La présente invention concerne un procédé et un appareil pour la concentration d'énergie rayonnante et vise notamment la forme des bandes ou segments réfléchissants utilisés à cette fin dans l'appareil. On sait, d'une manière générale, extraire du travail d' énergie rayonnante à diverses fins industrielles. On utilise surtout dans ce domaine des dispositifs de nature à focaliser ou concentrer l'énergie, puis à utiliser l'effet chauffant de l'énergie concentrée pour en tirer du travail utile Par exemple, on s'est mis à tirer parti des rayons solaires depuis que le grand public commence à s'inquièter de la pollution et à prendre conscience que les ressources naturelles en énergie sont en voie d'épuisement rapide. Toutefois, la faiblesse de la densité d'énergie que présente la lumière solaire reçue sur la surface terrestre rend difficile l'utilisation directe, à bon compte, l'énergie solaire comme source de chaleur. On a donc construit divers appareils de concentration à miroirs multiples destinés à réfléchir les rayons solaires et à les concentrer sur une cible fixe. Cependant, du fait du mouvement relatif entre la terre et le soleil, l'angle d'incidence sous lequel les rayons solaires atteignent les miroirs varie oontinuellement. Pour s' adapter à cet angle variable, on a conçu divers agencements de miroirs mobiles associés à divers moyens de commande des tinés à orienter automatiquement les miroirs vers le soleil au cours de la révolution terrestre, l'énergie étant ensuite concentrée sur un récepteur fixe.Pour la production de chaleur à grande échelle, ces agencements présentent certains inconvenients, parmi lesquels figure le cout élevé des structures de supportmécaniques, dont beaucoup sont complexes pour fonctionner efficacement. Ainsi, la diffusion industrielle de tels ensembles de miroirs, par exemple pour l'utilisation à grande échelle de l'énergie solaire, s'est avérée économiquement impraticable. Les brevets US 3 868 823 et 4 071 017 décrivent un appareil concentrateur qui comprend des surfaces réfléchissant des rayons incidents sensiblement parallèles vers un récepteur qui se déplace en réponse à une modification de l'angle d'incidence des rayons. Le brevet US 3 868 823 décrit encore un mode d'utilisation pratique du concentrateur. Ce concentrateur connu comporte un miroir fixe, qui peut être incorporé à la surface du sol, et un collecteur de chaleur conçu pour recevoir des rayons solaires réfléchis concentrés sur un foyer qui se déplace en réponse au mouvement relatif apparaissant entre la terre et le soleil. Le concentrateur solaire ainsi décrit est dit à miroir fixe. Le miroir est constitué par une série de surfaces réfléchissantes plates, longues et étroites, réparties le long d'une partie de la surface d'un cylindre de référence. Les surfaces réfléchissantes sont dirigées vers l'intérieur du cylindre et présentent, d'un bord latéral à l'autre, des inclinaisons individuelles telles que la distance focale de 1' ensemble de surfaces soit égale au double du rayon du cylin dre . Il se forme ainsi une image linéaire qui est toujours située sur le cylindre de référence, et un collecteur de chaleur est monté sur des bras qui sont articulés autour de 1' axe du cylindre de référence pour déplacer le collecteur le long de la surface de ce cylindre en lui faisant épouser le mouvement de l'image. Cet ensemble de surfaces réfléchissantes convient pour concentrer un rayonnement et recueillir de la chaleur sur de grandes superficies, et la terre lui offre un socle naturel. Avec du matériel de terrassement classique, on peut façonner dans la surface terrestre un renfoncement de profil voulu pour recevoir la couche réfléchissante, comme décrit dans le brevet US 3 868 823 précité. Une autre structure de support pour concentrateur qui assure une réflexion précise relativement à bon compte et peut servir à des usages très divers fait l'objet du brevet US 4 071 017. Le fonctionnement de principe est le même pour les concentrateurs selon les deux brevets, mais la structure de support des surfaces réfléchissantes selon ce brevet US 4 071 017 comporte une série de paires de longs tirants tendus entre des organes de support fermement ancrés.Les paires de tirants supportent des éléments réfléchissants et sont toutes disposées de façon que les rayons reçus par la quasi-totalité des éléments réfléchissants soient réfléchis vers le récepteur. Ces deux brevets décrivent des segments de miroirs formés de bandes plates ou lattes qui constituent les surfaces réflé chissantes du concentrateur. La largeur d'image que présente le foyer linéaire résulte principalement de trois facteurs. Le premier de ces-facteurs est le diamètre apparent du soleil. Comme on l'exposera, le soleil, bien que généralement considéré comme une source d'énergieponctuelle, a en fait un diamètre apparent mesurable, et son image reflechie a aussi un diamètre mesurable. Le second facteur est la largeur des bandes ou lattes de miroir qui réfléchissent les rayons incidents, et le troisième facteur est constitué par les effets d'imperfections du miroir et d'erreurs sur les positions et inclinaisons conférées auxdites bandes ou lattes. I1 est souhaitable de réduire la largeur de l'image au foyer linéaire parce qu'ainsi, on augmente le facteur de concentration du concentrateur et qu'il en découle dans le système beaucoup d t autres économies : températures plus élevées, réduction de la grandeur des récepteurs de chaleur et diminution des pertes de chaleur parasites. La présente invention porte principalement sur le second des facteurs précités et a pour but de réduire la largeur d' image au foyer linéaire en modifiant la forme des bandes ou lattes de miroir. On peut réduire la largeur d'image en réduisant celle des bandes de miroir, mais des bandes très étroites sont difficiles à fabriquer et à manipuler. La présente invention a donc pour objet d'améliorer les procédés et appareils connus pour la concentration d'énergie rayonnante, et notamment de proposer une bande réfléchissante, pour concentrateur comportant un ensemble de