La prEsente demande concerne un procédé de préhension de cellules d'habitation en béton armé et l'utilisation dudit procédé pour la mise en place précise desdites cellules pour réaliser des bâtiments à étages. On connatt des cellules d'habitation qui sont constituées de parois latérales en voiles minces de béton armé, boulonnées entre elles et boulonnées à des dalles, également en béton armé, formant le plancher et le plafond de ces cellules. De telles cellules sont assemblées en usine puis transportées sur le lieu de la construction où elles sont mises en place en vue de la constitution d'habitations de types divers. De telles cellules ont des parois latérales de faibles épaisseurs (3 à 8 cm) et des plancher et plafond également en béton d'épaisseursrela tivement faibles; malgré cela ces cellules ont un poids élevé (de l'ordre de lOè 18 tonnes par exemple) ce qui fait que l'on rencontre des difficultés non négligeables pour la préhension, la manipulation et la mise en place précise. de ces cellules lors de la réalisation de bâtiments à étages. L'objet de la présente invention est donc de fournir un procédé de préhension, de manipulation et de mise en place précise de telles cellules d'habitations. I1 est connu dans l'industrie du bâtiment de manipuler des panneaux en béton armé en noyant dans ledit béton un dispositif d'ancrage constitué, par exemple, par une tige métallique munie d'un crochet. Lorsque le béton a fait sa prise la partie de la tige située à l'intérieur du béton adhère fortement à celui-ci et c'est ce phénomène d'adhérence qui permet la préhension de ces panneaux grâce au crochet relié à ladite tige. Un tel procédé est effectivement utilisable pour manipuler les panneaux de béton armé amployés pour réaliser les cellules d'habitation décrites ci-dessus. Mais lorsque l'on veut manipuler non plus les panneaux isolés mais les cellules elles-mêmes, il n'est plus possible d'employer ce mEme procédé compte tenu d'une part d'une adhérence insuffisante entre les tiges et le béton et d'autre part et surtout du fait que les voiles de béton armé qui forment les parois latérales des cellules (qui ont comme indiqué ci-dessus une épaisseur de 3 à 8 cm seulement) sont relativement fragiles et ne pourraient supporter des efforts latéraux importants. I1 était donc nécessaire de mettre au point un procédé pratique permettant la préhension et la manipulation de ces cellules. Le procédé selon la présente invention est caractérisé en ce que des parois latérales desdites cellules comportent au moins un dispositif constitué d'une pièce d'ancrage, dans l'axe de laquelle on aménage un trou débouchant à l'extrémité supérieure de ladite paroi latérale, trou dans lequel on peut engager une barre quelconque qui se fixe sur la pièce d'ancrage et dont ltextrémité sort de la cellule, barre que l'on utilisera comme élément porteur pour la préhension de ladite cellule. Bien évidemment comme ladite barre devra sortir hors de la cellule (en fait au-dessus de celle-ci) il conviendra, puisque ladite cellule est pourvue d'une dalle en béton armé formant plafond, que cette dalle soit également percée d'un trou correspondant au trou ménagé dans laparoi latérale immédiatement inférieure. La pièce d'ancrage selon l'invention qui est noyée dans la paroi latérale est constituée d'un élément permettant la fixation de ladite barre, élément auquel est réuni un élément d'ancrage proprement dit qui a pour objet de répartir les efforts sur une certaine surface du béton. Ce dernier élément d'ancrage peut être avantageusement constitué par un fer en U sur lequel on soude un tube fileté qui constituera l'élément permettant la fixation provisoire d'une barre filetée dont l'autre extrémité extérieure à la cellule-d'habitation, constituera un élément de préhension de la cellule. La pièce d'ancrage proprement dite peut être noyée dans la paroi latérale en béton à un niveau quelconque de celle-ci; cependant il est souhaitable de disposer cette pièce à la base de ladite paroi latérale et dans ce cas particulier le trou qui, dans ladite paroi latérale, sera dans le prolongement de l'élément de la pièce d'ancrage qui permet la fixation de la barre, traversera la paroi latérale