DISPOSITIF POUR LE LEVAGE DE STRUCTURES COULISSANTES LE LONG DE BARRES D'ACIER, EN VUE DE LA CONSTRUCTION D'OUVRAGES EN BE- TON OU D'AUTRES UTILISATIONS ANALOGUES L'invention a pour objet un dispositif pour le levage de structures coulissantes le long de barres d'acier pour la construction d'ouvrages de béton ou d'autres utilisations, as- surant une variation du diamètre de parois planes ou courbes coulées à l'aide de coffrages glissants et s'appliquant plus particulièrement à la constitution d'un échafaudage à châssis et à la construction d'un mécanisme de commande pour la mise en place et le guidage de coffrages glissants assurant la coulée de parois en béton. Les cheminées en béton armé, les tours d'émetteurs de télévision, les piles de ponts etc., surtout lorsqu'ils attei- gnent des hauteurs importantes, présentent, pour des raisons mécaniques et économiques, une section horizontale variable, c'est-à-dire que le diamètre ou la section de l'ouvrage dimi- nuent à mesure que celui-ci s'élève, l'épaisseur du mur chan- geant également la plupart du temps. La réalisation de tels ouvrages fait utilement appel à la technique de la construc- tion à coffrages glissants, qui prévoit des organes de levage mécaniques ou hydrauliques faisant monter un échafaudage mo- bile, un ensemble de poutres en étoile pour assurer le dépla- cement radial de châssis à joug, à cheval sur la paroi, un mécanisme de verrouillage à structure circulaire, tangent à la surface extérieure de l'ouvrage et des tabliers de travail so- lidaires de l'échafaudage volant. Pour construire des ouvrages à diamètre variable, les distances séparant les organes de levage doivent varier en fonction de l'inclinaison et de l'épaisseur du mur, à mesure que le coffrage glissant s'élèves Les dispositifs connus de ce type peuvent être divisés en deux groupes, à savoir d'une part, le système des poutres en étoile, o le déplacement ra- dial des échafaudages à jougs est guidé par des poutres diamé- trales symétriques par rapport à l'axe de l'ouvrage, d'autre part le système annulaire, o le positionnement des échafauda- ges à jougs, mobiles en sens radial, est guidé par une struc- ture annulaire de verrouillage. Le verrou est constitué par des structures en treillis identiques, se répétant à chaque organe porteur, lesquelles sont assemblées, tangentes à l'ou- vrage et présentent une symétrie circulaire. La structure an- nulaire peut être élargie ou rétrécie par des mécanismes dispo- sés à chaque organe de levage. Par suite des besoins de plus en plus grands, -chemi- nées en béton armé dont la hauteur atteint 380m et le diamètre m,- le système des poutres en étoile aboutissait à des struc- tures en treillis lourdes, peu économiques et en porte-à-faux, dont le poids se transmettait aux échafaudages mobiles en dé- formant lesdits échafaudages et leurs tiges grimpantes noyées, donc aussi l'ouvrage en béton lui-même, ce qui entraînait des interruptions d'opérations de glissement des coffrages. Les mêmes difficultés apparaissent dans le système des clefs annulaires, d'autant que l'ensemble du platelage de tra- vail et du monte-charge acheminant le béton, les autres maté- riaux et le personnel est suspendu aux échafaudages mobiles à jougs, entraînant des efforts de traction diagonaux supplémen- taires. Dans les deux méthodes, la constitution et la disposi- tion des échafaudages à jougs forment un élément invariable du système. Or, ces échafaudages sont, jusqu'à présent, des châs- sis rigides à angles droits, un montant du joug pouvant éven- tuellement être mobile par rapport à l'autre. L'inclinaison des murs en béton armé en cours de construction était obtenue soit, dans le cas d'échafaudages rigides à angles droits, en incli- nant le coffrage d'acier parallèlement au mur à construire, grâce à des vis placées entre le montant du joug et le panneau de coffrage, soit, dans le cas du système à anneau, au moyen de vis disposées différemment. Dans les deux systèmes, le mode de construction des échafaudages à cheval, avec son défaut de coordination avec les panneaux de coffrage, ne permet pas un levage régulier accompagné d'un rétrécissement du coffrage. En effet, pendant le levage, une extrémité du coffrage est tou- jours serrée contre la surface inclinée du