telles bandes, de nature à réduire la largeur d'image au foyer linéaire. L'invention vise à cette fin un concentrateur destiné à concentrer l'effet chauffant de rayons émis par une source d' énergie en mouvement sur un trajet, comprenant une multiplicité de surfaces réfléchissantes linéaires formées de bandes disposées en un ensemble fixe le long d'une première partie de la surface d'un cylindre de référence, engendré autour d'un axe qui présente une orientation donnée et s'étend dans un premier plan donné, ces bandes étant indépendantes l'une de l'autre et disposées suivant la longueur et parallèlement à l'axe dudit cylindre, leurs faces réfléchissantes étant dirigées vers l'intérieur du cylindre, chaque bande ayant sur ledit premier plan une inclinaison telle que les rayons réfléchis convergent pour former une image à un foyer linéaire et soient dirigés vers ce foyer pendant que celui-ci se déplace suivant un trajet préfixé en réponse au mouvement décrit par la source d'énergie sur son propre trajet, et des moyens mobiles destinés à recevoir les rayons réfléchis et à collecter la chaleur audit foyer, caractérisé en ce que chaque surface réfléchissante linéaire a la forme voulue pour réfléchir les rayons sensiblement parallèles qui l'atteignent de façon qu'ils convergent audit foyer sur une largeur d'image inférieure à la largeur de la bande réfléchissante.L'invention vise encore une bande focalisatrice pour appareil de concentration de l'effet chauffant de rayons émis par une source d'énergie en mouvement sur un trajet, ce concentrateur comprenant un ensemble fixe d'une multiplicité de surfaces réfléchissantes linéaires sous forme de bandes dirigées longitudinalement réfléchissant les rayons et faisant converger les rayons réfléchis en un foyer linéaire qui se déplace sur un trajet préfixé en réponse au mouvement de la source d'énergie sur son propre trajet, et comportant encore des moyens linéaires de réception des rayons convergents et des moyens assurant le déplacement de ces moyens récepteurs sur ledit trajet préfixé, les surfaces réfléchissantes étant disposées le long d'une première partie de la surface d'un cylindre de référence, engendré autour d'un axe qui a une orientation donnée et s'étend dans un premier plan donné, ladite bande étant caractérisée en ce qu'elle a la forme voulue pour réfléchir des rayons sensiblement parallèles qui l'atteignent de façon qu' ils convergent audit foyer sur une largeur d'image inférieure à la largeur de la bande réfléchissante. L'invention vise enfin un procédé de réduction de la largeur d'image d'une image formée à un foyer dans un appareil de concentration de l'effet chauffant de rayons émis par une source d'énergie en mouvement sur un trajet, ce concentrateur comprenant un ensemble fixe d'une multiplicité de surfaces réfléchissantes linéaires sous forme de bandes, dirigées longitudinalement, réfléchissant les rayons et faisant converger les rayons réfléchis en un foyer linéaire qui se déplace sur un trajet préfixé en réponse au mouvement décrit par la source d'énergie sur son propre trajet, des moyens linéaires de réception des rayons convergents et des moyens assurant le déplacement desdits moyens récepteurs sur ledit trajet préfixé, les surfaces réfléchissantes étant disposées le long d'une première partie de la surface d'un cylindre de référence, engendré autour d'un axe qui a une orientation donnée et s'étend dans un premier plan donné, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on donne à chacune desdites bandes réfléchissantes une courbure concave en travers de sa surface, de l'un à l'autre de ses bords latéraux. On va maintenant décrire en détail, à titre d'exemple, une réalisation de l'invention en se référant aux dessins an nexés, sur lesquels - la figure I est une vue en perspective d'un concentrateur dont le cylindre de référence est indiqué en traits mixtes et dont les surfaces réfléchissantes sont représentées encastrées dans la surface terrestre - la figure 2 représente schématiquement des rayons réfléchis par une surface réfléchissante de type sphérique concave classique, et illustre notamment la relation qui existe entre le centre de courbure de la surface réfléchissante et le foyer des rayons réfléchis - la figure 3 illustre schématiquement le principe de 1 'inventon, montrant des rayons réfléchis par un ensemble particulier d'une multiplicité de surfaces réfléchissantes qui constituent le concentrateur selon la figure 1 et indiquant la relation qui existe entre le centre de courbure et 1' ensemble de surfaces et le foyer des rayons réfléchis - la figure 4 représente schématiquement les rayons convergeant à partir des surfaces réfléchissantes du concentrateur selon la figure 1 et indique l'emplacement de deux foyers correspondant à des rayons qui ont deux angles d'incidence différents ;; - la figure 5 illustre graphiquement la position conférée à chacune des surfaces réfléchissantes constituant le concentrateur selon la figure 1 - la figure 6 représente schématiquement le cylindre de référence selon la figure I et illustre la relation liant les positions des surfaces réfléchissantes du concentrateur à 1' axe du cylindre de référence, l'ensemble de surfaces réfléchissantes du concentrateur occupant sur le cylindre de référence une position angulaire autre que celle représentée sur la figure 1 - la figure 7 représente schématiquement une latte de miroir et le récepteur selon la figure 1 et indique la largeur de l'image obtenue par réflexion à partir du soleil, les inclinaisons des rayons étant exagérées pour rendre la représentation plus claire - la figure 8 est une vue schématique en bout du concentrateur selon la figure 1, donnée pour définir diverses gran deurs - la figure 9 est un diagramme indiquant la largeur d'image, rapportée à la largeur d'une latte, en fonction de l'inclinaison des rayons solaires sur un plan normal à la latte "tangente" (définie ci-après) dans le cas où les lattes sont plates - la figure 10 est un diagramme indiquant la largeur d' image, rapportée à la largeur d'une latte, en