La présente invention concerne un système d'absorpcion de iz acide et, plus particulièrement, un procédé pour améliorer le fonc bonnement d'un système à gaz acide. De nombreux gaz utilisés dans l'industrie pour des raisons diverses contiennent des matières acides qu'on appelle gaz acides qu'on 'nit éliminer avant un traitement ou une utilisation ultérieurs. En général, an élimine ces gaz acides en mettant le courant contenant le gaz acide au contact d'un agent d'absorption approprié tel qu'une solution aqueuse d'une alcoolamie. Cependant, le fonctionnement de ces systèmes est limité par des problèmes de corrosion. De plus, du fait de ces problèmes de corrosion, le rapport de la quantité de gaz acide à la quantité d'agent d'absorption (charge molaire) doit être limité, bien que l'agent d'absorption soit capable d'absorber des quantités plus importantes de gaz acide.De plus, on doit également limiter la concentration de l'agent d'absorption dans le milieu aqueux. Par conséquent, on cherche à améliorer le fonctionnement des systèmes d'absorption de gaz acide. Selon l'invention, on améliore le fonctionnement d'un système d'absorption de gaz acide, en ajoutant à la solution d'absorption de gaz acide, une composition constituée des composants suivants 1. Au moins un agent chélatant soluble dans l'eau. 2. Au moins un ion métallique divalent soluble dans l'eau. 3. Au moins un ester d'acide minéral trivalent. 4. Au moins un aminoacide ou un dérivé correspondant. Les ions métalliques divalents 1 peuvent dériver d'un sel soluble dans l'eau quelconque de zinc, cadmium, cuivre, nickel, strontium et de leurs mélanges. La concentration de l'ion métallique divalent dans la composition doit étreucomprise dans la gamme d'environ 0,5 à environ 5 parties pour 100 parties de la composition totale. L'utilisation de plusde 5 parties environ d'ions métalliques divalents pour 100 parties de composition n'apporte que peu ou pas d'avantages. On peut choisir l'agent chélatant utilisé dans l'invention parmi les très nombreuses variétés d'agents chélatants solubles dans l'eau tommercialisés ou dont la commercialisation est prévue, à condition qu'ils soient compatibles avec les autres constituants de la composition et avec la surface métallique à traiter. Des classes représentatives de ces composes indiquées à titre non limitatif sont t. des composés de type polyamine-poly-arboxylique; 2. des avides hadroxypolycarboxyliques, des acides gluconiques t gluco heptoniques et leurs sels solubles dans l'eau, des acides nitrilopolyacétiques; et des acides aminoalkylphosphoniques et leurs sels. On peut représenter les composés de type polyamine-polycarboxyllq selon la formule développée suivante où W représente -CH2COOM ou -CH2CH9COOM; les symboles Z qui peuvent être identiques OL différents représentent un atome d'hydrogène ou un radical -CH2CO0M, -CH2CH2C0OM où M représente un atome d'hydrogène, un radical -CH2CH20H, un métal alcalin ou un radical ammonium; R représente un radical hydrocarboné comportant de 2 à 6 atomes de carbone et r est un nombre entier de O à 4. On peut citer comme exemples de composés chélatants de la classe 2, l'acide éthylènediaminetétraacétique, l'acide éthylènediaminetriacétique, les acides triéthylènetétraminetétraacétique, et pentaacétique, l'acide éthanol-éthylènediaminetriacétique, l'acide diéthanoldiéthylènetriaminetriacétique, l'acide diéthylènetriaminepentapropionique et l'acide éthylènediaminatriacétique. Parmi les agents chélatants de type acide hydroxypolycarboxylique constituant la classe 2, on peut citer les acides citrique, tartrique, gluconique,glucoheptonique ou saccharique et leurs sels solubles dans l'eau de métal alcalin ou d'ammonium. Parmi les acides nitrilopolyacétiques qui constituent les agents chélatants de la classe 3, on peut citer comme exemples caractéristiques l'acide nitrilodiacétique, l'acide nitrilotriacétique, l'acide nitrilodipropionique, etc. La quatrième classe d'agents chélatants qu'on peut utiliser dans l'invention sont des acides aminoalkyl(inférieur)phosphoniques ou