i. 2132882 La présente invention concerne des commutateurs électriques à commande mécanique, c'est-à-dire comportant au moins une pièce de contact mobile qui, lors d'une manoeuvre convenable du commutateur, établit ou rompt le contact électrique avec une au-5 tre pièce de contact du commutateur. La demande de commutateurs de ce genre a été en grande partie satisfaite, pendant de nombreuses années, par les commutateurs dits "à action rapide", qui pué sentait l'avantage suivant : la vitesse d'établissement et de rupture du contact par les contacts 10 d'un tel commutateur ne dépend pas de la vitesse à laquelle on manoeuvre le commutateur, à la main ou autrement. Ainsi, dans un commutateur à action rapide, le risque de voir les contacts endommagés par des arcs jaillissant entre eux est nettement réduit, la vitesse d'établissement et de rupture du contact étant grande 15 et non affectée par d'éventuelles manipulations dans des conditions quelconques du commutateur. Néanmoins, même les contacts d'un commutateur à action rapide sont susceptibles d'être détériorés par les arcs au bout d'un temps de service prolongé, car en général, dans les mécanismes à action rapide, l'effet de nettoya-20 ge automatique par frottement entre contacts n'est guère satisfaisant, si tant est qu'il soit prévu. La plupart des commutateurs du genre décrit, notamment à action rapide, risquent de tomber soudain en panne s'ils subissent des surintensités dépassant leur charge nominale. La panne 25 résulte souvent de la réunion par soudage des contacts sous l'action d'un arc et du fait que, dans les commutateurs à action rapide en particulier, la séparation des contacts est assurée par un ressort, il est rarement possible de rompre la soudure en appliquant une force depuis l'extérieur du commutateur, par exemple 50 par l'intermédiaire du plongeur ou du tringlage articulé prévu dans ce dernier. L'invention a pour but de réaliser un commutateur électrique qui présente au moins dans une certaine mesure les avantages d'un commutateur à action rapide sans présenter au même degré 35 les inconvénients inhérents à ce type de commutateur. L'invention a pour objet un commutateur électrique caractérisé en ce qu'il comprend un premier contact agencé pour accompagner le mouvement angulaire d'un premier élément denté tou-rillonnant autour de son axe, un second élément denté avec lequel 40 le premier est contraint d'engrener en permanence, un second con 72 12834 2. 2132882 tact monté fixe par rapport au second élément denté pour coopérer avec le premier contact du côté dudit axe opposé au second élément denté et des moyens propres à engendrer un mouvement relatif entre les deux éléments dentés pour faire en sorte que le premier 5 contact entre en contact avec le second contact ou quitte ce dernier à une vitesse équivalant à la somme des vitesses de mouvement angulaire du premier contact autour dudit axe et de mouvement en translation d'un des éléments dentés par rapport à l'autre. 10 Le premier contact rotatif exerce un effet de nettoyage automatique au contact du second contact, ce qui maintient propres les surfaces des pièces de contact et réduit ainsi le nombre d'arcs jaillissant entre elles en service. Suivant chacun des modes préférés de réalisation de 1'-15 invention qu'on décrira, un troisième contact est associé en relation fixe avec le second et le premier contact est un contact de jonction coopérant avec les second et troisième contacts. Toutefois, suivant une variante où le troisième contact n'est pas prévu, le premier contact peut être connecté à une borne du com-20 mutateur, par exemple, par l'intermédiaire d'un conducteur électrique en contact glissant soit avec le premier contact lui-même, soit avec une bague collectrice à montage rotatif, électriquement reliée au premier contact. Le premier élément denté rotatif a de préférence tua dia-25 mètre très faible car plus son diamètre est limité et plus est grande sa vitesse de mouvement angulaire autour du premier axe précité, pour une vitesse constante donnée de mouvement d'un élément denté par rapport à l'autre. Par suite de cette réduction du diamètre du premier élément denté rotatif, le point le plus sail-30 lant du premier contact présente, suivant un mode de réalisation préféré, une distance audit axe supérieure au rayon maximum du premier élément denté. Avantageusement, le premier contact est une came à profil radial présentant au moins une surface périphérique électri-35 quement conductrice à l'endroit où son profil radial définit une crête. Suivant un mode de réalisation préféré, la came et le premier élément denté sont réalisés d'un seul tenant en un isolant électrique revêtu d'une couche métallique qui définit ladite surface périphérique électriquement conductrice. 