La présente invention a pour objet une nouvelle jonction entre la robe cylindrique et le toit sphérique d'un réservoir métallique vertical de grandes dimensions, dans lequel le toit est soumis à des charges symétriques par rapport à l'axe du réservoir. Le secteur technique de l'invention est celui de la chaudronnerie notamment de la construction des réservoirs métalliques de grandes dimensions notamment des réservoirs ayant un diametre supérieur à 25 mètres, destinés à contenir des produits pétroliers. Les réservoirs métalliques pour contenir des produits liquides, notamment des produits pétroliers, comportent généralement des parois verticales formant une robe cylindrique, laquelle robe est surmontée d'un toit en forme de calotte sphérique. Le toit subit des efforts verticaux descendants dus soit à des charges, par exemple à une couche de neige dont le poids vient s'ajouter au poids du toit, soit des efforts ascendants dus à la pression des vapeurs. Ces efforts verticaux sont symétriques par rapport à l'axe du réservoir. La jonction entre le toit et la robe transmet ces efforts du toit à la robe. L'interaction t entre le toit et la robe peut être décomposée en une composante verticale tv qui est reprise directement par la robe cylindrique et en une composante horizontale vhcentripàteou centrifuge, assimilable à une pression, qui donne naissance à des forces tangentielles F(U) = Vh.Rc, Rc étant le rayon de la robe. La jonction entre le toit et la robe doit être telle que les contraintes horizontales dues à ces forces tangentielles ne dépassent pas les taux admissibles. Une première solution consiste à réaliser une jonction en forme de courbe continue qui réduit la composante horizontale Vh, par exemple un toit hémisphérique ou un toit en forme de calotte sphérique se raccordant à la robe par une surface de révolution, par exemple par une portion de tore. Ce type de solution est utilisé couramment pour des fonds bombés de réservoirs cylindriques de faible diamètre. I1 a été utilisé également pour des toits de réservoirs de plus grand diamètre mais il constitue une solution onéreuse par suite des difficultés de préformage des éléments constituant la surface de révolution qui sert de jonction entre le toit et la robe. Une autre solution, beaucoup plus employée, dans le cas de réservoirs de grand diamètre, consiste à renforcer le bord supérieur de la robe et la périphérie du toit par une ou plusieurs ceintures de forte section concentrée et par conséquent de forte épaisseur, capables de résister aux efforts horizontaux. Les normes, par exemple la norme allemande D I N 4119 et les normes A.P.I. 650 et A.P.I. 620 indiquent les formes de jonction de ce type pré conisées. Ces jonctions comportent une ceinture de renforcement constituée par un ou plusieurs profilés, par exemple des profilés en forme de cornières, de plats ou de U, qui sont cintrés ou soudés à la périphérie externe ou interne du bord supérieur de la jupe et/ou à la périphérie du toit. Dans d'autres réalisations on utilise une jonction formée d'une ceinture cylindrique renforcée qui constitue le haut de la robe, surmontée d'un anneau tronconique tangent à la périphérie du toit. Des goussets verticaux, soudés ou rivés à la robe et au toit sont utilisés en complément de ces ceintures et anneaux pour renforcer la jonction. Les jonctions du type qui précède, comportant une ceinture de renforcement, soit cylindrique, soit conique, soit cylindroconique, présentent l'inconvénient de nécessiter des épaisseurs d'acier qui deviennent très importantes lorsque le diamètre du réservoir et/ou lorsque la pression intérieure croissent. En effet, lorsque le diamètre du réservoir croît, les forces horizontales radiales croissent proportionnellement au diamètre et, par conséquent, les forces tangentielles croissent comme le carré du diamètre. Par contre,la longueur 1 de la ceinture, mesurée dans un plan méridien, qui participe à la résistance aux efforts horizontaux, dite longueur caractéristique est de la forme formule dans laquelle le coefficient k est une constante dont la valeur est comprise entre 0,4 et 1, e l'epais- seur de la ceinture et R le rayon de courbure orthoméridien. L croit