La présente invention concerne un procédé de soudage bout à bout en continu, en plusieurs passes, et plus particulière- ment un soudage utilisable pour souder des éléments horizontaux de profilés composites tels que des poutres en I, des fers en T, en R ou double T et analogues. D'une manière générale, les poutres en I, ou les fers en H ou en T sont forme d éléments horizontaux et verticaux. Pour souder bout à bout ces éléments, il est indispensable d'opérer suivant deux procédés de soudage utilisant des directions de soudage différentes. Plus particulièrement, on utilise un procédé de soudage dont la direction est sensiblement horizontale et un procédé de soudage dont la direction est sensiblement verticale. A cette fin, il est courant d exécuter séparément le soudage horizontal et le soudage vertical, l'un après l'autre, pour souder bout à bout une poutre en I.Il s'ensuit qu'on utilise deux types d'appareils à souder pour souder automatiquement de tels profilés en acier par exécution séparée de deux soudages de types différents. Cette pratique accrott la lain d'oeuvre nécessaire pour le réglage des appareils à souder et la finition des extrémi- tés de départ et d'aboutissement des soudures. De plus, on a dé3à proposé d1 opérer par technique d'électro-soudage sous laitier ou d'électrosoudage sous flux gazeux (utilisant l'une et l'autre une électrode consommable) pour le soudage d'éléments placés dans une direction sensiblement vertical dans le cas où on doit souder deux éléments en utilisant des procédés de type différent.On a encore proposé une autre i#- thode : pour le soudage d'un fer en T, on exécute la soudure verticale par électrosoudage sous laitier avec électrode consomzable, puis, une fois la soudure verticale terminée et sans interrompre l'avance du fil de létal d'apport formant l'électrode, on exécute la soudure horizontale par technique d'électrosoudage sous laitier, en faisant osciller horizontalement le fil-électrode, qui avance en continu dans une flaque de laitier foribentre les éléments horizontaux.Toutefois, ces techniques antérieures ont I 'inconvé- nient que l'électrosoudage sous laitier oblige à maintenir une flaque de laitier d'une certaine profondeur minimale (supérieure à 30 mm) pour obtenir des conditions de soudage stables. De ce fait pour la réunion par soudage d'un profilé en acier du type en T comportant un élément vertical dont 1 'épais- seur diffère de la largeur de l'élément horizontal, la quantité de laitier nécessaire est beaucoup plus grande pour les éléments horizontaux que pour les éléments verticaux. En conséquence, lorsqu'on passe du soudage des éléments horizontaux à celui des élé- monts verticaux, il faut prévoir une flaque de laitier de profondeur convenable pour l'électrosoudage sous laitier, avec apport du flux de soudage dans cette flaque. Or, si l'on introduit beaucoup de flux dans une soudure, on risque de refroidir la flaque de laitier formée initialement, de sorte que les conditions de soudage deviennent instables et que la pénétration est médiocre.Par ailleurs, si l'on applique la technique d'électrosoudage sous laitier au soudage des éléments horizontaux, il apparatt une grande quantité de métal fondu dont l'écoulement précède le mouvement du fil électrode. De ce faitfiet du fait que la chaleur a, par nature, tendance d se dissiper, la pénétration dans la soudure risque d'Otre médiocre. L'application de la technique d'électrosoudage sous laitier au soudage bout à bout de profilés comportant au moins deux éléments à souder suivant des directions différentes soulève des difficultés, du point de vue de l'énergie calorifique, pour le réglage de la profondeur de la flaque de laitier. Une méthode proposée dans le brevet JA 847-16529 permet de souder facilement, mais positivementyles uns aux autres des profilés tels que poutres en I ou profilés en I en évitant les difficultés précitées rencontrées suivant la technique antérieure. Selon le procédé décrit dans ce brevet, pour réunir des profilés comportant au moins deux éléments à souder suivant des directions horizontale et verticale respectivement, on choisit arbitrairement la technique de soudage vertical et on enchaîne en continu le soudage vertical avec le soudage horizontal, opéré en faisant avancer une électrode de soudage consommable dans une flaque de laitier d'une profondeur de 5 à 25 mm, avec une densité de courant de 20 d 125 A/mm2 par électrode.Toutefois, cette