Un ensemble de traitement thermique (1) d’une région cible d’un tissu biologique comprenant : - un générateur d’énergie thermique (3) ; - un applicateur d’énergie (2) couplé audit générateur et configuré pour déposer de l’énergie thermique dans ladite région cible de manière à induire une variation de température; - un dispositif d’acquisition d’images IRM (4) configuré pour générer au moins une image IRM anatomique (IMG_IRM_A) et au moins une image de phase (IMG_IRM_P); - une unité de planification (5) comprenant un moyen de traitement d’images IRM (6) configuré pour définir la région cible Rc, une région à préserver Rp et une région neutre Rn sur ladite au moins une image IRM anatomique (IMG_IRM_A), ledit moyen de traitement d’images IRM étant également configuré pour attribuer une consigne de traitement thermique à chacune des trois régions et une incertitude de mesure de température acceptable à chacune des trois régions ; - une unité de surveillance de l’évolution de l’état du traitement thermique (9) configurée pour recevoir des données provenant de l’unité de planification (5) et des données provenant du dispositif d’acquisition d’images IRM (4) en temps réel pendant une phase de traitement thermique, ladite unité de surveillance (9) comprenant un moyen de génération d’images de température (10) à partir de ladite au moins une image de phase (IMG_IRM_P), un moyen de calcul d’un indicateur de fiabilité (11) de la variation de température indiquée sur l’image de température et un moyen de calcul d’un indicateur de l’état du traitement thermique (12) dans chacune des trois régions. Fig. 1 Ensemble de traitement thermique La présente invention concerne le domaine du traitement d’un tissu biologique par une variation localisée de la température sous guidage par imagerie peropératoire. Plus précisément, l’invention concerne un ensemble et un procédé permettant de quantifier en temps réel et en 3D l’évolution temporelle du traitement thermique du tissu biologique ciblé. L’ensemble de traitement thermique et le procédé associé peuvent être utilisés pendant la phase peropératoire, afin de pouvoir afficher en temps réel une information quantitative indiquant le volume dans lequel une variation de la température a été induite dans une région cible et/ou dans les régions voisines de la région cible. Il est connu de traiter localement des tissus biologiques pathologiques par administration ciblée d’une augmentation de la température (hyperthermie) ou d’une diminution de la température (hypothermie) au moyen d’une source d’énergie. L’énergie peut être apportée par exemple par un laser, des micro-ondes, des ondes radiofréquences, des ultrasons focalisées ou par cryothérapie. Parmi ces techniques, on distingue une première catégorie de traitement thermique qui consiste à déposer une dose d’énergie dans une zone cible d’un tissu biologique via des moyens générateurs d’énergie positionnés à distance (ultrasons focalisés ou radiofréquences par induction) ou dans la zone cible par voie percutanée ou vasculaire (radiofréquences, laser, micro-ondes, cryothérapie). La plupart des dispositifs proposent une mise en œuvre prédéfinie visant à atteindre un volume donné a priori . Cependant, le volume effectivement traité peut varier substantiellement en raison de paramètres physiologiques/physiopathologiques (perfusion, diffusivité thermique, absorption d’énergie, présence de gros vaisseaux à proximité, hétérogénéité tissulaire et cellulaire). Préalablement au traitement thermique, une phase dite « phase de planification préopératoire » vise à évaluer l’extension en 3D de la zone pathologique grâce à des techniques d’imagerie adaptées, par exemple par tomodensitométrie (qui peut être désigné par « TDM » dans l’ensemble de la présente description) ou par Imagerie par Résonance Magnétique (qui peut être désigné par « IRM » dans l’ensemble de la présente description), aptes à déterminer la taille, le nombre, la localisation et la forme de la ou de(s) région(s) cible(s). Pendant cette phase de planification préopératoire, on définit généralement des indicateurs sommaires des dimensions de la zone à traiter, de leur nombre et de leur localisation relative par rapport à des repères anatomiques identifiables. Au début du traitement, une phase de balistique consiste à positionner le dispositif générateur d’énergie au regard de la région à traiter. Ce positionnement est généralement effectué de manière itérative à l’aide d’un guidage d’imagerie intermittent. Pendant la phase de traitement, le dépôt d’énergie est généralement effectué avec une surveillance (échographie, signaux physiologiques, capteurs intégrés au dispositif de traitement) qui ne permet pas de quantifier