La présente invention concerne un procédé de purifica tion d'une matière pulvérulente comportant des particules dont le spectre granulométrique s'entend entre quelques microns et plusieurs dizaines de microns, lesquelles sont souillées par des poussières nettement plus fines, géneralement plus petites qutun micron. Ces poussières submicroniques sont rarement libres elles adhèrent presque toujours aux particules. Les forces dtadhé- rence sont connues sous le nom de forces de Van Der Vaals. Les fines poussières, d'une composition chimique diffé rente de la masse des particules, constituent souvent des impuretés qui gênent l'exploitation industrielle de la matière pulérulente en question ; il est donc important de pouvoir dépoussiérer les par ticules. A titre d'exemple, on peut citer les procédés de cap tation de composés fluorés contenus dans les gaz provenant des cu ves d'électrolyse d'aluminium et qui sepresentent sous forme ga zeuse (HF) ou sous forme de composés solides d'une grosseur géné ralement submicronique. Dans ces procédés, les gaz sont mis en contact avec l'alumine servant de matière première pour la fabrication de l'alu minium : l'acide fluorhydrique est adsorbé à la surface des grains d'alumine, tandis-que les particules sont séparées des gaz par fil tration au travers d'un tissu filtrant recouvert d'une couche d'a lumine. L'alumine enrichie par les composés fluorés-qui sont nécessaires à la fabrication-de 1 t aluminium est envoyée dans les cuves d'électrolyse. Les gaz contiennent toutefois d'autres particules so- lides, d'origine thermique ou chimique, constituées par des fines poussières d'une taille submicronique et qui sont également fil trées au travers de la couche d'alumine qui recouvre le tissu filtrant. I1 s'agit de fines poussières de carbone, d'oxyde de fer, de nickel, de composés de sodium, tous ces composants existant sous la forme de traces, soit dans l'alumine d'origine, soit dans les électrodes ; elles sont libérées au cours de réactions physiques ou chimiques qui se produisent dans les cuves. Ces impuretés, qui sont renvoyées avec 11 alumine dans les cuves, nuisent à leur bon fonctionnement et à la qualité de l'aluminium produit. L'invention concerne, outre les procédés de purifica tion évoqués ci-dessus, les appareils pour la mise en oeuvre desdits procédés, notamment dans des installations industrielles de purification de l'alumine provenant du traitement des gaz évacués des cuves d'électrolyse de l'aluminium. L'invention a pour but de permettre une élimination poussée des fines poussières submicroniques, considérées comme impuretés, des matières pulvérulentes utilisables dans les processus industriels, notamment dans les processus du genre décrit ci-dessus. Les fines poussières submicroniques adhérant presque toujours aux particules, la purification de la matière pulvérulente doit s'opére en deux phases successives - la première phase consiste à supprimer l'adhérence entre les poussières submicroniques et les partioiles, et cela nécessite la mise en oeuvre d'une quantité d'énergie suffisante pour annuler les forces d'adhérence de Van Der fatals - la seconde phase consiste à enlever les fines poussières libérées des particules avant le retour de la matière pulvérulente dans les circuits d'utilisation. En conséquence, un procédé selon l'invention comporte deux phases distinctes, a' savoir une mise en suspension gazeuse de la matière pulvérulente à purifier, sous la forme d'une couche fluidisée dans un bac de traitement horizontal pourvu d'un fond perméable aux gaz, par un courant gazeux ascensionnel soufflé au travers de ce fond perma- ble, ce courant assurant l'élimination de la plupart des poussières libres, c'est-à-dire des poussières qui n'adhèrent aux particules que d'une façon peu tenace ;; une action dynamique s'exerçant dans le bac de traitement sur les particules de la matière pulvérulente et propre à supprimer l'adhérence entre les fines poussières et les particules, cette action dynamique faisant intervenir un courant gazeux spécial, distinct du courant gazeux de fluidisation, l'action conjuguée des deux