La présente invention a trait au domaine des revêtements de terrains en vue de la réalisation de sols semi-rigides ou souples aptes à être utilisés notamment comme terrains de jeux ou sports, comme par exemple des courts de tennis mais aussi dans d'autres domaines, comme la realisation de trottoirs ou de voies piétonnières. Elle concerne tout spécialement la réalisation de terrains perméables à l'aide de plusieurs couches de revêtement conférant au sol final les qualités de compacité, souplesse et porosité recherchées. La construction de terrains de sport, en particulier de courts de tennis, fait généralement appel à deux groupes de techniques se différenciant par les matériaux mis en oeuvre. Selon un premier procédé, du type "terre battue", on utilise, sur un sous-sol convenablement drainé et consolidé, des couches de terre calcaire pulvérisée, revetue d'une fine couche de terre rouge en argile cuite pulvérisée (par exemple type "ROUGISoL" ou équivalent). Les terrains obtenus sont très agréables au jeu du fait de la souplesse du sol final. Toutefois, nombre d'inconvénients apparaissent à l'usage et notamment : période d'utilisation limitée aux mois hors gel, entretien journalier nécessaire, arrosage-roulage, réfection annuelle, compacité variable en divers emplacements et selon le moment de la saison de jeu, faux-rebonds fréquents, pratique d'un jeu lent pour le tennis. Selon un autre procédé, du type "tous temps", on confectionne des revetements durs à l'aide de divers matériaux tels que béton poreux perméable, béton imperméable, asphalte perméable ou non, enrobé bitumeux. Ces revetements durs présentent des avantages certains dont en particulier : surface uniforme permettant d'éviter les faux-rebonds et donnant un jeu rapide, entretien nul ou minime, pas de réfection annuelle, utilisation en toutes périodes. Cependant ces avantages sont contrebalancés par des inconvénients notables relatifs en particulier au manque de confort et à la fatigue physique sur un sol dur, qui peut en outre provoquer des accidents musculaires et articulaires. Par ailleurs, un tel sol conduit à une usure rapide de chaussures et des balles de tennis en raison de l'abrasivité de la surface. L'invention a pour but la réalisation d'un terrain permettant de réunir au maximum les intéressantes caractéristiques des procédés rappelés ci-dessus tout en supprimant les inconvénients de ces derniers. Elle vise en effet l'obtention de surfaces finales de sols procurant un grand confort au joueur, ne nécessitant pas d'arrosages ni d'entretien périodique ou de réfection annuelle, permettant le jeu en toutes saisons et la suppression de faux rebonds de balles grâce à la régularité de surface et conférant au terrain terminé une bonne porosité qui facilite l'infiltration rapide des eaux de pluie. Enfin, l'invention permet la construction de terrains de sportS, specialement de courts de tennis, à des prix extrêmament compétitifs par rapport aux procédés connus à ce jour. Ces différents buts sont atteints par un revetement ayant pour assise une structure de fondation naturelle ou spécialement préparée, et constitué par la superposition, de bas en haut : a) d'une couche de base composée d'un mélange, fixé à la chaux éteinte, de terre argileuse, de sable et d'une charge de forte granulométrie choisie dans le groupe : pouzzolane, mâchefer, schiste ; b) d'une couche inter médiaire de meme composition que la couche a) mais dans laquelle la granulométrie de la charge est notablement inférieure ; et : c) d'une couche superficielle comprenant une proportion majeure d'argile cuite pulvérulente rouge ou de brique pilée et une proportion mineure de chaux éteinte. Ainsi, selon la caractéristique principale de l'invention, chaque couche du revêtement est traitée à la chaux ; l'action de cette dernière correspond à une augmentation de la cohésion des constituants mis en oeuvre, de la dureté et de la résistance au poinçonnement. En outre, la résistance mécanique du revêtement est notablement augmentée et, par contre, les