La présente invention se rapporte à une installation- perfectionnée pour la production continue d'acier affiné à nartir d'un courant de fonte liquide et d'un apport éventuel'de ferrailles et de minerai, l'onération d'affinage étant effectuée en continu au moyen d'un courant d'oxygène véhiculant des matières affinantes et destiné à éliminer les impuretés. Le demandeur a décrit dans le brevet français nO 1.407.082 une technique selon laquelle on introduit de façon continue dans un récipient dit réacteur un courant de fonte liquide avec apport éventuel de minerai, de ferrailles ou d'autres produits métallisés, et on souffle un courant d'oxygène véhiculant des matières affinantes solides afin de former une émulsion moussante laitier métal-gaz qui déborde du réacteur par un seuil. Cette phase d'affinage est suivie d'une phase de séparation du métal et du laitier. A cet effet, on recueille l'émulsion dans un récipient appelé décanteur faisant suite au rédacteur. Dans la pratique, les débits respectifs d'introduction de l'émulsion et d'evacuation du laitier et du métal ainsi que la conformation du décanteur sont choisis tels que s'établisse un équilibre dynamique permettant une décantation satisfaisante du metal, c'està-dire en première approximation que l'intervalle de temps entre 1 'introduc- tion de l'émulsion dans le décanteur et l'évacuation ultérieure du métal affiné contenu dans ladite émulsion au moment de son introduction soit supérieur à une valeur déterminée expérimentalement, l'introduction de l'émulsion dans le décanteur et le soutirage du métal advenant de façon continue et simultanée. C'est ainsi que le demandeur a proposé de donner au décanteur une forme allongée avec évacuation du métal affiné du c8té du décanteur opposé au côté d'introduction de l'émulsion, afin que le trajet du métal soit suffisant pour permettre une décantation satisfaisante. Les avantages de l'affinage continu de l'acier résident essentiellement dans la continuité de l'opération d'affinage proprement dite. -Une installation du type décrit dans le brevet précité Drésente à cet égard du point de vue bilan thermique et production des caracteristiques particulièrement intéressantes par rapport aux installation d'affinaae classique à fonctionnement discontinu, sans parler des caractéristiques très avantageuses procurées en ce qui concerne la protection de l'atmosphère vis- -vis des phénomènes de pollution. Par rapport aux avantages précités, la caractéristique selon laquelle on peut soutirer en continu le métal affiné constitue en fait un aspect secondaire.En effet, il convient de rappeler qu'une installation d'affinage s'intègre dans un ensemble sidérurgique soumis à des sujetions pouvant etre tres variées, en particulier en ce qui concerne les divers traitements auxquels l'acier est susceptible d'être soumis en aval de l'installation d'affinage, les conditions dans lesquelles sont effectués ces traitements, oar exemple volume de métal à traiter et température de ce métal, capacité des poches de transfert aux installations de coulée, pour ne citer que les plus importantes pouvant être très variables. Afin de rendre compatibles l'aspect continu de l'évacuation de l'acier affiné et les aspects discontinus présentés par le traitement de cet acier en aval de l'installation d'affinage, une solution donnant toute satisfaction a été proposée par le demandeur.Cette solution consiste a disposer en aval de l-'installation d'affinage un récipient intermédiaire recevant d'une part de façon continue l'acier affiné en provenance du décanteur et susceptible d'autre part d'alimenter à demande des poches de transfert après d'éventuelles opérations de mise à la nuance et de réglage de la température de l'acier dans ledit récipient intermédiaire. Le demandeur a cependant cherché à améliorer la souplesse de fonctionnement d'une installation d'affinage continu du type decrit ci-avant en vue de permettre une meilleure intégration de cette installation en aciérie, c'est -dire d'adapter les conditions de fonctionnement de cette installation aux exigences diverses impliquées par les traitements ultérieurs du métal affiné. A cet effet, le demandeur a abordé le probleme d'un point de vue entièrement différent succintement exposé ci-après et qui sera exposé en détail plus loin. Considérant que l'aspect continu de l'introduction de l'émulsion métal-laitier-gaz dans un décanteur n'implique pas nécessairement une évacuation continue du métal décanté, il a conçu une installation permettant de remplir les deux fonctions d'introduction de l'émulsion et d'évacuation du métal de la façon précitée et dans des conditions permettant une grande souplesse de fonctionnement. L'application de ce principe