La présente invention est relative à un procédé pour extraire la cellulose du tronc des palmiers ou d'autres arbres contenant de la moelle D'après les procédés connus d'extraction de la cellulose, qui consistent à utiliser comme matière première une pulpe cellulosique, cette pulpe est soumise à un traitement chimique pendant le processus de fabrication, afin d'en extraire les composants non-cellulosiques. Ce traitement chimique affaiblit tellement les fibres brutes, qu'elles sont ensuite fréquemment endommagées pendant la cuisson ou la digestion.Ainsi, en utilisant les procédés traditionnels, il ntest pas possible de conserver dans le produit traité, la teneur optima en cellulose qui est potentiellement présente dans la matiere première On rencontre ce problème principalement pour extraire la cellulose des arbres de la famille des palmiers, ou à partir d'arbres possédant des caractéristiques analogues Les palmiers se distinguent de nombreuses autres espèces d'arbres par le fait qu'ils ne comportent pas de couche de cambium entre ltécorce et la structure ligueuse du tronc. La couche de cambium ou "anneau" est un mince tissu cellulaire complexe à travers lequel descend la matière nutritive provenant des feuilles, tandis que la sève et l'humidité y montent en provenance des racines.L'interstice entre la couche de cambium et la couche adja- cente interne de bois constitue, sur les arbres qui possèdent une telle couche de cambium, un plan de séparation facile pour dépouiller le bois de l'arbre de son écorce. Par conséquent, pour fabriquer de la pulpe à partir d'arbres contenant du cambium, il est facile d'effectuer l1écorçage, c'est-à-dire d'éliminer une grande partie des matières non-susceptibles d'etre pulpées Etant donné que les palmiers ne possèdent pas de couche de cambium, il n'existe pas de ligne de démarcation bien définie entre l'écproe et le bois qu'celle entoure. Par conséquent, il est très difficile de dépouiller le tronc de son écorce. Le nouveau procécé selon l'invention utilise des moyens mé- caniques pour séparer la moelle des palmiers ainsi que autres fibres contenant de la moelle, avant d'effectuer toute opération de cuisson, si bien que la résistance des fibres a la dégradation pendant la digestion n'est pas diminuée. Si l'on utilise un procédé pour extraire de la cellulose des troncs de paliers ou d1 autres arbres contenant de la moelle, ce procédé contenant une phase initiale de désintégration mécanique, on a constaté que le nombre des traitements chimiques nécessaires pour extraire les composants cellulosiques de la pulpe peut être notablement réduit, ce qui empoche la dégradation des produits cellulosiques qui risqueraient sinon de devenir des sous produits indésirable s Bien que l'appareil qui va être décrit ne soit pas d'un type absolument obligatoire, il est généralement utile que les copeaux formés à partir du tronc du palmier ou d'un autre arbre contenant de la moelle, soient soumis à une désintégration mécanique comparable à celle que fournissent des broyeurs à meules ou a enclumes. Si l'on se sert d'un broyeur à meules ou à enclumes, on comencre déjà à désintégrer et à séparer la moelle des matières fibreuses du tronc. En utilisant des techniques de séparation plus appropriées, par exemple un cyclone, toute particule libre de moelle peut tre séparée au départ des matières fibreuses plus lourdes, lesquelles peuvent comporter ou non des adhérences de moelle Ensuite, on utilise un réservoir de separation à eau. Etant donné que les matières ayant des adhérences de moelle flottent alors que les fibres dépourvues de moelle coulent, ces deux catégories de matières séparées peuvent etre recueillies respective ment au sommet et au fond du bac de séparation à eau. A ce moment, les fibres dépourvues de moelle peuvent être soumises à une cuisson ou à une opération de digestion. On peut prévoir pour cela une digestion opérée dans une chaudière ouverte, ou bien dans un autoclave sous pression De nombreux