1. La' présente invention concerne des aciers faible- ment alliés ayant une aptitude au soudage ainsi qu'une ré- sistance à l'eau de mer élevées, qui conviennent particu- lièrement dans les structures soudées devant être utilisées dans des atmosphères corrosives o il y a présence d'eau de mer et dans des environnements corrosifs courants, tels que des ponts, o il y a présence d'air. Les atmosphères corrosives o il y a présence d'eau de mer sont par exemple celles o des structures sous- marines sont immergées dans l'eau de mer, o des structures marines sont alternativement aspergées d'eau de mer et im- mergées dans l'eau de mer, les atmosphères corrosives fer- mées et à humidité élevée auxquelles sont exposés, par exem- ple,les ballasts des navires, ainsi que beaucoup d'autres atmosphères. Parmi elles, l'atmosphère à laquelle les bal- lasts sont exposés est la plus corrosive, et aucun acier classique résistant à la corrosion n'a été considéré comme donnant satisfaction au cours de divers essais de résistance; une attention particulière a été portée en vain aux problèmes causés par ce type d'atmosphère. Les ballasts sont remplis alternativement d'eau de mer, puis vidés au cours de leur service normal, ou sont oc- casionnellement soumis à des températures pouvant atteindre 2. 500C. Par conséquent, ils sont généralement soumis à une ambiante fermée ayant une humidité élevée. Un film très fin d'eau de mer se forme sur la surface des tôles en acier des ballasts, et il y a un apport suffisant en oxygène aux surfa- ces en acier pour qu'une corrosion locale sévère des tôles soit produite, qui peut atteindre souvent un taux annuel d'l mm ou plus. La corrosion des ballasts a un effet néfaste sur la fiabilité des navires et est considérée comme un pro- blème critique pour la sécurité. Par ailleurs, des ponts construits au bord de la mer ou sur la mer se trouvent sérieusement attaqués par les pro- jections d'eau de mer. En particulier, les surfaces inférieu- res ou les surfaces intérieures des poutres sont générale- ment exposées à une humidité élevée et une grande quantité de sel s'y trouve déposée. Par conséquent, la corrosion de ces surfaces inférieures et intérieures est de plusieurs fois plus importante que celle des autres surfaces des poutres, et constitue depuis longtemps un problème très important à résoudre pour la durée de vie et la sécurité des ponts marins. Quant aux mesures prises contre la corrosion des structures marines, des revêtements de protection,tels que des peintures goudron-époxy appliquées aux aciers au carbo- ne ordinaires, sont de pratique courante, et pour les parties des structures immergées dans l'eau de mer on a adapté le contrôle de la corrosion cathodique avec des anodes au zinc. Cependant, ces mesures n'apportent pas une protection satis- faisante contre la corrosion, car les revêtements en peinture n'ont qu'une durée de vie limitée et doivent être périodique- ment refaits, et, en ce qui concerne le contrôle de la corro- sion cathodique, les électrodes doivent être remplacées pé- riodiquement en dehors du fait que les parties situées au- dessus de l'eau de mer ne sont pas concernées. Par conséquent,on a considéré que les mesures de prévention les plus fiables et les plus efficaces contre la corrosion consistaient à utiliser des aciers économiques ayant une résistance à la corrosion et une aptitude au sou- dage toutes deux excellentes. 3. Parmi les aciers résistants à la corrosion de l'art antérieur, les aciers résistant à l'eau de mer rencontrés dans le commerce tels que les aciers 0,2C - 0,lP - 0,5Cu - 0,5Ni, sont considérés comme offrant la meilleure résistan- ce à la corrosion. Cependant, ces aciers ont une mauvaise aptitude au soudage et souffrent très souvent de l'inconvé- nient que des fissures se produisent dans les soudures lors d'une opération de soudage ordinaire. Par conséquent, ces aciers de l'art antérieur sont considérés comme étant prati- quement inutilisables dans les structures soudées, par exem- ple pour la construction navale ou les autres applications de ce type. Un autre acier résistant à la corrosion contenant entre 0,01 et 0,3 % de C, entre 0,25 et 6,0 'O' de Si, entre 0,07 et 1,0 /% de