La présente invention concerne les "bobines supraconductrices, les aimants réalisés à partir de telles bobines et un procédé de réalisation de celles-ci. Plus précisément, elle concerne une bobine supraconductrice réalisée à partir de poudre métallique et 5 ayant la géométrie inductive voulue réalisée en une seule opération. On range les matières supraconductrices en matières du type des alliages à solution solide, par exemple ÏTb-Ti et Ïïb-Zr et les compositions à composé intermétallique, par exemple Ib^Sn et 10 ïïb^Al. les champs critiques de décomposition de ce dernier type sont nettement supérieurs à ceux des compositions du premier type, et elles permettent le passage d'un courant de supraconductivité d'amplitude considérable dans une intensité de champ pouvant atteindre la valeur du champ critique. De manière à tirer avantage 15 efficacement des champs critiques élevés qu'on peut créer avec des bobines supraconductrices en compositions à composé intermétallique, permettant l'existence de densités de courant élevées dans les enroulements, il est essentiel que les bobines fonctionnent pratiquement à tout moment, c'est-à-dire qu'elles aient des 20 caractéristiques très stabilisées. Selon l'invention, une bobine très stabilisée est définie comme étant capable de faire passer des intensités de courant de supraconductivité pouvant atteindre des faibles valeurs d'échantillons sans dégradation, et de plus, comme n'étant pratiquement pas affecté par la vitesse de charge 25 de la bobine. Des bobines qui ne sont pas normalement très stabilisées fonctionnent de façon erratique lorsqu'elles deviennent normales, c'est-à-dire que les enroulements deviennent résistifs lorsqu'ils sont traversés par un courant très inférieur au courant critique. Aussi, les aimants réalisés à partir de telles bo-30 bines ne donnent pas des champs d'intensité constante ou en d'autres termes, l'intensité du champ d'aimants réalisés avec de telles bobines n'est pas reproductible. L'instabilité du supraconducteur est essentiellement dûe aujphénomène du "saut de flux" dont l'effet est la dissipation de l'énergie sous forme de cha-35 leur dans la partie de la matière supraconductrice intéressée par le saut de flux. Dans une bobine supraconductrice instable, cette chaleur crée une région normale qtti se propage dans l'ensemble du 72 13280 2 1133778 dispositif supraconducteur et provoque irréversiblement le passage à llétat résistif de toute la matière supraconductrice. Une bobine très stabilisée empêche la propagation de la région de conduc-tivité normale. 5 Pour que cet état soit très stabilisé, il faut que le supra conducteur soit en contact intime thermique et électrique avec une surface normalement bonne conductrice, telle que le cuivre, et que le rapport d'épaissèur du conducteur normal au suprar-conduçteur soit élevé, c'est-à-dire égal ou supérieur à un. 10 Les procédés de la technique antérieure tels que le dépôt en phase vapeur, l'électrodéposition et le revêtement par diffusion, actuellement utilisés pour la réalisation de bobines supraconductrices à partir de matières comprenant un composé intermétallique, sont limités au dépôt ou à la formation par diffusion 15 de couches extrêmement fines de cette matière, sous une épaisseur habituellement de l'ordre de 1 micron, sur des substrats ayant une faible conductivité électrique normale. S1il faut inclure au dispositif une matière de conductivité normale élevée, par exemple du cuivre ou de l'aluminium, pour assurer la stabilité, on 20 l'ajoute après la formation du supraconducteur, éventuellement par soudage ou électrodéposition, ces deux opérations pouvant in-troduire_ des couches intermédiaires de résistivité électrique élevée. La couche intermédiaire, qui n'est pas habituellement en matière supraconductrice à champ élevé, empêche le contact intime 25 direct de la couche de composé intermétallique avec le conducteur normal à faible résistance, si bien qu'elle contribue aux caractéristiques d'instabilité des bobines supraconductrices réalisées par de tels procédés. Un procédé préféré de dépôt d'une couche supraconductrice 30 d'épaisseur voulue et de composition voulue, sur une base convenable normalement conductrice, en vue de la réalisation d'un article supraconducteur,est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique ET0 3 407 049. Selon ce brevet, de la matière métallique en poudre est introduite dans un courant gazeux à grande vi-35 tesse et température élevée, si bien qu'il se forme un courant à grande vitesse de particules chauffées qui sont fondues au moins en partie et dirigées à la surface d'une base convenable destinée 72 13280 2133778 à la formation d'une couche supraconductrice formée d'un réseau de particules métalliques