La présente invention concerne les menuiseries métalliques coulissantes, pour portes et fenêtres coulissantes, réalisées à l'aide de profilés, par exemple en aluminium extrudé. Dans ces menuiseries coulissantes, les panneaux mobiles sont rattachés au dormant par des roulettes solidaires de leurs traverses inférieures et mobiles sur des rails ou guides inférieurs fixes et par des coulisseaux disposés aux deux extrémités des montants verticaux. Les menuiseries connues présentent en général, lorsqu'elles sont utilisées dans des régions soumises à des vents dits cycloni que s, pouvant atteindre 230 km/h, et à de très fortes pluies, les deux inconvénients essentiels suivants : D'une part, la pression du vent déforme ou soulève les panneaux, qui quittent alors leurs rails ou guides et sont renversés avec les désordres que cela entraîne tant pour la menuiserie que pour l'intérieur du bâtiment. Le déraillement provient soit du soulèvement du panneau sollicité par des poussées violentes, et ceci au-delà de l'emboîtement de la gorge des roulettes sur le rail, soit de la diminution de hauteur des éléments verticaux fléchissant de trop sous la force exercée et produisant les mêmes effets de déraillement. D'autre part, lorsque les menuiseries sont soumises à de fortes pluies accompagnées de vents violents, liteau pénètre entre le châssis mobile et le dormant et aussi entre le dormant et le tableau de ltouverture et s'écoule dans les pièces. L'eau passe entre les traverses basses et le chemin de roulement qui, se remplissant, finit par déborder à l'intérieur. Des infiltrations se produisent aussi entre le dormant et le tableau du fait que les produits d'étanchéité utilisés qui doivent rester souples sont chassés au moment du serrage des surfaces planes en contact du dormant et du tableau; ceci se produit surtout sous le poias propre de la menuiserie, augmenté de lteffort de serrage exercé sur les ancrages.De brusques écarts de température, par exemple dus à un grain venteux apparaissant au cours d'une journée ensoleillée, peuvent avoir le même effet. Ctest pourquoi l'invention a pour but la réalisation åtune menuiserie coulissante qui, même construite avec des profilés en aluminium du type courant léger, d'une épaisseur moyenne de l'or- dre de bd/10 mm, puisse d'une part résister à des vents très importants, par exemple de 230 km/h en offrant une sécurité s'opposant au déraillement et au renversement des panneaux mobiles, et d'autre part présenter une étanchéité correcte aux forts vents accompagnés de pluie violente. A cet effet, l'invention a pour objet une menuiserie métallique coulissante, du type comprenant un dormant et au moins un panneau coulissant, caractérisée en ce qu'il est prévu, pour au moins l'un des éléments du châssis du panneau coulissant, des moyens 'appui disposés le long de cet élément du côté intérieur de la construction. Egalement selon l'invention, il est prévu des joints d'étanchéi- té, notamment sur les moyens dtappui précités. La description qui va suivre, à titre d'exemple non limitatif et en regard des dessins annexés, a uniquement pour but ae bien faire comprendre comment l'invention peut etre mise en pratique. La figure 1 représente une vue én coupe verticale d'une menuiserie conforme à l'invention. La figure 2 représente une vue, partielle et en coupe horizontale, de cette meme menuiserie. La menuiserie représentée comprend un dormant l-d'assez grande épaisseur pour entourer d'une part un panneau coulissant 2 et d'autre part un panneau fixe 3, disposés suivant deux plans parallèles P-P et QeQw chacun de ces trois éléments étant constitué de quatre profilés et les deux panneaux en outre d'une vitre 4 ou 5. Le dormant 1 comprend deux traverses, l'une supérieure 6 et l'autre inférieure 7, et deux montants 8. Les chSssis des panneaux 2 et 3 comprennent des traverses supérieures identiques 9, des traverses inférieures différentes, 10 pour le panneau coulissant et 11 pour le panneau fixe, des montants extérieurs identiques, mais symétriques, 12 et des montants intérieurs également identiques et symétriques 13. Comme le montre la partie inférieure de la figure 1, la traverse inférieure 7 du dormant comprend une partie principale plane