La présente invention se rapporte à une jauge de contrôle des caractéristiques, telles que les dimensions li- néaires, d'une pièce mécanique, qui comprend un premier sup- port servant à supporter la pièce et un deuxième support, les deux supports étant mobiles l'un par rapport à l'autre des moyens de commande du mouvement relatif des supports; un dispositif de mesure qui comporte des éléments palpeurs adaptés pour coopérer avec la pièce et des moyens de protec- tion destinés à protéger les éléments palpeurs, et est cou- plé au deuxième support de manière à pouvoir être sélective- ment placé dans une position de mesure, dans laquelle les éléments palpeurs coopèrent avec la pièce pour fournir un signal correspondant aux caractéristiques, et dans une posi- tion de repos; et des moyens de sécurité destinés à éviter que le dispositif de mesure ne soit endommagé par suite d'un positionnement incorrect de la pièce sur le premier support, ou lorsque la pièce à contr8ler présente une forme irréguliè- re ou même dans toutes autres circonstances analogues. On connalt déjà des machines automatiques desti- nées à contrôler les perçages en trous des pièces mécaniques au moyen de tampons électroniques qui comportent des nez a- daptés pour pénétrer dans les perçages. Les tampons sont fi- xés par serrage à une plaque ou à un coulisseau, qui se dé- place vers la pièce sous l'action d'un vérin hydraulique. La plaque, ou le coulisseau, peut reculer lorsqu'intervient une interférence entre le nez et la pièce à contrôler, par sui- te d'un défaut d'usinage ou d'un centrage incorrect de la pièce à contrôler. Le dispositif de recul est constitué par un res- sort qui relie élastiquement le piston à la plaque ou au coulisseau qui supporte les tampons. Lorsque, par suite d'une interférence indésirée, le nez entre en collision avec la pièce, la plaque, ou le coulisseau, s'arrête cependant que le piston continue sa course et comprime le ressort du dispositif de recul. Au cours du mouvement de recul, le nez, ou les nez, qui est ou sont en contact avec la pièce, est ou sont poussés contre cette pièce avec une force qui dépend de la constante élastique du ressort, de sa variation de longueur et de l'inertie des masses qui sont arrêtées, par exemple, de la masse des jauges, de la plaque ou du coulisseau etc.. Dans les circonstances normales, la valeur de cette force est de l'ordre de dizaines de kilogrammes. Un inconvénient qui se présente dans les machines automatiques connues qui sont munies d'un dispositif de re- cul est l'importance de la force qui est engendrée dans la phase de recul et qui est transmise auxnez des jauges. Plus précisément, lorsqu'il y a lieu de contr8ler des perçages qui ont un très petit diamètre, l'épaisseur des nez est par- ticulièrement restreinte en raison de la modicité de la pla- que disponible, et, par suite des contraintes mécaniques dues à la force engendrée dans la phase de recul, ces nez peuvent être endommagés d'une façon irréparable. Il devient alors nécessaire de remplacer les jauges endommagées. Le rem- placement d'une jauge est une opération très coûteuse, comp- te tenu du prix élevé de la jauge et également de la nécessi- té de procéder à une nouvelle opération de réglage du zéro. Le but de l'invention est de fournir une jauge qui soit capable de surmonter l'inconvénient mentionné ci- dessus, en ramenant la valeur des contraintes mécaniques qui résultent de l'interférence entre les nez et la pièce à con- tr8ler, à des niveaux tels qu'elles ne puissent pas endomma- ger les jauges. Ce but est atteint par une jauge du type défini ci-dessus dans laquelle, suivant l'invention, les moyens de sécurité comprennent un premier circuit comportant des pre- miers moyens