La présente invention concerne un accumulateur de chaleur pour le chauffage de constructions, associé à des moyens pour le transfert d'un fluide servant de véhicule caloriporteur à travers le milieu d'accumulation de la chaleur, et également à une isolation thermique s'opposant à un échappement prématuré de la chaleur. I1 existe déjà des accumulateurs de chaleur constitués par une cuve remplie d'eau ayant une capacité d'environ 6 et entourée de quelques tonnes de pierres de la grosseur du poing. De tels accumulateurs de chaleur connus peuvent, lors d'un chauffage par l'énergie solaire, accumuler de l'énergie thermique pour environ quatre jours sans ensoleillement dans le cas 2 d'une villa présentant une surface habitable d'environ 140 m Il serait toutefois désirable de créer un accumulateur de chaleur capable d'accumuler de la chaleur pour un laps de temps nettement plus important. Mais des frais beaucoup plus élevés ainsi que des difficultés techniques s'opposent à la réalisation d'un accumulateur de chaleur beaucoup plus gros, et on peut citer par exemple le danger d'un affaissement possible et de fissures dues à des dilatations, du fait des déformations apparaissant sous l'effet des variations de température, ainsi qu'un danger de fuites d'autant plus grand que la cuve est elle-même de plus grandes dimensions. Une autre proposition, qui a été faite pour la réalisation d'un accumulateur de chaleur prévoit d'utiliser des tranchées ou trous formés par forage, ménagés dans le sol sur lequel doit s'élever la construction et à travers lesquels on achemine le fluide caloriporteur. Selon la nature de ce fluide et la structure du sol, on munit les canaux ainsi formés d'un revêtement (tubes, canaux de section rectangulaire) ou on les laisse tels quels. Toutefois, on ne peut réaliser des tranchées ou des trous ménagés par forage sans revêtement que dans de la roche, et on ne peut les utiliser qu'avec de l'air comme véhicule caloriporteur. Mais il est rare de rencontrer de la roche sans fissures et crevasses.De telles fissures, présentes le plus souvent dans la roche, s'opposent toutefois à l'utilisation du sol sur lequel s'élèvera la construction comme accumulateur de chaleur, à cause de la faible conductibilité thermique. Par ailleurs, le forage de trous dans la roche est une opération coûteuse. Que l'on fore des trous dans la roche en renonçant à un revêtement, ou bien que l'on établisse ultérieurement un revêtement dans des trous forés dans un matériau plus mou et donc d'un prix de revient plus faible, les deux opérations sont coûteuses, car dans chaque cas il faut prévoir dans le sol sur lequel sera érigée la construction, un nombre important de canaux pour le transfert de la chaleur. Pour cette raison, il est plus économique d'utiliser des accumulateurs formés par des pierres comme accumulateurs de chaleur. Les accumulateurs de ce type sont constitués par des masses de galets en vrac à travers lesquels on fait passer de l'air servant de véhicule caloriporteur. De telles masses ne peuvent toutefois pas être exploitées avec de l'eau. En outre, même de telles masses de pierres en vrac sont d'un prix encore trop élevé comme accumulateurs de chaleur. Le but de l'invention est de remédier à ces inconvénients et de créer un accumulateur de chaleur économique, qui puisse être exploité de façon économique et sûre avec de faibles frais d'entretien, sans le danger d'accident qui est souvent b craindre dans le cas d'une cuve remplie d'eau chaude. On parvient à ce résultat, suivant l'invention, par le fait que le milieu accumulateur de chaleur est constitué par différents matériaux solides ayant des conductibilités thermiques également différentes, et par le fait que le terrain correspondant au sol devant recevoir la construction représente en volume la plus grande partie du milieu d'accumulation de la chaleur. Il est judicieux de disposer les moyens servant d l'acheminement du fluide ou véhicule caloriporteur au moins 1,50 mètre au-dessous de la surface du sol, et de ne prévoir une profondeur d'enfouissement plus faible que pour les canaux d'arrivée et d'évacuation. Selon une disposition avantageuse, les moyens assurant l'acheminement du véhicule caloriporteur sont constitués par des couches de pierres, en particulier de galets ayant des diamètres allant de 3 à 25 cm, disposés à la manière de canaux