La présente invention concerne un procédé pour la production de l'acide nitrique et, plus particulièrement, l'invent ion concerne un procédé applicable à la pression atmosphérique pour la transformation des oxydes de l'azote en acide nitrique dans une zone de réaction relativement petite en comparaison de celles utilisées dans les procédés actuels fonctionnant à la pression atmosphérique. La plupart de l'acide nitrique disponible à ltéchel- le industrielle ou commerciale est produite par un premier stade consistant à oxyder l'ammoniac pour former des oxydes de l'azote, suivi d'une absorption des oxydes de l'azote dans de l'eau pour former l'acide nitrique. Dans le premier stade, l'ammoniac est initialement transformé en oxyde nitrique par oxydation de l'ammoniac en présence d'un excès d'oxygène sur un catalyseur convenable comme une toile de platine. L'oxydation de ltammo- niac est exothermique, et il se forme de l'eau comme sousproduit.Sous forme équilibrée, l'équation de cette réaction s'écrit : (1) NH3 + 1,2502 = NO + 1,5E20 On oxyde ensuite ltoxyde nitrique formé dans la réaction (i) pour former le bioxyde d'azote. la réaction est relativement lente et homogène, et elle effectue selon l'équa- tioei (2) (2) 2NO(g) + 02(g) = 2NO2 Au-dessous de 150 C, la constante d'équilibre favorise fortement la formation du bioxyde d1azote(ft de son dimere, le tétroxyde d'azote), de sorte que la quasi-totalité de oxyde nitrique se combinera avec tout 11 oxygène présent pour former du bioxyde d'azote (et son dimère le tétroxyde d'azote). Dans le stade suivant, le bioxyde d'azote (ou son dimère, le tétroxyde d'azote) est absorbé dans de l'eau pour produire l'acide nitrique. L'équation de cette réaction s'écrit (3) 3NO2(g) + H2 (liq.) = 2 HNO3(aq) + NO (g) Comme on peut le voir, il se produit de l'oxyde nitrique supplémentaire dans cette réaction. L'oxyde nitrique pro duit dans cette réaction se combine ensuite avec tout l'oxygène présent pour former du bioxyde d'azote (et son dimère le tétroxyde d'azote) selon la réaction (2). le bioxyde d'azote ainsi formé est absorbé dans l'eau présente, et il y a libération d'un supplément d'oxyde nitrique. Pour chaque ensemble de trois moles de bioxyde d'azote qui sont transformées en acide nitrique dans la réaction (3), il y a libération d'une mole dioxyde nitrique.A mesure que la concentration de l'oxyde nitrique devient de plus en plus faible, la réaction (2) s'effectue de plus en plus lentement ; et, en fait, elle ne va jamais d'ellemême jusqu'à son terme. Cependant, dans n'importe quel procédé industriel, il convient d'enlever les dernières traces d'oxyde nitrique des gaz d'échappement, de façon que ces gaz entrent bien dans le cadre des normes établies pour les matières polluantes par une administration telle que l'agence (des Etats Unis d'Amérique) pour la protection de l'environnement, et de façon, également, à réduire à son minimum la perte économique qui se produit lorsque l'oxyde nitrique (composé que l'on peut faire réagir utilement) est perdu par son envoi dans l'atmosphère. Jusqurà présent, l'enlèvement des dernières traces d'oxyde nitrique a été effectué à l'aide de pressions opératoires accrues et/ou gracie à l'utilisation de grands volumes de réacteurs. La réaction entre 11 oxyde nitrique et oxygène est une réaction du troisième ordre, et la vitesse de cette réaction augmentera comme le carré de la pression. La durée de séjour d'une quantité donnée de-gaz (en poids) traversant un réacteur de volume donné augmente en proportion directe de la prend sion. Il s'ensuit que le volume de espace d'oxydation nécessaire pour effectuer un degré donné d'oxydation de 11 oxyde nitrique sera inversement proportionnel au cube de la pression. Pour une pression de 8 bars, le volume de réacteur nécessaire sera seulement le 1/512 de celui nécessaire à la pression atmosphérique (1 bar). Bien entendu, l'équipement de fonctionnement sous pression ainsi nécessaire est onéreux à construire et à entretenir. Un procédé utilisant des pressions opératoires élevées est celui mis au point par DuPont. Un bon exposé résumé concernant ce procédé et sa mise au point est fourni dans T. H. Chilton, Ohem. Eng. Prou. Monograph Series NO 3, Vol. 56, Arn. Inst. Chem. Eng., NY. (1960). Dans une installation utilisant le "procédé DuPont", flair est comprimé à une pression manométrique comprise entre 3,5 et 8,75 bars, il est préchauffé à 2500C environ et il est mélangé à de la vapeur d'ammoniac, le mélange, contenant environ 10 % d'ammoniac en volume, traverse en courant descendant un ensemble de toilesplanes,en produisant de l'oxyde nitrique avec un rendement d'environ 95 % à la température de 9000C environ. le gaz chaud qui quitte la toile est refroidi par échange avec l'air d'alimentation et dans un réchauffeur des gaz de queue avant de s'écouler vers un dispositif de refroidissement et de condensation. l'acide faible produit dans le dispositif de condensation (ou condenseur) est pompé vers un plateau intermédiaire de la tour d'absorption, cependant que le gaz non condensé s'écoule vers le bas. La tour d'absorption consiste en une série de plateaux comportant des cloches de barbotage et comportant des serpentins de refroidissement pour enlever la chaleur de réaction. A mesure que le gaz s'élève dans la tour, à contre-courant de l'acide, le bioxyde d'azote se dissout dans l'eau en formant l'acide nitrique et en libérant de l'oxyde nitrique, qui est réoxydé dans l'espace situé entre les plateaux par l'excès d'oxygène présent. Au sommet de la tour, on introduit un condensat de vapeur d'eau à titre d'agent d'absorption les oxydes d'azote dissous sont enlevés de l'acide produit par contact avec de l'air secondaire dans-une tour "de blanchiment". le gaz de queue qui quitte la tour d'absorption est réchauffé jusqutà 2500C environ par échange avec le gaz chauffé au début du procédé, et ce gaz de queue se dilate ensuite en passant par un moteur à gaz, lequel fournit jusqu'à 40 % environ de lréner- gie requise pour l'entratnement des compresseurs à piston pour la compression de l'air. De façon typique, une telle installation produira 250 tonnes par jour d'acide nitrique à 100 % à un rendement volumétrique d'environ 1288 g à 1440 g d'acide nitrique à 100 % par jour et par dm3 de réacteur. Au lieu d'utiliser une pression élevée pour réduire à son minimum la quantité d'oxyde nitrique présente dans les gaz de sortie, on peut utiliser une série de réacteurs pour oxyder Oxyde nitrique en bioxyde d'azote. Dans ce procédé, on introduit le gaz résiduaire, contenant l'oxyde nitrique régénéré, dans un second réacteur où ce gaz est mis en contact avec un supplément d'oxygène et avec de l'eau pour former de l'acide nitrique et, bien entendu, un supplément d'oxyde nitrique régénéré, que l'on introduit à son tour dans un troisième réacteur, et le procédé se répète jusqu'à ce que soit pratiquement éliminé le taux d'oxyde nitrique dans les gaz de sortie. Comme on peut l'apprécier, chacune de ces techniques possède ses inconvénients. 