P, entre 0,15 et 5,0, 6 de Cu, entre 0,30 et 2,0, 6 de Cr et pas plus de 0,65 A de Ni est décrit dans le brevet japonais n0 Sho 13-4411, et un acier semblable contenant pas plus de 0,2, de C, entre 0,01 et 1,0 % de Si, entre 0,2 et 2,0 % de Mn, pas plus de 0,10 M de P, entre 0,20 et 0,60 % de Cu, pas plus de 1,0 % de Cr, entre 0,027 et 0,5, de Ti et entre 0,05 et 0,5 % de Nb est décrit dans le brevet japonais n. Sho 38-8211. Ces aciers-de l'art antérieur contiennent du chro- me, du phosphore et du cuivre, et présentent une résistance satisfaisante à la corrosion due aux éléments atmosphériques et à l'eau de mer,mais ont une mauvaise résistance à la cor- rosion dans une atmosphère contenant du sel et ayant une humidité élevée, car ils ont une teneur élevée en carbone et contiennent du chrome. En outre, ils ne sont pas limités quant à leur teneur en azote et en soufre malgré leur teneur élevée en carbone, ils ont une ténacité et une aptitude au soudage moins bonnes et on les considère par conséquent com- me étant pratiquement inutilisables sous forme de tôles épaisses pour les structures soudées. En outre, le brevet japonais n0 Sho 50-808 décrit un acier similaire mais ne contenant pas de chrome, compre- nant entre 0,001 et 0,3 '% de C, entre 0,01 et 1,0 % de Si, 4. entre 0,1 et 1,5 % de Mn, entre 0,05 et 0,09 "a de P, entre 0,15 et 1,0 M de Cu, entre 0,1 et 1,0 % de Ni et un des élé- ments suivants Ti, Nb, Zr, V et Mo suivant une teneur com- prise entre 0,01 et 1,0 'O'. L'acier précédent de l'art antérieur a une teneur élevée en carbone (0,10 / ou plus dans certains-modes de réalisation) et n'a pas de limite quant aux teneurs en S et N, de sorte que cet acier, lorsqu'il est utilisé dans les grandes structures marines, n'a pas des caractéristiques de soudage et de ténacité satisfaisantes et ne présente pas une résistance à la corrosion suffisante dans les atmosphères contenant un pourcentage élevé de sel et ayant une humidité élevée. Par conséquent, il existe un besoin important pour des aciers qui puissent présenter une meilleure aptitude au soudage ainsi qu'une résistance à la corrosion élevée,par rapport aux aciers résistants à la corrosion classiques et qui puissent être utilisés dans de grandes structures sou- dées. Pour satisfaire ces demandes, des aciers ont été décrits dans les demandes de brevet japonais mises à la disposition du public n0 Sho 51-71817 et n0 Sho 52-123918. L'acier décrit dans la demande n0 Sho 51-71817 a une compo- sition de base constituée de Si-Mn-P-Cu-Cr-Ni-Al avec addi- tion de sous-éléments tels que V, Nb,Ti et Zr. Cet acier don- ne tout à fait satisfaction quant à la résistance à la corro- sion, mais contient du précieux nickel. L'acier décrit dans la demande de brevet japonais n0 Sho 52-123918 comprend en outre du Ti et du Zr comme élément essentiel en plus de la composition de base précédente et contient entre 0,002-et 0,015 % de N. L'acier décrit dans ce dernier brevet est utilisa- ble comme acier résistant aux intempéries ayant, par suite de la présence d'azote, une assez bonne ténacité dans la zone affectée par la chaleur lors d'une opération de soudage avec apport important de chaleur, en particulier autour des soudu- res. Dans cet acier, l'amélioration de la ténacité des mé- 5. taux de soudage est anticipée par la formation de TiN et ZrN, et dans ce but, la teneur en azote est maintenue à une valeur aussi élevée que 0, 0048 % minimum dans les modes de réalisation de l'invention. En outre, les présents inventeurs ont proposé un acier utilisable pour les ballasts, etc., dans la demande de brevet japonais mise à la disposition du public nu Sho 53- 70911. Cet acier a une composition de base du type faible teneur en carbone-P-Mo et peut présenter une excellente ré- sistance à la corrosion dans une atmosphère fermée et à hu- midité élevée, mais sa ténacité reste à améliorer pour les métaux de soudage utilisés dans des opérations de soudage à gros apport de chaleur. Sur la base des aciers de l'art antérieur décrits précédemment, les présents inventeurs ont conduit diverses études poussées sur les effets des divers éléments d'alliage sur le taux de corrosion dans des environnements corrosifs, et sur