La présente invention concerne un système de radar secondaire dont l"1 interrogateur" est couplé avec une installation de radar et dont les "répondeurs" sont fixes ou placés sur des objets mobiles. 5 Comme il est connu de façon générale, un système de radar secondaire est un système de radar dans lequel l'objet à surveiller participe activement à son repérage» Cette participation consiste en ce que les ondes émises par l'installation de radar sont reçues par un récepteur placé dans un objet ou sur la ci-10 ble. Les ondes (impulsions) reçues sur la cible actionnent un émetteur correspondant, dont l'émission est reçue par l'installation de radar. La structure qui se compose de l'émetteur et du récepteur sur l'objet (sur la cible) sera appelée "répondeur" dans la suite de la description» 15 Les impulsions de réponse du répondeur sont émises à une fréquence différente de celle à laquelle a lieu l'interrogation provenant de l'installation de radar. L'installation de radar mobile ou fixe sera appelée "émetteur radar" dans la suite. Un mode courant d'interrogation consiste en ce que chaque 20 répondeur renvoie sous forme codée sa réponse à un signal d'appel général, de laquelle peut être déduite, à la réception de ce signal dans l'émetteur radar, l'identité du répondeur et, par suite, de la cible sur laquelle se trouve ledit répondeur, de sorte que la cible observée est identifiée sur l'écran d'un ra-25 cLar d'exploration également présent. Dans une situation dans laquelle beaucoup de cibles soni; présentes et/ou la distance mutuelle entre les cibles peut être faible, cela aboutit à des signaux codés qui se recoupent dans la partie réceptrice de l'interrogateur de l'émetteur radar. 30 Dans des cas où plusieurs émetteurs radar peuvent interroger un répondeur choisi, cela peut entraîner une interrogation excessive du répondeur et la destruction des signaux codés, ce que l'on appelle aussi assez souvent "fruit". On envisage ici des voies d'accès à une zone portuaire à trafic de navires intense et la zone portuaire elle-même, où se déplacent donc un grand nombre de bateaux de caps mutuellement différents et de routes mutuellement différentes, et où un ou plusieurs émetteurs radars réunissent et établissent à terre l'information souhaitée sur les mouvements des navires. 40 L'invention concerne donc particulièrement un système de 71 26195 2099436 ' radar secondaire pouvant opérer dans une situation où les cibles se déplacent principalement suivant un flot de circulation étroit, dont le nombre peut atteindre quelques douzaines (par exemple, quatre douzaines), où la probabilité d'un certain nombre de ci-5 bles dans un faible intervalle angulaire est importante (avec un nombre maximum de dix, par exemple) et où la distance minimale entre les cibles est de l'ordre de grandeur de leurs dimensions. On exige encore du système radar secondaire selon l'inven-10 tion que la position de chaque cible soit de nouveau mesurée avant l'écoulement d'une durée déterminée (t1 secondes). Cette durée t^ dépendra, en outre, de la mobilité des cibles. L'inconvénient du recoupement des signaux codés peut être réduit par une forte concentration du faisceau et, en outre, par 15 un choix du spectre de temps et de fréquence des signaux tel que tous les signaux soient orthogonaux entre eux. Un procédé pour y parvenir consisterait à faire répondre les répondeurs à un signal d'appel général et, en fait à une seule fréquence porteuse, mais avec une durée du code de recon-20 naissance inférieure à la distance minimale équivalente entre deux cibles» Une autre possibilité consiste à faire répondre les répondeurs avec un seul signal dont la durée maximale est égale à la distance minimale équivalente entre deux cibles, tandis que le 25 signal se compose, par exemple, de quatre impulsions se chevauchant dans le temps, chaque impulsion étant modulée à une fréquence porteuse différente. La combinaison de fréquences détermine le code de reconnaissance. Les possibilités précitées peuvent être mises en oeuvre, 30 mais elles aboutissent à un appareillage compliqué, dans l'émetteur radar tout comme dans le répondeur. Toutes les méthodes précitées permettent certes de mesurer rapidement et avec précision la distance, mais, pour effectuer une mesure angulaire précise, il faut au moins le temps que met 35 le faisceau de l'antenne à balayer la cible. Des procédés de mesure angulaire connus reposent sur la détermination du centre de gravité d'un certain nombre d'impulsions reçues, ou sur la détermination du moment où l'axe du faisceau de l'antenne est dirigé sur la cible, au moyen d'une antenne 40 dite "monopulse". 