La présente invention a pour objet un dispositif d'amorçage d'un engin explosif, par exemple d'un projectile, d'une bombe, d'une fusée ou d'une roquette, le terne engin explosif étant employé dans un sens général pour désigner toutes les arnes explosives balistiques ou auto-motrices. Le secteur technique concerné par l'invention est celui de la construction des armes explosives et plus particulièrement de leurs dispositifs d'amorçage comportant une alimentation électrique. Actuellement les dispositifs d'amorçage des engins sont constitués par un ensemble monobloc contenant à la fois l'explosif primaire, destiné a l'amorçage de la charge explosive de l'engin, le système de mise à feu de celle-ci et l'alimentation électrique incorporée constituée par une pile ou un accumulateur. te démontage d'un tel dispositif d'amorçage contenant une charge explosive n'est possible que dans des ateliers spécialisés. Le fait que les sources d'énergie électriques soient difficilement accessibles pour vérifier leur bon état conduit à utiliser des piles ou accumulateurs à longue durée de vie, beaucoup plus onéreux et ne supprimant pas pour autant la nécessité d'un entretien permanent ni le vieillissement à long terme entraînant des démontages. Par ailleurs, la fixation entre le dispositif d'amorçage et le corps de l'engin doit être réalisée sans que le dispositif d'amorçage tourne afin de permettre les liaisons électriques au moyen de prises multibroches emboîtables ce qui conduit à des fixations par des bagues ou autres dispositifs mécaniques onéreux. L'objectif de la présente invention est de procurer un dispositif d'amorçage pour engins explosifs, comportant une charge explosive et une source d'énergie électrique, lequel dispositif peut être stocké sans que ladite source lui soit incorporée et permet de mettre celle-ci en place aisément au moment de l'emploi, sans nécessiter l'intervention d'un atelier de pyrotechnie spécialisé. Un autre objectif, qui découle du précédent, est de permettre l'utilisation de piles sèches que l'on trouve couramment dans le commerce, au lieu de composants spéciaux et onéreux. Un troisième objectif est de permettre la mise en place du dispositif d'amorçage dans le corps de l'engin sans avoir à le faire pivoter. La solution permettant d'atteindre ces objectifs et constituant la caractéristique essentielle de l'invention consiste en un dispositif d'amorçage d'un engin explosif composé de deux sous-ensembles, d'une part un corps creux, ouvert à une extrémite, destiné à être placé dans un logement de l'engin, lequel corps creux contient une charge explosive primaire et une source d'énergie électrique disposée à proximité de ladite extrémité ouverte et d'autre part une tête métallique comportant un évidement qui coiffe l'extrémité ouverte dudit corps creux, laquelle tête est destinée à être vissée au corps de l'engin explosif. Dans un mode de réalisation préférentiel, le corps creux est un corps cylindrique comportant deux parties de diamètre extérieur légèrement différent, séparéespar un bossage en relief vers l'extérieur et la tête comporte un évidement cylindrique dont le diamètre intérieur est légèrement supérieur au plus grand des deux diamètres extérieurs du corps, un épaulement qui prend appui sur ledit bossage et un filetage périphérique qui se visse dans un alésage fileté du corps de l'engin. Le résultat de l'invention est un nouveau produit constitué par un dispositif d'amorçage poucengins explosifs composé de deux sous-ensembles. Les avantages de ce nouveau dispositif d'amorçage sont les suivants: - il peut être mis en place dans l'engin et fixé sans tourner ce qui permet une liaison avec les circuits électriques de l'engin par le moyen de prises multibroches emboîtables. - le corps peut être stocké de sorte que l'èxtrémité ouverte du corps creux qui reçoit les sources d'énergie électriques soit accessible ce qui permet de mettre celles-ci aisément en place par simple enfichage dans des douilles. - l'ensemble du corps et de la tête peuvent être stockés simultanément dans un même emballage, en emboîtant l'extrémité non ouverte du corps creux dans la tête, de sorte que la longueur totale est la même que celle d'un dispositif monobloc et que les mêmes emballages peuvent être utilisés. Comme l'extrémité du corps creux, qui n est pas ouverte, porte la fiche multibroche de raccordement, pendant le stockage celle-ci est enveloppée par la tête et protégée contre les radiations électro-magnétiques . - on peut utiliser des piles sèches pour équiper ces dispositifs d'amorçage d'où un prix de revient moins onéreux. De même l'usinage est simplifié par rapport à l'usinage des dispositifs monobloc actuellement connus. La description ci-après se réfère aux dessins annexés qui représentent un exemple non limitatif d'un