La présente invention concerne les machines (qui seront dénommées ci-après les machines du type précité) comprenant des dispositifs de support associés destinés à maintenir des pièces, qui, au cours du fonctionnement de la machines doivent être amenées en contact l'une avec l'autre sous une pression exercée le long d'un axe de référence traversant leurs faces en contact, un dispositif d'application de la pression destiné à entrafner au moins l'un des dispositifs de support le long de cet axe de manière à établir le cohtact avec pression entre les surfaces, et un bâti destiné à porter les dispositifs de support et com- prenant un banc qui est décalé radialement par rapport à l'axe et qui sert à positionnet les dispositifs de support de manière à maintenir un alignement convenable des pièces l'une par rapport à l'autre le long de cet axe.Le terme "banc" qui est utilisé ici pour simplifier englobe tous les types d'organes de support sur lesquels les dispositifs de support peuvent être montés et qui sont conformés ou réalisés de manière à permetre le déplacement nécessaire d'au moins l'un des dispositifs de support, par exemple en prévoyant une ou plusieurs glissières sur le banc, Dans de nombreux cas, le banc est horizontal, mais il est également dans le cadre de l'invention que ce banc soit disposé dans une autre position, par exemple qu'il soit vertical ou présente une inclinaison quelconque par rapport à la verticale. L'invention a été essentiellement étudiée pour résoudre les problèmes particuliers posés par les machines de soudage par friction auxquelles on se référera ci-après. Dans leurs applications aux machines de soudage par friction (qui seront dénommées ciaprès les machine de soudage par friction du type précité) les dispositifs de support sont conçus de manière à supporter les pièces d'usinage devant entre réunies par soudage lorsque ces pièces sont en contact l'une avec l'autre au niveau de leurs surfaces de contact respectives, la machine comprenant également un dispositif destiné à déplacer l'un des dispositifs de support par rapport à 11 autre de manière à déterminer un mouvement relatif entre les surfaces de contact tout en maintenant le contact entre elles.Un tel déplacement est habituellement un mouvement rotatif autour de l'axe de référence mais il peut être un mouvement orbital autour de cet axe de référence gu peut être également dans certains cas un mouvement alternatif ou de va-et-vient. Il est évident qu'en dépit de son application essentielle aux machines de soudage par friction du type précité, l'invention peut être appliquée avantageusement à d'autres classes de machines pour lesquelles se posent des problèmes similaires ou analogues, ces derniers concernant généralement l'élimination ou la réduction à une valeur minimale des effets de la déformation, notamment de la flexion, apparaissant dans le banc de la machine, Des exemples d'applications particuliers concernent notamment les machines de moulage dans lesquelles les pièces considérées doivent être maintenues en contact l'une avec l'autre par pression au niveau de leurs surfaces en regard, les presses, les machines de poinçonnage ou de forgeage, dans lesquelles les pièces considérées sont des matrices ou des outils entre lesquels est disposée une pièce d'usinage qui peut être froide ou réchauffée, les machines d'extrusion ou de filage au choc et les machines spéciales, par exemple une machine de forgeage par friction telle que celle décrite dans la demande de brevet dépose en Grande-Bretagne sous le NO 26.609/69 au nom de la même Société. L'un des problèmes rencontrés dans le fonctionnement des machines du type précité consiste en ce que lorsque le dispositif d'application de la pression est actionné de manière à produire un contact s'établissant avec pression axiale entre ces pièces, une charge de flexion est transmise par les dispositifs de support au banc associé au bâti de la machine. Cette charge de flexion présente fréquemment une amplitude suffisante pour déterminer un désalignement non négligeable des pièces qui sont amenées