L'invention se rapporte d'une manière générale à la transmission confidentielle d'information se présentant sous la forme de messages constitués de caractères alphanumériques et autres signes imprimables, alignés, espacés et mis en page de manière lisible. Plus spécifiquement, l'invention concerne un dispositif réversible de traduction permettant d'encoder un texte clair pour former un cryptogramme imprimable sous une forme lisible mais incompréhensible, et inversement, de décoder un tel cryptogramme pour restituer le texte clair d'origine. Pour ce faire - comme pour permettre la transmission d'un cryptogramme par toute voie de télécommunications et de l'enregistrer sur un quelconque support tel qu'une bande perforée-ce dispositif fait usage d'un système de codage normalisé, tel celui dénommé CCIT NO 2 ou "Teletype", grace auquel tout élément de message imprimé - lettre, chiffre, signe de ponctuation ou autre signe imprimé mable d'une part, blanc, espace, fin de ligne, inversion lettres/chiffres ou ma- Juscules/minuscules et vice-versa, ou tout autre signal de servitude non imprimable d'autre part - peut être converti de manière univoque en un code binaire à plusieurs moments, à savoir 5 pour le systeme indiqué, qui donc permet de distinguer 32 éléments de message, dont 26 signes et 6 signaux. Ce dispositif fait en outre emploi d'une technique de transcodage-con- nue, selon laquelle le texte clair à encoder ou bien le cryptogramme à décoder est transcrit sur une bande perforée ou autre support d'enregistrement, qui est lu pas à pas en synchronisme avec un semblable support comportant une quelconque séquence de codes du même format, laquelle constitue une clé de chiffrement ou déchiffrement, identique pour les deux opérations d'encodage et décodage concert nant un même message. Ces opérations consistent simplement à effectuer une combinaison logique reciproque - telle que la multiplication algébrique - des deux codes simultanément lus sur les deux supports.Chaque code combiné ainsi produit à 1' encodage peut btre transmis ou enregistré, puis être soumis au décodage par combinaison avec le même code clé que le code clair d'origine, qui se trouve ainsi restitué en raison du caractère réciproque des operations. Les cryptogrammes ainsi produits par combinaison d'un texte clair avec une clé de chiffrement quelconque sont certes intraduisibles sans avoir ladite clé à disposition. Mais par ailleurs, puisqu'ils incluent par principe des codes chiffrés correspondant à des signaux de servitude non imprimables et se suivant dans un ordre arbitraire, l'impression ou téléimpression de ces cryptogrammes conduit nécessairement à une mise en page désordonnée et à d'inévitables surimpressions, ce qui les rend illisibles et par suite impossibles à transcrire ul térieurement sur le support d' enregistrement requis pour leur codage et leur impression en clair. De tels cryptogrammes ne peuvent donc être transmis que J sous la forme d'une séquence de codes et non d'un message imprimé. Pour pallier cet inconvénient, il est connu de procéder lors de l'opération d'encodage à l'élimination des codes chiffrés dénommés "interdits", cor ras pondant aux différents signaux de servitude et à un signe imprimable choisi par convention, pour leur substituer une suite de dodes débutant par le code de ce signe éventuellement répété et se terminant par un code "permis", cette suite étant obtenue en réitérant l'opération de combinaison du même code clair avec le(s) code(s) suivants) de la clé jusqu'à obtention d'un code permis. De la sorte, la séquence de codes correspondant au cryptogramme obtenu ne comprend que des codes permis ou correspondant au signe de substitution, et donc tous imprimables. Pour permettre l'impression de ce cryptogramme sous une forme commodément lisible, cette séquence peut être périodiquement interrompue par des codes de servitude choisis et insérés selon une loi prédéterminée pour assurer une mise en page ordonnée des signes imprimables de la séquence. Pour procéder au décodage d'un tel cryptogramme dAment transcrit sur le support voulu, il suffit d'ignorer dans la séquence chaque code interdit, et s'il correspond au signe imprimable de substitution, de progresser dans la séquence Jusqu'au premier code permis rencontré, pour en effectuer la combinaison logique avec le code clé correspondant.De la sorte, tout élément du message clair d'origine peut entre restitué et imprimé an bonne et due place, puisque les décalages introduits à l'encodage par la réitération de l'opération de combinaison logique et au décodage