11 26195 3 2099436 1 Du fait de la situation des oiblea mentionnée plus haut, à laquelle il y a lieu de s*attendre, et de l'intervalle de temps t^ entre deux mesures sur chaque cible, la possibilité que ces procédés de mesure angulaire aboutissent au résultat souhaité 5 est faible, même pour des cibles se déplaçant lentement comme des navires, pour lesquelles l'intervalle de temps t^ peut être approximativement de 10 secondes, et pour une vitesse de rotation de l'antenne de 20 tours à la minute. L'invention vise à proposer une solution rémédiant à tous 10 les inconvénients cités et offrant, en outre, l'avantage que les signaux soient orthogonaux entre eux, sans qu'il y ait lieu d'utiliser un appareillage compliqué dans le répondeur. 0e dernier point est fondamental, car, lorsqu'on doit l*installer à bord de navires, le répondeur doit pouvoir être facilement trans-15 porté par une chaloupe et installé, tandis que dans le cas où l'on doit appliquer le système radar secondaire à des avions, le répondeur qui se trouve à bord doit être aussi petit et aussi léger que possible. Selon l'invention, pour obtenir les indications souhaitées 20 sur les cibles, par exemple le gisement et la distance de cibles présélectionnées, les répondeurs sont agencés, pendant la recherche, de façon à pouvoir répondre, lorsqu'ils ont été appelés par leur adresse et l'ont reconnue, par de courtes impulsions, en fait exclusivement au moment où ils reçoivent une impulsion ra-25 dar d'un système de radar primaire, et de façon que l'interrogateur soit couplé, angulairement et en temps, par une antenne de radar commune, au système de radar primaire. L'interrogateur comporte un codeur d'adresses dans lequel sont emmagasinées les adresses des répondeurs dans l'ordre des 30 appels pendant une phase d'exploration, ainsi qu'un calculateur calculant les positions des cibles à partir des gisements et distances obtenus par les impulsions de réponse des répondeurs interrogés et pour transmettre, sur cette base, une succession d'adresses au codeur d'adresses pour là phase d'exploration 35 suivante. L'émetteur radar peut donc interroger toutes les cibles qu'il observe, comportant des adresses indépendantes, dans l'ordre où les adresses sont emmagasinées dans une mémoire qui peut se trouver, par exemple, dans le codeur d'adresses. On peut 40 déterminer l'ordre d'interrogation selon un procédé d'exploration 71 26195 M- 2099436 ' giaéral dans lequel on connaît initialement les adresses dont il est question, mais pas encore les positions correspondantes» Il est clair que, par suite d'une différence de cap et de route des cibles entre elles, l'ordre des adresses change conti-5 nuellement au cours de l'exploration. Si l'on veut pouvoir, au cours d'une phase d'exploration, interroger tous les répondeurs choisis et obtenir les indications qui déterminent leurs positions, il faut donc qu'au début de chaque phase d'exploration les adresses se trouvent dans l'ordre exact dans le codeur d'adres-10 ses de l'interrogateur. Cela n'est possible qu'en calculant continuellement dans le calculateur, pour chaque répondeur, une série de positions momentanées à partir desquelles on peut déterminer, par extrapolation, les positions futures des répondeurs. Selon l'invention, pour obtenir chaque fois la position mo-15 mentanée de chaque répondeur interrogé, on couple avec l'interrogation à sélection d'adresses une mesure de position opérant rapidement et avic une grande précision, le répondeur envoyant une seule impulsion de courte durée après avoir reconnu l'interrogation. 20 Bien que le système selon l'invention puisse fondamentale ment fonctionner sur n'importe quelle fréquence porteuse, il est particulièrement avantageux d'utiliser des fréquences porteuses de la gamme des micro-ondes. On peut aussi souhaiter parfois modifier le code d'un certain répondeur. On peut, pour cela, 25 émettre, en même temps que l'adresse initiale, une indication modifiant l'état du code d'adresses. Seule la nouvelle adresse peut, par la suite, accéder au répondeur. Indépendamment des avantages accompagnant le maintien du secret de l'adresse du répondeur éventuellement souhaité, cela peut donner des avantages 30 fonctionnels importants. En couplant le radar primaire et le radar secondaire, non seulement en temps, mais aussi angulairement, et en utilisant une même antenne à faisceau étroit, à faible niveau de lobes latéraux et à gain élevé pour les deux radars, on peut réaliser une mesure de position précise sur des cibles 35 beaucoup plus grandes que le pouvoir séparateur du radar primaire. En outre, on peut à présent irradier des objets pouvant produire des réflexions perturbatrices seulement dans un faisceau étroit et l'influence