La présente invention concerne un appui-tête pour véhicules, en particulier pour véhicules automobiles, comprenant un porte-coussin en tôle, à profil de la section droite en forme de U dont les deux branches, issues de la base, s'étendent vers le bas et forment des surfaces d'appui antérieure et postérieure pour une coquille de réception du coussin. La coquille d'un appui-tête pour un siège de véhicule doit d'une part avoir une déformabilité suffisante dans les zones que, en cas d'accident ou de situation dangereuse , la tête ou une autre partie du corps d'une personne peut venir heurter, mais également d'autre part être suffisamment rigide pour resister aux forces qui lui sont appliquées lors d'une collision. Les propositions faites jusqu'ici pour résoudre ce problème qui consistent à utiliser des tôles trouées pour le porte-coussin et/ou à prévoir des zones d'ondulation particulières sont insuffisantes ou trop coûteuses. L'invention vise un porte-coussin qui, tout en ayant une capacité de charge suffisante, possède la déformabilité nécessaire dans la zone de choc mais qui reste d'une conception simple. Dans l'appuie-tete suivant l'invention, au moins l'une des deux surfaces d'appui comporte dans la moitié inférieure un épaulement s'étendant suivant la direction allant d'un bord latéral à l'autre. Un tel épaulement augmente la capacité de résister aux charges du porte-coussin de sorte que l'on peut choisir une tôle de moindre épaisseur, ce qui est la condition préalable pour obtenir une déformabilité suffisante, même dans les régions du porte-coussin qui ont une rigidité relativement élevée en raison de leur forme) comme c'est le cas par exemple pour la base du U. On peut même adopter des épaisseurs de tôle si faibles que l'on n'a plus besoin d'utiliser de la tôle perforée. Un autre avantage de 11 épaulement est queJgrâce à lui, on peut diminuer la dimension du porte-coussin suivant la direction allant de la surface d'appui antérieure à la surface d'appui postérieure, ce qui, pour des mêmes dimensions extérieuresJper- met de mettre en place une couche capitonnée plus épaisse. De préférence l'épaulement est disposé à peu près au tiers de la hauteur du porte-coussin parce qu'ainsi l'épaulement augmente encore la stabilité du porte-coussin, tout en étant déjà en dehors de la zone de choc proprement dite. Suivant un mode de réalisation préféré , les deux surfaces d'appui présentent chacune un épaulement se trouvant avantageusement au même niveau, ce qui permet de satisfaire plus facilement aux conditions exigées du porte-coussin que ce n'est le cas lorsque seule l'une des deux surfaces d'appui comporte un épaulement. Mais la hauteur des deux épaulements peut être différente,ce qui est particulièrement avantageux quand les épaisseurs des coussins sont différentes. Tant par souci de sécurité que pour faciliter la fabrication, le tronçon formant la transition entre les deux zones décalées par 11 épaulement forme avec chacune de ces zones dans un mode de réalisation préféré, un angle supérieur à 900 et mieux d'environ 1200. Pour que les dimensions du porte-coussin soient aussi petites que possible, au moins les zones en regard des surfaces d'appui peuvent se trouver dans des plans parallèles. La base du U est avantageusement hémicylindrique, ce qui permet d'obtenir lors d'une collision, un maximum de déformabilité d'autant plus important que la base est rendue rigide en raison de sa courbure. Pour satisfaire aussi aux exigences de sécurité dans la zone des bords latéraux et du bord inférieur, ces bords des deux surfaces d'appui sont, suivant un mode de réalisation préféré, recourbés l'un vers l'autre avec formation par chacun d'entre eux d'un arrondi. L'effet d'amortissement du porte-coussin peut encore être amélioré si la zone de la surface d'appui antérieure se trouvant au-dessus de l'épaulement présente au moins une région renfoncée qui est en contact avec une région renfoncée de la surface d'appui postérieure et qui est reliée à celle-ci. Les deux surfaces d'appui se donnent,grâce à de tels renfoncements, appui réciproque, ce qui permet de diminuer encore l'épaisseur de la tôle avec pour résultat que l'on obtient,dans les autres régions des surfaces d'appui et dans la base, une déformabilité plus élevée. Tant pour des raisons de fabrication que pour des motifs de sécurité, il est bon que la région de transition comprise entre la surface d'appui et le fond du renfoncement forme avec ce dernier ainsi qu'avec la surface d'appui, respectivement des angles supérieurs à 900.On obtient des résultats particulièrement favorables