La présente invention concerne un oscillateur hyperfréquence à fréquence stable en fonction de la température mettant notamment en oeuvre -une cavité résonnante -un dispositif semiconducteur auto-oscillateur ou auto-rela xateur muni de deux moyens de connexion et appelé générale- ment "diode" de ce fait -des moyens mécaniques d'ajustement de la fréquence propre de résonance de la cavité -des moyens d'alimentation et des moyens de prélèvement du signal a hyperfrêquence généré par l'oscillateur. On connaît par l'article de F.N. SECHI et de D. ZIEGER intitulé : "Stable Frequency-Temperature Characteristics for TEO's" publié dans la revue technique américaine l'The microwave journal'l, Volume 17 - n0 7 - Juillet 1974, pages 33, 34, 39, 46 et 45, un moyen de compensation de la variation de la fréquence de résonance, en fonction de la température et du coefficient de dilatation du métal utilisé, d'une cavité constituée par un tronçon de ligne coaxiale : ce moyen consiste en l'utilisation d'un disque bimétallique fixe en son centre a l'extrémité d'une vis montée radialement dans le conducteur extérieur de la ligne coaxiale et dont l'extrémité interne, supportant le disque bimétallique, est plus ou moins proche du conducteur central de la ligne coaxiale. Cette disposition perturbe de façon sensible la structure de la cavité coaxiale et présente l'inconvénient de rendre difficile l'ajustement du degré de compensation du coefficient de température de la cavité et de l'oscillateur :en effet, pour une position radiale donnée du disque bimétallique, il faut substituer a un disque un autre disque/donné pour modifier le degré de compensation, le nouveau disque pouvant etre différent du disque précédent, par sa nature ou par ses dimensions. Si le nouveau disque est diffé- rent du disque précédent par ses dimensions, il en résulte un changement indésirable de la fréquence propre de résonance de la cavité . Il en est de même, par ailleurs, si l'on modifie le degré de compensation de la cavité en rapprochant ou en éloignant le disque bimétallique du conducteur central de la ligne coaxiale. Il est donc bien visible que ce moyen de compensation, prévu pour une cavité coaxiale, manque de souplesse pour l'ajustement du degré de compensation de l'oscillateur et qu'il présente l'inconvénient de réagir de façon indésirable sur la fréquence propre de résonance de la cavité ainsi compensée. Le but de l'invention est de permettre la fabrication d'oscillateurs hyperfréquence plus stables en fréquence par la mise en oeuvre d'une compensation, plus facile å réaliser et a ajuster, de leur tendance naturelle a dériver en fréquence sous l'effet des variations de température de la cavité résonnante. Selon l'invention, un oscillateur hyperfréquence a fréquence stable en fonction de la température, mettant notamment en oeuvre: -une cavité résonnante -un dispositif semiconducteur auto-oscillateur ou auto-rela xateur muni de deux moyens de connexion, et appelé généra lement "diode" de ce fait -des moyens mécaniques d'ajustement de la fréquence propre de résonance de la cavité -des moyens d'alimentation et des moyens de prélèvement du signal a hyperfréquence généré par l'oscillateur est notamment remarquable en ce qu'une des parois internes de la cavité est munie d'une bilame de longueur utile ajustable dont l'extrémité libre est située au voisinage d'une région de cette paroi correspondant a un maximum d'intensité du champ électrique a hyperfréquence et dont l'autre extrémité est fixée près d'un des bords de ladite paroi. La bilame utilisée est une bilame appartenant a la famille des bilames thermostatiques qui sont constituées de deux bandes de métaux de coefficients de dilatation très différents, assemblées en une seule bilame par placage métallurgique des deux bandes l'une sur l'autre ; on sait que parmi les métaux couramment utilisés, le métal a faible coefficient de dilatation est fréquemment l'alliage de fer et de nickel contenant environ 36% de nickel et 64% de fer, connu sous l'appellation commerciale "INVAR", et que le métal a coefficient de dilatation élevé est fréquemment un alliage de cuivre