général souleve cependant dans le cas d'espèce des problèmes particuliers qui se trouvent resolus par la présente invention. A cet effet, l'invention a pour objet une installation d'affinage continu comprenant un réacteur alimenté par un courant continu de fonte liquide et dans lequel on forme par introduction de produits affinants une emulsion moussante métal-laitier-gaz, le réacteur communiquant par un seuil avec un décanteur attenant audit reacteur pour l'évacuation continue par débordement de ladite émulsion, le décanteur étant divisé par une cloison réfractaire substantiellement verticale en deux compartiments reliés entre eux par un orifice de communication ménagé à la partie inferieure de ladite cloison, un orifice supérieur pour l'évacuation du laitier étant dispose dans le compartiment recepteur de l'émulsion, un orifice inférieur obturable pour l'evacua- tion du métal étant disposé à la partie inférieure de l'autre compartiment, à un niveau supérieur au niveau de l'orifice de communication, la distance verticale entre l'orifice d'évacuation du laitier et l'orifice d'evacuation du métal delimitant substantiellement le volume utile du décanteur, installation caractérisée en ce que la zone inferieure du décanteur situee du côte correspondant au seuil d'introduction de- l'émulsion est conformée de façon à constituer une capacite remplie de façon permanente par du métal liquide et que l-'orifice de communication reliant les deux compartiments du décanteur se trouve imr;lerqe dans ladite capacité, moyennant quoi on peut procéder la demande et sans risque d'entrainement de laitier dans le métal couTe à l'évacuation de tout ou partie du métal contenu dans le volume utile du décanteur. Selon une caractéristique avantageuse de l'installation selon l'invention, la capacité de métal liquide cor:r.1lunique avec un canal de chauffage par induction. Selon une autre caractéristique de l'installation, les extrémités du canal de chauffage par induction debouchent respectivement dans la capacité de métal liquide de part et d'autre de la cloison réfractaire séparant le décanteur en deux compartiments.Selon une autre caractéristique, le compartiment muni de l'orifice d'évacuation du métal comporte un orifice supérieur disposé à un niveau voisin du niveau de l'orifice d'évacuation du laitier disposé dans l'autre compartiment et inférieur à ce niveau, moyennant quoi au demarrage de l'installation on peut évacuer la totalité du laitier susceptible de pénétrer dans le compartiment premier cité, et en cours de fonctionnement normal on peut contrôler le degré de remplissage du décanteur en metal liquide sans risque d'évacuation inopportune de métal par l'orifice d'evacuation du laitier disposé dans le second compartiment cite. Selon une autre caractéristique de l'invention, la distance verticale entre les niveaux respectifs de l'orifice supérieur ménagé dans chaque compartiment est telle que le volume du laitier qui surnage soit au moins égal à une valeur minima déterminee en fonction des caractéristiques de fonctionnement et des caractéristiques dimensionnelles de l'installation de façon que le temps de séjour de l'émulsion dans le-compartiment récepteur de ladite émulsion soit au moins egal au temps nécessaire à une décantation substantiellement complet du métal. Une installation d'affinage continu conforme à la présente invention permet à partir d'une qualite d'acier définie produite en continu d'alimenter à demande des récipients de nature tres variée tels qu'on en rencontre en acierie pour l'élaboration de diverses nuances d'acier et l'exécution d'onérations particulieres telles que traitement sous vide, barbotage, coulée contipue ou autres, ceci en évitant l'emploi-de tout récipient intermédiaire, le métal étant coulé directement du décanteur dans lé récipient de traitement approprié en quantite voulue, avec un débit éventuellement différent du débit correspondant à la production moyenne horaire de l'installation d'affinage et selon une séquence quelconque maintenue bien entendu compatible avec la production maximale de l'installation d'affinage.Il est en outre possible de regler entre certaines limites la température de coulée du métal dans les récipients de traitement, ce qui constitue un avantage supplémentaire non négligeable. Ces avantages sont obtenus sans detriment quelconque en ce qui concerne le rendement de l'installation d'affinage qui, comme on le sait, est maximal tant du point de vue production que tenue du réacteur lorsque le régime de fonctionnement du réacteur est maintenu aussi régulier que possible. D'autres avantages apparartront dans la description d'un exemple de réalisation donnée dans ce qui suit en référence aux planches