La présente invention concerne un marchepied escamotable, notamment pour l'accès extérieur d'une porte de voiture de chemins de fer. En général, un tel accès est pourvu d'au moins une marche fixe en-dessous du niveau du plancher de la voiture, pour former un escalier avec le seuil de la por-te situé au niveau du plancher, et prolongeant celui-ci. La hauteur de la marche inférieure fixe est normalisée pour se trouver adaptée à celle des quais de certaines gares. Comme il n'est pas possible, par suite des exigences de gabarit de la voiture, de déporter trop largement la marche inférieure vers ltextérieur de la voiture, c'est le seuil de la porte qui trouve en général déporté vers l'intérieur, pour la commodité d'emploi de l'escalier. Certaines gares, en particulier dans les réseaux urbains, ont des quais surélevés sensiblement au niveau du plancher des voitures. Il subsiste donc dans ce cas, entre le bord du quai et le seuil de la porte, un intervalle assez important, gênant et dangereux pour les voyageurs. Un tel intervalle est encore plus accentué en présence d'un quai courbe, situation assez fréquente dans les réseaux urbains de transport en commun, auxquels l'invention est particulièrement destinée. La réalisation d'un marchepied escamotable permettant de résou- dre la difficulté qu'on vient d'indiquer pose plusieurs problèmes. Un tel marchepied doit de préférence être logé en dehors du -volume situé sous le plancher de la voiture, pour éviter des mécanismes complexes dans une zone d'accès peu commode pour l'entretien. Il faut aussi que le marchepied en position d'effacement ne compromette pas lacommodité d'emploi des marches inférieures de l'escalier de la porte. Enfin, en cas de manoeuvre inopinée du marchepied, il faut que celui-ci ne présente aucun danger pour un voyageur qui sty trouverait engagé par inadvertance. Le.but de ltinvention est d'éviter les inconvénients précités, en permettant de réaliser un marchepied escamotable simple et d'emploi commode, offrant toute sécurité pour les voyageurs. Suivant l'invention, le marchepied escamotable, notamment pour l'accès extérieur d'une porte de voiture de chemins de fer, comportant une marche mobile associée à un mécanisme solidaire de la voiture, est caractérisé en ce que le mécanisme comporte deux coulisseaux parallèles montés rotativement suivant un axe horizontal proche du niveau du plancher de la voiture et orie té sensiblement dans le sens de l'axe de celle-ci ; les deux coulisseaux sont associés à deux glissières perpendiculaires à l'axe de rotation précité et portés par la marche mobile ; des moyens de manoeuvre sont prévus, associés à des moyens de guidage et à des butées de fin de course, pour déplacer les glissières de la marche mobile par rapport aux coulisseaux, et pour assurer le mouvement de la marche entre une position d'effacement sensiblement à la verticale et une position de service sensiblement à l'horizontale dans le prolongement du plancher, et pour immobiliser sélectivement la marche dans l'une ou l'autre de ces deux positions. L'axe d'articulation des coulisseaux associé aux moyens de guidage définit la trajectoire de la marche mobile et ses deux positions extrêmes, assurées par les butées de fin de course. En escamotant~ la marche mobile à la verticale, on facilite son logement dans le volume de l'escalier, sans encombrer celui-ci de manière incommode. On peut obtenir une grande douceur du mécanisme et limiter en conséquence les efforts moteurs, grâce à la combinaison des glissières et des coulisseaux. Si par ailleurs on dispose l'axe d'articulation des coulisseaux à proximité du seuil de la porte, on évite tout danger de fonctionnement, dans un sens comme dans l'autre. Une telle disposition de l'axe est favorable à la réduction dtencombrement de la marche mobile en position d'effacement, et à la commodité d'emploi de l'escalier. