La présente invention est relative à un procédé de régulation de la croissance des virus chez un hôte vivant infecté par des virus, par administration d'un acide gras insaturé de 10 à 22 atomes de carbone et présentant une ou plusieurs doubles liaisons, et d'ester et de sels de ces acides. Des sels de plusieurs composés appartenant à la classe des composés lipidiques, les acides octadécénoiques, se sont avérés inhiber la croissance de virus arbor (des groupes A et B, et non classés en groupes) cultivés en cultures cellulaires et/ou chez la souris à des doses non toxiques vis-à-vis de lthôte. Parmi ce groupe de composés, ce sont les sels de l'acide pétrosélinique (acide cis-6-octadécénoi- que; 6-18:1, le 6 identifiant la position A6) qui se sont avérés les plus actifs. Les sels d'autres acides gras insaturés présentant des doubles liaisons en les positions A4, # 6, A12 et A14 inhibent également la croissance des virus.Les composés sont utilisables pour inhiber d'autres virus à revêtement lipidique comme exemples desquels on citera les myxovirus tels que les virus des oreillons, le virus grippal et le virus para-grippal; les virus de maladies vésiculeuses ou pustulairea, les papova virus, les virus de l'hépatite, de l'herpès, de la rougeole ainsi que les virus oncogènes. Les agents antiviraux connus courants appartiennent à des classes de composés différents des composés lipidiques et comprennent des nucléotides halogénés, des thiosemicarbazones, l'Amantadine et la No vobiocine. Peu de ces composés sont sur le marché destiné à l'homme et ils ne sont actifs que dans des systèmes de culturestissulaires. La spécificité des composés antiviraux disponibles à l'heure actuelle est très élevée, et la plupart sont efficaces contre un groupe viral unique. Un grand nombre de médicaments ont été soumis à des examens éliminatoires permettant de déterminer leur activité antivirale et, entre autres, des thiosemicarbazones, des désoxyribonucléosides halogénés et l'Amantadine. Les composés antiviraux ont été étudiés dans les publications suivantes: (1) "Antiviral Substances", Annals of the New York Academy of Sciences, Vol. 130, article 1, pp. 1-482, 30 juillet 1965 (Conference Chairman: Ernest C. Herrmann, Jr); (2) The Second Conference on Antivirus Substances, Annals of the New York Academy of Sciences, Vol. 173, article 1, pp. 1-844, 25 juillet 1970 (Editeur: Ernest C. Herrmann); (3) "Pharmacology of Viruses" par B. Goz et W.H. Prusoff, Annual Review of Pharmacology, 10, 143-70 (1970), et (4) "Microbiology", B. Davis, Harper and Rowe, Inc., New Tory, New York 1967, pp. 1177-81. L'Amantadine est hautement spécifique vis-à-vis des myxovirus et gêne l'attraction virus-cellule. On l'a utilisée principalement comme médicament expérimental, mais on l'utilise de plus en plus en théra- peutique chez l'homme. On utilise le "Symmetral" (chlorhydrate d'adamantidine) spécifiquement contre les infections à virus grippal. On a utilisé la Rimantadine expérimentale chez l'homme, contre le~virus grippal. On a utilisé des applications topiques de 5-iodo-2'-désoxyuridine (IUDR) ou du dérivé bromé de ce même composé (BUDR) pour le traitement d'infections à virus de type ADN, en particulier l'herpès et les infections oculaires à adénovirus. Ces médicaments ne sont pas facilement administrables par voie générale.On a utilisé l'arabinoside cystosine de la même manière que BUDR. On a utilisé la Rifamycine contre les virus des maladies vésiculeuses ou pustulaires et les myxovirus in vitro. Une thiosemicarbazone fournie sous la marque "Marbaron" est utilisé spécifiquement dans le traitement de la variole. Les composés décrits comme actifs contre les virus étaient trop hautement toxiques in vivo pour le traitement des virus par voie