La présente invention est relative à une semelle intérieure orthopédique, et plus précisément à une demi-semelle intérieure arrière destinée à s'étendre depuis le talon jusqu'au niveau de l'articulation des orteils. I1 est connu de réaliser des semelles orthopédiques sur mesures" en fonction de la conformation particulière du pied de l'utilisateur et en particulier de sa voûte plantaire. De telles réalisations sont relativement complexes et coûteuses dans la mesure où chaque semelle doit être realisée spécialement pour le pied d'un utilisateur déterminé. La présente invention se propose au contraire de réaliser une semelle intérieure orthopédique susceptible d'être fabriquée industriellement à un prix de revient réduit et qui puisse être réglée facilement au pied de l'utilisateur en fonction de la conformation de celui-ci, notamment au niveau de la voûte plantaire. La présente invention a pdur objet, à titre de produit industriel nouveau, une semelle intérieure orthopédique s'étendant depuis le talon jusqu'à l'articulation des orteils, essentiellement caractérisée par le fait qu'elle comprend une couche supérieure et une couche inférieure réunies entre elles, notamment par soudure aux ultrasons, dans les zones avant et arrière de la semelle ainsi que longitudinalement dans la zone externe de la semelle correspondant à l'extérieur du pied, la zone interne de la semelle correspondant à l'intérieur du pied, présentant entre la couche inférieure et la couche supérieure une pluralité d'éléments de liaison de longueur réglable répartis sur la longueur de la semelle et permettant de faire varier sélectivement l'écartement entre la couche supérieure et la couche inférieure de la semelle dans sa zone interne correspondant à la voûte plantaire. Dans une forme particulière de réalisation, les éléments de liaison sont des vis, notamment en matière plastique, dont les têtes sont solidaires de la couche supérieure de la semelle, lesdites vis coopérant avec des douilles taraudées solidaires de la couche inférieure de la semelle. On peut en particulier selon l'invention prévoir trois de telles vis réparties sur la longueur de la semelle le long de son cOté intérieur, lesdites vis étant de préférence inclinées en direction dudit cbté intérieur, la vis centrale s'étendant en outre sensiblement transversalement par rapport à la semelle, les deux vis avant et arrière, étant inclinées vers l'avant et respecti vement vers l'arrière depuis la couche inférieure de la semelle. Dans une forme préférée- de réalisation, la zone interne de la couche supérieure de la semelle comportant les éléments de liaison est réunie au reste de la semelle, c'est-a-dire sa zone externe, par une région amincie en forme de bande s'étendant selon un arc de courbe sur la longueur de la semelle et permettant, par sa plus grande flexibilite, d'admettre les modifications d'épaisseur de la semelle dans la zone intérieure obtenues par réglage de la longueur des éléments de liaison. De préférence, selon l'invention, la couche inférieure de la semelle est constituée en un matériau plus rigide que sa couche supérieure qui doit être réalisée en un matériau résistant à la rupture, stable dimensionnellement tout en admettant un certain allongement. En particulier, la couche inférieure peut être réalisée par exemple en polyamide ou en élastomère, la couche supérieure étant réalisée par exemple en polyamide, polyamide propylène, polyester-élastomère, TR + polypropylène. De façon conventionnelle, la couche supérieure de la semelle peut présenter une pluralité de perforations afin de réaliser une aération de la semelle. De même, de façon conventionnelle, la face inférieure de la couche inférieure de la semelle peut présenter une pluralité de pastilles auto-collantes pour la fixation de la semelle intérieure selon l'invention à la partie supérieure de la semelle proprement dite de la chaussure afin d'immobiliser la semelle intérieure selon l'invention dans la chaussure. on comprend que grâce à la pluralité d'éléments de liaison, de longueur réglable, répartis sur la longueur de la semelle intérieure selon l'invention celle-ci peut être adaptée facilement à la conformation particulière du pied de l'utilisateur au niveau de la voûte plantaire. La semelle intérieure selon l'invention peut être aussi bien utilisée dans des chaussures pour la pratique de sports que dans des chaussures de ville. Dans le but de mieux faire comprendre l'invention, on va maintenant décrire à titre d'exemple en aucune manière limitatif un mode de réalisation en se référant au dessin annexé dans lequel - la figure 1 représente en vue de dessus une semelle orthopédique selon la présente invention, - la figure 2 représente en élévation, vue du côté intérieur, une semelle selon l'invention, - la figure 3 est une coupe selon III-III de la figure 1. La semelle intérieure selon l'invention comprend une couche supérieure 1 et une couche inférieure 2 réunies entre elles, notamment par soudure aux ultrasons, dans la zone