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, les moyens de manoeuvre comprennent deux crémaillères fixées à la marche, parallèles aux glissières et associées chacune a un pignon de commande monté sur un arbre confondu avec l'axe d'articulation du coulisseau correspondant ; les moyens de manoeuvre permettent d'entrainer sélec tivenent l'arbre de commande dans un sens ou dans l'autre pour déplacer la marche, entre ses deux positions extrêmes. De préférence les moyens de manoeuvre comportent d'un coté de la marche, un vérin à double effet associé à une source de fluide sous pression ; ce vérin est à double corps, et comporte deux pistons opposés montés chacun dans l'un des corps et reliés par une crémaillère associée à un autre pignon de 1' arbre de commande; de l'autre côté de la marche un vérin modérateur sensiblement identique au vérin de manoeuvre est associé à l'autre crémaillère de la marche l'échappement de chacun des corps du vérin modérateur est relié à un circuit de fluide qui comporte un étranglement réglable. D'une manière avantageuse, les arbres de commande des deux vérins sont associés en rotation par un arbre auxiliaire monté rotativement sur la voiture, parallèlement aux arbres de commande, et en dehors du passage libéré par la marche ; chacun des arbres de commande est associé en rotation-à une extrémité de l'arbre auxiliaire. Comme on l'expose ci-après, les dispositions qu'on vient d'indiquer permettent une réalisation industrielle simple et commode du marchepied conforme à l'invention. D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront encore de la description d'un mode de réalisation préféré, présent ci-après à titre d'exemple non limitatif, en référence aux dessins annexés, dans lesquels s -Les figures 1 k 3 sont des vues schématiques en coupe transversale dtun marchepied conforme à l'invention, respectivement en position dteffacement, en position- intermédiaire, et en position de servicede la marche mobile t - La figure 4 est une vue de face du coté externe d'une réalisation industrielle du marchepied conforme à l'invention - La figure 5 est une coupe axiale suivant V-V de la partie gauche du marchepied de la figure 4 - Les figures 6 et 7, analogues aux figures 1 et 3, sont des vues en coupe transversale suivant VI-VI du marchepied de la figure 4. Dans le mode de représentation schématique des figures 1 à 3, le marchepied escamotable est destiné à l'accès extérieur d'une porte de voiture de chemin de fer comprenant un seuil 1, des montants 2 et un vantail 3, par exemple coulissant. Le seuil 1, au même niveau que le plancher 1A de la voiture, correspond également au niveau d'un quai surélevé 4, (figure 3) existant dans certaines gares. Pour correspondre à un quai surbaissé 5 existant dans d'autres gares (figure 1), la voiture comporte également une marche inférieure 6, déportée vers l'extérieur le la voiture par rapport au seuil 1, et formant avec celui-ci un escalier à deux marches. Comme le quai surélevé 4 est sensiblement à la me:e distance des montants 2 de la porte que le quai surbaissé 5, il en résulte (figure 2) un intervalle gênant et dangereux entre le seuil 1 et le quai 4. Le marchepied escamotable permet de combler cet intervalle, au moyen d'une marche mobile 7 associée à un mécanisme 8 solidaire par exemple des montants 2, et commandé à distance pour être mis en place en présence d'un quai surélevé 4 (figure 3), mais en restant escamoté (figure 1) dans le cas d'un quai surbaissé 5. Conformément a' à l'invention, le marchepied précité comporte deux coulisseaux parallèles tels que 9, montés rotativement suivant un axe X-X horizontal et proche du niveau du seuil 1, lui-même dans le prolongement du plancher 1A de la voiture. L'axe X-X est sensiblement orienté dans le sens de l'axe longitudinal de la voiture, pour se trouver parallèle à la bordure du quai rectiligne surélevé 4. Les deux coulisseaux parallèles 9 sont associés respectivement à deux glissières telles que 11, perpendiculaires à l'axe X-X et portées par la marche mobile 7. En outre, des moyens de manoeuvre sont prévus, associés à des moyens de guidage et à des butées de fin de course, pour déplacer les glissières il de la