générale. On a rencontré l'apparation d'une résistance des virus vis-àvis de certains de ces composés, car il se produit une sélection d' organismes résistants. Peu des médicaments antiviraux utilisés à l' heure actuelle sont autorisés chez l'homme et on n'en connait aucun qui soit actif contre les infections à virus arbor. On a obtenu une série complète d'acides cis-octadécénoïques à chaîne linéaire contenant une double liaison sur chaque position carbonée, des positions #2 à #17. Ces acides gras sont purs, d'après la chromatographie gazeuse, l'analyse du spectre de masse et ltozono- lyse. Chacun des acides octadécénoiques isomères de A2 à 17 a été converti en son sel de sodium, puis a été associé à de l'albumine de bovins avant utilisation dans des cultures tissulaires et études in vivo. On a obtenu à un degré de pureté de plus de 99,5%o d'autres acides gras utilisés dans les études, contenant les doubles liaisons LL6 ou #12 sous forme de composés di-, tri- et tétrainsaturés.On a introduit isolément les acides gras dans des milieux particuliers utilisés pour la culture de cellules rénales d'hamster, de cellules rénales de singe et de cellules d'hépatome du rat Novikoff en culture. On a utilisé un virus de l'encéphalite japonais (JEV), souche (M5596) pour effectuer des essais d'efficacité de chaque isomères de ces sels d'acides octadécénoiques comme inhibiteurs de virus. On a initialement obtenu ce virus à partir du dixième passage dans le cerveau de souris au stade d'allaitement. Les inocula de virus utilisés dans les études ont été préparés à partir de cellules rénales-21 de bébés hamsters infectés ("baby hamster kidney-21 cells ou "BHK-21"). On a effectué les cultures cellulaires dans le milieu essentiel minimum d' Eagle additionné de 5% de sérum de veau nouveau-né contenant 100 unités par ml de pénicilline-et 100 g par-ml de streptomycine.Après formation de mono-couches de cellules, on fait incuber les-cellules à 370C pendant 24 heures, avec du milieu de Waymouth sans additif. Au bout de ce temps, on inocule les cellules à l'aide dé 10 unités formatrices de plaques (PFU) d'association virus/cellule, pendant 90 minutes, à-température ambiante, et on élimine le virus résiduel par lavage à l'aide de sérum. On introduit dans le récipient du milieu de Waymouth additionné de sels de sodium de chacun des acides gras, et on continue à faire incuber les cellules à 37 C pendant divers laps de temps. A divers intervalles de temps on prélève des échantillons de virus -dans le fluide surnageant et de cellules et on titre 1 'in- fectiosité à l'aide d'un dosage des plaques suivant Schultz et Schlesinger (Virology 19, 40-48, 1963).On détermine les unités PFU d' après les moyennes des numérations. Les. résultats des cultures tissulaires montrent que l'isomère 6-18:1, lorsqu'on l'utilise à-une concentration de 20 g par ml, réduit de 100 fois l'infectiosité du virus en 42 heures après l'infection, au contraire des isomères 9-, 10-, 11- et 13-18:1 qui présentent des croissances essentiellement normales. (Tableau I). Les isomères 4-, 12- et 14- réduisent la multiplication du virus de 10 à 30 fois, par rapport à la valeur maximale. L'infectiosité de l'association virus/cellule est moindre en présence de l'inhibiteur. 