La présente invention se rapporte à l'exploitation des gisements de pétrole et a notamment pour objet un procédé d'extraction thermominière du pétrole par puits et caloporteur. L'invention peut être utilisée d'une manière efficace pour l'exploitation des gisements de pétroles très visqueux et de bitumes mobiles (fluides). Elle peut être utilisée aussi pour l'exploitation des gisements de pétrole dont l'énergie est épuisée. De nos jours, ces gisements ne peuvent pas etre exploités, en règle générale, par le procédé ordinaire consistant à effectuer l'extraction du pétrole à l'aide de puits forés à partir de la surface du sol. Dans ce cas, la récupération du pétrole est très faible. Pour l'exploitation de gisements de pétroles très visqueux et de bitumes mobiles, on connaît un procédé d'extraction du pétrole par mines, sans montee de la roche saturée de pétrole à la surface. Ce procédé consiste à exécuter un système d'ouvrages de mine à 10-30 mètres au-dessus du toit de la couche pétrolifère. Ensuite on divise le champ de mine en plusieurs secteurs. Sur l'aire de ces secteurs on creuse des voies au rocher avec des chambres de forage. A partir des chambres de forage, on pratique dans la courbe pétrolifère, conformément à un système choisi, des trous inclinés et verticaux. La profondeur des trous dépend de l'épaisseur de la couche pétrolifère. Selon ce procédé d'extraction du pétrole, les distances entre les fonds des trous, le nombre de trous et le système d'exécution des ouvrages de mine peuvent etre différents. L'emplacement des fonds de trous selon la semelle de la couche est régulier. La construction du trou prévoit son équipement d'un tubage qu'on abaisse jusqu'au toit de la couche pétrolifère, et le fond du trou est ouvert, c'est-à-dire qu'il n'est pas revêtu d'un tubage. Après l'exécution des trous, le pétrole est retiré de ceux-ci par éruption et puis ascension du pétrole par injection d'air ("air-lift"). Dans le cas de lteruption, le pétrole monte par les trous dans les chambres de forage grâce à la pression dans la couche pétrolifère. Dans le cas de l'extraction par "air-lift", le pétrole s'écoule à travers les trous grâce à lamenée d'air comprimé au fond du trou par des tubes auxiliaires. Depuis les trous, le pétrole arrive aux canaux réalisés dans les ouvrages de mine. Avec l'eau amenée aux canaux, le pétrole est transporté dans des installations qui le séparent de la masse principale d'eau. De ces installations, le pétrole est pompé dans des collecteurs centraux souterrains. Ensuite, après le premier traitement et le chauffage, le pétrole est pompé dans des réservoirs disposés sur la surface du sol. En cas d'application de ce procédé pour l'extraction de pétrole très visqueux, la production de la couche n'est pas importante. En outre, l'empoi de ce procédé nécessite l'exécution d'un grand nombre de travaux difficiles pour le creusement et le forage dans des roches stériles, non saturées de pétrole. Le grand nombre de trous en fonctionnement et leur emplacement dans les ouvrages souterrains compliquent l'exécution des travaux de réparation et la réalisation des opérations auxiliaires, telles que le traitement par acide de la couche, la fracturation hydraulique de la couche, etc. I1 est connu un procédé d'extraction thermominière du pétrole par puits avec action thermique sur la couche pétrolifère. Ce procédé prévoit la création d'un ensemble d'ouvrages de mine au-dessus de la couche pétrolifère. A partir desdits ouvrages de mine, on fore des trous verticaux et inclinés. Une partie de ces trous sont utilisés comme trous d'injection pour l'amenée du caloporteur (vapeur) à la couche pétrolifère, et les autres sont employés en qualité de trous d'exploitation pour l'extraction du pétrole depuis cette couche. Le pétrole est expulsé par le caloporteur (par exemple la vapeur) depuis les fonds des trous d'inlection jusqu'aux fonds des trous d'exploitation. A partir des fonds des trous d'exploitation, le pétrole est monté dans les ouvrages souterrains par "air-lift". Au fur et au mesure que les volumes d'extraction du pétrole croissent, le nombre de trous souterrains augmente. Les travaux de réparation sur les trous, dans des conditions d'action thermique sur la couche, se compliquent. Dans les trous d'exploitation fonctionnant par "air-lift" il se forme souvent des bouchons de sable, c'est-à-dire que les trous sont colmatés par le sable emporté à partir de la couche. En outre, pour l'extraction du pétrole par "air-lift", il faut équiper les trous de tubes spéciaux, de dispositifs pour arrêter au besoin l'amenée d'air, et il faut pomper de grands volumes d'air pour assurer la montée du liquide depuis le trou. De plus, en cas d'augmentation de la pression d'injection au-desrals Ae 3 10-20 kgf/cm3, il peut se produire des interruptions de la vapeur suivant les fissurations dans les ouvrages de mine situés au-dessus de la couche, ainsi que des effondrements des ouvrages de mine. Du fait des petites distances entre les trous, il n'est pas possible d'effectuer l'injection de vapeur en continu. Les arrêts en fonctionnement des trous d'injection et des trous d'exploitation aboutissent à la formation de bouchons de sable, à des complications dans l'exploitation des trous, à des difficultés dans l'extraction du pétrole chaud par "air-lift" et, comme résultat de tout cela, à une basse production de la couche pétrolifère. Selon un autre procédé connu d'extraction minière du pétrole par puits, on fore des trous à partir d'ouvrages de mine souterrains disposés au-dessous de la couche pétrolifère et la récupération du pétrole s'effectue depuis des trous peu profonds forés de bas en haut. Dans ce cas, les ouvrages de mine sont pratiqués radialement par rapport au puits de mine central, suivant la surface du champ de mine. Ce procédé assure l'extraction du pétrole de la couche par écoulement libre, et le chauffage de la zone de la couche située près du fond s'effectue par injection de vapeur au fond des trous par des tubes introduits dans ceux-ci. L'inconvénient de ce procédé réside dans la disposition irrégulière des ouvrages de mine et des trous suivant la surface du champ de mine. Les secteurs du champ de mine qui sont adjacents au puits de mine sont exploités à l'aide d'un réseau dense de trous. Les secteurs de la couche qui se trouvent à úne grande distance du puits de mine sont exploités à l'aide d'un réseau de trous espacés. Une telle disposition des trous aboutit à une exploitation irrégulière des réserves de pétrole. On connatt un procédé d'extration minière du pétrole par puits, consistant à forer un puits de mine vertical qui traverse la couche pétrolifère, au-dessous de laquelle on ménage une chambre de forage. A partir de cette chambre on fore radialement des trous inclinés et ascendants dans la couche pétrolifère. A travers lesdits trous, par l'intermédiaire de tubes (dont le diamètre est inférieur à celui du trou, on introduit un