La présente invention est relative à un procédé pour la réalisation industrielle de bois d'huisserie. Les bois d'huisserie courants ont un profil de forme générale rectangulaire comportant, sur une face, une saignée ou rainure rectangulaire située de façon sensiblement symétrique et qui est destinée à venir en contact avec la ma çonnerie et à réaliser la fixation du bois sur celle-ci. Sur la face opposée du bois, le profil comporte une encoche rectangulaire qui forme la feuillure dans laquelle viendra se loger l'ouvrant de la porte ou de la fenetre, par exemple cette feuillure occupe la plus grande partie de la face correspondante, ou si l'on veut, la partie qui fait saillie au-delà du fond de la feuillure n'occupe qu'une fraction relativement faible de la face correspondante. Les bois d'huisserie industrielle sont réalisés à partir de madriers de section rectangulaire, dans des machines à grand débit. Il résulte de la forme relativement tour mentée de la section du bois que la perte de matière est relativement importante. La section du bois peut être en effet, de l'ordre de 45 % de celle du madrier dont il est extrait, c'est-à-dire qu'on perd en déchets, tels que sciure ou copeaux, un volume supérieur à celui qui est réellement utilisé. La raréfaction continuelle des bois (la matière première d'origine forestière) a pour conséquence qu'il est devenu urgent de chercher à économiser la matière première, et le but de la présente invention est de réaliser une telle économie sans restreindre les possibilités d'utilisation du bois d'huisserie ainsi fabriqué. La présente invention fournit donc un procédé pour faire industriellement un bois d'huisserie par découpage d'un madrier, ce bois ayant une forme générale rectangulaire et présentant sur une première face une saignée, ou rainure, destinée à coopérer avec une maçonnerie, et sur une seconde face, opposée à la première, une partie en saillie qui forme avec le reste de la seconde face, une feuillure rectangulaire, qui présente la particularité qu'on prélève, dans la partie à enlever sur la première face pour faire la saignée, une pièce de bois qui est ensuite usinée et rapportée sur la seconde face pour constituer la partie en saillie. Suivant une modalité intéressante on usine dans la seconde face une rainure longitudinale et, dans la pièce de bois, une saillie de forme correspondante, on assemble ladite saillie dans ladite rainure pour améliorer la solidité de I assemblage. De préférence, l'assemblage comporte un collage, par exemple avec un chauffage par hautes fréquences, qui per- met des cadences élevées pour une faible dépense d'énergie. L'invention va maintenant etre décrite plus en détail à l'aide d'un exemple pratique, non limitatif illustré par les dessins parmi lesquels fig. 1 est une coupe d'un bois selon l'art antéri- eur et, fig. 2 est une coupe d'un bois selon l'invention. Le profil en bois selon l'art antérieur 1 est de forme sensiblement rectangulaire. Sur sa première face (en bas sur la figure), il présente une rainure 2, longitudinale, symétrique par rapport au milieu de la première face, et dite "rainure à brique", et qui comporte une partie centrale 3 en arc de cercle dite "gorge électrique", bordée de deux méplats 4. La largeur totale de la rainure est sensiblement la meme que celle de la maçonnerie à laquelle elle est destinée à etre associée, les parties 5 de la première face qui subsistent au-delà de la rainure jouent le râle de cache-joint. La face opposée (ou seconde face) du bois, en haut de la figure, n'est pas symétrique, elle comporte, sur un de ses côtés, une saillie longitudinale 6 dont le flanc 7 tourne vers le milieu de la seconde face fait avec celle-ci un angle droit.Le restant 8 de la seconde face constitue avec ce flanc 7 une feuillure rectangulaire qui permet de loger, par exemple un battant de porte ou fenêtre. On constate sur la figure qu'il est possible, lors de l'usinage de la feuillure de prélever une pièce de bois rectangulaire (9). On peut ainsi récupérer une partie de la perte, du moins en théorie, à la condition, rarement remplie, que le métrage de cette pièce soit égal à celui du bois d'huisserie produit. La figure 2, relative à la coupe d'un exemple du profil 11 selon l'invention, montre, sur la première face une rainure de forme analogue à celle de l'art antérieur, mais un peu plus profonde. Cette rainure 12 présente une largeur L qui est égale à celle de l'art antérieur. En dehors de cette dimension, la forme exacte de la rainure n'a pas une très grosse importance, car elle est destinée à être remplie par un produit d'étanchéité et/ou de scellement. Dans le vide correspondant à la rainure, il est possible de prélever une pièce de bois 13 rectangulaire. Cette pièce est ensuite usinée pour constituer une pièce 14 qui est rapportée sur la seconde face 15 du bois et qui constitue avec celle-ci une feuillure dont les dimensions sont les mêmes que dans l'art antérieur. Il est possible, avec les matériaux dont on dispose maintenant, d'assurer par simple collage des faces planes l'une sur l'autre, un assemblage doué d'une excellente résistance. Toutefois pour plus de sécurité, on préfère usiner la pièce 14 en constituant deux saillies 16 séparées par une rainure, et d'usiner dans la face 16 deux rainures de forme conjuguée. On augmente ainsi les surfaces de contact, en meme temps qu'on assure l'étanchéité même en cas de manque de moyen de collage. Cette disposition rend possible, éventuellement, l'emploi de moyens d'assemblage autres que le collage, le clouage par exemple. On préfère toutefois utiliser une colle faisant prise à chaud, dont on assure le durcissement par passage au défilé dans une installation de chauffage à haute fréquence. On a représenté sur ces figures la taille du madrier dont est issu le bois d'huisserie. Dans un exemple pratique, la hauteur H du madrier passe de 63 à 50 cm, pour une largeur équivalente, soit un gain de matière de 20 % environ, qui compense largement le sur coût du aux usinages supplémentaires. REVENDICATIONS 1. Procédé pour faire industriellement un bois d'huisserie par découpage d'un madrier, ce bois ayant une forme générale rectangulaire et présentant sur une première face une saignée, ou rainure, destinée à coopérer avec une ma çonnerie, et sur une seconde face, opposée à la première, une partie en saillie qui forme avec le reste de la seconde face une feuillure rectangulaire, caractérisé en ce qu'on prélève dans la partie à enlever sur la première face pour faire la saignée une pièce de bois qui est ensuite usinée et rapportée sur la seconde face pour constituer la partie en saillie. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on usine dans la seconde face une rainure longitudinale et dans la pièce de bois, une saillie de forme correspondante, et en ce qu'on assemble ladite saillie dans ladite rainure pour améliorer la solidité de l'assemblage. 3. Procédé selon l'une des revendications I ou 2, caractérisé en ce que l'assemblage comporte un collage. 4. Bois d'huisserie obtenu selon le procédé de l'une des revendications 1 à 3et constitué de deux parties assemblées, l'une des parties 14 constituant avec l'autre une feuillure rectangulaire pour l'huisserie.