La présente invention est relative D un procédé pour mesurer un boudin en tabac ou en une autre matière utilisée dans l'industrie transformatrice du tabac et transformée sur une machine fabriquant des produits en forme de bâtonnets selon le procédé de fabrication à partir d'un boudin de matière, procédé de mesure consistant à faire passer à travers le boudin des rayons ss émis par une substance radio-active et à déterminer l'affaiblis- sement des rayons ss sous la forme de signaux de mesure électrique. L'invention est relative, en outre, à un montage électrique pour mesurer un boudin en tabac ou en une autre matière utilisée dans l'industrie transformatrice du tabac et transformée sur une machine fabriquant des produits en forme de bâtonnets selon le procédé de fabrication à partir d'un boudin de matière, montage électrique avec une substance radio-active qui émet à travers le boudin des rayons ss dont l'affaiblissement est déterminé dans un dispositif récepteur et converti en un signal de sortie électrique. le montage électrique mentionné en dernier est conçu tout particulièrement pour mettre en oeuvre le procédé suivant l'invention. L'epression "boudin en tabac" signifie dans le sens de l'invention un boudin en tabac coupé pour la fabrication de cigarettes ou en fragments de tabac pour la fabrication de cigarillos ou de cigares. On entend par-l'expression thune autre matière utilisée dans l'industrie transformatrice du tabac en particulier rie la matière filtrante dont la densité peut etre déterminée par "radioscopie" au moyen de rayons ss. Afin d'éliminer par filtrage les fluctuations aléatoires apparaissant, à la suite de la désintégration nucléaire fortuite dans des préparations radio-actives, dans un signal de mesure obtenu d'une source de rayons ss, de sorte que les changements dudit signal de mesure ne dépendent plus que de variations dans la densité du boudin, il est possible de prévoir des filtres passe-bas, par exemple des dispositifs dits circuits RC. Le temps nécessaire pour former des valeurs moyennes à partir de signaux de mesure est augmenté du fait de la constante de temps relativement grande de tels circuits RO, si bien qu'il faut accroître la puissance de rayonnement de la préparation radioactive (source de rayons p) qui est le plus souvent à base de strontium 90, pour assurer la formation relativement rapide de valeurs moyennes. Cependant, cette voie empruntée pour améliorer la vitesse de la formation de valeurs moyennes est très indésirable en raison des risques accrus auxquels se trouve exposé le personnel de service. Dans le cas de puissances de rayonnement de moyenne et faible importance, le signal correspondant à la valeur médionnée obéit aux variations que créent les fluctuations de densité dans le signal de mesure, avec un tel retard qu'il n'est pas possible d'obtenir de renseignements par l'intermédiaire --de moyennes forst^s à partir de la mesure de tronçons de boudin de petite longueur, par exemple de l'ordre de la longueur des cigarettes ou inférieure à celle-ci. Le problème posé à la base de l'invention consiste à déterminer avec grande précision des signaux correspondant à des valeurs moyennes et pouvant être formés sur des intervalles de temps de mesure très brefs et, partant, sur des tronçons de boudin relativement petits à l'aide de faibles puissances de rayonnement. Pour résoudre ce problème, il est prévu suivant l'invention que les valeurs instantanées des signaux de mesure sont intégrées au fur et à mesure (totalisées) sur des intervalles de temps limités, y compris les fluctuations aléatoires résultant de la désintégration nucléaire dans la préparation. Si cn s'intéresse à avoir des temps de mesure constants, on prévoit, suivant une autre réalisation de l'invention, d'intégrer sur des intervalles de temps constants les valeurs instantanées des signaux de mesure et d'enregistrer en mémoire, tout au moins pendant l'intervalle de temps suivant, un signal correspondant à la valeur d'intégration après formation de ce signal.Les variations dans la densité du boudin se manifestent dès lors sur la hauteur (amplitude) des signaux correspondant aux valeurs d'intégration. I1 est également possible toutefois d'intégrer les valeurs instantanées des signaux de mesure jusqu'à ce que le signal correspondant ait atteint une-valeur prescrite d'avance ; le temps d'intégration est déterminé dans ces conditions à titre de signal correspondant à la valeur