Procédé et installation pour évacuer par voie de rayonnement de l'énergie notamment thermique confinée dans une enceinte étanche. La presente invention concerne une installation permettant d'évacuer par voie de rayonnement de l'anergie notamment thermique confinée dans une enceinte étanche éventuellement isole. On sait que les diverses formes d'énergie peuvent se transformer les unes dans les autres, en particuliereéner- gie rayonnante, c'est-à-dire en énergie transportée par des ondes électromagnétiques. Cette sorte d'energie se propage à la vitesse de la lumière dans les corps transparents pour les longueurs d'onde qui la caractérisent (lumière, infrarouge, etc...) ou dans le vide. C'est une énergie ordonnez, orientee, se propageant en ligne droite, pouvant être réfléchie, éventuellement réfractée. La présente invention concerne tous les cas où une énergie, de quelque nature qu'elle soit, confinée dans une enceinte étanche eventuellement isolée de l'extérieur, peut se transformer en énergie rayonnante, soit qu'elle se transforme ainsi spontanément, soitwqutelle soit susceptible d'être induite a le faire par tout moyen connu. Un cas particulier intéressant est celui de la chaleur, ou énergie thermique, confinée par exemple en atmosphare de composition contrôlée dans un four étanche. La chaleur est uneforme d'énergie totalement désordonnée, ne se propageant pas dans le vide mais seulement, travers les corps matériels, par une transmission de proche en proche (conduction) ou emportée par un fluide en mouvement (convection).Lorsqu'on veut refroidir un four thermique sans qu'il soit possible d'en ouvrir la porte, ce qui est un cas courant, on attend en général qu'il refroidisse peu à peu par conduction du fait que son calorifugeage n'est pas parfait, ce qui necessi- te un temps très long. On peut accélérer le processus par divers artifices, notamment en provoquant un courant de gaz de composition contrôlée à l'intérieur de l'enceinte, ce qui fait intevernir une évacuation par convection. Mais le temps de refroidissement reste généralement beaucoup plus long qu'on le souhaiterait. La présente invention permet de surmonter cette diffi cul té et, à cette fin, a pour objet un procédé pour exploi ter et évacuer de l'énergie notamment thermique confinée dans une enceinte étanche, caractérisé en ce que l'on opère cette évacuation par voie de rayonnement et que, de préféren ce, on récupère ce rayonnement en vue d'une réutilisation. Selon l'invention ce orocédé5t tst également caractérise en ce que l'on combine, en association avec l'enceinte, d'une part au moins un vitrage qui contribue à assurer son étan chéité,qui est apte à résister aux conditions internes pro pres à l'enceinte en activité notamment de température, de pression, de corrosion et qui est transparent pour un ensem ble de longueurs d'onde du rayonnement incluant celles éva cuant l'énergie, ces fonctions pouvant être assumées par plu sieurs vitrages se re.layant successivement pour transmettre les rayonnements évacuant l'énergie, la résistance de chacun de ces vitrages étant alors adaptée aux conditions internes propres à l'enceinte telles qu'elles se modifient au fur et à mesure de l'évacuation et d'autre part, au moins une pa roi isolante amovible que l'on place en regard du vitrage pour empêcher l'évacuation de l'énergie pendant la pé .riode de confinement et que l'on retire au moment de 1 'é- vacation. L'invention concerne aussi une installation pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus, caractérisée en ce qu'elle comprend en combinaison une enceinte dans laquelle une fenêtre est ménagée, au moins un vitrage qui doit être place contre la fenêtre de manière étanche et qui est transparent à un ensemble de longueurs d'onde incluant celles qui correspondent aux rayonnements évacuant l'énergie et au moins une paroi isolante mobile entre une position active dans laquelle elle est placée en regard du vitrage pour s'opposer au passage du rayonnement et une