La présente invention concerne un procédé de fabrication de supraconducteurs et a notamment pour objet un procédé de fabrication d'un supraconducteur stabilisé de type tubulaire, à couche supraconductrice disposée sur sa surface interne. Le procédé de fabrication d'un supraconducteur stabilisé de type tubulaire s'emploie essentiellement pour obtenir des câbles et des guides d'ondes supraconducteurs qui comportent une tme conductrice rigide à couche supraconductrice exécutée à base d'un composé intermétallique disposé sur la surface interne de l'âme. On sait que l' me conductrice d'un supraconducteur stabilisé peut comportera en fonction de son procédé de fabrication, au moins deux couches : une couche de matière stabilisante et une couche supraconductrice. L'exécution des cibles supraconducteurs du type rigide avec utilisation d'un écran électromagnétique ou d'un fil de retour, ainsi que l'exécution des guides d'ondes, exigent l'emploi dames supraconductrices du type tubulaire avec une couche supraconductrice disposée sur la surface interne de Irame tubulaire. La technologie utilisée pour la fabrication des Smes tubulaires rigides, ainsi que les conditons dans lesquelles s'effectue leur transport jusqu'à l'endroit de montage et de pose du produit fini, notamment d'un câble supraconducteur, limitent à une plage de 12 à 20 m la longueur que peut avoir une telle amie, La réunion des sections de ltSme en un supraconduteur unique est, au point de vue technologique, une opération assez difficile. Le problème soulevé par ladite réunion devient encore plus compliqué si la couche supraconductrice est réalisée à base d'un composé intermétallique, étant donné que les composés de ce genre sont fragiles et chimiquement actifs. Toutefois, l'emploi de supraconducteurs à base de composés intermétalliques permet d'élever sensiblement la capacité de courant limite des articles électrotechniques et de réduire leurs cotes d'encombrement. De tels supraconducteurs obtenus à partir d'ébauches tubulaires individuelles doivent être doués de propriétés supraconductrices et d'une capacité de courant limite identique sur toute leur longueur, notamment aux endroits de jonction des ébauches tubulaires. Lors de leur fabrication, la difficulté consiste précisément à joindre ensemble les couches supraconductrices des ébauches tubulaires à réunir bout à bout. Il est particulièrement difficile de réunir des ébauches tubulaires dont la couche supraconductrice est disposée sur leur surface interne. Pour la réunion de couches supraconductrices à base de composés intermétalliques on utilise en règle générale des procédés de diffusion. On emploie également le soudage par points avec apport intense et limité de chaleur, en mettant, dans ce cas, les couches supraconductrices en contact direct. Toutefois, les procédés connus ne permettent pas de réaliser la réunion des couches supraconductrices de manière que le composé intermétallique dans la zone de transition ait une composition stoechiométrique. Cela signifie que les paramètres critiques de la couche supraconductrice(par exemple : courant critique, température critique) dans la zone de jonction des couches sont réduits. En outre, la capacité de courant limite du supraconducteur stabilisé est diminuée par le fait que la réunion des ébauches tubulaires, en cas de soudage par points, s'effectue dans des zones distinctes de leur surface. On connais déjà un procédé de fabrication d'un supraconducteur stabilisé du type tubulaire, pourvu sur sa surface intérieure d'une couche supraconductrice à base d'un composé intermétallique (cf. brevet RDA ne194580, classe internationale MOI B 12/00, publié le 7.3.1979). Dans ce procédé, on applique sur les zones terminales d'ébauches tubulaires, comportant au moins une couche de matière stabilisante et une couche de constituant réfractaire (à haute température de fusion) de composé intermétallique, une couche de barrage s'opposant à la formation d'une couche supraconductrice.Ensuite on met en contact la couche de constituant réfractaire de l'ébauche tubulaire avec le constituant à basse température de fusion du composé intermétallique et, par traitement thermique, on forme à la surface interne de l'ébauche tubulaire-une couche supraconductrice. On élimine ensuite la couche de barrage en dénudant sur les zones terminales la couche de constituant réfractaire, on aboute les ébauches tubulaires et on soude les couches de constituant réfractaire suivant le périmètre de