La présente invention se rapporte, d'une façon générale, à un traitement longitudinal de matières minces et, en particulier, de matières composées de fibres, en vue de regrouper les composants de ces matières, par exemple pour en augmenter la 5 voluminosité ou pour adoucir des matières telles que des tricots en nylon et des étoffes non tissées» ou bien encore pour conférer de l'extensibilité à dès articles tissés. La technique consistant à faire avancer une matière mince contre une surface retardatrice (technique qui est déjà ancienne) 10 était limitée dans la pratique par suite des problèmes de réglage et de stabilité. Tout spécialement, la mise en route et le réglage d'un traitement de cette nature est une opération difficile et longue. Selon la présente invention, on utilise une technique qui, 15 jusqu'à présent, s'était révélée incapable de résoudre ce problème (à savoir le confinement de la matière contre une surface d'entraînement courbe et, sur le même côté de la matière que la surface de confinement, la mise en contact avec une surface retardatrice), mais en incorporant des dispositions nouvelles 20 très importantes qui permettent de résoudre les problèmes. Suivant la présente invention, on commence par installer la surface de confinement dans une position d'entraînement de la matière. Ultérieurement, on utilise un organe presseur agissant dans une direction qui suit en général la surface d'entraî-25 nement et on amène progressivement la surface retardatrice de plus en plus près de la surface d'entraînement courbe, jusqu'à l'établissement du rapport désiré entre lesdites surfaces, ce qui permet de renforcer progressivement l'effet de retard. Par la suite, on traite la matière tout en poursuivant le pressage 30 de la surface de confinement dans des conditions telles que, à chaque instant donné, la progression de la matière soit.entretenue en l'absence de tout glissement par rapport à la surface d'entraînement et jusqu'à la proximité immédiate de la surface retardatrice. 35 Pour le traitement de matières textiles et d'autres étoffes douces, on fait en sorte que la matière progresse de concert avec la surface d'entraînement, sans aucun glissement, jusqu'à un point proche de la surface de confinement mais au-dessous de cette dernière, ce point précédant celui du début de la surface 40 retardatrice. Entre ces deux points (distance inférieure à 25,4mm 72 05269 2 2125535 et, dans le cas d'étoffes minces, inférieure à 6,35 mm) 1? matière est comprimée avec glissement jusqu'à une épaisseur réduite . La distribution par la surface d'entraînement vers le premier point provoque une compression immédiate de la matière 5 dans son propre plan contre une colonne confinée de matière comprimée, avant d'atteindre la surface retardatrice. Selon des modes de réalisation préférés de l'invention, la surface retardatrice est inextensible et, après réglage demeure fixe dans le sens de la progression de 1? matière ; 10 d'autre part, cette matière est avantageusement flexible sur le mode élastique dans le sens de l'épaisseur de la matière. On préfère que la surface retardatrice soit constituée d'une multiplicité de saillies d'accrochage ayant une action globale retardatrice ( par exemple des grains abrasifs durs liés à une 15 feuille de support non extensible ou bien des saillies en métal dur) . Egalement de préférence, toutes les parties de la surface retardatrice sont espacées de la surface d'entraînement d'une distance égale à celle de l'espacement de la première partie 20 efficace retardatrice et d'une distance plus grande que ne l'est la sur-face de confinement^ une couche élastique de support recouvre à la fois l'organe retardateur stratifié et un autre organe stratifié qui définit la surface de confinement ; un organe métallique ayant la forme d'une feuille et agissant sur le 25 mode facial presse la surface retardatrice et la surface de confinement vers la surface d'entraînement ; d'autre part, la surface retardatrice épouse élastiquement le profil de la surface cylindrique d'entraînement. Suivant un mode de réalisation préféré, l'organe de pres-30 sage qui se déplace dans le sens tangentiel réalise ce mouvement indépendamment de la surface de confinement et de la surface retardatrice sur lesquelles il se déplace et contre lesquelles il exerce une pression. Dans un autre mode préféré de mise en oeuvre de l'invention, 35 la surface de confinement est montée en vue d'un mouvement vers l'arrière, c'est-à-dire dans le sens opposé à celui de la progression de la matière, et la surface retardatrice arrive dans la région qui a été libérée par la surface de confinement, pour établir un contact de retardement avec la matière. De préfé-40 rence, dans un montage de ce genre, la surface de