L'invention concerne un procédé de consolidation de divers sols, par exemple les sols de qualité médiocre et les sols perméables à l'eau, qui consiste à y injecter un durcisseur ou à les imprégner d'un durcisseur, plus particulièrement un procédé d'injection d'lln durcisseur dans ce genre de sols, dans lequel le durcisseur est une solution de verre soluble dont le pH est réglé entre un point faiblement acide et un point faiblement alcalin (pH de 5 à 9 environ), de manière à empêcher presque toutes les pollutions telles que la pollution des eaux souterraines et la pollution du sol. Dans le présent mémoire, l'expression "procédé d'injection ou d'imprégnation" signifie que l'on injecte un durcisseur dans un sol de qualité médiocre ou un sol perméable à liteau (appelé simplement ci-après "sol médiocre'1 là où c'est approprié), ou que l'on imprègne ce sol d'un durcisseur, par exemple les sols rencontrés dans les travaux d'excavation pour fondations ou pour tunnels routiers ou ferroviaires, ou bien du sol de fondation d'un barrage ou d'un quai, ou de matériaux destinés à constituer des sols (comme-la terre de remblais ou les matériaux de déchet), de manière à consolider ceux-ci et à les transformer en sols fortement durcis, ou encore que l'on obtienne des parois d'étanchéité dans les sols pour arrêter l'écoulement da-lteau. Récemment, il s'est souvent produit des pollutions des eaux souterraines et du sol par suite de travaux de construction, du fait de l'utilisation de durcisseurs du type macromoléculaire. En conséquence, l'usage de durcisseurs a été interdit. On a donc fortement besoin de durcisseurs qui ne causent pas ce genre de pollution. Un procédé d'injection utilisant un durcisseur du type verre soluble, qui est une solution de verre soluble et d > un réactif, est très apprécié parce qu'il présente une sécurité considérable. Dans ce procédé classique d'injection de verre soluble, on tire parti de la propriété de gélification du verre soluble dans la gamme alcaline puisque le verre soluble est lui-meme alcalin.Autrement dit, le procédé classique d'injection de verre soluble part de ce principe que si l'on ajoute graduellement une solution de réactif acide à une solution de verre soluble en augmentant graduellement la quantité de réactif acide ajoutée à chaque fois, le pH de la solution obtenue est abaissé tandis que le temps de gélification est également raccourci En tout cas, la gélification du verre soluble s'effectue.à un pH de 1-1 à 10 (Tableau 1). Finalement, si ce durcisseur s 'introduit dans les canaux d'irrigation ou les cours d'eau, des influences indésirables sont exercées inévitablement sur les organismes humains, les poissons, les plantes, etc.. TABLEAU 1 Mélange (% en poids Verre soluble pH n03 Réactif Eau à Temps de gélification (%) (%) (%) 20 C à 20 C phosphate primaire de sodium 1,0 42,5 acide phosphori- le reste 11,3 20 mn que 2,3 phosphate primaire de sodium 1,0 " " 11,2 1 mn acide phosphori- que 2,5 phosphate primaire de sodium 1,0 acide phosphori- " 11,1 30 s que 2,8 phosphate primaire de sodium 1,9 acide phosphori- " 11,1 1 mn 35 s que 1,5 phosphate primaire de sodium 1,0 acide phosphori- " 11,2 31 mn 15 s que 1,5 Cette difficulté est causée par le fait que dans le procédé classique d'injection de verre soluble, on règle la quantité de réactif de façon que le durcisseur se situe dans la gamme alcaline, de manière à régler le temps de gélification. En conséquence, dans l'invention, on s'écarte du principe qui tend à régler le temps de gélification du durcisseur en ajoutant le réactif à la solution de verre soluble. Autre ment dit, dans l'invention, en partant de ce principe qu'on ajou- te le verre soluble à la solution de réactif, on effectue la gélification, dans le procédé d'injection, essentiellement à un pH se situant dans la gamme neutre de manière à éliminer les pollutions dues au procédé d'injection de durcisseur. C'est ce qui fait l'objet de l'invention. Plus précisément, si lton ajoute du verre soluble à la solution de réactif acide et si l'on augmente graduellement la quantité de verre soluble, la solution obtenue devient graduellement neutre et le temps de gélification est raccourci. le temps de gélification est minimal au voisinage d'une alcalinité faible. Si l'on augmente encore la quantité de verre soluble, le pH de la solution obtenue devient alcalin et son temps de gélification est accru. On a trouvé que ce phénomène pouvait autre appliqué à un procédé a'injection de durcisseur et on a mis au point un nouveau procédé d'injection de durcisseur dans lequel on utilise un durcisseur dont le pH est réglé entre Ut point faiblement acide et un point faiblement alcalin. En conséquence, l'un des buts principaux de l'invention est de fournir un procédé d'injection de durcisseur qui ne cause guère de pollution, par exemple des eaux souterraines ou du sol. Un autre but est de fournir un procédé d'injection dans lequel on obtienne un sol solidifié de durabilité extrême- ment longue. Un autre but est de fournir n procédé d'injection permettant d'améliorer 1 'imperméabilité d'un sol. Un autre but encore est de fournir un procédé d'injection dans lequel on solidifie un sol non uniforme contenant une couche grossière et une couche fine de manière à obtenir un sol uniforme. Les buts ci-dessus ainsi que d'autres buts de l'inven tion-aoat atteints grâce à un procédé qui consiste à injecter - un durcisseur dans un sol, par exemple un sol médiocre, de manière à solidifier le sol ou à arrêter l'écoulement de l'eau, et dans lequel on utilise comme durcisseur une solution mixte de verre soluble et de réactif acide, le rapport de mélange étant tel que le pH de la solution mixte soit compris entre un point faiblement acide (pH d'environ 5) et un point faiblement alcalin (pH d'environ 9). la nature, le principe et l'utilité de l'invention apparaîtront mieux à la lecture de la description détaillée ci-apres. Comme on l'a dit, dans l'invention, on utilise comme durcisseur à injecter dans un sol une solution mixte de verre soluble et de réactif acide. Toutefois, on peut la modifier en y ajoutant un régulateur de gélification et, en outre, on peut modifier la solution mixte en y ajoutant de l'argile. Autrement dit, la solution mixte utilisée dans l'invention peut être une solution que lton obtient en mélangeant le verre solubl, le réactif acide et l'argile, ou bien une solution que l'on obtient en ajoutant un régulateur de gélification à la solution mixte @ins@ obtenue. On prépare chacune des solutions mixtes de façon que son pH soit compris entre un point faiblement acide (environ 5) et un point faiblement alcalin (environ 9), le pH moyen étant de 7. On réalise cette préparation en délimitant le rapport de mélange des constituants dans la solution mixte. Ainsi, le durcisseur utilisé dans l'invention est un coulis neutre que l'on prépare de façon que son pH soit compris entre un point faiblement acide et un point faiblement ilcalin, sa @@@@@ur moyenne étant neutre. Pour régler le pH et le temps de gélification du durcisseur, on procède comme suit Réglage du pH On réunit dans une certaine proportion le verre soluble et le réactif acide. Cette proportion est telle que le pH de la solution mixte de ces constituants se situe dans la gamme neutre; toutefois, le rapport dépend de la nature du réactif ecide. nes exemples de rapports, dans le cas où le réactif acide utilisé est I1 acide phosphorique, sont indiqués au Tableau 2 TABLEAU 2 Mélange (% en poids) verre soluble acide Eau pH Temps de gélification n03 phoshorique Eau à (%) (%) (%) 20 C à 20 C 5 3 92 2,3 10 " 87 6,2 29 mn 45 s 15 " 82 8,4 1 mn 17 s 20 " 77 10,5 15 s 25 .. 