La présente invention concerne un procédé hydrométallurgique pour le traitement des composés sulfurés contenant du plomb. Il a plus particulièrement trait è un procédé de mise en solution sélective du plomb par rapport aux autres métaux non-ferreux contenus dans de tels composes sulfurés et par rapport au fer. On salt que la galène, ou sulfure de plomb, est > à l'état naturel souvent- disséminé dans d'autres sulfures tels que la pyrite, la blende, le sulfure de cuivre et, d'une façon générale, les sulfures de métaux non-ferreux. Selon les procédés de la métallurgie classique, fes différents sulfures constitutifs du minerai sont séparés par flottation différentielte,puis traités par les procédés pyrométallurgiques classiques. Toutefois, la flottation dif férentielle ne permet pas toujours obtenir une séparation parfaite; les concentrés obtenus peuvent etre alors, soit des concentrés globaux, soit des concentrés mixtes, soit des concentrés de plomb très impur dont la teneur en plomb n'atteint que 40 ou 50% au lieu de 60 à 808 habituellement. Les concentrés évoqués plus haut sont tous très difficiles à traiter sui- vant les techniques développées en métallurgie classique. Les procédés décrits dans les demandes de brevet français No.74-16773 et 75-12373 déposées par la Demanderesse respectivement le 15 mai 1974 et le 21 avril 1975 ont apporté un progrès décisif dans le domainedes minerais complexes et des concentrés de flottation. La première de ces demandes décrit un procédé de mise en solution de l'ensemble des métaux non-ferreux contenus dans un composé sulfuré au moyen de chlorure cuivrique régénéré à l'aide d'alr et d'un agent de régénération qui peut être de l'acide chlorhydrique ou du chlorure ferreux. Le traitement des solutions ainsi obtenues, lorsqu'elles contiennent du zinc, est décrit dans la demande citée en second. Celle-ci indique que le plomb peut être séparé des autres métaux non-ferreux en précipitant son chlorure par abalssement de température. Le chlorure de plomb obtenu de cette façon est très pur; en particulier, il ne contient que de faibles quantités de bismuth dont la séparation d'avec le plomb est toujours difficile. Le chlorure de plomb peut alors être cémenté par des métaux plus réducteurs que lui tels que, par exemple, le zinc ou le fer. Malgré de nombreux avantages) cette technique est parfois coûteuse et n'est pas toujours bien adaptée aux conditions économiques d'exploitation des gisements de sulfure de plomb Plus particulièrement, cette méthode nécessite la présence d'une Installation de précipitation de chlorure de plomb et présente un bilan thermique qui n'est pas toujours favorable. C'est pourquoi l'un des buts de la présente Invention est de fournir un procédé d'attaque des composés sulfurés contenant du plomb au moyen de chlorure de cuivre qui permette d'obtenir une solution de chlorure de plomb libre de cuivre. Un autre but de la présente invention est de fournir un procédé du type précédent qui soit aussi sélectif que possible vis-à-vis des autres métaux nonferreux. Un autre but de la présente invention est de fournir un procédé de traitement de la solution issue de cette attaque sélective. Un autre but, enfin, de la présente invention est un procédé pour la purification des solutions de chlorure de plomb. Selon l'invention, ces buts, et d'autres qui apparaltront par la suite,sont atteints au moyen d'un procédé hydrométallurgique pour le traitement d'un composé sulfuré contenant au moins du plomb comme métal non-ferreux,caractérisé par le fait que lton met ledit composé sulfuré en contact avec une solution aqueuse contenant au moins un chlorure choisi dans le groupe des chlorures de cuivre, de bismuth, d'antimoine, d'arsenic et d'argent, la quantité desdits chlorures mise en jeu étant inférieure ou égale à celle qui est stoechiométriquement né- cessaire pour la mise en solution complète