On fabrique depuis longtemps des fermoirs de sûreté destinés à recouvrir la pointe aiguë de barrettes, d'épingles de cravates, etc. Ces dispositifs comportent tous un logement renfermant un ressort hélicoldal. Lorsqu'on pousse un tel dispositif en l'appliquant par-dessus l'extrémité pointue d'une épingle, le ressort hélicoldal vient s'appliquer avec frottement contre cette épingle pour maintenir en place ce dispositif. On retire ce dernier en exerçant une traction ou par dévissage. Un tel dispositif ne sert pas en général à fixer l'article de bijouterie, étant donné que l'effort de frottement du ressort produit un effet élastique qui permet uniquement de retenir le dispositif sur l'épingle.On trouvera des exemples d'un certain nombre de tels dispositifs dans les brevets des Etats-Unis d'Amriue nO 239 810, n" 439 457, n" 599 353, n" 862 920, n" 982 829, nO 986053 et n" 1 024 325. L'invention vise un fermoir du type des dispositifs de sûreté classiques décrits dans les brevets cités ci-dessus, mais faisant appel à un effet de retenue totalement différent et beaucoup plus ferme que ceux de l'art antérieur et dont les éléments constitutifs peuvent faire partie de l'article de bijouterie lui-même. Le dispositif selon l'invention comprend un logement tubulaire fermé à la partie avant, qui comporte toutefois une petite ouverture en son centre. Un ressort hé licoldal est monté dans ce logement et l'extrémité arrière de celui-ci est rabattue après montage de manière à retenir en place ce ressort. L'extrémité avant du ressort est proche de cette ouverture et rabattue vers l'intérieur en direction de son axe géométrique, de manière à laisser subsister un passage limité.Suivant un mode de montage, l'extrémité du fil métallique constituant le ressort est rabattue en étant inclinée, de manière que son bord vif soit tourné vers une épingle pénétrant dans le ressort par l'extrémité avant. Ce bord vif s'applique contre l'épingle de manière à la retenir par frottement et à l'empêcher de ressortir. Suivant une variante de réalisation, l'extrémité du ressort est tendue de manière à présenter une face plate en direction de son axe géométrique. Cette face s'applique étroitement contre l'épingle qui pénètre dans le ressort. Dans chacun de ces deux modes de réalisation, la pression de l'extrémité du ressort est renforcée par l'ef- fort exercé par les spires de ce dernier. La seconde partie du dispositif selon l'invention est une épingle dont le diamètre est juste assez petit pour qu'elle puisse être glissée par l'ouverture avant du tube. Cette épingle peut être assemblée avec un article de bijouterie, tel qu'une boucle d'oreille ou une barrette. Le tube peut être très petit et on peut le monter dans une partie d'un article de bijouterie quelconque. Ce tube se trouvant dans une partie de l'article de bijouterie, tandis que l'épingle se trouve dans l'autre partie, le fermoir selon l'invention permet de retenir étroitement l'une contre l'autre, de façon amovible, les deux pièces de cet article. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant, à titre explicatif mais nullement limitatif, divers modes de réalisation. Sur ces dessins la figure 1 est une vue avant d'une boucle d'oreille comportant le dispositif selon l'invention et montée sur un lobe d'oreille la figure 2 est une élévation, à échelle agrandie, de la boucle d'oreille représentée sur la figure 1 la figure 3 est une coupe à échelle agrandie suivant la ligne 3-3 de la figure 1 la figure 4 représente le fermoir en vue éclatée, en perspective et à échelle agrandie ;; la figure 5 est une vue en plan de l'extrémité avant du ressort hélicoïdal et illustre un mode de retenue la figure 6 est une vue analogue à la figure 5, mais montrant un autre mode de retenue la figure 7 est une coupe longitudinale à échelle agrandie du logement tubulaire et montre l'opération de montage la figure 8 est une vue analogue à la figure 7, mais représentant le dispositif une fois le montage terminé la figure 9 est une élévation d'une autre boucle