1'utilisation d'installations comportant de grands réacteurs exige non seulement des investissements financiers considérables, mais cela augmente également la durée de séjour du gaz dans le réacteur. l'augmentation de la pression opératoire augmente également la durée de séjour du gaz et cela nécessite, en outre, l'utilisation d'un équipement pouvant fonctionner sous pression, et qui est onéreux à installer et à entretenir. Un but de la présente invention consiste donc à proposer un procédé pour la production de l'acide nitrique à partir des oxydes de l'azote, et qui élimine virtuellement la présence des oxydes d'azote régénérés dans les gaz d'échappement du processus. Un autre but de la présente invention est de propo ser un procédé du type décrit, que I'on peut mettre en oeuvre à une pression essentiellement atmosphérique avec des volumes relativement faibles de réacteurs. Un autre but encore de la présente invention est de proposer un tel procédé qui fonctionne dans une seule zone de réaction par mise en contact gaz/liquide. Un autre but encore de la présente invention réside dans la présentation d'un procédé, comme décrit ici, qui est capable d'obtenir des rendements égaux ou supérieurs à 85 % en acide nitrique à 100 %. Un autre but encore de la présente invention consiste à proposer un tel procédé, caractérisé par son aptitude à faire efficacement réagir des concentrations très faibles ou diluées des oxydes de azote. Un autre but encore est de proposer un procédé intégré, comme décrit ici, pour la transformation efficace et économique de l'ammoniac en acide nitrique. Ces buts et avantages du procédé,dainsi que d'autres encore, apparattront à l'examen de la description suivante, faite en regard des dessins annexés ou la figure 1 présente une vue en coupe d'un mode de réalisation de l'invention ici décrite la figure 2 décrit une vue en coupe d'un autre mode de réalisation de l'invention ici décrite la figure 3 montre une vue en coupe d'un appareil comportant des orifices permettant de prélever des échantillons de gaz pour l'analyse ; et la figure 4 est un graphique présentant en abscisses la concentration des oxydes de l'azote, mesurée dans la phase gazeuse, et montrant en ordonnées la hauteur de la tour (en mètres) et donc le volume cumulé de ce réacteur. Pour éviter le problème de la concentration qui diminue toujours et de la diminution résultante de la vitesse de la réaction de transformation de l'oxyde nitrique régénéré en bioxyde d'azote, le procédé de la présente invention utilise, en général, un liquide aqueux d'extraction ou de strippage, qui possède une teneur en acide nitrique se situant dans un intervalle particulier et qui traverse une zone de réaction. En maintenant à une valeur appropriée la température du liquide d1extraction et en la coordonnant avec les autres paramètres du procédé, on obtient une zone d'extraction et une zone de désorption qui concentrent les oxydes d'azote vers une zone de concentration où la transformation de l'oxyde nitrique en bioxyde d'azote ou en son dimère est relativement rapide.Ce liquide d'extraction, qui sert de premier courant, assure dans la zone de réaction la présence d'un niveau de liquide suffisant pour jouer au moins le rôle d'un joint étanche à ltégard des gaz. On retire continuellement un second courant de la zone de désorption et on le sépare pour former un courant de recyclage et un courant de produit final ou éventuel. La transformation globale des oxydes de l'azote en bioxyde d'azote ou en son dimère, grace à la concentration des oxydes de l'azote, est rapide et efficace, et elle élimine la nécessité d'une partie de l'équipement associé aux procédés industriels actuels, comme les réacteurs à grand volume et l'équipement capable de fonctionner sous pression élevée, et qui sont onéreux. En outre, la concentration des oxydes de l'azote dans le réacteur accélère également la transformation du bioxyde d'azote ou de son dimère en acide nitrique. L'invention est susceptible de recevoir diverses modifications et variantes. Cependant, une forme préférée de réalisation a été représentée sur les figures annexées et sera maintenant décrite en détail. Dans cette forme de réalisation, une seule tour verticale sert de zone de réaction et joue divers les, notamment la mise en contact gazlliquide pour l'ex- traction, etc. les experts en ce domaine comprendront, cependant, que l'on n'entend pas limiter ainsi l'invention à la forme particulière décrite mais, au contraire, l'intention de la Demanderesse est de couvrir toutes les modifications, tous les équivalents et toutes les variantes entrant dans le cadre et dans l'esprit de l'invention. Par exemple, on comprendra que l'on peut bien, sans sortir du cadre de la présente invention, utiliser un appareil horizontal de contact gaz/liquide à la place de l'appareil vertical décrit dans le mode préféré de réalisation. En outre, alors que le mode de réalisation illustré présente un procédé dans lequel l'oxyde d'azote mis en réaction est formé comme premier stade d'un procédé intégré, obtenu par oxydation de l'ammoniac, il n'est pas indispensable d'incorporer ce stade avantageux. On peut certainement utiliser n'importe quelle source des oxydes de l'azote. En se référant maintenant à la figure 1 des planches annexées, on y voit un procédé intégré pour transformer l'am- moniac en acide nitrique. A titre de source des oxydes de l'azote que l'on fera réagir, on oxyde tout d'abord l'ammoniac en oxydes de l'azote, en opérant comme cela est bien connu. Ainsi, comme représenté, on combine, chauffe et mélange dans un mélangeur classique de gaz il l'ammoniac ( 5 ) et une source primaire d'oxygène moléculaire, comme l'air (A1). On utilise un léger excès d'oxygène moléculaire par rapport à celui théoriquement nécessaire pour transformer l'ammoniac en oxydes de azote. On fait ensuite réagir le mélange gazeux ammoniac/ oxygène moléculaire pour former un mélange d'oxydes de l'azote en faisant passer le mélange oxygène/ammoniac dans un réacteur classique 12 qui a été muni d'un catalyseur classique 13 formé par de la toile de platine chauffée le mélange gazeux oxygène/ ammoniac passe sur la toile de platine chauffée pour transformer l'ammoniac en oxydes de l'azote, principalement l'oxyde nitrique et le bioxyde d'azote. Pour transformer les produits de l'oxydation de l'ammoniac en bioxyde d'azote ou en son dimère, on introduit continuellement ces produits gazeux dans la zone de concentration de la zone de réaction. Ainsi, comme représenté à la figure 1, les oxydes de l'azote sortantà titre de produits du réacteur 12 sont continuellement introduits par une admission 25 dans une zone de réaction comprenant une zone de concentration 16 et un réacteur 14. les limites définissant la zone de concentration et le rassemblement global ou la concentration des oxydes d'azote dans cette zone seront décrites dans la suite du présent mémoire.Selon un mode préféré de réalisation, on combine ces produits avec une source supplémentaire d'oxygène, comme de l'air, et qui est représentée comme de l'air secondaire (4) à la figure 1 pour garantir la présence d'une quantité adéquate d'oxygène pour la transformation des produits en bioxyde d'azote ou en son dimère. l'air secondaire est de préférence mélangé aux produits avant l'entrée dans le réacteur, comme représenté. De façon souhaitable, le réacteur 14 est un réacteur-extracteur classique vertical et de forme généralement cylindrique. La température des produits gazeux qui entrent,avec ou sans l'air secondaire, ntest pas particulièrement fondamentale. il s'est avéré convenable d'utiliser les températures telles que la température des gaz dans la zone de concentration soit typiquement inférieure à 1490O environ.Cette température dépend de plusieurs facteurs, notamment la température de l'acide nitrique aqueux dans la zone 17 d'extraction, la température de l'acide nitrique aqueux dans la zone de désorption 15, la quantité des oxydes de ltazote et de l'oxygène que l'on introduit dans le réacteur (puisque les réactions