du plomb contenu dans Se composé sulfuré. Une des principales appl-ications de la présente Invention réside dans la lixiviation sélective du plomb contenu dans un composé sulfuré; dans ce cas, il est préférable de choisir les chlorures cuivreux et cuivrique. Au cours de cette lixiviation, du fait de la présence du cuivre en quantité limitée, la mise en solution du plomb résulte non seulement de l'attaque de son sulfure par du chlorure cuivrique pour donner du chlorure plombeux et du chlorure cuivreux, mais aussi d'un échange entre les catlons cuivreux de la solution et le plomb du composé sulfuré. Aussi, lorsque la lixiviation est réalisée au moyen des seuls chlorures de cuivre, la stoechiométrie est définie par rapport aux deux réactions et Ainsi la condition relative a la quantité de chlorure de cuivre mise en jeu peut s'exprimer par l'inégalité suivante où représente la quantité,en -moles,de cuivre cuivrique initialement mis en jeu; représente la quantité, en moles, de cuivre cuivreux Initialement mis en jeu; représente la quantité de plomb initlalement présente dans le composé sulfuré, ctest-à-dire la quantité de plomb susceptible de passer en solution. Le chlorure cuivrique peut être partiellement régénéré "in situ" ou concomitamment à la mise en solution selon la méthode indiquée dans la demande de brevet français No.74-16.773 déposée le 15 mai 1974 par la Demanderesse. Cette régénération, qui peut être effectuée "in situ" ou dans un réacteur séparé, consiste à oxyder les ìons cuivreux en présence d'acide chlorhydrique et/ou de chlorure ferreux; les réactions impliquées dans cette régénération sont les suivantes En cas de régénération, la condition relative à la quantité de chlorures mise en jeu peut être exprimée de la manière suivante : la quantité d'ions chlorure initialement sous la forme de chlorure de cuivre, de bismuth, d'antimoine, d'arsenic, d'argent, de fer ferreux et/ou d'hydrogène doit être inférieure ou égale à celle qui se trouverait sous la forme de chlorure de plomb si tout le plomb présent dans le composé-sulfuré était sous forme de chlorure plombeux. La lixiviation sélective peut répondre à deux besoins : ou bien obtenir un composé sulfuré ne contenant pratiquement plus de plomb ou bien obtenir directement une solution de chlorure de plomb aussi pure que possible. Dans le premier cas, il est préférable de lixivier avec une quantité de chlorure de cuivre aussi élevée que possible. Il convient, à cet endroit de la description, d'indiquer que l'expression "égale à la quantité stoechiométrique" ne doit pas être comprise dans le sens d'une égalité au sens strict du terme. Ainsi, en restant dans le cadre du procédé selon l'invention, il est possible de lixivier avec un excès en chlorure de cuivre, bismuth, d'antimoine et/ou d'argent pouvant atteindre 10, voire 20%. Cette dernière valeur constitue toutefois un maximum. Dans le deuxième cas, il est préférable de lixivier avec une quantité de chlorure située plutôt en deçà de la quantité stoechiométrique, le chlorure choisi étant avantageusement le chlorure cuivrique. Dans la mesure du possible, la lixiviation est menée à une température supérieure à la température ambiante, de préférence entre 600C et la température d'ébullition du mélange réactionnel. Pour assurer le maintien en solution du chlorure de plomb, la concentration en ions chlorure de la phase aqueuse doit être au moins égale, compte non tenu des chlorures assurant la lixiviation, à 1 équivalent-gramme par litre d'ions chlorure et, de préférence, être supérieure à 4 équivalents-grammes par litre. Ces ions chlorure peuvent être introduits dans la phase aqueuse sous forme de chlorure d'ammonium, de chlorure de métaux alcalins ou alcalino-terreux et, d'une façon générale, sous la forme de tout chlorure métallique dissocié en phase aqueuse. Le p est avantageusement maintenu entre O et 3. De