La présente invention concerne un dispositif limiteur de remplissage pour réservoir enterré, plus particu lièrement pour les réservoirs enterrés dans lesquels sont emmagasinés des liquides inflammables tels que essence, gazole et fuel. Les normes de sécurité imposent pour de tels réservoirs enterrés des dispositifs limiteurs de remplissage destinés à interrompre automatiquement le remplissage du réservoir lorsqu'un niveau maximal prédéterminé de liquide est atteint dans le réservoir. Un tel dispositif doit être mont à demeure et faire partie d'une installation fixe de remplissage du réservoir.Le problème spécifique posé pour la réalisation de tels limiteurs de remplissage est que, outre la fermeture automatique et complète du circuit de remplissage lorsque le liquide dans le réservoir atteint un premier niveau prédéterminé N1, il faut que, à la suite de cette fermeture, la vidange du flexible du camion citerne et éventuellement de la tuyauterie de remplissage puisse être effectuée, sur intervention de l'opérateur, sans risque de débordement du réservoir Une seconde fermeture automatique et complète sans intervention possible de l'opérateur, doit par ailleurs être réalisée lorsque le liquide dans le réservoir atteint un second niveau limite prédéterminé Nz supérieur au niveau N1. Les dispositifs limiteurs connus dédoublent en général les fonctions de fermeture et de vidange de la tuyauterie et du flexible. Ces dispositifs, par exemple du type à commande électromagnétique, sont généralement de structure assez complexe et, partant, délicats, et ne conviennent généralement pas au remplissage par vidange de réservoirs de camions citernes au moyen de pompes à haut débit. D'autres dispositifs , du type à flotteurs, présententl'inconvé nient d'imposer un volume creux trop comportant, généralerrent au niveau de la trappe de visite du réservoir, ce qui n'est pas toujours compatible avec les exigences de rentabilité et de fonctionnement de l'installation de stockage. La présente invention a pour objet de proposer un dispositif limiteur de remplissage de construction simple, se présentant sous forme compacte et ne nécessitant pas de source de puissance extérieure. La présente invention a pour autre objet de proposer un tel dispositif limiteur de remplissage à fonctionnement automatique, offrant une grande fiabilité et une sécurité accrue. Pour ce faire, selon une caractéristique de la présente invention, le dispositif limiteur de remplissage comprend un corps creux, comportant des moyens de raccordement à la canalisation de remplissage du réservoir, constitué d'une enveloppe tubulaire et d'une âme tubulaire interne creuse formant une première chambre interne et définissant avec l'enveloppe tubulaire une portion annulaire d'un premier passage de liquide ; un premier clapet sous la forme d'un obturateur cylindrique coulissant dans la première chambre interne et obturant sélectivement des ouvertures formées dans la paroi de l'âme tubulaire ; et un second clapet, sous la forme d'un obturateur cylindrique monté coulissant dans le premier clapet cylindrique, pour sélectivement fermer un second passage de liquide formé dans le premier clapet, les premier et second clapets étant commandés successivement par un flotteur unique lorsque le liquide dans le réservoir atteint le premier niveau N1 et le second niveau limite N2, respectivement. Le dispositif limiteur de remplissage selon la présente invention opère de façon automatique en assurant les sécurités requises, sans nécessiter d'intervention particulière de l'opérateur. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront de la description suivante d'un mode de réalisation donné à titre illustratif mais nullement limitatif, faite en relation avec les dessins annexés, sur lesquels La figure 1 représente, en coupe verticale, un dispositif limiteur de remplissage selon la présente invention Les figures 2, 4, 6, 8, 10 et 12 représentent de façon schématique les diverses phases opératoires d'une opération de remplissage incluant l'étape de sécurité lorsque le liquide atteint le second niveau limite N2 ; et Les figures 3, 5, 7, 9, 11 et 13 illustrent schématiquement les positions relatives