méthode présente encore un inconvénient : certes, elle permet d'obtenir de bonnes soudu res exemptes de défauts tant au recto qu'au verso, grace à l'exé- cution du soudage vertical par électrosoudage sous laitier avec électrode consonable, mais il est nécessaire d'obtenir par soudage unilatéral une soudure horizontale ayant des caractéristiques et une forme satisfaisantes, avant ou après soudage vertical, faute de quoi on risque que le soudage de profilés composites de ce type soit insatisfaisant. Bn fait, on se heurte, pour obtenir de bons résultats par soudage en continu de profilés composites de ce type, à de nom breuses difficultés, énumérées ci-dessous; (1) en général, les lignes de soudure des éléments horizontaux ont une longueur de 100 à 300 Z. Toutefois, s'il est prévu une patte de prolongement à l'extrémité d'une ligne de soudure, la longueur de la ligne de soudure, y compris la patte de prolongement est double de celle de la ligne de soudure de l'élément horizontal, de sorte que le rendement de soudage est très fortement abaissé, du fait de l'inclusion du soudage de la patte, ce qui annule les avantages offerts par le soudage en continu pour un élément vertical et un élément horizontal;; (2) d'autre part, l'électrode doit prendre une direction de mouvement horizontale lorsqu'elle atteint, pendant le soudage, 1 tintersection d'un élément vertical avec un élément horizontal. Or, si du métal rondu est présent sous une flaque de laitier, on risque de ne pas déceler précisément le niveau atteint par le métal fondu à ladite intersection, de sorte que, dans la plupart des cas, du métal fondu présent sur un élément vertical tend à s'écouler vers l1élément horizontal et qu'on n'obtient pas une bonne soudure au verso; ; (3) eoe exposé ci-dessus sous le paragraphe (1), il est difficile d'obtenir une soudure saine par soudage unilatéral sans utiliser de pattes de prolongement. Il en est notassent ainsi pour l'aspect au verso tandis que l'aspect du recto pose un autre problème. Ce problème est particulièrement aigu si l'on doit obtenir une soudure satisfaisante au recto sans utiliser de patte de prolongement ce qui évite le rechargement ou la finition de la soudure après soudage. Si le soudage est opéré à la main ou à l'arc court, avec une intensité de courant qui ne dépasse pas 100 à 200 A, il n'apparat pas d'effet ftcheux sur les caractéristiques de la sou dure, sous réserve de la formation d'un petit cratère. Par contre, la technique de soudage appliquée aux élements horizontaux implique la présence de métal fondu sous une flaque de laitier. Plus particulièrement, une grande quantité de métal est fondue # la fois, alors que le refroidissement de la soudure devient très lent, de sorte que la partie concave du cratère devient énorme, ce à quoi on ne peut remédier par la technique classique de rechargement de cratère. De plus, des impuretés s'accumulent dans le cratère, ce qui nuit aux caractéristiques du métal déposé; en outre, des fissures apparues à ce niveau risquent de se propager dans toute la soudure et de provoquer la séparation des éléments soudés. La présente invention a pour but de supprimer les divers inconvénients rencontrés dans le soudage suivant la technique antérieure de profilés composites tel que fers ou profilés en acier en I, en T, en H ou double T et analogues, et notamment d'un élément horizontal d'un profilé composite. A cette fin, l'invention a pour buts de proposer - en premier lieu, un procédé de soudage de nature à améliorer le rendement du processus de soudage en continu d'un profilé composite; - en second lieu, un procédé de soudage de nature à améliorer le rendement du soudage d'éléments horizontaux par utilisation de courant à forte intensité'. - en troisième lieu,un procédé de soudage permettant d'obtenir efficacement une soudure satisfaisante, mEme sans utiliser de patte de prolongement; - en quatrième lieu, un procédé de soudage permettant d'obtenir une soudure dotée d'excellentes caractéristiques. Suivant le premier aspect de l'invention, il est prévu un procédé de soudage unilatéral selon lequel on opère le soudage suivant une ligne de soudure, 1' électrode consommable avançant dans une flaque de laitier, caractérisé en ce qu'il est prévu des temps d'interruption du mouvement transversal d'un fil d'apport et de l'alimentation du courant de soudage entre la fin de la première passe de soudage, formant une