préférence, la lixiviation est mise en oeuvre en lit mobile ou dans plusieurs réacteurs successifs, le composé sulfuré se déplaçant à contre-courant de la solution d'attaque. La mise en contact préalable du composé sulfuré avec du chlorure cuivrique ou ferrique active le minerai, c'est-à-dire accroît nettement la sélectivité et la rapidité de la lixiviation. Dans un premier temps, cette mise en contact modifie l'état de surface et, dans un deuxième temps, modifie la teneur en soufre du composé sulfuré en dissolvant une partie du plomb. Puisque le chlorure~ cuivrique fait partie des chlorures susceptibles de lixivier sélectivement le plomb, on le préférera au chlorure ferrique. On remarquera qu'une lixiviation utilisant le chlorure cuivrique permet à la fois d'activer le minerai et de réaliser la lixiviation sélective proprement dite. La sélectivité obtenue par la mise en oeuvre de la présente invention est d'autant plus remarquable qu'elle s'exerce aussi bien vis-à-vis de métaux moins réducteurs que le plomb, comme le bismuth et l'antimoine, que vis-à-vis de métaux plus réducteurs tel que le zinc et que vis-à-vis de métalloîdes comme l'arsenic. Le bismuth, l'antimoine, l'arsenic et même le cuivre et l'argent comptent parmi les impuretés les plus gênantes du plomb et doivent être éliminées d'une solution de plomb si l'on désire effectuer une cémentation directe. Le procédé de la présente demande permet donc de lixivier sélect-ivement le plomb contenu dans un composé sulfuré au moyen de ses propres impuretés. De cette constatation se déduit une nouvelle application de la présente invention: le procédé peut également être utilisé pour éliminer des solutions de chlorure de plomb, certaines impuretés telles que, par exempl-e, l'argent, le bismuth, I'antimoine, l'arsenic et le cuivre. Les puretés obtenues sont tout à fait remarquables. Il convient d'indiquer que dans cette utilisation le plomb contenu dans le minerai doit être en quantité supérieure à celle qui est stoechiométriquement nécessaire pour précipiter ces impuretés sous forme de sulfures. Cette technique de purification convient bien aux solutions de chlorure de plomb provenant d'une attaque au chlorure ferrique. Le plomb contenu sous forme de chlorure dans la solution ainsi obtenue peut être récupéré selon toutes les méthodes déjà décrites, telles que par exemple celle divulguée dans la demande de brevet français No. 75-12.373 déposée par la Demanderesse le 21 avril 1975. Cependant, la technique de récupération préférée est la cémentation du plomb au moyen d'un métal moins noble que lui tel que le fer ou le zinc. Dans toute la présente demande, par "cémentation" il faut comprendre, non seulement la cémentation proprement dite, mais aussi ses équivalents techniques. Comme exemplè d'équivalent technique de la cémentation} il convient de citer l'électrolyse à anode soluble, le métal constitutif de l'anode étant différent de celui que l'on désire récupérer. On peut également mentionner les piles du type "pile Daniell". Cette dernière peut, en effet, s'analyser comme une cémentation du cuivre par le zinc. Dans ces deux cas, les électrodes peuvent être séparées par une paroi perméable aux ions chlorure. Le métal préféré pour réaliser la cémentation du plomb est le fer, en particulier sous forme de fer préréduit. Le résidu sulfuré provenant de la purification ou de la lixlviation peut etre traité de manière à récupérer les métaux non-ferreux qutil contient. Les techniques décrites dans les demandes de brevets français Nos. 74-16.772, 74-16.773, 74-16.774 et 75.12.373 déposées par la Demanderesse le 15 mai t974 pour les trois premières demandes et le 11 avril 1975 pour la dernière conviennent particulièrement bien. La mise en oeuvre du procédé selon la présente demande permet de perfectionner et/ou d'étendre le domaine d'application des procédés décrits dans les brevets cités