La présente invention concerne des bottiers de montre et, plus particulièrement, leur fini de surface. Elle vis notamment à réduire les dégâts que peut subir la surface de tels boftiers de montres, par suite de chocs ou de frottements produits avec des matières extérieures, lorsque les montres sont portées. Blle a également pour but de réduire la corrosion que provoque l'atmosphère extérieure lorsque les montres sont portées. Enfin elle permet aux bottiers de montre de conserver un bel aspect pendant des périodes très longues. 'invention a pour objet un boftier de montre dur, caractérisé en ce ce(p'un côté ou tous les cotés d'une mon- tre sont revdtus d'un composé contenant un métal dur, un carbure métallique, un oxyde métallique ou un nitrure métallique, soit seul, soit associé à un composé de métaux de faible point de fusion en comparaison de celui du premier composé, la couche de revêtement étant fondue par chauffage. A titre d'exemple onadécrit ci-après et représenté aux dessins annexés plusieurs formes de réalisations de bottiers de montre selon l'invention. Sur ces dessins, Les figures 1-A à 1-D représentent un premier exemple d'un bottier de montre dur classique. La figure 1-A est une vue extérieure, la figure 1-B une coupe et les figures 1-C et l-D sont des vues en coupe suivant les lignes o.p et o'-p' respectivement de la figure l-A. La figure 2 est une coupe d'un second exemple de bottier de montre dur classique. Les figures 3-A et T-B représentent un autre mode de réalisation de l'invention, la figure 3-A étant une vue extérieure et la figure 3-B une coupe. Les figures 1-A à 7-D représentent un premier exemple de bottier de montre dur classique. Un élément 1 extérieur dénommé ci-après corps extérieur du bottier est mis en forme par application de la métallurgie des poudres à une matitre frittée, à savoir à une matiere dure, telle que du carbure de tungstène ou du carbure de titane. Le corps extérieur du bottier est fixé ensuite sur un élément 2 interne dénommé ciaprès le corps intérieur du bottier à l'aide d'un agent liant 7, de sorte que le bottier semble autre d'une seule pièce comme si son métal dur avait été foré. Comme on le sait, un PoStier de montre en un carbure métallique est extrèement dur. Sa surface particulièrement belle qui se rapproche presque de celle d'un miroir, est produite par une technique de rodage qui a été utilisée Jusqu'à présent pour les bottiers de montre de qualité élevée. Cependant, il n'est pas facile de fabriquer le bottier d'une montre par la métallurgie des poudres et, en plus des difficultés que soulève sa fabrication, la structure du métal a l'inconvénient d'imposer des limites à la conception du bottier. Le traitement par la métallurgie des poudres du corps extérieur du bottier steffectue de la manière suivante. les matières en poudre sont d'abord comprimées, mises en forme puis subissent un frittage préalable. Elles sont tassées jus- qu'aux dimensions des produits finis, en tenant compte d'un retrait au frittage d'environ 20* (en volume). Du fait qu'au cours des stades de frittage préalable, les matières ne prennent pas encore leur dureté finale, leur tassement est facile. Les matières sont frittées ensuite de façon à produire le corps extrieur d'un boiter d'une grande dureté. Enfin, les parties visibles du corps extérieur, 3, 4 et 5 sont polies mais, avant ce polissage, les éléments qui ne peuvent etre mis en forme par la métallurgie des poudres doivent Etre rectifiés. Par exemple, le retrait au frittage subit l'influence des dimensions et de la forme d'un élément du corps extérieur du boîtier. C'est-à-dire que le retrait au frittage ou une différence imperceptible de ses conditions d'exécution provoquent une différence de déformation entre l'élément de grande en section droite représenté sur la figure 1-C et l'élément de faible surface en section droite de la figure l-D. En d'autres termes, la périphérie intérieure 9 du corps extérieur 1 du boîtier appliquée contre le corps intérieur 2, est de forme ronde avant le frittage mais elle est déforméeet prend une forme ovale après celui-ei. Plus la forme de l'élément 8 du corps extérieur