La présente invention concerne un dispositif détecteur d'accélérations et, plus précisément un dispositif susceptible d' engendrer un signal électrique en réponse à une force d'accélération qui lui est appliquée par l'intermédiaire de deux électrodes qui sont reliées par un fluide du mercure, par exemple, contenu dans un récipient fixe. Un détecteur classique de collision destiné aux automobiles détecte le déplacement d'une tige fixée sur un pare-chocs de l'automobile. La réalisation d'un tel détecteur mécanique de collision est relativement complexe. En conséquence, un objet de la présente invention est de prévoir un détecteur d'accélérations de réalisation simple et de maniement commode. Un objet de la présente invention est de prévoir un détecteur d'accélérations susceptible d'engendrer un signal électrique en réponse à une force d'accélération, par l'intermédiaire d'un commutateur qui comprend une ou plusieurs électrodes et du mercure disposé à l'état fluide dans un récipient fixe, le commutateur étant capable de reprendre son état initial après disparition de la force d'accélération qu'il a subie. Selon la présente invention, un détecteur d'accélérations comprend un récipient fixe ayant une chambre de fluide, du mercure fluide disposé librement dans la chambre et au moins une électrode baignée par le mercure, si bien que le mercure fluide est obligé de se déplacer dans la chambre lors de l'application d'une force d'accélération au dispositif, l'électrode transmettant alors un signal de connexion ou de déconnexion. La collision d'une automobile peut être détectée par un détecteur d'accélérations car ce dernier détecte une accélération appliquée à l'automobile lors de la collision De manière analogue, le détecteur de la présente invention peut être utilisé pour la détection de la présence ou de l'absence d'un séisme, par détection d'une force d'accélération applique, lors de l'apparition du séisme. La présente invention sera mieux comprise à la lecture de la description suivante, faite en relata3; avec les dessins ci-Joints, dans lesquels La figure 1 est une coupe en élévation latérale d'un premier mode de réalisation de la présente invention. La figure 2 est une coupe suivant la ligne A-A de la fi gure 1. La figure 3 est un schéma illustrant le fonctionnement d'u détecteur d'accélérations selon la présente invention. La figure 4 est une coupe en élévation latérale d'un second mode de realisation de la présente invention. La figure 5 est une vue en plan du dispositif de la figure 4. La figure 6 est une vue en plan d'un troisième mode de réalisation de la présente invention. La figure 7 est une coupe suivant la ligne C-C de la figure 6. La figure 8 est une vue en plan d'un quatrième mode de réalisation de la présente invention. La figure 9 est une coupe suivant la ligne D-D de la figure 8. La figure 10 est une coupe en élévation latérale d'un cinquième mode de réalisation de la présente invention. La figure 11 est une coupe suivant la ligne E-E de la figure 10. La figure 12 est une vue en perspective représentant le montage du détecteur d'accélérations de la figure 1 dans un bottier convenable, après arrachement d'une partie du bottier. La figure 13 est une coupe d'un sixième mode de réalisation de la présente invention. La figure 14 est une coupe suivant la ligne F-F de la figure 13. La figure 15 est un schéma illustrant le fonctionnement d'un détecteur selon le sixième mode de réalisation de la présente invention. La figure 16 est un graphique représentant une caractéristique de fonctionnement du dispositif de la figure 13, au cours d'un cycle variable de vibration d'un séisme. Les figures 17 et 18 sont des vues en coupe d'un septième et d'un huitième mode de réalisation de la présente invention. ta figure 19 est une vue en perspective d'un détecteur du mode de réalisation de la figure 13, disposé sur un panneau. La figure 20 est une vue en plan d'un neuvième mode de réalisation de la présente invention. ta figure 21 est une vue en coupe slioanç la ligne I-I de la figure 20. La figure 22 est une vue en plan d'un dixième mode de réalisation de la présente invention. La figure 23 est une vue en plan d'un onzième mode de réalisation de la présente invention. La figure 24 est une vue en coupe suivant la ligne J-J de la figure 23 ; et La figure 25 est une vue en coupe en élévation latérale d'un douzième mode de réalisation de la présente invention. Dans la description qui suit, il faut noter que les éléments analogues sont désignés sur les diverses figures par des références