la présente invention concerne des composés destinés à la lutte contre des maladies bactériennes des plantes, des compositions antibactériennes contenant ces composés et des procédés d'application de ces composés et de ces composItions à la lutte contre des bactéries attaquant les plantes. le brevet britannique NO 1 043 489 et les brevets belges NO 764 755 et NO 773 062 décrivent des composés qui sont des dérivés d2imidazo(2,1-b)-thiazoles et attribuent à ces composés et à leurs sels, des propriétés anthelminthiques.Un article para dans Nature, 1966, 209, 1084-1086, décrit un autre de ces composés.Il est indiqué dans cet article (page 1086) que l'agent anthelminthique important appelé tétramisole (nom vulgaire par lequel est désigné en Grande-Breeagne le chlorhydrate de 2,3,5,6-tétrahydro-6-phényl-imidazo(2,1-b)-thiazole),est "dépourvu activité antibactérienne't. Ce composé entre dans la classe des composés définis dans le brevet britannique précité. On vient de découvrir le fait remarquable et très surprenant que les dérivés de thiazolo(3,2a)-pyrimidine portant un substituant hétérocyclique ou un groupe hydrocarbyle en position 7, et d'autres groupes substituants éventuels dans d2au- de tres positions du noyau,permettent/ combattre efficacement les bactéries qui nuisent à la végétation. On peut les utiliser, soit tels quels, soit sous la forme de leurs sels ; ces sels peuvent Btre formés avec des acides organiques ou minéraux. La présente invention concerne des thiazolopyrimidines de formule (et leurs sels), formule dans laquelle R1 et R2 désignent de lthydrogène ou des groupes hydrocarbyle éventuellement substitués; R3 et R4 représentent de l'hydrogène ou des groupes hydroxy (un seul à la fois pouvant être un groupe hydroxy) ou des groupes hy drocarbyle ou hydrocarbyloxyéventuellement substitués, ou s'associent pour former un groupe oxo (=0) ou thio (=S) ; R5 et R6 représentent de l'hydrogène ou des groupes hydrocarbyle éventuellement substitués ;R7 est un groupe hétérocyclique ou hydrocarbyle éventuellement substitue et la liaison en traits interrompus représente une double liaison facultative lorsque l'un des symboles R1 et R2 ou les deux, et l'un des symboles et et R4 ou les deux, représentent de l'hydrogène. lorsque R7 est un groupe hétérocyclique, il peut représenter, par exemple, l'un des radicaux suivants thionyle, furyle, pyridyle, pyrimidinyle, benzamidazolyle, thiazolyle, imidazolyle, triazinyle, benzothiényle, pyrannyle, isobenzofurannyle, pyrrolyle, pyrrazolyle, pyrazinyle, pyridazinyle, isoquinolyle, quinoxalillyle, isothiazolyle, isoxazolyle et furazanyle. Lorsque R7 est un groupe hydrocarbyle ou hétérocyclique substitué, il peut porter par exemple un ou plusieurs des groupes substituants suivants Halogéno, nitro, hydrocarbyloxy, hydrocarbyloxycarbonyle, hydroxy, amino; mercapto, cyano, thiocyano, hétérocyclique, imino et hydrazine. Ces groupes peuvent eux-m8mes porter des groupes substituants. Ainsi, ils peuvent porter comme groupes substituants, par exemple l'un quelconque des groupes mentionnés cidessus. lorsque l'un quelconque des symboles R1 à R7 représente des substituants hydrocarbyle ou des substituants renfermant des radicaux hydrocarbyle, ces substituants peuvent être des groupes à chaîne droite, à channe ramifiée ou cycliques, par exemple des groupes aryle, alkyle, alcényle, arylidène, alkylidène ou alcynyle. On préfère des groupes alkyle contenant un à cinq atomes de carbone qui peuvent être, par exemple, des groupes méthyle, éthyle, propyle, butyle, ou amyle, éventuellement substitués, avec, par exemple, des atomes d'halogènes, tels que le chlore, le brome ou le fluor, ou un groupe hydroxy. Dsautres groupes hydrocarbyle préférés, notamment en ce qui concerne R7, comprennent les groupes méthyle, phényle et naphtyle. Des groupes alkylidène ou arylidène, par exemple, peuvent être portés en position 2. En conséquence, selon l'un de ses aspects préférés, l'invention concerne des thiazolopyrimidines de formule générale donnée ci-dessus, dans laquelle R1 et R représentent de l'hydrogène, des groupes alkyle, alkylideize ou arylidène R3 et R4 représentent de l'hydrogène, des