perturbatrice des émetteurs radar voisins sur un répondeur est considérablement amoindrie» 4-Q Du fait que, comme on l'a déjà mentionné, une mesure 71 26195 2099436 1 angulaire précise constitue un aspect difficile, notamment dans une zone portuaire à trafic de navires intense, il est recommandé d'utiliser une antenne radiogoniométrique à faisceau étroit, appelée en abrégé "antenne-radiogoniométrique" dans la suite de 5 la description. Par l'expression "antenne radiogoniométrique", il faut entendre une antenne pouvant donner, dans un intervalle angulaire relativement étroit, des indications de gisement précises d'un grand nombre de cibles (par exemple, dix cibles). Une antenne radiogoniométrique appropriée dans ce but a été décrite 10 dans la demande de brevet néerlandais N° 68/12918, Il est donc possible de déterminer la direction (le gisement) simplement et avec grande précision (précision d'environ 6 minutes), à partir d'une seule impulsion reçue. Comme le système radar selon l'invention permet d'effectuer la mesure angu-15 la'ire avec une impulsion courte (longueur d'impulsion de 0,1 microseconde, par exemple), on peut aussi mesurer avec précision la distance. On pourrait peut-être imaginer une combinaison d'une antenne radiogoniométrique avec l'un des systèmes interrogateurs con-20 nus cités. Un examen plus attentif montrera cependant que la réception d'un signal composé par deux répondeurs ou davantage ne permet pas d'effectuer une mesure angulaire nette, ce qui fait perdre tout l'effet de l'antenne radiogoniométrique. Ensuite, la combinaison d'un système d'appel à sélection 25 d'adresses dans lequel la réponse ne se compose que d'une seule impulsion courte, en synchronisme avec le radar primaire et une antenne (antenne radiogoniométrique), une seule impulsion courte permettant déjà une mesure angulaire nette, permet d'obtenir un radar secondaire fonctionnant avec une précision élevée satisfai-30 sant à toutes les conditions posées. En ce qui concerne le code d'adresses, il est recommandé de la transformer en code de transmission adapté aux propriétés du canal, de façon qu'on ne puisse pas subir de conséquences fâcheuses d'impulsions prolongées, d'impulsions perturbatrices, 35 du fading ou du bruit de fond. On peut,, en outre, réaliser le code de transmission, de façon à obtenir différents avantages sur lesquels on reviendra plus en détail. Il y a lieu d'attirer l'attention sur le brevet français n° 1 407 4-15. On connaît, par ce brevet, un radar secondaire 40 dans lequel a lieu une interrogation sélective d'un certain . 71 26195 s 2099436 1 nombre de cibles, et plus particulièrement d'avions, comportant un répondeur à bord. On constate, dans ce cas, certains inconvénients qui peuvent survenir lorsqu'un grand nombre de cibles doivent répondre ensemble à l'interrogation. Ôn n'utilise pas de 5 sélection d'adresses. On a tenté de supprimer les inconvénients par une sélection par groupes, et, lorsqu'il s'agit d'avions, par une sélection de groupes d'avions volant à la même hauteur. On n'obtient pas ainsi de mesure de position,, La description détaillée qui va suivre, et les dessins an-10 nexés donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs, feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. Sur les dessins annexés: La figure 1 "est un diagramme fonctionnel du système de radar selon l'invention. 15 La figure 2 représente des signaux émis par l'émetteur ra dar ; La figure 3 représente l'interdépendance dea signaux dans les répondeurs} La figure 4 est un diagramme fonctionnel du récepteur du 20 répondeur; La figure 5 est un diagramme fonctionnel du codeur du répondeur; La figure 6 représente un exemple du -code de transmission utilisé; 25 La figure 7 représente certaines formes d'ondes du code de transmission. Sur la figure 1, la référence 1 désigne l'émetteur radar et la référence 2 un répondeur. Dans l'émetteur radar se trouve un circuit d'interrogation 30 (et d'adressage) comprenant un codeur d'adresses 6 pour transformer, par exemple, un numéro d'adresse-décimal en adresse binaire, un codeur de canal 5 transformant l'adresse binaire en un code de transmission adapté aux propriétés du canal, et un émetteur de code 4 qui émet un code de transmission 19 (voir figure 35 2), par une antenne 9» sur une onde porteuse de fréquence f2. Dans le répondeur 2 se trouve un récepteur de code comprenant une antenne 10, un circulateur 11, un filtre 12, un détecteur 13 et un amplificateur 14. Le répondeur 2 comprend, en outre, un dispositif de décodage et de reconnaissance ou décodeur 40 15, au moyen duquel les signaux de code de transmission perturbés 71 26195 7 2099436 ' entrants sont reconstitués et