L'invention a pour objet un dispositif de détection et/ou de contre d'un niveau de remplissage déterminé dans un réservoir, qui comporte un ou plusieurs système oscillants présentant un organe vibrant sous la forme d'un barreau oscillant, plongeant dans ledit réservoir et dont les vibrations sont freinées dès que le barreau oscillant entre en contact avec le contenu du réservoir, ainsi que des organes déclenchant des processus de visualisation et/ou de commutation en fonction de l'amplitude des vibrations. On connaît des dispositifs de ce type. Le procédé utilise un effet par lequel l'énergie vibratoire est transmise, par impulsions, du système oscillant au contenu du réservoir, provoquant ainsi un freinage des oscillations entretenues du système. Le brevet allemand 582 760 et le brevet britannique 1 013 186 ont fait connaître des dispositifs comportant au moins un barreau oscillant excité en oscillations de flexion à sa fréquence de résonance et qui plonge dans un réservoir à controler, les oscillations dudit barreau étant amorties lorsqu'il entre en contact avec la matière contenue dans le réservoir, ce qui permet de détecter la situation de remplissage grâce à la modification des vibrations Ces dispositifs connus de mesure de niveau présentent cependant un inconvénient, à savoir que chacun des barreaux oscillants exerce des efforts alternés considérables sur l'organe de fixation, donc sur la paroi du réservoir, et que de l'énergie vibratoire est ainsi transmise du barreau au réservoir.Les pertes subies par le système lorsqu'il fonctionne "à vide", c'est-à-dire lorsque ledit système n'est pas immergé dans la matière contenue, sont donc assez fortes. C'est pourquoi le mécanisme d'entrainement pour la mise en oscillation du système doit etre relativement puissant pour entretenir les oscillations dans le dispositif de contrôle I1 en résulte que, si le système oscillant est plongé dans une matière pulvérulente légère dont le pouvoir de freinage est faible, ledit amortissement se trouve insuffisant. Les matières pulvérulentes ou granuleuses à faible densité ne peuvent donc pas être contrôlées par ces dispositifs. C'est pourquoi il a été proposé de remplacer le barreau oscillant unique par deux barreaux juxtaposés plongeant dans le réservoir, lesdits barreaux étant réunis, à leur point de fixation, par une culasse et entraînés en vibrations de sens opposés (demande de brevet allemand publiée sous le NO 1 773 815). Outre une construction nettement plus onéreuse par rapport aux dispositifs à barreau unique, cet agencement en forme de diapason présente l'inconvénient d'une adhérence possible de matières pulvérulentes ou fibreuses, placées dans le réservoir, entre les deux barreaux, voire d'un blocage par des granulats, ces phénomènes provoquant alors un freinage des oscillations bien que le niveau de remplissage soit bas. Le but de l'invention consiste donc à créer un dispositif précité qui permette, sans aucune transmission d'énergie vibratoire aux parois du réservoir, de surveiller de façon extrêmement précise le niveau de remplissage sans nécessiter pour cela une construction onéreuse. E;n même temps, il conviendra de s'assurer que le système oscillant ne livre pas de résultats erronés provoqués, par exemple, par des adhérences de matière contenue dans le réservoir. Ce but est atteint, selon l'invention, grâce à un système oscillant qui comporte deux éléments vibrants superposés ayant la forme d'oscillateurs torsionnels vibrant en sens opposés. De préférence, les éléments vibrants sont disposés chacun au centre d'une membrane qui fait office de ressort de rappel, les bords périphériques des deux membranes étant réunis par un tube. Les moments agissant sur ce tube sous l'effet des éléments oscillants se compensent. Pour éviter que le centre de gravité de tout le système ne vibre, ce qui aurait encore pour effet une perte d'énergie vibratoire, le centre de gravité de chacun des éléments oscillants se trouve au centre géométrique de sa membrane correspondante et sur l'axe de rotation de la vibration torsionnelle. Dans ces conditions, le tube tout entier forme un noeud de la vibration du système oscillant. Ce tube est suspendu par une membrane annulaire à un organe fileté de fixation par l'intermédiaire duquel tout l'appareil est monté dans la paroi du réservoir dont l'état de remplissage doit être contrôle. De préférence, le système oscillant est en une matière non magnétisable. Pour faire vibrer le système oscillant, on peut utiliser par exemple un mécanisme d'entraînement électromagnétique composé d'une bobine entourant une armature, parcourue de préférence par un courant pulsé, avec deux pales magnétiques dont chacun est incorporé dans l'un des éléments oscillants. L'armature comporte deux branches parallèles ou quasi-parallèles orientées en direction des éléments oscillants, les bouts libres étant placés en regard des pales magnétiques incorporés aux éléments oscillants respectifs. La détection de l'oscillation peut etre réalisée, par exemple, par un autre mécanisme électromagnétique, diamétralement opposé au mécanisme d'entraînement et composé d'un aimant droit relié à l'un des éléments oscillants et d'un enroulement qui lrentoure partiellement. Lorsque l'élément oscillant vibre, le déplacement alterné de l'aimant droit induit dans l'enroulement une tension qui, passant dans un amplificateur, peut être ramenée à la bobine motice du système sous la forme d'un courant pulsé. Pour effectuer la mesure et le contrôle du niveau dans un réservoir dans lequel le dispositif selon l'invention a été installé, la sortie de l'amplificateur est également reliée à un discriminateur de seuil. Si l'on spécifie que le dispositif de mesure selon l'invention, déterminant le niveau de remplissage d'un réservoir, soit exécuté sous une forme compacte, afin de pouvoir l'implanter en n'importe quel point du réservoir sans préjudice de la précision du contrôle exercé, le problème ainsi posé peut être résolu à l'aide de modes d'exécution et de développements de l'invention. L'une solutions selon l'invention pour répondre à cette spécification consiste à disposer les éléments oscillants dans un agencement coaxial, lesdits éléments étant entourés l'un par l'autre en maintenant une certaine distance entre eux. Cette solution conserve l'avantage qui résulte de l'unicité de l'élément oscillant en contact direct avec la matière contenue dans le réservoir, sans subir l'inconvénient d'une transmission de forces alternées