La présente invention concerne les revêtements de chaus suées. notamment sur ouvrages d'art. On connait dejà des procédés et des dispositifs permettant de réaliser le chauffage électrique des chaussées de façon à éviter les effets dangereux du verglas et de la neige sur les revêtements de circulation rou tiers. Dans ces procédés, des câbles électriques sonr disposés à l'intérieur du revêtement routier formé d'un enrobé ou de béton bitumineux La mise en place et l'enrobage de câbles chauffants sont réalisés en partie à la main et en partie à la machine et il est toujours prévu un cylindrage puis sant, indispensable pour compacter le type de matériau bitumineux utilisé pour constituer le revêtement de circulation.Ces procédés ont souvent donné lieu à des déboires car lors de la mise en oeuvre des enrobés et de leur cylin drage,voire par la suite sous l'effet de la circulation, des désordres apparais sent fréquemment. dans les câbles électriques eux-mêmeg qui sont blessés lors de la mise en place du béton bitumineux ou par le fait du cylindrage, et'ou dans le revêtement de circulation lui-même qui se compacte difficilement à cause de la présence des câbles électriques Parfois des mouvements de mi gration sont même observés sous l'effet de la circulation, qui ont pour consé- quence une remontée des câbles vers la surface et une désorganisation du re vêtement routier. De plus, la porosité du revêtement, permettant à l'humidité, éventuellement additionnée de sels de déverglassage agressifs, de parvenir jusqu'aux câbles de chauffage, à souvent été cause de défectuosités dans le fonctionnement électrique des éléments chauffants. Ces inconvénients sérieux ne peuvent être admis et le but de cette invention est d'y remédier de façon efficace, tout en mettant en oeu vre des moyens simples et aussi peu coûteux que possible. L'invention a donc pour objet un revêtement de chaussée, no tamment sur ouvrage d'art, du type comprenant des éléments chauffants. carac térisé en ce que lesdits éléments chauffants sont enrobés dans une couche d'as phalte coulé qui constitue simultanément une couche d'étanchéité. Suivant un mode de réalisation préféré. le revêtement com- porte au moins deux couches d'étanchéité dont la couc'ne supérieure est one:i- uée par un asphalte coulé, et les éléments chauffants sont disposés sur la couche d'étanchéité sous-jaeente et noyés dans la couche d'asphalte. Dans ce de de 'flît?' as. il est particulièrement avantageux d'utiliser une éfanclaélté à deux eouclles dont la couche inférieure est formée d'une chape composite comportant une couclie de bitume contenant une charge. et une feuille d'aluminium ou autre matériau imperméable au bitume, et une couche d'asphalte coulé, les éléments chauffants dotant dans ce cas disposés sur la feuille d'aluminium ou matériau analogue et enrobés dans la couche d'asphalte. L'invention ainsi que ses avantages vont être décrits plus en détail ci-dessous en se référant au dessin annexé donné uniquement à titre d'exemple et dont la figure unique représente schématiquement le revêtement d'une chaussée qui peut être disposée sur un ouvrage d'art en béton par exemple. La surface supérieure de l'ouvrage est représentée par la référence 1 et sur cette face supérieure est appliquee tout d'abord une couche d'accrochage 2 qui peut être constituée par une solution bitumineuse mise en place à froid. Conformément au procédé décrit dans le brevet français de la Demanderesse n 69 19 458 et dans son premier certificat d'addition n 71 14 345, sur cette couche d'accrochage est disposée une chape composite 3 comporta nt une couche de bitume 4 contenant une charge et ayant une épaisseur de 3 à 4 mm environ, et une feuille supérieure 5 d'aluminium, de préférence gaufrée, de 16 '100 mm d'épaisseur environ.Cette chape composite est réalisée en usine et mise en place sur la couche d'accrochage par réchauffage préalable au chalumeau et déroulement ainsi que cela est décrit en détail dans les deux brevets précités. Bien entendu, au droit des différents joints de raccordement des lès. on dispose des bandes de papier crépé gommé de 8cm de largeur environ afin d'empêcher toute migration du bitume sous-jacent vers la face supérieure de la feuille métallique,lors des opérations ultérieures. La chape composite ayant été dés ourlée et collée sur la cou che d'accrochage, on dispose manuellement sur la feuille métallique 5 des éléments chauffants constitués par des câbles conducteurs de l'élecf ricité, séparés par des intervalles convenables. C'est ainsi par exemple que ces câbles chauffants peuvent être constitués par des câbles de marque " PYROTENAX " type 340 CCG, espacés de 18 cm, l'espacement étant maintenu,par exemple par agrafage sur des feuillards 7 en tôle galvanisée, placés tous les 5m Les extrémités des câbles conducteurs sont reliées à un dispositif d'alimentation qui fournit l'énergie et à un ensemble de régulation commandant automatique ment leur alimentation et leur coupure. La