de circuit associés au premier support et com- prenant la pièce à contrôler, des moyens de circuit associés au deuxième support, et des moyens de réglage connectés aux moyens de commande, les premiers et deuxièmes moyens de cir- cuit étant adaptés pour fermer le premier circuit et com- muter les moyens de réglage afin d'arrêter le mouvement re- latif. Les caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront d'ailleurs au cours de la description qui va suivre, de modes de réalisation représentés aux dessins an- nexés et donnés uniquement à titre d'exemples. Sur ces des- sins: - la Fig. 1 est une vue avant d'une machine auto- matique de contrôle des perçages d'une botte de vitesses d' automobile; - la Fig. 2 est un croquis, en partie sous la for- me d'un bloc diagramme, qui montre les circuits hydrauliques et électriques de la machine représentée sur la Fig. 1; - la Fig. 3 est une vue schématique en coupe, tournée de 90 par rapport à la position représentée sur la Fig. 1, d'un tampon utilisé pour contrôler l'un des per- çages de la botte de vitesses. Sur la Fig. 1, est représentée une machine auto- matique 1 qui est destinée à contr8ler une botte de vitesses 2 de véhicule automobile, et comprend un bâti métallique 3, lequel repose sur une assise 4 par quatre pieds dont deux seulement, les pieds 5 et 6,sont représentés sur le dessin. Le bâti 3 comporte une table horizontale 7, un montant vertical creux 8 et une plaque verticale 9 fixée à la table 7 et au montant 8. Une plaque 10 est fixée à la ta- ble horizontale 7 par des moyens de retenue connus. Ces moyens de retenue, dont deux, 11 et 12 sont indiqués schéma- tiquement sur la Fig. 1, relient la plaque 10 à la table 7 de telle manière que les déformations que le bâti 3 peut su- bir éventuellement ne soient pas transmises à la plaque 10. La plaque 10 définit une surface plane horizonta- le 13 sur laquelle repose une paroi 14 d'une botte de vites- ses 2. La boite de vitesses 2 présente des perçages cylindri- ques 15 à 17 dont il s'agit de contrôler les diamètres. Deux pions de référence 18 et 19 fixés à la plaque 10 sont insérés dans des trous correspondants 20 et 21 de la paroi 14 et as- surent le centrage correct de la botte de vitesses 2 sur la surface plane 13. Les diamètres des perçages 15 à 17 sont contrôlés par des tampons électroniques 22 à 24 fixés à une plaque 25. Les tampons 22 à 24 sont d'un type connu; l'un d'eux, 22 est représenté schématiquement et partiellement sur la Fig.3. Les tampons sont connectés électriquement à une unité d'am- plification, de traitement, d'affichage et de commande 26, au moyen d'un câble multiconducteur 27. Le tampon 22 comprend un corps cylindrique creux 28 fixé à la plaque 25 au moyen de vis non représentées sur les dessins. Un nez 29 est fixé au corps 28 au moyen de vis dont les axes géométriques sont indiqués sur la Fig. 3 par les références 30 et 31. Le nez 29 est creux et coaxial au corps 28. Deux bras mobiles 32 et 33 sont disposés à l'inté- rieur du corps 28 et du nez 29. Les bras 32 et 33 peuvent tourner autour de points d'appui 34 et 35 définis par des moyens de maintien 36 et 37 qui relient les bras 32 et 33 au corps 28. Les bras 32 et 33 portent à une extrémité des ti- ges 38 et 39; des palpeurs 40 et 41, constitués par ces cia- mants industriels, sont fixés aux tiges 38 et 39. Aux bras 32 et 33 sont fixés, dans ces positions opposées à celles des palpeurs 40 et 41 par rapport aux points d'appui 34 et 35, deux éléments 42 et 43 d'un trans- aucteur ce position inductif, par exemple, d'un transducteur à transformateur différentiel ou d'un transcucteur à noyau en pot. La fonction du nez 29 consiste uniquement à pro- téger les bras 32 et 33 et le transducteur. La