72 11,2 42 s 30 n 67 11,3 50 s 40 " 57 11,3 1 mn 43 s 50 " 47 11,4 17 mn 50 s 5 2 93 4,8 435 mn 10 " 88 7,7 3 mn 40 s 15 " 83 11,6 10 mn 07 s 20 " 78 11,3 78 mn 10 s 25 " 73 11,4 220 mn Réglage du temps de gélification (A) Réglage par la quantité d'eau Si Iton règle la quantité d'eau en maintenant constant le rapport entre verre soluble et réactif acide, on peut modifier le temps de gélification seul tandis que le pH reste inchangé. Autrement dit, on raccourcit le temps de gélification en diminuant la quantité d'eau et on allonge le temps de gélification en augmentant la quantité d'eau (voir Tableau 3). TABLEAU 3 Mélange, parties en poids verre soluble acide pH n03 phosphorique Eau à Temps de gélification (parties) (parties) (parties) 20 C à 20 C 10 2,5 87,5 6,4 22 mn 30 s 10 2,5 137,5 6,9 29 mn 57 s 10 2,5 287,5 7,0 89 mn 30 s Ainsi, si l'on règle les quantités d'eau, de verre soluble et de réactif acide, on peut obtenir le temps de gélification désirée tout en maintenant le pH dans la gamme neutre. (B) Réglage par le régulateur de gélification Dans le procédé d'injection de verre soluble, si lton suppose constantes les conditions portant sur la nature dusol, le pouvoir de solidification du coulis au verre soluble dépend de la concentration du verre soluble. En conséquence, si l'on fixe la concentration du verre soluble de façon qu'il ait un pouvoir de solidifton désiré, le pH du durcisseur est déterminé par la quantité de réactif acide et le temps de gélification est déterminé par le pH ainsi établi.Ainsi, dans le cas où le durcisseur est formé de l'association du verre soluble et du réactif acide, on peut modifier le temps de gélification en faisant varier la quantité de réactif acide et le pH est aussi modifié, comme on l'a dit plus haut; autrement dit, il est impossible de régler le temps de gélification dans des conditions telles que le pH reste pratiquement inchangé (Tableau 4). Bien entendu, il est possible de modifier le temps de gélification en modifiant la quantité d'eau; toutefois, ce procédé n'est pas désirable parce qu'il fait varier la concentration de verre soluble. TABLEAU 4 Mélange (% en poids) verre soluble acide pH n03 phosphorique Eau à Temps de gélification zone o 20 O à 20 C 10 3 87 6,2 29 mn 45 s 10 2,0 88 7,7 3 mn 40 s acide phos phorique 2,5 10 diacétate 82,5 5,1 147 mn d'éthylène glycol 5 acide phos phorique 2,0 10 glyoxal 3o 85 6,5 18 mn 25 s Dans ce cas, on utilise le régulateur de gélification pour régler le temps de gélification. Autrement dit, dans le cas où l'on veut régler le temps de gélification dans des conditions telles que la concentration de verre soluble reste inchangée et qu'en outre le pH se maintienne dans la gamme neutre on peut utiliser un régulateur de gélification tel qu'un sel ou un alcool. Dans le cas où le régulateur de gélification est un sel neutre ou un alcool, même si l'on ajoute une quantité appropriée de ce régulateur à la solution mixte de verre soluble et de réactif acide, le pH de la solution mixte n'est pas modifié puisque le sel ou l'alcool est lui-même neutre. Toutefois, si le régulateur de gélification est un sel acide ou basique, le pH se déplace vers la gamme alcaline ou acide. En conséquence, il est nécessaire de mélanger trois constituants, à savoir le verre soluble, le réactif acide et le régulateur de gélification de façon telle que le pH de la solution mixte se situe dans la gamme neutre, c'est-à-dire comprise entre un point faiblement acide et un point faiblement alcalin (Tableaux 5 et 6). TABLEAU 5 Mélange, 5S en poids verre régulateur soluble acide de pH Temps de n03 phosphorique gélification Eau à gélification (parties) (parties) (parties) (parties) 20 C à 20 C phosphate primaire de sodium 10 2,5 o 137,5 6,9 22 mn 30 s " 2 " 6,5 35 mn 20 s 3 " 3 3 " 6,4 37 mn OS s " 6 " 6,2 65 mn 15 s bicarbonate de sodium " " 2 " 7,1 19 mn 20 s " " 4 " 7,2 11 mn 7,2 11 mn 15 s " 8 " 7,4 3 mn 20 s TABLEAU 6 Mélange, % en poids verre régulateur soluble réactif de pH Temps de n03 acide gélification Eau à gélification (%) (%) (%) (%) 20 C a 20 C acide phosphate pri phosphorique maire de sodium 6;;0 1,2 - le reste 6,5 50 mn 6,0 0,, 2,0 " 7,2 11 mn 5,0 1,2 - " 6,1 25 mn 5,0 0,5 1,5 " 9,3 125 mn 5,0 1,0 1,5 " 6,2 32 mn 5,0 2,0 1,5 " 5,1 60 mn 5,0 1,0 2,0 " 6,2 12 mn 5,0 1,0 2,5 " 6,1 3 mn En utilisant un tel régulateur de gélification, on peut modifier efficacement le temps de gélification sans modifier la concentration de verre soluble ni le pH. En conséquence, l'utilisation du coulis neutre sur le terrain peut être facilitée considérablement. La plupart des verres solubles utilisés sont dans un rapport molaire compris entre 1,5 et 5,0. tes réactifs acides utilisés dans l'invention sont cités ci-après Acides Acides minéraux tels que les acides sulfurique, chlorhydrique, phosphorique et pyrophosphorique. Acides organiques tels que les codes formique, acé- tique, malonique, succinique, maléique et tartrique. Aldéhydes Dialdéhydes tels que le glyoxal, le dialdéhyde succinique, le dialdéhyde malonique, l'aldéhyde succinique, l'adéhyde glutarique et le dialdéhyde furanique. Esters Esters d'acide gras et de monoalcool, tels que les acétates d'éthyle, de méthyle, de butyle et d'amyle. Esters d'acide gras et de polyalcool, tels que le diacétate d'éthylène glycol, le triacétate de glycérol et les diesters d'acide succinique Esters intramoléculaires (cycliques) comme la butyrolactone et 1' 6 -caprolactame. Esters partiels de polyalcool tels que le monofor- miate d'éthylène-glycol, le monoacétate d'éthylène glycol, le monopropionate d'éthylène glycol, le monoforniate de glycérol, le monoacétate de glycérol, le monopropionate de glycérol, le diformiate de glycérol, le diacétate de glycérol, le monoformiate de sorbitol, le monoacétate de sorbitol,*le monoacétate de glucose, et l'acétate de vinyle partiellement saponifié (bas degré de polymérisation). Des esters insaturés d'acide gras comme le diacétoxy CHOCOCH3 " éthylène CHOCOCH3 Des carbonates, par exemple es carbonates cycliques tels que les carbonates d'éthylène, de propylène et de glycéryle. Amides a formsmide, le diméthylformamide, l'acétamide, le diméthylacétanîde, le propionsmlde, le butyramide, l'acrylamlde, le diamide malonique, la pyrrolidone, le caprolactame, etc.. Régulateurs de gélification Sels minéraux Des chlorures ou chlorhydrates tels que le chlorure de calcium, le chlorure de sodium, le chlorure de potassium, le chlorure d'ammonium, le chlorure de zinc et le chlorure d'aluminium. Des sulfates comme le sulfate de sodium. Des aluminates comme l'aluminate de sodium et l'aluminate de potassium. Des chlorates tels que le chlorate de sodium, le chlorate de potassium, le perchlorate de sodium et le perchlorate de potassium. Des carbonates tels que le carbonate d t ammonium, le bicarbonate de sodium, le bicarbonate de potassium et le bicarbonate d'ammonium, Des bisulfates tels que le bisulfate de sodium, le bisulfate de potassium et le bisulfate d'ammonium, Des bisulfites comme le bisulfite de sodium, le bisulfite de potassium et le bisulfite d'ammonium. Des fluorosilicates comme ceux de sodium et de potassium. Des borates comme ceux de sodium, de potassium et d ' ammonium. Des phosphates acides comme ceux de sodium, de potassium et d'ammonium. Des pyrosulfates comme ceux de sodium, de potassium et d'ammonium. Des pyrophosphates comme ceux de sodium, de potassium et d'ammonium. Des bichromates comme ceux de sodium, de potassium et d'ammonium. Des permanganates comme ceux de potassium et de sodium. Des sels ou oxydes de calcium, d'aluminium, de magnésium ou de fer tels que la chaux, le gypse, l'alumnne, l'oxyde de fer, l'oxyde de magnésium, les scories, le silicate de calcium et 11 argile, qui donnent chacun des silicates par réaction avec l'acide silicique. Sels organiques L'acétate et le succinate de sodium, le formiate de potassium, le formiate de sodium, etc.. Alcools Des monoalcools ou polyalcools ou des alcools polymères comme les alcools éthylique, méthylique et amylique, le glycérol, et l'alcool polyvinylique. Dans l'invention, on applique par injection ou imprégnation le durcisseur ci-dessus à divers sols tels que des sols médiocres, de manière à les consolider. Dans le présent mémoire, le terme "injection" désigne l'injection normale d'un durcisseur sous pression, une injection sous haute pression et s'étend aussi aux procédés qui consistent à mélanger, à pulvériser et à laisser s'infiltrer un durcisseur, à l'intérieur ou à l'extérieur d'un sol, y compris à mélanger le durcisseur à des matériaux tels que des remblais ou des matériaux de déchet. I1 est entendu que l'on choisit un procédé approprié d'injection selon l'état du sol à traiter. On décrira maintenant l'invention en détail à propos de chacun des modes d'application ci-dessus. Injection sous pression On utilise souvent ce procédé lorsquton injecte le durcisseur dans un sol de qualité médiocre qui est formé de plusieurs couches comprenant des couches à grains grossiers (contenant des poches d'air) et des couches à grains fins. Ce procédé est appelé procédé à coulis multiples et comprend les variantes suivantes Variante 1 : dans ce procédé, on utilise comme durcisseur les deux liquides suivants Le liquide A qui est une solution d'un régulateur de gélification et/ou d'argile, et le liquide