L'invention a pour objet un panneau d'isolation thermique comportant au moins deux parois parallèles réunies sur leurs bords libres par des moyens étanches à l'air permettant de faire le vide entre elles. On sait qu'il n'a pas été possible jusqu'à ce jour de réaliser malgré leur grand intérêt économique, des panneaux de ce genre dans des conditions permettant une large utilisation en particulier dans l'habitat, ce qui conduit à se satisfaire de panneaux beaucoup plus épais et malgré cela bien inférieurs en pouvoir isolant. L'invention a pour objet de fournir des panneaux d'épaisseur faible, quelques millimètres par exemple, et d'un pouvoir isolant très supérieur. Pour ce faire, elle vise un panneau qui-se caractérise essentiellement par la présence d'entretoises en un matériau peu conducteur de la chaleur, de faible section et rapprochées pour satisfaire à la formule sN dans laquelle s est la section utile d'une entretoise N est le nombre d'entretoises est un coefficient de sécurité supérieur à 1 S est la surface du panneau K est la résistance à la compression du matériau des entretoises en Kgf/cm2. La distance entre les entretoises peut être inférieure à 30 cm et avantageusement de l'ordre de 2 à 3 cm. Comme on le sait, grâce au vide, la quantité de chaleur transmise par convection est extremement faible. Mais en outre on conçoit que les entretoises ne transmettent par conduction, puisque leur section est limitée, qu'une quantité de chaleur minime, tout en résistant à la compression créée par le vide. Bien entendu, on choisira de préférence un matériau de faible coefficient de conductibilité thermique et facile à travailler. Certaines matières plastiques répondent parfaitement à ce double besoin. Avantageusement, la nature du matériau des entretoises est telle que le rapport entre sa conduetibilité thermique (c'est-a-dire le flux de chaleur en Watts par mètre carry, traversant un mètre d'épaisseur du matériau pour une différence de température de 10 Centigrade entre les deux faces de ce matériau) et sa résistance à la compression (en kilogramme force par centimètre carrez est inférieure à 0,005. Naturellement, la transmission de chaleur par conduction dépend de la longueur des entretoises. Au lieu de réaliser ces dernières cylindriques ( ce terme englobant des volumes géométriques à section quelconque et non pas seule ment circulaire) l'invention prévoit, selon un perfectionnement important, que les entretoises sont constituées par un pilier central s'appuyant sur une paroi et solidaire à l'autre extrémité d'une surface de liaison de forme sinueuse s'appuyant sur l'autre paroi. Cette forme sinueuse peut être celle dite "en soufflet", à sections cylindriques, ou coniques si un problème de démoulage peut se poser. Selon encore un perfectionnement, il est prévu, entre les deux parois, des feuilles minces perforées et enfilées sur les entretoises, de façon à diminuer dans de larges proportions la quantité de chaleur transmise par rayonnement. Ces feuilles peuvent être transparentes (matières plastiques) ou opaques (métal). Certaines peuvent être ondulées. Le dessin annexé représente trois modes de réalisation de l'invention. Sur ce dessin - la figure 1 est une vue en coupe partielle d'un premier mode de réalisation ; - la figure 2 est une vue de dessus correspondante; et - les figures 3 et 4 sont des coupes partielles à plus grande échelle de deux autres modes de réalisation. On voit aux figures 1 et 2 un panneau P formé par deux plaques de verre 1 et 2 réunies sur leurs périphéries par tout mode de liaison 3 assurant l'étanehéité et le maintien. De place en place, par exemple tous les trois centimètres,sont disposées conformément à l'invention des entretoises 4 en une matière plastique convenable, ici de section circulaire, cette section étant calcule conformément à la formule précisée plus haut, avec par exemple = 2 pour tenir compte de surpressions accidentelles. Les essais du demandeur ont révélé