La présente invention a pour objet un garde-temps électronique comportant au moins une source de tension, une base temps, un diviseur de fréquence, un affichage électro-optique formé de cellules pouvant prendre deux aspects différents, et un convertisseur de code dont les sorties livrent des variables d'état correspondant chacune a l'aspect que doit avoir une cellule d'affichage correspondante. On connaît déjà de nombreuses exécutions de garde-temps basées sur différents types d'affichage, tels que lampes à incandescence, charge gazeuse, électroluminescente, cristaux liquides, etc Il s'avère que toutes les solutions proposées jusqu'ici se heurtent a des difficultés lorsqu'on essaye de les-appliquer a la montre-bracelet, à cause de la faible tension et de la faible capacité de la source d'énergie. Celle-ci est en général une batterie au mercure ou A l'oxyde d'argent possédant une capacité de 100 a 200 mAh et livrant une tension de 1,35 a 1,5 V.Pour garantir que la batterie dure une annexe, la consommation de courant moyenne doit entre de 10 a 20 ii pour l'ensemble de la montre. Une possibilité encore peu connue de réaliser un affichage pour montre consiste a influencer les propriétés a'absorp- tion ou de réflexion d'un matériau par une transformation electrochimique réversible. On peut ranger dans cette même catégorie l'application des matériaux électrochromes. Nous désignerons par le terme "electrochrones" les divers affichages présentant les propriétés suivantes : ils poss8dent au moins deux états présentant des propriétés optiques de réflexion ou d'absorption différentes. L'un de ces états, que nous appellerons état clair, est stable indéfiniment. L'autre état, que nous appellerons état foncé, est quasi stable, c'est-a-dire qu'il nécessite une dépense d'énergie trms faible ou nulle pour être maintenu.Le passage d'un état a l'autre est possible sous effet d'une excitation électrique et requiert une dépense d'énergie non négligeable. Le retour a l'état primitif peut s'accomplir sans dépense d'énergie ou, au contraire, nécessiter un apport d'énergie supplémentaire pour être acceleré. On neut résumer nar une òrrnule la puissance moyenne P nécessaire pour produire llapparition et la disparition coriodique d'un signe quelconaue, R une frelerce f P = Ps + f Wt (1) s P est la puissance moyenne statue nécessaire pour maintenir l'un des états, Wt est la dépense d'énergie nécessaire pour le passage de l'un des états à l'autre et retour a l'état initial. Les matériaux électrochromes appliqués dans la présente invention ont en commun la propriété que, dans l'expression 1, le deuxième terme est supérieur au premier, même a des frdquences très basses notablement inférieures à 1 Hz. De plus, l'ordre de grandeur de ce terme est tel qu'il est indispensable, pour obtenir une basse consommation, de réduire au minimum la fréquence des transitions et de doser exactement l'apport d'énergie & chaque transition en fonction de l'effet optique désiré.Ce problème est essentiellement différent de celui que posent les autres principes d'affichage, aussi bien-actifs taffichages agissant comme des sources de lumière, tels que lampes, éléments électro-luminescents, etc) que passifs (affichages -basés sur la propriété de certains corps à changer d'aspect sous l'application d'un champ électrique), pour lesquels la puissance consommée est liée au nombre ou à la surface des signes excités.Ainsi, les circuts connus pour ces autres types ne sont pas utilisables pour l'excitation des matériaux électrochromes, car l'énergie qu'ils~utilisent serait beaucoup trop importante, Le garde-temps selon l'invention est caractérisé en ce que cet affichage contient des matériaux électrochromes, que l'un des aspects d'une cellule correspond à un état stable, l'autre de ces aspects correspond -â un état quasi stable qui nécessite une dépense d'énergie trts faible ou nulle pour être maintenu, tandis que les passages d'un tat à l'autre nécessitent des apports d'Anergie bien déterminés et qu'un secteur dose ces apports d t dnergie de facon a assurer la correspondance entre les variables d'état et l'aspect des cellules d'affichage correspondantes. Le dessin représente, à titre d'exemple, un mode d'exécution ainsi que des variantes de détail du garde-temps a affichage électrochrome selon l'invention. La fig. 1 est une reorésentation schématique montrant le principe du fonctionnement d'un gerde-temns à affichage électrochrome, la fig. 2- représente une montre-bracelet comportant un affichage numérique des heures et des minutes, la fig. 3 représente un circuit d'excitation d'une seule cellule d'affichage, la fig. 4 est un diagramme des tensions, du courant et de l'aspect correspondant l'excitation d'une cellule d'affichage électrochrome, la fig. 5 est un schéma-bloc d'un garde-temps afficha- ge électrochrome, la fig. 6 montre un mode de représentation numérique des heures et des minutes, la fig. 7 représente le diviseur de fréquence du gardetemps de la fig. 5, la fig. 8 est une figure explicative montrant la numérotation des sept segments d'un chiffre, la fig. 9 est un schéma montrant la correspondance entre les chiffres affiches, les variables de sortie du diviseur et les variables d'état associées a chaque segment, la fig. 10 représente le schéma de principe d'une cellule de mémoire, la fig. 11 est un circuit d'une cellule de mémoire comportant des transistors MOS complémentaires, la fig. 12 est un schéma de principe des circuits d'excitation de l'affichage électrochrome, la fig. 13 est un circuit d'excitation selon la fig 12 comportant des transistors MOS complémentaires, et la fig. 14 est un schéma représentant le programme pendant une minute des variables de sortie du diviseur et des variables de commande de l'affichage. La fig. 1 représente le schéma de principe d'une montre a affichage électrochrome et illustre le principe de commande d'un tel affichage. La montre comprend une base de temps 1 d'un type connu. Ce peut être un oscillateur piloté par un quartz, par un résonateur métallique, par un circuit RC, par un récepteur de radio, etc. Cette base de temps peut comporter un premier diviseur de fréquence pour aboutir a un signal de 1 Hz par exemple. Le signal de sortie de cette base de temps attaque un diviseur de fréquence 2 de type connu, comportant de préférence un certain nombre d'étages binaires connectés en cascade. Certaines sorties de ce diviseur, provenant d'étages intermédiaires et symbolisés par la flèche large 3, sont connectées a un convertisseur de code 4, qui procède a une combinaison logique des signaux qu'il reçoit. Ce convertisseur possède plusieurs sorties 5 qui