considérables à l'organe de fixation. L'imbrication partielle des éléments oscillantes implique l'avantage supplémentaire résultant d'une réduction considérable des cotes du dispositif. Selon un mode d'exécution de l'invention, le premier élément oscillant, qui plonge dans le réservoir, s'enfonce dans une cavité ménagée dans le second élément oscillant. Une alternative à cette solution consiste à ménager au contraire une cavité dans le premier élément oscillant qui plonge dans le réservoir, afin d'y loger le second élément. De préférence,les éléments oscillants, qui sont des vibreurs torsionnels, sont disposés, là encore, au centre de membranes correspondantes qui font office de ressorts de rappel et qui sont disposées dans des plans perpendiculaires à l'axe commun du dispositif, leurs bords extérieurs étant rigidement reliés entre eux par un élément tubulaire. Ces éléments oscillants sont choisis de façon que les moments de rotation qu'ils exercent sur le tube se compensent. Pour obtenir que le centre de gravité de llensemble du système oscillant reste immobile, le centre de gravité de chacun des éléments oscillants se trouvera de préférence au centre géométrique de la membrane correspondante et sur l'axe de révolution dudit élément. Cet agencement a pour résultat que le tube tout entier constitue un noeud de vibration du sys-tème oscillant. De préférence, ce système, composé des éléments oscillants, d s membranes et de l'élément tubulaire, est suspendu par une membrane annulaire dans un organe fileté de fixation par l'intermédiaire duquel le dis-positif est monté dans la paroi du réservoir dont le niveau de remplissage doit être contrôlé. Dans l'une des solutions proposées, le premier élément oscillant est de préférence un cylindre plein solidarisé rigidement avec un cylindre creux dont l'extrémité inférieure, libre, est aplatie en forme de rame. C'est cette "rame " qui entre en contact avec la matière à contrôler dans le réservoir, ce qui augmente la sensibilité du dispositif. Le second élément oscillant, coaxial avec le premier, se compose de préférence de deux cylindres rigidement solidarisés entre eux, -l'un supérieur et l'autre inférieur, - qui présentent un alésage axial dans lequel vient se loger la partie supérieure du cylindre plein du premier élément oscillant. Les deux cylindres sont rigidement réunis, de préférence au centre de la membrane, par l'intermédiaire d'un troisième cylindre également p ourvu de l'alésage axial et dont le diamètre est inférieur à celui de chacun desdits deux cylindres. Pour entraîner le système oscillant, on utilisera également, de préférence, un mécanisme électromagnétique. A cet effet, une bobine est incorporée dans le cylindre supérieur du second élémant oscillant, ladite bobine étant entourée par un tube qui en constitue l'armature magnétique, tout en formant, par ailleurs, la face extérieure du cylindre. Etant donné que la bobine est montée rigidement dans l'élément oscillant supérieur, elle participe à la masse qui intervient dans la déter-mination du moment d'inertie. I1 en résulte que le poids et l'encombrement du système oscillant s'en trouvent nettement diminués. Le tube entourant la bobine est en une matière magnétiquement perméable. Deux pointes également en matière paramagné tique, constituent les pôles de ltélectroaimant. La partie du premier élément oscillant qui plonge à l'intérieur de la bobine et qui est également en matière paramagnétique forme l'armature du circuit magnétique du mécanisme moteur. Pour la mise en marche du système oscillant, un courant pulsé est envoyé dans la bobine Le mécanisme détecteur de la vibration sera, de préférence, un organe piézoélectrique sous la forme d'une plaquez te fixée sur la membrane du premier élément oscillant, laquelle fait office de ressort de rappel. Bien entendu, l'organe piézoélectrique peut être remplacé par une bande extensométrique de type connu, également disposée sur la membrane. L'organe piézoélectrique comme la bande extensométrique présentent l'avantage d'un encombrement très réduit et d'un faible poids, tout en assurant une grande robustesse électrique et mécanique.Le signal électrique produit par le mécanisme détecteur est transformé par un amplificateur en un courant continu pulsé qui parcourt, -comme il a été indiqué cidessus, - la bobine du mécanisme moteur Grâce à cet agencement, le système oscillant est excité sur sa fréquence -de résonance tant que l'élément oscillant qui plonge dans le réservoir n'est pas en contact avec le contenu de celui-ci. Un discriminateur de seuil est connecté à la sortie du transformateur et indique l'état vibratoire, donc le niveau de remplissage. Selon l'alternative à cette solution, c'est le premier élément oscillant qui a la forme d'un cylindre creux, fixé par son sommet à la membrane, tandis que sa base est aplatie en forme de rame, ce qui lui donne la même sensibilité que précédemment pour détecter le niveau de remplissage. Le second élément oscillant est, de préférence, un cylindre plein dont la base plonge dans le cylindre creux. De préférence, ledit cylindre plein est relié, par sa moitié supérieure, au centre de la membrane correspondante. Dans ce mode d'exécution, les éléments oscillants peuvent également être conçus, au point de vue de leurs masses, de telle manière que le centre de gravité de chacun des vibreurs torsionnels se trouve au centre de rotation, c'est-à-dire au centre de la membrane correspondante, de façon que le centre de gravité de l'ensemble du système oscillant reste au repos empêchant par la toute transmission d'énergie vibratoire aux parois du réservoir. Toutefois, i) est possible, notamment dans le cas de la seconde alternative de ce mode d'exécution, de placer les centres de gravité des deux vibreurs torsionnels en-dehors de leurs centres de rotation. Ce décalage des centres de gravité est avantageux du fait qulil permet de simplifier et de miniaturiser davantage encore le système oscillant, sans riquer de voir vibrer le centre de gravité de l'ensemble du système. Toutefois, pour obtenir un tel résultat, il faut que les produits des écarts respectifs des centres de gravité des deux éléments oscillants par leurs masses soient égaux. De plus, les deux vibreurs doivent être téléscopiquement emboîtés suffisamment pour qu'au repos, leurs centres de gravité comcident. Une répartition adéquate des masses des éléments oscillants de part et d'autre de leurs membranes correspondantes permet, sans difficulté, de décaler le centre