courants précités ayan ffi our effet de séparer les fines poussières et de les évacuer en dehors de la matière pulsé rulente que l1on désire purifier. On peut alors, suivant une première solution, faire agir le courant gazeux spécial directement sur toutou partie de la couche fluidisée et ce, de façon d provoquer une turbulence et une élévation éphémère des particules ag-dessus du niveau de ladite couche fluidisée, élévation durant laquelle les susdites particules sont débarrassées des fines poussières adhérant encore à leurs pa rois, après quoi les particules en question reprennent place par décantation dans la couche fluidisÉ et sont -ésacunes vers un poste dr récupération. Mais on peut également, suivant une deui-me solution, faire agir le courant gazeux spécial, non plus irect & nent sur la couche fluidisée, mais dans la zone de doverse:nent d'une plaque vibrante inclinée vers le bas, sur laquelle circulent les particules lors de leur pénétration dans le bac de traitement, la susdite plaque vibrante imprimant aux parts les ,'énergie nécessaire pour détacher les fines poussières adhérant aux particules, fines poussières qui sont alors entraînées par l'action conjuguée du courant gazeux de fluidisation et du courant gazeux spécial, soit directement, soit après un bref séjour dans la couche fluidisée. On va indiquer, maintenant, plusieurs modes de réalisation préférés de la première solution Un procédé particulièrement avantageux consiste à faire intervenir ledit courant gazeux spécial directement sur tout ou partie de la couche fluidisée et ce, de façon à provoquer une élévation éphémère des particules au-dessus du niveau de ladite couche fluidisée, élévation durant laquelle les susdites particules sont débarrassées des fines poussières qui y adhèrent encore, après quoi les particules en question reprennent place après décantation dans ladite couche fluidisée. Ledit courant gazeux spécial peut intervenir par soufflage sur tout ou partie de ladite couche fluidisée ou bien, au contraire, par une aspiration, laquelle s'effectue à l'intérieur de ladite couche fluidisée. En combinaison avec les dispositions qui précèdent, on peut prévoir avantageusement de soumettre ledit courant gazeux spécial à un mouvement vibratoire, ce qui améliore son efficacité et favorise une dissociation rapide entre les particules et les poussières qui y adhèrent, puisqu'alors lesdites particules sont elles-mêmes soumises a des vibrations. Ces vibrations peuvent intervenir soit à l'intérieur de la couche fluidisée, soit à l'extérieur, par exemple dans le jet qui s'échappe d'ure tuyère, dans le cas ou l'on fait intervenir ledit courant gazeux spécial par une aspiration. Ces vibrations peuvent encore intervenir au niveau de la zone de déversement des particules dans le bac de traitement, comme cela a été mentionné plus haut au sujet de la deuxième solution proposée par l'invention. L'Invention poste galement sur un appareil de dépoussié rage permettant la mise en oeuvre d procédé selon l'une ou l'au- tre des variantes exposees dans ce qui précède et, selon l'inven +;on, un tel appareil est ~ara-tar se essentiellement en ce qu'il comporte un bac de traitement ; des moyens d'amenée continue des particules à dépoussiérer dans le bac ; des premiers moyens de soufflage dans le bac d'un courait gazeux ascensionnel propre à entretenir une couche fluidisée des particules ; des seconds moyens de soufflage d'un courant gazeux spécial propre à exercer sur chaque particule une action dynamique ;- des moyens d'évacuation continue, par débordement,- des particules dépoussiérées hors du bac ; et des moyens d'évacuation continue des poussières dissociées en dehors du bac. D'autres caractéristiques et avantages intéressants d'un tel appareil de dépoussiérage ressortiront à la lecture de la description qui suit de plusieurs modes de réalisation d'un appareil selon l'invention, pour la mise en oeuvre du procédé, les quels modes de réalisation sont donnés uniquement à titre d'-exem- plies nullement limitatifs, en référence aux figures du dessin annexé dans lequel :: . la figure 1 représente