sur toute sa hauteur.Le positionnement de la pièce d'ancrage à la base de la paroi latérale présente les deux avantages suivants - d'une part le béton formant la paroi latérale n'est sollicité que par des effets de compression et de cisaillement à l'exclusion de tout effort de traction; - d'autre part la pièce d'ancrage pourra alors participer à la liaison, par boulonnage, entre ladite paroi latérale et la dalle de béton qui constitue le "plancher" de la cellule; - enfin, bien que la pièce d'ancrage soit pratiquement toute à l'intérieur de la paroi, il sera plus facile, en cas d'affleurement, de camoufler ladite pièce par une plinthe par exemple. Pour réaliser la préhension et la manipulation de la cellule en employant le dispositif selon l'invention, il est souhaitable que ladite cellule soit équipée d'au moins trois de ces dispositifs. Ainsi, au moyen de trois cibles reliés aux barres sortant de la cellule, d'une part et au crochet d'une grue d'autre part, on pourra aisément soulever une telle cellule, malgré son poids. Cependant, il a été trouvé préférable d'utiliser quatre dispositifs selon l'invention répartis, dans les parois latérales de la cellule, suivant un quadrilatère régulier (lorsque ladite cellule est montée). Plus précisément, la cellule formant généralement un rectangle, ce quadrilatère peut être avantageusement un rectangle. Une disposition particulierement intéressante est réalisée lorsque les quatre dispositifs sont positionnés au voisinage des bords latéraux des parois latérales les plus longues. Ainsi chacune des grandes parois latérales de la cellule portera à sa base et près de chacun des bords latéraux desdites parois, un dispositif selon l'invention. Lorsque l'on choisit de tels emplacements pour les dispositifs selon l'invention, on constate que la cellule peut être manipulée aisément et avec le minimum de distorsion. Ainsi, une mise en oeuvre particulièrement intéressante du procédé selon l'invention consiste - à noyer à la base des bords latéraux des grandes parois latérales de la cellule une pièce d'ancrage selon l'invention; - à utiliser une pièce d'ancrage comportant un élément de fixation qui est un tube fileté; - à employer comme barre, sortant de la cellule, une tige filetée dont le filet coopere avec le filet de l'élément de fixation. De plus, il a été trouvé qu'il n'était pas toujours souhaitable de relier directement les barres au crochet de levage par des cables convenables. En effet, une telle réalisation risque de provoquer des efforts inconsidérés, sur la cellule, lors de sa manipulation. On réalise alors la liaison entre lesdites barres et le crochet de levage par l'intermédiaire d'un palonnier convenable. Ce palonnier sera constitué par un quadrilatère métallique qui comporte - des trous permettant le passage des barres sortant de la cellule; - quatre oeillets pour la fixation des cibles reliant le palonnier au crochet de levage de la grue; - et en ses quatre coins des pièces métalliques en forme de cornières qui viennent s'appliquer sur les faces latérales de la dalle formant le plafond de la cellule. Ce dernier dispositif est intéressant car il permet de faire supporter à ladite dalle formant le plafond de la cellule les efforts latéraux qui peuvent survenir lors de la manipulation de lacellule et qui, sans la présence de ce dispositif, se transmettraient, par l'intermédiaire des barres, aux parois latérales de la cellule et risqueraient de détériorer celles-ci. D'autre part, le fait de fixer les barres au palonnier, par boulonnage par exemple, permet de ne faire subir auxdites barres que des efforts de traction. Enfin, il faut s'arranger pour que la manipulation de la cellule soit effectuée de façon que ladite cellule reste en position horizontale. Cela est réalisé de préférence, grâce au moyen suivant - deux oeillets adjacents du palonnier sont reliés entre eux par un câble de longueur constante passant sur une poulie dont l'axe est lui-même relié au crochet de levage de la grue porteuse; - les deux autres oeillets du palonnier sont chacun reliés audit crochet de levage par l'intermédiaire d'un câble portant un palan réglable. Gracie à ce moyen particulier, on peut - en réglant la