en contact l'une avec l'autrÇsous pression. Si l'on étudie à titre d'exemple les problèmes rencontrés dans les machines de soudage par friction du type précité, le processus de soudage par friction comprend habituellement un stade initial correspondant à l'application d'une pression axiale relativement légère entre les pièces d'usinage de manière à les rendre lisses ou à éliminer les pointes ou irrégularités existant sur les surfaces en contact tandis que ces dernières sont soumises à une rotation relative, ce premier stade étant suivi par un second stade pouvant être dénommé un stade de combustion, au cours duquel la pression de contact axiale est augmentée de manière à élever la température au niveau des surfaces des pièces d'usinage en contact Jusqu'à atteindre une valeur pour laquelle peut s'effectuer le soudage, et finalement un troisième stade dénommé généralement le stade de forgeage au cours duquel la pression axiale est encore augmentée et le mouvement relatif entre les surfaces en contact est interrompu de manière à provoquer la réunion des pièces d'usinage et la formation d'une liaison ou d'un joint soudé entre elles, La charge axiale qui est transmise sous la forme d'une charge de flexion au banc du bati de la machine pendant le troisième stade ou stade de forgeage présente une valeur suffisante pour déterminer un désalignement relativement important des pièces d'usinage, particulièrement dans les machines de soudage par friction destinées à être utilisées pour des pièces d'usinage importantes qui nécessitent des charges de forgeage élevées atteignant par exemple 50 tonnes. Dans le cas où les surfaces de contact sont des surfaces planes et où le mouvement relatif est une rotation autour d'un axe perpendiculaire à ces surfaces, le désalignement est habituellement mesuré par la valeur de l'excentricité existant entre les axes des pièces d'usinage respectives dans le plan de la liaison ou du joint soudé et on considère des zones de tolérances acceptables s'échelonnant à partir de 0,12 mm pour des pièces d'usinage présentant un diamètre et constituées par une matière nécesmitant des charges de forgeage atteignant 12tonnes, jusqu'à attiho dre 0,25 mm pour des pièces d'usinage présentant un diamètre et constituées par une matière nécessitant des charges de forgeage de l'ordre d'une centaine de tonnes. Une solution adoptée pour éliminer cet inconvénient ou le réduire à une valeur minimale consiste à prévoir un organe de liaison placé au-dessus du niveau de l'axe autour duquel s'effectue le mouvement de rotation relatif, cet organe de liaison servant à associer les pièces du bâti qui supportent les charges axiales provenant des dispositifs de support respectifs, ces pièces étant habituellement des éléments verticaux prévus aux extrémités opposées du banc et faisant partie intégrante de ce dernier ou lui étant fixées autrement. Bien que cette solution soit efficace pour le but recherché, elle introduit des difficultés ou des inconvénients en ce qui concerne l'accès au poste de soudage, c'est-à-dire à la zone d'espace située entre les dispositifs de support destinés aux pièces d'usinage respectives, et elle rend en particulier impossible ou difficile l'établissement d'un trajet d'alimentation rectiligne traversant le poste de soudage de l'avant vers l'arrière de la machine. Des dispositifs élévateurs sont nécessaires pour entratner les pièces d'usinage terminées au-dessus de ltor- gane de liaison après qu'elles aient été enlevées du poste de soudage. L'invention a pour but de rendre possible la réalisation d'un bâti de machine qui permette de résoudre ou de réduire à une valeur minimale le problème du désalignement sans présenter les inconvénients associés à la limitation de l'accès au poste de soudage ou aux autres postes de travail lors de l'introduction et de l'extractiàn des pièces. D'une façon générale, l'invention est matérialisée dans une machine du type précité caractérisée en ce que la charge de déformation ou flexion appliquée au bâti et résultant de la pression de contact s'exerçant entre les pièces