Cette invention concerne un panneau vitré appelé également ci-après "panneau de verre", constituant un élément de construction et un dispositif de régulation thermique de la construction ou de l'enceinte dans laquelle on utilise le panneau en tant qu'élément de construction. On peut utiliser classiquement mais non nécessairement le panneau de verre de cette invention comme élément de construction d'une "serre" dans laquelle on cultive des plantes. Le panneau de l'invention diminue la pénétration de la lumière incidente pour certaines longueurs d'ondes données et la transmet à l'intérieur de l'enceinte d'une manière non uniforme en laissant passer simultanément dans l'enceinte plus de 45 pour cent du rayonnement incident intégré total pour les longueurs d'ondes comprises entre 400 à 750 nanomètres et moins de 25 pour cent du rayonnement incident intégré total pour les longueurs d'ondes comprises entre 750 nanomètres et 3 microns. Comme on le verra plus loin, on décrit différents panneaux de verre, appropriés chacun à un climat particulier, c'est-à-dire au lieu géographique où l'on doit ériger la serre. En choisissant convenablement le panneau particulier approprié au climat considère, on peut diminuer de manière importante la consommation d'énergie dans l'enceinte, par rapport à ce qui avait été fait jusque 1à. on améliore cette diminution de consommation d'énergie en régulant la température à l'intérieur de l'enceinte ; on réalise cette régulation de température par la convection extérieure naturelle ou par combinaison du rayonnement thermique extérieur et de la convection extérieure naturelle. Les coûts croissants de l'énergie nécessaire pour réguler la température à l'intérieur des serres afin d'accélérer la croissance des plantes, font qu'il est plus nécessaire que jamais de mettre au point des systèmes et des constructions pour la croissance des plantes, qui utilisent l'énergie de manière plus efficace. Sous des climats très chauds, comme dans les régions du Golfe Persique, où la rétention d'eau est également importante, les charges de conditionnement de l'air pour la régulation de la croissance en agriculture/peuvent devenir excessives. Ces coûts peuvent devenir tellement élevés que l'agriculture peut ne plus être compétitive avec les importations de produits. Sous des climats de froid rigoureux, les coûts de chauffage en hiver peuvent être excessifs tandis que le surchauffage en été peut constituer une difficulté occasionnelle. Dans les régions de climat tempéré, le chauffage et le refroidissement de la serre posent également des problèmes. La plus grande partie de l'énergie du soleil est émise à des longueurs d'ondes inférieures à 3 microns. Le verre ordinaire est généralement hautement transparent pour des longueurs d'ondes comprises entre 310 nanomètres et 3 microns. Le spectre solaire présente un pic dans la région vert-jaune du spectre visible (autour de 550 nanomètres) Les longueurs d'ondes favorables à la photosynthèse se situent entre environ 400 et 750 nanomètres. I1 s'agit du domaine de longueurs d'ondes vraiment utilisables, et en ce qui concerne le problème que traite la présente invention, il n'est pas souhaitable de transmettre à l'intérieur de la serre une lumière de longueur d'onde supérieure à environ 750 nanomètres, dans les cas où un surchauffage de l'enceinte peut se produire. L'utilisation de verre ordinaire (c'est à dire de verre à base de chaux sodée disponible dans le commerce pour construire les serres présente l'avantage que ce verre soit transparent aux rayons de longueurs d'ondes inférieures à environ 3 microns et opaque aux rayons de longueurs d'ondes supérieures. Pour restreindre le chauffage solaire dans les serres, on utilise habituellement un procédé qui consiste à peindre le coté externe de l'enveloppe transparente extérieure (c'est-à-dire des panneaux de verre) de la serre. On utilise souvent une couleur blanche, et grâce à sa capacité de réflection, cette application diminue essentiellement uniformément le pouvoir de transmission de l'enveloppe extérieure pour toutes les longueurs d'ondes de la lumière solaire inférieures à 3,0 microns. Bien que ce procédé soit efficace pour diminuer le chauffage solaire, il entraine desavantageusement une réduction importante de la transmission du rayonnement favorable à la photosynthèse, c'est-à-dire de la partie du