La présente invention concerne les procédés de production de lingots ou moulages métalliques utilisant des masselottes ou revetements de masselottage en matière isolante et les dispositifs comprenant les masselottes ainsi que leurs éléments pour la mise en oeuvre de ce procédé. On sait que, pour éviter la formation de retassures (cavités ou fissures) dans un lingot ou moulage métallique, on doit empêcher le libre refroidissement du métal en fusion coulé dans la partie supérieure de la lingotière ou du moule, et que la vitesse de déperdition thermique à partir du métal en fusion, à la surface de ce métal et à son voisinage à l'intérieur de la lingotière GU du moule, doit être contrôlée afin de maintenir le métal en fusion de la surface à l'état liquide jusqu'à ce que la plus grande partie au moins du métal constituant le corps du lingot ou moulage se soit solidifiée. On sait encore que, dans le cas de lingots ou de moulages de grandes dimensions, c' est-à-dire ayant un diamètre extérieur supérieur à 30 cm, la formation d'une retassure peut être sensiblement évitée en utilisant une masselotte ou un revêtement de masselottage en matière isolante, prévu à la partie supérieure de la lingotière ou du moule, de telle sorte que la surface du métal en fusion soit entourée par une matière constituant un meilleur isolant thermique que la lingotière ou le moule lui-même. Une masselotte en matière isolante peut être constituée par un revêtement ou garnissage qui est introduit en totalité ou en partie dans la lingotière ou le moule, ou bien par un ensemble séparé qui est placé sur la partie supérieure de la lingotière ou du moule. Un autre procédé connu, permettant d'éviter sensiblement la formation d'une retassure, consiste à prévoir9 dans la partie de la lingotière ou du moule formant la masselotte, un garnissage ou revêtement en une composition qui peut briller dans des conditions exothermiques lorsqu'elle est enflammée par le métal en fusion coulé, de sorte que le métal en fusion reçoit de la chaleur afin de maintenir sa surface à l'état liquide. Toutefois, les matières exothermiques sont généralement plus conteuses que les matières isolantes, et par conséquent l'emploi de matières ex - thermiques est habituellement limité autcas dans lesquels il semble que les matières isolantes ne soient pas capables d'empêcher la formation d'une retassure. L'emploi de garnissages ou de masselottes exothermiques a été considéré jusqu'ici comme essentiel pour éviter la formation d'une retassure lors de la production d'un lingot ou moulage ayant un diamètre extérieur inférieur à 30 cm. Il semblait jusqu'ici que la chaleur intrinsèque du métal liquide en tête d'un petit lingot était si faible que même le plus léger refroidissement à travers un élément constituant mdme un très bon isolant provoquait la solidification du métal liquide en contact avec l'iso- lant, en formant ainsi une "pellicule" ou "peau'. Dans la pratique, la formation d'une pellicule et la création d'une retassure résultante ont été notées lors de l'utilisation de masselottes ou rêvêtements de masselottage iselants pour la production de petits lingots ou moulages, c'est-à-dire de lingots ou moulages ayant un diamètre extérieur inférieur à 30 cm. En conséquence, afin de pouvoir disposer d'une quantité de métal maximum à partir du lingot2 en vue d'une utilisation ul térieure, on emploie habituellement des matières exothermiques pour la production de lingots ou de moulages ayant de faibles dimensions, de l'ordre indiqué ci-avant. Comme déjà mentionné, le cotit des matières exothermiques représente un facteur important, qui limite leur utilisation à la production de lingots ou moulages de petites dimensions, pour lesquelsil semblait que la formation d'une retassure ne puisse pas être évitée d'une autre manière. Les recherches qui ont abouti à l'invention ont montré que l'on peut apporter des perfectionnements notables aux procédés de production de lingots ou de moulages métalliques par l'utilisant tion de masselottes ou revêtements de masselottages à base de matière isolante ayant une compressibilité supérieure à 5% Le procédé suivant l'invention fournit des avantages maxima pour la production de lingots et de moulages métalliques en utilisant des masselottes superposées à la lingotière ou au moule et pour la production de lingots et de moulages métalliques de petites dimensions, c 'est-à-dire de lingots et - de moulages ayant un diamètre extérieur ne dépassant pas 30 cm. Lorsqu'on se réfère ici au diamètre d'un lingot ou moulage