La présente invention a pour objet un bijou perfectionné du type à possibilités évolutives, susceptible d'être modifié à volonté : - soit dans son importance vénale, par exemple augmentation du nombre de pierres qu'il comporte, - soit dans son apparence esthétique, par exemple remplacement d'éléments amovibles par d'autres ayant une autre configuration, ou comportant des pierres d'une espèce ou d'une valeur différente. La nécessité d'un tel bijou se fait sentir, soit qu'au moment de l'achat on ne peut investir qu'un capital limité, quitte à réinvestir ultérieurement sur le même bijou afin de l'enrichir, soit qu'à certaines périodes, ou même, moments de la journée, on désire le modifier arbitrairement dans sa conception décorative. La conception d'un tel bijou n'est pas évidente. En effet, ou bien les travaux de modifications seront longs délicats et motteux, ou bien la personne qui le porte ne pourra pas, sans certaines difficultés rédibitoires, opérer elle-même les manipulations nécessaires à une interchangeabilité souhaitée. On comprendra aisément un exemple de ces difficultés en se référant aux fig. 1 et 2. La figure 1 est une vue en élévation d'une bague comportant des diamants sertis uniquement sur 1/4 de périphérie. La figure 2 représente une vue analogue de la même bague après transformation et augmentation du nombre de diamants, sertis sur la moitié de la périphérie de la bague, donc augmentation d'un quart. Dans le cas de la fig. 1, on a donc un anneau porteur monobloc "habillé" de diamants sur 1/4 de tour. Si l'on désire augmenter l'importance de la partie sertie jusqu'à obtenir un "habillage" de diamants sur 1/2 tour, il faut - dessertir les pierres du premier quart C1 - scier le corps de l'anneau C2 aux extrémités de ce premier quart, ce qui entratne la perte de C2 qui représente 2700 - préparer le corps C1 à recevoir par soudure l'élément complémentaire C3 (fig. 2) porteur des pierres adjointes - préparer l'élément complémentaire C4 monobloc, non serti de pierres et souder les extrémités de C4 sur les extrémités libres de C1 et de C 3 Pour cela, il est donc nécessaire de fabriquer en atelier un élément d'anneau C3 identique à C1, ce qui ne v:a pas sans difficultés, puis réaliser trois soudures. En pratique, si les pierres du premier quart de tour ont de la valeur, le bijoutier conseillera plutôt de dessertir les pierres et de les remonter, avec les pierres complémentaires du second quart de tour, sur un nouvel anneau monobloc "habillable" en un demi-tour, les opérations contant moins cher que des transformations visant à conserver même le minimum du premier anneau. L'invention, appliquée à un anneau du type qui vient d'être décrit en regard des fig. 1 et 2, est représentée schématiquement en regard des fig. 3 et 4. La fig. 3 représente une bague sertie de pierres sur un quart de tour. La fig. 4 représente la même bague modifiée avec des pierres sur un demi-tour. Conformément à l'invention le quart d'anneau C1 est goupillé sur le trois-quart d'anneau C2, en gl et g2. Pour passer à la bague de la fig. 4, on dégoupille gl et g2, on ajoute l'élément complémentaire unitaire C3 + C4, goupillé d'une part en S avec de petits points de soudure aux extrémités de la goupille, et d'autre part en gl. L'intérêt de l'invention par rapport à la technique pJi tivement décrite consiste précisément à rajouter à C1 un élément unitaire C3 + Cq tout monté mais dont les deux éléments sont déjà goupillés en g3. Ceci permettra, lorsqu'on voudra passer à un I,habillage!? de pierres en 3/4 de tour, simplement à dégoupiller g3, rajouter un quart d'anneau serti, et compléter par 1/4 d'anneau non serti, à nouveau goupillé aux extrémités de l'anneau déjà "habille Comme on réalise un assemblage par goupillage "amélioré" par deux petits points de soudure aux extrémités de la goupille, on pourra avantageusement livrer C1 et C3, dessertis d'une pierre à l'extrémité de chaque élément d'anneau. La fig. 5 représente une bague sertie de pierres sur la totalité de son pourtour, obtenue, conformément à l'invention, à partir de la bague de la fig. 6 représentant un quart de tour, améliorée en un demi-tour conformément à la fig. 7, puis amé liorée en trois quart de tour, conformément à la fig. 8. Ces améliorations successives sont réalisées gracie à la technique de montage représentée en vue éclatée à la fig. 9, où lgon voit, par exemple, les éléments de goupillage complémentaires qui après rapprochement et alignement coaxial seront assemblés par la goupille g dont les extrémités seront soudées ou matées (léger rivetage). La fig0 10 représente une autre variante de l'invention, se rapportant à un bijou évolutif à éléments interchangeables. La fig. 11 représente également une variante montrant l'interchangeabilité de deux éléments d'habillage d'une montre de forme rectangulaire. Les fig. 12, 13 et 14 représentent différentes