Cette invention concerne la fabrication de gants en latex, par exemple des gants chirurgicaux, le terme "latex" sera utilisé dans la suite de cette description pour désigner du latex de caoutchouc naturel ou une dispersion aqueuse d'un caoutchouc synthétique ou d'une matière ^ similaire au caoutchouc, par exemple le latex de Neoprène. Pour la préservation de la sensibilité de l'usager, l'épaisseur de paroi des dcfets et de la pause d'un gant chirurgical doit être aussi faible qu'elle peut l'être, compte tenu de la solidité imposée. De plus, l'épaisseur de paroi du poignet doit être relativement forte pour permet-10 tre au porteur de mettre le gant et de le serrer sur son vêtement. De préférence, l'épaisseur de paroi de la paume du gant doit être inférieure à celle des doigts, ce qui réduit en effet au minimum la fatigue de la main. Il est connu de fabriquer un gant chirurgical par trempage 15 d'une forme de reproduction ou mandrin en forme de main, enduit de coagulant, dans un bain de latex liquide, les doigts étant alors dirigés vers le bas. Etant donné que les doigts pénètrent d'abord dans le latex et le quittent en dernier, un inconvénient do ce procédé réside dans le fait que les doigts du gant résultant présentent une épaisseur de paroi supé-20 rieure à celle du poignet, de sorte qu'il en résulte une inversion des caractéristiques souhaitées. Du fait que l'on obtient par le procédé précité un poignet à paroi mince, il est usuel de doter le poignet d'un bourrelet qui est formé en enroulant le caoutchouc sur lui-même à un moment approprié du 25 processus de fabrication. La formation du bourrelet présente un inconvénient en ce sens qu'elle exige une opération de fabrication complémentaire. De plus, le bourrelet a tendance à rouler vers le bas pendant l'utilisation. • Pour remédier aux inconvénients précités, le Brevet délivré aux 30 Etats-Unis sous le N° 3.013.302 propose de plonger la forme de reproduction ou mandrin, avec les doigts dirigés vers le bas, dans un bain de coagulant, de renverser ensuite la position du mandrin et de tremper la partie enduite de coagulant dans le latex avec les doigts orientés vers le haut. Ce procédé donne un gant dont les doigts ont une épaisseur 35 de paroi relativement faible, tandis que la paroi du poignet est relativement épaisse. Cependant, ce procédé présente d'autres inconvénients qui consistent en ce que : 69 44635 2026961 a) 'Le support du mandrin est solidaire du poignet de celui-ci et pénètre dans le latex du bain. Une partie du support est enduite de coagulant et prélève du latex en pénétrant dans le bain. De plus, la partie du support à laquelle est fixé le poignet du mandrin, n'est pas 5 enduite de coagulant, mais prélève néanmoins une quantité importante de laté£ non coagulé à cause de sa surface relativement grande. Il en résulte que la partie en question du support est salie, et qu'une grande quantité de latex relativement coûteux est perdue. b) On a découvert que, comme les bouts des doigts du mandrin 10 orientés vers le haut sont immergés dans le bain de latex, ces bouts de doigts ont tendance à retenir une bulle d'air qui est ensuite incorporée _ au gant résultant. Or ces bulles d'air incorporées ne réduisent pas seulement la solidité du gant au niveau du bout des doigts, mais augmentent également les frais de contrôle de la qualité du produit fini. 15 Le Brevet délivré en Grande-Bretagne sous le N° 1.021.137 pro pose également de tremper un mandrin en forme de main, avec les doigts orientés vers le bas, dans un bain de coagulant concentré, et ce jusqu'à . une profondeur correspondant à la longueur requise du gant. Le mandrin re tiré consécutive.nent du coagulant concentré est ensuite trempé avec les 20 doigts orientés vers le bas dans un bain a1eau. ou d'un autre solvant du coagulant, et ce jusqu'à la zone de jonction entre le poignet et la main proprement dite du mandrin. Ceci a pour effet d'éliminer le coagu- « lant concentré de la partie du mandrin formant la main proprement dite. Le mandrin est ensuite trempé avec les doigts orientés vers le bas dans 25 un bain de coagulant dilué jusqu'à la jonction entre les parties formant le poignet et la main proprement dite» Après avoir retiré le mandrin du coagulant dilué, l'opérateur le trempe avec les doigts orientés vers le' bas dans un bain de latex, jusqu'à une profondeur correspondant à la longueur requise du gant. 30 Dans un .autre procédé permettant d'éliminer le coagulant