arrière de talon 3, la zone avant 4 correspondant sensiblement à l'articulation des orteils, ainsi que dans la zone 5 de la semelle correspondant à l'extérieur du pied. Les couches 1 et 2 se trouvent ainsi séparées dans la zone 6 correspondant à l'intérieur du pied en définissant entre elles un espace 7 dans lequel sont disposés des éléments de liaison sous forme de vis, notamment en matière plastique 8a, 8b et 8c réparties sur la longueur de la zone interne 6 de la semelle, les vis étant solidaires par leur tête de la couche supérieure 1 et venant s'engager par leur extrémité filetée dans des douilles taraudées 9 solidaires de la couche inférieure 2. Dans l'exemple représenté l'on a prévu trois vis inclinées en direction de l'axe longitudinal de la semelle, comme on la voit notamment à l'examen de la figure 3, la vis centrale 8b s'étendant en outre transversalement par rapport à l'axe longitudinal de la semelle, les vis arrière 8a et avant 8c étant, elles, inclinées vers l'arrière et respectivement vers l'avant de la semelle. La couche supérieure 1 de la semelle présente en outre une zone d'épaisseur réduite 10 s'étendant sur toute la longueur de la semelle selon un arc de courbe, séparant les zones interne et externe de la couche supérieure 1. La semelle intérieure selon l'invention comprend en outre de façon en soi conventionnelle des perforations 11 ménagées dans la couche supérieure 1 ainsi que des pastilles autocollantes 12 sur la face inférieure de la couche inférieure 2. On comprend que la semelle intérieure selon l'invention peut être fabriquée industriellement, en grande série, et non pas individuellement en fonction du pied de l'utilisateur amené à la porter, l'adaptation à la conformation particulière du pied de l'utilisateur s'effectuant par un réglage de la longueur des différentes vis par rapport à leurs douilles correspondantes. Bien que l'invention ait été décrite en liaison avec un mode de réalisation particulier, il est bien évident qu'elle n'y ait nullement limitée et qu'on peut lui apporter de nombreuses modifications sans pour autant sortir ni de son cadre ni de son esprit. En particulier la nature, le nombre et la disposition des éléments de liaison peuvent être différents de ceux décrits à titre d'exemples. REVENDICATIONS 1. Semelle intérieure orthopédique s'étendant depuis le talon jusqu'à l'articulation des orteils, caractérisée par le fait qu'elle comprend une couche supérieure et une couche inférieure réunies entre elles dans les zones avant et arrière de la semelle, ainsi que longitudinalement dans la zone externe de celle-ci, la zone interne de la semelle présentant entre la couche inférieure et la couche supérieure une pluralité d'éléments de liaison de longueur réglable repartis sur la longueur de la semelle et permettant de faire varier sélectivement l'écartement entre la couche supérieure et la çouche inférieure de celle-ci dans sa zone interne correspondant à la voûte plantaire. 2. Semelle intérieure selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les éléments de liaison sont des vis dont les têtes sont solidaires de la couche supérieure de la semelle, lesdites vis coopérant avec des douilles taraudées solidaires de la couche inférieure de la semelle. 3. Semelle intérieure selon la revendication 2, carac terisée par le fait qu'elle comprend trois vis réparties sur la longueur de la semelle le long de son côté intérieur. 4. Semelle intérieure selon la revendication 3, caractérisée par le fait que lesdites vis sont inclinées en direction du côté intérieur de la semelle. 5. Semelle intérieure selon l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisée par le fait que la vis centrale s'étend sensiblement transversalement par rapport à la semelle, les vis avant et arrière étant inclinées vers l'avant et respectivement vers l'arrière depuis la couche inférieure de la semelle. 6. Semelle intérieure selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisée par le fait que lesdites vis sont en matière plastique. 7. Semelle intérieure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la zone interne de la couche supérieure de la semelle comportant les éléments de liaison est reunie au reste de la semelle, c'est-àdire sa zone externe, par une région amincie en forme de bande s'étendant selon un arc de courbe sur la longueur de la semelle. 8. Semelle intérieure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la couche inférieure est constituée en un matériau plus rigide que la couche supérieure. 9. Semelle intérieure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la couche supérieure présente une pluralité de perforations. 10. Semelle intérieure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la couche supérieure et la couche inférieure sont réunies entre elles par soudure aux ultrasons. 11. Semelle intérieure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la face inférieure de la couche inférieure de la semelle présente une pluralité de pastilles auto-collantes.