Le procédé est pour ôter une armature d’un câble de structure (11) comportant plusieurs armatures parallèles (16) tendues entre deux zones d'ancrage. Il comprend : installer un élément de reprise d’effort (12) ayant une surface d’appui (13) dirigée vers l’une des zones d’ancrage (2) ; placer un organe de coincement (24) sur l’armature entre la surface d’appui et la zone d’ancrage ; installer autour de l’organe de coincement un dispositif de confinement (20) ayant une surface en butée sur la surface d’appui de l’élément de reprise d’effort ; solliciter l’élément de reprise d’effort en direction de la zone d’ancrage (2) jusqu’à détendre l’armature (16) entre la surface d’appui (13) et la zone d’ancrage ; et libérer l’armature de la première zone d’ancrage. Figure de l’abrégé : Figure 4 PROCEDE POUR ÔTER UNE ARMATURE D’UN CABLE DE STRUCTURE ET SYSTEME ASSOCIE La présente divulgation concerne un procédé pour ôter une ou plusieurs armatures d’un câble de structure, et un système utilisable pour mettre en œuvre le procédé. Dans une structure à câbles, tel un pont haubané, chaque câble est tendu entre deux zones d’ancrage. Dans le cas d’une structure à câbles de type multi-torons parallèles (MTP), chaque câble comprend une pluralité de torons ou armatures parallèles. Dans ce cas, chaque armature est tendue entre les deux zones d’ancrage indépendamment des autres armatures. Chacune des armatures est donc soumise à une tension significative qui peut s’avérer problématique lorsqu’on veut démonter l’une des armatures pour vérifier l’état du câble ou procéder à sa réparation ou son remplacement. Par exemple, couper l’armature sans précautions spéciales pour assurer sa détension contrôlée provoque une libération brutale d’énergie élastique emmagasinée dans l’armature, ce qui est dangereux pour la sécurité des personnes, et risque d’endommager la structure. Il est connu de maintenir, derrière au moins l’une des zones d’ancrage, une surlongueur de chaque armature correspondant à son allongement élastique, permettant de prendre l’effort en charge pour détendre progressivement l’armature à démonter. La surlongueur permet de relâcher la tension dans l’armature de façon contrôlée, en prenant appui sur l’arrière de la zone d’ancrage. Cependant, dans certains cas, notamment lorsque l’espace est insuffisant derrière l’ancrage, cette surlongueur est absente. Il a pu aussi se produire une détérioration de la surlongueur ou du dispositif d’ancrage, n’autorisant plus la reprise de la tension. Il est connu également d’arranger autour du câble un dispositif de pontage capable de reprendre la tension de celui-ci. Cependant, un tel dispositif de pontage, notamment celui décrit dans EP 1 887 139 B1, ne permet pas un traitement individuel de chaque armature. Il n’est donc que très difficilement adapté au démontage des armatures dans un câble de type MTP. Un but de la présente invention est de proposer un procédé pour intervenir de manière sécurisée sur un câble de structure en vue de détendre et démonter une armature indépendamment des autres. Résumé Il est à cet effet proposé un procédé pour ôter au moins une armature d’un câble de structure comportant plusieurs armatures parallèles tendues entre des première et seconde zones d'ancrage. Le procédé comprend : - installer un élément de reprise d’effort ayant une surface d’appui dirigée vers la première zone d’ancrage ; - placer un organe de coincement sur au moins une armature du câble de structure entre la surface d’appui et la première zone d’ancrage ; - installer un dispositif de confinement autour de l’organe de coincement de manière à confiner radialement l’organe de coincement, le dispositif de confinement ayant une surface en butée sur la surface d’appui de l’élément de reprise d’effort ; - solliciter l’élément de reprise d’effort en direction de la première zone d’ancrage jusqu’à détendre l’au moins une armature entre la surface d’appui et la première zone d’ancrage ; et - libérer l’au moins une armature de la première zone d’ancrage. Le procédé permet de détendre une armature à proximité d’une des zones d’ancrage indépendamment des autres