con centré de la main du mandrin par immersion dans un solvant, on a également déjà proposé de diluer le coagulant concentré sur la main par immersion du mandrin avec les doigts orientés vers le bas dans un bain de coagulant convenablement dilué, et ce jusqu'à la zone de jonction 35 entre le poignet et la main proprement dite du mandrin. Ces procédés permettent d'éviter ou tout au moins de réduire au minimum certains des inconvénients précités, et donnent un gant dont les doigts et la paume présentent une épaisseur de paroi inférieure à 69 44635 2026961 celle du poignet. Cependant, les procédés précités présentent à leur tour les inconvénients suivants : a) * Ils imposent l'utilisation d'un grand nombre d'opérations de trempage, ce qui n'augmente pas seulement le prix de revient, 5 mais également le risque de détérioration du produit final. b) L'élimination du coagulant concentré au moyen d'un solvant sur la majeure partie du mandrin donne lieu à la formation d'une grande quantité de déchets. c) La dilution du coagulant concentré sur la main du man-10 drin, par immersion dans un bain de coagulant dilué, se traduit par la formation d'un enduit non uniforme de coagulant dilué, ce qui donne finalement un gant dont la main présente une épaisseur de paroi irrégulie-re. Il en résulte également une augmentation de la concentration du coagulant dilué, de sorte qu'il est nécessaire de contrôler la concentration 15 du bain de coagulant dilué. Le but de la présente invention est de fournir un procédé nouveau et perfectionne pour la fabrication d'articles en latex à paroi mince, dont certaines parties présentent des épaisseurs de paroi différentes. Un but plus particulier de la présente invention est de fournir 20 un procédé nouveau et perfectionné pour la fabrication de gants, notamment de gants chirurgicaux, permettant d'éviter les inconvénients précités, ou tout au moins de les réduire au minimum. Selon l'invention considérée sous un aspect aussi général eue possible, un procédé pour la fabrication d'articles à paroi mince, dont 25 certaines parties présentent des épaisseurs de paroi différentes, consiste à immobiliser une forme ou mandrin de telle sorte qu'une première zone de celui-ci soit disposée au-dessous d'une deuxième zone de ce même mandrin, à appliquer un coagulant concentré sur la première zone du mandrin ainsi immobilisé, à renverser la position du mandrin, à ap-30 pliquer un coagulant dilué sur la deuxième zone dudit mandrin pendant que celui-ci est renversé, c'est-à-dire que sa deuxième zone est disrosée au-dessous de sa première zone, et à appliquer du latex sur la partie du mandrin enduite de coagulant. Le coagulant concentré peut être appliqué sur la première zone 35 P^r le fait qu'on dirige au moins un jet de coagulant concentré sur cette première zone. Le coagulant dilué peut être appliqué sur la deuxième zone par immersion de celle-ci dans un bain de coagulant dilué. 69 44635 2Û/.evo , Selon l'invention, un procédé plus particulier pour la faori-cation de gants consiste à immobiliser une ferme ou mandrin en forme de main, avec les doigts orientés vers le haut, à appliquer iw coagulant concentré sur la partie correspondant au poignet du mandrin occupant cette ^ position, à renverser le mandrin, à appliquer un coagulant dilué sur la partie correspondant à la main du mandrin ainsi renversé, les doigts étant orientés vers le bas, et à appliquer du latex sur toutes les partie: du mandrin destinées à la formation d'un gant. Grâce au procédé selon l'invention, la couche de latex qui se 10 coagule sur la partie du mandrin correspondant au poignet et enduite de coagulant concentré, est plus épaisse que sur la partie correspondant à la main qui est enduite de coagulant dilué. Il est bien entendù que les termes "coagulant concentré" et "coagulant dilué" sont utilisés dans cette description dans un sens rela-15 tif pour indiquer que l'un des coagulants est plus concentré que l'autre. Les concentrations absolues du coagulant peuvent être choisies pour répondre à des conditions particulières, et il est bien évident qu'on peut j utiliser un coagulant approprié quelconque. . j Pour l'application du coagulant concentré, le mandrin de moula-; 20 ge peut occuper une position sensiblement verticale, ou être incliné suivant un angle approprié par rapport à la verticale, à condition que les doigts soient orientés vers le haut par rapport au poignet, ceci pour empêcher le coagulant