La présente invention concerne un procédé et un appareillage- pour reconnaître un caractère lorsque ce caractère est représenté par un ensemble de d nombres symétriques binaires td étant un entier donné), c'està-dire, de nombres qui ne peuvent seulement prendre que les valeurs 1 ou -1. 5 Comme on l'expliquera, le problème de la reconnaissance d'un caractère représenté par un ensemble de nombres revient au problème ds l'attribution de cet ensemble de nombres à une classe qui contient tous les ensembles de nombres représentant le même caractère, ou, dit de façon différente, le problème de la classification de l'ensemble de nombres. 10 Selon la présente invention, un procédé de classification d'un ensemble de nombres symétriques binaires utilisant au moins une mémoire de données digitales associative comprend la charge d'une mémoire associative avec une première table dont les entrées représentent les coefficients, limitées aux domaines de valeurs 1, 0 et -1, des équations des "plans" d'un espace à dimen-15 siens, planB qui divisent cet espace en"volumes" tels que tous les points du même volume représentant des nombres symétriques binaires appartiennent à la même classe, la charge d'une mémoire associative avec une seconde table dont chaque entrée définit un volume au moyen d'un ensemble d'indicatifs qui spé-t cifie sur quel côté de chaque plan inclus dans le premier tableau se trouvent 20 les points du volume, la détermination, au moyen d'une première opération de recherche dans la première table du côté de chaque plan où se trouve le point qui représente l'ensemble de nombres à classifier et l'utilisation du résultat de la première opération de rechercha dans une seconde opération de recherche dans la seconde table pour déterminer le volume dans lequel se trouve ledit 25 point, et par là la classe à laquelle appartient l'ensemble de nombres. L'invention comprend aussi l'appareil pour réaliser le procédé ci-dessus. D'autres objets, caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront mieux de l'exposé qui suit, fait err référence aux dessins annexés à ce texte, et qui représentent un mode de réalisation préféré de celle-ci. 30 La figure 1 illustre la théorie du procédé selon l'invention; La figure 2 représente un organigramme d'une mémoire associative adaptée au fonctionnement du procédé selon l'invention; La figure 3 représente des détails d'une partie des circuits de commande de la mémoire représentée dans la figure 2; 35 La figure 4 représente deux cellules de mémoire de bit caractéristiques de la mémoire représentée dans la figure 2; et La figure 5 représente un organigramme représentatif du fonctionnement du procédé selon l'invention. Il est bien conniJ- que l'on peut représenter un caractère par un ensemble 40 de nombres ou donnés de d chiffres. Par exemple, projetons l'image d'un carac 32241 2 2021332 tère sur un ensemble rectangulaire de d photodétecteurs. Si un photodétecteur est masqué par le caractère, représentons l'état résultant du photodétecteur par le nombre 1; autrement, représentons l'état résultant du photodétecteur par le nombre 0. Alors l'ensemble de nombres Cb^) b^= 1 ou 0, i= 1 à d, est une représentation du caractère projeté sur les photodétecteurs. Il est net que l'on ne diminue en rien la généralité du procédé par la représentation des états d'-.un photodétecteur par les valeurs symétriques binaires 1, -1. Le problème de la reconnaissance du caractère est le problème de l'attribution au caractère d'une référence -un nom de classe- et cela est équivalent à attribuer l'ensemble de nombres représentant le caractère à une classe. Dans une situation idéale chaque classe n'a qu'une seule représentation de tel sorte qu'un caractère donné ne peut fournir qu'un seul ensemble de nombres, attribua-ble immédiatement à sa classe. En pratique cette situation idéale n'existe pas. Même les caractères d'une page imprimée ne sont pas imprimés uniformément du fait de l'absorption différentielle de l'encre par les zones différentes du papier, et la reconnaissance