L'invention se rapporte à une conduite, telle qu'un oléoduc ou un gazoduc, immergée dans une nappe d'eau, et concerne plu8 précisément un dispositif flotteur utilisable pour la mise en place d'une telle conduite. La mise en place peut se faire soit par traction vers le large en partant d'un rivage, soit par immersion depuis la surface de l'eau à partir d'un engin flottant. Dans l'un et l'autre cas, on soutient généralement la conduite au moyen d'un dispositif de flottabilité, par exemple de flotteurs, qui lus confère une flottabilité positive, et on la munit de câbles ou de chastes de lestage formant des guideropes qui reposent sur le fond de la nappe. La conduite flotte ainsi entre deux eaux. Cela permet notamment de réduire lteffort à exercer sur la conduite quand on procède par traction en partant d'un rivage, car le frottement des guideropes sur le fond est moins fort que celui qu'il faudrait vaincre pour tralner la conduite directement sur le fond. Lorsqu'elle est entièrement mise en place et va être mise en service (par exemple pour le transport de pétrole ou de gaz naturel), on a généralement avantage jà lui donner une flottabilité négative de façon qu'elle vienne reposer sur le fond. On a déjà proposé, notamment dans la demande de brevet français N 75 16 962 du 30 Mai 19757 de réaliser le dispositif de flottabilité sous la forme d'un tube stetendant tout le long de la conduite et empli d'un liquide de faible densité tel qu'un hydrocarbure. Dans les modes de réalisation connus, le tube flotteur ntest pas en communication avec la mer, de sorte qu'il est soumis intérieurement à la pression du liquide de faible densité, donc à une pression inférieure å la pression extérieure, et que celle-ci tend à écraser le tube. Pour résister à cette pression, le tube flotteur doit avoir une épaiseur notable si la conduite est immergée à grande profondeur. Pour faire descendre la conduite sur le fond lorsque sa mise en place est terminée, on alourdit le tube flotteur- en y introduisant un liquide plus dense, par exemple de l'eau douce injectee par une extrémité du tube. L'invention a pour but de permettre la réalisation de flotteur5 à parois minces utilisables pour la mise en place de conduites à grande profondeur et pourvus de moyens permettant de donner automatiquement une flottabilité négative à la conduite afin qu'elle repose sur le fond. Un autre but de l'invention est de permettre la réalisation de flotteurs à parois minces emplis d'un liquide de faible densité et pourvus de moyens permettant de donner une flottabilité négative à la conduite en récupersnt le liquide de faible densité. Le dispositif flotteur selon l'invention comprend un ou plusieurs tubes fixes à la conduite et formant le long de celle-ci une pluralité de compaxtiments qui sont emplis d'un liquide moins dense que lleau et gui communiquent chacun avec la mer par une ouverture ou une tubulure débouchant vers le bas, des moyens étant prévus pour ouvrir dans chaque compar- timent un passage débouchant vers le haxlt et recueillir ledit liquide, chassé par l'eau, à la sortie de ces passages ou bien pour libérer le ou les tubes de la conduite. La pression règnant à ltintérieur de chaque compartiment, au niveau de ltoulTerture ou de la tubulure, est égale à la pression extérieure à la profondeur d'immersion de celle-ci, de serte que les parois des compartiments ne seront soumises, aux autres niveaux, qu'à une pression differentielle limitée. La longueur des compartiments sera choisie, compte tenu de la pente du fond sous-marinX de façon que le ou les tubes minces puissent supporter cette pression différentieller Dans le cas où des moyens sont prévus pour ouvrit dans chaque compartiment un passage débouchant vers le haut, ce passage sera pr^l de prefé- rence à l'extrémité du compartiment placée le plus haut pendant la mise en place de la conduite, et l'ouverture ou tubulature de communication avec la mer sera prévue à l'autre extrémité, de façon que le liquide de faible densité soit chassé automatiquement par l'eau entrant par cette ouverture ou tubulure. Dans un sode de réalisation, le dispositif flotteur comprend un tube gui s'étend tout le long de la conduite et qui est divisé en compartiments par des cloisons transversales, et des moyens sont prévus pour commander, depuis la base de lancement située sur le rivage ou l'engin flottant, l'ouverture de passages faisant communiquer les compartiments, de façon que l'eau envahisse progressivement ceux-ci en chassant le