béton. Il en résulte un risque de soulever le béton entratné par le coffrage glis- sant lorsque celui-ci monte, surtout dans le cas de grands dia- mètres et de forte inclinaison du mur en construction, d'o la formation de fissures pouvant aboutir à la rupture de l'ouvra- ge. Pour des angles d'inclinaison importants, il fallait, jusqu'à présent, disposer obliquement les montants des écha- 3 2470221 faudages à jougs, le guidage desdits montants étant, de ce fait, assuré par des galets superposés. Pour une inclinaison forte, cette disposition aboutissait à des grippages par effet de coincement, d'o une résistance considérable au glissement. L'invention a pour but de créer un système de châssis, lié à un mécanisme de commande, assurant, même pour des ouvra- ges de diamètre maximal et une forte inclinaison du mur, un glissement correct, sans alourdir ledit chassis, l'échafaudage grimpant et la charpente à joug. L'invention est caractérisée en ce que l'échafaudage à joug présente une traverse située au- dessous de l'organe de levage auquel elle est fixée et une au- tre traverse située au-dessus dudit organe; que les montants intérieur et extérieur du joug sont articulés avec lesdites traverses; que les extrémités des traverses situées du côté du montant intérieur du joug sont articulées avec ledit montant tandis que l'extrémité libre de la traverse supérieure est ar- ticulée avec le montant extérieur par l'intermédiaire d'une jambe de longueur réglable; enfin que l'échafaudage à joug, constitué par les traverses et les montants et formant un pa- rallélogramme déformable, est monté tout entier à coulissement le long d'une poutre en étoile. Grâce à une telle configuration du chassis ou charpente à joug, les montants de ces échafaudages et les montants des tabliers ou platelages de travail sont toujours parallèles à l'axe du mur à construire. Grâce aux liaisons articulées entre les montants dg joug et les traverses, ainsi qu'à un guidage oblique complémentaire, également articulé, d'une tige filetée ou vis placée entre le montant de joug extérieur et l'axe de la traverse supérieure, cette dernière, la traverse inférieure et les traverses soutenant les tabliers ou platelages de travail et de suspension sont maintenues, en principe, à l'horizontale. L'inclinaison des échafaudages à joug est réglée de façon que les traverses soient horizontales, l'ensemble formant un paral- lélogramme. Grâce à cette méthode du parallélogramme déforma- ble, une seule tige filetée ou, le cas échéant, un autre type de guidage automatique suffit, en solidarisant la membrure su- périeure et la poutre portante qui la surmonte, pour obtenir tous les angles d'inclinaison souhaités, tout en maintenant une rigidité indispensable du châssis en même temps que l'horizon- talité de tous les tabliers et de toutes les consoles. Grâce à 4 2470221 une combinaison du système du verrouillage avec celui des pou- tres en étoile, on peut obtenir et commander une variation au- tomatique régulière des diamètres. Le déplacement longitudinal de l'échafaudage mobile à joug le long d'une poutre dé l'étoile s'effectue avantageuse- ment à l'aide d'une transmission à vis, la traverse supérieure étant reliée à la poutre de l'étoile par des guidages coulis- sants. Une possibilité de réglage par vis est prévue aussi pour le montant intérieur du joug, mobile le long des deux traverses. Enfin, sous chacune des poutres, la distance entre le montant intérieur et le montant supérieur peut être réglé par d'autres tiges filetées ou vis, ces réglages s'effectuant sur lesdits montants, au niveau des coffrages. Selon une autre caractéristique de l'invention, l'en- trainement des mécanismes à vis servant à la translation longi- tudinale de l'échafaudage à joug, au décalage du montant inté- rieur du joug et à la modification de la distance entre lesdits échafaudages s'effectue, de préférence, à l'aide de crémaillè- res, la crémaillère engrenant avec une roue dentée rigidement solidaire de la tige filetée et se trouvant entraînée à son tour,- ---------- _________ par rapport à son bâti, par un dispositif à cylindre hydraulique. Pour assurer la commande commune de ces mécanismes, les cylindres hydrauliques entra!