La présente invention concerne des commandes hydrauliques à haute pression et a notamment pour objet une soupape de pression. L invention s'applique surtout aux systèmes hydrauliques des soutènements mécanisés, dans lesquels elle peut être utilisée, par exemple, en tant que verrouillage hydraulique des étançons de mine. L'invention peut également être utilisée dans d'autres domaines de la technique, où- il faut emprisonner d'une manière sûre un liquide sous pression dans les cavités intérieures des mécanismes, puis décharger progressivement cette pression de liquide. T. T L'invention s'applique aussi bien aux systèmes hydrauliques qu aux systèmes pneumatiques a air comprimé. Pour la commande des éléments des systèmes hydrauliques on utilise actuellement à une grande échelledes soupapes de pression (appelées aussi verrouillages hydrauliques) de différente construction. On connalt, par exemple, un verrouillage hydraulique comprenant un corps à canaux, dont l'alésage reçoit un piston de décharge à ressort et un siège de soupape qui est en interaction avec un obturateur présentant une surface conique. I1 comprend également un manchon à gradins retenu par un ressort dans le corps du verrouillage hydraulique et possédant un orifice d'étranglement. L'obturateur est relié au manchon à gradins par un ressort et son extrémité opposée est en contact avec la face du piston de décharge. En position normale, 11 obturateur et le manchon à gradins sont serrés contre le siège par les ressorts et par la pression du liquide moteur contenu dans le réservoir dans lequel le verrouillage hydraulique est monté, de sorte que le liquide ne peut pas sten écouler. Au remplissage du réservoir, le liquide passe par le canal d'amenée, agit sur l'obturateur et déplace celui-ci, et donc le manchon à gradins, en permettant ainsi le passage du liquide entre ltobturateur et le siège. Lorsque la pression dans le réservoir est déchargée, le fluide moteur arrive sur la face du piston de décharge qui, en se déplaçant, agit sur l'obturateur et ltentratne avec lui. Le liquide commence alors à s'écouler par l'orifice d'étranglement du manchon à gradins, que la pression et le ressort serrent à ce moment contre le siège, et par le jeu entre le siège et l'obturateur, ce qui provoque une diminution progressive de la pression. Des que la pression diminue jusqu 'à un niveau tel que le piston de décharge peut se déplacer plus haut et déplacer le manchon a gradins, en augmentant ainsi la section de passage entre l'obturateur et le siège, la décharge du réservoir devient plus rapide. Le verrouillage hydraulique ainsi conçu est compliqué et peu fiable en service. La défaillance du verrouillage hydraulique en cours d'utilisation est le plus souvent provoquée par l'obstruction de l'orifice d'étranglement, qui rend impossible la décharge de la pression dans le réservoir. On contact un verrouillage hydraulique de soutènement, comprenant un corps qui comporte une chambreàhautepressionetunechambre à basse pression séparées l'une de l'autre par une cloison percée d'un trou axial dans lequel est monté un tiroir cylindrique longitudinal pouvant effectuer un mouvement de va-et-vient et percé d'un canal non débouchant (borgne) et de trous radiaux par lesquels les chambres peuvent alternativement communiquer l'une avec l'autre pendant les déplacements du tiroir; le corps comporte également un piston de décharge qui est monté dans la chambre à basse pression et qui est en interaction avec le tiroir pendant ses déplacements sous l'action de la pression du liquide appliquée sur la face du piston de décharge opposée au tiroir.Le tiroir comporte des éléments d'étanchéité par lesquels le réservoir est isolé de la source après s'entre rempli de liquide moteur, et un manchon à ressort servant à protéger les éléments d'étanchéité contre l'endommagement pendant le mouvement de va-et-vient du tiroir. Lorsque le liquide est amené dans le réservoir équipé de ce verrouillage hydraulique, le tiroir se déplace sous l'action de la pression. Lorsque les éléments d'étanchéité disposés sur le tiroir sortent du trou de la cloison et ne sont plus en contact avec sa surface, le liquide arrive dans la chambre à haute pression par le canal axial et les trous radiaux. Lorsque le réservoir est déchargé de sa pression, le liquide moteur est amené sur la face du piston de décharge, dont l'autre face agit sur le tiroir et le déplace dans le sens axial. Dès que les éléments d'étanchéité du tiroir sortent du trou axial et