correspondantes des éléments constitutifs du dispositif limiteur représenté sur la figure 1. Référence sera tout d'abord faite à la figure 2 pour situer les différents ensembles intervenant lors d'une procédure de remplissage et dont il sera fait état plus en détail au cours de la description suivante. Le réservoir enterré comprend, de façon générale, une cuve 1, disposée dans un évidement 2 formé dans le sol d'une installation de stockage ou de distribution de liquide, la cuve 1 comportant à sa partie supérieure un trou de visite 3 fermé par une trappe 4. Cette trappe 4 sert au passage de diverses canalisations, notamment d'une canalisation de mise à l'air libre 5 et d'une canalisation de remplissage 6 montée à demeure et comportant une tête de raccordement 7 à un flexible 8 de remplissage.Un camion citerne 9 servant au remplissage du réservoir enterré comporte de façon traditionnelle une vanne de vidange ou de dépotage 10 actionnée par un levier de commande 11 et comportant des moyens de raccordement à l'autre extrémité du flexible de remplissage 8. Conformément à la présente invention, le dispositif limiteur de remplissage 20 est interposé dans la canalisation de remplissage 6 au niveau de la trappe de visite 3, c'est-à-dire à la partie supérieure de la portion de canalisation de remplissage immergée 12 plongeant dans la cuve 1. Comme on le voit mieux sur la figure 1, le dispositif limiteur de remplissage 20 comporte un corps cylindrique creux 200 formant une enveloppe externe 21 et une âme cylindrique creuse interne 22, concentrique à ladite enveloppe et formée d'une seule pièce par moulage avec cette dernière. L'âme tubulaire 22 est reliée à l'enveloppe 21 par des bras radiaux tels que celui figuré par 23. L'âme tubulaire 22 définit donc ainsi avec la paroi de l'enveloppe 21 un premier passage annulaire de liquide 24. La partie supérieure de l'enveloppe 21 est par exemple fixée à une virole cylindrique 25 soudée sur la plaque 4 et comportant des moyens 26 de raccordement à la partie amont émergée de la canalisation de remplissage 6.Le corps creux 200 est raccordé à son extrémité inférieure à un élément tubulaire creux 27 présentant, à son extrémité inférieure, des moyens de raccordement 28 à la partie supérieure de la portion de canalisation de remplissage immergée 12. Un joint annulaire 29 est disposé entre ltélément tubulaire 27 et le corps creux 200. Au voisinage du joint annulaire 29 l'élément tubulaire inférieur 27 définit un alésage interne 30 établissant une communication entre le premier passage annulaire 24 et la chambre cylindrique interne 31 définie par l'élément tubulaire 27. Dans la paroi latérale tubulaire de l'âme interne 22 sont formées des ouvertures radiales 32 au niveau de sa partie de raccordement avec la partie inférieure de l'enveloppe 21. La face interne 33 de la paroi latérale de l'âme interne 22 est dressée pour recevoir à coulissement un obturateur cylindrique 34 formant un premier clapet d'obturation pour les ouvertures radiales 32, la face inférieure de l'obturateur cylindrique 34 présentant un épaulement annulaire 35 destiné à venir coopérer avec une surface annulaire de butée 36 formant siège de clapet à la partie supérieure de l'élément tubulaire 27 autour de l'alésage 30. L'obturateur coulissant 34 définit donc avec l'âme interne 22 une première chambre interne 37. Cette chambre interne 37 communique avec l'extérieur du corps creux 200 par un passage calibré 38 formé dans un des bras radiaux 23 et raccordé, par exemple, à un dispositif limiteur de débit 39. La face interne 40 de la paroi latérale 41 de l'obturateur cylindrique 34 est également dressée pour recevoir à coulissement un second obturateur cylindrique 42. Dans le second obturateur cylindrique 42 est monté de façon à pouvoir coulisser avec un certain jeu i un élément de piston 43 solidaire d'une tige 44 sur l'extrémité extérieure de laquelle est montée une rondelle 55 servant d'appui pour un ressort de compression 56, faiblement taré, par exemple à 0,2 bar, disposé entre cette rondelle 55 et une autre rondelle perforée 7 montée sur un épaulement à la partie supérieure du premier obturateur coulissant cylindrique 34. De façon plus spécifique, le