identiques. Les figures 1 et 2 représentent un tube 1 qui est en matière non conductrice de l'électricité. Le tube 1 est fixé rigidement à une base 4 dont la configuration est telle que l'axe longitudinal du tube 1 fait un angle &commat; avec un plan horizontal. Du mercure liquideS est libre à l'intérieur du tube 1, dans une chambre 2. Le mercure 3 se déplace donc vers le bas sous l'action de la force de gravité et formeun dépot insla chambre 2, à l'extrémité inférieure la du tube 1. Deux électrodes 5 et 6 sont disposées à proximité de 1' extrémité inférieure la du tube 1 et traversent la paroi de ce lui ci en pénétrant dans la chambre 2. Les électrodes 5 et 6 sont perpendiculaires à l'axe longitudinal du tube 1. Les points d'entrée des électrodes 5 et 6 dans le tube 1 sont scellés de manière étanche et connue. Dans le mode de réalisation représenté, tant qu'aucune force d'accélération ne s'exerce sur le dispositif, les électrodes 5 et 6 plongent dans le mercure 3 comme représenté sur la figure 1 et, en conséquence, les deux électrodes 5 et 6 sont courtcircuitées par le mercure si bien que le circuit monté entre les bornes 7 et 8 est fermé. Si cependant le tube 1 et le mercure 3 subissent une force d'accélération ayant une composante d'amplitude suffisante, le mercure 3 est chassé instantanément au-delà des extrémités 5 et 6 des électrodes vers l'extrémité opposée lb du tube 1. En conséquence, il est clair que le déplacement instantané du dépôt de mercure 3 au-delà des extrémités 5 et 6 des électrodes provoque l'ouverture d'un circuit électrique monté entre les électrodes 5 et 6 si bien que le circuit monté entre les bornes 7 et 8 est ouvert en conséquence. Une explication de ce déplacement du dépôt de mercure 3 est représentée schématiquement dans la figure 3 dans laquelle un objet P est placé sur un plan incliné faisant un angle &commat; # avec avec un plan horizontal, le point P correspondant au mercure 3 placé dans le tube 1. Une force d'accélération de la pesanteur, qui peut être représentée par un vecteur a, agit sur l'objet P. Le vecteur a peut être décomposé en deux composantes, une composante b perpendiculaire au plan incliné et une composante c parallèle au plan incliné.Si on suppose qu'une force d'accélération représentée par le vecteur d agit horizontalement sur l'objet P, la composante du vecteur d parallèlement au plan incliné étant représentée par le vecteur e, on a la relation : c = 1 ai sin 0, dans laquelle |a| est est la valeur absolue du vecteur a et la relation : e = Idl cos e, dans laquelle Idl est la valeur absolue du vecteur d, c et e étant di rigés en sens contraire. En conséquence, lorsque |c| > |e|, l'ob- jet P se déplace vers le bas le long du plan incliné (vers la gauche sur la figure 3) ; lorsque I cl = lel, l'objet P reste fixe et lorsque lcl En pratique, comme représenté sur la figure 12, le tube 1 et la base 4 sont tous deux fixés dans un bottier 100 et des fils électriques 101 et 102 sont reliés aux bornes 7 et 8 et sortent du boîtier 100. On va maintenant décrire le fonctionnement du détecteur d'acoe'éntÊons utilisé dans une automobile pour la détection d'une collision. .jans ce cas, le boîtier 100 qui entoure le tube 1 fixé à la base 4 est disposé sur une partie convenable d'une automobile, dans des conuitfons telles que l'axe longitudinal d tube 1 est incliné et fait un angle Q avec un plan horizontal. De plus, les fils 101 et 102 sont reliés à un circuit convenable de commande d'un dispositif de sécurité, par exemple à une ceinture de sécurité d'automobile. Lorsque l'automobile subit une collision, une force horizontale d'accélération est appliquée au tube 1. Si une force d'accélération horizontale d dont la composante e est supérieure à la composante c due à la gravité s'exerce sur le tube 1 et si le mercure 3 remonte dans le tube 1 malgré la gravité et découvre les électrodes 5 et 6, le circuit relié aux bornes 7 et 8 passe à l'état d'ouverture. Plus précisément, le détecteur d'accélérations transmet un signal représentant la force d'accélération due à la collision. Le signal du dispositif peut être utilisé pour la commande d'un dispositif électrique destiné à tendre la ceinture de sécurité. Si la force d'accélération d est supprimée ou si sa composante e devient inférieure à la composante c, le mercure 3 descend dans le tube 1 par gravité si bien que le circuit entre les bornes 7 et 8 revient à son état initial de fermeture. Dans cet exemple d'utilisation du dispositif, il faut noter qu'en général le déplacement d'une automobile tend à