L'invention concerne des raccords de tuyaux, et plus particulièrement des raccords réutilisables qui peu- vent être fixés ou enlevés, sur les lieux d'utilisation, et en particulier des raccords d'extrémité pour tuyaux en "Té- flon". Les raccords rêutilisables, pouvant être fixés sur les lieux d'utilisation, sont destinés principalement, mais non exclusivement, aux réparations de circuits hydrauliques et pneumatiques, effectuées sur place. L'invention concerne le seul raccord connu à deux pièces, totalement réutilisable, pouvant être mis en place sur les lieux d'utilisation et destiné à être utilisé avec des tuyaux de "Téflon" tressés. Le raccord selon l'invention peut être utilisé et réutilisé plus de quinze fois sur des tuyaux neufs et il s'est avéré capable, au cours d'essais, de supporter, sans fuite, une pression pneumatique de 31,5 MPa. Habituellement, les raccords d'extrémité de l'art antérieur, du type décrit, sont fixés aux tuyaux en usine o on peut disposer de mandrins d'insertion et de matrices de compression convenables, commandés mécaniquement. La con- ception de l'art antérieur, qui est pratiquement utilisée par tous les fabricants de raccords, exige l'utilisation d'une troisième pièce appelée "manchon" ou "gland" rapporté. Ce manchon est nécessaire pour assurer l'étanchéité. Un ou- til spécial doit être utilisé pour desserrer la tresse métal- lique afin d'insérer ce manchon rapporté entre la garniture intérieure et la tresse extérieure. Le manchon n'est pas réutilisable et il doit être remplacé lorsque les autres éléments sont réutilisés. Le manchon exige un contact métal sur métal avec la pièce introduite dans le tuyau pour réali- ser un joint. Si l'on ne parvient pas à réaliser un joint métal sur métal parfait, le fluide passe à travers le rac- cord et fuit. Pour assurer l'obtention d'un joint métal sur métal, le manchon est réalisé en métal plus mou qui est dé- formé et l'empêche d'être réutilisé. Le raccord de conception antérieure doit également être utilisé avec des tuyaux en matière relativement rigide et ayant une résistance au flam- bage suffisante pour permettre l'emboîtement avec le manchon. De plus, la conception antérieure exige d'utiliser des lubri- fiants pour faciliter l'assemblage, ainsi que des outils spé- ciaux d'assemblage. Lorsqu'il s'est avéré nécessaire de monter un tel raccord d'extrémité de l'art antérieur sur les lieux d'utili- sation, il est devenu courant de forcer le tuyau sur ou dans une première pièce filetée. Ensuite une seconde pièce est tournée sur la première pièce. Habituellement, l'une des piè- ces est conique afin de faciliter le début de l'introduction, mais une grande force est ensuite nécessaire pour achever l'introduction. Par conséquent, il faut une grande quantité de lubrifiant. Lorsque les deux pièces filetées sont tour- nées l'une par rapport à l'autre, un coin de compression se forme et l'opération devient très difficile. Dans le cas de tuyaux multicouches, l'application à force de la partie ex- trême du raccord sur le tuyau peut provoquer une déstratifi- cation des couches du tuyau. L'invention a donc pour objet un raccord d'extré- mité perfectionné pouvant être fixé à des tuyaux sur les lieux d'utilisation. Aucun outil spécial n'est nécessaire. L'élément rapporté et la douille peuvent être assemblés avec un minimum de deux clés. Cependant, si les conditions de production en grande série l'imposent, un étau d'établi peut être utilisé à la place d'une clé pour accélérer la production. L'invention a donc pour objet un raccord d'extré- mité réutilisable, qui peut être posé sur des tuyaux et re- tiré des tuyaux de façon répétée. Ce raccord, dont la fixation est facilitée, est conçu notamment, mais non exclu- sivement, pour être utilisé avec des tuyaux en "Téflon". L'invention concerne donc un raccord d'extrémité fileté à deux pièces complémentaires. L'une des pièces du raccord d'extrémité tend à serrer le tuyau et à le tirer sur l'autre pièce lorsque ces deux pièces sont vissées l'une sur l'autre, puis serrées en position. Lorsque l'une des pièces est tournée, le tuyau est tiré assez étroitement contre une nervure de blocage pour sectionner un court tronçon de bout situé à l'extrémité du tuyau afin d'assurer un meilleur ap- pui et un meilleur blocage métal sur métal de la tresse. La tresse présente, le cas échéant,, dans le tuyau est maintenue contre la nervure de blocage afin de tendre à maintenir as- semblés le tuyau et le raccord d'extrémité pour les empêcher de se déplacer longitudinalement l'un par rapport à l'autre. Les caractéristiques principales de l'invention sont la pos- sibilité d'enclencher et de positionner le tuyau sans effort ou outillage extérieur supplémentaire, et la possibilité de cisailler la garniture intérieure pour réaliser un blocage métal sur métal avec la tresse. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels: la figure 1 est une élévation de l'une des pièces du raccord d'extrémité selon l'invention, à savoir un élé- ment rapporté qui s'ajuste à l'intérieur du tuyau; la figure 2 est une coupe axiale de la seconde pièce du raccord d'extrémité selon l'invention, à savoir une douille qui s'ajuste sur la surface extérieure du tuyau et qui tourne sur la pièce de la figure 1; la figure 3 est une coupe longitudinale partielle montrant l'étape initiale d'assemblage au cours de laquelle le tuyau est serré entre les deux pièces du raccord d'extré- mité; la figure 4 est une coupe longitudinale partielle montrant une deuxième étape d'assemblage proche de la fin du procédé de fixation; la figure 5 est une coupe longitudinale partielle montrant le sectionnement d'un petit bout extrême du tuyau, à la fin du procédé de fixation; la figure 6 est une coupe longitudinale partielle d'une variante dans laquelle la douille extérieure est con- çue pour comprimer le tuyau; et la figure 7 est une coupe longitudinale partiel- le d'une autre variante comportant des filets supplémentai- res destinés à tirer le tuyau jusqu'à sa position finale de fixation. L'élément rapporté 20 représenté sur la figure 1 comporte une extrémité filetée 22 et une extrémité 24 à arêtes. Le bout extérieur 26 de l'extrémité 24 à arêtes s'ajuste vers l'intérieur du tuyau. La conicité vers l'ex- trémité 26 de l'élément rapporté 20 présente avantageusement un angle optimal de 10 à 150 Cet angle est déterminé afin de compenser les variations de tolérances minimales et ma- ximales du diamètre intérieur de la garniture. Le bord avant de la partie conique présente un diamètre inférieur au dia- mètre minimal de la garniture et il se comporte comme un élé- ment de guidage assurant l'alignement et l'emboîtement. Si l'angle du cône est trop grand (supérieur à 45 ), la résis- tance à la dilatation du tuyau devient supérieure à la force exercée dans l'extrémité de guidage pour tirer le tuyau vers l'avant. Le bout opposé de l'extrémité 24 à arêtes se termine par une nervure 28 de blocage et d'étanchéité. Un dégagement , situé en arrière de la nervure 28 de blocage et d'étan- chéité,est destiné à recevoir la partie en excès résultant du cisaillage du bout de la garniture intérieure du tuyau. L'avantage de l'opération de cisaillage est qu'elle enlève une partie de la garniture intérieure non métallique pour mettre à découvert la tresse extérieure et réaliser ainsi un blocage métal sur métal avec la tresse. L'extrémité du tuyau doit être initialement coupée à angle droit, conformé- ment aux pratiques industrielles acceptées. L'élément 20 comporte ensuite une partie filetée 32 qui permet à un tuyau d'être tiré sur l'extrémité 24 à arêtes. Des faces ou pans 34 permettent aux deux pièces d'être tournées l'une par rapport à l'autre à l'aide d'une clé. Le dégagement 36 permet aux deux pièces d'être rappro- chées l'une de l'autre sans s'arrêter en butée l'une contre l'autre. Un alésage 38 traverse la totalité de la pièce pour permettre l'écoulement d'un fluide à travers elle. Dans une forme de réalisation, la pièce 20 du raccord présente une longueur d'environ cinq centimètres et le diamètre de l'alésage 38 est d'environ 8,5 millimè- tres. Les dimensions restantes sont approximativement: 12,5 millimètres pour l'extrémité filetée 22; 6,5 milli- mètres pour les pans 34; un peu moins de 6,5 millimètres pour le dégagement 36; un peu plus de 6,5 millimètres pour la partie filetée 32; de 2,5 à 3,2 millimètres environ, pour le dégagement 30; un peu moins de 6,5 millimètres pour la nervure 28 de blocage; et environ 12,5 millimètres pour l'extrémité 24 à arêtes. La partie 50 en forme de douille (figure 2) comprend une partie filetée 52 complémentaire de la partie filetée 32 de l'élément