Aiguillage avec deux lames d'aiguille partielles montées pivotables dans le prolongement l'une de l'autre pour un chemin de fer suspendu. La présente invention se rapporte à un aiguillage pour un train de roulement, disposé dans un support de voie, d'un chemin de fer suspendu à deux voies, dans lequel des deux cotés d'une fente prévue dans le support de voie et à travers laquelle passe une suspension raccordant le train de roulement à la cabine, sont installées des surfaces de roulement pour les roues porteuses et des surfaces de guidage, sensiblement perpendiculaires et parallèles à ces surfaces de roulement, pour des galets de guidage latéraux et dans lequel au point de croisement des surfaces de guidage internes une lame d's est montée pivotable autour d'un axe vertical cette lame d'aiguille comportant des surfaces de guidage sur ses deux catés longitudinaux et se composant d'au moins deux lames d'aiguille partielles placées dans le prolongement l'une de l'autre et pivotables autour d'un axe vertical. Le brevet allemand 14 59 634 décrit pour des véhicules suspendus à deux voies un aiguillage qui comporte des chemins de roulement pour des roues porteuses montées sur pneumatiques et des surfaces de guidage, disposées perpendiculairement et parallèlement à ces chemins de roulement, pour des roues de guidage sensiblement horizontales et de préférence également montées sur pneumatiques. Au point de croisement des surfaces de guidage internes s'articule un lame d'aiguille pivotable autour d'un axe vertical et composée de deux parties placées l'une derrière l'autre et s'articulant en pivotement autour de deux axes verticaux.La lame d'aiguille partielle s'articulant au point de croisement est constituée par un rail de guidage vertical (paroi latérale) pour les galets de guidage et par des brides qui forment les rails de roulement horizontaux pour les roues porteuses, tandis que la lame d'aiguille partielle formant la zone d'extrémité est uniquemeht constituée par un rail de guidage vertical. La lame d'aiguille avec ses brides peut, dans les deux positions finales, s'escamoter dans un évidement pratiqué dans les parties de vos fixes des chemins de roulement rectilignes et courbes. Dans ce cas, des parties du rail de roulement sont formées par d'autres lames d'aiguille pivotables autour d'un axe vertical. Dans ce mode de réalisation, il faut que la lame d'aiguille soit soulevée lors de son pivotement. Par ailleurs, et en particulier dans les aiguillages qui sont franchis à grande vitesse, il est nécessaire que la partie pointe de la lame d'aiguille en deux parties soit réalisée très élancée pour réduire les aspérités au point de transition. La stabilité de l'aiguille sten trouve affectée. La présente invention a par conséquent pour objet de réaliser un aiguillage qui permette d'obtenir une grande stabilité mécanique et, par des moyens simples, une transition lisse entre les parties mobiles et fixes du guidage-. Ce résultat est atteint selon l'invention par le fait qu'en cas de conception du support de vote sous la forme d'une poutre en caisson sur les parois latérales de laquelle sont disposés des rails conducteurs, on réalise la lame d'aiguille sous la forme d'une poutre creuse dont l'extrémité libre peut s'escamoter dans des évidements des surfaces de guidage fixes des parois latérales de la poutre en caisson de l'un ou de l'autre chemin de roulement et que les galets de guidage sont disposés de façon à faire saillie en dehors des évidements des surfaces de guidage fixes et à ne coopérer avec la zone d'extrémité de la lame d'aigullle que sur environ la moitié de leur largeur. Dans l'aiguillage selon I'invention, la lame d'aiguille a une plus grande stabilité mécanique et est d'une plus grande simplicité que dans le mode de réalisation connu. Les pièces de guidage mobiles peuvent être réalisées très larges et être disposées Sans lames d'aiguille supplémentaires -de façon que leurs surfaces de guidage et les surfaces de guidage des rails fixes se situent dans un même plan aux points de transition. De cette façon on peut obtenir avec des moyens plus simples que précédemment un guidage sans heurt du train de roulement dans l'aiguillage. A l'inverse des aiguillages dans lesquels on procède au sens de la marche en réglant les galets de guidage latéraux placés sur le train de roulement, il est possible d'installer les aiguillages de façon qu'ils se raccordent directement. