La présente invention se rapporte aux compositions solides qui protègent les matières kératinisées, en particulier la peau, des effets nocifs des détergents et autres substances irritantes telles que les solvants et aussi contre les conditions climatiques défavorables. En conséquence, les compositions selon l'invention contribuent à maintenir la matière kératinisée dans un bon état. Les effets nocifs des compositions qui contiennent des agents tensio-actifs sur la kératine sont bien connus. On pense que ces effets sont dus à la pénétration de l'agent tensio-actif dans la surface de la kératine, ce qui provoque une élimination par "extraction" des huiles et des composants humectants dont la présence est indispensable pour le maintien de la kératine en bon état. Ces mimes phénomènes, c'est-a-dire la pénétration du surfactif et ltextraction des huiles essentielles, influent également sur llapti- tude de la kératine, surtout lorsqu'il s'agit de la peau, à retenir l'eau dans les tissus, et on aboutit encore une fois à un état mé- diocre de la matière kératinisée. Dans la technique antérieure, de nombreuses tentatives ont été faites pour élaborer des compositions capables d'entretenir ou d'améliorer la condition de la peau et des cheveux. L'application de protéines à la peau et à la chevelure dans le cadre de traitements cosmétiques existait probablement bien avant l'Histoire écri- te. La caséine sous forme de lait a été utilise depuis toujours pour embellir la peau et, plus récemment, son usage a été recomman- dé dans les savons de toilette. De nombreuses autres protéines ainsi que des produits de dégradation des protéines ont également été conseillés pour utilisation soit sous forme de savons protéines ou en combinaison avec d'autres composants usuels des savons. Par exemple,le brevet GB 8.582. décrit l'addition de l'albumine d'oeuf traitée avec de la formamine aux savons de toilette et de rasage. Le brevet GB 159.083 décrit un savon de toilette contenant de 5 à 20% de matières solides qu'on obtient par l'évaporation petit lait résiduaire provenant des fromageries. Le brevet FR 342.691 suggère l'introduction dans le savon de gliadine de blé et de gluténine en vue de combiner ces produits avec des alcalis libres sans les inconvénients propres aux savons super-gras (tendance à devenir rance). On trouve dans le commerce et on recommazde pour utilisation dans des produits cosmétiques et dans des shampooinge divers autres polypeptides de bas poids moléculaire ou polypeptides modifiés prove- nant des protéines naturelles, comme par exemple les produits "Hydro Pro 22OU, "Hydro Pro 330 et "Maypon 4C" vendus par Stepan Chemical Company et les produits "Wilson X250", "Wilson X1000" et "Wilson Aqua Pro" vendu par Wilson Chemical Company.Cependant, on a constaté qu'aucune de ces compositions ntétait particulièrement efficace pour protéger la kératine de l'action des détergents corrosifs et il en est particulièrement ainsi quand la composition détergente elle-iSme contient des protéines et que cette composition détergen- te est diluée dans un grand excès d'eau. On peut fréquemment améliorer le pouvoir émollient des compositions-détergentes en ajoutant des substances huileuses mais quand on les utilise, par exemple,dans un savon de toilette en une proportion efficace, on aboutit normale ment à une perte da pouvoir moussant du savon et aussi à un changement d'aspect que les utilisateurs n'apprécient pas en général. Les deux objectifs consistant à améliorer l'efficacité de conditionnement par un pain de savon et en même temps à préserver les caracté- ristiques traditiopnelles des performances de ce savon, par exemple le degré et la stabilité de moussage, le taux d'usure, la fissuration à l'état humide et les performances d'étaîement,sont en général en contradiction mutuelle, car une meilleure efficacité de conditionnement ne peut Stre en général obtenue qu'au détriment des autres caractéristiques du pain de savon.Selon une des caractéristiques de l'invention on peut précisément porter à une valeur optimale l'ef- fioaoité de conditionnement sans compromettre aucunement les proprié- tés physiques qui sont très importantes dans le domaine de la fabrication de savons en pains jouissant d 'une grandé faveur auprès du public. En conséquence, la présente invention a pour objet des compositions solides contenant des protéines et qui sont spécialement efficaces pour protéger les matières kératinisées, surtout la peau, des effets nuisibles des détergents et d'autres substances irritantes et aussi des effets de conditions climatiques défavorables, lesdites compositions étant efficaces meme quand on les applique à la peau au sein de solutions ou dispersions détergentes moussantes relativement diluées, ladite efficacité étant réalisée sans compromettre le pouvoir moussant ou le pouvoir de nettoya et sans compromettre les caractéristiques physiques usuelles de la composition. Selon un aspect de l'invention, cette dernière a pour objet une co;position cosmétique ou détergente à l'état solide, comprenant un agent tensio-actif et une protéine de soja dégraissée et/ou une protéine de soja dérivée. 11 invention a également pour objet une composition de savon sous forme solide qui comprend : (1) de 5 à 90% en poids d'un savon contenant de 5 à 45% de composants en C12 et de 15 à 70% de composants en Cl8, par rapport au poids du savon; et (2) jusqu'à 10% d'une protéine dérivée ayant un point isoionique (pI) compris entre pH 4 et pH 7 et contenant en moyenne au moins cinq groupes carboxylates libres par molécule La composition du savon présente, de préférence, un pH en utilisation compris entre 9 et (pI + 5,5) et,un ingrédient supplémentaire particulièrement préféré est un acide gras libre en une proportion pouvant aller Jusqu'à 10% environ. Dans la suite du présent mémoire, toutes les proportions et tous les rapports sont en poids sauf stipulation contraire. Dans le présent mémoire, l'expression "protéine de soja dégraissée" désigne une forme de protéine de soja contenant au moins 70% de protéine en poids sec. t' expression "protéine dérivée" disign + ne protéine dont la structure chimique a été dégradée par rupture des liaisons de peptides et/ou soufre-soufre et on englobe dans cette définition des dérivés de protéines primaires et secondaires qu'on obtient par clivage hydrolytique d'une protéine, des produits ammoniolytiques ou de dégradation aminolytique et les produits de dégradation réductrice. Les matières protéinées qui conviennent pour les compositions selon l'invention peuvent provenir de nombreuses sources, par exemple d'une dégradation thermique, une hydrolyse, une réduction, une aminolyse ou une ammoniolyse de protéines globulaires ou structurales provenant de sources animales, végétales ou meme biochimiques, les protéines telles que les protéines de collagène, de kératine, de caséine, de petit -lait, de blé, de graines de soja ou de graines de coton. Cependant, on préfère tout particulièrement les protéines de collagène et de soja. Les graines de soja comprennent environ 20% d'huile et 40% de protéines, la majeure partie de ces protéines 6tant contenue dans des sites d'emmagasinage qu'on appelle des corpuscules aleurones et qui ont de 2 à 20 microns de diamètre, chacun étant entouré d une membrane vraisemblablement en phospholipides. On traite normalement les graines de soja pour obtenir des formes variées dans lesquelles la structure ordonnée de la graine intacte est détruite. Le traitement le plus simple consiste à traiter les graines à la vapeur et à enlever les cosses qui contiennent plus de 85% d'hydrates de carbone. Si l'on soumet les graines de soja à un traitement thermique excessif, la protéine est dénaturée et il en résulte une tendance des extraits ultérieurs de protéines à être insolubles dans peau. Les protéines de soja non dénaturées, qu'on préfère pour utilisation