L'invention est relative aux dispositifs de détection des signaux électriques numériques codés en fréquences et notamment en multifréquences vocales. Elle concerne plus particulièrement la détection de tels signaux adressés par cible téléphonique à une station de réception en vue de leur de codage et de leur exploitation par un calculateur, par exemple par ltordinateur de surveillance de trafic d'un centre téléphonique de commutation ou l'ordinateur d'une station centrale reliée à des terminaux par des lignes téléphoniques. On rappelle que, dans le codage en fréquences, tout caractère numérique, littéral, etc., est symbolisé par un signal électrique de fréquence déterminée, ou mieux par un groupe de signaux électriq simultanés de fréquences déterminées, le codage étant alors dit en multifréquences. On peut concevoir de nombreux types de codes multifréquences. Dans les codes N parmi P, chaque caractère est représenté par une combinaison de N fréquences choisies dans une gamme de P fréquences. Mais on peut aussi constituer un caractère par une combinaison de N fréquences choisies chacune dans une gamme déterminée de fréquences discrètes, le code étant alors dit 1 parmi P, 1 parmi Q, etc., P, Q, etc. étant le nombre des fréquences disponibles dans chaque gamme dite groupe de fréquences. Quel que soit le type de code adopté, une station de réception comporte, d'une façon générale, outre un circuit d'entrée muni d'amplificateurs ou dtécrêteurs dont le role est de restituer les signaux de fréquences reçus au niveau convenant à Itexploitation, une multiplicité de canaux de fréquences connectés en parallèle à la sortie du circuit d'entrée et chacun accordé sur une fréquence du code, chaque canal comportant en succession un filtre passe-bande de sélection de fréquence, un circuit de détection élaborant à partir de la fréquence reçue un signal numérique, en général binaire, et un circuit de mise en forme conférant aux signaux les caractéristiques convenant au traitement de décodage par le calculateur et relié à une entrée déterminée de registre du calculateur. La transmission par lignes téléphoniques impose cependant le respect de certaines exigences. Les fréquences du code doivent être choisies parmi les fréquences vocales. I1 est admis que, lorsque les signaux doivent servir à l'identification d'un signal d'abonnés la station doit être capable de traiter des signaux de 30 millisecondes séparés par des temps morts également de 30 millisecondes. En outre, on sait que le taux probable d'erreurs au cours du decodage est directement lié à la valeur du rapport signal/bruit. Ce repport doit donc excéder une valeur minimale pour les signaux détectés. Or, l'affaiblissement des signaux transmis peut être très variable selon les conditions d'installation et en particulier selon la longueur des lignes de transmission0 Il en est de même du niveau des parasites En particulier, le niveau des claquements de coninu- tation, provenant par exemple de la mise en service du poste d'abonné au moment de l'enfoncement des touches qui provoque une variation de consommation du poste, peut excéder considérablement le niveau des signaux utiles et provoquer des erreurs de décodage d'autant plus difficiles à éliminer que la durée des signaux est plus courte. L1invention, qui stapplique notamment aux systèmes de codages en multifréquences du type 1 parmi P, 1 parmi Q, etc. mais qui > moyennant le respect de certaines conditions d'utilisation, peut s'appliquer à dtautres genres de codes, a pour objet de permettre la détection sans ambiguïté de signaux codés en fréquences reçus dans des conditions défavorables. Elle est fondée sur la constata- tion que beaucoup de signaux parasites, et en particulier les claquements de commutation, donnent, après passage dans les divers canaux de fréquences de l'installation de réception, des composantes fréquentielles de formes d'autant plus voisines que lesdites fréquences sont d'autant plus proches les une des autres. La station selon l'invention pour la réception, le décodage et le traitement de signaux numériques codés en fréquences ou en multifréquences comporte en succession un circuit d'entrée conmun à tous les signaux de fréquences, au moins un groupe de canaux dits canaux de fréquences sélectionnant et transmettant chacun une fréquence d'un groupe de fréquences du code et élaborant à partir de ladite fréquence un signal logique, ainsi qu'un calculateur pour le traitement des signaux logiques obtenus; chaque canal de fréquence comporte en succession un filtre de bande accordé sur la fréquence du canal, un circuit de détection élaborant un signal continu