L'invention concerne un procédé pour relever à distance et avec exactitude des contours choisis de la surface extérieure d'un objet, en vue de déterminer des cotes, des dimensions ou des formes de cet objet. Il est souvent utile en effet de pouvoir déterminer avec précision des formes et dimensions d'objets inaccessibles, ou fragiles, ou déformables, pour lesquels les procédés de mesures habituels sont inapplicables. C'est le cas en particulier lorsque lton désire reproduire exactement un objet original de forme complexe et non formulable mathématiquement : si cet objet ne se prête pas au moulage, de par sa fragilité par exemple,ilesttrès difficile de le reproduire exactement. A titre d'exemple, le relevé à distance de cotes, dimensions, contours ou formes de surface extérieure d'objets pourrait très avantageusement remplacer le moulage dans des domaines tels que la chirurgie esthétique, la confection de prothèses diverses, la reproduction d'oeuvres d'art et beaucoup d'autres applicationsfacilement imaginables où la forme des surfaces extérieures ne peut absolument pas être explicitée mathématiquement. C'est pourquoi la présente invention propose un procédé pour relever à distance des cotes, dimensions, contours ou formes, de la surface extérieure d'un objet, procédé qui est caractérisé en ce que l'on projette optiquement sur objet, un éclairement contrasté présentant dans l'espace au moins une zone de transition d'ombre et de lumière, dont la disposition générale définit au moins un plan de transition, en ce qu'on enregistre ensuite sur un support d'enregistrement une image de l'objet, vu dans une direction qui n'est pas parallèle audit plan ; l'image comporte une courbe de transition d'une surface d'ombre portée et d'une surface éclairée sur l'objet. Cette courbe est la courbe d'intersection de la surface extérieure de l'objet avec ledit plan de transition d'ombre et de lumière dans l'espace, mais vue dans la direction d'observation. Selon cette direction d'observation dont l'angle par rapport au plan de transition est connu, et sion les réductions ou déformations éventuelles, connues, opérées par le moyen d'enregistrement (qui est par exemple un appareil photographique), on peut rAta- blir par des déformations, réductions, projections inverses, le contour plan exact de la courbe de transition des surfaces éclairée et non éclairée. On dispose ainsi zone représentation plane, sur laquelle des mesures de coordonnées sont faciles, d'un contour situé dans un plan choisi de l'objet examiné. La répétition spatiale ou temporelle de cet enregistrement pour des contours dans des plans différents, permet d'obtenir une représentation plane mesurable de l'ensemble de la surface extérieure de l'objet puisqu'elle fournit plusieurs contours dans des plans connus (par exemple des plans parallèles régulièrement espacés). Avec cette représentation plane mesurable, il est notamment possible, à titre d'application, de reproduire l'objet dans l'espace en trois dimensions, en grandeur naturelle ou avec un rapport de réduction ou d'agrandissement choisi ou même, si on le désire, avec des déformations choisies (agrandissement sélectif dans une seule direction par exemple). D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparattront dans la description détaillée qui suit et qui est faite en référence aux dessins annexés dans lesquels : - La figure la représente un objet dont on veut déterminer la forme extérieure, avec un contour plan visualisé sur cet objet - la figure lb représente une photographie de l'objet de la figure la, vu perpendiculairement au plan du contour visualisé, - la figure 2 représente un autre objet comprenant des bossages cachant des parties du contour visualisé - la figure 3a représente une visualisation de contours avec deux appareils photographiques pour enregistrer une image de ces contours - la figure 3b représente un montage de restitution des images des contours, déformées par les appareils photographiques;; - la figure 3c représente une photographie d'un contour restitué - la figure 4a représente un objet dont on veut déterminer des coordonnées dans un repère orthonorméde points sur sa surface extérieure, - la figure 4b représente deux contours visualisés sur l'objet de la figure 4a, enregistrés par un appareil photographique - la figure 4c représente ces contours restitués après transformation par un agrandisseur incliné - les figures 5a à 5c montrent un objet en trois dimensions reproduisant un autre objet - la figure 6a et 6b représentent des diapositives pouvant servir àla détermination de forme d'un objet. - la figure 7 représente un mode d'application du procédé selon l'invention, avec déplacement d'un chariot portant un projecteur et deux appareils photographiques. Pour bien faire comprendre le procédé de relevage de contours selon l'invention, on va décrire à partir d'un exemple très simple les opérations successives de la mise en oeuvre de ce procédé. Cet exemple est décrit en référence aux figures la et lb. Sur la figure la, on voit un objet 10 pour lequel on veut relever un contour plan de sa surface extérieure, c'est-àdire la courbe d'intersection de cette surface extérieure avec un plan. On éclaire cet objet à l'aide d'une source lumineuse 12 et on interpose entre la source 12 et l'objet un fil opaque rectiligne AS qui projette sur l'objet une ombre 14, située dans un plan contenant le fil AB lui-mêne. Ce gan défini par le fil AS et son ombre projetée 14, sera dénommé ci-après plan de projection. La courbe 14 représente donc un contour plan (situé dans le plan de projection) de la surface extérieure de l'objet 10, et