confinement 72 05269 3 2125535 et la surface retardatrice sont disposées dans dans plans sensiblement parallèles, le plan de la surface de confinement étant plus proche de la surface d'entraînement, ladite surface de confinement dans sa position initiale se prolongeant au—delà 5 de son point de tangence avec la surtace d'entraînement. On préfère également que, dans un tel mode de réalisation, les surfaces de confinement et de retard soient montées en un seul et même ensemble comportant une plaque de pressage qui presse les surfaces en direction de la surface d'entraînement, et cet 10 ensemble est mobile vers l'arrière afin de déplacer le point • initial ^ la surface retardatrice en direction de point de tangence. On préfère que dans des ensembles de cette nature, une couche élastomère soit interposée entre la plaque de pressage et les surfaces de confinement et de retardement ; on préfè-15 re également que,pendant le mouvement de l'ensemble, des rouleaux viennent en prise avec la plaque pour presser cette plaque ainsi que les surfaces de confinement et de retardement vers la surface d'entraînement tout en autorisant la plaque et l'ensemble à se déplacer dans la direction tangentiel le.. 20 D'autres buts et avantages de l'invention ressortiront de la description détaillée qui va en être:faite ci-après en se référant aux dessins annexés , sur lesquels : La fig. T est une coupe transversale schématique, à beaucoup plus grande échelle» d'un mode de réalisation préféré de 25 l'invention ; la fig. 2 est une vue semblable à la fig. 1 mais montrant un autre mode de réalisation préféré de l'invention j la fig. 3 est une coupe transversale - d'un autre *mode de réalisation préféré qui comprend un ensemble à mouvement 30 tangentiel ; les fig- 4, 5, 6 et sont es schémas montrant les divers réglages pour le mode a., réalisation de la fig. 3 ; la fig- 8 est une vue en plan d'xtne étoffe aux divers stades de son traitement ; 35 les fiq. 9 et 10 sent , respectivement, une vue de côté et une vue en plan de la machine tout entière comprenant les oroanes opératoires représentés sur la fig. 3 ; la fie- 11, enfin, est une vue de côté semblable à une partie de la fiq- 9 et montrant un autre mode de réalisation de 40 l'invention. 72 05269 4 2125535 Sur la figure 1, une surface d'entraînement 10 se déplace (voir flèche D) au-dessous d'une surface de confinement 12 et d'une surface retard.-trice 14 qui sont toutes deux fixes, en entraînant une bande de matière flexible 16 devant être traitée. 5 Toutes les surfaces ont une largeur uniforme qui correspond à celle de la bande à traiter. Pour bien se rendre compte du denré de grossissement sur les dessins, il suffit d'indiquer que l'épaisseur réelle de la matière 16 est inférieure à 38 microns. La surface d'entraînement 10 est recourbée suivant un rayon 10 compris entre 5 et 15 cm, bien que la courbure n'apparaisse pas clairement sur le dessin avec le grossissement utilisé. Le degré de compression de "la matière aux divers stades de traitement est indiqué schématiquement sur la fig. 1 par les sections rectangulaires qui représentent des masses égales de matière. 15 La machine est représentée en trait plein à l'état de fonctionnement, c'est-à-dire après la stabilisation du traitement ( la position indiquée en pointillé de l'organe de pressage 30 sur la gauche étant la position de démarrage alors que la position en pointillé sur la droite est la position qui 20 correspond à une action retardatrice plus importante ). La surface de confinement 12 presse avec glissement la matière 16 contre la surface d'entraînement 10 pour la faire avancer sous une forme longitudinalement non comprimée jusqu'à un point 0 qui est le point initial du traitement. 25 La surface retardatrice 14 qui est rugueuse si on la compare à la surface de confinement 12, commence en M à une distance inférieure à 25 mm du point 0 (cette distance étant inférieure à environ 6,35 mm lorsque les matières textiles traitées ont une épaisseur comprise entre 127 et 381 microns). Dans d'autres 30 modes de réalisation, par exemple pour des matières rigides, le point initial de traitement peut coïncider pratiquement avec le point initial de la surface retardatrice efficace. Au point 0, la matière non comprimée est entraînée et est immédiatement comprimée (de façon provisoire ou permanente) con-35 tre une" colonne de matière comprimée, cette dernière étant maintenue avec glissement par la dernière section de la surface 12. Alors que la matière sort de la zone de confinement sous la surface 12, elle subit une expansion et peut rester dans cet état d'expansion pendant la totalité de son trajet sous la surface retardatrice 14. En raison de la rugosité Je la surface retarda 72 05269 5 2125535 trice 14, on peut entretenir l'effet de retard par une légère pression vers le bas. On évite ainsi un nouvel avancement de la bande en raison d'une pression excessive contre la surface d'entraînement ainsi qu'une usure trop importante de la surface 5 retardatrice. A partir du point M, la surface retardatrice 14 s'étend à peu près parallèlement à la surface d'entraînement et ne comprime nullement la matière déjà comprimée ,. ou n'oblige pas cette matière à passer par une action d'e.xtrusion à travers un passage ayant une dimension minimale. 