précisément la distribution 3D de la température dans la région à traiter. Dans certains cas particuliers, notamment les traitements par ultrasons focalisés guidés par IRM, la variation de température dans la région à traiter est visualisée de manière sommaire et le dépôt d’énergie peut être interrompu lorsqu’il dévie de la consigne. A partir de l’imagerie de la température, il est possible de calculer une dosimétrie thermique qui est un indicateur fiable du traitement, à condition que l’incertitude sur la thermométrie soit inférieure ou égale à 1°C dans chaque pixel de l’image. En absence de modalité d’imagerie de température, des mesures ponctuelles de la température peuvent être fournis par des capteurs invasifs (sondes implantées dans le tissu et/ou dans le dispositif thérapeutique). Bien que la technique de traitement thermique soit beaucoup moins invasive que la chirurgie, elle comprend certaines limitations. Une des problématiques générales du traitement thermique localisé est le manque de surveillance temps réel, en 3D et précis de la température dans les tissus biologiques. La déviation entre le dépôt d’énergie planifié et effectif dans les différentes régions peut être accentuée par les erreurs de balistique, par exemple un positionnement imparfait de l’applicateur d’énergie au regard de la région à traiter. En conséquence, le dépôt d’énergie peut substantiellement dévier de celui qui a été planifié. Une conséquence de cet effet est un traitement incomplet associé à des risques de récidive de la pathologie. De même, les risques d’altérer des tissus sains de la région à préserver sont accentués, pouvant donner lieu à des effets secondaires graves. En conséquence, le nombre de patients éligibles à ces thérapies minimalement ou non-invasives est fortement réduit par manque de surveillance peropératoire précis de la thérapie. Le manque de surveillance 3D précis et en temps réel du traitement rend difficile l’ajustement de ces thermothérapies, notamment le repositionnement précis de l’applicateur d’énergie pour compléter le traitement par un ou plusieurs dépôts d’énergie successifs additionnels dans la (ou les régions) non encore traitée(s). En conséquence, le praticien évalue l’efficacité du traitement à posteriori, c’est-à-dire immédiatement après la procédure ou jusqu’à plusieurs semaines après la procédure), ce qui ne permet pas un traitement optimal en une seule procédure, entraînant une perte d’efficacité et un risque de perte de chance pour le patient). Les procédés actuels ne proposent pas une surveillance précise et en temps réel des régions environnantes de la région à traiter, ce qui augmente les risques de complications per et post opératoires. Un but de l’invention est donc de proposer un ensemble et un procédé qui permettent, pendant la phase de traitement peropératoire, une surveillance temps réel, avec une cadence de rafraichissement d’une seconde ou mieux, en 3D en englobant l’intégralité du tissu biologique à traiter et de son environnement et quantitative de la température. L’ensemble de traitement thermique de la présente invention permet une surveillance quantitative et dynamique du traitement du tissu biologique ciblé en proposant des indicateurs quantitatifs liés au traitement. Il a pour objectif d’améliorer l’efficacité du traitement thermique ainsi que sa sécurité et donc d’augmenter la balance bénéfice/risque de ces thermothérapies. Une autre conséquence attendue de la présente invention est d’augmenter le nombre de patients éligibles à ces thérapies ayant moins d’effets secondaires que la chirurgie conventionnelle et une meilleure efficacité que les traitements médicamenteux. Il est proposé un ensemble de traitement thermique d’une région cible d’un tissu biologique comprenant : - un générateur d’énergie thermique ; - un applicateur d’énergie couplé audit générateur et configuré pour déposer de l’énergie thermique dans ladite région cible de manière à induire une variation de température; - un dispositif d’acquisition d’images IRM configuré pour générer au moins une image IRM anatomique (IMG_IRM_A) et au moins une image de phase (IMG_IRM_P); - une unité de planification comprenant un moyen de traitement d’images IRM configuré pour définir la région cible Rc, une région à préserver Rp et une région neutre Rn sur ladite au moins une image IRM anatomique (IMG_IRM_A), ledit moyen de traitement d’images IRM étant également configuré pour attribuer une consigne de traitement thermique à chacune des trois régions et une incertitude de mesure de température acceptable à chacune des trois régions ; - une unité de surveillance de l’évolution de l’état du traitement thermique configurée pour recevoir des données provenant de l’unité