métallique, on considère, en plus du diamètre d'un lingot ou moulage de section circulaire, le grand axe d'un lingot ou moulage de section droite elliptique et la distance perpendiculaire entre les deux plus petits cotés opposés d'un lingot ou moulage ayant une section droite en principe rectangulaire. La compressibilité de la matière isolante est considérée comme le pourcentage de compression par unité de longueur de la matière pouvant être supporté par la matière isolante, lorsque ses cótés restant libres, avant qu'il se produise une rupture de ladite metière isolante pouvant aboutir à sa désagrégation. L'une laçon générale, l'invention est matérialisée dans un procédé pour la production de lingots ou moulages métalliques consistant à utiliser une lingotière, à munir cette lingotière d'une masselotte ou d'un revêtement de masselottage comprenantaumoins une partie circonferentielle formée par une ou plusieuers matières ayant une teneur en humidité inférieure à 3% et une compressibilité supérieure à 5, à fixer cette masselotte dans la position voulue pour quelle puisse résister à la pression exercée vers le haut par le métal en fusion au cours du processus à introduire le métal en fusion dans la lingotière jusqu'à un niveau situe au droit de cette masselotte de telle sorte que eelle-ei entoure la surface supérieure horizontale du métal en fusion et à permettre le refroidissement du métal en fusion dans la lingotière pour former le lingot ou moulage, la masselotte fournissant alors un taux de déperdition thermique depuis la partie supérieure du métal en fusion suffisant pour maintenir cette partie supérieure du métal, voisine de la surface supérieure horizontale, sensiblement à l'état fendu jusqutà ce que la masse de métal formant le corps du lingot ou moulage se soit solidifiée. Suivant le procédé faisant l'objet de l'invention, la fixas tion de la masselotte dans la position voulue afin qu'elle puisse résister à la pression orientée vers le haut exercée par le métal en fusion est effectuée, dans le cas d'une masselotte superposée à la lingotière, en exerçant une pression orientée vers le bas sur cette masselotte, depuis le haut, Toutefois, lorsque le procédé suivant l'invention est utilisé pour la production de lingots ou moulages en métaux ferreux ne présentant sensiblement pas de retassures et ayant un diamètre extérieur ne dépassant pas 30 cm dans toutes leurs parties, la masselotte est fixée en place en l'adaptant dans la partie supérieure du moules une compression de la masselotte étant réalisée pendant cette mise en place0 L'application du procédé faisant l'objet de l'invention pour la production de lingots ou moulages métalliques en utilisant une masselotte superposée à la lingotière ou au moule a pour sefet extrEmement avantageux de réaliser un joint entre la masselotte et la face supérieure non rectifiée de la lingotière, de sorte que la pénétration de métal entre la surface supérieure de la lingotière et la surface infériweure de la masselotte est empêchée.Les masselottes classiques superposées aux lingotières qui ont été utilisées jusqutici sont dures, cassantes et non élastiques, de sorte qu'en l'absence de rectification d'au moins la surface supérieure de la lingotière, il peut se produire une pénétration du métal en fusion entre là surface supérieure de la lingotière et la surface inférieure de la masselotte, en formant sur le lingot un pli ou une nervure pendant la solidification du métal en fusion. La présence de cette nervure ou de ce pli peut eanpeoher le lingot solidifié de reposer normalement sur le fond de la lingotière, de sorte qu'il se forme dans le corps du lingot des fissures dues à des efforts de suspension et que ce lingot est inutilisable. L'invention est matérialisée, suivant un de ses aspects, dans un procédé pour la production de lingots ou de moulages métalliques consistant àutiliser une lingotière présentant une surface supérieure non rectifiée, à disposer une masselotte au-dessus de la surface supérieure de cette lingotière et à introduire du métal en fusion dans la lingotière jusqu)à un niveau située au droit de cette masselotte et au-dessus de la surface supérieure de la lingotière, un joint étant réalisé sur la surface supérieure de la lingotière en plaçant sur cette surface supérieure une matière ayant une teneur en humidité inférieure à 3% et une compressibilité supérieure à 5%, de sorte que ladite matière compense les irrégliarités de la surface supérieure de la lingotière. Dans l'ensemble de ce texte, l'expression "non rectifiée" indique