La présente invention se rapporte à la production, par laminage à chaud, de pièces creuses longues à section transversale circulaire, telles que, par exemple, les tubes sans soudure, ainsi que de pièces dont la section transversale présente un contour extérieur ou intérieur de forme autre que ronde, telles que par exemple les gaines ou les tubes nervurés, et a notamment pour objet une partie active de mandrin et un procédé de laminage de pièces creuses longues dans un laminoir continu multicage à l'aide de ladite partie active déplacée à une vitesse réglable, ainsi que les pièces traitées conformément audit procédé. Le mandrin en question, utilisé sur les laminoirs continus, est du type comprenant deux parties : une partie active sur laquelle s'effectue le corroyage ou réduction de section d'une ébauche, et une barre de mandrin reliée à une commande de déplacement axial de ladite partie active, cette dernière étant, à cette fin, reliée à ladite barre à l'aide d'un dispositif spécial ou venant en butée contre cette barre. La barre de mandrin comportant une telle partie active peut travailler à la compression aussi bien qu'à l'extension. Dans la suite de la présente invention, la partie active faisant l'objet de l'invention sera considérée comme étant celle d'un mandrin de ce type. On connaît un mandrin du type considéré, faisant partie d'un laminoir continu multicage pour la fabrication de tubes sans soudure par laminage à chaud, proposé par la société italienne "INNSE-Innocenti Santeustacchio" en coopération avec la société "Dalmine" (faisant toutes deux partie du groupe "FINSIDER"). Ce mandrin possède une partie active comprenant un corps à surface travaillante, ledit corps présentant, en section transversale, un contour correspondant au contour intérieur de la section transversale de la pièce à laminer. La longueur de la partie active de ce mandrin connu peut atteindre 13 m. L'inconvénient principal du mandrin comportant une teBe partie active réside dans sa longueur, qui complique sa fabrication, son transport et, ce qui est particulièrement important, sa manipulation lors de son exploitation, surtout lors de la fabrication de tubes de grand diamètre. En outre, la fabrication de cette partie active de mandrin nécessite un équipement spécial. On sait, par expérience, que l'usure de la partie active d'un tel mandrin n'est pas régulière suivant toute sa longueur, et que la zone de la partie active du mandrin qui sert au corroyage dans les cages s'use davantage. Le procédé de laminage de tubes sur le laminoir mentionné et avec utilisation dudit mandrin connu consiste en ce qui suit. La partie active du mandrin, présentant une rainure sur sa partie entraînée (ou arrière suivant le sens de laminage), refroidie et graissée, est introduite dans les mâchoires de serrage ou pince d'un mécanisme de déplacement du mandrin, situé sur le c8te entrée du laminoir continu. Une ébauche tubulaire étant placée devant la première cage du laminoir continu, le mandrin est introduit dans ladite ébauche tubulaire de façon à assurer l'avancement nécessaire du bout entraînant (ou avant, suivant le sens de laminage) du mandrin hors du bout avant de l'ébauche tubulaire.L'ébauche tubulaire est introduite entre les cylindres de la première cage, où elle est déformée sur la partie active du mandrin tout en se déplaçant vers les cylindres de la deuxième cage et des cages suivantes. La vitesse de déplacement du mandrin est réglée de manière que la valeur de la course complète de ce dernier corresponde à deux fois la distance entre cages. En aval du laminoir continu sont installés des galets d'entraînement pour enlever le bout arrière du tube, après sa sortie du laminoir, du bout avant du mandrin qui est avancé hors de la dernière cage du laminoir. Après avoir enlevé le tube on ramène le-mandrin sur le c8té entrée du laminoir en le tirant à travers toutes les cages, cette opération étant suivie d'un refroidissement et d'un graissage dudit mandrin. Le mandrin suivant, préalablement refroidi et graissé, est mis en position initiale, après quoi le cycle de laminage recommence. La mise en oeuvre du procédé connu présente certains inconvénients. Ainsi, par exemple, la grande durée des opérations auxiliaires successives limite l'augmentation du rendement, car, avant d'introduire le tube suivant, il est nécessaire de sortir le mandrin long hors du laminoir, sur le c8té entrée de ce dernier, d'évacuer la partie active du mandrin en vue de son refroidissement et de son graissage et de mettre en place une nouvelle partie active de mandrin, refroidie et graissée. Le fait