L'invention se rapporte d'une manière générale à la fabrication en série de pièces massives en béton, et concerne plus particulièrement une installation intégrée pour la production à cadence élevée d'un grand nombre de telles pièces, et notamment de blocs d'enrochement artificiel dits "tétrapodes", utili sés pour la construction de briselames et ouvrages analogues. Ces "tétrapodes" sont des blocs pleins en béton coulé et vibré comportant quatre parties saillantes de même. forme tronconique, dont les axes respectifs sont-concourants et dirigés selon les hauteurs d'un tétraèdre régulier. Leurs dimensions se mesurent généralement en mètres, et leur poids peut en conséquence atteindre plusieurs dizaines de tonnes. C'est dire que leur fabrication et leur manutention requièrent l'emploi d'équipements lourds, dont notamment une centrale à beton à grand débit et des engins de levage et transport à forte ca opacité de charge. L'importance des investissements que représentent de tels équipements implique - pour des raisons économiques évidentes - qu'ils soient mis en oeuvre avec le meilleur rendement, et donc qu'ils fonctionnent en continu en assurant une cadence de production élevée et régulière, de l'ordre de plusieurs dizaines de blocs par jour. Or, en raison de leur volume et de leur poids, les "tétrapodes" ou autres blocs d'enrochement artificiel sont usuellement fabriques par culée de béton dans des moules à découvert - éventuellement démontables - posés sur le sol d'un chantier, et cette coulée est habituellement effectuée par couches successives -de quelques dizaines de 'centimètres d'épaisseur, dont chacune est immédiatement compactée par vibrage pour l'obtention de la densité raquise. Après cette coulée, chaque bloc doit évidemment autre laissé au repos pendant le temps nécessaire à la prise du béton, ce qui conduit à une d*Fee totale dru cycle de fabrication proche d'une semaine. Dans ses conditions classiques de mise en oeuvre, ce processus de fabrii- cation de blocs massifs en béton présente plusieurs inconvénients rédhibitoires: Tout d'abord, la superficie du chantier est nécessairement importante, an proportion de l'encombrement propre de chaque bloc, de la durée de son cycle de fabrication et de la cadence de production souhaitée, mais encore en raison de la nécessité de menager les aires de circulation requises pour les engins de transport du béton et de manutention des moules et des blocs achevés; an outre, l'imbrication dans le temps et dans l'espace des opérations de coffrage, coulée, vibrage, transport et manutention provoque de nombreuses et inévitables interfé- rences et incidents d'exploitation qui ne peuvent que ralentir la cadence de production.Enfin, le nombre des opérations et des engins indépendants conduit à multiplier l'effectif du personnel requis, comme sa qualification, au détriment des coûts de production. Au total, ces conditions classiques de fabrication sont fort dispendieuses en espace' et en temps, comme en matériel et personnel. Les inconvénients susmentionnés prennent un relief particulier dans le cas extrême où les diverses opérations de coffrage, transport, coulée et vibrage, puis démoulage, manutention, levage et évacuation ... à effectuer en un même poste de travail selon un programme temporel rigoureux - concurremment à des séquences opératoires semblables accomplies en d'autres postes selon des programmes identiques mais décalés dans le temps - sont assurées au moyen d'engins ou appareils automobiles spécialisés, servis par des équipages de spécialistes et appartenant à des entreprises distinctes, sous contrôle du maître d'oeuvre. Ces engins disparates devraient en effet se succéder en bon ordre en chaque poste de travail, après y être parvenus par un cheminement hasardeux entre des blocs volumineux épars sur le chantier et arrivés à divers stades de fabrication, et donc parfois cernés par des équipements encombrants et/ou agglutinés. Une telle "organisation" du chantier provoque inéluctablement par interférence des engins de considérables pertes de temps et de matière, et peut même conduire par embouteillage à une situation anarchique incontrôlable, susceptible de compromettre la bonne fabrication de nombreux blocs, voire même l'exploitation du chantier dans son ensemble. L'invention a précisément pour objet de pallier ces inconvénients des installations similaires antérieurement connues, par une organisation rationnelle des moyens et processus de fabrication mis en oeuvre sur un tel chantier, propre à garantir la parfaite régularité de son exploitation par l'élimination de tout risque d'interférence ou de discontinuité des interventions des équipements successivement requis, tout en réduisant son étendue comme le coùt du matériel et du personnel nécessaires et en améliorant donc sa productivité. En conséquence, l'invention concerne une installation intégrée pour la fabrication en série et à cadence élevée de "tétrapodes" ou autres pièces massives en béton coulé dans des moules répartis sur un chantier, du type général comprenant en combinaison des moyens de bétonnage mobiles sur toute l'étendue du chantier, des moyens de transport pour leur alimentation en béton ou en matériaux pour sa préparation, et des moyens de levage pour la manutention des moules et l'évacuation des pièces achevées. Selon l'invention, une telle installation est essentiellement caractérisée en ce qu'elle comporte une tour-pivot implantée au centre d'un chantier annulaire délimité par une voie de roulement circulaire, sur lesquelles prennent appui au moins deux semi-portiques à déplacemeSts angulaires -indépendants, portant le premier un dispositif de bétonnage et le second un dispositif de levage, chacun radialement mobile sur son semi-portique au moins dans les limites du chantier, un circuit continu de transport de matériaux et/ou béton comprenant une première section radiale fixe reliant des moyens d'approvisionnement extérieurs au chantier à la base et/ou au sommet de la tour-pivot, une section axiale fixe agencée dans cette dernière et se terminant sensiblement