La présente invention concerne une seringue# pour injecter de façon successive des doses préétablies d'une même charge et est conçue en particulier pour une utilisation dans le domaine zootechnique. Très souvent dans les élevages de bétail, des poulets aux bovins sans exception, il est nécessaire d'effectuer des injections à tout ou partie de ce bétail dans un but prophilactique, curatif ou stimulant, afin d'en augmenter le rendement. Pour ce travail très délicat il est d'une extrême importance de pouvoir disposer d'un outillage permettant d'opérer de la façon la plus rapide et la plus sûre possible étant donné que d'un côté le nombre de personnes travaillant dans les élevages est toujours plus restreint, et d'un autre côté qu'il est nécessaire de faire effectuer ces opérations par des personnes non spécialisées. Dans le but d'effectuer rapidement une suite d'injections, il a été naturel et nécessaire, d'avoir recours à des grosses seringues permettant de charger plusieurs doses d'un même médicament en contrôlant l'injection de chaque dose grâce à une échelle graduée marquée sur le corps de la seringue. Mais si ce système a permis de réduire le temps d'exécution, il présente par ailleurs certains inconvénients, à cause de la difficulté d'effectuer un dosage avec précision et à cause des erreurs, parfois grossières, qui peuvent être commises. De plus, ce système fait courir le danger de réabsorber ou de réaspirer à la fin d'une injection du liquide du corps de l'animal avec les inconvénients bien connus que cela comporte. C'est pour cette raison qu'ont été adoptés des dispositifs pour faire avancer mécaniquement le piston de la seringue sur un parcours divisé en parties égales.Une seringue moderne pour un emploi zootechnique ressemble donc en général à un révolver avec une poignée fixe et une poignée mobile à levier ou à détente qui forment ensemble la crosse du révolver. La commande à détente de la poignée mobile, que l'on obtient en serrant avec la main la crosse, entralne un blocage et une poussée de la tige du piston et donc un avancement ; une butée réglable définie la course et donc le débit à chaque actionnement. Du point de vue de la rapidité d'exécution, ces dernières applications ont donné la plus complète satisfaction, étant donné que l'usage est automatique et réglable dans les limites désirées. Il serait même facile d'obtenir un réglage en continu de la dose mais l'on préfère une échelle de valeurs assez importante, étant donne que les doses de médicament ont été prévues à des valeurs standardisées. Cependant, le danger de retour ou d'un rappel du liquide dans la seringue n'a pas encore été éliminé. Cela parce que dans les versions connues, lorsque le levier à détente revient dans sa position initiale, la tige du piston n'est pas commandée par un organe quelconque, alors que le bloc de serrage pour l'avancement de la tige coulisse en arrière vers une nouvelle prise. Afin de réduire ou minimiser ce danger, le frottement du piston a été augmenté de façon à ce que son mouvement s'obtienne sous l'effet de la force d'actionnement et non à cause de la contre pression ou autre force secondaire accidentelle. Mais ce remède présente d'autres inconvénients.Les frottements plus importants entrassent de plus grands efforts d'actionnement, une usure plus rapide des surfaces de frottement et une plus grande usure des organes d'actionnement qui sont soumis à des efforts plus intenses. Un autre défaut technicologique de ces seringues consiste dans le fait que le bloc de serrage pour l'actionnement de la tige en s'usant perd ses caractéristiques et il doit être remplacé assez souvent afin d'avoir un outil en parfait état de fonctionnement. C'est pour toutes les raisons exposées ci-dessus que l'invention se propose d'éliminer les inconvénients qui subsistent encore dans le domaine spécifié. Un des buts particuliers de l'invention est la réalisation d'une seringue du type décrit où le recul du piston soit assuré de la façon la plus efficace à chaque phase opérationnelle sans avoir recours à d'indésirables augmentations de frottements. Un autre but particulier de l'invention est la réalisation d'un bloc de serrage pour la poussée d'avancement de la tige du piston dans la seringue sans que l'efficacité de la prise soit diminuée même lorsque les pièces commencent à être usées. Un autre but de l'invention est un passage de la position de recul arrêtée à la position libre et vice versa du piston, soit automatiquement en fonction de phases préréglées, soit manuellement. Ces buts ont été- atteints avec une seringue de dosa#ge, particulièrement pour usage zootechnique, comportant une crosse révolver avec une poignée fixe et une poignée mobile à détente, avec un bloc d'avancement du piston de la seringue, caractérisé en ce que ce bloc est une plaquette enfilée