rapporté 20 et pouvant tourner sur cette partie 32. La surface extérieure de cette partie 52 présente également des faces ou pans 54 pouvant recevoir une clé. L'autre extrémité de la douille 50 comporte une virole 56. L'extrémité extérieure de la virole 56 pré- sente un chanfrein 58 qui facilite l'introduction d'un tuyau. L'ensemble de la douille 50 présente une longueur légèrement supérieure à 2,5 centimètres et cette longueur est divisée de façon plus ou moins égale entre les deux par- ties 52 et 56. Les figures 3 à 5 représentent le procédé d'assem- blage du raccord selon l'invention. Initialement (figure 3), un tuyau 60 est introduit dans la virole 56 de la douille, à peu près jusqu'au commencement de la partie filetée 52. Puis l'élément rapporté 20 est disposé de manière à être en face de l'extrémité du tuyau 60. Le tuyau comporte une cou- che intérieure 62 en "Téflon" et une couche extérieure 64 constituée d'une tresse. Les deux parties filetées 32 et 52 entrent en contact de manière à pouvoir être vissées l'une sur l'autre. Il convient de noter sur la figure 3 que l'extré- mité du tuyau 60 dépasse de l'extrémité intérieure de la virole 56 sur une distance A qui forme un tronçon de gui- dage. Par conséquent, lorsque les deux parties filetées 52 et 32 se rapprochent, l'extrémité de guidage du tuyau 60 tend à être prise entre les pièces 20 et 50 et à être dé- formée sur l'extrémité 24 à arêtes de l'élément rapporté 20. L'extrémité avant ou l'extrémité de guidage du tuyau est prise entre la douille et la surface inclinée de guidage de l'élément rapporté afin de former un ajustement serré et de permettre au mouvement d'avance du tuyau de commencer. Lors- que le tuyau avance sur l'extrémité à arêtes, les arêtes de cette extrémité 24 empêchent le tuyau de revenir en arrière. Plus le tuyau entre en contact avec la surface intérieure de la virole 56 de la douille, plus le raccord d'extrémité est capable d'entraIner le tuyau vers l'avant et de le faire mon- ter sur un épaulement 28 de l'élément rapporté. Par consé- quent, l'extrémité de guidage du tuyau est quelque peu pin- cée et elle tend à s'évaser suffisamment pour que le bord avant de la virole 56 de la douille morde sur cette extré- mité de guidage. Lorsque les pans 34 et 54 sont tournés les uns par rapport aux autres, la douille se ferme sur l'élément rap- porté 20 en tirant le tuyau avec elle. Finalement (figure 4), le bout 68 du tuyau est pris entre la nervure 28 de blocage et d'étanchéité et un épaulement complémentaire 66 de blocage métal sur métal présenté par la douille 50. En continuant de faire tourner les pans 34 et 54 à l'aide de clés, on provoque le cisaillage (figure 5) d'un bout 68 du tuyau 62 qui est de préférence en "Téflon", ce qui réalise un ajustement sur mesure entre l'extrémité du tuyau 60 et la nervure 28 de blocage et d'étanchéité. La coupe ou le cisaillage de la garniture intérieure est réa- lisé par un effet de coin lorsque la garniture intérieure est prise entre la nervure 28 de blocage de l'élément rappor- té et l'épaulement 66 de la douille. L'angle de l'épaulement de la nervure 28 de blocage ne doit pas dépasser 50 pour permettre à la garniture intérieure de s'évaser et de passer sur la nervure ou épaulement 28 avant d'être cisaillée. Il n'est pas nécessaire que ces épaulements 28 et 66 soient durcis mais ils doivent avoir une résistance suf- fisante à la compression et au cisaillage pour vaincre la force demandée pour cisailler la garniture intérieure. Si l'un ou l'autre des éléments consistués par l'élément rapporté de la douille est réalisé en matière thermoplas- tique ayant une résistance à la compression et au cisaillage inférieure à la résistance correspondante de la garniture intérieure du tuyau, les épaulement peuvent alors être ren- forcés par une pièce rapportée en métal dur, pouvant être enrobée en position lors du moulage par injection. Une au- tre variante consiste à retirer la partie avant de la gar- niture intérieure par une coupe radiale interne. Ceci peut 15.