d'intégration et enregistré en mémoire pendant l'intervalle d'intégration suivant. Des variations dans la densité du boudin se répercutent, avec le procédé exposé en dernier, sur la "fréquence" des temps d'qntégration et d'enregistrement en mémoire. Le iode de détermination des signaux qui vient itêtreBmentionné en dernier se prête tout particulièrement à un traitement digital des signaux, car il est plus facile de convertir des temps sous la forme de signaux numériques, par exemple par simple comptage d'impulsions de cadence. le procédé pour former des valeurs moyennes suivant l'invention peut être appliqué de manière singulièrement avantageuse lorsque les intervalles de temps, dans lesquels il est procédé à des intégrations, sont choisis petits au point qu'un produit en forme de bâtonnets pris isolément est fabriqué au cours de plusieurs intervalles de temps. Puis, on peut former ou dériver encore d'autres signaux qui correspondent à des valeurs moyennes, à partir des signaux de mesure ainsi formés et enregistrés en mémoire qui correspondent eux, aux valeurs d'intégration. Ces autres signaux peuvent être avantageusement utilisés pour commander la densité du boudin, tandis qu'il n'est pas indispensable d'utiliser la totalité des signaux pour former les valeurs de moyennes, mais qu'il est possible de procéder à une sélection, par exemple de telle manière que-seules les valeurs de mesure (valeurs moyennes)qui correspondent aux zones terminales des produits fabriqués, sont totalisées ou que seules les valeurs de mesure (valeur moyennes) qui correspondent aux zones du milieu des produits, sont totalisées pour former des valeurs moyennes. Des signaux correspondant à des valeurs moyennes de ce genre peuvent être avantageusement utilisés pour commander la densité du boudin. Si les signaux correspondant à la valeur d'intégration tombent en-dessous d'un seuil-standard, ils peuvent' être utilisés pour commander l'éjection des parties de boudin correspondantes (par exemple des cigarettes). Le montage électrique suivant l'invention est caractérisé par le fait qu'il est prévu un circuit intégrateur servant à totaliser au fur et à mesure sur des intervalles de temps limités les valeurs instantanées des signaux de mesure, y compris les fluctuations aléatoires consécutives à la désintégration nucléaire dans la préparation. Le dispositif récepteur peut, suivant une autre réalisation de l'invention, être relié au circuit intégrateur pendant des intervalles de temps constants et un commutateur supplémentaire peut relier le circuit intégrateur pendant un bref moment à un circuit formant mémoire apres chacun des intervalles de temps.Une variante est - caractérisée par un cèmmutateur qui relie à un circuit comparateur le circuit intégrateur relié au dispositif récepteur jusqu'à ce que le signal d'intégration ait atteint une valeur imposée d'avance, par un émetteur de signaux pour le temps d'intégration nécessaire et par un commutateur pour transmettre un signal électrique qui correspond au temps d'intégration et équivaut à la valeur d'intégration, à un circuit formant mémoire. On peut choisir les intervalles de temps de telle sorte qu'ils soient plus~petits que les temps au cours desquels les produits sont fabriqués. Les signaux enregistrés en mémoire et correspondant aux valeurs d'intégration peuvent être dirigés su-r un organe formant des valeurs moyennes qui est relié, par exemple, à un dispositif de commande de la densité du boudin. Un signal enregistré en mémoire peut, lorsqu'il tombe en-dessous d'un seuil-standard, déclencher un signal pour commander un dispositif éjecteur intervenant sur la partie de boudin correspondante. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront de la description détaillée qui va suivre en regard des dessins annexés qui représentent, schématiquement et simplement à titre d'exemple, des modes de réalisation de montagea électriques de mesure suivant l'invention. Sur ces dessins La figure 1 est une vue en élévation d'une machine à fabriquer les cigarettes à partir d'un boudin de tabac La figure 2 est une vue d'un montage électrique pour déterminer des valeurs moyennes de la densité de tronçons de boudins i l'intérieur d'intervalles de temps constants La figure j est une vue dtun montage électrique pour déterminer des valeurs moyennes de la densité de tronçons de boudin à l'intérieur d'intervalles de temps dont la durée correspond aux valeurs moyennes de