L'invention a trait à une presse à emboutir, notamment à emboutir des plaques indicatrices telles que des plaques publicitaires et autres realisees en metal etjou en matiere plastique en vue d'inscriptions en relief et/ou en creux et plus particulièrement une presse à emboutir des plaques d'immatriculation, composée d'un plateau fixe et d'un plateau mobile sur lequel est exercée une poussée par des moyens connus. Actuellement, les garagistes, les sociétés vendant des véhicules et les grandes surfaces s'équipent de plus en plus de moyens permettant à emboutir les plaques d'immatriculation pour pouvoir immédiatement et sans délai pourvoir les véhicules des plaques d'immatriculation. Dans des unités importantes, réalisant de nombreuses plaques, on a mis en place des presses lourdes, sophistiquées et volumineuses permettant l'çmhoutissage des plaques en un seul coup de presse. Dans ces unités, la presse est facilement amortie en raîson des quantités de plaques réalisées. Par ailleurs, ladite presse est facilement manipulée car elle est utilisée par une main-d'oeuvre tres qualifiée. Ces presses étaient l'objet d'un service apres-vente tres important, notamment pour le réglage de la pression exercée sur le plateau mobile et du parallélisme nécessaire entre le plateau fixe et le plateau mobile. I1 en résultait des frais élevés incombant soit au fournisseur de plaques, soit au client. En ce qui concerne les petits garages ou les grandes surfaces, l'amortissement et la manipulation d'une telle presse auraient été problématiques et de plus la place occupée trop importante. C'est pourquoi, des petites presses moins coûteuses, moins puissantes, moins complexes et moins onéreuses ont été mises à leur disposition. Toutefois, ces petites presses ne permettent pas de réaliser l'emboutissage de la plaque en un seul coup de presse mais il est nécessaire d'effectuer plusieurs opérations pour obtenir ladite plaque. On connaît déjà plusieurs types de presse permettant de procéder par emboutissage à des inscriptions en relief et/ou en creux dans les plaques d'immatriculation. Ainsi, on connaît des presses dont le plateau mobile est poussé par un ou plusieurs vérins hydrauliques verticaux. De même, on connaît des presses dites "presses à genouillere" comportant un ou plusieurs vérins hydrauliques horizontaux dont la poussée est appliquée à la jonction des deux leviers. Ces deux leviers, formant entre eux un certain angle, sont reliés par des rotules au point fixe, au plateau mobi le et au vérin. En regle générale, ces presses comportent un plateau fixe maintenu par un bâti et un plateau mobile poussé par au moins un vérin hydraulique , ces deux plateaux devant supporter la pression nécessaire à l'emboutissage sans flexion et avec un parallélisme parfait. Le plateau fixe est maintenu par un support ayant la forme d'une arcade dont les deux extrémités sont solidaires soit directement, soit par l'intermédiaire de colonnes au châssis inférieur du bâti.L'axe longitudinal de ce support est parallèle à l'axe longitudinal de la plaque à emboutir et, de ce fait, cette derniere est glissée frontalement dans la pressa. A cet effet, il es-t nécessaire que l'ouverture située entre les deux extrémités du support en forme d'arcade soit assez grande pour recevoir la plaque à emboutir la plus longue possible qui, selon la réglementation en vigueur, doit avoir cinq cent vingts millimètres. I1 a été admis des plaques de longueur de cinq cent quarante, voire même cinq cent quatre vingt cinq millimàtres. Les presses actuelles sont prévues pour pouvoir y loger des plaques à emboutir présentant une telle longueur. Le support, en forme d'arcade, doit être très long et, de ce fait, doit présenter proportionnellement des renforts, des nervures et une épaisseur tres importants. I1 est connu que la résistance à la flexion est fonction à la puissance quatre de la distance située entre les deux points d'appui du support en forme d'arcade. De ce fait, il est important de réduire cette distance et, par voie de conséquence, de réduire le poids total de la presse en réduisant notamment la section des poutres en acier à utiliser