La présente invention est relative à la purification d'une matte de nickel. Dans le traitement pyrométallurgique de concentrés de sulfure contenant du nickel, on grille le concentré et on le fait fondre pour obtenir une matte de four. Cette matte contient de 15 à 45 % de fer et est transformée par l'addition d'un flux siliceux qui sert à oxyder et à mettre le fer sous forme de laitier en une matte affinée qui contient habituellement 0,8 % de fer, 0,8 % de cobalt et 0,05 96 de plomb ainsi que tout le cuivre qui peut se trouver dans la matte de four, Même ces teneurs en fer, cobalt et plomb sont trop élevées pour de nombreuses utilisations et il est très désirable de les abaisser encore dans la matte pluttt qu'à un stade ultérieur du processus d'affinage du nickel. On a utilisé divers procédés pyrométallurgiques pour enlever le cobalt et le fer des produits intermédiaires de l'affinage du nickel par oxydation sélective. Dans l'un de ces procédés, un laitier d'oxyde consistant principalement en oxydes de fer et de cobalt, est utilisé pour affiner la matte contenant du nickel. Le laitier est formé in situ par oxydation préférentielle des constituants les plus oxydables de la matte entre 1100 et 12000C et est ensuite jeté. L'inconvénient de ce procédé est que le laitier jeté est riche en cobalt élémentaire de valeur et contient également une quantité importante de nickel et ces teneurs en cobalt et en nickel ne peuvent pas être récupérées d'une manière économique. Dans un autre procédé antérieur, on fait réagir un laitier contenant des oxydes de nickel, des oxydes de métaux moins nobles que le nickel, de la silice et de la chaux, sur un bain fondu contenant du nickel métallique et des éléments d'impureté. Ces éléments d'impureté sont de préférence oxydés, transférés à un autre endroit du récipient de réaction, réduits et enlevés, Par nécessité, ce procédé fonctionne à une température supérieure à la température de fusion du nickel, c'est-à-dire au-dessus de 14550C, et une température si élevée endommage les réfractaires et entrasse des coûts élevés de combustion. L'invention vise un procédé qui peut être mis en oeuvre à une température plus basse et moins corrosive vis-à-vis des réfractaires et sépare le cobalt sous une forme récupérable. Suivant l'invention, on oxyde sélectivement une matte impure de nickel contenant à titre d'impureté un métal qui forme un oxyde plus stable que le nickel, pour transformer l'impureté en son oxyde, tandis que la masse est en contact avec un mélange de laitier contenant un oxyde de métal alcalin, de la silice et de l'oxyde de bore entre 650 et 13500C. L'oxyde du métal d'impureté se dissout dans le mélange de laitier qu'on sépare ensuite de la matte et que l'on réduit pour transformer le métal d'impureté en une forme sous laquelle il peut être séparé du mélange de laitier. Celui-ci contient de l'alumine ou un oxyde de métal alcalino-terreux ou les deux à la fois, et sa composition doit être telle que-sont point de fusion soit égal ou de préférence supérieur d'au moins 500C au point de fusion de la matte de nickel. La limite supérieure de 13500C est fixée par le besoin d'éviter une attaque corrosive des réfractaires utilisés dans le réacteur et en pratique le point de fusion du laitier, et donc la température de fonctionnement, nta pas besoin d'excéder 9500C, ce qui conduit à des économies considérables de combustibles et à une longévité plus grande du réfractaire.Un mélange de laitier utile peut contenir de 10 à 50 y d'oxydes de métaux alcalins (par exemple Na20, K20), de 5 à 50 % de dioxyde de silicium (SiO2), de 20 à 40 %0 d'oxyde de bore (B203), de O à 15 % d'alumine (Al2 03), et de O à 20 % d'un oxyde de métal alcalino-terreux (par exemple CaO, BaO). Un mélange de laitier préféré contient de 20 à 25 5' d'oxyde de sodium, de 20 à 35 /0 d'oxyde de bore et de 10 à 45 5' de dioxyde de silicium.Le laitier préféré peut être préparé par fusion et addition d'un mélange approprié de carbonate de sodium (Na2C03), de borax (Na2B407,10 H20) et de silice (Sio2) à la masse fondue. L'invention est surtout utile pour enlever le cobalt