plaque 25, à laquelle sont fixés les tampons 22 à 24, est fixée à un coulisseau 44, (Fig. 1 et 2) au moyen de vis dont les axes géométriques sont indiqués par les références 45 et 46. Le coulisseau 44 comprend une cornière 47 raidie par une plaque 48 qui est fixée aux deux ailes 49 et 50 de la cornière. Entre l'aile 49 et la plaque 25 est disposé un film 51 de matiere isolante, par exemple de mica ou de "Bakélite" (marque déposée). Un film de matière isolante est également associé aux vis servant à fixer la plaque 25 à l'aile 49 de sorte que la plaque 25, de même que les tampons 22 à 24, sont iso- lés électriquement du coulisseau 44. Le coulisseau 44 comprend en outre des galets 52, associés à l'aile 50, qui peuvent coulisser verticalement sur un rail vertical 53 fixé au montant 8. Le poids du coulisseau 44, de la plaque 25, des galets 52 et des tampons 22 à 24 est équilibré par un contre- poids 54 qui est mobile axialement à l'intérieur du montant 8. Le contrepoids 54 est relié au coulisseau 44 au moyen d'un câble 79 en fils d'acier qui passe sur des poulies 55 et 56 fixées au montant 8. Un tube 57 a une extrémité fixée à l'aile 50 tan- dis que son autre extrémité est partiellement fermée par un couvercle 58 qui présente un trou 59 coaxial au tube 57. Un vérin hydraulique 60 comprend un cylindre 61 qui est fixé à la plaque 9 et un piston 62 muni d'une tige 63 qui peut se déplacer axialement à travers le trou 59 du couvercle 58. A la tige 63 est fixée une plaque 64 qui peut coulisser axialement dans le tube 57. Un ressort 65, placé à l'intérieur du tube 57, est interposé entre la plaque 64 et l'aile 50. Le circuit hydraulique prévu pour l'actionnement du vérin 60 est représenté schématiquement sur la Fig. 2, ce circuit hydraulique comprend un réservoir d'huile 66, des conduits 67 à 71 pour la circulation de l'huile, une pompe 72 servant à pomper l'huile et un bloc distributeur 73. Le bloc distributeur 73 comprend des vannes électromagnétiques commandées par l'unité 26, au moyen desquelles il est possi- ble d'envoyer l'huile sous pression par le conduit 69 afin de faire coulisser le piston 62 vers le bas, d'envoyer l'hui- le sous pression par le conduit 70 afin de faire coulisser ô le piston 62 vers le haut, ou d'interrompre simultanément la circulation de l'huile en direction et en provenance des conduits 69 et 70 de manière à immobiliser le piston 62 dans une position intermédiaire de sa course. La machine 1 comprend en outre une source d'élec- tricité 74 dont un p8le est connecté à la masse par l'inter- médiaire du bâti métallique 3 et dont l'autre pôle est con- necté à une première extrémité d'ur.e bobine 75 d'un relais de surintensité 76. La deuxieme extrémité de la bobine 75 est connectée électriquement à la plaque 25. La plaque 25, les corps 28 et les nez 29 des tam- pons 22 à 24 sont en acier ou, en tout cas, en une matière conductrice de l'électricité, de sorte que la tension engen- drée par la source 74 est appliquée à chacun des nez des tampons 22 à 24. La botte de vitesses à contrôler et la plaque 10 sont en une matière conductrice de l'électricité et, par ailleurs, la plaque 10 est mise à la masse par sa connexion avec le bâti métallique 3. Un p8le d'une source d'électricité 77 peut etre connecté au bloc distributeur 73 par un interrupteur 78 du relais 76. L'autre p8le de la source 77 est connecté à la masse. Le fonctionnement de la machine est le suivant. La botte de vitesses 2 est chargée sur la plaque 10 et cen- -trée par rapport à celle-ci au moyen d'un transporteur auto- matique non représenté. Pendant cette phase, le piston 62 est en contact avec la paroi supérieure du cylindre 61 et les tampons 22 à 24 sont situés à la distance maximum