groupes alkyle, halo génalkyle, hydroxyalkyle, alkoxy, ou stassocient pour former un groupe oxo ; R5 et R6 représentent de l'hydrogène ou des groupes alkyle ;; et R est un groupe phényle, furyle, pyridyle, pyrimidinyle, benzamidazolyle, thiazolyle, imidazolyle, triazinyle, benzothiényle, pyrannyle, isobenzofurannyle, pyrrolyle, pyrrazolyle, pyrazinyle, pyridazinyle, isoquinolyle, quinoxalinyle, isothiazolyle, isoxazolyle, furazanyle, phényle, naphty- le, méthyle, éthyle, propyle, butyle ou amyle éventuellement substitué par des halogènes ou des grouses nitro, hydrocarbyloxy, hydrocarbyloxycarbonyle, hydroxy, amino, mercapto, cyano, thiocyano, héterocyclique, imino ou hydrazine ; ainsi que leurs sels. Selon un aspect très avantageux, l'invention concerne des thiazolo(3,2a)pyrimidines répondant à la formule générale (et leurs sels), formule dans laquelle R1, R2, R5 et R6 désignent de l'hydrogène ; R3 et R4 désignen-t des groupes alkyle ou des groupes amino-, halogéno- ou hydroxyalkyle en C1 à C5, des groupes hydroxy (l'un ou l'autre pouvant seul représenter un groupe hydroxy) ou s'associent pour former un groupe oxo (=o);et R7 est un groupe alkyle en C1 à C5, phényle, naphtyle, thiényle, furyle, imidazolyle, thiazolyla, benzimidazolyle, éventuellement substitué par des halogènes ou des groupes nitro. les composés de l'invention peuven-1; être préparés, par exemple par réaction dtXn aldébyde ou d'une cétone vinylique, convenablement substitué le cas échéant, avec lthydrate dthy- drazine, pour former une pyrazoline substituée en posItion 5. Cette dernière est ensuite réduite pour former le 1 ,3-diaminc- propane correspondant qui est ensuite cyclisé par réaction avec le sulfure de carbone pour produire une 2-mercaptotétrahydro- pyrimidine substituée en position 4, 5 ou 6. Cette dernière peut ensuite être amenée à réagir (a) avec un ester halogénacétique ou (b) avec un 1,2-dihalogénéthane convenablement substitué le cas échéant, ou (c) avec une dihalogénocétone présentant, le cas échéant une substitution appropriée. Des exemples de composés qui peuvent être aisément préparés par les composés'indiqués ci-dessus sont donnés sur le tableau I suivant. Ces composés répondent à la formule générale donnée çi-dessus, et le tableau indique la nature des divers groupes substituants R1, R2, R3, R4, R5, R6 et R7. On sup-pose qu'il est essentiel que le noyau porte un substituant en position 7, et R7 ne peut donc pas représenter un atome d'hy- drogèneO On suppose également que les autres substituants ne jouent pas de rôle important dans l'existence d'une activité antibactérienne, et que leur absence ou leur présence ntaffecte pas sensiblement cétte activité. Il est néanmoins préférable qutil y ait au moins un substituant en position 3. TABLEAU I R R R R4 R5 R6 R7 H H CH2Cl OH H H C6H5 H CH3 H H CH3 H C6H5 H H CH2OH H H H C6H5 CH3 C2H5 OH H H nC4H9 C6H5 CH3 CH3 C2H5 CH3 CH3 C2H5 pyridyle H H H H H H thiényle H CH3 CH2Cl OH H CH3 furyle C2H5 H CH2OH H nC4H9 H CH3 H H CH2Cl OH H H nC4H9 H H CH3 H H H naphtyle H H CH2OH H H CH3 naphtyle TABLEAU I (suite) R R R R4 R5 R6 R7 #CH-C6H5 H -CH2CN OH C2H5 H C6H5 #CH.CH3 CH3 nC4H9 H H H C6H5 H H OH nC4H9 CH2Cl H pyridyle H H -CH2NH2 H CH3 CH2Br furyle #CH.CH2. H #O H H C6H5 CH3 #CH-C6H5 H #O H H C6H5 #CH-C6H5 H #S H H C6H5 concerne, en outre, un procédé de lutte contre des bactéries, procédé qui consiste traiter des plantes ou des graines avec un composé de formule : ou un sel de ce composé, formule dans laquelle la liaison en traits interrompus représente une liaison facultative, et R1 à R7 ont l'une quelconque des valeurs indiquées dans le paragraphe précédent et dans les paragraphes suivants. La numérotation des atomes du noyau est la suivante : Les composés hftéressants à utiliser dans le procédé de l'invention sont donc des thiazolo(3,2a)pyrimidines. Il est évident qu'il ne peut pas y avoir de double liaison entre les positions 2 et 3 dans les cas où le degré de substitution au niveau de ces positions l'interdit. Des exemples de composés auxquels on attribue la préférence comprennent les composés de formule (et leurs sels), formule dans laquelle R7 représente un groupe éthyle, éthyle, propyle, benzyle, naphtyle, 2-thiényle, 2furyle, 2-(5-niro!