Pour isoler les tuyauteries de la chaleur, du froid ou du son, on utilise en particulier, des manchons isolants ttreformés d'épaisseur convenable et en un matériau approprié, par exemple des débris de liège, de la mousse de matière plastique, de la laine de verre ou minérale. Ces-manchons sont souvent réalisés par moitiés que l'on applique contre le tuyau et que l'on fixe ensuite #à aide de bandes en matière plastique ou de colle. Très souvent, le matériau d'isolation consistant en laine minérale, en laine de verre ou en kieselguhr est monté autour du tuyau et, après 11 avoir fixé provisoirement sur le tuyau, on le recouvre d'une pellicule souple de chlorure de polyvinyle d'une épaisseur inférieure à 0,5 mm.On donne à cette pellicule une certaine tendance å s1 enrouler sur elle-m#me, en maintenant la feuille de matière plastique (enroulée sur 1' ame d'une bobine) dans une armoire chauffante pendant un certain temps ou en traitant la surface de la feuille dirigée vers l'intérieur du rouleau à l'aide d'un solvant approprié. En raison de sa tendance à s'enrouler sur ellemême la pellicule de matière plastique ss'ajuste sur des éléments isolants ayant des diamètres différents et on peut ensuite l'agrafer ou la coller de manière à réaliser l'enveloppe désirée. Le premier procédé cité convient spécialement pour des coudes de tuyaux et des tuyaux de forme irrégulière, tandis que le second procédé est très avantageux pour des tuyaux rectilignes. Il présente toutefois cet inconvénient que le chlorure de polyvinyle utilisé n'est pasjpaifuge et que s'il se trouve exposé au feu, il dégage des vapeurs d'acide chlorhydrique ou de chlore gazeux très corrosives qui peuvent provoquer des dégâts importants dans les lieux où le tuyau est isolé de cette manière. Il peut se produire des dégâts particulièrement graves dans les ateliers contenant des machines-outils conteuses. L'invention a pour #ut de remédier à cet inconvénient et elle concerne un matériau de revêtement continu, souple, et en forme de feuille, destiné a constituer un produit semi-fini, à enrouler autour d'une isolation contre la chaleur, le froid ou le son, à envelopper sur des tuyaux Le matériau de revêtement continu en forme de feuille est carac#térisé en ce qu'il consiste en un stratifié à plusieurs couches contenant au moins deux groupes de couches, dont le premier groupe (qui forme la partie extérieure de la feuille lorsqu'elle est enroulée) contient une couche de support consistant en du papier kraft ou analogue, ce papier étant recouvert, sur sa face tournée vers l'extérieur, d'une couche de polyéthylène et, de même, sur sa face tournée vers l'intérieur, d'une couche de polyéthylène ou d'une couche de colle, tandis que le second groupe (qui constitue la partie intérieure lorsque le matériau est enroulé)contient une couche en papier très extensible, par exemple en "Clupak",au- quel on a conféré, grace à une forte charge de tension donnée au cours de sa fabrication, une tendance à se contracter provoquée par ses efforts pour reprendre sa forme initiale, ce papier très extensible étant muni, sur sa face tournée vers le premier groupe de couches, d'une couche de polyéthylène ou de colle qui est fixée à la couche correspondante du premier groupe de couches ou qui consiste en cette couche et qui, sur sa face opposée, est protégé par une couche de polyéthylène; les deux groupes de couches étant lies l'un à l'autre de manière que la feuille possède une courbure préalable durable qui constitue sa caractéristique. Suivant une forme particulière de réalisation, la feuille selon l'invention est munie d'une autre couche qui est en métal, par exemple une feuille d'aluminium, appliquée sur sa couche la plus extérieure, pesant de préférence au plus 32g/m2. L'invention a également pour objet un procédé de fabrication de ce matériau de revêtement continu et souple en forme de feuille, ce procédé étant caractérisé par le fait que le stratifié à plusieurs couches se compose d'au moins deux groupes de couches maintenus ensemble par un liant, par exemple du polyéthylène, le premier groupe de couches (qui constitue la partie extérieure du matériau fini lorsqu'il est enroulé sur 1 ui-même) contenant une couche de support, par exemple en papier kraft qui est maintenu sous une tension minimale de l'ordre de 1,5 N/cm de largeur de feuille au cours de l'opération de stratification et qui, au cours de cette opération, reçoit sur sa face tournée vers l'extérieur une couche de polyéthylène, en même temps que