l'ébauche.Ensuite on met en contact les couches de constituant réfractaire des ébauches tubulaires réunies par soudage dans la zone de jonction avec le constituant à basse température de fusion du composé intermétallique et, par traitement thermique, on forme sur la surface de contact une couche supraconductrice additionnelle qui réunit les couches supraconductrices des ébauches tubulaires. Au préalable, avant d'appliquer la couche de barrage, on fait tomber les bords des zones terminales des ébauches tubulaires. On applique la couche de barrage sur les bords tombés des bouts. Au cours de l'aboutement des ébauches, on place entre les bouts un mélange pulvérulent de constituants du composé intermétallique sous une enveloppe étanche de forme toroldale exécutée en constituant réfractaire du composé intermétallique à base duquel est réalisée la couche supraconductrice. On prend le constituant à bas point de fusion dans le mélange pulvérulent des constituants en excès par rapport aux proportions stoechiométriques du composé intermétallique. Lors de l'aboutement des ébauches, on comprime le mélange pulvérulent, ensuite on soude les ébauches à travers l'envelop- pe en constituant réfractaire.Puis on effectue le traitement thermique pour la formation d'une couche supraconductrice additionnelle qui réunit les couches supraconductrices des ébauches tubulaires. Cette couche est formée à partir du mélange pulvérulent des constituants du composé intermétallique et, au cours du traitement thermique, grâce à la diffusion de l'excès de constituant à bas point de fusion à travers l'enveloppe en constituant réfractaire vers les couches supraconductrices des ébauches, ces couches s'unissent. Les régimes de traitement thermique au cours de la formation des couches supraconductrices sont largement connus. Dans ce procédé connu de fabrication d'un supraconducteur stabilisé du type tubulaire à couche supraconductrice à base de composé intermétallique disposé sur sa surface interne, il est pratiquement impossible de contrôler la qualité de la couche supraconductrice additionnelle dans la zone de jonction des ébauches tubulaires sans mettre en jeu des moyens de contrôle destructif . La qualité d'un supraconducteur fabriqué par ce procédé ne peut étire établie qu'au cours de son exploitation. En outre, ce procédé exige un choix Sadicietuc des paramètres du processus de soudage des ébauches, de l'0pai- seur de l'enveloppe étanche, de la quadiff de constituant à bas point de fusion, des régimes de traitement thermique; en d'autres termes, il est assez compliqué et laborieux Tout cela compromet la fiabilité en service du supraconducteur stabilisé fabriqué par le procédé connu. On s'est donc proposé de créer un procédé de fabrication d'un supraconducteur stabilisé du type tubulaire à couche supraconductrice à base d'un composé intermétallique disposé sur sa surface interne, dans lequel la formation d'une couche supraconductrice additionnelle réunissant les couches supraconductrices internes sur la surface externe de la zone de jonction des ébauches tubulaires permettrait de réaliser un contrôle visuel de la qualité de cette couche supraconductrice additionnelle. Le problème ainsi posé est résolu en ce que le procédé de fabrication d'un supraconducteur stabilisé de type tubulaire, à couche supraconductrice disposée sur sa surface intérieure, du type consistant en ce que, sur les zones dterminales d'ébauches tubulaires comprenant au moins une couche de matière stabilisante et une couche de constituant à haut point de fusion d'un composé intermétallique, on applique sur la couche de constituant à haut point de fusion une couche de barrage qui s'oppose à la formation d'une couche supraconductrice, on met la couche de constituant à haut point de fusion de l'ébauche tubulaire en contact avec le constituant à bas point de fusion du composé intermétallique et, par traitement thermique, on forme sur la surface intérieure de l'ébauche tubulaire une couche supraconductrice, on élimine la couche de barrage en dénudant ainsi dans les zones terminales la couche de constituant à haut point de fusion, ensuite on aboute les ébauches tubulaires et on soude les couches de constituant à haut point de fusion suivant leur périmètre, ensuite on met en contact, dans la zone de jonction, les couches de constituant à haut point de fusion des ébauches tubulaires réunies par soudage avec le constituant à bas point de fusion du composé intermétallique, et on forme sur la surface de