est supportée par un organe à charges d'extrémités qui est séparé du banc, placé dans une position telle par rapport au banc qu'il ne gêne pas l'accès au poste de travail, et agencé ou monté dans le bâti de telle manière qu'ou bien il ne transmet aucune charge de flexion ou aucune charge de flexion importante au banc, ou bien il fonctionne de manière à compenser toute charge de flexion qui autrement serait transmise au banc à partir des dispositifs de support, de façon à éliminer toute charge de flexion ou toute charge de flexion importante du banc. Lorsque l'invention est utilisée dans une machine de soudage par friction du type précité, la charge de flexion appliquée au bati de la machine et résultant de la pression exercée par l'une des pièces d'usinage sur l'autre est supportée par un organe à charges d'extrémités qui est séparé du banc, placé dans une position telle par rapport au banc qu'il ne gêne pas l'accès au poste de soudage, et agencé ou monté dans le bâti de telle manière qu'ou bien il ne transmet aucune charge de flexion ou aucune charge de flexion importante au banc, ou bien il fonctionne de manière à compenser toute charge de flexion qui autrement serait transmise au banc à partir des dispositifs de support, de façon à éliminer toute charge de flexion ou toute charge de flexion importante au banc. La description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatif, permettra de mieux comprendre l'invention0 La fig. 1 est une représentation schématique en élévation latérale d'un mode de réalisation d'une machine de soudage par friction selon l'invention0 La fig. 2 est une représentation schématique similaire à celle de la figure 1 et montrant un second mode de réalisation. La fig. 3 est une représentation schématique similaire à celle de la fig. 1 et montrant un troisième mode de réalisation de l'invention0 La fig. 4 est une vue en élévation latérale et en coupe longitudinale partielle montrant la moitié d'une machine de soudage par friction réalisée selon l'invention et correspondant à son premier mode de réalisation. La fig. 5 est une vue en bout et en coupe suivant la ligne V-V de la fig. 4, montrant uniquement à échelle agrandie les parties internes et externes du bâti de la machine, les textes de support des pièces et le dispositif d'application de la pression étant supprimés. Si l'on se réfère tout d'abord à la fig. I, celle-ci montre une machine comprenant une tête d'entraînement 10 qui comporte un moteur d'entraenement monté fonctionnellement entre le boîtier ou carter fixe de la tête et un dispositif de support mobile 11 ce dernier pouvant se présenter sous la forme d'un mandrin et étant destiné à supporter l'une des pièces d'usinage 12 de manière à l'entraîner en rotation autour d'un axe 13. La machine comprend également une tête coulissante 14 comportant un dispositif de support 15 qui est fixe par rapport au boîtier ou carter de la tête coulissante et supporte une seconde pièce d'usinage 16 de manière qu'elle reste coaxiale par rapport à la pièce d'usinage 12. La tête d'entraînement est montée à poste fixe au niveau de l'une des extrémités d'un banc 17, ce banc comprenant une glissière longitudinale, présentant par exemple une forme en queue d'aronde, le long de laquelle un coulisseau ou chariot, présentant une forme complémentaire et monté au niveau de l'ex trémie inférieure de la tête coulissante, peut être déplacé de manière à amener en contact l'une avec 11 autre les surfaces ter minales voisines (dénommées ici les surfaces de contact) des pièces d'usinage. Le mouvement communiqué au dispositif de support 11 par le moteur d'entraînement peut être un mouvement quelconque qui produit undéplacement relatif des surfaces de contact des pièces d'usinage 12 et 16 tout en les maintenant en contact l'une avec l'autre. Par conséquent, ce mouvement peut être par exemple une rotation, une oscillation, un mouvement alternatif ou de va-et-vient, ou bien un mouvement s'effectuant le long d'un trajet constituant une courbe de Lissajous, si les surfaces de contact sont planes. Le banc 17 est