sa face intérieure revêtue d'une couche analogue ou d'une#couche de colle, tandis que dans l'autre groupe (qui constitue la partie intérieure du ma tériau fini lorsqu'il est enroulé) on introduit une couche de papier très extensible, par exemple de "Clupak" qui, au-cours de l'opération de stratification, est soumis à une tension si élevée qu'au moins un quart du pouvoir d'étirage du matéria##ilisé, par le fait que l'on revêt le papier très extensible d'une couche de polyéthylène sur chacune de ces faces et qu'on l'introduit, avec le premiertroupe de couches, entre deux cylindres, et par le fait que l'on comprime ces deux groupes de couches entre ces deux cylindres avec le papier extensible soumis à une extension en-deçà de sa limite dsélasticité, en vue de donner au stratifié une tendance à s'enrouler sur lui-meme, par suite de sa tendance à se contracter due aux efforts qu'il fait pour reprendre sa forme initiale. L'invention permet ainsi d'obtenir un stratifié dans lequel, au moment de sa fabrication, une face a été soumise à une tension plus grande que l'autre face et, par suite, a été étirée davantage. Il en résulte que la face qui a été la plus étirée se contracte davantage que l'autre à l'état libre et que, par suite, le stratifié s'enroule sur lui-même. Comme on 1' a indiqué plus haut, il est obligatoire qu'au moins l'une des faces consiste en un matériau élastique, par exemple du papier, axant le pouvoir de s'étirer lorsqu'il est soumis à une force de tension et qui tend fortement à reprendre sa forme initiale lorsque cette tension cesse. Plus le matériau peut s'étirer et plus il est é3 astique,plus il a tendance à s'enrouler sur lui-meme. On règle la différence des forces de tension dans une machine de revêtement de matière plastique à l'aide d'une installation de freinage associée à cette machine. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, en regard de la figure unique annexée et donnant, à titre explicatif mais nullement limitatif, une forme de réalisation. Sur cette figure, la partie de la feuille définitive désignée parla référence 1, appelée plus haut premier groupe de couches, est sensée avoir été réalisée par une machine située dans une partie amont de la chaîne de fabricarion, cette machine n' étant pas représentée. Dans cette machine, la partie 1 a été enroulée dans un rouleau distributeur 3, monté sur un axe 4 dans la machine représentée sur la figure. La partie désignée par la référence 2 de la feuille défini- tive, appelée plus haut le second groupe de couches, est également sensée avoir été réalisée dans une machine située en amont de la chaine de fabrication et non représentée. Dans cette machine, cette partie 2 a été, elle aussi, enroulée dans une bobine distributrice 5 montée sur un axe 6 dans la machine représentée sur la figure. Les parties 1 et 2 de la feuille selon l'invention sont entraînées dans la machine de revêtement de matière plastique, de la manière suivante. La feuille partielle 1 se déroule du rouleau 3, passe sur les cylindres fous 7 et 8, sur le cylindre de guidage 9 et dans l'étranglement entre les cylindres de laminage 10 et Il. La feuille partielle 2 passe sur un cylindre fou 12, sur deux cylindres 13 et 14 déterminant une trajectoire incurvée en S, sur un cylindre de guidage îs et sur le cylindre ~de laminage 10, pour passer dans l'étranglement délimité par ce dernier cylindre et par le cylindre de laminage Il. Les deux parties 1 et 2 de la feuille selon l'inventaon sont réunies l'une à 1' autre au moyen d1 une couche de polyéthylène dans cet étranglement, cette couche étant envoyée dans l'etran- glement par une extrudeuse 16 sous la forme d'un rideau mince de polyéthyiène liquide chaud orienté suivant la direction longitudinale de cet étranglement. La feuille de stratifié terminée comprimée dans 1'étrangle- ment entre les cylindres passe sur le plus grand des cylindres de laminage (le cylindre 11), qui constitue également un cylindre de refroidissement, puis sur deux cylindres fous 17 et 18 et sur un cylindre de guidage 19 et finalement, le stratifié 20 s'enroule sur laine d'une bobine d'un diamètre d'environ 300mu, sur une largeur d'au moins l5OOm#. La largeur maximale admise par la machine est de 2450 mm. La feuille de stratifié enroulée peut avoir au début du déroulement, un diamètre compris entre 150 et 200 mm (diamètre maximal 1500mm). La machine de revêtement de matière plastique, représentée de façon schématique sur la figure; est entraînée par les cylindres