La culture intensive de l'herbe conduit à un perfectionnement constant des techniques de récolte. En effet, il s'agit à ce stade d'une part, d'améliorer les performances des machines à récolter et d'autre part, de "conditionner" le produit coupé selon l'usage auquel il est destiné, (produit destiné à être ensilé ou foin). En ce qui concerne les performances des machines de récolte, on connait des faucheuses rotatives, notamment à disques, constituées par un bras de coupe, s'étendant transversalement au sens d'avancement de la machine, ledit bras possédant de nombreuses possibilités de réglage lui permettant de s'adapter à pratiquement toutes les conditions de récolte. Le traitement ultérieur du produit coupé ( son aération en vue de son séchage et sa mise en andains) peut être réalisé par des machines spécifiques (faneuses, andaineuses) qui présentent des inconvénients en ce sens qu'elles nécessitent un ou plusieurs passages sur le terrain et qu'elle peuvent, principalement au moment de l'andainage, introduire dans le fourrage des corps étrangers (terre, cailloux). Pour pallier ces inconvénients, il est apparu sur le marché des faucheuses conditionneuses andaineuses, permettant par un seul passage la coupe de l'herbe, son conditionnement, c'est d-dire son aération avec ou sans brisure des fibres végétales selon la destination du produit et son andainage. L'un des problèmes que posent ces machines connues, réside dans leur architecture rigide. En effet, elles sont généralement constituées d'un châssis portant de manière fixe de l'avant vers l'arrière, un outil de coupe, un outil de fanage et conditionnement et des déflecteurs d'andainage. L'outil de coupe est très spécifique selon le type ou la marque de-la machine et est totalement intégré. De ce fait, ce type de machine n'est pas adapté à des terrains de relief varié ou accidenté. En outre, l'outil de coupe étant tenu par ses deux extrémités latérales, il se produit fréquemment un bourrage au niveau de l'extrémité latérale extérieure de la machine, ce qui conduit à des incidents dans la marche de la machine. En outre, lors d'une casse ou d'une panne en ce qui concerne l'outil de coupe, les possibilités de réparation sont limitées compte tenu de la spécificité de l'outil qui ne peut pas être tenu facilement en stock chez le réparateur ou le vendeur de matériel. La présente invention entend remédier à tous ces inconvénients en proposant une machine du type faucheuse-conditionneuse-andaineuse dans laquelle la barre de coupe est une unité facilement séparable du reste de la machine ce qui permet ainsi un échange standard ou une réparation très rapide, ladite barre de coupe étant du type de celles mises en oeuvre dans les faucheuses simples donc tenues en stock chez les revendeurs avec beaucoup plus de facilité. De plus, la liaison de ladite barre de coupe au reste de la machine est réalisée de manière à posséder de nombreux réglages lui permettant d'être adaptée à tous les terrains rencontrés et comporte également des sécurités permettant d'éviter de nombreuses occasions de casse. A cet effet, l'invention a donc pour objet une machine à faucher de l'herbe, à conditionner le produit coupé selon sa destination et à le grouper en andain , constituée par un bâti, un outil de coupe situé transversalement à l'avant du bâti par rapport au sens d'avancement de la machine, un dispositif conditionneur situé derrière l'outil de coupe et par un carénage d'extrémité pour la formation de l'andain. Selon l'invention, l'outil de coupe est une barre de coupe à disques, connue en elle-même, attelée à l'une des extrémités transversales du bâti par le moyen d'une structure porteuse comportant une semelle verticale susceptible d'être fixée sur une platine verticale latérale solidaire du bâti, selon une orientation angulaire réglable autour d'un axe fixe sensiblement parallèle à ladite barre de coupe, ladite semelle comportant un pivot sensiblement vertical recevant un support dont l'extrémité inférieure est articulée sur l'une des extrémités de ladite barre de coupe autour d'un axe sensiblement longitudinal. En outre, à l'extrémité supérieure dudit support est articulé autour d'un axe sensiblement longitudinal, un élément pourvu de paliers de soutien de l'arbre sensiblement longitudinal, d'une poulie d'entrainement de la barre de coupe avec un organe de blocage réglable de l'élément articulé par rapport au support. On notera que le support pivotant susdit est attelé au bâti par un élément de sécurité de longueur réglable, susceptible de se rompre sous l'effet d'un effort supérieur à un effort prédéterminé. Ladite machine comporte par ailleurs un dispositif réglable de compensation du poids de la barre de coupe constitué