La présente invention a pour objet un procéda d'édu- cation et de reeducation pour sourds profonds et les disp tifs pour la mise en oeuvre dudit procédé. La surdite est habituellement classe selon sa gravité en quatre degrés - surdité légère, - surdité moyenne, - surdité svère, - surdité profonde. Les trois premiers degrés, en raison de l'importance relative des restes auditifs, peuvent être corrigés gracie à un appareillage amplificateur et une éducation normale et précoce. Ces sourds acquièrent ainsi une perception satisfaisante des signaux vocaux, une discrimination des sons du langage, une élaboration du langage. Par contre, lors de la surdité profonde, les restes auditifs sont souvent limités à une perception des fréquences sonores inférieures a 1000 hertz, voire 500 et méme souvent 300 hertz. Or, la zone conversationnelle est comprise entre 300 et 4000 Hz. T1 en résulte que l'audition chez le sourd profond devient pratiquement impossible, ou très limitée, et ne peut apporter le complément d'informations à celles qui sont fournies par la lecture labiale. L'accès naturel au langage parlé ne peut plus se faire. La parole de ces sourds profonds est le plus souvent inintelligible. On comprend donc que pour les sourds profonds, les prothèses auditives qui consistent en des amplificateurs classiques sont inadaptées, parce que les informatio dans les seules basses fréquences ne sont pas suffisantes a la reconnaissance de la voix parlée. Aux méthodes classiques de démutisation, lecture labiale et éducation auditive, il faut donc apporter une aide technique complémentaire qui transforme les sons de la parole en éléments informationnels différenciables par le sourd profond, et qui les transmet par amplification. L'objet de la présente invention est de détecter les éléments informationnels de la parole et de les coder dans le reliquat auditif du sourd profond. C'est un code que l'enfant entend quand il commence a parler. Il en est de même quand il s'agit d'apprendre une langue étrangère où l'on doit faire l'apprentissage d'un code différent de celui de sa langue maternelle. Afin que l'enfant puisse bénéficier des sons significatifs de la parole, il y a nécessité de codage, c'est-a -dire d'une transformation voulue d'un signal pour répondre à un besoin. Ici ce besoin est de donner a l'enfant une possibilité d'utilisation de ses restes auditifs. Il existe d'autres formes de codage, par exemple le codage visuel (visible speach, oscilloscope, lampes d'accent, vu-mètre > . Mais ces codages ne permettent pas aux malades de vivre normalement. Il existe déja différents appareils utilisant un codage auditif qui permettent la transformation des fréquences aigubs (non audibles pour le sourd profond) en des fréquences basses (audibles pour les sourds profonds). Les appareils actuels se divisent en deux catégories. Dans la première, les fréquences sont traitées différemment selon qu'elles sont perçues ou non par le sourd profond : les fréquences perçues sont transmises après amplification tandis que les fréquences non perçues sont codéés partiellement ou en totalité dans le reliquat auditif. Dans la deuxième, les fréquences perçues ne sont plus l'objet d'une transmission directe, tout le spectre étant alors analysé ; les fréquences ou bandes de fréquences retenues sont codées dans le reliquat auditif. Dans la première catégorie, quatre types de traitement sont utilisés - deux bandes de fréquences non perçues sont transposées en deux bandes de fréquences du reliquat. L'appareil possède cinq bandes d transposer et cinq bandes transposées, le choix étant réalisé sur les bandes présentant les énergies spectrales les plus intenses, (type 1.1) ; - les fréquences supérieures sont transposées, après battement, dans le reliquat, (type 1.2) - l'énergie de deux bandes de fréquences non perçues et choisies en raison de leur structure acoustique module l'intensité de deux sons graves appelés "sons de compensation".Ces derniers sont ajustables a la limite supérieure du reliquat auditif, (type 1.3) - l'énergie spectrale contenue dans la bande 1000 - 2000 Hz d'une part, 2000 - 6000 Hz d'autre part, module en intensité deux bandes de bruit blanc : 100 - 500 Hz d'une part, 500 - 1000 Hz d'autre part1 (type 1.4). Dans la deuxième catégorie, deux types de traitement sont utilisés - n filtres adjacents analysent le spectre des fréquences. L'énergie spectrale de chacun de ces filtres module l'intensite d'une vibration particulière perceptible dans le reliquat du sourd. Exemple . deux sons purs - 50 et 230 Hz, deux sons battants,une bande comportant quelques harmon- ques avec un fondamental de 20 Hz, etc ... (type 2.1) - p filtres adjacents analysent le spectre des fréquences. A chaque filtre correspond un niveau de bruit blanc dans le reliquat auditif Le filtre présentant la plus forte densité spectrale est sélectionné : il lui correspond alors un niveau de bruit blanc. Ce codage fréquentiél est complété par un codage de l'intensité du filtre sélectionné, (type 2.2). Tous ces appareils présentent un certain nombre de défauts. En effet, la parole comporte deux sortes d'informations bien distinctes : l'information sémantique, c'est- -dire le sens du message