Domaine technique. La présente invention concerne un appareil commandant l'arrosage par secteurs, selon les besoins du sol et des plantes. Problème posé. La quantité d'eau à apporter par arrosage sur un terrain donné dépend de nombreux facteurs dont ceux les plus essentiels sont - la pluviométrie, qui est la hauteur d'eau exprimée en mm i 1 mm d'eau correspond à un litre par m2 ; la pluviométrie doit tendre à être régulière sur toute la surface à arroser ; elle peut être naturelle ou artificielle (donnée par les appareils d'arrosage) ; dans les terrains à forte pente elle doit être étalée le plus longtemps possible et avoir une intensité faible pour éviter l'érosion - la vitesse de filtration, c'est-à-dire la vitesse à laquelle pénètr. l'eau dans un sol ; elle est très rapide pour le sable et très lente pour l'argile ; elle dépend aussi de la pente du terrain - la granulométrie des éléments constitutifs du sol où l'on peut distinguer cinq classes principales : l'argile ou sable très lourd (particule Jusqu' 0,002 mm), le limon fin (jusqu'à 0,01 mu'), le limon grossier (0,05 mm), le sable fin (0,2 sm) et le sable grossier (2 mm) - la capacité de rétention qui est la quantité d'eau mobile utilisable par les racines des plantes ; en général c'est dans la première couche Jusqu'à 30 cm de profondeur qu'il y a le pourcentage le plus élevé de racines ; cette quantité d'eau est en étroite relation avec la granulométrie - l'évaporation, qui est donnée généralement par les offices D*téorologlques au cours des saisons ; en moyenne on peut l'es tlmer de 5 à 10 mm d'eau par 24 heures mais ces valeurs sont très variables d'une saison à l'autre - la nature des cultures. En fait la quantité d'eau à appliquer est très difficile à apprécier et très souvent on applique une quantité d'eau incompatible avec le sol, soit trop, soit trop peu. Si on arrose trop peu, cela est coûteux car l'eau s'évapore presque immédiatement. En pratique on applique une moyenne de 5 mm par 24 heures tout l'été et 1 ou 2 mm les autres mois. Si on applique cette quantité d'eau pendant les cinq mois d'été, cela constitue une consommation de 750 litres d'eau par m2, ce qui est très important. Toutefois ces cinq mm pénétreront à 10 cm dans du sable, 7 cm dans du limon sableux, 5 cm dans du limon, 4 cm dans du limon argileur et 3 dans de l'argile. Par conséquent une bonne partie de cette eau ne sert pas aux plantes et elle provoque une tendance à la remontée des racines à la recherche d'eau et à la surface du sol. Cette eau est donc en grande partie perdue. I1 faut signaler que le séchage de la terre est intense à la surface, qui est soumise à l'action du soleil, tandis qu'au dessus la percolation domine sous l'effet de la pesanteur. Ces mouvements sont limités par les forces d'adsorption. En effet l'eau est aussi évaporée et transpirée par les plantes. Pour une végétation très foliacée, la surface d'évaporation des feuilles est aussi importante que celle du terrain. Par conséquent il faut arroser comme si la surface du terrain était double. On comprend donc que l'arrosage est une question très délicate et que, de toutes façons, il faille procéder à un arrosage différentié suivant les secteurs du terrain en fonction de la nature de celui-ci, des plantes qui y poussent et des conditions atmosphériques. Etat de la technique antérieure et inconvénients. Pour résoudre ce problème, jusqu'à présent, on utilise des programmateurs fonctionnant à l'électricité. Ces pro grammateurs électroniques ou électro-mécaniques comportent des minuteries à répétition cycliques périodiques réglables, à estimation, commandés par une horloge. Les minuteries commandent des électro-vannee dont le nombre est limité pour chaque type d'appareil. Les électro-vannes sont commandées par un câblage et sont situées en tête de chaque réseau hydraulique.Certains appareils ont un fonctionnement qui est modifié suivant les besoin8 en eau de la