- la présente invention se rapporte d'une façon générale aux cultures hydroponiques et elle concerne, plus particulièrement, un bâtiment et des appareils de réglage de l'environnement qui permettent d'assurer des conditions optimales de croissance d'une 5 culture hydroponique. L'art de faire pousser des plantes sur le mode hydroponiaue, c'est-à-dire en l'absence de terre, existe depuis de nombreuses années bien nue dons tin domaine limité, uniouement expérimental ou récréatif. Néanmoins, certains progrès qui ont été réalisés 10 dans ce domaine ont abouti à des résultats industriels efficaces du fait iue des nouvelles techniques améliorées ont permis de faire pousser des variétés de plantes qui s'adaptent particulièrement bien à ce mode de culture. On a constaté que dans des conditions idéales, on obtient des récoltes d'une qualité supérieure 15 et à une grande vitesse, de sorte que l'on réussit à obtenir plusieurs récoltes annuelles. Pour aboutir à un tel résultat, on doit régler très étroitement non seulement la nature des substances nutritives et la program^ati on de leur administration, mais aussi 1'environnement dans leouel les plantes poussent. Ce réglage de 20 l'environnement doit être plus poussé que dans une serre ordinaire et, malst"5 cela, si l'on veut que la récolte hydroponique puisse concourir sur le marché avec les récoltes usuelles, on est obligé de maintenir les frais de réglage de 1'environnement et de nutrition dans des limites acceptables. Eta,nt donné que l'es condi-25 tions atmosphériques sont évidemment très différentes dans diverses parties du monde, l'appareil de réglage de l'environnement pour un système hydroponique utilisable sous des climats variés doit être fiable et doit présenter une latitude étendue des réglages possibles. 30 La présente invention a donc tdout buts : - de réaliser une installation.perfectionnée pour la culture hydrotionique ; - i1 établir un environnement réglé pour la culture hydropo-ninue ; 35 - plus* précisément, de réaliser xm bâtiment potir l'installa tion de la culture hydroponique elle-même et des divers appareils de résiage de l'environnement, dans des conditions permettant une culture optimale des plantes ; et - de réaliser un bâtiment dans lequel on peut maintenir 40 automatiquement à des valeurs prédéterminées la température, 72 11131 2 2132218 l'humidité et la circulation d'air. Un tel bâtiment est d'une construction simple et économique et peut cependant rester en service pendant de nombreuses années dans des conditions sûres et avec des frais d'entretien modestes. 5 D'autre part, l'invention prévoit d'installer dans un tel bâtiment des appareils qui règlent les effets d'une lumière solaire vive tombant d'aplomb et qui peuvent également fournir les substances nutritives aux plantes en cours de croissance par un système d'alimentation des feuilles. 10 L'invention envisage également des platebandes de cultures hydroponiques pour les plantes et des appareils qui introduisent périodiquement la nutrition nécessaire dans les platebandes de manière à garantir une nourriture de la végétation d'un caractère optimal. 15 D'autres buts et avantages de l'invention ressortiront de la description détaillée qui va en être faite ci-pprès en se référant aux dessins annexés, sur lesquels : La figure 1 est une vue en perspective d'un bâtiment typique comportant l'installation selon l'invention. 20 La figure 2 est une vue en perspective montrant la construc tion sur l'arrière du bâtiment. La figure 3 est une vue détaillée, partiellement en arrachement, montrant certaines caractéristiques de la construction du bâtiment. 25 La figure 4 représente la structure intérieure de support, structure qui se reproduit en des points espacés de la longueur du bâtiment. La figure 5 représente le panneau avant du bâtiment qui supporte certains des appareils de réglage de l'environnement. 30 La figure 6 est une vue en plan éclatée montrant, sur le plancher du bâtiment, les positions de certains éléments appartenant aux platebandes. La figure 7 est une vue en perspective, partiellement en arrachement, montrant en détail certains éléments de l'appareil 35 de réglage de la circulation d'air et de l'appareil de réglage de la température. La figure 8 est une vue en perspective, partiellement en arrachement, montrant les tampons d*évaporation et le système des auvents pour régler le débit d'air à travers les tampons et assu- 40 rer le réglage de la température et de l'humidité. 72 11131 3 2132218 La figure 9 est une vue schématique de l'installation de plomberie pour alimenter pn eau les tampons d'évaporation. La figure 10 est une coupe transversale détaillée du svstème de pompage associé aux tampons d1évaporation. 5 La figure 11 est une vue en plan montrant le réservoir de la nutrition et le distributeur qui alimente en solution nutritive les platebandes et qui recycle l'excès de la solution nutritive au réservoir. La figure 12 est une coupe transversale partielle montrant 10 la construction intérieure des platebandes et. leur rapport avec la structure du bâtiment qui les entoure. La figure 1? est une vue en-perspective/avec arrachement partieljqui montre le raccordement entre le distributeur et une platebande et aussi l'appareil de déversement du trop-plein qui est 15 associé à chaque platebande. La figure 14 est une vue, en perspective d'une électrosoupape dont le rôle est de commuter 3e mode de fonctionnement du distributeur de sa position d'alimentation à sa position de vidange. 20 La figure 15 est une vue schématique partiellement éclatée montrât l'installation de pompaere d'eau d'appoint pour le réservoir d^.la solution nutritive, comportant un moyen de réglage du pH de cette solution. La figure 16 est un montage électrique simplifié, qui explique 2e» le fonctionnement du ventilateur sec. La figure 17 est un montage électrique simplifié aui explique le fonctionnement du ventilateur humide. * La figure 18 est un montage électrique simplifié qui montre le fonctionnement des appareils de réglage de la circula.tion d'air 30 et de la température, qu'on utilise lorsque ni le ventilateur humide ni le ventilateur sec ne sont en fonctionnement. La figure 19 est une vue par en dessus montrant l'appareil à brouillard qu'on utilise pour régler les effets d'une lumière solaire intense et qui peut également assurer la distribution des 35 matières nutritives aux. plantes, par alimentation des feuilles. Les figures 20 et 21, enfin, représentent conjointement les détails de l'installation électrique montée dans le bâtiment. Les