- 1 - La présente invention se rapporte de façon générale aux amortisseurs, utilisés notamment pour la suspension des véhicules à moteur, et plus particulièrement aux amortisseurs hydrauliques dont le piston ou une autre partie comporte au moins un passage étranglé ouvert de façon permanente pour le fluide hydraulique. Un amortisseur de ce genre comprend un piston avec des ajutages, lié à une tige de piston, qui est monté coulissant dans un cylindre rempli de fluide hydraulique et qui divise le cylindre en deux chambres de travail. Le brevet allemand N0 2 264 139 décrit un amortisseur hydraulique dans lequel un passage étranglé ouvert de façon permanente est réalisé en prévoyant deux pièces coaxiales possédant des faces annulaires situées en regard Sour délimiter une chambre annulaire permettant le passage du fluide hydraulique. Cette chambre annulaire est reliée, par au moins une première ouverture étranglée de direction sensiblement axiale ménagée dans l'une des pièces précitées, à la première chambre de travail du cylindre et, par au moins une autre ouverture étranglée de direction sensiblement radiale, à la seconde chambre de travail du cylindre, cette autre ouverture étant située plus à l'extérieur que la première ouverture. Dans cet agencement connu, lorsqu'une différence de pressions apparaît entre les deux chambres de travail, l'on obtient une diminution progressive de la pression dans le passage mettant en communication ces deux chambres. La première face annulaire de l'agencement en question possède une forme compliquée et sa réalisation est, par conséquent, difficile et coûteuse. De plus, en raison de sa forme compliquée, cette face doit être montée dans une orienta- tion bien déterminée, ce qui complique aussi les opéra- tions d'assemblage. L'agencement connu, auquel il est ici fait référence, comporte encore l'inconvénient de provo- quer des bruits de sifflement lorsque la différence de pressions entre les deux chambres de travail est relative- ment élevée. Pour éviter de tels bruits, il est déjà connu de prévoir deux ou plusieurs passages de fluide, disposés "en série". Une telle réalisation reste toutefois complexe et onéreuse, notamment du point de vue des opérations d'assemblage. - La présente invention vise à éliminer ces inconvé- nients, et son but principal est donc de fournir un mode de réalisation perfectionné des passages de fluide dans les amortisseurs hydrauliques du genre ici considéré, conduisant à une simplification constructive et évitant, ou du moins réduisant de façon sensible, les bruits de sifflement. Un autre but de l'invention est de réaliser un pas- sage de fluide délimité par des pièces pouvant être faci- lement assemblées aux autres éléments de l'amortisseur et notamment du piston. A cet effet, dans l'amortisseur hydraulique selon la présente invention, la hauteur de la section de la cham- bre annulaire précitée permettant le passage du fluide hydraulique, mesurée suivant la direction axiale de l'amortisseur, décroit de manière sensiblement continue, du centre vers l'extérieur, entre la première ouverture de direction axiale et l'autre ouverture de direction radiale. Il a été découvert, de façon surprenante, que par cet- te simple disposition constructive les bruits de siffle- ment étaient considérablement réduits, en comparaison avec le niveau qu'ils atteignaient dans l'agencement connu rappelé ci-dessus. En outre, la conformation nouvelle proposée pour la chambre annulaire de passage du fluide entraîne une diminution de la complication de forme des parois de cette chambre, de sorte que les pièces compor- tant lesdites parois peuvent être usinées et montées d'une manière beaucoup plus simple qu'auparavant. De toute façon, l'invention-sera mieux comprise, et d'autres caractéristiques et avantages seront mis en évi- dence, à l'aide de la description qui suit, en référence -3- au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exem- ples