c'est ce contour que l'on veut relever. Si on observe l'ensemble de l'objet 10 dans une direction perpendiculaire au plan de projection, on verra la courbe 14 en grandeur réelle, non déformée. Si on l'enregistre sur un support d'enregistrement 15, par exemple sur une pellicule photographique 15 (fig. lb) à l'aide d'un appareil photographique, la courbe enregistrée 14' (fig. lb) permettra une utilisation très facile du contour relevé, par exemple pour déterminer des formes (rayons de courbures, angles etc ...), ou des dimensions (d'un point à un autre de la courbe 14' représentant le contour 14), ou des coordonnées de points du contour dans un repère orthonormé (constitué par exemple par la perpendiculaire au plan de projection et deux directions situées dans ce plan et perpendiculaires entre elles), à condition bien sar de définir une origine du repère orthonormé (à reporter sur le support d'enregistrement 15 photographique ou autre ainsi d'ailleurs que les directions du repère orthonormé) et à condition de tenir compte du rapport de réduction éventuelle de la photographie et d'autres déformations possibles. Dans le cas où c'est effectivement un appareil photographique qui est utilisé, la courbe 14' reproduite sur le support d'enregistrement photographique 15 peut être déformée, selon les caractéristiques optiques de l'appareil : en effet, si l'appareil n'est pas placé à une distance très grande devant les dimensions de l'objet, tous les points du contour 14 ne sont pas vus sous le même angle et une déformation de perspective est introduit dans le courbe enregistrée 14'. Toutefois, ces déformations sont connues et elles peuvent Cotre rectifiées soit par le calcul, soit par une projection de la courbe enregistrée avec un appareil de mêmes caractéristiques optiques (focale etc...) que celui qui a servi à l'enregistrement de la courbe 14, ce qui rétablit la forme réelle de celle-ci. A l'aide d'un agrandisseur photographique notamment (de même focale que l'appareil photographique), on peut éventuellement reproduire sur un deuxième support d'enregistrement (tirage sur papier photographique) une courbe exempte de déformations de perspectives, cette dernière étant utilisée pour toutes mesures ou usages particuliers souhaités. Il est à noter qu'il a été fait mention ci-dessus d'un fil AB éclairé par une source lumineuse. Les variantes ci-après sont considérées comme équivalentes pour visualiser un contour plan sur l'objet 10 avant de l'enregistrer ; elles rentrent done dans le cadre de l'invention - utilisation d'un faisceau lumineux tel qu'un rayon de laser balayant un plante projection, la courbe 14 étant alors une courbe lumineuse se détachant sur fond sombre - utilisation d'un cache, muni d'une fente rectiligne, devant une source lumineuse - utilisation d'un cache, comportant une partie opaque et une partie translucide, la ligne de séparation de ces parties étant droite, et le contour 14 étant défini corme la limite entre une zone éclairée et une zone non éclairée de la surface de l'objet 10 - de manière générale, la définition non limitative que l'on adoptera pour cette opération de projection d'une courbe 14 sur la surface extérieure de l'objet 10 sera la suivente : projection sur l'objet 10 d'un éclairement contrasté définissant dans l'espace au moins une zone de transition d'ombre et de lumière, dont la disposition générale définit au moins un plan (plan de projection), la courbe 14, qui est le contour plan que l'on veut relever, étant définie comme la ligne de séparation d'une surface éclairée et d'une surface d'ombre portée sur l'objet.Le cas du fil AB de la figure 1 rentre notamment dans cette définition, en considérant qu'un volume d'ombre d'épaisseur faible mais non nulle est projeté sur l'objet avec, dans l'espace entre la source 12 et l'objet 10, deux plans très proches de séparation de ce volume d'ombre avec le volume de lumière l'environnant. - la courbe 14 peut être discontinue et non pas continue comme sur la figure 1, ceci notamment lorsqu'on veut mesurer des coordonnées de points : la source 12 est par exemple un projecteur devnt lequel est placée une mire représentant des points alignés. Ces points alignés projetés dans l'espace définissent encore un plan de projection, et permettent de visualiser une courbe 14 discontinue représentant point par point (ou trait par trait etc ...), avec une résolution choisie, un contour plan de l'objet 10. - l'enregistrement photographique est particulièrement approprié mais d'autres types d'enregistrements sont possibles on peut par exemple analyser directement l'image de la courbe 14 avec une caméra de télévision et mettre en mémoire le résultat de l'analyse dans un calculateur, sous forme de coordonnées de points successifs de la courbe. Ce mode d'enregistrement présente l'avantage de permettre d'effectuer électroniquement la prise en compte des déformations éventuelles de perspective (qui existent aussi dans une caméra de télévision), par une programmation adéquate du calculateur ; il est connu de coupler ensuite Si on le désire une table traçante à un calculateur contenant des coordonnées de points d'une courbe, pour mstituer cette courbe sur un support plan ou pour tout autre usage direct, tel qu'un usinage par une machine outil à commande électronique. - enfin, il est bien évident que dans certainesapplicavions il peut être utile d'éclairer l'objet 10 non pas avec une source de lumière visible, mais avec une source d'autres radiations électro magnétiques de longueurs d'onde compatibles avec la précision ou la résolution souhaitée pour le contour que l'on relève ; des exemples sont les sources