et le fer qui se trouvent à titre d'impuretés dans une matte de nickel, mais il s'est révélé d'une manière surprenante que la teneur en plomb des mattes de nickel était également diminuée pendant l'oxydation sélective bien que les données thermo-dynamiques prévoient que le plomb ne doit pas autre enlevé puisque celui-ci a une affinité moindre pour l'oxygène que le nickel. Bien que la raison n'en soit pas complètement élucidée, on pense qu'un peu d'oxyde de plomb se forme pendant l'oxydation sélective de la matte et entre dans le mélange de laitier pour en être enlevé ensuite pour partie par évaporation. Ceci fournit une force d'en traitement pour l'oxydation de davantage de plomb de la matte de nickel impure. L'oxydation sélective de la matte de nickel peut être effectuée de diverses façons. Une d'entre elles consiste à ajouter une quantité réglée d'oxyde de nickel au mélange de laitier. A l'interface du laitier de la matte de nickel, l'oxyde de nickel du laitier régit sur les sulfures de métaux qui ont une affinité plus grande pour l'oxygène que le nickel, en donnant de l'oxy- gène à ces métaux pour former des oxydes qui se dissolvent ensuite dans la couche de laitier. Un autre moyen consiste à introduire un gaz contenant de l'oxygène, par exemple de l'air, par une lance ou des tuyères sous la surface de la matte de nickel Ceci conduit partiellement à la formation directe d'oxydes des éléments ayant une af finité plus grande pour l'oxygène que le nickel, et également àla formation d'oxyde de nickel qui, à son tour, réagit également sur les sulfures de métaux ayant une affinité plus grande pour l'oxygène que le nickel. Le laitier forme avantageusement une couche au-dessus de la matte fondue, de sorte que les oxydes des impuretés s'élèvent et sont dissous dans le laitier. En pratique, il vaut mieux effectuer l'oxydation en continu, le mélange de laitier étant en contact continu avec la matte de nickel et s'écoulant à contrecourant de celle-ci, par exemple en chargeant un laitier propre et en enlevant une matte purifiée à une extrémité du réacteur, tandis que l'on enlève le laitier chargé et on charge la matte impure à l'autre extrémité. Ceci à plusieurs avantages. Non seulement cela fournit un contact maximum du mélange de laitier de la matte, améliorant ainsi la vitesse à laquelle les oxydes-d'impureté sont enlevés de la matte de nickel et le degré de purification, mais cela fournit également une production augmentée, des pertes de chaleur moindres et un traitement plus efficace des substances. Dans le procédé continu préféré, on règle le degré de purification par les vitesses de traitement et d'oxydation du lai tier et de la matte de nickel. On peut effectuer plusieurs traitements de nettoyage du laitier et le réutiliser avec le même lot de matte de nickel, ou le mettre en contact plusieurs fois avec le méme lot de matte de nickel sans stade de nettoyage intermédia ire. Bien que l'on préfère opérer en continu, on peut effectuer le procédé en association avec une opération de convertissage classique dans un convertisseur Bessemer classique, ou un convertisseur rotatif à insufflation par le haut. Le convertissage classique est arrêté quand la matte contient environ 5% de fer au lieu du 0,8 5' qui est classique, et on enlève le laitier de silicate de fer pour le remplacer par le mélange de laitier suivant l'invention. On effectue ensuite l'oxydation sélective de la matte en introduisant un gaz contenant de l'oxygène par des tuyères immergées ou par des lances issues du sommet, ou en ajoutant des oxydes de métaux tels que de l'oxyde de nickel.Pendant cette opération il s'est révélé environ 80 96 du cobalt peut être transféré de la matte au laitier, tandis que seulement 3 % environ du nickel subit ce transfert. En opposition à ceci, pendant un traitement d'affinage classique utilisant un laitier de silicate de fer, environ 30 5' du nickel serait transféré au laitier de manière à obtenir un enlèvement du cobalt à 80 % de la matte. De même, dans un convertisseur classique, il est difficile de préparer des mattes qui contiennent moins de 0,5 % de fer, tandis