40 On manoeuvre le commutateur au moyen d'un organe de ma 72 12831 3. 2132882 noeuvre, par exemple formé d'un plongeur ou d'un tringlage articulé. Suivant chacun des modes de réalisation préférés qu'on décrira, le premier contact et le premier élément denté sont montés pour tourner conjointement dans un support, lui-même monté pour 5 se déplacer par rapport au second élément denté dans un plan normal audit axe de rotation. Suivant une variante qu'on ne décrira pas en particulier, le premier contact et le premier élément denté sont montés pour tourner conjointement dans un support fixe et le second élément denté est monté pour se déplacer par rapport au 10 premier dans un plan normal audit axe de rotation. Suivant chacun de ces modes de réalisation, celui des deux éléments dentés qui est mobile est de préférence contraint de se déplacer toujours a-vec l'organe de manoeuvre lors de la manoeuvre du commutateur, de sorte qu'en cas de réunion par soudage des contacts, on peut rom-15 P^e la soudure en appliquant une force par 1'intermédiaire de l'organe de manoeuvre. Les deux éléments dentés peuvent prendre diverses formes. Par exemple, suivant un mode de réalisation préféré, le premier d'entre eux est un pignon et le second une crémaillère et, sui-20 vant un autre mode de réalisation préféré, le premier est un satellite denté et le second un planétaire denté. Dans une réalisation où le premier contact rotatif coopère avec au moins deux autres contacts, ces derniers peuvent a-voir diverses positions relatives. Par exemple, dans une structu-25 re préférée, les second et troisième contacts précités sont disposés sur une parallèle audit axe pour coopérer quasi simultanément avec le premier contact. Bans une autre structure préférée, les second et troisième contacts sont espacés l'un de l'autre et situés en regard et le premier contact présente deux bossages di-30 amétralement opposés qui coopèrent respectivement, dans l'ordre numérique, avec les second et troisième contacts. On va maintenant décrire à titre d'exemples trois modes de réalisation préférés de l'invention, en se référant aux dessins annexés, sur lesquels : 35 la figure 1 est -une vue en coupe longitudinale d'un pre mier commutateur à manoeuvre par plongeur. La figure 2 montre le même commutateur vu, dans le sens des flèches, en coupe suivant la ligne II-II de la figure 1. La figure 3 montre le même commutateur vu, dans le sens 40 des flèches, en coupe droite suivant la ligne III-III de la figu- 72 12831 4. 2132882 re 1, La figure 4 montre un interrupteur à bascule en coupe perpendiculaire à son axe. La figure 5 montre ce même interrupteur vu, dans le sens 5 des flèches, en coupe suivant la ligne V-Y de la figure 4. La figure 6 est une vue en plan du même interrupteur, a-vec enlèvement du couvercle supérieur, vu de dessus sur la figure 4. La figure 7 est, en élévation, une vue en coupe longitu-10 dinale d'un second commutateur à plongeur. La figure 8 est, en élévation, une autre vue du même commutateur observé, dans le sens des flèches, en coupe longitudinale suivant la ligne VIII-YIII de la figure 7> et la figure 9 montre le même commutateur vu, dans le sens 15 des flèches, en coupe droite suivant la ligne IX-XZ de la figure 8. Sur les dessins, les figures 1 à 3 montrent un triple commutateur à manoeuvre par plongeur utilisable, par exemple, dans les cas où l'on à assurer des commutations entre deux grou-20 pes de trois circuits. Le mécanisme et les composants électriques du commutateur sont logés dans un boîtier étanche 1, en métal soudé, comportant des parois d'extrémité opposées 2 et 3 qui présentent, la première, un alésage borgne 4 et, la seconde, un trou coaxial 5 25 de guidage d'un plongeur de manoeuvre 6. L'une des extrémités du plongeur 6 coulisse dans l'alésage borgne 4, l'autre extrémité ressortant du boîtier 1 par le trou 5 et étant munie d'un bouton-poussoir 7. TJn joint torique 8, logé dans le trou assure l'é-tanchéité entre le plongeur 6 et le boîtier 1 et est maintenu en 30 place par une rondelle racleuse 9. Une pile de rondelles à ressort 10 enfilées sur le plongeur 6 joue le rôle d'un ressort de rappel interposé entre la rondelle 9 et l^bouton-poussoir 7® Les parois d'extrémité opposées 2 et 3 enveloppent un côté du boîtier 1 pour former la monture d'une boîte de raccorde-33 ment 11, comme représenté sur les figures 2 et 3. Sur la majeure partie de son tronçon inséré dans le boîtier 1, le plongeur 6 a une section générale cruciforme définie par deux collets 12 et 13 saillant en sens opposés, suivant l'axe de coulissement du plongeur, de part et d'autre d'une cage ouver-40 te 14 qui s'étend transversalement à l'axe sur presque toute la 72 12834 5. 