armatures, de sorte que son utilisation dans des câbles de type MTP notamment est appropriée. Le transfert d’effort entre la surface d’appui et la première zone d’ancrage permet d’effectuer une détension progressive de l’armature. Selon des caractéristiques particulières du procédé, utilisables séparément ou en combinaison : - le dispositif de confinement est configuré pour supporter un effort de traction supérieur à 20% d’une charge maximale prescrite pour l’au moins une armature, pouvant de préférence aller jusqu’à 60% de la charge maximale ; - le dispositif de confinement est configuré pour supporter une tension supérieure à 50 kN dans l’au moins une armature, pouvant de préférence aller jusqu’à 180 kN ; - le dispositif de confinement est configuré pour supporter une intensité d’effort de traction supérieure à 350 MPa dans l’au moins une armature, pouvant de préférence aller jusqu’à 1200 MPa ; - on dispose au moins un élément de traction entre l’élément de reprise d’effort et une partie solidaire de la première zone d’ancrage, et on actionne l’élément de traction pour solliciter l’élément de reprise d’effort en direction de la première zone d’ancrage ; - l’organe de coincement est un mors tronconique, tandis que le dispositif de confinement comprend un élément femelle ayant un logement tronconique ayant une forme complémentaire au mors ; - l’élément femelle présente une première fente pour laisser passer l’au moins une armature lors de la mise en place de l’élément femelle, le dispositif de confinement comprenant en outre un élément externe ayant un logement dans lequel on insère l’élément femelle et une seconde fente pour laisser passer l’au moins une armature lors de la mise en place de l’élément externe ; - l’interface entre l’élément femelle et l’élément externe est cylindrique ; - l’installation du dispositif de confinement comprend une rotation entre l’élément externe et l’élément femelle pour amener les première et seconde fentes en des positions angulaires différentes autour de l’au moins une armature ; - la rotation est effectuée de manière à orienter les première et seconde fentes de façon diamétralement opposée autour de l’au moins une armature ; - l’élément femelle comprend au moins deux demi-éléments assemblés autour de l’au moins une armature ; - l’élément de reprise d’effort comprend deux poutres engagées de part et d’autre de l’au moins une armature depuis un premier côté du câble de structure, les deux poutres étant réunies sur un second côté du câble de structure opposé au premier côté, la surface d’appui étant partagée entre les deux poutres une fois celles-ci réunies. - au moins une des deux poutres est engagée entre l’au moins une armature et une ou plusieurs autres armatures du câble de structure. - la sollicitation de l’élément de reprise d’effort en direction de la première zone d’ancrage comprend actionner au moins un élément de traction disposé entre une partie solidaire de la première zone d’ancrage et une partie des deux poutres dépassant de la section du câble de structure. Selon un autre aspect de l’invention, il est proposé un système de détension d’au moins une armature d’un câble de structure. Le système comprend un élément de reprise d’effort, au moins un organe de coincement et un dispositif de confinement adaptés à la mise en œuvre du procédé présenté ci-dessus. Selon des caractéristiques particulières du système, utilisables séparément ou en combinaison : - l’organe de coincement comprend un mors tronconique, tandis que le dispositif de confinement comprend un élément femelle présentant un logement de forme complémentaire pour recevoir le mors tronconique ; - le dispositif de confinement comprend en outre un élément externe disposé autour de l’élément femelle, l’élément externe étant mobile en rotation autour d’une direction longitudinale de l’élément femelle ; - l’élément femelle et l’élément externe ont chacun une fente longitudinale pour insertion autour de l’au moins une armature ; - l’élément femelle comprend au moins deux demi-éléments reliés entre eux ; - l’élément de reprise d’effort comprend deux poutres à engager latéralement de