premier obturateur cylindrique 34 présente un fond en forme de cuvette 58, le second obturateur cylindrique 42 présentant également un fond en forme de cuvette 59 s'engageant librement dans le fond 58 et formant un logement interne 60 pour le montage d'un clapet 61 monté coulissant de façon à sélectivemen obturer des ouvertures traversantes 62 formées dans le fond 59 du deuxième obturateur coulissant sous l'effet d'un ressort de rappel 63. Le clapet 61 est prolongé vers le bas par une tige 77 passant par un alésage dans le fond 58 du premier obturateur cylindrique 34 et portant, à son extrémité inférieure, une rondelle de butée 76 dont le rôle sera explicité plus avant. Dans la partie inférieure de la paroi latérale 41 du premier obturateur coulissant 34 sont formés des orifices traversants 64 sélectivement obturables par le second obturateur coulissant 42. A la partie supérieure de la paroi latérale 41 du premier obturateur coulissant sont formées des lumières radiales allongées 65, sélectivement obturables par les parois latérales de l'âme interne 22 et susceptibles, lorsque le premier obturateur coulissant est dans la position basse en butée contre la portée 36, telle que représentée sur la figure 1, d'établir une communication entre le passage annulaire 24 et la chambre interne 37. Dans l'élément tubulaire inférieur 27 est monté de façon à pouvoir pivoter un élément de came 66 axt"ondé, par une liaison à arbre carré 67 et par un levier 68,par un flotteur 69, réalisé par exemple en mousse de matériau thermoplastique. On comprendra de ce qui précède que le second obturateur cylindrique coulissant définit dans le premier obturateur cylindrique coulissant 34 une seconde chambre interne 70, l'élément de piston 43 définissant dans ce second obturateur cylindrique coulissant une troisième chambre interne 71. La seconde chambre interne 70 communique sélectivement avec la troisième chambre interne 71 par les orifices 62, la seconde chambre interne 71 communiquant avec la première chambre interne 37 par le jeu i entre l'élément de piston 43 et le second obturateur coulissant 42. Dans le fond 58 du premier obturateur coulissant sont également formés des orifices traversants 72 de façon à établir une communication entre la seconde chambre interne 70 et le volume interne 31 de l'élément tubulaire inférieur 27. Le fonctionnement du dispositif limiteur de remplissage de la présente invention va maintenant être décrit en relation avec les figures 2 à 13. La figure 2 représente de façon schématique une étape intermédiaire normale de remplissage du réservoir immergé avec le liquide contenu dans le camion citerne 9, le levier 11 de la vanne de dépotage 10 étant en position d'ouverture. Dans la configuration correspondante du dispositif limiteur représenté sur la figure 3, le flotteur 69 se trouve en une position basse ou intermédiaire, non encore sollicité vers le haut par la pression d'Archimède.Le flotteur étant en position basse, l'élément de came 66 se trouve en position haute et, coopérant avec le fond 58 du premier obturateur coulissant 34, maintient celui-ci dans la position haute représentée sur la figure 3 dégageant les ouvertures 32 et établissant donc ainsi une communication directe entre le premier passage annulaire 24 et le volume interne 31 , de l'élément tubulaire inférieur 27, lequel est relié , comme susmentionné, à la portion de canalisation de remplissage 12 immergée dans le réservoir pour réaliser ainsi un remplissage rapide à plein débit du réservoir comme représenté par les flèches. Dans cette configuration, le second obturateur coulissant 42 est en butée contre la partie annulaire du fond 58 du premier obturateur cylindrique 34 obturant ainsi les orifices radiaux 54 et les orifices 72 dans ledit fond 58.De la meme façon, les lumières 65 sont masquées par la paroi latérale de l'âme interne 22. La pression PI dans la première chambre interne 37 est la pression atmosphérique P à la partie supérieure du réservoir. a En se reportant maintenant aux figures 4 et 5, le niveau du liquide dans la cuve 1 est supposé avoir atteint le premier niveau prédéterminé N1. Le flotteur 69 se trouve alors dans une première position