la présente invention se rapporte à un acier faiblement allié destiné à des usages structuraux et pouvant également convenir particulièrement pour la production d'éléments de conduite forcée, par exemple pour le transport de gaz naturelo 5 II est exigé pour de très nombreux usages "un acier de cons truction ayant un^Limite élastique relativement élevée combinée à une bonne résistance aux chocs. Pour les usages les plus recherchés, l'acier doit avoir une résistance aux chocs satisfaisante (telle que déterminée par l'essai de chocpharpy sur éprouvettes entaillées 10 en V) non seulement à la température ambiante, mais également aux températures 1 inférieures à 0°C, c'est-à-dire à des températures inférieures à - 18°C, mais ainsi que cela est bien connu, il n'est pas exceptionnel pour un acier ayant une résistance aux chocs satisfaisante à la température ambiante d'avoir une fragilité inac-15 ceptable à une température un peu plus basse. On recherche donc un acier ayant une limite élastique d'au moins 5.5 kg/mm2 et une certaine aptitude à amortir un choc d'au moins 12 kgm/cm2 à la température ambiante, d'au moins 8,5 kgm/cm2 à -18°C et pas au-dessous de 2,5 kgm/cm2 à - 45°C• 20 Divers aciers peuvent présenter de telles propriétés mais, ou bien ils contiennent des quantités appréciables d'éléments d'alliage, ou bien ce sont des aciers faiblement alliés à l'état trempé et revenu» Des aciers comportant des quantités appréciables d'éléments d'alliage sont coûteux, tandis que des aciers nécessi-25 tant une trempe et un revenu pour atteindre une résistance mécanique suffisamment élevée sont peu pratiques pour de nombreuses applications étant donné que la trempe peut, évidemment, avoir pour résultat une déformation ou un gauchissement et exige des installations ou des équipements dont bien souvent on ne peut pas disposer. 50 la fabrication d'éléments de conduite forcée transportant du gaz naturel et d'autres produits constitue une utilisation particulière exigeant un acier bon marché ayant une résistance mécanique élevée et une bonne résistance aux chocs, y compris une résistance aux chocs aux basses températures, à l'état refroidi à 35 l'air (par opposition à l'état trempé dans tin liquide) et vieilli, et qui soit également soudable. Le gaz naturel et d'autres produits sont transportés sous des pressions progressivement croissantes. En conséquence, il faut augmenter l'épaisseur de paroi de la conduite forcée fabriquée à partir d'un acier donné (d'une composition con-40 nue) ou bien il faut trouver un nouvel acier, mais cependant écono 69 1 1329 2 2006164 mique, ayant une limite élastique suffisamment plus élevée pour utiliser des épaisseurs de paroi plus petites. Evidemment, un conduit de grande épaisseur de paroi n'est pas désirable étant donné que le poids accru entraîne des difficultés de manutention et d'ins-5 tallation. Toutefois, des aciers à résistance mécanique plus élevée, qui permettraient d'utiliser des conduits d'épaisseur de paroi plus petite, ont habituellement une résistance aux chocs inférieure, tout particulièrement aux basses températures. Ceci est important étant donné qu'un conduit appelé à être utilisé dans des climats 10 froids doit avoir une résistance aux chocs satisfaisante à des températures descendant jusqu'à environ -35°C et être capable de résister à des changements brusques de pression à ces températures. Toutefois, la seule résistance aux chocs n'est pas suffisante et on doit tenir compte du mode de cassure à basse températureo Un 15 acier est plus acceptable pour un conduit si le mode de cassure est essentiellement ma cisaillement (également désigné sous le nom de cassure fibreuse ■ ou de cassure ductile) et non un clivage (également désigné sous le nom de cassure due à la fragilité). La vitesse de propagation des criques dans une cassure qui est 100$ 20 fibreuse, n'est que d'environ 150 à 210 mètres par seconde, par rapport à environ 450 à 600 mètres par seconde pour une cassure due 100?