non limitatifs, plusieurs formes d'exécution de cet amortisseur hydraulique: Figure 1 est une vue en coupe longitudinale d'un amortisseur à deux tubes; Figure 2 est une demi-vue en coupe, à plus grande échelle, du piston de l'amortisseur selon la figure 1, muni de clapets d'amortissement; Figure 3 est une demi-vue en coupe, à échelle agran- die, du clapet situé au fond de l'amortisseur de la figure 1; Figure 4 est une vue en plan de la rondelle avec passages étranglés de l'un des clapets précédents; Figure 5 est une vue en plan de la rondelle de ferme- ture, comportant des passages étranglés secondaires; Figure 6 est une vue en coupe passant par l'axe d'une rondelle à passages étranglés constituant également entre- toise; Figure 7 est une vue en plan de la rondelle de figu- re 6; Figure 8 est une vue de face d'une variante de la rondelle à passagesétranglés de figure 4; Figures 9 et 10 sont des vues de face de deux varian- tes de la rondelle de fermeture de figure 5; \ Figure 11 est une demi-vue en coupe d'un piston d'amortisseur, muni d'un clapet de traction dont la rondel- le à passagesétranglés forme, à l'état monté, une surface plane d'appui; Figure 12 est une demi-vue en coupe d'un autre pis- ton d'amortisseur, dont le clapet de traction est dépour- vu de rondelle de fermeture; Figure 13 est une vue de face de la rondelle à pas- sages étranglés appartenant au clapet de la figure 11 ou Figure 14 est une demi-vue en coupe d'un piston d'amortisseur, dont le clapet de traction comporte un obturateur avec une saillie formant butée d'appui pour la rondelle à passages étranglés Figure 15 est une demi-vue en coupe d'un clapet situé au fond d'un amortisseur, dont la pièce de fixation en forme de rivet comporte un épaulement formant butée d'appui pour la rondelle à passages étranglés. L'amortisseur hydraulique à deux tubes pour véhicu- les à moteur, représenté sur la figure 1, est de façon habituelle monté entre un essieu de véhicule et la super- structure de ce véhicule. Cet amortisseur comprend essen- tiellement un cylindre 1, à l'intérieur duquel est monté coulissant un piston 3 solidaire d'une tige de piston 2. La tige de piston 2 coulisse dans un guide de tige 4, l'étanchéité autour de cette tige 2 étant assurée par une garniture 5. Le cylindre 1 est disposé à l'intérieur d'un réservoir extérieur 7, par rapport auquel il est centré au moyen du guide de tige 4 et au moyen du corps d'un clapet 6 situé au fond de l'amortisseur. Le volume intérieur du cylindre 1, rempli de fluide hydraulique, est divisé par le piston 3 en une chambre de travail supérieure 8 et une chambre de travail inférieur 9. La cDambre annulaire de compensation 10, délimitée par la paroi extérieure du cylindre 1 et par la paroi intérieure du réservoir 7, est remplie partiellement de fluide hy- draulique et partiellement de gaz. Cette chambre de compen- sation 10 est mise en communication avec la chambre de travail inférieure 9 par l'intermédiaire du clapet 6 situé au fond de l'amortisseur. Lorsque le véhicule roule, les oscillations engen- drées par les irrégularités de la route sont amorties, dans le sens de la traction c'est-à-dire de la sortie de la tige de piston 2 hors du réservoir 7, essentiellement par le clapet dit de traction situé sur le piston 3, tandis que dans le sens inverse de la compression, donc de la rentrée de la tige 2 à l'intérieur du récipient 7, c'est principalement le clapet 6 situé au fond de ce récipient qui assure l'amortissement. La chambre de com- pensation 10 permet d'absorber les variations de volume -5- de fluide hydraulique dans le cylindre 1, selon que la tige de piston 2 est plus ou moins rentrée à l'intérieur de ce cylindre 1. La figure 2 montre le détail du piston 3 de l'amor- tisseur représenté sur la figure 1. Les ajutages désignés par 11 sont ceux qui interviennent à la compression; ils sont obturés par un clapet dont l'obturateur 12 est cons- titué par une