contact, par traitement thermique, une couche supraconductrice additionnelle qui réunit les couches supraconductrices des ébauches tubulaires, est caractérisé, suivant l'invention, en ce que,avant l'application de la couche de barrage, on élimine des zones terminales des ébauches tubulaires la couche de matière stabilisante, en libérant (dégageant) ainsi sur la surface externe des ébauches tubulaires la couche de constituant à haut point de fusion, on applique la couche de barrage sur la surface extérieure de la couche de constituant à haut palot de fusion au moins sur une partie de la surface des zones débarrassées de la couche de matière stabilisante et on réalise dans ces zones des orifices, simultanément avec la couche supraconductrice de ébauche tubulaire on forme des couches supraconductrices sur les parois desdits orifices, tandis qu'on forme la couche supraconductrice additionnelle sur la surface externe de la couche de constituant à haut point de fusion, ladite couche supraconductrice additionnelle réunissant alors les couches supraconductrices des ébauches par l'intermédiaire des couches supraconductrices disposées sur les parois des orifices. Il est avantageux, pour la formation des couches supraconductrices disposées sur la surface interne des ébauches tubulaires et sur les parois des orifices, de mettre en jeu un procédé de diffusion en phase liquide, dans lequel le constiiu#it à bas point de fusion du composé intermétallique est utilisé sous forme d'un bain de fusion, lesdits orifices iSft exécxiF de façon à etre capillaires vis-à-vis du bain de constituant à bas point de fusion. Il est avantageux, après la formation de la couche supraconductrice sur la surface interne de l'ébauche tubulaire, d'appliquer sur cette couche, sur ses parties terminales, une couche d'étanchéité sur une longueur recouvrant au moins lesdits orifices. il est judicieux d'utiliser en tant que matériau pour la formation de la couche d'étanchéité le constituant à haut point de fusion du composé intermétallique de la couche supraconductrice. Le procédé revendiqué de fabrication d'un supraconducteur stabilisé du type tubulaire permet d'en améliorer la fabrication et d'assurer le contrôle de sa qualité, étant donné que ltexécution des orifices dans les zones terminales de chaque embauche libérées de la matière stabilisante, assure, au cours du traitement thermique de l'ébauche lors de la formation de la couche supraconductrice, le dégagement, à la surface extérieure, de la couche de constituant à haut point de fusion, tandis que l'application de la couche de barrage sur la surface extérieure de la couche de constituant à haut point de fusion permet de contrôler visuellement la qualité de la couche supraconductrice dans les zones de jonction des ébauches. L'esécution des orifices sous forme d'orifices doués de oçillarité vis-à-vis du bain de fusion du constituant à bas pont de fusion simplifie l'équipement technologique utilisé pour l'obtention de la couche supraconductrice sur la zone de jonction. L'application de la couche d'étanchéité sur la surface intérieure de l'ébauche tubulaire permet d'effectuer son traitement thermique sans mettre sous vide la cavité interne du supraconducteur stabilisé, c'est-à-dire de simplifier l'équipement technologique utilisé dans le procédé. L'utilisation du constituant à haut point de fusion en tant que matériau de la couche d'étanchéité améliore la qualité du supraconducteur grâce à l'accroissement de l'épaisseur de la couche supraconductrice aux endroits de transition entre la surface interne de l'ébauche tubulaire et les parois des orifices. En outre, l'éventualité d'une fissuration ou d'un détachement de la couche supraconductrice sur les bords des orifices est réduite. L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, détails et avantages de celle-ci apparaitront mieux à la lumière de la description explicative qui va suivre de différents modes de réalisation donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs, avec références aux dessins non limitatifs annexés dans lesquels :: - la figure 1 représente la zone terminale d'une ébauche tubulaire de supraconducteur stabilisé à couche de barrage (vue en coupe longitudinale) - la figure 2 représente la zone terminale d'une ébauche tubulaire, avec les orifices ménagés dans cette zone (vue en coupe longitudinale); - la figure 3 représente la zone terminale d'une ébauche tubulaire au stade de la formation d'une couche supraconductrice sur sa