par l'élimination des signes de substitution se compensent mutuellement pour rétablir le synchronisme de lecture des codes, Ce palliatif connu a toutefois pour désavantage d'impliquer une aug- mentation notable du nombre des codes dans la séquence du cryptogramme par rap-' port à celui du message clair d'origine :: En effet, en prenant pour exemple le système de codage CCIT N' Z à 32 positions dont 6 signaux de servitude, ce qui implique la discrimination entre 7 codes interdits et 25 codes permis, la probabilité pour qu'un code clair soit traduit par n codes chiffrés successifs est 25/32 . (7/32)n 1 de sorte qu' en moyenne, le rapport du nombre des codes d'un message clair b celui des codes du cryptogramme correspondant est L'augmentation du nombre des codes est donc de 28 46, sans même prendre en compte les codes de servitude insérés pour la mise en page du cryptogramme imprimé. L'invention vise essentiellement à pallier cet inconvénient dans la mesure permise par la théorie de l'information, en apportant au procédé cité des perfectionnements originaux propres à réduire la redondance des codes du cryptogramme, la répétition du même signe de substitution et de manière corollaire le risque d'erreurs de transmission et donc de restitution erronée du meai sage clair comme le risque de traduction par un tiers non concerné. A cet effet, le dispositif obJet de l'invention met en oeuvre une procédure originale de conversion des codes interdits, qui consiste essentiellement à leur substituer au chiffrement une simple paire de codes, à savoir celui du signe de substitution suivi de celui obtenu par inversion de l'un au moins des moments du code interdit, ainsi transformé en code permis. Au déchiffrement, le code du signe de substitution dament reconnu comme tel est purement et simplement éliminé, et le moment voulu du code suivant est inversé avant sa combinaison avec le code clé, qui restitue le code chiffré à l'origine. S'il est fait abstraction des codes insérés si besoin est pour permettre leur mise en page, les cryptogrammes obtenus par cette procédure ne présentent qu'une redondance moyenne de 22 80, égale au minimum possible selon le théorème de Shannon, puisque le signe de substitution n'est Jamais répété plusieurs fois de suite, comme celà peut se produire avec le procédé antérieur cité De ce fait, non seulement les risques d'erreurs de transmission sont réduits en proportion, mais encore et surtout, l'identification du signe de substitution et par suite le déchiffrement d'un cryptogramme par un tiers non concerné entré indGment an possession de la bande clé correspondante sont beaucoup plus difficiles. Toutefois, comme ce signe de substitution est par principe même retranché de l'alphabet utilisable, il est en général commode de choisir à cet usage une lettre peu usitée, telle que K ou W en français, dont la fréquence inhabituelle dans les cryptogrammes peut attirer l'attention. L'invention a précisément pour but de pallier cet inconvénient par la réalisation d'un dispositif réversible de traduction pour la transmission confidentielle de messages imprimables dont les éléments sont transcrits selon un système normalisé de codage binaire à plusieurs moments, du type comprenant - des moyens pour lire pas à pas en synchronisme deux supports d'enregistrement portant l'un une séquence de codes correspondant à un message à chiffrer ou à déchiffrer et l'autre une clé formée d'une quelconque séquence de codes du même format, - des moyens pour effectuer sur chaque paire de codes simultanément lus une opération de combinaison logique réciproque produisant un code combiné de même format, - des moyens pour discriminer les codas chiffrés dits interdits" correspondant à un signal de servitude ou à un signe imprimable choisi par convention, leur substituer au chiffrement le code de ce signe suivi d'une autre combinaison du même code clair, et au déchiffrement éliminer le code dudit signe puis effectuer une autre combinaison du signe suivant, ce dispositif étant caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de programmation pour modifier le signe de substitution selon une loi prédéterminée. De la sorte, toute répétition sytématique du même signe de substitution peut être évitée sans préjudice pour la commodité d'emploi du dispositif, et le surcodage ainsi obtenu élimina pratiquement tout risque de déchiffrement d'un cryptogramme par un tiers non concerné On remarquera bien que cette possibilité de surcodage est en fait liée à l'agencement global du dispositif de traduction et en particulier à son caractère