leurs sels. Ces composés sont décrits plus en détail dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3.234.124. On peut également utiliser les sels de sodium, potassium et ammonium de ces acides. On utilise les agents chéla- tants à raison d'environ 2,5 à environ 15 parties en poids pour 100 parties en poids de la totalité de la composition. Il n'y a pas d'avantage particulier à utiliser des quantités plus importantes d'agent chélatant. Le troisième composant de la composition est un ester d'acide trivalent. On prépare ces esters par réaction d'un acide minéral contenant du phosphore ou du bore à l'état trivalent, avec un composé contenant au moins un radical hydroxy disponible. On peut citer parmi ces composés, les alcools octylique et nonylique; des phénols tels que le nonylphénol, l'éthylèneglycol, la triéthanolamine, le diéthylèneglycol, des acides gras éthoxylés tels que l'acide stéarique éthoxylé. On utilise l'ester d'acide trivalent à raison d'environ 7,5 à environ 30 parties en poids pour 100 parties de la totalité de la composition. Le quatrième composant qui est un aminoacide ou un dérivé d'aminoacide est généralement la paraaminobenzoylglycine, la N-paratoluènesulfonylglycine ou leurs sels d'ammonium ou de métal alcalin ou un aminoacide ou un dérivé d'aminoacide correspondant à la formule suivante où Y représente un atome d'hydrogène, un radical alcalin ou un groupe ammonium; Z représente un radical X représente un atome d'hydrogène ou un radical alkyle comportant de 1 à 6 atomes de carbone; m est un nombre entier de 1 à 6; n est un nombre compris entre O et 6 inclusivement et q est égal à 1 ou 0. Des exemples de composés préférés sont une alkylsulfonylglycine sodique, la paraaminobenzyl glycine, la N-paratoluènesulfonylglycine et la glycine. On utilise ce quatrième composant à raison d'environ 50 à 89,5 parties en poids pour 100 parties de composition. On prépare les compositions de l'invention à partir des quatre composants. Pour former la composition, on mélange, à la température et à la pression ordinaires, le sel d'ion divalent, l'agent chélatant, l'ester d'acide minéral trivalent et l'aminoacide. La forme physique finale de la composition dépend de l'état physique des constituants et elle peut être sous forme d'une pate, d'une poudre, d'un solide, d'un liquide ou d'une dispersion. Ainsi, par exemple, une composition à base de N-alkyl sulfonylglyci#e, de sulfate de zinc, d'acide éthylènediaminetétraacétique et de l'ester phosphorique de l'alcool octylique sera sous forme d'une pâte. Le produit à base de chlorure de zinc, d'acide nitrilotriacétique, de l'ester de l'acide borique du nonylphénol et de la glycine est sous forme de granulés grossiers. Ces compositions à quatre composants constituent les additifs d'inhibition et de nettoyage qu'on ajoute au milieu d'absorption utilisé dans le système de traitement des fluides. On ajoute la composition précédemment décrite à la solution d'abs#orption du gaz acide pour apporter une quantité des quatre composants inhibant la corrosion. La quantité particulière dépend de la charge molaire, de la concentration de l'agent dans le milieu et de la nature du fluide à traiter. La concentration est généralement comprise entre environ 400 et 10.000 ppm et de préférence entre environ 400 et environ 1.000 ppm par rapport au poids de milieu absorbant. On peut ajouter la composition précédemment décrite à l'une quelconque des diverses solutions d'absorption des gaz acides connues dans l'art. Les solutions d'absorption des gaz acides les plus courantes sont des solutions aqueuses contenant des amines et en particulier des alcoolamines. On peut citer comme exemples de telles solutions d'absorption des solutions de monoéthanolaminesde dediéthanolamine, de triéthanolamine, de diglycolamine, de diéthanolamine-diéthylèneglycol et similaires. Les gaz acides qu'on absorbe selon l'invention sont des gaz qui ont une réaction acide en solution aqueuse mais qui sont libérés sans changement lorsqu'on chauffe suffisamment l'eau. On peut citer comme exemples de