concentré de couler sur la main du mandrin. Le coagulant concentré peut être appliqué par le fait qu'on 25 dirige au moins deux jets de ce coagulant concentré sur le poignet du mandrin. De préférence, des jets de coagulant concentré sont dirigés sur les côtés opposés du poignet. Le mandrin peut être animé d'un mouvement de rotation pendant l'application du coagulant concentré« • 30 Lorsqu'on applique le coagulant concentré en dirigeant un ou plusieurs jets de ce coagulant sur le poignet du mandrin, on a découvert qu';on peut obtenir un enduit de coagulant concentré présentant un bord relativement rectiligne, même si le mandrin est immobilisé pendant 1' application du coagulant, notamment lorsque le poignet présente une sec-35 tion transversale circulaire. On peut obtenir un bord plus droit en faisant tourner le mandrin pendant l'application du coagulante Dans un mode de mise en oeuvre préféré de l'invention, plusieurs mandrins sont disposés en rangée avec leurs doigts dirigés vers 69 44635 2026961 le haut, et chacun des mandrins est place à proxi.oité des extrémités de deux conduits adducteurs de coagulant consécutifs et latéralement espacés. La rangée des mandrins et celle des conduits adducteurs sont déplacées longitudinalernent l'une par rapport à l'autre, et des jets de coa-5 gulant concentré sont projetés par des gicleurs sur deux côtés opposés des poignets des mandrins consécutifs en partant d'une extrémité de la rangée vers l'extrémité opposée. De préférence, la paire de conduits adducteurs de coagulant est déplacée le long de la rangée des mandrins en. partant d'une extrémi-10 té vers l'autre, et ensuite dans le sens opposé. Les jets de coagulant concentré sortant des gicleurs sont projetés sur les poignets des mandrins successifs pendant le déplacement en va-et-vient des gicleurs en regard des mandrins. On peut laisser sécher partiellement ou complètement le coagu-15 lant concentré avant de renverser le mandrin, ce qui permet d'empêcher ou tout au moins de réduire au minimum l'écoulement du coagulant concentré vers la partie du ifcandrin correspondant à la main proprement dite. Le coagulant dilué peut être appliqué sur la partie de chaque mandrin correspondant à la main, par trempage des doigts de haut en bas 20 dans un bain de coagulant concentré, jusqu'au bord, ou un peu au-delà du bord de l'enduit de coagulant concentré déjà appliqué sur le poignet. On peut laisser sécher partiellement ou complètement le coagulant dilué avant d'appliquer le latex» Ce latex peut être appliqué par le fait qu'on plonge les doigts 25 de haut en bas dans un bain de latex, jusqu'à une profondeur correspondant à la longueur désirée du gant. L-'enduit de latex peut être soumis à un quelconque traitement ultérieur requis tel qu'un lessivage, un séchage, une vulcanisation, et l'enlèvement du mandrin, ce qui est du reste évident pour l'homme de l'art 30 L'invention s'étend également à un gant fabriqué par le procédé qui vient d'être décrit. Selon un autre aspect de l'invention, un appareil convenant à la fabrication de gants selon le procédé précité comprend au moins une forme de reproduction ou mandrin en forme de main, mobile entre un premier 35 poste et un deuxième poste, et agencé pour pouvoir basculer entre une position debout, dans laquelle les doigts sont orientés vers le haut, et une position renversée dans laquelle les doigts sont orientés vers le bas, des moyens de commande agencés pour disposer le mandrin en position debou" au premier poste et en position renversée au deuxième poste, des moyens 69 44635 2026961 d'application prévus dans le premier poste et conçus pour diriger au rcii: un jet de coagulant concentré sur la partie du mandrin correspondant au poignet lorsque celui-ci occupe la position debout, et des moyens prévus dans le deuxième poste et conçus pour plonger la partie du mandrin ccr-5 respondant à la main dans un bain de coagulant dilué lorsque ce mandrin occupe la position renversée. Plusieurs mandrins peuvent être montés en rangée sur un support auquel sont fixés les poignets, et les moyens d'application du premier poste comprennent une paire de conduits adducteurs de coagulant, latéra-10 lement espacés et animés d'un mouvement de va-et-vient le long de la rangée des mandrins, sur deux côtés opposés de cetix-ci, lorsqu'ils occupent la position debout au premier poste. - les conduits adducteurs sont garnis de gicleurs qui se déplacent en va-et-vient en regard des