rondelle élastique 12. Un ressort de forme étoilée, agissant sur la rondelle obturatrice 12 en la pressant sur sa périphérie, exerce sur cette rondelle un effort relativement faible, de sorte que le clapet de compression s'ouvrira dès qu'il régnera dans la chambre de travail inférieure 9 une surpression de faible impor- tance, pour permettre au fluide de s'écouler, au travers de ce clapet, vers la chambre de travail supérieure 8. Les autres ajutages 13 interviennent à la traction, c'est- à-dire lors de la sortie de la tige de piston 2. La ron- delle à orifices étranglés 21 et la rondelle de fermeture 24 sont enserrées entre le siège 14 du clapet de traction et l'obturateur rigide 15 de ce clapet, soumis à la pous- sée d'un ressort 16. L'obturateur 15 est déplaçable axiale- ment, à l'encontre de la force du ressort 16, le long d'une partie extérieure cylindrique 18 de l'écrou 17 qui sert à la fixation du piston 3 à l'extrémité de la tige 2. Le réglage de la compression initiale du ressort 16 est permis par un écrou 20, qui est vissé sur le même filetage que l'écrou de fixation 17, et qui possède une face annu- laire contre laquelle est appuyée une extrémité du ressort 16. L'écrou de fixation 17 comporte, près de sa face venant en contact avec le piston 3, une collerette 19 qui cons- titue une butée de retenue pour la rondelle 21, avant que toutes les pièces soient assemblées. Entre la rondelle à orifices étranglés 21 et la ron- delle de fermeture 24, et dans la région de plus faible diamètre, est disposée une rondelle entretoise 26. Dans la forme d'exécution représentée sur la figure 2,1'obtu- rateur 15 possède une face plane pour l'appui de la ron- -6- delle de fermeture 24, de sorte que sous l'effet du res- sort 16 la rondelle 21 est légèrement mise en précontrain- te et prend une forme bombée en raison de la présence de la rondelle entretoise 26. Il en résulte la formation d'une chambre annulaire 23, délimitée par la rondelle à orifices étranglés 21, par la rondelle entretoise 26 et par la rondelle de fermeture 24, cette chambre 23 possé- dant une section dont la hauteur décroît, de manière con- tinue, du centre vers l'extérieur. Même lorsque le clapet de compression n'est pas ouvert, il subsiste ainsi un passage permanent faisant communiquer entre.elles les chambres de travail 8 et 9, du fait que le fluide hydrau- lique peut toujours quitter la chambre de travail*supé- rieure 8 par les ajutages 13, puis s'écouler par les ori- fices étranglés 22 dits de "pré-ouverture" de la rondelle 21, la chambre annulaire 23 et des passages étranglés secondaires 25 ménagés sur la rondelle de fermeture 24, pour parvenir dans la chambre de travail inférieure 9. Le volume et la forme de la chambre annulaire 23 sont modi- fiables d'une façon simple, par le choix approprié de la conformation de la rondelle entretoise 26. Dans la phase de "pré-ouverture", c'est-à-dire lors- que le clapet de traction est encore fermé, l'agencement du passage ouvert de façon permanente et surtout la con- formation de la chambre annulaire 23 permettent d'obtenir une décroissance régulière de la pression, même dans le cas d'un écoulement de fluide à des vitesses relativement élevées. La chambre annulaire 23 sert ici de chambre de stabilisation pour le fluide qui passe à grande vitesse au travers des orifices étranglés 22 de "pré-ouverture", si bien qu'à sa sortie des passages étranglés secondaires , le fluide parvient dans la chambre de travail infé- rieure 9 avec un écoulement au moins très fortement sta- bilisé, ne provoquant ainsi plus Je bruits gênants. Le clapet 6 situé au fond de l'accumulateur, visible sur la figure 1 et représenté à échelle agrandie sur la figure 3, comprend des ajutages 27 qui interviennent à -7- la traction, associésà un disque obturateur 50, soumis à la poussée d'un ressort spiral 51 à conformation conique, et constituant clapet antiretour. La partie "compression" du clapet, intervenant