La présente invention a trait à la fabrication des plaques minéralogiques pour véhicules. On sait qu'à l'heure actuelle les articles de ce type sont obtenus à partir d'une ébauche généralement constituée par un support métallique présentant la coloration désirée pour le numéro minéralogique proprement dit, lequel support est recouvert par un film destiné à former le fond coloré de la plaque. Cette ébauche est soumise à une opération d'emboutissage de manière à faire apparaître en relief le numéro sur le fond coloré ; il suffit ensuite d'arracher les zones du film qui recouvrent les parties en relief. Un tel processus de fabrication est satisfaisant en lui-meme mis à part qu'il nécessite évidemment un outillage non négligeable. Pour réaliser les deux plaques réglementaires d'un véhicule, il est indispensable de disposer d'une presse à main et d'un nombre suffisant de dispositifs de marquage (poinçons et matrices) pour composer les chiffres-et lettres du numéro minéralogique considéré. On comprend qu'il s'agit d'un outillage relativement motteux qui pQur se révéler rentable implique la réalisation d'un nombre élevé de plaques, ce qui n'est bien entendu pas toujours le cas en pratique. Les-perfectionnements qui font l'objet de la présente invention visent à remédier à l'inconvénient précité et à permettre la réalisation de plaques minéralogiques d'un prix de revient substantiéllement équivalent à celui des articles classiques, sans nécessiter aucun outillage spécial. Conformément à l'invention les plaques sont réalisées à partir d'ébauches- comprenant un support substantiellement rigide sur l'une des faces duquel est appliquée une solution ou émulsion photosensible diazo, ou similaire, elle-même recouverte par un cache opaque qui comporte à l'état semi-découpé une série de dessins imprimés permettant par arrachage partiel l'obtention des chiffres, lettres ou autres signes des numéros minéralpgiques usuels, de fa çon à ce qu'après élimination de certaines parties de ces dessins il suffise à l'utilisateur d'insoler l'ébauche; d'arracher les parties restantes du cache et de passer successivement sur celle-ci une couche de révélateur et une couche de vernis protecteur pour obtenir la plaque désirée. On conçoit qu'un tel'système dispense d'un outillage coûteux puisque la réalisation d'une plaque ne nécessite, outre l'ébauche, que deux flacons de révélateur et de vernis. Le dessin annexé, donné à titre-d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention1 les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. l montre en perspective l'agencement d'une ébauche pour la réalisation d'une plaque minéralogique suivant l'invention. Fig. 2 et 3 sont des coupes schématiques à échelle exagérément grossie, illustrant le-processus de traitement de l'ébauche suivant fig. 1. Fig. 4 et 5 illustrent de la même manière la réalisation d'une plaque du type réflectorisé. L'ébauche représentée en fig. i comprend un support rigide 1 qui est susceptible d'être réalisé en métal (aluminium par exemple) ou en une matière synthétique appropriée. L'une des faces de ce support 1 présente un colori blanc ou à aspect métallique et reçoit une solution ou émulsion photosensible diazo référencée 2 ; cette émulsion peut être appliquée par enduction ou par collage d'un film. L'ébauche est complétée par un cache 3 qui recouvre l'émulsion 2 et qui est constitué par une feuille de papier sur la face extérieure de laquelle est imprimée une série de dessins 3a agencés à la ma nière des modules d'impression des ordinateurs ou appareils analogues, en vue de permettre la réalisation des chiffres de 0 à 9 et de pratiquement toutes les lettres de l'alphabet ; on notera que le cache 3 est semi-découpé le long des dessins 3a de façon à ce qu'au niveau des lignes de chaque dessin le papier ne présente qu'une faible épaisseur et puisse être facilement déchiré, à la manière bien connue d'ailleurs dans la technique de la semi-découpe. L'ébauche 1-2-3 ainsi constituée est susceptible dgêtre stockée en l'état pendant une durée très longue, du fait que l'émulsion ou solution photosensible diazo 2 est protégée de la lumière par le cache opaque 3. Au moment de l'emploi on arrache celui-ci à ltexcep- tion des parties correspondant aux chiffres et lettres du numéro minéralogique désiré ; ces parties restantes ont été référencées -3b en fig. 2. Il suffit alors d'insoler la plaque, c'est-à-dire de la laisser un temps suffisant, dépendant en fait de-la nature de l'emul- sion 2, à la lumière du jour ou à celle d'un phare d'automobile ou autre source de lumière vive. Bien entendu les parties couvertes -3b ne sont pas impressionnées, de telle sorte que l'operateur peut alors arracher celles-ci et passer, par exemple à l'aide d'un pulvérisateur de type aérosol ou d'un tampon imbibé, sur l'ensemble de l'émulsion 2 un produit révélateur du genre de ceux employés en photographie Dans ces conditions on obtient une plaque comportant un fond noir (correspondant aux zones insolées) sur lequel apparaît le numéro minéralogique constitué par les zones du support 1 et de l'emul- sion 2 -qui ont été protégées de la lumière par les parties 3b du cache 3, les éléments de ce numéro ayant été référencés 4 en fig. 3. La plaque ainsi réalisée est finie par pulvérisation ou enduction d'un vernis protecteur recouvrant l'ensemble. L'invention est susceptible d'être mise en oeuvre pour la fabrication-de plaques minéralogiques du type réflectorisé, dans lequel le numéro apparaît en noir sur un fond jaune ou clair susceptible de réfléchir la lumière incidente. En pareil cas et comme montré en fig. 4, la solution ou émulsion photographique 2 est appliquée, non pas directement sur le support l, mais sur un film. réflé- chissant 5 présentant le coloris désiré pour le fond et rapporté par collage sur le support précité. Le cache 3 avec ses dessins en semi-découpe est identique à celui suivant fig. 1 à 3, mais dans le cas visé on procède à l'inverse de ce qui a été exposé ci-dessus, en ce sens qu'avant insolation l'utilisateur élimine sur les dessins 3a les parties 3c correspondant au numéro minéralogique désiré. Une fois l'émulsion 2 impressionnée par insolation, on élimine le restant du cache 3 et on passe le révélateur ; les zones insolées. 3c (fig. 5) apparaissent alors en noir en 4, tandis que le fond réfléchissant jaune 5 est découvert par suite de la modification de l'émulsion 2 au niveau de la surface non insolée de celle-ci. Les essais ont démontré que l'invention permettait l'obtention simple et économique de plaques tout à fait comparables aux articles classiques avec numéro minéralogique en relief, et ce sans qu'aucun outillage spécial ne soit nécessaire. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Plaque minéralogique pour véhicule, du genre constituée par une ébauche propre à être conservée jusqu'au moment de l'emploi, caractérisée en ce que l'ébauche comprend un support substantiellement rigide sur l'une des faces duquel est appliquée une solution ou émulsion photosensible diazo ou similaire elle-même recouverte par un cache opaque qui comporte à l'état semi-découpé une série de dessins imprimés permettant par arrachage partiel l'obtention des chiffres, lettres ou autres signes des numéros minéralogiques usuels, de façon à ce qu'après élimination de certaines parties desdits dessins, on puisse procéder à l'insolation, puis à l'elimi- nation des zones restantes du cache, et enfin au passage d'un révélateur et d'un vernis protecteur. 2. Plaque minéralogique suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la solution ou émulsion est appliquée, non pas directement sur le support, mais sur un film réflectorisé collé sur ledit support.