de rayonnement infrarouge ou ultraviolet, ou encore de rayons X pour l'obser- vation d'un corps à travers une substance opaque à la lumière visible, ou mtme un rayonnement électronique P pour une plus haute définition des courbes. On a donc expliqué de la manière la plus simple possible, en référence aux figures la et lb, le principe fondamental de l'invention qui est le relevé d'un contour dans un plan choisi, p; Il y a lieu cependant de prévoir les cas où ltobserva- tion dans une direction perpendiculaire au plan de projection n'est pas souhaitable. Il s'agit notamment du relevé des contours de la surface extérieure d'un objet présentant des concavités et convexités accentuées, qui font que certaines parties de l'objet sont cachées par d'autres lorsque lton observe l'objet dans la direction perpendiculaire au plan de projection. Il est alors bon de choisir un autre angle d'observation, inférieur à 900 par rapport au plan de projection, et tel que l'on voie autant que possible la totalité de l'ombre du fil AB projetée sur l'objet. La figure 2 illustre un exemple d'objet 10 qui présente un bossage 16, lequel cache une partie 17 de la courbe 14 lorsque l'on observe dans une direction (flèche 18) perpendiculaire au plan de projection. Pour voir l'ensemble de la courbe 14 il faut se placer sous un autre angle (ici, de l'autre cOté du plan de projection par rapport à la flèche 18). Nais il n'est pas évident qu'alors d'autres bossages ne viendront pas cacher d'autres parties du contour 14. En théorie, plus la direction d'observation est proche de la direction de projection moins ily aura de parties cachées mais alors en contrepartie, moins le contour 14 sera accentué, car il sera vu sous un angle trop faible. Il y a donc un compromis à adopter ; on le fait en choisissant un angle moyen de la direction d'observation par rapport au plan de projection (exemple: 450), et, pour augmenter encore la certitude de voir un maximum de parties du contour 14, on observe l'objet de préférence de part et d'autre du plan de projection, avec deux appareils photographiques par exemple. La figure 3a illustre ce procédé : on projette l'ombre de deux fils A1B1 et A2B2 sur l'objet 10 de la figure 2, pour obtenir deux contours plans désirés de la surface de l'objet. Les deux contours qui résultent de cette projection sont situés de part et d'autre du bossage 16, si bien quten observant avec un appareil photographique, P1 situé d'un coté du plan de projection, on verra bien en entier le contour résultant de la projection du fil A1B1, mais on ne verra pas, quel que soit l'angle d'observation du P1 de ce côté du plan de projection, l'ensemble du contour résultant de la projection du fil A2B2. C'est pourquoi, on prévoit deux appareils de projection, P1 et P2, respectivement de part et d'autre du plan de projection, et chacun permet de relever complètement l'un des contours. On a pris deux fils dans cet exemple uniquement pour montrer que certaines parties pouvaient être vues d'un côté et cachées de l'autre et réciproquement mais bien entendu, dans la pratique, selon les utilisations on pourra en prendre un seul ou un plus grand nombre. Un angle préférentiel d'observation est 450 de part et d'autre du plan de projection, mais si les concavités et convexités de la surface de l'objet 10 sont très accentuées il peut être nécessaire d'utiliser plus de deux appareils photographiques, à des angles choisis en rapport avec ces concavités et convexités. C'est ainsi que sur la figure 3a, certaines parties de la surface extérieure ne peuvent être vues ni par l'un ni par l'autre des appareils à 450. On a déjà expliqué comment des déformations de perspective existaient en général,même pour une observation à 909 du plan de projection. A fortiori, si on se place à 450 (ou à tout autre angle & ), des déformations supplénentaires interviendront puisque, méme avec un appareil photographique placé à grande distance, un contour 14 sera vu sous un angle d, donc devra être corrigé pour être ramené à l'aspect qu'il aurait, vu sous un angle de 900.Cette correction consiste simplement en une transformation de la courbe plane 14' enregistrée photographiquement, par affinité orthogonale de rapport 1/singe par rapport à une droite contenue dans le plan de projection et perpendiculaire à la direction d'observation (dans le cas où l'objet est très loin de l'appareil photographique donc où 12 direction d'observation est la même pour tous les points du contour plan relevé). Dans le cas général où l'appareil photographique ne peut être considéré comme très loin de l'objet, il y a lieu de tenir compte d'une déformation de perspective complexe mais connaissable mathématiquement. Pratiquement, on s'arrange pour corriger automatique ment les erreurs de perspective en projetant à nouveau, sur une surface plane, la courbe 14', relevée sur le support photographique 15, mais vue sous un angle et déformée, la projection s'effectuant de préférence au moyen d'un appareil de même distance focale que l'appareil photographique ayant servi à l'enregistremeitsous un angle8(, et la surface plane, sur laquelle on projette la courbe 14', étant inclinée du même anglet par rapport à la direction de la nouvelle projection, pour que soit rétablie intégralement, sur la surface plane de la deuxième projection, la forme exacte que présente la courbe 14 dans son plan sur l'objet 10. Il est à noter qu'il faut repérer, sur le support photographique de la courbe 14' Initialement enregistrée, la direction particulière par rapport à laquelle doit être effectuées. l'affinité de rapport 1/sine (affinité réalisée par la deuxième projection). En