La présente invention se rapporte à un procédé de récupération d'énergie par revalorisation des rejets thermiques à basse température notamment d'eau et de vapeur d'eau à température inférieure à 100 C. L'invention décrit également des installations permettant la mise en oeuvre de ce procédé. On sait que tout complexe industriel, qu'il s'agisse d'une installation de production de puissance telle qu'une centrale thermique ou nucléaire par exemple, ou qu'il s'agisse d'un complexe industriel tel qu'une raffinerie de pétrole, une cimenterie, une verrererie, une -cokerie ou encore une usine de préparation de produits chimiques, produit et rejette dans la nature des quantités considérables d'énergie sous forme de chaleur à bas potentiel. Habituellement les rejets thermiques sont constitués par des rejets d'eau et de vapeur d'eau à température inférieure à 1000C et par exemple vers 60 C. Ces rejets thermiques sont nuisibles, essentiellement à deux titres - ils grèvent lourdement les prix de production du fait obels pertes d'énergie considérables qu'ils représentent - ils sont néfastes sur le plan écologiques du fait des perturbations qu'ils induisent dans le milieu naturel. L'invention se rapporte à un procédé qui permet de façon et et économique de récupérer la plus grande part de énergie de ces rejets thermiques, en pratique inutilisables dt bas potentiel d'énergie sous lequel ilsse présenteSjen les rtvalorisant à un potentiel plus élevé où ils deviennent directement et facilement utilisables. L'invention consiste essentiellement pour ce faire à primer la vapeur d'eau disponible à pression et température'données en fabriquant de la sorte de la vapeur d'eau susceptible entre exploitée à pression et température plus élevées. Avantageusement on comprime en plusieurs étapes la vapeur d'eau sensiblement saturante disponible à basse température et basse pression, par exemple vers 60-700C/0,2-0,33 bar, pour l'amener à pression et température plus élevées d'utilisation, par exemple vers 130-180 C/3-10 bars. De façon à se rapprocher des meilleures conditions thermodynamiques possibles, on procède en plusieurs étapes intermédiaires à la désurchauffe de la vapeur d'eau surchauffée fabriquée lors des diverses étapes de compression. Cette désurchauffe se fera avantageusement par injections d'eau à basse température, par exemple vers 600C, ces injections se faisant à différents niveaux. A ces injections seront avantageusement associés des soutirages également à différents niveaux d'eau chaude et ou de vapeur. Les soutirages de vapeur pourront en tout ou en partie être réinjectés après désurchauffe dans le cycle de compression ou être utilisés pour d'autres besoins. Comme il apparattra plus clairement à l'aide de la description qui suivra le procédé de l'invent4on est d'une très grande souplesse et permet à partir d'un appareillage très simple et d'une installation peu complexe de répondre instan tanément à toutes variations de la demande. Pour la fabrication de grandes quantités de vapeur saturante à basse température, par exemple vers 60-700C utilisées dans le procédé de l'invention, on pourra faire passer de l'eau dans un échangeur de chaleur chauffé; par la source de chaleur à laquelle est prélevée l'énergie à revaloriser, et on flashera cette eau après passage dans ledit échangeur dans un réservoir de flash, dans lequel on soutirera la vapeur produite et on recyclera l'eau séparée vers ledit échangeur en y ajoutant l'eau d'appoint nécessaire. L'invention apparattra plus clairement à partir de la description qui va suivre faite en référence aux dessins annexés donnant à titre d'illustration quelques modes de miae~~ en oeuvre. Dans ces dessins - la figure 1 est une vue schématique illustrant les organes essentiels d'une installation permettant la mise en oeuvre du procédé de l'invention - les figures 2 à 5 sont des vues schématiques illustrant comme la figure 1 d'autres exemples de réalisation d'une installation permettant la mise en oeuvre du procédé de l'inven tion;; - la figure 6 montre plus en détail un appareillage pouvant être utilisé dans l'installation de la figure 5 - la figure 7 montre comme la figure 6 un autre appareillage pouvant être utilisé dans le schéma de l'installation illustrée à la figure 5 - la figure 8 montre une partie de l'installation assurant à partir d'une source chaude à bas potentiel la fabrication de grandes quantités de vapeur d'eau saturante à basse tempé rature.