-furyle, 2-(5-nitro)thiényle, 2(5-bromo)furyle. 2(5-bromo) thiényle, 2-imifdazolyle, 2-thiazolyle et 2-benzimidazolyle ; les composés (et leurs sels) répondant à la formule dans laquelle R7 représente l'un quelconque des substituants particuliers indiqués dans le paragraphe précédent ; et les composés (et leurs sels) répondant à la formule dans laquelle R7 représente l'un quelconque des substituants particuliers indiqués ci-dessus dans l'avant-dernier paragraphe. tes agents auxquels on attribue une préférence particulière pour la lutte contre les maladies bactériennes des plantes sont les composés indiqués sur le tableau II suivant et leurs sels, notamment leurs sels d'addition d'acides. TABLEAU II r Numdro o 7 I Sormule développee ss composé 1 I composé Formule velopyée CH2oH IÉÉN 2 ÉÀÉ CH Cl 3 NÉ t I N z TABLEAU II (suite) numéro du - Formule développée composé - Formule développée 1 ' kSJAsA 6 tÉÉùÂ S J 7 C$, ,:: 1 N B 1 1 P TABLEAU II (suite) r-méro du ss composé 9 1, zoos O 10 ÀÈ io ~~À)~ 11 1 f 1 12 TABLEAU II (suite) IYurriéro dÜ Formule développée I compoad I 13 13 ÉÉ\ 14 l t S ls 4 --~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ CH3 15 CH3 ~~~ ~ . ~~ . 15 s les sels préférés des composés antibactériens de l'invention comprennenty à titre d'exemples, des sels dSaddi- tion d'acides organiques et minéraux. En conséquence, l'invention concerne i'application comme agents antibactériens phytosanitaires, de sels d'addiion d'acides de l'un quelconque des composés cidessus, et préparés de façon simple par traitement du composé avec un acide organique tel que acide acétique, propionique, glycolique, lactique , pyruvique, oxalique, malonique, succinique, maléique, fumarique, malique, tartrique, citrique, benzoique, cinnamique, mandélique, -méthanesulfonique, p-toluè nesulfonique, salicylique, p-aminosalicyclique, 2-phénoxyben zoique ou 2-acétoxybenzoique, ou par traitement du composé avec un acide minéral tel que l'acide chlorhydrique, bromhydrique, iodhydrique, sulfurique, nitrique, thiocysuique ou phosphorique. le procédé de l'invention peut être modifié, le cas échéant, par l'application de l'agent actif ou d'un sel de cet agent, en mélange avec d'autres agents phytosanitaires antibactériens tels que la straptmycine, par exemple. Il y a lieu de remarquer que lorsqu'on fait allusion aux composés antibactériens de l'invention, il s'agit non seulement de leurs formes racémiques, mais aussi de leurs isomères optiques, individuellement eXén mélanges. Ainsi, l'invent ion concerne des procédés de lutte contre des bactéries attaquant les plantes, et les compositions destinées à cette lutte, en utilisant des composés qui peuvent être sous leur forme d ou leur forme 1, ou des mélanges de ces composés. les maladies bactériennes qui peuvent être combattues in vivo par le procédé de l'invention comprennent des maladies dues aux organismes spécifiques suivants Corynebacterium michiganense (chancre de la tomate) Xanthomonas malvacearum (bactériose du cotonnier) Erwinia amylovora (nécrose bactérienne du poirier et du pommier) Pseudomonas phaseolicola (maladie de la graisse du haricot) Xanthomonas vesicatoria (taches bactériennes des féuilles de tomates) Streptomyces scabies (galle de la pomme de terre) Une particularité très intéress2nte de l'activité de ces agents phytosanitaires antibactériens, notamment ceux qui ont été définis spécialement dans ce qui précède, réside dans leur aptitude à se comporter comme des bactéricides systémiques, c'est-à-dire leur aptitude à émigrer dans une plante pour combattre une infection ou unnfestation à distance de leur site initial d'application. Ainsi, un agent ou une composition contenant cet agent peut autre appliqué au sol entourant les racines d'une plante et peut autre absorbé par les racines de la plante pour/combattre une maladie bactérienne installée sur la plante. En service, les agents phytosanitaires antibactériens peuvent autre appliqués tels quels ou sous la forme de solutions simples, par exemple de leurs sels. Toutefois, on préfère les formuler en compositions en