La présente invention est relative à un joint ou compensateur tubulaire de dilatation pour conduites dteau chaude. Lteau chaude ou le fluide chaud transporté, ait en direction de bâtiments ou dtinstallations à chauffer, soit en provenance de machines industrielles refroidies, après avoir cédé leurs calories à l'eau, est à une température élevée. Cette température est dau moins plusieurs dizaines de degrés et, plus précisément lorsqu'il s'agit de conduites de chauffage, de leordre de 110 à 130 C. La température de l'eau peut varier de plusieurs dizaines de degrés et même de plus de 1000C entre la pose à froid des conduites et la mise en service et la circulation dteau chaude2 et entre les arrêts d'entretien et les périodes de circula- tion en service. Les variations de température causent d'importantes variations de longueur sur la canalisation Ces impor- tantes variations de longueur doivent entre absorbees par des joints ou compensateurs de dilatation, interposes à intervalles donnes entre deux éléments tubulaires de la canalisation. Leur relue est de pouvoir se déformer sous faible effort et ainsi d2absorber les contraintes de dilatation. Sans eux, la canalisation serait soumise à des taux de contrainte et à des fatigues inacceptables, conduisant rapidement à-sa rupture. Les compensateurs ou joints de dilatation connus sont de plusieurs types - les coudes tubulaires - les lyres - les soufflets métalliques et les souSTlets en caoutchouc - les joints télescopiques. a) Les coudes : Lorsque le tracé de la canalisation le permet, la souplesse naturelle dtun coude tubulaire peut entre utilisée pour compenser en partie les dila tations. Un coude a grand rayon de courbure et à branches assez longues peut en effet se déformer sous des efforts relativement modestes. A chaud, ltangle formé par le coude diminue sensiblement du fait que les branches du coude s'allongent et que le sommet du coude stéloigne des extrémités des branches. b) Les lyres de dilatation sont des raccords tubulai res formant une boucle ayant à peu près la forme de la lettre grecque majuscule omega. On les utilise lorsque la conduite est droite. Les lyres de dilata tion sont des ouvrages encombrants et coûteux. Pour une canalisation en ligne droite de 300 mm de dia mètre, il faut disposer tous les cent mètres environ une lyre dont la longuet développée est de ltordre de 2 à 3 mètres. c) Les soufflets métalliques sont espacés sur les tron çons droits de canalisations. Leur partie déformable est un cylindre ondulé capable d'une déformation axiale assez importante sous un effort modeste. Malheureusement, pour que le soufflet métallique soit déformable, il faut que ses parois'soient min ces, de l'ordre de quelques dixièmes de mm. La pres sion intérieure admissible est donc réduite et ne correspond généralement pas aux performances possib les des canalisations de fonte ou d'acier sur les quelles doit être monté le soufflet métallique. Par ailleurs les techniques de formage des soufflets métalliques sont assez complexes donc conteuses. Un soufflet en caoutchouc comprend une partie déformable prise entre deux extrémités métalliques. La partie déformable est un cylindre de caoutchouc généralement armé de fibres textiles. La partie déformable est constamment soumise à des efforts de tension sous l'action de la pression interne, et de flexion sous l'action des dilatations. Elle nsadmet que des pressions internes limitées. La durée de vie d'un soufflet de caoutchouc est donc limitée. De plus, s'il stagit de transport d'eau chaude à des températures pouvant tre supérieures à 100 C, les soufflets de caoutchouc conviennent mal en rai son de la sensibilité du caoutchouc au vieillissement. d) Les joints télescopiques sont le plus souvent compo- sés d'éléments spéciaux et sont plus ou moins com plexes. Ils sont donc d'un prix de revient élevé L'invention a a pour objet un joint ou compensas teur de dilatation pour conduites non enterrées, de type télescopique, n'utilisant que des éléments de canalisation courants, de préférence en fonte. Le joint ou compensateur de dilatation de l'in- vention, destiné à être interposé entre deux tuyaux en fonte ou on acier d'une conduite de transport de chaude, est caractérisé en ce qutil comporte deux élé- ments tubulaires en fonte ductile à bout maie et emboî- tement revêtus