lors de la rentrée de la tige de piston, comprend: d'autres ajutages 30; une rondelle à orifices étranglés 21' appuyée contre un siège de cla- pet 31, les orifices étranglés de cette rondelle, dits de "préouverture", étant indiqués en 22'; une rondelle entretoise 26'; une rondelle de fermeture 24'; et une rondelle ressort 32. Tous ces éléments sont empilés les uns sur les autres et montés autour d'une pièce de fixa- tion centrale 45, en forme de rivet. D'une manière analo- gur"au clapet de traction du piston 3 représenté sur la figure 2, ce clapet de compression situé au fond de l'amortisseur permet d'obtenir une décroissance régulière de la pression dans son passage ouvert en permanence, formé par les orifices étranglés de "pré-ouverture" 22', la chambre annulaire 23' et les passages étranglés secon- daires 25'. L'effort de rappel élastique du clapet est ici engendré par la précontrainte des rondelles. Dans un amortisseur réalisé suivant les figures 1 à 3, lors du mouvement de sortie de la tige de piston 2 hors du réservoir 7, une pression plus forte est créée dans la chambre de travail supérieure 8, tandis qu'une pression plus faible va régner dans la chambre de travail inférieure 9. Au cours de cette phase de fonctionnement, le clapet antiretour du piston 3, constitué par la rondel- le 12, reste fermé tandis que le fluide hydraulique quitte la chambre supérieure 8 et parvient dans la chambre annu- laire 23 en passant par les ajutages 13 et par les orifi- ces étranglés de "pré-ouverture" 22 de la rondelle 21, et de là il s'écoule vers la chambre inférieure 9 au travers des passages étranglés secondaires 25 ménagés sur la rondelle de fermeture 24. L'effet de stabilisation de l'écoulement du fluide, au cours de cette phase, a déjà été décrit plus haut. Dans le cas o la pression qui s'établit dans la chambre de travail supérieure 8 est si -8- élevée que la différence des pressions entre les deux chambres 8 et 9 engendre, sur l'obturateur 15, une poussée supérieure à l'effort de rappel du ressort 16, l'obturateur 15 est déplacé vers le bas le long de la partie cylindrique 18 de l'écrou de fixation 17 du piston. La rondelle à orifices étranglés 21 s'écarte alors du siège 14 du clapet et le clapet de traction est ouvert. Au cours de cette phase de fonctionnement en traction, une quantité de fluide hydraulique correspondant au volume de la tige de piston 2 passé à l'extérieur du cylindre 1 est admise, en provenance de la chambre annu- laire de compensation 10, dans la chambre de travail in- férieure 9, ceci au travers de la partie "clapet antire- tour" 50-51 obturant les ajutages 27 du clapet 6 situé au fond de l'amortisseur. Lors de la course de compression, c'est-à-dire du mouvement de rentrée de la tige de piston 2 dans le cylin- dre 1, c'est le clapet antiretour du piston 3, constitué par la rondelle 12, qui s'ouvre et permet ainsi l'écoule- ment du fluide depuis la chambre de travail inférieure 9 vers la chambre de travail supérieure 8, au travers des ajutages 11, tandis que les ajutages 27 du clapet 6 res- tent obturés. La quantité de fluide hydraulique correspon- dant au volume de la tige de piston 2 entrant dans le cylindre 1 passe alors de la chambre de travail inférieure 9 dans la chambre de compensation 10, au travers de la partie "compression" de la valve 6 située au fond de l'accumulateur. Tant que les efforts s'exerçant sur les rondelles 21',24' et 25', par suite de la différence de pressions entre la chambre de travail 9 et la chambre de compensation 10, restent inférieurs à l'effort de pré- contrainte de ces rondelles les appuyant sur le siège 31, le fluide quittant la chambre 9 parvient par les orifices étranglés de "préouverture" 22' de la rondelle 211 dans la chambre annulaire 23', et de là il s'écoule vers la chambre de compensation 10 au travers des passages étran- glés secondaires 25'. Etant donné que l'agencement de ce clapet 6 situé au fond de