport des personnes suivant la revendication 1, caractérisé en ce que-les chariots a sont munis d'un matériau raidissant. 8 - Tapis roulant destiné au transport des personnes suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les chariots a sont déplacés par les dispositifs de transport f. 9 - Tapis roulant destiné au transport des personnes suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les chariots a peuvent également titre guidés suivant un trajet curviligne.