La présente invention, concernant la structure générale des bâtiments, est plus spécifiquement relative à la construction des planchers, voûtes, coupoles, et parois analogues en béton0 L'invention vise à procurer un mode de construction de ces planchers ou voûtes ou parois analogues, qui présente plusieurs avantages par rapport à ceux habituels, notamment - simplicité de mise e oeuvre; en particulier, absence de décoffrage; - bas prix de revient; - légèreté relative(de l'ordre de 2 kg/m2); - rapidité d'exécution, et - bonne résistance à la corrosion, Selon l'invention, le plafond, voûte ou paroi analogue en béton comporte une feuille mince d'un produit stratifié ou texturé ou une tôle mince métallique inaltérable, conformée de façon à présenter des saillies creuses dont la convexité est dirigée vers le bas et constituant des nervures ou protubérances, ladite feuille servant de coffrage perdu pour le coulage du béton dans lesdites saillies et étant associée à un treillis de ti- ges métalliques logé dans lesdites saillies, qui sert d'armature au béton une fois qu'il y est coulé, 1'invention sera mieux expliquée et comprise en se reportant à la description qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif, et au dessin annexé, sur lequel, à la figure unique, on a représenté schématiquement, en perspective, un mode de réalisation de l'invention. Sur ce dessin, on voit en 1 la feuille utilisée, formant l'un des éléments fondamentaux de l'invention. Cette feuille est faite d'un matériau de synthèse stratifié ou texturé d'épaisseur convenable (0,5 à 3 mm par exemple) en polyester,PVO (chlorure de polyvinyle), en stratifié de fibres de verre, c'està-dire un matériau inaltérable et résistant, et qui se prête néanmoins à prendre la conformation voulue, par exemple par moulage sous pression. De préférence néanmoins, ladite feuille sera en stratifié moulé en place par projectif, ou obtenue par injection sous pression.Ladite conformation comprend des saillies creuses dont la convexité est dirigée vers le bas, en formant des nervures (ce qui est le cas de la figure) ou des protubérances d'autre forme. Oestre les nervures ou protubérances sont ainsi formés des alvéoles qui peuvent avoir toute forme voulue : carrés , rectangulaires, en losanges ou circulaires, etc.. Sur la figure, on a représenté des nervures, dont le bord avant dessine le profil transversal de la feuille conformée, On voit par exemple deux nervures I et II, le bord avant de cette deuxième étant désigné par CDA'B'. On a dans le cas présent une conformation à section en trapèzes accolés telle que A B C D As avec avec des conges de raccordement ou arrondis à chacun des angles de préférence; il faut comprendre néanmoins que toute autre forme d'ondulation ou alvéole pourrait être envisagée. Lesdites nervures I, II formant ainsi des saillies creuses ouvertes vers le haut, on a placé à l'intérieur des nervures une ou plusieurs tiges d'armature (en fer rond de 8 à lOmm de diamètre) 2I, 2II qui serviront pour armer le béton qui sera coulé à l'intérieur. Ces tiges sont supportées comme en soi connu par des cales de béton (non représentées)0 Il est clair qui est utile de ---prévoir une deuxième série de nervures, orthogonales ou transversales par rapport aux premières, de façon à ce que la feuille 1 comporte un ensemble de protubérances à contour fermé, alignées dans les deux sens (c'est-à-dire suivant ceux des séries de nervures). Ces protubérances peuvent avoir, comme déjà dit, un contour quelconque (carré, circulaire, etc...).Deux séries de tiges ou barres d'armatures sont alignées respectivement dans les nervures des séries correspondantes et soudées les unes aux autres, On obtient ainsi des treillis dont la largeur de maille, dont chacune entoure une protubérance, est par exemple de 20 x 20 cm, en admettant que la distance entre axes des tiges d'armature (2I-2II) soit donc de 20 cm, la hauteur de la nervure, dans le sens perpendiculaire, étant de 8 cm. Toutes ces indications chiffrées ne sont données, bien entendu, qu'à titre d'exemple et pour fixer les idées La structure des feuilles conformées et d treillis étant ainsi établie, on vient couler le béton dans l'intérieur des nervures. Le ciment peut remplir les nervures et me recouvrir les intervalles entre elles.Ou bien il peut s'arrenter au niveau supérieur des nervures (BCB'), Dans ce dernier cas, on peut poser une dalle indépendante par dessus. On peut aussi, toujours dans cette dernière hypothèse, choisir