et de zinc appartenant a la famille des laitons. Selon un mode de mise en oeuvre avantageux de l'invention, la bilame utilisée est partiellement "immergée" dans une rainure de longueur, de largeur et de profondeur appropriées aménagée a l'emplacement de la bilame dans la paroi de la cavité munie de ladite bilame. L'expression partiellement immergée1# utilisée pour préciser d'une façon imagée la position de la bilame signifie que la face de la bilame qui est tournée vers le fond de la rainure précitée est située dans ladite rainure et que la face externe de ladite bilame est en relief par rapport a la surface de la paroi de la cavité. L'immersion partielle de la bilame dans la rainure aménagée à cet effet a pour avantage, entre autres, de faire de l'ensemble constitué par la bilame elle même et par les bords de la rainure un écran pour l'espace qui subsiste entre le fond de la rainure et le dos de la bilame : cet agencement évite que des lignes de force du champ magnétique a hyperfréquence viennent s'insérer entre la bilame et le fond de la cavité, ce qui risquerait de perturber. d'une façon aléatoire et variable avec la température les conditions de résonance de la cavité. Vis-a-vis de moyens connus de compensation de la dérive de la fréquence de résonance de cavités cylindriques de section circulaire ou polygonale et de la fréquence d'oscillateurs hyperfréquence utilisant-de telles cavités, par exemple le déplacement micrométrique, commande par une tige a dilatation différentielle, d'un piston constituant le fond de la cavité au point de vue hyperfréquence, l'invention présente des avantages très importants pour des raisons multiples : la compensation est obtenue sans l'utilisation d'un mécanisme plus ou moins complexe comportant des frottements et des jeux inévitables ; la bilame a une masse négligeable et une inertie calorifique très faible lui permettant de suivre très rapidement les variations de la température de la cavité de l'oscillateur a stabiliser ; compte tenu des valeurs habituelles du coefficient de température de la fréquence de tels oscilla teurs7 la compensation de ce coefficient de température peut être obtenue par l'utilisation d'une bilame relativement épaisse, ce qui assure a ladite bilame une bonne rigidité et une fréquence de résonance mécanique très élevée, et qui met a l'abri de phénomènes de microphonie. La mise en oeuvre de l'invention permet d'éviter l'utilisation de cavités résonnantes beaucoup plus coûteuses que celles en laiton ou en aluminium, telles que les cavités faites en alliage INVAR qui a un coefficient de dilatation très faible ; les cavités en INVAR ont besoin d'être dorées pour avoir une bonne conductibilité superficielle et sont d'une fabrication onéreuse. Un autre avantage de l'invention réside dans le fait que le dispositif compensateur est entièrement enclos dans la cavité résonnante et que, de ce fait, il est totalement compatible avec l'utilisation d'une cavité étanche évitant l'influence perturbatrice de la teneur variable en vapeur d'eau de l'air atmosphérique. L'ajustage du degré de compensation peut être effectué avec beaucoup de souplesse car on dispose de plusieurs paramètres pour obtenir une compensation déterminée : un premier ajustage de la gamme de degrés de compensation est obtenu par un choix convenable de la largeur de la bilame et de son coefficient de déflexion spécifique qui dépend a la fois de la nature des composants de la bilame et de son épaisseur, ainsi que par le degré d'immersion de la bilame dans la rainure aménagée a cet effet, lorsque cette#disposition est utilisée. L'ajustage fin du degré de compensation est obtenu par le réglage de la longueur utile de la bilame. La qualité de la compensation de la dérive de fréquence d'un oscillateur hyperfréquence a cavité cylindrique de section circulaire ou polygonale telle que l'invention permet de obtenir a l'aide de moyens relativement simples et très sûrs, peut être considérée comme excellente puisque dans une large gamme de températures de -20 degrés a + 70 degrés Celsius, par exemple, la dérive moyenne de fréquence devient inférieure a deux