B qui est une solution mixte de verre soluble et de réactif acide, ou une solution mixte que l'on a obtenue en ajoutant à la solution mixte mentionnée un régulateur de gélification et/ou de Argile. On réunit ces deux liquides et on les injecte dans le sol. Dans ce procédé, on dose le liquide B de façon que le pH se situe dans la gamme neutre. Variante 2 : dans ce procédé, on utilise comme durcisseurs les deux liquides A et B de la variante 1 ci-dessus, on réunit ces deux liquides et on les injecte dans le sol mais, au cours de l'injection, on arrête l'amenée du liquide A de manière à injecter seulement le liquide B. Variante 3 : dans ce procédé, on utilise comme durcisseurs les deux liquides A et B suivants Le liquide A qui est une solution de réactif acide ou bien une solution qui contient, outre le réactif acide, un régulateur de gélification et/ou de l'argile. Le liquide B qui est une solution de verre soluble ou bien une solution mixte que lton obtient en ajoutant, outre le verre soluble, un réactif acide et/ou un régulateur de gélification et/ou de l'argile. On réunit ces deux liquides A et B et on les injecte dans le sol. Dans cette variante, on dose chacun des liquides A et B de façon que le pH des liquides donnés par leur réunion se maintienne dans la gamme neutre. Variante 4 : dans ce procédé, on utilise comme durcisseur les liquides A et B indiqués dans la variante 3, mais on dose le liquide B de façon que son pH soit maintenu entre un point faiblement acide et un point faiblement alcalin. On injecte dans le sol un mélange donné par la réunion des liquides A et B, mais, au cours de L'injection, on arrête l'amenée du liquide A de sorte que lton injecte seulement le liquide B dans le sol. Variante 5 : dans ce procédé, on utilise comme durcisseur les deux liquides suivants Be liquide A qui est une solution de verre soluble ou une solution contenant, outre le verre soluble, un réactif acide et/ou un régulateur de gélification et/ou de l'argile. Le liquide B qui est une solution mixte de verre soluble et de réactif acide, ou une solution mixte que l'on obtient en ajoutant, outre la solution mentionnée, un régulateur de gélification et/ou de l'argile. On On injecte dans le -sol une solution mixte que Iton obtient en réunissant ces deux liquides. Dans cette variante, on dose chacun des liquides A et B de façon que le pH de la solution mixte de A et B se situe dans la gamme neutre. Variante 6 : dans ce procédé, on utilise comme durcisseur les liquides A et B indiqués pour la variante 5, mais on dose le liquide B de façon que son pH soit maintenu entre un point faiblement acide et un point faiblement alcalin. On injecte dans le sol le mélange obtenu par la réunion dés liquides A et B, mais, au cours de l'injection, on arrête l'amenée du liquide A de sorte que l'on injecte seulement du liquide B. On obtient le mélange des liquides indiqués ci-dessus, par exemple, en les faisant passer à travers un tuyau en Y. Dans les procédés d'injection décrits ci-dessus, même si le rapport des liquides A et B varie, le liquide donné par la réunion des liquides A et B (et appelé ci-après "liquide AB" lorsque c'est approprié) se gélifie en premier lieu et ensuite, le liquide B pénètre dans la couche à grains fins du sol pour la solidifier et finalement, les couches à grains grossiers et à grains fins du sol se solidifient complètement toutes deux, ce qui fait que l'on obtient un sol solide et uniforme. Ainsi, contrairement aux procédés classiques d'injection, les procédés selon l'invention ne causent jamais une solidification non uniforme du sol e solidifiant la couche à grains grossiers sans solidifier la couche à grains fins ou vice versa.Dans le présent cas, le liquide AB solidifie la couche à grains grossiers et le liquide B solidifie la couche à grains fins. Ce procédé d'injection peut donc s'appeler procédé à coulis multiples. Etant donné que le liquide B est capable de se solidifier meme si les liquides A et B ne sont pas complètement combinés, le liquide B se solidifie sans autres adjuvants. Autrement dit, le liquide B ne s'écoule jamais en dehors de la région d'injection dans le sol et, en outre, le verre soluble ne s'introduit jamais tel quel dans de l'eau souterraine. Ainsi, selon l'invention, même si l'on ne règle pas du tout les quantités d'amenée des liquides A et B, on peut obtenir les effets mentionnés. En outre, on injecte dans le sol une quantité prédéterminée du liquide AB et, pendant l'injection, on suspend l'amenée du liquide A, de sorte que l'on continue seulement à injecter le liquide B. Dans cette opération, le temps de gélification du liquide mixte AB injecté en premier lieu est plus court. Donc, lorsque le liquide AB a imprégné de grandes poches d'air, une interface entre des couches d-e sol, ou bien une couche à grains grossiers, le liquide AB solidifie la couche à grains grossiers. On suspend alors l'amenée du liquide A et on continue l'injection du liquide B seulement. Toutefois, étant donné que la couche à grains grossiers est imprégnée du liquide mixte AB, le liquide B (qui a un grand pouvoir d'infiltration et un temps de gélification long puisqu'il s'agit d'une solution aqueuse), pénètre peu à peu dans la couche fine et finalement, imprègne entièrement la couche fine et la solidifie. Dans ce procédé d'injection, la couche à grains grossiers et la couche à grains fins sont solidifiées successivement par le durcisseur, ce qui fait que l'on peut obtenir facilement un sol solide et uniforme. Pour mélanger les deux liquides A et B, on peut utiliser un tuyau d'injection double ou bien deux tuyaux d'injection parallèles au lieu du tuyau en Y décrit plus haut. En pareil cas, on introduit dans le sol le tuyau d'injection double ou les deux tuyaux d'inj.ection parallèles et on peut effectuer le mélange des deux liquides A et B immédiatement avant ou immédiatement après le moment où les deux liquides A et B sortent des tuyaux, ou au moment de leur sortie. Comme on le voit par la description ci-dessus, l'une des particularités spéciales des procédés d'injection réside dans le fait que l'on combine ingénieusement le coulis mixte formé des liquides A et B et le coulis formé du liquide B et, en outre, bien que ce procédé soit simple, il a des effets considérables. I1 va sans dire que l'on peut pratiquer le procédé d'injection d'une façon dictée par les conditions du terrain. Par exemple, dans le cas d'un sol duquel jaillit de l'eau, on peut appliquer à répétition le procédé d'injection tout en observant les conditions de jaillissement dteau, ou bien on peut réunir les liquides A et B après les avoir injectés séparément. Dans le cas où il s'agit de modifier un sol pour lui donner une plus grande solidité, les variantes 3 et 4 du procédé à coulis multiples sont applicables. Dans ces variantes, on réunit les liquides A et B de façon que le pH du liquide obtenu se situe dans la gamme neutre Tableau 10 - (2 . Autrement dit, on donne au liquide B une forte concentration de verre soluble et on y ajoute un réactif. En outre, on effectue le dosage de façon telle que le pH se situe dans la gamme alcaline et que le temps de gélification soit suffisamment long. D'autre part, on prépare comme liquide A une solution aqueuse contenant un réactif acide. Un liquide donné par la réunion des liquides A et B ainsi préparés se situe dans la gamme de pH neutre et a un temps de gélification très court, de sorte que l'on peut l'appliquer à la couche à grains grossiers du sol ou au blocage de courants d'eau à l'intérieur d'un sol. Une fois que l'on a injecté dans le sol une quantité prédéterminée du liquide AB, c'est-à-dire du liquide que l'on obtient en réunissant les liquides A et B, on arrête l'amenée du liquide A, de sorte que l'on injecte seulement le liquide B.En pareil cas, étant donné que le temps de gélification du liquide B est long comme on l'a dit, le liquide B s'infiltre dans le sol à une distance suffisante, ce qui fait que le sol peut se solidifier et prendre une grande résistance. I1 faut noter que, puisque la couche à grains grossiers du sol et le parcours du courant d'eau sont remplis du liquide mixte dont le pH est dans la gamme neutre, le liquide B ne s'écoule jamais, meme s'il a une forte alcalinité, jusqutà des endroits où sa présence serait indésirable. Dans la variante 6 décrite plus haut, on effectue le dosage du liquide B de façon que son temps de gélification soit long et que son pH soit dans la gamme neutre tandis que l'on prépare