de retirer le mandrin sur le c8té entrée du laminoir, en le faisant glisser sur des cylindres en rotation, provoque souvent une usure irrégulière de la partie active du mandrin suivant sa périphérie. En outre, lors du retour du mandrin, la graisse présente sur ce dernier se dépose sur les cylindres, ce qui entraîne une baisse du coefficient de friction entre les cylindres et l'ébauche en cours de laminage. Compte tenu de ce qui précède, l'invention vise une partie active de mandrin du type précité et un procédé de laminage de pièces creuses longues sur un laminoir continu multicage à l'aide de ladite partie active, qui permettraient d'augmenter le rendement du laminoir, de simplifier les manipulations du mandrin et de prévenir l'usure irrégulière de la surface travaillante de ce dernier. Le problème ainsi posé est résolu en ce que la partie active de mandrin, du type comprenant un corps à surface travaillante définissant la surface intérieure de la pièce laminée à obtenir, est caractérisée, suivant l'invention, en ce que son bout avant comporte un logement susceptible de recevoir librement le bout conjugué d'une barre de mandrin travaillant notamment à la compression sous l'effet d'une charge axiale lors du laminage, tandis que son bout arrière présente un élément disposé axialement en saillie par rapport à ladite surface travaillante et dont la forme correspond au moins partiellement à la forme dudit logement, la longueur de ladite surface travaillante suivant sa génératrice ne dépassant pas la distance entre cages. Une telle réalisation de la partie active du mandrin permet de réduire, lors de l'utilisation de deux parties actives dans un laminoir à deux cages, la durée des opérations auxiliaires en économisant le temps nécessaire au-retour du mandrin sur le c8té entrée du laminoir continu, car, après le laminage d'une pièce, la partie active est séparée de la barre de mandrin, après quoi elle est évacuée en vue de son refroidissement et de son graissage, tandis qu'en même temps la deuxième partie active de mandrin, refroidie et graissée, et mise en position initiale devant la première cage. Pour assurer la libre séparation de la partie active de mandrin d'avec la barre de mandrin, il est rationnel que le logement ménagé dans son bout avant soit t réalisé de manière qu'elle présente, en coupe axiale, une forme délimitée complètement ou partiellement par une courbe concave. Ledit logement peut également être de forme conique ou tronconique. Pour des raisons pratiques, la longueur de la surface travaillante de la partie active suivant sa génératrice est choisie dans les limites de 0,25 à 0,95 de la distance entre cages. Si la longueur de la surface travaillante dépasse 0,95, cette surface peut se heurter contre les cylindres en rotation, ce qui provoque l'usure de ces derniers ainsi que de la surface travaillante. Par contre, si cette longueur est inférieure à 0,25, l'orientation de la surface travaillante avant le laminage devient plus compliquée. Selon un autre mode de réalisation, la partie active du mandrin comprend au moins deux sections de longueur identique, le bout avant de chacune d'elles présentant un logement, tandis que le bout arrière présente un élément disposé axialement en saillie par rapport à ladite surface travaillante, ledit élément ayant une forme correspondant, au moins partiellement, à la forme du logement et étant introduit librement dans le logement de la section voisine, tandis que la longueur de la surface travaillante de la partie active de mandrin, lorsque cette dernière se trouve, lors du corroyage (réduction de section),sur l'axe de laminage, n'est pas inférieure à la distance entre la première et la dernière cage plus la valeur du déplacement de la section avant (ou première section) au cours du laminage de l'ébauche. Comme il ressort de ce qui précède, le fait de réaliser la partie active de mandrin sous forme de sections librement jointes entre elles permet d'effectuer la libre séparation de ces sections après la finde l'opération de laminage d'une ébauche. Cette libre préparation des sections de la partie active de mandrin peut être assurée en donnant à son bout arrière ou son élément saillant,ainsi qu'au logement correspondant du bout avant, une forme qui, en coupe axiale, est délimitée complètement ou partiellement par une courbe convexe ou concave, respectivement. L'élément saillant ainsi que le logement peuvent avoir une forme conique ou tronconique. Comme décrit plus haut, la longueur de la surface travaillante de chaque section suivant sa génératrice est choisie, pour des raisons pratiques, dans