réversible, permettant aussi bien le chiffrement que le déchiffrement des massages, et donc le conditionnement simultané des circuits concernés par le traitement du signe de substitution En effet et selon une autre caractéristique essentielle de l'invention les moyens de programmation précités agissent parallèlement sur le générateur du code du signe de substitution d'une part, et sur les moyens de discrimination des codes interdits d'autre part, De la aorte, il est assuré que toute modification du signe de substition sera simultanément prise en compte par tous les circuits concernés, quel que soit le mode de fonctionnement du dispositif de traduction. Encore faut-il que les erreurs de transmission touJours à craindre ne puissent en aucun cas affecter la loi de modification du signe de substitution, et donc que cette dernière soit fondée sur un paramètre ne pouvant pas être al téré par de telles erreurs A cet effet et selon encore une autre caractéristique de l'invention, les moyens de programmation précités sont commandés par un générateur d'impulsion déclenché par la génération de tout signe combiné imprimable. Ainsi, sous réserve d'une remiss à "zéro" appropriée des moyens de programmation comme des autres circuits du dispositif au début de chaque processus de chiffrement ou déchiffrement, aucun décalage intempestif des signes de substitution n'est à craindre lors de ces deux traitements d'un même message. Dans un premier mode de réalisation, les moyens de programmation précités peuvent comprendre des moyens pour la lecture par pas simples ou multiples d'une suite ouverte ou fermee de signes de substitution enregistrés soit sur un support matériel tel qu'une bande perforée, soit dans une mémoire. Dans un autre mode de réalisation, ces moyens de programmation peuvent comprendre un ensemble de registres à décalage et recirculation mutuellement couplés pour engendrer une suite de codes de signes de substitution avec intervention par exemple de cycles premiers entr'eux au d'autres logiques câblés. Selon encore un autre mode de réalisation possible, les moyens de programmation précités peuvent comprendre un microprocesseur ou autre circuit logique programmable engendrant la suite des signes de substitution en fonction d'un algorithme convenu, connu des seuls émetteur et destinataire du message et par exemple fondé sur la date de transmission ou autre clef. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront plus clairement à la lecture de la description détaillée qui suit d'un exemple de mise en oeuvre illustré par les dessins annexés, sur lesquels La Figure 1 représente sous forme synoptique les eléments essentiels et l'organisation des circuits d'un dispositif de chiffrement et déchiffrement conforme à l'invention; et Les Figures 2 et 3 sont des organigrammes sommaires du fonctionnement de ce dispositif respectivement lors du chiffrement et du déchiffrement. Comme le montre schématiquement la Figure 1, le dispositif comprend une horloge maîtresse H qui commande le fonctionnement synchrone séquentiel de ses différents organes, et notamment - par l'intermédiaire de portes "ET" respectives - l'avance pas à pas de lecteurs 1,2 de bandes perforées selon l'un des systèmes de codage normalisés et par exemple selon le système à 5 moments dit CCIT NO 2, capable de 32 combinaisons distinctes. L'une des deux bandes perforées simultanément lues porte une séquence de codes correspondant à un message en clair M devant être chiffré ou bien à un cryptogramme K à déchiffrer, tandis que l'autre bande porte une séquence quelconque de codes du même format N constituant la cle de chiffrement ou déchiffrement. Chaque code ç K et N ainsi lu est chargé dans un registre respectif 3,4. On a représenté isolément sous le registre 4 un commutateur d'aiguillage A commandé par un contacteur bistable B pour diriger les informations présentes à son entre vers l'une ou l'autre de deux sorties distinctes respectivement de chiffrement C et de déchiffrement o. Le dispositif étant appele à être exploité selon ces deux modes d'opération doit en effet comporter de tels commutateurs pour la reconfiguration adéquate de ses circuits Ainsi - lors d'un processus de chiffrement - le registre 3 est couplé par un tel commutateur 5 à l'une des entrées d'une porte "OU" pour transmettre chaque code clair M à un opérateur de combinaison logique 6 qui reçoit par ailleurs du registre 4 le code clé N correspondant, et effectue leur somme algébri- que modulo-2 Le résultat de cette opération est un code K s M+N chiffré arbitrairement - puisque le code