La présente invention vise lextracdon du du sucre contenu, sous forme de jus sucré, dans la bagasse délivre par un des premiers moulins d'une sucrerie de canne, cette bagasse étant éventuellement préparée avant le premier moulin par passage dans les appareils les plus aptes à ouvrir les conduits capillaires conservant le jus sucre. De nombreux types de diffuseurs existent pour résoudre ce problème ; de façon générale leur performance est limitée par la difficulté d'avoir une distribution homogène du jus de lavage à travers la bagasse et par la faiblesse des coefficients de diffusion, tout particulièrement à l'interface entre bagasse et jus. Cette difficulté est liée à la teneur importante en air occlus de la bagasse qui, de ce fait, a tendance à flotter, et aux effets de capillarité qui s'opposent au départ du jus retenu dans la bagasse. Le but de la présente invention est d'assurer une bonne imbibition de la bagasse pour augmenter le rendement de la diffusion. Le procédé faisant l'objet de l'invention consiste à désaérer la bagasse mise en suspension dans le jus de lavage, à faire circuler le jus chargé de bagasse dans une tuyauterie à une vitesse suffisante pour introduire une turbulence importante dans llecoulements à séparer la bagasse du jus et à recommencer plu- sieurs fois cette série d'opérations en établissant une circulation globale à contre-courant entre jus de lavage et bagasse, de façon à mettre la bagasse en suspension dans un jus de plus en plus pauvre au fur et à mesure quelle s'appauvrit en sucre. L'existence d'une turbulence importante dans Iécoule- ment du jus et de la bagasse permet d'accroître les transferts de masse entre le jus inclus dans les fibres et le jus de lavage. Une portion du jus peut Qtre recyclée dans les différents étages pour ajuster le débit total, et par conséquent la vitesse du jus servant au transport de la bagasse. La désaération a pour but de faciliter l'extraction du jus inclus dans les fibres par le déplacement initial de l'air occlus et par la suppression des effets de capillarité ; en effet secondaire, elle supprime la tendance à la flottation de la bagasse. La désaération peut etre effectuée immédiatement après la mise en suspension de la bagasse dans le jus de lavage ou en même temps que la séparation de la bagasse et du jus La bagasse est obtenue par pressage de la canne à sucre dans un moulin à canne classique. Après diffusion, la bagasse est pressée dans un ou deux moulins, les jus provenant de ce pressage sont utilisés s pour la mise en suspension de la bagasse dans le ou les derniers étages de la diffusion. Si on dispose de deux moulins de repression finale, les jus qui en sortent peuvent être tous introduits au dernier étage. Mais cette disposition n'est pas la plus rationnelle, le jus sortant de l'avant-dernier moulin étant plus riche que le jus obtenu dans le dernier étage par suite de l'extrusion dans les moulins du sucre restant emprisonné dans les cellules de la bagasse.Par conséquent, il sera préférable d'alimenter le dernier étage uniquement par le jus du dernier moulin et d'introduire le jus de l'avant-dernier moulin tE duideux étages en amont. Pour la mise en oeuvre de ce procédé, on utilise une installation comportant une série d'étages identiques traversés successivement par la bagasse, chaque étage comportant un bac de mise en suspension de la bagasse dans un jus de lavage, un dispositif de désaération de la bagasse en suspension dans le jus et une pompe qui fait circuler à grande vitesse le jus chargé de bagasse dans une tuyauterie alimentant un séparateur où la bagasse est séparée du jus pour être envoyée à étage suivant, le jus étant, pour partie, envoyé à étage précédent et, pour partie, recyclé dans le bac de l'étage considéré. Le séparateur peut, par exemple, etre constitué par un tamis. Le dispositif de désaération peut etre constitué par un cyclone dont la surverse est reliée au vide et la sousverse à l'aspiration de la pompe. De préférence, le cyclone est relié au bac de mise en suspension de la bagasse par une auge accolée au fond du bac et prolongée par un tuyau court raccordé tangentiellement au corps du cyclone. Le dispositif de désaération peut également être constitué par un ballon sous vide placé au-dessus du bac de