10 Pour définir les surfaces de confinement et de retardement, un sandwich forné de couches fixes s'étend sur le rouleau en provenance d'un support immobile (ce support n'est pas représenté et se trouve à la gauche de la fig. 1). Le sandwich comprend z un élément primaire 22 définissant la surface de confinement 15 12 , une étoffe non élastique 24 portant un revêtement abrasif (par exemple une toile émeri) définissant la surface retardatrice 14 et, enfin, une feuille de maintien 28 qui est relativement épaisse et non flexible. Un organe de retenue 26 en acier à ressort est interposé entre la feuille de retenue 28 et l'élé-20 ment 24. Le sandwich tout entier s'étend en porte-à-faux . Un organe presseur 30 force le sandwich vers le rouleau 20 . Comme il est indiqué par les flèches, l'organe presseur est réglable en ce qui concerne son rapprochement de la surface du rouleau en vue de modifier la pression radiale qv'il exerce et il 25 est également réglable dans le sens longitudinal par rapport au sandwich vers l'avant et vers l'arrière, c'est-à-dire dans la direction tangentielle au rouleau 20 afin de modifier son point d'application. Grâce à ce dernier réglage, la proportion de la force descendante qui est appliquée à la surface de confinement 30 12 par rapport à la proportion appliquée à la surface retardatrice 14, est variable. Les forces appliquées à la surface de confinement sont beaucoup plus importantes que celles appliquées à la surface retardatrice et un réglage, dans l'un ou dans l'autre sens , de l'organe de pressage d'une distance de 6r35 mm , 35 dans le sens de progression de la matière, peut avoir une action avantageuse grâce à une variation réglable du traitement. Dans le mode de réalisation représenté sur la fig. 1, l'élément primaire 22 est une feuille en alliage Invar ayant une épaisseur initiale de 0,5 mm, cette feuille ayant été usinée 40 de manière que son épaisseur diminue vers l'avant depuis une va 72 05269 6 2125535 leur initiale qui correspond à l'épaisseur totale jusqu'à une épaisseur de 0,1 mm à l'extrémité 2 3-, cette diminution d'épaisseur se faisant sur une distance d'environ 6,35 mm. L'épaisseur à l'état non comprimé de la toile émeri 24 est d'environ 0,25 mm 5 et la surface rugueuse de la toile est en face de la surface supérieure de l'élément 22, ladite toile se prolongeant au-delà de l'extrémité 2 3 d'une distance qui peut être par exemple de 3,2 à 9,5 mm selon la nature du traitement et selon la rugosité de la toile émeri . L'élément de retenue 26 comprend une bande 10 d'acier à ressort ayant 0,127 mm d'épaisseur et 12,16 mm de largeur, cette bande étant cintrée suivant sa largeur d'un rayon plus petit que celui de la surface d'entraînement, sa largeur étant disposée dans le sens de progression de la surface d'entraînement. 15 L'élément de retenue 26 maintient la surface retardatrice à la courbure approximative de la surface d'entraînement sans permettre à aucun endroit de rétrécissement de l'espace ménagé sous la surface retardatrice ce qui pourrait comprimer la colonne dans la zone du retardement efficace. En fait, quand on 20 utilise ce mode de réalisation, bien que la charge du bord de pressage faisant partie de l'organe 30 puisse être d'environ 9 kg par centimètre linéaire dudit bord (dans le sens de la largeur de la machine), un opérateur pourra facilement soulever le bord antérieur 27 de l'élément rie retenue 26 à l'aide d'un 25 seul doint, ce qui fait ressortir la faiblesse relative nécessaire ^es forces de pression vers le bas . Avec des degrés croissants de traitement on a utilisé les surfaces retardatrices suivantes dans le montage de la fig. 1 pour traiter des matières textiles tricotées ou autres. Toutes 30 les matières retardatrices sont des toiles émeri vendues par Behr Manning of Troy, New York, sous la marque déposée "Métalite" ayant une épaisseur d'environ 0,25 mm. Description Rugosité en microns selon les valeurs quadratiques moyennes 35 Etat neuf Etat usagé Tissu à récurer (tissu de polissage portant des grains abrasifs } 2,5 - 3,2 5 - 6 2,3 - 2,8 4,3 - 5 5,8 - 6,8 5,8 - 7,1 "SOC I" "400 ln *320 J" 6,8 - 7,6 7,6 -12,7 72 05269 7 2125535 On peut utiliser une étoffe durable essentiellement