la présente invention concerne d'une manière générale les crochets usuellement mis en oeuvre pour la pose d'éléments de couverture, en particulier d'ardoises, pour la réalisation ou la réfection d'une quelconque toiture ou d'un quelconque bardage. Elle vise plus particulièrement ceux de ces crochets qui sont à agrafer sur des liteaux. Ainsi qu'on le sait, un tel crochet comporte usuellement deux pinces ou agrafes, qui sont chacune respectivement disposées aux extrémités d'un jambage commun, et qui, situées dans un meme plan, s t étendent en directions opposées l'une par rapport à l'autre vis-à-vis dudit jambage, à savoir une première pince, dite ici par commodité pince de tête, qui est destinée à permettre l'engagement du crochet sur un liteau, et une deuxième pince, dite ici par commodité pince de pied, qui est destinée à permettre l'engagement sur le crochet dtun élément de couverture à fixer audit liteau. En pratique, la pince de tete comporte, en bout d'un premier brin sensiblement en équerre par rapport au jambage, un deuxième brin, dit ici par commodité brin d'appui, présentant, pour contact avec le liteau à pincer, sur la surface inférieure de celui-ci, une zone d'action globalement arrondie. Dans les crochets de ce type connus à ce jour, qui sont usuellement en fil rond métallique convenablement conformé, le brin d'appui s'étend globalement en oblique par rapport au jambage associé, en continuité avec l'aile correspondante de sa zone d'action arrondie. Une telle disposition est en effet à ce jour communément jugée nécessaire pour que la pince ainsi constituée présente l'élasticité suffisante pour lui permettre d'absorber les éventuelles tolérances d'épaisseur du liteau et/ou de l'ardoise à fixer0 De tels crochets ont donné et peuvent encore donner satisfaction. Ils présentent cependant des inconvénients, qui sont les suivants. out d'abord, à l'expérience, il apparaît que, si une ardoise ainsi fixée par un tel crochet est l'objet d'une quelconque action de soulèvement par rapport au liteau auquel elle est assujettie, par exemple sous les effets du vent, le crochet qui la fixe à ce liteau perd rapidement de son élasticité si une telle action de soulèvement est répé tée. Autrement dit, avec les crochets du genre concerné connus à ce jour, il n'est pas rare d'observer des soulèvements plus ou moins accentués des ardoises qu'ils fixent, au détriment tant de la bonne tenue de ces ardoises, que de la planéité et/ou de l'étanchéité de la couverture à la constitution de laquelle elles participent. Il faut alors, en pratique, procéder à la dépose de ces ardoises, pour en changer le crochet. En outre, de tels crochets se prêtent mal à une mise en oeuvre à l'aide d'un appareil propre à leur mise en place mécanique, du type de celui décrit par exemple dans la demande de brevet français déposée le 9 Avril 1981 sous le NO 81 071S5. Il apparaît, en effet, à l'expérience, que s'ils sont introduits un à un dans le magasin d'un tel appareil, ils ont tendance à sty mettre de travers, et, partant, à s'y coincer. La présente invention a d'une manière générale pour objet un crochet pour élément de couverture qui, bien que du genre concerné, est exempt des inconvénients succinctement exposés ci-dessus, et conduit en outre à d'autres avantages. Le crochet pour élément de couverture suivant l'invention, qui est donc du genre comportant deux pinces, qui sont chacune respectivement disposées aux extrémites d'un jambage commun, et qui, situées dans un même plan, s'étendent en directions opposées l'une par rapport à l'autre vis-à-vis dudit jambage, à savoir une première pince, dite ici par commodité pince de tête, qui est destinée à permettre l'engagement du crochet sur un liteau, et une deuxième pince, dite ici par commodité pince de pied, qui est destinée à er- mettre l'engagement sur le crochet d'un élément de couverture à fixer, ladite pince de tête comportant, en bout d'un premier brin sensiblement en équerre par rapport au jambage, un deuxième brin, dit ici par commodité brin d'appui, présentant, pour contact avec le liteau à pincer, une zone d'action globalement arrondie, est d'une manière générale caractérisé en ce que, sur une portion au moins de sa longueur à compter dudit premier brin, le brin d'appui s'étend sensiblement parallèlement au jambage. Autrement dit, de la même façon que le premier brin est globalement en équerre par rapport au jambage, le brin d'appui du crochet suivant l'invention est lui-même globalement en équerre par rapport audit premier brin. Il en résulte qu'il n'est pas en continuité avec l'aile correspondante de sa zone d'action arrondie, mais, au contraire, qu'il fait un angle, en pratique supérieur à 900, par rapport à cette aile. Il a certes été déjà proposé des crochets pour éléments de couverture dont le brin d'appui est parallèle au jambage. C'est le cas, notamment, dans les brevets français Nos. 1.382.990 et 2.049.464. En réalité, il y s'agit de crochets adaptés à être réalisés non