qui subsiste quel que soit le codage utilisé (écriture, dessin, langue étrangère, autre locuteur, etc. ...), et l'information esthétique qui permet d'identifier le locuteur, de deviner son humeur, etc. ..., mais qui disparaît quand le message est transcrit dans un autre système, par exemple quand il est écrit Plus précisément, la parole possède trois dimensions que l'on peut classer par importance décroissante du point de vue de la perception : le temps, la fréquence et le niveau.Les propriétés adaptatives de l'oreille font que le niveau semble secondaire et que la représentation la mieux adaptée à l'étude de la parole est une sorte de projection de l'objet sonore sur le plan fréquence - temps : l'analyse doit porter sur l'évolution des fréquences ou bandes de fréquences en fonction du temps. Ceci est défavorable aux appareils des types 1.1, 1.3 et 1.4 qui ne transmettent que l'information esthétique. Les appareils du type 2.2 ne réalisent qu'une analyse grossière du couple temps - fréquence et surtout ne transmettent qu'un formant. De plus, si la notion de phonème (son élémentaire de la phonétique) est utile à l'analyse1 notamment en raison de ses liens avec le langage écrit, elle est inapplicable en synthèse. En effet, l'information se trouve essentiellement dans la transition d'un phonème à l'autre et non dans les phonèmes eux-mZemes : l'information, définie comme un taux d'originalité, ne peut pas se trouver dans la partie stable du message, redondante par définition. Ceci est défavorable aux appareils des types-l-l et 1-3. Tous ces appareils transmettent trop d'informations dans le reliquat auditif du sourd profond. En effet, le handicap de ce dernier est double. D'une part, il ne perçoit que dans une zone o déja une oreille normale à des difficultes de discrimination, d'autre part, la perte de sensibilité dans cette même zôn augmente le seuil différentiel d'intensité et, de ce fait, les troubles de différenciation. L'oreille du sourd profond ne pouvant contenir qu'un petit nombre d'informations élémentaires, il est inutile de vouloir lui apporter une quantité importante de ces informations. Ceci est défavorable aux appareils des types 1-1, 1-2, 1-3, 1-4, et 2-1. Les appareils du type 1-2 présentent un incon vénient supplémentaire-: après battement, deux fréquences non perçues peuvent correspondre à une même fréquence perçue, d'ot risque de confusion important. Les appareils du type 2-2 codent les paramètres fréquence et intensité dans le meme signal (bruit blanc) les risques d'erreur sont donc important. La présente invention a précisément pour objet un procédé d'éducation et de rééducation pour sourds profonds présentant plusieurs variantes et des appareils pour la mise en oeuvre du procédé, qui pallient tous les inconvénients cites ci-dessus. L'invention consiste à détecter l'information sémantique de la parole et elle seule, en dehors de tout aspect esthétique et de la coder. On a en effet vérifié que cette information était portée par la partie transitoire du spectre, c'est-a-dire par l'évolution fréquentielle du spectre. Cette information est codée, soit dans le reliquat auditif s'il est encore utilisable, soit directement sur des électrodes implantées au niveau de la cochlée dans le cas contraire. De façon plus précise le procédé de rééducation de sourds profonds dans lequel on code un signal sonore émis, ledit signal ayant a chaque instant un spectre de fréquence dont l'enveloppe présente un certain nombre de pics se caractérise - en ce qu'on divise l'intervalle des fréquences correspondant au spectre de la parole en n bandes de fréquences de largeur égale, - en ce qu'on détecte les positions fréquentielles desdits pics de l'enveloppe dudit spectre par rapport auxdites- n bandes de fréquences, à des instants séparés par des intervalles de temps réguliers et égaux entre eux, - en ce qu'on sélectionne à chacun desdits instants les k premiers pics détectés (kit), pris selon les fréquences croissantes. - en ce qu'on elabore a chacun desdits instants k signaux de commande dont l'amplitude est proportionnelle au rang des bandes de fréquence auxquelles lesdits pics sélectionnés appartiennent, - en ce qu'on code à chaque instant, à l'aide d'au moins un des paramètres fréquence et amplitude, k signaux de codage, ces signaux de codage étant modulés en fonction des k signaux de commande. Selon un premier mode de mise en oeuvre, lesdits signaux de codage sont des signaux électriques et en ce qu'on superpose lesdits signaux de codage pour obtenir un signal codé, et en ce qu'on convertit ledit signal codé électrique en un signal sonore. Selon un deuxième mode de mise en oeuvre, lesdits signaux de codage sont des signaux électriques et chaque signal est appliqué à une des électrodes implantées directement au niveau de l'oreille interne. Selon un premier mode de codage, on divise le reliquat auditif en fréquence desdits sourds en n bandes de fréquences de largeurs égale, et chaque signal de codage correspondant à un des k pics retenus est constitué par un signal sonore dont la largeur de bande est égale à 1/n ième du reliquat auditif et dont la fréquence centrale est égale à celle de la bande du reliquat auditif