de dessin annexées sur lesquelles : - la figure g représente une vue en coupe longitudinale d'une installation d'affinage continu -conformément à la présente invention, la coupe étant effectuée selon la ligne brisée AA représentée figure 2 ; - la figure 2 représente une vue de dessus en coupe transversale de l'ins- tallation représentée figure 1. On a représenté sur la figure 1 une installation d'affinage continu comprenant un réacteur 1 dans lequel on introduit la fonte a affiner par un puits 2 et les agents d'affinage, oxygène, chaux, ... au moyen d'une lance 3. Le réacteur peut être conçu pour permettre en outre l'introduction de minerai, de ferrailles, ou d'autres produits métallisés conjointement à l'introduction de fonte. L'émulsion moussante metal-laitier-gaz formée dans l'étage d'affinage déborde par un seuil 4 débouchant dans un récipient 5 de décantation de ladite émulsion, ou décanteur, attenant au réacteur. Les gaz produits par l'opération d'affinage sont évacues au droit du réacteur et du décanteur par des conduits de captage schématiquement représentés. Le réacteur et le décanteur sont avantageusement assemblés de façon à pouvoir procéder rapidement à des opérations de revision ou de remplacement du réacteur.Dans le mode de realisation représenté, le décanteur 5 est constitué par une poche de section circulaire munie d'une voute 6 et divisée en deux compartiments respectivement référencés 7, 8 par une cloison réfractaire verticale 9. Dans le cas d'espece, le plan moyen de la cloison réfractaire-9 est disposé du côte du decanteur opposé au seuil d'introduction de l'émulsion et selon le côté d'un carré inscrit dans la section circulaire du décanteur.Le fond du décanteur est conformé de façon à constituer une capacité 10 comprenant la zone inférieure du compar- timent 7 et une partie attenante de la zone inférieure du compartiment 8, le niveau supérieur de cette capacité etant déterminé par une surélévation 11 ménagee à la partie inférieure du compartiment 8. Un orifice de coulee 1%obturable est ménagé dans la partie surélevée du compartiment 8, le degré d'ouverture de cet orifice étant détermine par un dispositif 13 connu dans la technique considérée sous le nom de busette tiroir. La cloison réfractaire 9 s'étend depuis le fond de la capacité 10 jusqu'à un niveau substantiellement situé au-dessus du niveau du seuil 4.Cette cloison est munie à sa tartie inférieure d'au moins un orifice de communication 14 disoosé en-dessous du niveau de la surélévationli et faisant communiquer par leur nartie inférieure les deux compartiments 7, 3. Un dispositif de chauffage et de mise en circulation du métal liquide 15connu dans la technique sous le nom d'inducteur canal est disposé en-dessous du décanteur. Ce dispositif comprend un canal 16 en forme de U dont les branches communiquent avec la capacité 10dans le mode de réalisation particulier décrit respectivement de part et d'autre de la cloison réfractaire 9. Un inducteur est disposé entre les branches du canal. Ce dispositif étant d'un type bien connu en soi ne sera pas décrit en détail dans le présent exemple. L'orifice du canal 16 débouchant dans le compartiment 8 et l'orifice de coulée 1Zsont avantageusement disnosés l'un oar rapport à l'autre dans ce mode de réalisation dans des zones opposées dudit compartiment 8, de façon à ce que la circulation du métal ne s' opère pas directement dans la zone où se trouve ledit orifice de coulée. Cette disposition permet par ailleurs d'éloigner l'inducteur de la zone de coulée.Un orifice supérieur 17 est ménagé dans la paroi du decanteur de préférence au voisinage de la cloison refractaire 9, cet orifice étant situé à un niveau inférieur au niveau du seuil 4 et disposé dans la zone du décanteur corresnondant au comoartiment 7. Un second orifice supérieur 18est ménagé dans la paroi du decanteur dans la zone correspondant au compartiment 8, ledit second orifice étant situé à un niveau inferieur au niveau de l'orifice 13d'une façon qui sera précisée plus loin. On va maintenant expliciter le mode de fonctionnement de l'installation qui vient d'etre décrite. Dans le but d'en faciliter la compréhension, on a reporté sur la figure 1 les différents niveaux de l'installation respective ment référencés comme suit - niveau a : fond de la capacite 10 - niveau b : niveau supérieur de l'orifice 14 - niveiu c : niveau de la surélévation il - niveau d : niveau inférieur de l'orifice 13 niveau e : niveau inferieur de l'orifice 1} On va tout d'abord décrire le mode de fonctionnement de l'installation en période de démarrage, le décanteur 5 etant supposé vide. Le canal 16 est rempli d'un matériau approprié fusible, par exemple de la grenaille de fer, et la fonte liquide