d'incurvation en S de la trajectoire et par le cylindre contenant le matériau fini. En freinant la feuille partielle de papier extensible fournie par le cylindre d'alimentation 5 (disposé sur son axe) et les cylindres 13 et 14 d'incurvation en S de la trajectoire de la feuille, tandis que les deux feuilles partielles sont entraînées par la machine, on peut assurer le réglage des forces de tension dans le groupe 2 de couches qui est soumis à une extension, d'une manière telle que, dans le stratifié fini situé au-delà de l#é tranglement entre les cylindres 10 et 11, on obtisns le retour à sa forme initiale du groupe de couches étiré 2, sous l'effet d'une diminution- de la tension au cours du déplacement de la feuille sur le cylindre de refroidissement, une courbure durable de la feuille terminée 20 étant ainsi obtenue lorsque la tension a pris fin comp#ètement. On peut munir la feuille partielle 1 d'une feuille de métal par exemple une feuille d'aluminium, sur sa face extérieure. On décrira ci-après deux formes de réalisation. Exemple 1 Stratifié servant à envelopper une isolation de tuyaux, sans la condition d'effet ignifuge. La feuille selon l'invention est réalisée conformément à la description donnée plus haut, et, de l'extérieur vers l'intdrieur, elle eot constitué comme suit. I. Une couche de polyéthylène de faible densité, pesant 20g/m2 I. Une couche de papier kraft blanchi, lissé à la machine, pesant environ lOOg/m. III. Une couche de polyéthylène defaible densité, pesant environ l5g/m2. IV. Une couche de wClupakN non lisse, pesant environ de 90 à 135 sont V. Une couche de polyéthylène de faible densité pesant environ 15 g/ m2 Exemple 2 Feuille servant à envelopper une isolation de tuyaux, avec la condition d'effet ignifuge. On réalise cette feuille de la manière qui a eté décrite précédemment en se reportant à la figure, mais la feuille partielle 1 est munie, cette fois-ci d'une feuille d'aluminium qui, de la me manière que la feuille partielle I constituée par le papier lissé, passe sur les cylindres 7 à g puis dans l'étranglement entre le cylindre de compression 10 et le cylindre de compression 11 de laminage. De la sorte, on obtient un matériau à l'état de feuille, qui, del' extérieur vers l'intérieur, est constitué de la manière suivante. I. Une feuille d'aluminium pesant 32 g/m d'aluminium II. Une colle ou une couche de faible densité de polyéthy- lène pesant 20 g/m2. III. Un papier fort pesant environ 100 g/m IV. Un polyéthylène de faible densité pesant 15 g/m V. Un "Clupak" non blanchi, et non lissé, pesant environ 135g/m VI. Un polyéthylène de faible densité pesant 15 g/m. Il est préférable, envue de l'utilisation pratique, de transformer les rouleaux de grand diamètre de matériau fini en rouleaux de diamètre plus petit. Ilva de soi que la présente invention ne doit pas être considérée comme limitée aux modes de réalisation décrits et représen- tés, mais en couvre au contraire, toutes les variantes. R e v e n d i c a tio n s 1. Matériau de revêtement continu, souple, en forme de feuille, destiné à servir de produit semi-fini à enrouler autour d'une isolation contre la chaleur, le froid ou le son sur des tuyaux, ce matériau étant caractérisé par le fait qu'il consiste en un stratifié à plusieurs couches renfermant au moins deux groupes de couches, dont le premier groupe (qui forme la partie extérieure de la feuille lorsqu'elle est enroulée) contient une couche de support consistant en du papier kraft ou analogue peu extensible, cepapier étant recouvert, sur sa face tournée vers 1' extérieur, d'une couche de polyétnylène, et de même, sur sa face tournée vers l'intérieur, d'une couche de polyethrlène ou d'une couche de colle, tandis que le second groupe (qui constitue la partie in'Xérieure lorsque le matériau est enroulé) contient une couche en papier, ou matière analogue, très extensible, auquel on a conféré, grtce à une forte charge de tension donnée au cours de sa fabrication, une tendance à se contracter provoquée par ses efforts pour reprendre sa forme initiale, ce papier très extensible étant muni, sur sa face tournée vers le premier groupe de couches, d'une couche de polyethylène ou de colle qui est fixée à la couche correspondante du premier groupe de couches ou qui consiste en cette couche et qui, sur sa face opposée, est protégée par une couche de polyéthylène, les deux groupes de couches tant liés l'un à l'autre de manière que la feuille possède une courbure préalable durable qui constitue sa caractéristique. 