La présente invention concerne la précipitation électrostatique des particules entraînées dans un courant gazeux, notamment un procédé et un dispositif de pré@ipitation qui réduisent le ré-entraînement de la matière particulaire. On connaît et on utilise beaucoup la précipitation électrostatique des particules antraînées dans un courant gazeux dans de nombreuses applications industrielles st pour la purification de l'air. Il existe deux types de précipitateur électrostatique actuellement utilisés, le type "Cottrell" et le type à deux étages. Essentiellement, le type 'iCottrell" comprend plusieurs collecteurs fixes avec des émetteurs disposés au centre par rapport aux collecteurs et répartis régulièrement. Le type à deux étages comprend zone cour-te section contenant un certain nombre d'émetteurs fixes, suivie par une section relativement longue contenant plusieurs collecteurs fixes et des électrodes passives disposées au centre par rapport aux collecteurs.Lors du fonctionnement, les particules entraînées sont chargées et collectées sur toute la longueur des collecteurs dans le type "Cottrell",alors que la charge et le rassemblement des particules sont réalisés séparément dans les sections séparées du type à deux étages. La première section est appelée étage de charge de particules et la seconde étage collecteur. En pratique, le type "Cottrell" est utilisé en général pour des concentrations élevées en particules, de faibles vitesses des gaz et des applications continues, alors que le type à deux étages est utilisé uniquement pour de fables concertrations de par-si- cules, de grandes vitesses de gaz et des fonctionnements intermittents.Les dispositifs connus sont donc pas des précipitateurs universels convenant à la fois aux grandes concentrations de particules, aux grandes vitesses des gaz et aux applications continues Les principaux inconvénients du type "Cottrell" sont dus au ré-entraînement des particules et à la faible vitesse de précipitation. Le ré-entraînement des particules peut être provoqué par de turbulences aérodymamique es ou électriques OU par un ret-rait mécanique des particules ne donnant pas satis- faction.La faible vitesse de précipitation correspond à une faible vitesse d'entraSnement des particules due au champ de précipitation qui n1 est pas optimal, et qui est limité par les tensions de décharge par effluve Un autre inconvénient du type "Cottrell", lors du traitement de gaz contenant beaucoup de particules, est que celles-ci se déposent aussi sur les émetteurs. Jusqutà présent, on a essayé de compenser ces inconvénients par allongement de la zone collectrice de manière que la charge, le rassemblement et le ré-entraSnement défectueux soient compensés. L'inconvénient principal du type à deux étages est son inaptitude à maintenir les particules précipitées sur les plaques collectrices de étage collecteur, même lorsque le champ de précipitation est optimal. On a essayé de maintenir les particules à l'aide d'adhésifs chimiques placés sur les plaques collectrices, qui doivent ventre nettoyées et revêtues à nouveau dtadhésifs après chaque utilisation. Cette manière de procéder empoche le fonctionnement continu et le traitement de courants contenant beaucoup de poussière. On a aussi proposé des précipitateurs dans lesquels les surfaces collectrices de particules sont formées de courroies sans fin, conductrices, semi-conductrices ou isolantes, chargées ou non, qui se déplacent constamment ou périodiquement dans la zone collectrice. Bien que le ré-entratnement des particules dt au retrait mécanique soit réduit, la complexité du système mobile est inutilisable en pratique pour plusieurs raisons. L'invention concerne un précipitateur simple et efficace, combinant les avantages des dispositifs connus et remédiant à leurs inconvénients, si bien qu'il convient à toutes les applications de séparation de gaz, par exemple pour toute charge en particules, pour de grandes vitesses et dans des applications continues. L'inventicn a pour caractéristique de comprendre trois étages séparés, une section de précharge de particules, une section de charge de particules, et une section collectrice de particules. Chaque section peut autre rendue optimale de façon indépendante en fonction de son rtle. Le r81e de la section de précharge est la transmission dtune petite charge de mweme polarité que celle qui est acquise dans la section suivante de charge, à toutes les particules passant dans cette section. Avantageusement, la précharge d:une particule peut autre réalisée par charge par induction et conduction, si bien que le dépit de particules sur les électrodes ntempweche pas le fonctionnement de la précharge.Il faut cependant noter que la charge par induction et conduction est surtout efficace dans le cas de particules non diélectriques. La charge ultérieure des particules à saturation est réalisée dans une section de charge de particules qui met en oeuvre des décharges par effluve à partir d'électrodes