FER A REPASSER A VAPEUR. La présente invention concerne un fer à repasser électrique à vapeur, comportant un corps pourvu d'une poignée, un réservoir d'eau supporté par c e corps et une embase qui est montée sur le corps et qui est formée d'une plaque de semelle comportant un dispositif de chauffage et une chambre de vaporisation pourvue de canaux permettant a la vapeur d'arriver à un grand nombre d'orifices de décharge places sur le côté inférieur ainsi que d'une plaque de recouvrement recouvrant les canaux de passage de vapeur, cette plaque de recouvrement comportant également des canaux de passage de vapeur. Dans des fers à repasser connus du type défini ci-dessus, le dispositif de chauffage et l'embase de fer comportant les canaux de passage de vapeur sont constitués, à cause de ses bonnes propriétés de conduction de chaleur, de préfereDce d'aluminium coulé sous pression. Dans ce cas, les surfaces de l'embase de fer peuvent être pourvues par anodisation d'une couche d'oxyde servant à protéger l'aluminium contre la corrosion et l'usure, cette couche d'oxyde formant également un revêtement décoratif. Dans des fers à repasser à vapeur, on rencontre cependant une autre difficulté résultant d'un dépôt de tartre, provenant de l'eau qui est souvent de mauvaise qualité, dans la chambre de vaporisation, dans les canaux de passage de vapeur et dans la zone des orifices de décharge.Lors d'une utilisation fréquente du dispositif de vaporisation du fer à repasser, il est nécessaire d'enlever les dépôts de tartre pour garantir qu'une quantité suffisante de vapeur sorte par les orifices de décharge. Pour le détartrage, on utilise alors des agents chimiques qui attaquent cependant, dans le cas d'une embase en aluminium, non seulement les dépôts de tartre mais, également, la surface de la plaque de semelle et de la plaque de recouvrement du fer à repasser et qui créent une surface rugueuse. Cette surface rugueuse, établie notamment sur la face inférieure du fer à repasser, présente un inconvénient car il peut en résulter un endommagement de l'article a repasser. Dans d'autres fers à repasser connus, on plaque sur l'embase du fer, pour les raisons précitées, une plaque d'acier à l'aide de laquelle on évite évidemment les inconvénients rencontrés lors du détartrage de l'aluminium, mais qui pose d'autres problèmes, En premier lieu, le poids d'un fer à repasser ainsi agencé est augmenté par suite de l'utilisation d'une plaque d'acier, de sorte que sa manipulation est plus difficile que celle de fers qui comportent une embase exclusivement en aluminium. Un autre inconvénient consiste dans la plus mauvaise transmission de chaleur entre le dispositif de chauffage prévu dans l'embase du fer à repasser et la plaque d'acier associée. L'invention a en conséquence pour but de fournir un fer à repasser élec- trique à vapeur du type précité, dans lequel on peut enlever les dépôts de tartre formés dans les canaux de passage de vapeur en effectuant un détartrage chimique sans que la surface de l'embase du fer à repasser soit attaquée. Ce problème est résolu selon l'invention en ce que la plaque de semelle et/ou la plaque de recouvrement comportent de tous côtés un revêtement de protection produit catalytiquement. Une telle couche protectrice qui résiste à des agents de dissolution du calcaire n'est pas attaquée par les produits chimiques de détartrage de la chambre de vaporisation et des canaux de passage de vapeur et on conserve l'avantage d'un faible poids et d'une bonne transmission de chaleur. Le revêtement protecteur peut être de préférence cons titué par un revêtement de nickel déposé par voie chimique, d'autant plus que des surfaces produites par nickelage chimique sont particulièrement dures et par conséquent résistantes au rayage.Les surfaces nickelées, notamment celles des canaux de passage de vapeur, contribuent à canaliser favorablement l'écoulement de vapeur entre la chambre de vaporisation et les orifices de sortie prévus dans la plaque de semelle. Pour continuer à chauffer la vapeur produite dans la chambre de vaporisation sur son trajet aboutissant aux orifices de sortie de la plaque de semelle, la plaque de recouvrement comporte, conformément à une autre caractéristique de l'invention, des nervures, placées en concordance avec la chambre de vaporisation et canalisant, dans la condition de jonction, la vapeur sortant de la chambre de vaporisation exclusivement vers l'arrière entre les parois d'enveloppement du dispositif de chauffage, ces nervures formant, en coopération avec les parois d'enveloppement et des tronçons de nervures reliés à celles-ci, des canaux de passage de vapeur agencés en labyrinthe et orientes localement parallèlement au dispositif de chauffage. Pour le dépôt du tartre éventuellement contenu dans la vapeur avant la sortie de cette vapeur hors de la plaque de