non élastique pour former la surface retardatricecfens certains cas; un exemple comprend l'utilisation d'un tissu à armure serrée dont les valeurs de rugosité a" profilomètre sont de 11,3 à 16,4 5 microns à l'état neuf et de 1C à 11,3 microns à l'état usagé. D'autres matériaux mpossédant es propriétés d'accrochage sont, par exemple, une mince telle métallique ou un tissu en fibres métalliques ou autres fibres dv es dans lequel les éléments transversaux (les fils de trame ) constituent des saillies; on 10 peut également utiliser une placue métallique finement perforée, bosselée ou incisée présentant des solutions de continuité a la surface à l'emplacement des ouvertures qui définissent la rugosité; dans d'autres cas, on peut utiliser des éléments fixes ressemblant aux soies d'une brosse ou à des aiguilles; on 15 peut également utiliser une plaque métallique à surface rugueuse portant, par exemple, des particules minuscules en carbure de tungstène que 1' n a fait adhérer à la surface par une technique de revêtement a\- plasma ou, mieux encore, à l'aide d'un pistolet de pulvérisa on de mitraille. Les toiles émeri et les 20 plaques indiquées en dernier lieu constituent les éléments préférés. Bien qu'on puisse utiliser des substances très variées pour établir la surface d'accrochage, ces substances doivent être, dans la plupart des cas, essentiellement non extensibles dans 25 le sens de la progression de la matière, si l'on veut que le fonctionnement reste efficace. Peur de nombreux traitements, il est essentiel que l'organe retardateur soit également supporté sur un mode élastique dans le sens de l'épaisseur de la matière car on obtient ainsi une géométrie appropriée avec des caracté-30 ristiaues d'auto—réglage. On préfère que les saillies d'accrochage en un matériau dur résistant à l'usure soient utilisées pour définir la surface retardatrice et aussi que cette surface ne présente qu'un allongement inférieur à 5 %. sous une tension de 7 kg/cm . 3c; Lorsque ic- but principal est de donner de la voluminosité à une matière textile ou de l'épaissir, et non pas la raccourcir, on m intient la longueur de la surface retardatrice 14 à une faible valeur , c'est-à-dire à environ 3,2 ou 1,6 mm et, dans ce cas, 1 'épaississeiafent se produit à l'extrémité de la surface 40 de confinement 12. La matière est soumise sur ses surfaces à 72 05269 8 2125535 des forces de cisaillement importantes , ce ç\ provoque étirage vers l'arrière et parfois même des déchirements localisés de la surface supérieure par rapport à la surface inférieure. Il en est ainsi du fait que la surface inférieure est atta-5 quée par les saillies de la surface d'entraînement qui se déplace vers l'avant par rapport à la matière, alors que la surface retardatrice tire à peu près dans l'autre sens . Ces forces, ainsi que la déformation par cisaillement provoquent une augmentation de la voluminc ité ou un "épanouissement" immédiat de la 10 matière qui sort d'en dessous de la surface retardatrice d'une étendue =mssi réduite. Pour débuter le fonctionnement de l'appareil représenté sur la fig. 1, il est évident que l'organe de pressage 30 occupe la position t^ngentielle relative indiquée par les pointillés 15 sur la gauche du dessin ou même en un point situé encore plus à gauche, la force étant appliquée au rouleau 20 dans le sens indiqué par les flèches. Dans une telle position, la surface retardatrice 14 est relativement inopérante mais la surface de confinement 12 est efficace et oblige la matière 16 à se dépla-20 cer de concert avec le rouleau 20. La matière reste à l'état non comprimé dans le sens longitudinal et, en suivant le profil du rouleau, cette matière va sortir de la machine sans avoir touché la surface retardatrice 14. Une fois qu'on a ainsi établi des conditions uniformes d'avancement, on peut faire avancer 25 l'organe de pressage 30 vers la droite suivant la direction tan-gentielle indiquée par la flèche L. Pendant son avancement, l'organe 30 continue à presser la surface de confinement 12 contre le rouleau pour l'entraîner vers l'avant, mais l'organe commence également à appuyer sur la surface retardatrice 14 pour 30 la rapprocher du rouleau. On arrive rapidement à une situation dans laquelle la surface retardatrice 14 vient en contact avec la matière 16. La matière est alors retardée, la matière qui arrive est pressée contre la matière déjà en place, cette matière prend de l'épaisseur et tend à soulever la surface retarda-35 trice et, en même temps, une colonne longitudinalement comprimée commence à se reformer au point 0. Ce point 0 est établi par les positions relatives et les caractéristiques des diverses surfaces, notamment la position de la surface de confinement ainsi que la nature de la matière en