pour la confection aussi bien du plateau fixe que du plateau mobila. Un des buts essentiels de l'invention est de réaliser cette réduction. Pour obtenir cette dernière, les plateaux fixe et mobile sont réduits à la dimension des surfaces à emboutir définies par la réglementation en vigueur avec un maximum de quatre cent cinquante millimètres. Selon l'invention, le support du plateau fixe et du plateau mobile n'est plus fermé dans le sens de la longueur de la plaque à emboutir et celle-ci peut dépasser les extrémités latérales des plateaux. En effet, les plaques à emboutir sont enfilées latéralement dans la presse. Le sens de pose de ces plaques à emboutir est déjà connu mais seulement pour des petites presses ne permettant qu'un emboutissage partiel. Par ailleurs, le plateau mobile se déplaçait à l'intérieur de l'ouverture du support en forme d'arcade et, de ce fait, la longueur de ce plateau mobile correspondait non pas à la longueur de la surface à emboutir mais à la longueur des plaques engagées frontalement dans la presse. Les vérins ou les genouilleres n'exerçaient leur poussée que sur une surface partielle du plateau mobile correspondant à la surface à emboutir, ce qui engendrait des flexions importantes. Celles-ci de vaient être compensées en conférant aux plateaux fixe et mobile des sections surdimensionnées. Un autre but de l'invention est de donner aux plateaux fixe et mobile une surface identique à celle de l'emboutissage, ce qui permet de réduire la section desplateauxet d'alléger de manière importante ladite presse. A cet effet, l'invention concerne une presse à emboutir, notamment à emboutir des plaques indicatrices telles que des plaques publicitaires et autres réalisées en métal et/ou en matière plastique en vue d'inscriptions en relief et/ou en creux, plus particulierement presse à emboutir des plaques d'immatriculation composée d'un plateau fixe et d'un plateau mobile sur lequel est exercée une poussée par des moyens connus, caractérisée en ce qu'elle comporte, disposée à la maniere d'un levier entre le plateau mobile et le vérin, une plaque de poussée logée dans des lumières réalisées dans des supports placés perpendiculairement à l'axe longitudinal des plateaux mobile et fixe et dont le chant supérieur, présentant deux flancs inclinés, comporte une longueur égale à celles des plateaux mobile et fixe. L'invention sera bien comprise-en se référant à la description suivante faite à titre d'exemple non limitatif et au dessin ci-annexé dans lequel - la figure 1 est une vue en coupe selon la ligne de coupe I-I de la figure 2 - la figure 2 est une vue en élévation de presse à emboutir conforme à l'invention. On se réfere aux deux figures. La presse à emboutir 1, conforme à l'invention, comporte un bâti 2 composé d'une semelle horizontale 3 et de deux supports verticaux 4, 5 parallèles entre eux et solidaires du dessus 6 de la semelle 3. Chaque support vertical 4, 5 peut se composer d'une aile verticale 7 et d'une aile horizontale 8 dont le dessus 9 pourra servir de table de travail. Avantageusement, la longueur de l'aile horizontale 8 est iden tique à la largeur de la semelle 3. De ce fait, le chant avant 10 de la semelle 3 et le chant 11 de l'aile horizontale 8 des supports 4, 5 sont dans un meme plan vertical. Il en est de meme avec le chant arrière 12 de la semelle 3 et le chant arrière 13 de l'aile verticale 7 des supports 4, 5. On relie les faces internes 14, 15 des ailes horizontales 8 des supports 4, 5 par une traverse de section rectangulaire 16. On réalise dans- l'aile verticale 7 des supports 4, 5 deux ouvertures 17 ayant une section rectangulaire. Sur le chant inférieur 18 des ouvertures 17 repose un plateau mobile 19 enfilé latéralement dans les supports 4, 5 (voir flèche F1 par exemple). Du fait que l'on peut enfiler latéralement le plateau mobile 19, celui-ci peut présenter une longueur supérieure à l'écartement entre les deux supports 4, 5. Cette longueur correspond à la surface à emboutir. Le plateau mobile 19 fait face à un plateau fixe 20 ayant la forme d'un T dont l'aile horizontale 21 est parallèle au plateau mobile 19 et l'aile verticale 