poignets des mandrins consécutifs pendant le déplacement en va-et-vient des con-15 duits. Pour mieux faire comprendre l'invention, on décrira ci-après à titre d'exemple un mode possible de mise en oeuvre en regard du dessin, annexé, sur lequel : la figure 1 est une vue schématique, sur laquelle certaines 20 parties ont été supprimées pour plus de clarté, et qui montre un appareil pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. La figure 2 est une vue partielle en perspective à plus grande échelle d'un bloc porte-mandrins de l'appareil selon la figure 1. La figure 3 est une vue schématique d'un mandrin occupant une 25 position debout, les doigts étant dirigés vers le haut pour l'application d'un coagulant concentré sur la partie figurant le poignet du mandrin. La figure 4 est une vue schématique du mandrin selon la figure 3, occupant une position renversée telle que ses doigts sont dirigés 30 vers le bas, et qui est immergé dans un bain de coagulant dilué pour l'application de celui-ci sur la partie du mandrin représentant la main. La figure 5 est une vue schématique du mandrin selon les figures 3 et 4 occupant une position renversée, ses doigts étant dirigés vers le bas, et qui est immergé dan3 un bain de latex pour l'application 35 de celui-ci sur toute la partie destinée à la formation d'un gant. La figure 6 est une vue en coupe d'un gant obtenu par le procédé selon l^^irésente invention et encore disposé sur son mandrin. Y 69 44635 2026961 En se report.-lit aux figures 1 et 2, on voit que l'appareil comprend un transporteur forci pur deux chaînes transporteuses 1 à rouleaux, parallèles et continues, dont chacune passe sur 'deux pignons à chaîne espacés (non représentés) et eux sont soutenues, entre les pi-5 gnons à chaîne, par un rail 2. A une extrémité du parcours des chaînes transporteuses 1, les pignons à chaîne correspondant sont montés sur un arbre commun destiné à être entraîné en rotation pour l'entraînement des chaînes 1. Ces chaînes transporteuses 1 portent entre elles plusieurs cr. riots 3 longitudinale~ent espacés, et destinés à porter les mandrins 10 utilisés pour la formation des gants. Chacun des chariots 3 comprend ueux traverses en aluminium 4, sur lesquelles sont montés plusieurs mandrins 5 en forme de main, aligné en rangées, et dont les poignets sont fixes aux traverses 4. Chaque paire de traverses 4 est fixée aux extrémités opposées à une paire de sup-15 ports espacés 6 solie~ires d'une traverse tubulaire 7 enveloppant un arb 8 de section transversale circulaire, dont les extrémités sont rigidement fixées aux cords inférieurs des supports 9 dont les bords supérieur sont assemblés par des boulons avec les chaînes transporteuses 1. On voi quelles arbres 8 s'étendent transversalement entre les chaînes 1 et sont 20 entraînés par celles-ci pendant leur déplacement longitudinal. Pendant le mouvement d'avance, les arbres 8 entraînent la traverse 7, les barres 4 et les mandrins 5 du chariot 3. les supports 9 sont disposés à proximité immédiate des arêtes intérieures des rails porteurs 2 et maintiennent les chaînes à rouleaux 1 sur ces rails 2. 25 Chacun des chariots 3 se déplace avec les chaînes transporteu ses 1 en partant d'un premier poste ou poste principal A, à travers un deuxième poste principal B, vers un troisième poste principal C„ Chacun des chariots 3 peut complémentairement pivoter autour de son arbre 8 entre une position debout, dans laquelle les doigts des mandrins 5 sont 30 dirigés vers le haut, et une position renversée dans laquelle les doigts des mandrins 5 sont dirigés vers le bas. Des moyens de commande, qui seront décrits en détail plus loin sont prévus pour immobiliser chacun des chariots 3 en position debout au premier poste A et en position renversée dans les deux portes suivant 35 B et C de la manière indiquée sur la figure 1. Les moyens de commande comprennent deux rouleaux de guidage 10 portés par la traverse tubulaire 7 de chacun des chariots 3. On voit sur la figure 2 qu'un support 11 est rigidement fixé à une extrémité de la traverse tubulaire 7 et porte les rouleaux de guidage rotatifs 10 qui 6^ 446.35 202696i sont espacés le long des chaînes transporteuses 1. Les axes de rotation des rouleaux de guidage 10 sont disposés dans le même plan horizontal que l'axe de rotation de la traverse tubulaire 7- Les rouleaux de guidage 10 coopèrent avec un rail de guidage 12 et empêche le pivotement du 5 chariot porteur 3 autour de son arbre 