les limites de 0,25 à 0,95 de la distance entre cages. Le problème exposé plus haut est également resolu à l'aide d'un procédé de laminage de pièces creuses longues sur un laminoir continu multicage, du type consistant à corroyer ou réduire la section d'une ébauche creuse longue à l'aide d'une partie active de mandrin qui se déplace à une vitesse réglable dans le sens de laminage, en faisant passer l'ébauche entre les cylindres d'au moins deux cages, à libérer ensuite la partie active de mandrin de la pièce creuse laminée et à l'envoyer à un poste de préparation, caractérisé, suivant l'inventionen ce qu'on utilise des parties actives de mandrin dont les bouts avant présentent chacun un logement susceptible de recevoir librement le bout conjugué d'une barre de mandrin travaillant notamment à la compression sous l'effet d'une charge axiale au cours du laminage, tandis que leur bout arrière présente un élément disposé axialement en saillie par rapport à ladite surface travaillante et dont la forme correspond au moins partiellement à la forme dudit logement, la longueur de la surface travaillante des parties actives suivant leur génératrice ne dépassant pas la distance entre cages; on utilise des parties actives en nombre au moins égal au nombre de cages du laminoir; avant dtintroduire l'ébauche entre les cylindres de la première cage on met en position initiale au moins une partie active de mandrin préparée devant la première cage et au moins une partie active entre la première et la dernière cage de manière que son axe passe à travers l'intervalle entre cylindres, tandis que le corroyage (ou réduction de section) de l'ébauche est réalisé, dans chaque cage, à l'aide d'une partie active de mandrin dont la vitesse est réglée par contre-pression; la pièce creuse laminée étant sortie de la dernière cage, on libère la partie active avant (ou première partie active) du mandrin et on envoie au moins une partie active de mandrin libérée à un poste de préparation. Ce procédé de laminage permet d'exclure une opération telle que l'évacuation de la partie active du mandrin sur le côté entrée du laminoir en la retirant à travers toutes les cages dans le sens inverse, ce qui permet de réduire la durée des opérations auxiliaires -et, par conséquent, d'augmenter le rendement du laminoir. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, la partie active de mandrin libérée est mise, après sa préparation, c'est-à-dire après son-refroidissement et son graissage, en position initiale devant la première- cage. Ce mode de réalisation permet d'utiliser un nombre minimal de parties actives de mandrin sans affecter l'opération de laminage selon l'invention et sans l'arrêter; autrement dit, le procédé selon l'invention permet d'utiliser un seul mandrin comprenant une barre de mandrin et plusieurs parties actives de mandrin pendant toute la durée de fonctionnement du laminoir. L'invention prévoit également un autre mode de réalisation du procédé de laminage de pièces creuses longues dans un laminoir continu multicage, dans lequel on utilise, selon l'invention, une partie active de mandrin comprenant des sections de longueur identique en nombre au moins égal au nombre de cages de laminage, le bout avant de chacune de ces sections présentant un logement tandis que son bout arrière présente un élément disposé axialement en saillie par rapport à ladite surface travaillante, ledit élément ayant une forme correspondant au moins partiellement à la forme du logement et étant engagé dans le logement de la section voisine, la longueur de la partie active du mandrin étant au moins égale, lorsque ladite partie active se trouve sur l'axe de laminage au cours du corroyage de l'ébauche, à la distance entre la première et la dernière cage plus la valeur du déplacement de la première section ou section avant pendant le laminage de l'ébauche. Avant d'introduire l'ébauche entre les cylindres de la première cage, on met au moins une section préparée de la partie active de mandrin en position initiale devant la première cage et au moins une autre section entre la première et la dernière cage de manière que l'axe de la partie active passe par le jeu entre les cylindres, le corroyage de l'ébauche étant réalisé dans chaque cage à l'aide d'une section de partie active de mandrin dont la vitesse est réglée par contre-pression; une fois la pièce creuse laminée sortie de la dernière cage, on libère la première section (ou section avant) de la partie active de mandrin et on envoie au moins une section libérée de la partie active de mandrin au poste de préparation. Ce mode de