associées les unes aux autres et avec la matière de base. Un procédé de réalisation d'un aimant supraconducteur de 5 configuration variable, par la mise en oeuvre du procédé cité, est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique U° 3 440 585. Dans un mode de réalisation, une couche supraconductrice est dé- -posée sur un mandrin en cuivre puis usinée sous forme d'une spirale, comme un filetage. Une couche non supraconductrice est alors 10 déposée sur la couche usinée, sauf à une extrémité qui forme un joint supraconducteur une fois qu'est déposée la couche supraconductrice suivante. Cette opération est poursuivie avec alternance des extrémités supraconductrices associées, jusqu'à l'obtention du nombre voulu de tours pour la bobine finie. Celle-ci est 15 un ensemble monolithique ayant une grande rigidité. Cependant, du fait qu'il est nécessaire de soumettre la bobine à un traitement thermique, il est difficile d'éviter la propagation des discontinuités et des fissures dans la couche de conducteur normal . L'invention concerne un procédé perfectionné de réalisation 20 de bobines supraconductrices par mise en oeuvre du procédé de revêtement préféré décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique K° 3 407 049/. Non seulement les problèmes associés aux fissures se formant dans un revêtement sont éliminés, mais ce procédé rend aussi possible la détermination préalable des caractéristiques 25 de la bobine supraconductrice avec une précision importante. Ceci est dû au fait qu'une bobine supraconductrice réalisée selon l'invention est extrêmement stabilisée, pourvu que soit maintenu un rapport élevé du conducteur normal en cuivre au supraconducteur, et que la surface du conducteur normal soit convenablement usée 30 avant le dépôt du supraconducteur, de manière à assurer un contact intime direct, thermique et électrique, de la surface supracon- Des solenoïdes ductrice et de la surface à conduction normale./à de faibles courants d'échantillon et donnant des caractéristiques prédéterminées reproductibles pour le champ magnétique sont faciles à réaliser 35 par la mise en oeuvre du procédé de l'invention. De plus, on peut réaliser des bobines très stabilisées selon l'invention en une seule opération continue, chaque tour de la 2133778 bobine étant matériellement séparé dec autres, si L.i.en qu'un flui do cryogénique peut facilement circuler dans l'enroulement. L'invention concerne aussi un procédé de combinaison de plusieurs bobines supraconductrices enroulées en spirale, selon lequel l'as 5 sociation des bobines est totalement supraconductrice, si bien que l'ensemble forme un solenoïde entièrement supraconducteur. L'invention facilite aussi le réglage de l'épaisseur do la couche supraconductrice, si bien que le tour central interne de la bobine dans lequel existe le champ magnétique le plus élevé, 10 peut être d'épaisseur supérieure à celles des tours d'extrémité, si bien qu'il est possible de disposer un grand nombre de tours dans la zone soumise à des champs magnétiques d'intensités relativement faibles. Plus précisément, le procédé de l'invention, qui permet la 15 réalisation d'une bobine supraconductrice très stabilisée en une seule opération continue à partir d'une bande • plane formée d'un ruban conducteur de l'électricité, comprend un nettoyage d'une face du ruban de manière qu'elle soit pratiquement dépourvue d'oxyde, l'abrasion de cette surface nettoyée jusqu'à une 20 rugosité quadratique moyenne de 3 microns au moins, le passage nlg.nr:a do cKrticuJ.es de la face rugueuse du ruban a vxtesse de terminee au-dessous d'un, métalliques convenables provenant d'un arc ayant une grande vitesse et une quantité de chaleur élevée, avec un refroidissement à peu près simultané de la face inférieure du ruban, de manière 25 qu'il se forme une couche supraconductrice desdites particules métalliques en contact intime direct avec la surface du ruban, le dépôt d'une couche d.'isolant électrique sur le revêtement supraconducteur, sous forme d'un ensemble composite à plusieurs couches, et .11 enroulement de l'ensemble composite sous forme de 30 la bobine voulue de manière que chaque tour soit séparé matériellement des autres. D'autres earactéristiqaes et avantages de l'invention ressort iront mieux; de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins anii^.cés sur lesquels : 35 la figure 1 représente schématiuuement la mise en oeuvre du procédé de l'invention destiné à la réalisation de bobines très stabilisées enroulées en spi":.elo, à par tir d'une bande plate continus d'un ruban coivlucteur de l'électri.o.i.té ; 72 13280 BAD ORIGINAL 72 13280 5 2133778 la figure 2 est une perspective d'une bobine unique formée d'un stratifié, réalisée par le