dont le rang est égal au pic correspondant. Selon un deuxième mode de codage, on définit dans le reliquat auditif en fréquence desdits sourds k bandes de fréquences non adjacentes et, on affecte à la ième des k bandes du reliquat ( 1 4 k) selon les fréquences croissantes une bande de fréquence contenant le ième des k pics de l'enveloppe du signal émis pris dans l'ordre des fréquences croissantes et, le ième signal de codage a une bande-passante égale à celle de ième bande définie dans le reliquat auditif, et a une amplitude proportionnelle au rang de la bande de fréquence dans laquelle se trouve le ième pic de l'enveloppe du spectre du signal émis. Selon un troisième mode de codage, on applique directement aùxdits sourds les k signaux codés à l'aide de k implants, chaque signal de codage correspondant à un des k pics étant constitué par une succession d'impulsions rectangulaires de même amplitude et de m8me largeur à fréquence variable, ladite fréquence variable étant proportionnelle à la fréquence dudit pic. La présente invention concerne également un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé comportant plusieurs variantes de réalisation Le dispositif se caractérise en ce qu'il comprend - n premiers filtres passe-bandes montés en parallèle à la sortie des premiers moyens de conversion, lesdits filtres ayant tous la mme largeur de bande passante, lesdites bandes passantes étant adjacentes, - n moyens de comparaison, chaque moyen de comparaison étant relié à la sortie d'au moins deux filtres adjacents, pour comparer à des instants séparés par des intervalles de temps égaux entre eux, les amplitudes des sorties de chacun des n filtres et pour détecter ainsi les pics de l'enveloppe du spectre, - des moyens pour sélectionner les- k premiers pics dans le sens des fréquences croissantes et pour affecter à chaque pic le rang du filtre ayant recueilli ledit pic, - k moyens pour élaborer k signaux de commande dont l'amplitude est proportionnelle au rang du filtre, et - des moyens pour élaborer k signaux de codage en fonction de l'amplitude du signal de commande correspondant. Selon un premier mode de mise en oeuvre les moyens d'élaboration des signaux de codage consistent en k deuxièmes filtres passe-bande à largeur de bande passante fixe dont la largeur est égale à B ( si B est la largeur de bande du reliquat auditif du sourd), n et dont on peut régler la fréquence centrale, l'entrée de commande du filtre comportant une entrée de commande reliée à la sortie du iene moyen d'élaboration d'un signal de codage, la sortie de chacun des k filtres attaquant une entrée d'un mélangeur-amplificateur, dont la sortie attaque un deuxième convertisseur de signal électrique en signal sonore, ce signal constituant le signal codé. Selon un deuxième mode de mise en oeuvre les moyens d'élaboration des signaux de codage consistent en k deuxièmes filtres passe-bande à bande passante fixe et dont le gain est réglable ; attaqués par un générateur de bruit blanc, chaque filtre comportant une entre de commande, l'entrée de commande du- lème filtre étant reliée à la sortie du ième moyen d'élaboration d'un signal de codage, la sortie de chacun des filtres attaquant un mélangeur-amplificateur dont la sortie attaque un convertisseur de signal électrique en signal sonore ledit signal sonore constituant le signal codé Selon un troisième mode de mise en oeuvre les moyens d'élaboration des signaux de codage consistent en k moyens pour élaborer des créneaux de tension de largeur constante et de fréquence réglable chacun desdits moyens comportant une entrée de commande, l'entrée de commande du ième moyen étant reliée à la sortie du ième moyen d'élaboration du signal de commande et k électrodes implantées dans l'oreille dudit sourd la sortie du ième moyen étant reliée à la ième électrode par un dispositif de couplage. De toutes façons-, invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit de plusieurs modes de mise en oeuvre de l'invention donnés à titre d'exemples non limitatifs. La description se réfère aux figures annexées sur lesquelles on a représenté - sur la figure 1, des graphiques montrant le premier mode de codage des sons, - sur la figure 2, des graphiques montrant le deuxième mode de codage des sons, - sur la figure 3, des graphiques montrant le troisième mode de codage des sons, - sur la figure 4, un schéma simplifié montant les différentes parties du dispositif selon 19invention, - sur la figure 5, un schéma détaillé de réalisation de l'ensemble dgélaboration des signaux de commande, - sur la figure 6, une vue en trois dimensions montrant le fonctionnement des dispositifs détecteur de crète. - sur la figure 7, un graphique et un tableau de vérité illustrant le fonctionnement des moyens logiques de détection des pics, - sur les figures 8a 8b, et 8c des schémas de réalisation des ensembles d'élaboration des signaux de commande correspondant aux trois variantes du procédé de codage. Les signaux de codage peuvent prendre différentes formes suivant la gravité de la surdité. Ils se classent en deux catégories : la première comprend les signaux de codage utilisés lorsque le reliquat auditif est encore utilisable et autorisé