La présente invention concerne une semelle intérieure pour chaussure. Les semelles intérieures sont normalement vendues séparément pour être insérées dans des chaussures hautes ou basses, mais il est aussi possible de les réaliser d'un seul tenant avec la chaussure. Telle qu'utilisée dans le présent mémoire, l'expression semelle intérieure" correspond à ces deux cas et ne désigne pas seulement une semelle rapportée dans la chaussure, mais aussi une semelle incorporée à une chaussure, sur laquelle repose le dessous du pied de l'utilisateur. Pour rendre les chaussures plus confortables (ou moins gê- nantes) à porter, on a déji proposé divers types de semelles intérieures agissant à la manière d'un coussinet amortisseur. La presente invention a pour but de proposer une semelle intérieure de nature à assurer à l'utilisateur un plus grand confort en accusant le degré de support offert au pied de la manière désirée pendant ses mouvements normaux. Une semelle intérieure suivant l'invention comporte une enveloppe qui présente au moins une grande face flexible à contour épousant sensiblement celui d'un pied ou d'une partie du pied, un élément périphérique de nature à conserver une forme stable lorsqu'une pression s'applique à ladite grande face et au moins une région remplie d'un liquide ayant à 370C une viscosité sensiblement égale à celle de la glycérine à cette température. Ladite région est de préférence délimitée, à l'avant, par une droite transversale voisine des têtes des métatarsiens, de part et d'autre du pied, au niveau du cou-de-pied, par des lignes à courbure rentrante etq près du talon, par une ligne sensiblement semicirculaire. L'enveloppe est de préférence en pellicule de matière plastique telle que polyuréthanne ou chlorure de polyvinyle et ledit élément périphérique est de préférence formé par une soudure. En dehors de sa caractéristique de viscosité précitée, importante, le liquide doit être inoffensif (pour le cas où ladite soudure céderait) et de nature à ne pas affecter la soudure périphérique. Eventuellement, l'enveloppe précitée peut être partiellement ou entièrement entourée par une seconde enveloppe ou membrane en la même matière et l'on peut accuser l'effet amortisseur en prévoyant un coussin d'air dans l'espace séparant les deux envelop pes ; dans une telle structure, on peut prévoir une valve à air à fermeture aitomatique permettant de soutirer dudit espace une certaine quantité d'air qui dépend de l'effet orthopédique à exercer. On va maintenant décrire, à simple titre d'exemple, un mod6- le de semelle intérieure suivant l'invention, en se référant à la figure unique du dessin schématique annexé, qui représente en plan B semelle droite d'une paire de semelles intérieures. Sur le dessin, on voit en 1 une enveloppe, formée de feuilles supérieure et inférieure en chlorure de polyvinyle, dont les grandes faces supérieure et inférieure ont sensiblement le contour d'un pied. Ces deux feuilles de chlorure de polyvinyle, ayant chacune 0,5 mm d'épaisseur, sont réunies suivant leurs pourtours par une soudure 2 de façon que l'enveloppe conserve une forme stable quand le pied de l'utilisateur pèse sur sa grande face supérieure. Dans une région 3 délimitée par des lignes périphériques 4, 5 et 6, l'enveloppe contient une quantité de glycérine allant de 5 à 60 cm3, selon la pointure de la semelle. Une zone 7 de l'enveloppe, située en avant des têtes de métatarsiens et séparée de la région 3 par la ligne de soudure 5, contient de la matière plastique en mousse. Cette',zone 7 est avantageuse pour assurer un effet amortisseur additionnel, notamment pour un itilisateur à orteils recroquevillés, la matière plastique en mousse étant de préférence du chlorure de polyvinyle. Une zone 8, séparée de la région 3 par la ligne de soudure incurvée 6, demeure vide, ne contenant ni liquide comme la région 3, ni mousse de chlorure de polyvinyle comme la zone 7. Pour fabriquer une semelle intérieure suivant l'invention, on réalise d'abord l'enveloppe en réunissant par soudage les deux feuilles formant les grandes faces de la semelle, en ménageant dans la soudure un petit interstice par lequel on introduit la quantité de liquide nécessaire, puis on referme la soudure périphérique en obturant cet interstice par nouveau soudage. Bien entendu, la quantité de liquide introduite dans une semelle dépend non seulement de la pointure de la semelle (fabriquée à des pointures diverses correspondant aux pointures courantes des chaussures), mais encore d'impératifs thérapeutiques, orthopédiques ou autres, notamment si la semelle