donc comme f~E lorsque le diamètre augmente et on aboutit rapidement à des sections concentrées, donc à des épaisseurs de ceinture supérieures à 20mm qui entraînent de grandes difficultés de cintrage des profilés constituant la ceinture et des difficultés technologiques d'exécution, notamment de soudage. Pratiquement, une jonction du type cylindroconique comportant une ceinture cylindrique, de forte épaisseur, placée en haut de la robe et surmontée d'une ceinture tronconique, de forte épaisseur, tangente au bord du toit atteint sa limite d'application pratique pour des réservoirs de produits pétroliers ayant un diamètre de 45 mètres. L'objectif de la présente invention est de procurer une jonction entre la robe cylindrique et le toit sphérique d'un réservoir métallique de grandes dimensions permettant de construire des réservoirs ayant un diamètre supérieur à 40 mètres, sans avoir à utiliser des épaisseurs de métal élevées soulevant entrtautres des problèmes d'exécution des soudures. Un autre objectif de la présente invention, qui découle du précédent est de procurer des jonctions entre toit et robe qui permettent à égalité de diamètre, de pression interne et de charges externes, de réduire le poids de métal ne nécessaire d'où une réduction des coûts de matière. Un autre objectif de l'invention est de procurer des jonctions entre toit et robe qui permettent de préfabriquer le toit et une partie de la jonction au sol, à I'intérieur du réservoir et de les lever ensuite pour les fixer au sommet de la robe du réservoir. Une jonction selon l'invention comporte, de façon connue, une ceinture cylindrique, placée au sommet de celle-ci, qui est constituée par une partie participante de la robe ou par une partie plus épaisse. Les objectifs de l'invention sont atteints au moyen d'une jonction qui comporte, en outre, au moins deux anneaux tronconiques superposés et soudés entre eux, l'anneau supérieur étant soudé à la périphérie du toit auquel il se raccorde tangentiellement et la base de l'anneau inférieur étant soudée au bord supérieur de la ceinture cylindrique. Les anneaux tronconiques ont des angles au sommet qui croissent en allant d'un anneau à celui qui lui est superposé de sorte que la surface du réservoir présente des discontinuités aux jonctions entre deux anneaux successifs. Suivant des modes de réalisations préférentiels, une jonction selon l'invention est constituée uniquement d'une ceinture cylindrique surmontée de deux ou de trois tronc de cône. Un toit de réservoir de grandes dimensions comporte habituelle 8 nt des raidisseurs radiaux. Selon l'invention, ceux-ci sont taillés en biseau et soudés sur les deux tronc de c & supérieurs. La présente invention a également pour objet des procedes de construction d'une jonction comportant une ceinture cylindrique de plus grande épaisseur surmontant la robe. Suivant ces procédés, on construit, en place, , ladite ceinture dans le prolongement de la robe à partir de tôles cintrées en atelier, puis soudées sur ehantier, on préfabrique au sol, à l'interieur du réservoir, le toit comportant à sa périphérie les deux ou trois troncs de cône de la jonction et, une fois la préfabrication terminée, on lave le toit à sa position définitive et on soude la base du tronc de cône e inférieur au sommet de la ceinture. Le levage peut être effectué en soulevant le toit gracie à des moyens de levage qui sont accrochés sur les éléments tronconiques entourant le toit. En effet, ces éléments forment une ceinture raidisseuse qui supporte le toit et permet de le lever sans déformations. Le levage peut également être effectue pneumatiquement en équipant le tronc de cône inférieur d'une garniture souple provisoire qui forme joint d'étanchéité entre le bord du toit et la robe. On met ensuite en pression l'espace compris entre le toit et la robe et le toit s'élève sous la poussée de l'air comprimé. Le résultat de l'invention est un nouveau produit constitué par une jonction entre les parois verticales et le toit en forme de calotte sphérique d'un réservoir métallique de grandes dimensions. Les réservoirs équipés d'une telle jonction constituent également un résultat de l'invention. Les jonctions connues et