de gravité desdits éléments pour que la condition visée ci-dessus soit satisfaite. Bien entendu, ce décalage des centres de gravité des éléments oscillants en dehors du plan de la membrane peut être réalisé aussi dans le cas du premier mode d'exécution évoqué. Pour former les mécanismes d'entraînement et de détection des oscillations, ce sont les dispositifs piézoélectriques qui sont les mieux adaptés. A cet efèt, le tube qui relie entre eux les bords extérieurs des membranes peut etre coupé suivant un plan perpendiculaire à son axe. Deux organes piézoélectriques sont serres entre les deux sections, dans le plan de la vibration, de telle manière que l'un puisse servir de mécanisme moteur et l'autre de mécanisme détecteur. Un amplificateur disposé entre les deux systèmes assure la mise en vibration de l'ensemble lorsque le barreau qui plonge dans le réservoir n'est pas recouvert par le contenu de ce dernier. Par contre, le système est amorti lorsque le barreau qui plonge dans le réservoir arrive au contact de la matière qu'il contient. Un discriminateur de seuil, connecté;2 la sortie de l'amplificateur, signale l'état vibratoire et, partant, l'état de remplissage. D'autres détails et caractéristiques de l'invention ressortent de la description ci-après, portant sur des exemples d'exécution sans caractère limitatif, illustrés aux dessins annexés. La figure 1 est une vue en coupe axiale du dispositif selon 1' invention. La figure Z est une vue schématique latérale d'un élément oscillant qui plonge dans un réservoir. La figure 3 est une vue en coupe axiale d'un autre mode d'exécution du dispositif selonl'invention. La figure 4 est une vue en coupe axiale dtun troisième mode d'exécution du dispositif. La figure 5 est une vue en coupe axiale du mode d'exécution selon la figure 4 après une rotation de 900 par rapport à celle-ci. La figure 6 est un schéma de principe d'un système oscillant. Le dispositif illustré à la figure 1 comporte deux éléments superposés, l'élément inférieur plongeant dans un réservoir et se composant d'une masse cylindrique 1 et d'une partie 2 ayant la forme d'un barreau. La masse cylindrique 1 et le barreau 2 qui, comme le montre la figure 2, peut avoir la forme d'une rame, sont rigidement solidarisés entre eux au centre d'une membrane 3. Le bout du barreau 2 qui plonge dans le réservoir est aplati perpendiculairement à la direction de l'oscillation torsionnelle (indiquée par des flèches), ce qui lui donne la forme d'une rame. Cette forme augmente du meme coup la surface active par laquelle le contenu du réservoir peut entrer en contact avec le vibreur. Au-dessus de ce premier élément oscillant 1, 2, qui constitue un vibreur torsionneI, se trouve le second élément oscillant 4, 5 qui est également un vibreur torsionnel.Ce dernier se compose de préférence de deux masses cylindriques 4 et 5, rigidement solidarisées, au centre d'une membrane 6, entre elles et avec ladite membrane. Tout comme le premier élément oscillant, le second est un corps vibrant torsionnel, l'un et l'autre étant rigides par rapport à leurs membranes respectives 3 et 6. Aussi chacun de ces deux éléments effectue-t-il une rotation oscillante autour d'axes de rotation respectifs Dl et D2 situés respectivement sur des diamètres des membranes respectives 3 et 6. Lorsque des couples s'exercent sur ces éléments oscillants, par exemple dans le sens des flèches du dessins ces éléments sont déviés angulairement de leur position de repos en tournant autour de leurs axes respectifs D1 ou D2. Les membranes 3 et 6 sont alors déformées élastiquement et exercent des couples de rappel sur les corps vibrants. Lorsqu'après l'application d'un moment ces éléments sont libérés, ils se mettent à osciller de part et d'autre de leur position de repos. Cette oscillation peut etre considérée comme torsionnelle, car chaque point d'un élément oscillant, vu de l'axe de rotation, est dévié du même angle en partant de sa position au repos. La fréquence de résonance des deux éléments oscillants peut être calculée d'après la formule où J est le moment d'inertie de chacun des éléments oscillants, qui forme un vibreur torsionnel, par rapport à son axe de-rotation respectif D1 ou D2, tandis que Ds désigne le coefficient angulaire d'élasticité de la membrane considérée comme ressort de rappel. Or, les éléments oscillants sont dimen sionnés de telle manière que leurs fréquences de résonance soient égales, ce qui peut être obtenu simplement par un choix approprié des cotes des élé ments constitutifs de ces vibreurs ainsi que ce leurs membranes. Les bords périphériques des membranes 3 et 6 sont reliés respectivement aux deux bouts d'un tube 7. Dès lors, si les deux élé ments oscillants 1, 2 d'une part, 4, 5, de l'autre, sont excités en oscillation dans des sens opposé s, les moments appliqués au tube par les déformations élastiques des membranes 3 et 6 s'équilibrent. Si la distribution des masses dans les deux vibreurs torsionnels est choisie de façon que leurs centres de gravité se trouvent sur leurs axes de rotation respectifs D1 et D2, lesdits centres de gravité resteront immobiles pendant le processus d'oscillation et, de ce fait, le centre de gravité de ltensemble du système reste également im mobile. Le tube 7 constitue donc, sur toute sa longueur, un noeud de la vi bration du système. Le système oscillant peut être fixé, par le tube 7, à un organe fileté de fixation 9 par l'intermédiaire d'une membrane annulaire 8. Cette suspension dynamiquement "molle" fournie par la membrane annulaire est destinée à empêcher qu'un reliquat d'oscillation éventuel du tube 7 soit induit dans la paroi 100 du réservoir en perdant son énergie. Le mécanisme moteur d'excitation proposé est un méca nisme électromagnétique. Celui-ci se compose- d'une armature d'aimant 111 montée latéralement, dans le plan de la vibration, sur le tube 7. Le tube 7 ainsi que les autres éléments oscillants 1, 2 -et 4, 5, sont en matières dia magnétiques. L'armature 111 présente deux branches de préférence parallèles entre elles, orientées vers- les zones limitrophes des deux éléments oscillants 1, 2, d'une part et 4, 5 de l'autre. Les extrémités libres de ces deux branches traversent la paroi du tube 7 par des passages ménagés dans celleci et avancent jusqu'à une distance de 1 à 2 mm des masses 1 et 5 des vibreurs torsionnels. Ces dernières sont, ainsi qu'il a été indiqué précédemment, en matière diamagnétique qui peut être, par exemple, du laiton.En regard des extrémités de l'armature 