l'amortisseur correspond à l'agencement du clapet porté par le piston, en ce qui concerne le passage étranglé ouvert en permanence, il parait superflu de décrire dans le détail, une nouvelle fois, les résultats obtenus du point de vue de la décrois- sance de la pression et de la réduction des bruits. Si la pression dans la chambre de travail inférieure 9 devient plus élevée, à tel point que la différence des pressions engendre sur les rondelles des efforts supérieurs aux efforts de précontrainte, ces rondelles s'écartent du siège 31 et ouvrent le clapet. Sur la figure 4 est représentée, vue en plan, une forme de réalisation de la rondelle à orifices étranglés 21. Il s'agit ici d'une rondelle plate, avec deux orifices étranglés circulaires 22, qui peut être réalisée très simplement, ce qui a son importance en particulier dans le ces de pistonsde petit diamètre. Si l'on considère que la figure 1 montre un amortisseur hydraulique conforme à l'invention représenté à l'échelle 1 environ, on se rend compte des dimensions réelles que peuvent posséder les pièces constitutives des clapets d'amortisseurs. La figure 5 montre une forme de réalisation de la rondelle de fermeture 24, avec ses passages étranglés secondaires 25, réalisés ici sous la forme d'encoches radiales en "U" débouchant sur le bord extérieur de la rondelle. Aux figures 6 et 7 est représentée une première va- riante de la rondelle à orifices étranglés, désignée dans son ensemble par le repère 121 tandis que les orifices étranglés eux-mêmes sont indiqués en 122. Cette rondelle 121 comporte, sur l'une au moins de ses faces, des bos- sages 133 faisant saillie en direction axiale et lui permettant de constituer également entretoise, rendant ainsi inutile la rondelle entretoise 26 de la figure 2. Pour faciliter le montage, des bossages 133 peuvent être présents sur les deux faces de la rondelle 121, ce qui évitera toute erreur de montage de cette rondelle. - 10 - Une autre variante de cette rondelle, désignée par le repère 221, est représentée sur la figure 8. Les orifices étranglés circulaires sont ici remplacés par des passages étranglés 234 ayant la forme d'encoches radiales en "U" débouchant sur le bord intérieur de la rondelle 221. Dans le cas o la rondelle entretoise 26 visible sur la figure 2 reste présente, la section de passage de "pré- ouverture" peut être facilement adaptée à la courbe carac- téristique d'amortissement désirée, par le simple choix du diamètre extérieur de cette rondelle entretoise. Les figures 9 et 10 montrent deux variantes de la rondelle de fermeture, désignées respectivement par les repères 324 et 424. Sur la figure 9, le passage étranglé secondaire 325 de la rondelle 324 a la forme d'une encoche en "V", dont la largeur donc la section croit en direction de la périphérie de la rondelle, ce qui permet d'obtenir une chute de pression plus importante. Au contraire, sur la figure 10, le passage étranglé secondaire 425 a une forme d'encoche en "fer à cheval", dont la largeur donc la section décroit en direction de la périphérie de la rondelle. Une telle diminution de la largeur du passage 425 a pour effet de créer une légère pression d'arrêt liée à la présence d'un obstacle, ce qui a pour avantage, dans certaines formes d'exécution, de procurer une stabilisa- tion supplémentaire de l'écoulement de fluide. Sur la figure 11, o la plupart des éléments corres- pondants à ceux de la première forme d'exécution sont désignés par les mêmes repères augmentés de 500, la partie "clapet de traction" du piston 503 diffère de la réalisa- tion selon la figure 2 principalement par le fait que, dans la position fermée, la rondelle à passages étranglés 539 vient au contact d'un siège de clapet tronconique 541. L'obturateur 515 possède une face annulaire sur laquelle s'appuie la rondelle de fermeture 538. Entre les rondelles 538 et 539 est intercalée la rondelle entretoise 526, l'ensemble de ces trois rondelles