de la plaque 10 et ne sont pas en contact avec la botte de vites- ses 2. Après la mise en place de la botte de vitesses 2, le transporteur actionne un micro-interrupteur, non représenté, qui autorise le fonctionnement de l'unité 26. Par un câble multiconducteur 85, ltunité 26 trans- met au bloc distributeur 73 un signal électrique qui comman- de l'envoi de l'huile sous pression au conduit 69. Sous l'ef- fet de la pression de l'huile, le piston 62 descend et le ressort 65 est comprimé. Lorsque la réaction élastique due à la variation de longueur du ressort devient plus grande que la résistance due aux frottements que le coulisseau 44 doit vaincre pour coulisser sur les galets 52 et aux frottements résultant du passage du câble 79 sur les poulies 55 et 56, le coulisseau 44 et les tampons 22 à 24 qui lui sont asso- ciés commencent à se déplacer en translation vers le bas et la longueur du ressort 65 ne varie plus. Si la botte de vitesses 2 a été correctement cen- trée sur la plaque 10 et si les perçages 15 à 17 ne sont pas affectés de trop fortes erreurs d'emplacement et de dia- miètre par rapport aux positions théoriques, les nez 29 des tampons 22 à 24 peuvent pénétrer dans les perçages 15 à 17 sans interférence entre les surfaces des perçages 15 à 17 et des nez 29. Les seuls éléments des tampons 22 à 24 qui tou- chent la surface des perçages 15 à 17 sont les palpeurs 40 et 41. Comme déjà mentionné plus haut, les palpeurs 40 et 41 sont des diamants industriels et, par conséquent, ilsne con- duisent pas le courant électrique; en conséquence même si les bras 32 et 33 sont sous tension parce qu'ils sont connec- tés aux corps 28, le circuit électrique composé de la source 74, de la bobine 75, de la plaque 25, des tampons 22 à 24, de la botte de vitesses 2 et de la plaque 10 est ouvert. Lors- que ce circuit est ouvert, la bobine 75 n'est pas excitée, l'interrupteur 78 est donc ouvert; ce fait permet au cou- lisseau de poursuivre sa course jusqu'à mettre la plaque 25 et les jauges 22 à 24 dans une position de mesure définie par des butées d'arrêt 80 et 81 (Fig. 1 et 2). Les butées 80 et 81 sont fixées à la plaque 9 et isolées de celle-ci d'une façon qui n'a pas été représentée. Lorsque la plaque 25 bute contre les butées d'ar- rêt 80 et 81, le piston 62 poursuit sa course, en comprimant davantage le ressort 65, jusqu' à ce qu'il atteigoe l'extr&uité du cylindre 61 et s'arrête. La force que le ressort 65 (comprimé comme men- tionné plus haut) transmet au coulisseau 44 a une valeur ré- glée au préalable de façon à garantir un contact stable et franc avec les butées d'arrêt 80 et 81. Lorsque la plaque 25 entre en contact avec les butées 80 et 81, elle actionne un micro-interrupteur de pro- ximité 82 qui envoie un signal d'autorisation de mesure à l'unité 26. En réponse à ce signal, l'unité 26 traite les signaux délivrés par les transducteurs associés aux tampons 22 à 24. Ces signaux sont représentatifs des valeurs des diamètres des perçages 15 à 17. Lorsque les diamètres des perçages 15 à 17 ont été contr8lés, l'unité 26 envoie un signal au bloc distributeur 73 pour commander l'envoi de l'huile sous pression au con- duit 70 et par conséquent le retrait du coulisseau 44 de la botte de vitesses 2; à ce moment, la boîte de vitesses 2 peut être enlevée et remplacée par une autre botte de vites- ses à contr8ler. On supposera maintenant que l'un des perçages, par exemple le perçage 15, a un diamètre supérieur à celui au nez 29 du tampon 22 et que l'axe de ce perçage 15 est décalé de sa position théorique d'une distance supérieure à la moi- tié de la différence entre les deux diamètres précités. A un certain point du déplacement d'approche du coulisseau 44 vers la botte de vitesses 