-I- 2:33338 La présente invention est relative à un matériau imprimable, tel que papier, carton, feuille en toute matière et analogue, dans lequel, quelle que soit la matière, son aptitude à l'impression est accrue par des substances déclenchant le séchage chimique de l'encre d'imprimerie,. Dans toutes les impressions, par exemple l'impression en relief, l'impression à plat ou superficielle, et l'impression dite "intaglio" en profondeur, par tout procédé d'impression et sur toutesmachines connues, l'encre d'impression doit d'abord être répartie de manière uniforme sous forme liquide sur un élément de transfert, tel que plaque, bloc ou cylindre, depuis lequel elle est ensuite appliquée au papier ou autre matière imprimable. Après le processus d'impression, le motif imprimé par transfert doit être transformé en une pellicule permanente, solide et stable, présentant une bonne adhérence à la matière imprimable. Même quand on utilise-des encres d'imprimerie à fluidité élevée, leur rapide passage à la forme solide est une exigence préalable dans les procédés d'impression moderne à passage rapide. Tandis que se produit la solidification ou le séchage de l'encre d'imprimerie, interviennent un certain nombre de phénomènes chimiques et physiques. La présente invention se réfère à ces phénomènes chimiques. Jusqu'à présent il n'a pas été possible d'expliquer complètement les phénomènes chimiques qui se produisent effectivement au cours du séchage de l'encre. Cependant on suppose généralement qu'il se produit essentiellement une réticulation par oxydation, comme on sait que c'est lë cas pour certaines huiles siccatives et résines non-saturées. La réticulation par oxydation est utilisée dans le séchage des vernis et les applications à la peinture. Les réactions qui interviennent sont influencées par le choix des différente huiles et résines siccatives et non siccatives par l'addition de catalyseurs, par exemple accélérateurs, siccatifs et analogues. L'une des difficultés rencontrées dans la composition des systèmes d'encres d'imprimerie est le choix des composants de manière telle que, d'une part une solidification et un durcissement 7u 02074 ~2~ 2-.: 23333 rapides et complets soient assurés, tandis que d'autre part toute réaction soit inhibée jusqu'au moment où l'encre d'impression est au contact du papier ou autre matière imprimable. La période pendant laquelle l'encre est exposée à l'oxygène de l'air sur le mé-5 canisme de transfert de la machine à imprimer et le dernier moment où existe un risque aigu de séchage chimique sur place„ Pour empêcher ce séchage prématuré, on a parfois introduit dans l'encre des inhibiteurs de réaction. Par contre cela peut à son tour empêcher la réticulation ultérieure de l'encre sur le papier. JO En vue d'accélérer le séchage de l'encre après son trans fert à une matière imprimable, il est nécessaire, dans l'état actuel de la technique, d'ajouter à l'encre des catalyseurs du genre accélérateurs et/ou siccatifs (qui seront désignés dans ce qui suit par "catalyseurs") qui amorcent la réticulation par oxydation J5 de certains composants de l'encre. En plus de l'addition de ces catalyseurs, on a déjà proposé de les ajouter aux encres d'imprimerie sous forme d'une pellicule continue formant une couche sur la matière imprimable elle-même, Ainsi le brevet US I.8II.804 décrit la fabrication d'une dé-20 calcomanie dans laquelle l'aptitude à l'impression de la couche de transfert gonflable à l'eau est améliorée par une couche mince d' une laque protectrice par dessus la couche gonflable. Cette couche mince est sous forme d'une pellicule continue, aussi exempte de pores que possible, et constituée de nitrocellulose et de sic-25 catifs dissous dans un solvant organique. De petites quantités de charges peuvent être introduite dans la structure pelliculaire de manière à donner naissance à une fine rugosité superficielle. On peut également citer le brevet US 3.029„154, qui décrit l'enduction d'un papier non-enduit au moyen d'une pellicule hydro-30 fuge de catalyseurs sous forme de siccatifs organo-métalliques, par exemple du stéarate de zinc, du stéarate d'aluminium, de 1' oléate de cobalt ou des résinâtes de cobalt sous forme des sels de cobalt de l'acide abiétique. La nature générale des siccatifs ou catalyseurs organo-métalliques sous forme de sels métalliques 35 d'acides gras supérieurs est décrite à la colonne I du brevet 70 02074 -3- 2 . 