fie-ures 1 et 2 représentent la structure extérieure générale du bâtiment servant à la culture hydroponique.. Sur la figure AQ 1. on .remarquera que le bâtiment est, d'upe forme sensiblement semi- 72 11131 4 2132218 cylindrique, dont la surface circonférentielle extérieure 1 est formée en fibres de verre translucides, comme on le verra en détail par la suite. Le panneau avant 2 du bâtiment comprend une porte 3 pour permettre d'accéder à l'intérieur du bâtiment, un premier 5 ventilateur exhausteur 4, un second ventilateur exhausteur 5 et un orifice de prise d'air 6 qui communiciue avec les appareils de chauffage et de distribution d'air. Les fonctions des deux ventilateurs 4 et 5 et de l'orifice 6 seront étudiées plus loin. Sur la figure 2, on remarquera qu'un prolongement 8 s'étend 10 vers l'arrière depuis le panneau postérieur 7. Ce prolongement 8 comprend une série de tampons d'évaporation 9 à travers lesquels l'air peut être aspiré à l'aide des ventilateurs 4 et 5 (figure 1) pour assurer le réglage de la température et de l'humidité dans le bâtiment. La façon dont l'eau d'évaporation alimente sélecti-15 vement les tampons 9 sera également étudiée en détail plus loin. La figure 3 fait ressortir certains détails de la construction du bâtiment selon le mode de réalisation préféré de l'invention. Lé bâtiment repose sur une fondation en béton 10 et, pendant la coulée de cette fondation en béton, on ménage des logements qui 20 pourront recevoir des tiges filetées 11 pouvant servir à la fixation de cornières 12 à la fondation 10 sur toute la longueur de ehaaue côté du bâtiment. Les cornières 12 sont percées pour recevoir les tiges 11 et sont bloquées en position par des écrous 13 qu'on serre sur les tiges filetées 11. 25 Des gouttières courbes 14 s'étendent entre les cornières 12 sur les côtés opposés du bâtiment et constituent les principaux éléments de support de la surface circonférentielle extérieure 1 du bâtiment. La surface 1 comprend plusieurs feuilles en fibres de verre 15 qui sont ondulées, superposées et solidement mainte-30 nues en place par des câbles 16 qui passent sur la surface externe des feuilles 15 d'un côté à l'autre côté du bâtiment. Les câbles 16 viennent porter sur les surfaces des feuilles 15 directement en surplomb des gouttières courbes 14 de manière à pouvoir tendre les câbles en toute sécurité sans risquer de déformer les feuilles 35 en fibres de verre. Des tendeurs 17 servent à tendre les câbles 16 et comportent des vis inférieures 18 traversant la cornière 12 et des vis supérieures 19 qui se terminent par un crochet pour recevoir les extrémités en forme de boucles 20 des câbles 16. Des butées échancrées 21 sont fixées à la fondation 10 de chaque côté 40 dix bâtiment et sont assemblées par verrouillage avec les gouttières 72 11131 5 2132218 adjacentes 14, les formes et les dimensions des éléments 21 étant étudiées de manière à leur permettre de recevoir les extrémités inférieures des feuilles ondulées 15. Les butées échancrées 21 peuvent être en acajou ou en un autre bois qui résiste à la pourri-5 ture,. par exemple en bois de pin ou en cyprès ayant été traité par la pression. Les extrémités des gouttières courbes 14 peuvent être fixées aux cornières 12 par soudage, boulonnage ou un autre moyen usuel. On a constaté cependant qu'on petit établir un joint très satisfai-10 sant dans des conditions rapides, si l'on utilise un pistolet de douane qui projette sur un mode explosif les projectiles à travers les gouttières 14 et les cornières 12. Ces projectiles s'aplatissent contre la fondation 10 et, en réalité, ils effectuent une sorte de rivetage entre les éléments considérés. En outre, on pré-15 fère que chaque feuille en fibr.es de verre .soit d'une longueur suffisante pour s'étendre entièrement sur la surface semi-cylindrique car on obtient ainsi une structure qui possède le maximum de résistance aux charges. La forme semi-cylindrique utilisée offre encore d'autres avantages, à savoir : les caractéristiques aérodynamiques 20 sont telles que le bâtiment supporte un vent d'une vitesse beau-coup plus importante que ne pourrait supporter un bâtiment ayant une surface plane de très grande étendue ; et d'autre part, du point de vue fonctionnel, le bâtiment ne projettepas d'ombre sur les plantes lors d'un changement de l'anfrle d'incidence des rayons 25 solaires. La façon dont la surface circonférentielle extérieure est supportée et est fixée à la fondation 10 (voir figure. 3) assure une construction économique mais très robuste et très résistante au vent, ayant l'avantage supplémentaire de faciliter le remplacement 30 éventuel des feuilles en fibres de verre 15 en cas d'un endommage-ment d'une ou de plusieurs feuilles. La fxgnre à. représente l'une de plusieurs cloisons qui sont formées à intervalles tout au long du bâtiment. Ces cloisons coopèrent avec les gouttières courbes 14 pour procurer un support inté-35 rieur à la surface circonférentielle 1. Des colonnes 22 légè rement inclinées vers l'intérieur sont noyées dans du béton sur environ 75 cm et sont accouplées les unes aux autres à leurs extrémités supérieures par des poutres transversales 23. Des montants 24 profilés en cornières sont dirigés vers le haut et légèrement 40 inclinés vers l'intérieur à partir de la surface supérieure de la 72 11131 6 2132218 poutre respective 23 pour supporter la voûte du bâtiment. Les colonnes 22 et les extrémités supérieures des montants 24 sont accouplées aux gouttières courbes 14 par des équerres ordinaires 25 oui peuvent être boulonnées ou soudées en place. Les extrémités 5 inférieures des montants 24 sont fixées d'une façon similaire à la poutre transversale 23. La figure 5 représente une construction préférée de l'armature 26 formant l'extrémité avant et servant à supporter le panneau antérieur ; des ouvertures 27 et 28 sont ménagées pour recevoir 10 respectivement les ventilateurs exhausteurs 4 et 5 dont il a été question à propos de la figure 1, une autre ouverture 29 étant prévue pour la porte 3. La figure 6 représente en vue simplifiée le plancher du bâtiment et la disposition générale des platebandes longitudinales 15 30 qui sont foimées dans la fondation 10. La structure détaillée des platebandes sera décrite en détail plus loin. A une extrémité du bâtiment, un réservoir 31 contient une substance nutritive liquide qui est pompée périodiquement aux platebandes 30 comme on le verra plus loin. Comme on l'a déjà dit à propos de la figure 2, 20 un prolongement postérieur 8 supporte une série de tampons d'évaporation à travers lesquels l'eau est pompée de façon réglable en provenance d'un puisard ou réservoir 32. On a déjà dit en décrivant la figure 1 que deux ventilateurs exhausteurs sont disposés dans le panneau avant 2, à l'extrémité du bâtiment opposée à ce prolonge-25 ment 8 et ces ventilateurs répondent aux instructions fournies par un appareil de contrôle de l'environnement pour aspirer l'air à travers les tampons d'évaporation en vue de conditionner l'environnement dans le bâtiment selon les besoins pour maintenir des conditions optimales de croissance pour une récolte donnée. 