La présente invention concerne une cloison pare-feu séparant deux locaux l'un de l'autre. Cette cloison peut entre, par exemple, une cloison de séparation servant à diviser un grand local en des locaux plus petits, ou meme aussi le dos d'une armoire qui, dans le même but, est utilisé pour cloisonner des locaux.De telles cloisons de séparation et éventuellement de telles armoires sont, par exemple, utilisées aussi pour séparer des couloirs de locaux de travail, spécialement de bureaux, lorsqu'un local est tout d'abord construit sans aucune cloison et est, par la suite, divisé selon les nécessités par le montage de cloisons ou d'armoires. LXin- vention se rapporte spécialement à de telles cloisons de séparation qui sont constituées d'une structure porteuse (squelette), présentant des montants verticaux faits de profilés en alliage léger ou en acier et de plaques de parement parallèles l'une à l'autre, également appelées panneaux, fixées de manière détachable de chaque côté A ces montants par des moyens de fixation invisibles de lsex- térieur, tandis que des éléments en forme de plaque faits d'une matière calorifuge, par exemple des panneaux rigides de fibres minérales pressées, sont insérés entre les plaques de parement et les montants ont une résistance suffisante à la chaleur tenant aux matériaux dont ils sont faits et à leur structure, les montants et éventuellement aussi les plaques de parement étant immobilisés par un profilé de sol fixé au sol du local et par un profilé de plafond fixé au plafond du local. Le brevet nO 78 2411 3 décrit déjà une solution grâce à laquelle on peut assurer un degré d'ignifugation F 90 tout en respectant la norme DIN 4102 en ce qui concerne les montants lorsque ceux-ci, pour certaines raisons, présentent des surfaces extérieures exposées. La fixation de raccordement au plafond d'une cloison de séparation pare-feu, surtout d'un degré d'ignifugation élevé, par exemple F 90 ou davantage, suscite toutefois toujours des difficultés. Cette fixation au plafond doit, en effet, apporter la solution d'un certain nombre de problèmes. Elle doit, d'une part, pouvoir travailler par effet télescopique suffisamment pour reprendre les déplacements de la cloison qui sont imposés par les inégalités du sol et simultanément avoir une certaine capacité d'adaptation pour reprendre également par effet télescopique, les affaissements du plafond sans que la cloison soit endommagée.De plus, la liaison entre la cloison et le plafond doit malgré la capacité d'ajustement au plafond et la capacité d'adaptation aux déformations du sol et du plafond qui peuvent se manifester surtout dans les bâtiments neufs, mais aussi dans des bâtiments anciens, c'est-à-dire malgré la mobilité nécessaire, présenter une étanchéité absolue aux gaz en cas d'incendie dans l'un des locaux isolés,de façon qu'aucune quantité des brûlés, qui sont non seulement toxiques, mais de plus transportent la chaleur, ne puisse passer a un lo- cal incendié dans le local voisin. Les organes de liaison entre la cloison et le plafond ne peuvent évidemment avoir aucune combustibilité propre, du fait que l'obstacle à la propagation de l'incendie entre locaux voisins ne serait sinon pas assuré. L'invention vise à satisfaire ces exigences de manière aussi-simple et aussi peu onéreuse que possible pour ce qui est tant de la fabrication que du montage et dans des conditions telles qu'on puisse même, si nécessaire, déplacer sans grands frais la cloison avec son raccordement au plafond (et évidemment son raccordement au sol). Cette question se pose, par exemple, lorsque dans de vastes étages de bâtiments industriels, la répartition des locaux doit être modifiée par déplacement des cloisons ou armoires formant cloisons pour des raisors d'orga nisation quelconques ou à cause d d'autres mesures.De plus, il faut satisfaire aux critères que la cloison pare-feu doit ressembler optiquement à une cloison de séparation normale, du fait que de nombreux locaux comprennent pour partie des cloisons pare-feu et pour partie des cloisons normales, et de plus, que les opérations lors du montage ou du démontage doivent autant que possible ressembler à celles prévues pour une cloison normale, compte tenu de la formation et de l'expérience pratique du personnel de montage. La résolution de cette question est évidemment possible de nombreuses façons et la solution conforme à l'invention vise à satisfaire à tous les critères énumérés ci-dessus malgré une simplicité aussi grande que possible pour ce qui est tant de la fabrication que du montage (et éventuellement du démontage et du remontage). La solution proposée conformément à l'invention aux problèmes ci-dessus présente les particularités suivantes. Le profilé de raccordement au plafond est constitué par un profilé en U en acier dont la traverse supérieure s'applique au plafond avec interposition d'une matière expansible sous l'effet de la chaleur et dont les jambes présentent, à leur extrémité inférieure une seconde jambe tournée vers l'extérieur et le dessus en réservant un espace intermédiaire, et par deux profilés de retenue en U en acier dont les jambes ont des longueurs différentes et dont les plus longues sont insérées avec un peu de jeu dans lXes- pace intermédiaire, et aux traverses desquels les côtés supérieurs des plaques et parement