émissives. Grâce à la section de précharge, il n'y a pas de dépit de particules sur les électrodes dans la section de charge, car il n'y a pas de particules déchargées ou de charges opposées dans la zone. En particulier, la section de précharge est disposée sous forme d'une ou plusieurs rangées d'électrodes sous forme de tiges délimitant une configuration à orifices pour les particules qui pénètrent, et pour le courant de gaz à ltentrée du précipitateur. Ces électrodes passives, c'est-àdire non émissives, sont portées à des potentiels élevés de mme polarité que celle des émetteurs de la section de charge. Les particules passant au niveau de ces électrodes sont alors chargées par induction à une faible valeur, mais à la misme polarité que celle be la charge ultérieure. Les électrodes de précharge peuvent avoir diverses autres configurations, par exemple annulaires,en nids d'abeilles, croisées ou tissées, de manière qu'elles délimitent des orifices pour le passage des particules et du courant gazeux. Le point principal est quelles ne soient pas émissives et quelles transmettent une charge de m & e polarité que celle qui est transmise aux émetteurs de la section de charge. Les électrodes non-émissives sont essentielles selon l'invention pour le ré-entratnement des particules qui sont chargées par conduction à la polarité convenable. Toutes les particules quittant la section de précharge sont alors chargées à saturation par un champ dans la section de charge. La caractéristique importante du fonctionnement de la section de charge est que toutes les particules qui pénètrent ont une petite charge de meme polarité que celle des émetteurs et en conséquence les particules sont maintenues à distance des émetteurs qui restent propres et conservent leurs propriétés de charge. Avantageusement, la section de charge doit avoir toute configuration convenant à la charge des particules par des effluves, et la géométrie peut autre rendue optimale pour la charge des particules à saturation et un rassemblement minimal des particules. Selon l'invention, une turbulence électrique et des gerbes d'ions favorisent le rassemblement des particules et empêchent le ré-entraSnement des particules dans la section collectrice. Dans un mode de réalisation, une section collectrice formant un conduit comprend une électrode passive centrale et plusieurs émetteurs placés à une faible distance des surfaces collectrices du conduit, mais à une grande distance de l'électrode passive centrale. Une haute tension, de mdme polarité que celle des émetteurs de la section de charge, est appliquée à l'électrode centrale.Une autre tension d t amplitude convenable mais inférieure à celle de l'électrode centrale et de meme polarité que celle de cette électrode, est appliquée aux émetteurs de la section collectrice. Les émetteurs de celle-ci ont un petit diamètre et sont placés près des surfaces collectrices,mais loin de 11 électrode centrale. En conséquence, le champ optimal de précipitation dû à la tension maximale convenant à l'électrode centrale, sans décharge disruptive, n'est pratiquement pasperturbé. De plus, les émetteurs de la section collectrice forment des gerbes d'ions qui maintiennent les particules sur la surface collectrice jusqu'à leur entratnement délibéré. Lors du fonctionnement des émetteurs qui sont placés très près des collecteurs, la turbulence électrique est limitée à de petits tourbillons formés dans la région des émetteurs et des surfaces collectrices. Cette région comprend aussi la couche limite aérodynamique. Ainsi, les petits tourbillons formés le long de la paroi collectrice favorisent l'entra- nement aérodynamique des particules de la région centrale vers les plaques collectrices, les particules étant déjà en tratnées par le champ optimal.Chaque fois que les particules rassemblées forment une épaisseur suffisante pour quelles puissent tomber par gravité, une force mécanique convenable de retrait peut autre appliquée aux collecteurs. Les particules qui sont alors sous forme fluide et qui pourraient Qtre ré-entraSnées lors du retrait mécanique sont cependant immédiatement chargées par les émetteurs proches. De plus, comme les émetteurs de la zone collectrice assurent l1ionî- sation du courant gazeux uniquement au voisinage immédiat des plaques collectrices, le vent électrique qui accompagne cette ionisation est délimité à de faibles tourbillons adjacents aux plaques collectrices. Ces tourbillons balaient les particules qui sont rechargées et les entraRnent vers les plaques collectrices. D'autres caractéristiques et avantages de l'inven- tion ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est une coupe horizontale en plan dpun mode de réalisation de précipitateur électrostatique de l'in- vention - la figure 2 est une coupe verticale du mode de réalisation de la figure 1 - la figure 3 est une coupe horizontale agrandie de la section de précharge de l'appareil de la figure 1 - la figure 4 est une coupe horizontale d'une