semelle, il est prévu, conformement à une autre caractéristique de l'invention, que les orifices de sortie ménagés dans la plaque de semelle soient disposés de préférence dans une rainure formée par des chicanes déflectrices pénétrant dans les canaux de passage de vapeur de manière à dégager une section de débordement. Pour que le courant de vapeur rencontre également plus sûrement, au cours de son trajet vers les orifices de sortie, les chicanes déflectrices en vue du dépôt d'une partie du tartre qu'il contient éventuellement, les parois d'enveloppement du dispositif de chauffage comportent avantageusement des chanfreins localises qui sont inclinés en direction des chicanes déflectrices. D'autres buts et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description suivante et des figures jointes, données à titre illustratif mais non limitatif. La Figure 1 est une vue en perspective du fer à repasser à vapeur selon l'invention. La Figure 2 est une coupe longitudinale de l'embase du fer à repasser, qui se compose de la plaque de semelle et de la plaque de recouvrement. La Figure 3 est une vue en plan de la plaque de semelle, faite dans la direction de la ligne III-III de la Figure 2. La Figure 4 est une vue en plan du côté intérieur de la plaque de recouvrement, faite suivant la ligne IV-IV de la Figure 2. La Figure 5 est une coupe de l'embase du fer à repasser, faite suivant la ligne V-V de la Figure 3. La Figure 6 montre une zone de lisière de l'embase de fer à repasser, en coupe suivant la ligne VI-VI de la Figure 3. Le fer à repasser à vapeur représenté sur la Figure 1 comporte une plaque de semelle 11, formant un composant de l'embase 10 du fer qui peut etre chauffée électriquement, cette plaque de semelle est reliée rigidement à une plaque de recouvrement 12, l'ensemble formé par la plaque de semelle 11 et la plaque de recouvrement 12 étant maintenu par un capot de revêtement 13 qui se prolonge par un corps 14 placé en arrière et formant un pied d'appui; une poignée 15 fait saillie de ce corps 14, en étant placée parallèlement et à distance de l'embase 10 du fer à repasser. Il est prévu dans une position adjacente au corps 14 une manette 16 à l'aide de laquelle on peut régler la température à l'aide d'un thermostat dispose entre la plaque de semelle 11 et le capot de recouvrement 13. Sur le corps 14, il est prévu, par exemple en haut,une entrée pour le câble d'alimentation en courant électrique 17, Entre l'embase 10 du fer à repasser, ou son capot 13, et la poignée 15, il est prévu un réservoir d'eau 18, qui peut être fabriqué en une matière plastique transparente ou semblable. Le réservoir d'eau 18, comportant une surface de base de forme fourchue, est obture sur son côté supérieur par un couvercle et il est pourvu intérieurement d'une pompe, non représentée, reliée à une buse de pulvérisation 19 qui est placée sur le côte avant du réservoir d'eau, en étant dirigée vers le bas au-dessus de la pointe du fer, la liaison avec la pompe étant assurée par un flexible.En plus de cette pompe de pulvérisation, il est prévu dans le volume intérieur du réservoir d'eau un dispositif de dosage, également non représenté et qui comporte, dans sa zone inférieure, une valve d'egouttagequi ouvre en cas de besoin le fond du réservoir d'eau 18 et qui peut être actionnée à l'aide d'un bouton tournant 20 de façon à introduire une quantité d'eau prédéterminable dans la chambre de vaporisation 21. En outre, il est prévu sur la poignée 15 un bouton poussoir 22 servant à actionner la pompe de pulvérisation. La plaque de semelle 11 comporte, un peu au-dessus de sa surface intérieure 23, un canal de chauffe- 24 s'étendant de la zone extrême jusqu'à la pointe du fer à repasser et dans lequel sont noyés des barreaux chauffants formant un dispositif de chauffage 25. Dans la zone avant de la plaque de semelle 11, la paroi intérieure d'enveloppement 26 forme une partie de la chambre de vaporisation 21, qui se prolonge dans des voiles arrière 27, 27', les voiles étant initialement reliées à la paroi d'enveloppement 26 en ayant la même courbure que la chambre de vaporisation 21 pour l'entourer localement et se prolongeant ensuite dans des directions parallèles pour former un canal de décharge 28 de la vapeur produite dans la chambre de vaporisation 21.En concordance avec la zone incurvée de la paroi d'enveloppement 26 du canal de chauffe 24 et des voiles 27, 27', la plaque de recouvrement 12 en forme de capot comporte des nervures 29, 29' et 29" qui complètent d'un côte la chambre de vaporisation 21 et, de l'autre côté, son canal de décharge 28 vers. le haut jusque dans la plaque de recouvrement 12. En combinaison avec les parois intérieures de délimitation 26, orientées parallèlement entre elles, et les parois extérieures de délimitation 30 du canal de chauffe, il est prévu des tronçons de nervures 