réalisation permet également d'exclure l'opération d'extraction de la partie active du mandrin sur le côté entrée du laminoir. L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, détails et avantages de celle-ci apparaîtront mieux à la lumière de la description explicative qui va suivre de différents modes de réalisation donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs avec références aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente une partie active de mandrin conforme à l'invention, en coupe partielle faisant voir le logement; - la figure 2 représente un autre mode de réalisation de la partie active de mandrin selon l'invention; - les figures 3a à 3h représentent des modes de réalisation du bout arrière de la partie active de mandrin conforme à l'invention; - les figures 4a à 4e représentent un schéma du procédé conforme à l'invention;; - les figures 5a et 5b représentent des exemples négatifs de mise en oeuvre du procédé selon l'invention, la figure 5a représentant le cas où la course de la partie active de mandrin est inférieure à sa longueur,et la figure 5b, le cas où la course de la partie active de mandrin est supérieure à sa longueur. Etant donné que la partie active de mandrin selon l'invention, ainsi que le procédé de laminage avec utilisation de cette dernière, peuvent être utilisé-s essentiellement pour la fabrication de pièces creuses longues, de différentes configurations en coupe transversale, la description ci-après ne concerne, à titre non limitatif, que des exemples de réalisation relatifs à la fabrication de tubes sans soudure, laminés à chaud. Comme montré sur la figure 1, la partie active de mandrin comprend un corps cylindrique 1 à surface travaillante 2. Le diamètre du corps 1 est tel qu'il permet d'obtenir un contour de section transversale de ce corps correspondant au contour intérieur, et par conséquent, au diamètre du tube à obtenir. Autrement dit, les cylindres de la cage et la partie active du mandrin forment le calibre permettant d'obtenir le tube désiré. Le bout avant (suivant le sens de laminage) de la partie active de mandrin conforme à l'invention (bout 3 dans l'exemple considéré) présente un logement 4 dont la forme correspond sensflement à celle du bout conjugué de la barre de mandrin (non représentée) qui travaille ici à la compression. Le logement 4 et, par conséquent, le bout de la barre de mandrin ont une forme permettant audit bout de sortir librement dudit logement. Dans l'exemple considéré il s'agit d'une forme en cône associé à une demi-sphère. Le bout arrière (suivant le sens de laminage) 5 présente un élément 6 en saillie par rapport à la surface travaillante 2. La forme de cet élément correspond, suivant au moins une partie de sa surface, à celle du logement 4. Dans l'exemple considéré, sa forme est entièrement identique à celle dudit logement, mais le fonctionnement de la partie active ne serait pas affecté si l'élément 6 n'avait, par exemple, qu'une forme semi-sphérique. Selon l'invention et conformément à ses objectifs, la longueur de la surface travaillante 2 suivant sa génératrice ne dépasse pas la distance entre cages. La figure 2 représente un autre mode de réalisation, selon lequel la partie active du mandrin comprend deux corps ou sections 1, bien qu'il puisse aussi être constitué d'une pluralité de telles sections. Les sections 1 de la partie active de mandrin selon ce mode de réalisation ont une longueur identique et, évidemment, un même diamètre. De même que dans le premier mode de réalisation, chaque section 1 comprend un bout avant 3 et un bout arrière 5 qui, à leur tour, présentent respectivement un logement 4 et un élément saillant 6. L'élément saillant 6 de chaque section 1 a une forme correspondant, suivant au moins une partie de sa surface, à la forme du logement 4. Comme montré sur la figure 2, les sections 1 de la partie active de mandrin sont aboutées par libre introduction de l'élément 6 dans le logement 4 de la section voisine. La forme de l'élément saillant et du logement de chaque section est choisie de manière à assurer la libre sortie de l'élément saillant hors du logement de la section voisine, ainsi que sa libre entrée lors de l'assemblage de la partie active. Dans l'exemple considéré de réalisation de l'invention, l'élément saillant 6 a la forme d'un cône associé à une demi-sphère. Cependant, aussi bien dans le premier que dans le deuxième mode de réalisation décrits ci-dessus, l'élément saillant 6 et, de ce fait, le logement 4 peuvent avoir une forme entièrement ou partiellement délimitée, en coupe axiale, par une ligne courbe