L'invention concerne un procédé de traitement d'eaux usées en vue de leur épuration, ainsi qu'un produit d'épuration pour la mise en oeuvre de ce procédé. Elle vise, en particulier, d'une part, un mode de mise en oeuvre et un produit adaptés au traitement des stations biologiques collectives, fonctionnant par voie aérobie ou anaérobie, stations de taille importante ou ministations collectives, d'autre part, un mode de mise en oeuvre et un produit adaptés au traitement des stations domestiques individuelles, telles que fosse septique ou ministations individuelles. Les stations d'épuration biologique des eaux usées sont fréquemment surchargées et reçoivent des effluents urbains la plupart du temps très chargés en graisse ; dans ces conditions la décantation des boues dans ces stations s'effectue mal et il arrive qu'elle soient sujettes au phénomène de Bulking qui consiste en la formation de flocs légers et filamenteux impossibles à décanter ; ce phénomène neutralise le fonctionnement de la station, dont la finalité comme on le sait est de séparer les produits polluants pour rejeter une eau clarifiée dans le milieu naturel. En période de Bulking l'eau rejetée est chargée de produits polluants constitués par les flocs non décantés et par les parties non dégradées. La présente invention vise notamment à pallier le défaut sus-évoqué. D'une façon plus générale, l'invention se propose d'améliorerle fonctionnement des stations ou autres installations d'épurations fonctionnant par action biologique (fosse septique, stations individuelles, stations collectives, etc...). Un autre objectif de l'invention est de fournir un produit pour un usage domestique, combinant un effet de détartrage des cuvettes de WC et, après écoulement dans la fosse, un effet d'amélioration de l'épuration. L'invention se fonde sur des propriétés inconnues jusqu'à présent et inattendues de l'acide citrique ou dérivés de cet acide ; ces propriétés ont été découvertes par la demanderesse qui a mis au point des procédé et produit permettant d'exploiter ces propriétés. L'invention s'applique dans tout cycle d'épuration consistant a collecter des eaux usées dans une cuve d'épuration et à éliminer les matières polluantes par une action de microorganismes et par une décantation pour séparer les eaux clarifiées et les boues. Par eaux usées on entend des effluents notamment urbains de toute nature, de meme que, par cuve d'épuration on entend tout réceptacle (fosse, aérateur de station, etc...) où est produit une fermentation de microorganismes.Selon l'invention on ajoute aux eaux usées un produit à base d'aci- de citrique ou de dérivés d'acide citrique, ayant pour effet d'a.ctiver l'a.ction des microorganismes et d'améliorer l'indice de Mohîman, en vue d'accélérer la décantation ; le produit est ajouté en quantité telle que le PH des eaux contenues dans la cuve d'épuration ne soit pas modifié d'une façon sensible, c'esst- à-dire de plus de quelques dixièmes d'unité. On sait que l'indice de Nohîman qui se définit comme le volume occupé par 1 gramme de boue après demi-heure de décantetFn,donne une image de l'aptitude des boues à décanter cet indice est d'autant plus faible que la. décantation est meilleure. On constate que l'acide citrique utilisé dans les conditions de l'invention améliore d'une façon très importante cet indice, les eaux usées traitées conformément à l'invention donnant des boues beaucoup plus lourdes que des eaux non traitées. De plus l'acide citrique active l'action des microorganismes pour engendrer la. formation proprement dite des boues, en apportant aux microorganismes du carbone facilement métabolisable. On peut constater que l'acide citrique agit lorsqu'il est mélangé en faible quantité, de sorte que le procédé de l'invention peut être efficacement mis en oeuvre dans la pratique sans modification sensible du PH et sans augmentation sensible de la charge à biodégrader. Les deux expériences suivantes mettent en lu mière l'effet d'activation et l'effet d'amélioration de l'indice de Mohîman. On verse 1 litre d'eau usée dans deux éprouvettes, type Erlen Mazer ; l'eau de chaque éprouvette présente la méme D. C. O. (la D. C. O. est la demande chimique en oxygène d'une eau usée et donne une mesure du degré de pollution de 1'eau). Dans une éprouvette on ajoute une dose de 8 milligrammes d'acide citrique par gramme de D. C. O.. Au terme d'une journée dtincu- bastion, on extrait les