parties par million par degré Celsius. La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné a titre d'exemple non limitatif, permettra de bien comprendre en quoi consiste l'invention et comment elle peut être réalisée. La figure 1 est une vue en élévation, avec une coupe partielle selon la ligne de coupe I-I de la figure 2,d'un exemple de mode de réalisation d'un oscillateur hyperfréquence selon l'invention, a cavité cylindrique de section circulaire. La figure 2 est une vue par dessus de l'oscillateur hyperfréquence montré sur la figure 1 après enlèvement de la plaque supérieure de fermeture de la cavité circulaire dudit oscillateur. La figure 3 est une vue en élévation, avec une coupe partielle selon la ligne de coupe III-III de la figure 4, d'un autre exemple de mode de réalisation d'un oscillateur hyperfréquence selon l'invention, utilisant une cavité parallélépipédique raccordable a un guide d'ondes de section rectangulaire. La figure 4 est une vue par dessus de l'oscillateur hyperfréquence montré sur la figure 3, après enlèvement de la plaque supérieure de fermeture de la cavité parallélépipédique dudit oscillateur. La figure 5 est une vue schématique en perspective cavalière de la cavité de l'oscillateur montré sur les figures 3 et 4. L'oscillateur hyperfréquence montré sur les figures 1 et 2 est aménage a l'intérieur d'une cavité résonnante 11. La cavité résonnante Il est une cavité en forme de cylindre plat résonnant selon le mode TMolo : la fréquence de la résonance selon le mode ci-dessus est la fréquence fondamentale dominante d'une telle cavité et elle est la seule qui correspond a la gamme des fréquences de fonctionnement possibles pour la diode autooscillatrice ou auto-relaxatrice utilisée Le volume de la cavité résonnante 11 est déterminé par un évidement aménagé dans un corps de cavité 12, ledit évidement étant clos par une plaque de fermeture 13 mise en contact étroit avec le corps de cavité 12 par une pluralité de vis d'assemblage 14 dont deux sont visibles sur la figure 1. Une diode semiconductrice auto-oscillatrice 15 est montée, de façon connue, dans une structure en forme de pilier, parallèle à l'axe de la cavité-ll, constituée par un élément conducteur inférieur 16 qui est, galvaniquement parlant, au potentiel de la masse du corps de cavité 12 et par un élément conducteur supérieur 17 qui est isolé de la masse et qui est polarisé par l'intermédiaire d'une cosse de raccordement 18 et d'une vis de liaison et de fixation 19. La diode semiconductrice 15 peut notamment être une diode a effet Gunn ou une diode a effet d'avalanche et a temps de transit polarisée en inverse. Un piston plongeur axial 20 pénétrant de façon ajustable dans la cavité ll est supporté par une vis a pas fin 21 se vissant dans la plaque de fermeture 13. Une rainure radiale 22 allant de la région centrale de la cavité 11 jusqu'a la périphérie de la cavité est aménagée dans le fond 23 de ladite cavité ; la rainure 22 est complétée par une très courte rainure 24 faisant suite vers la droite a la rainure 22, et dont la profondeur est un peu plus faible que celle de ladite rainure 22. Une bilame 25, dont la longueur totale est inférieure au total des longueurs des rainures 22 et 24, est partiellement immergée dans la rainure 22. Un trou vertical taraudé 26 est aménagé dans le corps de cavité 12, a la périphérie de la cavité Il et légèrement sécant avec la circonférence définissant le diamètre de ladite cavité. Un poussoir cylindrique 27 et une vis sans tête 28 sont disposés dans le trou taraudé 26. Le poussoir cylindrique 27 est mis en pression par la vis 28 sur l'extrémité de droite (extrémité fixe) de la bilame 25, qui est elle même appliquée sur le fond de la très courte rainure 24. La face inférieure de la bilame 25 est ainsi légèrement surélevée par rapport au fond de la rainure radiale 22. La profondeur de la très courte rainure 24 et l'épaisseur de la bilame 25 sont telles que la face supérieure de ladite bilame est en relief par rapport a la surface du fond 23 de la cavité Il. Sur la figure 2, les positions angulaires relatives d'une partie des éléments de l'oscillateur