d'oreille selon l'invention ; la figure 10 est une coupe à échelle agrandie suivant la ligne 10-10 de la figure 9 la figure 11 est une vue en plan d'un pendentif muni d'un élément d'ornementation selon l'invention ; et la figure 12 représente en perspective à échelle agrandie le montage de cet élément d'ornementation. Le dispositif selon l'invention, tel que représenté sur les figures 1 à 8 dans son application à une boucle d'oreille, comprend un logement tubulaire 10 (figures 7 et 8) fermé à l'extrémité avant par une calotte sphérique 12 présentant une ouverture axiale 14 qui communique avec l'intérieur du logement 10. Ce logement tubulaire 10 peut être une pièce distincte de la calotte 12 (figure 4 > , ou il peut en être solidaire, comme représenté sur les figures 7 et 8. La partie arrière du logement 10 est d'abord ouverte ; on glisse dans ce logement un ressort hélicoïdal 16 dont le diamètre extérieur est un peu plus petit que le diamètre intérieur de ce logement. On rabat ensuite l'extrémité arrière du logement 10 comme représenté en 18, pour bloquer le ressort. Le diamètre de l'ouverture avant 14 est à-peu près égal au diamètre intérieur du ressort 16. Une ouverture 20 subsiste à l'extrémité arrière. Le dispositif peut faire appel à deux effets de retenue différents. Dans le cas de la figure 5, l'extrémité avant du ressort 16 est tournée vers l'intérieur (en 22) de manière à présenter un bord vif 24 à proximité de l'axe géométrique du ressort. Dans le cas de la figure 6, l'ex- trémité avant du ressort 16 est rendue rectiligne comme indiqué en 26, de manière à présenter une surface rectiligne 28 perpendiculaire à l'axe géométrique de ce ressort. Avec un tel mode de montage, lorsqu'on introduit une épingle dans le ressort hélicoïdal 16 par l'ouverture avant 14, le bord tranchant 24 du ressort pénètre dans l'épingle et 1n retient étroitement. Le ressort hélicoïdal exerce une pression sur le bord tranchant en renforçant la retenue produite sur l'épingle. Dans la forme de réalisation représentée sur la figure 6, l'épingle est retenue par la surface plate 28 qui est appliquée contre elle. Dans les deux modes de réalisation, l'effet de retenue se produit à I'extrémité avant du ressort, dont la spire exerce la pression. On obtient ainsi un effet de retenue bien supérieur à celui qui est obtenu à l'aide d'une spire classique de retenue de la technique antérieure. Le mode de montage décrit ci-dessus se prête à de tres nombreuses variations dans la réalisation des bijoux. Ainsi, par exemple, les figures 1 à 4 représentent une boucle d'oreille comportant une épingle centrale qui traverse le lobe de l'oreille et un élément décoratif à chacune des extrémités. L'épingle est recourbée de telle manière que les éléments décoratifs soient tous deux dirigés vers l'avant et visibles de l'avant. L'une des extrémités de l'épingle 30 est montée dans un élément d'ornementation 32. Cette épingle 30 traverse le lobe 34 de l'oreille et porte un second élément d'ornementation, par exemple une perle 36. Comme on peut le voir, cette perle 36 comporte un segment détaché 38 qui peut être du même matériau ou au contraire en un matériau faisant contraste, par exemple de l'or. La perle comporte une cavité 40 en son centre. Le fermoir, à savoir le tube 10 et le ressort 16, tels que décrits plus haut, est monté dans la cavité 40 (figure 3). On introduit alors l'épingle 30 dans l'ouverture 14 et dans le ressort 16 de manière que l'effet de retenue fixe la pièce d'ornementation 36 sur cette épingle. Les figures 9 et 10 représentent une forme de réa libation simple de boucle d'oreille destinée à traverser une oreille. Un élément avant d'ornementation 42 est muni d'un fermoir 44. L'extrémité arrière de la boucle d'oreille 46 est munie d'une épingle rectiligne 48 de faible longueur qui traverse le lobe de l'oreille et qui pénètre dans ce fermoir 44 comme décrit plus haut, de manière à retenir les pièces l'une contre l'autre et à fixer la boucle sur l'oreille. Les figures il et 12 représentent