vues du système de fermoir à verrouillage amovible permettant la fixation ou l'enlèvement rapide de l'élément d'habillage interchangeable. La fig. 15 représente une bague à éléments décoratifs interchangeables. La fig. 16 montre la même bague avec trois éléments interchangeables possibles. Les fig. 17 et 18 représentent schématiquement le système de fermoir permettant de fixer au choix l'un ou l'autre des éléments de la fig. 16. Dans le mode de réalisation de la fig. 10, on a représenté un bracelet en 6 éléments périphériques ll, 12, 13, 14, 1 16 assemblables successivement par un dispositif à clipsage élastique, l'élément mâle vl de l'extrémité d'un élément venant coopérer avec un élément complémentaire femelle v2 de l'extrémité correspondante de l'élément adjacent. Par exemple, l'élément C1 sera serti de brillants tandis que l'élément 12 sera en or. On pourrait aussi alterner avec un élément 17 en corail. On voit aisément les possibilités de combinaisons multiples engendrées par ce système facile d'assemblage arbitraire, susceptible d'être réalisé sans intervention du bijoutier ou dtune personne spécialisée, le clipsage se présentant dans ce cas, comme une variante du goupillage précédemment décrit. On pourrait d'ailleurs remplacer le dispositif d'assemblage à clipsage par tout autre dispositif connu tel qu'assemblage "à pression" par exemple. L'avantage de ce montage est que l'on peut réaliser des bijoux "adaptables" ou "évolutifs", les décors pouvant être variés à volonté. La réalisation de la fig. 10 montre que ce sont les éléments constitutifs interchangeables qui font le support lui-même. Mais on pourrait monter les éléments interchangeables sur un support continu monobloc. Aux fig. 11 à 14, la montre m comporte latéralement un "goujon" saillant n à tête, sur lequel les éléments interchangeables f1 ou f2 peuvent etre fixés et verrouillés de manière amovible au gré de l'utilisateur. Le système de verrouillage est constitué par un petit cliquet h coulissant, coopérant avec le goujon n, la commande pouvant atre assurée par une petite griffe légèrement saillante i. Dans ce cas, le support inamovible est constitué par le bottier de la montre, sur lequel sont rapportés des éléments décoratifs interchangeables, des moyens appropriés aisés à concevoir étant prévus pour assurer l'assuJettissement de l'élément décoratif sur son support. Enfin une autre variante est représentée aux fig. 15 à 18. Il s'agit dans ce cas d'une bague à support monobloc b de forme spéciale avec enchâssements spéciaux tels que a, dans lesquels viennent se loger et se fixer des éléments décoratifs interchangeables dl, d2 ou d3. Ces éléments comprennent, par exemple, des petits tétons t1, t2 qui viennent 8 t encastrer dans une mâchoire élastique telle que u, représentée à la fig. 17. Il va de soi que l'on peut, sans sortir du cadre de la présente invention, apporter toute modification aux formes de réalisation qui viennent d'âtre décrites, REVENDICATIONS 1 - Bijou perfectionné évolutif ou à éléments interchangeables caractérisé par le fait qutil est constitué d'éléments complémentaires susceptibles d'être raccordés les uns aux autres par des moyens de verrouillage amovibles. 2 - Bijou selon la revendication 1 caractérisé par le fait qutil est constitué par une bague sertie de pierres sur un quart de tour raccordée à un corps trois quart de tour goupillé sur le précédent, les extrémités de la goupille étant éventuellement soudées ou matées. 3 - Bijou selon la revendication 1 caractérisé par le fait qu'il est constitué par une bague sertie de pierres sur un demi-tour, la partie sertie étant composée de deux parties égales raccordées entre elles par goupillage, et étant raccordée à un corps "demi-tour", également par goupillage. 4 - Bijou selon la revendication 1 caractérisé par le fait qu'il est constitué par un bracelet découpé en un certain nombre de segments circulaires de longueur égale mais de nature différente, lesdits segments étant assemblés successivement par un dispositif à clipsage élastique. 5 - Bijou selon la revendication 4 caractérisé par le fait que les segments constituent le corps lui-même du bracelet. 6 - Bijou selon la revendication 4 caractérisé par le fait que les segments interchangeables sont rapportés sur un support continu monobloc. 7 - Bijou selon la revendication 1 caractérisé par le fait qu'il est constitué par une montre "habillable" d'éléments décoratifs interchangeables rapportés sur le boiter de la montre sur lequel ils sont fixés par des moyens de verrouillage aisément manoeuvrables à la main. 8 - Bijou selon la revendication 1 caractérisé par le fait qutil est constitué par une bague comportant un corps monobloc pourvu d'enchâssements de forme appropriée dans lesquels viennent s'encastrer des éléments décoratifs interchangeables, des moyens étant prévus pour assurer leur verrouillage amovible.