Certaines installations d'alarme, specialement destinées à garantir un local inoccupé contre les risques de vol et d'incendie, comportent soit un signal sonore puissant soit une transmission par une ligne électrique "longue distance" à une sonnerie et/ou un voyant lumineux situés dans les locaux de la police ou des pompiers. Le signal sonore n'est pas toujours efficace (absence de voisins) et présente l'inconvénient dans le cas d'alarme pour vol. d'alerter en même temps les malfaiteurs. La transmission à longue distance est toujours onéreuse et une telle protection ne peut pas couvrir un grans nombre d'usagers le tableau de repérage en bout de ligne étant évidemment limité dans ses dimensions. Pour obvier à ces inconvénients, l'invention concerne un dispositif de transmission d'un message d'alarme préenregistré par voie téléphonique, ce qui présente l'avantage d'éviter les frais d'établissement d'une ligne électrique spéciale et de rendre inutile le tableau de repérage à l'arrivée le message pouvant comporter toutes les indications qui peuvent être utiles au correspondant alerté. I1 est connu d'utiliser un magnétophone, équipé d'une prise de télécommande et d'une prise d'écoute, relié à un poste téléphonique de manière telle que ledit-magnétophone se mette en mouvement lorsque la ligne téléphon ique dudit poste est appelée de l'extérieur, pour transmettre un message enregistré sur le support d'enregistrement magnétique du magnétophone (bande, disque ou similaire). Un tel appareil est alors genéralement appelé transmetteur de messages ou répondeur téléphonique. L'invention vise à utiliser un tel appareil en l'associant à un amplificateur sélectif suivi d'un détecteur de manière telle que l'enregistrement puisse comprendre, en sus du message sonore, des signaux de commutation filtrés par le sélecteur et destinés à "prendre" la ligne, à former l'appel du poste d'un correspondant prédéterminé et à libérer la ligne après transmission du message. I1 est nécessaire, bien entendu, de réserver entre les diverses commandes-de manoeuvres des temps morts afin de permettre l'exécution desdites manoeuvres.Il suffit alors d'asservir le déclenchement du dispositif non à l'appel de la ligne téléphonique mais, à l'aide d'un relais par exemple, à l'action dTun dispositif électrique d'alarme pour que cette alarme soit transmise sous la forme d'un message parlé au correspondant prédéterminé. C'est ainsi quef le dispositif d'alarme étant relié aux moyens de fermeture et de cloture d'un local, le numéro d'appel enregistré sur le support d'enregistrement sera celui de la police. De D même on enregistrera le numéro d'appel de la caserne de pompiers desservant le secteur lorsque le dispositif d'alerme est relié à un détecteur d'incendie. I1 faut encore remarquer que le support d'enregistrement des magnétophones actuellement connus permet une durée d'enregistrement d'au moins trente minutes, cé qui permet de transmettre des messages successifs à des correspondants différents, par exemple à un poste de police, à une entreprise privée de surveillance, au domicile du chef d'entreprise, etc.... Enfin certains magnétophones sont équipés de manière à utiliser deux pistes distinctes du support d'enregistrement, le passage d'une piste à l'autre s'effectuant par une simple commutation modifiant la position relative de la tête de lecture par rapport audit support d'enregistrement; avec un appareil de ce type, le relais soumis à l'action du dispositif d'alarme peut comporter un contact supplémentaire permettant le choix de la piste à utiliser et en montant deux relais en parallèle, ledit contact supplémentaire étant inversé d'un relais à l'autre, on peut choisir la piste utile suivant le relais appelé. I1 suffit alors, par exemple, que l'un des relais soit actionné par un détendeur d'effraction et l'autre par un détecteur d'incendie et que les enregistrements sur les pistes correspondantes entrainent respectivement l'appel du poste de police et l'appel de la caserne de pompiers, Il est avantageux de