matériaux peuvent etre employés, par exemple la soude. La concentration de la solution de soude peut varier généralement de 2 % à 25 ? en poids. La température peut varier de 450C environ jusqu'au point d'ébullition de la solution. Le tes de digestion ou de cuisson des matières peut etre compris entre 1 et 120 minutes. Lorsque la diyestion s'effectue dans un autoclave sous pression, cette pression peut varier environ de 2,5 bar à 9 bar.Généralement, lorscusoll utilise une digestion sous pression, la température se situe entre 45 et 85 C. Bien entendu, on pourrait également utiliser des températures plus élevées en fonction Qes matières digérer teneur en bois), des produits cnimiques prévus et de la pression e fonctionnement0 Les ordres de grandeur qui vien nent entre donnés suffisent généralement pour un équipement industriel curant. Lorsqu'on effectue la digestion dans une chaudière ouverte, la gamme des températures s'étend généralement de 430C environ jusqn'au point d'ébullition de la solution, c'està-dire à peu pres 100 c. Âpres cuisson, on pulpe la masse fibreuse, puis on la lave. Si on le désire, des opérations facultatives de blanchiment et de neutralisation peuvent etre effectuées si lton désire obtenir une pulpe extremement brillante Le dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, permettra de mieux comprendre les caractéristiques de l'invention. La figure unique illustre schématiquement la succession des opérations du procédé selon l'invention. Ce procédé a essentiellement pour but d'extraire la cellulose du tronc des palmiers ou d'autres arbres contenant de la moelle, mais dépourvus de couche de cambium. Généralement, on commence par réduire en copeaux une longueur de tronc d'arbre, car il est ensuite plus facile de traiter des copeaux. Bien que ceci ne soit pas obligatoire, la dimension des copeaux est généralement de l'ordre de 5 centimètres. Ces copeaux sont ensuite envoyés dans un appareil de désintégration qui peut être un broyeur à meules ou à enclumes. Cette opération de désintégration définit la longueur moyenne des fibres obtenues. De plus, cette opération de désintégration ouvre les fibres et en sépare les cellules de moelle. Le nettoyage ou la séparation de toutes autres fibres ou bottes de fibres éventuellement présentes se trouvent effectués égaiement pendant cette désintégration. Pour évacuer les produits de désintégration hors du broyeur, on utilise préférablement un courant d'air porteur. La moelle et les fines particules provenant des broyeurs sont ensuite séparées de l'air qui les véhicule, par passage dans des séparateurs å cyclone dtair ; les fibres ainsi obtenues contenant un résidu de moelle sont transportées vers un bain d'eau dans lequel flotteront les fibres auxquelles sont restées attachées des particules de molle, alors que les fibres dépourvues de moelle coulent au fond. Les matieres flottantes sont riches en moelle et on les évacue. D'autre part, la masse fibreuse pratiqucient dépourvue de moelle qui est tombée au fond de l'eau est elle aussi évacuée puis soumise à un processus de digestion. ans un exemple préféré de L'invention, on utilise pour cela un solution de soude caus- tique concentrée de 2 Go à 25 25. Les conditions de la réaction comprennent une température située entre 450C et le point d'ébul- lition soit 1000C, et des pressions s'étageant de la pression atmosphérique à environ 9 bar. La digestion se poursuit pendant une période de 1 à 120 minutes. Les fibres qu'on pulpe générale- illent à chaud, acquièrent ainsi un aspect duveteux et cotonneux. On lave ensuite à liteau cette masse floconneuse, ce qui permet finalement d'obtenir un produit. écru contenant au minimum 90 % de cellulose. Ce procédé permet de digérer des fibres propres avec un minimum de produits chimiques et en utilisant un temps de cuisson beaucoup plus court que celui qui était nécessaire jusqu'à présent pour obtenir une pulpe satisfaisante. Par conséquent, le procédé selon ltinvention