La présente invention a trait au domaine des traitements de matières textiles et, plus particulièrement, au domaine des traitements tels que le développement de l'impression, le développement de colorantes, la thermofixation ou le retrait des fibres naturelles ou synthétiques, pour lesquels est nécessaire l'emploi de vapeur dans des conditions déterminées de température et de pression. Les traitements par la vapeur de tops ou tow ou flocon sont normalement effectués dans des récipients hermétiquement etanches appels autoclaves. Les matières textiles en traitement, contenues dans des paniers, des récipients cylindriques ou des sacs en toile, sont exposées à la vapeur par simple immersion ou trempage. Afin d'augmenter la pénétration de la vapeur dans- la masse de la matière textile, on fait d'habitude précéder les phases de traitement par la-vapeur par des phases sous vide, de manière que la vapeur elle-meme puisse facilement pénétrer. Malgré cette précaution, avec les appareillages maintenant en usage, les temps de traitement sont assez longs et, surtout dans le cas de grandes masses de fibres, l'action de la vapeur n1 est pas uniforme. D'autre part, la tendance moderne est d'augmenter toujours plus la quantité de matière de chaque conteneur, pour réduire le plus possible les temps d'arrêt des machines productrices des produits textiles demi-traites en question, temps d'arret dus aux changements des conteneurs dans lesquels on place ladite matière. En outre; afin d'éviter des noeuds non nécessaires, dans le cas spécifique de traitement de tow imprégné de colorants, on cherche à augmenter la capacité des conteneurs jusqu'à la rendre égale à celle des confections commerciales de tow brut, qui est actuellement d'environ 100 kg. La méthode et l'appareillage, selon la présente invention, permettent d'éliminer les inconvénients décrits, dérivant de l'em- ploi des appareillages- dejà connus, et résolvent les problèmes cidessus mentionnés; ils permettent, en outre, d'obtenir des temps de traitement très brefs. Essentiellement, la méthode ou le procédé consiste à charger la matière à traiter par la vapeur dans des récipients en forme de cylindre, parallélépipède etc, ayant des parois perforées, de manière à former, dans ladite matière, une cavité libre, généralement suivant l'axe du récipient, destinée au passage de la vapeur de traitement. Ladite vapeur de traitement passe donc à travers la matière en partant de la cavité centrale vers les parois extérieures perforées du récipient ou vice versa, dans le sens radial, et elle doit traverser toujours une épaisseur sensiblement constante, indépendamment de la hauteur, c'est-à-dire de la quantité, de matière chargée; de cette manière, on obtient des résultats uniformes du traitement dans la matière traitée. De preférence, on fait, en outre, passer la vapeur à travers la matière de manière sensiblement continue, au moins pendant une période du traitement, ctest-à-dire en maintenant une différence de pression entre l'amont et l'aval; on y parvient en alimentant en vapeur de façon continue et en évacuant aussi en continu, à des pressions calculées à l'avance, la vapeur de la chambre de traitement où la matière est placée. Cette méthode est appliquée grâce à un appareillage comportant: au moins, un autoclave ayant des moyens pour y effectuer un vide partiel, des moyens pour y introduire la vapeur ou, en tout cas, un fluide de traitement éventuellement sous pression, des moyens pour en faire sortir ladite vapeur ou ledit fluide; et, en outre, des conteneurs ou récipients pour les matières, ayant des parois perforées et destinés à contenir la matière à traiter.Ces conte neurs peuvent être de types différents et, de façon précise, peuvent être des récipients cylindriques (à section circulaire ou polygonale) ayant des parois perforées et un fond doté d'une partie centrale perforée, ou bien être des récipients cylindriques (à section circulaire ou polygonale) dotés aussi, en plus de parois perforées et d'une partie centrale de fond elle-même perforée, d'un tube axial perforé, ou bien, encore, peuvent être des