intérieurement et extérieurement d'un revêtement mince de matière plastique à faible coefficient de frottement et résistant à la chaleur, l'emboitement comportant un logement pour une garniture annulaire d'étanchéité du type à corps destinée à être comprimée radialement entre le bout maie de un des éléments tubulaires et l'emboîtement de l'autre élément tubulaire, de manière à réaliser un assemblage téles- copique étanche entre les deux éléments tubulaires qui présentent à leur autre extrémité des moyens de raccor dement aux tuyaux de la conduite d'eau chaude. De préférence la garniture d'étanchéité en élastomère est du type à talon annulaire d'ancrage logé dans une gorge d'ancrage de l'emboîtement, et à corps dtétanchéité logé dans une gorge d'étanchéité de l'em- boitement et comprimé radialement entre ladite gorge et la paroi extérieure du bout maie. Grâce à cet agencement très simple et ne comportant qu'un petit nombre d'éléments de tuyauterie couramment employés, gracie à l'emploi de ce type de joint d'étanchéité télescopique à compression radiale, et grâce enfin aux matériaux employés et notamment grtce au revetement, le compensateur de l'invention a toutes les qualités requises pour des conduites d'eau chaude de petits, moyens et gros diamètres allant par exemple de 100 mm à 1 600 mm : étanchéités souplesse, flexibilité, et longévité, et facilité de réalisation. En particulier la garniture d'étanchélté en élastomère ntest sllmise qutà des contraintes de compression et n'offre qutune faible surface de contact avec le fluide chaud sous pression, ce qui lui assure une bonne résistance à la chaleur et une bonne longévité. D'autres caractéristiques et avantages apparaî- tront au cours de la description qui va suivre. Au dessin annexé, donné uniquement à'titre dtexemple, La' Fig. 1 est une vue partielle en coupe d'un joint ou compensateur de dilatation suivant ltinvention, La Fig. 2 est une vue en coupe méridienne d'une garniture drétanchété à 12 état libres utilisée dans le compensateur de l'invention, Les Fig. 3 et 4 sont des vues partielles en coupe illustrant des déviations angulaires du compensateur de dilatation. Suivant l'exemple d'exécution représenté aux Fig. 1 et 2, l'invention est appliquée à une canalisation métallique (fonte ou acier) de transport d'eau chaude. Cette canalisation est illustrée en trait mixte par des extrémités de tuyaux 1 à brides 2 venues de matière ou rapportées. Les tuyaux 1 mais non leurs brides 2 sont enveloppés d'un matelas tubulaire de calorifugeage 3. Le diamètre d'une telle canalisation peut aller de 100 à 1 600 mm. La longueur est quelconque. Le joint compensateur de dilatation interposé sur une telle conduite à intervalles donnés, par exemple tous les vingt mètres, est réalisé, conformément à l'invention, au moyen de deux courts éléments tubulaires en fonte de préférence ductile, d'un diamètre intérieur identique à celui de la canalisation c'est-à-dire pou- ont entre compris entre 100 et 1 600 mm. Ces deux élé- ments sont assemblés de manière télescopique étanche. Plus précisément, le joint de dilatation est réalisé de la manière suivante Un élément tubulaire maie 4, en fonte ductile, comporte à une extrémité une bride 5 de raccordement avec une bride 2 d'une extrémité de tuyau 1, et à l'autre extrémité un bout maie 6 de préférence chanfreiné en 7. L'élément tubulaire maie 4 a une faible longueur par exemple de l'ordre de trente cm, par rapport à la longueur habituelle des tuyaux en fonte qui est de 6 à 7 mètres. L'élément maie 4 est complètement revêtu, sur toute sa longueur, intérieurement et extérieurement, y compris sur son bout maie 6 et sa bride 5, et dans les trous de boulons 5a de la bride 5, d'un revêtement 8 à faible coefficient de frottement et susceptible de résister à la chaleur. Il doit présenter une tenue mécanique suffisante pour résister à un échauffement jusqu'à une température de l'ordre de 1400C, qui est celle de l'eau chaude transportée, sans perdre ses qualités de frottement. Ce revêtement 8 est par exemple en thermoplastique fluoré tel que le polyvynilidène difluoré (en abrégé PVDS), appliqué par exemple, mais non exclusivement, par flui dilation à chaud. L'autre élément tubulaire du joint est un élé- ment femelle 9 en fonte ductile également, muni à une extrémité d'une bride 5 de raccordement