L'invention concerne les plaquettes d'usinage, notamment en carbure de tungstène, éventuellement munies de poudres de diamant, pour l'usinage de matériaux par enlèvement de copeaux ou le taillage de meules de rectification. Pour se servir de telles plaquettes d'usinage, on les monte dans des outils qui présentent un logement adapté à les recevoir et des moyens de blocage de la plaquette. Dans certains modes de réalisation, l'outil est conçu pour recevoir la plaquette dans une position immuable prédéterminée. Dans d'autres, il est possible, au contraire, d'orienter la plaquette sur l'outil avant son blocage définitif en vue d'obtenir les meilleures conditions de coupe en fonction de travaux d'usinage divers à effectuer, mais un tel réglage d'orientation de la plaquette est souvent assez malaisé à effectuer avec précision et rapidement, notamment en raison du fait que les plaquettes sont de dimensions relativement petites, par exemple de l'ordre de 4 à 8 mm. Le but de l'invention est de perfectionner les plaquettes d'usinage en question, en vue d'éviter l'inconvénient précité des plaquettes classiques. A cet effet, la face d'appui de la plaquette d'usinage suivant l'invention présente un pivot cylindrique. On utilise une telle plaquette dans un outil qui comporte une face d'appui de la plaquette avec un alésage dans lequel est logé le pivot de la plaquette, ainsi que des moyens de blocage de la plaquette en position de travail. On comprend aisément que, grâce à une telle structure, la plaquette d'usinage ne présente plus qu'un seul degré de liberté (simple rotation sur son pivot) par rapport au corps de l'outil au moment où l'on effectue son réglage et que ce dernier est, par conséquent, grandement facilité par rapport aux conditions dans lesquelles il devait se faire avec des plaquettes classiques sans pivot qui pouvaient se déplacer dans tous les sens sur leur face d'appui. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et à l'examen des dessins annexés qui montrent, à titre d'exemple, un mode de réalisation d'un outil d'usinage suivant l'invention. Sur ces dessins Fig. 1 est une vue éclatée de l'outil, en partie en coupe longitudinale, Fig. 2 représente en élévation, à plus grande échelle, la plaquette d'usinage seule, Fig. 3 est une vue en plan correspondant à la Fig. 2, Fig. 4 est une vue partielle en plan, également à plus grande échelle du porte-outil, et Fig. 5 est une vue en élévation de l'outil assemblé. L'outil suivant l'invention, représenté sur la Fig. 1, comporte une plaquette d'usinage 1 composée d'une plaquette de poudres de diamant 2 (voir aussi Fig. 2 et 3) frittée sur une base 3 en carbure de tungstène. La forme générale de la plaquette d'usinage 1 est celle d'un secteur de cercle dans cet exemple, avec une pointe de coupe 4 formant un angle de 600. A titre de variante, cette plaquette pourrait d'ailleurs ne pas comporter la couche supérieure de poudres de diamant , c'est-à-dire être constituée uniquement par la pièce en carbure de tungstène ou en un autre matériau de coupe analogue. La plaquette de coupe 1 présente, sous sa face inférieure, un doigt cylindrique de centrage 5 qui constitue un pivot permettant de faire prendre commodément à la plaquette sa position angulaire correcte par rapport à la pièce à usiner. Le pivot 5 est, de préférence, venu de matière avec la plaquette, et peut étre obtenu, par exemple, par détourage à la meule de la face inférieure d'une plaquette de carbure de tungstène dont l'epaisseur initiale serait égale à l'épaisseur de la plaque de base 3 augmentée de la longueur du pivot 5. La plaquette 1 est logée dans un porte-outil 6 constitué d'une queue arrière 7 cylindrique ou légèrement conique et d'une 8 tête de support 8 pour la plaquette 1. La tête/est fraisée pour présenter une surface longitudinale 9 décalée par rapport à l'axe géométrique 10 de l'outil. L'extrémité avant de la tête 8 présente un logement 11 (voir aussi Fig. 4) qui débouche latéralement de la tête 8 dans l'axe du porte-outil 6 et qui est destiné à recevoir la plaquette 1. Un alésage borgne 12 prolonge axialement le logement Il pour la réception du doigt de centrage 5 de la plaquette I. L'axe commun des alésages 11 et 12 coupe l'axe 10 et lui est perpendiculaire. La profondeur de l'alésage 11 est telle que, une fois la plaquette 1 en place, la pointe 4 soit dans un plan axial de l'outil, comme montré à la fig. 5, ou au voisinage de celui-ci. En outre, l'épaisseur de la plaquette I et l'alésage 11 sont tels que la surface supérieure libre de la plaquette affleure la surface 9 du porte-outil ou même en émerge légèrement. La tête 8 se termine par une partie conique 13 et l'axe des alésages 11, 12 est situé de manière que la pointe 4, en position de travail, coïncide sensiblement avec le sommet du cône ou même le dépasse légèrement vers l'extérieur. La plaquette peut être tournée sur elle-même autour de son pivot 5 pour que, à partir de sa position pour laquelle elle est sur l'axe 10, la pointe 4 puisse être réglée en position suivant l'angle de coupe désiré. La tête 8 coopère avec un couvercle 14 de serrage qui a une forme complémentaire de celle de la tête 8 pour réaliser avec celle-ci, au montage, un volume de révolution d'axe 10. Le couvercle 14 comporte un trou lisse radial 15 et un alésage 16 pour le passage et la réception d'une vis 17 à tête creuse 18. En alignement avec le trou 15, la tète 8 présente un-trou taraudé 19, coopérant avec la vis 17. La surface active 20 du couvercle 14, destinée à appuyer sur la plaquette 1, comporte un talon arrière 21 qui renforce l'effet de bride du couvercle 14 lors du serrage de la vis 17 (fig. 5). Pour l'assemblage de l'outil selon l'invention, on place la plaquette 1 dans son logement 11-12 pour que la pointe 4 occupe la position angulaire choisie par rapport à l'axe 10. Le couvercle 14 est ensuite posé sur le porte-outil 6 et la vis 7 est serrée, ce qui bloque le couvercle d'une part sur la surface 9 par le talon 21 et d'autre part sur la plaquette 1 par l'extrémité- avant de la surface 20. La plaquette 1 est ainsi bridée entre le couvercle 14 et le fond de l'alésage 11 et ne peut jouer ou vibrer. Comme il ressort de ce qui précède, l'invention fournit un outil de conception simple qui présente l'avantage important que la plaquette de coupe peut être facilement réglée en position. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation qui a été décrit ; on pourrait, au contraire, concevoir diverses variantes sans sortir, pour cela, du cadre de l'invention, notamment en modifiant les moyens de blocage de la plaquette. REVENDICATIONS 1. Plaquette d'usinage, notamment en carbure de tungstène, éventuellement munie de poudres de diamant, pour l'usinage de matériaux par enlèvement de copeaux ou le taillage de meules de rectification, caractérisée en ce que sa face d'appui présente un pivot cylindrique. 2. Plaquette d'usinage suivant la revendication 1, carac térisée en ce que le pivot (5) est venu de matière avec la plaquette C1). 3. Outil d'usinage par enlèvement de copeaux ou de taillage de meules de rectification, caractérisé en ce qu'il est muni d'une plaquette d'usinage (1) suivant l'une des revendications 1 ou 2 et, à cet effet, en ce qulil comporte une face de- réception de la plaquette (1) présentant un alésage (12) dans lequel est logé le pivot (5) de la plaquette, ainsi que des moyens (14, 17) de blocage de la plaquette en position de travail.