La présente invention concerne un procédé pour stocker et mélanger deux matériaux de base réagissant entre eux pour constituer un amalgame dentaire, habituellement un alliage d'argent (contenant dans un exemple typique, outre de l'argent, également de l'étain, du cuivre et du zinc), connu dans la technique sous le nom d'alliage, agissant en tant que premier composant, alors que du mercure pur constitue le second composant. L'invention est également relative à une capsule pour stocker et mélanger les deux composants réagissant mutuellement en employant le pro- cédé suivant l'invention, et elle concerne en outre un procédé de fabri- cation de cette capsule. Dans le domaine de l'art dentaire, on a déjà fait de nombreuses propositions relatives à des capsules au moyen desquelles des quantités, proportionnées à l'avance, de deux composants réagissant mutuellement- sont stockées dans la capsule en étant séparées l'une de l'autre et ces quantités des deux composants peuvent être mises en contact l'une avec l'autre et mélangées directement dans la capsule de manière à réagit l'une avec l'autre, tout en formant un amalgame immédiatement avant d'uti- liser ce dernier. Les capsules actuellement disponibles sur le marché comportent une chambre pour chaque composant avec un point de séparation pouvant être ouvert entre les deux chambres. Plusieurs principes différents sont uti- lisés pour ouvrir le point de séparation. Dans une forme d'exécution telle que décrite dans le brevet US 3 275 302, une bille ou un disque qui repose sur un siège entre les deux chambres, forme le point de séparation entre celles-ci, ce point de sépa- ration étant ouvert en secouant la capsule pour mélanger les composants l'un avec l'autre. La bille ou disque forme simultanément un organe de mélangeage ou brasseur, lorsque la capsule est secouée pendant le mélan- geage. Un inconvénient notable d'une telle capsule consiste en ce que cette dernière est sensible en ce qui concerne sa position: en effet, elle ne doit pas être tournée sens dessus dessous avant que l'on effec- tue le mélange. Dans une autre forme d'exécution connue, telle que décrite dans le brevet US 3 357 545, la capsule comprend deux sections qui sont ajus- tables l'une par rapport à l'autre, et une ouverture est prévue entre les chambres formées par ces sections, cette ouverture pouvant être ouverte ou fermée en faisant tourner ou en déplaçant les deux sections l'une par rapport à l'autre. 2 4 8 1 1 0 4 On connaît également un procédé, tel que décrit dans le brevet US 3 625 349, dans lequel une capsule consiste en deux éléments rotatifs montés excentriquement l'un par rapport à l'autre et du mercure est conte- nu dans un petit sac en feuille de matière plastique qui est déchiré et ouvert en faisant tourner les deux sections l'une par rapport à l'autre, si bien que le mercure peut être pressé et évacué du sac pour passer, à travers une ouverture entre les sections, dans une chambre contenant l'alliage. On connaît également des capsules comportant deux sections qui peuvent être déplacées télescopiquement l'une par rapport à l'autre et dans lesquelles ces sections sont pressées télescopiquement l'une vers l'autre de telle façon qu'une membrane située entre les deux chambres, qui agit en tant que point de séparation, est déchirée soit du fait qu'une section est pressée directement contre la membrane (brevet US 3 451 540), soit du fait qu'une section exerce une pression sur le mercure qui à son tour applique une pression contre la membrane (brevet US 3 595 439). La membrane peut être également réalisée sous la forme d'un petit sac en. feuille de matière plastique contenant le mercure et logé librement dans une chambre contenant l'alliage. Le sac en matière plastique est alors déchiré du fait que les deux sections de la capsule sont pressées télescopiquement l'une contre l'autre lorsque les deux composants doivent être mélangés entre eux. En dehors du fait que ces capsules dentaires connues sont d'une conception compliquée, dans certains cas très compliquée, et par consé- quent relativement onéreuses à fabriquer, ce qui constitue un inconvénient particulier lorsque, comme cela est le cas présentement, elles doivent être jetées, ces capsules souffrent en outre de l'inconvénient qu'une manipulation particulière de la capsule est exigée avant que les compo- sants puissent se mélanger et q u e cette manipulation exige dans certains cas l'application d'une force importante. Si le mercure est contenu dans un petit sac plastique situé à l'intérieur de la chambre o se trouve l'alliage, ceci entraîne en outre l'inconvénient que la feuille plastique demeure dans l'amalgame final sous la forme d'un ou plusieurs morceaux et que cette feuille doit être séparée de l'amalgame lorsque ce dernier est retiré de la capsule en vue de son utilisation. On a déjà proposé une capsule dentaire qui n'exige pas une mani- pulation particulière avant le mélangeage des composants. Une telle cap- sule est décrite dans la demande de brevet suédois N0 79 06465-5. 