30 La figure 7 représente en perspective, avec arrachements partiels, la partie de l'installation de réglage d'environnement qui est à l'intérieur du panneau avant 2 et au voisinage immédiat de celui-ci. Outre les ventilateurs exhausteurs 4 et 5 dont il a déjà été question et qui sont encastrés dans le panneau 2, on remar-35 auera un ensemble ventilateur 40 qui est supporté par le panneau 2 dans une position centrale au-dessus de la porte 3. Cet ensemble ventilateur 40 forme un porte-à-faux à partir du panneau 2 par l'entremise d'une structure 41 en forme de caisson qui est ouverte sur chaque côté et qui reçoit de l'air chauffé provenant de deux 40 dispositifs de chauffage et de ventilation 42 ou simplement prove 72 11131 7 2132218 nant de la partie antérieure de l'intérieur du bâtiment si les dispositifs 42 ne sont pas actionnés. L'échappement de l'ensemble ventilateur 40 est envoyé dans un conduit distributeur 43 qui peut être sous forne d'un tube en matière plastique flexible et trans-5 parente, s'étendent sur toute la longueur du bâtiment et supporté en des points espacés par le côté inférieur du sommet des gouttières 14. Comne on l'expliquera à propos du rôle de tous les composants de l'installation de réglage de l'environnement, l'ensemble venti-10 lateur 40 sert à maintenir la circulation d'air dans le bâtiment quar.d les ventilateurs 4 et 5 sont au repos ou encore quand il faut élever la température à l'intérieur du bâtiment, auquel cas ce bâtiment reçoit le refoulement d le poids assez important des dispositifs 42 est supporté par des cornières 44 qui s'étendent entre une poutre massive 45 dans l'armature du panneau avant et aboutissent à une poutre transversale 46 qui correspond à la poutre transversale 23 (figure 4) mais 20 bénéficie d'un support sxipplémentaire des colonnes 47 et des contreforts 48 qui se prolongent dans l'intérieur de la fondation 10, On obtient ainsi une construction très robuste et très rigide à l'extrémité avant du. bâtiment. En se reportant à la figure 8^ qui représente en détail cer-25 taines parties de l'installation de réglage de l'environnement dans le prolongement arrière 8 du bâtiment, on remarquera que ce prolongement arrière 8 comprend essentiellement une armature 50 supportant un certain nombre de tampons d'évaporation 9 autour des deux côtés et du panneau arrière. Les tampons 9 ont pour but de ^0 charger l'air qui les traverse d'une forte dose d'humidité, car ces tampons sont mouillés dans des conditions réglables à l'aide d'un tuyau distributeur perforé 51 recevant de l'eau du puisard 32 en réponse à la détection de l'état de l'environnement dans le bâtiment. A titre d'exemple, les tampons 9 peuvent être construits 35 en fibres de bois de tremble maintenues en assemblage par des armature* intérieurei 52 et extérieurej 53 en fil de fer. L'excès d'eau est recueilli dans une gouttière de retour 54 pour retour dans le puisard 32. Les tampons Q situés de chaque côté du prolongement arrière 8 4-0 débouchent directement dans l'intérieur d'une manière telle aue, 12 11131 8 2132218 lors de la légère dépression qui s'établit à l'intérieur du bâtiment par suite de 1'actionnement des ventilateurs exhausteurs 4 et/ou 5, l'air extérieur soit aspiré à travers les tampons dans l'intérieur du bâtiment. Comme on le verra plus loin, on doit en 5 réalité effectuer un certain réglage du volume de l'air extérieur qui est aspiré à travers les tampons 9 pendant le fonctionnement des ventilateurs 4 et/ou 5. En vue de régler le débit voluroiaue à travers les tampons 9, plusieurs panneaux supérieurs à auvents 55 et panneaux inférieurs à auvents 57 sont montés sur l'intérieur du 10 panneau arrière entre les tampons situés le plus à l'arrière et l'intérieur du bâtiment. Chaque panneau d'auvents 55 peut être actionné par des moteurs électriques usuels 56 et chaque panneau 57 peut être actionné par des moteurs correspondants 58 de sorte que les auvents peuvent être ouverts tous ensemble ou en une cornbi-15 naison quelconque ce qui permet de régler les surfaces réelles des tampons à travers lesquelles l'air extérieur est aspiré dans le bâtiment. les figures 9 et 10 représentent le circuit de distribution d'eau qui coopère avec le puisard 32 et les tampons d'évaporation. 20 Comme on le voit plus clairement sur la figure 9, le puisard 32 est immerge au-dessous de la surface supérieure de la fondation 10 et reçoit de l'eau en provenance d'une source commode quelconque à travers une conduite 60 selon la position d'un flotteur 61 qui règle 1'actionnement d'une soupape 62 (figure 10). Une pompe submer-25 sible 63 entraînée par un moteur est excitée sélectivement par l'appareil de contrôle de l'environnement, comme on le verra plus loin. Quand la pompe submersible 63 est excitée, elle refoule de l'eau à travers une conduite d* alimentation 64 qui se raccorde directement avec la conduite de distribution perforée 51 servant 30 à humidifier les tampons 9 comme on l'a expliqué. L'eau en excès qui n'a pas été distribuée à travers les perforations de la conduite 51 rejoint la gouttière de retour 54 à travers une conduite de drainage 65. La gouttière de retour 54 se raccorde en son point le plus bas avec un tuyau de retour 66 qui rejoint directement le 35 puisard 32 ce qui permet de réutiliser cette eau pour des raisons évidentes d'économie. Cet agencement est considéré comme spécialement important dans des régions arides où l'eau doit être utilisée parcimonieusement. La figure 11 représente le mode général d'alimentation des 40 platebandes 30 en solution nutritive provenant du réservoir 31. 