tels gaz, le dioxyde de carbone, l'acide sulfhydrique, le dioxyde de soufre, le trioxyde de soufre, l'oxyde nitreux, le monoxyde de carbone, l'oxyde nitrique et similaires. L'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront alleux compris à la lecture de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation et en se référant à la figure unique annexée qui -eprésente de façon schématique un système d'absorption de gaz acide. Un courant d'hydrocarbure tel qu'un gaz naturel acide contenant de l'acide sulfhydrique à une concentration comprise entre environ 0,045 3 et environ 206 g/m (conditions standards) c'est-à-dire d'environ 65 à environ 290.000 ppm est introduit dans l'absorbeur h par la canalisation 1. Le courant d'hydrocarbure s'élève à travers des chicanes, des plateaux ou uoe garniture de l'absorbeur A à contre-courant par rapport à une solution d'amine liquide qui s'écoule vers le bas.Un courant gazeux d'hydrocarbure pratiquement exempt d'acide sulfhydrique et d'autres produits acides sort de l'absorbeur A par la canalisation 2. La teneur en acide sulfhydrique du courant d'hydrocarbure effluent est considérablement réduite. On in#troduit la solution aqueuse d'amine liquide dans la partie supérieure de l'absorbeur A par la canalisation 3. La solution d'amine enrichie est éliminée de l'absorbeur A et conduite au filtre B par la canalisation 4, puis à l'échangeur de chaleur F par la canalisation 5, puis à l'épurateur C par la canalisation 6. On maintient des températures et des pressions appropriées dans l'absorbeur A pour éliminer par absorption pratiquement la totalité de l'acide sulfhydrique et des autres gaz acides du courant d'hydrocarbure. La pression à l'intérieur de l'absorbeur A correspond généralement à la pression du courant d'hydrocarbure entrant. On maintient la température dans l'absorbeur A au-dessus du point de -sée du courant d'hydrocarbure à- traiter. En général, on maintient la température entre environ 16 et 660C pour une pression comprise entre la pression atmosphérique et une pression manométrique de 20,7 bars. On désorbe l'acide sulfhydrique et les autres matières acides dissoutes dans la solution d'amine enrichie dans l'épurateur C par chauffage à la vapeur. L'acide sulfhydrique et la vapeur d'eau sortent en haut de l'épurateur C par la canalisation 7 et traversent le condenseur D avant d'être dirigés dans l'accumulateur E.La vapeur d'eau est condensée dans le condenseur D et le condensat obtenu est recueilli à la partie inférieure de l'accumulateur E. L'acide sulfhydrique et les autres gaz sortent du système par la canalisation 8. Une partie ou la totalité du condensat de l'accumulateur E est conduite par la canalisation 9 à la partie supérieure de l'épurateur fi sous forme de liquide de reflux, et par conséquent d'eau d'appoint pour le système. Une parte de la sc lut on appauvrie de la portion inférieure d@ l'épurateur C est prélevée par la canalisation 11 pour être dirigée d-ls 1- rebosilleur J. Te rebouille-.tr J est soit chauffé directement, soit c nuff- nar une source extérieure de vapeur. Dans le rebouilleur une partie d l'eau est transformée en vapeur qui pénètre dans l'épurateur C par 1 canalisation 10. Te reste de la solution est renvoyé dans l'épurateur C par la canalisation 12. Eventuellement, un courant dérivé de la solution d'amine appauvrie pesse par la conalisation 19 dans le régénérateur I dont on élève la température intérieure à une valeur telle (généralement 116-1270C) que l'amine distille et soit renvoyée dans le système par la canalisation 20, alors que les produits de dégradation et les matières minérales sont éliminés du système de recyclage. De façon périodique, on purge le régénérateur i par la canalisation 21. Le régénérateur est chauffé directement ou à la vapeur. La solution d'amine liquide, pratiquement débarrasaée de lucide sulfhydrique, s'accumule dans la partie inférieure de l'épurateur C. La solution d'amine réactivée sort de l'épurateur C par la canalisation 13 et peut être recyclée directement dans l'absorbeur A par la