33338 US 30O29.I54. Conformément à ce brevet; la présence de la pellicule catalytique accélérée, la solidification du système d'encre et améliore la qualité de l'impression. Ce brevet expose de façon expresse que la présence de plus grandes quantités de charges de 5 nature minérale, par exemple d'argile, inhibe la fonction siccative de la pellicule en raison de l'incompatibilité de ces charges avec les catalyseurs en question. Ainsi il est indiqué à la colonne I de ce brevet qu'il n'est pas permis de mélanger les sels métalliques en question et qu'ils ne doivent pas contenir de quan-10 tités excessives d'ingrédients incompatibles tels que de l'argile ou autres charges. En outre, une condition préalable à une mise en'oeuvre satisfaisante du processus décrit dans ce brevet antérieur est que l'encre contienne un solvant du ou des sels métalliques formant le revêtement ou la couche, ce solvant étant une hui-15 le végétale ou animale, une huile oxydée ou un hydrocarbure. La présente invention vise un matériau imprimable, tel qu' un papier ou analogue, d'aptitude améliorée à l'impression, et surmontant les inconvénients des matériaux antérieurs. Elle vise en outre un matériau de ce type, pouvant être une 20 matière enduite, telle que du papier enduit de pigment, et qui, malgré la présence d'argile ou de matières analogue, peut faire usage de catalyseurs connus, de manière à obtenir un matériau imprimable d'aptitude supérieure à l'impression. Plus généralement, l'invention vise à améliorer la techni-25 que de déclenchement ou amorçage de l'aptitude à l'impression des matériaux imprimables. En bref, selon l'invention, on a découvert que l'effet bénéfique des catalyseurs sur le déclenchement du séchage chimique des encres d'imprimerie, n'est pas entravé par la présence des ma-30 tières minérales telles que l'argile, à condition que les catalyseurs apparaissent sur la surface du matériau à imprimer sous forme finement dispersée, au lieu de la pellicule dispersée connue des techniques antérieures. En conséquence, et conformément à un mode de réalisation 35 de l'invention, le catalyseur peut être dans lés masses d'enduc- £ *- f 02074 -4- 2C33388 tion contenant de l'argile et utilisées pour l'enduction des matériaux imprimables tels que le papier. La présence des catalyseurs sous forme finement dispersée provoque un séchage plus rapide et efficace .de l'encre d'imprimerie et entraîne une solidification 5 améliorée de la pellicule d'encre sur la matière imprimée. Selon une seconde réalisation de l'invention, particulièrement appropriée à l'impression sur papier non-venduit, les catalyseurs peuvent être incorporés au véhicule, par exemple la masse de papier elle-même, auquel cas ils se fixent sur les fibres de 10 papier et aucune enduction superficielle complémentaire n'est nécessaire avant l'impression. En conséquence, la base essentielle de l'invention est l'incorporation des substances catalytiques, ayant tendance à amorcer ou à faciliter la réticulation des composants de l'encre, et qui, 15 conformément aux techniques antérieures, étaient contenues dans une pellicule séparée, directement dans le papier ou dans la masse d'enduction sous forme finement dispersée. L'invention concerne donc un matériau imprimable tel que papier, carton, feuille de toute matière ou analogue, dans lequel 20 l'aptitude à l'impression de la matière est accrue ou amorcée grâce à un séchage plus rapide de l'encre d'imprimerie, cet effet fa-varable étant obtenu par la présence sur la surface à imprimer d' une substance catalytique qui amorce le séchage de l'encre agaLiqœs, cette substance étant sous forme finement dispersée, soit dans la 25 masse véhicule proprement dit, soit dans un revêtement pigmentai-re superposé à la masse véhicule. Les catalyseurs utilisés selon l'invention peuvent être les mêmes que ceux décrits au brevet US 3.029.154, ou bien d'autres catalyseurs amorçant le séchage connus dans la technique. Des ca-30 talyseurs particulièrement appropriés sont les sels métalliques d' acides organiques supérieurs dans lesquels le métal est le cobalt, le manganèse ou le zirconium. La portion acide du sel peut être l'acide octoîque ou l'acide naphténique, mais d'autres acides supérieurs conviennent également. 