créer des vibrations et, lorsqu'une certaine quantité de mercure est enfermée de façon étanche dans un tube cylindrique ou dans un autre récipient, le mercure et le récipient vibrent, et possèdent chacun une période caractéristique de vibration.Cependant, la sélection convenable de la configuration et des dimensions du récipient et de la quantité de mercure évite tout fonctionnement défectueux du détecteur d'accélérations sous l'action des vibrations d'une automobile circulant sur une route irrégulière ou dans des conditions analogues, car le mercure a une tension superficielle élevée et oppose une force élevée de viscosité aux vibrations qui sont donc rapidement amorties. De plus, si la distance sur laquelle le mercure doit être déplacé pour la fermeture et l'ouverture du circuit entre les électrodes est raisonnablement grande, le fonctionnement est sûr, même en présence des vibrations à une fréquence caractéristique supérieure à celle du détecteur. Par exemple, des vibrations caractéristiques de fréquence élevée transmises par diverses parties d'un moteur, provoquent une légère ondulation du mercure, insuffisante au découvrement des électrodes. Les figures 4 et 5 représentent un second mode de réali ration de la présente invention dans lequel une paroi chanfreinée et inclinée 10 est formée au coin supérieur de l'extrémité inférieure la du tube i. Un tel tube améliore l'écoulement du mercure 3 et facilite son détachement de la paroi interne du tube 1 lorsqu'il est soumis à une force d'accélération pour laquelle les bornes 7 et 8 doivent être déconnectées. Les figures 6 et 7 représentent un troisième mode de réalisation de la présente invention dans lequel le tube 1 est remplacé par un tube 1' double ayant une configuration en V. Du mercure 3 placé dans le tube 1' forme normalement un dépôt au niveau du coude la'. Les électrodes 5 et 6 sont disposées à l'intérieur du coude la' et dépassent vers le bas dans le tube 1' si bien que les extrémités sont immergées dans le mercure 3. Dans le troisième mode de réalisation de la présente invéntion, une force d'accélération pouvant avoir l'une de deux directions opposées (vers la gauche ou vers la droite sur les figures 6 et 7) provoque le déplacement du mercure 3 au-delà des électrodes 5 et 6, si bien que le circuit relié aux bornes 7 et 8 est ouvert.Le tube 1' peut être incliné suivant le même angle par rapport à un plan horizontal des deux côtés du coude la' ou, s'il est nécessaire que les bornes 7 et 8 soient ouvertes pour des forces d'accélération dont l'am- plitude diffère suivant le sens, les parties du tube placées de part et d'autre du coude la' peuvent former des angles différents. Les figures 8 et 9 représentent un quatrième mode de réalisation de la présente invention comprenant 4 tubes 1 contenant du mercure 3 et auxquels sont fixées des électrodes 5 et 6 comme dans le premier mode de réalisation de la présente invention. Les 4 tubes 1 forment une croix, les extrémités inférieures la des 4 tubes 1 étant disposées au centre de la croix. Dans ce mode de réalisation, une force d'accélération d'une certaine amplitude appliquée au détecteur suivant l'une de quatre directions provoque le découvrement des deux électrodes 5 et 6 si bien que le détecteur peut détecter une force d'accélération appliquée suivant l'une quelconque des quatre directions. Les figures 10 et ll représentent un cinquième mode de réalisation de la présente invention dans lequel les électrodes 5 et 6 sont montées dans un tube 1 d'une manière différente. Dans ce mode de réalisation, les électrodes 5 et 6 sont montées dans un tube 1 parallèlement à l'axe de déplacement du mercure 3, lorsqu' il subit une force d'accélération. Cette disposItion des électro des 5 et 6 assure l'éloignement complet du mercure 3 par rapport aux électrodes 5 et 6 et L'ouverture du circuit relié aux électrodes. Les figures 13 et 14 représentent un sixième mode de réalisation de la présente invention. Sur les dessins, la référence 11 désigne un tube annulaire qui a la forme d'un tore et qui est en matière non conductrice 9 i'électricité. La référence 12 désigne l'intérieur du tube 11. Un support maintenant le tube 11 verticalement porte la référence 13. I1 faut noter que, selon la présente invention, il n'est pas essentiel que le tube 11 soit maintenu verticalement par le support 13, mais celui-ci peut Être incliné par rapport à la verticale. Le mercure 3 est logé dans le tube 11. Le volume du mercure 3 est légèrement supérieur à la moitié du volume interne du tube. En conséquence, en