L'invention concerne un terrain de sport, tel que terrain de foot-ball, de tennis, de saut , de course à pied, etc. Les terrains de sport réalisés jusqu'à présent sont de deux types : les terrains à base de matériaux naturels, tels que terre végétale, schiste, etc. et les terrains dits "synthétiques" à base de matériaux élaborés divers, tels que résines, polyuréthane, etc. Les caractéristiques essentielles de ces différents types de sols se comparent par l'étude des courbes de déformation du sol sous l'effet d'une pression comparable à celle du pied d'un joueur en course. Cette étude donne quatre types d'informations - la souplesse du sol, c'est-à-dire son aptitude à se déformer, - l'élasticité du sol, c'est à-dire la vitesse à laquelle le sol revient à son état stationnaire, - la déformation permanente, c'est-à-dire le tassement ou l'élévation du niveau de surface après le choc, - l'énergie renvoyée dans les pieds du joueur après la poussée. Les sols à base de matériaux naturels présentent, en règle générale, une souplesse faible, une élasticité faible et une énergie renvoyée nulle. L'énergie et l'élasticité faibles font que ces sols sont "lents" aux jeux. L'énergie renvoyée nulle fait que ces sols sont confortables et peu fatigants, ce qui élimine pratiquement les accidents par déchirure musculaire. Les sols à base de matériaux synthétiques ont par contre une forte souplesse et élasticité et une énergie renvoyée très forte. Ces terrains sont donc rapides aux jeux (souplesse et élasticité fortes) mais peu confortables, fatigants et présentent des risques d'accidents par déchirure musculaire (énergie renvoyée forte). Vis-a-vis de ces terrains de sport connus, la présente invention concerne un terrain qui allie les avantages des deux types de terrains connus, c'est-à-dire une forte souplesse, une forte élasticité et une énergie renvoyée qui peut être adaptée à chaque genre de terrain de sport réalisé. Le terrain de l'invention est caractérisé en ce que, entre la chape et la ouche drainante, est disposée une couche de matériau textile. Suivant une autre caractéristique de l'invention, entre la couche drainante et son sol de support, est disposée une couche de matériau textile. L'invention est représentée, à titre d'exemple non limitatif, sur des dessins ci-joints, dans lesquels - la figure 1 est une coupe d'un mode de réalisation de l'invention, - les figures 2 et 3 sont des graphiques illustrant les résultats d'essais effectués sur deux terrains de sport conformes à l'invention, ces graphiques représentant en ordonnées la déformation du terrain lors d'un choc en fonction du temps. La présente invention a en conséquence pour but la réalisation d'un terrain de sport qui présente une forte souplesse, une forte élasticité, un tassement nul-et une énergie renvoyée. adaptée au sport devant autre pratiqué sur le terrain, cette énergie renvoyée pouvant, dans certains cas, être également nulle afin que ce terrain de sport soit confortable et peu fatigant et qu'il supprime les risques d'accidents par déchirure musculaire. L'élément supérieur du terrain de sport conforme a' l'invention est constitué par une chape 1, réalisée à l'aide d'un matériau stabilisé, tel queduschiste, sur une épaisseur de 5 à 8 cm par exemple, cette chape étant disposée sur un textile dont la nature est adaptéeau type de sport à pratiquer sur le terrain. Ce textile est par exemple constitué par un matériau non tissé de fibres encollées ou aiguilletées ou protégées, son épaisseur, ainsi que la nature de ce matériau textile pouvant varier essentiellement en fonction de l'énergie renvoyée désirée. Cette couche textile 2 repose elle-même sur une couche drainante 3 en cailloux ou graves de perméabilité supérieure à celle de la chape, cette couche étant par exemple constituée par du gravillon de 5/25 sur une épaisseur de 10 cm. La couche drainante 3 peut être déposée soit directement sur le sol de support 4 qui comporte les drains 5, soit sur une couche textile intermédiaire 6, cette couche intermédiaire 6 n'étant cependant utilisée que si le sol a une portance faible comme c'est le cas par exemple pour un terrain argileux, afin d'éviter que les cailloux de la couche drainante 3 ne s'enfoncent dans le sol 4, notamment si celui-ci est humide. Le matériau textile 2, qui aura préalablement subi un traitement en vue de le rendre imputrescible, est choisi également en raison de sa perméabilité, sa rétention en eau, ainsi que de så souplesse et de son élasticité. Les caractéristiques de souplesse et d'élasticité de ce matériau textile 2 contribuent à augmenter la souplesse et l'élasticité du terrain de sport et coopèrent en combinaison avec la chape 1 afin de définir un terrain de sport dont l'énergie renvoyée est déterminée. La perméabilité de la couche textile 2 est destinée à permettre l'écoulement de l'eau ayant traversé la chape 1 vers la couche drainante 3, alors que la caractéristique de rétention en eau de cette couche 2 est destinée à maintenir une humidité de la chape afin que le terrain de sport soit plus souple sans nécessiter d'arrosages fréquents. Cette couche textile 2 constitue également un moyen évitant la pénétration du matériau formant la chape à l'intérieur de la couche drainante, soit lors de la pose de la chape, soit ultérieurement. Le graphique de la figure 2 illustre le résultat d'un essai effectué sur un terrain conforme à l'invention comportant une couche textile 2, d'épaisseur et de nature telles qu'elle confère une élasticité et une souplesse importantes, ainsi qu'une énergie renvoyée pratiquement nulle. Ce matériau textile est par exemple constitué par un feutre imputrescible dont les fibres sont agglomérées les unes aux autres. La courbe de cette figure 2 représente, en fonction du temps t, l'amplitude des déformations S subies par le terrain lorsqu'il reçoit un choc correspondant à celui du pied d'un coureur. Sur cette courbe, la grandeur de la flèche Fl est F2 significative de la souplesse du terrain, alors que le rapport F3 est significatif de l'élasticité de ce terrain. L'amplitude de la flèche F2 est déterminée par la tangente 7 à la partie montante de l'impulsion 8 et la perpendiculaire 9 passant par le point d'amplitude maximale de la déformation. F2 Ce rapport est donc significatif de la vitesse F3 de retour du terrain de sport dans sa position initiale après le choc. L'énergie renvoyée, qui dans cet exemple est pratiquement nulle, est représentée par la valeur de la surface hachurée 10. Cette surface 10 étant pratiquement nulle, le choc er retour renvoyé dans le pied du coureur après son choc sur le sol est donc nu 1. Cela correspond à un terrain de sport confortable et peu fatigant qui sur le plan de cette énergie renvoyée est semblable à un gazon ou à un terrain de matériau terreux. Suivant le graphique de la figure 3 par contre, on constate que la flèche F4 significative de la souplesse du terrain est plus faible,alors que l'élasticité (FG) est plus forte, compte F6 tenu de la souplesse, que dans le cas de la figure 2. En outre, l'énergie renvoyée (surface 11) est tries, importante, ce qui correspond à un terrain moins confortable et plus fatigant que dans le cas de la figure 2 mais dont le rebond d'une balle est plus important. REVENDICATIONS 10) Terrain de sport se composant d'une chape de matériau stabilisé disposée sur une couche drainante de perméabilité supérieure à celle de la chape, terrain de sport caractérisé en ce que, entre la chape et la couche drainante, est disposée une couche de matériau textile. 20) Terrain de sport conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que, entre la couche drainante et son sol de support, est disposée une couche de matériau textile.