terre. I1 existe des sondes qui sont basées sur la conduftlblllté du sol, soit sur la force de succion de la terre sèche, c 'est-à-dire sur une seule composante de détermina- tion de l'arrosage. Ces appareils appliquent une pluie artificielle définie par la pluviométrie théorique calculée des appareils d'arrosage utilisés à une fréquence qui dépend de l'enracinement des végétaux, de l'évaporation évaluée statistiquement et parfois de la nature estimée du sol, des pentes etc... suivant la compé tence.de l'utilisateur dans l'hypothèse la plus favorable. Les programmes théoriques réalisés par ces appareils se répètent indéfiniment si l'on n'agit pas manuellement pour les modifier ou les arrêter lorsque la pluie, les saisons, le vent, le soleil etc... 1'8pigent. Par ailleurs, les sondes électriques utilisées, dans le temps, ne donnent pas de réponse fidèle, par suite de la polarisation, de phénomènes d'électrolyse, de conducti bilié du sol variant avec la présence des fertilisants et de la température. Les causes de non ou mauvais fonctionnement sont très difficiles à analyser par un service après vente en vue d'y remédier. Quant aux tensiomètres à bougie de porcelaine porefuse, leur perméabilité très fine doit être contrôlée rréquemment, car tout le dispositif d'arrosage à automatisme électrique repose sur la constance de cette perméabilité dans le temps. Ces dispositifs sont utilisables dans les exploitations disposant d'un personnel hautement qualifié. Quant aux évaporateurs, certains automatismes de démarrage de cycle sont basés sur l'évaporation d'une certaine quantité d'eau dlsposée dans une coupelle, dispositif utilisé en serres, milieu très circonscrit. Finalement, l'expérience a montré que le fonctionnement de ces programmateurs électriques conduit souvent à une grande consommation d'eau, en raison de la trop grande facilité avec laquelle on déclenche automatiquement un arrosage program mé ou non, sans rapport avec les besoins réels du sol qui ne sont pas détectés en fait. En outre ces appareils exigent un entretien réalisé par des personnes qualifiées et ils consomment une énergie électriques qu'il est parfois impossible d'amener dans des terrains éloignés de toute source de cette énergie. Dans le brevet des U.S.A. 2.577.337 on prévoit un bac à claire-voie rempli de matière poreuse et disposé dans une fosse recouverte d'une grille, ledit bac étant placé à l'extremfté d'un balancier qui commande l'ouverture d'une vanne d'arrosage. Cependant le bac de ce brevet, étant dans une enceinte fermée n'est pas exposé aux conditions atmosphériques et ne peut contenir d'échantillonnage de végétation. De plus ce brevet ne prévoit pas le déclenchement successif, à tour de rôle, de vannes assurant l'arrosage par secteurs. Dans le brevet français 517.765 il est bien décrit, par contre, un dispositif d'ouvertures successives de vannes commandant l'arrosage de différents secteurs mais dans lequel la fermeture de chaque vanne n'est absolument pas déterminée par l'ouverture de la vanne suivante. En outre, les vannes sont couinandées par des balanciers à équilibre stable si bien que l'ouverture de chaque vanne passe par des régimes transitoires provoquant des variations de débit dans la canalisation principale et une mauvaise utilisation de celle-ci. L'appareil de l'invention est destiné à remédier à ces divers inconvénients. Bref expose de 1 'invention. Suivant l'invention, l'appareil est caractérisé par la combinaison : a) d'un bac témoin ouvert par le dessus en équilibre légèrement instable contentant, dtun côté, un échantillonnage représentatif des sols et des plantes, soumis aux conditions atmosphériques ainsi qu'à un arrosage similaire à celui de chacun des secteurs et présentant des moyens de drainage et d'isolation ainsi que des moyens de protection et d'exposition le situant dans les conditions approximatives du terrain à arroser, et de l'autre côté, des contrepoids