maintenu dans une position élevée gracie à une embase quelconque ou à n'importe quel montage comportant des pieds tels que les pieds 18 prévus au niveau de ses extrémités opposées. Le dispositif destiné à appliquer la pression nécessaire pour obtenir le mouvement axial relatif de la tête coulissante vers la tette d'entraînement comprend un dispositif 19 à cylindre et piston actionné par un fluide sous pression. La contre-poussée exercée le long de l'axe 13 par cet ensemble 19 à cylindre et piston et supportée par un organe à charges d'extrémités se présentant sous la forme d'une poutre 20 fonctionnant comme un organe de liqison qui, du point de vue structure, est séparé du banc 17 et s'étend à travers des orifices ménagés dans les organes-formant pieds 18 qui sont prévus au niveau de ses extrémités opposées. L'organe de liaison 20 comporte, au niveau de ses extrémités opposées, des éléments de butée verticaux se présentant sous la forme de branches ou de montants 21 qui font partie intégrante de l'organe de liaison ou lui sont assujettis. Le cylindre de l'ensemble 19 est articulé sur l'un des montants 21 de manière à pouvoir tourner autour d'un axe horizontal 22, et son élément plongeur ou sa tige de piston est articulé sur la tête coulissante 14 de manière à pouvoir tourner autour d'un axe horizontal 23. Au niveau de l'extrémité opposée de la machine, un tirant ou une jambe de force 24 est articulée sur l'autre montant vertical 21 et sur la tête d'entraînement 10 de manière à pouvoir tourner respectivement autour des axes horizontaux 25 et 26. Lorsque l'ensemble 19 est mis sous pression de manière à exercer la force axiale nécessaire sur la tête coulissante 14, la réaction de cette force s'exerce sur le montant voisin 21 et est transmise, par l'intermédiaire de l'organe de liaison 20 et de l'autre montant 21,# à la tête d'entraînement 10. Par conséquent, des forces dirigées axialement sont exercées sur les deux montants 21 dans des directions orientées vers l'extérieur et produisent sur l'organe de liaison 20 une charge de flexion en m#me temps qu'une charge de tension ou traction. Cependant, la déformation de flexion de l'organe de liaison 20 qui apparaît alors dans un plan vertical, n'est pas transmise au banc 17 du fait que cet organe de liaison 20 traverse les orifices ménagés entre ses organes formant pieds, soit avec un certain jeu, soit en coulissant par rapport aux surfaces internes des pieds de telle manière que ces derniers laissent un espace suffisant dans une direction perpendiculaire au plan vertical selon lequel peut fléchir l'organe de liaison 20. Par conséquent, l'organe de liaison 20 est isolé par rapport au banc 17 pour autant que soit concernée la transmission de la charge de flexion à ce dernier. De plus, les éléments d'articulation existant d'une part entre le dispositif 19 à cylindre et piston et la tette coulissante -14 ainsi que l'un des montants 21, et d'autre part entre la jambe de force 24 et la tête d'entraînement 10 ainsi que l'autre montant associé 21, donnent la certitude que toute déviation ou fléehissement des montants 21, résultant de la charge de flexion appliquée à l'organe de liaison 20 (et qui provoque une légère divergence des montants l'un par rapport à l'autre dans le sens vertical orienté vers le haut), n'est respectivement pas transmise à la tette coulissante ni à la tête d'entraînement et n'est donc pas transmise au banc 17. Cependant, il est à noter que du fait que 11 organe de liaison 20 est placé au-dessous du niveau de l'axe 13 à une distance qui n'est pas inférieure mais est supérieure, comme le montre la figure, à la distance verticale séparant cet axe de la surface supérieure du banc 17 cet organe de liaison 20 ne constitue pas un obstacla pour l'accès au poste de soudage prévu entre la tête coulissante et la tête d'entraînement. Si l'on se réfère à la fig 2, les pièces correspondant à celles décrites en se référant à la fig. 1 ont été désignées par les mêmes références numériques et la description précédente est utilisable pour ces pièces. Dans ce mode de réalisation, le bâti de la machine comprend les éléments terminaux 30 et 31 destinés à supporter ou à maintenir le banc 17 dahs une position élevée au-dessus du sol. L'élément terminal 31 présente en élévation la forme d'un L et comprend une branche horizontale 32 s'étendant vers l'autre élément terminal 30 au-dessous du banc 17 Entre la branche 32 et l'élément terminal 30, il est vu un ensemble 33 à cylindre et piston, destiné à la comper - tion de la pression, dont le cylindre est relié à l'élément t@@- minal 30 et dont l'élément plongeur ou la tige de piston e.