soudure du verso, et le commencement de la seconde passe, qu'on enchatne avec la première passe sans éliminer le laitier formé. Selon le second aspect de l'invention, il est prévu un procédé de soudage du type décrit, caractérisé en ce qu'on in terroipt une fois l'alimentation du courant de soudage après arrivée de 1 'électrode consommable au point terminal de la dernière passe de soudage et l'on opère un soudage de rechargement du cratère on faisant avancer 1 1électrode consommable dans le cratère formé pendant la dernière passe, ce soudage de rechargement du cratère étant opéré avant et après ledit temps d'interruption de l'alimentation du courant de soudage, au moins deux fois au total. Selon le troisième aspect de l'invention, il est prévu un procédé de soudage conforme aux premier et second aspects, caractérisé en ce qu'un organe de soutien présente une gorge à section de forme arquée ou analogue, de profondeur non inférieure à 3 mx et de largeur non inférieure à 15 mu, qu'ou applique contre le dos ou au verso de la rainure de soudage. Selon le quatrième aspect de l'invention, il est prévu un procédé de soudage conforme aux premier, second et troisième aspects, caractérisé en ce qu'on dispose dans la gorge de l'organe de soutien une couche réfractaire, essentiellement formée de SiO2 ou autre matériau réfractaire à point de fusion non inférieur à celui de 8i02, l'épaisseur de cette couche n'étant pas inférieure à 0,3 mm. Selon le cinquième aspect de ltinvention, il est prévu un procédé de soudage suivant lequel on enchaino en continu un soudage suivant une ligne de soudure sensiblement verticale avec un soudage suivant une ligne de soudure sensiblement horizontale, ca- caractérisé en ce qu'on opère le soudage vertical de bas en haut suivant une ligne de soudure sensiblement verticale et l'autre soudage suivant la ligne de soudure horizontale, par procédé de soudage conforme au procédé de soudage défini dans le premier des quatre aspects de l'invention. On va maintenant décrire en détail certains modes de mise en oeuvre préférés de l'invention en se référant aux dessins annexés, sur lesquels Fig. 1 est un diagramme illustrant la progression du soudage selon l'invention, en fonction du temps(en ordonnées)et de la longueur d'une ligne de soudure (en abscisses). Fig. 2 représente en perspective des éléments horizontaux et verticaux de profilés å réunir par soudage. Fig. 3 représente de profil des éléments verticaux en cours de soudage à l'aide d'une des deux électrodes représen- tées; Fig. 4 représente de profil des éléments horizontaux en cours de soudage à l'aide des deux électrodes, et Fig. 5 représente en coupe droite à titre d'exemple un organe de soutien utilisable selon l'invention. La présente invention a pour but de permettre l'obten- tion d'un cordon de soudure arrière satisfaisant sans abaissement du rendement et sans utilisation de patte de prolongement å la différence de la technique antérieure de ce type suivant laquelle on prolonge le soudage le long d'un appendice, de façon que la partie incomplètement soudée éventuellement présente à l'extrémité de la soudure soit située dans l'appendice et rognée après souda go. A cette fin, il est prévu selon l'invention un procédé de soudage suivant lequel il est prévu un temps d1interruption du mouvement transversal d'une électrode consommable et un temps d'interruption du soudage par coupure de l'alimentation électrique entre la première passe de soudage, formant le cordon de soudure arrière, et la seconde passe de soudage, enchaînée avec la première, de sorte qu'un agent d'amorçage d'arc ou analogue n'est pas nécessaire au début du soudage de seconde passe et qu'on peut obtenir rapidement un arc par application de courant de soudage à 11 électrode. D'autre part, il est prévu selon l'invention non seulement un temps d'interruption du soudage, mais aussi un temps d'avance de l'électrode consommable dans le cratère de seconde passe, au sein du temps précité d'interruption du mouvement transversal de l'électrode consommable. Dans ce cas, il faut qu'il ne soit pas nécessaire d'appliquer du courant à l'electrode consommable et, s'il en est ainsi, le métal fondu peut refroidir rapidement. La figure 1 est un diagramme illustrant la relation précitée. Elle indique en I1, L2 les extrémités d'une soudure, en tl le temps d'interruption de soudage, en t2 le temps d'avance de 1 'électrode et en t3 le temps d'interruption