40 Xg/ml du 6-18:1 inhibent complètement et les acides gras di-, tri- et tétrainsaturés présentant des doubles liaisons #12 ou A14 inhibent également complètement à une concentration A 20 > ig/ml de milieu (Tableau II). Les isomères 9-, 10-, 11- et 13-18:1 ne sont pas inhibants jusqu'à 40 Fg/ml mais sont inhibants à 80 pg/ml (Tableau I). Les cellules normales ne sont pas affectées par la plupart des isomères à une concentration pouvant atteindre une valeur aussi élevée que 80 g/ml. Les isomères 3-18:1 et 17-18:1 inhibent légèrement la croissance des cellules de lthôte à 40 g/ml et sont nettement inhibants à 80 Xg/mL On a effectué des essais en utilisant des associations d?un sel d'un isomère d'acide gras et de virus, inoculées par voie intracrâ- nienne (IC) à des souris au stade d'allaitement et au stade de sevrage. On a obtenu une protection complète contre la mort des souris en utilisant une dose DL50 du virus plus 200 pg de sel d'acide pétrosélinique par souris (Tableau III). A cette dose, il n'apparaît pas de manifestation de toxicité due aux acides gras chez la souris (Tableau IV). On a effectué d'autres essais à l'aide du sel de sodium du 6-18: administré aux souris par diverses voies et en faisant varier le temps de traitement, contre JEV et lue virus Semliki Forest (SFV) en utilisant des voies d'attaque tant intrapéritonéale (IP) qu'intracrânienne (IC) pour l'inoculation du virus aux souris. Les résultats obtenus sont rapportés aux tableaux V et VI. Dans chaque série d'essais, la dose d'attaque par voie entracrânienne est de 101 JEV; 10 '5 SFV dans 0,03 ml et, par voie intrapéritonéale de î1,4 JEV et 103,4 SFV dans 0,2 ml.On administre le traitement par voie orale (tableau V) et par voie intrapéritonéale (tableau VI) 6 heures avant (B) inoculation de la dose d'attaque, 6 heures avant et 24 heures après (A), 6 heures avant, 4 heures après et 24 heures après, 6 heures avant et 24 heures après, comme indiqué. Lors du traitement, on administre chaque fois 2 mg du médicament dans un volume de 0,5 ml par souris de 20 g. On ne remarque aucune manifestation de toxicité pour aucun de ces protocoles de traitement ou avec 6 mg de médicament administré en une dose unique, suivant l'une ou l'autre voie, sans attaque par le virus. Tous les tampons utilisés comme témoins donnent des résultats négatifs. On calcule le jour moyen de la mort d'après le jour de la mort des souris et d'après le nombre de souris encore vivantes au 14ème jour. Les résultats obtenus montrent qu'on n'obtient aucune protection de la part du composé actif administré par voie orale contre JEV lorsque l'attaque est effectuée par voie IC. SFV, lorsqu'on utilise une dose d'attaque inférieure à celle de JEV par voie IC, n'est tué par aucun des traitements d'administration du composé actif. Lorsqu'on effectue une attaque au SFV par voie IP, il n'y a pas protection, mais la dose d'attaque est beaucoup plus élevée qu'avec JEV. Lorsqu' on traite par voie IP contre des doses d'attaque similaires de l'un ou l'autre virus, injectées par voie IC ou IP, on n'obtint pas de protection de la part du composé. Toutefois, le médicament est efficace par contact, à la fois contre JEV et SFV, lorsque l'attaque est effectuée par voies IP et IC chez des souris et après avoir maintenu le mélange virus-médicament à 250C pendant une heure (tableau VII). Les doses d'attaques par les deux voies, sont comme dans les essais décrits aux tableaux V et VI. Dans une série d'essais, on administre le médicament immédiatement après mélange et, dans des essais parallèles, une heure après mélange avec le virus. Les résultats obtenus montrent, sans aucun doute possible, que le médicament est efficace par contact contre à la fois JEV et SFV. On a effectué d'autres essais sur des oeufs embryonnés infectés avec JEV. Pour ces essais, le JEV de réserve, qui a été conservé à -750C, est rapidement décongelé sur un bain-marie à 370C et est immédiatement placé sur un bain de glace, jusqu'à utilisation. On dilue le JEV de réserve dans: tampon au phosphate 0,15M - albumine de bovin (0,5) exempte d'acide gras. On ajoute 0,4 ml de JEV de réserve à 1,6 ml de tampon de manière à obtenir une dilution de 1/5, puis on ajoute d'autres dilutions de 0,2 ml de virus dilué à 