rayonnement qui, absorbé par une plante,provoque la photosynthèse. I1 est donc nécessaire de trouver une solution différente qui permette de diminuer sélectivement et efficacement le chauffage solaire à l'intérieur d'une serre sans entrainer, de manière correspondante, une réduction élevée de la transmission du rayonnement de longueurs d'ondes comprises entre 400 et 750 nanomètres. Conformément à cette invention, on réalise un panneau de verre, constituant un élément de construction et un dispositif de régulation thermique de la construction dans laquelle on utilise le panneau en tant qu'élément de construction, ce panneau comprenant une feuille de verre et un réflecteur des rayons infrarouges que l'on place à proximité delafeuille de verre et que l'on peut combiner avec la feuille de verre pour former le panneau, ou que l'on place sur la feuille de verre, en le fixant sur celle-ci pour former le panneau - cette feuille de verre contenant des ions ferreux à une concentration qui permet simultanément à la feuille de verre de transmettre plus de 45 pour cent du rayonnement incident intégré total pour les longueurs d'ondes comprises entre entre 400 et 750 nanomètres et moins de 25 pour cent du rayonnement incident intégré total pour les longueurs d'ondes comprises entre 750 nanomètres et 3 microns, et le réflecteur des rayons infrarouge pré- sentant une émissivité très faible dans le domaine infrarouge tout en étant transparent pour tout le spectre solaire. On obtient des résultats avantageux en utilisant à la fois la feuille de verre et le réflecteur des rayons infrarouges ; on va maintenant décrire séparément la feuille de verre et le réflecteur. La feuille de verre excluera de l'enceinte au moins 75 % du rayonnement intégré total pour les longueurs d'ondes comprises entre 0,75 et 3 microns ; en combinant absorption et réflection. Le rayonnement solaire absorbé est transformé en chaleur. Le mécanisme le plus efficace dans ce cas pour éliminer cette chaleur est la convection, et puisque les courants de convection sont en général plus importants à l'extérieur de l'enceinte qu'à l'intérieur, la perte vers l'extérieur est plus importante et la chaleur diminue à l'intérieur de l'enceinte. On considérera maintenant le réflecteur des rayons infrarouges. Le réflecteur des rayons infrarouges devra présenter une émissivité très faible dans le domaine des infrarouges tout en étant transparent pour tout le spectre solaire. La manière dont on devra combiner la feuille de verre et le réflecteur dépend du climat sous lequel la serre est utilisée. Ainsi, dans des régions où le chauffage n'est pas nécessaire, mais qui sont plus concernées par les charges de conditionnement de l'air (par exemple les régions du Golfe Persique), on réalise le réflecteur des rayons infrarouges sous la forme d'un revêtement lié à une surface de la feuille de verre ; lorsqu'on la place dans 11 enceinte, la surface revêtue doit correspondre à la surface intérieure du panneau et donc à celle de l'enceinte.On réalise, par cette construction, un système très efficace de rejet de la chaleur engendrée à l'intérieur de la feuille de verre, comme on l'a décrit précédemment, car le revêtement à pour rôle de rejetter de préférence cette chaleur vers l'extérieur de sorte que la perte de chaleur vers l'extérieur se produit par le double mécanisme du rayonnement et de la convection thermique à partir de la surface du verre, et cette construction combinée la rend beaucoup plus efficace. Un film fin d'oxyde d'étain dopé à l'antimoine réflechissant les rayons infrarouges de grandes longueurs d'onde constitue un revêtement approprié pour ce climat. L'utilisation d'un panneau ayant cette structure sous des climats chauds arides présente encore l'avantage que la couche réflechissant les rayons infrarouges réalise une isolation thermique efficace contre le refroidissement nocturne par rayonnement, ce qui permet d'éviter d'avoir à recourir à un chauffage interne, malgré la baisse des températures ambiantes. Sous les climats modérés à froids, il faut que le panneau présente une structure à double paroi, transmettant la lumière, pour éviter la condensation de l'eau sur le revêtement réfléchissant les rayons infrarouges. On peut réaliser cette structure à double paroi en utilisant une feuille de verre dopée aux ions ferreux (comportant ou non le film réfléchissant