des caractères écrits à la main est une application où il est évident qu'une classe unique comprendra de nombreux ensembles de nombres différents. La considération de cette dernière application conduit à la conclusion que le problème clef de la reconnaissance de caractères repose dans la détermination du cadre des classes. On a approché le problème, ou plutôt on l'a évité, par le dessin de types de caractères spéciaux dans lesquels les caractères peuvent être distingués même lorsqu'ils sont sévèrement mutilés. Monsieur E. M. Braverman dans un article "Experiments in Machine Learning to Recognize Visual Patterns", Automatika i Telemekhanika, Volume 23, N° 3, de Mars 1962, propose un algorithme pour les machines apprenant à distinguer des configurations visuelles. Un ensemble de nombres de d chiffres est considéré comme identifiant un point dans un espace à d dimensions. La machine est présentée avec un groupe initial des ensembles de nombres dont chacun appartient à une classe connue et trace des hyperplans tauxquels on se réfèrB ci-après comme "plans") séparant l'espace en "volumes" dont chacun contient tout les Cou en pratique la plupart, des)points appartenant à la même classe. A la fin de cëtte opération d'"apprentissage";, les ensembles de Uiombres à classer sont présentés à la machine. En déterminant sur quel côté de chaque plan se trouve le point qui représente un ensemble de nombres, on trouve dans quel volume de l'espace le point se situe et par conséquent la classe auquelle appartient l'ensemble de nopbres. L'algorithme de Braverman est général et son succès ne dépend que de la "compacité" des classes ce qui signifie qu'il ne doit pas y avoir trop de pointe d'une classe se mélangeant avec les points des autres classes, ce qui empêche 69 32241 3 2021332 rait de tracer des plans séparant suffisamment les classes. Dans certains cas particuliers, il peut être difficile de déterminer un ensemble de formation représentatif mais cela n'empêche pas la généralité de la théorie. L'équation d'un plan passant par l'origine dans un espace à d dimensions 5 est donnée par W1 *1 + W2 V + Wd "d = ° C1î Afin de séparer deux points connus pour appartenir à des classes différentes, Braverman crée d-1 des coefficients w.. par une séquence de nombres pseudo-aléatoire et calcule alors le dernier coefficient, 10 On a trouvé, que, en réduisant le domaine des nombres auquel les coordon nées x^ appartiennent au domaine symétrique binaire (-1, 1) Edans l'exemple donné, on représentera un phatodétecteur non masqué par -13, et en choissant chaque plan de séparation de telle sorte qu'il comprenne tous les points équi-distants des points que l'on sépare, les calculs sont très simplifiés et on 15 peut réaliser la reconnaissance de caractère à l'aide de seulement deux opérations de recherche de tableau sur une mémoire associative. En fait, si les deux points sont (YJ et (y.. 3, i=1 à d, l'équation du plan comprenant tous les points équidistants des deux points est d d l l 1 CYi - y±) xi = 0 i = 1 i = 1 20 d'où il ressort que les coefficients ne peuvent prendre que les valeurs 1, 0 ou 1. Afin de déterminer sur quel côté du plan C1) se trouve un point on substitue les coordonnées du point aux x^^ dans la partie gauche dé 'lï'équation CD. Le résultat calculé peut sfcre un nombre positif ou négatif, ou nul. Tous les 25 points dont les coordonnées donnent des résultats de mima signe se trouvent sur le même côté du plan, au pour exprimer cstte idée de façon différente» le signe du résultat calculé indique le côté du plan sur lequel se trouve un point. Compte tenu des limites imposées aux coefficients x.. et w^, l'évaluation 30 de chaque terme de (1) entraine Ca) une multiplication de +1 par +1 ou -1 par -1; ou (b) une multiplication de +1 par -1j ou Ce) une multiplication par zéro Cw^O) L'opération Ce) ne contribue pas à la détermination du signe de l'expres-35 sion que l'on peut trouver simplement en comptant les nombres de fois respectifs où les opérations (a) et Cb) ont été réalisées et en