72 11131 9 2132218 On remarquera que l'appareil de déversement de trop-plein qui est prévu dans certaines zones du circuit de distribution de la solution nutritive n'est pas montré sur la figure 11 dans un but de clarté. L'eau d'un pH réglé, provenant d'une source qu'on décrira plus loin, 5 arrive par une conduite 70 afin de réapprovisionner le réservoir 31 de solution nutritive sous réglage d'une soupape 71 qui est actionnée sélectivement par un flotteur 72. Quand les sondes de nesure d'humidité dans la platebande 30 indiquent la nécessité d'une nouvelle quantité de solution nutritive, des pompes électri-10 ques submersibles 73 sont actionnées et refoulent la solution vers le haut et dans des conduites de dérivation 74 qui communiquent à travers des soupapes à clapets 75 avec un collecteur ou distributeur 76. La solution nutritive du distributeur 76 s'écoule dans des petits réservoirs "d'observation" 77 prévus à l'extrémité de 15 chaque platebande 30. La solution admise dans ce réservoir d'observation 77 pénètre dans une conduite combinée d'alimentation et de drainage 78 qui est disposée dans le fond de chaque platebande 30 au-dessous de la matière agrégée 79 qui supporte les racines des plantes. Les conduites 78 d'alimentation et de drainage sont per-20 forées à intervalles pour permettre à la solution nutritive de saturer le produit agrégé 79 au degré voulu selon la durée pendant laquelle la solution est pompée du réservoir 31. Quand le pompage s'arrête, l'excès de la solution revient par les conduites 78 dans le réservoir d'observation 77 et ensuite dans le réservoir princi-25 pal 31. Pour faciliter l'écoulement par gravité, les conduites 78 sont inclinées légèrement vers le bas en direction du réservoir 77. Un registre 85 commandé électriquement est incorporé dans le distributeur 76 pour faciliter le drainage de l'excès de la solution vers le réservoir. 30 La figure 12 est une coupe transversale qui montre la construc tion générale des platebandes 30 et la position des conduites d'alimentation et de drainage dans les platebandes. Pour éviter la perte du produit nutritif par infiltrations, le béton 80 dans lequel sont installées les platebandes 30 est isolé de l'agrégat 79 par une 35 couche imperméable en résine vinylioue 81 qui est fixés en position sur des poutres- en acajou 82 avant de remplir les platebandes avec de 1'agrégat. Bien ou'on préfère une couche inerte imperméable à l'eau pour éviter les infiltrations de chaux depuis la fondation en béton 10, on envisage également la possibilité d'utiliser une 40 couche nui n'est pas inerte, ou même des matériaux de fondation 72 11131 10 2132218 qui sont imperméables à l'eau mais ne sont pas inertes, lorsque les conditions .justifient l'infiltration de composants efficaces vers les racines des plantes. La figure 13 représente les détails de construction de la 5 platebande et de l'appareil de drainage dans la zone du réservoir d'observation 77. Le collecteur 76 communique avec le réservoir d'observation 77, comme on l'a déjà dit. De même, la conduite combinée d'alimentation et de drainage 78 débouche dans le réservoir 77 pour amener de la solution nutritive à l'agréât 79 10 une fois que le niveau de la solution dans ce réservoir d'observation monte au-dessus de l'ouverture de ce dernier et pour ramener la solution nutritive dans le réservoir et dans le collecteur 76 quand cette solution n'est pas pompée sous pression à travers le collecteur vers le réservoir. Pour se prémunir contre un débor-15 dement de trop-plein dans le cas d'un fonctionnement défectueux ou d'une erreur de programmation, ce qui aurait pour effet de noyer les platebandes 30, on a prévu un ensemble de déversement du trop-plein comprenant tin conduit coudé rotatif 86 débouchant dans le réservoir 77 et un second conduit coudé fixe 87 qui est dirigé vers 20 le bas et qui débouche dans le réservoir 31 de la solution nutritive. On remarquera que le niveau de la solution dans le réservoir d'observation 77, niveau auquel l'ensemble de déversement du trop-plein commence à fonctionner, peut être réglé par une simple rotation du conduit coudé 86 jusqu'à amener l'ouverture au niveau voulu. 25 Pour autant qu'un drainage ordinaire des platebandes 30 a lieu à travers le même collecteur 76 que celui par lequel la solution nutritive est admise sous pression,, l'utilisation du reg-istre 75 (figures 11 et 14) permet le drainage de l'effluent directement dans le réservoir 31 sans passer par les turbines des pompes. En 30 se référant particulièrement à la figure 14, le registre 85 comprend une soupape 98 actionnée par un moteur rotatif 89 ou son équivalent. Les principes logiques du système électrique assurent l'excitation du moteur de soupape 89 quand les pompes sont excitées pour fermer la soupape 88 qui peut être une électro-soupape rotative ou simi-35 laire. Quand les pompes sont désactivées, le moteur 79 est également désexcité pour permettre à la soupape 88 de prendre sa position ouverte dans laquelle la solution nutritive dans le collecteur 76 peut s'écouler directement à travers la conduite de drainage 90 et tomber directement dans le réservoir 31. 72 11131 11 2132218 En vue de maintenir le pH de la solution dans le réservoir 31 à une valeur appropriée, le système de réapprovisionnement est muni d'un appareil de réglage de l'injection d'un réactif (voir figure 15). L'eau ordinaire provenant d'une source quelconque 5 passe ppr une conduite d'alimentation 70 qui comprend un commutateur 92 répondant au débit, une électro-soupape 93, un raccord en Té 94 et une soupape d'écoulement 71 commandée par un flotteur 72. Le régulateur de la croissance qu'on décrira par la suite actionne au moment voulu, par exemple la nuit, l1électro-soupape 93 pour 10 mettre en route l'arrivée d'eau par la conduite 70. Le commutateur sensible au débit 92 détecte le débit et excite une pompe 95 qui est montée sur le côté d'un réservoir 96 renfermant un réactif. Normalement ce réservoir 96 contient de l'acide sulfurique. La pompe 95 refoule sous pression la solution du réactif à travers 15 un injecteur 98 (représenté en vue éclatée sur la figure 15) dont le rôle est de mélanger la solution réactive avec l'eau dans le raccord en Té 94, anrès quoi l'eau conditionnée s'écoule dans le réservoir 31 jusqu'au moment où le flotteur 72 remonte à un niveau suffisant pour fermer la soupape 71 et interrompre ainsi l'écoule-20 ment de l'eau. Quand la soupape interrompt ainsi l'écoulement de l'eau, le commutateur 92 s'ouvre pour couper le courant électrioue vers la pompe à réactif 95 et cette dernière cesse à son tour d'injecter la solution réactive dans la conduite d'alimentation 70. Une conduite de contournement 99 passe autour de 1'électro-soupape 25 93 et est munie d'ion robinet manuel 100 pour permettre la mise en route manuelle du cycle de réatrorovisionnement pendant des périodes autres oue celles nui sont prescrites par le régulateur de croissance. A