phénomènes habituels de retrait ou gonflement (par exemple en cas de gel et degel) sont nettement diminués, voire supprimes. Ces actions se poursuivent dans le temps, en améliorant ainsi la stabilisation du revetement. Les proportions des différents matériaux dans les couches susvisées ainsi que les épaisseurs respectives de ces dernieres peuvent varier entre d'assez larges limites. Toutefois, selon les realisations les plus avantageuses quant aux résultats obtenus, il apparait préférable de travailler dans les fourchettes suivantes eu égard aux quantités pondérales pour les couches a) et b) : 20 à 50 parties de terre argileuse, 10 à 30 parties de gros sable, 30 à 60 parties de charge et 2 à 6 parties de chaux, ceci pour 100 parties de chacune des deux couches. Quant à la proportion de chaux dans la couche superficielle c) elle se si tue généralement entre 3 et 8 % du poids total de terre argileuse ou brique pilée. Quant aux épaisseurs d'application desdites couches sur la structure de fondation du sol, elles sont bien entendu fonction de cette assise de base ainsi que d'autres paramètres tels que notamment la zone géographique d'implantation. En pratique, elles se situent avantageusement et le plus couramment entre les limites : 50 et 100 mm pour la couche de base, 10 à 40 mm pour la couche intermédiaire et 1 à 3 mm pour l'enduit superficiel, ces épaisseurs étant bien entendu comptées après compactage des strates successivement répandues sur la fondation. En pratique, les mélanges correspondant à chaque couche du revêtement selon l'invention sont de préférence préparés à l'avance mais on peut également les confectionner in situ sur le terrain à aménager. I1 importe cependant, pour obtenir les meilleurs garanties d'homogénéité, que la terre argileuse soit bien sèche au moment du mélange, ce dernier pouvant être effectué en malaxeur ou dispositif équivalent. Selon un premier mode d'application, chacune des trois couches est déposée puis compactée avant épandage de la couche suivante. Con formément à une variante d'exécution, on peut étendre la couche de base puis la couche intermédiaire et compacter l'ensemble avant de déposer la couche superficielle qui est ensuite soumise à la compression. L'opération de compactage est effectuée à l'aide des moyens conventionnels tels que rouleaux, manuels ou motorisés. La résistance à la compression obtenue après l'opération doit se situer de préférence entre 3 et 10 décaNewtonlcm2, selon le degré de dureté et la rapidité de rebond souhaités. L'état de surface, en fin d'opération, doit être exempt de toute aspérité. Enfin, l'arrosage, nécessaire à l'hydratation de la chaux, doit se faire à l'aide d'un jet d'eau à très fines goutelettes de manière à éviter les traces sur le sol. Lors de la construction du terrain, le revetement selon l'invention est appliqué sur une structure de fondation en principe naturelle et suffisamment compactée pour que le sous-sol soit stable. Selon les régions géographiques et les types de sols rencontrés on peut etre amené à aménager spécialement la sous-structure, de façon d'ailleurs connue en soi. Par exemple, pour favoriser l'écoulement des eaux de pluie, il est fréquemment avantageux de prévoir une couche de fondation drainante, par exemple de 10 cm ou plus, constituée de matériaux à forte granulométrie tels que graviers, cailloux tout-venant, gros sable, etc. I1 peut etre en outre judicieux d'incorporer un ensemble de drainage dans les régions à forte pluviosité.Par ailleurs, dans crains cas, lorsqu'on a des craintes sur les remontées d'eau et/ou la stabilité du sol, on eut être amené à consolider le sous-sol par incorporation de petites quantités de ciments appropriés ou autres compositIons équivalentes. Dans tous les cas, on prévoit une légère pente, par exemple de I à 3 %, d'un côté à l'autre du terrain pour favoriser l'écoulement de l'eau, le terrain lui-même étant de préférence s'irélev par rapport au sous-sol environnant. A titre d'exemple non limitatif et conformément à l'invention, on a