dispositif d'amorçage selon l'invention. La figure 1 est une vue éclatée, en coupe longitudinale, d'un dispositif d'amorçage selon l'invention. La figure 2 est une vue schématique en coupe longitudinale représentant la mise en place d'un dispositif d'amorçage selon l'invention sur un engin. La figure 3 est une vue schématique d'un dispositif selon l'invention stocké dans un emballage. La figure 4 représente une vue analogue à la figure 3, le couvercle de l'emballage étant enlevé. La figure 1 représente un dispositif d'amorçage d'un engin explc- sif, par exemple, une roquette, composée de deux sous-ensembles séparables. Le sous-ensemble 1 désigné du non de corps, contient la charge explosive primaire non représentée, destinée a l'amorçage de la charge explosive principale. Il contient également un dispositif électronique -chronom.étri- que, non représenté, destiné à déclencher automatiquement l'explosion dans un délai déterminé après le lancement de l'engin et une source d'énergie électrique 17, en général des piles, destinées a l'alimentation du-dispositif chronométrique et à la mise à feu de la charge d'arorçage. Le corps 1 est constitué par un boîtier cylindrique d'axe x x ayant une extrémité 3 ouverte. Ce boîtier est destiné à être engagé dans un logement cylindrique ménagé dans le corps de l'engin. I1 comporte une mortaise extérieure 4, située suivant une partie d'une génératrice, dans laquelle se loge une clavette longitudinale portée par l'engin afin d'assurer le positionnement correct du corps I dans l'engin sans faire tourner le corps 1 et sans que celui-ci ne-risque d'étre entraîné en rotation. Le corps 1 comporte un bossage extérieur 5 comportant à la périphérie une gorge 6 servant de logement a un joint d'étanchélté torique 7. Le bossage 5 comporte, sur sa face inférieure, un alésage conique 5a venant comprimer un joint d'étanchéité monté sur le corps de l'engin. Les diamètres extérieurs des deux parties 3a et 3b du corps de l'engin situées de part et d'autre du bossage 5 sont différents, le diamètre de la partie 3b étant légèrement supérieur. Sur la figure 1, le corps 1 est représenté constitué de deux parties 3a et 3b assemblées entre elles pour faciliter l'usinage de l'alesa- ge conique Sa. I1 est précisé que le corps 1 pourrait etre en une seule pièce. Le corps 1 comporte, à l'extrémité opposée à l'extrémité ouverte 3, une prise multibroche 12 emboîtable dans une prise correspondante de l'engin pour raccorder les circuits électriques du dispositif d'amorçage et de l'engin. Le sous-ensemble 2, désigné du nom de tête, est constitué par un bloc métallique de révolution autour de l'axe x x'. Ce bloc comporte un évidement cylindrique 8, d'axe xx', dans lequel vient s'emboîter, avec un faible jeu, la partie 3b du corps 1. Cet évidement comporte un alésage 9, de plus grand diamètre, qui forme un épaulement 9a et dans lequel s'emboîte le bossage 5 qui vient prendre appui sur cet épaulement. Le joint 7 sert de joint d'étanchéité a cet assemblage. La tête 2 comporte un filetage nâle 10, destiné a être vissé dans un filetage femelle porté par le corps de l'engin, pour assurer l'assemblage entre le dispositif d'amorçage et l'engin comme cela sera expliqué plus loin. On a représenté sur la figure 1, un dispositif 11 destiné à actionner automatiquement un contact au moment du départ de l'engin,par exemple au moment du choc de l'engin sur l'eau dans le cas d'une roquette utilisée en mer. C'est ce contact qui commande la mise en marche automatique du dispositif chronométrique à alimentation électrique. Un tel dispositif est bien connu et il n'est pas necessaire de le décrire en détail car il n'est pas spécifique de l'invention. Dans le cas où le dispositif d'amorçage est destiné à équiper un engin qui doit être lancé en mer, la tête 3 présente une forme extérieure dite "anti-ricochet" qui assure une bonne pénétration dans l'eau. Une telle forme est bien connue et il n'est pas nécessaire de la décrire plus en détail. La tête représentée sur la figure 1 présente une telle forme. La figure 2 représente la mise en place d'un dispositif d'amorçage selon l'invention sur un engin 13 qui comporte un logement cylindrique 14 à cet effet. Le corps 1 est d'abord engagé en translation dans le logement 14, de sorte que la prise d'enfichage 12 vienne s'engager dans la prise correspondante située au fond du logement 14. A cause de ces prises, il est nécessaire que le corps 1 s'engage dans son logement sans tourner. Une clavette, non représentée, en relief sur la paroi interne du logement 14, s'engage dans la mortaise 4 du corps 1 pour positionner et guider celui-ci. Le logement 14 comporte, à son extrémité supérieure, un alésage 15 de plus grand diamètre, fileté intérieurement, dans lequel se visse le filetage mâle 10 de la tête 2 