liquide moins dense vers une extrmité du tube située sur le rivage ou l'engin flottant, Les passages peuvent traverser les cloisons et strie obturée par des joints gonflables qui communiquent avec un tube pilote aboutisssant à la base de lancement, des moyens étant prévus sur cette base pour maintenir à volonté ce tube pilote sous pression ou en dépression. Ces moyens peuvent comprendre un dispositif permettant de remplir le tube pilote d'un liquide plus dense que l'eau ou d'y aspirer ce liquide. En variante, les passages traversant les cloisons peuvent être fermées par des obturateurs coulissants commandés hydrauliquement, pneumatiquement ou électriquement. Ces passages peuvent aussi être remplacés par un dispositif de déchirure, de destruction ou d'effacement des cloisons. Un tel dispositif peut être constitué : - par des vannes, par exemple de type à papillon, en désiquilibre hydraulique, s'effaçant devant la surpression, aidées ou non par des ressorts, quand on commande depuis la base de lancement le déclenchement d'un déverrouillage; - ou par un dispositif pyrotechnique détruisant les cloisons quand on allume un cordon depuis la base de lancement. Dans un autre mode de réalisation, le liquide de faible densité chassé par l'eau de chaque compartiment est recueilli à la sortie du passage dans une outre en matière élastomère fixée au compartiment par des liens largables dont le largage est provoqué depuis la base de lancement afin que l'outre remonte à la surface. La description qui va suivre en regard des dessins annexes, donnée à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment llinvention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant des dessins que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention. La figure 1 est une vue en élévation, avec arrachement partiel, dtune partie d'une conduite sous-marine munie d'un flotteur tubulaire selon l'invention. Ia figure 2 est une vue en coupe selon la ligne II-II de la figure 1. Ia figure 3 est une vue schématique à plus petite échelle, illustrant l'alourdissement du flotteur tubulaire après mise en place de la conduite. La figure 4 est une vue schématique illustrant ltécoule- ment du liquide lOger pendant l'alourdissement du flotteur tubulaire. La figure 5 est une vue en coupe à plus grande échelle d'une portion d'un compartiment de flotteur tubulaire, nontrant un autre mode de rEalisation d'une tubulure qui fait communiquer l'intérieur du compartiment avec la mer. La figure 6 montre une variante du flotteur tubulaire et du tube pilote, vus en coupe longitudinale à l'échelle de la figure 5. Bes figures 7, 8 et 10 sont des vues en coupe longitudinale d'une partie du flotteur tubulaire de la figure 1, montrant à une autre échelle des variantes du dispositif dtin- tercommunication. La figure 9 est une vue en coupe selon la ligne IX de la figure 8. La figure 11 est une vue analogue à la figure 3, montrant un autre mode de réalisation du dispositif flotteur. La figure 12 est une vue analogue à la figure 1, montrant à plus grande échelle un autre mode de realisation de l'alourdissement du dispositif flotteur et de la récupération du liquide léger. On voit sur la figure 1 une conduite 1 allégée par un flotteur tubulaire 2 et alourdie par une pluralité de channes de lestage 3 qui jouent; le rôle de guideropes en reposant par une longueur plus ou moins grande sur le fond 4 de la mer. Le flotteur tubulaire 2 est continu et s'étend tout le long de la conduite 1; il est fixe au-dessus de celle-ci par une pluralité de bandes de feuillard d'acier 5 réparties sur sa longueur, et les chaînes 3 sont fixées à la conduite 1 par des colliers 6. he flotteur tubulaire 2 est divisé par des cloisons transversales telles que 7a1 7b en compartiments tels que 8, 8a, 8b qui sont emplis dtun liquide moins dense que l'eau de mer et non miscible avec elle, par exemple un hydrocarbure, et qui commUniquent chaqun avec la mer par une tubulure telle gue 9a, 9b ouvrant vers le bas et placee près de la cloison 7a, 7b la plus éloignée de la base de lancement 10 de la conduite (voir figure 3). Bes cloisons, telles que 7a et 7b, gui séparent les compartiments sont percées d'ouvertures telles que 11a, 11b qui sont traversées par un tube en matière élastomère 12 (voir aussi figure 4) suffisamment souple pour obturer ces ouvertures quand il est maintenu sous pression comme on l'eppli- quera plus loin, et pour dégager une section de passage appréciable à travers les ouvertures quand il est