que, suivant l'invention, on peut obtenir des teneurs en fer inférieures à 0,1 5'. On peut également effectuer l'affinage en discontinu par additions multiples de laitiers propres avec oxydation et mise sous forme de laitier subséquent. Quelle que soit la manière dont on effectue l'affinage, on doit ensuite réduire le laitier chargé d'oxydes des métaux d'impuretés pour transformer ces oxydes en une forme sous laquelle ils peuvent être séparés du laitier. A cet effet, la couche de laitier est de préférence enlevée du récipient où elle a été en contact avec la matte de nickel impure, bien que, si on ledésire, on puisse enlever la matte purifiée en son entier du récipient d'oxydation et réduire le laitier dans ce récipient. On peut effectuer la réduction en continu ou bien on peut réunir des lots séparés de laitiers et les stocker, après refroidssement et broyage, pour un traitement ultérieur. Un procédé de réduction convenable consiste à envoyer par une lance de l'acide sulfhydrique sur le laitier d'oxyde fondu. Les sulfures des éléments d'impuretés métalliques, tels que le cobalt et le fer, se forment et tombent au bas du mélange du laitier en raison de leur plus grande densité. Le mélange de laitier purifié est ensuite séparé des sutures métalliques et peut être réutilisé pour traiter d'autres quantités de matte de ni ck,el. - On peut également réduire les oxydes en métaux par voie thermique à l'aide d'un combustible, tel que du charbon pulvérisé ou des hydrocarbures gazeux introduits dans le laitier d'oxyde. Les mataux élémentaires qui se séparent au fond de la couche de laitier, sont enlevés si on le désire pour un affinage supplémentaire. On peut utiliser des mélanges alternatifs de substances carbonées et de soufre ou un sulfure, par exemple la pyrrhotite, pour transformer en sulfure les oxydes des métaux d'impuretés. On peut également utiliser un élément réactif tel que l'aluminium pour réduire les oxydes métalliques en leur forme élémentaire. Néanmoins, ce type d'agent d'addition doit être choisi avec soin puisque les oxydes qui sont formés peuvent polluer le laitier d'oxyde avec le résultat éventuel d'une augmentation du point de fusion du laitier. Un autre élément utile à cet effet est le silicium. Comme la silice est l'un des consituants utilisés pour la v ulation du laitier d'oxyde, elle ne le polluera pas mais il est nécessaire d'ajuster la composition du laitier pour permettre une dilution par la silice. Un autre moyen pour purifier le laitier d'oxyde est la réduction électrolytique. Par ce procédé, les impuretés métalliques sont enlevées par revêtement sur une électrode convenable. On notera maintenant quelques exemple dont les numéros 1 à 5 illustrent le stade d'oxydation sélective, tandis que les numéros 6 et 7 sont des exemples de purification des laitiers chargés obtenus en vue leur réutilisation. Exemple 1 Une matte de nickel contenant 0,54 eS de cuivre, 69, 2% de nickel, 3,5 % de cobalt, 2,2 56 de fer et 21,9 56 de soufre est traitée à 8600C par un laitier d'oxydes qui contient 32 % de Na20, 35,5 5' de B203 et 32,5 % de SiO2 et qui est préparé à partir d'un mélange de carbonate de sodium, de borate de sodium et de silice.Le point de fusion de ce laitier est d'environ 6500C et il n'est pas corrosif aux matériaux réfractaires à base d'argile, de chrome magnésite jusqu'à environ 135O0C. La composition de matte utilisée est représentative d'une matte provenant d'un minerai latéritique dans lequel la conversion a été interrompue lorsque la teneur en fer atteint 2,2 % plutôt que lorsqu'elle atteint la teneur plus classique de 0,8 % et qui, en conséquence, contient également davantage de cobalt. On effectue le traitement en trois étapes pour simuler un écoulement à contrecourant de la matte et du laitier, le mélange étant envoyé à l'aide d'un courant d'oxygène à une vitesse de 100 ml-/ minute pendant 45 minutes à chaque stade. On introduit la matte à purifier au premier stade et le laitier propre au troisième. Les compositions initiales et finales des mattes et des laitiers, pour chaque stade, sont indiquées au tableau I, et mon- trent