de planification et des données provenant du dispositif d’acquisition d’images IRM en temps réel pendant une phase de traitement thermique, ladite unité de surveillance comprenant un moyen de génération d’images de température à partir de ladite au moins une image de phase (IMG_IRM_P), un moyen de calcul d’un indicateur de fiabilité de la variation de température indiquée sur l’image de température et un moyen de calcul d’un indicateur de l’état du traitement thermique dans chacune des trois régions. Les caractéristiques exposées dans les paragraphes suivants peuvent, optionnellement, être mises en œuvre. Elles peuvent être mises en œuvre indépendamment les unes des autres ou en combinaison les unes avec les autres : L’ensemble comprend en outre un second dispositif d’acquisition d’images configuré pour générer au moins une image anatomique (IMG_A). L’unité de planification comprend en outre un moyen de traitement d’images anatomiques configuré pour définir les trois régions sur ladite image anatomique (IMG_A), un moyen de recalage configuré pour faire correspondre spatialement l’image anatomique avec l’image IRM anatomique provenant du dispositif d’acquisition d’images IRM. Le moyen de calcul d’un indicateur de fiabilité est configuré pour : - déterminer l’incertitude de la température mesurée dans chaque région à partir d’une variance de température déterminée sur une série d’images de température ; - déterminer un nombre de pixels dans chacune des trois régions qui satisfont à l’incertitude de mesure de température acceptable prédéfinie, ledit nombre correspondant à l’indicateur de fiabilité de la variation de température indiquée sur l’image de température. Le moyen de calcul d’un indicateur quantitatif de l’état du traitement thermique est configuré pour : - mettre en correspondance spatiale l’image IRM anatomique avec les images de température générées pendant le traitement thermique ; - comparer la température associée à chaque pixel des trois régions par rapport à la consigne de traitement thermique prédéfinie; - déterminer le nombre de pixels qui satisfont la consigne de traitement thermique prédéfinie pour les trois régions, ledit nombre correspondant à l’indicateur quantitatif de l’état du traitement thermique en temps réel. Selon un mode de réalisation, le moyen de calcul d’un indicateur quantitatif de l’état du traitement thermique est configuré pour exclure les pixels dont la variation de température mesurée n’est pas exploitable ou fiable. Selon un mode de réalisation, la consigne de traitement thermique attribuée à la région cible Rc correspond à une température minimale à atteindre, une dose thermique minimale à atteindre, ou une courbe d’évolution de la température au cours du temps prédéfinie. Selon un autre mode de réalisation, la consigne de traitement thermique attribuée à la région à préserver Rp correspond à une température maximale à ne pas dépasser ou une dose thermique maximale à ne pas dépasser. Selon encore un autre mode de réalisation, la consigne de traitement thermique attribuée à la région neutre correspond à une température maximale à ne pas dépasser ou une dose thermique maximale à ne pas dépasser. Selon un mode de réalisation, l’applicateur d’énergie est un applicateur d’un faisceau laser, un applicateur de micro-ondes, un applicateur d’ondes radiofréquences, un applicateur d’ultrasons focalisés ou un applicateur d’énergie cryogénique. Avantageusement, l’ensemble comprend en outre une unité de visualisation configurée pour afficher les indicateurs quantitatifs de l’état du traitement dans chacune des trois régions. Selon un autre aspect, il est proposé un procédé de surveillance quantitative en temps réel de l’état du traitement thermique d’un tissu biologique mettant en œuvre l’ensemble de traitement thermique tel que défini ci-dessus, ledit procédé comprenant les étapes suivantes : - générer au moins une image anatomique IRM; - définir une région cible Rc, une région à préserver Rc et une région neutre Rn sur ladite image IRM anatomique; - déterminer un premier ensemble de pixels cibles à l’intérieur de ladite région cible, un deuxième ensemble de pixels à préserver à l’intérieur de ladite région à préserver Rp, et un troisième ensemble de pixels neutres à l’intérieur de ladite région neutre Rn ; - attribuer une consigne de traitement thermique à chacun des pixels dans les trois régions Rc, Rp et Rn; - attribuer une incertitude de mesure de température acceptable à chacun des pixels dans les trois régions Rc, Rp et Rn; - déterminer l’indicateur de fiabilité de la variation de température indiquée sur une image de température, ledit indicateur de fiabilité correspondant au nombre de pixels satisfaisant à