état normal d'équilibre, c'est-à-dire en l'absence d'application de forces externes, le mercure 3 remplit la moitié inférieure du tube Il et la surface du mercure 3 des deux côtés du tube 11 (à gauche et à droite sur la figure 13) est disposée légèrement au-dessus d'un plan horizontal imaginaire H passant par le centre du tore formé par le tube 11. I1 faut noter que, par raison de brièveté, le cercle imaginaire disposé au centre du tube 11, parallèlement aux parois du tube et à égale distance de celles ci, est appelé cercle du tube, son centre portant la référence 0 et son rayon la référence r. Les électrodes 15 et 16 trempent normalement dans le mercure 3 qui forme donc un trajet pour la circulation du courant électrique entre elles. L'électrode 16 dépasse dans une partie inférieure de la cavité interne 12 du tube.L'électrode 15 est disposée en un point voisin de la face supérieure du mercure 3 d'un côté du tube 11. La partie de l'électrode 15 qui est placée dans la cavité intérieure 12 est repliée et a la forme d'un L, l'extrémité de l'électrode 15 étant tournée vers le bas et étant sensiblement parallèle aux parois du tube 11. Cette partie inclinée d'extrémité de l'électrode 15 forme une pointe 15a. Lorsque le mercure est à l'état d'équilibre dans le tube 11, un secteur correspondant à l'angle central Q est délimité par une droite imaginaire passant par le centre 0 et tangente au ménisque du mercure 3 sur le côté du tube, et une droite imaginaire passant par le centre 0 et le bout 15a de l'électrode. I1 faut noter que, selon la présente invention, il n'est pas essentiel que l'extrémité de l'électrode 1, sct repliée, ni que le bout a soit pointu, mais l'électrode 15 peut etre recti .gne. Une force d'accélération d'une certaine amplitude, imposée au détecteur décrit, provoque le déplacement du mercure 3 dans e tube 11, et le découvrement de l'extrémité 15a de l'électrode, si bien que le circuit est coupé entre les électrodes 15 et 16. Le fonctionnement est décrit dans la suite en référence à la figure 15. Celle-ci représente un arc de cercle de centre 0 et de rayon r et un cercle concentrique plus grand. Un corps de composition uniforme et qui correspond au mercure 3 des figures 13 et 14 est représenté en P. Le mouvement du corps P n'est possible qu'à la périphérie interne du grand cercle. Le corps P subit une force d'accélération due au champ de gravité et repose normalement au point le plus bas du grand cercle. L'accélération due à la gravité agissant sur le corps P peut être représentée par un vecteur a ayant une composante c tangentielle au petit arc de cercle. On suppose maintenant qu une force d'accélération s exerce horizontalement sur le corps P qui est déplacé de l'ange Q vers une autre position. Cette force d'accélération peut être représentée par le vecteur d ayant une composante c dirigée tangentiellement au petit cercle. Dans ce cas, si c représente une composante de a, d une composante W et b représente la résultante des composantes a et d, il est évident que icl = |a| sin sin #, et |#| = |#| cos Q |a|, |c|, |d| et |#| étant les valeurs absolues des composantes a, W, d et e respectivement. I1 est clair aussi que, comme les composantes c et e agissent en sens opposés, lorsque |c| = |e|, le corps P vient au repos dans la position correspondant à l'angle Q > et, jusqu'à ce que Wl = |e|, e corps P est repoussé dans la direction de la force d'acceeraticr représentée par le vecteur d. Si les unités de assure de l'accélération due G la gravi représentée par le vecteu , et de l'accélération appliquée, représentée par le vecteur d, sont exprimées en unités g, et si a est suppose egal à g, l'angle peut être déterminé de la manière suivante. Comme le corps ? vffient au repos pour un angle Q lorsque |c| = |e| c'est-à-dire lorsqu |a| s n su # = |d| al eos 8, a et W étant mesurés n unités et a étant ; égal à g, c obtient. cos # = tg # Q = arc tg jdj On considère maintenant le détecteur de la figure 13, le mercure 3 étant considéré comme étant le corps P de la figure 15, une force verticale a dirigée vers le bas étant appliquée sur le mercure 3 par l'accélération de la pesanteur. Le mercure 3 se déplace donc vers la partie inférieure du tube Il et dépasse à égale distance des deux côtés. Cette force a peut être représentée par ses composantes dont l'une est une composante e tangentielle au cercle du tube dans la cavité 12.Si une force d d'accélération est dirigée horizontalement ou dans la direction x sur le dessin, sur le détecteur, si la force d d'accélération a une composante