La présente invention a trait à un procédé permettant d'obtenir un corps de robinet et/ou sa tubulure d'écoulement avec un revêtement de finition en matière plastique, la dite matière plastique étant moulée sur la pièce métallique façonnée du corps et/ou de la tubulure du robinet, de manière telle que le revêtement reproduise le profil fini de la pièce métallique elle-même. L'invention concerne en outre une pièce métallique façonnée comme il vient d'être dit et pourvue d'un revêtement de finition, en matière plastique moulée, sur la dite pièce métallique, par exemple par injection. Dans l'industrie de la robinetterie, les pièces métalliques brutes, moulées ou fondues, constituant les corps et les tubulures d'écoulement des robinets en général, tels que les groupes mélangeurs pour bain, douche ou évier, doivent être successivement tra 'raillées, polies et, par exemple, chromées pour leur donner un aspect de surface fini. Cependant, le polissage des pièces métalliques présente plusieurs problèmes en ce qui concerne l'obtention de pièces finies absolument identiques entre elles, soit à cause des difficultés de recrutement de la main-d'oeuvre spécialisée nécessaire, soit à cause du prix de revient de cette dernière. Bien que le problème ait été exposé ci-avant pour ce qui concerne les pièces métalliques chromées, il est évident qu'il subsiste dans tous les cas, que la finition superficielle de la pièce métallique soit obtenue par une opération de vernissage, ou de métallisation, ou en général par n'importe quel traitement de surface chimique ou physique. C'est pourquoi le but de la présente invention est de fournir un procédé#pour l'obtention d'une pièce métallique brute, façonnée, telle que le corps ou la tubulure dtécoulement d'un robinet quelconque, avec formation d'un revêtement de finition en matière plastique moulée sur la dite pièce métallique façonnée, de manière re telle que le revêtement reproduise exactement le gabarit donné de la pièce finie. Les. avantages obtenus notamment par un procédé selon l'invention sont la suppression des opérations traditionnelles de polissage nécessaires, par exemple pour le chromage des pièces, l'élimina- tion de la main-d'oeuvre spécialisée difficile à recruter et la possibilité de maintenir les prix d des niveaux compétitifs. En particulier, pour obtenir une pièce métallique brute avec ^formation d'un revêtement de finition en matière plastique, selon l'invention, on prévoit de placer la pièce métallique, éventuellement chauffée, dans un moule qui définit une cavité de forme correspondante et de dimensions plus grandes que celles de la pièce métallique susdite, de maintenir la pièce métallique centrée dans le moule et d'injecter une matière plastique dans l'es- pace entre la dite pièce métallique et la surface en regard du moule en formant ainsi un revêtement sur la surface extérieure de la pièce métallique. Pour éviter que la forme complexe de certaines pièces entraîne des décollements ou des défauts d'adhérence entre la pièce métallique et le revêtement en matière plastique, la dite pièce métallique peut être chauffée à une température pour laquelle son retrait ultérieur par refroidissement est sensiblement égal à celui du revêtement en matière plastique formé. De plus, la surface extérieure du revêtement en matière plastique moulée peut être ensuite traitée, par exemple chromée après une opération préalable de mordançage, et de toute façon subir n'importe quelle opération chimique, physique ou galvanique de finition. Grâce au procédé selon l'invention, outre les problèmes de finition superficielle des pièces métalliques, on résoud aussi les problèmes éventuels d'étanchéité hydraulique. Par exemple, dans le cas où le corps brut d'un robinet est formé d'une matière poreuse à travers laquelle l'eau peut suinter, le revêtement assure l'étanchéité et évite le suintement. En outre, le procédé permet de traiter de manière extrèmement simple et économique, les pièces moulées ou façonnées qui sont d'habitude difficiles à polir. Le procédé selon l'invention donne encore la possibilité d'cb- tenir des pièces finies absolument identiques entre elles, le revêtement étant obtenu dans un moule. Il permet aussi une meilleure finition grâce à la surface spéculaire du moule. te procédé selon l'invention donne en outre la possibilité de maintenir inaltérée la forme de la pièce, par exemple sur les arêtes,#ce qui est impossible avec une opération traditionnelle de polissage manuel. Enfin l'invention permet de réduire l'épaisseur rle la pièce métallique jusqu'à obtenir seulement une âme ou une armature métallique façonnée sur laquelle est ensuite formé un revêtement de finition en matière plastique moulée comme il vient d'être dit. L'emploi de matières plastiques diverses et colorées Hifféremment permet encore d'adapter la couleur de la robinetterie a la c1e'co- ration du local oh elle doit être placée. L'invention est décrite ci-après de façon plus précise en se référant au dessin annexé qui représente, à titre d'exemple, la formation d'un revêtement de finition sur une pièce constituant le corps d'un groupe mélangeur pour le bain. En particulier, sur le dessin annexé la figure 1 est une vue en perspective du corps métallique du groupe; la figure 2 montre en coupe transversale schématique un moule destiné au moulage de matière plastique dans lequel est inséré le groupe de la figure 1; la figure 3 est une coupe transversale selon la ligne 3-3 de la figure 1, mais après la formation du revêtement de matière plastique; la figure 4 est une coupe semblable à celle de la figure 3 où, sur le revêtement plastique, a été formée ou placée une couche de chromage ou d'autre matière de finition superficielle. A la figure 1 une pièce métallique 10 brute, destinée à constituer