est introduite de façon continue dans le puits 2, cette fonte étant soumise dans le réacteur 1 à l'action des produits d'affinage introduits dans ledit réacteur oar exemple par la lance 3 de façon à provoquer la formation d'une émulsion moussante métal-laitier gaz qui déborde dans le décanteur 5 par le seuil 4. Cette émulsion se divise en ses constituants dans le décanteur, le metal affiné et le laitier remplissant progressivement la capacité lOtout en commençant de se séparer, en donnant lieu ainsi au processus dit de décantation. Du métal et du laitier pénètrent de ce fait durant cette phase dans les compartiments 7 et 8 du décanteur. L'orifice de coulée 12 se trouve en position d'obturation durant toute la phase de démarrage de l'installation. La grenaille disposee dans le canal 16 fond progressivement sous l'action des échanges thermiques avec le bain forme dans la capacite et-des courants d'induction. Cette disposition a pour but d'éviter une introduction de laitier dans le canal, introduction susceptible de perturber le fonctionnement de ce dispositif et de contrarier le processus naturel de décantation. On rappelle que la densité moyenne du laitier est de 2,5, la densite moyenne de l'acier liquide étant de 7,2.Le laitier surnage donc sur une couche d'épaisseur croissante de metal liquide dé canté. A partir du moment où cette couche de métal liquide atteint le niveau b, ou niveau supérieur de l'orifice 14, la cloison refractaire 9 s'oppose a toute introduction de laitier dans le compartiment 8. L'epaisseur de laitier qui surnage dans ce compartiment s'établit en conséquence à une valeur fixe. L'opération de remplissage progressif du décanteur et de décantation simultanee se poursuit, l'épaisseur de la couche de laitier dans le compartiment 7 augmentant proportionnellement au degré de remplissage en métal liquide, l'épaisseur de la couche de laitier dans le compartiment 8 demeurant constante, comme il a été exprimé ci-dessus.La hauteur de colonne de metal liquide dans le compartiment 8 est par conséquent légèrement supérieure a la hauteur de colonne de métal liquide dans le compartiment 7 à meme niveau inférieur de référence, par exemple le niveau de la surélévation 11 ou niveau c. On comprend que le laitier surnageant dans le compartiment 7 atteigne le niveau e ou niveau de l'orifice 17 avant que le laitier surnageant en quantité relativement très restreinte dans le compartiment 8 n'atteigne le niveau d ou niveau de l'orifice 18, ceci malgré la légère différence entre ces deux niveaux.Le laitier surnageant dans le compartiment 7 est donc évacué par l'orifice 17 au fur et à mesure du remplissage du décanteur, puis le laitier surnageant dans le compartiment 8 se trouve simultanement évacué par l'orifice 1% la différence entre les deux hauteurs de colonne de métal liquide dans les deux compartiments tendant vers une valeur sensiblement nulle. Par le fait que le niveau d de l'orifice 18 se trouve à un niveau inférieur au niveau e de l'orifice 17, il est possible de procéder au décrassage complet du laitier surnageant dans le compartiment 3, ce décrassage complet correspondant à l'apparition de métal liquide au niveau d, apparition facilement décelée par l'homme de l'art. Il n'y a cependant aucune possibilité d'évacuation de metal liquide nar l'orifice 17.A partir du moment où le décrassage du laitier dans le compartiment 8 est complet, on peut procéder à la coulée du métal liquide contenu dans le décanteur entre les niveaux c ou niveau de la surélévation 11 et d ou niveau de l'orifice d'évacuation 18, cette coulée étant effectuée selon toute séquence imposée par les installations de traitement prévues en aval de l'installation d'affinage et sans risque d'introduction de laitier dans lesdites installations. Il convient de noter que le decrassage complet du laitier contenu dans le compartiment 8 ne constitue pas une condition indispensahle préalablement à la coulée du mental par l'orifice 12, mais que ce décrassage constitue une étape particulierement avantageuse préalablement à ladite coulée. Cette phase de fonctionnement correspondant au mode de fonctionnement normal de l'installation d'affinage en dehors de la période de démarrage est décrite dans ce qui suit. L'ouverture de l'orifice de coulée 12 est commandée à demande par la busette tiroir 13 en fonction des nécessités du moment, en particulier en ce qui concerne le volume coulé et le débit de coulée. La mise en fonctionnement de l'inducteur canal permet d'apporter certaines corrections à la temps rature du metal liquide contenu dans le décanteur et de favoriser l'homogeneisa- tion du métal décante de part et d'autre de la cloison 9. La coulée est arrêtée de façon naturelle