L'invention concerne le séchage es fruits en général, et plus particulièrement le séchage des prunes pour la fabrication des pruneaux. Le séchage des fruits se fait habituellement sur des chariots a claire-voie se déplaçant dans u.ne étuve en forme de tunnel avec circulation d'air chaud. Les chariots comportent un empilement de clayettes en bois amovibles ou encore des rayonnages fixes comme dans le cas du procédé et du dispositif pour le séchage de fruits décrit dans le brevet français n 2.088.943 au nom du demandeur. Dans tous les cas, l'air chaud se déplace non seulement dans l'espace occupé par les fruits, mais également en quantité importante autour du chariot, c'est- & dire entre celul-ci et les parois verticales et horizontales de l'étuve, en raison de la plus faible résistance offerte dans ce passage. il en résulte une importante perte de calories emportées par de l'air qui reste très chaud et s'en va directement vers la sortie. D'autre part, très souvent, les fruits du niveau supérieur de chaque chariot, en contact avec cet air surchauffé, se trouvent alterés par un excès de chauffage, dot une perte de qualité, ou de quantité si l'on élimine ces fruits. On sait, d'autre part, que pour améliorer le rendement thermique de l'installation de chauffage, ainsi que la qualité des produits, on peut remplacer le tunnel habituel courants parallèles avec recyclage partiel par un tunnel à double courant en ajoutant à l'entrée un tronçon de tunnel supplémentaire à contre-courant. Cela impose néanmoins une dépense non négligeable pour la construction de ce tronçon supplémentaire, qu'il s'agisse dune installation nouvelle ou de la modification d'une 7nstallation existante. Le but de l'invention est de réaliser un dispositif qui élimine tous les inconvénients précédents, c'est- -dire qui élimine les pertes d'air chaud marginales et les surchauffes locales, et réduise accessoirement les frais de construction de l'installation, L'invention consiste & réaliser des chariots dont les quatre parois externes, parallèles au sens de déplacement du ta=fott sont étanchas. L l'air dans toute leur étendue et sont liraîtés par des bords situés dans des plans frontaux ayant et arrière pour permettre le raccordement entre elles des parois correspondantes de deux chariots successifs poussés l'un contre l'autre.L'ensemble se complète par des bavettes d'étanchéité assurant le raccordement étanche de chaque colonne de chariots juxtaposés avec les distributions et les reprises d'air. D'autres- particularités de l'invention apparaitront dans la description qui va suivre dont le mode de réalisation pris comme exemple est représenté sur le dessin annexé, sur lequel: la fig. 1 est une vue en élévation du chariot sans ses parois extérieures; la fig. 2 est une coupe horizontale de ce même chariot; la fig. 3 est une coupe verticale du chariot avec la paroi inférieure; la fig. 4 est une coupe-verticale à plus grande échelle d'un niveau de clayettes; la fig, 5 est une coupe verticale correspondante d'une variante de réalisation-; la fig. 6 est une coupe verticale schématique de l'ensemble de l'installation, Le chariot selon l'invention comporte un socle rectangulaire 1, en fer en U, muni de traverses de renforcement non représentées et monté sur des roues 2 de type approprié.Il est refermé sur le dessus par une tale pleine 3, non représentée sur les fig. 1 et 2 et de préférence inclinée pour faciliter l1égouttage des fruits avant on pendant le début du sechage. Aux quatre angles de ce socle sont soudés, contre la face extérieure des petits c8tés, quatre montants 4 visibles en coupe sur la fig. 2 et de préférence à section en U, symétrique ou dissymétrique, avec les creux disposés en regard deux à deux pour permettre l'introduction, entre chaque paire de montants en regard, d'un panneau de fermeture 5 représenté en trait mixte sur la fig. 2.A la partie supérieure ces montants sont réunis deux à deux, transversalement au sens de déplacement, par des traverses 6 constituées par des tronçons du méme profilé pour permettre égale ment de recevoir un panneau de fermeture supérieur dans l'espace désigné par 7 sur la fig, 3. Comme on le voit en particulier sur la fig, 1, le raccordement entre les montants verticaux et les traverses 6 dégage les angles 8 pour permettre la libre introduction verticale des panneaux 5, constitués par de simples rectangles de contreplaqué, et ensuite l'introduction horizontale d'un autre panneau similaire dans l'espace 7 pour constituer la paroi supérieure. Le chariot comporte d'autre part, des montants supplémentaires 9 en fer plat qui partent du milieu des petits côtés du socle et qui se prolongent à la partie supérieure par une traverse 10 également en fer plat qui permet, dans un cas comme dans l'autre, le libre passage des panneaux de fermeture sans avoir à les tronçonner par le milieu.Les extrémités