boues produites et on les met en suspen sion dans un litre d'eau nouvelle de mêmescaractéristiques. La. manipulation est réalisée 6 fois consécutives. On constate au terme de l'expérience que le poids de boues contenues dans l'éprou- vette traitée à l'acide citrique est approximativement 50 ffi supérieur à celui des boues de l'autre éprouvette. Les microorganismes ont, donc, bénéficié d'une croissance notablement plus rapide en présence d'acide citrique. Par ailleurs, deux stations maquettes fonctionnant en parallèle sont alimentées par la. mtme eau usée dans les mimes conditions, l'une recevant une dose d'acide citrique (3 milligrammes par gramme de D. C. O. entrante dans l'expérience réalisée) l'autre fonctionnant sans traitement. On constate, en régime permanent, que les boues produites dans la. première station se décantent rapidement (10 minutes environ) ; après décantation les boues subissent un tassement très lent au fond du décanteur. Dans la seconde station les boues descendent très lentement dans le décanteur et n'atteignent le fond de celui-ci qu'au bout d'une demi-heure ; elles subissent alors un tassement comparable au précédent. On voit que l'action de l'acide citrique sur l'indice de Mohîman est remarquable, sans que l'on puisse avancer une explication très convaincante à cette action. Selon une caractéristique préférentielle de l'invention, l'action de l'acide citrique peut titre combinée à d'autres composés biodégradables. Par exemple il est possible d'ajouter aux eaux usées un mélange d'acide citrique et de composés biodégradables dgazote et de phosphore, notamment sous forme de phosphate d'ammoniaque. Le milieu de croissance des micro organismes est ainsi complété par des éléments nutritifs qui améliorent encore leur développement. De préférence les composés d'azote et composés de phosphore sont ajoutés en fonction du carbone apporté par le produit à base d'acide citrique, de sorte que le rapport N du mélange soit approximativement de l'ordre de 1/20e et que le rap P ports soit approximativement de 1'ordre de 1/100e. Ces prop.ortions correspondent à un équilibre entre les divers éléments, pour lequel le milieu est le plus fa volable au développement des microorganismes : aucun des composés n'est susceptible par carence relative, de limiter la croissance. En outre du saccharose peut être ajouté au mélange dans des proportions pondérales au plus égales à 60 % du poids d'acide citrique. Le saccharose favorise également la croissance des microorganismes et permet d'ajouter des doses plus modestes d'acide citrique qui est un produit relativement cher. Notons qu'il semblerait que le saccharose ait une certaine ten dance à accélérer le phénomène de Bulking lorsque celui-ci est apparu ; c'est la. raison pour laquelle la dose ajoutée est limitée par rapport à celle d'acide citrique pour que l'action contrait de ce dernier soit prédominante à cet égard. Par ailleurs des souches de microorganismes sélectionnées pour leur action spécifique à l'égard des eaux usées à épurer sont, avantageusement, ajoutées dans la cuve en même temps que l'acide citrique. Le procédé conforme à l'invention peut être mis en oeuvre dans des stations collectives collectant des eaux usées d'origines diverses, eaux vannes, eau de cuisine, etc.... stations dans lesquelles l'action des microorganismes peut se faire par voie aérobie ou anaérobie. Selon l'invention, le produit à base d'acide citrique est ajoute dans la cuve dans des proportions telles que l'acide citrique se trouve en permanence dilué avec les eaux usées dans une plage de concentration a.ppro ximativement comprise entre 0,25 milligramme et 20 milligrammes de D. C. 0. entrante. Cette adjonction en continu peut titre réalisée au moyen d'une pompe doseuse. En deça de la limite inférieure de cette plage, l'action de l'acide citrique devient trop faible pour présenter une efficacité intéressante sur le plan pratique ; au delà de la limite supérieure, le procédé perd de son intér8t économique en raison du cotit du produit. En période de fonctionnement normal de la station, on ajoute, de préférence, une quantité d'acide citrique de l'ordre de 1 à 3 milligrammes par gramme de D. a. O. entrante. Au prix d'un traitement de cott relativement réduit, l'efficacité de la. station est ainsi considérablement améliorée trace à une activation du développement des microorganismes et un alour- dissement des boues formées. En phase