La présente invention se rapporte d'une manière générale aux appareils pour la destruction des articles à usage de support d'information ou d'emballage faits de papier, carton, films ou plaques de substance artificielle ou synthétique et autres matières analogues, et notamment des lettres, imprimés, photographies, archives, relevés et autres documents porteurs d'information confidentielle mais périmée devant être rendue illisible avant leur mise au rebut. Plus particulièrement, l'invention concerne des perfectionnements aux appareils ou machines pour détruire des feuilles minces à l'état indifféremment plat ou lissé, ou bien froissé ou chiffonné, et de ce fait bien adaptés aux besoins d'un secrétatriat notamment. Les appareils et machines du type concerné ressortent d'un type depuis longtemps connu, décrit par exemple dans le Brevet français N0 1.226.633, comprenant un organe de coupe formé de deux arbres parallèles tournant en sens inverses et portant des lames circulaires respectives, qui sont axialement espacées sur chaque arbre et disposées en alternance sur les deux arbres de manière que leurs périphéries s'intersectent et s'imbriquent mutuellement sans jeu axial. Une feuille à détruire insérée dans un tel organe de coupe est donc lacérée en lanières par les lames, dont la périphérie est dentelée ou striée en vue d'assurer leur bonne prise sur la feuille et donc l'avance régulière de cette dernière à travers l'organe de coupe. La périphérie des lames peut en outre comporter des encoches plus profondes, destinées non seulement à tronçonneur les lanières gaufrées obtenues, mais surtout à permettre l'accrochage et la destruction de feuilles froissées ou chiffonnées en boule. L'expérience a toutefois prouvé que cet artifice n'est guère efficace en pratique, puisque l'introduction de feuilles froissées ou chiffonnées conduit souvent au "bourrage" de la machine. Il s'ensuit un risque de blocage pouvant être dommageable au mécanisme ou à son moteur d'entraînement, et qui incite le personnel utilisateur à y porter remède par des manipulations non exemptes de danger, notamment en cas de reprise inopinée du fonctionnement de l'appareil. L'invention a en conséquence pour but d'éliminer ces inconvénients des machines et appareils du type spécifié en leur apportant des perfectionnements propres à supprimer tout risque de bourrage en présence de feuilles froissées ou chiffonnées, tout en préservant voire même en améliorant leur capacité de destruction de feuilles plates ou lissées. A cet effet, selon une première caractéristique de l'invention, certaines lames des deux rotors de l'organe de coupe portent à leur périphérie au moins une griffe en saillie radiale, conformée et disposée pour accrocher et entraîner positivement les feuilles à détruire. En pratique, il suffit que quelques couples de lames adjacentes, et donc respectivement portées par l'un et l'autre rotor, soient pourvues de telles griffes Dans ce cas notamment, si les deux rotors sont positivement couplésen rotation par exemple au moyen d'engrenages, les griffes portées par deux lames adjacentes sont symétriquement disposées, de manière à traverser ensemble le plan contenant les axes des deux rotors. Si les lames de coupe sont circulaires et centrées sur leur axe respectif, la position angulaire des griffes est indifférente. Si par contre, selon des perfectionnements antérieurement protégés par la Demanderesse par le dépôt de demandes de brevet NO EN 76/37.761 du 15 Décembre 1976 et 77/04.163 du 15 Févriér 1977, ces lames conservent une périphérie circulaire mais sont montées excentrées ou bien présentent une périphérie polygonale, les griffes objet de la présente invention sont disposées de préférence dans le prolongement du moindre rayon de chaque lame ou de l'une de ses apothèmes, et présentent avantageu- sement une extension radiale ne dépassant pas le plus grand rayon de la lame. De la sorte, l'entraînement positif des feuilles lisses ou froissées que garantissent les griffes-n'oblige à aucun accroissement de l'entr'axe des rotors et n'implique aucune restriction sensible de la section de passage offerte entre ces derniers. Enfin, lorsque les lames de coupe sont constituées - comme il est le plus commode en pratique - par des plaques annulaires identiques découpées dans une tôle d'épaisseur constante, dentelées ou striées par moletage et simplement empilées sur un arbre avec interposition de rondelles intercalaires d'espacement, les griffes objet de la présente invention sont de préférence rapportées par soudure après moletage de la périphérie des lames, puis Si besoin est sont fa çonnées par meulage, éventuellement après réchauffage et trempe de l'ensemble. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description détaillée qui suit de quelques exemples de mise en oeuvre non limitatifs illustrés par les dessins annexés, sur lesquels La Figure 1 est une vue en coupe partielle d'un appareil du type concerné par l'invention, prise par le travers de son organe de coupe; La Figure 2 est une vue de dessus d'une fraction de cet appareil incluant une extrémité de son organe de coupe; et Les Figures 3 et 4 sont des schémas explicatifs correspondant à la vue de la Figure 1, qui illustrent respectivement l'adjonction de griffes selon l'invention s des lames de coupe à périphérie circulaire excentrée et à périphérie hexagonale. L'appareil destructeur de documents choisi sour exemple comprend en sus des organes Dartiellement représentés sur les Figures 1 et 2 qui seront décrits en détail ci-a-près - autres éléments structuraux èt -onctionnels, dont notamment un groupe moto-réducteur et un clavier de commande. Toutefois, leur agencement est classique et sans relation avec l'objet propre de l'invention, dont la bonne compréhension n'exige donc nullement la description de ces éléments, qui seront simplement mentionnés si besoin est. La machine partiellement représentée sur les Figures 1 et 2 comprend essentiellement un organe de coupe 10 auquel sont adjoints des moyens de guidage des feuilles à détruire, introduites à l'état lissé ou bien froissé. Cet organe de coupe 10 est formé de deux rotors semblables disposés parallèlement et comportant chacun un axe Il à section hexagonale régulière, par exemple tiré d'un profilé à six pans du commerce, dont les extrémités tourillonnent dans des paliers 12 solidaires de flasques 13 reliés par des tirants 14 pour former un cadre de grande rigidité. Deux extrémités adjacentes des arbres 11 portent des pignons respectifs 15 mutuellement engrenés et dont l'un est couplé à une roue dentée 16 entraînée par le groupe moto-réducteur susmentionné. Cette roue pourrait être remplacée par une poulie de grand diamètre montée en bout de l'un des arbres 11 et entraînée par courroie. Sur chacun de ces arbres sont empilées en alternance des lames de coupe 17 et des rondelles intercalaires d'espacement 18, serrées par exemple au moyen de coupelles élastiques 19 ou autres organes de compression axiale prenant appui sur l'un des flasques îj par l'intermédiaire des paliers 12 cor respondants, qui pour cette raison notamment sont avantageusement à billes et gorges profondes ou à rouleaux coniques. Les lames de coupe 17 montées sur les deux arbres sont identiques, et chacune constituée par une plaque annulaire d'épaisseur constante à périphérie cylindrique dentelée ou striée, percée d'une ouverture centrale de contour hexagonal correspondant à la section des arbres 11. De telles plaques peuvent être commodément fabriquées par découpage à la presse ou estampage d'une tôle d'acier à haute résistance, puis par moletage de leur périphérie. Les rondelles intercalaires 16 sont des bagues en polyamide ou autre matériau élastiquement compressible, dont l'épaisseur à l'origine est sensiblement égale à celle des lames 17, dont le diamètre intérieur permet de les enfiler bien centrées sur les arbres 11, et dont le rayon extérieur est inférieur N 1' entr'axe de ces derniers diminué de la plus grande dimension radiale d'une lame - si elle est montée excentrée ou bien si sa périphérie n'est pas circulaire auquel cas la moindre dimension radiale de la lame devrait être supérieure 1 la moitié de l'entrtaxe. Ces considérations géométriques sont dictées par l'imbrication des ldmes portées par les deux arbres clairement montrée sur la Figure 2, qui doit êtr maintenue quelles que soient les positions angulaires relatives et les configurations respectives des lames adjacentes, comme par la nécessité de ménager le passage des moyens de guidage qui seront ultérieurenent décrits et celui des griffes constituant l'objet de la présente invention. On remarquera par ailleurs que ces dispositions, combinées à l'action des moyens élastiques de compression axiale 19, ont pour effet de maintenir les flancs des lames de coupe 17 en contact étroit, quel que soit leur degré d'usure, et donc d'éviter tout risque de contournement des lames par les feuilles à détruire. Ce contact étroit des flancs des lames garantit donc la coupe nette des feuilles en lanières, d'autant qu'il peut en outre assurer l'auto-affûtage des arêtes de coupe desdites lames. A l'organe de coupe 10 qui vient d'être décrit en détail sont associés des moyens 20 de guidage des feuilles à détruire vers et à travers ledit organe. Ces moyens sont constitués par deux nappes symétriques de guides linéaires 21, chacun formé par exemple d'une corde à piano cambrée ou d'un fil en résine synthétique tendu entre deux paires d'axes 22,23 respectivement situés au-dessus et au-dessous de organe