réalisées à jour comportent une ceinture cylindrique de plus grande épaisseur constituant le haut de la robe ou renforçant celle-ci et un anneau tronconique tangent au bord du toit qui est fixé par sa base sur le haut de la roba. Une telle jonction présente une seule discontinuité, située à la liaison entre le haut de la robe et la base de l'anneau tronconique. On sait1 d'après la théorie des coques, que la longueur méridienne 1 participant à la résistance aux efforts de traction ou de compression horizontaux, c'est-à-dire la longueur en tension ou en compression est de la forme L = k Cette formule,appliquée de part et d'autre de la ligne de discontinuité, donne la hauteur de la ceinture cylindrique et de l'anneau tronconique qui participent à la résistance aux efforts horizontaux. Ces longueurs sont relativement limitées, de l'ordre de quelques dizaines de centimetres, de sorte que l'on doit avoir recours à des tôles très épaisses ou à des profilés de renforcement de celles-ci pour rester à l'inté- rieur des contraintes admissibles. Une jonction selon l'invention,comportant deux ou trois anneaux tronconiques, présente l'avantage de multiplier les points de discontinuité d'où il résulte d'une part, que la composante horizontale totale de l'effort de traction ou de compression se trouve fractionnée en plusieurs efforts appliqués chacun au niveau d'une discontinuité tandis que la longueur résistante qui est la somme des longueurs I = k t; est nettement supérieure, de l'ordre du double au moins de celle que l'on obtent dans le cas d'une jonction cylindroconique connue. Il en résulte une réduction des épaisseurs nécessaires au niveau de la jonction qui permet de réaliser celle-ci avec des tôles ayant une épaisseur de l'ordre de 10 mm qui ne posent pas de problèmes complexes de cintrage ou de soudure.La forme tronconique des anneaux constituant la jonction est une forme simple que l'on sait réaliser couramment en chaudronnerie. Enfin, une jonction selon l'invention ne nécessite aucun renforcement par des profilés ce qui évite les problèmes de cintrage et d'assemblage de ceux-ci. Un autre avantage des jonctions selon l'invention réside dans le fait que l'on peut jouer sur un plus grand nombre de paramètres, lors des calculs, ces paramètres étant l'épaisseur, la longueur et l'inclinaison de chacun des anneaux tronconiques. En faisant varier ces paramètres, on peut obtenir une répartition des forces horizontales qui conduit à la solutipn la plus économique. Théoriquement la jonction entre le toit et la robe peut être réalisée suivant une infinité de surfaces de révolutions. Parmi celles-ci > il existe une surface de jonction la plus rationnelle faisant la meilleure part entre les efforts de membrane, les efforts de continuité, la stabilité et les possibilités technologiques de fabrication et de montage. ce jonction biconique ou triconîque selon l'invention est une solution de compromis qui représente la solution technique la plus simple se rapprochant de la surface la plus rationnelle citée ci-dessus. Cette solution de compromis ne permet pas d'atteindre une aussi grande économie de métal que la surface idéale ci-dessus, mais elle évite d'avoir à chaudronner des surfaces complexes,par exemple des portions de tore. A poids de métal égal à celui qui serait utilisé dans une jonction classique, les contraintes secondaires de continuité sont fortement diminuées pour des charges identiques-. Réciproquement, pour des contraintes secondaires du même ordre, à poids de métal égal, les charges admissibles et en particulier la pression interne peuvent être plus élevées. Il en résulte notamment que l'on peut admettre une limite supérieure du niveau de liquide plus élevée car une jonction selon l'invention peut résister aux pressions hydrostatiques horizontales même si le liquide monte légèrement au-dessus du niveau de base de la jonction d'où il résulte que l'on obtient des réservoirs ayant une capacité de liquide légèrement supérieure pour un même diamètre et une même hauteur de robe. En pratique, les toits des réservoirs de grand diamètre comportent le plus souvent une membrane en tôle posée sur une ossature formée de raidisseurs radiaux pour