schématiquement un premier mode de réalisation d'un appareil selon l'invention, qui com porte des buses de soufflage d'un courant gazeux spécial disposées à un niveau inférieur au niveau de débordement des particules-en dehors du bac de traitement . la figure 2 représente schématiquement un second mode de réalisation de l'appareil, selon lequel les buses de soufflage du courant gazeux spécial sont disposées à un niveau supérieur au niveau de débordement . la figure 3 représente un troisième-mode de réalisation de l'appareil, selon lequel ledit courant gazeux spécial est engendré par des tuyères d'aspira-tion dont l t embou- chure est située sensiblement à hauteur du niveau de débordement . la figure 4 est une vue de détail en demi-coupe axiale montrant une variante de'réalisation de l'embouchure d'une tuyère d'aspiration pouvant être utilisée dans l'appareil de la figure 3 ;; . la figure 5 est une vue en coupe axiale d'une variante de réalisation d'une telle tuyère . la figure 6 représente un quatrième mode de réalisation d'un appareil selon l'invention, lequel comporte une plaque vibrante inclinée vers le bas, propre à recevoir les particules à dépoussiérer et à les éparpiller avant leur arrivée dans la couche fluidisée . la figure 7 représente un cinquième mode de réalisation d'un appareil selon l'invention, lequel comporte trois plaques vibrantes disposées en cascade ;; . la figure 8 représente,schématiquement en perspective, un bac de traitement ayant, à proximité dudit fond per méable aux gaz, une forme rétrécie cet et la figure 9 représente, partiellement en coupe axiale, un dispositif d'alimentadbn en gaz sous pression pulsée. Selon le premier mode de réalisation représenté à la fi gure 1, l'appareil de dépoussiérage comporte un bac de traitement 1, une conduite 2 légèrement inclinée vers le bas, pour le déver sement dans le bac des particules qui doivent être dépoussiérées, une conduite d'évacuation 3 des particules traitées, également in clinée vers le bas, et un conduit 4 debouchant dans la partie in férieure du bac et relié à des moyens de soufflage d'air, dénom- més dans-ce qui précède "premiers moyens de soufflage", et desti nés à créer dans le bac 1 un courant gazeux ascensionnel propre à entretenir une couche fluidisée 5 des particules qui y séjour nent temporairement entre l'instant où elles y sont déversées par la conduite 2, et I1instant-où, après avoir effectué un parcours entre les deux parois opposées du bac, -elles en sont évacuées par la conduite 3. A cet effet, on a prévu dans le fond du bac un espace 6 de répartition de l'air de soufflage, séparé de la partie supérieure ou enceinte de dépoussiérage 7 du bac par une cloison poreuse 8, par exemple en tissu. L'appareil comporte, en outre, des seconds moyens de souf flage constitués par des buses 9 disposées à un niveau inférieur au niveau de débordement, lequel a été référencé en 10, de sorte qu'elles se trouvent noyées dans la couche fluidisée 5 lorsque l'appareil est en fonctionnement. Ces buses sont destinées à en gendrer un courant gazeux spécial dirigé vers le haut, c'est-à dire\dans le même sens que celui du courant gazeux ascensionnel de fIuidisation,stont reliées à une rampe d'alimentation 11 qui communique avec, par exemple, une source d'air comprimé (non représentée). Enfin, le bac de traitement est pourvu à son extrémité supérieure d'une conduite 12 d'évacuation des poussières, et dans la partie supérieure de l'enceinte de dépoussiérage 7 est disposée une grille coupe-jet 13 horizontale. Lorsque l'appareil est en fonctionnement, les particules à dépoussiérer 14 tombent dans le bac 1 et occupent progressivement, au-dessus de la cloison poreuse 8, un espace dont la hauteur est égale à la distance qui sépare ladite cloison poreuse du niveau de débordement 10. Grâce au courant gazeux ascensionnel, les particules sont maintenues, dans cet espace, dans un état de fluidisation et en sont évacuées peu à peu par la conduite 3 en débordant, à la manière d'un liquide, au-dessus du niveau de débordement 10. Les poussières 15 qui sont mélangées aux particules à dépoussiérer 14 ans