au niveau du premier semi-portique, et une seconde section radiale mobile su ou de longueur variable aboutissant au dispositif de bétonnage porté par ledit semi-portique, et des moyens de préparation du béton comprenant des organes de stockage, dosage et malaxage groupés et/ou répartis sur le trajet dudit circuit, y compris ses extrémités amont et aval. La tour-pivot ou bien peut être entièrement fixe et porter à des niveaux différents des chemins de roulement pour chacun des semi-portiques, ou bien peut comporter au moins un tronçon supporté par un palier et solidaire en rotation du premier semi-portique, éventuellement surmonté d'un autre tronçon mobile et/ou d'un tronçon fixe supportant le second semi-portique et/ou une première section radiale du circuit de transport. Ce circuit peut être constitué pour tout ou partie dans chacune de ses sections par des convoyeurs aériens ou souterrains à bande ou godets, par des conduits acheminant du béton refoulé par une pompe ou un matériau pulvérulent fluidisé, et/ou par des bennes ou chariots à course limitée transportant des charges ou gâchées préalablement élaborées et pesées. En particulier, la seconde section radiale de ce circuit peut être constituée par deux convoyeurs portés par le premier semi-portique, l'un fixe et partant de la tour-pivot, l'autre mobile et à sens de marche réversible mais tous deux courant sur environ la moitié de la longueur dudit semi-portique, de sorte que le dispositif de bétonnage amené en un point quelconque de ce dernier puisse entre alimenté par l'une des extrémités du second convoyeur, positionné à cet effet et entraîné dans le sens voulu. Comme déjà indiqué, cette seconde section du circuit de transport pourrait aussi bien être constituée par un chariot mobile sur le premier semi-portique, recevant d'une centrale de pesage et dosage agencée au sommet de ia tourpivot une gâchée sèche ou malaxée s'écoulant par simple gravité, pour la livrer de la même manière au dispositif de bétonnage. On remarquera que dans ce cas, quoique son fonctionnement soit discontinu, le circuit de transport reste néanmoins continu dans son agencement, chaque élément relayant le précédent. Cette continuité du circuit de transport serait encore plus remarquable en cas de refoulement par une pompe du béton préparé par une centrale dans une suite de conduits, dont au moins les derniers aboutissant au dispositif de bétonnage seraient flexibles ou télescopiques. Cet agencement idéal est toutefois peu propice à l'acheminemeçt de bétons comportant des aggrégats de fort calibre. I1 ressort des commentaires qui précèdent qu'une installation intégrée pour la fabrication en série de blocs massifs en béton qui répond à la configuration spécifiée peut être réalisée de multiples manières, et par suite présente une grande versatilité d'emploi, tout en conservant l'avantage essentiel d'éliminer tout besoin d'engins ou équipements auxiliaires indépendants, dont le coût d'acquisition et d'exploitation comme la difficile coordination des déplacements et interventions sur le chantier compromettraient le bon rendement des investissements consentis pour l'installation. Cet avantage peut autre encore accru, selon un autre aspect de l'invention et lorsque l'application envisagée le justifie, par la combinaison sur le dispositif de bétonnage des organes nécessaires à la coulée puis au vibrage du béton. Cette combinaison est particulièrement indiquée pour la fabrication de gros "tét"apodes" par couches successives coulées puis vibrées à travers trois orifices pratiqués à la racine des trois branches inférieures du moule, puis à travers un orifice situé au sommet de sa branche supérieure. Dans ce cas notamment mais non exclusivement, le dispositif de bétonnage comprend avec avantage une plate-forme de service orientable équipée de plusieurs goulottes de coulée indépendamment positionnées par des moyens de guidage respectifs et à chacune desquelles est associé un organe vibreur positionné par ces mêmes moyens. De la sorte, les opérations alternées de coulée et vibrage peuvent se succéder à cadence élevée, sans opérations intermédiaires de substitution ou règlage. Au total, il est clair qu'une installation conforme à l'invention se suffit à elle-même, dans la mesure où elle peut recevoir à sa périphérie des matériaux bruts pour les restituer par la même interface sous forme de produits finis, et est affranchie des servitudes susmentionnées inhérentes à l'emploi d' engins et équipements auxiliaires indépendants.De surcroît, la configuration circulaire en plan d'une telle installation favorise sa compacité et sa souplesse d'exploitation, dans le rapport de l'aire utile du chantier à la longueur de son interface périphérique, accessible en tout point de l'intérieur comme de l'extérieur, ce qui facilite considérablement l'évacuation des produits finis par des camions ou autres engins de transport. Enfin,lteffectif réduit du personnel appelé à circuler sur le chantier, par exemple pour la mise en place des moules et le décoffrage, restreint les risques d'accidents de personne au profit de la sécurité et de la régularité d'exploitation. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description détaillée qui suit de plusieurs exemples de mise en oeuvre non limitatifs illustrés par les dessins annexés, sur lesquels La Figure 1 est un croquis en perspective montrant schématiquement les éléments et circuits essentiels d'une installation selon l'invention pour la fabrication de "tétrapodes"; La Figure 2 comprend plusieurs diagrammes illustrant respectivement plusieurs variantes d'organisation de la circulation des matériaux et du béton dans l'installation de la Figure 1; Les Figures 3e, 3b, 3c et 3d représentent en élévation, dans l'ordre de leurs interventions successives, les principaux éléments d'une installation concrète conforme au croquis de la Figure 1;; La Figure 4 est une vue en coupe transversale dont la trace est indiquée en IV-IV sur la Figure 3a; et La Figure 5 combine plusieurs vues en plan des fractions de l'installation respectivement