dans la présente invention, peuvent donc etre préparées en évitant un traitement thermique excessif au cours des étapes initiales du procédé. le broyage de la matière débarrassée des cosses permet d'obtenir des farines à pleine teneur en graisse, c'est-à-dire la forme la plus brute des substancesprotéinées de soja.On obtient des farines dégraissées contenant 50 de protéines ou plus par extraction de 11 huile de graines de soja p & de llhexane alors qu'on obtient des concentrés protéinés contenant 70% de protéines ou plus par extraction par des solvants tels que des alcools aqueux ou des acides dilués. Les formes les plus pures des protéines sont les protéines isolées débarrassées de la majeure partie de l'huile et des hydrates de carbone, en laissant moins de 10% de matières non protéinées, (cendre et composants secondaires).On prépare ces protéines isolées (que dans un but de simplicité on appellera ci apres "isolats") en extrayant des flocons ou de la farine non déna- turés avec une substance alcaline diluée à pH 8-9, l'extrait clarifié étant éventuellement acidifié à pH 4,5 pour précipiter. les globulines des protéines de soja. La matière protéinée qui convient pour utilisation dans les compositions solides tensio-actives selon l'invention ont, de préférence, subi tous les procédés de dégraissage et de purification décrits ci-dessus, de sorte qu'une telle matière contient en général au moins 70%, de préférence au moins 90% et, mieux encore, au moins 95% de protéines de soja. On a utilisé depuis longtemps la dégradation hydrolytique des protéines dans l' industrie alimentaire, par exemple pour amdliorer la solubilité dans l'eau des protéines de soja en vue d'en rehausser le gott et la saveur. Il existe de nombreux procédds d'hydrolyse des protéines et on peut les diviser en trois catégo- ries selon la nature de l'agent hydrolysant utilisé, qui peut être acide, alcalin ou enzymatique. On peut également obtenir la protéine dérivée par dégradation thermique, par exemple en utilisant de la vapeur surchauffée.On peut réaliser la dégradation ammo- niolytique en utilisant des solutions relativement concentrées d'ammoniaque (auquel cas l'ammonialyse s'accompagne d'une certaine hydrolyse) ou en utilisant de l'ammoniac gazeux; autre part, on provoque une dégradation aminolytique par traitement avec des composes mono- ou polyaminEs. De préférence, on effectue la dégradation hydrolytique avec une solution alcaline aqueuse, par exemple de soude caustique, de potasse caustique, de chaux éteinte, d1ammoniaque diluée, etc.. Le procédé consiste à traiter une suspension ou solution, par exem- ple dtun isolat de protéine de soja, avec la solution alcaline à une température qui est, de préférence, de 50 à 950C, pendant une durée d'environ 0,5 à 4 heures, la quantité dtalcali étant ordinairement comprise entre 5 et 15% par rapport au poids de la protéine de soja. La quantité de la matière alcaline, la température et la durée du traitement sont déterminées par le degré désiré d'hydro- lyse. Eventuellement, on peut terminer l'hydrolyse avant d'hydrolyser la protéine au point de la rendre soluble à son pH de point isoionique.Après l'hydrolyse ou, le cas échéant, simultanément avec cette dernière, on peut traiter la liqueur contenant les protéines avec un agent oxydant, de préférence un agent qui soit également une source commode d'ions peroxydés en solution, par exemple le peroxyde d'hydrogène, le peroxyde d'un métal alcalin ou alcalinoterreux ou des complexes d'addition de peroxyde d'hydrogène tel que le perborate de sodium, le peroxyde d'urée ou de guanidine, ou même des peroxydes organiques tels que l'acide peracétique. Le rôle de l'agent oxydant est de réagir avec les espèces sulfhydryles minérales ou organiques qu'on obtient inévitablement lors d'une hydro- lyse alcaline, ce qui a pour effet de transformer la solution aqueuse en un liquide de couleur sombre et très malodorant.Dans ces conditions, on peut supprimer pratiquement les cystéines contenues dans les protéines. Après l'étape d'oxydation, on peut isoler les protéines, par exemple par lyophilisation, précipitation par l'acé- tone ou précipitation au point isoLonique, ou bien encore on peut utiliser immédiatement la solution protéinique pour préparer les compositions selon l'invention comme on le verra par la suite. On peut également incorporer des protéines hydrolysées par voie enzymatique dans les compositions de l'invention. L'enzy- me normalement utilisée est une protéase mais on peut également utiliser certaines matières contenant à la fois des protéases et des amylases. Ces matières enzymatiques peuvent provenir de nombreuses sources animales, végétales, bactériennes et fongiques.On doit mentionner particulièrement les enzymes de papaîne, broméline, ficine, chymopapaine, trypsine, chymotrypsine, pancréatine, pepsine, érepsine ainsi que les enzymes fongiques d'Aspergillus oryzae et Aspergillus niger ainsi que les enzymes bactériennes du genre bacilles, par exemple B. myciodes, B. amyloliquifaciens, B. céreus, B. macérans, B. mégaterium, B. sphauericus, B. circulant et surtout B. subtilis. Normalement, on effectue une hydrolyse enzymatique à une température de plus de 250C, habituellement au-dessus de 40 C, par exemple entre 50 et 70 C, à un pH qui favorise le maximum d'activité de li enzyme utilisée et pendant une durée qui est normalement de 5 à 20 heures.Les conditions utilisées dépendent également de la nature du traitement des protéines avant l'hydrolyse enzymatique; par exemple, Si la protéine a subi une hydrolyse acide ou alcaline douce, dans ce cas un traitement doux à la pepsine à une tem- pérature de 25 à 400c peut Entre suffisant. On peut effectuer l'hydrolyse acide avec de l'acide chlorhydrique ou sulfurique en solution aqueuse, ce liquide aqueux étant chauffé normalement sous reflux avec 10 à 40% diacide aqueux pendant une durée dé 5 à 20 heures. En variante, on peut chauffer le mélange sous une pression supérieure à l'atmosphérique en utilisant un acide plus dilué, par exemple d'une concentration de 5%, pendant une brève durée. L'ammoniolyse, éventuellement accompagnée d'hydrolyse, peut se faire en chauffant une source de protéines, par exemple un isolat de protéine de soja,avec une solution d'ammoniaque à 10% (ou plus concentrée) à une température de 50 à 1000C pendant 10 à 30 heures. On élimine simplement l'excès d'ammoniaque par évaporation et on peut alors isoler la protéine ammoniolysée, par exemple par précipitation par l'acétone, ou on peut l'utiliser directement dans les compositions selon l'invention. On prépare des antnolysats de protéines en chauffant la protéine avec une mono- di- ou poly-amine (ou un dérivé d'une telle amine), habituellement avec au moins une quantité pondérale égale, sous pression réduite ou sous pression atmosphérique et à une température de 50 à 200 C. Les amines préférées sont notamment les alkyl- amines et alcanolamines en C2-C10 et les diamines et polyamines en C2-C12. Parmi les autres techniques de dégradation de protéines, on mentionnera la dégradation thermique, par exemple avec de la vapeur sous pression, consistant à chauffer la suspension des protéines rapidement (presque instantanément) à une température supérieure à 104 C en agitant mécaniquement, en faisant éventuellement suivre ce traitement dtune hydrolyse enzymatique, et le clivage réducteur des liaisons intermoléculaires transversales desdits sulfures en utilisant, par exemple, des hydrures métalliques (comme le borohydrure de sodium), des composés sulfhydriliques (comme par exemple le mercapto-éthanol O,OlM), des sulfites, des thioglycolates, etc.... Les protéines dérivées qui conviennent aux fins de l'invention peuvent être partiellement insolubles dans l'eau au pH du point isoionique de la protéine et elles peuvent donc englober ce coton appelle les métaprotéines. I1 est évident que les protéine