concave ou une courbe convexe, comme représenté sur les figures 3a, b, c et e. Ils peuvent également avoir la forme d'un cône ou d'un tronc de cône ou d'une combinaison quelconque de ces deux formes, comme représenté sur les figures 3f, g et h. Les buts de l'invention peuvent également être atteints en combinant les formes représentées sur les figures 3d et g. Tandis que la partie active de mandrin comprend, selon le deuxième mode de réalisation, des sections 1 de longueur identique, la longueur totale de sa surface travaillante suivant l'axe de laminage (pendant le corroyage de l'ébauche) n'est pas inférieure à la distance entre la première et la dernière cage du laminoir, plus la valeur du déplacement de la première section ou section avant au cours du laminage de l'ébauche. Les essais effectués ont montré que la longueur de la surface travaillante suivant la génératrice aussi bien de la partie active de mandrin,représentée sur la figure 1, que de chaque section de ladite partie active représentée sur la figure 2, se trouve de préférence dans une plage de 0,25 à 0,95 de la distance entre cages. Le procédé de laminage de pièces creuses longues dans un. laminoir continu multicage (dans l'exemple considéré, un laminoir à tubes pour la fabrication de tubes laminés à chaud sans soudure) est mis en oeuvre comme suit. Il est possible d'effectuer le laminage à l'aide d'un mandrin comprenant une barre de mandrin 7 (figure 4) reliée à une commande appropriée (non représentée) pour son déplacement axial, et une partie active de mandrin constituée par plusieurs parties actives selon le premier mode de réalisation décrit plus haut, ou bien il est possible d'utiliser une partie active selon le deuxième mode de réalisation. Le nombre de parties actives ou de sections de partie active est choisi en fonction du nombre de cages du laminoir continu . Si le laminoir comprend deux cages, l'opération de laminage peut être réalisée soit à l'aide de deux parties actives ou davantage, soit à l'aide d'une partie active comprenant deux sections ou davantage. Avec un plus grand nombre de cages de laminoir, le nombre de parties actives ou de sections de partie active du mandrin peut être égal ou supérieur, respectivement, au nombre de cages. Pour simplifier la description, le procédé selon l'invention sera décrit ici à l'aide d'un exemple non limitatif de mise en oeuvre sur un laminoir continu à deux cages. Avant de procéder à l'opération de laminage, avant ou après la mise en position initiale d'une ébauche tubulaire, on forme une partie active de mandrin (figure 4a) en plaçant une partie active ou une section de partie active de mandrin en position initiale sur une table de réception, en position 8, devant la cage venant en premier (suivant le sens de laminage). On dispose les autres parties ou sections de mandrin suivant l'axe de laminage ou parallèlement à ce dernier, sur des guides 9 entre la première et la dernière cage du laminoir de manière que leurs axes passent à travers le 3eu entre les cylindres 10, 11 de la première cage et 12 (l'autre cylindre n'est pas représenté) de la cage suivante (la dernière dans l'exemple considéré).Ensuite, une ébauche creuse ou une gaine 13, mise en position initiale avant ou après la mise en place de la partie active de mandrin, est introduite entre les cylindres 10, Il de la première cage, en introduisant simultanément (ou au préalable) le bout 14 de la barre de mandrin 7, par déplacement de celle-ci dans le sens contraire à celui de laminage, dans le logement de la partie active avant (suivant le sens de laminage) ou de la section avant de la partie active de mandrin. Après avoir introduit la gaine 13 entre les cylindres de la première cage, on disposé les parties actives ou les sections de partie active de mandrin coaxialement en Joignant leurs logements 4 aux éléments saillants 6 respectifs, en exerçant une pression sur la barre de mandrin 7 et en formant ainsi un mandrin rigide à plusieurs sections (figure 4b).Le laminage de la gaine 13 en un tube 15 est effectué entre les cylindres 10, Il et 12 (l'autre cylindre n'est pas représenté), ainsi que sur le mandrin constitué, conformément à l'invention, de parties actives ou de sections 1 de partie active et de la barre de mandrin 7 déplacée dans le sens de laminage à une vitesse prédéterminée inférieure à celle de laminage et réglée à l'aide d'une commande spéciale (non représentée), en créant, de ce fait, une contrepression suivant l'axe de la partie active du mandrin, c'est-à-dire que le mandrin se déplace à une vitesse réglable.Au cours du laminage, le matériau de