notant lequel de BÀD O&IGINAL 69 32241 4 2021332 ces nombres est le plus grand. Si (a) est réalisé le plus souvent, le signe est positif; si tb) est réalisé le plus souvent, le signe est négnatif. On peut réaliser l'évaluation par une seule opération de recherche en utilisant une modification de la mémoire associative décrite dans la demande 5 de brevet déposée en France sous le numéro 9356AM le 3 Septembre 1968 par la demanderesse. La mémoire est telle que le degré de dépareillage d'un argument de recherche avec le contenu d*un registre soit représenté par la quantité de courant sur un conducteur de dépareillage associé avec le registre. Les cellules de mémoires de données dont sont formées les registres de mots peu-10 vent prendre trois états stables appelés 1, 0 et X, l'état X étant tel qu'aucun signal de dépareillage ne soit engendré par une cellule dans l'état X quel que soit le signal d'interrogation. Chaque ordre de l'argument de recherche est binaire et peut conduire à la formation d'un signal d'interrogation 1 ou d'un signal d'interrogation 0. L'ensemble de nombres représentant un point dans 15 l'espace de d dimensions est utilisé comme argument de recherche. Si un élément de l'ensemble a la valeur 1, un signal d'interrogation 1 est appliqué au registre de mots de la mémoire, et si un élément de l'ensemble a la valeur --1, on applique un signal d'interrogation 0 au registre de mots de la mémoire. Les registres de mots sont utilisés pour emmagasiner les coefficients w^, la 20 valeur 1 étant représentée par l'état stable des cellules de données 1, la valeur -1 étant représentée par l'état stable 0, et la valeur 0 étant représentée par l'état stable X. □ans un premier registre de mots de la mémoire sont emmagasinées des valeurs vraieB des et dans un second registre de mots sont emmagasinés les 25 compléments des w^, étant défini que le complément de 0 est □, celui de 1 est --1,et celui de -1 est 1. S'il se produit un dépareillage entre un ordre de l'argument de recherche et les contenus de la cellule de mémoire, une unité de courant est dirigée de la cellule sur le conducteur de dépareillage. La quantité de courant sur un conducteur de dépareillage est ainsi directement propor-30 tionnelle au degré de dépareillage entre un argument de recherche et les contenus des cellules du registre de mot associés avec ce conducteur de dépareillage. Dans ces conditions l'opération de correspondance entre un ensemble de nombres Cx^ où les x^ peuvent prendre des valeurs 1 ou -1, et le premier registre de mots contenant les valeurs vraies des amènera la formation d'un courant 35 sur le premier conducteur de dépareillage du registre de mots qui représente le nombre de fois où l'opération (b) est réalisée dans l'évaluation de la partie gauche de l'équation (1). Une opération de correspondance entre l'ensemble de nombres tx^î et le'second registre de mots contenant les valeurs complémentaires, comme défini ci-dessus, des amènera la formation d'un courant 40 sur le second conducteur de dépareillage du registre de mots qui représente 69 32241 202 T 332 le nombre de fois où l'opération (a) est réalisée dans l'évaluation de la partie gauche de l'équation CD. Une comparaison des courants sur les conducteurs de dépareillage donnera alors le signe du résultat calculé. Si le courant dans le premier conducteur de dépareillage du registre de mot est le plus grand, 5 le signe est négatif. Si les courant sont égaux le résultat de l'évaluation est 0, satisfaisant ainsi l'équation CD et impliquant que le point représenté par l'ensemble de nombres se trouve sur le plan. Un exemple, considérons le plan de l'espace à 9 dimensions: *1 ~ X2 ~ *3 + X5 + X7 ~ X3 ~ X9 = 0 ^ 10 Le premier registre de mots contiendra les entrées suivantes: +1 -1 -10+10 +1 -1 -1 et le second registre de mots contiendra les entrées suivantes; -1 +1 +10-10 -1 +1 +1. Prenons l'ensemble de nombres 15 C1, -1, -1, 1, 1, 1, 1. -1, D C3) et faisons le correspondre avec les contenus des premier et second registres. Le nombre de