ne comprend essentiellement qu'une seule opération chimique de cuisson ou de digestion de la fibre par une base alcaline. Toutes les opérations préalables de traitement chimique généralement utilisées par les méthodes connues ont été remplacées par un processus purement mécanique, tandis que les opérations prévues la plupart du temps après la digestion deviennent entièrement facultatives dans le cas de l'inventionO Jusqu'à ce jour, les méthodes connues utilisaient un blanchiment très poussé afin d'éliminer les produits susceptibles de conférer à la pulpe une couleur sombre.Au contraire, par le procédé selon l'invention, les traitements méca- niques précédant la cuisson ou la digestion permettent de supprimer complètement ltopération de blanchiment ou bien, si l'on juge tout de même necessaire d'effectuer cette opération, le blanchi ent peut etre beaucoup moins énergique que ce qu'il aurait dû être si les matières colorantes avaient été laissées dans la pulpe pour être activées pendant la cuisson. On comprend que l'appareil représenté schématiquement sur le dessin constitue une simple illustration fournie à titre d'exemple pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. 1but autre appareil équivalent pourrait etre aussi bien employé. Cependant, il est important de prévoir une opération de désintégra- tion du genre de celle obtenue par un broyeur à meules ou a enclumes.Ce broyage ou désintégration est essentiel pour obtenir un rendement optimum du procédé, mais on pourrait utiliser tous autres dispositifs fournissant une désintégration semblable à celle d'un broyeur à meules ou a enclumes Dans l'exemple illustré, on se sert d'un broyeur à enclumes On voit sur le dessin qu'un tronc, après avoir été réduit en copeaux d'une taille appropriée par un déchiqueteur 1, est envoyé par un convoyeur 2 dans le broyeur 3.Celui-ci peut être de tout type standard connu, et il est préférablement équipé d'un ou plusieurs cribles* Le seul critère de définition du broyeur est constitué par le fait que sa puissance et ses dimensions doivent entre suffisantes pour désintégrer complètement les copeaux de palmier sans détériorer la machine ou sans la faire vibrer* La matière naturelle déchiquetée qui pénètre dans le broyeur sous la forme de copeaux, est constituée par des fibres cellulosiques agglomérées par une substance moelleuse.La teneur naturelle en humi-dité de cette matlere est généralement de l'ordre de 35 % à 50 % par rapport au poids du tronc. A ce moment, le premier rôle du broyeur est de détacher des fibres les plus grosses particules de moelle et de matière brute, puis de soumettre la masse résultant de la désintégration, à une opération de brassage, ctest-à-dire que cette masse tourbillonne à. l'intérieur du carter du broyeur* Pour profiter pleinement de cette effet de tourbillon, on réalise préférablement l'arc inférieur ou carter du broyeur sous la forme de barreaux de grille espacés et ijossédalit des arêtes vives.La masse de fibres et de moelle désintégrées est chassée par la force centrifuge contre ces are tes vives où elle se frotte tout en étant propulsée tangentiellement vers la sortie du broyeur. Ainsi, la moelle est "décortiquée" des fibres par contact avec les arêtes des barreaux et, de plus, par suite du contact de frottement entre les fibres elles-mêmes. La majeure partie de la moelle tombe dans les interstices séparant les barreaux de la grille, mais un certain pourcentage de moelle est évacué hors du broyeur, à l'intérieur de la masse de fibres où elle est retenue par l'humidité desdites fibres.Cette ,moelle, qui est incorporée a la masse fibreuse subsiste après l'action des marteaux ou enclumes Si-MS avoir été réduite on fines partir cules Cependant, la longueur moyenne des fibres est définie par l'action ue sé@aration des angles des barreaux de la grille. ou bien lorsque les fibres viennent en contact avec ces barreaux sous l'effet de la force centrifuge. Ces phénomènes sont observés pendant le