réglables initialement, ledit bac, lors de son oscillation, actionnant une vanne d'alimention d'un dispositif d'arrosage type du bac témoin, d'ali- mentation du premier secteur d'arrosage du terrain et d'alimentation d'un dispositif de remplissage du premier bac temporisateur dudispositif suivant, b) et d'un dispositif d'ouvertures successives, à tour de rôle, de vannes relatives à l'arrosage de chacun des secteurs pendant un temps réglé par. un dispositif à écoulement d'une quantité donnée d'eau dans un bac temporisateur à travers un orifice calibré, si bien que tout l'ensemble fonctionne mécaniquement et surtout hydrauliquement sans autre apport d'énergie extérieure que la pression de l'eau d'alimentation ainsi que le soleil et l'air, agissant sur le bac témoin. Plus préclsément, l'appareil est encore caractérisé par le fait - que le bac témoin contenant les échantillons de sols et de plantes est prismatique et a une hauteur qui correspond à la profondeur utile aux plantes qu'il contient, - qu'il est isolé thermiquement sur le fond et les côtés, - qu'il comporte, un fond, au moins un trou de drainage, sur le côté, un niveau d'eau, sur le dessus, des pulvérisateurs d'arrosage, reliés à la conduite d'arrosage du premier secteur à arroser par un tuyau souple, - et qu'il s'enfonce, lorsqu'il est humide, dans un trou pratique ment à ses dimensions, trou dont le fond, au moins, est constitué par le sous-sol naturel. Suivant une forme particulière de réalisation, le dispositif d'ouvertures successives et temporisées des vannes de chaque secteur est à commande hydraulique et est constitué par une série de bacs (à raison de un par vanne) temporisateurs oscillant, en équilibre instable sur un couteau médian, dans un sens quand ils sont pleins et dans l'autre sens, à vide, bacs qui comportent chacun une valve commandée par levier avec flotteur reliée à la vanne hydraulique et alimentée par celle-ci, valve qui est conçue pour être fermée quand le bac est vide et pour provoquer, à ce moment la fermeture de la vanne hydrau lique y relative, et pour s'ouvrir pour remplir le bac temporlsateur dès qu'il y a un peu d'eau dans celui-ci deux siphons è des hauteurs différentes étant disposés dans le bac, du côté où ils basculent en étant pleins, pour en provoquer une vidange rapide, et en tout cas beaucoup plus rapide que le remplissage, partiellement dans le bac temporisateur suivant et partiellement k l'extérieur. Plus précisément, le bac témoin combine a) un support constitué par un couteau médian, de manière à pouvoir osciller en équilibre instable, b) à un bout du bac, un contrepoids fixé et des poids additionnels, c) dans le reste du volume, des échantillons de sols et de plantes, d) sur le dessus, un dispositif d'arrosage alimenté en dérivation du premier secteur. e) à une extrêmitd du bac, une valve commandée par levier prenant appui sur une butée fixe quand l'échantillon de sol est arrosé et humide et s'en libérant lorsque le sol est sec, cette libération ouvrant la valve qui est alimentée par commande hydraulique de la première vanne à commande hydraulique et qui débite dans le premier bac temporisateur. L'appareil de l'invention se divise en trois groupes organes qui sont les vannes hydrauliques d'alimentation des aecteurs, le bac témoin avec échantillons des sols et les bacs temporisateurs ss fonctionnement hydraulique. Ces différents organes sont liés hydrauliquement entre eux par des tuyaux souples de faible section, qui forment des boucles là où le mouvement est nécessaire et qui peuvent avoir plusieurs mètres de longueur si bien que la répartition de ces trois groupes d'organe peut etre réalisée avec une grande souplesse dadapw tation. Solution aux problèmes posés et avantages. On comprend qu'avec le dispositif de l'lnventlon, on ne déclenche l'opération d'arrosage que ai l'échantillon au sol, contenu dans le bac témoin a réellement besoin d'eau et que le