la gaine 13 est corroyé et la longueur du tube laminé augmente sous l'action des cylindres et la différence entre la vitesse de laminage et celle de déplacement du mandrin, qui se déplace jusqu'à la position représentée sur la figure 4c. Ensuite, comme cela est évident pour un homme du métier, sous l'effet d'un rapport prédéterminé entre la vitesse de laminage et la vitesse de déplacement du mandrin, le mandrin et le tube laminé 15 occupent à un moment donné la position représentée sur la figure 4d. A ce moment, l'opération de laminage est terminée et commence l'opération visant à libérer la partie active avant du mandrin ou la section avant de partie active du mandrin à l'aide de galets d'entraînement 16. Comme on le voit sur le schéma de laminage (figure 4), les parties actives ou les sections de partie active de mandrin analogues qui suivent la partie active avant de mandrin ou la section avant de la partie active de mandrin, sont libérées du tube 15 plus t8t et restent entre les cages, sur les guides 9.Une fois le tube 15 enlevé de la partie active avant ou de la section avant de la partie active de mandrin, cette partie ou cette section se sépare librement de la partie active ou de la section voisine de la partie active du mandrin à laquelle elle était raccordée au cours du laminage (figure 4e), et est envoyée au poste de préparation pour son refroidissement et son graissage. Après avoir refroidi et graissé cette partie active ou section de partie active de mandrin, on la met en position initiale devant la première cage, après quoi le cycle se répète. Un tel procédé de laminage permet de réduire sensiblement la durée des opérations préparatoires du fait qu'il n'est pas nécessaire d'évacuer du laminoir, par un mouvement en sens inverse, la partie active du mandrin. Dans le procédé selon l'invention, la partie active du mandrin se déplace dans le sens de laminage d'une manière sensiblement continue, c'est-à-dire qu'il se crée au cours du fonctionnement du laminoir mie structu-re quton peut appeler mandrin continu. Cette durée peut être réduite davantage en utilisant simultanément plus de deux parties actives ou sections de partie active pour un laminoir continu à deux cages et pour d'autres laminoirs continus multicages. Dans ce cas, on peut effectuer la mise en position initiale d'une partie active ou d'une section de partie active, refroidie et graissée, simultanément avec l'extraction de la partie active avant du mandrin. Comme représenté sur la figure 4, le corroyage(ou réduction de section) de la gaine dans chaque cage s'effectue à l'aide d'une seule partie active ou d'une seule section de partie active. Autrement dit, lors du laminage d'une pièce, chaque partie active ou section de partie active parcourt une distance ne dépassant-pas -la- longueur de la partie active du mandrin suivant sa génératrice. Un tel fonctionnement du laminoir lors de la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention est possible grâce aux dimensions préconisées dans l'invention et au réglage approprié de la vitesse de déplacement du mandrin. On va maintenant examiner quelques exemples de mise en oeuvre du procédé selon l'invention, dans lesquels cette condition n'est pas respectée. Si, au cours du laminage d'une pièce, la course de la partie active de mandrin ou de la section de partie active de mandrin est inférieure à sa longueur, le mandrin, au moment ou s'achève le laminage, occupe la position représentée sur la figure 5a, où l'on voit que les parties actives du mandrin ou les sections de partie active du mandrin n'ont pas complètement dépassé l'intervalle entre les cylindres. Dans ce cas, la partie active ou la section de partie active qui suit la partie active avant ou la section avant de partie active se heurte aux cylindres en rotation et, pour effectuer le cycle de laminage suivant, il sera nécessaire de la mettre en place manuellement, ce qui sera extrêmement difficile du fait du poids important que peuvent avoir les parties actives ou les sections de partie active de mandrin. Si la course de la partie active du mandrin ou d'une section de la partie active du mandrin dépasse sa longueur, le corroyage de la gaine 13 et du tube 15 à moitié formé a lieu au niveau du joint entre les deux parties actives ou les deux sections de partie active voisines, ce qui provoque l'apparition d'un collet circulaire en saillie sur la surface intérieure du tube à l'endroit a, comme montré sur la figure 5b, et un faux positionnement de la partie active ou d'une section de partie active avant le cycle de laminage suivant. Dans ce cas, on est