$ à la fragilité. Plus la vitesse de propagation de la crique est grande, plus longue est la dimension de la crique qui se forme si un conduit se rompt et par conséquent plus grande est la longueur 25 de conduit à remplacer s?.il se produit un criquage. Pour cette raison, les spécifications du matériau pour conduit tendent à exiger une vitesse de propagation des criques aussi basse que possible. Des procédés minutieux sont exigés pour la mesure directe de la vitesse de propagation des criques et en conséquence, on a mis 30 au point des essais indirects. L'un de ces essais est la mesure de la température à laquelle la surface de rupture indique que le mode de cassure est une cassure 50% fibreuse et due pour 50^ à la fragilité. Cette température est appelée la température de transition de l'état ductile à l'état fragile. Plus la température de 35 transition de l'état ductile à l'état fragile du matériau est basse, plus celui-ci est désirable pour la fabrication d'éléments de conduite forcée. De plus, un matériau destiné à être utilisé pour les conduites forcées doit avoir une limite élastique élevée et une bonne ré-40 sistance aux chocs aux basses températures après "un laminage à chaud 69 11329 3 2006164 à des températures de fin de travail non inférieures à 845°C. Des températures de laminage à la cote finale de 815°C et au-dessus sont désirables pour la fabrication en série dans des aciéries. Le laminage à chaud à des températures nettement au-dessous de 845°C 5 a pour résultat une production inférieure, étant donné que les laminoirs travaillant à chaud doivent fonctionner à vitesse réduite» En outre, les forces séparant les cylindres sont plus grandes aux températures plus basses et, en conséquence, des laminoirs à chaud plus puissants peuvent être nécessaires, tout particulièrement 10 lorsque l'on a de grandes tôles à produire. En résumé, un acier destiné à être utilisé pour des éléments de conduite forcée doit avoir une limite élastique (telle que mesurée par la charge à la limite apparente d'élasticité ou à 0,2 $) d'au moins 60 kg/mm2, une résistance aux chocs (telle que mesurée 15 par l'essai de choc Gharpy sur éprouvettes entaillées en V) d'au moins 13,5 kgm/cm2" à 21°C, 8,5 kgm/cm2 à -18°C et 3,5 et, de préférence, d'au moins 6,9 kgm/cm2 à -46°C. L'acier doit également avoir une température de transition de l'état ductile à"l'état fragile non supérieure à l'intervalle compris entre -7 et -1°C lorsque 20 la conduite forcée doit être enterrée et inférieure à -35°0 lorsque la conduite forcée doit être utilisée sur la surface du sol ou près de celle-cio De plus, l'acier doit être soudable dans les conditions que l'on rencontre sur un chantier et ne pas être sujet à la formation de soudures poreuses, pouvant, par exemple, provenir 25 de quantités excessives d'aluminium (c'est-à-dire plus de 0,15 $ d'aluminium), d'azote (par exemple plus de 50 ppm) ou de nitrures d'aluminium précipités (par exemple 0,03$ et au-dessus). Ces exigences doivent être satisfaites par l'acier se présentant aussi bien sous la forme d'un conduit à l'état non trempé etVieilli, que 30 sous la forme d'une tôle dans le même état. Or, on a découvert que l'on peut Obtenir de telles propriétés dans des aciers faiblement alliés ayant des teneurs spécialement choisies en carbone, en nickel, en manganèse, en cuivre, en chrome, en molybdène et en niobium. 