représentées sur les Figuras Jo et 3d Le croquis de la Figure 1 montre schématiquement queue installation selon l'invention comprend essentiellement un ensemble 10 de stockage de matériaux pour l'approvisionnement d'une tour-pivot 20 situee au centre d'un chantier délimité par une voie de roulement circulaire, sur lesquelles prennent appui d'une part un semi-portique 30 portant un dispositif de bétonnage 40, et d'autre part un semi-portique de manutention 50 se déplaçant indépendamment du précédent. Ces deux semi-portiques servent respectivement et essentiellement à la coulée des "tétrapodes", symboliquement représentés par des triangles ii épars sur le chantier, et à leur evacuation à l'extérieur de ce dernier. L'ensemble d'approvisionnement 10, qui sera décrit en plus de details avec reférence aux Figures 3a, 3b et 4, comprend des silos pour le stockage des granulats, des pulvérulents et du ciment requis pour la préparation du béton, des moyens pour le chargement de ces silos, et des convoyeurs issus de ces derniers et aboutissant a la tour-pivot 20 pour an assurer l'alimentation. Cette tour-pivot 20, qui sera décrite en plus de détails avec référence à la Figure 3c notamment, comprend à son sommet une trémie à compartiments multiples alimentée par les convoyeurs précités, à partir de laquelle est chargé,par simple gravité et par l'intermédiaire de moyens de pesage et dosage, un malaxeur par ailleurs alimente en eau et, si besoin est, en adjuvants. Le semi-portique SO et le dispositif de bétonnage 40 qu'il supporte seront également décrits en plus de détails avec reference à la Figure 3c. Pour l'essentiel, le semi-portique 30 est équipé d'une part de moyens moteurs permettant de le déplacer à volonté sur la voie de roulement autour de la tour-pivot, et d'autre part de moyens de transport agencés pour recevoir chaque gâchée de béton préparée par le malaxeur précité et l'acheminer jusqu'au dispositif de bétonnage 40, ce quelles que soient la position angulaire relative du semi-portique par rapport à la tour-pivot et la position longitudinale relative du dispositif sur le semi-portique, ou autrement dit sa position radiale relative par rapport à la tour. Ce dispositif de bétonnage 40, porté par un chariot mobile en translation sur le semi-portique, comprend essentiellement d'une part une trémie-tampon de capacité proportionnée aux gâchées préparées par le malaxeur et/ou à la charge des moyens de transport précités sni2 y a lieu; et autre part une plateforme de service mobile en hauteur et en orientation, équipée de plusieurs goulottes de coulée sélectivement alimentées par la trémie-tampon et chacune pourvue d'un vibrateur associé, ainsi que des moyens requis de commande et guidage. Le semi-portique 50 est équipé de moyens moteurs permettant de le déplacer à volonté autour de la tour-pivot sur la même voie de roulement que le semi-portique J0p mais indépendamment de ce dernier Il porte au moins un cha riot de levage de forte puissanceS par exemple 50 tonnes, destine à soulever les "tétrapode$" achevés pour les amener au-delà de la limite du chantier - c'est à dire à l'extérieur de la voie de roulement des semi-portiques - sur l'airs de circulation des véhicules 60 assurant leur acheminement vers leur lieu d'utili station ou de stockage. Le semi-portique 50 peut être en outre équipé d'un second chariot se déplaçant indépendamment du premier et de moindre-puissance, destiné à la manu Invention des coquilles constituant les moules pour la coulée des "tétrapodes". Ces moules comprennent d'une manière connue en soi une coquille inférieure posée sur le sol du chantier et qui généralement est laissée en place entre deux coulées successives, et trois coquilles latérales raccordées à la première et entr' elles suivant des joints "équatoriaux" par exemple boulonnés. Ces trois coquilles latérales étant nécessairement démontées pour permettre le décoffrage du "tétrapode" achevé sont avantageusement enlevées par le second chariot mentionné pour être déposées sur une aire centrale 70 aménagée à la base de la tour-pivot et pourvue de moyens pour leur nettoyage, comme il sera décrit en plus de détails avec référence aux Figures 3c et 3d. La Figure 1 montre encore de manière schématique l'organisation spatiale du cheminement des matériaux bruts, du béton et des "tétrapodes" achevés dans une installation cbnforme à l'invention Les granulats et pulvérulents stockés en A ainsi que le ciment stocké en A' sont prélevés selon les besoins et acheminés par un convoyeur suivant un trajet radial aérien I depuis l'ensemble de stockage 10 jusqu'au sommet de la tour-pivot 20, puis accomplissent par simple gravité dans l'axe de cette dernière un trajet vertical 2, en passant éventuellement par les moyens de pesage, dosage et malaxage qui lui sont incorporés, pour aboutir sous forme de béton préparé au niveau du semi-portique JO. En variante, le béton pourrait être préparé par une centrale associée à l'ensemble-de stockage 10 et donc située hors du chantier puis acheminé par un convoyeur - ou par un conduit alimenté par une pompe de refoulement - suivant un trajet radial souterrain 1' jusqu'à la base de la tourpivot 20 puis un trajet vertical remontant jusqu'au même niveau. Dans l'un et l'autre cas, les matériaux ou le béton sont repris par des moyens de transport agencés sur le semi-portique 30 pour être acheminés suivant un trajet radial centrifuge 3 jusqu'à l'aplomb du dispositif de bétonnage 40 se déplaçant sur ce même semi-portique. Ces moyens de transport peuvent être constitués par un chariot-benne piloté, par une combinaison de tapis convoyeurs, l'un fixe et partant de l'axe de la tour-pivot, l'autre mobile et lié au dispositif de bétonnage et tous deux courant sur environ la moitié de la longueur du sami-por- tique, ou enfin par un conduit extensible ou développable de refoulement du béton, relié par un joint tournant à celui agencé dans l'axe de la tour-pivot. Le béton préparé par une centrale associée en A à l'ensemble de stockage 10 ou agencée en 8 au sommet de la tour-pivot 20, ou bien