cours de traitement. Il est 40 important que le point 0 soit maintenu au voisinage immédiat du 72 05269 9 2125535 point M qui est le point initial de la surface retardatrice, si l'on veut établir des conditions stables de traitement. On conçoit que le mouvement tangentiel de l'organe de pressage est beaucoup plus important que le mouvement radial 5 de la surface retardatrice au cours du réglage, cette caractéristique permettant de réduire les paramètres critiques du traitement et d'utiliser des normes de production qu'un ouvrier moyennement qualifié peut réaliser . Dans le mode de réalisation selon la fig. 2, la couche 10 de caoutchouc 26b derrière la toile émeri 24b contribue à permettre à " .i toile d'épouser la courbure du rouleau d'entraînement. Lorsqu'on cherche à donner de la voluminosité à l'étoffe, l'élément métallique de retenue qui surmonte le caoutchouc peut être mince, de sorte que l'ensemble retardateur pourra fléchir 15 vers le haut. Dans de tels cas} la section de la surface retardatrice la plus proche de la surface de confinement assuro la majeure partie du retardement, alors que les sections extérieures servent simplement à amortir la colonne pour assurer un traitement uniforme sur la largeur de la bande. 20 Avec ce mode de réalisation, on peut exécuter deux stades de traitement avant que la matière atteigne la surface retardatrice et une telle façon de procéder est intéressante lorsque la matière est poreuse ou d'une armure lâche, comme c'est fréquemment le cas de certains articles tricotés . La densifi-25 cation de la matière a lieu au point initial O qui précède l'extrémité 23a de l'élément primaire, une colonne d'une matière longitudinalement comprimée mais sensiblement non épaissie s'é-tendant du point O jusqu'à l'extrémité 23a. Un second prolongement 25, appelé "une voûte" en matière glissante ayant un 30 faible coefficient de frottement, en alliage Invar ou en acier bleu imprégné de'Teflon", est dirigé vers l'avant. La colonne est guidée vers l'avant par un contact oblique avec cette surface à faible coefficient de frottement ce qui surmonte toute tendance à une ondulation vers le haut; pendant ce temps, la 35 tendance naturelle de la matière à subir une augmentation d'épaisseur oblige la colonne à remplir tout l'espace disponible sous la voûte 25. Cette colonne épaissie (qui possède à ce stade une plus grande résistance à la flexion par suite de son épaisseur accrue) est ensuite projetée vers l'avant sous le bord 27 40 de la voûte et vient en contact avec la surface retardatrice, 72 0526*) 10 2125535 où la matière subit une nouvelle expansion et un effet de re-broussement, comme on l'a expliqué plus haut- Ce dispositif est également capable de conférer de la voluminosité à des tricots de nylon et il est spécialement efficace quand il coopère 5 avec un rouleau d'entraînement moleté» La longueur de la voûte pour traiter des tricots en nylon est comprise de préférence entre 0,76 et 2 mm; avec un rouleau d'entraînement ayant 10 cm de diamètre, on préfère une voûte d'une longueur de 1 mm, alors que si le rouleau à 30 cm de 10 diamètre la longueur la plus avantageuse de la voûte est de 1,52 mm. Dans certains cas, on a intérêt à régler l'organe de pressage 30 dans une position très avancée. Quand il en est ainsi, le prolongement 25 est recourbé vers le bas (voir les lignes 15 pointillées) et provoque une densification plus marquée. Dans un agencement analogue mais comportant un prolongement 25 beaucoup plus long, ce prolongement peut lqui-même constituer l'élément primaire et définir le point du traitement initial et avec une telle construction, on peut introduire de façon amo-20 vible un simple paquet de toile émeri et un prolongement qui sont tous deux du type qu'on jette après usage, l'introduction se faisant entre des éléments permanents relativement épais. Dans les constructions selon les fig. 3 à 10, on utilise un sandwich qui comprend une feuille métallique 100 définis-25 sant la surface de confinement 12 et une couche 102 qui définit la surface retardatrice 14 (par exemple une toile émeri ou une surface métallique qui a été rendue rugueuse par des particules de carbure de tungstène). Une partie de la couche 102 surplombe l'élément 100. Ensuite, on a superposé une feuille métalli-30 que 104, puis une couche de caoutchouc siliconique 106 , une nouvelle feuille métallique 108 et une plaque de pression 110. Les épaisse -rs représentatives des divers éléments sont : Elément Millimètres 100 0,25 35 102 0,25 104 0,15 106 3,18 108 O,2 HO 3,18 40 Comme il est indiqué par l'accolade et comme on peut le voir sur les fig. 9 et 10, le sandwich tout entier comprend un 72 05269 n 2125535 ensemble 11C capable d'un mouvement de va-et-vient dans la direction tangente au commet du rouleau d'entraînement 120. Il est monté dans; un support 112 oui s'eténd sur la largeur de la machine et nui est monté sur des bras rotatifs 114- Ces bras 5 sont articulas sur un --.rbre transversal 116 qui coulisse horizontalement dans une rainure 118. Le mouvement de va-et-vient dans le sens avant-arrière est -assuré par des vérins 122 aux deux bouts de la machine, ces vérins étant manoeuvrés de concert à l'aide d'un arbre de commande 124 et d'un volant manuel 126. 