lui conférer une stabilité suffisante. Il en résulte que les extrémités des raidisseurs exercent des efforts ponctuels sur la jonction qui créent des discontinuités locales. Un jonction biconique ou triconique selon l'invention permet de souder aisément les extrémités des raidisseurs sur les anneaux de la jonction et procure une répartition plus efficace et plus continue des efforts ponctuels. Les raidisseurs se comportent comme des goussets qui raidissent les anneaux de la jonction ce qui conduit à une section efficace plus grande que celle des anneaux qui est la seule prise en compte dans les calculs. Ceci va dans le sens d'une plus grande sécurité des calculs. Etant donné que l'on peut admettre que le niveau de liquide dépasse la base de l'anneau tronconique inférieur, pour un diamètre et une capacité égals, le sommet de la robe cylindrique se trouve plus bas ce qui permet de réduire le raidissage de la robe d'où une réduction du poids de métal et du travail de montage qui conduit à des économies. Un autre avantage des jonctions selon l'invention réside dans la suppression de l'arrête vive existant, dans lesjonctiors cylindroconiques connues. La suppression de cette arête vive réduit la poussée du vent sur le réservoir ainsi que la vulnérabilité de celui-ci aux objets tombant du ciel, notamment aux bombes. En cas de séisme, on a pu constater des déformations permanentes importantes de la jonction entre toit et robe, duesà la vague qui se forme à la surface du liquide contenu dans le réservoir et qui est projetée contre la jonction. Une jonction biconique ou triconique selon l'invention constitue un brise lame efficace qui amortit le choc de la vague et diminue les risques de détérioration du toit. Un autre avantage des jonctions selon l'invention réside dans le fait qu'elle permet d'équiper le réservoir d'une passerelle supérieure plus étroite que celles qui équipent les réservoirs actuellement connus, car la forme polygonale de la jonction conduit à un espace mieux dégagé du côté du toit. Dans le cas où le toit est préfabriqué au sol à l'intérieur du réservoir, le 'réglage de la base de la jonction pour la mettre en coincidance avec le sommet de la ceinture cylindrique avant d'effectuer la soudure est facilité. En effet, la forme biconique ou triconiqua de la jonction associée à l'épaisseur de métal plus faible facilite les déformations de la base du cône inférieur pour l'ajuster au diamètre du sommet de la robe. Dans le cas où les réservoirs sont construits en métaux chers tels que les alliages d'aluminium ou les aciers spéciaux, le gain de poids de métal obtenu grâce à une jonction selon l'invention conduit à des économies importantes. A titre d'exemple, la construction d'un réservoir en acier de produits pétroliers ayant un diamètre de 52 mètres nécessite un poids d'acier de 27.780 Kilogrammes dans le cas d'une jonction cylindroconique classique. Ce poids n'est plus que de 18.395 Kilogs si l'on réalise une jonction biconique selon l'invention. Dans le premier cas, les épaisseurs de tôle de la jonction sont de 20 mm ce qui entraîne des difficultés de ceintrage et de soudure et ne sont plus que de 10 mm dans le cas de la jonction selon l'invention. Un autre avantage d'une jonction biconique ou triconique selon l'invent ion réside dans le fait que toutes les tôles qui la composent peuvent être façonnées en atelier et facilement transportées en les emboîtant les unes dans les autres. Par contre, dans le cas d'une jonction comportant des profilés, on éprouve des difficultés pour cintrer ceux-ci en atelier s'ils ont une grosse section et le transport jusqu'au chantier est onéreux car les profilés précintrés sont encombrants et lourds. Une jonction selon l'invention permet d'effectuer un montage du toit soit en le préfabriquant d'abord au sol, soit en le montant en place à partir de tôles préformées en atelier. La description suivante se réfère aux dessins annexés qui représentent un mode de réalisation de l'invention à titre d'exemple non limitatif. La figure 1 est une vue en élévation et demi coupe d'un réservoir équipé d'un toit et d'une jonction selon l'invention. La figure 2 est une vue en coupe de- l'une des jonctions