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description d'un mode de réalisation pris comme exemple, mais non limitatif, et illustré par le dessin annexé, sur lequel la figure 1 est une coupe longitudinale d'un support de voie en forme de caisson avec un aiguillage en position "passage en ligne droite"; la figure 2 est une coupe suivant II-II de la figure 1; la figure 3 est une vue en plan d'un dispositif de manoeuvre pour la lame d'aiguille. La support de voie 1 représenté en coupe longitudinale sur la figure 1 est réalisé sous la forme d'ure poutre en caisson et présente sur sa face inférieure une fente 9 pour le passage des suspensions reliant le train de roulement et la cabine. Des deux cotés de la fente g sont installés des chemins de roulement pour les roues porteuses 25 du train de roulement. Ce train de roulement est guidé latéralement par les galets de guidage 26 qui roulent sur les surfaces de guidage fixes 2, 3 des parois latérales du support de voie 1 en forme de caisson. Dans l'aiguillage, au point de croisement des surfaces de guidage internes s'articule une lame d'aiguille 4 pivotable autour d'un axe vertical 10. La lame d'aiguille 4 se compose de lames d'aiguille partielles 4a, 4b qui, montées dans le prolongement l'une de l'autre, peuvent pivoter autour d'un axe vertical 11.La lame d'aiguille partielle 4b peut s'escamoter dans des évidements des surfaces de guidage fixes de la paroi latérale rectiligne et de la paroi latérale courbe. Pour le passage en ligne droite la lame d'aiguille 4 occupe la position représentée. La lame d'aiguille partielle b est alors escamotée dans l'évidement pratiqué dans la paroi latérale courbe et forme avec la lame d'aiguille partielle 4a un tronçon de rail de guidage avec surfaces de guidage rectilignes 5 et 7 situées dans un même plan. Comme illustré sur la figure 2, une surface de guidage fixe supérieure et inférieure 3 est prévue sur la paroi latérale de la poutre en caisson. Sur la paroi latérale opposée, la surface de guidage fixe est désignée par 2. La lame d'aiguille 4 est réalisée en forme de fourche. Entre les parties en forme de fourche subsiste un espace de façon que les rails conducteurs 12, les lignes de signalisation et les lignes de commande puissent rester sans interruption sur les parois latérales fixes du support de voie 1. La lame d'aiguille partielle 4a articulée au point de croisement s'étend presque sur toute la hauteur intérieure de la poutre en caisson. Sur cette lame d'aiguille partielle 4a, deux lames d'aiguille partielles 4b mécaniquement solidaires l'une de l'autre sont montées pivotables dans un plan commun autour de l'axe vertical 11. les galets de guidage 26 font saillie en dehors des évidements des surfaces de guidage fixes 2, 3 et ne coopèrent avec la zone d'extrémité de la lame d'aiguille 4 qu'environ sur la moitié de leur hauteur. Lors du passage en ligne droite du début de l'aiguillage jusqu'au point de croisement, un véhicule arrivant dans le sens de la flèche est guidé, sur le c8té gauche, par la moitié de la surface de guidage fixe 2 et, sur le c8té droit, par les surfaces de guidage 5, faisant saillie sur environ la moitié de la largeur des galets de guidage 25, des lames d'aiguille partielles 4b. Entre la surface de guidage fixe 3 et les surfaces de guidage 5, on obtient ainsi une transition douce si bien que l'on a un guidage sans heurt des deux catés du train de roulement.A partir du point de croisement de la lame d'aiguille 4, on retrouve, du c8té gauche, les pleines surfaces de guidage 2, tandis que, du caté droit, on dispose des surfaces de guidage 7 de la lame d'aiguille partielle 4a dans toute la largeur des galets de guidage 26. Dans une partie de l'aiguillage, les roues porteuses 25 d'un caté du train de roulement ne sont pas soutenues au niveau de la membrure inférieure. Pour un passage en ligne courbe, la lame d'aiguille 4 est amenée dans son autre position finale (représentée par la ligne en tirets)dans laquelle elle se raccorde par sa surface de guidage 6 à la surface de guidage 2 de la paroi latérale rectiligne. Les lames d'aiguille partielles 4b, pendant le pivotement, vis-à-vis de l'aiguille partielle 4a sont tournées autour de l'axe vertical 11 Jusqu'à venir buter et forment avec la lame d'aiguille partielle 4a un chemin de guidage courbe constitué par les surfaces de guidage 6 et 8. Les autres lames d'aiguille partielles 4b sont alors escamotées dans l'évidement de la paroi latérale rectiligne de façon que leurs surfaces de guidage avec les surfaces de guidage fixes 2 forment