la densité du boudin. A la figure 1 est représentée une machine connue en soi, du type 11GARANT" de la Pemanderesse, pour fabriquer des cigarettes à partir d'un boudin de-tabac, telle quelle sera décrite succinctement dans ce qui suit. Le tabac parvient à partir d'un répartiteur 1 sur une bande de tissu dans un conduit 2 à tabac dans lequel il subit une accélération dans le sens de la flèche 5 par une bande transporteuse 5 à tabac placée sous l'action d'une dépression d'air.Une roue 4 transporteuse à succion, qui est munie, à sa circonférence, d'une rainure en forme de U dont le fond est perforé et qui est placée sous l'action d'une succion d'air dans la zone du parcours de transport, reprend de la bande transporteuse i à tabac le flux de tabac. Un égalisateur a enlève le tabac excédentaire dans le conduit 2 à tabac, un égalisateur 6 enlève le tabac excédentaire sur la roue 4 de transport, tandis que le boudin de tabac (garniture de remplissage en tabac) est formé.En transporteur 2 de boudin, travaillant avec une succion d'air, reprend le boudin de tabac hors de la rainure de la roue 4 de transport et le transfère, reteresur son coté inférieur par la succion d'air, sur une bande 11 de papier à cigarettes qui est dévidée d'une bobine 12, conduite à travers un groupe imprimeur 13 et amenée sur une bande 14 de format entraînée. La bande 14 de format transporte le boùdin de tabac et la bande 11 de papier'à cigarettes à travers un élément formant le format 16 dans lequel la bande 11 de papier à cigarettes est repliée autour du boudin de tabac de telle sorte que seul un bord de bande se dresse librement. Un appareil encolleur 17 encolle ce bord et une platine 18 chauffante sèche le joint collé.Un boudin 19 de cigarettes ainsi formé est ensuite débité par un dispositif de coupe 21 à mouvement rotatif en cigarettes distinctes, tandis que le boudin 12 de cigarettes est soutenu par un guidage 22 de boudin. Les différentes cigarettes individuelles sont propulsées une à une par un accélérateur 23 dans un tambour de dépose 24 qui les évacue pour les diriger vers la suite des opérations de transformation. Dans la zone du trajet de transport du boudin 12 de cigarettes, entre la bande 14 de format et le dispositif de coupe 21, se trouve un dispositif 31 connu en soi pour la mesure de la densité dans le boudin 12 de cigarettes et branché à un montage électrique pour former des valeurs moyennes. Des détails du dispositif 31 de mesure de la densité et du montage électrique raccordé sont illustrés à la figure 2. Le dispositif 31 de mesure de la densité présente une préparation radio-active sous la forme d'une source 52 de rayons , de préférence à base de strontium 90, qui est installée sur un côté du boudin 12 de cigarettes, tandis que sur autre coté du boudin 19 de cigarettes est prévu un dispositif récepteur 55, de préférence une chambre d'ionisation pour recevoir les rayons P dirigés à travers le boudin de cigarettes et affaiblis en fonction de la densité de ce dernier.La sortie de la chambre d'ionisation est reliée à une entrée a d'un préamplificateur A se présentant sous la forme d'un amplificateur dtopération 36, par exemple du type 1029 de la société élédyne Philbrick,-qui est monté avec une résistance 55 et dont l'impédance d'entrée est granle, l'amplification très forte et l'impédance de sortie basse.La sortie c du préamplificateur A est reliée à une entrée a d'un circuit intégrateur 37 qui se compose d'un amplificateur d'opération 38, par exemple~du type 8007 de la société Intersil, qui est monté avec un condensateur d'intégration 29 intercalé entre entrée et sortie. La sortie c du circuit intégrateur 57 est reliée, par l'intermédiaire-d'un commutateur électronique 41 pouvant être commandé, par exemple du type 1 H 5001 de la Société Intersil, à une entrée a d'un montage formant mémoire 42 qui se compose à son tour d'un amplificateur d'opération 43, par exemple du type LM 741 de la Société National Semiconductor.L'entrée a de l'amplificateur d'opération 43 est mise à la terre par l'intermédiaire d'un condensateur 44. Pour court-circuiterle condensateur d'intégration il est prévu un commutateur électronique 46 pouvant être commandé, par exemple à nouveau du type 1 H 5001 de la Société Intersil. Les deux commutateurs électroniques 41 et 46 peuvent être commandés, le premier à partir de la sortie cl, le second à partir de la sortie c2 d'un compteur 47 dont l'entrée a de comptage peut