mise en suspension de la bagasse et relié à celui-ci par une tubulure verticale dans laquelle s'écoule le jus chargé de bagasse, cette tubulure jouant le rôle de colonne barométrique. La hauteur de cette tubulure est caletée de manière que la hauteur de jus chargé de bagasse a-dess du niveau du bac de mise en suspension corresponde a la dépression voulue dans le réservoir ; la tubulure peut s'arroter au-dessous du niveau libre dans le ballon sous vide ou déborder de ce niveau, le jus chargé de bagasse retombant en pluie pour faciliter la désaération. On peut aussi combiner le dispositif de désaération et le séparateur en un seul appareil. Pour cela, on peut, par exemple, réaliser le séparateur sous forme d'un tamis placé dans une enceinte étanche dont l'intérieur est maintenu en dépression. Suivant une forme de réalisation particulière, le tamis a la forme d'un tronc de cone inversé et la tuyauterie qui alimente le séparateur est raccordée tangentiellement à la partie supérieure du tamis, la bagasse étant évacuée à la partie inférieure du tamis et le jus étant recueilli dans une enveloppe étanche entourant le tamis. Une vis disposée coaxialement à l'intérieur du tamis assure par sa rotation la progression de la bagasse sur le tamis, le nettoyage du tamis et la compression de la bagasse. L'orifice de sortie de la bagasse est raccordé au bac de mise en suspension par une tuyauterie et un dispositif de distribution branché sur cette tuyauterie, à la sortie du séparateur, permet d'introduire dans la tuyauterie du jus provenant de l'étage suivant. Le dispositif de désaération est avantageusement relié à une pompe à vide à travers un piège qui sépare les gouttelettes de jus de l'air et les ramène dans le circuit du jus. Pour maintenir constant le débit de jus circulant entre étages tout en ayant la possibilité de modifier le débit total du jus circulant dans chique étage, on peut placer à la sortie du séparateur un bac à déversoir relié à l'étage précédent par une tuyauterie sur laquelle est placée une vanne dont l'ouverture est réglée pour obtenir le débit voulu lorsque le bac est plein, le jus en excès qui déborde au-dessus du déversoir alimentant le bac de mise en suspension de l'étage considéré. On peut utiliser un seul bac pour le réglage du débit de jus et pour la mise en suspension de la bagasse. Ce bac est alors divisé en deux compartiment-s par une cloison formant dévers soir. La description qui suit se refère aux dessins l'accompagnant, sur lesquels La figure 1 est un schéma illustrant le procédé de diffusion de l'invention dans le cas de désaération par cyclone La figure 2 représente schématiquement un dispositif de réglage du débit circulant entre les étages de la diffusion La figure 3 montre une forme de réalisation du dispositifdde la figure 2 dans le cas de désaération par cyclone; La figure 4 est un schéma illustrant le procédé de l'invention dans le cas de désaération par ballon sous vide La figure 5 montre une forme de réalisation du ballon désaérateur et sa liaison avec le bac de mise en suspension de la bagasse La figure 6 montre une variante du ballon de désaération;; La figure 7 est un schéma illustrant le procédé de l'invention dans le cas où on utilise des appareils combinés pour la désaération et la séparation du jusXde la bagasse La figure 8 est une coupe par un plan vertical d'un appareil combiné de désaération et de séparation utilisable dans l'installation de la figure 7 ; et Les figures 9 et 10 sont des schémas d'installations pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention. L'installation de diffusion faisant l'objet de l'invention est constituée d'une série d'étages identiques que traverse successivement la bagasse. En se référant à la figure 1, on voit que dans chaque étage, la bagasse Bn est mise en suspension dans le jus de lavage Jn à llintérieur d'un bac 10 muni d'un agita -teur li et le jus chargé de bagasse est véhiculé dans des tuyauteries 15 et 15' par une pompe 13 à une vitesse suffisante pour induire une turbulence importante dans ltécoulement. Préalablement, le jus transportant la bagasse passe dans un cyclone désaérateur 12 dont la surverse est reliée à une pompe à vide. A la sortie de chaque étage, un passage sur un séparateur 14, par exemple un