8 pour maintenir les mandrins en position debout au poste A, et pendant l'avancement le long d'une distance prédéterminée en partant du poste A vers le poste B. Les moyens de commande comprennent complémentairement un pignon à chaîne 13, fixé à l'extrémité de la traverse tubulaire 7 de chacun 10 des chariots 3 qui est opposée aux rouleaux de guidage 10. Pendant le mouvement d'avance des chariots 3 suivant le mouvement des chaînes transporteuses 1, les pignons 13 des traverses tabulaires 7 des chariots consécutifs 3 engrènent des crémaillères fixes 14 convenablement disposées le long du parcours désignons 13. Les crémaillères 14 ont une longueur 15 juste suffisante pour faire basculer chacun des chariots d'un angle de 180°. Le rail de guidage 12 est évidé dans des zones 15 convenablement localisées pour permettre aux pignons 13 d'un chariot 3 d'engrener avec la crémaillère 14, le premier rouleau de guidage 10 descendant dans 20 la zone évidée 15 pour permettre le basculement du chariot 3 autour de son arbre 8 grâce à 1'engrènement du pignon 13 et de la crémaillère 14- Chacune des zones évidées 15 du rail de guidage 12 présente une longueur telle que le premier rouleau de guidage 10 coopère dans cette position avec la face supérieure du rail de guidage 12 à l'extrémité op-25 posée de la zone évidée 15, et .ce juste au moment où le pignon 13 se dégage de la crémaillère 14. Le rouleau de guidage suivant 10 roule alors sur la face supérieure du rail de guidage 12 pendant que les chaînes transporteuses 1 continuent d'avancer. Bien entendu, lorsque les deux rouleaux de guidage 10 roulent à nouveau sur le rail de guidage 12, ils 30 empêchent le chariot 3 de basculer autour de son arbre 8 jusqu'à ce que la crémaillère suivante 14 et la zone évidée suivante 15 du rail de guidage 12 soit atteintes. En disposant convenablement plusieurs crémaillère 14 et plusieurs zones évidées 15 le long des chaînes transporteuses 1, on obtient que chacun des chariots 3 soit immobilisé en position debout 35 ou en position renversée imposée dans les différents portes le long du parcours des chaînes transporteuses 1. Au poste A, une paire de conduits 16 latéralement espacés et destinés à amener le coagulant, est prévue pour chaque rangée de man 69 44635 9 2026961 drins 5. On voit sur la figure 2 que les deux paires de conduits adducteurs de coagulant sont montées sur un chariot 17, actionné par voie pneumatique et mobile en va-et-vient et transversalement par rapport aux chaînes transporteuses 1, de façon que chacun des conduits adducteurs 16 cce-5 mine en va-èt-vient le long de la rangée de mandrins y associés 5 et de part et d'autre de ceux-ci, en partant d'une extrémité de la rangée vers l'extrémité opposée, et ensuite i'-.ns le sens inverse pendant que les mandrins sont maintenus en position debout au poste A. Les conduits 16 portent à leurs extréuii-ués des gicleurs 16a qui sont dirigés vers les 10 poignets 5a et se déplacent en regard de ceux-ci pendant le cheminement en và-et-vient des conduits 16, ceci pour diriger des jets de coagulant concentré sur deux faces opposées des poignets 5§, des mandrins 5 et ce de façon que le poignets 5a de chaque mandrin soit convenablement enduit avec du coagulant concentré» 15 Un bac fixe 18 contenant du coagulant concentré est convena blement disposé au r.oste A, au-dessous des mandrins 5, sur lesquels le coagulant concentra acit être appliqué. Ce bac est destiné à recueillir le coagulant concentré tombant pendant l'égouttement des mandrins 5. Le coagulant concentré peut être repris dans le bac 18 pour être réintro-20 duit dans les conduits adducteurs 14. "Au poste B, un bac 19 contenant un bain de coagulant 18 est convenablement disposé et monté sur un élévateur hydraulique 20, qui est conçu pour élever le bac jusqu'à une hauteur appropriée et pendant une période également appropriée pour immerger dans le coagulant dilué 25 les mains 5b des mandrins 5 du chariot 3 qui se trouve au poste B. Au poste C, un bac 21 contenant un bain de latex est convenablement disposé et monté sur un élévateur hydraulique 22, qui est conçu pour élever le bac jusqu'à une hauteur appropriée et pendant une période appropriée pour immerger complètement dans le latex les surfaces enduites 30 de coagulant des mandrins 5 du chariot 3 qui se trouve au poste C. D'autres postes, par exemple pour le séchage, le lessivage et la mise en oeuvre d'autres opérations peuvent être prévus et agencés