fonction de 1' inclinaison des rayons solaires sur un plan normal à la latte "tangente" dans le cas où les lattes ont la structure selon l'invention. Pour résumer brièvement le principe du concentrateur à miroirs fixes décrit dans les brevets précités US 3 868 823 et 4 071 017, on peut dire que cet appareil présente une géo- métrie particulière définie par une surface réfléchissante fixe, en gradins qui, transversalement, épouse d'une manière générale une partie de la surface d'un cylindre. Avec cet agencement, on obtient une image linéaire focalisée quel que soit l'angle d'incidence sous lequel les rayons arrivant d'une source d'énergie atteignent la surface réfléchissante. Cette image linéaire est toujours située sur une partie de la surface du cylindre qui passe par la surface réfléchissante, ce qui permet de monter un récepteur ou tuyau d'obsorption de chaleur mobile sur un bras tournant autour de l'axe de ce cylindre. Pour fixer les idées, le concentrateur sera dit ci-après "solaire", l'énergie à concentrer provenant du soleil. Toutefois, il va de soi que cette précision est dépourvue de tout caractère limitatif, le principe de l'invention permettant d' assurer tout aussi bien la concentration de rayonnements émis par des sources locales. La précision de réalisation et de positionnement des surfaces réfléchissantes sont critiques en vue d'une bonne focalisation et importent pour assurer une concentration solaire optimale. Plus l'appareil assurant cette concentration est peu coûteux et plus il est intéressant pour une concentration à grande échelle. La réduction de la largeur d'image contribue à assurer ce résultat en ce qu'elle augmente le facteur de concentration de l'appareil, ce qui permet l'obtention de températures élevées avec des récepteurs de chaleur relativement petits et des pertes calorifiques relativement faibles. Selon l'invention, il est prévu une structure de latte de miroir de nature à réduire la largeur de l'image réfléchie dans un concentrateur, notamment du type à miroirs fixes, mais le principe de l'invention est tout aussi bien applicable à d'autres types de concentrateurs. En considérant d'abord la figure 1, on voit en 16 un concentrateur comportant un réflecteur 18 qui intercepte et réfléchit les rayons solaires arrivants 20. Le réflecteur 18 est constitué par une multiplicité de surfaces réfl8chissantes sous forme de bandes ou lattes 22 longues et étroites, disposées côte à cote sur la surface d'un socle incurvé 24. Comme on le verra ci-après en détail, les lattes 22 font converger les rayons réfléchis en un foyer 26. I1 est prévu un récepteur cible, forme d'un tuyau 28, coincidant avec le foyer pour recevoir les rayons convergents. Le tuyau 28 est monté sur une série de poutres ou bras radiaux 30, articulés sur une série de supports verticaux ou pylones 32 par des articulations 34. Les pylones 32 sont ancrés de manière classique dans le sol, puis traversent le réflecteur 18. De préférence, les moments de forces qui s'exercent autour des articulations 34 sont équilibrés. On obtient ce résultat, dans l'exemple choisi, au moyen de contrepoids appropriés 36 suspendus aux tronçons de bras qui dépassent au-delà des articulations 34. Des engrenages et paliers adéquats, non représentés, sont incorporés à l'articulation 34 de chaque bras 30 sur le pylone 32 associé. Quand l'équilibrage est convenable, le tuyau 28 con serve toute position angulaire qu'on lui confère. Ainsi, il suffit d'une force limitée pour le déplacer. La force motrice de déplacement des bras 30 autour de leurs articulations respectives est fournie par des moteurs d'entrainement appropriés 38, tels que moteurs synchrones.Tous les moteurs d'entraînement 38 d'un même concentrateur sont soumis à une seule commande de moteurs 38a. Le mode commande de tels. moteurs est bien connu du technicien. On s'abstiendra donc de décrire endétail la commande 38a. Un servo-mécanisme adéquat non représenté, aussi bien connu du technicien, peut être associé à la commande de moteurs 38a pour coordonner le mouvement du tuyau 28 avec variation de la hauteur du soleil, et donc avec l'angle d'incidence des rayons. Ainsi, le tuyau 28 est mobile le long d'une partie haute de la surface d'un cylindre de référence 40, engendré autour d'un axe 42. Le rayon du cylindre est égal au rayon de courbure du socle arqué 24. L'axe 42 passe par les articulations 34, et le réflecteur 18 est situé sur une partie basse de la surface du cylindre de référence 42 et dirigé vers l'intérieur de ce cylindre. Les positions des lattes 22 présentent des relations par ticulières tant entre elles que vis-à-vis de l'axe 42. Comme on le verra plus loin en détail, les lattes 22 sont inclinées en largeur, indépendamment les unes des autres, sur un plan donné passant par l'axe 42. Pour cet exposé initial, on posera que le plan donné passant par l'axe est horizontal. Les inclinaisons individuelles des lattes sont telles que les rayons 20 tombant sur l'ensemble de lattes disposé le long de la partie basse de la surface du cylindre de référence 40 sont réfléchis de façon à converger au foyer 26, situé quelque part sur la partie haute de la surface du cylindre de référence 40, quelque soit leur angle d'incidence. On sait, d'après des notions de physique élémentaire, que l'angle d'incidence est égal à l'angle de réflexion.Par conséquent , à mesure que 1' angle d'incidence des rayons 20 varie, le foyer 26 vers lequel convergent les rayons réfléchis doit se déplacer en conséquence. La disposition conférée aux lattes 22 est prédéterminée de façon que le trajet décrit par le foyer 26 soit situé sur une partie haute de la surface du cylindre de référence 40. Des moyens de synchronisation qu'on décrira plus loin déplacent l'organe récepteur ou tuyau 28, monté de manière à décrire le même trajet que le foyer, de façon que son mouvement colncide avec celui décrit par le foyer sur le lieu géométrique qui définit son trajet préfixé. Ainsi, le tuyau 28 subit effet chauffant des rayons concentrés même en cas de mouvement relatif entre la source d'énergie (ici, le