longueur ôê chacun des cibles muni d'un palan obtenir qu'une des arêtes de la cellule manipulée soit en position horizontale; - puis en réglant les deux palans simultanément, on réalisera l'horizontalité du plan formé par le plancher (ou le plafond) de la cellule. Ainsi grace à l'invention, la cellule peut être manipulée dans une position donnée, ladite position étant de préférence cerne qui correspond à une horizontalité du plancher de ladite cellule. Cette propriété des dispositifs selon l'invention est particulièrement précieuse lors de la mise en place de ladite cellule. L'invention sera mieux comprise gr ce à la description et aux figures ci-après qui, de façon non limitative, décrivent une mise en oeuvre particulière de ladite invention. La figure 1 représente un schéma de principe du procédé de préhension préféré selon l'invention, ledit procédé comportant les divers perfectionnements décrits précédemment. La figure 2 représente, en perspective, une vue d'une pièce d'ancrage selon l'invention. La figure 3 représente, en coupe, une partie de cellule munie du dispositif de préhension selon l'invention. Sur la figure 1 on voit - en (1), (2), (3) et (4) les parois latérales d'une cellule; ces parois latérales sont en voiles minces de béton armé; elles peuvent comporter des portes, des fenêtres ou des ouvertures diverses; elles sont boulonnées entre elles et avec une dalle (5) en béton armé formant le plancher de la cellule (donc la partie basse de celle-ci) et avec une dalle (5') en béton armé formant le plafond de la cellule (donc la partie haute de celle-ci). - en (6), (7), (8) et (9) quatre dispositifs d'ancrage dont on verra le détail sur la figure 2, qui sont noyés à la partie basse des parois latérales opposées de la cellule; le positionnement deces dispositifs d'ancrage est réalisé de préférence au voisinage des extrémités latérales de chacune des parois latérales c'està-dire, qu'ils sont situés au voisinage des aretes verticales de la cellule. - en (10) , (11) , (12) et (13) les parois latérales des cellules sont pourvues de trous qui sont situés dans l'axe des pièces d'ancrage (6), (7), (8) et (9). - la dalle formant le plafond de la cellule est elle meme pourvue de trous positionnés de telle sorte qu'après boulonnage de ladite dalle avec les parois latérales de la cellule, ils viennent en regard avec les trous (10), (11), (12), (13). Pour mettre en oeuvre l'invention, on insère dans chacun des trous (10), (11), (12) et (13) des barres métalliques amovibles qui viennent se fixer dans les pièces d'ancrage (6), (7), (8) et (9); l'extrémité de ces barres dépasse nettement la face extérieure du plafond de la cellule. On utilisera de préférence des barres métalliques filetees que l'on vissera dans les pieces d'ancrage. Selon l'invention on utilisera, pour la manipulation de la cellule un palonnier (14). Ce palonnier est composé essentiellement d'un quadrilatère métallique (15) dont les dimensions sont sensiblement les mêmes que celles de la cellule à manipuler et qui comporte - des fers (20 par exemple) avec ouverture conve nablement positionnée permettant, par boulonnage par exemple, de solidariser les barres métalli ques filetées avec ledit quadrilatère; - des équerres métalliques (16), (17) , (18) et (19) fixées aux quatre coins dudit quadrilatière et qui viennent s'appuyer sur les faces latérales de la dalle de plafond (5') lors de la manipulation de 'êla cellule; - des oeillets (21) , (22) , (23) , (24) permettant le passage des câbles assurant la liaison entre ledit quadrilatère et le crochet (25) par l'in termédiaire duquel s'effectue le levage. Ce levage s'effectue de façon que la cellule demeure en position horizontale gracie au dispositif suivant - les oeillets (21) et (22) sont reliés entre eux par un câble de longueur donnée qui passe sur une roue (26) dont l'axe est relié au crochet (25); - les oeillets (23) et (24) sont reliés chacun au crochet (25) par l'intermédiaire de cables portant chacun un dispositif (palan) (27) et (28) per mettant de régler à volonté la longueur des dits cables. La figure 2 représente une vue en perspective d'une pièce d'ancrage utilisée selon l'invention; cette pièce est essentiellement