le dispositif selon l'invention utilisé pour fixer de façon amovible une initiale ou un élément d'ornementation sur un collier. Le collier 50 présente une base plate 52 au centre de laquelle est noyé un fermoir 54 selon l'invention. L'élément d'ornementation 56 est muni d'une épingle 58 que l'on peut enfoncer dans le dispositif 54 de manière 'j le fixer sur le collier. On a constaté qu'un logement tubulaire même de très faibles dimensions (par exemple de 1,5 mm) de longueur assure un effet de retenue suffisant pour fixer une petite épingle et le bijou qui lui est relié. Le dispositif selon l'invention se prête donc à de multiples modes de mise en oeuvre. I1 suffit d'encastrer le petit tube et le ressort dans l'une des pièces de l'article de bijouterie-et de munir la seconde pièce de cet article d'une épingle convenable. Lorsque l'épingle a une extrémité effilée, l'effet de retenue doit se produire à distance de cette extrémité, en un endroit où le diamètre est maximum. L'ouverture arrière 20 laisse donc l'épingle pénétrer dans le ressort 16 et dans le tube 10. Lorsque les pièces sont bloquées l'une contre l'autre, la rotation de l'épingle fait également tourner le ressort 16 dans le tube 10. Par suite, une torsion exercée sur l'épingle ne modifie pas l'effet de retenue. Seule une traction directe provoque la séparation des éléments de l'article de bijouterie. Le dispositif selon l'invention est simple et d'une fabrication et d'un montage aisés. Le fermoir et l'épingle correspondante peuvent être fabriqués et vendus à des bijoutiers pour être montés sur des bijoux de tous types. REVENDICATIONS 1 - Ferrnoir pour article de bijouterie, caractérisé par le fait qu'il comprend un logement tubulaire présentant une paroi avant et logeant un ressort hélicoidal, ladite paroi avant comportant, en son centre, une ouverture qui communique avec l'intérieur du ressort, et une épingle destinée à s'insérer dans ladite ouverture et dans ledit ressort hélicoïdal, ce ressort étant conforrné de manière à s'appliquer avec frottement contre l'épingle lorsqu'on enfonce celle-ci dans ledit logement. 2 - Fermoir selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit logement comporte une paroi arrière destinée à bloquer le ressort hélicoïdal et comportant une ouverture en son centre. 3 - Fermoir selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le frottement exercé par le ressort hélicoïdal est produit par son extrémité avant, au voisinage de ladite ouverture de la paroi avant, cette extrémité avant du ressort servant à limiter la pénétration de l'épingle dans ce ressort. 4 - Fermoir selon la revendication 2, caractérisé par le fait qlae le frottement du ressort hélicoïdal est exercé par son extrémité avant, au voisinage de ladite ouverture de la paroi avant, cette extrémité avant du ressort servant à limiter la pénétration de l'épingle dans le ressort. 5 - Fermoir selon la revendication 3, caractérisé par le fait qlle ladite extrémité du ressort est tournée en direction de l'intérieur de manière à présenter un bord vif à ladite épingle. G - Fermoir selon la revendication 3, caractérisé par le fait que ladite extrémité du ressort est rendue rectiligne de manière à présenter une surface plate appliquée contre ladite épingle. 7 - Fermoir selon la revendication 4, caractérisé par le fait que ladite extrémité du ressort est tournée vers l'intérieur de inanisore à présenter un bord vif à ladite épingle. 8 - Fermoir selon la revendication 4, caractérisé par le fait que ladite extrémité du ressort est rendue rec tiligne de manière à présenter une surface plate appliquée contre ladite épingle. 9 - Fermoir selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit logement est encastré dans un article de bijouterie pour vêtement et permet de fixer deux pièces l'une à l'autre 10 - Fermoir selon la revendication 9, caractérisé par le fait qu'une seconde pièce est munie d'une épingle destinée à pénétrer dans ledit logement de manière à retenir ces pièces appliquées l'une contre l'autre.