du mouvement transversal de l'électrode. Dans un cas-type I, on prévoit un temps t3 à'interruption du mouvement transversal du fil-électrode pendant lequel ce dernier est ismobilisé, et un temps tl d' in- terruption du soudage, inclus dans le temps t3, tandis que dans un cas-type II, on prévoit en outre un temps t2 d'avance du fil électrode pendant lequel le fil électrode avance dans un cratère de première passe.Notamment dans le oas-type Il, le temps tl d 'interruption de soudage chevauche, sur un intervalle CD, le temps t2 d'avance du fil électrode, de sorte que le fil-électrode avance en recevant du courant pendant un intervalle BC,puis continue à avancer sans recevoir de courant pendant llin- tervalle CD. Ainsi, plus l'intervalle CD est long et plus le re froidissement du métal fondu est rapide. En outre, dans le castype II, le temps tl d'interruption du soudage chevauche le temps t2 d'avance du fil-électrode. On notera à cet égard que, Si tl est supérieur à t2, t2 peut Autre inclus dans tl. Selon le procédé de soudage visé par l'invention, on arrate le mouvement transversal du fil-électrode au moment où ce fil parvient près des tranches a éléments horizontaux, après quoi le fil-électrode continue à avancer pendant un certain temps, ce qui assure l'obtention d'un bon cordon de soudure arrière.Si lton ne prévoyait pas un te#s d 'arret du mouvement transversal du fil électrode, et si l'on enchaînait directement la seconde passe de soudage horizontal avec la première passe de soudage, le oor- don de soudure arrière formé au cours de la première passe fondrait à nouveau au voisinage des extrémités ou tranches des éléments où la solidification tend à Autre incomplète, sous l'effet de la chaleur de soudage de seconde passe, et perdrait la forme d'un cordon.Toutefois, ce risque ntapparatt que près des tranches des éléments, tandis qu'un cordon arrière formé au cours de la première passe ne risque pas de se déformer dans sa partie distante de ces tranches, ctest-i-dire sa partie que le soudage de seconde passe n'atteint qu'au bout d'un temps très long, au cours duquel la chaleur emma- gainée pendant la première passe est dissipée ou atténuée. Par contre, le cordon arrière de soudure se déforme près des tranches des éléments comme dderit, de sorte qu'il faut le changer après la fin du soudage. De ces données, il ressort qu'il importe de n t amorcer la seconde passe de soudage qu'au bout d'un délai permettant au métal fondu de refroidir dans ltextrémité de la soudure, après la fin delapremière passe de soudage. Il va sans dire que pendant ce temps, du métal fondu se refroidit, de sorte que si on introduit dans la flaque un fil-électrode auquel on n1 applique pas de courant, ce dernier fond en prélevant de la chaleur dans la fla- que, ce qui accélère le refroidissement du métal fondu. Il est indiqué de donner une durée de 3 à 210 secondes et, mieux, de 6 à 120 secondes, au temps t3 pendant lequel on interrompt le mouvement horizontal du fil-électrode à l'extrémité de la soudure de première passe. Par ailleurs, une durée de 3 à 90 secondes et, mieux, de 3 à 75 secondes, est indiquée pour le temps tl de coupure du courant de soudage après interruption du mouvement horizontal du fil-électrode. Enfin, une durée de O à 120 secondes et, mieux, de 3 à 45 secondes,convient pour l'intervalle (t3-tl) d'avance du fil-électrode alimenté en courant.La raison pour laquelle la durée d'interruption de courant de soudage doit autre comprise dans la gamme précitée est la suivante : si le temps tl est inférieur à 3 secondes, le cordon arrière formé pendant la première passe par soudage unilatéral se déforme pendant la seconde passe de soudage; si,par contre temps tl est supérieur à 90 secondes, même la flaque de laitier se solidifie.En ce qui concerne les limites haute et basse fixées pour l'intervalle, (t3-tl) d'avance dans la flaque de laitier du fil-électrode alimenté en courant, pendant interruption du mouvement horizontal du fil-électrode, la limite basse tend à assurer une pénétration suffisante des deux cotes d'une plaque de garniture ou de l'élément horizontal d'un organe longitudinal inférieur et la limite haute est prescrite pour éviter la fusion excessive de métal aux extrémités de la plaque de garniture. Les valeurs-limites précitées de tl et t2 sont prescrites en considérant que le temps t3 d'interruption du mouvement horizontal du fil-électrode est égal à (tl + t2) dans le cas-type I. Toutefois, il va sans dire qu'on pourra modifier les temps précités selon l'espacement,l'inclinaison de biseau et l'épaisseur des éléments à souder. Pour la première passe de soudage selon l'invention, dans le cas-type Il illustré par la figure 1, on procède comme suit : quand l'électrode atteint un point L2 voisin des extrémi- tés des éléments horizontaux, son mouvement horizontal est interrompu par un signal émanant d'un détecteur de position tel qu'un interrupteur fin de course ou analogue. Kzisuite, l'application de courant électrique est interrompue, au moins au bout d'un intervalle de temps BC donné, par un signal émanant d'un détecteur de temps tel que minuterie ,puis ,au bout d'un intervalle de temps CD donné, l'avance du fil-électrode est interrompue par un signal émanant d'un détecteur de temps tel qu'une minuterie, ce qui permet au métal fondu de refroidir (pendant le temps tl) et le soudage reprend ensuite en continu par démarrage de l'électrode en sens opposé. On va maintenant décrire plus en détail les divers aspects de l'invention en se référant pour plus de clarté aux dessins annexés. La figure 2 représente des éléments verticaux 1 à réunir en un profilé composite, d'une épaisseur de 16 m, et d'une longueur de 200 - séparés par un Interstice de 25 mm,et des dlé- ments horizontaux 2, d'une épaisseur de 32 s et d'une longueur de 230 mm séparés par un interstice de 8 mm et par une rainure à côtés inclinés à 500. Pour le soudage en continu de ces élé- vents, on dispose deux électrodes 4,5 convie représenté sur la fi- gure 3 et l'on pose des patins en cuivre le long des rainures de soudage des éléments tant horizontaux 2 que verticaux 1, puis on place un taquet en cuivre à refroidissement par eau à l'extrémité de la ligne de soudage des éléments horizontaux. Dans l'exemple illustré par la figure 3, on opère d'abord le soudage des éléments verti caux 1 à l'aide d'une électrode 4, par technique d1électrosouda- ge sous laitier avec électrode consommable, puis, en atteignant l'intersection des éléments verticaux 1 avec les éléments horizontaux 2, on imprime un mouvement horizontal alternatif ou oscillant à deux électrodes consommables pour opérer le soudage des élé ~ent4borizontaux 2. Dans ce cas, illustré par la figure 4, une seule électrode consommable oscille horizontalement suivant les flèches f, de sorte que le soudage est opéré par moitiés suivant la ligne de soudage des éléments horizontaux 2. Sur la figure 4, on voit en 3 des patins en cuivre à refroidissement par eau, en 6 du flux, en 7 du laitier fondu, en 8 du métal fondu et en g du métal durci. De cette manière, on soude les éléments horizontaux. Pendant la première passe de soudage horizontal en vue d'obtenir un bon cordon arrière par soudage unilatéral, on fait déceler la position de l'électrode, quand celle-ci atteint les tranches des éléments horizontaux, par un interrupteur fin de course qui émet un signal interrompant le mouvement horizontal de l'électrode, puis on poursuit le soudage pendant 10 secondes après cette interruption de mouvement et on l'interrompt ensuite pendant 30 secondes, après quoi on amorce la seconde passe de soudage. On notera à cet égard que l'avance de l'électrode est arrêtée pendant le second temps, de 30 secondes, d'interruption du soudage.Les conditions opératoires pour la première passe sont les suivantes : intensité du courant de soudage = 400 A, tension du courant de soudage = 40 V, vitesse de mouvement horizontal = 3 m/mn. Le tube porte-électrode a un diamètre extérieur de 10 mm et un diamètre intérieur de 3 mm et le fil-électrode un diamètre de 2,4 fm. Tel que décrit jusqu'8 présent, le procédé tend à l'obtention d'un bon cordon arrière mais la soudure doit aussi être satisfaisante au recto. A cette fin, quand le fil-électrode consommable a atteint le point terminal de la dernière passe de soudage des éléments horizontaux, on interrompt une fois le courant de soudage et 1 t on opère un soudage de rechargement du cratère avant et après la coupure du courant de soudage, au moins deux fois au total. A cette fin, on fait pinétrelea fil-électrode dans le cratère formé pendant la dernière passe, pour recharger ce cratère. Dans ce cas, il est indiqué d'effectuer le second rechargement de cratère au bout d'un temps de 1 à 60 secondes après la fin du premier rechargement de cratère. Le mieux est de prévoir un temps d'interruption du