caloporteur (vapeur) dans la couche pétrolifère. Le pétrole chauffé s 'écoule dans la chambre de forage, d'où il est extrait à la surface. Malgré la simplification du processus d'extraction du pétrole et l'amélioration de la récupération de la couche pétrolifère, les secteurs de la couche qui sont mis en exploitation par ce procédé sont limités par les possibilités de forage des trous inclinés, et plus précisément, par leur longueur. De la sorte, on doit forer dans un secteur limité de la couche un puits isolé à partir de la surface du sol. Ce facteur diminue notablement les performances économiques d'un tel procédé d'extraction du pétrole. On connaît un procédé d'extraction minière du pétrole par puits et caloporteur, prévoyant la présence de deux horizons d'ouvrages de mine, notamment : ouvrages de mine disposés au-dessus de la couche pétrolifère et galerie d'exploitation située dans la partie inférieure de la couche pétrolifère. A partir des ouvrages de mine se trouvant au-dessus de la couche productrice on fore des trous inclinés pour l'amenée du caloporteur à la couche pétrolifère. Depuis la galerie d'exploitation on fore des trous d'exploitation ascendants à pente douce pour l'extraction du pétrole. Pour extraire le pétrole depuis les trous ascendants à pente douce, on remplit d'eau l'ouvrage de mine. Au cours de l'exploitation, un niveau constant du liquide est maintenu à l'aide de pompes. L'inconvénient de ce procédé réside dans les grandes pertes de chaleur à travers le toit et la semelle de la couche pétrolifère, du fait que le caloporteur se déplace à travers les trous d'injection suivant toute l'épaisseur de la couche pétrolifère. Une grande partie de la chaleur est cédée aux parois des trous d'injection dans des roches stériles, non saturées de pétrole et situées entre le toit de la couche pétrolifère et l'ouvrage de mine à partir duquel sont forés les trous d'injection. Le forage des trous d'injection dans les roches stériles constitue parfois plus de la moitié des travaux nécessaires à la rélisation des trous d'injection, ce qui diminue l'efficacité du processus d'extraction du pétrole. Dans certaines conditions géologiques, il est impossible de réaliser la construction des ouvrages de mine au-dessus de la couche pétrolifère ou sensiblement dans la partie supérieure de la couche pétrolifère, ce qui rend impossible la mise en oeuvre de ce procédé. On s'est donc proposé de mettre au point un procédé d'extraction thermominière de pétrole par puits et par caloporteur, qui permettrait d'améliorer la récupération du pétrole d'une couche pétrolifère grâce à l'accroissement de l'efficacité du processus de chauffage de la couche pétrolifère par rapport aux procédés analogues connus d'extraction du pétrole. Ce problème est résolu du fait que dans un procédé d'extraction thermominière du pétrole consistant à créer un ensemble d'ouvrages de mine souterrains et au moins une galerie de travail, à forer à partir de ladite galerie de travail des trous d'injection et des trous d'exploitation, à introduire un caloporteur dans la couche pétrolifère pour son chauffage jusqu a la température à laquelle le pétrole acquiert la fluidité nécessaire dans la couche petrolifère, à amener le caloporteur aux trous d'injection pour sa répartition régulière suivant tout le volume de la couche pétrolifère et pour l'expulsion du pétrole dans les trous d'exploitation vers la galerie de travail, d'où le pétrole est amené à la surface à travers les ouvrages de mine, suivant l'invention les trous d'exploitation sont forés dans les parties supérieure et inférieure de la couche pétrolifère et les trous d'injection sont forés dans la partie médiane de la couche pétrolifère, et puis, en introduisant le caloporteur sous pression, à travers les trous d'injection, dans la partie médiane de la couche, on extrait le pétrole depuis les parties supérieure et inférieure de la couche pétrolifère à travers les trous d'exploitation. L'amélioration de la récupération du pétrole à partir de la couche pétrolifère est obtenue grâce au chauffage de la couche pétrolifère et du pétrole qu'elle renferme, et par conséquent, grâce à la diminution de la viscosité du pétrole, à l'expansion du pétrole et à l'élévation de la pression dans la couche. L'élévation de l'efficacité du processus de chauffage de la couche est obtenue grâce à l'introduction du caloporteur dans la partie médiane de la couche et par l'extraction du pétrole depuis la partie supérieure (adjacente au toit) et la partie inférieure (adjacente à la semelle) de la couche pétrolifère, et par conséquent, grâce à la diminution des pertes de chaleur à travers le toit de la semelle de la couche, ainsi que grâce à l'absence pratiquement totale de pertes de chaleur à travers les parois des trous d'injection forés dans la couche pétrolifère. L'efficacité du processus d'extraction du pétrole est assurée grâce à l'augmentation de la productivité de la couche pétrolifère, à l'accroissement des cadences d'exploitation des gisements de pétrole et à la réduction multiple, et dans certains cas, la suppression complète, du volume des travaux de forage dans les roches stériles, non saturées de pétrole. Le procédé proposé prévoit le degré de drainage possible de la couche à l'aide de trous inclinés à pente douce et horizontaux qui, en s'étendant dans la couche pétrolifère sur des dizaines et des centaines de mètres, relient ses zones non homogènes, ses différents canaux, fissure, cavernes, et accroissent le degré de forage de la couche pétrolifère. Le procédé prévoit aussi la création, en plus du régime d'expulsion du pétrole, des conditions pour le drainage du pétrole sous l'action de la pesanteur et pour la simplification maximale possible du régime d'exploitation des trous, I1 est avantageux que dans les couches pétrolifères de puissance moyenne, constituées par des roches dures, soient exécutées trois galeries de travail, dont deux se trouvent sensiblement dans les parties supérieure et inférieure de la couche, à partir desquelles sont forés des trous d'exploitation horizontaux, et dont une troisième se situe dans la partie médiane de la couche pétrolifère, à partir de laquelle sont forés des trous d'injection horizontaux. Ceci permet de réduire à un minimum et, dans certains cas, de supprimer complètement le volume de travaux de forage dans les roches stériles, non saturées de pétrole. Dans le cas où la partie supérieure de la couche pétrolifère est constituée par des roches faiblement consolidées et par des roches meubles, et qu'au-dessous de la couche pétrolifère il y a des couches avec des eaux de couche sous haute pression et avec des roches instables, il est avantageux de réaliser deux galeries de travail, dont l'une se trouve dans la partie médiane de la couche et à partir de laquelle sont forés des trous d'exploitation ascendants et des trous d'injection sensiblement horizontaux, tandis que l'autre se situe sensiblement