L'invention a essentiellement pour objet un maître-cylindre double. les maitre cylindres doubles utilisés dans les circuits de freinage des véhicules automobiles compriment du liquide de frein dans deux chambres qui sont mises respectivement en communication par des conduits séparés avec deux jeux de moteurs de frein. Théoriquement, les pressions régnant dans les deux chambres sont identiques. Toutefois, on constate pratiquement que ces pressions diffèrent d'une légère valeur de l'ordre de 2 à 8 bars. Cette différence est dûe à quatre causes principales : les frottements existant entre les coupelles d'étanchéité des pistons et l'alésage du maître cylindre, la différence entre les raideurs des ressorts de rappel sollicitant les pistons, la différence entre les courses "mortes" des deux pistons qui sont les courses nécessaires pour provoquer la fermeture des orifices de dilatation, les différences d'absorption entre les deux circuits et les deux jeux de moteurs de freins. On constate par ailleurs que cette différence n'est pas toujours constante et varie en fonction de la course de la pédale. Il en résulte une usure différente des garnitures des freins, principalement dans le cas de circuits de freinage disposés en "X". Pour remédier à cet inconvénient, on a prévu selon l'invention un maître cylindre double comportant deux chambres de pression dont les sorties sont reliées à deux circuits de freinage séparés, les pressions dans lesdites chambres différant d'une faible valeur, caractérisé en ce qu'il comporte,associée à la sortie de la chambre dans laquelle règne la pression la plus élevée, une soupape de retenue tarée ayant pour effet de réduire la pression du liquide de frein vers le circuit correspondant sensiblement de ladite faible valeur, ladite soupape permettant le libre passage du liquide de frein en retour vers ladite chambre. On conçoit que grâce à l'invention, il est possible de réduire l'écart entre les pressions transmises aux deux jeux de moteurs de freins et, par conséquent, de rendre pratiquement uniforme l'usure des différents organes de friction du véhicule. l'invention sera maintenant décrite en se référant aux dessins annexés dans lesquels La Figure unique représente, en coupe longitudinale, un maître cylindre tandem classique, associé à une soupape de retenue selon l'invention. le maitre cylindre 10 comprend un corps 12 percé d'un alésage borgne 14. Dans l'alésage sont montés, coulissant de manière étanche, un premier piston 16 déplaçable sous l'action d'un organe extérieur non représenté et un second piston 20 positionné entre le fond 22 de l'alésage 14 et le premier piston. Un premier ressort 24 de rappel prend appui sur le second piston 20 pour repousser le premier piston 16 vers une butée 26 et un second ressort de rappel 28 prend appui contre le fond 22 de l'alésage 14 pour repousser le second piston 20 vers une butée 30. le volume délimité par l'alésage 14 et les deux pistons est appelé première chambre 32 et le volume délimité par l'alésage 14, le fond 22 et le second piston est appelé seconde chambre 34. De manière connue en soi, les chambres du maître cylindre sont également reliées à un réservoir par des orifices de remplissage et de compensation qui ne seront pas décrits. La première chambre 32 est reliée à un premier circuit desservant un premier jeu de freins grâce à un orifice 36 et la seconde chambre 34 à un second circuit desservant un second jeu de freins grâce à un orifice 38. A la figure est également représentée une soupape de retenue désignée par la référence générale 100,interposée entre l'orifi- ce de sortie 36 de la première chambre 32 et un orifice 48 relié au premier circuit précité. La soupape 100 comprend un boîtier 101, faisant partie intégrante du corps 12, dans lequel est définie une chambre 102 comportant une partie de grand diamètre 104 et une partie de petit diamètre 106 communiquant respectivement avec les orifices 36 et 48; les deux parties 104 et 106 sont séparées par un épaulement formant siège 108 pour un clapet 110. le clapet 110, fabriqué en matériau élastomère est constitué d'un corps annulaire 112 reçu dans la partie de grand diamètre 104 de la chambre 102. le corps annulaire 112 est fermé à l'une de ses extrémités ; dans cette extrémité est ménagé un passage axial obturé par des lèvres formant "bec de canard" 114 qui font saillie dans la partie de petit diamètre 106 de la chambre 102. Un ressort 116 sollicite le clapet 110 en appui contre le siège 108. Des soupapes de ce type sont bien connues, comme par exemple celles quoi sont décrites dans le brevet français publié sous le nO 2 161 958 et qui servent à maintenir une pression résiduelle dans les circuits de freinage lorsqu'elles sont installées dans le sens inverse. Le fonctionnement du maître cylindre qui vient d'être décrit est le suivant : lors d'une application de freinage, le liquide de frein contenu dans les chambres 32 et 34 est comprimé par les mouvements combinés des deux pistons 16 et 20. Pratiquement les pressions régnant dans les deux chambres différent'toujours d'une légère valeur pour les raisons déjà exposées. On a supposé dans l'exemple choisi que la chambre dans laquellerègne la pression la plus élevée est la première chambre 32. Le liquide de frein transmis de cette dernière chambre vers le circuit desservant le jeu de freins correspondant traverse la soupape de retenue 100 en éloignant le clapet 110 de son siège 108 à l'encontre de la force du ressort 116, ce qui réduit la pression dudit liquide d'une valeur prédéterminée, fonction du tarage du ressort 116. On choisira évidemment un ressort dont le tarage est tel que la pression régnant dans la chambre 32 ainsi réduite de la valeur prédéterminée correspondante soit sensiblement égale à la pression régnant dans la chambre 74. Ainsi les deux jeux de moteurs de freins seront toujours alimentés par du liquide de frein sous des pressions sensiblement égales, ce qui procure les avantages déjà cités. Lors du relachement de l'effort de freinage le liquide de frein s'écoule sensiblement librement depuis les freins vers la chambre 32 du maître cylindre par écartement des lèvres formant "bec de canard" 114. REVENDICATIONS 1. Mcutre-cylindre double, comportant deux chambres de pression dont les sorties sont prévues pour être reliées à deux circuits de freinage séparés, présentant du fait de sa construction, lors de son actionnement, un faible écart de pression entre lesdites chambres, caractérisé en ce qu' il comporte, associée à la sortie de la chambre dans laquelle règne la pression la plus élevée, une soupape de retenue tarée à une valeur prédéterminée ayant pour effet de réduire la pression du fluide transmis au circuit correspondant, ladite valeur prédéterminée étant choisie sensiblement égale audit écart, ladite soupape permettant le libre passage du fluide en retour vers ladite chambre. 2. Maitre-cylindre selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite soupape de retenue comprend un clapet en matériau élastomère sollicité par un ressort convenablement taré contre un siège défini dans le passage de sortie de la chambre intéressée, ledit clapet comportant un passage axial obturé par des lèvres en "bec de canard" s'étendant en direction de ladite chambre et qui stécartent pour permettre le libre passage du liquide de frein en retour.