La présente invention se rapporte aux matières photographiques, et elle concerne plus particulièrement une telle matière convenant pour la production d'épreuves photographiques ainsi que les épreuves photographiques ainsi obtenues. Habituellement, on tire des épreuves photographiques sur un papier photographique qui comprend en général un substrat de papier possédant une résistance élevée à l'état humide, contenant des charges et portant sur une face une couche blanche réfléchissante, par exemple une couche de baryte, c' est-à-dire une couche de sulfate de baryum finement divisé dans un liant colloïdal tel que la gélatine, ladite couche réfléchissante portant une couche d'émulsion de gélatino-halogénure d'argent, et cette dernière portant à son tour une sur-couche ou couche de protection de gélatine. Habituellement, on fait durcir à la fois la couche d'émulsion d'halogénure d'argent et la surcouche en incorporant un agent de durcissement tel que le formaldéhyde dans chacune des deux couches, et en permettant à ce formaldéhyde de réticuler la gélatine. Les épreuves photographiques présentent ou bien une surface brillante ou bien une surface mate. Pour obtenir une surface mate, on peut utiliser un papier ayant une surface rugueuse et, au contraire, pour obtenir une surface brillante, on utilise en général un papier à surface lisse. Cependant, dans le cas d'épreuves brillantes, pour obtenir un éclat intense, il est indispensable de glacer ltépreuve finale. L'opération de glaçage consiste à mettre la surface revetue de gélatine du papier portant l'épreuve photographique, dont au moins la sur-couche est à l'état gonflé, en contact intime avec une surface hautement polie et à laisser l'épreuve sécher dans cette position. Quand la sur-couche gonflée de l'épreuve est mise en contact intime avec une surface hautement polie ou surface de glaçage, elle épouse exactement la forme de cette surface et, après que l'épreuve est sèche, sa surface est hautement glacée. Dans cette opération, il est essentiel que la surface tout entière de ltépreuve soit placée en contact intime avec la surface de glaçage ; stil n'en est pas ainsi, les zones de l'épreuve qui ne viennent pas en contact avec la surface de glaçage ne deviennent pas aussi lisses que les autres zones et présentent ce qu'on appelle des mouchetures. Il arrive parfois que certaines zones de la surface de l'épreuve s'écartent de la surface de glaçage pendant qu'elles sont encore à l'état gonflé ; il en résulte également la formation de mouchetures sur ces zones. On a découvert qu'une matière photographique destinée à la production d'épreuves glacées et dont la surcouche a été durcie à l'aide de formaldéhyde présente une tendance à la formation de mouchetures pendant le glaçage. La présente invention a pour objet une matière photographique, convenant pour la production d'épreuves glacées qui présente une tendance réduite à la formation de mouchetures au cours du processus de glaçage. Selon la présente invention, une matière photographique convenant pour le tirage d'épreuves glacées est caractérisée en ce qu'à l'état non exposé et non traité, elle comprend un substrat recouvert au moins sur une face d'une couche d'émulsion de gélatino-halogénure d'argent, la gélatine de l'émulsion ayant été durcie par la présence de formaldéhyde incorporé, et, recouvrant ladite couche, une sur-couche de gélatine qui a été durcie par la présence d'acide mucochlorique incorporé. Le substrat préféré est un papier et on préfère que ce substrat porte une couche réfléchissante, par exemple une couche de baryte, et que la couche d'émulsion de gélatinohalogénure d'argent soit appliquée sur cette couche réfléchissante. La quantité préférée d'acide mucochlorique qu'on incorpore dans la sur-couche pour obtenir un degré approprié de durcissement de cette couche est de 0,35 à 2 %, la quantité tout particulièrement préférée étant comprise entre i et 1,5 %, par rapport au poids de la gélatine. Selon un autre aspect de l'invention, un procédé de fabrication d'une matière photographique convenant pour la production d'épreuves glacées est caractérisé en ce qu'il consiste à recouvrir un substrat d'une couche d'émulsion de gélatino-halogénure d'argent contenant une proportion de formaldéhyde suffisante pour durcir cette couche, à permettre à cette couche de durcir, à appliquer sur cette couche une surcouche de gélatine contenant une quantité suffisante d'acide mucochlorique pour faire durcir cette couche, à laisser durcir cette couche et à sécher le produit. On a découvert que si l'on fait durcir à la fois la couche d'halogénure d'argent et la sur-couche avec de l'acide mucochlorique, on observe une certaine perte de sensibilité de la matière non esposée et on se heurte à divers autres inconvénients, par exemple le fait que la couche d'halogénure d'argent présente une plus forte