soleil) et l'appareil. Si le réflecteur 18 était une surface sphérique concave classique, comme représenté sur la figure 2, l'angle de réflexion des rayons dépendrait de la pente de la courbe au point de réflexion. On posera que la droite OC est l'axe principal de la courbe. Comme le sait le technicien, des rayons atteignant une surface réfléchissante courbe parallèlement à l'axe principal convergent après la réflexion vers un foyer commun. Ce foyer est indiqué en F sur la figure 2. Le point C est le centre de courbure. Dans l'exemple illustré, la longueur de OF représente la moitié de celle de OC.Des concentrateurs connus basés sur ce principe comportent un récepteur fixe situé au foyer, la surface réfléchissante étant mobile en fonction de la variation de la hauteur du soleil pour aire converger les rayons à incidence variable vers le récepteur fixe. On peut appliquer le principe de l'héliostat pour imprimer au miroir un mouvement contrôlé en fonction de la hauteur du soleil. Le réflecteur prévu, dans ces dispositifs présente une surface continue ou constituée par une pluralite de segments, le principe physique de réflexion des rayons est le même. Le réflecteur 18 du concentrateur 16 épouse d'une manière générale la forme arquée du socle 24, mais il est divisé en une multiplicité de segments juxtaposés dont chacun a, aux fins de cet exposé initial, une surface sensiblement plate. Ces segments sont formés de bandes ou lattes 22 dont chacune présente une surface réfléchissante dirigée vers -l'intérieur du cylindre de référence 40 et a latéralement une inclinaison préfixée sur l'horizontale ou, comme on le verra plus loin, sur un autre plan de référence. Les bandes sont dans l'ensemble parallèles à l'axe 42. L'angle de réflexion dépend de 1' inclinaison transversale de chaque bande et non de la pente de la courbure d'ensemble du socle, définie par les milieux des bandes. Bien que, sur la figure 1, les bandes 22 soient inclinées sur l'horizontale, cette orientation particulière n'est choisie qu'à titre d'exemple. Les bandes peuvent être inclinées sur un plan donné quelconque, sous réserve qu'il existe entre les autres parties du concentrateur des relations correspondantes. Le résultat obtenu avec cet agencement selon l'invention est illustré par la figure 3. Un rapprochement avec la figure 2 met en évidence la différence avec les concentrateurs à miroirs classiques. Sur la figure 3, on notera que les segments ou bandes 22 sont juxtaposés côte à côte le long de la partie basse de la surface du cylindre de référence 40. Les bandes 22 présentent des inclinaisons individuelles sur l'horizontale et réfléchissent des rayons parallèles à l'axe principal OC de la courbe de façon à les faire converger en un foyer F situé en haut de la surface du cylindre 40. Si l'on suppose 1' axe 42 du cylindre 40 situé en C, centre de courbure, la distance focale au foyer F est double de la longueur de OC. En conséquence, OF devient un diamètre et est, dans ce cas, le diamètre du cylindre de référence 40.En substituant le foyer F selon la figure 3 au foyer 26 selon la figure 1, on voit que le réflecteur 18 du concentrateur 16 a une distance focale égale au double du rayon de courbure, différant en cela de 1' appareil connu, à distance focale égale à la moitié du rayon de courbure, où le réflecteur est sphérique (figure 2). Sur la figure 4, les bandes 22 du concentrateur 16 sont fixes tant les unes par rapport aux autres que par rapport à l'axe 42 du cylindre de référence 40. Comme représenté, des rayons incidents 20 réfléchis convergent du foyer 26 situé en haut de la surface du cylindre de référence 40. Des rayons incidents 20', dont l'angle d'incidence diffère de celui des rayons 20, convergent, après réflexion sur les mêmes bandes,- vers un foyer 26'. On notera que le foyer 26' est aussi situé sur le haut de la surface du cylindre de référence 40. On le conçoit, des rayons arrivant sous des angles d'incidence autres que ceux indiqués convergent aussi vers un foyer situé sur la surface du cylindre de référence.Quand la hauteur du soleil varie, l'orientation des rayons passant de celle indi- quée en 20 à celle indiquée en 20', le foyer décrit un lieu géométrique qui va en continu de 26 à 26' en demeurant situé sur la surface du cylindre de référence entre ces points. La disposition particulière conférée aux lattes 22 pour que les rayons réfléchis convergent en un foyer situé sur la surface du cylindre de référence est illustrée par la vue de détail donnée sur la figure 5. Cette figure indique schématiquement le cylindre de référence 40 et son axe 42 par rapport à des axes de coordonnées horizontal Y et vertical Z. L'axe X, suppose coincider avec l'axe 42 du cylindre de référence est perpendiculaire aux axes Y et Z et donc aussi horizontal. On a représenté une seule bande 22, placée sur le bas de la surface du cylindre de référence 40. Le plan de référence donné est un plan horizontal passant par les axes X et Y. On appellera e l'angle fait par une droite reliant l'axe 42 au milieu de la bande avec un plan passant par l'axe 42 perpendiculairement au plan donné. Dans cet exemple, le plan donné est, on l'a dit, horizontal et passe par les axes X et Y. Ainsi, un plan normal à ce plan donné et passant par l'axe 42 est un plan vertical contenant les axes X et Z. On donne alors à la bande 22 par rapport à une horizontale H On peut démontrer qu'un ensemble arqué de bandes réfléchissantes disposées sur le cylindre de référence comme décrit ci-dessus constitue un ensemble réfléchissant à distance focale égale au double de son rayon de courbure et, de plus, que le foyer se déplace, le long du haut de la surface du cylindre de référence, sur une partie du cylindre généralement opposée à l'ensemble arqué constituant le réflecteur 18. On l'a dit, le diamètre du cylindre de référence est égal au double du rayon de courbure du réflecteur 18. En faisant d'avance en sorte que le foyer se déplace le long de la surface d'un cylindre, comme décrit ci-dessus, on simplifie la structure mécanique à prévoir pour recevoir