35 Les aciers conformes à l'invention contiennent, en poids, de 0,01 à 0,12$ de carbone, de 0,6 à 1,3$ de nickel, de 0,2 à 0,8$ de manganèse, de 0,8 à 1,6$ de cuivre, la teneur en nickel représentant au moins 55$ de la teneur en cuivre, de 0,3 à 1,4$ de chrome, de 0,1 à 0,9$ de molybdène, à condition que la somme des te-40 neurs en chrome et en molybdène soit d'au moins 0,5$, de 0 à 0,65$ 69 11329 4 2006164 de silicium, de 0,02 à 0,12$ de niobium, de 0 à 0,008% de "bore et de 0 à 0,15$ d'aluminium, le complément, à l'exception des impuretés, étant du fer. la teneur en carbone des aciers doit être d'au moins 0,01% 5 afin d'obtenir une résistance mécanique adéquate. Toutefois, des teneurs en carbone supérieures à 0,12% abaissent la résistance aux chocs aux basses températures et sont préjudiciables à la soudabi-litéo De façon avantageuse, on maintient la teneur en carbone au-dessous de 0,07 %, par exemple pas au-dessus de 0,04%, pour conférer 10 la meilXeixie résistance aux chocs aux basses températures et une excellente soudabilité. la teneur en cuivre doit être d'au moins 0,8% pour contribuer de façon adéquate à la résistance mécanique au moyen d'un durcissement par précipitation et, de préférence, les aciers contiennent 15 au moins 1%, par exemple 1,3% de cuivre. Le cuivre en des quanti- . tés dépassant 1,6%, ne confère aucune autre augmentation apprécia-. . bl®. de-la limite élastique quand, il.est associé au nickel dans les quantités contenues dans les aciers, mais il peut, toutefois entraîner un abaissement de la résistance aux chocs aux basses tempéra-20 tures. De façon avantageuse, la teneur en cuivre ne dépasse pas 1,4%. Une teneur en nickel d'au moins 0,6% est nécessaire pour empêcher la fragilité à chaud occasionnée par le cuivre et également pour cette raison, la quantité minimale de nickel doit re-25 présenter au moins 55% de la teneur en cuivre. De façon avantageuse, une teneur en nickel d'au moins 0,3%, par exemple 0,9%, est présente» îs© nickel améliore également la résistance aux chocs et contribue de façon importante à la résistance mécanique par un accroissement de la résistance mécanique de la solution solide et par un 30 affinage des grains® On obtient urae résistance sus clic es et une résistance mécanique adéquates avec des teneurs en nickel comprises entre 0,6 et 1,3 % et des teneurs en nickel supérieures à 1,3% ne font qu'accroître inutilement le prix de revient. Des teneurs en nickel comprises entre 0,8 et 3$ sont particulièrement satisfai-35 santés. Pour obtenir une résistance mécanique adéquate, une teneur en manganèse d'au moins 0,2% et de préférence d'au moins 0^35%, doit être présentée Toutefois, des teneurs en manganèse supérieures à 0,8% affectent de façon nuisible la résistance aux chocs aux bas-40 ses températures» Pour obtenir les meilleurs résultats, la teneur 69 11329 5 2006164 en manganèse ne doit pas dépasser 0,6%. le molybdène contribue à la résistance mécanique de l'acier par un accroissement de la résistance mécanique de la solution solide» A cet effet, une teneur en molybdène d'au moins 0,1 fo doit 5 être présente et de préférence une quantité d'au moins 0,25#, par exemple 0,35% est présente» Le molybdène, en des quantités supérieures à 0,9% peut réduire la résistance aux chocs et lorsque la résistance aux chocs est d'importance primordiale, la teneur en molybdène ne doit pas dépasser 0,6%. 