par deux renfoncements en forme de moulure disposés symétriquement par rapport au milieu du porte-coussin, la distance des renfoxemsts aux bords latéraux des surfaces d'appui étant plus petite que celle qui les sépare de la ligne médiane. Avantageusement des languettes sont découpées dans les zones des surfaces d'appui se trouvant en dessous de l'épaulement et sont recourbées vers l'intérieur. Elles forment deux couples de joues pour deux tenons d'articulation sur chacun desquels est montée à pivotement une barre de support. Gracie à cela, ces zones également se donnent un appui réciproque. Les dépenses de fabrication pour la liaison entre le porte-coussin et les barres de support sont en outre ainsi réduites àun minimum. Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple: la figure 1 est une vue de coté du porte-coussin; la figure 2 est une vue de dessus de la partie antérieure du porte-coussin; la figure 3 est une vue en coupe suivant la ligne III III de la figure 2; et la figure 4 est une vue en coupe suivant la ligne IV-IV de la figure 2. Un porte-coussin, portant la référence générale 1, d'un appui-tête pour un siège de véhicule automobile, est monobloc et est en tle d'acier mince. Le porte-coussin I a, comne le montre la figure 1, un profil de section droite en forme de U dont les deux branches forment les surfaces antérieure 2 et postérieure 3 d'une coquille pour le coussin. Dans l'exemple représenté, cette coquille est en trois parties et est représentée en pointillé à la figure 1. Chaque partie 4 et 5 constituée par exemple en mousse dure de polystyrène repose sur la surface d'appui antérieure 2 ou la surface d'appui postérieure 3, et recouvre eatièrement le porte-coussin vers l'avant, vers l'arrière, vers le haut et vers les deux côtés. Ces deux parties 4 et 5 sont à leur tour recouvertes d'un capuchon 6 de la coquille, ce capuchon étant en mousse molle. La surface d'appui antérieure 2 et la surface d'appui postérieure 3 sont reliées ensemble par une base 7 hémicylindrique et ont, comme le montre la figure 2, dans le mode de réalisation illustré, une largeur qui va croissant vers le bord inférieur. A peu près au tiers de la hauteur tant de la surface d'appui antérieure 2 que de la surface d'appui postérieure 3 sont ménagés respectivement des épaulements 8 et 9 qui s'étendent d'un bord latéral à l'autre parallèlement au bord inférieur et à la base 7. L'épaulement 8 est, comme le montre la figure 1, à peu près deux fois plus haut que l'épaulement 9. La distance de la zone 10 de la surface d'appui antérieure 2 se trouvant en dessous de l'épaulement 8 à la zone 11 correspondante qui lui est parallèle de la surface d'appui postérieure 3 est ainsi environ deux fois plus grande que la distance séparant la zone 12 de la surface d'appui antérieure 3 décalée parallèlement à la zone 10 et se trouvant au-dessus de l'épaulement 8 et la zone 13 de la surface d'appui postérieure 3 qui lui est parallèle et qui lui fait face.Les tronçons formant la transition entre respectivement les zones 10 et 12 d'une part et 11 et 13 d'autre part décalés par les épaulements, forment chacun avec ces zones un angle d'environ 1200. En outre les transitions sont suffisamment arrondies. Tant les bords latéraux des deux surfaces d'appui 2 et 3 que leurs bords inférieurs sont recourbés les une vers les autres, comme le montrent les figures, le rayon de courbure étant relativement grand. La surface d'appui antérieure 2 est munie dans la zone 12 se trouvant au-dessus de l'épaulement 18, de deux renfoncements 14 en forme de moulure de même forme et disposés symétriquement par rapport à la ligne médiane, leur distance au bord latéral étant plus petite que leur distance à la ligne médiane. La profondeur des deux renfoncements 14 est égale à la moitié de la distance séparant les zones 12 et 13. Le fond 14' des renfoncements 14 a la forme d'un trou oblong qui s'étend suivant la direction de la base 7 vers l'épaulement 8. La région 14i' de transition entre la zone 12 et le fond 14' du renfoncement forme, comme le montrent les figures 1 et 3, avec le fond 14' et la zone 12 respectivement un angle d'environ 1350. Les tran sitions sont arrondies comme il est nécessaire.Comme le montre la figure 1, le renfoncement 14 s'étend à peu près jusqu'à la base 7, mais se termine à distance de l'épaulement 8. La surface d'appui postérieure 3 est munie de deux renfoncements 15 agencés comme les renfoncements 14 et dirigés vers ceux-ci. Dans la région de leur fond 15', les renfoncements 15 sont reliés par soudure ou par point au fond 14' des renfoncements 14. Dans