munir le dispositif de moyens permettant d'exécuter le réglage et les essais du magnétophone et de l'ampli détecteur en dehors du fonctionnement du dispositif d'alarme et sans transmettre sur la ligne téléphonique. l'invention sera mieux comprise à la lecture de la description d'un mode de réalisation, donné à titre d'exemple non limitatif et à l'examen du dessin annexé sur lequel la figure unique est un schéma de montage des divers éléments du dispositif. Chacun des éléments composant le dispositif selon l'invention est connu en lui-meme, il est représenté sur le dessin par le signe conventionnel usuel. Le dispositif comprend essm tiellement un magnétophone i dont la sortie de l'ampli lecteur est reliée à l'entrée d'un amplificateur sélectif suivi d'un détecteur 2, un relais 3 dont l'exci- tation est déclenchée par le dispositif d'alarme 7 et qui comman de quatre contacts de travail 11, 12, 13, 14 et un contact de repos 15, un relais 16 actionnés par les signaux dépassant le seuil de fonctionnement du détecteur et dont le contact repos est en série avec leun, 4, des fils de la ligne téléphonique. La lame médiane du relais 16 est connectée avec les lames médianes des contacts 13, 14 et 15 du relais 3, le contact repos 15 est relié au fil 4 de la ligne téléphonique et le second fil 8 de cette ligne est relié au contact 13 par l'intermédiaire d' une résistance de 600 ohms. Le magnétophone 1 est muni d'une prise de télécommande et d'une prise d'écoute, il est animé par batteries et le support d'enregistrement magnétique est, de préférence, une bande contenue dans un chargeur amovible. Sur le support d'enregistrement se succèdent les signaux de commutation et les signaux vocaux. Ces deux catégories de signaux étant appliquées à l'entrée de l'ampli détecteur, il est nécessaire de les différencier. Seuls les signaux derommutation doivent actionner le relais 16 qui, de par son montage joue à la fois le rôle du bloc commutateur du poste téléphonique (prise de la ligne au décrochage et libération de la ligne au raccrochage) et du cadran d'appel (numérotation). La différenciation entre les signaux de commutation et les signaux vocaux est réalisée par l'ampli détecteur 2 en donnant aux signaux de commutation une fréquence déterminée et un niveau supérieur. La.fréquence des signaux de commutation est de 2.400 Hz. Ils sont enregistrés à la limite de la saturation et-à niveau constant Le message parlé est enregistré à un niveau qui doit rester toujours inférieur à 6 Db environ au niveau d'enregistrement de la fréquence de 2.400 Hz. En outre, la fréquence de -2.400 Hz étant favorisée par la sélectivité de l'amplificateur, la différence de niveau entre les signaux de commutation et les signaux vocaux à l'entrée du détec teur est considérablement augmentée. On peut donc, ainsi, régler le gain de l'ampli détecteur de telle façon que seuls les signaux a 2.400 Hz dépassent largement le seuil de fonctionnement du détecteur, sans risquer un fonctionnement intempestif du relais 16 sous l'influence de la parole. Le niveau des signaux vocaux envoyés sur la ligne est-légère- ment supérieur à celui que produirait un excellent microphone de combiné. L'écoute du correspondant appelé sera confortable et de bonne qualité, un niveau excessif nuirait à l'intelligibilité, qualité première d'une transmission et contreviendrait aux normes prescrites par l'Administration. Le gain de l'ampli de lecture du magnétophone étant réglé à la valeur optimale, on peut procéder au réglage du seuil de fonctionnement du détecteur. Ce réglage consiste à régler le gain de l'ampli sélecteur de fa çon que seuls les signaux de commutation actionnent le relais 16, il peut être effectué au moyen de deux boutons de commande; Un bouton essai local 5 qui par un premier contact rétablit la possibilité de manoeuvre du magnétophone, par son propre dispositif de commande (enroulement rapide et déroulement rapide, déroulement de lecture et par un second contact de travail, assure l'alimentation de l'ampli détecteur. Un bouton écoute 