conteneurs de forme connue, tels qu'ils-sont employés pour d'autres travaux, qui ont, en plus des parois latérales perforées, un tube central fixe ou qu'on peut enlever, perforé complètement, de hauteur semblable à celle des parois latérales et qui ont un fond complètement perforé, et qui, en outre, peuvent être montés sur un chariot fixe ou amovible. La matière à traiter est placée entre le tube perforé et la paroi du conteneur (ou, si le tube central n'existe pas, cette matière est placée en couronne dans le conteneur en laissant une cavité centrald et la vapeur parcourt la matière dans le sens radial, centripète ou centrifuge, à travers des épaisseurs sensiblement constantes. De préférence, on prévoit un couvercle, poussé par un moyen à ressort, pour suivre la matière dans son abaissement pendant le traitement. Ce couvercle forme une plaque pleine dans le cas où le tube central est de hauteur plus petite que les parois latérales, tandis que, dans le cars où le tube est plus haut que la hauteur prévue pour la matière à la fin du traitement, ce couvercle a une ouverture centrale ou une cavité centrale pour recevoir l'extrémité du tube. L'invention sera mieux décrite, dans ce qui suit, au moyen de réalisations données à titre d'exemple non limitatif et en se ré férant au dessin annexé sur lequel: La figure 1 est une coupe verticale d'un premier type de récipient ou conteneur dans lequel on a placé la matière à traiter; La figure 2 est une vue de dessus du récipient de la figure 1; La figure 3 est une coupe verticale, analogue à celle de la figure 1, d'un autre type de récipient ou conteneur; La figure 4 est une vue de dessus du récipient de la figure 3; La figure 5 est une coupe verticale dtun récipient placé dans un autoclave, selon l'invention; La figure 6 est une coupe verticale d'un troisième type de conteneur;; La figure 7 représente schématiquement, en coupe verticale, un autoclave modifié, représenté fermé, le conteneur de la figure 6 étant placé dans cet autoclave; La figure 8 représente schématiquement, en coupe verticale, un autre autoclave modifié contenant un autre type de conteneur; et La figure 9 représente un détail agrandi de la figure 8. Sur les différentes figures, les mêmes repères numériques indiquent des éléments semblables. Comme on le' voit par les figures, la matière 2 (fibre naturelle ou synthétique) à soumettre au traitement est placée, selon la méthode de la présente invention, en ordre dans un conteneur ou récipient l"a", lnb" etc., de manière à former un passage ou une cavité 3, sensiblement suivant l'axe du récipient 1, et sensiblement de section constante.Les récipients, représentés par les figures, sont cylindriques à section circulaire, mais il est entendu qu'ils peuvent être aussi à section carrée ou polygonale quelconque, la seule nécessité étant que les épaisseurs de la matière traitée, traversées radialement par la vapeur, soient à peu près constantes dans toute direction et à toute hauteur Sur les figures 1 et 2 est représenté un premier type lt'a" de récipient ou conteneur pour mettre en oeuvre la méthode susdite. Les parois latérales du récipient l"a1, sont, au moins en partie, perforées, comme indiqué en 4'1a, tandis que le fond 5"a" est perforé seulement en regard de la cavité centrale pratiquée dans la matière. A sa partie supérieure, le récipient lna" est ouvert. Dans ce cas, la cavité centrale 3 dans la matière, pour le passage de la vapeur, est obtenue seulement par la disposition de la matière elle-même dans le conteneur, disposition qui peut être effectuée à la machine, par un dispositif connu qui place la matière à traiter de façon circulaire et ordonnée. Sur les figures 3 et 4 est représenté un second type l"b" de conteneur ou récipient pour la matière à traiter. Dans le récipient l"b", on a placé un tube perforé central 6nb", qui délimite la cavité 3' et constitue le conduit de passage de la vapeur de traitement. La paroi extérieure 4"b" est perforée au moins sur une certaine hauteur et le fond 5nib" est perforé seulement dans sa partie centrale, dans la zone correspondant à l'emplacement