ce code de transmission est transformé en code binaire qui est comparé avec l'adresse elle-même. Comme on l'a déjà mentionné, le circuit d'interrogation est agencé de façon à interroger un seul répondeur avec son code 5 d'adresse spécifique à la fois. Après reconnaissance de l'adresse appropriée dans le décodeur 15, un signal de porte 21 (voir figure 3) est envoyé au circuit porte 16. Cela permet au répondeur 2 de répondre à l'impulsion du ra-10 dar primaire 20 (suivant le code), émise par l'émetteur radar 3 à une fréquence porteuse f2, par une impulsion courte 22 à une fréquence porteuse f3» Cette impulsion 22 du répondeur est reçue sur l'émetteur radar 1 par l'antenne 9 dans un récepteur approprié 7» 15 L'impulsion courte 22 reçue par le récepteur 7 est transmi se au calculateur 8, par ce que l'on appelle un extracteur d'information 8A, pour subir un traitement ultérieur. Cet extracteur 8A est une mémoire-tampon, intermédiaire entre l'antenne radar à fonctionnement rapide et le calculateur à fonctionnement lent. 20 A partir de la position angulaire mesurée de l'antenne 9 (mesurée, par exemple, comme il est décrit dans la demande de brevet néerlandais précitée) et de l'intervalle de temps entre le moment où l'impulsion 20 est émise et le moment où l'impulsion 22 est reçue, on peut calculer la position du répondeur 25 dans tout système de coordonnées souhaité, au moyen d'un calculateur 8 approprié. Comme on l'a déjà mentionné, il faut calculer la position du répondeur pour obtenir l'ordre des adresses aelon lequel on devra interroger un certain nombre de répondeurs à chaque phase 30 d'exploration du radar. Cette information est envoyée au décodeur d'adresses 6 par la ligne 24-. L'interrogation d'une cible doit commencer peu après le balayage de cette cible par le faisceau de l'antenne. Dans ce but, la position de la cible concernée doit déjà être connue par 35 extrapolation, à partir de mesures précédentes. On pourrait obtenir un premier ordre des cibles à mesurer, en mesurant, par exemple, d'abord, pendant un tour d'antenne, les cibles qui se déplacent de gauche à droite, puis, pendant le tour suivant, les cibles qui se déplacent de droite à gauche. 40 On peut introduire une nouvelle cible dans le système, par 71 26195 8 2099436 ' exemple en interrompant l'interrogation programmée pendant un tour d'antenne, puis en émettant, pendant ce tour, le code d'interrogation de la nouvelle cible jusqu'à ce que cette cible réponde, ce qui fait connaître sa position. 5 Pour pouvoir émettre l'adresse de la nouvelle cible à in terroger (à surveiller) sous forme de code d'interrogation, il est clair que l'on doit d'abord introduire une fois, de façon quelconque,l'adresse d'appel dans le système. On peut le faire manuellement. Il est également clair que l'on doit introduire 10 manuellement, dans le système, une première mesure de position, si on le souhaite. lia liaison, représentée en tirets, entre le récepteur 7 et un écran d'indicateur de gisement 23, indique une possibilité de superposer cette impulsion 22 du répondeur sur cet écran d'in-15 dicateur de gisement 23 du radar primaire, ou bien aussi de ne faire que reproduire ces impulsions 22 sur cet écran. Il y a lieu de remarquer encore que les liaisons nécessaires entre les différents composants indiqués par des blocs ne sont indiquées qu'au minimum, pour des raisons de clarté. 20 Dans la mesure où l'installation de radar est destinée à coordonner des cibles relativement lentes, ce qui sera en général le cas pour régler le trafic maritime dans une zone portuaire comportant des voies d'accès, il n'est, pas nécessaire d'interroger tous les navires présents à chaque exploration de l'an-25 tenne. On peut programmer le calculateur en séparant les adresses par groupes entremêlés interrogés dans un ordre d'exploration préétabli. On pourrait parler ici de l'incorporation des cibles dans un certain nombre de listes, dont une correspond à chaque exploration de l'antenne, en fait de telle façon que, dans 30 chaque liste, les cibles soient classées par ordre de gisements, le nombre des listes n'étant pas tapérieur au nombre nécessaire pour éviter un recoupement des secteurs d'interrogation ou des distances des cibles successives. On peut utiliser le calculateur, non seulement pour procu-35 rer au codeur d'adresses l'information nécessaire, mais aussi dans toutes sortes de buts différents, comme par exemple pour transmettre l'information à une boîte à écran. Il faut, de plus, extraire l'information d'une cible déterminée et la transmettre à une autre zone de radar, si la cible quitte une zone pour pé-40 nétrer dans la zone suivante. Il va de soi qu'il correspond 71 26195 9 2099436 alors un autre gisement et une autre distance. Bine que la programmation du calculateur ne fasse pas partie en soi de l'invention, il faut donrier quelques indications approximatives, pour avoir une idée du déroulement des opérations, de 5 certaines données que l,on attend du calculateur. Il va de soi que cette liste n'est pas exhaustive. 