nes doivent être sensiblement hydrosolubles à un pH éloigné du point isoionique, par exemple au pH de la composition lorsqu'elle est dissoute ou dispersée dans liteau dans des conditions normales d'utilisation. D'autres protéines dérivées appropriées sont les pro téoses et les peptones, par exemple a protéose et la peptone de soja, ainsi que les gélatines (produit d'hydrolyse du collagène). Les protéines dérivées particulièrement préférées sont également caractérisées par des valeurs déterminées de poids moléculaire, de point isotonique et de charge moléculaire anionique. La charge anionique moléculaire minimum moyenne, déterminée par le nombre de groupes carboxylates par molécule, doit être d'au moins 5. Le point isoionique se situe normalement entre pH 4 et pH7, de préférence entre pH 4,5 et pH 6. Une protéine dérivée dont le point isoionique est supérieur à pH 5 doit avoir avantageusement un poids moléculaire moyen en masse de plus de 5000 et, de préférence, de plus de 10.000. En ce qui concerne les protéines dérivées dont le point isoionique est au-dessous de pH 5, le poids moléculaire moyen en masse doit être supérieur à 1500, de préférence à 3000 et, tout particulièrement, de plus de 5000. A titre de comparaison, les composants protdiniques préférés dans les compositions selon l'invéntion ont les propriétés suivantes : les protéines provenant des collagènes sont des gélatines dont le point isolonique est compris entre pH 4 et pH 7. Ce sont de préférence des gélatines du type B dont le point isoionique se situe entre pH 5 et pH 6 et le poids moléculaire moyen entasse est de 15.000 à 200.000, avantageusement de 20.000 à 120.000 et, mieux encore,de 25.000 à 80.000. Les protéines provenant des collagènes et dont les poids moléculaires moyens sont de 5000 à 10.000 ne sont que peu efficaces pour assurer un effet d'adoucissement et de conditionnement de la peau.D'autre part, alors que les gélatines dont les poids moléculaires sont de 120.000 à 200.000 sont efficaces, on a trouvé qu'en serviceaune telle gélatine est à l'origine des performances moins bonnes des pains de savon, en particulier à l'origine d'une hétérogénéité inférieure du pain de savon et de caractéristiques de moussage moins bonnes On préfère des poids moléculaires moyens de 25.000 à 80.000 en raison de 11 équilibre optimal entre les caractéristiques de douceur et les performances des savons en pains. Les globulines de soja isolées pendant la précipitation isoélectrique ont un point isoionique d'environ pH 4,9 à pH 5,0. Ces globulines de soja doivent Entre dissoutes ou dispersées dans une matrice alcaline avant incorporation dans les compositions selon l'invention. Les protéines de soja hydrolysées d l'aide d'une base ont un point isotonique un peu plus bas > environ pli 4,5, alors que les protéines hydrolysées par un acide (pH environ 5,5) et les protéines hydrolysées par des enzymes (pH environ 6) ont des valeurs plus élevées.Les points isotoniques des protéines de soja ammoniolysées' sont compris entre environ pH 5,5 et 6,5 alors que les points isoioniques des protéines aminolysées sont plus élevés, pouvant aller jusqu'à des pH 8 ou 9 ou plus encore.Les protéines de soja dérivées qu'on préfère particulièrement sont les hydrolysats alcalins ayant de préférence des poids moléculaires moyens de plus de 1500. On peut déterminer les points isoioniques par la te ch- nique suivante : on lave une résine "Amberlite" acide (IR 120) et une résine basique (IR 400) avec plusieurs volumes d'eau, on filtre et on mélange dans un rapport de 0,4 : 1. On prépare 20 ml d'une solution de protéines à 3% dans une solution aqueuse à 20% d'urée en chauffant très légèrement et on laisse refroidir jusqu'à une température constante. On ajoute le mélange de résines (8,4 g) on agite la solution pendant 5 minutes, on filtre et on mesure le pli du filtrat qui constitue le pli du point isoionique de la protétine Les valeurs des poids moléculaires qui ont été citées pour les diverses matières protéines ont été obtenues par des mesures par ultracentrifugation ou par filtration sur gel dans une colonne précédemment étalonnée par rapport à I 1ultraceiitrifugeuse. Le choix optimal de la protéine pour une composition donnée dépend du pli de la composition en service. Ce pli en service peut, selon la nature de l'application, être le pH de la compo- sition elle-même ou le pH dtune solution ou dispersion aqueuse de la composition à une concentration en service qui peut être aussi faible que 0,01% par exemple, dans le cas d'une composition pour bain, peut atteindre 0,5% dans le cas d'un détergent de blanchiasserie, ou même peut aller jusqu'à 10% dans le cas d'un pain de savon destiné à la toilette. Le Pli en service, c'est-à-dire le pli d'application à la kératine, doit se situer de préférence entre (pI + 2) et (pI + 5,5) et, de préférence, entre (pI + 3) et (pI + 5), l'abréviation pI étant le pli du point isoionique de la protéine. Le pH en service est évidemment très variable selon le but et la façon d'utiliser les compositions. Les compositions élaborées comme crèmes pour les mains et le visage, etc... sont habituellement appliquées directement sur la peau et, dans ces conditions. le pH en service est le pli de la composition elle-même. Ce pH est compris en général entre 5 et 9 environ. Les compositions détergentes telles que les compo- sitions granulaires de lavage de vaiselle, les compositions pour bain ainsi que les détergents granulaires pour gros lavages sont normalement utilisées dans un excès important d'eau et le pH en ser- vice est le pH d'une solution aqueuse de la composition à une concentration normalement comprise entre 0,01 et 2% en poids. Par exemple, des compositions détergentes sans adjuvant ont un pH en uti lisation d'environ 7 ; les détergents pour gros lavages et conte nant des adjuvants ont en service un pH alcalin pouvant aller jusqu'à 11 environ.Les compositions des savons en pains sont ap pliquées à la peau sous forme d'une solution ou d'une dispersion aqueuse des ingrédients du pain de savon, en une concentration qui est normalement de 5 à 15%. Le pH de la dispersion de savon peut varier, selon la nature du savon en pain utilisé, entre 5,5 et 10,5 environ. Dans un mode de réalisation préféré de l'invention, à savoir un savon en pain formé à partir de certains mélanges de sels alcalins d'acides --gras en C12-C18 X le pH en service est en général compris entre 9 et 10,5, de préférence entre 9,5 et 10.0. La quantité des protéines dans les compositions selon 11 invention peut également varier entre de larges limites. Alors qu on peut envisager une proportion allant jusqu'à 50% pour for mer, par exemple, un gel cosmétique, la protéine représente habi tuellement de 0,1 à 10%, de préférence de 1 à 8% et,mieux encore, de 2 à 6% de la composition. Les agents tensio-actiSs qu'on peut utiliser dans les compositions selon l'invention peuvent Entre choisis parmi les dé tergents hydrosolubles savonneux ou synthétiques des types anio niques, non-ioniques, cationiques, amphotères ou de caractère di polaire. Ces détergents vont être décrits ci-après. On préfère que les agents tensio-actifs soient des détergents ou des émul sifiants moussants, surtout dansle cas des détergents anioniques savonneux ou synthétiques. A. - Détergents anioniques savonneux et synthétiques non-savonneux La catégorie préférée des détergents qu'on utilise aux fins de l'invention est constituée par les produits savonneux al- calins comprenant les sels de sodium, de potassium, d'ammonium, d'alkylammonium et d'alkylolammonium, d'acides gras supérieurs con tenant 8 à 24 atomes de carbone, et de préférence 10 à 20 atomes de carbone. On peut obtenir des acides gras appropriés à partir d'une source naturelle, par exemple un ester d'origine végétale ou animale (huile de palme, huile de coprah, huile de babassu, huile de soja, huile de ricin, suif, huiles