ci-dessus. Ces procédés peuvent, en effet, utiliser pour la régénération du chlorure cuivrique, le chlorure ferreux produit lors de la cémentation du plomb et peuvent fournir les solutions de chlorures nécessaires pour la lixiviation. La description qui va suivre ne présente aucun caractère limitatif. Elle est simplement destinée à faire bien comprendre comment les enseignements de la présente demande peuvent être mis en pratique, et elle doit être lue en regard de la figure annexe qui indique de manière très schématique comment on peut utiliser le procédé de la demande pour traiter un composé sulfuré contenant du plomb. Sur cette figure, les circuits des solides sont représentés à l'aide d'un double tralt et ceux des liquides à I'aide d'un trait simple. En se référant à la figure, le composé sulfuré contenant du plomb est Introduit dans un réacteur d'attaque sélective 1 où il est mis en contact avec une solution de chlorure de cuivre dont on indiquera ultérieurement la provenance. La solution de chlorure de plomb ainsi obtenue est envoyée dans une ins lallation de cémentation 2 tandis que le résidu sulfuré est envoyé dans un nouveau réacteur d'attaque 4 où il est mis en contact avec une solution de chlorure cuivrique et où l'ensemble des métaux non-ferreux qu'il contient est mis en solution. Dans l'installation de cémentation 2, la solution de chlorure de plomb est mise en contact avec du plomb métallique ou avec un métal plus réducteur que le plomb, les impuretés résiduelles plus nobles que le plomb étant alors précipi tées sous forme métallique. La solution de chlorure de plomb issue de l'installation 2 est envoyée dans une installation de cémentation 3 où elle est mise en contact avec un métal plus réducteur que le plomb, de préférence atec du fer. Le plomb précipite alors sous forme métallique tandis que le fer passe en solution sous forme de chlorure ferreux. La solution de chlorure ferreux issue de 3 est mélangée avec la solution de chlorures de métaux non-ferreux issue de 4 et est envoyée dans une installation 5 de régénération du chlorure cuivrique par barbotage d'air ou de gaz contenant de l'oxygène, le chlorure ferreux étant précipité sous forme de goethite suivant la réaction On peut également introduire dans l'installation des quantités supplémentaires de chlorure ferreux et, éventuellement, d'acide chlorhydrique. La solution de chlorure cuivrique ainsi récupérée est, à l'aide d'un système de vannes 6, séparée en deux parties : la première partie est envoyée dans le réacteur 1 en quantité telle que la mise en solution du plomb soit sélective; la deuxième partie est, quant a' elle, envoyée dans le réacteur 4 de mise en solution de l'ensemble des métaux non-ferreux. II convient de noter que l'arsenic, ainsi qu'une partie du bismuth et de l'antimoine, éventuellement mis en solution, sont éliminés dans l'étape de pré- cipitation de la goethite, le premier sous forme d'arséniate ferrique, les seconds sous forme d'oxychlorures. L'homme de l'art se renara également compte comment un tel schéma est aisé à insérer dans un des procédés décrits dans les demandes de brevets fran çais Nos.74-06.765, 74-16.772, 74-16.773, 74-16.774 et 75-12.373 et combien il les perfectionne. Ainsi, si lton se réfère aux diagrammes de certaines de ces demandes, les installations référencées 4 et 5 dans la présente demande peuvent correspondre respectivement aux installations 2 et 6 de la figure 1 de la demande de brevet français No. 74-16.774 et aux installations A et E de la demande de brevet fran çais No.75-12.373. Les exemples non limitatifs suivants onf pour but de mettre les spéciallstes à même de déterminer aisément les condltions opératoires qu'il convient d'utiliser dans chaque cas particulier. EXEMPLE 1 Lixiviation d'un concentré de plomb par du chlorure cuivrique (CuCI2) avec dissolution du plomb, et précipitation du cuivre. Dans un