lorsque la fréquence est présente en sortie du filtre et un circuit de mise en forme élaborant à l'adresse du calculateur, lorsque ledit signal continu est élaboré un signal logique ayant les caractéristiques requises pour l'admission dans le calculateur; ladite station est caractérisée en ce que chaque canal comporte, inséré entre la sortie du circuit de détection et l'entrée du circuit de mise en forme, un circuit comparateur de tension dont une première entrée est connectée à la sortie du circuit de détection, dont une deuxième entrée est connectée en parallèle par des diviseurs de tension aux sorties des circuits de détection de canaux accordés sur des fréquences voisines et dont la sortie délivre à 11 entrée du circuit de mise en forme un signal continu lorsque le niveau du signal adressé à la première entrée est sensiblement plus elevé que le niveau du signal adressé par les diviseurs de tension à la deuxième entrée. Le niveau discret du signal de sortie de chaque circuit comparateur dépend donc de la différence entre le niveau du signal du détecteur correspondant adressé à la première entrée et le niveau du signal adressé à la deuxième entrée, celui-ci étant la sommepondérée de termes correspondant aux signaux de sortie des circuits de détection des canaux de fréquences voisines, lesdits signaux étant affectés chacun d'un coefficient de pondération ou poids déterminé par les caractéristiques du diviseur de tension correspondant. On conçoit que, selon le type de code adoptéS un homme de l'art peut déterminer lesdites caractéristiques pour améliorer la rapport signalfbruit lorsque des parasites et en particulier des claquements de commutation affectent la ligne. Par exemple, si le code est du type 1 parmi P, 1 parmi e, etc*, on détermine les caractéristiques des diviseurs de tension de telle sorte que le niveau des composantes des SigaasJr. parasites transmises à chaque entrée d'un circuit comparateur déterminé soit à peu près égal.Du fait qu'à un moment déterminé un seul canal de groupe est en service, le niveau du signal de sortie du comparateur dudit canal est uniquement fonction de la différence entre le signal adressé à la première entrée, comprenant le signal de fréquence utile et la composante de signaux parasites transmise par le détecteur du canal, et le signal adressé à la deuxième entrée qui ne comprend que la somme pondérée des signaux parasites transmis par les canaux de fréquences voisines. Si lesdites fréquencesvoisines sont suffisamment proches de la fréquence du canal considéré pour que les composantes fréquentielles des parasites aient des formes et des niveaux comparables, le niveau de sortie du comparateur n'est plus fonction que du niveau du signal de fréquence adressé à la première entrée et n'est pratiquement plus affecté par les signaux parasites. Bien que l'invention soit essentiellement destinée à la détection de signaux codés en multifréquences selon un code 1 parmi P, 1 parmi Q, etc., il est possible de conserver au moins una partie de ses avantages si d'autres codes sont mis en oeuvre, en respectant certaines conditions. Par exemple, il est possible d'utiliser un code du genre N parmi P. Si le niveau des claquements de commutation n'est pas trop élevé, relativement aux signaux utiles après écrêtage par le dispositif d'entrée, on peut réaliser au moyen des diviseurs de tension une compensation incomplète, de telle sorte que le niveau global des signaux pondérés adressés à la deuxième entrée du comparateur soit sensiblement~inférieur au niveau du signal de présence de fréquence adressé à la première entrée et ceci en toute occurrences c1 est-à-dire que les canaux voisins transmettent ou non un signal de présence de fréquence.Mais la meilleure solution est encore de composer le code de telle façon que la composition d'un caractère ne fasse pastappel à des fréquences voisines, la deuxième entrée deQ e comparateur d'un canal ne risquant pas ainsi de recevoir des signaux de présence de fréquence de la part des canaux suivi sont connectés. Dans un mode préférentiel de réalisation, la station de réception comporte, pour chaque groupe de fréquences, deux canaux supplémentaires dits respectivement canal de borne inférieure et canal de borne supérieure et dont les fréquences de passage dites fréquences de bornes et qui n' appartiennent pas au code encadrent les fréquences du groupé. Ces canaux, ne transmettant aucune fréquence de signal utile, ne comportent pas de comparateur mais transmettent les composantes fréquentielles de bruit centrées sur leurs propres fréquences d'accord.Il est ainsi possible de relier la deuxième entrée de chaque