débit dans le tuyau d'alimentation général est maintenu à une valeur relativement basse puisque les différents dispositifs consommateurs d'eau d'arrosage sont actionnés séquentiellement et successivement et non pas simultanément. On utilise donc au mieux les possibilités d'alimentation en eau de l'lnstal- lation. Au point de vue organe mécanlque, il n'existe que les vannes à commande hydraulique et les valves commandées par levier avec flotteurs qui sont du matériel éprouvé, très répandu et très fiable. Les autres organes sont des tubulures hydrauliques très faciles d'entretien et d'installation. Le réglage du temps d'arrosage de différents secteurs dépend du temps de remplissage et de vidanges de chaque bac temporisateur, temps qui peut être réglé par un robinet pointeau disposé sur la conduite entre chaque vanne à commande hydraulique et chaque valve à levée commandée par levier. Brève description des figures. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la des- cription ci-après qui en donne un exemple non limitatif de réalisation pratique et qui est illustré par les dessins joints dans lesquels la figure 1 est une vue shématique par blocs de l'ensemble de l'installation dans la position où le bac témoin vient d'oscil- ler parce que l'échantillon de sol qu'il contient est trop sec. Les figures 2 à 5, sont des schémas par blocs similaires dans les différents stades de fonctionnement de l'appareillage. Description d'un mode de réalisation. On va d'abord commencer par décrire les différentes organes puis on va expliquer leur fonctionnement dans les différentes phases explicitées par les différentes figures. L'appareillage de l'invention se compose d'un groupe de vannes à commande hydraulique 1, d'un bac témoin oscillant 2 et de bacs temporisateurs 3, 4, 5, 6. Dans le groupe de vannes 1, on distingue la conduite principale d'alimentation 7 sur laquelle sont dérivées les conduites secondaires d'alimentation des secteurs 8, 9, 10, 11 dont le débit est contrôlé par les vannes à commande hydraulique 12, 13, 14, 15. Sur la conduite 8 d'alimentation du premier secteur, en aval de la vanne 12, est branchée une conduite 16 d'alimentation de la panme lb d'arrosage du bac témoin 2. Les vannes à commande hydraulique 12, 13, 14, 15 sont commandées par de petits tuyaux souples, respectivement 18, 19, 20, 21 dont le débit vers les bacs temporisateurs 3, 4, 5, 6 est res pectlvemefut contrôlé par les robinets à pointeau 22, 23, 24 et 25. Le tuyau 18 présente une dérivation 26 vers le bac témoin oscillant 2. Le bac témoin oscillant 2 a une rorme prismatique à profil trapézoidal, la petite base vers le bas, reposant sur le 801 27 par intermédiaire d'un couteau d'oscillation 28. L'intérieur du bac 2 est séparé en deux par une paroi 29 d'un côté de laquelle se trouve l'échantillonnage de sol 30 et de l'autre côté de laquel se trouve une matière de remplissage 31 servant de contrepoids. Des plantes 32 représentatives des cultures sont plantées dans le sol 30. On prévoit des contrepoids 33, sous la forme de plaques métalllques, pour équilibrer l'ensemble du bac 2 de rançon à ce qu'ils oscillent en équilibre instable autour du couteau 28.La valeur des contrepoids 33 est choisie pour que le bac 2 oscille du côté desdits contrepoids lorsque l'échantillonnage de sol 30 est sec et pour que le bac 2 bascule de l'autre côté lorsque l'échantillonnage de sol 30 est humide. Pour celà, la position du couteau 28 est déterminée par l'expérience. La pomme d'arrosage 17 est prévue pour assurer un arrosage ou une irrigation convenable du bac 2. Le bac 2 témoin, qui a une hauteur correspondant à la profondeur utile aux racines des plantes 32, est isolé thermiquement sur le fond et les côtés par des plaques de polystyrène, par exemple, et comporte sur le fond ou sur sa paroi inclinée 34, des trous de drainage. A titre de vérification, on peut y adapter un niveau d'eau dans la partie inférieure