délimitant la chambre - il - annulaire 523. La forme d'exécution de la figure 11 se caractérise aussi par le fait que la même rondelle 539 comporte, à la fois, les passages étranglés de "pré-ouver- ture" 540 et les passages étranglés secondaires 541. L'écoulement par le passage ouvert en permanence s'effec- tue ainsi au travers des ajutages 513 et des passages de "pré-ouverture" 540 de la rondelle 539, vers la chambre annulaire 523. Cette chambre annulaire 523, dont la sec- tion a une hauteur décroissante du centre vers l'extérieur, communique avec les passages étranglés secondaires 541. On s'aperçoit que dans cette forme d'exécution, le siège de clapet 514 peut être réalisé avec une largeur relative- ment importante, sans que cela ait une influence sur la section de la chambre annulaire 523. Si en raison des tolérances admises il existe un jeu annulaire entre l'ob- turateur 515 et l'écrou de fixation 517 du piston, il est avantageux de disposer une bague d'étanchéité 542 entre ces deux pièces, pour ne pas créer des sections de passage supplémentaires. Sur la figure 12 est représentée une forme d'exécu- tion qui, en comparaison avec celle de la figure 11, est simplifiée essentiellement par le fait que l'obturateur 615 lui-même délimite la chambre annulaire 623 sur un côté de celle-ci, par sa face 637 de forme tronconique. L'obturateur 615 comporte en outre une arête 643 servant de butée d'appui pour la rondelle entretoise 626, laquelle sert simultanément d'organe de retenue pour la bague d'étanchéité 642. La rondelle à passages étranglés 639 comporte, comme dans le cas de la figure 11, à la fois les passages étranglés de "pré-ouverture" 640 et les passages étranglés secondaires 641. Cette rondelle 639 est d'ail- leurs représentée, comme une pièce isolée,sur la figure 13 o il est visible que la disposition angulaire relative des passages étranglés 640 et des passages étranglés 641 peut être parfaitement définie. La forme de réalisation selon la figure 14 se dis- tingue des précédentes par la suppression de la rondelle - 12 - entretoise, remplacée par une saillie 744 de forme annu- laire, réalisée sur l'obturateur 715 et constituant butée d'appui pour la rondelle à passages étranglés 721. Enfin, la figure 15 montre une variante du clapet situé au fond de l'amortisseur et représenté dans une première forme d'exécution sur la figure 3. La pièce de fixation centrale 845, en forme de rivet,comporte ici un épaulement annulaire 846, la rondelle à orifices étranglés 821'étant pincéeentre cet épaulement annulaire 846 et l'obturateur 806. La hauteur de l'épaulement 846, mesurée dans la direction de l'axe, est déterminée de manière à ménager une chambre annulaire 823' entre la rondelle de fermeture 824' et la rondelle à orifices étranglés 821'. Dans toutes les formes d'exécution de l'invention, décrites ci-dessus, une décroissance trop rapide de la pression est évitée par le fait que la chambre annulaire, traversée par le fluide hydraulique, possède une section dont la hauteur diminue de manière continue. L'écoulement du fluide est ainsi stabilisé et rendu moins pertubé. Les passages étranglés secondaires provoquent une chute de pression supplémentaire, permettant l'obtention d'un fonctionnement silencieux même en cas de fortes différen- ces depressions. Dans toutes les formes d'exécution représentées, la pièce possédant la première des faces annulaires déli- mitant la chambre annulaire telle que 23, c'est-à-dire la rondelle telle que 21, peut être facilement réalisée à partir d'un matériau plat, en particulier par découpage à l'emporte-pièce d'une plaque métallique. Dans certaines formes d'exécution, la pièce possàdant la seconde face annulaire délimitant la chambre considérée, par exemple la rondelle 32 de la figure 3, est elle aussi réalisée à partir d'un matériau plat. Pour la réalisation de la première face annulaire, la rondelle à orifices étranglés 121 selon les figures 6 