La présente invention a pour objet un appareil électrique, tel qu1un condensateur, possédant un ensemble diélectrique perfectionné. Le condensateur comporte des couches alternées de feuille mince de métal et d'un matériau dielectrique comprenant une combinaison de pellicule polymère et de papier, qui est imprégnée d'une composition diélectrique liquide composée d'un mélange d'oxyde de diphényle mono-halogéné et d'un oxyde d'alkyle et de diphényle mono-halogéné dont le groupement alkyle contient de 1 à 20 atomes de carbone dans sa molécule. Ce condensateur possède des caractéristiques "corona" améliorées et est sujet à de faibles pertes diélectriques, et la composition diélectrique liquide est pratiquement biodégradable. Dans la construction des condensateurs, tels- que les condensateurs de correction du facteur de puissance, on forme les empilages du condensateur avec des couches alternées de feuille mince de métal et d'un matériau diélectrique solide qui est imprégné d'un diélectrique liquide. Dans le passé, c'était du tissu de papier kraft qui était généralement utilisé comme matériau diélectrique, et les condensateurs de ce type présentaient des pertes diélectriques relativement importantes, ce qui limitait leur emploi aux condensateurs ayant une puissance réactive de 100 kilovars et moins. La combinaison du papier et de la pellicule polymère, par exemple une pellicule de polypropylène, a également été utilisée comme couche diélectrique dans les condensateurs Le condensateur papier-pellicule présente des pertes diélectriques nettement moindres que le condensateur "tout papier" et une plus grande fiabilité, ce qui permet au condensateur d'avoir une plus grande puissance réactive. Le papier de la couche diélectrique papierpellicule impose certaines restrictions, mais il joue le rôle d'une mèche en augmentant l'imprégnation de l'empilage du condensateur par le diélectrique liquide. Pendant de nombreuses années, on a utilisé les diphényles polychlorés comme diélectriques liquides dans les condensateurs de correction du facteur de puissance, et de tels diélectriques liquides produisent un ensemble diélectrique efficace qui a permis de nombreuses améliorations des condensateurs. Par exemple, au cours des dernières années, le volume de l'enveloppe du condensateur par unité de puissance réactive a été réduit par un facteur d'environ 8, les pertes diélectriques ont été réduites d'un facteur de plus de 5, et le prix de revient par unité de puissance réactive a été réduit d'un facteur d'environ 5. Ces améliorations sont dues, du moins en partie, à l'utilisation de diphényles polychlorés comme agents d'imprégnation liquides. Les diphényles polychlorés, comme par exemple le trichlorodiphényle, produisent un ensemble diélectrique efficace pour un condensateur, mais leur utilisation a posé certains problèmes écologiques car certains des diphényles polychlorés ne sont théoriquement pas biodégradables, et il s'ensuit que si des fuites ou une rupture se produit dans l'enveloppe du condensateur, ou bien si le condensateur est mis au rebut parce qu'il est périmé, le diphényle polychloré subsiste comme polluant dans l'environnement et ne se décompose pas dans une mesure appréciable même au bout de plusieurs années. Un autre inconvénient des diphényles polychlorés est qu'ils ont tendance à se concentrer dans les tissus animaux, et on s'est aperçu qu'ils étaient toxiques. L'invention a pour objet un appareil électrique, tel qu'un condensateur, possédant un ensemble diélectrique perfectionné, ainsi qu'un procédé pour fabriquer un tel condensateur. Le condensateur comporte des couches alternées de feuille mince de métal et d'un matériau diélectrique constitué par la combinaison d'une pellicule polymère et de papier. Le matériau diélectrique est imprégné d'une composition diélectrique liquide composée d'un mélange d'oxyde de diphényle mono-halogéné et d'un oxyde d'alkyle et de diphényle mono-halogéné dont le groupement alkyle contient de 1 à 20 atomes de carbone dans sa molécule. La composition diélectrique liquide contient en général environ 5% à 95 en poids de l'oxyde de diphényle mono-halogéné et 95% à 5% en poids de l'oxyde d'alkyle et de diphényle mono-halogéné.En outre, la composition diélectrique peut contenir de 0,01% à 10% d'un époxyde qui joue le rôle d'un "nettoyeur1, en neutralisant les ions chlore ou les autres produits de décomposition formés ou libérés par l'agent d'imprégnation ou d'autres matériaux dans le condensateur au cours de son fonctionnement. La pellicule diélectrique polymère peut être sous la forme d'un matériau tel que le polypropylène, le polyéthylène, le polyester, ou d'un matériau similaire, et la surface de la pellicule et/ou la surface contiguë de la feuille mince de métal peut présenter des irrégularités de surface de façon à exercer un effet de mèche pour le diélectrique liquide et à assurer l'imprégnation complète de la pellicule par le liquide au cours de la fabriça- tion. Pour fabriquer le condensateur, on sèche l'enveloppe du