pour vérifier si l'arrosage n'est pas trop important. Le bac 2 est disposé dans une fosse pratiquée dans le sol fosse qui sera généralement aussi profonde que la hauteur dudit bac de façon que les plantes 32 soient maintenues au niveau du sol, comme les autres plantes de la culture, et soumises aux mêmes conditions atmosphériques de vent, d'exposition au soleil, de pluie ou autres.Le fond du trou est constitué par le sous-sol naturel de façon que l'eau d'arrosage, s'éliminant par les trous de drainage du fond du bac 2, puisse s'éliminer de façon naturelle dans le sous-sol. Le bac 2 comporte encore, sur le côte, une valve 35 commandée par un levier 36 qui peut prendre appui sur un rebord 37 de la fosse où se trouve le bac 2, lorsque ledit bac est basculé du côté de l'échantillonnage de sol 30 après un arrosage abondant, si bien que le levier 36 ferme le pointeau 38 de la valve 35, comme celà est représenté à la figure 3. La dérivation 26 du tuyau souple 28 aboutit à la valve 35 en passant par un robinet à pointeau 39 pour régler le débit dans cette dérivation 26. L'eau s'écoulant dans la dérivation 26, le robinet 29 et la valve 35 est dirigée par un tuyau souple 40 ters le premier bac temporisateur 3. On doit comprendre que lorsque le bac témoin 2 est incliné vers la droite, comme il est représenté A la figure 3, le levier 36 se relève en s'appuyant sur le rebord 37 et ferme la valve 35 pour arrêter l'écoulement de l'eau dans le tuyau 40.Inversement, lorsque, sous l'effet de l'assèchement du sol 30, le bac témoin 2 se relève pour basculer vers la gauche, comme il est représenté b la figure 1, le levier 36 s'abaisse, puiqu'il n'est plus appuyé siir le rebord 37, et libère le pointeau 38 si bien que l'écoulement de l'eau reprend dans le tuyau souple 18 la dérivation 26, la valve 35 et le tuyau souple 40. Les bacs temporisateurs 3 à 6 reposent sur des pla teformes horizontales 41 à 44 par l'intermédiaire de couteaux d'oscillations 45 à 48. Ils ont une forme prismatique à profil trapdzoidal ressemblant au bac témoin 2 et présentent, à une ezctrêmit, un contrepoids constitué par une réserve d'eau qui reste enmagasinée par une paroi 49. Du même côté, ils comportent une valve 50, 51, 52, 53 commandée par levier 54, 55, 56, 57 avec un flotteur 58, 59, 60, 61.Chacune des valves 50 à 53 présente un pointeau tel que 62 qui ferme la valve lorsque le levier 54 à 57 est en position basse ; lorsque le levier 54 b 57 est souples, par l'effet de l'un des flotteurs 58 à 61, par exemple, le pointeau 62 se soulève et ouvre la vanne 50 à 53 dont le débit peut être réglé par les robinete 22 à 25. Evldemment, les valves 50 & à sont connectées à l'intérieur des bacs 3 à 6 pour les remplir. Dans les dessins, on a repré senté des valves à l'extérieur pour la clareté, mais, en réalité les valves 50 à 53 sont entièrement situées à l'intérieur des bacs 3 à 6.Dans la pratique, les valves 50 à 53 commandées par levier avec flotteurs sont du type de celles qui sont employées dans les réservoirs de chasse d'eau et qui sont très répandues et d'un entretien très aisé puisqu'll est cornu de tous les plombiers. Du côté opposé à la paroi 49, les bacs 3 à 6 présentent un siphon 63 de vidange complète et un siphon 64 de vidange partielle. Le siphon 63 plonge jusqu'au fond du bac, tandis que le siphon 64 plonge à mi-hauteur du bac. La longueur des tronçons de siphons 63 et 64 qui plongent à l'intérieur du bac est déterminée avec précision pour la raison qui sera expliquée plus loin. Le siphon de vidange partielle 64 est orienté de manière que 1 'eau qu 'il prélève se vidange dans le bac suivant. Dans l'exemple représenté, le siphon 64 relatif au bac 3 se déverse dans le bac 4 tandis que le siphon 63 relatif au bac 3 se déverse à l'extérieur ; le siphon 64-4 relatif au bac 4 se déverse dans le bac 5 tandis que le siphon 63-4 se déverse à l'extérieur ; le siphon 64-5 relatif au bac 5 se déverse