le tuyau récepteur 28 et lui faire accompagner le déplacement du foyer. La nature de la structure de support varie selon l'usage prévu pour le réflecteur. Par exemple, cette structure peut soit reposer librement sur le sol, soit être noyée dans la surface du sol, auquel cas on peut adapter du matériel de terrassement classique pour tailler dans le sol un socle de réflecteur de forme voulue. Le plan donné précité par rapport auquel on détermine 1' inclinaison des bandes a de fortes chances d'être autre qu' horizontal. On tire le meilleur parti du réflecteur 18 en orientant le socle 24 de façon que les bandes 22 soient dirigées aussi droit que possible vers le soleil pendant la majeure partie du jour. I1 existe de légères différences de niveau entre les surfaces de bandes voisines, ce qui fait apparaître des espaces morts ne réfléchissant pas de rayons vers le foyer 26. Même si la dénivellation est très faible par rapport à la largeur de la bande, une certaine fraction de la lumière vient frapper les flancs de gradin et son effet chauffant n'est pas réfléchi vers le foyer. En donnant à l'ensemble du socle 24 une inclinaison h sur l'horizontale H, comme représenté sur la figure 6, on parvient à réduire cette perte. On notera qu'ici, les bandes 22 sont également réparties, sur le bas de la surface du cylindre de référence 40, de part et d'autre d'une droite de référence 44 sur un arc dont l'angle au centre est P . On suppose que P est 900. Par conséquent, les bandes sont réparties sur un arc total de 900, sur le bas de la surface du cylindre 40 et prévues en nombres égaux de part et d'autre de la bissectrice 44 de l'angle P . I1 va de soi qu'on peut adopter, pour former le réflecteur 18, un autre angle total, inférieur à 900 ou pouvant atteindre approximativement 1800. Etant la bissectrice de l'angle P , la droite 44 divise en largeur le réflecteur 18 en deux moitiés égales. On trace une tangente 46 normale à la bissectrice 44, passant par la surface du cylindre 40 à mi-largeur du réflecteur 18. L'angle h est alors défini entre cette tangente 46 et l'horizontale H. La tangente 46 passe aussi par la bande tangente 22' précitée. L'angle jt peut être de 22 1/20. I1 peut avoir d' autres valeurs, ou être nul, selon les conditions locales. Si par exemple, l'inclinaison souhaitable pour l'ensemble du socle est de 350 sur l'horizontale et que l'axe 42 ait une orientation vrai est-ouest, l'angle d'incidence des rayons solaires demeure chaque année constant, le premier jour du printemps et le premier jour de l'automne, entre le lever et le coucher du soleil. Dans ces conditions, le récepteur-cible ou tuyau 28 demeure immobile. Comme plan de référence pour la détermination des inclinaisons individuelles des bandes 22 (figure 5), on peut adopter par commodité un plan passant par la tangente 46. Le socle doit être incliné, dans l'hémisphère nord, vers le ciel austral et, dans l'hémisphère sud, vers le ciel boréal. En vue d'un rendement optimum, il est souhaitable que tous les rayons réfléchis par chaque bande convergent vers une zone intérieure à la largeur du tuyau 28. Si tous les rayons arrivants étaient parallèles entre eux et les surfaces réf lé- chissantes, extremement etroites, on pourrait diriger les rayons réfléchis vers un foyer qui pourrait être extrêmement étroit, ce qui assurerait une concentration maximale de la chaleu. sur ie foyer. En fait, toutefois, le foyer ou zoneimage a bel et bien une largeur mesurable, ce qui est du prin cipaleme aux trois facteurs cités dans l'introduction. Tout d'abord, il est connu que le diamètre du soleil est perçu, d'un point de la surface terrestre, sous un angle d'approximativement 1/20.Ainsi, les rayons provenant de l'un et de 1' autre côtés du soleil convergent vers un point quelconque de la terre sous un angle d'approximativement 1/20 et, lorsqu'ils sont réfléchis, cette relation subsiste en ce sens qu'ils présentent ensuite une divergence égale à leur convergence au point de réflexion. Si cette relation entre rayons incidents est à retenir, c'est bien entendu parce que l'angle d'incidence de chaque rayon sur la surface réfléchissante est égal à l'angle de réflexion et qu'il n'apparait pas de modifications relatives entre rayons. Ainsi, comme représenté sur la figure 7, des rayons 20" arrivant d'un côté de la bande 22 présentent un angle de convergence t et, après réflexion, un angle de divergence 6 , ces deux angles étant dans ce cas d'approximati vement 1/20.Des calculs mathématiques classiques permettent de déterminer la longueur d'un arc 48 reliant ces rayons divergents à une distance R' du point de réflexion. Ainsi, même si chaque bande réfléchissante 22 avait une largeur sensiblement nulle, le tuyau 28, approximativement séparé par une distance r' du point de réflexion, devrait avoir un diamètre égal à une corde 50 de l'arc 48 pour intercepter tous les rayons réfléchis à partir du soleil. Toutefois, un second facteur réside dans le fait que chaque bande offre en largeur une suite continue de points de réflexion, ce qui augmente la largeur de l'image. On ne tiendra compte, aux fins du présent exposé, que des deux limites constituées par les bords de la bande. Sur le bord opposé de la bande, les rayons incidents 20"' ont un angle de convergence ç ' et, après réflexion, un angle de divergence ', ces deux angles étant encore d'approximativement 1/20. Les limites extérieures du tuyau 28 doivent coïncider avec les rayons délimitant extérieurement les angles et t'. La largeur de la bande 22 serait à ajouter à la longueur de la corde 50 pour déterminer le diamètre minimum à conférer à un tuyau afin que celui-ci intercepte tous les rayons réfléchis par la bande. En d'autres termes, les arcs 48 et 48' coincideraient si la bande 22 avait une largeur nulle. Un tuyau 28 couvrant les arcs confondus pour recevoir tous les rayons réfléchis aurait alors un diamètre égal à la corde 50. La largeur de la latte 22 a pour effet d'écarter l'un de l'autre les deux arcs (et leurs cordes 50 et 50'). Cette largeur est à ajouter à la longueur de l'une ou l'autre