La présente invention se réfère au secteur des résistances électriques. Dans certains circuits électriques faisant appel à des résistances, en particulier dans les circuits à répartition résistive et dans les circuits à contre-réaction résistive, la disposition de certaines résistances est telle qu'en cas de rupture de celles-ci; rupture pouvant être provoquée par une cause mécanique quelconque (vibrations, accélérations, chocs) ou par la corrosion chimique, le signal délivres aux bornes de sortie subit une augmentation par rapport à la valeur nominale de fonctionnement. L'importance de cette augmentation dépend naturellement du type de circuit dans lequel est insérée la résistance qui se casse. Cette augmentation de signal entraine de toute façon un mauvais fonctionnement de tout le système électrique dans lequel sont insérés lesdits circuits. Dans certaines applications de ces circuits (par exemple dans le secteur de la signalisation ferroviaire) il se présente le problème d'annuler, pour des motifs de sécurité, le signal délivré en sortie en cas de rupture d'une résistance. Jusqu'à présent, la solution de ce problème a toujours comporté une complication sensible des circuits entraînant des coûts élevés. Un but de la présente invention est d'éliminer cet inconvénient en réalisant une résistance dont la rupture comporte 1' annulation du signal délivré aux bornes de sortie de ces mêmes circuits. Afin d'atteindre ce but, la présente invention propose une résistance caractérisée par le fait qu'elle est dotée de deux paires de bornes; les deux bornes de chaque paire étant galvaniquement reliées grâce à une métallisation appliquée sur un support; la première paire de bornes étant reliée à la seconde paire par l'intermédiaire d'un matériau résistif; le support sur lequel sont appliquées les deux métallisations étant constitué par un matériau fragile et les deux métallisations étant disposées de manière à ce qu'une rupture de la résistance puisse provoquer l'interruption des connexions réalisées grâce aux métallisations. L'invention sera maintenant décrite en référence au dessin annexé, fourni à seul titre d'exemple nullement limitatif, sur lequel la figure 1 représente une vue de face d'une résistance selon l'invention la figure 2 représente une vue en coupe suivant la ligne II - II de la figure 1 la figure 3 représente un schéma de circuit comprenant une résistance selon les figures 1 et 2 la figure 4 représente une vue en perspective d'une résistance selon une variante. Conformément aux figures 1 et 2, la rosistance,réaMMessvantla technique des circuits hybrides à film épais, est indiquée dans son ensemble par A. Le chiffre de référence 1 indique un support céramique sur lequèl sont déposées deux métallisations 2 et 3 en forme de grecque, disposées de telle manière que les anses des grecques puissent s'imbriquer. Les deux métallisations 2 et 3 sont reliées entre elles ohmiquement, à l'exception de leurs zones terminales, par un aggloméré de matériau résistif 4. Les deux zones terminales des deux métallisations indiquées avec 2a, 2b, et 3a, 3b, non recouvertes par le matériau résistif 4, constituent les bornes pour la connexion électrique de la résistance avec le circuit d'utilisation. Sur la figure 3, la: résistance A est insérée dans un circuit de répartition résistive comprenant une résistance du type classique R dont les tensions d'entrée et de sortie sont indiquées respectivement avec V1 et V2. Par effet de la conformation en grecques imbriquées des deux métallisations 2 et 3, en cas de rupture de la résistance A on aura toujours une interruption des métallisations 2 et 3, du fait qu'il est pratiquement impossible que la ligne de rupture puisse s'étendre en forme de grecque dans l'espace compris entre celles-ci. Par conséquent, on aura toujours une annulation de la tension de sortie V2. Avantageusement, le support céramique 1 est dimensionné de manière à pouvoir se casser - par effet de la différence entre la valeur de son propre coefficient de dilatation thermique et la valeur du coefficient de dilatation thermique du matériau résistif 4 - au cas où la puissance appliquée à la résistance viendrait à dépasser la valeur nominale. Ce résultat permet d'éviter qu'une application prolongée sur la résistance d'une puissance supérieure à la valeur nominale puisse provoquer, en faisant volatiliser le matériau résistif 4, une augmentation indésirée de la tension de sortie V2à Dans la variante de la figure 4, les chiffres de référence 5 et 6 indiquent deux résistances du type à couche métallique, chacune d'elles portant à ses extrémités deux bornes métallisées, respectivement 5a, 5b et 6a, 6b. Un support 7 pourvu de métallisations 8 relie électriquement entre elles, par des soudures d'extrémité, les bornes Sa et 6a. D'une manière analogue, la métallisation 9 relie électriquement l'une à l'autre les bornes 5b et 6b. Le support 7 est réalisé dans un matériau fragile et dimensionné de manière à présenter une résistance mécanique sensiblement inférieure à celle des résistances 5 et 6, de sorte qu'une éventuelle rupture de la résistance en question ne peut se produire que de manière à interrompre les métallisations 8 et 9. I1 va de soi que l'invention n'est nullement limitée à la forme de réalisation décrite et représentée à titre d'exemple, mais qu'elle est au contraire susceptible de nombreuses variantes, relevant toutes du même principe, et qui rentrent de ce fait dans le cadre de l'invention. RiVENDICATIONS 1. Résistance électrique caractérisée par le fait qu'elle est dotée de deux paires de bornes; les deux bornes de chaque paire étant galvaniquement reliées grâce à une métallisation appliquée sur un support; la première paire de bornes étant reliée à la seconde paire par l'intermédiaire d'un matériau résistif; le support sur lequel sont appliquées les deux métallisations étant constitué par un matériau fragile et les deux métallisations étant disposées de manière à ce qu'une rupture de la résistance puisse provoquer l'interruption des connexions réalisées gracie aux métallisations. 2. Résistance selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le support fragile est le support de toute la résistance, réalisée suivant la technique du film épais. 3. Résistance selon la revendication 2, caractérisée par le fait que le support est dimensionné de manière à se rompre par effet dé la différence entre la valeur de son propre coefficient de dilatation thermique et la valeur du coefficient de dilatation thermique du matériau résistif, lorsque la valeur de la puissance appliquée pendant un temps prolongé dépasse la valeur nominale. 4. Résistance selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le support fragile sur lequel sont appliquées les deux métallisations est interposé entre deux résistances à couches métalliques.