variante du précipitateur de l'invention ; et - la figure 5 représente un détail agrandi de la section collectrice de la figure 4. La figure 1 représente un mode de réalisation de l'invention comprenent un conduit 60 de courant gazeux divisé en trois sections, la section 20 de précharge des particules, la section 30 de charge des particules et la section 40 collectrice. Un certain nombre d'électrodes non émissives 22 en forme de tiges sont disposées très près les unes des autres dans le conduit 60 de la section 20, et sont maintenues par un nombre convenable de supports isolants non représentés. Les parois internes du conduit 60 délimitent des surfaces collectrices 50. Les électrodes 22 et les zones adjacentes des surfaces ou plaques 50 délimitent, la section 20 de pré charge. La section 30 de charge est placée en aval de la section 20 et comprend deux émetteurs 32 formés de fils métalliques et placés au centre du conduit 60. Ces émetteurs 32 sont montés dans le conduit 60 sur des supports isolants convenables non représentés qui isolent électriquement les plaques 50. La section collectrice 40 comprend une feuille cen -trale 42 d'électrode isolée des plaques 50 et qui sépare le conduit 60 en deux conduits 70. Diverses électrodes émissives 44 formées de fils métalliques sont aussi isolées des plaques 50 et sont placées à égale distance les unes des autres et très près des plaques 50. Il faut noter que le nombre et la configuration des électrodes de chaque section 20, 30 et 40, représentées sur le dessin, sont purement illustratifs.Par exemple, lsélectrode 20 peut comprendre non seulement une seule rangée, mais aussi un nombre différent ; les éléments très rapprochés en forme de tige conviennent, mais on peut aussi-utiliser des anneaux,des nids dSabeilles, des plaques perforées, des éléments croisés, de manière que l'électrode 20 comporte des orifices pour le passage des particules et du courant gazeux, 11 ensemble formant une configuration serrée et non-émissive. Toutes les électrodes 22, 42 et les émetteurs 32, 44 sont reliés à des alimentations à haute tension de mzeme polarité par rapport aux plaques 50 ; comme représenté sur la figure 1, leurspotentiels sont négatifs par rapport à celui de la plaque 50 qui est à la masse comme représenté. Le potentiel de l'électrode 22 est maintenu à une valeur qui ne crée pas de décharge par effluves. Les émetteurs 32 sont cependant à la tension optimale de charge des particules par effluves. L'électrode 42 est maintenue à une tension optimale juste inférieure au seuil de décharge disruptive, et créé ainsi le champ maximal de précipitation destiné au rassemblement des particules0 a tension des émetteurs 44 est minimale et juste suffisante pour le maintien de décharge par effluves et de gerbes disions convenables pour que les particules subissent une force de maintien lorsqu'elles sont col lectées. Les particules et les courants gazeux sont représentés par des flèches sur la figure 1. A l'entrée du conduit 60, la plupart des particules du courant traversent l'électrode 22. Néanmoins, certaines d'entre elles heurtent l'électrode 22 et se déposent sur elle. Comme représenté sur la figure 3, les particules qui traversent l'électrode 22 sans la heurter ont une petite charge négative, transmise par induction. Les particules qui se déposent sur 22 prélèvent des charges négatives par conduction. Si les particules qui se sont déposées sur lsélectrode 22 sont ré entraSnées dans le courant gazeux, elles transportent une petite charge négative. Ainsi, toutes les particules quittant la section 20 sont chargées négativement. La charge supplémentaire des particules à saturation est assurée par le champ des émetteurs 32 de la section 30. Comme le seul rtle du champ de la section de charge est la charge des particules (et non pas la précipitation), le champ peut wetre rendu optimal à cet effet et les conduits peuvent Stre disposés de manière que les émetteurs 32 restent des éléments propres. De plus, le champ dans la section, 30 créé par les émetteurs 32, doit wetre disposé uniquement sur une courte longueur axiale du conduit, dans le sens de l'écoulement, car la constante de temps de charge des particules est de l'ordre de quelques millisecondes et le rassemblement des particules n'est pas le rtle de cette section. De plus, plus la section de charge est courte et plus la probabilité pour que les particules se déposent dans celleci est faible. Comme il nty a pas de rassemblement des particules, l'alignement des émetteurs 32 par rapportaux plaques 50 est plus -facile à réaliser que dans les dispositifs connus du type "Cottrell" dans lesquels le champ émetteur est le principal responsable du rassemblement des particules. Dans la section collectrice 40, un champ électrique uniforme optimal de précipitation des particules chargées est imposé par le potentiel appliqué à la plaque 42. Plusieurs émetteurs 44 sont placés très près des plaques 50 de part et d'autre de l'électrode 