L'invention a pour objet un procédé et moyens de montage des manches d'instruments ou outils, en particulier des manches de couteaux, et les manches montés ou équipés suivant ce procédé. L'objet de 1'invention se rattache notamment au secteur technique des outils et instruments à manche. En coutellerie plus particulièrement, on connait bien le montage des manches afin de les assembler aux lames, qui est appelé "montage à rosettes". Ce montage est illustré aux figures 1 et 2 des dessins annexés, où l'on voit des fils ou tiges A, généralement en acier doux, qui traversent le manche B et la lame C, et dont les extrémités sont rivées sur des rondelles D (ou rosettes) généralement en cuivre ou laiton, qui sont noyées dans le manche en affleurant les faces. Un tel montage, s'il est apprécié, présente des inconvénients, principalement parce qutil nécessite une main-d'oeuvre spécialisée, puis une opération de finition consistant en un ponçage com- plet du manche afin d'améliorer la présentation du rivetage et de supprimer les marques faites sur le manche pendant l'opération de rivetage. Le coat de fabrication est sensiblement augmenté. Suivant l'invention, on a voulu obtenir 11 avantage de la présentation du "montage S rosettes", tout en effectuant mdcanique- ment, à la machine, les opérations d'assemblage et de pose, d' une manière nette et avec une finition qui ne nécessite pas d' opération de ponçage ou autre opération de reprise pour finition. A cet effet, le procédé de l'invention est caractérisé en ce que l'on utilise des pièces décolletées ou rivets présentant une tige et une tête élargie, on exécute un matriçage, emboutissage, perçage ou opération similaire dans la partie centrale de la t8- te de chacun des rivets ou pièces, on dépose ou on introduit dans les formes creuses ainsi constituées un métal ayant une couleur ou présentation différente du métal des rivets, on fixe dans le manche d'une manière normalement symétrique et sur les faces opposées du manche les deux parties ainsi préparées. Suivant une autre caractéristique, après ces opérations, on circonscrit par emboutissage annulaire ou autre opération équivalente, d'une manière bien apparente et délimitée, la fausse tête de rivet que constitue le métal rapporté dans l'embouti et arasé. Ces caractéristiques et d'autres encore ressortiront de la description qui suit. Pour fixer l'objet de l'invention, sans toutefois le limiter dans les dessins annexés - les figures 1 et 2 sont des vues respectivement de face en coupe et en plan, illustrant le montage connu "à rosettes". - les figures 3 å 7 illustrent successivement les opérations effectuées sur les rivets utilisés. - la figure 8 est une vue en plan montrant l'assemblage d'une lame à un manche par le procédé et les moyens selon l'invention. - la figure 9 ést une vue en coupe considérée suivant la ligne 9-9 de la figure 8. - la figure 10 est une vue en coupe montrant une variante de réalisation du montage " rosettes". - les figures il et 12 illustrent une autre variante de réalisation par combinaison de deux rivets. - les figures 13, 14 et 15 illustrent une autre variante de réalisation par combinaison du rivet avec un fil métallique. Afin de rendre plus concret l'objet de l'invention, on le décrit maintenant sous des formes non limitatives de réalisation illustrées aux figures des dessins. On utilise des rivets tubulaires du commerce qui sont compo- sés d'une partie male 1 et d'une partie femelle 2. Les deux parties présentent des têtes élargies la - 2a (figure 3) sur lesquelles on réalise par emboutissage, matriçage ou similaire, une cavité axiale lb - 2b (figure 4) de toute forme en section et de profondeur suffisante pour y déposer une goutte ou quantité de métal de couleur différente (figure 5), tel que l'étain 3 ou autre métal blanc si le rivet est en cuivre, laiton ou alliage de même couleur jaune. On dresse ensuite la face apparente des têtes afin d'araser le métal déposé (figure 6), cela par un outil coupant ou abrasif. L'aspect du rivetage ainsi réalisé imite déjà assez bien le montage connu " rosettes, et on peut en rester là. Cependant, il est possible que le métal déposé et arasé ne se disitgue pas suffisamment de la tête du rivet, en ce sens qu'il n'y a pas de séparation nette entre les deux métaux. Pour obtenir une délimitation parfaite comparable au montage connu " rosettes", on prévoit d'opérer un embouti ou rainurage annulaire 4 å la périphérie du métal déposé (figure 7) soit par un outil d'emboutissage, soit par un outil coupant. Cowiie on le voit bien aux figures 8 et 9, les deux parties de rivets ainsi préparées, on exécute l'assemblage du manche 5 avec la laie 6 par rivetage classique, le manche présentant de manié- re symétrique, un orifice 5a avec chambrages 5b sur les faces opposées et la lame des orifices 6a, pour le passage et le rivetage des deux parties