La présente invention a pour objet des palmes de natation comportant une voilure allongée plus rigide que la chaussure. Le secteur tech-nique de l'invention est celui de la fabrication des équipements de nageurs et de plongeurs. On connaît les palmes de natation moulées dtune seule pièce dans un matériau élastomère. La longueur de ces palmes est limitée du fait qu'au delà d'une certaine longueur la flexibilitédumatériau amène, lors des battements de pied, une déformation importante des palmes qui réduit la poussée. Pour rémédier a cet inconvénient, on connaît des palmes de compétition composées d'une part d'un chausson moulé en une matière élastomère, dans lequel le pied est engagé et d'autre part d'une plaque allongée, en une matière plus rigide que le chausson, par exemple une plaque en une résine polvmérisable, armée ou non de fibres de verre > que l'on désigne du nom de voilure. Cette voilure est fabriquée séparément puis fixée au chausson qui est par exemple moulé par injection sur la voilure avec pénétration de la matière élastomère du chausson dans des orifices ou des logements de forme déterminée ménagés dans la voilure, ce qui conduit à une fabrication complexe de la voilure et des moules servant à mouler par injection le chausson sur la voilure. D'autre part, les palmes comportant une voilure allongée présentent l'inconvénient quelles ont tendance à glisser latéralement sur l'eau de sorte que le nageur a du mal à les contrôler et à les maintenir en ligne. Pour remédier à cet inconvénient, on connatt des palmes comportant une voilure allongée présentant des fentes longitudinales et équipées d'une membrane collée sur ladite voilure, mais la fabrication en série de ces voilures composites est plus compliquée que celle d'une voilure moulée d'une seule pièce. Un des objectifs de la présente invention est de procurer des palmes de natation comportant une voilure allongée qui puisse être fabriquée par moulage d'une seule pièce et fixée facilement à un chausson en matière élastomère fabriqué séparément. Un autre objectif de la présente invention est de procurer des palmes comportant une voilure allongée et d'une seule pièce, qui ne soient pas sujettes à des déplacements et à des glissements latéraux et qui restent bien en ligne pendant les battements de pied. Une palme selon l'invention est composée, de façon connue, d'une part d'un chausson moulé en un matériau élastomère dans lequel le pied du nageur est engagé et d'autre part dune voilure allongée constituée par une plaque en un matériau plus rigide, par exemple d'une plaque en polypropylène, qui est moulée séparément et qui est ensuite fixée à l'avant du chausson. Les objectifs de l'invention sont atteints au moyen d'une palme de ce type dans laquelle la voilure comporte des rainures en creux dans l'épaisseur de la plaque)qui qui sont longitudinales et parallèles entre elles. De préférence, la voilure comporte des rainures en creux sur ses deux faces et les rainures d'une face sont décalées par rapport aux 1ainures de l'autre face. La profondeur de ces rainures est sensiblement égale, de préférence, à la moitié de l'épaisseur de la plaque. De préférence, les rainures sont localisées uniquement dans la partie centrale de sorte que la voilure comporte deux zones latérales dépourvues de rainures. De préférence, l'extrémité libre de la voilure présente une forme arrondie dont la concavité est dirigée vers le pied, par exemple une forme demi-circulaire. Les rainures sont symétriques par rapport- à l'axe longitudinal et de préférence, leur longueur décroît en allant de l axe vers chaque bord. Le chausson d'une palme selon l'invention est prolongé, à l'avant du pied, par deux nervures latérales formant une fourche qui diverge vers l'avant et lesdites nervures comportent, sur toute leur longueur, un logement en creux qui débouche sur leur face interne et les deux bords latéraux de la voilure comportent un bourrelet en relief et sont emboîtés de force dans ledit logement. Le chausson comporte, sous la semelle, une poche ouverte vers l'avant dans laquelle est engagée l'extrémité arrière de la voilure. La voilure d'une palme selon l'invention comporte une cambrure située sensiblement sous les orteils telle que la partie libre de la voilure se trouve au-dessus du prolongement de la partie située sous la semelle du chausson lorsque le nageur est étendu dans l'eau. L'angle