La présente invention a pour objet un récepteur de télévision dit multistandard, capable de recevoir des émissions de caractéristiques variées au point de vue définition (nombre de lignes), polarité des signaux vidéo, genre de modulation du son, en amplitude ou en fréquence, etc., récepteur d'un prix de revient nettement inférieur à celui des appareils connus. De tels appareils stimpo- sent dans des pays comme la Belgique, par exemple, où les utilisateurs désirent recevoir non seulement les émissions nationales, mais également celles des pays limitrophes dont les caractéristiques sont différentes. Ceci a conduit les constructeurs à réaliser des appareils notablement plus compliqués et plus coûteux que ceux dits mono-standards tels qu'utilisés, par exemple, en Allemagne. A titre indicatif, on utilise en Europe occidentale cinq standards, désignés respectivement par B, C, E, G et L et dont les caractéristiques sont reprises au tableau ci-après: Standard : Modulation son : Polarité : Ecart de fréquence entre : Définition : teut: Image ; image porteuse image et porteu- image : se son (MHz) : (Nbre de li : gnes) B : en fréquence : - : 5,5 : 625 C . en amplitude + . 5,5 i 625 E : en amplitude : + : 11,15 : 819 G . en fréquence . - . 5,5 625 5,5 L : en amplitude : + : 6,5 : 625 Dans le système E, utilisé en France, la porteuse son se situe à 11,15 MHz soit au-dessus, soit en-dessous de la porteuse image. Le premier cas correspond aux canaux à numérotation impaire; le second aux canaux à numérotation paire.Un exemple de répartition des fréquences utilisées dans ce système est montré aux figures 1 et 2 qui se rapportent respectivement aux canaux français F7 et F8a. Dans le cas du canal F7, la porteuse image est à 177,15 MHz et la fréquence son à 188,3 MHz. Comme les circuits à moyenne fréquence du récepteur pour les signaux vidéo et pour le son sont accordés respectivement sur 38,9 et 27,75 MHz, ceci fait que la fréquence de l'oscillateur local doit être de 216,05 MHz. Dans le cas du canal F8a, la porteuse image est à 185,25 MHz et la porteuse son à 174,1 MHz. Les mêmes circuits à moyenne fréquence devant etre utilisés, il s'ensuit que la fréquence de ltoscillateur local doit etre située à 146,25 MHz, fréquence très éloignée de celle de 216,05 MHz utilisée pour le canal F7. Il en résulte qu'il faut prévoir deux oscillateurs locaux séparés pour la réception de ces deux canaux. Comme en outre, le récepteur doit être à même de s'adapter aux autres systèmes, dont l'écart de fréquence entre la porteuse image et la porteuse son varie entre 5,5 et 6,5 MHz, soit 6 MHz en moyenne > il faut prévoir, pour le son, d'autres circuits à moyenne fréquence accordés à 6 MHz plus bas que 38,9, soit 32,9 MHz, les deux sortes de circuits étant commutables suivant les besoins. Il y a lieu de remarquer que, suivant la pratique courante, la fréquence d' accord des circuits à moyenne fréquence vidéo est celle qui correspond à peu près au milieu du flanc incliné de la courbe de résonance situé vers les fréquences élevées. La figure 3 montre les courbes de résonance des deux circuits à moyenne fréquence son et du circuit à moyenne fréquence vidéo. La figure 4 représente schématiquement un récepteur multi-standard classique. Il comprend une tourelle de présélection 1 de canaux et un sélecteur de standard 2. La tourelle I agit sur un circuit de commande 3 qui opère la sélec- tion des canaux VHF pairs, VHF impairs ou UHF. Après hétérodynage par l'un ou l'autre de deux oscillateurs locaux non représentés, le signal son à moyenne fréquence est dirigé vers l'un ou l'autre de deux-amplificateurs à moyenne fréquence, suivant le cas 4 ou 5, respectivement à 32,9 et 27,75 MHz. La commutation de ces deux amplificateurs se fait à l'aide d'un relais 6 commandé par le sélecteur de standard 2. Le signal sortant passe ensuite par un circuit commutateur 7 dont l'état dépend du genre de modulation (en amplitude ou en fréquence). Ce