que la surface ainsi qualifiée nla pas été rectifiée ou usinée à un état poli. Toutefois, cette surface peut être soumise à un traitement rapide à l'aide d'une machine à meuler, pour enlever les protubérances très grossières. Une rectification correspondrait à une dépense additionnelle. On comprend à la lecture de la description qui précède que le procédé correspondant à cet aspect de l'invention utilise toujours la force de la pesanteur pour que la masselotte soit main tenue dans la position voulue, en antagonisme à la poussée vers le haut exercée par le métal en fusion avant sa solidification. De préférenoe, la matière formant le joint renferme de 5 à 30% en poids de fibres cellulosiques et, le plus judicieusement on utilise dans cette matière de 10 à 20% en poids de fibres cellu losiques. Lorsque la matière renferme des fibres cellulosiques, la compressibilité de l'échantillon est mesurée dans des conditions dans lesquelles ses côtés sont libres, en exerçant une force de compression dans une direction en principe parallèle au plan de dépôt des fibre pendant la fabrication de la matière compressible à partir d'une barbotine. Avantageusement, cette matière a le taux de compressibilité indiqué lorsqu'elle est soumise à une force qui ne dépasse pas 120 kilogrammes et qui agit sur un échantillon de matière avant, à l'état non comprimé, 38 mm x 38 mm x 19 mm, la force étant exercée entre les surfaces opposées, ayant 38 mm x 19 mm. Suivant un mode de mise en oeuvre préféré de l'invention, correspondant à l'utilisation d'une masselotte placée au-dessus de la lingotière, cette masselotte est constituée par une matière ayant une compressibilité au moins égale à 5% et la surface inférieure de la masselotte forme un joint avec la surface supérieure de la lingotière. Suivant ce mode de mise en oeuvre de ltinvention, la masselotte est retenue en place sur la surface supérieure non rectifiée de la lingotière en exerçant une pression vers le bas sur ladite masselotte, par exemple au moyen d'un objet pesant placé sur elle. Toutefois, cet aspect de l'invention couvre également des agencements dans lesquels la masselotte est réalisée en une matière différente de la matière compressible, et cette matière compressible établit un joint étanche entre la surface inférieure de la masselotte et la surface supérieure de la lingotière.Une telle masselotte séparée peut elle-même être suffisamment lourde pour demeurer en place sous l'effet de son prepre poids en antagonisme à la poussée agissant sers le haut exercée par le métal en fusion, suivant une variante, une pression orientée vers le bas peut être exercée séparément sur la masselotte0 Les expériences effectuées ont montré que, contrairement à ce que l'on pensait jusqu'ici, on peut obtenir des lingots et moulages métalliques sensiblement sans retassures yayamtie petites dimensions, ctestwà-dire un diamètre extérieur inférieur à 30cm, en utilisant des masselottes en matière isolante sans matière exe- thermique, la matière isolante utilisée ayant une compressibilité au moins égale à 5,. De tels lingots et moulages métalliques de petites dimensions peuvent être produits en utilisant des masselottes placées au-dessus de la lingotière ou du moule, de la manière décrite précédemment, et suivant un autre aspect de l'invention en utilisant des masselottes qui sont partiellement ou totalement intreduites dans ltembouchure de la lingotière. Suivant ce dernier aspect, ltinvention est matérialisée dans un procédé pour la production de lingots ou moulages en métaux ferreux en principe sans retassures, ayant dans toutes leurs parties un diamètre extérieur ne dépassant pas 30wa environ, consistant à utiliser une lingotière ou un moule ayant un diamètre intérieur inférieur à 30 cm dans toutes ses parties, à introduire à force dans la position voulue à l'intérieur de la partie supérieure de la lingotière ou du moule une masselotte ayant une dimension extérieure qui est naturellement supérieure à la dimension interne de cette partie supérieure de la lingotière dans laquelle ladite masselotte est emmanchée à force avec laquelle elle est en contact pendant le refroidissement du métal en fusion qui se trouve dans la lingotière, cette masselotte ne comportant pas plus de quatre éléments isolants, la totalité de 11 isolation formant la masselotte ayant une tenacité suffisante pour résister aux contraintes de mise en place et une compressibilité supérieure à 5%, à introduire du métal ferreux en-fusion dans la lingotière jusqutà un niveau situé au droit de cette