position inactive dans laquelle elle est écartée du vitrage pour libérer le passage du rayonnement. Dans un four thermique, par exemple, il se produit un échange continuel entre chaleur et rayonnement, entre energie thermique et energie rayonnante, les matériaux absorbant le rayonnement et le tranformant en chaleur, puis réemettant du rayonnement, et ainsi de suite. Le procédé et les installations selon l'invention, dans cet exemple, rompent cet échange continuel en mettant en action un ensemble de panneaux transparents aux rayonnements produits dans le four lorsque le moment du refroidissement est arrivé. Les conditions dans lesquelles se présente le problème, notamment dans le cas de fours à températures tant soit peu élevée, le rend complexe, et il n'a pas été imaginé de solution valable dans cette voie jusqu'alors. L'invention sera bien comprise par la description détaillée ci-après, faite en référence au dessin annexé. Bien entendu, la description et le dessin ne sont donnés qu'à titre d'exemple indicatif et non limitatif. La figure unique du dessin représente, schématiquement, en coupe, une enceinte conforme à l'invention. Il est supposé, préalablement, que l'énergie confinée dans l'enceinte etanche se transforme, au moins partiellement, en énergie rayonnante, soit spontanement, soit par 1 'in - tervention de tout moyen connu. Par exemple, dans le cas particulier, mentionné ci-dessus, d'un four thermique, l'énergie se transforme spontanément en rayonnement infrarouge par un phénomène d'émission, la répartition de l'énergie rayonnée dans les diverses longueurs d'onde d'émission se faisant en fonction de la température, selon la loi de Planck pour le "corps-noir" ou "radiateur integral" et selon une loi approchée particulière pour chaque corps absorbant. Plus la tem pérature est élevée, plus les longueurs d'onde d'émission sont courtes et inversement.Dans l'enceinte du four, dont les parois sont constituées en général de matériaux refrac- taires absorbants, le rayonnement infrarouge émis est continuellement réabsorbe puis reemis, en sorte que l'énergie ne fait que se transformer sans cesse de la forme calorifique en la forme rayonnante et réciproquement. Selon d'autre caractéristiques de l'invention - le vitrage 4-5 et la paroi isolante 7 constituent une double porte susceptible de masquer et de démasquer la fenêtre 3 ; - les parois intérieures 2a-2b de l'enceinte 1 adjacentes à celle qui comprend la fenêtre 3 sont inclinées au moins partiellement par rapport a l'axe moyen x normal au plan de cette fenêtre 3 en formant avec celui-ci des angles aigus; - les parois intérieurs de l'enceinte 2a-2b adjacentes a celles qui comprend la fenêtre 3 sont, au moins en partie, dotées de sillons 12 -dont la direction est parallèle à l'axe moyen normal au plan de la fenêtre 3 ,, - le vitrage est en verre de silice;; - l'installation comprend au moins deux vitrage mobiles 4 et 5 susceptibles d'être individuellement placés et retirés devant la fenêtre 3 afin de s'y trouver soit ensemble, soit séparément; - le vitrage le plus proche de 1 enceinte 4 est appliqué de manière étanche contre le pourtour interieur de la fenêtre 3 ; - les vitrages 4 et 5 sont séparés par un espace 6 dans lequel peut être établi, par tous moyen connus, un vide maintenant le premier vitrage 4 appliqué contre le pourtour de la fenêtre 3 , un joint élastique étant éventuellement placé entre ce vitrage 4 et ce pourtour. C'est pour mettre un terme à l'échange réciproque de la forme calorifique en la forme rayonnante et pour permettre une évacuation du rayonnement par voie de transmission optique que, selon une des principales caractéristiques de 1 'in- vention, une partie au moins des parois isolantes de l'encein - te est amovible et, en position inactive, démasque un vitrage transparent pour le longueurs d'onde du rayonnement a evd- cuer. Celui-ci n'est alors plus absorbe mais transmis vers 1 'exté- rieur au fur et à mesure de son émission par l'enceinte.L'étanchéité.est