#' relie à la branche 32.Cet ensemble de compensation constitu un organe à charges d'extrémités qui supporte la charge de fle@@ appliquée au bâti lors du fonctionnement de l'ensemble 1 d'@@- plication de la pression, L'ensemble de compensation 33 est excité à partir d'une saurce de fluide sous pression, cette source pouvant être raccordée à un système d'alimentation hydraulique conçu de mani@@ à donner la certitude que la pression appliquée à l'ensemble varie de la même façon que celle du fluide d'excitation de ] ' semble d'application de la pression 19, de sorte que des po@ sées axiales correspondantes et orientées vers l'extérieur so@ produites le long de l'axe 13 et le long d'un axe 34 s'4. dant à travers l'ensemble de compensation. Ces- poussées peuvent être conçues de manière à être étant en choisissant de façon appropriée la surface des pistons ass ciés aux deux ensembles 19 et 33 et en choisissant de façon appropriée la pression du fluide qui leur est respectivement pliquée. A titre de variante et dans certains cas, les pouss@@ ne doivent pas nécessairement être égales mais doivent simple- ment varier d'une façon similaire. En l'absence de l'ensemble de compensation 33, une fleii du banc apparaît et résulte de la poussée axiale exercée le c de l'axe 13 et transmise au banc 17 par l'intermédiaire du montant 35 et de la tête d'entraînement 10. S'il apparaît une déviation ou un fléchissement pour le banc 17., il existe un axe neutre 36 au-dessus duquel les pi@- ces du banc subissent une traction et au-dessous duquel les pi~ces subissent une compression. Les poussées relatives produites par l'ensemble d'applica- tion de la pression 39 et l'ensemble de compensation 33 ain- si que la distance de ce dernier au-dessous de l'axe neutre 36, sont choisies de manière à fournir des moments de flexion égaux dans un plan vertical, qui sont provoqués par le fait que ces ensembles fonctionnent respectivement autour d'un axe horizontal et qui coupent l'axe neutre 36 en lui étant perpendiculaires, Si l'on se réfère maintenant au mode de réalisation représenté sur la fig. 3, les pièces correspondant à celles déjà décrites sont désignées par les mêmes références numériques et la description précédente leur est applicable. Dans ce mode de réalisations le banc 17 est relié à pivotement à des éléments terminaux 40 et 41 par l'intermédiaire de chevilles 42 et 43 qui y déterminent des axes horizontaux situés dans le plan horizontal contenant l'axe neutre 36 du banc. 'élément terminal 40 sert à supporter rigidement la tête d'entraînement 10 et l'ensemble d'application de la pression 19 fonctionne entre la tête coulissante 14 et la partie supérieure de l'élément terminal 41 qui est située au-dessus du banc. Entre les éléments terminaux 40 et 41 et au-dessous des chevilles de pivotement 42 et 43 il est prévu un tirant ou une jambe de force 44 qui peut présenter une longueur fixe mais qui peut également, comme le montre la figure, présenter une longueur réglable en comprenant des tronçons séparés 45 et 46 dont les extrémités opposées 47 et 48 sont filetées et reliées par un écrou de manière à constituer un mécanisme tendeur destins à allonger et à raccourcir le tirant. La longueur du tirant 44 est choisie ou réglée de manière à fournir un moment de flexion déterminé par la force transmise aux éléments terminaux le long de ltaxe 34 du-tirant, qui soit égal au moment de flexion transmis par la poussée axiale oriente vers l'extérieur le long de l'axe 13 et transmise par le cylindre de