condensateur qui renferme la couche diélectrique solide, sous vide et à une température inférieure à 600C, et de préférence à la. température ambiante, pendant un laps de temps suffisant pour éliminer la vapeur d'eau et les autres gaz de l'intérieur du condensateur. On fait circuler ou bien on agite sous vide le diélectrique liquide pour chasser les gaz du liquide. Après le dégazage séparé du condensateur et du liquide diélectrique, on introduit le liquide dans le condensateur. Le condensateur étant plein, on fait régner un vide au-dessus du liquide ou bien on applique au liquide une pression supérieure à la pression atmosphérique, tout en maintenant le condensateur à une température inférieure-à 600C et de préférence à la température ambiante. Après l'imprégnation, on relâche le vide et on ferme hermétiquement le condensateur. Le condensateur selon l'invention présente de- faibles pertes diélectriques et possède des caractéristiques "corona" supérieures dans l'intervalle de température de -400C à +900C. Un autre avantage de ce condensateur est que la composition diélectrique liquide est moins nocive pour l'environnement que les diphényles polychlorés car elle est moins toxique, elle a moins tendance à se concentrer dans les organismes vivants, et elle est plus biodégradable que les diphényles polychlorés. L'ensemble diélectrique, traité selon l'invention pour en éliminer les gaz, est capable de fonctionner sous contrainte électrique à des températures élevées atteignant jusqu'à 125"C, sans dégradation des couches polymères ou du diélectrique liquide. La stabilité accrue aux hautes températures permet à l'ensemble diélectrique d'être utilisé dans les grands condensateurs de correction du facteur de puissance, qui ont généralement un intervalle de température utile (température de l'enveloppe) de -400C à +70"C, aussi bien que dans les condensateurs stabilisateurs ou spéciaux, de plus petite taille, qui peuvent être éventuellement sujets à des températures de fonctionnement atteignant jusqu'à 1000C-. Un autre avantage de l'invention est qu'elle permet d'éliminer la nécessité du traitement de post-durcissement qui était souvent nécessaire avec les techniques de traitement classiques. L'élimination du post-durcissement, qui nécessitait généralement une période atteignant jusqu'à 72 heures, raccourcit notablement le temps global nécessaire pour la fabrication du condensateur, en réduisant ainsi les coûts de fabrication. D'autres objets et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description qui va suivre. Sur les planches de dessins annexées La Figure 1 est une vue en-perspective d'un condensateur type construit conformément à l'invention. La Figure 2 est une vue en perspective d'un empilage de condensateur. La Figure 3 est un diagramme montrant le point de coulée du mélange, en proportions diverses, de l'oxyde de mono-chlorodiphényle et de l'oxyde de mono-chlorododécyldiphényle. Et La Figure 4 est un diagramme montrant la tension d'amorçage de la décharge, à différentes températures, d'un conden-sateur papier-pellicule réalisé conformément à l'invention, par rapport à un condensateur papier-pellicule dont l'agent d'imprégnation est un diphényle chloré. La Figure 1 représente un condensateur type comprenant une enveloppe extérieure 1 ayant des parois latérales 2, une paroi inférieure 3 et un couvercle 4. Lorsque le condensateur est en service, l'enveloppe 1 est fermée hermétiquement et est pourvue d'un petit trou 5 par lequel on introduit le liquide diélectrique dans l'enveloppe au cours de la fabrication. En outre, il est possible de raccorder une ligne de vide au trou 5 pour sécher sous vide le condensateur au cours de la fabrication. Deux bornes 6 font saillie à travers le couvercle et en sont isolées éiectriquement. Une série d'empilages 7 de condensateur est disposée à l'intérieur de l'enveloppe 1, et chaque empilage, comme le montre la Figure 2, comporte des couches enroulées de feuille mince 8 de métal séparées par une couche 9 de diélectrique. Des électrodes 10 sont connectées aux couches 8 de feuille mince, et les électrodes des différents empilages sont connectées ensemble en série et se raccordent finalement aux bornes 6. Les couches 8 de feuille mince peuvent être formées d'un matériau électriquement conducteur convenable quelconque, en général un matériau métallique tel que l'aluminium ou un métal similaire. Les couches 8 peuvent être sous la forme de feuilles rates, ou bien elles peuvent présenter des irrégularités de surface, par exemple une série de déformations formées par des renfoncements sur l'une des faces de la feuille mince et par des saillies correspondantes sur l'autre face de la feuille, comme décrit dans le brevet des E.U.A. NO 3.746.953. Les couches 9 de diélectrique solide sont composées d'une combinaison d'une pellicule polymère, par exemple de polypropylène, de polyéthylène, de polyester, ou de polycarbonate, et d'un matériau fibreux cellulosique, comme le papier kraft, le papier buvard, les fibres de pâte de