La présente invention a pour objet une palette moulée en une seule pièce à la presse, à partir d'un mélange, en lui-mEme nonplastique, de fibres lignocellulosiques et d'un liant thermodurcissable, avec application de pression et de chaleur, comportant des pieds creux en forme de cuvettes s'évasant coniquement vers le haut, cette palette étant destinée au transport sur des convoyeurs où les palettes sont déplacées par des rouleaux ou cy lindreen rotation. On connat bien (par la demande de brevet allemande DT-OS 2 043 832) les palettes susceptibles d'entre saisies des quatre cOtés du type décrit ci-dessus, qui consistent d'une part en une seule pièce et qui, d'autre part, permettent non seulement ltem- pilement peu encombrant pour le transport à vide,mais qui assurent aussi, en cas d'empilement de plusieurs palettes chargées, superposées les unes aux autres, une répartition avantageuse de la pression sur la marchandise chargée -sur les palettes inférieures, et qui se prêtent en outre au transport sur des convoyeurs où les palettes sont déplacées par des rouleaux ou cylindres en rotation. Dans le cas de ces palettes connues, les pieds, toujours alignés en rangées droites, sont reliés par des patins disposés au niveau du sol. Le plateau de la-palette est pourvu au-dessus des patins de fentes s'étendant parallèlement aux patins et les pieds sont ouverts du c & é ou les patins sont joints aux pieds0 Ces palettes connues possèdent en effet un certain nombre des propriétés exigées. Mais un inconvénient réside dans le fait qu'un endommagement du bord de la palette -ou de la marchandise si la palette est chargee- par l'introduction des fourches des chariots élévateurs à fourches est à craindre lorsque ces dernières sont introduites à un niveau trop élevé pour ne pas toucher les patins. On connatt encore une autre palette pour le transport sur des convoyeurs à rouleaux (demande allemande DT-OS 25 10 541), dont les pieds ont une grande surface dgappui et sont reliés par un patin le long de l'axe médian de la palette.Cette palette connue susceptible d'être saisie de n'importe quel c8té a déjà apporté des améliorations considérables en comparaison des palettes citées en premier lieu ; mais pour un certain nombre d'applications elle présente des propriétés inutiles, si bien que son emploi est parfois peu économique0 La présente invention a donc pour objet de réaliser une palette, susceptible entre saisie de n'importe quel c8té par les fourches des chariots empileurs et utilisable sur des convoyeurs à rouleaux, d'une construction plus simple et donc moins coateuse et qui constitue quand meme pendant le transport sur le convoyeur une plate-forme stable pour les marchandises qui y sont chargées, cette palette pouvant titre saisie de manière simple par les chariots élévateurs à fourches. Suivant la présente invention, le but visé est atteint du fait qu'au moins les pieds disposés des côtés étroits de la palette présentent une surface d'appui dont la longueur est égale à un multiple de leur largeur et plus grande que l'écart entre les rouleaux ou cylindres du convoyeur. En appliquant ces mesures, on peut réaliser une palette d'une construction simple, possédant pour beaucoup d'applications une rigidité suffisante, conservant à l'état chargé une position toujours stable lors du transport sur les convoyeurs et présentant dans la zone de ses surfaces d'appui, aussi bien du cOté transversal que du cOté longitudinal, des ouvertures suffisamment grandes pour l'introduction des fourches d'un chariot élévateur à fourche. L'invention sera expliquée ci-dessous plus en détail en référence au dessin annexé qui en illustre un exemple de réalisation et dans lequel, la figure 1 est une vue en perspective de la palette conforme à l'invention, et la figure 2 est une vue latérale de la palette, placée sur un convoyeur à rouleaux indiquée schématiquement sur le dessin. Comme on le voit à la figure 1, la nouvelle palette possède neuf pieds au total, dont ceux qui sont disposés le long de ses bords sont réalisés en forme de caisson. Malgré les nervures raidisseuses qui stétendent entre les pieds surtout en ligne droite, il reste un certain nombre de surfaces planes d'une grandeur suffisante, sur lesquelles les marchandises à transporter peuvent étre empilées Les pieds 2 à 7 sur les côtés étroits 1 de la palette se distinguent en ce qu'ils sont sensiblement moins larges que longs* On obtient ainsi, sans perte de solidité pour les pieds Qu l'ensemble de la palette, qu'il reste, aussi bien sur les c8tés étroits que les cotés longitudinaux de la palette des "fenêtres" suffisamment grandes pour l'introduction des fourches d'un chariot empileur et que la palette conserve sur les convoyeurs toujours une position stable. Cela ressort avec une netteté particulière à la figure 2, où on voit que les pieds 4 et 5 ont la plupart du temps un appui en deux points sur les rouleaux ou cylindres 8 ou que, pour le bref moment de l'appui en un seul point, le centre du pied est soutenu. REVENDICATION 1. Palette moulée en une seule pièce à la presse, à partir d'un mélange, en lui-mEme non plastique, de fibres lignocellulosiques et d'un liant thermodurcissable, avec application de pression et de chaleur, comportant des pieds creux en forme de cuvettes stévasant coniquement vers le haut, cette palette étant destinée au transport sur des convoyeurs où les palettes sont déplacées par des rouleaux ou cylindres en rotation, caractérisée en ce qu'au moins les pieds disposés des côtés étroits de la palette présentent une surface d'appui dont la longueur est égale à un multiple de leur largeur et plus grande que l'écart entre les rouleaux ou cylindres du convoyeur.