l’incertitude prédéfinie dans les trois régions; - générer des images de température à partir des images de phase transmises par le dispositif d’acquisition d’images IRM ; - calculer l’indicateur quantitatif de l’état du traitement thermique, ledit indicateur correspondant au nombre de pixels ou le pourcentage de pixels qui satisfont la consigne de traitement thermique prédéfinie pour chacune des trois régions Rc, Rp et Rn; - afficher en temps réel la cartes de température en 3D et la carte de dose thermique en 3D, l’indicateur quantitatif de l’état du traitement thermique dans chacune des trios régions. Selon un mode de réalisation, le procédé comprend en outre une phase de planification réalisée avant la phase de prétraitement thermique, ladite phase de planification comprenant les étapes suivantes : - générer au moins une image anatomique (IMG_A); - définir la région cible Rc, la région à préserver Rc et la région neutre Rn sur ladite image anatomique; - déterminer un premier ensemble de pixels cibles à l’intérieur de ladite région cible, un deuxième ensemble de pixels à préserver à l’intérieur de ladite région à préserver Rp, et un troisième ensemble de pixels neutres à l’intérieur de ladite région neutre Rn; et la phase de prétraitement comprend en outre une étape de recalage entre l’image anatomique et l’image IRM anatomique afin de définir les trois régions sur l’image IRM anatomique. Avantageusement, l’étape d’affichage génère un indicateur visuel et/ou sonre indiquant que le traitement thermique est terminé dans la région Rc lorsque le nombre de pixels de ladite région Rc satisfaisant la consigne de traitement atteint un seuil prédéfini. Avantageusement, l’étape d’affichage génère un indicateur visuel et/ou sonore indiquant que la consigne de sécurité dans la région Rp n’est pas respectée lorsque le nombre de pixels de la région à préserver ne satisfaisant pas la consigne prédéfinie est supérieur à un seuil prédéfini. D’autres caractéristiques, détails et avantages de l’invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée ci-après, et à l’analyse des dessins annexés, sur lesquels : Fig. 1 La représente schématiquement un ensemble de traitement thermique selon un mode de réalisation ; Fig. 2 La représente schématiquement un ensemble de traitement thermique selon un autre mode de réalisation ; Fig. 3 La est un organigramme représentant le procédé de surveillance du traitement thermique selon un mode de réalisation ; Fig. 4 La est un organigramme représentant le procédé de surveillance du traitement thermique selon un autre mode de réalisation. Dans le cadre de la présente invention, on entend par « région cible » une région comprenant le tissu pathologique à traiter visible en imagerie et une région qui entoure le tissu pathologique. L’étendue du voisinage autour du tissu pathologique est variable et est définie par le praticien. La région cible doit subir une variation de température afin de traiter le tissu pathologique. La région est désignée par Rc sur la . Dans le cadre de la présente invention, on entend par « région critique à préserver » une région dans laquelle le tissu biologique est sain et qui ne doit pas subir une variation de température délétère pendant le traitement thermique. La région est désignée par Rp sur la . Dans le cadre de la présente invention, on entend par « région neutre » une région dans laquelle le tissu biologique est sain et ne doit idéalement pas subir une variation de température pendant le traitement thermique. Toutefois, une éventuelle variation de température n’est pas considérée comme critique pour le patient. La région est désignée par Rn sur la . Dans le cadre de la présente invention, une image anatomique 3D est une image reconstruite représentant l’anatomie de la région cible et son environnement. Cette image anatomique 3D peut être obtenue par différentes techniques d’imagerie. Dans le cadre de la présente invention, le dispositif d’imagerie par Résonance Magnétique (IRM) est un dispositif configuré pour fournir des informations concernant les régions cibles, critiques et neutres. Ces informations peuvent être de nature anatomique et/ou bien fonctionnelles, elles peuvent en particulier concerner les variations de température des tissus contenus dans les régions précitées. Pour ce faire, le dispositif d’imagerie par résonance magnétique génère des images IRM 3D et associe à chaque voxel de l’image IRM (unité élémentaire de volume de chaque région) un nombre complexe M . e ϕ, où M est le module et ϕ la phase du vecteur d’aimantation dans ce voxel. Dans la suite de la description et au sens de la présente invention, le terme « pixel » d’une image représente une ou plusieurs informations du voxel