l'utilisation d'appareils externes. La seconde comprend les signaux de codages retenus lorsque le reliquat n'est plus utilisable : il est alors nécessaire de réaliser une implantation intracochliaire d'électrodes. La première catégorie intéresse toujours l'appareil tympanoossiculaire et cochléaire alors que la seconde stimule directement les fibres nerveuses auditives. On décrit, ci-après, des solutions préférées de codage. Il va de soi que ces solutions sont données a titre d'exemple, le codage pouvant étre adapté d'un sourd à l'autre. Dans le cas de la première catgouis de codages - une première solution préférée (figure 1) est utilisée quand le reliquat fréquentiel est suffisamment important pour que deux bandes de fréquences de largeur AF du reliquat soient correctement différenciées. Sur cette figure k = 3 et n = 12. On divise le reliquat auditif fréquentiel de largeur B en n bandes (n > k) telles que chacune d'elles présente une largeur AT = B La figure lb représente l'enveloppe du spectre S à l'instant t du signal émis, clest-à-dire du signal à coder (en fonction de la fréquence F). On a représenté également les 12 bandes d'analyse du spectre, On voit que les bandes numérotées 3, 6 et 10 renferment les trois premiers pics du spectre Chacun de ces trois pics est code par un signal sonore d'ampli- tude fixe référencés A1, A2, et A3 (figure la). En pratique, la limite inférieure de ce reliquat n'est pas nulle ; elle a la valeur B' qui vaut par exemple 100 Hz.Le signal de codage A1 a une bande passante comprise entre B' + ni et B' + 3B le 5B n signal A2 une bande passante comprise entre B'+ n et B'+ n et le signal A3 une bande passante comprise entre B' + n et B' + lOB D'une façon générale si un pic du spectre S se n trouve dans la bande ième bande, le signal de codage a une bande passante comprise entre (i+l) Bn + B' et i B + B'. Les figures lc et id représentent les mêmes phénomènes, mais à l'instant t + e, et montrent l'évolution dans le temps de la fréquence des pics. En pratique, l'intensité des k bandes de fréquence n'est pas constante. En effet, le seuil d'audibilité augmente quand la fréquence diminue. Si on appelle Iai le seuil d'audibilité de la-bande Bi, on règle le niveau du bruit blanc a lai + hI s chaque bande est alors reçue avec la mme sensation d'intensitE sonore. Dans la mesure où la plage d'intensité séparant le seuil d'audibilité Ia et le seuil d'intensité douloureuse Id est encore exploitable, on pourra donner, au sourd profond, un confort supplémentaire en modulant des bandes de bruit blanc par des signaux proportionnels aux intensités des pics. - une deuxième solution préférée (figure 2) est utilisée quand la largeur du reliquat est si étroite que la différenciation entre deux bandes adjacentes définies ci-dessus ne peut plus oestre effectuée par le sourd profond. Cependant, il est encore capable de différencier k bandes disjointes (k On définit alors k bandes (k = 3) de fréquences fixes dans le reliquat auditif (Fig. 2a), on excite ces k bandes par un signal de bruit blanc. On règle le niveau d'intensité de chaque bande par un des k signaux de commande. On associe au ième pic, le i signal (A'i) de codage. Ce signal a une amplitude proportionnelle au rang de la bande dans laquelle se situe le pic. Après mélange et amplification, les k bandes de bruit blanc sont appliquées aux oreilles du sourd. La plage d'excursion d'intensité de chaque bande est comprise entre les seuils d'audibilité et de douleur du sourd. La variation fréquentielle des- k pics est codée par une variation d'intensité des k bandes de bruit blanc. Dans cette deuxième solution, on ne peut plus coder l'intensité des pics. Les figures la, 2a et 2b représentent les mornes phénomènes, mais à l'instant t + 8. Dans le cas de la deuxième catégorie de codages une solution préférée (Fig. 3) consiste à coder la variation fréquentielle de chaque pic par la variation du rythme de signaux rectangulaires de largeur constante. (Le rythme indique le nombre des signaux par seconde). Les courbes P1, P2 et P3 de la figure 3a, représentent en fonction du temps t la fréquence F des premier, deuxième et troisième pics. Les courbes P'1, P'2 et P' de la figure 3b (qui ont 2 3 la même forme que les courbes de la figure 3a) représentent en fonction du temps l'amplitude du signal électrique de commande associé a chaque pic (en ordonnées, on a porté les tensions V) Chacune des k électrodes implantées reçoit des signaux électriques rectangulaires dont le rythme est proportionnel à la position frêquentielle des k pics. Ainsi, si la fréquence du 2ème pic passe de 1 000 à 2 000 Hz, le rythme des signaux rectangulaires injectés sur le deuxième implant est doublé. Les courbes I1, I2 et 13 de la figure 3c montrent ces signaux rectangulaires (figurés par des traits) appliqués respectivement à chacun des implants.Le sourd ressent une augmentation du bruit perçu par augmentation du nombre de fibres nerveuses stimulées (courbes et 112 et I'3 de la figure 3d). On peut comparer cette augmentation du bruit perçu à la tension délivrée par un circuit intégrateur qui reçoit des quantités élémentaires d'électricité bq dans le temps : la tension est proportionnelle à R . Eq, R étant le rythme précédemment défini. La figure 4 illustre les différentes parties de l'invention qui se retrouvent toutes dans les trois modes de réalisation du dispositif. On trouve tout d'abord un ensemble 2 de captation des sons, clest-à-dire du signal émis, convertissant le signal sonore en signal électrique, un ensemble 4 dlanalyse du signal capté, un ensemble 6 de codage des sons et un ensemble 8 de restitution des sons codés. Ces quatre ensembles se retrouvent dans les trois modes de réalisation, mais il faut préciser que si les ensembles 2 et 4 sont identiques pour tous les modes de réalisation, les ensembles 6 et 8 varient selon les modes de réalisation envisagés, c'est-à-dire selon le procédé de codage. L'ensemble 2 comprend un convertisseur 10 du signal sonore en un signal électrique, puis un ensemble d'amplification et de correction 12 et un ensemble 14 adaptateur d'impédances entre l'amplificateur correcteur 12 et le circuit d'analyse 4. Le sous-ensemble 10 convertisseur d'un signal sonore en signal électrique est de type classique. Le circuit amplificateur correcteur 12 réalise les corrections suivantes - une correction fréquentielle atténuant fortement l'amplitude des fréquences inférieures a 400 Hz. Cette correction est due au fait que lors de la détection des maxima de l'enveloppe du spectre du signal, on risque de prendre en compte des maxima provenant des émissions des cordes vocales et non du conduit vocal, ces maxima parasites ne transportent pas d'information sémantique - une correction fréquentielle renforçant les fréquences supérieures a 1000 Hz car l'énergie moyenne de la voix décroît de 6 à 10 décibels par octave au-del de cette fréquence - une compression en niveau.En effet, le niveau sonore de la parole est une grandeur extrêmement variable, ce qui est très gênant en analyse. Un même locuteur peut parler plus ou moins fort, s'approcher du micro, tourner la tête etc. De plus, le phénomène se produit d'un locuteur un autre. On constate ainsi des variations de niveau de 6 à 10 décibels. Il est donc nécessaire de maintenir à peu près constant le niveau du signal électrique sur une période d'au moins 100 millisecondes en parole courante ; - une accentuation de certaines mofifications spectrales significatives du message, comme les consonnes explosives p, b, t, d, k ; elles sont brèves et possèdent peu d'énergie par rapport aux parties stables. I1 faut donc les accentuer pour qu'elles soient prises en compte par les filtres de l'analyseur.La correction renforce le signal électrique surtout lors de l'attaque des sons. On va maintenant décrire l'analyseur qui suit, on considère le cas particulier où n est égal a 12 et k est égal a 3. Cela signifie donc que le signal sonore émis est divisé en 12 bandes de fréquence de largeur égale et que seuls les trois premiers pics de l'enveloppe du spectre sont retenus. Cet analyseur 4 comprend principalement un ensemble 16 de douze filtres passe-bande de largeurs égales. Ces filtres portent les références S1, S2, .... S12. Les sorties de ces filtres attaquent des détecteurs d'enveloppe spectrale 18 qui portent les références allant de B1 à B12. Ces détecteurs d'enveloppe attaquent l'entrée de différenciateurs d'enve loppe portant la référence générale 20 qui attaquent eux-mêmes des détecteurs de maxima portant la référence générale 22. On va maintenant décrire les caractéristiques que doivent remplir ces différents composants. Les filtres passebande qui sont tous montés en parallèle couvrent au total la plage allant de 300 à 3900 Hz. Chaque filtre a une largeur de bande constante de 300 Hz. Cette largeur de bande permet la prise en compte de phénomènes brefs et dont la manifestation peut ne pas excéder 10 millisecondes. L'analyse est d'autant plus fine que ces phénomènes transitoires sont pris en compte.C'est pourquoi les filtres doivent posséder une largeur minimale de 100 Hz, car comme on le sait il s'écoule un temps AT avant que le filtre n'atteigne son régime permanent, et la relation entre ce temps et la bande passante B du filtre est la suivante AT = 1 B Cette bande ne peut cependant être trop importante car elle entraI- nerait une quantification trop grossière de l'enveloppe du spectre de fréquence. C'est pourquoi on a choisi une bande passante de 300 Hz pour chaque filtre qui correspond a une constante de temps de 3, 3 millisecondes. Par ailleurs, il est souhaitable que tous les filtres aient la même bande passante pour ne pas introduire de retard entre les apparitions des transitoires dans les différents filtres excités en parallèle. En effet, l'évolution fréquentielle des pics est un phénomène temporel se manifestant quand le filtre ne fonctionne pas en régime périodique. La vibration en régime transitoire qui excite le filtre d'une part, la caractéristique dynamique du filtre d'autre part, sont toutes deux variables avec le temps, Il importe donc que l'analyse ne soit pas faussée par des circuits introduisant des déformations temporelles entre les voies d'analyse. On rend les translations temporelles identiques par l'utilisation de filtres de bande passante constante. L'ensemble 18 est constitué par douze détecteurs de crête portant les