dépareillages avec le contenu du premier registre est 1; amenant la formation d'une unité de courant sur le conducteur de dépareillage du premier registre. Le nombre de dépareillage avec les contenus du second registre 20 est égal à S, amenant la formation de S unités de courant sur le conducteur de dépareillage du second registre. Le point représenté par 1'-ensemble de nombres {3} est situé dans l'espace à 9 dimensions sur le côté positif du plan C2) au sens où c'est un élément de cet ensemble de points qui donnent une valeur positive lorsque leurs coordonnées sont substituées au dans la partie 25 gauche de l'équation C2). En vérification, la substitution de l'ensemble de nombres (3) dans la partie gauche de l'équation C2) donne : 1+1+1+1+1+1-1 qui est positif. Ayant déterminé sur quel c6té de chaque plan se trouve un point, on peut facilement trouver le volume de l'espace dans lequel se trouve le point à l'ai-30 de d'une opération de correspondance unique. Car il est clair que chaque volume est déterminé d'une façon unique en indiquant de quel côté de chaque plan le volume est situé. On représente cela dans la figure 1 pour un espace de deux dimensions dans lequel les "plans" sont les lignes a à d, et les "volumes" sont les surfaces. Chaque plan divise l'espace en deux demis espaces se trou-35 vant respectivement sur les côtés positif et négatif de la ligne. Si un volume est situé dans le demi espace positif, marquons le 1s si il est situé dans le demi espace négatif, marquons le 0. Les points du plan seront considérés comme étant situés dans le demi-espace positif. Les volumes sont marqués en fonction de chacun des plans ce qui détermine de façon unique chaque volume. 69 32241 B 2021332 Dans la figure 1, le volume ABQE est déterminé par l'ensemble de marques C1, 0; 0„ 13, 1s volume BCD par l'ensemble de marques C1, 1, 0,13. Il s'ensuit queP en comparant les résultats de la première opération, qui détermine sur quels côtés de chaque plan se trouve un points avec Iss ensembles ds marques 5 de tous les volumes, on peut trouver dans quel volume se trouve le point et par conséquent à quelle classe l'ensemble de nombres représenté par le point appartient. On peut réaliser cette comparaison en une seule opération de correspondance dans une mémoire associative. □n décrit maintenant une mémoire associative convenable pour réaliser 10 le procédé décrit ci-dessus. En référence à la figure 2, la mémoire associative 20 comprend un registre d'entrée-sortie 21, un registre de masques 22 et plusieurs registres de mémoires de mots 23, 24, 25 Chaque registre de mots comprend une ligne de dépareillage 26 qui fournit une entrée à la logique de correspondance 27. Un canal 28 comprenant plusieurs conducteurs four-15 nit les moyens ds transfert de données vers le registre d'entrée sortie 21. ou à partir de ce registre. Un canal de sortie 29 provenant de la logique de correspondance 27 est relié au canal 28. Comme dans les mémoires associatives classiques, les contenus de certains champs du registre d'entrée sortie 21 sont comparés avec les contenus deB mêmes champs des registres de mots 23, 20 24 .... . Ces registres qui, en conséquence de l'opération de correspondance, n'émettent pas de courant sur la ligne de dépareillage 26 sont dits choisis et une bascule de sélection (non représentée), mais formant oartie de la logique de correspondance 27), associée avec chacun de ces registres est enclenchée, et marque le registre pour une opération d'accès subséquente. Les champs 25 qui sont comparés dépendent de l'enclenchement du registre de masques 22 qui est réglable sélectivement par des moyens classiques (non montrés) pour masquer tout ordre du registre d'entrée/sortie 21 provenant des registres de mots. Chaque registre de mots de la mémoire associative comprend des cellules de mémoires de bits 41 (figure 4) dont chacun est constitué de deux circuits bis-30 tables et présente ainsi quatre états stables possibles, dont on utilise seulement trois dans l'application que l'on décrit. Puisque la