Dans le domaine du brodequin de travail et de sécurité, on connait depuis longtemps les inconvénients que présente la hau teur de la tige: si cette tige laisse assez de jeu à la cheville pour éviter toute gene lors de la marche, la chaussure baille largement vers le haut et ne maintien pas la cheville. De plus, dans le cas de chaussures de sécurité utilisées dans certains métiers, des particules de métal en fusion ou des escarbilles peuvent pénétrer dans la chaussure par 11 intervalle précite, et les brûlures ainsi provoquées sont d'autant plus graves que pendant tout le temps mis à quitter la chaussure, les particules chaudes restent au contact de la peau du porteur de la chaussure. Mais si le haut de la tige est ajusté le long de la cheville, le point de pression et de friction est alors mal toléré et cause une gêne réelle au porteur. Pour éviter ces inconvénients, on a proposé de rendre La partie haute de la tige entièrement souple, ce qui apporte une solution partielle du fait que la chaussure est étanche et permet le jeu de la cheville. Cependant, dans le cas des chaussures de sécurité, cette solution est imparfaite, car au droit des malléoles la souplesse de la tige n'apporte qu'une protection limitée. La présente invention vise à pallier cet inconvénient. Suivant L'invention, la partie du haut de la tige qui recouvre les malléoles est du type classique, en peausserie asserrigi- de doublée d'unmatelassage,pour apporter une protection efficace à ce niveau,mais cette peausserie est largement échancrée dans la région du tendon d'8chille, ce qui présente L'avantage que cette région est au contact d'une zone très souple et que l'élasticité de cette zone de la tige permet d'adopter une fermeture ajustée autour de la cheville sans la blesser, les malléoles étant néanmoins corrbetenent protégdes par un cuir à dessus assez rigide. Sur les dessins annexés ta figure I est une vue latérale d'une chaussure de sécurité suivant l'invention. La figure 2 est une vue développée de la partie inférieure de l'extérieur de la tige de la chaussure. La figure 3 est un plan, à échelle réduite, de la partie supérieure de la tige de la chaussure destinée à recevoir un matelas sage. La figure 4 est une vue analogue à la figure 2 montrant la face, dirigée vers l'intérieur de la chaussure, de la partie supérieure matelassée de la tige, et un revêtement intérieur qui, dans la chaussure terminée, est en contact avec la surface de la première et entre lequel et la partie inférieure de la tige représentée figure 1 est incorporé de façon classique un élément de rigidification de la partie inférieure de la tige. ta figure 5 est une vue analogue aux figures 2 et 4 et montre l'ensemble de la partie arrière de la chaussure. La figure 6 est une coupe verticale à plus grande échelle, par VI-VI de la figure 5. Sur la figure 1, on voit une chaussure de travail et de sécurité comprenant une semelle 1, un renforcement 2 reliant la semelle 1 à une tige 3, un dessus 4 permettant l'ajustement de la chaussure au pied à l'aide d'un lacet non représenté fixé à des crochets 5, et une partie supérieure rembourrée 6 de l'arrière de la chaussure qui, avec la partie postérieure 3a de la tige 3, constitue une des caractéristiques de l'invention; cette tige comporte en outre une partie inférieure 3b, réunie à la partie 3a par une couture 7. La partie 3a de lQtige a la forme visible sur les figures 2 et 5. Elle comprend deux bords obliques 8 de raccordement à la partie 3b, deux bords 9 légèrement concaves vers l'exté- rieur, de raccordement au dessus 4, qui se fait le long de ces bords par une couture non représentée figure 1, et une large échancrure 10 correspondant à l'emplacement du tendon d'Achille du porteur de la chaussure et le long de laquelle est cousue en Il (figures 5 et 6) la partie matelassée 6. La partie 6 a la forme représentée figure 3 et, accessoirement, sur les figures 4 à 6: en vue développée, elle présente deux côtés rectilignes 12, 13 de longueurs différentes reliés par deux parties médianes symétriques 14 concaves vers l'extérieur, deux raccordements 15 perpendiculaires au côté 13 (figures 3 à 5) et deux raccordements obliques t6 (figures 3 et 4) correspondant aux côtés 8 de la pièce 3a. Pour réaliser le rembourrage, on plie la pièce 6 le long d'une ligne 17 (figures 3 à 5) située plus près du côté 13 que du côté 12, on introduit un matelassage 18 et l'on relie ce matelassage à la peau constituant la partie 6 par deux piqEres 19 (figures 4 à 6). Du côté qui se trouvera à l'intérieur de la chaussure terminée, on coud en 2Q un revetement intérieur 21 dont la forme, visible figure 4, est celle d'un trapèze dont la grande base est en contact avec le bord 13 de la peau 6. Enfin, entre la partie 3a t le revêtement intérieur 21 est interposée et colLée, de façon connue, une coquille rigide 22 visible sur les figures 5 et 6. il résulte de ce qui précède que la partie 6 de la chaussure en contact avec la région du tendon d'Achille du porteur est très souple, et comme le dessus 4 est, lui aussi, très souple, le pied est bien serré dans la chaussure sans que, pour cela, les malléoles soient en danger, et sans que les parties moins sensibles du pied voient leur protection réduite par une diminution indésirable de la rigidité des parties correspondantes de la tige de la chaussure. REVXNDICATIONS 1 - Chaussure de travail et de sécurité à tige rembourrée dont la partie du haut de tige qui recouvre les malléoles est du type classique en peausserie assez rigide doublée d'un matelassage pour apporter une protection efficace à ce niveau, et caractérisée en ce que cette peausserie est largement échancrée en 1C dans la région du tendon d'Achille, de sorte que cette région n'est en contact qu'avec une zone rembourrée très souple 6,18 qui permet une fermeture bien ajustée autour de la cheville sans la blesser, tandis que les malléoles sont correctement protégées par un cuir relativement rigide. 2 - Chaussure suivant la revendication 1, caractérisée en ce que l'arrière de la tige comprend une partie inférieure extérieure 3a largement échancrée en 10 au milieu de son bord supérieur et en une peau relativement rigide, une partie inférieure intérieure 21 de hauteur au plus sensiblement égale à la distance qui sépare le fond de l'échancrure du bord inférieur de la partie extérieure précitée, un organe de renforcement 22 de type connu incorporé entre ces deux parties, et une partie supérieure 6 en une peau très flexible, repliée sur elle-même en 17 de façon à recevoir un matelassage connu 18, disposée de façon que le matelassage occupe essentiellement la partie échancrée de la partie inférieure extérieure précitée, et reliée par couture d'une part en Il à la partie inférieure extérieure 3a et d'autre part en 20 à la partie inférieure intérieure 21 précitées.