dans le bac 6 tandis que le siphon 63-5 relatif au bac 5 se déverse à l'extérieur ; enfin le siphon 63-6 relatif au bac 6 se déverse à l'extérieur. La position des couteaux d'oscillation 45 à 48 est déterminée pour que lorsque les bacs 3 à 6 sont remplis d'eau, ils basculent vers la droite (comme représenté dans les dessins), vers les siphons 63 et 64 ; au contraire lorsque les siphons 63 et 64 ont complètement vidé l'eau des bacs 3 à 6, ceux-ci basculent en sens inverse, vers les valves 50 à 53. Fonctionnement. Lorsque les conditions d'humidité sont convenables et que le cycle d'arrosage est terminé, le bac témoin 2 se trouve dans la position représentée à la figure 3 c'est-8-dire que le levier 36 est relevé et que le pointeau 38 de la valve 35 empêche tout écoulement d'eau dans la dérivation 26. Comme les bacs temporisateurs 3 à 6 sont dans la position représen tée à la figure 1, les valves 50 à 53 sont fermées et empechent toute circulation d'eau dans les tuyaux souples 18, 19, 20 et 21 qui sont alors sous pression et canmandent la fermeture des vannes à commande hydraulique 12, 13, 14, 15. I1 n'y a donc aucune circulation d'eau dans toute l'installation et aucun arrosage ne se produit. Cette situation n'est représentée dans aucune des figures des dessins. Après un certain temps d'évaporation de l'eau contenue dans l'échantillonnage de sol 30, le poids de celui-ci contenu dans la partie droite (figure 1) du bac témoin oscillant 2 diminue et ledit bac bascule autour du couteau 28 pour prendre la position représentée à la figure 1. Il s'ensuit que le levier 36 est libéré et ne s'appuie plus sur le rebord 37. Le pointeau 38 est écarté de son siège et la valve 35 s'ouvre en laissant passer un certain débit d'eau dans le tuyau souple 18, la dérivation 26, le robinet à pointeau 39 et le tuyau souple 40 suivant les flèches 65, 66 et 67. Suivant la conception des vannes 12 à 15, qui sont bien connues, un débit d'eau dans le tuyau souple 18 provoque une perte de charge et un abaissement de la pression dans le dispositif de commande de la vanne 12 qui ouvre celle-ci et permet un débit d'eau d'arrosage à partir de la conduite principale d'alimentation 7 (flèche 68) et à travers la conduite secondaire d'alimentation du premier secteur 8 (flèche 69). Le premier secteur du terrain à arroser ou à irriguer est donc traité par la même occasion.En meme temps, la conduite 8 alimente la conduite 16 pour aboutir à la pomme d'arrosage 17 qui arrose le bac témoin oscillant 2 qui subit ainsi un arrosage similaire à celui du premier secteur. Comme on l'a expliqué quelques lignes plus haut, de l'eau est déversée dans le bac temporisateur 3 par le tuyau souple 40 (flèche 67).Il s'ensuit donc (figure 2) un commencement de remplissage du bac temporisateur 3 qui soulève le flotteur 58 et le levier 54 si bien que le pointeau 62 de la valve 50 se soulève et il se produit une circulation d'eau réglée par le robinet 22 suivant la flèche 70, ladite circulation d'eau venant entretenir la circulation d'eau dans le tuyau 18 et maintenir I'ouverture de la vanna à commande hydraulique 12 pendant un temps qui est réglé par le réglage du robinet à pointeau 22. Pendant tout ce temps, l'arrosage par la pomme 17 se poursuit. A un certain moment, le poids d'eau d'arrosage dans le bac témoin 2 fait basculer celui-ci dans la position représentée à la figure 3 si bien que le levier 36 vient s'appuyer sur le rebord 37 et ferme le pointeau 38 de la valve commandée 35. Le remplissage du bac temporisateur 3 ne se fait plus alors que par l'intermédiaire de la valve 50. Pendant tout le remplissage du bac temporisateur 3, l'arrosage du premier secteur continue puique la vanne à commande hydraulique 12 est ouverte. A un certain manent, le niveau d'eau dans le bac temporisateur 3 continuant à monter, celui-ci vient à basculer sur la droite, comme il est repré senté & la figure 3. Ce basculement provoque un amorçage