2132882 largeur du boîtier 1 (figure 2). Deux arbres 15 et 16 sont fixés dans les collets 12 et 13 respectivement et pénètrent coaxiale-ment, en sens opposés, le premier (15) dans l'alésage 4 et le second (16) dans le trou 5. La plage de mouvement du plongeur 6 est 5 définie par la distance séparant l'extrémité du collet 12 d'un manchon d'entretoisement 17 logé dans le boîtier lc Une broche 20 tourillonne par ses extrémités opposées dans la cage 14, son axe de rotation coupant perpendiculairement l'axe de glissement du plongeur 6. A la broche 20 est fixé, ce 10 qui le confine dans ls. cage 14, un organe mixte, formant came et élément denté, qu'on appellera pour plus de brièveté "came 21". La came 21 est en isolant électrique, par exemple une matière plastique telle que le "nylon", et est réalisée d'un seul tenant, par moulage ou autrement, étant de préférence fixée à la broche 15 20 au cours du processus de moulage. A ses extrémités opposées, la came 21 présente deux pignons 22, entre lesquels sont répartis trois profils de came radiaux espacés 25. Les dentures des deux pignons 22 ont des diamètres égaux, faibles, et les trois profils de came 23 sont identiques et occupent les mêmes positions angu-20 laires autour de l'axe de la broche 20. Chaque profil de came 23 présente deux lobes semblables, diamétralement opposés, et une surface périphérique électriquement conductrice formée par une couche de métal, par exemple alliage d'argent, appliquée par dépôt, réunion adhérente ou autre-25 ment sur l'isolant électrique formant la came 21. La référence numérique 24 désigne, sur les figures 1 à 3, l'une de ces couches, qu'on désignera ci-après collectivement par l'expression "contacts mobiles 24". Le rayon maximum de chacun des profils de came 23, couche conductrice comprise, est légèrement supérieur au 30 rayon de chacun des pignons 22. Dans le boîtier 1 du commutateur sont fixées deux crémaillères rectilignes parallèles 25 (non représentées sur la figure 1), avec lesquelles les pignons 22 engrènent d'un côté de l'axe de la broche 20. Du côté opposé de cet axe, la cage 14 for-35 mée sur le plongeur 6 présente deux rebords 14a qui coulissent chacun contre l'une de deux glissières parallèles 26 pour maintenir l'engrènement entre les pignons 22 et les crémaillères 25. Cet agencement empêche en outre le plongeur 6 de tourner autour de son axe de coulissement. Les crémaillères 25 et glissières 26 40 peuvent être en métal, puisque les pignons 22 sont en isolant é 72 12834 2132882 lectrique et les contacts mobiles 24 électriquement isolés de la broche 20. Pour qu'on puisse régler la profondeur d'engrènement entre les pignons 22 et les crémaillères 25, celles-ci sont fixées en place par des vis et des rondelles d'entretoisement 26a 5 dont l'épaisseur définit la profondeur d'engrènement. Trois paires de contacts fixes 27, espacés, montés sur des ressorts-lames 28, sont disposées en rangées parallèles à l'axe de la broche de façon que, quand le commutateur est au repos, chacun des trois contacts mobiles 24 établit un trajet électri-10 quement conducteur entre les contacts fixes 27 de l'une des paires. Les contacts mobiles 24 coopèrent, lorsque le commutateur est actif, avec un second ensemble analogue de contacts fixes 27' montés dans le boîtier 1, d1une manière qu'on exposera ci-dessous en détail. 15 Comme le montre la figure 1, les contacts fixes 27 de chaque paire sont maintenus à une distance minimale prédéterminée l'un de l'autre du fait que les extrémités libres de leurs ressorts-lames 28 rencontrent des butées 29 montées à l'intérieur du boîtier 1. On choisit cet espacement légèrement inférieur au plus 20 grand diamètre de chaque profil de came 23, mesuré entre les deux lobes, et supérieur au plus petit diamètre de chacun des profils de came, mesuré perpendiculairement au plus grand diamètre. Quand le commutateur est à l'état de repos comme représenté, chaque profil de came 23 a une position angulaire telle que ses deux lo-25 bes diamétralement opposés s'interposent entre les deux contacts fixes 27 de la paire respective, à 1'encontre des ressorts 28a, qu'ils écartent ainsi à soulèvement des butées 29. Les contacts mobiles 24 sont ainsi en bon contact électrique avec les contacts fixes 27 des paires associées. 