ballon sphérique, muni d'un système de chauffage, et surmonté d'un réfrigérant ascendant, on maintient à la température de 800C, un volume de 6,00 litres d'une solution contenant 250g/l de chlorure de sodium et 9,76g/l de cui vre sous forme de chlorure cuivrique. On introduit ensuite, en une seule fois, a28,29 d'un concentré de plomb finement broyé, titrant 45,1% de plomb et 5,83% de zinc sous forme de sulfures. L'ensemble, solide et liquide, est agité vigoureusement pendant deux heures. A l'issue de ce temps, le contenu du ballon est filtré, et on dresse un bilan des différents constituants Désignation Poids(g) Zn Zn total Cu Cu total Pb Pb ou vo- g/l-% g g/l-% g g/l-% total lume(ml) g concentré de plomb initial 428,2 5,83 26,0 1,42 6,1 45,1 193,1 solution initiale 6000 0,06 0,36 9,76 58,6 0,02 0 total des matières entrantes 25,36 64,7 193,1 solution finale 5800 0,72 4,18 1,82 10,6 31,1 180,4 solide final 270,7 7,95 21,5 20,6 55,8 3,0 8,1 total des ma tières sortantes 25,68 66,4 188,5 rendement de dis solution % 16,3 95,7 Cet exemple illustre clairement le fait que l'on peut faire passer en solution la presque totalité du plomb, conjointement à la précipitation du cuivre dans le solide. EXEMPLE 2 Epuisement du résidu d'attaque 1, et récupération du cuivre précipité. Dans un réacteur en verre, surmonté d'un réfrigérant ascendant, on maintient à 800C deux litres d'une solution de chlorure cuivrique titrant 9,08 g/l en cuivre. On introduit ensuite, en une seule fois, 27,2 grammes du solide final obtenu à la fin de l'expérience précédente. L'ensemble est agité de façon homogène pendant deux heures; au cours de cette période, -la concentration en ion cuivreux atteint 6,35 g/l. A la fin de l'expérience, on sépare la phase aqueuse du solide par fil tration, et on effectue des déterminations analytiques qui permettent de dresser le bilan matière suivant Désignation Poids(g) Zn Zn total Cu Cu total Pb Pb ou volu- g/l-% g g/l-% g g/l-% to me(ml) tal solution départ 2000 0,06 0,12 9,08 18,16 0,01 0 solide entrant 27,2 7,95 2,16 20,6 5,6 3,0 0,82 TOTAL ENTREE 2,28 23,76 0,82 solution finale 2000 0,78 1,44 11,54 23,1 0,54 1,08 solide final 17,3 4,52 0,78 1,92 0,33 0,35 0,06 TOTAL SORTIE 2,22 23,41 1,14 Cette expérience montre que la seconde attaque permet de récupérer le cuivre précipité lors de la première attaque, et de passer en solution une grande partie du zinc et du plomb non dissous lors de l'attaque sélective. Si l'on compare la composition chimique du résidu de deuxième attaque, à la composition initiale du minerai, on constate que le rendement global de dissolution des métaux pour les deux attaques est de Zinc : 68,9% Plomb : 99,7% Cuivre : 45,9% Ainsi, à la redissolution totale du cuivre précipité lors de l'attaque sélective, s'ajoute la récupération de près de la moitié du cuivre initialement présent dans le concentré. EXEMPLE 3 Purification d'une solution de chlorure de plomb par précipitation des impuretés. Cette expérience est réalisée sur une partie aliquote de la solution obtenue dans l'expérience de l'Exemple 1. A 500 ml de cette solution, maintenue à 800C, et vigoureusement agitée, on ajoute en une seule fois 4 grammes de poudre de plomb. On maintient l'agitation pendant 70 minutes.A l'issue de cette période, on procède à une séparation solide-liquide par filtration, afin de dresser le bilan analytique du comportement des impuretés Poids(g) Zn Cu Pb As Bi Ag Sb volume g/l-% g/l-% g/l-% g/l-% g/l-% g/l-% g/l-% ( ml ) solution de départ 500 0,72 1,82 31,1 0,118 0,01 0,045 0,01 poudre de piomb initiale 4 100 solution finale 500 0,59 0,026 32,0 0,032 0,005 0,002 0,01 On constate qu'à l'issue de cette opération, la solution est débarassée des principales impuretés susceptibles d'être entraînées dans une cémentation ultérieure du plomb.Ces impuretés s'accumulent dans le cément préalable; c'est le cas en particulier du