de baleine et de poisson, lard et leurs mélanges). Les acides gras peuvent entre égaiement préparés par synthèse (par exemple par oxydation de pétrole ou hydrogénation d'oxyde de carbone par la technique Fischer Tropsch). Les acides de résines conviennent parfaitement, par exemple la colophane et certains autres acides de résines qu'on trouve dans le tall-oil. On peut également utiliser des acides naphténiques. On peut préparer des savons sodiques et potassiques par saponification directe des graisses et des huiles ou par neutralisation des acides gras libres qu'on prépare dans le cadre d'un procédé séparé de fabrication. On préfère spécialement les sels de sodium, de potassium et de triéthanolammo- nium de mélanges d'acides gras provenant de l'huile de coprah et de suif, par exemple les savons sodiques et potassiques de suif et de coprah. Cette catégorie de détergents comprend également les sels: hydrosolubles, surtout les sels de métaux alcalins, de produits de réaction organiques avec l'acide sulfurique comportant dans la struc- ture moléculaire un radical alkyle en C8-C22 et un radical ester diacide sulfonique ou sulfurique, (le termeaLkyle englobe le fragment allylique des radicaux acyliques supérieurs).Comme exemples de détergents synthétiques de cette catégorie faisant partie des compositions préférées de ltinvention, on citera les alkylsulfates de mé- taux alcalins, par exemple de sodium ou de potassium, en particulier ceux qu'on obtient par sulfatation des alcools supérieurs (8 à 18 atomes de carbone) produits par réduction des glycérides de suif ou d'huile de coprah; les oléfino-sulfonates de métaux alcalins contenant 8 à 24 atomes de carbone, décrits par exemple dans le brevet US 3.332.880; et les alkylglyeéryl-éther-sulfonates de métaux alcalinos, surtout les éthers des alcools supérieurs provenant de suif et d'huile de coprah. D'autres détergents anioniques sont les al-. kylbenzène-sulfonates de métaux alcalins dont le radical alkyle contient 9 à 15 atomes de carbone, y compris les produits décrits dans les brevets US 2.220.099 et 2.477.383 (le radical alkyle peut entre une channe aliphatique linéaire ou ramifiée); les sulfates et sulfonates sodiques de monoglycérides d'acides gras d'huile de coprah; les éther-sulfates d1alkylphénol et d'oxyde d'éthylène contenant 1 à 12 motifs d'oxyde d'éthylène par molécule et dont les radicaux allyle contiennent 8 à 18 atomes de carbone; le produit de réaction d'acides gras estérifiés avec un composé iséthionique et neutralisé avec de l'hydroxyde de sodium, dans lesquels l'acide gras peut entre par exemple l'acide oléique ou un dérivé d'huile de coprah; les sels de sodium ou de potassium d'un amide d'acides gras d'un méthyl-tauride dont les acides gras proviennent par exemple d'huile de coprah; les ss-acétoxy- ou P-acétamido-alcane sulfonates de sodium ou de potassium dont le groupe alcane contient de 8 à 22 atomes de carbone et d'autres produits connus des spécialistes. Un certain nombre de tels produits sont énumérés dans les brevets US 2.286.921, 2.486.922 et 2.396.278. D'autres détergents anioniques synthétiques sont les al- kyl-éther-sulfates. Ces matières répondent à la formule R20(C2H40) xSO3M dans laquelle R2 est un radical alkyle ou alcényle d'environ 8 à 24 atomes de carbone, x est un nombre de 1 à 30 et M est un cation formant un sel, tel qu'un cation de métal alcalin, d'ammonium, de dimdthyl-, triméthyltriéthyl-, diméthanol-,diéthanol- et triéthanol-ammonium. Les aikyl-éther-sulfates sont des produits de condensation de l'oxyde d'éthylène et d'un monoalcool contenant 8 à 24 atomes de carbone. On préfère que R2 contienne 14 à 18 atomes de carbone. Les alcools peuvent provenir de graisses, par exemple d'huile de coprah ou de suif, ou ils peuvent Entre synthétiques. On préfère les alcools lauryliques et les alcools linéaires de suif. On fait réagir ces alcools avec 1 à 12, en particulier 6 proportions molaires d'oxyde d'éthylène et on soumet à une sulfatation et à une neutralisation le mélange résultant qui contient par exemple une moyenne de 6 moles d'oxyde d'éthylèné par mole d'alcool. Comme exemples concrets d'alkyléther-sulfates utilisables dans la présente invention, on citera le coprah-alkyl-4thy- lène-glycol-éthersulfate de sodium, le suif-alkyl-tr'iéthylène- glycol-éthersulfate de lithium et le suif-alkyl-hexaoxyéthylène- sulfate de sodium. On préfère, pour des raisons d'excellentes pro piétés de nettoyage et d'abondance sur le marché, les coprah- et sulf-alkyl-oxyéthylène-éthersulfates de métaux alcalins contenant en moyenne 1 à 10 fragments oxyéthylène par molécule. Les alkyléthers-sulfates sont décrits dans le brevet US N 3.332.876. B. Détergents synthétiques non-ioniques On peut définir dune façon générale les détergents synthé tiques non-ioniques comme des composés obtenus par condensation de groupes oxydes d'alkylène (de caractère hydrophile) avec un com posb organique hydrophobe qui peut autre de nature aliphatique ou aikylique aromatique. La longueur du radical hydrophile ou polyoxy- aikylène qu'on condense avec un groupe hydrophobe donné est facile à régler de manière à obtenir un composé hydrosoluble présentant l'équilibre souhaité entre les éléments hydrophiles et hydrophobes. Par exemple, une catégorie bien connue de détergents synthétiques non ioniques est constituée par les produits vendus sous la marque déposée "Pluronic". Il s'agit de composés formés par condensation d'oxyde d'éthylène avec une bas hydrophobe formée par condensation de oxyde de propylène avec le propylène-glyxcol. La partie hydrophobe de la molécule, qui est évidemment insoluble dans l'eau, a un poids moléculaire de 1500 à 1800. L'addition de radicaux polyioxyéthylène à cette partie hydrophobe te augmenter I 'hydrosolubilité de la molécule entière et le caractère liquide du produit persiste jusqu'à une teneur d'environ 50% en polyoxy éthylène dans le produit de condensation (poids total). D'autres détergents synthétiques non-ioniques conviennent, on peut citer notamment : 1. Les produits de condensation d'oxyde de polyéthylène avec un alkylphénol, par exemple les produits de condensation d'alkyl- phénols dont le radical aikyle contient 6 à 12 atomes de carbone sous forme d'une chaîne droite ou ramifiée, avec de l'oxyde d'éthyléne, ledit oxyde d'éthylène étant présent à raison de 5 à 25 moles d'oxyde d'éthylène pas mole d1 d'alkylphénol. Le substituant aikylique dans un tel composé peut provenir par exemple d'un polymère de propylène, de diisobutylène, d'octène ou de nonène. 2. Ceux provenant de la condensation d'oxyde d'éthylène avec un produit résultant de la réaction entre l'oxyde de propylène et l'éthylènediamine, Par exemple, les composés contenant 40 à 80% de polyoxyéthylène et ayant un poids moléculaire de 5000 à 11.000, provenant de la réaction de groupes oxyde d'éthylène avec une base hydrophobe constituée par le produit de réaction d'éthylène- diamine avec un excès d'oxyde de propylène, lesdites bases ayant un poids moléculaire de 2500 à 3000, donnent des résultats effi- caces. 3. Le produit de condensation d'alcools aliphatiques en C8-C24 à chaîne droite ou ramifiée avec oxyde d'éthylène, par exemple un produit de condensation d'alcool de coprah avec de S'oxyde d'éthylène contenant 5 à 30 moles d'oxyde d t éthylène par mole d'alcool de coprah, le fragment alcool de coprah contenant 10 à 14 atomes de carbone. 