sur la tige et présentant un trou de forme ovale inclinable sur cette dernière afin d'obtenir une prise de poussée axiale sur cette tige ; à ce bloc d'avancement est associé un bloc d'arrêt de la tige constitué par un bloc enfilé lui aussi sur la tige et présentant un trou de forme ovale et inclinable sur la tige pour son arrêt en phase de recul. Les caractéristiques et les avantages de l'invention seront mieux compris grâce à la description détaillée d'une de ces formes d'exécution préférée qui est présentée pour expliquer et non pour limiter l'invention, complétée par le dessin dans lequel - la figure 1 est une vue en plan, de haut en bas, d'une seringue selon l'invention avec ses parties en coupe ; - la figure 2 est une vue latérale de la même seringue ; - la figure 3 est une coupe suivant la ligne III-III de la figure 1 ; - la figure 4 est en perspective un détail de la poignée mobile avec bloc d'avancement selon l'invention ; - la figure 5 est le même détail de la figure 4 en deux vues de face : a) vue de gauche ; b) vue de droite ; - la figure 6 est en perspective le bloc d'arret selon l'invention ; et - les-figures 7-10 sont des coupes selon la ligne XX de la figure 1 (échelle grossie) où sont montrées les pièces d'actionnement dans une phase opérationnelle différente. Une vue de la seringue sommairement décrite au début et comprenant les perfectionnements de cette invention est présentée dans les figures 1 et 2 et elle est indiquée en général par le numéro de repère 1. Les parties principales de cette seringue sont un corps 2, faisant office de logement et de support pour toute les autres pièces ; un cylindre 3 creux dépassant du corps 2 avec un fond fermé et porte-aiguille 3', de type classique, transparent et avec une échelle graduée le long d'une génératri#ce ; un piston 4 étanche coulissant dans le cylindre 3 ; une tige 5 sortant à travers le corps ; une poignée 6, sur la partie la plus externe et un ensemble d'actionnement 7 qui est monté en partie sur le corps et qui en partie dépasse de ce dernier. La forme en révolver, trè-s pratique pour l'utilisation, est obtenue grâce à une crosse formée par une poignée fixe 8 qui est le prolongement vers l'extérieur du corps 2 et par une poignée mobile 9 faisant partie de ltensemble d'actionnement 7. Pour passer à la description des détails il est nécessaire de voir également les figures 3 à 7. Le cylindre 3 de la seringue est vissé en 10 sur le corps 2 qui forme une paroi de fond 11 pour le cylindre. La tige 5 sortant à travers le corps est guidée dans un premier canal 12 à travers la paroi 11 et dans un deuxième canal 13, aligné et éloigné du premier, à travers la paroi arrière 14 du corps 2.Entre les deux canaux, c'est-à-dire entre les parois 11 et 14, le corps 2 présente une chambre 15 ouverte vers le bas, où est logé et travaille l'ensemble d'actionnement 7 lequel, suivant 11 ordre sur la tige de gauche à droite, est constitué par un ressort 16 enroulé sur la tige 5, par une plaque 17 enfilée elle aussi sur la tige et qui fait fonction de bloc d'avancement de la tige, par un levier 18 qui commande la plaquette 17 et qui est l'armature de la poignée mobile 9 et par un bloc 19 qui est lui aussi enfilé sur la tige 5 et qui fait fonction de bloc d'arrêt de la tige Sont également prévus : un axe 20 de déblocage de l'arret de la tige et une partie saillante 21 d'engagement du bloc d'arrêt 19.Plus en détail (figures 4, 5 et 6), la plaquette 17 est articulée comme bras excentrique ou poussoir sur le levier 18, par l'intermédiaire de deux ailettes ou bandes latérales 22 fixées en 23. En haut, sur la ligne médiane longitudinale, la plaquette présente un premier trou 24 légèrement ovalisé et évasé dans le sens du diamètre vertical de façon à provoquer, lorsqu'il est poussé dans le sens de la flèche A de la figure 7, un engagement avec les arêtes 25 et 26 transversales au diamètre vertical du trou 24 et donc un blocage sur la tige d'un côté et d'un autre côté un accouplement cylindrique par frottement lorsqu'vil est poussé dans le sens opposé de la flèche A. Le côté supérieur de la plaquette comporte une extrémité 27 qui s'engage dans une butée 15' de la chambre 15 du corps.Afin de former la poignée mobile 9, le levier 18 est revêtu par exemple d'une résine identique à celle utilisée pour le corps 2 et pour la poignée fixe 8. Dans sa partie supérieure qui fonctionne comme un levier et qui pousse ou tire la plaquette 17, le levier 18 est aplati et présente une empreinte creuse en forme de demi-cercle 29, comme on le voit clairement dans les figures 4 et 5b. La figure 6 présente en perspective le bloc 19 qui fonctionne en synchronisation-avec-le levier 18 et la plaquette 17, comme bloc d'arrêt s'opposant à un retour non voulu de la tige et du piston. Il est constitué par un corps de forme prismatique