cuivre, du bismuth et partiellement de l'arsenic. EXEMPLE 4 Cémentation du plomb par de l'éponge de fer, à partir d'une solution de chlorure plombeux (Pb Cl2) dans une saumure. On reprend, pour cette expérience, la solution issue de la précémentation rapportée dans l'Exemple 3 ci-dessus. A 420 ml de cette solution, on ajoute 4,3 grammes d'éponge de fer préalablement broyée à une granulométrie comprise entre 80 et 200 microns. Cette éponge de fer titre 72,4% en fer métal. L'opération est conduite sous agitation vigoureuse à la température de 800C, pendant 100 minutes. A la fin de l'opération, on effectue une séparation solide-liquide, et on dresse un bilan analytique des matières entrantes et sortantes Désignation Poids(g) Zn Cu Pb Fe As Bi Ag Sb volume(ml) %-g/l %-g/l %-g/l %-g/l %-g/l %-g/l %-g/l %-g/l solution pré cémentée 450 0,59 0,03 32,0 0,032 0,01 0,005 0,005 éponge de fer 4,3 7,0 solution finale 400 0,58 0,04 9,76 5,94 0,003 0,01 0,001 0,01 cernent final 11,6 3,014 0,1t 79,5 11,0 non 0,02 0,0025 0,005 éter miné EXEMPLE 5 Dissolution du plomb à l'aide de saumure de chlorure cuivreux (CuCl) Dans un réacteur cylindrique, on introduit deux litres d'une solution titrant 16,5g/l en ions cuivreux et 22,19/1 en cuivre total. Cette solution étant maintenue à 800C, on introduit des fractions successives de concentré de plomb. Après chaque introduction de concentré, on attend que la concentration en ions cuivreux soit stabilisée avant de procéder à une nouvelle addition de minerai. On procède ainsi jusqu'à disparition totale des ions cuivreux. Les résultats sont résumés dans le tableau suivant. Poids(g) (Zn) Zn (Cu) Cu (Pb) Pb (As) As (Bi) Bi (Ag) Ag Vol(cm3) g/l-% total g g/l-% total g g/l-% total g g/l-% total g g/t total g g/t total g Concentré de départ 410,9 5,83 24,0 1,42 5,8 45,1 185,3 0,36 1,5 403 0,17 738 0,3 Solution de départ 2000 0,08 0,16 22,1 44,2 0,2 0,4 - - - - - Total entrée - - 24,16 - 50,0 - 185,7 - 1,5 - 0,17 - 0,3 Solution finale 2000 2,76 5,52 5,28 10,56 15,4 30,8 - - - - - Résidu (humide) 443g 4,25 18,8 8,65 38,3 35 155,1 0,34 1,5 384 0,17 619 0,27 Total sortie - - 24,32 - 48,86 - 185,9 - 1,5 - 0,17 - 0,27 Rendement de dissolution % - - 22,3 - - - 16,6 - 0 - 0 - 10 N.B. Le rendement réel de chloruration du plomb est en fait supérieur, une partie du PbCl2 restant dans le résidu par suite de la saturation de la solution. 11 convient de noter la sélectivité de l'attaque vis-à-vis du bismuth, de l'argent et de l'arsenic. EXEMPLE 6 Influence de la température : attaque du minerai par le chlorure cuivreux (CuCl) à ébullition. La solution réduite est portée à ébullition avant d'introduire le minerai. L'ébullition est maintenue tendant 5 heures. Le tableau ci-après donne les résultats de cette opération Poids(g) (Zn) Zn tot. (Cu) Cu tot. (Pb) Pb tot. Vol.(cm3) Solution départ 500 0,04 0,02 17,9 8,95 50,02 0 Concentré frais 32,3 5,83 1,58 1,42 0,46 45,10 14,57 Total entrée - - 1,90 - 9,41 - 14,57 Solution finale 500 1,12 0,56 12,88 6,44 10,52 5,26 Résidu (poids entimé) 26 5,15 1,34 12,7 3,30 30,4 7,90 Total sortie 1,90 9,74 13,16 Rendement dissol. % 29,5 40,0 EXEMPLE 7 Essais d'activation du minerai par le chlorure cuivrique Le minerai est d'abord soumis à une activation à 800C, par une solution de chlorure cuivrique titrant environ 18g/l de cuivre pendant 15 minutes. La quantité de chlorure cuivrique mise en jeu est égale à 31,7% de la quantité stoechiométrique (QS) nécessaire pour la mise en solution du plomb. Ensuite, on introduit dans le réacteur une solution de CuCl, en volume tel que le plomb initialement introduit soit en excès de 1,1 QS par rapport à la quantité globale d'ions Cl liés au cuivre Introduits. Les résultats obtenus sont résumés dans le tableau suivant Polds(g) (Zn) Zn tot. (Cu) Cu tot. (Pb) b tot Vol.