l'aptitude au soudage des aciers résultants, et ont trouvé qu'avec des aciers contenant du phosphore on pouvait obtenir une résistance mécanique relativement élevée et une résistance à la corrosion bien supérieure à celle des aciers classiques, même si les teneurs en carbone et en azote étaient abaissées à leurs valeurs extrêmes, et que le problème de la mauvaise aptitude au soudage considérée depuis longtemps comme étant inhérente aux aciers à haute teneur en phosphore contenant de l'azote pouvait être résolu en abaissant les teneurs en carbone,azote et soufre à leurs valeurs extrêmes. Ainsi, les présents inventeurs se sont particulièrement pen- chés sur le fait que des développements récents des techni- ques de fabrication de l'acier ont permis l'abaissement de la teneur en carbone, en azote et en soufre, et que par con- séquent,la fabrication d'aciers à teneur plus faible en azo- te et en soufre était plus facile.Les présents inventeurs ont procédé à diverses études d'aciers dans lesquels les teneurs en azote et en soufre sont abaissées à leurs valeurs extrêmes, et ont fait les découvertes suivantes. Le phosphore a une solubilité sous forme solide plus grande dans la ferrite que dans l'austénite, de sorte qu'il 6. est uniformément réparti en solution solide dans un acier à teneur en carbone extrêmement faible, et dans un acier contenant une structure en perlite, la tendance à la fragi- lité de l'acier due à la teneur en phosphore devient plus apparente par suite de l'interaction entre la cémentite et N, P et S pendant le soudage, de sorte que la partie perli- te contenant du phosphore et du soufre deviendra très proba- blement un emplacement pour fendillements par fragilité et de fendillements de la soudure. Cependant, on a trouvé que, lorsque la partie en perlite est réduite,il est possible de réduire la tendance à la formation de fendillements à l'intersurface entre la ferrite et le carbure, et il est en outre possible d'éliminer les effets néfastes de la teneur en phosphore en abaissant les teneurs en azote et en soufre à leurs valeurs extrêmes. L'objet de la présente invention est un acier au phosphore résistant à l'eau de mer, ayant une excellente aptitude au soudage, utilisable dans des structures soudées marines et sous-marines, acier dont la composition de base est la suivante: C: inférieur à 0,07 % Si: inférieur à 1,0 % Mn: inférieur à 2,5 P: compris entre 0,06 et 0,20 % S: inférieur à 0,005 Mû Al: entre 0,003 et 0,2 % N: inférieur à 0,004 6 le reste étant constitué essentiellement de fer. La présente invention sera bien comprise lors de la description suivante faite en liaison avec le dessin ci- joint dans lequel: La figure représente un graphique de la relation entre la teneur en soufre et la résistance au fendillement des soudures. Dans cette figure, la relation entre la teneur en soufre et la résistance au fendillement des soudures est re- présentée pour un acier contenant 0,04 A de C, 0,2 6 de Si; 7. 1,2 % de Mn; 0,07 A de P; 0,25 % de Cu; 0,02 'O d'Al et 0,0035 Do de N, et l'on verra facilement que la résistance au fendillement des soudures peut être grandement -amélio- rée en abaissant la teneur en soufre. Par conséquent, même si l'acier sst chauffé jus- qu'à la zone austénitique et rapidement refroidi pendant l'opération de soudage, il n'est pas sujet au fendillement à froid et à la tendance à la fragilité des métaux de sou- dage dus aux P, N, S et C, mais au contraire il présente une ténacité élevée pour un soudage avec apport important de chaleur. Il est normalement recommandé de maintenir la teneur en phosphore à une valeur aussi basse que possible car elle est considérée comme facilitant le fendillement à chaud des métaux de soudage, mais les présents inventeurs ont trouvé que la solidification avec ségrégation du phospho- re peut être extrêmement réduite par abaissement des teneurs en carbone, azote et soufre à leurs valeurs extràmes, et que l'acier ainsi obtenu est totalement exempt du fendillement rencontré dans les métaux de soudage. Cela peut être attribué en partie au fait que la réaction de solidification dans l'acier du type Fe-P-faible teneur en S-C-faible teneur en N suppose une solidification du fer 