bois absorbantes, ou un matériau- fibreux similaire. La pellicule polymère peut prendre la forme de bandes à surface lisse ou bien la forme d'une bande polymère, par exemple de polypropylène, à la surface de laquelle adhère une couche de fines fibres de polyoléfine, comme décrit dans le brevet des E.U.A.; NO 3.772.578. La pellicule polymère constitue généralement jusqu'à 90% du poids de la couche diélectrique, et dans la plupart des cas elle en constitue de 30 à 90t du poids, et de préférence de 70% à 85% du poids. I1 est important que la surface de la pellicule polymère et/ou la surface contiguë de la feuille mince 8 de métal présente des irrégularités ou des déformations telles que les deux surfaces contiguës ne soient pas en contact intime continu. Ces irrégula rités de surface exercent un effet de mèche ou de capillarité pour le diélectrique liquide, ce qui permet à ce dernier d'imprégner complètement la pellicule 9 au cours de la fabrication. Les couches 9 de diélectrique sont impregnées d'une composition diélectrique liquide qui se compose dtun mélange d'oxyde de diphényle mono-halogéné et d'un oxyde d'alkyle et de diphényle mono-halogéné dont le groupement alkyle contient de l à 20 atomes de carbone. L'oxyde de diphényle mono-halogéné représente d'environ 5% à 95% du poids du mélange, l'oxyde d'alkyle et de diphényle mono-halogéné représentant le reste du mélange. Pour la plupart des applications, l'oxyde de diphényle mono-alogéne représente de 10% à 70% du poids de la composition, dont le reste est représenté par l'oxyde d'alkyle et de diphényle mono-halogéné. Dans les deux composants, l'halogène est de préférence le chlore, mais il est possible d'utiliser d'autres halogènes comme le brome. L'atome d'halogène occupe habituellement la position para de chaque composé et, dans le procédé type de preparation de ces composés, environ 0% à 100% des atomes d'halogène occupent la position para, les 0 à 20E restants occupant la position ortho. Le groupement alkyle de l'oxyde d'alkyle et de diphényle mono-halogéné contient de préférence de 3 à 16 atomes de carbone et peut être soit une chaîne ramifiée soit une chaîne droite, et la position et le nombre particuliers des ramifications ne sont pas cruciaux pour l'invention. Des exemples spécifiques de la composition diélectrique à utiliser dans le condensateur selon l'invention comprennent les mélanges suivants, en pourcentage en poids : 50% d'oxyde de mono bromodiphényle et 50% d'oxyde de mono-chlorododécyldiphényle ; 30% d'oxyde de mono-chlorodiphényle et 70t d'oxyde de mono-chlorododécyldiphényle ; 80% d'oxyde de monorchlorodiphényle et 20% d'oxyde de mono-chlorohexyldiphényle ; 40% d'oxyde de mono-chlorodiphényle et 60% d'oxyde de mono-chlorobutyldiphényle ; 20% d'oxyde de mono-chlorodiphényle et 80% d'oxyde de mono-chloropropyldiphényle ; 35% d'oxyde de mono-chlorodiphényle et 65% d'oxyde de mono-chlorohexyldiphényle ; 17% d'oxyde de mono-chlorodiphényle et 83% d'oxyde de mono-chlorobutyldiphényle. La composition di électrique peut également contenir de 0,01% à 10% en poids, et de préférence de 0,2% à 1,5% en poids, d'un époxyde "nettoyeur" qui a pour effet de neutraliser les produits de décomposition qui sont libérés ou issus de l'agent d'imprégnation liquide et d'autres matériaux dans le condensateur au cours de son fonctionnement.L'agent neutralisateur ou nettoyeur peut être le 1,2-époxy-3-phénoxypropane, l'adipate de bis(3,4-epoxy6-méthylcyclohexylméthyle), le 1-Cpoxyéthyl-3 ,4-époxycyclohexane, le carboxylate de 3, 4-époxycyclohexylméthyl-3 , 4-époxycyclohexane, le carboxylate de 3 ,4-époxy-6-méthylcyclohexylméthyl-3 ,4-époxy-6- méthylcyclohexane, ou un mélange des précédents. Ces époxydes ont pour effet de neutraliser rapidement les produits de décomposition, en améliorant ainsi les propriétés diélectriques et la durée d'utilisation du condensateur. On peut préparer l'oxyde de diphényle mono-halogéné par des procédés classiques dans lesquels on halogène l'oxyde de diphényle à l'aide d'un halogénure d'aluminium, par exemple le chlorure d'aluminium, ou bien à l'aide d'autres acides protoniques, de façon à former un mélange d'oxydes d'ortho-et de para-halo diphényle, comme décrit dans le brevet des E.U.A. NO 2,022.634. De même, on peut préparer l'oxyde d'alkyle et de diphényle mono-halogéné par des procédés connus selon lesquels on traite un oxyde d'halo-diphényle par une petite proportion de chlorure d'aluminium, après quoi on introduit progressivement un halogénure d'alkyle ou une oléfine tout en maintenant le mélange à la température de réaction, comme décrit dans le brevet des E.U.A. NO 2.170.989. Il n'est pas nécessaire d'avoir recours à un mode opératoire spécial pour mélanger les deux composants l'un à l'autre, car ils sont miscibles aussi bien à la température ambiante qu'à température élevée. Ou bien, on peut obtenir le mélange en passant par le procédé d'alkylation et en mettant fin à l'alkylation au bout d'un temps suffisant pour obtenir la proportion voulue de l'oxyde d'alkyle et