que la matte se purifie progressivement, à mesure qu'elle traverse les trois stades, tandis que les impuretés sont recueillies progressivement dans le laitier. La teneur en cuivre de la matte reste la même pendant les trois stades du traitement puifr que le cuivre a moins d'affinités pour l'oxygène que le nickel. Pendant le premier stade de fonctionnement, 57 56 du cobalt et 97,8 5' du fer sont enlevés. Au second stade, on enlève encore 35 56 du cobalt, et le rendement global pour l'enlèvement du cobalt pour les trois stades est de 99,6 56 et pour le fer de 99,556. Tableau I Affinage d'une matte de nickel par du laitier d'oxydes propre g. - 56Cu 56Ni 56Co %Fe Ss Stade I de matte à l'entrée 200 0,54 69,2 3,5 2,2 21,9 laitière à l'entrée 400 - 4,0 0,4 0,1 matte à la sortie 0,55 73,5 1,55 0,049 23,0 laitière à la sortie 0,008 3,88 1,15 1,02 Stade Il matte à l'entrée 150 0,55 73,5 1,55 0,049 23,0 laitière à l en- trée 300 - 2 0,02 matte à la sorite 0,54 74,0 0,33 0,01 23,4 laitière à la sorite O,Ot 2,79 0,65 0,071 Stade III matte à l'entrée 100 0,54 74,0 0,33 0,01 23,4 laitière à l'entrée 200 - - - - matte à la sorite 0,58 73,4 0,014 0,01 24,0 laitière à la sorite 0,01 2,3 0,13 0,05 - Exemple 2 Cet exemple montre l'oxydation et l'enlèvement progressif des éléments d'impureté d'une matte dans une couche de laitier d'oxydes en fonction du temps. On traite une matte de nickel contenant 74 % environ de nickel par un laitier d'oxyde ayant la même composition que l'exemple 1, en utilisant un rapport de laitier matte équipondéral et une température de réaction de 8400 C. On maintient le même laitier en contact avec la matte de nickel pendant deux heures sans purification intermédiaire tandis qu'on insufle de l'oxygène dans la matte à raison de 100 ml/min.On prélève des échantillons de la matte de nickel et de la couche de laitier d'oxyde toutes les 30 minutes et on les analyse chimiquement avec les résultats indiqués au tableau II. Comme à l'exemple 1, la teneur en cuivre de la matte reste la meme pendant les deux heures de contact, tandis que 78,9 5' du cobalt, 35,6 56 du plomb, 92,6 56 du fer passent progressivement dans le laitier. Tableau II Affinage d'une matte de nickel par contact prolongé avec un mélange de laitier. Pourcentage en poids Cu Ni Co Fe S Pb matte initiale 0,58 (74,27) 3,08 0,19 22,4 0,059 matte 30 min. 0,58 N.D. 1,96 0,026 22,0 0,050 laitier 30 min. 0,029 1,10 1,06 Q,31 0,012 matte 60 min. 0,58 N.D. 1,26 0,019 22,9 0,046 laitier 60 min. 0,015 2,05 1,55 0,26 0,016 matte 90 min. 0,59 N.D. 0,88 0,017 23,2 0,043 laitier 90 min. 0,019 3,35 1,90 0,26 0,019 matte 120 min. 0,60 N.D. 0,65 0,014 23,9 0,038 laitier 120 min.O,038 6,00 2,00 0,33 0,034 (-) = par différence N.D. = non déterminé Exemple 3 Dans cet exemple on utilise des températures plus élevées. 6 kg d'une matte de nickel synthétique contenant 0,50 56 de cuivre, 71,8 5' de nickel, 1,51 5' de cobalt, 0,32 56 de fer et 26,7 % de soufre sont traités par 3 kg d'un laitier préparé à partir d'un mélange de carbonate de sodium, de borate de sodium et de silice ayant la composition suivante : 34 % de Na20, 23 56 de B203 et 43 % de SiO2. On continue le traitement pendant 5 heures entre 800 et 9510C, de l'oxygène étant insuflé dans la matte à raison de 2,5 1/min. Les résultats du tableau III montrent que pendant le traitement la teneur en cuivre de la matte reste essentiellement inchangée et qu'il n'y a pas de prise de cuivre par le mélange de laitier. La teneur en cobalt de la matte est diminuée de 76 56 et celle en fer de 97 %, tandis que la teneur en nickel du mélange de laitier augmente seulement de 3,84 56 pendant les 5 heures d'oxydation. Tableau III Affinage d'une matte de nickel par contact prolongé avec un mélange de laitier. Durée Trip. comPosition de la matte % Composition du laitier % hr. C Cu Ni Co Fe S Ou Ni Co Fe 0 800 0,50 71,8 1,51 0,32 26,7 0 0 0 0 2 800 72,2 0,35 0,09 27,7 0,005 2,98 1,33 0,54 3 840 72,6 0,45 0,06 27,5 3,07 1,53 0,58 4 920 73,0 0,44 0,09 26,6 3,64 1,95 0,67 5 950 0,54 73,4 0,36 0,01 27,9 3,84 2,t3 0,65 Exemple IV Ceci est un exemple d'une matte de nickel et de