La présente invention concerne l'équipement des ateliers de forgeage et d'estampage et a notamment pour objet une commande de presse à manivelle. I1 est plus avantageux d'appliquer la présente invention aux presses à manivelle de grande puissance, destinées par exemple aux opérations telles que le matriçage à chaud, le filage à froid, etc. Dans les presses à manivelle modernes, le moteur électrique est relié par un système de transmission de la commande à un arbre coudé qui est relié à l'organe actif ou coulisseau de la presse à l'aide d'un mécanisme convertisseur. Pendant un tour complet de l'arbre coudé, le coulisseau réalise sa course active, dont la valeur est déterminée par l'excentricité de l'arbre coudé et par le type du mécanisme. Pendant sa course active, le coulisseau prend deux positions prédéterminées : une supérieure et une inférieure. Le processus de réalisation de l'opération technologique, c'est-à-dire la course active proprement dite, se fait à la fin du premier demi-tour de l'arbre coudé. la durée d'une opération technologique sur les presses à manivelle ne dépasse pas quelques dizièmes de seconde. Pendant cette durée, une valeur notable de l'énergie accumulée dans la commande est dépensée. Au cours de la réalisation de l'opération technologique, cette énergie est dépensée, pour la déformation plastique de ltéhauche, la déformation élastique des pièces de la presse et pour le frottement dans le mécanisme convertisseur (voir "Eléments du calcul des pièces et des organes des presses à manivelle", lanskoy E.N., RRnketov A .N., tMashino8troenie", t966). La commande de la presse à manivelle comporte un volant qui, après un tour de l'arbre coudé, est désaccouplé de ce dernier par un embrayage.Pendant la course active, le volant ralentit son mouvement en cédant une partie de son énergie. Après le débrayage, la vitesse de rotation du volant augmente et le volant accumule l'énergie du moteur électrique jusqu'à une valeur prescrite, suffisante pour le fonetionnement normal de la presse à manivelle. Les schémas des commandes de presses à manivelle destinées au matriçage à chaud et à l'amboutîssage se distinguent l'un de l'autre seulement par le nombre de trains d'engrenages, l'emplacement de l'embrayage et du frein, le type de mécanisme convertisseur, ainsi que par l'encombrement du coulisseau, etc. La particularité générale dé toutes ces commandes modernes des presses à manivelles consiste en ce que seule une partie, ne dépassant pas 10 à 30%, de l'énergie cinétique totale du volant, est dépensée pendant la course active du coulisseau pour la réalisation de l'opération technologique. L'autre partie ou partie excédentaire de l'énergie électrique du volant reste dans la commande de la machine et est la principale cause de la basse fiabilité de beaucoup de presses à manivelle. Dans les commandes modernes des presses à manivelle, on emploie de préférence des moteurs électriques asynchrones à trois phases et, beaucoup plus rarement,-des moteurs électriques à courant continu. Dans les presses à vis, on emploie des moteurs d'autres types : moteurs hydrauliques, moteurs électriques asynchrones dont le stator est disposé suivant un arc de circonférence concentrique au rotor. Toutefois, dans les presses à vis, la position inférieure du coulisseau n'est pas fixée pendant sa course active et le nombre de tours du volant ainsi que celui de la vis ne sont pas limités avant le ddbut de l'opération technologique. En plus, après la réalisation de l'opération technologique, on doit prévoir l'inversion du moteur hydraulique ou du moteur électrique pour faire revenir le coulisseau en position initiale, c'est-à-dire qu'on doit inverser le sens de leur rotation. Cette particularité distingue principalement le fonctionnement des presses à vis en comparaison de celui des presses à manivelle et exclut la possibilité de simplement emprunter les solutions constructives utilisées pour les presses à vis en vue de les utiliser pour la commande des presses à manivelle. Dans les presses à manivelle, le ralentissement du volant relié à l'arbre du moteur électrique par une transmission à courroie est limité par la valeur admissible de glissement du moteur électrique, ctest-d-dire par la diminution de la vitesse de rotation de son rotor. En règle générale, le glissement des moteurs électriques asynchrones ne dépasse pas 3 à 5% par rapport à la vitesse