circuit est commandé par un relais 8 actionné à partir du sélecteur de standard 2. Après amplification par un amplificateur à basse fréquence 9, le signal son actionne un haut-parleur 10. Le signal moyenne fréquence vidéo est dirige vers un amplificateur 11 accordé, comme dit précédemment sur 38,9 MHz et, après passage par un circuit inverseur 12, dont l'état dépend de la polarité du signal image, attaque un amplificateur vidéo 13 qui actionne la grille d'un tube cathodique 14. Le circuit inverseur 12 est commandé par un relais 15 actionné à partir du sélecteur de standard 2. Les tops de synchronisation de ligne et d'image sont séparés dans un circuit 16 qui commande les circuits de balayage horizontal et vertical, respectivement 17 et 18, qui alimentent les bobines de déflexion du tube cathodique 14. Les tops de synchronisation de ligne passent par un circuit commutateur 19 dont l'état dépend de la définition de l'image (625 ou 819'lignes). Ce circuit peut être commandé par un relais, non représenté, ou automatiquement. On voit que le récepteur multi-standard classique, décrit succintement cidessus, a, en plus des désavantages déjà cites précédemment, l'inconvénient de nécessiter au-moins trois-relais. Tout ceci fait que le prix de revient d'un tel appareil est notablement plus élevé que celui d'un récepteur mono-standard. Or > on peut prévoir que, dans l'avenir, grâce à l'extension-des réseaux de télédistribution qui opèrent le transcodage des émissions, le récepteur multistandard est appelé à se raréfier de plus en plus; il serait donc intéressant de pouvoir transformer un récepteur mono-standard, produit en grande masse et à bon marché, moyennant l'adjonction d'un dispositif simple et peu coûteux, en un récepteur multi-standard pour les cas où son utilisation s'imposerait, tels que dans les régions dépourvues de réseau de télédistribution. Cette transformation, qui- fait l'objet de la présente invention, est maintenant rendue possible grâce à l'élimination des tubes électroniques au profit des semiconducteurs. Suivant l'invention, on réalise un récepteur de télévision multi-standard à partir d'un récepteur mono-standard dans lequel on utilise comme fréquence d' accord de l'amplificateur à moyenne fréquence vidéo non seulement celle qui correspond à peu près au milieu du flanc de la courbe de résonance situé vers les fréquences élevées, mais également la fréquence symétrique correspondant à l'autre flanc, et auquel on adjoint un dispositif comprenant un amplificateur à moyenne fréquence son pouvant être accordé, selon les standards, sur l'une de trois fréquences différentes. L'unique oscillateur local du récepteur monostandard est ainsi rendu suffisant. Suivant d'autres caractéristiques de l'invention, l'accord de l'amplificateur à moyenne fréquence du dispositif adjoint se fait au moyen de diodes dont la capacité varie avec la tension appliquée, celle-ci étant préréglée et sélectionnée suivant le standard de l'émission à recevoir et le dispositif adjoint contient également les éléments nécessaires à la commutation électronique du type de modulation du son, à l'inversion de la polarité du signal image et à la commutation de la définition de l'image. La description ci-après et les figures 5 à 8 des dessins annexés se rapportent à un exemple de réalisation d'un récepteur de télévision selon l'invention. La figure 5 représente notamment la courbe de résonance d'un amplificateur à moyenne fréquence vidéo, dont le milieu du flanc situé vers les fréquences élevées est à 38,9 MHz, ainsi que la courbe de résonance d'un amplificateur à moyenne fréquence son à 32,9 MHz et celle d'un amplificateur à moyenne fréquence son à 27,75 MHz comme dans le cas de la figure 3. En utilisant la fréquence de 34,4 MHz correspondant au flanc de la courbe de résonance, situé vers les fréquences basses, de l'amplificateur à moyenne fréquence vidéo et en y ajoutant symétriquement l'écart de 11,15 MHz entre la