titre d'exemple, une telle opération peut se révéler nécessaire en cas d'une chaleur ou d'une sécheresse extraordinaire, 30 c'est-à-dire lorsque la solution nutritive est consommée et s'évapore h une vitesse anormale. Il est souhaitable, surtout lorsque le réactif est un acide, de se prémunir contre un blocage accidentel du commutateur sensible 92 ""a contre ■'Ane autre contingence de nature- à maintenir le commu-35 tateur d^ns sa position actionnée, d'où suralimentation en eau. Sn conséquence, une laipe d'avertissement 93 est excitée en parallèle avec la pompe \ réactif 95 pour fournir une indica.ti.on visuelle me la solution du réactif est injectée dans le circuit. ^ur les figures 16, 17 et 18, on a représenté les divers 40 état? du régulateur d? 1'environsenent que celui-ci peut prendre 72 11131 12 2132218 en réponse à diverses conditions détectées. Sur la figure 16, le ventilateur exhausteur 4 qui est appelé "ventilateur sec" reçoit du courant électrique par une ligne 101 en provenance d'un coffret de réglage d'environnement 102 par l'entremise de contacts de 5 relais 103. Un thermostat 104 monté sur le coffret 102 se ferme lors d'une montée de température au-dessus d'une valeur préalablement réglée pour actionner un relais 105 qui ferme ses contacts 103 et met en route le ventilateur sec 4. Le thermostat excite en même temps un transformateur 106, à l'intérieur du coffret du com-10 mande 102, pour fournir une tension de 24 volts aux moteurs 56 des auvents supérieurs en vue d'ouvrir les panneaux d'auvents supérieurs 55. Ainsi l'air extérieur est aspiré à travers la zone des tampons d'évaporation, zone nui est normalement exposée, mais aussi à travers la zone contrôlée par les auvents supérieurs, cet air circu-15 lant dans le bâtiment et ressortant à travers le ventilateur sec 4 jusqu'au moment où la température détectée par le thermostat 104 soit descendue suffisamment pour désactiver le thermostat et, en conséquence, couper le ventilateur 4 et le moteur 56 des auvents supérieurs. 20 La figure 17 représente un second état dans lequel le second ventilateur exhausteur 5, appelé "ventilateur humide", fonctionne conjointement avec les auvents inférieurs 57 et la pompe submersible 63 pour aspirer l'air chargé d'èau et refroidi par évaporation à travers le bâtiment. Cette opération est réglée par la répon-25 se coordonnée d'un second thermostat 107 et d'un humidistat 108 montés sur le coffret 102 de réglage de l'environnement. Le thermostat 107 se ferme quand la température dépasse une valeur prédéterminée, alors que l'humidistat 108 se ferme quand l'humidité tombe au-dessous d'un minimum prédéterminé. Les contacts du thermostat 30 107 et de l'humidistat 108 sont montés en série de sorte que lorsque les deux conditions sont satisfaites, un relais 109 est excité pour fermer les contacts 110 et alimenter en courant électrique le ventilateur humide 5 par la ligne 11t. En même temps, une tension (courant alternatif, 115 volts) alimente la pompe submersible 63 35 pour amorcer l'écoulement d'eau vers les tampons 9 comme on l'a expliqué à propos de la figure 8. Un second transformateur abais-seur 112 est également excité et il fournit un courant de 24 volts aux moteurs 58 des auvents inférieurs, pour ouvrir ainsi les auvents inférieurs 67 et permettre l'aspiration de l'air extérieur à travers 40 les zones normalement exposées des tampons S, mais aussi à travers 72 11131 13 2132218 les zones réglées par les auvents inférieurs 57. On remarquera que les conditions décrites qui permettent un mode de fonctionnement selon la figure 16 ou la figure 17 peuvent aussi intervenir simultanément et, quand il en est ainsi, aussi bien les auvents supé-5 rieurs 55 que les auvents inférieurs 57 et les deux ventilateurs A et 5 seront actionnés simultanément, conjointement avec la pompe submersible 65. En se référant simultanément aux figures 18 et 7, le fonctionnement de l'ensemble ventilateur 4-0 assure une circulation d'air 10 dens le bâtiment lorsque les deux ventilateurs 4 et 5 sont au repos, ïïn thermostat 113 est actionné auand la température dans le bâtiment tombe au-dessous d'un minimum prédéterminé et excite un relais 114. Quand les contacts du relais 114 sont fermés, le courant électrique alimente l'ensemble ventilateur 40 et les moteurs 115 des 15 auvents, respectivement par les lignes 116 et 117. le moteur 115 ouvre les auvents 48 pour laisser entrer l'air frais dans l'aspiration de l'ensemble ventilateur 40 et ce dernier refoule l'air dans le conduit distributeur perforé 43 de sorte que l'air extérieur non conditionné est distribué dans le bâtiment. En se référant 20 plus particulièrement à la figure 7, si la température de l'air extérieur admis par les auvents 48 est insuffisante pour entretenir une température minimale prédéterminée dans le bâtiment, des thermostats associés aux ensembles de chauffage et de ventilation 42 sont actionnés si bien nue l'air de recirculation chauffé est 25 aspiré à travers les dispositifs 42 et est envoyé h. la structure de T>rise d'air ouverte 41 de l'ensemble ventilateur 40 en vue d'une distribution sur toute la longueur du bâtiment. Les spécialistes de la question comprendront aisément que le système de réglage de l'environnement, qui a été décrit en regard des ficaires 7, 8, 16, 30 17 et 18, effectue à la fois le maintien de la température et celui de l'humidité d^r.s la chambre de culture en dedans de limites prédéterminées, selon la nature de la récolte et de façon essentiellement ind^'oen'lante des conditions ambiantes de l'environnement. des r^a-ions géographimies où on s'attend à des tempéra-35 tures diurnes très chaudes, par exemple ^ans les déserts de l'Ariecn? et de Californie, on est parfois obligé de prendre des mesures exceptionnelles pour protéger les cultures contre la chaleur et les intense? rayons de soleil. Dans un tel cas, on protège les rrentes- ^ar un système de brouillard qui est représenté, par 40 en dessus, sur la figure 19. Une soupape 120- à commande thermosta 72 11131 H 2132218 tique, alimente une conduite aérienne de distribution 122 qui achemine de l'eau à plusieurs tuyaux transversaux 123 distribuait du brouillard et installés au-dessus des platebandes 30. Chaque tuyau est muni d'une série d'ajutages 124 dirigés vers le bas et 5 qui projettent un brouillard très fin quand ils reçoivent de l'eau sous pression ; il en est ainsi lorsque la soupape 120 à commande thermostatique est actionnée par une augmentation de la température au-dessus d'une valeur maximale prédéterminée. Le brouillard