obligé de couper une partie du tube laminé et de réaliser la mise en place de la partie active ou de la sectionde partie active du mandrin de la manière représentée sur la figure 5a. Il s-' ensuit que le processus de fabrication de pièces creuses longues sur un laminoir continu multicage avec utilisation d'une partie active de mandrin conforme à l'invention permet de réduire la durée des opérations auxiliaires grâce à la possibilité d'exécuter simultanément des opérations telles que, d'une part, la libération et la sortie de la partie active de mandrin en vue de sa préparation, et d'autre part, sa mise en position initiale, et d'augmenter par conséquent le rendement du laminoir. Le fait que la longueur des parties actives du mandrin est d'au moins deux fois plus faible que celles utilisées généralement, permet de simplifier leurs manipulations et leur fabrication, y compris en matériaux plus durs et plus fragiles. Comme il ressort de la description qui précède et des dessins annexés, le corroyage de l'ébauche sur chaque partie active ou section de partie active de mandrin est opéré successivement dans toutes les cages du laminoir continu, ce qui assure une usure régulière de ces parties ou de ces sections. Le fait de réduire la longueur des parties actives ou des sections de partie active de mandrin permet de réduire leur poids, ce qui, à son tour, permet d'augmenter leur diamètre pour le laminage de tubes de diamètre intérieur plus important. Le fait de réduire l'encombrement des parties actives de mandrin a permis-d'utiliser des méthodes spéciales de durcissement superficiel, par exemple la méthode par choc hydroacoustique. REVENDICATIONS 1.- Partie active de mandrin de laminage, du type comprenant un corps (1) à surface travaillante (2) déterminant la surface intérieure de la pièce laminée à obtenir, caractérisée en ce que son bout (3) avant (suivant le sens de laminage) présente un logement (4) susceptible de recevoir librement le bout conjugué d'une barre de mandrin travaillant notamment à la compression sous l'effet d'une charge axiale lors du laminage, tandis que le bout arrière (5) de ladite partie active présente un élément(6) disposé axialement en saillie par rapport à ladite surface travaillante et dont la forme correspond au moins partiellement à la forme dudit logement, la longueur de ladite surface travaillante suivant sa génératrice ne dépassant pas la distance entre deux cages successives du laminoir. 2.- Partie active de mandrin selon la revendication 1, caractérisée en ce que le logement ménagé dans son bout avant a, en coupe dans un plan axial, une forme définie par au moins une courbe concave. 3.- Partie active de mandrin selon la revendication 1, caractérisée en ce que le logement ménagé dans son bout avant a, en coupe dans un plan axial, une forme définie par une courbe concave. 4.- Partie active de mandrin selon la revendication 1, caractérisée en ce que le logement ménagé dans son bout avant a, sur au moins une partie de la surface délimitant ledit logement, une forme tronconique. 5.- Partie active de mandrin selon la revendication 1, caractérisée en ce que le logement ménagé dans son bout avant a une forme conique. 6.- Partie active de mandrin selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la longueur' de sa surface travaillante suivant sa génératrice est comprise dans une plage de 0,25 à 0,95 de la distance entre cages. 7.- Partie active de mandrin de laminage, du type comprenant un corps à surface travaillante déterminant la surface intérieure de la pièce laminée à obtenir, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins deux sections de longueur identique, dans le bout avant de chacune desquelles est ménagé un logement tandis que sont bout arrière présente un élément disposé axialement en saillie par rapport à ladite surface travaillante, dont la forme correspond au moins partiellement à la forme du logement et qui est susceptible de pénétrer librement dans le logement de la section voisine, la longueur de ladite surface travaillante étant, lorsque la partie active du mandrin se trouve sur l'axe de laminage pendant le corroyage (ou la réduction de section) de l'ébauche, non inférieure à la distance entre la première (suivant le sens de laminage) et la dernière cage , plus la valeur du déplacement de la première section ou section avant au cours du laminage de l'ébauche. 8.- Partie active de mandrin selon la revendication 7, caractérisée en ce que ledit élément saillant du bout arrière de chaque section présente, en coupe axiale, une forme délimitée par au moins une courbe convexe. 9.