de bulking, on ajoute de préférence, une quantité plus grande d'acide citrique de l'ordre de 6 à 10 milligrammes par gramme de D. C. 0. entrante. Le phénomène de Bulkîng qui neutralise le fonctionnement des stations est ainsi rapidement jugulé par cet apport d'acide citrique et, une fois disparue la tendance au bulking, des doses plus modérées peuvent autre reprises. Le procédé conforme à l'invention peut éga.lement autre mis en oeuvre dans des fosses domestiques individuelles ou ministations individuelles, collectant les eaux en provenance des cuvettes de WC. Selon l'invention, le produit à base d'acide citrique est versé, de temps à autre, dans la cuvette de WC en dose telle que la quantité d'acide versée à chaque fois soit comprise entre 4 et 80 grammes ; cette adjonction réalise, d'abord, une action de détartrage de la cuvette puis, après écoulement dans la. fosse du produit, les actions d'a.ctiva.tion des microorganismes et d'amélioration de l'indice de Mohîman sus-évoquées. De préférence, le produit ajouté est un mélange d'acide citrique et d'autres éléments enrichissant celui-ci, tels que composés biodégra.dables d'azote et de phosphore, facteurs de croissance, souches de microorganismes, etc... Ce mélange peut se présenter sous forme d'une poudre diluée dans un adsorbant, du type terre de Sommières ou bétonite, qui joue un role de dégraissant dans la cuvette ; il peut également se présenter sous forme de solution aqueuse. Des exemples destinés à illustrer l'invention sont donnés ci-après à titre non limitatifs. il est bien entendu que les différentes variantes de produits d'épuration indiquées allant de l'acide citrique ou dérivé d'acide citrique seul à des mélanges plus élaborés font partie intégrante de la présente invention. Pour faciliter la compréhension des exemples de traitement réalisés en station aérobie, on a schématisé à la figure 1 une telle station destinée en particulier au traitement d'eaux usées urbaines ; de façon classique, cette station comporte un aérateur 1 qui peut titre du type mécanique avec agitation par pales ou statique avec insufflation d'air ; en l'exemple de la figure c'est ce dernier type qui est représenté, un surpresseur 2 insufflant l'air dans une conduite 3 de recyclage des boues.Les eaux usées arrivent dans l'aérateur par une conduite 4 reliée à des collecteurs et en sortent par surverse, après aération, par une conduite 5 qui les amène dans un décanteur 6 ; les boues formées sont recyclées par la conduite 3 et, partiellement extraites de temps à autres, dans un conduit 7. Les eaux clarifiées sortent par une conduite 8 pour autre renvoyées dans le milieu naturel. Selon l'invention, une conduite 9 pourvue d'une pompe 10 alimentée par une réserve Il permet une adduction continue et dosée d'un produit de traitement. On a donné ci-dessous trois exemples de traitement qui ont été parmi d'autres réalisés par la demanderesse pour illustrer ce mode de mise en oeuvre de l'invention Exemple n0 1 Deux stations telles que ci-dessous décrites sont alimentées en parallèle à 160C avec le mtme débit d'eaux usées, celles-ci étant de même nature. L'une ne comporte pas de traitement afin de faire office de station témoin, l'autre un traitement qui va. titre explicité ci-dessous. Les eaux usées correspondant aux résultats indiqués sont des eaux urbaines collectées à l'entrée de la. station d'épuration de RANONVILLE ST-AGNE (31) ; ces eaux sont particulièrement chargées en graisse. La D. C. O. de l'eau d'alimentation est pré-a.justée à 125 milligrammes par litre par dilution avec de l'eau claire de façon à rester sensiblement constante. Les débits sont dans chacune des stations égaux à 75 litres par jour. Dans la station traitée, la pompe 10 est réglée à un débit tel que le produit de traitement soit ajouté, en continu, en quantité égale à 150 milligrarnmea par jour. En cet exemple, ce produit de traitement est le suivant - 45 % (proportion pondérale) d'acide citrique, - 45 % de saccharose - 7 ffi de phosphate d'ammoniaque - 1 % de facteurs de croissance constitués par des extraits de levure - 2 ffi de semence, mélange de bactéries et de levures. Rapportée au gramme de D. C. 0. entrante, cette adjonction correspond à 7,2 milligrammes d'acide citrique pur. On constate que, dans les conditions définies plus haut, la. station non traitée voit son indice de Mohlman augmenter de 158 % en huit jours, cette augmentation se poursuivant