La présente invention concerne les chaussettes tricotées pour hommes, femmes et enfants. Elle s'applique plus particulierement, mais non exclusivement, aux chaussettes dont la longueur de la partie montante (au-dessus de la cheville) ne s'étend pas au-delà la la moitié du mollet en position normale due la chaussette. On inclut dans cette catégorie de chaussettes les articles connus sous diverses dénominations telles que chaussettes basses, socquettes, "mi-bas", "mi-chaussettes" et chaussettes mi-mollet. Avant environ 1935, les chaussettes, qui se distinguaient des bas lesquels s'étendaient au-dessus du genou, avaient principalement une longueur atteignant le genou ou bien arrivaient à mi-mollet, ce dernier type de chaussette étant connu sous le nom de "mi-bas". Afin de réduire la tendance à la partie des chaussettes arrivant au genou à glisser vers le bas au cours dè la marche, on util-isait des jarretières circulaires réalisées généralement à l'aide de bandeaux élastiques en caoutchouc. La partie montante des mi-bas était empêchée de glisser par des supportchaussettes attachés a la jambe entre le genou et le muscle du mollet, et fixés par des pinces sur l'extrémité supérieure de la chaussette. Il y a à peu près quarante ans, on a developpé une technologie consistant à introduire un fil élastique en caoutchouc dans les mailles du tricot et on a utilisé cette technologie pour réaliser des chaussettes pourvues d'un tel fil dans un certain flombrb de rangées de mailles à la partie supérieure des chaussettes. Le fil ainsi mis en place dans le tricot constituait- une bande elastique a la-partie superieure de lu chaussette et,en référence.à ce procédé,- on a utilisé communément l'expression "extrémi-te supretieure élastique". Le but de cette extrémité élastique était d'incorporer dans la chaussette des moyens l'empêchant de glisser vers le bas le long de la jambe pendant- la marche de manière éliminer la nées-sité-de prévoir des moyens auxiliaires de-retenue, comme mentionné plus haut. L'extrémité élastique dans les chaussettes ou socquettes en dessous du mollet est élastique horizontalement lorsqu'elle est mise en place initialement et, ainsi, agrippe la- Inmb- e. Au bout d'un certain temps, durant lequel l'utilisateur marche à allure et à vitesse normales, habituellement la chaussette glisse progressivement formant des plis dans la zone inférieure de la partie montante de la chaussette recouvrant la jambe. Ce glissement survient de manière habituelle,même lorsque l'extrémité élastique exerce unie pression sur la jambe,telle qu'elle provoque momentanément des marques sur lapeati étune.irritation dt celle-ci. I1 a été de pratique courante de tricoter une chaussette en dessous du mollet avec une longueur constante par rangée pour les fils (autres que ledit fil élastique) de la partie montante de la chaussette, de manière à conférer ainsi une tension circonférentielle constante dans la chaussette ainsi tricotée et donc, pour la chaussette portée,décroissante depuis la partie supérieure élastique jusqu'au niveau de la cheville sensiblement, ce qui n'a pas permis toutefois de réaliser une chaussette suffisamment résistante au glissement en cours remploi. La partie de la jambe entre le mi-mollet et la partie de circonférence minimale a sensiblement la forme d'un tronc de cane renversé. Cette forme favorise la tendance au glissement pendant la marche des chaussettes décrites ci-dessus. I1 est vrai également que dans n'importe quelle population (au sens statistique) il y a des variations considérables dans les mensurations des individus, et en particulier pour ce qui concerne la partie en dessous du mollet en forme de tronc de cône renverse. Aussi, il faut bien admettre que pour n'importe quelle structure ou forme de chaussettes la tenue pendant la marche peut varier en fonction des mensurations des jambes de l'utilisateur. En effet, pour n'importe quel type de chaussette, la résistance effective au glissement pendant la marche peut être mesurée par le pourcentage de la population qui estime que la chaussette en question possède cette résistance Le but de la présente invention est de réaliser une chaussette, et en particulier, mais non exclusivement, une chaussette dont la longueur de la partie montante ne s'étend pas au-delà du mi-mollet, possédant une résistance au glissement pendant la marche améliorée et, en même temps, provoquant le minimum de