L'invention concerne une remorque à barre d'attelage comprenant des roues avant, des roues arrière directrices et un dispositif permettant d'articuler la remorque à un véhicule tracteur. Une remorque connue à attelage court comporte des roues qui ne sont pas directrices et qui sont placées vers le centre de la remorque, et une barre d'attelage destinée à être reliée à un véhicule tracteur et qui est fixée à la caisse de la remorque afin d'être immobile par rapport à cette caisse dans un plan horizontal. La barre d'attelage peut comprendre deux éléments qui convergent vers un sommet par lequel la barre est articulée sur le véhicule tracteur. Un tel montage permet de maintenir un espace minimal entre la remorque et le véhicule tracteur. De plus, étant donné que la barre d'attelage située à l'extrémité avant de la remorque est immobile par rapport à la caisse de la remorque dans un plan horizontal, la remorque présente l'avantage de pouvoir être reculée relativement aisément par le véhicule tracteur. Ces remorques à attelage court présentent des inconvénients du point de vue de la réglementation ainsi que du point de vue pratique. Selon certaines réglementations, elles ne peuvent avoir une longueur utile de plus de 7 mètres. Ceci limite la charge pouvant être portée par la remorque. De plus, selon ces réglementations, si, lorsque la remorque porte une charge répartie uniformément, plus de 15 % du poids total pèse sur l'attelage entre la remorque et le véhicule tracteur, la longueur hors tout du véhicule tracteur et de la remorque est limitée à 15 mètres alors que, si la remorque possède des roues à ses extrémités avant et arrière, la longueur hors tout du véhicule tracteur et de la remorque peut normalement atteindre 18 mètres. Un autre inconvénient d'une remorque à attelage court est que, étant donné que ses essieux portant les roues sont groupés vers le milieu de la remorque, cette dernière n'est pas très stable et un mouvement de bascule peut apparaître lorsque la remorque tractée roule sur une bosse ou dans un trou. Ce mouvement risque d'imposer une contrainte élevée à la barre d'attelage de la remorque, à l'attelage de remorquage et au véhicule tracteur. De plus, les roues étant placées vers le milieu de la remorque, les pneumatiques subissent une usure excessive dans les virages. Le fait d'écarter davantage les roues dans la direction longitudinale de la remorque confère une meilleure stabilité à cette dernière, mais entraîne une usure plus importante des pneumatiques en virage, car les roues ne sont pas directrices. Un autre inconvénient apparaît lorsqu'une remorque chargée est dételée du véhicule tracteur, car cette opération demande beaucoup d'attention en raison de l'instabilité naturelle de la remorque. En outre, en virage, la remorque suit un trajet différent de celui du véhicule tracteur lorsque ce dernier tourne sur un petit rayon. Si l'on ne fait pas attention, les roues de la remorque peuvent monter sur un trottoir, par exemple. Un autre type connu de remorque est parfois appelé remorque à attelage complet. Les essieux portant les roues de cette remorque sont espacés l'un de l'autre vers les' extrémités avant et arrière de la remorque, ce qui rend cette dernière plus stable qu'une remorque à attelage court. L'essieu et les roues avant ainsi que l'attelage sont montés de manière à pouvoir pivoter sur la remorque au moyen d'un pivot libre. Une telle remorque à attelage complet peut avoir une longueur de 12 mètres et elle peut être aisément attelée à un véhicule tracteur et dételée de ce véhicule, car l'attelage n'est soumis à aucune charge agissant vers le bas. Par une conception convenable, il est possible de faire suivre à cette remorque le trajet exact du véhicule tracteur en marche avant. Un inconvénient de la remorque à attelage complet est qu'elle pivote en deux points, à savoir au point auquel l'attelage est relié au véhicule tracteur, et à l'emplacement du pivot libre, mentionné précédemment et reliant l'essieu et les roues avant, ainsi que l'attelage, à la remorque. Ceci signifie que la remorque est extrêmement difficile à manoeuvrer en marche arrière et, dans certaines conditions,- les déplacements en marche arrière peuvent être impossibles. Etant donné qu'elle est articulée en deux points, un espace convenable doit être ménagé entre la remorque et le véhicule tracteur, en particulier pour la marche arrière. Cette