le corps du robinet mélangeur, doit être finie par la formation d'un revêtement en matière plastique moulée; la pièce métallique brute 10 présente un profil propre qui doit être maintenu par le revêtement de matière plastique comme il sera dit par la suite. Selon l'invention, la pièce métallique brute 10, préalablement formée ou façonnée', par exemple par matriçage à chaud ou moulage en coquille, peut être chauffée dans un four jusqu'à l'amener à une température préfixée propre à lui faire subir une dilatation préalable correspondant au refroiissement, à un retrait sensiblement égal à celui du revêtement plastique qui sera formé sur elle. Après chauffage, la pièce métallique est placée au centre de la cavité Il d'un moule ouvrant 12 pour le moulage par injection de la matière plastique. La cavité Il du moule est de forme correspondant à celle de la pièce métallique brute 10 et présente des dimensions plus grandes que celles de cette dernière, de fa çon à laisser tout autour de la surface extérieure de celle-ci, un espace suffisant d la formation, par injection, d'un revêtement en matière plastique d'épaisseur adéquate. Après que la pièce métallique brute 10, éventuellement chauffée, a été enfermée dans le moule 11, une matière plastique à l'état fondu, est injectée dans ce dernier, de manière connue en soi, et occupe ou remplit tous les espaces vides laissés entre la surface extérieure de la pièce métallique 10 et la surface intérieure correspondante en regard du moule 12, en formant ainsi sur la pièce métallique 10 un revêtement en matière plastique 13, comme représenté sur la coupe de la figure 3, tout autour de la surface extérieure de la pièce métallique 10 et dont la forme reproduit celle de la pièce métallique elle-même. On obtient ainsi un degré remarquable de finition et toutes les pièces ainsi produites présentent une forme absolument identique de l'une à l'autre. Comme il a déja été dit, le chauffage de la pièce métallique 10 doit amener celle-ci à une température telle que son retrait ultérieur par refroidissement, soit égal au retrait du revêtement 13 en matière plastique, ceci dépendant surtout de la matière elle-même. En ce qui concerne le type de matière plastique à utiliser, cela dépend principalement de la destination ou du domaine d'emploi de ltobjet à revêtir, ainsi que des autres traitements éventuels de finition superficiels auxquels le revêtement de matière plastique moulée doit être soumis; par exemple, on précise que le revetement 13 peut être en polystyrène ou autre, il sera choisi, par exemple, parmi les matières connues sous les noms commerciaux de "NYLON", "ABS","MOPLAN", etc. En effet, le revêtement de matière plastique 13 peut constituer la surface extérieure finie du produit ou bien peut être ensuite recouvert par une couche superficielle de finition, par exemple, par une couche de chromage 14 placée galvaniquement (comme représente à la figure 4) ou d'autre matière de finition déposée par voie galvanique ou encore de n'importe quelle autre matière rapportée, par exemple par vernissage, ou métallisation. Dans le cas où la surface du revêtement en matière plastique 13 doit être chromée, il est nécessaire de recourir à l'emploi > "une chromables matière plastique convenable à base de résines synthétisuer Gråce au procédé selon l'invention, on obtient ainsi un produit avec de remarquables caractéristiques esthétiques ou de finition superficielle toujours constantes d'une pièce à l'autre, et en outre, on supprime complètement l'emploi de la main-d'oeuvre spécialisée pour les opérations de polissage des pièces métalliques comme cela était nécessaire précédemment, main-d'oeuvre qui est toujours difficile à recruter et qui limite la production à des niveaux quantitatlfs extrêmement bas et insuffisants pour satisfaire les demandes continues. R cuwE 1) Procédé pour l'obtention d'une pièce métallique, telle que le corps ou la tubulure d'écoulement d'un robinet, protégée par un revêtement en matière plastique, caractérisé en ce qu'il consiste à placer et à centrer la pièce métallique brute dans un moule ayant une cavité de forme correspondante et de dimensions supérieures à celles de la dite pièce métallique, puis à injecter une matière plastique dans l'espace compris entre la surface intérieure du moule et la pièce métallique brute en formant ainsi sur cette dernière un revêtement de finition qui reproduit la forme de la pièce métallique elle-meme. 2) Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que la pièce métallique, avant d'être placée dans le moule, est chauffée à une température prédéterminée pour laquelle le retrait ultérieur dû au refroidissement est sensiblement égal à celui du revêtement en matière plastique formé sur la dite pièce. 3) Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la pièce revêtue de matière plastique est soumise ensuite à un traitement chimique, galvanique ou physique permettant de former une couche superficielle de matière de finition sur le revêtement plastique. 4) Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la matière plastique employée pour la formation du revêtement est à base de résines synthétiques chromables et que ce revêtement est ensuite soumis à un traitement de chromage. 5) Pièce métallique façonnée, telle qu'un corps ou une tubulure d'écoulement de robinet, caractérisée en ce quelle est pourvue d'un revêtement de finition en matière plastique moulée par injection sur la pièce métallique selon le procédé revendiqué dans l'une quelconque des revendications précédentes. 6) Pièce métallique selon la revendication 5, caractérisée en ce que le revêtement en matière plastique est recouvert en outre d'une couche superficielle de finition obtenue, par exemple par chromage, vernissage ou métallisation,