nappe de câbles chauffants ayant été mise en place,on cou le une couche d'asphalte porphyré 8 de 25 à 30 mm d'épaisseur qui est mise en oeuvre à la main à haute température (250"C environ), et qui constitue si multanément la deuxième couche du complexe d'étanchéité, ainsi que la cou che d'enrobage des câbles électriques. Ensuite, vient la couche de r roulement proprement dite 9 qui peut être constituée de façon traditionnelle par un béton bitumineux ou une nouvelle couche d'asphalte coulé. Dans la mise en oeuvre du dispositif suivant l'invention, la première couche d 'étanchéité constituée ici par la chape composite peut être remplacée par une couche d'asphalte pur ou au caoutchouc, dite aussi mastic 6asphalte contenant environ 20% d'asphalte et 80% de charge, cette première ruche ayant alors une épaisseur de l'ordre de 5 à 8 mm. On constitue ainsi un complexe d'étanchéité chauffant composé: - de la chape bitumée préfabriquée 3 constituant la première couche du complexe étanche - de la nappe de câbles électriques chauffants 6 disposés sur la chape à des espacements convenables - du revêtement en asphalte coulé porphyré 8 constituant si multanément la deuxième couche du complexe d'étanchéité et la couche d'en robage des éléments chauffants. Cet agencement présente les avantages importants suivants - la couche d'enrobage des câbles étant réalisée à la main, on ne risque pas lors de sa mise en oeuvre de perturber le bon ordonnance ment des câbles et l'on élimine le risque de blessures; - la couche d'enrobage des câbles étant en asphalte coulé ne nécessite aucun cylindrage : sa compacité est totale après simple régalage sur son support Les câbles électriques ne risquent donc plus d'êta e dépla- cés ou blessés lors de l'opération de compactage qui était indispensable lors que l'enrobage était réalisé au moyen d'enrobés ou de béton bitumineux - la compacité totale de l'asphalte coulé s'oppose au déplacement des câbles sous l'effet de la circulation et évite le phénomène de migration vers le haut qui a déjà été constaté dans l'art antérieur; - l'étanchéité totale du revêtement en asphalte coulé met les câbles entièrement à l'abri de toute pénétration d'humidité et, par suite, de désordres dans le fonctionnement du système de chauffage, même si un défaut local d'isolement apparaissait au niveau des câbles;; - la feuille d'aluminium ou de métal constituant la partie supérieure de la chape préfabriquée étant placée au voisinage immédiat des câbles électriques, assure une excellente répartition de la chaleur sur toute la surface et améliore donc l'efficacité du chauffage tout en permettant de diminuer l'énergie nécessaire;; - l'inclusion de la nappe chauffante à l'intérieur même de l'étanchéité permet de supprimer la couche d'enrobage des câbles, ce qui a pour conséquence, d'une part de diminuer l'épaisseur totale du complexe étanchéité-couche de roulement ce qui est favorable à l'économie en calories, à la montée rapide en température, à l'allègement de la structure porteuse par diminution du poids mort, et, d'autre part, de supprimer le risque d'instabilité du revêtement de chaussée, surtout constatée avec les solutions antérieures où la couche d'enrobage avait de mauvaises qualités routières par suite de son mauvais compactage et de sa finesse de granulométrie imposée par sa faible épaisseur et le souci d'éviter la blessure des câbles. On voit donc que tout en étant au moins aussi facile à mettre en oeuvre que les revêtements connus, le revêtement suivant l'invention permet d'obtenir des avantages très importants et dont certains sont tout à fait surprenants. - REVENDICATIONS I - Revêtement de chaussée. notamment sur ouvrage d'ar: du type comprenant des éléments chauffants. caracté' isé en ce que lesdits éléments chauffants (6) sont enrobés dans une couche d'asphalte coulé (n) qui constitue simultanément une couche d'étanchéité. 2 - Revêtement suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le revêtement comporte au moins deux couches d'étanchéité (3.8) dont la couche supérieure (8) est constitué par un asphalte coulé, et les éléments chauffants (6) sont disposés sur la couche d'étanchéité sous-jacente (3) et noyés dans la couche d'asphalte (8). 3 - Revêtement suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2. caractérisé en ce que les éléments chauffants (6) sont posés sur une feuille (5) de métal,.Àluminium par exemple. 4 - Revêtement suivant la revendication 3. caractérisé en ce que la feuille (5) de métal fait partie d'une chape composite (3) constituant la couche inférieure de l'étanchéité revêtement suivant la revendication 2. caractérisé en ce; que la couche inférieure de l'étanchéité comprend une couche d'asphalte puz ou au caoutchouc 6 - Revêtement suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les éléments chauffants (6) sont rnaintenus espacés en étant agrafés sur des feuillards d'acier (7) s'étendant perpendiculairement auxdits éléments et convenablement espacés.