- On se reportera tout d'abord au schéma d t installation illustré à la figure 1. Dans cette installation de la vapeur d'eau saturante à 600C, 0,2 bar amenée en A est introduite dans un premier compresseur 10 qui la comprime jusqu'à la pression de 0,33 bar. Lors de cette compression la vapeur d'eau amenée à 600C est surchauffée, par exemple sensiblement jusque vers 110 C. Cette vapeur d'eau surchauffée traverse alors un échangeur de chaleur 11, par exemple du type bouilleur refroidi par de l'eau amené vers 600C comme illustré en B. Le débit d'eau amené à l'échangeur Il est soutiré en C à la température de 700C, ctest-à-dire la température de vapeur saturante de l'eau sous la pression de refoulement du compresseur 10, soit 0,33 bar. La vapeur d'eau provenant du compresseur 10 et qui s'est désurchauffée de 110C à 700C est alors amenée au compresseur 12 suivant qui la comprime jusqu'à un bar. Lors de cette compression la vapeur d'eau saturante à 700C est surchauffée jusque vers 208 C. De même qu'à l'étage précédent la vapeur d'eau surchauffée sortant du compresseur 12 est désurchauffée dans un échangeur 13 par échange de chaleur avec un certain débit d'eau amené en D à 600C et soutiré en E à 100 C, soit la température de la vapeur d'eau saturante sous la pression de refoulement du compresseur 12 de un bar. La vapeur d'eau désurchauffée jusque 1000C sous un bar est admise au compresseur suivant 14 qui la comprime jusqu'à une pression de 3 bars. La vapeur d'eau sort du compresseur 14 surchauffée vers 2400C. Elle est désurchauffée dans un échangeur 15 par échange de chaleur avec un certain débit d'eau amené en F à 60 C et soutiré en G 9-1300C, soit la température de vapeur d'eau saturante sous 3 bars. La vapeur d'eau saturante à 1300C sous 3 bars est admise au dernier compresseur 16 qui la comprime Jusque 10 bars Elle sort du compresseur 16 surchauffée vers 3000C. Elle est désurchauffée dans l'échangeur 17 en échange de chaleur avec de l'eau amenée en H à 600C et soutirée en J à 1800C, ctest- à-dire la température de vapeur saturante del'eau sous la pression de 10 bars, pression de refoulement du compresseur 16. La vapeur d'eau saturante sous 1800C sort de l'installation en K. Dans le schéma de la figure 1 ont été notées pour faciliter la lecture du schéma les températures et pressions de l'eau et de la vapeur aux différents points du circuit. En outre ont-4té encerclés les débits massiques d'eau et de vapeur d'eau relatifs au schéma illustré. Pour l'entratnement des compresseurs 10 12 14 16 qui peuvent être avantageusement calés sur un même axe 18 on a prévu une turbine à vapeur 19 alimentée en L par de la vapeur d'eau saturante à 600C sous 0,2 bar, vapeur qui est condensée dans un condenseur 20 à 300C sous 0,035 bar. L'eau est soutirée du condenseur 20 par une pompe 21 qui la rejette en M à 300C. Pour le fonctionnement de l'installation illustrée on a calculé qu'il fallait pour un débit massique unitaire 1 de vapeur entrant saturante à 600C sous 0,2 bar dans -l'ins- tallation et sortant saturante à 1800C sous 10 bars en K, un débit massique de 5,2 pour l'entratnenient de la turbine 19 selontles conditions données. Dans ces conditions de fonctionnement on notera que sortent également de l'installation un débit de 1,68 d'eau à 700C, de 1,3 d'eau à 1000C, de 0,75 d'eau à 1300C et de 0,54 d'eau à 1800C. Dans le schéma de la figure 1 on a également illustré en M un moteur qui peut être utilisé en alternative pour entratner les compresseurs 10 12 14 16, à la place de la turbine 19, ce moteur pouvant être de tout type approprié, par exemple à combustion interne. En G on