10 Le chrome, en une quantité d'au moins 0,3% doit être présent pour obtenir une contribution importante à l'accroissement de la résistance mécanique de la solution solide et la teneur en chrome est, de préférence, d'au moins 0,5%,par exemple 0,7%» La teneur en chrome ne dépasse pas de préférence 1,2%. 15 L'effet du molybdène et du chrome dans les aciers conformes à l'invention est inattendu étant donné que l'on considérait que ces éléments exerçaient séparément une influence nuisible sur la résistance aux chocs aux basses températures des aciers de ce type. Toutefois, avec des teneurs en molybdène et en chrome soi-20 gneusement contrôlées et mises en corrélation conformément à la présente invention, on obtient non seulement une augmentation de la résistance mécanique par accroissement de la résistance mécanique de la solution solide, mais encore une certaine interaction réciproque des éléments, d'une façon non complètement comprise, 25 une nette amélioration de la résistance aux chocs (tout particulièrement aux basses températures) et l'on obtient une température de transition de l'état ductile à l'état fragile nettement au-dessous de celle des aciers pour conduites forcées couramment utilisés sans qu'il soit nécessaire de tremper ou de laminer aux basses 30 températures de fin de travail, par exemple aussi basses que 650°C, La demanderesse croit que c'est cette interaction du chrome et du molybdène qui permet aux aciers d'être vieillis9 de façon avantageuse, à des températures plus élevées que celles qui seraient par ailleurs satisfaisantes, c'est-à-dire à des températu-35 res auxquelles 1»; vieillissement se traduirait, sans cet eéfet du chrome et du molybdène, par exemple par une perte de résistance mécanique» Les aciers conformes à l'invention peuvent, par conséquent, être vieillis à des températures élevées, par exemple comprises entre 565 et 620°C, par exemple environ 605°CS et confèrent 40 ainsi une résistance aux chocs plus élevée aux basses températures, BAQ OR^îNAL 69 11329 6 2006164 des températures de transition de l'état ductile à l'état fragile inférieures et des vitesses inférieures de propagation des criques, le vieillissement peut être effectué à des températures atteignant jusqu'à la température de Ac-^ des aciers (environ 725°C) et on a 5 obtenu d'excellents résultats, par exemple en vieillissant les „ aciers à 662°C. Il doit être bien entendu qu'en général un vieillissement à environ 565°C pendant approximativement une heure est très proche de la condition de -vieillissement optimale pour obtenir la résistance mécanique la plus élevée. Un vieillissement à 565°G 10 pendant des périodes plus longues, par exemple 3 heures ou davantage, ou un vieillissement à des températures plus élevées est, en fait» un traitement de survieillissement. Toutefois, dans les aciers conformes à l'invention, le survieillissement ne détermine aucune perte importante de la résistance mécanique, mais il se pro-15 duit une amélioration de la résistance aux chocs» En conséquence, il est extrêmement désirable que les aciers soient survieillis. De plus, la somme des teneurs en chrome et en molybdène doit être d'au moins 0,5% et pour assurer l'obtention, de façon suivie, d'une combinaison extrêmement désirable de propriétés, elle est de 20 préférence d'au moins 0,6%. Une explication possible de l'effet du chrome et du molybdène réside dans le fait que ces éléments suppriment la réaction d'auto-vieillissement du suivre au cours du refroidissement depuis le laminage à chaud, étant donné que l'on a remarqué que la limite 25 élastique des aciers dans la condition non vieillie est inférieure à celle obtenue dans des aciers par ailleurs similaires d'où le chrome