marche mobile 7 par rapport aux coulisseaux 9 ; ce déplacement assure le mouvement de la marche entre une position d'effacement sensiblement à la verticale, (figure i), et une position de service 7B à l'horizontale (figure 3), dans le prolongement du seuil 1 et du plancher 1A de la voiture. Les moyens précites, dont un mode de réalisation industrielle est exposé ci-après, assurent également de manière sélective l'immobilisation de la marche dans l'une ou l'autre des positions extrêmes représentées sur les figures 1 et 3. Entre ces deux positions extrêmes, la marche mobile 7 passe par une position intermédiaire 7A (figure 2) sensiblement à la verticale. Entre la position intermédiaire 7A de la figure 2 et la position d e-facement de la figure 1, le mouvement de la marche mobile 7 comporte une translation suivant les glissières 11. De même, entre la position intermédiaire 7A précitée, et la position de service 7 de la figure 3, le mouvement de la marche comporte une rotation autour de ltaxe X-X des coulisseaux 9. Sur les figures 4 à 7, on a représenté un mode de réalisation industrielle de l'escalier conforme à l'invention. Dans cette réalisation, les glissières 11 sont constituées par des tiges cylindriques rectifiées, par exemple en acier, montées par leurs extrémités dans des bossages 13 de la marche mobile rectangulaire 7 (figure 4), et disposées chacune près d'un petit côté de la marche 7. Les coulisseaux 9 comportent par exemple un système à circulation de billes, permettant un-mouvement très doux sur les glissières 11. A proximité de chaque glissière 11, la marche 7 porte en bordure une crémaillère 14, 14a,parallèle à la glissière il, et associée à un pignon de commande 15,15a, fixé à un arbre de commande 16, 16a. Cet arbre est monté rotativement sur la structure en caisson de chacun des montants 2 de la porte, suivant l'axe X-X de rotation des coulisseaux 9 qui portent chacun un palier dans lequel passe l'arbre 16, 16a (figure 5). Les moyens de manoeuvre permettent d'entrainer simultanément en rotation chaque arbre de commande 16, 16a dans l'un ou l'autre sens, pour déplacer marche 7 entre sa position d'effacement représentée sur la figure 6 et sa position de service 73 (figure 7). Dans le mode de réalisation industrielle qu'on décrit ici à titre d'exemple, les moyens de manoeuvre de la marche 7 comportent un vérin 17 à air comprimé à double effet (figures 4 et 5) dont le corps est solidaire d'un montant 2. La tige du vérin 17 est perpendiculaire à l'arbre de commande 16 et, porte une crémaillère 18 associée à un pignon 19 analogue au pignon 15, et claveté comme celui-ci sur l'arbre de commande 16. Le vérin de manoeuvre 17, associé à la crémaillère 1 située du côté gauche de la marche 7 représentée sur la figure 4, est relié d'une manière connue, à une source d'air comprimé par un circuit de commande et d'échappement 21, comportant une canalisation d'arrivée d'air comprimé et une canalisation d1 échappement, pour chacun des sens de fonctionnement du vérin. Les cailalisations précitées sont reliées à un dispositif de commande a deux positions (non représenté), asservi par exemple à un système centralisé, permettant de commander à distance et en une seule fois l'ensemble des marches mobiles 7 situées d'un mêrne côté de toutes les voitures d'un train de voyageurs. Le vérin de manoeuvre 17 est à double corps et comporte deux pistons opposés 21a, 21b -(figure 4) montés chacun dans l'une des parties du corps, et reliées par la crémaillère 18 constituant la tige du vérin 17. Le pignon 19 associé à la crémaillère ls, et l'arbre de commande 1@ portant ce pignon, sont montés rotativement sur le vérin 17, entre les deux parties du corps de celui-ci, et latéralement par rapport à la tige du vérin 17. (figure 5). pour faciliter la réalisation industrielle du vérin 17, les deux parties du corps sont interchangeables et montées sur une pièce cen -trale 22 (figures 4, 5) formant boîtier et portant deux paliers pour l'arbre 16, de part et d'autre du pignon 19. La pièce centrale 