associé. Le module M en chaque pixel de l’image permet la construction d’une image IRM anatomique IMG_IRM_A. La différence de phase entre deux images IRM de phase IMG_IRM_P consécutives est directement proportionnelle à une différence de température, permettant ainsi la construction d’une image de température. Dans le cadre de la présente demande, la « dose thermique » correspond à l’intégration de la température sur le temps. Ainsi, il est possible d’obtenir à partir d’une carte de températures, une carte de doses thermiques. Les cartes de températures et de dose thermique obtenues pendant le traitement sont des indicateurs de l’effet biologique induit par celui-ci. L’ensemble de traitement thermique selon l’invention avec une surveillance quantitative du dépôt d’énergie thermique est particulièrement adapté pour tout type de traitements par variation locale de la température. L’invention est particulièrement adaptée pour un traitement dont l’énergie thermique est déposée localement par un laser, des micro-ondes, des ondes radiofréquences, des ultrasons focalisés ou de la cryothérapie. Ensemble de traitement thermique (1) d’une région cible d’un tissu biologique comprenant : - un générateur d’énergie thermique (3) ; - un applicateur d’énergie (2) couplé audit générateur et configuré pour déposer de l’énergie thermique dans ladite région cible de manière à induire une variation de température; - un dispositif d’acquisition d’images IRM (4) configuré pour générer au moins une image IRM anatomique (IMG_IRM_A) et au moins une image IRM de phase (IMG_IRM_P); - une unité de planification (5) comprenant un moyen de traitement d’images IRM (6) configuré pour définir la région cible Rc, une région à préserver Rp et une région neutre Rn sur ladite au moins une image IRM anatomique (IMG_IRM_A), ledit moyen de traitement d’images IRM (6) étant également configuré pour attribuer une consigne de traitement thermique à chacune des trois régions et une incertitude de mesure de température acceptable à chacune des trois régions ; - une unité de surveillance de l’évolution de l’état du traitement thermique (9) configurée pour recevoir des données provenant de l’unité de planification (5) et des données provenant du dispositif d’acquisition d’images IRM (4) en temps réel pendant une phase de traitement thermique, ladite unité de surveillance (9) comprenant un moyen de génération d’images de température (10) à partir de ladite au moins une image IRM de phase (IMG_IRM_P), un moyen de calcul d’un indicateur de fiabilité (11) de la variation de température indiquée sur l’image de température et un moyen de calcul d’un indicateur de l’état du traitement thermique (12) dans chacune des trois régions. Ensemble selon la revendication 1, comprenant en outre un second dispositif d’acquisition d’images (21) configuré pour générer au moins une image anatomique (IMG_A). Ensemble selon la revendication 2, dans lequel l’unité de planification (25) comprend en outre un moyen de traitement d’images anatomiques (22) configuré pour définir les trois régions sur ladite image anatomique (IMG_A), un moyen de recalage (23) configuré pour faire correspondre spatialement l’image anatomique avec l’image IRM anatomique provenant du dispositif d’acquisition d’images IRM (4). Ensemble selon l’une des revendications 1 à 3, dans lequel le moyen de calcul d’un indicateur de fiabilité (11) est configuré pour : - déterminer une incertitude de la température mesurée dans chaque région à partir d’une variance de température déterminée sur une série d’images de température ; - déterminer un nombre de pixels dans chacune des trois régions satisfaisant à l’incertitude de mesure de température acceptable prédéfinie, ledit nombre correspondant à l’indicateur de fiabilité de la variation de température indiquée sur l’image de température. Ensemble selon l’une des revendications 1 à 4, dans lequel le moyen de calcul d’un indicateur quantitatif de l’état du traitement thermique (12) est configuré pour : - mettre en correspondance spatiale l’image IRM anatomique avec les images de température générées pendant le traitement thermique ; - comparer la température associée à chaque pixel des trois régions par rapport à la consigne de traitement thermique prédéfinie dans chacune des trois régions ; - déterminer le nombre de pixels qui satisfont la consigne de traitement thermique prédéfinie pour chacune des trois régions, ledit nombre correspondant à l’indicateur quantitatif de l’état du traitement thermique en temps réel. Ensemble selon la revendication 5, dans lequel le moyen de calcul d’un indicateur quantitatif de l’état du traitement thermique (12) est configuré pour exclure les pixels dont la variation de