mis en dépression. La mise en place de la conduite est réalisée, de façon bien connue, au moyen dlun câble (non représenté) accroché à l'extrémité avant de la conduite et tiré par un remorgueur (non représenté) vers le large du rivage R où est installée la base de lancement 10. La conduite 1 est composée de tronçons préfabriqués, munis des colliers 6 et des chaînes 5 et stockés à terre au voisinage de la base de lancement 10. Chaque nouveau tronçon est ajouté (par exemple par soudure) à l'extrémité arrière, encore sur le rivage, de la portion de conduite déjà immergée. Be flotteur tubulaire 2 est également composé de troncons préfabriqués tels que 13x, 13y, 15z (figure 5) pourvus chacun à son extrémité arrière dtune cloison 7x, 7y, 7z. Be tube élastomère 12 est enfilé dans ces tronçons à travers les ouver- tures dess cloisons.Chacun des tronçons de flotteur tubulaire est fixé au moyen des bandes de feuillard 5 à la conduite 1 et est empli, par sa tubulure telle que 9x, 9y, 9z, du liquide moins dense que l'eau de mer amené sous pression par une canalisation 14 (voir figure 3). Llextrémité avant de chaque tronçon est fixée, par exemple par soudure, à l'extrémité arrière du tronçon précédent avant que celle-ci pénètre dans l'eau. Pendant les opérations de mise en place de la conduite, le tube élasto- mère 12 est relié à une canalisation d'air comprimé 15, qui le maintient sous une pression supérieure à la pression qui règne au fond de la mer à la profondeur maxinum d'immersion de la conduite 1. Toutes les cloisons telles que 7a, 7b, 7c sont ainsi fermées de façon étanche. La seule ouverture de chaque compartiment est donc la tubulure telle que Sa, 9b qui le fait communiquer avec la mer. Si le liquide moins dense que l'eau est un hydrocarbure et si la fixation est réalisée par soudure, on interpose entre l'hydrocarbure et l'extrémité du compartiment un tampon séparateur analogue à ceux qui sont décrits dans la demande de brevet français N 75 16 962 mentionnée plus haut, afin d'éliminer le risque d'incendie. La conduite 1 est ainsi immergée à grande profondeur. Si la profondeur d'immersion est par exemple de 1900 mètres, la conduite pourra être faite de tubes épais de 710 mm de diamètre et de 40mm d'épaisseur, et le flotteur tubulaire 2 tubes minces de 1,53 m de diamètre et de 6S25 mm d'epaisseurS L'ext é- mité inférieure de chaque compartiment est soumise intérieurement à la pression de la mer i la profondeur d'immersion de sa t7lbll- lure telle que 9a, 9b.L'extrémité supérieure de chacun de ces compartiments sera donc soumise intérieurement à cette même pression diminuée de la pression de la colonne de liquide léger ayant une hauteur égale à la difference entre les niveaux des deux ex trimitFs du compartiment, et extérieurement i une pression plus faible (pression de mer à sa profondeur d'immersion) pendant la mise en place de la conduite, la longueur de chaque tronçon tel que 13x, 13y, 13z, de l'ordre de quelques centaines de mètre, sera choisie, compte tenu de la pente du fond sous-marins de façon que le tube mince puisse supporter cette difference de pression. Une fois la mise en place de la conduite 1 terminée (figure 5), on déconnecte le tube élastomère 12 de la canalisation 15, de sorte qu'il se dégonfle et se trouve en dépression par rapport à la pression de liquide qui agit sur sa surface extérieure, dégageant ainsi une section de passage appréciable à travers chacune des ouvertures.Tous les compartiments sont mis ainsi en intercommunication et le fond de la mer 4 étant en pente vers le bas depuis la base de lancement 10 comme on le voit sur la figure 3, l'eau envahit progressivement le flotteur tubulaire 2 en chassant le liquide léger ci est récupéré à la base de lancement 10 au moyen d'une tubulure 16 adaptt-e à l'extre- mité du flotteur tubulaire 2 et å use canalisation 17 reniée à un réservoir non représenté, La figure 4 illus-Ure l'écoulement, de bas en haut dans le tube 25 du liquide léger chassé par l'eau de mer. Comme on l'a déjà indiqué , la pression statique Pi à la base d'un compartiment Ea est, au repos, égale à la pression pe de la mer à la profondeur d'immersion de la tubulure 9a, et la pression statique pi' à la partie supérieure de ce même compartiment 8a est égale à cette pression pe diminuée de la pression de la colonne de liquide léger de hauteur e La pression statique intérieure 4/5i à la base du compartiment 3. 