La présente invention a trait au domaine de la fabrication d'objets moulés en matiere plastique par chauffage haute fréquence sous pression de la matière disposée dans un moule creux muni d'un relief correspondant aux dessins à obtenir sur lesdits objets. Elle concerne plus parti culièrement un procédé d'obtention, par moulage du type ci-dessus, d'une tige et d'une semelle de chaussure. Il est maintenant bien connu d'obtenir divers objets moulés, par exemple des parties constitutives de tiges et empeignes pour chaussures ou des articles de maroquinerie, par remplissage à l'aide d'une matière plastique, telle que par exemple du chlorure de polyvinyle en poudre ou sous forme de plastisol, des parties creuses d'un moule constituant les négatifs du dessin a reproduire puis, apres éventuelle application sur le moule d'un matériau qui constituera la doublure, par chauffage haute fréquence (H.F.) sous pression de l'ensemble sandwich, après quoi un refroidissement permet d'obtenir un démoulage instantané de ltobjet conformé en matière plastique. Une telle technique, avec ses diverses variantes, ainsi que les appareillages appropriés ont déjà été décrits dans une série de brevets d'invention de la Société demanderesse. On sait quten soumettant un matériau diélectrique, par exemple une matiere plastique macromoléculaire, a des courants dont les fréquences correspondent a la résonance moléculaire du matériau en cause, on obtient un échauffement du aux pertes diélectriques. Par exemple, dans la technique susvisée, on soumet généralement de la poudre de chlorure de polyvinyle (PVC) a des fréquences d'environ 27 mégacycles ou plus, sous pression, dans des moules en élastomère de silicone, pour obtenir en mois de une minute des objets conformés correspondant aux dessins du moule.Ce dernier est en pratique confectionné a partir d'un mélange de silicone avec une poudre métallique, telle que de l'aluminium, de façon à assurer une meilleure répartition du champ HF et permettre un meilleur refroidissement du PVC moulé. On a décrit a cet effet des moules perfectionnés donnant d'excellents résultats, par exemple pour la confection de semelles de chaussures (brevet français n" 78.32827 et ses deux Certificats d'addition nO 78.33917 et 79.06692). Lorsqu'on désire confectionner une tige de chaussure montée sur semelle il faut, par les techniques connus a ce jour, mettre en oeuvre les 3 opérations successives suivantes : a) réalisation de la semelle, par exemple par moulage sous chauffage haute fréquence comme rappelé ci-dessus ; b) impression de la tige de chaussure par laminage ou autre procédé de relief et c) collage de la tige sur la semelle. Ces opérations exigent évidemment plusieurs manipulations et font appel à des machines différentes, par exemple un appareil de moulage sous haute fréquence à postes multiples et une presse séparée destinée au collage de la tige sur la semelle. L'invention a pour but d'apporter une notable simplification des opérations précitées en permettant l'obtention directe, en une seule phase, d'une tige montée sur semelle et ceci par emploi d'une seule machine de moulage haute fréquence de type connu. Pour parvenir ce but, on met en oeuvre un moule de construction et principe analogues à ceux décrits dans les brevets précités mais ayant subi une adaptation spéciale. Selon cette modification, la surface de la base ou partie basse du moule (par opposition l'autre partie du moule, constituant le couvercle ou contre-moule) qui comporte la cavité configuration de semelle, est légèrement creusée autour de cette cavité pour recevoir les éléments constitutifs de la tige de chaussure avant la mise sous pression et chauffage HF. Avantageusement, cette zone évidée est munie de dessins ou empreintes pour obtenir après moulage une tige comportant les impressions souhaitées. Selon le procédé de l'invention, on remplit la cavité en forme de semelle à l'aide de la matière plastique à pertes diélectriques puis applique sur la surface d'effleurement les éléments constitutifs de la tige et comprime l'ensemble par le couvercle du moule en appliquant la haute fréquence, le démoulage ultérieur permettant d'obtenir directement en une seule pièce la tige de chaussure combinée à la semelle. Le matériau plastique à pertes diélectriques peut être mis en oeuvre, comme cela est connu dans le moulage par chauffage sous haute fréquence, sous diverses formes telles que granulés, poudre ou plastisol. Bien qu'en pratique on utilise couramment du chlorure de polyvinyle (PVC) on peut bien entendu substituer à celui-ci tout matériau équivalent. Les éléments constitutifs de la tige se présentent sous la forme d'un support plat ou feuille pouvant être par