perdent le contact avec sa surface latérale, la chambre à haute pression est mise en communication avec la chambre à basse pression, de sorte que la pression commence à diminuer, et le réservoir, à se décharger. L'inconvénient du verrouillage hydraulique ainsi conçu réside en ce que, lors de la décharge du réservoir, il ne s'ouvre que pour un temps très court, ce qui provoque un coup de bélier tant dans la chambre à basse pression que dans la chambre à haute pression. La pression dans le réservoir peut alors atteindre la triple valeur de la pression initiale. Ce phénomène a pour conséquence que le tiroir commence à osciller dans le corps du verrouillage hydraulique à une fréquence allant juqu'à 120 Hz et à une vitesse de déplacement jusqu'à 1000 mm/s. Tout cela provoque une usure rapide du verrouillage hydraulique et sa mise hors d'usage prématurée. On connais un autre verrouillage hydraulique qui-est à présent largement utilisé dans les soutènements mécanisés pour la commande des étançons hydrauliques Ce verrouillage hydraulique comprend un corps comportant des chambres à haute et à basse pression. Les alésages du corps reçoivent un piston de décharge à ressort et un siege en matière plastique sur lequel repose un obturateur réalisé sous forme d'une bille repoussée contre le siège par une butée à ressort. Lorsque le liquide moteur est amené à l'étançon hydraulique, la bille est repoussée du siege par la pression et le passage du liquide dans l'étançon hydraulique est ouvert. Dès que la pression est relâchée, le liquide moteur est amené à la face du piston de décharge qui se déplace et dont l'extrémité opposée agit sur la bille en la repoussant du siège. Le passage du liquide moteur pour la vidange de l'étançon hydraulique est ainsi ouvert. Dans le verrouillage hydraulique ainsi réalisé, il se produit également un coup de bélier.provoquanr un saut de pression et des oscillations à haute fréquence de la bille, de sorte que les éléments du verrouillage hydraulique, surtout le siège, sont rapidement mis hors d'usage. On connart également une soupape de pression utilisée pour la commande des étançons hydrauliques des soutènements mécanisés. Cette soupape comprend un corps comportant une chambre à haute et une chambre à basse pression. Ces chambres sont séparées l'une de l'autre par une cloison percée d'un trou axial. Dans le trou de la cloison est monté un tiroir mobile cylindrique doté d'éléments d'étanchéité. Le corps du tiroir est percé de canaux par o lesquels les chambres sont alternativement mises en communication l'une avec l'autre pendant le déplacement du tiroir. Un piston de décharge à ressort est monté dans la chambre à basse pression du corps. A l'état normal, les éléments d'étanchéité disposés sur le tiroir sont en contact avec la surface latérale du trou de la cloison, de sorte que les chambres soient isolées l'une de l'autre. Quand il faut amener le liquide dans l'espace à piston de l'étançon hydraulique pour provoquer son extension, le liquide moteur est amené au verrouillage hydraulique. Sous l'action de la pression du liquide, le tiroir se déplace du côté de la chambre à haute pression; il en résulte que les chambres sont mises en communicationentre elles et le liquide arriveàtravers la soupape dans l'espace à piston de l'étançon hydraulique. Lorsque la pression nécessaire est obtenue dans ltespace à piston de l'étançon hydraulique, on coupe l'amenée du liquide au verrouillage hydraulique. Actionné par la pression du liquide dans l'espace à piston et par les ressorts de rappel, le tiroir revient à la position normale, en isolant la chambre à haute pression de la chambre à basse pression et en emprisonnant ainsi le liquide dans l'espace à piston de l'étançon hydraulique. Pour supprimer la pression dans l'étançon hydraulique, le liquide moteur est amené sur la face du piston de décharge opposée à celle qui est en interaction avec le tiroir. Le piston de décharge se déplace alors sous l'action de la pression et déplace le tiroir, en surmontant la pression du liquide dans la chambre à haute pression et la résistance des ressorts de rappel. Dès que les éléments d'étanchéité ne sont plus en contact avec la surface latérale du trou de la cloison, les chambres sont mises en communication l'une avec l'autre et le liquide est évacué de l'espace à piston vers la canalisation d'alimentation à travers le verrouillage hydraulique, pour décharger la pression de l'étançon hydraulique. Ce relâchement de la pression dans l'étançon