part et d’autre de l’au moins une armature. D’autres caractéristiques, détails et avantages apparaîtront à la lecture de la description détaillée ci-après, et à l’analyse des dessins annexés, sur lesquels : Fig. 1 est une vue schématique de côté d’un exemple de structure à câbles. Fig. 2 est une vue schématique d’une section transversale d’un exemple de câble de la structure de la . Fig. 3 est un schéma de principe du démontage d’une armature du câble de la selon un mode de réalisation du procédé selon invention, l’armature étant dans une première position. Fig. 4 est un schéma analogue à celui de la , avec l’armature dans une deuxième position. Fig. 5 est une vue schématique en coupe transversale d’une armature du câble de la , d’un organe de coincement placé sur cette armature et d’un dispositif de confinement selon un premier mode de réalisation de la présente invention. Fig. 6 est une vue schématique en coupe longitudinale du dispositif de confinement, de l’organe de coincement et de l’armature de la dans une première position. Fig. 7 est une vue schématique en coupe longitudinale du dispositif de confinement et de l’armature de la dans une deuxième position. Fig. 8 est une vue schématique semblable à celle de la après introduction du dispositif de confinement. Fig. 9 est une vue analogue à celle de la une fois complétée l’installation du dispositif de confinement. Fig. 10 est une vue analogue à celle de la dans l’exemple d’un autre mode de réalisation du procédé. Fig. 11 est un schéma en perspective d’un dispositif de confinement selon un autre mode de réalisation. Fig. 12 est une vue de face d’un demi-élément du dispositif de confinement de la . Description de modes de réalisation Une structure à câbles 1 comprend au moins un câble 11 tendu entre une première zone d’ancrage 2 et une seconde zone d’ancrage 3. La structure 1 est par exemple un pont haubané comportant un tablier 4, où se trouve la première zone d’ancrage 2, et un ou plusieurs pylônes 5 comprenant la seconde zone d’ancrage 3. Sur la , un seul pylône 5 et un seul câble 11 sont représentés, mais cela n’est pas limitatif. Le câble 11 comprend plusieurs armatures 16, de préférence disposées parallèlement entre elles. Dans la description non limitative qui suit, les armatures 16 sont des torons à 7 fils ayant une section transversale S1 sensiblement circulaire. Le diamètre de chaque toron 16 est par exemple de l’ordre de 15,7 mm, avec une section résistante de l’ordre de 150 mm². La classe de résistance d’une armature 16, qui correspond à une valeur arrondie de la contrainte maximale qu’elle supporte avant rupture, est par exemple 1860 MPa ou 1960 MPa. Le produit entre la contrainte maximale supportée par une armature 16 et la section résistante définit une charge maximale (ou effort de rupture) supportée par l’armature. Ainsi, pour une armature 16 de section résistante sensiblement égale à 150 mm², la charge maximale est d’environ 279 kN lorsque la classe de résistance est 1860 MPa, et d’environ 294 kN lorsque la classe de résistance est 1960 MPa. Les torons 16 peuvent être gainés individuellement et/ou collectivement. Sur l’exemple de la , les torons 16 sont logés dans une gaine collective 17. Chaque toron 16 est ancré individuellement dans les zones d’ancrage 2, 3, et est donc mis en tension indépendamment des autres torons, de sorte qu’une tension propre est appliquée à chaque toron individuel 16. La tension peut donc être la même ou différente entre les torons 16 du câble 11. Dans l’état permanent de la structure 1, la tension est typiquement égalisée entre tous les torons 16 d’un même câble 11. La tension appliquée à une armature 16 est inférieure à la charge maximale supportée par cette armature 16. Avantageusement, la tension dans chaque armature 16 est comprise entre 20% et 50% de sa charge maximale. Par ailleurs, une intensité d’effort de traction dans chaque armature 16 correspond au rapport entre la tension dans l’armature 16 sur sa section résistante. L’ancrage individuel permet aussi un démontage individuel de chaque toron 16. Cependant, lorsque l’un des torons 16 est détendu et démonté, il faut