être placée sous l'influence d'un générateur 48 de synchronisation très précis, par exemple d'un circuit à oscillateur de quartz émettant des impulsions haute-fréquence. Le compteur 47 est d'un type connu en soi, capable de compter jusqu'à un chiffre maximum de, par exemple, 1000 et revenant ensuite d'un bond à la valeur "O", à la suite de quoi il recommence une nouvelle séquence de comptage. Dans les conducteurs partant des sorties cl et c2 sont montés des circuits décodeurs 49 et 50 qui délivrent des impulsions de commande, le premier au commutateur 41 et le second au commutateur 46, lorsque la valeur maximale de comptage est près d'être atteinte dans le compteur 47, et ce de telle façon que > quelques impulsions avant que la valeur maximale soit atteinte dans le compteur 47, c'est-à-dire par exemple lorsque le chiffre "997" est atteint (lorsque le chiffre ra31mus est de 1000), le circuit décodeur 49 délivre une impulsion de commande très brève au commutateur 41, tandis que peu après, mais encore avant que la valeur maximale ne soit atteinte dans le compteur 47, 47 c'est-à-dire par exemple lorsque le chiffre "999' est atteint, le circuit décodeur 50 délivre une impulsion de commande très brève au commutateur 46. Les impulsions de commande délivrées pendant un bref instant par les circuits décodeur 49 et 50 ferment pour un très bref moment les commutateurs 41, respectivement 46 électroniques. La sortie c du montage formant mémoire 42 est reliée, par l'intermédiaire d'un commutateur 51 électronique, à un organe 53 indiqué schématiquement dans la figure et destiné à former des valeurs moyennes. Le comzatateur 51 peut etre commandé par un générateur 52 d'impulsions de synchronisation de la machine à fabriquer les cigarettes à partir d'un boudin de tabac, la séquence des impulsions de ce générateur 52 correspondant exactement à la vitesse de la machine à fabriquer les cigarettes pour délivrer au commutateur 51 une impulsion de commande fermant ce dernier toujours aux moments où la valeur moyenne concernant une partie du boudin de cigarettes intéressante pour I' inter- prétation est enregistrée dans le circuit formant mémoire 42. La sortie de 1'organe 53 formateur de valeurs moyennes peut être reliée à un dispositif de commande de la grandeur du boudin de cigarettes, prévu par exemple dans un système moteur de l'égalisateur 5a ou 6 de la machine à fabriquer les cigarettes à partir d'un boudin de tabac (se reporter à la figure 1), qui modifie la distance entre un couteau circulaire et le transporteur de tabac. Le fonctionnement du montage électrique suivant la figure 2 est le suivant Les rayons ss émis par la source d'irradiation 32 et traversant le boudin 12 de cigarettes sont affaiblis par ce dernier en fonction de sa densité du moment et convertis, dans la chambre d'ionisation s sous la forme d'un signal continu de mesure. Les valeurs instantanées dudit signal présentent, lorsque la source de rayons ss utilisée est d'une puis4sance relativement faible (par exemple d'un ordre de grandeur de 5 millicuries), côte de variations consécutives aux changements dans la densité dans le boudin de cigarettes, une proportion sensible de fluctuations aléatoires provenant de désintégrations nucléaires fortuites dans la préparation radio-active de la source 32 de rayons ss. Ces valeurs instantanées sont amplifiées, y compris leurs fluctuations aléatoires, par l'amplificateur 34 et dirigées sur l'entrée a du circuit intégrateur 37 dans lequel elles sont intégrées, c'est-à-dire totalisées au fur et à mesure sur des intervalles de temps limités, et plus précisément, ainsi que cela ressortira plus bas, sur des intervalles de temps constants.Le signal correspondant à la valeur a'intégration se présente. en l'occurrence sous la forme d'une tension appliquée au condensateur d'intégration 39. Le temps d'intégration est déterminé par le compteur 47 qui reçoit ses impulsions de comptage d'un générateur de synchronisation 48 qui émet des séries d'impulsions très constantes Dès que le niveau dans le compteur atteint presque son maximum ( par exemple 1000), ctest-å-dire~par exemple lorsque le chiffre "997" est atteint, le circuit décodeur 49 ajusté sur ce chiffre délivre un signal de commande au commutateur 41 électronique, si bien que ce dernier ferme, pendant un très bref instant et transmet de cette façon au montage formant mémoire 42 la tension présente au condensateur d'intégration 39. Au bout d'un