et ménageant des intervalles entre les galets pour le passage d'air chaud servant de véhicule ou fluide caloriporteur. Suivant une particularité judicieuse, les moyens d'acheminement du fluide caloriporteur sont constitués par des tubes qui, afin de fournir une meilleure conductibilité thermi que vers le terrain environnant, sont entourés d'un matériau ayant une bonne conductibilité thermique et d'une densité apparente supérieure à 2000 kg/cm3, ce matériau étant constitué de préférence par des scories lourdes ou des déchets métalli 3 ques d'un poids supérieur à 3000 kg/cm L'accumulateur de chaleur peut être agencé de telle sorte que la conduite tubulaire entourée de particules métalliques repose sur des couches de pierres, de préférence sur des galets disposés à la manière d'un canal, de telle sorte que l'on puisse utiliser sélectivement ou simultanément des fluides caloriporteurs différents, par exemple en faisant circuler de l'eau chaude dans les conduites tubulaires et de l'air chaud entre les galets. De façon judicieuse, l'isolation thermique renferme des matières formant déchets, en particulier des scories légères ou mâchefer. De façon avantageuse, l'accumulateur de chaleur peut présenter en plan la forme d'un disque ovale ou rond. De manière judicieuse, cet accumulateur de chaleur est disposé au-dessous de la construction à chauffer. Egalement suivant une disposition judicieuse, le milieu formant accumulateur de chaleur renferme des scories lourdes ou des déchets métalliques ou riblons. La description qui va suivre, faiteen regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatif, permettra de mieux comprendre l'invention. La Fig. 1 est une vue en plan d'un accumulateur de chaleur. La Fig. 2 est une vue en coupe par la ligne I-I en Fig. 1, une autre variante ayant été représentée sur la Fig. 2K, en coupe par la ligne IA-IA. La Fig. 3 est une vue en coupe à travers un autre mode de réalisation. La Fig. 4 montre en coupe un autre mode de réalisation encore. La Fig. 5 est une représentation à plus grande échelle d'un détail de la Fig. 4. Sur la Fig. 1, on a représenté en plan un accumulateur de chaleur de forme générale ovale. Une conduite tubulaire 1 utilisée pour l'acheminement d'un fluide servant de véhicule caloriporteur pénètre en 2 dans le sol et sort de celui-ci en 3. Cette conduite tubulaire, qui peut etre une tuyauterie d'eau galvanisée, est disposée dans une tranchée 4 (Fig.2 ). Cette conduite tubulaire est, pour améliorer le transfert de chaleur avec le terrain environnant 6, noyée directement dans des scories lourdes 5. Le terrain 6, qui forme le sol devant recevoir la construction et qui sert de milieu accumulateur de chaleur principal, est entouré par une tranchée ou un fossé 6 qui est rempli de scories légères ou mtchefer pour assurer l'isolation thermique.Dans le mode de réalisation considéré à titre d'exem- ple, aucune isolation n'est prévue vers le bas. La couche 5 formée de scories lourdes est recouverte d'une couche 9 de galets ayant un diamètre de 5 à 25 cm, puis de gravier fin, afin que la terre devant être déversée sur l'ensemble ne puisse pénétrer entre les galets. Cette couche 9 de galets se présente sous la forme d'un canal d'air pouvant assurer l'acheminement de l'air chaud servant de fluide caloriporteur, qui réchauffe d la fois les galets servant de milieu d'accumulation de la chaleur et le terrain 6 servant de milieu accumulateur de chaleur principal. Dans ce cas encore, la couche 9 formée de galets sert en même temps à assurer un meilleur transfert thermique au terrain 6. Il est prévu au voisinage du point d'entrée 2 un conduit d'admission 10 pour l'entrée d'air chaud, qui quitte à nouveau la couche 9 de galets au voisinage du point 3. Des thermomêtres sont disposés dans la couche de galets 9, dans la couche de scories lourdes 5 et dans le terrain 6. Un tube 15 d'évacuation des eaux souterraines est prévu sur le fond de la tranchée 7. Une dalle de béton 16, qui est réalisée judicieusement en béton isolant, recouvre l'accumulateur de chaleur et sert en même temps de fondation pour la construction à chauffer. Etant donné que le sol qui se trouve au-dessous de la construction et qui est agencé pour servir d'accumulateur de chaleur ne peut pas geler en hiver, il n'est pas nécessaire que les fondations de la construction s'étendent jusqu'à une profondeur