s'appliquent, tandis que les jambes les plus courtes s'insèrent dans des rainures des bords supérieurs des plaques de parement, outre par des baguettes en forme de lame faites d'une matière expansible sous l'effet de la chaleur qui recouvrent extérieurement l'ensemble des surfaces extérieures des jambes du profilé en U jusqu'à leur extrémité inférieure dans l'es- pace intermédiaire. Des substances expansibles sous l'effet de la chaleur sont connues et des exemples en sont des mélanges d'une quantité majeure de silicate de sodium aqueux et d'une quantité mineure de dioxyde de silicium, les silicates alcalins, les silicates dXammo- nium, etc. Le raccordement au plafond de la cloison conforme à l'invention est très simple à monter et démonter, de sorte que la cloison est facile à déplacer. L'agencement décrit assure la reprise nécessaire des déplacements verticaux d'une manière simple et sûre, tandis que le maintien des plaques de parement est assuré malgré les effets de la chaleur. Lors d'un chauffage sur l'une des faces seulement, les plaques de parement utilisées le plus habituellement tendent à se creuser du côté chauffé et les deux profilés de maintien en acier empêchent le dégagement des plaques de parement hors des profilés en U fixés au plafond.Le raccordement au plafond constitue dans le domaine télescopique un joint multiple à labyrinthe contre les fumées même avant que les éléments en matière expansible sous l'effet de la chaleur entrent en expansion par exposition à la chaleur. Lors d'un incendie d'un côté de la cloison, des gaz peuvent, en effet, se dégager déjà avant que le raccordement au plafond soit chauffé au point que l'expansion comaence. Après l'expansion, cnest-à-dire après leffet d'une vive chaleur sur le raccordement au plafond, il s'établit une liaison absolument étanche entre la cloison et le plafond. Pour renforcer cet effet, il est avantageux de fixer des baguettes, faites également d'une matière expansible sous l'effet de la chaleur, aux faces extérieures des éléments en forme de plaque en matière calorifuge, à leur extrémité supérieure qui se trouve à l'intérieur des jambes du profilé en U cette opération pouvant être effectuée, par exem plue, par collage.Dans une autre forme de réalisation de lxinven- tion, qui est avantageuse pour l'isolation thermique mais aussi pour l'isolation acoustique, la cloison comprend, entre le bord supérieur des éléments en forme de plaque en matière calorifuge et la face inférieure de la traverse du profilé en U, une baguette d'étanchéité à faible conductibilité thermique, mais ayant une certaine élasticité (matériau de classe A 2), par exemple en asbeste expansé. De la sorte, une certaine élasticité est assurée au raccordement au plafond, ce qui neutralise les inégalités du plafond bien que les éléments en forme de plaques en matière calorifuge soient fabriqués à l'usine par longueurs fixes. Des rangées d'ouvertures, par exemple de fentes, de préférence décalées longitudinalement les unes par rapport aux autres, peuvent être ménagées dans la traverse du profilé en U, pour entraver une conduction directe de la chaleur par le profilé en U en acier d'une face de la cloison jusqu'à l'autre. Dans une autre forme de réalisation de l'invention, pour la facilité du montage du raccordement au plafond, chaque seconde jambe du profilé en U est quelque peu oblique par rapport à la jambe principale proprement dite du profilé. Une forme de réalisation de l'invention est illustrée au dessin annexé. Le dessin représente une vue en coupe verticale, perpendiculaire au plan de la cloison, de l'extrémité supérieure d'une cloison conforme à l'invention, y compris les particularités de la liaison de la cloison avec la plafond. La cloison est constituée par deux plaques de parement 1 en un matériau stratifiable de classe A, qui sont pincées ou fixées au moyen de vis, de clous ou de toute autre manière aux montants (non représentés au dessin). Dans l'espace intermédiaire sont disposées deux plaques 2 en un matériau calorifuge, par exemple en fibres minérales, qui sont maintenues à distance l'une de l'autre par un cadre rectangulaire périphérique 3 fait du même matériau, de sorte qu'il subsiste entre ces deux plaques un espace intermédiaire libre 4 qui est d'une importance particulière tant pour l'isolation thermique que pour l'isolation acoustique. Le raccordement de cette cloison à la face inférieure 5 du plafond 6 est réa lisé comme décrit ci-après.Le système comprend un profilé en U en acier comportant une traverse 7 et des jambes 8. La traverse 7 du profilé en U s'applique à la face inférieure 5 du plafond 6 avec interposition d'une baguette 9 en matière expansible sous l'effet de la chaleur et de deux joints élastiques extérieurs 10 et est vissée, au plafond 6. Les deux jambes 8 sont recourbées à leurs extrémité inférieure vers l'extérieur et le haut en laissant subsister un espace intermédiaire 11, de manière à constituer une deuxibme jambe 12. Celle-ci est orientée légèrement en oblique vers l'intérieur sur la jambe proprement dite 8 du profilé en U.Le raccordement au plafond comprend, en outre, deux profilés de maintien en U, à savoir un par plaque de parement 1, dont la traverse est indiquée en 4 et dont les deux jambes, de longueurs inégales, sont indiquées en 15 et 16. La jambe la plus longue 15 est