cellule est complètement décrite dans la demande de brevet déposée en France par la demanderesse sous le n° 9341AM le 19 Août 1966, nous ne la décrirons pas ici, sauf pour rappeler que les trois états stables sont: 1 binaire, transistor a double 35 émetteurs 42 conducteur; 0 binaire, transistor i double émetteurs 43 conducteur; et X ou état "indifférence", aucun des transistors double émetteurs conducteur. Les lignes de bits 44 et 45 sont respectivement connectées à l'émetteur des transistors 42 et 43,'et sont utilisées à la fois pour transférer les données à l'extérieur et à l'intérieur des cellules et pour interroger l'état 40 de la cellule. Lorsqu'une cellule est interrogée, des potentiels sont appli- 69 32241 7 2021332 qués sur les lignes de bits afin de diriger le courant sur la ligpe de dépareillage 25 si la cellule n'est pas dans l'état sur laquelle on l'interroge. Ainsi, si l'interrogation est pour un 1 binaire, un potentiel bas est appliqué sur la ligne de bits 44 et un potentiel élevé est placé sur la ligne de 5 bits 45. Si la cellule est dans l'état 1, le courant s'écoule dans le transistor 42 et le potentiel bas de la ligne 44 attire tout ce courant sur la ligne 44, aucun n'apparaissant sur la ligne 26. Si la cellule est à l'état 0, le courant s'écoule dans le transistor 43 et le potentiel élevé sur la ligne 45 dirige tout le courant sur la ligne de dépareillage 26. Si la cellule est 10 dans l'état X ni le transistor 42 ni le transistor 43 ne sont conducteurs et il ne peut se produire un dépareillage. Puisque les cellules 41 sont de construction identique, la quantité de courant s'écoulant dans chaque transistor 42 ou 43 est la même et il s'ensuit que la quantité de courant sur la ligne 26 est une mesure du nombre de cellules auquelles s'est produit le dépareil-15 lage. La figure 3 représente la partie de la logique de correspondance 27 associée avec une paire de registres de mots 23 et 24. Les registres de mots sont groupés en paires pour emmagasiner respectivement les valeurs vraies et complémentaires des coefficients dé l'équation d'un plan, chaque paire comprenant 20 la logique associée identique à celle représentée et fournissant une sortie sur le canal 29. La ligne de dépareillage 26 du registre 23 est connectée comme entrée aux deux circuits d'entrée ET 31 et 32. La ligne de dépareillage 26 du registre 24 est connectée de façon similaire aux circuits ET 33 et 34. Les autres entrées aux circuits ET 31 et 34 sont obtenues par les lignes qui 25 sont excitées par un signal 0P2, et les autres entrées aux circuits ET 32 et 33 sont des lignes qui sont excitées par un signal 0P1. Les circuits ET 32 et 33 ne sont pas de simples circuits logiques ET mais lorsqu'ils sont excités par le signal 0P1, ils fournissent des sorties qui sont les représentations analogiques de l'amplitude des courants sur les lignes de dépareillage respec-30 tif 26 auxquelles ils sont reliés. Les sorties des circuits ET 31 et 34 sont respectivement appliquées après inversion par les inverseurs 35, 37 aux entrées d'enclenchement des bascules de sélection 36, 38. Les sorties des circuits ET 32 et 33 sont appliquées comme entrées respective à un amplificateur différentiel 39. La sortie de l'amplificateur 39 est reliée à l'entrée d'enclencne-35 ment d'une bascule 40, dont la sortie est reliée au canal 29. Le mpntage de l'amplificateur 39 et de la bascule 40 est tel que, si les signaux émis par les circuits ET 32 et 33 impliquent que le courant dans la ligne de dépareillage du registre 23 est supérieure au courant de la ligne de dépareillage du registre 24, la sorti% de l'amplificateur soit excitée et enclenche la bascule 40 40. L'amplificateur 39 est polarisé de telle sorte que dans le cas de courant 69 32241 8 2021332 ds dépareillage égaux la bascule 40 soit restaurée. Cela équivaut à inclure un point situé dans un plan de séparation dans le demi-espace positif défini par le plan. Pour éviter une complication non nécessaire de la description, les cir-5 cuits d'horloge classiques et les moyens