1.- L*affichage de l'adresse, du gisement, de la distance, du cap et de la route de chaque cible ; 2.- La détermination d'un secteur aussi réduit que possible, 10 à l'intérieur duquel on peut s'attendre à trouver chaque cible lors de l'interrogation suivante ; 3.- L'incorporation des cibles dans un certain nombre de listes d'adresses correspondant chacune à une phase d'exploration de l'antenne, de façon que les cibles soient classées, dans chaque 15 liste, par ordre de gisements, le nombre des listes n'étant pas supérieur à celui qui est nécessaire pour éviter un recoupement des secteurs d'interrogation ou des distances des cibles successives ; 4.- La transformation des coordonnées polaires de chaque 20 cible, mesurées par le radar primaire (gisement et distance) en coordonaées cartésiennes d'un système pouvant être choisi parmi plusieurs possibilités par le calculateur lui-même à l'aide des coordonnées polaires mesurées ; 5.- La transformation des coordonnées cartésiennes (position 25 de la cible) de l'alinéa précédent en nombre binaire-décimal, et la mise en mémoire de ces données sur l'adresse, le gisement et la distance ; 6.- La mise en question périodique de 1'information indiquée à l'alinéa précédent ; 50 T.- Le passage de l'information indiquée à l'alinéa 5 dans un autre axe de coordonnées (les coordonnées du coffret d'affichage sur écran) et la mise en mémoire de l'information ainsi obtenue, et la mise en question de cette information ; 8.- La réception périodique de nouvelles données sur les 35 cibles de l'extracteur d'information, permettant de corriger l'information citée au premier paragraphe ; 9o- La détermination des composantes des vitesses à partir de la correction périodique de l'information de l'alinéa 4» par l'intermédiaire de l'alinéa 1, et la correction ayant ainsi lieu 40 des données de l'alinéa 4» pour améliorer les listes de l'alinéa 3. 71 26195 10 2099436 ' Le code d'adresse peut être tout code binaire à nombre de "bits" fixe, par exemple 10« Le code de transmission est conçu de façon à pouvoir être reconstitué en dépit de 1*apparition de perturbations sur le 5 canal, comme des impulsionsprolongées, des impulsions parasites, le fading et le bruit de fond. Dans ce cas, un prolongement des impulsions est la conséquence de réflexions perturbatrices sur d1autres cibles, en fait parce que celles-ci peuvent s'approcher beaucoup, et la conséquence de 10 réflexions sur des parties de la cible elle-même. Les impulsions parasites proviennent de signaux des installations de radar qui se trouvent sur les cibles elles-mêmes et sont utilisées, mais n'appartiennent pas au système décrit ici, ou bien d'installations de radar voisines, d'émetteurs actifs dans 15 des zones contigues. En outre, le code de transmission est agencé de façon à permettre une transmission de code asynchrone. Cela présente l'avantage de permettre de décoder, au moyen d'un signal de rythmeur qui n'est pas couplé au signal de rythmeur 20 du codeur du canal 5» de sorte que des oscillations de fréquence d'un pourcentage égal à un faible multiple de 1 fo sont admissibles. Cela permet de décoder sans délai les signaux de code d'adresse qui n'ont qu'une faible durée et entrent dans le répondeur à des moments quelconques. 25 II est en outre avantageux de constituer le code de trans mission de façon à permettre un réglage automatique du gain (que l'on appellera ASR dans la suite). En utilisant une partie du code, on peut alors mettre en service le réglage de gain en décodant cette partie, puis il 30 reste encore du temps pour faire entrer l'ASR avant que l'adresse appropriée soit reçue. On y parvient au moyen d'une impulsion préalable de durée suffisante. On va donner, dans ce qui suit, vin exemple de code présentant les propriétés ci-dessus. 