effet, il faut ensuite effectuer la deuxième projection en prenant soin que cette direction particulière soit perpendiculaire à la direction de la deuxième protection (c'est-à-dire qu'elle soit reprojetée sans subir l'affinité) faute de quoi le contour cherché n1 est pas rétabli dans sa forme correcte. Le mot affinité est d'ailleurs pris ici dans un sens large puisqu'il ne s'agit pas vraiment d'une affinité car des déformations supplémentaires sont introduites par les objectifs des appareils photographiques. La figure 3b illustre un procédé de restitution de la forme exacte du contour 14 : un agrandisseur photographique 20, de méme focale que l'appareil photographique qui a enregistré intialement la courbe, est disposé avec un angle par rapport à une surface plane sur laquelle on va projeter la courbe 14 photographiée sur le premier support d'enregistrement 15 (pellicule négative ou diapositive). Le rapport d'agrandissement de l'agrandisseur peut autre inverse du rapport de réduction de l'appareil photographique si on veut retrouver le contour 14 en grandeur réelle sur un papier photographique 24 placé sur la surface plane 22. De toutes façons le rapport d'agrandissement total (échelle de la courbe enregistrée sur le deuxième support d'enregistrement qu'est le papier photographique 24) est facilement calculable et réglable. Nais ce qui est important c'est l'angle Gkde la direction de projection de l'agrandisseur par rapport à la surface plane, et aussi le positionnement de la première photographie dans cet agrandisseur pour que les parties de courbes vues dans déformation par l'appareil pho'ographique soient encore projetées sans déformation par l'agrandisseur, ou plus exactement que les déformations introduites par l'agrandisseur soient complémentaires des déformations introduites par l'appareil photographique pour annuler ces dernières.Il y a donc normalement lieu de repérer lors de l'enregistrement non seulement l'orientation de la direction d'observation de l'objet 10 mais encore l'orientation exacte de la pellicule photographique 15 placée dans l'appareil (par ses bords par exemple) pour pouvoir repositionner cette pellicule 15 dans l'agrandisseur avec une orientation par rapport à la ur- face plane 22 identique à l'orientation qu'elle avait par rapport au plan de projection, ceci pour que la restitution des formes du contour 14 ait bien lieu (en effet, on pourrait positionner l'agrandisseur avec un angle Cz correct sans se préoccuper de la position de la pellicule elle-même et la courbe restituée n'aurait rien à voir avec le contour désiré). A la figure 3c, on voit le deuxième support d'enregistrement 24 avec une courbe restituée 14" qui, si l'opération de correction de la courbe 14' a été bien effectuée, doit représenter fidèlement le contour 14 de l'objet de la figure 2. On a supposé un angle de prise de vueo( = 450 donc une affinité de rapport De manière générale, on peut définir dans l'espace contenant l'objet 10 un repère orthonormé Ox Oy Oz, l'une de ces directions, Ox par exemple étant parallèle au plan de projection, c'est-a-dire au plan dans lequel on veut relever un contour 14. Les deux autres directions sont quelconques mais perpendiculaires entre elles et perpendiculaires à la première. La direction d'observation de chaque appareil photographique est alors repérée par rapport à ce repère orthonormé, par exemple par ses angles relativement à deux des axes. Si on ne veut pas se contenter de relever une forme de contour plan de la surface extérieure de l'objet 10, et si on veut plutôt relever des coordonnées de points de ce contour, il y a lieu de repérer précisément des axes et unités de mesure sur les supports d'enregistrement 15 et 24, ces axes étant définis en relation avec le repère orthonormé Ox Oy Oz de l'espace contenant l'objet 10. Ayant défini un repère orthonormé comme dit ci-dessus (Ox parallèle au plan de projection), il y a lieu de repérer lors de l'enregistrement de la courbe 14' la position du plan de projection dans ce repère orthonormé : on peut la définir mathématiquement par l'équation d'un plan (ay + bz + c = 0) les ordonnées dans la direction Oy et cotes dans la direction Oz de tous les points de la courbe 14" seront liés par l'équation de ce plan, ce qui permet à partir de la connaissance d'une ordonnée de déterminer la cote. Les abolisses et ordonnées sont directement mesurées sur le support d'enregistrement 24 (courbe 14" ) sur lequel on a repéré les axes Ox et Oy. On peut mesurer initialement les coordonnées d'un point au moins du contour et repérer ce point sur la courbe 14" de manière à positionner avec certitude les axes surle support 24; ou encore on peut photographier des axes Ox Oy Oz matériels en même temps que l'objet 10, l'ombre du fil AB coupant au moins un des axes, à une position facilement mesurable. Ceci définit parfaitement le repère, sur le deuxième support d'enregistrement. Par conséquent, on voit comment selon l'invention on peut relever les coordonnées d'un ensemble de points d'un contour plan de la surface extérieure de l'objetl0. Les opérations successives consistent à - projeter sue l'objet dans une première direction une mire contrastée comportant un ensemble de points alignés (ou une ligne droite continue, c'est-à-dire une suite continue de points alignés), définissant dans l'espace un plan de projection, - définir dans le plan de projection une première direction d1 un repère orthonormé, - définir une deuxième et une troisième directions perpendiculaires à la première et perpendiculaires entre elles, les trois directions définissant un repère orthonormé pour la mesure des