22 comporte (figure 5) un socle de fixation permettant de la relier solidement à la structure du montant 2. Ainsi l'arbre 16 se trouve assujetti de manière stable au vérin 17 et au montant 2. De préférence, l'arbre 16 est réalisé en deux parties (figure 5) respectivement associées au vérin 17 et au pignon de commande 15, et reliées par un accouplement élastique 23. Un palier 24, fixé à la structure du montant 2 entre l'accouplement 23 et le pignon de commande 15 assure la tenue de la partie de l'arbre 16 directement associée au coulisseau 9. Cette disposition permet d'obtenir une grande douceur de fonctionnement du vérin -17 et de l'arbre de commande 16, pour le mouvement alternatif de la marche 7, comme on l'expose ci-après Du côté de la marche mobile 7 opposé au vérin de manoeuvre 17 (figure 4), le marchepied comporte un vérin modérateur 25, à double corps et à pistons opposés. Identique au vérin de manoeuvre 17, le vérin modérateur 23 est associé Is la crémaillère 14a, disposée en bordure extrême de la marche 7, à l'opposé de l'autre crémaillère 14.Le vérin modérateur 23 est associé à la crémaillère 14a par un pignon interne 19 (non apparent sur la figure 4), entraînant l'arbre de commande 16a et le pignon 15a. Les orifices d'échappement des deux parties du corps du vérin double 23 sont reliés à un circuit fermé 2ù, qui comporte un étranglement réglable 27 permettant d'ajuster l'effet modérateur du vérin 25 comme on l'expose ci-après. Le circuit 23 comporte en outre un robinet de purge 28, normalement fermé, comme on l'a représenté sur la figure 4. L'arbre de commande 16 du vérin de manoeuvre 17 et l'arbre de commande 16a du vérin modérateur 25 (figure 4) sont associés en rotation par des moyens de conjugaison. Dans le mode de réalisation industrielle représenté à titre d'exemple -sur les figures 4 à 7, les moyens de conjugaison des arbres 16 et 16a comportent un arbre auxiliaire 31 monté rotativement sur la structure des montants 2, parallèlement à l'axe X-X des arbres de commande 16, 16a, et en dehors du passage libéré par la marche 7 en position d'effacement, telle que représentée sur les figures 4 et 6. Chacun des arbres 16, 16a, est associé en rotation à une extrémité de l'arbre auxiliaire précité, par exemple au moyen de pignons 32 et de chatnes de liaison 33. Les moyens de guidage de la marche mobile 7 c-emportent deux rampes de guidage 35, 35a, parallèles et fixées à la structure des montants 2 (figures 4 et 7). Chacune des rampes de guidage 35, 35a, est associée à un galet 36, 36a monté rotativement à une extrémité de la bordure de la marche 7 contigüe au seuil 1 en position de service (figure 7). Les valets 36, 36a @euvent tourner autour de leurs axes, parallèles à l'axe d'articulation X-X des coulisseaux 9, sur les arbres 16, 16a.Chaque rampe de guidage 35, 35a, comporte une partie rectiligne 35B, pour assurer la translation des glissières il dans les coulisseaux 9, dans le mouvement de translation de la marche 7, entre sa position d'effacement figures 1 et 6) et sa position intermédiaire 7A (figure 7). Chaque rampe de guidage 35,35a comporte en outre une partie cir oculaire 35 c--e-n%re sur ltaxe d'articulation X-X des coulisseaux 9, défini par les arbres 16, 16a. Cette partie circulaire 35C sert à assurer la rotation de la marche 7, entre sa position intermédiaire 7A, sensiblement parallèle à a position d'effacement (Figure 6 > et sa position de service 7B parallèle au plancher 1A, prolongé par le seuil 1 (figure 7). En combinaison avec la partie rectiligne 35B des rampes de guidage, chaque coulisse 9 porte une saillie 37 (figure 6) adaptée à venir en appui contre une butée 38 fixée à la structure des montants 2. La position d'appui précitée de la saillie 37 contre la butée 38 existe entre la position intermédiaire 7A de la marche 7 (Figure 7) et la position d'eff;acemert de la marche (figure 6), pour maintenir la marche sensiblement parallèle à la partie rectiligne 35B de chaque rampe de guidage 35, dans son mouvement de retrait. De préférence, la