35 On a cependant trouvé également que l'on obtient d'excel- . 02074 -5- 2 33338 lents résultats si les catalyseurs sont des substances libérant de l'oxygène actif. De telles substances sont, par exemple les péroxydes minéraux ou organiques normalement stables. Les peroxydes convenables suivants sont mentionnés à titre d'exemples : Peroxydes minéraux 1- Peroxyde de baryum Ba O2, 8 H2 O (teneur en oxygène actif : 8 %) 2- Peroxyde de zinc Zn Og, ^ H2 O (teneur en oxygène actif : 8 %) 3- Perborate de sodium Na BO2 H 2 C>2 / 3 H2O (teneur en oxygène actif : 10 %) 4- -"Blanc Satiné peroxydé". Ce produit peut être préparé par la méthode usuelle de préparation du "Blanc Sfciné" (à savoir à partir de chaux et de sulfate d'aluminium) en présence d'eau oxygénée. (teneur en oxygène actif : I %) Peroxydes organiques 1- Peroxyde de dilanroyle (C-j-2 H23 2 °2 2- Peroxyde de dibenzoyle (C7 H5 O)2 O2 On comprendra que, pour être efficace dans l'application envisagée, la quantité de catalyseur à apporter à la matière imprimable peut varier dans des limites relativement larges. On a trouvé que l'on obtient d'excellents résultats si la matière imprimable contient les quantités suivantes de catalyseur : a) Si le catalyseur est un sel organo-métallique (exprimé en ppm du métal actif) : environ I-IOO ppm ; b) Si le catalyseur est un peroxyde minéral : environ 0,1-5 % en poids ; c) Si le catalyseur est un peroxyde organique : environ I- 100 ppm Bien que, comme indiqué précédemment, l'invention soit applicable aux matières aussi bien enduites que non-enduites, l'usage principal de l'invention est avec les matières enduites telles que le papier pigmenté, car ce type de procédé d'impression est principalement destiné à ce genre de matière. Pour cette raison, la description qui suit se réfère surtout à du papier pourvu d'un 70 02074 -6- 2 33388 enduit pigmentaire. Il est connu de manière générale dans ce domaine que la production d'impressions de bonne qualité exige du papier, du carton, ou des feuilles pourvues de revêtements pigmentaires. L'em-5 ploi de matières imprimables à revêtements pigmentaires simplifie et accélère également le processus d'impression. La raison en est que les composants principaux des revêtements pigmentaires, par exemple l'argile; la craie précipitée, le blanc satiné et analogues, ont une taille de particules beaucoup plus fine que celle 10 des fibres de papier. Il s'ensuit que grâce au papier ou matière analogue à revêtement pigmentaire semblable, on peut obtenir une surface lisse et homogène à structure finement poreuse, ce qui est une condition préalable pour l'obtention d'impression de bonne qualité. 15 Conformément à une réalisation de l'invention, les cataly seurs sont avantageusement incorporés dans le revêtement pigmentaire sous forme d'une dispersion formant une phase séparée. A cet effet les catalyseurs sont ajoutés sous forme d'une dispersim huileuse à la masse ou au mélange aqueux de revêtement pigmentai-20 re- Les particules de catalyseur sont finement réparties dans la masse aqueuse de revêtement pigmentaire grâce à 11 activité superficielle, qui peut être accrue par addition d'agents tensio-actifg. Une grande variété de composés tensio-actifs peuvent être utilisés à cet effet. En pratique les agents mouillants ou tensio-25 actifs du type suivant se sont révélés convenables : a) Agents mouillants non-ioniques ; Produits de condensation avec l'oxyde d'éthylène de différentes longueurs de chaîne. b) Agents mouillants anioniques : 30 Sulfonates, tels que le dodécylbenzène sulfonate, l'huile de ricin suifonée, les hydrocarbures oléfiniques sulfonés. Cette dispersion, tout en conservant son activité cataly-tique, est stabilisée au moyen de colloïdes protecteurs, et fixée dans le système capillaire pendant le séchage du revêtement 35 sur la base de papier. L'activation du catalyseur est retardée 70 02074 -7- 2033388 et tempérée par le contact ou le mouillage avec les composants huileux de l'encre, à la suite de quoi les catalyseurs sont libérés de leur fixation locale. Une fois que l'activité catalytique a été antr-cée, les catalyseurs exercent une forte action siccative, en parti-5 culier du fait de leur fine répartition, et cette action catalytique est très rapide et efficace, et assure le séchage des huiles et résines siccatives de l'encre. Grâce à l'invention; il est ainsi