FR 2490568 A2 19820326 FR 8020179 A 19800919 La présente invention concerne un perfectionnement supplémentaire au dispositif décrit par la demande de brevet français 80-07847 du même déposant, et la présente demande constitue une addition à la demande principale 80-07847. Le dispositif décrit dans la demande principale s'applique à une suspension pendulaire classique pour véhicule ferroviaire, où chaque boite d'essieu est solidaire dtun ressort à lames, et où le chassies du véhicule est suspendu aux extrémités de chaque ressort à lames par au moins une paire d'anneaux retenus dans des coussinets en forme de gorges conjuguees dans des pièces de liaison, elles-memes articulées respectivement sur l'oeil d'extrémité du ressort et sur une main fixe du chassis. La figure 2 du brevet principal montre une telle suspension avec deux paires d'anneaux 8 et 9 reliés par une pièce de liaison intermédiaire 10. Les particularités nouvelles décrites par le brevet principal visent surtout à l'amortissement des déplacements relatifs transversaux entre le chassis et l'essieu. Ceci est obtenu en créant, dans la zone d'appui entre l'anneau et la gorge-coussinet, un contact sur deux génératrices seulement de telle sorte que dès le début d'une oscillation le mouvement relatif initial de roulement sans friction de l'anneau sur le coussinet soit remplacé par un déplacement avec friction sur l'une et/ou l'autre des génératrices selon le sens de l'oscillation. Pour cela on peut indiffèremment, soit créer un méplat sur la pièce convexe, comme sur les anneaux 8 et 9 du brevet principal, soit créer un dégagement sur la pièce concave, comme sur les figures i ou 4 du brevet principal. La disposition plus particulièrement représentée aux figures 4 et 5 du brevet principal, avec un dégagement 16 formé sur la pièce 12 dans la zone de contact avec l'axe 11, vise à créer un frottement pour l'amortissement des oscillations longitudinales, et par conséquent, participer à l'amortissement des mouvements parasites de lacet du véhicule. Mais cette disposition se révèle insuffisamment efficace dans le cas en particulier d'une suspension usuelle du type représenté à la figure 3 du brevet principal. En effet toute oscillation longitudinale se traduit par une rotation relative de l'ensemble 8-9-10 par rapport à chaque pièce 4 ou 6, autour respectivement des axes 11 et 13. La création, comme sur la figure 4 du brevet principal, d'un frottement entre la pièce 12 et l'axe 11 n'est guère efficace si l'axe 11 peut lui-même tourner sans frottement dans son logement de la pièce 4 ; il en est de même pour l'axe 13 dans son loge ment de la pièce 6. La présente invention remédie à cet inconvénient, et permet d'assurer un frottement efficace d'amortissement des oscillations longitudina- les génératrices du lacet. Selon l'invention chaque pièce de liaison est respectivement bloquée en rotation sur son axe, tandis que le contact de chaque axe dans son logement respectif du ressort et de la main fixe est réalisé sur deux génératrices, selon la revendication 1 du brevet principal. Selon une forme de réalisation préférentielle, le contact sur deux génératrices des axes dans leurs logements est obtenu par formation d'un méplat sur les axes. L'invention sera mieux comprise en se référant à un mode de réalisation particulier donné à titre d'exemple et représenté par les dessins annexés, où les mêmes repères sont utilisés pour désigner les pièces identiques à celles du brevet principal. La figure 1 est une vue en coupe partielle des organes de liaison entre 11 extrémité du ressort à lames et la main fixe du chassis , elle est tout-fait homologue à la partie supérieure de la figure 3 du brevet principal. La figure 2 est une coupe selon II-II de la figure 1. La figure 3 est une coupe selon ITI-III de la figure 1. La figure 4 est une coupe selon IV-IV de la figure 3. On voit qutici l'axe 21 d'articulation de la suspension su