La présente invention concerne un procédé d'isolation et d'étanchéité thermique de parois et, notamment de plafonds ou de planchers mécaniques. De manière plus particulierement avantageuse, bien que nullement limitative, le procédé selon l'invention est destiné à assurer l'étanchéité thermique des plafonds ou planchers mécaniques dans les bâtiments ou peuvent apparaitre, par exemple par suite d'accident, des temperatures très élevées, afin de permettre les interventions d'urgence nécessaires, dans le local isole desdites températures. Ainsi, le procede revendique est applicable, de manière int & essante, à l'étan- chéite thermique des planchers ou plafonds des centrales nucléaires. L'invention vise egalement les plafonds ou planchers mécaniques isolés thermiquement suivant le procede revendique. L'isolation et l'étanchéité thermique des plafonds ou planchers et, plus parti culierement, des plafonds ou planchers mecaniques, sont généralement obtenues au moyen de plaques ou matelas de materiaux isolants appropriés, supportées par des structures portantes horizontales suspendues aux plafonds par des dispositifs divers. Cette méthode présente de nombreux inconvénients tels que : - un prix de revient elevé découlant notamment du coût des structures horizontales portantes et de leurs dispositifs de suspension, ainsi que de la nécessi- té d'utiliser des échafaudages pour l'installation desdites structures et des plaques isolantes ; - un temps de pose relativement long dû à l'emploi des échafaudages qu'il est nécessaire d'elever, puis de demonter,~et à la mise en place des structures portantes horizontales ; - la difficulté de mise en oeuvre pour les planchers ou plafonds qui ne sont pas horizontaux ou qui comportent des elements en saillie (canalisations, poutres, etc...) - l'excès de poids résultant de l'emploi de structures portantes horizontales de grandes dimensions ;; - leur médiocre résistance aux ébranlements tels que secousses telluriques par exemple. Un but poursuivi par la présente invention est donc de remédier aux inconvénients susmentionnes des méthodes connues destinées à assurer l'étanchéité thermique des plafonds ou planchers. Cet objectif est atteint au moyen d'un procedé suivant lequel des goujons métalliques sont soudes, de place en place, par l'une de leurs extrémités, sur les éléments porteurs de l'ossature de la paroi à isoler, on empale ensuite au moins une plaque ou matelas de matériau isolant sur lesdits goujons, de manière que ladite plaque soit traversée par ces derniers qui comportent, de préférence, une extrémité libre pointue, on dispose, enfin, successivement, sur la portion émergente de chaque goujon, un organe d'arrêt a positionnement rapide cooperant avec des moyens de retenue complementaires dont sont dotes lesdits goujons. Selon une autre caracteristique, on positionne, successivement, de manière identique, au moins deux plaques ou matelas de materiau isolant tels que fibres de cramique. Selon une autre caractéristique, on positionne, de la même maniere, a la suite de la ou des plaques de matériau isolant, une feuille de tissu de verre renforcé de silicone. Selon une autre caracteristique, les goujons sont disposés verticalement. Les avantages de ce procede sont nombreux. I1 utilise principalement des structures portantes verticales, simples et legères. Sa mise en oeuvre est rapide, commode, et beaucoup plus economique que celle des procédés traditionnels. Il peut être utilisé tout aussi rapidement et commodement pour realiser l'étan- cheité thermique des planchers, plafonds ou autres parois qui ne sont pas horizontaux ou qui comportent des éléments en saillie tels que nappes de canalisations, poutres, etc... I1 rend possible, dans certains cas de figure,la suppression des échafaudages, par l'utilisation d'un chariot roulant sur les semelles des armatures porteuses du plancher. I1 resiste bien aux ébranlements. Il permet de s'opposer à la propagation de températures très élevées. Ces buts, caractéristiques et avantages, et d'autres encore, ressortiront mieux de la description qui suit et des dessins annexes dans lesquels La figure 1 est une vue éclatiez en coupe verticale,- montrant les