hydraulique se produit dans un intervalle de temps très court, ce qui provoque un coup de bélier dans la soupape. I1 se produit en outre des oscillations nuisibles du tiroir et du piston à une haute fréquence, ce qui provoque une usure rapide pratiquement de tous les éléments principaux du verrouillage hydraulique. La durée de vie du verrouillage hydraulique ainsi réalise n'est pas longue Dans le cadre de l'invention, on s'est proposé de créer une soupape de pression conçue de manière à diminuer les charges dynamiques lors de la décharge de la pression, grâce au maintien d'un debit progressif du liquide au cours des différentes étapes de la décharge de la pression. Ce problème est résolu du fait que, dans une soupape de pression du type comprenant un corps avec une chambre à haute pression et avec une chambre à basse pression communiquant, par des trous ménagés dans ledit corps, avec une source de fluide, et séparées l'une de l'autre par une cloison percée d'un trou débouchant dans lequel est placé un tiroir cylindrique pouvant effectuer un mouvement de va-et-vient et dont le corps est percé de canaux axiaux servant à mettre alternativement en communication les chambres entre elles lors du déplacement du tiroir, et un piston de décharge disposé dans la chambre à basse pression, repoussé de la cloison par un ressort et agissant sur le tiroir pour le déplacer sous l'action de la pression appliquée sur la face du piston de décharge opposée au tiroir, en assurant ainsi la décharge de la chambre à haute pression, selon l'invention le piston de décharge est percé d'un trou axial débouchant dans lequel est disposé un piston supplémentaire par l'intermédiaire duquel s'exerce l'action dudit piston de décharge sur ledit tiroir, dans le corps duquel, du côté de la chambre à basse pression, sont pratiqués des canaux d'étranglement communiquant avec les canaux axiaux du tiroir, de sorte que les canaux d'étranglement du tiroir présentent une section de passage nettement inférieure à la section de passage des canaux axiaux du tiroir et qu'ils soient disposés de manière que, pour décharger la chambre à haute pression, ces canaux d'étranglement la mettent en communication avec la chambre à basse pression jusqu'à ce que l'effort transmis au tiroir par le piston supplémentaire devienne supérieur à l'effort exercé sur le tiroir par la pression agissant du côté de la chambre à haute pression. Un tel mode de réalisation de la soupape de pression assure, dans le cas de sonutilisationpourla décharge dtun étançon hydraulique, par exemple, une annulation progressive de la pression en deux étapes, et permet dtéviter les coups de bélier et les oscillations du tiroir. Comparée aux soupapes connues, la soupape de pression réalisée selon l'invention est assez simple et très fiable en utilisation, puisque les canaux d'étrangle- ment sont périodiquement lavés par le fluide moteur lui-même, ce qui permet de prévenir leur obstruction. L'utilisation de la soupape de pression dans les étançons hydrauliques des soutènements mécanisés, par exemple, permet de prolonger la durée de vie des soutènements mécanisés et de leurs éléments hydrauliques. Pour simplifier la construction de la soupape de pression et augmenter la sécurité de son fonctionnement lors de la décharge de pression, il est avantageux de choisir les dimensions de la chambre à haute pression, du piston de décharge, du piston supplémentaire et du tiroir de telle manière quTen position extrême du piston de décharge, au moment où il vient buter contre la cloison sous la pression appliquée pour la décharge de la chambre à haute pression, les chambres à haute et à basse pression soient mises en communication l'une avec l'autre par l'intermédiaire des canaux d'étranglement du tiroir, pour assurer ainsi une diminution progressive de la pression dans la chambre à haute pression. Un tel choix des dimensions des éléments de la soupape de pression permet de fixer le moment où la pression commence à diminuer, et d'assurer la stabilité de fonctionnement des éléments de la soupape à la réduction progressive de la pression dans la chambre à haute pression. I1 en résulte une plus haute sécurité de fonctionnement de la soupape. Il est avantageux que les canaux d'étranglement du tiroir soient formés par des méplats pratiqués sur la surface cylindrique de l'extrémité du tiroir tournée vers la chambre à basse pression, et par la surface intérieure du trou de la cloison, et que les méplats soient disposés de manière qu'ils