La présente invention a pour objet des chaussures médicales pour les personnes paralysées des membres inférieurs. Le secteur technique de l'invention est celui de la construction des chaussures médicales. Les paralytiques atteints de déficiences motrices des membres inférieurs doivent faire fabriquer leurs chaussures à des bottiers ortho pédiques qui fabriquent celles-ci sur mesures et souvent après un délai d'attente. Ils obtiennent ainsi des chaussures d'un prix élevé qui sont lourdes, rigides, peu confortables et souvent inesthétiques ce qui accroît leurs difficultés et leur fatigue. Un objectif de la présente invention est de procurer une chaussure médicale destinée aux paralysés des membres inférieurs qui puisse être fabriquée industriellement, en série,et vendue en pharmacie de sorte qu'elle soit disponible immédiatement, àun prix qui bénéficie des avantages d'une fabrication en série, sans avoir à recourir à un bottier orthopédiste de plus en plus difficile à trouver. Il est très pénible pour un paralytique de lacer ou de délacer ses chaussures ce qui l'oblige à se pencher en avant. De plus, les paralytiques souffrent souvent d'un pied en équin du à une rétraction du tendon d'Achille et d'une insensibilité du pied. Dans ces conditions, l'introduction du pied dans une chaussure montante conventionnelle, comportant à l'avant une fermeture par laçage, présente des difficultés. La pointe du pied butte sur la semelle et les orteils, qui sont souvent semi rigides, se retournent à l'intérieur de la chaussure. Un autre objectif de l'invention est de procurer une chaussure médicale facile à mettre et à enlever. Une chaussure médicale selon ltinvention comporte, de façon connue, une tige montante munie d'une fermeture avant, de préférence des lacets, qui permettent d'ajuster la chaussure au volume et à la forme du pied. Une chaussure selon l'invention comporte, en outre, à l'arrière, une ouverture verticale munie d'un moyen de fermeture permettant d'ouvrir la tige en deux parties pour se chausser et pour se déchausser plus facilement puis de la refermer. De préférence, ce moyen de fermeture est constitué par une fermeture à glissière qui s'ouvre vers le bas. Celle-ci est placée de préférence, dans le plan médian de la tige. En combinaison avec cette fermeture arrière, l'extrémité arrière du talon comporte un chanfrein. Ce chanfrein fait avec le plan horizontal un angle compris de préférence, entre 300 et 700. Les chaussures selon l'invention sont destinées à etre utilisées le plus souvent par des paralytiques portant un appareil orthopédique, notamment un vêtement orthopédique, composé d'un vêtement en tissu muni de structures verticales gonflables. Pour faciliter cette utilisation, la tige comporte, sur un côté au moins, une bande externe de fixation Velcro qui coopère avec une autre bande Velcro fixée au bas du vetement orthopédique. L'invention a pour résultat un nouveau produit qui constitue une chaussure médicale destinée aux paralysés des membres inférieurs. Ces chaussures comportent, en combinaison, une ouverture avant munie de lacets ou de tout autre moyen équivalent qui permet de régler la chaussure à la forme du pied et une ouverture arrière, équipée d'une fermeture à glissière ou de tout autre moyen équivalent. Cette combinaison permet à l'utilisateur de mettre ou d'enlever les chaussures en utilisant uniquemen#t la fermeture arrière ce qui offre un premier avantage d'un angle très favorable à l'introduction et à la pénétration dans la chaussure du pied d'un paralytique, sans risque de retournement des orteils et un deuxième avantage, non moins important, d'éviter au paralytique d'avoir à se pencher en avant pour lacer ou délacer ses chaussures. On connaît déjà des chaussures montantes comportant une fermeture arrière mais dans ce cas elles ne comportent pas de fermeture avant. Une telle solution ne convient pas pour des paralysés car elle ne permet pas d'ajuster la chaussure au volume du pied qui est souvent déforme. L'originalité de l'invention consiste à conserver une fermeture avant, de préférence une fermeture à lacets, pour une fonction d'ajustage de la tige au pied et de la combiner avec une fermeture arrière, de préférence une fermeture