qui transforment les oxydes de 1'azote en acide nitrique sont exothermiques)et la température du mélange oxydes de l'azote/oxy- gène à l'entrée. Des résultats convenables ont été obtenus lorsque la température du mélange oxydes de l'azote/oxygène à lten trée se situe entre environ 380C et environ 940C. Selon un aspect de la présente invention, une portion au moins de la zone de concentration est entièrement démunie de tout garnissage ou de tout dispositif analogue.Cela permet un mélange optimum des gaz pendant la transformation en bioxyde de l'azote ou en son dimère. Ainsi, selon le mode préféré de réalisation, les gaz d'entrée sont introduits par une entrée 25 dans l'espace libre 10. Pour fournir un véhicule de l'acide nitrique qui est finalement produit dans la zone de réaction et pour permettre la concentration des oxydes de l'azote dans la zone de concentration, un aspect supplémentaire et important de la présente invention assure ltexistence d'un liquide d'extraction ou d'entratnement qui est continuellement introduit dans la zone de réaction. Ainsi, selon la présente invention, le liquide d'ex traction ou dtentratnement, qui est appelé ici le premier cou- rant, consiste en de l'acide nitrique aqueux ayant une teneur en acide nitrique comprise entre environ 10 ffi et environ 40 % et comprise de préférence entre environ 20 % et environ 30 %. Gracie à un maintien convenable de la température du premier courant à mesure quril traverse la zone de réaction, et selon un aspect supplémentaire et important de la présente invention, on obtient une zone d'extraction ou d'entratnement, une zone de concentration et une zone de désorption ; les oxydes de azote sont continuellement dirigés de la zone dtextraction et de la zene de désorption vers la zone de concentration. Pour cela, comme représenté à la figure 1, le premier courant est introduit par une admission 26 dans la zone d'extraction ou d'entratnement 17. La température du premier courant est maintenue dans cette zone entre environ 40C et environ 400C. Si la température de cette zone est trop élevée, les oxydes de l'azote qui sortent de la zone de concentration s'élèveront dans un mouvement ascendant dans le réacteur et iront au-delà de l'admission 26 destiné à l'introduction de l'acide nitrique aqueux dans le réacteur.Si cela se produit, une partie des oxydes de l'asote ne seront pas dissous par l'acide nitrique aqueux mais seront, au contraire, perdus dans les gaz d'échappement. il a été trouvé que lton perd peu ou pas des oxydes de l'azote inaltérés par passage dans les gaz d'échappementssi lton maintient au-dessous de 400C environ la température du gaz et du liquide dans la zone d'extraction. On comprendra que la longueur de la zone d'extraction doit entre telle que lton puisse maintenir dans cette zone les gaz à une température inférieure à environ 400 C. Bien entendu, on peut obtenir cet intervalle de température en introduisant le premier courant refroidi de façon convenable. il a cependant été trouvé intéressant de prévoir un moyen de refroidissement disposé dans la zone 17 d'extraction. On peut utiliser n'importe quel moyen convenable et, comme représenté, un serpentin de refroidissement 23 peut utilement servir à cet effet. Pour obtenir les meilleurs résultats, il est souhaitable d'introduire le premier courant dans la zone d'extraction de façon à assurer un contact cptimal gaz/liquide entre le premier courant et les gaz contenant les oxydes de l'azote inaltérés qui atteignent la zone d'extraction. C'est pourquoi l'on introduit le premier courant sous la forme d'une pulvérisation ou sous forme de petites gouttelettes ; et lton obtient un contact optimal gaz/liquide en disposant dans la zone d'extraction un garnissage ou un dispositif analogue assurant l'existence d'une surface de contact relativement grande.On peut utiliser n'importe quel garnissage inerte assurant une surface de contact relativement grande et ayant une teneur élevée en vides comme, par exemple, des plateaux classiques à barbotage, des anneaux Raschig en verre, des selles de Berl, ou des copeaux d'acier inoxydable. De préférence, on utilise des copeaux d'acier inoxydable puisque l'on obtient ainsi le plus grand rendement en acide nitrique. A la figure 1, le garnissage est désigné par l'indice 18. On laisse les gaz, débarrassés (gracie à leur contact avec le premier courant) de la quasi-totalité des oxydes d'azote n'ayant pas réagi, partir à l'atmosphère comme gaz d'échappement (G) par une sortie 24 de la zone d'extraction 17. Selon un autre aspect encore du procédé de la présente invention, et comme on l'a brièvement indiqué ici, il existe une zone de désorption,qui comprend un joint d'étanchéité de la zone de réaction à l'égard des gaz et qui sert à libérer au moins une proportion majeure des produits gazeux dissous, comprenant des oxydes de l'azote, avant l'enlèvement de la zone de réaction du courant d'acide nitrique. A cette fin, on introduit le premier courant dans la zone d'extraction à une vitesse suffisante pour permettre le maintien d'un niveau prédéterminé du premier courant de liquide dans la zone de désorption, de façon à maintenir la température de cette zone à une valeur d'au moins 550C et de préférence à une valeur d'au moins 820C. Dans la forme préférée, ce niveau prédéterminé du liquide doit suffire à permettre une désorption des gaz dans la zone de désorption. La température de ce liquide peut entre aussi élevée que le point d'ébullition de ce liquidessgutelle peut atteindre. De cette façon, la majorité ou la totalité des gaz, comme les oxydes de l'azote ayant pas réagi, peuvent entre dirigés vers la zone de concentration. Comme représenté à la figure 1, il y a une zone de désorption 15 ; et le liquide retenu est chauffé par n'importe quel moyen classique, comme, par exemple, par le serpentin de chauffage 19 représenté à la figure 1. Selon un aspect préféré de la présente invention, la zone de désorption comprend un garnissage ou un dispositif analogue pour empecher ltétablissement de courants de convexion qui pourraient permettre à des oxydes de l'azote dissous en des quantités importantes d'entre enlevés de la zone de réaction. Ainsi, un garnissage 18 est prévu à cette fin. On peut utiliser ntimporte quel moyen connu de façon classique pour éviter des courants parasites ou tourbillonnaires dans des liquides, et lson peut utiliser par exemple des plaques perforées. Pour la délimitation de l'interface entre la zone d'extraction et la zone de concentration, d'une part, et entre la zone de concentration et la zone de désorption, d'autre part, on comprendra que cela est principalement défini par les gradients de températures existant au sein de la zone de réaction. Ainsi, à propos de l'interface entre la zone d'extraction et la zone de concentration, la zone de concentration commence là où le premier courant de liquide traversant la zone d'extraction a atteint une température d'au moins 430C environ, de préférence, 520C. En ce qui concerne les zones de concentration et de désorption, l'interface se définit comme le domaine où le liquide est à une température d'environ 550C, de préférence à environ 660C. La transformation du bioxyde d'azote ou de son dimère, ainsi formé, en acide nitrique s'obtient, bien entendu, par réaction avec liteau présente dans le premier courant qui traverse la zone de réaction ainsi qu'avec l'eau formée dans les réactions se produisant dans la zone de réaction.Ainsi, principalement dans la zone de concentration, les oxydes de l'azote et l'oxygène