comparateur des canaux de transmission à la sortie du détecteur du canal de fréquence immédiatement inférieure et du canal de fréquence imniédiatement supérieure par des diviseurs de tension tels que ladite deuxième entrée reçoive la demi-somme des signaux desdits détecteurs, la compensation étant ainsi rigoureuse. Lorsque le système de transmission exploite plusieurs groupes de fréquences auxquels sont af'ectés autant de groupes de canaux de la station de réception, on peut utiliser pour deux groupes voisins un memecanal de borne dit canal mitoyen et accordé sur une fréquence telle qu'elle constitue la borne inférieure d'un groupe et la borne supérieure de l'autre groupe. D'autres dispositions et les avantages qui en résultent apparattront au cours de la description qui suit, relative à la réalisation d'un groupe de canaux conformément à l'invention et qui se réfère aux dessins annexés, dans lesquels - la Fig. 1 est un schéma général d'un groupe de canaux - la Fig. 2 est un schéma d'un exemple de réalisation du dispositif d'entrée précédant les canaux - la Fig. 3 est un schéma d'un exemple de réalisation d'un canal de la Fig. 1 - la Fig. 4 est un schéma dtun exemple préférentiel de réalisation d'filtre du circuit de filtrage de la Fig. 3. On considères d'abord la Fig. 1. Le circuit d'entrée 1 aiguille vers le groupe de canaux C à à qui lui sont connectés en paral O lèle, les signaux transmis par la ligne téléphonique 11 et qui comportent entre autres groupes de fréquences, le groupe des fréquences f1 à f . Le circuit 1 écrête aussi lesdits signaux comme on le verra par la suite. Enfin, il retransmet éventuellement, par la ligne 11 vers le poste d'abonné ou le périphérique, des signaux élaborés par la station de réceptionet transmis par la ligne 12, tels que signal de contrôle ou d'invitation à composer un numéro ou un message, etc.Les canaux C1 à C sont respectivement accordés n sur les fréquences f1 à f du groupe, les indices 7 à n correspondant à des fréquences de valeur croissante. On a seulement représenté sur la figure les canaux C1, C2 CnW2, Cn-1 et Cn .Le canal de fréquence C1 est flanqué d'un canal de borne C accodé sur une o fréquence f c inférieure à f1, et le canal Cn est flanqué d'un canal de borne Cn+1 accordé sur une fréquence f supérieure à e Ces canaux de borne peuvent, le cas échéant, être utilisés comme bornes mitoyennes avec d'autres groupes de canaux accordés sur ies groupes de fréquences plus élevées ou plus faibles que celles du groupe considéré. Chaque canal comporte un filtre de bande 2 accordé sur la fréquence correspondante, suivi d'un détecteur 3 délivrant en sortie un signal continu lorsque la fréquence dtaccord est présente. Dans les canaux C1 à C le détecteur 3 attaque le borne Les caractéristiques des diviseurs de tension auxquels appartiennent lesdites résistances étant déterminées comme on l'a déjà exposé, le niveau discret et le signe du signal de sortie du comparateur dépendent de la présence d'une fréquence de codage dans le canal correspondant et dans les canaux adjacents. En considérant par exemple un canal de fréquence fk comprise entre f1 et fns la présence de la fréquence t provoque l'apparition d'un signal positif en sortie du comparateur 4 dudit canal.Par contre, l'absence de la fréquence fk et la présence de l'une ou l'autre des fréquences voisines fk+1 ou fk-1 provoquent l'apparition d'un signal négatif qui indique l'absence de fk. La probabilité de confusion entre signaux de fréquences voisines est ainsi très sensiblement diminuée et la sélectivité apparente des circuits de filtrage vue du calculateur s'en trouve améliorée d'autant. Les signaux délivrés par le comparateur 4 sont mis en forme par des circuits 5 avant d'être adressés aux entrées 6 du calculateur. On va maintenant décrire de façon plus détaillée un exemple de réalisation de canal de la station de l'invention. La Fig. 2 est relative au circuit d'entrée 1 (Fig. 1) dont le rôle ests on le rappelle, d'injecteur des signaux de contrôle de la ligne 12 raccordée à la station centrale dans la ligne 11 de liaison avec l'abonné et de diriger les signaux de fréquence de la ligne 17 vers les canaux en leur faisant subir un écrêtage pour limiter la tension des signaux de plus forte amplitude et opérer une première reduction du niveau des claquements de commutation0 La liaison avec la ligne d'abonné i1 est faite par le primaire 14 d'un transformateur 13 dont le secondaire 15, à point milieu équilibré par un potentiomètre P1, est connecté à la ligne 12.Le circuit de transfert des signaux de fréquence de la ligne 11 comprend un filtre à condensateur C1 et résistance