du boîtier est compliquée, plus sa déformation est importante. les matières doivent être traitées avec des outils diamantés. afin de corriger ces déformations. Ce traitement constitue un facteur important et principal du prix élevé des produits finis. De plus, la résistance à la déformation d'un carbure métallique est en général faible et lorsqu'on utilise un tel carbure pour le corps extérieur du bottier, il risque d'être fissuré ou brisé par les chocs ou sa manipulation. Pour éviter cet inconvénient, le corps extérieur du bottier doit être conçu de manière à être renforcé par épaississement et agrandissement au maximum et en conséquence il est impossible d'éviter que le modèle réalisé ne soit epais et de grandes dimensions. be plus encore,il est difficile de fabriquer un boftier en alésant un métal dur par suite du mauvais rendement de base et du mode opératoire du frittage des matières, de sorte qu'en général le corps du boîtier est séparé en deux éléments, c'est-à-dire le corps extérieur et le corps intérieur. Le corps intérieur 2 comporte une gorge 6 dans laquelle est coulé un agent liant qui permet au corps extérieur 1 d'être fixé sur le corps intérieur 2. il s1 ensuit que les frais de main d'oeuvre sont très élevés et que la beauté du modèle est limitée. Le second exemple d'un bottier de montre dur classique, conçu de façon à supprimer les inconvénients du premier est représenté à la figure 2. bans le mode de réalisation représenté à la figure 2, une pellicule dure 14 est formée par le métal de base du boftier résistant à la corrosion, ctest-à- dire que sur la surface d'un métal de base du bottier est pul vérisé un métal dur ou une substance non métallique. Les caractéristiques du mode de formation de la pellicule par un procédé de pulvérisation (appelée ci-aprbs uniquement "pellicule") sur la pellicule permettent de corriger les inconvénients de l'exemple précédent, tels que les limitations imposées à la conception du boftier et des frais élevée de main d'oeuvre. Ce procédé permet la formation d'une pellicule très mince sur les éléments d'un bottier de presque n'importe quelle forme, de sorte que les modèles qutil est possible de réaliser avec des boftiers revêtus ou des bottiers "SUS" nécessitent la formation de la pellicule. Les matières pulvérisées sont choisies avec soin et les éléments 11, 12 et 13 de la surface du bottier sont rodés de façon à leur donner un aspect qui n'est pas inférieur à celui du premier boîtier dur classique qui se rapproche de la surface d'un miroir be plus, du fait qu'il est possible d'utiliser des matières métalliques pour le métal de base du bottier, le traitement est remarquablement amélioré.Le traitement par pulvérisation consiste à fondre des matières de pellicule, composées d'éléments métalliques ou non métalliques et à pulvériser les matières résultantes sur le métal de base du bottier avec une pression élevée, de manière qu'ils y adhérent, de sorte qu'on estime que l'adhérence de la pellicule est relativement faible et qu'elle est susceptible de se détacher facilement0 Du point de vue de la formation de la pellicule, cette dernière comporte inévitablement un trou de souffle par lequel il peut arriver que de l'eau ou autre passe dans sa surface de jonction 15 avec le métal de base. Dans ce cas, la corrosion par différence de potentiel est facilitée, de la rouille se forme et la pellicule se détache. La présente invention a pour but de supprimer les inconvénients du second exemple de bottier de montre classique Elle a pour but d'améliorer l'adhérence de la pellicule pendant sa formation et également d'améliorer sa résistance à la corrosion par obturation du trou de soufflage. La présente invention est décrite en détail ci-après. Un composé contenant un métal dur, un carbure métallique, un oxyde métallique ou un nitrure métallique, c'est-à-dire une poudre métallique de faible point de fusion, contenant comme liant du Ni ou Co et une poudre d'un métal dur ou d'un élément non métallique tel que Cr, B, Si, WC, liC, CrC, val203, tri02 ou TiN sont soit mélangés soit seuls soit en combinaison suivant des proportions correctes. es matières