synchrone du champ tournant du stator, tandis que les moteurs électriques asynchrones spéciaux à glissement élevé ou à rotor de phase sont caractérisés par un glissement s'évaluant à 10-15ffi. Dans le cas d'une telle diminution limitée de la vitesse, l'énergie cinétique du volant peut décroftre, pendant la course active du coulisseau, seulement de 10g pour les commandes à moteurs électriques d'un type classique, et de 30% à peu près dans le cas des moteurs électriques à glissement élevé. Or la réalisation de la course active du coulisseau et de l'opération technologique necessitent une réserve importante d'énergie accumulée dans la commande de la presse à manivelle. Tout cela conduit i une augmentation de l'encombrement ét du poids des volant. L'énergie cinétique excédentaire non utilisée du volant (de 70 à 90,') reste dans la commande de la presse à manivelle et provoque une surcharge notable (double ou triple) de la presse du point de vue de l'effort et du couple moteur, et est la cause de "coincements" et de pannes de la presse, de l'usure intensive des surfaces de glissement du mécanisme convertisseur, de la surchauffe et des pannes du moteur électrique de la commande, et d'autres influences nuisibles. Il est à noter que plus la valeur de l'énergie cinétique excédentaire est grande, plus la surcharge de la presse est élevée et plus le phénomène de "coincement" de la presse est dangereux.La surcharge maximale a lieu au "choc sec", lorsque toute l'énergie cinétique du volant passe en énergie de déformation élastique de la presse (avec déduction des pertes dues au frottement dans les éléments du mécanisme convertisseur). Il est difficile et mimez parfois, impossible de retirer le coulisseau de sa position coincée, par suite des forces importantes de frottement dans les éléments contigus du mécanisme convertisseur, engendrées sous l'action des efforts dépassant de plusieurs fois les efforts nominaux. Les méthodes appliquées actuellement pour "décoincer les presses à manivelle lorsque les surchargesde la presse sont importantes sont peu efficaces. En plus des faits mentionnés ci-dessus, il convient de noter que les réserves notables de masses de volant (par "masse de volant" on entend le moment d'inertie) dans les conceptions connues de presses à manivelle ne permettent.pas d'augmenter la vitesse de déplacement du coulisseau au début de sa course active, du fait qu'il existe un danger de charges dynamiques notables dans la commande de la machine, même dans les conditions normales 4'utilisation de la-presse. De ce fait, la durée du contact entre l'ébauche chauffée et l'outil, dans les presses à matricer à chaud, augmente. Il en résulte une usure intensive de l'outil. Les charges dynamiques engendrées dans la commande de la presse pendant l'exécution de l'opération technologique réduisent la longévité des éléments de la commande et sont une cause de basse fiabilité des presses à manivelle. Le résultât de l'effet négatif des charges dynamiques est qu'on doit limiter la limite supérieure des efforts doe presses à manivelle pour le matriçage à chaud. Le but de la présente invention est de supprimer les inconvénients mentionnés. Il s'agissait, pour cela, de mettre au point une commande de presse à manivelle, dans laquelle la quantité d'énergie accumulée pendant la rotation du volant serait telle, qu'elle serait dépensée presque complètement pendant un tour de l'arbre coudé, ctest-à-dire pour réaliser l'opération technologique et pour faire revenir le coulisseau à Sa position initiale. Ce problème est résolu grace à une commande de presse à manivelle, du type comportant un moteur accouplé à un volant monté sur un arbre coudé, et un embrayage reliant le volant à l'arbre coudé pour lui transmettre le couple moteur assurant le déplacement du coulisseau de la presse, relié à l'arbre coudé par l'intermédiaire d'un mécanisme convertisseur, et caractérisé, suivant l'invention, en ce que la valeur de la masse du volant est telle que l'énergie cinétique accumulée pendant son accélération est dépensée sensiblement complètement pendant un tour complet de larbre coudé, compte tenu de la consommation d'énergie nécessaire à la réalisation de l'opération technologique lors de l'application, audit coulisseau, de la charge maximale admissible pour la presse considérée. Dans la commande proposée de presse à manivelle, la réduction de la masse du volant, en