111, un pôle magnétique 112 en matière ferromagnétique, par exemple en acier à faible teneur en carbone, est incorporé dans chacune des masses vibrantes 1 à 5. L'armature 111 et les deux pâles magnétiques 112 constituent un circuit magnétique. L'armature 111 est entourée d'un enroulement 113. Lorsque ce dernier est parcouru par un courant pulsé, les deux pâles 112 et, partant, les deux éléments 1 et 5 des vibreurs sont attirés vers l'armature 111 au rythme de la variation de tension, ce qui signifie que les deux vibreurs sont excités et oscillent dans un plan commun dans des directions angulaires opposées Pour la détect.ion des vibrations, un mécanisme électromagnétique est également le mieux approprié. Ce dernier est fixé, lui aussi, dans le même plan d'oscillation que le mécanisme moteur, mais en un point diamétralement opposé par rapport au tube 7. I1 se compose d'un aimant droit 114, orienté dans le sens radial et fixé par l'une de ses extrémités au corps vibrant 1. L'autre extrémité dudit aimant traverse le cylindre par un passage 115 et plonge dans l'axe d'une bobine 116. Lorsque les éléments oscillants 1, 2 et 4, 5 vibrent, l'aimant 114 se déplace axialement dans la bobine 116 suivant un mouvement de va-et-vient, induisant ainsi un courant alternatif. La fréquence de ce dernier est égale à celle de l'oscillation des vibreurs torsionnels. Son amplitude dépend de l'amplitude angulaire mécanique de l'élément 1, 2. La tension alternative induite dans la bobine 116 est augmentée dans un amplificateur 117 et transformée en un courant pulsé pour être -renvoyée vers l'enroule- ment 113. On obtient ainsi un système à rétroaction. Si la fréquence du courant pulsé est égale à la féquence de résonance des deux corps oscillants, on obtient une amplitude maximale, donc une tension induite maximale du circuit du système à rétroaction ("feed-back") lorsqu'on atteint la fréquence de résonance du système oscillant mécanique. Si l'amplification du circuit est supérieure à 1, le système est auto-excité, comme tout oscillateur connu, à la fréquence de résonance du système oscillant mécanique. L'amplitude des oscillations est limitée par un régime de saturation de l'amplificateur. Lorsque le barreau 2 qui plonge dans le réservoir est recouvert par son contenu, l'oscillation s' amortit par perte d'énergie. Ceci permet de déclencher un discriminateur de seuil 118 , connecté à la sortie de l'amplificateur 117, qui inverse à son tour un relais 119. Lorsque l'abaissement du niveau dans le réservoir libère à nouveau le barreau 2, le système est automatiquement réamorcé et le discriminateur 118 ramèné le relais 119 à sa position précédente. Etant donné que le système oscillant mécanique ne perd presque aucune énergie lorsqu'il ne plonge pas dans la matière contenue dans le réservoir, la puissance motrice fournie par l'amplificateur peut rester très faible pour entretenir et réamorcer les oscillations dudit système.Celui-ci peut donc détecter et signaler un amortissement, même très faible, tel qu'il est provoqué par exemple par la présence de pulvérulents légers, en commandant au besoin une commutation. Donc, même des matières pulvérulentes ou granuleuses extrêmement légères peuvent etre contrôlées à l'aide de cet appareil. Des études expérimentales ont montré qu'en principe, des fréquences allant de 50 Hz à 1 kHz sont bien adaptées au dispositif selon l'invention. Toutefois, les fréquences les plus favorables sont celles de quelques centaines de Hertz, avec des amplitudes au bout du barreau immergé dans le réservoir qui atteignent quelques dixièmes de millimètres. L'appareil est généralement monté latéralement dans la paroi d'un réservoir, à la hauteur où le niveau de remplissage doit être contrôlé. Toutefois, il est possible aussi, gracie à un prolongement idoine, de suspendre l'instrument au sommet du réservoir en le faisant descendre jusqu'à un niveau où l'état du remplissage doit être contrôlé. Des exemples du dispositif selon l'invention, dans les - quels on a recherché une construction aussi compacte que possible, font l'objet des figures 3 à 6. La figure 3 illustre un exemple d'exécution du dispositif conçu suivant une construction compacte. Ledit dispositif se compose de deux éléments oscillants 10 et 12, coaxiaux et au moins partiellement imbriques l'un dans l'autre, tout en maintenant une certaine distance entre eux. L'élément 10 consiste en un cylindre plein 14 en forme de barreau et en un cylindre creux 16 en forme de tube. La partie tubulaire 16 est dirigée vers l'intérieur du réservoir dans lequel elle plonge, Le barreau 14 et la partie tubulaire 16 sont rigidement reliés entre eux au centre d'une membrane 18. Le bout de la partie tubulaire 16 qui plonge dans le réservoir est aplati, perpendiculairement à la direction de l'oscillation indiquée par la flèche, ce qui a pour effet un agrandissement de la surface active et une augmentation de la sensibilité du dispositif. La forme tubulaire de la partie inférieure 16 de l'élément oscillant 10 facilite sensiblement, de toute évidence, l'opération d'aplatissement. L'élément oscillant 10.est, dans son ensemble, rigide par rapport à la membrane 18. Lorsque, par exemple, un couple agit, dans la direction indiquée par les flèches, sur l'élément oscillant 10, ce dernier est écarté de sa position de repos par une rotation autour d'un axe D1. L'élément 10 n'est pas déformé au cours de ce mouvement.Par contre, la membrane 18 se déforme élastiquement et exerce un couple de rappel sur l'élément 10 qui a la configuration d'un vibrateur torsionnel. Lorsque cet élément 10 est libéré, il commence à osciller autour de sa position de repos. Etant donné que chaque point de l'élément oscillant 10, vu de l'axe de rotation D1, subit la même déviation angulaire à partir de sa position de repos, il s'agit, -comme précédemment, - d'une oscillation torsionnelle pure autour de l'axe D1 lequel est situé sur un diamètre de la membrane 18. L'élément oscillant 12 qui forme le second Vibreur torsionnel se compose des cylindres 20 et 22 lesquels sont rigidement solidarisés par l'intermédiaire d'un troisième cylindre 24, ce dernier ayant un diamètre inférieur à celui des cylindres 20 et 22 et passant au centre d'une membrane 26. Les cylindres 20, 22 et 24 sont traversés par une cavité axiale, de préférence un alésage de bout en bout, dans lequel pénètre la section en barreau 14 du premier élément oscillant 10. Le second élément 12 est également rigide en soi par rapport à la membrane 