- Partie active de mandrin selon la revendication 7, caractérisée en ce que l'élément saillant du bout arrière de chaque section présente, en coupe axiale, une forme délimitée par une courbe convexe. 10.- Partie active de mandrin selon la revendication 7, caractérisée an ce que l'élément saillant du bout arrière de chaque section a, sur au moins une partie de sa surface, une forme tronconique. 11.- Partie active de mandrin selon la revendication 7, caractérisée en ce que l'élément saillant du bout arrière de chaque section a une forme conique. 12.- Partie active de mandrin selon la revendication 7, caractérisée en ce que la longueur de la surface travaillante suivant la génératrice de chaque section est comprise entre 0,25 et 0,95 de a distance entre cages. 13.- Procédé de laminage de pièces creuses longues dans un laminoir continu multicage, à l'aide d'un mandrin dont la partie active fait l'objet de l'une des revendications 1 à 6, du type consistant à effectuer un corroyage ou une réduction de la section d'une ébauche creuse de longueur relativement longue sur ladite par-tie active de mandrin se déplaçant à une vitesse réglable dans le sens de laminage, en faisant passer ladite ébauche entre les cylindres d'au moins deux cages de laminoir, et à libérer ensuite la partie active du mandrin de la pièce creuse laminée et à l'évacuer vers un poste pour sa préparation au cycle de laminage suivant, caractérisé en ce qu'on utilise des parties actives de mandrin conformes à l'une des revendications 1 à 6, en nombre au moins égal à celui des cages du laminoir, avant d'introduire l'ébauche~ entre les cylindres de la première (dans le sens de laminage) cage, on met en position initiale devant ladite première cage au moins une partie active de mandrin ainsi préparée, et au moins une autre partie active, entre ladite première cage et la dernière cage du laminoir de manière que son axe passe à travers le jeu entre les cylindres, tandis que le corroyage (ou la réduction de section) de l'ébauche est réalisé, dans chaque cage, sur une seule partie active de mandarin, dont la vitesse est réglée par contre-pression, et, une fois la pièce creuse laminée sortie de ladite dernière cage, on libère la première partie active (ou partie active avant, suivant le sens de laminage) du mandrin, et on envoie au poste de préparation au cycle suivant au moins une partie active de mandrin ainsi libérée. 14.- Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce qu'au moins une partie active de mandrin libérée est mise, après sa préparation au cycle suivant, en position initiale devant ladite première cage. 15.- Procédé de laminage de pièces creuses relativement longues dans un laminoir continu multicage, du type consistant à effectuer un corroyage (ou une réduction de la section) de ladite ébauche creuse sur ladite partie active de mandrin se déplaçant à une vitesse réglable dans le sens de laminage, en faisant passer l'ébauche entre les cylindres d'au moins deux cages de laminoir, et à libérer ensuite ladite partie active de mandrin de la pièce creuse laminée et à la transférer à un poste de préparation au cycle de laminage suivant, caractérisé en ce qu'on utilise une partie active de mandrin selon l'une des revendications 7 à 12, comprenant des sections en nombre au moins égal au nombre de cages du laminoir, avant d'introduire l'ébauche entre les cylindres de la première (suivant le sens de laminage) cage du laminoir on met en position initiale devant ladite première cage au moins une section de partie active ainsi préparée, et au moins une autre section, entre la première et la dernière cage du laminoir de manière que son axe passe à travers le Jeu entre les cylindres , le corroyage (ou la réduction de section) de l'ébauche dans chaque cage étant effectué sur une seule section de partie active de mandrin, dont la vitesse est réglée par contre-pression, et, une fois la pièce creuse laminée sortie de ladite dernière cage, on libère la section avant (ou première section) de partie active de mandrin et on envoie au poste de préparation au moins une section de partie active de mandrin ainsi libérée. 16.- Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce qu'au moins une section de partie active de mandrin est mise, après sa préparation au cycle de laminage suivant, en position initiale devant ladite première cage. 17.- Pièces creuses de longueur relativement grande, telles que par exemple : tubes sans soudure, gaines, tubes nervurés, caractérisées en ce qu'elles sont obtenues par laminage conformément au procédé suivant l'une des revendications 13, 14, 15 et 16.