La présente invention concerne un dispositif d'aspiration pour un groupe hydro-électrique, notamment pour un groupe à turbine de basse chute, installé entre un bief amont et un bief aval d'un cours d'eau. Be dispositif d'aspiration comporte un orifice d'entrée en communication avec le bief amont, et relié par un passage à l'entrée de la turbine dont la sortie est normalement immergée dans le bief aval. L'invention vise également un groupe hydro-électrique équipé d'un tel dispositif d'aspiration. On connatt divers dispositifs d'aspiration du genre précité, notamment pour des groupes-bulbes totalement immergés et présentant de ce fait diverses difficultés d'alimentation et de régulation, en particulier dans le cas des cours d'eau de débit relativement faible ou irrégulier. Le but de l'invention est de permettre de réaliser de maniè- re simple et économique un dispositif d'aspiration pour un groupe hydro-électrique tel que l'alimentation et la régulation de ce groupe soient faciles à assurer, de préférence d'une manière automatique, en particulier sur un cours d'eau à régime relativement faible ou irrégulier. Selon l'invention, le dispositif d'aspiration du genre précité est caractérisé en ce que le passage de liaison constitue à l'entrée de la turbine un siphon dont le seuil de franchissement est situé au-dessous d'un niveau de remplissage normal du bief amont, l'orifice d'entrée du passage de liaison étant disposé en totalité en-dessous du niveau du seuil de franchissement. Comme le seuil de franchissement du siphon est situé audessous du niveau de remplissage normal du bief amont, et que l'orifice d'entrée du passage est disposé plus bas, la montée de l'eau du bief amont arrivant au niveau de référence précité permet un amorçage automatique du siphon. Ceci assure la mise en route du groupe à un régime de puissance correspondant au débit du siphon. Inversement, dès que le niveau de l'eau du bief amont baisse en dessous d'une partie de orifice d'entrée, l'air pénètre automatiquement dans le siphon et le désamorce, arretant le fonctionne ment du groupe. On évite ainsi un fonctionnement du groupe à faible débit, dans des conditions de réglage difficiles.On évite également l'installation onéreuse d'une vanne d'admission à ouverture commandée, à l'entrée du passage de liaison servant à l'alimentation du groupe. De préférence, le passage de liaison précité est étanche, et comporte des moyens pour mettre la partie haute du siphon en communication avec l'atmosphère extérieure. D'une manière avantageuse, le passage de liaison comporte un orifice d'amorçage du siphon, associé à un clapet de non-retour, pour permettre 11 échappement de l'air occlus dans le siphon, sous l'effet d'une montée de l'eau du bief amont pénétrant dans le passage étanche par l'orifice d'entrée. Grâce à l'orifice d'amorçage précité et à son clapet de ncnretour, on peut aménager de plusieurs manières l'amorçage automatique du siphon, comme on l'expose plus loin. En particulier, l'orifice d'amorçage peut comporter des moyens pour régler l'échappement de l'air occlus dans le siphon, et permettre la montée correspondante de l'eau jusqu'au niveau du seuil de franchissement, en un laps de temps prédéterminé. On peut assurer ainsi un remplissage convenable du bief amont pendant le laps de temps précité, en vue d'un fonctionnement intermittent du groupe à une puissance proche de sa puissance nominale, dans le cas temldorairement d'un cours d'eau ayant/un debit moyen inférieur à celui du groupe en fonctionnement normal. D'une manière avantageuse, l'orifice d'amorçage du siphon comporte des moyens d'obturation à manoeuvre commandée, pour empêcher au besoin la montée de l'eau du bief amont dans le passage en siphon, en maintenant l'eau dans le siphon en dessous du niveau du seuil de franchissement. Ceci permet notamment de maintenir le groupe à l'arrêt, par exemple en cas d'anomalie de fonctionnement ou d'avarie. Une dérivation associée à un déversoir aménagé à un niveau limite approprié empêche alors un débordement du bief amont. Selon un mode de réalisation intéressant, en particulier pour un groupe destiné à fonctionner pratiquement sans surveillan ce, le dispositif d'amorçage est associé à un système de désamor çage, commandé par exemple par un détecteur de survitesse du groupe. Le système de désamorçage provoque une entrée d'air suffisante dans la partie haute