26, de sorte que, sous l'effet d'une excitation adéquate, une oscillation torsionnelle s'établit autour de l'axe de rotation D2, lequel se trouve sur un diamètre de la membrane 26. Les fréquences de résonance des deux vibrateurs torsionnels sont fonction de leurs moments d'inertie respectifs et du coefficient d'élasticité angulaire de la membrane correspondante qui fait office de ressort de rappel. Les éléments oscillants sont dimensionnés de manière à présenter la même fréquence de résonance. Ceci est réalisable sans diffi culté en choisissant de façon adéquate les cotes des éléments oscillants 10, 12 et des membranes correspondantes 18, 26. Les bords périphériques des membranes 18 et 26 sont reliés aux extrémités respectives d'un tube 28. Lorsque les deux éléments oscillants sont excités en vibration dans le même plan, mais en sens opposé, les déformations élastiques des membranes 18, 26 exercent des moments sur le tube 28, lesdits moments s'équilibrant. Si la distribution des masses dans les deux corps oscillants a été choisie de façon à placer leurs centres de gravité aux axes de rotation correspondants D1 et D2, ces centres de gravité restent immobiles pendant le processus de vibration, ce qui rend fixe aussi le centre de gravité de l'ensemble du système. Le tube 28 constitue donc, sur toute sa longueur, le noeud de vibration du système oscillant. Celui-ci est fixé, par l'intermédiaire d'une membrane annulaire 30, à un organe de fixation fileté 32.Cette suspension élastique du système par la membrane annulaire 30 évite qu'une oscillation résiduelle quipourrait éventuellement subsister dans le tube 28,ne passe à la paroi 33 du réservoir en perdant son énergie. Ici encore, ctest un mécanisme d'entraînement électromagnétique qui s'est avéré particulièrement avantageux pour assurer l'excita- tion entretenue du système. A cet effet, une bobine 34 est rigidement encastrée dans le cylindre supérieur 20. Cette bobine 34 est entourée d'un tube 36. Ce dernier se compose d'une matière ferromagnétique et sert d'armature magnétique. Les polies magnétiques sont constitués par deux pointes 38 en matière ferromagnétique. Ces pointes 38 sont enfoncées dans le cylindre 20 dans le sens radial, elles se trouvent dans le plan de l'oscillation et encadrent la bobine 34 et, traversant le tube extérieur 36, elles arrivent jusqu'à l'alésage axial.Les pointes 38, en tant que polies magnétiques, conduisent le flux magnétique de la bobine 34, en franchissant un entrefer, jusqu'au cylindre plein 14 du premier élément oscillant 10 lequel, du moins dans la zone de la bobine 34, est en matière ferromagnétique. Le tube 36, les pâles 38 et la bobine 34 constituent un circuit magnétique bouclé par la section en barreau 14 du premier élément oscillant 10. Le tube 36, les pâles 38 et la bobine 34 sont aussi, par ailleurs, des parties intégrantes de la masse oscillante du cylindre supérieur 20 du second élément oscillant 12 et leur masse contribue, par conséquent, à la formation du moment d'inertie tout en constituant le mécanisme moteur de l'oscillation. Grâce à cette double fonction remplie par lesdits éléments, le dispositif selon l'invention devient plus compact tout en s'allégeant. Les fils de connexion de la bobine 34 sortent près de la membrane 26, c'est-à-dire au noeud de vibration, de façon à éviter que ces fils n'exercent un effet amortisseur sur le système. Lorsqu'un courant pulsé circule dans la bobine 34, l'élément oscillant 10 est attiré vers les pâles 38 au rythme des variations de tension, ce qui signifie que les deux éléments oscillants 10 et 12, qui sont des vibreurs torsionnels, sont excités dans un même plan d'oscillation, mais dans des directions angulaires opposées. Le mécanisme détecteur sera, de préférence, une plaquette en céramique piézoélectrique 40 disposée, -de préférence collée, -sur la membrane 18 dans le plan de l'oscillation. Pendant la déformation élastique périodique de la membrane 18 durant la vibration, des forces correspondantes agissent sur la plaquette 40 laquelle émet un signal sous la forme d'une tension alternative, correspondant en amplitude et en fréquence à l'amplitude angulaire et à la fréquence de l'oscillation mécanique du système.La déformation périodique de la membrane 18 peut également être saisie par une bande extensométrique, non représentée au dessin, qui peut être fixée selon des principes connus sur ladite membrane 18. On obtient alors une variation périodique de la résistance de la bande extensométrique, ladite variation pouvant être transformée électroniquement en un signal de tension alternative. Les deux variantes de détection des vibrations ont l'avantage de ne nécessiter qu'un faible encombrement, d'avoir un poids réduit et d'être à la fois économiques et robustes, tant au point de vue mécanique qu'au point de vue électrique.Le mécanisme de détection est monté, ainsi qu'il est indiqué ci-dessus, sur la membrane 18, c'est-à-dire celle de l'élément oscillant 10 dont la partie inférieure 16 plonge dans le réservoir, celle-ci étant freinée lorsqu'elle est au contact du contenu du réservoir. Tout amortissement de ce genre agit donc directement sur le mécanisme de détection, provoquant un amortissement immédiat et sur du système tout entier. Lorsque le système oscillant vibre, le mécanisme de détection 40 émet un signal électrique dont la fréquence est égale à celle de l'oscillation du vibreur torsionnel 10 et dont l'amplitude est proportionnelle à l'amplitude de la vibration mécanique de celui-ci. Ce signai électrique est dirigé vers un amplificateur 42 où il est renforcé et transformé en un courant pulsé qui va à la bobine 34. I1 s'agit donc d'un système à rétroaction ("feed bac"). Lorsque la fréquence de ce courant pulsé est égale à la fréquence de résonance des deux éléments oscillants 10 et 12, l'amplitude de l'oscillation devient maximale, ainsi que l'amplitude du signal électrique émis par le détecteur 40.Dans ce cas, l'amplification la plus forte du circuit du système à rétroaction est atteinte pour la fréquence de résonance du système oscillant mécanique. Si l'amplification du système présente un gain supérieur à 1, le système devient auto-excité, comme tous les oscillateurs connus, et vibre à la fréquence de résonance du système oscillant mécanique. L'amplitude des oscillations est limitée du fait que l'amplificateur comporte un régime de saturation. Si la section 16 de l'élément oscillant 10 qui pénètre dans le réservoir se trouve recouverte par le contenu