cuivre. On utilise 80 g. d'une portion de laitier contenant 33 56 de Na2O, 23 56 de B203 et 44 56 de SiO2 pour traiter 400 g. d'une matte de cuivre et de nickel contenant 27,7 56 de cuivre, 47,8 56 de nickel, 0,71 56 de cobalt, 0,94 56 de fer, 22,4 % de soufre et 0,052 % de pomb pendant une heure à température de 950 C.On introduit de l'air dans la matte à l'aide d'une lance à raison de 0,1 ljmin. Les résultats du tableau IV montrent que 59 56 du cobalt, 87 56 du fer et 54 56 du plomb sont enlevés de la matte tandis que le mélange de laitier n'absorbe seulement que 3,0 % de nickel. Tableau IV Affinage d'une matte nickel-cuivre Composition de la matte en 56 Composition du laitier 56 Cu Ni Co Fe S Pb Cu Ni Co Fe Pb Initial 27,7 47,8 0,71 0,94 22,4 0,052 O 0 0 O 0 Final 27,7 46,9 0,29 0,12 23,0 0,024 0 3,0 1,8 4,2 0,048 Exemple 5 Ceci est un exemple de l'utilisation d'oxyde de nickel dis sous dans le laitier d'oxyde à titre d'oxydant.Les résultats du tableau V montrent que quand on met un laitier d'oxyde contenant 3,38 % de nickel en contact avec une matte de nickel fondu pendant 45 minutes à 8500C en utilisant un rapport de laitier à matte de 2:1, la teneur en nickel du laitier s'abaisse tandis que la teneur en cobalt du laitier augmente de 1,15 56 à 1,8 56 et que cette teneur en fer augmente de 1,02 56 à 2,06 56. Tableau V Oxydation d'une matte de nickel par addition d'oxyde de nickel au laitier d'oxyde. Poids Cu Ni Co Fe S matte à l'entrée 0,54 69,2 3,5 2,22 21,9 laitier à l'entrée 0,008 3,38 1,15 1,02 matte à la sortie 0,55 74,1 2,23 0,07 22,4 laitier à la sorte 0,009 2,13 1,80 2,06 Exemple 6 Ceci est un exemple de l'utilisation de l'acide sulfhydrique pour enlever un oxyde métallique d'un laitier d'oxyde non métallique. On chauffe à 9000C une charge de 330 g. d'un laitier d'oxyde contenant 24,6 % de-Na20, 10,0 % de SiO2, 35,4 56 de B203, 10 56 de Al2O3 et le solde étant des oxydes métalliques en les proportions indiques à la première ligne du tableau VI, et on introduit de l'acide sulfhydrique dans cette charge à raison de 100 ml/min.L'analyse d'échantillons du laitier effectue cha- que heure pendant le traitement, montre une baisse progressive des teneurs en nickel, cobalt et fer jusqu'à ce que, après six heures de traitement, la teneur en nickel soit abaissée de 96,9%, celle en cobalt de 96,2 % et celle en fer de 72,5 56. Le laitier d'oxyde final est suffisamment propre pour cotre utilisé en vue de traiter une autre matte de nickel impure.Un échantillon de 25 g. des sulfures recueillis du laitier d'oxyde nettoyé, contient 31,3 56 de soufre, 45,0 56 de nickel, 14 56 de cobalt et 0,041 56 de fer, les teneurs en nickel et en cobalt pouvant autre facilementrécupérées de cet échantillon par des techniques classiques. Tableau VI Réduction d'une couche de laitier d'oxyde pour enlever des oxydes métalliques. Durée, (hr) Cu 56 Ni 56 Co 56 Fe 56 0 0,016 3,60 0,99 0,20 1 0,0075 0,59 0,58 0,21 2 0,012 0,056 0,084 0,13 3 0,012 0,24 0,067 0,24 4 0,016 0,71 -0,20 0,14 5 0,035 0,25 0,070 0,081 6 0,004 0,11 0,038 0,055 Exemple 7 Ceci est un exemple de trois traitements carbothermiques de mélanges de laitier qui ont été utilisés pour la purification d'une matte de nickel. Dans le traitement A, on ajoute 2,9 56 en poids de charbon à 200 g. de laitier à 15000C. Dans le taitement B, on ajoute 3 56 de charbon et 6 56 de soufre à 200 g. du laitier utilisé.On maintient la charge à 12000C pendant une heure dans un creus et en magnésie. Dans le traitement C, on ajoute 3 56 de charbon et 12,3 56 de pyrrhotite (FeS) à 200 g. du laitier utilisé et on maintient le mélange à 12000C pendant une heure. Les trois laitiers nettoyés conviennent pour être utilisés à l'affinage d'une matte, tandis que les mattes séparées des laitiers, après les trois traitements conviennent pour des opérations d'affinage subséquentes en vue de récupérer les teneurs en nickel et en cobalt. Les analyses sont indiquées au tableau VII. Tableau VII Nettoyage d'un mélange de laitier Traite- Idenment tifié Cu% Ni% Co% Fe% S% SiO2% NaO% B2O3% laitier utilisé 0,08 5,41 1.94 0,58 2,8 21,3 24,5 A métal 1,0 66,0 27 