brassage à l'intérieur du carter du broyeur. Le broyeur à meules ou à marteaux est préférablement soumis a l'aspiration d'un ventilateur 40 Cela produit un vide partiel suffisant pour évacuer du broyeur les matières désintégrées, ce qui évite toute surcharge importante des moyens d'entraînement utilisés. iiinsi, le ventilateur 4 extrait les fibres partielle ment nettoyées et la moelle résiduelle libérée. Il extrait cet ensemble du broyeur et le souffle dans une conduite qui le dirige vers un premier poste écran 5. Immédiatement en aval, on monte un second écran 5'.La force d'expansion et d'entratnement de l'air mis en circulation par le ventilateur 4 provoque le passage de la plupart des moelles ee fines particules à travers le premier crible ou écran 59 la plus grande partie des matieres ayant traversé ce premier écran 5 traverse également le second crible ou écran 5'. Les particules n'ayant pas passé à travers l'écran 5' sont évacuées par un conduit latéral 6'. Les écrans primaire 5 et secondaire 5' peuvent être montés, soit en série comme représenté, soit en parallèle.Si on le désire, ces écrans peuvent être disposés de façon Interchangeable ;siunles utilise en parallèle, l'écoulement principal peut s'effectuer seulement à travers ru d'eux pour permettre de réparer l'autre. On fait varier les dimensions des barreaux ou grilles des écrans en fonction des caractéristiques désirées pour le produit. Le ventilateur ou tout autre moyen équivalent pour fournir de l'air, doit souffler un débit d'air suffisant pour véhiculer en suspension le mélange de fibres et de moelle jusqu'au collecteur 7 d'un cyclone. Généralement, on utilise pour relier ces éléments, une canalisation 6 en métal léger. Le collecteur 7 du cyclone, qui peut etre d'un type standard quelconque, évacue l'air en exces et laisse tomber par gravité toutes les matières désintégrées qu'on y envoie, ces matières parvenant ainsi jusqu'à un séparateur d'air 8 placé au-dessous du collecteur 7. Le séparateur d'air 8 provoque une autre séparation entre les fibres et la moelle. En général, on peut utiliser pour cela tout séparateur d'air de type standard. La moelle est évacuée du séparateur d air par une boulotte 10 prévue pour les particules fines tandis que les matières fibreuses de plus grandes dimensions sortent par une goulotte 9 recevant les matières plus grosses Ainsi, la goulotte ou canalisation 9 envoie les fibres tamises depuIs le séparateur d'air 8 jusqulà un bac de traitement de flottation.La goulotte ou canalisation 10 évacue la moelle sous forme de fines particules qu'on élimine en les envoyant dans un réservoir ou dans un silo de stockage en vue de leur traitement ulterieur et de leur récupération ainsi que cela est connu des tecirniciens. La masse de fibres provenant du séparateur d'air contient généralement encore quelques particules de moelle ainsi quhncer- tain pourcentage de fibres présentant des adhérences de moelle* La moelle contient par clle-même du tannin qui, dans les opérations suivantes, donne à la pulpe une teinte jaune ou brune. Toute matière provenant de l'écorce de l'arbre et qui pourrait ôtre également présente provoque de la même façon une détérioration de la couleur* De plus, les cellules de moelle immédiatement voisines de l'écorce contiennent des substances qui, lorsqu'elles sont extraites par cuisson, tendent à assombrir la couleur de la pulpe. A cet instant, on peut utiliser pour la séparation, les différences de poids spécifiques entre les fibres propres et les fibres comportant de la moelle* Les fibres propres, ctest-à-dire celles qui sont dépourvues de moelle sont plus lourdes que l'eau, alors que la moelle et les fibres présentant des adhérences de moelle flottent sur l'eau, de même que l'écorce s'il y en a.On remarquera que l'écoree, qui est fibreuse, est plus difficile à détacher de la moelle que les fibres de la structure ligneuse du bois ; par conséquent, il est fréquent que sur les fibres ae 11 écorce adhère