248 1 104 Cette capsule comporte une chambre pour chacun des composants et la cham- bre qui contient l'alliage, contient également un marteau qui, lorsque la capsule est secouée, vient frapper d'une manière répétée contre une paroi de séparation déplaçable entre les chambres. De cette façon, la paroi de séparation est pressée successivement vers et dans la chambre contenant le mercure, en ouvrant ainsi des passages qui permettent au mercure, pen- dant le mouvement de la paroi de séparation, d'être forcé à travers cette paroi pour pénétrer dans la chambre contenant l'alliage. Cependant, cette capsule est sensiblement aussi compliquée que les capsules décrites ci- dessus et elle exige en outre un degrd élevé de précision pendant sa fa- brication. Un problème qui soit n'a pas du tout été considéré, soit l'a été d'une manière inadéquate dans le cas des capsules dentaires décrites ci- dessus, est que le mercure, sous la forme de particules extrêmement peti- tes, peut passer à l'extérieur entre les sections déplaçables de la cap- sule, lesquelles peuvent être déplacées l'une par rapport à l'autre, soit en rotation, soit télèscopiquement, ou bien encore qu'il peut pénétrer dans les joints entre les sections de la capsule qui doivent être enlevés pour permettre de prélever l'amalgame fini. Lorsque le mélangeage des composants a lieu tandis que la capsule est secouée à une fréquence élevée, ce qui est réalisé dans des dispositifs de secouage spéciaux disponibles à cet effet, le mercure est éjecté sous la forme de petites gouttelettes microscopiques qui présentent une surface cumulée très importante et par conséquent un degré de vaporisation corré- lativement élevé. Il est bien connu que la respiration d'air contaminé par de la vapeur de mercure peut se traduire par un empoisonnement chronique au mer- cure et par conséquent l'on sait bien que dans les cliniques dentaires il y a un certain risque d'un tel empoisonnement, même si la fréquence de l'apparition de cet empoisonnement est supposée être basse. Ce risque de maladie professionnelle est probablement faible, mais même dans ce cas, compte tenu de ses conséquences, il est très important d'en tenir compte lors de la conception de capsules dentaires, puisque le mercure peut pro- voquer également des dommages par d'autres voies, notamment en provoquant des réactions d'allergies chez certaines personnes. Le problème des fuites de mercure à partir de capsules dentaires, pendant le secouage de celles-ci, en vue de la préparation de l'amalgame, a déjà été étudié dans la littérature et il a donné lieu à des recherches 248 1 104 et à des propositions qui ont conduit à proposer une capsule dentaire conçue pour éliminer le risque de cette fuite de mercure. Cette capsule dentaire, telle que décrite dans la demande de brevet allemand N0 28 31 005.6, est d'une conception relativement simple. Une chambre com- porte un couvercle soudé ou collé avec un point de rupture et dans cette chambre qui contient l'alliage est logée l'autre chambre réalisée sous la forme d'un sac en une mince feuille plastique contenant le mercure. Lorsque la capsule est secouée, le sac est déchiré et ouvert contre les parois frontales de la capsule et lorsque l'amalgame est prêt, le cou- vercle est déchiré par rapport au reste de la capsule, au point de rup- ture, en utilisant un dispositif de perforation spécial. En dehors du fait que dans ce cas également la capsule présente l'inconvénient que l'on rencontre des substances étrangères dans l'amalgame, c'est-à-dire le sac plastique désintégré qui peut former un ou plusieurs morceaux, la fixation du couvercle tout en réalisant un point de rupture après que la capsule a été remplie des composants, entraîne une certaine complication, de même que la rupture du couvercle, qui ne peut pas être réalisée aussi facilement que lorsque les deux composants sont séparés et poussés l'un vers l'autre. La