et à la fixation du tube 611b". Le tube central 6"b peut avoir une hauteur plus petite que la hauteur des parois latérales, comme dans l'exemple de la figure 3, mais il peut aussi avoir une hauteur égale à la hauteur de ces parois latérales. Pour effectuer le traitement par la vapeur de la matière ainsi préparée dans les conteneurs luta" ou l"b" on a prévu l'autoclave qui est représenté par la figure 5 dans un exemple de réalisation. L'autoclave 10, qui dans ce cas est à axe vertical, est con stitué par un corps cylindrique l1 complété par un couvercle et 'un fond 12 unis entre eux par une fermeture appropriée 22 hermétiquement étanche. Le corps cylindrique 11 peut être soulevé verticalement par des moyens convenables pour introduire le récipient contenant la matière à traiter. Dans l'exemple de la figure 5, le récipient introduit est du type l"a", mais on comprend évidemment qu'il peut être aussi du type l"b". Ce récipient est placé, par le bord non perforé de son fond, sur le plan d'appui d'un siège 14 solidaire du fond 12 de l'autoclave et communiquant avec ltentrée ou la sortie du fluide de tra-itement. Sur la partie supérieure de la fibre contenue dans le réci pient s'appuie un couvercle 15, pressé élastiquement par un ressort 16 ou par d'autres moyens reliés au couvercle du corps cylindrique. Ledit couvercle 15 prend appui sur la fibre et -l'accompagne aussi lorsque, sous l'effet du traitement par la vapeur, le volume de la fibre se réduit, afin de favoriser partoutl'homogénéi- sation de la densité de la matière au cours du traitement pour obtenir un passage uniforme de la vapeuret pour empêcher que la vapeur ne s'échappe vers le haut sans accomplir le parcours désiré à travers la matière.Le couvercle 15-sera donc en forme de plaque pleine, comme sur la figure 5, au cas où le récipient conteneur n'est pas doté d'un tube central ou est doté d'un tube central de hauteur limitée, tandis que, dans le cas où le tube central a une hauteur plus grande, le couvercle 15 sera perforé en regard de ce tube central pour pouvoir recevoir ce tube pendant que le couver cle s'abaisse. Les tubulures de branchement à la vanne d'entrée de la vapeur 7, à la vanne d'aspiration de l'air ou de décompression rapide 21, à la vanne d'évacuation 13, à la vanne d'isolement 9 de la pompe à vide 8 sont montées sur le fond 12 de l'autoclave. Selon l'invention, on peut aussi employer, pour mettre en oeuvre la méthode conforme à l'invention, des récipients ou conteneurs de forme connue, tels qu'ils sont usuellement employés pour d'autres travaux sur des matières textiles mais modifiés par l'adjonction d'un dispositif d'étanchéité afin d'empêcher que la vapeur ne s'échappe. L'autoclave, pour traiter ces conteneurs, sera, de manière correspondante, muni de dispositifs d'étanchéité, accouplés à ceux des conteneurs et aux dispositifs de support des récipients. Le récipient conteneur l"c", de forme connue, est en général cylindrique ou polygonal, en plan, et a sa paroi latérale 4"c" et sa paroi de fond 5"c" en tôle perforée. Un tube central 6"c'1, de hauteur substantiellement égale à celle à celle de la paroi latérale et perforé substantiellement sur toute sa hauteur, est placé axialement, de manière fixe ou amovible, dans le conteneur de manière à délimiter la cavité 3. La matière à traiter 2 est placée de manière homogène entre le tube central 6"c" et la paroi latérale 4"c", A la partie inférieure de ce conteneur connu, on applique, selon la présente invention, un dispositif d'étanchéité 40 en forme de tronc de cône, dans cet exemple de réalisation, ou de n'importe quelle forme convenable.Ce tronc de cône, qui peut aussi servir pour le centrage, est fixé par n'importe quel moyen convenable (vis, boulons, soudure) et a une ouverture centrale en regard de l'ouverture centrale du tube 6"c"; en outre, il peut également porter des moyens d'étanchéité convenables sur sa surface conique. L'autoclave 100, modifié pour recevoir ce conteneur, est représenté par la figure 7. I1 a un dispositif d'étanchéité 114 qui sert aussi à supporter et à centrer le conteneur et qui