adhérer à ces particules ou en y adhérant que d'une façon peu tenace, sont séparées de ces dernières par le courant gazeux ascensionnel de fluidisation et s'échappent du bac de traitement 1 par la conduite d'évacuation 12. Quant aux poussières qui adhèrent aux particules 14 d'une façon plus tenace, elles en sont séparées grâce à l'air sous pression qui s'échappe des buses 9, lequel air exerce sur chaque particule une action dynamique et une turbulence. Cet air comprimé entraine avec lui, jusqu'à un certain niveau au-dessus de la surface de la couche fluidisée, une certaine quantité de particules 14, mais celles-ci retombent dans ladite couche, ce parcours pouvant être effectué à plusieurs reprises au fur et à mesure que les particules se déplacent vers la conduite d'évacuation 3, par laquelle elles sont finalement évacuées à l'état entierement dépoussiéré. De toute façon, même si la pression de l'air qui alimente les buses 9 était trop forte, les particules seraient arrêtées par la grille 13. Quant aux fines poussières s qui sont ainsi dissociées des particules, elles sont évacuées par la conduite 12, sous l'action combinée du courant gazeux ascensionnel de fluidisation et du courant gazeux spécial. Il est à noter que cette dernière conduite 12 peut être reliée à des moyens de filtrage, à un cyclone de séparation, etc. Dans l'appareil conforme à un second mode de réalisation de l'invention, qui a été représenté à la figure 2, les éléments analogues a ceux de l'appareil Se la figure 1 ont été repérés par les mêmes réfrences. La différence avec le mode de réalisation décrit ci-dessus réside surtout dans le fait que les buses, références en 16, et qui servent au soufflage dudit courant gazeux spécial, sont incli- nées vers le bas.Elles sont alimentées par différentes ramnes 17 jouant le même rôle que a rampe 11. En outre, on a prévu au-dessus du niveau de débordement 10 un écran 18 destin à empêcher que les poussières 15 dissociées des particules 14 soient évacuées par la conduite 3. Cette précaution pourrait également être prévue dans le mode de réalisation de la figure 1, mais elle est surtout souhaitable dans le mode de réalisation de la figre 2 car, comme cela est visible sur cette figure, lesdites buses 16 sont incli-. nées vers l'orifice de ia conduite 3. Le fonctionnement de l'appareil est essentiellement le même que celui de l'appareil de la figure 1 : les fines poussières qui n'adhèrent pas ou qui adhèrent peu aux particules 14 sont directement évacuées par la conduite 12 grace à l'action du courant gazeux-asr-ensionnel de fluidisation, tandis que les poussières qui adhèrent fortement aux particules en sont décollées par les jets d'air sous pression issus des buses 16 et qui nettoient les particules lorsque ces dernières atteignent la surface libre de la couche fluidisée 5.Lorsque les fines-poussières sont décollées des particules, elles sont entraînées vers la partie supérieure du bac 1 par le courant d'air de fluidisation, tout commue les poussières qui séjournent a ltétae libre parmi les particules à dépoussiérer 14. Dans l'appareil reprasenté à la figure 3, et qui est conforme à un troisieme mo de réRlisation de l'invention, là encore, les éléments analogues -aux éléments des appareils des figures 1 et 2 ont été repérés de la même manière. Selon e mode de réalisation, lesdits seconds moyens de soufflage sont conscitj, par des tuyères l9 à convergent-diver gent, munies d'un passage périphérique 20 débouchant dans le ce- nal axial 21 de la tuyère correspondante en amont du col de cette dernière, en direction du divergent, de sorte que dans ledit canal axial 21 est engendré un colorant gazeux spécial d'entraînement des particules de la couche fluidisée 5, lesdites tuyères 19 étant légèrement inclinées et leur embouchure étant située approximativement à hauteur du niveau de débordement 10.Grâce à @@@ @@@@@@@ nement des tuyères, les particules à dépoussiérer qui atteignent la surface libre de la couche fluidisée 5 sont aspirées dans les canaux axiaux 21, en mélange avec les poussieres. Les passages périphériques 20 sont alimentés en air comprimé