ltoeil d'extrémité du ressort 4 est à section circulaire avec deux méplats 25 diamètralement opposés, et le diamètre de l'axe dans sa partie restée circulaire est légèrement inférieur au diamètre interieur de ltoeil du ressort 4 ; il apparatt ainsi un léger jeu entre l'axe 21 et son logement. Selon les indications du brevet principal, la dimension du méplat 25 est déterminée de faqon à assurer la condition sin 2 > f, étant l'écart angulaire des extrémités du méplat par rapport à l'axe > et f étant le coefficient de frottement des matériaux en contact. Par contre l'assemblage de l'axe 21 dans les deux pièces de liaison 22, de part et d'autre du ressort 4, est réalisé sans jeu, ctest-à-dire que le logement recevant l'axe comporte des méplats conjugués aux méplats 25 de l'axe ; les pièces 22 sont ainsi solidaires en rotation de l'axe 21. I1 en est tut-à-fait de même, symétriquement, pour l'articulation inférieure des pièces de liaison sur la main fixe 6 ; les pièces de liaison sont solidaires en rotation de l'axe d'articulation qui, comme l'axe 21, est à sec tion circulaire avec méplats et de diamètre légèrement inférieur au diamètre intérieur de son logement dans la main fixe. Lors d'une oscillation longitudinale, se traduisant par une rotation relative des anneaux 8 et des pièces 22 par rapport au ressort 4 autour de l'axe 21, on voit que la solidarisation des pièces 22 avec l'axe 21 reporte toute la rotation relative entre l'axe 21 et le ressort 4. Comme déjà vu sur le brevet principal, en raison des méplats, cette rotation ne pourra pas se transformer en roulement, mais donne lieu à une friction sur l'une et/ou l'autre arête, et par conséquent à un freinage et à un amortissement du mouvement parasite. Bien entendu l'invention n'est pas strictement limitée au mode de réalisation qui a été décrit à titre d'exemple, mais elle couvre également les réalisations qui n'en différeraient que par des détails, par des variantes d'exécution, ou par l'utilisation de moyens équivalents. Ainsi, ici encore, la friction sur arêtespourait être réalisée aussi bien par un méplat sur l'axe, comme représenté sur les dessins, que par un dégagement dans le logement des pièces 4 ou 6. En pratique, il serait relativement facile de réaliser cette rainure de dégagement dans la main fixe 6, mais beaucoup plus difficile dans l'acier du ressort 4, et on préfèrera généralement la solution décrite avec méplat sur l'axe. De même il n'est pas strictement indispensable que l'axe 21 possède deux méplats, puisqu'un seul est utilisé pour engendrer la friction sur génératrices. Cette forme symétrique permet cependant une réalisation plus facile, et une plus grande facilité de montage avec les pièces 22. REVENDICATIONS 1.- Suspension pendulaire d'une caisse de véhicule ferroviaire sur un essieu porteur, où chaque boite dressiez est solidaire d'un ressort à lames(4) et où le châssis du véhicule est suspendu à l'extrémité de chaque ressort (4) par au moins une paire d'anneaux 9 retenus dans des coussinets en forme de gorges conjuguées dans des pièces de liaison(22} elles-mêrues articulées par des axes(21) respectivement à l'extrémité du ressort (4) et sur une main fixe du châssis, caractérisée par le fait que chaque pièce de liaison (22) est respectivement bloquée en rotation sur son axe (21) tandis que le contact de chaque axe (21) dans son logement respectif du ressort (4) et de la main(6)est réalisé sur deux génératrices, selon revendication i du brevet principal. 2.- Suspension pendulaire selon revendication 1, caractérisée par le fait que le contact sur deux génératrices des axes (21) dans leur logement respectif est réalisé par formation d'un méplat sur les axes. 3.- Suspension pendulaire selon revendication 2, caractérisée par le fait que le même méplat des axes Cl)est utilisé, avec un logement conjugué dans les pièces de liaison (22), pour réaliser le blocage en rotation des pièces sur leurs axes.