utilisant par exemple un adjuvant tel qu'un diluant ou véhicule inerte. Selon un autre de ses aspects, l'invention concerne une composition phytosanitaire antibactérienne contenant comme ingrédient ou agent actif un composé défini dans l'un quelconque des paragraphes précédents ou un sel de ce composé, en association avec un véhicule approprié. t'invention concerne en outre une composition phytosanitaire antibactérienne contenant comme ingrédient actif, un sel d'addition d'acide organique d'un composé défini dans l'un quelconque des paragraphes précédents. les substances actives et les compositions qui les contiennent peuvent être utilisées pour combattre des bactéries deplantes et pour traiter des plantes ou des graines, de diverses façons. Ainsi, on peut les appliquer directement au feuillage d'une plante infectée (c'est-à-dire à une plantule, un arbuste ou un arbre), à des graines ou à d'autres parties des plantes intervenant dans leur développement, ou au sol ou à tout autre milieu dans lequel les plantes poussent ou doivent autre semées. On peut les appliquer par pulvérisation ou par poudrage ou sous la forme d'une paie ou d'une crème. Tous oes modes drapplica- tion entrent dans le cadre de la définition du terme l'traiter menue utilisé dans ee qui précède. l'invention concerne donc aussi bien un tralvement protecteur (c'est-à-dire prophylactique), qutun trafternent curatif. le type particulier de composition que l'on utilise dans chaque cas dépend du but spécial auquel on la destine. les compositions de l'invention peuvent autre préparées sous la forme de poudres pour poudrage ou de granules où l'ingrédient actif est mélangé avec un diluant ou véhicule solide. Des diluants ou véhicules solides que l'on peut utiliser comprennent, par exemple, la kaolinite, la montmorillonite, l'at- tapulgite, le talc, la pierre ponce, la silice, le carbonate de calcium, le gypse, la magnésie en poudre, la terre à foulon, la terre d'Hewitt et la terre de diatomées. les compositions destinées à la désinfection des semences peuvent contenir, par exemple, un agent qui contribue à faire adhérer la composition aux graines, par exemple une huile minérale. les compositions peuvent aussi se présenter sous la forme de poudres ou grains pouvant se disperser, contenant en plus de l'ingrédient actif un agent mouillant qui facilite la dispersion de la poudre ou des grains dans des liquides. Ces poudres ou grains peuvent renfermer des charges, des agents de mise en suspension, etc. les compositions peuvent aussi se présenter sous la forme de préparations liquides destinées à être utilisées comme bains d'immersion ou compositions pulvérisables, qui sont généralement des dispersions ou émulsions aqueuses contenant l'ingrédient actif en présence d'un ou plusieurs agents mouillants, agents dispersifs, agents émulsifiants ou agents de mise en suspension. les agents mouillants, dispersifs et émulsifiants peuvent être du type cationogène, anionogène ou non ionogène. Des agents convenables du type cationogène comprennent, par exemple, des composés d'ammonium quaternaire, tels que le bromure de cétyltriméthylammonium. les agents convenables du type anionogène comprennent, par exemple des savons, des sels de monoesters aliphabiques d'acide sulfurique, par exemple le laurylsulfate de sodium, des sels de composts aromatiques sulfonés, par exemple le dodécylbenzènesulfonate de sodium, sodium le lignosulfonate de/calcium ou ammonium, un butylnaphtalène- sulfonate ou un mélange des sels de sodium des acides diisopropyl- et triisopropyl-naphtalène-sulfoniques Des agents convenables du type non ionogène comprennent, par exemple, les produits de condensation d'oxyde d'éthylène et d'alcools gras tels que l'alcool oléylique ou l'alcool cétylique ou d'alkylphénols tels que l'octylphénol et le nonylcrésol. Autres agents non ionogènes comprennent les esters partiels dérivés d'acides gras à longue chatne et d'anhydrides d'hexitol, les produits de condensation de ces esters partiels et d'oxyde d'éthylène, les lécithines et les copolymères séquencés d'oxyde d'éthylène et d'oxyde de propylène Des agents convenables de mise en suspension