du siphon, pour réduire dans des proportions notables la puissance hydraulique à entrée du groupe, comme on 1'explique par la suite. Le passage en siphon servant à l'alimen- tation du groupe peut être notamment aménagé dans un canal d'arrivée en maçonnerie, tel qu'un coursier d'un moulin à eau.Le seuil de franchissement est alors relié suivant un profil longitudinal en dos d'ane, par un remblai en saillie sur le fond du canal. Le passage étanche présente une section transversale sensiblement rectangulaire. Cette section est délimitée par deux parois sensiblement verticales et parallèles du canal, par la face supérieure de la saillie en dos d'ane, et par un voile étanche reliant les deux parois précitées du canal au-dessus de la saillie en dos d'âne, et sensrblement à distance constante de celle-ci. Le dispositif d'aspiration conforme à l'invention est alors d'une réalisation commode et économique, par transformation d'une installation hydraulique ancienne. Le dispositif précité peut aussi comporter une conduite préfabriquée, par exemple en métal, de section circulaire ou rectangulaire. Dans un autre cas d'installation, notamment pour un groupe hydro-électrique d'axe vertical, le dispositif comporte avantageusement une cloche d'aspiration coiffant l'orifice d'entrée de la turbine. La cloche précitée présente une bordure périphérique horizontale dirigée vers le bas, sensiblement co-axiale à l'orifice d'entrée de la turbine, et de plus grand diamètre que cet orifice. Ce dernier présente une bordure horizontale disposée au-dessous du niveau de référence du bief amont, pour constituer le seuil de franchissement du siphon. La bordure périphérique de la cloche est disposée audessous du niveau de la bordure d'entrée de la turbine, pour réaliser l'étanchéité du siphon en début d'amorçage. Cet autre mode de réalisation du dispositif d'aspiration conforme à l'invention permet une installation rationnelle et économique, dans le cas d'un groupe hydro-électrique d'axe vertical. 3)1 autres particularités et avantages de l'invention ressortiront encore de la description donnée ci-après de quelques modes de réalisation, présentés à titre d'exemples non limitatifs, en référence aux dessins annexés, dans lesquels: - La Figure 1 est une vue schématiques en coupe longitudinale, d'un premier mode de réalisation du dispositif d'aspiration conforme à l'invention, aménagé dans un canal de maçonnerie, représenté en position de repos; - La Figure 2 est une coupe transversale du canal de la Figure 1 suivant II-II; - Les Figures 3 à 5, analogues à la Figure 1, représentent schématiquement trois phases de fonctionnement automatique du dispositif d'aspiration à siphon conforme à l'invention;; - La Figure 6 est une vue schématique en coupe axiale partielle d'un clapet de désamorçage à cloche utilisable en combinaison avec le dispositif d'aspiration conforme à l'invention; - La Figure 7 représente, en coupe axiale, un autre mode dé réalisation du dispositif d'aspiration conforme à l'invention, dans le cas d'un groupie hydro-électrique d'axe vertical; - La Figure 8 analogue à la, partie supérieure de la Figure 7, représente la cloche d'aspiration coiffant l'entrée de la turbine qu'on a supprimée pour plus de clarté; - LOL Figure 9 est une coupe transversale de la Figure 8, suivant IX-IX, montrant la disposition des aubes directrices à direcicesa'-l'intérïeurdela cloche l'aspiration;; - La Figure 10 est une- élévation schématique en coupe montrant l'installation verticale du groupe hydro-électrique de la Figure 7; - La Figure la est une vue en plan suivant XI-XI de la Figure 10; - La Figure 12 est une coupe horizontale suivant XII-XII de la Figure 11; - La.-Figure l3*est un détail agrandi de la Figure 7 montrant fla fixation de la partie inférieur du groupe vertical des Figures 7 et 10. Dans le mode de réalisation des Figures 1 à 5, le dispositif d'aspiration est prévu pour un groupe hydro-électrique 1, à turbine 1A, équipant par exemple une chute de faible hauteur, de l'ordre de un à quatre mètres, entre un bief amont 2 et un. bief aval 3 d'un cours d'eau. Le dispositif d'aspiration comporte un orifice d'entrée 4 pourvu d'une grille de protection 4A, en communication avec le bief amont 2 > et relié par un passage 5 à l-'entrée 1B de la turbine 1A du groupe l,dont la sortie lC est normalement immergée dans le bief aval. 3. Conforment à l'invention, le