hors gel. Lors de la réalisation de l'accumulateur de chaleur, on doit veiller à ce qu'on puisse obtenir un volume d'accumulation maximum avec aussi peu de matériaux que possible et avec un déplacement de terre aussi faible que possible. Tout d'abord, on creuse une tranchée 4 et on décharge la terre enlevée vers le milieu de la zone considérée. On établit ensuite les couches 5 en scories lourdes et on pose la conduite 1 ainsi que les thermomètres 12, 13 et 14. Lorsque la couche de galets 5 a été mise en place, on creuse la tranchée 7, on déverse à nouveau la terre vers le milieu de la surface considérée et on la tasse. Ensuite, on pose la conduite 15 d'évacuation des eaux souterraines et on déverse les scories légères 8, que l'on tasse. Enfin, on place les conduites ou canalisations de la construction telles que les câbles électriques, les conduites d'eau, les conduites d'écoulement, etc ..., puis on coule au-dessus la dalle de béton 16, qui sert de dalle de fondation. La dalle de fondation est de préférence en béton isolant, en particulier en béton renfermant un granulat de polystyrène. Un tel béton ne réagit que lentement à des variations de température et forme en même temps une barrière vis-àvis de la vapeur d'eau. Le niveau initial du sol est indiqué en 17. Le mode de fonctionnement de l'accumulateur de chaleur est le suivant Si par exemple une longue période de chauffage n'est prévue qu'en été, un tube non isolé, noyé dans un terrain ou sol usuel, peut chauffer celui-ci dans un rayon allant jusqu'à 2 mètres si ce tube fournit en quantité suffisante et de façon permanente de la chaleur à 700. On peut tirer parti, dans ce cas, des paramètres expérimentaux résultant de la pose de câbles électriques. Une profondeur d'enfouissement avantageuse pour la conduite tubulaire 1 est en conséquence d'environ 3 mètres, étant donné qu'une couche d'une épaisseur de 1 mètre doit rester présente au-dessus du sol chauffé. Cette couche peut, si cela est désirable, servir également partiellement de milieu accumulateur de chaleur et peut être formée en partie de scories formant couche isolante.La chaleur qui se dirige vers le haut n'est en rèqle générale pas perdue, étant donné qu'elle sert à chauffer la construction. L'écartement horizontal relatif entre les tubes de la conduite 1 représente avantageusement 3 mètres, de sorte qu'il en résulte un certain chevauchement de l'effet de chauffage des tubes. Pour obtenir un meilleur comportement de transfert de chaleur entre la conduite tubulaire 1 acheminant le fluide caloriporteur et le terrain 6, il est judicieux de noyer cette conduite tubulaire dans un matériau ayant une meilleure conductibilité thermique, l'emploi de scories lourdes (ayant une densité apparente de 3,5 au minimum) étant alors très économique. On doit veiller, dans ce cas, à une gradation appropriée de la granulométrie, permettant d'obtenir un degré satisfaisant de compacité. La conduite tubulaire 1 est alimentée en règle générale avec un liquide à titre de fluide caloriporteur. La couche 9 formée de galets se présente sous la forme d'un canal de passage d'air, cet air servant alors de fluide caloriporteur. Le transfert de chaleur de l'air aux galets est il est vrai mauvais, mais ceci est compensé par la grande surface de galets ou pierres alors disponible. Dans ce cas encore, on obtient, par suite de la grande surface de contact des galets avec le terrain, une bonne capacité de transfert de chaleur à celui-ci. Un autre avantage de l'accumulateur de chaleur objet de l'invention réside dans la possibilité d'utiliser comme véhicules caloriporteurs, à la fois de l'air et un liquide, pour l'alimentation de l'accumulateur de chaleur en énergie thermique. A titre d'exemple de la capacité d'accumulation de chaleur relativement au prix de revient, on notera qu'un accumulateur connu, constitué par une cuve d'un volume de 6 m qui est entourée de pierres, représente un volume total d'environ 3 10 m . Cet accumulateur est capable de chauffer une maison 2 correspondant à une surface habitable de 140 m environ pendant un laps de temps de quatre jours. L'accumulateur de chaleur suivant l'invention peut, avec des frais d'installation beaucoup plus réduits7 présenter pour une maison de mêmes dimensions un volume qui est environ 3 50 fois plus grand, c'est-à-dire un volume d'environ 500 m Il est