par contre maintenue par ce vitrage, dont le matériau est choisi en outre pour resister aux conditions in ternes propres à l'enceinte en activité, de température, de pression, d'action corrosive, etc... Lorsqu'un seul matériau ne peut assumer toutes ces fonctions (ce qui est souvent le cas), on met en oeuvre plusieurs vitrages qui se relaient en les écartant successivement pour assumer les fonctions d'étanchéité et d'évacuation des rayonnements dans des bandes de longueurs d'onde successives, en resistant chacun aux conditions internes telles qu'elles se modifient au fur et à mesure de l'évacuation. Dans le cas particulier d'un four thermique, il s'agit d'évacuer ltenergie thermique pour refroidir le four depuis une température T1 jusau'à une température T2. A la température T1, l'enceinte rayonne dans une certaine bande de longueurs d'onde, et, à la température T2, plus basse, dans une autre bande de longueurs d'onde plus longues.Par exemple, pour T1=7000C (soit 973"K), l'émission de rayonnements infrarouges s' opère entre environ 1,5 y et 10 , le maximum d'énerqie rayonnante émise se situant vers 3y , et pour T2= 200"C (soit 473 "K), l'émission s'opere entre environ 2,5y et 18 y avec un maximum vers 6,5 . En se reportant au dessin, on voit un schéma en coupe verticale d'une installation selon l'invention relative à un exemple particulier de four thermique. L'enceinte 1 est entourée de parois telles que 2, isolantes et plus ou moins absorbantes, dans l'une desquelles est menagee une fenêtre 3 dotée ici de deux vitrages 4 et 5 sépares par un espace 6, cette fenêtre 3 étant totalement obturée par une portion 7 de paroi isolante pendant la durée d'activité de l'enceinte 1 (position représentée' en traits pointillés). La portion de paroi 7, est mobile autour d'un axe 8. Quand on désire refroidir l'enceinte 1, on la place en position d'effacement telle que représentée en traits pleins. Ainsi, on démasque les vitrages 4 et 5 qui sont ainsi mis en mesure de jouer leur rôle d'évacuation par transmission optique. Le premier vitrage 4 est appliqué de manière étanche, Le premier vitrage 4 est appl-iqué de manière etanche, de l'intérieur, par tout son pourtour contre le cadre de la fenêtre 3 formant un épaulement 9; il est monté coulissant parallelement à son plan. Dans l'exemple représenté, la température T1 du four en activite est supposee de l'ordre de 1500 C ou 1600 C, et la température T2 a laquelle on dSsire parvenir est de l'ordre de la température ambiante, par exemple 200 C. Le premier vitrage 4 est en verre de silice, matériau qui ne commence a se ramollir qu'au dessus de 1700 C, et qui est transparent polir les longueurs d'onde allant de 0,2 à 4,5y environ.Ce vitrage 4 évacue efficacement les rayonnements emis par l'enceinte 1 a 1500 ou 1600 jusqu'a ceux qu elle émet en refroidissant vers 4500/400". Pour refroidir l'enceinte 1 au-dessous de 400 , il est fait appel a te deuxième vitrage 5 constitué. oar exemole. de chlorure d'argent ou cérargyrite mtériau qui resiste .iusau'à une-temDérature atteignant 450" et qui est transparent pour les longueurs d'onde allant de 0,4 à 15-208 environ. Le chlorure d'argent ne peut pas être poli mais peut être moulé en dimensions relativement grandes; il est peu fragile et d'un prix relativement modeste.Ce materiau peut évacuer les rayonnements émis par l'enceinte 1 Jusqu'à ce que sa température interne rejoigne la température ambiante, par exemple de l'ordre de 200. Comme le chlorure d'argent peut évacuer, aussi, les rayonnements emis depuis la température T1, de l'ordre de 1.500 , ce deuxième vitrage 5 peut occuper sa position active pendant l'evacuation impartie au premier vitrage 4 sans gêner celle-ci. Il est appliqué de l'extérieur par tout son pourtour, de manière étanche, contre l'épaulement 9 du cadre de la fenêtre 3. Un vide aussi pousse qu'on le peut ou un courant d'air en dépression est maintenu dans l'espace d'isolation 6, afin de contribuer à protéger ce deuxième vitrage 5 