passage de liaison 5 constitue par rapport à entrée 1B de la turbine lA un siphon, ayant un seuil de franchissement 5A situé au-dessous d'un niveau de remplissage normal Ni du bief amont 2. Le niveau de référence Ni correspond par exemple au niveau d'un déversoir et à un taux de remplissage du bief amont 2 estimé normalement suffisant pour permettre le démerrage du groupe 1, dans une installation à régime intermittent de fonctionnement, aménagée sur un cours d'eau de débit irrégulicr ou relativement faible par rapport au débit du groupe I à puissance normale.Une telle situation se rencontre notamment en période de basses eaux, lorsque le volume de retenue du bief amont 2 ne permet pas de constituer une réserve très importante. Par ailleurs, l'orifice d'entrée 4 du passage en siphon 5 est disposé en totalité en dessous du niveau du seuil de franchissement 5A, pour assurer l'étanchéité de la partie antérieure du passage en siphon 5, au moment de l'amorçage de celui-ci, comme on ltexpose plus loin. De préférence (figure 1), le passage en siphon 5 comporte des moyens décrits plus loin, à commande manuelle ou a télécommande, pour mettre la partie haute du siphon, au-dessus du seuil 5A, en communication avec l'atmosphère extérieure. Dans le mode de réalisation représenté à titre d'exemple sur la figure 1, le passage en siphon 5 comporte un orifice supérieur 6 d'amorçage, associé à un clapet de non-retour 7, pour permettre l'échappement de l'air occlus dans la partie haute du siphon (figure 4), sous l'effet d'une montée de l'eau du bief amont 2, pénétrant dans le passage en siphon 5 par l'orifice d'entrée 4. D'une manière avantageuse, l'orifice d1amorçage 6 comporte des moyens réglables d'étranglement décrits plus loin, pour régler l'échappement de l1air occlus dans la partie haute du siphon, et permettre la montée correspondante de l'eau jusqu'au niveau du seuil de franchissement 5A, en un laps de temps prédéterminé. Celui-ci peut etre notamment choisi pour correspondre à une durée de remontée intermittente de l'eau dans le bief amont 2, dans le cas d'un cours d'eau ayant - au moins dans une certaine période un débit moyen inférieur a celui du groupe hydro-électrique 1 en fonctionnement normal. De préférence, l'orifice d'amorçage 6 comporte également des moyens d'obturation à manoeuvre commandée, décrits plus loin, pour empêcher au besoin l'échappement de l'air occlus, et s'opposer à la montée d l'eau du bief amont 2 dans le passage en siphon 5, en maintenant l'eau en dessous du niveau du seuil de franchissement 5A. Dans le mode de réalisation représenté à titre d'exemple sur les Figures 1 à 5, l'orifice d'amorçage 6 débouche dans une canalisation d'échappement 6A ayant une extrémité 6B ouverte sur l'atmosphère. Le clapet de non-retour 7 est monté sur la canalisation 6A, en série avec un étranglement 8, réglable par exemple au moyen d'une vis SA. Un robinet 9 à deux positions 9A et 9B (Figures 1 à 5) permet ou interdit de maniere sélective le passage de ltair dans la canalisation d'échappemcnt 6A.Le robinet 9 à deux positi ons est actionné soit manuellement, soit de préférence par un électro-aimant 11 associé à un ressort de rappel 12, qui maintient le robinet 9 en position de fermeture 9B, tant que l'électro- aimant 11 n'est pas excité par un interrupteur 14 associé à un circuit de commande 14A, relié à une source électrique S. L'interrupteur de commande 14 est disposé par exemple dans un coffret (non representé), facilement accessible sur une passerelle de service P (Figure 1). D'une manière avantageuse, le dispositif d'aspiration qu'on vient de décrire en référence aux Figures 1 à 5 est associé à un système de désamorçage du siphon, à fonctionnement commandé, prévu pour provoquer une entrée d'air dans la partie haute du siphon au cours du fonctionnement du groupe hydro-électrique 1, et réduire au moins partiellement la puissance hydraulique à l'entrée du groupe. Dans l'exemple de réalisation de la Figure 1, le système de désamorçage du siphon comporte un deuxième robinet 15, à deux positions 15A, 15B, analogue au robinet d'amorçage 9. Le robinet 15 est commandé par un électro-aimant 16, associé à un ressort de rappel 17, et pouvant être excité par un interrupteur de commande 18 monté sur un circuit 18A. En position de fermeture 15B (Figure 1), le robinet de désamorçage 15 ne permet aucune communication entre l'orifice 6 