exigence réduit la surface de charge disponible sur la remorque. L'invention concerne une remorque à attelage comprenant des roues avant, des roues arrière directrices et des moyens destinés à articuler l'attelage de la remorque sur un véhicule tracteur, autour d'un axe unique qui- est sensiblement vertical lorsque la remorque repose sur une surface horizontale, ces moyens d'articulation comprenant un dispositif qui réagit à une rotation relative entre le véhicule tracteur et l'attelage, qui est relié à un mécanisme de direction des roues arrière et qui est destiné à commander le braquage des roues arrière selon le trajet suivi par le véhicule tracteur. La remorque selon l'invention peut avoir une longueur de 12 mètres ou même plus, suivant la longueur maximale réglementaire autorisée. De plus, elle est stable aussi bien en charge qu'à vide, car elle comporte des roues avant et arrière. En outre, en articulant la remorque sur le véhicule tracteur de manière qu'une rotation relative entre la remorque et le véhicule tracteur puisse n'avoir lieu qu'au- tour d'un seul axe sensiblement vertical, il est possible de faire reculer relativement facilement la remorque à l'aide du véhicule tracteur. Les moyens d'articulation peuvent comprendre un pivot d'accouplement monté sur l'attelage et destiné à être retenu dans un dispositif d'accouplement porté par le véhicule tracteur, un pignon pouvant tourner autour de l'axe du pivot et un doigt qui s'enclenche avec le dispositif d'accouplement et qui peut tourner avec le pignon lors d'une rotation relative entre la remorque et le véhicule tracteur, lequel pignon engrène avec une crémaillère fixée à un cylindre hydraulique qui peut coulisser, sous l'effet du mouvement de la crémaillère, sur un piston fixe, des conduites hydrauliques reliant les orifices de sortie situés aux extrémités du cylindre à un dispositif hydraulique de direction commandant les roues arrière. L'utilisation de dispositifs hydrauliques pour transmettre la force de braquage a pour avantages la robustesse de construction qu'il est possible de donner à ces dispositifs et leur insensibilité relative à la crasse provenant de la surface de la route et s'accumulant de façon inévitable. Le mécanisme hydraulique de direction des roues arrière comprend avantageusement un cylindre hydraulique de direction placé à proximité des roues arrière, un piston de direction qui peut coulisser dans le cylindre et deux tiges de piston qui dépassent des extrémités opposées du cylindre et qui sont reliées respectivement à des biellettes de direction commandant les roues arrière, les conduites hydrauliques étant reliées aux extrémités opposées du cylindre de direction afin de déplacer le piston de direction en fonction des mouvements de la crémaillère lorsque le véhicule tracteur change de direction. L'utilisation d'un ensemble hydraulique à piston et cylindre permet de réaliser une liaison hydraulique directe entre les moyens d'articulation et de direction, de sorte qu'aucune source séparée. de force actionnant la direction n'est nécessaire. Bien que les moyens hydrauliques soient avantageux, il est possible d'utiliser d'autres moyens, par exemple une tringlerie mécanique ou des dispositifs électriques qui réagissent à la rotation relative entre la remorque et le véhicule tracteur. Si les dispositifs électriques sont utilisés, une source séparée d'alimentation en énergie doit cependant être mise en oeuvre pour commander le braquage des roues arrière. Bien qu'il soit préférable de braquer chaque roue arrière autour de son propre pivot pour permettre la réalisation d'une direction Jeantaud et minimiser ainsi l'usure des pneumatiques, il est possible de braquer les roues arrière en montant un essieu, portant les roues arrière, sur un plateau tournant pouvant pivoter autour d'un axe vertical qui coupe l'axe longitudinal de la remorque. Ce système ne produit pas l'effet Jeantaud et entraîne donc une usure accélérée des pneumatiques. Il est également possible de rendre directrices les roues avant en les incorporant dans le mécanisme de braquage des roues arrière afin que les roues avant puissent également être braquées en fonction de la trajectoire du véhicule tracteur. En variante, les roues avant de la remorque peuvent être montées de façon à pouvoir pivoter et à suivre approximativement la trajectoire du véhicule tracteur par l'effet de chasse. Dans ce cas, pour faciliter les manoeuvres en marche arrière de la remorque au moyen du véhicule tracteur, des moyens de blocage de l'articulation des roues avant peuvent être prévus afin d'être mis en oeuvre lorsque la remorque est déplacée en marche arrière par le véhicule tracteur. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels: - la figure 1 est une élévation schématique de la remorque à barre d'attelage selon l'invention; - la figure 2 est une vue en plan de la remorque représentée sur la figure 1; - la figure 3 est une vue en perspective, avec arrachement partiel, du mécanisme d'articulation de la remorque représentée sur les figures 1 et 2; et - la figure 4 est une élévation de l'essieu arrière de la remorque représentée sur les figures 1 et 2, montrant le mécanisme hydraulique de commande de direction des roues arrière. Les figures 1 et 2 'représentent une remorque 2 à barre d'attelage comprenant une caisse 4 de charge, des roues avant 6, des roues arrière directrices 8 et une barre d'attelage 10. La barre d'attelage 10 comporte un mécanisme 12 d'articulation permettant de relier la remorque 2 à un véhicule tracteur (non représenté). La barre d'attelage est articulée à l'extrémité avant de la caisse 4 de. la remorque autour uniquement d'un axe horizontal, de manière qu'elle soit immobile par rapport à la caisse 4 de la remorque dans un plan horizontal lorsque cette remorque repose sur une surface horizontale. Ceci permet à la remorque de n'être articulée qu'au moyen du mécanisme 12 lorsqu'elle est tractée en virage ou en courbe, et ceci permet également de faire reculer relativement aisément la remorque à l'aide du véhicule tracteur. La barre d'attelage 10 peut pivoter autour de son axe horizontal afin de s'adapter au passage dans des trous et sur des bosses de la chaussée. Le mécanisme 12 d'articulation est représenté plus en détail sur la figure 3 et il comprend un pivot d'attelage 14 qui est-soudé à la face inférieure d'une plaque de frottement solidaire de la remorque et portée par l'attelage 10, et ce pivot est destiné à être retenu par des mâchoires (non représentées) d'un dispositif d'accouplement, tel qu'une sellette 16, monté sur le véhicule tracteur. La plaque de frottement de la remorque comporte un autre pivot (non représenté) qui s'élève de la plaque 15 et sur lequel est monté un support 17 pouvant tourner librement sur cet autre pivot. Un pignon 18 est fixé au support 17 et un doigt 19 est maintenu dans une encoche ménagée dans le support 17. Le doigt 19 fait saillie vers le bas et se loge dans un évidement de forme en V formé dans le dispositif dtaccouple- ment. Lorsque la direction du véhicule tracteur change, le doigt 19 tourne avec le dispositif 16 d'accouplement conformément au changement de direction du véhicule tracteur. Cette rotation du doigt 19 fait tourner le pignon 18 et le support 17. Le pignon 18 engrène avec une crémaillère mobile qui porte un cylindre hydraulique 21. Un piston 22 est disposé dans le cylindre et est relié, par ses côtés opposés, à des tiges 24 qui font saillie à travers les extrémités fermées du cylindre hydraulique 20 et qui sont fixées chacune par une extrémité à un élément 26 de la barre d'attelage 10. La rotation du pignon 18 provoque un coulissement longitudinal de la crémaillère 20 et du cylindre 21 sur le piston fixe 22. Le fluide hydraulique contenu dans le cylindre est mis en circulation forcée, sous l'effet de ce mouvement du cylindre, dans l'un des deux orifices de sortie 28 et 30 et, par l'une de deux conduites hydrauliques 32 et 34, vers un cylindre hydraulique 36 commandant le braquage des roues arrière, comme montré sur la figure 4. Le fluide hydraulique revient par la conduite opposée à celle dans laquelle il se dirige vers le cylindre 36. Les conduites 32 et 34 sont parcourues par le fluide hydraulique dans un sens qui dépend de la direction dans laquelle le cylindre 21 se déplace, cette direction dépendant elle-même du sens de la rotation du pignon et, par conséquent, du changement de direction du véhicule. Un piston est disposé à l'intérieur du cylindre 36 et est relié, par ses faces opposées, à des tiges 38 et 40 qui, elles-mêmes, sont reliées à des biellettes respectives 42, 44- de direction. Les biellettes de direction 42 et 44 sont reliées aux moyeux 46 et 48 des roues arrière qui sont articulés sur des pivots 50 et 52 fixés à la suspension des roues arrière, cette suspension