L'invention concerne les sachets, et plus parti- culièrement des sachets contenant un substrat imprégné. Des sachets, se présentant sous la forme de petits sacs scellés, réalisés à partir d'une feuille imperméable de matière plastique ou de métal, sont connus depuis de nombreuses années. Ces sachets conviennent à diverses uti- lisations telles que la distribution, dans l'industrie alimentaire, de portions individuelles de liquides et de pâtes, par exemple de la mayonnaise, du ketchup et des matières solides telles que du fromage et du beurre, le conditionnement, dans les industries cosmétiques et hygiéni- ques, de petites quantités de shampooing, de produits de traitement de la peau et de mouchoirs_. rafraîchissants constitués généralement d'une étoffe non tissée, imprégnée de petites quantités de liquide contenant un détergent doux et un parfum. Il est cependant apparu nécessaire en médecine, et notamment en chirurgie, de disposer d'un sachet contenant un mouchoir ne renfermant pas de bactéries et contenant une quantité de liquide supérieure à celle utilisée jusqu'à présent, par exemple un liquide antiseptique pour le lavage des mains du personnel-avant une intervention chirurgicale. L'invention concerne un sachet qui comprend un sac scellé contenant un support compressible et poreux, maintenu sous compression à l'intérieur du sachet par une pression exercée par les parois de ce sachet sur le support, ce dernier étant complètement imprégné d'un liquide, avan- tageusement un liquide antiseptique. Le support est constitué d'une matière poreuse et compressible telle que, par exemple, du feutre, du coton hydrophile, des épaisseurs de bande, du tissu mélangé, une matière à surface à poils ou à surface molletonnée, une matière entremêlée, tricotée ou percée de trous d'aiguille, mais il est de préférence réalisé en éponge à structure cellulaire ouverte ou réticulée. De telles structures sont bien connues de l'homme de l'art. Jusqu'à présent, une mousse à cellules ouvertes n'a pas été généralement consi- dérée comme convenant à une telle éponge antiseptique, car elle absorbe en général trop lentement le liquide pour permettre une imprégnation satisfaisante pendant la fabri- cation,et la répartition du liquide dans toute la mousse n'est pas complète, certaines parties pouvant en fait être sèches et pouvant donc abriter des bactéries. Cependant, une mousse réticulée peut être utilisée, mais est moins souhaitable du point de vue coût. Une mousse convenable peut être produite à partir de polyester, et de préférence à partir de polyéther-polyuréthanne. Une face du support peut recevoir d'autres accessoires de nettoyage tels qu'une brosse moulée ou un tampon en mousse de récurage ou de frottement, si cela est souhaité. Les sachets sont généralement réalisés en feuille de matière plastique ou de métal ayant de préférence une 1 5 épaisseur comprise entre 50 Dom et 300 Dm et peuvent être scellés par une opération de thermoscellage ou, ce qui est moins souhaitable, au moyen d'un adhésif, par hautes fré- quences ou par ultrasons pour former la poche du sachet. Des stratifiés sont très souvent utilisés pour combiner les propriétés souhaitables des films et des feuilles. Par exemple, des stratifiés de téréphtalate de polyéthylène/ polyéthylène à faible densité, et de Nylon"/polyéthylène à faible densité sont des stratifiés classiques; le poly- éthylène est utilisé principalement pour réaliser un bon scellage à chaud entre deux pièces adjacentes de strati- fié formant les parois du sachet. Un stratifié en feuilles. métalliques peut être utilisé à la place d'un film pour conférer, par exemple, une faible perméabilité, un bon effet décoratif. Cependant, ces stratifiés sont moins faciles à préformer. On peut produire le sachet selon l'invention en réalisant une poche en forme de cuvette dans une feuille ou un film, en introduisant une quantité mesurée de liquide, avantageusement un antiseptique, dans la poche, en mettant en place dans la poche une pièce de support dont la sur- face de la base est inférieure à celle de la poche, en plaçant un second film ou une seconde feuille sur la poche qui contient le liquide et la pièce de support pour former un ensemble, en établissant à l'intérieur de la poche, autour de l'ensemble, une pression inférieure à celle de l'atmosphère, en thermoscellant la seconde feuille ou le second film autour du bord de la poche pour former un sachet, et en