dans la zone de la partie inférieure de la couche et à partir de laquelle sont forés des trous d'exploitation sensiblement horizontaux. Dans ce cas, le volume des travaux de mine dans la couche pétrolifère est réduit du fait qu'au lieu de trois galèries de travail on construit deux galeries de travail. Il est souhaitable de creuser dans les couches pétrolifères dont la partie supérieure est constituée par des roches faiblement cimentées et par des roches meubles, et dont la partie médiane et inférieure, ainsi que les couches sous-jacentes, sont constituées par des roches stables et par des roches dures, deux galeries de travail, dont l'une se trouve dans la partie médiane de la couche et à partir de laquelle sont forés des trous d'exploitation ascendants et des trous d'injection sensiblement horizontaux, et dont l'autre se situe au-dessous de la couche pétrolifère et à partir de laquelle sont forés des trous d'exploitation ascendants. Dans ce cas, tous les trous d'exploitation fonctionnent par écoulement libre du pétrole. Cela simplifie l'extraction du pétrole. L'utilisation de la pesanteur améliore les conditions d'exploitation des trous. Le creusement de la galerie de travail inférieure et le travail ultérieur, dans celle-ci, du personnel de service se trouvent facilités du fait que ladite galerie de travail ne se situe pas dans la couche pétrolifère. Dans le cas de roches stables au-dessus et au-dessous de la couche pétrolifère, ainsi que de roches plus dures dans la partie supérieure de la couche pétrolifère que dans sa couche inférieure, il est avantageux de creuser deux galeries de travail, dont l'une se trouve au-dessus de la couche pétrolifère et à partir de laquelle sont forés des trous d'injection et des trous d'exploitation inclinés, et dont l'autre se situe au-dessous de la couche pétrolifère et à partir de laquelle sont forés des trous d'exploitation ascendants. Dans le cas de roches plus dures dans la partie inférieure de la couche pétrolifère que dans sa partie supérieure, ainsi que de roches stables au-dessus et au-dessous de la couche pétrolifère, il est avantageux de creuser deux galeries de travail, dont l'une se trouve au-dessus de la couche pétrolifère et à partir de laquelle sont forés des trous d'exploitation inclinés, et dont l'autre se situe au-dessous de la couche pétrolifère et à partir de laquelle sont forés des trous d'exploitation et des trous d'injection ascendants. Le choix de la galerie de travail pour l'emplacement des trous d'injection, dans les deux cas qui précèdent, se fait de manière à favoriser le forage des trous d'injection et à assurer la ventilation parfaite des ouvrages de mine où se trouve le personnel préposé, ainsi qu'en fonction des conditions géologiques concrètes. Cela permet d'assurer les conditions requises pour la protection et la sécurité du travail. Dans une couche pétrolifère de faible puissance et constituée par des roches dures, il est souhaitable de creuser une seule galerie de travail dans sa partie médiane et de forer à partir de celle-ci des trous d'injection sensiblement horizontaux et des trous d'exploitation ascendants et inclinés. Cela permet de réduire le volume des travaux de creusement des ouvrages de mine dans la couche pétrolifère. Dans des conditions où les parties médiane et inférieure de la couche pétrolifère sont constituées par des roches faiblement cimentées et par des roches faibles, il est souhaitable de creuser une galerie de travail sensiblement dans la partie supérieure de la couche pétrolifère et de forer à partir de celie-ci des trous d'injection inclinés et des trous d'exploitation inclinés et sensiblement horizontaux. Dans des conditions où toute la couche pétrolifère est constituée par les roches précitées, et où dans la partie inférieure de la couche pétrolifère se trouvent des eaux de couche sous haute pression, des roches faiblement cimentées ou des roches meubles, tandis qu'au-dessus de la couche pétrolifère se trouvent des roches stables, il est préférable de creuser une seule galerie de travail au-dessus de la couche pétrolifère et de forer à partir de celle-ci des trous d'exploitation et des trous d'injection inclinés. Dans des conditions où les parties médiane et supérieure de la couche pétrolifère sont constituées par des roches faiblement cimentées et par des roches meubles, et où la construction des ouvrages de mine au-dessus de la couche pétrolifère est difficile, il est rationnel de creuser la galerie de travail sensiblement dans la couche inférieure et de forer à partir de celle-ci des trous d'injection ascendants et des trous d'exploitation ascendants et sensiblement horizontaux. Dans des conditions où la couche pétrolifère et les roches situées plus haut ne permettent pas de construire dans celles-ci des ouvrages de mine, il est préférable de creuser la galerie de travail au-dessous de la couche pétrolifère et de forer à partir de celle-ci des trous d'exploitation et des trous d'injection ascendants. Dans le cas d'une couche pétrolifère de grande épaisseur il est rationnel de la diviser en plusieurs étages suivant l'épaisseur de la couche, et de forer les trous d'exploitation dans les parties supérieure et inférieure et les trous d'injection dans la partie médiane de chaque étage. Cela permet d'intensifier le processus d'extraction du pétrole grâce à l'augmentation des cadences d'exploitation et à l'amélioration de la récupération du pétrole à partir de la couche pétrolifère grâce à l'emploi d'un réseau plus dense de trous d'exploitation et de trous d'injection. Après le chauffage des couches pétrolifères non homogènes, il est souhaitable d'utiliser l'air en qualité de fluide pour l'expulsion du pétrole, introduit de force dans la couche pétrolifère, ledit air étant amené en alternance tantôt avec de l'eau chaude et tantôt avec de la vapeur. Cela permet d'élever l'efficacité de l'action thermique sur la couche pétrolifère. L'amélioration de l'efficacité du processus d'extraction thermominière du pétrole est obtenue grâce au remplacement de la partie du caloporteur (par exemple de la vapeur) qui est employée seulement pour l'expulsion du pétrole depuis la couche pétrolifère, par un agent d'expulsion moins cher : l'air. On n'amène dans la couche que la quantité de caloporteur (par exemple de vapeur et d'eau chaude) qui est indispensable au maintien de la température de la couche au niveau technologiquement nécessaire. L'air, en pénétrant dans la couche chauffée, se détend en créant dans la couche une différence de pression supplémentaire qui contribue à l'écoulement du pétrole vers les trous d'exploitation. En premier lieu, le pétrole saturant la couche est expulsé des grandes fissures et cavernes et des grands pores. L'eau chaude introduite ensuite dans la couche pétrolifère expulse le pétrole depuis les petits pores et les microfissures, grâce à l'imbibition capillaire. Après le chauffage d'une couche pétrolifère non