étant de type connu et indiqué globalement en 54 et en 56. Le fluide arrivant dans le cylindre, par l'une ou l'autre des conduites 32 et 34, déplace le piston et les tiges 38 et 40 dans le sens approprié en réponse au mouvement de la crémaillère lorsque le véhicule tracteur change de direction. Les biellettes de direction 42 et 44 sont articulées sur les extrémités des tiges 38 et 40 du piston et provoquent un braquage franc des roues arrière pendant le remorquage, conformément au trajet suivi par le véhicule tracteur. L'usure des pneumatiques est ainsi considérablement réduite. Bien que dans la forme de réalisation décrite ci- dessus, seules les roues arrière soient directrices et commandées par un mécanisme de direction, il est possible de relier le mécanisme d'articulation à un mécanisme de direction analogue commandant les roues avant, afin que les roues avant et les roues arrière soient directrices et braquées conformément à la trajectoire suivie par le véhicule tracteur. Un tel système hydraulique a pour avantage d'être relativement robuste et insensible à la crasse provenant de la chaussée et, de plus, il ne demande pas une source d'énergie séparée pour la commande de direction des roues arrière, car la direction est assurée par l'écoulement d'un fluide hydraulique entre les deux cylindres. Il est possible d'utiliser pour la direction, à la place d'un système hydraulique, des tringleries mécaniques ou des dispositifs électriques de détection, bien que les dispositifs électriques exigent l'utilisation d'une source d'énergie indépendante pour commander la direction. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à la remorque décrite et représentée sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Remorque à barre d'attelage comprenant des roues avant (6), des roues arrière directrices (8) et des moyens (12) articulant la barre d'attelage (10) de la remorque sur un véhicule tracteur, autour d'un axe unique qui est sensiblement vertical lorsque la remorque repose sur une surface horizontale, la remorque étant caractérisée en ce que les moyens (12) d'articulation comprennent un dispositif qui réagit à une rotation relative entre le véhicule tracteur et la barre d'attelage, qui est relié à un mécanisme de direction commandant le braquage des roues arrière et qui provoque un braquage franc des roues arrière en fonction de la trajectoire suivie par le véhicule tracteur. 2. Remorque selon la revendication 1, caracté- risée en ce que les moyens d'articulation comprennent un pivot (14) d'accouplement monté sur la barre d'attelage et destiné à être retenu dans un dispositif (16) d'accouplement monté sur le véhicule tracteur, un pignon (18) qui peut tourner autour de l'axe du pivot (14) et un doigt (19) qui peut s'enclencher avec le dispositif d'accouplement et qui peut tourner avec le pignon lors d'une rotation relative entre la remorque et le véhicule tracteur, lequel pignon engrène avec une crémaillère (20) qui est fixée à un cylindre hydraulique (21) pouvant coulisser, sous l'effet du mouvement de la crémaillère, sur un piston fixe (22), des conduites hydrauliques (32, 34) reliant des orifices de sortie (28, 30) situés aux extrémités du cylindre à un mécanisme hydraulique de direction des roues arrière. 3. Remorque selon la revendication 2, caracté- risée en ce que le mécanisme hydraulique de direction des roues arrière (8) comprend un cylindre hydraulique (36) de direction situé à proximité des roues arrière, un piston de direction pouvant coulisser dans le cylindre et deux tiges (38, 40) de piston qui font saillie des extrémités opposées du cylindre et qui sont reliées respectivement à des biellettes (42, 44) de direction des roues arrière, les conduites hydrauliques (32, 34) étant reliées aux extrémités opposées du cylindre de direction afin de déplacer le piston de direction en réponse à un mouvement de la crémaillère lorsque le véhicule tracteur change de direction. 4. Remorque selon l'une quelconque des revendi- cations précédentes, caractérisée en ce que- les roues avant (6) sont montées de manière à pouvoir pivoter pour suivre sensiblement la trajectoire du véhicule tracteur par effet de chasse. 5. Remorque selon la revendication 4, caracté- risée en ce qu'elle comporte un dispositif destiné à bloquer le montage pivotant des roues avant (6) lorsque la remorque est manoeuvrée en marche arrière par le véhicule tracteur. a