La présente invention est relative à un miroir en verre de sécurité, protégé contre la corrosion, en particulier pour véhicules. Dans le cas de miroirs comportant un risque de frac ture élevé, en particulier les miroirs qui équipent des véhicules, on doit prendre des dispositions afin qu'en cas de bris, les fragments, qui présentent d'une manière générale des arêtes coupantes, demeurent liés entre eux dans une mesure aussi large que possible, de façon à ne pas faire saillie et donner lieu ainsi à des blessures par entailles en cas d'accident. D'autre part, les dispositions adoptées à cet effet doivent être de nature à protéger contre la pénétration de matières corrodetes les bords, particulièrement exposés, de l'interface ve verre-couche réfléchissante. Les miroirs connus de ltespèce définie ci-dessus, qui répondent aux exigences en ce qui concerne une qualité optique durable, possèdent un miroir rapporté ou encastré constitué par une plaque de verre plane ou bombée, dont la face postérieure est revêtue d'une couche métallique réfléchissante, le plus souvent une couche d'argent. D'une manière générale, le miroir rapporté se trouve dans un boîtier, dans lequel il est pressé par un ressort contre une butée ou contre une bague rapportée, prévue à l'extrémité antérieure ouverte du boîtier. Pour empêcher que les miroirs risauent d'occasionner des blessures et pour les protéger contre les effets de la corrosion, on a déjà suggéré (demande de brevet déposée en Allemagne le 15 septembre 1900 sous le nO P-15293671) d'appliquer sur la couche de tain habituelle du miroir rapporté une ou plusieurs couches d'une matière synthétique thermoplastique résitant au choc ou des couches de renfort éventuellement unies à cette matière synthétique. Lors de l'exécution de miroirs en verre > le miroir doit, après avoir été mis en forme par découpage, subir une talle de son bord de coupe, afin d'assurer un effet optique parfait.D'autre part, la couche de matière synthétique thermoplastique résistant au choc doit recouvrir les bords latéraux exposés de la couche réfléchissante. Par conséquent, chaque miroir à rapporter ou à encastrer ne peut recevoir les couches supplémentaires proposées qu'auprès la mise en forme ou après le taillage, c'est-à-dire, l'application de ces couches doit se faire individuellement pour chaque pièce à encastrer.Alors que toutes les autres couches faisant partie d'un miroir rapporté normal peuvent être appliquées sur des glaces traitées au moyen de chaînes de production fonctionnant d'une manière continue, l'application des couches supplémentaires, envisagées conformément à l'état de la technique décrit plus haut, ne peut pas, pour les raisons indiqués ci-dessus, être rattachée à ce processus de fabrication. I1 s'ensuit que l'application de ces couches exige une opération supplémentaire lors de l'exécution des miroirs à rapporter et, par conséquent, entrain une élévation non négligeable du prix de revient. Le même inconvénient est propre aux miroirs où, conformément à une autre solution proposée antérieurement (demande de brevet déposée en Allemagne sous le n0 P-15 29 367.1 le 15 septembre 1966 ) le miroir à encastrer est muni d'une couche de caoutchouc synthétique qui est appliquée sous forme de dissolution sur les couches de recouvrement habituelles et est ensuite unie femement à la couche de recouvrement par séchage à l'air. La présente invention vise à établir un miroir de sécurité protégé contre la corrosion, de telle manière que, au prix d'une dépense minimale en matière et en main-d'oeuvre lors de l'exécution, on obtient une protection adéquate contre la corrosion, tout en reduisant davantage le risque d'entailles en cas du bris du miroir. Suivant l'invention, ce but est atteint par le fait que l'espace 1 compris entre le miroir rapporté 2 et le boîtier 3 qui abrite ce dernier est rempli de matière synthétique expansée in situ0 En expansant dans l'espace 1 du polyuréthane, en particulier du polyuréthane souple ou semi-rigide, on obtient un remçlissage particulièrement favorable de ltespace dans la région du bord 4 du miroir rapporté 2, ainsi qu'une adhérence particulièrement favorable entre la matière synthétique expansée et le miroir rapporté- 2. Le miroir suivant l'invention, dont l'espace 1 est rempli de polystyrène expansé in situ, se distingue par la simplicité particulière des dispositifs requis pour son exécution. Lorsque le boitier 2 du miroir est constitué en métal ou en une autre matière offrant une résistance élevée à la chaleur, il est avantageuxdu point de vue du coût de la matière première, ainsi que d la simplicité des dispositifs requis pour l'exécution - d'appliquer le mode de ralisation de l'invention suivant lequel on produit l'expansion in situ de chlorure de polyvinyle, éventuellement plastifié, dans ltespace 1. Les miroirs appelés à être utilisés dans des régions à climat défavorable et qui doivent par conséquent satisfaire à des conditions plus rigoureuses en ce qui concerne la résistance aux températures extrêmement élevées ou extrêmement basses, à des changements de température