coordonnées. - enregistrer une image de l'objet, vu dans une direction d'observationnon parallèle au plan de projection, pour obtenir sur un support d'enregistrement un ensemble de points contrastés projetés sur l'objet et vus dans la direction d'observation, - effectuer s'il y a lieu une correction des positions des points contrastés enregistrés en fonction de la direction d'observation et de la position du plan de projection dans le repère orthonormé, et en fonction des déformations introduites par le moyen d'enregistrement, - repérer les positions corrigées des points enregistrés et en déduire les coordonnées des points contrastés correspondants visualisés sur la surface de l'objet 10 dans le repère orthonor mé. Le mode d'utilisation le plus pratique de ce procédé consiste à prendre comme troisième direction Oz du repère orthonormé une direction perpendiculaire au plan de projection, les première et deuxième directions (Oy et Ox) étant prises dans le plan de projection, et la direction d'observation étant choisie dans un plan perpendiculaire à la première direction (Oy). Ceci est illustré à la figure 4a. tes axes Ox Oy Oz peuvent être matérialisés sur l'objet 10 ou à côté de lui. La direction d'observation est supposé dans le plan xOz et le plan de projection a pour équation z = 0, correspondant à un contour 28 de l'objet 10. La figure 4b montre le résultat de la photographie sur le premier support d'enregistrement 15 (courbe 30) et la figure 4c le résultat après correction, sur le deuxième support d'enregistrement 24 (courbe 32). Les abscisses et ordonnées des points du contour peuvent être mesurées sur ce deuxième support. Beur cote est z = 0. Si maintenant on effectue une projection du fil AB dans un plan de cote z = z0 f O, on obtiendra un autre contour 34 sur la surface extérieure de~ltobjet, contour qui correspond à une courbe 36 sur la première photographie 15 et à une courbe 38 sur la deuxième photographie. On voit alors que si les ordonnées y des points de la courbe 38 peuvent être mesurées directement sur la deuxième photographie, par contre, les abolisses doivent être décalées d'une valeur constante à cause de la photographie sous un anglet et de la restitution par projection sous le même angle car cette double opération introduit une translation de l'en- semble du contour 58 dans la direction Ox, cette translation ayant pour valeur (-z0cotgok)si zO est la cote du plan de projection ( et si le rapport d'agrandissement de la courbe 38 par rapport au contour réel est 1). Il y a donc lieu de tenir compte de la position du plan de projection (z = z ici) pour faire la mesure des coordonnées o de la courbe 38 sur le deuxième support d'enregistrement. Ou bien on décale la courbe 38 par translation de zocotg dans la direction Ox ou bien on fait la mesure par rapport à une axe Oy' translaté de - zocotg d par rapport à Oy. o On voit donc que l'opération de correction des positions des points contrastés du premier support d'enregistrement inclut dans ce cas une affinité orthogonale, une déformation inverse de la déformation de perspective de l'appareil photographique, et en outre une translation de l'ensemble de ces points dans une direction donnée (ici Ox). On peut concevoir une mesure avec d'autres types de coordonnées pour les points d'un contour : par exemple en coordonnées polaires, (r, 8, x), le plan de projection ayant pour équation 8 : Eo, (en imaginant par exemple que sur la figure 4a on pivote le fil ÀB d'un angle Go autour de la direction Ox). La transformation affine qui restitue le contour cherché doit tenir compte à la fois de l'anglet et de l'angle Go puisque ce qui compte pour cette restitution c'est la direction de l'observation pgr rapport au plan de projection repéré selon les trois axes Ox Oy Oz. Dans le cas ou le plan de projection est défini par sa cote z = zO, on peut obtenir les coordonnées de tout un ensemble de points représentant la totalité de la surface extérieure de l'objet, avec une résolution choisie, en déplaçant le plan de projection parallèlement à lui-mtme et en enregis trant un contour pour chaque position de plan de projection. Ceci peut se faire soit en déplaçant le fil AB dont on projette 1'ombre ou l'objet 10, soit en utilisant une mire de fils paraS lèles, visualisant en une seule opération un ensemble de contours de la surface de l'objet Il ne faut pas oublier qu'alors, chaque courbe enregistrée doit autre translatée d'une distance zocot6 6 pour une cote zO du plan dans lequel elle est située. Le même principe de relevé des points de l'ensemble de la surface- extérieure peut bien entendu être appliqué au cas des coordonnées polaires, ou au cas où le plan de projection n'est pas défini par z =Zo mais par ax + bz = cte. Il faut connattre la position du plan de projection dans le repère orthonormé pour en déduire les coordonnées des points répérés sur les photographies. On va maintenant décrire une application particulièrement intéressante du procédé selon l'invention de relevage de contours de la surface d'un objet. Cette application est la reproduction matérielle dans l'espace à trois dimensions d'un objet quelconque. Le principe de cette reproduction est le suivant : on relève, suivant le mode décrit précédemment, un certain nombre de contours de la surface extérieure de l'objet, ces contours étant situés dans des plans parallèles entre eux et à des distances choisies les unes des autres (par exemple tous équidis tant ; pour caque contour relevé on usine dans un plan un matériau, destiné à matérialiser la reproduction, sur une largeur égale à l'intervalle entre le plan de ce contour relevé et le plan