La présente invention concerne un dispositif de récupération des calories dans une installation de chauffage au gaz pour immeuble. On connait déjå des installations de chauffage au ga qui comportent au moins une chaudière placée dans une chambre, généralement située en partie basse de l'immeuble, et servant soit à la production d'eau chaude pour le circuit de chauffage central, soit à la production dteau chaude sanitaire, soit aux deux à la fois. Ces installations comportent en outre. des moyens pour alimenter la chambre avec de l'air extérieur, des moyens pour évacuer de la chambre l'air chauffé par le rayonnement de la-chaudière et des moyens pour évacuer les gaz de combustion de la chaudière. Les installations de ce type présentent certains inconvénients du fait que la chaleur dégage par les gaz de combustion et la chaleur produite par le rayonnement de la chaudière se trouvent dissipes en pure perte dans l'atmosphère. En conséquence, la présente invention vise à remédier aux inconvénients énoncés précédemment en proposant une installation de chauffage au gaz dans laquelle lténergie calorifique produite par les gaz de combustion et par le rayonnement de la chaudière est récupérée en partie dans le but de réaliser des économies d'énergie. Selon la caractéristique essentielle de l'invention la chambre, dans laquelle est placée la chaudière, est étanche et les gaz de combustion se dégagent dans la chambre et sont mélangés à l'air chauffé et envoyés dans des échangeurs de chaleur. Selon une autre caractéristique de l'invention, la chambre est alimentée par l'air vicie prélevé à chaque étage de 1'immeuble. Selon encore une autre caractéristique de l'invention, les échangeurs de chaleur sont des échangeurs du type air/air disposés dans la hauteur d'au moins une façade de 1'immeuble. D'autres caractéristiques at avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description qui va suivre et en référence au dessin annexé, sur lequel la figure 1 représente une coupe d'un immeuble .4guipé d'une installation selon l'invention, et la figure 2 est une vue partielle agrandie de la coupe de la figure 1. Sur ces figures, les memes éléments sont désignées par les mêmes références numériques. Dans la présente description et dans les revendications annexées, l'expression "chauffage au gaz" entend désigner les modes de chauffage utilisant soit du gaz de ville acheminé par des conduites souterraines, soit du gaz liquéfié.stocké dans des cuves situées à proximité de l'immeuble à chauffer. On a représenté sur la figure 1 un immeuble comportant un rez-de-chaussée 10, un premier étage 12, un deuxième étage 14, un troisième étage 16, un quatrième étage 18, un dernier étage 20 et une terrasse 22. Au rez-de-chaussee, est aménagée une chambre étanche 24, servant de local de chaufferie de ltimmeuble, dans laquelle sont placées des chaudières à gaz 26, 28 et 30. Ces chaudières servent à la production d'eau chaude -pour le circuit du chauffage central et à la production d'eau chaude sanitaire. L'air d'alimentation des chaudières est constitué par l'air vicié prélevé à chaque étage de l'immeuble dans les pièces humides (cuisines, salles de bain, W.C.), telles 32. Cet air vicié est véhiculé au moyen d'au moins une conduite verticale 34 disposée sur toute la hauteur de l'immeuble et d'une conduite horizontale 36 jusqu'à la chambre 24. A la sortie de la conduite 36 est disposé un filtre 38 destiné à récupérer les graisses contenues dans l'air vicié. Un local 40 attenant à la chambre 24 est maintenu en pression par rapport à la chambre 24 au moyen d'une ventilation mécanique 42 qui assure l'aspiration du mélange de l'air vicié réchauffé et des gaz de combustion de la chambre 24 pour envoyer ce mélange dans le local 40. Etant donné que la chambre 24 est étanche, cet air vicié est mélangé aux gaz de combustion dégagés par les chaudières et à l'air chauffé par le rayonnement de ces chaudières, constituant ainsi un mélange de gaz chauds. L'air chauffé est utilisé en partie à l'alimentation des chaudières en favorisant ainsi la combustion dans ces chaudières. Une autre partie de cet air chauffé est évacuée avec les gaz de combustion des chaudières sous l'action de la ventilation 42 et au moyen de conduites 44 et 46 vers des échangeurs de chaleur du type air/air disposés dans