6 qui relie le haut parleur du magnétophone à l'ampli de lecture à travers une résistance d'assez forte valeur 10 pour ne pas modifier le niveau d'entrée de l'ampli détecteur tout en permettant un niveau suffisant d'écoute des signaux et du message parlé. Une lampe de contrôle s'allume lorsque le relais 16 vient au travail. Le maximum de gain de l'ampli détecteur est obtenu en tournant le potentiomètre à fond dans le sens voulu, vers la droite par exemple. Les deux boutons: essai local et écoute étant simultanément maintenus enfoncés, on attend un passage parlé et on tourne lentement l'axe du potentiomètre vers la gauche, jusqu'à la limite de l'extinction de la lampe. Ensuite, pour s'assurer une garde suffisante, on poursuit la rotation dans le même sens, de 300 d' angle environ sur les types d'appareils les plus courants. Il suffit alors de s'assurer que les éclats de la lampe de con trône suivent bien la cadence signaux à 2.400 Hzt lorsque ceux-ci se présentent à la lecture de la bande du magnétophone. Le fonctionnement est clair. Lorsque l'alerte est donnée, le relais de commande 3 à quatre contacts de travail et un contact repos est exité par une tension continue de 24 Volts et assure les fonctions suivantes - Elimination du poste par la coupure du cortact 15 - Alimentation de l'ampli détecteur par le contact 11 - Démarrage du moteur de l'électrophone par le contact 12 - Prise de la ligne par bouclage sur 600 ohms par le contact 13 - Liaison entre la sortie magnétophone et la ligne téléphonique par le contact 14. Partant de la position d'origine du support d'enregistement du magnétophone le programme enregistré commence à se dérouler Au début de la bande un temps mort. de trente secondes environ est réservé pour réaliser une protection contre un fonctionnement intempestif comme il sera dit ci-après. Puis surviennent ensuite successivement les signaux et les manoeuvres suivantes - un signal à 2.400 Hz pendant 5 secondes - libération de la ligne - un temps mort de sept secondes - prise de la ligne et attente de tonalité - les signaux d'appel cadencés du numéro du correspondant - une attente temporaire (prise de la ligne par le correspon dant - la transmission du message parlé - un signal à 2.400 Hz pendant cinq secondes - libération de la ligne - un silence pendant sept secondes - prise de la ligne précédent une nouvelle numérotation,etc... Différents messages peuvent être ainsi transmis, le déroulement complet de la bande permettant de disposer de trente minutes d' enregistrement. Ces différents messages peuvent évidemment être adressés à des correspondants différents, mais il est bon de prévoir, au début du programme, plusieurs messages successifs destinés au correspondant principal (police ou pompiers) afin d'éviter que ce dernier ne reçoive qu'un message tronqué lorsqu'il ne décroche qu' après un temps supérieur à l'attente temporisée prévue pour cette manoeuvre. Les liaisons à effectuer pour la mise en service sont simples a) branchement à la ligne téléphonique : Dans la plupat-des cas, il suffit de relier-l'appareil à la rosace de la ligne téléphonique par deux fils aboutissant à la prise ligne du dispositif. Pour certaines installations, il faut prévoir au transmetteur une entrée ligne et une entrée appareil. b) Branchement au dispositif d'alerte : Relier les deux fils en provenance du dispositif d'alerte 7 à la prise commande du dispositif, prise qui correspond aux bornes du relais 3. Dans le cas ou le dispositif est destiné à assurer une protecti on contre le vol, l'armement du dispositif d'alarme est assuré de façon connue, de l'extérieur de l'enceinte à protéger une foig toutes les issues fermées ou supposées telles, par une dernière manoeuvre au moyen d'un commutateur discret ou encore mieux par la fermeture à clef de l'entrée principale. Il est avantageux de pouvoir s'assurer que-par suite d'une omission ou d'un mauvais contact dans le dispositif d'alerte, l'ordre de départ n'a pas été donné au transmetteur de -message. A cet effet, un dispositif