forgeage, s'exerçant dans chaque cas autour des chevilles de pivotement 42 et 43. Dans ces conditions, aucune charge de flexion n'est transmise au banc 17. Le tirant 44 constitue un organe à charges d'extrémités qui est séparé du banc et qui supporte le moment de flexion appliqué au bâti de la machine lors du fonctionnement de l'ensemble 19. Il est à noter que ce type de fonctionnement ne peut exister que pour une valeur spécifique de la charge mais celle-ci peut entre choisie de manière à être la charge de forgeage maximale exercée par l'ensemble 19 ou bien la charge de forgeage la plus probable exercée de cette manière pour la classe ou le type de travail devant être effectué par la machine. Le mottage peut être tel qu'une charge de flexion soit ou puisse être appliquée au banc, pourvu qu'une telle charge soit insignifiante, dans la mesure où elle ne produit aucune déviation ou fléchissement du banc qui soit suffisante pour provoquer un désalignement inacceptable des pièces d'usinage. Si l'on se réfère aux fig. 4 et 5, celles-ci représentent une machine symétrique de soudage par friction réalisée essentiellement selon le mode de réalisation visible sur la fig, 1. Les deux extrémités de la machine sont de constructions similaires et, par conséquent, une seule d'entre elles est représentée sur la fig. 4 et sera décrite ici. Le bâti de la machine comprend un banc 50 présentant une section droite généralement en forme de caisson et comportant une plaque d'embase 51, des plaques latérales 52 et une plaque supérieure 53. Le caisson formé par ces plaques est ouvert à ses deux extrémités. Une glissière est réalisée sur le banc en utilisant des organes ou profilés 54 montés sur le bord supérieur des plaques latérales 52 et également supportés par des montants 55. Le bâti comprend étalement un organe formant poutre 56 et présentant une section droite en caisson, qui est séparé du banc 50 et est logé à l'intérieur du tronçon en caisson de ce dernier. La poutre présente une longueur supérieure à celle du banc et fait saillie au delà de ce dernier au niveau de chacune des extrémités de la machine. Cette poutre est supportée, au niveau d'une position située à mi-chemin entre ses extrémités, par une plaque 57 qui repose sur la plaque d'embase 51. La poutre est également maintenue en place latéralement par six cales ou entretoises 58, trois d'entre elles étant disposées de chaque côté de la poutre et s'appliquant contre la face interne de celles des plaques latérales 52 qui leur correspondent. Une paire de cales est placée à mi-chemin entre les extrémités de la poutre. Cette paire de cales, comme le montre le mieux la fig. 5, est utilisée comme élément intermédiaire pour assujettir la poutre 56 aux plaques latérales du banc 50 à section en caisson. A cet effet, les deux cales ou entretoises 58 sont soudées, comme indiqué en 58a, le long de leurs bords supérieur et inférieur, aux plaques supérieure et inférieure 56a et 56b de la poutre 56, ces cales formant plaques 58 étant découpées de manière à présenter un certain jeu par rapport aux cordons de soudure 56e grâce auxquels les plaques latérales 56c et 56d sont réunies extérieurement aux plaques supérieure et inférieure. Les plaques latérales 56 du bancoemportent des orifices 52a donnant accès aux cales ou entretoises 58, ces dernières étant soudées aux plaques latérales le long des bords de ces orifices comme le montrent les cordons de soudure 52bo Les cales restantes ne sont pas soudées sur les plaques la térales 52 mais déterminent la mise en position latérale en maintenant une certaine liberté de manière à permettre la déviation ou flexion de la poutre 56 dans un plan vertical et sous l'application d'une charge de flexion, sans transmettre de contrainte de flexion au banc, Un bloc 59 est monté rigidement sur la surface supérieure de la poutre 56 au niveau d'une position centrale de cette dernière.Ce bloc s1 étend à travers un orifice ménagé dans la plaque supérieure 53 du banc jusqu'à atteindre un niveau situé au-dessus des glissières 54. Une tête d'entraînement 60 est