et l'atmosphère. Mais en position d'ouverture 15A (schématisée sur les Figures 3 à 5), le robinet de désamorçage 15 met l'orifice 6 du siphon en communication avec l'atmosphère extérieure par une canal sation 19 de large section, pour assurer le désamorçage du siphon, ainsi qu'on l'explique plus loin. Sur les Figures 1 et 2, on a représenté, à titre d'exemple, un mode pratique de réalisation du passage en siphon 5, dans un canal en maçonnerie, tel qu'un coursier d'a-limentation d'un moulin à eau de type ancien. Le seuil de franchissement 5A est réalisé suivant un profil longitudinal en dos d'âne, par un remblai 21 en saillie sur le fond 22 du canal. Le passage en siphon 5 présente une section sensiblement rectangulaire (Figure 2) délimitée par deux parois 23A, 2B, sensiblement verticales et parallèles du canal, par la face supérieure 24 du remblai 21 profilé en dos d'åne, et par une voile étanche 25, reliant les deux parois précitées 23A, 23B, au-dessus du remblai 21, et à distance sensiblement constante de la face 24 de celui-ci. On va maintenant exposer le fonctionnement et les avantages du dispositif 4 ,sration qui vient d'être décrit, ainsi que du groupe hydro-électrique équipé de ce dispositif. Dans la position de fermeture 9D, 15B, des robinets 9, 15 au repos (Figure 1), l'eau du bief amont 2, meme si elle atteint le niveau de remplissage normal N1, ne peut atteindre le seuil de franchissement SA du passage en siphon 5. En effet, la montée de l'eau dans le siphon est interdite par la présence de l'air occlus dans la partie haute. L'air occlus ne peut s'échapper par l'orifice d'amorçage 6, en position de fermeture des robinets 9, 15, ni à travers le groupe hydro-électrique 1 dont 11 orifice de sortie 1C est immergé dans le bief aval 3. On donne par construction une immersion suffisante à 11 orifice de sortie 1C du groupe dans le bief aval 3, pour maintenir l'effet d'étanchéité souhaitable dans le passage en siphon 5. Ainsi qu'on la représenté sur la figure 3, la montée de l'eau du bief amont 2 à son niveau normal N1 provoque une certaine compression de l'air occlus dans le passage en siphon 5, correspondant à une montée de l'eau dans la partie antérieure du siphon. En meme temps, une baisse du niveau de l'eau se produit dans la partie aval du siphon, en regard de l'orifice d'entrée 1B de la turbine lA, en communication avec le bief aval 3. Par construction, on s'arrange de préférence pour placer le seuil "N" de franchissement 5A du siphon à environ 30 cm en dessous du niveau N1 de remplissage normal du bief amont (Cote"H",fîguresiet3). Dans la situation représentée sur la figure 3, si on amène le robinet d'amorçage 9 en position d'ouverture 9A (figure 4), au moyen de l'interrupteur de commande 14 (figure 1), l'air occlus dans la partie supérieure du passage en siphon 5 s'échappe par l'orifine supérieur 6 d'amorçage. Liteau venant du bief amont 2 peut ainsi parvenir au seuil de franchissement 5, et le dépasscr. L'eau s'écoule alors vers la partie aval du siphon, jusqu'à l'ori- fice d'admission 1B de la turbine 1A, assurant la mise en route dugroupe hydro-électrique 1-. Le débit d'eau arrivant à la turbine lA augmente avec la montée de l'eau au-dessus du niveau du seuil de franchissement 5A, et l'expérience montre que la partie supérieure du siphon se trouve très rapidement remplie d'eau en totalité (par exemple en 10 ou 20 secondes). En effet, l'air encore occlus dans la partie supérieure du siphon 5 est rapidement entraîné par l'eau circulant dans le siphon La partia supérieure du siphon se trouve ainsi mise progressivement en dépression par rapport à la pression atmosphérique extérieure, mais le clapet anti-retour 7 empêche l'air extérieurd'être aspiré dans le siphon 5 par l'orifice 6. Si le débit moyen du cours d'eau est inférieur au débit du groupe 1 fonctionnant à puissance normale, le niveau de l'eau du bief amont 2 baisse progressivement. Ce cas se présentera notamment sur un cours d'eau de débit relaiivement faible ou irrégulier, en période de basses eaux. Lorsque l'eau du bief amont 2 baisse ainsi jusqu'au niveau N2 de la partie supérieure de l'orifice d'entrée 4 (Figure 5), le siphon 5 se désamorce de lui-même. En effet, l'air qui entre par l'orifice 4 provoque rapidement une retombée de liteau dans le siphon 5, en dessous du niveau du seuil SA. A tout moment, lorsque le groupe 1 est en marche et que