La présente invention, à laquelle ont participé Messieurs René DELAITRE et Jean-Caude BOSVOT, concerne un dispositif de projection de lumière permettant de projeter sur une surface une trace lumineuse de très faible dimension destinée à servir de repère, et cela sans provoquer de dispersion parasite de lumière. Selon l'invention, ce dispositif est caractérisé en ce qu'il comprend un corps creux présentant une ouverture, une pièce creuse logée dans ce corps et présentant également une ouverture qui s appuie sur celle du corps, une lampe fixée à l'intérieur de cette pièce et un diaphragme logé dans cette pièce entre son ouverture et la lampe. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre à titre d'exemple non limitatif en regard des dessins annexés sur lesquels: la Fig. 1 représente une vue de face, avec arrachement partiel du couvercle, d'un dispositif conforme à l'invention supposé fixé sur un mur; la Fig. 2 représente une vue de dessus de l'objet de la Fig.l, prise en coupe suivant la ligne 2-2 de cette figure. Le dispositif représenté par ces figures comprend, monté dans un bottier 1, un corps sphérique 2 dans lequel est logé un portelampe 3 sur lequel sont fixés une lampe 4 et un diaphragme 5. Le corps 2, par exemple moulé en matière thermo-plastique en deux moitiés identiques collées, présente la forme d'une sphère tronquée en deux parties diamétralement opposées suivant un axe X-X de façon à ménager deux ouvertures circulaires 6 et 7 de méme axe et de rayon à peu près égal à la moitié de celui de la sphère. Le boitier 1, lui aussi en matière thermoplastique,est de forme parallélépipédique et peut être fixée par son fond 8 par exemple sur un mur 9 à l'aide de vis 10. Ce boîtier est fermé par un couvercle 11 dans lequel est ménagée une ouverture 12 à bord 13 rabattu en forme de tronc de cone vers l'extérieur du bolier et de rayon légèrement inférieur à celui du corps sphérique 2. Ce corps 2 est logé dans le boitier en faisant partiellement saillie, du côté de son ouverture 6, à l'extérieur de ce boitier à travers l'ouverture 12 de celui-ci; il s'appuie contre le bord tronconique et est maintenu serré contre celui-ci par une plaque annulaire 14 qui présente une ouverture 15 à peu près de meme rayon que l'ouverture 12 et à surface intérieure tronconique qui s'appuie contre le corps 2 a l'opposé de l'ouverture 12 par rapport à son grand cercle. Le maintien est obtenu a l'aide de vis 16 qui traversent le couvercle 11 et sont vissées dans la plaque 14. Le porte-lampe 3, également en matière thermoplastique, est une pièce creuse de révolution d'épaisseur pratiquement constante comprenant deux parties cylindriques de même axe, l'une 17 au rayon de l'ouverture 6 et l'autre 18 de rayon plus faible, et réunies par un épaulement annulaire plan 19. Ce porte-lampe 3 est logé dans le corps 2 de façon que sa partie cylindrique la plus large 17 soit maintenue d'une part à son extrémité libre par un prolongement cylindrique 20 de l'ouverture 6 vers l'extérieur et d'autre part à proximité de l'épaulement 19 par une saillie annulaire 21 venue de matière avec le corps perpendiculairement à l'axe X-X et présentant une ouverture de même rayon que l'ouverture 6.L'épaulement 19 vient par ailleurs s'appuyer par sa surface extérieure contre une autre saillie annulaire 22 venue de matière avec le corps perpendiculairement à l'axe X-X et présentant une ouverture de rayon un peu supérieur à celui de la partie la plus étroite 18 du portelampe et inférieur à celui de l'ouverture 6. La largeur du portelampe est de l'ordre des trois quarts de la hauteur du corps 2 de sorte que l'extrémité de sa partie étroite 18 est assez éloignée de l'ouverture 7 de ce corps. Le prolongement cylindrique 20 et la saillie annulaire 21 servent de moyens de guidage pour le portelampe 3. La lampe 4 est une lampe à filament rectiligne du type "navette", c'est-à-dire cylindrique et avec deux culots 4 aux extrémités. Cette lampe est fixée sur le porte-lampe, suivant un diamètre de la partie étroite 18 de celui-ci~et à travers deux orifices 23 ménagés dans cette partie, par l'intermédiaire de deux passe-fil annulaires en caoutchouc 24 dont l'extérieur présente une gorge et dont le diamètre intérieur, un peu inférieur à celui des culots de la lampe, donne un serrage empêchant le déplacement longitudinal de celle-ci. La longueur de la lampe est inférieure au diamètre de la partie large 17 du porte-lampe et la partie étroite 18 de celui-ci est évidemment de diamètre inférieur à cette longueur.Les culots de la lampe débouchent ainsi et font saillie de manière à venir en contact avec des lames élastiques conductrices et à maintenir b porte-lampe- comme on le verra par la suite. Afin de permettre l'introduction du porte-lampe dans le corps, alors que les passe-fil et les culots de la lampe en font saillie latéralement, il est prévu dans la saillie annulaire 22 du corps deux encoches 22a dont la forme permet le passage de ces passe-fil et culots. Ces encoches 22a permettent aussi une orientation de la lampe et de ses culots dont on verra l'avantage par la suite.Elles