Les tronçonneuses à fraise-scie à chariot porte-fraise mobile sont connues de longue date. Elles comportent généralement une table au dessus de laquelle sont placés des vérins de serrage montés sur un bâti, la fraise-scie étant montée sur un chariot mobile coulissant sous la table et entrai née mecaniquement par I 1i ntermédi aire d'une boite de vitesses. De telles machines présentent l'inconvénient de présenter une gamme de vitesses limitée en depit-d'un coût élevé de la transmission mécanique ; Ainsi, avec un moteur électrique d'entraînement à deux vitesses, et une boîte de vitesses à 5 rapports, on parvient à des vitesses linéaires extrêmes dans le rapport de 1 à 15 environ. Or, pour les différents métaux, les vitesses linéaires doivent être de l'ordre de Aciers durs et Inox : 7 à 18 m/min. Aciers mi-durs : 18 à 25 m#/min. Aciersdoux : 25 30 m/min. Métaux non ferreux durs 60 à 150m/min. Métaux non ferreux tendres 150à I 400 m/min. Il est dès lors nécessaire de disposer de plusieurs machines pour pouvoir tronçonner les différentes sortes de métaux. Compte tenu du prix élevé de ces machines , dû notamment au coût des boites de vitesses qui doivent être très robustes, cela conduit à des investissements très élevés. L'invention a pour objet de remédier à cet inconvénient et de fournir une tronçonneuse à fraise-scie ayant une plage de vitesses de rotation telle que la machine soit polyvalente et utilisable au tronçonnage des aciers comme des métaux non ferreux. Conformément à l'invention, la tronçonneuse comporte une table au dessus de laquelle sont placés des vérins de serrage, la fraise-scie étant montée sur un chariot mobile coulissant sous la table et elle est caractérisée en ce que l'entrainement en rotation de la fraise scie est réalisé au moyen d'un moteur fixe entrainant une pompe hydraulique à débit variable alimentant un moteur hydraulique monté sur le chariot et entrainant la fraise par l'intermédiaire d'un réducteur de vitesse capable de supporter de grandes vitesses et un couple élevé. Cette combinaison permet d'obtenir une plage de vitesses de rotation de l'ordre de 4 t/nin. à 200 t/min. ce qui donne, selon le diamètre des fraises , des plages de vitesses linéaires, de l'ordre de 6 à 50Q m/min. Cela permet donc, avec la même machine,de couper toute pièce épaisse qu'elle soit composée d'aciers alliés les plus durs jusqu'aux métaux non ferreux les plus variés. D'autre part, la boite de vitesses mécanique est évitée. L'invention vise également les dispositions suivantes a) La pompe hydraulique est équipée d'un servo-positionneur permettant la variation continue de son débit. Par ce moyen, la vitesse linéaire de coupe peut être adaptée exactement aux caractéristiques de la pièce à tronçonner (nature du métal, épaisseur). b) Le débit de la pompe est d'autre part, contrôlé par un asservissement électronique à tachymètre , à partir de la vitesse de rotation de la fraise de façon à maintenir celle-ci constante. Cette disposition à un double objet : d'une part, et spécialement aux basses vitesses, elle permet de régulariser la vitesse de rotation de la fraise et de pallier aux inconvénients des variations cycliques de vitesses dus au fonctionnement de la pompe à débit variable (effet polygonal) L'écart de vitesse angulaire peut être ramené aux environs de I %. D'autre part, elle pallie aux variations de vitesses dues aux variations de couple sur la fraise. Tous les moyens électroniques appropriés d'asservissement pourront être adoptés pour la réalisation de cette disposition. c) Un tapis roulant ou bande transporteuse est disposé sous le parcours de la fraise pour l'évacuation des copeaux. L'invention est illustrée sur le dessin annexé représentant schématiquement une tronçonneuse selon l'invention. En se reportant à ce schéma, on voit que la tronçonneuse comporte un socle 1 portant une table 2 et un bâti 3 portant les vérins 4 de serrage des pièces à tronçonner ; sous la table 2 un chariot 5 porte l'axe de la fraise 6 ; ce chariot coulisse, par exemple, sur les rails 7 et la table 2 comporte une fente pour le passage de la fraise. L'entraînement de la fraise 6 est assuré par le moteur 8 qui entraîne la pompe à débit variable 9, laquelle alimente en circuit fermé par les flexibles IO, le moteur hydraulique 11. Ce dernier entraîne la fraise 6, par l'intermédiaire du réducteur 12. Le moteur hydraulique 11 et le réducteur 12 sont portés par le chariot et mobiles avec la fraise 6. Le moteur 8, par exemple électrique, ainsi que la pompe à débit variable 9 sont fixes. En 13, est schématisée la bande transporteuse évacuant les copeaux entrains par tout moyen. Les dispositifs annexes, tels que régulateur électronique de vitesse et commande de la variation de vitesse, ne sont pas représentés. A titre d'exemple non limitatif, la plage de vitesses de rotations obtenues à la sortie du moteur hydraulique est de 64 t/min.à 3200 t/minGavec un moteur électrique 8 tournant à 1500 t/min et le réducteur 12 a un rapport de réduction de 16 à 1 donnant ainsi une plage#de vitesses de rota tions obtenues à la sortie du moteur hydraulique 11 est de 64 t/min. à 3200 t/min. avec un moteur électrique 8 tournant à I500 t/min. et le réducteur 12 a un rapport de réduction de 16 à 1 donnant ainsi une plage de vitesses de rotation de fraise de 4 t/min.à 200 t/min. Pour de telles performances, le réducteur doit être capable de supporter des vitesses élevées (plus de 3 000 t/ min.) et un couple constant particulièrement élevé. Il va de soi que la machine selon l'invention peut être utilisée non seulement au tronçonnage des métaux mais également à celui de tous matériaux pouvant se tronçonner dans la gamme de vitesses linéaires obtenues. De même , la machine peut comporter toutes autres dispositions, usuelles ou non, telle- que table rotative, machoire d'appui pivotante, et autres dispositifs complémentaires. REVENDICATIONS 1. Tronçonneuse à fraise-scie à chariot porte-fraise mobile et coulissant sous une table au dessus de laquelle sont places des vérins de serrage , caractérisée en ce que l'entraînement en rotation de la fraise - scie est réalisé au moyen d'un moteur fixe entrainant une pompe hydraulique à débit variable alimentant un moteur hydraulique monté sur le chariot et entrainant la fraise par l'intermédiaire d'un réducteur de vitesse capable de supporter de grandes vitesses et un couple élevé. 2. Tronçonneuse selon la revendication 1, caractérisée en ce que la pompe hydraulique est équipée d'un servo-positionneur permettant la variation continue de son débit. 3. Tronçonneuse selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le débit de la pompe est d'autre part contrôlé par un asservissement électronique à tachymètre à partir de la vitesse de rotation de la fraise de façon à maintenir celle-ci constante. 4. Tronçonneuse selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'une bande transporteuse est disposée sous le parcours de la fraise pour assurer l'évacuation des copeaux