35 L'alphabet du code comprend deux caractères (par exemple "O" et "l"). Avec cet alphabet, on forme des mots de code de longueur constante, par exemple de (6 + M) caractères, sous la forme : 00000 1 1^.,X représentant un 0 ou un 1 selon l'adresse» 40 La combinaison, c'est-à-dire l'impulsion préalable "00000 1" 71 26195 n 2099436 ' est réalisée de façon que, le récepteur étant entièrement ouvert, on puisse admettre un prolongement de 100 des impulsions du code de transmission. Après décodage des deux premiers bits "O", l'ASR entre en activité, son facteur de réglage étant dicté par l'intensité de signal mesurée. Les trois bits "0" suivants servent de période de démarrage pour l'ASR, tandis que le bit 1 offre un contrôle de réglage. Chaque lettre est remplacée, dans le codeur 5 «suivant un code de transmission qui a pour forme : 1 1 0 0 0.....0 pour le caractère "0" et 1 1 1 1 0 0 pour le caractère "1" La combinaison 01....1 est la caractéristique de chaque caractère du code de transmission. L'apparition de cette caractéristique entraîne qu'un caractère de code d'adresses est décodé et peut ensuite être emmagasiné dans une mémoire d'adresses. Les impulsions prolongées et parasites peuvent être affrontés par le décodage exact des combinaisons î "01....1 0....0" et "01 1 1....1" La combinaison 0....0 présente à la fin de chaque caractère du code de transmission est présente pour garantir une combinaison "01....1" dans le caractère de code de transmission suivant, même d'un prolongement d'impulsion. Comme exemple, on peut donner les caractères de code de transmission suivants : un"0,lest 11 00 00 un"1l,est 11 11 00 Lorsque, dans le décodeur de canal 15, deux échantillonnages sont reçus par bit de code de transmission, on admet une variation de rythme de + £ période pour un caractère de code de transmission entier, de sorte que la tolérance de fréquence de rythme est, sans prolongement d'impulsion et avec des temps de montée négligeables : ^ f = + _L_ = ± 4,15,10-2 f 24 On va donner» dans ce qui suit, une description plus détaillée 71 26195 12 2099436 d'un Mode d'exécution appropriée d'un répondeur 2 (figure 1) appartenant au système. L'antenne 10 est une antenne omnidirectionnelle polarisée verticalement, dans le plan horizontal, et fortement direction-5 nelle dans le plan vertical» En utilisant la polarisation verticale, on affaiblit toujours considérablement les perturbations des impulsions qui proviennent des installations de radar (de navires) qui n'appartiennent pas au système, qui utilisent principalement une polarisation hori-10 sontale. Le circulâteur 11 provoque une séparation entre, d'une part, le circuit du récepteur 10 à 12 et, de l'autre, le circuit de 1'émetteur 13 à 10, et il est réalisé de façon connue* Le filtre 12 est un filtre micro-ondes, qui ne laisse passer 15 que les fréquences appartenant au système. Il faut partir ici du fait que chaque émetteur de radar appartenant au système présente un fréquence propre f2. Le détecteur 13 et l'amplificateur 14 doivent comporter une sertie vidée peur assurer une transmission optimale du signal 20 entrant* Cet amplificateur 14 est une partie essentielle du répondeur, car, c'est dans ce circuit que sont captées des variations ayant lieu dans le canal de transmission, par l'ASR en coopération avec le code de transmission* 25 I& figure 4 indique un exemple de réalisation de 1* amplifi cateur 14* Les références 141 et 142 y désignent des éléments d'amplification du signal impulsionnel 20 de l'émetteur du radar primaire 3. 30 Après reconnaissance de la réception du code au moyen des deux premiers bits "0", 1*amplificateur de réglage 144 entre en activité et règle les éléments 141 et 142. Ce réglage permet d'étouffer un prolongement d'impulsion dû à une surmodulation eu à des réflexions sur d'autres objets 35 éloignés. De ce fait, on dispose de la marge de prolongement d'impulsion introduite dans le code, comme auparavant, pour des réflexions du mime ordre de grandeur que le signal direct* Du fait qu'on fait commander l'ASR par le code, on évite que 40 le récepteur soit insensible non sans raison, par suite d'impul 71 26195 13 2099436 sions parasites. les montages 143 et 146 sont des circuits de seuil, qui fabriquent des signaux normalisés à partir de signaux: d'entrée analogiques qui sont supérieurs à la valeur de seuil préréglée. le montage 145 est l'amplificateur des signaux impulsionnels du radar primaire. Ces signaux se distinguent des signaux de code par leur intensité et leur largeur de "bande beaucoup plus importante. On va donner dans ce qui suit une description plus détaillée du décodeur 15» en regard de la figure 5. le dispositif de décodage et de reconnaissance 15 comprend un circuit décodeur de canal et un circuit décodeur d'information. Dans le circuit décodeur de canal, chaque code de transmission est transformé en un 0 ou un 1 logique ou bien est entièrement rejeté. le circuit décodeur de canal comprend un registre d'échantillonnage 151, un circuit de synchronisation (154, 1510, 1512), un circuit 153 de reconnaissance d'un 1 logique dans le code de transmission et un circuit de remise à zéro 155. Dans le registre d'échantillonnage 151, le signal de sortie normalisé 150 de