permettent aussi un verrouillage de la rotation par leur coopération avec les passe-fil qui y restent partiellement engagés. Le corps 2 présente encore intérieurement et venues de matière, deux saillies 25 disposées à proximité de l'ouverture 7 dans un même plan diamétral et présentant deux surfaces planes parallèles à l'axe X-X et qui se font face, en légère saillie par rapport à -l'ouverture 7. Chacune de ces saillies présente deux tetons 26 venus de moulage par l'intermédiaire desquels sont fixées sur les deux saillies et parallèlement à ltaxe X-X deux lames de contact métalliques 27; pour cette fixation, les tétons ont été introduits dans des trous correspondants des lames et aplatis par fusion pour obtenir un rivetage. L'écartement de ces lames, donc des saillies 25, est supérieur au diamètre de la partie étroite 18 du portelampe de façon que celle-ci puisse se loger entre elles, mais un peu inférieur à la longueur de la lampe 4.Les extrémités intérieures des lames, qui viennent à proximité de la saillie annulaire 22 du corps, présentent la forme de coudes en Vé 28 derrière lesquels viennent s'engager les culots de la lampe, ce qui permet un verrouillage en position de la lampe, et par la suite du portelampe, sur le corps 2. Le diaphragme 5 est une pièce également en matière thermoplastique moulée présentant la forme d'une cuvette cylindrique dont le fond présente une fente diamétrale étroite 29 et dont la paroi cylindrique, qui vient se loger très exactement, sans jeu, à l'in- térieur de la partie large 17 du porte-lampe, est assez épaisse de façon qu'une gorge annulaire 30 puisse être ménagée dans son épaisseur à partir de sa tranche, séparant ainsi deux lèvres annulaires axiales dont la lèvre extérieure 31 est très mince et donc présente une certaine élasticité; la surface extérieure de cette lèvre est par ailleurs réalisée au moulage légèrement tronconique en s'évasant vers son bord. Ainsi, cette élasticité et cette conicité permettent un serrage léger de ce diaphragme à l'intérieur du porte-lampe et donc un maintien en position convenable. Ce diaphragme est de hauteur inférieure à celle de la partie large 17 du porte-lampe de sort qu'il peut coulisser dans cette dernière, permettant ainsi d'approcher ou d'éloigner la fente 29 5 la larJe 4. Le ,éalaJe de position de la fente s'effectue en faisant coulisser le diaphragme dans le porte-lampe en introduisant un outil muni de deux doigts dans deux petits trous radiaux 32 rercas intérieurement dars 1 paroi cylindrique du diaphragme. Le coulissement est guidé à 1 ' aide de deux évidements axiaux 33 diamétralement oppcsés suivant le diamètre de la fente 29, ménagés extérieurement dans l'épaisseur de la paroi cylindrique du dia frame et débouchant sur le tond de celui-ci, ces évidements s'engageant sur deux bossages 34 de forme conjuguée venus de matière en saillie à l'intérieur de la partie large du porte-lampe à partir de son épaulement 19 suivant le même diamètre que la lampe 4; ceci permet le coulissement en conservant le parallélisme de la fente 29 et de lalampe 4. L'extraction du diaphragme 5 hors du porte-lampe est rendue impossible grâce à un moyen de retenue ou anneau élastique 35 du genre jonc qui est logé dans une rainure ménagée intérieurement dans la paroi de la partie large 17 et qui sert de butée à ce diaphragme. Cette disposition évite de fausses manoeuvres dans le cas ot l'on utilise une lumière inactinique, l'extraction complète du diaphragme laissant en effet libre passage à la lumière directe de la lampe. Le diaphragme sert également de support pour des filtres à lumière 36 qui peuvent être des filtres en gélatine colorés pincée entre deux lames transparentes ou des filtres en verre teinté dans la masse; le filtre choisi est logé et maintenu entre le fond du diaphragme et une collerette intérieure de celui-ci derrière laquelle le filtre est introduit à force. Les lames de contact 27 font, à leur extrémité opposée aux extrémités 28, saillie hors du corps 2 et reçoivent des conducteurs électriques 37 qui sont raccordés à une boite de dérivation 38 qui est fixée sur le fond du boîtier 1 par des vis 39. Ce boîtier présente encore dans ses parois latérales des passages 40 munis de passe-fil pour des fils de jonction en dérivation utilisés lorsqu'on monte plusieurs dispositifs en parallèle. Le dispositif ainsi décrit permet de projeter un trait de lumière étroit sur le sol de couloirs ou d'allées obscurs, notamment dans des laboratoires photographiques ou dans des salles de cinéma; une série de dispositifs convenablement espacés permet de réaliser une ligne lumineuse continue de quelques centimètres de largeur servant I se guider, et cela sans provoquer de dispersion parasite de lumière. Le dispositif se fixe par exemple au plafond ou en partie haute d'un mur et il peut s' orienter au montage, c'est-à-dire avant blocage des vis 16, pour diriger la ligne lumineuse à l'endroit prévu. Les avantages de ce dispositif sont les suivants: Le remplacement de la lampe émettrice de lumière se fait sans projection de lumière parasite; il s'effectue en extrayant