La présente invention concerne les roues à chemin de roulement amortisseur, c'est-à-dire supportant élastiquement un assemblage de patins de structure analogue à celle d'une chenille et utilisable sur des véhicules de terrassement. 5 Du fait de la puissance d'attaque et de l'efficacité des véhicules à chemin de roulement amortisseur dans les tâches très variées qu'ils sont appelés à remplir, le besoin se fait sentir de pneumatiques, ou organes de déploiement élastique analogues, présentant de nouvelles caractéristiques. En particulier, les 10 pneumatiques traditionnels présentent un certain nombre d'imperfections lorsqu'on les utilise comme organes de déploiement d'un assemblage de patins pour former un chemin de roulement amortis^ seur. Ces pneumatiques tendent,par exemple, à patiner" exagérément par rapport à l'assemblage de patins qui les entoure, notamment 15 si le chemin de roulement amortisseur travaille sur un terrain boueux. Ce patinage est principalement dû à l'incapacité de la bande de roulement du pneumatique à assurer un contact d'entraînement étroit avec les surfaces internes plates des semelles des 20 patins. En outre, lorsqu'on charge un pneumatique classique, sa bande de roulement tend à s'aplatir, ses épaulements entrent en contact avec les chaînes contiguës reliant les patins et pardessus lesquelles ses parois latérales se bombent. Le pneumatique se trouve donc soumis à l'abrasion et à des concentrations 25 thermiques exagérées qui tendent à le détériorer. La présente invention vise à remédier aux difficultés ci-dessus décrites brièvement et concerne un organe de déploiement ou d'entraînement économique, de structure très solide et résistante, ayant une bonne longévité, et particulièrement destiné à 30 faire partie d'un chemin de roulement amortisseur. Cet organe de déploiement annulaire est constitué de flancs opposés orientés radialement par rapport à son axe et reliés à angle droit à sa surface périphérique annulaire par des épaulements quadrangulaires disposés en cercle. Les épaulements sont 35 épais et se prolongent radialement vers l'intérieur et l'axe de rotation central de l'organe de déploiement sur une distance suffisante pour déterminer normalement le fléchissement des parties . supérieures des flancs de l'organe lorsqu'il est soumis à une charge. La surface de l'organe de déploiement entre en contact COPY 71 41544 2115294 de façon uniforme et continue avec les semelles de l'assemblage continu de patins qui l'entoure, ce dernier comportant en outre un dispositif de liaison annulaire formé de chaînes fixées aux semelles et les reliant, étroitement les unes aux autres. 5 D'autres caractéristiques et avantages de la présente inven tion ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, et donnant à titre explicatif, mais nullement limitatif, une forme de réalisation de l'invention. Sur ces dessins : 10 - la figure 1 est une élévation latérale avec arrachement partiel d'un chemin de roulement amortisseur comportant un organe de déploiement selon l'invention ; - la figure 2 est une coupe transversale à plus grande échelle de l'organe de déploiement ; 15 - la figure 3 est une vue en perspective d'une partie de l'assemblage de patins utilisé dans le chemin de roulement amortisseur de la figure 1 ; - la figure 4- est une coupe à plus grande échelle selon la ligne IV-IY de la figure 1 ; et : 20 - la figure 5 est analogue à la figure 4, mais représente le chemin de roulement amortisseur en cours d'utilisation et supportant une charge verticale L plus grande. La figure 1 représente un chemin de roulement amortisseur 20 destiné à remplacer les pneumatiques traditionnels ou éléments 25 analogues utilisés sur les engins classiques de -terrassement, par exemple des tracteurs de décapeuses ou des chouleurs à roues. Ce dispositif 20 est constitué d'un organe annulaire élastique 21 de déploiement ou d'entraînement entouré complètement d'un assemblage sans fin 22 de patins sensiblement annulaire et polygo- 30 nal. L'organe 21 qu'on va décrire ci-après plus en détail est