surface interne (vue en coupe longitudinale) ; - la figure 4 représente la zone de jonction de deux ébauches tubulaires après soudage (vue en coupe longitudinale) ; - la figure 5 représente la zone de jonction de deux ébauches tubulaires au stade de la formation d'une couche supraconductrice dans cette zone (vue en coupe longitudinale). Le supraconducteur stabilisé de type tubulaire, à couche supraconductrice à base d'un composé intermétallique disposée sur sa surface interne, est fabriqué par le procédé revendiqué à partir d'ébauches tubulaires 1 (figure 1). L'ébauche tubulaire 1 de supraconducteur stabilisé se présente sous la forme d'un tube à deux couches ou plis, d'une longueur de, par exemple, 9 à 20 m, à l'extérieur duquel est disposée une couche 2 de matière stabilisante, et à l'intérieur, une couche 3 de constituant à haut point de fusion d'un composé intermétallique. La couche 2 de matière stabilisante est destinée, comme on le sait, à supprimer les conséquences de l'instabilité, en cours de fonctionnement, de la couche supraconductrice proprement dite, à base dudit composé intermétallique. A titre de matière stabilisante on utilise le plus fréquemment du cuivre et de l'aluminium.A titre de composés intermétalliques on utilise de préférence le niobiui#étain (Nb3Sn) et le vanadium radium (V,Oa), Le procédé de fabrication d'un supraconducteur stabilisé du type tubulaire à couche supraconductrice à base d'un composé intermétallique disposé sur sa surfcae interne comporte les opérations technologiques suivantes. D'abord on élimine des zones terminales "a" des ébauches tubulaires 1 la couche 2 de matière stabilisante, notamment par attaque électrochimique ou usinage mécanique. La longueur de la zone "a", qui peut varier par exemple entre 0,2 et 0,7 i, est choisie en fonction du diamètre de l'ébauche in du matériel technologique utilisé et du genre de produit à obtenir. Ensuite, sur au moins une partie (de préférence d'une longueur de 10 mm) de la surface extérieure de l'ébauche I, débarrassée de la matière stabilisante, on applique sur la couche 3 de constituant à haut point de fusion une couche de barge 4 qui s'appose à la formation d'une couche supraconductrice au cours des stades subséquents de la fabrication du supraconducteur.En tant que matière de barrage pour la formation de la couche 4 on peut utiliser par exemple une matière à haut point de fusion qui n1 entre pas en réaction chimique avec le constituant à haut point de fusion du composé intermétallique aux températures caractéristiques des processus de formation par diffusion de composi intermétalliques.Le plus fréquemment, la ratière utilisée pour la couche de barrage 4 est le tantale (Ta), que lton applique notamment par pulvérisation dans le plasma. Ensuite on ménage dans les zones terminales "a" des ébauches terminales ?- des orifices débouchants 5 (figure 2). Le nombre d'orifices 5 et leur diamètre sont choisis de manière que, par la suite, la capacité de courant limite du supraconducteur dans la zone de transition entre la couche supraconductrice de la surface interne et la surface externe reste au même niveau que celle de la couche supraconductrice de la surface interne. Le plus avantageux est de répartir les orifices 5 unlformément suivant le périmètre de l'ébauche 1 en plusieurs rangées, les diamètres des orifices pouvant varier d'une rangée à une autre de manière à tenir compte de l'influence de l'inductance pour le courant alternatif et assurer l'uniforminé de la redistribution du courant lors du passage de la surface intérieure du supraconducteur à sa surface extérieure. On réalise les orifices 5 notamment par un procédé d'électro-érosion. il est avantageux de pratiquer les orifices 5 de manière que leurs axes soient inclinés vers les faces terminales des ébauches 1. En cas d'application de la couche de barrage 4 sur toute la surface extérieure de la couche 3 du constituant à haut point de fusion, les orifices 5 sont pratiqués dans les deux couches 3,4. Ensuite on met la ouche 3 de constituant à haut point de fusion en contact avec le constituant à bas point de fusion du composé intermétallique et on a applique un traitement thermique pour la formation de la couche supraconductrice. La couche supraconductrice peut être formée par des procédés connus, notamment par diffusion en phase liquide et par diffusion en phase solide. En cas de diffusion en phase liquide, le constituant à bas point de fusion est utilisé sous forme d'un bain de fusion 