est relié au fond 112; à travers ce fond passe un des conduits (entrée ou sortie) du fluide de traitement (en général de la vapeur). Le dispositif de centrage et d'étanchéité 114 présente, à sa partie supérieure, un évasement en tronc de cône ou, en tout cas, ayant une forme s'adaptant à celle du dispositif d'étanchéité 40 pour recevoir et maintenir en position ce dernier, lorsque le récipient 111c1, a été descendu sur le fond de l'autoclave. De cette façon, la vapeur ne sera pas dispersée, mais entrera dans le tube central 6"c" et passera à travers les parois de celui-ci dans la matière à traiter. De préférence, le dispositif 114 présentera aussi des moyens d'étanchéité sur sa surface évasée coniquement. I1 est évident que ces dispositifs d'étanchéité pourront être aisément modifiés par un technicien de la spécialité, sans pour cela s'écarter des limites de protection de cette invention. A la face supérieure intérieure du couvercle en cloche 111 de l'autoclave est fixée ltextrémité d'un ressort 116 qui est lié par son autre extrémité à un couvercle 115. Ce couvercle 115 prend appui sur la matière 2 à traiter et la suit dans son retrait pour la maintenir compacte dans le but d'obtenir un passage uniforme de la vapeur. Le couvercle 115 présente, dans sa partie centrale, une cavité cylindrique 117 dans la profondeur de laquelle se loge l'ex- trémité~superieure du tube central 6'toc" du conteneur lorsque le couvercle s'abaisse. La cavité 117 a ses parois pleines, non perforées, pour empecher toute fuite de vapeur par les trous du tube central, qui sont libérés par le retrait de la matière à traiter. L'autoclave est évidemment doté de moyens 122' pour fixer sa cloche à son fond pendant le traitement, et des connexions et commandes nécessaires pour introduire ou extraire la vapeur et pour créer une dépression, à savoir: vanne 107 d'entrée de la vapeur, vanne d'évacuation 113, vanne 121 d'aspiration de l'air ou de décompression rapide, vanne 109 d'isolement de la pompe à vide 108, et, en outre, de manomètres sur les conduits d'entrée et de sortie. "1 est évident que les récipients, représentés par les figures 1 à 4, peuvent aussi être dotés du dispositif de centrage et d'é- tanchéité susmentionné et peuvent ainsi être traités dans des autoclaves modifiés, tels que celui décrit plus haut. Sur la figure 8, on a représenté les modifications apportées, selon cette invention, à un récipient ou conteneur connu du type monté sur chariot à galets, ainsi que l'autoclave destiné à recevoir ce récipient pour le traitement. Le conteneur l11d est porté, de façon connue, par un chariot à galets 32 qui fait partie du conteneur ou qui est relié à celuici de manière amovible. Ce récipient est doté d'une paroi extérieure perforée 4lld1t, d'une paroi inférieure perforée 5"d", d'un tube central perforé 6"d" de hauteur sensiblement égale à celle de la paroi extérieure du récipient; il contient la matière à traiter indiquée par 2. A la surface inférieure du récipient conteneur 111d" est appliqué un dispositif de centrage etd'étanchéité 30 qui ne diffère pas sensiblement du dispositif 40 décrit en se référant à la figure 6. Pour recevoir le récipientconteneur1"d", I"d", l'autoclave 200 comporte, d'une manière analogue à l'autoclave 100, un couvercle en cloche 211 (semblable au couvercle 111), portant à' l'intérieur, dans sa partie supérieure, le ressort 21ô (schématisé sur la figure) lié au couvercle 215 (semblables respectivement au ressort 116 et au couvercle 115) muni de la cavité 217. Pendant le traitement de la matière, le couvercle en cloche reste fixé au fond de l'au- toclave par des moyens 222. Le fond 212 de l'autoclave 200 présente te à l'intérieur un dispositif de centrage et d'étanchéité 214. Dans ce cas, le poids du récipient conteneur lt'd" se transmet, par l'intermédiaire des galets, à une surface convenable 233 solidaire du fond de l'autoclave et/ou du dispositif 214. Le dispositif 214 pourra donc avoir une forme différente du dispositif 114 susdit; dans la réalisation de la figure 8, par exemple, il comporte, à sa partie supérieure, un moyen 234 