constitué de préférence d'un pneumatique ou élément d.'entraînement en caoutchouc gonflé à l'air et monté sur une jante. La jante peut être reliée de façon appropriée au train moteur d'un véhicule (non représenté) entraîné par un moteur à com-35 bustion interne (non représenté) de façon à tourner autour d'un axe central X. L'assemblage sans fin de patins comporte une série de semelles 23 entourant la périphérie dè l'organe 21, étroitement reliées les unes aux autres et destinées à entrer en contact avec le sol. La largeur de ces semelles est suffisante pour for -3- 71 41544 " 2115294 mer des parties externes (figure 4) débordant nettement et également de chaque côté les flancs de l'organe 21* Un assemblage annulaire articulé de maillons ou chaîne 24-est de préférence relié aux parties externes des semelles légère-5 ment à l'écart du flanc correspondant de l'organe 21. Deux chaînes identiques sont boulonnées ou fixées d'une autre manière appropriée aux semelles, de manière à les relier étroitement les unes aux autres. Une grande partie de la surface interne des semelles, sensiblement plate et continue, (figures 1 et 4), est en 10 contact compressif avec une grande partie de la périphérie ou bande de roulement de l'organe 21. Cette périphérie, afin d'assumer sa fonction d'entraînement-, a une configuration polygonale et circulairement continue. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 3.601.212 décrit complètement 15 ce mode d'entraînement. La figure 3 représente une partie de l'assemblage de patins avec deux maillons contigus identiques 25 d'une chaîne 24. Chaque maillon est relié au maillon contigu par une articulation 26 comportant un axe commun. Le maillon représenté est constitué 20 d'une partie fourchue 27 prolongée par un flasque 28 qui s'articule dans la partie fourchue du maillon contigu. Chaque maillon est fixé à sa semelle par un boulon amovible ou élément de fixation 29. L'articulation est constituée d'un axe de pivot 30 et de préférence d'un fourreau complémentaire 25 (non représenté) sensiblement parallèles|à l'axe central de rotation X du chemin de roulement amortisseur (figure 1) et situés sensiblement entre les deux semelles contiguës correspondantes qu'ils relient. Ce dispositif permet l'accouplement serré de ces semelles qui peuvent également de cette manière entrer en con-30 tact avec le sol de façon sensiblement progressive et continue à l'endroit où elles forment une empreinte. Les semelles masquent en outre complètement la périphérie de l'organe 21 de façon à le protéger et à empêcher l'infiltration de la saleté. Les figures 1 et 3 permettent de voir en outre 35 des rebords incurvés 31 et 32 prolongeant les bords longitudinaux de chaque semelle avec laquelle ils font corps de préférence. Ces rebords complémentaires coopèrent avec les axes 30 de manié- . re à se masquer réciproquement et complètement pendant la rotation du chemin de roulement amortisseur. En particulier, le pre 71 41544 mier rebord 31 d'une semelle chevauche sensiblement le rebord correspondant 32 de la semelle contiguë de manière à protéger l'organe 31 contre les détériorations et à empêcher la pénétration de la saleté pendant tout le fonctionnement de la machine. 5 Les figures ne représentent qu'une seule barrette 33 de patin, mais il est évident qu'on peut en utiliser deux ou davantage sur chaque semelle. Cette barrette 33 fait saillie radiale-ment vers l'extérieur à partir de la semelle tout le long de celle-ci et est située de préférence tout près des axes 26 de 10 façon à assurer le passage progressif de l'assemblage de patins vers l'empreinte qu'il forme dans le sol au cours de la rotation du chemin de roulement amortisseur. La figure 2 représente l'organe de déploiement ou pneumatique 21 constitué d'un élastomère renforcé, par exemple de 15 caoutchouc; sur cette figure cet organe est partiellement gonflé juste avant d'être appliqué à l'assemblage de patins 22 pour former le chemin de roulement amortisseur. Cet organe 21 est constitué de parois ou flancs opposés 34 et 35 s'écartant à peu