6 (figure 3). On dispose sur les zones terminales "a" de chaque ébauche tubulaire 1 des obturateurs 7 et on les soude en place. Ensuite on place l'ébauche tubulaire 1 dans une chambre thermique 8 (représentée conventionnellement sur la figure),oti introduit par l'orifice d'entrée (non représenté) le constituant en fusion 6, et on applique un traitement thermique en utilisant un régime de traitement thermique connu :chm ge à une température de 500 à 1000 C, maintien entre 10 et 50 ms suivant l'épaisseur requise de la couche supraconductrice.Au cours du traitement thermique il se forme sur la surface interne de l'ébauche 1 une couche supraconductrice 9, tandis qu'il se forme sur les parois des orifices 5 une couche supraconductrice 10, et sur la surface externe de l'ébauche 1, débarrassée de la couche de barrage 4, une couche supraconductrice 11. il est avantageux, en cas de diffusion en phase liquide, de réaliser les orifices 5 de façon à ce qu'ils soient capillaires vis-à-vis du bain 6 de constituant fusible à bas point de fusion. Après l'achèvement du processus de traitement thermique, on applique sur la surface externe des zones terminales de l'ébauche tubulaire 1, au-dessus de la couche supraconductrice 9, une couche d'étanchéité 12 (figure 4) sur une longueur "b" recouvrant au moins les orifices 5, notamment par pulvérisation dans le plasma. il est avantageux d'utiliser comme matière de la couche d'étanchéité 12 le constituant à haut point de fusion du composé intermétallique. Ensuite on élimine la couche de barrage 4, notamment par attaque chimique,en endénudant ainsi la couche 3 de constituant à haut point de fusion, on aboute les ébauches tubulaires 1 et on soude entre elles les couches 3 de constituant à haut point de fusion suivant leur périmètre, notamment par soudage à l'arc électrique. Après le soudage des deux ébauches tubulaires 1 à la surface extérieure de la zone de jonction sur la couche 3 de constituant à haut point de fusion, on forme, par diffusion en phase liquide, une couche supraconductrice additionnellle 13 (figure 5) dans la zone de jonction~. A cet d oatbee @dxed à l'extérieur du supraconducteur,dans la zone de jonction des ébauches tubulaires 1, une chambre thermique annulaire 14 (représentée conventionnellement sur le dessin ), on y verse un bain de fusion 15 de constituant à bas point de fusion et on effectue un traitement thermique d'une manière connue en soi pour la formation de la couche supraconductrice 13. Ensuite on dépose la chambre 14 et on effectue un contrôle visuel de la qualité des couches supraconductrices 13 et 11. Après le contrôle visuel de la qualité de la couche supraconductrice, on applique sur la couche 13, dans la zone de jonction des ébauches tubulaires 1, une couche de matière stabilisante, notamment par un procédé électrolytique, pour la réunion des couches 2 de matière stabilisante des ébauches 1. Le procédé revendiqué de fabrication d'un supraconducterr stabilisé du type tubulaire à disposition intérieure d'une couche supraconductrice à base d'un composé intermétallique permet d'effectuer le contrôle visuel de la qualité du supraconducteur dans la zone de jonction des ébauches tubulaires et d'améliorer de ce fait la qualité du supraconducteur et de simplifier l'équipement technologique destiné à sa fabrication. Des exemples concrets mais non limitatifs de réalisation de l'invention sont décrits ci-après. ExemPle 1. On fabrique un supraconducteur comportant une couche supraconductrice à base dlun composé intermétallique niobium - étain (Nb3Sn). Les ébauches tubulaires 1 (figure1), de 100 mm de diamètre, contiennent une couche 2 de matière stabilisante constituée de cuivre (Cu), et une couche 3 de constituant à haut point de fusion, constituée de niobium (Nb). On élimine le cuivre des zones terminales "a" par usinage mécanique et on applique sur le tiers de la surface extérieure de la couche de niobium débarrassée de la couche de cuivre, suivant tout le périmètre, par pulvérisation au plasma, une couche de barrage 4 en tantale (Ta) d'une épaisseur d'environ 15 microns.Ensuite on réalise dans les zones terminales "a" de chaque ébauche 1, par électro-érosion, quarante huit orifices 5 de 2,5 mm de diamètre, sous un angle de 456 par rapport à la surface de la couche de niobium. On pratique les orifices 5 (figure 2) en trois rangées et on les répartit uniformément suivant le périmètre de 1 'ébauche 1. La distance entre les rangées est égale au double diamètre des orifices 