canalisation 14, l'échangeur de chaleur F, la canalisation 15, le réfrigérant G et la canalisation 16. CSnéralement, on maintient dans l'épurateur C une température comprise entre environ 93 et environ 1490C et une pression comprise entre la pression atmosphérique et une pression manométrique d'environ 2 bars. L'épurateur C contient des plateaux de barbotage, des chicanes ou une garniture pour assurer une élimination efficace des constituants acides par la solution liquide d'amine absorbante. On peut ajouter le liquide d'absorption et d'inhibition d'appoint et l'eau d'appoint dans le réservoir intermédiaire H puis par la canalisation 17 dans le système, lorsque cela est nécessaire. Le condensat non recyclé est évacué par la canalisation 18. L'installation de traitement qui vient d'être décrite peut être modifiée de façon connue dans l'art pour s'adapter au traitement d'un fluide particulier. L'acide sulfhydrique ne constitue qu'un simple exemple des contaminants acides qu'on peut éliminer dans un système ainsi conçu. De même, on pourrait utiliser dans une telle installation des agents autres que l'amine-alcool. Il ressort de ce qui vient d'être dit, qu'on peut également utiliser le procédé pour traiter des fluides tels que des gaz naturels, des gaz de four à coke. des gaz synthétiques, des gaz de raffinerie de pétrole, certains autres hydrocarbures, les produits de la combustion de combustibles fossiles. les gaz de l'incinération des déchets, les gaz des chaudières de récupération de l'industrie du papier, entre autres, tous ces gaz contenant des matières acides Le mode de réalisation décrit en regard de la figure correspond à une installation de traitement dans laquelle on utilise un cycle complet avec absorption, désorption et recyclage du milieu, une nouvelle absorption, etc. à l'infini en compensant les pertes.Parmi les autres installations de traitement dont le principe et le fonctionnement conviennent à 1 application de l'invention,on peut citer celles dans lesquelles on conduit le procédé absorption 3sans régénération en absorbant et en recyclant le milieu d'absorption jusqu'à ce qu'on atteigne une concentration limite après quoi, on remplace le milieu par du milieu neuf qu'on utilise jusqu'à ce que la concentration limite soit à nouveau atteinte. On entend par concentration limite la voncentration maximale des impuretés fixées sans que le système soit endommagé. Lorsque cette concentration est atteinte, on rejette le milieu contenant les impuretés et on le remplace.Des instal lations de ce type sont par exemple celles servant au traitement des gaz de combustion des carburants fossiles, des gaz d'inctnérateurs de déchets, les installations de traitement de fluides associées à des procédés chimiques et industriels tels que le traitement des gaz de bouilleur de l'industrie du papier, soit pour limiter la pollution de l'environnement, soit pour récupérer des produits utiles, ainsi que dans toutes les circonstances où il est essentiel de traiter des effluents gazeux ou liquides des exemples de contaminants qu'on éline dans ces opérations sans régénération sont le dioxyde de soufre, le dioxyde de carbone, d'autres oxydes acides et l'acide chlorhydrique entre autres. EXEMPLE 1 On introduit dans un récipient environ 300 g de N-alkylsulfonylglycine - 60 g d'ester phosphorique de l'alcool octylique 30 g d'acide éthylènediaminetétraacétique (E.D.T.A.) et 6 g de sulfate de zinc monohydraté et on mélange par agitation mécanique pendant environ 15 mn. On obtient une pâte pratiquement uniforme. EXEMPLE 2 On prépare une autre composition sous forme d'une pâte en remplaçant 1'E.D.T.A. par une quantité d'acide aminotriméthylphosphonique correspondant à la même activité. EXEMPLE 3 On prépare une dispersion de la composition de l'exemple 1 en mélangeant 60 parties de la pate avec 40 parties de pétrole léger tel que du Gulf 2209. Lorsqu'on l'utilise ainsi, la composition atoxique est rendue toxique par la présence du pétrole. EXEMPLE 4 On prépare une composition sous forme d'une pâte en utilisant les ingrédients