de celui-ci, l'oscilla- tion est freinée par perte d'énergie. Dès lors, un discriminateur de seuil 44, connecté à la sortie de l'amplificateur 42, est excité et inverse le relais 46 en aval.Lorsque la base de l'élément oscillant 10, qui a la forme d'une rame, est à nouveau libérée, le système est excité de nouveau en vibration et le discriminateur 44 ramène le relais 46 à sa position initiale. Etant donné que le système oscillant mécanique ne perd visiblement aucune énergie tant qu'il ne plonge pas dans le contenu du réservoir, il suffit que l'amplificateur fournisse une puissance très réduite pour lancer l'oscillation du système et l'entretenir. A l'inverse, il suffit d'un très léger freinage, tel qu'il peut être provoqué par exemple par la présence de pulvérulents de faible densité, pour que le système réagisse; donc, même des matières pulvérulentes ou granuleuses très légères peuvent être contrôlées et surveillées par le dispositif selon l'invention. Les figures 4 et 5 illustrent une autre variante de solution d'après le principe de l'invention sous une forme compacte. La figure 4 est une vue en coupe dans le plan de l'oscillation, la figure 5 une vue en coupe dans un plan perpendiculaire au précédent. Un élément oscillant 48, qui plonge dans un réservoir, a une configuration tubulaire, mais est aplati à son extrémité libre inférieure perpendiculairement à la direction de l'oscillation. Il est fixé, de préférence dans sa moitié supérieure, au centre d'une membrane 50 qui sert de ressort de rappel, le plan de ladite membrane 50 étant, au repos, perpendiculaire à l'axe de l'élément oscillant 48. Dans la mesure où l'élément oscillant 48 exécute une oscillation torsionnelle en fonctionnant comme un vibreur, ladite oscillation s'effectue autour d'un axe de rotation D1 situé sur un diamètre de la membrane 50. Un second élément oscillant 52, en forme de cylindre plein ou de barreau, pénètre par son extrémité libre dans la cavité axiale du cylindre creux formant le premier élément oscillant 48.Le second élément os cil- lant 52 est fixé, de préférence dans sa moitié supérieure, au centre d'une membrane 54 faisant office, elle aussi, de ressort de rappel. Lorsque l'élé- ment 52 effectue des oscillations torsionnelles, celles-ci ont pour axe de de rotation D2 une droite également située sur un diamètre de la membrane 54. Les bords périphériques des membranes 52 et 54 sont réunis par un tube 56. Grâce à un dimensionnement approprié, les éléments oscillants 48, 52 ont la même fréquence de résonance.Pour que le système oscillant constitué par les éléments oscillants 48, 52, les membranes 50, 54 et le tube de liaison 56, présente un centre de gravité toujours au repos pendant le processus de vibration, les masses de l'élément oscillant 52 doivent être distribuées de façon adéquate de part et d'autre de la membrane 54. En fait, il n'est nullement indispensable que le centre de gravité de chacun des éléments oscillants 48, 52 coShcide avec la trace de son axe de rotation D1, D2, Ceci ressort de la figure 6. Un élément oscillant DS1 a la forme d'un vibreur torsionnel tubulaire dont la masse est ml. La dévia tion angulaire par rapport à sa position de repos est notées 1 En même temps, le centre de gravité correspondant S1 est dévié d'une distance d'arc L1. Un second éélément oscillant, ayant la forme d'un barreau oscillant DS2 de masse m2, est disposé au-dessus du premier élément DS1, coaxial avec ce dernier, sa déviation angulaire à partir de sa position de repos étant de a2. Son centre de gravité S2 est dévié d'un arc L2. De plus, le barreau DS2 doit pénétrer dans le corps oscillant DS1 et présente, de ce fait, un moment d'inertie nettement plus petit, En admettant que les deux éléments oscillants DS1 et DS2 aient la même fréquence de résonance, le coefficient d'élasticité angulaire de élément DSz doit être plus petit que celui de l'élément DS . La corrélation entre la fréquence de résonance d'un vibreur torsionnel, son moment d'inertie et le coefficient d'élasticité angulaire est donnée par l'équation (1) précédemment citée. La condition qui permet au centre de gravité du système tout entier de rester immobile s'écrit: ml L1 L1 = m ' L 1 Z Z Connaissant l'élément oscillant DS1 et ses valeurs déterminées de fréquence, de moment d'inertie, de coefficient d'élasticité angulaire, sa masse et la distance de son centre de gravité à son axe de rotation, ainsi que son angle de déviation, on peut calculer les valeurs correspondantes de l'élément oscillant DS2.Une répartition appropriée des masses des éléments oscillants DS1 et DS2, notamment la distribution de l'élément DS2 de part et d'autre de sa membrane, permet de déplacer le centre de gravité de telle manière que la condition visée ci-dessus soit satisfaite.Mais si cette condition suffit pour que le centre de gravité du système tout entier reste immobile, elle ne suffit pas pour que le tube qui joint les deux vibreurs reste, lui aussi, au repos. En effet, si le système était construit, par exemple, comme l'indique la figure 6, c'est-à-dire avec des centres de gravité et S2 distincts dans leur position de repos, la déviation des centres de gravité S et S2 hors de leur position de repos pendant l'oscillation dévierait du même coup les autres parties des deux vibreurs, en sens opposé. Ceci signifie qu'un couple agirait sur le tube reliant les deux vibreurs. Pour l'éviter, il est nécessaire d'emboiter télescopiquement les deux vibreurs l'un dans l'autre jusqu'à ce que les deux centres de gravité S1 et S2 coïncident en position de repos.De cette manière, le système oscillant tel que le repré- sentent les figures 4 et 5 peut être construit d'une façon encore nettement plus compacte et plus économique. Si dans l'exemple d'exécution des figures 4 et 5, les éléments oscillants 48 et 52 sont accordés entre eux selon les conditions précitées, grâce à un choix idoine de leurs dimensions, de manière à avoir la même fréquence de résonance et si lesdits éléments sont excités en sens opposé, mais dans le même plan de vibration, les moments exercés respectivement par les deux éléments 48 et 52 sur le tube de Liaison 56 s'équilibrent, ledit tube formant alors, sur toute sa longueur, un noeud de la vibration du système. Tout comme dans la solution proposée à la figure 3, le dispositif illustré aux figures 4 et 5 est suspendu à un organe fileté de fixation 60 par l'intermédiaire d'une membrane annulaire 58. L'entraînement et la détection de l'oscillation sont assurés par des