les rayons infrarouges), en combinaison avec une couche essentiellement imperméable (par exemple, une feuille de verre ou de plastique) espacée de la feuille de verre extérieure, grâce à une disposition qui laisse un intervalle entre elles, l'intervalle étant mis sous vide ou rempli d'air, ou d'un autre gaz. La construction utilisant le verre dopé revêtu est, bien sur, la plus efficace. La feuille intérieure doit être hautement transparente à la partie visible du spectre (longueurs d'onde de 400 à 750 nanomètres).On peut aussi utiliser une autre disposition, qui est aussi efficace que le verre dopé aux ions ferreux revêtu d'un film réflechissant les rayons infrarouges. Dans cette disposition, une feuille de verre contenant les ions ferreux nécessaires constitue la paroi extérieure et on applique le revêtement réfléchissant les rayons infra-rouges sur la surface externe de la paroi intérieure, en laissant encore un intervalle rempli de gaz ou mis sous vide entre les deux parois. La paroi intérieure de préférence en verre, est imperméable à l'air ou aux gaz et est hautement transparente à la lumière visible. Comme on peut le voir, les constructions à double paroi que l'on a décrites, réalisent une barrière entre le volume utile pour la croissance des plantes et le film réfléchissant --------------- les rayons infrarouges, de façon à éviter la condensation sur celui-ci, condensation qui diminuerait l'efficacité de la réflection des rayons infra-rouges. On peut, si on le souhaite préfabriquer la construction à double paroi sous forme de panneaux à double paroi. Les critères précédents étant remplis, on peut appliquer la présente invention, sous ses formes différentes, pour diminuer les charges de conditionnement de l'air des serres sous les climats très chauds et pour diminuer les coflts de chauffage des serres, en hiver, sous les climats froids rigoureux. Dans les régions de climat modéré, où le chauffage et le refroidissement sont également nécessaires, on peut réaliser des économies, en l'une et l'autre des formes. Dans chacun de ces cas, on peut diminuer de façon importante les dépenses énergétiques tout en maintenant dans la serre une pénétration élevée de rayonnement solaire qui permet la photosynthèse. La suite de la description se réfère aux figures annexées qui représentent respectivement Figure 1, une vue schématique d'une serre utilisée classiquement pour réaliser un milieu régulé afin d'accélérer la croissance des plantes, et Figures 2,3,4, et 5, des vues en coupe faites suivant la ligne 2-2 de la figure 1, représentant différentes structures des panneaux transmettant la lumière, conformément à la présente invention. On a représenté schématiquement, figure 1, une serre 10, à laquelle on peut appliquer la présente invention. De manière classique, les côtés et le toit tout entier ou la plus grande partie des cOtés du toit de la construction sont constituées par des "panneaux vitrés. Le verre utilisé dans les serres classiques est "sous forme de feuilles de verre" qui constituent les panneaux vitrés de fenêtres classiques à base de chaux sodée disponible dans le commerce), de qualité "serre", pour indiquer l'absence relative par unité de surface de défauts visuels. Ce verre transmet de manière très importante, la lumière de longueurs d'ondes inférieures à environ 3,0 microns. Toutefois, la région du spectre qui se situe entre 0,75 et 3,0 microns ne fait pas partie du domaine favorable à la photosynthèse.Ces longueurs d'ondes ne sont pas utiles pour accélérer ia croissance des plantes, bien qu'elles contribuent au chauffage du volume de croissance des plantes, c'est-à-dire de la serre. En changeant ou en modifiant le verre interposé entre la source de lumière (le soleil ou une source de lumière artificielle) et les plantes, l'invention permet une atténuation hautement efficace des longueurs d'ondes qui ne sont pas favorables à la photosynthèse, mais qui sont transmises de manière très importante par les vitres utilisées actuellement dans les serres classiques. La nature et la composition de différents verres de silice sont bien connues dans la technique, et sont par exemple décrites dans leKirk-Othmer Encyclopedia of Chemical Technology 2ème édition (Interscience Publishers, Vol.10, p.S53 et suivantes'). Le Handbook of Glass Manufacture Vol.II (établi et édité par F.V. Tooley, Ogden Publishing