fournissent ce que nous appellerons des variables d'état car elles représentent l'état dans lequel doit se trouver l'affichage à chaque instant. Ces variables sont introduites dans un sélecteur 6 comportant des amplificateurs dont les sorties 7 sont connectées aux électrodes d'un organe d'affichage 8. Dans certains dispositifs connus, ce sélecteur est commandé par des sorties 9 du diviseur, en général différentes des sorties 3 aboutissant au convertisseur. Ce sélecteur peut ayoir des fonctions différentes selon les systèmes, telles qu'une modulation en durée des signaux1 qui permet un réglage d'intensité, ou une fonction matricielle qui permet de diminuer le nombre de connexions a l'organe d'affichage. Une batterie 10 alimente le garde-temps, le diviseur et l'affichage, en fournissant de énergie a tous les organes qui en ont besoin.Ce système ne suffit pas pour commander un dispositif d'affichage électrochrome, Un tel dispositif exige en effet pour chaque signe élémentaire un apport d'énergie précis pour passer d'un état à l'autre, suivi d'une puissance d'excitation très faible ou nulle pour maintenir cet état jusqu'a la prochaine transition. Le principe faisant l'objet du présent brevet consiste a détecter les changements de variables d'état par un détecteur de changements 11. Ce détecteur fournit par les connexions 12 l'information sup plémentaire qui permettra au sélecteur 6 de former les impulsions requises pour une excitation correcte de l'affichage. Ce détecteur peut, dans certaines exécutions, être combiné au sélecteur dans un même circuit.Avant de décrire plus en détail les organes de commande d'un affichage électrochrome, il est nécessaire de de- crire sommairement cet affichage lui-même et ses propriétés. Une montre à affichage numérique des heures et des minutes est presentée à la fig. 2. Les cellules élémentaires sont des segments pouvant prendre deux aspects différents selon l'excitation. Un segment tel que 20 est a peine visible lorsqu'il est dans son état clair, car sa couleur se confond avec celle du fond 21. Un segment tel que 22 est bien visible car il présente une différencie marquée de couleur ou de teinte. Le passage d'un état à l'autre est graduel, mais pour les besoins de cet affichage nurlerique, on n'a besoin que de deux etats différents que l'on a appelés pour si.plifier état clair et état foncé.Les segments sont disposés d'une facon connue pour former un huit lorsqu'ils sont tous fonces (23). Par des combinaisons de segments clairs ou foncés, on peut représenter tous les chiffres de 0 à 9, ainsi que certaines lettres. Chaque chiffre excepté le "1" indiquant les dizaines d'heures a les dimensions typiques de 7 x 3 mm, la largeur des traits étant de 0,3 a 0,6 mm. L'excitation de certains segments par des moyens électriques permet d'afficher l'heure et la minute entre 1 h 0 min et 12 h 59 min. La représentation 0 h n'est pas usuelle. Une extension de la représentation jusqu'a 24 h est possible et ne présente pas de difficultés. La fig. 3 présente un circuit d'excitation simple de l'affichage électrochrome. Un générateur de tension 30 fournit des impulsions bipolaires a une cellule d'affichage (segment) symbolisée en 31, par l'intermédiaire d'une résistance série Rus 32 La tension au générateur est rUl et a l'affichage 2. Le courant fourni est I. La fig. 4 montre le résultat d'une mesure typique faite sur le circuit de la fig. 3. Le générateur applique une tension U1 variant par paliers successifs, Il s'établit un courant I à tra vers R qui provoque une transformation de la cellule d'affichage s s'accompagnant d'un changement d'aspect et d'une tension électrique U2 On distingue essentiellement quatre phases déterminées par les impulsions du générateur de tension 1) une phase de repos 41 od la cellule est à l'état clair, de durée indéfinie; pendant cette phase, tensions et courants sont nuls, et la cellule doit être de préférence en court circuit mais peut rester eoalelrent en circuit ouvert; 2) une phase d'inscription 42 provoauée par l'application a'une tension positive au générateur, s'accompagnant dtun courant. I1 en rssulte dans la cellule d'affichage un passage graduel de l'aspect du clair au foncs, ainsi qu'une tension croissante U2 aux bornes de la cellule. Après quelques secondes (ici 2 sec), l'aspect final est atteint. L'intégrale du courant représente la charge Q fournie à la cellule (ici 30 C); 3) une phase de maintien 43 pour laquelle les conditions doivent être telles que l'aspect de la cellule reste sensiblement constant.Dans certains cas, un faible courant de maintien est nécessaire, que l'on obtient en appliquant une tension s trbs legxrement supérieure à la tension U2 corresrondant à l'état desiré. Ce courant est destiné à compenser un courant de fuite à l'intérieur de la cellule. si ce courant est négligeable, il suffira de laisser la cellule a elle-même pendant cette phase, c'est-a-dire en circuit ouvert pour évi ter un courant de décharge par l'extérieur; 4) une phase d'effacement 44 provoquée par l'application d'une tension inverse U1 qui introduit un courant de signe opposé. L'aspect de la cellule passe du foncé au clair. Cette phase est en général plus lente (ici 4 sec) et nécessite un apport de charge plus grand (ici 40 pC) que pour la phase d'inscrip tion. Toutefois, une économie d'énergie est possible en com mençant la phase d'effacement par une période où la cellule est en court-circuit, et en terminant le cycle par l'appli- cation d'une tension négative. Les fig. 3 et 4 ayant montre les conditions d'emploi d'une cellule, on peut décrire maintenant les circuits d'une montre comportant un affichage électrochrome. La fig. 5 montre le schéma-bloc d'un garde-temps comportant un affichage numérique des minutes, des dizaines de minutes et des heures. Une base de temps 50 combinée à un premier diviseur de fréquence livre des impulsions de sortie 51 de 1 Hz. Un diviseur 52 par 60 les divise jusqu'à un signal 53 dont la période est de 1 min. Un diviseur 54 par 10 divise ce signal pour aboutir à un signal 55 ayant une période de 10 minutes Un diviseur 56 par 6 divise ce signal pour aboutir à un signal 57 agant une période d'l heure. Enfin, ce signal attaque un dernier diviseur par douze 58. Les diviseurs 54, 56 et 5 possèdent chacun plusieurs sorties 59, 60 et 61 qui sont connectées aux convertisseurs de code 62, 63 et 64 dont les sorties sont les variables d'état 65, 66 et 67. Chaque variable d'état est associée à un segment et représente l'état dans lequel ce segment devrait se trouver. Le fonctionnement du dispositif est un peu différent pour les variables changeant fréquemment d'etat telles