du contour adjacent, l'usinage servant à réaliser sur le matériau un contour identique au contour relevé ; ceci est fait pour un ensemble de plans adjacents du matériau de reproduction correspondant à l'ensemble de contours relevés adjacents, de manière que le matériau de reproduction prenne la forme d'un ensemble de contours de largeurs choisies, accolés les uns aux autres, représentant une approximation de la surface extérieure de l'objet. Plusieurs modes d'usinage de chaque plan sont possible un mode consiste prendre un matériau plan ayant une épaisseur égale à l'espacement entre les contours relevés, à découper ce matériau selon les divers contours, et à accoler les parties planes découpées pour reconstituer un objet matériel reproduisant l'objet initial. Un autre mode consiste à prendre un matériau volumineux et à usiner ce matériau selon des plans successifs adjacents. On sait effectuer un tel usinage nar fraisage en introduisant curb,e aans une macnine outil programmaDie successivemenl CnAqUe/releVee correspondant à chaque contour. Il existe des appareils de lecture de courbes planes dans lesquels on suit avec un crayon une courbe plane, des informations de commande étant immédiatement transmises à la machine-outil pour que l'outil suive un contour analogue. Si les courbes ont été enregistrées dans une mémoire de oalculateur, la commande de la machine-outil est encore plus simple. La figure 5a illustre en coupe latérale, suivant la ligne AA de la figure 5b, un objet matériel reproduisant un autre objet. Un ensemble de plaques planes de même épaisseur 50 sont accolées les unes aux autres. Elles ont été découpées chacune selon un contour particulier avant d'être accolées. Les contours de chaque plaque sont visibles sur la fig. 5b qui est une vue de face de l'objet. La figure 5c est une coupe d'un objet reproduisant le même objet initial qui a servi pour la reproduction des figures 5a et 5b mais réalisé par usinage suivant des plans successifs parallèles d'un seul bloc de matière. Les objets matériels ainsi réalisés peuvent bien entendu être ensuite polis par des moyens appropriés de manière à améliorer l'aspect extérieur qui, sans ce polissage, est en échelons. On peut aussi combler ces échelons avec une matière malléable (mastic, plâtre etc ...) pour rétablir une surface continue. Il est aussi possible de réaliser en même temps que I1 objet reproduit, un moule pour des objets à reproduire ensuite en série, ceci en utilisant la méthode des plaques découpées puis empilées. En effet, le découpage d'une forme fermée dans une plaque laisse une plaque résiduelle dans laquelle est ouverte une forme correspondante. L'empilement des plaques résiduelles constitue un moule(forme en crew)dela meme façon que l'empilement des plaques découpées formait un objet réel (forme en plein). On construit ainsi en une seule opération l'objet et le moule. De manière pratique, le relevé d'un ensemble de courbes de niveau situées dans des plans parallèles, en vue de la reproduction de l'objet par exemple, se fera en projetant sur l'objet une mire, comportant des bandes sombres et des bandes éclairées alternées, rectilignes, parallèles et équidistantes. Une telle mire, représentée à la figure 6a peut être une diapositive 60 placée dans un projecteur. L'espacement des bandes rectilignes définit une certaine résolution pour le relevé de la surface extérieure de l'objet : plus elles sont rapprochées, mieux la surface sera définie. A chaque transition d'ombre et de lumière correspond un contour plan sur objet et l'espacement des plans de ces contours à une valeur E. Comme expliqué en référence à la figure 3, on photographie l'objet sur lequel on a projeté cette mire, à l'aide de deux appareils photographiques P1 et P2 placés symétriquement de part et d'autre d'un plan de projection origine (correspondant à une bande centrale médiane 62 par exemple). Angle ck de la direction d'observation avec ce plan de projection est de préférence de 450. On obtient donc deux premièresphotographies représentant chacune une série de contours ; ces photographies sont projetées à nouveau par un agrandisseur, comme expliqué en référence aux figures 4a à 4c, pour éliminer les déformations de perspective , et on obtient deux photographies définitives, avec un rapport de réduction souhaité par rapport à l'objet photographié (R). Un contour origine est choisi (celui qui correspond au plan de projection origine par exemple) ; il sert au découpage d'une plaque origine (qui est découpée selon ce contour). Les contours adjacents à ce contour origine sont décalés vers ce dernier d'une distance et servent au découpage de plaques qui seront adjacentes à la plaque origine. Les contours suivants sont décalés de 2ER vers le contour origine et ainsi de suite, de manière que chaque contour soit exactement ce qulil serait et à la position qu'il occuperait si la photographie était prise à 900 du plan de projection. Avec deux appareils photographiques on ne peut pas avoir le volume complet de l'objet, puisque son arrière est caché. Avec plus d'appareils, et plus de mires projetées cela devient possible (par exemple avec 4 appareils photographiques et deux projecteurs on obtient une bonne reproduction d'un objet). Une variante de ce procédé de restitution de la surface extérieure d'un objet consiste, au lieu de visualiser simultanément une succession spatiale de contours de l'objet, à produire une succession dans le temps de contours situés dans des plans parallèles équidistants (ou à des distances connues les unes des autres), et à prendre une photographie par contour. On opère de la manière suivante : on