Company, Nex-York, 1960 p. 22-26) décrit différents procédés de fabrication commerciale du verre. A la base de toutes les conceptions des "panneaux vitrés" représentés schématiquement sur les figures 2 à 5, il y a l'utilisation d'une feuille de-verre contenant des ions ferreux en une concentration efficace pour conférer à la feuille de verre des propriétés de transmission telles que plus de 45 pour cent du rayonnement incident intégré total soit transmis pour les longueurs d'ondes comprises entre 400 et 750 nanomètres et que moins de 25 pour cent du rayonnement incident intégré total soit transmis pour les longueurs d'ondes comprises entre 750 nanomètres et 3 microns. Bien que l'on ai décrit les propriétés spectrales du verre dopé au fer, fondu dans des conditions modérées, et dans des conditions plus réductrices (dans le Handbook of Glass Manufacture, p. 22-26 précédemment cité), il ne semble pas qu'il y ai eu d'exploitation de ces propriétés de transmission spectrale pour le réglage du rayonnement pénétrant dans une enceinte utilisée pour la croissance des plantes. Les verres solaires vert et les lunettes de soudeur utilisent toutefois l'absorption des rayons infrarouges des verres ferreux-ferriques. La seule addition de composés du fer dans un verre n'apporte pas, en elle-même, la transmission spectrale requise dans la réalisation de cette invention, parce qu'à moins de travailler le verre sous des conditions fortement réductrices, de façon à assurer la présence d'un grand pourcentage d'ions ferreux, la plupart des ions du fer seront présents sous forme d'ions ferriques et s'incorporeront dans la composition de verre dans ce que l'on appelle "l'état de champs cristallin", dans lequel les ions du fer rendent le verre très absorbant pour les longueurs d'ondes favorisant la photosynthèse (c'est-à-dire entre 400 et 750 nanomètres).Lorsqu'on chauffe le verre sous des conditions suffisamment réductrices, la bande d'absorption pour les longueurs d'ondes courtes, qui est due à la présence des ions ferriques décroit et on obtient un verre qui présente une transmission élevée pour des longueurs d'ondes comprises entre 400 et 750 nanomètres. Si on utilise ce verre contenant des ions ferreux sous forme de panneau vitré 20 sur la figure 2, la source lumineuse se trouvant au-dessus du verre et le volume de croissance des plantes au-dessous du verre, lorsqu'un spectre d'ondes lumineuses (par exemple de 0,4 à 3 microns) tombe sur le panneau vitré 20, on obtient une transmission sélective non uniforme telle que plus de 45 pour cent du rayonnement intégré total est transmis pour les longueurs d'ondes comprises entre 400 et 750 nanomètres et que moins de 25 pour cent du rayonnement intégré total est transmis par les 'longueurs d'ondes comprises entre 750 nanomètres et 3 microns. La suppression de la transmission dans le panneau vitré 20 est due principalement à l'absorption. Le panneau vitré 20 s'échauffera donc, toutefois, si les courants de convection sont nettement plus importants sur la face supérieure du panneau vitré 20, la perte de chaleur de ce côté de la feuille de verre sera proportionnellement plus importante. Ce sera naturellement le cas dans une serre oû la surface extérieure du verre 20 est en contact avec l'atmosphère. Bien que cette conception de "panneau vitré" représente une amélioration par rapport aux panneaux vitrés normalement utilisés dans la construction des serres, que la face extérieure du verre, soit ou non revêtue de peinture réfléchissante, on obtient des avantages beaucoup plus importants, en particulier pour les climats chauds arides, avec la structure de panneau citré représentée sur la figure 3. Sur cette figure, on revêt un substrat de verre 22, présentant les propriétés spectrales du panneau vitré 20, sur sa surface intérieure 24, avec un matériau semi-conducteur hautement réfléchissant pour les rayons infrarouges, et présentant une émissivité très faible des rayons infrarouges, tout en étant essentiellement transparent dans tout le spectre de longueurs d'ondes comprises entre 0,4 et 3 microns.On désigne ce revêtement par le terme "miroir pour infrarouges (IR) transparent dans le visible" ou "revêtement miroir pour IR". On avait réalisé ces revêtements miroirs pour IR à l'origine pour des électrodes transparentes, et on les utilise encore ainsi. Des vitres de fenêtre classiques