par des moyens d'amenée quelconques non représentés. En outre, on a prévu au-dessus des tuyères 19, perpendiculairement a l'axe des canaux 21, des écrans 22 servant à arrêter les particules 14, et à les faire retomber dans la couche fluidisée 5. On a également prévu de séparer ladite couche fluidisée dans différents compartiments délimités par des cloisons verticales 23. Ainsi, les particules entrainées par le courant gazeux spécial à partir d'un des compartiments retombent, après avoir été arrêtées par l'écran correspondant 22, dans le compartiment voisin, et progressent ainsi de proche en proche vers l'orifice de la conduite d'évacuation 3. De la même manière que selon les modes de réalisation précédemment décrits, les poussières qui adhèrent fermement aux particules 14 en sontdissociées, notamment le long du parcours qu'elles effectuent entre la sortie des tuyères et l'écran 22 correspondant, et s'échappent finalement du bac de traitement 1, sous la forme d'un courant de poussières 15, grâce à l'action du courant gazeux ascensionnel de fluidisation, lequel, de la même manière que précédemment, joue ainsi un rôle supplémentaire d'entraînement des poussières 15 vers la partie supérieure du bac de traitement 1. Comme cela a été représenté en détail à la figure 4, les tuyères 19 peuvent comporter, outre ledit passage périphérique 20, une cavité périphérique 24, de section plus petite, et qui est destinée à agir à la manière d'un sifflet pour soumettre le courant gazeux spécial et, en conséquence, les particules qui sont aspirées dans le canal axial 21, à des vibrations mécaniques, qui sont particulièrement avantageuses pour dissocier les poussières 15 des particules 14. Selon la variante représentée à la figure 5, les particules aspirées dans ledit canal axial 21 peuvent être soumises à des vibrations mécaniques par d'autres moyens, à savoir par des sources vibrantes annulaires telles que 25 et 26, en contact avec la tuyère 19, et qui peuvent être constituées par exemple par des transducteurs piézo-électriques alimentés par des moyens appropriés (non représentés). En alternative ou en coopération avec lesdites sources vibrantes annulaires 25 et 26, on peut prévoir d'autre part, pour favoriser la mise en vibration des particules dans le canal axial 21, une autre source de vibrations mécaniques, référencée en 27, et disposée à l'intérieur même de la couche fluidisée 5, de façon à ce qu'elle émette un champ de vibrations coaxial à la tuyère 19. Les sources 25, 26 et 27 peuvent être prévues pour émettre des ondes à fréquences sonores ou ultra-sonores. Bien entendu, les tuyères 19 peuvent être de section circulaire ou rectangulaire. Enfin, selon le mode de réalisation de la figure 6, on a prévu dans le bac de traitement 1, dans la zone de ddversement de la conduite 2, une plaque vibrante 28 inclinée vers le bas, dont les vibrations sont entretenues, à fréquences sonores ou ultrasonores, par un transducteur piézo-électrique 29. Les autres organes de l'appareil peuvent être identiques aux organes qui jouent le même rôle dans les appareils réalisés selon l'un ou l'autre des Rodes d'exécution précédeent décrits, mais on peut prévoir d'autres moyens propres à effectuer une séparation entre les particules et les fines possières. A cet effet, on peut prévoir par exemple des ouvertures 30 d'entrée d'air secondaire pratiquées dans les parois de l'enceinte 1, légèrement au-dessus du niveau de débordement 10. Le fonctionnement d'un tel appareil est le suivant : les fines poussières qui adhèrent aux particules 14 lors de leur dé versent par la conduite 2 sont dissociées desdites particules lorsque celles-ci passent sur la plaque vibrante 28. Les particules dépoussiérées tombent dans la couche fluidisée 5, puis sont évacuées de l'enceinte 1 par la conduite d'évacuation 3. Quant aux fines poussières, elles sont entrainées vers la partie supérieure de l'enceinte, puis dans la conduite d'évacuation 12, du fait de l'action conjuguée du courant ascensionnel de fluidisation et de l'insufflation dans l'enceinte 1 dudit courant d'air secondaire qui y pénètre par les