l'amplificateur 14 est échantillonné au moyen du rythmeur 152 et introduit. le circuit de synchronisation comprend un circuit de reconnaissance de code de transmission 154» un montage inverseur 1510 et une porte ET 1512» Dès que la condition de reconnaissance (voir figure 6) dans le code de transmission dans le circuit 154 est reconnue, l'impulsion de décalage 154* est formée au moyen du signal de rythme inversé 152'. le circuit de remise à zéro 155 ramène à zéro le circuit décodeur d'informations lorsqu'une faute apparaît dans le code de transmission, ou en l'absence de code. On évite, de cette façon, que des fautes produisent des modifications d'information. le circuit décodeur d'informationscomprend deux registres 156 et 157, un montage de retard d'impulsion préalable 158 et un circuit sélecteur d'adresse et de reconnaissance d'adresses 159. En outre, c'est dans le décodeur 15 que se trouve le montage de formation du signal de porte 21. On va décrire avec davantage de détails le fonctionnement dans 71 26195 H 2Û99436 ce qui suit. Tant qu'aucun code n'est encore présent dans le registre 151» ou tant qu'aucun code n'y a été reconnu, le circuit de remise à zéro 155 délivre, par la porte ET 1511» le signal de remise à 5 zéro 155'» en phase avec le signal de rythme inversé 152'. On utilise ce signal de remise à zéro 155' pour remplir entièrement le registre 156 de 1 logiques, et pour remplir entièrement le registre 157 de 0 logiques. Le code de transmission est précédé par une impulsion préa-10 lable comprenant cinq 0 logiques et se terminant par un 1 logique. Comme, au moment de la réception du premier code de transmission, le récepteur est encore réglé à pleine sensibilité, il est fort possible qu'une perturbation déforme le code de transmission pour le 0 logique en un code de transmission pour un 1 logique. 15 Pour pouvoir décoder quand même, pendant la période de dé marrage de l'amplificateur, des 0, on prend une précaution particulière. Tant que le signal de remise à zéro 155* est présent et, donc, que le registre 156 est, comme auparavant, rempli de 1, les 20 portes ET 1513 et 1514 restent fermées, par l'intermédiaire du montage 158. Au moment de la reconnaissance du premier code de transmission, le signal de remise à zéro 155' disparaît et l'impulsion de décalage 154* apparaît alors. 25 Les portes 1513 et 1514 restent encore fermées» A chaque reconnaissance d'un code de transmission, un 0 logique est alors décalé dans le registre 156. Après deux 0, le montage 158 forme le signal de commande 1581 permettant de mettre en service un réglage de gain de l'amplifi-30 oateur 14. Ce réglage de gain peut se poursuivre pendant trois 0 successifs. Le signal 1582 devient alors élevé et la porte 1513 s'ouvre. Le dernier caractère, un 1 logique, peut passer dans le registre 156 après reconnaissance dans le circuit 153. 35 Lorsque le premier 0 de l'impulsion préalable est passé à la dernière place du registre 156, la porte 1514 s'ouvre et ne se referme que sous l'action d'une impulsion de remise à zéro 155*. L'information entrante passe alors, après transformation en un code binaire, dans le registre d'adresses qui se compose des 4.0 registres 156 et 157. 71 26195 '5 2099436 Les impulsions de décalage 154* pour le code d'adresse m forment toujours de la façon indiquée. Lorsque le dernier caractère de 1*impulsion préalable, le 1 logique, parvient à la fin du registre 157, pendant que le dernier 5 code de transmission se trouve dans le registre 151, et en fait avec également un 1 en dernière position, la porte ET 1519 s'ouvre. L'impulsion de porte 21 se forme alors, du fait que ce signal ramène à zéro certaines positions dans le registre 151» de sorte qu'après deux impulsions de rythme 152, un 0 parvient à la fin du 10 registre 151 et la porte ET 1519 se referme. En ramenant à zéro certains emplacements du registre 151» on obtient aussi pour résultat qu'il ne peut se produire de reconnaissance de code de transmission, alors qu'il xfy a cependant pas de condition de remise à zéro. 15 Par suite, l'adresse demeure dans le registre 156 et 157. Le sélecteur d'adresse 159 permet de comparer l'adresse obtenue avec une adresse établie. Lorsque les deux sont identiques, le signal de reconnaissance 159* se forme. 20 £e signal de porte 21 demeure, jusqu'à ce qu'apparaisse un zéro dans la dernière position du registre 151. Pendant la présence du signal de porte 21 et du signal de reconnaissance 159*, une impulsion de radar reçue 20 peut être envoyée au modulateur 17 par la porte 16 (voir figure 1). 