comme liquide A une solution aqueuse contenant seulement du verre soluble. Be liquide AB que l'on obtient en réunissant les liquides A et B a des particularités spéciales, à savoir qu il a une faible concentration de verre soluble, un bas pH et un temps de gélification court. En tirant parti de ces particularités, on commence par injecter dans le sol le liquide AB qui a un temps de gélification court et une forte concentration, pour remplir la couche à grains grossiers, puis le sol dans son ensemble est pénétré et solidifié par le coulis neutre Tableau 11 - (2)7. Injection sous forme de jet à haute pression Cette injection se fait aussi avec coulis multiples. On l'applique à des sols médiocres, par exemple selon les variantes suivantes Variante 1 Selon ce procédé, on utilise comme durcisseur un liquide A qui est une solution d'un régulateur de gélification et/ou argile et un liquide B qui est une solution mixte de verre soluble et de réactif acide, ou bien une solution que lton obtient en ajoutant à cette solution mixte un régulateur de gélification et/ou de l'argile. On réunit ces deux liquides A et B et on les injecte dans le sol. Dans cette opération, on injecte dans le sol au moins un des liquides A et B sous la forme d'un jet à haute pression. En outre, il faut noter que l'on effectue le dosage du liquide B de façon que le pH soit situé dans la gamme neutre. Variante 2 Dans ce procédé, on utilise comme durcisseur un liquide A qui est une solution de réactif acide ou une solution contenant un régulateur de gélification et/ou de l'argile en plus du réactif acide et un liquide B qui est une solution de verre soluble ou une solutinn mixte que l'on a obtenue en ajoutant, outre le verre soluble, un réactif acide et/ou un régulateur de gélification et/ou de 1 t argile. De façon similaire à la variante 1, on réunit ces deux liquides A et B et on les injecte dans le sol. Dans cette opération, on injecte sous une haute pression au moins l'un des liquides A et B. Dans le procédé, on effectue le dosage de chacun des liquides A et B de façon que le pH du liquide donné par leur réunion se situe dans la gamme neutre. Variante 3 Selon ce procédé, on utilise comme durcisseur un liquide A qui est une solution de verre soluble ou une solution contenant en plus du verre soluble un réactif acide et/ou un régulateur de gélification et/ou de l'argile et un liquide B qui est une solution mixte de verre soluble et de réactif acide ou une solution que l'on a obtenue en ajoutant à cette solution mixte un régulateur de gélification et/ou de l'argile. On réunit ces deux liquides et on les injecte dans le sol. Dans cette opération, au moins un des liquides A et B est injecté à haute pression. Il faut noter que dans cette variante, on effectue le dosage de chacun des liquides A et B de façon que le pH du liquide donné par leur réunion se situe dans la gamme neutre. Dans les procédés dtinJection ci-dessus, on peut mélanger les liquides A et B au moyen d'un mélangeur et injecter à haute pression la solution mixte obtenue. Ces modes d'injection seront décrits plus concrètement ci-après. Tout d'abord, on fore un trou perpendiculairement au sol médiocre, puis on insère dans le trou un tuyau d'injection. Celui-ci est un tuyau double formé d'un tuyau extérieur et d'un tuyau intérieur inséré dans le premier. Be tuyau exté- rieur est ouvert à son extrémité. I1 existe une large gamme de tuyaux extérieurs ayant des diamètres différents. L'un des tuyaux extérieurs a par exemple un diamètre de 90 mm. Be tuyau intérieur est fermé à son extrémité mais la partie terminale de sa paroi est munie de trous d'injection. I1 existe également de nombreux tuyaux intérieurs de diamètres différents. L'un des tuyaux intérieurs a par exemple un diamètre de 40 mm (inférieur au diamètre du tyau extérieur). I1 faut insérer le tuyau intérieur dans le tuyau extérieur de façon que la partie munie des trous d'injection dépasse l'extrémité du tuyau extérieur. Be nombre de trous d'injection de la paroi du tuyau est quelconque. On injecte alors le liquide dans le sol sousuie haute pression, par exemple entre quelques dizaines de kg/cm2 et 1000 kg/cm2, de préférence entre 100 et 500 kg/cm2, à travers le tuyau intérieur du tuyau double, de manière à creuser et à ameublir le sol. Puis, pendant que le creusement et l'ameublissement du sol se poursuivent, on injecte dans le sol le liquide A. 'les liquides A et B ainsi injectés se réunissent dans le sol et se solidifient. On déplace graduellement vers le haut le tuyau double tout en le faisant tourner. Pendant cette manoeuvre, l'opération de creusement et d'ameublissement déjà mentionnée se poursuit. Bientôt, la partie du sol ainsi creusée et ameublie se solidifie en formant une portion de sol consolidé comme une colonne. Si l'on déplace vers le haut le tuyau double sans le faire tourner, il se forme un corps solidifié en forme de pellicule (appelée ci-après "pellicule solidifiée"). Comme on l'expliquera plus loin, le caractère directionnel de la pénétration est déterminé par l'opération d'in injection. Dans ce procédé d'injection sous forme de jet à haute pression, le verre soluble injecté se consolide obligatoirement et non seulement la couche à grains grossiers mais encore la couche à grains fins du sol sont fortement solidifiées. Par suite, le sol non uniforme et de qualité médiocre se solidifie en donnant ut sol solidifié qui est uniforme et résistant. En outre, étant donné que le sol est creusé et ameubli par l'utilisation du liquide B, l'infiltration du durcisseur est suf Qisarte. De plus, le creusement et l'ameublissement du sol peuvent St effectuer dans une direction désirée et on peut donc choisir la direction d'infiltration comme on le désire. Dans le procédé dtinjection à haute pression, tel au'il est décrit ci-dessus, le durcisseur (coulis) comprenant essentiellement le liquide AB donné par la réunion des liquides A et B sert à solidifier fortement la couche à grains grossiers (et ainsi à augmenter spécialement la solidité du sol) et d'autre part, le durcisseur (coulis) comportant essentielle mert le liquide B sert à consolider la couche à grains fins. Par suite, la couche à grains grossiers et la couche à grains fins dans leur ensemble sont toutes deux consolidées uniformément en un bloc. Ainsi, on peut obtenir un sol consolidé qui est uniforme et solide et qui arrête parfaitement les eaux. En outre, il est possible, dans la variante ci-dessus, de suspendre l'amenée ou l'injection du liquide A et ensuite, d'injecter seulement du liquide B sous une pression normale de manière à solidifier le sol dans une large mesure. D'autre part, il est possible d'injecter d'abord dans le sol de l'eau à haute pression pour creuser et ameublir le sol et ensuite, d'injecter le mélange de liquides A et B sous une pression normale dans le sol creusé et ameubli et en outre, il est possible aussi de commencer par mélanger les liquides A et B au moyen d'un mélangeur et d'injecter alors le mélange dans le sol sous une haute pression. Dans le procédé décrit ci-dessus, on peut réaliser l'association des deux liquides au moyen d'un tuyau double ou de deux tuyaux d'injection parallèles au lieu du tuyau en Y mentionné plus haut. On peut effectuer le mélange des deux liquides immédiatement avant ou immédiatement après leur sortie du tuyau double ou des deux tuyaux parallèles, ou au moment meme de leur sortie. A ce propos, il va sans dire que si les temps de gélification des deux liquides sont suffisamment longs, on peut mélanger les deux liquides au moyen d'un seul mélangeur et on peut injecter à haute pression les liquides ainsi mélangés à travers des trous prévus sur la partie terminale d'un meme tuyau d'injection, au moyen d'une même pompe. Spécialement dans le cas où l'on injecte les deux liquides A et B à travers la partie terminale du tuyau double ou à travers celle de deux tuyaux d'injection parallèles, les liquides A et B se mélangent et se solidifient avec des particules du sol tout en se solidifiant eux-memes. Autrement dit, en utilisant une solution très concentrée de verre soluble, on peut obtenir un sol consolidé de grande résistance. Mélange Dans ce procédé, on mélange le durcisseur à de la terre, dans le sol ou à l'extérieur, pour solidifier celui-ci. On peut le faire avec un mélangeur. En outre, on peut utiliser des remblais ou des matériaux de déchet pour former un sol consolidé. En pareil cas, on mélange le durcisseur à la terre de remblai ou aux déchets