que les minutes et les dizaines de minutes, et pour les variables changeant plus rarement d'état telles que les heures. Pour las variables changeant fréquemment d'état, il est essentiel de limiter la consoirlation de courant en réduisant au minimum les opérations d'inscription et d'effacernt, qui COi;SO ment chaque fois une charge électrique importante. En conformité avec les conditions d'excitation d'une cellule d'aEEicage, exposées à propos de la fig. 4, le dispositif doit détecter les changements des variables d'état et, pour chaque type de cnangement, appliquer l'excitation électrique appropriée à la cellule d'affichage correspondante. La détection des changements et la commande de chaque cellule se fait à l'aide des blocs M et S. Les blocs h1 68 et 69 sont des elements de mémoire qui mémorisent les variables d'état 65 et 66 avant les changements et restituent cette information après les changements, par les sorties 70 et 71. Une variable de commande 88 détermine les phases d'écriture et de lecture de ces mémoires. La fonction des sélecteurs S 72 et 73 est de combiner les variables d'état 65 et 66, les variables mémorisées 70 et 71 avec des variables de commande 74, dont la fonction est de déclencheur les diverses phases d'inscription, de maintien, d'effacement ou de repos. Ces blocs S comprennent aussi des amplificateurs capables de livrer les ten sions et courants nécessaires l'affichage.Les sorties 75 et 76 de ces blocs sont directement reliées aux électrodes individuelles de affichage électrochrome 77, raison d'une électrode par segment. On peut se contenter d'une organisation simplifiée pour les variables changeant rarement d'état. I1 est admissible que l'on fasse des opérations d'effacement et d'inscription inutiles, par exemple en effacant tous les segments foncés juste avant le changement d'heure et en inscrivant tous les segments foncés juste apyres le changement d'heure. Cette organisation simplifiée rend inutile la fonction de mémorisation. Un détecteur de changements est commun à tous les segments de l'affichage des heures. Il est commandé par une combinaison des sorties du diviseur, ayant une période d'l heure, Indépendante de l'information a afficher, donc des variables d'état.Les variables d'état 67 correspondant à l'affichage des heures sont introduites dans un sélecteur 78 ot elles sont combinées avec des variables de commande 74 afin d'exciter l'affichage 77 par les électrodes 79. Chaque segment de l'affichage comporte deux électrodes. L'une de ces électrodes est individuelle et fait partie des groupes 75, 76 et 79. L'autre électrode 80 est commune. On pourrait la mettre à la masse. Mais il est parfois avantageux de la commander par un bloc de commande de l'électrode commune CEC 81. Cela permet, par l'introduction d'un seul circuit auxiliaire, de simplifier la commande de toutes les autres électrodes individuelles. Cela permet également de n'utiliser qu'une seule source de tension d'alimentation pour tout le système. Ce bloc 81 est commandé par ses propres variables de commande 82. Les variables de commande 74 et 82 sont obtenues par des combinaisons logiques des sorties intermédiaires 83, 84 et 85 provenant du diviseur, combinaisons réalisées dans le bloc des variables de commande VC 86. Tout le dispositif est alimenté par au moins une batterie 87. Avant d'aborder le detail des fonctions se rapportant au garde-temps de la fig. 5, il est nécessaire de préciser les exigences de l'affichage numérique. La fig. 6 montre une indication typique. Quoiqu'il y ait 4 chiffres différents, il est avantageux de grouper les 2 chiffres des heures et de les considérer comme un symbole unique H pouvant passer par 12 aspects différents, représentés à la première ligne. Le chiffre des dizaines de minutes D peut prendre 6 aspects différents représentés à la deuxième ligne. Le chiffre des minutes M peut prendre 10 aspects différents représentés à la troisieme ligne. Le tableau 1 résume quelques propriétés de l'affichage numérique à 7 segments des heures, des dizaines de minutes et des minutes. Le nombre d'aspects différents de chaque symbole se déduit de la fig. 6. Le nombre total de segments se déduit egale- ment de la fig. 6, en additionnant les segments de chaque ligne. Le nombre moyen de segments foncés s'obtient en divisant le nombre total de segments par le nombre d'aspects. La durée du cycle est l'intervalle de temps qui sépare lapparition successive d'un même chiffre. En considerant à nouveau la fig. 6, on constate que la transition d'un chiffre au. suivant s'accompagne pour chaque segment de quatre possibilités 1. maintien de l'état clair; 2. passage du clair au foncé (inscription); 3. maintien de l'état foncé; 4. passage du foncé au clair (effacement). Une propriété essentielle de l'affichage électrochrome étant le fait que la consommation d'énergie est liée aux changements d'état, il est important de connaitre le nombre d'inscriptions pour un cycle complet. Ce nombre d'inscriptions, divisé par le nombre d'aspects d'un symbole, donne le nombre d'inscriptions moyen, et divisé par la durée du cycle en minutes, donne le nombre d'inscriptions moyen par minute La formule (2) du bas du tableau 1 indique la consommation moyenne de courant pour I 'af- fichage électrochrome, en fonction du courant moyen 10 nécessaire au maintien d'un seul segment dans un état foncé (lo peut Outre nul dans certains cas) et en fonction de la charge Q1 nécessaIre à l'inscription et de la charge Q1 nécessaire & l'effacement d'un seul segment. Le nombre Ni d'inscriptions pendant 1 cycle est egal au nombre d'effacements. Le facteur 60 indique que la durée du cycle de référence est de 60 secondes (fréquence f = 60 Hz).Cette formule (2) est un cas particulier de la formule U). Une prendre maniera d'exciter l'affichage électro- chrome consiste a procéder & l'effacement de tous les segments a la fin de chaque minute, et a l'inscription des nouveaux segments au début de la minute suivante. On aura ainsi un nombre moyen d'inscriptions Ni correspondant au nombre moyen Ns de segments foncés, soit Nil = 14,57 Tableau 1 Propriétés de l'affichage numérique des heures et des minutes comportant des chiffres à 7 segments Dizaines S y m b o l e Heures de Minutes minutes Nombre d'aspects differents 12 6 10 Nombre total de segments Nombre moyen de segments foncés 5,17 4,50 4,90 Durée du cycle 12 h 1 h 10 min Nombre d'inscriptions par cycle 22t62) 10 15 " " moyen 1,83(5,17) 1,67 1,5 par minute 0,03(0,09) 0,17 1,5 Nombre total moyen de segments foncés Ns = 5,17 + 4,50 + 4,90 = 14,57 Nombre total d'inscriptions par minute a) minimum Ni = 0,03 + 0,17 + 1,5 = 1,70 b) avec