et 7 est particulièrement avantageuse, en raison des bossages 133 prévus sur les deux faces de cette rondelle 13 - pour éviter toute erreur de montage. Quant à la forme d'exécution selon la figure 2, selle- ci est particulièrement bien adaptée à des conditions de fonctionnement très sévères, étant donné que, lorsque l'obturateur 15 et la rondelle à orifices étranglés 21 s'écartent du siège de clapet 14, il ne se produit prati- quement aucune déformation de ladite rondelle 21. Un autre avantage de cette forme d'exécution est de permettre un "pré-assemblage" des trois rondelles 21, 24 et 26 sur l'écrou de fixation 17, grâce à la collerette de retenue 19. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas aux seules formes d'exécution de cet amortisseur hydraulique qui ont été décrites ci-dessus, à titre d'exemples; elle en embrasse, au contraite, toutes les variantes de réali- sation et d'application. C'est ainsi, notamment, que l'in- vention n'est pas limitée aux amortisseurs à deux tubes du genre représenté par la figure 1, mais peut être appliquée à d'autres types d'amortisseurs, par exemple avec des clapets prévus uniquement sur le piston, ou bien avec des clapets prévus sur le piston et coopérant avec des ajuta- ges situés sur une autre partie de l'amortisseur. - 14 - REVENDICATIONS 1. - Amortisseur hydraulique, notamment pour la sus- pension des véhicules à moteurs, comportant au moins un passage étranglé ouvert de façon permanente pour le fluide hydraulique, réalisé en prévoyant deux pièces coaxiales (15,21) possédant des faces annulaires situées en regard pour délimiter une chambre annulaire (23) qui est reliée, par au moins une première ouverture étranglée (22) de direc- tion sensiblement axiale ménagée dans l'une des pièces précitées (21), à une première chambre (8) rempliede flui- de hydraulique et, par au moins une autre ouverture étran- glée (25) de direction sensiblement radiale, à une seconde chambre (9) remplie de fluide hydraulique, cette autre ouverture (25) étant située plus à l'extérieur que la pre- mière ouverture (22), caractérisé en ce que la hauteur de la section de la chambre annulaire précitée (23), mesurée suivant la direction axiale de l'amortisseur, décroît de manière sensiblement continue, du centre vers l'extérieur, entre la première ouverture (22) de direction axiale et l'autre ouverture (25) de direction radiale. 2. - Amortisseur hydraulique selon la revendication 1, caractérisé en ce que la première pièce précitée (21) est en contact, par sa face opposée à celle délimitant la chambre annulaire (23), avec un siège de clapet (14), faisant partie d'un clapet s'ouvrant lorsque la différence de pressions entre la première chambre (8) et la seconde chambre (9) remplies de fluide hydraulique dépasse une valeur prédéterminée. 3. - Amortisseur hydraulique selon la revendication 2, caractérisé en ce que les deux pièces coaxiales (21, ), qui délimitent la chambre annulaire (23), sont mon- tées de manière à se déplacer simultanément, lorsque la première pièce (21) s'écarte du siège de clapet (14). 4. - Amortisseur hydraulique selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que les deux pièces coaxiales (21,15), qui délimitent la chambre annulaire (23), sont montées coulissantes, par leur côté intérieur le long - 15 - d'un élément de guidage (17), pour leur déplacement axial relativement au siège de clapet (14), des moyens à ressort (16) étant prévus pour rappeler lesdites pièces (21,15) vers le siège (14). 5. - Amortisseur hydraulique selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que les deux pièces coaxiales (21',32), qui délimitent la chambre annulaire (23'), sont immobilisées axialement sur une pièce support (45), par leur côté intérieur, et sont poussées en direction du siège de clapet (31) par leur propre déformation élastique. 