- nant les tiges filetées précitées et le vérin hydraulique de l'organe de levage sont en communication hydraulique, chacun des cylindres intéressés pouvant être mis en action individuel- lement ou simultanément avec d'autres, grâce à des soupapes de commande et d'inversion. Il est ainsi possible d'effectuer tou- te la commande hydraulique suivant un programme fixé. Grâce au guidage de l'échafaudage à joug par un paral- lélogramme déformable, ainsi qu'à la possibilité de mise en oeuvre d'une commande automatique des transmissions à vis, il devient possible d'exécuter simultanément tous les mouvements nécessaires pour faire glisser les coffrages, ou du moins cer- tains d'entre eux. Ceci est vrai pour la montée des coffrages à l'aide de vérins hydrauliques, le décalage des échafaudages dans leur ensemble, le déplacement du montant intérieur du joug et pour la déformation des verrous de butée intérieur et exté- rieur. On peut réaliser ainsi un guidage forcé correct des dif- férents éléments de la structure du châssis, en obtenant une 2470221 précision absolue dans la coulée d'un béton bien homogène. Pour assurer le rétrécissement du mur à construire, il est prévu que le montant intérieur du joug se déplace parallè- lement à lui-même. Avpntageusement, le coffrage correspondant aux montants intérieur et extérieur est articulé auxdits mon- tants et orienté parallèlement à leurs axes. D'autres modifica- tions de la géométrie du mur, par exemple pour la mise en place d'encorbellements etc., peuvent être commandées dans la région inférieure du panneau de coffrage à l'aide de réglages à action radiale, disposés sur les montants des jougs. Il est utilement prévu, par ailleurs, d'articuler le tablier de travail supérieur aux montants du joug-et d'une part à la traverse supérieure du côté du montant extérieur, d'autre part à la poutre de l'étoile du côté du montant intérieur. Quant au tablier inférieur, il peut présenter des tirants inté- rieurs qui s'emboîtent télescopiquement dans les montants de joug, tandis que les tirants extérieurs sont articulés avec le tablier de travail. Grâce à ces articulations, les platelages des tabliers de travail conservent en permanence une position horizontale. Une autre caractéristique de l'invention réside en ce que les poutres en étoile sont subdivisées en tronçons. Ces tronçons peuvent être embottables les uns dans les autres sur une certaine longueur, un blocage adéquat étant alors prévu dans cette position. Les poutres en étoile ont, de préférence, la forme de profilés en U situés à une certaine distance l'un de l'autre. Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on va en décrire ciaprès, à titre d'exemple purement illustratif et non limitatif, un mode de réalisation représenté sur le des- sin annexé. Sur ce dessin: - la fig. 1 représente, en vue latérale schématique, un exemple d'exécution de l'ensemble du châssis ou cadre d'un échafaudage à joug selon l'invention, lié aux montants du joug et à une poutre de l'étoile, comprenant les panneaux de cof- frage et les tabliers de travail avec leur guidage par parallé- logramme déformable; - les fig. 2 et 3 sont des vues schématiques planes du dispositif à châssis avec ses échafaudages à joug, les poutres 6 2470221 en étoile et les verrous, la fig. 2 illustrant la disposition de l'ensemble du châssis et de ses parties au début de la cons- truction de l'ouvrage, tandis que la fig. 3 représente la dis- position de l'ensemble après la fin du montage en hauteur, lorsque les parties des poutres en étoile qui ne sont plus uti- les ont été enlevées; - - la fig. 4 montre la fixation d'une poutre en étoile sur la membrure supérieure de l'échafaudage à joug, par une vue partielle à plus grande échelle; - les fig. 5 et 6 sont des vues en coupe selon V-V et VI-VI de la fig. 4;. - la fig. 7 est une vue schématique, à plus grande échelle, du dispositif de réglage et de décalage de la traverse supérieure de l'échafaudage à joug le long de sa poutre en l'étoile; - la fig. 8 montre en vue latérale schématique un mode d'exécution d'un mécanisme d'entraînement à crémaillère selon l'invention, assurant le déplacement du guidage à parallélo- gramme de l'échafaudage à joug le long de sa poutre etc.; - la fig. 9 est une vue schématique, à plus grande échelle, du dispositif de déplacement du montant