que forment entre elles les deux parties avant et arrière de la voilure est compris entre 1500 et 1600, et de préférence de l'ordre de 57o. De préférence, un chausson selon l'invention comporte, à l'avant, un renforcement plus épais dans lequel des écrous sont insérés pendant le moulage du chausson et la voilure est fixée au chausson au moyen de vis qui sont vissées dans lesdits écrous. Le résultat de l'invention est une nouvelle palme de natation qui constitue un produit nouveau. Les rainures ont pour effet de réduire la rigidité transversale de la voilure sans modifier sensiblement la rigidité longitudinale. De ce fait, sous l'effet de la pression de l'eau s'exerçant sur la voilure lors des battements de pied, la voilure se creuse au centre et se courbe transversalement, tantot dans un sens, tantôt dans l'autre et présente une forme d'auge de telle sorte que les palmes ne peuvent pas glisser transversalement, de façon désordonnée et restent bien en ligne. Les zones latérales dépourvues de rainures et la longueur décroissante des rainures en allant du centre vers la périphérie conduisent à une réduction de la-rigidité transversale plus forte au centre qu'à la périphérie et contribuent à faciliter la courbure transversale de la palme sous l'effet de la pression de l'eau pendant les battements. La forme arrondie de l'extré- mité avant y contribue également du fait que la surface de la palme et donc également la poussée de liteau est plus forte dans la zone centrale que sur les côtés. Cette forme arrondie coopère donc avec les rainures et constitue avec celles-ci une combinaison brevetable même si elle est connue en soi. La fixation de la voilure au chausson est obtenue par ltemboîtement des bords de la voilure dans les deux nervures latérales qui s'étendent vers l'avant du chausson, par l'emboîtement de l'extrémité arrière dans une poche placée sous la semelle du chausson et par des vis qui sont vissées dans des écrous ou des rondelles filetées, insérées dans le chausson pendant le moulage de celui-ci. Cette fixation permet donc une préfabrication séparée du chausson d'une part et de la voilure d'autre partisans avoir à mouler le chausson sur la voilure, ce qui facilite la fabrication des chaussons. On connaît déjà des palmes comportant un chausson pourvu de nervures latérales en forme de fourches qui sont moulées sur la voilure et qui enrobent les bords latéraux de celle-ci. Les palmes selon l'invention se différencient de ces dernières par le fait que les bords de la voilure sont simplement emboîtés en force, en utilisant les propriétés élastiques du matériau élastomère, dans des logements creusés tout le long des nervures. Les bourrelets en saillie bordant la voilure évitent tout déboîtement intempestif de la voilure. Un des avantages importants des palmes selon l'invention réside dans le fait qu'il est possible de remplacer soit la voilure soit le chausson d'une palme sans avoir à remplacer toute la palme. La cambrure longitudinale de la voilure d'une palme selon l'invention optimise la direction de la poussée de liteau sur la palme dans la phase propulsive du battement et réduit la traînée de la palme dans la phase de retour ce qui améliore l'efficacité de la palme. Cette optimisation des directions de poussée est importante du fait que la voilure est plus rigide que celle des palmes traditionnelles en caoutchouc et que les déformations longitudinales de la palme sous l'effet des poussées sont moins prononcées. I1 est donc important de préformer la voilure pour que sa courbure longitudinale soit optimale. La description suivante se réfère aux dessins annexés qui représentent un exemple de réalisation de l'invention sans aucun caractère limitatif. La figure 1 est une vue en perspective d'une palme selon l'invention. La figure 2 est une vue de dessous. La figure 3 est une vue en plan, de dessus, du chausson seul. La figure 4 est une coupe axiale d'une palme selon l'invention. La figure 5 est une coupe transversale selon V V d'une palme selon l'invention. La figure 6 est une coupe transversale selon VI VI d'une voilure pendant les battements de pied. Ces figures représentent une palme de natation composée de deux parties distinctes, un chausson 1, moulé en un materiau élastomère, par exemple en caoutchouc, dans lequel le pied du nageur est engagé)et une voilure 2, fabriquée séparément, en un matériau plus rigide