fin effectue un refroidissement rapide en raison de la chaleur 10 absorbée par évaporation et il sert également à filtrer partiellement les rayons dont l'intensité trop importante pourrait endommager les plantes. Outre scn rôle de réglage des conditions de l'environnement, le système de brouillard peut servir à alimenter ou nourrir les 15 plantes dans le bâtiment par l'intermédiaire de leurs feuilles. On remarauera que si la seule alimentation se fait par les racines, certaines substances nutritives ne peuvent remonter que d'une distance limitée le long des tiges des plantes et le but de l'alimentation par les feuilles est justement de remédier à cet incon-20 vénient. Un réservoir 125 qui contient une solution nutritive pour les feuilles est branché de façon réglable à la conduite d'alimentation 121 a travers une conduite 126 par l'intermédiaire d'un dispositif de proportionnement 127. On envisage également que plusieurs réservoirs analogues au réservoir 125 peuvent être montés 25 en parallèle pour répondre aux besoins détectés d'alimentation des feuilles avec une matière nutritive particulière, comme le fer, le calcium, le manganèse, le zinc, l'azote, le potassium, le magnésium, etc. Dans une telle installation, chaque réservoir contient une substance nutritive différente et le dispositif de propor-30 tionnement est alors commandé par un détecteur aui sent le manque d'une substance nutritive donnée dans la culture. Les figures 20 et 21 considérées conjointement représentent un schéma électrique élémentaire de l'installation dans le bâtiment. La plupart des éléments des circuits qui apparaissent sur les figu-35 res 20 et 21 ont déjà été étudiés à propos du réglage de l'environnement et du réglage de la croissance. En se référant d'abord à la figure 20, le coffret de réglage de la croissance 130 est alimenté par une ligne avec une tension de 110 volts et reçoit également un signal d'entrée en provenance des sondes 131 de réglage d'humi-40 dité qui sont installées dans les platebandes à une profondeur à 72 11131 15 2132218 laquelle on désire voir monter la solution nutritive pendant le cycle de pompage de cette solution, le coffret de réglage de la croiss-nce 130, nui peut être du type décrit dans le brevet E.ÏÏ.A. lf° 2.911.156, répond à la fois à la détection de l'humidité par la 5 sonde 131 et au signal envoyé par une minuterie unitaire 132 pour exciter sélectivement les pompes submersibles 73, le moteur de soupape 89 et 11 électro-soupape 93, comme on l'a décrit précédemment. Le commutateur 92 sensible au débit est directement en circuit avec la pompe 95 de la solution acide, également comme on l'a 10 déjà. dit. Le ventilateur sec 4, le ventilateur humide 5, les moteurs 56 et5S des auvents supérieurs et inférieurs et les pompes submersibles 63 sont commandés à partir du coffret 102 comprenant les thermostats 104 et 107 et les transformateurs 106 et 112 comme pré-15 cédemment indiqué. Le thermostat 104 comporte deux contacts 133 ét 134 nui ferment des circuits aboutissant, respectivement, à la bobine de relais 105 et au primaire du transformateur 106. Qnand Les contacts 133 se ferment pour exciter la. bobine de relais 105, les contacts de relais 103 se ferment é oralement pour mettre en 20 route le ventilateur 4. En même temps, le.'5 contacts 134 se ferment pour 4+ablir le circuit vers le primaire du transfornât eu r 106 à partir d'une source externe de 110 volts. Le secondaire de 24 volts du transformateur 106 alimente le moteur 56 des auvents supérieurs. Pareillement, le the^nostat 107 comprend deux contacts indépen-25 dants 135 et 136 nui sont en circuit, respectivement, avec 1a. bobine d° relais 109 et le primaire du transformateur 112. En outre, l'ensemble des pompes submersibles 63 est monté en parallèle avec le primaire du t rans format et? r 112. Ouand le, contact 135 se ferme, la bobine de relais 109 est excitée pour fermer les contacts 30 de relais 110 et alimenter en courant le ventilateur humide 5. En même temps, la fermeture du contact 136 du thermostat excite le primaire du t^ansforme te\ir 112 dont le secondaire est couplé aux moteurs 58 des auvents inférieurs. En ""me temps, les pompes submersibles 6? sont actionnées par le courant de 110 volts arrivant 35 par le contact 136. Chacun des thermostats 104 et 107 comprend deux contacts normalement fermés 137 et 138 nui sont connectés en série avec la bobine de relais 114. Ainsi, quand aucun des thermostats 104 ou 107 n'est actionné, le circuit est établi pour exciter la bobine 40 de relais 114 afin de fermer les contacts 139-(PP1-11 exciter l'en- 72 11131 16 2132218 semble ventilateur 40) et également le contact 140 (pour actionner le moteur 115 des auvents). En conséquence, lorsque ni le ventilateur sec 4 ni le ventilateur humide 5 n'est en fonctionnement, l'ensemble ventilateur 40 aspire l'air extérieur à travers les 5 auvents 48 pour entretenir la circulation dans le bâtiment. En outre, la fermeture du contact de relais 140 excite également les ventilateurs 141 des ensembles de chauffage et de ventilation 42 et actionne, par l'intermédiaire des transformateurs 142, les régulateurs de chauffage 143 qui sont couplés au thermostat 113. On a déjà 10 dit que lorsque la température dans le bâtiment descend au-dessous d'un niveau minimal prédéterminé, le thermostat 113 est actionné pour exciter les régulateurs de chauffage 143 qui allument les appareils de chauffage pour mettre en route la circulation d'air chaud dans le bâtiment. 15 Des lampes 144 au-dessus de l'installation sont couplées à travers un interrupteur 145 à. une source de 110 volts qui alimente également une ou plusieurs sorties 146 installées dans un but de commodité dans différentes parties du bâtiment. Ainsi on adécrit un système complet de culture hydroponique 20 de plantes. Les spécialistes de la question comprendront aisément que les concepts fondamentaux de la construction du bâtiment et des appareils de réglage d'environnement peuvent être incorporés, avec la même efficacité, dans une installation de culture avec terre, c'est-à-dire une serre. D'autre part, en raison du caractère 25 durable et économique de la construction du bâtiment, celui-ci peut servir aussi bien pour loger des animaux domestiques et, d'une façon générale, constituer un espace clos formant entrepôt. On attire l'attention sur la manière dont le conditionnement du bâtiment pour la croissance de plantes permet d'éliminer prati-30 quement toute la pollution de l'environnement. Les tampons d'éva-. poration sont remarquablement efficaces