e tangentielle au cercle du tube et Si cette composante e est supérieure à la composante c, le fluide 5 doit se déplacer dans la cavité 12 autour du cercle du tube et la surface du mercure 3 s'abaisse d'un côté et s'élève de l'autre côté. En d'autres termes, l'électrode 15 est découverte en partie. Si la force d est suffisante, le mercure 3 se déplace autour du tube 11 et l'électrode 15 est totalement découverte. Dans ce cas, le mercure 3 ne relie plus les électrodes 15 et 16 et le circuit entre les bornes 17 et 18 est donc ouvert.Comme décrit précédemment et comme représenté au centre 0, le bout 15a de l'électrode 15 est disposé à un angle Q par rapport à la surface du mercure 3 et, en conséquence, lorsque le mercure 3 est suffisamment déplacé pour qu'il découvre l'électrode 15, la force d dt accélération doit être telle que Idl > tg 0. En d'autres termes, suivant la valeur de l'angle 0, des forces d'accélération d'amplitudes différentes provoquent le découvrement de l'électrode 15 et l'ouverture du circuit entre les bornes 17 et 18. En général, plus l'angle Q est grand et plus la force d'accélération nécessaire à l'ouverture du circuit relié aux bornes 17 et 18 est élevée.Dans le détecteur de la présente invention, la valeur de l'angle Q peut être facilement modifiée par variation de la longueur de la partie de l'électrode 15 qui est tournée vers le bas. La présente invention concerne donc un dispositif de réglage facile à régler pour la détection des accélérations d'amplitudes diverses. Lorsque la force d'accélération appliquée au détecteur disparatt, le mercure 5 reprend son état d'origine. En pratique, comme représenté sur la figure 19, le détecteur d'accélération du sixième mode de réalisation peut être fixé à un panneau 110 disposé verticalement, de manière que la base 13 du détecteur soit fixée sur le panneau 110 par des boulons 111 et 112. Lorsque le boulon 112 est desserré dans une certaine mesure, la base 15 peut tourner suivant un certain angle correspondant ia longueur de la fente 113, si bien que l'inclinaison du détecteur peut être modifiée sélectivement. Ainsi, la sensibilité du dispositif détecteur peut être facilement modifiée car l'angle Q varie avec l'inclinaison de la base 15. Par exemple, on décrit ci-dessous l'utilisation du détecteur du mode de réalisation de la figure 13 pour la détection des séismes En général, une masse de mercure fluide placée dans un récipient a une période caractéristique de vibration qui dépend beaucoup de la forme du récipient. Dans le détecteur de la figure 13, dans lequel le mercure 3 est dispose dans un tube annulaire 11 formant un cercle de rayon r, la période caractéristique de vibration du mercure 3 dans le tube 11 peut être déterminée de façon approximative par la dans laquelle T est la période exprimée en secondes, g est la constante de gravitation (980 cm/s2) et r est le rayon en cm.Si les vibrations imposées au détecteur ont une période supérieure à la période caractéristique du mercure 3, celui-ci se déplace en fonction de la force d'accélération appliquée. Si des vibrations ayant une période plus courte que la période caractéristique du mercure 5 sont imposées sur le détecteur, le mercure 3 se déplacera suivant le détecteur. Un séisme peut être représenté par l'équation suivante p = q sin wt (1) dans laquelle p est le déplacement, q l'amplitude et u3 la vitesse angulaire. La vitesse de déplacement du sol peut être déterminée par une première différentiation du déplacement p par rapport au temps de la manière suivante drj = q u cos wt (2) Pour l'accélération du mouvement du sol, une seconde différentlation du déplacement p par rapport au temps donne d2p = -qw2 sin # t (5) dt2 donc |dSPl=l q# 2 sin t | (3') 2 Comme l'amplitude d'un séisme peut être exprimée sous forme de la force d'accélération qu'il produit, le détecteur de la présente invention est dimensionné de manière que la période caractéristique du mercure 5 soit égale à la plus courte période de vibrations provoquées par un séisme.Dans ce cas évidemment, le terme 1,séisme" désigne tout tremblement de terre d'amplitude suffisante pour qu'il puisse être qualifié de séisme, dans le cas particulier considéré. Le détecteur d'accélérations est alors disposé à un emplacement auquel on veut détecter la présence d'un séisme. Lorsque le détecteur est mis en place, les vibrations dont la période est supérieure à la période caractéristique du mercure 3, c'est-à-dire celles qui sont dues à un séisme tel que défini, provoquent le déplacement du mercure 5 dans le tube 