L'invention est relative à un connecteur électrique qui comporte un corps muni de logements pour deux éléments conducteurs, dont l'un au moins est constitué par un cable électrique à ame conductrice entourée d'une gaine isolante, ainsi que pour une vis métallique de serrage qui sert d'organe de liaison électrique entre les deux éléments conducteurs, la vis étant agencée de façon à pouvoir Outre enfoncée par rotation dans son logement et à mordre ainsi dans l'ame conductrice du ou de chaque c ble électrique après avoir entaillé la gaine isolante de celui-ci. Le brevet français 2 404 930 décrit un connecteur électrique de ce type, dont le corps est constitué par un bottier isolant en matière plastique et dont la vis de serrage est une vis auto-taraudeuse capable de tailler progressivement dans ce bottier les secteurs de filet nécessaires à sa progression. Uh tel connecteur exige pour son bottier une matière plastique dont le vieillissement ne compromet pas les qualités, ce qui entratnerait de mauvais contacts entre la vis et les éléments conducteurs, et qui est par consé gazent relativement conteuse. L'invention a pour but de réaliser un connecteur électrique qui, tout en assurant en permanence des contacts satisfaisants, soit d'un prix de revient fort bas. Pour atteindre ce but, le connecteur électrique conforme à l'invention est essentiellement caractérisé en ce que son corps est fait d'une pièce de tale munie, en sa partie centrale, d'un trou taraudé formant logement pour la vis métallique et, sur l'un au moins des côtés de cette partie centrale1 d'une branche repliée d'une part, par rapport au plan moyen de la partie centrale, à peu près parallèlement à l'axe du trou taraudé et d'autre part, sur elle-mssme, de façon à offrir au cable électrique correspondant un logement de profil en U ouvert vers l'emplacement de la vis. De préférence, la ou chaque branche du corps mé tallique est munie, par refoulement de métal, de dents en saillie vers l'emplacement de la vis et propres à mordre dans lime conductrice du cable correspondant, après avoir entaillé la gaine isolante de celui-ci, du cbté opposé à la vis et sous l'effet de la poussée latérale exercée par celleci sur le cable. On obtient ainsi un connecteur à la fois bon marché, puisque fait généralement de deux éléments en métal courant, et assurant un contact permanent et ur, en parallèle par l'intermédiaire de la vis et de la paroi du trou taraudé et par l'intermédiaire des dents des branches à profil en U et de ces branches elles-mSmes. Selon un premier mode de réalisation de l'invention permettant la connexion de deux cables électriques sous gaine, le corps métallique comprend deux branches symétriques ou à peu près symétriques par rapport à l'axe du trou taraudé. Selon un deuxième mode de réalisation permettant la connexion d'un cable électrique sous gaine avec un autre élément conducteur, le corps métallique comprend, d'un seul côté, une branche formant un logement à profil en U et, de l'autre côté, des moyens tels qu'une cosse rapportée pour la fixation de l'autre élément conducteur. Pour fabriquer le corps d'un tel connecteur, on découpe une ébauche en tôle ayant, d'un coté au moins, une forme en T ; on perce un trou taraudé au centre de cette ébauche s on ménage des dents par refoulement de métal au niveau de la barre du T ; on replie cette barre sur elle m9me de façon à former une branche de profil en U et on replie à angle droit la partie de la jambe du T voisine de la branche en U. L'ordre de ces opérations peut étre modifié à volonté, le perçage du trou taraudé pouvant par exemple se faire en dernier lieu. De toute façon, ce procédé de fabrication est extramement simple. L'invention va être maintenant décrite plus en détail à l'aide du dessin annexé qui en illustre deux modes de réalisation particuliers : - La figure 1 montre, en perspective, un connecteur conforme à un premier mode de réalisation de l'invention, ainsi que les deux cables électriques qu'il sert à relier, - La figure 2 montre, en demi-coupe axiale, le corps du connecteur de la figure 1. - La figure 3 montre en plan, vu du haut de la figure 1, le mssme connecteur en l'absence des cables électriques. - La figure 4 montre une ébauche servant à fabriquer