a illustré également sur le même axe 18 un générateur électrique. En fait on pourra faire fonctionner différemment l'installation selon les besoins instantanés de la demande. Par exemple si de grands besoins d'électricité se font sentir on pourra débrayer les compresseurs 10 12 14 16 et entraîner le générateur G à partir de la turbine 19 et ou du moteur M. Inversement si l'on n'a pas-besoin d'énergie et que l'on veut produire beaucoup de vapeur et ou d'eau à température- élevée on débrayera le générateur G et éventuellement la turbine 19 en entraînai; par le moteur M les compresseurs 10 12 14 16 fournissant le maximum d'eau et de vapeur à haute température. Egalement il sera possible suivant les besoins d'effectuer des soutirages complémentaires d'eau et ou de vapeur à différents niveaux. Dans ce cas bien entendu les conditions notamment de débitgQassiquesseront modifiées. Par exemple on peut ne pas sortir de vapeur à 1800C et ltutiliser uniquement pour produire dgjleau à 1800C en augmentant en consé- ouence le débit- d'eau traversant l'échangeur 17. Inversement on peut si désirer soutirer de la vapeur d'eau à 1300C entre l'échangeur 15 et le compresseur 16. Ce soutirage de vapeur se fera soit par diminution du débit de vapeur comprimé au compresseur 16, soit par diminution du débit d'eau soutiré dans l'échangeur 15.Dans ce dernier cas l'échangeur 15 fonc tonnera en échangeur-évaporateur, une partie de l'eau admise en F étant vaporisée dans l'échangeur 15 jusqu'à 1300C par la vapeur d'eau surchauffée à 2400C issue du compresseur 14. il apparat immédiatement que la souplesse d'exploitation d'une installation telle qu'illustrée à la figure 1 est considérable. La conduite d'exploitation reste simple car il suffit par exemple de régler les débits d'eau aux éehan-- geurs Il 13 15 17 de façon à maintenir constante la température des soutirages C E G J et de maintenir la pression dans ces échangeurs à la valeur souhaitable. Selon la variante de réalisation illustrée à la figure 2 l'installation utilise-également quatre compresseurs en série 10 12 14 16 entraSnés par un moteur M. Le débit de vapeur d'eau saturante admise à l'entrée de chaque compresseur est après chaque étape de compression désurchauffé dans un échangeur de chaleur 22 23 24 25. Les échangeurs de chaleur 22 23 24 25 utilisés ici sont du type à passage d'eau dans un serpentin s placé dans un ballon d'échange b que traverse la vapeur en s'y désurchauf- fant. Ceci permet de faire passer en série dans les différents ballons d'échange 22 23 24 25 certains débits dfeau. Il suffit de régler convenablement les débits dentrée et les débits de soutirage d'eau dans chaque échangeur de désurchauffe. Le réglage se fait simplement-en fonction des besoins de la demande et en surveillant la température de la vapeur après traversée de chaque échangeur de façon qu'6le aRtproche descelle de la vapeur d'eau saturante sous la pression considérée. Les chiffres indiqués à titre d'exemple dans la figure 2 illustrent une conduite de l'installation qui par rapport à la figure 1 permet d'obtenir un plus grand débit (1,13 au lieu de 0,54) d'eau chaude à 1800C par rapport au mode de conduite de la figure 1, pour un même débit de vapeur d'eau travaillé dans ltinstallatiôn et amené avec la même dépense d'énergie de la condition de départ 600C/0,2 bar à la condition de sortie 1800C/10 bars. Dans le schéma de la figure 2 les débits d'eau à plus basse température (700C, 100oye, 7300C) sont inférieurs à ceux indiqués par la figure 1. Bien entendu là encore les conditions d'exploitation peuvent être modifiées profondément en fonction des besoins de la demande par simple réglage des débits d'injection et de soutirage. Selon la variante de réalisation illustrée à la figure 3 la désurchauffe de la vapeur après chaque compresseur 10, 12, 14, 16 est faite dans un échangeur de chaleur-évaporateur 26, 27, 28, 29 par simple injection de la quantité nécessaire d'eau. Dans le mode de mise en oeuvre illustré à la figure 3 comme on n'opère pas de soutirage de