soulevée amenant hors de contact le moyen de came 66 d'avec le fond 58 du premier obturateur coulissant 34, lequel est venu, par gravité, lors du soulèvement du flotteur, occuper sa position basse en butée contre la portée 36 et obturant ainsi les ouvertures 32, c'est-à-dire en interrompant le passage entre le passage annulaire 24 et le volume interne 31, et donc le réservoir. Comme on le voit sur la figure 4, le niveau du liquide dans le camion citerne 9, dont le volume interne est maintenu à la pression atmosphérique Pa par un évent 13, se trouve alors à une distance h au-dessus du niveau N1 du liquide dans la cuve 1. En supposant que la hauteur h est de l'ordre d'environ 2 m, la pression PE dans le passage annulaire 24 est donc sensiblement égale à 1,2 bar , soit la pression atmosphérique a augmentée du poids de la colonne de liquide de hauteur h. Dans la position basse du premier obturateur cylindrique 34 les lumières 65 sont dégagées au niveau des ouvertures 32 et,du fait que le second obturateur cylindrique 42 a suivi le déplacement du premier obturateur cylindrique 34,il s'établit entre le passage annulaire 24 et la première chambre interne 37 une communication figurée par la flèche 73.Le passage calibré 38 agissant comme une restriction pour le débit de fuite depuis la première chambre interne, la pression PI dans la première chambre interne 37 monte sensiblement à la valeur de la pression PE dans le passage annulaire 24, c'est-à-dire environ 1,2 bar, provoquant ainsi un déplacement vers le bas du piston 43 en butée contre la partie annulaire du fond 59 du second obturateur cylindrique à l'encontre du ressort de rappel 56, comme représenté sur la figure 5. Ce déplacement du piston 43 provoque une expulsion du liquide dans la troisième chambre interne 71 par le troisième passage de liquide constitué par les orifices 62 en repoussant le clapet 61 à l'encontre de son ressort de rappel 63 faiblement taré, la section des orifices 62 étant supérieure au jeu i On se reportera maintenant aux figures 6 et 7. L'écoulement de remplissage étant interrompu , l'opérateur ferme la vanne du camion 10 en amenant le levier d'actionnement 11 dans sa position de fermeture. La pression PI dans la première chambre interne 37 redevient égale à la pression atmosphérique P a du fait du débit de fuite de a liquide par le passage 38 et la pression dans le passage annulaire 24 s'équilibre à la valeur PE = Pa, la pression PO dans le flexible devenant inférieure à la pression atmosphérique , soit de l'ordre de 0,8 bar. La surpression dans la première chambre interne 37 ayant disparu, le ressort de rappel 56 ramène l'élément de piston 43 vers le haut en amenant avec lui le second obturateur coulissant 42, comme figuré par la flèche 74 , dégageant ainsi les orifices radiaux 64 dans la paroi latérale du premier obturateur coulissant 34 maintenu appliqué contre la portée 36 et les orifices 72 dans le fond de ce premier obturateur coulissant 34 , ouvrant ainsi un second passage pour le liquide dans le corps 20 entre le passage annulaire 24 et le volume interne 31 de l'élément tubulaire inférieur 27 en transitant par la seconde chambre interne 70. En faisant maintenant référence aux figures 8 et 9, l'opérateur effectue une prise d'air en ) au niveau du raccordement entre le flexible 8 et la vanne 10, de sorte que la pression interne PO dans le flexible 8 redevient égale à la pression atmosphérique, autorisant ainsi la vidange du liquide contenu dans ce flexible 8 et dans la partie supérieure de la canalisation de remplissage 6 par le second passage défini précédemment, au travers des orifices 64 et 72, comme figuré par les flèches sur la figure 9, en emplissant la troisième chambre interne 71, la section des orifices 72 étant inférieure à la section des orifices 64. Le niveau du liquide dans le camion citerne étant à une hauteur h' au-dessus du niveau du liquide dans le réservoir légèrement inférieure à la hauteur h , soit de l'ordre de 1,9 m, la pression PE dans le passage annulaire 24 revient à une valeur supérieure à la pression atmosphérique soit environ 1,12 bar.Comme représenté sur les figures 10 et 11, en raison du jeu existant entre les parois latérales