possible pour la première fois d'augmenter encore les conditions préalables les plus fa-vorables pour une aptitude satisfaisante à l'impression de matières imprimables à revêtement pigmentaire par activation chimique de la matière. Dans les papiers à revêtements pigmentaires classiques antérieurs, la première étape de la solidification de l'encre d'im-15 primerie consistait dans la filtration rapide des composants plutôt liquides de l'encre.Les papiers à siccatilrité active obtenus selon 11 invention complètent cette première étape par la réticulation (gélification) vraisemblablement rapide des huiles et résines siccatives contenues dans l'encre. Grâce à cette réticulation chi-20 mique, la pellicule fraîche d'encre est solidifiée extrêmement rapidement, en un temps beaucoup plus court que ce n'était le cas jusqu'ici. Ceux des composants du système d'encre qui facilitent la solidification et confèrent le lustre sont fixés au point de leur activité la plus élevée. Cela signifie que l'imprimeur peut 25 mettre le matériau imprimé en piles élevées et peut immédiatement le replier pour la réimprimer. Dans l'impression rapide multi-feuilles, il a été d'usage jusqu'ici de poudrer les feuilles individuelles imprimées dans la machine, pour séparer les feuilles successives encore humides,, en 30 vue d'éviter la maculation des feuilles empilées. Par l'emploi d'un matériau imprimable conforme à l'invention, le poudrage n'est plus nécessaire. Cela représente un perfectionnement car le poudrage affecté, la qualité du matériau, et notamment la résistance au maculage et à l'usure par frottement. 35 Des impressions sur matériaux selon l'invention présentent, une ré 70 02074 -8- 2:33388 sistance accrue au maculage et à l'usure, ce qui a été prouvé par des essais scientifiques. La raison en est qu'il se forme sur la surface imprimée une pellicule d'encre très dure, mécaniquement star ble et bien adhérente. Cette meilleure résistance à . IV .abrasion est 5 d'importance considérable et décisive, en particulier pour les matériaux d'emballage et de conditionnement, tels que les boites les cartons et analogues. Comme indiqué précédemment, l'activation catalytique du revêtement pigmentaire peut ne pas être effectué par des sels métallo liques d'acides organiques agissant comme catalyseurs de réticulation, car des résultats également satisfaisants sont obtenus par usage d'agents libérant de l'oxygène tels que les perocydes normalement stables. Ces peroxydes apportent aux composants réticulables l'oxygène nécessaire pour la réticulation, sous forme concentré et 15 efficace. On va maintenant décrire l'invention plus complètement au moyen d'un certain nombre d'exemples donnés à titre d'illustration non limitative. Des modifications dans leurs détails ne s'écarteront pas de l'esprit de l'invention. 20 EXEMPLE I Pour préparer des papiers artistiques enduits de haute qualité, comportant la propriété d'accélérer le séchage incorporée, utilisable avec les encres pour presse à main et les encres offset, on ajoute l'agent ou catalyseur promoteur de séchage à la mas-25 se ou mélange d'enduction préparé pour l'application superficielle sous forme de l'octoate de cobalt,ou sel de cobalt de l'acide 2-éthylhexanoîque. La base papier, exempte de fibres de bois mécaniques et pesant 75 g/m2 est enduite d'un mélange aqueux à 40-50 % d'ingrédients 30 solides sur les deux cotés, à un poids final à sec de 100 g/m2 sur une machine d'enduction à cylindres lisseurs. Le mélange d'enduction consiste, pour ce qui est des pigments, en parties à peut près égales de carbonate de calcium, de blanc satiné et de kaolin, et pour ce qui est des liants, de parties à peu près égales de coséi-35 nate de sodium et d'un copolymère d'acrylate et d'acétate de poly- 70 02074 ~9~ 2 :33388 vinyle (vendu sous la marque commerciale "ACRONAL" par la firme BASF). La feuille de papier enduite passe ensuite encore une fois dans une machine d'enduction à cylindre lisseur, où est appliquée une couche de finissage de 10 g/m2 sur chaque coté. Le mélange uti-5 lisé pour la couche de finissage à la même composition que ci-dessus avec les mêmes proportions, mais avec addition d'octoate de cobalt à raison de 0,005 % de cobalt, calculé sur la base de la teneur en solides. En diluant d'abord l'octoate de cobalt avec 10 fois la même quantité isopropanol