réalisé sur couche de fondation drainante ou sur sol naturel stable, les revêtements suivants (pourcentages exprimés en poids) - une première couche de base, d'épaisseur 50 à 60 mm apres compactage, constituée de terre argileuse contenant plus de 40 % d'argile d'indice de plasticité au moins égal à 17 et de limite de liquidité au moins egale à 40 30 % pouzzolane de granulométrie 5/20 45 % gros sable 20 % chaux éteinte Ca(OH)2 3 % du poids des autres constituants de la couche. - une couche intermédiaire, d'épaisseur 20 à 30 mm apres compactage, composée de terre argileuse du même type que ci-dessus 30 z gros sable 20 Z pouzzolane de granulométrie 0/3 45 % chaux éteinte 4 %du poids total des autres cons tituants de la couche. - une couche superficielle de 1 à 2 mm d'épaisseur après compactage, composée de terre rouge argileuse cuite et pulvérulente (du type ROUGISOL ou équivalent) et/ou de brique finement broyée, avec une proportion d'environ 5 % en poids de chaux éteinte. On a obtenu des résultats équivalents en remplaçant la pouzzolane par du mâchefer et/ou du schiste de granulométries ayant le même ordre de grandeur que celles précitées. Par ailleurs, la couche superficielle peut être additionnée d'un colorant rouge. Selon une variante on peut additionner à la chaux éteinte du chlorure de calcium notamment dans le cas de terrains particulièrement humides. Bien entendu l'invention n'est pas limitée à de tels modes de réalisation et englobe les equivalents techniques visant le même but par des moyens de même fonction. REVENDICATIONS 1. Revêtement pour terrains de sport apte à etre appliqué sur une structure de fondation naturelle ou spécialement préparée, caractérisé en ce qu'il est constitue par la superposition, de bas en haut : a) d'une couche de base composée d'un mélange, fixé à la chaux reteinte, de terre argileuse, de sable et d'une charge de forte granulométrie choisie dans le groupe : pouzzolane, mâchefer, schiste ; b) d'une couche intermédiaire de meme composition que la couche a) mais dans laquelle la granulométrie de la charge est notablement inférieure ; et : c) d'une couche superficielle comprenant une proportion majeure d'argile cuite pulvérulente rouge ou de brique pilee et une proportion mineure de chaux éteinte. 2. Revêtement selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche de base a) et la couche intermédiaire b) renferment, pour 100 parties en poids, 20 à 50 parties de terre argileuse, 10 à 30 parties de gros sable, 30 à 60 parties de ladite charge et 2 à 6 parties de chaux ; la granulométrie de la charge pour a) étant de 5 à 20 rmn alors que celle pour la charge introduite dans b) est du type 0 à 3 mm. 3. Revêtement selon l'une quelconque des revendications 2 et 2, caractérisé en ce que la proportion de chaux dans l'enduit de surface c) est de 3 à 8 % du poids total d'argile cuite pulvérulente ou brique pilée. 4. Revêtement selon l'une quelconque des revendications I à 3, caractérisé en ce que la chaux utilisée est additionnée de chlorure de calcium. 5. Revêtement selon l'une quelconque des revendications I à 4, caractérisé en ce que les épaisseurs des différentes couches sont comprises entre 50 et 100 mm pour la couche a), 10 à 40 mm pour la couche b) et 1 à 3 mm pour la couche c), lesdites épaisseurs étant comptées après compactage des couches. 6 Procédé d'application sur une structure de sous-sol naturel ou muci de systeme drainant ou encore consolidé par ciment, du revêtement selon l'une quelconque des revendications ! à 5, caractérisé en ce que chacune des trois couches -préparee préalable ment ou in situ- est compactée apres épandage avant application de la couche suivante. 7. Procédé d'application sur une structure de sous-sol naturel ou muni de systeme drainant ou encore consolidé par ciment, du revêtement selon l'une quelconque des revendications I à 5, caractérisé en ce que, apres épandage des deux couches a) et b), celles-ci sont compactées ensemble, la couche superficielle c) étant alors appliquée puis soumise au compactage.