mécanismes piézoélectriques. Le tube 56 est sectionné perpendiculairement à son axe pour y incorporer des éléments piézoélectriques 62. Les deux parties ainsi formées sont reliées entre elles par des assemblages à vis 64. Les points d'assemblage sont situés sur un diamètre du tube 56 perpendiculaire au plan de l'oscillation. Deux rondelles d'espacement 66 assurent un intervalle entre les deux sections du tube 56. Sur le diamètre du tube qui passe dans le plan de l'oscillation, deux couples de plaquettes de céramique sont disposées dans des positions diamétralement opposées entre les deux sections du tube, formant deux couples de transducteurs piézoélectriques 62. Entre les deux plaquettes de céramique de chaque couple, un mince feuillard de métal sert d'électrode 68. La seconde électrode des transducteurs piézoélectriques 62 est constituée par les sections séparées du tube 56, lesquelles sont électriquement connectées par les vis 64. De cette manière, les deux plaquettes en céramique piézoélectrique de chaque couple de transducteurs sont montées électriquementen parallèle, alors que mécaniquement, elles sont montées en série. Lorsqu'une tension alternative est appliquée à un couple de transducteurs piézoélectriques 62, le transducteur s'épaissit et s'amincit alternativement à la cadence de la tension alternative, excitant ainsi, par l'intermédiaire des bords périphériques des deux membranes 50, 54, les deux éléments oscillants 48 et 52 qui vibrent en sens opposé autour de leurs axes de rotation respectifs D1 et D2. Le second couple de transducteurs piézoélectriques 62, qui se trouve à l'opposé du premier par rapport au tube 56, est construit à l'image du premier et délivre une tension alternative dépendant de la fréquence et de l'amplitude de l'oscillation mécanique. Le signal est dirigé, selon des principes. connus, sur un amplificateur électronique 70 qui le renforce pour le renvoyer vers le premier couple de transducteurs piézoélectriques 62. On obtient donc encore un système à rétroaction qui vibre, -ainsi qu'il a été indiqué précédemment, - comme un oscillateur ordinaire lorsque le gain du circuit est supérieur à 1. Comme dans la solution précédemment décrite, le système entretient automatiquement les oscillations à la fréquence de résonance du vibreur mécanique.Si l'élément oscillant 48, qui plonge dans le réservoir, est recouvert par le contenue de celui-ci, l'oscillation est freinée, ce qui déclenche un discriminateur de seuil 72 connecté en aval de l'amplificateur, ledit discriminateur inversant alors un relais 74. Lorsque le niveau de remplissage baisse à nouveau, la base de l'élément oscillant 48 redevient libre et le système reprend son oscillation, le discriminateur 72 ramenantle relais 74 à sa position initiale. En disposant les transducteurs piézoélectriques entre les sections du tube coupé, on n'a pas l'assurance de satisfaire à 100 7o la condition selon laquelle le tube 56 tout entier forme un noeud de vibration du système. Toutefois, grâce à la qualité élevée du système oscillant et à la forte amplification de résonance qui en-résulte, les petites variations d'amplitude engendrées par les transducteurs piézoélectriques peuvent être considérées comme négligeables et la suspension des organes oscillants par la membrane annulaire 58 peut être réalisée sans perte de sensibilité au niveau du tube 56. REVENDICATIONS 1. Dispositif de détection et/ou de contrôle d'un niveau de remplissage déterminé dans un réservoir, qui comporte un ou plusieurs systèmes présentant chacun un organe vibrant sous la forme d'un barreau oscil lant qui plonge dans ledit réservoir et dont les vibrations sont freinées dès que le barreau oscillant entre en contact avec le contenu du réservoir, ainsi que des organes déclenchant des processus de visualisation et/ou de commutation en fonction de l'amplitude des oscillations, caractérisé en ce que le système oscillant (1, 2, 4, 5, 3, 6, 7) comporte deux élé ments oscillants superposés (1, 2; 4, 5 ) ayant la forme de vibreurs torsionnels de même fréquence de résonance, lesquels sont excités pour vibrer encens opposé l'un par rapport à l'autre pour déterminer l'état du remplissage du réservoir. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les éléments oscillants (1, 2; 4, 5) sont disposés chacun au centre dune membrane (3, 6) qui agit comme un ressort de rappel et dont les bords extérieurs sont réunis et rigidement solidarisés à l'aide d'un tube (7). 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le centre de gravité de chacun des éléments oscillants (1, 2; 4, 5) est situé au centre de la membrane correspondante (3, 6) et sur l'axe de rotation (D1, D2) dudit élément oscillant. 4. Dispositif selon l'une au moins des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le système oscillant est rattaché, par son tube de liaison (7), à une membrane annulaire (8) rattachée à son tour à un organe de fixation fileté (9) vissé dans la paroi (100) du réservoir. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, carac térisé en ce que le système oscillant est en une matière non magnétisa ble. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, carac térisé en ce que le système oscillant peut être mis en vibration par un mécanisme d' entraînement électromagnétique composé d'un enroulement (113), parcouru de préférence par un courant pulsé et entourant une armature (111), ainsi que de deux pâles magnétiques dont chacun est encastré dans l'un des éléments oscillants (1, 5). 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'armature (111) de l'électroaimant dtentraine- ment comporte deux branches parallèles ou quasi-parallèles entre elles, orientées vers les éléments oscillants (1, 5) et dont les extrémités libres se trouvent respectivement en regard du pôle magnétique (112) encastré dans l'un des éléments oscillant. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les vibrations du système oscillant peuvent être détectées par un agencement électromagnétique diamétralement opposé au mécanisme dtentralnement et composé d'un aimant droit (114) dont une partie au moins est entourée par une bobine (116). 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'aimant droit (114) est solidaire de l'un des éléments oscillants et peut effectuer un mouvement de translation alternatif à l'intérieur de ladite bobine. 