L'invention est relative à un dispositif de jonction de deux tuyauteries ou canalisaticns sous dépression, ou légère pression ; l'une étant mobile et pouvant se déplacer en ligne droite sur une distance relativement importante, l'autre étant fixe. Divers dispositifs connus permettent de réaliser cette jonction. Ils peuvent être classés suivant deux types principaux : les dispositifs à lèvres (fig. 1) et les dispositifs à bande (fig. 2). Dans les deux types d'appareils la tuyauterie fixe, dans la section utile de jonction, est constituée par une auge ayant une section droite en forme de U (rep. 1). Dans le dispositif à lèvres (fig. 1) le quatrième côté de la tuyauterie fixe est ferme par deux lèvres de toile armée ou de caoutchouc (rep. 2) starc- boutant l'une sur l'autre. La tuyauterie mobile (rep. 3) a son extrémité en forme de sabot convenablement profilé (rep. 4) et vient se glisser entre les deux lèvres assurant ainsi la jonction. L'incarrvénient de ce système est d'une part de nécessiter un effort impur tant pour le déplacement de la tuyauterie mobile dès que la dépression dans la gaine fixe dépasse quelques dizaines de décapascals et d'autre part que l'on rencontre è ce ma#ent des difficultés de tenue mécanique des lèvres dont lté- tanchéité devient défectueuse. Le dispositif à bande (fig. 2) remédie partiellement aux inconvénients cités dessus. Dans ce dispositif le quatrième côté de la tuyauterie fixe (rep. 1) est formé d'une bande souple sans fin (rep. 5) coulissant sur le dessus de l'auge et supportée à chaque extrémité de celle-ci par un tambour rotatif (rep. 6). La tuyauterie mobile (rep. 3) vient se fixer directement sur cette bande, assurant ainsi la jonction. L'entrainement de la bande peut être effectue soit à partir de la tuyauterie mobile (rep. 3), soit à partir des tambours (rep. 6). Ce dispositif remédie en partie aux défauts d'étanchéité du dispositif à lèvres, mais possède encore l'inconvénient de nécessiter un effort relative ment important pour assurer son déplacement. Il est de plus difficilement utilisable sur des grandes longueurs. L'invention a pour but de perfectionner ces différents systèmes afin d'obtenir un dispositif présentant une bonne étanchéité, stable dans le temps, et ne nécessitant pas d'effort important pour le déplacement de la tuyauterie mobile. Conformfflnent à l'invention, la tuyauterie fixe est, comme dans les réalisations connues, constituée d'une auge ayant une section droite transversale en forme de U. Le quatrième côté de cette tuyauterie est fermé par une bande souple posée sur le dessus de l'auge et fixée à ses deux extrémités. Cette bande nta donc aucun mouvement relatif par rapport à l'auge et est maintenue en place par la gravité et la dépression régnant dans la tuyauterie. La tuyauterie mobile est reliée à un chariot roulant sur les bords supé- rieurs de l'auge et soulevant au passage la bande souple, permettant ainsi la jonction des tuyauteries fixe et mobile. Les fig. 3 et suivantes, ci-annexées, permettant de mieux comprendre le fonctionnement du dispositif et montrent, à titre d'exemple, quelques modes de réalisation. Nous référant à la fig. 3, le rep. 1 indique la tuyauterie fixe dont la section droite transversale et une forme d'auge corne montré en fig. 4. Le rep. 10 indique la bande souple qui peut être réalisée en tout matériau approprié : métal, toile armée ou caoutchouc. Cette bande repose sur le dessus de l'auge sur deux portées 11 (fig. 4). Un joint (15) peut ou non être placé entre les portées (11) et la bande (10). La bande (10) est fixée sur l'auge à ses extrémités (en 12) par rivetage, boulonnage ou pincement, et en (13) par un dispositif permettant d'assurer sa tension, le dispositif représenté en fig. 1 n'étant pas limitatif corme on le verra plus loin. La tuyauterie mobile (rep. 3) est solidaire d'un chariot (rep. 14) se déplaçant le long de la gaine (rep. 1) en soulevant la bande souple (rep. 10). A titre d'exemple, la fig. 5 est une élévation en coupe d'un mode de réalisation de ce chariot. - La fig. 6 est une vue de dessus du même chariot et la fig. 7 une vue de profil. La gaine mobile rep. 3 est solidaire d'un bâti métallique (rep. 16) porté par quatre roues (rep. 17) ou plus. Ces roues permettent le déplacement du chariot en roulant sur les portées rep. 11 (lorsque le joint 15 n'est pas pré vu), ou en variante sur un rail placé le long du bord supérieur de l'auge (1). Un déflecteur rep. 18, traversé par la gaine (3) forme le fond de ce chariot. Ce déflecteur est placé aussi près que possible des portées rep. 11, de façon à limiter les fuites d'air à leur minimum. En variante, un dispositif d'étanchéité peut être prévu entre le déflecteur (18) et les portées (11). Des rouleaux rep. 19 assurant le détachement de la bande souple depuis les portées (11), la déviation de celle-ci au-dessus du chariot mobile (14) et la remise en place sur les portées (11) après passage sur le chariot. Ces rouleaux permettent de limiter les fuites d'air à leur strict minimum ; la bande souple étant constamment guidée, et de réduire l'effort nécessaire au déplacement du chariot ; toutes les résistances de frottement des dispositifs connus antérieurement étant transformées en résistances de roulement. Le chariot (14) doit être muni d'un dispositif permettant de régler le parallélisme des axes des rouleaux et celui des roues afin d'assurer un guidage parfait de la bande souple. Le dispositif de tension (rep. 13) de la bande peut être conçu de diverses manières selon la longueur de celle-ci. - Pour les bandes de faible longueur : une simple tension par vis ou par res sort suffira. - Pour les bandes de grande longueur (au-delà de quelques mètres) : il est pré férable d'utiliser un dispositif de tension à contre-poids permettant de gar der une tension constante quelque soit 1' allongement de la bande souple. Le dispositif objet de l'invention peut être utilisé chaque fois qu'il s 'agit d'établir une liaison mobile entre deux portions de circuits aérauliques par exemple pour capter des gaz, vapeurs, poussières ou copeaux, au moyen d'un appareil mobile ou pour alimenter en air frais un poste de travail mobile se déplaçant dans une ambiance malsaine. REVENDICATIONS 1 - L'invention a pour objet un dispositif de jonction entre deux tuyauteries sous dépression ou légère pression, l'une mobile se déplaçant suivant un axe rectiligne, l'autre fixe. Ce dispositif est caractérisé par le fait que la tuyauterie fixe est constituée par une auge dont la section droite trans versale a la forme d'un U. Cette tuyauterie est fermée à sa partie supérieu re par une bande souple n'ayant aucun mouvement relatif par rapport à elle. 2 - Dispositif selon la revendication 1 caractérisé parce qu'il porte un cha riot mobile, solidaire de la tuyauterie mobile, roulant à la partie supé rieure de la tuyauterie fixe et soulevant la bande souple lors de son passage en se glissant sous elle, permettant ainsi la liaison entre la tuyauterie mobile incorporée au chariot et la tuyauterie fixe. 3 - Dispositif selon les revendications 1 et 2, et caractérisé par le fait que le chariot mobile est muni d'une série de rouleaux permettant d'assurer le guidage de la bande souple et de réduire l'effort de translation nécessaire.