présente invention-a pour but de rendre possible le stockage et le mélangeage des deux composants réagissant mutuellement pour l'obten- tion d'un amalgame dentaire, tout en satisfaisant aux exigences qui peu- vent être imposées, à savoir: - a) Le stockage et le mélangeage peuvent avoir lieu dans une capsule de conception simple, de telle façon que cette capsule puisse être pro- duite avec un faible prix de revient et qu'elle puisse être ainsi jetée aisément; b) Le remplissage de la capsule avec les deux composants peut être réalisé d'une manière simple en utilisant un procédé automatisé; c) Les composants peuvent être maintenus séparés d'une manière fiable, même lorsque la capsule est stockée pendant une longue période de temps; d) Les composants peuvent être mélangés l'un avec l'autre dans la capsule par une manipulation simple de cette dernière, sans exiger une force notable; e) Le mélangeage peut avoir lieu dans la capsule en secouant cette dernière, sans counir le risque de voir les matériaux forcés hors de la capsule; 248 1 10 4 f) Le mélangeage peut avoir lieu sans que des objets étrangers ne viennent en contact avec les composants ou ne soient mélangés à ceux-ci. Ces buts sont atteints d'une manière extraordinairement simple par la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention concernant le stockage et le mélangeage de deux matériaux de base réagissant mutuelle- ment pour l'obtention d'un amalgame dentaire, lequel est caractérisé en ce qu'on stocke les matériaux de base dans un emballage, d'un type connu en soi, consistant en un tronçon tubulaire flexible et élastique, plié en forme de V, qui est scellé à ses extrémités et dans lequel le pli formé entre les deux branches constitue un point de séparation entre les maté- riaux de base logés respectivement dans les deux branches du tronçon tu- bulaire, et en ce qu'après avoir déployé et allongé ce tronçon tubulaire, on mélange les matériaux de base l'un avec l'autre par un mouvement de secouage dont une composante est orientée dans la direction axiale du tron- çon tubulaire rendu rectiligne. La capsule proposée pour la mise en oeuvre de ce procédé est du type déjà connu, tel que décrit dans le brevet US 3 478 871, cette cap- sule n'ayant pas été jusqu'à présent employée pour le stockage et le mé- langeage de deux matériaux de base réagissant mutuellement pour l'obten- tion d'un amalgame dentaire et consistant en un tronçon tubulaire flexi- ble et élastique, plié en forme de V, dont les branches sont scellées aux extrémités, chacune de ces branches formant une chambre, l'arête du pli entre les deux branches constituant un point de séparation entre les chambres, point de séparation qui peut être ouvert en déployant et allon- geant le tronçon tubulaire. Le point de séparation entre les deux cham- bres est réalisé d'une manière connue en exerçant une pression sur le tronçon tubulaire à l'endroit de l'arête du V, mais une telle pression ne peut fournir à elle seule un point de scellement étanche efficace et fiable pour la séparation à l'égard du mercure qui a la capacité de se frayer un chemin même à travers les intervalles les plus petits, à moins que l'épaisseur de la paroi du tronçon tubulaire ne soit absolument uni- forme, ce qui est difficile à obtenir en pratique, à moi-is que la produc- tion du tube soit rendue considérablement plus onéreuse. Par conséquent, la capsule connue à ce jour ne convient pas au stockage des matériaux de base destinés à un amalgame dentaire, matériaux dont l'un desquels est le mercure. Pour améliorer l'étanchéité au point de séparation de telle façon que le mercure ne puisse pas du tout se frayer un chemin à 2 4 81 104 travers ce point de séparation, une capsule du type spécifié ci-dessus a été améliorée, suivant la présente invention, en ce que le point de séparation à l'endroit de l'arête du pli de la capsule en forme de V comprend deux zones de compression transversales dans lesquelles les sections de parois planes et opposées du tronçon tubulaire sont pressées l'une contre l'autre, la portion comprise entre les zones de compression étant aplatie par rapport à la section droite originale du tronçon tubu- laire. Pour produire cette capsule, l'invention porte également sur un procédé suivant lequel on plie un tronçon tubulaire flexible et élasti- que en forme de V, les deux branches de ce V formant chacune une chambre et l'arête comprise entre les deux branches constituant un point de sépa- ration entre les