commercial, on obtient une répartition j0 homogène de l'agent actif. En incorporant l'octoate de cobalt, qui est dissout dans une phase huileuse, en agitant vigoureusement dans le mélange d'enduction aqueux, l'octoate se sépare en particules extrêmement fines. On empêche la coalescence des particules au moyen des liants présents, qui jouent également le rôle de colloides 25 protecteurs. Dans le cas ci-dessus, le finissage actif a séché complètement en 7 secondes ; à ce rythme de séchage, on peut supposer qu'il se produit une migration des gouttelettes huileuses dans les zones supérieures de la couche de finissage, c'est-à-dire que les gouttelettes ne sont pas à plus de quelques micons de' la surface, fe 20 papier enduit est calandré sur une calandre à 16 galets ou à bol. à une pression linéaire de 160 kg/cm, et découpé en feuilles. Le mélange d" additifs tensio-actifs n'est pas nécessaire dans cet exemple. Ces feuilles sont imprimées dans un atelier d'imprimerie à 25 une cadence horaire de 4 000-4500 feuilles; avec semi-simili-gravu-re en utilisant un écran à 60 points/cm linéaire ; l'impression est faite sur les deux faces en une seule couleur (noir) avec une encre commerciale pure, prise directement dans son conditionnement. A titre comparatif, on imprime de la même manière un papier commercial 30 de la qualité artistique élevée, codée "émail n° I", ayant la même substance. Les impressions faites avec les papiers activés par addition d'octoate de cobalt ne présentent aucun maculage et possédant une résistance supérieure à l'abrasion, et , l'agrafage ou l'empilage peuvent suivre immédiatement.- Aucun poudrage n'est nécessaire 35 quand le travail est fait avec les papiers du commerce-. Aussi bien 70 02074 -10- 2C33388 le temps de maculage (résistance à l'essuyage immédiaisnent après l'impression) que le séchage complet (essai à l'ongle après 5 et 24 h) sont améliorés. Dans cet essai, on a intentionellement utili-5 sé une encre d'impression bon marché, à séchage lent. Les caractéristiques de séchage améliorées du papier traité au catalyseur sont les suivantes : On fait passer le papier dans une presse off-set à 4 couleurs sans aucun poudrage. Immédiatement après, on forme une pile de IOOO feuilles ce qui prend environ 12 IO minutes, et on retire la pile de la presse. Pour l'essai, l'imprimeur essaie d'enlever par frottement la pellicule d'encre, et estime la pression de ses bouts de doigts qui est nécessaire à cet effet. On frappe brutalement la pile avec un manche en bois, puis on examine le dos des feuilles au-dessous des points où le manche a 15 frappé, pour voir si un maculage s'est produit en raison de la force avec laquelle la pellicule d'encre fraiche a été pressée contre le dos de la feuille du dessus. Le premier essai montre que les papiers traités au cobalt ont atteint l'état de siccité au bout d'environ 3 minutes, et les 20 papiers non traités au bout de 15 minutes seulement. La seconde méthode d'essai indique qu'il ne së produit aucun maculage, quel qu'il soit, dans la pile de papiers traités au cobalt. Le dos des papiers imprimés de la pile non traitée présente un net maculage d'encre, et au surplus, en séparant les feuil-25 les de la pile, on peut entendre un bruit caractéristique de la séparation de matières collantes. Une semaine après l'impression, on réalise un essai comparatif portant sur la résistance à l'abrasion des impressions. Les papiers imprimés, à savoir le papier traité à l'octoate de cobalt 30 et le papier commercial, sont soumis à une abrasion dans un appareil classique d'essai d'abrasion pendant 3.minutes, sous une charge de I Kp et à une vitesse de rotation d'environ 500 t/mn. L'essai indique une résistance à l'abrasion considérablement plus élevée des impressions sur le papier activé au cobalt selon 1'inven-35 tion que sur le papier commercial. EXEMPLE 2 70 02074 -II- 2033388 On prépare un mélange activé pour une enduction par pétrissage mécanique de naphtenate (ou octoate) de manganèse dans un mélange de pigments contenant 65 % de solides, et en présence d'un agent mouillant non-ionique (vendu sous la marque commerciale "LI-5 SAPOL NXP" par I.C.I.), consistant en un produit de condensation d'oxyde d'éthylène avec du nonyl phénol„ Le mélange de pigments consiste en 75 % de kaolin et 25 % de craie broyée ; on ajuste à 0,02 % la teneur en manganèse actif (par rapport aux solides du mélange d'enduction). Le mélange d'enduction terminé contient comme 10 agent de liaison de l'amidon dégradé par oxydation et une émulsion de petites gouttelettes de styrène-butadiène carboxylé commercial (vendu sous la marque "DOX-LATEX"). La quantité de latex utilisé est de 2 fois celle d'amidon. Cette masse est mélangée à un précon-densat mélanine-formaldébyde et a une teneur en solides de 40-50 %. 