ainsi capable de chauffer la même maison pendant un laps de temps qui représente un multiple du précédent, mais naturellement pas 50 fois quatre jours environ, ce qui serait une erreur de calcul. Il peut toutefois, en hiver, recevoir constamment une nouvelle charge thermique et ainsi, dans des cas favorables, couvrir toute la période de chauffage. En ce qui concerne le danger de corrosion des matériaux, on notera qu'il n'est pas judicieux, en règle générale, de construire la cave et les fondations dans un sol présentant des ruissellements d'eau dus à des nappes souterraines. De même, l'installation de l'accumulateur de chaleur agencé suivant l'invention n'est pas admissible dans un sol de ce type. Ceci serait également sans intérêt puisque les nappes souterraines évacueraient à nouveau la chaleur. Toutefois, si le sol ne présente pas de nappes souterraines, les matériaux utilisés, comme les scories isolantes et les scories lourdes, s'adaptent au milieu formant environnement. Selon de récentes constatations, des matériaux de ce genre sont recommandés pour la construction de routes, étant donné qu'ils sont plus économiques à titre de matériaux réutilisables et qu'ils permettent de ménager les réserves de gravier. Afin d'obtenir une longue durée de service pour la conduite tubulaire, il est recommandé d'utiliser un matériau judicieux, comme par exemple un tube en acier galvanisé ou un tube en matière plastique approprié. En ce qui concerne la corrosion possible des scories isolantes utilisées, à laquelle on doit veiller, aucune réserve n'a besoin d'être faite, étant donné que les archéologues ont, lors de fouilles, déterré des matériaux de ce type qui ont supporté un enfouissement pendant des milliers d'années sans être atteints. Les scories lourdes, qui renferment certains métaux, sont utilisables dans un accumulateur de chaleur établi dans un environnement plus sec, de telle sorte qu'il se produise à peine une corrosion. Mais il est également avantageux d'enrober les scories lourdes ou les déchets métalliques, avant ou après leur introduction dans les tranchées 4, au moyen d'une émulsion de bitume, pour assurer une protection contre la corrosion. L'accumulateur de chaleur suivant l'invention peut également être prévu pour l'utilisation d'air à titre de fluide caloriporteur, c'est-à-dire sans conduite tubulaire 1 et sans scories lourdes. Il est également possible d'utiliser un liquide comme fluide caloriporteur ou comme milieu de transfert thermique et, dans ce cas, de ne pas prévoir de pierres ou galets. On peut encore utiliser une conduite tubulaire supplémentaire disposée au centre de l'accumulateur de chaleur (désignée par A sur la Fig. 2) et entourée de scories lourdes, l'ensemble étant alors entouré lui-même d'une couche thermoisolante. Cette conduite tubulaire supplémentaire 1' peut être chauffée à une température plus élevée que le reste de l'accumulateur, et elle peut être utilisée alors par exemple comme accumulateur de chaleur supplémentaire pour l'utilisation directe d'eau à des fins domestiques. Etant donné que le gradient de température vers l'accumulateur de chaleur environnant est dans ce cas réduit, on peut compter sur une capacité d'accumulation suffisamment grande, restant disponible pendant un laps de temps important (Fig. 2 - milieu). Si l'on accepte des frais d'établissement un peu plus élevés pour l'accumulateur de chaleur, celui-ci peut être également isolé vers le bas au moyen de scories isolantes. Le rayonnement thermique dirigé vers le bas est toutefois nettement plus faible que ce que l'on avait tendance à admettre jusqu'ici, comme cela s'est révélé lors de mesures effectuées dans le cas de piscines. Par contre, si l'on procède à un remblayage de la totalité du sol servant d'accumulateur de chaleur, comme cela est le cas par exemple pour les terrains en pente, il est souvent rentable de prévoir une isolation thermique en direction du bas, car dans ce cas un creusement ou des fouilles disparaissent. En ce qui concerne les scories et plus spécialement les scories isolantes ou mâchefer, ces matériaux sont habituellement livrés sans frais sur le lieu de la construction dans les zones urbaines ; ils sont formés en règle générale par des résidus provenant de la combustion de charbon. Dans les zones rurales, seul le transport additionnel est le plus souvent facturé. Ces