A \ 2003545 Pour fabriquer un ce ton cellulaire rendu poreux par des matières qui dégagent du gaz, on coule habituel!eraent une masse dans un moule, on la laisse gonfler .et ensuite, on règle sa consistance de façon appropriée pour pouvoir la diviser» Snsui-5 te, on la divise en éléments de construction de la dimension désirée et enfin on la durcit. La façon normale d'armer ces produits de béton cellulaire consiste à souder ensemble des tiges d'acier séparées pour en. faire des ensembles d'armature présentant la forme de 10 treillis ou de berceaux que l'on fixe en des positions prédéterminées à l'intérieur du moule de coulée au moyen d'appareils de levage spéciaux® Snsuite, on coule dans le moule la masse destinée à former le béton cellulaire et finalement, on la divise et on la durcit. 15 Ciuand on coule le béton cellulaire armé de cette manière, il se produit un phénomène que les spécialistes appellent "formation d'ombres"» Ce phénomène se manifeste par des zones de porosité réduite autour des tiges d1 armature» Cela est du. en partie au déplacement de la masse relativement aux tiges d'arma-20 ture fixes mais en partie aussi au fait que la masse, pendant le stade final de son gonflement, est si visqueuse qu'elle ne peut pas entourer les tiges. Par suite, entre autres, l'adhérence entre le béton cellulaire et les tiges d'armature est considérablement réduite» Sn outre, il se présente souvent des fissures dans 25 le béton cellulaire préfabriqué» Afin d'éviôer le plus possible les effets du phénomène de formation d'ombres, il a été proposé antérieurement d'effectuer la coulée de la masse de béton cellulaire en deux ou plusieurs étapes» On arrive ainsi à ce que la masse, pendant cha-30 que étape de gonflement, garde une consistance telle qu'elle puisse entourer les tiges, étant donné que la hauteur de gonflement à chacune des étapes est assez faible pour empêcher un ipais-sissement de la masse» la méthode en plusieurs étapes a permis d'obtenir des produits ne présentant pas de formation d'ombres 35 autour des tiges d'armature, à condition qu'il y ait un nombre d'étapes suffisant. Mais avec un trop grand nombre d'étapes, le procédé est si long qu'il n'est pratiquement pas applicable» 06672 — 2003545 Un autre procédé permettant d'empêcher la formation d'ombres consiste à donner au renforcement sa position définie pendant le stade final du processus de gonflement ou même plus tard. Ainsi, on élimine une cause ie la formation d'ombres, qui est 1e déplacement entre la masse et les tiges d'armature sous l'effet du gonflement de la masse» î-ais l'inconvénient de ce procédé est que l'on doit déterminer très soigneusement 1e moment exact où l'on insère l'armature car si on le fait peu de temps après que la masse ait gonflé et commencé à prendre, les tiges causent des dégâts mécaniques à la masse» Ainsi, aucun des procédés d'armement mentionnés ci-dessus ne permet une solution statisfaisante du problème des ombres. l'invention vise à fournir un procédé de coulée de produits de béton cellulaire qui résolve totalement ce problème. Elle est basée sur le procédé déjà connu qui consiste à effectuer la coulée en deux ou plusieurs étapes» Une caractéristique nouvelle de l'invention consiste à insérer l'armature dans le moule pendant l'intervalle entre deux coulées» Grâce à l'invention, il devient possible d'insérer l'arnature dans la masse sans donner lieu au déplacement entre la masse et les tiges d'armature qui est nuisible à la-structure cellulaire. 3n même temps, il n'est plus nécessaire d'insérer les armatures à un moment précis, souvent difficile à déterminer» Il est possible aussi de réduire notablement le nombre d'étapes de coulée» En pratique, on peut réaliser l'invention de différentes façons» Selon un mmode d'exécution particulièrement destiné à la fabricatior de grands panneaux, on procède comme suit : 3 dans un meule de coulée de 30 x 1 50 x 600 cm, on coule 0,7 m d'une .v.asse de béton cellulaire conçue pour atteindre deux fois son volume initial lorsqu'elle devient poreuse. On laisse gonfler la masse et on la laisse prendre jusqu'à une consistance convenant au travail» la prise étant terminée, on aplanit la surface, supérieure de la masse au moyen d'un outil approprié, par 06672 -3- 2003545 exemple d'une fraise rotative» Sur la surface supérieure de la nasse, on place horizontalement un tapis d'armature préfabriqué qui est formé de plusieurs tiges d'acier dirigées suivant la longueur du moule et soudées ensemble sar des traverses peroen-diculaires. -insuite, on coule raie nouvelle quantité de 0,7 m de masse p-\r dessus la première et on la laisse gonfler et prendre de la façon normale, une fois qu'où lui a donné les dimensions désirées et qu'on l'a durci, l'élément de construction ainsi fabriqué est prêt à servir. Dans certains cas, il peut être approprié de munir les armatures de dispositifs de fixation, par exemple sous forme de courtes tiges d'acier soudées à un tapis d'armature la direction longitudinale de ces tiges étant perpendiculaire au plan du tapis. Ces dispositifs, ainsi conçus, pénètrent dans la masse autour de l'armature et fixent ainsi la position de celle-ci dans la masse. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple décrit ci-dessus, dans lequel l'armature est centrale» On peut renforcer les produits au moyen d'ensembles d'armature aussi nombreux qu'il est désirable, compte tenu de la solidité exigée. bad original 69 06672 -4- 2003545 REVENDICATION 1°) - Un procédé de coulée de produits de "béton , \ cellulaire armé, dans lequel on coule le béton dans un moule 5 en deux ou plusieurs étapes au cours de la première desquelles on coule une certaine quantité qu'on laisse prendre jusqu'à une consistance acceptable tandis qu'à la deuxième étape, o:i coule nouvel 3 e iuanti.^4 par dessus la masse coulée et on la laisse atteindre une consistance acceptable et qu'ensuite on 10 répète le processus jusqu'à ce que le béton cellulaire coulé atteigne la hauteur désirée, procédé caractérisé par le fait que l'on insère l'armature dans le moule pendant l'intervalle entre deux coulées»