en contact de l'âme interne 22 et du premier obturateur coulissant 34, la pression PI dans la première chambre interne 37 s'élève de nouveau à une valeur légèrement supérieure à la pression atmosphérique, soit par exemple 1,1 bar Le liquide sous légère surpression dans la chambre 37 passe dans la troisième chambre interne 71 par le jeu i entre les parois latérales en contact du second obturateur coulissant 42 et de l'élément de piston 43.Dans le premier temps de la vidange de la canalisation de remplissage, la pression P. dans la seconde chambre interne 70 est supérieure à la pression atmosphérique, de l'ordre de 1,15 bar, en raison des différences de section entre les orifices 72 et 64. Le second obturateur coulissant demeure ainsi en position haute, comme représenté sur la figure 9. A la fin de la vidange, si les longueurs des canalisations de remplissage sont convenablement déterminées en fonction des niveaux prédéterminés admissibles N1 et N2 dans le réservoir, la pression dans la seconde chambre interne 70 revient vers la valeur Pa La surpression PI dans la chambre 37 est revenue à la valeur P a lorsque la tuyauterie de remplissage s'est vidée. Le second obturateur coulissant 42 redescend alors par son propre poids, comme figuré par la flèche 75, pour venir en butée contre la partie annulaire du fond 58 du premier obturateur coulissant 34 de façon à obturer les orifices 64 et 72 dans ce premier obturateur coulissant, c'est- -dire dans une configuration identique à celle représentée sur la figure 1. Le mouvement de descente de l'obturateur 42 est temporisé par l'admission -ralentie par la faible section de passage constituée par le jeu indu liquide depuis la chambre 37 dans la chambre 71. La temporisation de fermeture du second obturateur coulissant est réglée entre environ 2 et 3 minutes. Dans les configurations représentées sur les figures 9 et 11, on suppose que le niveau du liquide dans le réservoir atteint un niveau intermédiaire N1, légèrement supérieur au premier niveau N1 mais inférieur à un second niveau limite N2, correspondant à la quantité ajoutée de liquide résultant de la vidange des canalisations de remplissage. Si, par contre à partir de la position représentée sur la figure 9, la quantité de liquide vidangée est trop importante,ou si, en raison d'une erreur de manoeuvre ou d'organisation, un opérateur est amené à rebrancher un flexible 8 d'un camion citerne sur la tuyauterie de remplissage 6 en vue d'un nouveau remplissage du réservoir, quoique celui-ci soit déjà rempli, il faut éviter le débordement du réservoir en prévoyant , conformément à la norme, une fermeture automatique et complète, irréversible, à un second niveau prédéterminé N2 supérieur au niveau N1. Lorsque le liquide atteint le niveau N2 dans le réservoir, comme représenté sur les figures 12 et 13,le flotteur 69 est amené dans sa position limite supérieure dans laquelle le moyen de came 66 vient coopérer avec la rondelle 76 à l'extrémité inférieure de la tige 77 solidaire du clapet 61, provoquant ainsi un déplacement de celui-ci vers le bas dégageant les passages 62, comme figuré par la flèche 78.Le liquide dans la seconde chambre interne 70, à la pression P. susmentionnée, envahit la troisième chambre interne 71, équilibrant ainsi les pressions entre ces deux chambres de sorte que le second obturateur coulissant 42, sous l'effet de son propre poids et du ressort de rappel 63 du clapet 61, est déplace vers le bas pour venir en butée contre la partie annulaire du fond 58 du premier obturateur coulissant 34, fermant ainsi le second passage constitué par les orifices 64 et 72 entre le passage annulaire 24 et le volume interne 31 de l'élément tubulaire inférieur 27 comme dans le cas de figure représenté sur la figure 11. Toute vidange ultérieure des canalisations de remplissage se trouve ainsi empêchée, jusqu'à ce que le niveau de liquide dans le réservoir ait été ramené au niveau N1, par exemple par soutirage. Comme précédemment mentionné dans la description, le passage de communication 38 entre la première chambre interne 37 et l'intérieur du réservoir est calibré de façon à permettre des surpressions locales dans la première chambre interne 