4. Les détergents non ioniques comprennent également le nonyl-phénol condensé avec environ 10 ou avec environ 30 moles d'- oxyde d'éthylène par mole de phénol et les produits de condensa- tion d'alcool de coprah avec, en moyenne, environ 5,5 ou 15 moles d'oxyde d'éthylène par mole d'alcool ainsi que le produit de con sensation d'environ 15 moles d'oxyde d'éthylène avec 1 mole de tridécanol. On peut également citer par exemple le. dodécylphénol condensé avec 12 moles d'oxyde d'éthylène par mole de phénol; le dinonylphénol condensé avec 15 moles d'oxyde d'éthylène par mole de phénol; le dodécylmercaptan condensé avec 10 moles d'oxyde d'éthylène par mole de mercaptan ; le bis-(N-2-hydroxyéthyl)-lau ramide; le nonylphénol condensé avec 20 moles d'oxyde d'éthylène par mollé de nonylph6nol; l'alcool myristylique condensé avec 10 moles d'oxyde d'éthylène par mole d'alcool; le lauramide condensé aveo 15 moles d'oxyde d'éthylène par mole de lauramide et le diiso-octylphénol condensé avec 15 moles d'oxyde d'éthylène. 5. Un détergent de formule (oxyde d'amine) dans laquelle R est un radical alkyle de 10 à 28 atomes de carbone, contenant O à 2 groupes hydroxy et O à 5 liaisons é- ther. une partie au moins de R3 étant un radical alkyle renfermant 10 à l8 atomes de carbone et aucune liaison éther; et R4 et R5 représentent chacun un radical allyle ou hydroxyalkyle de 1 à 3 atomes de carbone. Comme exemples concrets d'oxydes d'amines (détergents), on citera les oxydes de diméthyldodécylamine, de diméthyltétradé- cylamine, d'éthylméthyltétradécylamine, de cétyldiméthylamine, de diméthylstéarylamine, de cétyléthylpropylamine, de diéthyldodécylamine, de diéthyltétradécylamine, de dipropyldodécylamine, de bis-(2-hydroxyéthyl)-dodécylamine, de bis-(2-hydroxyéthyl)-3dodécoxy-1-hydroxypropylamine, de (2-hydroxypropyl)méthyltétradécylamine, de diméthyloleylamine, de diméthyl-(2-hydroxydodécyl)amine et les homologues ddcyliques, hexadécyliques et octadécyliques de ces composés. 6. Un détergent de formule dans laquelle R3 et R4 sont tels que définis ci-dessus. Parmi les sulfoxydes déter- gents, on citera les sulfoxydes de dodécyl-méthyle, de tétradécyl- méthyle, de 3-hydroxytridécyl-méthyle, de 3-mthoxytridécyl-méthyle, de 3-hydroxy-4-dodésoxybutyl-méthyle, d'octadécyl-2-hydroxyéthyleet de dodécyléthyle. 7. Les amides d'ammoniaque, de monoéthanol et de diéthanol d'acides gras ayant un fragment acyle de 8 à 18 atomes de carbone. Ces fragments amyliques proviennent normalement de glycérides naturels, par exemple d'huile de coprah, d'huile de palme, d'huile de soja et de suif mais ils peuvent être formés synthétiquement, par exemple par oxydation de pétrole ou par hydrogéna- tiôn d'oxyde de carbone par le procédé Fischer Tropsch. C. Détergents synthétiques ampholytiques On peut définir ces détergents d'une façon générale comme étant des dérivés aliphatiques d'amines hétérocycliques secondaires et tertiaires, dans lesquels le radical aliphatique peut être à chaise droite ou ramifiée, un des substituants aliphatiques contient de 8 à 18 atomes de carbone et au moins un autre contient un groupe anionique de solubilisation dans l'eau, par exemple un groupe carboxy, sulfo ou sulfato.A titre d'exemples de composés de cette catégorie, on citera les 3-(dodécylamino)propionate, 3-(dodécylamine)propane-1-sulfonate, 2-(dodécylamino)-éthylsulfate, et 2-(diméthglamino) -octadécanoate de sodium, le 3-(N-carboxyméthyl dodécylamino)-propane-1-sulfonate et 1' octadécyl-iminodiacétate disodiques, les l-carboxyméthyl-2undécyl imidazole et N,N-bis-(2-hydroxyéthyl)-2-sulfato-3- dodécoxypropylamine sodiques. D. Détergents synthétiques à caractère dipolaire On peut les définir d'une façon générale comme des dérivés de composés aliphatiques d'ammonium quaternaire, de phosphonium quaternaire ou de sulfonium tertiaire, dans lesquels l'atome cationique fait partie d 'un hétérocycle, le radical aliphatique peut être à channe droite ou ramifiée, l'un des substituants aliphatiques contient de 3 à 18 atomes de carbone et au moins un autre substituant aliphatique contient un groupe anionique de solubilisation dans I t eau, par exemple un groupe carboxy, sulfo ou sulfato. Comme exemples de composés de cette cate- gorie, on mentionnera le 3-(N,N-diméthyl-N-hexadécyl-ammoniac) -2-hydroxypropyne-1-sulfonate, le 3-(N,N-diméthyl-N-hexadécylammonio)-propane-1-sulfonate, le 2-(N,N-diméthyl-N-dodécylammonio)acétate, le 3-(N,N-diméthyl-N-dodécylammonio)propionate, le 2-(N,N diméthyl-N-octadécylammonio)-éthyl-sulfate, le 2-(S-méthyl-S-tert hexadécyl-sulfonio)éthane-1-sulfonate, le 3-(S-méthyl-S-dodécylsulfonio)propionate, le 4-(S-méthyl-S-tétradécylsulfonio)butyrate, le 1-(2-hydroxy-éthyl)2-undécylimidazolium-1-acétate, le 2- (tri- methylammonio) octadécanoate et les 3-(N,N-bis(2-hydroxyéthyl)- N-octadécylammonio)-2-hydroxy propane-l-sulfonate et 3-(N,Ndiméthyl-N-1-méthylalkylammonio)-2-hydroxy propane-1-sulfonate, dans lesquels le radical alkyle contient en moyenne 13,5 à atomes de carbone. Certains de ces détergents ont été décrits dans les brevets US 2.129.264, 2.178.353, 2.774.786, 2.813.898 et 2.828.332. E. Détergents cationigues Les détergents cationiques appropriés comprennent ceux de formule R6-N+(R7)3An- dans laquelle R6 est un radical alkyle de 8 à 20 atomes de carbone, chaque R7 est un radical alkyle ou alca- nol contenant I à 4 atomes de carbone ou un radical benzyle, le nombre de radicaux benzyle ne devant pas dépasser 1, et deux groupes R7 peuvent entre liés par une liaison carbone-carbone éther ou une liaison imino pour former un cycle, et An représente un atome d'halogène, un groupe sulfate, nitrate ou pseudohalogène. Comme exemples concrets, on citera le chlorure de coprah-alkyl-trîméthylami- ne, le bromure de dodécyl-dimdthyl-benzyle et le morpholino-chlorure de dodécyl-méthyle. Les détergents mentionnés sont particulièrement prévus pour utilisation, isolement ou en combinalson, dans des compositions cosmétiques et détergentes à base de protéines de soja dérivées. Il est cependant important de constater dans le cadre-de l'invention que certaines combinaisons de savons ayant des chaînes d'acides gras de longueurs données, avec une protéine dérivée d'un poids moléculaire particulier et un groupe anionique du type décrit, procurent des propriétés étonnamment amélioréeys de douceur et de conditionnement, par rapport à des compositions savonneuses connues.D'autre part, ces caractéristiques de conditionnement ne sont pas obtenues au détriment d'autres caractéristiques importantes des compositions, telles que le moussage, la fissuration à l1état humide, la dureté, l'étalement et d'autres propriétés intéressantes des savons en pains. Ainsi,un mode de réalisation pré féré de l'invention comprend m un mélange de savons dont un com- posant contient 5 à 45%, de préférence 8 à 40%, et, mieux encore, de 10 à 30% (par rapport au poids du savon) d'acides gras en C12, alors qu'un second composant renferme de 15 à 70% d'acides gras en C18 (par rapport au poids du savon).En supposant que la protéine dérivée présente les caractéristiques correctes de poids moléculaire et de charge, par comparaison par exemple avec des compositions savonneuses renfermant une plus forte concentration de savon en C18, malgré le fait bien connu que les savons en C18 soient réputés comme beaucoup plus doux que les savons en C12, il se révèle que les compositions de l'invention ont des caracté- ristiques de douceur nettement meilleures. I1 en résulte que l'on peut profiter de tous les avantages découlant de ltincorporation de savons en C12 dans un pain de savon, par exemple pour obtenir les meilleures caractéristiques de moussage, sans pour autant détériorer les caractéristiques de douceur du savon mais en amé- liorant incontestablement la douceur et l'efficacité de condi tionnement Bien entendu, les savons préférés en C12 sont le savon huile de coprah et le savon d'huile de palme . Les savons préférus en C18 peuvent provenir de nombreuses sources parmi lesquelles le suif de mouton et de boeuf, 1 huile de soja, les huiles de poisson, etc..On préfère un mélange de savons de suif et de coprah dans un rapport de 90 : 10 à 10 : 90, avantageusement de 84 : 16 à 20 : 80 et, mieux encore, de 80 : 20 à 40 : 60. Une autre prticularité importante de l'invention est, à la condition de disposer d'une protéine dérivée ayant un poids