6 lorsque la teneur en carbone n'est pas supérieure à 0,11 g et qu'une réaction péritectique n'est pas provoquée. Cependant, on a trouvé que par suite de la ségrégation de C, N et S pendant la solidification des lingots l'acier, l'ap- titude au soudage et la ténacité des liaisons par soudure peuvent être améliorées par abaissement des teneurs en car- bone, azote et soufre dans l'acier à l'état fondu, respecti- vement, à des valeurs ne dépassant pas 0,07 'O pour le car- bone, 0,004 % pour l'azote et 0,005 % pour le soufre. Ainsi, même lorsque le carbone,le manganèse, etc., sont l'objet d'une ségrégation, le phosphore peut être réparti uniformé- ment et ne peut plus produire d'effets néfastes sur la sus- ceptibilité au fendillement à chaud des métaux de soudage et de la zone affectée par la chaleur et sur la ténacité des 8. liaisons par soudure lorsque la teneur en carbone n'est pas supérieure à 0,07 A, la teneur en azote à 0,004 l et la teneur en soufre à 0,005 Z. En outre, on sait que le phosphore est l'élément le plus efficace dans le renforcement de la matrice en fer- rite par durcissement de la solution solide, et les présents inventeurs ont trouvé que, lorsque les effets néfastes du phosphore sur l'aptitude au soudage sont éliminés, on peut obtenir une résistance mécanique relativement élevée par augmentation de la teneur en phosphore sans se préoccuper d'une teneur en carbone extrêmement basse. De plus, un acier ayant un faible pourcentage en perlite est exempt de l'action galvanique locale liée à la ferrite et à la perlite, et la teneur en phosphore peut améliorer remarquablement la résistance à la corrosion de la ferrite. Par conséquent, la composition d'acier selon la présente invention,utilisée comme matériau pour structures soudées, peut présenter une aptitude à la soudure satisfaisan- te et une résistance à la corrosion bien supérieure à celle des aciers résistants à la corrosion classiques. La composition des aciers de la présente invention peut être classée en huit groupes comme représenté dans le tableau I. TABLEAU I Plaoe des comoositions des aciers de la présente invention (%) 1 2 3 4 5 6 7 8 C Si S AQ 0,003-0,2 0,003-0,2 0,003-0,2 0,003-0,2 0,003-0,2 0,003-0,2 0,003-0,2 0,003-0,2 N au moins au moins au moins au moins Mo, Cu, Ni,unééunéé uné -unl- Co, W ment dans ment dans ment dans ment dans la quan- la quan- la quan- la quan- tit6 to- tité Nb, V, T, un lé- un élé- unllé- Zr, Ta, B_ _ ment dans ment dans - ment dans ment dans la quan- la quan- la quan- la quan- tité to- tit6 50,2 tité Terres"ra- un élé6- un élé- un élé- un 616- res Ca, Mg, - - - ment dans - ment dans ment dans ment dans Te, Se la quan- la quan- la quan- la quan- tité éléments dans la présente invention seront expliquées ci- dessous. Le carbone est communément considéré comme n'ayant aucun effet sur la résistance à la corrosion, mais cette affirmation est basée sur des études limitées effectuées avec des teneurs en carbone d'au moins 0,05 % environ. Se- lon les découvertes des présents inventeurs, dans le cas des aciers à faible teneur en azote, des teneurs en carbone d'au moins 0,07 la ne permettent pas d'améliorer la résistan- ce à la corrosion dans une atmosphère à haute humidité con- tenant des sels, mais au-dessous de 0,07 % des teneurs en car- bone de plus en plus faibles,permettent d'améliorer de plus en plus la résistance à la corrosion pour les raisons déjà citées précédemment,et l'amélioration est d'autant plus grande que l'acier contient du phosphore, du cuivre et du molybdène. En outre, il est bien connu que le carbone a une forte tendance à abaisser l'aptitude au soudage. Dans la présente invention, la teneur en carbone est limitée à 0,071% ou moins pour les raisons précédentes. Néanmoins, si la teneur en carbone est trop faible, il devient difficile de maintenir la résistance mécanique, en dehors du fait qu'il y a une certaine limite dans l'abais- sement de la teneur en carbone. Compte-tenu du niveau indus- triel actuel. Par conséquent, il est souhaitable de limiter la teneur en carbone à une valeur non inférieure à 0,01 %. L'azote est limité à 0,004 % ou moins pour les raisons citées ci-dessus, et permet d'éliminer l'effet né- faste