37. Cette calibration peut être obtenue en dimensionnant le passage 38 ou, de préférence, en lui adjoignant, à sa sortie du corps creux 200 le limiteur de débit 39 vissé dans le corps. Ce limiteur de débit comporte, de façon traditionnelle, un piston 80 équilibré par un ressort taré 81 réagissant comme une restriction variable entre la canalisation d'entrée 82 du limiteur de débit et sa canalisation de sortie 83. Le débit de fuite est avantageusement réglé à une valeur constante de 80 1/heure. Pour réaliser une diminution progressive de la section du passage principal constitue par les ouvertures 32, lorsque le premier obturateur coulissant 34 arrive dans sa position de fermeture de ces ouvertures 32,et éviter ainsi le coup de bélier, l'obturateur coulissant 34 comporte,à sa partie inférieure, une virole cylindrique 84, coulissant dans l'alésage 30 formé à la partie supérieure de l'élément tubulaire 27, et présentant un profil en dents de scie. Les dimensions du dispositif limiteur selon la présente invention sont typiquement les suivantes : hauteur hors-tout (corps 20 et élément tubulaire 27) : 34 cm ; diamètre externe (du corps 20) : 14 cm ; diamètre externe de l'âme 22 : 9,4 cm. Quoique la présente invention ait été décrite en relation avec un mode de réalisation particulier, elle ne s'en trouve pas limitée mais est au contraire susceptible de modifications et de variantes qui apparaîtront à l'homme de l'art. REVENDICATIONS 1 - Dispositif limiteur de remplissage pour réservoirs enterrés de stockage de liquides inflammables équipés d'une canalisation de remplissage susceptible d'être reliée à un flexible de remplissage, comprenant un flotteur et un premier clapet commandé par le flotteur pour fermer un premier passage raccordé à la canalisation de remplissage lorsque le liquide dans le réservoir atteint un premier niveau prédéterminé, caractérisé en ce qu'il comporte : un corps creux comportant des moyens de raccordement à la canalisation de remplissage, constitué d'une enveloppe tubulaire et d'une âme tubulaire interne creuse, fixe formant une chambre interne et définissant avec l'enveloppe tubulaire une portion annulaire du premier passage, l'enveloppe présentant , à sa partie aval, dans le prolongement de la paroi de l'âme tubulaire, un siège pour le premier clapet, celui-ci se présentant sous la forme d'un obturateur cylindrique coulissant dans la première chambre interne de façon à obturer sélectivement des ouvertures radiales formées dans la paroi de l'âme tubulaire ; et un second clapet, sous la forme d'un obturateur cylindrique monté coulissant dans le premier clapet cylindrique, pour sélectivement fermer un second passage de liquide formé dans le premier clapet, le second clapet étant commandé par le flotteur pour obturer le second passage lorsque le liquide atteint un second niveau prédéterminé supérieur au premier niveau. 2 - Dispositif limiteur de remplissage selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est interposé dans la canalisation de remplissage au niveau de la partie supérieure du réservoir et en ce que la première chambre interne communique avec l'atmosphère par une canalisation calibrée. 3 - Dispositif limiteur de remplissage selon la revendication 2, caractérisé en ce que la paroi cylindrique du premier clapet comporte, dans sa partie opposée au siège, des lumières radiales sélectivement obturables par la paroi cylindrique de l'âme tubulaire et par la paroi tubulaire du second clapet, ces lumières étant susceptibles de venir sélectivement en regard des ouvertures dans la paroi cylindrique de l'âme tubulaire pour établir sélectivement une communication entre la portion annulaire du premier passage et la première chambre interne, la paroi transversale du second clapet définissant dans le premier clapet cylindrique une seconde chambre interne constituant une portion du second passage. 