De nombreux meubles (armoirèsw placardes, lits rabattables, etc.) doivent obligatoirement autre sOlidement-fixés contre le mur ou le plafond pour éviter un basculement dangereux vers l'avant (que pourraient provoquer le poids des portes en position ouverte, l'abaissement d'un lit repliable intégré dans le meuble, ou encore la maladresse d'un usager). Le système connu de fixation par pression contre le plafond nécessite une surface d'appui solide et devient impossible avec les "faux plafonds" modernes. ta fixation-murale est très difficile à assurer avec, sécurité lorsque la paroi est eomposée de mátières friables (plâtre, briques creuses, etc.) d'où les vis s'arrachent facilement; elle nécessite de toute manière, mAme si la paroi est solide, des per çages qui aabîment la surface murale sur sa partie visible. La présente invention a pour objet un nouveau dispositif d'ancrage de meubles qui permet d'éviter tous les inconvénients ci-dessus. Eh effet: a) il ne nécessite des perçages du mur ou -du plafond que très près du bord, ce qui limite les dégâts en plein milieu de surfaces visibles ; b) l'effort de retenue du meuble, qui se fait à l'intérieur des trous pratiqués dans la maçonnerie, ne s'exerce que latéralement en comprimant le matériau, ce qui exclut toute tendance à l'arrachage des vis. L'invention a pour objet un dispositif d'ancrage permettant de fixer solidement un meuble a l'aide de saillants susteptibles de pénétrer dans des logements pratiqués dans une paroi de maçonnerie, caractérisé par le fait que lesdits saillants sont rigidement fixés à un support qui les maintient, sans gauchissement possible, perpendiculaires à ladite paroi et parallèles aux faces latérales desdits logements, ledit support étant d'auto part connecté en un point du meuble dont le déplacement, en cas de basculement, se ferait selon une ligne sensiblement parallèle à ladite paroi, en sorte que la retenue du meuble s exerce uniquement par une pression latérale des cotés desdits saillants contre le bord latéral desdits logements. Le dessin annexé représente, schématiquement et à titre d'exemple, deux formes-- d'exécution et une variante de l'objet de l'invention. La fig. 1 est une vue explicative. ta fig.2 illustre la première forme d'exécution. ta fig.3 se rapporte à la variante d'exécution. La fig. 4 représente la seconde forme d'exécution. La fig. 1 montre une cheville 1 susceptible de se loger dans un logement 2 d'une paroi de maçonnerie 3. Dans le cas où le matériau composant la maçonnerie 3 est friable (plâtre, briques creuses, etc.), il est évident que la cheville 1, même si elle est constituée par un tampon à expansion, n' offre qu'une très faible résistance à l'arrachement dans le sens de la flèche 4. I1 est tout aussi évident que tout déplacement vertical de la cheville 1 dans le sens des flèches 5, pour peu qu'elle soit rigidement maintenue par un moyen quelconque perpendiculaire à la sur face de la maçonnerie (sans possibilité de gauehissement), se heurtera en 6 à la résistance à la compression" du matériau composant la maçonnerie, résistance qui sera considérable même si le matériau est friable. ta fig.2 représente, à titre d'exemple, un meuble 7 posé sur le sol 8 et susceptible d'être glissé contre le mur 3 de maçonnerie. I1 apparat clairement dans cet exemple que prenant appui au sol en un point 9, le basculement du meuble vers l'avant (flèche 10) soulèvera sa partie arrière inférieure 11 dans le sens indiqué par la flèche 12. Or, dans cet exemple, à proximité du plancher, le premier tronçon de la flèche 12 se confond avec une ligne droite verticale I1 suffira dès lors de disposer la cheville 1 de manière que tout mouvement ascendant de la partie inférieure arrière 11 du meuble lui soit transmis, ladite cheville étant solidaire-d'un support l'obligeant à rester perpendiculaire à la paroi (dans l'exemple de la fig.2ce résultat est obtenu par un support 13 sur lequel la cheville 1 