10 Par ce mécanisme, le fonctionnement du volant 126 permet de déplacer l'ensemble à partir de la position de départ dans laquelle la cavité de traitement correspond à la fig. 4, pour adopter successivement les géométries indiquées sur les fig. 5 et 6. Pendant ce mouvement, la plaque 110 se déplace au-dessous 15 des rouleaux 128 montés sur les extrémités de cylindres pneumatiques a action verticale 130, cylindres qui poussent l'ensemble vers la surface d'entraînement 10 . En se référant à la fig. 4, dans la position initiale, la surface de confinement est réglée vers la droite, très au-delà 20 du point de tangence, de sorte que la surface retardatrice 14 est inopérante. Lorsque la matière arrive à l'extrémité de la-surface de confinement 12 et sur le point initial M de la surface retardatrice, cette matière a déjà atteint son épaisseur normale. Etant donné eue la surface retardatrice 14 est dans 25 un plan plus élevé que celui de la surface 10, la matière ne touche pas la surface 14. Après avoir utilisé cette position pour établir un régime stable (^entraînement, on déplace l'ensemble 110 vers la gauche pour établir la aéométrie indiquée sur 1^> fie. 5. On remarquera que ce mouvement amène le point initial 30 Ni de la surface retardatrice plus près du point de- tangence et, par voie de conséquence, plus près de la surface 10 du rouleau, c'est-à-dire en un point où le retardement efficace commence. De même que dans les précédents modes de réalisation, la pression oui s'exerce de haut en bas sur la surface de confinement ^ ïï persiste et il en résulte que la matière progresse sans Glissement- sur la surface 1C du rouleau jusqu'au point G gui est à proximité (en l'occurrence un peu devant) du point initial W de la surface de retardement . Ainsi la matière subit son traitement de compression. La figure 8 montre l'effet de 4t :e traitement sur un tricot en nylon. * BAP ORIGINAL 72 05269 12 2125535 Si l'on désire une compression plus sévère, on peut déplacer l'ensemble à la position indiquée sur la fig. 6. La fig. 7 représente le même ensemble mais utilisé pour une opération de frisage ou de crêpage dans laquelle l'espace-5 ment sous la surface retardatrice est suffisant pour définir une cavité de frisage 50 pour la matière particulière qu'on se propose de traiter, par exemple une étoffe non tissée- Dans les divers cas étudiés, il est important de souligner le rôle de la couche en caoutchouc 106. Etant donné que cette 10 couche est comprimée entre la plaque 100 et une plaque rigide épaisse 110, elle tend à s'échapper aux endroits dépourvus de résistance. Ainri elle présente une tendance à plier la partie antérieure de la couche retardatrice 102 vers le bas autour de la surface eu rouleau, dans une position dans laquelle la 15 tendance à l'expansion du caoutchouc est dissipée (réglage vers la droite de l'ensemble) ou une position dans laquelle cette tendance est contrecarrée par la tendance à l'expansion de la matière comprimée (réglage vers la gauche). Selon le mode de réalisation de la fig. 11, un ensemble 20 110a,qui peut être identique à l'ensemble 110 de la fig. 9, est muni d'une feuille fixe constituant un élément retardateur et faisant saillie vers l'avant suivant un certain angle. Un élément retardateur fixe 140 est réglé dans le sens indiqué par la flèche A pour venir en alignement avec l'élément 110a, les 25 deux définissant un passage auxiliaire de retardement. On peut apporter de nombreuses modifications aux modes de réalisation qui ont été décrits, sans sortir du cadre de l'invention. Par exemple, l'organe de pressage 30 peut être équipé de galets à son point d'application de pression, ou bien le 30 mouvement d'un élément presseur le long de la surface d'entraînement peut être établi par une action de basculement ou de roulement en plus du mouvement rigoureusement tangentiel dont il é été question plus haut. 72 05269 13 2125535 REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement de compression longitudinale d'une bande de matière flexible en mouvement, consistant à presser la matière avec une surface de confinement contre une surface d'en-5 traînement courbe en mouvement et, au-delà de la surface de confinement et sur le même côté de la matière, à mettre la matière en