butée 38 présente une légère élasticité et comporte des moyens de réglage (non représentés) pour assurer la facilité de montage et la douceur de fonctionnement de la marche mobile 7. Les moyens de réglage précités comportent par exemple une cale d'épaisseur ajustée, ou un système à vis. Chaque glissière 11 porte deux butées d'extrémité 41, 42, pour limiter la course du coulisseau 9 associé, En position d'effacement de la marche 7, sensiblement à la verticale (figure 6), la butée du haut 41 définit la fin de course de la marche 7, ainsi immobilisée par les moyens de manoeuvre, comme on l'expose ci-après. Dans le sens inverse, la butée arrière 42 est agencée pour rester en appui contre le coulisseau 9 (figure 7), entre la position intermédiaire 7A de la marche mobile, et sa position de service 7B. L'appui précité de la butée arrière 42 contre le coulisseau 9 assure la rotation de la marche mobile entraînée par l'arbre de commande 16 vers sa position de service 7B. Dans l'autre sens de rotation de l'arbre 16, la rotation de la marche mobile est assurée par la réaction du galet 36 contre la partie circulaire 35C de la rampe de guidage correspondante. Sur sa bordure arrière, parallèle à l'axe d'articulation X-X des coulisseaux 9, et proche de ceux-ci en position de service 7B, (figure 7) la marche porte un bec de retenue 43. Dans la position 7B précitée, le bec 43 est adapté à venir en appui sous le seuil 1 en saillie par rapport au plancher lA, et prolongeanb celui-ci. Comme on l'expose ci-après, le bec de retenue 43 en combinaison avec la butée arrière 42 sert à immobiliser la marche mobile dans sa position de service 7, en l'alignant dans le prolongement du plancher 1A. Comme on l'a vu, la marche inférieure fixe 5 forme un escalier avec le seuil 1, en position d'effacement de la marche mobile 7, sensiblement à la verticale (figure 6). Une paroi profilée 44 sensi blement verticale elle aussi, est prévue pour constituer le fond de la marche inférieure fixe 6, en masquant la marche mobile 7 et ses mécanismes en position d'effacement. La paroi 44 présente vers le haut une ouverture 45, pour permettre le mouvement de la marche 7 à partir de sa position d'effacement vers sa position de service 7B (figure 7), et vice versa. La paroi profilée 44 fixée, par exemple au moyen de vis, à la marche fixe 6 et aux montants 2, est facilement démontable, pour le montage et l'entretien de la marche mobile 7 et de ses mécanismes. On va maintenant exposer le fonctionnement du marchepied escamotable qui vient d'être décrit en référence aux figures 1 à 7. Lorsque la marche mobile se trouve en position d'effacement, sensiblement à la verticale (figures 4 et o), on peut utiliser com módément l'escalier constitué par la marche inférieure fixe 6 et le seuil 1, dans le cas DE la voiture se trouve en regard d'un quai surbaissé 5 (figure 1). En effet, la marche mobile 7 effacée à la verticale présente un encombrement vertical très réduit, en particulier dans sa partie centrale (figure 5), puisque les mécanismes sont groupés de chaque côté du passage de l'escalier, et masqués par la paroi profilée 44. En actionnant le vérin de manoeuvre 17 (figure 4) au moyen du circuit de commande 21, on provoque le déplacement des pistons 21a, 21b et de leur crémaillère de liaison 18. Celle-ci entraîne en rotation le pignon 19 et l'arbre 16, solidaire du pignon de commande 17 associé à la crémaillère latérale 14 de la marce 7. L'autre pignon de commande 15a se trouve entraîné simultanément et de la meme ma nière, par l'intermédiaire des pignons 32, des chaînes de liaison 33 et de l'arbre auxiliaire de conjugaison 31. Les crémaillères 14, 14a, assurent la translation des glissières 1 1 dans les coulisseaux à billes 9. Le système de conjugaison associé à l'arbre auxiliaire 31 permet d'obtenir une parfaite égalité de déplacement des crémaillères 14, 14a, évitant toute obliquité de la marche mobile 7, pour garantir la douceur du mouvement des glissières 11 dans les coulisseaux 9. Au cours de ce mouvement, la marche mobile 