résultantes et un alliage autofluxant composé de ces substances métalliques ou non métalliques sont pulvérisés sur la surface du métal de base du boftier résistant à la corrosion afin de former la pellicule. il existe divers types de procédés de pulvérisation mais en général, on utilise la pulvérisation par jet de plaseav La pellicule et le métal de base sont chauffés ensuite jusqu'à la température pour laquelle le liant métallique de la pellicule ou l'alliage autofluxant sont fondus afin que le trou de soufflage soit obturé.. Finalement la surface du bottier est finie par rodage. Comme on le voit sur la vue extérieure de la figure 3-A et sur la coupe de la figure 3-3, le mode de réalisa tion de l'invention est mis en oeuvre de la façon suivante. Un alliage dur autofluxant d'une poudre de Ni-Cr-3-Si (Ni-82%, Cr-7f, B-29f, Si-45X) est pulvérisé jusqu'à une épaisseur d'environ 300 microns par un Jet de plasma sur la surface du métal de base du bottier résistant à la corrosion, le métal de base SUS du bottier 1 dans l'exemple. L'épaisseur de 300/u de la pellicule tient compte d'une diminution par polissage prévue de 50 microns. Du point de vue du fonctionnement et de la qualité du bottier, il est bon que l'épaisseur, à la fin du traitement, soit comprise entre 200 et 300 microns. La pellicule 17 du revêtement est fondue ensuite et le trou de soufflage qui se produit pendant la pulvérisation est obturé.Lorsqu'on utilise une poudre de Ki-Cr-B-Si, la température appropriée est de 10400C à 1140C. Si la température est inférieure à 10400C elle est insuP fisante pour la fusion du métal autofluxant et si elle est supérieure à 1140 C, elle a une influence nuisible sur la structure du métal de base. Le but principal du traitement par fusion est l'obturation du trou de soufflage. il a également une influence considérable sur l'adhérence de la pellicule. La pellicule fixée par un procéssus physique, par exemple par pulvérisation, est chauffée de sorte que non seulement le métal auto 1ixant est fondu, mais encore que le métal de base et la pellicule fusionnent l'un avec l'autre à leur surface de jonction 22. C'est-à-dire qu'il se produit une diffusion, comme si la pellicule 17 était soudée sur le métal de base 16. Finalement, le boîtier est fini par rodage de ses surfaces 18, 19 e t 20 mais en vue de son aspect, tous ses éléments extérieurs ainsi que son autre csste 22 sont souvent rodés. De plus, chaque cdté peut recevoir un fini li néaire avant le rodage. La surface finie par rodage est blanche, d'un aspect remarquable et son brillant n'est pas inférieur à celui des produits réalisés par le frittage de carbures qui sont décrits dans le premier exemple du bottier de montre dur classique. De plus, sa résistance à la corrosion est excellente. La dureté du bottier de la montre est supérieure à une dureté Vickers d'environ 700, de sorte qu'il est à l'abri de presque tous les 8dégâts produits par des chocs ou des frottements qu'il peut subir lorsque la montre est portée. Comme on l'a indiqué plus haut, la présente invention consiste essentiellement à choisir des métaux destinés à être pulvérisés et qui conviennent pour leur condition d'utilisation puis à déterminer les conditions de fusion du métal autofluxant. Les métaux sont mis en oeuvre pratiquement pour des boîtiers de n'importe quelle forme. De plus, du point de vue de la qualité, le bottier n'est pas abSmé par les chocs ni le frottement et la rouille ne se forme pas dans l'atmosphère que le boîtier peut rencontrer lorsque-la montre est portée. De plus encore, il est inutile que le bottier comprenne deux éléments. il peut être travaillé facilement0 En conséquence, la présente invention offre des avantages remarquables par rapport à des bottiers de montre durs classiques. REVENDICATION boîtier de montre dur, caractérisé en ce qu'un c8té ou tous les côtés d'une montre sont revêtus d'un composé contenant un métal dur, un carbure métallique, un oxyde metallique ou un nitrure métallique, soit seul, soit associé à un composé de métaux de faible point de fusion en comparaison de celui du premier composé, la couche du revêtement étant fondue par chauffage.