pour les solidifier. On met les matériaux ainsi solidifiés dans des trous forés dans le sol pour former un sol consolidé. Pulvérisation On pulvérise le durcisseur à l'intérieur ou à l'extérieur du sol pour le solidifier ou pour empêcher du sable de voler. On y procède au moyen d'un pulvérisateur. En outre, il est possible de mélanger le coulis neutre à des semences et de projeter le tout sur le talus d'une route pour empêcher le talus d'être dégradé par la pluie et pour y retenir suffisamment les semences. Infiltration Les durcisseurs selon l'invention servent de liquide de forage. C'est-à-dire que si l'on introduit le durcisseur dans des trous forés, il s'infiltre dans les parois des trous pour les solidifier. Donc, les parois ainsi solidifiées empê- chent l'eau de jaillir ou les parois d'être endommagées. On peut introduire le durcisseur dans diverses parties creusées du sol comme celles qui se trouvent dans une excavation d'abri, de sorte que le durcisseur s'infiltre dans les parois des excavations et les solidifie. Cette solidification empêche l'eau de jaillir ou les parois d'être endommagées.En outre, dans le cas où l'on construit des parois d'arrêt de sable en insérant des éléments de béton préfabriqués dans des trous forés, on place le durcisseur dans l'espacement entre ltélément et la paroi du trou de manière à permettre au durcisseur de s' infil- trer dans la paroi et de la solidifier. 'les parois ainsi traitées peuvent empêcher le jaillissement ou l'infiltration de l'eau. En outre, dans le cas où on enfonce des palplanches dans un sol, on met le durcisseur dans l'espace entre la palplanche et le sol pour solidifier ce dernier par infiltration du durcisseur et on obtient des effets similaires à ceux du cas précédent. En conséquence, le procédé dtinjection de l'invention, comme on le voit par la description ci-dessus, présente les effets ou avantages suivants (1) Be durcisseur ne se modifie pas pendant un temps prolongé et reste pratiquement neutre. de sorte qu'il ne cause jamais de pollutions, par exemple de pollution des eaux souterraines et du sol. Cela est démontré par le fait que, comme l'indique le Tableau 7, même si le durcisseur séjourne dans lteau, le pH de l'eau reste inchangé, c'est-à-dire reste pratiquement toujours neutre (dans le procédé classique, il devient alcalin ce qui cause des pollutions). TABlEAU 7 Mélange ( en poids) pH à 200C au bout de Verre so- Acide phos- Phosphate pri- (jours) luble n 3 phorique maire de sodium Eau 1 7 28 90 42,5 2,3 1,0 54,2 8,5 10,5 10,7 10,8 5 1,0 1,5 92,5 6,8 6,7 6,7 6,7 (2) Be durcisseur tend à présenter, au bout d'un temps prolongé, une solidité non seulement inchangée mais même accrue. En conséquence, on peut dire qu'il a une grande durabilité. Cela est démontré par le fait que, comme l'indique le Tableau 8, meme si l'on fait séjourner le durcisseur dans l'eau, la résistance à la compression sans confinement ne varie pas avec,le temps (dans le procédé classique, la résistance diminue). (3) La viscosité du durcisseur est de 1,2 à 2,0 cPo (tandis que la viscosité du durcisseur classique qui se solidifie dans la gamme alcaline est en général de 5 à 10 cPo), autrement dit, elle est très faible. En conséquence, le durcisseur selon l'invention peut pénétrer à travers presque tous les sols qui permettent la pénétration de l'eau. Be durcisseur ne permet pas la pénétration de l'eau. Le durcisseur de l'invention peut donc améliorer considérablement l'imperméabilité d'un sol. TABLEAU 8 Résistan- Après sé j our ce à la dans l'eau compres- pendant Mélange (% en poids) sion sans (jours) Verre acide Phosphate @ @@@@ confinesoluble phosphori- primaire ment n 3 que de sodium (kg/cm) Procédé connu 50 3 - 57 11,4 3,0 1,5 0,8 0,2 42,5 2,3 1,0 54,2 11,3 3,2 1,8 1,0 0,5 Procédé de l'invention 10 3 - 87 6,2 1,5 1,8 2,0 2,0 2,5 2 85,5 6,4 1,8 2,0 2,3 2,3 15 3 5 77 6,5 2,8 3,0 3,2 3,5 On décrira l'invention plus en détail à l'aide des exemples non limitatifs suivants EXEMPLE 1 On a fait une injection expérimentale dans un sol de sable fin, sous la surface d'une nappe d'eau souterraine, à Tokyo, Japon.On a utilisé un durcisseur contenant (en poids) 5% de verre soluble n 3, 1% d'acide phosphorique, 1,5% de phosphate primaire de sodium et 92,5% d'eau. 'les mesures de perméabilité à l'eau, sur le terrain, indiquent K = 3,8 x 10-4 4 cm/s avant l'injection etc = 6,8 x 10-7 7 cm/s après l'injection. En outre, dans un essai d'eau effectué au moyen d'un puits d'observation à 5 mètres de distance du chantier, on a répété trente fois la mesure du pH de l'eau du puits. Toutefois, on n'a pas détecté de variations notables du pH, c'est-à-dire que le pH était de 7,0 t 0,2. Si on mélange le durcisseur à de l'argile telle que la bentonite, à des cendres volantes ou à une argile prélevée sur le chantier, en proportion atteignant 1 à 20% du poids du durcisseur, il est plus efficace pour améliorer l'imperméabilité et pour empêcher la dilution du durcisseur dans la couche à grains grossiers sous l'action de l'eau souterraine. En outre, si on utilise comme liquide de forage un durcisseur Qu'on a préparé en mélangeant du coulis neutre et de la bentonite, il empêche efficacement les dommages à la paroi du forage. Dans une cuve à eau de laboratoire, on forme un sol de sable fin et un sol de sable grossier et on les imprègne d'eau pour former un sol imprégné d'eau. On injecte dans celui c les durcisseurs suivants pour effectuer un essai de comparaison quant à la solidification sous eau. Les résultats sont indiqués au Tableau 9. Mélange (% en poids) (A) verre soluble n 3 6,0% acide phosphorique eau 9,0% (B) verre soluble n 3 6,0% acide phosphorique 1,2% bentonite 5% eau 87,8% (C) verre soluble no 3 5,0% acide phosphorique 1,0% phosphate primaire de sodium 1,5% eau 92,5% (D) verre soluble n 3 5,0% acide phosphorique 1,0% phosphate primaire de sodium 1 ,S% bentonite 5,0% eau 87,5% TABLEAU 9 Coefficient de solidification dans l'eau Mjlange (ar) Sable fin Sable grossier A 3,0 2,0 B / 3,3 C 3,2 2,2 D / 3,5 sable solidifié Dans ce tableau, a - quantité injectée en volume Comme le montre le Tableau 9, lorsque la concentration de vere soluble est faible, le coefficient de solidification dans liteau est suffisamment grand pour le sol de sable fin; par contre, le coefficient de solidification tend à diminuer dans le sol de sable grossier parce que le liquide injecté est distribué et dilué. Toutefois, on voit que le liquide injecté additionné de bentonite donne un coefficient de solidification très amélioré. EXEMPLE 2 En utilisant les quatre sortes de durcisseur citées à l'exemple 1, on a fait un essai de comparaison d'injections sur un sol de sable grossier comportant des courants d'eau souterrains, à Tokyo, Japon. On a comparé entre eux les résultats des essais d'infiltration d'eau avant et après l'injection. 'les résultats sont indiqués au tableau suivant. Comme le montre le tableau, le durcisseur additionné de bentonite n'est que difficilement entraîné hors du sol comportant des courants d'eau souterrains. Autrement dit, le sol est fortement imprégné du durcisseur ce qui fait que l'imperméabilité du sol est fortement améliorée. Essai de perméabilité à l'eau, K, cm/s Mélange Avant iniection Après infection (A) 2,4 x 1,-2 8,4 x 10-5 (B) 3,8 x 10-2 6,7 x 10-7 (C) 1,3 x 10 2 5,5 x 10-5 (D) 3,0 x 10-2 8,0 x 10-7 Dans les durcisseurs décrits ci-dessus (et également ci-dessous), on utilise de l'acide phosphorique à 75%. Afin d'améliorer la dispersibilité de l'argile, on peut ajouter un additif facultatif tel qu'un surfactif, un agent dispersant, un agent moussant ou un porogène.En outre, dans le procédé d'injection selon l'invention, il est possible d'amener la solution de verre soluble et la solution de réactif au moyen des pompes respectives de sorte que les deux solutions se réunissent dans le tuyau en Y et que les solutions ainsi réunies soient injectées dans le sol [Tableau 11 - (1) et (217. Toute fois, il est désirable de peser avec précision les quantités des deux solutions, de mélanger les deux solutions au moyen d'un mélangeur et d'injecter le mélange ainsi obtenu dans le sol. EXEMPLE 3 On a fait un essai d'injection selon l'invention sur un sol contenant du sable fin et grossier sous la surface d'une nappe d'eau souterraine, à Tokyo, Japon. Dans cet essai, on a mélangé le durcisseur de la façon indiquée au Tableau 10 - (1); toutefois, on avait mélangé au liquide A de la bentonite à raison de 5% en poids. Après avoir injecté 3000 litres du liquide A et 3000 litres du liauide B à raison de 30 l/mn, l'amenée du liquide A fut arrêtée, puis on injecta seulement le liquide B jusqu'à 3000 litres à raison de 15 l/mn. Plusieurs essais d'eau furent faits en utilisant un puits d'observation disposé à 7 mètres du point où T'on avait effectué l'injection, avant, pendant et après l'injection. 