marques et d'irritation sur la peau. L'invention propose une chaussette agencée pour posséder une tension circon férentielle choisie au voisinage de I t extrémité supérieure de la chaussette, la tension circonférentielle dans la chaussette s'accroissant progressivement depuis cette partie jusqu'à une partie située plus bas et qui s'ajuste sensiblement à la circonférence minimale de la jambe de l'utilisateur. Bien que la tension circonférentielle dans ladite partie située plus bas soit relativement élevée, elle ne doit pas néanmoins dépasser le seuil au-delà duquel la chaussette devient inconfortable et irrite la peau. L'accroissement progressif de la tension circonférentielle peut être constant ou varier progressivement ou par palier. Afin d'illustrer ce que l'on entend par "tension circonférentielle" et son accroissement progressif depuis la partie supérieure jusqu'à la partie inférieure de la chaussette, on se reportera au tableau ci-dessous donnant un exemple de résultats obtenus à partir d'une chaussette expérimentale. Distance à partir du som- Tension par bande de Icm de large Gradient dc tcnsion met de la chaussette (cm) à divers % d'extension circonfé- par centimètre de rentielle (système C.G.S.) bande à 40% d'exten sion 0% 20Z 40% 60% 80% Système C.G.S. Valeurs en mon 2,5 0 37 67 97 126 0,15 1,47 7,5 0 43 78 113 148 0,175 1,71 15,0 0 68 116 162 208 0,235 2,35 L'accroissement progressif du gradient de tension indiqué ci-dessus peut être continu ou par paliers, ou bien en partie continu dans certaines parties de la chaussette et en partie par paliers dans d'autres parties. Dans le cas d'un accroissement par paliers, il faut noter que,du fait de la forme conique des jambes, les tensions réelles exercées sur les jambes peuvent décroître légèrement entre les paliers. Ceci ne présente aucun inconvénient pourvu que l'importance des décroissances soit faible et que le sens' général de l'augmentation de tension progressive soit maintenu depuis le sommet de la chaussette jusqu'à-un point correspondant à la circonference-minimale de la jambe de l'utilisateur. Bien que la tension circonférentielle réelle de la chaussette dans les parties inférieures de la jambe puisse être relativement élevée, néanmoins elle ne doit pas dépasser le seuil au-delà duquel la chaussette devient inconfortable et irrite la peau. On sait que le frottement entre la chaussette et la peau aide la chaussette à ne pas glisser pendant la marche ; il s'ensuit que les tensions circonférentielles doivent être appropriées en vue d'engendrerdes forces de frottement,même dans les parties supérieures de la chaussette où les tensions sont relativement basses. La propriété de tension requise pour le tricot de la chaussette peut être obtenue en incorporant des fils élastiques dans le tricot. Ces fils peuvent être soit en totalité,soit partiellement,constitués d'un élastomère et/ou de fils ou fibres polymères texturés ou ayant subi un autre traitement conférant une élasticité aux fils. La variation de la tension peut être réalisée en faisant varier la quantité de fil élastique ou la tension du fil durant son incorporation dans le tricot. La variation de la tension peut également être obtenue par la variation de la forme ou de la dimension de la maille utilisée. La tenue des chaussettes,vis à vis du glissement lors de la marche,est renfor- cée par un frottement relativement élevé entre tricot et peau, ceci étant obtenu en utilisant des filés dans le tricot et en particulier, mais nonncessairement, des filés contenant de la laine ou du coton. Comme machine à tricoter appropriée pour la fabrication d'une chaussette selon l1invention,on peut utiliser celle offrant la possibilité de modifier la lon- gueur de tout ou partie des fils d'alimentation (tricotés ou introduits) des aiguilles à chaque rangée ou à intervalles prédéterminés durant le tricotage de la partie montante de la chaussette et/ou de faire varier le mode d'alimentation des fils. A titre d'exemple de La seconde option de l'alternative ci-dessus, un fil particulier peut être amené aux aiguilles à chaque rangée, toutes les deux rangées ou pas du tout. Les machines à tricoter peuvent avoir des tambours dont le diamètre varie d'environ 6 cm à- environ 15,2cm et comporte un nombre d'aiguilles variant entre 36 et 280. Le tricot peut être à mailles à l'endroit (jersey simple), à cotes ou au jacquard. La fabrication de la chaussette peut