l'eau du bief amont 2 se trouve entre les niveaux N1 et N2 (Figures 3 à 5), on peut provoquer également une retombée de l'eau dans le siphon 5, en amenant le robinet de désamorçage 15 en position d'ouverture 15A, schématisée par exemple sur la Figure 4. Si le niveau de l'eau du bief amont 2 est alors supérieur au niveau N du seuil de franchissement 5A (Figure 3), le groupe 1 continue cependant a tourner à une puissance réduite.La turbine 1A ntest plus alimentée en effet que par le débit d'eau relativement faible correspondant à la fraction de la section de passage à hauteur du niveau tel que N1 du bief amont. L'air extérieur continuant à pénétrer dans le siphon 5 par la canalisation de désamorçage 19, à forte section, aucune montée du niveau de liteau ne peut se produire par entrainement d'air dans le siphon 5 dont le débit reste limité. Pour remettre en marche normale le groupe hydro-électrique 1, après un désamorçage commandé dans une position voisine de celle dc la Figure 5, il suffit de ramener le robinet de désamorçage 15 en position de fermeture 1tub. La remontée progressive de l'eau du bief 2 jusqu'au niveau de référence remplissage normal Ni (Figures L et 4) provoque alors à nouveau l'échappement de l'air occlus dans la partie supérieure du siphon 5, et le réamorçage de celui-ci. Le groupe I est ainsi remis en route à puissance normale pendant un certain temps, jusqu'à un nouvel abaissement du niveau du bief amont 2 en dessous du niveau N2 de désamorçage naturel du siphon 5. Un tel cycle de fonctionnement peut donc se poursuivre automatiquement de manière prolongée. Dans la phase de remontée de l'eau dans le bief amont 2, entre les niveaux N2 et N (Figure 5), un réglage approprié de l'étranglement d'échappement 8, au moyen de la vis 8A (Figure 1) permet d'ajuster à la demande la durée de la période d'arrêt du groupe 1 jusqu > au prochain amorçage automatique. Suivant les latitudes de réglage possibles pour la puissance du groupe 1, et suivant les valeurs prévisibles du débit du cours d'eau, d'une saison à l'autre, on peut aménager ainsi un programme de fonctionnement automatique "par éclusées" du groupe t, tout en restituant en aval du cours d'eau un débit minimum. On peut disposer ainsi de préférence de la puissance du groupe à certaines heures de la journée. Les périodes dlutilisation sont plus ou moins longues, selon la puissance demandée au groupe 1, en fonction du débit moyen du cours d'eau, et du volume de la réserve d'eau dans le bief amont 2. gracie à l'invention, pour un régime voisin de l'étiage de basses eaux du cours d'eau, on peut encore obtenir un taux de puissance relativement élevé du groupe hydro-électrique 1, en fonctionnement intermittent. La durée et l'intervalle des périodes de fonctionnement sont pratiquement imposés par le débit moyen du cours d'eau, ct surtout par la topographie en bordure du bief amont 2, qui limite en général le volume de retenue possible avec un barrage de basse chute. Suivant le régime variable du cours d'eau, d'une époque a l'autre, 3'invention permet d'ajuster facilement à la demande le rythme de fonctionnement du groupe 1. En agissant sur les robinets 9 et 15 (figures 1 à 5), on commande l'amorçage puis le désamorçage du siphon 5, pour provoquer la mise en route du groupe 1, puis son arrêt. A tout moment, le robinet de désamorçage 15 permet aussi d'intervenir même si le niveau du bief amont est encore élevé, pour provoquer au moins une forte réduction de la puissance hydraulique fournie à la turbine 1A. Une telle réduction de puissance du groupe 1 peut être notamment nécessaire par mesure de sécurité, en cas d'emballement du groupe, par exemple à la suite d'une anomalie de son système de régulation. Comme on l'a schématisé sur la figure 1, les manoeuvres des robinets 9 et 15 peuvent être commandées à distance, au moyen des circuits de commande 14A et 18A. Les interrupteurs 14 et 18 sont par exemple groupées dans un coffret de contrôle (non représenté) facilement accessible sur la passerelle de service P. Les robinets 9 et 15 peuvent aussi cotre au besoin commandés manuellement, par exemple au moyen de tirettes (non représentées), ou encore as sociés automatiquement aux organes de sécurité ou de régulation du groupe 1. En particulier, la commande du robinet de désamor çage 15 peut être reliée à un détecteur de survitesse (non repré-senté) du groupe 1, pour provoquer