temps réduit, qui est cependant suffisant pour transmettre le signal, par exemple lorsque le compteur atteint le niveau de ngggn s le circuit décodeur 50, qui est ajusté sur cette valeur, délivre un signal de commande au commutateur électronique 46 qui ferme pour un bref instant, Si bien que le condensateur d'intégration 59 est fermé pendant un court moment et peut se décharger.Ensuite, le compteur 47 recommence à compter depuis le début, à savoir depuis zéro, jusqu'à ce que l'intervalle de temps déterminé par les préréglages des circuits décodeurs 49 et 50 arrive à nouveau à son terme et que le signal, qui correspond à la nouvelle valeur d'intégration formée pendant cet intervalle de temps, soit transmis au montage formant la mémoire 42. De cette manière, les signaux qui sont formés dans les différents intervalles de temps limités, mais constants, et qui correspondent aux valeurs moyennes de la densité des tronçons correspondants de boudin, sont transmis l'un après 11 autre dans le montage formant mémoire 42 dans laquelle ils sont enregistrés sous la forme de valeurs analogues de tension au cours de l'in- tervalle de temps suivant chaque intervalle de temps d'intégration. Les intervalles de temps, pendant lesquels l'intégration est réalisée, peuvent être maintenus, en dépit de la faible puissance de rayonnement de la source 32 de rayons ss, dans des limites si restreintes que les tronçons correspondants du boudin 12 correspondent à de petites portions d'une cigarette complète, terminée. Il est par exemple possible ainsi de mesurer séparément les parties de boudin qui correspondent aux zones d'extrémité ou aux zones du milieu des cigarettes qui seront façonnées par la suite, et de totaliser, pour leur part, dans l'organe 22 formateur de valeurs moyennes, les signaux qui correspondent déjà à des valeurs moyennes. Ainsi donc, l'organe formateur de valeurs moyennes peut délivrer un signal qui correspond à la valeur moyenne, formée par la totalisation de signaux qui représentent en eux-mêmes déjà des valeurs moyennes pour des tronçons de boudin relativement petits. Ces tronçons de boudin peuvent, comme cela a déjà été exposé plus haut, être sélectionnés de manière spécifique et correspondre, par exemple, aux zones d'extrémité ou du milieu de cigarettes achevées. L'appel de signaux correspondants dans le montage formant la mémoire 42 peut être commandé en fonction de temps du cycle de travail d1une machine qui correspondent aux extrémités ou aux parties du milieu d'une cigarette devant être parachevée par la suite, et ce indépendamment de la vitesse de la machine à fabriquer les cigarettes à partir d'un boudin de tabac qui ne demande pas nécessairement à être synchronisée avec les intervalles de temps déterminés par le compteur 47. Bien entendu, il est possible de choisir les intervalles de temps d'une grandeur telle qu'à la vitesse normale la partie de boudin soumise à la mesure corresponde à une longueur de cigarette. Les valeurs moyennes formées dans l'organe 22 formateur de valeurs moyennes à partir de signaux qui correspondent déjà, quoique pour des intervalles de temps relativement petits, à des valeurs moyennes, peuvent être utilisées pour commander la densité du boudin, étant entendu que la commande peut intervenir sélectivement. I1 est donc possible de former dans l'organe 53 formateurde valeurs moyennes, par exemple, des moyennes qui sont le résultat de la totalisation des valeurs de la densité des zones d'extrémité ou du milieu de cigarettes devant être façonnées par la suite, si bien qu'il devient possible de commander La densité du boudin en fonction de zones de ce genre, c'est-à-dire en fonction de la densité aux extrémités ou de la densité au milieu des cigarettes. Une autre possibilité encore de traitement des signaux sortant du montage formant la mémoire 42 consiste à comparer lesdits signaux à un signal de comparaison (un signal dit standard ou étalon)-appliqué à l'entrée b d'un circuit comparateur 54. Si l'écart constaté dépasse une certaine valeur, le circuit comparateur émet à sa sortie c un signal décommande qui est dirigé sur un registre à glissement 56. Un générateur de synchronisation 22, dont la cadence dépend de la vitesse de la machine, glisse le signal de commande à travers le registre à glissement 56 jusqu'à ce que ce signal arrive à une vanne 58 électro-magnétique au moment où la cigarette défectueuse se trouve devant une buse soufflante 59. La