comparaison des volants des commandes connues de presses à manivelle de même destination, permet de réduire à un minimum l'énergie cinématique excédentaire dans la commande. Ia masse et l'encombrement du- volant sont déterminés de manière à assurer l'accumulation dans celui-ci de l'énergie cinétique nécessaire à la réalisation d'une course active du coulisseau et à l'accomplissement d'une opération technologique pendant cette course. Après le déplacement du coulisseau vers le bas et la réalisation de l'opération technologique, la vitesse de rotation du volant décroît jusqu'à une valeur pour laquelle l'arbre coudé revient à sa position initiale grâce à l'énergie cinétique restant dans l'arbre lui-mEme et dans le pièces solidaires de celui-ci. Gracie à une telle diminution de la vitesse de rotation du volant, la vitesse d'accroissement de la charge sur le coulisseau décroît elle-aussi pendant l'exécution de l'opération technologique ; c'est pourquoi la variation de l'effort sur le coulisseau en fonction du temps a un caractère plus favorable que dans la machine à manivelle dotée d'une commande connue lors de la réalisation d'une opération analogue. la réduction de l'énergie excédentaire du volant permet d'augmenter la vitesse de l'arbre coudé et de réduire le temps nécessaire à l'accomplissement d'une opération technologique, le danger de charges dynamiques élevaes et de surcharge de la presse du point de vue de l'effort fourni étant supprimé. la réduction de la durée de réalisation de l'opération technologique, par exemple dans le cas du matriçage à chaud, est assez efficace, car la tenue de l'coutil est augmentée par suite de la réduction de la durée de son contact avec l'ébauche chaude. Les facteurs précités ont une grande importance pour la création des presses à manivelle de grande puissance pour le matriçage à chaud. L'augmentation de la vitesse de rotation de l'arbre coudé et de la vitesse de déplacement du coulisseau simplifie la chaine cinématique de la commande, favorise l'application de méthodes efficaces de réduction des pertes dues au frottement dans le mécanisme convertisseur, et élargie les possibilités technologiques des presses à manivelle, c'est-à-dire qu'elle permet de réaliser, à l'aide de ces presses, des opérations technologiques qui nécessitent une vitesse élevée du coulisseau. Conformément à l'un des modes de réalisation de l'invention, la commande peut comporter un volant complémentaire monté sur l'arbre coudé, coaxialement audit volant, et ayant un diamètre supérieur et une masse de volant plus grande que le volant cité en premier. On utilise alors dans la commande un embrayage à deux positions. Dans l'une de ces positions, pendant la rotation à vide des volants, l'embrayage accouple les volants entre eux, tandis que dans l'autre position; pendant le déplacement du coulisseau, il accouple le premier desdits volants à l'arbre coudé et en même temps sépare les volants l'un de l'autre. Cela permet d'utiliser, en tant que commande, un moteur électrique asynchrone ordinairement utilisé à l'heure actuelle dans les commandes des presses à manivelle, car pendant la période de la réalisation de l'opération technologique le volant de plus grand diamètre relié au moteur électrique se désaccouple du volant de plus petit diamètre qui met en rotation l'arbre coudé. Ainsi, pendant la réalisation de l'opération technologique, la dépense de l'énergie cinétique accumulée par le volant de petit diamètre et de petite masse, n'influe pas, en comparaison avec l'autre volant, sur le fonctionnement du moteur électrique. L'emploi d'un moteur hydraulique relié au-solant à l'aide d'une transmission mécanique, par exemple d'une transmission par engrenages, en tant que moteur dans la commande de la presse à manivelle permet de simplifier sensiblement la conception de la presse grtee à la suppression des mécanismes complémentaires entre le moteur et l'arbre coudé. En outre, on a supprimé la nécessité d'inverser la marche du moteur hydraulique après que le coulisseau ait réalisé l'opération technologique, comme c'est le cas dans les presses à vis. Un autre facteur important est la possibilité de varier la vitesse de rotation de l'arbre du moteur hydraulique et la vitesse de rotation du volant pendant sa rotation à vide. Pendant le façonnage de pièces diverses sur la presse à manivelle, il est possible d'établir la vitesse de rotation du