ouvertures 30 ; en effet, en l'absence de tous moyens de soufflage d'un courant gazeux spécial tels des buses, tuyères à convergent-divergent, etc.. le seul courant d'air de fluidisation pourrait s'aérer insuffisant pour produire l'évacuation des poussières hors de l'enceinte, en rai son de sa faible vitesse.Bien entendu, les poussières 15 peuvent être évacuées hors de l'enceinte avant d'atteindre la surface libre de la couche fluidisée ou seulement après avoir s4journé pendant un temps plus ou woins long dans ladite couche. A la figure 7, on a représenté schématiquement un cinquiO- me mode de réalisation de l'invention, analogue à celui de la figure 6, mais l'appareil comporte trois plaques vibrantes inclinées vers le bas et disposées en cascade, lesquelles plaques sont ré férencées respectivement, de l'amont vers l'aval, 28a, 28b et 2c. Chacune de ces plaques est-associde à un transducteur piézo-élec- trique, magnOtostritif ou autre, respectivement 29a, l9b et 29c. De la sorte, la matière pulvérulente 14 qui pénetre dans le bac de traitement 1 est soumise à des vibrations successives lors de son passage sur chacune des plaques 28a, b et c. Cette disposition présente ltavantage supplémentaire d'augmenter les mouvements désordonnés auxquels sont soumises les particules par suite de leur chute sur les plaques 28 b et 28 c. Quant à la couche de fluidi- sation 5, elle peut n'occuper que la partie du fond du bac de traitement 1 qui est située à proximité de la conduite d1évacua- tion 3. Dans le mode de réalisation de la figure 8, le bac de traitement a, à proximité du fond perméable aux gaz 8, une forme rétrécie vers le bas 31 à section transversale trapézoldale, ce qui permet d'augmenter la vitesse du courant gazeux ascensionnel de fluidisation. Selon ce mode de réalisation, de nême d'ailleurs que selon les modes de réalisation précèdemment décrits, on peut prévoir que le fond perméable aux gaz 8 n'est pas constitué d'un tissu poreux mais d'une grille à mailles suffisamment fines. Cette disposition est particulièrement avantageuse dans le cas où, comme cela est représenté à la figure 8, les buses 9 constituant les seconds moyens de soufflage et destinées à exercer sur les particules l'action dynamique complémentaire dont il a été question plus haut, ne sont pas disposées à l'intérieur même de la couche fluidisée, mais sont disposées au-dessous du fond penméa- ble 8.En effet, si l'on utilisait dans ce cas un tissu poreux, la vitesse du courant gazeux spécial agissant dynamiquement sur les particules serait trop faible Enfin, on peut prévoir, dans un appareil selon l'invention, en plus des dispositions de l'un ou l'autre des iodes de réalisation ci-dessus décrits mais plus spécialement dans les modes de réalisation où il n'est pas prévu de transducteurs piézo-élec triques pour soumettre les particules à des vibrations, que l'on alimente les buses- d'injection du courant gazeux spécial en air comprimé pulsé. Pour ce faire, on peut utiliser tous moyens appropriés, par exemple ceux qui sont représentés en coupe axiale partielle à la figure 9. Selon ce mode de réalisation, lesdits moyens comportent un carter 32 muni de deux ouvertures se faisant face, lesquelles sont raccordées à un conduit d'entrée 33 relié à une source d'air comprimé, et à un conduit de sortie 34 relié à la rampe 11. A l'intérieur du carter 32 est monté pivotant, autour d'un arbre 35, un disque 36 percé de trous tels que 37, régulierement répartis à proximité de sa périphérie et susceptibles de mettre périodiquement en communication les conduits 33 et 34. De la sorte, la rampe Il est alimentée en air sous pression pulsée, ce qui permet de soumettre les particules à des vibrations et d'améliorer la suppression de l'adhérence des fines poussières sur les particules. En 38, on a représenté un moteur électrique d'entrainement du disque rotatif 36. L'un ou l'autre des appareils qui viennent d'etre décrits à titre d'exemples peut avantageusement être utilisé dans une installation de production industrielle, notamment d'alumine laquelle comporte une enceinte de traitement de particules d'alumine fluorée susceptibles d'être souillées par des poussières de carbone et d'oxyde de fer, notamment. Il suffit en effet d'intercaler l'appareil conforme à l'invention entre l'alimentation en particules susceptibles d'e- tre souillées et ladite enceinte de traitement. Cette enceinte est alors alimentée en particules d'alumine fluorée dépourvues de toutes poussières pouvant nuire soit à la bonne marche des cu-ves, soit à la pureté de l'aluminium produit. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes REVENDICATIONS 1. Procédé de purification d'une matière pulvérulente constituée de particules et de fines poussières de dimensions notablement inférieures à celles des particules, et adhérant généralement à cellesoci, lesdites poussières constituant des impuretés et le procédé mettant alors en oeuvre un dépoussiérage des particules, caractérisé en ce qu'il consiste en une mise en suspension gazeuse des particules à dépoussiérer, sous la forme dlune couche fluidisée horizontale entretenue dans un bac de traitement par un courant gazeux ascensionnel, ce courant gazeux de fluidisation assurant l'élimination des fines poussières en suspension libre parmi les particules et/ou des fines poussières qui adhèrent aux particules d'une façon peu tenace ; en une action dynamique complémentaire s'exerçant dans ledit bac, et propre à débarrasser les particules en question des fines poussières qui y adhèrent d'une façon plus tenace, cette action dynamique faisant intervenir un courant gazeux spécial, distinct du courant gazeux de fluidisation ; et en un entraînement, vers un poste d'évacuation, constitué éventuellement d'un poste de filtration, des fines poussières dissociées desdites particules par l'action conjuguée desdits courants gazeux. 2. Procédé selon la-revendication 1, caractérisé en ce que l'on alimente continûment ladite couche fluidisée en particules à dépoussiérer par déversement dans le bac de traitement, et en ce que l'on en évacue continûment les particules dépoussiérées par débordement. 3. Procédé selon les revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que lton fait intervenir ledit courant gazeux spécial directement sur tout ou partie de la couche fluidisée et ce, de façon à provoquer une élévation éphémère des particules au-dessus du niveau de ladite couche fluidisée, élévation durant laquelle les susdites particules sont débarrassées des fines poussières qui y adhérent encore, après quoi les particules en question reprennent place par décantation dans ladite couche fluidisée. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'on fait intervenir ledit courant gazeux spécial par soufflage sur tout ou partie de ladite couche fluidisée. 5. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'on fait intervenir ledit courant gazeux spécial par une aspiration s'effectuant à l'intérieur de la couche fluidisée. 6. Procédé selon les revendications 4 ou 5, caractérisé en ce que l'on soumet ledit courant gazeux spécial à un mouvement vibratoire. 7. Procédé selon la revendic-ation 2, caractérisé en ce que l'on fait intervenir ledit courant gazeux spécial dans la zone de déversement d'au moins une plaque vibrante inclinée vers le bas, sur laquelle circule la matière pulvérulente lors de sa pénétration dans le bac de traitement, ladite plaque vibrante détachant les fines poussières adhérant aux particules, lesquelles poussières sont alors entrainées par l'action conjuguée du courant gazeux de fluidisation et du courant gazeux spécial, soit directenent, soit après un bref séjour dans ladite couche fluidisée. 