5, c'est-à-dire à 5 mm. Afin de prévenir le passage en solution du cuivre à partir du bain de fusion 6 de bronze à l'étain (alliage CuSn), on munit l'ébauche 1 d'obturateurs 7 en niobium (Nb), soudés à la surface extérieure de la couche de niobium. On place 1 'ébauche 1 ainsi préparée dans la chambre thermique 8 (figure 3), où l'on met la couche de niobium en contact avec le bain 6 de constituant à bas point de fusion, niobSum-étain (Nb3Sn). On verse l'étain (Sn) sous forme de bain d'alliage Cu-Sn (bronze à 1' étain) dans 1' ébauche 1 et on applique un traitement thermique à la température de 9500C sous un vide de I,33.I0#2à I,33.I0#3Pa pendant 20 heures. Le diamètre choisi des orifices 5 garantit leur capillarité vis-à-vis du bain 6 de bronze à l'étain. Du fait du traitement thermique il se forme des couches supraconductrices 9, 10, Il, la couche 9 se formant sur la surface interne de la couche de niobium, la couche 10, sur les parois des orifices 5 exécutas dans la couche de niobium, et la couche 11,sur la surface externe de la couche de niobium non recouverte par la couche de tantale. L'épaisseur de la couche supraconductrice 9 est de 15 microns. Ensuite on extrait l'ébauche 1 de la chambre 8 à une température de 100 à 1500C et , par pulvérisation au plasma, on applique sur la couche 9 une couche d'étanchéité 12 de niobium (Nb) d'une épaisseur de 40 microns sur une longueur recouvrant les orifices 5 garnis de bronze à l'étain solidifié. Par usinage mécanique on enlève la couche de tantalessen enmettant ainsi à nu la couche de niobium. On aboute les ébauches tubulaires 1 (figure 4) et on assemble les couches de niobium suivant le périmètre des ébauches 1 par soudage à #l'arc électrique sous atmosphère d'hélium.On rectifie le cordon de soudure et on dispose au-dessus de la zone de jonction des ébauches contiguës I une chambre thermique rapportée 14 (figure 5) dans laquelle on met en contact la surface extérieure de niobium avec le bain 15 de constituant à bas point de fusion (bain de fusion de bronze à 1 'étain), et on applique un traitement thermique pour obtenir une couche supraconductrice additions nelle 13. Le régime de traitement thermique est identique à celui appliqué pour la formation des couches 9, 10 et Il dans la chambre 8. A la suite du traitement thermique,il ilse forme une couche de niobium-étain supraconductrice sur la couche étanche 12 (cette couche supraconductrice n'est pas montrée). Au cours de l'étape finale de fabrication du supraconducteur, après dépose de la chambre 14 et contrôle visuel de la qualité des couches supraconductrices Il et 13, on applique sur la surface externe de la jonction des ébauches tubulaires 1 une couche de cuivre par un procédé électrolytique, en réduisant ainsi la couche 2 de matière stabilisante Exemple 2. On fabrique un supraconducteur comportant une couche supraconductrice à base d'un composé intermétallique vanadium-gallium (V3Ga). Les ébauches tubulaires 1 figure 1), de 45 mm de diamètre, comportent une couche 2 de matière stabilisante en cuivre et une couche 3 de constituant à haut point de fusion de composé intermétallique de vanadium (v). On élimine le cuivre des zones terminales "a" des ébauches tubulaires 1 par attaque chimique. Sur la surface extérieure1 ainsi débarrassée du cuivre, de la couche de vanadium, sur tout le périmètre de l'ébauche 1, on applique une couche de barrage 4 en tantale (Ta)d'une épaisseur de 10 microns,par pulvérisation au plasma. Ensuite on exécute dans les zones terminales nar, de chaque ébauche 1, par traitement chimique et électroérosion, deux rangées d'orifices (l'exécution des orifices en deux rangées n'est pas représentée sur la figure) dans les couches de vanadium et de tantale. Le diamètre des orifices est égal à 3,5 mm, l'angle d'inclinaison de l'axe de l'orifice est de 600, les orifices sont au nombre de seize. Les orifices de chaque rangée sont disposés régulièrement suivant le périmètre de l'ébauche 1.La distance entre les rangées est de 7 mm. Ensuite on soude aux ébauches 1 des obturateurs 7 (figure 3) en vanadium. On place l'ébauche I dans une chambre thermique 8, où l'on met la couche de vanadium en contact avec un bain de fusion de gallium (Ga), et on conduit le traitement thermique à la température de 8000C dans un milieu inerte d'hélium pendant 15 heures. Le diamètre des orifices garantit leur capillarité vis-à-vis du bain de gallium. Gracie au traitement thermique, il se forme des couches supraconductrices 9, 10. La