15 On l'applique dans une machine d'enduction à une face d'un papier à basse teneur en bois mécanique (teneur en pulpe mécanique inférieure à 15 %) ; le temps de séchage total est de 12 secondes. Le papas: est ensuite calandré sur une supercalandre à 14 galets et découpé en feuilles. 20 Les feuilles, mesurant 78 x 122 cm, ayant une humidité re lative en pile de 55 %, sont imprimées par le procédé off-set dans une machine d'impression en 4 couleurs à 6000 impression à l'heure. On n'applique aucun poudrage. La plaque d'impression contient des zones partiellement très lourdes, à savoir avec des points de 4 25 caïLeurs superposées. La succession de couleurs est noir - bleu -rouge - jaune. On forme des piles de plus de 5000 feuilles sans aucun maculage. On imprime de la même manière, à titre de comparaison, un papier enduit du commerce, de bonne qualité mais sans activation 30 au manganèse. On trouve que des résultats insatisfaisants sont obtenus en l'absence de poudrage. L'imprimeur détermine que le papier activé au manganèse selon l'invention présente en une courte période un séchage notablement plus rapide de l'encre que le papier non activé au manganèse. La résistance à l'abrasion de l'impression 35 sur le papier selon l'invention est également supérieure à celle 70 02074 -12- 2033388 de l'impression sur le papier commercial. Les essais d'abrasion sort réalisés sur un appareil classique d'essai. EXEMPLE 3 Cet essai est réalisé avec un mélange d'enduction pigmentai-5 re classique consistant en environ : 40 % d'argile, telle que proposée dans le commerce aux fins d'enduction pigmentaire. 20 % de blanc satiné 20 % de craie précipitée IO 12 % de liant synthétique (copolymère styrène-butadie com mercialisé par DOW CHEMICAL EUROPE S.A.) 8 % de caséine sous forme de caséînate. Une partie de stéarate de calcium modifié par 100 parties du mélange d'enduction ci-dessus est incorporée dans le mélange. 15 La modification de stéarate de calcium est telle que 5 % molaires Un papier ayant une substance de 60 g/m2, apte à l'enduc- PO tion, est enduit sur ses 2 faces par 25 g/m2 de la masse d'enduction ci-dessus, puis séché. La quantité indiquée, de 25 g/m2 se réfère au poids à sec de la masse. La feuille de papier enduite, calandrée pour présenter un lustre élevé, est alors imprimée sur les deux faces en 4 couleurs dans une presse off-set. Le rythme d' 25 impression est de 18 000 épreuves/h. Le papier imprimé est plié et découpé dans la presse. A titre comparatif, on effectue uneinpres-sion sur du papier enduit commercial de haute qualité, dépourvu des catalyseurs d'activation sous forme dispersée selon l'invention. Les bavures et les barbouillures indésirables des zones lourdement 3° imprimées sur les zones non imprimées, qui se produisent fréquemment à l'empilage, n'arrivent pas avec le papier activé. L'activa-tion du papier, en revanche, n'affecte en aucune façon le lustre et la résistance supérieure à l'abrasion de l'impression finale. L'invention est applicable à n'importequel type de matière 35 imprimable, telle que papier, carton, feuilles de toutes natures. 70 02074 -13- 2033388 et elle convient particulièrement aux matières imprimables à enduction pigmentaire. "Les enduits pigmentaires peuvent être mélangés avec toute substance ayant un effet d1 amorçage du séchage sur 11 encre d'imprimerie ou le colorant appliqué au revêtement. On doit no-5 ter à cet égard qu'il suffit qu'un composant de la substance amorçant le séchage soit incorporé dans la surface à imprimer, tandis qu'un autre composant est présent dans l'encre elle-même. En outre on peut employer des combinaisons de ces substances ou composants. Dans un mode de réalisation préféré de l'invention, la sub-10 stance en question est présente dans la matière imprimable dans un milieu non-polaire en phase huileuse. En ce qui concerne les mélanges d'enduction à utiliser pour enduire la matière imprimable, les compositions-usuelles à cet effet peuvent être utilisées. On a trouvé avantageux d'y incorporer, 15 ou d'y faire prendre naissance les savons métalliques actuellement utilisés, par exemple les stéarates, qui sont des composés à activité siccative élevée. Par exemple, au lieu d'un stéarate de calcium usuel, on peut utiliser un stéarate de calcium-manganèse, comme indiqué à l'Exemple 3. 