de contrôle,constitué par une lampe (non représentée) branchée sur l'alimentation 7 du relais 3 et par un - interrupteur de coupure 9, est placé dans un endroit discret. Si le dispositif de contrôle indique que le transmetteur a reçu un ordre de départ, l'utilisateur dispose de trente secondes durée du temps mort prévu au début de la bande, pour en arrêter le déroulement. I1 suffit pour cela d'ouvrir le circuit de commande du relais 3 en manoeuvrant le commutateur. Cette supervision évite donc le seul inconvénient que pourrait présenter le dispositif d'alerte, c'est-à-dire transmettre des messages hors de propos. Le branchement du transmetteur de messages n'entraîne aucune incidence sur la ligne téléphonique. Le dispositif étant en position d'attente, la liaison entre le transmetteur et-le réseau est ouverte. La liaison entre la ligne téléphonique et l'appareil est maintenue fil à fil (4 et 8), l'usage du téléphone, appel et conversation n'est absolument pas perturbée. En outre, vue au central, la ligne téléphonique présente les mêmes caractéristiques. En position d'attente les piles ne débitent pas-. Il suffit de constater périodiquement, tous les trois mois environ, par un essai local, que le seuil de fonctionnement n'a pas sensiblement varié. Dans ce cas, il faudrait vérifier les tensions des batteries. La marge de réglage du seuil étant tries large, une grande tolérance dans le vieillissement des composants et des batteries est admise. Bien entendu le mode de réalisation décrit et représenté n'est donné qu'à titre d'exemple, d'autres montages peuvent être utilisés et certains éléments du dispositif remplacés par des éléments équivalents. c'est ainsi, comme il a été dit ci-avant, que lorsqu'on dispose d'un magnétophone permettant la lecture de l'une quelconque de deux pistes magnétiques portées par le même support, l'une des pistes sera destinée à la protection contre le vol et l'autre à la protection contre l'incendie. Il suffit pour cela de prévoir deux relais tels que 3 montés en parallèle, coopérant respectivement avec un détecteur d'effraction et un détecteur dtincendie et munis tous deux d'un contact travail supplémentaire destiné à commander la commutation d'une piste à l'autre. REVENDICATIONS 1 - Dispositif d'alerte à distance constitué par un magnétophone équipé de façon connue en transmetteur de messages téléphonés pr-enregistrés, dont la mise en marche est asservie à un dispositif de sécurité et qui comporte à la sortie de l'amplificateur de lecture un amplificateur détecteur destiné à filtrer des signaux dits de commutation, de fréquence et de niveau déterminés pour franchir le seuil dudit détecteur, lesdits signaux de commutation étant enregistrés, comme les signaux vocaux sur le support d'enregistrement du magnétophone et étant destinés à exiter un relais jouant le rôle du bloc commutateur du poste téléphonique et du cadran d'appel de manière à assurer la prise et la libération de la ligne ainsi que la composition du numéro d'appel du correspondant à alerter. 2 - Dispositif d'alerte selon 1 dans lequel le support d'enre- gistrement du magnétophone comporte deux pistes et dont la mise en marche est asservie à l'un quelconque de deux dispositifs de sécurité, les organes d'asservissement actionnant un contact de commande destiné à amener la tête de lecture dudit magnétophone en regard de la piste comportant le message correspondant au dispositif de sécurité déclenché. 3 - Dispositif d'alerte selon 1 ou 2 dans lequel des commandes manuelles sont aménagées de manière à court-circuiter les organes d'asservissement et à relier le haut parleur du magnétophone à l'amplificateur de lecture de ce dernier à travers une résistance de forte valeur,afin de rétablir la possibilité de manoeuvre du magnétophone par son propre dispositif de commande et de permettre ainsi d'exécuter le réglage et les essais dudit magnétophone et de l'amplificateur détecteur en dehors du fonctionnement du dispositif de sécurité et sans entrainer de transmission sur la ligne téléphonique.