L'arbre désigné communément par Ginkgo (Ginkgo biloba L. syn. Salisburia adiantifolia Smith) appartient aux arbres phylogé- nétiques les plus vieux qui existent encore aujourd1bui. I1 est considéré comme totalement résistant aux parasites animaux et végétaux et aux maladies. Ses feuilles ont une action insecticide. Cette action est attribuée en partie à la teneur élevée en acide des feuilles.Comme autres constituants, on connatt des alcools aliphatiques des cétones, les Ginkgolides et des flavonoides (cf Koji Nakanishi "The Chemistry of Natural Products", Butterworths, Londres, vol. o, I967, page 89). Des flavonoides du ginkgo1 on peut extraire la gallocatechine, la galloépicatéchine, la prodelpbenidine, des fla- vonoglycosides et la biflavone. La présente invention a pour objet un procédé pour l'obten- tion ménagée d'un nouveau mélange de substances contenant des fia vonoRdes à partir des feuilles du Ginkgo biloba L., qui convient au traitement des troubles de la circulation artérielle périphéri- que et cérébrale,en particulier chez les personnes âgées. L'invention concerne donc un procédé pour l'obtention d'un mélange de substances vaso-actives à partir des feuilles du ginkgo= biloba, procédé caractérisé en ce que l'on soumet des feuilles vertes fraiches ou séchées de ginkgo biloba à une extraction au moyen d'un solvant organique miscible à l'eau et contenant de l'eau, à une température d'environ 40 à 1000C, on soumet ensuite cet extrait à son tour à une extraction au moyen d'un solvant lipophile non miscible à l'eau à une température d'environ -15 à 50 C et, le cas échéant, on vaporise la phase organique extraite et contenant de l'eau sous pression réduite. On a constaté que ltextraitda feuilles de ginkgo biloba obtenu selon l'invention et dont les substances lipophiles ont été éliminées, contient des glycosides de nature principalement phénolique, parmi lesquels, entre autre, les. glycosides de la quercetine, de l'isoquercetine, de la lutéoline et du kamferol-3-rhamnoside ainsi que de la sitosterine. Comme le procédé est conduit en conditions très modérées, les substances végétales figurent dans le mélange de substances actives obtenu essentiellement sous leur for me initiale. La phase organique aqueuse extraite peut etre utilisée sans autre purification comme préparation médicamenteuse, par exemple sous forme liquide, ou sous forme de comprimés ou de dragées Pour l'administration orale. Dans la pratique le procédé selon l'invention est mis en oeuvre de la manière suivante On réalise l'extraction des feuilles pendant environ une à cinq heures, sous pression normale ou, avantageusement sous une légère surpression, à une température d'environ 40 à IOOOC, avantageusement à 60-80 C. Une fois l'extraction achevée, on sépare 1' extrait des feuilles, par exemple au filtre-presse. De préférence les feuilles sont réduites en poudre et extraites au moyen d'une cétone ou d'un alcool aliphatique inférieur ayant une teneur en eau d'environ 20 à 50 %. L'extrait aqueux obtenu est ensuite extrait à son tour au moyen d'un agent lipophile, pratiquement non miscible à l'eau, à une température d'environ I5 à 500C Comme solvants, on peut avantageusement utiliser à cet effet un hydrocarbure aliphatique inférieur halogéné, par exemple le chlorure de méthylène, le chloroforme ou le tétrachlorure de carbone. Ce dernier est particulièrement approprié dans le procédé de l'invention et par suite on le préfère aux autres. La phase organique aqueuse obtenue par extraction séon l'invention convient bien à la confection de préparations médicamenteuses administrablespar voie orale, mais pas de préparations injectables. Dans ce cas des substances de nature inconnue doivent être éliminées de l'extrait, car elles affectent la stabilité de la préparation injectable. Selon une autre-caractéristique du procédé de l'invention, on fait réagir la phase--organique aqueuse, après l'extraction par le solvant lipophiles avec du sulfate d'ammonium puis la solution est extraite au moyen d'un solvant organique bouillant entre environ 60 et I00 C et possédant une certaine solubilité dans l'eau. On a constaté qu'à cet effet la diéthylcétone et plus particulièrement la butanone conviennent spécialement bien. L'extrait obtenu après dessication par exemple au moyen de sulfate de sodium anhydre, est vaporisé, de préférence sous pression réduite. Le résidu est ensuite épuisé par extraction au moyen d'un