La présente invention concerne une matière photosensible pour la fabrication de formes dtimprimerieO On a déJà imaginé d'utiliser comme couches photosensibles pour la fabrication de formes dtimprimerie des prépolymères qui sont soumis à une condensation. Les compositions prises en considération Jusqu'ici présentent toutefois l'inconvénient de ne pouvoir être formées en couches ayant une consistance suffisamment ferme pour se passer de support, ctest-à-dire en couches ayant une résistance mécanique suffisante pour permettre une impression directe.On a donc tenté de pallier cet inconvénient par l'addition de substances filmogènes capables de conférer à la couche une plus grande résistance Mais on s'est aperçu ensuite que les prépolymères utilisés présentaient une tendance à cristalliser, de sorte qu'il était impossible d'obtenir une couche compacte et, de ce fait, une reproduction uniforme des tons. La présente invention a donc pour objet de fournir une matière photosensible pour la fabrication de formes dtispression matière dont la condensation produit des couches d'une consistance suffisante et assure une reproduction excellente des tons. A cet effet, elle consiste essentiellement en une aldolisation en milieu alcalin d'un aldéhyde aromatique ayant au moins deux groupements carbonyles et de cétones aliphatiques ou aromatiques, qui sont aptes à réagir en deux endroits au moins de la molécule. La substance ainsi obtenue présente, contrairement aux prépolymères utilisés jusqu'tci#, une structure macro- moléculaire, de sorte qu'elle offre la résistance mécanique suffisante pour une couche "autoportante". Elle présente en outre de bonnes propriétés photosensibles et assure une reproduction uniforme des tons. On r#a constaté en outre qu'ajoutée par exemple à de la nitrocellulose à faible poids moléculaire ou a du polysinyl- butyral, elle constitue un sensibilisateur très convenable. Dans une forme d'exécution particulièrement avantageuse de lXinvention,lalamatière en couche est préparée à partir du téréphtalaldéhyde et du diacétone-alcool. Dans des conditions alcalines, ces deux substances réagissent dans le sens d'une aldolisation, de la manière suivante pour donner une résine dont le poids moléculaire, suivant la durée de la condensation, peut varier entre 50000 et 5000000. On a constaté que la matière pour reproduction photomécanique ob -tenue à partir de ces deux substances est extremerent photosensible. En sogmettant à l'action de la lumière la matière en couche ainsi obtenue, il se forme des molécules bi- et tridimensionnelles. Ces molécules sont pratiquement insolubles dans les solvants ordinaires, de sorte que lors du développement, les parties exposées de la couche ne peuvent absolument pas etre attaquées. La partie non exppsée est cependant soluble dans des solvants spéciaux, dont il sera parlé plus loin, et cette couche "autoportante" peut donc être employée de façon extrêrement avantageuse pour la reproduction photomécanique. Une forme d'exécution de l'objet de l'invention est décrite ci-après plus en détail. On prépare tout d'abord un polymère photosensible insaturé en mélangeant et en agitant pendant 30 à 40 minutes à la température ambiante 1 500 mi d'alcool éthylique comme solvant, 139 g de diacétone-alcool et 134 g de téréphtalaldéhyde dans 100 mi d'une solution à 0,5#normale de EOH dans de l'alcool méthylique, comme milieu alcalin. On acidifie ensuite avec 20 il d'acide acétique concentré et on continue d'agiter pendant 20 minutes. On interrompt alors la condensation, on soutire la résine formée, on lave avec 500 il d'alcool éthylique et on sèche sous vide.Dans ces conditions de température et avec cette durée d'agitation on obtient par aldolisation, d'une part, la structure macromoléculaire qui donne à la couche la consistance suffisante et, d'autre part, une composition dont le poids moléculaire n'est pas suffisamment élevé pour faire disparattre la sensibilité à la lumière. On obtient environ 90 % du rendementi2iéorique sous la forme d'une semoule de couleur jaune foncé, ayant un poids moléculaire compris entre 5.000 et 15.000. On peut, si cela est nécessaire, y ajouter encore des colorants et/ou des pigments. Avec la résine ainsi obtenue, on prépare une solution photosensible de la manière suivante r on met en suspension 50 g de la résine ainsi obtenue plus 5 g d'&alpha;,&alpha;' azo-bis-isobutylnitrile comme sensibilisateur dans 500 ml de diméthylformamide et on porte à ébullition. AU début de l'ébullition, on ajoute 500 mi de cyclohexanoné et on laisse refroidir peu à peu la solution. Après refroidissement, on filtre la solution et on peut la former en couche. A cet effet, on applique une couche de la solution sur une plaque d'aluminium, par exemple, la dite plaque ayant été préalablement soumise à une oxydation anodique, traitée mécaniquement et/ou hydromécaniquement, aéromécaniquement ou chimiquement. L'application de la couche peut avoir lieu par centrifugation, coulées pulvérisation, électrostatiquement ou at trempé La forme ainsi obtenue peut être exposée à la lumière aous un négatif, puis être développée manuellement ou automa- tiquement avec un révélateur approprié. Les endroits non imprimants sont ensuite hydroplilisés avec de la gomme arabique et de l'acide phosphorique ou d'une autre manière et les éléments imprimantes sont passés à l'encre d'imprimerie grasse ou autre produit puis revêtus d'une couche protectrice de caoutchouc. Pour le révélateur, la composition suivante s'est avérée particulièrement appropriée : 750 ml de diméthylformamide, dans lequel la résine non exposée est soluble, 100 mi d'une solution à 10 * de gomme arabique dans H20, 100 il de térébentine et 50 il d'éthylglycol. Un révélateur ayant la composition ci-après est aussi parfaitement approprié s 800 mi de diméthylformamide, 50 mi d'une solution à 10 % d'acide polyacrylique dans 1120, 10 g d'acide abiétiques qui sert particulièrement à augmenter l'aptitude à la coloration, et 140 mi d'éthylglycol. - REVEIoDICATIONS - 1. - Matière en couche photosensible pour la fabrication photomécanique de formes dwimpression constituées par un support auquel adhère une matière photosensible, caractérisée en ce qu'elle est obtenue par l'aldolisationenenmilieu alcalin d'un aldéhyde aromatique ayant au moins deux groupements carbonyles et d'un cétone aliphatique ou aromatique, qui est réactif en deux endroits au moins de la molécule. 20 - Matière selon la revendication 1 caractérisée en ce qu'elle est formée par l'aldolisation du téréphtalaldéhyde et du diacétone-alcool a 3. - Procédé de préparation de la matière en couches photosensibles selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que l'aldolisation a lieu à la température ambiante, une durée d'agitation comprise entre 30 et 40 minutes, après quoi on acidifie avec dttacide acétique concentré et on agite de nouveau pendant 20 minutes. 4. - Matière selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle est ajoutée comme sensibilisateur à d'autres produits filmogènes. 5 e~ Matière selon la revendication 1 Ou la revendication 2, caractérisée par ltaddition de colorants et/ou de pigments. 6. - Matière selon la revendication I ou la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle est rendue apte à former une couche par dissolution dans du diméthylformamide et du cyclohexanone. 7. - Procédé de préparation de formes d'impression avec la matière en couches photosensibles selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que la couche photosensible exposée à la lumière sous un négatif est développée au moyen de diméthylmamides ou d'acides aliphatiques à faible poids moléculaire et en ce que les parties non imprimantes sont hydrophilisées par addition de colloïdes naturels ou synthétiques et/ou d'acides phosphoriques ou de phosphates, et éventuellement de substances pour augmenter la capacité d'absorption de l'eau.