le porte-lampe au moyen d'un outil qui prend appui sur l'anneau élastique 35 et en poussant ensuite la lampe à travers les passe-fil pour la dégager. Cette lampe doit évidemment être d'un type tel que l'ampoule de verre ait approxinativement le même diamètre que les culots pour en permettre l'introduction. La rotation du portelampe par rapport au corps selon leur axe commun X-X est rendue impossible par blocage dans la position ou les culots sont dans l'axe des encoches. La largeur de la ligne lumineuse projetée est par ailleurs r6tlable. En effet le réglage de l'angle du pinceau lumineux peut se faire par variation de la distance fente-lampe ou bien par variation de la largeur de la fente à la fabrication; dans le premier cas, le réglage de position de la fente s'effectue en faisant coulisser le diaphragme dans le porte-lampe de la façon indiquée plus haut. On remarquera encore que la longueur de la partie la plus large du porte-lampe est supérieure à la distance dont il faut déplacer ce porte-lampe à partir de la position de verrouillage des culots de lampe par les coudes des lames 27 pour que ces culots ne soient plus au contact de ces lames et que donc le circuit d'alimentation de la lampe soit coupé. Il n'y a ainsi aucun risque de provoquer un éclairage direct par la lampe si pour une raison ou une autre on extrait le porte-lampe du corps. Il faut enfin noter que le démontage du dispositif ne peut être fait qu'avec un outillage spécial. Il est bien clair que, sans sortir du cadre de l'invention, des variantes de réalisation peuvent être apportées au mode de réalisation qui vient d'être décrit. C'est ainsi que, alors que dans l'exemple décrit les lames 27 remplissent les deux fonctions de verrouillage et de contact électrique, on peut séparer ces fonctions en remplaçant ces lames par des languettes et en prévoyant des contacts électriques séparés. On peut également utIliser à la place d'une lampe navette une lampe à douille munie de deux plots. Dans le cas de l'éclairage d'une salle de spectacle par exemple, on peut remplacer la fente du diaphragme par un trou et utiliser une lampe bulbe, ce qui donne donc de simples spots lumineux. - REVENDICATIONS 1.- Dispositif de projection de lumière, caractérisé en ce qu'il comprend un corps creux présentant une ouverture, une pièce creuse logée dans ce corps et présentant également une ouverture définie par une partie qui s'appuie sur l'ouverture du corps, une lampe fixée à l'intérieur de cette pièce et un diaphragme logé dans cette pièce entre son ouverture et la lampe. 2.- Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le corps porte des éléments de verrouillage qu3 coopèrent avec des parties en saillie sur la pièce creuse, des contacts d'alimentation fixés sur le corps étant, dans la position de verrouillage de la pièce creuse, au contact des plots conducteurs de la lampe. 3.- Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la pièce creuse présente, à partir de son ouverture, une partie de section constante égale à celle de l'ouverture du corps et de longueur au moins égale à la course séparant la position ou les éléments de verrouillage maintiennent les parties en saillie sur la pièce creuse et la position où les plots conducteurs de la lampe ne touchent plus les contacts d'alimentation. 4.- Dispositif suivant lkne quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que les éléments de verrouillage sont constitués par les extrémités coudées de lames élastiques. 5.- Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que les lames élastiques sont conductrices de l'électricité, constituant ainsi également les contacts d'alimentation de la lampe. 6.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les parties en saillie sur la pièce creuse sont constituees par les plots conducteurs de la lampe. 7.- Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la section de la pièce creuse perpendiculairement à sa direction de déplacement est de dimension maximale égale à celle de l'ouverture du corps et en ce que le corps présente des moyens de guidage en translation et sans jeu de cette pièce suivant son axe. 8.- Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la pièce creuse est cylindrique et les moyens de guidage du corps sont des parties annulaires de ce corps. 9.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la pièce creuse présente un épaulement qui 9'a-pilie contre une surface de butée du corps. 10.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendicadons 1 a 9, caractérisé en ce que le diaphragme est monté coulissant par rapport à la pièce creuse suivant une direction dirigée de la lampe vers l'ouverture ll.- Dispositif suivant la revendication 10, caractérisé en ce que la pièce creuse présente un épaulement et des moyens de retenue du diaphragme. 12.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 a 11, caractérisé en ce que le corps présente extérieurement une forme sphérique et en ce qu'il est monté à la façon d'une rotule entre deux ouvertures circulaires ménagées l'une sur un boîtier et l'autre sur une plaque fixée sur ce boîtier.