effacement total du chiffre des heures a chaque changement : Ni = 0,09 + 0,17 + 1,5- 1,76 Consommation moyenne de courant pour l'affichage Electrochrome I = NsIo + Ni (Qi + Qe) / 60 (2) Une seconde manibre d'exciter l'affichage électrochrome consiste a procéder a l'effacement d'un symbole entier la fin du cycle pendant lequel il ne change pas et a inscrire le nouveau symbole au début du cycle suivant.Cela revient a inscrire en moyenne 4,9 segments & chaque minute, plus 4,5 segments toutes les 10 minutes, plus 5,17 segments toutes les 60 minutes. Le nombre moyen d'-inscriptions par minute sera alors N12 = 4,9 + 4,5 + 5,17 = 5,44 10 60 Une troisième manière d'exciter l'affichage électrochrome consiste procéder A une opération seulement lorsqu'il y a changement de chiffre, comme dans le second procédé, mais en inscrivant tous les segments a la fin du cycle, puis en effaçant ceux qui sont en trop au début du cycle suivant.Cela revient a inscrire et å effacer un nombre moyen de segments plus faible que pour la deuxième manière, ce nombre étant, pour un affichage a 7 segments, le complément à 7 du nombre moyen de segments fonces, L'affichage de l'heure consiste, par ce procédé, à inscrire en moyenne 2,1 segments à chaque minute, plus 2,5 segments toutes les 10 minutes, plus 1,83 segments toutes les 60 minutes. Le nombre moyen d'inscriptions par minute sera Ni3 = 2,1 + 2,5 + 1,83 = 2,38 10 60 Une quatrième manière d'exciter l'affichage électro- chrome consiste a ne procéder a des opérations d'inscriptions et d'effacement que sur les segments nécessitant un changement.En procédant ainsi systématiquement sur tous les chiffres, on par vient au nombre calculé sur le tableau 1 Ni4 = 1,70 On peut choisir pour chaque chiffre une excitation d'un de ces 4 types. Mais il est possible de choisir des procédés différents selon les chiffres. Par exemple, le tableau 1 indique la variante consistant à exciter les chiffres des minutes et des dizaines selon le quatrième procédé, qui conduit au nombre minimum de changements, alors que les chiffres des heures sont excités selon le deuxième procédé, en étant complètement effacés et à nouveau une fois par heure.On aboutit alors pour l'ensemble de l'affichage au nombre moyen d'inscriptions Ni5 = 1,76 Le choix du procédé dépendra de considérations faisant intervenir is propriétés de l'affichage, la limite de consommation tolérable et la complexité des circuits, A titre d'exemples numériques, l'affichage électrochrome dont les caractéristiques correspondent à la fig. 4 nécessite une charge de 70 pC par segment et par changement.Si, de plus, cet affichage nécessite un courant de maintien moyen I de 0,1 ;iA par o segment, les 5 procédés d'excitation donneront les consommations moyennes figurant sur le tableau 2, Tableau 2 Consommations moyennes selon le procédé d'excitation I Procédé d'excitation 1 2 3 4 5 Nombre moyen d'inscriptions Ni 14,57 5,44 2,38 1,70 ' 1,76 Consommation statique en pA 1,46 1,46 1,46 1,46 1,46 Consommation dynamique en vA 17,0 6,35 2,78 1,99 2,06 Consommation totale en ;;iA 18,5 7,81 4,24 3,45 3,52 Dans une montre-bracelet ot le courant disponible pour l'affichage ne doit pas excéder 4 LIA, seuls l-s procédés 4 et 5 seront utilisables. Le procédé 5 a été choisi comme exemple car il montre une organisation mixte (fig. 5) faisant appel à la fois au procédé No 2 pour les heures, et au procédé No 4 pour les minutes et les dizaines de minutes. Les figures qui suivent donnent le détail des circuits du garde-temps, dont la fig. 5 est le schéma-bloc. La fig. 7 représente le diviseur de fréquence qui livre, à partir d'un signal de référence de 1 Hz, une série de signaux correspondant aux sorties intermédiaires Ao, Bo... D3. Ce diviseur comporte des étages binaires ou flip-flops d'un type connu en cascade tels que 90, comportant chacun deux entrées et une sortie. Le signal de sortie change chaque fois que le signal en T passe de 1 a o. Le signal de sortie est mis à zéro chaque fois que R passe à 1. Ce diviseur comporte encore des blocs logiques tels que 91 qui combinent certaines sorties des étages binaires et livrent un signal de remise a zéro, tel que Ror lorsque une certaine combinaison des sorties intermédiaires est atteinte.Le nombre décimal correspondant à cette combinaison est indiqué sur chaque bloc. Ainsi on obtient les périodes désirées pour les signaux de sortie. Par exemple, on désire en Fo un signal dont la période soit de 1 minute. Le diviseur comporte 6 étages binaires qui, normalement, diviseraient par 64. Des 6 sorties intermédiai res Ao, Bo, C0, Do, Eo, Fo disponibles, 4 d'entre elles, COE Do, o Eo, Fo sont connectées au bloc logique 91 qui reconnatt la combinaison binaire correspondant au nombre 15 et remet les 4 derniers étages à zéro à ce moment. Le rapport de division de la combinaison de ces 4 étages et du bloc logique est ainsi ramené de 16 & 15, et l'ensemble des 6 étages divise par 60.D'une façon analogue, legrpupe des 4 étages binaires suivants, qui fournit 4 sorties intermédiaires A1, B1, C1, D1 divise par 10 grâce à la connexion des sorties B1, C1 et D1 à un bloc logique 92 qui reconnaît la combinaison binaire correspondant au nombre 5 et remet les étages correspondants à zéro. Le groupe des 3 étages binaires suivants, qui fournit 3 sorties intermédiaires A2, B2, C2 divise par 6 grace a la connexion des sorties B2 et C2 a un bloc logique 93 qui reconnaît la combinaison binaire correspondant au nombre 3 et remet les étages correspondants à zéro.Enfin, le groupe des 4 derniers étages binaires, qui fournit les 4 sorties intermédiaires A3, B3, C3, D3 divise par 12 grace à la connexion des sorties C3, D3 à un bloc logique 94 qui reconnalt la combinaison binaire correspondant au nombre 3 et remet les étages correspondants a zéro. Le diviseur présente donc en Fo un signal dont la période est de 1 minute, en D1 un signal dont la période est de 10 minutes, en C2 un signal dont la période est de 1 heure et en D3 un signal dont la période est de 12 heures. Les blocs convertisseurs de code CC 62, 63 et 64 de la fig. 5 sont des combinaisons de portes logiques formant directement, à partir des sorties 59, 60 et 61 du diviseur, les variables d'état F 65, 66 et 67 représentant l'état logique dans lequel doit se trouver chaque segment de l'affichage. La fig. 8 définit la correspondance entre les segments de 1 'affichage et les variables d'état F. La fig. 9 donne, en fonction de chaque chiffre a afficher, l'état (représenté par des barres symbolisant la valeur 1) des sorties du diviseur ABCD et des variables d'état F. Les équations logiques permettant de passer des variables ABCD aux variables F s'obtiennent par les procédés courants de la logique (réduction au moyen des tables de Karnaugh par exemple). Le tableau 3 indique ces équations. Tableau 3 Formation des variables F dans les convertisseurs de code, en fonction des variables de sortie du diviseur Affichage 1. Minutes 2.Dizaines de M. 3. Heures Compte 0-1-2-..