1,8 ml de tampon. On maintient toutes les dilutions virales au bain de glace jusqu'à utilisation. On prépare le médicament à des concentrations de 0, 4, 40 et 400 Bg/ml dans un tampon au phosphate, et on conserve à température ambiante. Immédiatement avant dilution de chaque groupe de 7 oeufs embryonnés de 12 jours, on mélange la dilution appropriée de JEV et la concentration appropriée du médicament en un rapport 1/1, obtenant ainsi la dilution du virus et la concentration du médicament finales aux fins d'inoculation. Le laps de temps total, entre le mélange du virus et du médicament et l'inoculation de 7 oeufs'est de 2 minutes, de façon à réduire l'effet possible d'une inhibition par contact de ltinfectiosité virale in vitro.On inocule chaque oeuf par la cavité allantoïque, à l'aide de 0,2 ml du mélange, on scelle et on fait incuber les oeufs à 350C pendant 8 jours. On examine chaque jour les oeufs à la bougie, pour voir si les embryons sont morts. Comme il découle du tableau VIII qui rapporte le nombre de morts par rapport au nombre d'oeufs et, entre parenthèses, les morts non spécifiques se produisant dans les 48 heures suivant l'inoculation, l'embryon est protégé à la dose de 40 Fg du médicament et auxtaux de de PFU/oeuf de î02,3 et Les composés suivant la présente invention peuvent etre présentés sous forme de préparations pharmaceutiques préparées par l'une quelconque des techniques pharmaceutiques bien connues.Par exemple, pour l'administration par voie orale, les composés, dans de llalbu- mine de bovins, peuvent être présentés sous forme de sirop ou de gélules ou de cachets contenant éventuellement des agents aromatisants, conservateurs, de mise en suspension, épaississants et émulsionnants, etc.. Pour l'administration par voie parentérale, les composés peuvent être présentés sous forme de solutions ou suspensions injectables pouvant contenir des tampons, des agents bactériostatiques, des agents de mise en suspension et des agents épaississants, etc.. Pour l'administration topique, les composés peuvent être incorporés dans des pulvérisations, crèmes, lotions ou pommades appropriées. Les doses sont comprises entre 25 et 3000 mg environ par kg de poids corporel, suivant le mode d'administration et la fréquence dl administration. Pour l'administration par voies orale et intrapéritonéale, les doses peuvent varier entre 50 et 3000 mg/kg environ tandis que pour lladministration intracrânienne on utilise des doses bien inférieures, d'environ 25 à 300 mg/kg. Dans chaque cas, il est souhaitable d'administrer la dose la plus élevée possible qui ne soit pas toxique pour llh8te. Pour des raisons de commodité et d'uniformité, les essais rapportés ici sont basés sur l'utilisation de sels de sodium. Il est bien connu, toutefois, que les sels de potassium et d' ammonium sont physiologiquement équivalents aux sels de sodium. Comme il y a réponse graduée de la croissance virale par rapport à la dose du médicament, il est possible de trouver quelle est la dose optimale du médicament qui permet de maintenir un faible degré d'infection, permettant le développement d'une immunité permanente contre l'infection chez un malade soumis au traitement. Cela nécessite une régulation rigoureuse de la posologie au cours de l'infection pour empêcher l'apparition d'effets pathologiques permanents. On peut utiliser ce système remarquable pour obtenir une immunité permanente vis-a-vis d'une maladie qu'il est actuellement difficile d'empecher par des techniques vaccinales. A l'heure actuelle, on prépare de nombreux vaccins de type virus arhor a partir de cervelle de souris. Bien que hautement purifiées, ces préparations peuvent néanmoins donner une encéphalomyélite asep tique due aux réactions imputables à la cervelle