à glissière, qui permet de mettre et d'enlever la chaussure sans toucher à la fermeture avant. De nombreux paralytiques portent un appareil orthopédique muni d'articulations verrouillables et ils doivent verrouiller celles-ci en extension pour passer de la position assise à la station debout et inversement lorsqu'ils veulent revenir à la position assise. Le chanfrein de l'extrémité arrière du talon facilite la mise en extension des jambes en position assise, les chaussures prenant appui sur le sol par la surface desdits chanfreins. Ce chanfrein assure une bonne prise au sol lorsque le paralysé attaque le sol du talon pour se mettre en station debout. Les chaussures médicales selon l'invention peuvent être fabriquées en série. Elles sont conçues pour appareiller des personnes dont l'état clini que ne justifie pas le port de chaussures orthopédiques spéciales > àréali- ser sur mesure. Les chaussures selon l'invention apportent un maintien du pied et un effet correctif que ne pourrait assurer une chaussure ordinaire. Les chaussures selon l'invention permettent d'introduire facilement dans la chaussure, en ouvrant l'ouverture arrière, une semelle de correction plantaire prescrite par un médecin et réalisée sur mesure par un orthopédiste qualifié. La description suivante se réfère aux dessins annexés qui représentent un exemple de réalisation d'une chaussure médicale selon l'invention, sans aucun caractère limitatif. La figure 1 est une vue en élévation et en demi coupe d'une chaussure selon l'invention. La figure 2 est une vue arrière de la figure 1. La figure 3 est une vue en perspective d'une chaussure ouverte. La figure 4 est une vue en perspective d'un pied s'engageant dans une chaussure. La figure 5 est une vue en perspective d'une chaussure portée en association avec un vêtement orthopédique. La figure 1 représente une chaussure médicale I comportant une semelle la et une tige montante lb. La tige est ouverte à l'avant et comporte une languette 2 et un dispositif de fermeture constitué par des lacets passant dans des oeillets ou dans des crochets 3. Par exemple on utilise des crochets 3a à la partie supérieure et des oeillets 3b à la partie inférieure. Le cou du pied est surélevé pour faciliter l'adaptation d'une prothèse corrective. L'avant pied 5 est suffisamment large pour assurer un confort total aux orteils. Il est renforcé par un bout synthétique Sa. Toute la zone intérieure de l'avant pied et tout l'intérieur de la chaussure sont doublés, par exemple de mousse latex 6, elle-même doublée de peau de porc 7, matériaux qui ont pour but de protéger le pied de tout contact avec un point dur et d'assurer un double isolement au froid et à la chaleur car le pied des paraplégiques est particulièrement vulnérable. Une semelle intérieure amovible 8 permet d'adapter la chaussure aux différentes épaisseurs de prothèses et à un coù de pied plus ou moins fort. La semelle de contact au sol 9 est,de préférence, en un matériau microcellulaire antidérapant. Un cambrion renforcé 10 assure un soutien efficace de la semelle au niveau de la voûte plantaire. Une cambrure galbée, indispensable au maintien de la prothèse, évite également tout déplacement du pied. La tige de la chaussure comporte une ouverture arrière munie d'une fermeture à glissière 17, qui s'ouvre en se déplaçant vers le bas et qui est doublée par une languette inférieure 18 garnie de mousse. Cette fermeture permet,une fois le laçage avant réglé, d'enlever et de remettre la chaussure facilement. Le talon comporte, à l'extrémité arrière, un chanfrein 12 qui assure une bonne prise au sol lorsqu'un paralysé attaque le sol pour se lever. La tige comporte des éléments renforçateurs 13. La languette avant 2 comporte sur sa face externe une bande de fixation du type Velcro 15 qui coopère avec une autre bande Velcro 16 piquée sur le haut de la tige afin de maintenir la languette. Sur la partie avant de la chaussure est fixé un anneau ou crochet 19 qui permet de fixer un releveur de pied qui est souvent utilisé par les paralysés pour compenser l'équin du pied. La figure 2 représente une vue arrière sur laquelle on voit la fermeture à glissière 17 fermée et le chanfrein 12 du talon. La figure 3 représente