scories légères contiennent des constituants poreux vitreux et constituent une isolations thermique satisfaisante et imputrescible. Elles sont très favorables du point de vue des frais, ce qui est important dans le cas de l'accumulateur de chaleur de très grandes dimensions proposé suivant l'invention. Les scories lourdes proviennent également d'installations de combustion urbaines et renferment principalement divers métaux, ainsi que de petites quantités de matières céramiques et de verre. Elles sont obtenues en grandes quantités et ne sont pas utilisées étant donné qu'une séparation selon les types de métaux est trop coûteuse. Toutefois, elles trouvent une utilisation satisfaisante dans le cas de l'accumulateur de chaleur suivant l'invention, étant donné qu'elles forment un conducteur thermique de bonne qualité lors d'une compression satisfaisante. Cette utilisation est non seulement économique , mais constitue également un recyclage précieux, étant donné que les matériaux sont utilisés de façon économique pendant des décennies et sont également à nouveau disponibles ensuite pour une réutilisation. Leur emploi dans un accumulateur de chaleur exige très peu d'énergie additionnelle, et elle permet l'économie d'un véhicule énergétique irremplaçable (mazout, gaz, charbon) par l'utilisation d'énergie solaire ou d'énergie provenant de déchets. En outre, on réalise une économie d'espace sur les aires de décharge, ainsi qu'unie économie de matériaux de construction qui devaient être utilisés selon la technique usuelle, par exemple pour des échangeurs de chaleur ou pour des récipients accumulateurs. Un autre mode de réalisation a été représenté sur la Fig. 3. Dans le cas d'un sol très dur devant recevoir une construction ou même de roche compacte, l'établissement des accumulateurs de chaleur tels que décrits ci-avant peut se heurter à des difficultés du fait que la formation de tranchées devient coûteuse. Dans ce cas, on peut relever quelque peu le cas échéant le sol sur lequel la construction sera établie, par exemple en le rechargeant avec du béton. On déverse ensuite sur cette surface des scories lourdes sur une épaisseur d'au moins 20 cm, on imprègne avec une émulsion de bitume, on tasse et on lisse. Simultanément, on noie des conduites tubulaires 1 dans ce lit de scories lourdes, ainsi que des tubes 12', 13', 14' pour l'introduction ultérieure de thermomètres. On réalise au-dessus de l'ensemble une isolation thermique 8 (scories isolantes) et on coule la dalle de fondation 16'. Etant donné qu'il n'est pas prévu ici de tranchées latérales remplies de matériau d'isolation thermique, on peut réduire l'échappement latéral de la chaleur par un remblai latdral plat 8' en matériau assurant une isolation thermique. Un autre mode de réalisation encore a été représenté sur les Fig. 4 et 5. Dans ce cas, si l'on se trouve en présence d'un sol pour construction qui demeure sec ou qu'il est aisé de protéger vis-à-vis des eaux d'infiltration, on peut utiliser un autre type encore d'accumulateur de chaleur. On fore alors dans le sol 20 devant recevoir la construction, selon des écartements réguliers, des trous 21 ayant par exemple environ 20 cm de diamètre et 3 mètres de profondeur. On introduit ensuite dans les trous 21 des conduites multiples 22. Les trous sont alors remplis de scories lourdes 23, qui sont imprégnées d'une émulsion de bitume. On établit également sur le sol devant recevoir la construction une couche de 10 à 20 cm de scories lourdes dans laquelle les conduites 22 sont noy et ici encore on imprègne et on tasse.Les scories lourdes 23 servent à nouveau de premier accumulateur de chaleur et assurent le transfert de chaleur au sol sur lequel on établit la construction. On réalise sur l'ensemble une isolation thermique 24, avantageusement en scories isolantes, pour réduire le dégagement de chaleur vers le haut. L'élément limite en direction du haut est constitué par une dalle de fondation 25, qui est avantageusement en béton isolant avec granulat de polysty réne. De façon avantageuse, des conduites tubulaires 1, 1', multiples 22 sont prévues dans tous les modes de réalisation. D'une part, il en résulte un meilleur transfert de chaleur des tubes vers la masse d'accumulation, et inversement. Par ailleurs, on peut continuer d'utiliser l'accumulateur de chaleur si une conduite tubulaire