clé N est quelconque - qui est chargé dans un registre tampon 7 dont la sortie est alors sélectivement reliée par un commutateur d'aiguillage 8 à l'une des entrées Kc d'un ensemble analysaur-discriminateur ID délimits par un trait fin sur la Figure t L'entrée Kc de cet ensemble 10 est couplée d'une part à un comparateur ou discriminateur Il destiné à déterminer si le code chiffré est interdit (K-I) et d'autre part à une porte "ET" 12 rendue passante par la sortie "non" dudit comparateur pour transmettre le code chiffré K ainsi validé à l'entrée correspondante d'un multiplexeur 20. La sortie "oui" du comparateur 11 activa - lorsque le cods chiffré Kc est interdit - un séquenceur associé 13 qui dans un premier temps (1) excite un générateur G fournissant au multiplexeur 20 le code d'une lettre de substitution convenue Lw puis dans un second temps (2) rend passante une porte "ET" 14 pour transmettre, par l'intermédiaire d'une porte "OU" 15, le code Kc invalidé b un opérateur transcodeur J par lequel est inversé l'un au moins des moments du code et de préférence son moment de plus grand poids. Le code K' ainsi obtenu est dirigé par un commutateur 9 vers le multiplexeur 20.Enfin, le séquenceur 13 commande dans un troisième temps (3) une avance supplémentaire d'un pas de le bande clé N pour compenser le pas d'écriture de la lettre L. Lors du déchiffrement d'un cryptogramme, les commutateurs d'aiguillage sont en position D. En conséquence, la sortie du registre 3 contenant le code à déchiffrer Kd est reliée à travers une bascule 17 au repos à l'entrée d'un connu parateur 16 destiné à déterminer si ce code est celui de la lettre de subst:i;u- tion (K a L ?)i ce même code est par ailleurs appliqué à l'entrée d'une porte "ET" 18, qui est rendue passante par la sortie "non" du comparateur 16 afin de transmettre le code Kd ainsi validé, à travers deux portes "OU" montées en cascade, à l'entrée de l'opérateur de combinaison logique 6.Ce dernier effectue alors la somme algébrique modulo 2 du code à déchiffrer Kd et du code clé N simultanément reçu du registre-tampon 4, pour ainsi restituer le code clair cor respondant M P Kd + N, qui est chargé dans le registre-tampon 7 pour être transmis par le commutateur d'aiguillage 8 au multiplexeur 20. Si le code à déchiffrer Kd est reconnu par le comparateur 16 CammB celui de la lettre de substitution L et donc comme interdit, la sortie "oui" dudit comparateur déclenche un séquenceur associé 19, qui dans un premier temps (1) commande le passage au code suivant K + 1 et dans un second temps excite la bascule 17, de manière que la sortie du registre 3 soit découplée du comparateur 16 et de la porte 18 pour être couplée à travers la porte "OU" 15 å 1'entrde de 1' opérateur transcodeur J, par lequel l'un des moments du code K | + 1 est inversé. Cette transformation réciproque de celle effectuée au chiffrement restitue un code K identique à celui à l'origine interdit, qui est transmis à travers les t portes "OU" en cascade déJà mentionnées à l'entrée de l'opérateur de combinaison logique 6. Ce dernier effectue la somme algébrique modulo 2 de ce code K" avec le code clé N conservé dans le registre 4, pour ainsi restituer la code clair M d'origine, qui est transmis par le registre 7 et le commutateur 8 à l'entrée du multiplexeur 20. Enfin, le séquenceur 19 commande dans un troisième temps (3) une avance supplémentaire d'un pas de la bande clé N pour compenser l'omission du traitement de la lettre de substitution. Ainsi donc, lorsqu'un code interdit se présente au chiffrement ou au déchiffrement, les deux bandes M/K et N sont finalement correctsment recalées. i Chaque cycle de chiffrement ou déchiffrement aboutit donc à la fourni- ture au multiplexeur 20 soit d'un cbde chiffré simple K ou doubla L + K', soit d'un code clair M issu d'une combinaison K + N ou K" + N, et s'achève par le recalage de la bande clé si besoin est. Un double recul permet toute correction. Pour assurer le passage au cycle suivant, l'analyseur-discriminateur 10 doit comporter des circuits commandant l'avance synchrone des deux lecteurs de bande 1 et 2 dès qu'un code significatif K, K' ou M a été fourni au multiplexeur 20, A cet effet et par exemple il peut comporter une porte "OU" à triple entrée recevant des signaux k, k' ou m respectivement issus de la sortie "non" du comparateur 11, du troisième étage du séquenceur 13 et du bus M, Dans le tripla but de ménager le délai nécessaire au fonctionnement du multiplexeur pour k, à l'accomplissement préalable du pas d'avance supplémentaire de la bande clé pour