avec une bride 2 d'une extrémité de tuyau 1, et à 12 autre extrémité d'un embottement 10. L'enlboitement 10 sert à loger intérieurement une garniture d'étanchéité 11 et a recevoir coaxialement ou bien avec une certaine déviation angulaire le bout maie 6 de l'élément tubulaire 4. Sa longueur est également de l'ordre de 30 cm. Pour loger la garniture d'étanchéité 11, l'emboî- tement 10 comporte intérieurement, au-delà d'un collet 12 d'entrée d'emboîtement une première gorge 13 dite d'ancrage de la garniture il suivi dtune deuxième gorge 14 dite d'étanchéité en raison de l'écrasement radial de la garniture 11 contre cette deuxième gorge. La première gorge 13 est plus profonde que la deuxième gorge 14. En d'autres termes, elle a un plus grand diamètre. Mais elle est axialement plus courte que la deuxième gorge.La deuxième gorge 14 est suivie d'un chambrage 15 de fond d'emboitement de diamètre sensiblement supérieur au diamètre intérieur de l'élément tubulaire 9 mais sensiblement inférieur à celui de la deuxième gorge 14 dite dtétanchévtés La première gorge 13 d'ancrage est limitée du ctté du collet 12 d'entrée d'emboîtement par un épaulement interne 16 tandis que la deuxième gorge 14 dite d'étanchéité est limitée du ctté du chambrage 15 par un épaulement 17. De la m8me manière que l'élément maie 4, ltélé- ment tubulaire femelle 9 est revêtu complètement, sur toute sa longueur, intérieurement et extérieurement, y compris sur sa bride 5 et son emboitement 10 et sur les gorges 13 et 14 ainsi que le chambrage 15 du même revêtement 8 précité. La garniture d'étanchéité il en élastomère, destinée à entre logée dans l'emboîtement (gorges 13 et 14) et à entre comprimée radialement entre ltembot- tement 10 et le bout maie 6, est de géométrie connue (fig. 2) comportant à l'état libre un corps annulaire 18 d'étanchéité à surface extérieure tronconique 19 divergente à partir de l'axe de la garniture, et à surface intérieure 20 cylindrique ou tronconique légèrement convergente vers ltaxe de la garniture. Le corps 18 est prolongé par un talon anmlaire d'ancrage 21.Le talon annulaire d'ancrage 21 a une forme et des dimensions correspondant à celles de la première gorge d'ancrage 13 tandis que le corps d'étanchéité 18 a des dimensions correspondant à celles de la deuxième gorge d'étanchéité 14. Mais alors que le talon annulaire dtancrage 21 stádapte exactement par sa forte et ses dimensions à la première gorge d'ancrage-13, le corps d'étanchéité 18 a une surface externe tronconique 19 de diamètre minimal égal à celui de la deuxième gorge d'étanchéité 14 et une surface interne tronconique 20 de diamètre maximal égal au diamètre extérieur du bout maie 6, de sorte que l'épaisseur radiale de la g'i ture d'étanchéité il à l'état libre est supérieure à ltespace annulaire compris entre le bout maie 6 et le logement 13-14 de la garniture d'étanchéité dans l'emboîtement 10.De plus, et de préférence, la garniture d'étanchéité 11 présente à l'extrémité de son corps d'étanchéité 18 et à l'opposé de son talon d'ancrage 21 une face transversale 22 qui peut titre soit plane soit légèrement bombée ou convexe soit légèrement creuse ou concave, mais dont la convexité ou la concavité a une faible flèche, comme cela est décrit dans le brevet antérieur de la demanderesse n0 PV 76 05960 du 3 mars 1976 maintenant délivré sous n0 2343191, afin de ne travailler qurà la compression et de mieux résister aux contraintes supplèmentaires dues au contact avec lteau très chaude (110 à 1300). Cette flèche ne dépasse pas le cinquième de la longueur de la face plane transversale 22. Le joint dtétanchélté réalisé à partir des éléments tubulaires 4 et 9 de la garniture dtétanchélté en élastomère il est du type décrit dans le brevet français de la Demanderesse n0 76 29797 du 4/10/76 maintenant publié sous n0 23 66508. Le joint compensateur de dilatation de l'invention est assemblé et fonctionne de la manière suivante La garniture dtétanchéité il est montée au préalable dans son logement d'emboîtement 10, le corps 18 se plaçant dans la deuxième gorge d'étanchéité 14 et le talon annulaire 21 dans la première gorge d2an- orage 13 qu'il occupe entièrement avant meme l'introduc- tion du bout maie 6 dans l'emboîtement 10. Les deux éléments tubulaires4 et 9 sont rapprochés axialement et le bout mâle 6 est introduit à