réagissent en présence de liteau pour donner des produits gazeux de réaction comprenant le bioxyde azote et pour donner des produits liquides de réaction, principalement l'acide nitrique. l'acide nitrique produit se combinera avec le premier courant d'acide nitrique aqueux pour en enrichir la teneur en acide nitrique, cependant que les produits gazeux de réaction tendront à disparattre de trois façons distinctes. En premier lieu, tout le bioxyde d'azote produit réagira généralement ensuite avec liteau présente dans le premier courant diacide nitrique aqueux pour former de l'acide nitrique supplémentaire. Comme pour l'acide nitrique présent dans les produits liquides de réaction, cet acide nitrique se combinera avec le premier courant d'acide nitrique aqueux pour en enrichir la teneur en acide nitrique. En second lieu, une partie des produits gazeux de réaction se dissoudront dans le premier courant mais ne réagiront pas avec ce premier courant. On empoche ces gaz dissous n'seyant pas réagi entre emportés loin de la zone de réaction, grecs à la zone de désorption 15 qui libère ces gaz, refoule les produits gazeux de réaction, dissous et ntayant pas réagi, hors du liquide sous forme de gaz et les dirige à nouveau vers la zone de concentration. Pour faciliter la désorption des gaz dans cette zone, on peut utiliser un moyen de chauffage 19, comme, par exemple, un serpentin à vapeur d'eau, pour chauffer le liquide se trouvant dans cette zone. En troisième lieu, une partie des produits gazeux de réaction passera de la zone de réaction vers la zone d1ex- traction et sortira sous forme de gaz d'échappement (G) par la sortie 24. la zone d'extraction a pour rtle d'absorber ces gaz et de réduire ainsi à son minimum, jusqu'à un niveau acceptable, la proportion des oxydes de l'azote ayant pas réagi et qui se trouvent dans les gaz d'échappement (G). L'effet combiné de l'introduction du premier courant d'acide nitrique aqueux froid, du refroidissement dans la zone 17 d'extraction et du chauffage du liquide dans la zone 15 de désorption consiste à concentrer les oxydes de l'azote, en particulier le bioxyde d'azote et l'oxyde nitrique, et l'oxygène se trouvant dans la zone de concentration 16 du réacteur et au voisinage de cette zone de façon que le bioxyde d'azote puisse réagir pour former de l'acide nitrique et que l'acide nitrique puisse réagir pour former le bioxyde d'azote. Il a été trouvé que grecs à la concentration continue des oxydes de l'azote, que l'on effectue de cette façon, on a résolu les problèmes étudiés ici et qui concernent la régénération de l'oxyde nitrique dans la réaction du bioxyde d'azote avec 11 eau pour former l'acide nitrique. Ainsi, puisque les oxydes de l'azote, et notamment ltoxyde nitrique régénéré, sont continuellement soumis à concentration, l'oxydation de ltoxyde nitrique en vue de former le bioxyde d'azote n'est pas empochée par la présence de faibles concentrations.En outre, puisque l'oxyde nitrique régénéré est effectivement extrait des gaz d'échappement et qu'il est continuellement reconcentré dans la zone de réaction, le procédé atteint un état d'équilibre dynamique selon lequel l'oxyde nitrique réagit continuellement avec l'oxygène pour former le bioxyde d'azote,qui réagit à son tour avec liteau pour former l'acide nitrique. On effectue cela sans utiliser des pressions opératoires élevées ni une série de réacteurs successifs, comme cela caractérise les procédés actuellement connus. Pour obtenir l'acide nitrique produit, on sépare le second courant du liquide du premier courant dans la zone de désorption, en une quantité et à un débit qui sont coordonnés avec la quantité et le débit du premier courant que l'on introduit dans la zone d'extraction, de façon à retenir la quantité requise de liquide dans la zone de désorption. Ce second courant peut autre concentré de façon classique pour donner de l'acide nitrique à la concentration voulue. Selon un premier aspect de la présente invention, on sépare le second courant en un courant de produit que l2on peut concentrer, si on le désire, et en un courant de recyclage, qui sert de source du premier courant. Comme lton retire un peu d'eau avec le courant de produit, il faut ajouter à ce courant de recyclage de lteau en une quantité et un débit égal ou supérieur à la quantité et au débit de l'eau que Iton retire dans le courant de produit, afin de maintenir le niveau du liquide dans la zone de réaction et afin de maintenir également la con centration en acide nitrique dans ce liquide entre environ 10 % et 40 % en poids.De cette façon, on maintient la réaction continue sans qu'il soit nécessaire d'ajouter de l'acide nitrique aqueux dilué frais, sauf au cours du démarrage du processus. Un autre aspect encore du mode préféré de realisation de la présente invention prend liteau extraite au entre de la concentration du courant des produits pour utiliser comme diluant du courant de recyclage enrichi en acide nitrique, afin de réduire à son minimum la quantité d'eau nouvelle quel faut ajouter pour maintenir la concentration voulue en acide nitrique dans le premier courant. Dans ce but, comme représenté à la figure 1, un second courant 40 est retiré de la zone de réaction par 'me sortie 20 et il est dirigé par une pompe 22 vers une uamte 41 où le second courant est séparé en un courant des produits 43 et en un courant de recyclage 42. La vanne 41 dirige le courant de recyclage vers la zone 17 d'extraction pour y servir de premier courant, et elle dirige le courant des produits era le concentrateur 44. B'eau retirée du concentrateur 44 est d'abord refroidie dans un échangeur de chaleur 50 puis elle est pompée vers le courant de recyclage 42 par une pompe 45 diEposde sur une conduite 46.De l'eau provenant d'une source supplementaire (non représentée) peut entre ajoutée par une conduite 47 au courant 42 de recyclage. Avant de revenir vers la zone 17 d'extraction du réacteur 14 à titre de premier courant, le courant de recyclage 42 peut entre refroidi par n'importe quel nyen classique de refroidissement, par exemple par un échangeur de chaleur, qui est représenté en 48 à la figure 1. HNO3 nd e, à la figure 1, la sortie de l'acide nitrique concentre obtenu. La zone de désorption fait de préférence partie intégrante du réacteur utilisé. Cependant, on peut également utiliser une unité de désorption, distincte et séparée du réacteur 14. Un mode de réalisation dd ce type est représente à la figure 2. Comme la plupart des éléments restent les mêmes, on a utilisé les mêmes indices pour les désigner. le fonctionnement du mode de réalisation illustré à la figure 2 est le mgme que pour la figure 1, sauf en ce qui concerne le fonctionnement de l'unité de désorption 15. Ainsi, dans un mode de fonctionnement, il n'est pas nécessaire de chauffer la zone 15 de désorption, et il faut seulement que la quantité de liquide qui s'y trouve soit adéquate pour constituer un joint étanche à 12 égard des gaz. Dans ce mode de fonctionnement, la libération des oyxdes de l'azote qui n'ont pas réagi est obtenue dans la tour séparée 30. En variante, si on le désire, la fonction de désorption peut entre partiellement réalisée dans une zone 15 de désorption et le reste effectué dans la tour 30. Dans ce mode de fonctionnement, comme dans le fonctionnement représenté à la figure 1, la zone de désorption 15 est chauffée et l'on y maintient plus que la quantité minimale de liquide. Ce mode est particulièrement intéressant lorsque la capacité de la zone 15 de désorption ne convient pas pour