veiller à ce que l’effort de tension dans les autres torons reste inférieur à une limite admissible. Cette limite est par exemple égale à 60% de la charge maximale d’un toron. Lorsque l’effort de tension excède cette limite, la détension des derniers torons du câble 11 peut être décomposée en deux ou plusieurs étapes. On décrit maintenant un procédé pour ôter au moins une armature 16 indépendamment des autres. Le procédé utilise un élément de reprise d’effort 12 installé à proximité de l’une des deux zones d’ancrage, par exemple la zone d’ancrage 2 située sur le tablier du pont haubané de la . L’élément de reprise d’effort 12 est inséré latéralement entre les torons 16 et mobile en translation le long du câble 11. L’élément de reprise d’effort 12 comprend une surface 13, dite surface d’appui, dirigée vers la zone d’ancrage 2. L’élément de reprise d’effort 12 comprend par exemple deux poutres sensiblement parallèles engagées de part et d’autre du toron à ôter 16, depuis un côté du câble de structure. L’une des poutres, ou les deux si le toron à ôter n’est pas situé en périphérie du câble 11, est engagée latéralement entre le toron en question 16 et d’autres torons du câble de structure. Si les torons sont trop proches les uns des autres, il est possible de les écarter un peu pour que l’engagement latéral des poutres de l’élément de reprise d’effort 12 puisse être effectué. Cet écartement est facilité si l’élément de reprise d’effort 12 est placé suffisamment loin de la zone d’ancrage (par exemple à une distance d’un mètre ou plus). Les deux poutres sont réunies sur le côté du câble 11 qui est à l’opposé du côté depuis lequel elles ont été engagées. Une fois que les deux poutres ont été réunies et maintenues à l’aide d’une fixation appropriée, par exemple avec un collier ou des boulons, leur faces dirigées vers la zone d’ancrage 2 constituent ensemble la surface d’appui 13 indiquée sur les figures 3 et 4. En variante, l’élément de reprise d’effort 12 peut être une poutre ou une plaque, de préférence ajourée pour le passage d’un toron 16 et ouverte pour autoriser l’engagement latéral autour de ce toron. Avantageusement, la longueur de l’élément de reprise d’effort 12 est supérieure à la largeur du câble 11, de sorte qu’il dépasse de part et d’autre de la section du câble. Comme le montrent les figures 3 et 4, un ou plusieurs éléments de traction 14 sont intercalés entre l’élément de reprise d’effort 12 et la zone d’ancrage 2, ou plus généralement une partie de l’ouvrage solidaire de la zone d’ancrage 2 (par exemple une partie du tablier du pont dans l’exemple illustré par la ). Dans l’exemple considéré ci-après en référence aux figures 3 et 4, l’élément de traction 14 comprend deux palans 15. D’autres éléments de traction 14, tels des tire-fort ou des barres de traction équipées de vérins, peuvent bien entendu être employés. Les palans 15 sont connectés d’un côté aux deux poutres de l’élément de reprise d’effort 12, dans les parties de ces poutres qui dépassent de la section du câble de structure, et de l’autre côté à la partie de l’ouvrage solidaire de la zone d’ancrage 2. Un organe de coincement 24, visible sur les figures 5 à 10, est installé sur le toron à ôter 16. Cet organe de coincement 24 est placé entre la surface d’appui 13 de l’élément de reprise d’effort 12 et la zone d’ancrage 2. Dans l’exemple représenté, l’organe de coincement 24 est, de façon classique, un mors tronconique comprenant trois secteurs ou clavettes qu’on dispose radialement autour du toron 16. Ce mors 24 assure un serrage radial du toron 16, de sorte à faire apparaître un frottement important entre le toron 16 et le mors 24. Tout dispositif permettant le serrage radial de l’armature 16, autre qu’un mors, est envisageable. Le mors 24 présente un canal cylindrique central dont la paroi est munie de dentures qui provoquent une indentation sur la périphérie du toron 16, renforçant ainsi le frottement qui s’oppose au glissement du mors le long du toron. Si le câble est composé de torons individuellement gainés, il convient de dénuder l’acier du toron avant d’installer le mors 24. Un dispositif de