pour éliminer les polluants particulaires et aussi pour amener des réactions chimiques qui réduisent notablement les polluants chimiques. Bien entendu, comme le comprendront les spécialistes, on peut en cas de besoin instal-35 1er des filtres auxiliaires ou d'autres moyens pour éliminer les polluants particulaires ou gazeux, en plus des tampons d'évaporation, ce qui contribue à réduire encore plus la quantité globale de polluants dans le bâtiment. L'incorporation d'appareils supplémentaires pour stimuler 40 la croissance est également envisagée. Par exemple, on peut sou 72 11131 17 2132218 mettre 11 environnement de culture à un conditionnement supplémentaire par l'introduction sélective de gaz, comme l'anhydride carbonique, dans le bâtiment. De même, on a démontré que l'application de certaines formes d'énergie, par exemple drondes sonores 5 dans la plage des fréquences audible et supersonique, stimule la croissance des plantes et, dans la mesure où le bâtiment décrit constitue un espace clos, on peut facilement installer dans le bâtiment des appareils pour permettre le bombardement des plantes par une énergie de cette nature. 10 On envisage également l'utilisation de la lumière artificiel le pour stimuler la croissance et, pour cela, on petit facilement installer des lampes au-dessus des platebandes pour émettre le spectre désiré, en combinaison avec une minuterie usuelle. Un autre "noyen de stimulation pour accélérer la croissance 15 est l'entourage de? bâtiments par un champ magnétique. On a démontré que le champ magnétique améliore la croissance. La raison d'un tel effet avantageux n'est pas entièrement comprise à l'heure actuelle. On pei;t supposer que les caractéristiques ioniques des substances nutritives assurent une répartition plus uniforme et 20 plus complète des substances nutritives quand les plantes sont soumises aux effets d'un champ magnétique. Il va de soi qu'on peut apporter diverses modifications aux modes de réalisation qui ont été décrits et qui sont représentés sur les dessins, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. 72 11131 18 2132218 REVENDICATIONS 1. Installation de culture hydroponique de plantes dans un environnement réglé de façon sensiblement automatique, caractérisée en ce qu'elle comprend î 5 - (A) un bâtiment de culture hydroponique comportant au moins une platebande de culture hydroponique, des moyens pour fournir des substances nutritives hydroponiques aux plantes dans cette platebande, des moyens translucides aux rayons solaires actiniques définissant une enceinte pour la platebande et présentant des ou-10 vertures pour le passage d'air ; et - (B) une installation de réglage de l'environnement pour ledit bâtiment de culture hydroponique, comprenant des thermostats pour détecter la température de l'air dans le bâtiment et pour produire des signaux quand la température monte au-dessus ou 1 5 descend au-dessous de valeurs prédéterminées ; des humidistats pour détecter l'humidité de l'air dans le bâtiment et pour produire des signaux quand cette humidité monte au-dessus ou descend au-dessous de valeurs prédéterminées ; des moyens de refroidissement et d'humidification de l'air ambiant qui arrive de l'extérieur 20 vers l'intérieur du bâtiment et pour refroidir et humidifier l'air admis dans le bâtiment ; des ventilateurs qui fonctionnent en réponse aux signaux fournis par les thermostats et les humidistats pour effectuer sélectivement et conjointement les opérations suivantes ï laisser passer l'air ambiant à travers les moyens de 25 refroidissement et d'humidification, introduire l'air ambiant dans le bâtiment, faire circuler l'air dans le bâtiment, et laisser échapper l'air du bâtiment vers l'extérieur ; des moyens d'amenée d'eau qui répondent aux signaux des thermostats et des humidistats pour fournir de l'eau de refroidissement évaporable 50 aux moyens précités de refroidissement et d'humidification ; et des moyens de chauffage qui répondent aux signaux des thermostats pour chauffer l'air qui circule dans le bâtiment quand sa température tombe au-dessous d'un minimum prédéterminé. 2. Installation de culture hydroponiaue de plantes, caracté-35 risée en ce qu'elle comprend un bâtiment pour la culture des plantes dans un environnement réglé, ce bâtiment comportant un plancher, un panneau avant, un panneau arrière et une voûte translucide entre les panneaux avant et arrière ; une série de platebandes dans le plancher, parallèles les unes aux autres et com-40 prenant chacune une gouttière remplie d'une matière agrégée pour 72 11131 19 2132218 recevoir et supporter les plantes et une conduite de distribution de substances nutritives qui s'étend sur toute la longueur de la gouttière, ladite conduite étant perforée en des points espacés et recevant une solution nutritive sous pression provenant d'une 5 source pour la distribuer le long ce la gouttière et pour retourner l'excès de la solution de la gouttière à la source- une fois que la pression a été supprimée, ladite gouttière étant imperméable à l'eau sur la totalité de son fond et de ses parois latérales afin d'empêcher les fuites de la solution nutritive, ladite source 1C comprenant : un réservoir de la substance nutritive dans le bâtiment entre un premier panneau terminal et lesdites platebandes, au-dessous du plancher, la profondeur de ce réservoir étant suffisante pour assurer que le niveau de la substance nutritive soit normalement au-dessous de celui des conduites de distribution de 15 la substance placées dans les fonds des gouttières desdites platebandes ; une première pompe en communication fluide avec lesdites conduites et avec le réservoir pour introduire la solution nutritive sous pression dans les conduites quand cette première pompe est actionnée ; et des soupapes montées entre la première pompe 2C et les conduites de distribution pour permettre à l'excès de la solution nutritive de s'écouler des conduites, à travers les soupapes et revenir dans le réservoir quand la première pompe est désexcitée ; un réservoir d'eau entre les platebandes et un second panneau terminal du bâtiment ; une zone de tampons d'évaporation z5 incorporée dans le second panneau terminal ; une seconde pompe pour pomper sélectivement l'eau de son réservoir vers les tampons d'évaporation en vue de conditionner l'air extérieur qui passe a travers les tampons ; des auvents pour fermer sélectivement au moins une partie de la zone des tampons d'évaporation ; des venti-30 lateurs exhausteurs montés dans le premier panneaii terminal pour aspirer l'air extérieur à travers les tampons quand ces ventilateurs sont excités ; et des détecteurs pour contrôler la condition de l'air dans le bâtiment et pour exciter sélectivement les ventilateurs exhausteurs, les auvents et la seconde pompe en vue rie 35 maintenir l'air cans le bâtiment dans des intervalles prédéterminés rie températures et c'humidité. 