comprennent, par exemple, la bentonite, la silice pyrogénée, et les colloïdes hydrophiles, par exemple la polyvinylpyrrolidone et le sel de sodium de la carboxyméthylcellulose, ainsi que les gommes végétales telles que la gomme arabique et la gomme adragante. les solutions, dispersions ou émulsions aqueuses peuvent être préparées par dissolution de l'ingrédient ou des ingrédients actifs dans un solvant organique qui peut contenir un ou plusieurs agents mouillants, dispersifs ou émulsifiants, puis addition du mélange ainsi ob-tenu, à de l'eau qui peut de m8me contenir un ou plusieurs agents mouillants, dispersifs ou émulsifiants. Des solvants organiques convenables comprennent le dichloréthylène, l'alcool isopropylique, le propylène-glycol, l'alcool diacétonique, le toluène, le kérosène, le méthylnaphtalène, les xylènes et le trichloréthylène. les ingrédients actifs peuvent aussi être formulés en compositions sous la forme de capsules ou micro-capsules renfermant ou bien l'ingrédient actif, ou bien une composition contenant l'ingrédient actif, que lton prépare au moyen de l'une quelconque des techniques connues de production de cap sules ou de micro-capsules. les compositions destinées à être utilisées par pulvérisation peuvent aussi se présenter sous la forme d'aérosols, dans lesquels la formulation est maintenue dans un récipient sous pression en présence dSun gaz propulseur tel que le fluo rotrichlorométhane et le dichlorodifluorométhane. Par l'incorporation d'additifs convenables, par exemple pour améliorer la distribution, le pouvoir d'adhérence et la résistance à la pluie sur des surfaces traitées, les différentes compositions peuvent autre mieux adaptées aux diverses applications auxquelles elles sont destinée. Les ingrédients actifs de l'invention, tels qu'ils ont été définis ci-dessus, peuvent aussi être formulés de façon pratique par mélange avec des engrais. Une composition préférée de ce type consiste en granules d'un engrais à base d'un ingrédient actif qui enrobe, par exemple, les granules. l'engrais peut, par exemple, consister en substances renfermant de l'azote ou des phosphates. En conséquence, selon un autre de ses aspects, l'in- vent ion concerne un engrais renfermant un ingrédient actif du type défini ci-dessus. les compositions qui doivent être utilisées sous la forme de dispersions ou d'émulsions aqueuses sont généralement proposées sous la forme d'un concentré contenant une forte proportion de l'ingrediént ou des ingrédients actifs, le concentré devant etre dilué avec de l'eau avant l'application. Ces concentrés doivent souvent résister à de longues périodes d'entreposage au bout desquelles ils doivent pouvoir être dilués avec de l'eau pour former des préparations aqueuses qui restent homogènes pendant une période suffisante de temps pour permettre leur application par un appareillage classique de pulvérisation. les concentrés peuvent contenir, avantageusement 10 à 85 % en poids de l'ingrédient ou des ingrédients actifs, et, généralement 25 à 60 Il y a lieu de remarquer que les compositions antibactériennes de la présente invention peuvent contenir, outre un ingrédient actif du type défini ci-dessus, un ou plusieurs autres composés doués d'une activité analogue ou autres activité s biologiques. Ainsi, les agents utilisés peuvent renfermer un thiadiazole ou de la streptomycine ; ou encore un composé exerçant~un effet synergique avec la substance active de l'invention. L'application des composés antibactériens conformément au procédé de ltinvention peut être mise en oeuvre de diverses façons, le mode d'application dépendant, entre autres, de la nature de la maladie à combattre et des parties de plantes qui sont attaquées. Par exemple, des plantes infectées par un agent pathogène ou susceptibles dtune infection peuvent Etre traitées par pulvérisation avec des compositions contenant un composé actif, ou par immersion dans ces compositions. Des plantes ligneuses et herbacées peuvent, par exemple, être badigeonnées ou traitées par injection avec une telle composition, ou traitées avec une graisse, une pite ou une crème renfermant l'in grédient actif.Ces forrulations pour badigeonnage