PIECE D'APPUI POTE TRAVERSE DE PONT Les ponts métalliques démontables sont traditionnellement constitués de tabliers démontables reposant sur deux jeux de panneaux en treillis métallique disposés dans le prolongement les uns des autres pour former deux poutres latérales porteuses. Le tablier peut être réalisé saus forme de platelage métallique en éléments démontables reposant sur des traverses qui réunissent les panneaux latéraux. Pour une meilleure résistance mécanique avec un moindre poids, les panneaux ont généralement leurs membrures hautes et basses formées par deux profilés en I ou U accolés. Eventuellement, ces membrures sont formées par un profilé unique de forme spéciale comportant deux voiles verticaux parallèles à l'axe du pont, ce qui lui donne à la fois une forte section et une forte largeur et assure la rigidité latérale du panneau. Lorsqu'un essieu de véhicule passe sur une traverse, toute la charge de l'essieu repose sur la traverse considérée. Elle fléchit. Si la traverse est posée directement sur la membrure inférieure, au moment du passage du véhicule, elle ne repose plus, du fait de sa déformation, sur toute la surface de la membrure, mais seulement sur la face interne de la membrure par rapport au pont. La membrure, qu'elle soit formée par un double profilé ou par un profilé unique de section exceptionnellement large, travaille de façon dissymétrique et se déforme à chaque passage du véhicule. Il importe d'interposer une pièce d'appui entre traverse et membrure pour répartir la charge entre les deux faces de la membrure et éviter sa déformation.Cette pièce a, de préférence, à sa partie supérieure une face d'appui surélevée en forme de nervure longitudinale à surface convexe parallèle à I'axe du pont, c'est-à-dire parallèle aux génératrices de la membrure considérée. Cette pièce d'appui a, de préférence, à la base une largeur maximale égale à la largeur séparant les deux voiles verticaux de la membrure. Ainsi, elle répartit au mieux la charge sur toute la largeur de la membrure. L'invention sera mieux comprise par des exemples particuliers décrits ci-après et illustrés par les figures jointes. La figure 1 représente, en vue axonométrique, un noeud de charpente formé par une traverse reposant sur une membrure d'un panneau au droit d'un montant. La figure 2 représente le même noeud, vu dans un plan perpendiculaire à la membrure. La figure 3 représente un noeud semblable dans le cas où la traverse repose sur deux membrures juxtaposées. En figure 1, on distingue une traverse. (1) reposant sur la membrure inférieure (2) d'un panneau. La traverse (1? est formée par deux profilés en I (3a-3b) disposés de part et d'autre d'un montant (4) formé par deux U en vis-à-vis. Comme le montre la figure 1, les ailes des profilés (3a-3b) sont échancrées symétriquement pour laisser passage au montant (4). Les deux profilés (3a-3b) sont assemblés entre eux par boulonnage. La traverse (1) repose sur la membrure (2) par l'intermédiaire de deux pièces d'appui (5a-5b) disposées symétriquement de part et d'autre du montant (4) sous chacun des profilés en I (3a-3b). Sur les figures 1 et 2, seule la pièce d'appui (5a) est représentée ; la pièce (5b), symétrique par rapport au montant (4), est cachée par les autres éléments de charpente. La membrure (2) est constituée d'un profilé unique en forme générale de U très large, comme représenté en figure 1 ou 2. Les deux faces pa rallèles du U (6a-6b) sont prolongées en haut et en bas par quatre ailes latérales (7a-7b-7c-7d) dans le prolongement du fond du U à la partie inférieure, et parallèles à ce fond à la partie supérieure. Ces ailes latérales (7a-7b-7c-7d) donnent un bon moment d'inertie ainsi qu'une bonne assise au profilé. En figure 2, on voit que chaque traverse (1) reporte les charges transmises par le platelage au droit d'un montant (4), ce qui répartit au mieux les