7 passe en translation de sa position d'effacement (figure 6) à sa position intermédiaire 7A (figure 7). Dans le mouvement de translation précité de la marche mobile 7, un couple de rotation est communiqué aux coulisseaux 9 et à la marche 7 par les arbres de commande 16, 16a Mais ce couple est annulé par le contact des galets 36 contre la partie rectiligne 35B des rampes de guidage 35 (figures 4, 6, 7). Ceci assure la douceur du fonctionnement du mécanisme, et le guidage précis de la marche mobile 7, jusqu'à sa position intermédiaire 7A (Figure 7). La butée arrière 42 de chaque glissière 11 (figure 7) est ajustée pour correspondre à la fin du mouvement de translation de la marche mobile 7, arrivant en position intermédiaire 7A. Dans cette position, le galet 36 se trouve au raccordement de la partie rectiligne 35B et de la partie circulaire 35C de la rampe de guidage 35. Le couple exercé par l'arbre 16 et l'arbre 16a sur chacun des coulisseaux 9 fait alors basculer la marche mobile de sa position intermédiaire 7A vers sa position de service 7B, par un mouvement de rotation autour de l'axe X-X des arbres 16 et 16a. L'appui du bec 43 sous le seuil 1 assure l'alignement de la marche mobile en position de service 7B, dans le prolongement du plancher lA. On maintient l'effort moteur du vérin 17, afin de conserver le couple des arbres 16, 16a, dans le sens du basculement de la marche mobile vers le béas, pour l'immobiliser dans la position de service 7B précitée. En agissant sur le vérin de manoeuvre 17 dans l'autre sens (figure 4), au moyen du circuit de commande 21, on provoque d'abord le relèvement de la marche mobile 7, de sa position de service 7B vers sa position intermédiaire 7A, par rotation des coulisseaux 9 autour de leurs arbres 1;, ija. Au cours de ce mouvement de rotation, l'appui du galet 36 contre la tartie circulaire 35C de la rampe e guidage empêche le recul de la butée arrière 42 de la marche par rapport au coulisseau 9. Lorsque la marche mobile 7 parvient en position intermédiaire 7A, la saillie 37 du coulisseau 9 porte sur la butée 38 (figure 6). En même temps, le galet 36 parvient au raccordement de la partie circulaire,35C et de la partie rectiligne 35 de la rampe de guidage, et peut se déplacer le long de la partie rectiligne 353. Ceci permet la translation de la marche mobile 7 vers sa position d'effacement (figure 6). De préférence, on maintient la marche de manière stable dans cette position d'effacement, en laissant sous pression le vérin 17, pour conserver un couple moteur sur les arbres 16, 16a. La marche mobile se trouve ainsi immobilisée par la butée supérieure 41, de manière à affleurer par l'ouverture 45 au niveau du seuil 1. Le marchepied conforte à l'invention présente plusieurs avantages importants. Les mécanismes du marchepied, tels qu'on vient de les décrire, assurent une grande douceur de fonctionnement, dans toutes les manoeuvres d'effacement et de mise en position de service de la marche mobile 7. Cette douceur est obtenue en particulier par l'égalisation des déplacements des crémaillères 14, 14a, grâce au système de conjugaison associé à l'arbre auxiliaire 31, et par le guidage précis des glissières 11 dans les coulisseaux 9, et des galets 36 contre les rampes 35. La douceur de fonctionnement ainsi obtenue permet de donner au vérin moteur 17 une faible puissance, correspondant par exemple à un effort de quelques ilonrammes seulement dans le sens de la translation de la marche mobile 7, entre sa position d'effacement (figure 6) et sa position intermédiaire 7A (figure 7). Dans ces conditions, on évite tout risque d'accident en cas de manoeuvre intempestive de la marche mobile 7, mec si un voyageur se trouve par inadvertance engagé sur la marche dans l'une ou l'autre de-ses positions. En agissant sur l'étranglement réglable 27 du circuit 26 du vérin modérateur 23, on peut ajuster à la demande la durée du mouvexent de la marche mobile 7 entre ses positions extrêmes. La douceur des mécanismes permet de donner au mouvement de la marche