soudage de 1 à 30 secondes. La durée du rechargement du cratère doit être de 1 à 30 secondes, et mieux, de 1 à 15 secondes. Ce rechargement est destiné à diminuer la grandeur du cratère pour éviter des défauts de soudage tels que fissuration et séparation. Toutefois, si le rechargement dure trop longtemps, il augmente seulement la quantité de métal fondu, de sorte que la grandeur du cratère ne diminue pas. Par ailleurs, si le soudage est interrompu trop longtemps il n'y a pas enchatnement en continu avec le rechargement des cratères, ce qui fait apparattre des défauts de soudage.On notera en passant que, par rechargement unique, il est difficile de réduire la grandeur d'un cratère, ce qui entrain des effets de fissuration et de séparation dans les cratères. En conséquence, on répète, par exemple trois fois, l'opération de rechargement de cratère en procédant comme suit ler temps d'interruption de soudage 1 à 60 et, mieux, 1 à 30 secondes, ler temps de soudage : 1 à 30 et, mieux, 1 à 15 secondes, 2ème temps d'interruption de soudage : 1 à 60 et, mieux, 1 à 30 secondes, 2ème temps de soudage : 1 à 30 et, mieux, 1 à 15 secondes dire temps d'interruption de soudage : 1 à 60 et mieux, 3ème: temps de soudage : 1 à 30 et, mieux 1 à 15 secondes. En procédant ainsi, on soude les éléments horizontaux. Pendant la première passe de soudage horizontal, pour obtenir un bon cordon arrière par soudage unilatéral, lorsque l'électrode atteint les tranches des éléments horizontaux, on fait d'abord déceler sa position par un interrupteur fin de course qui émet un signal interrompant le mouvement horizontal de 1 'électrode, puis on poursuit le soudage pendant 10 secondes après cette interruption de mouvement, et on l'interrompt ensuite pendant 30 secondes. Les conditions de soudage de première passe sont : intensité du courant de soudage = 400 A, tension du courant de soudage = 40 V, vitesse de mouvement horizontal= 3 cm/mn. Le tube porte-électrode a un diamètre extérieur de 10 mm et un diamètre intérieur de 3 mi et le fil-électrode un diamètre de 2,4 s. Après cette première passe de soudage, on ré-amorce le mouvement oscillant pour déposer du métal dans la rainure séparant les éléments horizontaux sur une épaisseur de métal suffisante, de 32 mpl, puis on fait interrompre l'application de courant de soudage par un signal émanant d'un interropteur fin de course, comme pour la première passe de soudage. On répète ensuite trois fois le cycle d'établissement et de coupure du courant pour le soudage de rechargement de cratère. Les temps de coupure et temps de soudage ont dans ce cas les durées suivantes : ibère coupure = 5 secondes, ler temps de soudage = 5 secondes, 2ème coupure = 5 secondes, 2ème temps de soudage = 4 secondes, Dème coupure = 15 secondes et 3ème temps de soudage = 3 secondes. De plus, les conditions opératoires pour les diverses passes de soudage sont les mêmes que pour la première passe. Toutefois, la tension de soudage de rechargement de cratère est, pour le premier temps, de 60 V, pour le second temps, de 65 V et, pour le troisième temps, de 70 V. On voit donc qu'on augmente la tension à chaque répétition du cycle soudage-coupure. On obtient ainsi un cordon de soudure d'aspect satisfaisant au recto et exempt de défauts de soudage apparents En se reportant à la figure 5, on voit un patin en cuivre à refroidissement par eau pour le soudage des éléments horizontaux. Cette figure indique en H l'épaisseur du patin, en W sa largeur, en t la largeur de la gorge, en hl la profondeur de la gorge et en h2 l'épaisseur dtune couche réfractaire d'isolation thermique. Pour opérer un soudage assurant une première passe satisfaisante et donnant un cordon arrière de forme convenable par soudage unilatéral d'éléments sensiblement horizontaux avec avance d'un fil-électrode dans une flaque de laitier, il faut satisfaire à la fois aux conditions contradictoires suivantes : éviter un refroidissement excessif au voisinage de llélectrode, où le métal est en cours de fusion, mais assurer un refroidissement suffisant une fois le métal fondu déposé. Pour concilier selon l'invention ces impératifs contradictoires, on procède comme suit : pour le soudage unilatéral d'éléments sensiblement horizontaux, on prévoit un patin en cuivre présentant une gorge, à section droite de forme arquée ou analogue, ayant une profondeur hl d'au moins 3 mm et une largeur t d'au moins 15 mm.On applique ce patin