'les résultats des essais d'eau montrent que les pH obtenus sont de 7 + O.L'essai d'infiltration d'eau donne K = 4,8 x 10-7 cm/s avant l'injection e K = 7,8 X 10-6 après l'injection. Ainsi, l'injection eut un effet suffisant pour arrenter l'eau. EXEMPLE 4 On a fait un essai d'injection dans un sol de sable grossier, en dessous de la surface drune nappe d'eau souterraine. Liquide A (parties en poids) liquide B (parties en poids) ciment 25 verre soluble 10 bentonite 3 acétate eau 73 d'éthylène-glycol 5 acide phosphorique 2,5 bentonite 3 eau 79,5 On a fait arriver les liquides A et B au meme débit (15 l/mn) au moyen des pompes respectives. On réunit les liquides ainsi amenés au moyen d'un tuyau en Y et on les injecta dans le sol par un tuyau d'injection.Après avoir injecté 500 litres du liquide A et 500 litres du liquide B, on arrêta l'amenée du liquide A et on injecta dans le sol 3000 litres du li quide.B, à raison de 15 l/mn. Be temps de gélification du liquide formé par mélange des deux liquides était inférieur à I minute et le temps de gélification du liquide B seul était de 147 minutes. Après l'injection, on excava le sol traité. On trouva que le liquide formé par réunion des deux liquides A et B s'était solidifié autour du tuyau d'injection et le long de l'interface du sol et que le liquide B s'était uniformément solidifié sur une large zone de la couche de sable grossier. L'essai d'infiltration d'eau donna K = 8,9 x 10-1 cm/s avant l'injection et K = 4 x 10-6 cm/s après l'injection. Selon l'essai d'eau effectué au moyen d'un puits d'observation situé à 5 mètres du chantier, les pH avant, pendant et après l'injection étaient d'environ 6,5. EXEMPIE 5 On a fait un essai d'injection à haute pression dans un sol médiocre formé d'une couche d'argile et de limon, à Tokyo, Japon. On a creusé dans le sol un trou de 100 mm de diamètre et de 10 m de profondeur. On a introduit dans ce trou un tuyau extérieur de 90 mm de diamètre (muni d'une extrémité ouverte pour l'injection d'un liquide A) et on a introduit coaxialement dans le tuyau extérieur un tuyau intérieur de 40 mm de diamètre (présentant une extrémité fermée et des trous d'in- jection dans sa paroi pour l'injection d'un liquide B), de manière à obtenir un tuyau double. Plus précisément, sur la partie de la paroi de l'extrémité du tuyau intérieur était prévus deux trous d'injection de sorte que le jet de liquide B était projeté perpendiculairement à l'axe longitudinal du tuyau et le tuyau intérieur était introduit de telle façon que sa partie terminale dépassait du tuyau extérieur. D'autre part, on prépara des durcisseurs (ou liquides A et B) à injecter dans le sol médiocre de la façon suivante Préparation du liquide A ( en poids) bicarbonate de sodium io eau le reste Préparation du liquide B (% en poids) verre soluble n 3 (densité 1,4) 10% acétate d'éthylèneglycol 5% acide phosphorique 2,5% eau le reste (la gélification s'effectue en 147 minutes environ après mélange). Quand on réunit les liquides A et 3, le liquide obtenu prend en 10 minutes environ. On injecta le liquide B ainsi préparé, sous une haute pression de 200 kg/cm2, à travers le tuyau intérieur qui fut mis en rotation tandis qu'on injecta aussi le liquide A sous une pression de 10 kg/cm2 à travers le tuyau extérieur. Dans cette opération, le sol était creusé et ameubli par le jet de liquide B et simultanément, le liquide A était injecté dans la partie creusée et ameublie du sol, ce qui eut comme résultat que les deux liquides A et B se combinèrent dans la partie creusée et ameublie du sol. Puis on continua l'opération de creusement et d'ameublissement du sol et ltopération d'injection et de combinaison des deux liquides A et B tout en déplaçant graduellement le tuyau double vers le haut. Rapidement, la partie creusée et ameublie du sol se consolida en formant un corps consolidé en forme de colonne. Des observations effectuées par carottage du sol ainsi traité montrèrent qu'une partie du corps consolidé en forme de colonne, sur un diamètre de 30 cm, était le corps consolidé formé essentiellement par le liquide obtenu par le mélange des liquides A et B et que le reste était un corps consolidé essentiellement formé de verre soluble et que, dans l'ensemble, la couche de grains grossiers et la couche de grains fins du sol étaient converties toutes deux en un corps uniformément consolidé de 60 à 80 cm de diamètre (coulis multiples}. Cela signifie que le durcisseur, comprenant essentiellement le liquide donné par la réunion des liquides A et B, a pénétré la couche à grains grossiers tandis que le durcisseur essentiellement formé du liquide B a pénétré la couche à grains fins. En outre, on n'observa aucune fuite du liquide B et la totalité des durcisseurs était consolidée. EXEMPlE 6 De façon similaire à l'exemple 5, on appliqua un essai d'injection à un sol médiocre formé d'une couche d'argile et de limon, à Tokyo, Japon. On fora dans le sol, à des intervalles de 80 cm, cinq trous ayant chacun 100 mm de diamètre et 10 m de profondeur. D'autre part, on prépara deux tuyaux d'injection, l'un des deux tuyaux (appelé ci-après "tuyau A") ayant un diamètre de 40 mm et une extrémité ouverte et l'autre (appelé ci-après "tuyau B"), présentant un diamètre de 40 mm et une partie terminale fermée. En outre, les parois opposées de la partie terminale fermée du tuyau B étaient munies de deux trous d'injection. On insèra ces deux tuyaux parallèlement dans chacun des trous forés dans le sol, de telle façon que ltextrémité (les trous d'injection) du tuyau B soit placée plus bas que l'extrémité du tuyau A et que les trous d'injection des tuyaux B adjacents soient alignés en se faisant face les uns aux autres. Be liquide B utilisé était celui du Tableau 5 (4) et le liquide A une solution mixte contenant 400 kg/m3 de ciment et 50 kg/m3 de bentonite. On injecta dans le sol le liquide B à une haute pression de 200 kg/cm2 à travers tous les tuyaux B et, simultanément, on injecta le liquide A à travers tous les tuyaux A, à une pression de 5 kg/cm2. Dans cette opération, le sol était creusé et ameubli dans la direction obtenue en reliant les cinq trous forés dans le sol, et les liquides A et B étaient combinés dans la partie creusée et ameublie. On continua encore l'opération de combinaison et d'injection des liquides A et B et l'opération de creusement et d'ameublissement du sol tout en déplaçant graduellement les tuyaux A et B vers le haut. Rapidement, la partie creusée et ameublie du sol fut consolidée et forma une couche consolidée de 30 cm de largeur et 4 m de longueur. Selon des observations effectuées en excavant le sol ainsi traité, la couche solidifiée a une largeur de 70 cm et la partie centrale de cette couche, sur une épaisseur de 10 cm, était formée d'un corps consolidé contenant essentiellement le liquide A, le reste du corps consolidé contenant essentiellement le liquide B ou le liquide donné par combinaison des liquides A et B. On a obtenu un corps consolidé d'un seul bloc qui arretait complètement l'infiltration d'eau. En outre, il nty avait aucune fuite du liquide B. La totalité des liquides A et B sont consolidés et, en conséquence, on n'a détecté que peu de variations dans le pH de l'eau souterraine. EXEMPLE 7 Cet exemple concerne l'application de l'invention à la construction d'un tunnel. Grâce à l'invention, on a obtenu un effet de blocage du sable et d'arrêt de l'eau, et a pu creuser ainsi le tunnel en toute sécurité. On a appliqué l'invention à la construction d'un tunnel expérimental à Tokyo, Japon. On a creusé des trous horizontaux de 10 m de long chacun à des intervalles de 30 cm le long de la surface circonférentielle d'un cylindre de 5 m de diamètre dont l'axe central était placé horizontalement à 8 m en dessous de la surface de la terre. On inséra dans les trous ainsi forés des tuyaux doubles comme ceux de l'exemple 5. Puis on prépara des liquides A et B comme ceux du Tableau 11. D'abord, on injecta le liquide B à une pression de 200 kg/cm2 à travers le tuyau intérieur tout en faisant tourner le tuyau intérieur et, simultanément, on injecta le liquide A de sorte que les deux liquides soient