2. Matériau en feuille selon la revendication 1, caractérisé par le fait que, de l'extérieur vers l'intérieur, il est constitué comme suit I. une couche de polyéthylène de faible densité pesant moins de 50 g/m2 Il. une couche de papier fort lissé à la machine pesant moins de 200 g/m2 III. une couche de polyéthylène de faible densité pesant moins de 50 g/m2 IV. une couche de "Clupax" ,non lissée pesant moins de 200 g/m2 V. une couche de polyéthylène de faible densité pesant moins de 50 g/m2 3. Matériau en feuille selon la revendication 1, caractérise par le fait que la couche extérieure est constituée par du polyéthylène coloré, par exemple blanc ou gris. 4. Matériau en feuille selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que, à l'extérieur de la couche de polyéthylène de faible densité, on applique une couche constituée par une feuille de métal, par exemple une feuille d' alumi- nium, pesant de préférence au plus 32 g/ m. 5. Matériau selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait qutil comporte au moins une couche de colle ignifuge, par exemple de polyéthylène. 6. Matériau en feuille selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que la couche de support possède une faible élasticité. 7. Procédé de fabrication d'un matériau de revêtement continu, souple en forme de feuille destiné à envelopper une isolation contre la chaleur, le froid ou le son, appliquée sur des tuyaux, ce procédé étant caractérisé par le fait que le stratifié à plusieurs couches se compose d'au moins deux groupes de couches maintenus ensemble par un liant, par exemple du polyéthylène, le premier groupe de couches (qui constitue la partie extérieure du matériau fini lorsqu'il est enroulé sur lui-meme} contenant une couche de support, par exemple en papier kraft qui est maintenu sous une tension minimale de l'ordre de 1,5 N/cm de largueur de feuilles, au cours de l'opération de stratification et qui, au cours de cette opération, reçoit sur sa face tournée vers I 'exté- rieur une couche de polyéthylène, en même temps que sa face in extérieure revêtue d'une couche analogue ou d'une couche de colle, tandis que dans l'autre groupe (qui constitue la partie intérieure du matériau fini lorsqu'il est enroulé) on introduit une couche de papier très extensible, qui, au cours de l'opération de stratification est soumis à une tension si élevée qu'au moins un quart du pouvoir d'étirage du matériau est utilisé, par le fait que l'on revêt le papier très extensible d'une couche de polyéthylène sur chacune de ces faces et qu'on l'introduit, avec le premier groupe de couches, entre deux cylindres et par le fait que l'on comprime ces deux groupes de couches, entre ces deux cylindres, avec le papier extensible soumis à une extension endeçà de sa limite d'élasticité, en vue de donner au stratifié une tendance à s'enrouler sur lui-même, par suite de sa tendance à se contracter due aux efforts qu'il fait pour reprendre sa forme initiale. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé' par le fait que ce matériau en feuille est constitué par les groupes de couches (qui passent éventuellement sur des cylindres dits d'incurvation en S de la trajectoire) provenant de lieux de déroulement différents, et que l'on réunit dans 1 'étranglement délimité par deux cylindres de laminage pour les assembler à l'aide d'un liant (polyethyline ou colle), de manière que le second groupe de couches renfermant un papier extensible se trouve exposé, au cours de l'opération, à une tension élevée complémentaire, sous l'effet de l'application de forces de freinage à ces cylindres d'incurvation en S de la trajectoire et/ou aux endroits de déroulement des feuilles. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait que le liant constitué par du polyéthylène intercalé entre les différentes couches est appliqué par un dispositif disposé au-dessus de l'étranglement, entre les deux cylindres, ce polyéthylène étant porté à l'état liquide par chauffage et se présentant sousla forme d'un mince rideau orienté suivant la direction longitudinale dudit étranglement. 10. Procédé selon l'une des revendications 7 à 9, car#-ctérisé par le fait que ltétranglement entre cylindres ett alimenté par une feuille provenant de l'un des postes de déroulement, cette feuille consistant en un stratifié formé de papier et d'une feuille d'aluminium, cette dernière ayant pour effet d'augmenter la courbure préalable en raison du fait qu'elle n'est pas extensible et jouant, en outre, un rale ignifuge.