6. - Amortisseur hydraulique selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'une rondel- le intermédiaire (24) est disposée entre les deux pièces coaxiales précitées (21,15), cette rondelle intermédiaire (24) comportant au moins une encoche radiale (25) débou- chant sur son bord extérieur, pour constituer la ou les ouvertures étranglées de direction radiale. 7. - Amortisseur hydraulique selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que la pre- mière des pièces coaxiales (539) comporte au moins une première encoche radiale (541) débouchant sur son bord extérieur et ayant son fond proche du siège de clapet (514), la partie la plus extérieure de cetteencoche (541) cons- tituant l'ouverture étranglée de direction radiale. 8. - Amortisseur hydraulique selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la première pièce (21) délimitant la chambre annulaire (23) est réali- sée à partir d'un matériau plat. 9. - Amortisseur hydraulique selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la seconde pièce (32) délimitant la chambre annulaire (23') est réali- sée à partir d'un matériau plat. 10. - Amortisseur hydraulique selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que ladite seconde pièce est constituée par un obturateur de clapet (15), déplaçable en direction axiale. 11. - Amortisseur hydraulique selon l'une quelconque - 16 - des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que sont prévus des moyens d'espacement (26; 133; 744; 846), maintenant une distance prédéterminée, en direction axiale, entre les bords intérieurs des deux pièces coaxiales qui délimitent la chambre annulaire, cette distance étant supé- rieure à la distance séparant les bords extérieurs des mêmes pièces. 12. - Amortisseur hydraulique selon la revendication 11, caractérisé en ce que les moyens d'espacement sont constitués par une rondelle entretoise (26). 13.-- Amortisseur hydraulique selon la revendication 11, caractérisé en ce que les moyens d'espacement compren- nent au moins un bossage (133), faisant saillie en direc- tion axiale sur au moins l'une des pièces coaxiales (121). 14. - Amortisseur hydraulique selon la revendication 13, caractérisé en ce que l'une des pièces coaxiales (121) comporte des bossages (133) sur ses deux faces. 15. - Amortisseur hydraulique selon la revendication 11, caractérisé en ce que les moyens d'espacement sont constitués par une saillie (744) de forme annulaire, réali- sée sur l'une des pièces coaxiales (715). 16. - Amortisseur hydraulique selon la revendication 11, caractérisé en ce que les moyens d'espacement sont constitués par un épaulement annulaire (846) appartenant à une pièce de fixation centrale (845) sur laquelle sont montées les pièces coaxiales (821', 832). 17. - Amortisseur hydraulique selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'une au moins des pièces coaxia- les précitées (821') est constituée par une rondelle découpée dans un matériau plat, mais déformée en tronc de cône dans le position de fermeture du clapet. 18. - Amortisseur hydraulique selon l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisé en ce que l'une au moins des pièces annulaires précitées (615) comporte une face tronconique (637)-, délimitant la chambre annulaire (623) sur un côté de celle-ci. 19. - Amortisseur hydraulique selon l'une quelconque - 17 - des revendications 1 à 18, caractérisé en ce que la ou les ouvertures étranglées de direction sensiblement radiale (325;- 425) ont une largeur, donc une section, variable dans la direction radiale de l'ouverture. 20. - Amortisseur hydraulique selon l'une quelconque des revendications 1 à 19, caractérisé en ce que les pièces coaxiales (21,15) sont montées sur un support central commun (17), pourvu de moyens de retenue axiale tels qu'une collerette (19) constituant une butée d'arrêt pour l'une de ces pièces (21), ledit support central commun (17) com- portant en outre des moyens pour sa fixation sur un élément tel que la tige de piston (2), appartenant à la structure de l'amortisseur.