11. Ce déplacement provoque l'ouverture du circuit entre les bornes 17 et 18 si bien que le signal transmis représente la présence d'un séisme d'amplitude supérieure à une valeur particulière. Le détecteur d'accélérations de la présente invention présente l'avantage particulier de ne pas fonctionner lorsqu'il est soumis à des vibrations autres que celles qui sont dues à un séisme dont la détection est désirée. Ce comportement est dû au fait qu'il comprend un passage unique pour le déplacement du mercure, et, lorsque les vibrations de période inférieure à la période caractéristique du détecteur sont transmises à celui-ci, le déplacement du mercure est proportionnel au déplacement de l'appareillage et non pas à l'accélération appliquée comme décrit précédemment. Ainsi, le tube annulaire et le mercure se déplacent ensemble et les électrodes restent reliées par le mercure.En conséquence, plus la période de vibrations qui a une action sur le détecteur est courte et plus les accélérations qui peuvent être détectées sont importantes, comme représenté sur le graphique de la figure 15. Celle-ci représente en ordonnées l'amplitude d'un séisme détecté, et en abscisses les périodes, la flèche verticale correspondant à la période caractéristique du mercure dans le détecteur. On peut comprendre ce comportement en considérant la formule (D') citée précédemment dans laquelle la valeur absolue maximale d2 dt2 est obtenue lorsque sin |sin t = |= 1. Dans ce cas, l'accélé- ration maximale des vibrations est Cette formule montre clairement que, pour une amplitude donnée q (qui peut être l'amplitude qui doit être détectée), l'accélération augmente rapidement lorsque la vitesse angulaire w augmente. Lorsque la période caractéristique de vibrations du détecteur est égale à la plus courte période de vibrations dues à un séisme, le détecteur détecte les séismes sous forme de forces d'accélération, comme décrit précédemment mais ne réagit pas aux vibrations qui ne doivent pas être détectées. La présente invention est particulièrement utile à cet effet. De plus, la présente invention présente l'avantage que le détecteur peut être adapté facilement à la détection des séismes d'amplitude différente, car la période caractéristique de vibration du mercure dans un tube torique ou un tube en forme d'arc est facilement modifiée par variation du rayon r du cercle du tube. De plus, le déplacement du mercure est amorti par frottement le long des parois du tube dans lequel se déplace le mercure En conséquence, la sélection du diamètre du tube permet d'éviter tout fonctionnement erroné dû à des vibrations dont les périodes caractéristiques sont égales à la période caractéristique du mercure, si bien que la détection est précise. La figure 17 représente un septième mode de réalisation de la présente invention dans lequel les références 15 et 15t désignent des électrodes qui sont au contact de mercure ), des deux côtés du tube annulaire 11, et qui correspondent à l'électrode 15 du sixième mode de réalisation, dont elles ont la forme générale. A l'extérieur du tube 1, les électrodes 15et 15' sont reliées à des bornes 17 et 17'. Dans le septième mode de réalisation, une force d'accélération agissant sur le détecteur dans deux directions opposées provoque le déplacement du mercure 5 comme décrit en réfé rence au mode de réalisation précédent et l'électrode 15 ou ltélec- trode 15' est découverte si bien que le détecteur transmet un si gnal de coupure de circuit. De plus, dans le septième mode de réalisationsssi lesangles Q de sctç- et 0 et dont les côtés passent par la surface du mercure 5 en équilibre et par l'extrémité du bout de l'électrode 15 ou 15', sont les mêmes des deux côtés d tube 11, la force d'accélération pour laquelle ie détecteur est commandé est la même dans les deux directions, c 'est-à-dire du c3té de l'électrode 5 ou de ltélec- trode 15'. pendant, le dispositif du septième mcde de iéalisation peut être facilement réglé de minière qu' détecte des forces d'accélération d'amplitudes différentes, suiant la direction d' application.A cet effet, il suffit que l'angle délimité par le bout de l'électrode 15 et la face supérieure du mercure 3 soit égal à Ql, alors que l'angle délimité par le bout de l'électrode 15' et la face supérieure du mercure 5 de l'autre côté du tube Il est égal à 92 et est différent de 01. Dans ce cas, la force d'accélération nécessaire au déplacement du mercure 3, découvrant l'électrode 15 et ouvrant le circuit entre les bornes 17 et 18, est différente de la force d'accélération nécessaire