L'invention a pour objet un empilement de blocs individuels dans lequel ces derniers sont disposés de telle sorte que l'ensemble peut être saisi et soulevé par un chariot à fourche sans qu il soit nécessaire de se servir d'une palette de manutention. L'état de la technique dans ce domaine est illustré par la demande de brevet français publiée NO 78-37063 (2.445.277). On sait qu'en empilant par couches successives des objets résistants comme des briques, des agglomérés de béton, des parpaings, des paquets, etc..., qu'on appellera ici plus simplement des blocs, on peut me- nager dans la deuxième couche deux passages vides symétriques capables de recevoir les deux dents de la fourche d'un chariot de manutention. Pour que l'ensemble de la pile puisse etre soulevé par la fourche engagée dans ces passages, on prévoit de cercler la totalité des couches superposées à l'aide de deux feuillards de cerclage espacés disposés parallèlement dans des plans qui sont perpendiculaires à la direction longitudinale des passages ménagés pour recevoir la fourche.Ce mode de constitution d'un empilement de blocs convient bien quand la largeur des blocs est supérieure à celle des dents de la fourche. I1 n'est plus utilisable quand les dents sont plus larges que les blocs puisque la suppression de deux de ceux-ci dans la deuxième couche ne donne pas un espace suffisamment large. Dans le brevet mentionné plus haut, une solution est apportée pour surmonter cette difficulté. On dispose tous les articles avec leur plus grande dimension longitudinale mise parallèlement aux passages et on supprime dans la deuxième couche plusieurs articles voisins pour ménager un passage allongé assez large pour chacune des dents de la fourche ; on pose sur cette deuxième couche deux éléments minces et rigides, transversalement aux passages des dents, et on peut faire reposer sur ces éléments les articles de la troisième couche. Les deux couches inférieures sont soulevées avec les couches supérieures, par la fourche introduite dans les passages sous la troisième couche, yAce a deux feuillards qui cerclent l'ensemble dans deux plans espaces perpendiculaires aux passages. Ces feuillards sont métalliques et ils ont une longueur relativement importante puisqu'ils entourent toute la pile. Il est apparu à l'utilisation qu'en raison de leur longueur et du poids de la première et de la deuxième couches qu'ils soulèvent, ces feuillards tendent à s'allonger quand la pile est déplacée par un chariot à fourche. Il en résulte que la base de la pile descend de niveau et ballotte, ce qui nuit à la précision des manoeuvres. La présente invention a pour but principal de parvenir à un empilement de blocs déplaçable sans palette, présentant deux passages pour la fourche d'un chariot, ne nécessitant pas la mise en place dans la pile d'éléments rigides transversaux, comprenant une longueur réduite de feuillard métallique, dans lequel les deux couches inférieures conservent une position précise pendant le soulèvement de l'ensemble par la fourche d'un chariot. On atteint ce but, selon l'invention à partir de blocs ayant une longueur supérieure à la largeur de chaque dent d'une fourche, grâce à un empilement composé de la façon suivante. Dans la première couche, on dispose les blocs avec leur longueur mise transversalement aux passages allongés que l'on envisage de ménager dans la deuxième couche ; dans cette deuxième couche on dispose les blocs avec leur longueur mise parallèlement aux passages et on réserve ces passages en écartant convenablement les blocs symétriquement en correspondance avec les dents d'une fourche d'un chariot ; dans la troisième couche, on dispose les blocs avec leur longueur mise transversalement aux passages, comme dans la première couche. On cercle ensemble ces trois couches à l'aide de feuillards espacés situés dans des plans parallèles à la direction des passages.Ces feuillards sont disposés respectivement chacun dans les parties extrêmes de chacun des blocs de la première et de la troisième couche. On obtient ainsi une base