visualise sur l'objet un contour, par exemple en projetant optiquement sur l'objet une diapositive 64 (fig. 6b) comportant une zone sombre 66 et une zone éclairée 68 séparées par une ligne droite (définissant donc dans 11 espace un plan de projection qui sépare un demi-espace éclairé d'un demi-espace sombre) ; on observe objet à partir d'un poste d'observation, et dans une direction non parallèle au plan de projection ; on déplace nla- tivetent l'un à l'autre l'objet et le projecteur (donc le plan de séparation) ; on enregistre à partir du poste d'observation, et à des positions relatives choisies de l'objet et du plan de séparation, le résultat de l'observation, pour obtenir sur au moins un support d'enregistrement un ensemble de courbes représentatives de contours de l'objet. Chaque contour obtenu est situé dans un plan de projection correspondant à une position relative choisie de l'objet et de ce plan, pour laquelle l'enregistrement a été effectué ; enfin on effectue une correction de chaque courbe pour tenir compte des déformations de perspective et de l'angle d'observation, et pour obtenir sur au moins un autre support d'enregistrement une courbe corrigée. Ceci est particulièrement intéressant pour relever les contours d'un objet de grande dimension. ta figure 7 illustre cette variante de procédé, toujours avec deux appareils photographiques P1 et P2, un projecteur 70, ces trois appareils étants montés sur un chariot 72, mobile en translation dans la direction 74 perpendiculaire au plan de projection 76 séparant un volume d'ombre et un volume éclairé, ceci de façon à ce que le plan de projection se déplace parallèlement à lui-mme. Des photographies sont prises simultanément par P1 et P2 à des moments tels qu'elles correspondent à des positionne mentis équidistants les uns des autres du plan de projection. On utilisera donc de préférence une translation uniforme du chariot 72 et un déclenchement régulier des appareils photographiques ; par exemple des caméras pourront être préférables à des appareils photographies car elles réaliseront automatiquement un déclenchement régulier ; des appareils photographiques à moteur etddclenchement synchrone peuvent aussi être envisagés. Il est important de noter qu'avec cette variante du procédé selon l'invention, il n'est pas nécessaire de procéder à une translation des courbes successives enregistrées, car les appareils photographiques sont toujours positionnés de la mêe façon par rapport au plan de projection, alors que dans le cas de plusieurs bandes rectilignes simultanément projetées, la position des appareils photographiques n'est pas la mdme par rapport à tous les plans de projection. Tous les contours relevés sur les photographies successives sont donc dans cette variante positionnés correctement par rapport aux bords de la photographie. Dans les deux cas décrits ci-dessus, de reproduction d'un objet, comme pour le relevage de contours ou de coordonnées, il y a lieu d'utiliser les courbes données par les deux appareils photographiques P1 et P2, puisqu'ils donnent des observations complémentaires. Par superposition, les parties de courbes éventuellement manquantes de l'une ou l'autre des photographies sont restituées. La correction qui est à effectuer sur les courbes enregistrées sur la pellicule photographique impressionnée dans les appareils P1 et P2 peut être faite par calculateur programmé selon un algorithme représentant les déformations introduites par les appareils photographiques ; des courbes corrigées sont alors retracées sur un traceur de courbe ou introduites dans une machine-outil. On peut tenir compte ainsi à la fois des déformations optiques des appareils, des affinités orthogonales dues à l'angle de prise de vue de l'objet, et des translations introduites par cet angle, alors que le procédé de correction utilisant un agrandisseur (nouvelle projection de la courbe 14' sur une surface plane) introduit des translations supplémentaires dans le cas de la mire comportant des bandes parallèles rectilignes. Dans tous les cas, on peut disposer à côté de l'objet des régles graduées représentant au moins un axe de repérage des contours ou coordonnées ; ceci peut faciliter notamment la séparation des courbes les unes des autres et leur identification lorsque l'on projette une mire de plusieurs droites parallèles. Egalement, des mires comportant des raies marquées (tirets ou points etc ...) peuvent faciliter la séparation des courbes. Selon la complexité de la surface, et la résolution désirée pour le relevé des contours, on utilisera une mire de bandes parallèles plus ou moins rapprochées, ou (dans la va riante de déplacement des appareils photographiques et du projecteur) une succession de prises de vues plus ou moins rapides. En utilisant la méthode qui consiste à projeter un ensemble de raies contrastées sur l'objet et à prendre une seule photographie (ou deux si on a deux appareils photographiques), on notera qu'il est possible d'effectuer un relevé instantané de la fore de cet objet,m8me s'il est en mouvement rapide, la limitation étant celle de l'appareil photographique (vitesse de déclenchement, ouverture du diaphragme, sensibilité de la pellicule). En particulier, un flash devant lequel est placé une mire zorille ou autre), ce flash étant synchronisé avec le déclenchement (simultané) des deux appareils, pourra être utilisé pour projeter les raies contrastées. Le procédé selon l'invention est applicable à la microphotographie ou les cotes dimensions et formes sont difficilement accessibles par des mesures mécaniques classiques. Si on le désire pour des applications particulières, on