Procédé de fixation d'une armature métallique sur un diélectrique d'isolateur La présente invention concerne un procédé de fixation d'une armature métallique sur un diélectrique d'isolateur, en particulier par moulage de métal à l'état fondu sur la tête du diélectrique. Le diélectrique en question peut être en verre trempé ou non, en porcelaine, en céramique, ou composite. L'armature, par exemple en forme de capot, peut être en aluminium en alliage d'aluminium ou en alliage de zinc vendu sous l'appellation "Zamak". Afin de limiter le choc thermique apparaissant au moment de la coulée du métal sur la partie froide du diélectrique adjacente à la portée de scellement proprement dite, on a proposé, dans le brevet français n0 1 253 881, de disposer sur cette partie froide, préalablement à la coulée,, une rondelle en fibres réfractaires. Il est connu également, par le brevet français n0 2 209 987, dans le cas d'un isolateur capot-tige en verre trempé, d'enfiler sur la tête du diélectrique une bague métallique pouvant jouer le rôle de joint entre le moule du capot et la jupe du diélectrique. Cette bague est avantageusement en même matériau que le capot. On a pu constater des apparitions de fissures entre le corps du capot et la bague précédente, fissures qui 3ont inesthétiques et surtout dangeureuses car elles favorisent la corrosion. La présente invention a pour but de pallier ces inconvénients. La présente invention a pour objet un procédé de fixation d'une armature métallique sur un diélectrique d'isolateur par coulée directe de métal fondu au niveau d'une portée de scellement du diélectrique, procédé selon lequel, préalablement à la coulée du métal, on dispose une rondelle métallique au contact de la partie du diélectrique adjacente à la portée de scellement; ce procédé est caractérisé par le fait que l'on utilise une rondelle munie d'une gorge circulaire ouverte du côté de l'arrivée du métal fondu, que l'on applique une pression sur ladite rondelle de manière à la déformer, d'une part pour que ses faces au contact de ladite partie en épousent parfaitement le profil, et d'autre part pour que les parois externes de ladite gorge circulaire se trouvent -2- orientées en contre-dépouille dans le moule de coulée du métal. Selon un mode de mise en oeuvre particulièrement avantageux, la rondelle et l'armature sont en un même métal, ou en même alliage. La présente invention a également pour objet un isolateur obtenu par le procédé précédent. Il peut être du type isolateur en verre muni d'un capot métallique, la rondelle étant en contact étroit avec la jupe de l'assiette en verre. L'isolateur selon l'invention peut être également du type composite, le diélectrique étant un barreau en fibres agglomérées dont au moins une extrémité est munie d'un capot associé à ladite rondelle. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description suivante d'un exemple de mise en oeuvre: - la figure 1 est une demi-vue en coupe d'une rondelle selon l'invention, - la figure 2 est une demi-vue en coupe de la rondelle de la figure 1 enfilée sur un diélectrique en verre trempé, disposé dans un moule avant l'injection du métal, - la figure 3 est analogue à la figure 2 et illustre la phase suivante du procédé, au cours de laquelle la rondelle de l'invention est déformée, juste avant l'injection du métal. La figure 4 est une vue analogue à celle de la figure 3, le diélectrique en verre trempé ayant été remplacé par un jonc d'isolateur organique. La rondelle 1 illustrée dans la figure 1 présente une gorge circulaire limitée par deux parois 3 et 4 sensiblement coaxiales à l'axe 20 et une nervure interne 5 de plus faible diamètre. Elle présente en outre deux faces opposées 6 et 7 sensiblement planes et orthogonales à l'axe 20. La rondelle est par exemple en aluminium ou en alliage d'aluminium, ou en "Zamak". Dans la figure 2, on voit un diélectrique 10 en verre trempé comportant une jupe périphérique 11 et une tête 12 sur laquelle va être coulée une armature métallique. On enfile la rondelle 1 sur la tête 12 de manière que la gorge 2 soit ouverte du côté du métal fondu. La nervure 5, dont le diamètre est inférieur à celui de la tête 12, se trouve aisément déformée lorsqu'on l'enfile sur -3- cette dernière. Elle est coincée sur la tête 12 grâce à quatre crans 13 anti-rotation disposés à 900, qui assurent en outre le centrage de la rondelle. La face 7 de la rondelle vient en regard de la surface de la jupe 11 du diélectrique, tandis que la face 6 vient en regard du dispositif de coulée du métal. Préalablement à cette coulée, la fermeture du moule 30 applique contre la face 6 de la rondelle, dans les directions des flèches 31 et 32, une pression de la rondelle 1 contre le diélectrique 10 de façon à obtenir le résultat suivant: La face 7 de la rondelle vient épouser la forme de la jupe 11, tandis que les parois 3 et 4 de la gorge circulaire s'inclinent par rapport à l'axe de symétrie 20. La gorge 2 se présente alors en contre-dépouille par rapport à l'axe 20. Lorsque l'on effectue la coulée du métal en fusion dans le sens de la flèche 40 autour de la tête 12 de i'isolateur 10, le métal est ancré dans la gorge 2 et la paroi 3 de cette gorge se soude facilement au métal injecté. On voit sur la figure 4 l'application du procédé selon l'invention à un isolateur organique comportant un jonc 15 en fibres de verre agglomérées. La portée de scellement est recouverte d'une fine chemise métallique sertie 14. La présente invention présente de nombreux avantages. La rondelle mise en oeuvre est facile à fabriquer par moulage car aucune de ses parois n'est en contre-dépouille et sa forme permet une liaison très efficace avec le métal de l'armature. Afin d'accrottre encore cette liaison, on peut prévoir, dans le fond de la gorge de la rondelle quelques plots ayant une fonction d'anti-rotation et d'accrochage complémentaire entre le métal coulé et la rondelle. Bien entendu l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation qui a été décrit et représenté. On pourra remplacer tout moyen par un moyen équivalent. Elle s'applique à tout type d'élément isolant dont une extrémité est munie d'une armature en métal injecté. -'4 - REVENDICATIONS 1/ Procédé de fixation d'une armature métallique sur un diélectrique- d'isolateur par coulée directe de métal fondu au niveau d'une portée de scellement du diélectrique, procédé selon lequel, préalablement à la coulée du métal, on dispose une rondelle métallique au contact de la partie du diélectrique adjacente à la portée de scellement, et caractérisé par le fait que l'on utilise une rondelle munie d'une gorge circulaire ouverte du côté de l'arrivée du métal fondu, que l'on applique une pression sur ladite rondelle de manière à la déformer, d'une part pour que ses faces au contact de ladite partie en épousent parfaitement le profil, et d'autre part pour que les parois externes de ladite gorge circulaire se trouvent orientées en contre-dépouille dans le moule de coulée du métal. 2/ Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la rondelle et l'armature sont en un même métal, choisi parmi l'alumi- nium et ses alliages. 3/ Isolateur obtenu par le procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que ledit diélectrique est une assiette en verre trempé munie d'une tête sur laquelle est coulée ladite armature en forme de capot, ladite rondelle étant. étroitement appliquée contre la jupe de l'assiette. 4/ Isolateur selon la revendication 2, caractérisé par le fait que ledit diélectrique est un barreau composite dont au moins une extrémité est munie d'un capot associé à ladite rondelle.