qui maintient ainsi l'ensemble du dispositif d'amorçage fixé au corps de l'engin. Le serrage de la tête 2 comprime le joint d'étan chéité 18 contre l'alésage conique 5a. La figure 3 représente le dispositif d'amorçage stocké dans un emballage protecteur constitué par un étui 16a muni d'un couvercle 16b. Le dispositif est calé dans l'emballage par des tampons ou bagues non représentés. L'extrémité du corps 3a portant la prise 12 est engagée dans l'évidement 8 de la tête, de sorte que la longueur totale des deux pièces ainsi emboîtées est identique à la longueur totale des dispositifs d'amorçage connus, formés d'une seule pièce, ce qui permet d'utiliser les mêmes emballages dans les deux cas. Le diamètre extérieur de la partie 3a du corps est inférieur au diamètre extérieur de la partie 3b et donc au diamètre de l'évidement 8 de sorte que le corps 3 est seulement engagé avec du jeu dans la tête 2, sans que les deux pièces soient assemblées solidairement. La tete 2 métallique enveloppe la fiche 12 et joue le rôle d'une cage de Faraday, protégeant celle-ci contre les radiations électro-magnétiques. La figure 4 montre l'emballage, le couvercle 16b étant enlevé. L'extrémité 3b du corps, qui est ouverte, est accessible. Cette extrémité constitue le logement qui reçoit les piles 17 qui sont enfichées dans des douilles. La figure 4 montre clairement comment la composition du dispositif d'amorçage en deux parties permet de mettre facilement en place les sources d'alimentation électrique et de ne les mettre en place qu'au moment de l'emploi, ce qui évite d'avoir à stocker des dispositifs d'amorçage comportant leur source d'alimentation électrique et d'avoir à surveiller le bon état de celles-ci. Ceci évite également les risques d'explosion des dispositifs d'amorçage dûes à une alimentation électrique accidentelle pendant le stockage. Bien entendu, sans sortir du cadre de l'invention, diverses modifications équivalentes pourront être apportées par l'homme de l'art au dispositif qui vient d'être décrit uniquement à titre d'exemple. Notamment la tête peut être munie d'un dispositif anti-ricochet divisible, contenant des transducteurs acoustiques, système déjà connu et utilisé sur les amorçages monoblocs. De même la tête peut contenir une partie des dispositifs électriques ou magnétiques propres à l'amorçage, notamment dans le cas où le dispositif d'amorçage équipe une fusée qui doit exploser à proximité du but. Dans ce cas, les contacts électriques entre la tête et le corps sont réalisés au moyen de bagues circulaires disposées sur un des sous-ensembles et coopérant avec des pièces élastiques portant des contacts disposés sur l'autre sous-ensemble, de sorte que la tête puisse tourner pour être vissée sur le corps de l'engin. REVENDICATIONS 1 - Dispositif d'amorçage pour engins explosifs,comportant une charge explo sive primaire et une source d'énergie électrique, caractérisé en ce qu'il est composé de deux sous-ensembles : d'une part un corps creux ouvert à une extrémité, destiné à être placé dans un logement dudit engin, lequel corps creux contient ladite charge explosive et ladite source d'énergie électrique disposée à proximité de ladite extrémité ouverte et, d'autre part, une tête métallique comportant un évidement qui coiffe l'extrémité ouverte dudit corps creux, laquelle tête est destinée à être vissée au corps dudit engin. 2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit corps creux est un corps cylindrique comportant deux parties de diamètre exté rieur légèrement différent séparées par un bossage en relief vers l'exte- rieur et en ce que ladite tête comporte un évidement cylindrique dont le diamètre intérieur est légerément supérieur au plus grand des deux diamè tres extérieurs dudit corps, un épaulement sur lequel prend appui ledit bossage et un filetage périphérique qui se visse dans un alésage fileté du corps de l'engin. 3 - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit bossage comporte, sur sa face opposez à la face d'appui dudit épaulement, un alésage conique servant de logement à un joint d'étanchéité. 4 - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit bossage comporte, sur sa face externe, une gorge dans laquelle est logé un joint torique et ladite tête comporte un alésage, de diamètre légèrement supé rieur au diamètre extérieur dudit bossage, dans laquelle ledit bossage s'emboîte lors de l'assemblage de la tête et du corps. 5 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé- eh ce que ledit corps comporte > à l'extrémité ayant le diamètre extérieur le plus faible, une prise d'enfichage sur les circuits électriques de l'engin et, en position de stockage, cette extrémité est emboîtée dans ledit évidement de la tête, de sorte que ladite prise est protégée des radiations électro-magnétiques.