2, il se produit un contact entre le nez 29 du tampon 22 et la surface du perçage 15. Ce con- tact se produit initialement au niveau d'une extrémité chan- freinée 83 du nez 29 (Fig.3), extrémité qui se comporte com- me un guide pour la pénétration du nez 29 dans le perçage à contrôler. Le contact entre le nez 29 et la botte de vites- ses 2 met à la masse le circuit qui comprend la source d'é- lectricité 74 et la bobine 75. Le courant passe dans la bo- bine 75 et cette bobine 75 commande la fermeture de l'inter- rupteur 78, de sorte que la tension de la source 77 est ap- pliquée au bloc distributeur 73 en provoquant simultanément la fermeture des conduits 69 et 70 et l'immobilisation con- sécutive du piston 62 dans une position intermédiaire de sa course. En raison de l'inertie du coulisseau 44, de la plaque 25 et des tampons 22 à 24, et du délai entre le con- tact d'un nez 29 avec la botte de vitesses 2 et l'immobilisa- tion consécutive du piston 62, le coulisseau 44 tend à pour- suivre sa course vers la botte de vitesses 2. Si, comme cela peut se produire normalement, l'a- xe du perçage 15 est décalé par rapport à l'axe du nez 29 du tampon 22 d'une distance qui excède légèrement la moitié de la différence de diametres, le nez 29, sollicité par le piston 62, grâce à l'extrémité chanfreinée 83, pénètre par- tiellement dans le perçage 15 et se déforme. Toutefois, l'amplitude de la déformation restera alors contenue dans la limite élastique et, une fois retirée du perçage 15, le nez reprendra sa forme initiale et le tam- pon 22 ne sera pas endommagée. Il peut se produire dans de rares occasions que le centrage de la botte de vitesses 2 soit mauvais et qu'une partie pleine se présente en un emplacement o devrait se trouver un perçage ou encore qu'une botte de vitesses 2 ait au moins un perçage 15 à 17 dont le diamètre est inférieur à celui du nez 29 qui devrait pénétrer dans ce perçage.Dans ces cas, le mouvement de descente du coulisseau 44 provo- que un choc du nez 29 sur la botte de vitesses 2 et un ar- rêt brusque du coulisseau 44. Sous l'effet de ce choc, de même que dans le cas décrit plus haut, le circuit comprenant la source d'électricité 74 et la bobine 75 se ferme et, avec lui, l'interrupteur 78 se ferme également de sorte que le piston 62 s'immobilise dans une position intermédiaire de sa course. Etant donné que le piston 62 n'applique plus au- cune force tendant à faire descendre le coulisseau 44, les tampons 22 à 24 ne sont pas endommagés par suite du choc des nez 29 sur la botte de vitesses 2. L'unité 26 est équipée d'un bouton poussoir 84, représenté sur la Fig. 1, qui sert à commander manuellement le bloc distributeur 73 pour éloigner le coulisseau 44 de la botte de vitesses 2 et remettre la machine en état de fonctionnement normal. Un avantage de la machine suivant l'invention ré- side dans la possibilité de détecter la présence de copeaux ou de bavures dans les perçages ou trous 15 à 17 à contrôler. En effet, en mettant la botte de vitesses 2 en contact avec les nez 29 lorsque ces derniers pénetrent dans les trous 15 à 17, les bavures ou copeaux ferment le circuit qui comprend la source d'électricité 74 et la bobine 75, et provoque ain- si Ilimmobilisation du piston 62 et du coulisseau 44. L'opé- rateur de la machine 1 peut intervenir et éliminer les co- peaux ou bavures. La machine 1 est particulièrement bien adaptée pour contr8ler les pièces mécaniques avant leur assemblage final parce que, en supplément de la condition de précision de dimension de ces pièces, il est nécessaire qu'il n'existe ni copeaux ni bavures parce que ces débris pourraient être préjudiciables au dispositif ou à l'appareil assemblé. Un autre avantage de la machine suivant