hyperfréquence montré sur la figure I sont bien visibles. Pour la clarté de la représentation, la différence de largeur entre la rainure radiale 22 et la bilame 25 a été quelque peu majorée. La bilame 25 est munie d'un petit trou 29 aménagé près de son extrémité libre et le fond de la cavité ll est muni d'un autre petit trou 30 situé dans le prolongement de l'axe de la bilame 25 : les deux trous 29 et 30 permettent par l'utilisation d'un outil constitue par un compas a ressort et a vis de réglage micrométrique, de déplacer longitudinalement la bilame 25 dans la rainure 22, après avoir desserré la vis 28, de façon a ajuster la longueur utile de ladite lame 25 ; il faut, bien entendu, resserrer la vis 28 après avoir procédé a cet ajustage. Les moyens de prélèvement du signal a hyperfréquence résultant de l'oscillation sont partiellement visibles sur la figure 2 : ils consistent en une sonde radiale isolée 31 avec laquelle coopère une vis conductrice de longueur ajustable traversant la plaque de fermeture 13 et faisant saillie dans la cavité 11 sensiblement l'aplomb du milieu de la longueur de la sonde 31. La sonde 31 est constituée par le prolongement du conducteur central d'une prise coaxiale miniature 32. Les différents modes possibles de résonance d'une cavité sont généralement désignes et repérés par trois chiffres disposés en indices après le groupe de lettres majuscules TE ou TM précisant si, fondamentalement, le champ transversal est le champ électrique ou le champ magnétique de 1'onde électromagnétique, ce qui conduit à des expressions telles que TElmn et TMlmnr dans lesquelles : 1 est le chiffre indiquant le nombre de périodes complètes des variations du champ dans le sens tangentiel, en suivant la périphérie de la cavité m est le chiffre indiquant le nombre de demi-périodes (alter nances) des variations du champ dans le sens transversal n est le chiffre indiquant le nombre de demi-périodes (alter nances) des variations du champ dans le sens longitudinal. Les fréquences de résonance possibles d'une cavité cylindrique circulaire et les longueurs d'onde correspondantes dépendent a la fois des dimensions de la cavité et du mode d'oscillation. On sait que si lton considère une cavité cylindrique parfaite de section circulaire dont aucun élément parasite ne viendra altérer la géométrie, la formule générale permettant de calculer les différentes longueurs d'onde de résonance de la cavité est dans laquelle d est le diamètre de la cavité lc est la longueur de la cavité (appelée parfois "hauteur") xlm est la m ième racine de l'équation de Bessel J11(x) = 0 pour les modes TE et de l'équation de Bessel Jl(x) = 0 pour les modes TM. Dans le cas d'une cavité cylindrique oscillant selon le mode Tu010, le deuxième terme placé sous le signe racine est nul puisque n = O et la formule ci-dessus devient X = d avec xlm = 2,405, soit donc :: A- = 1,306 d xlm Im Lorsque le pouvoir inducteur spécifique relatif du milieu qui emplit la cavité est pratiquement égal a celui du vide (s = 1,000) et que la vitesse de propagation d'une onde électromagnétique dans ll ce milieu est pratiquement égale à 3.10 mm/s, la fréquence cor- respondante est f = 3.1011 d = 229,7.109 Hz = 229,7 GHz 1,306 d -d Hz = On voit donc que lorsqu'une telle cavité se dilate sous l'effet d'une élévation de sa température, sa fréquence propre de résonance est abaissée d'une façon exactement proportionnelle a l'augmentation du diamètre résultant de sa dilatation. La façon dont varie la fréquence de résonance de la cavité est particulièrement visible dans le cas de l'exemple constitué par la cavité 11, mais cela ne constitue pas un cas particulier dans d'autres formes de cavité résonnante et pour d'autres modes, les dimensions de la cavité et les longueurs a d'onde de résonance varient rigoureusement dans les mêmes proportions lorsque les dimensions de la cavité varient du fait des changements de température du corps de ladite cavité, et les fréquences de résonance varient évidemment en sens inverse du même nombre de parties par million, très sensiblement. Si, par exemple, la cavité est en laiton de coefficient de