confinement 20 est engagé autour du toron 16 et du mors 24. Ce dispositif de confinement 20 comprend un logement 23 adapté pour recevoir le toron 16. Plus précisément, le logement 23 a une forme complémentaire de celle du mors, adaptée pour recevoir le mors 24 de manière à le confiner radialement. Avantageusement, le dispositif de confinement 20 est configuré pour supporter une tension dans le toron supérieure 50 kN. Dans certains cas, il supporte une tension dans le toron supérieure à 150 kN, pouvant aller jusqu’à 180 kN. Une intensité d’effort de traction supportée par le dispositif de confinement peut être comprise entre 350 MPa et 1200 MPa dans le toron. On peut aussi considérer que la configuration du dispositif de confinement 20 lui permet de supporter une tension dans le toron comprise entre 20% et 60% de la charge maximale supportée par le toron. Le dispositif de confinement 20 est donc configuré pour supporter au moins la tension régnant dans le toron 16. Le dispositif de confinement 20 est installé autour du mors 24 en étant amené autour du mors 24 à partir d’un déplacement relatif du dispositif de confinement 20 et du mors 24. La tension dans le toron 16 peut ainsi être supportée par le dispositif de confinement 20. L’élément de reprise d’effort 12 est alors sollicité pour s’appuyer sur le dispositif de confinement 20. En l’espèce, l’élément de reprise d’effort 12 est sollicité en direction de la zone d’ancrage 2 au moyen des palans 15. Comme le montrent les figures 3 et 4, la surface arrière du dispositif de confinement 20 vient en butée sur la surface d’appui 13. Ainsi, lorsque les palans 15 sont actionnés, la tension du toron 16 est transférée à l’élément de reprise de l’effort 12 par l’intermédiaire du mors 24 et du dispositif de confinement 20. On peut ainsi, en contrôlant la traction appliquée par les palans 15, effectuer une détension progressive du toron 16 entre l’élément de reprise d’effort 12 et la zone d’ancrage 2. L’actionnement des palans 15 sollicite l’élément de reprise d’effort 12 en direction de la zone d’ancrage 2. Il est effectué jusqu'à ce que la tension cumulée dans les palans équilibre la tension dans le toron 16. De cette façon, la tension régnant dans le segment du toron 16 situé entre le mors 24 et la zone d’ancrage 2 s’annule, tel que schématisé sur la . La tension régnant dans l’autre segment du toron 16, entre l’élément de reprise d’effort 12 et la zone d’ancrage 3 augmente faiblement lorsque les palans appliquent une traction correspondant à la tension initiale dans le toron 16. Une fois le toron 16 détendu, le toron 16 peut être libéré de la zone d’ancrage 2 et de la zone d’ancrage 3. Le toron détendu peut être sectionné dans son segment entre le mors 24 et la zone d’ancrage 2 avant d’être libéré de ses ancrages. On note que le dispositif de confinement 20 étant configuré pour supporter une tension comprise entre 20% et 60% de la charge maximale supportée par l’armature 16, le procédé décrit ci-dessus peut être appliqué sur des armatures tendues à une tension significativement élevée en regard de leur effort de rupture. Le dispositif de confinement 20 est décrit ci-après, en référence aux figures 5 à 12. Les figures 5 à 10 montrent un premier mode de réalisation du dispositif de confinement 20. Dans ce mode de réalisation, le dispositif de confinement 20 comprend deux pots coaxiaux formant respectivement un élément femelle interne 21 et un élément externe 22. Le pot 21 a une forme allongée de longueur L1 suivant la direction longitudinale A (Figs. 6-7). La section transversale du pot 21 peut être constante ou variable sur cette longueur L1. Sur l’exemple des figures 5-10, cette section transversale est de forme circulaire. L’élément femelle formé par le pot 21 est traversé sur toute sa longueur L1 par le logement 23 destiné à recevoir le toron 16 et le mors 24 selon la direction longitudinale A, comme illustré sur les figures 6 à 10. Le pot 21 comprend une fente 25 permettant un engagement latéral du toron 16 dans le logement 23. Cette fente 25 s’étend sur toute la longueur L1 et a une largeur W1 légèrement supérieure au diamètre du