contact avec une surface retardatrice, caractérisé en ce qu'il consiste à placer initialement la surface de confinement en position d'entraînement de la matière, en utilisant 10 un mouvement d'un organe de pressage sensiblement le long de la surface d'entraînement en vue d'amener la surface retardatrice de plus en plus près de la surface d'entraînement courbe afin -l'augmenter progressivement l'effet de retardement jusqu'à l'établissement du rapport désiré entre lesdites surfa-15 ces et, ensuite, à traiter la matière tout en continuant le pressage de la surface de confinement de telle sorte que, à chaque moment donné, la matière se déplace sans glissement par rapport à la surface d'entraînement jusqu'à proximité immédiate de la surface retardatrice. 20 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le pressage continu de la surface de confinement sefait de manière à provoquer un glissement de la matière par rapport à la surface d'entraînement à partir d'un point (0) au-dessous de la surface de confinement, en un point proche de celui du début 25 (point M) de la surface retardatrice, mais légèrement en avant de celui-ci. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'espacement entre lesdits points (O) et (M) est inférieur à 25,4 mm. 30 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'au moment de l'établissement de l'action de compression désirée, on maintient la surface retardatrice en position fixe, cette surface présentant une propriété d'accrochage et étant inextensible dans le sens de la progression 35 de la matière. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'on réalise ladite action retardatrice à l'aide d'une surface qui est élastiquement flexible dans le sens de l'ép isseur de la matière. 40 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, 72 05269 14 2125535 caractérisé en ce qu'au moyen de ladite surface retardatrice, on met la matière en contact avec une multiplicité de saillies d'accrochage qui ont conjointement une action retardatrice. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, 5 caractérisé en ce que tout en continuant le pressage de le surface de confinement, on la déplace vers l'arrière en opposition à la direction de la progression de la matière et on établit un contact entre la matière et la surface retardatrice dans la zone qui a été libérée par la surface de confinement. 10 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que les surfaces de confinement et de retardement sont définies par un ensemble dans lequel lesdites surfaces sont disposées dans des plans sensiblement parallèles, le plan de la surface de confinement étant plus proche de la surface d'entraînement, la-15 dite surface de confinement s'étendant initialement au-delà d'un point de tangence avec la surface d'entraînement, ledit stade de déplacement vers l'arrière de la surface de confinement étant réalisé par un déplacement de l'ensemble susvisé, le point initial (M) de la surface de retardement étant ainsi déplacé vers 20 le point de tangence. 9. Machine permettant la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, comprenant un organe qui définit une surface de confinement, une surface de retardement au-delà de cet organe et une surface d'entraînement courbe 25 en mouvement, en vue d'entraîner la matière au-dessous de la surface de confinement et de la surface de retardement, et un organe pour presser et mettre en position la surface de confinement et la surface de retardement par rapport à la surface d'entraînement, caractérisée en ce que les surfaces de confinement et 30 de retardement sont réglables afin d'amener la surface de confinement dans line position d'entraînement de la matière pendant que la surface de retardement demeure dans un état sensiblement inopérant, l'organe de pressage comprenant un moyen qui se déplace sensiblement le long de la surface d'entraînement pour amener 35 cette -surface de retardement plus près de la surface courbe d'entraînement et obtenir ainsi un accroissement de l'action de retardement, ledit organe de pressage comportant un moyen qui, pendant le mouvement, continue le pressage de la surface de confinement de telle sorte que, à chaque moment donné, la matière se 40 déplace sans glissement par rapport à la surface d'entraînement 72 052b9 15 2125535 10 15 20 25 30 3 S jusqu'à proximité immédiate de la surface retardatrice. . 10. Machine selon 1i revendication.9, caractérisée en ce que la surface de confinement est agencée de manière à permettre à if.