de la teneur en phosphore sur l'aptitude au soudage et sur la ténacité des métaux de soudage, et permet égale- ment, grâce à l'interaction avec le carbone de faible te- neur et le soufre de faible teneur, de réduire la sensibi- lité au fendillement des soudures. Cependant, il y a une certaine limite à l'abaisse- ment de la teneur en azote compte tenu du niveau industriel actuel o la limite inférieure pouvant être atteinte de la 11. teneur en azote est de 0,001 %. La teneur plus faible en soufre permet d'éliminer l'effet néfaste de l'addition de phosphore sur l'aptitude au soudage et sur la ténacité des métaux de soudage,-et rend l'acier moins susceptible au fendillement des soudures, amé- liore la clarté,ainsi que la résistance à la corrosion. A cette fin, la teneur en soufre est limitée à 0,005 % ou moins. L'interaction du soufre avec le carbone, l'azote, le phosphore, etc. a déjà été décrite précédemment. L'aluminium est ajouté dans le but de raffiner le grain et d'améliorer la résistance à la corrosion. En parti- culier, cet élément permet d'améliorer encore les effets du phosphore,du cuivre, etc. dans l'augmentation de la résistan- ce à la corrosion. La limite supérieure de l'addition d'alu- minium est dans ce but de 0,2 M. Le silicium, qui a été ajouté à l'acier à l'état fondu pour sa désoxydationa des effets néfastes sur la ré- sistance à la corrosion; en particulier lorsque sa teneur dépasse 1,0 t%, la résistance à la corrosion est considéra- blement abaissée. Par conséquent, la teneur en silicium' dans la présente invention est limitée à 1,0 g% ou moins. Cependant, il n'est pas trop avantageux d'abaisser à l'extrême la teneur en silicium, étant donné qu'il est ajouté dans le but de maintenir la résistance mécanique, ainsi que pour procéder à la désoxydation comme indiqué pré- cédemment. Par conséquent, il est souhaitable de limiter la teneur en silicium à une valeur non inférieure à 0,01 O. Le manganèse n'a pas d'effet sur la résistance à la corrosion, mais est ajouté dans le but de procéder à la dé- soxydation, et d'améliorer l'aptitude au travail à chaud.En outre, dans les aciers à teneur extrêmement faible en car- bone de la présente invention, la moins bonne résistance mécanique doit être renforcée par l'addition de manganèse. Dans ce but, une teneur plus importante en manganèse est souhaitable, mais une addition de manganèse dépassant 2,5 % n'apporte aucun effet supplémentaire particulier. Par consé- quent, dans la présente invention la teneur en manganèse est 12. limitée à 2,5 'O ou moins. Cependant, compte tenu des objets précédents de la présente invention,la teneur en manganèse ne doit pas être non plus par trop abaissée. A cet égard,-la limite inférieu- re souhaitable de la teneur en manganèse est 0,2 'O'. Le phosphore est des plus efficaces pour améliorer la résistance à la corrosion dans une atmosphère à humidité-éle- vée contenant du sel, mais,par ailleurs, il détériore sévère- ment l'aptitude au soudage lorsqu'il est présent dans des aciers ordinaires au carbone contenant 0,15 M de carbone. Dans les aciers à teneur extrêmement faible en carbone ne contenant pas plus de 0,07,'% de C,l'addition de phosphore améliore encore la résistance inhérente à la corrosion. A cet effet, il est souhaitable d'ajouter du phosphore suivant une quantité supérieure à 0,06 '%'. Cependant, si le phosphore et ajouté suivant des quantités supérieures à 0,20 %, l'ap- titude au soudage est détériorée même dans le cas des te- neurs plus faibles en carbone ne dépassant pas 0,04 A et des teneurs plus faibles en soufre ne dépassant pas 0,005 A. Par conséquent,dans la présente invention, la limite supérieu- re de la teneur en phosphore est établie à 0,20 "a'. Le molybdène (Mo), le cuivre (Cu), le nickel (Ni),le cobalt (Co), le tungstène (W), tels qu'ils sont ajoutés dans les aciers des groupes 2, 5, 6 et 8 du tableau I, per- mettent tous d'améliorer la résistance à la corrosion. Parmi ces éléments, le cuivre et le nickel augmentent la résistance à la corrosion générale, alors-que le molybdène,le cobalt et le tungstène contribuent à augmenter la résistance à la cor- rosion locale. Un ou plusieurs éléments sont ajoutés à la composition de