inférieures des montants 9 peuvent en outre comporter un retour 11 visible sur la fig. 1 et servant d'arrêt pour les panneaux verticaux 5. Le panneau supérieur horizontal peut être immobilisé par tout moyen approprié tel que vissage, clouage ou agraffage. Le chariot étant avantageusement doté dfune grande largeur, pour éviter une trop grande portée aux pièces horizontales fléchissantes, et également pour réunir entre elles les deux traverses supérieures 6, on dispose de préférence une cloison médiane en tôle pleine 12 parallèle aux parois 5 et soudée à toutes les pièces qu'elle réunit. Dans ce cadre formé de quatre parois pleines, on vient alors fixer, à chaque niveau intermédiaire, des traverses supports 13 visibles sur les fig. 1 et 3 et dont la section, visible en particulier sur la fig. 4 à plus grande échelle, est dérivée d'un fer plat avec une nervure emboutie centrale, le tout comportant de larges arrondis dont on verra le rôle par la suite. Les extrémités de chacune de ces traversessupports 13 comportent de préférence des retours perpendiculaires 14 permettant de fixer économiquement les traverses par points de soudure par résistance à une extrémité sur la paroi médiane 12 et à l'autre extrémité, sur l'aile intérieure des montants 4 ou sur les montants 9. Chaque ensemble de trois traverses-supports 13 est alors prêt à recevoir le plateau-support de fruits 15, qui est constitué de préférence par une tôle munie sur son bord avant et son bord arrière d'une nervure supérieure 16 à larges arrondis du même type que la nervure des traverses 13. La partie de la t81e 15 comprise entre les deux nervures 16 peut être à volonté pleine ou ajourée. Chacun de ces plateaux-supports de fruits peut être facilement fixé à chacune de ses extrémités avant et arrière sur la traverse 13 correspondante au moyen de polnts de soudure par résistance. A titre de variante, on peut comme représenté sur la fig. 5 remplacer une des traverses supports 13 par une traverse similaire 13a mais à profil double, ce qui permet alors de constituer le plateau-support de fruits par une simple plaque de contreplaqué 17, ou d'une matière appropriée, telle qu'un grillage métallique ou plastique venant s'engager entre les deux parties du profilé 13a. A l'autre extrémité, la nervure 16 est remplacée par un profilé 18, par exemple en bois, fixé sur la traverse 13 correspondant au moyen de vis ou de clous, tandis que le bord cozres- pondant de la plaque 17 vient également se fixer sur la traverse, tout contre ce profilé 18, également au moyen de vis ou de clous. La plaque 17, fixée par une seule extrémité, peut ainsi jouer librement en cas de variations dimensionnelles. Le chariot ainsi constitué peut facilement être lavé, puis garni automatiquement de fruits par le procédé décrit dans le brevet français susvisé au nom du demandeur. En particulier, les larges arrondis pourvus dans les sections des nervures des traverses-supports 13 et du panneau supérieur 15 permettent de faciliter l'évacuation des fruits après séchage au moyen de raclettes en caoutchouc du type analogue à celui décrit dans le brevet susvisé, et cela sans laisser de recoins inaccessibles. I1 est clair que le chariot tel qu'il vient d'être décrit comporte quatre parois extérieures pleines qui se limitent toutes à deux faces frontales avant et arrière 19 Cfig, 3), qui sont parfaitement planes et verticales. En faisant par conséquent cheminer les chariots dans le sens représenté par la flèche 20 sur des rails appropriés, non représentés, et en poussant ces chariots au contact les uns des autres, on obtient le raccordement entre elles des diverses parois périphériques jusqu'à constituer par conséquent un tunnel.On peut en quelque sorte définir le chariot selon l'invention comme étant un chariot à partie inférieure aérée et à parois extérieures pleines constituant son propre tronçon de tunnel I1 suffit en effet, comme on vient de le voir, de pousser l'un contre l'autre sur des rails toute une file de chariots pour constituer automatiquement un tunnel de longueur exactement proportionnée qu'il suffit d'alimenter en air par une extrémité, En particulier, si l'on veut transformer une installation de séchage à courants parallèles traditionnelle en une installation à double courant, il suffit de prévoir à l'entrée de l'étuve 21, comme représenté sur la fig. 6, un cadre d'étanchéité formé de bavettes 22 tant verticales qu'horizontales, supérieure et inférieure, cette dernière devant naturellement laisser le passage pour les roues. En effet, la file des chariots attendant de pénétrer dans l'étuve et représentée sur la gauche de la fig. 6 constitue automatiquement un tunnel à contre-courant sans nécessiter aucune autre construction supplémentaire, puisque l'air chaud qui s'en échappe va à l'encontre de l'avancement des chariots La partie à courants parallèles peut elle-même