légèrement inclinée vers le bas et vers l'extérieur et s'appuyant à cet effet sur la surface inférieure de ltencadrement de la baie à l'aide de quatre nervures de hauteur décroissante vers l'exté- rieur et disposées sur ses deux bords et dans les plans P-P et Q-Q. Sur la face supérieure, on trouve deux nervures 14 en forme de rail, à section en champignon, dans les mimes plans P-P et Q-Q et deux nervures planes dont la nervure intérieure 15 est nettement plus haute que les rails 14. lia traverse inférieure 10 du panneau coulissant présente une section rectangulaire à grand axe vertical. Sa face inférieure, qui est disposée juste au niveau du sommet du rail 14 du plan P-P, présente, par endroits, des lumières 16 à travers lesquelles font légèrement saillie des roulettes 17 qui sont logees et tourillonnent à l'intérieur de la traverse et dont les gorges s'appuient sur le rail 14; cette mEme face porte deux paires de nervures qui délimitent des gorges verticales en T à bords resserrés dans lesquelles sont logés des joints 18 dont les languettes s'appuient en se courbant contre la traverse 7 du dormant. La traverse inférieure 11 du panneau fixe présente une section en U renversé et ses bords inférieurs sont disposés au niveau du sommet -de la nervure intérieure 15 du dormant. Cette partie inférieure de la menuiserie comprend en outre un profilé 19 qui présente une partie principale horizontale qui stétend entre d'une part la face intérieure de la traverse 10 du panneau coulissant, où son bord est muni d'une gorge horizontale en T à bords resserrés 20 dans laquelle est engagé un jambage d'un joint 21 à section en H dont l'autre jambage s'appuie de fa çon étanche contre la traverse 10, et d'autre part le sommet de la nervure 15 qui est engagée dans une gorge en U prévue sur ce bord du profilé.Celui-ci présente en outre une nervure supérieure dans le plan de cette gorge, dans sa partie centrale et de part et d'autre du plan Q-Q, deux gorges en U dans lesquelles stenga- gent les bords de la traverse 11 du panneau fixe et en saillie en dessous de celle de ces deux gorges la plus voisine de la traverse 10 une nervure 22 à section en L dont le jambage a la même hauteur que la nervure 15 et dont la base stappuie contre la traverse 7 du dormant, ainsi que, par un rebord, contre le rail 14 des roulettes 17. Le profilé 19 s'oppose au déraillement du panneau coulissant 2, la traverse inférieure 10 de ce panneau 2 glissant à frottement doux sur le joint 21 de ce profilé. Quand la force de poussée extérieure augmente, ce profilé sert d'appui auquel ne peut échapper le panneaux même soulevé à toucher la traverse supérieure du dormant; lorsque la pression redevient normale, les roulettes 17 se trouvent remises sur rail, aidées en cela par la décompression du joint 21. Par ailleurs, quand la pression augmente dtin- tensité, le joint 21 est d'autant plus étanche qu'il est soumis à un écrasement plus important. Enfin la traverse basse étant tubulaire, elle résiste extre^mement bien à la pression sur le profilé 19. Comme le montre la partie supérieure de la figure 1, la traverse supérieure 6 du dormant comprend une partie principale plane et horizontale s'appuyant sur la surface supérieure de l'encadre- ment à l'aide de trois nervures, deux sur ses bords et une au milieu. Sur sa face inférieure, on trouve quatre nervures de grande hauteur, de tordre de grandeur de celle de la nervure 15 de la traverse 7, disposés deux sur ses bords et les aeux autres 23 dans les plans P-P et Q-Q. Les traverses supérieures 9 des panneaux coulissant 2 et fixe 3 présentent une section en U. Leurs deux bords portent intérieurement des parties en saillie ménageant des gorges horizontales 20a analogues à celles 20 du profilé 19 et qui reçoivent des joints 21a analogues aux joints 21 et qui s'appuient de part et d'autre des nervures 23 qui pénètrent profondément dans ces traverses 9. Celles-ci sont renforcées, au centre de leur fond, par une forte cannelure arrondie 24 destinée à recevoir des vis en acier inox autotaraudeuses de fixation des montants 12 et 13. Les faces supérieures des traverses inférieures 10 et 11 et les faces inférieures des traverses supérieures 9 portent chacune deux nervures