compensent les efforts exercés sur le tiroir par la pression du fluide passant par les canaux d'étranglement. Un tel mode de réalisation des canaux d'étranglement permet d'augmenter la sécurité de fonctionnement du tiroir, d'éviter son coincement et de simplifier sa réalisation. Selon l'un des modes de réalisation de la soupape, le tiroir et le piston supplémentaire sont réalisés en une seule pièce. Cela peut être préférable dans certains cas d'application. L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, détails et avantages de celle-ci apparaîtront mieux à la lumière de la description explicative qui va suivre de différents modes de réalisation donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs avec références aux dessins non limitatifs annexés dans lesquels - la figure 1 représente une vue en coupe longitudinale de la soupape de pression selon un mode de réalisation de l'invention, dans lequel le tiroir et le piston supplémentaire sont réalisés séparément, ainsi que le schéma de raccordement de la soupape de pression à un étançon de soutènement mécanisé, au moment de sa compression hydraulique; - la figure 2 est une vue en coupe suivant la ligne II-II de la figure 1; - la figure 3 est une vue en perspective du tiroir de la soupape de pression, réalisé selon l'invention;; - la figure 4 représente une vue en coupe longitudinale de la soupape de pression réalisée selon l'invention, indiquant la position relative des éléments de la soupape au moment initial de la décharge; - la figure 5 représente une coupe longitudinale de la soupape de pression réalisée selon l'invention, indiquant la position relative des éléments de la soupape au moment final de la décharge; - la figure 6 représente une vue en coupe longitudinale de la soupape de pression réalisée selon un autre mode de réalisation de l'invention, dans lequel le tiroir et le piston supplémentaire sont réalisés en une seule pièce. L'un des modes de réalisation de la soupape de pression (appelée aussi verrouillage hydraulique) selon 1 invention est décrit ci-dessous en référence à la vue en coupe longitudinale représentée sur la figure 1. La description qui va suivre ne concerne qu'un cas particulier d'utilisation de la soupape de pression pour la commande de la pression d'un étançon hydraulique de soutènement mécanisé de mine, sans limiter pour autant l'étendue et 1-' essen ce de l'invention à ce cas particulier. La soupape de pression comprend un corps 1 fabriqué en métal et comportant des chambres 2 et 3 à haute et à basse pression, respectivement. On entend par chambre 2 à haute pression la cavité de la soupape communiquant avec la cavité 4 côté piston de l'étançon hydraulique 5, par l'intermédiaire d'une canalisation 6, par exemple. On entend par chambre à basse pression 3 de la soupape de pression sa cavité communiquant avec une source de fluide, de liquide moteur par exemple (cette source n'est pas représentée sur le dessin). Les chambres 2 et 3 à haute et à basse pression respectivement sont séparées l'une de l'autre par une cloison 7. La cloison 7 est percée.d'un trou axial cylindrique débouchant 8. Un tiroir cylindrique 9 est monté dans le trou 8 de manière qu'il puisse effectuer un mouvement de va-et-vient. Des canaux axiaux longitudinaux 10 (figures 1, 2) sont pratiqués dans le corps du tiroir; comme on voit sur la figure 3, les canaux axiaux 10 sont,selon un mode préféré de réalisation de l'invention, réalisés sous forme d'évidements diamétralement opposés dans le corps du tiroir 9. En section transversale (représentée sur la figure 2) le tiroir 9 a une forme en croix dans sa partie occupée par les canaux. Toutefois, la configuration et le nombre de canaux axiaux 10 tels que décrits et représentés ne constituent qu'un exemple non limitatif de réalisation de l'invention, lesdits canaux pouvant notamment avoir n'importe quelle configuration appropriée, sans pour autant limiter l'essence et l'étendue de l'invention. Le diamètre du tiroir 9 (figure 1) est égal au diamètre du trou 8 de la cloison 7. Pour assurer la séparation étanche des chambres 2 et 3 à haute et à basse pression, respectivement, l'extrémité du tiroir tournée vers la chambre à haute pression comporte une gorge dans laquelle est disposé un élément d'étanchéité 11. Pour éviter l'endommagement de l'élément d'étanchéité 11, le tiroir 9 est doté d'un capuchon 12 à ressort 13. Le tiroir 9 est relié au capuchon 12 par le ressort 13, et au corps de soupape, par un ressort 14 dont une extrémité