classiques. La figure 3 représente le polygone des forces dans la jonction de la figure 2. La figure 4 est une vue en coupe d'une jonction biconique selon 1 'invention. La figure 5 représente le polygone des forces dans la jonction de la figure 4. La figure 6 est une coupe partielle représentant une comparaison des niveaux dans une jonction connue et une jonction selon l'invention. La figure 1 représente un réservoir métallique 1 composé d'une robe cylindrique verticale 2, d'axe x xl, surmontée d'un toit 3 en forme de calotte sphérique. Le réservoir 1 est destiné à contenir, par exemple, des produits pétroliers, ayant une tension de vapeur relativement faible ou des produits solides. Il s'agit d'un grand réservoir ayant par exemple, un diamètresupérieur à 25 mètres. Le toit 3 supporte normalement des charges symétriques par rapport à l'axa x xl qui sont soit des charges verticales descendantes en cas de chute de neige ou de dépression dans le réservoir, soit des charges verticales ascendantes dues à la pression de vapeur dans le réservoir. Il peut également supporter des charges horizontales dues à la pression hydrostatique lorsque le niveau de la surface du liquide dépasse le haut de la roba. Le toit 3 doit également résister à des efforts asymétriques par rapport à l'axe x xl notamment à la poussée du vent. La liaison 4 entre la toit 3 et la robe 2, appelée jonction, doit être calculée pour résister aux efforts transmis par le toit. La figure 1 représente une jonction 4 selon l'invention, dite biconique > qui est composée d'une ceinture cylindrique 4a, couronnant la robe 2 et de deux anneaux tronconiques superposés 4b et 4c qui sont soudés entr'eux. La base de l'anneau inférieur 4b est soudée au sommet de la ceinture 4a et le bord supérieur de l'anneau tronconique supérieur 4c est soudé à la périphérie de la calotte sphérique 3 à laquelle il est tangent. La figure 2 représente une des jonctions connues de type cylindroconique et la figure 3 le polygone des forces auxquelles cette jonction est soumise. On voit sur la figure 2 la partie supérieure 2a de la robe 2 et la périphérie 3a du toit 3. Cette jonction est composée d'une ceinture cylindrique 5 qui prolonge la robe 2 et d'un anneau tronconique 6 qui est tangent à la périphérie du toit. La ceinture 5 et l'anneau 6 sont assemblés par soudure le long de la ligne U en formant entr'eux un angle a. Eventuellement, la jonction est renforcée par une ceinture extérieure 7 en profilés cintrés, par exemple un profilé en cornière représenté en pointillés. La flèche S1 représente le niveau maximum de liquide dans le réservoir Un dispositif de contrôle de niveau interdit que celui-ci ne dépasse la ligne de jonction U. La figure 3 représente par le vecteur t les efforts transmis par le toit à la jonction, dans le cas où le toit t supporte une charge verticale descendante. L'équilibre du point U est réalisé grâce aux efforts de réaction verticale Rv et horizontale i .supportés par la jonction. La réaction verticale tv est transmise à la robe 2 qui a une résistance suffisante pour la supporter. Par contra, les réactions radiales th, centrifuges ou centripètes, donnent naissance à des forces tangentielles t proportionnelles au rayon de la robe et qui deviennent donc très importantes pour des réservoirs de grand diamètre. On sait que, de part et d'autre d'une discontinuité telle que la jonction U, les longueurs L qui participent à la résistance aux efforts horizontaux, dites longueurs caractéristiques sont de la forme L = k V7R, k étant un coefficient constant compris entre 0,4 et 1; e étant l'épaisseur de métal et R étant le rayon orthoméridien à la surface. L'application de cette formule montre que les longueurs caractéristiques sont limitées, de l'ordre de quelques dizaines de centimètres, et croissent peu lorsque le rayon ou l'épaisseur de tôle croissent. Il en résulte que pour résister aux forces tangentielles t qui deviennent très grandes lorsque le rayon du réservoir croît, on doit employer des épaisseurs de tôle dans les jonctions cylindroconiques qui dépassent 20 mm lorsque le rayon du réservoir dépasse 40 mètres ou bien renforcer les jonctions par des profilés cintré tels que 7. La