des deux siphons 63 et 64 et la vidange partielle du bac temporisateur 3 dans le bac temporisateur 4, par l'intermédiaire du siphon 64 (flèche 71). La vidange du bac temporisateur 63 se fait complètement à l'extérieur grâce au siphon 63 (f lè- che 72). Le peu d'eau amené par le siphon 64 (flèche 71) dans le bac 4 soulève le flotteur 59, le levier 55 et ouvre la valve 51 qui provoque un débit d'eau dans le tuyau 19 (flèche 73), débit qui provoque le remplissage du bac temporisateur lèche 74). Comme pour la vanne à commande hydraulique 12, le débit dans le tuyau souple 19 provoque une perte de charge et un abaissement de la pression qui détermine l'ouverture de la vanne à commande hydraulique 13 et l'arrosage du deuxième recteur, comme le représente la flèche 74. Pendant ce temps, le bac temporisateur 3 étant com plètement vidé par le siphon 63 (flèche 72) est allégé et bascule on sens inverse pour revenir dans la position à la figure 4 ; en même temps, le flotteur 58 n'est plus soulevé par l'eau et provoque l'abaissement du levier 54 et la fermeture de la valve 50 qui détermine alors l'arrêt de tout débit d'eau dans le tuyau 18 (puisque le débit a été arrêté préalablement dans la dérivation 26 par la fermeture de la valve 35) ai bien que la pression hydrostatique dans la conduite lb s'lève et provoque la fermeture de la valve à commande hydraulique 12 et l'arrêt de l'arrosage du premier secteur. Le temps de remplissage du bac temporisateur 4 est déterminé par le réglage du robinet pointeau 23 et pendant tout ce temps la vanne à commande hydraulique 13 est ouverte et l'arrosage du deuxième secteur se poursuit. Evidemment > le bac temporisateur 4 finit par se remplir et bascule, comme l'a fait précédemment le bac temporisateur 3, de façon à amorcer les deux siphons 63-4 et 64-4, pour provoquer la vidange du bac temporisateur 4 partiellement à l'extérieur (flèche 75) et partiellement dans le bac temporisateur 5 (flèche 76). Quand le bac temporisateur 4 est vide, le flotteur 59 n'est plus supporté ai bien que le levier 55 s'abaisse et ferme la valve 51 ce qui provoque une élévation de pression dans le tuyau souple 19 et la fermeture de la vanne à commande hydraulique 13. Le remplissage partiel du bac temporisateur 5 à l'aide de l'eau venant du bac temporisateur 5 avec de l'eau venant du bac temporisateur 4 par le siphon 64-4 déclenche le cycle d'arrosage du troisième secteur de la même façon qu'il a été décrit précédemment, par l'ouverture de la valve 52 déterminant l'ouverture de la vanne à commande hydraulique 14 (flèche 76). On ne décrit pas la suite des opérations qui se poursuit ainsi successivement pour les bacs temporisateurs 5, puis 6. Naturellement on peut prévoir autant de bac temporisateur tel que 3 à 6 > et autant de vanne à commande hydraulique, telle que 12 à 15, que l'on imaginera de secteur à arroser ou irriguer. Le temps de réglage d'arrosage du premier secteur dépend du réglage du robinet à pointeau 22 et du ro binet à pointeau 39. Le temps d'arrosage de secteurs suivant dépend du réglage des robinets à pointeau 23, 24 et 25. En effet, l'arrosage de chacun des secteurs se fait pendant le temps de remplissage et de vidange de chacun des bacs temporisateurs 3 à 6. L'arrosage de tous les secteurs étant terminé, il se peut que les conditions atmosphériques aient provoqué un besoin d'eau dans le bac témoin 2 et déterminent le basculement de celui-ci dans la position qui est représentée à la figure 1. La valve commandée par levier 35 est alors ouverte la circulation d'eau s'établit dans le tuyau souple 18 et un nouveau cycle d'arrosage recommence. REVENDICATIONS l'/ Appareil commandant l'arrosage par secteurs, selon les besoins, du sol et des plantes, c a r a c t é r i 8 é par la combinaison a) d'un bac témoin ouvert par le dessus en équilibre légèrement instable contenant, d'un côté, un échantillonnage représentatif des sols et des plantes, soumis