5,4 laitier nettoyé 0,01 0,28 0,1 0,18 5,9 25,7 29,6 B sulfure 0,8 50,5 13,5 2,3 32,9 laitier nettoyé 0,004 0,40 0,38 0,50 0,59 39,8 25.1 28.9 C sulfure 1,4 7,1 9,2 21,1 31, laitier nettoyé 0,045 0,75 0,69 9,41 1,15 38,2 21,6 24,8 REVENDICATIONS 1. Procédé pour enlever d'une matte de nickel impure une impureté métallique ayant une affinité pour ltoxygène plus grande que le nickel, caractérisé en ce qu'il consiste à oxyder sélectivement la matte de nickel impure d'une manière suffisante pour transformer l'impureté en une forme d'oxyde métallique, alors que la matte est en contact avec un mélange de laitier contenant un oxyde de métal alcalin, de la silice et de l'oxyde de bore, avc ou sans alumine, un oxyde de métal alcalino-terreux ou ces deux types d'oxydes, entre 650 et 1350vu, à dissoudre l'oxyde métallique dans le mélange de laitier, à faire cesser le contact du mélange de laitier contenant l'oxyde métallique et de la matte de nickel purifiée, à réduire le mélange de laitier pour transformer l'oxyde métallique en une forme séparable du métal d'impureté, et à enlever la forme séparable de l'impureté et du mélange de laitier. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'impureté métallique est le cobalt ou le fer. 3. Procédé suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il est appliqué à une matte qui contient également du plomb comme impureté. 4. Procédé en continu suivant l'une des revendications pré cédenX3, caractérisé en ce que le mélange de laitier et la matte de nickel s'écoulent à contre-courant. 5. Procédé suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le mélange de laitier contient en poids de 10 à 50 56 de métal alcalin, de 20 à 40 56 d'oxyde de bore, de O à 15 56 d'alumine"et de O à 20 56 de métal alcalin, le solde, à raison de 5 à 50 56 étant essentiellement de la silice, la composition du mélange de laitier étant telle qu'il fond au-dessus de 6500C et n'est pas corrosif vis-à-vis d'un réfractaire utilisé dans le procédé jusqu'à 13500C. 6. Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le mélange de laitier contient de 20 à 35 56 d'oxyde de sodium et de 20 à 35 56 d'oxyde de bore, le solde, à raison de 10 à 45 56 étant essentiellement de la silice. 7. Procédé suivant l'une des revendications précédenXs, caractérisé en ce que la matte de nickel impure et le mélange de laitier sont maintenus en-dessous de 9500 C. 8. Procédé suivant l'une des revendications précéden\s, caractérisé en ce qu'il consiste à insufler du gaz contenant de l'oxygène dans la matte de nickel impure pour oxyder l'impureté. 9. Procédé suivant la revendication 8, caractérisé en ce que le gaz contenant de l'oxygène est l'air. 10. Procédé suivant l'une des revendications I à 7, caractérisé en ce qu'il consiste à ajouter de l'oxyde de nickel au mélange de laitier pour oxyder la matte de nickel impure. 11. Procédé suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il consiste à réduire le mélange de laitier contenant un oxyde métallique carbothermiquement pour transformer l'oxyde métallique en métal. 12. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il consiste à traiter le mélange de laitier contenant de l'oxyde métallique par de l'acide sulfhydrique pour transformer l'oxyde métallique en sulfure. 13. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il consiste à réduire le mélange de laitier contenant de l'oxyde métallique par un mélange de matière carbonée et de soufre ou de sulfure de métal pour transformer l'o- xyde métallique en un mélange de métal et de sulfure métallique. 14. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il consiste à réduire le mélange de laitier contenant l'oxyde métallique par l'aluminium pour transformer cet oxyde métallique en métal. 15. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il consiste à réduire l'oxyde métallique du mélange de laitier par voie électrolytique en métal. 16. Procédé suivant lune des revendications précédentes, caractérisé en ce que le mélange de laitier purifié est réutilisé, après séparation de l'impureté métallique, pour traiter d'autres quantités de matte impure.