tamis, permet de dissocier la bagasse et le jus. La bagasse Bn + 1 est amenée à l'étage suivant par une goulotte ou un transporteur 16, tandis que le jus Jn -1 est enduit à étage précédent par une tuyauterie 17, ce qui permet de créer sur l'ensemble des étages une circulation globale à contre-courant entre jus et bagasse1 alors que la circulation dans chaque étage s'effectue à co-courant Une portion Jh du jus est éventuellement recyclée en 18 dans l'étage intéressé pour ajuster le débit total de jus circulant dans étage en fonction des impératifs de mise en suspension de la bagasse. L'extraction du jus sucré contenu dans la bagasse est préparée par l'imbibition de la bagasse dans le bac 10, elle est initiée par l'extraction brutale de l'air dans le cyclone 12 et se poursuit dans les tuyauteries 15 et 15' et dans la pompe 13 grace à la turbulence importante de ltécoulement. Le cyclone 12 sera dimensionné de manière que le temps de séjour de la suspension dans cet appareil soit suffisant pour extraire la majeure partie de l'air occlus. Le cyclone 12 pourra être remplacé par tout autre appareil de désaération agissant de manière suffisamment brutale pour provoquer simultanément le déplacement du jus retenu dans la bagasse. Un bac intermédiaire, avec agitateur, peut être prévu avant le séparateur 14 pour accr8Slre le temps de séjour de la bagasse dans chaque étage. La fraction du jus recyclée dans chaque étage est déterminée d'abord par les impératifs de transport hydraulique : il faut que la concentration de bagasse dans le jus permette le transport. Cette fraction de jus recyclée est ensuite ajustée pour ré- gler la vitesse d'entrée dans le cyclone 12 de manière à obtenir les conditions optimales de fonctionnement du cyclone, c1est-â- dire la formation d'un vortex intérieur avec une pression dans l'ame du vortex égale à la valeur visée. Pour obtenir une alimentation correcte du récipient désaérateur, on agit sur le débit véhiculé par la pompe 13, ce débit étant divisé à la sortie du séparateur 14 en un "débit transféré" maintenu aussi constant que possible et un "débit recycle" qui peut être variable. On s1 attache à adapter le recyclage puur optimiser le régime du récipient désaérateur, sans modifier les transferts d'étage à étage. Pour cela, on peut utiliser le dispositif suivant à la sortie du séparateur 14, on ajoute un bac répartiteur 19 (figure 2) divisé en deux compartiments par une cloison 22 formant déversoir. Le premier compartiment est alimenté en 20 par le jus sortant du séparateur 14 et comporte une sortie reliée a t étage précédent par la tuyauterie 17 sur laquelle est placée une vanne de étage 21. Le débit évacué par la tuyauterie 17 étant inférieur au débit d'alimentation de ce compartiment, il y a débordement du jus en excès dans le second compartiment qui alimente le bac 10. Le niveau du liquide au-dessus du déversoir varie très peu et le débit transféré vers étage précédent par la tuyauterie 17 reste donc sensiblement constant ; il peut être réglé au moyen de la vanne 21. Pour simplifier le matériel, on peut regrouper les bacs 10 et 19 comme représenté sur la figure 3. Pour favoriser l'alimentation du cyclone, la liaison entre bac 10 et cyclone 12 devra être aussi directe que possible et devra assurer la mise en vitesse du liquide ; pour cela, on peut prévoir sous le bac 10 une auge 23 accolée à son fond et se prolongeant par un tuyau raccordé tangentiellement au cyclone 12. Les figures 4 et 6 illustrent une autre forme de mise en oeuvre du procédé de l'invention où la désaération de la bagasse est effectuée dans des ballons sous vide. Les figures 5 et 6 montrent des ballons 40 et 40' reliés à une pompe à vide par des tuyauteries raccordées à leur sommet, de façon à maintenir dans le ballon une pression inférieure à la pression atmosphérique. Un régulateur de vide permet de maintenir la dépression à la valeur voulue. Le ballon 40 ou 40' est placé au-dessus d'un bac dlali- mentation 42 et relié à celui-ci par un tuyau vertical 41. La longueur de ce tuyau est calculée de manière que la hauteur de la colonne liquide au-dessus du niveau du bac 42 corresponde à la depression dans le ballon. Le tuyau 41 est terminé à ses extrémités par des divergents. L'extrémité supérieure du tuyau