homogène, il est souhaitable aussi d'employer un mélange eau-air en alternance avec de la vapeur, en tant que fluide pour l'expulsion du pétrole, introduit de force à travers les trous d'injection. Dans ce cas, l'efficacité de l'action thermique sur ladite couche s'accroit. La quantité de caloporteur (par exemple de vapeur) est choisie en tenant compte des exigences technologiques : chauffage de la couche pétrolifère et maintien de sa température au niveau voulu. Grâce au remplacement de la partie du caloporteur utilisée précédemment seulement pour l'expulsion du pétrole depuis la couche pétrolifère par un agent moins cher (mélange eau-air) on augmente l'efficacité du processus d'extraction thermominière du pétrole; c'est-à-dire qu'on dépense une quantité de caloporteur moins grande par unité de volume du pétrole extrait. Le mélange eau-air, en pénétrant dans la couche chauffée, se détend. I1 se crée une différence de pression supplémentaire qui contribue à l'avancement du pétrole dans la couche pétrolifère, des trous d'injection vers les trous d'exploitation. Grâce à la différence de pression, le pétrole saturant la couche est expulsé des grands pores et des cavernes et fissures importantes. A la suite de l'imbibition capillaire de la couche productrice par l'eau faisant partie de la composition du mélange eau-air il se produit une expulsion du pétrole depuis les petits pores et les microfissures. Les deux processus se déroulent alors simultanément. L'invention sera mieux comprise et d'autres buts détails et avantages de celle-ci apparaîtront mieux à la lumière de la description explicative qui va suivre de différents modes de réalisation donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs avec références aux dessins non limitatifs annexés dans lesquels:: - la figure 1 montre un secteur comprenant des ouvrages de mine avec des trous d'injection et des trous d'exploitation horizontaux, disposés radialement dans la couche pétrolifère, conformément à l'invention (les ouvrages de mine sont représentés conventionnellement dans un même plan horizontal); - la figure 2 est une vue en coupe suivant II-II de la figure 1; - la figure 3 montre un secteur comprenant des ouvrages de mine avec des trous d'injection et des trous d'exploitation horizontaux, disposés parallèlement l'un à l'autre, dans la couche pétrolifère, conformément à un autre mode de réalisation de l'invention (les ouvrages de mine sont représentés conventionnellement dans un même plan horizontal); - la figure 4 est une vue en coupe suivant IV-IV de la figure 3;; - la figure 5 est une vue en coupe verticale d'une couche pétrolifère dans laquelle les galeries de travail sont disposées dans ses parties médiane et inférieure, conformément à un autre mode de réalisation de l'invention; - la figure 6 est une vue en coupe verticale d'une couche pétrolifère avec les galeries de travail ménagées dans sa partie médiane et au-dessous de ladite couche, suivant un autre mode de réalisation de l'invention; - la figure 7 est une vue en coupe verticale d'unecouchepétrolifère avec les galeries de travail situées au-dessus et au-dessous d'elle (les trous d'injection étant forés à partir de la galerie de travail supérieure), conformément à un autre mode de réalisation de l'invention;; - la figure 8 est une vue en coupe verticale d'une couche pétrolifère avec les galeries de travail situées au-dessus et au-dessous d'elle (les trous d'injection étant forés depuis la galerie de travail inférieure), conformément à un autre mode de réalisation de l'invention; - la figure 9 est une vue en coupe verticale d'une couche pétrolifère dans laquelle une seule galerie de travail est ménagée dans sa partie médiane, suivant un autre mode de réalisation de l'invention; - la figure 10 est une vue en coupe verticale d'une couche pétrolifère dans laquelle une seule galerie de travail est construite dans sa partie supérieure, suivant un autre mode de réalisation de l'invention;; - la figure 11 est une vue en coupe verticale d'une couche pétrolifère avec une seule galerie de travail construite au-dessus d'elle, suivant un autre mode de réalisation de l'invention; - la figure 12 est une vue en coupe verticale d'une couche pétrolifère dans laquelle une seule galerie de travail est construite dans sa partie inférieure, suivant un autre mode de réalisation de l'invention; - la figure 13 est une vue en coupe verticale d'une couche pétrolifère, avec une seule galerie de travail construite au-dessous d'elle, suivant un autre mode de réalisation de l'invention; - la figure 14 est une vue en coupe verticale d'une couche pétrolifère de grande épaisseur divisée en plusieurs couches, avec des trous d'exploitation et d'injection forés dans chacune de celles-ci > suivant un autre mode de réalisation de l'invention. Le procédé de l'invention consiste en ce qui suit. On crée un ensemble d'ouvrages de mine souterrains comportant des voies 1 (figure 1), une descenderie ou analogue 2, un passage 3 et des puits de mine avec des salles de recette ou analogue, (non représentés sur la figure). Les voies 1 sont creusées au-dessus du toit de la couche pétrolifère 4 (figure 2). Elles sont inclinées sous un angle de l'ordre de 1 à 30 par rapport à l'horizon. Ensuite on construit les ouvrages inclinés, c'est-à-dire la galerie en pente 2 (figure 1) et le passage 3, dans la zone de la couche pétrolifère 4 (figure 2), et on y crée au moins une galerie de travail 5. Sur la figure 2 sont montrées trois galeries de travail, conformément à l'un des modes de réalisation de l'invention. A partir de deux d'entre elles, se trouvant sensiblement dans les parties supérieure et inférieure, respectivement, de la couche pétrolifère 4, on fore des trous d'exploitation 6 et 7 sensiblement horizontaux. A partir de la troisième galerie, se situant dans la partie médiane de la couche pétrolifère 4, on fore des trous d'injection sensiblement horizontaux 8. La galerie de travail 5 peut avoir différentes formes : circulaire (comme montré sur la figure 1), carrée, rectangulaire, elliptique, rectiligne (comme représenté sur la figure 3), curviligne, ou toute autre forme. Dans le cas d'une galerie de travail 5 circulaire, les trous d'exploitation 6, 7 et les trous d'injection 8 (figure 1) sont forés régulièrement selon la surface, suivant des rayons de circonférence (figure 1). Dans le cas d'une galerie de travail 5 rectiligne (figure 3), les trous 6, 7 et 8 sont forés régulièrement selon la surface, parallèlement l'un à l'autre. A travers le système de trous d'exploitation 6, 7 et d'injection 8, on chauffe la couche pétrolifère 4 par l'un des procédés connus utilisés dans la pratique de l'extraction thermominière du pétrole par puits de mine et par caloporteur, jusqu'à une température à laquelle le pétrole acquiert la fluidité nécessaire dans la couche pétrolifère. Pour différents gisements de pétrole, cette température peut varier dans une plage étendue, d'environ 