être souhaitable dans le cas o le tuyau comporte plusieurs couches tressées. Cette coupe évite d'avoir à cisailler la garniture intérieure. La tresse 64 est pincée entre l'épaulement 66 de blocage métal sur métal et la nervure 28 de blocageet.d'étan- chéité. Lorsque la tresse métallique est pincée entre la par- tie supérieure de la nervure 28 de blocage et d'étanchéité et l'épaulement 66 de la douille, il se produit un blocage métal sur métal qui a pour but de cisailler le bout avant de la garniture intérieure. En outre, le blocage métal sur métal de la tresse ajoute une charge supplémentaire de compression radiale et d'étanchéité, à l'intérieur de l'extrémité à arê- tes de l'élément rapporté, cette charge étant proportionnelle à toute charge axiale due à la pression interne. Toute charge axiale pouvant être appliquée à l'élément rapporté étire la tresse extérieure, réduisant son diamètre, et applique une charge radiale à la garniture intérieure. Par conséquent, il n'est pas nécessaire de mettre en place un organe séparé d'étanchéité par contact métal sur métal entre l'élément rap- porté et la douille, ce qui est nécessaire dans certaines for- mes de réalisation de l'art antérieur. Il en résulte un ver- rouillage métal sur métal très serré et la tresse maintenue favorise le maintien en place du tuyau 60. Aucune valeur particulière ne peut être indiquée pour l'étirement du tuyau. On utilise généralement une structure tressée pour minimiser l'accroissement des di- mensions axiales et radiales du tuyau lors de la mise sous pression. Cependant, un certain accroissement est inévitable, cet accroissement étant directement proportionnel à la pres- sion interne. Il est en général préférable que l'accroisse- ment se produise, le cas échéant, dans la direction axiale. Par conséquent, un allongement axial, dû à la pression in- terne, peut provoquer un étirement de la tresse si elle est fixée de façon indépendante et cet étirement peut avoir pour effet d'appliquer une compression radiale à la garniture in- térieure, cette compression étant sensiblement analogue à celle d'un verrou à doigts chinois. Cette compression radia- le s'oppose à la tendance de la pression intérieure à expan- ser et soulever la garniture intérieure vers l'extérieur. Cette caractéristique n'est pas destinée à réaliser un joint principal, mais uniquement à renforcer l'étanchéité initiale vis-à-vis de l'accroissement de la pression interne. La figure 6 représente une forme de réalisation sensiblement analogue à celle des figures 3 à 5, sauf que la virole 56 de la douille comporte une partie 70 relative- ment mince. Par conséquent, la partie 70 de la virole s'ex- panse sensiblement lorsque le tuyau, de préférence en "Té- flon', est comprimé entre l'extrémité 24 à arêtes et la vi- role 56. Le rapport de compression entre l'élément rapporté et la douille peut être compris entre 10% et 60% suivant la matière du tuyau. Dans le cas d'une garniture en plastomère, par exemple en polytétrafluoréthylène ou en "Nylon", le rap- port préféré de compression est égal à environ 50% de l'épais- seur de la garniture intérieure. La matière de la partie 70 présente avantageuse- ment une qualité analogue à celle d'un ressort afin de com- primer le tuyau et de rattraper le fluage de la matière plastique. La partie 70 de la virole de la douille doit avoir une épaisseur comprise entre 0,25 et 0,50 millimètre. Elle doit être réalisée en toute matière métallique ayant un module élevé d'élasticité afin de présenter un degré élevé de contrainte résiduelle pour le rappel élastique, avec une déformation minimale. La virole peut être trempée si cela est nécessaire pour l'obtention du module d'élasti- cité et de la qualité de ressort souhaités. Sur la figure 7, la virole 56 de la douille est légèrement plus épaisse et la surface intérieure de cette virole 56 présente des contre-filets 72 peu profonds qui sont tournés en sens opposé à celui des filets de la par- tie filetée 52. La relation entre l'épaisseur du tuyau et l'élasticité est directement proportionnelle au jeu demandé entre l'élément rapporté 20 et la douille 50. Le serrage ou effet de compression entre le diamètre intérieur de la virole extrême 56 de la douille extérieure et les flancs inclinés des arêtes de l'extrémité 24 de l'élément rapporté doit être suffisant. A cet effet, le frottement entre la tresse exté- rieure 64 et le diamètre intérieur de la virole 56 est supé- rieur au frottement se produisant entre les flancs inclinés des arêtes de l'extrémité 24 et la garniture intérieure 62 en plastomère, de sorte que le tuyau est tiré vers l'avant lorsque