rapides et à un haut degré hygrométrique de l'air, il convient d'appliquer la forme d'exécution de l'invention suivant laquelle l'espace 1 est rempli de caoutchouc de silicone expansé in situ. Le remplissage de l'espace 1 peut aussi être assuré par d'autres matières synthétiques susceptibles d'expansion in situ, par exemple le polyéthylène cellulaire. Suivant un mode de réalisation préféré de l'invention le boîtier et la matière synthétique expansée qui remplit ltespace entre le miroir encastré et le boitier constituent un élément formé d'une seule pièce en matière synthétique. Suivant une forme d'exécution particulièrement favorable, l'élément en matière synthétique est constitué en polyuréthane, en particulier en mousse integrale dure ou semi-dure de polyur-thane. Cet élément en matière synthétique peut être établi à des températures relativement peu levées. On obtient ainsi d'autre part une adhérence particulièrement efficace entre le miroir encastré et l'élément. De plus, les polyuréthanes permettent d'obtenir d'une manière particulièrement favorable les propriétés mécaniques désirées en ce qui concerne la ténacité et Ilélasticité. Lorsqu'on attache une importance particulière à l'as- pect attrayant de la surface du boîtier et lorsque, d'autre part, on désire réaliser un miroir particulièrement léger, il est avantageux d'adopter une forme d'exécution où l'élément en matière synthétique est constitué en polystyrène expansé in situ0 Pour les miroirs appelés à être utilisés dans des régions à climat défavorable, miroirs qui doivent par conséquent satisfaire à des conditions plus rigoureuses en ce qui concerne la résistance aux températures extremement élevées ou extrêmement basses, à des changements rapides de la température et à un haut degré hyBrométrique de l'air, il convient particulièrement d'appliquer une forme d'exécution de l'invention suivant laquelle l'élément en matière synthétique est constitué en caoutchouc silicone expansé in situo Dans une forme de réalisation particulièrment favorable en ce qui concerne le prix de la matière première, l'élément en matière synthétique est constitué en polyéthylène cellulaire expansé in situ. Divers exemples de réalisation de l'invention sont représentés dans les dessins annexés et seront décrits dans le suite ddune manière plus détaillée. Dans ces dessins: La figure 1 représente une coupe d'un miroir suivant l'invention, où l'espace 1 est rempli intérieurement de mousse de polyuréthane, de chlorure de polyvinyle ou de caoutchouc de silicone, expansés in situ, par un procédé applicable à une de ces matières et connu en soi. La figure 2 est une vue en coupe d'un miroir suivant l'invention, où l'espace 1 est rempli de mousse de polystyrène expansé in situ. Le boîtier 3 présente ici plusieurs orifices ou canaux 5. Ceux-ci sont nécessaires, parce que, pour produire la mousse de polystyrène par expansion in situ, la chaleur requise pour l'expansion doit être apportée par de la vapeur d'eau traversant cet espace. La vapeur d'eau est introduite avantageusement par le canal principal 5' et s'échappe par les autres orifices ou canaux 5 jusqu'à ce que le processus d'expansion soit achevé. La figure 3 est une vue en coupe suivant la ligne A-B de la figure 2. Le remplissage de ltespace 1 avec da la mousse plastique est opéré de la manière connue en soi. Les procédés et les matières premières requis à cet effet sont décrits dans ltouvrage "Kunststoffe-Sehaumstoffe" par Homann, Bankwart, Edition Carl Hanser, Munich, 1966. La figure 4 est une coupe transversale d'un miroir suivant l'invention, où le boîtier qui retient le miroir rapporté 2 est constitué par les zones marginales durcies ou " croûtes n 3 de 1' élément 6 en mousse synthétique. Dans cette forme d'exécution la monture 7 du miroir peut être avantageusement incorporée par l'expansion au cours de la même opération. On peut établir de cette façon, entre le miroir encastré 2 et le vehicule, une liaison suffisam=ment rigide, mais qui se comporte d'une manière élastique en ce qui concerne des chocs et aubes sollicitations mécaniques intenses.Grâce à cette exécution, conforme à l'invention, du boîtier du miroir, on peut,établir un miroir dans lequel une partie de la surface 8 dite tt biseau " demeure visible, cependant que les bords exposés 9, particulièrement vulnérables, de la couche réfléchissante, sont bien protégés vis-à-vis de l'atmosphère. La figure 5 est une vue en coupe d'un miroir suivant l'invention, qui est en principe établi de la même manière que celui de. la figure 4, mais avec cette différence que l'élément 6 en matière synthétique débord sur les parties marginales de la face antérieure du miroir encastré 2, contre lesquelles il s'appli- que intimement, en assurant une obturation particulièrement efficace vis-à-vis de l'atmosphère. L'élément 6 en trière synthétique est établi dans chaque cas de la manière connue en soi. A cette fin, le miroir à encastrer 2 est retenu dans un moule approprié, après quoi le moule, préalablement enduit intérieurement d'un agent de démoulage, est -chargé de préformes