l'inven- tion, comparativement aux machines de mesure équipées d'un mécanisme de recul, va êtàe expliqué. Dans les machines équi- pées d'un mécanisme de recul, il peut se produire qu'une jau- ge destinée à contr8ler un petit diamètre soit relativement flexible et qu'une petite interférence entre le nez et la pièce engendre des forces de valeurs suffisantes pour défor- mer le nez et d'autres éléments du tampon sans provoquer la manoeuvre adéquate du dispositif de recul (ceci peut égale- ment être dût au fait que, fréquemment, il n'est prévu qu'un seul dispositif de recul mécanique pour plusieurs tampons). Les déformations du tampon peuvent ne pas lui être préjudiciables, si elles sont contenues dans les limi- tes élastiques des matériaux, et il est possible que la pré- cision des mesures des différents diamètres ne soit pas af- fectée par ces déformations, mais les déformations peuvent être inacceptables lorsqu'il est nécessaire de contrôler des il caractéristiques dimensionnelles telles que la distance en- tre différents perçages de la pièce, ce qui exige le traite- ment des signaux émis par plusieurs tampons. Ce traitement est basé sur la condition que les positions mutuelles des tampons soient connues et constantes; naturellement dans le cas décrit plus haut, cette condition peut être modifiée, et les résultats consécutifs du contrôle sont alors faussés. * Ces inconvénients ne se présentent pas dans la machine sui- vant l'invention parce que le contact entre un nez et la pièce à contrôler provoque l'immobilisation du coulisseau 44 avant que celui-ci ne bute contre les butées 80 et 81 et qu'ainsi le micro-interrupteur n'autorise pas les mesures. Dans une variante la machine 1 utilise un vérin pneumatique en remplacement du vérin hydraulique pour la commande du coulisseau 44. Selon une deuxième variante, la machine utilise des saillies conductrices et élastiques qui sont couplées aux nez pour détecter la présence d'une surface solide à proximité d'un tampon 22 à 24. Ces saillies, en entrant en contact avec la botte ce vitesses 2, ferment le circuit électrique comprenant la source d'électricité 74 et la bobine 75 et, en conséquence, le coulisseau 44 s'arrête avant que les nez 29 n'entrent en contact avec la botte de vitesses 2. De cette façon, le re- tard à l'arrêt du coulisseau ne provoque que la déformation des saillies, cependant que les tampons ne sont pas affec- tés par ce retard. Suivant une autre variante, il est possible de remplacer le relais 76 par un circuit électronique à compo- sants statiques qui comprend, en remplacement de l'interrup- teur 78, un transistor attaqué par le courant qui circule dans le circuit comprenant la source d'électricité 74, la plaque 25, les tampons 22 à 24, la pièce 2 et la plaque 10. REVENDICATIONS 1 - Jauge de contrôle des caractéristiques, tel- les que les dimensions linéaires, d'une pièce mécanique, qui comprend un premier support servant à supporter la pièce; un deuxieme support, les deux supports étant mobiles l'un par rapport à l'autre; des moyens ce commande du mouvement relatif des supports; un dispositif de mesure qui comporte (les élements palpeurs adaptés pour coopérer avec la pièce et des moyens de protection destinés à protéger les éléments palpeurs, et qui est couplé au aeuxieme support de manière à pouvoir être selectivement place dans une position de me- sure, dans laquelle les palpeurs coopèrent avec la pièce, pour fournir un signal correspondant aux caractéristiques, et dans une position de repos; et des moyens de sécurité destinés à éviter que le dispositif de mesure ne soit endom- magé par suite d'un centrage incorrect de la pièce sur le premier support, ou lorsque la pièce à contrôler présente une forme