automatiquement l'arrêt du groupe, ou en tous cas une forte réduction de sa puissance en cas de besoin. Bien entendu, 11 invention n'est pas limitée au mode de réalisation qu'on vient de décrire à titre d'exemple, et on peut y apporter de nombreuses variantes sans sortir du domaine de l'invention. Par exemple, le canal adducteur des Figures 1 à 5, au lieu d'entre construit en maçonnerie, pourrait entre réalisé au moyen d'une conduite coudée en métal ou en béton armé, éventuellement préfabriquée en plusieurs parties. Sur la Figure 6, on a représenté un mode de réalisation industrielle d'un clapet de désamorçage 31, pouvant être avantageusement utilisé à la place du robinet schématique 15 des Figures 1 à 5. Le clapet 31 comporte une cloche 32 dont une bordure périphérique 33 est appliquée de manière étanche sur une plaque support 34, de préférence horizontale et disposée sous la cloche. La plaque 34 comporte une ouverture centrale 35 raccordée à un conduit de désamorçage 36, qui peut être monté sur ltorifice supérieur 6 du siphon 5 des Figures 1 et 3 à 5. Une entrée d'air 37, ménagée dans la plaque 34, entre l'ouverture centrale 35 et la zone d'appu; de la bordure 33 de la cloche, est normalement obturée par un volet 38. Celui-ci, réalisé de préférence en un matériau élastique pouvant se déformer par flexion, présente d'un côté une bordure 38A fixée à la plaque support 34, et de l'autre c8té une autre bordure 38B qui porte une pièce métallique 38C magnétiquement associée à un électro-aimant 39 solidaire de la plaque-support 34, On peut actionner l'électro- aimant 39 au moyen d'un circuit de commande 41, comportant un interrupteur 41A relié à une source électrique (non représentée), analogue à la source S de la Figure 1. Le conduit de désamorçage 36 est, par exemple, raccordé au conduit d'amorçage 6Â déjà décrit en référence à la Figure 1, et sur lequel sont montés en série le robinet d'amorçage 9, le clapet de non-retour 7, et l'étranglement calibré réglable 8, ainsi qu'on l'a représenté schématiquement sur la Figure 6. En position de verrouillage, le volet 38 se trouve appliqué contre la plaque-support 34 par l'attraction de l'électro-aimant 39 actionné par le circuit 41. Dès que cesse l'alimentation de l'électro-aimant 39, le volet 38 peut stécarter de l'orifice 37, en étant repoussé par l'air aspiré dans le siphon par 11 orifice 6 (Figures 6 et 5) pour désamorcer le siphon. Lorsque l'aspiration de l'air cesse, le volet 38 peut retomber par élasticité et sous l'effet du poids de sa bordure magnétique 38C, pour permettre un nouveau verrouillage du clapet en position de fermeture au moyen de l'clectro-aimant 39 aetionné par le circuit 41. Bien entendu, on pourrait réaliser différemment l'agencement a * du volet 38 et de ses moyens de verrouillage eX de commande. Sur les Figures 7 à 9, on a représenté un autre mode de réalisation du dispositif d'aspiration conforme, à 8 l'invention- particulièrement adapté au cas d'unSgroupe hydrqFélectrique 41 à turbine 4iÂ d'axe vertical X1-X2. Le dispositif comporte une cloche d'aspiration renversée 42 coiffant l'orifice d'entrée 43 de la turbine 41A. La cloche 42 présente une bordure périphérique -44 dirigée vers- le bas, centrée sur l'axe vertical X1-X2 de l'orifice d'entrée 43 de la turbine 41A, et de plus grand diamètre que cet orifice. Celui-ci présente une bordure horizontale 43A, disposée au dessous du niveau de remplissage normal Nl du bief amont 2. La bordure 43A constitue amnss le seuil de franchissement du siphon réalisé par la cloche inversée 42 coiffant l'entrée de la turbine 41A. La bordure 44 de la cloche d'aspiratien est disposée en dessous du niveau de la bordure 43A d'entrée de la turbine, pour réaliser l'étanchéité du siphon en début d'amorçage. De préférence, la cloche 42 (Figures 8, 9) comporte intérieurement des aubes directrices 45, convenablement inclinées chacune par rapport à une direction radiale passant par l'axe vertical X1-X2, pour assurer un mouvement de prérotation de l'eau à l'entrée de la turbine 41A. On a représenté sur les Figures 10 à 12 l'installation du groupe hydro-électrique 41 d'axe vertical X1-X2 avec la cloche 42 coiffant l'entrée de la turbine 41A, dans-wle chbre 51 communiquant avec le bief amont 2 par un canal d'amenée 52 dirigé horizontalement, et protégé par une grille d'entrée 52A. Le caisson 51 communique d'autre part avec le bief