par un organe élastique de rappel attelé entre le support susdit et un levier sensiblement vertical solidaire de l'extrémité de la barre de coupe articulée au support. De plus, ladite machine comportant de manière connue un timon d'attelage s'étendant d'un côté de la machine et de manière également connue la partie avant du bâti étant susceptible d'être abaissée ou relevée par rapport au niveau du timon, ledit timon est équipé d'une butée élastique tournée vers le bas susceptible de coopérer par appui avec une butée solidaire de la barre de coupe lorsque la partie avant du bâti est dans sa position relevée. Enfin, il sera avantageux que le dispositif de conditionnement soit constitué par un rotor horizontal transversal pourvu de doigts radiaux souples et par un carénage enveloppant au moins partiellement ledit rotor. Dans ce cas, le carénage susdit possédera, si nécessaire, dans sa partie descendant derrière le rotor, une pluralité de dents ou saillies sur lesquelles est projeté, par lesdits doigtes, le produit coupé. L'invention sera mieux comprise au cours de la description donnée ci-après à titre d'exemple purement indicatif et non limitatif qui permettra d'en dégager les caractéristiques et avantages secondaires. Il sera fait référence aux dessins annexés dans lesquels - La figure 1 est une vue schématique latérale d'une machine selon l'invention, - La figure 2 est une vue de détail en perspective des moyens d'attelage de l'outil de coupe au bâti de la machine, En se reportant tout d'abord à la figure 1, on voit une machine l à faucher, conditionner et andainer du fourrage en vue latérale extérieure et représentée de façon schématique. Cette machine est, de manière connue, constituée par un bâti 2 équipé à sa partie inférieure d'organes de roulement 3. L'attelage du bâti à un tracteur agricole 4 est réalisé par un timon 5 s'étendant sur l'un des côtés de la machine. Ainsi la machine qui est tractée se trouve en déport latéral par rapport au tracteur 4. De manière schématique, on a représenté par un axe d'articulation 6 du timon sur le bâti 2 et par un vérin 7 attelé entre le timon 5 et le bâti 2, une disposition connue de ce type de machine. La commande du vérin 7 permet d'actionner en pivotement le bâti 2 autour de l'axe 6 et ainsi d'abaisser ou de relever la partie avant de la machine (son sens d'avancement étant indiqué par la flèche A). En position partie avant relevée, comme illustré par la figure, la machine peut être transportée.La position partie avant abaissée est la position de travail de la machine. On voit sur cette figure que la machine comporte une barre de coupe 8 connue en elle-même et attelée à l'avant du bâti 2 par des moyens 9 représentés en détail sur la figure 2. Derrière ladite barre 8, un dispositif de conditionnement est constitué par un rotor horizontal transversal 10 pourvu de doigts souples ll et susceptible d'être entraîné en rotation par des moyens non représentés dans le sens B. Un capot 12 carène ledit rotor et possède dans sa partie arrière des déflecteurs latéraux 13 et un déflecteur de fond 14 permettant le groupage en andain des végétaux coupés par la barre 8 et entraînés par les doigts 11. Dans la mesure où le végétal coupé est destiné à faire du foin, le dispositif conditionneur (rotor 10 et doigts 11) joue le rôle d'une faneuse aératrice. Ainsi, le végétal suit le trajet marqué par les flèches C sur la figure et retombe au sol derrière la machine en formant un andain très aéré dans lequel l'air peut circuler facilement en vue d'un séchage rapide. On peut cependant désirer obtenir un produit destiné à être ensilé. Il est dans ce cas nécessaire de briser les végétaux afin d'en accélérer le séchage. Pour obtenir ces brisures, on place sur le trajet C des dents ou saillies 15 fixes, par exemple solidaires du capot 12, sur lesquelles les végétaux sont projetés par le rotor 10 et les doigts 11. I1 faut noter que dans le cas d'obtention de foin, le rotor 10 tournera à une vitesse relativement basse, par exemple de l'ordre de 300 tours par minute. En revanche, pour obtenir un produit ensilable outre la mise en place des dents fixes 15, on fera tourner le rotor 10 à une vitesse supérieure par exemple entre 550 et 1000 tours par minute. Sur la figure 2, on a représenté en détail, l'une des principales caractéristiques de l'invention, à savoir les moyens d'attelage de la barre de coupe 8 à l'avant du bâti 2. On retrouve sur cette figure, certains des éléments déjà décrits avec les mêmes références. L'avant du bâti 2 comporte une poutre 2a équipée à l'une de ses extrémités latérales (celle voisine du timon 5), d'une platine verticale 20. Cette platine comporte un axe 21 sensiblement horizontal et transversal, donc