42. Les émetteurs 44 sont régulièrement répartis sur les deux parois 50 et forment une turbulence électrique qui est imitée à de petits tourbillons placés dans la région de la couche limite aérodynamique adjacente à chacune des parois 50 dans la section 40.En réalité, le vent électrique créé par les émetteurs 44 agit comme un plan de pompes électriques d2air modifiant le débit de gaz au voisinage immédiat des plaques 50. Bien que cet effet de pompage puisse astre négligeable au point de vue aérodynamique, il joue un certain rtle en accroissant la vitesse de précipitation des particules, par rapport à celle qutassure le champ de précipitation électrostatique seul. Lorsque les particules portant une charge de saturation pénètrent dans la section 40, elles sont entratnées électriquement vers les plaques collectrices dans le champ électrique optimal créé par l'électrode 42. De plus, lorsque les particules se déplacent près des émetteurs 44, elles sont immédiatement soumises à la turbulence électrique due à l'io- nisation de l'air entre les émetteurs 44 et la paroi collectrice 50 adjacente. De plus, les émetteurs 44 forment aussi des gerbes d'ions qui transmettent à nouveau les charges aux particules rassemblées sur les plaques collectrices 50, si bien qu'unie force électrostatique élevée s'exerce constamment sur les particules collectées, cette force s'opposant au ré-entrainement des particules dans le courant gazeux. A cet égard, les dispositifs de l'invention sont totalement différents des dispositifs connus à deux étages dans lesquels les particules perdent leur charge après rassemblement, en un temps qui dépend de leur conductivité et du moment où la force électrostatique n'est plus suffisante pour empocher le ré-entraSnement des particules. Lorsque la couche de particules rassemblées sur les plaques 50 devient suffisamment épaisse pour-qu'elle tombe sous son propre poids, une force mécanique classique de retrait peut titre appliquée aux plaques 50. Des mécanismes de frappe sont bien connus. Dans le cas où les particules forment un fluide au cours du procédé de frappe, elles sont cependant chargées immédiatement par les émetteurs voisins 42 et ramenées par mélange par turbulence t diffusion dans les petits tourbillons aérodynamiques, de manière à titre rassemblées immédiatement. Il faut noter que le champ optimal créé par l'électrode 42 n'est pas notablement modifié par le champ d1ionisation provenant des émetteurs 44, car ceux-ci sont très près des parois 50.Ainsi, le ré-entraSnement des particules dû au retrait mécanique ne pose pas de problème selon l'invention. Ainsi, la zone 40 comprend une électrode centrale passive c'est-à-dire qui ne provoque pas l'ionisation du courant gazeux principal. En conséquence, il n'y a pas de vent électrique dû à l'électrode centrale et le champ créé par celle-ci peut wetre rendu optimal pour le dépit des particules. Cette caractéristique est différente du méca-nisme du précipitateur "Cottrell" dans lequel un vent électrique souffle dans toute la section du conduit et forme de grands tourbillons et des remous qui favorisent le ré-entraSnement continuel des particules.Au voisinage de la couche limite aérodynamique-des parois 50 cependant, les électrodes émettrices de l'invention ont un rôle double, celui de créer une turbulence électrique bien délimitée dans la couche limite et celui de créer des gerbes d'ions avec les particules collectées. Ces gerbes durions maintiennent chargées les particules collectées et empêchent quelles ne soient réentrainées. Les figures 4 et 5 représentent un autre mode de réalisation de l'invention qui comprend une section 220 de précharge, une section 230 de charge et une section 240 collectrice. Cependant, la section 220 et la section 230 sont maintenant divisées en quatre sous-conduits étroits formés par les plaques 250 et les plaques auxiliaires de masse 250t. Le sous-conduit externe comprend des électrodes 222 de précharge de polarité négative et des électrodes émissives 232 placées dans la section 230 de charge et de polarité négative. Le sous-conduit interne comprend des électrodes 222l de précharge de polarité positive dans la section 220 et des électrodes émissives 232' de polarité positive dans la section 230 de charge. Ltelectrode centrale 242 de la section collectrice 240 est reliée à une source de tension externe de polarité opposée à celle des émetteurs 2722 les plus proches dans la section de charge. Deux rangées de nouveaux émetteurs 24t' sont placées près de 12 électrode 242, en plus des émetteurs 244 proches des plaques 250 collectrices. La tension appli quée aux émetteurs 244' a la meme polarité que celle de l'électrode 242, mais une amplitude inférieure. Comme représenté sur la figure 5, les émetteurs 244' sont à une tension inférieure à celle de l'électrode 242 et de polarité positive par rapport à celle de cette électrode.Les émetteurs 2442 créent donc des gerbes d'ions positifs vers 12 électrode 242. De petits