verticales 25 entre lesquelles vient d'encastrer, avec interposition d'un joint en U, la vitre correspondante 4 ou 5. Comme le montre la partie de droite de la figure 2, chaque montant 8 du dormant comprend deux parties principales planes juxtaposées dans le même plan vertical et qui s'appuient sur la surface verticale de l'encadrement à l'aide de quatre nervures dont deux sur les bords verticaux extrêmes. Sur sa face interne, on trouve également cinq nervures de hauteur intermédiaire entre celles des nervures 14 et 23, une plane sur le bord vertical de l'ensemble situé côté intérieur du bâtiment et les quatre autres 26 disposées deux par deux avec un même écartement légèrement plus large que la largeur des profilés 12 du chSssis coulissant de façon à constituer deux sections en U dont les branches voisines sont réunies par un pont; les bords en regard des nervures de chaque U portent intérieurement au U des parties en saillie ménageant des gorges analogues gorges de transversales 20b analogues aux gorges 20 et 20a; les l'une des sections en U reçoivent des joints 21b analogues aux joints 21 et 21 a et qui stappuient de part et d'autre du profilé 12 du chassies correspondant. Chaque profilé 12 qui constitue un montant extérieur de châs- sis présente une section rectangulaire à petit axe transversal, de eme largeur que les profilés 9 et 10 et approximativement de meAme longueur. Sa surface tournée vers la vitre est prolongée, vers l'extérieur du bâtiment, par une nervure verticale 27 dont le bord libre a une section en T qui la renforce et qui forme poignée. Comme le montre la partie gauche de la figure 2, chaque profilé 13 qui constitue un montant intérieur de châssis présente une section rectangulaire à grand axe transversal, et de longueur égale à la largeur du profilé 12 augmentée de la hauteur - de la nervure 27; ce profilé est disposé de façon à occuper le meme encombrement transversal que le profilé 12 et sa nervure 27 et ses deux arêtes extérieures sont renforcées de bourrelets 28 de façon à constituer une poignée.La face opposée à cette poignée porte en son milieu une nervure verticale 28 dont le bord libre présente une partie en saillie ménageant une gorge transversale 20c analogue aux gorges 20, 20a et 20b et qui reçoit un joint 21c analogue aux joints 21, 21a et 21b; cette partie en saillie se prolonge du coté de la vitre par une languette 29 à peu.près parallèle à la vitre, mais légèrement inclinée dans le sens opposé au profilé 13. Les faces des profilés 12 et 13 qui sont dirigées vers-les vitres 4 ou 5 portent chacune deux nervures verticales 30 présentant des parties en retour entre lesquelles vient s'encastrer, avec interposition d'un joint en U, la vitre correspondante 4 ou 5. Lorsque le châssis coulissant 2 est fermé, son montant intérieur 13 est disposé en regard des nervures 30 du montant la du châssis fixe 3 et inversement ae sorte que le joint 21c de chacun s'appuie sur la nervure 30 en regard de l'autre et que les deux profilés en L constitués par les nervures 28 et les languettes 29 s'emboîtent l'un dans lrautre, les languettes 29 inclinées glissant l'une contre l'autre. Les montants 12 et 13 des châssis présentent, grâce à leur forme, une inertie suffisante pour combattre les effets de fléchissement importants de ces chassies dans le sens vertical. Quant à l'ensemble emboîté des deux montants intérieurs 13, il constitue le raidisseur principal de la menuiserie. Pour obtenir un renforcement des points d'assemblage des montants aux traverses qui sont très importants et qui se trouvent etre aussi des points d'appui des chassies sur le dormant la forme des traverses supérieure et inférieure permet leut pénétration a frottement doux dans les montants verticaux, I'assen;blage se faisant à recouvrement, ce qui garantit une meilleure liaison. Chacun des profilés 6, 7 et 8 qui forment le dormant présente à l'extrémité de sa nervure d'appui sur lrencadrement la plus intérieure au bâtiment, un retour d'aile en pied ae biche 31 qui se plaque contre ltencadrement et qui présente une gorge repoussée dans laquelle est disposé un cordon de produit d'étanchéité 32. L'ensemble des gorges, parfaitement coplanaire, forme sur tcute la périphérie