La présente invention se réfère au nettoyage à sec des v#te- ments et articles du meme genre. On sait que ce nettoyage s'effectue en principe par trempage des articles dans un solvant approprié, tel par exemple que le per chloréthylene. On met en oeuvre un dispositif d'agitation, pratiquement réalisé par un tambour tournant renfermant les articles à nettoyer, de façon que ce solvant pénètre en tous les points de ceuxci pour dissoudre les impuretés et se renouvelle suffisamment pour les éliminer. Les articles ainsi traités sont ensuite essorés et séchés, avec ou sans phase auxiliaire dtappret, de désodorisation, etc..., tandis que le solvant est filtré et est en partie ou de temps à autre traité par distillation pour éliminer les impuretés grasses qu'il a dissoutes. Or il arrive fréquemment que les articles quton désire soumettre au nettoyage à sec comportent des taches non grasses, insolubles dans le perchloréthylène ou autre genre de solvant utilisé. Pour éliminer ces taches, couramment désignées du nom de taches mai grec, la pratique a consisté jusqu'ici à soumettre les vêtements ou autres à une opération de nettoyage prélable. Cette opération s'est effectuée à la main, puis on a imaginé des machines prévues pour la réaliser automatiquement. De telles machines comportent un réservoir supplémentaire propre à recevoir un liquide susceptible d'éliminer les taches maigres, par exemple une solution ou émulsion de savon ou autre agent détersif dans lteau ou dans un autre liquide. Au sortir de ce bain les articles sont essorés, puis traités à la façon connue par le solvant principal. L'inconvénient de cette disposition est que la solution du bain de traitement préalable se charge rapidement d'impuretés, de sorte qutelle devient très vite inutilisable, bien que sa teneur en savon ou autre soit loin d'entre épuisée. On doit donc la filtrer et la soumettre a des opérations de régénération, ou la jeter au rebut après en pratique huit ou dix opérations successives, ce qui grève très sensiblement le prix de revient. La présente invention est basée sur le fait quten pratique les taches maigres représentent une très faible proportion des imouretés à éliminer et que si l'on débarasse préalablement les articles à nettoyer de toutes les autres taches et impuretés susceptibles d'etre éliminées par le solvant, la consommation de savon ou autre produit détersif et la pollution de la solution destinée à éliminer ces taches maigres, se trouvent réduites dans une mesure considérable, de sorte qu'on évite les inconvénients signalés plus haut. Le procédé suivant ltinvention consiste essentiellement à traiter les articles à nettoyer à sec par un solvant proprement dit, tel que le perchloréthylène, de manière à en éliminer toutes les impuretés qu'il peut dissoudre ou détacher, à essorer ce solvant des articles traités, puis à soumettre ceux-ci à l'action d'une so- lution de savon ou autre agent détersif approprié pendant un temps suffisant pour éliminer les taches maigres, à essorer pour chasser cette solution, et enfin à procéder à un rinçage et à un séchage final. Dans une forme d'exécution préférée toutes les phases opératoires essentielles sont réalisées à l'intérieur du même tambour et de la meme cuve, des moyens étant prévus pour vidanger celle-ci et lui amener les solutions appropriées. Bien entendu rien nsempêche de compléter le traitement par des phases d'apprêt ou de désodorisation, si on le désire. L'apprêt peut d'ailleurs entre avantgeusement combiné au second lavage en vue d'éviter une phase supplémentaire. La phase d'élimination des taches maigres s'effectue préférablement en projetant la solution de savon ou autre agent détersif sur les articles à traiter renfermés par le tambour tournant dans un bain de solvant. Ce bain élimine ainsi l'excès de la solu tion détersive dont on peut ensuite débarrasser le solvant par distillation lorsqu'il est exagérément chargé. La machine propre à la mise en oeuvre du procédé peut comporter trois réservoirs à solvant séparés, un renfermant le solvant destiné à la première phase (nettoyage des taches grasses), un second qui contient du solvant propre à entre utilisé en même temps que la solution de savon ou autre agent détersif, et un troisième qui renferme le solvant de rinçage. Il est prévu un quatrième réservoir pour la solution de savon, ou autre agent détersif, ce réservoir étant relié à travers une pompe à des pulvérisateurs disposés dans l'entrée du tambour tournant. De préférence le solvant neuf ou régénéré est chargé dans le réservoir de rinçage d'où on le fait passer progressivement dans le réservoir de nettoyage des taches grasses, pour le renvoyer ensuite au réservoir qui correspond au nettoyage de taches maigres, et c'est à partir de ce dernier qu'on prélève le solvant à régénérer par distillation. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer. La figure unique de ce dessin représente très schématiquement les organes essentiels d'une machine propre à la mise en oeuvre de l'invention. La machine de nettoyage à sec comprend comme à l'ordinaire un tambour tournant 1 dont la partie inférieure plonge dans une cuve 2. Dans la pratique la cuve 2 est entièrement fermée, mais pour simplifier le dessin on l'a représentée comme découverte. Le tambour 1 est préférablement du type décrit dans la demande de brevet français déposée le 25 janvier 1971 au nom du meme inventeur pour : t'Perfection- nements aux tambours pour machines de nettoyage à sec", ctest-à- dire que sa paroi perforée la est constituée par une toile métallique. Du bas de la cuve 2 part une canalisation 3 sur laquelle est interposée une pompe 4. Cette canalisation 3 aboutit à un dispositif de vannes 5, constitué par un distributeur à plusieurs directions ou par un ensemble de vannes individuelles, et grace auxquel la canalisation 3 peut entre reliée à l'une quelconque de trois canalisations 6, 7 et 8 dont chacune comporte un filtre, respectivement 9, 10 et 11. Les trois canalisations 6, 7, 8 aboutissent à trois réservoirs respectifs 12, 13 et 14. De chacun de ces réservoirs part une canalisation de sortie, respectivement '15, 16 et 17,-#ces trois canalisations aboutissant à un second dispositif de vannes à trois directions 18 à la sortie duquel est reliée une canalisation 19 qui débouche dans la cuve 2. On comprend quten manoeuvrant convenablement les dispositifs de vannes ou' distributeurs 5 et 18, on peut amener dans la- cuve -le liquide de l'un quelconque des trois réservoirs 12, 13, 14, puis le renvoyer dans ce mtme réservoir ou dans un autre après qu'il ait servi à effectuer une opération. La machine comprend encore un quatrième réservoir 20 duquel~ part une 'canalisation 21 qui aboutit à des pulvérisateurs tels que 22 disposés dans l'entrée latérale du panier 1,- ou en face de cette entrée, de façon à permettre de projeter du liquide du réservoir 20 sur les articles tels que 23 renfermés par le tambour 1. Pour as- surer la pression de pulvérisation nécessaire, on a inséré sur-la canalisation 21 une pompe appropriée 24. Le fonctionnement de l'installation ainsi schématisé est le suivant Au début, la cuve 2 étant vide, on charge les vêtements à nettoyer à l'intérieur du tambour 1, puis par le distributeur 18 on remplit cette cuve 2 de solvant provenant du réservoir 12. On met en marche le tambour de manière que les vetements s'imprègnent du solvant de la cuve et que ce solvant se renouvelle continuellement à leur contact. Au bout d'un temps relativement court, qui peut ê- tre par exemple de deux minutes, on vidange la cuve par la canalisation 3, la pompe 4, le distributeur 5 et la canalisation 6, de façon à retourner le solvant dans le réservoir 12 à travers le filtre 9 dans lequel les poussières et autres particules restent retenues. On comprend qu'au cours de cette première phase opératoire le solvant dissout les taches grasses et élimine les graisses qu'elles renferment, tout en entraînant les poussières et les autres impuretés susceptibles de se détacher des tissus sous l'effet du brassage. Aussit8t que la cuve est vidangée on procède à un essorage en augmentant légèrement la vitesse du tambour pendant environ 15 secondes, puis en la portant à la valeur maximale autorisée pendant 45 secondes. Au cours de cette opération le solvant chassé du tambour est recueilli par la cuve 2 (qui comme sus-indiqué entoure complètement le tambour) et est par conséquent retourné au réservoir 12. Une fois l'essorage terminé on remet en marche le tambour à la vitesse de brassage, et par la canalisation 21, la pompe 24 et les pulvérisateurs 22, on projette sur les vêtements de fines gouttelettes d'une solution de savon ou autre agent détersif renfermée par le réservoir 20. Simultanément, ou un certain temps après le début de la pulvérisation, on amène dans la cuve 2 du solvant provenant du réservoir 13, ce solvant étant préférablement de meme nature que celui qui remplit le réservoir 12, le tout comme on le comprendra mieux ci-après. Au cours de cette seconde phase opératoire le savon ou autre détersif vient imprégner les vêtements et assurer l'élimination des taches maires que le solvant seul n'avait pu enlever au cours de la première phase. La durée de cette seconde phase de lavage est par exemple de trois minutes. Au bout de ce temps, l'on arrete la pulvérisation, on vidange la cuve 2 pour ramener son contenu dans le réservoir 13 et l'on procède à un second essorage de la même manière qu'après la première phase, c'est-à-dir en tournant à vitesse réduite pendant 15 secondes, puis à vitesse rapide pendant 45 secondes. Tous les liquides chassés des vêtements, c'est-à-dire l'excès de solution de savon ou autre et le solvant, se trouvent ainsi retournés dans le réservoir 13 à travers le filtre 10 qui retient les impuretés solides. On procède alors à une troisième phase de rinçage en utilisant à cet effet du solvant propre contenu par le réservoir 14 et quton déverse dans la cuve 2 à la façon exposée plus haut; Ce rinçage, effectué d rotation lente du tambour 1, peut durer par exemple deux minutes. Une fois qu'il est terminé l'on retourne le bain dans le réservoir 14 et l'on procède à un dernier essorage, plus poussé que les précédents; on peut par exemple faire tourner le tambour 1 à vitesse réduite pendant 15 secondes, puis à grande vitesse pendant deux à trois minutes pour être certain d'éliminer le maximum du liquide retenu par les vêtements. Il est alors possible de procéder à une phase de séchage et de récupération par le moyen d'un circuit d'air chaud en mettant en oeuvre à cet effet les dispositions bien connues