combinés. Puis on retira graduellement les tuyaux doubles des trous. Selon des observations fai- r après l'achèvement de l'injection selon l'invention, un corps consolidé d'environ 50 cm de diamètre comprenant essentiellement la combinaison des liquides A et B s'était formé horizontalement autour du trou. Par suite, dans la construction du tunnel, on a obtenu l'effet d'arrêt de sable et d'eau ce qui permit d'excaver le sol en toute sécurité et donc d'exécuter, sans à-coup, la construction du tunnel. A ce propos, il va de soi que l'on peut insérer dans les trous, lorsqu'ils sont forés, des armatures renforçantes telles que des barres d'acier. EX3VIPI;E 8 Dans un chantier de construction d'écrans ou parois étanches dans un sol de sable grossier et un sol de sable fin, on solidifia le sol pour assurer la sécurité et l'arr8t de l'eau. On fora cinq rangées de trous d'injection sur 100 m de la paroi à construire et on y injecta un coulis au verre soluble. On injecta les coulis des mélanges A et B suivants dans les deux rangées de trous d'injection extérieures et on injecta le coulis suivant de mélange C dans les trois rangées de trous d'injection intérieures. Mélange (A) (% en poids) verre soluble n 7 10% acide phosphorique 3,0% bentonite 5% eau le reste Mélange (B) (io en poids) verre soluble n0 3 5,0% acide phosphorique 1,0% phosphate de sodium 1,5% eau le reste Mélange (C) (% en poids verre soluble n 3 5,0% acide phosphorique 1,0%o phosphate de sodium 1,5% eau le reste Le pH de chacun des liquides (A) et (B) est de 6,2 et celui du liquide (C) est de 10,5. On fit un essai d'eau en utilisant un puits d'observation situé à 5 m de la zone d'injection. D'après cet essai, les pH avant, pendant et après l'injection sont de 6 à 7, c'està-dire que le pH varie à peine. En outre, les valeurs de D.C.O. et D.B.O. mesurées varient à peine. D'autre part, d'après des examensXde solidification effectués pendant l'exécution de la paroi, le sol était fermement solidifié par le liquide du mélange A et B et une mesure sur un échantillon indique une résistance à la compression sans confinement de l'ordre de 10 kg/cm2. Cela signifie que des couches parfaitement imperméables ont été formées par le coulis neutre sur les deux côtés, de sorte que le coulis de grande solidité a été introduit efficacement à l'intérieur de ces couches sans fuite latérale. C'est par l'essai d'eau que lton voit que le coulis placé à l'intérieur de la partie périphérique de l'abri n'a pas fui. On peut donc dire que l'ef- et d'étanchéité du coulis neutre est clairement démontré. EXEMPlE 9 On peut injecter dans le sol un agent réagissant avec le verre soluble (réactif acide, régulateur de gélification ou solution mixte de ceux-ci) avant ou après l'injection du coulis neutre selon l'invention. Cela augmente notablement non seulement les propriétés de solidicication du coulis neutre mais encore la solidité et l'imperaéabilfté du corps solidifié. On décrira de tels exemples ci-après On a utilisé les liquides mélangés du Tableau 10 (1) pour solidifier un sol de sable grossier à Tokyo. Dans ce cas, on a injecté préalablement le liquide A dans le sol, puis on a injecté le liquide B. Grâce à cela, le coefficient d'infiltra- tion d'eau était ramené à Z/i0 de celui détecté après injection du liquide B seul. On a utilisé les liquides mélangés de l'exemple 6 dans un chantier de construction de parois étanches dans un sol de limon argileux à Tokyo, Japon. Dans ce cas on commença par injecter seulement le liquide B dans le sol, puis on y injecta le liquide A. 'lorsqu'on injecte seulement du liquide B dans le sol, l'effet d'arrêt d'eau est suffisant mais la stabilité de la face est insuffisante. Toutefois, dans le cas où l'on injecte en outre le liquide A, la stabilité de la face est améliorée. On a décrit l'invention en détail ci-dessus. route fois, il faut noter que cette description n'est pas limitative. Autrement dit, on peut modifier l'invention comme suit pour obtenir divers effets. TABLEAU 10 Liquide A Liquide B Temps de (100 parties en poids) (100 parties en poids gélification pH des Temps de Réactif Eau Verre soluble Réactif Eau pH du du li- liquides gélification (parties (parties (parties en (parties (parties liquide quide B A+B à des liquides n en poids) en poids) poids) en poids) en poids) B à 20 C à 20 C 20 C A+B à 20 C bicarbonate acétate de sodium d'éthylèneglycol 1 10 90 10 5 82,5 5,1 147 mn 7,4 24mn 54 s acide phosphorique 2,5 acide diacétate phosphorique d'éthylène glycol 2 7,4 92,6 37,4 3,9 58,7 11,4 62mn10s 8,0 30 mn TABLEAU 11 Liquide B (purtios en poids) Temps de Liquide A (parties en poids) verre pH du gélifiverre soluble soluble liquide cation pH des Temps de n n 3 Eau n 3 Réactif Eau B à 20 C du li- liquides gélification quide B A+B à des liquides à 20 C 20 C A+B à 20 C acide phosphorique 1 15 35 - 3 47 - - 8,4 1 mn 1 2 40 10 - 10 40 - - 7,0 10 s 3 20 0 10 3 87 6,2 29 mn 45 s 11,3 1 mn Modification 1 D'abord, on injecte dans le sol le durcisseur (ou le coulis neutre) selon l'invention de manière à former une large zone solidifiée imperméable (appelée ci-après "gel") dans le sol. Puis on injecte sous haute pression dans la zone (ou le gel,' une matière de renforcement. Plus précisément, cette matière est distribuée sous une forte pression en forme de toile d'araignée dans la zone solidifiée, en brisant le gel. Autrement dit, dans ce cas, la matière d'injection sert d'agrégat. Ainsi, on obtient une zone solidifiée présentant une étanchéité et une solidité améliorées. Des exemples de matières de renforcement sont cités ci-après Coulis à l'urée Ce coulis est formé d'un produit initial de condensation d'urée/formaldéhyde, d'urée, d'acide sulfurique, etc.. Coulis à l'acrvlamide I1 est formé d'acrylamide, de diméthylamine, de propionitrile, de triéthanolamine, de sulfate ferreux, d'acide citrique, de ferricyanure de potassium et de persulfate de potassium, ou bien il est formé d'acrylamide, de sulfate ferreux, d'ascorbate de sodium, de triéthanolamine et de persulfate d'ammonium. Coulis à l'uréthanne I1 est formé de polyisocyanate, de diméthyl-laurylamine, etc.. Coulis à l'acrylate I1 est formé d'acrylate de métal, de catalyseur rédox, etc.. Le plus important dans cette modification est que meme si la matière de renforcement comprend divers corps dangereux comme des matières alcalines ou acides, des matières organiques, etc., celles-ci ne s'écoulent jamais étant donné qu'elles sont entourées par le corps solidifié du coulis neutre et que celui-ci a une grande imperméabilité. En conséquence, l'eau souterraine au voisinage de la zone solidifiée n'est que peu ou pas polluée. Modification 2 On commence par choisir une zone.de sol à solidifier. Puis on solidifie des parties entourant la zone en y injectant le coulis neutre de manière à former des parois étanches à l'eau. Ensuite, on injecte un durcisseur choisi (qui peut wetre formé de matières alcalines et autres matières dangereuses ou polluantes) dans la zone de sol entourée par les parois étanches de manière à la solidifier fortement. Etant donné que les parties entourant la zone sont complètement rendues imperméables par le coulis neutre selon l'invention, quel que soit le durcisseur injecté dans la zone ainsi entourée par les parois étanches, le durcisseur ne s'écoule jamais vers les parties entourant la zone de sol choisie. En conséquence, même si l'on injecte dans la zone entourée par les parois de coulis neutre, un coulis au verre soluble contenant un réactif organique dangereux, l'eau souterraine située en dehors de ces parois ne sera jamais polluée. En conséquence, la B.C.O. et la B.D.O. de l'eau souterraine varient à peine. En outre, les matières dangereuses inaltérées sont arretées par les parois étanches et sont décomposées par les bactéries du sol en eau et anhydride carbonique, c'est-àdire en matières non dangereuses. En conséquence, les coulis du type acrylique ou du type à l'urée dont l'usage est interdit peuvent être utilisés sans danger pour la solidification d 'une zone de sol entourée d'une ou plusieurs parois étanches de ce genre. Modification 3 L'eau souterraine risque d'être polluée par des matières fortement alcalines ou par de l'eau boueuse pendant le battage de palplanches contenant de l'oxyde de calcium ou la réalisation de parois continues dans un sol, ou la mise en place d'éléments préfabriqués en béton. En pareil cas, avant de commencer de tels travaux, on traite par le coulis neutre selon l'invention la partie