20 Le processus de séchage, qui est de nature chimique, est amorcé quand le contact a lieu entre l'encre d'imprimerie et la matière imprimable activée. Cela signifie que la composition de 1' encre d'imprimerie peut être sumplifiée car on n'a plus à y ajouter en quantités mesurées d'accélérateurs et d'inhibiteurs. 25 D'autres propriétés de l'encre peuvent ainsi être prises en considération à un plus grand degré qu'il n'était jusqu'ici possible, par exemple la stabilité, la fluidité, l'affinité pour la matière imprimable, l'intensité de couleur, les propriétés chimiques et analogues. 30 Si on utilise une encre d'imprimerie qui ne contient pas de catalyseurs de séchage, il n'existe alors aucun danger que 1' encre commence à se solidifier quand la machine d'imprimerie cesse temporairement de fonctionner. Par ailleurs l'activité et l'effet catalytique des.substances catalytiques amorçant le séchage 35 quand elles sont incorporées dans la matière imprimable, peuvent 70 02074 -14- 2:33388 être amplifiés et complétés par des sels organo-métalliques qui peuvent être présents dans l'encre. De cette manière on peut parfois obtenir un effet d'ensemble de nature synergétique, et que l'on ne peut pas obtenir en incorporant les catalyseurs soit dans la matiè-5 re imprimable seule, soit seulement dans l'encre. On met en oeuvre 11 invention de manière particulièrement avantageuse sur une matière imprimable qui a été améliorée par plusieurs enduits pigmentaires. A propos de ces papiers.enduits, les substances actives amorçant le séchage peuvent être concentrées dais IO la ou les couches supérieures. En raison de la douceur particulièrement prononcée et de la structure microporeuse de 11 enduit pigmentaire, ces papiers peuvent être imprimés avec des films d'impression colorée d'une qualité d'impression extraordinaire. Ces pellicules sont particulièrement appropriées à un séchage rapide et complet. 15 Cependant, comme il a été indiqué précédemment, l'invention n'est pas limitée à l'emploi sur matière imprimable à enduit pigmentaire. Elle peut aussi être employée avec des papiers non enduits, et dans ce cas les substances catalytiques sont soit en mélange a\œ le matériau fibreux du papier au cours de la fabrication du papier, 20 soit ajoutées à l'encollage superficiel utilisé dans la fabrication du papier. Ainsi par exemple les substances peuvent être ajoutées à la cuve avant que la pâte à papier soit introduite dans la machine à papier, ou bien elles peuvent être incorporées dans la composition liquide appliquée au papier dans la presse d'encollage de 25 la machine. On comprendra donc que l'invention n'est limitée à aucun processus particulier d'impression, mais peut être utilisée dans un procédé d'impression de toute nature. Les diverses caractéristiques de l'invention sont énumérées 30 aux revendications ci-après. Pour en faciliter la compréhension, ses avantages et les objectifs qu'elle permet d'atteindre, on peut se référer au dessin annexé, qui illustre un mode de réalisation préféré de l'invention. Sur ce dessin : 35 La figure I est une perspective à grande échelle d'un pa- 70 02074 I5~ 2G33398 pier enduit dont la couche supérieure contient les catalyseurs selon l'invention et la figure 2 est une coupe schématique partielle montrant à grande échelle la structure du papier cellulosique dans lequel est incorporé un catalyseur selon l'invention, g I = surface d'impression activée 2 = enduit supérieur pigmentaire activé 3 = premier enduit pigmentaire 4 = papier cellulosique fibreux Aa. = premier enduit pigmentaire 10 2ci = enduit supérieur pigmentaire activé - 11 = fibre de papier cellulosique 12 = micro-fibrille cellulosique 13 = fines de papier intersticielles 14 = charge minérale 15 15 m gouttelette non-polaire contenant un sel métallo-orga nique . ^ 70 02074 -16- 2033388 REVENDICATIONS 1- Matériau imprimable, notamment papier, carton, feuille et analogues, du type dans lequel l'aptitude à l'impression de la matière est accrue par au moins une substance amenée dans la surface de la matière à imprimer et amorçant le séchage de l'encre d'imprime- 5 rie appliquée à cette surface, matériau caractérisé en ce que ladite substance ou un composant de celle-ci est appliquée à, ou incorporée dans ladite matière, imprimable sous forme finement dispersée et non d'une pellicule continue. 