et ces graisses peuvent autre très intéressaates à appliquer à des blessures par entaille et à des galles portées par les plantes. tes graines des plantes peuvent autre immergées dans des compositions aqueuses contenant un ingrédient actif ou traitées avec des compositions désinfectantes consistant en une dispersion de l'agent actif dans un diluant solide, par exemple le kaolin. les exemples suivants illustrent les composés antibactériens et les procédés de l'invention, ainsi que les compositions utilisées dans ces procédés. Exemple 1 Cet exemple illustre un procédé de lutte contre une maladie bactérienne des plantes, conformément à la présente invention. le mode opératoire utilisé pour combattre cette maladie est décrit ci-après. tes résultas en sont donnés sur le tableau III. tes composés réels utilisés sont indiqués et numérotés sur le tableau Il donné ci-dessus. Diode opératoire pour la lutte contretrwinia amylovora (nécrose bactérienne du poirier). De jeunes plants de poirier cultivés dans des pots de 5,1 cm sont traités par trempage des racines (5 ml) dans une solution contenant les agents chimiques indiqués sur le tableau I précédent. On traite un autre groupe de plantules avec 5 ml d'une solution de trempage contenant 1000 parties par million de streptomycine. Vingt-quatre heures plus tard, on inocule les deux groupes de plants avec Erwinia amylovora par application d'une suspension de cellules de cette bactérie, à des entailles pratiquées dans les feuilles des plantules.Au bout de deux semaines, on évalue l2état des jeunes plants de poirier sur la base d'une échelle de notation de O à 3. 0 signifie qu'il nty a aucune inhibition, 1 désigne une légère inhibition, 2 désigne une inhibition moyenne et 3 désigne une inhibition totale. les résultats illustrent l'effet protecteur systémique exercé par les composés du tableau Il. les résultats moyens sont reproduits sur le tableau III. TABLEAU III Numéro du Taux Activité antibactérienne, composé ppm nécrose bactérienne du poirier (Erwinia amylovora) 1 100 2 2 100 1 3 100 1 Exemple 2 On mélange intimement dans un mélangeur convenable, 5 parties en poids du composé N 1 du tableau II avec 95 parties en poids de talc. On obtient ainsi une poudre pour poudrage. Exemple 3 Cet exemple illustre la préparation d'une poudre solu ble dans l'eau. On mélange les ingrédients indiqués ci-dessous dans les proportions mentionnées. Composé N0 1 (tableau II) 25 % "Lubrol" L 5 ç "Natrasol" 250 L 1 % Sulfate de magnésium anhydre 69 , Exemple 4 On broie ensemble les ingrédients indiqués ci-dessous dals les proportions mentionnées pour produire un mélange en poudre se dispersant aisément dans des liquides. Composé N 3(tableau II) 50 % "Dispersol" T ("Dispersol" est une marque déposée) 5 % Kaolinite 45 % Exemple 5 Cet exemple illustre une formulation en poudre dispersible contenant le composé N 1 du tableau II et un mélange d'agents tensio-actifs. les ingrédients indiqués ci-dessous sont mélangés ensemble dans les proportions mentionnées Composé N 1 (tableau II) 25 % "Fenopon" T77 2 % "Dispersol" T ("Dispersol" est une marque déposée) S % Kaolinite 68 % Exemple 6 On prépare une composition utilisable pour la désinfection des semences en mélangeant les trois ingrédients indiqués ci-dessous dans les proportions mentionnées Composé N 3 (tableau II) 80 % Huile minérale 2% Kaolinite 18 % Exemple 7 On prépare une composition granulaire en dissolvant l'ingrédient actif dans un solvant, en appliquant par pulvérisation la solution ainsi obtenue sur les granules de pierre ponce et en laissant le solvant s1 évaporer : Composé N 1 (tableau II) 5 % Granules de pierre ponce 95 % Exemple 8 On prépare une formulation en dispersion aqueuse en mélangeant et en broyft les ingrédients mentionnés ci-dessous dans les proportions indiquées Composé N 3 (tableau II) 40 X Lignosulfonate de calcium 10 % Eau 50 % On donne ci-après une explication des compositions ou des substances désignées par les diverses marques déposées et les divers noms commerciaux indiqués dans les exemples précédents. "NATRASOL" 250 L est une hydroxyéthylcellulose. "LUBROL" L est un produit de condensation d'une