figure 4 représente, à plus grande échelle, la jonction 4 de la figure 1. On voit sur cette figure la partie supérieure 2a de la robe 2 et la périphérie 3a du toit 3. La jonction représentée sur ce dessin comporte une ceinture cylindrique 4a, de plus grande épaisseur que la robe 2 et de même rayon intérieur que celle-ci, qui est soudée par son bord inférieur au sommet de la robe 2a. Elle comporte ensuite deux anneaux tronconiques 4b et 4c superposés, dsaxe x xl qui sont soudés entr'eux suivant la ligne A. En variante, la ceinture cylindrique 4a peut être constituée par un anneau de même épaisseur que la robe 2a, c'est-à-dire par une partie de la robe participant à la résistance aux efforts horizontaux, ce qui est avantageux car la jonction présente, dans ce cas, une pièce en moins. Le tronc de cône supérieur 4c est soudé suivant une ligne 8, par exemple,à la périphérie 3a du toit à laquelle il se raccorde tangentiellement. La base du tronc de cône inférieur 4b est soudée au bord supérieur de la ceinture 4a suivant la ligne B. Les lignes A et B sont des lignes de discontinuité de l'enveloppe du réservoir. Les génératrices de l'anneau 4b forment un angle ss avec les génératrices de la robe 2. Les génératrices de l'anneau 4c forment un angle 6 avec l'horizontale. On a représenté, en pointillés, sur la figure 4, la ligne théorique U de rencontre du prolongement de l'anneau 4c avec le prolongement vers le haut de la robe 2 qui serait la ligne de discontinuité de ltenvelop- pe dans le cas d'une jonction cylindroconique connue. On a également représenté le niveau supérieur S2 du liquide et le niveau S1 qui serait le niveau maximum dans une jonction cylindroconique connue. La figure 4 représente un exemple de réalisation d'un toit formé d'une tôle mince 3a posée sur une ossature formée de chevrons 9 constitués par des profilés en I, servant de raidisseurs radiaux. L'extrémité des chevrons 9 est taillée en biseau formant un angle obtus égal à l'angle entre les anneaux 4b et 4c. L'aile supérieure 9a des chevrons 9 est grugée sur une longueur légèrement supérieure à la longueur des génératrices de l'anneau 4c et les extrémités des chevrons sont assemblées par des cordons de soudure 10 avec les anneaux 4b et 4c. On a représente en pointillés, sur la figure 4, un prolongement 11 vers l'extérieur de l'anneau conique 4c qui constitue un renforcement de la jonction. La figure 5 représente le polygone des forces méridiennes dans les différentes parties de la Jonction 4. Le point A est en équilibre sous l'action des forces V transmises par l'anneau 4c et parallèles à celui-ci ; de la réaction Ri exercée par l'anneau 4b sur l'anneau 4c et d'une réaction horizontale RhA. De même, l'équilibre du point B est obtenu par l'égalité entre un vecteur - Ri qui représente les efforts transmis par l'anneau 4b; un vecteur vertical Rv qui représente la réaction de la robe 2 et un vecteur horizontal thB. La comparaison de ce polygone des forces avec celui de la figure 3 montre que RhA + RhB est égal à Rh. Bien entendu, on peut multiplier le nombre de discontinuités de l'enveloppe et diviser ainsi la réaction horizontale Rh en un plus grand nombre de réactions partielles en se rapprochant d'une surface de révolution continue. Mais évidemment, plus on forme d'anneaux tronconiques et plus on complique la construction. En pratique, on utilise, de préférence, des jonctions comportant deux ou trois anneaux tronconiques superposés. Le fait d'utiliser plusieurs anneaux tronconiques au lieu d'un seul présente non seulement l'avantage de diviser les efforts horizontaux, mais également celui d'augmenter la longueur de la jonction qui résiste aux forces tangentielles. En effet, la formule L = k V; R peut être appliquée à chaque tron çon de jonction situé de part et d'autre de chacune des discontinuités A et B. Cet accroisement de la longueur de la jonction permet donc d'obtenir la même section de métal dans les plans méridiens avec des épaisseurs inférieures qui sont de l'ordre de la moitié de celles que l'on obtiendrait avec une jonction cylindroconique. A titre d'exemple, pour un réservoir ayant un diamètre de 21 mètres et un toit sphérique ayant un rayon de 42 