30 Pour manoeuvrer le commutateur, on enfonce à fond le plongeur 6, à l'aide du bouton-poussoir 7, à 1'encontre des rondelles à ressort 10. Quand le plongeur 6 s'enfonce, la came 21, portant les contacts mobiles 24, commence à tourner dans le sens horaire, sur la figure 1, du fait de 1'engrènement des pignons 22 35 avec les crémaillères 25 (bien que non visibles sur la figure 1, celles-ci sont situées dans la partie du boîtier 1 située en haut sur cette figure). Simultanément, la came 21 décrit un mouvement rectiligne suivant l'axe de glissement du plongeur 6. Comme illustré par la figure 1, le contact mobile 24 quitte d'abord le 40 contact fixe inférieur 27 de la paire, quand le plongeur 6 se dé 72 12831 7 2132882 place vers la gauche, à une vitesse angulaire qui s'ajoute à la vitesse de mouvement rectiligne du plongeur S suivant son axe de glissement. Il quitte ensuite le contact supérieur 27 de la paire. Ainsi, en s'écartant de chacun des deux contacts fixes 27, le 5 contact mobile 24 exerce, en tournant, un effet frottant. Le profil de came 23, portant le contact mobile 24, sort d'entre les deux contacts fixes 27, continuant à tourner dans le sens horaire jusqu'à être décalé de 9C° par rapport à la position représentée sur la figure 1 et laissant les ressorts-lanes 28 revenir au re-10 pos contre les butées 29. C'est là une position neutre des contacts mobiles 24, pour laquelle aucun contact électrique n'est é-tabli avec aucun des contacts fixes 27, 27'. L'enfoncement du plongeur se poursuivant, le contact mobile 24 quitte, en tournant dans le sens horaire, la position 15 neutre, pénètre dans l'espace séparant les deux contacts fixes 27* situés à gauche sur la figure 1 et entre en contact électrique d'abord avec le contact 27' inférieur, puis avec le contact 27* supérieur, aussi facilement qu'il a quitté les contacts 27 é-quivalents. Une fois le plongeur 6 enfoncé à fond, son collet 12 20 portant contre le manchon 17, chacun des profils de came 23 portant un contact mobile 24 a décrit un nouveau mouvement angulaire de 90° à partir de la position neutre, soit au total 180° pour la course totale du plongeur 6. La commutation est ainsi opérée. On conçoit sans peine que lorsqu'on relâche le plongeur 25 6, les rondelles à ressort 10 le ramènent en position initiale, ce qui provoque Tin cycle de mouvement inverse de celui qu'on vfent de décrire, au cours duquel la came 21 décrit un mouvement angulaire de 180°, dans le sens anti-horaire sur la figure 1. Au cours de toutes les commutations, l'établissement et la rupture 30 du contact électrique entre les contacts fixes des paires 27 ou 27' et les trois contacts mobiles 24 a lieu à une vitesse très supérieure à celle du mouvement du plongeur 6. L'interrupteur à bascule représenté sur les figures 4 à 6 comprend un boîtier 31, muni d'un couvercle 32 et réalisé en i-35 solant. Un arbre métallique 33 tourillonne dans le boîtier 31, d'où il ressort par une extrémité à laquelle est fixée une manette formée par un bras radial 34. A son extrémité opposée, située dans le boîtier 31, l'arbre 33 repose dans un trou 35 percé au centre d'un planétaire 35, fixé à une face intérieure du boîtier 40 31. Le planétaire 36 est en isolant électrique tel que du "nylon" 72 12834 8. 2132882 et agencé pour qu'on puisse l'immobiliser en des positions angulaires (autour de son axe) différentes par rapport au boîtier pl. A l'arbre 33 est fixée, dans le boîtier 31, une cage à engrenages 37, en isolant, accompagnant la rotation de l'arbre 5 33 autour de son axe. Une broche métallique 38, qui présente à u-ne extrémité un satellite 39 et, en son milieu, un tronçon de section voulue pour définir un profil de came radial, tourillonne dans la cage 37, son axe étant parallèle et espacé par rapport à celui de l'arbre 33 et le satellite 39 engrenant constamment avec 10 le planétaire. En son point haut, le plus distant de l'axe de la broche 38, le profil de came porte sur sa face périphérique une couche formant contact mobile, désignée par la référence 40. Deux ressorts-lames parallèles 41 