La présente invention a pour objet un procédé de moulage de coffrets de distribution électrique et les moules pour sa mise en oeuvre. On connatt ce genre de coffrets qui sont réalisés à partir d'éléments ou de# panneaux moulés dans une matière synthétique et assemblés par collage et/ou soudage. Genéralement la matière employée est un polyester stratifié. Les éléments comportent des rebords et ailettes destinés à coopérer les uns avec les autres pour déterminer un ensemble rigide. Si les coffrets ainsi construits donnent satisfaction sur le plan de leur utilisation, il apparaît qu'au point de vue réalisation, ils nécessitent un certain nombre d'opérations qui en grèvent le prix de revient. Pour palier cet inconvénient et obtenir des moulages de série, susceptibles de permettre également la réalisation de coffrets de différentes dimensions, on a imaginé un moule caractérisé par plusieurs noyaux sur lesquels on dispose une toile imprégnée par exemple, épousant leursformes, l'ensemble étant ensuite soumis aux opérations traditionnelles de chauffe sous pressinon La description qui va suivre permettra de bien comprendre le procédé objet de l'invention en se référant aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est une vue d'ensemble d'un coffret réalisé selon l'invention; - la figure 2 est une vue en perspective du noyau principal servant à la confection du corps du coffret et de son chapeau; - la figure 3 est une vue en perspective du noyau de la porte amovible du coffret; - la figure 4 est une coupe transversale du moule complet;; - la figure 5 montre la coupe longitudinale du moule suivant A-A de la figure 6; - la figure 6 est une vue en plan du noyau à la base du coffret. Sur la figure 1 on voit le coffret de distribution électrique obtenu à l'aide du procédé et des moules faisant l'o bjet de l'invention. Ce coffret comprend un corps 1 avec un chapeau 2 assorti d'un bandeau 3. Les côtés 4 et 4' sont rabattus longitudinalement à angle droit tout en# ménageant- une dépouille arrondie 5 - 5' permettant aux rebords 6 - 6' ainsi formés de servir à l'emboRtement des bords tombés 9 - 9' de la porte mobile 7 du coffret. Cette porte mobile est introduite sous l'avancée du bandeau 3 par glissement guidé par la prolongation des rebords 6 et 6' sous ledit bandeau. Compte-tenu du mode de réalisation actuel et décrit plus haut, il était nécessaire de rapporter de chaque côté du coffret une pièce pour prolonger les rebords sous llavancée du bandeau. Le procédé de moulage qui va être décrit permet entre autres avantages, d'éviter ces adjonctions, les glissières de la porte étant moulées en même temps que le corps et le chapeau du coffret ce qui représente une amélioration importante à la fabrication et à 11 esthétique de l'ensemble. Il est à remarquer également que l'étanchéité du coffret au ruissellement vertical des eaux est parfaitement assuré par le fait que le bandeau 3 coiffe le haut de la porte mobile 7 et que cette dernière s'emboîte sur les rebords 6 et 6' du coffret, y reposant sur les dépouilles arrondies 5 et 5' prévues à cet effet. Par ailleurs, la ventilation évitant les condensations à l'intérieur du coffret est obtenue par la dépression ménagée en 10 à la partie supérieure de la porte, au droit de sa nervure centrale longitudinale 8 et par celle prévue en 12 au centre de la base du coffret, non visible sur la figure 1 mais représentée sur le noyau figure 2. Une poignée de verrouillage Il est fixée en bas et au milieu de la nervure centrale 8. Sur la figure 2, on voit en perspective le moule principal servant à la confection du corps du coffret et de son chapeau. C'est un parallélépipède rectangle comportant un noyau fixe 13 dont les côtés 14 et 14' se rabattent longitudinalement à angle droit une première fois en 15 et 15' selon un léger arrondi, pour engendrer la dépouille 5 - 5', puis en 16 - 16' pour la réalisation des rebords 6 - 6' du coffret. On voit en 17 une éminence qui sert de repos à la porte mobile 7 par l'intermédiaire d'une ferrure solidaire du système de verrouillage Il La dépression 12, au centre de la base du noyau est destinée à engendrer l'espace séparant la