masselotte, de telle sorte que celle-ci entoure la surface horizontale supérieure du métal en fusion, et à permettre le wfroidissement de ce métal en fusion dans la lingotière ou le moule pour former le lingot ou moulage, tandis que la masselotte fournit un taux de déperdition thermique depuis la partie supérieure du métal en fusion suffisant pour maintenir la partie supérieure de ce métal, au voisinage de la surface horizontale supérieure,sensiblement à l'état fondu juam qu'à ce que la plus grande partie du métal qui forme le lingot ou le moulage se soit solidifiée. De préférence, la lingotière utilisée est une lingotière de section conique ou prismatique et la masselotte est emmanchée à force dans la partie supérieure de cette lingotière malgré la résistance résultant de la conicité de celle-ci, oe qui facilites du fait de la compression de la masselotte, le contact par emmanchement à force avec lq partie supérieure de la lingotière. Bien que les lingotières ou moules coniques ou prismatiques utilisés aient de préférence une conicité telle que la section droite de la lingotière soit plus grande à sa partie supérieure qu'à sa partie inférieure, le procédé correspondant à cet aspect de l'invention peut également être utilisé dans le cas de lingotières ou moules ayant une section droite plus petite au sommet qu'à leur base. Dans ce dernier cas, la masselotte est de préférence introduite à force dans la position voulue en exerçant depuis le bas, une pression orientée vers le haut, mais on a constaté dans la pratique qu'une masselotte peut être enfoncée à force dans une telle lingotière depuis le haut, et maintenue en glace par collage, tout en fournissant un résultat satisfaisant. Etant donné que, suivant cet aspect de l'invention, la masselotte a toujours des dimensions supérieures à ltespace qu'elle doit occuper pendant la formation ou coulée du moulage ou lingot métallique, il est nécessaire que la masselotte en matière isolante suivant l'invention soit repoussée en place à force à coups de marteau ou d'une autre manière. En conséquence, la matière isolante qui forme la masselotte doit avoir une tenacité telle que cette masselotte ne subisse pas de désagrégation lorsquNtle est soumise à l'effet de coups de marteau ou à l'action de battage ou de repoussage nécessaire pour l'enfoncer à force jusque dans la position désirée. De mimes la masselotte en matière isolante suivant l'invention ne doit pas se rompre à un degré suffisant pour provoquer sa désagrégation d'ensemble lorsqu'elle est comprimée pour passer de sa taille naturelle à la taille qu'elle doit avoir lorsqu'elle se trouve dans la position désirée à l'intérieur du moule du de la lingotière. Suivant une particularité essentielle de 11 invention, la masselotte doit avoir la compressibilité mentionnée précédemment, supérieure à 5 , et sa dimension extérieure doit être naturellement supérieure à la dimension intérieure de la partie du sommet de la lingotière dans laquelle la masselotte doit être engagée à force pour le refroidissementdl métal en fusion à l'intérieur de cette lingotière.Dans la pratique, cette dimension extérieure, naturellement plus grande, peut être obtenue en donnant à la dimension extérieure de la masselotte la même taille que la dimension intérieure nominale de la lingotière, étant donné que cette lingotière présente toujours un nombre de bossages ou protubérances internes tel que sa dimension interne réelle est inférieure à sa dimension nominale0 Toutefois, on donne de préférence à la masse- lotte une dimension extérieure supérieure à la dimension intérieure nominale de la partie supérieure de la lingotière, de sorte qu'il se produit une compression notable quand la masselotte est repoussée à force dans sa position d'utilisation. La dimension de la masselotte par rapport au diamètre intérieur de la partie supérieure de la lingotière peut être spé- cifiée, suivant cet aspect de l'invention, en indiquant que si la distance mesurée à travers l'embouchure de la lingotière est égale à cent unités, la distance entre deux points de la masselotte en matière isolante qui sont, dans la position de travail de cette masselotte, en eoSncidence avec les deux points ayant servi à la mesure sur la lingotière, doit de préférence être égale à 101 unités au moins. Du fait de l'application du procédé suivant l'inventionX on peut, lors de la production de lingots de petites dimensions en acier par soupapes et en acier inoxydable au titane colunbium, bien que tous ces aciers soient, comme cela est connu, très