couche 9 se forme sur la surface interne de l'ébauche 1, sur la couche de vanadium, alors que la couche 10 se forme sur les parois des orifices. L'épaisseur de la couche supraconductrice 9 est de 12 microns. Ensuite on extrait l'ébauche 1 de la chambre 8 à une température de 75 à 1200C et, par pulvérisation au plasma, on applique sur la couche supraconductrice 9 une couche d'étanchéité 12 (figure 4) de vanadius,d'une épaisseur de 20 microns, sur une longueur qui recouvre les orifices garnis de gallium solidifié. Par la suite on répète les opérations décrites en détail dans l'czemp1e 1. REVENDICATIONS 1. Procédé de çabrication d'un supraconducteur sta bilisé de type tubulaire comportant une couche supraconductrice à base d'un composé intermétallique disposée sur sa surface interne, ledit procédé consistant à appliquer sur les zones terminales d'ébauches tubulaires comportant au moins une couche de matière stabilisante et une couche de constituant à haut point de fusion d'un composé intermétallique, à appliquer sur la couche de constituant à haut point de fusion une couche de barrage qui s'oppose à la formation d'une couche supraconductrice, à mettre la couche de constituant à haut point de fusion de l'ébauche tubulaire en contact avec le constituant à bas point de fusion du composé intermétallique, et à former sur la surface intérieure de l'ébauche tubulaire, par traitement thermique de cette surface, une couche supraconductrice, à éliminer la couche de barrage dénudant ainsi dans les zones terminales la couche de constituant à haut point de fusion à abouter les ébauches tubulaires et à souder les couches de constituant à haut pont de fusion suivant leur périmètre, à mettre ensuite en contact, dans la zone de jonction > les couches de constituant à haut point de fusion des ébauches tubulaires, réunies par soudage, avec le constituant à bas point de fusion du composé intermétallique, et à former sur la surface de contact, par traitement thermique, une couche supraconductrice additionnelle réunissant les couches supraconductrices des ébauches tubulaires, caractérisé en ce que, -avant d'appliquer la couche de barrage(4# on élimine des zones terminales des ébauches tubulaires (1) la couche de matière stabilisante(2 en découvrant ainsi sur la surface extérieure des ébauches tubulaires la couche de constituant à haut point de fusion(3 on applique la couche de barrage (4) sur la surface extérieure de la couche de constituant à haut point de fusion( au moins sur une partie de la surface des zones débarrasséoede la couche de matière stabilisante(2 on exécute dans lesdites zones des orifices #), simultanément avec la couche supraconductrice % de l'ébauche tubulaire(# on forme une couche supraconductrice (10)sur les parois des orifices (# et on forme la couche supraconductrice additionnelle (13) sur la surface extérieure de la couche de constituant à haut point de fusion, ladite couche supraconductrice additionnelle réunissant lesdites couches supraconductrices des ébauches tubulaires par l'intermédiaire des couches supraconductrices disposées sur les parois desdits orifices. 2. Procédé de fabrication d'un supraconducteur stabilisé de type tubulaire, suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, pour la formation des couches supraconductrices sur la surface intérieure des ébauches tubulaires et sur les parois des orifices, on emploie un processus de diffusion en phase liquide dans lequel on utilise un constituant à bas point de fusion de composé intermétallique sous forme d'un bain de fusion, lesdits orifices étant réalisés de façon à store capillaires visà-vis du bain de fusion dudit constituant à bas point de fusion. 3. Procédé de fabrication d'un supraconducteur stabilisé de type tubulaire, suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que, après la formation de la couche supraconductrice sur la surface intérieure de l'ébauche tubulaire, on applique sur les parties terminales de cette couche - unevoouche d'étanchéité sur une longueur recouvrant au moins les orifices précités. 4. Procédé de fabrication d'un supraconducteur stabilisé de type tubulaire, suivant l'une des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que, en tant que matériau pour la couche d'étanchéité, on -utilise le constituant à haut point de fusion du composé intermétallique de la couche supraconductrice. 5. Supraconducteur caractérisé en ce qu'il est obtenu par le procédé faisant l'objet de l'une des revendications 1, 2, 3 et 4.