10. Dispositif selon l'une des revendications 6 à 9, caractérisé en ce que, quand le système oscillant vibre, la tension induite dans la bobine (116) du mécanisme de détection peut être dirigée, par l'intermédiaire d'un amplificateur (117), vers l'enroulement (113) du mécanisme d'entraine- ment pour fournir le courant pulsé moteur. 11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que la borne de sortie de l'amplificateur (117) est connectée à un discriminateur de seuil (118). 12. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les éléments oscillants (10, 12; 48, 52) sont coaxiaux entre eux et emboités télesco piquement, du moins en partie, l'un dans l'autre tout en restant séparés par un certain intervalle. 13. Dispositif selon la revendication 12, caractérisé en ce que le premier élément oscillant (10), qui plonge dans le réservoir, pénètre aussi dans une cavité ménagée dans le second élément oscillant (12). 14. Dispositif selon la revendication 12, caractérisé en ce que le premier élément oscillant (48), qui plonge dans le réservoir, présente une cavité dans laquelle pénètre le second élément oscillant (52). 15. Dispositif selon l'une des revendications 13 et 14, caractérisé en ce que chacun des éléments oscillants (10, 12; 48, 52) est disposé au centre d'une membrane (18, 26; 50, 54) qui agit comme un ressort de rappel, les plans desdites membranes étant, en position de repos, perpendicu laires aux axes des éléments oscillants et leurs bords périphériques étant rigidement solidarisés par l'intermédiaire d'un élément tubulaire (28; 56). 16. Dispositif selon la revendication 13, caractérisé en ce que le premier élément oscillant (10) est composé d'un cylindre plein (10) rigidement solidarisé avec un cylindre creux (16), l'extrémité inférieure libre de ce dernier étant aplatie en forme de rame. 17. Dispositif selon la revendication 12, caractérisé en ce que le second élément oscillant (12) est composé de deux cylindres (20, 22) rigidement solidarisés entre eux et présentant un alésage axial de part en part pour y recevoir la partie supérieure du cylindre plein (14) du premier élément oscillant (10). 18. Dispositif selon l'une des revendications 13 et 17, caractérisé en ce que les deux cylindres (20, 22) sont rigidement reliés entre eux au centre de leur membrane (26) par un troisième cylindre (24) de diamètre infé rieur à celui des deux autres, présentant également l'alésage axial. 19. Dispositif selon la revendication 18, caractérisé en ce qu'une bobine (34) destinée à un mécanisme d'entrainement électromagnétique est incorporée dans le cylindre supérieur (20), ladite bobine étant entourée d'un tube (36) qui constitue à la fois l'armature d'un électroaimant et la chemise du cylindre supérieur (20). 20. Dispositif selon la revendication 18, caractérisé en ce que des éléments rectilignes (38), de préférence en forme de pointes, en matière magné tisable, pénètrent radialement dans le cylindre supérieur (20) depuis la chemise (36) jusqu'à l'alésage axial aux deux extrémités de la bobine (34). 21. Dispositif selon l'une des revendications 19 et 20, caractérisé en ce que le cylindre plein (14) du premier élément oscillant (10) est en une ma tière magnétisable, du moins dans la zone correspondant à la bobine (34). 22. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 18 à 21, caractérisé en ce que le tube (36), les éléments rectilignes qui agissent comme des pales magnétiques (38) et le cylindre plein (14) constituent un circuit magnétique. 23. Dispositif selon l'une des revendications 18 à 22, caractérisé en ce que la bobine (34) reçoit un courant pulsé qui peut être tiré d'un signal électrique émis par un élément piézoélectrique (40) ou une bande exten sométrique, l'un ou l'autre fixé sur la membrane (18) du premier élé ment oscillant. 24. Dispositif selon la revendication 23, caractérisé en ce que le signal électrique peut être dirigé vers un amplificateur (42) qui le transmet d'une part à la bobine (34), d'autre part à un discriminateur de seuil (44) en aval duquel est disposé un organe de commutation destiné à visualiser et/ou à contrôler l'état de remplissage du réservoir. 25. Dispositif selon l'une des revendications 14 et 15, caractérisé en ce que le premier élément oscillant est un cylindre creux relié, dans sa moitié supérieure, à la membrane (50), tandis que son extrémité inférieure est aplatie en forme de rame. 26. Dispositif selon l'une des revendications 14 et 15, caractérisé en ce que le second élément oscillant (52) est un cylindre plein dont la base pénètre dans le cylindre creux (48). 27. Dispositif selon la revendication 26, caractérisé en ce que le cylindre plein (52) est relié à sa membrane (54) de préférence dans la zone corres- pondant à sa moitié supérieure. 28. Dispositif selon l'une des revendications 13 à 15, caractérisé en ce que l'élément qui relie les bords périphériques des deux membranes entre eux est un tube (56) subdivisé en une partie inférieure et une partie supé- rieure, tandis que deux couples d'éléments piézoélectriques (62), diamé tralement opposé s, sont disposés entre les deux parties du tube pour former des paires de transducteurs piézoélectriques. 29. Dispositif selon la revendication 28, caractérisé en ce que le signal de l'un des couples de transducteurs piézoélectriques peut être dirigé vers un amplificateur (70) qui le transmet à la fois vers l'autre transducteur piézoélectrique d'une part, vers un discriminateur de seuil (72) d'autre part, un organe de commutation (74) étant disposé en aval dudit discri minateur dont il peut recevoir le signal. 30. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, dont au moins les revendications 12 et/ou 15, caractérisé en ce-que le centre de gravité de chacun des éléments oscillants (10, 12; 48, 52) coihcide avec le centre géométrique de la membrane correspondante (18, 26; 50, 54). 31. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, carac térisé en ce que l'organe (28, 56) qui relie les deux membranes (18, 26; 50, 54) entre elles reste au repos lorsque le système total oscille, même si le centre de gravité de chacun des éléments oscillants (10, 12; 48, 52) ne comcide pas avec le centre géométrique de la membrane correspondante (18, 26; 50, 54), à condition que les masses desdits éléments oscillants soient distribuées de façon appropriée, leurs centres de gravité devant occuper une position telle que les produits de leurs déplacements à partir de la position de repos par leurs masses respectives soient égaux et lesdits éléments devant être coaxialement emboités l'un dans l'autre pour que lesdits centres de gravité coihcident entre eux.