alcool aliphatique inférieur, de préférence ltéthanol. I1 reste ainsi un résidu insoluble. L'extrait alcoolique est filtré et de préférence sous pression réduite vaporisé. Le résidu est séché sous pression réduite à une température d'environ 30 à 600C, de préférence à environ 500C et finalement pulvérisé. I1 est avantageux de faire réagir la phase organique aqueuse avec du sulfate d'ammonium jusqu'à une saturation d'environ 15 à 30 %,de préférence environ 20 %. Pour l'obtention d'une ablation injectable, on dissout la poudre obtenueempl5:%daùsl'au' 5% dans l' eau et on ajuste le pH à 7,5 au moyen d'une solution d'hydroxyde alcalin, de préférence de la soude O,I N Finalement on dilue, par exemple par 9 fois la m!- me quantité d'une solution à environ 4 % de sorbitol dans l'eau. Cette solution est injectable et le demeure encore après stérilisation pendant quinze minutes dans l'autodave à 1200C. La solution injectable ainsi préparée permet d'accrottre de plus de ioe% la perfusion coronaire sur le coeur de cobaye isolé par la méthode de Langendorff et d'accrottre de 30 % le débit à 1' extrémité inférieure chez le cobaye. Des études sur une souche épileptiforme de rats Wistar ont montré qu'à la suite de l'injection, la résistance au manque d'oxy gèpe est accrue. La preuve a été obtenue à l'aide de la méthode de G. Quadbeck, B Claver et G. Minet ("Arzneimittelforschung", volume I4, I964,page 563). Le nouveau mélange de substances obtenu selon l'invention ne provoque pas, au contraire des dérivés connus de l'acide nicotinique à action vasodilatatrice, le syndrome de rougeur connu sous la désignation "flush" au moment de l'injection intraveineuse rapide. En outre il ne provoque qu'une chute minimale de la pression sanguine, au contraire des préparations exitatrices connues. Le mélange selon l'invention représente une phytothérapeutique précieuse, qui améliore la nutrition du parenchyme sans effets secondaires, tandis que de façon surprenante il parvient sans modification notable aux grands et moyens vaisseaux. EXEMPLE I On extrait 50 kg de feuilles vertes de ginkgo biloba grossiè rement broyées au moyen de 250 1 a acétone à 60 % dans un extrac- teur à recyclage pendant cinq heures à environ 550C puis après refroidissement on les passe au filtre-presse sous environ I00 atm. On agite ensuite la solution à trois reprises avec à chaque fois 30 1 de tétrachlorure de carbone, et en séparant à chaque fois les phases. On débarasse la phase acétonique aqueuse de solvant sous pression réduite et on sèche le résidu hygroscopique à environ 500C sous pression réduite. On pulvérise le résidu. Rendement : 7 à 8 kg. Ce produit présente au chromatogramme sur papier (agent d' entrainement : acétate d'éthyle-acide formique-eau à IO : 2 : 3) 5 taches, qui prennent une coloration avec le diphênyl-borate de beta-amino-éthyle, réactif spécial pour les flavonordes. Les valeurs Rf se situent à 0,26, 0,45 , 0,6 , 0,7I et 0,85. EXEMPLE II On cuit sous reflux 200 g de feuilles de ginkgo biloba vertes séchées et finement broyées deux fois de suite avec à chaque fois un litre de méthanol à 70 %, chaque fois pendant une heure et on les soumet à chaque fois à un filtre-presse. Les solutions réunies sont agitées deux fois avec à chaque fois 200 ml de tétrachlorure de carbone. La phase méthanolique aqueuse est vaporisée sous pression réduite. Le résidu est séché à 500C sous pression réduite. Rendement : 41 g. Le produit montre, au chromatogramme sur papier le même con tenu que le produit obtenu à l'exemple I. EXEMPLE III On cuit sous reflux 200 g de felles de ginkgo biloba vertes séchées et broyées deux fois de suite avec à chaque fois un litre d'isopropanol et chaque fois pendant une heure et chaque fois également pressées à chaud. Les sautions réunies sont deux fois de suite secouées avec à chaque fois 200 ml de tétrachlorure de carbone. La phase isopropanolique aqueuse est évaporée sous pression réduite. Le résidu est séché à 500C sous pression réduite. Rende ment : 43 g. Le produit présente au chromatogramme sur papier le même contenu que le produit obtenu à l'exemple I. EXEMPLE IV On fait bouillir sous reflux 200 g de feuilles de ginkgo biloba vertes séchées et finement broyées deux fois de suite avec à chaque fois un litre d'éthanol à 50 S, chaque fois pendant une heure et en pressant à chaud chaque fois. Les solutions réunies sont secouées deux fois avec à chaque fois 200 ml de tétrachlorure