suffisamment de moelle pour provoquer la flottation* Comme déjà indiqué, on utilise cette différence de poids spécifiques pour la phase de séparation* L'opération s'effectue en déversant les matières fibreuses du séparateur d'ais 8 directement dans un bac de flottation 11 (ces matières comprenant des particules de moelle en vrac, des fibres imparfaitement nettoyées, etc.). La goulotte 9 peut déboucher directement dans ce bac 11O Les bacs de flottation sont bien connus dans la technique de la séparation.Sur le dessin, on a représenté en élévation le schéma dlun tel bac. Il est bien entendu qu'on pourrait en faire varier la structure en fonction des conditions exactes de mise en oeuvre du procédé. Généralement, il est nécessaire de prévoir dans le bac de flottation des moyens destinés à évacuer les matériaux lourds. Sur le dessin, le fond et les côtés du bac sont conformés de manière à comporter un convoyeur à vis sans fin 12 logé le long du fond. Les matières les plus lourdes, c'est-å-dire les fibres propres, tombent au fond du bac et elles sont reprises par le convoyeur à vis 12 qui les évacue à l'extrémité correspondante de ce bac 110 On doit prévoir des moyens pour évacuer les fibres propres véhiculées par le convoyeur à vis ; ce rôle peut être assuré par une goulotte métallique équipant l'extrémité de sortie du bac. La vis sans fin 12 transporte les fibres propres et elle provoque une agitation importante à l'intérieur du reservoir de flottation il Il en résulte pour les fibres propres, un effet supplémentaire de nettoyage qui en sépare tout résidu de moelle susceptible d'y adhérer encore. Les fibres propres ayant coulé au fond du bac de flottation 11, la moelle et les matières résiduaires plus légères flottent au sonm,et du liquide. Un canal de moelle 13 est prévu le long des cotés du bac pour recevoir ces matières. En général, on peut régler le niveau d'eau à une hauteur prédéterminée en fonction du canal 13 de façon à définir un débordement de trop-plein adéquat* A cette étape du processus, la moelle contient le plus souvent un fort pourcentage d'eau et, si on le désire, on peut évacuer directement comme déchet. Au contraire, on peut la déshydrater et la mélanger -au pourcentage principal de moelle qui avait déjà été évacué par le séparateur d'air 8. La plupart du temps, les quantités de moelle récupérées par la séparation à l'eau sont très faibles.Si le rendement d'évacuation de la moelle et de l'eau à partir du bac il par simple écoulement de gravité dans le canal 13 n'est pas satisfaisant, on peut utiliser une pompe pour élever au-dessus de ce bac le mélange de moelle et d'eau* Après que les fibres propres aient été évacuées par le convoyeur à vis sans fin 12, on peut utiliser une goulotte métallique 14 pour décharger cette fibre sur un convoyeur à bande 15.Le type de ce convoyeur 15 peut Qtre quelconque ; les seuls impératifs résultent de- ce que sa capacité doit être suffisante pour acheminer la fibre propre directement vers les digesteurs, vers un réservoir ou vers un silo de stockage On peut monter à volonté une chicane dans le bac de flotta de tion 11, en travers/l'extrémité d'évacuation du canal 13, pour l'aider à a provoquer l'écoulement hors du bac, de la moelle légère et du trop-plein d'eau.Si les conditions de traitement le néces sitent, il peut etre avantageux de monter plusieurs chicanes dans ce bac 110 On peut monter des moyens d'alimentation 17 pour compléter le remplissage en eau* Ceci est bien entendu nécessaire pour avoir un débit continu suffisant d'eau dans le bac de flottation, de maniere a evacuer ies particules légères de moelle à travers le canal 13. Pour assurer la régulation du débit d'alimentation en eau, on peut utiliser des moyens distributeurs quelconques On détermine la valeur exacte du débit d'eau en fonction des dimensions de l'appareil et des quantités de matières traitées. A ce moment, les fibres propres sont prêtes à être soumises à une cuisson ou à une étape de digestion (les deux termes étant équivalents). Pour cela, on peut utiliser, soit des chaudières ouvertes, soit des autoclaves sous pression ; dans les deux cas, on se propose de dissoudre les matières non-cellulosiques ou ligneuses, les résines et les cires contenues dans les fibres De plus, la cuisson ou digestion libère les fibres des adhérences, si bien quelles peuvent être séparées en des filaments capables autre séparés.Ainsi, le produit final est constitué par une masse douce et floconneuse* Dans un mode de réalisation préféré, on utilise comme produit de digestion, une base caustique telle que de la soude caustique* On pourrait également employer des matières connues pour ce genre d'opérations, notamment un sulfite ou un bi-sulfite (6 % , 7 %) avec une base de sodium ou de magnésium (16 % - 25%). Au cours d'une digestion en chauaière ouverte, la masse humide provenant du bac de flottation est immergée dans une solution contenant de 2 % à 25 , en poids de NaOH (soude caustique) à une température comprise entre 45 c et le point d'ébullition de la solution, soit environ 100 c. Généralement, le traitement se poursuit pendant une période de 8 à 120 ninutes. Si l'on effectue la digestion dans un autoclave sous pres- sion, les matières fibreuses sont placées dans une solution contenant de 2 ; Q 25 % en poids de soude caustique, et cuites > une température comprise entre 45 c et 85 c, pendant une durée allant de 1 à 120 minutes, sous une pression comprise entre 2,3 bar et y bar. Blen entendu, ces conditions varient en fonction de la teneur en bois, de la pression utilise et des produits chimiques dont on s sert. quel que soit le procédé utilisé, après cuisson, on obtie-lt un jus qui on vidange, de manière à laisser une masse fibreuse soumise ensuite à l'action d'un pulpeur. Celui-ci traite les fibres en les écrasant et en les frottant les unes contre les autres, ce cul les sépare sous la forme d'une masse cotonneuse humide En variante, on peut pulper ce ta musse fibreuse pendant qu'elle est en solution dans la soude caustique. Le pulpage est avantageusement effectué pendant que la masse fibreuse est chaude. La masse cotonneuse ainsi obtenue par pulpage est envoyée sur un ecran ou crible de lavage où les esiaus alcalins sont éliminés par lavage sous un important débit d'eau chaude. Après lavage complet, sil arrive dans certains cas que de la soude caustique subsiste, on peut agiver la masse cotonneuse dans un bain d'une solution diluée d'acide sulfurique ou analo @ue. Ceci ost généralement superflu ; @@@deffectue cette opération que si l'on désire une pulpe @@@@@@@@@@ brillante Généralement, la concentration en acide est comprise entre 2 % et 5 % en poids. Ce lavage a pour but de neutraliser tout éventueL résidu de soude caustique Après neutralisation acide, la masse cotonneuse est lavée à l'eau froide jusqu'à être débarrassée de tout résidu alcalin. Le produit final contient environ 90 à 92 % d'une cellulose écrue de couleur légèrement brune. après les opérations de cuisson et de lavage, il peut eAtre souhaitable de blanchir la cellulose ainsi obtenue à l'état écru. Ce blanchiment facultatif peut nécessiter une immersion prélimi- naire des fibres dans une solution de soude caustique ou analo gue. On préfère la soude caustique et la solution utilisée en contient de 2 % à 10 , préférablement 5 %, en poids. Cette imversion dans la soude caustique a pour but de dissoudre tout éventuel résidu soluble en milieu basique, qui n'aurait pas été éliminé au cours de la cuisson.Ces produits ou résidus confèrent à la fibre des colorations géméralement indésirable s après la premier immersion dans la soude caustique, la masse de fibres est lavée à l'eau puis immergée dans une solution de blanchiment, La composition préférée de ce bain est constituée par une solution aqueuse de chlorite de soute (NaClO2). On peut également utiliser toutes autres matieres équivalentes connues des tecnniciens du blanchiment; par exemple, on peut utiliser du