chambres. L'aspect nouveau et caractéristique est ici que le tronçon tubulaire est préformé dans une section, avant d'être plié, dans la partie médiane de ce t r o n ç o n par suite de la prévi- sion de deux zones de compression transversales qui sont séparées l'une de l'autre par une section intermédiaire. Il est préférable que la section intermédiaire du tronçon de tube soit aplatie pendant l'exécution des opérations de compression en même temps que la section de la paroi, qui doit se trouver à l'intérieur du V, se trouve être arquée autour de l'axe prévu pour la flexion. On décrira ci-après, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de la présente invention, en référence au dessin annexé sur lequel: La figure 1 est une vue en élévation de la matière de base pour la capsule, à savoir un tronçon de tube ou tuyau plastique; La figure 2 est une vue en élévation illustrant une phase préliminaire du procédé de fabrication de la capsule suivant l'invention, à partir du tronçon de tube de la figure 1, au cours de laquelle est pré- formée la section du tronçon de tube destinée à former le pli; La figure 3 est une vue en coupe axiale partielle, à plus grande échelle, de la section préformée; La figure 4 est une vue en élévation de la capsule après remplissage mais avant fermeture; La figure 5 est une vue en perspective de la capsule prête à être distribuée, La figure 6 est une vue en perspective de la capsule déployée et étendue de manière à mélanger les composants; 248 1 10 4 La figure 7 est une vue en perspective de la capsule telle qu'elle est illustrée sur la figure 6, conjointement avec un support dans lequel elle doit être placée pour être utilisée afin d'être secouée dans un mélangeur d'amalgame conventionnel; La figure 8 est une vue en perspective de la capsule placée dans son support. La capsule pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention est réalisée à partir d'un tube flexible et élastique en une matière thermoplastique, de préférence en polypropène. Il est cependant possible d'utiliser, par exemple, du polyéthylène, du polyester ou encore une matière connue sous le nom de " nylon ". Le tube doit être de préférence absolument transparent (transparence du verre). L'épaisseur de la paroi du tube doit être choisie empiriquement et elle dépend de la matière plastique utilisée: des diamètres interne et externe appropriés pour un tube de polypropène peuvent être respectivement de 4,1mm et 4,9mn. La longueur du tronçon de tube doit être choisie en fonction de la quan- tité des deux composants qui doivent être stockés et mélangés dans la capsule, ainsi que de la course du mélangeur qui doit être utilisé. Si on se réfère aux figures 1 à 3 du dessin, on y voit un tron- çon de tube 10 et pendant la fabrication de la capsule suivant l'in- vention ce tronçon de tube est préconformé dans une section située sensi- blement au milieu du tronçon, comme il est représenté sur les figures 2 et 3. Le déformation d'une section du tronçon de-tube au milieu de sa longueur est réalisée au moyen d'un poinçon S, cette déformation donnant naissance à deux zones de compression 1QA et, entre ces deux zones de compression, à une section transversale lOB qi4 est aplatie par rapport à la forme originale de la section droite du tronçon tubu- laire. La section de la paroi située du c8té supérieur de la section transversale lOB a une forme sensiblement cylindrique d'axe perpen- diculaire à l'axe longitudinal du tronçon de tube. La section lOB s'étend sur une largeur allant de 2,5 à 3mm. Le tronçon de tube ainsi préconformé est ensuite plié en forme de V, comme il est illustré sur la figure 4, la surface convexe de la section lOB étant située à l'intérieur du pli, ce qui donne lieu à la formation de deux branches 11 et 12 qui sont ouvertes à leurs extré- mités libres respectives 13, 14. Ces deux branches sont reliées l'une à l'autre à leurs autres extrémités, à l'endroit de l'arête 15 du V qui est constituée par la section médiane préformée du tronçon tubulaire 24 8 1 1 0 4 et qui présente deux plis là o les creux que constituent les zones de compression lOA ont été formés, les sections de parois planes oppo- sées du tronçon tubulaire étant pressées l'une contre l'autre et les deux plis étant séparés, à l'endroit de l'arête du V, par la section médiane intermédiaire lOB Les deux plis constituent le point de sépa- ration entre les deux chambres constituées par les branches 11 et 12 et, grâce à la