contre des elévations de température qu'il ne pourrait supporter, et aussi afin de parfaire l'étanchéité de 1 'enceinte 1 en pressant le premier vitrage 4 contre le cadre de la fenêtre 3. Lorsque la temperature interne de l'enceinte 1 s'abaisse jusqu'à 450 -400 , on supprime la dépression barométrique ou le courant d'air en dépression dans l'espace 6, ce qui aide à libérer le premier vitrage 4 de son adhérence au cadre de la fenêtre 3, et on fait coulisser ce vitrage 4 dans une gaine étanche et isolante 10 ménagée en saillie à l'extérieur de l'enceinte jusqu'à ce qu'il se trouve entiè- rement hors du contour de la fenêtre 3. Le second vitrage 5 est ainsi mis en mesure de jouer le rôle d'évacuation qui lui est imparti. On le maintient, par tout moyen connu, applique de manière étanche contre l'épaulement 9 du cadre de la fenêtre 3, avant de supprimer la dépression barométrique dans l'espace 6. Le second vitrage 5 peut, dans ce même exemple, être constitué de tout matériau optique transparent pour un intervalle de longueurs d'onde incluant le bande passante de 2 y à 13 environ requise pour évacuer les rayonnements émis de 400 à 20 C, et capables de resister à des températures de l'ordre d'au moins 400 .Par exemple, le sulfure de cadmium ou greenockite Cd S (transparent de 0,5 à 15 , résis- tant jusqu'à 900 C), le chlorure de sodium ou sel gemme Na Cl (0,2 à 16 , 800 ), le chlorure de potassium ou sylve ne K Cl (0,2 à 25 y , 750 ) le bromure de potassium KBr (0,25 à 35 700 ), l'iodure de potassium KI (0,4 à 40 , 700 ), le bromu re de césium Cs Br (0,2 à 50 y , 620 ), l'iodure de césium Cs I (0,25 à 70 , 600 ); à la rigueur, le bromoiodure de thallium ou KRS-5, TlBr, Tl I, qui se transmet de 0,5 à 40 mais dont le point de fusion se situe tres peu au-dessus de 400 (414,5 ); ; ou encore, le fluorure de Baryum Ba F2, dont le point de fusion est élevé (1280 ) mais qui ne transmet que de 0,15 à 12 , ce qui permet de descendre vers 50 C. Ces divers matériaux, dont la liste n'est nullement limitative, sont dans le même cas que le chlorure d'argent cite en exemple (non préférentiel) dans la description cidessus. Ce sont des matériaux ne résistant pas à la tempé- rature T1 de l'ordre de 1500/1600 fixée dans l'exemple exposé, mais dont la bande de transmission spectrale, choisie pour évacuer les rayonnements produits de 400 à 20 , permet aussi l'évacuation depuis 1500/16000. Dans ce cas, le deuxième vitrage peut être maintenu dans sa position active pendant llevacuatioí) impartie au premier vitrage, lequel protège le deuxième contre la température trop élevée du four.Il n'en va pas de même avec d'autres matériaux qu'on peut utiliser pour le deuxième vitrage 5, comme 1 'ar- sénivre de gallium GaAs (2 à 15 y , 1200 ), le phosphure d'indium InP (2 à 13ii , 1000"), le verre fritté au sulfure de zinc ou Irtran-2 (2 à 13 y , 800 )... La bande de trans- mission de ces matériaux ne leur permet d'évacuer efficacement l'énergie rayonnante qu'à partir ae 500 à 400 environ. Lorsqu'on les emploie, on retire le deuxième vitrage 5 pendant la première phase d'évacuation de 1500 /1600 à 400 impartie au premier vitrage 4.Par exemple, on fait pivoter le deuxième vitrage autour d'un axe 11 jusqu'à une position d'effacement (non représentée sur le dessin). A la fin de la première phase d'évacuation, on ramène le deuxième vitrage 5 en position active et on le maintient appli qué de manière étanche contre l'épaulement 9 du cadre de la fenêtre 3. Lorsque la température interne de l'enceinte 1 a atteint le plus bas niveau souhaité, on peut, si on le désire, retirer de nouveau le deuxième vitrage 5, ce qui a pour effet d'ouvrir la fenêtre 3 à l'air libre. Quant au matériau constituant le premier vitrage 4, le verre de silice, matériau de fabrication courantemême en grandes dimensions, de prix assez peu elevé, résistant, il est optimal pour la mise en oeuvre de l'invention dans les fours thermiques.On peut toutefois dans certains cas faire appel à d'autres