efforts. Lorsqu'un véhicule passe sur le platelage supporté par la traverse et, à fortiori, sur la traverse (1) elle-meme, en exerçant une force F sensiblement au centre de la traverse, celle-ci fléchit sensiblement en arc de cercle. Sans pièces d'appui (5a-5b), la traverse (1) reporterait l'effort F principalement sur la face interne (6b) de la membrure qui se gauchirait en déformant également le poteau (4). Les pièces d'appui (5a-Sb) ont une forme sensiblement parallélépi- pédique avec une nervure longitudinale (8) à la partie supérieure. Cette nervure (8) a une surface convexe de génératrices parallèles à la membrure (2).Ainsi, lorsque les profilés en I (3a-3b) se déforment, ils ne cessent pas de reposer sur les nervures (8) sensiblement au centre des pièces d'appui (5a-5b). Chaque pièce d'appui (5a-5b) a une largeurégale, au jeu nécessaire près, à la distance (d) entre les faces (6a-6b) de la membrure (2). La force (sensiblement la moitié de la force F) transmise par l'extrémité de la traverse (1) est bien répartie symétriquement sur la membrure (2) qui travaille dans les meilleures conditions avec une dé format ion minimale. Pour assurer la sécurité de l'assemblage, chaque pièce d'appui (5a-5b) comporte au centre de sa face d'appui, c'est-à-dire de sa nervure (8), un dispositif de positionnement, en l'occurence, un trou vertical permettant la mise en place d'un ergot (9). Elle comporte également latéralement deux trous opposés permettant la mise en place d'une broche (10) qui traverse les deux faces (6a-6b) de la membrure (2). La liaison entre membrure (2) et traverse (3) est absolument bloquée et ceci, par une opération très rapide. En figure 3, est représentée en variante l'utilisation d'une pièce d'appui semblable à la précédente, dans le cas où, pour supporter les charges très importantes, on est amené à utiliser, de chaque côté du pont, un panneau double. Dans ce cas, une traverse (1) repose sur deux membrures (2-2') semblables juxtaposées côte à côte. Sans pièces d'appui (5a-5b), la traverse (1) au moment du passage d'un véhicule, ne reposerait pratiquement que sur une seule des deux membrures, celle (2) qui se trouve à l'intérieur du pont. L'intérêt des pièces d'appui (5a-5b), dont ici une seule est représentée (5a), est encore plus évident que précédemment. On voit que, grâce à la forme particulière des profilés utilisés pour les membrures (2-2'), les pièces d'appui prennent facilement place entre les larges ailes latérales (7) des membrures. En particulier, la pièce d'appui est bien supprotée par les-ailes latérales inférieures en vis-à-vis (,d) et ( b') des membrure res (2-2'). La traverse (1), même lorsqu'elle' se déforme, continue à prendre appui sur les nervures en relief (8) sensiblement dans l'axe des pièces d'appui (5a-5b). Grâce à ces nervures à génératrices parallèles aux membrures (2'), l'effort supporté par la traverse (1j se transmet sensiblement également sur les deux ailes latérales (7d-7b') et, par suite, à l'ensemble des deux membrures (2-2'). Comme précédemment, dans le cas d'un pont à membrure unique selon figures 1 et 2, chaque traverse (1) est fixée par des ergots (9) au centre des pièces d'appui (5). Les pièces d'appui (5) sont elles-mêmes fixées sur les membrures (2-2') par des broches (10). REVENDICATIONS 1 / - Pièce d'appui pour traverse de pont, de forme extérieure sensiblement parallélépipédique, caractérisée en ce qu'elle comporte à sa partie supérieure une face d'appui surélevée (8) en forme de nervure à surface convexe de génératrices parallèles à celle des membrures (2) du pont. 20/ - Pièce d'appui selon revendication 1, caractériséeen ce qu'elle comporte au centre de sa face d'appui un dispositif de positionnement des traverses tels qu'un trou et un ergot. 30/ - Pièce d'appui selon revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte latéralement deux trous de brochage.