porte 7 du coffret pour l'aération basse de l'intérieur. (Fig. 5 et 6). Les côtés 19 et 20 correspondent respectivement au chapeau et à la base du coffret. Un noyau mobile 21 sert à la réalisation de l'avancée du bandeau 3. Ce noyau se retire après moulage par glissement au niveau de la cavité 22, laissant entre sa face anténeure et la partie supérieure du noyau 13, la matière formant 1 la pro- longation des bords 6 et 6' du coffret. (Fig. 2, 4 et 5). Sur la figure 3, on voit le moule servant à la confection de la porte mobile 7. C'est également un parallélépipède rectangle comportant un noyau 23 dont les côtés 24 et 24' servent à réaliser les bords tombés 9 et 9' de la porte mobile 7. La face supérieure présente une saillie centrale longitudinale 25 s'arrêtant transversalement un peu avant chaque extrémité pour engendrer la nervure centrale 8 de la porte 7 La dépression 26 sert à l'obtention de celle repère 10 de la porte 7 pour aération haute de l'intérieur du coffret. En 27 se situe l'emplacement du découpage à effectuer après moulage pour lc passage de la poignée de verrouillage Il de la porte 7. Pour confectionner le coffret, on dispose la toile imprégnée - ou toute autre matière de mêmes propriétés, de manière a recouvrir le noyau 13 comme montré sur la figure 4 en même temps que la face verticale 20 constituant la base du coffret. On coiffe alors le noyau 13 ainsi revêtu, du noyau mobile 21 en le situant à l'extrémité correspondant à l'emplacement dubendeau repère 3. On recouvre ce noyau 21 de toile imprégnée en prenant soin de la faire plaquer également contre la face verticale 19 de façon à constituer le chapeau 2 du coffret. Pour confectionner la porte 7 on recouvre le noyau 23 de la même matière - toile imprégnée ou autre - pour constituer les bords 9 et 9' et le dessus avec sa nervure8. Les moules sont refermés et soumis aux opérations de chauffe sous pression traditionnelles. Au démoulage, le noyau 21 est retiré par glissement de dessous le chapeau. Après démoulage, le fond du coffret est rapporté par soudure ou collage contre les parties débordantes 30 qu'on avait pris soin de laisser (figure 4) On peut conférer à ces moules une polyvalence intéressante en prévoyant de les sectionner transversalement ou longitudinalement pour intercaler des blocs intermédiaires reproduisant en un ou plusieurs exemplaires les bossages et les dépressions que comportent les noyaux de manière à obtenir des coffrets plus hauts et/ou plus larges. R E V z N D I C A I O N S 1- Procédé de moulage de coffrets de distribution électrique comprenant un corps parallélépipédique avec un chapeau assorti d'un bandeau en saillie sous lequel est introduite, par glissement, l'extrémité supérieure d'une porte mobile de manière à réaliser une étanchéité verticale au ruissellement des eaux et l'aération intérieure, caractérisé par le fait que pour obtenir directement par moulage, sans parties rajoutées au droit des glissières du corps s'engageant sous le bandeau pour l'ajustement de la porte, on utilise un moule comprenant un noyau fixe sur lequel on rapporte une partie mobile servant à la réalisation de l'avancée du bandeau du chapeau, réservant entre eux un espace nécessaire à la formation des extrémités des glissières qui s'engagent sous ledit bandeau. 2- Procédé de moulage suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on recouvre le noyau fixe d'une toile imprégnée (ou d'un stratifié ou toute autre matière de mêmes qualités) et qu'on coiffe ensuite ledit noyau ainsi revêtu d'un noyau mobile qu'on recouvre à son tour de la même matière; le moule étant refermé, on soumet l'ensemble aux opérations traditionnelles de chauffe sous pression; au démoulage le noyau mobile est retiré par glissement de dessous l'avancée du bandeau du chapeau qui vient d'être moulé. 3- Procédé de moulage suivant les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que pour obtenir des coffrets de différentes dimensions, on sectionne ces moules transversalement et/ou longitudinalement pour intercaler des blocs intermédiaires reproduisant en un ou plusieurs exemplaires les bossages et les dépressions que comportent les noyaux.