près radialement vers l'extérieur de son axe central de rotation X, 20 de grandes parties de ces flancs étant au moins à peu près perpendiculaires à cet axe et reliées l'une à l'autre par une partie périphérique annulaire 36 à peu près perpendiculaire à elles. La partie 36 comporte une surface annulaire lisse et ininterrompue ou bande de roulement 37» L'organe 21 comporte, comme 25 dans les pneumatiques classiques, une carcasse-38 formée d'une chemise interne, d'un corps et de nappes ou plis de renforcement reliés de façon appropriée à des talons évasés et renforcés 39 et 40. La structure des plis de renforcement peut, comme dans les pneumatiques classiques, être à fibres obliques ou radiales 30 et comporter des éléments textiles ou métalliques comme de la rayonne, du "Nylon", des fils métalliques et/ou du polyester. Le nombre de plis dépend de l'utilisation particulière de l'organe d'entraînement et est compris approximativement entre 18 et 34 dans la plupart des cas. A titre d'exemple, on a utilisé une 35 structure particulière comportant vingt plis dont les fibres se croisaient obliquement. On enrobe de façon classique les plis de la carcasse 38 avec du caoutchouc ou un élastomère approprié jusqu'aux talons ou coussins de jante 39 et 40. La structure assemblée forme line 2115294 -5- 71 41544 2115294 chambre close 41 en forme de tore à section transversale sensiblement ovale et adhérant à une jante 42, cette chambre étant gonflée à une pression prédéterminée, l'organe ou pneumatique d'entraînement vu en section transversale présente donc une sur-5 face annulaire 37 au moins à peu près plate, et des parties de flancs intermédiaires 43 et-44 minces et reliées par des épaulements 45 et 46 relativement épais à une mince partie centrale située entre ces derniers. Bien que la partie 36 soit sensiblement aplatie une fois 10 montée dans le chemin de roulement amortisseur (figure 4), elle peut présenter avant ce montage un léger bombement vers l'extérieur par rapport à l'axe central X» ce bombement étant indiqué par la distance Ç sur la figure 2. Ce bombement permet d'enlever l'organe 24 d'un moule au cours de sa fabrication et de monter 15 sur lui l'assemblage de patins; il assure en outre le contact complet de l'organe 21 avec les semelles des patins et s'adapte partiellement à l'usure des chaînes au cours de l'utilisation du chemin de roulement amortisseur. Comme le décrit le brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 20 3»601.212 précité, l'assemblage des patins comprime la bande de roulement 37 pour la faire entrer en contact étroit avec les parties sensiblement plates 47 de la surface interne de chaque semelle 23. On obtient cette compression principalement en gonflant la chambre 41 à la pression convenable pour former entre la bande 25 de roulement et la semelle tout autour de l'organe 21 une surface de contact polygonale à peu près continue qui favorise le maintien constant de l'interaction de contact et d'entraînement souhaitée. Les extrémités recourbées vers le haut des rebords 31 (figure 3)j qui pénètrent dans la couche de caoutchouc recouvrant 30 les plis de renforcement à leur périphérie peuvent interrompre légèrement cette surface de contact (comme le montre mieux la figure 1). Les épaulements carrés 45 et 46, constitués chacun d'un bloc massif de caoutchouc entre les flancs 34 et 35 et la partie péri-35 phérique 36, ont une rigidité suffisante et les propriétés physiques correspondantes permettant d'empêcher .le bombement à leur niveau. Cette structure favorise également le maintien d'un contact étroit entre la bande de roulement 37 et les surfaces internes 47 des semelles des patins. Au cours de l'utilisation du che- « -6— 71 41544 2115294 min de roulement amortisseur, lorsqu'il est soumis à une charge verticale plus grande L (figure 5)» l'organe 21 fléchit au voisinage des éléments de paroi intermédiaires 43 et 44 plutôt qu'au niveau des épaulements. 