8b est égale à la pression pe' de la mer au même niveau, c'est à-dire a la pression pe diminuée de la pression de la colonne d'eau de mer de hauteur #h. La pression statique P'i est donc plus grande que la pression statique pi" de sorte que, dès que la tubulure 12 dégage les ouvertures des cloisons, le fluide léger tend å s'écouler du compartiment 8a dans le compartiment 8b suivant les flèches 18. Par le Jeu de cet écoulement dynamique7 la pression statique à l'entrée de la tubulure 9b sera très voisine de la pression extérieure P'e, de sorte que la fuite de fluide léger par cette tubulure 9c sera nulle ou faible. Si l'on craint néanmoins des fuites vers ltextérieur, on pourra munir les tubulures de clapets de non-retour (non représentés) ou de clapets hydrodynamique tels que celui qui est représenté sur la figure 5. Un tel clapet hydrodynamique comprend une série de déflecteurs de forme générale tronconique 19, 19a, 19b formant, dans le sens d'écoulement de l'intérieur vers l'extérieur, autant de divergents ayant un graduent de section assez grand pour que les filets liquides décollent des parois des divergents avec génération de tourbillons qui augmen- tent la perte de charge. Si donc -la pression statique pi''' au niveau de ltextrémité intérieure de la tubulure 9b oscille au dessssus et au-dessous de P'e, la perte de charge imposée par cette tubulure 9b aux écoulements de fluide léger vers ltextérieur sera plus grande que celle qui est imposée aux écoulements d'eau vers l'intérieur.L'écoulement aura donc tendance à s'éta- blir de l'extérieur vers l'intérieur. La figure 6 illustre une variante dans laquelle le flotteur tubulaire 101 est composé d'une pluralité d'elésents tubulaires tels que 20, 20a, 20b formant chacun un compartiment et reliés entre eux par des tronçons de tubes de plu8 faible section tels que 21, 21a qui sont normalement obstrués par des joints gonflables tels que 22, 22a traversée par un tube pilote 23 percé de trous tels que 24, 24a débouchant chacun dans un des joints gonflables.Comme dans le cas des figures 1 à 3, le tube pilote 25 est relié à une source d'air comprimé pendant la mise en place de la conduite, de sorte que les joints gonflables 22, 22a obstruent les tronçons de tubes 21, 21a. Une fois la mise en place terminée, on met le tube pilote 23 à l'atmosphère, de sorte que less joints gonflables se trouvent en dépression et dégagent une section de passage appréciable à travers les tronçons de tubes. La figure 7 illustre une autre variante du dispositif d'intercommunication des compartiments. Les cloisons 207 du flotteur tubulaire 201 sont traversées par des tronçons de tubes 211 gui débouchent chacun latéralement dans le guidage 25 d'un obturateur coulissant 26, une extrémité du guidage 25 étant reliée par une tubulure 27 au tube pilote 223 et son antre extrémité étant pourvue d'un bord rabattu vers l'intérieur 28 et debouchant dans le compartiment 208a.Dans la position représentée, le tube pilote 27 est relié à la source d'air comprimé, dont la pression pousse l'obturateur 26 contre le bord tombe 28, obturant ainsi le tronçon de tube 211. Quand on met l'extrémité du tube pilote à l'atmosphère, la pression régnant dans le compartiment 208a repousse l'obturateur 26 vers la tubulure 27, dégageant ainsi la section de passage du tronçon de tube 211. Bes figures 8 et 9 montrent un exemple de dispositif dlintercommunication constitué par une vanne du type à papillon en deséquilibre hydraulique. La cloison 307 est limitee A une marge périphérique qui, comme on le voit sur le dessin a une plus grande dimension radiale dans sa moitié inférieure que dans sa moitié supérieure, et est normalement obturée par une vanne 29 faite de deux demi-disques 29a, 29b fixés à un axe 30 monté à rotation dans deux paliers 31, 32 solidaires du flotteur tubulaire 302.Le demi-disque 29b a, comme on le voit, un rayon plus grand que le demi-disque 29a. Dans la position représentée, la vanne obstrue de façon étanche la large ouverture centrale 311 en portant sur des joints 53, 34 portés respectivement par la moitié inférieure et par la moitié supérieure de la cloison 307,et est maintenue appliquée contre ces joints par un doigt 55 solidaire d'un piston 36 gui coulisse dans un cylindre 37 fixé au flotteur tubulaire 502 et relié au tube pilote 323. Les figures 8 et 9 représentent la position du piston 36, du doigt 35 et de la vanne 29 lorsque le tube pilote 323 est relié à -la source d'air comprimé. Lorsque le tube pilote est nis à l'air libre une fois la mise en place de la conduite terminée, la pression du