pour la feuille un matériau translucide ou transparent, par exemple du stratifié en fibres de verre, de sorte que l'intervalle entre nervures (correspondant à BC) permet un éclairage à travers cet interval leO Un avantage particulier de la structure selon l'inven- tion réside dans le fait que le béton ayant été coulé, il n'y a pas d'opération de décoffrage : la feuille l reste en place. En effet, le faible module d'élasticité de la structure, par rapport à sa résistance à la traction et à sa résistance à la compression, permet, par la "malléabilité" ainsi obtenue, de réaliser des formes complexes et des ensembles suspendus ou prétendus. Dans le cas où une charge de béton ou autre matériau s'appuie sur la structure décrite, il est bon de donner à la partie d'intervalle (BC) une contre-flèche comme indiqué en pointil 1é, Ceci n'est pas nécessaire pour les flancs (AB, CD, A'B') des nervures. L'exécution du plancher ou voûte, etc... peut s'effectuer dans la pratique à l'aide d'un échafaudage traditionnel,ledit plancher portant par deux, trois ou quatre côtés, ou par un nombre suffisant de points d'appui isolés, La mise en place, le réglage sur chantier, le clavage et le bétonnage de la dalle de compression éventuelle s'effectuent selon des techniques connues. On peut aussi couler le plancher au sol ou en atelier de préfa bricationO La figure illustre le cas d'un plancher de forme générale rectiligne. Il est clair que le même principe peut dtre acapté à une forme de courbure quelconque (voûte, coupole, etc..0 les lignes AXA', BCB' et les axes des tiges prenant les incurvations correspondantes, ainsi que les directions longitudinales des nervures lors-qu'il y a lieu, Si l'on choisit pour la feuille 1 un matériau de synthèse approprié (par exemple un polyester), il peut avoir des propriétés de résistance à la corrosion acide ou basique, qui sont précieuses pour assurer une protection convenable d'ouvrages exposés à des atmosphères agressives, tels que des batimentss industriels, des ouvrages maritimes, etc... Le matériau de synthS se de la feuille peut Btre coloré dans la masse (en bleu, en blanc, etc...)0 Si cette feuille est,par contre, une tôle métallique mince, elle peut etre avantageusement en "inox" ou en acier COR-TEN et façonnée à laide des techniques connues, Enfin, éventuellement, un habillage approprié, formant plafond, peut être appliqué sous la surface inférieure de la structure. Il va de soi que le mode de réalisation décrit n'est qugun exemple et qu'il serait possible de le modifier notamment par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour cela du cadre de l'invention0 REVENDICATIONS l. Plafond, voûte ou paroi, comprenant un élément en béton armé pourvu d'éviderents alvéolaires dans sa surface extérieure du bas, ledit élément étant obtenu par coulage de ciment autour d'armatures disposées dans un coffrage perdu en feuSr le mince de produit stratifié ou texturé, qui présente des creux dont la concavité est tournée vers le haut, définissant entre eux lesdits évidements, les expressions '1naut" et "bas" s'appli- quant à un dit élément horizontal, au moins sensiblement, caractérisé en ce que le béton remplit lesdits creux du coffrage, depuis le bas et jusqu'au haut desdits évidements, le tout de fa çon à constituer un réseau de poutrelles croisées en béton dont les intervalles sont couverts et raccordés seulement par les parties de feuilles de coffrage du haut des évidements alvéolaires. 2. Plafond, voûte ou paroi selon revendication 1, caractérisé en ce que la feuille de coffrage perdu est transparente ou translucide 30 Plafond, voûte ou paroi selon revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la feuille de coffrage perdu est colorée dans sa masse. 40 Plafond, voûte ou paroi selon l'une des revendications précédentes, comportant des évidements alvéolaires dont la partie du haut a une surface sensiblement horizontale et dont les parties latérales sont inclinées, lelit élément étant horizontal, caractérisé en ce qu'à la fois ladite surface sensiblement horizontale est bombée vers le haut et les parties latérales sont planes. Procédé de fabrication Jfun plafond, voûte ou paroi selon revendication X ou 4, caractérisé en ce qu'on coule le ciment dans le coffrage perdu pourvu de ses armatures, disposé horizontalement depuis le bas du coffrage jusqu'au haut desdits éventuellement évidements pour realiser un susait eiement, puis on eIaDllXjpar dessus une dalle de béton reposat sur ltélémentO