La présente invention a trait au domaine des doyens de déplacement de l'homme sur la surface de l'eau et concerne plus spécialeient un ensemble de skis nautiques ou flotteurs de conforiation particulière et de bâtons manoeuvrables par l'utilisateur, en position debout, et destinés à 18 propulsion. Divers dispositifs destinés à permettre à l'homme de glisser et de se propulser, en position debout, sur la surface de l'eau, ont déjà été décrits, dont certains depuis fort longtemps. Par exemple, oa a préconisé l'utilisation de deux parallélogrammes En liège, en forie de petits bateaux, attachés ensemble et sur lesquels l'homme fixe ses pieds (brevet fraaais N 480.278 du 19 août 1915). Toutefois, dans un tel système, l'homme devait être muni à la fois de moyens d'équilibre tels que butons du type balançoires et de doyens annexes de propul- sion tels que moteur électrique dans le dos. lien n'était donc prévu pour assu- rer d'une part une propulsion par la seule énergie de l'utilisateur et d'autre part la stabilité statique et dynamique (déplacements directionnels) des deux flotteurs. On a proposé plus récenent l'adoption d'une combinaison de butons de propulsion et de skis nautiques selon laquelle le oorps du aki et des peines asso- ciéasaux bâtons sont réalisés en un matériau rempli d'air à une pression appro- priée (brevet français 1069.09595 du 31 @ars 1969). Un tel enseable, s'il pernet une correcte stabilité statique sur les flotteurs, ne convient guère pour le déplacement dynamique car l'utilisateur peut difficilement maintenir une position parallèle des flotteurs, d'autant que rien n'est prévu sur la face intérieure de ces dernierspour assumer leur bon équilibre sur l'eau. Certes, selon un perfectionnement de cette invention (brevet français n069.24442 du 17 juillet 1969, certificat d'addition au précédent brevet), on a tenté d'améliorer la stabilité du ski en prévoyant la disposition du pied de l'utilisateur au fond d'une cavité aménagée dans la coque creuse du ski ou flotteur et en installant éventuellcient une quille sous ce dernier.Toutefois, une telle position des pieds est fort in coarmode et nuit à un bon glissement directionnel sur l'eau du fait que l'utilisa~ teur ne peut agir sur l'inclinaison dans l'eau du flotteur comme cela est possible lorsque le pied repose directement sur une surface quasiient plane du ski. Par ailleurs, comme dans l'autre cas de réalisation précité, le maintien en position parallèle des flotteurs s'avère pratiquement impossible dès que la surface de l'eau est mouvementée. Selon une vrriante d'exécution on a proposé d'utiliser comme skis ou flotteurs des esquifs di type périssoire munis d'une quille ou dérive constituée par une sorte de puits en forme de botte, situé sous la partie centrqle du flotteur et dans lequel l'homme introduit son pied.La stabilité de l'utilisateur, en position debout, est assurée, ainsi d'ailleurs que la propulsion, à l'aide de bâtons-béquilles munis à leur extrémité d'un plateau flottant dont un panneau est articulé sur charnières (brevet français N070.1j681 du 14 avril 197û). Par la nécessité de mise en oeuvre de moyens complexes pour assurer un correct équilibre statique sur l'eau (plateaux disposés à plat sur la surface du liquide) et un déplacement en surface (panneaux articulés) ainsi que par l'emploi d'une dérive centrale en forme de botte, un tel système est d'une réalisation coûteuse et ne permet pas un déplacement rapide sur 1 eau ni une action directe du pied de 1 'utili- sateur pour modifier l'inclinaison avant-arrière, ou vice versa, du flotteur par rapport à la nappe d'eau. La présente invention permet de pallier les inconvénients précités des dispositifs déjà connus et apporte une solution élégante et relativement peu conteuse au problème de la mise à disposition de l'homme de flotteurs parfaitement stables et de moyens de propulsion efficaces de manière à assurer d' excellen- tes stabilités statiques et dynamiques, un parfait glissement à la surface de l'eau et une direction parallèle des flotteurs. Le nouveau dispositif selon l'invention, constitué également par une cousbinaison de deux skis ou flotteurs et de deux bâtons de propulsion, est remarquable par le fait que : d'une part, les flotteurs, reliés entre eux par des moyens élastiques sont constitués par