substantiellement en 'forme de couronne circulaire élastique, destiné à recevoir de fa çon étanche le dispositif de centrage et d'étanchéité 30 du conteneur et à permettre de petites variations dans la. position de celui-ci, tout en maintenant l'étanchéité. Les connexions et les commandes indiquées pour l'autoclave 200 de la figure 8 sont les mêmes que celles de l'autoclave 100 de la figure 7 et elles ont été indiquées par des repères numériques analogues en ajoutant 200 et 100, respectivement, aux repères correspondants des figures 5 et 7. I1 est évident que ces connexions et ces commandes sont données à titre indicatif et qu'elles ne limitent pas . la présente invention. I1 est, en outre, évident que des contenus du type 1"d" peuvent être traités dans des autoclaves modifiés, tel que 100 de la figure 7. Un cycle de traitement préféré, selon la présente invention, s'effectue, en général, de la façon suivante: après avoir introduit un ou plusieurs récipients 1 (l"a", l"b", l"c" ou l"d") dans l'autoclave convenable (10, 100 ou 200) et après avoir bloqué la fermeture à étanchéité hermétique, on effectue le vide au moyen de la pompe 8, 108 ou 208. Après avoir atteint la dépression fixée, on commence à introduire la vapeur au moyen de la vanne 7, 107 du 207.La vapeur remplit l'autoclave et, à partir d'une prezssion lé /a 1 exterieur gèrement supérieure à la pression atmosphérique, elle est évacuée/ de façon continue avec un débit inférieur à celui de l'alimentation par la vanne 13, 113 ou 213 qui reste toujours ouverte au cours de la phase du cycle où on veut le passage continu de la vapeur. Les pressions, en amont et en aval de la matière, peuvent être maintenues à la valeur désirée en maintenant constant le dé bit à la vanne 7, 107 ou 207 et en réglant le débit à la vanne 13, 113 ou 213 ou bien en maintenant constant le débit à la vanne 13, 113 ou 213 et en réglant la vanne 7, 107 ou 207. On réalise ainsi un passage obligatoire continu, pendant la période désirée, au travers de la-fibre contenue dans le récipient et insérée dans le parcours que la vapeur doit suivre en entrant par la vanne d'admission et en sortant par la vanne d'évacuation. Normalement, le cycle de traitement peut continuer en maintenant une pression donnée ou une température donnée préétablies pendant un certain temps, à la fin duquel on provoque une décompression rapide au moyen des vannes 21, 121 ou 221 jusqu'à atteindre la pression atmosphérique. Au cours de cette phase de décompression, la vanne d'admission de la vapeur demeure fermée totalement ou partiellement. Le cycle de traitement peut continuer avec une ou plusieurs phases de montée en température ou en pression en admettant la vapeur par la vanne d'entrée et enl'évacuant de façon continue par la vanne d'évacuation. Le cycle se termine par une phase de décompression, comme on vient de la dire, suivie d'une phase de vide prolongée par refroidissement de la fibre, obtenue par la pompe 8, 108 ou 208, la vanne i, 109 ou 209 étant ouverte et toutes les autres vannes étant fermées. A la fin de la phase de vide, on remplit d'air l'autoclave au moyen de la vanne 21, 121 ou 221. Il résulte de cette description que la vapeur doit obligatoirement passer à travers la fibre dont l'épaisseur, dans le sens radial du récipient, est très limitée. Ce bref parcours de la vapeur dans la masse de la fibre est une garantie de l'uniformité du traitement sur toute la matière contenue dans le récipient, meme avec des temps réduits d'exposition à la vapeur. Avec le sens de circulation de la vapeur au travers de la fibre, comme il a été décrit, il est évident qu'il n'y-a pratiquement pas de limitation à la hauteur du récipient et qu'une augmentation éventuelle du diamètre des récipients peut être effectuée dans de larges limites en ayant seulement soin d'augmenter proportionnellement le diamètre du passage central axial ou celui de la zone à basse concentration de matière autour de l'axe vertical du récipient. On peut ainsi parvenir à augmenter notablement la capacité du récipient, sans pour cela diminuer la quallté ou la rapidité du