L'invention a pour objet un dispositif de chauffage pour liquide du lave-glace de véhicules, comportant un échangeur de chaleur qui peut être raccordé au tuyau souple du lave-glace. Normalement, le réservoir du lave-glace d'un véhicule automobile est rempli d'eau et l'on peut, éventuellement, ajouter des additifs tels qu'un antigel, des détergents etc.. Le réservoir est disposé sous le capot du véhicule de telle manière qu'il ne peut guère bénéficier de la chaleur du moteur. L'eau répandue par le lave-glace sur les glaces du véhicule est donc normalement froide. Pour pouvoir mieux dissoudre les insectes, la poussière, les corps gras ou autres impuretés adhérant à la glace, on peut ajouter à l'eau des additifs détergents chimiques. D'autre part, on sait que l'eau chaude dissout ce genre d'impuretés mieux que l'eau froide.Pour chauffer l'eau pulvérisée par le lave-glace, on connaît le procédé consistant à monter un échangeur de chaleur dans le circuit d'eau de refroidissement d'une automobile et à y faire passer l'eau du lave-glace avant qu'elle ne parvienne à l'orifice d'éjection de celui-ci. Toutefois, ce dispositif de réchauffage connu nécessite une intervention sur le circuit de refroidissement du véhicule. Si cette intervention était réalisée de façon incorrecte, elle pourrait provoquer des défauts d'étanchéité susceptibles d'avoir des conséquences graves. La mise en place ne peut donc etre effectuée que par des spécialistes et exige beaucoup de soin et de précision. De plus, elle n'est possible qu'à condition que le circuit de refroidissement à eau comporte une section rectiligne suffisamment longue pour y insérer l'échangeur.Dans les véhicules à refroidissement par air, ce dispositif connu est totalement inutilisable. L'invention a pour but d'élaborer un dispositif de réchauffage du type précité pouvant être monté sans intervention sur un circuit existant quelconque du véhicule, la mise en place pouvant être effectuée même par des non spécialistes. En outre, ce dispositif ne doit pas etre lié au circuit d'eau de refroidissement du véhicule. Ce problème est résolu selon l'invention par un échangeur de chaleur qui présente une surface d'application libre et qui porte, à l'opposé de ladite surface, une fixation comportant une bride et un ou plusieurs organes d'assemblage. Le dispositif de chauffage selon l'invention se compose d'un échangeur de chaleur appuyé, de l'extérieur, contre une par tie chauffée du véhicule au moyen de la fixation et de la bride. Ce dispositif peut etre accolé par exemple au radiateur, au tuyau d'échappement, au bloc moteur, au couvercle de soupape etc,... La chaleur est transmise par conduction directe de la partie chaude du moteur à l'échangeur. Le dispositif de chauffage selon l'invention n'est pas lié à des modes de construction déterminés du moteur ou du radiateur, mais peut être appliqué contre toute surface pourvu qu'elle soit plane ou, du moins, que sa courbure soit faible. L'élément important est un serrage aussi énergique que possible de la surface d'application de l'échangeur contre la partie chaude. De préférence, ce serrage est élastique, la bride ou la fixation comportant un organe élastique ou le dispositif présentant lui-mee une élasticité propre assurant un serrage suffisant. De préfiérence, la fixation est constituée par un logement ouvert en direction de la surface d'application. Ce logement entoure l'échangeur de chaleur de tous les cotés lorsque ce dernier est appliqué contre la source de chaleur, formant a la fois la surface antagoniste de serrage mécanique et une enveloppe de protection qui préserve l'échangeur contre les détériorations. L'échangeur de chaleur peut, selon des procédés connus, prendre la forme d'un serpentin tubulaire, par exemple en cuivre, disposé dans un mâne plan. La bride de fixation est, de préférence, coudée ou présente la forme générale d'un U, l'une de ses branches portant les organes de fixation et l'autre un organe de ser rage à position réglable. Un avantage essentiel du dispositif de réchauffage selon l'invention est sa polyvalence d'application. Il n'est pas lié un type particulier de véhicule, et sa mise en place n'exige pas de connaissances spéciales. De mame, il ne nécessite pas d'intervention sur les circuits existants du moteur. Il suffit de monter les éléments de fixation de façon que la surface d'application de l'échangeur soit directement en contact avec une pièce chauffée du véhicule. On raccorde ensuite les deux ajutages de l'échangeur aux tuyaux souples du lave-glace. De cette manière > le dispositif de réchauffage est inséré entre la pompe et l'orifi- ce d'éjection du lave-glace.Au moment d'une pulvérisation sur la glace, l'eau qui se trouve en aval de la pompe arrive dans l'échangeur où elle est réchauffée, puis immédiatement pulvérisée sur les glaces. Pour