que celui qui compose le chausson, par exemple en polypropylène ou en toute autre résine polymérisable, stratifiée ou non, ayant une rigidité suffisante. La voilure 2 est allongée, c' est-à-dire qu'elle a une longueurJau- delà de l'extrémité du pied, de l'ordre de deux fois la longueur du pied et présente donc une surface superieure à celle des palmes habituelles en caout chouc)moulées d'une seule pièce. De telles palmes composites sont déjà connues des nageurs de compétition. L'objectif de la présente invention est de procurer des palmes de ce type qui puissent être fabriquées en série sans trop de difficultés. La voilure 2 d'une palme selon l'invention est une plaque comportant des rainures ou cannelures 3, en creux dans l'épaisseur de la plaque, qui sont parallèles à l'axe longitudinal x x'. De préférence, comme le montre la figure 5, il y a des rainures 3 sur les deux faces et les rainures d'une face sont décalées transversalement par rapport aux rainures de l'autre face. De préférence, la profondeur des rainures 3 est sensiblement égale à la moitié de l'épaisseur de la voilure 2. Par exemple une voilure en polypropylène ayant une épaisseur de 3mm comporte sur chaque face environ dix-rainures ou cannelures 3 ayant une profondeur de 1,5mm et une largeur de 4,5mm et l'espacement entre les axes des rainures est de l'ordre de 15mm. L'extrémité avant 4 de la voilure a une forme arrondie dont la concavité est dirigée vers le chausson, par exemple une forme de demi-cercle. Les rainures 3 partent de l'extrémité 4, elles sont disposées symétriquement par rapport à l'axe x x' et leur longueur décroit en allant de l'axe vers chaque bord comme on le voit sur les figures 1 et 2. Les rainures 3 sont localisées uniquement dans la partie centrale de chaque face de la voilure de sorte que celle-ci comporte deux plages latérales 5a et 5b dépourvues de rainures. Les différentes particularités de rainures 3 et la forme arrondie de l'extrémité 4 de la voilure coopèrent pour réduire la rigidité de la palme dans le sens transversal et pour rendre la surface de la partie centrale plus importante que la surface des plages latérales,de telle sorte que lors des battements de pied, les pressions qui s'exercent sur l'une ou l'autre face de la voilure amènent celle-ci à se creuser dans la partie centrale en prenant une forme d'auge courbe comme le montre la figure 6. Cette courbure transversale de la voilure évite les glissements latéraux sur l'eau des palmes qui restent alignées parallèlement à la direction de nage. Le chausson 1 comporte, à l'extrémité avantyune ouverture 6 servant de passage aux orteils. Il se prolonge, à l'avant du pied, par deux nervures latérales, 7a, 7b, formant une fourche qui diverge légèrement vers l'avant. La figure 5 montre une coupe transversale des nervures 7a et 7b sur laquelle on voit que celles-ci forment sur chaque face de la voilure un encadrement latéral de celle-ci qui contribue à éviter les glissements latéraux de la voilure. Chaque nervure 7a et 7b comporte,sur toute sa longueur, un logement en creux, respectivement 8a et 8b, qui débouche sur la face interne de la voilure. Les deux bords latéraux de la voilure sont munis de bourrelets 9a et 9b, en relief par rapport aux deux faces, qui sont emboîtés de force dans les logements 8a et 8b et qui contribuent à l'assemblage de la voilure et du chausson. Ces bourrelets présentent un côté extérieur arrondi pour faciliter la pénétration dans leur logement tandis que le côté intérieur forme des épaulements 10a et 10b qui évitent que la voilure ne puisse s'extraire intempestivement des nervures pendant la nage. Les nervures 7a et 7b étant composées du meme matériau élastomère que le chausson peuvent être déformées latéralement et écartées l'une de l'autre ce qui facilite l'emboîtement de la voilure. Les figures 1 et 2 montrent que les bourrelets 9a et 9b se prolongent en avant des nervures 7a et 7b de sorte qu'ils contribuent à raidir les bords de la voilure et à faciliter la courbure transversale de celle-ci pendant la nage. Le chausson 1 comporte, sous la semelle, sensiblement sous la voûte plantaire, une poche 10,ouverte vers I'avantidans laquelle est engagée l'ex trémité arrière de la voilure. La fixation de la voilure au chausson est complétée par deux vis lia et llb dont les têtes sont disposées sous la voilure et qui sont vissées dans deux écrous 12a et 