moléculaire correct et des caractéristiques appropriées de charge, de faire en sorte que la présence d'tin acide gras libre contribue également à une amélioration synergique de la douceur des compositions savonneuses. Les acides gras libres sont des compo- sants bien connus des savons en pain, leur Zele étant naturellement de réagir avec llexcès de 1 t alcali dans le savon en réduisant donc le caractère caustique de la composition.Cependant, il est tout-àfait surprenant que la présence d'un acide gras libre dans le savon soit capable de produire une augmentation synergique très importante de la douceur des compositions savonneuses, cette amélio- ration atteignant dans certains cas des proportions tout à fait extraordinaires. Cette action synergique est plus prononcée avec les protéines dérivées dont le point isoionique est inférieur à environ 5, par exemple les protéines provenant du sofa, du petit lait, du blé ou du maîs ayant un poids moléculaire d'environ 1500 à 10.000. La forme préférée des compositions savonneuses selon l'lnvention est un pain de savon meulé contenant environ 70 à 90% de savon vrai bien qu'n puisse également envisager des compositions savonneuses granulaires ou en paillettes. On pense que le meulage de la composition savonneuse est une caractéristique importante pour obtenir les protéines sous une forme régulièrement dispersée dans le pain de savon, afin que les protéines soient en associtation intime avec les cristallites du savon. les pains de savon ainsi obtenus possèdent d'excellentes caractéristiques de dureté, d'étalement et de stockage, à la condition que la teneur en humi- dité soit de 5 à 15% et, mieux encore, de 8 à 12%. Le procédé préféré de fabrication des pains de savon consiste à amalgammer les protéines dérivées so us forme d'une solution ou dispersion aqueuse d'une concentration d'environ 40 à 50%, avec la composition de base du savon, après avoir procédé aux opérations usuelles de granulation et de séchage (par exemple une étape de séchage selon Mazzoni) mais avant le stade de meulage.L'étape de séchage permet d'abaisser la teneur en humidité du savon de bave à environ 4 à 5% par opposition à la teneur classique qui est de 9%, le com pldment de la composition étant formé lors de l'introduction des protéines. En variante, les protéines peuvent autre ajoutées sous une forme non dégradée aux acides gras dans le granulateur à la condition d'établir les paramètres permettant d'aboutir à une composition finale du type précédemment défini. L'invention est également applicable à de nombreuses autres compositions pouvant venir en contact avec la kératine en service normal, par exemple les détergents granulaires à laver la vaisselle, les crèmes pour les mains et le visage, les produits granulaires pour le bain, les compositions détergentes pour gros lavages et les compositions pour le nettoyage des surfaces dures. Cependant, la forme physique des compositions est limitée aux ma tières solides granulaires et continues, aux gels et aux crèmes, c'est-à-dire à des compositions ayant une limite élastique non nulle. Les compositions peuvent contenir d autres composants usuels qu il est courant d'introduire dans les produits détergents et cosmétiques. Ainsi,les compositions détergentes granulaires solides peuvent contenir des agents de renforcement du moussage, des dépresseurs de mousse, des agents de blanchiment, des agents d'anti-redéposition, des enzymes, des activants pour. les enzymes et des agents de blanchiment, des agents fluorescents, des adjuvants, etc... Les compositions de savons en pains et les compositions cosmétiques peuvent contenir d'autres additifs tels que les crèmes pour la peau et d autres substances huileuses hydrophobes. Dans cette catégorie, on citera les huiles et les cires d'origine animale, végétale ou minérale, par exemple la cire d t abeille, les spermaceti et la cire de carnauba ; les alcools gras tels que les alcools stéarylique, myristylique et cétylique; les esters gras et les esters partiels tels que le myristate atisopropyle et le monostéarate de glycéryle; les acides gras comme acide stéarique; la lanoline et les dérivés de cholestérol; et les huiles de silicone . Les compositions selon ltinvention, surtout les crèmes cos- métiques, peuvent également contenir des ingrédients destinés à rehausser l'efficacité humidifiante des compositions.Les compo- sants appropriés sont les alcools aliphatiques inférieurs contenant 2 à 6 atomes de carbone et 2 à 3 groupes hydroxy, par exemple le 1,4-butanediol, le 1,2-propylène-glycòl et la glycérine. D'autres composants appropriés sont lourée ou ses dérivés comme la guanidine, la pyrrolidone ou l'allantoîne. Préparation des protéines hydrolysées par voie alcaline On ajoute 50 g de "Promine FA (marque déposée d'un isolat comestible de graines de soja) avec agitation vigoureuse, à 150 ml d'exil tiède pour former une suspension. On chauffe le mélange Jusqutà une température de 90-95 C et on ajoute 5 g de pastilles d'hydroxyde de sodium. Après agitation pendant 4 heures, on refroidit le liquide à 30 C et on le traite avec 2 mi d'une solution à 30% de peroxyde d t hydrogène. On agite la solution pendant 20 minutes à température ambiante, puis on neutralise à pH 7 avec des acides minéraux ou des acides gras.On isole la protéine déri- vée en ajoutent 500 ml-d'acétone, on lave la protéine précipitée avec un mélange d'acétone et d'éther et finalement on soumet à une dessiccation à siccité (production 45g). On- constate que la protéine hydrolysée présente un poids moléculaire moyen en masse d'environ 2000, une viscosité dans une solution à 10% à pH 9,5 et à 480C de 1,06 cp, et une insolubilité de la protéine à un degré de 30% à son pH isoionique (4,5). On entreprend également une hydrolyse alcaline plus douce de "Promine F* consistant à chauffer cette dernière à pH 12 et à une température de 70 C pendant 1 heure. Dans ce cas, le poids moléculaire de ljhydrolysat est d'environ 5000, la protéine est insoluble à raison de 85% à son point isonique, et la viscosité d'une solution à 10% à pH 9,5 et à 480C est de 1,56 cp. On utilise des procédés sensiblement analogues pour former les hydrolysats alcalins des autres protéines utilisables selon l'invention, surtout des protéines de petit lait, de blé et de graines de coton. Préparation de protéines aminolysées On ajoute 20-g de "Promine F" à 125 ml d'éthylène-diamine qu'on chauffe ensuite à 500C avec agitation. Après 4 jours, on refroidit le mélange et on ajoute 70 ml d'eau et ensuite de l'acide acétique glacial jusqu'à l'établissement d'un pH de 6 à 7. On verse le liquide dans 250 ml d'acétone, on lave le-précipité avec de l'a- cétone, avec de l'éther et finalement on sèche sous vide (production 15g). Préparation de protéines ammoniolysées On ajoute 25g de 11Promine F" à 260 ml dteau avec agita- tion à 70 C. Une fois que le mélange est homogène, on introduit 52 ml d'une solution d'ammoniaque dans l'eau (1:5) et on agite à 700C pendant 20 heures environ dans un récipient clos. On chasse l'excès d'ammoniaque à l'aide d'un évaporateur rotatif et on ajoute la solution résultante à 800 ml d'acétone pour obtenir un précipité du produit d'ammoniolyse. On lave le produit avec de l'acétone, puis avec de l'éther et finalement on sèche sous vide (production l9g). Préparation des protéines hydrolysées par voie acide On ajoute 20g de "Promine F" à 250 ml d'eau avec agitation et on introduit ensuite 6,9g d'acide chlorhydrique concentré. On chauffe le mélange à 800C et on agite pendant 4 heures sous azote. Après refroidissement, on règle le pH de la solution à 5 avec de la soude caustique et on filtre le précipité. Après lavage avec un peu d'eau glacée, on sèche la matière solide avec de l'acétone, puis on sèche sous vide. La production est de 15,5g et le poids moléculaire du produit est de 3200. On peut utiliser dans chacune des préparations