aval 3 par une ouverture sensiblement circulaire 53, d'axe vertical X1-X2, ménagée dans une dalle horizontale intermédiaire 54 du caisson 51. Des moyens sont prévus pour fixer de manière étanche une bordure du groupe 41, proche de son orifice de sortie 55, sur l'ouverture 53. Ainsi qu'on l'a représenté sur les Figures 7, 10 et 13, les moyens de fixation du groupe vertical 41 sur la dalle 54 du caisson 51 comportent par exemple une couronne plane 56, transversale à l'axe X1-X2 et soudée de manière étanche à la jupe externe 57 du diffuseur du groupe 41, et à des pattes de renfort radiales 57A solidement reliées à des raidisseurs longitudinaux 57B de la jupe. Un joint annulaire 58, par exemple en caoutchouc, est monté entre la couronne plane 56 et la bordure de l'ouverture 53 qui soutient l'ensemble du groupe 41. Des tiges filetées 58A scellécs dans la dalle 54 traversent la couronne 56, pour assurer le positionnement précis du groupe 41 suivant l'axe X1-X2 de l'orifice 53, et en même temps comprimer le joint 58, de manière étanche. D'une manière avantageuse (Figure 11), le caisson 51 présente une paroi verticale 61 profilée en volute d'alimentation? disposée autour de la bordure périphérique 42A de la cloche d'aspiration 42. Cette disposition de la paroi verticale 61 assure de manière régulière une introduction convenable de 11 eau du bief amont 2 dans la cloche inversée 42, tout autour de celle-ci, améliorant le rendement du passage en siphon constitué par la cloche 42 à l'entrée de la turbine 41A. La circulation giratoire de l'eau autour de la cloche d'aspiration 42 (Figure 11) assure à l'entrée de la turbine 41A un effet de prérotation de l'eau qui peut etre avantageusement combiné avec l'effet de prérotation produit par les aubes directrices 45 disposées sous la cloche 42 (Figure 9). Cette réalisation peut être mise en place avec le minimum de travaux de génie civil, dans le cadre d-'une installation existante de moulin à eau, disposant d'un canal de largeur suffisante. REVENDICATIONS 1.- Dispositif d'aspiration pour un groupe hydro-électrique, notamment pour un groupe à turbine de basse chute installé entre un bief amont et un bief aval d'un cours d'eau, le dispositif comportant un orifice d'entrée en communication avec le bief amont et relié par un passage à l'entrée de la turbine dont la sortie est normalement immergée dans le bief aval, caractérisé en ce que le passage de liaison constitue, à l'entrée de la turbine, un siphon dont le seuil de franchissement est situé en dessous d'un niveau de remplissage normal du bief amont, l'orifice d'entrée du passage de liaison étant disposé en totalité en dessous du niveau du seuil de franchissement. 2.- Dispositif conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que le passage de liaison est étanche et comporte des moyens pour mettre la partie haute du siphon en communication avec l't- mosphère extérieure. 3.- Dispositif conforme à la revendication 2, caractérisé en ce que le passage de liaison comporte un orifice d'amorçage associé à un clapet de non-retour, pour régler l'échappement de l'air occlus dans la partie haute du siphon au-dessus du seuil de franchissement, corrélativement à la montée du niveau de 11 eau du bief amont pénétrant par l'orifice d'entrée du passage étanche. 4.- Dispositif conforme à la revendication 3, caractérisé en ce que l'orifice d'amorçage comporte des moyens réglables d'étranglement pour assurer l'échappement de l'air occlus dans le siphon, et permettre la montée correspondante de l'eau jusqu'au niveau du seuil de franchissement,en un laps de temps prédéterminé. 5.- Dispositif conforme à la revendication 4, caractérisé en ce que le laps de temps précité est choisi pour correspondre à une durée de remontée intermittente de l'eau dans le bief amont, dans le cas où le débit moyen du cours d'eau est inférieur au débit du groupe en fonctionnement normal. 6.- Dispositif conforme à l'une des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que ilorifice d'amorçage du siphon comporte des moyens d'obturation à manoeuvre commandée, pour empêcher au besoin la montée de l'eau du bief amont dans le passage en siphon, et pour maintenir l'eau en dessous du niveau du seuil de franchissement. 7.