k' et à la prise an -compte d'un seul moment du code M pour m, cette porte "OU" est avantageusement suivie d'un circuit de temporisation f dont la sortie est reliée par des diodes de blocage d1,d2 à chacune des portes "ET" de commande d'avance des lecteurs 1 et 2 Pour permettre l'exploitation des informations fournies par le dispa- sitif au multiplexeur 20, ce dernier est couplé à un traducteur d'interface 30 qui lui-m&commat;me est couplé, directement ou par l'intermédiaire d'un quelconque canal de télécommunications, d'une part à un perforateur de bande 31 ou autre appareil enregistreur adéquat, et d'autre part à une imprimante 32. Pour permettre l'impression lisible des cryptogrammes par cette der nièce - sous une autre forme qu'une suite continue de signes imprimés sur un ! ruban - le dispositif comporte avantageusement un ensemble de mise an page 40, couplé à un générateur d'impulsion P tel qu'un simple monostable, déclenché par une sortie du multiplexeur 20 chaque fois que ce dernier a reçu un code M, K, ou OU K'. L'ensemble 40 comprend un premier compteur ou diviseur Q1, par exemple par six, dont le retour à zéro excite un générateur E de code d'espacement et un second compteur ou diviseur W2 par exemple par dix, dont le retour à zéro excite un générateur F de code de fin de ligne et éventuellement inhibe le rateur E.Les signaux fournis par ces générateurs au multiplexeur 20 ne sont pas décomptés par le générateur d'impulsion P, mais permettant d'imprimer les cryp togrammes sous forme de lignes successives comprenant chacune dix "mots" de six "lettres" séparés par un espace. Cet ensemble 40 ne devant intervenir qu'au chiffrement, son intervention lors du déchiffrement peut être neutralisée .- V: par un commutateur Cu 41 interposé entre le- générateur d'impulsion P et le compteur Q1, et 21par un fil-, tre actif 41' interposé entre le registre 3 et la bascule 17 pour commander 1' -avance immédiate du lecteur 1 à chaque occurrence d'un code E ou F ne devant pas être déchiffré dans un cryptogramme perforé an 31 par exemple. Le dispositif Jusqu'à présent décrit satisfait dans les meilleures conditions possibles à l'ensemble des critères requis pour l'économie, la sores té et la commodité d'une transmission confidentielle d'information sous la forme de messages pouvant être imprimés. il est toutefois par principe indispensable que l'expéditeur comme le destinataire d'un tel message disposent tous deux - et eux seuls - de la même clé de chiffrement et déchiffrement, enregistrée sur un support matériel tel qu'une bande perforée, pouvant être dérobé ou copié par un tiers non concerné par l'information transmise, Encore faudrait-il que le tiers en cause ait connaissance du signe de substitution choisi par convention pour être en mesure de déchiffrer tout cryptogramme entré en sa possession. Mais comme ce signe est par principe retranché de l'alphabet disponible - et ce nécessairement dans le cas du système de codage CCIT NO 2 - il est en pratique indispensable d'affecter à cet usage une lettre peu usitée, telle que K ou W, dont la fréquence inca~ bituelle dans un cryptogramme ne peut qu'attirer l'attention. Ce problème peut être éliminé Si besoin est par un surcodage consistant à modifier le signe de substitution selon une loi quelconque prédéterminée, qui peut être fixée par construction ou par programmation. En raison de sa structure et de son fonctionnement, le dispositif de l'invention se prête particulièrement bien à un tel perfectionnement s Ainsi et comme représenté, il est facile de lui adjoindre un programmateur 50 dont l'entrée reçoit chaque impulsion issue du générateur P et par suite décompte les codes M,K,L,K' fournis par le dispositif au multiplexeur 20 et correspondant à des signes imprimables, et dont les sorties 51,52 sont respectivement couplées au générateur G et aux comparateurs 11,16, pour pouvoir modifier le signe de substitution L volonte, selon la loi interne je fonctionnement dudit programmateur, sans risque d'interférence avec le fonctionnement propre du dispositif. Ceci suppose bien entendu que le générateur G et les comparateurs soient progras- mablss, ce qui ne pose guère de problème pour le premier - qui d'ailleurs peut être intégré au programmateur - non plus que pour les seconds, essentiellement constitués de détecteurs de coincidence et/ou de circuits de portes dont les oouplagss peuvent être modifiés par de semblables circuits. Le programmateur 50 lui-même peut comprendre un lecteur progressant pas à pas sur commande de chaque ne impulsion issue du générateur P pour lire