l'intérieur de la garniture d'étanchéité 11. Grâce à son rev8tement 8, le bout maie 6 glisse facilement sur la surface interne 20 de la garniture dtétanchéSté et écrase radialement le corps 18 qui finit par occuper la plus grande partie ou la totalité de la deuxième gorge d'étanchéité 14. On pousse encore le bout maie 6 de manière que son chanfrein 7 débouche à l'inté- rieur du chambrage 15 et se rapproche du fond du chambrage 15 sans toutefois le toucher. L'assemblage ainsi réalisé entre les éléments tubulaires 4 et 9 et la garniture dtétanchéité 11 forme un raccord tubulaire composite ou joint compensateur de dilatation qui est assemblé par ses brides d'extrémité 5 à des brides 2 de tuyaux 1 de la conduite d'eau chaude. Sa longueur est de l'ordre de 50 cm. L'interposition de ce raccord ou joint ou compensateur de dilatation à intervalles donnés, de l'ordre de 20 m, sur la conduite I est effectuée bien entendu à froid, sans l'eau chaude. Lorsque 1'eau chaude est introduite dans la canalisation et traverse par conséquent un joint compensateur de dilatation tel que celui de l'invention, elle provoque la dilatation axiale des tuyaux 1 et par conséquent le rapprochêment des brides d'extrémité 5 des deux éléments tubulaires 4 et 9 qui s'enfoncent davantage l'un dans autre le chanfrein 7du bout maie 6 se rapprochant davantage du fond du chambrage 15, et ceci d'autant plus que, du fait de la forte chaleur, chacun des éléments tubulaires 4 et 9 subit également une dilatation axiale. Grâce aux propriétés précitées du revêtement S, le glissement télescoopique du bout maie 6 au travers de la garniture d'étanchéité Il s'effectue facilement sans perdre l'étanchéité. L'étanchéité reste bonne jusqu'à une pression supérieure à 3Q bars du fait de l'emploi de ce type de garniture d'étanchéité 11 à compression radiale résistant bien au phénomène de "stress cracking", (tradui- sible en français par l'expression de "fissuration sous contrainte de traction"). Le joint ou compensateur de dilatation dans son ensemble 4-9-11 peut entre calorifugé par des moyens connus après son montage sur la conduite. Lorsque l'on arrête l'écoulement de fluide chaud dans la oanalisation et que de ce fait la carla- lisation dans son ensemble, et le joint de dilatation de 1 t invention en particulier se refroidissent, les éléments tubulaires 4 et 9 se contractent axialement et s'éloignent l'un de l'autre du fait qu'ils sont tirés par les brides 2 des tuyaux 1 qui se contractent le bout mâle 6 glisse alors en reculant à l'intérieur de la garniture d'étanchéité il tout en conservant la compression radiale de la garniture il et par conséquent l'étanchéité puisque le bout maie chanfreiné en 7 reste à l'intérieur du chambrage 15 en s'éloignant seulement du fond de ce chambrage. Les déplacements relatifs des éléments tubulaires 4 et 9 du joint de compensation sont illustrés en trait interrompu pour représenter les positions dilatées à chaud et en trait plein pour représenter la position à froid. Encore une fois, l'étanchéité du joint est conservée pendant ces déplacements qui ne transmettent aucun effort important de réaction sur l'ensemble de la conduite 17 puisque, pour un diamètre nominal de 200 mm,l'effort de réaction ne dépasse pas 600 daN si la température varie de 1000C entre la pose à froid et la mise en service avec circulation d'eau à 110, 120 ou 1300C.Il est rappelé qu'une variation de température du mEme ordre de grandeur peut également se produire lors d'interruptions de circulation d'eau chaude dans la conduite, par exemple par fermeture d'une vanne ou bien lors de la vidange de la conduite pour des opérations d'entretien. A titre comparatif, si ce joint de dilatation n'existait pas, une canalisation d'acier de diamètre de 200 mm, d'epaisseur 6 mms et ayant une longueur libre de 50 mètres entre deux butées, c'est-à-dire supposéemontée rigidement sur des supports entre deux bâtiments ou deux appareils fixes, et se dilatant de 60 mm lorsque la température de l'eau varie de 1000 C, ne pourrait pas se dilater de sorte qu'elle serait soumise à un taux de contrainte de 24 daN/mm2 qui, combiné aux contraintes normales de service, entraine- rait la ruine de sa structure. Au contraire, la même canalisation équipée de deux joints ou compensateurs de dilatation de l'invention ne supporterait qu'un taux