effectuer une désorption complète. En se référant maintenant à la figure 2, on voit que le second courant est retiré du réacteur 14 par une sortie 20 et qu'il est dirigé par une pompe 22 vers une entrée 32 de la tour 30. La tour 30 peut, de façon appropriée, autre une tour verticale, généralement cylindrique et qui comporte un garnissage 31 semblable à celui utilisé dans la zone 14 d'extraction. L'acide nitrique aqueux descend dans la tour sous l'influence de la gravité et il traverse le garnissage 31. l'acide nitrique aqueux présent dans la tour est maintenu à une température d'au moins 550C, de préférence à 820C environ au moins, gracie à un moyen approprié de chauffage tel qu'une enveloppe 37 comportant un serpentin où circule de la vapeur d'eau. A mesure que l'acide nitrique aqueux traverse en descendant la tour ainsi chauffée, tous les gaz qui n'ont pas réagi et qui sont dissous dans le liquide sont libérés ou désorbés. Ces gaz libérés se mélangent avec l'air introduit dans la tour par une admission 36 ; ils traversent en un mouvement ascendant la tour garnie et ils en sortent par une sortie 33 pour constituer des gaz secondaires d'alimentation. Ces gaz secondaires d'alimentation sont ensuite renvoyés, par l'intermédiaire de l'entrée 34, dans le réacteur 14 pour y subir une transformation en acide nitrique.Après la désorption des gaz n'ayant pas réagi, un courant d'acide nitrique aqueux est soutiré par une sortie 35 de cette tour 30. le courant soutiré passe vers une pompe 22a puis vers une soupape 41 où ce courant est séparé en un courant des produits et en un courant de recyclage. le courant des produits (passant pas la conduite 43) peut ensuite entre concentré (dans un concentrateur 44) de la façon décrite ci-dessus à propos de la figure 1. Darus le mode de réalisation représenté à la figure 1 comme dans le mode représenté à la figure 2, il est souhaitable de soutirer le courant des produits (exprimé en acide nitrique à 100 ) à un débit égal à la quantité d'acide nitrique (également exprimé en acide nitrique à 100 %) qui est produit dans le procédé. En outre, pour extraire efficacement les produits gazeux de réaction des gaz qui s'élévent'dans la colonne, il faut régler la quantité d'acide nitrique recyclé vers le réacteur et qui forme le premier courant.Par exemple, dans le réacteur représenté dans les modes de réalisation que l'on vient de décrire, on a trouvé qu'un rapport de 20:1 en volume entre les gaz qui s'élèvent dans la colonne et l'acide (à la concentration de 22 %) permet d'extraire des gaz destinés à la sortie au moins 96 ffi des produits gazeux de réaction. Comme étudié ici, la concentration continue des oxydes de l'azote contribue à l'obtention des plus grandes vitesses de réaction et des meilleurs rendements que l'on obtient gracie au procédé de la présente invention. les figures 3 et 4 et les données présentées ci-après dans 1' exemple 4 montrent qutune concentration des oxydes de l'azote est effectuée grecs au présent procédé. les gaz d'alimentation provenant du réacteur d1oxy- dation catalytique de l'ammoniac dans l'exemple 4 ont été analysés, et lton a trouvé que ces gaz contiennent 9,86 ffi de NOx. l'appareil utilisé dans l'exemple 4 est représenté à la figure 3. On introduit de l'air supplémentaire à la base du réacteur par une admission 49 et on le mélange avec le mélange gazeux d'alimentation oxydes d'azote/oxygène qui entre dans le réacteur 14 par l'admission 25. Comme représenté à la figure 3, le réacteur est muni d'orifices permettant de prélever du réacteur des échantillons de gaz destinés à des analyses ; ces orifices sont iden tifiés par les points A, 3, C et D. L'orifice de prélèvement des gaz au point A se si- tue entre l'admission 25 (permettant l'entrée du mélange gazeux d'alimentation oxydes de l'azote/opygène dans le réacteur 14) et le niveau du liquide dans la zone 15 de désorption du réacteur. L'orifice de prélèvement de gaz au point B est juste en dessous (environ à 6,35 cm) du garnissage 18 de la zone 17 d'est traction du réacteur. L'orifice de prélèvement de gaz au point C se situe dans le garnissage 18 dans la zone extraction 17 juste à environ 15 cm au-dessous du point de jonction de ces deux portions du réacteur.Cet orifice de prélèvement des gaz est adjacent au serpentin de refroidissement 23 situé dans la zone 17 d'extraction. l'orifice de prélèvement des gaz au point D est situé en un point juste au-dessus de la jonction des deux portions du réacteur. l'analyse de l'échantillon de gaz prélevé par ltorifice B de prélèvement de gaz montre que la concentration de NOx dans le réacteur est en cet endroit de 9,92 %. Comme on peut le calculer d'après la dilution du gaz d'entrée, où l'on mélange 86 ffi des gaz contenant 9,86 % de NOx avec 14 % d'air supplémentaire, les gaz mélangés à cet endroit du réacteur doivent contenir 8,46 % de NOg. Une analyse montre que les gaz mélangés contiennent en fait 9,92 % de NOx Ainsi, on peut voir que le procédé de l'invention concentre les oxydes de l'azote, malgré ltesistence d'un processus compétitif de transformation de NOx en HNO3. le procédé de la présente invention, que l'on décrit ici, peut autre encore illustré à l'aide des exemples suivants, qui sont destinés à illustrer, mais nullement à limiter, le cadre de l'invention. Dans les exemples suivants, le rendement en acide nitrique es-t formé sur l'ammoniac introduit dans le brûleur d'ammoniac par oxydation, en calculant la quantité d'acide nitrique qui devrait se former selon les équations suivantes NH3 + 1,2502 = 1,5 H20 + NC 2NO + 2 = 2N02 3NO2 + H2O = 2HN03 + NO On compare ensuite cette quantité théorique avec la quantité d'acide nitrique réellement formé, afin de déterminer un rendement en pourcentage. Exemple~1 Dans un mélangeur classique de gaz, on introduit de l'ammoniac à raison de 110,9 g à l'heure et l'on introduit de l'air (qui a été séché et dont on a enlevé le gaz carbonique) à raison de 1523 g à ltheure, puis l'on introduit ce mélange dans un réacteur catalytique muni d'un catalyseur formé par de la toile de platine. La toile de platine est un disque circulaire de 7,5 cm de diamètre, qui est formé à partir d'un fil (90 ffi en poids de platine et 10 % en poids de rhodium), ayant un diamètre de 76 mm ; la toile présente des ouvertures de 0,177 mm. On maintient la toile de platine à une température d'environ 8900C. On amorce la réaction de l'ammoniac et de ltoxy- gène de l'air en chauffant à l'aide dtun petit arc électrique un petit point du fil de platine servant de catalyseur. Après l'amorçage, la réaction s'étale lentement sur le reste de la toile métallique. Cela prend entre 1 et 2 minutes.On mesure par des techniques classiques de chromatographie en phase gazeuse la composition des gaz qui sortent du bradeur catalytique, et l'on trouve la composition suivante en poids Oxygène et argon 1,00 Azote 81,00 Oxydes de l'azote (indi qués comme N02) 17,50 Oxyde nitreux 0,61 On mélange ensuite les produits de la réaction, qui contionnent les oxydes de l'azote provenant du réacteur cataly tique, avec un supplément d'air que lton ajoute à raison de 272g à ltheure. La température du courant gazeux résul-tant est de 660C environ.On introduit ensuite ce courant gazeux dans un réacteur constitué par une tour verticale, de forme généralement cylindrique, où s'effectuent des écoulements à contrecourant. Ce réacteur est construit en acier inoxydable et il a une hauteur d'environ 490,2 cm. La portion de 124,5 cm du bas de ce réacteur a un diamètre d'environ 10 cm, et les 365,7 cm