2- Matériau selon I, caractérisé en ce que ladite substance est un 10 sel métallique d'un acide organique supérieur 3- Matériau selon I, caractérisé en ce que l'on apporte environ I-IOO ppm dudit sel métallique dans ladite matière, cette quantité étant évaluée par rapport au métal actif. 4- Matériau selon 2, caractérisé en ce que ladite substance est 15 l'octoate ou le naphtenate de cobalt ou de manganèse ou du stéarate de calcium-manganèse. 5- Matériau selon I, caractérisé en ce que ladite substance est un agent libérant de l'oxygène . . . 6- Matériau selon 5, caractérisé, en ee que cet agent" libérant de 2o 1'oxygène est un peroxyde normalement stable , 7- Matériau- selon 6, caractérisé en ce que ce peroxyde; est un peroxyde minéral, et qu'il est présent dans lamatière à raison d'environ 0,1-5 % en poids. 8- Matériau selon 6, caractérisé en ce que ce peroxyde est un pero-25 xyde organiqe, et qu'il est présent dans la natière à raison d'environ I-IOO ppm. 9- Matériau selon I, caractérisé en ce que la matière imprimable est un papier à enduit pigmentaire, ladite substance étant incorporée sous forme finement divisée dans cet enduit pigmentaire. 30 10- Matériau selon I, caractérisé en ce que la matière imprimable est du papier, ladite substance étant incorporée- sous forme finement divisée dans la pâte à papier. II- Matériau selon I, caractérisé en ce que ladite substance est finement dispersée dans une phase huileuse.- . . , ; 70 02074 -'17- 20 33388 12- Matériau imprimable, du type comprenant un papier de base, un enduit pigmentaire sur ce papier et une substance catalytique amorçant le séchage de l'encre d'imprimerie après son application à cet enduit pigmentaire, caractérisé en ce ladite substance est incorpo- 5 rée dans ledit enduit pigmentaire sous forme finement dispersée0 13- Matériau selon 12, caractérisé en ce que ladite substance est un sel métallique d'acide organique supérieur. 14- Matériau selon 12, caractérisé en ce que ladite substance est un peroxyde normalement stable 10 15- Matériau selon 12, caractérisé en ce que ladite substance est incorporée dans l'enduit pigmentaire sous forme d'une dispersion huileuse formant une phase séparée. 16- Matériau imprimable du type.constitué par du papier, du carton, de la teuille de toute nature et analogues, caractérisé en ce qu'il 15 contient, incorporé dans sa masse, une substance catalytique susceptible d'amorcer le séchage de l'encre d'i-ïrtprimerie après application de celle-ci à cette matière, ladite substance étant un sel métallique d'un acide organique ou un peroxyde normalement stable, et présente dans la matière sous forme finement dispersée. 20 17— Matériau selon 16, caractérisé en ce que ladite substance est incorporée dans la matière sous forme d'une dispersbn huileuse. 18- Matériau selon 12, caractérisé en ce que l'enduit pigmentaire comprend plusieurs couches, ladite substance étant incorporée dans la couche supérieures 25 19- Procédé pour améliorer l'aptitude à l'impression d'enduits pigmentaires destinés à être appliqués à des matières imprimables telles que du papier, procédé du type dans lequel la surface de l'enduit à imprimer contient une substance catalytique, telle qu'un sel métallique d'un acide organique ou un peroxyde normalement 30 stable, qui amorce le séchage de l'encre d'imprimerie, procédé caractérisé en ce que la substance catalytique est mélangée à une mixture aqueuse pour enduit pigmentaire sous forme d'une dispersion huileuse formant une phase dispersée dans la mixture. 20- Procédé selon 19, caractérisé en ce que le mélange est effec-35 tué en présence d'un agent tensio-actif0 02074 18 2033388 21- Procédé selon 20, caractérisé en ce que le mélange contient un liant, lequel est susceptible de former des colloïdes protecteurs autour des particules de la dispersion. 22- Procédé selon 19, caractérisé en ce que la substance catalytique est mélangée à la mixture en présence d'un solvant organique.