doit exercer un effet orthopédique et non pas seulement à ajouter au confort d'un utilisateur à pieds sains normaux. Pour que l'effet amortisseur se transmette en longueur et en largeur dans la semelle à une vitesse assurant le maximum de confort lorsque la pression subie par la semelle se déplace cycliquement entre différentes parties de ladite région, la vitesse de propagation du liquide entre ces parties constitue un facteur critique qui dépend de paramètres hydrauliques, parmi lesquels la viscosité du liquide est probablement le plus important. L'invention couvre encore toute chaussure comportant une semelle intérieure telle que précédemment définie et décrite, rapportée eu incorporée. En fait, certaines chaussures spéciales, par exemple chaussures orthopédiques, de sport ou pour autre activité récréatrice, peuvent ne comporter qu'une seule semelle ayant la structure suivant l'invention ; en coneoquence, la "semelle intérieure" n'est pas forcément associée à une autre semelle, extérieure, et peut en fait constituer selon ltinvention la seule et unique semelle de la chaussure. Les feuilles supérieure et inférieure de l'enveloppe 1 peuvent être non en chlorure de polyvinyle, mais en pellicule de polyuréthanne ayant par exemple une épaisseur de 0,13 à 0,38 niz, de préférence 0,25 mm. REVENDICA!IONS 1. Semelle intérieure caractérisée en ce qu'elle comporte une enveloppe qui présente au moins une grande face flexible ayant sensiblement le contour d'un pied ou d'une partie de pied, un élément périphérique agencé pour conserver une forme stable quand une pression s' applique à ladite grande face et au moins une région remplie d'un liquide ayant à 370C une viscosité sensiblement égale à celle de la glycérine à cette température. 2. Semelle intérieure selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite région est délimitée, à l'avant, par une ligne transversale voisine des têtes de métatarsiens, de part et d'autre du pied, au niveau du cou-de-pied, par des lignes à courbure rentrante et, au niveau du talon, par une ligne d'extrémité sensiblement semi-circulaire. 3. Semelle intérieure selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que l'enveloppe est en matière plastique. 4. Semelle intérieure selon la revendication 3, caractérisée en ce que ladite matière est une pellicule de polyuréthanne ou de chlorure de polyvinyle. 5. Semelle intérieure selon une quelconque des revendications prédédentes, caractérisée en ce que ledit élément périphérique est une soudure. 6. Semelle intérieure selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'enveloppe est partiellement ou entièrement entourée par une seconde enveloppe ou membrane en la même matière qu' elle et en ce qu'on assure un effet amortisseur supplémentaire en prévoyant un coussin'd'air dans l'espace séparant les deux enveloppes. 7. Semelle intérieure selon la revendication 6, caractérisée en cé qu'elle comporte une valve à air & fermeture automatique permettant de soutirer dudit espace une certaine quantité d'air qui dépend de l'effet orthopédique à assurer. 8. Semelle intérieure selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la ou chaque enveloppe est en feuille de chlorure de polyvinyle de 0,5 mm d'épaisseur. 9. Semelle intérieure selon une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que la ou chaque enveloppe est en pellicule de polyuréthanne de 0,25 mm d'épaisseur. 10. Semelle intérieure selon une quelconque-des revendicatiors précédentes, caractérisée en ce que ladite région de l'enveloppe contient 5 à 60 cm3 de glycérine. 11. Semelle intérieure selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'une de ses zones, située en avant des tettes de métatarsiens et séparée de ladite région par une soudure, contient de la matière plastique en mousse. 12. Semelle intérieure selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'une zone située au niveau du cou-de-pied et délimitée par une soudure incurvée , demeure vide. 13. Procédé de fabrication de semelle intérieure selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu' on réunit par soudage une première et une seconde feuilles- de matitre plastique, formant les deux grandes faces de la semelle, suivant leur pourtour commun, en ménageant dans la soudure un petit interstice par lequel on introduit la quantité de liquide nécessaire, puis on ferme hermétiquement le pourtour en obturant ledit interstice par une autre opération de soudage. 14. Chaussure caractérisée en ce qu'elle comporte une semelle selon une quelconque des revendications 1 612, rapportée ou incorporée.