comportant de tels revêtements sont actuellement disponibles dans le commerce. On peut citer parmi les matériaux réfléchissant les rayons infrarouges que l'on peut utiliser dans la réalisation de cette invention, l'oxyde d'étain dopé à l'antimoine (SnO2 : Sb) l'oxyde d'indium dopé à l'étain (In203 : Sn) ; le stannate de cadmium dopé à l'indium (Cd2 SnO4 : In) etc. Le brevet des Etats Unis d'Amérique 3.677.814, par exemple, indique des procédés de revêtement du verre avec de oxyde d'étain dopé. Le brevet des Etats Unis d'Amerique 3.655.545, par exemple, mentionne des procédés de revêtement de verre avec de l'oxyde d'indium dopé. On peut citer parmi les procédés de dépit de ces films, ou de ces revêtements des dépôts par pulvérisation et des dépôts chimiques en phase vapeur. On a préparé la composition suivante de verre à base de chaux sodée OXYDE POIDS MATERIAU BRUT QUANTITES % g A12 3 1,29 A1(OH)3 19,79 CaO 8,06 CaCO3 143,84 Fe2O3 0,75 Fe2O3 7,5 K2O 0,3 K2CO3 4,4 MgO 3,38 MgCO3 70,7 Na2O 13,93 Na2C 3 238,21 Na2SO4 0,3 Na2SO4 3,0 SiO2 71,99 SiO2 719,93 1.207,37 Total. On a mélangé la masse avant de la fondre, on l'a placé dans un creuset de platine et dans un four chauffé au gaz naturel. Le gaz brûlait avec de l'air et de l'oxygène pour augmenter la tem pérature (déterminé au moyen d'un pyromètre optique) jusqu'à 1500-15500C, température à laquelle on arrêtait l'apport d'oxygène pour établir et maintenir une atmosphère réductrice dans le four. On a prélevé périodiquement de petits échantillons de verre fondu à l'aide d'une baguette de platine, on les a trempés et on les a examinés pour déterminer leur couleur, lorsque la couleur est devenue bleue/verte on a enlevé le creuset, on a versé le verre fondu sur du graphite (température environ 2000C) et on a effectué un recuit à 5100C. On a découpé un échantillon de 2,5 cm x 2,5 cm x 0,34 cm dans la plaque de verre résultante et on l'a poli jusqu'à une qualité optique. On a mesuré les propriétés de transmission de cet échantillon qui présentait une concentration élevée en ions ferreux et on a trouvé qu'elles étaient acceptables. On a ensuite revêtu cet échantillon sur une de ses faces avec une couche mince (d'en o viron 3000 A) d'oxyde d'étain dopé au fluor. Pour l'opération de revêtement, on a placé l'échantillon dans un four et on l'a chauffé jusqu'd 550-6000C, et on a prériodiquement pulvérisé sur une de ses surfaces une solution de SnC14 dissoute dans un mélange éthanol/HN03 dopé avec du fluorure d'ammonium. Après avoir déposé' chaque revête- ment par pulvérisation, on a réchauffé l'échantillon dans le four. On a laissé refroidir l'échantillon revêtu dans le four (éteind) toute la nuit pour réaliser une étape de recuit. On a déterminé les propriétés de réflection de l'échantillon revêtu dans le domaine infrarouge à l'aide d'un spectrophotomètre IR., et on a trouvé qu'elles étaient satisfaisantes. On a ensuite déterminé la transmission optique de l'échantillon revêtu et on a trouvé qu'elle satisfaisait aux exigences optiques conformément à cette invention. On a préparé un certain nombre d'autres échantillons avec différentes concentrations en fer et traités à différentes températures (1200-15000C). Le traitement à des températures inférieures à 1500-15500C ne réalisait pas des conditions suffisamment réductrices pour la composition de verre utilisée et aucun des échantillons ne satisfaisait aux exigences pour l'épaisseur de verre recommandée, c'est-à-dire une épaisseur dtenviron 0,30 cm. La structure du panneau correspondant à la figure 3 est particulièrement utile sous les climats très chauds, ou les charges de conditionnement de l'air pour la culture agricole en serre sont en général si élevées qu'elle-n'est pas compétitive économiquement avec l'importation de produits agricoles. La concentration en composé du fer que l'on doit utiliser pour préparer le verre dopé aux ions ferreux doit être suffisante pour déposer dans le verre de 0,3 à 0,7 pourcent en poids d'ions fer. Le traitement du verre doit permettre de transformer suffisamment d'ions fer en ions ferreux, pour que la concentration en ions ferreux soit comprise entre 0,15 et 0,7 pour cent en poids (c'est-à- dire, que les ions ferreux doivent représenter au moins 50% des ions fer présents). Ces concentrations sont représentatives de celles que l'on doit employer pour le dopage de verres à base