-8-9 nu 0-1-2-3-4-5 12-1-2-3-. -10-11 Var, divi- A1,B1,C1,D1 A2, 2' C2 A3, B3, C3, D3 Var.d'état Fmî à Fm7 Fm11 à Fm17 Fhl à Fh9 F1 BCD+ B+ C BC + AB B+BCD+BD+AD F2 B + AC B D + AC + AB F3 B+fl+AC+AC B + AC + AC ABD+ACB+BD+AC+AB F4 D+AB+AB+AC B + A BD+ B+ C+ABD F5 C+D+AB+AB C+AB+AB C+BD+AD+ABD F6 D+ C+AB+BCoABC B+ C+AC--F 3 BDfAC+AB+ABC+BCD F7 D+BC+AB+BC B + C ABC+BD+AC+AB+BCD F8=F9 BD + ABCD Les mémoires 68 et 69 de la fig. 5 peuvent être réalisées au moyen d'un montage comportant 2 inverseurs et un commutateur électronique. La fig. 10 montre le principe d'une cellule de mémoire. Une variable d'état F est introduite, à travers un commutateur 100, à l'entrée d'un inverseur 101. La sortie de ce même inverseur est connectée à l'entrée d'un second inverseur 102, tout en livrant la variable M. La sortie de ce second inverseur est connectée à l'autre borne du commutateur 100 et livre la variable M.Une variable de commande K1 détermine la position du commutateur électronique de sorte que lorsque K1 = 1, G = F et lorsque K1 = O, G = M. Dans la position K1 = 1, la variable F impose l'état des deux inverseurs de sorte que F = M. Dans la position K1 = O, les 2 inverseurs sont bouclés sur eux-mêmes, ce qui constitue un système bistable, dont un élément de mémoire qui conserve indéfiniment la valeur qu'avait F au moment du passage de K1 = 0 à K1 = 1. Jusqu'à présent, il n'a pas été fait mention de la technologie à employer pour réaliser les fonctions précédentes. La technologie des circuits intégrés à transistors métal-oxydesemi-conducteurs (MOST) complémentaires étant bien adaptés aux conditions imposées par la montre-bracelet, elle servira à illustrer la réalisation de quelques fonctions particullêres. Une cellule de mémoire selon le principe de la fig. 10, comprenant 8 MOST, est représentée sur la fig. 11. 4 transistors 121, 122, 123, 124 sont à canal n, et 4 transistors 125, 126, 127, 128 sont à canal p. Les transistors 122 et 126 forment le premier inverseur, les transistors 123 et 127 le second inverseur. Le commutateur électronique comporte deux pottes de transmission.Une porte de transmia- sion se compose d'un MOST de type n et d'un MOST de type p dont les sources, reliées ensemble, constituent l'entrée, dont les drains, reliés ensemble, constituent la sortie, et dont les grilles sont reliées respectivement à une variable de commande et à son complément. La première porte de transmission, formée des MOST 121 et 125, relie la variable d'entrée F à l'entrée G du premier inverseur lorsque la variable de commande K1 = 1 et son complément K1 = O. La seconde porte de transmission, formée des MOST 124 et 128, relie la sortie M du second inverseur à l'entrée G du premier lorsque K1 = O et Kî = 1. Ce circuit livre donc la variable M et son complément M satisfasant aux conditions imposées. Les blocs S, VC et CEC de la fig. 5 sont déterminés par les conditions d'excitation des cellules d'affichage. I1 est donc utile de préciser les moyens d'excitation avant de décrire les autres blocs fonctionnels. Sur la fig. 12, on a représenté 3 cellules d'affichage 110, 111, 112 présentant respectivement des électrodes de commande individuelles 113, 114, 115 et une électrode commune 116. Un premier moyen de commander chaque cellule serait de relier l'électrode commune à la masse, et de relier chaque électrode individuelle, par l'intermédiaire de résistances série et d'interrupteurs, à une ou plusieurs sources de tension positives et à une source de tension négative. L'avantage de ce schéma est la possibilité de commander simultanément l'inscription de certaines cellules et l'effacement d'autres cellules. La fig. 12 indique un autre schéma dont l'avantage principal est l'utilisation d'une seule source de tension + UB pour les opérations d'inscription et d'effacement. Une source de tension auxiliaire + UM n'est requise que si une tension de maintien est nécessaire. Cette source de tension débite un courant très faible et peut s'obtenir à partir de + UB à l'aide d'un circuit régulateur de tension (UM est compris entre O et UB). Le schéma représenté montre que chaque électrode individuelle telle que 113 est excitée pour l'inscription par un premier interrupteur tel que TI1, en série avec une résistance RI, relié à la borne + UB de la source de tension, et pour l'effacement par un second interrupteur tel que TE1, en série avec une résistance RE, relié à la masse. De son coté, ltélectrode commune est reliée à 3 interrupteurs TA, TM et T B la reliant respectivement à + UB, à + UM ou à la masse. Chaque cellule peut être soumise à 5 régimes différents selon la combinaison des interrupteurs ouverts ou fermés. Une variable de transfert T associée à chaque interrupteur étant O lorsqu'il est ouvert et 1 lorsqu'il est fermé, le tableau 4 représente les 5 régimes envisagés. Dans la 3ème colonne, la tension aux bornes de la cellule est symbolisée par + 1 pendant 1'inscription, + i pendant le maintien, - 1 pendant l'effacement, 0 pendant le court-circuit. Un X dans une colonne quelconque signifie que plusieurs possibilités existent (indifférence). Les 5 colonnes de droite indiquent les positions requises pour chaque interrupteur. Tableau 4 Excitation d'une cellule d'affichage selon fig. 12 symbole Fonction Ui-UC TA TB TM TI TE M Maintien 4 0 0 1 1 0 E Effacement -1 1 0 0 0 1 I Inscription +1 O 0 1 0 1 0 O Circuit ouvert X X X 1 X O 0 La fig. 13 représente le circuit d'excitation des cellules d'affichage réalisé avec des MOST. Comme sur la fig. 12, 3 cellules 110, 111, 112 sont représentées. L'électrode séparée 113 d'une cellule telle que 110 est reliée au drain d'un MOST à canal p 130 commandé par le complément T de la variable TI1, et dont la source est à la tension + UB et au drain d'un MOST à canal n tel que 131 commandé par la variable TE1, et dont la source est a la masse. La fonction de chacun de ces transistors est à la fois celle du commutateur et celle de la résistance sers représentés sur la fig. 12. Une paire de transistors commande l'électrode séparée de chacune des cellules. Le circuit de commande de l'électrode commune 116 (bas de la figure) combine des fonctions logiques et analogiques.Les fonctions logiques sont la commande, par les variables TA, TB et TM, de fonctions de commutation ayant le même effet sur l'électrode commune 116 que les 