préconformation ayant lieu pendant la réalisation des deux zones de compression 10A, ce point de séparation constitue un joint d'étanchéité total entre les deux chambres des deux branches, même dans le cas d'un composant tel que le mercure tellement difficile à étancher. Pour assurer que le tronçon tubulaire conserve sa forme en V tel que représenté sur la figure 4, des moyens peuvent être prévus pour maintenir ensemble les branches 11 et 12. Ces moyens peuvent com- prendre un morceau de ruban ou un élastique placé autour des deux bran- ches, un manchon enveloppant réalisé en papier, matière plastique ou similaire, ou encore un ruban de carton ou de matière plastique percé d'un certain nombre de trous dans chacun desquels peut être placé un tronçon tubulaire plié en V, comme illustré sur la figure 4. On peut également utiliser une barre ou un clips métallique. La figure 5 illus- tre schématiquement de tels moyens indiqués par le tracé en traits mix- tes 16 La figure 4 montre que la capsule pliée en V a été remplie avec les deux composants qui doivent être stockés dans cette capsule. La chambre formée par la branche 11 a été remplie d'alliage 17, à travers l'extrémité ouverte 13, tandis que l'autre chambre constituée par la branche 12 a été pourvue d'une gouttelette de mercure 18 introduite à travers l'extrémité ouverte 14 de.cette chambre. Les quan- tités d'alliage et de mercure sont naturellement proportionnées de la manière requise par l'amalgame dentaire qui doit être formé en mélangeant les deux composants l'un avec l'autre. Après avoir rempli la capsule, on ferme les deux branches Il et 12 à leurs extrémités 13 et 14 au moyen de joints de scellement transversaux respectifs 19 et 20 réalisés par chauffage ou au moyen d'ultra-sons. On peut prévoir sur chacun des joints de scellement trans- versaux une marque destinée à identifier l'amalgame dentaire dont font partie les deux composants. L'apparence de la capsule se trouve alors tel- le qu'illustré sur la figure 5 et c'est dans cet état qu'elle doit être 248 1 104 pour le stockage et la distribution des deux composants qui sont mainte- nus totalement séparés l'un de l'autre au moyen du point effectif de séparation formé à l'endroit de l'arête 15. Il n'y a par conséquent absolument aucun risque que les composants ne soient mélangés tant que la capsule conserve la forme en V illustrée. Lorsque l'amalgame doit être préparé, on enlève les moyens 16 qui assurent le maintien de la forme en V de la capsule et on déploie et allonge cette dernière de manière qu'elle prenne la forme rectiligne représentée sur la figure 6. Ceci entraîne l'ouverture du point de sépa- ration formé par l'arête 15, si bien que l'alliage 17 et le mercure 18 viennent en contact l'un avec l'autre et se mélangent dans la capsule étendue. Il convient de noter ici qu'il subsiste, du pli précédemment formé, une partie en creux 21 dans la paroi du tube, à condition que la matière plastique ait une composition telle qu'après redressement du tron- çon tubulaire, il subsiste une certaine déformation résiduelle sur la par- tie de la paroi du tube. A l'intérieur de la capsule, cette partie en creux forme un seuil entre les chambres constituées par les branches Il et 12. Pour permettre que le mélange de l'alliage et du mercure puisse avoir lieu dans un mélangeur d'amalgame d'un type conventionnel qui est utilisé avec les capsules dentaires couramment disponibles, on peut uti- liser un support ou adaptateur du type représenté sur la figure 7. Ce support comporte un canal 22 qui a des dimensions telles qu'il puisse envelopper la capsule étendue qui peut être placée dans la gouttière for- mée par ce canal laquelle est soumise à une déformation élastique sur une partie de ses parois. Puisque la capsule étendue peut présenter, aux ex- trémités de la partie en creux 21, une paire de légers bourrelets sur les c8tés, le canal ou gouttière 22 présente dans sa paroi une paire d'encoches 22a délimitant des espaces pour ces bourrelets. Le canal 22 est fixé sur un corps 23 dont la forme ressemble aux capsules den- taires couramment employées. Le support de la capsule peut être placé entre les deux bras de maintien 24, partiellement indiqués en traits mixtes sur la figure 8, d'un mélangeur d'amalgame conventionnel de l'un quelconque des types bien connus, tels que ceux connus sous les noms de " Vibromix ", " Dento- mat ", " Silamat ", " Duomat ". La capsule insérée dans son support lui- même placé sur le mélangeur