í-des- sus avec des résultats sensiblement analogues une protéine quelconque d'origine animale ou végétale. Tests de conditionnement On a mesuré les performances de conditionnement aussi bien in vitro qu'in vivo et on a trouvé un degré élevé de corrEla- tion entre les résultats obtenus par des procédés dressais diffé- rente. Le test in vitro avait pour but de mesurer le changement du taux de transpiration dteau à travers la peau de l'avant-bras humain normal en contact avec une mousse de savon à 20% dans de Iteau ayant 8 de dureté.Les mesures étaient effectuées par un procédé é lectrolytique. En ce qui concerne le test in vivo. il s'agissait d'une étude de la douceur de la peau de l'utilisatrice qu on peut résumer comme suit On a remis à des maîtresses de maison dont les âges s'é chelonnaient entre 25 et 55 ans, des pains de savon qu'on désirait tester et un gant de toilette de format normalisé, tous deux devant être utilisés à domicile pendant une semaine. On a prié les utilisatrices de se laver le visage au moins deux fois par jour en effectuant un léger massage facial à l l'aide du gant de toilette bien savonné pendant 30 secondes au moins à chaque fois ; on a également prié les utilisatrices de ntutiliser aucun cosmétique gras. On a procédé à des déterminations de l'état de la peau du visage avant et après 11 utilisation du produit, cette estimation ayant été confiée à un expert très qualifié qui a utilisé des notes de O (médiocre) à 10 (bon) pour indiquer l'état de la peau. Les expériences concernant les essals 4 à 11 ont été effectuées conformément aux techniques décrites. EXEMPLES 1 à 3 On prépare un mélange aqueux intime de 22 parties de savon de coprah sodique, 88 parties de savon de suif sodique, 8,5 parties d'acides gras libres et 0,65 partie de bioxyde de titane dans un granulateuret on sèche sous vide de façon à obtenir des éléments filamentaires contenant environ 7% d'humidité.En palme temps , on prépare un hydrolysat de protéines de soja ayant un poids moléculaire de 2000 en hydrolysant la "Promine F" avec un alcali caustique jusqu'à ce que la viscosité d'une solution à 10% à pE 9,5 et à 48 C soit de 1,06 ep, puis on prépare avec cet hy- drolysat une solution à 50 dans de l'eau et de la vapeur chauffée à TOOC pendant 30 minutes, ce qui permet de forme m mélange homogène.On amalgame la solution protéinique avec du parfum et du colorant et avec les filaments de savon, après quoi on forme un pain par broyage à une température d'environ 360C sur un broyeur à trois rouleaux pour un total de trois passes, puis on répète ces opérations à plusieurs reprises à une température d'environ 420C et on obtient un produit qu'on découpe et qu'on estampe pour obtenir un pain de savon, en utilisant un équipement usuel. La composition finale du pain de savon est comme suit : Composants % Savon réel (80% suif/20% coprah) 77,1 Acides gras libres 7,6 Humidité 9,2 Divers 2,1 Isolat de soja hydrolysé par voie alcaline 4,0 On constate que le pain de savon résultant est bénéfi- que pour la peau et que les caractéristiques de moussage et de dureté ne sont nullement compromises. Dans les exemples 2 et 3, on procède de la même façon que ci-dessus sauf qu'on utilise, au lieu de l'isolat hydrolysé par voie alcaline, respectivement un isolat de soja aminolysé et un isolat de soja ammoniolysé. EXEMPLES 4 à 6 On prépare des pains de savon comme dans l'exemple 1 mais, au stade d'amalgamation, on ajoute sous forme d'une solution à 50%, au pain de savon, une gélatine dont le poids moléculaire est de 45.000 et dont le point isotonique est de 5,5. On indique ciaprès les compositions des différents pains ainsi que leurs pertes d'eau transépidermiques. Dans un but comparatif, on a déterminé les valeurs correspondantes pour des produits normalisés appelés ci-après "normes") je oontenant pas de protéines.Dans le tableau ci-après, une valeur positive de la perte d'eau trans-épidermique indique une réduction de la perte d'eau. Composition Exemples Normes 4 5 6 I II Savon de suif 42,3 67,7 84,6 42,3 67,7 Savon de coprah 42,3 16,9 0,0 42,3 16,9 Acides gras libres 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 Divers 2,2 2,2 2,2 2,2 2,2 Humidité 9,2 9,2 9,2 9,2 9,2 Gélatine 4,0 4,0 4,0 0,0 0,0 Données de portes d'eau transépider miques +3,5 +2,0 +0,2 -21,0 -14,3 On voit que les pains contenant des proté- ines sont notablement plus doux que les produits correspondants non protéines, cette douceur étant exprimée par la perte d'humidité de la peau. On voit également que les pains de savon renfermant une combinaison de savons de suif et de coprah sont nettement plus doux que les savons entièrement à base de suif. EXEMPLES 7 et 8 On prépare des pains de savon dont les compositions sont indiquées dans le tableau ci-après. : Composition : Exemples Normes 7 8 III IV Savon de suif : 61,6 61,6 : 61,6 61,6 Savon de coprah : 15,4 15,4 : 15,4 15,4 Acides gras libres : 7,6 7,6 :7,6 7,6 Divers : 2,2 2,2 : 2,2 2,2 Humidité : 9,2 9,2 : 9,2 9,2 Gélatine : pI = 5,5 : PM = 45.000 4,0 - - Gélatine: pI = 5,5; - 4,0 - : PM = 9000 Gélatine : pI = 7,7 - - - 4,0 PM = 85.000 Données de perte d'eau transépider miques + 2,0 - 5,8 - 9,0 - 15,8 Nota : Dans ce tableau, pI = pH du point isoionique; PM = poids moléculaire. On voit que des gélatines ayant un point isoionique faible et un poids moléculaire modérément élevé sont spécialement efficaces pour empêcher les pertes d'humidité par la peau Les protéines à bas point isotonique et à bas poids molé- culaire (moins de 10.000) n'ont qu'une faible efficacité pour empocher la déshydratation de la peau. Une gélatine à point isoionique élevé, même ayant un poids moléculaire élevé, est au contraire entièrement inefficace pour empêcher la déshydratation par application du pain de savon. EXEMPLES 9 à 11 On prépare des savons en pains de la façon indiquée en détail ci-après It on compare les produits obtenus pour en déterminer la douceur par des études de perte d'eau transé- pidermiques. Composition Exemples Normes 9 10 11 V VI VII Savon de suif 61,6 64,6 67,7 64,8 67,8 70,9 : Savon de coprah .15,4 16,2 16,9 .16,2 17,0 17,7 : Acides gras libres ; 7,6 3,8 0,0 : 7,6 3,8 0,0 : Divers : 2,2 2,2 2,2 : 2,2 2,2 2,2 : Humidité : 9,2 9,2 9,2 : 9,2 9,2 9,2 : Protéines de soja hydrolysées par voie alcaline 4,0 4,0 4,0 0,0 0,0 0,0 Données de porte d'eau transépidermi que -1,3 -1,6 -12,0 -9,0 -9,0 16,0 On voit que l'effet de ltacide gras libre est de produire une augmentation synergique de la douceur d'un savon en pain contenant des protéines dérivés de bas point isoionique. Les valeurs de pH en service du produit de l'exemple 9 et de la norme V sont de 9,5 alors que pour l'exemple Il et la noria VII, ces valeurs soit de 10,0. Ce facteur fait ressortir la dépendance sur le pli de l'action adoucissante qu'on obtient avec les composés selon l'invention EXEMPLE 12 à 17 On prépare les compositions suivantes de savons en pains broyés et on compare' les caractéristiques de douceur par des tests sur des utilisatrices. Composition Exemples Normes 12 13 14 15 16 17 VIII IX X Savon de suif 61,6 61,6 63,2 38,5 38,5 40,5 64,8 67,7 40,5 Savon de coprah 15,4 15,4 15,8 38,5 38,5 40,5 16,2 16,9 40,5 Acides gras libres 7,6 7,6 7,6 7,6 7,6 7,6 7,6 0,0 7,6 Divers 2,2 2,2 2,2 2,2 2,2 2,2 2,2 2,2 2,2 Humidité 9,2 9,2 9,2 9,2 9,2 9,2 9,2 9,2 9,2 Gélatine pI 5,5 PM 45.000 - 4,0 2,0 - 4,0 2,0 - - Protéines de soja dégradées par alcalis pI 4,5 PM 2000 4,0 - - 4,0 - - - - Note de douoeur pour l'utilisateur 66 50 45 85 65 51 0 -100 -7 Les notes de douceur sont exprimées sur une éehelle selon laquelle les normes VIII et IX ont des valeurs normalisées de O et -100 comme on peut le voir sur le tableau. On constate que les études de douceur effectuées in vivo sur les utilisatrices confirment les résultats des études de perte d'eau transépidermique, à savoir que la douceur augmente fortement avec l'accroissement