corde pour déterminer le diamètre minimum du tuyau 28. Le troisième facteur précité affectant la largeur de l'image découle d'imperfections des bandes-miroirs et d'erreurs de positionnement ou d'orientation de ces bandes. Selon l'invention, on donne aux bandes-miroirs 22 lastruc ture voulue pour que chacune d'elle focalise partiellement les. rayons qu'elle réfléchit. Le résultat obtenu avec un ensemble de telles bandes-miroirs est que la largeur de bande affectant la largeur de l'image est inférieure à la veritable largeur de bande individuelle, pour la gamme pratique de conditions de fonctionnement de l'appareil. La figure 8 représente la géométrie du concentrateur solaire à miroirs fixes, observé suivant l'axe 42 du cylindre de référence 40. Le rayon solaire 20 arrivant du soleil fait un angle (dit ci-après "angle solaire"), avec un plan normal à la bande tangente 22'. Une autre bande donnée 22 fait un angle e avec le plan normal à la bande tangente 22'. Cet angle e varie bien entendu selon l'emplacement physique occupé par chaque bande dans l'ensemble de bandes constituant le réflecteur 18. La bande 22 a une inclinaison vers l'intérieur égale à un quart de e et réfléchit le rayon arrivant 20 vers le foyer 26 situé sur la surface du cylindre de référence 40.L' effet exercé par la largeur de bande sur la largeur de l'image est fonction de divers facteurs, à savoir la véritable largeur physique W de chaque bande 22, l'emplacement de chaque bande tel que défini par e, la position du soleil par rapport au réflecteur telle que défini par ss et la forme de la section de la bande. Jusqu'à présent, chaque bande (ou latte) a été décrite comme étant plate. Toutefois, on a maintenant découvert que si l'on donne à la surface réfléchissante de la bande une courbure concave d'un bord latéral à l'autre, la largeur de bande n'affecte pas la largeur de l'image à concurrence de sa véritable valeur, mais à un degré moindre, ce degré dépendant non seulement du degré de courbure, comme on l'exposera, mais encore des relations entre la bande et les autres facteurs précités.Le facteur de concentration global résulte alors de la combinaison de bandes individuelles constituant l'ensemble. Ce résultat ressort le mieux d'une comparaison entre les diagrammes donnés sur les figures 9 et 10. Sur la figure 9, on a tracé des courbes indiquant la largeur d'image en fonction de la position occupée par la bande dans l'ensemble réflecteur et de 1' "angle solaire", dans le cas de bandes plates. On a porté en ordonnées la largeur d'image C correspondant à une seule bande (rapportée à la largeur d'une bande), et en abscisses, angle solaire" q ou inclinaison des rayons solaires sur un plan normal à la bande tangente (en degrés).Sur la figure 10, on a tracé des courbes indiquant la largeur d'image en fonction de la position de la bande dans l'ensemble réflecteur et de l'inclinaison / dans le cas où la surface de chaque bande présénte, d'un bord latéral à l'autre, une courbure de rayon 4R, R étant le rayon du cylindre de référence 40 (figure 8). Sur la figure 10, les ordonnées représentent la largeur d'image C correspondant à une seule bande (rapportée à la largeur de bannie) et les abscisses représentant l'inclinai- son B des rayons solaires sur un plan normal à la bande tangente (en degrés). Ainsi, ces deux diagrammes portent en ordonnées la largeur d'image, exprimée en fraction ou multiple de la largeur de bande, pour des rayons lumineux (solaires) incidents sensiblement parallèles, dans le cas où les bandes font un angle e avec le plan normal à la bande tangente 22' et que les rayons solaires incidents font un angle q avec ce même plan. Dans les deux cas, la largeur de la latte W est très inférieure à R. On appellera "ouverture" du miroir ou réflecteur 18 le débouché du miroir incurvé dirigé vers le soleil. Ainsi, sur les diagrammes, si les bandes extrêmes sont situées à + 450 et + 600 du milieu, les ouvertures des réflecteurs correspondants ont respectivement des largeurs angulaires de 90 et 1200.Sur la figure 10, on voit que la largeur d'image C est d'environ 0,63 pour une bande située à + 450 du milieu quand les rayons solaires ont une incidence rasante sur l'ouverture du miroir, c'est-à-dire quand = 900. I1 en découle que, pour un miroir ou réflecteur 18 à bandes extrêmes situées à f'450 du milieu (ce qui correspond à une ouverture de miroir de 900), l'influence exercée par la largeur de bande sur la largeur de 1' image se chiffre au maximum par 0,63 W approximativement, W étant la véritable largeur physique de la bande. De plus, on voit d'après la figure 10 que, pour la plupart des bandes et la plus grande partie de la gamme d'incidence de rayons solaires sur un réflecteur comportant ces bandes, C est très inférieure à ce maximum de 0,63 W.La largeur d'image diminue avec 1'" angle solaire", c'est-à-dire à mesure que le soleil "monte" dans le ciel. Par contre, dans le cas de bandes plates illus tréespar la figure 9, on voit que la largeur d'image augmente à mesure que l"'angle solaire" ss diminue. On voit qu'en fait, la largeur d'image C devient égale et même supérieure à l'unité pour des "angles solaires" de 150 ou moins, valeurs pour lesquelles beaucoup de l'énergie est captée. On estime de 70 à 80% la quantité d'énergie captée au cours de l'année pour une grandeur de 91 inférieure à 350. La comparaison établie par ces diagrammes entre des concentrateurs solaires à miroirs fixes et à ouverture de 900 comportant, l'un, des bandes arquées et l'autre, des bandes plates, montre que le facteur de concentration théorique global est meilleur avec des bandes arquées qu'avec des bandes plates, même quand la largeur des bandes plates ne représente que 63% de celle des bandes arquées. Des calculs d'optique géométrique ont servi à déterminer les valeurs de tracé des courbes d'après les relations suivantes 2Z = cos (91+e/4) pour la figure 9, et W cos 8/2 2Z' = cos (+o/4) - cos W cos G/2 pour la figure 10, où Z' représente la demi-largeur d'image ; W, la largeur de bande ; , 1' "angle solaire" et e, la position