la douille est enclenchée avec l'élément rapporté. Dans la plupart des cas, la garniture intérieure 62 en plas- tomère est constituée d'une matière telle que du "N.ylon" ou du polytétrafluoréthylène ou bien elle est en élastomère. Ces matières ont une résistance au frottement inférieure à celle de la tresse extérieure métallique 64. Lorsque le frot- tement se produisant naturellement ne permet pas de vaincre le frottement de la garniture intérieure, par exemple lors- qu'une tresse non métallique est utilisée ou lorsqu'une gaine extérieure en élastomère ou en matière thermoplastique est utilisée, les contre-filets 72 peu profonds sont alors réali- sés dans la surface cylindrique intérieure de la virole 56. Ces contre-filets exercent la résistance au frottement et la force d'entraînement vers l'avant demandées. Par conséquent, les contre-filets 72 tendent à mor- dre dans la surface extérieure du tuyau 60 et à propulser ce dernier sur l'extrémité 24 à arêtes, vers la position de blocage. Cette forme particulière du raccord (figure 7) convient le mieux lorsque la surface extérieure 74 du tuyau est constituée d'une matière telle qu'un textile ou une étoffe synthétique, ou bien lorsqu'elle est constituée d'une matière élastique extrudée pouvant aisément épouser la forme des filets 72. La forme de réalisation de la figure 7 peur également être utilisée avec d'autres matières, par exemple une tresse métallique. La force principale d'étanchéité du raccord selon l'invention est obtenue par compression de la couche 62 en "Téflon" entre l'extrémité 24 à arêtes et la virole 56 de la douille. La compression, pour la plupart des matières des tuyaux, est de l'ordre de 10 à 60% de l'épaisseur totale. Une compression de 35 à 50% de l'épaisseur est préférée lors- que la matière est du "Téflon". Cette matière est la plus sou- haitable pour les tuyaux, car elle peut être utilisée sur une large plage de température, comprise entre -55 et 2300C et elle est inerte à la plupart des fluides. Le seul inconvé- nient du "Téflon" est le prix qui impose parfois l'utilisation de matières moins coûteuses. Cette compression provoque également un étirement du tuyau dans la direction axiale et l'application d'une charge en bout au tuyau contre la nervure 28 de blocage et d'étanchéité. L'étirement axial tend également la tresse 64 qui est serrée entre la nervure 28 de blocage et d'étanchéité et l'épaulement 66 de verrouillage métal sur métal. L'étanchéité, à la fois à la pression et au vide, est obtenue par compression radiale de la garniture inté- rieure et par le fait que l'extrémité à arêtes de l'élément rapporté mord dans la garniture intérieure. Un second joint ou joint complémentaire est en outre obtenu par la compression axiale de la garniture intérieure entre l'épaulement inférieur formé sur la nervure 28 de blocage et d'étanchéité de l'élé- ment rapporté, et l'épaulement supérieur 66 de la douille. L'élément rapporté 20 et la douille 50 peuvent être réalisés en toute matière convenable, par exemple en acier inoxydable, en aluminium durci ou en laiton. Des raccords réalisés en acier cadmié ont été essayés avec succès, sans présenter de détérioration, à des tempéra- tures extrêmes comprises entre -55 et +2300C, qui sont les limites pour la garniture intérieure des tuyaux. De plus, ces raccords résistent globalement à 150 000 cycles d'application d'une pression manométrique de 10,5 MPa, à 230'C, sans présenter de défaillance. Les limites d'utili- sation sont imposées par des matières constituant les tu- yaux et les raccords, et non par la conception. Cependant, les problèmes actuels de pénurie d'éner- gie imposent des limites concernant le poids, en particulier en aéronautique o le raccord selon l'invention peut être utilisé. Par conséquent, pour de telles utilisations, les pièces peuvent également être réalisées en matière plastique composite, par exemple l'une de nombreuses résines renforcées par des fibres de verre, de bore, de carbone ou de "Kevlar". D'autres matières plastiques utilisent du graphite et une résine époxy. Ces matières plastiques ont pour avantages supplémentaires de ne pas se détériorer par attaque d'agents corrosifs et de résister à des températures extrêmes qui tendent à fatiguer les métaux. Une matière thermoplastique composite, par exem- ple des "Nylon" et