montée sur la glissière du banc de manière à se déplacer longitudinalement le long de ce dernier. La tête d'entraînement comprend un mandrin 61 pouvant etre entraîné en rotation et destiné à maintenir une première pièce d'usinage et à l'entraîner à rotation autour d'un axe longitudinal 62 de la machine. La tête d'entraînement porte également un moteur électrique 63 destiné à entraîner le mandrin par l'intermédiaire d'une boîte d'engrenages 64. Une bride à auto-centrage 65 destinée à supporter une seconde pièce d'usinage de manière qu'elle soit alignée avec la première pièce d'usinage est également montée sur la glissière du banc. La bride est conçue de manière à serrer la seconde pièce d'usinage de façon à empêcher sa rotation. Un ensemble 66 à cylindre et piston, commandé hydrauliquement, est prévu de manière à déplacer la tête d'entraînement 60 le long du banc et en direction de la bride 65 pour amener les première et seconde pièce d'usinage en contact l'une avec l'autre, sous une certaine pression, et à commander la valeur ou l'intensité de la pression exercée par l'une des pièces d'usinage sur l'autre.La seconde pièce d'usinage, qui est supportée par la bride 65, est disposée de manière que sa face terminale qui est la plus éloignée de la première pièce d'usinage vienne buter contre le bloc 59 de façon que ce dernier empêche le déplacement de cette seconde pièce d'usinage lorsque l'ensemble 66 est sous pression, Le cylindre de l'ensemble 66 d'application de la pression est monté à pivotement en 67 sur un étrier 68 qui, à son tour, est monté rigidement sur une partie terminale de la poutre 56 s'étendant au delà du banc 50. Le piston de l'ensemble 66 est relié à pivotement en 69 à la tête d'entraînement 60. La poutre 56 fonctionne comme un organe à charges d'extrémités de manière à supporter la charge de flexion qui résulte de la pression exercée part'une des pièces d'usinage sur l'autre0 Lorsque l'ensemble 66 est actionné de manière à augmenter la pression de contact régnant entre les pièces d'usinage, la réaction de la force dirigée axialemènt, qui est appliquée à la tête d'entraînement 60, est transmise par l'intermédiaire de l'étrier 68, de la poutre 56 et du bloc 59 jusqu'à la seconde pièce d'usinage. il en résulte qu'une charge de flexion est appliquée à la poutre par le bloc 59 et l'étrier 68.Cependant, toute déviation de flexion de la poutre qui apparaît comme résultat de cette charge de flexion ne provoque aucune déviation ou déformation du banc 50 du fait que la partie terminale de la poutre est libre de se déplacer dans un plan vertical par rapport au banc. Egalement, les éléments de liaison à pivotement 67 et 69 permettent une déviation de flexion de la poutre s'effectuant dans un plan vertical sans aucune déviation ou flexion du banc 50. Par conséquent, la poutre est isolée du banc pour autant que la transmission des charges de flexion à ce dernier soit concernée. Du fait que la poutre 56 est disposée au-dessous de la glissière du banc et au-dessous de l'axe 62 autour duquel stef- fectue la rotation relative des pièces d'usinage, la poutre ne gêne aucunement l'introductiqn des pièces d'usinage dans le mandrin 61 et dans la bride 650 Lorsque deux opérations de soudage similaires sont effectuées simultanément, à l'une et 11 autre des extrémités de la machine, les forces exercées par les deux pièces d'usinage s'appliquent contre le bloc 59 de part et d'autre de ce dernier, et s'équilibrent mutuellement.Par conséquent, dans ce cas, le bloc 59 n'a pas besoin d'être monté sur la poutre 56 d'une manière suffisamment rigide pour supporter la force totale exercée par 11 ensemble 66 sur la tette d'entraînement 60. De plus, si le bloc 59 était supprimé ou enlevé de la machine, cette dernière pourrait être utilisée pour souder simultanément deux pièces d'usinage maintenues dans l'un des mandrins 61 aux extrémités respectives d'une pièce d'usinage supplémentaire maintenue dans les brides 65. il est évident que bien que la fig. 4 représente la moitié d'une machine de soudage par friction du type symétrique, comportant