au déplacement du mercure 3 découvrant l'électrode 15' et ouvrant le circuit entre les bornes 17' et 18.Comme décrit précédemment en référence au septième mode de réalisation, l'angle Q peut être facilement réglé par modification de la longueur de ltélectrode 15. De manière analogue, dans le dispositif du septième mode de réalisation, les angles Ql et Q2 peuvent être facilement réglés par modification des longueurs des parties des électrodes 15 et 1)' qui sont tournées vers le bas. Ainsi, le détecteur peut être facilement réglé pour la détection de forces d'accélération d'amplitudes différentes dans des directions différentes. La figure 18 représente un huitième mode de réalisation de la présente invention dans lequel les références 15A, 15B, 15C et 15D désignent des électrodes ayant la même forme que l'électrode 15 du sixième mode de réalisation, la référence 16 désignant une électrode placée au point le plus bas du tube 11 et dépassant dans celui-ci. Les électrodes 15A et 15B sont fixées au tube 11 dans lequel elles dépassent d'un côté de l'électrode 16, et les électrodes 15C et 15D dépassent de l'autre côté. Les électrodes 15A, 15B, 15C et 15D sont normalement immergées dans le mercure 3. Chaque électrode 15A, 15B, 15C et 15D forme une paire avec l'électrode 16. Comme représenté au centre 0, la surface du mercure 3 d'un côté et les bouts des électrodes 15A et 15B délimitent des angles Ql et Q2, et la surface du mercure3 de l'autre côté et les bouts des électrodes 15C et 15D délimitent des angles Q4 et e3 de l'autre côté. En conséquence, le mercure 3 doit être déplacé de l'angle Ql pour que les électrodes 15A et 16 soient déconnectées, de l'angle Q2 pour que les électrodes 15B et 16 soient déconnectées, de l'angle e4 pour que les électrodes 15C et 16 soient déconnectées et de l'angle Q3 pour que les électrodes 15D et 16 soient déconnectées.La direc to de dé1lScemenU du mercure 3 correspond à la déconnexion des paires 15A, 19 ou 153, 16 est évidemment opposée à celle du dépla cement du mercure 5 qui assure la déconnexion des paires 15C, 16 et 15D, 1. Comme décrit précédemment, pour des valeurs différentes de l'angle Q, il faut des forces d'accélération d'amplitudes Efférentes pour que le mercure 3 soit suffisamment déplacé et ouvre la connexion entre les électrodes.En conséquence, lorsque les angles #1, #2, 2, #3 et Q4 sont différents, le dispositif peut détec- ter des forces d'accélération de valeurs différentes, tout en formant un seul appareil. Les figures 20 et 21 représentent en plan et en coupe un neuvième mode de réalisation de la présente invention. Sur ces fi dues, un récipient 21 en matière isolante a la forme d'un cône renversé de sommet 22 placé à la partie inférieure. Le récipient 21 est porté par une base 23 de forme convenable. Du mercure 3 est logé dans le récipient 21. I1 peut se déplacer librement dans celuici et se déplace normalement sous son propre poids en formant un dépôt au niveau du sommet 22. Les électrodes 25 et 26 sont fixées au récipient 21 dans lequel elles dépassent au voisinage du sommet 22. A l'extérieur du récipient 21, les électrodes 25 et 26 aboutissent à des bornes 27 et 28. Les électrodes 25 et 26 plongent normalement dans le mercure 3 et forment donc un circuit conducteur entre elles, donc entre les bornes 27 et 28. Le mercure 3 est éloigné des électrodes 25 et 26 et le otûcb entre celles-ci est supprimé lorsqu'une force d'accélération supérieure à une certaine valeur agit sur le dispositif, comme le montre clairement la description qui précède. La figure 22 représente un dixième mode de réalisation de la présente invention dans lequel une partie latérale du récipient 21 est retirée. Le détecteur selon le dixième mode de réalisation est par ailleurs analogue à celui du neuvième mode de réalisation. Dans le dixième mode de réalisation, comme le montre la figure 22, la surface inclinée 21a constitue un secteur d'angle au centre a supérieur à 1800. En conséquence, dans ce cas, une force d'accélération est détectée (suivant l'inclinaison de la surface inclinée 21a) lorsque son axe d'application est compris dans un secteur d'angle au centre c. Les figures 23 et 24 représentent un onYème mode de réa lisation de la présente invention qui comprend un récipient 30 qui a la forme générale d'un cône retourné et qui est en matière conductrice de l'électricité. Un couvercle 31 en matière isolante est disposé à la partie supérieure du récipient 30. Le couvercle 31 porte une électrode unique 32 qui passe à travers lui et vient au voisinage du sommet (c'est-à-dire de la partie la plus basse) du récipient 30. Le récipient et l'électrode 32 sont reliés à des bornes externes qui commandent un dispositif lorsqu'une force d'accélération d'une amplitude particulière agit sur le détecteur. L'électrode 32 est normalement au contact de mercure 3 et forme un trajet conducteur entre l'électrode 32 et le récipient 30. Lorsqu'une force d'accélération ayant une certaine amplitude agit sur le détecteur, elle provoque le déplacement du mercure 3 qui vient hors de contact de l'électrode 32, comme dans le neuvième mode de réalisation, si bien que le circuit entre les bornes externes est ouvert. Ce onzième mode de réalisation de la présente invention présente l'avantage qu'une seule électrode est nécessaire si bien que la réalisation est très simple. La figure 25 est une coupe d'un douzième mode de réalisation de la présente invention dans lequel un récipient cylindrique 41 est monté sur un arbre 42. L'arbre 42 est disposé verticalement dans un châssis de support et les extrémités supérieure et inférieure de celui-ci peuvent tourner dans des paliers ou crapaudines 43 disposés aux parties supérieure et inférieure du châssis. Le récipient 41 est fixé à proximité d'une extrémité 41b à une partie centrale de l'arbre 42. Le corps du récipient 41 est incliné vers le haut et la paroi inférieure 41a fait un angle Q avec un plan horizontal. L'arbre 42 peut tourner librement et le récipient 41 est fixé sur lui si bien qu'il peut tourner librement de 3600, l'axe longitudinal de l'arbre 42 constituant l'axe de rotation ; cependant, au cours de cette rotation, l'inclinaison Q de la paroi inférieure 41a ne varie pas par rapport au plan horizontal. Du mercure 3 est disposé dans la cavité 44 du récipient 41. Dans ce mode de réalisation, en l'absence de forces d'accélération à détecter, le mercure 3 forme un dépôt à ltextrémité inférieure 41b du récipient et deux électrodes 45 et 46 (cette dernière n'étant pas représentée) plongent dans le mercure 3. Un signal indiquant la fermeture du circuit entre les é lectrodes 45 et 46 parvient donc aux bornes 47 et t8 par l'intermédiaire des fils 4/ et 50 (non représentés). Lorsqu'une force d'accélération ayant une composante horizontale s'exerce sur le dispositif de la figure 25, le récipient 41 tourne dans un plan horizontal de manière que le plan vertical contenant l'axe long-tudinal du récipient contienne la direction de la force d' aooéîération appliquée. De plus, le mercure est chassé vers le haut, le long de la partie inférieure du récipient, sous l'action de la force d'accélération et malgré la force exercée par le champ de gravité. En conséquence, le mercure ouvre le circuit entre les électrodes 45 et 46 et le détecteur transmet un signal d'ouverture de circuit. I1 est bien entendu que la presente invention nta été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir de son cadre. Par exemple, les électrodes peuvent être disposées à la partie supérieure du tube si bien que le circuit relié à elles est normalement ouvert, le mercure fluide -fermant le circuit lorsqu'il est chassé vers le haut dans le tube par une force d'accélération. La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparaîtront à l'homme de l'art. REVEDIDICATIONS 1 - Détecteur d'accélérations, caractérisé en ce qu'il comprend un récipient fixe ayant une chambre de fluide, du mercure fluide pouvant se déplacer librement dans la chambre et occupant une première position imposée par la force de gravité lorsqu'une force d'accélération n'est pas appliquée au dispositif et une autre position vers laquelle il se déplace lorsqu'une force d'accélération est appliquée, et une ou plusieurs électrodes plongeant dans le mercure, si bien qu'un signal électrique peut être transmis par les électrodes lorsque le mercure stest déplacé vers sa seconde position sous l'action d'une force d'accélération appliquée au récipient. 2 - Détecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le récipient est un tube rectiligne fixé sur une base inclinée par rapport à un plan horizontal. 3 - Détecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le récipient est un tube annulaire dont le plan coupe le plan horizontal. 4 - Détecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le récipient est cônique. 5 - Détecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le récipient est un tube porté par un axe vertical qui peut tourner. 6 - Détecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les électrodes sont au nombre de deux et plongent dans le mercure.