s'appuie contre le corps 1, et l'autre, contre le capuchon 12. Le ressort 14 sert à maintenir en place le capuchon 12 sur le tiroir 9 pendant le déplacement de celui-ci, et à ramener le tiroir 9 en position initiale.Le ressort 13 sert à faire sortir le tiroir 9 et son élément d'étanchéité 11 du capuchon 12 pendant le mouvement de retour du tiroir 9. Pour rendre plus facile le montage des éléments de la soupape de pression du côté de la chambre 2 à haute pression, le corps 1 est doté d'un couvercle 15. La section de passage des canaux axiaux 10 est choisie de manière à assurer une décharge sûre et rapide de la pression de liquide dans l'espace 4 côté piston de l'étançon hydraulique 5. La longueur des canaux axiaux 10 est telle qu'en position extrême du tiroir 9, lorsqu'il s'appuie par son capuchon 12 contre le couvercle 15, les chambres 2 et 3 à haute et à basse pression, respectivement, communiquent entre elles par ces canaux axiaux 10, pour assurer ainsi une décharge rapide de la chambre 2 à haute pression. Selon l'invention, des canaux dTétranglement 16 (figure 2) sont pratiqués dans le corps du tiroir 9, du côté de la chambre 3 à basse pression. Selon un mode de réalisation de l'invention, les canaux d'étranglement 16 du tiroir 9 sont réalisés sous forme de méplats 17 (figures 2, 3). Les canaux d'étranglement 16 proprement dits sont formés par la surface des méplats 17 et par la surface intérieure du trou 8 (figure 1) de la cloison 7, lorsque le tiroir 9 se trouve dans le trou 8. Les méplats 17 sont disposés sur le corps du tiroir 9 de telle manière qu'ils compensent l'effort exercé sur le tiroir 9 par la pression de liquide lorsque celui-ci passe par les canaux d'etranglement 16 (figure 2). Comme on le voit sur la figure 2, les méplats sont diamétralement opposés l'un à l'autre, afin d'exclure mutuellement les efforts défavorables engendrés par la pression du liquide passant par les canaux d'étranglement 16, On évite ainsi le coincement du tiroir 9 dans le trou 8 de la cloison 7 et on prolonge la durée de service du tiroir 9 et de l'ensemble de la soupape. Tel qu'il est représenté à titre d'exemple sur la figure 2, le tiroir 9 présente deux méplats 17, étant entendu que le nombre de ces méplats peut être supérieur à deux. Le nombre de méplats dépend de la valeur totale de la section de passage des canaux d'étranglement 16, l'essentiel étant de satisfaire à la condition mentionnée ci-dessus en ce qui concerne l'équilibre des efforts de la pression de liquide. En outre, les méplats 17 pratiqués sur le corps du tiroir sont disposés de manière que les canaux d'étranglement 16 viennent en prolongement des canaux axiaux 10 (figures 1, 3). La section de passage totale des canaux d'étranglement 16 est nettement inférieure à la section de passage totale des canaux 10 et est choisie de manière à assurer, au moment initial de la décharge de la chambre 2 à haute pression, une diminution continue et progressive de la pression dans la chambre à haute pression 2 grâce au passage du liquide par les canaux d'étranglement 16, pour éviter ainsi les oscillations indésirables du tiroir 9; La chambre 3 à basse pression renferme un piston de décharge 18 (figure 1) repoussé de la cloison 7 par un ressort 19 servant à ramener le piston de décharge 18 à sa position initiale. Pour que le piston de décharge 18 ne sorte pas du corps 1, on a prévu une bague d'arrêt 20. La face 21 du piston de décharge 18 opposée à celle orientée vers le tiroir 9 est exposée à la pression de décharge du liquide amené depuis une canalisation 22 reliée à une source de liquide (non représentée). Selon l'invention, le piston de décharge 18 est percé d'un trou axial débouchant 23. Ce trou reçoit un piston supplémentaire 24. Dans le mode de réalisation décrit et représenté à titre d'exemple non limitatif, ce trou axial est à gradins (étagé) et presente des zones de diamètres différents, la zone de plus grand diamètre etant tournée vers l'intérieur de la chambre 3 à basse pression, et la zone de plus petit diamètre étant tournée vers l'extérieur de la chambre 3 à basse pression et servant au passage de la pression de décharge de la canalisation 22 au piston supplémentaire 24. Toutefois, ce mode de réalisation du trou 23 n'est pas obligatoire, celui-ci pouvant avoir un diamètre uniforme en étant doté dans ce cas d'une bague d'arrêt empêchant le piston supplémentaire 24 de sortir du trou 23 du piston de décharge 18. Le piston supplémentaire 24 est disposé concentriquement par rapport