de diphényle mono-halogéné et de l'oxyde de diphényle mono-halogéné. Lorsqu'on utilise ce procédé pour obtenir une alkylation moindre, il peut se produire une certaine dialkylation limitée. Pour fabriquer le condensateur selon l'invention, on commence par appliquer un vide ou une pression inférieure à la pression atmosphérique à l'intérieur de l'enveloppe du condensateur qui contient l'empilage du condensateur, pendant un laps de temps suffisant pour éliminer la vapeur d'eau et les autres gaz de l'intérieur du condensateur. On fait régner le vide à l'inte- rieur de l'enveloppe 1 à l'aide d'une ligne reliant une source de vide et le trou 5. On emploie normalement un vide de moins de 100 microns de mercure, et de préférence de moins de 30 microns de mercure, et d'ordinaire une durée de séchage sous vide de plus de 40 heures, encore que la durée du séchage dépende de la valeur du vide appliqué. Pour empêcher la dilatation moléculaire de la pellicule polymère, il faut maintenir la température en deça de 600C, et il est préférable de procéder au séchage sous vide à une température de moins de 43 0C, par exemple à la température ambiante. La pellicule polymères'imprègne du diélectrique liquide par diffusion, les molécules du diélectrique liquide pénétrant dans la pellicule et migrant des régions de forte concentration aux régions de faible concentration jusqu'à ce que l'équilibre s'établisse. On a constaté que le chauffage de la pellicule polymère a un effet négatif sur la vitesse de diffusion, en raison de la dilatation de la structure moléculaire sous l'effet du chauffage, aussi est-il important d'éviter de chauffer la pellicule polymère à une température de plus de 60"C au cours du séchage du condensateur. On fait subir séparément au diélectrique liquide un traitement de séchage sous vide pour éliminer les gaz du diélectrique liquide. Pour ce traitement de dégazage, on utilise un vide de moins de 500 microns de mercure, un vide de moins de 50 microns de mercure étant préférable. On fait subir au liquide le séchage sous vide pendant un laps de temps suffisant pour éliminer les gaz du liquide. Pour accélérer le dégazage, il est préférable d'agiter le liquide soit en le faisant circuler soit en lui faisant subir une agitation ou un malaxage. La durée du dégazage dépend d'un certain nombre de facteurs, par exemple de la viscosité du liquide, de la valeur du vide, du type d'agitation, etc... En général, on fait subir au liquide le traitement de séchage sous vide pendant plus de 12 heures. Au cours du traitement de séchage sous vide, il est préférable de maintenir le liquide à la température ambiante. I1 est possible de chauffer, mais le liquide dégazé doit être à une température de moins de 600C, et de préférence de moins de 43pu, au moment où on l'introduit dans-le condensateur. On introduit le diélectrique liquide dégazé dans l'enveloppe 1 du condensateur par la canalisation reliée au trou 5 tout en maintenant le vide. Après remplissage de l'enveloppe du condensateur, on maintient audessus du liquide un vide de moins de 100 microns de mercure, et de préférence de moins de 30 microns de mercure, pendant un laps de temps suffisant pour imprégner complètement du diélectrique liquide les couches du diélectrique solide. Dans la plupart des cas, on utilise une durée d'imprégnation de plus de 24 heures. Au cours de cette durée, on maintient la température des couches 9 de diélectrique solide dans le condensateur, et celle du diélectrique liquide, en dessous de 600C, et de préférence en dessous de 430C, par exemple à la température ambiante. Ou bien, après le remplissage, il est possible d'appliquer au diélectrique liquide qui se trouve dans le condensateur une pression positive de 0,07 à 0,3 kg/cm2, pour favoriser l'impre- gnation des couches polymères solides. On maintient normalement la pression sur le diélectrique liquide pendant plus de 30 minutes. Le mode d'application de la pression sur le liquide n'est pas crucial, mais il est préférable de ne pas faire appel à un gaz sous pression en contact direct avec le liquide, car ce gaz ristuerait d'être absorbé par le liquide, et le gaz absorbé pourrait avoir un effet nocif sur les propriétés diélectriques de l'ensemble. Après la période d'imprégnation ou d'imbibition, onrelâche le vide ou la pression, le cas échéant, et on ferme hermétiquement le condensateur. Dans le passé, on faisait souvent appel à une opération de post-durcissement dans laquelle on portait le condensateur hermétiquement fermé à une température de 85"C environ pendant un laps de temps atteignant jusqu'à 72 heures de façon à améliorer l'imprégnation et à obtenir une plus grande fiabilité. L'opération de post-durcissement n'est pas nécessaire avec le procédé selon l'invention, encore qu'il serait possible de faire appel à l'incorporation du post-durci,ssement sans obtenir de résultats défavorables, mais cela augmenterait notablement la durée globale de la fabrication. En éliminant le post-durcissement, on parvient à une réduction notable de