pour engendrer les signaux de commande tels que 0P1 et 0P2 n'ont pas été représentés. De tels circuits auxiliaires peuvent prendre toute forme connue dans l'art de la conception des circuits. On décrit maintenant le fonctionnement du procédé selon l'invention au moyen de l'appareillage des figures 2 à 4, en référence à la figure 5 dans 10 laquelle 51 représente les contenus d'un registre de mots de la mémoire associative 20 (figure 2), 52 représente les contenus du registre d'entrée/sortie 21 durant une partie du procédé appelée opération 1, et 53 est une représentation des contenus du registre d'entrée sortie durant une partie du procédé appelée opération 2. Les registres de mot contiennent deux tables de données. 15 Chacune des entrées de la table 1 comprend une clé identifiant la table et dans les paires respectives de registres de mots adjacents, les coefficients des plans respectifs sous forme vraie et complémentaire. On rappille que chaque coefficient peut prendre les valeurs 1, 0 ou -1, et que les cellules de la mémoire peuvent prendre les états stables appelés 1, 0 et X. La valeur 20 1 est représentée dans la. table 1 par l'état 1, la valeur 0 par l'état X, et la valeur -1 par l'état 0. La table 2 consiste en trois champs. Chaque entrée de la table comprend une clé d'identification de table, un identificateur de volume et le nom du volume représenté par l'identificateur. L'identificateur de volume est une fiche de chiffres binaires qui représentent la position du 25 volume dans l'espace par rapport aux plans. Si un volume se trouve sur le cfité positif (négatif) d'un plan donné, un 1 (0) binaire occupe un ordre donné (en fonction de ce plan) de l'identificateur. Le troisième champ de la table 2 représente le nom de chaque volume et peut, si désiré, être défini tout à fait arbitrairement. Différents identificateurs peuvent avoir le même nom, soit 30 du fait des nécessités de l'utilisateur, qui peut souhaiter, par exemple, ignorer la distinction entre les caractères de casse supérieure et inférieure, ou du fait que le procédé de formation a abouti à la représentation de la même classe d.e caractère par des points dans différents volumes. Durant l'opération 1, le registre d'entrée sortie est chargé avec la clé 35 de la table 1 et l'ensemble de nombre représentant le caractère à reconnaître. Un signal d'opération 1 est appliqué aux circuits ET 32, 33 (figure 3) des paires de registres de mots comprenant la table 1 et simultanément, une opération de correspondance des contenus totaux du registre d'entrée/sortie avec les registres de la mémoire associative est réalisée. Comme expliqué ci-dessus 40 le degré de dépareillage entre les contenus du registre d'entrée/sortie et 69 32241 9 2021332 des registres'de mots est traduit par l'amplitude des courants apparaissant sur les lignes de dépareillage de registres. Des dépareillages dans les paires de registres du tableau 1 sont comparés dans les amplificateurs différentiels 39. Si le dépareillage dans le registre supérieur 23, ffigure 3) est le plus 5 grand, la bascule 40 est enclenchés, autrement, comme expliqué ci-dessus, elle reste restaurée. Les états des bascules sont transmis par l'intermédiaire du canal 29 au registre d'entrée/sortie au début de l'opération 2, et indique sur quel côté de chaque plan le point représenté par l'ensemble de nombres se trouve. 10 Au début de l'opération 2, le registre entrée/sortie est chargé avec la clé de la table 2 et, par l'intermédiaire du canal 29, avec les états des bascules 40. On applique un signal d'opération 2 à tous les circuits ET 31 et 34 de la mémoire associative et une opération de correspondance est réalisée sur les contenus des deux champs du registre d'entrée/sortie déjà mentionné 15 et les mêmes ordres des registres de mots. Seules les entrées de la table 2 correspondront à la clé ds la table 2 et seul à'identificateur du volume auquel le point représenté par l'ensemble de nombre utilisé dans l'opération 1 appartient correspondra au deuxième champ du registre