et les quantités de l'exemple 1, mais en remplaçant les 6 g de sulfate de zinc monohydraté par 2 g de sulfate de cuivre. Par simple mélange, on peut préparer une composition inhibitrice correspondant aux compositions suivantes. EXEMPLE 5 -3 g de sulfate nickéleux - 15 g d1E.D.T.A. - 15 g d'ester phosphorique du nonylphénol - 67 g de p-aminobenzoylglycine. EXEMPLE 6 - 0,5 g de chlorure de cadmium - 2,5 g d'acide nitrilotriacétique - 20,0 g de l'ester borique de l'éthylèneglycol - 77,0 g de glycine. EXEMPLE 7 On fait fonctionner pendant 18 mois sans utiliser, dans le système, d'inhibiteur de la corrosion chimique, un système de traitement de gaz à base d'aminoalcooî contenant 5.300 1 de milieu absorbant. Pendant cette période de 18 mois, la corrosion se manifeste par la présence de particules de fer dont la concentration à la fin de cette période est supérieure à 300 ppm par rapport au poids du milieu. Après les 18 mois, on place dans le système des éprouvettes d'acier doux, c'est-à-dire des échantillons rectangulaires mesurant 25,4 x 76,2 x 1,6 mm, et, après 30 jours d'exposition, on constate qu'ils sont incrustés de sulfure de fer (produit de corrosion) et on calcule la perte de poids en obtenant une vitesse moyenne de corrosion de 0,80 mm/an. Le calcul consiste à déterminer la perte de poids des éprouvettes due aux interactions chimiques, en éliminant les produits de corrosion, pour déterminer le poids des éprouvettes exprimé en grammes, ce qui permet de déterminer la vitesse de corrosion selon la norme américaine A.S.T.M. G-167. i u,a!lvité lnpor,ante de sulfure de ter dans le système #.#Vque une diminution du débit des gaz par suite de l'o#-uration de l'absorbeur. 1 'examen à l'.eiI nu de l absorbeur et de l'appareillage socié montre la présence de sulfure de fer et d'autres contaminants. pendant, cette inspection ne permet pas de déterminer la vitesse de corrosion. Par conséquent, on utilise une détermination standardisée de la vitesse de corrosion en mettant en place des éprouvettes. Pendant les 18 premiers mois et le mois de détermination de la corrosi ~ sta#'d-ardisée, il était nécessaire de changer les filtres des canalisations de recyclage toutes les semaines, par suite de la présence de produits de corrosion. On ajoute une composition préparée selon l'exemple 1 en obtenant une concentration dans le système de 500 ppm par rapport au poids du milieu. On réalise à la demande des additions ultérieures pour maintenir cette concentration. Après avoir utilisé le système pendant 60 jours, après les 19 mois indiqués, on place de nouvelles éprouvettes dans le système entre le 20e et le 21e mois aux mêmes emplacements que précédemment en obtenant une vitesse moyenne de corrosion de 0,03 mm!an. La teneur totale en fer des solutions riche et appauvrie (milieu absorbant) s'abaisse en dessous de 1,0 ppm. Avant le 20e mois, c est-à-dire pendant la durée où lton n'utilise pas d'inhibiteur, la durée moyenne d'utilisation d'un filtre est d'environ une semaine et, après addition de l'inhibiteur selon l'exemple 1, on peut utiliser le filtre pendant 2 mois avant de le changer. EXEMPLE 8 Dans une installation utilisant un système solvant constitué d'eau et de monoéthanolamine comme milieu absorbant, pour traiter un gaz naturel, la capacité de traitement du gaz naturel de l'installation s'est abaissée de 283.000 m (standards)/jour à 85000 m (standards)/jour par suite de la diminution du diamètre des canalisations des pompes et des installations associées, par suite de dépôt de produits de corrosion qui limitent le débit et par suite également de la diminution du transfert de chaleur dans l'échangeur amine-amine et dans le dispositif de refrigération de l'amine appauvrie, par suite également de la présence de produits de corrosion dans d'échangeur et le dispositif de réfrigération qui limitent la capacité de transfert de chaleur en raison de leur caractère isolant. On introduit u partie d'une composition d'additif d@ @h@b@tion de la corrosion e de nettoyage préparée selon l'exemple 1 à laquelle on a rélargé 4 