de souris qu'on ne peut complètement éliminer du vaccin. Les virus dont on a réalisé la croissance en culture tissulaire en présence de sérum, qui sont ensuite purifiés et inactivés au formaldéhyde, sont utilisés comme vaccins expérimentaux. Beaucoup de ces préparations ne sont pas pleinement efficaces à induire une immunité permanente aux infections à virus arbor chez l'enfant.On peut maintenant réaliser la croissance des virus suivant l'invention, dans un système complètement défini, in vitro, et obtenir des préparations virales présentant une contamination du sérum inférieure à celle pouvant être obtenue à ce jour. C'est ainsi qu'on peut utiliser ce procédé pour préparer de meilleurs vaccins. TABLEAU I Effets de diverses quantités d'isomères d'acides cis-octadécénolques sur la croissance de JEV cultivé dans des cellules rénales de bébé hamster Dose Composé ug/ml Résultat sur la croissance virale t d 2-18:1 20,0 Légèrement stimulée 3-18:1 2,5 Pas de modification essentielle, par rapport au virus administré 5,0 Légèrement stimulée 10,0 Augmentée de 10 fois environ 20,0 Augmentée de 30 fois environ (croissance maximale) 40,0 Augmentée de 30 fois environ (croissance maximale) 80,0 Complètement inhibée n4-18:1 20,0 Légère augmentation de la croissance (20 fois moins que la croissance maximale) 5-18:1 20,0 Légèrement stimulée t6-18::1 2,5 Légèrement inhibée 5,0 4 fois moindre 10,0 8 fois moindre 20,0 100 fois moindre que la croissance maximale 40,0 Complètement inhibée 80,0 Complètement inhibée n7-18:1 20,0 Augmentée de 10 fois A8-18:1 20,0 Augmentée de 8 fois h9-18:1 2,5 Légèrement augmentée 5,0 Doublée 10,0 Décuplée 20,0 Augmentée de 16 fois 40,0 Augmentée de 16 fois 80,0 Complètement inhibée TABLEAU I (suite) Composé Dose g/ml Résultat sur la croissance virale # #10-18:1 20,0 Quintuplée h11-18:1 2,5 Légèrement augmentée 5,0 Augmentée de 8 fois 10,0 Augmentée de 16 fois 20,0 Augmentée de 16 fois 40,0 Augmentée de 18 fois (croissance maximale) 80,0 Complètement inhibée t12-18::1 20,0 Légère augmentation (10 fois moindre que la crois sance maximale) #13-18:1 20,0 Augmentée de 18 fois (croissance maximale) h14-18:1 20,0 Triplée (7 fois moindre que la croissance maximale) b15-18:1 20,0 Augmentée-de 3 à 4 fois A16-18:1 20,0 Quadruplée M7-18:1 20,0 Augmentée de 3 à 4 fois t Stimulation virale basée sur l'augmentation par rapport au virus administré. L'inhibition du virus est basée sur la différence avec le taux maximum de virus extracellulaire libéré 42 heu -res après l'infection et nettement inférieure au niveau du virus administré. Inhibition complète: diminution # 106 du taux de virus. Une dose de 20 g/ml est équivalente à 20 mg/kg. TABLEAU II Effet des acides cis,cis-octadécadiénoïque, cis,cis-octadéca triénoique et de tous les acides cis-éicosatétranolques sur la croissance de JEV cultivé dans des cellules rénales de bébé hamster Composé Dose g/ml Résultat sur la croissance virale # 49,12-18:1 2,5 Partiellement inhibée 5,0 Inhibée 80 fois 10,0 Inhibée 100 fois 20,0 Complètement inhibée 1J9,12,15-18:3 2,5 Partiellement inhibée 5,0 Inhibée 50 fois 10,0 Inhibée 100 fois 20,0 Complètement inhibée 45,8,11, #14-20:4 2,5 Partiellement inhibée 5,0 Inhibée 100 fois 10,0 Inhibée 120 fois 20,0 Complètement inhibée t Voir note du Tableau I TABLEAU III Inhibition de JEV chez la souris par 6-18:1 6-18::1 Concentration du virus Xg/souris 5.6 4e6a 0 8/8b 5/9 200 0/9 0/9 a Log10 MICDL50/souris b Nombre de souris vivantes/nombre total de souris mortes en 24 heures TABLEAU IV Essais de toxicité du 6-18:1 chez la souris 6-18:1 Morts Souris mortes/souris totales g/souris non spécifiques 0 1 0/4a 2 1 0/6 20 0/7 200 0/8 500 4/8 1000 8/8 2000b 2 7/7 a Nombre de souris mortes/nombre total de souris après les morts