aplati 30 prolongé par une pointe à pyramide 31 vers le bas, et près de son côté supérieur 32 il est traversé par un deuxième trou 33 identique au premier trou 24 de la plaquette ; du côté supérieur 32 dépasse une extrémité 34 sur laquelle s'engage en butée l'axe 20 ; la pointe en pyramide 31 prend appui sur le dépassement 21 qui fait fonction de pivot pour le mouvement du bloc. L'axe 20 (figure 1) est introduit et coulisse dans un troisième trou 35 de la paroi arrière 14 du corps 2 ; il comporte deux gorges annulaires périphériques 36, espacées, dans lesquelles selon ltopération, s'engage une bille d'arrêt à déclic 37, poussée par un ressort 38, logée dans un évidement 39 transversal au troisième trou 35. Avec le groupe d'actionnement 7 entre également en action un dispositif de réglage de la dose où limiteur réglable de la course 40, qui est déjà connu et qui nta pas été modifié pour l'utilisation dans l'invention. Il est donc ici rappelé brièvement en référence aux figures 2 et 3. Ce dispositif de réglage 40, est constitué principalement par une frette 41 pivotant sur le corps 2, dans l'axe -et sur le prolongement du cylindre de la seringue 3. Cette frette a un profil à camme frontale crantée 42, dont les crans à secteurs périphériques dépassent plus ou moins et qui amenés chaque fois par rotation suivant la double flèche D, face à la plaquette 17, limitent la course de cette dernière. Sur la circonférence annulaire 43 moletée sont reportés les numéros index correspondant à chaque secteur, qui doivent être lus en correspondance avec un index 44. Une deuxième bille d'arrêt 45 poussée par un deuxième ressort 46 dans un deuxième évidement 47 du corps 2, et qui se loge dans des empreintes 48 de la frette 41, définit chaque position de travail du dispositif de réglage 40. Le fonctionnement du groupe d'actionnement 7, décrit dans tous ses détails est maintenant expliqué selon les figures 7-10. - Dans la figure 7 la seringue est représentée dans sa phase initiale lorsqu'elle vient d'être remplie et avant d'effectuer les injections. Le piston se trouve en fin de course d'aspiration et il est en appui sur la paroi du fond 11 du corps. L'axe 20 a été préalablement amené en position enclenchée, (déblocage du bloc 19 d'arrêk), afin de pouvoir effectuer manuellement le recul du piston 4. Dans cette position, déterminée par la partie saillante 21 et par l'axe 20, le deuxième trou 33 du bloc 19 a ses surfaces coaxiales et parallèles par rapport à la surface de la tige 5 et-le bloc 19 peut donc coulisser librement par rapport à cette dernière. En actionnant la poignée 9 (cette opération# consiste en une succession de mouvements alternés indiqués par la flèche de la figure 2), la première phase qui doit être effectuée à partir de la position de la figure 7 est une poussée sur le levier 18 dans le sens de la flèche A.Dans la figure 7 le levier 18 se trouve dans une position parallèle et serré entre la plaquette 17 et le bloc 19 qui sont tous les deux en position de non blocage sur la tige 5 ; mais la poussée A sur le levier 18, le fait pivoter jusqu'à écarter la plaquette et le bloc en les amenant dans la position de la figure 8, avec la plaquette en butée contre le profil 42 de la frette 41 et le bloc 19 en butée contre l'axe 20 repousse dans la position 20. Dans cette position d'arrêt, le trou du bloc 19 est en position oblique par rapport à la tige 5 : un recul de la-tige pousse le bloc dans une position encore plus inclinée et il "entrave" le mouvement en arrière de la tige tandis qu'un mouvement en avant de la tige tend à amener le bloc 19 qui est libre dans un sens, dans une position moins inclinée donc à relâcher le serrage. A ce stade l'avancement est possible. Par ce premier mouvement du levier suivant A, la seringue est armée, c'est-à-dire qu'elle est prête pour l'utilisation étant donné que le dispositif d'arrêt du recul a été enclenché. Dans les opérations successives le bloc 19 reste dans la nouvelle position montrée dans la figure 8 jusqu'à épuisement de la charge du médicament en fin de course du piston sauf éventuelle intervention manuelle. Après avoir "armé" ou préparé la seringue comme on vient de le dire, la poignée 9 revient en arrière suivant le sens de la flèche A' de la figure 9, pour la poussée du ressort 16, avec la plaquette 17 à côté du levier 18 et cette dernière à côté du bloc 19 dans la nouvelle position basculée.Une nouvelle pression sur la poignée suivant la direction A, à partir de la position de la figure 9, porte en appui le levier 18 sur le bloc -19 et par l'intermédiaire de la charnière 23 pousse la plaquette 17 dans le sens de la flèche A. Etant donné qu a ce stade la plaquette 17 présente son premier trou 24 dans une position oblique par rapport à la tige 5, et étant donné d'un autre côté que la poussée de la charnière 