les zones 10 et 11 se trouvant en dessous des épaulements 8 et 9 sont découpées, comme le montre en particulier la figure 4, deux languettes 16 et 16' ou 17 et 17'. Ces languettes sont recourbées à angle droit vers l'autre surface d'appui, de manière à se trouver perpendiculairement aux plans s'étendant sur la face inférieur de la coquille 1. Les languettes 16 et 17 forment une première paire de joues disposées à distance l'une de l'autre, tandis que les languettes 16' et 17' forment une seconde paire de joues correspondantes. Des ouvertures 18 en colncidence et s'étendant parallèlement aux bords inférieur et supérieur de la coquille traversent les languettes 16, 17, 16' et 17'. Ces ouvertures servent à recevoir deux vis sur chacune desquelles est montée une barre 19 de support qui pénètre par en dessous dans la coquille et dont le débattement par pivotement est limité par le bord inférieur recourbé vers l'intérieur des surfaces d'appui antérieure et postérieure. Comme le montre la figure 1, on obtient, gracie aux épaulements 8 et 9, une plus grande épaisseur de la coquille dans la région des zones 12 et 13. En outre, les parties 4 et 5 de la coquille peuvent être soutenues lors d'une charge par le haut par les épaulements 8 et 9, de sorte que même en cas de subdivision de la couche intérieure de la coquille en deux parties 4 et 5, on n'encourt pas le danger que ces deux parties quittent leur position sous l'action d'une charge venant du haut et libèrent la base 7. REVENDICATIONS 1 - Appui-tête pour véhicules, en particulier pour véhicules automobiles, comprenant un porte-coussin en tôle, à profil de la section droite en forme de U dont les deux branches, issues de la base, s'étendent vers le bas et forment des surfaces d'appui antérieure et postérieure pour une coquille de coussin, caractérisé en ce qu'au moins l'une des deux surfaces d'appui (2, 3) comporte dans la moitié inférieure un épaulement (8, 9) s'étendant suivant la direction allant d'un bord latéral à l'autre. 2 - Appui-tête suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les épaulements (8, 9) sont disposés à peu près au tiers de la hauteur du porte-coussin (1). 3 - Appui-tête suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les deux surfaces d'appui (2, 3) présentent chacune un épaulement (8, 9) se trouvant avantageusement à la même hauteur. 4 - Appui-tête suivant l'une des revendication; 1 à 3, caractérisé en ce que la hauteur de l'épaulement (8)de la surface d'appui antérieure (2) est plus grande que celle de l'épaulement (9) de la surface d'appui postérieure (3). 5 - Appui-tête suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le tronçon formant la transition entre les deux zones (10, 12; 11, 13) décalées par les épaulements (8, 9) forme avec ces zones respectivement un angle supérieur à 900 et avantageusement d'environ 1200. 6 - Appui-tête suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'au moins les zones (10, 11; 12, 13) des surfaces d'appui (2, 3) en regard se trouvent dans des plans paralleles. 7 - Appui-tête suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la base (7) est hémicylindrique. 8 - Appui-tête suivant l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les bords latéraux et le bord inférieur des deux surfaces (2,3) sont recourbés l'un vers l'autre par la formation pour chacune d'un arrondi. 9 - Appui-tête suivant l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la zone (12) de la surface d'appui antérieu re (2) qui se trouve au-dessus de l'épaulement (8) présente au moins une région renfoncée en contact avec une région (15) renfoncée de la surface d'appui postérieure (3) et reliée à celleci. 10 - Appui-tete suivant la revendication 9, caractérisé en ce que la région (14") de la transition entre la surface d'appui et le fond (14', 15') du renfoncement (14, 15) forme avec ce dernier ainsi qu'avec la surface d'appui, respectivement un angle supérieur à 900. 11 - Appui-tête suivant la revendication 9 ou 10, caractérisé par deux renfoncements (14, 15) en forme de moulure disposés symétriquement par rapport au milieu qui sont de préférence moins écartés du bord latéral des surfaces d'appui que de la ligne médiane. 12 - Appui-tête suivant l'une des revendications 1 à Il, caractérisé par des languettes(16, 16', 17, 17') découpées dans les zones (10, 11) des deux surfaces d'appui (2, 3) se trouvant au dessous des épaulements (8,9), ces languettes étant recourbés vers l'intérieur et formant deux couples de joues pour deux tétons d'articulation sur chacun desquels est montée pivotant une barre (19) de support.