d'entrée/sortie. Un seul registre n'émettra pas un courant de dépareillage et par conséquent entraînera 20 l'enclenchement de la bascule 36 {ou 38). A l'aide des moyens décrits dans la demande de brevet déposés par la demanderesse sous le n° 9366AM déjà citée ou à l'aide de tout autre moyen classique, l'enclenchement des bascules 36 (38) est utilisé pour choisir le registre qui égalait les contenus des champs d'arguments de recherche du registre d'entrée/sortie et pour transférer le 25 champ nom de ce registre au registre d'entrée/sortie. En conséquence des opérations 1 et 2, ne mettant en cause que deux cycles de la mémoire associative, on a nommé un caractère représenté par un ensemble de nombres. Dans le fonctionnement décrit ci-dessus, on a fait aucune mention de la 30 façon dont sont choisis les circuits 32, 33 auxquels on applique le signal 0P1. Une méthode possible consiste à ajouter une troisième entrée à ces circuits que l'on excite selon le réglage d'un commutateur contrôlable manuellement. A la fin de l'apprentissage, la taille de la table 1 est portée à la connaissance de l'opérateur par, par exemple, une impression des contenus de la me-35 moire. L'opérateur peut alors choisir un réglage de'commutateur qui empêche l'excitation des troisièmes entrées des circuits associés avec la table 2. Une autre méthode consiste à réaliser une opération de correspondance en utilisant la clé de la table 1 après l'apprentissage clé qui, on doit le remarquer, n'est pas utilisée directement, comme argument de recherche. Les bascules 36 40 (38) de tous les registres contenant la table 1 sont enclenchéës et peuvent i 69 32241- 10 2021332 être utilisées pour commander l'application ultérieure des signaux 0P2, comme, par exemple, par l'enclenchement des bascules de portes dans le générateur de signal QP2. Une autre méthode de réalisation de l'opération 1 consiste à fournir un 5 compteur réversible pour chaque paire de registres de mots 23, 24. Les registres de la table 1 contenant les valeurs vrais des w. sont distingués des registres contenant les valeurs complémentaires des par un bit différent dans une des positions de la clé de la table 1. Les registres contenant des valeurs complémentaires sont d'abord choisis et les coefficients sont comparés en 10 série avec les éléments appropriés de 1'ensemble de nombres que l'on interroge. Chaque fois qu'il se produit un dépareillage, le compteur associé avec le registre engendrant le dépareillage est augmenté de 1. A la fin de cette partie de l'opération, les compteurs conservent les nombres de fois où a été réalisée l'opération (a) lors de l'évaluation de l'expression C1). On répète l'opération 15 sur les registres contenant les valeurs vraies des coefficients, sauf lorsqu'un dépareillage se produit le compteur associé avec le registre engendrant le dépareillage est diminué de 1. A la fin de cette partie de l'opération si la signe du comptage contenu par un compteur est positif Cnégatifî le signe de l'expression évalué CD est positif Cnégatif). On peut utiliser la polarité 20 du compte pour fournir une entrée pour l'opération 2 d'une façon très semblable â la polarité relative des courants de dépareillage dans la réalisation décrite en référence aux figures 2 à 5. Au lieu d'utiliser une mémoire associative unique, on peut utiliser deux mémoire, la première contenant la table 1 et la seconde la table 2. Le.résultat 25 de l'opération 1 est transféré à la seconde mémoire alors que l'ensemble de nombres représentant un nouveau caractère est chargé dans le registre entrée/ sortie de la première mémoire. De cette façon le temps nécessaire pour identifier une séquence de caractères est réduit. Bien que l'on ait décrit dans ce qui précède et représenté sur les dessins 30 les caractéristiques essentielles de l'invention appliquées à un mode de réalisation préféré de celle-ci, il est évident que l'homme de l'art peut y apporter toutes modifications de forme ou de détail qu"il juge utiles, sans pour autant sortir du cadre de ladite invention. 