L'invention a pour objet un perfectionnement aux amortisseurs hydrauliques pour la suspension de véhicules automobiles. Un amortisseur hydraulique pour la suspension d'un véhicule automobile doit assurer un amortissement convenable dans les diverses conditions d'utilisation du véhicule. La plupart du temps, ce résultat est obtenu moyennant un compromis entre la souplesse d'amortissement souhaitée pour le confort des occupants du véhicule d'une part, et vautre part la limitation de la déformation de la suspension qui, si elle est excessive, attente à la sécurité. I)ans de nombreux véhicules conçus principalement pour le confort des occupants, un freinage brutal entrain un plongeon de la carrosserie du véhicule sous l'effet développé par la masse en mouvement de ladite carrosserie logeant le ou les occupants. L'invention applique l'augmentation de la pression du liquide de freinage qui accompagne un freinage brutal pour raidir le ou les amortisseurs notamment les amortisseurs avant. Elle vise en particulier une réalisation s'appliquant avantageusement aux amortisseurs du type connu sous le nom de McPherson. Dans la description qui suit, faite à titre d'exemple, on se réfère au dessin annexé, dans lequel la figure unique représente une coupe axiale d'un amortisseur selon l'invention. Une chemise cylindrique 11 est reliée à la partie non-suspendue du véhicule automobile. Sur cette chemise est fixée, à son extrémité inférieure 12, par exemple par soudure, une tête 13, en forme de calotte sphérique, de la face supérieure plane 14 de laquelle dépend un chapeau cylindro-tronconique 15 percé de lumières 16 mettant en communication la chambre 17 surplombant la face 14 avec un intervalle annulaire 18. Celui-ci est limité, d'une part, par la chemise 11 et, d'autre part, par un tube intérieur, ou tube de travail, 19. Avec la surface cylindrique interne 21 dudit tube coopère à coulissement un piston 22, avec garniture d'étanchéité 23, porté par une tige 24 reliée à la partie suspendue du véhicule. Le piston 22 est traversé par des canaux 61 et 62 débouchant l'un et l'autre sur la face inférieure 63 et la face supérieure 64 dudit piston et dont des parties élargies 65 et 66 logent des ressorts, respectivement 67 et 68, destinés à appliquer sur leur siège, respectivement 69 et 71, d'une manière tarée, des billes 72 et 73. Le tube 19 présente, hors de sa longueur avec laquelle coopère le piston 22, une nervure 25 faisant saillie dans la chambre 26 intérieure au tube 19. Âu-dessons dudit piston cette nervure sert de butée à une rondelle annulaire 27 sollicitée par un ressort 28 prenant appui par 8 on autre extrémité sur une coupelle 29 reposant sur la face supérieure 31 d'un corps cylindrique 32 dont dépend le chapeau 15 et solidaire par sa face cylindrique externe 33 du tube 19. Le corps 32 est traversé par des forages 34 débouchant sur la face supérieure 31 du corps 32 et sur la face inférieure 36 dudit corps. Un passage central 37 met en communication la chambre 26 avec la chambre 17 à travers l'orifice central 30 de la coupelle 29. Avec l'arête 38 d'intersection du débouché du forage central 37 avec la face 36 coopère la surface latérale 39 d'un clapet conique 41 dont la queue cylindrique 42, de plus petit diamètre, sert de guidage à un ressort 43 s'appuyant d'une part sur la surface annulaire 44 du clapet 41 et, d'autre part, sur la face supérieure 45 d'un piston 46 coopérant avec une cheminée 48 que présente axialement la tête 13. La cheminée 48 montre une saillie interne 50 propre k coopérer avec la face supérieure 45 du piston 46. La cheminée 48 se prolonge par un taraudage 49 débouchant sur la face inférieure 51 de la tête 13.Le taraudage 49 sert au raccordement avec une canalisation schématisée en 53 reliée au circuit de freinage du véhicule. Un joint torique 52 assure la séparation entre l'huile que contient l'amortisseur et le liquide du circuit de freinage. Aussi longtemps que le liquide de freinage n'est pas mis sous pression, l'amortisseur fonctionne à la manière habituelle : lorsque le piston 22 est sollicité vers le bas, la coupelle 29 est appliquée sur la face supérieure 31 du noyau ou corps 32 et obture les forages 34; l'augmentation de pression du liquide se trouvant dans la chambre 26 repousse le clapet 41, contre l'action du ressort 43, et le liquide circule dans le passage 37, parvient dans la chambre 17, traverse les trous ì 6 pour gagner la chambre annulaire 18. C'est le ressort 43 qui règle la pression du liquide dans la chambre 26 à partir de laquelle s'effectue l'amortissement en compression. Dans le cas d'un mouvement vers le haut du piston 22, la coupelle 29 se soulève contre l'action du ressort 28 et le liquide provenant de l'intervalle annulaire 19 et de la chambre 17 circule à travers les trous d'aspiration 34 pour gagner la chambre 26. La bille 72 laisse passer l'huile pendant la compression et joue le rôle de clapet anti-retour. Un amortissement du mouvement du piston vers le haut est obtenu par l'action de la bille 73. En cas de freinage du véhicule, notamment de freinage brutal, causé -par une augmentation de pression du liquide dans le circuit de freinage auquel est reliée la canalisation 53 la pression croit brusquement dans le compartiment 54 en dessous du piston 46 et ce dernier est repoussé, augmentant dautaat la force qui stexerce vers le haut sur le clapet 41; la position limite est celle pour laquelle la face supérieure 45 du piston 46 vient en butée contre l'épaulement 50 de la cheminée 48, et cela malgré l'action antagoniste du ressort 43. Le fonctionnement de l'amortisseur en est modifié car le clapet 41 ne peut maintenant se soulever que si la pression qui s'exerce au-dessus de lui a une valeur telle quelle surmonte celle résultant de l'effet exercé par le ressort 43 en son nouvel état de précontrainte. Dans cette condition, la carrosserie, qui est liée à la tige de piston 24, ne peut plonger d'une manière excessive sous effet de så masse et les conséquences qui résulteraient d'une telle plongée excessive sont écartées. Dès que la pédale de frein est relsschée, la pression dans le circuit de freinage diminue, le piston 46 revient à sa position initiale sous ltaction du ressort 43 et l'amortisseur est à nouveau dans sa condition de réglage normal, c'est-k-dire celle qui règne en dehors des périodes de freinage et pour laquelle la souplesse de l'amortissement assure un confort élevé aux occupants du véhicule. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour éviter que lors d'un freinage brutal la carrosserie d'un véhicule automobile à freinage hydraulique dont la suspension comprend au moins un amortisseur ne plonge d'une manière excessive, caractérisé en ce que des moyens sont prévus pour rendre l'amortissement plus raide en cas de freinage du véhicule et cela par raccordement d'une chambre de l'amortisseur avec le circuit de freinage du véhicule. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que sur le clapet de lwamortisseur coopérant avec le trou de compression s'exerce l'action d'un ressort dont le tarage est modifié par un piston soumis à la pression du liquide de freinage. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en,ce que, dans la tête obturant le cylindre extérieur de l'amortisseur, est prévue une chambre dont la paroi cylindrique sert de guidage à un piston soumis sur sa face externe à l'action du liquide de freinage et qui sert d'appui à un ressort dont vautre extrémité coopère avec le clapet contrôlant le trou de compression.