3 commutateurs de la fig. 12. Les fonctions analogiques sont celles d'un régulateur de tension qui fournit une tension UBUM lorsqu' on le désire de façon qu'une tension UM soit appliquée aux cellules d'affichage. Le MOST à canal p 132 a une fonction d'inter rupteur simple. I1 est bloqué lorsque TA = (TA 1 A (TA = O) et il con- duit lorsque TA = O (TA = 1). Dans cet état, sa résistance doit être suffisamment faible pour que la chute de tension qu'il produit soit négligeable même au courant maximum prévu.Le MOST a canal n 133 peut avoir 3 fonctions différentes selon l'état des deux variables de commande T B et TM Lorsque T = 1 (TM = O) la M résistance 134 n'est parcourue par aucun courant et tout se passe comme si le MOST était commandé directement par la variable TB. En conséquence, le MOST est bloqué si T B = O, et il conduit si T B = 1. La condition imposée au MOST 133 est la méme que pour le MOST 132, à savoir que la chute de tension soit néglIgeable même au plus fort courant prévu. Enfin, si T B = O et TM = 0 (T = 1), M M le MOST 133 agit dans un domaine de conduction intermédiaire, comme un régulateur série. Sa grille 135 est commandée par un circuit de réglage formé des MOST 136, 137 et des résistances asso ciées, de façon à maintenir le potentiel de l'électrode commune 116 a la valeur désirée.La fonction du MOST 138 est de commander la mise en service du circuit de réglage en permettant à un courant de s'établir à travers la résistance 139. Cette résistance est pratiquement connectée à la borne + UB lorsque T M = O. La fonction du diviseur de tension formé des résistances 140 et 141 est de réduire la tension de l'électrode 116 à une valeur située dans le domaine de fonctionnement linéaire du circuit de réglage. La fonction du diviseur de tension formé des résistances 142 et 143 est d'établir une tension de référence égale à la tension nominale du point 144, cette tension étant elle-même liée par un rapport fixe à la tension de l'électrode 116. Connaissant les conditions que doivent remplir les variables de commande, on peut maintenant décrire la partie des blocs S de la fig. 5 qui n'est pas incorporée dans le circuit des fig. 12 ou 13. Ces blocs combinent des variables de commande K aux variables d'état F et aux variables des états mémorisés M de façon a exciter l'affichage de façon correcte. Les variables de commande sont des variables prenant la valeur 1 pendant que certaines opérations doivent s'effectuer, et prenant la valeur 0 pendant que les autres opérations ont lieu. Les variables de commande sont définies au tableau 5. Tableau 5 Définition des variables de commande K1 Maintien chiffres des minutes et dizaines et commande des mémoires. K2 Court-circuit et inscription tous les chiffres. K3 Effacement chiffres des minutes et dizaines. K4 Inscription chiffres des minutes et dizaines. K5 Effacement chiffres des heures. K6 Inscription et maintien chiffres des heures K7 Commande générale changement d'heure. Les équations logiques combinant les variables F et M qui sont individuelles pour chaque segment, aux variables K, qui sont communes à tout le système, donnent les variables de transfert T qui déterminent la commande de l'affichage, c'est-à-dire des interrupteurs du haut de la fig. 12 ou des transistors du haut de la fig. 13. Ces équations logiques sont de deux types. Lorsqu'on dispose a la fois d'une variable d'état F et d'une variable mémorisée M, les équations des variables de transfert T correspondantes sont Inscription : T1m = F (K1 m 4 (3) (3) Effacement : TEm = Fm + K2 (Mm+K3) Ces équations représentent la solution par des moyens logiques du détecteur de changements, combinée avec les moyens de commande déterminant l'instant et la durée des cycles d'inscription (K4 et K2) et d'effacement (K3) ainsi que les fonctions de maintien (K1) et de court-circuit (K2).Ces équations s'appliquent aux fonctions commandant l'affichage des minutes et des dizaines de minutes, dans le schéma de la fig. 5 (blocs 72 et 73S et représentent la manière d'exciter un affichage électrochrome avec un minimum de consommation de courant. Lorsqu'on ne dispose pas de variables mémorisées, les opérations d'effacement et d'inscription peuvent se dérouler d'une façon correcte si les conditions suivantes sont remplies 1. Commande des cycles de maintien et de court-circuit sur la base des variables d'état F, combinées avec des variables auxiliaires de commande K6 et K2. 2. Commande d'une opération d'effacement sur la base des variables d'état F, combinées avec une variable de commande K appliquée juste avant un changement possible de F. Alors, seuls les seg ments foncés recevront un courant d'effacement. 3. Commande d'une opération d'inscription sur la base des varia bles d'état F, combinées avec une variable de commande K6, qui peut être la même que celle qui commande l'opération de main tien. En effet, la différence de tension appliquée à un segment entre une opération d'inscription et une opération de maintien peut être réalisée soit du cOté de l'électrode individuelle de chaque segment, soit du cOté de l'électrode commune. On a choisi cette seconde possibilité, qui permet de simplifier les opérations logiques nécessaires pour la commande des électrodes individuelles. Ces opérations s'expriment alors par les équations suivantes TIh =FhK6 (4) Ih FhK6 (4) TEh = FhK2 + FhK5 Ces équations s'appliquent aux fonctions commandant l'affichage des heures dans le schéma de la fig. 5 (bloc 78). Elles représentent la réalisation d'un mode d'excitation avec effacement complet (ici : des heures) à chaque changement. L'excitation de l'électrode commune nécessite la déter- mination de trois variables de transfert TA, TB et TM (voir tableau 4, ainsi que les fig. 12 et 13). Ces variables doivent être synchronisées avec les variables de commande K figurant dans les équations (3) et (4). Elles sont determhees comme suit TA = K3 +K5 TB = K2 (5) TM = K1 I1 reste a préciser la séquence des phases d'inscription, de maintien, d'effacement, de court-circuit ou de circuit ouvert. Ces phases doivent respecter le cycle de 1 minute pour l'affichage des minutes et des dizaines de minutes, ainsi que le cycle de 1 heure pour l'affichage des heures.Les variables K1, K2, K3 et K4 ont un cycle de 1 minute, réparti en plusieurs phases ot ces variables prennent alternativement les valeurs 0 et 1, a une exception près concernant K2. Les variables K5, K6 et K7 ont un cycle de 1 heure. La variable K7 vaut 1 au moment d'un changement d'heure, ou plus précisément entre le milieu de la 59ème minute et le milieu de la 60ème minute. Les variables K5 et K6 sont synchronisées avec les variables