5 Si l'on charge un pneumatique classique par exemple, il tend à s'aplatir au niveau de sa bande de roulement en provoquant ain--si le déplacement de ses épaulements contre les chaînes conti-guës. Ses flancs se bombent vers l'extérieur en passant par-des-sus les chaînes et en se repliant sur elles. Ce mouvement n'a 10 pas seulement pour effet d'user le pneumatiquè par frottement, mais également d'engendrer un échauffement dans la zone de la bande de roulement. De plus, les pneumatiques traditionnels nécessitent normalement une toile de division avec les plis correspondants pour renforcer la région de leurs bandes de roulement 15 et ils comportent généralement dans ces dernières et dans leurs épaulements de profonds évidements. En résumé, l'organe de déploiement ou d'entraînement ci-dessus décrit répond aux desiderata suivants lorsqu'il est utilisé sur un chemin de roulement amortisseur; il assure des contacts 20 étanches empêchant la pénétration de la boue et autres saletés entre lui et les semelles des patins; il maintient en permanence avec ces dernières une surface de contact maximale et continue ; la surface annulaire 37 ne se déplace pratiquement pas par rapport aux semelles des patins, ce qui évite pratiquement l'usure 25 de l'organe, l'usure par frottement de ses épaulements 45 et 46, l'aspiration de la boue entre les semelles des patins, et l'échauf-fèment dans la région de la surface périphérique annulaire; le fléchissement de l'organe se produit au voisinage des parties intermédiaires 43 et 44 des flancs au-dessus des chaînes; il est 30 possible de n'exercer qu'une faible force d'interaction entre l'organe et les semelles, du fait de la grande surface de contact du premier avec les secondes; on peut utiliser pour la réalisation de l'organe du caoutchouc "tendre" pour réaliser plus facilement la surface de contact polygonale précitée entre les semel-35 les et l'organe; on peut rendre ce dernier plus léger et le fabriquer de façon plus économique que les pneumatiques traditionnels grâce à la suppression de divers plis inutiles et d'une quantité importante de caoutchouc; enfin, on peut mouler l'organe d'entraînement facilement et rapidement tout en conservant des -7- 7141544 211529 4 marges de tolérances raisonnables. La figure 2 représente en outre quelques paramètres de conception relatifs aux desiderata précités dont les définitions sont données ci-après : 5 A = Epaisseur de l1élastomère recouvrant les plis de renfor cement au voisinage de la partie intermédiaire 44 du flanc. B = Largeur de la jante. C = Intervalle maximum de bombement. 10 D = Epaisseur des plis de renforcement de la carcasse 38. H = Hauteur du centre du rayon E au-dessus de la semelle du patin. M = Bras de levier entre les centres de gravité" du talon 39 de l'organe et de la paroi 34. 15 R = Eayon de l'axe formé par la jonction de la paroi 34 et de l'épaulement 45. S = Largeur de la section transversale de l'organe. T = Epaisseur minimale de 1'élastomère entre les épaulements 45 et 46. 20 W = Largeur de la partie annulaire périphérique 37» Les parties intermédiaires 43 et 44 des flancs sont recouvertes d'une couche protectrice d'élastomère à l'extérieur des plis de renforcement, cette couche relativement mince ayant une épaisseur minimale A destinée à provoquer le fléchissement du 25 pneumatique dans son voisinage et au-dessus des chaînes 24 (figure 5)« Les parties de la surface externe des flancs de l'organe, lisses et sensiblement continues, ainsi que sa partie périphérique annulaire ne comportent aucune nervure ou barre susceptible de gêner ce fléchissement ou les autres fonctions qu'on désire 30 voir assumer par le chemin de roulement amortisseur. En outre, la carcasse 38 a une épaisseur D sensiblement constante sur toute sa longueur de façon à favoriser l'utilisation prévue de l'organe et à en faciliter la fabrication. L'intervalle de bombement Ç permet d'assurer un gradient de 35 pression constant contre les semelles sur toute la largeur de la partie périphérique annulaire. On obtient ce gradient de pression en adaptant la pression de l'air que contient l'organe à la rigi-: dité de la section de la partie périphérique