au piston de décharge 18 et coaxialement par rapport au tiroir 9, de sorte qu'il soit constamment en contact avec la face du tiroir 9. Le piston de décharge 18, comme le piston supplémentaire 24, est doté d'éléments d'étanchéité. I1 est à noter que la longueur des méplats 17 est choisie de manière que, lorsque la pression de décharge est appliquée à la face 21 du piston de décharge depuis la canalisation 22, les canaux d'étranglement 16 (figure 2) mettent les chambres 2 et 3 à haute et à basse pression, respectivement, en communication entre elles jusqu a ce que l'effort de la pression de décharge, transmis au tiroir 9 (figure 1) par le piston supplémentaire 24, devienne supérieur à l'effort de la pression sur le tiroir 9, exercé du côté de la chambre 2 à haute pression.En outre, les dimensions de la chambre 3 à basse pression, du piston de décharge 18, du piston supplémentaire 24 et du tiroir 9 sont choisies de manière qu'en position extrême du piston de décharge 18, lorsque celui-ci vient buter contre la cloison 7 sous l'action de la pression dè décharge amenée depuis la canalisation 22 pour la décharge de la soupape, les chambres 2 et 3 à haute et à basse pression, respectivement, soient mises en communication entre elles par les canaux d'étranglement 16 (figure 2), pour assurer ainsi une réduction progressive de la pression dans la chambre 2 (figure 1) à haute pression. Tout cela permet d'éviter les coups de bélier et les oscillations du tiroir 9, ce qui augmente la sécurité de fonctionnement de la soupape et sa durée de vie. Si la soupape de pression est utilisée pour la commande de la pression d'un étançon hydraulique de soutènement mécanisé de mine, elle est disposée dans un bloc (non représenté) équipé d'une soupape de sûreté 25 servant à limiter l'accroissement de la pression dans l'espace 4 côté piston de l'étançon hydraulique. Des trous 26 pratiqués dans le corps 1 (figure 1) relient la chambre 2 à haute pression à la soupape de sûreté 25 par la canalisation 27, et à l'espace 4 -côté piston l'étançon hydraulique, par la canalisation 6. Les trous 28 pratiqués dans le corps 1 relient la chambre 3 à basse pression à une source de liquide moteur (non représentée)- par l'intermédiaire d'une canalisation 29. Dans l'exemple de réalisation envisagé ici à titre d'exemple, le corps 1 de la soupape de pression possède quatre trous 26reliant lachambre2àhaute pression à lasoupape de sûreté 25 età l'étançon hydraulique 5, et quatre trous 28 reliant la chambre 3 à basse pression à une source de liquide moteur (non représentée). Cependant ce nombre de trous dans le corps 1 de la soupape de pression n'est pas obligatoire: il peut être supérieur ou inférieur. La canalisation 22 par laquelle le liquide moteur est amené depuis la source vers la face 21 du piston de décharge 18, est également en communication avec l'espace 30 côte tige de l'étançon hydraulique 5. En position initiale, les éléments de Ia soupape de pression se trouvent dans les positions suivantes. Le piston de décharge 18 repoussé par le ressort 19 se trouve en position extrême la plus éloigné de la cloison 7. Le piston supplémentaire 24 est maintenu en position extrême la plus éloignée de la cloison 7 par le tiroir 9, sous l'action des ressorts 13 et 14. Le tiroir 9 se trouve dans une position telle que ses canaux axiaux 10 et ses canaux supplémentaires d'étranglement 16 sont ouverts dans la chambre 3 à basse pression, et que l'élément d'étanchéité 11 sépare hermétiquement l'une de l'autre les chambres 2 et 3 à haute et à basse pression, respectivement. En cette position de la soupape, l'étançon hydraulique 5 peut se trouver dans l'un ou l'autre de deux états: chargé ou déchargé. On supposera à titre d'exemple que la figure 1 représente la position déchargée de l'étançon hydraulique 5. Pendant le chargement (ltextension) de l'étançon hydraulique 5, la soupape de pression fonctionne comme suit. Le liquide moteur débité par la source (non représentée) arrive dans la chambre 3 à basse pression par la canalisation 29 et les trous 28. La soupape de sûreté 25 sert alors à prévenir la pénétration du liquide moteur dans la chambre 2 à haute pression par la canalisation 27. Poussé par la pression du liquide, le tiroir 9 se déplace du côté de la chambre 2 à haute pression, en comprimant les ressorts 13 et 14. Dès que les canaux axiaux 10 s'ouvrent dans la chambre 2 à haute pression, le liquide moteur commence à remplir rapidement la chambre 2 à haute pression, et par les trous 26 