mètres, lequel toit pèse 1300 KN et peut avoir à supporter une charge totale de 910 KN et une dépression de 12 millibars, les calculs conduisent à une jonction dont l'angle ss = 300, l'angle 6 = 28 5, les génératrices du tronc de cône 4b ont une longueur de 900 mm et une épaisseur de 10 mm, les génératrices du tronc de cône 4c ont une longueur de 550 mm et une épaisseur de 10 mm et la ceinture 4a a une hauteur de 250 mm et une épaisseur de 8 mm. Avec ces valeurs, la section de métal participant à la résistance aux forces tangentielles de part et d'autre du point A est de 72,8cm2 et la contrainte de traction est de 975 bars. La surface de métal participant à la résistance aux forces tangentielles de part et d'autre du point B est de 47,6 cm2 et la contrainte de traction de 735 bars. Dans le cas exceptionnel où la dépression dans le réservoir atteindrait 20 millibars, les calculs montrent que les contraintes de traction seraient de 122d bars autour du point A et de 928 bars autour du point B. Ces valeurs montrent que, sans dépasser les épaisseurs de 10 nm, que l'on sait couramment souder et cintrer, on aboutit à des contraintes admissibles nettement inférieures à la limite élastique de l'acier. On voit sur les figures que, dans les jonctions connues du type cylindroconique représentées sur la figure 2, les seuls paramètres que l'on peut faire varier dans les calculs sont l'épaisseur de tôle et la longueur de la jonction, ces deux paramètres étant liés. Au contraire, dans les jonctions selon l'invention, on dispose d'une infinité de solutions possibles en faisant varier les angles ss et 6 ainsi que les épaisseurs des anneaux tronconiques et les longueurs de leurs géne- ratrices. Parmi toutes ces solutions, il y en a une qui est la plus favorable au point de vue quantité de métal employé et difficulté de travail de préfébrication et de montage. Les moyens de calcul modernes permettent de calculer à l'avance une série de solutions et de choisir parmi celles-ci la plus favorable. La figure 6 illustre l'important gain de hauteur de la robe qui est obtenu, grâce à une jonction selon l'invention, à égalité de diamètre et de capacité. Pour faire bien comprendre l'importance de ce gain, on se réfèrera à un exemple chiffré, celui d'un réservoir ayantun diamètre de 60m, un rayon de la calotte sphérique de 90m et une hauteur de 20m d'où une capacité de 56 560m3. Dans le cas d'une jonction cylindroconique connue, le niveaumaxi- mum de la surface du liquide S1 ne peut pas dépasser le point U qui est à une hauteur de 20m. par rapport au niveau du sol. Le repère 3b représente le cas d'un réservoir connu de ce type. Dans le cas d'une jonction biconiqua selon l'invention, le niveau maximum de la surface du liquide peut atteindre le bord supérieur de l'anneau biconique supérieur. En effet, une jonction selon l'invention, peut être calculée pour supporter les efforts horizontaux supplémentaires dus à la pression hydrostatique du liquide contenu dans la jonction sans qu'il en résulte des surépaisseurs importantes. Une jonction, selon l'invention, peut être considérée comme un prolongement vers le haut de la robe, participant à la capacité du réservoir. On a représente, en pointillés, la position 3c du toit qui correspondrait à un niveau de liquide S1 inchangé. Dans ce cas, par rapport à la solution classique,il y aurait une perte de capacité, due à la troncature qui est représentée en hachures croisées. Cette perte de capacité serait de l'ordre de 180m3, soit 3,2 Ssde la capacité totale. Pour y remédier, vu le diamètre important, il suffit de placer le toit dans la position 3d, c'est-àdire de le surélever de 64-mm seulement. La partie en hachures simples représente le gain de capacité dû à cette surélévation qui compense la perte due à la troncature. La surélévation de 64mm du niveau de liquide entraîne une augmentation de la pression hydrostatique à la base du réservoir. Le calcul montre que pour conserver les mêmes contraintes, il faudrait augmenter l'épaisseur des tôles à la base du réservoir de 0,0963mm, ce qui est négligeable. Par contre, à diamètre et capacité égaux, le sommet de la robe cylindrique se trouve abaissé de 1555mm, soit de 7 Z et le