80 à 2500C, et dépend des propriétés du pétrole. Gracie au réseau dense de trous d'exploitation 6, 7 et de trousd'injection 8 ayant une grande étendue dans la couche pétrolifère 4, cette dernière s'échauffe régulièrement et rapidement dans tout son volume. Dans le cas de couches très perméables et fissurées, d'épaisseur ou puissance moyenne ou faible, on réalise le chauffage de la couche 4 par injection de caloporteur (par exemple de vapeur) seulement à travers les trous d'injection 8. La présence de fissures dans la couche 4 facilite le chauffage. Lors de l'augmentation de la température de la couche pétrolifère 4, la viscosité du pétrole diminue et sa fluidité s'accrot. L'introduction du caloporteur dans la partie médiane de la couche 4 à travers les trous d'injection 8 et la récupération du pétrole de la partie supérieure (adjacente au toit) et de la partie inférieure (adjacente à la semelle) de la couche pétrolifère 4 à travers les trous d'exploitation 6 et 7, augmentent l'efficacité du chauffage de la couche 4 grâce à la diminution des pertes de chaleur à travers le toit et la semelle de la couche 4, ainsi que grâce à l'absence de pertes de chaleur à travers les parois des trous, qui sont forés, dans ce cas, non pas dans des roches stériles ou non productrices (non saturées de pétrole), mais entièrement dans la couche pétrolifère 4. Après obtention de la température nécessaire, on effectue la récupération du pétrole à travers les trous d'exploitation 6 et 7, en injectant de force le caloporteur (par exemple : vapeur, eau chaude, air chaud, etc.) dans la partie médiane de la couche 4 à travers les trous d'injection 8. La différence de pression entre les trous d'injection 8 et les trous d'exploitation 6 et 7, l'imprégnation capillaire, ainsi que la pesanteur du pétrole, favorisent l'expulsion de ce dernier, qui passe des blocs de roche de la couche 4 dans les fissures et de là dans les trous d'exploitation 6 et 7. La grande surface de forage de la couche 4 par les trous d'exploitation 6 et 7 et par les trous d'injection8,ainsiquelesfacteurs indiqués plus haut, permettent de réduire notablement la résistance à l'écoulement du pétrole dans la couche 4. Dans le cas des trous d'exploitation 6 et 7 et des trous d'injection 8 parallèles entre eux (figure 3), il se crée, pour le drainage de la couche 4, de meilleures conditions que dans le cas de la disposition radiale des trous 6, 7 et 8 (figure 1), car on obtient une couverture plus régulière de la couche 4 par le réseau de trous. Le grand nombre de trous d'injection 8 et la grande surface de forage de la couche pétrolifère 4 par les trous d'injection 8 évitent la nécessité d'injecter le caloporteur sous haute pression, ce qui permet d'éliminer tout à fait ou de réduire notablement la possibilité d'irruption de la vapeur dans les voies 1 (figures 1 à 4). L'extraction du pétrole par un système de trous d'exploitation 6 et 7 inclines et horizontaux ayant une grande étendue dans la couche 4 donne la possibilité de mieux utiliser la fissuration naturelle de la couche 4, avec fissures principalement verticales. Les distances, à chaque niveau, entre les trous d'exploitation 6 et 7 et les trous d'injection 8 sont choisies en fonction des conditions géologiques concrètes. Elles peuvent être soit égales, soit différentes. Le pétrole extrait des trous d'exploitation 6 et 7 arrive dans la galerie de travail 5 et de là dans des rigoles ménagées dans les voies 1. Avec l'eau amenée aux rigoles, le pétrole s'achemine par écoulement libre, grâce à l'inclinaison de l'ordre de 1 à 3 des ouvrages de mine par rapport à I'horizon, vers des installations assurant sa séparation d'avec la majeure partie de l'eau. Le pétrole et l'eau peuvent être acheminés le long des voies 1 à l'aide de pompes. A partir desdites installations le pétrole est pompé vers des réservoirs centraux souterrains (non représentés), d'où il est dirigé à travers des trous spéciaux ou un puits vers les réservoirs du parc de stockage situé à la surface du sol (non représentés). On peut, sans sortir du cadre de l'invention, creuser les voies 1 (figures 3 et 4) à un niveau inférieur à celui de la couche pétrolifère, une telle disposition des voies 1 permettant de créer des conditions plus favorables pour l'amenée du pétrole dans celles-ci à partir des galeries de travail 5. Dans ce cas, l'acheminement du pétrole peut s'effectuer par écoulement libre. Selon d'autres modes de réalisation de l'invention, les galeries de travail 5 peuvent être construites sous forme de deux ouvrages de mine jumelés, comme montré sur'la figure 3, ou bien sous forme d'un seul ouvrage de mine (rectiligne ou curviligne). Dans les deux cas, l'étendue de la galerie de travail 5 est choisie, entre autres, de façon à assurer leur ventilation dans de bonnes conditions. Le système de ventilation doit respecter les règles de protection du travail et les consignes de sécurité du personnel préposé. Dans la suite de la présente description les autres modes de réalisation du procédé proposé seront illustrés par des vues en coupe verticale de la couche pétrolifère, montrant la disposition des galeries de travail constituées d'un seul ouvrage de mine, étant bien entendu qu'elles peuvent être constituées, là ou cela est nécessaire, par des ouvrages de mine jumelés. On supposera aussi que les voies peuvent être disposées soit à un niveau supérieur, soit à un niveau inférieur à celui de la couche pétrolifère, sauf indications contraires au cours de la description. Dans les autres modes, décrits ci-dessous, de mise en oeuvre du procédé de l'invention, les systèmes de collecte ou d'accumulation, de préparation et de montée du pétrole à la surface sont analogues au procédé décrit plus haut, suivant lequel trois galeries de travail sont creusées dans la couche pétrolifère. Selon l'un desdits autres modes de réalisation, utilisé de préférence lorsque la partie supérieure de la couche pétrolifère 4 (figure 5) et les couches situées au-dessous de cette couche sont constituées par des roches faiblement cimentées et par des roches meubles, ou encore dans le cas où des eaux sous haute pression se trouvent dans les couches inférieures, on construit deux galeries de travail, dont l'une se trouve dans la partie médiane de la couche pétrolifère et à partir de cette galerie on fore des trous d'exploitation 6 ascendants et des trous d'injection 8 sensiblement horizontaux, tandis que l'autre galerie 9 se situe sensiblement dans la zone de la partie inférieure de la couche et à partir de cette deuxième galerie on fore des trous d'exploitation 7 sensiblement horizontaux (figure 5). On introduit le caloporteur à partir de la galerie de travail supérieure 5, à travers les trous d'injection 8 ayant une grande étendue dans la couche pétrolifère 4, ce qui permet d'élever l'efficacité du chauffage de la couche pétrolifère. L'emploi de deux galeries de travail 5 et 9 au lieu de trois permet de réduire