relâchant la dépression établie autour du sachet. La pression atmosphérique provoque une diminution du volume de la poche et une compression du support. Ce dernier absorbe d'autres quantités de liquide antiseptique contenues dans le sachet et se gonfle lorsqu'il est retiré du sachet ouvert. La pénétration du liquide dans le support peut être favorisée par une manipulation du sachet, par exemple par compression entre des rouleaux de serrage, ou bien par l'application cyclique d'une pression. La dépres- sion est avantageusement comprise entre 6,65 et 86,5 kPa, et de préférence entre 20 et 60 kPa, bien qu'elle puisse finalement être choisie en fonction du degré de compres- sion souhaité. Dans une autre forme de réalisation, la pièce de support peut avoir une hauteur supérieure à la profondeur de la poche, tandis que sa surface de base est inférieure à celle de la poche. Lors de la fabrication d'un tel sachet, le support est comprimé par l'application d'une pression, de préférence sur le second film ou feuille, c'est-à-dire le film ou la feuille supérieur, avant l'application de la dépression et le scellage. Un tel sachet présente géné- ralement un aspect amélioré. Il est prévu, pour la production industrielle du sachet selon l'invention, de mettre en oeuvre un procédé continu dans lequel les poches sont produites afin de faire partie d'une bande continue de film ou de feuille, et dans lequel également des quantités mesurées d'une solu- tion antiseptique et des supports sont introduits dans les poches, ces opérations étant réalisées dans des postes disposés le long de la bande et dans lesquels cette dernière passe. Une seconde bande, pouvant être imprimée, est ensuite placée au-dessus de la bande comprenant les poches, puis la dépression est appliquée, le sachet étant formé par thermo- scellage des deux bandes autour de chaque poche. La dépres- 2488214 i sion est ensuite relâchée et les sachets sont séparés les uns des autres comme demandé, par coupe transversale et/ou longitudinale entre les sachets adjacents. L'invention présente donc un avantage par rapport à une autre forme de réalisation de sachet, produite par imprégnation d'une éponge en mousse réticulée qui est com- primée et plongée à l'état comprimé dans une-solution anti- septique, puis relâchée, un sachet étantensuite formé autour de cette éponge imprégnée, ou bien l'enveloppant, de sorte que des espaces vides ne contenant pas d'antiseptique peu- vent apparaître dans une telle éponge et présenter un risque de propagation d'une infection lors de l'utilisation. Une solution antiseptique convenable contient du gluconate de chlorhexidine dans de l'eau, à une concentra- tion d'environ 4 % en poids. Une telle solution est commer- cialisée sous le nom de "Hibiscrub" (Imperial Chemical Industries PLC). L'invention sera décrite plus en détail en regard du dessin annexé à titre d'exemple nullement limitatif et sur lequel: la figure 1 est une vue de dessus du sachet selon l'invention; et la figure 2 est une coupe suivant la ligne I-I de la figure 1. Le sachet selon l'invention est produit de la manière suivante. Une poche ayant une profondeur de 25 mm, une longueur de 90 mm et une largeur de 60 mm est formée de manière à être entourée d'un épaulement par application d'une dépression à une feuille stratifiée dans un moule de dimensions analogues. Une solution antiseptique (20 cm3 de "Hibiscrub" (Imperial Chemical Industries PLC)) est intro- duite dans la poche. Une pièce de mousse de polyéther- polyuréthanne cellulaire réticulée (30 pores par cm linéaire; masse volumique de 0,0015 g/cm3), ayant une longueur et une largeur légèrement inférieures à celles de la poche, mais une hauteur égale à la profondeur de la poche, est placée dans cette poche contenant la solution antiseptique. Un film ou une feuille supérieur est placé au-dessus de la poche afin de recouvrir l'épaulement entourant cette poche pour former un ensemble. On établit dans la chambre contenant l'ensemble une dépression de 46,5 kPa en conservant sensi- blement les dimensions initiales, puis le film ou la feuille supérieur est thermoscellé à l'épaulement entourant la chambre. Après le thermoscellage, la dépression est relâchée et la poche du sachet diminue de volume pour atteindre un volume égal à la moitié de son volume initial afin de comprimer l'éponge en mousse. Lors de l'ouverture du sachet, la mousse reprend sa dimension initiale et con- tient