compartiment 308a chasse au fond du cylindre 37 le piston 38, qui entraîne le doigt 34. Comme on l'a déjà expliqué, le compartiment 308 est en surpression par rapport au compartiment 308a au voisinage de la cloison 307.La surpression agit sur les demi-disques 29a et 29b, mais ce dernier ayant une plus grande surface, la surpression fait tourner la vanne dans le sens de la flèche, ce qui a pour effet de dégager presque toute la section de ltouverture 511. Au lieu d'utiliser l'air comprimé pour mettre en surpression le tube élastomère 12 ou le tube pilote 23, 223 ou 323, on peut utiliser un liquide, par exemple un liquide plus dense que l'eau de mer. Pour mettre le tube en dépression lorsque la mise en place de la conduite est terminée, il faut aspirer le liquide au moyen d'un tube de petit diamètre (non représenté) pénétrant jusqu'à une certaine profondeur à l'inté- rieur de ce tube élastomère ou tube pilote.On peut utiliser de l'eau de mer, à condition de la maintenir en surpression à la base de lancement, par exemple en reliant ltextrémité du tube élastomère ou tube pilote à un tube central d'une certaine hauteur empli d'eau de mer. La figure 10 montre un exemple de dispositif dtinter- communication comprenant des moyens pyrotechniques. Un cordon pyrotechnique 38 partant de la base de lancement court tout le long du flotteur tubulaire 402 et est relié à une pluralité de mèches 39 dont chacune passe dans une des tubulures telles que 409a et aboutit à un dispositif de rupture pyrotechnique 40 fixé à la cloison adJacente 407. Une fois la mise en place de la conduite terminée, on allume le cordon 58; celui-ci allume successivement les mèches 39, qui allument elles-mêmes les dispositifs pyrotechniques 40, détruisant ainsi les cloisons telles que 407. La figure 11 illustre un mode de réalisation dans lequel le dispositif flotteur est constitue par une pluralité de tubes tels que 41, 41a, 41b isolés les uns des autres, ayant chacun une longueur de quelques centaines de mitres ou de Tordre du kilomètre et communiquant avec la mer par une tubulure telle que 509a ou 5Q9b. Chacun de ces tubes est fixé à la conduite 501 par une pluralité d'attaches 505, largables par exemple par des moyens pyrotechniques comme dans la demande de brevet français N 74 33 292 (publication N 2 287 002) du 3 Octobre lu74, Bes tubes sont pleins de liquide léger, par exemple d'hydrocarbure, pendant la mise en place de la conduite 501. On provoque ensuite le largage des attaches 505, de sorte que la conduite descend sur le fond et que les tubes tels que 41, 41a, 41b montent en surface; on peut remorquer ceux-ci jusqu'à la côte où on peut récupérer le liquide léger d'une part et les tubes d'autre part. Il est aussi possible, en variante, de ne provoquer le largage que de quelques unes des attaches 505, les autres cédant par ruptures successives sous l'action de la poussée de l'eau sur les tubes. Les modes de réalisation dans lesquels le dispositif flotteur n'est pas un tube continu, par exemple eeux des figures 6 ou 11 seront employés avantageusement dans-le cas ou la conduite n'a pas une épaisseur uniforme d'un bout à l'autre. En effet, dans le cas d'une conduite immergee à une grande profondeur, il est avantageux d'adapter son épaisseur a la pression à laquelle elle est soumise. Les sections immergées à una profondeur modérée seront ainsi moins épaisses, done moins lourdes que les sections immergées à grande profondeur. La réalisation du tube flotteur en sections discontinues permet de donner à chaque section un diamètre adapté au poids à supporter. La figure 12 illustre schématiquement un mode de réalisation dans lequel chaque compartiment tel que 608 est muni d'une ouverture de sortie 42, qui est normalement obstruée par un joint gonflable 622 analogue au joint gonflable 22 de la figure 6 et associé à un tube pilote 625 analogue au tube pilote 23, et qui communique avec une outre en matière élastomère 43 fixée à l'extérieur du tube flotteur 602 par des attaches largables 44 pourvues par exemple de dlspositifs de rupture pyrotechnique comme les attaches 505 de la figure 11. Une fois la pose de la conduite 601 terminée, on met le tube pilote 623 à l'air libre, ce qui ouvre la sortie 42. Le fluide léger est ainsi chassé du compartiment 608 par l'eau de mer entrant par la tubulure non representée, et emplit l'outre 45. Lorsque tout le liquide du tube ballast est ainsi passé dans les outres, on actionne le largage des attaches 44 à partir de la base de