périphérique du sol où auront lieu les travaux de manière à former une paroi imperméable à l'eau. Il s'ensuit que l'eau souterraine n'est pas polluée par les matières alcalines. En outre, il faut noter que les matières alcalines facilitent et accélèrent la solidification du coulis neutre de l'invention. Modification 4 Il existe des cas où des matières de déchet (telles que celles des usines ou des ménages) doivent être enterrées dans le sol. En pareil cas, avant de le faire, on traite le sol par le coulis neutre selon l'invention. De cette manière, les matières organiques des déchets peuvent être complètement confinées et en outre les constituants hydrosolubles des déchets accélèrent la solidification du coulis neutre de l'invention et améliorent la solidité et l'imperméabilité. Modification 5 En appliquant le coulis neutre de l'invention à un sol dans lequel s'écoule de l'eau usée, on peut former un canal imperméable. Le canal ainsi créé empêche la matière dangereuse de l'eau usée de s'évader; autrement dit, on peut empêcher la pollution de l'eau souterraine au voisinage En outre, il faut noter que cette matière dangereuse sert à améliorer la solidité et l'imperméabilité du coulis neutre solidifié et qu'elle empêche par le fait meme la fuite de matière dangereuse. Modification 6 Dans le cas où une matière dangereuse telle que du chrome hexavalent est abandonné dans un sol, ou dans le cas où un sol est pollué par des matières dangereuses, on solidifie la partie périphérique du sol en y injectant le coulis neutre de l'invention de façon que les matières dangereuses soient entourées de la masse de coulis neutre solidifié imperméable. I1 s'ensuit que l'eau souterraine n' est pas polluée par les matières dangereuses. En pareil cas, l'idée est d'isoler les matières dangereuses elles-mêmes en y appliquant directement le coulis neutre Dans ce cas aussi, les matières dangereuses servent à améliorer la solidité et l'imperméabilité de la masse solidifiée de coulis neutre. Modification 7 On solidifie des matières de déchet ou des matières dangereuses en utilisant le coulis neutre selon l'invention et on jette les matières ainsi solidifiées dans la mer ou on les place dans des trous forés dans un sol. Si l'on jette de cette façon ces matières, elles ne sont jamais amenées à s'écouler dans l'eau souterraine. Modification 8 On forme des parois étanches de part et d'autre d'un canal à eaux usées de manière à empêcher la pollution de l'eau souterraine au voisinage. Modification 9 En se basant sur les divers avantages tels que l'excellente perméabilité du coulis neutre de l'invention, l'imperméabilité et la durabilité remarquables de la masse solidifiée de coulis neutre, et la propriété notable de retenir les ma tières dans le corps solidifié, on peut encore modifier l'in Invention comme suit (A) On mélange le coulis neutre selon l'invention une matière capable de transformer la matière dangereuse en une matière non dangereuse. On solidifie la matière dangereuse en y injectant le coulis neutre. Par exemple, si l'on injecte le coulis neutre mélangé à du sulfate ferrique à l'endroit où des scories contenant du chrome hexavalent ont été abandonnées, le coulis neutre enfer- me le chrome hexavalent de sorte que la pollution de l'eau souterraine par le chrome hexavalent est empêchée et, simulta nément, le sulfate ferrique sert à réduire le chrome hexavalent en chrome trivalent qui n' est pas dangereux. En se basant sur la meme idée, il est possible de traiter des matières malodorantes en y appliquant le coulis neutre mélangé à un désodorisant. En outre, si l'on injecte dans des matières organique s le coulis neutre mélangé à du permanganate de potassium, on peut décomposer les matières organiques. (B) Si l'on traite un sol par le coulis neutre mélangé à une matière utile, on peut maintenir longtemps cette matière utile dans le sol. Par exemple, si l'on injecte le coulis neutre mélangé à un engrais dans les racines d'une plante donnée, l'engrais y sera retenu longtemps. En outre, si l'on pulvérise sur le talus d'une route le coulis neutre mélangé à un engrais en meme temps que des semences, le coulis y pénètre et empêche le talus d'être dégradé par la pluie et retient suffisamment l'engrais ce qui facilite le développement des semences. D'une façon analogue, on peut mélanger des agents préventifs, des agents chimiques agricoles ou des désinfectants au coulis neutre selon l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de solidification ou d'imperméabilisation d'un sol par injection d'un durcisseur, caractérisé en ce qu on utilise comme durcisseur une solution mixte de verre soluble et de réactif acide et on dose la solution de façon que son pH se situe entre un point faiblement acide et un point faiblement alcalin. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la solution mixte contient au moins un agent choisi parmi un régulateur de gélification et de l'argile, en plus du verre soluble et du réactif acide. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise comme durcisseur un liquide A qui est une solution d'au moins un agent choisi parmi un régulateur de gélification et de l'argile et un liquide B qui est une solution mixte de verre soluble et de réactif acide, on réunit les liquides A et B et on les injecte dans le sol, le liquide B étant dosé de façon que le pH se maintienne entre un point acide et un point faiblement alcalin. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le liquide B contient au moins un agent choisi parmi un régulateur de gélification et de l'argile, en plus du verre soluble et du réactif acide. 5. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'on arrête l'amenée du liquide A au cours de 1 'injec- tion de sorte que l'on injecte seulement du liquide B. 6. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'on injecte au moins un des liquides A et B sous la forme d'un jet à haute pression. 7. Procédé -selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise comme durcisseur un liquide A qui est une solution de réactif acide et un liquide B qui est une solution de verre soluble, on combine les liquides A et B et on les injecte dans le sol en dosant chacun des liquides A et B de façon que le pH du liquide donné par leur combinaison soit maintenu entre un point faiblement acide et un point faiblement alcalin 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que le liquide A contient au moins un agent choisi parmi un régulateur de gélification et de-l'argile, en plus du réactif acide. 9. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que le liquide B contient au moins un agent choisi parmi un réactif acide, un régulateur de gélification, et de 1 'argile, en plus du verre soluble. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'on dose le liquide B de façon que son pH soit maintenu entre un point faiblement acide et un point faiblement alcalin, et en ce que, pendant l'injection des liquides A et B, on suspend l'amenée du liquide A de sorte qu'on injecte seulement du liquide B dans le sol. 11. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'on injecte au moins un des liquides A et B sous la forme d'un jet à haute pression. 12. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'on utilise comme durcisseur un liquide A qui est une solution de verre soluble et un liquide B qui est une solution mixte de verre soluble et de réactif acide, on combine les liquides A et B et on les injecte dans le sol, chacun des liquides A et B étant dosé de façon que le pH du liquide donné par leur mélange soit maintenu entre un point faiblement acide et un point faiblement alcalin. 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que le liquide A contient au moins un agent choisi parmi un réactif acide, un régulateur de gélification et de l'argile, en plus du verre soluble. 14. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que le liquide B contient au moins un agent choisi parmi un régulateur de gélification et de l'argile, en plus du verre soluble et du réactif acide. 15. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'on dose le liquide B de façon que son pH soit maintenu entre un point faiblement acide et un point faiblement alcalin, et en ce que pendant l'injection, on arrente l'amenée du liquide À de sorte que l'on injecte seulement du liquide B dans le sol. 16. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'on injecte au moins un des liquides A et B sous la forme d'un jet à haute pression.