dilatation linéaire égal a 19.10#6 par degré Celsius, le coefficient de température de la fréquence de résonance de cette cavité sera égal d - 19.10 6 par degré Celsius. Si la cavité est en aluminium de coefficient de dilatation linéaire égal a 23.10#6 par degré Celsius, le coefficient de température de la fréquence de résonance de la cavité sera égal - 23.1O6 par degré Celsius. Mais un oscillateur tel que celui montré sur les figures 1 et 2 n'est pas une cavité cylindrique résonnante a l'état pur et la cavité ll est excitée par une diode semiconductrice auto-oscillatrice 15 qui a également un certain coefficient de température et elle comporte un piston plongeur 20 d'ajustage de la fréquence d'oscillation de base. Du fait du coefficient de température propre de la diode autooscillatrice, dont la susceptance augmente, par exemple de 10 par degré, le coefficient de température de la fréquence de ltos- cillateur est généralement sensiblement supérieur au coefficient de température de la fréquence de résonance de la cavité résonnante elle-mème. L'écart entre le coefficient de température de l'oscillateur et le coefficient de température de la cavité ré- sonnante dépend notamment du degré de couplage existant entre la diode semiconductrice auto-oscillatrice ou auto-relaxatrice et la cavité résonnante. Le coefficient de température de la fréquence de tels os cil- lateurs, lorsqu'ils ne sont pas compensés en température, se situe couramment dans une gamme allant de -30 parties par million a -60 parties par million par degré Celsius Dans une cavité cylindrique parfaite qui aurait les proportions de la cavité 11, la fréquence de résonance fondamentale dominante n'est pas liée a la hauteur de la cavité, mais des anomalies géométriques localisées introduisent des éléments réactifs qui ne sont pas uniformément répartis et qui agissent, de ce fait, sur la fréquence de résonance d'une cavité réelle telle que la cavité 11 : c'est le cas du piston 10 qui permet d'ajuster manuellement la fréquence propre de résonance dela cavité et la fréquence de l'oscillateur hyperfréquence et c'est aussi le cas de la bilame 25 qui compense les variations de la fréquence de l'oscillateur sous l'effet des changements de la température de la cavité. On connaît par expérience la 11sensibilité'1 de la fréquence d'oscillation d'un oscillateur tel que celui montré sur les figures 1 et 2 au degré d'enfoncement du piston 20 lorsque ledit piston émerge légèrement de la face inférieure de la plaque de fermeture 13 : la variation de la fréquence est, par exemple, d'environ vingt parties par million par ym d'enfoncement, ce qui permet d'évaluer le degré de déplacement nécessaire de l'extré- mité de la bilame 25 par degré Celsius en fonction du coefficient de température de l'oscillateur lorsqu'il n'est pas compensé : pour compenser un oscillateur ayant une dérive thermique de -40 parties par million par degré Celsius, il faut obtenir un déplacement de l'extrémité libre de la bilame d'environ 2 pm par degré Celsius. Pour une bilame telle que la bilame de la Société NETALINPHY designée par la référence R 80, la déflexion spécifique F d'une telle bilame, telle qu'elle est définie par la norme DIN 1715, est de 14.10 6 par degré Celsius et la déflexion, très sensiblement linéaire, d'une bilame relativement courte, est 12 d = F e par degré Celsius, la longueur 1 et l'épaisseur e de la bilame étant exprimées en millimètres. Cette formule peut aussi s'écrire 2 ~ e.dX 12 e.dx F Pour avoir une sensibilité de déflexion de 2 ym par degré Celsius avec une lame de 1,5 mm d'épaisseur, il faut que la bilame soit d'une longueur telle que L2 1,5 = lî#5.Xio2#1O 214 14.10-6 soit 1 = 14,6 mm environ, ce qui constitue, avec une bonne approximation, une prévision de la longueur de la bilame R 80 a utiliser. Le constituant le plus dilatable de la bilame est orienté vers l'intérieur de la cavité résonante : lorsque la température de la cavité et de la lame 25 s'élève, la bilame s incurve vers le bas et l'extrémité libre de la lame 25 s'immerge un peu plus dans la rainure 22, ce qui se traduit par une diminution de la capacité