vapeur, le débit de vapeur d'eau travaillé dans les compresseurs augmente donc, passant initialement de 1 à 1,36 à la sortie en K de l'ins- tallation. Les chiffres donnés correspondent à des compressions sensiblement adiabatiques (comme du reste les chiffres donnés en relation avec les figures 1 et 2) et en supposant des injections d'eau à 600C par les échangeurs 26 à 29. Les échangeurs 26 à 29 seront avantageusement du type à barbotage de vapeur. Dans l'exemple illustré à la figure 3 les compresseurs sont entrainés par un moteur M. Bien évidemment, de même que pour l'installation illustrée à la figure 2 l'entrainement peut se faire comme illustré à la figure 1 en faisant appel à une turbine à vapeur. Selon l'exemple de réalisation illustré à la figure 4 les compresseurs 10, 12, 14, 16 sont ainsi conçus qu'ils permettent d'effectuer comme illustré en N, O, P, Q des injections d'eau directement dans les étages du compresseur. Ces injections seront faites avantageusement par exemple par centrifugation d'un film d'eau introduit par l'arbre prévu creux à cet effet du compresseur. Les ajutages de pulvérisation de 11 eau sont formés à la périphérie du rotor du compresseur dans les plans transversaux à l'axe entre ailettes fixes et mobiles. Ceci permet de sortir de chaque compresseur de la vapeur d'eau sensiblement saturante et avec une moindre dépense d'énergie que dans le cas des schémas de mise en oeuvre des figures précédentes. En effet une installation telle que décrite à la figure 4 fonctionne thermodynamiquement de façon plus satisfaisante. Ainsi, en effectuant des injections d'eau à 600C directement dans les compresseurs on arrive à fabriquer à partir d'un débit massique unitaire de vapeur d'eau saturante à 600C/0,2 bar, un débit massique égal à 1,30 de vapeur d'eau saturante à 1800C sous 10 bars en entrainant les compresseurs par une turbine 19 fonctionnant dans les mêmes conditions opératoires que celles indiquées à la figure 1 mais avec un débit massique réduit de vapeur d'eau à 60 C/0,2 bar égal à 4,1 (au lieu de 5,2 dans le cas de la figure 1 pour un moindre débit de vapeur fabriquée). Le mode de réalisation de l'installation illustrée à la figure 5 est thermodynamiquement encore plus favorable que celui illustré à la figure 4. On retrouve, comme à la figure 4 quatre compresseurs 10, 12, 14, 16 entraînés par la turbine 19 alimentés en vapeur d'eau saturante à 600C/0,2 bar mise au vide par le condenseur 20 et la pompe 21 à 300C/0,035 bar. De façon à désurchauffer la vapeur d'eau à tout instant dans les compresseurs 10 12 14 16, on opère des soutirages de vapeur que l'on désurchauffe et condense dans des échangeurs 30, 31, 32, 33 le condensat correspondant étant réintroduit à sa température d'ébullition sous la pression considérée à l'endroit approprié du compresseur. Dans l'exempLe illustré à la figure 5 le débit massique du condensat est égal au débit massique des soutirages, de sorte qu'on travaille à débit constant dans les compresseurs indiqué comme égal à 1 au schéma de la figure 5. Les échangeurs 30, 31, 32, 33 peuvent être de tout type approprié, par exemple tel que décrit aux figures 6 ou 7 ci-après. Les données illustrées à la figure 5 montrent qu'avec un tel schéma on réduit la consommation d'énergie pour un même débit de vapeur travaillé tout en permettant de fabriquer simultanément des quantités très considérables d'eau chaude à potentiel thermique élevé. On notera à ce propos des soutirages en R, S, T d'eau chaude aux températures respectives de 1000C, 1300C et 1800C et les débits massiques correspondants égale à 0,33, 0,27, 0,94. La faible puissance nécessaire àl'entratnement des compresseurs se déduit immédiatement de la réduction du débit massique de vapeur (3,6) nécessaire à l'entratnement de la turbine 19. On se reportera maintenant à la figure 6 qui illustre à titre d'exemple et plus en détail une façon de réaliser n'importe lequel des échangeurs 30, 31, 32, 33, la description étant faite en relation avec ce dernier échangeur numéroté 33' à la