volant nécessaire à la réalisation d'une opération technologique concrète. la fabrication et le montage d'un moteur hydraulique de puissance requise pour une presse à manivelle de grande puissance sont très difficiles a' réaliser. En plus, les pertes d'énergie relatives dans ceux-ci croissent avec l'augmentation de la puissance des moteurs hydrauliques. Pour ces machines, il est avantageux de monter plusieurs moteurs hydrauliques fonctionnant en synchronisme, disposés suivant une circonférence conventionnelle concentrique au volant et reliés à lui par l'intermédiaire de transmissions par engrenages à rapport de transmission identique. Le rotor du moteur électrique synchrone, dont le stator est disposé suivant une circonfirence concentrique au volant, peut faire fonction de volant. Dans cette conception de la commande, l'emploi d'un moteur électrique asynchrone avec stator disposé suivant un arc de circonférence du rotor permet d'obtenir la vitesse de rotation requise de l'arbre coudé, les transmissions intermédiaires depuis le moteur électrique ausqutau volant étant supprimées. L'emploi d'un tel moteur électrique permet de réduire la vitesse de rotation du volant pour une consommation complète de l'énergie cinétique qu'il a accumulée, d'améliorer l'évacuation de la chaleur de la surface du moteur électrique. la conception simple de la commande permet d'en réduire les frais de fabrication et de supprimer la nécessité de l'inversion de marche du moteur. Au cas où on a besoin d'amener une puissance notable au volant, il est avantageux d'utilise, en tant que ,moteur de commande, plusieurs moteurs électriques asynchrones fonctionnant en synchronisme, disposés suivant une circonférence concentrique au volant et reliés à lui à l'aide de transmissions par engrenages à rapport de transmission identique. Dans ce cas, chaque moteur électrique comporte un stator disposé suivant une circonférence concentrique au rotor du moteur électrique considéré. Dans certains cas, il est possible d'utiliser en qualité de moteur, un moteur asynchrone classique pourvu d'un circuit de commande approprié permettant de limiter son couple moteur maximal. D'autres objectifs et avantages de l'invention ressortiront de la description détaillée suivante de plusieurs exemples de réalisation non limitatifs illustrés par les dessins annexés qui représentent - la figure 1, la channe cinématique d'une commande suivant l'invention, comportant deux volants - la figure 2, un graphique caractérisant la variation de l'énergie cinétique du volant en fonction du degré de ralentissement de sa vitesse angulaire - la figure 3, un embrayage suivant l'invention (coupe axiale) - la figure 4, la channe cinématique d'une commande suivant l'invention, comportant un moteur hydraulique 2 - la figure 5, la chaîne cinématique d'une commande suivant l'invention, comportant plusieurs moteurs hydrauliques - la figure 6, une vue en coupe suivant VI-VI de la figure 5 ;; - la figure 7, la chaîne cinémaique d'une commande suivant l'invention, comportant un moteur électrique à stator en arc ; - la figure 8, une vue en coupe suivant VIII- VIII de la figure 7 ; - la figure 9, la chaîne cinématique d'une commande suivant l'invention, colportant plusieurs moteurs électriques à stator en arc - la figure 10, une vue en coupe suivant X-X de la figure 9. la commande proposée de presse (figure 1) comporte un moteur électrique asynchrone 1 relié au volant 3 à l'aide d'une poulie 2 de transmission à courroies 2'. Le volant 3 est monté sur une extrémité de l'arbre coudé 4. Coaxialement au volant 3, est monté sur l'arbre 4 un volant 5 relié par un embrayage à friction 6 au volant 3 ou à l'arbre coudé 4. Dans les commandes attelles des presses à manivelle, l'énergie dépensée pendant la réalisation d'une opération technologique est caractérisée par le degré de ralentissement de la vitesse angulaire du volant et déterminée d'après la formule E1 = E0 (1 - #1) (I) où En est l'énergie dépensée par les masses de volant de la commande pendant un tour de l'arbre coudé de la presse I W E0 = 2 , l'énergie accumulée par les masses de volants de la commande, I est le moment de l'inertie du volant ; W0 la vitesse angulaire initiale des masses de volants de la commande avant l'opération technoîôgique ;; W1 # = W0, le degré de ralentissement de la vitesse angulaire des masses de volants (dans les commandes actuelles X 61 = 0s9 - OS95) W1 la vitesse angulaire finale des masses de volants après la réalisation de l'opération technologique. Si le degré de ralentissement de la vitesse angulaire est diminuée en comparaison du degré de ralentissement appliqué dans les commandes connues, l'énergie utile E2 fournie par la commande pour les mêmes paramètres sera E2 = Eo (1 - #2 ) où 82 est le degré réduit de ralentissement de la vitesse angulair e. Le rapport de ces énergies sera La relation entre le rapport E2 et le rapport E 2 est représentée sur la figure 2. Il s'ensuit qu'au fur et à mesure de la diminution du degré de ralentissement des masses de volants de 2 à 3 fois, la valeur de l'énergie utile urnie par la commande augmente de 4 à 9 fois selon la valeur initiale #1. Cela est équivalent à une diminution du moment d'inertie du volant ( W = const). Il est possible d'obtenir un effet technique encore plus notable en augmentant la vitesse angulaire dàns une certaine mesure et en diminuant en même temps sensiblement le, moment d'inertie du volant, ctest-à-dire en diminuant l'encombrement de la commande. la masse (moment d'inertie) du volant 5 est déterminée à partir de l'équation suivante où I5 est le moment d'inertie (masse de volant) du volant Ao, le travail nécessaire à la réalisation d'une opération technologique A1 le travail de frottement dans les mécanismes convertisseurs pendant un tour de l'arbre coudé le le travail dépensé pour la déformation élastique des pièces de la presse ; Wo la vitesse angulaire initiale des masses de volant de la commande le le degré de ralentissement de la vitesse angulaire des masses de volant I4, la masse de volant de l'arbre coudé et des pièces de la presse reliées à lui. On détermine les dimensions du volant 3 en tenant compte-du glissement admissible du moteur 1, de la productivité requise de la presse, et dépend du type et de la conception de la presse. En prenant en cons dération que les moteurs électriques fabriqués en séries peuvent fonctionner avec un glissement ne dépassant pas 20%, la masse du volant 3, par exemple pour les presses à matricer à chaud, sera supérieure de deux à trois fois à celle du volant 5. Un frein 7 est monté sur l'autre extrémité de 11 arbre coudé 4. L'arbre coudé 4 est relié au coulisseau 9 par l'intermédiaire d'une bielle 8. Au lieu de l'ensemble biellevilbrequin formé par l'arbre coudé 4, la bielle 8 et le coulisseau 9, il est possible d'utiliser n'importe quel mécanisme connu qui transforme le mouvement de rotation en mouvement de progression, par exemple un mécanisme vilbrequincoulisse, un-mécanisme vilbrequin-coude, etc. En tant qu'embrayage 6 on utilise un embryagepneumatique à friction. La figure 6 représente la conception de l'embrayage 6. Le volant 3 est rigidement accouplé à un moyeu cannelé 10 qui est rendu solidaire de disques menants 12 de l'embrayage 6 à l'aide des cannelures II. Les disques menés 13 de ltembrayage 6 sont reliés au volant 5 à l'aide de cannelures 14. Un vérin pneumatique 15 peut se déplacer àusqu'à venir buter contre une bague 16 fixée sur des boulons 17 reliant le volant 5 et le vérin pneumatique t5. Entre la bague 16 et le vérin pneumatique t5 sont disposés des ressorts 18. Le vérin pneumatique 15 est fixé sur un moyen 19. Le piston annulaire 20 d'un vérin pneumatique 15 peut coulisser itialement. Le piston 20 et le moyeu 19 sont accouplés par des boulons 21 à une rondelle 22. Des ressorts 23 appliquant le piston 20 sur le moyeu 19 sont placés entre la rondelle 22 et le moyeu 19. Un moyeu cannelé 24 monté sur l'arbre coudé 4 est rendu solidaire des disques menés 26 de l'emi ge 6 à l'aide de cannelures 25. Les disques menants 27 de l'embryage 6 sont accouplés au volant 3 par des cannelures 28. Pour l'amenée de l'air comprimé, le vérin pneumatique 15 est pourvu d'une tête ramenée d'air 29. la commande qui vient d'être décrite fonctionne de la manière suivante. A la mise en action du moteur électrique I (figures 1, 3), sa rotation est transmise au volant 3 par l'intermédiaire de la transmission à courroies 2. Pendant la rotation des volants 3 et 5 à vide, l'embrayage 6 les accouple entre eux, le volant 5 n'étant pas relié à l'azure coudé 4. Dans cette position de l'embrayage 6, le vérin pneumatique 15 est appliqué sur le volant 5 par les ressorts 18 par l'intermédiaire des disques menants 12 et des disques menés 13.