aux conditions atmosphériques ainsi qu' un arrosage similaire à celui de chacun des secteurs et présentant des moyens de drainage et d'isolation ainsi que des moyens de protection et d'exposition le situant dans les condltions approximatives du terrain à arroser, et de l'autre côté, des contrepoids réglables initialement, ledit bac, lors de son oscillation, actionnant une vanne d'alimentation d'un dispositif d'arrosage type du bac témoin, d'alimentation du premier secteur d'arrosage du terrain et d'alimentation d'un dispositif de remplissage du premier bac temporisa- teur du dispositif suivant, b) et d'un dispositif d'ouvertures successives, à tour de rôle, de vannes relatives à l'arrosage de chacun des secteurs pendant un temps réglé par un dispositif à écoulement d'une quantité donnée d'eau dans un bac temporisateur à travers un orifice calibré, si bien que tout l'ensemble fonctionne mécaniquement et surtout hydrauliquement sans autre apport d'énergie extérieure que la pression de l'eau d'alimentation ainsi que le soleil et l'air, agissant sur le bac témoin. 2'/ Appareil, tel que défini dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é par le fait - que le bac témoin contenant les échantillons de sols et de plante est prismatique et a une hauteur qui correspond à la profondeur utile aux plantes qu'il contient, - qu'il est isolé thermiquement sur le fond et les cotés, - qu'il canporte, un fond, au moins un trou de drainage, sur le coté, un niveau d'eau, sur le dessus, des pulvérisateurs d'arrosage, reliés à la conduite d'arrosage du premier secteur à arroser par un tuyau souple, - et qu'il s'enfonce, lorsqu'il est humide, dans un trou pratiquement à ses dimensions, trou dont le fond, au moins, est constitué par le sous-sol naturel. 3-/ Appareil, tel que défini dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é par le fait que le dispositif d'ouvertures successives et temporisées des vannes de chaque secteur est à commande hydraulique et est constitué par une série de bacs ( & raison de un par vanne) temporisateurs oscillant, en équilibre instable sur un couteau médian, dans un sens quand ils sont pleins et dans l'autre sens, à vide, bacs qui comportent chacun une valve commandée par levier avec flotteur reliée à la vanne hydraulique et alimentée par celle-ci valve qui est conçue pour être fermée quand le bac est vide et pour provoquer, à ce moment, la fermeture de la vanne hydraulique y relative, et pour s'ouvrir pour remplir le bac temporisateur dès qu'il y a un peu d'eau dans celui-ci, deux siphons à des hauteurs différentes étant disposés dans le bac, du côté où ils basculent en étant pleins, pour en provoquer une vidange rapide, et en tout cas beaucoup plus rapide que le remplissage, partiellement dans le 'bac temporisateur suivant et partiellement à l'extérieur. 4 Appareil, tel que défini dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é par le fait que le bac témoin com bine a) un support constitué par un couteau médian, de manière à pouvoir osciller en équilibre instable, b) à un bout du bac, un contrepoids fixé et des poids additionnels, c) dans le reste du volume, des échantillons de sols et de plantes, d) sur le dessus, un dispositif d'arrosage alimenté en dériva- tion du premier secteur, e) à une extremité du bac, une valve commandée par levier prenant appui sur une butée fixe quand l'échantillon de sol est arrosé et humide et s'en libérant lorsque le sol est sec, cette libération ouvrant la valve qui est alimentée par la commande hydraulique de la première vanne à commande hydraulique et qui débite dans le premier bac temporisateur. 4-/ Appareil, tel que défini dans l'une quelconque des revendications précédentes, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que la liaison hydraulique entre les différentes pièces mobiles les unes par rapport aux autres se fontpar des tuyaux souples formant, de préférence, des boucles.