une durée- assez importante, correspondant par exemple à une dizaine le secondes entre la position d'effacement (figure 6) et la position de service 7B (figure 7). Dans ces conditions on évite tout effet de choc, et tout risque d'accident à ce point de vue. Le faible encombrement de la partie centrale de la marche mobile 7 en position d'effacement (figure 5) permet une utilisation commode de ltescalier for-.1é par la marche fixe inférieure 6 et le seuil 1. Cependant, l'invention permet d'éviter le logement des mécanismes du marchepied sous le plancher 1, en les disposant de manière très accessible derrière la paroi démontable 44, sensiblement verticale, formant le fond apparent de la marche fixe 6. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation qu'on vient de décrire à titre d'exemple, et on peut y rapport ter de nombreuses variantes sans sortir du domaine de l'invention. Ainsi par exemple, le système de manoeuvre formé par le vérin moteur pneumatique 17 et le vérin modérateur associé 25 peut être remplacé par tout autre dispositif analogue, comportant notamment un vérin hydraulique ou à vis, ou encore un moteur rotatif pour entre ner l'arbre 10, au besoin par l'intermédiaire d'un réducteur approprié. REVENDICATIONS 1. Marchepied escamotable, notamment po@r l'accès extérieur d'une porte de voiture de chemins de fer, comportant une marche mobile associée à un mécanisme solidaire de la voiture, caractérisé en ce que le mécanisme précité comporte deux coulisseaux parallèles montés rotativement suivant un axe horizontal sensiblement orienté suivant l'axe longitudinal de la voiture et irone du niveau du plancher de celle-ci, les deux coulisseaux étant associes respectivement à deux glissières portées par la marelle mobile et perpendi- oculaires à l'axe de rotation précité, des moyens de manoeuvre prévus, associés à des moyens de guidage et à des butées de fin de course, pour déplacer les glissières de la marche mobile par rapport aux coulisseaux et pour assurer le mouvement de la marche mobile entre une position d'effacement sensiblement à la verticale et une position de service sensiblement à l'horizontale dans le prolongement du plan- cher, et pour immobiliser sélectivement la marche dans l'une ou l'au- tre des positions précitées. 2. Marchepied conforme à la revendication 1 caractérisé cii ce que les moyens de manoeuvre comprennent au moins une crémaillère fixée à la marche mobile et parallèle aux glissières, et un pignon de commande associé à la crémaillère et fixé sur un arbre de cor mande monté rotativement sur le véhicule suivant l'axe de rotation des coulisseaux, les moyens de manoeuvre permettant d'entraîner sélectivement en rotation l'arbre de commande dans l'un ou l'autre sens, pour déplacer la marche entre ses deux positions précitées. 3. Marchepied conforme à la revendication 2 caractérise cii ce que les moyens de manoeuvre compostent au moins un vérin dont le corps est fixé au véhicule et dont la tige pcrpendiculaire à arbre de commande comporte une crémaillère associée à un pignon de l'arbre dc commande. 4. Marchepied conforme à la revendication 3, et comportant un vérin à fluide à double effet associe n une source dc fluide sous pression par un circuit de commande et d'échappement, caractérisé en ce que le verin est double corps et composte deux pistons opposés montés chacun dans l'une des parties du corps et reliés par la crémaillère qui constitue la tige du vérin. ,. Marchepied conforme ç la revendicatijn 4 caractérisé r ce que le pignon associé à la crémaillère du vérin et l'arbre de com mande postant ce pignon sont montes rotativement sur le vérin, entre les deux parties du corps de celui-ci, et latéralement par rapport à la tige du vérin. 5. Marchepied conforme a l'une çes revendications 4 ou 5, caractérisé en ce qu'il compote d'un coté de la marche mobile un érin de manoeuvre associé à une crémaillère de la marche, et de l'autre côté de la marche, un vérin modérateur à double corps et à pistons opposés, sensiblement identique au vérin de manoeuvre et associé à une autre crémaillère de la marche, l'échappement de chacune des parties du corps du vérin modérateur étant relié à un circuit de fluide qui comporte un étranglement réglable. 