de pile qui est rigide et sur laquelle on peut poser plusieurs couches supérieures, jusqu'à obtenir l'encombrement total ou le poids total admissible. De préférence, on alterne également dans ces couches supérieures les sens relatifs des dimensions lonritudinales des blocs entre les couches successives. On cercle la couche finale supérieure dans un plan horizontal à l'aide dlun feuillard en matière plastique. Pour bien faire comprendre l'invention et en faire apprécier les avantages, on donnera maintenant une description de plusieurs exemples de réalisation. On se reportera au dessin annexé-dans lequel - la figure 1 est une vue en perspective d'un empilement de blocs tels que des parpaings, réalisé conformément à l'invention, - la figure 2 est une vue en perspective d'un empilement de blocs tels que des éléments de hourdis relativement minces, réalisé conformément à l'invention. L'invention est applicable avec tous les blocs ayant une résistance suffisante et une dimension longitudinale supérieure à la largeur de chaque dent d'une fourche de chariot élévateur. Un empilement réalisé conformément à l'invention comprend une première couche de blocs désignée par la référence générale 1 dans laquelle les blocs 10 sont juxtaposés avec leur dimension longitudinale supérieure à la largeur d'une dent d'une fourche mise en sens transversal à la direction des passages pour la fourche que l'on envisage de créer dans la deuxième couche de blocs. Dans ltexemple décrit ici, les blocs 10 sont des parpaings ayant une longueur de 0,50 m, une largeur de 0,25 m et une hauteur de 0,20 m. Il y a donc dans la face avant de la couche 1 deux blocs 10 mis bout -à-bout dans le sens de leur longueur ; dans la profondeur de l'empilement comme le montre la face latérale visible sur la figure 1, il y a quatre paires successives de blocs 10. Dans la couche suivante, la deuxième couche 2, on dispose les blocs 10 en mettant leur dimension longitudinale dans le sens des passages 11. On crée ceux-ci en espaçant symétriquement de part et d'autre du plan général de symétrie les blocs 10. Dans la face avant, on voit les faces extrêmes de trois blocs 10 qui limitent entre eux deux passages allongés Il auxquels on peut donner la largeur nécessaire à l'introduction d'une fourche de chariot élévateur. Dans le sens de la profondeur, comme on le voit sur la face latérale de la figure 1, il y a trois paires de blocs 10 mis bout-à-bout deux par deux. Il est possible que les blocs latéraux 10 de la deuxième couche 2 débordent par rapport aux blocs 10 de la première couche 1. Avec des blocs ayant d'autres dimensions, il pourrait n'y avoir aucun débordement de la couche 2. Dans la couche suivante, la troisième couche 3, les blocs 10 sont disposés avec leur dimension longitudinale mise transtersalement aux passages 11. En fait, dans cette troisième couche 3, les blocs 10 ont la même disposition que dans la première couche 1. Quand ces trois couches 1, 2, 3 ont été constituées comme on vient de l'expliquer, on les réunit solidement ensemble en les cerclant à l'aide de feuillards métalliques 12 qui sont placés dans des plans parallèles entre eux et parallèles à la direction longitudinale des passages 11. En pratique, on place un feuillard 12 dans chaque partie extrême longitudinale de chacun des blocs 40 des première et troisième couches 1 et 3. Dans l'exemple décrit ici, comme il y a deux blocs 10 mis bout à-bout dans la face avant, il y a quatre feuillards métalliques 12 parallèles aux passages 11. On obtient de la sorte une base de pile qui est rigide gråce aux feuil lards 12 qui sont au nombre de deux pour chaque longueur des blocs 10 visibles sur les faces avant et arrière perpendiculaires aux passages 11. On notera que dans le sens de la hauteur de l'em pilement, les feuillards 12 ont une dimension limitée à la hauteur des trois couches 1, 2, 3. Par conséquent, en raison de leur nombre accru et de leur dimension réduite en hauteur, ils ne sont affectés d'aucun allongement sensible quand une fourche étant engagée dans les