La présente invention concerne un ensemble de soutènement marchant, en particulier une pile de soutènement formée de files d'étançons, comprenant au moins deux cadres de soutènement accouplés par l'intermédiaire d'un dispositif de guidage parallèle et d'avance et un système de bouclier assurant une protection contre le foudroyage, constitué par des caissons formant boucliers de protection sensiblement en forme de U, montés à articulation entre le chapeau et le dispositif de liaison voisin du mur et reliés en outre à articulation entre eux, les caissons supérieurs et inférieurs se rabattant l'un dans l'autre lors de la rentrée des étançons et se développant lors de la sortie des étançons. Des ensembles de soutènement marchants en forme de cadres de soutènements de châssis de soutènement, de piles de soutènement ou de boucliers de soutènement existent déjà selon diverses réalisations. Il est également connu dans ce cas d'équiper les ensembles de soutènement d'un système de protection orienté vers-le remblai ou la zone de foudroyage, qui assure la protection de la taille par rapport à la zone de remblai ou de foudroyage, entre le toit et le mur. On a décrit par exemple dans la demande de brevet allemand nQ I 937 308 de la Société Demanderesse un châssis de soutènement à bouclier dans lequel le système de protection contre le foudroyage est constitué par des éléments en caisson sensiblement en forme de U, comprenant un caisson supérieur suspendu à articulation au chapeau et un caisson inférieur relié à articulation au précédent ainsi qurà une semelle reposant sur le mur.Dans le cas de systèmes ou boucliers de protection contre le foudroyage de ce type, les caissons supérieurs doivent, lors de la rentrée des étançons, basculer vers l'intérieur de telle sorte que leurs parois latérales pénètrent dans l'intervalle entre les parois latérales des caissons inférieurs, Toutefois, ce basculement n'est possible que lorsque les intervalles mentionnés demeurent libres et ne sont pas comblés en service d'une façon plus ou moins dense ou serrée par des pierres provenant du toit ou du foudroyage. Lorsque les intervalles précités sont comblés, les caissons supérieurs sont bloqués lors de leur basculement vers l'intérieur, et un mouvement d'affaissement ou de rentrée plus prononcé des étançons est empêché. On a cherché constamment jusqu'ici à réaliser le systè- me de protection vis-à-vis du toit et de la zone de foudroyage de telle sorte qu'on obtienne une protection de la taille aussi complète que possible par rapport à la zone de foudroyage. Mais ceci soulève des difficultés impartantes et n'aboutit pas non plus, le plus souvent, aux résultats désirés. Le but de l'invention est en conséquence de résoudre la difficulté précitée avec des moyens constructivement simples, et par opposition avec les solutions usuelles jusqu'ici d'agencer le système ou bouclier de protection contre le foudroyage de l'ensemble de soutènement, formé par des caissons supérieurs et inférieurs, de telle sorte que la rentrée des étançons ainsi que le ripage de l'ensemble de soutènement ne soient pas empêchés par dés pierres ou roches provenant du toit et du foudroyage et parvenant dans la zone de pivotement du système de protection. On parvient à ce résultat, suivant l'invention par le fait que, perpendiculairement à la direction d'avance, la largeur du caisson inférieur est nettement plus petite que celle du caisson supérieur, de telle sorte que l'écartement entre les caissons inférieurs d'ensembles ou de cadres de soutènement voisins représente un multiple de l'intervalle entre les parois latérales des caissons supérieurs voisins. De préférence, l'agencement est réalisé de telle sorte que l'écartement entre les caissons inférieurs voisins soit sensiblement égal à la largeur du caisson inférieur, ou même supérieur à cette largeur. On peut parvenir à ce résultat, du point de vue constructif, par le fait que l'on donne au caisson inférieur une largeur qui est sensible-ment égale à la moitié de la largeur du caisson supérieur con3u- gué. On renonce donc, suivant l'invention, à une protection complète de la taille vis-à-vis de la zone de foudroyage ou de remblai. Au contraire, on ménage, dans la partie