peut, soit déboucher sous la surface libre du liquide dans le ballon et notamment être raccordé à la base du ballon (figure 5), soit déboucher au-dessus de la surface libre pour permettre une retombée en nappe du jus chargé de bagasse (figure 6). il est prévu d'équiper le ballon d'un agitateur mécanique 43 ou d'un autre système d'agitation, par exemple injection de vapeur. En se référant à la figure 4, on voit que la bagasse Bn arrivant dans étage n est mise en suspension dans le jus Jn venant de 1'étage n+1 dans le bac 51. Ce bac est muni d'un déversoir 50 et d'un dispositif agitateur. Le jus chargé de bagasse est déversé dans le bac 42 puis désaéré dans le ballon sous vide 40 et envoyé dans le séparateur 53 par la pompe de circulation 52. Une partie JW du jus séparé est recyclée en 54, l'autre partie étant envoyée dans le bac de mise en suspension de étage n - 1. Des goulottes 56 relient entre eux les bacs 42 des différents étages et évitent les débordements extérieurs en cas d'irrégularité de l'alimentation. Un système 58 de détection de niveau bas dans le bac 42 agit sur une vanne 57 qui provoque un recyclage dans le bac évitant ainsi le désamarçage de la colonne barométrique. Les figures 7 et 8 montrent une autre forme de réalisation de l'invention. Dans cette variante, on utilise dans chaque étage un appareil unique pour assurer la désaération et la séparation de la bagasse et du jus. Cet appareil représenté sur la figure 8 consiste en un tamis en tole perforée 61 en forme de tronc de cone inversé. Le jus chargé de bagasse est admis dans le tamis par une tuyauterie 60 raccordée tangentiellement. Le tamis est placé dans une enceinte 62 étanche et raccordée à une installation de vide. Une vis 63 assure la progression de la bagasse vers la sortie 64 du tamis. La vis a une vitesse tangentielle supérieure à la vitesse d'introduction du jus chargé de bagasse dans le tamis, et les spires sont dimensionnées de façon à exercer une légère pression sur la bagasse et assurer ainsi une meilleure séparation du jus. La vis sert également à racler le tamis et empêcher son colmatage par la bagasse. Sous l'action de la force centrifuge, le jus traverse le tamis et pénètre dans l'espace entre ce dernier et la paroi de l'enceinte 62. La bagasse est retenue par le tamis et poussée par la vis 63 vers la sortie 64. L'air est extrait à la partie supérieure de l'enceinte à travers un orifice 65. Les débits d'alimentation et/ou d'extraction du jus sont réglés pour maintenir le niveau du jus dans enceinte au-dessous de l'orifice 65. Un piège 69 évite 1'entraSnement du jus par l'air extrait ; le jus séparé dans le piège retourne dans l'enceinte par une tuyauterie de aommunication. La bagasse sortant du tamis est amenée à ltétage suivant par une tuyauterie 67 munie à son extrémité supérieure d'un dispositif de distribution 68 qui permet d'introduire dans la tuyauterie du jus provenant d'un étage suivant et de le répartir sur toute sa périphérie. A chaque étage, la bagasse Bn provenant de l'étage n"- i est mise en suspension dans le jus Jn venant de l'étage n + 1. Le jus Jn est introduit à 1'extrémité supérieure de la conduite 67, à la sortie du tamis 61, et descend par gravité avec la bagasse dans un bac 71 muni d'un agitateur 72. Le jus chargé de bagasse est envoyé par la pompe 74 dans le désaérateurséparateur de l'potage considéré.La bagasse Bn F 1 sortant de cet appareil est envoyée à l'étage suivant et le jus qui en est extrait est envoyé à étage précédent ; une partie J'n de ce jus est re cyclone dans le bac 71 de étage n Comme représenté sur les schémas des figures 9 et 10, les étages de diffusion se placent normalement entre un moulin de tête M, qui presse la canne à sucre pour produire la bagasse alimentant le premier étage, et un ou deux moulins M', M" où la bagasse épuisée est pressée pour en extraire des jus qui sont envoyés au dernier étage et éventuellement aux étages inter médiaires ; le jus chargé de sucre sort du premier étage.Bien que ces schémas montrent des étages de diffusion conformes au premier mode de réalisation décrit, il doit être entendu qu'ils sont aussi valables pour les autres modes de réalisation. La concentration en eau de la bagasse délivrée par le premier moulin étant beaucoup plus faible