des polyesters armés de fibres de verre, est également souhaitée, en raison de sa plus grande résistance aux efforts de campression, traction et cisaillement. L'effet du fluage de la matière plastique, des variations de températire, du vieil- lissement et des cycles d'impulsions dépendent tous du type de matière choisi pour le raccord selon l'invention, et il faut procéder à des essais pour établir ces limites pour toute installation ou tout usage donné. Il va de soi que de nombreuses modifications peu- vent être apportées au raccord décrit et représenté sans sor- tir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Raccord d'extrémité, caractérisé en ce qu'il comporte un élément rapporté (20) comprenant au moins une extrémité (24) à arêtes qui part d'un bout extérieur (26) jusqu'à une nervure (28) de blocage et qui est suivie d'un premier tronçon fileté (32), une douille (50) qui comporte une virole (56) et un second tronçon fileté (52), l'extré- mité à arêtes ayant des dimensions lui permettant de se lo- ger et de s'ajuster dans un tuyau (60), le second tronçon fileté ayant une longueur, par rapport à celle de l'extré- mité à arêtes, telle que, lorsque les premier et second tron- çons filetés sont en prise, un tuyau introduit dans la vi- role de la douille dépasse de cette virole et forme un tronçon extrême de guidage, les dimensions relatives de l'élément rapporté, de la douille et du tuyau étant telles que la virole de la douille tire l'extrémité de guidage sur l'extrémité à arêtes lorsque les premier et second tronçons filetés sont tournés et fermés l'un sur l'autre. 2. Raccord d'extrémité selon la revendication 1, caractérisé en ce que la douille comporte un épaulement (66) d'étanchéité qui coopère avec la nervure de blocage pour cisailler un bout (68) en saillie du tuyau lorsque les tron- çons filetés arrivent en position de fermeture. 3.Raccord d'extrémité selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'un dégagement (30), ménagé entre la nervure de blocage et le premier tronçon fileté, est des- tiné à recevoir le bout cisaillé du tuyau. 4. Raccord d'extrémité selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'épaulement d'étanchéité et la ner- vure de blocage sont dimensionnés pour pincer et retenir toute tresse 64 pouvant être portée par le tuyau. 5. Raccord d'extrémité selon l'une quelconque des revendications 2, 3 et 4, caractérisé en ce que la virole de la douille comporte des contre-filets (72) qui tendent à mordre dans le tuyau et à propulser ce dernier sur l'extré- mité à arêtes lorsque les premier et second tronçons filetés sont tournés et fermés l'un sur l'autre. 6. Raccord d'extrémité selon l'une quelconque des revendications 2, 3 et 4, caractérisé en ce que la virole de la douille comporte des parois relativement minces (70) qui s'expansent sur l'extrémité du tuyau pour la comprimer contre l'extrémité à arêtes, la partie à pa- rois expansées pouvant notamment avoir des qualités analo- gues à celles d'un ressort. 7. Raccord d'extrémité selon l'une quelconque des revendications 2, 3 et 4, caractérisé en ce que les dimensions de l'élément rapporté et de la douille sont telles que le tuyau est comprimé sur l'extrémité à arêtes afin que son épaisseur soit réduite de 10 à 60%, et notam- ment d'environ 35%. 8. Raccord d'extrémité selon la revendication 7, caractérisé en ce que les dimensions sont telles que le tuyau est poussé axialement contre la nervure de blocage sous l'effet de ladite compression. 9. Raccord d'extrémité selon l'une quelconque des revendications 2, 3 et 4, caractérisé en ce que l'élé- ment rapporté et la douille comportent des faces ou méplats (34, 54) permettant au raccord d'être ouvert et fermé sur les lieux d'utilisation, au moyen de clés. 10. Raccord d'extrémité en deux pièces, caracté- risé en ce qu'il comporte une première pièce (20) qui com- porte un premier élément (24, 32) à arêtes et filetage, s'ajustant dans la lumière d'un tuyau (60), une seconde pièce (50) qui comporte une douille filetée s'ajustant sur la surface périphérique extérieure du tuyau, et des organes complémentaires (28, 66) portés par les premier et second élements afin de serrer une extrémité de guidage du tuyau et de la tirer sur ledit élément à arêtes lorsque les pre- mier et second éléments sont vissés l'un dans l'autre.