- -Le piston 20 du vérin pneumatique 15 est écarté des disques menants 27, les disques menés 26 et du volant 5. Avant le début de la course active du coulisseau 9, on amène l'air comprimé dans l'enceinte du vérin pneumatique 15 à travers la tete 29. Sous l'action de l'air comprimé, le piston 20 du vérin pneumatique 15 se déplace axialement et applique les disques menants 27 et les disques menés 26 sur le volant 5. En même temps, le vérin pneumatique 15 se déplace dans le sens opposé au déplacement du piston 20, les disques menants 12 et les disques menés 13 sont écartés du volant 5. Les ressorts 18 et 23 sont comprimés. Par l'intermédiaire du moyeu 24, les disques 26 sont reliés à l'arbre coudé 4 et accouplent celui-ci au volant 5. En même temps, les volants 3 et 5 se désaccouplent. Le coulisseau 9, en se déplaçant, réalise 1' opération technologique. Après la course active du coulisseau 9, on évacue l'air comprimé du vérin pneumatique. Les ressorts 18 appliquent le vérin pneumatique 15, les disques menants 12 et les disques menés 13 sur le volant 5. En meme temps, les ressorts 23 écartent du volant 5 le piston 20, les disques menants 27 et les disques menés 26, Les volants 5 et 3 sont accouplés et le volant 5 est séparé de l'arbre coudé 4e Les deux volants 3, 5 accélèrent leur rotation et pendant cette accélération accumulent de ltépergie cinétique.Les ressorts 18 et 23 sont choisis de manière que, pendant l'amenée de l'air au vérin pneumatique 15, le vérin pneumatique t5 et les disques 12 et 13 s'écartent d'abord du valsant 5, et puis le piston 20 et les disques 26, 27 s'appliquent sur le volant 5, et qu'après l'évacuation de l'air du vérin pneumatique 15, le vérin pneumatique 15 et les disques 12, 13 s'écartent d'abord du volant 5, après quoi le piston 20 et les disques 26, 27 s'appliquent sur le volant 5. L'énergie cinétique non dépensée, restée dans l'arbre coudé 4 et dans les éléments solidaires de celui-ci et faisant partie de la commande (disques menés 26, disques menés du frein 7, bielle 8, coulisseau 9, etc.) est annulée à l'aide du vérin 7. Dans les presses à manivelle, l'énergie du volant dépensée pendant la course active du coulisseau pendant un tour de l'arbre coudé est dépensée pour le travail de déformation de l'ébauche lors de la réalisation de l'opération technologique, ppur le travail de frottement dans le mécanisme convertisseur, pour le travail de déformation élastique des pièces de la presse. Le facteur le plus dangereux pour la presse est le nchoc sec", c'est-à-dire lorsque le travail de déformation est nul et toute l'énergie accumulée dans la commande est dépensée pour le frottement dans le mécanisme convertisseur et le travail de déformation élastique des pièces de la presse. L'énergie de volant dépensée pendant la course active, déterminée à partir de l'équation (1), est E1 = E0 ( I - La valeur #1 dépend du type de presse. Pour les presses à vis t = O ctest-à-dire- Wo = 0 . Dans le cas de presses à manivelle dotées de la commande connue, la valeur de 61 dépend du glissement admissible du moteur électrique ; pour un glissement maximal égal par exemple à 20%, elle est 1 = o,8. Pour les presses à manivelle dotées d'une commande suivant l'invention, la valeur de tt est déterminée par la valeur de l'énergie nécessaire à la rotation de l'arbre coudé et au déplacement du coulisseau de sa position extrême inférieure à sa position initiale après la réalisation de l'opération technologique. Si la valeur de cette énergie est égale à 16% de l'énergie totale accumulée par le volant, la vitesse finale du volant constitue à peu près 0,4 WO, c'est-àdire que, dans ce cas, t1 = 0,4. Pour les valeurs indiquées de 81 , dans les presses à vis et les presses à manivelle dotées de la commande connue et de la commande proposée on a pour les presses à vis E0 E1 pour les presses à manivelle dotées de la commande connue : Eo = 2,78 E1 pour les presses à manivelle dotées de la commande proposée : E = 1,19E1. La valeur du travail de frottement dans la presse à vis est déterminée par la géométrie du couple vis-écrou et par la valeur du coefficient de frottement et constitue à peu près 15% de l'énergie cinétique totale dans la commande, indépendamment de la valeur de l'effort développé sur le coulisseau A1 = 0,15Et où A1 est le travail de frottement dans le mécanisme convertisseur. La valeur du frottement dans le mécanisme convertisseur de la presse à manivelle dépend des dimensions