3. Installation ce culture hydroponique de plantes, caractérisée en ce nu'elle comprend : un bâtiment pour la culture des plantes dans un environne-4C ment réglé, ce bâtiment comportant un plancher, un panneau avant, 72 11131 2C 2132218 un panneau arrière et une voûte translucide entre lesdits panneaux avant et arrière ; - une série de plate-bandes parallèles dans le plancher, chaque plate-bande comprenant une qouttière remplie d'une matière 5 agréqée pour recevoir et supporter les plantes et une conduite de distribution de substances nutritives s'étendant le long de ladite gouttière, ladite conduite étant perforée en des points espacés et agencés pour recevoir une solution nutritive depuis une source en vue de sa distribution dans la gouttière ou pour retour-10 ner un excès de ladite solution nutritive depuis la gouttière jusqu'à la source en question, ladite gouttière étant imperméable à l'eau sur la totalité de son fond et de ses parois latérales afin d'empêcher des fuites de la solution nutritive, ladite source comprenant un réservoir de substance nutritive, une première pompe en 15 communication avec ce réservoir et avec les conduites de distribution prévues dans les plate-bandes pour alimenter sous pression lesdites conduites en solution nutritive lorsque cette première pompe est actionnée, et des soupapes montées entre la première pompe et les conduites de distribution pour permettre à la solution 20 nutritive de s'écouler par gravité desdites conduites vers ledit réservoir lorsque ladite première page n'est pas actionnée ; - un réservoir à eau ; - une zone de tampons d'évaporation incorporée dans le second panneau terminal ; 25 - une seconde pompe pour pomper sélectivement l'eau depuis le susdit réservoir d'eau jusqu'à la susdite zone de tampons d'évaporation en vue de conditionner l'air extérieur qui passe à travers les tampons ; - des auvents pour fermer sélectivement au moins une partie 30 de la zone de tampons d'évaporation ; - des ventilateurs exhausteurs montés dans le premier panneau terminal pour aspirer l'air extérieur à travers les tampons lorsque ces ventilateurs sont actionnés ; - et des détecteurs pour contrôler la condition de l'air 35 dans le susdit bâtiment et pour exciter sélectivement ..les susdits ventilateurs exhausteurs, les susdits. auvents.et la susdite seconde pompe, en vue de maintenir la température et le degré d'humidité de l'air dans le bâtiment entre des limites prédéterminées. 4. Installation de culture de plantes, caractérisée en ce qu'elle 4C comprend : 72 11131 21 2132218 un bâtiment pour la culture des plantés dans un environnement réglé, ledit bâtiment comportant un plancher, un panneau avant, un panneau arrière et une voûte translucide entre lesdits panneaux avant et arrière ; 5 un réservoir à eau ; une zone de tampons d'évaporation incorporée dans un premier des susdits panneaux ; des moyens de pompage pour pomper l'eau du susdit réservoir et l'envoyer dans la susdite zone de tampons en vue de condition-10 ner l'air extérieur traversant cette zone ; des auvents pour fermer sélectivement au moins une partie de la zone de tampons d'évaporation ; des ventilateurs exhausteurs montés dans le susdit premier panneau pour aspirer l'air à travers les tampons lorsque ces ven-15 tilateurs sont actionnés ; et des détecteurs pour contrôler la condition de l'air dans le susdit bâtiment et exciter sélectivement les susdits ventilateurs, les susdits auvents et les susdits moyens de pompage, en vue de maintenir la température et le degré d'humidité de l'air 20 dans le bâtiment entre des limites prédéterminées. 5. Installation selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les moyens de distribution des substances "nutritives hydroponiaues comprennent un moyen pour détecter une déficience en un ingrédient nutritif particulier et un moyen 25 pour fournir de façon réglable une quantité suffisante de cet ingrédient nutritif particulier en réponse au signal du moyen détecteur de la déficience. 6. Installation selon la revendication 5, caractérisée en ce que ledit moyen détëcteur détecte ladite déficience par un con- 30 trôle de la teneur en ingrédients nutritifs d'un liquide alimentant les racines des plantes. 7. Installation selon la revendication 5, caractérisée en ce que ledit moyen détecteur détecte ladite déficience par un contrôle direct de la teneur en matière nutritive des plantes elles- 35 mêmes. 8. Procédé de culture dans un environnement réglé au sein d'un bâtiment de culture hydroponique, comportant au moins une platebande de culture hydroponique, des moyens pour fournir une solution nutritive aux plantes dans ladite platebande et des moyens transparents aux rayons solaires actiniques qui définissent une enceinte pour ladite platebande, caractérisé ên ce qu'il consiste 40 72 11131 22 2132218 à exposer les plantes aux rayons solaires actiniques diurnes ; à détecter continuellement la température de l'air dans ladite enceinte et à émettre des signaux quand cette température monte au-dessus d'un maximum prédéterminé ou descend au-dessous d'un minimum prédéterminé ; a détecter continuellement l'humidité de l'air dans l'enceinte et émettre des signaux quand l'humidité dépasse un maximum prédéterminé ou descend au-dessous d'un minimum prédéterminé ; à faire circuler continuellement l'air dans ladite enceinte ; à introduire de l'air ambiant dans l'enceinte en réponse aux signaux de température et d'humidité quand la température dépasse un maximum prédéterminé et uand l'humidité est supérieure à un maximum prédéterminé ; à refroidir et à humidifier sélectivement l'air dans l'enceinte en réponse aux signaux de température et d'humidité quand la température dépasse un maximum prédéterminé et quand 1'humidité est au-dessous du minimum prédéterminé ; et à chauffer l'air qui circule dans l'enceinte en réponse aux signaux de température quand la température descend au-dessous d'un minimum prédéterminé. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'on nourrit les plantes en pulvérisant la solution nutritive sur les feuilles. 10. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'on nourrit les plantes en fournissant la solution nutritive aux racines desdites plantes.