de la portion supérieure du réacteur ont environ 7,5 cm de diamètre. le volume de ce réacteur est d'environ 29271 cm3. L'intérieur de la tour est muni d'une section contenant des copeaux d'acier inoxydable, constituant un garnissage placé à 45 cm du baz de la tour et qui est supporté par une toile d'acier inoxydable remplissant tout l'intérieur de la tour. Cette section garnie s'étend jusqu'au sommet de la tour. le volume de cette section garnie du réacteur constitué par une tour où s'effectuent des écoulements à contre-courant est d'environ 25 225 cm3. La section inférieure non garnie (45 cm) de la tour, au-dessous de la section garnie, contient du liquide jusqu'à un niveau de 15 cm. La base de la tour est munie d'une sortie qui a un diamètre d'environ 1,27 cm, de sorte que l'on puisse retirer de la tour le liquide effluent. Dans la paroi de la tour, dans la portion inférieure non garnie de la tour, jusqutaudessous de la section garnie, il y a une sortie permettant d'admettre dans la tour le courant gazeux provenant du brûleur ammoniac/oxygène, avec une addition d'air. Une admission, d'un diamètre d'environ 6,35 mm, est située dans la paroi de la tour à 5 cm environ du sommet de la tour ; cette admission permet l'introduction d'une solution aqueuse diacide nitrique dans la tour. A mesure que la réaction se poursuit, on introduit continuellement la solution aqueuse d'acide nitrique, à raison d'environ 14 060 g à l'heure, par cette admission dans le réacteur constitué par la tour où s'effectuent des mouvements à contre-courant. Au sommet de la tour, il y a une sortie, dtun diamètre environ 6,35 mm, et qui permet le passage des gaz résiduaires. On maintient à 570C environ la température du liquide dans la section inférieure de la tour. Un thermocouple indique que la température de la section garnie de la tour de réaction, juste au-dessus de la toile métallique qui supporte le garnissage constituant une section de la tour, est d'environ 38,30C, cependant que la température de la section garnie, au sommet de la tour et au voisinage de l'admission d'acide nitrique, est d'environ 10 O, selon la détermination faite à laide du thermocouple. Après l'admission des produits gazeux provenant de l'oxydation de l'ammoniac (avec une addition d'air) dans la tour, et après que la réaction se soit un peu poursuivie, on trouve que la température régnant dans la portion non garnie, juste au-dessous de la section garnie, est d'environ 63,30C. A mesure que la réaction se poursuit, on recycle continuellement une solution aqueuse d'acide nitrique vers cette unité en collectant l'effluent du réacteur qui sort de la tour par la sortie située à la base de l'unité. Avant l'amor çage de la réaction, on introduit dans la tour de réaction 1334 g d'acide nitrique (en acide nitrique à 100 %). On ajoute cet acide sous forme d'une solution aqueuse à 24,3 %. Tel qu1il a été antérieurement maintenu, le taux de recyclage de cette solution aqueuse d'acide nitrique est d'environ 14 060 g à ltheure. L'effluent provenant du réacteur peut contenir quelques oxydes de l'azote en dissolution.Ces oxydes de l'azote qui n'ont pas réagi peuvent autre extraits de l'effluent et ils peuvent entre renvoyés dans la tour de réaction. Pour y parvenir, on fait passer lteffluent provenant, de la tour de réaction dans une seconde tour en acier inoxydable, qui a une hauteur d'environ 244 cm, un diamètre d'environ 5 cm et un volume d'environ 4275 cm3. La seconde tour est garnie des mimes copeaux d'acier inoxydable que ceux utilisés dans les sections garnies de la tour de réaction. L'effluent est introduit au sommet de cette seconde tour garnie, grecs à une admission de 1,9 cm de diamètre, qui est située dans la paroi de la tour à environ 7,5 cm du sommet de cette tour. L'effluent traverse par gravité la tour garnie.La seconde tour est munie d'une enveloppe comportant une circulation de vapeur d'eau, de façon à pouvoir maintenir la températurqte la tour à une valeur d'au moins 660C, de façon à permettre la désorption, sous forme de gaz, de tous les oxydes de l'azote dissous dans lteffluent. Tes gaz désorbés traversent la tour en un mouvement ascendant et ils en sortent par une sortie située au sommet de la tour et qui a un diamètre d'environ 6,35 mm. Pour les transformer en acide nitrique, on renvoie ces gaz désorbés vers le réacteur pas une admission vers le réacteur, ayant un diamètre d'environ 6,35 mm et qui est situéédans la paroi du réacteur, juste au-dessus du liquide placé au fond de la tour de réaction, qui se trouve à environ 15 cm au-dessus du fond du réacteur.On prélève un courant d'acide nitrique aqueux de cette seconde tour par une sortie ayant un diamètre d'environ 6,35 mm et qui est situé au bas de la seconde tour. Ce courant d'acide nitrique aqueux prélevé est refroidi jusqutau voisinage de la température ambiante et il est recyclé à l'aide d'une pompe classique pour maintenir dans le réacteur l'écoulement de l'acide nitrique aqueux à contrecourant (des gaz). Après quatre heures de réaction, la quantité d'acide que l'on retire de l'unité est de 2787 g (de HNO3 à 100 %) et la concentration de l'acide récupéré est de 27,4 %. L'acide produit s'élève à 1463 g (de HNO3 à 100 %), ce qui représente un rendement de 85,9 %. On trouve que les gaz de sortie de la tour de réaction représentent environ 1700 g à l'heure 0,20 % de ce gaz de sortie est constitué par des oxydes de llazo- te. La température des gaz de sortie est de 230C environ. Le rendement volumétrique de la réaction est dans cet exemple de 2 & ,8 g d'acide nitrique par dm3 et par jour. Exemple 2 On répète l'exemple 1, sauf que l'on maintient à 490G environ la température de la zone située entre la section inférieure de liquide et le garnissage placé dans la portion supérieure de la tour de réaction. La quantité d'acide que l'on introduit initialement dans l'unité est d'environ 1602 g (en HN03 à 100 %) que lton ajoute sous forme d'une solution aqueuse à 25,2 fo. Au bout de quatre heures de réaction, la quantité diacide retiré de l'unité est de 2936 g (de HNO3 à 100 %), et la concentration de l'acide récupéré est de 28,1 %. L'acide produit représente 1334 g (en RNO3 à 100 %), ce qui constitue un rendement de 80,3 %.De la tour de réaction, il sort par heure 1700 g de gaz dont 0,38 % représente des oxydes de azote. Dans cet exemple, le rendement volumétrique du réacteur est de 230,4 g d'acide nitrique par dm3 et par jour. Exemple 3 On répète l'exemple 1, sauf que lton maintient à 70,50C environ la température de la zone située entre le liquide placé dans la zone inférieure et le garnissage placé dans la zone supérieure du réacteur. La quantité d'acide que l'on introduit à l'ori- gine dans l'unité est de 1325 g (en HNO3 à 100 ), que l'on ajoute sous forme d'une solution aqueuse à 24,3 %0 Au bout de 4 heures de réaction, la quantité d'acide que l'on a retirée de l'unité est de 2708 g (en HN03 à 100 %), et la concentration de l'acide récupéré est de 30,3 %.L'acide produit pèse 1383 g (en HN03 à 100 %) et il représente un rendement de 84,2 %. Il sort de la tour de réaction environ 1500 g par heure de gaz dont 0,71 % représente des oxydes de l'azote. le rendement volumétrique du réacteur est dans cet exemple de 246,4 g d'acide nitrique par dm3 et par jour. Exemple 4 On effectue cet exemple en utilisant un réacteur semblable à celui représenté à la figure 3. Ce réacteur a des dimensions légèrement différentes de celles du réacteur utilisé cidessus dans les exemples 1, 2 et 3, et il est muni d'orifices de prélèvement