insérée dans l'espace intermédiaire ll et la jambe la plus courte 16 pénètre dans une rainure non numérotée de la plaque de parement 1. La face extérieure de la jambe 8 du profilé en U est entièrement couverte par des baguette 17 en forme de lame faites d'une matières expansible sous l'effet de la chaleur.Les profilés de retenue 14, 15, 16 constituent la retenue pour la plaque de parement 1, en particulier contre des déformations sous les effets de la chaleur et de la pression exercée par la baguette 17 expansible sous l'effet de la chaleur, de sorte qu'un effondrement de la cloison sous l'effet de la chaleur est empêché au moins pendant un certain temps. Lorsque les différentes parties de la structure qui sont faites d'une matière expansible sous l'effet de la chaleur, à savoir les éléments 9, 17'et 20, s > expansent sous l'effet de la chaleur, un joint parfaitement étanche aux gaz se forme entre la cloison et le plafond et empêche le passage de gaz chauds et de fumées. Une baguette d'étanchéité 18 en matière à faible conductibilité thermique, mais ayant une certaine élasticité (matériau de classe A 2), par exemple en asbeste expansé, est agencée entre le bord supérieur des éléments en forme de plaque 2 en matière calorifuge et la face inférieure de la traverse 7 du profilé en U, de sorte que-lssélasticité nécessaire est conférée au montage complet. Une série d > ouvertures 19, de préférence décalées les unes par rapport aux autres dans le sens longitudinal, qui limi tent notablement la conduction thermique directe d > une face de la cloison à l'autre, sont ménagées dans la traverse 7 du profilé en U. Dans la rangée centrale 19 des trois rangées d'orifices sont insérés les vis (non représentées) au moyen desquelles la traverse 7 du profilésen U est fixée au plafond 6. Entre les faces extérieures des bords supérieurs des plaques calorifuges 2 et les faces intérieures des jambes 8 du profilé en U, le panneau comprend également des baguettes 20 en matière expansible sous l'effet de la chaleur. REVENDICATIONS 1. - Cloison de séparation pare-feu, par exemple cloison entre locaux ou dos d'une armoire formant cloison entre locaux, constituée par une structure porteuse (squelette) comprenant des mon tant-s verticaux guidés par des lattes horizontales ou organes analogues au sol et au plafond ou fixés à ces lattes, outre des pla quels de parement parallèles entre elles et fixées de part et dXau- trie aux montants (panneaux), par exemple én asbeste-silicate, ainsi que des éléments en forme de plaque insérés entre les plaques de parement et faits d'un matériau calorifuge par exemple des panneaux rigides de fibres minérales pressées, les montants étant suffisamment résistants à la chaleur grâce à leur matériau et à leur structure, tandis que les montants et éventuellement aussi les plaques de parement sont immobilisés par un profilé de sol fixé au sol du local et par un profilé de plafond fixé au plafond du local, caractérisée en-ce que le profilé de raccordement au plafond est constitué par un profil en U en acier (7, 8) dont la traverse supérieure (7) s'applique à la face inférieure (5) du plafond (6) avec interposition d'une baguette (9) d'une matière expansible sous l'effet de la chaleur et dont les jambes (8) présentent à leur extrémité inférieure une seconde jambe (12) tournée vers l'extérieur et le dessus en réservant un espace intermédiaire (11) et par deux profilés de retenue en U en acier (14, 15, 16) dont les jambes ont des longueurs différentes et dont les plus longues (15) sont insérées avec un peu de jeu dans l'espace intermédiaire (li), et aux traverses (11+) desquels les côtés supérieurs des plaques de parement (1) s'appliquent tandis que les jambes les plus courtes (16) s'insèrent dans des rainures aux bords supérieurs des plaques de parement (1), outre par des baguettes (17) en forme de lame faites d'une matière expansible sous l'effet de la chaleur qui recouvrent extérieurement l'ensemble des surfaces extérieures des jambes (8) du profilé en U (7, 8) jusqu'à leur extrémité inférieure dans les pace intermédiaire (11). 2.- Cloison de séparation suivant la revendication 1, caractérisée en ce que des baguettes en matière expansible sous l'effet de la chaleur sont fixées aux faces extérieures des éléments en forme de plaque (2) en matière calorifuge, à leur extrémite supérieure qui s'insère à l'intérieur des jambes (8) du profilé en U. 3. - Cloison de séparation suivant la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce qu'une baguette d'étanchéité (18) à faible conductibilité thermique mais ayant une certaine élasticité (matériau de classe A 2) par exemple en asbeste expansé, est agencée entre les bords supérieurs des éléments en forme de plaque (2) en matière calorifuge et le bord inférieur de la traverse (7) du profilé en U (7, 8). i.- Cloison de séparation suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que des rangées d > ouver- tures (19), par exemple des fentes, décalées les unes par rapport aux autres suivant la longueur du profilé, sont ménagées dans la traverse (7) du profilé en U (7, 8). 5.- Cloison de séparation suivant l'une quelconque des revendications l à 4, caractérisée en ce que chaque seconde jambe (12) du profilé en U (7, 8) est quelque peu oblique par rapport à la jambe proprement dite (8) du profilé.