la hauteur des façades de l'immeuble. Les échangeurs de chaleur de la façade 48 de l'immeuble sont constitués par une gaine insérée dans la paroi de cette façade et comportant un premier conduit vertical 50 dont la partie inférieure est reliée à la conduite 46 et dont la partie supérieure débouche par une sortie 52 sur la terrasse 22 et des seconds conduits, un par étage, tels que 54 adossés au premier conduit 50 vers l'intérieur de l'immeuble. Chacun des seconds conduits est muni d'une prise d'air extérieur, située avantageusement en partie haute de l'étage correspondant, et d'une sortie d'air communiquant avec l'intérieur de l'immeuble, située avantageusement en partie basse du même étage.Ces seconds conduits sont séparés du premier conduit 50 par une paroi d'échange de chaleur de manière à permettre à l'air frais extérieur d'être réchauffé par les gaz chauds circulant dans le premier conduit 50, par circulation à contre courant sur sensiblement toute la hauteur d'un étage. L'air extérieur ainsi réchauffé débouche dans l'intérieur de l'immeuble derrière les radiateurs de chauffage central tels 56. La flèche F illustre le trajet parcouru par l'air prélevé à l'extérieur et introduit à l'intérieur de l'immeuble. De façon analogue, la façade 58 de l'immeuble comporte une gaine insérée dans lépaisseur de cette façade et constituée par un premier conduit 60 relié à la conduite 44 et débouchant sur la terrassé 22 et des seconds conduits adossés au conduit 60 vers l'intérieur de I'immeuble, De manière à éviter qu'en période de non chauffage, les chaudières de production d'eau chaude sanitaire assurent le chauffage de l'immeuble par les échangeurs de chaleur, on s'arrange pour que les gaz de combustion dégagés par les chaudières de production d'eau chaude sanitaire soient refroidis à la sortie des chaudières. En se référant à la figure 2, le mélange de l'air chauffé et des gaz de combustion des chaudières 26, 28 et 30 est collecté par une conduite 62 vers une batterie d'échange 64, alimentée en eau froide par une conduite 66, assurant le préchauffage de l'eau chaude sanitaire de l'immeuble. Pour la visite de la chambre étanche 24, on pourra prévoir avantageusement un dispositif permettant de couper automatiquement le fonctionnement des chaudières dès l'ouverture de la porte d'accès à la chambre. Toutefois, on s'arrangera pour que ce dispositif ne coupe pas la ventilation mécanique servant à l'aspiration de l'air vicié. En cas de défaut de la ventilation mécanique, un dispositif de sécurité coupera automatiquement le fonctionnement des chaudières. On comprendra que l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation présentement décrit et qu'elle s'étend également aux variantes de réalisation entrant dans le cadre des revendications annexées. Ainsi on comprendra que la chambre étanche peut être aménagée aussi bien au sous-sol qu'au rez-de-chausste. REVENDICATIONS 1. Dispositif de récupération des calories dans une installation de chauffage au gaz pour immeuble, cette installation comportant au moins une chaudière à gaz placée dans une chambre, des moyens pour alimenter la chambre avec de l'air, des moyens pour évacuer de la chambre l'ir chauffé par le rayonnement de la chaudière et des moyens pour évacuer les gaz de combustion de la chaudières caractérisé par le fait que la chambre est étanche vis-à-vis de l'air extérieur et par le fait que les gaz de combustion se dégagent dans la chambre et sont mélangés à l'air chauffé et envoyés dans des échangeurs de chaleur. 2. Immeuble comportant un dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la chambre est alimentée par de l'air vicié prélevé à chaque étage de l'immeuble. 3. Immeuble selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les échangeurs de chaleur sont des échangeurs du type air/air disposés dans la hauteur d'au moins une façade de l'immeuble. 4. Immeuble selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé par le fait que la chambre est placée en partie basse de l'immeuble et est équipée d'une ventilation mécanique apte à aspirer l'air vicié et à refouler les gaz de combustion et l'air chauffé. 5. Immeuble selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisé par le fait que les gaz de combustion de la chaudière assurent le préchauffage de l'eau chaude sanitaire.