au delà de cette période : les boues décantent de plus en plus mal et, au bout de huit jours, la. station s'est mise en bulking, n'assurant plus sa. fonction d'épuration. Au contrait, dans la. station traitée qui, au départ, avait le meme indice de Mohîman que la. station témoin, on constate que cet indice n'a. a.ugmenté çe de 10 % et s'est sta.bilisé à cette valeur : la station continue à assurer la séparation des boues et des eaux clarifiées dans de bonnes conditions. Sans que l'on puisse expliquer précisément ce phénomène inattendu, les expérimentations renouvelées ont confirmé que le produit de traitement avait la. propriété de réduire l'indice de Mohîman, en améliorant considérablement la déca.nta- tion des boues ; dans le présent exemple, le procédé de tra.ite- ment mis en oeuvre utilise cette propriété pour éviter le phénomène du Bulking. Notons, en outre, que, en plus de son action extrêmement intéressante sur la décantation, le produit de traitement apporte un complément facilement dégradable en carbone qui active le métabolisme des bactéries et des levures. Pour mettre en évidence le fait que c'est à l'acide citrique qu'est essentiellement due I'améliaraion de l'indice de Mohlma.n, on a. réalisé les deux expérimentations qui suivent (exemple 2 et 3). Exemple 2 Les mimes expériences que les précédentes sont réalisées, en traitant avec le mEme produit une station, dite station traitée et en ajoutant à une station identique, dite station témoin, un produit de même composition que le premier mais dépourvu d'acide citrique ; ce produit est versé de façon que les mêmes quantités de saccharose, phosphate d'ammoniaque, facteurs de croissance et semence composée de bactéries et de levures soient ajoutés aux eaux usées arrivant dans les deux stations ; ces eaux usées sont de nature à provoquer le bulking. On constate que 1l'indice de Mohîman de la sta- tion témoin a augmenté de 130 ffi et que celui de la station traitée est demeuré stable sans augmentation sensible (la différence constatée avec l'exemple n0 1 provient vraisemblablement de la nature des eaux usées qui peut se modifier légèrement d'un jour à l'autre). Cette expérience prouve, donc, que c'est l'acide citrique qui engendre la quasi totalité de l'effet de stabilisa- tion de l'indice de Nohîman. Exemple 3 Une station du type schématisée fonctionne sans traitement pendant huit jours ; elle reçoit 6 grammes de D. C. 0. par jour. Son indice de Mohîman est stabilisé au terme de cette période à 94,5 et ses matières en suspension sont de 4,8 grammes par litre dans 1' aérateur. On lui fait ensuite subir un traitement continu pendant cinq jours consistant à lui ajouter 12 milligrammes par jour d'acide citrique seul. Son indice de Mohlman s'abaisse à 63,5 et se stabilise à cette valeur. Les matières en suspension dans l'aérateur sont alors de 10,6 grammes par litre. Cette expérience montre que l'action de l'acide citrique en période de fonctionnement normal de la station, permet de réduire très notablement l'indice de Mohîman et, donc, d'a.ccroStre le débit des eaux traitées pour un décanteur donné. A débit égal, le décanteur peut titre sous-dimensionné par ra.pport à une station non traitée. Par ailleurs, des expérimentations de produits versés dans des cuvettes de WC ont conduit aux produits d'épu- ration fournis ci-dessous, qui permettent à la fois, d'avoir une action de détartrage efficace dans la cuvette et une action analogue à celle des exemples précédents dans la fosse ou stécou- le le produit en même temps que les eaux usées. Les exemples qui suivent ont trait à des traitements d'installations domestiques individuelles. Exemple 4 Deux maquettes de fosses septiques (modèle réduit de 1 litre de volume) sont alimentées en parallèle par des eaux vannes brutes au débit de 120 cm3 par jour de sorte que le temps de séjour des eaux soit de l'ordre de 1 semaine. Une des fosses est traitée au moyen de 10 milligrammes d'acide citrique par jour, qui lui sont ajoutés chaque jour en une seule fois ; l'autre ne subit pas de traitement et fait office de fosse témoin. Au bout de 10 jours de fonctionnement on cons tate que la D. C. O. des eaux à la sortie de la. fosse traitée est environ égale à la moitié de celle à la sortie de la fosse témoin ; en outre les matières en suspension dans la. fosse traitee sont de 55 milligrammes par Iktre et de 60 milligrammes par iiire dans la. fosse témoin. Exemple 5 Le