du système ou bouclier de protection contre le foudroyage correspondant aux caissons inférieurs, des espaces libres suffisamment grands, qui ne sont pas recouverts en direction de la zone de foudroyage, qui servent de zones de réception et d'echappement pour les pierres ou roches pénétrant dans-le bouclier dans lesquelles ces pierres peuvent se déposer sans que le libre basculement des caissons supérieurs soit gêné lors de la rentrée des étançons.Il est ju vicieux de donner à ces espaces libres des dimensions aussi grandes que poss-ible, résultat qui peut être obtenu de manière simple nar une largeur suffisamment faible des caissons inférieurs du système ou bouclier de protection contre le foudroyage.La formation de ces espaces libres simplement dans la zone correspondant aux caissons inférieurs, tandis que l'intervalle entre les parois latérales des caissons supérieurs demeure aussi petit que possible, a également pour avantage de permettre une évacuation plus ou moins libre des pierres ou morceaux de roches pénétrant dans l'étroit espace ménagé entre les caissons supérieurs, de sorte que des coincements de morceaux de roches dans ces inter valles sont évités dans une large mesure. L'agencement du système ou bouclier de protection coutre le foudroyage faisant l'objet de l'invention peut être utilisé d'une facon avantageuse dans le cas d'ensembles à cadres de soutènement comportant deux ou plusieurs piles de soutènement accouplées au moyen de dispositifs assurant un guidage parallèle et un ripage, êtn donné que, dans ce cas, les cadres de soutènement Ftroitement voisins les uns des autres présentent un écartement relatif déterminé à un degré plus ou moins grand, par suite de l'interposition des dispositifs de guidage parallèle et de ripage, de sorte que le danger de blocage du bouclier de protection contre le foudroyage existe à un degré particulièrement grand lors de la rentrée des étançons. La description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatif et montrant un mode de réalisation préféré de l'invention, permettra de mieux com prendre cette dernière. La Fig. l est une représentation schématique d'une pile comprenant trois cadres dont les cadres individuels sont équipés d'un bouclier de protection contre le foudroyage suivant l'invention. La Fig. 2 montre la pile de soutènement à trois cadres selon la Fig. 1 en regardant depuis le front de taille. La pile de soutènement représentée est constituée d'une façon en soi connue par trois cadres de soutènement I, II, III, qui comportent chaque fois deux étançons hydrauliques 10 placés l'un derrière l'autre dans le sens de l'avance et prenant appui sur le mur par leur base, par l'intermédiaire de semelles 11 montes sur des articulations à rotule. Les étançons 10 sont reliés entre eux par un système de liaison voisin du mur, constitué ici d'une façon qui s'est affirmée dans ce domaine par des lames-res sorts 12 disposées parallèlement l'une au-dessus de l'autre. Un chapeau 13 en plusieurs parties est monté par une articulation à rotule sur la partie supérieure des étançons. Le cadre de soutènement médian Il est relié chaque fois aux deux cadres de soutènement extérieurs I et III par un dispositif de guidage-parallèle et de ripage 14.L'agencement est réalisé de telle sorte que les cadres de soutènement puissent être ripés l'un après l'autre, en réalisant un appui et un guidage relatifs. Des cylindres stabilisateurs hydrauliques 15 (Fig. 2) peuvent être disposés entre les étançons inférieurs des cadres de soutènement individuels. Les piles de soutènement du type sus-mentionné sont en soi connues de sorte qu'une description détaillée est inutile. Chaque cadre de soutènement I, II, III est équipé d'un bouclier 16 de protection contre le foudroyage. Ce bouclier est constitué par un caisson supérieur 17 ayant une section droite sensiblement en formede U et par un caisson inférieur 18 ayant de même en section droite sensiblement une forme de U. Le cas son supérieur 17 et le caisson inférieur 18 sont reliés entre eux par une articulation 19 à axe orienté transversalement à la direction d'avances c'est-à-dire orienté dans la direction longitudinale de la taille; Le caisson supérieur 17 est suspendu par une