Produire plus dans un minimum de temps et aux moindres frais ne peut être le fait du hasard. Les vaches laitières n'échappent pas à la règle et ont des besoins alimentaires qu'il faut impérativement couvrir par un régime approprié: d'où les notions de rations équilibrées d'entretien puis de production conditionnant un meilleur rendement tout en conservant le bon état sanitaire du troupeau. Malheureusement, les solutions employées par la plupart des éleveurs pour équilibrer les rations de leurs vaches laitières relèvent surtout de pratiques empiriques, lesquelles trop souvent conduisent au contraire du but recherché en provoquant des insuffisances, voire même des carences ou encore des gaspillages coûteux en certains éléments. Pourtant, dans ce domaine des sciences agronomiques et notamment sous l'impulsion de l'école française de Mr. le Professeur LEROY, Institut National Agronomique Paris, de très importantes études précises ont été réalisées. Celles-ci, conclusions de travaux de laboratoires et d'appli- cations expérimentales n'ont pu jusqu'alors faire l'objet d'une diffusion suffisante par des moyens pratiques acceptables permettant une vulgarisation efficace jusqu'au niveau de l'utilisateur en culture.En effet, le calcul des besoins des vaches laitières lié à la fois à l'ge, au gabarit, à l'état de gestation et au poids de l'animal, nécessitait un nombre important d'opérations en se référant à des tables codifiées sous forme de tableaux complexes ou difficilement lisibles sur le terrain. De même, le calcul des rations de base impliquait des opérations multiples en fonction du poids de chaque aliment dit "grossier" produit à la ferme. Enfin, assez récemment encore les aliments composés du commerce eux mêmes, comportaient peu ou prou de normes adaptées à ces données bibliographiques (Elevage rationnel des animaux - Alimentation - Hachette).En conséquence de cette technicité fondamentale rebutante pour certains, la plupart des troupeaux laitiers hovins restaient d'une rentabilité difficultueuse, face aussi à une conjoncture économique par ailleurs de plus en plus serrée. Pour remédier partiellement à ces difficultés, quelques essais de présentation de méthodes beaucoup trop clarifiées ou de moyens exagérément simplistes, notamment un jeu d'abaques aux fins plus publicitaires que réalistes, ont été voués à l'échec de par les solutions fantaisistes, incomplètes et donc inutilisables qui étaient engendrées. Donc, les calculs amenant au rationnement individuel optimum d'une vache laitière, ne peuvent pour autant être trop simplifiés sans risques d'imprécisions :préjudiciables ; aussi La présente invention a pour objet un dispositif manuel qui permet aisément d'équilibrer les besoins nutritifs des vaches laitières en simplifiant les recherches, facilitant les calculs et en précisant les apports du rationnement individuel journalier. Le dispositif selon l'invention comporte trois parties distinctes, composées elles-mêmes d'éléments différents. Deux de ces parties restent solidaires entre elles et ont une action dynamique par opposition à la troisième, dont le rôle est statique. Les deux parties solidaires en leur centre grâce à un axe commun, mais opposées dos à dos, sont caractérisées chacune par une série de disques concentriques convenablement superposés et supportant des tables circulaires de données chiffrées. Chaque batterie ainsi obtenue se distingue l'une de l'autre par leur face extérieure de mêmes dimensions mais de conceptions quelque peu différentes. L'une de ces batteries, la première dans l'ordre d'utilisation, comporte les éléments nécessaires à la détermination des besoins nutritifs selon les critères d'entretien, croissance, gestation et production laitière. Ceux-ci sont codifiés avec les unités de mesure légales francaises d'une part et d'autre part d'après les normes et symboles spécifiques d'unité fourragères (U.F.) exprimées en unités, d'équivalents protéiques (E.P.) en grammes, de calcium (Ca) en grammes, de phosphore (P.) en grammes, de coefficient d'encombrement optimum (C.E.O) en unités, de taux Butyreux (T.B.) en grammes, et de matière sèche (M.S.) exprimée en KO. Différentes lumières effectuées sur certains disques permettent en s intercalant judicieusement, la lecture de ces données chiffrées, qui