individuelle devait fuire. Dans ce cas, cette conduite serait isolée et mise au repos. En utilisant des conduites multiples, il est également possible d'utiliser un circuit avec les collecteurs simplement pour l'apport de chaleur à l'accumulateur, et un circuit séparé pour le prélèvement de chaleur. Selon un mode de fonctionnement particulièrement avantageux de l'accumulateur de chaleur, on alimente celui-ci en chaleur au moyen d'eau chaude, et pendant la période de chauffage, on fait circuler l'air alimentant la construction à travers le canal formé de galets, en vue de son échauffement. La recharge de l'accumulateur peut avoir lieu quotidiennement en quelques heures, tandis que l'on dispose quotidiennement de 24 heures pour sa décharge (chauffage du local). Dans de nombreux cas, on peut renoncer dans la construction à l'emploi d'échangeurs de chaleur (radiateurs, chauffage par le sol). Il est également possible de prévoir, au lieu dtun seul canal formé de galets, plusieurs canaux, par exemple un canal pour le chauffage de la partie jour ou d'habitation et un canal pour le chauffage de la partie nuit. Des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Accumulateur de chaleur destiné au chauffage d'une construction, comportant des moyens pour l'acheminement d'un fluide servant de véhicule caloriporteur à travers le milieu d'accumulation de la chaleur et une isolation thermique s'opposant à un échappement prématuré de la chaleur, caractérisé en ce que le milieu d'accumulation de la chaleur est constitué par différents matériaux solides (5, 6, 8) ayant des conductibilités thermiques également différentes, et en ce que le terrain (6) correspondant au sol devant recevoir la construction forme, du point de vue volume, la plus grande partie de l'accumulateur de chaleur. 2.- Accumulateur de chaleur suivant la revendication 1 caractérisé en ce que les moyens (t, 9) assurant l'acheminement du véhicule caloriporteur sont disposés au moins 1,5 mètre au-dessous de la surface du sol, stils les conduites d'amenée et d'évacuation (10, 11) présentant une profondeur de pose plus faible. 3.- Accumulateur de chaleur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens (1, 9) servant à l'acheminement du véhicule caloriporteur sont constitués par des couches (9) formant des canaux, constituées par des pierres, en particulier par des galets ayant des diamètres de 3 à 25 cm, les intervalles entre les galets servant au passage d'air chaud formant le fluide caloriporteur. 4.- Accumulateur de chaleur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens assurant l'acheminement du véhicule caloriporteur sont constitués par des tubes (1) qui, afin de fournir une meilleure conductibilité thermique en direction du terrain environnant (6), sont entourés d'un matériau ayant une bonne conductibilité thermique et une densité 3 apparente supérieure à 2000 kg/m , ce matériau étant constitué de préférence par des scories lourdes (5) ou des déchets métal 3 liques d'une densité apparente supérieure à 3000 kg/m 5.- Accumulateur de chaleur suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la conduite tubulaire enrobée (1) est voisine de couches (9) formées de pierres suivant la revendication 3, de telle sorte que l'on puisse utiliser sélectivement ou simultanément divers véhicules caloriporteurs, de l'air chaud servant de fluide caloriporteur circulant entre les pierres, tandis que de l'eau chaude forme le fluide caloriporteur circulant dans les tubes. 6.- Accumulateur de chaleur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'isolation thermique renferme des matériaux formant déchets, en particulier des scories légères ou mâchefer. 7.- Accumulateur de chaleur suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est disposé au-dessous de la construction à chauffer. 8.- Accumulateur de chaleur suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il présente en plan la forme d'un disque ovale ou rond. 9.- Accumulateur de chaleur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le milieu d'accumulation de la chaleur renferme des scories lourdes ou des déchets métalliques ou riblons. 10.- Accumulateur de chaleur suivant la revendication 4, caractérisé en ce que les tubes sont introduits dans des trous (21) forés dans le sol recevant la construction, de telle sorte que ce sol serve d'accumulateur de chaleur.