mole de nonylphénol avec 13 proportions molaires d'oxyde dté- thylène. "AROMASOL" Il est un solvant consistant en un mélange d'alkylebenzènes. "DISPERSOL" T est un mélange de sulfate de sodium et d'un produit de condensation de formaldéhyde avec le sel de sodium de l'acide naptalène-sulfonique. "LISSAPOL" NX est un produit de condensation d'une mole de nonylphénol avec 8 moles d'oxyde d'éthylène. "FENOPON" T 77 est un agent tensio-actif contenant des N-méthyl-N-oléoyltaurates de sodium. les exemples suivants illustrent la préparation de diverses thiazolopyrimidines. les exemples 9 à 11 décrivent la préparation de composés intermédiaires. le 1-phényl-1,3diaminopropane est obtenu au moyen d'un procédé connu. Exemple 9 Préparation de la 5-phénylpyrazoline On ajoute goutte à goutte 158 parties de cinnanaldéhyde à une solution de 144 parties dthydrate d'hydrazine dans 480 ml dtétllanol, en maintenant la température au-dessous de 3O0C. Lorsque l'addition est terminée, on chauffe la solution au reflux pendant une heure. On chasse le solvant et on reprend le résidu dans de l'éther. On lave à liteau la phase d'éther, on la déshydrate et on chasse le solvant. L'huile résiduelle est distillée deux fois ; point d'ébullition 80-82/0,1 mm, nD22,6 = 1,5754. Exemple 10 Préparation du 1-phényl-1 ,3-diaminopropane On réduit 40 parties de 5-phénylpyrazoline dans 150 ml d'éthanol avec 14 parties de nickel de Raney à 100 C et sous pression de 100 bars pendant 6 heures. On obtient le 1-phényl 1 ,3-diaminopropane sous la forme d2un liquide incolore bouil lant à 56-58 /0,03 mm ; 23,5 = 1,5504. nD Exemple 11 Préparation de la 2-mercapt o-6-phényl-3 ,4,5, 6-tétrahydropyri- midine On chauffe à 60-700C, 20 parties de 1-phényl-1,3- diaminopropane dans un mélange méthanol et dteau (38:18 parties) et on ajoute goutte à goutte 8,83 ml de sulfure de carbone en agitant pendant 1,5 heure. lorsque l'addition est terminée, on chauffe au reflux pendant deux heures le mélange non homogène. On ajoute goutte à goutte 1 ,1 ml d'acide chlorhydrique concentré et on continue de chauffer au reflux pendant 17 heures. On sépare la substance solide par filtration, on la lave à l'acétone et on la fait cristalliser dans de l'méthanol pour obtenir le produit fondant à 223-2240C. Exemple 12 Préparation de la 7-phényl-2,3,5,,6,7-pentahydrothiazolo (3,2-a) pyrimidine (composé N 2 du tableau II). On ajoute, en chauffant au reflux, 3,9 parties de dibrométhane dans 5 ml de méthanol à une suspension de 3,8 parties de 2-mercapto-6-phényl-3,4,5,6-tétrahydropyrimidine et de 2,2 parties de carbonate de sodium dans 75 ml de méthanol. On continue de chauffer au reflux pendant 72 heures. On chasse le solvant sous pression réduite, on dilue avec 10 ml d'eau et on extrait au chlorure de méthylène. On lave la phase organique avec de 11 eau, on la déshydrate et on chasse le solvant. On purifie la gomme résiduelle en passant par son chlorhydrate. On parfait la purification par chromatographie sur gel de silice. On obtiens le produit sous la forme dtune gomme de couleur brun clair. Exemple 13 Préparation de la 7-phényl-3-oxo-2,5,6,7-tétrahydrothiazolo (3,2a)-pyrimidine (composé N 4 du tableau II) On chauffe au reflux pendant 4 heures un mélange de 3,84 parties de 2-meroapto-6-phényl-3,4,5,6-tétrahydro- pyrimidine et de 4,9 parties de chloracétate d'éthyle dans 5 ml d'éthanol. On filtre la substance solide et on la recristallise dans ltéshanol. le chlorhydrate fond à 209-213 C. On dissout le sel (1,5 partie) dans de l'eau et on traite la solution avec de l'ammoniac pour obtenir la base libre que l'on fait recristalliser dans un mélange d'acétate éthylique et d'hexane. le produit a un point de fusion de 109-110 C. Exemple 14 Préparation du chlorhydrate de 3-hydroxy-3-chlorométhyl-7- phényl-2,3,45,6,7-penthahydro-thiazolo-(3,2a)-pyrimidine (composé N 3 du tableau II) On chauffe au reflux pendant 3 heures un mélange de 3,84 parties de 2-mereapto-6-phényl-3,4,5,6-tetrahydroprrimi- dine et de 2,54 parties de dichloracétone dans 30 ml d'éthanol. On filtre la substance solide, on la lave à méthanol et onla sèche. On la fait ensuite recristalliser dans de la sèche. On