que la concentration d'équilibre, la bagasse se réimbibe dans le bac 10 du premier étage de la diffusion, ce qui implique une recirculation importante du jus à cet étage et un bac d'assez grande capacité. Bien que l'on puisse, comme représenté sur la figure 9, introduire la totalité du jus PJ1 et PJ2 sortant des moulins de répression finale dans le dernier étage du diffuseur, il est préférable d'alimenter le dernier étage uniquement avec le jus PJ2 du dernier moulin et introduire le jus PJ1 de l'avant dernier moulin un ou deux étages en amont, comme représenté sur la figure 10. Dans ce dernier cas, une recirculation importante est à prévoir dans les étages 5 et 6. Dans les autres étages (2 à 6 sur la figure 9 et 2 à 4 sur la figure 10) la recirculation des jus pourra être faible et commandée uniquement par les impératifs de réglage de la dépression dans les récipients de mise sous vide. Des réchauffeurs peuvent être prévus en tête de la diffusion ou entre étages pour porter les jus, et par conséquent la bagasse, à la température la plus favorablE à la diffusion. Les installations schématisées sur les figures 9 et 10 comportent trois moulins et six étages de diffusion. Mais il est bien entendu que ces données ne sont pas limitatives ; le nombre de moulins et le nombre d'étages sont à optimiser en fonction du gain résultant d'une meilleure extraction de la bagasse. Par ailleurs, le niveau de réintroduction du jus de l'avant-dernier moulin est à déterminer en fonction des richesses relatives de jus. A titre d'exemple, on donne, ci-après, une répartition type des débits dans les installations des figures 9 et 10 pour une canne comprenant 14 % de matières ligneuses. Les débits sont rapportés à un débit total de canne égal à 100 et les débits de canne et de bagasse indiqués dans le tableau représentent en fait les débits des liquides entrainôs avec les matières ligneuses. Débit liquides Portion de l'installation considérée Figure 9 Figure 10 1er moulin Débit de canne C 86 86 Jus du 1er moulin JIN 68 68 Débit de bagasse B1 18 18 rer étage Débit de bagasse B1 18 18 Débit de bagasse B2 86 86 Jus entrant J1 103 103 Jus sortant JO 35 35 Jus recirculant J'1 93 93 Etage courant (2 et 3) Bn = Bon+1 86 86 Jn = Jn-1 103 103 Jfn 25 25 Etage 4 B4 = B5 86 86 J3 103 103 J4 103 32 PJ1 71 J'4 25 25 Etages 5 et 6 Bn = BnvF1 86 86 Jn = Jn-1 103 32 Jin 25 96 Batterie des moulins finisseurs Débit de bagasse entrant B7 86 86 Débit d'veau d'imbibition E 30 30 Débit de bagasse sortant B 13 13 Petit jus PJ1 71 71 PJ2 32 32 REVENDICATIONS 1. Procédé pour l'extraction du sucre de la bagasse de canne à sucre par diffusion suivant un processus à contre-courant, caractérisé en ce qutil consiste à désaérer la bagasse mise en suspension dans un jus de lavage, à faire circuler le jus chargé de bagasse dans une tuyauterie à une vitesse suffisante pour induire une turbulence importante de ltécoulement, à séparer la bagasse du jus, et à recommencer plusieurs fois cette série d'opérations en établissant une circulation globale à contre-courant du jus de lavage et de la bagasse, de façon à mettre la bagasse en suspension dans un jus de plus en plus pauvre au fur et à mesure qu'elle s'appauvrit en sucre. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le jus séparé de la bagasse est en partie recyclé. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la désaération est effectuée immédiatement après la mise en suspension de la bagasse dans le jus. 4. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la désaération et la séparation de la bagasse du jus sont effectuées simultanément. 5. Procédé selon la revendication 1,2,3 ou 4, caractérisé en ce que la bagasse épuisée est pressée dans un ou deux moulins et les jus provenant de ce pressage sont utilisés pour la mise en suspension de la bagasse dans la dernière partie du processus de diffusion. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que la bagasse épuisée est pressée dans deux moulins, le jus provenant du dernier moulin est utilisé en fin de diffusion et le jus provenant de I'avantldernier moulin est utilisé dans une étape intermédiaire de la diffusion. 