température mesurée n’est pas exploitable ou fiable. Ensemble selon l’une des revendications 1 à 6, dans lequel la consigne de traitement thermique attribuée à la région cible Rc correspond à une température minimale à atteindre, une dose thermique minimale à atteindre, ou une courbe d’évolution de la température au cours du temps prédéfinie. Ensemble selon l’une des revendications 1 à 7, dans lequel la consigne de traitement thermique attribuée à la région à préserver Rp correspond à une température maximale à ne pas dépasser ou une dose thermique maximale à ne pas dépasser. Ensemble selon l’une des revendications 1 à 8, dans lequel la consigne de traitement thermique attribuée à la région neutre correspond à une température maximale à ne pas dépasser ou une dose thermique maximale à ne pas dépasser. Ensemble selon l’une des revendications 1 à 9, dans lequel l’applicateur d’énergie (2) est un applicateur d’un faisceau laser, un applicateur de micro-ondes, un applicateur d’ondes radiofréquences, un applicateur d’ultrasons focalisés ou un applicateur d’énergie cryogénique. Ensemble selon l’une des revendications 1 à 11, comprenant en outre une unité de visualisation (13) configurée pour afficher les indicateurs quantitatifs de l’état du traitement dans chacune des trois régions. Procédé de surveillance quantitative en temps réel de l’état du traitement thermique (100) d’un tissu biologique mettant en œuvre l’ensemble de traitement thermique selon l’une des revendications 1 à 11, ledit procédé comprenant une phase de prétraitement thermique et une phase de surveillance, ladite phase de prétraitement thermique comprenant les étapes suivantes : - générer (101) au moins une image anatomique IRM; - définir (102) une région cible Rc, une région à préserver Rc et une région neutre Rn sur ladite image IRM anatomique; - déterminer (103) un premier ensemble de pixels cibles à l’intérieur de ladite région cible, un deuxième ensemble de pixels à préserver à l’intérieur de ladite région à préserver Rp, et un troisième ensemble de pixels neutres à l’intérieur de ladite région neutre Rn ; - attribuer (104) une consigne de traitement thermique à chacun des pixels dans les trois régions Rc, Rp et Rn; - attribuer (105) une incertitude de mesure de température acceptable à chacun des pixels dans les trois régions Rc, Rp et Rn; - déterminer (106) l’indicateur de fiabilité de la variation de température indiquée sur une image de température, ledit indicateur de fiabilité correspondant au nombre de pixels satisfaisant à l’incertitude de mesure de température acceptable prédéfinie dans les trois régions; et ladite phase de surveillance comprenant les étapes suivantes : - générer (108) des images de température à partir des images de phase transmises par le dispositif d’acquisition d’images IRM ; - calculer (109) l’indicateur quantitatif de l’état du traitement thermique, ledit indicateur correspondant au nombre de pixels ou le pourcentage de pixels qui satisfont la consigne de traitement thermique prédéfinie pour chacune des trois régions Rc, Rp et Rn; - afficher (110) en temps réel la cartes de température en 3D et la carte de dose thermique en 3D, l’indicateur quantitatif de l’état du traitement thermique dans chacune des trios régions. Procédé selon la revendication 12, comprenant en outre une phase de planification réalisée avant la phase de prétraitement thermique, ladite phase de planification comprenant les étapes suivantes : - générer (201) au moins une image anatomique (IMG_A); - définir (202) la région cible Rc, la région à préserver Rc et la région neutre Rn sur ladite image anatomique; - déterminer (203) un premier ensemble de pixels cibles à l’intérieur de ladite région cible, un deuxième ensemble de pixels à préserver à l’intérieur de ladite région à préserver Rp, et un troisième ensemble de pixels neutres à l’intérieur de ladite région neutre Rn; et dans lequel la phase de prétraitement comprend en outre une étape de recalage (205) entre l’image anatomique et l’image IRM anatomique afin de définir les trois régions sur l’image IRM anatomique. Procédé selon la revendication 12 ou 13, dans lequel l’étape d’affichage génère un indicateur visuel et/ou sonre indiquant que le traitement thermique est terminé dans la région Rc lorsque le nombre de pixels de ladite région Rc satisfaisant la consigne de traitement atteint un seuil prédéfini. Procédé selon l’une des revendications 12 à 14, dans lequel l’étape d’affichage génère un indicateur visuel et/ou sonore indiquant que la consigne de sécurité dans la région Rp n’est pas respectée lorsque le nombre de pixels de la région à préserver ne satisfaisant pas la consigne prédéfinie est supérieur à un seuil prédéfini.