8. Appareil de purification d'une matière pulvérulente constituée de particules et de fines poussières de dimensions notablement inférieures à celles des particules, pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu t il comporte un bac de traitement ; des moyens d'amenée continue des particules à dépoussiérer dans le bac ; des premiers moyens de soufflage dans le bac d'un courant gazeux ascensionnel propre è entretenir une couche fluidi sée des particules sur un fond perméable aux gaz ; des seconds moyens de soufflage d'un courant gazeux spécial propre d exercer une action dynamique sur chaque particule ; des moyens d'évacuation continue, par débordement, des particules dépoussiérées hors du bac ; et des moyens d'évacuation continue des poussières dissociées en dehors du bac. 9. Appareil selon la revendication 8, caractérisé en re que lesdits seconds moyens de soufflage débouchent i un niveau inférieur au niveau de débordement, de sorte qu'ils agissent à 1 t intérieur de la couche fluidisée lorsque l'appareil est en fonc tionnement, et sont orientés de manière que ledit courant gazeux spécial soit dirigé vers le haut. 10. Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce que lesdits seconds moyens de soufflage débouchent au-dessous du fond perméable aux gaz, et sont orientés de manière que ledit courant gazeux spécial soit dirigé vers le haut. 11. Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce qutà proximité dudit fond perméable aux gaz, le bac de traitement a une forme rétrécie vers le bas. 12. Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce que lesdits seconds moyens de soufflage débouchent à un niveau su périeur au niveau de débordement, de sorte qu'ils se trouvent à l'extérieur de la couche fluidisée lorsque l'appareil est en fonc tionnement, et sont orientés de manière que ledit courant gazeux spécial soit dirigé vers le bas. 13. Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce que lesdits seconds moyens de soufflage sont constitués par des tuyères à convergent-divergent munies d'au moins un passage péri phérique de soufflage débouchant en amont de leur col, en direc tion du divergent, et propre à engendrer dans la tuyère un courant gazeux spécial d'aspiration des particules, l'entrée du convergent étant située pratiquement à hauteur du niveau de débordement, de sorte que lorsque l'appareil est en fonctionnement, ledit courant gazeux spécial prélève les particules pratiquement à la surface de la couche fluidisée pour les projeter au-dessus. 14. Appareil selon la revendication 13, caractérisé en ce que le ou les passages périphériques de soufflage ont une forme en sifflet, dans la zone où ils débouchent dans la tuyère consi dégrée, de sorte que ledit courant gazeux spécial est soumis à un mouvement vibratoire. 15. Appareil selon les revendications 13 ou'14, caractétisé en ce que lesdites tuyères sont en contact ehacune avec au moins une première source de vibrations mécaniques. 16. Appareil selon lune quelconque des revendications 13 à 15, caractérisé en ce qu'à chaque tuyère est associée au moins une seconde source de vibrations mécaniques émettant un champ de de vibrations coaxial à la tuyère. 17. Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comporte au moins une plaque vibrante inclinée vers le bas, propre à recevoir la matière pulvérulente issue desdits moyens d'amenée et à l'éparpiller avant son arrivée dans la couche flui disée, lesdits seconds moyens de soufflage du courant gazeux spé- cial étant propres à intervenir sur les particules pendant leur chute dans ladite couche. 18. Appareil selon la revendication 17, caractérisé en ce qu'il comporte des plaques vibrantes- inclinées vers le bas, dis posées en cascade, de sorte que la matière pulvérulente issue desdits moyens d'amenée soit éparpillée avant son--arrivée dans la couche fluidisée, lors de ses différents parcours entre une plaque vibrante et la plaque vibrante suivante. 19. Appareil selon l'une quelconque des revendications 8 à 18, caractérisé en ce que lesdits seconds moyens de soufflage sont reliés à une alimentation en gaz sous pression pulsée. 20. Installation de production industrielle, notamment d'aluminium, faisant intervenir un processus physique etsiou chimique dont le déroulement correct risquerait d'être perturbé par la présence de poussières souillant des particules jouant le râle de matière première, comportant une alimentation en particules susceptibles d'être souillées et une enceinte de-traitement desdites particules, caracterisée en ce qu'elle comporte entre ladite alimentation et ladite enceinte, un appareil conforme à l'une quelconque des revendications 8 à 19.