références D1 à D12. Des détecteurs de crête nécessitent une remise a zéro périodique car à la sortie de chacun d'entre eux le signal se maintient au niveau maximal détecté, même lorsque le signal appliqué au filtre se met à décrotte. La figure 6 illustre le fonctionnement de ces détecteurs de crête. On a représenté sur cette figure, en abscisses les temps et en ordonn8es (verticales) les intensités. Selon la trosième dimension, on a représenté les fréquences, chaque bande de fréquence correspondant a un des détecteurs D1 à D12. Les détecteurs fonctionnent pendant des durées 0-1, 2 etc. A la fin de chacun de ces intervalles les détecteurs sont remis à zéro pendant des temps #'1, '2 etc, ces temps étant égaux entre eux. On constate bien entendu que pendant une période de détection, le rang du pic maximal peut changer. Si l'on prend par exemple l'intervalle de temps i2, on voit qu'initialement on trouvait un pic pour la bande 3 et qu-'en fin de cet intervalle de temps le pic de même rang se trouve dans la bande 4. De même, le pic qui se trouvait initialement dans la bande 8 se trouve dans la bande 7 à la fin de période 02. La durée e de l'ouverture des détecteurs est déterminée par la fréquence des transitions et des phénomènes brefs de la parole Si cet intervalle de temps est trop large, ces derniers ne sont pas tous pris en comptent l'information transmise devient rapidement inintelligible. Cette durée a été mesurée à 50 millisecondes. En pratique, il a été retenu une valeur moyenne de 10 à 20 millisecondes. La remise à zéro de durée e' doit etre très courte, de llordre de quelques millisecondes. A la sortie Kj (1 #j # n) des détecteurs de crête, on a donc a chaque instant les différents maxima et il faut donc dans l'étage suivant, d'une part, détecter les trois premiers pics et, d'autre part, leur faire correspondre un rang. Ce sous-ensemble comprend douze double comparateurs référencés DC1 a DC12 à l'entrée desquels on applique la sortie Kj du détecteur d'enveloppes du même rang et la sortie des deux détecteurs d'enveloppes adjacents Kj-l et Kj+l. Par exemple, pour le double comparateur 3, on aura à son entrée la sortie des détecteurs d'enveloppes 2, 3 et 4. Ces doubles comparateurs élaborent ainsi un signal Si négatif quand l'intensité de l'enveloppe du spectre augmente avec les fréquences croissantes, positif quand l'intensité diminue. Plus précisément, on a le signe - pour Si Si Kj est supérieur à Kj-l et inférieur à Kj+l, et le signe + dans tous les autres cas.Ces doubles comparateurs ont également une sortie inverseuse Si. Ce même étage comprend en sortie des portes référencées Q1 à Q12' chaque porte recevant la sortie de deux double comparateurs adjacentes, et étant constituée par un circuit ET. On comprend bien qu'à la sortie des portes Q1 à Q12' on a un signal + à chaque fois qui se présente effectivement un pic dans le spectre et un signal - dans les autres cas (tableau de vérité représenté sur la figure 7). Dans le circuit 24, on sélectionne les trois premiers pics qui apparaissent aux sorties des portes Q1 a Q12 et dans le circuit 26, on élabore trois signaux dont les amplitudes sont proportionnelles aux rampes des trois pics sélectionnés, c'est-à-dire aux numéros de la bande considérée ; ces sorties sont référencées G1, G2 et G3. On va maintenant décrire les ensembles 6 et 8 particuliers a chacun des trois appareils qui permettent l'élaboration des signaux de codage. Sur la figure 8a, on a représenté le codage correspondant au premier mode de mise en oeuvre du procédé. Dans ce mode de réalisation, chaque signal de codage est élaboré par la sortie d'un filtre passe-bande, qui porte respectivement les références 28, 30 et 32, chaque filtre passe-bande étant affecté a l'un des trois pics retenus. Ces trois filtres sont alimentés par un bruit blanc délivré par le générateur de bruit blanc 34. Les entrées de commande des filtres passe-bandes permettent de régler la fréquence centrale, la largeur de bande étant fixe. La fréquence centrale est commandée par les signaux délivrés aux sorties G1, G2 et G3 du circuit 26. On trouve ainsi a la sortie des trois filtres passe-bandes 28, 30 et 32 des signaux sonores Al, A2 et A3 correspondant a ceux représentés sur la figure 1. La sortie des trois filtres passe-bandes attaque le mélangeur 36 qui constitue en même temps un amplificateur. Comme cela est bien connu chez les spécialistes en acoustique, cet amplificateur a pour fonction de relever l'amplitude des signaux correspondant aux basses fréquences. La sortie du mélangeur 36 attaque par exemple un écouteur 38. Le mélangeur 36 a également un rôle de correcteur de fréquences qui relève l'amplitude des basses fréquences. L'écouteur 38 convertit le signal électrique en signal sonore. Comme on l'a déjà indiqué on peut, si le reliquat auditif du sourd est suffisant moduler en amplitude le signal Ai de codage en fonction de l'amplitude du ième pic. Pour cela les filtres 28, 30 et 32 ont également une commande de gain qui est attaquée par un signal proportionnel à llamplitude du pic, signal prélevé par exemple au niveau du détecteur de crête ayant le même rang. La figure 8b illustre le mode de réalisation correspondant au