R1, un premier circuit dtécrêtage constitué par deux diodes inversées D1 et D2 alimentées par passage des signaux dans une résistance R2, un deuxième circuit d'écretage constitué par un amplificateur opérationnel i6 dont l'entrée + est alimentée au travers d'une résistance R3, dont ltentrée - est reliée à la terre par une résistance R4 et qui est câblé en écrôteur au moyen d'une boucle à deux diodes D3 et D4 inversées parallèles reliant la sortie à l'entrée +, et enfin un diviseur de tension réglable à résistance R5 et potentiomètre P5 délivrant les signaux à l'entrée 17 commune à tous les canaux de fréquence 2 de la Fig. 1. Par un choix convenable des composants, on peut réduire la dynamique des si maux de 40 dB dans la ligne 11 à 6dB à la borne de sortie 17, d'où une limitation notable des claquementsdecommutation. Quant à l'injection des signaux de contrôle de la ligne 12 dans la ligne 1 1, elle est réalisée au moyen d'une boucle comportant la fraction du secondaire 15 reliant le potentiomètre P1 à la ligne 12, des résistances R6 R7, R8, des capacités C2, C3 et C4 et un transit tor à effet de champ T1 dont on peut commander la polarisation par un potentiomètre P2 pour régler le niveau d'injection. Ltécretage énergique réalisé par le circuit de transfert des signaux de fréquence de la ligne 17 vers la borne 17 engendre des fréquences parasites (harmoniques impairs, fréquences de compositioX dont certaines risquent de traverser les filtres 2. On verra plus loin comment l'invention permet de compenser les effets de ces phénomènes. Les Figs. 3 et 4 sont relatives à un exemple de réalisation des circuits de filtrage 2, de détection 3 et de comparaison 4 drun canal de fréquence quelconque C de la Fig. 1, accordé sur une fréquence déterminée, soit fk. Le circuit de filtrage de bande 2 est constitué par un amplificateur opérationnel 18 dont entrée - reçoit les signaux de la borne 17 au travers d'une résistance Rg et dont ltentrée + est bouclée sur la sortie par une résistance R8 en parallèle avec un filtre passif 19 qui est ltélément sélectif. Une forme de réalisation préférentielle du filtre 19, sous forme de circuit en double T est montrée en détail par la Fig. 4. L'un des T comporte des condensateurs C8 et Cg dont le point commun est relié à la terre par une résistance R18 et un potentiomètre P4. L'autre T comporte en série des résistances R19, R20 et un potentiomètre P5 le point commun des résistances R19 et R20 étant relié à la terre par une capacité constituée par deux condensateurs C10 et Ciîe Les quatre condensateurs sont d'égale valeur. Le potentiomètre P4 est utilisé pour l'ajustage en fréquence et le potentiomètre P5 pour commander la largeur de la bande passante Leur réglage réalise un compromis entre l'obtention d'une durée d'établissement de signal suffisamment brève et ltaménagement d'une largeur de bande convenable. Un circuit de ce genre se révèle ici très avantageux en raison de sa souplesse d'utilisation et de la rapidité de son réglage.D'autres types de filtres passifs, tels que les circuits en T ponté, ne peuvent convenir en raison de leur courbe de sélectivité trop plate. En revenant à la Fig. 3, on voit que le circuit de détection 3 de la Fig. 1 qui suit le circuit de filtrage 2 est constitué par une dipode D5 dont la sortie est reliée à la terre par un condensateur C4 en parallèle avec une résistance R10. Quant au circuit comparateur 4 de la Fig. 1, son élément essentiel est un amplificateur opérationnel 20 dont l'entrée + reçoit les signaux transmis par la diode D5 au moyen d'un diviseur de tension à résistances R11 et R12 et dont l'entrée - reçoit, comme on l'a déjà indiqué, les signaux des circuits de filtrage 2 des canaux voisins, lesdits signaux étant respectivement atténués par une circuit diviseur de tension à résistances R13, R14 et R15.On mentionnera plus loin le r*le et le mode de liaison de la résistance R16 qui nrest adjointe au circuit que dans des circonstances déterminées et qui est, pour cette raison, représentée en traits interrompus. Ainsi qu'on l'a déjà signalé, le circuit comparateur 4 délivre des signaux logiques dont la parité est fonction du niveau des signaux redressés qui parviennent à ses entrées. Dans l'exemple de réalisation décrit ici, si le canal d'indice k auquel appartient le comparateur 4 adresse un signal de présence de fréquence à entrée +, la sortie dudit comparateur délivre un signal logique positif qui ntest pratiquement pas affecté par les claquements de commutation grâce à la compensation réalisée, par application à l'entrée -, de la somme pondérée des signaux continus délivrés par les canaux voisins