peut restituer des formes de surface extérieure de l'objet non rigoureusement identique à ce dernier mais affectées d'une déformation choisie, telle qu'un agrandissement sélectif dans une direction ; pour cela on agira par exemple sur la rapprochement des plans contenant les contours ou sur les opérations de correction des défauts introduits par l'objectif de l'appareil photographique. Des applications du procédé selon l'invention sont possibles dans des domaines variés tels que l'archéologie, la chirurgie (confection de prothèses), la chirurgie esthétique, la recherche scientifique, l'architecture (confection de maquettes), la sculpture, les jeux de construction etc Bien entendu, la présente invention ne se limite pas aux détails de procédé sçécîfiquement décrits ci-dessus. Des variantes peuvent être apportées sans qu'on sorte pour cela du cadre de cette invention. Une extension possible de la demande consiste notamment à projeter sur l'objet examiné une mire dont les raies ne sont pas rectilignes, mais par exemple circulaires, ce qui peut être intéressant dans certaines applications. Il est possible aussi de relever la forme de corps non solides (formes fugitives). REVENDICATIONS 1. Procédé de relevage de la forme extérieure d'un corps, caractérisé par les opérations qui consistent à - projeter optiquement sur le corps dans une direction donnée un éclairement contrasté présentant dans l'espace au moins une zone de transition ombre-lumière, cette zone définissant par sa disposition générale un plan de transition dans la région du corps, et - enregistrer une image du corps, vu dans une direction non parallèle au plan de transition, pour obtenir sur un support d'enregistrement une image d'une courbe de séparation d'une zone d'ombre et dune zone éclairée du corps, cette courbe étant représentative d'un contour plan de la surface extérieure du corps. 2. Procédé de relevage de forme selon la revendication 1, caractérisé par lsopération supplémentaire consistant à effectuer une correction de la courbe enregistrée, en fonction des déformations introduites par l'appareil d'enregistrement t de l'angle sous lequel est vu le corps, pour donner une courbe corrigée restituant à une échelle choisie la courbe visualisée sur l'objet, telle qu'elle est dans son propre plan. 3. Procédé de relevage selon la revendication 2, caractérisé par le fait que ladite correction comprend une déformation pratiquement inverse de la déformation introduite par le moyen d'enregistrement. 4. Procédé de relevage selon lune des revendications 2 et 3, caractérisé par le fait quel'enregistrement est fait à l'aide d'au moins un appareil photographique. 5. Procédé de relevage selon la revendication 4, caractérisé par le fait que l'éclairement contrasté est obtenu en projetant une mire comportant des raies parallèles contrastées. 6. Procédé de relevage selon la revendication 4, caractéri Sé par le fait que l'éclairement contrasté est obtenu en projetant une mire comportant une plage sombre et une plage éclairée séparées par une ligne de transition. 7. Procédé de relevage selon la revendication 6, caractérisé par le fait que l'ensemble des appareils photographiques et des moyens de projection de l'éclairement contrasté sont animés relativement au corps d'un mouvement de translation perpendiculairement au plan de projection et que les appareils photographiques sont déclenchés à des moment choisis. 8. Procédé de relevage selon l'une des revendications 4 à 7, caractérisé par le fait que 11 opération de correction est effectuée par une projection de la courbe enregistrée, sur une surface plane faisant avec la direction de projection un angle égal à l'angle sous lequel a été photographié le contour relevé, et qu'une correction supplémentaire de translation de la courbe est effectuée. 9. Procédé de relevage selon l'une des revendications 4 à 8, caractérisé par le fait que l'on utilise au moins deux appareils photographiques placés de part et d'autre du plan de transition obre-lumière. 10. Procédé de relevage selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait que la direction d'enregistrement de l'image du contour et la direction de projection de l'éclairement contrasté font un angle de 450. 11. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait qutil comprend au moins un projecteur apte à projeter une mire choisie, représentant soit un alignement de points soit une raie droite, soit un ensemble de raies parallèles, soit une zone sombre et une zone transparente séparées par une droite, et au moins un appareil photographique. 12. Procédé de reproduction matérielle en trois dimensions d'un corps, caractérisé par le fait que l'on relève une série de courbes corrigées représentant des contours plans successifs, de la surfAce extérieure du corps, par le procédé suivant l'une des revendications 1 à 10, que l'ondécoupe un matériau dans des plans successifs séparés par des intervalles choisis, le découpace dans chaque plan successif étant effectué selon la courbe corrigée relevée pour des plans successifs correspondants de la surface extérieure de l'objet. 13. Procédé de reproduction selon la revendication 12, caractérisé par le fait que le matériau utilisé comporte des plaques planes dtépaisseur constante qui sont accolées après découpage our restituer un objet matériel reproduisant le corps original. 14. Procédé de reproduction selon la revendication 13, caractérisé par le fait que l'épaisseur des plaques est égale à la distance entre les plans successifs sur le corps multipliée par le facteur de réduction total entre les courbes relevées et les contours réels visualisés sur le corps.