composants utilisés pour la mise en oeuvre du procédé d'isolation thermique selon l'invention. La figure 2 est une vue en coupe verticale d'un plafond ou plancher mécanique isolé suivant ce procedé. La figure 3 est une vue en coupe transversale d'un goujon de type connu, constituant un element de la structure portante verticale. La figure 4 est une vue de dessous d'une plaquette d'arrêt destinée à cooperer avec ledit goujon. La figure 5 est une vue de dessous montrant une plaquette en position de fixation sur un goujon. On se reporte auxdits dessins pour décrire un exemple de mise en oeuvre inte- ressant bien que nullement limitatif, du procédé d'étanchéité thermique selon l'invention. Suivant ce procédé, des goujons métalliques 1, exécutés en acier réfractaires lorsque l'étanchéité thermique recherchee doit s'opposer à la propagation de températures élevées, sont soudes, de place en place, par l'une de leurs extremites 2c, sur les poutres métalliques ou autres éléments porteurs métalliques 2 de l'ossature de la paroi à isoler telle que plafond ou plancher mecanique. Ces éléments etant generalement disposés parallèlement les uns aux autres, la paroi se trouve munie de plusieurs rangées parallèles de goujons apres soudure de ces derniers. Les goujons 2 ont, de préférence, une longueur superieure à l'épaisseur de la couche de matériau isolant dont doit être revêtue la paroi. D'autre part, dans l'application intéressante-du procede à l'isolation et à l'étanchéité thermique des plafonds ou planchers mecaniques, les goujons sont disposes verticalement. Lorsque les goujons ont ete soudés aux elements porteurs de la paroi, on empale au moins une plaque ou matelas 3 de matériau isolant sur lesdits goujons, de façon que ladite plaque soit traversez, dans son épaisseur, par ces derniers. Pour favoriser la pénétration et le passage des goujons 2 à travers la plaque 3 de materiau isolant, ces derniers comportent, avantageusement, une exeremité libre pointue 2a. On dispose ensuite, sur la portion emergente de chaque goujon, un organe à positionnement rapide cooperant avec des moyens de retenue complémentaires dont sont dotes lesdits goujons. Les goujons 2 comportent, de manière connue en soi, des crans diamétraux 2b alignés sur au moins la portion inférieure succedant à leur extrémité pointue, ces crans constituant des moyens de retenue étagés de l'organe d'arrêt à positionnement rapide lequel est, dans ce cas, constitue par une plaquette 4 pourvue d'un orifice axial 4a pour le passage de la tige des goujons et de deux entailles diamétrales 4b communiquant avec ledit orifice pour le passage des crans 2b desdits goujons. I1 est ainsl possible de faire librement coulisser la plaquette d'arrêt 4 le long des goujons 2 en mettant en coTncidence les crans 2b et les entailles 4b, le blocage s'operant en imprimant une rotation de 90" à ladite plaquette d' arrêt. Lorsque l'isolation thermique doit s'opposer à la propagation de températures élevees, les plaquettes d'arrêt 4 sont également exécutees en acier réfractaire ou autre materiau susceptible de resister à de telles temperatures. De préference, on fixe de la manière qui vient d'être indique, au moins deux plaques ou matelas de materiau isolant 3 et 3' placees en superposition. Ces plaques ou matelas isolants peuvent être exécutées en tous matériaux appropriés à l'isolation thermique recherchee. Cependant, dans l'application à l'isolation thermique des planchers ou plafonds mécaniques des centrales nucleaires, on emploie des plaques ou matelas de laines minérales réfractaires telles que plaques ou matelas de fibres de céramique. Dans ce cas également, au moins une feuille 5 de tissu de verre renforcé ou im prégne de silicone est fixée, suivant le même procede, à la suite du ou des matelas de fibres de céramique 3 ou 3'. La ou les feuilles de tissus de verre renforcé de silicone 5 est ou sont empalée(s) sur les goujons 2, à la suite de la ou des plaques isolantes 3 oU 3' et fixee(s) au moyen des plaquettes d'arrêt 4 sur lesdits goujons. Ce procédé permet de s'opposer efficacement à la propagation de températures très elevées. Grâce à ce procéde, il est possible, par exemple, de- limiter à