tourbillons aérodynamiques sont aussi créés et délimités dans la couche limite près de 12 électrode 242. De manière analogue, des gerbes d'ions négatifs et des tourbillons formés dans la couche limite près des plaques 250 sont formés par les émetteurs 244. Lorsque les particules quittent la section 220, elles sont chargées par induction et conduction et prennent une faible charge de polarité correspondant à celle des électrodes 222 et 2229. Les particules sont alors chargées à saturation par les émetteurs correspondants 232 et 232' de la section 230. Dans la section 240, les particules qui ont des charges positives sont recueillies par l'électrode centrale 242 et celles qui ont les charges négatives par les plaques 250. Dans ce mode de réalisation, les surfaces collectrices de particules sont doublées par rapport au mode de réalisation de la figure 1, pour le mtme volume de conduit. Ainsi, l'invention concerne un précipitateur électrostatique à trois étages, un premier étage de précharge comprenant des électrodes rapprochées et passives, un second étage de charge à saturation mettant en oeuvre des électrodes de décharge par effluves, dans une région délimitée selon une courte longueur axiale de l'écoulement, de manière que le dépût des particules soit minimal sur les émetteurs, et enfin un étage collecteur de particules qui met en oeuvre une électrode passive créant un champ optimal de précipitation des particules déjà chargées et de plus, dans la région de la couche limite aérodynamique des surfaces collectrices, plu sieurs petites électrodes émettrices polarisées de manière qutelles créent une turbulence électrique délimitée dans la région de la couche limite et des gerbes dotions, maintenant les charges électriques sur les particules collectées au niveau des surfaces collectrices. Il est bien entendu que l'invention nga été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter de nombreuses équivalences techniques à ses éléments constitutifs Par exemple, lors de la réalisation d'un dispositif selon l invention, on peut utiliser les di mensions et tensions suivantes. Dans la section 20, la tension Vpc appliquée à l'électrode 22 peut être de ;L'ordre de 10 kV pour les électrodes 22 qui ont un diamètre compris entre 3,2 et 6,4 mm.Dans la section 30, la tension Vpe appliquée aux électrodes 32 peut être de l'ordre de 35 kV pour les électrodes émissives formées de fils métalliques qui ont un diamètre de 0,5 à 1 mm. il est clair que les électrodes 32 peuvent avoir une autre disposition, par exemple en dents de scie, sous forme doune rangée de pointes, avec des ardillons, etc. Lorsque la tension Vpe est égale à 35 kV, l'intensité E32 du champ électrique voulue dans la section de charge est de l'ordre de 30 à 32 kV/cm. Dans la section 49, la tension Vp appliquée à 12 électrode 42 peut être de l'ordre de 15 kV/cm de la distance d comprise entre l'électrode centrale et la paroi 50, une intensité E de 15 kV/cm étant souhaitable. La tension Vdis appliquée aux électrodes 44 peut ôte de lzordre de 10 kV pour les électrodes 44 qui sont formées de tiges métalliques de diamètre compris entre 0,5 et I mm. Les électrodes 44 peuvent être placées à 6 mm environ de la paroi 50. REVENDICATIONS 1. Appareil comprenant un conduit de passage de gaz et destiné à la précipitation électrostatique de particules en tratnées par un courant gazeux, caractérisé en ce fusil comprend un dispositif non-émissif de précharge de particules placé dans le conduit, un dispositif de charge de particules par effluves,placé dans le conduit en aval du dispositif de précharge, un dispositif non-émissif destiné à créer un champ collecteur, placé dans le conduit en aval du dispositif de charge et délimitant une région collectrice du conduit, et plusieurs dispositifs émissifs adjacents à la surface de la région collectrice. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que les dispositifs émissifs adjacents à la surface collec trice sont polarisés de manière à créer une turbulence électrique dans la région de la couche limite de la surface; 3. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que les dispositifs émissifs adjacents à la surface collectrice créent des gerbes d'ions vers la région de la couche limite. 4. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif de précharge comprend plusieurs électrodes rapprochées et délimitant des orifices destinés au passage des particules et du courant gazeux. 5. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qutil comprend un dispositif de canalisation de courant gazeux placé dans le conduit dans la zone délimitée par le dispositif de précharge et le dispositif de charge et séparant le conduit en un certain nombre de sous-conduits comprenant chacun un dispositif de précharge et un dispositif de charge, un dispositif polarisant séparément les dispositifs de précharge et de charge placés dans le sous-conduit associé. 