apparaissent au travers des ouvertures de la première face rendue immobile et en regard des repères qui y sont imprimés pour chaque critère. Les variantes des valeurs sont recherchées en faisant pivoter tour à tour les disques sous-jacents au moyen dtindexwexterieurs solidaires à ceux-ci. Une fois mises en place en fonction des coordonnées imposées par le problème à résoudre, toutes les valeurs propres à chaque critère, additionnées entre elles, représentent les besoins totaux à couvrir par la ration journalière idéale. L'autre batterie de disques, la deuxième dans l'ordre d'utilisation, est basée sur le même principe que la première, mais diffère en ce qu'elle ne comprend qu'une lumière par disque. Les valeurs codifiées selon les mêmes normes et additionnées ou soustraites ou comparées entre elles, se rapportent ici aux principaux aliments utilisés, lesquels sont ventilés en produits fermiers, industriels, et sous produits industriels ; cette série de disques comporte donc aussi sous forme de tableaux circulaires tous les éléments nécessaires à la détermination des valeurs de la ration de base, puis aux calculs des recherches de corrections à effectuer quasi systématiquement afin d'obtenir ensuite l'équili- bre de cette même ration par repérage d'un aliment complet ad hoc du commerce. Toujours grâce à cette deuxième batterie, on controlera à tous les postes, qualitativement, quantitativement, les résultats obtenus ainsi que l'importance du coefficient d'encombrement de la ration équilibrée. Eventuellement on retouchera aussi l'équilibre du rapport Calcium/Phosphore. Enfin, on déterminera les possibilités supplémentaires d'augmentation de la production laitière par la lecture de l'estimation approchée d'un autre apport d'aliment spécial du commerce. La troisième partie, dite statique, du dispositif considéré est caractérisée par une grille particulièrement ajourée que l'on appose sur une feuille de papier vierge en vue de constituer un guide de toutes les opérations à effectuer pour chaque équilibrage de ration. A cet effet,sur les parties pleines de cette grille sont portées d'une part, les questions du problème à résoudre et pour lesquelles il faut inscrire les réponses dans les cases ajourées correspondantes et d'autre part les différentes phases chronologiques du développement menant à la solution comme énoncé ci-dessus. A ces stades successifs correspondent de nouvelles cases ajourées, alignes verticalement et horizontalement permettant ainsi d'y reporter en les disposant correctement pour les calculs, les valeurs annoncées lors des recherches effectuées dans les batteries. Les dessins annexés en IV planches illustrent à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation du dispositif conforme à la présente invention et dans lesquelles La figure I représente une vue en plan de la face extérieure (a) de la batterie de sept disques sous-jacents. Tous les disques sont en carton de 500 grs/M2 coloriés et glacés sur le recto pour faciliter le glissement. Les trous d'axe doivent être rigoureusement centrés et ont tous le même diamètre assez large de 0,5 cm. afin de limiter l'usure par rotation. Le pivot (I) de 0,5 cm. de diamètre est commun à tous les disques et traverse donc de part en part l'ensemble du dispositif, grâce à une longueur de I,3 cm. légèrement débordante. Les extrémités portent chacune une tête vissée, plate (2) de Icm. de diamètre afin de maintenir les disques pressés, en place. Cette face extérieure a un diamètre de 25 cm. et porte à sa partie supérieure une patte solidaire extérieure de fixation (3) venue d'une même découpe très précise. Les côtés de cette patte ont 5,5 cm. et sont le prolongement d'un angle au centre de I5 degrés dont le côté gauche, conventionnellement, sert de rayon (4) de référence pour situer toutes les lumières dans les deux batteries.Pour plus de commodité on a déterminé une fois pour toute que tous les disques sous-jacents compor teraient chacun 72 portions égales de cercle, en l'occurence des portions de disque, correspondant à l'interval compris entre deux rayons divisionnaires formant un angle au centre de 5 degrés (5). De plus, de ce même centre (I) pour chaque disque sous-jacent de 25 cm. de diamètre, deux cercles concentriques de 5 et II,5 cm. de rayon, délimitent