se trouver simplifiée par le fait qu'il n'y a pas besoin de paroi supérieure entre les chariots et le conduit de recyclage d'air 23, cette paroi étant remplacée par deux bavettes horizontales 24 s'appuyant sur le dessus de l'ensemble des chariots en contact dans ce tronçon à courants parallèles et également quatre bavettes 25 assemblées en forme de cadre comme pour l'entrée, De cette manière, aucun courant d'air chaud ne peut s'échapper directement vers la sortie ou la reprise par la périphérie du chariot, puisqu'au contraire tout le débit d'air est obligé de passer à ltintérieur des parois extérieures des chariots, donc dans la zone utile, à part, bien entendu, de légères fuites inévitables. D'autre part, on n'a plus à craindre le surchauffage des fruits situés aux niveaux supérieurs, puisque ces fruits se trouvent sous une paroi pleine et isolante et léchés par un air à la même température que pour tous les autres niveaux. A la limite, on pourrait également, pour une installation nouvelle, supprimer l'étuve 21 proprement dite en la réduisant à une sorte de sas intermédiaire ainsi qu'un sas de sortie des chariots, chacun des sas étant raccordé par des cadres à bavettes d'étanchéité avec les deux colonnes de chariots et d'autre part raccordés simplement entre eux par des gaines de ventilation passant par un aérotherme et une soufflante. L'invention permet ainsi d'améliorer notablement la qualité des produits et en même temps de réaliser une très importante économie d'énergie en même temps que d'investissement, REVENDICATIONS 1, Dispositif pour le séchage de fruits, caractérisé par le fait qu'il comporte, sur une partie au moins de la longueur utilise pour le séchage, un tunnel constitué uniquement par la juxtaposition de chariots a rayonnages permOables å l'air dans le sens de l'avancement mais comportant des parois extérieures parallèles au sens d'avancement qui sont étanches à l'air et susceptibles de se raccorder chacune avec la paroi correspondante du chariot contigu, chaque chariot comportant ainsi son propre tronçon de tunnel. 2. Dispositif de séchage de fruits selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'intérieur du chariot perméable à l'air est constitué par une série de plateauxsupports de fruits formés d'une paroi, pleine ou ajourée, supportée par des traverses-supports. 3. Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que le chariot est constitué par un socle monté sur roues et servant de support à quatre montants verticaux en U à ailes parallèles au sens de la marche et servant de glissières pour le montage de panneaux de fermeture latéraux. 4, Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les montants sont réunis deux par deux transversalement au sens de la marche par des traverses supérieures en même profilé pour recevoir un panneau supérieur de fermeture semblable aux panneaux latéraux. 5, Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la portée tranSversale des traverses-supports est divisée en plusieurs parties au moyen d'au moins une cloison lonqitudinale intermédiaire, de préférence en tôle. 6, Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caracterisé par le fait que la portée longitudinale des panneaux latéraux et supérieur est divisée en plusieurs parties au moyen d'au moins deux montants et une traverse tntermédiaires en fer plat situés du côté intérieur de la paroi correspondante4 7, Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 & à , caractérisé par le fait que les traverses-supports de plateaux comportent à chaque extrémité un rebord inférieur perpendiculaire soudé, par exemple par résistance, sur la cloison médiane, sur l'aile intérieure des montants et, stil y a lieu, sur les montants intermédiaires, 8.Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les traversessupports comportent vers le bas une nervure emboutie à larges arrondis. 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé par le fait que les plateaux-supports de fruits sont constitués par une tôle, pleine ou ajourée dans sa partie centrale, et munie sur ses bords antérieur et postérieur d'une nervure supérieure à larges arrondis. 10. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé par le fait que le plateau-support de fruits est constitué par un panneau amovible, de préférence en contreplaqué dont une extrémité coulisse librement dans une rainure constituée à l'intérieur d'une des traverses-supports qui comporte en même temps une nervure supérieure, et dont l'autre extrémité est fixée sur la traverse-support opposée, la nervure étant dans ce cas constituée par un-profilé en bois ou similaire fixé au-dessus de cette traverse ou du plateau. 11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 10, caractérisé par le fait que la paroi extérieure inférieure est constituée par une tale pleine, de préférence inclinée, placée au-dessus du socle.