32241 n 2021332 REVENDICATIONS 1.- Procédé pour classifier une suite de d nombres binaires symétriques caractérisé par la combinaison des opérations suivantes: - chargement d'une mémoire associative avec une première table dont les entrées représentent les coefficients, limités aux valeurs -1, 0 et 1, des équations de "plans" dans un espace à d dimensions, ces plans divisant ledit espace en "volumes" tels que toutes les suites de nombres binaires symétriques représentées par des points situés à l'intérieur d'un même volume appartiennent à la même classe. - chargement d'nne mémoire associative avec une seconde table dont chaque entrée identifie un desdits volumes au moyen d'une suite d'indicatifs binaires spécifiant de quel côté de chacun des plans définis par la première table les points du volume sont situés - détermination, par une recherche dans la première table, du côté de chaque plan où sb trouve situé le point qui représente la suite de nombres à classifier - détermination, par une recherche dans la seconde table utilisant comme argument de recherche un idëntifiCateùr de volume constitué par une suite de nombres binaires représentant le résultat de la recherche dans la première table, du volume dans lequel se trouve situé ledit point, et, par suite, de la classe à laquelle appartient la suite de nombres que ce point représente. 2.- Procédé selon la revendication 1 caractérisé en outre en ce que la première table est composée de paires d'entrées, chaque paire comprenant une première entrée dans laquelle les coefficients de l'équation d'un plan sont représentés en valeur vraie et une seconde entrée dans laquelle ces coefficients sont représentés en valeur complémentaire, et en ce que la recherche dans la table consiste à déterminer laquelle des deux entrées de cette table comporte le plus de coïncidences avec la suite de nombres à classifier. 3.- Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2 caractérisé en outre en ce que la première table est contenue dans une première mémoire associative et la seconde table dans une seconde mémoire associative, des recherches daas les deux tables étant effectuées simultanément en vue de la classification de deux suites de nombres différentes. 4.- Procédé selon une des revendications précédentes, caractérisé en outre en ce que les suites çje nombres à classifier représentent les formes de caractères à identifier. 69 32241 12 2021332 5.- Appareillage pour la mise en oeuvre du procédé de classification défini par une des revendications précédentes, caractérisé par la combinaison des dispositifs suivants: - une mémoire associative chargée avec une première table conformément 5 à la revendication 1. - une mémoire associative chargée avec une seconde table conformément à la revendication 1 - au moins un registre pour enregistrer les résultats d'une recherche dans la première table effectuée conformément à la revendication 1 - des moyens pour utiliser le contenu de ce registre comme argument de recherche dans la seconde table. 6.- Appareillage selon la revendication 5, caractérisé en outre en ce que la mémoire associative chargée avec la peemière table comporte des paires de registres de mot, et en ce que des moyens sont associés à cette mémoire pour dé- 15 terminer lequel des registres de mot de chaque.paire a un contenu qui diffère le plus de la suite de nombres présentée comme argument de recherche dans ladite première table. 7.- Appareillage selon la revendication 6, caractérisé en outre en ce que chaque registre de mot comporte une ligne de dépareillage et une pluralité de 20 cellules de mémoire, chacune de ces cellules émettant un signal d'amplitude prédéterminée sur la ligne de dépareillage si le contenu de la cellule n'est pas identique à un bit correspondant de l'argument de recherche présenté à la table. 8.- Appareillage selon la revendication 7, caractérisé en outre en ce que les 25 lignes de dépareillage des deux registres de mots d'une paire sont connectées aux entrées d'un amplificateur différentiel associé à la paire.