la surface totale du tableau circulaire comportant côte à côte les 72 portions de disque. La figure I fait ressortir aussi que cette face est divisée en quatre parties réparties diamétralement opposées autour d'un cercle central (6).Trois de ces dernières représentent les valeurs des besoins de production de lait, dénommées valeurs A et portent chacune une lumière identique (7.8.9.) correspondant à une ouverture de trois portions de disque sous-jacent. En marge de ces lumières et à leur gauche se trouve une échelle graduée de litrage de lait représentant les fourchettes de I à IO litres (IO) puis II à 20 litres (II) et 21 à 30 litres (I2), tandis qu'à leur droite, trois colonnes radiales fixes, surmontées de sigles des valeurs représentées Ca, P, C.E., (I3), font suite aux valeurs mobiles qui apparaissent dans la fenêtre sur les disques sous-jacents et sous les symboles TB, UF, EP, (I4).A remarquer que les compartiments T.B. sont coloriés en bleu ou hachurés sur la figure I, afin de servir de repère par simple alignement vertical de la portion bleue ou hachurée du disque sous-jacent et relative aussi aux valeurs des T.B. Systématiquement, toutes les autres valeurs sont placées pour leur report éventuel, sous réserve que leur lecture se fasse sur le disque dont la couleur de fond correspond à celle du cadre environnant les lumières (7.8.9.) respectivement vert, jaune, rose. Un mélange de couleurs signale une erreur de manipulàtion, laquelle entraine une incompatibilité des valeurs. Du tableau qui fait suite, ressort un extrait des valeurs mobiles A de l'un des trois disques qui s'y rapportent.On remarquera que les portions de disques (ici rectangulaires) relatives aux T.B., se renouvellent toutes les trois colonnes radiales, du fait que les autres valeurs sont constantes et imprimées sur la face (a). LAIT g U.F. E.P. II 27,5 3,4 660 25 3,2 660 9 3,I 660 I2 27,5 3,7 720 25 3,5 720 , 3,4 720 I3 74,0 780 25 3,8 780 Y 3,6 780 /!i// I4 27,5 4,3 840 25 4,I 840 22,5 3,9 84020 I5 /i 27,5 4,6 900 su 25 4,4 900 ss 22,5 4,2 900 I6 ex 4,9 960 25 4,7 960 , 4,5 960 / I7 27,5 5,2 I020 / 25 5 I020 22,5 4,8 I020 I8 ss 27,5 5,5 I080 25 5,3 I080 22,5 5,1 1080 20 19 /, 5,9 II40 25 5,6 II40 , 5,5 1140 20 2 tt 6,2 I200 íii 5,9 1200 5,6 1200 Toujours sur la figure I, la quatrième partie se rapporte, sous la dénomination B, aux valeurs des besoins d'entretien, de croissance et de gestation. Une lumière (I5) correspondant à la surface de cinq portions radiales de disques sous-jacents, présente de droite et de gauche les dénominations repérables (I6.I7) de ces besoins alors que la partie circulaire inférieure (I8) porte les sigles des valeurs intéressantes. Mais ici, par rapport en A, le compartiment du C.E. est supprimé, tandis que celui des T.B. devenant celui des différents poids possibles des vaches sous l'abréviation K présente un même coloriage bleu de repérage.Le tableau ci-dessous illustre le cas d'une vache pesant 600 K agée de 4 ans et pleine depuis 5 mois ; on a MB Temps de gestation ~ 5 0,40 0 30 27 o Grande taille 4 0s30 0 4 3 Age/ an petite taille O 0 0 0 0 Poids de la vache m 4,40 300 30 I8 K U.F. E.P. Ca. P. Les lumières de la face (a) se trouvent respectivement comprises, par rapport aux disques sous-jacents et en comptant dans le sens des aiguilles d'une montre à partir du rayon (4), entre celui-ci et la 4" portion de disque pour (8) ; entre la I70 et 2I portion pour (9) ; entre la 35 et 4IO portion pour (15) et entre la 53" et 570 portion pour (7) . Enfin, cette même face (a) présente aussi un deuxième trou d'axe (I9) de 0,5 cm. de diamètre, permettant sa fixation non définitive à l'ensemble du dispositif par le moyen d'un autre pivot à tetes plates (20), identique au premier décrit.L'axe de cet orifice (I9) se situe à I7 cm. de l'axe central en passant par le milieu longitudinal de la patte de fixation selon (x.x.). La figure 2 montre une coupe du dispositif selon x x et présente ainsi l'ordre de montage des deux batteries de disques séparées dos à dos par une plaque de renfort (21) en carton de 0,2 cm. d'épaisseur, dont le débordement périphérique de I cm. dans sa plus faible dimension, donne une meilleure prise lors de la manipulation des index mobiles. Ceux-ci, pour chaque batterie, sont tous réunis bloqués