22 est dirigée vers le haut. Les faces supérieures 23, 24 de l'aile horizontale 21 sont appliquées contre le chant supérieur 25 des couvertures 17 alors que l'aile verticale 22 traverse une rainure 26 débouchant sur ledit chant supérieur 25. Le plateau fixe 20, solidaire des supports 4, 5, comporte une longueur et une largeur iden tiques à celles du plateau mobile 19. Avant sa fixation, le plateau fixe 20 est également enfilé latéralement dans les supports 4, 5. Les plaques à emboutir sont introduites latéralement entre le plateau mobile 19 et le plateau fixe 20. En raison de la construction particulière, ces plaques à emboutir peuvent avoir une longueur dépassant soit d'un côté, soit des deux cotés par rapport aux chants latéraux 27, 28 du plateau mobile 19 et par rapport aux chants latéraux 29, 30 du plateau fixe 20. Ainsi, il est possible d'emboutir des plaques de longueur variable et on n'est plus limité à l'espace de l'ouverture du support en forme d'arcade des presses connues. La plaque mobile 19 repose sur une plaque de poussée 31 faisant office de levier multiplicateur de forces. Cette plaque de poussée 31 est également enfilée latéralement dans des lumières 32 pratiquées dans les supports 4, 5. Ces lumières 32 comportent une face verticale 33 et une face inclinée 34 servant de butées et limitant la rotation de la plaque de poussée 31. Ces deux faces 33, 34, reliées entre elles par une face horizontale 35, débouchent sur le chant inférieur 18 des ouvertures 17. Le chant supérieur 36 de la plaque de poussée 31, présentant deux flancs inclinés 37, 38, a une longueur correspondant à la longueur du plateau mobile 19. Le chant inférieur 39 de forme d'un demi-cylindre repose sur deux coulisseaux 40, 41 enjambant la face horizontale 35 des lumières 32 et se déplaçant sur ladite face horizontale 35. Du fait que la plaque de poussée 31 a la même longueur que celle des plateaux mobile 19 et fixe 20, on annihile toute possibilité de flexion du plateau mobile 19. Ce dernier n'a pas besoin de point de fixation et repose simplement sur la plaque de poussée 31. On réalise sur la partie inférieure de la plaque de poussée 31 une poussée par des moyens connus. Selon un mode de réalisation non limitatif, on réalise, dans le plan médian 42 de la presse 1, un trou 43 dans lequel est enfilée la tête 44 d'un piston 45 d'un vérin 46. On pratique dans le chant 47 de la chemise 48 du vérin 46 une rainure 49 dans laquelle est logé un joint 50. De meme, on pratique dans le piston 45 une rainure 51 pour y loger un joint 52. La chemise 48 est obturée par un couvercle 53 comportant une portée 54 enfilée dans la chemise 48 et pourvue d'un décrochement 55 servant de chambre de réception au fluide de pression traversant un trou 56 réalise dans la chemise 48 et débouchant dans ladite chambre.Un embout 57 permet la fixation d'une conduite reliant le vérin 46 à un ensemble de commande tel qu'un ensemble hydraulique composé d'une pompe, d'un moteur, d'un reservoir, d'une électro-vanne et autres. Cet ensemble de commande (non représenté) peut être une partie séparée de la presse 1 et être seulement couplé à ladite presse par la conduite. De ce fait, la presse 1 peut être exposée sur un comptoir alors que l'ensemble de commande peut être caché. La face arrière 58 du couvercle 53 comporte une rainure 59 dans laquelle vient se loger la traverse 16. De ce fait, le vérin 46 est à montage flottant. Pour assurer la coopération entre le vérin 46 et la plaque de poussée 31 lors du recul dudit vérin, on peut disposer soit des éléments élastiques 60, 61 dont une des extrémités 62 est solidaire d'un axe 63, 64 faisant saillie par rapport à la face inférieure 65 de la traverse 16 et dont l'autre extrémité 66 est solidaire de la plaque de poussée 31, soit un vérin ou tout autre moyen assurant le rappel de la plaque de poussée 31 à sa position initiale. En raison de cette réalisation, la plaque de poussée 31 et le plateau mobile 19 exercent leur fonction sur le plateau fixe 20 sans l'intermédiaire d'aucune liaison fixe. La fin de la poussée est parfaitement parallèle au plateau fixe 20 du fait que la plaque de