une chaussure selon l'invention vue de profil. La fermeture à glissière arrière 17 est représentée ouverte, la languette 18 étant repliée vers l'extérieur. Sur la face externe de la tige est piquée une bande 20 d'une fixation du type Velcro qui coopère avec une deuxième bande de fixation Velcro cousue à l'extrémité d'un appareil orthopédique composé d'un vêtement en tissu, raidi verticalement par des tubes gonflables. Ces deux fixations permettent de relier le vêtement orthopédique à la chaussure. La chaussure représentée sur la figure 2 comporte également une gaine de métal 21 qui traverse le talon et qui permet de fixer à la chaussure l'extrémité inférieure d'un appareil orthopédique rigide. La figure 4 représente l'introduction du pied dans une chaussure. Les lacets avant, qui ont permis d'ajuster la chaussure au volume du pied, restent attachés et le pied entre ou sort par l'ouverture arrière. La languette arrière 18 facilite l'introduction du pied et évite le contact entre le pied et la chaussure. Les pattes de fermeture Velcro 16 et 16a, fixées à l'extrémité supérieure de la tige sont rabattues sur la languette 2 et coopèrent avec la bande Velcro 15 fixée sur celle-ci pour maintenir la languette lors de l'introduction du pied par la fermeture arrière. La figure 5 représente une chaussure selon l'invention portée par un paralytique qui a revêtu un appareil orthopédique de marche constitué par un vêtement souple 23 qui est raidi verticalement par des tubes gonflables 24. On a représenté en pointillés la bande de fixation Velcro 20 qui est recouverte par le bas du vêtement 23 et qui est fixée à une bande correspondante cousue à l'interieur du vêtement. On a également représenté une sangle 25 qui est fixée à l'anneau 19 et au vêtement et qui permet de corriger l'équin du pied. Bien entendu, sans sortir du cadre de l'invention, les divers éléments constitutifs de la chaussure qui vient d'être décrite à titre d'exemple pourront être remplacés par des éléments équivalents. REVENDICATIONS 1 - Produit nouveau constitué par une chaussure médicale pour paralysés des membres inférieurs comportant une tige montante munie d'une fermeture avant, par exemple de lacets, caractérisée en ce que ladite tige compor te*à l'arrière, une ouverture verticale munie d'un moyen de fermeture permettant d'ouvrir la tige en deux parties pour se chausser et pour se déchausser plus facilement puis de la refermer. 2 - Chaussure selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit moyen de fermeture est constitué par une fermeture à glissière qui s'ouvre en se déplaçant vers le bas. 3 - Chaussure selon la revendication 2, caractérisée en ce que ladite fer meture à glissière est placée dans le plan médian de la tige. 4 - Chaussure selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que l'extrémité arrière du talon comporte un chanfrein. 5 - Chaussure selon la revendication 4, caractérisée en ce quel'angle dudit chanfrein par rapport au plan horizontal est compris entre 300 et 700. 6 - Chaussure selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la tige comporte, sur un côté au moins, une bande externe de fixation Velcro qui coopère avec une autre bande Velcro, fixée au bas d'un vêtement orthopédique en tissu muni de structures verticales gon flables,pour relier le vêtement à la chaussure. 7 - Chaussure selon la revendication 2, caractérisée en ce que ladite ouverture arrière est munie, en combinaison, d'une languette et d'une fermeture à glissière. 8 - Chaussure selon l'une quelconque des revendications I à 7 dont la fer meture avant est munie d'une languette, caractérisée en ce que ladite languette comporte, du côté extérieur de l'extrémité supérieure, une bande de fermeture Velcro et la tige comporte, d'un côté au moins de la partie supérieure de la fermeture avant,une bande Velcro qui se rabat sur la languette et qui coopère avec la bande Velcro portée par celle-ci pour maintenir la languette pendant l'introduction du pied dans la chaus sure à travers ltouverture arrière. 9 - Chaussure selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce qu'elle comporte une semelle interne amovible qui permet d'adapter la chaussure à différentes épaisseurs de prothèses.