pas en fil rond, mais sous forme d'un feuillard et, au moins pour l'un d'eux, en matière synthétique, plutôt qu'en métal. En outre, le brin d'appui de ces crochets, s'il est effectivement parallèle au jambage associé, ne présente pas, pour contact avec le liteau à enserrer, une zone d'action globalement arrondie. De tels crochets n'ont en pratique jamais donné satisfactions En effet, il apparaît que la présence d'une zone d'action arrondie est indispensable à l'élasticité recherchée. Dans le crochet suivant l'invention, une telle zone d'action arrondie est effectivement présente à l'extrémité du brin d'appui. Nais l'expérience montre que, de manière surprenante, le crochet suivant l'invention est capable d'une meilleure tenue dans le temps, et, en particulier, d'une meilleure résistance au soulèvement, par rapport aux crochets compara bles de même type connus à ce jour. A titre indicatif, il peut être précisé à ce sujet que les essais montrent que, si la tenue d'un crochet du genre concerné connu à ce jour ne donne plus totalement satisfaction au bout de deux ou trois tentatives de soulèvement, le crochet suivant l'invention est au contraire capable de résister à au moins six tentatives de soulèvement. Autrement dit, par rapport à un crochet de même type connu à ce jour, le crochet suivant l'invention est capable d'un nombre de manoeuvres de soulèvement double, pour une même tenue. La raison peut en être trouvée dans le fait que, son brin d'appui étant parallèle à son jambage, il travaille avantageusement en même temps de manière uniforme tant par ce brin d'appui que par ce jambages Au contraire, l'expérience montre que, dans les cro-chets de même type connus à ce jour, lors d'une tentative de soulèvement, le brin d'appui tend à devenir parallèle au jambage, pour un équilibre des conditions de travail entre un tel brin d'appui et un tel jambage. Il en résulte une ouverture de la pince de tête constituée de ce brin d'appui et de ce jambage, et donc une diminution de la tenue assurée par cette pince. Il n'en est pas de même dans le crochet suivant l'in- vention, puisque, dès l'origine, son brin d'appui est parallèle à son jambage. En outre, du fait de ce parallélisme, le crochet suivant l'invention est avantageusement susceptible d'un meilleur guidage dans le magasin, conformé alors en conséquence, de l'appareil de pose décrit dans la demande de brevet fran çais NO 81 07135 mentionnée ci-dessus, sans risque de blocage, par mise en biais, dans ce magasin. Enfin, l'expérience montre que, vis-à-vis des crochets de même type connus à ce jour, le crochet suivant l'invention permet avantageusement d'obtenir une meilleure planéité pour les couvertures concernées. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins schématiques annexés sur lesquels la figure 1 est une vue en élévation d'un crochet suivant l'invention la figure 2 est une vue en élévation d'un crochet comparable de l r art antérieur la figure 3 est une vue en élévation-coupe illustrant la mise en oeuvre du crochet suivant l'invention la figure 4 reprend, à échelle supérieure, le détail de la figure 3 repéré par un encart IV sur celle-ci. Tel qu'illustré à la figure 1, le crochet pour élément de couverture 10 suivant l'invention comporte globalement, de manière connue en soi, deux pinces, qui sont chacune respectivement disposées aux extrémités d'un jambage commun 11, et qui, situées dans un même plan, s-'étendent en directions opposées l'une par rapport à l'autre vis-à-vis de ce jambage 11, à savoir une première pince 12, dite ici par commodité pince de tête, qui est destinée à permettre l'engagement du crochet 10 sur un liteau 13, tel que détaillé ci-après en référence à la figure 3, et une deuxième pince 14, dite ici par commodité pince de pied, qui est destinée à permettre l'engagement sur ce crochet 10 d'un élément de couverture à fixer, et par exemple d'une ardoise 15, tel qu'illustré à la figure 3. De manière également connue en soi, la pince de tête 12 comporte, en bout d'un premier brin 17, qui est sensiblement en équerre par rapport au jambage 11, et qui, en pratique, et tel que représenté, est globalement cintré, avec sa concavité dirigée vers l'extérieur, un deuxième brin 18, dit ici par commodité brin d'appui, qui présente, pour contact avec le liteau 13 à pincer, une zone d'action globalement arrondie 19. Conjointement, et de manière également connue en soi, la pince de pied 14 est formée d'un brin unique qui est sensiblement parallèle au jambage 11, tout en se rapprochant légèrement d'abord de celui-ci, le long d'un premier brin 20, avant de s'en écarter progressivement, le long d'un deuxième brin 21, pour former une zone de largeur réduite 22 propre au pincement de l'élément de couverture à fixer. Suivant l'invention, sur une portion au moins de sa longueur à compter du brin 17, ie brin d'appui 18 s'étend sensiblement parallèlement au jambage 11. Autrement dit, de la même manière que le brin 17 est sensiblement en équerre par