23, excentrique, tend à mettre dans une position encore plus inclinée (et donc à entraver) la tige, la plaquette même, dans son mouvement entraînera avec elle la tige 5 jusqu'en butée avec la camme frontale 42 positionnée sur la frette 41, permettant ainsi un débit dosé de la seringue. A partir de ce moment les phases de retour figure 9 et de refoulement figure 8, se répètent de façon identique jusqu a la fin de la course comme le montre la figure 10. Dans cette position de fin de course le plan 6' de la poignée 6 de la tige 5 va en butée contre l'axe 20, dépassant vers l'extérieur et lors de la dernière course le pousse vers l'intérieur vers le troisième trou 35 dans la position enclenchée, en poussant et faisant basculer à nouveau le bloc 19 dans la position d'un non arrêt comme on l'a déjà vu au début. Dans cette position, la tige 5 est libre et peut être tirée à la main en aspirant dans la seringue une nouvelle charge et l'on a ainsi rétabli exactement la situation de départ montrée dans la figure 17.Comme on l'a vu,le levier 18, en même temps que la plaquette 17,se sedéplace le long de la tige comme un cric, à pas, étant donné que la plaquette est de façon cyclique coulissante dans un sens et bloquée avec son trou entravé dans l'autre sens, alors que le bloc 19 est toujours en position d'arrêt contre un retour de la tige jusqu'à la fin de la course ou jusqu a ce que l'axe 20 n'estpas été actionné manuellement pour une raison quelconque. Les buts ont été ainsi atteints grâce à des dis#positifs très simples, robustes et fiables. Le bon fonctionnement n'est pas du tout compromis en effet par une ultérieure ovalisation des trous, seule usure possible, étant donné que l'inclinaison de la plaquette et du bloc sur la tige n'est pas critique ; il s'ensuit que la longévité ainsi que la précision dans le temps du dosage sont sensiblement augmentées. Il est bien entendu que l'invention couvre toutes les variantes et toutes les modifications qui pourront être déduites de la description. REVENDICATIONS 1. Seringue dosante, pour utilisation dans le domaine zootechnique en particulier, comportant une crosse à type"révolver" avec une poignée fixe et une poignée mobile à détente ayant un bloc d'avancement sur la tige du piston de la seringue, caractérisée en ce que ce bloc est une plaquette enfilée sur la tige par l'intermédiaire d'un premier trou ovale et inclinable sur la tige de façon à assurer une poussée axiale sur ce dernier et en ce que à ce bloc d'avancement est associé un bloc d'arrêt constitué par un bloc lui aussi enfilé sur la tige grâce à un deuxième trou ovale inclinable par rapport à la tige pour arrêter son recul. 2. Seringue selon la revendication 1, caractériséeen ce que le premier trou ovale de la plaquette précitée et le second trou ovale précité du bloc oscillent à cause des mouvements de la plaquette et du bloc, entre-une position où leur axe est essentiellement parallèle à l'axe de la tige, de façon à permettre le coulissement de la tige même et une position où leur axe est en position oblique par rapport à l'axe de la tige précitée de façon à s'opposer à tout mouvement de la tige dans le sens où la poussée de la tige même a tendance à porter les trous plus obliques et donc à- entraver encore#lus le coulissement. 3. Seringue selon la revendication 2, caractérisée en ce que la plaquette précitée du bloc d'actionnement est articulée avec un levier ; l'articulation transmet donc à la plaquette une force excentrique par rapport au premier trou ovale précité ; cette force excentrique en phase de poussée a tendance à disposer en position oblique le premier trou précité sur la tige et en phase de traction le dispose parallèlement à la tige. 4. Seringue selon la revendication 3, caractérisée en ce que le bloc précité est adjacent, en position de contraste, à un axe mobile axialement entre des positions prédéterminées en synchronisation avec le bloc meme ; ce dernier se présentant, en correspondance des positions extrêmes de l'axe précité, respectivement basculé avec le trou oval en position oblique sur la tige, en phase opérationnelle d'arrêt d'un recul de la tige, et basculé avec le trou parallèle à la tige dans une cond-ition opérationnelle de déplacement. 5. Seringue selon la revendication 4, caractérisée en ce que le levier précité est profilé et placé de façon à ramener le bloc précité, et avec ce dernier l'axe précité, vers la position de prise sur la tige, avant de pouvoir actionner normalement la seringue. 6. Seringue selon la revendication 4, caractérisée en ce que lorsque la tige précitée arrive en fin de course, l'axe précité est poussé automatiquement par un renvoi de la tige même, comme par exemple la poignée de la tige, vers une position dans laquelle le bloc précité est en condition opérationnelle de déplacement avec la tige précitée.