successivement les codes de signes de substitution enregistrés sur un support matériel ou dans une mémoire selon une suite quelconque, ouverte ou fermée. il peut aussi bien comprendre un ensemble de registres à décalage et recirculation mutuellement couplés pour engendrer des codes de signes de substitution selon une loi prédéterminée, par exemple par modification cyclique des diffs- moments de code en fonction de nombre de pas premiers entr'eux. Le programmateur 50 pourrait encore comprendre un micro-processeur ou équivalent engendrant les codes des signes de substitution an fonction d'un algorithme déterminé ou convenu. Dans ces trois cas comme dans ses nombreuses autres réalisations possibles, le programmateur 50 doit évidemment etre pourvu d'un circuit de remise à zéro - éventuellement couplé à ceux des lecteurs, registres et compteurs du dispositif - permettant d'effectuer le chiffrement ou déchiffrement d'un message à partir d'un signe initial déterminé ou convenu. Dans tous les cas, il est évident qu'un tiers non concerné indûment entré en possession d'un message et de sa clé de chiffrement, voire même s'il a en outre connaissance du signe de substitution initial, ne serait pas en mesure de déchiffrer ce message. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux exemples de mise en oeuvre décrits et illustrés ou bien simplement mentionnes, mais au contraire comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques de ceux spécifies, considérés séparément ou en toute combinaison fonctionnelle et entrant dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Dispositif réversible de traduction pour la transmission confidentielle de messages imprimables dont les éléments sont transcrits selon un système normalisé de codage binaire à plusieurs moments, du type comprenant - des moyens pour lire pas à pas en synchronisme deux supports d'enregistrement portant l'un une séquence de codes correspondant à un message à chiffrer ou à déchiffrer et l'autre une clé formée d'une quelconque séquence de codns du même format, - des moyens pour effectuer sur chaque paire de codes simultanément lus une opération de combinaison logique réciproque produisant un code combiné du même format, - des moyens pour discriminer les codes chiffrés dits "interdits" correspondant à un signal de servitude ou à un signe imprimable choisi par convention, leur substituer au chiffrement le code de ce signe suivi d'une autre combinaison du même code clair, et au déchiffrement éliminer le code dudit signe puis effectuer une autre combinaison du signe suivant, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de programmation 50 agissant pour modifier le signe de substitution L selon une loi prédéterminée. ?. Dispositif selon la revendication 1, caraatérisé en ce que les moyens de programmation 50 agissent parallèlement d'une part sur un générateur G des codes des signes de substitution et d'autre part-sur des moyens 11,16 de discrimination des codes interdits agissant respectivement au chiffrement et au déchiffrement, 3, Dispositif selon la revendication 1 ou la reuendication 2, caractérisé en ce que les moyens de programmation 50 reçoivent une impulsion de commande issue d'un générateur P couplé aux circuits de sortie 20 du dispositif lors de la génération par ce dernier de chaque signe imprimable K,K'L,M. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les moyens de programmation 50 sont ramenés dans un état initial prédéterminé au début de chaque processus de chiffrement ou déchiffrement 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens de programmation 50 comprennent essentiellement des moyens pour la lecture d'une suite ouverte ou fermée de codes de signes de substitution enregistrés sur un support matériel ou dans une mémoire 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les moyens de programmation 50 comprennent essentiellement une logique câblée agencée poue engendrer une suite ouverte ou fermée de codes de signes de substitution. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que la lo giqus ciblée précitée comprend essentiellement un ensemble de registres à décalaye et recirculation mutuellement couplés et/ou présentant des cycles respectifs dont les nombres de pas sont premiers enter'eux 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 & 4, caractérisé en ce que les moyens de programmation 50 comprennent essentiellement une logique programmable telle qu'un microprocesseur engendrant une suite ouverte oi fermée de codes de signes de substitution en fonction d'un algorithme predé- terminé.