les matériaux issus de l'ensemble de stockage, parviennentainsi à l'aplomb du dispositif de bétonnage 40 en suivant successivement un trajet radial centripète fixe I qui peut être aérien ou souterrain, puis un trajet vertical fixe 2 qui peut être descendant ou ascendant, et enfin un trajet radial 3 angulairement mobile et de longueur variable, salon la position du semi-portique 30 et celle du dispositif de bétonnaye 40. Dans ce dernier, le béton ou bien les matériaux suivent un trajet descendant 4 aboutissant - s'il y a lieu à travers des moyens de pesage, dosage et malaxage - aux goulottes qui permettent de procéder en C à la coulée du béton dans l'un des moules disponibles sur le chantier. Le "tétrapode" ainsi coulé est laissé au repos jusqu'à la prise du béton, tandis que le semi-portique 30 est amené par un déplacement angulaire D dans la position requise pour une nouvelle coulée, avec déplacement radial corollaire du dispositif de bétonnage 40. Lorsque la prise du béton d'un "tétrapode" ainsi coulé est assurée par exemple au bout de quatre jours - les coquilles supérieures de son coffrage sont démontées, tandis que le semi-portique 50 et son chariot de levage sont amenés à l'aplomb du "tétrapode" ainsi achevé et libéré, qui est alors soulevé et déplacé suivant un trajet radial centrifuge 5 partant de son point d'élaboration E pour aboutir - au-delà de la voie de roulement limitant le chantier - en un point F de l'aire extérieure de stockage temporaire des pièces finies et/ou de circulation des véhicules o0 assurant leur acheminement par un trajet 6 jusqu' à leur lieu d'utilisation ou de stockage à long terme, à savoir le site d'un port ou d'un autre ouvrage maritime en cours de construction où les "tétrapodes" fabriqués par l'installation sont utilisés comme enrochement artificiel. il ressort de la description sommaire qui vient d'être faite en relation avec le croquis schématique de la Figure 1 qu'une installation conforme à l'invention rassemble tous les moyens techniques requis pour la fabrication de "tétrapodes" ou autres piéces massives en béton en grande- série et à cadence élevée, dans la mesura où des opérations intervenant à des stades différents de la fabrication - entendue au sens large, c'est dire incluant tous les processus annexes - peuvent être effectuées simultanément en des lieux différents. De surcroît, la configuration particulière de l'installation permet d'obtenir une telle production sur un chantier de surface limités au minimum indispensable et utilisée avec le meilleur rendement, puisque le stockage des matériaux, le carrousel des véhicules en assurant l'approvisionnement comme la circulation de ceux assurant l'évacuation des pièces finies sont reportés à l'extérieur de 1' aire utile du chantier, délimitée par le chemin de roulement des semi-portiques, qui peut en conséquence ëtre assimilé à une "interface" d'entrés des matériaux bruts et de sortie des produits finis.Enfin, la géomètrie polaire de l'installation se prête particulièrement bien à une organisation cyclique de la production dans le temps et dans l'espace : par exemple, les semi-portiques J0,50 pourraient se suivre à environ 1800 d'écart en tournant de maniere quasi-synchrone à une vitesse angulaire moyenne leur permettant d'effectuer chacun un demi-tour pendant la durés globale de fabrication d'un'tétrapode", soit quelques jours. 0'est dire d'une autre manière que-l'installation conforme à l'invention est par sa structure et son organisation fort différente des "chantiers forains" habituellement mis en oeuvre dans des buts similaires, et en fait constitue une "usine intégrée", compacte, complète et autonome, requérant peu de parsonnel pour son exploitation, qui peut être planifiée sans craindre l'interFéren- ce d'agents ou facteurs extérieurs, et qui donc peut permettre la meilleure productivité A ce dernier égard, on remarquera que le schéma d'implantation décrit peut se prêter selon les contingences de la fabrication à de nombreuses variantes d'organisation de la circulation des matériaux et du béton, et donc de répartition des organes nécessaires pour la préparation de ce dernier : : La Figure 2 comprend plusieurs diagrammes illustrant de manière schématique plusieurs de ces variantes d'organisation de la circulation des matériaux et de la préparation du béton. Selon le premier diagramme en partant du haut, une centrale à béton incluant des moyens de stockage S, de pesage P et de malaxage M est incorporée à l'ensemble d'approvisionnement 10, de sorte que le béton parcourt l'ensemble des trajets 1-21-3-4 susmentionnés pour parvenir au dispositif de bétonnage 40, ce qui peut impliquer certains risques de ségrégation ainsi que des difficultés de nettoyage. Ces inconvénients seraient évités dans le cas où la centrale serait équipée, comme il a déjà été indiqué, d'une pompe refoulant le béton produit dans un conduit suivant de préférence le trajet souterrain 1' puis remontant dans l'axe de la tour-pivot en 2' jusqu'au niveau du semi-portique 30. Sur ce dernier, le conduit pourrait être prolongé, soit par l'intermediaire d'un joint tournant par un second conduit extensible ou développable s'accomodant des déplacements du dispositif de bétonnage 40, soit par l'intermédiaire d'unecrosse ro- tative déchargeant le beton sur un tapis convoyeur aboutissant sensiblement au milieu du semi-portique et relaye par un second tapis convoyeur sous-jacent, se déplaçant avec le dispositif de bétonnage, situe à l'une ou l'autre de ses extrémités.On remarquera toutefois que l'emploi d'une pompe refoulant le béton dans un conduit n'est guère envisageable en présence de très gros aggrégats. Le second diagramme de la Figure 2 correspond au schéma d'implantation décrit; ci-avant en relation avec la Figure 1 a La centrale à asto. @egrou@@t les moyens de stockage S, de pesage P et de malaxage M est située au sommet et dans l'axe de la tour-pivot 20, et en conséquence reçoit des matériaux bruts par le trajet radial aérien 1 - pour cette raison représente en tireté - et Fournit à l'issue du trajet axial 2 du