porteuse image et la porteuse son dans le standard français, on arrive à la fréquence de 45,55 MHz. On obtient ainsi trois moyennes fréquences son et on peut concevoir un amplificateur qui puisse être accorde au choix sur l'une de ces fréquences, ce qui permettrait de recevoir les canaux son français pairs et impairs et ceux des autres standards. L'avantage de cette mesure apparaît aux figures 6 et 7 où on a représenté le spectre des fréquences utilisées dans les canaux français F7 et F8a comme aux figures 1 et 2, et on voit clairement que son application donne des fréquences respectives de 216,05 et 219,65 MHz pour l'oscillateur local, fréquences suffisamment proches pour être réalisées par un seul et même oscillateur. La figure 8 représente schématiquement un récepteur de télévision suivant l'invention. Les parties en traits pleins se rapportent à un téléviseur monostandard de type connu et celles en pointillé concernent le dispositif ajouté pour le transformer en récepteur multi-standard. Le récepteur mono-standard comprend une tourelle 20 de présélection de canaux suivi d'un sélecteur de canaux 21 dont la sortie, hétérodynée par un oscillateur local, non représenté, attaque un amplificateur à moyenne fréquence vidéo 22. De celui-ci sont extraits d'une part les signaux son en modulation de fréquence transmis par le procédé dit de "l'intercarrier" qui, après traitement dans un discriminateur 23 et amplification, actionnent un haut-parleur 24, et d'autre part, les signaux image qui agissent sur la grille d'un tube cathodique 25 en passant par un amplificateur vidéo 26. Les tops de synchronisation, après séparation, actionnent de façon connue les circuits de balayage vertical et horizontal 27 et 28. Le dispositif additionnel, représenté en pointillé, comprend un amplificateur à moyenne fréquence son qui reçoit les signaux à la sortie du sélecteur de canaux et qui peut être accordé sur l'une des trois fréquences de 27,75; 32,9 ou 45,55 MHz par une commande de standard 29 qui applique des tensions préréglées aux diodes à capacité variable dont cet amplificateur est équipé. La commande 29 agit également sur un circuit 30 de choix du type de modulation, sur un inverseur 31 de la polarité des signaux image et sur un circuit 32 déterminant la définition. Le dispositif additionnel peut être réalisé, avec les moyens actuels, à peu de frais et son association avec un téléviseur mono-standard normal se fait facilement et en peu de temps. On voit donc que l'invention permet de supprimer complètement la fabrication de récepteurs multi-standard spéciaux et de permettre une production rentable de téléviseurs mono-standard, ceux-ci pouvant être, selon la demande, transformés sans difficulté en multi-standard. REVENDICATIONS. 1. Récepteur de télévision multi-standard caractérisé en ce qu'il est réalisé à partir d'un récepteur mono-standard dans lequel on utilise comme fréquence d' accord de l'amplificateur à moyenne fréquence vidéo non seulement celle qui correspond à peu près au milieu du flanc de la courbe de résonance situé vers les fréquences élevées, mais également la fréquence symétrique correspondant à l'autre flanc, et auquel on adjoint un dispositif comprenant un amplificateur à moyenne fréquence son pouvant être accordé, selon les standards, sur l'une des trois fréquences différentes. 2. Récepteur de télévision suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'accord de l'amplificateur à moyenne fréquence du dispositif adjoint se fait au moyen de diodes dont la capacité varie avec la tension appliquée, celle-ci étant préréglée et sélectionnée suivant le standard de l'émission à recevoir. 3. Récepteur de télévision suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le dispositif adjoint contient également les éléments nécessaires à la commutation électronique du type de modulation du son, à l'inversion de la polarité du signal image et à la commutation de la définition de l'image.