et correspondant aux composantes fréquentielles de parasites desdits canaux.Si aucun signal de fréquence n'est délivré au canal du comparateur non plus qu'aux canaux voisins, la tension délivrée par ladite sortie est sensiblement nulle. Enfin, le signaldélivré devint négatif lorsque le canal du comparateur ne reçoit pas de signal de fréquence alors que l'un des canaux voisins en transmet un. il y a donc, dans ce cas, élaboration d'un signal d'absence de fréquence qui peut être pris en compte par le calculateur pour confirmer cette absence et éviter toute confusion avec le signal d'un canal voisin. Dans chaque canal, le comparateur 4 est suivi d'un circuit 5 de mise en forme de signaux logiques constitué par exemple par une résistance R19 suivie de deux diodes D6 et D7 dont l'une est reliée à la terre et qui sont en opposition et dont la sortie commune attaque des amplificateurs continus 21, 22, 23 connectés en cascade, respectivement bouclés sur des condensateurs C6, C7 et C8. Cette mise en forme est, la plupart du temps, nécessaire pour conférer auxdits signaux logique un front de montée suffisamment raide et une tension compatibles avec les caractéristiques des registres du calculateur.En outre, les amplificateurs peuvent etre câblés pour délivrer par exemple le signal logique de présence de fréquence à la sortie de l'amplificateur 22 et le signal d'absence de fréquence à la sortie de l'amplificateur 23. Revenant au circuitcomparateur 4, on note qu'il peut estre utile d'inclure dans la tension de compensation adressée à l'entrée - un terme prélevé sur la sortie d'un autre détecteur que ceux des canaux immédiatement voisins. C'est le cas lorsqu'une fréquence parasite introduite par ltéeretage du circuit 7 du canal considéré ou par composition de fréquence se trouve comprise dans la bande passante du circuit de filtrage 2 avec uri niveau suffisant pour dégrader sensiblement le rapport signal/bruit à l'entrée Cette compensation est réalisée en connectant ladite entrée - à travers une résistance de valeur adéquate à la sortie du détecteur du canal centré sur la fréquence la plus voisine de ladite fréquence parasite. C'est pourquoi, en supposant que ladite fréquence parasite ait sensiblement la valeur fi+= on a représenté sur la Fig. 3, outre les résistances R13 et R14 de liaison aux canaux d'indice ket et k-7, une résistance R16 de liaison au canal dtindice k+x. Pour confirmer expérimentalement les avantages de l'invention, on a réalisé une maquette de détection de signaux conforme à ladite invention. Le code choisi était du type 1 parmi 4, 1 parmi 4. Les deux gammes de fréquences de codage étaient - pour la gamme dite de fréquences basses 697, 770, 852 et 941 Hz - pour la gamme dite de fréquences hautes : 1209, 1336 1477 et 1633 Hz On a choisi comme fréquences de bornes 450, 1070 et 1800 Hz ctest-à-dire que la maquette de détection comportait quatre canaux de fréquences basses, quatre canaux de fréquences hautes et trois canaux de bornes, dont un de borne inférieure, un de borne supérieure et un de bornemitcyenze. On a constaté, au cours des essais, la présence de quelques fréquences parasites de composition, toutes situées à-l'extérieur des gammes de fréquences adoptées, à ltexception d'une fréquence t477 Hz due au battement entre les fréquences de 1209 et 941 Hz selon la relation 1209 x 2 - 941 = 1477 Lut effet de cette fréquence de battement a été supprimé en ajoutant aux liaisons normales de compensation, entre le comparateur du canal 1477 Hz et les détecteurs des canaux 1336 et 1633 Hz, une liaison supplémentaire avec le détecteur du canal 1209 Hz au moyen dtune résistance de valeur convenable telle que la résistance R16 de la Fig. 3. On a effectué, à l'aide d'un dispositif automatique d'essais, le relevé du nombre d'erreurs constatées lors de la réception par la maquette de mille caractères numériques en fonction du niveau d'entrée des signaux et de la fréquence de répétition des caractères. Les résultats sont consignés dans le tableau I ci-dessous. Les durées en millisecondes inscrites en tête des colonnes de résultats correspondent, la première à la durée de chaque signal, la deuxième à la durée du temps mort qui suit. TABLEAU I Niveau Nombre d'erreurs pour 1.000 caractères d1 entrée en -Np 30ms/30ms 40ms/40ms 50ms/50ms 0 1 0 0 0,5 O O O 4 O O O 4,2 1 O O 4,4 O 1 O 4,8 O O O 5 O 1 O 5,1 O O O 5,3 130 2 0 5,4 134 0 5,5 0 5,6 450 Ces résultats sont très satisfaisants. REVEND I CATI O NS 1 - Station pour la réception et le décodage de caractères ou signaux électriques numériques codés en fréquences et notamment de signaux numériques codes en signaux de