constituée par un fer en U (29) sur lequel on a soudé un tube métallique (30) intérieurement fileté. La figure 3 représente une coupe d'une cellule au niveau où les dispositifs selon l'invention ont été aménagés. On y voit - en (31) la paroi latérale, en béton armé, de la cellule. - en (32) une pièce d'ancrage qui est noyée dans la paroi latérale de la cellule au bas de celle-ci; cette pièce d'ancrage est constituée dans cette réalisation d'une portion de fer en U et d'un tube fileté soudé à cette portion de fer en U. - en (33) le trou qui est ménagé à l'intérieur de la paroi latérale; l'axe de ce trou correspond à l'axe du tube fileté de la pièce d'ancrage; pour pouvoir etre facilement réalisé à l'intérieur de la paroi on a coulé le béton autour d'un tube constitué par une gaine en matière plastique qui est restée noyée dans le béton. - en (34) le trou ménagé dans la dalle de plafond (6). - en (35) un plot en béton que l'on peut intercaler entre l'équerre (36) du palonnier et la dalle du plafond de la cellule. - en (37) une tige filetée amovible que l'on peut fileter dans le tube de la pièce d'ancrage (32) et que l'on fixe à l'équerre (36) du palonnier au moyen d'un écrou quelconque (38). Pour des questions d'équilibre et de bonne répartition des charges il est souhaitable - que les trous ménagés dans les parois latérales soient également distants des extrémités desdites parois, - que lesdits trous soient situés à une distance d'environ 20 à 30 cm des extrémités desdites paroi et qu'ils soient percés dans une portion de paroi continue sur une largeur d'au moins 50 cm. REVENDICATIONS 1. Procédé de préhension de cellule d'habitation composée de parois latérales en voiles minces de béton armé, boulonnées entre elles et à des dalles formant le plancher et le plafond de ladite cellule et réalisées elles-mêmes en béton armé caractérisé en ce que des parois latérales de ladite cellule comportent au moins un dispositif constitué d'une pièce d'ancrage dans l'axe de laquelle on aménage un trou débouchant sur la face supérieure de la cellule, trou dans lequel on peut engager une barre quelconque qui se fixe sur la pièce d'ancrage et dont l'extrémité sort de la cellule, et que l'on utilise comme élément porteur pour la préhension de ladite cellule. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pièce d'ancrage est constituée d'un élément d'ancrage qui a pour objet de répartir les efforts dans le béton et d'un élément de fixation de la barre. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'élément d'ancrage est un fer en U sur lequel on a soudé un élément de fixation qui est un tube intérieurement fileté. 4. Procédé selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que la pièce d'ancrage est noyée à la partie basse de la paroi latérale de la cellule. 5. Procédé selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que la cellule est équipée d'au moins trois et de préférence quatre dispositif d'ancrage. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que la cellule est équipé de quatre dispositifs d'ancrage qui sont situés au voisinage des bords latéraux de chacune des plus grandes parois latérales des cellules. 7. Procédé selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que la manipulation de la cellule est effectuée au moyen d'un palonnier que l'on fixe sur les barres elles-memes fixées sur les pièces d'ancrage. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que le palonnier est formé d'un quadrilatère métallique comportant: - quatre oeillets permettant de relier ledit palonnier au crochet d'une grue de levage par l'intermédiaire de câbles; - quatre pièces métallique en forme de cornière disposées aux quatre coins dudit palonnier et qui viennent s'appliquer aux quatre coins de la dalle formant le plafond de la cellule - des ouvertures permettant le passage des barres. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que deux desdits oeillets adjacents sont reliés entre eux par un cible de longueur constante passant sur une poulie dont l'axe est relié au crochet de levage de la grueetqueles deux autres oeillets sont chacun reliés audit crochet par l'intermédiaired'un cible portant un palan réglable.