téton qui est acheminé suivant la second -;;--a3e radial o oar une combinaison de convoyeurs ou par un chariot-benne mobile -ou le semi-portique Q. Somme le montre le troisième diagramme de la Figure 2, la centrale béton pourrait aussi mien être incorpores au dispositif de bétonnage 40 auquel cas les convoyeurs suivant les trajets 1, 2 et 3 achemineraient exclusivement @es @a@ériaux b@@ts. Cette implantation évitant tout risque de ségrégation et facilitant l'entretien implique toutefois un alourdissement notable du disp@@@@ tif de bétonnage 40 et donc un coûteux renforcement du semi-portique 30, sauf réduction à l'extrême des moyens de stockage S obérant la productivité de la centrale à beton. Les deux derniers diagrammes de la Figure 2 montrent qu'en lieu et place d'une centrale à béton intégrée, l'installation pourrait comporter des moyens de stockage, pesage et malaxage partiellement disjoints ou totalement distincts Ainsi, comme illustre par le quatrième diagramme, la trémie de stockage S et les organes de pesage P pourraient rester regroupes au sommet de la tour-pivot 20, tandis que le malaxeur M serait incorporé au chariot-benne roulant sur le semi- portique 3@, et préparerait la gâchée par exemple durant sa course aller vers le dispositif de bétonnage.Ou encore, comme montré sur le dernier diagramme, les moyens de stockage a pourraient autre fondus dans l'ensemble d'approvisionne- ment 10, le pesage P s'effectuant au sommet de la toupivot 20 et le malaxage M au sein du dispositif de bétonnage 40. Ces cinq exemples préférés mais nullement limitatifs d'implantation des moyens de stockage, pesage et malaxage et par suite d'organisation des circuits de matériaux et de béton démontrent qu'une installation selon l'invention pré- sente la plus grande souplesse d'adaptation aux problèmes spécifiques qui peuvent se poser pour la fabrication en série de pièces en ha ton de volumes très divers, mais dans tous les cas possibles conserva bien le caractère et les avan- tages d'une "usine intégrée" au sens spécifié. On va maintenant décrire en se référant aux Figures 3 à 5 un exemple concret de réalisation d'une telle installation specifiquement destine à la fabrication de "tétrapodes" de très grand volume. Cette description sera faite dans l'ordre successif des opérations, partant de l'approvisionnement en matériaux bruts pour aboutir à l'évacuation des "tétrap@@es" schevés; les Figures 3a-b-c-d se auccèdent dans cet ordre et se lisent de dr@ite à gauche, Les Figures 3a et 4 raprésentent la fraction 10a de l'ensemble d'approvisionnement 10 destinée H la réception et au stockage des granulats de tous calibres, du sable aux blocs concassés de plus d'un décimètre car exemple.Ces matériaux livrês en vrac par camion, wag@n ou chalan@ et déchargés dans une trénie 11a implantes au niveau du sol sont repris par un tapis élévateur 12a pour être amenés au niveau du faîte d'un hangar 13a formant parc couvert, divisé en compartimente transversaux respectivement affactés au stockage du r@ulé, du sable, du co@@assé, du gravier....Chacun de ces ratériaux ext déver@é @ar la @apie élévateur 12a dans @@e tré@@@ @i@e @@a @@@@ être re@@te @@@ @@ ta@i@ @@@@@@@@@ 15e courant horizontalament a@us la fa@te d@ hangar, @@@@it@@@@alement @@@ils et à sens de marche réversible, qui est positionna et entraîné de manière à verser chaque matériau dans le compartiment de stockage correspondant à sa nature. Les granulats ainsi stockés et classes sont prélevés selon les besoins au moyen de convoyeurs 1 16a courant dans l'axe du hangar au niveau du sol sous des tunnels 17a munis, à la traversé de chaque compartiment, de sas ou autres dispositifs à ouverture commandée (non représentés). Chaque charge de granulats ainsi prélevée est déversée en bout du convoyeur 16a dans une trémie extérieure 18a pour être reprise par un tapis élévateur 19a. Cet agencement du parc 10a de stockage des granulate @'est bien entendu nullement limitatif, et pourrait être remplacé par @'autres configurations aussi tien connuse. Il a toutefois pour aventages de @e comproter au@@ne structure lourde en hauteur et donc d'être de construction légère et peu coûteuse, de n' avoir besoin du concours d'aucun engin extérieur de levage ou manutention, et de se prêter à une exploitation quasi-automatique. La FigureJb représente la seconde fraction de l'ensemble d'approvisionnement 10 destinée à la réception et au stockage des pulvérulents, et notamment du ciment. Cette fraction 10b, représentée en élévation et vue de dessus partelle, comprend plusieurs silos llb,12b par exemple du type à chargement pneumatique, dont chacun comporte à sa base une trémie de déchargement qui alimente par l'intermédiaire d'un élévateur à vis respectif 13b,14b un dispositif commun 15b de refoulement pneumatique du ciment dans une colonne élévatrice 16b reliée à une conduits 17b courant sur le côté de la poutre 18b de support d'un tapis convoyeur 19b prolongeant le tapis 19a issu de la première fraction de l'ensemble d'approvisionnement. Ce second tapis 19b se termine au-dessus de la trémie de chargement d' un troisième convoyeur 19c le relayant, et dont la poutre de support 18c longée par une conduite 17c reliée à la conduite 17b prend appui sur des piliers 16c tet par ailleurs sur la tour-pivot 20) de hauteur suffisante pour dégager le libre passage des semi-portiques de bétonnage 30 et de manutention 50, qui se déplacent tous deux sur une même voie de roulement circulaire V. On remarquera que l'ensemble d'approvisionnement 10 qui vient d'être décrit se situe entièrement à l'extérieur de cette voie, qui délimite le chantier de fabrication proprement dit, et peut donc occuper au sol toute la surface nécessaire, y compris les aires de circulation et de manoeuvre requises pour les véhicules de livraison des matériaux bruts. On remarquera de surcroît que la seule voie d'entrée de ces matériaux sur le chantier est constituée. par la poutre 16c, qui outre la conduite à ciment 17c et le convoyeur 19c porte un conduit d'eau et des circuits d'alimentation électrique, et qui franchit