dans des positions appropriées p^r rapport aux postes A, B et C. Par exemples, des postes de séchage peuvent être prévus entre les postes A 35 et B et entre les postes B et C. Au besoin, des postes de séchage et de lessivage peuvent être disposés en aval du poste C. La volée supérieure du transporteur peut passer dans un tunnel de séchage et de vulcanisation (non représenté). b«d 69 44635 2026961 Le fonctionnement de l'appareil peut être commandé d'une manière appropriée quelconque. A titre d'exemple, l'appareil ceut être conçu de façon que les gants terminés et vulcanisés soient retirés des mandrins d'un chariot, à la fin d'un cycle de fonctionnement, chaque foi, 5 que ce chariot atteint un poste de déshabillage, Après que les gants ont retirés des mandrins, l'opérateur inte; vient pour faire démarrer le transporteur. Celui-ci s'arrête ensuite automatiquement dans des positions successives, et ce de façon que les chariots consécutifs, répartis le long des chaînes transporteuses 1, soient 10 convenablement immobilisés en regard des dispositifs des différents postes de traitement, par exemple ai regard des conduits adducteurs 16 du coagulant concentré du poste A, ensuite en regard du bac 19 du poste B contenant le coagulant dilué, et enfin en regard du bac de latex 21 du poste C. Les chariots sont uniformément espacés le long des chaînes trans 15 porteuses 1, et les postes consécutifs sont séparés les uns des autres par des distances qui sont une ou plusieurs fois égales à l'espacement de deux chariots 3 consécutifs, afin que ces derniers soient exactement localisés pour la mise en oeuvre des opérations consécutives le long du parcours des chaînes transporteuses 1. 20 Des bacs mobiles de treiùpage, tels que le bac 19 contenant le coagulant dilué au poste £>, et le bac 21 contenant le latex au poste C, peuvent être agencés pour être élevés automatiquement par des élévateurs hydruliques tels que ceux indiqués en 20 et 22, aussitôt que le transporteur s'arrête. La durée d'immobilisation des bacs de trempage au 25 sommet de laur course qui est de préférence variable pour permettre l'établissement des niveaux de trempage nécessaires, peut être commandée par des dispositifs de synchronisation électrique. Des dispositifs ap propriés de blocage électrique et(ou) pneumatique permettent de commander le .transporteur de façon qu'il ne puisse pas avancer tant que tous les. 30 bacs de trempage ou autres organes fonctionnels n'ont pas été ramenés' à leur position de repos. Pendant le fonctionnement de l'appareil, les mandrins 5 de chaque chariot porteur 3 passent successivement du poste A à travers le poste B vers le poste C. Au poste A, les mandrins 5 occupent une posi-35 tion debout, les doigts étant dirigés vers le haut, et des jets de coagulant concentré sont dirigés sur le poignet 5a de chaque mandrin 5 par les gicleurs 16a des conduits adducteurs 16. Ainsi que le Contre la figure 3 f on obtient ainsi un enduit de coagulant concentré dont le bord 23 est relativement rectiligne. le débit des jets de coagulant concentré 69 44635 XX 2026961 peut être commandé par un obturateur régulateur intercalé dans chaque conduit 16 de façon que le bord 23 soit aussi rectiligne que possible. Etant donné que les mandrins 5 sont disposés de façon que les doigts soient dirigés vers le haut, le coagulant concentré ne peut pas 5 couler sur la main 5b des mandrins pendant l'application de ce coagulant concentré. Une certaine quantité de coagulant concentré descend en coulant et adhère sur les supports 4, la traverse 7 et d'autres parties ass Au poste B, un coagulant dilué est appliqué sur la main 5b de chaque mandrin du chariot porteur 3 qui se trouve à ce poste, par immer-20 sion des doigts dans un bain de coagulant dilué 24 contenu dans un bac 19. L'immersion est réalisée de telle sorte que le niveau du liquide du bain 24 arrive juste au dessus du bord 23 de l'enduit de coagulant concentré appliqué sur le poignet 5a, ainsi que cela est représenté sur la figure 4. 25 Au poste C, le latex est appliqué sur toutes les parties de chaque mandrin 5 d'un chariot porteur 3, qui sont destinées à la formation des gants, et ce par le fait que les mandrins 5 sont plongés, les doigts en avant, dans un bain de latex 25 contenu dans un bac 22, jusqu'à une profondeur correspondant à la longueur imposée des gants,. 