de coupe, les axes supérieurs 22 au moins étant laté- ralement plus écartés que les-arbres 11. De la sorte, chaque guide 21 comprend une portion supérieure inclinée partant de l'axe 22 correspondant pour aboutir à un passage délimité entre l' une des rondelles intercalaires 18 de arbre 11 sous-jacent, les flancs des lames de coupe 17 encadrant ladite rondelle et la périphérie de la lame de l' autre arbre qui lui fait face. L'ensemble des portions supérieures ainsi disposes des guides des deux nappes forme donc une goulotte convergeant vers le bas au droit des intersections activas des lames de coupe.Après leur traversée de l'organe de coupe 10 les guides 21 forment de manière similaire deux nappes aboutissant aux axes 2v respectivement sous-jacents aux arbres 1-1, pour ainsi constituer une goulotte ouverte vers le bas pour l'évacuation des déchets. On remarquera que les guides linéaires 21 non seulement assurent une double fonction de guidage des feuilles et des déchets, mais encore contribuent par leur seule présence à prévenir tout bourrage entre les lames de l'organe de coupe. On remarquera encore que les guides linéaires décrits pourraient constituer les brins actifs de courroies bouclées par ailleurs et entraînées en rotation par leur contact avec les rondelles intercalaires, pour ainsi assurer non seulement le guidage mais encore l'entraînement des feuilles et déchets. On remarquera enfin qut la traversée de l'organe de coupe 10, il subsiste un intervalle entre chaque guide 21 et la lame 17 qui lui fait face. Les moyens de guidage 20 comprennent par ailleurs des parois fixes inclinées délimitant d'une part une trémie 24 pour 1E chargement des feuilles froissées ou chiffonnées, et d'autre part une fente latérale 25 pour l'intro- duction des feuilles plates ou lissées, cette trémie et cette fente débouchant bien entendu entre les nappes convergentes de guidage, au-dessus de l'arcane de coupe 10. On va maintenant décrire en relation avec les Figures 3 et 4 l'objet propre de la présente invention, à savoir l'adjonction à certaines lames de coupe de griffes en saillie radiale La Figure 3 représente en coupe transversale un organe de coupe 10e du type général déjà décrit, dont les arbres Il portent en alternance avec des rondelles intercalaires d'espacement 18 des lames de coupe 17' à périphérie circulaire mais dont l'ouverture centrale est excentrée. Chaque arbre porte des lames 17'en opposition, c'est à dire dont les plus grandes dimensions radiales - et donc les moindres - sont diamètralement opposées. Les lames de l'une et 1' autre orientation sont groupées sur le même arbre par paquets alternés, dont chacun engrène avec un paquet de lames montées sur l'autre arbre dans l'orientation opposée.De la sorte, les portions les plus excentrées des lames se rencontrent à chaque tour, de même que leurs portions les moins excentrées un demitour plus tard. Il s'ensuit que l'intersection supérieure active des lames se déplace alternativement de haut en bas et inversement, en créant un effet de ciseau facilitant le lacérage des feuilles à détruire, notamment lorsqu'elles sont froissées ou chiffonnées. Cet effet peut toutefois être insuffisant pour assurer la prise, et par suite le déchiquetage, de grosses boules de papier ou de grands lambeaux de carton, car l'angle d'attaque des lames est alors trop ouvert et les stries ou dentelures de la périphérie des lames ne peuvent agir efficacement. Afin de pallier cet inconvénient et selon la présente invention, certaines au moins ds lames de chaque paquet sont pourvues d'une griffe b faisant saillie à leur périphérie dans le sens de rotation. En pratique, il suffit qu'une lame de chaque paquet porte une telle griffe, si l'une des lames adjacentes de l'autre arbre porte une semblable griffe disposée en opposition, au sens précité, de manière que lesdites griffes coopèrent pour saisir la feuille à détruire par un effet de pince. Dans le mode de réalisation illustré par la Figure 3, ces griffes G sont avantageusement disposées selon le moindre rayon de chaque lame excentrée, et font radialement saillie d'une distance au plus égale à la différencie des rayons extrêmes de la lame. La Figure 4 représente en coupe transversale un organe de coupe 10b dont chaque arbre 11 porte des lames 17" normalement centrées mais N périphérie hexagonale, qui sont réparties en paquets alternés selon deux orientations distinctes. Les paquets de lames mutuellement engrenées peuvent être de même orientation - comme représenté - ou d'orientations Inverses, auquel cas l'intersection active des lames se déplacerait alternativement non seulement de haut en bas mais encore de gauche à droite, en assurant une meilleure efficacité à l' effet de ciseaux susmentionné et en favorisant de surcroît