de contrainte de 0,15 daN/mm2. Les Fig. 3 et 4 illustrent des débattements angulaires dans les deux sens de 1' élément tubulaire maie 4 par rapport à l'élément tubulaire femelle 9 en maintenant la garniture dtétanchélté 1 1 suffisamment comprimée pour conserver l'étanchéité. A la Fig. 3, la déviation angulaire s'effectue suivant un angle x par rapprochement du chanfrein 7 et du chambrage 15. Le corps 18 de la garniture dtéta- chéité 11 est plus fortement comprimé qu'en position d'alignement axial des éléments tubulaires 4 et 9. L'espace annulaire entre le collet d'entrée 12 de l'emboîtement 10 et l'élément tubulaire 4 s'accroît légèrement mais, du fait du bon ancrage ou bon acero- chage de la garniture d'étanchéïté 11 dans la gorge 13 par son talon 21, il nty a aucun risque de usage et d'expulsion de la garniture 11 vers l'extérieur. La déviation angulaire de l'angle x est limitée par la butée radiale de l'extrémité maie 6 à chanfrein 7 contre le chambrage 15. A la Fig. 4, une déviation d'un angle x en sens contraire de la déviation de la Fig. 3 est obtenue en rapprochant le collet 12 d'entrée d'emboitement de la paroi extérieure de 1 t élément tubulaire maie 4 et par conséquent en éloignant le chanfrein 7 du chambrage '15. Ltangle maximum x est obtenu lorsque le collet 12 vient au contact de l'élément tubulaire maie 4. Lors de cette déviation, la compression radiale du corps 18 de la garniture d'étanchéïté 11 est plus faible que lors de ltali- gnement axiale des éléments tubulaires 4 et 9, mais elle reste suffisante pour assurer l'étanchéité. Quant au talon annulaire 21 de la garniture 11 il reste ancré dans sa gorge 13. La valeur numérique de l'angle x varie par exemple entre 1 et 50, les valeurs de quelques degrés étant obtenues pour les plus faibles diamètres de l'ordre de 100 à 300 mm et les valeurs de l'ordre du degré étant obtenues pour les plus gros diamètres de l'ordre de 1 600 mm. Ces déviations angulaires du joint-4-9-11 suivant ltangle x sont imposées lorsque l'on veut donner un certain rayon de courbure à la canalisation ou se produisent lorsque des coudes placés en amont ou en aval de la canalisation provoquent des déplacements latéraux. Avantages du joint ou compensateur de dilatation de l'invention. Le joint 4-9-11 de l'invention présente un grand nombre d'avantages tant dans sa structure que dans son fonctionnement - Il est réalisé au moyen de pièces de fonderie 4 et 9 de forme habituelle, faciles à mouler, et d'une gar niture dtétanchélté il de géométrie connue, ayant fait ses preuves, et fabriquée en série. - Les éléments tubulaires 4 et 9 sont entièrement proté gés intérieurement et extérieurement contre les fortes agressions chimiques par le rev8tement 8 en PVDF qui en outre facilite le glissement et résiste à la cha- leur. - L'assemblage télescopique des éléments tubulaires 4 et 9 et de la garniture dtétanchélté 11 pour réaliser le joint compensateur de dilatation de l'invention est simple et facile à mettre en oeuvre gracie au faible coefficient de frottement du revêtement 8 qui facilite le glissement du bout maie 6 au travers de la garniture d'étanchéité 11 lors de l'introduction du bout maie 6 dans l'emboîtement 10. Il en est de mme du démontage du joint en ses éléments individuels 4, 9 et 11. Le montage du joint 4-9-11 entre brides 2 de la eana- lisation d'eau chaude 1 est facile en raison de sa longueur variable puisqu'il suffit de l'interposer entre les brides 2 en enfonçant l'élément 4 dans l'élé- ment femelle 9 pour diminuer sa longueur puis de rappro cher les brides 5 et 2 par serrage des écrous des bou- lons de fixation engagés dans les trous 5a. - L'étanchéité est obtenue gracie au montage de la garni- ture il sous une forte pression interne, supérieure à 30 bars. Le talon 21 et la gorge 13 empochent ltex- pulsion de la garniture sous l'effet de cette pression. D'ailleurs, comme le joint est automatiqueS plus la pression interne monte meilleure est l'étanchéité - L'étanchéité est conservée lors des débattements angu laires et axiaux des éléments tubulaires 4 et 9. - L'utLLisaticn de l'élastomère de la garniture d'étanchéï- té il est optimale car la garniture 112 de par sa forme et de par son montage, est toujours en compression ce qui lui épargne le "stress cracking1' précité En outre la garniture il est complètement à 