base de l'acier de la présente invention de façon à obtenir les effets souhaités. Ces- effets augmentent avec l'importance des additions, mais lorsque ces additions dépassent 4,0 ",a il y a saturation de l'amélioration de la résistance à la corrosion et il y a tendance à l'apparition d'un effet néfaste sur l'aptitude au soudage et sur la téna- cité. Par conséquent, dans la présente invention, l'addi- tion de ces éléments soit seuls soit en combinaison est li- 13. mitée à 4,0 % maximum. Lorsque ces éléments sont ajoutés en combinaison, il est souhaitable que l'addition soit faite de la façon suivante: entre 0,05 et 1,0 %' de Mo, entre 0,02 et 1,0 g de Cu, de préférence entre 0,02 I% et 0,40 MO de Cu, entre 0,05 et 2,0 % de Ni, entre 0,01 et 1,0 % de Co et entre 0,01 et 1,0 MO de W. Selon une variante de la présente invention, un ou plusieurs des éléments suivants: niobium (Nb), vanadium (V), titane (Ti), zirconium (Zr) , tantale (Ta) et bore (B) sont ajoutés comme l'indiquent les aciers des groupes 3,5, 7 et 8 du tableau I. Ces éléments, lorsqu'ils sont ajoutés suivant des quantités ne dépassant pas 0,2 A soit seuls soit en combi- naison à la composition de base de l'acier de la présente invention, permettent d'améliorer la résistance à la trac- tion sans détérioration de l'aptitude au soudage et par con- * séquent d'élargir le domaine d'application de l'acier. Cepen- dant,lorsque ces éléments sont ajoutés suivant des quanti- tés supérieures à 0,2 %G,la ténacité et l'aptitude au soudage sont abaissées. Ainsi, l'addition de ces éléments est limi- tée à 0,2 A maximum. En outre, les Nb, V et Ti fixent le carbone dans l'acier en carbures, promouvant ainsi l'abaissement de la teneur en carbone et renforçant en outre les effets de l'ad- dition du phosphore. De plus, les Ti,Zr et Ta permettent de réduire ou de modifier les inclusions de sulfure dans des aciers au phosphore en particulier et d'améliorer la ténaci- té des zones affectées par la chaleur lors d'une opération de soudage. Ces effets supplémentaires apportés par ces élé- ments apparaissent davantage lorsqu'ils sont ajoutés suivant des quantités appropriées soit seuls soit en combinaison comme cela sera décrit ci-après. Dans certains environnements corrosifs, par exemple dans les réservoirs et les pipe-lines de pétrole, l'hydrogè- ne provenant des réactions de corrosion de H2S pénètre dans l'acier et s'accumule dans des inclusions non métalliques, en 14. particulier dans des inclusions de sulfure, et provoque un fendillement par corrosion. Tout comme le titane et le zirconium, les éléments de terres rares (TR), [un ou plusieurs des éléments ayant un numéro atomique compris entre 57 et 71 et l'yttrium (Y)],le calcium (Ca), le magnésium (Mg), le tellure (Te) et le sélé- nium (Se) permettent de réduire ou de modifier les inclusions non métalliques, en particulier lesulfure dans l'acier.Par conséquent,ces éléments sont ajoutés à la composition de ba- se de l'acier de la présente invention comme indiqué pour les aciers des groupes 4, 6, 7 et 8 du tableau I de façon à fournir une résistance effective à la corrosion même dans le cas des environnements corrosifs o il y a participation d'hydrogène. Dans la présente invention, un ou plusieurs des éléments précédents sont ajoutés, et leur effet sur l'amé- - lioration de la résistance à la corrosion augmente avec l'importance de leur addition. Cependant, avec des additions supérieures à 0,2 ", on ne constate sensiblement aucun ef- fet supplémentaire, mais au contraire la ténacité a tendance à diminuer. Par conséquent,l'addition de ces éléments soit seuls, soit en combinaison est limitée à 0,2 % maximum. Selon une autre variante de la présente invention, un ou plusieurs éléments-d'addition du groupe (A) constitué de Nb, V, T, Ti, Zr, Ta et B, et un ou plusieurs éléments de l'autre groupe d'addition (B) constitué des éléments des terres rares et de Ca, MgTe et Se sont ajoutés suivant une quantité totale (A) + (B) ne dépassant pas 0,2 '. L'addi- tion de ces éléments permet d'améliorer encore l'aptitude au soudage, la résistance mécanique et la résistance à la corrosion, mais lorsque le total (A) + (B) dépasse 0,2 6, aucune amélioration supplémentaire