temporairement à droite et à gauche des pattes de fixation, contre des épaisseurs (22) de carton collé, égales à celles de chaque série de disques superposés. Soit 0,4 cm. pour la face (a) avec les disques (b.c.d.e.f. g.h.) et 0,6 cm. pour la face (i) avec les disques (j.k.l.m.n.o.p.q.r.s.). Ces butées ainsi formées, épousent très justement les contours des pattes des faces extérieures (3 et 23) afin que les portions de disques sous-jacents restent entièrement apparentes au travers des différentes lumières lorsque les index de ces disques sont rendus à leur point haut de blocage. Etant donné que l'on ne doit se servir que d'un disque à la fois pour effectuer les recherches, il faut donc maintenir ensembles les autres index en rabattant les deux caches cartonnés et enveloppants (24.25) laissés mobiles autour du pivot (20). Les figures 3.4.5. présentent la serie des disques sous-jacents (b.c.d.) de 25 cm. de diamètre et relative aux valeurs des besoins de production laitière. Le disque (b) à fond jaune se rapporte à la fourchette des II à 20 litres. Son index extérieur (26) a I cm. de large et comme tous les autres index du dispositif, couvre une longueur égale à la largeur de trois portions de disque, ici, cet index prend place entre la 30 et la 7" portion prolongée en partant comme précédemment du rayon de référence (4). A remarquer, que tous les index possédent un évidement (27) facilitant l'accrochage digital. Ce disque (b) comporte quatre lumières (28.29.30.3I). La première est située entre la 30 et 70 portion de disque, toujours d'après le rayon (4). La deuxième lumière entre la I79 et 2IO portion. La troisième lumière entre la 350 et 4IO portion. La qua trième lumière entre la 50 et 570 portion.Les lumières (28.29.3I) s'ouvrent sur 3 portions de disque sous-jacents, tandis que la lumière (30) en intéresse cinq. Le disque (c) à fond vert, couvre la fourchette des valeurs comprises entre I à IO litres et son index a une largeur de 2 cm. pour pouvoir dépasser celui du disque (b) et offrir ainsi une prise. Les lumières (28.3I) du disque précédent sont ici supprimées ; (2Q.30) en (b) deviennent (32.33) en (c) et aux mêmes emplacements. Le disque (d) à fond rose ne comporte qu'une lumière (34) qui correspond exactement aux (30) et (33). L'index extérieur a maintenant 3 cm. de large et la fourchette des valeurs s'étage de 21 à 30 litres. A noter que le point haut de bloquage -des index des disques (b.c.d.) est à droite de la patte de fixation (3). Les figures 6.7.8.9. montrent dans l'ordre de montage et non d'utilisation la série des quatre disques sous-jacents apparaissant en (I5) et relative aux valeurs des besoins de gestation en (e) ; de l'âge, déterminé sous les rubriques "grande taille" en (f.) et"petite taille" en (g.) ; du poids de la vache en (h.). Ces disques, caractérisés par des diamètres de longueurs croissantes, de par leur superposition permettent la lecture des valeurs sur des tableaux ne comportant qu'une ligne circulaire chiffrée (34'.35.36.37.), aussi le disque (e) avec un diamètre de I5 cm. permet la lecture sur (f) diamètre I7,5 cm. sur (g) diamètre 20 cm. et enfin sur (h) diamètre 23 cm. Ces quatre disques portent, sur leur bord respectif, un index de 6 cm. de long et dont la largeur le situe dans le prolongement extérieur des 700, 7IO et 720 portions. La figure IO représente une vue partielle et en plan de la face extérieure (i) de la 20 batterie, limitée dans notre exemple à dix disques sous-jacents dont les diamètres ont tous 25 cm. Cette face est divisée inégalement en trois zones (38.39.40). La première (38) en haut est réservée à la recherche des valeurs des aliments au travers d'une lumière (41) formée par une ouverture radiale (42) correspondant dans ses dimensions et place, à la deuxième portion de disque sous-jacent toujours dénombrée à partir du rayon de référence (4) cette ouverture (42) est d'autre part étendue sans séparation, à l'interval compris entre deux arcs de circonférences inégales mais concentriques s 'ins- crivant dans un angle au centre de 20 degrés, afin de s'ouvrir en (43) sur quatre portions de disques sous-jacents.En marge latérale gauche (44) de cette lumière (41) l'échelle des mêmes symboles déjà vus dans la première batterie est complétée en haut par la désignation du