la durée de fabrication, et ceci est important du point de vue de la production. On a constaté que la composition diélectrique liquide qui est utilisée dans le condensateur selon l'invention imprègne la pellicule polymère plus facilement que les agents d'imprégnation classiques, comme le trichlorodiphényle. Cette augmentation de la vitesse d'imprégnation est liée à l'énergie superficielle des la composition et elle dépend également, du moins en partie, de la viscosité relativement faible de la composition. Une augmentation de la vitesse d'imprégnation peut avoir pour effet une économie de temps notable pour la fabrication du condensateur. La composition diélectrique liquide à utiliser dans l'appareil électrique selon l'invention a une constante diélectrique relative notablement plus faible que les diphényles polychlorés à titre d'exemple, la constante diélectrique relative d'un mélange de 17% d'oxyde de mono-chlorodiphényle et de 83% d'oxyde de monochlorobutyldiphényle est égale à 4,4 environ, tandis que celle du trichlorodiphényle pour condensateurs est égale à 5,9 environ. Cette différence notable entre les constantes diélectriques relatives laisserait supposer que la componition iélectrique selon l'invention est moins bonne que les dthényles polychlorés pour condensateurs, car la constante diélectrique relative a d'ordinaire une influence directe sur la capacité, et on s'attendrait donc normalement à ce qu'une constante diélectrique relative moindre ait pour résultat un volume plus grand par unité de puissance réactive. Cependant, la presente invention repose sur la découverte du fait que l'emploi de la composition diélectrique selon l'invention, en combinaison avec un diélectrique solide papier-pellieule ne se traduit pas par une diminution notable de la capacité par rapport à un condensateur similaire imprégné d'un diphényle polychloré. Par contre, un condensateur ayant une couche diélectrique "tout papier" et imprégné de la composition diélectrique selon l'invention, se comporte d'une manière prévisible en ce sens que sa capacité est réduite par rapport à celle d'un condensateur "tout papier" imprégné d'un diphéqylespolychlore. Ainsi donc, un condensateur "tout papier" imprégné de la composition diélectrique selon l'invention devrait;être construit avec un volume supérieur d'environ 20% à celui d'-un condensateur "tout papier" imprégné d'un diphényle polychlore, ou bien il faudrait augmenter la contrainte électrique d'environ 10%, en supposant que la dissipation de chaleur n'intervient pas, pour que ce condensateur soit comparable au condensateur "tout papier" imprégné de diphényle polychloré. On a constaté que, lorsque la pellicule polymère, par exemple la pellicule de polypropylène, est imprégnée d'un diphényle polychloré, tel que le trichlorodiphényle, la constante diélectrique relative de la pellicule polymère est légèrement augmentée. Mais, de façon tout à fait inattendue, la constante diélectrique relative de la pellicule polymère est notablement augmentée lorsqu'elle est imprégnée de la composition diélectrique selon l'invention, si bien que la constante diélectrique relative de la pellicule imprégnée de la composition diélectrique selon l'invention est en fait un peu plus elevée que la constante diélectrique relative de la même pellicule imprégnée du diphényle polychloré, alors même que la constante diélectrique relative de la composition diélectrique selon l'invanion n'est que de 4,4 environ, contre 5,9 environ pour le dples .polychloré. Même l'addition de 25% à 30% de papier à l'ensemble diélectrique comportant le liquide selon l'invention se traduit par une diminution de capacité de pas plus de 1% environ par rapport à celle qui est obtenue avec un ensemble identique comportant un diphényle polychloré pour condensateur.Ceci est en accord avec une diminution prévue de capacité d'environ 5 à 6% d'après les calculs mettant en jeu les constantes diélectriques relatives de ces matériau Ainsi donc, alors même que la constante diélectrique relative du liquide selon l'invention est notablement inférieure à celle du diphényle polychloré, la capacité du condensateur papier-pellicule imprégné de la composition diélectrique selon l'invention est comparable à celle du même condensateur imprégné d'un diphényle polychloré. La composition liquide selon l'invention, bien qu'elle soit mono-chlorée, permet d'obtenir un ensemble diélectrique stable. Traditionnellement, la stabilité est associée à une augmentation de la chloruration, mais pn s'est aperçu que la composition diélectrique liquide selon l'invention permet d'obtenir un ensemble stable, comparable à celui obtenu avec le trichlorodiphényle et le tétrachlorodiphényle. D'ailleurs, la chloruration moindre constitue un net avantage en ce qu'elle rend la composition plus facilement biodégradable, moins toxique, et moins susceptible de se concentrer dans les organismes vivants. La composition diélectrique liquide est biodégradable en quasi totalité, ce qui signifie que si la composition diélectrique