l'interface matérialisée par la voie V et le chantier annulaire qu'elle délimite à une hauteur propre à ne pas entraver les déplacements des semi-portiques 30,50 et donc le fonctionnement du chantier.C'est dire que l'exploitation de l'ensemble d'approvisionnement 10 est indépendante de celle du chantier. La Figure Jo représenta en élévation une fraction essentielle de l'ins- tallation, qui comprend la tour-pivot 20, le semi-portique 30 et le dispositif de bétonnage 40 Dans l'exemple de réalisation illustré, la tour-pivot 20 porte à son sommet une trémie 21 à compartiments multiples alimentée en matériaux et ciment par le convoyeur 19c et la conduits 17c issus de l'ensemble d'approvisionnement, Cette trémie est portée par une charpente 22 solidaire du flasque supérieur d'un premier palier axial annulaire 23, dont le flasque inférieur est relié par une ossature 24 au flasque supérieur d'un second palier 25, dont l'autre flasque est porté par un piétement 26 ancré sur les fondations 27.La trémie 21 alimente par l'intermédiaire d'un dispositif 28 de pesage et dosage des matériaux agencé à sa base un malaxeur 29 porté par la charpente 22 et dont la roulotte de déversement traverse le palier annulaire 23. De la sorte, le béton élaboré par le malaxeur est disponible à l'aplomb de la poutre 31 du semi-portique JO, dont une extrémité traverse diamètralement l'ossature 24 du tronçon médian de la tour-pivot en prenant appui sur le palier 25, tandis que son extrémité opposée est portée par un jambage 32 roulant sur la voie circulaire V. Gracie à cet agencement particulier de la tour-pivot 20 et du semi-portique 30, pour toute position angulaire de ce dernier un chariot 33 roulant sur sa poutre 31 peut accéder à l'intérieur du tronçon médian 24 de la tour-pivot et recevoir par simple gravité dans sa benne 34 chaque gâchée de béton élaborée par le malaxeur 29, puis l'amener à l'aplomb du dispositif de bétonnage 40.En variante, la semi-portique 30 pourrait être équipé J'un tapis convoyeur fixe 35 partant de l'axe de la tour-pivot pour aboutir sensiblement au milieu de la lon- gueur utile de la poutre 31, au-dessus d'un second tapis convoyeur 36 sensiblement de même longueur, mais longitudinalement mobile et a sens de marche réversible, positionné de manière que l'une de ses extrémités surplombe le dispositif de bétonnage. D'autres agencements seraient bien entendu possibles : ainsi, pour simplifier la structure de la tour-pivot 20, son tronçon médian 24 pourrait être fixe, le palier 25 étant remplacé par un chemin de roulement annulaire supportant l'extrémité de la poutre 31 du semio'tique 30. zonais dans ce cas, le déversement du béton élaboré par le malaxeur 29 dans la benne 34 du chariot 33, ou sur le tapis convoyeur 35, impliquerait 11 emploi soit d'une goulotte articulée devant être manoeuvrée à chaque déplacement du semi-portique, soit d'une pluralité de goulottes radiales fixes sélectivement alimentées selon la position de ce semi-portique.Par contre, l'agencement représenté pourrait seul être utilisé dans le cas ou le béton serait acheminé par un conduit disposé dans l'axe de la tour-pivot et raccordé par un joint tournant à un second conduit courant sur le semi-portique et aboutissant au dispositif dc bétonnage. Ce dispositif de bétonnage 40, porté par un chariot automoteur 41 roulant sur le semi-portique 30, comprend essentiellement une trémie-tampon 42 recevant par simple gravité le béton acheminé par la chariot 33 ou le tapis 36, et pourvue de préférence de plusieurs goulottes articulées 43 s chacune desquelles est associé un vibrateur 44, par exemple disposé dans l'axe de la goulotte et en conséquence invisible sur le dessin.L'ensemble, entouré d'une plateforme de service 45 éventuellement surmontée d'un dais 46 de protection contre les intempéries, peut être amené dans une orientation angulaire quelconque par rapport au chariot 41, et soulevé au-dessus du sol à une hauteur au moins égale à celle des "tétrapodes" Ces "tétrapodes" sont en effet coulés par couches successives, avec vi brage simultané ou alterné du béton et soulèvement progressif ou par paliers du dispositif de bétonnage 40, dans des moules simplement posés sur le sol du chantier annulaire de fabrication compris entre la tour-pivot 20 et la voie de roulement V.Chacun de ces moules M est constitué par l'assemblage boulonné ou claveté d'une coquille inférieure No reposant sur le sol et de trois coquilles latérales N1,N2,N3 (cette dernière invisible sur le dessin) dont chacune comporte un orifice o facilitant la coulée et le vibrage du béton des branches inférieu- res du tétrapode et bien str obturé dès que le béton atteint son niveau, après quoi la coulée est reprise par le sommet ouvert de la branche supérieure du moule M. Chaque moule M ainsi empli de béton dûment compacté est laissé au repos sur le chantier pendant le temps nécessaire à la première prise du béton permettant le décoffrage et la manutention du "tétrapode" moulé, soit en pratique 24 heures au moins et quelques jours au plus. L'exploitation du chantier de Fabri- cation est avantageusement organisée de manière que pendant ce laps de temps, le semi-portique de manutention 50 arrive à l'aplomb du "tétrapode", tandis que le semi-portique de bétonnage z0 est utilisé dans le secteur opposé du chantier, pour procéder au remplissage d'autres moules, entre temps rendus disponibles et préparés pour la coulé. La Figure 3d illustre particulièrement les opérations sus-mentionnées de décoffrage des "tétrapodes" achevés et leur évacuation du chantier, ainsi que le reconditionnement des moules pour une nouvelle utilisation Le semi-portique de manutention 50 est constitué par une poutre 51 prenant appui d'une part sur un chemin de roulement agencé sur le flasque supérieur du palier annulaire 23 de la tour-pivot 20, et d'autre part sur un jambage 52 roulant sur la voie V qui délimite le chantier de fabrication, au-delà de laquelle s'étend un prolongement 51' de la poutre, permettant l'évacuation hors du chantier des "tétrapodes" achevés au moyen d'un chariot de