est rigidement fixée, le tout venant se fixer solidement sur le meuble lui-même). L'exemple donné ci-dessus montre bien que toute tendance au basculement du meuble vers l'avant sera empêchée par la résistance à la compressibilité dans le sens des flèches 14 du matériau composant la paroi. Le même principe pourrait s'appliquer en tout point du meuble qui, en cas de basculement, aurait tendance à se déplacer parallèlement à la maçonnerie (tel le haut du meuble par rapport au plafond, ou encore le coté du meuble par rapport à un mur latéral). I1 y a intérêt à prévoir une possibilité de réglage de la position des chevilles (on peut évidement en utiliser plusieurs en parallèle) et de mettre à profit cette possibilité pour créer, lors de l'installation du meuble, une "pré-tension" entre la partie latérale des chevilles I (s'appuyant contre la paroi des perforations du mur) et le meuble qui sera ainsi solidement appliqué contre le sol. ta fig. 2 illustre un exemple de ce dispositif. On y voit que les chevilles 1, solidaires de leur support 13, peuvent légèrement s'élever dans le sens des flèches 14 lorsqu'on serre le boulon 15 qui peut prendre appui, si nécessa+re, sur une plaque métallique 16 fixée contre le fond du meuble. La fig.3 montre aussi que, dans tous les cas, il est possible d'équiper les chevilles de discontinuités de surface ou de saillants 17, susceptibles de s'incruster dans la paroi des perforations de la maçonnerie, lorsqu'on applique la pré-tension susmentionnée, ceci empêchant, dans l'exemple de la fig. 2, le meuble de s'éloigner du mur, selon la flèche 4, par glissement sur le soL Bien entendu, il est possible de réaliser sous bien d'autres formes la présente invention sans sortir de son cadre. La fig. 4 montre, par exemple, qu'on pourrait en effet fixer les chevilles I en nombre quelconque et même à des niveux différents sur un support rigide vertical 18 venant se loger entre le dos du meuble et le mur, un boulon 19 ou autre dispositif réglable permettant d'appliquer la partie inférieure du support contre la partie inférieure arrière du meuble et à donner entre cette dernière et la partie supérieure des perforations murales - la prétension désirée. Cette dernière pourrait être déterminée, par exemple, par l'intermédiaire d'un élément élastique. Revendications 1. Dispositif d'ancrage permettant de fixer solidement un meuble à l'aide de saillants susceptibles de pénétrer dans des logements pratiqués dans une paroi de maçonnerie (mur ou plafond) même si ladite paroi est de consistance friable, caractérisé par le fait que lesdits saillants sont rigidement fixés à un support qui les maintient, sans gauchissement possible, perpendiculaires à ladite paroi et parallèles aux faces latérales desdits logements, ledit support étant, d'autre part, connecté en un point du meuble dont le déplacement en cas de basculement se ferait selon une ligne sensiblement parallèle à ladite paroi, en sorte que la retenue du meuble s'exerce uniquement par une pression latérale des côtés desdits saillants contre le bord latéral desdits logements. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lesdits supports comportent un système de réglage permettant de créer une pré-tension entre le bord latéral desdits logements et la partie du meuble contre lequel s'appuient les supports. 3. Dispositif selon revendications lou 2, caractérisé par le fait que le support des saillants est solidaire du meuble. 4. -Dispositir selon revendication 1ou. 2, caractérisé par le fait que le support des saillants est situé entre le meuble et la paroi de maçonnerie, en sorte que lesdits saillants soient rigidement maintenus perpendiculaires à la surface de cette dernière. 5. Dispositif selon l'ensemble des revendications 1, 2, 3 et 4, caractérisé par le fait que les saillants portent des discontinuités de surface leur permettant de s'incruster dans la paroi latérale des logements pratiqués dans la maçonnerie.