Dans l'aménagement des ambiances, on a utilisé en particu- • lier, au cours des dernières années, des fleurs et des feuilles desséchées qui restent inaltérées pendant une longue durée. Jusqu'à présent, on obtenait la dessication des fleurs ou 5 des feuilles par certaines méthodes qui présentent l'inconvénient de déformer les fleurs ou d'altérer leur couleur et qui ne conviennent qu'à certains types de végétaux. On obtenait par 'exemple la dessication en pressant une fleur entre deux feuilles de papier absorbant ou en l'exposant à •ÎO une source de chaleur. Le procédé selon l'invention permet de sécher une fleur quelconque sans en altérer la couleur ni la forme. On y parvient en procédant à la déshydratation progressive des tissus végétaux en l'absence de lumière et dans une ambiance exempte de gaz 15 actifs en emprisonnant la fleur à l'intérieur d'une masse enrobante qui empêche sa déformation. Le procédé consiste à déshydrater les articles par contact avec des matières organiques ou inorganiques en poudre ayant un pouvoir absorbant élevé telles que du gel de silice, de 1'alumine, 20 des sulfates et carbonates alcalino-terreux, du talc, des farines de céréales et de tubercules, etc .. La matière en poudre doit être convenablement chauffée de façon que l'opération de déshydratation s'effectue complètement avant qu'il y ait décomposition des tissus végétaux. 25 Les fleurs sont ainsi déshydratées en cédant leur eau à la matière en poudre jusqu'à un équilibre entre la matière en poudre et la substance du cytoplasme des tissus végétaux qui suffit pour donner a la fleur une structure sèche. D'autre part, la forme d'une fleur ne peut changer nota-30 blement pendant l'application du procédé parce que ses différentes parties sont retenues par la matière en poudre et il ne peut y avoir changement de coloration car tout phénomène de photosynthèse et d'oxydation est empêché par le fait que la fleur est à l'abri de la lumière et de gaz atmosphérique actifs. 35 Les fleurs, ainsi déshydratées et séchées, doivent être conservées dans une ambiance anhydre pour ne pas être détériorées par l'humidité de l'air capable de les déformer et d'altérer leur.. pouvoir attrayant. Pour éviter l'inconvénient ci-dessus et pour prolonger 40 indéfiniment la durée d'une fleur séchée, on doit appliquer sur 11200 2 2006344 toutes les parties de la fleur séchée une couche de paraffine ou de cire assez fine pour être parfaitement transparente. La paraffine ou la cire agissent évidemment pour isoler la fleur de tout contact avec l'humidité environnante en garnissant la fleur d'un 5 revêtement complet. On peut effectuer le revêtement en plongeant une fleur préalablement séchée dans un bain de paraffine ou de cire fondue. On y ajoute des additions telles que de l'huile de paraffine, des stéarates et des produits analogues pour assurer une fluidifica-10 tion et favoriser un recouvrement complet de la fleur. Pour éviter une détérioration irréparable de l'a fleur sous l'effet d'un changement brusque de la température lors de son immersion, la fleur est soumise à une opération de réchauffage progressif dans un four de façon à être amenée à une température 15 assez proche de celle de la paraffine fondue. —-Quand.. on -1* enlève du bain- jet ^qn.'-ogu.la,_laia.ae,jce froidir, 1 a fleur n'est pas altérée et a conservé la forme et les colorations primitives. On comprendra que le procédé qu'on vient de décrire peut 20 s'appliquer aussi au séchage de feuilles ou de rameaux. On donnera ci-après des exemples explicatifs du procédé de déshydratation. Le procédé et les moyens employés sont les mêmes en ce qui concerne la quantité et la qualité pour les différents types de 25 fleurs. La seule différence possible est la position de la fleur dans le pot où s'effectue l'opération de dessication. 1„ La fleur est dams une position verticale avec ses pétales vers le haut. On introduit par exemple une fleur de dahlia coupée dans un récipient poreux dans lequel on a formé une 30 couche de quelques centimètres de farine de maïs ayant une teneur en eau ne dépassant pas 6 - 7 °/° • On recouvre ensuite complètement la fleur de la même matière sous une couche plus haute d'au moins 2 cm que l'extrémité de la fleur. La quantité de farine à utiliser varie selon la 35 capacité du pot et le diamètre de la corolle de la fleur ; ordinairement, pour une fleur ayant une corolle de 8 cm, on utilise -une quantité d'environ 500 g de farine de maïs. _ La fleur est laissée dans le récipient qui doit être placé dans une ambiance à une température de 40° - 50° 0 pendant cinq 40 jours. Après ce séjour, la fleur aura subi l'opération de dessi- 11200 3 2006344 cation» lorsqu'on l'enlèvera du pot, la fleur apparaîtra dans son • intégrité sous ses couleurs et sa forme primitives. La description qui précède est applicable sans distinction à d'autres types de fleurs tels que l'anémone, le delphinium, le coréopsis et à des fleurs analogues. 2. On obtient aussi le même résultat en plaçant la fleur coupée dans un pot avec ses pétales vers le bas. Les variations de la durée dépendent de la température de la matière utilisée initialement pour le séchage. Par exemple, si la température pour le sable ou la farine à utiliser est d'environ 40° - 50° C pour toute la durée nécessaire, trois jours suffisent pour l'obtention du séchage désiré. 3. Après séchage, pour assurer une longue durée pour la fleur et pour la préserver des intempéries (humidité), on doit protéger la fleur en l'isolant de l'air. Pour cela, on doit chauffer la fleur jusqu'à line température de 60° 0 ou à une température voisine de la température de fusion de la cire ou de la paraffine dans laquelle on doit plonger la fleur. La fleur étant chauffée d'une part et la cire ou paraffine étant fondue d'autre part, on plonge la fleur chauffée dans la cire ou paraffine pendant une durée de quelques secondes seulement, puis on l'expose à des températures qui font solidifier la cire aussi rapidement que possible ; la température ordinaire normale est suffisante. 69 11200 4 2006344 BE7E1DIO. A1I01S. 1. Procédé de séchage et de conservation, convenant particulièrement pour des fleurs et des feuilles, dans lequel les végétaux sont délicatement immergés dans une matière en poudre 5 convenablement chauffée ayant un pouvoir absorbant élevé de façon qu'il y ait déshydratation progressive en l'absence de lumière et de gaz atmosphériques actifs, après quoi la fleur séchée est préchauffée jusqu'à la température de fusion de la paraffine et plongée pendant une courte durée dans un bain de paraffine ou de 10 cire fondue, puis retirée et laissée refroidir jusqu?à la température ordinaire. 2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel la dite cire ou paraffine fondue est fluidifiée par l'adjonction d'additions convenables. 15 3. Procédé selon la revendication 1, dans lequel la matière en poudre utilisée pour submerger la fleur fraîche et la sécher est de la farine de maïs ayant une teneur en humidité ne dépassant pas 6 - 7 % à une température de 40° - 50 ° C pendant une durée de trois à cinq jours. 20 4-, Procédé selon la revendication 1, dans lequel, avant immersion de la fleur dans un bain de cire ou de paraffine fondue, la fleur séchée est progressivement amenée à 60° C et dans lequel la durée d'immersion est de trois à cinq secondes environ.