25 A la fin du signal de porte 21, le registre 151 ne contient que des 0, de sorte que l'une des conditions de remise à zéro est remplie. Le signal de remise à zéro 155* se reforme et le décodeur et le récepteur sont préparés à la réception d'un code de trans-30 mission suivant. Les figures 2 et 3 représentent l'interdépendance d'une partj du signal de transmission 19 du répondeur émis par l'émetteur radar et du signal de mesure 20 du radar primaire et, de l'autre, du signal de préparation de porte 21 formé dans le répondeur 2 et de 35 l'impulsion de réponse 22 engendrée par la porte 16, après l'ouverture de la porte par le signal de mesure 20. Lorsqu'on part du fait que, pour des cibles lentes, comme les navires, les distances mutuelles entre les répondeurs sont faibles, par exemple de 10 mètres, en considération d'une vitesse 40 de rotation de l'antenne appropriée, l'installation doit aussi être 71 26195 16 2099436 capable de délivrer un écho, pour fixer les idées toutes les 400 microsecondes. Il est clair que le décodage et la reconnaissance du code de transmission d'adresses par le répondeur prennent une grande partie de ce temps, en tout cas il faut beaucoup plus de 5 temps que la réaction sur le signal de radar 20 qui a lieu dans le répondeur. On le fait en reliant la sortie du dispositif de décodage et de reconnaissance 15 avec une perte ET 16 qui est certes déclenchée en permanence par les impulsions 20 du radar primaire , qui sont continuellement émises, mais ne s'ouvre vrai-10 ment pour engendrer un signal de réponse, qu'au moment où le code de transmission a été décodé et reconnu et qu'un signal de préparation 21 s'est formé à l'entrée de la porte 16. 71 26195 17 2099436 EEVEIDICAII 0 N S 1.- Système de radar secondaire comportant au moins un interrogateur et un certain nombre de répondeurs coopérant avec lui, l'interrogateur étant couplé, angulairement et en 5 temps, à un système radar primaire au moyen d'une antenne commune, et les répondeurs étant fixes ou placés sur des objets mobiles, ledit système étant caractérisé en ce que, pour obtenir les données souhaitées pendant une phase d'exploration, comme le gisement et la distance d'un certain nombre d'objets 10 choisis, en même temps qu'un affichage de l'objet, l'interrogateur peut interroger, dans un ordre prédéterminé, les objets choisis un par un avec un adressage différent pour chaque répondeur, au moyen d'un code de transmission pouvant être reconstitué après une distorsion dans le canal et approprié pour 15 une transmission asynchrone, et en ce que le répondeur placé dans chaque objet est réglé de façon à réémettre après avoir été interrpge avec son adresse et après l'avoir reconnue, exclusivement au moment où il reçoit une impulsion du système radar primaire, une courte impulsion à une fréquence porteuse diffé-20 rente de la fréquence porteuse de l'impulsion du radar primaire . 2.- Système radar secondaire selon la revendication 1, dans lequel l'interrogateur comprend un codeur d'adresses dans lequel les adresses des répondeurs à interroger pendant une phase 25 d'exploration s'emmagasinent dans l'ordre des interrogations, ainsi qu'un calculateur calculant les positions des objets choisis à partir des gisements et distances obtenus pour établir un ordre d'adresses pour une phasê d'exploration suivante, ledit système étant caractérisé en ce que le codeur d'adresses 30 est relié à un codeur de canal transformant le code d'adresses en ledit code de transmission, et en ce que le répondeur comporte un dispositif de décodage et de reconnaissance pour décoder et reconnaître le signal de transmission reçu et pour engendrer l'impulsion de réponse courte après sa reconnaissance, 35 une porte ET étant ouverte aussitôt après par une impulsion du radar primaire. 3.- Système radar secondaire selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que, pour assurer une transmission asynchrone du code de transmission, ce code comporte une impui- 40 sion préalable appropriée (000001), un rythmeur à fonctionnement 2099436 libre étant couplé au dispositif de décodage et de reconnaissance, et en ce que ledit système comporte, pour supprimer le prolongement des impulsions dû à la surmodulation ou à des réflexions d'autres objets éloignés, un réglage de gain automatique dans 5 un amplificateur du répondeur qui peut entrer en service et fonctionner pendant le décodage de l'impulsion préalable, avant réception de l'adresse appropriée. 4»- Système radar secondaire selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'antenne commune est une antenne 10 "radiogoniométrique", c'est-à-dire une antenne radiogoniométrique à faisceau étroit pouvant donner, dans un intervalle angulaire relativement étroit, des indications de gisement précises sur un grand nombre de cibles. s - : 18 71 26195