poussée 31 est montée d'une manière flottante et peut donc, par une légère rotation autour de son plan médian 42, compenser tout défaut de parallélis- me entre le plateau mobile 19 et le plateau fixe 20. L'ensemble vérin 46, plaque de poussée 31 et plateau mobile 19 remplisoent leur rôle ssans aucune attache, sans vis, sans rotule, sans axes. Toutea ces pièces peuvent être démontées, notamment lors du transport. Le servant de cette presse 1, sans être un technicien, peut échanger lui-meme dans un temps très court ces pièces éventuellement usées. Bien que l'invention ait été décrite à propos d'une forme de réalisation particulière, il est bien entendu qu'elle n'y est nullement limitée et qu'on peut y apporter diverses modifications de formes, de matériaux et de combinaisons de ces divers éléments, sans pour cela s'éloigner du cadre et de l'esprit de l'invention. Revendications 1. Presse à emboutir, notamment à emboutir des plaques indicatrices telles que des plaques publicitaires et autres réalisées en métal et/ou en matière plastique en vue d'inscriptions en relief et/ou en creux, plus particulièrement presse à emboutir des plaques d'immatriculation composée d'un plateau fixe et d'un plateau mobile sur lequel est exercée une poussée par des moyens connus, caractérisée en ce qu'elle comporte, disposée à la manière d'un levier entre le plateau mobile (19) et le vérin (46), une plaque de poussée (31) logée dans des lumières (32) réalisées dans des supports (4, 5) placés perpendiculairement à l'axe longitudinal des plateaux mobile (19) et fixe (20) et dont le -chant supérieur (36), présentant deux flancs inclinés (37, 38), comporte une longueur égale à celles des plateaux mobile (19) et fixe (20). 2. Presse selon la revendication 1, caractérisée en ce que les lumières (32) des supports (4, 5) comportent une face verticale (33) et une face inclinée (34) servant de butées et limitant l'angle de rotation de la plaque de poussée (31) faisant office de levier multiplicateur de forces en transformant une poussée initiale en poussée perpendiculaire à la poussée initiale. 3. Presse selon la revendication 1, caractérisée en ce que le plateau mobile (19) repose sur le chant supérieur (36) de la plaque de poussée (31). 4. Presse selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte deux coulisseaux (40, 41) enjambant la face horizontale (35), reliant la face verticale (33) et la face inclinée (34) des lumières (32) pratiquées dans les supports (4, 5), et sur lesquels repose le chant inférieur (39) de la plaque de poussée (31). 5. Presse selon la revendication 1, caractérisée en ce que la plaque de poussée (31) comporte dans sa partie inférieure un trou (43) pratiqué dans son plan médian (42) dans lequel s'engage la tête (44) du piston (45) du vérin (46). 6. Presse selon les revendications 1 et 5, caractérisée en ce que le vérin (46), à montage flottant, est disposé entre la plaque de poussée (31) et une traverse (16) reliant les supports (4, 5) et s'engageant partiellement dans une rainure (59) pratiquée dans la face arrière (58) du couvercle (53) du vérin (46). 7. Presse selon la revendication 1, caractérisée en ce que la plaque de poussée (31) comporte un rappel automatique provoqué par des éléments élastiques (60, 61), un vérin, ou autre. 8. Presse selon la revendication 1, caractérisée en ce que le plateau mobile (19) comporte une longueur égale ou supérieure à l'écartement entre les deux supports (4, 5) et égale à la surface à emboutir. 9. Presse aelon la revendication 1, caractérisée en ce que le plateau fixe (19), ayant une section en forme de T, comporte une longueur égale ou supérieure à l'écartement entre les deux supports (4, 5) et égale à la surface à emboutir. IQ. Presse selon la revendication 1, caractérisée en ce que les supports (4, 5) comportent une ouverture de section rectangulaire (17) permettant d'enfiler latéralement entre le plateau mobile (19) et le plateau fixe (20) la plaque à emboutir. 11. Presse selon la revendication 1, caractérisée en ce que les lumières (32) réalisées dans les supports (4, 5) permettent en engagement latéral de la plaque de poussée (31).