parallèle à la barre de coupe 8, sur lequel est articuléeune semelle 22. Ladite semelle 22 est susceptible d'être fixée à la platine 20 par des moyens de fixation 23 (par exemple des boulons) les traversant mutuellement. Sur l'une des semelle ou platine on aura prévu, pour le passage de ces boulons, des orifices en forme de lumière curvilique 24 de manière à permettre un blocage dans une certaine plage d'inclinaison de la semelle 22 par rapport à la platine autour de l'axe 21. La semelle 22 est pourvue, à l'opposé de la platine 20, d'un pivot sensiblement vertical 25. Sur ce pivot est articulé un support 26 également sensiblement vertical. A l'extrémité inférieure 26a de ce support, la barre de coupe 8 est articulée par l'intermédiaire de son boîtier de renvoi d'angle 8a. Plus précisément, l'extrémité 26a du support est solidaire, des paliers fixes portés par le boîtier 8a de l'arbre d'entraînement d'entraînement des disques de la barre. Cet arbre s'étendant sensiblement horizontalement et longitudinalement constitue le pivot de débattement vertical de la barre de coupe 8. On rappellera à ce propos qu'une telle barre de coupe ou lamier, s'étend en porte-à-faux à partir de ce point de pivotement et repose sur le sol au moyen de patins 8b. A l'extrémité supérieure 26b du support 26, un élément 27 est articulé autour d'un axe longitudinal 28 par l'une de ses extrémités. L'autre extrémité de cet élément est conformée en paliers pour recevoir un arbre d'entraînement général 29 connectable par l'avant à la prise de force du tracteur, sur lequel est calée en rotation une poulie d'entraînement 30 et possédant dans sa partie arrière une partie 29a susceptible d'être connectée à un arbre d'entraînement secondaire par exemple un arbre de regroupeur d'andains. Entre l'élément 27 et le support 26, on a placé une tige filetée 31 articulée par l'une de ses extrémités à l'élément 27 et pénétrant dans un organe 32 solidaire du, mais susceptible de tourner par rapport au, support 26. En agissant sur un écrou 33, on éloigne ou rapproche l'élément 27 de l'organe 32 autour de l'articulation 28. La poulie 30 est reliée à l'arbre d'entrée (poulie 34) de la barre de coupe 8 par des courroies 35. On voit que l'actionnement de l'écrou 33 permet de régler la tension desdites courroies. I1 faut noter par ailleurs que le support 26 possède une extension latérale 26c par laquelle il est susceptible d'être attelé à une partie non représentée du bâti 2 au moyen d'un dispositif 36 de liaison longitudinal permettant l'immo- bilisation du support autour du pivot 25 et susceptible de se rompre si l'effort de traction auquel il est soumis est supérieur à une valeur prédéterminée. On remarquera que ce dispositif 36 possède une tige filetée 36a qui avec des écrous 36b permet sa fixation à ladite extension 26c. Cette fixation est ainsi réglable et autorise l'immobilisation du support 26 dans une position angulaire déterminée par rapport à son axe de pivotement. I1 en résulte qu'ainsi on peut régler l'angle que forme la barre de coupe 8 par rapport au sens d'avancement de la machine. Le support 26 possède en outre une extension longitudinale 26d dirigée vers l'avant de la machine. Cette extension sert d'appui pour un ressort de compression 37 sollicité par une tige 38 filetée à l'une de ses extrémités et porteuse d'une coupelle de réglage (du type écrou) 39 et articulée à son autre extrémité sur un levier 40 sensiblement vertical solidaire de la barre de coupe. Ainsi le ressort 37 tend à éloigner la coupelle 39 de l'extension 26d et donc à faire tourner, par la tige 38 le levier 40 autour du pivot de débattement de la barre de coupe dans le sens d'un relevage de la lame. En d'autres termes, par action sur la coupelle 39, on règle un effort de compensation du poids de la barre de coupe, donc la pression des patins 8b au sol. Enfin, une butée 41 est portée à l'extrémité d'un bras 42 solidaire du boîtier 8a du lamier 8. Ce bras s'étend en direction du timon 5 de manière que ladite butée 41 se trouve à l'aplomb d'une butée 43 tournée vers le bas, solidaire de ce timon 5 et formant coussin élastique. Ainsi, lorsque l'on relève l'avant de la machine par l'intermédiaire du vérin 7 (voir figure 1), les butées 41 et 43 sont en appui. Le lamier 8 est ainsi en butée positive lorsqu'il ne repose plus sur le sol ce qui permet d'éviter des oscillations gênantes lors du transport ou lors de la rotation de la machine en bout de champ, oscillations dues au fait que le lamier articulé se trouve uniquement "suspendu" par le ressort 37 en position relevée de la machine. Parmi tous les avantages de l'invention, on citera tout d'abord qu'une telle machine possède la souplesse d'utilisation d'une faucheuse