géométriques, des coefficients de frottement dans les articulations de ses éléments, et croît avec l'augmentation de l'effort sur le coulisseau, c'est-à-dire qu'elle a une valeur variable. L'énergie dépensée pour le travail de déformation élastique de la machine est déterminée à l'aide de la relation connue A2 P 2 où P est l'effort sur le coulisseau P S = C , la valeur de la ddformation élastique des éléments de la machine ; C est le coefficient de rigidité de- la presse. L'effort développé par la presse pour une valeur connue de la déformation élastique est égal à Sur l'autre extrémité de l'arbre coudé 4 est disposé le frein 7. L'arbre coudé 4 est relié au coulisseau 9 par la bielle 8. Le volant 33 est relié à l'arbre coudé 4 à l'aide de l'embrayage 34. Dans certaines conceptions, il est possible de supprimer l'embrayage à friction 34, et dans ce cas le volant 33 est accouplé rigidement à l'arbre coudé 4. A la mise en action du moteur hydraulique 30, sa rotation est transmise au volant 33 par l'intermédiaire d'un pignon 31. Pendant le fonctionnement du volant 33 à vide, c'est-à-dire avant le dabut de la course active du coulisseau 9, ltembrayage 34 est débrayé et désaccouple le volant 33 de l'arbre coudé 4. Lorsqu'on met en action l'embrayage 34 le volant 33 est relié à l'arbre coudé 4 qui, en tournant, délace le coulisseau 9. Pendant sa course active, le coulisseau 33 dépense l'énergie cinétique accumulée pendant son accélération. La vitesse de rotation du moteur hydraulique 30 et du volant 33 diminue jusqu à une valeur sensiblement basse. A la fin de la course active du coulisseau 9, l'embrayage 34 désaccouple le volant 33 de l'arbre coudé 4, et la vitesse du volant 33 recommence à s'accélérer. L'énergie cinétique de l'arbre coudé 4 et des pièces solidaires de celui-ci, non utilisée pendant la course active du coulisseau 9, est amortie par le frein 7. Dans le cas de presses puissantes, lorsqu'on a besoin d'amener au volant une grande puissance, il est avantageux d'utiliser plusieurs moteurs hydrauliques 30 fonctionnant en synchronisme (figures 5, 6), disposés suivant une circonférence concentrique au volant 33. Chacun des moteurs hydrauliques 30 est relié à la couronne 32 du volant 33 par l'intermédiaire du pignon 3t. la commande comportant plusieurs moteurs hydrauliques fonctionne d'une manière analogue à la commande comportant un seul moteur hydraulique (figure 4). Les figures 7 et 8 représentent un mode de réalisation de la commande de l'arbre coudé de la presse, dans lequel le rotor 35 du moteur électrique à stator en arc 36 est utilisé en tant que volant. le rotor 35 est réalisé avec un enroulement courtcircuité sur sa surface extérieure. Le stator 36 encercle le rotor 35 suivant un arc de circonférence dont la longueur est inférieure à 1800. La longueur de l'arc est choisie de manière à obtenir la vitesse requise du rotor 35 et peut être calculée à l'aide de la formule nrf .d. p où n est la vitesse de rotation du rotor, f, la fréquence du courant alternatif , , l'angle correspondant à la longueur de l'arc p, le nombre de paires de piles du moteur électrique. la vitesse de rotation du rotor 35 dépend du type de presse, de son effort, de la productivité requise, du type d'opération technologique, etc. Le stator 36 peut comporter plusieurs parties identiques, disposées symétriquement par rapport à l'axe du rotor 35. La conception dea autres éléments de la commande est analogue à celle de la commande représentée sur la figure 4. Lorsque le courant traverse l'enroulement du stator 36, le champ magnétique tourne le rotor 35 et réalise son accélération. A la mise en aetion de l'embrayage 34, le rotor 35 est accouplé à l'arbre coudé 4. Pendant la réalisation de l'opération technologique, la vitesse de rotation du rotor 35 décroît jusqu'à une faible valeur déterminée par le régime de l'opération technologique. Pourameaer au volant une grande puissance, il est possible d'utiliser plusieurs moteurs électriques asynchrones d'une puissance identique, fonctionnant en synchronisme (figures 9, 10) et disposés suivant une circonférence concentrique au volant 37, dont la masse de volant est choisie selon la méthode décrite ci-dessus pour les autres-modes de réalisation de la présente invention Le stator 38, dans chaque moteur électrique, est disposé suivant un arc de circonférence inférieur à 1800, concentrique à la circonférence du