produit qui doit apparaître sur un disque sous-jacent. Le nom est répété plusieurs fois selon sa longueur, dans le prolongement latéral droit (43) de l'ouverture créé à cet effet. Un contrôle ou une recherche accélérée peut s'effectuer aussi, en bas de l'échelle, par la lecture d'un même numéro d'identification pour un produit donné et qui réappa- rait évidemment sur toutes les portions de disques réservées aux valeurs différentes de ce même produit. Cette face (i) possède une patte de fixation (23) rigoureusement identique en tout point à (3). La 20 zonne (39) plus centrale, concerne la recherche de l'augmentation de production laitière par le moyen de deux voyants (45.46).Au centre de ceux-ci apparaissent successivement et en concordance, imprimés sur le disque sous-jacent (j) les résultats chiffrés du rapport qui existe entre l'apport éventuel en (45) d'une des 30 quantités dif férentes d'un aliment composé du commerce spécialement équilibré et la surproduction correspondante en (46) que l'on peut escompter avec l'équivalence unitaire d'un KO d'aliment special pour 2,5 litres de lait. Ce supplément de production est à imposer sur des rations de base et de simple production, pré a lablement équilibrées. La 30 zone (40) inférieure, par sa plus grande surface, permet la nomenclature de tous les aliments dont les valeurs sont portées sur les disques sous-jacents. La disposition divisionnaire radiale adoptée et codifiée selon des mêmes lettres de références se rapportant d'abord aux catégories de produits, puis à la désignation de ceux-ci, ensuite aux disques intéressés et enfin au numéro d'identification du produit, facilite par un simple coup d'oeil rapide, la recherche des valeurs considérées à faire apDarai- tre dans la lumière (41). Cette classification reprend d'ailleurs celle des tables d'alimentation animale que l'on retrouve dans tous les ouvrages du Professeur LEROY. Elle différencie comme énoncé plus haut les aliments dit "gros siers" poussant sur la ferme, des produits industriels tels que aliments composés complets, complémentaires, condiments minéraux, pour faire opposition aux sous-produits industriels généralement incomplets.De même que sur la face (a) les valeurs se décomposent en deux catégories A et B, sur cette face (i), C comprend toutes les valeurs des produits fermiers, ici au nombre non limitatif de 28, ainsi que les 6 sous-produits industriels les plus employés alors que D est réservé aux I5 aliments composés et autres. A noter que le premier classement en catégories A.B.C.D. permet de relever sans confusion possible les valeurs données, pour bien les replacer dans la grille de calcul lors des reports qui y sont demandés. Ainsi, sur la nomenclature, les betteraves danoises par exemple, se trouvent dans la catégorie des valeurs C, sous la classification "Racines et tubercules" disque (q) numéro d'identification 41. La figure II, montre une vue en plan du premier disque sous-jacent (j) caractérisé par une lumière (k') dont la forme géométrique et l'emplacement par rapport au rayon de référence (4) ne permettent de la juxtaposer avec la lumière (41) de la face (i) que sur trois côtés (47.48.49) seulement. En effet, le quatrieme côte est ici constitué par une diagonale (50) formant avec le côté opposé (47 un angle fermé de 43 degrés et avec le côté (49) un angle ouvert de I62 degrés. Le but de cette découpe en diagonale est d'éviter d'accrocher de front les autres arrêtes des disques plaqués immédiatement contre, en abordant celles-ci par le biais afin d'ouvrir progressivement le passage. L'index extérieur de I,2 cm. de large est compris entre les 30 et 70 portions prolongées de disque, référées en (4).Le tableau circulaire des valeurs est divisé ici en cinq panneaux de longueur d'arc variable selon chaque aliment représenté, ce qui ne modifie pas le nombre total de portions de disque par tableau. Cidessous, un exemple de deux fragments de panneaux succéssifs, prélevés sur (0) et illustrant leur présentation, laquelle normalement est imprimée selon une disposition radiale. Produit ORGE - ORGE - ORGE AVOINE - AVOINE K 3,5 4 4,5 5 5,5 6 0,5 I I,5 2 2,5 3 3,5 U.F. 3,5 4,0 4,5 5,0 5,5 6,0 0,4 0,8I,2 I,7 2,I 2,5 2,9 E.P. 2IO 240 270 300 330 360 40 79 II9 I58 I98 237 277 Ca. I,7 2,0 2,2 2,5 2,7 3,0 0,5 I