difficiles à couler pour produire des lingots sans retassures, obtenir dans le cas de lingots ayant 275 mm, 225 mm, aoo mm et mame 115 mm, des lingots à face supérieure sensiblement plate. Ces faces supérieures plates indiquent, comme on le sait dans cette technique, quI on a obtenu une caractéristique de coulée sensiblement parfaite, c'est-à-dire qu'il n'existe pas de vides ou retassures au-dessous de la tête du lingot.En conséquence, l'invention correspond à des perfectionnements extremement importants pour la coulée des métaux, en particulier dans l'industrie de 11 acier. Suivant l'aspect de l'invention selon lequel la masselotte est introduite dans la partie supérieure de la lingotière ou du moula, l'engagement à force de cette masselotte est assuré de telle sorte que 11 isolation ne soit pas soulevée ors de la partie supérieure du moule sous lteffet de la poussée vers le haut exercée par le métal en fusion, et il n'est pas nécessaire de prévoir des moyens additionnels pour maintenir cette masselotte en place. Bien que cela ne puisse pas être expliqué avec certitude, la raison pour laquelle l'invention permet la production de lingots Qu moulages de petites dimensions sans retassures en utilisant des masselottes en matière isolante seulement semble être attribuable au fait que l'on obtient un engagement très étroit entre une masselotte ayant des propriétés isolantes relativement bonnes et la lingotière ou le moule, du fait de la nature compressible de cette masselotte, et au fait qu'on tire parti de façon optimum de sa compressibilité, L'invention concerne également les masselottes en matière isolante formées essentiellement par un anneau ayant un diamètre extérieur qui ne dépasse pas notablement 30 cm et qui peut être formé par un ou plusieurs éléments en matière isolante.Chaque élément en matière isolante a une tenacité suffisante pour résista ter aux contraintes exercées pendant la mise en place, par,exem- ple aux ooups de marteau, et présente une compressibilité supérieure à 5% . De préférence, la masselotte est monobloc. Toutefois, dans tous les cas, la masselotte reçoit une dimension trop grande pour pénétrer dans la lingotière jusqu'à sa position de travail, de sorte qu'elle doit être engagée dans cette position par poussée ou sous l'effet d'une force. La matière isolante de la masselotte suivant l'invention peut être de type connu, satisfaisant aux conditions précitées Avantageusement, la matière formant la masselotte a une compressibilité supérieure à 10ffi. Dans certains exemples d'utilisation de l'invention, on constate que l'on peut produire des lingots de 225 mm par un processus utilisant une masselotte ayant une dimension extérieure égale à 101, 7 unités par rapport à la distance égale à 100 unités mesurée à la partie supérieure de la lingotière, dans la position qui doit être occupée par cette masselotte. Dans d'autres exemples, on peut placer une masselotte ayant une dimension égale à 103 unités à la partie supérieure de la lingotière, sans la faire entrer dans cellewci. Toutefois, une série de coups exercés avec une masse ou massette sur une planche robuste placée sur la masseZ lotte repousse celle-ci dans la lingotière jusqu'à ce que la partie supérieure du revêtement de masselottage formé se trouve au niveau de la partie supérieure de la lingotière. Ce revêtement de masselottage en matière isolante ne se brise pas pendant ce processus. La matière isolante formant masselotte utilisée suivant l'invention est une matière présentant de bonnes caractéristiques isolantes lors d'un utilisation pour la production de lingots ou de moulages métalliques. Des modifications peuvent être apportées aux modes de mise en oeuvre décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention Ainsi, bien que le terme NlingotièreÇ ait été utilisé le plus couramment, on comprendra que l'invention est utilisable aussi bien pour des lingotières que pour des moules. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la production de lingots ou moulages métis - liques, caractérisé en ce qu'on utilise une lingotière ou un moule on munit cette linotière ou ce moule d'une masselotte présentant au moins une partie circonférentielle constituée par une ou plusieurs matières ayant une teneur en humidité inférieure à 3% et une compressibilité supérieure à 5%, on fixe cette masselotte en place d'une manière telle qu'elle résiste à la pression orientée vers le haut exercée par le métal en fusion pendant le travail, on introduit du métal en fusion dans la lingotière ou le meule jusqu'à un niveau situé à l'intérieur de la masselotte de telle sorte que celle-ci entoure la surface supérieure horizontale du métal en fusion, et on permet le refroidissement du métal en fusion dans la lingotière ou le moule pour former le lingot ou moulage, la masselotte fournissant un taux de déperdition thermique depuis la partie supérieure du métal en fusion suffisant pour maintenir cette partie supérieure du métal voisine de la surface supérieure horizontale à l'état sensiblement fondu jusqu'à ce que la masse principale du métal du lingot ou moulage se soit solidifiée. 