figure 6. L'échangeur 33' est divisé dans l'exemple illustré en trois chambres, 34, 35, 36. La chambre 34 est alimentée en eau à 1300C par une pompe 37. L'eau 38 contenue dans la chambre 34 est chauffée par un soutirage de vapeur 39 ef- fectué à un étage intermédiaire du compresseur 16, ce soutirage désurchauffé étant réintroduit sous forme de condensat (eau condensée) en 40 légèrement en amont. Une pompe 41 reprend l'eau contenue dans la chambre 34 et l'amène en 42 dans la chambre 35. L'eau 42 est réchauffée par un second soutirage 43 de vapeur qui après désurchauffe est reinjecté sous forme de condensat un peu en amont en 44 dans le compresseur 16.L'eau 42 est reprise par une pompe 45 et introduite en 46 dans la troisième chambre 36 où elle est réchauffée par un dernier soutirage de vapeur 47 qui après désurchauffe est réinjecté sous forme de condensat en 48 dans le compresseur 16. Ainsi le débit d'eau (0,94) introduit à 1300C dans l'échangeur 33' en ressort à 1800C ayant assuré, en trois étapes dans l'exemple illustré, la désurchauffe progressive sensiblement continue de la vapeur d'eau travaillée dans le compresseur 16. Bien entendu là encore l'installation peut être conduite de diverses manières. Ainsi par exemple les soutirages de vapeur peuvent ne pas être compensés exactement par les réinjections d'eau, de sorte que on peut, selon les besoins de la demande sortir plus ou moins de vapeur ou plus ou moins d'eau chaude de l'installation. Selon l'exemple de réalisation illustré à la figure 7 l'échangeur 33" est également un échangeur à trois soutirages de 'vapeur pour lesquels les mêmes chiffres de référence que dans la figure 6 onvété employés. Cependant ces soutirages se font au moyen de serpentins 53, 64, 65 qui sont baignés dans un ballon unique 49 séparé par deux cloisons 50 51 en trois chambres superposées 52, 53, 54 dans lesquelles l'eau s1 échauffe progressivement depuis sa température d'admission, par exemple 1300C jusqu'à sa température de sortie, soit 1800C s'il s'agit comme dans l'exemple illustré du dernier étage des compresseurs. Dans les serpentins 63, 64, 65 les soutirages de vapeur se condensent avant réinjection dans le compresseur.Une pompe 55 assure dans l'échangeur 33" le passage du débit d'eau nécessaire. On se reportera maintenant au schéma de la figure 8 qui illustre une installation permettant la fabrication des grandes quantités de vapeur saturante à basse température nécessaire pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention. Cette partie de l'installation comprend essentiellement un échangeur de chaleur 56 qui est traversé par l'eau à vaporiser. Dans l'exemple illustré l'échangeur 56 se présente sous la forme d'une chambre 57 traversée par un serpentin 58 dans lequel circulé grace à une pompe 59 de 11 eau dans un circuit 60 bouclé sur un réservoir de flash 61. Dans llexem- ple illustré l'eau est flashée à 600C dans le réservoir 61. A la sortie de l'échangeur 56 elle peut être à une température de l'ordre de 620C. La vapeur saturante est soutirée du réservoir en 62, ce soutirage étant compensé par un appoint d'eau en 63. Dans l'exemple illustré le réservoir de flash 61 est torique à section circulaire ce qui lui permet de résister sans difficulté à la pression d'écrasement qu'il doit encaisser puisque sa pression interne est dans l'exemple envisagé de l'ordre de 0,2 bar, c'est-à-dire la pression de vapeur saturante de l'eau à 60 C. En outre le choix d'une telle forme permet d'obtenir une grande longueur périphérique développée qui permet de disposer dans le plan médian horizontal du réservoir un système de dispersion de l'eau très développé permettant %obtention de faibles vitesses de dégagement de vapeur sans entrainement d'eau. On notera que dans unetelle installation iN suffit d'une très faible différence de température, par exemple de l'ordre de 20C entre l'entrée de l'eau dans l'échangeur 56 et sa sortie pour que le réservoir de flash 61 fonctionne dans de bonnes conditions. Ceci permet donc de récupérer dans de très bonnes