de chaux sodée. Pour le dopage de verre à base de phosphate, la quantité d'ions ferreux doit être comprise entre environ 1,4 et 7,0 pour cent en poids.Dans tous les cas, le verre résultant doit présenter les propriétés de transmettre plus de 45 pourcent du rayonnement incident intégré total pour les longueurs ondes comprises entre 400 et 750 nanomètres et moins de 25 pour cent du rayonnement incident intégré total pour les longueurs d'ondes comprises entre 750 nanomètres et 3 microns. On peut utiliser le verre ainsi préparé, sans autre traitement dans la réalisation représentée figure 2. Pour la structure du panneau correspondant à la figure 3, le verre reçoit ensuite un fin revêtement de matériau semi-conducteur réflechissant les rayons infrarouges chauffants (par exemple 2000-5000 angströms d'oxyde d'étain dopé ; 1000-20000 angströms d'oxyde d'indium dopé). Donc, lorsqu'on utilise le verre dopé au fer présentant les propriétés spectrales décrites précédemment et comportant un revêtement d'oxyde d'étain dopé pour la construction du panneau (figure 3), environ 80% de la partie du rayonnement (par exemple, des rayons solaires) qui tombe sur ce panneau, de longueur d'onde supérieure à 750 nanomètres, seront absorbés, et environ 4% seront réfléchis sur la surface extérieure.Lorsque la couche de verre 22 s'échauffe, la faible émissivité () du revêtement ~ 0,2, par rapport à celle du verre, ~ 0,88 entraine une perte de chaleur par rayonnement dirigée préférentiellement vers l'extérieur de la serre. On résumera les critères applicables aux climats très chauds, après avoir indiqué les sens des termes, symboles et abréviations suivants, qui seront utilisés ci-après : L'éclairement énergétique solaire est le rayonnement solaire incident sur le panneau vitré, par unité de surface -- symbole E : est le symbole de I 'émissivité Q : est le symbole général de l'énergie thermique par unité de surface ; On l'utilise avec differents indices ou exposants, de la manière suivante QIN : est l'énergie thermique totale par unité de surface qui pénétre à l'intérieur de la serre. Q abs : est l'énergie thermique absorbée par unité de surface. Qsolar: est l'énergie thermique par unité de surface de l'eclaire- ment énergétique solaire incident. ext Qconv : est l'énergie thermique par unité de surface transférée à l'extérieur de la serre par convection. Qradt : est l'énergie thermique par unité de surface transférée à l'extérieure de la serre par rayonnement. : : est l'énergie thermique par unité de surface transférée à l'intérieur de la serre par convection quint friand : est l'énergie thermique par unité de surface transférée à l'intérieur de la serre par rayonnement. a : est le facteur d'absorption moyen pris sur tout le spectre solaire du panneau vitré considéré. #ps : est le facteur de transmission du panneau vitré, en ce qui concerne le rayonnement favorable à la photosynthèse (définit précédemment) T : est le facteur de transmission moyen pris sur tout le spectre solaire, du panneau vitré considéré. DSS : est l'abréviation d'un type de verre du commerce que l'on caractérise comme ayant "double résistance, unique épais seur". On a effectué des calculs pour estimer les économies potentiellement réalisables en ce qui concerne les charges de conditionnement de l'air en utilisant d'autres verres que le verre transparent ordinaire, ces calculs correspondant à un climat très chaud. On suppose que les paramètres sont les suivants Eclairement énergétique solaire 900 watts Température ambiante 43 C Température intérieure 270C Température réelle du rayonnement du ciel 230C Emissivité de la surface du verre 0,88 Emissivité de la surface du SonO2 : Sb 0,20 Vitesse du vent 2,7 m/s. L'équation en régime permanent, qui détermine la température de la surface du verre est la suivante ext ext int int Qconv+ Qrad + Qconv+ Qrad = Qabs (I) On suppose que : Qabs = &alpha; I On résout numériquement l'équation (I) en effectuant les subs titutions appropriées pour déterminer la température du verre, et on calcule ensuite l'énergie totale d'après l'équation suivante int int QIN = Qsolar + Qconv + Qrad (2) Les résultats des calculs sont résumés dans le tableau I. Pour les deux cas de peinture blanche sur la surface extérieure (types C et D dans le tableau I), on suppose que l'épaisseur de la peinture est la même dans les deux cas, c'est-à-dire que