vient à être exposée à l'environnement en raison de fuite ou de rupture de l'enveloppe du condensateur, ou bien du fait de la mise au rebut de condensateurs périmés, le liquide diélectrique se décompose en composés inoffensifs et sans aucun effet nocif notable sur l'environnement. Par contre, on s'est aperçu que les diphényles polychlorés pour condensateurs persistaient dans l'environnement et n'étaient pas facilement biodégradables. On a également constaté que les diphényles polychlorés se concentraient dans les tissus vivants des poissons et des animaux et étaient toxiques. Par contre, le diélectrique liquide selon l'invention est moins dangereux pour l'environnement car il se concentre moins dans les organismes vivants et est moins toxique aussi bien pour les poissons que pour les mammifères. Par exemple, les diphényles polychlorés pour condensateurs se concentrent dans les tissus des poissons de 100 à 200 fois plus qu'un mélange comprenant 17% en poids d'oxyde de mono-chlorodiphényle et 83% en poids d'oxyde de mono-chlorobutyldiphényle. D'ailleurs, la toxicité orale aiguë des diphényles polychlorés pour condensateurs est environ dix fois plus grande que celle de la composition diélectrique liquide selon l'invention. Une caractéristique importante des condensateurs est la tension d'amorçage de décharge partielle (DIV). Il est important qu'un diélectrique ne puisse être utilisé dans des conditions de décharge partielle, car l'ensemble diélectrique, en cas de décharge partielle, se dégrade et raccourcit sérieusement la durée de vie de l'ensemble. La courbe de la Figure 3 donne le point de coulée de différents mélanges d'oxyde de mono-chlorodiphényle et d'oxyde de mono-chiorododécyldiphényle qui a été obtenu dans des conditions d'essai telles que la température était stabilisée pendant plusieurs neures avant l'enregistrement des résultats. Comme le montre cette courbe, le point de coulée de l'oxyde de chlorododécyldiphényle seul est de OOC environ, et le point de cristallisation de l'oxyde de mono-chlorodiphényle seul est de - 180C environ. Cependant, contrairement aux prévisions, un mélange des deux corps précédents possède un point de coulée inférieur à celui de l'un ou l'autre des constituants isolés.Par exemple, le point de coulée d'un mélange 50:50 des deux constituants est de -450C environ, et le point de coulée de la plupart des mélanges se trouve nettement en dessous de -200C. Comme les condensateurs risquent d'être soumis à des températures ambiantes extrêmement basses lors de leur utilisation, il est souhaitable que le liquide diélectrique ait un point de coulée bas. L'abaissement du point de coulée qui est procuré par un mélange des deux constituants assure que le diélectrique liquide ne cristallise pas et reste à l'état liquide sur tout l'intervalle utile de température d'utilisation du condensateur. Le liquide diélectrique selon l'invention a un point de coulée plus bas que les diphényles polychlorés pour condensateurs. Le résultat est que le condensateur selon l'invention peut être utilisé jusqu'à une température de pas plus de -450C, et même à des températures de pas plus de - 60"C, suivant la composition du mélange des constituants utilisés dans le diélectrique liquide. On a constaté que la plupart des ensembles diélectriques présentent une médiocre fiabilité de fonctionnement aux basses températures. Les ensembles diélectriques que l'on laisse se stabiliser aux températures très basses sous contrainte électrique sont particulièrement enclins à tomber prématurément en panne, surtout si le système est mis en service à une température très basse. Pour cette raison, il est important que l'ensemble diélectrique présente des pertes importantes aux basses températures, car ces pertes importantes obligent à opérer à des températures plus élevées du diélectrique, pour lesquelles on sait que la fiabilité est meilleure. Ainsi donc, les caractéristiques de perte diélectrique de l'ensemble diélectrique selon l'invention sont élevées aux basses températures, ce qui constitue une exigence fondamentale, et ce qui a pour effet d'améliorer la fiabilité du condensateur. Cette caractéristique, associée au bas point de coulée du liquide diélectrique, permet d'obtenir un ensemble diélectrique excellent à basse température. La tension d'amorçage de décharge d'un condensateur pellicule-papier selon la présente invention, qui est imprégné du liquide diélectrique selon l'invention, est plus élevée, sur l'intervalle normal de températures de fonctionnement du condensateur, que celle d'un condensateur similaire dont l'agent d'imprégnation est constitue par un diphényle polychloré. Pour procéder à la comparaison, on a construit des jeux d'échantillons de condensateur en utilisant deux feuilles de pellicule de polypropylène de qualité électrique, de 0,0125 mm, séparées par une feuille de papier kraft de 0,009 mm, formant les couches de diélectrique (74e de pellicule de polypropylène et 26% de papier kraft). On a placé ce diélectrique feuilleté entre