équivalente de ladite lame 25 ; lorsque la température s'abaisse, la lame 25 s'incurve vers le haut, et la capacité équivalente précitée devient plus grande. Ce sont ces variations de capacité qui compensent la dérive thermique de. l'oscillateur. A titre purement indicatif, il est possible de préciser les caractéristiques de l'oscillateur montré sur les figures 1 et 2 : diamètre de la cavité ll : 32 mm fréquence a 200 7000 MHz hauteur de la cavité ll : 12 mm fourchette de la variation diamètre du piston 20 : 4 mm de fréquence entre 200 C largeur de la lame 25 : 2,5 mm et + 700 C : lame 25 : 15 mm nature de la lame 25 : bilame Métalimphy R 80 L'oscillateur hyperfréquence montré sur les figures 3 et 4 est aménagé a l'intérieur d'une cavité résonnante 35 de forme parallélépipédique. Le volume de la cavité résonnante 35 est déterminé par un évidement aménagé dans un corps de cavité 36, ledit évidement étant clos par une plaque de fermeture 37 mise en contact étroit avec le corps de cavité,36 par une pluralité de vis d'assemblage 38 dont deux sont visibles sur la figure 3. Le corps de cavité 36 est muni d'une bride 39 permettant la fixation de l'oscillateur hyperfréquence représenté sur un guide d'ondes rectangulaire, et le couplage dudit oscillateur avec ledit guide d'ondes. Pour permettre ce couplage, la bride 39 comporte un évidement 40 aux dimensions du guide d'ondes rectangulaire cité plus haut, raccordé par des arrondis avec une paroi 41 relativement mince percée en son centre d'un iris circulaire 42 dont le diamètre détermine le degré de couplage de l'oscillateur hyperfréquence avec le guide d'ondes rectangulaire. Une diode semiconductrice auto-oscillatrice 43 est montée; de façon connue, dans une structure en forme de pilier paral lèle à l'axe vertical de la cavité résonnante 35, constituée par un élément conducteur inférieur 44 qui est, galvaniquement parlant, au potentiel de la masse du corps de cavité 36, et par un élément conducteur supérieur 45 qui est isolé de la masse et qui est polarisé par l'intermédiaire d'une cosse de raccordement 46 et d'une vis de liaison et de fixation 47 La diode semiconductrice peut notamment être une diode a effet Gunn ou une diode a effet d'avalanche et a temps de transit polarisée en inverse. Un piston plongeur vertical 48 pénétrant de façon ajustable dans la cavité 35 est supporté par une vis a pas fin 49 se vissant dans la plaque de fermeture 37. Une rainure 50 allant de la région centrale de la cavité 35 jusqu'a l'un des bords de la cavité est aménagée dans le fond de ladite cavité ; la rainure 50 est complétée par une très courte rainure 52 faisant suite vers l'extérieur a la rainure 50, et dont la profondeur est un peu plus faible que celle de ladite rainure 50. Une bilame 53, dont la longueur totale est inférieure au total des longueurs des rainures 50 et 52, est partiellement immergée dans la rainure 50, la face supérieure de la bilame 25 correspondant au composant de ladite bilame ayant le coefficient de dilatation le plus élevé. La bilame 53 est maintenue en place d'une manière identique a la fixation de la bilame 25 visible sur la figure 1 : l'extré- mité fixe de la bilame 53 est appliquée fermement sur le fond de la très courte rainure 52 par un poussoir cylindrique pressé par une vis sans tête 54 se vissant dans un trou taraudé 55 aménagé en bordure de la paroi 56 de la cavité 35. La face inférieure de la bilame 53 est ainsi légèrement surélevée par rapport au fond de la rainure 50. La profondeur de la très courte rainure 52 et lrépaisseur de la bilame 53 sont telles que la face supérieure de ladite bilame est en relief par rapport a la surface du fond 51 de la cavite 35. Sur la figure 4 les positions relatives d'une partie des elé- ments constitutifs de l'oscillateur hyperfréquence montré sur la figure 3 sont bien visibles. La bilame 53 est munie d'un petit trou 57 aménagé près de l'extrémité libre de ladite bilame et le fond 51 de la cavité 35 est muni d'un petit trou borgne 58 de faible profondeur situe dans le prolongement de l'axe de la bilame 53 ; comme il a été expliqué pour l'oscillateur hyperfréquence montré