à lamier et disques. De ce fait, elle est utilisable sur tous les types de terrains.En outre, elle comporte les mêmes sécurités qu'une faucheuse simple à savoir l'escamotage vers l'arrière du lamier lors de la rencontre d'un obstacle (rupture de l'organe 36). Comme le lamier utilisé est un lamier standard et très répandu sur le marché, il est très facile et rapide de procéder à son remplacement lors d'une avarie (démontage des boulons 23). Ensuite, on notera que l'articulation autour de l'axe 21 du support de lamier par rapport au bâti permet d'incliner labarre de coupe 8 autour de son axe longitudinal (c'est-àdire autour d'un axe transversal à la machine). On règle ainsi le caractère plus ou moins ras de la coupe ce qui permet notamment de procéder au fauchage dans de bonnes conditions de végétaux versés ou couchés ou irrégulièrement dressés. Par ailleurs, on notera que le réglage possible au niveau de l'organe 36 (tige 36a et boulons 36b) permet de régler -l'angle du lamier par rapport au sens d'avancement. Ceci est avantageux car on sait qu'une bonne coupe nécessite une légère avance de l'extrémité latérale la plus déportée du lamier par rapport à l'autre. En outre, ce réglage permet de compenser la tendance à avancer en crabe que possède toute machine tirée de manière déportée. L'invention mettant en oeuvre des moyens simples à fabriquer et à mettre en place, conduit à une machine robuste d'une grande souplesse d'emploi et d'entretien minimal et rapide. Elle trouve une application intéressante dans le domaine de la construction de machines agricoles. Elle n'est pas limitée à la description qui vient d'en être donnée mais couvre au contraire, toutes les variantes qui pourraient lui être apportées sans sortir de son cadre ni de son esprit. REVENDICATIONS 1. Machine à faucher de l'herbe, à conditionner le produit coupé selon sa destination et à le grouper en andain constituée par un bâti, un outil de coupe situé transversalement à l'avant du bâti par rapport au sens d'avancement de la machine, un dispositif conditionneur situé derrière l'outil de coupe et par un carénage d'extrémité pour la formation de l'andain, caractérisée en ce que l'outil de coupe est une barre de coupe à disquesconnue en elle-même attelée à l'une des extrémités transversales du bâti par le moyen d'une structure porteuse comportant une semelle verticale susceptible d'être fixée sur une platine verticale latérale solidaire du bâti, selon une orientation angulaire réglable autour d'un axe fixe sensiblement parallèle à ladite barre de coupe, ladite semelle comportant un pivot sensiblement vertical recevant un support dont l'extrémité inférieure est articulée sur l'une des extrémités de ladite barre de coupe autour d'un axe sensiblement longitudinal. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'à l'extrémité supérieure dudit support est articulé autour d'un axe sensiblement longitudinal un élément pourvu de paliers de soutien de l'arbre sensiblement longitudinal,d'une poulie d'entraînement de la barre de coupe. 3. Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle comporte un organe de blocage réglable de l'élément articulé par rapport au support. 4. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 3,caractérisée en ce que le support pivotant susdit est at- telé au bâti par un élément de sécurité de longueur réglable, susceptible de se rompre sous l'effet d'un effort supérieur à un effort prédéterminé. 5. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif réglable de compensation du poids de la barre de coupe constitué par un organe élastique de rappel attelé entre le support susdit et un levier sensiblement vertical solidaire de l'extrémité de la barre de coupe articulée au support. 6. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que de manière connue, elle comporte un timon d'attelage à un tracteur s'étendant d'un côté de la machine, en ce que de manière également connue, la partie avant du bâti est susceptible d'être abaissée ou relevée par rapport au niveau du timon et en ce que ledit timon est équipé d'une butée élastique tournée vers le bas susceptible de coopérer par appui avec une butée solidaire de la barre de coupe lorsque la. partie avant du bâti est dans sa position relevée. 7. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le dispositif de conditionnement est constitué par un rotor horizontal transversal, pourvu de doigts radiaux souples et par un carénage enveloppant au moins partiellement ledit rotor. 8. Machine selon la revendication 7, Caractérisée en ce que le carénage susdit possède dans sa partie descendant derrière le rotor, une pluralité de dents ou saillies sur lesquelles est projeté, par lesdits doigts, le produit coupé.