- matière de progresser solidairement avec le surface d'entraînement sans glissement, par rapport à cette dernière jusqu'à un point (C) oui est très proche mais légèrement en avance par rapport au point (M) du début de la surface retardatrice ; et en ce que l'organe de confinement définit également une surface de confinement qui s'étend -depuis le point (O) jusqu'au point (M), ladite surface étant capable de confiner la matière pour en réduire l'épaisseur de sorte que la distribution de la matière par la surface mobile au point (0) oblige la matière à subir une compression immédiate dans son propre plan contre une colonne confinée de matière comprimée .^vant d'atteindre la surface retardatrice. 11- Machine selon la revendication 9 ou 10, caractérisée en ce que la surface retardatrice définit une multiplicité de saillies d'accrochage de ls matière, de manière à établir une action globale retardatrice lorsque lesdites saillies sont maintenues en contact avec la matière. 12. Machine selon l'une quelconque des revendications 9 à 11, caractérisée en ce eue la surface retardatrice est définie par une couche inextensible faisant saillie sur ladite surface d'entr înement. 13. Machine selon la revendication 12, caractérisé en ce qt'une couche de soutien en matière élastique surmonte la couche retardatrice par l'entremise de laquelle s'exerce la pression provenant de l'organe de pressage- 14. M-ichine selon 1--. revendication 12 ou 13, caractérisée en ce que 1'ergane de confinement comprend un élément primaire en ferme de feuille tandis que l'élément stratifié qui définit la surface retardatrice comporte une section arrière qui surmonte ledit élément prima * re, les deux éléments étant retenus en a-semblgoe étroit pr;;r --éf 5 nir conjointement un ensemble . 15. Machine selon 1 revendication ..14, c-ractéri sée en ce 16. Machine selon la revendication 14 ou 15, caractérisée en ce qu'un élément extérieur ayant la forme d'une feuille et 72 05269 16 2125535 construit en un matériau qui résiste à la déformation et qui transmet des forces, recouvre directement ou indirectement ledit ensemble, et un organe de pressage présentant une surface de pressage étroite vient en contact avec ledit élément extérieur 5 dans une position permettant de transmettre les forces de pressage à un zone prédéterminée au-dessous de la surface de confinement travers l'épaisseur des éléments interposés, ledit organe de pressage comportant un mécanisme pour régler la position du point de contact entre lui-même et l'élément extérieur 10 dans une direction sensiblement tangente à la surface d'entraînement. 17. Machine selon l'une quelconque des revendications 9 à 16, caractérisée en ce que l'espacement de la surface de confinement immédiatement devant la surface retardatrice est plus 15 grand que l'espacement de cette surface de confinement en un point plus avancé, ce qui permet une expansion de la matière dans le rens de son épaisseur avant d'atteindre la surface retardatrice « 18. Machine selon l'une quelconque des revendications 9 à 20 17, caractérisée en ce qu'un espace de frisage est ménagé à la suite du point de début du glissement de la surface d'entraînement sur la matière. 19. Machine selon l'une quelconque des revendications 9 à 15, 17 ou 18, caractérisée en ce que la surface de confinement 25 est montée en vue d'un mouvement vers l'arrière a 1'encontre du sens de progression de la matière, ledit organe de pressage étant construit de manière à poursuivre le pressage de la surface de confinement pendant ce mouvement et ladite surface de retardement pouvant venir dans la zone libérée par la surface de 30 confinement afin d'établir un effet de retardement sur la matière. 20. Machine selon la revendication 19, caractérisée en ce que les surfaces de confinement et de retardement sont disposées dans des plans sensiblement parallèles, le plan de la surface 35 de confinement étant plus proche de la surface d'entraînement, ladite surface de confinement s'étendant , dans sa position initiale, au-delà d'un point de tangence avec la surface d'entraînement. 21. Machine selon la revendication 19 ou 20, caractérisée 40 en ce que les surfaces de confinement et de retardement sont 72 05269 17 2125535 définies par un ensemble comprenant : une plaque de pression destinée à presser les surfaces précitées contre la surface s'entraînement, ledit ensemble étant mobile vers l'arrière pour rapprocher ainsi le point initial (M) de la surface retardatrice 5 dudit point de tangence. 22. Machine selon la revendication 21, caractérisée en ce qu'une couche élastomère est interposée entre la plaque de pression et lesdites surfaces de confinement et de retardement . 2 3. Machine selon la revendication 21 ou 22, caractérisée 10 en ce que l'organe de pressage comprend des galets presseurs qui viennent en contact avec ladite plaque de pression et qui poussent cette plaque vers la surface d'entraînement tout en autorisant le mouvement simultané de cette plaque dans le sens tangentiel.