I,5 2 2,5 3 3,5 P. I3,0 I5,0 I6,5 I8,5 20,5 22,0 2,0 3,6 5,5 7,0 9,0 II,O I3,0 C.E. 0,8 0,8 0,8 0,8 0,8 0,8 I,O I,O I,O I,O I,O I,O I,O M.S. 3,0 3,5 3,9 4,4 4,8 5,2 0,4 0,9 I,3 I,8 2,2 2,6 3,I NO 33 33 33 33 33 33 34 34 34 34 34 34 34 On remarquera sur ces fragments de panneaux refletant sensiblement la dis position de tous les tableaux de la deuxième batterie, l'apparition du sigle M.S. dont les valeurs permettront le contrôle du C.E.O. lors des calculs à effectuer dans la grille. Toujours sur la figure II, le cercle central (51) délimité par la circonférence de base du tableau circulaire, comporte et seulement sur ce disque (j) un autre tableau réduit à deux lignes circulaires concentriques chiffrées. (52. 53) respectivement de 3,5 et 4 cm. de rayon. Les valeurs qui y sont portees se rapportent aux voyants (45.46) de la face (i). Ceux-ci, seront donc confectionnés centrés sur ces deux lignes circulaires à une distance d'entre axes de 2 cm. prévue pour clarifier l'impression décalée des valeurs en (j). Le premier tableau fragmentaire ci-dessous montre ce décalage des valeurs telles qu'elles sont imprimées en (j), tandis que le deuxième fait état du rapport "aliment de surproduction/Litres de lait supplémentaires", tel qu'il apparait réellement avec l'exemple de ces mêmes valeurs, dans les voyants et en fonction des 30 solutions proposées par le dispositif. Ligne (52) X X X 0,0 0,4 0,8 I I,2 I,6 2 2,4 2,8 etc.. Ligne (53) 0,0 I 2 2,5 3 4 5 6 7 7,5 etc... Voyant (45) 0,0 0,4 0,8 I I,2 I,6 2 2,4 2,8 3 etc... Voyant (46) 0,0 I 2 2,5 3 4 5 6 7 7,5 etc... La figure I2 représente une vue du 20 disque (k) sous-jacent à la face (i), lequel est identique par ses formes aux autres disques (j.l.m.n.) caractérisés par les index extérieurs bloqués à droite de la patte de fixation (23). Seules, les largeurs des index augmentent progressivement pour commencer à I cm. comme déjà vu en (j) et terminer à 6 cm. en (n). La figure I3 montre une vue du premier disque sous-jacent (0) de la même deuxième batterie, mais appartenant à la série (o.p.q.r.s.) portant les index extérieurs bloqués à gauche de (23). D'où, mêmes caractéristiques géométriques et même progression des largeurs des index que précédemment, mais ceux-ci sont compris ici entre la 690 portion de disque et la première après un tour complet à compter du rayon de référence (4). A noter que le dernier disque (s) ne présente que la structure radiale du tableau circulaire, sans mention d'aucune valeur imorimee, afin que l'opérateur puisse éventuellement y inclure celles qui l'interessent plus spécialement pour ré sous dre des problèmes particuliers ; tel par exemple, l'utilisation d'une production régionale, voire locale, relevant de l'agriculture ou de l'industrie et qui n'offre pas suffisamment d'intérêt général pour être incorporée d'origine dans le dispositif. La figure I4 montre une vue en plan du développement géométrique d'un des deux caches (24 ou 25) similaires et rabattables, dont les formes fonctionnelles méritent attention. L'octogone obtenu EFGHIJKLMN, réalisé en bristol de 500 Grs/M2 peut se décomposer en sept autres polygones dont un rectangle et six triangles égaux deux à deux. Le rectangle GHLM de 6 cm. x I,2 cm. a ses cotés GM et HL qui servent d'arrêtes de pliage pour former la face escamotable de blocage des index. Les deux triangles rectangles égaux FGM et IHL ont 3 cm. de petit côté et 6,7 cm. d'hypoténuse ; les deux triangles quelconques égaux FMN et IKL dont les angles NFM et LIK font chacun 68 degrés, ont les côtés FN et IK qui font 6 cm. ; NM et KL ont 7 cm.Les deux triangles quelconques restants NEF et KJI ont des angles égaux EFN et KIJ de 38 degrés avec des côtés EF et IJ de 5 cm. tandis que EN et JK font 3,6 cm. Les points d'axes O.P. se trouvent respectivement à 5 cm. des droites GM et HL sur des perpendiculaires élevées, dont les pieds Q.R. forment des segments de droite QG et RH de I cm. chacun. Pour le montage, ces caches doivent avoir leurs joues pliées et rabattues l'une vers l'autre afin que les trous dtaxe se fassent vis à vis. Le tableau que l'on trouvera plus loin illustre la composition de la grille des calculs, à la différence près que les cases ajourées normalement prévues, sont ici remplacées par un simple marquage en pointillé, ce qui