annulaire. Ainsi, à mesure que la rigidité de cette dernière décroît entre les épau- * 71 41544 2115294 lements massifs et la partie plus mince qui les unit, cette diminution de résistance est compensée par la force plus grande exercée par la pression de l'air sur cette partie plus mince. L'intervalle maximal G varie en fonction de l'utilisation parti-5 culière du chemin de roulement amortisseur et des dimensions de l'organe d'entraînement. Par exemple, un organe d'entraînement ou pneumatique de 53 cm x 74- cm présente un intervalle C très proche de 19 mm. Le flanc 34 comporte de préférence des parties de surface 10 externe qui rejoignent l'épaulement 45 en formant un arc dont le rayon R les caractérise. Le centre de ce rayon est représenté comme situé à une hauteur H approximativement égale de préférence à la hauteur radiale de chaque maillon 25- Cette forme favori se davantage le fléchissement des parois au niveau des parties 15 intermédiaires 43 et 44 et au-dessus des maillons. Chaque épaulement comporte des surfaces annulaires externes sensiblement plates ayant approximativement la hauteur H et sensiblement parallèles à la chaîne contiguë. L'épaisseur T de la partie en caoutchouc de la bande de roulement située entre les 20 épaulements 45 et 46 dépend de l'utilisation prévue de l'organe d'entraînement. Lorsque les semelles de patins utilisées comportent une surface 47 lisse et ininterrompue on donne approximativement à cette épaisseur minimale la valeur A pour donner au revêtement protecteur des plis de renforcement de la carcasse une 25 épaisseur qui permet la fabrication et assure dans les épaulements une quantité de caoutchouc suffisante pour les raidir. On détermine la valeur maximale de cette épaisseur au moyen de deux critères : (1) l'épaisseur du caoutchouc doit être suffisante pour assurer une protection convenable de la carcasse lorsque la 30 machine se déplace sans son assemblage de patins, par exemple dans un atelier ou d'un lieu de travail à un autre sur une route pavée; (2) l'épaisseur maximale T du caoutchouc doit être approximativement égale à deux fois la profondeur de pénétration des rebords 31 lorsqu'ils sont orientés vers l'intérieur comme repré 35 senté sur les figures 1 et 3 afin d'empêcher le patinage du pneu matique sur l'assemblage de patins, ce dernier critère étant le plus important. Ce rapport peut varier en fonction de la rigidité de la carcasse, mais il doit être suffisant pour permettre la déformation du caoutchouc de façon à entourer au moins partielle 71 41544 2115294 ment le rebord recourbé vers le haut sans détériorer la carcasse. Normalement, l'épaisseur minimale T de 1*élastomère à l'extérieur des plis de renforcement entre les épaulements 45 et 46 est au moins égale ou supérieure à l'épaisseur A et doit au moins 5 permettre comme on vient de le dire d'envelopper les extrémités recourbées vers le haut des rebords 31 tout en évitant d'endommager la carcasse 38 (figure 1). A titre d'exemple, un pneumatique de 53 cm x 7^ cm (à 20 plis) a une épaisseur de 2,5 cm et est utilisé avec des rebords recourbés vers le haut sur envi-10 ron 1,25 cm de hauteur. La largeur W de la-bande de roulement doit être suffisante pour favoriser le fléchissement de l'organe d'entraînement au voisinage des parties 4-3 et 44- des flancs et non au niveau de la partie annulaire 36 et des épaulements 45 et 46. Cette dimension 15 peut varier en fonction de la largeur B de la jante et de la largeur S de la section transversale de l'organe d'entraînement. En particulier, cette largeur W doit normalement être plus grande que la largeur B mais égale ou inférieure à la largeur S. Un . pneumatique de ce genre à base étroite peut être facilement uti-20 lisé sur des chemins de roulement amortisseurs par suite du bras de levier important M ainsi créé entre les centres de gravité respectifs des talons du pneumatique et de ses flancs, le fléchissement intervenant entre ces centres de gravité de façon bien déterminée. 