la prise des boules froissées. Cette prise peut autre en tous cas assurée au moyen de griffes rapportées ou formées à la périphérie de certaines lames Ainsi, comme montré pour le rotor gauche de l'organe de coupe 10b, au moins une lame dans chaque paquet d'une orientation déterminée porte sur l'un de ses côtés une griffe G' formant dans le prolongement de son apothème I,II ou III un redan dont la saillie radiale correspond-sensiblement à celle des angles de la lame. Ces griffes G' sont avantageusement réparties, comme représenté, selon trois directions espacées de 1200. On remarquera qu'an raison de la configuration des lames, il n'est pas indispensable de pourvoir les deux rotors de telles griffes pour assurer la bonne prise des boules froissées. Sur le rotor de droite est montrée en trait mixte une variante de réalisation, selon laquelle l'un au moins des côtés de la lame est découpé pour former une griffe d'angle G" semblable à une dent. de roue à rochet. Dans ce dernier cas notamment, les griffes peuvent être obtenues par découpa appropriée de la périphérie de la lame lors de son estampage, mais il devient alors difficile de former ultérieurement des stries ou dentelures, qui d'ailleurs sont superflues dans le cas où tous les côtés sont découpés, comme le suggère le tracé en trait mixte. Par contre, afin de permettre le moletage de la périphérie des lames qui les portent, les griffes G et G' précédemment décrites sont avantageusement constituées par des pièces rapportées par soudure après ce moletage, comme il est suggéré oar les hachures qui les soulignent. Les griffes ainsi rapportées, etaubésoin. faites d'un matériau plus dur et plus résistant à l'usure que celui constituant le corps des lames, par exemple en carbure de tungstène, sont ébarbées et façonnées après leur soudure par une opération de meulage assurant mc notamment la planéité de leurs flancs et l'affûtage de leur arête. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux exemples de mise an oeuvre décrits Et illustrés, mais au contraire comprend l'ensemble des variantes de réalisation et les équivalents techniques entrant dans le cadre des re vendications qui suivent. R E V E N D I C A T I O N S 1. Appareil pour la destruction de Feuilles lisses ou froisses en papier ou matériau similaire, et notamment de documents porteurs d'information, du type comprenant un organe de coupe Forrné de deux arbres parallèles tournant en sans inverses et portant des lames respectives, qui sont axialement espacées sur chaque arbre et disposées en alternance sur les deux arbres de manière que leurs périphéries s'intersectent et s'imbriquent mutuellement, caractérisé en ce que certaines lames de l'organe de coupe portent N leur pérlphérie au moins une griffe en saillie radiale, conformée et disposée pour accra- cher et entraîner positivement les feuilles à détruire. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que les lames pourvues de griffes sont espacées sur la longueur de l'organe de coupe. . Appareil selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que les lames pourvues de griffes sont groupées par couples de larnes adjacentes respectivement portées par l'un et l'autre des arbres. 4. Appareil selon la revendication j, caractérisé en ce que les griffes se présentent en position angulairement asymétrique sur les lames de chaque cou ple respectivement portées par les deux arbres, qui sont positivement couplés en rotation. 5. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les griffes sont sitées dans le prolongement du moindre rayon de lames à périphérie circulaire montées excentrées sur leur arbre respectif. 6. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les griffes sont situées dans le prolongement de l'apothème d'un côté de lames à contour polytonal régulier montées centrées sur leur arbre res pectif. 7. Appareil selon la revendication 5 ou la revendication , caracté- risé en ce que la olus grande extension radiale des griffes est au plus agile N la plus grande dimension radiale des lames qui les portent. 8. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérige en ce que les griffes sont formées un engie de lames contour polygonal régulier par découpage de l'un des côtés adjacents. 9. Appareil selon l'une quelconque des revendications précée@entes, caractérisé en ce que les @@@@s sont des plaques ennulaires identiques d'épaisseur constante percées d'une ouver@ur@ @ contour non-circulaire correspondant la section des arbres, sur lesquel, elles sont @@molement empilées avec inter- position de rondelies intercalaires d'espacement, 10. Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce que les griffes sont constituées par des pièces rapportées sur la mériphéris des lames préalablement dentelée ou striée.