et la canalisation 6, l'espace 4 côté piston de l'étançon hydraulique 5.Les éléments d'étanchéité 11 du tiroir 9 se trouvent alors dans le capuchon 12, qui les protège contre l'usure. La tige de l'étançon hydraulique est déplacée vers l'extérieur et le liquide moteur est amené dans l'espace 4 côté piston jusqu'à ce que la pression nécessaire soit atteinte. Lorsque la pression nécessaire est obtenue dans l'étançon hydraulique 5, on coupe l'amenée du liquide moteur dans la chambre 3 à basse pression. Le tiroir 9 repoussé par la pression du liquide dans la chambre à haute pression 2 et par les ressorts 13 et 14, revient à la position initiale et isole les chambres 2 et 3 l'une de l'autre. Grâce à l'élément d'étanchéité 11, le liquide moteur est emprisonné ou "verrouillé" d'une manière fiable dans la chambre 2 à haute pression et dans l'espace 4 côté piston de l'étançon hydraulique 5. Pour décharger la pression de l'étançon hydraulique 5, on procède comme suit. Le liquide moteur sous pression (appelée "pression de décharge") est amené depuis la source et par la canalisation 22 simultanément dans l'espace 30 côté tige de l'étançon hydraulique 5 et sur la face 21 du piston de décharge 18. La pression de décharge doit être suffisante pour créer un effort capable de surmonter l'effort exercé sur le piston de décharge 18 par les ressorts 13, 14 et 19 et par la pression du liquide dans la chambre 2 à haute pression. Sous l'action de la pression de décharge, le piston de décharge 18 commence à se déplacer vers la cloison 7, en entratnant avec lui le piston supplémentaire 24 et le tiroir 9. Ce déplace- ment du piston de décharge 18 continue jusqu 'au moment où il vient en butée contre la cloison 7. A ce moment les canaux dTétranglement 16 s'ouvrent dans la chambre 2 à haute pression. Le liquide moteur commence à passer progressivement de la chambre 2 à haute pression à la chambre 3 à basse pression par les canaux supplémentaires d'étranglement 16, puis il est dirigé vers la canalisation de retour 29, en passant par le trous 28. Grâce au fait que les canaux supplémentaires d'étranglement 16 ne présentent qu'une faible section de passage totale, la diminution de la pression dans la chambre 2 à haute pression et dans l'espace 4 côté piston de l'étançon hydraulique 5 se fait d'une manière continue et progressive. Pendant tout ce temps, le tiroir 9 reste immobile dans la position indiquée sur la figure 4. Le piston supplémentaire 24 reste alors immobile dans le trou 23 du piston de décharge 18 grâce à la pression exercée par le tiroir 9. Pendant ce temps la tige de l'étançon hydraulique 5 (figure 1) reste elle aussi immobile. C'est ainsi que se réalise en quelque sorte la première étape de la décharge de l'étançon hydraulique 5. Cette réduction progressive de la pression à l'intérieur de la chambre 2 à haute pression et la communication des chambres entre elles par les canaux d'étranglement 16 se poursuivent jusqu'au moment où l'effort exercé par la pression de décharge sur le tiroir 9 par l'intermédiaire du piston supplémentaire 24 devient supérieur à l'effort exercé sur le tiroir 9 par la pression dans la chambre 2 à haute pression. L'effort exercé sur le tiroir 9 du côté de la chambre 2 à haute pression se compose de l'effort proprement dit de la pression du liquide moteur, et de 1'effort fourni par les ressorts 13 et 14. Lorsque la pression dans la chambre 2 à haute pression devient suffisamment basse, le piston supplémentaire 24 commence à se déplacer sous l'action de la pression exercée par le liquide moteur sur le piston supplémentaire 24 depuis la canalisation 22. Cette action de la pression du liquide moteur sur le piston supplémentaire 24 n'est possible que grâce au trou débouchant 23 pratiqué dans le piston de décharge 18. Le déplacemetit du piston supplémentaire 24 provoque un déplacement simultané du tiroir 9 vers la chambre 2 à haute pression. Ce déplacement du tiroir 9 a pour effet qu a un certain moment les canaux axiaux 10 se trouvent ouverts dans la chambre 2 à haute pression. I1 se produit alors un écoulement rapide du liquide vers le conduit de retour par les canaux axiaux 10 et la canalisation 29. La pression dans la chambre 2 à haute pression et dans l'espace à piston 4 baisse rapidement, et la tige de l'étançon hydraulique 5 se rétracte dans celui-ci. I1 se produit donc ce qu'on peut considérer comme une deuxième étape de la décharge de l'étançon hydraulique 5. Le tiroir 9 se trouve a ce moment dans sa position extrême