traitement. Les réalisations de récipients et d'autoclaves, représentées par les figures, ont été données titre d'exemple et il est entendu qu'on peut y apporter des modifications sans pour cela sortir du cadre de l'invention; par exemple, d'après les -indications données, il est évident, pour un expert de la spécialité, qu'on peut réaliser des autoclaves ayant une capacité non pas d'un seul, mais de plusieurs récipients, ou un autoclave dans lequel le sens du flux de la vapeur peut être inversé, ou, enfin, réaliser des couvercles solidaires d'une autre façon de l'autoclave ou non solidaires de celui-ci, mais, par exemple, reliés aux conteneurs. La méthode et l'appareillage décrits peuvent avoir des applications utiles dans différentes branches de l'industrie textile, comme, par exemple, le développement vigoureux de l'impression sur tops de laine ou synthétiques, le développement de colorants sur tops ou tow imprégnés. sur foulard, le thermofixage de flocon syn I la rétraction de top acrylique à la transforn,atnces thétique, la rétraction de top acrylique à la sortie de machines de tow à top. Le champ de températures, de temps et de pressions employés varie selon le traitement effectué et la matière traitée. A titre exemple, pour une opération de thermofixage, on donne les valeurs suivantes: Température: de 1050C à 1320C Pression: de 0,5 kg/cm2 à 2 kg/cm2 Temps: de 5 minutes à 30 minutes I1 va de soi que l'invention ne se limite pas aux modes d'application et de réalisation indiqués, elle en embrasse également toutes les variantes. Revendications 1. Méthode pour effectuer un traitement au moyen de vapeur sur d-es matières textiles, caractérisée par le fait que la matière à traiter est chargée dans des conteneurs, à paroi au moins partiellement perméable à la vapeur, de manière à obtenir une disposition présentant une cavité ou un passage central axial et des épaisseurs de matière à peu près constantes autour dudit passage central, et que l'on fait passer la vapeur dans ladite charge de matière dans une direction sensiblement radiale, dans le sens centrifuge ou centripète, la vapeur traversant, par conséquent, en chaque point des épaisseurs de matière sensiblement constantes. 2. Méthodes selon revendication 1, caractérisée par le fait que l'on fait passer la vapeur de manière sensiblement continue, pendant une période déterminée, au travers de ladite charge de matière dans le conteneur placé dans une chambre de traitement, le passage de la vapeur étant obtenu en maintenant une différence de pression de la vapeur entre l'amont et l'aval de la matière à traiter et en maintenant une alimentation continue de la vapeur et une évacuation continue de celle-ci. 3. Appareillage pour effectuer un traitement au moyen de vapeur sur des matières textiles, traitement dans lequel on fait passer la vapeur dans la matière chargée dans des conteneurs à paroi au moins partiellement perméable à la vapeur, selon revendication 1 ou~2, caractérisé par le fait que ledit appareillage comprend: au moins, un conteneur cylindrique, ouvert à sa partie supérieure, ayant sa paroi extérieure perforée sur une certaine hauteur, au -moins, et sa paroi de fond perforée dans sa partie centrale, au moins, la matière étant placée dans ledit conteneur de manière à présenter une cavité ou un passage de section à peu près constante suivant l'axe dudit conteneur; et que ledit appareillage comprend, en outre: au moins, un autoclave, doté de moyens pour produire le vide à l'intérieur dudit autoclave, de moyens pour y faire entrer la vapeur, de moyens pour en évacuer la vapeur et de moyens de support et de positionnement dudit conteneur à paroi perforée, et comportant, en outre, un couvercle pour chaque conteneur sous traitement, ledit couvercle étant destiné à prendre appui sur la matière contenue dans le conteneur lui-meme en en couvrant substantiellement toute la surface supérieure. 4. Appareillage, selon revendication 3, caractérisé par le fait que ledit couvercle n'est pas perforé, au moins dans sa partie qui prend appui sur la matière. 