cette épaisseur de peinture blanche (choisie arbitrairement), qui est appliquée au verre de type A, permet d'obtenir la même diminution des charges de conditionnement de l'air que le verre de régulation thermique de cette invention (Fig.3 ;Type B dans le tableau I). TABLEAU I QIN verre Q1N Charges de Type de verre i 2 ionnt T T watts/m d'air ps A Verre DSS transpa rent 0,30 cm 0,82 0,80 0,12 879 1 B Verre de réglage thermique 0,60 0,31 0,60 520 0,59 C Verre DSS peint en blanc 0,45 0,44 0,05 514 0,59 D Verre de réglage thermique (Fig.3) peint en blanc 0,33 0,17 0,33 309 0,35 Il faut noter que pour le verre de type D, la valeur minimum obtenue pour les charges de conditionnement de l'air l'est aux dépens de la valeur minimum de TpS t et n'est donc pas optimum. On a de plus, calculé le coefficient de transfert de la chaleur pendant la nuit pour le panneau vitré de régulation thermique (Type B, Fig.3) et on l'a comparé à celui du verre ordinaire DSS. Ici, la surface de faible émission sur le côté intérieur du panneau vitré de type B diminue de façon importante l'effet du refroidissement nocturne par rayonnement. On a déterminé que le coefficient de transfert de la chaleur réel, pour une surface horizontale, avec un vent ayant une vitesse de 2,7 m/s serait environ de 3,06 watts/m2 x OK pour le verre de régulation thermique tu type B, alors qu'il serait d'environ 7,14 watts/m2 xOK pour le verre transparent ordinaire. Le panneau de régulation thermique (Fig.3) conforme à l'invention maintiendra donc des températures plus élevées à l'intrieur de la serre durant la nuit en diminuant le refroidissement par rayonnement. On a aussi fait des estimations concernant les économies de chauffage en hiver qui pouvaient être réalisées en appliquant cette invention dans des régions de climat modéré. On a choisi la région de la côte Est des Etats Unis d'Amérique à une latitude de 400N comme région de climat représentatif, et on a estimé qu'en Février, la réduction potentielle des dépenses de chauffage pouvait atteindre 70 %, comparée à celles qui étaient nécessaires avec les vitres classiques DSS. Toutefois, pour ce type de régulation adapté à ce climat, il faut utiliser les constructions représentées sur les figures 4 et 5 ou des constructions équivalentes. Il faut donc modifier le panneau de régulation thermique unique simple des figures 2 ou 3 pour placer à l'intérieur de cette feuille une barrière qui soit imperméable à la vapeur d'eau.De plus, il est obligatoire qu'il y ait un espace 26 entre la feuille de verre extérieure et la barrière intérieure 28 ou 30. L'intervalle rempli d'air ou de gaz ou mis sous vide doit être supérieur à 0,1 cm, la séparation optimum pratiquement étant d'environ 1,2 cm pour une configuration à double panneau. I1 est nécessaire d'introduire cette barrière placée intérieurement pour éviter la condensation de l'eau sur le revêtement miroir pour IR (infrarouges). Pendant le cycle de chauffage, la température de la vitre extérieure sera inférieure au point de condensation pour les concentrations en vapeur d'eau classiques à l'intérieur des serres. La condensation se produira donc, et si le revêtement miroir pour IR (infrarouge) se trouvait à découvert, la condensation de l'eau ou le développement d'une couche de glace sur ce revêtement résulterait en une absorption du rayonnement thermique émis depuis l'intérieur de la serre et les propriétés d'émission faible du revêtement miroir pour IR seraient annulées.La barrière intérieure supprime encore le transfert de chaleur par conduction convection depuis la surface interne du panneau intérieur. I1 est clair que l'on peut réaliser la disposition sous forme de panneaux à double vitrage des figures 4 et 5 par une construction de panneau à double vitrage monobloc, ou comme on l'a représenté en utilisant une parie de vitrages séparés par des entretoises 32. Les entretoises 32 ont, de préférence, pour fonction de délimiter l'espace rempli d'air 26, et également de diminuer la pénétration de la vapeur d'eau dans l'espace 26. Les panneaux à doubles vitrages monoblocs, comporteront, bien sur, des bords scellés et l'espace 26 sera occupé par un gaz approprié ou sera mis sous vide. Dans la construction de la figure 5, la vitre extérieure 20 est la même que dans la figure 2 et la vitre intérieure comprend une feuille 34 de verre DSS ordinaire comportant