et le molybdène sont absents, lors d'un vieillissement ultérieur, la limite élastique s'accroît à des valeurs allant jusqu'à environ 65 kg/mm2. Oeci constitue un accroissement très net, en 30 Particulier lorsque l'on considère que le vieillissement est effectué à des températures relativement élevées. Il semble alors possible que le chrome et le molybdène amènent le cuivre à rester en solution au cours du refroidissement à partir du laminage à ehaud9 en laissant disponible une plus grande quantité de cuivre sortir de 35 la solution lors du vieillissement, en réduisant ainsi au minimum la perte de résistance mécanique à laquelle on serait, sinon en droit de s'attendre lors du vieillissement. le niobium doit être présent en des Quantités d'au moins 0,2% et, de préférence, d'au moins 0,03%, par exemple 0,07% pour con— 40 tribuer à la résistance mécanique, cela en supprimant la transformation d-'austénite en ferrite et en favorisant une grosseur plus m r¥b?s?9 7 2006164 fine des cristaux» Toutefois, pour éviter de réduire la résistance ' aux chocs, en particulier aux "basses températures, la teneur en niobiûm né doit pas dépasser 0,12%. De plus, des quantités plus élevées de niobium présentes en association avec des quantités 5 excessives de manganèse ont un net effet nuisible sur la résistance aux chocs aux températures inférieures à -18°C. Une teneur en niobium comprise entre 0,03 et 0,1% est la plus avantageuse pour obtenir une résistance mécanique sans diminution appréciable de la résistance aux chocs. 10 le bore peut être présent en des quantités atteignant 0,008% et accroît la résistance mécanique de l'acier. A cet effet, une teneur en bore comprise entre 0,0005- et 0,005%» par exemple de 0,002% est avantageuse, l'aluminium, sîil est présent, ne doit pas dépasser 0,15% et est avantageuseraent malntenu au-dessous de 0,08%. 15 le silicium, en des quantités atteignant jasqu*à 0,65%, améliore la résistance mécanique. Toutefois, pour obtenir les meilleurs résultats, la teneur en silicium ne doit pas dépasser 0,45% et des teneurs en silicium comprises entre 0,2 et 0,45%, par exemple 0,28% sont exceptionnellement satisfaisantes en contribuant 20 à. la meilleure combinaison de résistance mécanique et de résistance aux chocs. Par le terme ^impuretés" la demanderesse englobe les petites quantités résiduelles d'éléments ajoutés pour des fins telles que la désoxydation et l'épuration. D'autres impuretés peuvent compren-25 dre des éléments tels que l'oxygène, l'azote., le phosphore et le soufre, dont les quantités doivent être maintenues aussi faibles que possible. Il y a également lieu de noter que les aciers conformes à l'invention diffèrent par leur caractère des aciers dits acier a nitrures d8aluminium, lorsque ls acier est à utiliser en 30 particulier pour des éléments de conduite forcé®s la teneur en azote ne doit pas dépasser 50 ppm (parties par million) afin d'éviter la porosité des soudures, en particulier lors du soudage avec une électrode enrobée, due à la formation de nitrures d'aluminium. De plus, l'azote en excès peut amener un vieillissement mécanique 35 dans l'acier ëtant donné que la fabrication du .conduit implique une dilatation interne du conduit pour augmenter la résistance mécanique et assurer une section transversale circulaire uniforme. Il est avantageux que la teneur, même dsun seul des éléments entrant dans l'acier, soit comprise dans des limites préférées, les 40 avantages augmentant lorsque d'autres éléments sont limités d'une X. BAD ORIGINAL 69 11329 8 2006164 10 15 20 25 30 35 4° I manière préférée. Ainsi, line fourchette avantageuse