sont fixés dans le 15 boîtier 31 aux endroits voulus pour que des contacts électriques 42 qu'ils portent soient situés sur un arc de cercle dont le rayon, centré sur l'axe de l'arbre 33, coupe et franchit l'axe de la broche 38 et atteint le contact mobile 40 quand ce dernier occupe sa position la plus distante de l'axe de l'arbre 33, repré-20 sentée sur la figure 4. Les deux contacts 42 sont espacés sur une droite parallèle aux axes de l'arbre 33 et de la broche 38. Les extrémités fixes des deux ressorts-lames 41 constituent les bornes 43 de fixation des contacts 42. Les figures 4 à 6 montrent l'interrupteur en position de 25 fermeture, dans laquelle le contact 40 de la broche 38 relie les contacts 42 portés par les ressorts-lames 41. Du fait que la cage 37 et le planétaire 36 sont tous deux en isolant, la broche 38 qui présente le satellite 39 et le contact mobile 40 est électriquement isolée de l'arbre 33» 30 Lorsqu'on écarte la manette 34- d'une butée non représen tée, afin de faire tourner l'arbre 33 dans le sens anti-horaire sur la figure 4, la broche 38 tourne dans le même sens du fait de l'engrènement du satellite 39 avec le planétaire 36. Le contact mobile 40 de la broche 38 quitte.le contact 42, en exerçant un 35 effet frottant, suivant line trajectoire épicycloïdale et à une vitesse égale à la somme de sa vitesse de mouvement angulaire autour de l'axe de la broche 38 et de la vitesse de mouvement en translation de la broche 38 autour de l'axe de l'arbre 33» D'une manière correspondante, lorsqu'on ramène la manette 34- dans le 40 sens horaire sur la figure 4, le contact mobile 40 reprend à la 72 12834 9. 2132882 même vitesse la position représentée d'interposition entre les contacts 42, contre lesquels il frotte en les déplaçant sur les ressorts-lames 41 respectifs. Ainsi, le contact mobile 40 établit et rompt simultané-5 ment le contact avec les deux contacts 42 à une vitesse nettement supérieure à celle de déplacement de la manette 34 et en assurant un effet de nettoyage automatique. Du fait qu'une transmission à engrenages relie directement la manette 34 à la broche 38, l'établissement et la rupture du contact par le mécanisme de commuta-10 tion sont indépendantes de tout effet de ressort et l'on peut rompre toute soudure apparue entre l'un ou l'autre des deux contacts 42 et le contact fixe 40 en agissant à force sur la manette 34-. On va maintenant considérer les figures 7 à 9 qui mon-15 trent un commutateur à plongeur comprenant un boîtier cylindrique 50 muni intérieurement d'une cloison 51 percée d'un trou 52. Un bouton-poussoir creux 53 coulisse dans le boîtier 50 d'un côté de la cloison 51. Un support 54- en isolant coulisse dans le boîtier 50 du côté de la cloison 51 opposé au bouton-poussoir 53 et pré-20 sente un tronçon qui traverse le trou 52 et est rencontré par le bouton-poussoir 53. Un ressort de rappel non représenté maintient le support 54, en position de repos, appliqué contre la cloison 51. A la face intérieure du boîtier cylindrique 50 est fixée, 25 parallèlement à l'axe du boîtier, une crémaillère 55 en isolant tel que du "nylon". Le support 54 se déplace le long de la crémaillère 55, parallèlement à elle, lorsqu'on enfonce le bouton-poussoir 53 à 1*encontre du ressort de rappel. Une broche métallique 56, portée par le support 54, tou-30 rillonne autour d'un axe normal à la crémaillère 55* pignon 57, solidaire de la broche 56, engrène avec la crémaillère. En son milieu, la broche 56 présente une section droite définissant un profil de came radial et la face périphérique de la broche porte, au point haut de ce profil de came, un contact mobile 58. 35 La structure est très analogue à celle de la broche 38, solidaire du satellite 39 et du contact mobile 40, suivant le mode de réalisation décrit à propos des figures 4 à 6. Le commutateur représenté sur les figures 7 à. 9 est un commutateur unipolaire. En conséquence, deux paires de contacts 40 59, 60 sont situées de part et d'autre du plan de mouvement de l'a 72 12834 10 2132882 xe de la "broche 56. Les contacts de chaque paire 59 et 60 sont a-lignés sur une droite parallèle et espacée par rapport à l'axe de la broche 56. Quand le commutateur occupe la position de repos repré-5 sentée, le contact mobile 58 de la broche 56 relie les contacts de la paire 59. Lorsqu'on enfonce le bouton-poussoir 53» le support 54 se déplace, à 1'encontre du ressort de rappel non représenté, vers le bas sur les figures 