des feuilles minces d'aluminium ayant une épaisseur nominale de 0,0063 mm. On a imprégné les jeux d'échantillons de condensateur d'un diphényle polychloré pour condensateur ("Aroclorl016", quiest essentiellement un mélange de trichlorodiphényle et de tétrachlorodiphényle), additionné de 0,5% en poids d'un époxyde, l'adipate de bis (3 ,4-époxy-6-méthylcyclohexylméthyle) ("ERL-4289"), jouant le rôle de nettoyeur. On a imprégné d'autres jeux d'échantillons de condensateur avec le liquide diélectrique selon l'invention, qui était en l'occurence un mélange de 17% en poids d'oxyde de mono-chlorodiphényle et de 83% en poids d'oxyde de mono-chlorobutyldiphényle, additionné de 0,5* du même époxyde que ci-dessus. On a séché sous vide tous les échantillons de condensateur, dans une étuve à 1050C pendant 48 heures et sous un vide de moins de 100 microns de mercure. Dans chaque cas, on a séché sépa rément sous vide le liquide diélectrique, à 200C pendant 48 heures et sous un vide de moins de 100 microns de mercure. On a refroidi les condensateurs à 60 C, on a introduit les liquides diélectriques dans les enveloppes des condensateurs, et on les a laissés imbiber les plaques à une température de 60"C pendant 72 heures tout en entretenant un vide de moins de 100 microns au-dessus du liquide. Après cette période d'imbibition, on a relâché le vide au-dessus de chaque échantillon et on a fermé hermétiquement les condensateurs. Dans tous les cas, on a fait fonctionner les échantillons de condensateur dans des conditions de contrainte électrique à la température ambiante pendant une durée de 24 heures à 72000 V/mm. Après cette période de fonctionnement, on a déterminé la 3IV à différentes températures comprises entre -450C et +900C, les résultats de ces essais étant donnés par la Figure 4. La Figure 4 donne les valeurs de la DIV (en kV/mm) en fonction de la température (en OC) des échantillons de condensateur pellicule-papier imprégnés de diphényle polychloré (courbe A), et des échantillons imprégnés de la composition diélectrique selon l'invention (courbe B). Comme le montre la Figure 4, les échantillons de condensateur réalisés selon l'invention possèdent une tension d'amorçage de décharge plus élevée, sur l'intervalle normal des températures de fonctionnement, que les échantillons de condensateur dont l'agent d'imprégnation est un diphényle polychloré. Par ailleurs, le creux caractéristique qui apparait entre environ -200C et OOC pour les échantillons de condensateur utilisant le diphényle polychloré n'apparaît pas dans les echantillons imprégnés de la composition diélectrique selon l'invention.Cette absence du creux caractéristique est importante en ce qu'elle procure une marge de sécurité accrue, en assurant que la contrainte de fonctionnement normale se trouve bien en deça de la tension d'effet corona, ou inversement, si le facteur de sécurité de l'ensemble est maintenu à peu près à la même valeur que celle qui est d'usage avec le diphényle polychloré, il est possible d'utiliser une contrainte plus élevée. Ceci se traduit par un condensateur de plus petit volume avec la même puissance réactive. Ces essais prouvent qu'il est possible de construire le condensateur selon l'invention de sorte que sa tension d'amorçage de décharge soit supérieure à 60 kV/mm à toutes les températures comprises entre -40 C et +900C. D'autre part, le condensateur pellicule-papier selon la présente invention est stable dans les conditions de fonctionne ment. La stabilité et la fiabilité de l'ensemble sont mises évidence par les résultats donnés dans le Tableau I ci-dessous. Pour obtenir ces résultats, on a procédé à des essais consistant à fabriquer une série d'échantillons de condensateur en utilisant deux feuilles de pellicule de polypropylène de 0,0019 mm et une feuille de papier kraft de 0,009 mm comme matériau diélectrique, et à enserrer cette structure feuilletée entre des feuilles minces d'aluminium ayant une épaisseur nominale de 0,0063 mm. On a imprégné ces échantillons de condensateur d'un mélange comprenant 17% d'oxyde de mono-chlorodiphényle et 83% d'oxyde de mono-chlorobutyldiphényle. En outre, on a utilisé 0,5% d'un additif époxyde ("ERL-4289"). On a traité des échantillons de condensateur pellicule-papier de la façon :jà décrite relativement aux essais de détermination de la tension d'amorçage de la décharge en fonction de la température. TABLEAU I NO de DIV initiale DIV après DIV après l'échantillon mesurée, en fonctionnement fonctionnement kVAmm pendant 192 h pendant 192 h à 1800 V,en à 2100 V,en kV/mm l=V/mm a 75,4 85,6 94,0 b 84,4 87,6 94,0 c 73,2 82,0 88,4 d 64,8 - 86,4 94,0 e 82,0 88,8 95,2 f 81,2 92,0 95,2 moyenne 76,8 86,8 93,6 Comme on peut le voir d'après le Tableau I, le fonctionnement sous contrainte électrique a eu pour effet d'améliorer les valeurs de la DIV, et ce résultat est important car il prouve que l'ensemble ne se détériore pas, mais au contraire. s'améliore lorsqu'on l'utilise dans des conditions de contrainte électrique. Le condensateur réalisé