K1 à K4 et, en plus, n'interviennent que lorsque K7 vaut 1. L'exception concernant K2 est que l'une des phases de court-circuit est supprimée à la fin de la 59ème minute pour permettre une opération d'effacement. Le tableau 6 donne une séquence des variables de commande qui a été expérimentée sur un affichage électrochrome.Les deux dernières lignes de ce tableau donnent les durées des phases et les instants correspondant aux passages d'une phase a la suivante. Tableau 6 Séquence des variables de commande pendant une minute quelconque (entre parenthèses sont représentées les séquences modifiées àla fin de la 59ème minute et au début de la 60ème minute) Phase No 1 2 3 4 56 7 8 Opération sur signes minutes SC E I+ SC M SC M SC et dizaines SC (O) Variables de M K1 0 0 0 O 1 0 1 0 commande CC R2 1 O 1 1 O 1 O 1(O) minutes et E K3 O 1 0 0 O 0 0 O dizaines I K4 1 0 Q 0 O 0 Opération sur signes l SC O SC SC M SC M SC des heures (I) (E) Variables de com- E K5 0 0 0 0 0 o o 0(1) mande heures I K6 0 O 0(1) O 1 0 1 O Tableau 6 (suite) Phase No 1 2 3 4 5 6 7 8 Commande min.quelconque K7 0 0 générale (59e minute) K7 0 (1) genérale (60e minute) (1) 0 heures s (60e minute) K Duree des phases (secondes) 2 8 2 4 | 8 16 8 12 Echelle des temps (secondes) :: 2 10 12 16 24 40 48 60 0 32 60 Le choix des phases a été dicté par les considérations suivantes Phase 1 : le début de chaque minute commence par un court-circuit appliqué à tous les segments qui doivent rester ou devenir clairs. Ce court-circùit amorce l'effacement des cellules qui doivent virer du foncé au clair, et diminue la charge que doit fournir la batterie pour l'effacement. Phase 2 : l'effacement des segments minutes doit avoir lieu après le changement des variables d'état, puisque la logique de commande a besoin des anciennes variables (M) et des nouvelles variables (F), selon les équations de commande (4). Phase 3 : l'inscription des segments des minutes et des heures peut avoir lieu simultanément, après les changements des variables d'état. On a placé l'inscription des nouveaux segments apres l'effacement des anciens segments, de façon que les symboles transitoires ne correspondent pas à des chiffres différant de l'ancien et du nouveau chiffre a afficher. Par exemple, sur la fig. 6, on voit que le passage du 3 au 4 donne un 9 Si l'on commence par inscrire le nouveau segment, alors qu'il donne un symbole sans signification si l'on commence par effacer les anciens segments. Phases 4 et 6 : court-circuit des segments clairs terminant l'opération d'effacement et assurant le maintien dans cet état. Phases 5 et 7 : maintien des segments foncés par application de la tension de maintien à des intervalles approximativement égaux. Cette opération de maintien est nécessaire si l'état foncé est associé à un courant de fuite interne dans les cellules d'affichage qui produit un effacement très lent. Si ce courant est négligeable, c'est-à-dire si l'état foncé se maintient pendant une période supérieure à la durée du cycle d'inscription, l'opération de maintien est inutile. I1 suffit de laisser les cellules correspondantes en circuit ouvert. Phase 8 : court-circuit en général, sauf à la fin de la 59ème min. où l'on procède, avant le changement des heures, à l'effacement de tous les segments foncés du symbole des heures. La fig. 14 représente la variation en fonction du temps, pendant 1 minute, des variables de sortie du diviseur Bo CO Do E0 Fo et des variables de commande K1 à K7. Une combinaison logique des variables de sortie du diviseur permet d'obtenir chacune des variables de commande. Cette combinaison logique dépend de la durée choisie pour chaque phase. Le choix des périodes a été dicté d'une part par les exigences de l'affichage et d'autre part en choisissant des combinaisons simples des variables de sortie du diviseur lorsque les durées jouaient un rible secondaire (phases de maintien et de court-circuit).Les combinaisons logiques correspondant à la fig. 14 sont les suivantes K1 = Do Eo Fo + Do Eo Fo K2 K1 K3 K5 K3 = E0 Fo [D%(B0+c0) + Bo Co D03 K4 = Bg CO Do Ex fi o o K5 = K7 Eo Fo K6 = K1 + K4 K7 K7 = B1 C1 B2 (Fo A1 D1 A2 C2 + Fo A1 D1 A2 D2) Les variables K1 K3 et K4 sont déterminées par les variables de sortie du diviseur représentées au haut de la fig. 14. La variable K7 est déterminée par des variables de sortie du diviseur dont la période est plus lente (jusqu'à 1 heure), et qui sont définies sur la fig. 7. Les variables K2 K5 et K6 sont des combinaisons logiques des précédentes. Dans la description qui précède, il n'est pas fait mention des circuits logiques combinatoires répondant aux systèmes d'équations (1) à (6). Les méthodes permettant de passer des équations logiques à un diagramme logique comportant des portes "ET", "OU", "NOR" etc. sont connues. Les méthodes de réalisation de fonctions logiques au moyen des transistors MOS complémentaires sont également connues. I1 est donc superflu de représenter en détail les circuits combinatoires du système décrit, dans la mesure où ils ne font pas appel a des concepts nouveaux. REVENDICATIONS 1. Affichage électro-optique pour garde-temps électro- nique alimenté par une source de tension et comprenant une base de temps et un diviseur de fréquence, l1affichage dlectro-optique étant formé de cellules contentant des matériaux électrochromes pouvant prendre deux aspects différents et étant commandé par un convertisseur-de code dont les sorties livrent des variables dtétat correspondant chacune à l'aspect que doit avoir une cellule d'affichage -correspondante, l'un des aspects d'une cellule correspondant à un état stable, l'autre de ces aspects correspondant à un état quasi stable qui nécessite une dépense d'4nergie trs faible ou nulle pour Stre maintenu, tandis que les passages d'un état à l'autre nécessitent des apports d'énergie bien déterminés, caractérisé en ce qu'un détecteur de changement fournit à un sélecteur des informations pour déclencheur les opérations d'inscription et d'effacement des cellules d'affichage, le sélecteur dosant les apports d'énergie nécessaires apportés à l'afriehage pour assurer la correspondance entre les variables d'état livrées par le convertisseur de code et l'aspect des cellules d'affichage correspondantes, de manière à assurer le passage d'un état à l'autre avec un apport d'4nergie minimum. 2. Affichage selon la revendication 1, dans lequel chaque cellule comporte deux électrodes, l'une au moins de ces électrodes étant séparée pour chaque cellule, l'autre étant commune à plusieurs cellules, caractérisé en ce que l'leetrede commune est à un potentiel variable commandé par des variables de commande, en ce qutil nty a qu'une source de tension, et que le sens de l'excitation de chaque cellule est déterminé par la com binai son des connexions de son électrode individuelle et de l'électrode commune aux bornes de la source de tension. 