- Dispositif conforme 'a l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il est associé un système de désamorçage à fonctionnement commandé, pour provoquer une entrée d'air dans la partie haute du siphon au cours du fonctionnement du groupe, et réduire au moins partiellement la puissance hydraulique à l'entrée du groupe. 8.- Dispositif conforme à la revendication 7, earactérisé en ce que le système de désamorçage précité comporte un clapet à cloche présentant une bordure périphérique appliquée de manière étanche sur une plaque-support présentant une ouverture centralc raccordée à une canalisation de désamorçage en communication avec la partie supérieure du passage étanche, au moins un orifice d'entrée d'air étant ménagé entre l'ouverture centrale de la plaque et la bordure périphérique de la cloche, orifice d'entrée précité étant normalement obturé par un volet maintenu appliqué sur l'ori- fice par des moyens de verrouillage pouvant être libérés par un organe de commande, le volet étant sollicité par la déprcssion pour s'écarter de l'orifice d'entrée d'air et le dégager sous l'action de 11 organe de commande précité. 9. Dispositif conforme à la revendication 8, caractérisé en ce que le volet d'obturation de l'orifice d'entrée d'air est disposé au-dessus de la plaque horizontale en position de service, le volet étant réalisé en un matériau élastique pouvant se déformer par flexion et présentant d'un coté une bordure fixée à la plaque-support horizontale, et à l'opposé de la bordure fixe une autre bordure magnétiquement associée à un électro-aimant solidaire de la plaque-support, le volet se trouvant en position de verrouillage appliqué contre la plaque-support par l'attraction de l'électro-aimant alimenté par une source de courant, le volet pouvant s'écarter cependant de l'orifice en étant repoussé par l'air aspiré dans le siphon dès que cesse l'alimentation de ltélectro-aimant, le volet pouvant ensuite retomber par élasticité et sous l'effet du poids de sa bordure magnétique, dès que diminue laspiration de l'air après désamorçage du siphon. 10.- Dispositif conforme à l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le passage en siphon est réalisé dans un adducteur en maçonnerie, tel qu'un canal dlalimentation d'un moulin à eau, le seuil de franchissement étant réalisé suivant un profil longitudinal en dos d'âne par un remblai en saillie sur le fond du canal, le passage étanche présentant une section transversale sensiblement rectangulaire délimitée par deux parois sensiblement verticales et parallèles du canal, par la face supérieure de la saillie en dos d' & e, et par un voile étanche reliant les deux parois précitées du canal au-dessus de la saillie en dos d'ane et sensiblement à distance constante de celle-ci. 11.- Dispositif conforme à l'une des revendications 1 à 9, notamment pour un groupe hydro-électrique d'axe vertical, caracté- risé cn ce qu'il comporte une cloche d'aspiration coiffant l'orifice ce d'entrée de la turbine, la cloche précitée présentant une bordure périphérique horizontale dirigée vers le bas, sensiblement co-axiale à l'orifice d'entrée de la turbine et de plus grand diamètre que cet orifice qui présente une bordure horizontale disposée audessous du niveau de remplissage normal du bief amont pour constituer le seuil de franchissement du siphon, la bordure périphérique de la cloche d'aspiration étant disposée au-dessous du niveau de la bordure d'entrée de la turbine, pour réaliser l'étanchéité du siphon en début d'amorçage. 12.- Dispositif conforme à la revendication 11, notamment pour un groupe comportant une turbine à flux axial, caractérisé en ce que la cloche d'aspiration comporte intérieurement des aubes directrices pour assurer un mouvement de prérotation de l'eau à l'entrée de la turbine. 13.- Groupe hydro-électrique, notamment groupe à turbine de basse chute installé entre un bief amont et un bief aval d'un cours d'eau, caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif d'aspiration conforme à l'une des revendications 1 à 12. t4.- Groupe conforme jl'unc des revendications il à 13, caractérisé en ce que llensemble constitué par le groupe et la cloche d'aspiration qui le coiffe est installé dans une chambre communiquant avec le bief amont par un canal d'amenée dirigé horizontalement, la chambre précitée communiquant avec le bief aval par une ouverture dirigée verticalement et comportant des moyens de fixation pour recevoir de manière étanche une bordure de l'orifice de sortie du groupe installé verticalement dans le caisson.