cigarette est soufflée et éjectée par la pression d'air comprimé libéré par le signal de commande et est, par conséquent, écartée de la suite des opérations de transformation. La figure 3, présente un montage électrique qui se distingue du montage électrique de la figure 2, surtout par le fait que les intervalles de temps ne sont pas constants, mais correspondent dans leur durée aux valeurs d'intégration. Les parties qui.dans la figure 3 concordent avec des parties correspondantes de la figure 2, sont désignées par les mêmes références, simplement augmentées de 100, et ne font plus l'objet d'explications particulières. La sortie c du circuit intégrateur 137 est reliée à l'entrée a d'un organe comparateur 171, par exemple du type LM 311 de la Société National Semiconductor, dont l'entrée b reçoit un signal de référence. La sortie c du comparateur 171 est reliée à l'entrée a d'un montage formant mémoire numérique 142 et à l'entrée d'un circuit de temporisation 172 ; la sortie c du circuit de temporisation 172 est reliée au commutateur 146 électronique et à une entrée a d'un compteur numérique 147. L'entrée b du compteur 147 est de nouveau reliée à un générateur de synchronisation 148 de grande précision et sa sortie c à une entrée b du montage formant la mémoire 142. Le fonctionnement du montage électrique suivant la figure 3 est le suivant Le signal sortant de la chambre d'ionisation 133 et correspondant à la densité' du boudin 119 de cigarettes est dirigé, après amplification dans le préamplificateur 134, sur le circuit intégrateur 137. Les valeurs instantanées y sont inté- grées, ctest-à-dire totalisées au fur et å mesure sous la forme d'une tension appliquée au condensateur d'intégration 159. Le signal correspondant chaque fois à la valeur d'intégration et sortant du circuit intégrateur 1a? est comparé au signal de référence dans le circuit comparateur 171. Lorsqu'il y a égalité entre les deux signaux, le circuit comparateur 171 délivre un signal à sa sortie qui déclenche en arrivant à l'entrée a de la mémoire numérique 142 la reprise en mémoire du niveau du compteur numérique 147 qui, après un court moment de retard, est ramené à la valeur zéro par une impulsion donnée par le circuit de temporisation 172.L'impulsion de commande délivrée par le circuit de temporisation 172 ferme pour un bref instant le commutateur électronique 146, si bien que le condensateur d'intégration 139 peut se décharger et se trouve dès lors disponible pour une nouvelle opération dtintégration. Le contenu enregistré dans le montage formant la mémoire numérique 142, qui correspond au niveau de comptage du compteur numérique 147 et, partant, au temps écoulé jusqu a ce que la valeur d'intégration dans le circuit intégrateur ait atteint une valeur déterminée dans le circuit comparateur 171, représente le signal qui correspond à la valeur d'intégration.Ce signal se présentant sous une forme numérique, le montage électrique suivant figure 3 convient tout particubèrement pour réaliser des mesures très précises et pour des modes de traitement au moyen de systèmes de calcul digitaux. Le traitement des signaux correspondant aux valeurs d'intégration au moyen des composants 151 à 159 peut être assuré avec précision de manière correspondante au traitement prévu au moyen des composants 51 à 59 de la figure 2. Dans cette mesure et à cet égard, il est fait référence à la description correspondante en regard de 1a figure 2. L'avantage de la présente invention tient au fait de rendre possible une formation de valeurs moyennes très rapide et convenant bien à des parties de boudin de petite longueur, y compris dans le cas où la puissance des sources de rayons p est faible. REvzNsICA2IONS 1. Procédé pour mesurer un boudin en tabac ou en une autre matière utilisée dans l'industrie transformatrice du tabac et transformée sur une machine fabriquant des produits en forme de bâtonnets selon le procédé de fabrication à partir d'un boudin de matière, procédé de mesure consistant à faire passer à travers le boudin des rayons y émis par une substance radio-active et à déterminer 11 affaiblissement des rayons ss sous la forme de signaux de mesure électriques, caractérisé par le fait que les valeurs instantanées des signaux de mesure sont intégrées au fur et à mesure (totalisées) sur des intervalles de temps limités, y compris les fluctuations aléatoires résultant de la désintégration nucléaire dans la préparation. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que les valeurs instantanées des signaux de mesure sont intégrées sur des intervalles de temps constants et qu'un signal correspondant à la valeur d'intégration est enregistré en mémoire, après sa formation, tout au moins pendant l'intervalle de temps suivant. 3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que les valeurs instantanées des signaux de mesure sont intégrées jusqu'à ce que le signal correspondant ait atteint une valeur prescrite d'avance, que le temps d'intégration est déterminé en tant que signal correspondant à la valeur d' in- tégration et enregistré en mémoire pendant l'intervalle d'intégration suivant. 4. Procédé suivant ltune quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que les intervalles de temps, dans lesquels il est procédé à des intégrations, sont choisis petits au point qu'un produit en forme de bâtonnet pris isolément est fabriqué au cours de plusieurs intervalles de temps. 5. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé par le fait qu'à partir des signaux enregistrés en mémoire, qui correspondent aux valeurs d'intégration, des signaux sont formés qui correspondent à des valeurs moyennes. 6. Procédé suivant la revendication 5, caractérisé par le fait que les signaux correspondant aux valeurs moyennes sont utilisés pour commander la densité du boudin. 7. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que les signaux correspondant à la valeur d'intégration sont utilisés, lorsqu'ils tombent en-dessous d'un seuil-standard, pour commander l'éjection de la partie de boudin correspondante. 8. Montage électrique pour mesurer un boudin en tabac ou en une autre matière utilisée dans l'industrie transformatrice du tabac et transformée sur une machine fabriquant des produits en forme de bâtonnets selon le procédé de fabrication à partir d'un boudin de matière, montage électrique avec une substance radio-active qui émet à travers le boudin des rayons ss dont l'affaiblissement est déterminé dans un dispositif récepteur et converti en un signal de sortiè électrique, montage prévu plus particulièrement pour-mettre en oeuvre le procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait qu'il est prévu un circuit intégrateur (37, 137) servant à totaliser au fur et à mesure sur des intervalles de temps limités les valeurs instantanées des signaux de mesure, y compris les fluctuations aléatoires consécutives à la désintégration nucléaire dans la préparation (32, 152). 9. Montage électrique suivant la revendication 8, caractérisé par le fait qu'il est prévu un commutateur (46) qui commande l'intégration des signaux de mesure délivrés pendant des intervalles de temps constants par le dispositif récepteur (33) et acheminés au circuit intégrateur (37), et qu'il est prévu un commutateur (41) qui relie le circuit intégrateur (37) pendant un bref moment à un circuit formant mémoire (42) après chacun des intervalles de temps (voir figure 2). 10. Montage électrique suivant la revendication 8, caractérisé par le fait qu'il est prévu un commutateur (146) qui relie à un circuit comparateur (171) le circuit intégrateur (137) relié au ispositif récepteur (133) jusqu'à ce que le signal intégré ait atteint une valeur imposée d'avance, un émetteur (147) de signaux pour le temps d'intégration nécessaire et un organe de commutation (171) pour transmettre un signal électrique qui correspond au temps d'intégration et équivaut à la valeur d'intégration, à un circuit formant mémoire (142) (voir figure 3). Il. Montage électrique suivant l'une quelconque des revendications 8 à 10, caractérisé par le fait que les intervalles de temps sont plus petits que les temps au cours desquels des produits sont fabriqués. 12. Montage électrique suivant la revendication 11, caractérisé par le fait qu'il est prévu un organe (52, 152) formant des valeurs moyennes pour les signaux enregistrés en mémoire et correspondant aux valeurs d'intégration. 13. Montage électrique suivant la revendication Il, caractérisé par le fait que l'organe formateur de valeurs moyennes est relié à un dispositif de commande (5, 6) de la densité du boudin. 14. Montage électrique suivant l'une quelconque des revendications 8 à 1v, caractérisé par le fait qu'un signal enregistré en mémoire déclenche, lorsqu'un seuil-standard est dépassé vers le bas, un signal pour un dispositif (58) commandant un dispositif éjecteur (59) pour la partie de boudin correspondante.