2.w Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la masselotte est disposée au-dessus de la surface supérieure non rectifiée d'une lingotière et est fixée dans cette po- sition par la force vers le bas résultant de l'action de la pesanteur, la matière ayant une teneur en humidité inférieure à 3% et une compressibilité supérieure à 5% et réalisant un joint ou la surface supérieure de la lingotière, en oompensant les irrégularités de cette surface supérieure. 3.w Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la masselotte est formée par une matière ayant une humidité inférieure à 3% et une compressibilité supérieure à 5%, cette masselotte étant maintenue en place sur la surface supérieure non rectifiée de la lingotière en appliquant une pression orientée vers le bas sur ladite masselotte. 4. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la masselotte est en une matière différente de la matière ayant une teneur en humidité inférieure à 3% et une compressibilité supérieure à 5%, cette matière formant un joint d'étanchéité avec à la fois la surface supérieure de la lingotière et la surface inférieure de la masselotte. 5.- Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'on produit des lingots ou moulages métalliques sensiblement sans retassures ayant dans toutes leurs parties un diamètre ex- térieur inférieur à 30 cm. 6. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on produit des lingots ou moulages en métaux ferreux sans retassures ayant dans toutes leurs parties un diamètre extérieur ne dépassant pas 30 cm en utilisant une masselotte fixée en place par compression dans la partie supérieure de la lingotière, la masselotte ne comportant pas plus de quatre éléments isolants et ayant une dimension extérieure qui est naturellement supérieure par la dimension intérieure de la partie supérieure de la lingotière ou du moule, dans laquelle la masselotte est emmanchée à force et avec laquelle elle est en contact pendant le refroidissement du mée tal en fusion dans cette lingotière ou ce moule, cette masselotte ayant une tenacité suffisante pour résister aux contraintes exer cées pendant sa mise en place. 7.op Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que la lingotière est une lingotière de section conique u prisme~ tique, la masselotte étant emmanchée à force dans la partie supérieure de cette lingotière en antagonisme à la résistance résultant de sa conicité. 8. Procédé suivant la revendication 2 ou 6 , caractérisé en ce que la matière isolante de la masselotte renferme de 10 à 20910 en poids de fibres cellulosiques. 9.- Masselotte utilisable pour la mise en oeuvre du procédé de production d'un lingot ou moulage métallique suivant l'une quelconque des revendications précédentes, selon lequel cette masselotte est introduite au moins en partie dans la partie supérieure de la lingotière ou du moule, caractérisée en ce qu'elle comporte un nombre d'éléments isolants ne dépassant pas quatre, formant ensemble un anneau d'un diamètre extérieur ne dépassant pas sensiblement 30 cm, cet anneau étant étudié afin d'avoir une circonférence extérieure supérieure à la circonférence intérieure de la partie de la lingotière ou du moule dans laquelle cet anneau doit être introduit et avec laquelle il est en contact pendant la production du lingot ou moulage, chaque élément isolant étant en une matière ren Sermant de 5 à 30e en poids de fibres cellulosiques et ayant une tenacité suffisante pour résister aux contraintes de mise en place sans rupture et une compressibilité supérieure à 5%. 10,- Masselotte suivant la revendication 9, caractérisée en ce qu'elle est formée par un seul élément monobloc en matière appre- priée. 11.- Masselotte suivant la revendication 10, caractérisée en ce que l'isolation est formée par une matière renfermant de 10 à 20% en poids de fibres cellulosiques. 12.0 Masselotte suivant la revendication 11, caractérisée en ce que cette matière a une compressibilité supérieure à 10%.