irrégulière ou dans d'autres circonstances analo- gues, cette jauge étant caractérisée en ce que les moyens de sécurité comprennent un premier circuit comportant des pre- miers moyens (2, 3, 10) associés au premier support (10) et comprenant la pièce (2), des deuxièmes moyens (3, 74, 75, , 22 à 24) associés au deuxième support (44) et des moyens de réglage (69, 70, 73, 77, 78) connectés aux moyens de com- mande (60), les premiers et deuxièmes moyens de circuit étant adaptés pour fermer le premier circuit et pour commuter les moyens de réglage afin d'arrêter le mouvement relatif. 2 - Jauge suivant la revendication 1, caractéri- sée en ce que les premiers moyens de circuit comprennent les moyels de protection (29), le premier circuit étant fermé par le contact entre les moyens de protection (29) et la pièce (2). 3 - Jauge suivant la revendication 2, destinée a contr8ler une pièce en une matière conductrice de l'élec- tricité, caractérisée en ce que les moyens de protection (29) sont conducteurs de l'électricité et en ce que le premier circuit est un circuit électrique dont la fermeture provoque le passage d'un courant électrique dans les moyens de pro- tection (29) et dans la pièce (2). 4 - Jauge suivant la revendication 3, caractéri- sée en ce que le dispositif de mesure comprend un organe de mesure (22 à 24) destiné à contrôler des dimensions linéai- res de la pièce (2) et comprenant des moyens transducteurs (42, 43) couplés aux palpeurs pour émettre le signal et en ce que les éléments palpeurs comportent des bras mobiles (32, 33) munis de palpeurs (40, 41) adaptés pour entrer en contact avec la pièce (2), tandis que les moyens de protec- tion comprennent un bottier extérieur (29) et que le pre- mier circuit comprend une source d'électricité (74) connec- tée au bottier extérieur (29) et des moyens de mise à la masse (3) pour mettre la pièce (2) à la masse. - Jauge suivant la revendication 4, caractéri- sée en ce que l'organe de mesure est un tampon (22 à 24) de contrôle des dimensions diamétrales d'un trou (15 à 17) de la pièce (2) et en ce que le bottier comprend un nez (29) destiné à protéger les bras mobiles (32, 33) et adapté pour pénétrer dans le trou (15 à 17) sans entrer en contact avec la pièce (2), si les dimensions et le centrage de la pièce (2) sur le premier support (44) sont corrects. 6 - Jauge suivant la revendication 5, caractéri- sée en ce que les palpeurs comportent des éléments isolants (40, 41) adaptés pour entrer en contact avec la pièce (2). 7 - Jauge suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que le premier support (10) est station- naire tandis que le deuxième support est un coulisseau mo- bile (44), les moyens de commande comprenant un dispositif (60) à cylindre (61) et piston (62) et les moyens de réglage comprenant un circuit électrique (73) destiné à commander le dispositif (60) à cylindre et piston. 8 - Jauge suivant la revendication 7, caractéri- sée en ce que le premier circuit comprend des troisièmes moyens de circuit (3, 77, 78) destinés à commander le cir- cuit électrique (73) pour arrêter le piston (62). 9 - Jauge suivant l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que le dispositif (60) à cylindre (61) et piston (62) est couplé au deuxième support (44) par l'in- termédiaire d'un système élastique (65). - Jauge suivant la revendication 9, caractéri- sée par des dispositifs de butée (80, 81) destinés à immo- biliser le coulisseau mobile (44) pour placer le tampon (22 à 24) dans la position de mesure, le système élastique com- prenant un ressort (65) adapté pour pousser le coulisseau (44) contre les dispositifs de butée (80, 81) afin d'établir un centrage stable du tampon (22 à 24) par rapport à la pièce (2).