de la teneur en acides gras et 1 t augmentation du rapport coprah/suif. On obtient des résultats essentiellement analogues quand la matière protéinée est un produit d'hydrolyse alcaline, acide ou enzymatique, ou un produit de dégradation thermique, d'am- moniolyse, d'amymolyse ou de clivage réducteur, provenant de pro téines du petit lait, de caséine, de blé, de maTs ou de graines de coton. EXEMPLE 18 Un pain de savon broyé qui est doux à la peau présente la composition suivante : Composants Parties Savon de suif 38,5 Savon de palme 38,5 Acides gras libres de coprah 7,6 Divers 2,2 Humidité 9,2 Protéines dégradées de petit lait : 4,0 pI 5,0 PM 4000 EXEMPLE 19 Une composition granulaire de savon qui est douce à la peau est préparée à partir des ingrédients suivants Comnosazits Parties Savon de suif 42 7 Savon de coprah 10,7 Silicate de sodium 7,1 Monoéthanolamide de coprah 2,3 Tripolyphosphate de sodium 5,0 Humidité 10,5 Perborate de sodium 14,8 Divers 3,0 Protéines de soja dégradées par des alcalis pS 4,5 4,0 PN 5000 EXEMPLE 20 Une crème hydratante pour les mains sous forme de gel présente la composition suivante Composants Parties Gélatine : pI 5,5; PM 120.000 4,0 Acide stéarique 12,0 Huile minérale 2,0 Alcool cétylique o,6 Glycérol 6,o Triéthanolamine 1,5 Borax 0,9 Monostéarate de glycéryle 2,0 p-hydroxybenzoate de méthyle 0,25 Protéines de soja dégradées par un acide pi 5,5 4,0 PM 5500 Eau q.s.p. 100 EXEMPLE 21 Une crème de nettoyage et de conditionnement pour les mains, possédant des propiétés abrasives douces, présente la composition suivante Composants Parties Huile minérale 3 Glycérol 4 Acide stéarique 12 Triéthanolamine 1,5 Monostéarate de glycéryle 2,0 p-hydroxybenzoate de méthyle 0,25 Gélatine - pi 5,2 PM 80.000 15,0 Dispersion à 50% de "Promine F" dans soude caustique 7,0 Eau q.s.p. 100 REVENDICATIONS 1. Composition solide cosmétique ou détergente, caracté- risée encre qu'elle comprend un agent tensio-actif et une protéine de soja dégraissée et/ou une protéine dérivée. 2. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que la protéine dérivée est un produit de dégradation par hydrolyse,ammoniolyse, aminolyse ou par réduction de ladite protéine de soja dégraissée, et notamment un produit de dégradation par hydrolyse catalysée par une base, de ladite protéine de soja dégrais sée. 3. Composition selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que le point isoionique de ladite protéine ou protéine dérivée est compris entre pli 4 et pH 7, en particulier d'une valeur inférieure à 6 et, mieux encore, d t une valeur inférieure à 5. 4. Composition selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la protéine dérivée eontient en moyenne au moins cinq groupes carboxylates libres par molécule. 5. Composition selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que le poids moléculaire moyen en masse de la protéine dérivée est supérieur à 1500, notamment supérieur à 3000 et, mieux encore, supérieur à 5000. 6. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que la protéine de soja dégraissée représente au moins 90 % et, de préférence, au moins 95 % du total des protéines exprimé en poids sec. 7. Composition selon l'une quiconque des revendications 1 à 6, sous forme d'une composition détergente, caractérisée en ce qu'elle comprend un savon anionique ou un détergent synthétique anionique ou non-ionique. 8. Composition selon la revendication 7, caractérisée en ce qutelleest sous forme d'un pain de savon ou sous forme d'un détergent granulaire. 9. Composition selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, sous forme d'une composition cosmétique, caractérisée en ce qu'elle comprend une matière huileuse hydrophobe insoluble dans l'eau. 10. Composition de savon sous forme solide selon l'unequelconque des revendications 1 à 8,caractérisée en ce quelle comprend (a) 5 à 90% en poids d'un savon contenant 5 à 45 % de composants en C12 et 15 à 70 % de composants en C18 (par rapport au poids du savon); et (b) jusqu'à 10 % en poids d'une protéine dérivée ayant un point isoionique (pI) compris entre pH 4 et pH 7 et contenant en moyenne au moins cinq groupes carboxylates libres par molécule, ladite composition ayant en service un pH supérieur à 9 mais inférieur à (pI + 5,5). 11. Composition selon la revendication 10, caractérisée en ce que la protéine dérivée est une protéine partiellement dégradée d'origine animale ou végétale telle que, notamment, une protéine partiellement dégradée de collagène, de kératine, de caséine, de petit lait, de blé, de soja ou de graines de coton. 12. Composition selon la revendication 10 ou 11, caractérisée en ce que la protéine dérivée est une protéine hydrolysée par voie alcaline. 13. Composition selon l'une quelconque des revendications 10 à 12, caractérisée en ce que la protéine dérivée est essentiellement exempte de motifs de cystéine. 14. Composition selon l'une quelconque des revendications 10 à 13, caractérisée en ce que la protéine dérivee présente un point isoélectrique supérieur à 5 et un poids moléculaire moyen en masse de plus de 5000, et de préférence de plus de 10 000; 15. Composition selon la revendication 14, caractérisée en ce que la protéine dérivée est une gélatine du type B dont le poids moléculaire moyen en masse est compris entre 15 000 et 200 000 , en,particulier entre 20 000 et 120 000 et, meiux encore, entre 25 000 et 80 000. 16. Composition selon l'une quelconque des revendications 10 à 13, caractérisée en ce que la protéine dérivée a un point isoionique inférieur à 5 et un poids moléculaire moyen en masse de plus de 1500. 17. Composition selon 1'une quelconque des revendications 10 à 16, caractérisée en ce que son pH en service est supérieur à 9,5 et inférieur à (pI + 5,5). 18. Composition selon l'une quelconque des revendications 10 à 17, caractérisée en ce que le savon est un mélange de savons de suif et de coprah dans un rapport pondéral compris entre 90:10 et 10:90. 19. Composition selon l'une quelconque des revendications 10 à 18, caractérisée en ce que le savon contient de 8 à 40 % et, de préférence,de 10 à 30 % , en poids, de composants en C12 20. Composition selon l'une quelconque des revendications 10 à 19, caractérisée en ce que la teneur en humidité est compris se entre 5 et 15 % et, de préférence, entre 8 et 12 %. 21. Composition selon l'une quelconque des revendications l0à 20, caractérisée en ce qu'elle est sous forme d'un savon en pain et notamment d'un savon en pain broyé. 22. Composition de savon en pain meulé selon l'une quel conque des revendications I à 8, caractérisée en ce qu'elle comprend (a) 70 à 90 ss de savon contenant de 5 à 45 % de composants en C12 et de 15 à 70 % de composants en C18, par rapport au poids du savon, et (b) jusqu'à 10 % en poids d'un collagène dégradé dont le point isoionique est compris entre pH 4 et pH 7 et dont le poids molécu- laire est d'au-moins 10 000 , le pH de la composition en service étant d'au moins 9. 23. Composition de savon en pain meulé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8 et 22, caractérisée en ce qu'elle comprend (a) 70 à 90 % de savon; (b) 0,5 à 10 % d'un acide gras libre, de préférence 1 à 9 % et, mieux encore, 3 à 8 % de tels acides; (c) environ 5 à 15 % d'humidité et (d) Jusqu'à 10 % d'une protéine dérivée ayant un point isoionique compris entre pH 4 et pH 7, et contenant en moyenne au moins cinq groupes carboxylates libres par molécule. 24. Composition selon la révendication 22 ou 23, carac térisée en ce que le point iso ionique de la protéine dérivée est compris entre pH 4 et pH 5. 25. Composition selon l'une quelconque des revendications 10 à 24, caractérisée en ce qu'elle contient 0,5 à 8 % et, de pré férences2 à 6 % en poids de ladite protéine dérivée. 26. Composition selon l'une quelconque des revendications 10 à 21, caractérisée en ce qu'elle est sous forme de granules ou de paillettes.