parties d'eau pour faciliter l'addition au système à 8.000 parte de piliez absorbant et on maintient cette concen trticr--. Après 30 jours de maintien de la romposition à la concentration ir iquée, l'échange de thaleur s augmenté de 40 % et le système présente 3 une augmentation du débit de 147.000 m santards/jour. Après 42 jours au total, le débit du système est de a 198.000 m stand@rds/jour et n'est limité que par le gaz disponible et non par la capait du système. Après cette période de 42 jours, les capacités d'échange thermique sont égales aux valeurs théoriques de construction. EXEMPLE 9 Un système de traitement du gaz naturel situe dans le bassin permien de l'ouest du Texas fonctionnait avec une charge molaire de 0,32 mole de gaz acide par mole de monoéthanolamine, sans incorporation d'un additif d'inhibition et de nettoyage. Dans le premier stade du programme on ajoute au système 720 ppm d'une composition inhibitrice selon l'exemple 1. En maintenant la charge molaire à la valeur précédente, on supprime pratiquement toute accumulation de dépôts par corrosion et on les élimine du système par le filtre et le régénérateur. En continuant d'introduire l'additif d'inhibition et de nettoyage de l'invention, on maintient le caractère non corrosif du système en empêchant la formation de nouveaux dépits par corrosion. Cet environnement non corrosif permet d'élever la charge molaire à 0,72 mole de gaz acide par mole de monoéthanolamine sans altérer les surfaces métalliques. Il semble que pour la première fois, on ait pu élever la charge molaire d'un tel système de traitement de gaz acide à une valeur supérieure à 0,4 sans altérer les surfaces métalliques du système. EXEMPLE 10 La plupart des fabricants de monnéthanolamine ont jusqu'à présent informé les utilisateurs que, par suite de la nature corrosive de ce composé, lorqu'on l'utilise avec de l'eau comme milieu absorbant pour le traitement des gaz, on doit éviter des concentrations supérieures à 20%, même lorsqu'on ajoute un inhibiteur de corrosion au système. On utilisait cette concentration de 20% dans une installation de traitement de gaz de l'ouest du Texas avec un inhibiteur de l'art antérieur.En utilisant un des additifs d'inhibition et de nettoyage de l'invention dans ce système, après y avoir éliminé tous les dépôts formés par corrosion, on a constaté qu'en augmentant progressivement la concentration de la monoéthanolamine par des paliers de 5%, on pouvait atteindre des concentrations de 40% sans nuire aucunement aux surfaces métalliques et sans qu'après 30 jours il apparaisse de corrosion. EXEMPLE 11 Dans un prototype d'absorption sans régénération du dioxyde de soufre construit en acier doux EXEMPLE 12 Dans une installation expérimentale de production de gaz naturel, on a déterminé les avantages obtenus par l'incorporation des compositions d'inhibition et de nettoyage de l'invention dans les systèmes. On a préparé deux milieux d'absorption expérimentaux. Le premier est constitué de monoéthanolamine et de diéthanolglycol et le second de diglycolamine. On prépare dans le premier cas, une solution à 18%de monoéthanolamine, 70% de diéthanoiglycol et 12% d'eau et on l'introduit dans des récipients d'un litre. Dans le second cas, on prépare une solution de 70% de diglycolamine et 30% d'eau et on l'introduit dans des flacons d'un litre. Dans un des flacons de chaque système, on ajoute 400 ppm de la composition de l'exemple 1. Dans un autre flacon correspondant à chacun des systèmes, on n'ajoute pas d'additif. Dans chacun des quatre flacons, on introduit des éprouvettes de cuivre, d'acier et d'aluminium. On fait barboter en continu du dioxyde de carbone dans les soluions des quatre flacons pour obtenir une concentration de 0,9 mole de dioxyde de carbone par mole de système monoéthanolamine-diéthanolglycol et une concentration de 0;14 mole de dioxyde de carbone par mole de système de diglycolamine. On conduit les essais pendant 14 jours à 1040C selon la technique connue pour déterminer la corrosion des éprouvettes, qui correspond à la corrosion