matériaux, par exemple: l'oxyde de magné sium ou périclase, Mg 0 existant aussi en materiau fritté transmettant de 0,25 à 8,5 , résistant jusqu'à 2.800 et permettant d'évacuer l'energie rayonnante au moins dans la première phase en refroidissant 1 'enceinte 1 jusqu'à 2000 à 1500 environ; l'alumine ou corindon Al203 (0,2 à 6y, 2000 à 300/250 ), le titanate de baryum Ba Ti 03, qui existe sous forme de céramique (0,5 à 7 , 16000 à 250 ). Lorsque la température T1 du four en activité est de l'ordre de 1300 au plus, on utilise le fluorure de calcium ou fluorine Ca F2 (0,13 à 9/10 , 1300 à 1500/1000). Pour une température T1 de l'ordre de 1100 au-plus, le fluorure de cadmium Cd F2 (0,2 à 10 , 1100 à 100 ), avec alors la possibilité d'utiliser pour le deuxième vitrage 5 le verre de pentasé léniure d'arsenic As2 Ses (2 à 18 , 100 à 20 ). Pour une température T1 = 950 au plus, le fluorure de sodium ou villiaumite NaF (02 à 10 , 950 à 100 ) avec possibilité de relais par le pentaséléniure d'arsenic.Pour une température T1 = 850 au plus, le fluorure de lithium Li F (0,2 à 6 , 850 à 300 /250 ). On peut aussi, selon l'invention, mettre en oeuvre un seul matériau pour constituer le vitrage transparent évacuateur, dans tous les cas ou la température T1 du four en activite n'atteint pas la température de ramolissement ou da transformation de ce matériau et où la bande passante transmise inclut tous les rayonnements émis substantiellement entre la température T1 et la température T2 la plus basse qu'on veut atteindre. Tous les materiaux cités, de manière non limitative, dans la présente description, peuvent convenir dans les limites qui leur sont propres. On peut enfin, selon l'invention, mettre en oeuvre trois vitrages ou davantage. Dans l'exemple exposé plus haut du four thermique avec une température T1 = 15000 à 1600 et une température T2 = 20 , on peut mettre en oeuvre successivement - un premier vitrage de verre de silice (0,2 à 4,5 *, 1600 à 400 environ); - un deuxième vitrage en verre à l'oxyde de germanium ou VIR-3 (0,3 à 6 y , 4500 à 300 /250 ), ou en verre fritte au fluorure de magnesium ou Irtran-1 (1 à 74 ; 13500 à 2500/2000); - un troisième vitrage en verre de trisulfure d'-arsenic (0,6 à 10M;; 200 à 100 ), ou en sélénium amorphe (1 à 25p 2200 à 20 ), ou en core d'un verre fritté au sulfure de zinc ou Irtran-2 (2 à 138 ; 8000 à 300/200). Eventuellement, un quatrième vitrage peut être mis. en oeuvre, par exemple en verre au pentaséléniure d'arsenic (2 à 18 , 100 -à20 ). On peut faciliter les raccordements entre les intervalles successifs des températures acceptables, en refroidissant extérieurement tel ou tel vitrage selon les cas. Les conditions d'effacement et de mise en action sont celles qui ont éte décrites pour la combinaison de deux vitrages. Sur le dessin, la portion amovible de paroi isolante 7, ainsi que le deuxième vitrage transparent 5, ont été re presentés pivotant autour d'axes horizontaux 8 et 11, parce que cette disposition est la plus commode à représenter en coupe verticale. Les axes de rotation peuvent de préférence être verticaux et la portion amovible de paroi isolante 7 ainsi que le deuxième vitrage transparent 5 peuvent constituer-la porte même du four, sous la forme d'une double porte- s'ouvrant et se fermant latéralement comme c'est le cas habituellement. Afin de faciliter l'évacuation des rayonnements émis dans l'enceinte 1, les parois intérieures telles que 2a et 2b qui sont adjacentes par rapport à la paroi qui comprend la fenêtre 3, sont inclinées par rapport à l'axe moyen x normal à cette fenêtre en formant avec le plan de celle-ci des angles aigus. De cette manière, les rayonnements émis par ces parois sont, en moyenne, dirigés plus directement vers la fenêtre 3. En outre, pour favoriser encore 1 'évacua- tion des rayonnements et augmenter la surface émissive, les parois telles que 2aet 2b, sont, au moins en partie, dotes de sillons non représentés mais dont la situation est figurée en pointillé en 