La présente invention est relative à l'électrophotographie et, plus psrticulièrement, à un procédé permettant d'obtenir des images électrostatiques par induction de charges, notamment, entre une surface photoconductrice et une électrode. On connatt de nombreux procédés permettant de charger une surface en vue de produire une image électrostatique. Dans certains de ces procédés on applique l'un contre l'autre un récepteur muni d'une surface photoconductrice et une contre-électrode de telle façon que le contact virtuel entre les deux surfaces laisse subsister un infime espacement d'air. Au moment de la charge, cette lame d'air qui résulte du contact virtuel entre les deux surfaces, sera ionisée et permettra un transfert de la charge sur l'électrode0 De tels procédés sont décrits aux brevets des Stats-Unis d'Amérique 2 825 8t4, 2 833 930 et 2 890 633.Dans ces brevets, on dispose un récepteur dans un champ électrique que l'on fait agir entre deux surfaces de texture irréguliêre qui sont suffisamment espacées. Dans chaque cas, il est né ces aire de prévoir des produits à couches multiples isolantes ou conductrices, ce qui accrott les difficultés de fabrication et le prit de revient de ces produits. La présente invention a pour objet un nouveau procédé électrophotographique pour charger par induction, qui utilise une électrode inductrice appliquée sur un produit récepteur qui comprend une surface con uctrice et une dorsale conductrice. Le procédé suivant l'invention, qui consiste à former une image de charges sur une surface photoconductrice, est caractérisé en ce qu'on applique l'une contre l'autre une surface photoconductrice et une surface conductrice, l'une au moine de ces surfaces étant munie de moyens d'espacement appropriés de façon à ce que la lame d'air siparant les deux surfaces présente une épaisseur calibrée. Les dits moyens d'espacement sont solidaires soit de la surface photoconductrice, soit de la surface conductrice de l'électrode. Suivant un premier mode de réalisation, on forme sur l'électrode de charge une réserve isolante affectant la forme d'une trame de points. Cette réserve isolante est, par exemple, obtenue suivant un procédé photomécanique mis en oeuvre au moyen d'un polymère photosensible. Les points de la trame constituent les moyens d'espacement dès lors que l'on applique l'électrode en contact avec la surface photoconductrice du récepteur. La surface photoconductrice est relativement lisse mais la lame d'air relevant du contact virtuel entre les deux surfaces présente une épaisseur qui est réglée par l'épaisseur des points de la trame. Lorsqu'on applique un potentiel entre le support conducteur (ouplaque conductrice) de la couche photoconductrice et l'électrode on provoque l'ioni- sation de l'air dans l'espace laissé libre entre les points de la trame et, par conséquent, il se forme à la surface du photoconducteur une image latente non chargée qui correspond à lrempreinte de la trame, puisque la réserve isolante empêche l'ionisation dans les plages correspondant aux points. On procède à l'exposition et à la charge, simultanément, ou bien on expose le produit après l'avoir préalablement chargé. On peut réaliser cette exposition photographique à travers l'électrode de charge si cette dernière est transparente. On peut ainsi former des images électrostatiques qui portent en superposition l'image d'une trame : chaque point correspondant à une zone non chargée, Si bien que, lors du développement de cette configuration de charges au moyen d'un pigment, on obtient une image en demi-teinte. Ce mode de réalisation est particulièrement avantageux lorsqu'on doit reproduire des aplats puisque, dans ce cas, il est poedXle ttoWtenir de bons résultats on faisant intervenir des techniques de développement marginal. Suivant un autre mode de réalisation, on utilise une surface photoconductrice qui comporte des irrégularités lui conférant une certaine rugosité. C'est cette rugosité de la surface photoconductrice qui permet un contact virtuel entre la surface photoconductrice et la surface conductrice de l'électrode ; ce contact virtuel ménage, par conséquent, une lame d'air d'épaisseur calibrée entre les deux surfaces. Dans ces conditions, on peut provoquer l'ionisation de l'air dans cet espace au moment où l'on charge le photoconducteur. On procède ensuite, comme précédemment, c'est-à-dire qu'on expose le produit éventuellement en méme temps qu'on le charge ou ultérieurement, et ensuite on développe l'image latente électrostatique que l'on a formé sur la surface