le volume des travaux miniers difficiles dans la couche pétrolifère 4 et de simplifier le fonctionnement des trous d'exploitation 6 forés dans la partie supérieure de la couche 4, grâce à leur inclinaison ascendante. Selon un autre mode de réalisation de l'invention utilisé de préférence lorsque la partie supérieure de la couche pétrolifère 4 (figure 6) est constituée par des roches faiblement cimentées et par des roches meubles, dont les parties médiane et inférieure, ainsi que les couches sous-jacentes, sont composées de roches stables et dures, on construit la galerie inférieure 9 plus bas que la couche pétrolifère et on fore à partir de cette galerie des trous d'exploitation 7 ascendants (figure 6). On introduit le caloporteur à travers les trous d'injection 8, à partir de la galerie de travail supérieure 5. L'inclinaison des trous d'exploitation 6 et 7 vers le haut assure leur fonctionnement par écoulement libre du pétrole, dont l'extraction est ainsi notablement simplifiée. L'utilisation de la pesanteur améliore les conditions d'exploitation des trous. En présence de roches stables au-dessus et au-dessous de la couche pétrolifère 4, ainsi qu'en présence de roches plus dures dans la partie supérieure de la couche pétrolifère 4 que dans sa partie inférieure, on peut utiliser un autre mode de mise en oeuvre du procédé de l'invention, consistant à creuser deux galeries de travail, dont l'une 5 (figure 7) se trouve plus haut que la couche pétrolifère 4, et à forer à partir de cette galerie des trous d'injection 8 inclinés et des trous d'exploitation 6 inclinés, tandis que l'autre galerie de travail 9 se situe à un niveau inférieur à celui de la couche pétrolifère 4, et à partir de cette deuxième galerie on fore des trous d'exploitation 7 ascendants. En présence de roches plus dures dans la partie inférieure de la couche pétrolifère 4 (figure 8) que dans sa partie supérieure, ainsi qu'en présence de roches stables au-dessus et au-dessous de la couche pétrolifère 4, on peut creuser, suivant encore un mode de mise en oeuvre du procédé de l'invention, deux galeries de travail, dont l'une 5 se trouve à un niveau supérieur à celui de la couche pétrolifère 4, et forer à partir de cette galerie des trous d'exploitation 6 inclinés, tandis que l'autre galerie 9 se situe à un niveau inférieur à celui de la couche pétrolifère 4 et on fore à partir de cette deuxième galerie des trous d'exploitation 7 ascendants et des trous d'injection 8. Dans les deux derniers modes de réalisation décrits ci-dessus (figures 7 et 8), les galeries de travail 5 et 9 pour le forage des trous d'injection 8 sont choisies de manière à favoriser le forage des trous d'injection et assurer une ventilation fiable des ouvrages de mine dans lesquels se trouve le personnel préposé, ainsi qu'en fonction des conditions géologiques concrètes. Dans les couches pétrolifères 4 (figure 9) de faible épaisseur constituées par des roches dures, on peut construire, suivant encore un mode de mise en oeuvre du procédé de l'invention, une galerie de travail 5 dans la partie médiane de la couche pétrolifère 4, et forer à partir de cette galerie des trous d'injection 8 sensiblement horizontaux et des trous d'exploitation 6 et 7 ascendants et inclinés. L'utilisation d'une galerie de travail unique 5 permet de réduire le volume des travaux de creusement difficiles dans la couche pétrolifère 4. La galerie de travail 5 peut être construiteavecapprochesoit à partir de la partie supérieure, soit à partir de la partie inférieure de la couche pétrolifère 4, suivant les conditions minières et géologiques concrètes : dureté des roches, manifestation de gaz dans celles-ci, etc. Selon encore un mode de réalisation du procédé proposé, utilisé notamment lorsque les parties médiane et inférieure de la couche pétrolifère 4 (figure 10) sont constituées par des roches faiblement cimentées et par des roches meubles, on peut construire une galerie de travail 5 sensiblement dans la partie supérieure de la couche pétrolifère 4, et forer à partir de cette galerie des trous d'injection 8 inclinés, des trous d'exploitation 6 sensiblement horizontaux et des trous d'exploitation 7 inclinés. Du fait que sous la galerie de travail il se forme des fractions perdues d'huile, dont l'exploitation à travers les trous d'exploitation 7 peut prendre beaucoup de temps, on peut aussi forer des trous d'exploitation verticaux 10, d'où le pétrole est retiré par jaillissement ou par "air-lift". Selon encore une variante de mise en oeuvre du procédé proposé, utilisée notamment lorsque toute la couche pétrolifère 4 (figure 11) est constituée par les roches précitées, et que sa partie inférieure contient des eaux sous haute pression, tandis que des roches stables se trouvent au-dessus de la couche pétrolifère 4, on peut creuser une galerie de travail 5 au-dessus de la couche pétrolifère 4 et forer à partir de cette galerie des trous d'exploitation 6 et 7 inclinés et des trous d'injection 8. Cela permet de mettre en oeuvre le procédé dans les conditions où toute la couche pétrolifère 4 est constituée par des roches dans lesquelles il est difficile de construire les ouvrages de mine et de les maintenir dans l'état nécessaire. En cas d'extraction du pétrole depuis les fractions perdues de la couche pétrolifère 4, disposées sous la galerie de travail 5, on effectue le forage de trous d'exploitation spéciaux 10 verticaux, d'où le pétrole est retiré par jaillissement et par "air-lift". Dans le cas où les parties médiane et supérieure de la couche pétrolifère 4 (figure 12) sont constituées par des roches faiblement cimentées et par des roches meubles, et que le creusement des ouvrages de mine au-dessus de la couche pétrolifère 4 est difficile, on peut, selon encore un autre mode de mise en oeuvre du procédé de l'invention, construire une galerie de travail 5 sensiblement dans la partie inférieure de la couche pétrolifère 4, et forer à partir de cette galerie des trous d'injection 8 ascendants et des trous d'exploitation ascendants 6 et sensiblement horizontaux 7. Dans le cas où il est difficile ou impossible de construire des ouvrages de mine dans la couche pétrolifère 4 (figure 13) et dans les roches situées au-dessus d'elle, on peut, pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention, réaliser une galerie de travail 5 plus bas que la couche pétrolifère, et forer à partir de cette galerie des trous d'exploitation 6 et 7 ascendants et des trous d'injection 8 ascendants. Cette variante du procédé proposé supprime la nécessité de creuser des ouvrages de mine dans la couche pétrolifère. Suivant encore un mode de mise en oeuvre du procédé de l'invention, on peut diviser une couche pétrolifère 4 de grande épaisseur (figure 14) en plusieurs couches. La figure 14 montre > à titre d'exemple non limitatif d'une telle division, une couche pétrolifère 4 divisée en deux couches A et B. On fore des trous d'exploitation 6, 7 et 11, 12 