procédé représenté sur la figure 1 ; la figure 3 représente scliématiquer.cîit deux bobines associées par leur tour interne, de manière à former un raccord con-5 tinu supraconducteur entre les couches supraconductrices des deux bobines ; la figure 4 représente un ensemble de plusieurs bobines formées selon le procédé de. la figure 1, associé comme représenté sur la figure 3» avec des joints supraconducteurs entre les bobi-10 nés, 1'ensemble formant un aimant supraconducteur à bobine ; la figure 5 est un diagramme de stabilisation d'un aimant réalisé selon l'invention ; la figure 6 est un diagramme de comparaison des courants critiques do courts échantillons de conducteur d'aimant à solé-15 noi'de réalisés selon l'invention, et les courants maximaux observés dans ces aimants ; et la figure 7 est un diagramme montrant la relation entre l'épaisseui' de la couche de cuivre et le courant maximal de stabilisation, déterminé par une série de diagrammes du type de celui 20 de la figure 5. La figure 1 illustre le procédé de l'invention de réalisation d'une bobine en spirale a plusieurs couches, formée à partir d'une bande continue d'un ruban conducteur de l'électricité. Le ruban 10 est plan et il peut Être en toute matière conductrice 25 convenable de l'électricité, par exemple en cuivre ou en aluminium. Pour réaliser une bobine supraconductrice à partir d'un ru- r les ban en une seule opération,il faut mettre en oeuvre toutes/phases nécessaires du procédé de l'invention lorsque le ruban est enroulé à la configuration géométrique voulue pour la bobine terminée, 30 Dm.;!s le cas d'une bobine holieoliale, le procédé, illustré par la figure 1 , nécessite simplement; l'enroulement du ruban continu, sur le rouleau 14 de nrélèx'ement de di...':^: I.rc convenable, correspondant aux dimens i.ono de la bobLne terri v-v.'o. Le ruban est traité lorsqu'il est enroulé de manière que chaque tour* représente, com-35 me décrit dans la suite- du présont mémoire, un ensemble composite à plusieurs couches formé d'un conducteur normal, d'un supraconducteur et d'un iso.l-.--.it, la couche sup.ivxo-iductr.ieo étant associée BAD ORIGINAL 72 13280 6 2133778 de façon intime avec le conducteur normal. Le rapport de l'épaisseur du supraconducteur à celle du conducteur normal, est prédéterminé au départ. Un chariot classique entraîné par un moteur et non représenté fait avancer le ruban 10 à une vitesse réglée 5 depuis le rouleau 12 d'alimentation au rouleau 14. Le ruban 10 passe d'abord sous une roue 16 abrasive qui a deux rôles remplis simultanément, le nettoyage et l'abrasion. Il est primordial selon l'invention que la surface du ruban à revêtir de supraconducteur soit extrêmement propre, c'est-à-dire 10 que tous les oxydes formés ou présents à la surface du ruban doivent être pratiquement retirés, et que la surface soit usée avant revêtement de manière que la rugosité quadratique moyenne soit au moins de l'ordre de 3 microns. Si la surface du ruban n'est pas convenablement nettoyée et rendue rugueuse, la matière 15 déposée supraconductrice n'est pas en contact interfacial thermique et électrique suffisant avec le conducteur normal pour assurer les caractéristiques de grande stabilité. Bien qu'on préfère utiliser une roue abrasive 16 représentée sur la figure 1 pour réaliser le nettoyage et l'abrasion, on peut utiliser diver-20 ses autres techniques classiques, mécaniques, électriques ou chimiques, pour obtenir le même résultat, par exemple le sablage, l'utilisation d'un ensemble à brosse métallique, l'étincelage ou l1attaque chimique. De plus, les phases de nettoyage et d'abrasion peuvent ne pas être réalisées simultanément. Ainsi, la phase 25 de nettoyage peut être réalisée par passage du ruban dans un bain chimique, la surface propre étant ensuite usée au papier émeri. Après le nettoyage et l'abrasion, le ruban passe sous un plasma effluenfc 18 formé de particules métalliques convenables, ayant une grande vitesse et une quantité de chaleur importante, '30 ce plasma provenant d'un, arc électrique et formant un. revêtement supraconducteur'. Le plasma 18 peu'; être réalisé avec lui cholumoau claKaiquo 20. Un tel chalumeau comprend en .