7 et 8, ce qui fait tourner le pignon 57. Le contact mobile 58 exerce, en quittant les contacts 10 59, un effet frottant et décrit une trajectoire cycloïdale raccourcie à une vitesse égale à la somme de sa vitesse de mouvement angulaire autour de l'axe de la broche 56 et de la vitesse du moct-vement en translation décrit par le support 54 par rapport à la crémaillère 55» Les deux contacts 60 sont placés de telle sorte 15 que, quand la broche 56 a tourné de 180°, le contact mobile 58 relie les contacts 60. En relâchant le bouton-poussoir 53, on permet au ressort de rappel (non représenté) de ramener le support 54 dans sa position initiale représentée. Suivant ce dernier mode de réalisation de l'invention, 20 le fonctionnement dépend d'un ressort de rappel, mais on peut supprimer ce dernier et obtenir un effet positif, par exemple en substituant au bouton-poussoir 53 un bouton à double effet. 72 12834 îi 2132882 aSTETOICAIIOIfS. 1. Commutateur électrique caractérisé en ce qu'il comprend un premier contact (24) agencé pour accompagner le mouvement angulaire d'un premier élément denté (22) tourillonnant au-5 tour de son axe, un second élément denté (25) avec lequel le premier est contraint d'engrener en permanence, un second contact (27) monté fixe par rapport au second élément denté pour coopérer avec le premier contact du côté dudit axe opposé au second élément denté et un moyen (6) propre à engendrer un mouvement rela- 10 tif entre les deux éléments dentés pour faire en sorte que le premier contact établisse et perde le contact avec le second contact à une vitesse équivalant à la somme des vitesses de mouvement angulaire du premier contact autour dudit axe et de mouvement en translation d'un des éléments dentés par rapport à l'autre. 15 2. Commutateur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un troisième contact est associé en relation fixe avec le second et en ce que le premier contact est un contact de jonction coopérant avec les second et troisième contacts. 3. Commutateur selon la revendication 2, caractérisé en 20 ce que les second et troisième contacts sont disposés sur une parallèle audit axe pour coopérer quasi simultanément avec le premier contact. 4. Commutateur selon la revendication 2, caractérisé en ce que les second et troisième contacts sont espacés et situés en 25 regard et en ce que le premier contact présente deux bossages diamétralement opposés qui coopèrent respectivement et dans l'ordre numérique avec les second et troisième contacts. 5. Commutateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le point le plus haut du premier con- 30 tact présente une distance audit axe supérieure au plus grand rayon du premier élément denté. 6. Commutateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le premier contact est une came à profil radial présentant au moins une surface périphérique conduc- 35 trice à l'endroit où le profil radial définit une crête. 7. Commutateur selon la revendication 6, caractérisé en ce que la came et le premier élément denté sont réalisés d'un seul tenant, en un matériau électriquement isolant portant une couche métallique qui définit ladite surface de came périphérique élec- 40 triquement conductrice. 72 12831 12 2132882 8. Commutateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérise en ce que le premier contact et le premier é-lément denté sont montés pour tourner conjointement dans un support lui-même monté pour se déplacer pair rapport au second éié- 5 ment denté dans un plan normal audit axe de rotation. 9. Commutateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le premier contact et le premier é-lément denté sont montés pour tourner conjointement dans un support fixe et en ce que le second élément denté est monté pour se 10 déplacer par rapport au premier élément denté dans tin plan normal audit axe de rotation. 10. Commutateur selon la revendication 8 ou 9, caractérisé en ce que celui des deux éléments dentés qui est mobile est contraint de se déplacer en permanence avec un organe de manoeu- 15 vre qui constitue ledit moyen propre à engendrer un mouvement relatif entre les deux éléments dentés. 11. Commutateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que le premier élément denté est tin pignon et en ce que le second élément denté est une crémaillè- 20 re. 12. Commutateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que le premier élément denté est tin satellite et le second un planétaire.