survenues en 24 heures b 6-18:1 très visqueux à manipuler c 2 mortes, 2 heures; 6 mortes, 24 heures; 1 morte, 48 heures Souris Swiss albinos - 72 heures, au stade d'allaitement injection de 0,2 ml par voie IC Diluant - tampon au phosphate - 0,5 d'albumine de bovins exempte d'acides gras, pH 7,4 TABLEAU V Virus Arbor - Essais de traitement oral sur JEV et SFV Temps de Morts/nombre Four traitement Attaque total de Mortali- moyen de heures Virus Voie souris té % la mort Néant JEV IC 5/6 87,5 8,5 6B JEV IC 0/6 0 6B,24A JEV IC 2/6 33 11,5 6B,4A,24A JEV IC 0/6 0 4A JEV IC 0/6 0 Néant SFV IC 6/6 100 4,7 6B SFV IC 6/6 100 5,8 6B,24A SFV IC 3/3 100 5,0 6B,4A,24A SFV IC 5/5 100 5,2 24A SFV IC 6/6 100 4,7 Néant JEV IP 2/5 40 10,8 6B JEV IP 2/6 33 13,3 6B,24A JEV IP 2/5 40 12,5 6B,4A,24A JEV IP 3/5 60 8,8 4A JEV IP 1/6 17 13,1 Néant SFV IP 5/5 100 5,8 6B SFV IP 6/6 100 6,3 6B,24A SFV IP 6/6 100 6,6 6B,4A,24A SFV IP 6/6 100 6,1 24A SFV IP 6/6 100 6,0 Au tableau V : B = avant inoculation A - après inoculation TABLEAU VI Virus Arbor - Essai de traitement intrapéritonéal sur JEV et SFV Temps de Morts/Nombre Jour moyen traitement Attaque total de Morta- de la heures Virus Voie souris lité % mort Néant JEV IC 5/6 88 8,5 6B JEV IC 5/6 88 8,5 6B,24A JEV IC 3/5 60 8,5 6B,4A,24A JEV IC 5/6 88 9,7 6B,4A JEV IC 5/6 88 9,0 Néant SFV IC 5/5 100 5,8 6B SFV IC 4/5 80 7,2 6B, 24A SFV IC 6/6 100 5,5 6B,4A,24A SFV IC 5/5 100 4Z8 6,4A SFV IC 5/5 100 5,4 Néant JEV IP 2/5 40 11,8 6B JEV IP 1/6 17 13,8 6B, 24A JEV IP 2/6 33 12,5 6B,4A,24A JEV IP 2/6 33 13,3 6B,4A JEV IP 2/6 33 13,7 Néant SFV IP 5/5 100 5,2 6B SFV IP 6/6 100 6,3 6B,24A SFV IP 6/6 100 6.0 6B, 4A, 24A SFV IP 6/6 100 5,2 6B, 4A SFV IP 5/5 100 5,3 Au tableau VI : B = avant inoculation A = après inoculation TABLEAU VII Essais de mise en contact effectués avec JEV et SFV en mélange avec 6-18:1 et titrés chez la souris Temps de Morts/Nombre Concentration maimtien à Voie d'at- total de Morta Virus en 6-18: :1 25 C (min.) taque souris lité % 0 O IC 5/6 87,5 100 0 IC 4/6 66,7 1000 0 IC 3/6 50,0 0 0 IP 2/5 40,0 100 0 IP 0/5 0 1000 0 IP 0/5 0 JEV 0 60 IC 6/6 100 100 60 IC 1/5 20 1000 60 IC 1/5 20 0 60 IP 2/5 40 100 60 IP 0/5 0 1000 60 IP 0/5 0 0 0 IC 6/6 100 100 0 IC 4/5 80 1000 0 IC 1/5 20 0 0 IP 3/5 60 100 0 IP 3/5 60 1000 O IP 1/5 20 SFV 0 60 IC 6/6 100 100 60 IC 0/6 0 1000 60 IC 0/6 0 0 60 IP 3/5 60 100 60 IP 0/5 0 1000 60 IP 0/5 0 Pas de 100 0 IC 1/5 20 Virus 100 0 IP 1/5 20 1000 0 IC 0/6 0 1000 0 IP 1/5 20 TABLEAU VIII Effet de JEV et de 6-18: :1 sur des embryons de poulet en cours de devéloppement JEV g de Composé No. 17633 par oeuf PFU/ oeuf 0 0.4 4 40 Pas de virus 5/0 (2) 0/7 1/4 (3) 0/7 106,3 5/5 (2) 6/6 (l) 6/6 (1) 2/5 (2) 104,3 6/6 (1) 5/6 (l) 3/3 (4) 0/5 (2) 5/5 (2) 102,3 2/7 3/7 4/7 0/7 REVENDICATIONS 1. Composition thérapeutique ayant notamment une activité antivirale, caractérisée en ce qu'elle contiert, : titre de principe actif, un composé choisi parmi les acides gras insaturés de lO à 22 atomes de carbone, leurs sels et leurs esters. 2. Composition suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le composé est un sel de sodium, de potassium ou d'ammonium. 3. Composition suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le composé présente au moins une double liaison en une position ss paire. 4. Composition suivant la revendication 3, caractérisée en ce que le composé est un sel d'acide octadécénoïque. 5. Composition suivant la revendication 4, caractérisée en ce que le composé est un sel d'acide pétrosélinique. 6. Composition suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle est présentée sous une forme administrable par voie orale, topique ou par enté r ale ; en association avec un véhicule approprié pour ces modes d'administration.