de la menuiserie un réservoir dans lequel le produit d'étanchéité est emprisonné et ne peut être chassé quel que soit lteffort de placage exerce. L'étanchéité de 1ensemble de la menuiserie est ainsi assurée par les joints 18 (entre traverse basse du chassies coulissant et dormant), 21 (entre profilé 19 anti-déraillement et traverse basse du chassies coulissant), 21a (entre traverse haute du châssis coulissant et dormant), 21b (entre montant extérieur du châssis coulissant et dormant) et 21c (entre montants & térieurs des deux châssis). Les profilés 6 à 13 sont de préférence réalisés par filage en aluminium et travaillés à la fraiseuse ou à l'emporte-pièce en usine. L'assemblage de l'ensemble se fait alors dans les conditions courantes. Cette menuiserie trouve une application avantageuse dans la fabrication en série de fenêtres et portes coulissantes destinées aux régions soumises à de forts vents et à plus forte raison à celles où les conditions climatiques sont moins sévères. RVEI'D ICitTION S 1 - Menuiserie métallique coulissante, du type comprenant un dormant et au moins un panneau coulissant, caractérisée en ce qu'il est prévu, pour au moins l'un des éléments (10, 9, 12, 13) du châssis du panneau coulissant (12), des moyens d'appui (19, 23, 26, 13 - 30) disposés le long de cet élément du côté intérieur de la construction. 2 - Menuiserie suivant la revendication- 1, caractérisée en ce que les moyens d'appui (19, 13-30) sont constitués par un profilé distinct s'appuyant lui-meme sur le dormant (1-7, 6, 8). 3 - Menuiserie suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens d'appui (23, 26) sont constitués par une partie du dormant (1-6, 8) lui-meme. 4 - Menuiserie suivant la revendication 2, caractérisée en ce que ledit élément (10) étant constitué par la traverse inférieure du châssis coulissant (2), le profilé. d'appui (10) présente une partie qui est perpendiculaire à la face de cette traverse tournée vers l'intérieur du du bâtiment et qui s'appuie sur la traverse infé- rieure (7) du dormant (1). 5 - Menuiserie suivant la revendication 4, caractérisée en ce que le profilé d'appui (19) présente à l'extrémité intérieure de sa partie principale des moyens (15) d'appui perpendiculaire au chassies sur la traverse (7) du dormant et une partie supplémentai- re inférieure (22) d'appui vertical sur la mezme traverse (7). 6 - Menuiserie suivant l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisée en ce que la partie principale du profilé appui (19) présente des moyens d'appui vertical pour la traverse inférieure (11) d'un châssis fixe (1). 7 - Menuiserie suivant la revendication 2, caractérisée en ce que, ledit élément (13) étant constitué par un montant intérieur du châssis coulissant (2), les moyens d'appui (13-30) sont constitués par le montant intérieur, de même structure, d'un châssis fixe (1) disposé juste en arrière du châssis coulissant vers l'in- térieur du bâtiment; 8 - Menuiserie suivant la revendication 3, caractérisée en ce que, ledit élément (9) étant constitué par la traverse supérieure du châssis coulissant (2), les moyens d'appui (23) sont constitués par une nervure verticale de la traverse supérieure (6) du dormant (1) qui pénètre prcfondément à l'intérieur de la traverse (9) du chassis-qui est ouverte à cet effet sur sa face supérieure. 9 - Menuiserie suivant la revendication 3, caractérisée en ce que ledit élément (12) étant constitué par un montant extérieur du châssis coulissant (2), les moyens d'appui (26) sont constitués par une nervure verticale du montant (8) du dorant (1) qui est disposée juste en arrière du montant du châssis vers l'intérieur du bâtiment, 10 - Menuiserie suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que les moyens d'appui (19, 26) ou la surface de l'élément de panneau (9, 13-28) destinée à s'appuyer sur ces moyens porte un joint d'étanchéité (21, 21a, 21b, 21c) sur toute sa longueur. 11 - Menuiserie suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisée en ce que chaque élément (6, 7, 8) du dormant (1) présente un retour (31) dirigé vers l'extérieur, destiné à s'appuyer sur l'encadrement et présentant un logement, dirigé vers cet encadrement, pour recevoir un joint d'étanchéité (32).