de rivets. Aux figures Il et 12, on a illustré une autre variante de ré alisation dans laquelle les rivets tubulaires 1 et 2 sont percés et lamés en ic - 2c axialement à partir de leur tête et reçoivent par emmanchement forcé des rivets pleins 10 en métal de couleur différente des rivets tubulaires. Dans cette réalisation, le rainurage annulaire peut être évité. Aux figurés 13, 14, et 15, on a illustré une autre variante de réalisation dans laquelle les rivets tubulaires 1 et 2 sont percés axialement en Id - 2d à partir de leur tête (figure 13) et reçoivent par emmanchement forcé un fil métallique li de couleur différente, débordant largement des perçages borgnes (figure 14) pour être emboutis par une virole 12 qui peut être conformée pour exécuter simultanément le rainurage annulaire 4 de dElimita- tion. On peut également appliquer ce procédé et ces moyens pour des outils ou instruments du type monobloc, c'est-h-dirc dont le Ban- che 8 et la lame 9 ou partie active sont assemblés par moulage, soudure... Dans ce cas, on utilise non plus des rivets tubulaires mais des pions ou boutons 7 (figure 10) présentant une portée d'emman chement 7a (par collage, å force ou par vissage) dans un trou 8a du manche 8, et une tête élargie 7b de logement dans un chambra- ge 8b du manche ; les têtes des pions étant préparées corne précédemment. Bien entendu, le procédé s'applique quelle que soit la forme des têtes, la section des rivets, la forme des manches, des outils. Les avantages ressortent bien de la description, on souligne en particulier - la réalisation d'un montage " rosettes" très apprécié sans les inconvénients de ce montage, i savoir : opérations de rivetage manuelles, délicages et longues nécessitant un personnel qualifié, ponçages et autres opérations ultérieures de finition du manche, coat de fabrication important dt aux inconvénients pré cédrats, - absence de rouille s l'usage, contrairement à ce qui se passe avec le fil en acier du montage connu. L'invention ne se limite aucunement à celui de ses modes d' application non plus qu' ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant plus spécialement été indiqués ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS -1- Procédé et moyens de montage des manches d'instruments ou outils, en particulier des manches de couteaux, et les manches montés et équipés suivant ce procédé, caractérisés en ce que 1' on utilise des pièces décolletées ou rivets présentant une tige et une tête élargie, on exécute un matriçage, emboutissage, per çage ou opération similaire dans la partie centrale de la tête de chacun des rivets ou pièces décolletées, on dépose ou on introduit dans les formes creuses ainsi constituées, un métal ayant une couleur ou présentation différente du métal des rivets ou pièces décolletées, on fixe dans le manche, d'une manière normalement symétrique et sur les faces opposées du manche, les deux parties de rivets ou pièces décolletées ainsi préparées. -2- Procédé et moyens suivant la revendication 1, caractérisés en ce que le metal déposé dans les formes creuses embouties ou matricées sur la tête des rivets, est constitué par une goutte de métal en fusion qui est ensuite arasée. -3- Procédé et moyens suivant la revendication 1, caractérisés en ce que le métal introduit dans les formes creuses de la tête des rivets, obtenues par perçage, est constitué par un fil métallique emmanché à force et débordant largement pour être embouti par une virole. -4- Procédé et moyens suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le métal introduit dans les formes creuses de la tête des rivets, obtenus par perçage, est constitué par des rivets pleins qui sont emmanchés b force dans les perçages. -5- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1, 2, 3 et 4, caractérisé en ce que lton circonscrit par emboutissage ou usinage annulaire, d'une manière bien apparente et délimitée, la fausse tête de rivet constituée par les métaux rapportés dans les formes creuses de la tête des rivets ou pièces décolletées. -6- Moyens suivant la revendication 1, caractdrises en ce que les pièces décolletées sont des rivets du type tubulaire, c'est-à- dire comprenant une partie mâle et une partie femelle à têtes élargies et apparentes de chaque côté du manche après montage. -7- Procédé et moyens suivant la revendication 1, caractérisés en ce que les pièces décolletées sont des pions ou boutons comprenant une portée d'engagement et de retenue par vissage, collage, emmanchement forcé..., dans des orifices opposés du manche et une tête élargie, noyée dans des chambrages d'extrémité sur les faces opposées du manche. -8- Moyens suivant la revendication 1, caractérisés en ce que le métal déposé ou introduit dans les formes creuses des têtes est un métal blanc tel que de l'étain, contrastant avec le métal jaune, laiton, cuivre... des pièces décolletées.