de gaz aux points A, B, C et D, comme représenté à la figure 3. On introduit de ltammoniac, à raison de 101,0 g à l'heure, et de l'air (qui a été séché) à raison de 1315 g à l'heure dans un mélangeur classique de gaz et, de là, dans un réacteur catalytique muni d'un catalyseur constitué par de la toile de platine. Le catalyseur est constitué par 3 couches de disques circulaires de 7,5 cm de diamètre. Ces disques sont formés par du fil (90 ffi en poids de platine0 % en poids de rhodium) ayant un diamètre de 76 > i. La toile laisse des ouvertures de 0,177 mm. On maintient le catalyseur (toile de platine) à une température d'environ 9250C. On amorce la réaction de l'ammoniac et de l'oxy- gène de l'air en chauffant, à l'aide d'un petit arc électrique, un petit point du fil de platine servant de catalyseur. Après l'amorçage, la réaction s'étale lentement sur le reste de la toile métallique. Cela prend entre 1 et 2 minutes. On mesure par des techniques classiques de chromatographie en phase gazeuse la composition des gaz sortant du brtleur catalytique, et l'on trouve que cette composition est la suivante Pourcent en poids Oxygène 6,20 Azote 83,60 Oxyde d'azote (indiqué en tant que N02) 9,86 Oxyde nitreux 0,35 On refroidit jusqu'à 310C environ la température du mélange air/oxydesd'azote.On introduit ensuite ce mélange gazeux dans un réacteur qui est une tour verticale semblable à celle ttprésentée à la figure 3. Ce réacteur est de forme généralement cylindrique ; il est en acier inoxydable et il a une hauteur d'environ 450 cm. La portion inférieure (150 cm) de ce réacteur a un diamètre d'environ 10 cm ; la portion immédiatement supérieure (300 cm) a un diamètre d'environ 7,5 cm. La portion extrême (90 cm) du dessus de la tour a un diamètre de 10 cm. Le'volume de cette tour de réaction est d'environ 29 860 cm3. Be niveau du liquide, à la portion inférieure, a une profondeur d'environ 48,25 cm. La base du réacteur est munie d'une sortie d'un diamètre d'environ 1,27 cm; et qui permet le prélèvement du liquide du réacteur.Dans la paroi du réacteur, entre la portion supérieure garnie et le niveau du liquide, il y a une admission permettant d'introduire dans le réacteur le courant gazeux provenant du brûleur ammoniac/oxygène (et qui comporte une addition d'air). Une admission, d'environ 6,35 mm de diamètre, est située à 15 cm environ du sommet du réacteur. Cette admission permet d'introduire dans le réacteur une solution aqueuse d'acide nitrique. A mesure que la réaction se poursuit, on introduit continuellement la solution aqueuse d'acide nitrique dans le réacteur, par cette admission, à raison d'environ 14 060 g à l'heure. Au sommet du réacteur, il y a une sortie d'environ 6,35 mm de diamètre et qui permet la sortie des ga d'échappement du réacteur. On maintient à 910C environ la température du liquide se trouvant dans la portion inférieure du réacteur. Un thermocouple indique que la température de la portion supérieure garnie du réacteur, à 25,4 cm au-dessus de la toile métallique qui supporte le garnissage, est d'environ 160C, cependant que le thermocouple indique que la température de l'acide nitrique à l'entrée est de 4,50C environ. Comme représenté à la figure 3, le réacteur est muni d'orifices permettant de prélever des échantillons de gaz du réacteur (et de les analyser ensuite). Ces orifices sont représentés aux points A, B, C et D. T.'orifice de prélèvement de gaz situé au point A est placé entre l'admission 25 (permettant l'introduction du mélange gazeux des oxydes d'azote et de l'oxygène dans le réacteur 14) et le niveau du liquide dans la zone 15 de désorption du réacteur. Blorifice de prélèvement de gaz situé au point B est disposé à environ 6,35 cm au-dessous du garnissage 18 de la zone 17 d'extraction du réacteur. B'orifice de prélèvement de gaz, situé au point C, se trouve dans le garnissage 18 de la zone 17 d'extraction à environ 15 cm au-dessous du point de jonction des deux portions du réacteur.Cet orifice de prélèvement de gaz est adjacent au serpentin 23 de refroidissement disposé dans la zone 17 d'extraction. B'orifice de prélèvement de gaz situé au point D est juste placé au-dessus du point de jonction des deux portions du réacteur. Après admission des produits gazeux de l'oxydation de l'ammoniac (avec addition d'air) dans le réacteur et après que la réaction se soit poursuivie un petit moment, on détermine que la température est de 54,50C environ dans la portion du réacteur située entre la portion garnie supérieure et le niveau de liquide dans la portion inférieure. A mesure que la réaction se poursuit, on recycle continuellement une solution aqueuse d'acide nitrique vers la tour de réaction, en recueillant le courant d'acide nitrique prélevé du réacteur par la sortie située à la base de l'unité. Avant l'amor çage de la réaction, on introduit dans le réacteur 1159 g (en HNOD à 100 %) d'acide nitrique. Cet acide est ajouté sous forme d'une solution aqueuse à 21 ,8 %. Comme antérieurement mentionné, le taux de recyclage de cette solution aqueuse d'acide nitrique est d'environ 14 000 g à l'heure. Be liquide provenant du réacteur peut contenir un peu des oxydes d'azote dissous. Ces oxydes d'azote ayant pas réagi sont de préférence éliminés de l'effluent par chauffage du bas de la tour du réacteur.Pour y parvenir, on place un serpentin de chauffage à 0,3 m du bas du réacteur. 'le serpentin est chauffé par de l'eau chaude, de sorte que l'on peut maintenir une température d'au moins 660C environ au bas de la tour, ce qui permet la désorption de tous les gaz dissous dans le liquide se trouvant au bas du réacteur. Ces gaz désorbés traversent en courant ascendant la tour de réaction pour être transformés en acide nitrique. Le liquide prélevé du réacteur est refroidi et il est recyclé vers le réacteur pour maintenir le ccurant d'acide nitrique aqueux introduit dans la tour de réaction. Après quatre heures de réaction, la quantité d'acide que l'on a retirée de l'unité est de 2435 g (en ENO) à 100 %) et la concentration de l'acide récupéré est de 26,1 %. L'acide produit représente 1276 g (en HNO3 à 100 %), soit un rendement de 85,3 %. On trouve-que les gaz de sortie provenant de la tour de réaction représentent environ 1750 g à l'heure, et que 0,80 % de ces gaz de sortie sont constitués par des oxydes de l'azote. La température du gaz de sortie est de 24 C environ. A mesure que la réaction se poursuit, on prélève des échantillons du réacteur par les orifices A, B, C et D de prélèvement de gaz, et on les analyse par des modes opératoires classiques de chromatographie de gaz. Voici les résultats de ces analyses 02 N2 NO(en N02) N20 A 7,2 % 83,3,' 9,16,' 0,32 % B 7,3 ,' 82,6 % 9,92,' 0,30 % C 7,7 % 90,0 % 2,07 % 0,32 % D 7,8 % 91,1 % 0,80 0,33,' Le résultat de ces analyses est représenté graphiquement à la figure 4 (abscisses : pourcentage de bioxyde d'azote (en NOx ; de O à 10) ; ordonnées : hauteur de la tour (en cm) ; la ligne horizontale en tiretés ( à 70 cm enviioe)indique le niveau du liquide) ; la concentration des oxydes d'azote pouvant réagir est de 9,92 % en poids au point B et la concentration des oxydes de l'azote est de 2,07 % en poids au point C. En se fondant sur l'alimentation en ammoniac, la quantité théorique de l'acide nitrique produit par le procédé est de 292,2 g par dm3 d'espace de réacteur et par jour. On trouve que le rendement du brûleur d'oxydation de l'ammoniac est de 89,3 %. En corrigeant pour un rendement de 100 % du brtleur d'oxydation de l'ammoniac, on obtient un rendement de 85,6 % avec le procédé, ce qui représente un rendement volumétrique de 272 g d'acide nitrique par dm3 d'espace du réacteur et par jour. Le rendement réel de transformation est de 252,8 g d'acide nitrique par dm3 d'espace de réacteur et par jour, en se fondant sur l'acide nitrique réellement récupéré. Ainsi, comme on l'a montré, on peut attribuer à trois facteurs au moins la vitesse et le rendement de la transformation des oxydes d'azote en acide nitrique dans le procédé de la présente invention comportant une concentration continue des oxydes de 11 azote. En premier lieu, le procédé fournit un système efficace d'extraction des oxydes de l'azote (principalement l'oxyde nitrique), même en de faibles concentrations, des gaz de sortie du réacteur et de renvoi de ces oxydes de l'azote vers une zone de réaction riche en oxydes de l'azote pour la transformation en acide nitrique. En second lieu, le procédé assure une concentration élevée en oxydes de l'azote pouvant réagir, et qui est en contact continu avec un liquide, ce qui permet une transformation facile des oxydes de l'azote en acide nitrique. En troisième lieu, le procédé fournit un système efficace pour enlever du liquide que l'on utilise dans le procédé, par extraction, les oxydes d'azote qui y sont dissous et le procédé concentre ces oxydes de l'azote de façon à pouvoir les transformer facilement en acide nitrique. REVENDICATIONS 1. Procédé continu de production d'acide nitrique, caractérisé en ce qutil comprend les stades selon lesquels (a) on prévoit une zone de réaction comportant une zone d'extraction, une zone de concentration et une zone de désorption (b) on introduit continuellement un premier courant d'acide nitrique aqueux, contenant environ 10 % à environ 40 % d'acide nitrique, dans cette zone d'extraction à un débit suffisant pour permettre le maintien d'un niveau prédéterminé d'acide nitrique aqueux dans la zone de désorption ; (c) dans la zone de concentration, on introduit continuellement des produits gazeux de l'oxydation de l'ammoniac et un agent gazeux d'oxydation comprenant de oxygène moléculaire ; (d) on fait réagir les produits d'oxydation de l'ammoniac et ltagent d'oxydation, en présence du premier courant, pour produire des produits gazeux de réaction comprenant du bioxyde d'azote et des produits liquides de réaction comprenant de l'acide nitrique, qui se combinent avec le premier courant pour en enrichir la teneur en acide nitrique;(e)on maintient la température de ce premier courant, à mesure qutil traverse la zone d'extraction, entre environ 40C et environ 380C pour dissoudre, dans ce premier courant, au moins une proportion majeure des produits gazeux de réaction qui entrent dans la zone d'extraction ; (f) on maintient la température de l'acide nitrique aqueux se trouvant dans la zone de désorption à une température au moins égale à 540C pour libérer au moins une proportion majeure des produits gazeux de réaction dissous dans le liquide ; (g) du liquide situé dans la zone de désorption, on prélève un second courant ayant une teneur accrue ou enrichie en acide nitrique, et l'on effectue cet enlèvement ou ce prélèvement à un taux permettant le maintien du niveau prédéterminé précité de liquide ; (h) on sépare le second courant en un courant de produit et en un courant de recyclage ; (i) on introduit continuellement le courant de recyclage dans la zone d'extraction pour obtenir le premier courant ; et (j) on introduit de l'eau dans la zone d'extraction, en maintenant une coordination entre la quantité et le débit d'introduction de l'eau et la quantité et le débit du courant de produit que l'on sépare afin de maintenir le premier courant ayant une concentration en HNO3 comprise entre environ 10 et environ 40 % en poids. 2. Procédé continu pour la production d'acide nitrique, ce procédé étant caractérisé en ce que (a) on dispose d'une zone de réaction comportant une zone d'extraction, une zone de concentration et une zone de désorption ; (b) on introduit continuellement un premier courant d'acide nitrique aqueux, contenant environ 10 à environ 40 % d'acide nitrique, dans la zone d'extraction, à un débit suffisant pour permettre le maintien dtun niveau prédéterminé d'acide nitrique aqueux dans cette zone de désorption ; (c) on introduit continuellement des oxydes de l'azote et un agent gazeux d'oxydation, comprenant de l'oxygène moléculaire, dans la zone de concentration ; (d) on fait réagir les oxydes de l'azote et l'agent d'oxydation en présence du premier courant pour produire des produits gazeux de réaction, comprenant du bioxyde d'azote, et des produits liquides de réaction, comprenant acide nitrique, qui se combinent avec le premier courant pour en enrichir la teneur en acide nitrique ; (e) on maintient la température du premier courant, dans sa traversée de la-zone d'extraction, entre environ 40C et environ 41 0Ç, pour dissoudre dans ce premier courant au moins une proportion majeure des produits gazeux de réaction entrant dans la zone d'extraction ; (f) on maintient à 550C au moins la température de l'acide nitrique aqueux se trouvant dans la zone de désorption, afin de libérer au moins une proportion majeure des produits gazeux de réaction dissous dans ce liquide ; (g) on prélève du liquide se trouvant dans la zone de désorption un second courant ayant une teneur accrue ou enrichie en acide nitrique, le prélèvement s'effectuant à un taux permettant le maintien du niveau prédéterminé de liquide ; (h) on sépare le second courant en un courant de produit et en un courant de produit et en un courant de recyclage ; (i) on introduit continuellement le courant de recyclage dans la zone d'extraction pour y constituer le premier courant ; et (j) on introduit de l'eau dans la zone d'extraction, avec une coordination entre la quantité d'eau introduite, le débit de cette introduction et la quantité et le débit de prélèvement du courant de produit que l'on sépare, afin dtobte- nir le premier courant ayant une concentration en HN03 comprise entre environ 10 et environ 40 % en poids. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la zone dé réaction est verticale et elle comporte une zone supérieure, une zone inférieure et une zone intermédiaire. e 4. Procédé selon l'une des revendications t et 2, caractérisé en ce que le premier courant d'acide nitrique aqueux contient environ 20 à environ 30 % d'acide nitrique. 5. Procédé selon l'une des revendications t et 2, caractérisé en ce que l'agent gazeux d'oxydation, comprenant de l'oxygène moléculaire, est présent en une quantité suffisante pour augmenter le taux de transformation de l'oxyde nitrique en bioxyde d'azote. 6. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la température des produits d'oxydation de l'ammoniac et la température de l'agent d'oxydation se situe entre environ 380C et environ 940C. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on maintient à 660C environ, au moins, la température de l'acide nitrique aqueux dans la zone de désorption. 8. Procédé selon i'une des revendications 1 et 2, caractérise en ce luron sépare le courant des produits à un débit et en une quantité tels que la quantité d'acide nitrique que l'on enlève est égale à l'acide nitrique produit dans le procédé. 9. Procédé selon l'une des revendications t et 2, caractérisé en ce qu'on concentre le courant des produits pour obtenir un courant d'eau et un courant d'acide nitrique concentré et l'on ajoute le courant d'eau au courant de recyclage. pour constituer le premier courant d'acide nitrique aqueux.