tendance à se tacher pendant le traitement. Les exemples suivants montreront bien comment l'in- vention peut être mise en oeuvre. EXEMPLE 1 On revêt un papier-substrat enduit de baryte avec une émulsion de chlorobromure d'argent contenant du formaldéhyde à titre d'agent de durcissement. Une fois que cette couche a durci, on applique une sur-couche qui comprend une solution de gélatine renfermant en outre de l'acide mucochlorique à raison de 1,5 % par rapport au poids de la gélatine. Après un laps de temps approprié pour permettre le durcissement, on expose des échantillons de ce papier, on les développe, on les fixe et on les lave par la technique usuelle. On effectue le séchage sur un tambour rotatif de glaçage en ayant soin de placer la couche d'émulsion contre la surface de glaçage. On obtient des propriétés de glaçage satisfaisantes qui persistent après plusieurs mois de conservation et aussi après une certaine période de stockage à température elevée. On prépare une émulsion similaire de chlorobromure d'argent contenant de l'acide mucochlorique à titre d'agent de durcissement et on applique cette émulsion sur un papiersubstrat revêtu de baryte. On applique une sur-couche de la mamie façon que précédemment. On compare la matière photographique dont l'émulsion a été durcie par l'acide mucochlorique à la matière photographique dont l'émulsion a été durcie au formaldéhyde, et on constate que la vitesse photographique de la première est inférieure d'une valeur de 0,15 unité logarithmique à celle de la seconde. EXEMPLE 2 : On prépare un échantillon de papier 'EKenprinte qui est un papier photographique fabrique par Ilford Limited et convenant pour utilisation dans un appareil automatique de tirage et de traitement, l'émulsion photographique de ce papier ayant été durcie à l'aide de formaldéhyde alors que la surcouche gélatineuse a été durcie par traitement avec de l'acide mucochlorique incorporé dans la gélatine 8 raison de 1,0 ffi par rapport au poids de la gélatine. On laisse durcir la couche de gélatine jusqu'à un point de fusion qui lui permette de supporter le processus de glaçage à chaud. On effectue alors des essais dans une installa tel ccntinue de traitement et de glaçage, dans laquelle on développe, on fixe, on lave et on glace le papier en continu. On constate que la qualité du glaçage est exeellente quand on la compare à celle d'un papier dont la sur-couche gélatineuse a été durcie avec du formaldéhyde. On effectue un comptage des mouchetures sur cet échantillon de papier "Kenprint" (échantillon 1) et on compare le résultat à celui d'un comptage analogue effectué sur un échantillon normal de papier "Kenprint" (échantillon 2), c'està-dire un papier dans lequel aussi bien la couche d'émulsion que la sur-couche ont été durcies avec du formaldéhyde, le traitement et le glaçage étant identiques dans les deux cas. On obtient les résultats suivants Echantillon 1 Nombre de mouchetures : moins de 2,7 par dm2. Echantillon 2 Nombre de mouchetures , plus de 53,8 par dom2, REVENDICATIONS 1.- Matière photographique convenant pour le tirage d'épreuves glacées, caractérisée en ce qu'à l'état non exposé et non traité, elle comprend un substrat recouvert au moins sur une face d'une couche d'émulsion de gélatino-hélogénure d'argent, la gélatine de l'émulsion ayant été durcie par la présence de formaldéhyde incorporé, et, recouvrant ladite couche, une sur-couche de gélatine qui a été durcie par la présence d'acide mucochlorique incorpore. 2.- Matière photographique selon la revendication 1, caractérisée en ce que le substrat est un papier enduit d'une couche de baryte, c'est-à-dire une couche de sulfate de baryum finement divisé dans un liant colloidal tel que la gélatine. 3. - Matière photographique selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée en ce que la quantité d'acide mucochlorique dans la sur-couche est de 0J35 à 2 % par rapport au poids de la gélatine présente. 4 - Matière photographique selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée en ce que la quantité d'acide mucochlorique dans la sur-couche est de 1 à 1,5 % par rapport au poids de la gélatine présente 5. - Procédé de fabrication d'une matière photographique convenant pour la production d'épreuves glacées, caractérisé en ce qu'il consiste à recouvrir un substrat d'une couche d'émulsion de gélatino-halogénure d'argent contenant une proportion de formaldéhyde suffisante pour durcir cette couche, à permettre à cette couche de durcir, à appliquer sur cette couche une surcouche de gélatine contenant une quantité suffisante d'acide mucochlorique pour faire durcir cette couche, à laisser durcir cette couche et à sécher le produit. 6. - Epreuves photographiques glacées caractérisées en ce qu'on les obtient en exposant, en traitant et en glaçant la matière photographique selon l'une quelconque des revendications 1 à 4.