environ 100", la'montée de la tempêraturé dans le local isolé, au bout de 3 heures, alors que la température atteint 1 2000 au-delå de la paroi isole. Lorsque cela est souhaitable, un cache amovible (non illustré) peut être fixe sur l'extrémité émergente des goujons, après installation des plaques, matelas ou feuilles constituant le revêtement isolant. L'intérêt et les avantages du procede d'isolation thermique selon l'invention, et des plafonds ou planchers mécaniques isoles suivant ce procéde, ressortent bien de la-description qui precède et du dessin annexe. Entrent également dans le cadre de la presente invention, les modifications ou substitutions susceptibles d'être apportées, par l'homme de l'art, au procédé d'isolation thermique et aux plafonds ou planchers decrits,-et qui, sans en altérer les caractéristiques originales, n'en seraient que de simples équivalents techniques. REVENDICATIONS 1. - Procédé d'isolation thermique de parois, notamment de plafonds ou planchers mecaniques, caractérisé en ce que des goujons métalliques sont soudés, de place en place, par l'une de leurs extrémites, sur les éléments porteurs de l'ossature de la paroi à isoler ; on empale ensuite au moins une plaque ou matelas de matériau isolant sur lesdits goujons, de manière que ladite plaque soit traversee par ces derniers qui comportent, de preference, une extremite libre pointue; on dispose, enfin, sur la portion emergente de chaque goujon, un organe d'arrêt a positionnement rapide coopérant avec des moyens de retenue complémentaires dont sont dotes lesdits goujons. 2. - Procede d'isolation thermique de parois, notamment de plafonds ou planchers mecaniques, selon la revendication 1, caracterise en ce qu'on positionne succes vivement, de manière identique, au moins deux plaques ou matelas de materiau isolant. 3. - Procedé d'isolation thermique de parois, notamment de plafonds ou planchers mecaniques, selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la ou les plaques de matériau isolant est ou sont executee(s) en laines minérales refractaires telles que, de preference, en fibres de céramique. 4. - Procédé d'isolation thermique de parois, notamment de plafonds ou planchers mécaniques, selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caracterise en ce qu'on empale également, sur les goujons, à la suite de la ou des plaque(s) ou matelas isolant(s), au moins une feuille de tissu de verre renforce de silicone également fixee au moyen d'organes d'arrêt à positionnement rapide, sur lesdits goujons. 5. - Procédé d'isolation thermique de parois, notamment de plafonds ou planchers mécaniques, selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les goujons sont exécutes en acier réfractaire. 6. - Procede d'isolation thermique de plafonds ou planchers mécaniques selon l'une quelconque des revendications 1 a 4, caractérise en ce que les organes d'arrêt sont exécutés en acier réfractaire. 7. - Procede d'isolation thermique de plafonds ou planchers mecaniques selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les goujons sont disposés verticalement. 8. - Procédé d'isolation thermique de parois, notamment de plafonds ou planchers mecaniques, selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'on utilise des goujons de longueur supérieure à l'epaisseur de la couche de matériau isolant dont doivent être revêtues lesdites parois 9. - Procedé d'isolation thermique de parois, notamment de plafonds ou planchers mecaniques selon l'une quelconque des revendications 1 a 8, caractérisé en ce que les goujons constituant les structures portantes verticales de la couche isolante, comportent, de manière connue, des crans diamétraux etagés, tandis que l'organe d'arrêt est constitué, également de façon connue en soi, par une plaquette comportant un orifice axial pour le passage de la tige des goujons et deux entailles diamétrales débouchant dans ledit orifice, pour le passage des crans desdits goujons, le blocage s'opérant par une rotation à 90" de ladite plaquette d'arrêt. 10. - Plafonds ou planchers mecaniques, caractérises en ce qu'il comporte une isolation thermique exécutee suivant le procede de l'une quelconque des revendications 1 à 9.