pratiquement la totalité du liquide. Un examen de la mousse montre qu'elle est totalement imbibée de liquide. Comme représenté sur les figures 1 et 2, le sachet comprend une feuille supérieure 1 qui est un stratifié de deux films 2, 3 dont le fim 2 est réalisé en téréphtalate de polyéthylène à orientation biaxiale (épaisseur de 12 Dam rapport d'étirage de 3,3:1 dans les deux directions) et dont le film 3 est réalisé en polyéthylène à faible densité (épaisseur de 50 gm). La feuille 4 du fond présente une poche 5 entourée d'un épaulement 6 et est également consti- tuée d'un stratifié de deux films 7, 8 dont le film 7 est réalisé en polyéthylène de faible densité (épaisseur de Dam) et dont le film 8 est réalisé en "Nylon" (épaisseur de 30 Am). Les feuilles supérieure et inférieure sont scellées l'une à l'autre par des soudures 9 réalisées à chaud sur l'épaulement. Une éponge imprégnée 10 est disposée à l'inté- rieur de la poche et maintenue sous compression, principale- ment par la feuille supérieure 11 et la base de la poche 5. Une encoche 11 en V est réalisée pour faciliter l'ouverture du sachet et la sortie de l'éponge imprégnée 10. Il convient de noter que les parois, le fond et le dessus du sachet selon l'invention présentent certaines nervures ou plis libres, car ces parois, fond et dessus se plient en accordéon sous l'effet de la pression atmosphérique après le relâchement de la dépression. Il va de soi que de nombreuses modifications peu- vent être apportées au sachet décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. 2488214 t REVENDICATIONS 1. Sachet, caractérisé en ce qu'il comprend un sac scellé contenant un support poreux et compressible (10) qui est maintenu sous compression à l'intérieur du sachet par une pression exercée par les parois du sachet sur ce support, ce dernier étant totalement imprégné d'un liquide. 2. Sachet selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'une (4) des parois du sachet comprend une poche (5) formée au préalable. 3. Sachet selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'au moins l'une (4) des-parois est réalisée en une feuille stratifiée. 4. Sachet selon la revendication 3, caractérisé en ce que les parois sont réalisées en un stratifié (7, 8) de polyéthylène à faible densité et de "Nylon". 5. Sachet selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 4, caractérisé en ce que le support est une éponge (10) en mousse présentant des cellules réticulées ou ouver- tes. 6. Sachet selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 5, caractérisé en ce que le liquide est un anti- septique. 7. Procédé de production d'un sachet, caractérisé en ce qu'il consiste à réaliser une poche (5) en forme de cuvette dans une feuille ou un film (4), à introduire une quantité convenable de liquide dans la poche, à placer dans cette poche une pièce (10) de support dont la surface de base est inférieure à celle de la poche, à placer un second film ou une seconde feuille (1) au-dessus de la poche qui contient le liquide et la pièce de support pour former un ensemble, à établir une pression inférieure à celle de l'atmosphère dans la poche et autour de l'ensemble, à sceller le second film ou la seconde feuille autour du bord de la poche pour former un sachet, et à relâcher la dépression autour du sachet. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il s'agit d'un procédé essentiellement continu qui consiste à former des poches (5) dans une bande continue (4) d'un film ou d'une feuille, à introduire dans les poches des quantités mesurées de liquide et des supports (10) dans des postes placés le long de la bande et dans lesquels cette dernière passe, à placer une seconde bande (1) cons- tituée d'un film ou d'une feuille au-dessus de la bande présentant les poches pour former un ensemble localisé, à placer cet ensemble sous dépression, à former un sachet par scellage des deux bandes autour de la poche, à relâcher la dépression et à séparer les sachets. 9. Procédé selon l'une des revendications 7 et 8, caractérisé en ce que le support a une hauteur supérieure à la profondeur de la poche et est partiellement comprimé avant la formation du sachet, par l'application d'une pres- sion à ce support. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 7, 8 et 9, caractérisé en ce que le scellage est réalisé par application de chaleur. 11. Sachet produit par le procédé selon l'une quelconque des revendications 7 à 10.