le corps métallique du connecteur des figures t à 3 et déjà munie de son trou taraudé. - La figure 5 montre, en élévation, un connecteur conforme à un deuxième mode de réalisation de l'invention, sans les éléments conducteurs à réunir. - La figure 6 montre, semblablement à la figure 3, c'est à-dire vu en plan par le haut de la figure 5, le connecteur de cette dernière figure. Le connecteur représenté aux figures 1,2 et 3 est constitué de deux pièces métalliques, savoir une visi et un corps ou cavalier 2, natni d'un trou taraudé 3 qui reçoit la vis 1. Ce connecteur est destiné à relier l'une à l'autre les mes conductrices 4, entourées chacune d'une gaine isolante 5, de deux cables électriques 6, sans nécessiter un dénudage préalable des mes 4. Le corps 2 est fait d'une pièce de tôle munie, en sa partie centrale 7, du trou taraudé 3 et, des deux côtés de cette partie centrale 7, de deux branches 8 dont chacune est repliée d'une part, par rapport au plan moyen de la partie centrale 7 (c'est-d-dire vers le haut des figures 1 et 2), à peu près parallèlement à l'axe X - X du trou taraudé 1 et d'autre part, sur elle-mtme, de façon à offrir à l'un des cables électriques 6 un logement 9 de profil en U ouvert vers l'emplacement de la vis 1. Par refoulement de métal, chaque branche 8 est munie de dents 10 en saillie vers l'emplacement de la vis 1, auxquelles correspondent des creux il sur la face opposée de la branche 8 considérée. La vis 1 comporte d'un coté une fente droite ou cruciforme 12 pour l'engagement d'un tournevis (ou une portée polygonale pour l'engagement d'une clé) et de l'autre une pointe 13, effilée en forme de cône ou d'ogive. Pour assurer le contact entre les amers 4 des deux cables 6, on enfonce ceux-ci sans dénudage préalable respectivement dans les logements 9, jusqu'à buter contre la face intérieure de la partie centrale 7. Puis on enfonce la vis 1 de bas en haut selon les figures 1 et 2. En avan çant, la vis 1 entaille les gaines 5 jusqu'à ce que son filet vienne toucher les ames 4 en plusieurs points de contact, ainsi qu'il ressort de la figure I. La vis 1 relie donc di- rectement les deux mes 4 ensemble. En même temps, la vis 1 repousse les cables 6 au fond du logement 9 de façon à faire pénétrer les dents 10 dans les ames 4 après avoir entaillé les gaines 5.Les deux ames 4 sont donc reliées ensemble aussi par l'intermédiaire des dents lo et du corps métalli- que 2. Le profil en U des branches 8 empêche les cables 6 de s'échapper latéralement d abord au cours de la progression de la vis 1, puis aussi longtemps que cette vis reste enfoncée. Les câbles 6 se trouvent retenus dans les logements 9 grace au fait que le filet de la vis 1 et les dents 10 du corps 2 ont pénétré dans les gaines respectives 5, sur des secteurs suffisants pour empêcher la gaine de s'échapper axialement mais insuffisants pour qu'elles risquent de se morceler en anneaux. Pour fabriquer le corps 2 d'un tel connecteur, on découpe une ébauche en tôle 14 ayant une forme en double T visible à la figure 4. On perce le trou taraudé 3 au centre de cette ébauche 14. On ménage les dents lo par refoulement de métal au niveau des deux barres de T, aux endroits schématisés par des rectangles lova. On replie chaque barre sur elle-mOme, selon des lignes parallèles 15, de façon à former les branches 8 du profil en U. Selon des lignes 16 perpendiculaires aux précédentes lignes 15, on replie enfin à angle droit la partie de la jambe de chaque T voisine de la branche en U corréspondante. On peut ensuite garnir de matière isolante, notamment en l'insérant dans un bottier isolant, le corps 2 à l'exception des parois du trou taraudé 3 et des dents lo, ce qui permet d'obtenir un corps de connecteur bien isolé vis-à-vis de l'extérieur. Pour la mème raison, on peut faire en sorte que la téte de la vis 1 ou bien n'émer- ge pas du corps 2 une fois serrée en place, ou bien soit iso lée de l'extérieur, par exemple à l'aide d'un capuchon rapporté. La partie droite du mode de réalisation des figures S et 6 est identique à celle du mode de réalisation pré- cédent, de façon à pouvoir recevoir un cible tel que 6 dans son logement 9. La partie gauche de ce mode de réalisation est agencée de façon à permettre de relier au