3. Affichage selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ôe que le détecteur de changements est alimenté par des variables du diviseur qu'il combine de façon à livrer des variables de commande déterminant des phases dtinscription et d'effacement, un groupe de variables de commande correspondant à un groupe de cellules tel que la période des phases des variables de commande coïncide avec ia période déterminée par les changements d'aspect de ce groupe. 4. Affichage selon la revendication 3, dans lequel le sélecteur délivre à chaque cellule une impulsion de courant dans un sens pour la faire passer d'un état appelé état clair à un autre état appelé état foncé et une impulsion de sens contraire pour la faire revenir de l'état foncé à l'état clair, carac brisé en ce qu'une variable de commande provoque 11 effacement des cellules foncées d'un groupe peu avant que le convertisseur n'indique un changement des variables d'état, une autre variable de commande provoquant ltin8cription des nouvelles cellules foncées de ce groupe peu après ce changement. 5. Affichage selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'une variable de commande provoque 1'inscription des cel- lules claires d'un groupe peu avant un changement des variables d'état du convertisseur et qu'une autre variable de commande provoque lterfacement des nouvelles cellules claires de ce groupe en réponse à ce changement. 6. Affichage selon la revendication 4 caractérisé en ce que le sélecteur qui fournit les impulsions d'excitation à chaque cellule d'affichage procède par une combinaison des variables d'état F avec des variables de commande K déterminant la durée et la séquence des phases. 7. Affichage selon la revendication 3, caractérisé en ce que le détecteur de changements est un circuit logique qui compare la valeur actuelle F de chaque variable d'état avec la valeur M quelle avait à un instant antérieur qui a enregistré la valeur de la variable d'état à cet instant antérieur, 8. Affichage selon les revendications 1 et 6, caractérisé en ce que les fonctions logiques du sélecteur et du détecteur de changements sont effectuées simultanément par un opérateur combinant les variables de commande K avec les variables d'état F et des variables M des états mémorisés. 9. Affichage selon 1 une quelconque des revendications 4, 5, 7 et 8, caractérisé en ce qu'au moins un groupe d'affichage changeant fréquemment d'aspect soit excité de façon que seuls les changements des variables d'état provoquent des changements des cellules individuelles, et en ce qu'au moins un second groupe d'affichage changeant moins fréquemment d'aspect soit excité de façon qu'à chaque changement de ltune au moins des variables d'état de ce groupe l'ensemble des cellules passe par un état intermédiaire identique pour toutes les cellules. 10. Affichage selon la revendication 1, caractérisé en ce que le convertisseur de code est formé de circuits logiques combinatoires livrant directement à leur sortie les variables d'état. 11. Affichage selon la revendication 2, caractérisé en ce que les électrodes individuelles de chaque cellule et l'électrode commune comportent chacune un transistor capable de la connecter à l'une des bornes de la source de tension et un second transistor capable de la connecter à l'autre borne de cette source de tension. 12. Affichage selon la revendication 1, caractérisé en ce que le sélecteur assure le maintien de l'état foncé d'une cellule sur un long intervalle de temps par l'application intermittente d'une tension légèrement supérieure à la tension présente à cette cellule dans son état foncé. 13. Affichage selon les revendications il et 12, caractérisé en ce que l'un des transistors associés à l'électrode commune comporte des moyens de commande tels qu'il agisse soit comme élément ouvert à haute impédance, soit comme élément fermé à basse impédance, soit comme élément de réglage maintenant l'électrode à une tension intermédiaire plus faible que celle de la source de tension, et servant de tension de maintien. 14. Affichage selon l'une quelconque des revendications 2, 8 et 13, caractérisé en ce que 4 variables d'état sont associées à au moins un groupe de cellules d'affichage, chaque variable valant 1 pendant une certaine opération et zéro pendant les autres opérations, ces variables étant associées aux opérations comme suit :K1 = maintien de l'état foncé, K2 = courtcircuit, K3 = effacement, K4 = inscription, en ce que ces varia blessont combinées logiquement aux variables F et M pour livrer une première variable de transfert TI valant 1 lorsque l'un des transistors associés à une électrode individuelle la relie à la borne positive de la source de tension et une seconde variable de transfert TE valant 1 lorsque l'autre des transistors associés à cette même électrode la relie à la borne de la source, et en ce que les combinaisons logiques répondent aux équations suivantes T1 F (K1 + M K4) TE = F + K2 (M 3) 15.Affichage selon l'une quelconque des revendications 2, 4, 6 et 13, caractérisé en ce que 3 variables d'état sont associées à au moins un groupe de cellules d'affichage, chaque variable valant 1 pendant au moins une certaine opération et zéro pendant les autres opérations, ces variables étant associées aux opérations comme suit :K2 = court-circuit et inscription, K5 = effacement, K6 = inscription et maintien, en ce que ces variables sont combinées logiquement aux variables F pour livrer une première variable de transfert TI valant 1 lorsque l'un des transistors associés à une électrode individuelle la relie à la borne positive de la source, et une seconde variable de transfert TE valant 1 lorsque l'autre des transistors associés à cette m"eme électrode la relie à la borne négative de la source, et en ce que les combinaisons logiques répondent aux équations suivantes T1 = F K6 TE = FK2 + FK5 16. Affichage selon ltune quelconque des revendications 9, 14 et 15, caractérisé en ce que toutes les cellules sont reliés à une seule électrode commune dont la commande est associée à trois fonctions de transfert TA, TB et TM, telles que lorsque TA = 1 l'électrode commune est reliée à la borne positive de la source de tension, lorsque TB = 1 elle est reliée à la borne négative et lorsque TM = 1 elle est à une tension de maintien intermédiaire, ces fonctions de transfert étant liées aux variables de commande par les relations suivantes TA = K3 + K5 TB=K2 T M = K1