qu'un panneau ainsi réalisé, dont ltépaisseur totale est de l'ordre du centimètre, et qui est d'un prix de revient relativement faible puisqu'il peut se fabriquer facilement en grandes séries, a un pouvoir isolant de l'ordre de 100 fois supérieur à une simple plaque de verre. Des résultats du même ordre sont obtenus par l'emploi de matériaux opaques, ou pas forcément transparents, pour constituer des parois destinées à se substituer par exemple à la laine de verre. En outre, le vide peut être créé à la demande par une pompe à vide de faible puissance, à commande manuelle ou automatique, ce qui permet de réduire à presque rien le pouvoir isolant lorsque l'isolation devIendrait néfaste. Ainsi, une habitation exposée au soleil peut etre réchauffée naturellement, puis ensuite isolez par mise en service de la pompe lorsque la température extérieure est descendue. Enfin, on notera que les parois du panneau, au lieu d'être des plaques de verre pourraient être en d'autres matériaux ou constituées de façon connue sous forme de sandwichee ou etre munies de nervures. La figure 3 montre a plus grande échelle et en vue partielle un panneau P1 dont les plaques 1 et 2 sont réunies par des entretoises 5 qui diminuent la transmission de chaleur par conduction. Chaque entretoise 5 est constituée par un pilier central 6, qui peut être plein ou tubulaire, en contact avec la plaque 2 et par une succession de surfaces cylindriques 7 reliées deux à deux, la dernière en contact avec la plaque 1. Une ouverture 8 permet l'égalité des pressions à l'intérieur de cette structure dite "en soufflet" et à l'extérieur. Afin de lutter encore plus efficacement contre la transmission de chaleur par rayonnement, on a enfilé sur les entretoises avant montage une série de feuilles perforées 9 qui peuvent etre transparentes (matières plastiques) ou opaques selon les besoins. Selon la figure 4, les entretoises 10 du panneau P2 comportent toujours un pilier central 11 et des surfaces 12 avec ouverture 13 formant une structure "en soufflet", mais ici une forme légèrement tronconique a été choisie pour faciliter les opérations automatisées de moulage et de démoulage. REVENDICATIONS 1. Panneau d'isolation thermique comportant au moins deux parois parallèles réunies sur leurs bords libres par des moyens étanches à l'air permettant de faire le vide entre elles, caractérisé par la présence d'entretoises (4, 5, 10) en un matériau peu conducteur de la chaleur, de faible section et rapprochées pour satisfaire à la formule sN = a(K dans laquelle s est la section utile d'une entretoise N est le nombre d'entretoises 8 est un coefficient de sécurité supérieur à 1 S est la surface du panneau K est la résistance à la compression du matériau des entretoises en kgf/cm2. 2. Panneau d'isolation selon la revendication 1, caractérisé en ce que la distance entre les entretoises est inférieure à 30 cm. 3. Panneau d'isolation selon la revendication 2, caractérisé en ce que la distance entre les entretoises est de l'ordre de 2 à 3 cm. 4. Panneau d'isolation selon l'une des revendications 1 à 3, carac térisé en ce que la nature du matériau des entretoises est telle que le rapport entre sa conductibilité thermique (c'est-à-dire le flux de chaleur en Watts par mètre carré, traversant un mètre d'épaisseur du matériaupour une différence de température de 10 Centigrade entre les deux faces de eue matériau) et sa résistance à la compression (en kilogramme force par centimètre carré) est inférieure à 0,005. 5. Panneau d'isolation selon l'une des revendications 1 à 4, carac térisé en ce que les entretoises sont constituées par un pilier central (6, 11) s'appuyant sur une paroi (2) et solidaire à l'autre extrémité d'une surface de liaison (7, 12) de forme sinueuse s'appuyant sur l'autre paroi (1). 6. Panneau d'isolation selon l'une des revendications 1 à 5, carac tersez par la presence entre les deux parois (1, 2) de feuilles (9) minces perforées et enfilées sur les entretoises.