n'est apportée, mais au contraire il y a détérioration des qualités du matériau,par exemple de la ténacité. Par conséquent, l'addition totale de ces éléments est limitée à 0,2 % maximum. - Lorsque deux ou plusieurs des éléments précédents sont ajoutés en combinaison, il est souhaitable que l'ad- 15. dition soit faite de la façon suivante entre 0,01 et 0,07 A de Nb, entre 0,01 et 0,07 % de V; entre 0,003 et 0,03 %' de Ti; entre 0,003 et 0,08 % de Zr; entre 0,003 et 0,07 de Ta; pas plus de 0,01 % de B; pas plus de 0,1 'O de TR; pas plus de 0,1 A de Ca; pas plus de 0,05 % de Mg; entre 0,01 et 0,08 A de Te; et entre 0,1 et 0,08 M de Se. Il va sans dire, lorsque seul l'un des éléments pré- cédents est ajouté,l'addition peut être faite suivant une quantité de 0,2 D. La composition de base de l'acier et les variantes de composition selon la présente invention peuvent être fa- cilement préparées avec les techniques de fabrication de la fonte, de fabrication de l'acier et de laminage. En outre, les propriétés précédentes peuvent être obtenues avec les aciers de la présente invention à l'état laminé, et ces pro- priétés sont en outre améliorées par les techniques de re- froidissement, de trempage ou de normalisation ordinaires, après laminage. ûOn procèdera maintenant à la description des modes de réalisation particuliers de la présente invention. Les compositions chimiques d'éprouvettes et leur résistance à la corrosion sont indiquées dans le tableau II. La résistance à la corrosion a été déterminée par un essai d'une année dans un ballast de tanker constituant un environnement corrosif à haute humidité d à l'eau de mer et est exprimée en pourcent de la perte en poids par corro- sion d'aciers ordinaires de comparaison (acier Si-Mn = 100 %). Dans le tableau II, les éprouvettes n0 1 à n0 4 re- présentent l'acier de comparaison et les éprouvettes n0 5 à n0 36 les aciers de la présente invention. Diverses carac- téristiques des éprouvettes du tableau II sont indiquées dans le tableau III. Comme le montrent clairement les tableaux II et III, l'éprouvette n0 4 contenant P, Cu et Mo, avec une teneur -plus basse en carbone, donne une résistance à l'eau de mer satis- faisante, mais par suite de sa haute teneur en N et des te- neurs excessives en P et S,la valeur de vEo (choc Charpy,à 16. 00C) de la zone affectée par la chaleur simulée indicatrice de l'aptitude au soudage avec un apport de chaleur important est faible comme on peut le voir dans le tableau III. Par contre, toutes les compositions d'acier aux te- neurs plus basses en C, N et S de la présente invention pré- sentent une résistance élevée à la corrosion, une basse tem- pérature de préchauffage pour arrêter le fendillement des soudures, et une haute ténacité dans la zone affectée par la chaleur, simulée, donnant ainsi un acier ayant d'excellen- tes propriétés de résistance à la corrosion et une aptitude au soudage élevée. De plusles épr-ouvettes-n0 8 à 11, n0 19 à n0 22, nO 23 à n0 26 et n0 31 à n0 36 ont une résistance à la cor- rosion particulièrement excellente par suite de l'addition de Mo,Cu, N, Co et W. Comme on le comprendra d'après les descriptions précédentes de la présente invention, les compositions d'aciers selon la présente invention sont excellentes quant à la résistance à la corrosion et l'aptitude au soudage dans des atmosphères corrosives à humidité élevée contenant du sel, et peuvent néanmoins être fabriquées très facilement, ce qui leur confère des avantages et une utilité particulièrement importants dans l'industrie. TABLEAU II Composition chimique (%) Aciers C Si Mn P S A1 N Mo Cu Ni Co 1 0,14 0,28 1,31 0,02 0,013 0,01 0,006 - - - - C 2 0,12 0,26 1,22 0,025 0,015 0,02 0,005 - - - OL 3 0,09 0,29 1,12 0,018 0,009 0,02 0,006 0 X 4 0,03 0,39 1,37 0,15 0,010 0,02 0,008 0,10 0,36 0,040 0,023 0,020 0,032 0,031 0,030 0,038 0,030 0,032 0,028 0,032 0,038 0, 041 0,020 0,030 0,033 0,20 0,25 0,40 0,33 0,19 0,33 0,30 0,41 0,30 0,43 0, 38 0,28 0,31 0,35 0,32 0,28 1,20 1,20 1,30 1,25 1,38 1,40 1,41 1,42 1,40 1,50 1,50 1,31 1,29 1,25 1,05 1,03 0,07 0,07 0,09 0,09 0,07 0,08 0,10 0, 10 0,97 0,09 0,09 0,06 0,04 O0,11 0,06 0,07 0,003 0,004 0,005 0,002 0,003 0,003 0,003 0,002 0,004 