obtenue avec un système contenant du fer utilisé dans des conditions de fonctionnement semblables. On obtient les résultats suivants Essai Fer dans la solution (ppm) 1. Témoin monoéthanolamine- 200 diéthanoîglycol 2. Nonoéthanolamine-diéthanolglycol 10 avec la composition Essai Fer dans la solution (ppm) 3. Témoin diglycolamine 30 4. Diglycolamine avec la composition 2 Les compositions additives contenant des constituants multiples de l'invention sont atoxiques, selon la définition de Sax dans Industrial Toxicology. Pour déterminer la toxicité relative des compositions de l'invention, on a adressé un échantillon caractéristique à un laboratoire d'essai indépendant pour qu'il réalise des études de toxicité. Après 12 h de jeûne, on administre, par voie orale, des rats blancs de poids uniforme, le produit étudié à des doses diverses. On cherche soigneusement les signes de toxicité sur tous les animaux. On administre des doses progressives comprises entre 2 g de produit étudié/kg de poids corporel du rat à 30 g/kg, à deux rats pour chaque dose. On n'observe dans aucun cas de signes de toxicité. Finalement, on aministre à 10 rats (5 moles, 5 femelles) des doses de 30 g/kg. On n'observe ni mortalité ni signes de toxicité. Lorsqu'on autopsie les animaux 14 jours après administration, on n'observe aucun signe d'anomalie apparente des organes. Donc, la dose létale par voie orale pour les petits mammifères est supérieure à 30 g de produit/kg de poids corporel. On peut donc dire que la DL50 (ctest-à-dire la dose létale pour 50% des sujets) est supérieure à 30 g/kg. Pour des produits chimiques tels que le chlorure de sodium (sel de table), la DL50 est de 2,6 g/kg et pour l'acide acétique à 10% (vinaigre de table), la DL50 est de 3,53 g/kg. Comme précédemment indiqué, les compositions de l'invention peuvent être manipulées sans danger. Elles sont non seulement atoxiques mais pratiquement ne tachent pas. L'invention est particulièrement avantageuse en ce qu'elle réduit considérablement la corrosion qui se produit normalement dans les systèmes d'absorption des gaz acides. De plus, selon l'invention, on peut augmenter la charge molaire (rapport des moles du gaz acide absorbé aux moles d'agent absorbant) du système d'absorption de gaz acide. Selon l'invention, on peut utiliser des charges molaires de 0,35 à environ 0,8, sans augmenter de façon importante les taux de corrosion. ie plus, en opérant selon #invention, on peut augmenter la toncentration de l'agent d'absorption dans la solution d'absorption; par exemple, on limitait généralement la concentration de la monoéthanolamine à 20%, mais selon l'invention, on peut atteindre des concentrations supérieures à cette valeur. La possibilité d'augmenter la charge molaire constitue un avantage en ce qu'on peut traiter dans une installation existante un volume plus important de gaz; et en ce qu en utilisant des débits de circulation réduits pour traiter la même quantité de gaz, on peut réaliser des économies d'énergie. L'utilisation de concentrations plus élevées d'agent d'absorption dans le système de traitement des gaz présente l'avantage de permettre au débit de circulation existant de traiter un volume plus important de gaz sans augmenter le volume du milieu d'absorption et d'utiliser un débit de circulation moindre pour un volume de gaz à traiter existant. De plus, l'invention présente l'avantage de permettre d'élever séparément ou simultanément la charge molaire et la concentration de l'agent d'absorption. R E V E N DI C A T I O N S 1 - Procédé pour éliminer un gaz acide d'un fluide le contenant p#r contact du fluide avec une solution d'absorption de gaz acide, caractérisé en ce qu'il consiste à ajouter à la solution d'absorption de gaz acide une composition contenant les composants suivants a) au moins un aminoacide ou un dérivé d'aminoacide, b) au moins un ester d'acide minéral trivalent, c) au moins un agent chélatant soluble dans l'eau, et d) au moins un composé soluble dans l'eau d'un ion métallique divalent. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le composant a) est la N-paratoluènesulfonylglycine, la para-aminobenzoylglycine ou un de leurs sels de métal alcalin on d'ammonium ou un composé ayant la formule développée suivante où X représente un atome d'hydrogène ou un radical alkyle comportant de 1 à 6 atomes de carbone inclusivement, Y représente un atome d'hydrogène, un atome de métal alcalin ou un radical ammonium, Z représente un radical m est un nombre entier compris entre 1 et 6 inclusivement; n est un nombre de O à 6 inclusivement et q est égal à 1 ou O. 3 - Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l agent chélatant soluble dans l'eau est 1) un composé de formule développée suivante où W représente-tH2600M ou#H2CH2C0UN; chaque symbole Z représente un atome d'hydrogène, un radical#H2COON ouH CH COON, M représente un atome d'hydrogène, un radical-CH2CH20H, un atome de métal alcalin ou un radical ammonium, R représente un hydrocarbure comportant de 2 à 6 atomes de carbone; r est un nombre entier de O à 4; 2) un acide hydroxypolycarboxylique, un acide gluconique, un acide glucoheptonique ou un de leurs sels de métal alcalin ou d'ammonium; 3) un acide nitrilopolyacétique; et 4) un acide arni#oalkyl(inférieur)phosphonique ou un de ses sels. 4 s Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le composant d) est un sel soluble dans l'eau d'un métal qui est le zinc, le cadmium, le cuivre, le nickel ou le strontium. 5 - Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le composant a) est présent à la conctntration d'environ 50 à environ 89,5 parties, le composant b) à la concentration d'environ 7,5 à environ 30 parties, le composant c) à la concentration d'environ 2,5 à environ 15 parties et le composant d) à la concentration d'environ 0,5 à environ 5 parties exprimées en poids par rapport à 100 parties de la composition. 6 - Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la solution d'absorption de gaz acide est une solution aqueuse d'une alcoolamine. 7 - Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on ajoute la composition en une quantité inhibant la corrosion suffisante pour augmenter le rapport molaire du gaz acide à l'agent absorbant et/ou la concentration de l'agent absorbant dans la solution. 8 - Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le composant b) est un ester d'acide phosphorique. 9 - Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le composant b) est un ester d'acide phosphorique des alcools octylique, nonylique, d'un phénol, d'un éthylèneglycol, de la triéthanolamine, du diéthylèneglycol ou d'un acide gras éthoxylé. 10 - Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le composant a) est une N-alkylsulfonylglycine, le composant b) est un ester phosphorique de l'alcool octylique, le composant c) est l'acide éthylènediaminetétraacétique et le composant d) est un sel de zinc soluble dans l'eau. 11 - Procédé selon I'une quelconque des reveiidit 1 à 9, caractérisé en ce que le composant a) est la p@amin@benz @@@@@ ne, le composant b) est un ester phosphorique de nonyîpheòl, le composant c) C) est l'acide éthylènediaminetétraacétique et le composant d) est sll sel de nickel soluble dans l'eau. 12 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le composant a) est une N-alkylsulfonylglycine, le composant b) est un ester phosphorique de l'alcool octylique, le composant c) est l'acide aminotriméthylphosphonique et le composant d) est un sel de zIs- soluble dans l'eau. 13 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7 caractérisé en ce que le composant b) est un ester d'acide borique. 14 - Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que le composant b) est un ester d'acide borique de l'ethylèneg@@@ol, le composant c) est l'acide nitrilotriacétique et le composant d) est un sel de cadmium soluble dans l'eau. 15 - Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que le composant a) est la glycine, le composant b) est un ester de l'acide borique du nonylphénol, le composant c) est l'acide nitrilotriacé- tique et le composant d) est un sel de zinc soluble dans l'eau.