photoconductrice. Au dessin annexé - la Fig. 1 représente une vue schématique, en coupe longitudinale, d'un dispositif pour la mise en oeuvre d'un procédé suivant l'invention, qui comprend une couche photoconductrice et une électrode munie d'une trame de points servant à calibrer l'espacement entre cette électrode et la surface photoconductrice - la Fig. la est une projection d'une image pigmentée obtenue sur la surface photoconductrice lorsqu'on utilise le dispositif représenté à la Fig. I - la Fig. 2 représente une vue schématique, en coupe longitudinale, d'un dispositif analogue à celui de la Fig. i, mais dont la surface photoconductrice présente une rugosité appropriée - la Fig. 2a est une vue en plan d'une image que l'on peut développer sur la surface photoconductrice en utilisant le dispositif représenté à la Fig. 2. Suivant un mode de réalisation de l'invention, on utilise un produit récepteur R muni d'une surface photoconductrice 10 et d'une couche dorsale conductrice 11. On dispose ce produit sur une plaque conductrice 12 qui est reliée à une source de tension 13. On applique une charge électrostatique sur la surface pho t oconductrice 10 au moyen de l'électrode E qui est constituée d'une couche conductrice transparente 14, par exemple un dépôt de nickel appliqué sur une plaque transparente et rigide 15, qui peut ttre en verre ou d'un autre matériau transparent, rigide ou flexible. On relie la source de tension 13 à la couche conductrice 14 afin d'établir une différence de potentiel entre la couche 14 et la plaque 12.Pour être str que l'air est ionisé entre la couche conductrice 14 et la surface photoconductrice 10, il est nécessaire de maintenir entre elles une lame d'air dont l'épaisseur doit être environ de 10 microns. On obtient pratiquement une telle épaisseur d'air au moyen d'une trame de points isolants disposée sur la couche conductrice 14 et qui sert à espacer la couche 14 et la surface photoconductrice 10. Pour réaliser cette trame de points, on peut commencer par appliquer sur la couche conductrice 14 une couche d'une émulsion photographique. On expose cette couche d'émulsion photographique à travers une trame du type de celles utilisées de faQon classique dans les Arts Graphiques, et enfin on développe l'image de la trame que l'on a obtenue. Aux endroits où il nsy a pas de points l'émulsion est éliminée, ce qui laisse à nu le dépôt de nickel. De cette façon, il reste sur la couche photoconductrice un ensemble de points 16 formant une réserve photographique qui confère à la lame d'air existant entre les deux couches 10 et 14, une épaisseur calibrée.Bien entendu, pour les besoins de clarté, les points 16 représentéz sur le schéma de la Fig. 1 sont représentés avec une taille très supérieure à celle qu'ils possèdent en réalité. Avec un tel dispositif, on applique une charge dans les plages de la surface photoconductrice 10 qui ne sont pas en contact avec les points de la réserve. On peut ensuite, soit simultanément charger et exposer photographiquement la surface photoconductrice, soit1 tout aussi bien charger cette surface, puis l'exposer photographiquement. Pour l'exposition on peut procéder par projection d'une image contenue dans une bande de film photographique 17, en utilisant une source de lumière 18 et un système optique 19. Dans le cas où on procède simultanément à la charge et à l'exposition, l'électrode et le récepteur R sont en contact. On forme ainsi une image latente électrostatique uniquement dans les plages qui ne sont pas en contact avec la réserve.Cette image est ensuite éventuellement développée avec un pigment, ce qui permet d'obtenir une épreuve en demi-teinte 10 sur le récepteur R, suivant ce qui est décrit à la Fig. la. Bien entendu, une telle technique d'exposition permet d'utiliser les techniques de développement marginal dans la mesure où l'on doit obtenir des images comportant de larges aplats. Suivant un autre mode de réalisation de l'invention, on utilise le produit représenté à la Fig. 2. Le produit représenté à la Fig. 2 comprend une électrode E' qui est constituée d'un film,ou d'une plaque de verre 21, muni d'une couche conductrice 22, par exemple un dépit de nickel, et un récepteur R'muni d'une surface rugueuse et photoconductrice 23, comportant un support conducteur 24 muni d'une surface photoconductrice rugueuse 23. La rugosité de cette surface 23 permet de maintenir entre les produits E' et R', lorsqu'ils soht en contact, une lame d'air dont l'épai seur est calibrée. Au moyen d'une source de tension 13, on applique une