5. Appareillage, selon revendication 3, caractérisé par les fait que chaque conteneur a sa paroi extérieure perforée et sa paroi de fond perforée seulement en regard de la cavité formée dans la matière chargée, ledit couvercle étant une plaque pleine ayant une forme égale à la section transversale du conteneur. 6. Appareillage, selon revendication 3, caractérisé par le fait que chaque conteneur a sa paroi extérieure perforée, sa paroi de fond perforée seulement en regard du passage central, un tube étant placé à la partie centrale de celui-ci pour délimiter ledit passage, ledit tube ayant son extrémité, opposée au fond, fermée par une paroi et ayant des parois perforées et ayant, en outre, une hauteur n'excédant pas sensiblement la hauteur prévue pour la matière chargée au cours de chaque phase du traitement; et par le fait que chaque couvercle est une plaque pleine ayant une forme égale à la section transversale du conteneur. 7. Appareillage, selon revendication 3, caractérisé par le fait que chaque conteneur a sa paroi extérieure perforée, sa paroi de fond perforée seulement en regard du passage central, un tube étant placé au centre de celui-ci pour délimiter ledit passage, ledit tube ayant son extrémité, opposée au fond, fermée, ayant sa paroi latérale partiellement perforée et ayant une hauteur sensiblement plus grande que la hauteur prévue pour la matière chargée au cours de chaque phase du traitement; et par le fait que ledit couvercle a la forme d'une plaque ayant une ouverture centråle de section correspondant à celle du tube. 8. Appareillage, selon revendication 3, caractérisé par le fait que lesdits moyens de support et depositionnement dans l'autoclave sont constitués par une surface d'appui pour le conteneur, reliée au fond de l'autoclave et destinée à permettre le passage de la vapeur. 9. Appareillage., selon revendication 3, caractérisé par le fait que chaque conteneur a sa paroi extérieure perforée, sa paroi de fond perforée, un tube étant placé au centre de celui-ci, de manière fixe ou amovible, pour délimiter ledit passage, ledit tube ayant sa paroi perforée et ayant une hauteur sensiblement plMs grande que la hauteur prévue pour la matière chargée au cours de chaque phase du traitement, ledit fond du conteneur ayant un dispositif d'étanchéité en anneau, relié audit tube central dans une zone environnant l'ouverture de son embouchure; par le fait que ledit autoclave est doté d'un dispositif d'étanchéité accouplé, en communication avec les moyens d' entrée ou de sortie de la vapeur, de manière que, lorsqu'un conteneur est placé dans l'autoclave, les deux dispositifs d'étanchéité en contact forment une ouverture centrale, hermétique vers l'extérieur, pour le flux de vapeur vers ledit tube central; et par le fait que ledit couvercle est une plaque en forme de couronne circulaire, réunie à une cavité centrale fermée de section correspondant à la section du tube perforé. 10. Appareillage, selon revendication 9, caractérisé par le fait que chaque conteneur est muni d'un chariot de support à galetas, relié au fond dudit conteneur. 11. Appareillage, selon revendication 9, caractérisé par le fait que ledit dispositif d'étanchéité de l'autoclave est supporté par le fond de celui-ci et constitue aussi le moyen de support et de positionnement du conteneur. 12. Appareillage, selon revendication 9, caractérisé par le fait que le moyen de support du conteneur est constitué par une surface d'appui reliée au fond de l'autoclave. 13. Appareillage, selon revendication 9, caractérisé par le fait que le dispositif d'étanchéité sur le conteneur a la forme d'un tronc de cône et que le dispositif d'étanchéité sur l'autoclave est constitué par une couronne circulaire en matière élastique flexible, reliée par son bord extérieur à un élément solidaire de l'autoclave. 14. Appareillage, selon revendication 3, caractérisé par le fait que lesdits moyens pour produire le vide, faire entrer ou évacuer la vapeur comprennent: une vanne d'entrée de la vapeur, une vanne d'évacuation de la vapeur, une vanne d'aspiration de l'air ou de décompression rapide, une vanne d'isolement d'une pompe à vide.