6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que le dispositif de précharge de particules et le dispositif de charge contenus dans le meme sous-conduit ont la même polarité électrique. 7. Appareil de précipitation électrostatique de particules entraînées dans un courant gazeux, caractérisé en ce quXil comprend un conduit ayant une entrée et une sortie des tinées au courant gazeux et des surfaces conductrices reliées à une source dtun potentiel de référence, un dispositif de précharge de particules placé à 11 entrée du conduit et relié à une source de potentiel destinée à appliquer un champ électrique non-émissif au voisinage de l'entrée du conduit, des électrodes émissives placées dans le conduit en aval du dispositif de précharge et destinées à établir un champ électrique émissif sur une courte longueur axiale du conduit, cette électrode émissive délimitant une région de charge à saturation de particules dans le conduit, une électrode centrale comportant une surface collectrice de particules placée dans ledit conduit en aval des électrodes émissives, 1 t électrode centrale étant reliée à une source de potentiel établissant un champ collecteur non-émissif et passif de particules suivant une longueur axiale notable du conduit, le champ étant dirigé de l'électrode centrale vers les parois du conduit, et plusieurs électrodes émissives placées en regard de l'électrode centrale sur toute la longueur de celleci et destinées à créer des gerbes d'ions au niveau de la couche limite aérodynamique de l'électrode centrale. 8. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comprend de plus un second ensble d'électrodes émissives placé dans le conduit près des surfaces conductrices des parois, sur une longueur axiale sensiblement égale à celle de l'électrode centrale dans le conduit, le second ensemble d'électrodes émissives étant relié à une source de potentiel destinée à la création de gerbes dtions dans la couche limite aérodynamique voisine des surfaces des parois du conduit. 9. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'électrode centrale est reliée à une source de potentiel de polarité opposée à celle des électrodes émissives les plus proches dans la région de charge. 10. Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif de canalisation placé dans le conduit dans la zone délimitée par l'électrode de précharge et l'électrode de charge et divisant le courant gazeux en plusieurs sous-conduits qui comprennent chacun une électrode de précharge et au moins une électrode de charge à saturation, lXun au moins des sous-conduits contenant une électrode de pré charge reliée à une source de potentiel de polarité opposée à celle de l'électrode de précharge dtun autre sous-conduit. 11. Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce que les électrodes de précharge et de charge dpun meme sousconduit sont reliées à des sources de potentiel de meme polarité. 12. Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce que le premier ensemble d'électrodes émissives est polarise de manière quelles transmettent des gerbes d2ions de polarité opposée à celle des gerbes dtions formées par le second ensemble d'électrodes émissives. 13. Procédé de prépipitation électrostatique de particules entraînées dans un courant gazeux, caractérisé en ce qutil comprend la circulation du courant gazeux dans une zone de précharge de particules de manière qu'unie charge minimale au moins soit transmise à pratiquement la totalité des particules, la circulation de toutes les particules portant ainsi une charge dans une zone comprenant un champ d'effluves de manière que toutes les particules préchargées prennent une charge de saturation, la circulation des particules ainsi chargées à saturation dans un champ de précipitation nonémissif qui rassemble les particules sur une surface collectrice, et la création de gerbes locales dpions.avec les particules placées sur la surface collectrice de manière que celles-ci conservent leur charge. 14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce qutil comprend de plus la formation doune turbulence électrique réglée limitée à la région de la couche limite aérodynamique de la surface collectrice. 15. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que la surface collectrice comprend deux plaques de polarités opposées, les diverses gerbes d'ions ayant chacune une po laité qui correspond à celle de la plaque associée, 16. Précipitateur de particules, du type dans lequel des particules entraSnées dans un courant gazeux sont soumises à un champ effluves assurant une charge à saturation, puis à un champ passif de précipitation dans une zone collectrice, ledit précipitateur étant caractérisé en ce qutil comprend une zone de pré charge de particules place avant le champ effluves et appliquant une charge minimale au moins à la totalité en pratique des particules pénétrant dans le champ dteffluves, et en ce que des gerbes locales d'ions sont formées dans la région de la couche limite aérodynamique de la surface collectrice de la zone collectrice.