indiquée sur la figure 5. Dès que la tige de l'étançon hydraulique atteint la position nécessaire, on coupe l'amenée du liquide par la canalisation 22 (figure 1), en supprimant ainsi la pression sur le piston supplémentaire 24 et sur le piston de décharge 18. Repoussés par les ressorts 13, 14 et 19, le tiroir 9, le piston supplémentaire 24 et le piston de décharge 18 reviennent à leur position initiale indiquée sur la figure 1. La soupape de pression ainsi réalisée et permettant d'effectuer la décharge de la soupape en deux étapes, la réduction de la pression à la première étape etant très progressive, permet de diminuer les charges dynamiques sur tous les éléments principaux de la soupape de pression, ce qui augmente sa fiabilité et sa durée de service. Selon le mode de réalisation représenté sur la figure 6, le piston supplémentaire 31 et le tiroir 32 sont réalisés en une seule pièce. Dans ce mode de réalisation, le diamètre du piston supplémentaire 31 doit être inférieur au diamètre du tiroir 32. Tous les autres éléments sont réalisés de manière analogue à ceux ci-dessus décrits et la soupape de pression fonctionne de la même manière que celle décrite plus haut. La soupape de pression décrite ci-dessus peut être utilisée avec succès dans différents types d'étançons hydrauliques de différents soutènements mécanisés, ce qui n' exclut pas toutefois son utilisation dans d'autres secteurs industriels. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu a titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Soupape de pression comprenant: un corps renfermant une chambre à haute pression et une chambre à basse pression communiquant avec lune source de fluide par des trous ménagés dans ledit corps et séparées l'une de l'autre par une cloison percée d'un trou axial débouchant dans lequel est monté un tiroir cylindrique pouvant effectuer un mouvement de va-et-vient et dans le corps duquel sont pratiqués des canaux axiaux servant à mettre alternativement lesdites chambres en communication entre elles lors du déplacement du tiroir, et un piston de décharge monté dans la chambre à basse pression, repoussé de la cloison par un ressort et agissant sur le tiroir pour le déplacer sous l'action de la pression appliquée sur celle des faces du piston de décharge qui est opposée à celle agissant sur ledit tiroir, en assurant ainsi la décharge de la chambre à haute pression, caractériséeen ce que le piston de décharge est percé d'un trou axial débouchant dans lequel est monté un piston supplémentaire par l'intermédiaire duquel Le piston de décharge agit sur le tiroir, lequel comporte, du côté de la chambre à basse pression, des canaux d'étranglement communiquant avec les canaux axiaux du tiroir, lesdits canaux d'étranglement du tiroir présentant une section de passage nettement inférieure à la section de passage des canaux axiaux du tiroir et étant disposés de manière que, pour permettre la déchargede lachambre à haute pression, celle-ci et la chambre à basse pression sont mises en communication entre elles par les canaux d'étranglement jusqu a ce que l'effort transmis au tiroir par le piston supplémentaire devienne supérieur à l'effort exercé sur le tiroir du côté de la chambre à haute pression. 2. Soupape de pression selon la revendication 1, caractérisée en ce que les dimensions de la chambre à basse pression, du piston de décharge, du piston supplémentaire et du tiroir sont choisies de telle manière qu'en position extrême du piston de décharge, au moment où il se trouve en butée contre la cloison sous l'effet de la pression appliquée sur lui pour la décharge de la chambre à haute pression, les chambres à haute et à basse pression soient mises en communication entre elles par les canaux d'étranglement du tiroir, pour effectuer ainsi une réduction progressive de la pression dans la chambre à haute pression. 3. Soupape de pression selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les canaux d'étranglement du tiroir sont formés par des méplats pratiqués sur la surface cylindrique de celle des extrémités du tiroir qui est orientée vers la chambre a basse pression, et par la surface intérieure du trou précité de la cloison, lesdits méplats étant disposés de manière à compenser les efforts exerces sur le tiroir par la pression du fluide passant par les canaux d'étranglement du tiroir. 4, soupape de pression selon l'une des revendications 1, 2 et 3 caractérisée en ce que le tiroir et le piston supplémentaire sont réalisés en une seule pièce.