différence de potentiel entre la couche 22 et la plaque 12, de façon à ioniser la lame d'air séparant E' et R'. Simultanément, on peut exposer le photoconducteur R' à travers l'électrode E'. On peut tout aussi bien procéder à cette exposition après la charge. DanJ les deux cas, on forme une image électrostatique que l'on peut ensuite développer par pigmentation. Suivant cette technique,on charge la surface photoconductrice 23 de façon pratiquement uniforme, de telle sorte que l'on obtient par pigmentation un aplat 24 qui ne présente pas les caractéristiques d'une image en demi-teinte comme celle obtenue avec le dispositif de la Fig. 1. On constate que le procédé suivant l'invention présente de nombreux avantages. Suivant ce procédé, on peut en effet charger un récepteur photoconducteur en le mettant en contact avec une électrode conductrice, de laquelle il est seulement séparé par une lame d'air ayant une épaisseur calibrée par une trame de points. Suivant un premier mode de réalisation, cette trame de points est une réserve photographique que l'on forme sur la surface conductrice. Suivant un second mode de réalisation, on obtient une lame d'air calibrée entre le photoconducteur et l'électrode conductrice on utilisant un photoconducteur dont la surface présente une rugosité appropriée. Dans tous les cas, il est évident que l'on peut ainsi obtenir les images électrophotographiques en utilisant des produits de constitution plus simple, qui, notamment, contiennent un plus petit nombre de couches que les produits de la technique antérieure. REEEDICÂTIONS i - Procédé pour charger un produit récepteur d'image électrophotographique, consistant à a) disposer en contact virtuel la surface isolante et photoconductrice d'un produit récepteur muni d'une couche dorsale con duotrice et la surface conductrice d'une électrode, de façon à ménager entre ces deux surfaces une mince lame d'air, b) appliquer un potentiel entre la dite surface conductrice de l'électrode et la dorsale conduc trice du produit récepteur, de façon à ioniser la lame d'air et à appliquer une charge sur la surface isolante du produit récepteur, caractérisé en ce que l'on munit l'une des deux surfaces en contact virtuel de moyens d'espacement de façon à calibrer d'épaisseur de la lame d'air. 2 - Procédé conforme à la revendication I, caractérisé en ce qu'on utilise comme moyen d'espacement une trame de points solidaire de la surface de l'électrode. 3 - Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise comme moyen d'espacement la rugosité de la surface photoconductrice. 4 - Application du procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3, à la formation d'une image latente électrostatique développable par un pigment électroscopique, caractérisée en ce que après avoir dis posé l'un contre l'autre le produit récepteur et l'électrode et appli qué sur la surface isolante et photoconductrice du produit récepteur une charge électrostatique, on expose la surface photoconductrice chargée à un rayonnement actinique modulé par un original, puis on sépare l'électrode de la surface photoconductrice. 5 - Application conforme à la revendication 4, caractérisée en ce qu'on maintient le potentiel pendant l'exposition. 6 - Application conforme à la revendication 4, caractérisée en ce qu'on fait cesser l'application du potentiel avant d'exposer la surface photoconductrice chargée. 7 - Application conforme à l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisée en ce que l'on utilise une électrode conductrice transpa rente. 8 - Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'une quel conque des revendications 1 à 3, comprenant a) une plaque conductrice pour supporter un produit récepteur à surface photoconductrice, b) une électrode transparente constituée d'un support transparent muni d'un dépôt électroconducteur, des moyens pour appliquer une différence de potentiel entre la plaque conductrice et l'électrode, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens d'espacement pour régler l'épaisseur de la lame d'air séparant la surface photoconductrice et la surface du dépôt conducteur lorsqu'on les dispose l'une contre l'autre. 9 - Dispositif conforme à la revendication 8, caractérisé en ce que les moyens dtespacement sont des rugosités solidaires de la surface pho toconductrice. 10 - Dispositif conforme à la revendication 8, caractérisé en ce que les moyens d'espacement sont constitués par une réserve photographique soue forme d'une trame de points solidaire de la surface du dépôt con ducteur de l'électrode.