rotor 39. Sur l'arbre de chaque rotor 39 de moteur électrique est disposé un pignon 40 s'engrenant avec la couronne dentée 4t du volant 37. la conception de tous les autres éléments de la commande représentée sur les figures 7 à 10 est analogue à la conception des éléments de commande répresentée sur la figure 4. Le fonctionnement de la commande comportant plusieurs moteurs électriques (figures 9, 10) est analogue à celui de la commande pourvue d'un seul moteur électrique (on l'a décrit pour les figures 7, 8). Sur le tableau 1 donné plus bas, sont comparés les paramètres énergétiques et les paramètres de puissance d'une presse à vis et d'une presse à manivelle pourvues d'une commande connue et dune commande suivant l'invention. Pour la presse à vis connue, à effort nominal P1 - lu600 t, on a : E1 = 245 tm ; A1 = 38 tm ; C = 1500 t/mn. Si l'on admet, pour la presse à manivelle, que E1 est égal à 245 tm et que lors de l'application d'un effort P1 égal à 11600 t par la presse, le travail de frottement est égal approximativement au travail du frottement dépensé dans la presse à vis, c'est-àdire que A1 = 38 tm, on aura, pour des efforts P = 25.000 à 40,000 t, un tratail de frottement égal à 80 à 130 tm respectivement. il ressort du tableau 1 ci-dessous que les charges dans la presse à manivelle doté de la commande proposée sont de 1,5 fois inférieures à celles de la pressé à manivelle dotée de la commande connue Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs cogbinaisons si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. TABLEAU I. Paramètres Presse Presse à manivelle comparatifs à vis à commande connue à commande proposée E1, tm 245 245 245 P1, t 11600 11600 11600 Eo, tm 245 680 291 A1, tm 38 130 80 A2, tm 207 550 211 P t 24900 40700 24500 Pmax 2,17 3,5 2,15 P1 BICATlONSf 1. Commande de presse à manivelle, du type comportant un moteur relié-à un volant monté sur un arbre coudé, et un embrayage à friction reliant le volant à l'arbre couaa pour lui transmettre le couple moteur assurant le déplacement de l'organe actif ou coulisseau de la presse, relié à l'arbore coudé par l'intermédiaire d'un mécanisme convertisseur, caractérisée en ce que le volanta une telle valeur de masse que l'énergie cinétique accumulée pendant son accélération est dépensée sensiblement complètement pendant un tour complet de l'arbre coudé, compte tenu de la consommation d'énergie nécessaire à la réalisation de l'opération technologique avec application, au coulisseau, de la charge maximale admissible pour la presse considérée. 2. Commande conforme à la revendication t, caractérisée en ce que sur l'arbre coudé précité, coaxialement audit volant, est monté un volant eomplimentaire ayant un diamètre supérieur et une masse plus élevée que le volant cité en premier, et en ce que l'embrayage à friction utilisé est à deux position dans l'une desquelles il accouple lesdits volants entre eux pendant leur rotation à vide, tandis que dans l'autre position, pendant le déplacement du coulisseau, ledit embat relie le volant cité en premier à l'arbre coudé et, en me'me temps il sépare les volants l'un de l'autre. 3. Commande conforme à l'une des revendications t et , caractériséeen ce qu'en tant que moteur précité on utilise un moteur hydraulique relié au volant 33 par l'intermédiaire d'une transmission par engrenage s. 4. Commande conforme à l'une des revendications 1 et 2, caractdristeen ce qu'en tant que moteur précité on utilise plusieurs moteurs hydrauliques fonctionnant en synchronisme, disposés suivant une circonférence conventionnelle concentrique au volant 33 et reliés à lui par l'intermédiaire de transmissions par engrenages à rapport de transmission identique. 5. Commande conforme à la revendication 1, caractérisée en ce que le rotor d'un moteur électrique asynchrone, dont le stator est disposé suivant un arc de circonférence concentrique audit rotor, sert de volant. 6. Commande conforme à l'une des revendications 1 et 2, calractéris8jien ce qu'en qualité de moteur précité on utilise plusieurs moteurs électriques asynchrones fonctionnant en synchronisme, disposés suivant une circonférence concentrique au volant 37 et reliés à lui par l'intermédiaire de transmissions par engrenages à rapport de transmission identique, chaque moteur électrique comportant un stator disposé suivant un arc de circonférence concentrique au rotor dru moteur électrique considéré.