ne gêne en rien la compréhension du déroulement des opérations. Pour bien se servir de l'ensemble du dispositif objet de la présente invention il suffira simplement de respecter les instructions préscrites sur la grille ; on établira ainsi une fiche individuelle complète. Le problème étant d'abord posé dans les réponses au questionnaire de la partie supérieure de cette grille, on effectuera en premièrement les reports respectifs des totaux des valeurs B, puis des valeurs A. A noter que si la production dépasse 30 litres, il faudra décomposer l'opération en deux et additionner entre eux les éléments de même sigle. On obtiendra les totaux AB qui représenteront l'ensemble des besoins d'entretien, croissance, gestation et de production laitière, normalisés par la méthode des équivalents fourragers à laquelle il faudra se référer détails.Compte tenu de la ration habituellement distribuée à la ferme, on portera en deuxièmement les noms des aliments simples qui la composent, avec les quantités journalières ainsi que les numéro d'identification des produits relevés sur la nomenclature. Puis on recherchera effectivement leurs valeurs C dans la deuxième batterie de disques et on les rapportera successivement dans leur case correspondante pour les additionner et obtenir les totaux C représentant les sommes des valeurs de chaque élément que les vaches reçoivent. Ces sommes en troisièmement seront opposées à celles des besoins et l'on obtiendra ainsi une différence en plus ou en moins pour chaque résultat. Ces écarts pourront se FICHE INDIVIDUELLE D'EOUILIBRAGE DE RATION VACHE LAITIERE Nom : .......... Date actuelle : ............. Vache n : ............ Age : ans Dernier velage le : ......... Mois gestation : ..... Poids : K Dernier équilibrage le : Lot Lot n : ............. Dernière production annuelle (dix mois): .... T.B Moyenne jour IO Déterminations Reports à effectuer TB UF EP CEO Ca P finales des Totaux B xx .. .. xxx besoins à Valeurs A .. .. .. ... .. .. couvrir Totaux A + B .. .. .. ... .. .. 2 Calcul des N K Valeurs C MS UF EP CE Ca P apports de .. .. ............ .. la ration .. .. ............ .. de base .. .. ............ .. ~ .. ............ .. .. .. .. .. .. Totaux C .. .. .. xx xx 30 Recherche UF EP CE Ca P des A + B .. xx corrections Totaux C .. xx .. xx à effectuer Différence (+ou-)entre ABetC .. .. xx 40 MS UF EP CE Ca P Equilibrage avec (..) K d'aliment (..) = D = 50 Apport supplémentaire éventuel de minéraux Ca P 60 Contrôle C.E. de la ration MS UF EP CE Avec con équilibrée TOTALM.S.(C+D) .. .. .. .. diment TOTAL U.F. (C=D) N Grs. 70 Possibilité d'augmentation de la production laitiere jour nalière de .... litres avec un supplément de .... K d'ali ment spécial de surproduction. Total prévu : .... Litres par jour. traduire par un excès alimentaire qu'il faudra judicieusement réduire ou, comme c'est généralement le cas, par une insuffisance en un ou plusieurs éléments ; ce qui nous mènera en quatrièmement pour rechercher qualitativement et quantitativement dans les valeurs D un aliment composé complémentaire du commerce jusqu a ce que l'on couvre le plus justement possible toutes les déficiences totalisées en troisièmement. Afin d'aider éventuellement à cet équilibrage, lequel n'est pas toujours facile à réaliser pour le Ca et le P avec le seul apport d'un aliment complémentaire, riche par ailleurs, on comblera ces carences en cinquièmement de la grille par des valeurs D recher chées sur un disque réservé aux condiments minéraux.Une fois la ration parfaitement équilibrée par simples approches, on controlera son coefficient d'encom brement- en se référent à la notion de C.E. optimum (C.E.O.) de la ration jour nalière ingérée en fonction de la lactation. A noter que le C.E. de la ration envisagée, est la valeur numérique du rapport des matières sèches (M.S.) contenu dans cette ration par la valeur fourragère (U.F.) de cette dernière. On a MS = C.E., lequel ne doit pas, pour être acceptable, varier de plus ou moins UF 0,2 par rapport à son point optimum formulé sur la face des valeurs A. Ainsi, en sixièmement, il y aura lieu de diviser le total des MS. des colonnes correspondantes en C et D par le total des U.F. des autres colonnes correspondantes toujours en C et D. En fin de compte, si le C.E. de la ration