articulation 20 à l'extrémité du chapeau 13 s'étendant en porte-à-faux vers l'arrière Le caisson inférieur 18 est articule dans sa partie inférieure sur une console 21. L'articulation de raccordement est désignée par la référence 22.Les axes des articulations 19 20 et 22 sont parallèles. On comprendra que, lors de la rentrée des étançons hydrauliques 10, le-caisson supérieur 17 bascule vers le bas dans le sens anti-horaires et qu'en même temps l'articulation commune 19 effectue un mouvement de basculement en direction de la zone de foudroyage (vers la droite sur la Fig. 1). Comme le montre la Fig. 2, les caissons supérieurs 17 présentent une largeur telle que leurs parois latérales parallèles 17' sont peu écartées l'une de l'autre. Les intervalles étroits entre les parois latérales 17' sont désignés par la dimension b. Cette dimension représente par exemple de 20 à 100 mm environ, et d'une façon générale de 30 à 60 mm. La largeur des caissons inférieurs 18 est nettement plus faible que celle des caissons supérieurs 17. La distance entre les parois latérales parallèles 18' des caissons inférieurs voisins, désignée par la dimension a, est un multiple (de préférence du quintuple au décuple) de la largeur b des intervalles entre les parois latérales 17' des caissons supérieurs 17. Sur la Fig. 2, on a désigné parc la largeur d'un caisson inférieur individuel 18. La largeur c de ce caisson inférieur correspond sensiblement à la distance a entre les parois latérales 18' des caissons inférieurs voisins 18. Les caissons inférieurs ont alors une largeur c qui est sensiblement égale à la moitié de la largeur des caissons supérieurs 17. Par suite de cet agencement du bouclier de protection contre le foudroyage, on obtlent donc entre les caissons inférieurs 18 des cadres de soutènement des espaces libres relativement grands, qui sont ouverts en direction de la zone de foudroyage et qui peuvent recevoir les pierres ou morceaux de roche pouvant pénétrer dans les intervalles ménagés entre les caissons supérieurs 17 depuis la zone de foudroyage ou depuis le toit, sans que le basculement des parois latérales 17 des caissons supérieurs 17 en soit gené lors de la rentrée des étançons 10. Les espaces libres importants entre les caissons inférieurs évitent les coincements et les accumulations et tassements indésirables de pierres ou morceaux de roche dans cette zone. En outre, d'une façon avantageuse, les matériaux pouvant éventuellement pénétrer dans les intervalles entres les caissons supérieurs 17 sont évacués jusque dans les espaces libres inférieurs ménagés entre les caissons inférieurs lors de la rentrée des étançons et du basculement vers le bas de ces caissons supérieurs. Des modifications peuvent entre apportées au mode de réalisation décrit, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Ensemble de soutènement marchant, en particulier pile de soutènement comportant au moins deux cadres de soutènement accouplés par un dispositif de guidage parallèle et de ripage et comprenant un système de protection contre le foudroyage constitué par des caissons formant boucliers sensiblement en forme de U, montés à articulation entre le chapeau et le système de liaison voisin du mur et reliés à articulation entre eux1 les caissons supérieurs et inférieurs se rabattant l'un dans l'autre lors de la rentrée des étançons et se développant lors de la sortie des étançons, caractérisé en ce que, perpendiculairement à la direction d'avance, la largeur (c) du caisson inférieur (18) est nettement plus petite que celle du caisson supérieur (17) de sorte-que l'écartement (a) entre les caissons inférieurs d'ensembles ou de cadres de soutènement voisins représente un multiple de l'intervalle (b) entre les parois latérales (17ru des caissons supérieurs voisins (17). 2.- Ensemble de soutènement suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'écartement (a) entre les caissons inférieurs voisins (18) est sensiblement égal ou supérieur à la largeur (c) d'un caisson inférieur (18). 3.- Ensemble de soutènement suivant la revendication I ou 2, caractérisé en ce que la largeur (c > dlun caisson inférieur (18) est sensiblement égale à la moitié de la largeur du caisson supérieur conjugué (17).