deuxième mode de mise en oeuvre du procédé. On retrouve exactement la même structure, seuls les filtres passebandes 40, 42 et 44 sont modifiés. En effet, ces filtres ont une fréquence centrale et une largeur de bande fixes et les signaux appliqués-aux entrées de commande servent seulement à commander le gain du signal de sortie. Ces trois signaux de codage A'1, A'2 et A'3 sont appliqués à l'entrée du mélangeur 50 qui est identique au mélangeur 36, puis à l'écouteur 52. Sur la figure 8c, on a représenté le troisième mode de traitement et de codage. On trouve un circuit de traitement par pic. Tous les circuits sont identiques. On va décrire le premier circuit. On trouve tout d'abord un multivibrateur 54 à fréquence commandée. La fréquence de ce multivibrateur est commandée par le signal de commande appliquée délivré ala sortie G1. La sortie du multivibrateur attaque un différenciateur 56 qui attaque lui-même un détecteur 58. Ce détecteur ne retient que les impulsions positives qui viennent commander la fréquence d'un monostable 60. Celui-ci délivre des signaux rectangulaires qui sont appliqués à l'amplificateur 62, qui est lui-même relié à l'électrode 66 par l'intermédiaire d'un coupleur 64. En fait, ces électrodes 66 sont constituées par ce qui a été appelé un implant, c'est-à-dire une électrode introduite au niveau de la cochlée. On comprend bien que dans les deux premiers cas, (figures 8a et 8b) les signaux codés sont des signaux sonores. Au contraire, dans le troisième cas (figure 8c) les signaux codés sont bien entendu des signaux électriques qui sont appliqués à des électrodes. Pour les trois appareils présentés, un circuit de blocage existe sur chaque générateur de fonction : il en inhibe la sortie lorsque le signal d'attaque Ai est nul. Les appareils de "table" servant à la rééducation comprennent les mêmes circuits que les prothèses. Ils sont complétés par des "aides pédagogiques". - les pics sont visualisés en permanence par douze diodes luminescentes câblées sur la sortie des détecteurs des maxima 22, figure 5. Une commande manuelle peut bloquer le détecteur d'enveloppe 18 à tout moment : les diodes visualisent alors les pics détectés. La position de ces pics est transférée en parallèle sur une deuxième rangée de 12 autres diodes luminescentes. L'éducateur a visualisé le spectre sonore d'une voyelle, par exemple, à un instant donné. Le sourd reproduit correctement la voyelle lorsque la première rangée de diodes présente le même éclairement que celle de l'éducateur. - quand ltenseignement atteint le stade des mots, puis des phrases, on enregistre les sorties Al, A2 et A3 qui sont le reflet des pics. On utilise, par exemple, des-enregistreurs papier à 6 pistes, les trois pistes supérieures étant affectées a l'éducateur, les trois pistes inférieures au sourd profond : ce dernier a une visualisation des défauts de sa parole. REVENDICATIONS 1. Procédé de rééducation de sourds profonds dans lequel on code un signal sonore émis, ledit signal ayant à chaque instant un spectre de fréquence dont l'enveloppe présente un certain nombre de pics, caractérisé - en ce qu'on divise l'intervalle des fréquences correspondant au spectre de la parole en- n bandes de fréquences de largeur égale, - en ce qu'on détecte les positions fréquentielles desdits pics de l'enveloppe dudit spectre par rapport auxdits n bandes de fréquences, à des instants séparés par des intervalles de temps réguliers et égaux entre eux, - en ce qu'on sélectionne à chacun desdits instants les k premiers pics détectés (k - en ce qu'on élabore à chacun desdits instants k signaux de commande dont l'amplitude est proportionnelle au rang des bandes de fréquence auxquelles lesdits pics sélectionnés appartiennent, - en ce qu'on code à chaque instant, à l'aide d'au moins un des parametres fréquence et amplitude, k signaux de codage, ces signaux de codage étant modulés en fonction des k signaux de commande 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits signaux de codage sont des signaux électriques et en ce qu'on superpose lesdits signaux de codage pour obtenir un signal codé, et en ce qu'on convertit ledit signal codé électrique en un signal sonore. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits signaux de codage sont des signaux électriques et en ce que chaque signal est applique à une des électrodes implantées directement au niveau de l'oreille interne. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on divise le reliquat auditif en fréquence desdits sourds en n bandes de fréquences de largeurs égales, et en ce que chaque signal de codage correspondant à un des k pics retenus est constitué par un signal sonore dont la largeur de bande est égale à lZnibme du reliquat auditif et dont la fréquence centrale est égale à celle de la bande du reliquat auditif dont le rang est égal au pic correspondant. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que les k signaux de codage ont une amplitude fixe, de telle façon qu'on obtienne la même intensité sonore pour chaque bande correspondant à un signal de codage 6. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que chaque signal sonore de codage a une amplitude proportionnelle à l'amplitude du pic de l'enveloppe du signal émis correspondant. 