la fait ensuite recristalliser dans de l'éthanol l'éthanol; le produit a un point de fusion de 194-1960C. Exemple 15 Préparation de la 3-hydroxyméthyl-7-phényl-5,6,7-trihydro- thiazolo-(3,2a)-pyrimidine (composé N 1 du tableau II). On traite le chlorhydrate mentionné dans l'exemple précédent avec une solution saturée de carbonate de potassium, à OOC. On filtre la substance solide précipitée et on la fait recristalliser dans un mélange d 'isop-ropanol et de n-hexane pour obtenir le produit fondant à 207-208 C. REVENDICATIONS 1. Nouvelles tlliazolo-pyrimidires, caractérisces par le fait qu'elles répondent à la formule (dans laquelle R1 et R2 représentent de l'hydrogène ou des groupes hydrocarbyle éventuellement substitués ; R3 et R4 désignent de l'hydrogène, des groupes hydroxy (un seul à la fois pouvant représenter un groupe hydroxy), ou des groupes hydrocarbyle ou hydrocarbyloxy éventuellement substitués ou s'associent pour former un groupe oxo (=0) ou thio (=S) R5 et R6 désignent de l'hydrogène ou des groupes hydrocarbyle éventuellement substitués ; R7 est un groupe hétérocyclique ou hydrocarbyle éventuellement substitué ; et la liaison en traits interrompus représente une double liaison facultative lorsque l'un des symboles R1 et R2 ou les deux et l'un des symboles R3 et R4 ou les deux représentent de l'hydrogène), ces composés se présentant également sous la forme de leurs sels. 2. Thiazolo-pyrimidines suivant la revendication 1, caractérisées par le fait que R1 et R2 désignent de l'hydrogène, des groupes alkyle, alkylidène ou arylidène ; R3 et R4 repré sentent de l'hydrogène, des groupes alkyle, halogénalkyle, hydroxyalkyle, alkoxy, ou s'associent pour former un groupe oxo R5 et R6 désignent de lthydrogène ou des groupes alkyle et R7 est un radical vinyle, furyle, pyridyle, pyridinyle, benzamidazolyle, thiazolyle, imidazolyle, triazinyle, benzo thiényle, pyrannyle, isobenzofurannyle, pyrrolyle, pyrazolyle, pyrazinyle, pyridazinyle, isoquinolyle, quinoxalinyle, isothia zolyle, isoxazolyle, furazanyle, phényle, naphtyle, méthyle, éthyle, propyle, butyle ou amyle, éventuellement substitué avec un halogène ou un groupe nitro, hydrocarbyloxy, hydrocarbyloxycarbonyle, hydroxy, amino, mercapto, cyano, thiocyano, hétérocyclique, imino, ou hydrazino. 3. Thiazolo-pyrimidines suivant la revendication 1, caractérisées par le fait que R, R, R5 et R6 désignent de l'hydrogène ; R et R4 sont des groupes alkyle ou des groupes alkyle à substituants amino, halogéno ou hydroxy, en C1 à C5, des groupes hydroxy (un seul à la fois pouvant représenter un groupe hydroxy) ou s'associent pour former un groupe oxo (=0) ; et R7 est un groupe alkyle en C1 à C5, phényle, naphtyle, thiényle, furyle, imidazolyle, thiazolyle, benzimîdazolyle, éventuellement substitué par des radicaux halogéno ou nitro. 4. Procédé de préparation de thiazolopyrimidines, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'il consiste à faire réagir l'aldéhyde ou la cétone vinylique appropriée avec l'hydrate d'hydrazine et à réduire la pyrazoline ainsi formée pour produire le 1 ,3-diamino- propane correspondant, à soumettre ce dernier à une cyclisation par réaction avec le sulfure de carbone pour former la 2-mercaptotétrahydropyrimidine correspondante substituée en position 4, 5 ou 6 et à traiter ce composé avec l'ester halogénacétique, le 1 ,2-dihalogénéthane ou la dihalogénocétone approprié. 5. Composition antibactérienne phytosanitaire, caractérisée par le fait qu'elle contient comme ingrédient actif une quantité douée d'efficacité antibactérienne d'une thiazolopyrimidine suivant l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, en association avec un véhicule approprié. 6. Procédé de lutte contre des bactéries parasites des plantes, caractérisé par le fait qu'il consiste à traiter des plantes ou des formes assurant leur multiplication, telles que des graines, des tiges souterraines bulbeuses, des tubercules, ou leur milieu , avec une quantité douée d'efficacité anti- bactérienne d'une thiazolopyrimidine suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3 ou avec une composition contenant ce dérivé, suivant la revendication 5.