angulaire de la bande, ces deux angles étant tels que précédemment définis à propos de la figure 8. Bien qu'on ait donné à titre d'exemple aux bandes un rayo de courbure de 4R dans le cas du diagramme selon la figure ;0, cette valeur du rayon de courbure n'est pas limitative. On a en effet constaté que l'intervalle de rayons de courbure intéressant va du rayon de courbure infini de la latte plate initialement décrite dans le brevet précité US 3 868 823 à un rayon sensiblement égal à R, rayon du cylindre de référence. Comme indiqué plus haut, on trouve de nets avantages à la réduction de largeur d'image assurée par le perfectionnement décrit, par exemple élévation du degré de concentration d'energie et réduction des dimensions du récepteur nécessaire pour recueillir les rayons réfléchis.Quand angle solaire" 91 est nul, les rayons réfléchis par la bande tangente 22' sont focalisés à l'infini quand la bande est plate et la distance focale est approximativement la moitié de R quand le rayon de courbure de chaque bande est R. Avec un rayon de courbure de bande de 4R, la distance focale est 2R, égale au diamètre du cylindre de référence 40, les rayons étant focalisés sur la surface de ce dernier. Avec un rayon de courbure supérieur à 4R, les rayons sont bien entendu focalisés au-delà de la surface du cylindre de référence. Or, plus la distance focale est grande, moins la focalisation est efficace. On pense donc qu' on n'obtient qu'un faible avantage en donnant aux bandes un rayon de courbure supérieur à 20R.Par conséquent, on obtient des avantages, selon l'invention, en donnant aux bandes un rayon de courbure compris entre 20R et R, R étant le rayon du cylindre de référence. Le rayon de courbure préféré est de 4R. En réalisant toutes les bandes de l'ensemble sous forme de bandes de focalisation de même rayon, ce qui constitue un mode avantageux de mise en oeuvre de l'invention, on obtient les résultats indiqués sous forme de diagramme sur la figure 10. Dans certaines conditions de captage d'énergie solaire, il peut s'avérer avantageux de donner aux bandes d'un même concentrateur des courbures différentes, pour contribuer à atténuer les différences dues aux diverses positions occupées par les bandes par rapport à la bande tangente 22'. Pour donner quelques précisions dimensionnelles sur la réalisation choisie à titre d'exemple, un concentrateur qui s'avère satisfaisant comporte un cylindre de référence 40 d'un diamètre de 4,2 m. De la description donnée dans le brevet US 3 868 823, il découle que l'ouverture du réflecteur 18 construit sur un tel cylindre de référence a une largeur d' environ 3 m. Le rayon R est, bien entendu, de 2,1 m. Par conséquent, pour que la surface des bandes ait une courbure concave de rayon 4R, chaque bande individuelle 22 du réflecteur 18 représente un segment de cylindre de 8,4 m de rayon. Les bandes ont en principe, dans cet exemple, une largeur de 76 mm et l'on peut démontrer que la médiane de la surface réfléchis- sante d'une telle bande de 76 mm de large s'étend approximativement à 84 p au-dessous du plan passant par les bords de la bande, c'est-à-dire au-dessous de la corde de l'arc. La largeur d'image globale C, pour un réflecteur à ouverture de 900 ayant cette structure, est approximativement celle qu'on obtiendrait avec des bandes toutes de forme plate, mais ayant= une largeur inférieure de moitié environ. On voit donc que, pour une largeur de bande donnée (ici de76 mm), lorsqu'on donne à toutes les bandes de l'ensemble réflecteur une surface concave, le facteur de concentration au niveau du tuyau 28 (récepteur) s'en trouve grandement amélioré.De ce fait, le tuyau 28 peut avoir un diamètre plus faible, tout en recevant les rayons solaires réfléchis, grâce à la réduction de la largeur d'image. Certes, on pourrait aussi obtenir ce résultat en réduisant la largeur de bande individuelle, mais on se heurte dans ce sens à une limite due aux difficultés de réalisation des bandes. L'invention offre l'avantage de réduire la largeur d'image sans faire apparaître les difficultés soulevées par l'utilisation de bandes très étroites. Dss bandes ayant la structure sus-indiquée peuvent être obtenues à partir de verre à revêtement réfléchissant ayant une épaisseur faible, par exemple d'environ 0,25 mm. Un tel verre mince est assez flexible pour pouvoir épouser un support de bandes concaves, par exemple à rayon de courbure 4R. Un tel supportde bandes peut être en béton moulé. Le brevet US 3 868 823 décrit l'enrobage par pressage à chaud d'une feuille métallique dans une couche d'asphalte revêtant un socle ménagé, par exemple dans la surface du sol, pour recevoir le réflecteur. Ce brevet indique qu'on peut adapter du matériel de terrassement en vue d'obtenir le socle de réflecteur de profil souhaité, par exemple en adaptant en modifiant la lame d'un grader (niveleuse) de construction routière classique.On peut adapter d'une manière analogue le matériel de goudronnage pour lui faire épouser le profil du socle de réflecteur. Le brevet US 4 071 017 décrit des organes de support tendus, tels que fils ou câbles métalliques, pour le montage de chaque élément réflecteur (bande). Une telle structure peut comporter une pince spéciale conçue pour faire prendre au verre le degré de courbure concave requis selon l'invention pour chaque bande focalisatrice. Les dimensions citées plus haut sont choisies à titre d'exemples non limitatifs et l'on pourra les modifier sans sortir du cadre de l'invention. On s'abstiendra de décrire ici plus en detail le récepteur 28 et les autres pièces du concentrateur. En résumé, l'invention offre un procédé et un appareil pour la concentration de l'effet chauffant de rayons émis par une source d'énergie mobile suivant un trajet donné, ainsi qu'une bande focalisatrice pour le même usage. Le concentrateur comporte un ensemble fixe d'une multiplicité de surfaces réfléchissantes linéaires sous forme de bandes dirigées longitudinalement, réfléchissant les rayons et faisant converger les rayons réfléchis vers un foyer linéaire qui décrit un trajet préfixé