une coque à intérieur creux conformée de fa çon dissymétrique par rapport au plan médian vertical desdits flotteurs, les, bords internes et qui se font face pour chaque flotteur ayant un volume qui est plus dé veSoppé que les bords externes, pratiquement plans, et qui englobe la dérive, cette dernière se trouvant de ce fait décalée du coté de ces bords internes par rapport audit plan médian; d'autre part, Ïes bâtons ont leurs extrémités constituées par un organe de propulsion en matériau rigide de forme incurvée dont la concavité est orientée vers la surface du plan d'attaque de l'eau, à la façon par exemple d'une "patte de canard". Selon une caractéristique essentielle du flotteur selon l'invention, les moyens de fixation des pieds, situés sur la face supérieure de chaque flotteur, sont décalés du côté du bord interne de telle sorte que ces moyens ainsi que la dérive sont situés du même câté par rapport au plan médian vertical du flotteur. En outre, il existe également un décalage entre la dérive et les moyens de fixation des pieds, la droite verticale qui passe par la pointe entre de la dérive se trouvant plus proche du bord interne de chaque flotteur que la droite verticale passant par le centre des moyens de fixation. Gracie à cette nformation particulière et à cette adaptation de la coque du flotteurala stabilité de l'utilisateur est parfaite et rend toute chute fortement improbable. En outre, le glissement dur l'eau du flotteur est bon et permet d'atteindre des vitesses élevées, nettement supérieures à celles obtenues avec un flotteur à dérive centrale servant de logement pour le pied du skieur. Les moyens de fixation des pieds peuvent tre constitués par tout système connu de forme appropriée, tel que par exemple des lanières de largeur réglable ou encore un chausson en matériau caoutchouteux. Lors de l'utilisation des flotteurs selon l'invention, ceux-ci sont reliés entre eux par au soins un doyen élastique permettant de maintenir les flotteurs en position approximativement parallèle tout en coeiser',ant grande souplesse de M- noeuvre.L'action permanente de redressement des flotteurs, opérée par ce moyen, coopère harmonieusement avec les efforts imprimés par les 'eux pieds sur la surface des flotteurs pour assurer l'équilibre entre les effets de roulis et de tangage ainsi qu'avec la force de rappel exercée par le pied qui se trouve en arrière Selon une caractéristique de l'invention, l'organe de propulsion fixé aux bâtons manoeuvrés par l'utilisateur est non pas une palme en matérian souple ni un plateau articulé nais une pièce rigide de forte incurvée et élargie vers l'avant de façon à offrir une bonae résistance à la surface de l'eau l@raqu'on type le boston à l'avant du flotteur afin de créer la propulsion. En pratique, l'organe de propulsion ainsi que la coque des flotteurs peu, vent btre réalisés en tous matériaux actuellement cemms pour les dispositifs de ty pes analogues. Des alliages légers comme des alliages d'aluminium ou, lieux alors des ratières thermoplastiques oa theriodurcissables tels que,par exemple, des stratifiés fibres de verre-polyesters conviennent bien. Selon une variante, on peut gale- ment et de façon avantagense réaliser les flotteurs en un matériau gonflable à l'air, comme par exemple en caoutchouc naturel Ca synthétique. A titre d'exemple un iode de réslisation du dispositif selon l'invention est illustré par les dessins de la planche annexée sur lesquels ont été représentés schématiquement : - sur les figures 1 et 2, des vues des flotteurs, respectivement en projection sur un plan horizontal et de profil - sur les figures 3 et 4, des vues en perspective depuis l'arrière de chaque flotteur - sur les figures 5 et 6, les bâtons de types skis munis de leur organe destiné à la propulsion et vues respectivement de profil et de face. On peut voir sur chacun des flotteurs I et 2, reliés ici par deux noyons élastiques 3 et 4 tels que par exemple des lanières de caoutchouc, les @ emplacements de chaque pied,5 et 6, qui sont décalés du centre et rapprochés des bords internes 7 et 8 de chaque flotteur. La dissymétrie de conformation des flotteurs est clairesent visible sur les figures 3 et 4 où l'on remarque l'importance des volumes des oeuvres vives à babord du ski droit (fig.4) et à tribord du ski gauche (fig.3). Les dérives respectives 9 et 10 de chaque flotteur ont leurs pointes extrêmes nettement décalées par rapport au plan médian vertical 11 des flotteurs et se trouvent proches des bords internes de ceux-ci.En outre, les moyens de fixation des pieds 5 et 6 sont eux-mêmes situés entre le plan 11 et @a droite verticale 12 passant par les sommets des dérives 9 et 10. Enfin, on voit sur la figure 5 la forme incurvée de l'organe de propulsion 13 fixé aux bâtons 14 du type bâton de ski, cette forme ayant un peu l'allure d'une patte de cana@d et pereettnt d'attaquer l'eau avec la partie avant 15 > de concavité tournée vers la surface de l'eau. Il s'est avéré, en pratique, qu'un dispositif conforme à l'invention, tel que celui décrit, permettait d'obtenir l'ensemble des résultats visés et se prêtait excellement aux déplacements sur des eaux cames ou agitées (par exemple en mer) tant à titre de promenades qu'à celui de compétitions.Par exemple, la réalisation d'un prototype d'une coque creuse de flotteurs en stratifié fibres de verre-résine polyester, conforme à la structure indiquée figures 9 et 10 et dont les dimensions étaient approximativement les suivantes longueur : 1,60 à 1,70 n largeur : 0,40 m distance : pointe extrême de la dérive-face supérieure du flotteur s 0,20 m a permis de constater que d'une part l'utilisateur ne tombait pratiquement janais tant la stabilité était bonne et que d'autre part le guidage, grâce aur moyens élastiques de liaison entre les flotteurs, et le glissement sur l'equ, grâce aux moyens de propulsion rigides, autorisaient des vitesses de déplacement relativement élevées. Les mêmes résultats ont pu être obtenus en utilisant des flotteurs en caoutchouc gonflable. REVENDICATIONS 1) Dispositif permettant le déplacement de l'homme sur la surface de l'eau et comprenant la combinaison de deux skis ou flotteurs en un corps creux muni sur sa face supérieure de moyens de fixation des pieds et sur sa face en contact avec 11 eau dtune quille ou dérive ainsi que de deux battons de propulsion, les moyens de fixation des pieds sur la face supérieure de chaque flotteur étant décalés du côté du bord interne dudit flotteur, par rapport au plan médian vertical de ce dernier de telle sorte que lesdits moyens de fixation et la dérive sont situés du meme cote par rapport à ce plan, les moyens de fixation des pieds et la dérive étant eux-memes décalés l'un par rapport à lsautre, la droite verticale passant par la pointe extrême de la dérive se trouvant plùs proche du bord interne de chaque flotteur que la droite verticale passant par le centre desdits moyens de fixation, le dispositif étant c a r a c t é r i s é en ce que les flotteurs, reliés entre eux par des moyens élastiques constitués par au moins deux rubans ou lanières en matériau caoutchouteux ou analogue disposés respectivement sur chacun des bords internes avant et arrière des flotteurs, sont constitués par une coque à intérieur creux conformée de façon dissymétrique par rapport au plan médian vertical desdits flotteurs, les bords internes et qui se font face pour chaque flotteur ayant un volume qui est plus développé que les bords externes pratiquement plans et qui englobe la dérive, cette dernière se trouvant de ce fait décalée du coté desdits bords internes par rapport audit plan médian ; et en ce que les batons sont terminés par un organe de propulsion en matériau rigide de forme incurvée à concavité tournée vers la surface du plan dtattaque de liteau. 2) Dispositif selon la revendication 1, c a r a c t é r i s é en ce que le flotteur est réalisé en matière plastique, comme un stratifié fibres de verre-polyester, ou en alliage léger, ou par toute structure connue permettant d'obtenir un volume creux à ltintérieur de la coque dudit flotteur, ou telle qutune structure gonflable ou remplie d'une matière de densité nettement inférieure à 1. 3) Dispositif selon la revendication 1, c a r a c t é r i s é en ce que l'organe de propulsion disposé à l'extrémité de chaque bâton est réalisé en matière plastique ou en alliage lèger, par tout moyen connu. 4) Dispositif selon la revendication 1, c a r a c t é r i s é en ce que les moyens de fixation des pieds sont constitués par une lanière en matériau élastique ou une préforme du type chausson dans laquelle on enfile le pied.