25 II va de soi que la présente invention n'a été décrite et représentée qu'à titre explicatif, mais nullement limitatif, et qu'elle est susceptible de diverses variantes sans sortir de son cadre. -10- 71 41544 2115294 REVENDICATIONS 1. Chemin de roulement amortisseur, constitué d'un organe annulaire élastique de déploiement en élastomère renforcé tournant autour de son axe central et entouré complètement à sa péri- 5 phérie par un assemblage continu de patins dont les semelles destinées à entrer en contact avec le sol sont étroitement reliées les unes aux autres par des chaînes annulaires fixées sur elles, ledit chemin de roulement étant caractérisé en ce que ledit organe comprend des flancs opposés s'écartant à peu près radiale-10 ment de l'axe central et une partie périphérique annulaire dont la surface externe continue, sensiblement lisse, et à peu près perpendiculaire aux flancs les rejoint en formant une chambre interne en forme de tore et des épaulements circulaires à angle droit de chaque côté dudit organe, la section transversale de ce 15 dernie^ conférant à sa chambre interne une section sensiblement ovalQ^ à sa partie périphérique me forme au moins à peu près plate, ses épaulements étant sensiblement plus épais que les parties intermédiaires de la paroi partant de ces épaulements et se dirigeant radialement vers l'axe central, de sorte que lorsque le _ roulement 20 chemin de/ supporte une charge verticale de haut en bas, le fléchissement de.la paroi de l'organe est limité aux parties situées radialement vers l'intérieur par rapport aux chaînes et formées par lesdites parties intermédiaires. 2. Chemin de roulement selon la revendication 1, caractéri-25 sé en ce qu'il comporte deux chaînes fixées chacune à des éléments de la surface interne des semelles, de chaque côté dudit organe, près de l'épaulement correspondant, chacune de ces chaînes étant constituée,par exemple, d'un assemblage de maillons et d'articulations comportant des axes autour desquels s'articulent 30 les maillons contigus, chacun de ces maillons fixé à une semelle étant de préférence simple et constitué d'une partie fourchue prolongée par un flasque qui s'articule au moyen d'un axe dans la partie fourchue du maillon contigu qu'il chevauche. 3. Chemin de roulement selon la revendication 1, caractéri-35 sé en ce que ledit organe comporte des couches ou plis de renforcement et est gonflé à l'air. 4. Chemin de roulement selon la revendication 2, caractérisé en ce que chacun des axes d'articulation sensiblement parallèle audit axe central est situé sensiblement entre deux semelles ~ I i *— 71 41544 2115294 contiguës, les "bords longitudinaux de chaque semelle comportant de préférence des prolongements complémentaires au moins sensiblement parallèles auxdits axes d'articulation et chevauchant complètement d'un bout à l'autre un prolongement de la semelle 5 contiguë de façon à masquer complètement ledit organe pendant sa rotation. 5. Chemin de roulement selon la revendication 2, caractérisé en ce que les semelles comportent dans le sens de leur largeur des parties externes débordant chacune sur une longueur à 10 peu près équivalente l'épaulement correspondant, lesdites chaînes étant chacune fixée sur ces parties débordantes à l'écart de l'épaulement correspondant. 6. Chemin de roulement selon la revendication 2, caractérisé en ce que de grandes parties de la surface interne de chaque 15 semelle sont plates et pressées en permanence contre des parties importantes de la surface annulaire dudit organe en formant ainsi une surface de contact polygonale continue et presque circulaire. 7- Chemin de roulement selon la revendication 2, caractéri-20 sé en ce que certaines parties de la surface externe de chaque semelle supportent au moins une barrette saillant radialement à l'opposé dudit axe central et de préférence orientée parallèlement à lui sur presque toute la longueur de ladite semelle. 8. Chemin de roulement selon la revendication 7i caractéri-25 sé en ce que la barrette est située radialement vers l'extérieur et tout près des axes d'articulation de deux maillons contigus. 