toron 16, de sorte à laisser passer le toron 16 lorsque le pot 21 est mis en place. Dans certains cas, le pot 21 peut être associé à une pièce amovible 26, visible sur la , permettant l’obturation de la fente 25 une fois que l’armature 16 a été engagée dans le logement 23. L’autre pot 22 formant l’élément externe du dispositif de confinement 20 a une forme allongée de longueur L2 suivant la direction longitudinale A. Dans l’exemple représenté, l’élément externe 22 a une forme sensiblement cylindrique, sans que ceci ne soit limitatif. Le pot externe 22 est disposé autour du pot interne 21. En particulier, l’élément externe 22 comprend un logement 27 de section complémentaire de la section extérieure du pot 21. L’interface entre les deux pots 21, 22 est par exemple cylindrique. Comme montré sur les figures 6 et 7, une extrémité 28 du logement 27 est ouverte pour permettre l’engagement du pot externe 22 autour du pot interne 21, tandis que son extrémité opposée peut être partiellement obturée par une paroi 29. La paroi 29 comprend une ouverture 30 pour laisser passer le toron à détendre 16. Ainsi, le pot 21 est introduit dans le logement 27 par l’extrémité 28 et y est maintenu en contact avec la paroi 29. La paroi 29 et la surface d’appui 13 de l’élément de reprise d’effort 12 s’appuient l’une sur l’autre lorsque les palans 29 sont actionnés pour détendre le toron 16. La longueur L3 du logement 27 peut être égale ou supérieure à la longueur L1 de du pot 21, ce qui permet d’introduire entièrement ce dernier dans le logement 27. Le pot 22 comprend une fente 31 permettant un engagement latéral du toron 16 dans le logement 27 et s’étendant sur la longueur L2. La largeur W2 de la fente 31 est suffisante pour laisser passer le toron 16 lors de la mise en place du pot 22. Les pots 21, 22 du dispositif de confinement 20 peuvent être mis en place ensemble ou séparément autour du toron 16. S’ils sont mis en place ensemble, leurs fentes 25, 31 sont orientées angulairement de la même manière, pour permettre d’engager le toron 16 latéralement, comme l’illustre la . Ensuite, on fait tourner les pots 21, 22 l’un par rapport à l’autre autour de la direction longitudinale A pour que les fentes 25, 31 soient amenées en des positions angulaires différentes autour du toron 16, de préférence des positions diamétralement opposées comme l’illustrent les figures 9 et 10. Que les fentes 25, 31 aient des positions angulaires différentes permet au dispositif de confinement 20 d’avoir une meilleure résistance à l’effort qui tend à ouvrir les pots 21, 22 sous l’effet de la tension régnant dans le toron 16. Les figures 11 et 12 montrent un autre mode de réalisation du dispositif de confinement 20, comprenant un élément femelle 21 réalisé en assemblant deux demi-éléments 32. Les demi-éléments 32 peuvent présenter des formes similaires symétriques par rapport à leur plan de joint, sans que ceci ne soit limitatif. Les demi-éléments 32 sont par exemple reliés au moyen de boulons de serrage 34. Sur l’exemple de la , quatre boulons de serrage 34 sont prévus. Ces boulons 34 permettent de maintenir une face 35, dite face de connexion, d’un demi-élément 32 au contact de la face de connexion 35 de l’autre demi-élément 32, l’interface entre les faces de connexion 35 constituant le plan de joint des demi-éléments 32. Chaque boulon 34 traverse les deux demi-éléments 32 perpendiculairement aux faces de connexion 35 à travers un perçage respectif 36. Comme visible sur la , la face 35 de chaque demi-élément 32 comprend un alésage 33 ayant une section longitudinale tronconique. Lorsque les deux demi-éléments 32 sont assemblés, les alésages 33 de chaque face de connexion 35 se font face, de sorte à former le logement 23 tel que décrit ci-avant. Le dispositif de confinement 20 selon ce deuxième mode de réalisation permet également de confiner radialement le mors 24. Les demi-éléments 32 sont rapprochés latéralement vers l’armature 16 jusqu’à ce que les faces de connexion 35 entrent en contact. Les boulons de serrage 34 sont alors installés afin de maintenir les deux demi-éléments 32 en position l’un par rapport à l’autre, ce