lorsque le niveau de métal liquide atteint par valeurs décroissantes le niveau c de la surélévation 11.Ce niveau étant supérieur au niveau b de l'orifice de communication 14, le laitier qui surnage dans le compartiment 7 ne peutpénétrer dans le compartiment 8, ce qui garantit une proprete absolue du métal coulé yis- -vis d'une réintroduction de phosphore ou autres impuretés contenues dans le laitier. Le métal demeurant dans la capacité 10 ne peut être coulé en période normale de fonctionnement, ce fait ne constituant pas en soi un inconvénient car le volume correspondant demeure constant alors que le nombre de remplissages successifs du decanteur et de coulées n'est limité que par la tenue dudit décanteur.Le métal liquide contenu dans la capacité 10 permet également de maintenir l'inducteur canal en charge, sa fonction premiere étant toutefois de maintenir en permanence en période de fonctionnement normal l'orifice de communication 14 irnerce en-dessous du niveau de coulée, ou niveau c de la figure 1. Lors d'un arrêt du décanteur pour réfection, le métal subsistant dans la canacité peut être vidangé par un orifice inférieur, non représenté. On va maintenant préciser les positions respectives des niveaux d et e correspondant. respectivement aux orifices superieurs 17 et le du décanteur de façon a illustrer cet aspect particulier du disnositif selon l'invention. On se référera pour celà à l'exemple chiffré qui va suivre donné à titre nullement limitatif. Considérant une installation d'affinage de production moyenne de 100 t/h d'acier, soit environ 14 m3, on considère un décanteur cylindrique d'un volume utile -correspondant, le volume utile étant le volume maximum susceptible d'etre coulé, c'est-à-dire le volume compris entre les niveaux d, ou niveau de l'orifice 18, et c, ou niveau de la surélévationiî. Pour un diamètre interne du décanteur de -3,85 m la distance entre les niveaux c et d est alors de 1,2 m.En période de fonctionnement normal, le laitier ne pénètre que dans le compartiment 7 dont la surface est environ 0,9 fois la section totale du décanteur pour une installation telle que représentée sur les figures et décrite dans les parties afférentes du texte. La distance entre le niveau inférieur d.de l'orifice 18 et le niveau inférieur e de l'orifice 17 est telle que le volume de laitier susceptible de surnager dans le compartiment 7 soit au moins égal à une valeur minima déterminée en fonction des caractéristiques de fonctionnement et des caractéristiques dimensionnelles de l'installation, telles que précisees ci-dessus, pour que le temps de sejour de l'émulsion dans le compartiment récepteur soit au moins égal au temps nécessaire a une décantation substantiellement complète du métal.Les quantités de laitier produites par tonne d'acier dépendent de la nature de la fonte traitée et des apports éventuels de ferraille, de minerais ou d'autres produits métallisés, ainsi que de la quantité de chaux introduite. On considere dans l'exemple particulier cité que le poids de laitier formé correspondant à une production de 100 t/h d'acier est de 12 t, soit un volume de 4,8 m3 pour une densité moyenne du laitier de 2,5. On considère par ailleurs que le temps nécessaire a une decantation substantiellement complet du métal est environ d'un quart d'heure. Le volume de laitier susceptible de se former durant cette période est de 1,2 m3. Ce volume correspond à une epaisseur de laitier minima surnageant dans le compartiment 7 d'environ 11,5 cm.La différence de niveau entre le niveau d de l'orifice 18 et le niveau e de l'orifice 17 sera donc fixee environ à 11,5 cm. On est ainsi assuré que le métal liquide est recouvert au minimum d'une couche de laitier de 11,5 cm avant le debut d'évacuation de ce laitier, ce qui permet d'eviter en toute circonstance des pertes de fer par évacuation d'un laitier contenant une proportion notable de billes d'acier non décantées. Il demeure cependant avantageux comme dans le brevet français n" 1.407.082 cité en préambule de disposer l'orifice d'evacuation 17 du laitier le plus loin possible du seuil d'évacuation de l'émulsion.Ilest par ailleurs possible de munir l'orifice 18 d'un seuil à niveau réglable, afin de pouvoir faire varier dans certaines limites la différence entre les niveaux d et e pour tenir compte d'une éventuelle modification de la quantité horaire de laitier produite resultant d'une modification des conditions de -Fclrrtionnement de l'installation. Il doit être entendu que le choix des durées de remplissage du décanteur et des séquences de coulée est déterminé par l'homme de l'art en fonction des contraintes imposées par les appareils de traitement disnosés en aval de l'installation d'affinage tout en tenant