(cm3) Sol. d'activation 90 - - 18,5 1,67 - Sol. d'attaque 410 0,12 0,05 22,3 9,14 0,02 0 Concentré frais 38 5,83 2,22 1,42 0,54 45,10 -17,12 Total entrée - - 2,27 - 11,35 - 17,12 Sol. finale 480 0,82 0,39 8,6 4,13 18,9 9,07 Résidu 30,2 5,85 1,77 16,4 4,95 24,9 7,52 Total sortie - - 2,16 - 9,08 - 16,59 Rendement (%) - - 18,1 - - 54,7 On notera l'amélioration du rendement et de la sélectivité vis-à-vis du zinc. REVENDICATIONS 1. Procédé hydrométaliurgique pour traiter un composé sulfuré contenant au moins du plomb comme métal non-ferreux, caractérisé par le fait que l'on met en contact ledit composé sulfuré avec une solution aqueuse contenant au moins un chlorure choisi dans le groupe comprenant les chlorures de cuivre, de bismuth, d'antimoine et d'argent, la quantité desdits chlorures mise en jeu étant inférieure ou égale à celle qui est stoechiométriquement nécessaire pour la mise en solution complète du plomb contenu dans le composé sulfuré. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la température de ladite solution aqueuse est comprise entre 600 et la température d'ébullition du mélange réactionnel. 3. Procédé selon les revendications 1 et 2 prises séparément, caractérisé par le fait que ladite solution aqueuse contlent au moins 4 ssqulvalents-grammes d'lons chlorure par litre 4. Procédé selon la revendication 3 caractérisé par le fait que lesdits ions chlorure sont introduits dans ladite solution aqueuse par additlon d'au moins un chlorure cholsi dans le groupe comprenant le chiorure d'ammonium, les chlorures de métaux alcallns et les chlorures de métaux alcalino-terreux. 5. Procédé selon les revendications l à 4 prises séparément, caractérisé par le fait que le pH de ladite solution aqueuse est comprls entre 0 et 3. 6. Procédé selon les revendications 1 à 5 prises séparément, caractérisé par le fait que ledit composé sulfuré est activé avant la mise en contact par un chlorure choisi dans le groupe constitué par le chlorure ferrique et le chlorure cuivrique. 7. Procédé selon les revendications 1 à 6 prises séparément, caractérisé par le fait que la solution d chlorure de plomb issue de la mise en contact es- purifiée par mise en contact avec du plomb métallique. 8. Procédé selon les revendications 1 à 7 prises séparément, caractérisé par le fait que le plomb de la solution de chlorure de plomb issue de la mise en contact est récupéré par cémentation au moyen-d'un métal moins noble que le plomb. 9. Procédé selon la revendication 8 caractérisé par le fait que la cémentation est une électrolyse où l'anode est une anode soluble en métal moins noble que le plomb. 10. Procédé selon les revendications 8 et 9 prises séparément, caractérisé par le fait que ledit métal moins noble que le plomb est le zinc. '1. Procédé selon les revendications 8 et prises séparément, caractérlsé par le fait que le métal moins noble que le plomb est le fer. 12. Procédé selon les revendications 1 à il prises séparément, caractérisé par le fait que ladite solution aqueuse contient du chlorure cuivrique et par le fait que ledit chlorure cuivrique est régénéré à l'aide d'un agent de régénération et d'air. 13. Procédé selon les revendications 11 et 12, caractérisé par le fait que ledit agent de régénération est le chlorure ferreux produit par la cémentation du plomb par le fer. 14. Procédé selon les revendications 1 à 13 prises séparément, caractérisé par le fait que, après la mise-en contact, le composé sulfuré est traité suivant le procédé décrit dans la demande de brevet français No.75-12.373. 15. Procédé selon les revendications 1 à 13 prises séparément, caractérisé par le fait que, après la mise en contact, le composé sulfuré est traité suivant le procédé décrit dans la demande de brevet français No .74-16.772. 16. Procédé selon les revendlcations 1 à 13 prises séparément, caractérisé par le fait que, après la mise en contact, le composé sulfuré est traité suivant le procédé décrit dans la demande de brevet français No.74-12.774.