12, creusés selon des directions se rapprochant le plus possible de celle de l'axe moyen x de la fenêtre 3; et ces parois, avec leurs sillons, ainsi que la paroi 2c opposée à la fenêtre 3, sont éventuellement dotés de petits reliefs et de petits creux ou d'une structure granulaire. Enfin, en vue de faciliter l'émission d'énergie rayonnante en fonction de la temperature du four, la surface tin- terieure de l'enceinte 1 est soit constituée, soit revêtue d'une substance ayant des propriétés se rapprochant le plus possible de celles du "corps noir" ou "radiateur in tégral". Selon une caractéristique de l'invention, l'installation comprend un écran susceptible de s'opposer , au moins partiellement, à la transmission du rayonnement à travers la fenêtre, cet écran étant monté mobile entre une position active dans laquelle il peut occulter le rayonnement et une position effacee dans laquelle il est inopérant, afin de pouvoir moduler l'évacuation du rayonnement hors de l'enceinte. L'écran, ou grille, ou tout autre systeme optique modulateur (non représenté au dessin), peut être partiellement opaque et/ou partiellement réfléchissant vers l'intérieur de l'enceinte 1 pour les longueurs d'onde de rayonnement évacué. Cet écran (ou grille) peut etre rendu mobile, par exemple par coulissement dans un logement prévu dans la gaine 10 ou dans l'espace d'isolation 6. Ainsi l'écran (ou grille) peut occuper une partie variable de la surface de la fenêtre 3 et moduler la transmission optique par laquelle s'opère l'évacuation, soit pour l'augmenter soit pour la diminuer progressivement selon qu'au depart de son mouvement l'écran (ou grille) occupe la surface de la fenêtre 3 ou se trouve, au contraire effacé. De manière plus générale, le système optique modulateur est rendu mobile ou variable par tout moyen approprié entre une position active et une position inactive afin de graduer et de moduler optiquement 1 'évacuation de l'énergie rayonnante. Quant à la partie mobile 7 de la paroi isolante, soop- posant à 1 'évacuation du rayonnement pendant la phase active de l'enceinte 1, elle peut etre constituez des mêmes matériaux que les parois fixes 2 de cette enceinte 1. Elle peut aussi selon une des caractéristiques de 1 'in- vention, operer son rôle de confinement par un moyen optique de sélection spectrale s'opposant à la transmission vers l'extérieur des rayonnements dans les bandes passantes correspondant à l'énergie émise, réémise ou produite dans l'enceinte 1. Ce moyen optique de sélection spectrale peut, par contre, permettre la transmission en sens inverse, vers l'enceinte 1, dans d'autres bandes passantes, de rayonnements captés à l'extérieur. C'est là une variante intéressante de 1 'in- vention, car l'installation assume alors une fonction de capstation et de confinement lorsque la portion amovible 7 de paroi isolante obture la fenêtre 3 de l'enceinte 1 et une fonction d'évacuation de l'énergie confinée lorsque cette paroi isolante amovible 7 est effacee. Notamment, pour l'exploitation de l'énergie solaire rayonnante, l'installation selon cette variante de l'invention constitue un four thermique chauffé puis refroidi optiquement par voie de rayonnement. La portion de paroi isolante amovible est, par exemple, en verre ordinaire, apte à l'effet "de serre", éventuellement revêtu d'un traitement réfléchissant sélectif en couche mince d'oxyde d'étain ou d'indium. Elle peut aussi être constituée de tout matériau optique transparent entre 0,3 et 1,5 P et s'opposant à la transmission au-dessus de 1,58 environ. Le vitrage ou le système de vitrage évacuateur est un de ceux qui ont éte décrits ci- dessus, sous la réserve qu'ils ne constituent pas un obstacle ou une gêne à la captation du rayonnement solaire dont la bande passante se situe au sol entre 0,3 et 1,5 y. Ceci est tout à fait impératif pour le vitrage assurant l'étanchéité de la fenêtre 3 de 1 'enceinte 1 en activité. Le verre de silice, choisi en bien des cas comme matériau optimal, convient à cet