de carbone. La phase éthanolique aqueuse est évaporée sous pres sion réduite. Le résidu est séché à 500C. Rendement 48 g. Le produit présente au dromatogramme sur papier le même contenu que celui obtenu à l'exemple I. Dans l'exemple suivant est décrite la préparation d'une solut ion injectable. EXEMPLE V On fait réagir la phase acétonique aqueuse obtenue conformément à l'exemple I et qui est obtenue après l'extraction par le tétrachlorure de carbone, avec 50 kg de sulfate d'ammonium et 20 1 de butanone et on agite jusqu'à ce que tout le sulfate d'ammonium soit dissout. I1 se forme deux couches, que l'on sépare. La solution dans la butanone est séchée sur sulfate de sodium anhydre, filtrée et évaporée sous pression réduite. Le résidu visqueux hygroscopique est agité avec 25 1 d'éthanol à 96 % pendant environ 30 mn à 500C, laissé à reposer jusqu'au lendemain puis débarrassé des matières insolubles par aspiration. Le filtrat est évaporé sous pression réduite, le résidu est séché sous pression réduite à 500C et pulvérisé. A partir de 50 kg de produit prut, on obtient 2,2 kg de produit final. Le chromatogramme sur papier1 dans le méme mélange d'agents d'entrainement qu'à l'exemple I, présente la me-me image. Une détermination quantitative indique que le mélange de substances actives a été enrichi de cinq fois. Préparation de la solution en ampoules On agite 50 g de la poudre obtenue conformément à l'exemple 5 avec 950 ml d'eau du robinet jusqu'à dissolution complète. On ajoute alors de la soude O,I N jusqu'à atteindre pH 7,5 (800 à 900 ml) et on dilue cette solution avec une solution à 4 % de sorbitol dans de l'eau ordinaire jusqu'à IO 1. Après filtration sur filtre compact , on remplit des ampoules avec cette solution et on les stérilise. EXEMPLE VI On chauffe 5,5 kg de feuilles de ginkgo biloba vertes et fraiches après broyage, avec 25 1 d'acétone aqueuse à 80 % dans un autoclave à 650C pendant 2 heures. Après refroidissement, on filtre sur presse et on régénère le liquide au moyen de I5 1 d'acétone à 70 % et on chauffe en autoclave à 650C pendant une heure. Après refroidissement on passe à nouveau aufiltre-presse. Les solutions réunies sont agitées trois fois de suite avec à chaque fois 7 litres de tétrachlorure de carbone. Les phases sont séparées. A la phase acétonique aqueuse on ajoute 5 kg de sulfate d' ammonium et 5 1 de butanone. On agite jusqu'à dissolution du sul fate d'ammonium. On sépare ensuite les phases. Le traitement de la solution butanonique conformément à l'exemple 5 donne un rendement de 150 g de produit. REVENDICATIONS - - I- procédé pour l'obtention d'un mélange de substances vaso actives à partir des feuilles du ginkgo biloba, procédé caractérisé en ce que l'on soumet des feuilles vertes, fraiches ou séchées de ginkgo biloba à une extraction au moyen d'un solvant organique aqueux miscible à l'eau, à une température d'environ 40-a I00 C, on soumet -l'extrait obtenu à une nouvelle extraction au moyen d'un solvant lipophile non miscible à l'eau, à une température d'environ I5 à 50C et éventuellement on évapore la phase organique aqueuse résultant de cette extraction, en opérant sous pression réduite. 2- Procédé selon I caractérisé en ce que l'on soumet les feuilles à une extraction au moyen d'une cétone ou d'un alcool aliphatique inférieur ayant une teneur en eau d'environ 20 à 50 %. 3- Procédé selon I et 2 caractérisé en ce que, comme solvant --hipophile, on utilise un hydrocarbure aliphatique inférieur halo gêné. 4- Procédé selon 3 caractérisé en ce que, comme solvant li pophie; on utilise le tétrachlorure de carbone. 5- Procédé selon I caractérisé en ce que, en vue de la confection d'une préparation injectable, on fait réagir la phase organique aqueuse extraite avec du sulfate d'ammonium, on soumet la solution à une nouvelle extraction par la butanone, on évapore 1' extrait butanonique de préférence sous pression réduite, on soumet le résidu à une nouvelle extraction au moyen d'un alcool aliphatique inférieur, on évapore l'extrait alcoolique de préférence sous pression réduite, on sèche le résidu sous pression réduite à environ 30 à 600C et on le pulvérise. 6- Procédé selon 5 caractérisé en ce que l'on dissout le pro duit pulvérisé dans l'eau, on ajuste le pH à 7,5 au moyen d'une solution aqueuse d'hydroxyde alcalin, on la dilue au moyen d'une solution aqueuse à environ 4 % de sorbitol et on stérilise de fa çon connue la solution obtenue.