1' abri du milieu extérieur et n'a qu'une faible surface de contact, c'est-à-dire une partie de sa face transversale 22, avec le milieu intérieur liquide et chaud de la con duite. Le joint ou compensateur de dilatation est conçu pour des températures du liquide intérieur de l'ordre de 110 à 1300C au maximum. Le joint 4-9-11 de l'invention joue pleinement son rssle de compensation de dilatation grâce à son assem blage télescopique et à l'effet de glissement entre la surface interne 20 de la garniture d'étanchéité 11 et le revêtement 8 en PVDF du bout maie 6. Le joint de dilatation 4-9-11 ne soumet la conduite qutà de faibles efforts de réactions, par exemple inférieurs à 600 daN pour un diamètre nominal de 200 mm lors d'une forte dilatation axiale. Le joint h-, -11 de l'invention a une grande longueur de débattement axial ou longitudinal comme cela est illustré en trait interrompu à la Fig. 1, et une aptitude sensible aux déviations ou débattements angulaires comme cela est illustré aux Fig. 3 et 4. - REVENDICATIONS 1.- Joint ou compensateur tubulaire de dilatation destiné à être interposé entre deux tuyaux d'une conduite de transport d'eau chaude, caractérisé en ce outil comporte deux éléments tubulaires en fonte ductile à bout maie (4) et emboîtement (9) revêtus intérieurement et extérieurement d'un revêtement mince (8) de matière plastique à faible coefficient de frottement et résistant à la chaleur, l'emboîtement (10) comportant un logement (13-14) pour une garniture annulaire d'étanchéité,(î1) comprimée radialement entre le bout maie (6) de l'un des éléments tubulaires (4) et l'emboîtement (îo) de l'autre élément tubulaire (9) de manière à réaliser un assemblage télescopique étanche entre les deux éléments tubulaires qui présentent à leur autre extrémité des moyens de rac- cordement aux tuyaux de la conduite d'eau chaude. 2.- Joint ou compensateur tubulaire de dilatation suivant la revendication 1 caractérisé en ce que les autres moyens de raccordement sont des brides (5). 3.- Joint ou compensateur tubulaire suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la garniture d'é- tanchéité (11) est du type à talon annulaire d'ancrage (21) logé dans une gorge d'ancrage (13) de l'emboîtement (10) et à corps d'étanchéïté (18) logé dans une gorge d'étanchéité (14) de l'emboîtement (io) et comprimé radialement entre ladite gorge (14) et la paroi extérieure du bout maie (6) 4.- Joint ou compensateur tubulaire suivant la revendication 1 caractérisé en ce que la face transversale d'extrémité (22) du corps d'étanchéité (18) de la garni ture d'étanchéité (11) est plane. - Joint ou compensateur tubulaire suivant la revendication 1 caractérisé en ce que la face transversale d'extrémité (24 du corps d'étanchéité (18) de la garniture d'étanchéïté (11) a une courbure convexe ou concave de faible flèche ne dépassant pas le cinquième de la longueur de la face transversale plane (22) qu'elle remplace. 6.- Joint ou compensateur tubulaire de dilatation suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le revêtement (8) à faible coefficient de frottement résistant à la chaleur qui enveloppe totalement les deux éléments tubulaires en fonte ductile (49) est en matière plastique fluorée. 7.- Joint ou compensateur tubulaire de dilatation suivant la revendication 6 caractérisé en ce que le revêtement plastique fluoré (8) est du polyvynilidène difluoré désigné par l'abréviation PVDF. 8. - Joint ou compensateur tubulaire de dilatation suivant la revendication 1, > caractérisé en ce qutil comporte entre les deux éléments tubulaires (4-9) assemblés de manière étanche et télescopique, et plus particulièrement entre, d'une part, un collet (12) d2en- trée d'emboîtement (10) et la paroi extérieure de l'élé- ment tubulaire maie (4) et d'autre part, entre ltextré- mité maie (6) de Itélément tubulaire maie (4) et un chambrage (15) de fond d'emboîtement adjacent å la gorge (14) de logement du corps (18) de la garniture drétanchérté (11) dans 1'embottement, des espaces annulaires radiaux propres à des déviations angulaires (x) dans les deux sens entre les deux éléments tubulaires en fonte ductile maie et femelle. 9.- Joint ou compensateur tubulaire de dilatation suivant la revendication 1 caractérisé en ce que l'ex- trémité maie (6) de l'élément tubulaire maie comporte un chanfrein (7).