4 - Dispositif limiteur de remplissage selon la revendication 3, caractérisé en ce que dans le second clapet est monté,coulissant avec jeu, un moyen de piston sollicité par un ressort de rappel prenant appui sur la partie supérieure du premier clapet et définissant, dans le second clapet, une troisième chambre interne communiquant avec la première chambre interne par ledit jeu. 5 - Dispositif limiteur de remplissage selon la revendication 3 ou la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comporte un troisième clapet, sollicité élastiquement, monté coulissant dans la paroi transversale du second clapet pour sélectivement obturer un troisième passage de liquide faisant communiquer la seconde chambre interne et la troisième chambre interne, le troisième clapet étant commandé mécaniquement par le flotteur. 6 - Dispositif limiteur de remplissage selon la revendication 5, caractérisé en ce que le second passage de liquide comprend des premiers orifices radiaux formés dans la paroi cylindrique du premier clapet au voisinage de son extrémité annulaire venant coopérer avec la portée formée dans l'enveloppe tubulaire et établissant une communication entre la portion annulaire du premier passage et la seconde chambre interne, et des seconds orifices formés dans la paroi transversale du premier clapet et établissant une communication entre la seconde chambre interne et l'intérieur du réservoir, la section des seconds orifices étant inférieure à la section des premiers orifices. 7 - Dispositif limiteur de remplissage selon la revendication 5 ou la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comprend un moyen de levier articulé à la partie inférieure du corps, le flotteur étant monté à l'extrémité extérieure du moyen de levier, l'extrémité opposée du levier, intérieure au corps , étant formée à la façon d'une came pour sélectivement coopérer avec la cloison transversale du premier clapet. 8 - Dispositif limiteur de remplissage selon la revendication 7, caractérisé en ce que le troisième clapet est prolongé par une tige s'étendant vers le bas au travers de la paroi transversale du premier clapet et portant à son extrémité opposée au troisième clapet une surface de butée avec laquelle est susceptible de venir coopérer l'extrémité formant came du moyen de levier lorsque le liquide dans le réservoir atteint le second niveau prédéterminé. 9 - Dispositif limiteur de remplissage selon l'une quelconque des revendications 3 à 8, caractérisé en ce que les parois transversales des premier et second clapets présentent une forme de cuvette s'emboîtant sensiblement l'une dans l'autre. 10 - Dispositif limiteur de remplissage selon l'une quelconque des revendications 2 à 9, caractérisé en ce que la canalisation calibrée comporte un limiteur de débit à tarage réglable. 11 - Procédé de limitation de remplissage pour un réservoir enterré de stockage de liquides, par exemple inflammables, équipé d'une canalisation de remplissage susceptible d'être raccordée à un flexible de remplissage, comportant l'étape d'obturer, par un premier clapet commandé par un flotteur, un premier passage principal de liquide relié à la canalisation de remplissage lorsque le liquide dans le réservoir atteint un premier niveau prédéterminé, caractérisé en ce qu'il comporte les étapes de comprimer momentanément un organe élastique solidaire d'un élément de piston monté dans le premier clapet lorsque le premier clapet se ferme, d'autoriser la détente de cet organe élastique, cette détente provoquant le déplacement d'un second clapet monté dans le premier clapet pour dégager un second passage de liquide dans le premier clapet, puis de commander le déplacement du second clapet vers sa position de fermeture du second passage de liquide lorsque le liquide dans le réservoir atteint un second niveau prédéterminé supérieur au premier niveau. 12 - Procédé de limitation de remplissage selon la revendication 11, caractérisé en ce que la compression de l'organe classique est obtenue sous l'effet de la pression de la colonne de fluide dans la canalisation de remplissage au niveau du premier passage créant une surpression dans une chambre fermée par l'élément de piston, un passage de mise à l'air libre calibré assurant une fuite contrôlée entre cette chambre et l'atmosphère. 13 - Procédé de limitation de remplissage selon la revendication 11 ou la revendication 12, caractérisé en ce que le déplacement du second clapet vers sa position de fermeture du second passage est commandé par le flotteur.