des dispositifs de support se présentant sous la forme d'une tête d'entraînement rotative associée à un moteur et prévue à chaque extrémité du banc, ainsi qu'un dispositif de maintien ou de support bloqué en rotation et se présentant sous la forme de la bride 65 prévue dans un emplacement intermédiaire ou central le long du banc, ce mode de réalisation qui est représenté sur la fig. 4 peut également 8tre appliqué à une machine dissymétrique à une seule extrémité, si désiré. Dans ce cas, l'un des dispositifs de support prévus à l'extrémité du banc peut être remplacé par une bride similaire à la bride 65. Dans la machine du type à deux extrémités semblables défrite ici, il est évidemment possible d'utiliser un dispositif de support bloqué en rotation au niveau de chaque extrémité du banc, et le dispositif correspondant à la position intermédiaire (par exemple la position centrale du banc) pourrait comprendre un ou deux mandrins pouvant être entraînés en rotation indépendamment l'un de l'autre selon qu'il serait nécessaire de réaliser par soudage par friction une structure à trois éléments ou une structure à deux éléments. Des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Machine comprenant des dispositifs de support destinés à maintenir des pièces qui, au cours du fonctionnement de la machine, doivent être amenées en contact l'une avec l'autre au niveau d'un poste de travail et sous une pression exercée le long d'un axe de référence traversant leurs faces en contact, un dispositif d'application de la pression destiné à entrainer au moins l'un des dispositifs de support le long de cet axe de manière à établir ce contact avec pression entre les surfaces, et un bâti destiné à porter les dispositifs de support et comprenant un banc qui est décalé radialement par rapport à l'axe précité et qui sert à la mise en place de ces dispositifs de support de manière à maintenir un alignement convenable des pièces l'une par rapport à l'autre le long de cet axe, caractérisée en ce que le banc (50) est creux et en ce que le bati comprend en outre une poutre (56) qui s'étend de manière à traverser l'intérieur du banc et qui comprend des parties ou tronçons faisant saillie à partir des extrémités ouvertes du banc, et des montants ou éléments de butée (59, 68) portés par les parties ou tronçons en saillie de la poutre et s'étendant à partir de cette dernière en direction de l'axe (62), ces montants ou éléments de butée étant reliés fonctionnellement aux dispositifs de support (61,65) de manière à recevoir de ces derniers la charge axiale qui résulte de la pression de contact s'exerçant entre les pièces, de sorte que la charge de flexion à laquelle est soumis le bâti est supportée par la poutre et non par le banc. 2.- Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le banc (50) et la poutre (56) sont tous deux horizontaux. 3.- Machine suivant la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que la poutre (56) est reliée au banc (50) ou montée par rapport à ce dernier de manière à avoir la possibilité de fléchir dans un certain plan lorsqu'elle est soumise à une charge provenant des dispositifs de support (61,65), sans transmettre cette flexion au banc, cette poutre étant placée, par rapport au banc, dans une direction perpendiculaire à ce plan. 4.- Machine suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le dispositif d'application de la pression (66) est monté de manière à appliquer au dispositif de support (61) une force s'exerçant selon une direction parallèle a l'axe,mais n'ayant aucune composante selon une direction quelconque perpendiculaire a cet axe. 5.- Machine suivant l'une quelconque des revendications pré cédentes, caractérisée en ce qu'elle est une machine de soudage par friction et en ce que deux dispositifs de support (61, 65) sont prévus sur le banc (50) de la machine, l'un de ces dispositifs de support (61) pouvant être entraîné en rotation autour dudit axe par un moteur d'entraînement (63) et l'autre dispositif de support (65) étant bloqué en rotation pendant le fonctionnement de la machine.