dioxyde ae chlore (préférableuent concentré de 1 % a 10%) et de l'eau oxygénée (de 7 p à 20 %). On préfre souvent utiliser du chlorure de sodiun concentré de 1 % à 7 %. Le blanchiment peut s'effectuer en une ou plusieurs étapes.Le premier blanchiment est observé à ce moment Après obtention du blanchiment désiré, les matières peuvent être brièvement soumises à nouveau à l'action de la solution de soude* Par immersion dans cette solution, les fibres acquierent généralement une coloration orange* On neutralise ensuite les fibres dans une solution aide diluée qui leur donne une couleur blanche. La plupart du temps, on peut utiliser n1 importe quel acide, le choix étant guidé par des questions de coût de l'acide et de prix ou de facilité de stockage. Après la neutralisation acide, la pulpe peut eAtre fixée dans une solution d'alun , puis lavée et séchée* La matière finale blanchie contient de 90 % a 92 % de cellulose* Une opération facultative peut être entreprise, constituée par l'élimination a' l'éther des matieres colorantes insolubles en milieu basique. Si l'on choisit de procéder à cette opération, on la fera immédiatement précéder de la phase de blanchiment au chlorure de sodium. V fl- N s I C A TI U N S 1- Procédé our extraire la cellulose a partir de matières fibreuses contenant de la moelle, caractérisé en ce qu'il consiste : a desintégrer ia matiere contenant la moelle afin de briser aes fibres pour libérer et séparer une tartie des cellules de celle ulelles conteraient ; a séparer des fibres désintégrées, les cellules de moelle en vrac ; a separer les fibres désintégrées contenant encore des cellules de nielle et les fibres désintégrées pratiquement dépourvues de cellules de moelle, la séparation s'effectuant dans un bain d'eau où les fibres exemptes de moelle tombent au fond du bain tandis que les fibres contenant encore des adhérences de moelle flottent sur liteau ; à digérer les fibres pratiquement exemptes de moelle ; à pulper ces fibres digérées ; et à laver cette masse pulpée pour obtenir de la cellulose écrue. 2- procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'en outre on agite la pulpe lavée dans un bain d'acide sulfu rique 3- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les fibres contenant de la moelle sont obtentes par déchique- bague du tronc d'un arbre contenant de la moelle. 4- Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que l'opération de digestion est effectuée dans une solution de soude caustique contenant de 2 u à 25 25% en poids de sourde, à une température comprise entre 450C et le point d'ébullition de la solution, à une pression comprise entre la pression atmosphérique et 9 bar, pendant une durée de 1 a 120 minutes. 5- Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que les fibres pratiquement exemptes de moelle sont blanchies suivant une méthode de blanchiment standard, entreprise après le lavage. 6- Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que les fibres sont soumises avant blanchiment, å un traitement supplémentaire a la soude caustique. 7- Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce qu'après le blanchiment, les fibres planchies sont soumises à une immersion dans une solution de soude. 8- Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce que les flores sont finalement neutralisées dans une solution acide. 9- Appareil pour extraire la cellulose de fibres contenant de la moelle, caractéris en ce qu'il comprend : des moyens de désintégration recanique pour libérer des fibres, au oins une partie des cellules de moelle qu'elles contiennent ; un syste de séparation Ü Lain d'eau pour recevoir les fibres désintégrées si tien que les fibres exemptes de noelle tombent au fond du bain tandis que les fibres contenant de la moelle flottent sur l'eau ; des moyens pour recevoir et digérer les fibres pratiquement exemptes de moelle ; des moyens pour recevoir et pulser ces fibres digérées; et des moyens pour recevoir et laver ces fibres pulpées.