0,005 0,003 0,004 0,003 0,003 0,003 0,004 0,02 0, 03 0,08 0,03 0,06 0,08 0,02 0,02 0,02 0,06 0,10 0,02 0,04 0,06 0,05 0,06 0,0038 0,0032 0,0034 0,0028 0,0030 0,0035 0,0038 0,0036 0,0029 0,0024 0,0026 0,0029 0,0033 0,0032 0,0026 0,0028 0,22 0,13 0,15 0,34 0,31 0,36 0,33 0,25 0,27 0,20 0,10 - N aW Co os. o 4" c a> O a> c l a) oW c -t vo X m sa p a> Co Fi a) O0 m: co c" - O'Q oz'O 01r'o L úO'O 60'0 ZO0O' 60'0 0'1T S17'O6ZO'O 9ú - OZ'O úú'0 OZ' O 8ú0 00 OO 00060'0 Ob'T Zb'O 0ú00 o' ú ç CD 0'0 - úú'0 01'o0 900' I'0 0 00'o LO'O 0t' 1 '0 OZO'OO tç - 0OZ'0 0ú'0 - 9ú00'0 80o'0 ZOO'0 LO'O Z17' 9úI0 OZO'O çç c do CD 0'o oz'a úú '0 - Sç000 u0'0 ZOO'O 60'0 Z' 80Z' 8z0'0 Zú OT-'O oz'0 O 'O úú00'0 ú0'0 00'0 0'O úb1T 81'0 Zú0'0 1 _. _ _ _ 00'0 bO'O ú00'0 80'0 017' Z'O 00'0 0ú . 9ú00'0 90'0 Z0O'O LO'O 8ú'I 0'0 ú0'0 6Z CD..DTD: _. _ _ _ 5ú00' 08' O OZOO'0 80'0 Z7'T 8ú'0 Zú0'0 8Z C - - - - 0OZOO'0 O'0 ú00'0 LO'O ú'T 817'09 0'0 LZ - OZ'0 Z'0 - 0 00'0 S0'0 ú00'0 1I'O 06'0 8Z'0 OZO'O 9Z C Oll O - Zú'0 - SZOO'O SO'0 D00'0 ZT'O 6L'O ú'0 Z0ú 0SZ - SZ'O SO'O0 LZOO'O lO'0 ú00'0 60'0 08'0 9 IO 1o'0 bZZ -_'0 - 8O00'0 900 1700'0 90'o 058''00úú' 0 ú' úZ S'O0 - çç0o - I0 O 0'0 17000 Z'O 06'0 S '0 IZO'O ZZ ZT'O 0ç'0 - 6ZO'0 LO'O ú00'0 60'0 ú0'IT Z'0 5i0'0 IZ (alTns) II nV31iVI TABLEAU III Composition chimique (%) Aciers V Ti Zr Ta B TR Ca ég TeSe Résis- tance à la cor- c rosion i - -- - - - - - - - 2.. . .. 96 E 3.. . .. 98 o 4...45 0,02 0,02 0,05 0,02 0,007 0,01 0,005 0,01 0,015 0,015 0,001 :, 005 O,01 0,005 0,005 0,003 0,003 0,005 c 6 o - 7 c a' 8 c 9 a 10 c',1 a 12 î 13 - 14 a 15 O 16 a) H 17 La présente invention n'est pas limitée aux exem- ples de réalisation qui, viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparaîtront à l'homme de l'art. 22. REVENDICATIONS 1 - Acier au phosphore résistant à l'eau de mer ayant une aptitude au soudage nettement améliorée, caracté- risé en ce qu'il comprend les éléments suivants C: pas plus de 0,07 %ô Si * pas plus de 1,0 % Mn pas plus de 2,5 % P: entre 0,06 et 0,20 % S pas plus de 0,005 % Ai entre 0,003 et 0,2 N pas plus de 0,004 % le reste étant essentiellement constitué de fer. 2 - Acier selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en outre au moins un des éléments choisis dans le groupe constitué de Mo, Cu, Ni, Co et W suivant une quantité ne dépassant pas 4 . 3 - Acier selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en outre au moins un des éléments choisis dans le groupe constitué de i-Nb, V, Ti, Zr, Ta et B suivant une quantité ne dépassant pas 0,2 %. 4 - Acier selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en outre au moins un des éléments choisis dans le groupe constitué des terres rares, Ca,Mg, Te et Se suivant une quantité ne dépassant pas 0,2 %. 5 - Acier selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un des éléments choisi dans le groupe constitué de: Mo, Cu, Ni, Co et W suivant une quanti- té ne dépassant pas 4 6 et au moins un des éléments choisi dans le groupe constitué de: Nb,V, Ti, Zr, Ta et B suivant une quantité ne dépassant pas 0,2 %. 6 - Acier selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en outre au moins un des éléments choisi dans le groupe constitué de: Mo, Cu, Ni, Co et W suivant une quantité ne dépassant pas 4 %, et au moins un des élé- ments choisi dans le groupe constitué des éléments des terres rares, Ca, Mg, Te et Se suivant une quantité ne dépassant pas 0,2 %. 23. 7 - Acier selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en outre au moins un des éléments choisi dans le groupe (A) constitué de: Nb, V, Ti, Zr, Ta et B, et au moins un des éléments choisi dans le groupe (B) cons- titué des éléments des terres rares, Ca, Mg,Te et Se suivant une quantité totale (A + B) ne dépassant pas 0,2 %. 8 - Acier selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en outre au moins un élément choisi dans le groupe constitué de Mo, Cu, Ni, Co et W suivant une quantité ne dépassant pas 4 %, au moins un des éléments choisi dans le groupe (A) constitué de Nb, V, Ti, Zr, Ta et B,et au moins un des éléments choisi dans le groupe (B) constitué des éléments des terres rares, Ca, Mg, Te et Se suivant une quantité to- tale (A + B) ne dépassant pas 0,2 %.