proposée n'était pas compris dans les limites du C.E.O., il faudra faire varier la quantité d'un ou de plusieurs composants de la ration de base en deuxième ment de la grille, ou encore remplacer, à quantité égale ou non, un aliment grossier par un autre dont le C.E. sera différent. C'est en principe le disponible du stock au plancher de la ferme qui décide du choix entre ces deux der nières opérations. Enfin, la ration étant complètement équilibrée, il conviendra ensuite d'essayer d'augmenter la production laitière du moment si celle-ci est insuffisante en égard de l'état de santé de la vache, de sa race, de son format, de sa courbe de lactation déjà connue, sans pour autant vouloir faire produire des quantités fantaisistes. I1 suffira donc de reporter dans la grille en septièmement, la quantité d'aliment spécial de surproduction qui apparaitra dans le voyant supérieur de la face des valeurs C et D, lorsque l'on aura fait cadrer dans le voyant inférieur la quantité de lait supplémentaire escomptée. Toutes les fiches individuelles ainsi établies seront à conserver pour contrôler l'ef- ficacité des solutions adoptées antérieurement. L'invention du "dispositif manuel pour les calculs des équilibrages de rations des vaches laitières" s' étend donc au modèle décrit précédemment ainsi qu'à toutes ses variantes possibles, notamment celles concernant l'adaptation à d'autres normes. REVENDICATIONS I.- Dispositif manuel permettant aisément d'équilibrer les besoins nutritifs des vaches laitières en simplifiant les recherches, facilitant les calculs, précisant les apports du rationnement individuel journalier et caractérisé par un premier disque de couverture comprenant sur sa face extérieure un certain nombre d'ouvertures radiales laissant apparaître les tableaux des valeurs chif frées que portent d'autres disques sous-jacents, reliés par un axe central commun à l'ensemble du dispositif.En marge des lumières se trouvent d'une part les échelles graduées de différentes productions laitières avec les symboles des valeurs qui s'y rapportent et d'autre part les critères de base concernant les besoins d'entretien, de croissance et de gestation avec leurs sigles ; toutes ces normes étant codifiées selon la méthode des équivalents fourragers du Professeur LEROY de l'Institut National Agronomique de Paris. 2.- Dispositif selon la revendication I, caractérisé par le fait que les disques immédiatement sous-jacents constituant la première série relative aux valeurs de production de lait, ont les mêmes dimensions principales que celui de couvertures et portent en conséquence un nombre décroissant d'ouvertures radiales identiques, de façon à laisser visible aux travers de celles-ci, un des tableaux circulaires des valeurs d'une gamme de production donnée, alors que les autres disques non consultés restent fixes à un point d'arrêt commun. 3.- Dispositif selon la revendication I, caractérisé par le fait que les disques sous-jacents formant la deuxième série relative aux valeurs des critères concernant les besoins d'entretien, de croissance et de gestation, ne présentent pas de lumières radiales mais ont des diamètres différents de telle sorte que les tableaux circulaires concentriques, ici réduits à des marges périphériques, ne se superposent pas et restent apparents dans leur ouverture de couverture. 4.- Dispositif selon la revendication I, caractérisé par un deuxième disque de couverture opposé au premier et dont la face extérieure présente une importante ouverture radiale encadrée de tous les mêmes sigles de valeurs des critères considérés précédemment mais se rapportant ici aux normes des différentes catégories d'aliments de base et d'équilibrage, lesquelles apparaissent imprimées dans une seule série de disques sous-jacents, identiques de par leur lumière unique et leurs principales dimensions au disque de leur couverture. 5.- Dispositif selon les revendications I.2.3 et 4 caractérisé par le fait que tous les disques sous-jacents sont pourvus d'un index de repérage autorisant les manipulations circulaires ainsi que le point fixe nécessaire à la superposition des lumières des disques non consultés. Pour ce faire, ces index sont réunis et bloqués par des butées pivotantes, solidaires aux supports des couvertures mais escamotables à la demande.