30 ainsi que le montre la figure 5. Grâce au procédé selon l'invention, la couche de latex, qui se coagule sur le poignet 5a de chaque mandrin 5 enduit de coagulant concentré, est plus épaisse que sur la main 5b enduite de coagulant dilué, ainsi que le montre la figure 6. 35 On a découvert que l'application d'un coagulant concentré et dilué et de latex, telle qu'elle a été décrite précédemment en regard des figures 3 à 4 du dessin, permet d'obtenir un gant chirurgical satisfaisant dont les doigts et la paume ont une épaisseur de paroi relati-. veinent faible, tandis que l'épaisseur de paroi du poignet est relative-40 ment importante. Etant donné que les doigts pénètrent d'abord dans le latex et sont retirés en dernier, ainsi que cela ressort de la figure 5, 69 44635 2026961 il en résulte que l'épaisseur de p^roi des doigts du gant est Isgèrenert supérieure à celle de la paume. Un gant chirurgical, dont les doigts 5ç. présentent une épaisseur de paroi de 0,18 mm, dont la paume présente une épaisseur de paroi légèrement plus faible, et dont l'ouverture de poi-^ gnet 5a possède une épaisseur de x>aroi de 0,3 mm, a été obtenu en utilisant une solution de nitrate de calcium à 43comme coagulant concentré, et une solution de nitrate de calcium à 8,6fo, coibme coagulant dilué, pour le latex .dont la teneur en caoutchouc sec a été ajustée à AOfo. Un gant ainsi conçu présente pour les épaisseurs de paroi les caractéristi-10 ques imposées à un gant chirurgical. Il ressort des paragraphes qui précèdent, qu'en ce qui concerne la forte concentration du coagulant concentré, la proposition du Brevet anglais 1\T° 1.021.137 Précité, qui consiste à éliminer le coagulant, concentré de la majeure partie du mandrin est défavorable. 15 II est bien entendu qu'on peut imaginer de nombreuses modifi cations de détails sans s'écarter du principe de l'invention tel qu'il est défini par les revendications. Bien que l'invention soit particulièrement indiquée pour la fabrication de gants chirurgicaux, il est également entendu qu'elle n'est 20 nullement limitée à ces gants, mais qu'on peut au contraire l'utiliser pour la fabrication d'autres gants en latex et d'autres articles à paroi mince, dont les différentes parties présentent des épaisseurs de paroi différentes. 69 44635 13 2026961 -REVENDICÂTIONS- 1.- Procédé pour la fabrication d'un article à paroi mince dont certaines parties présentent des épaisseurs de-paroi différentes, par application d'un coagulant concentré sur une première zone d'une forme do reproduction ou mandrin, application d'un coagulant dilué sur 5 une deuxième zone de ce mandrin, et application de latex sur les parties du mandrin enduites de coagulant, caractérisé par le fait qu'on dispose le mandrin de façon que la première zone soit placée au-dessous de la deuxième zone, qu'on applique le coagulant concentré sur la première zone au mandrin de moulage pendant que celui-ci est ainsi disposé, 10 qu'on renverse le mandrin et qu'on applique le coagulant dilué sur la deuxième zone pendant que ce mandrin est maintenu en position renversée, dans laquelle la deuxième zone est placée au-dessous de la première, et par le fait qu'on applique le latex sur les parties du mandrin enduites de coagulant. 15 2.- Procédé pour la fabrication d'un gant, dans lequel on applique un coagulant concentré sur le poignet d'une forme de reproduction ou mandrin en forme de main, on applique ensuite un coagulant dilué sur la main de ce mandrin, et on applique finalement du latex sur toute la pai tie du mandrin destinée à former l^jant, caractérisé par la combinaison 20 des opérations qui consistent à disposer le mandrin de façon que ses doigts soient orientés vers le haut, à appliquer le coagulant concentré sur le poignet du mandrin pendant que celui-ci est ainsi disposé, à renverser le mandrin, à appliquer le coagulant dilué sur la main pendant que le mandrin est maintenu en position renversée, avec ses doigts orien-25 tés vers le bas, et à appliquer du latex sur toute la partie du mandrin destinée à la formation d'un gant. 3.— Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le coagulant concentré est appliqué en dirigeant au moins un jet de coagulant concentré sur le poignet du mandrin. 30 4.