égard puisqu'il transmet les rayonnements de 0,2 à 4,5 p. Par contre, pour les autres éventuels vitrages évacuateurs venant en deuxième ou en troisième position, on pourra les laisser devant la fenêtre lorsaue leur bande de transmission spectrale inclut l'intervalle 0,3 à 1,5 p , et on les écarte dans le cas contraire, en ne les plaçant en position active devant la fenêtre que lorsqu'ils ont à jouer, à leur tour, leur rôle évacuateur. Par ailleurs, il convient de protéger contre toute élé- vation de température dommageable le vitrage faisant fonction de portion de paroi isolante amovible, par exemple lorsqu'il est en verre ordinaire, éventuellement traité, ne résistant que jusqu'à une température de l'ordre de 550" C On isole ce vitrage capteur du vitrage évacuateur par un espace dans lequel on produit un vide aussi poussé qu'on le peut, ou un courant d'air, voire un courant d'eau ou de liquide dont la bande passante de transmission spectrale est compatible, au moins approximativement, avec l'intervalle 0,3 - 1,5 y Enfin, une installation selon l'invention apporte encore un avantage.En effet, lorsque 1 'énergie confinée est évacuée lentement comme c'est le cas dans les installations connues jusqu'alors, il est pratiquement impossible de la récupérer ; elle se diffuse presque insensiblement . Notamment, lors du refroidissement lent d'un four thermique, dont il est exclu d'ouvrir la porte (le milieu interne du four devant demeurer confiné ), la chaleur évacuée est perdue. Au contraire, lorsque l'énergie est évacuée rapidement, comme c'est le cas dans une installation selon l'invention, il devient possible de la réutiliser, d'autant plus que cette énergie est évacuée sous forme rayonnante et qu'il existe des capteurs-récepteurs pour cette forme d'énergie, dans les diverses gammes de longueurs d'onde. L'énergie rayonnante évacuée est reprise par un de ces capteurs soit directement, soit par l'intermédiaire d'un système optique approprié. Une variante intéressante de recuperation directe est la suivante : l'énergie rayonnante évacuée par l'installation est directement reprise par une installation similaire lors de sa phase préliminaire d'ac tivité pendant laquelle son enceinte commence par emmagasiner de 1 'énergie.Par exemple, dans le cas de fours thermiques, l'énergie rayonnante évacuée par un fnur lors de son refroi dissement selon l'invention est directement reprise par un autre four, froid,dans lequel on désire emmagasiner de 1 'éner- gie thermique.A cet effet, en face du vitrage transparent en train d'évacuer l'énergie rayonnante du four en cours de refroidissement, dans une bande de longueurs d'onde donnée, et aussi près que possible de ce vitrage, on dispose le vitrage (ou le système de vitrages) transparent du four froid transmettant le rayonnement dans un intervalle incluant la même bande de longueurs d'onde. Ce vitrage joue alors un rôle capteur, transmettant à l'enceinte du four froid une partie de 1 'éner- gie rayonnante évacuée du four chaud. Lorsque plusieurs vitrages transparents se relaient pour évacuer l'énergie rayonnante du four chaud, on veille, par un jeu adequat de mises hors d'action et de mises en action des vitrages du four froid, à ce que la transmission ne soit pas entravée. On arrête 1 'opé- ration lorsque les enceintes se sont mises dans I'équilibre optimal en écartant l'une de l'autre les deux installations et en replaçant la paroi isolante amovible du four capteur en situation obturatrice de son système de vitrage transparent On réalise ainsi un pré-chauffage du four par une sorte de "bouche à bouche électromagnétique" permettant une récupération optique d'énergie. L'invention n'est pas limitée aux seuls modes de réalisation décrits et représenté mais en embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS 1 - Procédé pur exploiter et evacuer de l'énergie notammant thermique confinée dans une enceinte étanche, caractérisé en ce que, l'on opère cette évacuation par voie de rayonnement et que, de préférence, on récupère ce rayonnement en vued:g réutilisation. 