9. Chemin de roulement selon la revendication 1, caractérisé en ce que la totalité des surfaces externes des flancs opposés, des épaulements et de la surface annulaire est continue 30 et sensiblement lisse . 10. Chemin de roulement selon la revendication 3} caractérisé en ce que l'épaisseur de 1'élastomère recouvrant les plis de renforcement au milieu de la partie périphérique annulaire est à peu près égale ou supérieure à son épaisseur minimale au ni-35 veau des parties intermédiaires des flancs. 11. Chemin de roulement selon la revendication 3, caractérisé en ce que les plis de renforcement considérés en coupe transversale ont une épaisseur sensiblement constante sur toute leur longueur et se terminent à chaque bout au niveau d'un talon -12- 71 41544 2115294 annulaire renforcé dudit organe'. 12. Chemin de roulement selon la revendication 1, caractérisé en ce que la partie périphérique annulaire en état de relâchement est normalement bombée vers l'extérieur de l'axe central et 5 parallèlement à lui, les semelles l'aplatissant sensiblement. 13- Chemin de roulement selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque épaulement présente au voisinage de la chaîne correspondante une partie de surface externe annulaire sensiblement plate et parallèle à ladite chaîne. 10 14. Chemin de roulement selon la revendication 11, caracté risé en ce que le centre de gravité de chaque talon est situé vers l'intérieur par rapport au centre de gravité du flanc correspondant, de façon à réaliser un bras de levier égal approximativement au quart de la largeur de la section transversale du 15 dit organe. 15. Organe d'entraînement en élastomère renforcé, tournant autour d'un axe central et destiné à faire partie d'un chemin de roulement amortisseur, ledit organe étant caractérisé en ce qu'il comprend des flancs opposés s'écartant à peu près radialement de 20 l'axe central et unej^artie périphérique annulaire à peu près perpendiculaire aux flancs et les rejoignant en formant d'une part une chambre interne en forme de tore à section transversale sensiblement ovale et d'autre part des épaulements circulaires carrés de chaque côté dudit organe, les surfaces externes des 25 flancs et line surface annulaire de la partie périphérique étant continues et sensiblement lisses, la section transversale dudit organe conférant à sa surface annulaire une forme au moins à peu près plate, ses épaulements étant sensiblement plus épais que les parties intermédiaires de la paroi partant de ces épaule-30 ments et se dirigeant radialement vers l'axe central, de sorte que, lorsque ce dernier supporte une charge verticale de haut en bas, ledit organe fléchit dans la région desdites parties intermédiaires. 16. Organe d'entraînement selon la revendication 15* carac-35 térisé en ce que l'épaisseur minimale de la région médiane de la partie périphérique annulaire est sensiblement égale à l'épaisseur minimale de chacune des parties intermédiaires des flancs. 17. Organe d'entraînement selon la revendication 15, caractérisé en ce qu'il comporte des couches ou plis de renforcement -13- 71 41544 2115294 qui, considérés en section transversale, ont une épaisseur sensiblement constante sur toute leur longueur et se terminent à chaque bout au niveau d'un talon annulaire renforcé dudit organe. 18. Organe d'entraînement selon la revendication 15, carac-5 térisé en ce que la partie périphérique annulaire est bombée vers l'extérieur parallèlement audit axe central. 19. Organe d'entraînement selon la revendication 15, caractérisé en ce que chaque épaulement comporte des parties annulaires de surface externe sensiblement plate, situées perpendiculai- 10 rement à l'axe central, à l'extrémité du flanc correspondant située radialement vers l'extérieur. 20. Organe d'entraînement selon la revendication 17, caractérisé en ce qu'un bras de levier imaginaire situé parallèlement à l'axe central, entre les centres de gravité respectifs de cha- 15 que talon et du flanc correspondant, a une longueur égale environ au quart de la largeur de la section transversale dudit organe.