pour la composition des aciers est comprise entre 0,01 et 0,07% de carbone, 0,8 et 1,2% de nickel, 0,35 et 0,6% de manganèse, 0,25 et 0,6% de molybdène, 1 et 1,4% de cuivre, 0,5 et 1,2% de chrome, 0,2 et 0,45% de silicium et 0,03 à 0,1% de niobium. Un intervalle de composition particulièrement bon est compris entre 0,01 et 0,04% de carbone, 0,8 et 1% de nickel, 0,35 et 0,6% de manganèse, 0,35 et 0,6% de molybdène, 1 et 1,3% de cuivre, 0,5 et 1,2% de chrome, 0,2 et 0,4^de silicium et 0,03 et 0,1% de niobium. De façon avantageuse, les aciers peuvent contenir nominalement : 0,03% de carbone, 0,9% de nickel, 0,45% de manganèse, 0,35% de molybdène, 1,3% de cuivre, 0,7% de chrome, 0,28% de silicium et 0,07% de niobium. On va maintenant donner quelques exemples. Sur le tableau. I, on donne les compositions d'aciers n° 1 à 7, qui sont conformes à l'invention et des aciers A à D qui ne le sont pas. Dans chaque cas, le complément de la composition, à l'exception des impuretés, est du fer. TABEEAU I Acier C % Mti $ Si * Ni ' Cr * Mo % Al % ' Nb % Cu % B % • 1 0,025 0,4i 0,28 0,88 0,67 0,37 0,04 0,07 1,30 - 2 0,04 0,36 0,22 0,92 0,68 0,15 0,05 0,04 .1,27 • - 3 0,027 0,36 0,27 0,90 0,69 0,38 0,06 0,06 1 j 28 • - 4 0,024 0,44 0,32 0,89 1,03 0,52 o,o4 0,08 1,31 5 0,05 0,45 0,38 0,89 0,38 0,14 0,05 0,03 1,28 6 0,028 0,28 0,19 0,89 0,70 0,38 0,04 0,07 1,30 0,002 • 7. 0,04 0,42 0, 18 0,92 0,65 0,18 .o,o4 0,04 1/21 - A 0,063 0,46 0,22 0,91 • - - 0,04 0,03 1,28 B 0,04 0,36 0,28 0,86 - 0,04 0,03 1,27 - C 0,05 0,41 0,15 0,94 0,35 0, 11 0,05 0,03 0,22 - D 0, 10 0,70 0,20 0,20 - o,4o 0, 11 - 0,80 0,003 69 11329 9 2006164 On fait fondre à l'air les aciers, à l'exception de l'acier D, et après moulage on les laisse séjourner pendant cinq heures, on les forge entre 1175 et 1230°C jusqu'à des sections de 5 cm, on les réchauffe jusqu'à 1230°C et on les lamine ensuite en tôles de 2,5 cm 5 d'épaisseur. On fait refroidir les tôles à l'air jusqu'à 845°C, on les lamine jusqu'à une épaisseur de 1,25 cm (1 cm pour l'acier n°7) et, enfin, on les refroidit à l'air. On fait vieillir à 605°C des échantillons des aciers n° 1 à 7 et des échantillons des aciers A et B, tandis que l'on élimine 10 à 540°C les tensions internes de l'acier 0o On fait vieillir à 665°C un second échantillon de l'acier n° 7. L'acier D est un acier du commerce et on le lamine à 955°C en partant d'une barre de section carrée de 2,85 cm de côté en une bande d'une épaisseur de 1,9 cm et ensuite à 845°C en une bande de 15 1,25 cm d'épaisseur et de 3,8 cm de largeur» Enfin, on le fait vieillir pendant 4 heures à 565°C. On soumet alors des éprouvettes des aciers à un essai mécanique, les résultats étant donnés sur le tableau II, les valeurs moyennes étant indiquées lorsqu'il est fait plus d'une détermination. 20 La charge à la limite apparente d'élasticité (l.e.a) et la charge de rupture à la traction (R) sont données en kilogrammes par millimètre carré (kg/mm2) et la résilience sur éprouvettes Charpy entaillées en V (KE) en kilogrammètres par centimètre carré (kgm/cm2) de métal rompu, tandis que l'allongement à la traction (A) mesurée 25 sur une distance entre repères de 2,54 cm et la striction (15 sont escrimés en %. Lorsqu'il n'a pas été possible de déterminer la charge à la limite apparente d'élasticité de l'acier, on a déterminé la limite élastique (E) par le procédé de la marge de 0,2 %. La température de transition a été prise comme étant la température 30 à laquelle l'éprouvette entaillée en V pour l'essai Charpy avait un aspect de cassure 50% fibreuse et due pour 50% à la fragilité. o •o TABLEAU II n.d. non déterminé * L'échantillon (a) de l'acier n° 7 a été vieilli à 605°0 et l'échantillon ("b) à 665°C. Acier _ X • Q • Q, t (kg/mm2) E (kg/mm2) S _ R (kg/mm2) A w- ; x (%) i K •3.. •. | kgm/ cm2 Tempérât ixre de transition 21°C -18°C -46°C oc 1 61,4 - 67 >6 25,5 77,5 24,2 19;9 16,4 -40 2 60 j 3 - 63,8 25,5 72,0 22,5 16,6 1 0; 4 -39 ' 3 « . 