exemple : un matériau textile ou du cuir enduit de matière plastique (PVC ou autre), une plaquette souple de croûte de cuir contrecollée sur une feuille tres mince de PVC (par exemple une à deux dixièmes m mS)' Lors de la mise en place de cette tige sur le moule, la partie enduction ou feuille de matière plastique est appliquée côté semelle. L'invention sera mieux comprise par la description détaillée d'un mode d'exécution non limitatif illustré par deux figures qui représentent schématiquement des vues en coupe de moules utilisables selon l'invention. Chaque moule comprend une base ou moule proprement dit 1 à carapace extérieure 2 en aluminium (ou équivalent) et un couvercle 3 ou contre-moule formé d'une plaque d'aluminium 4 et d'un matériau 5 constitué par un mélange de silicone et de poudre d'aluminium (par exemple 80 à 85 % en poids d'Ai). La partie 1 est munie de sa cavité 6 correspondant à l'emplacement pour le moulage de la semelle et la matériau de la partie pleine 7 est fortement chargé en poudre métallique pour assurer une répartition uniforme du champ de haute fréquence et un refroidissement rapide de l'objet moulé après chauffage. Dans l'illustration de la figure 1, la partie 7 renferme environ 20 Z de poudre d'aluminium.Selon la variante de la figure 2, où une membrane de résine pure 8 (par exemple silicone), jouant le rôle d'écran calori fiqueoest intercalée entre la cavité 6 et la partie pleine 7, cette dernière est beaucoup plus fortement chargée en poudre conductrice et renferme par exemple environ 80 % de poudre d'aluminium. De tels moules sont sensiblement conformes à ceux décrits en détail dans les brevets français précités. Selon un perfectionnement de l'invention, la surface de la base 1 est pourvue, autour de la cavité 6, d'une zone légèrement en creux 9 destinée à l'emplacement des éléments plats constitutifs de la tige de chaussure. Pour la mise en oeuvre du procédé, on remplit la cavité 6 de la matiere à mouler pour constituer la semelle de chaussure, par exemple de la poudre de PVC, puis on applique sur la surface l'élément plat 10 qui constituera la tige, comme par exemple un support de cuir sur lequel on a contrecollé une feuille mince de PVC. Ce support vient se coincer dans ltesFace creux 9 lorsqu'on referme le couvercle 3 du contremoule pour la mise sous pression. Pour l'opération de mdulage, la haute fréquence est assurée sur la partie supérieure 11 du moule. Elle échauffe la matière 12 et se répartit uniformément dans toutes les directions sur les contours du moule du fait que le matériau 7 se comporte comme une masse (avec, éventuellement, écran calorifique de la membrane 8 en résine pure). En pratique, les moules précités peuvent avantageusement être mise en oeuvre dans les machines de chauffage HF fonctionnant selon le principe du plateau tournant (ou "carroussel") avec une série de presses incorporées à chauffage et refroidissement au sein desquelles est dispose chaque moule, par exemple selon l'installation décrite dans le brevet français nO 75.27466. Ainsi, le procédé de l'invention permet d'obtenir en une seule opération la combinaison d'une semelle de chaussure et de sa tige portant les décorations souhaitées en évitant toutes les autres étapes classiques de montage. Parmi les applications les plus intéressantes on peut citer notamment la fabrication de chaussures de type mocassins mais, bien entendu, le procédé peut etre mis en oeuvre pour la réalisation de tout autre article de maroquinerie. REVENDICATIONS 1. Procédé d'obtention d'un ensemble unitaire tige-imprimée (ou décorée) - semelle de chaussure par la technique connue de chauffage sous haute fréquence de matière plastique disposée dans un moule avec couvercle et base munic d'une cavité représentant la configuration de la semelle et dont la zone entourant cette cavité est réalisée en matériau chargé de poudre métallique, le procédé étant caractérisé en ce que l'on remplit ladite cavité de la matière plastique puis applique sur la surface obtenue les éléments constitutifs de la tige et comprime l'ensemble par le couvercle en appliquant la haute-fréquence, le démoulage ultérieur permettant d'obtenir directement en une seule pièce la tige de chaussure associée 9 la semelle. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la surface du moule autour de la cavité est légèrement creusée et munie d'empreintes pour laisser place aux éléments constitutifs de la tige à souder et imprimer pendant le moulage. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les éléments de la tige sont constitués par un support plat, en cuir ou textile, enduit de matière plastique ou sur lequel on a contre-collé une mince feuille de matière plastique.