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé par le fait que plusieurs mandrins de moulage sont disposés en une rangée, avec leurs doigts orientés vers le haut, entre et à-proximité des extrémités de deux conduits adducteurs de coagulant latéralement espacés, par cet autre fait que la rangée de mandrins et les conduits sont déplacés 35 les uns par rapport aux autres dans une direction longitudinale par rapport à la rangée de mandrins, et par le fait que des jets de coagulant concentré sont dirigés, par des gicleurs prévus sur les conduits 69 4403;) " 2U26V6 i adducteurs, sur deux côtés opposés des poignets des mandrins, en partant | d'une extrémité de la rangée vers l'extrémité opposée, i 5.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le r fait aue les deux conduits adducteurs de coagulant sont déplacés le i ^ long de la rangée de mandrins, en partant d'une extrémité de la rangée j vers l'autre, et vice-versa, et par cet autre fait que des jets de coa- :i; gulant concentré sont dirigés par les gicleurs des conduits sur le poi- i gnet des mandrins consécutifs pendant le déplacement en va-et-vient de [ ces gicleurs en regard des mandrins. I 10 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à ( 5, caractérisé par le fait que le coagulant dilué est appliqué sur la • i main de chaque mandrin, en plongeant celui-ci de haut en bas, les- doigts « en avant, dans un bain de coagulant dilué, jusqu'à une profondeur telle | g que le niveau du bain atteigne ou dépasse légèrement le bord du coagu- i 15 lant concentre déjà appliqué sur le poignet. | 7.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à ! " fa' 6, caractérisé par le fait que le latex est appliqué en immergeant le | "" r' ou chaque mandrin de haut en bas, les doigts en avant, dans un bain de latex, jusqu'à une profondeur correspondant à la longueur désirée du 20 gant i .8.- Appareil pour la fabrication de gants, comprenant au moins une forme de reproduction ou mandrin en forme de main, mobile ■ entre un premier poste et un deuxième poste, des moyens au premier pos- \ te pour appliquer un coagulant concentré sur le mandrin, et des moyens au. | 25 deuxième poste pour immerger la main dv "-andrin dans un bain de coagu- j lant dilué, caractérisé par des moyens de commande agencés pour mettre | le mandrin dans une position debout, telle que ses doigts soient orien- I tés vers l^haut, lorsqu'il est au premier poste, et dans une position t renversée avec ses doigts orientés vers le bas, lorsqu'il est au deuxiè- c 30 me poste, et par des moyens d'application disposés au premier poste peur diriger au ir.oins un jet de coagulant concentré sur le poignet du mandrin pendant que celui-ci est maintenu en position debout au premier poste. j 9.- Appareil selon la revendication 8, dans lequel plusieurs rcandrins sont montés en une rangée sur un support et fixés à celui-35 ci pur leurs poignets, caractérisé par le fait que les moyens d'application situés au premier poste comprennent deux conduits adducteurs de coagulant, latéralement espacés et mobiles en va-et-vient le long de la rsn- ' 69 44635 J 2026961 gée des mandrins et de part et d'autre de ces mandrins pendant que ceux-ci sont maintenus en position debout au premier poste, et par des gicleurs portés' par les conduits, qui se déplacent en regard- des poignets des mandrins consécutifs pendant le déplacement en va-et-vient des con-5 duits. 10.- Appareil pour la fabrication d'articles à paroi mince, dont certaines parties présentent des épaisseurs de paroi différentes comprenant au moins une forme de reproduction ou mandrin présentant une première zone au niveau de laquelle l'article doit présenter une forte 10 épaisseur de paroi, et une deuxième zone au niveau de laquelle l'article doit présenter une faible épaisseur de paroi, le mandrin étant mobile entre un premier poste, et un deuxième poste, des moyens au premier poste pour appliquer un coagulant concentré sur le mandrin, et des moyens d'application situés au deuxième poste et destinés à immerger la deuxiè-15 me zone du mandrin dana un bain de coagulant dilué, caractérisé par des moyens de commande agencés pour mettre le mandrin, au premier poste, dans une première position telle que la première zone de ce mandrin soit placée au-dessous de la deuxième zone, et pour mettre le mandrin, au deuxième poste, dans une position renversée, telle que sa première zone 20 soit placée au-dessous de sa deuxième zone, et par des moyens d'application situés au premier poste pour diriger au moins un jet de coagulant concentré sur la première zone du mandrin lorsque celui-ci occupe ladite première position au premier poste. 11.- A titre de produit industriel nouveau, un article 25 obtenu par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7. !"