dans la technique et qu'on n'a pas représentées sur le schéma annexé pour ne pas charger inutilement celui-ci. Cette phase de séchage et de récupération peut avoir une durée-de l'ordre de 5 à 6 minutes. On peut la faire suivre d'une phase de désodorisation, si on le désire. Bien entendu les solvants contenus par les trois réservoirs 12, 13 et 14 se chargent peu à peu d'impuretés dissoutes en solution, les filtres 9, 10 et 11 ne pouvant retenir gue celles en suspension. Il faut donc les régénérer par distillation. En pratique pour réduire au minimum les frais de cette opération l'on peut procéder de la façon suivante : De temps à autre on vidange le réservoir 13 en tout ou en partie et lton envoie son contenu à un appareil à distiller qui le régénère. Pour remplir à nouveau le réservoir 13, on prélève du liquide venu du réservoir 12 qu'on remplit à son tour par du liquide venu du réservoir 14. C'est dans ce dernier qu'on introduit le solvant régénéré pur.Il est important de remarquer que tous ces transferts de solvant peuvent s'effectuer, si on le désire par manoeuvre du distributeur 5 vorace auquel on peut renvoyer à n'importe quel réservoir, 12 par exemple, le solvant que la cuve 2 avait reçu d'un autre, par exemple 14. On comprend en effet que le solvant du réservoir 14 se souille relativement peu, puisqu'vil ne sert qu'au ringage. Le réservoir 12 qui reçoit ce solvant ne renferme donc qu'une très faible quantité d'impuretés dissoutes. Cette quantité est insuffisante pour geler la première phase de nettoyage et bien au contraire elle la favorise car c'est un fait connu qu'un solvant légèrement impur agit mieux qu'un autre rigoureusement pur. Le solvant dont le réservoir 13 est chargé renferme au contraire une proportion importante de graisses et de solution détersive. Mais on ne lui demande pas d'avoir un effet de dissolution quelconque sur des corps gras, puisqu'on ne le met en contact qu'avec des articles déjà dégraissés. Il suffit donc que sa teneur en graisses soit insuffisante pour salir les articles déjà nettoyés. En procédant à la façon sus-exposée, on utilise au mieux le pouvoir de dissolution des solvants et la régénération n'intéresse plus que l'un des trois réservoirs. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. On comprend notamment qu'au lieu d'amener directement les solvants dans la cuve 2 par la canalisation 19, on pourrait les injecter dans celle-ci à travers des pulvérisateurs, tels que celui indiqué en 22, en prévoyant, si nécessaire, une pompe propre à assurer la pression d'injection. Il est également possible de combiner les deux moyens, ctest- à-dire de déverser d'abord du solvant dans la cuve, puis d'en projeter sur les vêtements au cours de nettoyage. D'autre part la solution dont est chargé le réservoir 20 peut renfermer non seulement des savons ou autres agents détersifs, mais également des substances d'apprit propres à impartir aux vêtements toutes qualités désirées de tenue, de toucher, etc.... R E V E N D I C A T I O N s 1 - Procédé pour le nettoyage des vêtements et autres articles par le procédé dit Jtà secl', caractérisé en ce qu'il comprend une première phase au cours de laquelle les articles sont placés dans le solvant, cette phase étant suivie d'un premier essorage, puis une seconde phase de nettoyage au cours de laquelle les articles sont soumis à l'action d'une solution d'un agent détersif approprié, cette seconde phase étant à son tour suivie d'un essorage, puis une phase de rinçage, et enfin une phase de séchage final. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé- en ce qu'au cours de la seconde phase de nettoyage par le moyen dtune solution d'agents détersifs, les articles à nettoyer sont agités dans un solvant 3 - Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce qui onutilise le meme type de solvant pour la première phase de nettoyage, pour la seconde phase de nettoyage et pour la phase de rinçage, le solvant souillé de la seconde phase de nettoyage étant remplacé par du solvant prélevé à partir de la première phase et le solvant ainsi prélevé de la première phase étant à son tour remplacé par du solvant provenant de la phase de rinçage. 4 - Machine pour la mise en oeuvre du procédé suivant lune quelconque des revendications 1 à 3, du genre comprenant un tambour perforé tournant dans une cuve propre à recevoir un liquide, caractérisé en ce qu'elle comprend - un premier réservoir renfermant le solvant destiné à la première phase de nettoyage ; - un second réservoir qui continent le solvant propre à la seconde phase de nettoyage ; - un troisième réservoir dans lequel est renfermé le solvant de rinçage - un quatrième réservoir pour la solution dagents détersifs - des moyens permettant d'envoyer sélectivement les li- quides de ces réservoirs vers les articles à traiter ; ; - et des moyens gr ce auxquels on peut renvoyer dans l'un quelconque des trois réservoirs les liquides renfermés par la cuve. 5 - Machine suivant la revendication 4, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens pour pulvériser la solution d'absents détersifs sur les articles à travers l'entrée du tambour tournant 6 - Machine suivant l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisée en ce qu'à chaque réservoir à solvant est associe un filtre individuel.