produit visé dans cet exemple se présente sous la forme d'une poudre versée en pluie dans la cuvette en dose de l'ordre de 180 à 200 grammes à chaque opération. La composition de cette poudre est approximativement la. suivante : - 37,5 ffi de saccharose, - 8 % d'acide citrique, - 3,5-# de phosphate d'ammoniaque, - 0,5 % de facteurs de croissance, - 1 % de souches de microorganismes sélectionnés (fixés sur un adsorbant granulaire), - 50 #% d'adsorbant, tel que terre de Sommières, dans lequel sont dilués les autres produits. La. quantité d'acide citrique pur ajouté à chaque dose est, donc, de l'ordre de 15 grammes. Cette dose correspond à un optimum pour lequel le rapport effica.cité/prix est le plus élevé dans les conditions économiques actuelles. Bien entendu, ces proportions ne sont que très approximatives et peuvent varier de quelques dizaines de pour cent, sans enlever au produit mnintérêt. Le PH de l'eau contenue dans le siphon de la cuvette s'a.baisses dans ces conditions, à environ 3,2, ce qui assure un détartrage correct de celle-ci. De plus, la valeur de ce PH demeure stable pendant une période assez longue (plus de 12 heures) et la dissolution du tartre se poursuit donc durant toute cette période ; cet effet prolongé de détartrage de l'acide citrique est très intéressant dans cette utilisation. Des expérimentations avec d'autres acides (acides sulfurique et chlorydrique) nontrent que le PH peut être ramené à 3,2 pour avoir au départ une action de détartrage analogue à celle de l'acide citrique ; toutefois, ce PH augmente rapidement dans le temps et au terme d'une période de 2 heures sa valeur est de l'ordre de 5 car le tartre dissout neutralise l'acide l'action de détartrage est pratiquement anéantie. On peut attribuer cet effet de l'acide citrique à un effet de tampon. Lorsque le produit s'écoule dans la fosse, il détermine une double action du type déjà évoquée : activation des microorganismes par apport d'un complément nutritif en carbone (acide citrique et sucre) et amélioration de la décantation (acide citrique). De plus, les souches sélectionnées ont séjourné dans la cuvette dans un milieu favorable (puisqu'il contient des sources carbonées et des sels nutritifs) et se sont développées ; lors de 11 écoulement dans la. fosse, elles viennent enrichir le milieu de microorganismes. Bien entendu, le phosphate d'ammoniaque et les facteurs de croissance qui s'écoulent dans la fosse, renforcent l'action des microorganismes par des apports nutritifs favorables. il est à noter que la terre de Sommières joue un rtle de dégraisssnt et, éventuellement, de poudre à récurer dans la cuvette. Exemple 6 En cet exemple, le produit se présente sous la forme d'une solution aqueuse contenant les mêmes quantités de produits dilués dans 50 % d'eau ; les souches de microorganismes sont séparées des autres produits et disposées, par exemple, dans un godet fixé au goulot du flacon principal, pour éviter un développement prématuré des microorganismes REVENDICATIONS 1/ - Procédé de traitement d'eaux usées en vue de les épurer, consistant à collecter ces eaux dans une cuve d'épurrztion et à éliminer les matières polluantes par une action de microorganismes et par une décantation pour séparer les eaux clarifiées et les boues, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'on ajoute aux eaux usées un produit à base d'acide citrique ou de dérivés d'acide citrique, ayant pour effet d'activer l'action des microorganismes et d'améliorer l'indice de Mohlman en vue d'accélérer la. décantation, ce produit étant ajouté en quantité telle que le PH des eaux contenues dans la cuve d'épuration ne soit pas modifié d'une façon sensible. 2/ - Procédé de traitement selon la. revendication 1 caractérisé en ce qu'on ajoute aux eaux usées un mélange d'acide citrique et de composés biodégradables d'azote et de phosphore. 3/ - Procédé de traitement selon la revendication 2 caractérisé en ce qu'on ajoute un mélange d'acide citrique et de phosphite d'ammoniaque. 4/ - Procédé de traitement selon l'une des revendications 2 ou 3 caractérisé en ce que les composés dta.zote et composés de phosphore sont ajoutés en fonction du carbone apporté par le produit à base d'acide citrique, de sorte que le N rapport#du mélange soit approximativement de l'ordre de 1/20e P et que le ra.pport soit approximativement de l'ordre de 1/100e. 5/ - Procédé de traitement selon l'une des re vendications 2, 3 ou 4 caractérisé en ce que du saccharose est ajouté au mélange dans des proportions pondérales au plus égales à 60 % du poids d'acide citrique. 