compte des caractéristiques propres de fonctionnement de l'installation d'affinage.En narticulier, it convient de tenir compte de la production moyenne de l'installation, qui n'autorise évidemment pas au-delà d'une certaine limite des dépassements successifs et rapprochés de la quantite de métal coulé ; il apparat également préférable de ne pas faire fonctionner pendant une durée prolongée le decanteur en maintenant le niveau supérieur de laitier en-dessous du niveau e de l'orifice 17, ce qui conduirait à accumuler inutilement du laitier dans le decanteur au detriment éventuel de la tenue du garnissage. Le remplissaae complet du décanteur en métal liquide est détecté par l'apparition de métal au niveau de l'orifice 18, détection éventuellement réalisée nar un dispositif d'alerte d'un type approprié. Le degré de remplissage du décanteur oeut être estimé par l'opérateur en fonction des capacités des récipients alimentés et des sequences de coulée préalables de façon à fournir une information susceptible de le guider dans le choix des séquences ulterieures. Le degré de remplissage peut également être evalué par un moyen de mesure adapté associé au compartiment 8j par exemple au moyen de capteurs de température disposés en paroi. En résumé, l'installation d'affinage selon l'invention offre du point de vue fonctionnement une grande richesse de possibilités diverses, ce qui constitue un avantage primordial dans le contexte de l'intégration d'une telle installation en aciérie. REVENDICATIONS 1. Installation d'affinage continu comprenant un réacteur alimenté par un courant continu de fonte liquide et dans lequel on forme par introduction de produits affinants une émulsion moussante metal-laitier-gaz, le reacteur communiquant par un seuil avec un decanteur attenant audit réacteur pour l'éva- cuation continue par débordement de ladite émulsion, le decanteur etant divisé par une cloison réfractaire substantiellement verticale en deux compartiments reliés entre eux par un orifice de communication ménagée à la partie inférieure de ladite cloison, un orifice superieur pour l'évacuation du laitier etant disposé dans le compartiment récepteur de I'émulsion, un orifice inferieur obturable pour l'évacuation du métal étant disposé à la partie inférieure de l'autre compartiment à un niveau supérieur au niveau de l'orifice de comnu- nication, la distance verticale entre l'orifice d'evacuation du laitier et l'orifice d'évacuation du métal délimitant substantiellement le volume utile du décanteur, installation caractérisée en ce que la zone inferieure du décanteur située du côte correspondant au seuil d'introduction de l'émulsion est conformée de façon à constituer une capacite remplie de facon permanente par du métal liquide et que l'orifice de communication reliant les deux compartiments du decanteur se trouve immergé dans ladite capacité, moyennant quoi on peut procéder à la demande et sans risque d'entrainement de laitier dans le métal coulé à l'évacuation de tout ou partie du métal contenu dans le volume utile du décanteur. 2. Installation selon la revendication 1 caractérisée en ce que la capacité du métal liquide communique avec un canal de chauffage par induction. 3. Installation selon les revendications 1 et 2 caractérisée en ce que les extrémités du canal de chauffage par induction débouchent respectivement dans la capacité de métal liquide de part et d'autre de la cloison refrac- taire séparant le décanteur en deux cpmpartiments. 4. Installation selon la revendication 1 caractérisé en ce que le-com- partiment muni de l'orifice d'evacuation du métal comporte un orifice superieur disposé un niveau voisin du niveau de l'orifice d'évacuation du laitier disposé dans l'autre compartiment et inférieur à ce niveau, moyennant quoi au démarrage de l'installation on peut evacuer la totalité du laitier susceptible de pénétrer dans le compartiment premier cité, et en cours de fonctionnement normal on peut contrôler le degré de remplissage du décanteur en métal liquide sans risque d'évacuation inopportune de métal par l'orifice d'évacuation. du laitier disposé dans le second compartiment cité. 5. Installation selon les revendications 1 et 4 caracterisée en ce que la distance verticale entre les niveaux respectifs de l'orifice supérieur tenace dans chaque compartiment est telle que le volume du laitier qui sur nage soit au moins égal à une valeur minima déterminée en fonction des caractéristiques de fonctionnement et des caractéristiques dimensionnelles de l'installation de façon a ce que le temps de séjour. de l'émulsion dans le compartiment recepteur de ladite émulsion soit au moins enal au temps nécessaire à une décantation substantiellement complète du-metal.