un chemin de roulement ininterrompu. En pareil cas, les galets de guidage 26 sur le c8té gauche coopèrent sur la moitié de leur largeur avec les surfaces de guidage 6, 8 des lames d'aiguille partielles 4a, 4b, et; sur le caté gauche, avec les demi-surfaces de guidage fixes 3. Comme on peut le voir sur la figure 1, l'évidement dans lequel s'escamote la lame d'aiguille 4 peut être maintenu dans des dimensions relativement réduites. On obtient ainsi par des moyens simples une transition lisse des surfaces de guidage étant donné que les galets de guidage 26 dans la zone des évidements pour la lame d'aiguille 4, tout au moins d'un caté, sont supportés sensiblement sur la moitié de leur largeur par les surfaces de guidage fixes 2 et 3. Pour la manoeuvre des lames d'aiguille partielles 4a et 4b, on utilise le système d'entraenement représenté sur la figure 9. Un cylindre de manoeuvre 13 fixé à la membrure supérieure du support de voie 1 est raccordé au moyen d'un piston 14 et d'une articulation 15 à un levier à deux bras 16 qui est lui-mEme pivotable autour d'un appui fixe 17. Par ailleurs, le levier 16 est raccordé à la lame d'aiguille partielle 4a par un axe 19 guidé dans un trou oblong 18. Une bielle 20 relie le levier 16 à un second levier à deux bras 21 qui est monté dans un appui 22 et raccordé à l'extrémité libre de la lame d'aiguille partielle 4b au moyen d'un trou oblong 23 et d'un axe 24.Par l'actionnement du cylindre de manoeuvre 13, les lames d'aiguille partielles 4a, 4b sont pivotées de façon appropriée par les leviers à deux bras 16 et 21 et on réalise ainsi dans l'aiguillage le contour recherché pour les surfaces de guidage. I1 est avantageux d'équiper l'aiguillage de systèmes de manoeuvre usuels pour les voies normales. En pareil cas, il est courant de surveiller la position finale de chaque partie individuelle mobile au moyen de tringles dites de centrale et de les maintenir dans cette position finale. Pour cette raison également, il est important d'avoir le moins possible de pièces individuelles mobiles. En cas de branchement avec deux chemins de roulement courbes, on prévoit-des surfaces de guidage- latérales courbes des deux côtés de la lame d'aiguille 4. Ce mode de réalisation présente l'avantage de donner un aiguillage plus court. RElENDICATIONS 1 Aiguillage pour un train de roulement, disposé dans un support de vole, d'un chemin de fer suspendu à deux voies, dans lequel des deux cotés d'une fente prévue dans le support de voie et à travers laquelle passe une suspension raccordant le train de roulement à la cabine, sont installées des surfaces de roulement pour les roues porteuses et des surfaces de guidage sensiblement perpendiculaires et parallèles à ces surfaces de roulement, pour des galets de guidage latéraux, et dans lequel au point de croisement des surfaces de guidage internes une lame d'aiguille est montée pivotable autour d'un axe vertical, cettelame d'aiguille comportant des surfaces de guidage sur ses deux cotés longitudinaux et se composant d'au moins deux lames d'aiguilles partielles placées dans le prolongement l'une-de l'autre et pivotables autour d'un axe vertical, caractérisé par le fait qu'en cas de conception du support de voie (1) sous la forme d'une poutre en caisson sur les parois latérales de laquelle sont disposés des rails conducteurs, on réalise la lame d'aiguille (4) sous la forme d'une poutre creuse dont l'extrémité libre peut s'escamoter dans des évidements des surfaces de guidage fixes s parois latérales de la poutre en caisson de l'un ou de l'autre chemin de roulement et que les galets de guidage (26) sont disposés de façon à faire saillie en dehors des évidements des surfaces.de guidage fixes (2, 3) et à ne coopérer que sur environ la moitié de leur largeur avec la zone d'extrémité de la lame d'aiguille. 2. Aiguillage selon la revendication 1, caractérisé par le fait que sur chaque paroi latérale de la lame d'aiguille (4) et de la poutre caisson est prévue une surface de guidage supérieure et inférieure et que la lame d'aiguille (4) est réalisée en forme de fourche. 3. Aiguillage selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la lame d'aiguille partielle (4a) s'articulant au point de croisement s'étend presque sur toute la hauteur interne de 13 poutre en caisson et que sur cette lame d'aiguille partielle (4a) deux lames d'aiguille de raccordement (4b) mécaniquement solidaires l'une de l'autre sont disposées dans un plan de pivotement commun autour d'un axe vertical.