mieux faire comprendre l'objet de la présente inven tExpon va en décrire ci-après à titre d'exemples purement illustratifs et non limitatifs, plusieurs modes de réalisation représentés sur le dessin annexé. Sur ce dessin - la figure 1 est une vue en perspective de la fixation du dispositif de réchauffage selon l'invention sur le radiateur d'un véhicule automobile - la figure 2 est une vue en coupe du dispositif de réchauffage monté sur le radiateur, montrant de façon plus précise le mode de fixation - la figure 3 illustre la fixation du dispositif de réchauffage sur le petit cdt vertical d'un radiateur - la figure 4 illustre un autre mode de fixation en utilisant des vis du radiateur - la figure 5 illustre un autre mode de réalisation du montage du dispositif de réchauffage - la figure 6 montre une autre forme de construction du dispositif de réchauffage - la figure 7 est une vue en coupe suivant la ligne VII -VII de la figure 6. Le dispositif de réchauffage selon les figures 1 et 2 se compose d'un carter ou logement 10, par exemple en ttle rigide, ouvert sur une face, dans lequel est logé ltechangeur de chaleur 11. Ce dernier est constitué par un serpentin tubulaire disposé dans un meme plan qui forme la surface d'application 12. Cette dernière n'est pas entourée par le logement 10, mais peut, au contraire, dtre serrée librement contre une pièce chauffée du moteur, par exemple le cadre de radiateur 13. Les extrémités du serpentin 11 sont pourvues d'ajutages de raccordement 14 et 15 qui sortent du logement 10 pour pouvoir y raccorder les tuyaux souples du lave-glace. L'ajutage 14 peut être relié, par exemple, au tuyau d'eau froide venant de la pompe, l'ajutage 15 étant relié au tuyau qui mène à l'orifice d'éjection. L'eau froide arrive au serpentin 11 par l'ajutage 14 et en repart après réchauffage par l'ajutage 15. Le serpentin 11 est en contact mécanique direct avec une surface plane du radiateur 13 ce qui assure une bonne transmission thermique par conduction du radiateur au serpentin, donc aussi à l'eau du lave-glace qui y circule. Le logement 10 est fixé au radiateur 13 à l'aide de la bride de fixation 16. Celle-ci a substantiellement la forme d'un U dont l'ame horizontale enjambe le radiateur 13, tandis que le logement 10 est fixé à une branche 17 et que l'autre branche 18 porte un organe de vissage 19 composé d'un boulon portant une molette de réglage 20 entraînant un téton élastique 21 en appui contre la paroi postérieure du radiateur. L'organe de vissage 19 est serré contre la branche de bride 18 par un écrou 26. En agissant sur ce dernier et sur la molette, on appuie plus ou moins fortement le téton élastique 21 contre la paroi postérieure du radiateur, ce qui a pour effet de faire varier en m#me temps la pression antagoniste qui s'exerce sur la surface d'application 12. Dans ce cas, la seconde branche 18 de la bride est fixée à sa base 16 à l'aide d'une vis 22 qui traverse un trou d'une série de perforations 23. En disposant ladite branche 18 en un point approprié, on obtient d'abord un réglage grossier de la portée de la bride en U, le réglage fin et le serrage s'effectuant l'aide de l'organe de vissage 19. Si, dans l'exemple de fixation selon les figures 1 et 2, la bride 16 est placée à cheval au-dessus du radiateur, le logement 10 étant en appui contre la paroi verticale du radiateur située à l'opposé de l'organe de vissage 19, la bride 16 peut, selon la figure 3 Etre montée latéralement sur le radiateur 13 à la manière d'un serre-joint vissé, ledit radiateur 13 étant alors serré entre la branche 17 de la bride et l'organe de vissage 19. Dans ce cas, le logement 10, contenant le serpentin 11, est fixé à l'fre 25 de la bride 16, mettant le dispositif de réchauffage en appui contre le petit côté vertical du radiateur. Un autre mode de fixation est illustré à la figure 4. La bride de fixation 16 ne comporte plus que 1' fre 25 et la branche 17 coudée en équerre. On n'y trouve pas la vis 22 ni la branche 18. La bride 16 repose sur la face supérieure du radiateur 13' par son fre horizontale 25 et s'y trouve fixée par une vis 24 qui passe dans l'une des perforations de la série de trous 23. La branche verticale 17, qui descend sur le c8té du radiateur 13', porte le logement 10 avec son serpentin 11. Ce dernier est serré contre la face verticale du radiateur. La figure 5 représente un autre mode de fixation du dispositif. La face postérieure du logement 10 porte deux tétons filetés 30, 31, qui en sortent perpendiculairement à une certaine distance l'un de l'autre, et que l'on fait passer dans l'une des perforations des pattes perforées correspondantes 32,33. On serre ensuite sur ces tétons 30, 31 des vis (non représentées) de fa çon à relier fermement les pattes perforées 32,33 au logement 10. Lesdites pattes sont alors fixées à l'aide