31, 31', 32, 32', 33 et 33', formés sur la plaque de recouvrement 12, s'appuyant de façon étanche sur le canal de chauffe et formant des canaux de passage de vapeur 34, 35, 36 et 34', 35', 36'.Les canaux 36 et 36' groupés en avant de la chambre de vaporisation 21, débouchent dans un volume libre 37 délimité par la plaque de semelle 11 et la plaque de recouvrement 12 dans la zone avant du fer à repasser et duquel peut sortir la vapeur par des orifices de- décharge 38, ménagés dans la plaque de semelle 11. Les canaux 35 et 35' débouchent chacun dans un volume collecteur 39, 39' prévu sur le côté correspondant de l'embase du fer à repasser, et dans le fond desdits volumes collecteurs 39, 39', il est prévu également des orifices de décharge 38 de la plaque de semelle 11.Aussi bien le volume libre 37 que les volumes collecteurs39 et 39' comportent des chicanes déflectrices 40, 41, formées sur la plaque de semelle 11, faisant saillie dans le volume libre 37 ou les volumes collecteurs 39, 39', et délimitant des rainures 42 dans lesquelles se trouvent les orifices de décharge 38. Ces chicanes déflectrices 40 et 41 constituent des obstacles placés dans le trajet suivi par le courant de vapeur et elles servent à arrêter le tartre contenu éventuellement dans la vapeur. Pour canaliser directement le courant de vapeur sur les chicanes déflectrices 40, le canal de chauffe 24 - comme le montrent notamment les Figures 3 et 6 - est pourvu localement de chanfreins 43, inclinés en direction des chicanes et par lesquels le courant de vapeur est dirigé vers lesdites chicanes 40. Pour rendre facilement accessible la chambre de vaporisation 21, après enlèvement du réservoir d'eau 18, à des fins de nettoyage, le collet 44 prévu sur la plaque de recouvrement 12 de manière à former l'ouverture d'introduction de la valve d'égouttage, a un plus grand diamètre que celui de la chambre de vaporisation 21 proprement dite. Pour pouvoir protéger en particulier les surfaces de la plaque de semelle 11 et de la plaque de recouvrement 12 qui entrent en contact avec la vapeur d'eau contenant éventuellement du tartre, notamment contre des produits chimiques assurant l'enlèvement du tartre, les surfaces de la plaque de semelle 11 et de la plaque de recouvrement 12 sont pourvues d'un revêtement de nickel produit catalytiquement. Ce revêtement de nickel peut, par exemple, être réalisé sur la plaque de recouvrement 12 et la plaque de semelle 11, constituées notamment d'aluminium coulé sous pression, d'après le procédé appelé par les spécialistes "Procédé Kanigen". Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés; elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans que l'on ne s'écarte de l'esprit de l'invention. Ainsi, on peut notamment envisager d'utiliser d'autres matériaux que le nickel pour former un revêtement protecteur. REVENDICATIONS 1.- Fer à repasser électrique à vapeur, comportant un corps pourvu d'une poignée, un réservoir d'eau supporté par ce corps et une embase qui est montée sur le corps et qui est formée d'une plaque de semelle comportant un dispositif de chauffage et une chambre de vaporisation pourvue de canaux permettant à la vapeur d'arriver à un grand nombre d'orifices de décharge placés sur le côté inférieur ainsi que d'une plaque de recouvrement recouvrant les canaux de passage de vapeur, cette plaque de recouvrement comportant également des canaux de passage de vapeur, caractérisé en ce que la plaque de semelle (11) et/ou la plaque de recouvrement (12) comportent de tous côtés un revêtement protecteur produit catalytiquement. 2.- Fer à repasser électrique à vapeur selon la revendication 1, carac terse en ce que la plaque de recouvrement (12) comporte des nervures (29, 29', 29") placées en concordance avec la chambre de vaporisation (21) et canalisant, dans la condition de jonction, la vapeur sortant de la chambre de vaporisation exclusivement vers I'arri-ère entre les parois d'enveloppement (26) du dispositif de chauffage (25), ces nervures formant, en coopération avec les parois d'enveloppement (26, 30) et des tronçons de nervures (31 à 33') reliés à celles-ci, des canaux de passage de vapeur agencés en labyrinthe et orientés localement parallèlement au dispositif de chauffage (25). 3.- Fer a repasser électrique à vapeur selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les orifices de décharge (38) ménagés dans la plaque de semelle (11) sont disposés dans une rainure (42) formée par des chicanes déflectrices (40, 41) pénétrant dans les canaux de passage de vapeur (34 à 36') en dégageant une section de débordement. 4.- Fer à repasser électrique à vapeur selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les parois d'enveloppement (26, 30) du dispositif de chauffage (25) comportent localement des chanfreins (43) inclinés en direction des chicanes déflectrices (40).