rapport au jambage 11, le brin d'appui 18 est lui aussi, sur une partie au moins de sa longueur à compter de ce brin 17, sensiblement en équerre par rapport à ce dernier. Dans la forme de réalisation représentée, le brin d'appui 18 est ainsi sensiblement parallèle au jambage 17 jus qu a sa zone d'action 19, cette dernière présentant globalement une configuration en V dont les ailes font entre elles un angle A inférieur à 900. De ce fait, dans le crochet 10 suivant l'invention, le brin d'appui 18 fait un coude C avec celle 23 des ailes de sa zone d'action 19 avec laquelle il est en continuité, et ce coude fait un angle supérieur à 90 , et proche par exemple de 1200. Pour une meilleure illustration des caractéristiques du crochet 10 suivant l'invention, il a été représenté, en trait plein, sur la figure 2, un crochet 10' de l'art antérieur, avec, en correspondant en traits interrompus, le crochet 10 suivant l'invention. Xes mêmes références ont été utilisées dans l'un et l'autre cas. Ainsi qu'on le notera, dans le crochet 10' de l'art antérieur, le brin d'appui 18 s'étend globalement en oblique vis-à-vis du jambage 11, en se rapprochant progressivement de ce jambage 11 à compter du brin 17 qui le relie à celui-ci, et, en pratique, sa zone d'action 19 formant un V largement ouvert, suivant un angle très supérieur à 900, le brin d'appui 18, par le tronçon par lequel il se raccorde au brin 17, est confondu avec celle des ailes de cette zone d'action 19 avec laquelle il est en continuité, sans présence d'un quelconque coude au raccordement avec celle-ci. Tel que l'illustrent les figures 3 et 4, la mise en oeuvre du crochet 10 suivant l'invention se fait de manière usuelle. En bref, un tel crochet 10 est engagé par sa pince de tête 18 sur un liteau 13 de la toiture ou du bardage concerné, avec pincement concomitant d'une ardoise 15 déjà en place. Il suffit, ensuite, d'engager dans sa pince de pied 14, l'ardoise 15 à poser. Ainsi qu'on le notera, la zone d'action 19 de la pince 18 porte sur la face inférieure du liteau 13 qu'elle enserre. Comme mentionné ci-dessus, l'expérience montre que, Si un effort de soulèvement est exercé sur l'ardoise 15 concernée, par exemple en agissant vers le haut sur la pince de pied 14 dans laquelle elle est engagée, suivant la flèche F de la figure 4, le crochet 10 suivant l'invention assure ensuite un rappel énergique de cette ardoise en direction de sa position normale, l'expérience pouvant être tentée un nombre élevé de fois, au moins égal à six, avant qu'un relâchement de la tenue élastique assurée par ce crochet puisse être constaté. Bien entendu, la présente invention ne se limite pas à la forme de réalisation décrite et représentée, mais englobe toute variante d'exécution. En outre, le domaine d'application du crochet suivant l'invention ne se limite pas à la fixation d'ardoises, mais s'étend à celui de la fixation de quelconques autres éléments de couverture, pour toiture ou bardage par exemple. Dans tous les cas, il peut avantageusement, et de manière conventionnelle, être réalisé en fil rond métallique convenablement conforme. htV DICkTi0N 1. Crochet pour élément de cpuverture, en particulier ardoise, du genre comportant deux pinces (12,14) qui sont chacune respectivement disposées aux extrémités d'un jambage commun (11), et qui, situées dans un meme plan, s'étendent en directions opposées l'une par rapport à l'autre visà-vis dudit jambage (11), à savoir une première pince (12), dite ici par commodité pince de tête, qui est destinée à permettre l'engagement du crochet sur un liteau (13), et une deuxième pince (14), dite ici par commodité pince de pied, qui est destinée à permettre l'engagement sur le crochet d'un élément de couverture (15) à fixer, ladite pince de tête (12) comportant, en bout d'un premier brin (17) sensiblement en équerre par rapport au jambage (11), un deuxième brin (18), dit ici par commodité brin d'appui, présentant, pour contact avec le liteau (13) à pincer, une zone d'action globalement arrondie (19), caractérisé en ce que sur une portion au moins de sa longueur à compter dudit premier brin (17), le brin d'appui (18) s'étend sensiblement parallèlement au jambage (11). 2. Crochet suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le brin d'appui (18) s'étend sensiblement parallèlement au jambage (11) jusqu'à sa zone d'action (19). 3. Crochet suivant l'une quelconque des revendications 1, 2, caractérisé en ce que la zone d'action (19) du brin d'appui (18) a globalement une configuration en V. 4. Crochet suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les deux ailes de la zone d'action (19) du brin d'appui (18) font entre elles un angle (A) inférieur à 900. 5. Crochet suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le brin d'appui (18) fait un coude (C) avec l'aile de sa zone d'action (19) avec laquelle il est en continuité. 6. Crochet suivant la revendication 5, caractérisé en ce que ledit coude (C) fait un angle supérieur à 900.