La présente invention concerne une plaque de joint utilisable comme element de raccordement dans des ponts ou des structures portantes semblables, cette plaque etant constituée d'un matériau élastiquement flexible, insensible à la température, contenant des elements rapportés de renforcement fixés par vulcanisation et pourvue de rainures de dilatation dans sa face supérieure et sa face inférieure ainsi que d'une couche de revêtement routier plus dure et formée de caoutchouc ou d'une matière plastique résistante à l'usure, a la chaleur et à l'huile. On connais des plaques élastiques de jonction utilisables comme éléments de raccordement dans des ponts ou des structures portantes semblables et comportant des rainures de dilatation sur leurs faces supérieures et inférieures (cf. brevet allemand No. 15 34 262). Les plaques de jonction sont incorporées au revêtement routier en etant logées dans des évidements existant entre des dalles de béton adjacentes. Elles sont fixées dans les évidements sur l'infrastructure par leurs parties latérales. La partie centrale recouvrant l'intervalle de joint présente une certaine instabilité par suite des rainures de dilatation placées entre les lignes de fixation. On sait que les roues de véhicules roulant sur le revêtement routier exercent sur la plaque de jonction une force d'aspiration qui est fonction de la vitesse.Par suite de cette force d'aspiration, la partie centrale instable peut être soulevée pour une certaine largeur de l'intervalle de joint. Aussitôt que la roue a quitté la plaque de jonction, la partie centrale rebondit sur son appui en produisant un bruit important. Pour éviter ce bruit, on sait maintenir la partie centrale de la plaque de jonction dans sa position à l'aide d'organes de soutien se présentant sous la forme de lames de ressort ou de tirants élastiques en acier et en caoutchouc. Le montage de ces ressorts est très com pliqué et l'entretien dans des intervalles de joint étroits est pratiquement impossible. L'invention a en conséquence pour but de fournir une plaque de jonction du type précité dans laquelle la partie centrale instable est maintenue solidement sur son appui dans n'importe quelle position, c'est-à-dire aussi bien dans le cas d'un intervalle de joint ouvert que dans le cas d'un intervalle de joint fermé. Ce problème est résolu selon l'invention en ce que les parties latérales recevant les moyens de liaison avec les appuis sont décalées vers le haut d'une distance x, fonction de la largeur de l'intervalle de joint, par rapport i la partie centrale recouvrant ledit intervalle. Lors de l'installation de la plaque de jonction selon l'invention, les parties latérales sont fixées solidement sur les appuis à l'aide de vis, d'éléments d'ancrage collants, ou d'atres éléments de liaison appropriés en compensant le décalage précité. Ainsi, la plaque de jonction est soumise à une précontrainte qui assure l'application étroite de la partie centrale contre l'appui correspondant. Du fait que laforce de précontrainte s'exerçant de chaque côté de là plaque est supérieure à la moitié de la force maximale d'aspiration exercée en service, on empêche un soulèvement de la plaque de jonction dans n'importe quelle position, c'est-â-dire aussi bien lorqu'elle est en compression que lorsqu'elle est en extension. D'autres buts et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description suivante et des figures jointes, données à titre illustratif mais non-limitatif. La Figure 1 représente schématiquement une plaque de jonction de type connu qui est soumise à un effet d'aspiration par une roue passant sur elle. La Figure 2 montre la plaque de jonction selon l'invention en coupe, les parties latérales étant décalées vers le haut. La Figure 3 montre la plaque de jonction mise en place sur l'intervalle de joint de la roue, avant le blocage des parties latérales, et la Figure 4 montre la plaque de jonction à la fin de l'opération de montage. Sur la Figure 1, la plaque de jonction I est disposée dans des évidements ménagés dans des dalles de béton adjacentes 10, 11, qui sont séparées l'une de l'autre par l'intervalle de joint 12. La roue 20 passant sur la pl-aque produit une force d'aspiration S qui soulève la partie centrale instable 2. Sur la Figure 2, la plaque de jonction 1 a été représentée en coupe dans sa condition de fabrication. La partie centrale 2 possède sa forme finale, tandis que les parties latérales 3 sont décalées vers le haut de la distance x par rapport à la partie centrale 2. Sur la Figure 3, la plaque de jonction 1 est logée dans les évidements des dalles de béton 10 et 11. Pour contrebalancer la force d'aspiration S et pour établir une liaison solide avec le revêtement routier, chaque partie latérale de la plaque est soumise à une précontrainte au moins égale à la moitié de la force d'aspiration. Conformément à la Figure 4, la plaque de jonction 1 est fixée dans sa position finale. Les parties latérales 3 sont ancrées à l'aide de vis de fixation 4 dans les évidements des dalles de béton 10 et 11 de sorte que la partie centrale 2 recouvrant l'intervalle de joint 12 est appliquée étroitement contre l'appui correspondant. REVENDICATION Plaque de jonction utilisable comme élément de transition dans des ponts ou des structures portantes semblables, et constituée d'un matériau élastiquement flexible, insensible à la température, contenant des éléments rapportés de renforcement fixés par vulcanisation et pourvue de rainures de dilatation dans sa face supérieure et sa face inférieure ainsi que d'une couche de revêtement routier plus dure et formée de caoutchouc ou drune matière plastique resistante à l'usure, à la chaleur et à l'huile, caractérisée en ce que les parties latérales recevant les moyens de liaison avec les appuis sont décalées vers le haut d'une distance x, fonction de la largeur de l'intervalle de joint, par rapport à la partie centrale recouvrant ledit intervalle.