conditions d'échange thermique la chaleur à bas potentiel d'une source de chaleur qui peut se présenter par exemple sous la forme de rejets d'eau chaude à température égale ou supérieure à 650C, encore de fumées, aucune difficulté technologique ne se posant pour la réalisation de l'échangeur 56. La vapeur saturante sortant en 62 du réservoir 61 peut alors être utilisée dans les installations décrites aux figures précédentes, aussi bien pour alimenter les compresseurs 10, 12, 14, 16 que la turbine19 dentraSnement de ces compresseurs. On notera que par-la mise en oeuvre du procédé de l1in- vention on revalorise en les rendant facilement utilisabres et éventuellement stockables une grande partie des rejets thermiques à bas potentiel actuellement produits en très grandes quantités par de nombreuses industries et normalement rejettés dans le milieu ambiant ce qui constitue à la fois une perte d'énergie et une source de pollution thermique.Selon l'invention la plus grande partie de cette énergie à bas potentiel peut être récupérée pour toute sorte de besoins, notamment de chauffage et de production d'énergie et peut également être stockée, par exemple sous forme d'eau chaude à 1800C cette revalorisation, outre qu'elle constitue un bilan économique positif formant en quelque sorte une pompe à chaleur diminue simultanément la pollution thermique en réduisant la quantité de rejets thermiques à bas potentiel qui peuvent même à la limite être supprimés. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation illustrés et décrits qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, les diverses solutions décrites peuvent être combinées et imbriquées, certains compresseurs pouvant fonctionner avec injection d'eau, par exemple les compresseurs de bas niveau 10, 12, d'autres compresseurs pouvant fQnctionner avec des soutirages de vapeur, en particulier les compresseurs de haut niveau 14, 16 de façon à travailler dans les meilleures conditions thermodynamiques de compression et satisfaire simultanément les besoins de la demande. Les débits massiques travaillé-s dans les compresseurs peuvent être constants et ou variables, là encore en fonction des besoins de la demande. Au lieu de sortir de l'eau chaude et/ou de la vapeur on peut ne sortir que de la vapeur. Par exemple dans le schéma de la figure 2 on pourra sortir en C, E, G et J de la vapeur aux températures respectives de 700C, 1000C, 1300C et 1800C. Les débits calculés correspondant au mode de mise en oeuvre décrit seront alors respectivement 0,03 ; 0,09 ; 0,11 De même dans la figure 5 on pourra soutirer de la vapeur saturante à 100 C, 1300C et 1800C respectivement à partir des échangeurs 31, 32, 33, dans ces conditions les débits d'eau soutirés en R, S, T seront inférieurs, voire à la limite nuls. L'invention comprend donc tous les équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons, si cellesci sont réalisées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. R E V E N D I C A T I O N S 1.- Procédé de récupération d'énergie par revalorisation des rejets-thermiques à basse température notamment d'eau et de vapeur d'eau à température inférieure à 1000C, caractérisé en ce qu'on comprime la vapeur d'eau disponible à pression et température données en fabriquant de la sorte de la vapeur d'eau susceptible d'être exploitée à pression et température plus élevés 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on comprime en plusieurs étapes la vapeur d'eau sensiblement saturante disponible à basse température et basse pression, par exemple 60-700C/0,2-0,33 bar pour l'amener à pression et teXpérature plus élevées d'utilisation, par exemple 130-1800C/ 3-10 bars. 3.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on procède en plusieurs étapes intermédiaires à la désurchauffe de la vapeur d'eau surchauffée fabriquée lors des diverses étapes de compression. 4.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce bubon procède à la désurchauffe de la vapeur d'eau entre cha que étape de compression par échange de chaleur avec de l'eau qlse l'on réchauffe jusque vers la températurehe la vapeur d'eau dérchauffée saturante à la pression donnée de l'étape considerée. 