7. Installation pour l'extraction du sucre de la bagasse de canne à sucre par diffusion suivant un processus à contre-courant comportant une série d'étages identiques traversés successivement par la bagasse, caractérisée en ce que chaque étage comporte un bac de mise en suspension de la bagasse dans le jus de lavage, un dispositif de désaération de la bagasse en suspension dans le jus et une pompe qui fait circuler à grande vitesse le jus chargé de bagasse dans une tuyauterie alimentant un séparateur où la bagasse est separée du jus pour être envoyée à lte-tage suivant, le jus étant, pour partie, envoyé à l'étage précédent et, pour partie, recyclé dans le bac à l'étage considéré. 8. Installation selon la revendication 7, caractérisé en ce que le séparateur est constitué par un tamis. 9. Installation selon la revendication 7 ou 8, caractérisée en ce que le dispositif de désaération est constitué par un cyclone dont la surverse est reliée au vide et la sousverse à l'aspiration de la pompe. 10. Installation selon la revendication 9, caractérisée en ce que le cyclone est relié au bac de mise en suspension de la bagasse par une auge accolée au fond du bac et prolongée par un tuyau court raccordé tangentiellement au corps du cyclone. 11. Installation selon la revendication 7 ou 8, caractérisée en ce que le dispositif de désaération est constitué par un ballon dont l'intérieur est mis en dépression et qui est relié au bac de mise en suspension de la bagasse par un tuyau vertical faisant office de colonne barométrique. 12. Installation selon la revendication 11, caractérisée en ce que le tuyau vertical est terminé à ses extrémités par des divergents. 13. Installation selon la revendication 12, caractérisée en ce que le divergent prévi a l'extrémité supérieure du tuyau vertical est niveau situé au-dessus du/jus dans le ballon et forme déversoir. 14. Installation selon la revendication il 12 ou 13, caractérisée en ce que le ballon est muni dtun agitateur mécanique. 15. Installation selon la revendication 11,12 ou 13, caractérisée en ce que le ballon comporte un dispositif d'injection de vapeur pour agiter le jus chargé de bagasse. 16. Installation selon la revendication 7, caractérisée en ce que le dispositif de désaération et le séparateur sont combinés en un seul appareil. 17. Installation selon la revendication 16, caractérisée en ce que le séparateur est constitué par un tamis placé dans une enceinte étanche dont l'intérieur est maintenu en dépression. 18. Installation selon la revendication 17, caractérisée en ce que le-séparateur est constitué par un tamis en forme de tronc de cone inversé et la tuyauterie qui l'alimente est raccordée tangentiellement a la partie supérieure du tamis, la bagasse étant évacuée à la partie inférieure du tamis. 19. Installation selon la revendication q18, caractérisée en ce que le séparateur comporte une vis dispose coaxialement à 1'intérieur du tamis et assurant par sa rotation la progression de la bagasse sur le tamis, le nettoyage du tamis et la compression de la bagasse. 20. Installation selon la revendication 17,18 ou 19, caractérisée en ce que la sortie du séparateur pour la bagasse est raccordée au bac de mise en suspension par une tuyauterie, et un dispositif de distribution placé sur cette tuyauterie, à la sortie du séparateur, permet d'introduire dans la tuyauterie du jus provenant d'un étage suivant. 21. Installation selon la revendication 7, caractérisée en ce que le dispositif de désaération est relié à une pompe à vide à travers un piège qui sépare du courant d'air les gouttelettes de jus et les ramène dans le circuit des jus. 22. Installation selon la revendication 7, caractérisée en ce qu'elle comporte, dans chaque étage, à la sortie du séparateur, un bac répartiteur comportant un déversoir et relié à l'étage précédent par une tuyauterie sur laquelle est placée une vanne dont l'ouverture est réglée pour obtenir le débit voulu lorsque le bac est plein, le jus en excès qui déborde au-dessus du dver- soir alimentant le bac de mise en suspension de la bagasse, de l'étage considéré. 23. Installation selon la revendication 22, caractérisée en ce quelle comporte dans chaque étage un bac divisé en deux compartiments par une cloison formant déversoir, l'un des compartiments constituant le bac répartiteur tandis que l'autre compartiment constitue le bac de mise en suspension de la bagasse.