64,8 - 68,0 ' '26,0 77,° n.d. n.d. n.d. n.d. b - 61,3 72,8 25,0 75,0 17,3 16?4 • 13,8 n.d. 5 . 63; 1 - 66,9 25,0 ,7 V 14,7 10j4 6,92 -11 6 - 72;4 80,0 22,0 71,5 12>1. 7,95 5,7 " 16 7 (a)* 63,5 - .66,1 27,7 75,6 23,3 . 23,3 20,7 -72 7 (b)* 6o}o - 62,2 28,3 7 6,2 27,3 25,9 24,5 -89 •' A •58,3 - .59,9 26,0 70,0 19,2 6,23 1,04 ■ • -2 • B 55,5 - 57,0 28 )° r77,2 2V 17,3 2,59 -9 C >7,2 . - 50,6 32,5 J75,5 34;6 25,1 17,3 -48 D — - - - - ' " — . 0,69 OJ NJ O H O NJ O O O O -fc» 69 11329 îx 2006164 les résultats indiqués sur le tableau II montrent que les aciers conformes à l'invention sont une excellente combinaison de résistance mécanique, de ductilité et de résistance aux chocs, associée à une basse température de transition de 1'état ductile 5 à l'état fragile. Par exemple, l'acier n° 1 à l'état refroidi à l'air et vieilli, a une limite élastique de 61,4 kg/mm2, une excellente résistance aux chocs, même à des températures descendant jusqu'à -46°C et même au-dessous (16,4 kgm/cm2) et une basse température de'transition de l'état ductile à l'état fragile de -40°C 10 qui est de beaucoup au-dessous des températures de fonctionnement normales pour les conduites forcées, l'acier n° 6 présente, à l'état refroidi à l'air et vieilli, une limite élastique élevée (72,4 kg/ mm2) et une bonne résistance aux chocs même à des températures descendant jusqu'à -46°0 (5,7 kgm/cm2) et peut ainsi convenir à une 15 très grande diversité d'applications dans la construction, bien que sa température de transition relativement élevée (16°C) le rende moins désirable en vue de son utilisation comme élément de conduite forcée. On attire particulièrement l'attention sur les excellentes 20 propriétés obtenues dans l'acier n° 7. lorsqu'on le fait vieillir à 605°C (Echantillon a) cet acier atteint une limite élastique de 63,5 kg/mm2 et a une excellente résistance aux chocs, même à -46°C, ainsi que la très basse température de transition avant rupture de -72°C. Toutefois, lorsque l'on survieillit l'acier à 665°C 25 (Echantillon b), il a même de meilleures propriétés de résilience, y compris la température de transition remarquablement basse de ~89°C, tout en conservant encore une bonne limite élastique. On peut ajouter que l'on a constaté que le vieillissement des aciers pendant des périodes inférieures à 3 heures, par exem-30 pie pendant 1 heure, s'est révélé tout à fait satisfaisant particulièrement à des températures comprises entre 650 et 695°C. Au contraire, l'acier A, qui ne contient ni chrome, ni molybdène, bien qu'ayant une charge à la limite apparente d'élasticité raisonnablement élevés et une bonne résis-35 tance aux chocs à la température ambiante, n'a une résistance aux chocs que de 1,04 kgm/cm2 à -46°C à une température de transition relativement élevée (de l'état ductile à l'état fragile) de -2°C» L'acier B, également exempt de chrome et de molybdène, a une température de transition acceptable, mais une faible limite élasti-40 que ne donnant pas satisfaction, la somme des teneurs en molybdène 69 11329 i2 2006164 et en chrome de l'acier O est inférieure à 0,5% et il n'j^i pas assez de cuivre pour conférer une résistance mécanique suffisante. L'acier D qui est exempt de chrome et contient insuffisamment de nickel, est caractérisé par une médiocre résistance aux chocs,.