conformément à l'invention possède une DIV relativement élevée sur tout l'intervalle utile des températures, en procurant ainsi de bonnes caractéristiques d'effet corona, et il présente de faibles pertes diélectriques. La DIV plus élevée se traduit par une augmentation de la marge de sécurité, ce qui assure que le voltage par millimètre sera nettement inférieur à la DIV, ou bien permet d'augmenter le voltage par millimètre sans diminution de la marge de sécurité. REVENDICATIONS 1. Appareil électrique, comprenant deux éléments conducteurs électriques disposés à une certaine distance l'un de l'autre et conçus pour fournir une différence de potentiel électrique entre eux, et un ensemble diélectrique interposé entre lesdits éléments, ledit ensemble diélectrique comprenant un matériau diélectrique composé d'une pellicule de polymère et d'une matière fibreuse cellulosique, et une composition diélectrique liquide imprégnant ledit matériau diélectrique, ladite composition diélectrique étant formée par un mélange d'un oxyde de diphényle mono-halogéné et d'un oxyde d'alkyle et de diphényle mono-halogéné dont le groupement alkyle contient de 1 à 20 atomes de carbone. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit matériau diélectrique se compose de 30% à 90% en poids de ladite pellicule de polymère, et de 70% à 10% en poids de ladite matière fibreuse cellulosique. 3. Appareil selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ladite pellicule de polymère est une pellicule de polypropylène, et en ce que la matière fibreuse cellulosique est le papier. 4. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'oxyde de diphényle mono-halogéné représente de 5% à 95% du poids du mélange, et l'oxyde d'alkyle et de diphényle mono-halogéné en représente de 95% à 5. 5. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé ence que le point de coulée de ladite composition diélectrique est inférieur à -200C. 6. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que ladite composition comporte un époxyde nettoyeur représentant de 0,1% à 10% du poids dudit mélange, et en ce que ledit époxyde est choisi dans le groupe comprenant le 1, 2-époxy-3-phénoxypropane, l'adipate de bis (3 ,4-époxy-6-méthyl- cyclohexylméthyle), le l-époxyéthyl-3,4-époxycyclohexane, le carboxylate de 3, 4-époxycyclohexylméthyl-3, 4-époxycyclohexane, le carboxylate de 3, 4-époxy-6-méthylcyclohexylmêthyl-3 , 4-époxy-6- méthylcyclohexane, et les mélanges des précédents. 7. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'halogène dudit oxyde de diphényle mono-halogéné est le brome, et l'halogène dudit oxyde d'alkyle et de diphényle mono-halogéné est le chlore. 8. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que ledit matériau diélectrique comprend 70% à 85% en poids de ladite pellicule de polyoléfine, le reste étant formé par du papier. 9. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que l'oxyde de diphényle mono-halogéné est l'oxyde de mono-chlorodiphényle, et en ce que ledit oxyde d'alkyle et de diphényle mono-halogéné est l'oxyde de monochlorobutyldiphényle. 10. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que ladite pellicule de polymère est une pellicule de polypropylène, de polyéthylène ou de polyester, et en ce que ledit groupement alkyle contient de 3 à 16 atomes de carbone. 11. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que c'est un condensateur électrique ayant une enveloppe étanche. 12. Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce que ledit condensateur a une tension d'amorçage de décharge de plus de 60 kV/mm à toutes les températures comprises entre -400C et +900C. 13. Procédé de fabrication de l'appareil selon la revendication 11, consistant : à former un empilage de condensateur en formant des enroulements alternés de bandes dun matériau conducteur de l'électricité et d'un matériau diélectrique comprenant une pellicule de polymère et du papier ; à introduire cet empilage dans l'enveloppe d'un condensateur ; à appliquer à l'intérieur de cette enveloppe un vide de moins de 100 microns de mercure pendant un laps de temps suffisant pour éliminer la quasi totalité du gaz de l'intérieur de l'enveloppe, tout en maintenant la température de la pellicule de polymère en dessous de 60"C à appliquer séparément à un diélectrique liquide formé par un mélange de 5% à 95% en poids d'un oxyde d'alkyle et de diphényle mono-halogéné dont le groupement alkyle contient de 1 à 20 atomes de carbone, et de 95% à 5% en poids d'un oxyde de diphényle monohalogéné, , un vide de moins de 500 microns de mercure, tout en agitant le liquide, pendant un laps de temps suffisant pour éliminer la quasi totalité du gaz du liquide, tout en maintenant la température du liquide au-dessous de 600C ; à introduire le liquide dégazé à l'intérieur de l'enveloppe ; à appliquer au liquide qui se trouve dans l'enveloppe un vide de moins de 100 microns de mercure tout en maintenant la température de la pellicule de polymère au-dessous de 600C ; et à fermer hermétiquement l'enveloppe.