de vis existantes, soit sur un couvercle de soupape, soit sur le moteur, de telle sorte que l'échangeur de chaleur 11, qui n'est pas visible à la figure 5, soit serré énergiquement contre le radiateur, le moteur ou toute autre partie du véhicule constituant une source de chaleur. Dans l'exemple de réalisation illustré aux figures 6 et 7, la construction de l'échangeur de chaleur diffère de celle de l'échangeur 11. L'échangeur 111 des figures 6 et 7 est constitué par une tssle déformée de façon à constituer un serpentin 40. Ainsi qu'il ressort de la figure 7, la face d'application 41 de l'échangeur est plane. Les bords supérieur 411 et inférieur 412 sont légère- ment chanfreinés. Ces bords se prolongent sans transition par la face postérieure ondulée, formant le serpentin 40. Une extrémité du serpentin 40 porte un ajutage 141, l'autre un ajutage 151. Ces ajutages peuvent communiquer avec des tuyaux souples. Les tubes du serpentin 40 sont disposés le long de l'échangeur 111. Ils s'étendent en alternance, chaque extrémité communiquant avec celle du tube voisin par un coude à 180 . Les ajutages 141 et 151 se trouvent en bout, du même côté de l'échangeur. La face d'application plane 41 permet de réaliser un bon contact de surface avec le moteur ou toute autre pièce chauffée. L'échangeur 111 peut être confectionné àl'aide d'un tube monobloc dans lequel on place un noyau de moulage correspondant à la trajectoire tubulaire et que l'on aplatit ensuite à la presse. Sur la face extérieure de l'échangeur de chaleur 111 se trouve, au-dessus du serpentin 40, une plaquette de montage 42 soudée sur les deux tubes extrêmes du serpentin. De cette plaquette 42 part un boulon 43 permettant de monter sur l'échangeur un organe de fixation. Ce dernier se compose dans ce cas d'un serre-joint 161 dont une branche 162 présente un trou oblong 163 par lequel on fait passer le boulon 43. La branche mobile du serre-joint est une équerre 45 qui peut être fixée dans une position réglable sur la base dudit serre-joint à l'aide d'une vis 46 passant dans une boutonnière 47 de ladite base. A cet effet, l'équerre 45 comporté un trou fileté 48 dans lequel la vis 46 pénètre. L'aile coudée 49 de l'équerre 45 comporte une perforation 50 par laquelle passe une tige filetée 44 vissée dans un trou fileté 51 de la branche fixe du serre-joint 161. Sur cette tige, on monte, par l'arrière de l'aile 49, une rondelle 52 et un écrou 53. En faisant tourner la tige filetée 44 ou l'écrou 53, on peut bloquer le serre-joint après l'avoir placé à cheval sur la partie du moteur qui s'échauffe, l'équerre 45 étant alors tirée en direction de l'échangeur de chaleur 111. Ensuite, on serre Qa vis 46, ce qui provoque un blocage efficace de l'appareil en position de serrage. REVENDICATIONS 1 - Dispositif de chauffage du liquide de lave-glace de véhicules, comportant un échangeur de chaleur qui peut être raccordé au tuyau souple du lave-glace, caractérisé par le fait que l'échangeur de chaleur présente une surface libre d'application et qu'il est fixé, par son cté opposé, à un organe de montage comportant une bride de fabrication avec au moins un élément de blocage. 2 - Dispositif de chauffage selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'organe de montage est formé par un logement ouvert le long de sa face d'application. 3 - Dispositif de chauffage selon les revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que l'échangeur de chaleur se présente sous la forme d'un tube en serpentin situé dans un même plan. 4 - Dispositif de chauffage selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la bride de fixation est coudée. 5 - Dispositif de chauffage selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que la bride de fixation a la forme générale d'un U dont l'une des branches porte l'organe de fixation et l'autre un organe de serrage à position réglable. 6 - Dispositif de chauffage selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la bride de fixation coudée comporte une branche amovible ou à position réglable le long de sa branche médiane, cette dernière, ainsi que la branche fixe, portant des organes de montage pour fixer le dispositif de chauffage. 7 - Dispositif de chauffage selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que ltéchangeur de-chaleur présente une surface plane d'application, la face opposée à cette dernière ayant une section transversale ondulée de manière à former un tube en serpentin. 8 - Dispositif de chauffage selon la revendication 7, ca ractérisé par le fait que l'échangeur de chaleur présente, sur sa face située à l'opposé de la surface d'application, une plaquette de fixation. 9 - Dispositif de chauffage selon les revendications 7 ou 8, caractérisé par le fait que l'échangeur de chaleur est une pièce monobloc obtenue en déformant une section de tube.