contre la base d'une rainure de soudage, puis on dépose dans la gorge une couche réfractaire d'une épaisseur h2 non inférieure à a,3 mm essentiellement formée de 8102 ou d'une composition à point de fusion non inférieur à celui de Six2. On opère ensuite le soudage au recto en faisant avancer le filélectrode dans la flaque de laitier. Pendant le soudage, mSme si la profondeur hl de la gorge est constante, la hauteur du cordon de soudure de renforcement tend à varier et, Si la profondeur de la gorge est égale ou Inférieure à 3 mm, on risque que ledit cordon ne soit pas assez haut pour s'étendre au ras des éléments à souder. Il faut donc que la profondeur de la gorge soit d'au moins 3 m. Par contre, si cette profondeur hl est excessive, la hauteur du cordon de renforcement l'est aussi. Il faut donc que la hauteur hl soit de 3 à 10 mm et, de préférence, de 3 à 7 mm. La largeur t de la gorge doit Otre d'au moins 15 me, car l'interstice Inférieur sur lequel on peut souder une plaque de garniture, est supposé etre de 3 à 15 mm. Toutefois, si l'in teritice est trop large, le métal de base risque de ne pas fondre surrisamment pour couvrir la largeur de la gorge, d'où le risque de défauts de soudage tels que chevauchement et analogues. En conséquence, la largeur # doitOutre de 15 à 50 amt et, de préfé- rence, de 15 à 30 mm. Etant donné que la couche réfractaire est destinée à donner un bon aspect au cordon, son épaisseur h2 doit autre modé- rée : si elle est trop faible, la couche fond pendant le soudage et, si l'épaisseur est excessive, elle annule l'effet du patin en cuivre à refroidissement par eau. En conséquence, # l'épaisseur de la couche réfractaire doit être de 0,3 à 10 mm et, de préférence de 0,3 à 4 mm. Ainsi qu'il ressort de l'exposé donné ci-dessus, le procédé de soudage selon l'invention est hautement efficient et efficace et on peut le mettre en oeuvre de manière satisfaisante sans avoir recours à la patte de prolongement nécessaire suivant la technique antérieure. La description donnée concerne le soudage d'éléments horizontaux. Toutefois,le procédé de soudage selon l'invention est applicable non seulement au soudage à plat d'éléments horizontaux, mais encore au soudage d'éléments ayant d'autres orientations. REVENDICATIONS 1. Procédé de soudage unilatéral selon lequel une électrode consommable décrit un mouvement transversal suivant une ligne de soudage et avance dans une flaque de laitier fondu, caractérisé en ce qu'on prévoit un temps d'interruption du mouvement transversal de l'électrode consommable, ainsi qu'un temps d'interruption de l'alimentation du courant de soudage, entre la premiè- re passe de soudage, formant un cordon arrière, et la seconde passe de soudage, enchaînée en continu avec la première passe,sans éliminer le laitier après la fin de la première passe de soudage. 2. Procédé de soudage unilatéral selon la revendication 1, caractérisé en ce que, quand llUléctrode consommable a atteint le point terminal de soudage de dernière passe, on coupe une fois le courant de soudage et on opère un soudage de rechargement de cratère avant et après le temps de coupure du courant de soudage, au moins deux fois au total, ce soudage de rechar- gement étant effectué en faisant pénétrer l'électrode consommable dans le cratère formé au cours de la dernière passe. 3. Procédé de soudage unilatéral selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en cghulon applique une gorge de soutien, présentant une section droite de forme arquée ou analogue, contre le dos de la rainure de soudage, ladite gorge ayant une profondeur non inférieure à 3 mm et une largeur non inférieure b 15 mm. 4.Procédé de soudage unilatéral selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite gorge est recouverte d'une couche réfractaire, essentiellement formée de Si02 ou d'un matériau à point de fusion non inférieur à celui de SiO2 ayant une épaisseur non inférieure à 0, 3 mm. 5. Procédé de soudage selon lequel on enchaîne en continu un soudage suivant une ligne de soudure sensiblement verticale avec un soudage suivant une ligne de soudure sensiblement horizontale, caractérisé on ce qu'on opère le soudage vertical par une technique choisie à volonté, en progressant de bas en haut suivant la ligne de soudure sensiblement verticale, puis on opère,pai#pro- cédé selon lune quelconque des revendications f à 4,le soudage suivant la ligne de soudure sensiblement horizontale.