intérieur du joug, ainsi que de la fixation dudit montant aux traverses su- périeure et inférieure de l'échafaudage; - les fig. 10 et Ll sont des vues latérales schémati- ques à plus grande échelle montrant la fixation du montant in- térieur du joug sur les traverses de l'échafaudage; - la fig. 12 illustre, par une vue latérale schémati- que, la partie inférieure de l'échafaudage à joug avec son cof- frage glissant, ainsi que la disposition des tabliers de tra- vail et des éléments suspendus sur les montants du joug; - la fig. 13 illustre schématiquement la disposition en plan du coffrage, comportant le guidage et le décalage des pan- neaux intermédiaires; - la fig. 14 est une vue schématique d'un exemple d'exécution d'une poutre de l'étoile, subdivisée en plusieurs parties séparables. - la fig. 15 est une vue en coupe suivant la trace XV-XV de la fig. 14. La structure à coffrages glissants 1 comporte, de fa- çon connue, des organes de levage 2 qui, à l'aide de vérins hydrauliques 3, coopèrent, par l'intermédiaire de fixations excentriques etc., avec des tiges grimpantes 4, l'ensemble de la structure 1 étant porté par les organes de levage 2. Les tiges grimpantes 4 sont disposées à l'intérieur du mur de bé- ton en cours de construction. A l'organe de levage 2 est relié un échafaudage (ou une charpente) à joug 6, qui présente des montants intérieur 7 et extérieur 8 dont les extrémités inférieures portent des coffrages glissants intérieurs 9 et des coffrages glissants extérieurs 10. D'autre part, l'organe de levage 2 est relié à une traverse inférieure ll par l'intermédiaire d'un support 12 et d'une vis de réglage 13. Le même organe de levage 2 est re- lié à une traverse 14. Le montant extérieur 8 du joug est ar- ticulé avec les traverses 11 et 14 à l'aide des axes 15, tan- dis que le montant intérieur 7 est articulé grâce à des guida- ges. Les traverses 11 et 14 sont articulées ensemble, d'une part par le montant intérieur 7 du joug, d'autre part, du c8té du montant extérieur 8, par une jambe 18 de longueur réglable, cette dernière ayant, de préférence, la configuration d'une ti- ge à manchon de serrage comportant un tronçon médian 19 tour- nant et des tiges filetées 20 articulées aux traverses. La jam- be 18 est articulée en 21, à son extrémité inférieure, au mon- tant extérieur 8. Cet agencement permet d'obtenir d'une manière simple une inclinaison de l'échafaudage à joug, les montants 7 et 8 formant avec les traverses 11 et 14 un parallélogramme dé- formable. Ainsi, il est facile d'adapter l'inclinaison des mon- tants à celle de la tige grimpante 4 et de bloquer l'ensemble dans la position atteinte par le parallélogramme. Le guidage du montant intérieur 7 le long des traverses 11 et 14-s'effectue avantageusement à l'aide de boulons 22 et 23 à méplat semi-cir- culaire en bout, les boulons 23 pouvant s'engager dans des or- ganes de support 24. L'échafaudage chevaucheur 7, 8 avec son châssis en pa- rallélogramme 11, 14, 7, 8 est guidé longitudinalement le long d'une poutre 27 faisant partie du dispositif en étoile, cette poutre pouvant être constituée, de préférence, de deux profilés en U opposés 28 maintenus à une certaine distance l'un de l'au- tre par des cales d'espacement 29. Des supports de guidage 30, fixés sur la traverse supérieure 14, portent la poutre 27, les- dits supports 30 emprisonnant les ailes inférieures des profi- lés en U 28 de manière à ne permettre qu'une translation de l'échafaudage le long de la poutre 27. La base du support-guide est rigidement fixée à un tronçon de tube à quatre pans 31, auquel est fixée à son tour la traverse 14, composée des fers en U 32, à l'aide des équerres 33. Entre les deux supports-gui- des 30 se trouve un support roulant 34, fixé sur la traverse 14 par des vis 35. Ce support 34 est garni de galets à couronne 36 venant en appui à l'intérieur des fers en U 28. On a désigné par 37 un manchon d'écartement. C'est ainsi que la traverse 14 sert d'appui à la poutre en étoile 27, le long de laquelle elle peut être facilement décalée. Ce déplacement de la traverse 14, et de l'échafaudage à joug qu'elle porte, par rapport à la pou- tre 27 est avantageusement réalisé à l'aide d'une transmission à vis 39. Un support 40 est fixé à la traverse 14, la transmis- sion 