2 - Procédé selon la revendication 1, caracterise en ce que l'on combine en association avec l'enceinte, d'une part au moins un vitrage qui contribue à assurer son étanché ité, qui est apte à resister aux conditions internes pro pres à 1 'enceinte en activité notamment de température, de pression, de corrosion et qui est transparPnt pour un ensemble de longueurs d'onde du rayonnement incluant cel les évacuant 1 'énergie, ces fonctions pouvant être assumées par plusieurs vitrages se relayant successivement pour transmettre les rayonnements evacuant 1 'énergie, la résis tance de chacun de ces vitrages étant alors adaptée aux conditions internes propres à l'enceinte telles qu'elles se modifie au fur et a mesure de 1 'évacuation,et, d'autre part, au moins une paroi isolante amovible que l'on place en regard du vitrage pour empêcher 1 'évacuation de 1 'éner- gie pendant la période de confinement et que l'on retire au moment de l'évacuation. 3 - Installation pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2 ci-dessus, caractéri see en ce qu'elle comprend en combinaison une enceinte (1) dans laquelle une fenêtre (3) est menagee, au moins un vi trage (4-5) qui doit être placé contre la fenêtre (3) de maniere étanche et qui est transparent à un ensemble de longueurs d'onde incluant celles qui correspondent aux rayonnements évacuant l'énergie et au moins une paroi isolante (7) mobile entre une position active dans la quelle elle est placee en regard du vitrage (5) pour s'op poser au passage du rayonnement et une position inactive dans laquelle elle est écartée du vitrage (5) pour libérer le passage du rayonnement. 4 - Installation selon la revendication 3, caractérisée en ce que le vitrage (4-5) et la paroi isolante (7) constituent une double porte susceptible de masquer et de démasquer la fenêtre (3). 5 - Installation selon la revendication 3, caractérisée en ce que les parois interieures (2a-2b) de l'enceinte (1) adjacentes à celle qui comprend la fenêtre (3) sont in clivées au moins partiellement par rapport à l'axe moyen (x) normal au plan de cette fenêtre (3) en formant avec celui-ci des angles aigus. 6 - Installation selon la revendication 3, caractérisée en ce que les parois intérieures de l'enceinte (2a-2b) adjacentes à celle qui comprend la fenêtre (3) sont, au moins en par tie, dotées de sillons (12) dont la direction est parallèle à l'axe moyen normal au plan de la fenêtre (3). 7 - Installation selon la revendication 3, caracterisee en ce que le vitrage (4) est en verre de silice. 8 - Installation selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins deux vitrages mobiles (4-5) nilsceptibles d'être individuellement places et retirés de vant la fenêtre (3) afin de s'y trouver soit ensemble, soit séparément. 9 - Installation selon la revendication 8, caractérisée en ce que le vitrage le plus proche de 1 'enceinte (4) est ap plique de maniere étanche contre le pourtour intérieur de la fenêtre (3). 10 - Installai ton selon la revendication 9, caractérisée en ce que les vitrages (4 et 5) sont sépares par un espace (6) dans lequel peut être établi, par tous moyens connus, un vide maintenant le premier vitraae (4) appliqué contre le pourtour de la fenêtre (3), un joint élastique étant eventuellement placé entre ce vitrage (4) et ce pourtour. 11 - Installation selon la revenrication 9, caractérisée en ce que ledit vitrage (4) est monté coulissant parallèlement à son plan. 12 - Installation selon l'une quelconque des revendications 3 à Il ci-dessus, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins un ecran susceptible de s'opposer, au moins partiel lement à la transmission du rayonnement à travers la fe nêtre (3); cet écran étant monté mobile entre une position active dans laquelle il peut occulter le rayonnement et une position effacee dans laquelle il est inopérant, afin de pouvoir moduler 1 'évacuation du du rayonnement hors de l'enceinte (1)