en réponse au mouvement de la source d'énergie sur son propre trajet. I1 est aussi prévu des moyens linéaires de réception des rayons convergents et des moyens pour le déplacement des moyens récepteurs sur le trajet préfixé. Les surfaces réfléchissantes sont disposées le long d'une première partie de la surface d'un cylindre de référence engendré autour d'un axe qui présente une orientation donnée et s'étend dans un premier plan donné. La bande focalisatrice est prévue sous le forme voulue pour réfléchir des rayons sensiblement parallèles qui la frappent en les faisant converger au foyer sur une largeur d'image inférieure à sa propre largeur. De manière générale, les dispositions décrites se prêtent à diverses modifications sans sortir, pour autant, du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Concentrateur pour la concentration de l'effet chauffant de rayons émis par une source d'énergie en mouvement sur un trajet, comportant une multiplicité de surfaces réfléchissantes linéaires sous forme de bandes disposées en un ensemble fixe le long d'une premièrepartie de la surface d'un cylindre de référence, engendré autour d'un axe qui présente une orientation donnée et s'étend dans un premier plan donné, lesdites bandes étant indépendantes les unes des autres et disposées suivant la longueur dudit cylindre, parallèlement à son axe, leurs faces réfléchissantes étant dirigées vers l'intérieur du cylindre, chaque bande présentant sur 'le premier plan une inclinaison telle que les rayons réfléchis convergent pour former une image à un foyer linéaire et sont dirigés vers ce foyer à mesure que celui-ci décrit un trajet préfixé en réponse au mouvement décrit par ladite source d'énergie sur son propre trajet, et des moyens mobiles destinés à recevoir les rayons réfléchis et à capter la chaleur audit foyer, caractérisé en ce que chaque surface réfléchissante linéaire a la forme voulue pour réfléchir des rayons sensiblement paral lèles qui la frappent de façon qu'ils convergent audit foyer sur uc largeur d'image inférieure à la largeur de la bande réfléch.issante. 2.Concentrateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite forme que présente chaque bande réfléchissante dirigée longitudinalement est une courbure concave conférée à la bande en travers de sa surface, de l'un à l'autre de ses bords latéraux. 3. Concentrateur selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite courbure concave a un rayon compris entre vingt fois le rayon du cylindre de référence et approximativement une fois le rayon de ce cylindre. 4. Concentrateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite source d'énergie est le soleil. 5. Bande focalisatrice pour concentrateur destiné à concentrer l'effet chauffant de rayons émis par une source d'énergie en mouvement sur un trajet, le concentrateur comprenant un ensemble fixe d'une multiplicité de surfaces réfléchissantes linéaires sous forme de bande dirigées longitudinalement réfléchissant les rayons et faisant converger les rayons refléchis à un foyer linéaire qui se déplace sur un trajet préfixé en réponse au mouvement de la source d'énergie sur son propre trajet, et comportant encore des moyens linéaires pour la réception des rayons convergents et des moyens de dés la cement de ces moyens récepteurs sur ledit trajet préfixé, les surfaces réfléchissantes étant disposées le long d'une première partie de la surface d'un cylindre de référence, engendré autour d'un axe qui a une orientation donnée et s'étend dans un premier plan donné, ladite bande étant caractérisée en ce qu'elle a la forme voulue pour réfléchir des rayons sensiblement parallèles qui la frappent de façon qu'ils convergent audit foyer sur une largeur d'image inférieure à la largeur de la bande réfléchissante. 6. Bande selon la revendication 5, caractérisée en ce que ladite forme qu'elle présente est une courbure concave qui lui est conférée en travers de sa surface, de l'un à l'autre de ses bords latéraux. 7. Bande selon la revendication 6, caractérisée en ce que ladite courbure concave a un rayon compris entre vingt fois le rayon du cylindre de référence et approximativement une fois le rayon de ce cylindre. 8. Bande selon la revendication 5, caractérisée en ce que les rayons sont des rayons solaires émis par le soleil. 9. Procédé de réduction de la largeur d'image d'une image formée au foyer dans un concentrateur destiné à concentrer 1' effet chauffant de rayons émis par une source d'énergie en mouvement sur un trajet, le concentrateur comprenant un ensemble fixe d'une multiplicité de surfaces réfléchissantes linéaires sous forme de bandes dirigées longitudinalement réfléchissant les rayons et faisant converger les rayons réfléchis à un foyer linéaire qui se déplace sur un trajet préfixé en réponse au mouvement de la source d'énergie sur son propre trajet, des moyens linéaires de réception des rayons convergents et des moyens assurant le déplacement de ces moyens récepteurs sur ledit trajet préfixé, lesdites surfaces réfléchissantes étant disposées le long d'une première partie de la surface d'un cylindre de référence, engendré autour d'un axe qui a une orientation donnée et s'étend dans un premier plan donné, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on confère à chaque bande réfléchissante une courbure concave en travers de sa surface, de l'un à l'autre de ses bords latéraux 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que la courbure concave de chaque bande a un rayon compris entre vingt fois le rayon dudit cylindre de référence et approximativement une fois le rayon de ce cylindre. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que, dans un concentrateur donné, le rayon due courbure de certaines bandes réfléchissantes diffère du rayon de courbure des autres bandes. 12. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que la courbure concave est la même pour toutes les bandes réfléchissantes d'un même concentrateur. 13. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que les rayons réfléchis sont des rayons solaires émis par le soleil.