inclure une poche pour le talon tricotée à va et vient,ou bien elle peut être du type "tube", sans poche pour talon, et avec ou sans fil tricoté ou introduit pour former une pièce rapportée pour le talon. Les fils de tricotage utilisés pour la fabrication de la chaussette peuvent être l'un de ceux communément utilisés pour ce genre d'articles. De tels fils peuvent être filés à partir des fibres suivantes : Coton, laine, fibres acryliques, polyamides, polyesters, cellulose régénérée ou peuvent être des fils à base de filaments continus des types suivants : polyamide, polyester, cellulose régénérée, "Spandex" (polyuthérane segmenté), caoutchouc (naturel ou syntétique). De plus, le tricotage peut être réalisé à partir d'un mélange quelconque de deux (ou davantage) des fibres mentionnées ci-dessus, ou de filaments continus sous forme de mélanges, de mélanges retordus ou de fils à âme filée, de fib-res enrobees ou de fils de filaments. L'invention concerne plus particulièrement la partie montante de la chaussette, le tricotage et la mise en place de cette partie. Après l'achèvement du tricotage de cette partie, le tricotage du talon, du pied et des orteils est réalisé suivant la conception choisie pour la chaussette et suivant l'art connu. A la fin du tricotage, l'orifice de l'extrémité du pied (stil y en a un) est fermé par l'un des moyens présentement disponibles. On peut, suivant une pratique courante,placer une chaussette, si elle comporte du fil thermoplastique, sur une plaque métallique plane de mise en forme dont la forme est un peu plus large que celle de la chaussette à plat non étirée. Les chaussettes fixées sur ladite plaque sont placées en autoclave et soumises à une pression de vapeur, ou dans d'autres récipients ou cuves et soumises à la chaleur, afin de terminer le moulage et la mise en place du tricot de la chaussette et ainsi donner une certaine forme à cette dernière. Selon que cette opération est faite avant ou après le grattage et le séchage,elle est appelée pré-formage ou post-formage. Les formes des plaques métalliques de mise en forme généralement utilisées dans l'industrie pour le formage des chaussettes sont prévues avec des côtés pour la partie montante des chaussettes généralement parallèles, et il peut être prévu un rétrecissement de la plaque à la partie supérieure de la chaussette pour s'adapter à la partie élastique. Pour réaliser le formage des chaussettes selon l'invention,la forme préférée de la partie de la plaque correspondant à la partie montante des chaussettes est celle d'un tronc de cône. Bien que l'invention s'applique surtout à la fabrication de chaussettes du type décrit plus haut, néanmoins elle s'applique aux chaussettes dont la partie montante s'étend au-dessus du mollet. Quoique la tension circonférentielle dépende de la section particulière de la jambe et qu'elle puisse varier de manière considérable, selon les caractéristiques de frottement tricot contre peau qui sont influencfespar le type de fils et le type de tricot, les tensions préférées sont comme indiqué dans le tableau cidessous. Zone du tricot Tension de boucle par largeur de 25,4mm quand la boucle est étirée de 125 mn Kilogramme-force Newton Correspondant à la circonférence Jusqu'à un maximum Jusqu'à un maximum minimale de la jambe de l'utili- de 0,70 de 6,86 sateur Partie supérieure de la chausset- Jusqu'à un minimum Jusqu'à un minimum te voisine de l'embouchure de 0,03 de 0,29 Les tensions citées sont déterminées par la méthode de mesure ASTM "Tension et allongement des tissus élastiques larges ou équivalents" nO D 1775-74. Afin d'aider à la mise en pratique de la présente invention,deux exemples de réalisation de chaussette vont être décrits en se référant aux Fig. 1 et 2 du dessin annexé. Exemple 1 La chaussette représentée sur la Fig. 1 a été tricotée sur une machine à tricoter ESTA modèle JU3 équipée d'un tambour de 100 mm de diamètre et à 176 aiguilles. La chaussette a une partie délimitée par les lignes A et E réalisée en Jacquard. Des détails du fil et d'autres caractéristiques du tricot dans les zones considérées de la partie montante (au-dessus de la cheville) de la chaussette sont indiqués dans le tableau ci-dessous. Partie montante Fils ombre de rangées Dimension Nombre de Longueur de la chaussette de tricot de maille rangées de de "Span (Fig. 1) "Spandex" dex" (mm) par rangée A - B Alimentation 10 6,9 0 0 arrière: nylon (nylon) stretch 2/110 dtex B - C Alimentation 52 7,3 0 O arrière: comm (coton) ci-dessus Alimentation avant: coton 37 tex C - D Alimentation . comme ci- 1 91 145 arrière: comme dessus ci-dessus Alimentation avant: comme 182 ci-dessus Fil déposé: "Spandex" 156 dtex double enrobage D - E Alimentation 6 1 6,9 arriere: nylon (nylon) stretch 2/110 dtex 0 0 Alimentation avant: coton 7,3 37 tex (coton) Cette réalisation donne un accroissement par paliers de la tension circonférentielle dans la chaussette. Exemple 2 La chaussette représentée sur la Fig. 2 a été tricotée sur une machine à tricoter KOMET mode le TJ2 équipée également d'un tambour de 100 mm de diamètre et à 176 aiguilles. La chaussette comporte dans la partie montante entre les lignes A et F une structure du type à côtes 1 x 1. Les caractéristiques du tricot dans les zones respectives de la partie montante de la chaussette sont indiquées dans le tableau suivant. partie montante Fils Nombre de rangées dimension Nombre de Longueur de la chaussette de tricot de maille rangées de de "Span (Fig. 2) "Spandex" dex" de "Span dex" A - B Fil peigné 4 - 3 145 nO worsted B - C 1/15 en mé- 36 6,5 12 145 lange laine C - D nylon avec 32 6,0 16 145 une âme en D - E Spandex 44 116 5,9 116 145 dtex et en D - F Spandex 235 4 5,9 0 0 dtex à dou ble enrobage de nylon stretch 44 dtex Dans cet exemple, la variation requise dans la tension circonférentielle est obtenue en faisant varier le nombre de rangées de "Spandex" par rapport au nombre total de rangées dans les zones respectives de la chaussette. Dans la présente description,on a fait référence à la tension circonférentielle qui s accroît progressivement depuis la partie supérieure de la chaussette jusqu'à la zone de la partie montante de diamètre minimal, et la partie supérieure en question est celle d'une chaussette dite mi-bas. Cependant, l'invention s'applique également aux chaussettes ayant une longueur de partie montante plus grande; cependant, dans de telles chaussettes, la tension circonférentielle doit s'accroître progressivement depuis la partie de diamètre maximale (mimollet) jusqu'à la partie de diamètre minimal. Dans de telles chaussettes, la tension dans la partie au-dessus du diamètre maximal n'est pas aussi critique quand on veut éviter à la chaussette de glisser le long de la jambe. R E V E N D I C A T I O N S 1. Chaussette tricotée caractérisée en ce qu'elle possède, en place sur la jambe, une tension circonférentielle déterminée dans la zone marginale voisine de la partie supérieure de la chaussette, ladite tension circonférentielle s' accrois- sant progressivement depuis ladite zone marginale jusqu'à une partie de la chaussette située plus bas et qui s'ajuste à la circonférence minimale de la jambe de I'uti- lisateur, en sorte que la chaussette résiste à un déplacement vers le bas le long de la jambe. 2. Chaussette suivant la revendication 1, caractérisée en ce que l'aecrois- sement de la tensions continu depuis la zone marginale jusqu'à ladite partie inférieure. 3. Chaussette suivant la revendication 1 caractérisée en ce que 1 t accroisse- ment de la tension s'effectue par paliers depuis la zone marginale jusqu'à ladite partie inférieure. 4. Chaussette suivant I'une des revendications l à 3, caractérisée en ce que l'accroissement de la tension est réalisé en faisant varier la longueur de maille, la tension de maille, la forme de la maille, la caractéristique d'élasticité du ou des fils, ou en faisant varier deux des paramètres ci-dessus ou davantage. 5. Chaussette suivant l'une des reVendications 1 à 3 caractérisée en ce que L'accroissement de tension est réalisée introduisant par tricotage un fil élastique dans le tricot et en faisant varier la densité du fil dans le tricot. 6. Chaussette suivant l'une des revendications 1 à-S caractérisée en ce que ladite tension circonférentielle est dans une plage s'étendant jusqu'à un maximum de 0,70 kg-force. 7. Chaussette tricotée caractérisée ce ce qu'elle possède, en place sur la jambe, une tension circonférentielle qui s'accroit progressivement depuis le sommet de là partie montante de la chaussette jusqu'à la partie de la chaussette qui s'ajuste à la partie de la jambe de circonférence minimale, ladite tension à la partie supérieure et ledit accroissement progressif de la tension étant détermi- nés de telle sorte. que la chaussette résiste à un déplacement vers Ie bas le long de la jambe.