levage 53 de forte puissance, par exemple 50 tonnes Ce chariot supporte par l'intermédiaire d'un mouflage 54 un palonnier 55 auquel sont suspendues des élingues triangulées portant des palettes 56 destinées à engager les extrémités des trois branches inférieures du "tétrapode', à lever, ainsi maintenu sous compression durant sa manu tension. Chaque "tétrapode" ainsi enlevé est pris en charge par un véhicule 60 circulant hors des emprises du chantier pour être amené sur une aire de stockage, par exemple située à proximité immédiate de son lieu d'utilisation, où son sèchage se poursuit jusqu la prise complète du béton. L'évacuation des "tétrapodes" achevés doit bien entendu être précédée par leur décoffrage, qui est effectué par des équipas volantes dans les-condi- tions suivantes Les trois coquilles latérales N.1-N3 de chaque moule M contenant un "té- trapode" prêt pour le décoffrage sont désolidarisées de sa coquille inférieure No, puis dégagées par soulèvement à l'aida d'un chariot 57 roulant sur le semiportique 50 et à cet effet pourvu d'agrès 58 suspendus à un premier palonnier. La partie supérieure du moule M ainsi enlevée pour libérer le "tétrapode" est amenée au pied de la tour-pivot 20 sur une aire de nettoyage 70 qui sera ulté rieurement décrite en revenant à la Figure 3c. Le "tétrapode" libéré peut alors être évacué au moyen du chariot de levage 53, après quoi la coquille inférieure No du moule M peut à son tour être amenée sur l'aire de nettoyage 70 à l'aida d'autres agrès 59 suspendus à un second palonnier porté par un support orientable agencé sur le chariot de manutention 57. Après leur nettoyage, les coquilles du moule M sont ramenées en place et réassemblées en vue d'une nouvelle coulée. L'aire de nettoyage 70, plus clairement visible sur la Figure 3c, est constituée par une dalle annulaire entourant le piétement de la tour-pivot 20 et avantageusement solidaire de ses fondations 27, dont la face supérieure apparente 71 située au niveau du sol du chantier est inclinée sur l'horizontale de part et d'autre d'un puisard annulaire 72, équipé d'au moins un tourniquet de nettoyage 73 angulairement mobile ou de plusieurs semblables tourniquets régulièrement répartis sur sa circonférence, chacun relié à une source d'eau éventuellement activée par des agents détersifs appropriés et de vapeur ou air comprimé en permettant la projection dans tous les recoins des coquilles des moules à nettoyer. Le fond du puisard annulaire 72 débouche par au moins un drain 74 assurant l'évacuation des eaux usées. La Figure 5 montre en plan plusieurs fractions essentielles de l'installation qui viennent d'être décrites avec référence aux Figures 3c et 3d, à savoir l'ensemble des éléments mis en oeuvre pour la fabrication proprement dite, dont essentiellement la tour-pivot 20, le semi-portique JO et le dispositif de bétonnage 40. Ce dernier est alimenté depuis le malaxeur incorporé à la tour-pivot soit par le chariot-benne 35-34, soit par l'ensemble des convoyeurs 35-36, tous deux représentés mais dont seul l'un ou l'autre existe en pratique. Cette Figure montre en outre la conduite 17c et le tapis convoyeur :9c portés par la même poutre 1Ec qui franchit en hauteur la voie de roulement V pour alimenter en ciment et matériaux la trémie 21 de la tour-pivot. Comme déjà indiqué, cette même poutre porte avantageusement le conduit d'alimentation en eau du malaxeur et des circuits électriques à haute ou moyenne tension aboutissant à un transformateur incorporé à la tour-pivot 20 pour assurer dans les meilleures conditions l'alimentation sous basse tension - et donc à forte intensité - des nombreux moteurs électriques de l'installation. Cette Figure 5 montre encore que les semi-portiques de bétonnage 30 et de manutention 50 iune portion de ce dernier étant à cet effet représentée en trait mixte dans une position angulaire relative anormale) roulent sur la même voie circulaire V, centrée sur l'axe de la tour-pivot 20 et dont le rayon peut atteindre une quarantaine de mètres environ, notamment pour la fabrication de gros "tétrapodes". Cette Figure montre enfin les trois coquilles supérieures N1-3 d'un moule M prêt pour la coulée, un "tétrapode" 9 en attente d'évacuation et la coquille inférieure renversée d'un moule No en place sur l'aire de nettoyage 70 du chantier. il ressort de l'ensemble de la description qui précède qu'une installation conforme à l'invention rassemble effectivement sur une surface limitée tous les moyens techniques nécessaires pour la fabrication en grande série de "tétrapodes" ou autres pièces massives en béton, et pour ce faire requiert 1' emploi du moindre personnel et évite toute interférence entre le processus de fabrication et d'une part l'approvisionnement en matériaux et d'autre part 1' évacuation des produits finis. Une telle installation constitue donc en vérité une "usine intégrée", dont la plupart des fonctions de commande, gestion et surveillance pourraient d'ailleurs et avec avantage être regroupées sur une "passerelle" panoramique agencée par exemple autour de la base de la trémie 21 de la tour-pivot. Bien entendu, I'invention n'est nullement limités aux exemples de réalisation décrits, illustrés ou mentionnés, mais au contraire comprend tous les moyens qui séparément ou en combinaison en constituent des équivalents techniques entrant dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Installation formant usine intégrée pour la fabrication en série et à cadence élevée de "tétrapodes" ou autres pièces massives en béton coulé dans des moules répartis sur l'étendue d'un chantier, comprenant en combinaison des moyens de bétonnage mobiles sur le chantier, des moyens de transport pour leur alimentation en béton ou en matériaux pour sa préparation, et des moyens de levage pour la manutention des moules et l'évacuation des pièces achevées, caractérisée en ce qu'elle comporte une tour-pivot implantée au centre d'un chantier annulaire délimité par une voie de roulement circulaire, sur lesquelles prennent apoui au moins deux semiportiques à déplacements angulaires indépendants, portant le premier un dispositif de bétonnage et le second au moins un dispositif de levage, chacun mobile sur son semi-portique au moins entre les limites radiales du chantier, un circuit continu de transport de matériaux et/ou béton comprenant une première section radiale fixe reliant des moyens d'approvisionnement extérieurs au chantier à la base et/ou au sommet de la tour-pivot, une section axiale fixe agencée dans cette dernière et se terminant sensiblenent au niveau du premier semi-portique, et une seconde section radiale mobile et/ou de longueur variable aboutissant au dispositif de bétonnage porté par ledit semi-portique, et des moyens de préparation du béton comprenant des organes de stockage, dosage et malaxage groupés et/ou répartis sur le trajet dudit circuit, y compris ses extrémités amont et aval. 2. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que la tour-pivot est une structure entièrement fixe portant à sa périphérie et à des niveaux différents des chemins de roulement annulaires pour chacun des semiportiques précités. 3. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que la tour-pivot comprend une structure fixe portant par l'intermédiaire d'un palier annulaire un tronçon solidaire en rotation du premier semi-portique et portant lui-même par l'intermédiaire d'un second palier annulaire un autre tronçon ou bien solidaire en rotation du second semi-portique ou bien pourvu d'un chemin de roulement pour ce dernier et maintenu ansulairerent fixe. 4. Installation selon la revendication 3, caractérisée en ce que le second tronçon de la tour-pivot étant solidaire en rotation du second semiportique porte lui-même par l'intermédiaire d'un troisième palier annulaire un tronçon terminal maintenu angulairement fixe. 5. Installation selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisée en ce qu'une poutre prenant appui sur le sommet de la tour-pivot et franchissant radialement le chantier à une hauteur suffisante pour ne pas gêner les déplacements des semi-portiques porte un convoyeur ou autre dispositif de transport de matériaux et/ou béton constituant la première section du circuit précité. 6. Installation selon la revendication 5, caractérisée en ce que les matériaux et/ou le béton amenés au sommet de la tour-pivot par le convoyeur ou dispositif de transport précité cheminent par simple gravité dans l'axe de cette dernière suivant la seconde section du circuit précité. 7. Installation selon la revendication 6, caractérisée en ce que les matériaux et/ou le béton suivant la seconde section du circuit précité traversent successivement une trémie de stockage, des organes de pesage et dosage et/ ou un malaxeur groupés au sommet de la tour-pivot. 8. Installation selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que du béton préparé à l'extérieur du chantier est refoulé par une pompe dans un conduit traversant radialement ce dernier - en hauteur ou en souterrain - puis suivant l'axe de la tour-pivot sensiblement jusqu'au niveau du premier semi-portique. 9. Installation selon l'une quelconque des revendications 5 à7, caractérisée en ce que les matériaux et/ou le béton arrivés sensiblement au niveau du premier semi-portique sont repris par un chariot-benne roulant sur ce dernier ou par un ensemble de convoyeurs suivant la seconde section radiale du circuit précité pour être amenés à l'aplomb du dispositif de bétonnage. 10. Installation selon la revendication 9, caractérisée en ce que l'ensemble précité comprend deux convoyeurs, courant chacun sur environ la moitié de la longueur du premier semi-portique, le premier fixe et partant de la tourpivot, le second mobile et à sens de marche réversible, dont l'une des extrémités est positionnée à l'aplomb du dispositif de bétonnage. 11. Installation selon l'ensemble de la revendication 2 et de la reven cation 9 ou la revendication 10, caractérisée en ce que les matériaux et/ou le béton issus de la section axiale du circuit précité sont déversés dans le chariot-benne ou sur le premier convoyeur par l'uns de plusieurs goulottes radiales angulairement espacées et/ou mobiles passant de l'axe à la périphérie de la tour-pivot. 12. Installation selon l'ensemble de la revendication 3 ou la revendication-4 et de la revendication 9 ou la revendication 10, caractérisée en ce que le chariot-benne ou le premier convoyeur pénètre au moins jusqu'à l'axe de la tour-pivot, 13. Installation selon la revendication 8, caractérisée en ce que le conduit précité est relié par un joint tournant à un conduit extensible, teles- copique ou développable courant sur le premier semi-portique jusqu'à l'aplomb du dispositif de bétonnage. 14. Installation selon l'ensemble de la revendication 8 et de la revendication 9 ou la revendication 10, caractérisée en ce que le conduit précité est relié par un joint tournant à une crosse angulairement mobile de chargement du chariot-benne ou du premier convoyeur. 15. Installation selon l'uns quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le dispositif de bétonnage est porté par un chariot roulant sur le premier semi-portique et comporte au moins une goulotte de coulée mobile en hauteur et en orientation. 16. Installation selon la revendication 15, caractérisée en ce qu'un organne de vibrage du béton est associé à chaque goulotte de coulée. 17. Installation selon la revendication 15 ou la revendication 16, caractérisée en ce que le dispositif de bétonnage est entouré d'une plateforme de service mobile en hauteur et en orientation. 18. Installation selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le second semi-portique porte un chariot de levage de grande puissance pour l'évacuation des pièces achevées au-delà de la limite extérieure du chantier. 19. Installation selon la revendication 18, caractérisée en ce que le second semi-portique porta un seconde chariot pour la manutention des moules sur le chantier. 20. Installation selon la revendication 19, caractérisée en ce que la base de la tour-pivot est entourée d'une aire annulaire pourvue de moyens pour le nettoyage des moulas.