39 comportant par ailleurs une vis 41 qui passe dans un écrou 42 monté dans un support 43, fixé à son tour sur la pou- tre 27 à l'aide de vis 44. La transmission 39 est, de préféren- ce, entraînée par un mécanisme à crémaillère 45. Un manchon 46 (fig. 8) guide longitudinalement une crémaillère 47. La partie de la crémaillère 47 qui émerge du manchon 46 porte un bloc 48, tandis que le manchon 46 est rigidement solidaire d'un bloc 49. Un vérin 50 est positionné entre les deux blocs 48 et 49 et pourvu des raccordements hydrauliques 51, 52 pour le passage du fluide hydraulique. Une roue dentée 53 engrène avec la denture 47a de la crémaillère 47. La roue 53 peut engrèner une seconde roue 55 sur l'axe de laquelle on peut disposer un verrou à cli- quet. La tige filetée 41 est rigidement liée à l'axe de la roue dentée 53. Le vérin 50 peut entraîner la crémaillère 47 dans son manchon 46. La roue dentée 53 entre alors en rotation et fait tourner la tige filetée 41. Une vis de réglage 57, rigide- ment montée sur le manchon 46 et s'engageant dans la crémaillè- re 47, permet, en coopération avec une butée 58, de limiter la course de la crémaillère. La mise en action de ce mécanisme à crémaillère 45 provoque une translation, le long de la tige fi- letée 41, de la traverse 14 portant tout l'échafaudage. Le ver- rou à cliquet 56 présente deux cliquets pouvant agir sélective- ment, pour bloquer la rotation dans un sens ou dans l'autre. Pour modifier l'épaisseur du mur de béton, le montant intérieur 7 du joug peut être positionné par rapport au montant extérieur 8 selon l'inclinaison choisie pour le mur. Sur les Sur les membrures il et 14 sont disposées des transmissions d'angle 59 et 60 (fig. 9) comportant des tiges filetées 61 et 62, ces dernières s'engageant dans les écrous 63 et 64 placés à l'intérieur desdites traverses. La transmission d'angle 60 est entraînée par une transmission à vis 66, à action hydrauli- que, dont le montage correspond à celui -de la transmission à entraînement hydraulique 45. Entre une entretoise 17 et les transmissions contiguës sont interposés des joints à cardans 64 et 65. La mise en marche de la transmission à vis 66 permet de modifier, de façon prédéterminée, l'épaisseur du mur de l'ou- vrage en construction en fonction de sa pente, à mesure que ledit mur s'élève. Les coffrages 9 et 10 sont articulés sur les montants 7 et 8 en 67 et 68, leur inclinaison pouvant 9tre réglée grâce aux organes 69 et 70 qui les attaquent à leur base. Ce réglage est, de préférence, effectué manuellement. Les coffrages peu- vent être équipés de bras raidisseurs 71 et 72. Le coffrage proprement dit se compose des panneaux principaux 73, de panneaux coulissants 74 et de panneaux com^^- plémentaires 75. La mise en forme géométrique des panneaux principaux 73 est réalisée par un dispositif de réglage 78 com- posé des équerres 76, 77. Ces dernières sont renforcées par des bras diagonaux 79. La modification des angles est réalisée à l'aide d'une tige filetée 80 logée dans un support 81 solidaire du montant 7 ou 8 et pouvant être entraînée à l'aide de l'écrou 820 Les panneaux intermédiaires 74 et 75 sont guidés par les fixations 83 au bout de tubes raidisseurs 84 et peuvent être adaptés à la courbure voulue à l'aide de tiges filetées 85. Les panneaux intermédiaires 74 et les panneaux complémentaires 75 sont disposés dans le prolongement les uns des autres et peu- vent être insérés ou enlevés selon les besoins, Le tablier de travail 87, correspondant au montant ex- térieur 8, est suspendu à la traverse coulissante 14 par l'in- termédiaire de la tige ou du tube 88 à articulations, tandis que le tablier 89, qui correspond au montant intérieur 7, est suspendu, par l'intermédiaire d'une barre 90, à un chariot 91 qui peut coulisser le long de la poutre 27 et qu'un tube d'es- pacement 92 est relié en 93 à l'extrémité supérieure du montant intérieur 7. Les tabliers de travail inférieurs 94 et 95, qui sont ) 24?0221 des éléments suspendus d'échafaudage, présentent des barres de suspension 96 et 97. Les barres 97 peuvent être articulées avec les tabliers 87 et 89, tandis que les barres 96 peuvent être introduites télescopiquement dans les montants 7 et 8. Au moment du montage de la structure à coffrage glissant, les