passages 11, cette fourche soulève la troisième couche 3 (et les couches supérieures) à laquelle les couches 1 et 2 sont suspendues par les feuillards métalliques 12. le nombre des couches supérieures 4, 5, 6 qui reposent sur la troisième couche 3 et la disposition des blocs 10 dans ces couches, ne sont pas imposés par l'invention. Sur la base de la pile constituée par les trois couches inférieures 1, 2, 3 réunies par les feuillards 12, on peut disposer comme on le désire des blocs 10 jusqu'à obtenir le volume ou le poids admissible. Il est préférable de prévoir un feuillard métallique 13 pour ceinturer dans un plan horizontal parallèle au plan des passages 11 l'ensem- ble des blocs 10 de la dernière couche 6. La figure 2 illustre le cas où l'invention est utilisable avec des blocs 20 d'épaisseur relativement faible mais de longueur supérieure à la largeur des dents de la fourche d'un chariot élévateur. En fait, dans cet exemple, les blocs 20 ont une longueur de 0,50 m comme à l'exemple précédent. La base de la pile est composée des trois premières couches 1, 2, 3, comme on l'a déjà expliqué, la deuxième couche 2 présentant deux passages espacés 11. La seule différence est que, dans le sens de leur épaisseur, il y a plus de blocs 20 accolés les uns aux autres. Pour éviter que des blocs 20 s'échappent des couches supérieures 4, 5 on peut les ceinturer à l'aide d'un feuillard 14 en matière plastique représenté en trait mixte disposé dans un plan horizontal. On peut cercler de même la couche 1 si on le juge utile afin d'éviter son ouverture en son milieu quand les blocs 20 sont minces. REVENDICATIONS 1) Empilement de blocs (10, 20) disposés en couches successives (1 à 6) en sens vertical, ceinturés à l'aide de feuillards métalliques, deux passages allongés parallèles (11) étant ménagés pour les dents d'une fourche d'un chariot élévateur dans la deuxième couche (2) par espacement convenable des blocs (10, 20) de cette couche, les blocs (10, 20) ayant une dimension supérieure à la largeur nécessaire des passages (11), caractérisé en ce que dans la première couche (1) les blocs (10, 20) sont placés avec leur dimension supérieure à la largeur des passages (11) mise transversalement à ces derniers, dans la seconde couche (2) les blocs (10, 20) sont disposés avec ladite dimension mise parallèlement aux passages allongés (11) que ces blocs (10, 20) ménagent entre eux, dans la troisième couche (3) les blocs (10, 20) sont disposés avec ladite dimension mise transversalement aux passages allongés (11) comme dans la première couche (1), et ces trois couches (1, 2, 3) sont réunies ensemble par des feuillards métalliques 12 espacés situés dans des plans parallèles aux passages allongés (11) et disposés respectivement chacun dans les parties extrêmes de chacun des blocs (10, 20) de la première et de la troisième couche (1, 3), ces trois couches (1, 2, 3) cerclées des feuillards (12) constituant une base de pile sur laquelle sont disposées les couches supérieures des blocs (10, 20). 2) Empilement selon la revendication 1 caractérisé en ce que les couches (1 et 3) situées respectivement juste en-dessous et Juste au-dessus de la deuxième couche (2) présentant les passages allongés (11) contiennent en sens transversal à ces derniers deux blocs (10, 20) mis bout-à-bout dans le sens de leur longueur et quatre feuillards métalliques (12) réunissant ensemble les trois couches (1, 2, 3). 3) Empilement selon la revendication 1 caractcrisé en ce qu'il comprend plusieurs couches supérieures placées sur les trois couches inférieures (1, 2, 3) et la couche finale est ceinturée par un feuillard métallique (13) situé dans un plan horizontal parallèle au plan des passages allongés (11). 4) Empilement selon la revendication 3, caractérisé en ce que les blocs t20) des couches supérieures placées sur les trois couches inférieures (1, 2, 3) ont une faible épaisseur et un feuillard (14) en matière plastique ceinture chacune des couches (4, 5) placées entre les trois couches inférieures (1, 2, 3) et la couche finale (6).