multifréquences selon un code du genre 1 parmi P, 1 parmi Q, etc., P, Q, etc. étant les nombres de bandes de fréquences constituant des groupes distincts de signaux de fréquences dans chacun desquels est prélevé un signal de fréquence de ltensemble de signaux de fréquences constituant un caractère codé, ladite station comportant, d'une part un circuit entrée collectant tous les signaux de fréquences, d'autre part autant de groupes de canaux de fréquences que de groupes de fréquences, tous les canaux étant connectés en parallèle à la sortie ducircuit d'entrée, chaque canal de fréquence étant affecté à la transmission d'un signal de fréquence déterminée et élaborant à partir dudit signal de fréquence, lorsque celui-ci est présent, un signal logique, enfin un calculateur dont les registres d'entrée sont connectés à la sortie des canaux de fréquences pour reconstituer les caractères à partir des signaux logiques, chaque canal de fréquence comportant en succession un filtre de bande accordé sur la fréquence à laquell > est affecté le canal, un circuit de détection élaborant un signal électrique continu lorsque ladite fréquence est présente à la sortie du filtre et un circuit de mise en forme élaborant à partir dudit signal continu un signal logique ayant les caractéristiques requises pour l'admission dans le calculateur, ladite station de réception et de décodage étant caractérisée en ce que chaque canal comporte, inséré entre la sortie du circuit de détection et l'entrée du circuit de mise en forme, un circuit comparateur de niveaux dont une première entrée est connectée à la sortie dudit circuit de détection, dont une deuxième entrée est connectée en parallèle par des diviseurs de tension aux sorties des circuits de détection des canaux accordés sur des fréquences voisines de la frequence du canal considéré, et dont la sortie délivre à l'entrée du circuit de mise en forme dudit canal un signal continu, dit signal de présence de fréquence, lorsque le niveau du signal continu adressé à la première entrée est sensiblement plus élevé que le niveau du signal continu adressé par les diviseurs de tension à la deuxième entre, 2 - Station de réception selon la revendication 1, caractérisée encre que le comparateur de chaque canal comporte des moyens pour élaborer à l'adresse du circuit de mise en forme lorsque, le canal du comparateur ne transmettant pas de signal à la première entrée, les canaux de fréquences voisines en adressent au moins un à la deuxième entrée, un signal dit d'absence de fréquence, de polarité opposée à celle du signal de présence, et en ce que le circuit de mise en forme comporte des moyens pour adresser le signal de présence de fréquence et le signal d'absence de fréquence à des entrées différcntes du calculateur. 3 - Station de réception selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractc'riséeen ce que chaque groupe de canaux comporte en outre un canal dit de fréquence de borne supérieure accordé sur une fréquence plus élevée que la fréquence supérieure du groupe et dont la sortie du détecteur est reliée par un diviseur de tension à la deuxième entrée du comparateur du canal affecté à ladite fréquence supérieure et un canal dit de fréquence de borne inférieure accordé sur une fréquence plus faible que la fréquence inférieure du groupe et dont la sortie du détecteur est reliée par un diviseur de tension à la deuxième entrée du canal affecté à ladite fréquence inférieure. 4 - Station de réception selon la revendication 3, caractérisée en ce qutelle comporte au moins deux groupes de canaux, la fréquence supérieure de l'un des groupes, dit premier groupe, étant inférieure à la fréquence inférieure de l'autre groupe, dit deuxième groupe, et en ce que le canal de borne supérieure du premier groupe est le canal de borne inférieure du deuxième groupe. 5 - Station de réception selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que, la station étant reliée à des lignes d'abonnés ou de périphériques adressant au circuit d'entrée les signaux codés et comportant des moyens pour adresser des signaux de centrale aux abonnés ou aux périphériques, le circuit d'entrée comprend des moyens pour diriger les signaux des lignes d'abonnés ou de périphériques vers les canaux de fréquences et des moyens pour diriger dans les lignes d'adonnés les signaux de contrôle. 6 - Station de réception selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le filtre de bande de chaque canal de fréquence est constitué par un amplificateur opérationnel dont la sortie est bouclée sur l'entrée recevant les signaux de fréquences par un filtre passif passebande en double T.