bar- res de suspension 96 sont déjà embottées dans les montants 7 ou 8, tandis que les barres 97 sont renversées à l'horizontale. A mesure que la structure monte, les barres 96 sortent des mon- tants jusqu'à ce qu'elles atteignent leur position de fin de course, tandis que les barres 97, qui étaient horizontales, sont introduites dans leurs articulations 98 ou y sont accro- chées. Dès lors, les tabliers inférieurs 94 et 95 se trouvent adaptés au mécanisme suspendu de la structure, les platelages restant horizontaux malgré l'obliquité des montants du joug. Les poutres en étoile 27, que les organes de levage 2 portent au-dessus des traverses 11 et 14 comme des montants 7 et 8, sont maintenues à la distance prescrite les unes des au- tres, de part et d'autre du mur de béton en construction, par des transmissions à vis 100. Ces dernières sont agencées avan- tageusement de la même manière que les autres transmissions à vis, c'està-dire avec entraînement par crémaillère 45 avec verrou à cliquet 56. Les extrémités intérieures des poutres en étoile 27 (fig. 2, 3) sont réunies par un cercle intérieur 101 constituant un verrou. Là encore, la modification de la cir- conférence de la structure à châssis est obtenue à l'aide des mécanismes à crémaillère actionnés hydrauliquement, la cré- maillère coulissante entraînant le mouvement d'gne vis. Les vérins hydrauliques actionnant les transmissions à vis 39 pour le déplacement longitudinal de l'échafaudage le long des poutres 27, le vérin 66 assurant le déplacement lon- gitudinal du montant intérieur parallèlement à l'orientation variable de la face du mur, ceux des mécanismes 100 réglant la distance des échafaudages chevauchants entre eux en suivant la variation du diamètre du bâtiment et les vérins hydrauliques 3 * de l'organe de levage 2 peuvent communiquer, par l'intermé- diaire de canalisations hydrauliques 103, 104, 105 et 106 ain- si que de soupapes de commande et d'inversion 107, avec une commande centrale 108 qui commande alors tous les mouvements. On trouve ainsi un mécanisme de commande permettant d'assurer le levage de l'ensemble de la structure, la modification du il 2470221 diamètre du bâtiment par changement de pente du mur grâce à la vis oblique 18, et la modification de l'épaisseur dudit mur de façon totalement automatique, en une seule opération, à chaque processus de levage. En réglant la course des crémaillères, en liaison avec les cliquets, on peut prescrire d'avance, en tou- te sécurité, les cotes à observer pour toutes ces modifica- tions. Le dispositif de commande permet de réaliser pratique- ment, avec précision, les cotes préalablement programmées et le bâtiment s'élève rapidement, fiablement et en toute sécuri- té. La géométrie des échafaudages chevauchants en parallélo- grammes, en liaison avec les deux membrures, permet de comman- der irréprochablement l'inclinaison du mur à construire. Les poutres en étoile 27 sont avantageusement subdivi- sées dans le sens de la longueur. Elles peuvent, par exemple, se composer des tronçons 27a, 27b et 27e (fig. 14). Pour l'as- semblage de ces tronçons entre eux, on peut utiliser avanta- geusement des blocs-éclisses 111 montés sur les ailes supérieu- res des profilés en U 28. Un tel bloc-éclisse peut se composer d'un noyau 112 et d'équerres latérales 113 et 114, les éléments 112 et 113 étant rigidement reliés entre eux, par exemple par soudage. Le noyau 112 s'engage partiellement dans l'interstice entre les deux profilés 28, Il a la forme d'un caisson et peut être renforce intérieurement par une poutre en I. La fixation des blocs-éclisses 111 sur les profilés 28 s'effectue à l'aide de boulons 114, passant dans les équerres 13, ainsi qu'à l'aide chevilles filetées 115. Sur la face inférieure des profilésen U 28, l'assemblase entre deux tronçons successifs de Poutre peut être réalisé à l'aide d'éclisses 116 et de boulons 122 à bout fileté. A une certaine distance du cercle supérieur 101, on peut prévoir un second organe de verrouillage sous la forme d'un anneau inférieur 117, les anneaux 101 et 117 étant main- tenus à distance constante l'un de l'autre par des barres 118. Les poutres en étoile 27, qui sont en porte-à-faux, peuvent être maintenues sous tension par des câbles 119, 120 et 121 qui y sont