5.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'on procède à la désurchauffe de la vapeur d'eau entre chaque étape de compression par injection d'eau en quantité déterminée pour assurer sa vaporisation totale et abaisser lasempérature de vapeur produite à chaque étape jusqu'à sensiblement la température de vapeur saturante sous la pression donnée de ladite étape. 6.-Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'on procède à la désurchauffe de la vapeur d'eau en injectant en cours de compression des quantités d'eau déterminées pour assurer la vaporisation totale et abaisser la température de vapeur produite à chaque étape jusqu'à sensiblement la température de vapeur saturante sous la pression donnée de ladite étape. 7.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'on procède à la désurchauffe de la vapeur d'eau produite par soutirages intermédiaires de vapeur que l'on refroidit, par exemple en échange de chaleur avec de l'eau à plus basse température, et réinfecte dans la compression un peu en amont de l'endroit où ont été effectués lesdits soutirages. 8.- Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on effectue à différents niveaux des soutirages de vapeur. 9.- Procédé selon l'une des revendications 4 à 8, caractérisé en ce qu'on effectue à différents niveaux des soutirages d'eau. 10.- Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on entratne les compresseurs au moins en partie par une turbine à vapeur fonctionnant à basse température, par exemple à partir de vapeur d'eau saturante à 60-700C/0,2-0,33 bar et dtun condenseur à basse température et basse pression, par exemple à 300C/o,035 bar. Il .- Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que pour la fabrication de grandes quantités de vapeur sensiblement saturante à basse température, -par exemple vers 60/700C, on fait passer de 11 eau dans un échangeur de chaleurkhauffé par la source de chaleur à laquelle est prélevée l'énergie à revaloriser, on flashe cette eau après passage dans ledit échangeur dans un réservoir de flash, on soutire la vapeur produite, et on recycle l'eau séparée vers ledit échangeur en y ajoutant l'eau d'appoint nécessaire à compenser le soutirage de vapeur. 12.- Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce qu'on utilise en tant que réservoir de flash un réservoir torique, avantageusement à section circulaire. 13.- Procédé selon l'une des revendications 10 d 12, caractérisé en ce qu'on associe à la turbine à vapeur un moteur d'entratnement des compresseurs et ou un générateur électrique, et lton module le fonctionnement de la turbine, des compresseurs, du générateur et du moteur selon les besoins de la demande en énergie mécanique, électrique, d'eau chaude et de vapeur. 14.- Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on stocke l'énergie revalorisée par fabrication de vapeur à température relevée par fabrication d'eau sous pression et température équivalentes à celles de la vapeur produite. 15.- Procédé selon la- revendication 6 et l'une quelconque des revendications 8 à 14, caractérisé en ce qu'on effectue les injections d'eau en cours de compression à une température voisine de la pression de vapeur saturante sous la pression régnant dans le compresseur à l'endroit où se fait l'injection. 16.- Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce qu'on opère des soutirages de vapeur à différents niveaux de compression et qu'on utilise au moins en partie ces soutirages pour porter l'eau des injections à ladite température d -j ection . 17.- Procédé selon l'une des revendications 6, 15 ou 17, caractérisé en ce qu'on effectue les injections d'eau dans les compresseurs par centrifugation d'un film d'eau introduit par l'arbre creux du compresseur et pulvérisé par des ajutages formés à la périphérie du rotor du compresseur dans des plans transversaux à l'axe, entre ailettes fixes et mobiles.