sommet du réservoir est abaissé de 600mm, ce qui entraîne, à capacité égale, une réduction importante du poids de métal, des travaux de cintrage et de montage, des raidissages verticaux et finalement une économie très sensible du coût de la construction. Bien entendu, on peut aussi conserver le niveau du toit au niveau 3b antérieur en augmentant légèrement l'épaisseur de la robe avec, dans ce cas, un gain de capacité important. Les explications qui précèdent montrent qu'une caractéristique importante d'un réservoir équipé d'une jonction selon l'invention, réside dans le fait que le niveau maximum du liquide dans le réservoir est supérieur au haut de la robe cylindrique et peut atteindre le haut de l'anneau tronconique supérieur de la jonction. Bien entendu, sans sortir du cadre de l'invention, diverses parties de l'exemple de jonction décrit pourront être remplacées par des parties équivalentes bien connues de l'homme de l'art. REVENDICATIONS 1 - Jonction entre la robe cylindrique et le toit sphérique d'un réservoir métallique des grandes dimensions, comportant une ceinture cylindrique placée au sommet de celle-ci, caractérisée en ce qu'elle comporte, en outre, au moins deux anneaux tronconiques superposés et soudés entr'eux, l'anneau supérieur étant soudé à la périphérie du toit auquel il se raccorde tangen tiellement et la base de l'anneau inférieur étant soudée au bord supérieur de ladite ceinture cylindrique. 2 - Jonction selon la revendication 1, caractérisée en ce que lesdits anneaux tronconiques ont des angles au sommet croissant en allant d'un anneau à celui qui lui est superposé, de sorte que la surface du réservoir pré sente des discontinuités aux jonctions entre deux anneaux successifs. 3 - Jonction selon ltune quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'elle est constituée uniquement d'une ceinture cylindrique surmon tée par deux troncs de cône. 4 - Jonction selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'elle est constituée uniquement d'une ceinture cylindrique sur montée de trois troncs de cône. 5 - Jonction selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, pour un réser voir dont le toit comporte des raidisseurs radiaux, caractérisée en ce que les extrémités desdits raidisseurs sont taillées en biseau et sont soudées sur les deux troncs de cône supérieurs. 6 - Jonction selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que lesdits troncs de cône comportent, à leurs jonctions, des prolongements vers l'extérieur formant des ceintures de renforcement. 7 - Procédé de construction d'une jonction selon l'une quelconque des reven dications à 6, caractérisé en ce que lton construit, en place, la ceinture cylindrique de plus grande épaisseur dans le prolongement de la robe; on préfabrique au sol, à l'intérieur du réservoir, le toit compor tant à sa périphérie les troncs de cône de la jonction et, une fois la préfabrication terminée, on lève le toit et on soude la base du tronc de cône inférieur au sommet de ladite ceinture. 8 - Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que le levage est effectué en soulevant le toit grâce à des moyens de levage accrochés sur les éléments tronconiques entourant le toit. 9 - Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que le tronc de cône inférieur est muni provisoirement à sa périphérie, d'un joint souple et le levage est effectué pneumatiquement en mettant en pression l'espace compris entre le toit et la robe. 10- Réservoir métallique composé d'une robe cylindrique verticale et d'un toit en forme de calotte sphérique, caractérisé en ce que la jonction du toit sur la robe est composée selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, d'une ceinture cylindrique et d'au moins deux anneaux tronconiques superposés et soudés entr'eux. 11- Réservoir métallique selon la revendication 10, caractérisé en ce que le niveau supérieur que peut atteindre le liquide dans le réservoir est fixé au-dessus du haut de la robe cylindrique. 12- Réservoir selon la revendication 11, caractérisé en ce que le niveau supé rieur que peut atteindre le liquide dans le réservoir est le niveau du bord supérieur de l'anneau tronconique supérieur de la jonction.