à 5 basse température. Les aciers conformes à la présente invention sont soudables dans les conditions rencontrées sur les chantiers et conviennent, à l'exception de la fabrication d'éléments de conduites forcées, pour une très grande diversité d'utilisations, par exemple, des châssis 10 de camions, des matières premières pour matériel roulant pour les chemins de fer, des produits tubulaires, des chaînes, des éléments de construction comprenant des fers à I, des fers à U, des cornières et des profilés obtenus par laminage. Pour de telles utilisations, les aciers peuvent être à l'état trempé et vieilli dans le-15 quel peuvent être conférées une résistance mécanique élevée et une résistance aux chocs élevée à la température ambiante. Par exemple, l'acier n° 1 a une limite élastique de 75,2 kg/mm2 et une résilience Charpy sur des éprouvettes entaillées en V à la température ambiante de 14,7 kgm/cm2o Toutefois, il faut insister tout par-20 ticulièrement sur le fait que bien que la trempe dans un liquide puisse être appliquée aux aciers, ceci n'est pas nécessaire. Les aciers décrits en tant qu'exemples particuliers sont des aciers calmés, mais il doit être entendu que les aciers peuvent être partiellement désoxydés, semi-calmés ou effervescents. Dans 25 de tels cas, la teneur en silicium des aciers doit être abaissée jusqu'à une quantité compatible avec la pratique commerciale, par exemple 0,01 à 0,02 % et atteignant jusqu'à une quantité qui est à peu de choses près celle requise pour calmer l'acier, par exemple 0,1 ou 0,12 fo, en tenant bien compte des conditions du procédé 30 et de la présence ou de l'absence d'autres agents désoxydants, forts, notamment de l'aluminium. 69 11329 i3 2006164 - REVENDICATIONS - 1.- Acier convenant pour la fabrication de conduits contenant, en poids, de 0,01 à 0,12% de carbone, de 0,6 à 1,3% de nickel, de 0,2 à 0,8% de manganèse, de 0,8 à 1,6% de cuivre, la teneur en ni- 5 çkel représentant au moins 55% de la teneur en cuivre, de 0,3 à 1,4% de chrome, de 0,1 à 0,9% de molybdène, à condition que la somme des teneurs en chrome et en molybdène soit d'au moins 0,5%,-de 0 à 0,65% de silicium, de 0,02 à 0,12% de niobium, de 0 à 0,008% de bore et de 0 à 0,15% d'aluminium, le complément, à 1*ex-10 ception des impuretés, étant du fer. 2.- Acier conforme à la revendication 1 dans lequel la somme des teneurs en chrome et en molybdène est d'au moins 0,6%. 3»- Acier conforme à la revendication 1 contenant de 0,0l à 0,07% de carbone, de 0,8 à 1,2% de nickel, de 0,35 à 0,6% de 15 manganèse, de 0,25 à 0,6% de molybdène, de 1 à 1,4% de cuivre, de 0,5 à 1,2% de chr'ome , de 0,2 à 0,45% de silicium et de 0,03 à 0,3# de niobium. 4.- Acier conforme à la revendication 3 contenant de 0,01 à 0,04% de carbone, de 0,8 à 1% de nickel, de 0,35 à 0,6% de manga-20 nèse, de 0,35 à 0,6% de molybdène, de 1 à 1,3% de cuivre, de 0,5 à 1,2% de chrome, de 0,2 à 0,45% de silicium et de 0,03 à 0,1% de niobium* 5»- Acier conforme à la revendication 1 et contenant nominalement 0,03% de carbone, 0,9% de nickel, 0,45% de manganèse, 25 0,35% de molybdène, 1,3% de cuivre, 0,7% de chrome, 0,28% de silicium et 0,07% de niobium. 6.- Acier conforme à n'importe laquelle des revendications précédentes à l'état trempé dans un liquide et vieilli. 7.- Acier conforme à n'importe laquelle des revendications 30 précédentes qui a été survieilli. 8.- Acier conforme à n'importe laquelle des revendications précédentes vieilli par chauffage compris entre 650 et 695°C. 9»- Conduite forcée fabriquée avec de l'acier conforme à n'importe laquelle des revendications précédentes.