sur la figure 1, ces deux petits trous permettent d'ajuster a la valeur exacte nécessaire la longueur utile de la bilame 53. Dans la cavité parallélépipédique 35, les structures respectives des champs magnétique et électrique sont analogues, dans leurs éléments dominants, aux structures correspondantes des champs concernés dans la cavité cylindrique ll : en se référant a la vue en coupe constituée par la figure 3, le champ électrique a hyperfréquence est vertical, avec une intensité qui est maximale au centre#de la cavité et nulle aux différents bords verticaux de la cavité 35, tandis que les lignes de force du champ magnétique a hyperfréquence qui, en quelque sorte, tourne à rond a sens alternés dans la cavité, sont horizontales ;; l'intensité du champ magnétique alternatif est maximale au ras des parois verticales de la coupe de la figure 3 et elle est nulle au centre de la cavité. Du fait des orientations différentes des axes de propagation respectifs dans les guides d'ondes d'origine (respectivement circulaire et rectangulaire) dont dérivent les cavités résonnantes considérées, les désignations des modes de résonance (physiquement analogues) des deux cavités utilisées dans les oscillateurs hyperfréquence décrits a titre d'exemples sont elles mêmes différentes: la désignation du mode de résonance de la cavité 35 est TE011 en se référant aux indications portées sur la figure 5 sur laquelle l'indice 1 correspond au petit coté vertical de la cavité (repéré A) ; l'indice m correspond au coté horizontal de la cavité repéré B et généralement double de A > et l'indice n correspond a la longueur de la cavité (reperE par la lettre C). Le mécanisme de stabilisation de la fréquence de l'oscillateur montré sur les figures 3 et 4 est analogue au mécanisme de stabilisation de la fréquence de l'oscillateur montré sur les figures 1 et 2, mais l'invention a un caractère plus général et n'est pas limitée aux exemples décrits relatifs a des oscillateurs utilisant une cavité résonnante oscillant selon un mode fondamental dominant ; les dispositions prévues par l'invention peuvent être utilisées pour stabiliser la fréquence d'oscillateurs dont la cavité résonne selon des modes supérieurs lorsque l'on prend soin de disposer# l'extrémité libre de la bilame dans une région de paroi de la cavité soumise a un champ électrique a hyperfréquence suffisamment intense. Des modifications de détail peuvent, bien entendu, être apportées aux modes de réalisation décrits a titre d'exemples non limitatifs sans sortir pour cela du domaine de l'invention c'est ainsi que, notamment, les très courtes rainures prolongeant la rainure principale peuvent être remplacées par un allongement de ladite rainure principale, une mince cale d'épaisseur étant alors rapportée, par exemple par soudure, sous ltextrémite fixe de la bilame. - REVENDICATIONS 1.- Oscillateur hyperfréquence a fréquence stable en fonction de la température, mettant notamment en oeuvre -une cavité résonnante -un dispositif semiconducteur auto-oscillateur ou auto relaxateur muni de deux moyens de connexion, et appelé généralement diode de ce fait -des moyens mécaniques d'ajustement de la fréquence propre de résonance de la cavité -des moyens d'alimentation et des moyens de prélèvement du signal a hyperfréquence généré par l'oscillateur caractérisé en ce qu'une des parois internes de la cavité est munie d'une bilame de longueur utile ajustable dont l'extrémité libre est située au voisinage d'une région de cette paroi correspondant a un maximum d'intensité du champ électrique a hyperfréquence et dont l'autre extrémité est fixée près de l'un des bords de ladite paroi. 2.- Oscillateur hyperfréquence selon la revendication I, caractérisé en ce que la bilame utilisée est partiellement "immergée'l dans une rainure de longueur, de largeur et de profondeur appropriées aménagée a l'emplacement de la bilame dans la paroi de la cavité munie de ladite bilame. 3.- Oscillateur hyperfréquence selon unedes revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le constituant le plus dilatable de la bilame est orienté vers l'intérieur de la cavité résonnante.