dans les parties supérieure et inférieure, et des trous d'injection 8, 13 dans la partie médiane de chaque couche A, B, respectivement. Dans la couche supérieure A (figure 14), on fore à partir de la galerie de travail 5 des trous d'injection 8 et des trous d'exploitation 6 et 7, et dans la partie inférieure B, on fore à partir de la galerie de travail 9 des trous d'injection 13 et des trous d'exploitation 11 et 12. On construit les galeries de travail 5 et 9 à partir de voies disposées soit plus haut, soit plus bas que la couche pétrolifère 4, en fonction des conditions géologiques. Lorsque des couches constituées par des roches dures se trouvent au-dessus de la couche pétrolifère 4 et au-dessous de celle-ci, on peut construire la galerie de travail 5 avec approche du haut, et la galerie de travail 9, avec approche du bas. Selon encore un autre mode de réalisation de l'invention, dans les gisements où le pétrole n'est pas susceptible de s'enflammer spontanément dans la couche, après le chauffage de la couche pétrolifère on peut utiliser de l'air en qualité de fluide pour l'expulsion du pétrole. L'air peut être introduit de force dans la couche à travers les trous d'injection en alternance avec l'introduction d'eau chaude et de vapeur. Suivant cette variante pratique de mise en oeuvre de l'invention proposée, les opérations d'amenée d'air, d'eau chaude et de vapeur s'effectuent suivant la succession ci-après: 1. Chauffage de la couche pétrolifère jusqu'à la température à laquelle le pétrole acquiert la fluidité nécessaire, de la manière décrite plus haut. 2. Refoulement de l'air dans la couche pétrolifère à travers les trous d'injection. La durée du cycle de refoulement de l'air dépend des propriétés physiques du pétrole et des caractéristiques géologiques de la couche pétrolifère : épaisseur, porosité, fissuration, saturation en pétrole et en eau, et autres. Le cycle de pompage peut durer d'une à quelques secondes. La pression 2 de refoulement peut varier, par exemple, de 1 à 8 kgf/cm2. La quantité d'air refoulé ne doit pas dépasser les volumes auxquels peut se produire une auto-ignition du pétrole dans la couche pétrolifère. 3. Refoulement d'eau chaude dans la couche pétrolifère à travers les trous d'injection. La durée du refoulement d'eau chaude est d'une à quelques secondes. La pression de refoulement varie, par exemple, de 1 à 10 kgf/cm2. 4. Refoulement de vapeur dans la couche pétrolifère à travers les trous d'injection. La durée du cycle de refoulement de vapeur est déterminée par les caractéristiques géologiques et physiques de la couche pétrolifère et peut être de 10 à 30 jours. La pression de refoulement est de 1 à 20 kgf/cm2. La récupération du pétrole s'effectue cycliquement à partir des trous d'exploitation. Le cycle d'injection d'air, d'eau chaude et de vapeur est répété plusieurs fois selon les besoins technologiques. L'air, en pénétrant dans la couche chauffée, se détend, et il se crée dans la couche une différence de pression supplémentaire qui contribue à l'écoulement du pétrole vers les trous d'exploitation. Le pétrole se trouve d'abord expulsé des grandes fissures et des grands pores. L'eau chaude, introduite ensuite, expulse le pétrole depuis les petits pores et les microfissures, grâce à l'imbibition capillaire. En choisissant la quantité de caloporteur, par exemple de la vapeur et de l'eau chaude, au niveau nécessaire pour le maintien de la température voulue, et en remplaçant une partie de celui des caloporteurs qui est utilisé seulement pour la récupération (expulsion depuis la couche pétrolifère) du pétrole, on obtient une élévation de l'efficacité du processus d'extraction du pétrole, c'est-à-dire une diminution de la quantité de caloporteur dépensée par unité de pétrole extrait. En alternant ainsi l'injection d'air, d'eau chaude et de vapeur dans la couche préalablement chauffée, on réussit à réduire la consommation de caloporteur, à augmenter les cadences d'extraction du pétrole de la couche, et à maintenir la température de la couche au niveau prévu par la technologie utilisée. Selon un autre mode de réalisation du procédé proposé, après le chauffage de la couche pétrolifère, on peut utiliser un mélange eau-air en qualité de caloporteur, en introduisant celui-ci de force dans la couche à travers les trous d'injection en alternance avec l'introduction de vapeur. Suivant ce mode de réalisation de l'invention, les opérations d'amenée du mélange eau-air et de la vapeur s'effectuent suivant la succession la plus pratique donnée ci-après. 1. Chauffage de la couche pétrolifère jusqu'à la température à laquelle le pétrole acquiert la fluidité requise, de la manière décrite plus haut. 2. Injection du mélange eau-air dans la couche pétrolifère à travers les trous d'injection. Le rapport entre l'eau et l'air dans le mélange, la durée du cycle d'injection et la pression de refoulement sont déterminés en fonction des conditions géologiques de la couche pétrolifère : épaisseur, porosité, saturation en pétrole et en eau, et autres. Le cycle d'injection du mélange eau-air peut durer plusieurs jours. 2 La pression de refoulement peut atteindre 8 kgf/cm . Le rapport entre l'eau et l'air dans le mélange peut varier dans de larges limites (jusqu'à 3 quelques dizaines de mètres cubes d'eau pour 1000 m3 3. Injection de vapeur dans la couche pétrolifère à travers les trous d'injection. La durée du cycle d'injection de vapeur est de 10 à 30 jours. 2 La pression de refoulement est de 1 à 20 kgf/cm L'extraction du pétrole s'effectue cycliquement à partir des trous d'exploitation. Le cycle d'injection du mélange eau-air et de la vapeur dans la couche pétrolifère est répété autant de fois que l'exige la technologie utilisée. Le mélange eau-air, en pénétrant dans la couche chauffée, se détend. Il se crée une différence de pression supplémentaire qui contribue au mouvement du pétrole depuis les trous d'injection vers les trous d'exploitation. Grâce à la différence de pression, le pétrole saturant la couche est expulsé des grands pores et des grandes fissures. Grâce à l'imprégnation capillaire de la couche productrice par l'eau entrant dans la composition du mélange eau-air, le pétrole se trouve expulsé des petits pores et des microfissures. Ces deux processus se déroulent simultanément. L'introduction des'étape d'injection de mélange eau-air dans le cycle technologique a permis de diminuer la consommation de caloporteur, qui peut ainsi être utilisé dans de nouveaux secteurs. Dans le courant d'air on introduit l'eau chaude associée au pétrole et extraite accessoirement des trous d'exploitation. De cette façon on utilise dans le cycle technologique une quantité additionnelle de chaleur qui aurait été perdue irrémédiablement avec l'eau obtenue accessoirement et qui, précédemment, était pompée du puits à la surface. Ceci augmente encore ltefficacité de de l'action thermique de la vapeur sur la couche. En plus de la réduction du volume de caloporteur à injecter dans la couche, l'application du procédé conforme à l'invention crée des conditions permettant de maintenir une haute température dans la couche pendant un temps plus long. On augmente ainsi l'action d'expulsion dans la couche et, par conséquent, on augmente l'extraction du pétrole. L'invention peut être appliquée avec non moins de succès pour l'extraction de bitumes mobiles (fluides). Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n' ont été donnés qu a titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 10 Procédé d'extraction thermominière du pétrole, du type dans lequel on.crée un ensemble d'ouvrages de mine souterrains et au moins une galerie de travail, on fore, à partir de ladite galerie de travail, des trous d'injection et d'exploitation, on introduit à travers ces trous un caloporteur dans la couche pétrolifère pour la-chauffer jusqu a la température à laquelle le pétrole acquiert la fluidité nécessaire dans la couche pétrolifère, on introduit un caloporteur dans les trous d'injection pour sa répartition régulière suivant tout le volume de la couche pétrolifère et pour l'expulsion du pétrole à travers les trous d'exploitation vers la galerie de travail, d'où le pétrole est amené à la surface à travers les ouvrages de mine, caractérisé en ce qu'on fore les trous d'exploitation dans les parties supérieure et inférieure de la couche pétrolifère, et les trous d'inJection, dans la partie médiane de la couche pétrolifère, et qu'ensuite on introduit de force le caloporteur dans la partie médiane de la couche pétrolifère à travers les trous d'injection, et on récupère le pétrole des parties supérieure et inférieure de la couche pétrolifère à travers les trous d'exploitation. 20 Procédé d'extraction suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on construit trois galeries de travail, dont deux se trouvent sensiblement dans les parties supérieure et inférieure respectivement, de la couche pétrolifère, à partir desquelles on fore des trous d'exploitation sensiblement horizontaux, tandis que la troisième galerie de travail se situe dans la partie médiane de la couche pétrolifère et qu a partir de cette troisième galerie on fore des trous d'injection sensiblement horizontaux. 30 Procédé d'extraction suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on creuse deux galeries de travail, dont l'une se trouve dans la partie médiane de la couche, et qu'à partir de cette galerie on fore des trous d'exploitation ascendants et des trous d'injection sensiblement horizontaux, tandis que la deuxième galerie se situe sensiblement dans la zone de la partie inférieure de lacoucheet a partir de cette deuxième galerie on fore des trous d'exploitation sensiblement horizontaux. 40 Procédé d'extraction suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on construit deux galeries de travail, dont l'une se trouve dans la partie médiane de la couche, et qu'à partir de cette galerie on fore des trous d'exploitation ascendants et des trous d'injection sensiblement horizontaux, tandis que la deuxième galerie se situe à un niveau inférieur à celui de la couche pétrolifère et qu a partir de cette deuxième galerie on fore des trous d'exploitation ascendants. 50 Procédé d'extraction suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on creuse deux galeries de travail, dont l'une se trouve à un niveau supérieur à celui de la couche pétrolifère et qu a partir de cette galerie on fore des trous d'injection inclinés et des trous d'exploitation inclinés, tandis que la deuxième galerie se situe à un niveau inférieur à celui de la couche pétrolifère et qu'à partir de cette deuxième galerie on fore des trous d'exploitation ascendants. 60 Procédé d'extraction suivant la revendication 1, caractérisé en ce quton construit deux galeries de travail, dont l'une se trouve à un niveau supérieur à celui de la couche pétrolifère et qu a partir de cette galerie on fore des trous d'exploitation inclinés, tandis que la deuxième galerie se situe à un niveau inférieur à celui de la couche pétrolifère et qu'à partir de cette deuxième galerie on fore des trous d'exploitation et des trous d'injection ascendants. 70 Procédé d'extraction suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on crée une galerie de travail dans la partie médiane de la couche pétrolifère, et à partir de cette galerie on fore des trous d'injection sensiblement horizontaux et des trous d'exploitation ascendants et des trous d'exploitation inclinés. 80 Procédé d'extraction suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on crée une galerie de travail sensiblement dans la partie supérieure de la couche pétrolifère, et qu'à partir de cette galerie on fore des trous d'injection inclinés, de même que des trous d'exploitation inclinés et des trous d'exploitation sensiblement horizontaux. 90 Procédé d'extraction suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on construit une galerie de travail à un niveau supérieur à celui de la couche pétrolifère, et qu'à partir de cette galerie on fore des trous d'exploitation et des trous d'injection inclinés. 100 Procédé d'extraction suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on creuse une galerie de travail sensiblement dans la partie inférieure de la couche pétrolifère, et qu'à partir de cette galerie on fore des trous d'injection ascendants, ainsi que des trous d'exploitation ascendants et des trous d'exploitation sensiblement horizontaux. 11 Procédé d'extraction suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on construit une galerie de travail à un niveau inférieur à celui de la couche pétrolifère, et qu'à partir de cette galerie on fore des trous d'exploitation et des trous d'injection ascendants. 120 Procédé d'extraction suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que dans le cas d'une couche pétrolifere de grande épaisseur on divise celle-ci en plusieurs couches, et qu'on fore des trous d'exploitation dans les parties supérieure et inférieure de ces couches, et des trous d'injection, dans la partie médiane de celles-ci. 130 Procédé d'extraction suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que, après le chauffage de la couche pétroli fère, en qualité de caloporteur pour l'expulsion du pétrole on utilise de flair, que l'on introduit de force dans la couche pétrolifère à'travers les trous dtipJection, en alternant l'introduction dudit air avec celles d'eau chaude et de vapeur. i40 procédé d'extraction suivant l'une quelconque des revendications précbdentes, caractérisé en ce que, après. le chauffage de la couche pétrolifère, en qualité de caloporteur pour l'expulsion du pétrole on utilise un mélange eau-air, que l'on introduit de force dans la couche pétrolifere en alternant l'introduction dudit mélange avec celle de vapeur. 15 Pétrole caractérise en ce que son extraction est effectuée conformément au procédé faisant l'objet de l'une des revendications l àl4.