6/ - Procédé de traitement selon l'une des re vendications 1, 2, 3, 4 ou 5 caractérisé en ce qu'on ajoute dans la cuve avec l'acide citrique des souches de microorganismes sélectionnées pour leur action spécifique à l'égard des eaux usées à épurera 7/ - Procédé de traitement conforme à l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, mis en oeuvre dans des stations collectives collectant des eaux usées d'origines diverses, eaux vannes, eaux de cuisine, etc..., ledit procédé étant cara térisé en ce que le produit à base d'acide citrique est ajouté dans la. cuve dans des proportions telles que l'acide citrique se trouve en permanence dilué avec les eaux usées dans une plage de concentrations approximativement comprise entre 0,25 milligramme et 20 milligrammes par gramme de D. C. Q. entrante (dema.nde chimique en oxygène des eaux usées collectées). 8/ - Procédé de traitement selon la revendication 7 caractérisé en ce que, en fonctionnement normal de la station, on ajoute en continu dans la. cuve très approximativement de 1 à 3 milligranimes d'acide citrique par gramme de D. C. O. entrante. 9/ - Procédé de traitement selon la revendication 7 caractérisé en ce que, en phase de bulking, on ajoute dans la cuve très approximativement de 6 à 10 milligrammes d'acide citrique par gramme de D. C. 0. entrante. 10/ - Procédé de traitement conforme à l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, mis en oeuvre dans des installations domestiques individuelles, fosses septiques ou mi nistations, collectant les eaux en provenance de cuvettes de WC, ledit procédé étant caractérisé en ce que le produit à base d'acide citrique est versé dans la cuvette de WC en dose telle que la quantité d'a.cide versée à chaque fois soit comprise entre 4 et 80 grammes, cette adjonction étant effectuée dans le but de réaliser, d'abord, une action de détartrage de la cuvette, puis, après écoulement du produit, les actions d'activation de microorganismes et d'amélioration de l'indice de Mohîman sus-évoquées. 11/ - Procédé de traitement selon la revendication 10 caractérisé en ce qu'on ajoute dans la cuvette un mélange d'acide citrique et de composés biodégradables d'azote et de phosphore, dilué dans une terre adsorbante, du type terre de Sommièresou bentolite, ayant un r81e dégraissant dans la cuvette. 12/ - Produit d'épuration appelé à titre mélangé à des eaux usées caractérisé en ce qu'il comprend de l'acide citrique ou un dérivé d'acide citrique. 13/ - Produit d'épuration selon la revendication 12 caractérisé en ce qu'il comprend, d'une part, un mélange d'acide citrique, de composés biodégradables d'azote et de phosphore et de facteurs de croissance, d'autre part, des souches de microorganismes sélectionnées pour leur action spécifique à l'égard des eaux usées. 14/ - Produit d'épuration selon la revendication 13, caractérisé en ce qu'il contient du saccharose mélangé aux autres produits. 15/ - Produit d'épuration selon la revendication 14, destiné aux stations collectives, caractérisé en ce que les produits sont mélangés sous forme de poudre, les souches de microorganisme étant fixées sur un adsorbant granulaire mélangé auxdit produits, les compositions pondérales étant très appro ximativement les suivantes : 45 % de saccharose, 45 % citrique, 7 % de phosphate d'ammoniaque, 1% de facteurs de croissance et 2 % de souches sélectionnées fixées sur le support granulaire. 16/ - Produit d'épuration selon la revendication 14 appelé à titre versé dans les cuvettes de WC d'installa- tions individuelles caractérisé en ce que la composition pondé ra.le des produits est très approximativement la suivante 37,5 % de saccharose, 8 ffi d'acide citrique, 3,5 % de phosphate d'ammoniaque, 0,5 % de facteurs de croissance, 1 % de souches sélectionnées et 50 ffi de diluant dans lequel sont dilués les autres produits. 17/ - Produit d'épuration selon la revendication 16 caractérisé en ce qu'il se présente sous la forme de poudre diluée dans un adsorbant, du type terre de Sommi les souches de microorganismes étant fixées sur un adsorbant granulaire mélangé aux autres produits. 18/ - Produit d'épuration selon la revendication 16 caractérisé en ce qu'il se présente sous la forme d'une solution, les souches de microorganismes étant séparées des autres produits.