7. Llarchepied conforme n la revendication 6, caractérisé en ce que l'arbre de commande associé à la crémaillère du vérin de manoeuvre et l'arbre de commande associé au vérin modérateur sont associés en rotation par des moyens de conjugaison. 8. Marchepied conforme à la revendication 7, caractérisé en ce que les moyens de conjugaison des arbres de commande associés aux deux vérins précités comportent un arbre auxiliaire monté rotativement sur la voiture, parallèlement aux arbres de commande et en dehors du passage libéré par la marche en position d'effacement, chacun des arbres de commande étant associé en rotation à une extrémité de l'arbre auxiliaire précité. 9. Marchepied conforme à l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les moyens de guidage de la marche comportent au moins une rampe de guidage fixée sur le véhicule et associée à un valet monté rotativement sur la marche suivant un axe parallèle à l'axe d'articulation des coulisseaux 10, Marchepied conforme à la revendication 9, caractérisé en ce que la rampe de guidage comporte une partie sensiblement rectiligne, pour la sranslation des glissières sur les coulisseaux, et une partie circulaire centrée sur l'axe d'articulation des coulisseaux pour assurer la rotation de la marche entre une position intermédiaire, sensiblement parallèle à sa position d'effacement, et sa position de service, parallèle au plancher de la voiture. 11. Marchepied conforme à la revendication 10, caractérisé en ce qu'au moins un des coulisseaux comporte une saillie adaptée à rester en appui contre une butée fixée sur le véhicule entre la position intermédiaire de la marche mobile et la position d'effacement de celle-ci, pour maintenir la marche mobile sensiblement parallèle à la partie rectiligne de la rampe de guidage précitée. 12. Marchepied conforme à l'une des revendications 10 ou 11, caracterisé en ce que chaque glissière porte, pour retenir le coulisseau associé, deux butées situées respectivement en haut et en bas de la glissière en position dteffacement de la marche sensiblement à la verticale, la butée du haut retenant le coulisseau et la marche en position d'effacement, l'autre butée étant agencée pour venir en appui contre le coulisseau entre la position intermédiaire et la position de service de la marche, assurant ainsi le contact du galet contre la partie circulaire de la rampe--de guidage correspondante. 13. Marchepied conforme à l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que la marche mobile, sur sa bordure arrière parallèle à l'axe d'articulation des coulisseaux et proche de ceuxci en position de service, porte un bec de retenue adapté à venir en appui sous une saillie du plancher pour immobiliser la marche dans la position de service précitée, en alignement dans le prolongement du plancher. 14. Marchepied conforme à l'une des revendications 9 à 13, ~caractérisé en ce qu'il comporte deux rampes de guidage parallèles pour la marche mobile, les rampes précitées étant montées respectivement sur la voiture au voisinage des extrémités de la marche et associées chacune à un galet monté rotativement, suivant un axe parallèle à l'articulation des coulisseaux, à une extrémité de la bordure de la marche contigüe au plancher en position de service. 15. Marchepied conforme à l'une des revendications 1 à 14, pour un accès comportant en dessous du niveau du plancher une marche fixe formant avec le plancher un escalier en position d'effacement de la marche mobile, caractérisé en ce qu'il comporte une paroi profilée sensiblement verticale constituant le fond de la marche inférieure fixe et présentant une ouverture vers le haut, pour masquer au oins en partie la marche mobile en position d'effacement, et permettre le mouvement de cette marche à partir de sa position d'effacement vers sa position de service et vice versa.