qui permettra de bloquer le mors 24 agrippant le toron 16. Des pions ou goupilles de cisaillement peuvent, optionnellement, être disposés en plus des boulons de serrage 34 afin de sécuriser davantage la connexion entre les demi-éléments 32 vis-à-vis d’un risque de glissement relatif entre eux. Comme indiqué ci-avant, le dispositif de confinement 20 selon les deux modes de réalisation présentés ci-avant est apte à supporter une intensité d’effort de traction dans le toron comprise entre 350 MPa et 1200 MPa, et une tension dans le toron supérieure 50 kN, voire supérieure à 150 kN, pouvant aller jusqu’à 180 kN. En particulier, le dispositif de confinement 20 est configuré pour supporter une tension dans l’armature comprise entre 20% et 60% de la charge maximale supportée par l’armature 16. Le dispositif de confinement 20 pouvant être installé individuellement autour d’un toron 16, le procédé décrit ci-avant peut être appliqué en vue du démontage d’un toron d’un câble de type MTP. Un cas particulier est celui où c’est l’ensemble du câble MTP qui est à démonter ; dans ce cas, les torons peuvent être ôtés un par un, ou petit groupe par petit groupe. Un autre cas d’usage est celui où il est demandé d’extraire un ou quelques torons d’un câble MTP à des fins d’inspection de l’état du câble. Le procédé présente en outre l’avantage de limiter l’emprise du chantier de remplacement et de limiter l’impact sur la sécurité lorsque la structure est maintenue en service pendant le démontage du toron ou du câble auquel il appartient. Les modes de réalisation décrits ci-dessus sont une simple illustration de la présente invention. Diverses modifications peuvent leur être apportées sans sortir du cadre de l'invention qui ressort des revendications annexées. Procédé pour ôter au moins une armature (16) d’un câble de structure (11) comportant plusieurs armatures parallèles tendues entre des première et seconde zones d'ancrage (2, 3), le procédé comprenant : - installer un élément de reprise d’effort (12) ayant une surface d’appui (13) dirigée vers la première zone d’ancrage (2) ; - placer un organe de coincement (24) sur au moins une armature (16) du câble de structure (11) entre la surface d’appui (13) et la première zone d’ancrage (2) ; - installer un dispositif de confinement (20) autour de l’organe de coincement (24) de manière à confiner radialement l’organe de coincement (24), le dispositif de confinement (20) ayant une surface en butée sur la surface d’appui (13) de l’élément de reprise d’effort (12) ; - solliciter l’élément de reprise d’effort (12) en direction de la première zone d’ancrage (2) jusqu’à détendre l’au moins une armature (16) entre la surface d’appui (13) et la première zone d’ancrage (2) ; - libérer l’au moins une armature (16) de la première zone d’ancrage (2). Procédé selon la revendication 1, dans lequel le dispositif de confinement (20) est configuré pour supporter un effort de traction supérieur à 20% d’une charge maximale prescrite pour l’au moins une armature (16). Procédé selon la revendication 2, dans lequel le dispositif de confinement (20) est configuré pour supporter un effort de traction allant jusqu’à 60% de la charge maximale prescrite pour l’au moins une armature (16). Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le dispositif de confinement (20) est configuré pour supporter une tension supérieure à 50 kN dans l’au moins une armature (16). Procédé selon la revendication 4, dans lequel le dispositif de confinement (20) est configuré pour supporter une tension allant jusqu’à 180 kN dans l’au moins une armature (16). Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le dispositif de confinement (20) est configuré pour supporter une intensité d’effort de traction supérieure à 350 MPa dans l’au moins une armature (16). Procédé selon la revendication 6, dans lequel le dispositif de confinement (20) est configuré pour supporter une intensité d’effort de traction allant jusqu’à 1200 MPa dans l’au moins une armature (16). Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, comprenant en outre disposer au moins un élément de traction (14) entre l’élément de reprise d’effort (12) et une partie solidaire de la première zone d’ancrage (2), et actionner l’élément de traction (14) pour solliciter l’élément de reprise d’effort (12) en direction de la première zone d’ancrage (2). Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel l’organe de coincement (24) comprend un mors tronconique, et dans lequel le dispositif de confinement (20) comprend un élément femelle (21) ayant un logement (23) tronconique ayant une forme complémentaire de celle du mors. Procédé selon la revendication 9, dans lequel l’élément femelle (21) présente une première fente (25) pour laisser passer l’au moins une armature (16) lors de la mise en place de l’élément femelle (21), le dispositif de confinement (20) comprenant en outre un élément externe (22) ayant un logement (27) dans lequel on insère l’élément femelle (21) et une seconde fente (31) pour laisser passer l’au moins une armature (16) lors de la mise en place de l’élément externe (22). Procédé selon la revendication 10, dans lequel l’interface entre l’élément femelle (21) et l’élément externe (22) est cylindrique. Procédé selon la revendication 10 ou la revendication 11, dans lequel l’installation du dispositif de confinement (20) comprend une rotation entre l’élément externe (22) et l’élément femelle (21) pour amener les première et seconde fentes (25, 31) en des positions angulaires différentes autour de l’au moins une armature (16). Procédé selon la revendication 12, dans lequel la rotation est effectuée de manière à orienter les première et seconde fentes (25, 31) de façon diamétralement opposée autour de l’au moins une armature (16). Procédé selon la revendication 9, dans lequel l’élément femelle (21) comprend au moins deux demi-éléments (32) assemblés autour de l’au moins une armature (16). Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel l’élément de reprise d’effort (12) comprend deux poutres engagées de part et d’autre de l’au moins une armature (16) depuis un premier côté du câble de structure (11), les deux poutres étant réunies sur un second côté du câble de structure opposé au premier côté, la surface d’appui (13) étant partagée entre les deux poutres une fois celles-ci réunies. Procédé selon la revendication 15, dans lequel au moins une des deux poutres est engagée entre l’au moins une armature (16) et une ou plusieurs autres armatures du câble de structure. Procédé selon la revendication 15 ou la revendication 16, dans lequel la sollicitation de l’élément de reprise d’effort (12) en direction de la première zone d’ancrage (2) comprend actionner au moins un élément de traction (15) disposé entre une partie solidaire de la première zone d’ancrage et une partie des deux poutres dépassant de la section du câble de structure. Système de détension d’au moins une armature (16) d’un câble de structure (11), le système comprenant un élément de reprise d’effort (12), au moins un organe de coincement (24) et un dispositif de confinement (20) adaptés à la mise en œuvre du procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes. Système selon la revendication 18, dans lequel l’organe de coincement (24) comprend un mors tronconique, et dans lequel le dispositif de confinement (20) comprend un élément femelle (21) présentant un logement (23) de forme complémentaire pour recevoir le mors tronconique. Système selon la revendication 19, dans lequel le dispositif de confinement (20) comprend en outre un élément externe (22) disposé autour de l’élément femelle (21), l’élément externe (22) étant mobile en rotation autour d’une direction longitudinale (A) de l’élément femelle (21). Système selon la revendication 20, dans lequel l’élément femelle (21) et l’élément externe (22) ont chacun une fente longitudinale pour insertion autour de l’au moins une armature (16). Système selon la revendication 19, dans lequel l’élément femelle (21) comprend au moins deux demi-éléments (32) reliés entre eux. Système selon l’une quelconque des revendications 18 à 22, dans lequel l’élément de reprise d’effort (12) comprend deux poutres à engager latéralement de part et d’autre de l’au moins une armature (16).