fixés. Lorsque le diamètre de l'ouvrage en construction a suffisamment diminué pour qu'un tronçon de poutre soit devenu superflu, ce tronçon n'étant plus en appui sur l'échafaudage à joug, on enlève ledit tronçon extérieur, afinde réduire le poids à supporter. La dépose des tronçons respectifs 27c ou 27b s'effectue en dévissant les boulons 114 et 122 ainsi que 12 2470221 les chevilles 115 qui réunissent les tronçons aux abouts, puis en enlevant successivement les profilés 28. Pour cette opéra- tion, le corps d'éclisse 111 peut être entièrement déposé. Lorsque la diminution du diamètre de l'ouvrage se poursuit, le tronçon médian 27b de la poutre est-libéré à son tour et peut être démonté de son assemblage d'about avec-le tronçon 27a. L'avantage qui en résulte est que les poutres en étoile de longueur réduite ne présentent pas un porte-àfaux excessif. 13 2470221 REVENDICATIONS 1. Dispositif pour le levage de structures coulissan- tes le long de barres d'acier, pour la construction-d'ouvrages en béton ou d'autres utilisations, assurant une variation du diamètre de parois planes ou courbes coulées à l'aide de cof- frages glissants et s'appliquant plus particulièrement à l'exécution d'un échafaudage à châssis et à la construction d'un mécanisme de commande pour la mise en place et le guidage de coffrages glissants assurant.la coulée du béton, alors que des organes de levage à action hydraulique sont prévus pour faire monter un tel échafaudage porteur et que l'installation comprend en outre un ensemble de poutres en étoile permettant de faire coulisser radialement les échafaudages à joug chevau- chant les murs en construction et portant les coffrages glis- sants, un système de verrouillage à structure annulaire tangent à la surface extérieure de l'ouvrage et enfin des tabliers de travail fixés audit échafaudage à joug, ledit dispositif étant caractérisé par le fait que l'échafaudage à joug (6) présente une traverse (11) située au-dessous du niveau de l'organe de levage (2) et fixée à celui-ci, ainsi qu'une traverse supérieu- re (14) située au-dessus dudit organe (2), que le montant inté- rieur (7) et le montant extérieur (8) du joug sont articulés avec lesdites traverses (11, 14), que les extrémités des tra- verses (11, 14) situées en regard du montant intérieur (7) sont articulées avec ledit montant, tandis que l'extrémité libre de la traverse supérieure (14) est articulée avec le montant ex- térieur (8) par l'intermédiaire d'une jambe (18) de longueur réglable et enfin que l'échafaudage à joug en parallélogramme réglable et déformable, constitué par les traverses ll et 14 ainsi que les montants 7 et 8, peut coulisser tout entier le long de la poutre (27) qui le porte, ladite poutre faisant par- tie de l'ensemble des poutres en étoile. 2. Dispositif selon la revendication 13, caractérisé par le fait que la traverse supérieure (14) est liée à la poutre (27) au moyen d'organes de guidage (30, 34) et que la transla- tion de l'échafaudage à joug (6) le long de la poutre (27) est effectuée à l'aide d'un mécanisme à vis (39, 41). 3. Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que le montant intérieur (7) du joug peut être positionné par translation le long des deux traverses (11, 14), à l'aide d'un mécanisme à vis (61 à 65). 4. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la distance séparant les montants extérieurs (8) des jougs de leurs montants intérieurs (7), le long de la périphérie de l'ouvrage, peut être réglée et modi- fiée à l'aide de mécanismes à vis (100), lesdits mécanismes étant disposés sur lesdits montants (7, 8) à la hauteur des coffrages glissants (9, 10). 5. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que les mécanismes à vis (39, 66, 100), assurant respectivement la translation radiale des échafauda- ges à jougs (6), le décalage des montants intérieurs-(7) et le réglage de la distance desdits échafaudages à jougs (6) les uns des autres dans le sens de la périphérie, sont entratnés par des transmissions à crémaillère (45) dans lesquelles une crémaillère (47) engrène avec une roue dentée (53) rigidement solidaire en rotation avec la vis, ladite crémaillère (47) pouvant coulisser longitudinalement, par rapport à son envelcp- pe (46), grâce à un agencement à cylindre hydraulique ou vérin (50), tandis que ladite roue dentée (53) est reliée, par l'in- termédiaire d'un engrenage (55), avec un verrou à cliquet (56. 6. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que les vérins (50) entraînant les mé- canismes à vis (39, 63, 100) et celui (3) de l'organe de leva- ge communiquent par leurs circuits hydrauliques grâce à des ca- nalisations de commande (103 à 106) et que des soupapes de com- mande ou d'inversion (107) permettent d'actionner lesdits vé- rins (50) soit simultanément, soit isolément, grâce à une com- mande centrale (108). 7. Dispositif selon les revendications 1 à 6, caracté- risé par le fait que les organes de guidage (30, 34) de la traverse supérieure (14) ont la forme de supports de glissement (30) et d'un support de roulement (34) appliqués à la poutre (27) correspondante de l'étoile. 8. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 7, ca- ractérisé par le fait que la jambe (18) de longueur réglable est constituée par un mécanisme à manchon de serrage. 9. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 8, ca- ractérisé par le fait que le guidage des traverses supérieure (14) et inférieur (11) est assuré, dans le montant intérieur (7) du joug, au moyen de boulons à méplats ou entailles semi- circulaires en bout (22, 23). 10. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait qu'une entretoise télescopique (17) re- lie les deux membrures (11, 14) par l'intermédiaire de joints de cardan et que chacune des traverses (11, 14) porte une vis (62, 61) qui, par l'intermédiaire d'une transmission angulaire (59, 60), est reliée aux cardans de ladite entretoise télesco- pique (17), l'ensemble de ce mécanisme à vis pouvant être en- tratné par une transmission à crémaillère (66) pourvue d'un verrou à cliquet. 11. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que le coffrage (9, 10) glissant, ac- croché aux montants des jougs (7, 8) garde une certaine mobili- té et que, dans la région inférieure dudit coffrage, lesdits montants portent un dispositif de réglage de position (69, 70)' agissant dans le sens radial. 12o Dispositif selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé par le fait que le coffrage glissant (9, 10) se compose de panneaux principaux (73), de panneaux coulissants (74) et de panneaux complémentaires (75), que le panneau prin- cipal (73) de chaque échafaudage est mis en forme à l'aide d'un agencement de serrage composée d'équerres (76, 77) et d'un mé- canisme de décalage à vis (80, 81, 82) et que les panneaux in- termédiaires (74, 75) sont guidés au moyen de barres raidiso seuses (84) portant des mécanismes de décalage radial à vis (85). 13. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé par le fait que le tablier de travail supérieur (87, 89) est articulé aux montants (7, 8), ainsi qu'à la tra- verse supérieure (14) en regard du montant extérieur (8) et à la poutre (27) en regard du montant intérieur (7). 14. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisé par le fait que les tabliers de travail inférieurs (94, 95) présentent des tirants de suspension (96) pouvant coulisser télescopiquement à l'intérieur des montants (7, 8), ainsi que des tirants de suspension extérieurs (97) articulés avec les tabliers de travail (87, 89), ces derniers tirants (97) pouvant être renversés en position horizontale au début du montage de l'échafaudage. 16 2470221 15. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 14, caractérisé par le fait que les poutres en étoile (27), qui sont composées de préférence de fers en U (28) espacés l'un de l'autre, sont aussi, de préférence, subdivisées en tronçons (27a, 27b, 27c), l'assemblage des tronçons (27a, b, c) par - leurs abouts s'effectuant d'une part, à l'aide d'un bloc- éclisse (111) surmontant les ailes supérieurs des profilés en U (28) et pénétrant entre ces derniers, avec fixation par des chevilles filetées, d'autre part à l'aide d'éclisses supplé- mentaires (116) également assemblées à l'aide de chevilles fi- letées. 16. Dispositif selon la revendication 15, caractérisé par le fait que les blocs-éclisses (111) se composent de noyaux (112) pénétrant entre les fers en U (28) et d'équerres, disposées latéralement fuxdits noyaux et rigidement réunies avec ces derniers.