sur sa surface extérieure, le revêtement miroit pour IR 36 voulu. Bien qu'on utilise un matériau de scellement 38 dans toutes les constructions des figures 2-5 pour réaliser un joint verrechassis, ce scellement est plus important dans la conception avec chauffage (figures 4 et 5) de façon à diminuer l'infiltration. On considère actuellement que les structures suivantes sont les meilleures Pour les applications qui ne nécessitent pas de chauffage et pour lesquelles la demande d'énergie concerne le refroidissement, on recommande la construction de la figure 3, en utilisant un verre à base de chaux sodée (de couleur bleu-vert) dopé aux ions ferreux de 0,32 à 0,64 cm d'épaisseur, comportant un revêtement d'environ 3000-4000 Angströms d'épaisseur de SnO2 : Sb sur sa face inférieure. La teneur en ions ferreux de la feuille de verre 20 sera d'environ 0,25 à 0,50 pour cent en poids. Pour les applications qui nécessitent un chauffage, on peut utiliser une des constructions des figures 4 et 5, en utilisant les matériaux décrits précédemment pour les panneaux devant être utilisés pour les applications qui ne nécessitent pas de chauffage, mais en leur ajoutant un verre DSS ordinaire de 0,32 cm d'épaisseur pour constituer la feuille 28 ou 34. Bien que l'on ai principalement décrit l'invention pour des serres soumises au rayonnement solaire, on peut également appliquer l'invention à des serres soumises au rayonnement de sources artificielles. REVENDICATIONS 1. Panneau vitré constituant un élément de construction et un dispositif de régulation thermique pour la construction dans laquelle on utilise le panneau en tant qu'élément de construction, caractérisé en ce qu'il comprend une feuille de verre et un réf lec- teur des rayons infrarouges placé à proximité de la feuille de verre et que l'on peut combiner avec la feuille de verre pour former le panneau, ou place' sur la feuille de verre et fixer sur celle-ci pour former le panneau, cette feuille de verre contenant des ions ferreux à une concentration qui permet simultanément à la feuille de verre de transmettre plus de 45 pour cent du rayonnement incident intégré total pour les longueurs d'ondes comprises entre 400 et 750 nanomètres et moins de 25 pour cent du rayonnement incident intégré total pour les longueurs d'ondes comprises entre 750 nanomètres et 3 microns et ce réflecteur des rayons infrarouges présentant une émissivité très faible des rayons infrarouges, tout en étant transparent pour tout le spectre solaire. 2. Panneau selon la revendication 1, caractérisé en ce que la feuille de verre est constitué par du verre à base de chauxsodée ayant une concentration en ions ferreux comprise entre environ 0,15 et environ 0,7 pour cent en poids. 3. Panneau selon la revendication 1, caractérisé en ce que la feuille de verre est constituée par du verre à base de phosphate ayant une concentration en ions ferreux comprise entre environ 1,4 et environ 7 pour cent en poids. 4. Panneau selon la revendication 1, caractérisé en ce que le verre est du verre à base de chaux sodée de couleur bleue-verte. 5. Panneau selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le réflecteur des rayons infrarouges est constitué par un revêtement fixé sur une des surfaces de la feuille de verre. 6. Panneau selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le réflecteur des rayons infrarouges est constitué par un revêtement fixé sur une feuille de matériau hautement transparent à la lumière visible, cette dernière feuille étant espacée de la feuille de verre et parallèle à celle-ci, ce revêtement étant fixé à la surface de la feuille qui fait face à la feuille de verre. 7. Panneau selon la revendication 6, caractérisé en ce que la feuille de matériau hautement transparent à la lumière visible est constitué par du verre à base de chaux sodée du commerce. 8. Panneau selon l'une des revendications 5,6 ou 7, caractérisé en ce que le revêtement est constitué par une couche d'oxyde d'étain dopé ayant une épaisseur d'environ 2000 à 5000 angströms 9. Panneau selon l'une des revendications 5, 6 ou 7, caractérisé en ce que le revêtement est constitué d'une couche d'oxyde d'indium dopé ayant une épaisseur d'environ 1000 à 20000 angströms. 10. Construction caractérisée en ce qu'elle est constituée en partie ou en totalité par des panneaux selon l'une quelconque des revendications précédentes.