appropffiées, courantes dans le commerce, de la mousse synthétique. Les avantages obtenus grâce à l'invention consistent en particulier en ce que, sans faire appel dans une mesure notable à des matières premières et opérations supplémentaires en vue de la production, on obtient un miroir en verre qui remplit, mieux que les miroirs connus à ce jour, les conditions requises en ce qui concerne la résistance à la corrosion et la diminution du risque de blessures en cas de fracture du miroir. Un autre avantage réside dans le fait que le miroir encastré est soutenu élastiquement sur la totalité de sa face postérieure, ce qui réduit encore notablement le rixe d'une fracture. Grâce au fait que l'espace 1, désormais rempli, entre le boîtier 3 et le miroir encastré 2, offre une stabilité propre non négligeable, il est possible de donner une moindre épaisseur à la paroi de ce boitier, de sorte que le miroir possède dans son ensemble un poids plus réduit. Cette méthode est, pour certaines applications déterminées, poussée jusqu'au point où le boîtier 3 ne constitue plus qu'un moule pour la matière synthétique à expanser et est ensuite retiré.La fonction du boîtier 3 est dans ce cas assumée par la couche extérieure de la matière synthétique expansée, couche que l'on désigne souvent par le terme de " croûte " Dans la pratique, on adopte souvent à cet effet une méthode qui consite à garnir d'une feuille mince le boîtier 3 qui sert de moule, feuille qui s'unit ensuite à la matière synthétique et sert de paroi extérieure au corps en mousse. Ceci facilite en particulier la séparation entre le moule et le corps de mousse. Les avantages obtenus par le mode de réalisation des figues 4 et 5 résident particulièrement dans le fait que le boîtier et le système de support élastique du miroir encastré peuvent être établis tous deux, en matière synthétique, en une seule opération. On élimine ainsi le mode d'exécution courant, compliqué, de boîtiers en métal ou de boîtiers exécutés séparénent pàr moulage par injection, de même que les frais de montage en particulier pour la fixation du miroir encastré 2.Grâce au fait que dans le cas du miroir suivant l'invention, on peut désormais employer, pour le boîtier 3 également, des matériaux dont les propriétés physiques, en ce qui concerne l'élasticité et la rigidité, peuvent être adaptées exactement aux conditions requises, on obtient un miroir qui est de loin supérieur aux miroirs déjà proposés et connus à ce jour, en ce qui concerne la résistance à la corrosion et une diminution du risque de blessures en cas de bris. En outre, et considéré dans son ensemble le miroir suivant l'invention peut être d'un poids moindre, ce qui a pour effet de réduire notablement les vibrations, soit, les oscillations propres, en particulier dans le cas de miroirs comportant des supports de grande longueur ou dans celui de véhicules à vibrations propres de grande intensité, coizze, par exemple, dans celui de camions à moteurs diesel. ce ce qui concerne l'amélioration de la protection contre la corrosion, le miroir suivant l'invention offre le grand avantage qui consiste en ce que l'espace 1 - dans lequel, jusqu'à présente, de l'eau de condensation s'accumulait souvent, dans les miroirs de l'espèce connue, à la suite d'une pénétration d'humidité - est désormais entièrement rempli d'une matière imperméable. REVENDICATIONS. 1. Miroir de sécurité protégé contre la corrosion, en particulier pour véhicules, caractérisé en ce que l'espace compris entre, d'une part, le tiroir rapporté et, d'autre part, le boîtier qui abrite ce dernier est rempli de matière synthétique expansée in situ. 2. Miroir suivant la revendication 1, caractérisá en ce que l'espace est rempli de polyuréthane, en particulier de polyuréthane souple ou semi-rigide expansé in situ. 3. Miroir suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'espace est rempli de polystyrène -expansé in situ. 4. Miroir suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'face est garni de mousse de chlorure de polyvinyle, éventuellement plastifié, expansé in situ. Se Miroir suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ltespace est garni de mousse de caoutchouc de silicone expansé in situ. 6. Miroir suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le boîtier et la matière synthétique expansée qui remplit l'espace entre ie miroir encastré et le boîtier constituent un élément formé d'une seule pièce en matière synthétique. 7. Miroir suivant la revendication 6, caractérisé en ce que l'éliment en matière synthétique est constitué par un polyuréthane, en particulier par une mousse intégrale semi-dure ou dure de polyuréthane. 8. Miroir suivant la revendication 6, caractérisé en ce que l'élément en matière synthétique est constitué par du polystyrène expansé in situ. 9. Miroir suivant la revendication 6, caractérisé en ce que ltélénent en matière synthétique est constitué par un caoutchouc silicone expansé in situ. lO.Miroir suivant la revendication 6, caractérisé en ce que ltélément en matière synthétique est constitué par du polyéthylène cellulaire expans- > in situ.