12b qui sont insérés dans l'épaisseur de la matière du chausson lors du moulage de celui-ci. Le chausson 1 comporte, à l'avant, sous les orteils, un renforcement plus épais 13 qui enveloppe les écrous 12. On voit que la fixation de la voilure au chausson est réalisée de façon entièrement indépendante de la fabrication du chausson et de la voilure qui sont préfabriqués séparément. La voilure 2 comporte un pli ou une cambrure, située sensiblement sous les orteils, légèrement en avant des vis de fixation Ila et llb, de telle sorte que la partie avant libre de la voilure forme avec la partie arrière, située dans l'alignement de la plante du pied, un angle a tel que lorsque le nageur bat des pieds la partie libre de la voilure se trouve située au-dessus du prolongement de la plante du pied. Cet angle a est compris entre 150C et 1600 et il est de préférence de l'ordre de 157 . Cette cambrure est importante pour l'efficacité de la palme. En effet la voilure 2 est plus rigide que les voilures en caoutchouc hatibuelles et elle fléchit donc plus difficilement dans le sens longitudinal. Cette cambrure permet d'otimiser l'angle d'attaque de la voilure sur l'eau. Bien entendu, sans sortir du cadre de l'invention, les divers éléments constitutifs de la palme qui vient d'être décrite à titre d'exemple pourront être remplacés par des éléments équivalents, remplissant les mêmes fonctions, bien connus de l'homme de l'art. REVENDICATIONS 1 - Palme de natation composée d'une part d'un chausson en un matériau élasto mère dans lequel le pied du nageur est engagé et d'autre part d'une voilure allongée, constituée par une plaque en un matériau plus rigidefqui est fixée à l'avant dudit chausson, caractérisée en ce que ladite voilure com porte des rainures en creux dans l'épaisseur de ladite plaquel qui sont lon gitudinales et parallèles entre elles. 2 - Palme selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite voilure comr porte des rainures en creux sur ses deux faces. 3 - Palme selon la revendication 2, caractérisée en ce que les rainures d'une face sont décalées par rapport aux rainures de l'autre face. 4 - Palme selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la profondeur desdites rainures est sensiblement égale à la moitié de l'épaisseur de la plaque. 5 - Palme selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que lesdites rainures sont localisées dans la partie centrale et ladite voilure comporte deux zones latérales dépourvues de rainures. 6 - Palme selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que l'extrémité libre de ladite voilure présente une forme arrondie dont la concavité est dirigée vers le pied, par exemple une forme demi-circu laire. 7 - Palme selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que lesdites rainures sont symétriques par rapport à l'axe longitudinal et leur longueur décroit en allant de l'axe vers chaque bord de la voilure. 8 - Palme selon l'une quelconque des revendications 1 à 7 dans laquelle ledit chausson est prolongé, à l'avant du pied, par deux nervures latérales for mant une fourche qui diverge vers l'avant, caractérisée en ce que lesdites nervures comportent, sur toute leur longueur, un logement en creux qui dé bouche sur la face interne et en ce que les deux bords latéraux de la voilure comportent un bourrelet en relief et sont emboîtées de force dans lesdits logements. 9 - Palme selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que ledit chausson comporte, sous la semelle, une poche1 ouverte vers l'a vaut1 dans laquelle est engagée l'extrémité arrière de ladite voilure. 10- Palme selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que ladite voilure comporte une cambrure1 située sensiblement sous les or teilsfltelle que la partie libre de la voilure se trouve au-dessus du pro longement de la partie située sous la semelle du chausson pendant la nage. 11- Palme selon la revendication 10, caractérisée en ce que l'angle que forment entre elles les deux parties avant et arrière de la voilure est compris entre 1500 et 1600 et de préférence de l'ordre de 15,0. 12- Palme selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisée en ce que ledit chausson comporte, à l'avant, un renforcement plus épais dans lequel des écrous sont insérés pendant le moulage du chausson et ladite voilure est fixée au chausson au moyende vis qui sont vissées dans les dits écrous.