7. Procédé selon la revendication 2, caractérisé ce qu'on définit dans le reliquat auditif en fréquence desdits sourds k bandes de fréquences non adjacentes et, en ce qu'on affecte à la ième des k bandes du reliquat (1 é i ( k) selon les fréquences croissantes une bande de fréquence contenant le ième des k pics de l'enveloppe du signal émis pris dans l'ordre des fréquences croissantes et, en ce que le ième signal de codage a une bande-passante égale à celle de ième bande définie dans le reliquat auditif, et a une amplitude proportionnelle au rang de la bande de fréquence dans laquelle se trouve le ième pic de l'enveloppe du spectre du signal émis. 8. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'on applique directement auxdits sourds les k signaux codés à l'aide de k implants, chaque signal de codage correspondant à un des k pics étant constitué par une succession d'impulsions rectangulaires de mdme amplitude et de m8me largeur à fréquence variable, ladite fréquence variable étant proportionnelle à la fréquence dudit pic. 9. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend - des premiers moyens de conversion pour convertir le signal sonore émis en un signal électrique, - n premiers filtres passe-bandes montés en parallèle à la sortie des premiers moyens de conversion, lesdits filtres ayant tous la m8me largeur de bande passante, lesdites bandes passantes étant adjacentes, - n moyens de comparaison, chaque moyen de comparaison étant relié à la sortie d'au moins deux filtres adjacents pour comparer à des instants séparés par des intervalles de temps égaux entre eux, les amplitudes des sorties de chacun des n filtres et pour détecter ainsi les pics de l'enveloppe du spectre, - des moyens pour sélectionner les k premiers pics dans le sens des fréquences croissantes et pour affecter à chaque pic le rang du filtre ayant recueilli ledit pic, - k moyens pour élaborer k signaux de commande dont ltamplitude est proportionnelle au rang du filtre, et - des moyens pour élaborer k signaux de codage en fonction de l'amplitude du signal de commande correspondant 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens d'élaboration des signaux de codage consistent en k deuxièmes filtres passe-bande à largeur de bande passante fixe dont la largeur est égale à B (si B est la largeur n de bande du reliquat auditif du sourd) et dont on peut régler la fréquence centrale, attaqués par un générateur de bruit blanc, filtre comportant une entrée de commande, l'entrée de commande du ième filtre étant reliée à la sortie du ième moyen d'élaboration d'un signal de codage, la sortie de chacun des k filtres attaquant une entrée d'un mélangeur-amplificateur dont la sortie attaque un deuxième convertisseur de signal électrique en signal sonore, ce signal constituant le signal codé. 11. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens d'élaboration des signaux de codage consistent en k deuxièmes filtres passe-bande à bande passante fixe et dont le gain est réglable, attaqués par un générateur de bruit blanc, chaque filtre comportant une entrée de commande, l'entrée de commande du ième filtre étant reliée à la sortie du ième moyen d'élaboration d'un signal de codage, la sortie de chacun des filtres attaquant un mélangeur-amplificateur dont la sortie attaque un convertisseur de signal électrique en signal sonore ledit signal sonore constituant le signal codé 12 Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens d'élaboration des signaux de codage consistent en k moyens pour élaborer des créneaux de tension de largeur constante et de fréquence réglable chacun desdits moyens comportant une entrée de commande, l'entrée de commande du ième moyen étant reliée à la sortie du ième moyen d'élaboration du signal de commande et k électrodes implantées dans ltoreille dudit sourd la sortie du ième moyen étant reliée à la ième électrode par un dispositif de couplage. 13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 9 à 12, caractérisé en ce que les moyens de comparaison comprennent n détecteurs de crêtes ouverts périodiquement pendant un temps e et fermA pendant un temps O', le jème détecteur délivrant un signal Kj, n premiers moyens logiques pour comparer l'amplitude du signal délivré à un instant par le jème détecteur et l'amplitude du signal délivre par les (j-1)ème détecteur et (jul)ibme détecteur (1 4 j 4 n), chaque moyen délivrant un premier signal logique d'un premier niveau logique si Kj est supérieur à Kj-l et inférieur à K+1 et un signal logique d'un deuxième niveau dans les autres cas, - n deuxièmes moyens logiques recevant sur ses deux entrées le lième et le (1 - l)ième desdits premiers signaux logiques et élaborant un deuxième signal logique d'un deuxième niveau si le (1 - l)ieme-premier signal logique est au premier niveau et si le lième est au deuxième niveau, le deuxième niveau du deuxième signal logique étant caractéristique d'un pic. 14. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 9 a 13, caractérisé en ce que les- n premiers filtres ont une bande passante au moins égale à 100 Hz, de telle façon qu'ils soient sensibles aux phénomènes transitoires