corps, désigné ici par 22, non pas un deuxième cable mais un fil conducteur. A cet effet, le corps 22 est dissymétrique et comporte à sa partie gauche une simple patte de fixation 17, formée par un repli parallèle à la branche unique 8, à laquelle est soudée une cosse métallique 18. A cette cosse peut astre reliée de toute façon convenable, par exemple par soudure ou par serrage à l'aide d'une vis, un conducteur (non montré) auquel peut aussi entre reliée l'ame conductrice du cible enfoncé dans le logement unique 9, par l'intermédiaire (comme précédemment) de la vis 1 et/ou des dents 10, du corps 22 et (selon ce deuxième mode de réalisation) de la patte 17 et de la cosse 18. Pour fabriquer le corps 22, on peut partir d'une ébauche dont la partie droite est identique à celle de l'ébauche 14 de la figure 4 et dont la partie gauche est constituée par un simple prolongement de la. partie centrale 7. Selon la grosseur, le connecteur conforme à l'invention peut s'adapter à toutes les dimensions des conducteurs. Dans le cas d'un montage en barrettes de connexion souples, les fils conducteurs sont parfaitement bien isolés à la sortie du connecteur, REVENDICATIONS 1.- Connecteur électrique qui comporte un corps (2, 22) muni de logements pour deux éléments conducteurs, dont l'un au moins est constitué par un cable électrique (6) à àme conductrice (4) entourée d'une gaine isolante (5X, ainsi quepourune vis métallique de serrage (1) qui sert d'organe de liaison électrique entre les deux éléments conducteurs, la vis (1) étant agencéede façon à pouvoir être enfoncée par rotation dans son logement et à mordre ainsi dans l'ame conductrice (4) du ou de chaque cible électrique (6) après avoir entaillé la gaine isolante (5) de celui-ci, caraco risé en ce que son corps (2,22) est fast d'une pièce de tôle munie, en sa partie centrale (2), d'un trou taraudé (3) formant logement pour la vis métallique (1) et, sur l'un au moins des côtés de cette partie centrale, d'une branche (8) repliée, d'une part par rapport au plan moyen de la partie centrale (7), à peu près parallèlement à l'axe (X - X) du trou taraudé (3) et d'autre part, sur elle-meme, de fa çon à offrir au cable électrique correspondant (6) un logement (9) de profil en U ouvert vers l'emplacement de la vis (1). 2.- Connecteur électrique selon la revendication 1, caractérisé en ce que la ou chaque branche (8) du corpsmétallique (2,22) est munie, par refoulement de métal, de dents (10) en saillie vers l'emplacement de la vis (1) et propres à mordre dans l'âme conductrice (4) du cable correspondant (6), après avoir entaillé la gaine (5) de celui-ci, du cOté opposé à la vis (1) et sous l'effet de la poussée latérale exercée par celle-ci sur le cable (6). 3.- Connecteur électrique selon l'une des reven dictions 1 et 2, pour la connexion de deux cables électriques (6) sous gaine (5), caractérisé en ce que le corps métallique (2) comprend deux branches (8) symétriques ou à peu près symétriques par rapport à l'axe (X - X) du trou taraudé (3). 4.- Connecteur électrique selon l'une des reven dications 1 et 2 pour la connexion d'un cable électrique (6) sous gaine (5) avec un autre élément conducteur, caractéri- sé en ce que le corps métallique (22) comprend, d'un seul cbté, une branche (8) formant un logement (9) à profil en U et, de l'autre cbté, des moyens tels qu'une cosse rapportée (18) pour la fixation de l'autre élément conducteur. 5.- Procédé de fabrication d'un connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'on découpe une ébauche en tôle (14) ayant, d'un côté au moins, une forme en T ; on perce un trou taraudé (3) au centre de cette ébauche (14) ; on ménage des dents (10) par refoulement de métal au niveau de la barre du T ; on replie cette barre sur elle-meme (en 15) de façon à former une branche (8) de profil en U et on replie à angle droit (en 16) la partie de la jambe du T voisine de la branche (8) en U. 6.- Procédé de fabrication selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'on garnit de matière isolante le corps (2,22), à l'exception des parois du trou taraudé (3) et des dents (10). 7.- Procédé de fabrication selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on insère le corps (2,22) dans un bottier isolant.