d'amalgame est amené à exécuter un mouvement de translation longitudinale alternative représenté par la flèche 25 a481 104 sur la figure 8, ou bien encore un mouvement circulaire alternatif illus- tré par la flèche 26 de la figure 8, si bien que l'alliage 17 et le mercure 18 se mélangent et réagissent l'un avec l'autre pendant la for- mation de l'amalgame. Le seuil formé par la partie en creux 21 sert à intensifier le mélangeage dans la capsule et à empêcher que le mélange ne soit comprimé, ce qui rendrait difficile l'extraction de l'amalgame hors de la capsule. Les joints de scellement 19 et 20 qui par nature sont tels qu'ils font saillie par rapport aux côtés de la capsule, empêchent que cette dernière ne coulisse hors du canal 22 dans la direction longi- tudinale pendant le mélangeage. Comme la capsule est totalement scellée, il n'y a aucun risque que le mercure sous forme finement divisée ne puisse s'échapper de la capsule vers l'atmosphère lors du mélangeage. Lorsque l'amalgame a été préparé, on ouvre la capsule simplement- en découpant le tronçon tubulaire en un endroit approprié après quoi on peut enlever l'amalgame de la capsule en vue de son insertion au moyen d'un pistolet à amalgame ou d'un porte-amalgame conventionnel. La forme d'exécution de l'invention qui a été décrite montre que la présente invention fournit un moyen efficace et utilisable aisément, ainsi qu'une capsule qui est remarquablement simple du point de vue conception et fonctionnel, - pour stocker et mélanger des matériaux de base destinés à un amalgame-dentaire, par lesquels les btfts de l'inven- tion précitée peuvent être atteints. R E V E N D I C A T I O N S 1.- Procédé pour stocker et mélanger deux matériaux de base réagissant entre eux pour constituer un amalgame dentaire, caractérisé en ce qu'on stocke les matériaux de base dans un emballage, d'un type connu en soi, consistant en un tronçon tubulaire flexible et élastique (10), plié en forme de V, qui est scellé à ses extrémités (19), (20), et dans lequel le pli (15) formé entre les deux branches (11Y, (12), constitue un point de séparation entre les matériaux de base logés respec- tivement dans les deux branches (11), (12), du tronçon tubulaire, et en ce qu'après avoir déployé et allongé ce tronçon tubulaire (10), on mélange les matériaux de base l'un avec l'autre par un mouvement de secouage (25), (26), dont une composante est orientée dans la direction axiale du tronçon tubulaire (10) rendu rectiligne. 2.- Capsule pour le stockage et le mélangeage de deux matériaux de base réagissant entre eux pour l'obtention d'un amalgame tubulaire, consistant en un tronçon tubulaire flexible et élastique (10),- plié en forme de V, présentant des branches (11), (12), scellées en (19) et (20) à leurs extrémités, et formant chacune une chambre, l'arête (15) entre les branches formant un point de séparation entre les chambres, si bien que ce point de.séparation peut être ouvert en déployant et allongeant le tronçon tubulaire, caractérisée en ce que le point de séparation à l'arête (15) de la capsule pliée en forme de V comprend deux zones de compression transver- sales (lOA) dans lesquelles les sections de parois planes opposées du tron- çon tubulaire (10) sont pressées l'une contre l'autre, et une section (lOB) comprise entre les zones de compression, cette section étant aplatie compa- rativement à la section droite originale du tronçon tubulaire. 3.- Procédé de fabrication d'une capsule pour le stockage et le mélangeage de deux matériaux de base réagissant entre eux pour constituer un amalgame dentaire, suivant la revendication 2, dans lequel on replie en V un tronçon tubulaire (10) flexible et élastique dont chacune des branches (11), (12) forme une chambre et dont l'arête (15) entre les branches constitue un point de séparation entre les chambres, caractérisé en ce que l'on conforme préalablement le tronçon tubulaire (10) avant de le plier, dans une section se trouvant au milieu du tronçon tubulaire de manière à produire deux zones de compression transversales (lOA)-qui sont séparées l'une de l'autre par une section intermédiaire (lOB). 4.- Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la section intermédiaire (1OB) du tronçon tubulaire est.aplatie pendant 248 1 104 la formation des zones de compression transversales (10A) tandis que simultanément la section de paroi qui est destinée à venir se placer à l'intérieur du V, est arquée autour de l'axe prévu pour la flexion.