lancement et les outres, dont les entrées 45 sont, par exemple, simplement engagées dans les ouvertures 42 comme représente, montent à la surface, où on peut récupérer le fluide léger. Il va de soi que leS modes de réalisation décrits ne sont que des exemples et qu'on pourrait les modifier, notamment par substitution d'équivalents techniques ou en les combinant de diverses façons, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. En particulierS les tronçons de tubes 21, 21a de la figure 6 pourraient être obturés par un tube élastomère tel que le tube 12 des figures 1 à 4; inversement, les quvertures 11a, 11b des figures 1 à 4 pouraient être obturées par des joints gonflables tels que 22, 22a de la figure 6 en combinaison avec un tube pilote tel que 25. De même, des obturateurs coulissants tels que 26 (figure 7) pourraient être utilisés pour obturer les tronçons de tubes 21, 21a ou les ouvertures 11, 11a. REVENDICATIONS 1. Dispositif flotteur pour la mise en place d'une conduite sous-mar7ne, comprenant un ou plusieurs tubes contenant un liquide moins dense que l'eau et fixés à la conduite, caractérisé en ce que le ou les tubes forment le long de la conduite une pluralité de compartiments isolés les uns des autres et communiquant chacun avec la mer par une ouverture ou une tubulure débouchant vers le bas~, et que des moyens sont prévus pour ouvrir dans chaque compartiment un passage debou- chant vers le haut et recueillir ledit liquide, chassé par l'eau, à la sortie de ces passages, ou bien pour libérer le ou les tubas de la conduite. 2. Dispositif selon la rewendication 1, comprenant un tube qui s'étand tout le long de la conduite, caractérisé en ce que ce tube-est divisé en compartiments par des cloisons transversales, et que des moyens sont prévus pour commander à distance l'ouverture de passages d'intercommunication entre les comparti ments, afin que l'eau envahisse progressivement ceux-ci en chas sant le liquide moins dense vers une extrémité du tube située sur un rivage ou sur un engin flottant. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qutil comprend plusieurs flotteurs tubulaires formant autant de compartiments et reliés entre eux par des troncvons de tubes de plus petit diamètre formant des passages d'inter- communication qui sont normalement obturés par des moyens pouvant être commandés à distance pour ouvrir lesdits passages. 4. Dispositif selon la revendication 2 ou la revendi- cation 3, caractérisé en ce que les passages d'intercommuni- cation sont obturés par des joints gonflables qui communiquent avec un tube pilote, et gue des moyens sont prévus pour main- tenir i volonté ce tube pilote sous pression ou en dépression 5. Dispositif selon la revendication 2 ou la revendication 5, caractérisé en ce que les passages d'intercommunica- tion sont pourvus d'obturateirs coulissants commandés par la pression d'un tube pilote. 6. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que les passages d'intercommunication sont ouverts par effacement partiel des cloisons, une partie de chacune d'elles étant constituée par une vanne du type å papillon qui est sollicitée dans le sens de l'ouverture par la différence des pressions de deux compartiments adjacents. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que les vannes sont maintenues fermées par des organes de butée qui sont maintenus en place par la pression régnant dans un tube pilote et qui s'effacent quand le tube pilote est mis en dépression. 8. Dispositif selon une quelconque des revendications 4, 5 ou 7, caractérisé en ce que les moyens servant à mettre le tube pilote en surpression et en dépression comprennant un dispositif permettant de remplir ce tube dun liquide plus dense que l'eau et d'y aspirer ce liquide. 9. Dispositif selon la revendication 2 caractérisé en ce que les moyens pour commander à distance l'ouverture de passages d'intercommunication comprennent des dispositifs de rupture pyrotechniques détruisant les cloisons. 10. Dispositif selon une quelconque des revendications prXcédentes, caractérisé en ce que les ouvertures ou tubulures qui font communiquer less compartiments aveo la mer son pourvues de clapets de non retour ou de clapets hydrodynamiques. 11. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le liquide moins dense chassé par l'eau de chaque compartiment est recueilli à la sortie du passage de ce compartiment dans une outre en matière élastomère fixée au alspositlf flotteur par des liens pouvant être largués à distance.