-;éné?;al doux électrodes concentriques outre 7LCcquel3.cs est formé un ave électrique, un courant gazepassant dans le ehaluncau. L'arc électrique 35 ionise le gaz qui forme un plasma très chaud quittant le chalumeau 20 sous forme d'un courant galeux à grande/vitesse et température élevée. On. peut faire papier dans un courant ,-_';a:;oux à tom-- BAD ORIGINAL COPV 72 13280 ■' 2133778 pératurc élevée do g poudres métalliques convenables ayant des . propriotés supraconductrices ou les acquérant lorsqu'elles sont coPibiaéos sous ;.'ol'mo d'un alliage eu d'un composé ayant; des propriétés supra.con-luctricos. Dec matlèrcc supi/aconduc traces qu'on 5 pout utiliser sont don m-.' tangos de poudres do niobium et d1 é tain, do vanadium. et de allie i.un, do niobium et d'aluminium, i-Tb^oii pré- -allie, un alliage niobium-litane, un alliage V^.oi et un alliage îTb~Al. Le plasma chaud fond la poudre qui se dépose ensuite sous forme microscopique sur le ruban mobile en formant un revôtemont 10 constituant un roseau de particules métalliques associées les unes aux autres et à la surface du ruban. L'épaisseur du rovà bernent supraconducteur dépend de la vitesse du ruban lorsqu.1 il passe sous le chalumeau 20. L'épaisseur du revôt orient peut Ôtre simplement réglée par réglage do la vitesse de déplacement du ruban. 15 On réalise des couches supraconductrices ayant une épaisseur comprise entre 0,002 et 0,012 cm, sur une bande continue de cuivre doux recuit d ' épaisseurjprédé terminée voulue. Pour éviter lloxydation des particules métalliques supraconductrices après leur dépôt à la surface du ruban, on doit re~ 20 froidir le ruban de manière que la température de revêtement tombe rapidement à moins de 200°C environ. Cette opération pout être réalisée de façon classique par un jet do 00^ dirigé sur la face inférieure du ruban lorsque celui-ci passe sous le chalumeau 20. Un procédé plus intéressant, représenté sur la figure I con-25 siste à faire passer le ruban 10 autour d'un support refroidi par eau, constitué par une roue 22 agissant comme un radiateur assurant le refroidissement rapide de la surface du ruban et du revêtement déposé. Bien qu'on ait représenté la roue 22 sous forme massive, elle comprend des passages non ropresontes destinés à 30 la circulation d'un courant d'eau à la manière d'un é cl largeur classique de chaleur, f.a surface courbe do la roue 2? supporte aussi le ruban, si. ;;uo les particulvs détailbaies microscopiques sont d '.""osées su Le rub- a • 1 r.:ouv nt de façon tr^s u'i:.Cor:::o. Irno fois que le surr- conluctest dép îsé à lia surface du j[j vu ban, celui-ci passe a"'ors sur une roue ;.:-i >;■ ;.i aoal-.quo un fin X'ovfiir;rr.-.;nfc d'une céramique liquide séchant rapidement et constituant un isolant d') l'électricité pour chaque tour de ruban 10 en- £AD ORIGINAL 72 13280 8 2133778 roulé sur le rouleau 14» sous forme dîune bobine terminée. Dans une variante, on peut disposer une couche isolante sur la couche supraconductrice à partir d'une bobine séparée avant l'enroulement des couches combinées sur le rouleau 14. Les matières d'iso-5 lement qui supportent de façon satisfaisante le traitement thermique final de la bobine sont la silice ou un ruban de tissu de verre résistant aux températures élevées, des suspensions de cé-i ramique liquide, des suspensions de graphite et d'autres émaux grand feu. Une céramique liquide préféree contient de l'alumine ' 10 dans un liant volatil. L'isolant n'est pas appliqué sur toute la longueur du ruban, mais les extrémités sont laissées de manière que la surface supraconductrice soit exposée et permette la réalisation de raccords supraconducteurs comme décrit dans la suite du présent mémoire. 15 Enfin, l'ensemble composite multicouche formé par le ruban conducteur, le supraconducteur et l'isolant est enroulé sur le rouleau 14» à la dimension convenable pour former la bobine représentée sur la figure 2, le diamètre interne ayant la valeur voulue pour le solénoïde supraconducteur. Le supraconducteur est 20 habituellement enroulé vers l'intérieur de la bobine de manière qu'il soit en compression lors de son fléchissement et que le ruban, qui est de préférence en cuivre ou en aluminium, supporte les tensions périphériques lors de la mise sous tension électrique de la bobine supraconductrice. Dans une variante, on peut uti-25 liser comme substrat une matière composite telle que du cuivre revêtu d'acier inoxydable. L'acier inoxydable donne une résistance mécanique supplémentaire pour les applications à champ élevé ou pour les dispositifs de grande dimension. Evidemment, dans ce cas, le revêtement supraconducteur doit être appliqué du côté du cui-30 vre. Les figures 3 et 4 représentent le montage d'un solénoïde à partir de plusieurs bobines enroulées en spirale. La figure 3 illustre un procédé préféré d'association des extrémités d'une paire de bobines 30,30, telle que la continuité est maintenue 35 entre les couches supraconductrices. Le procédé d'association comprend la mise en place des tours internes des deux bobines 30 disposées côte à côte de manière quelles bouts soient en butée. Ces 72 13280 9 2133778 bouts sont maintenus de cette manière de préférence par un montage non représenté tel que la face normalement conductrice (cuivre) soit exposée. Les deux surfaces de cuivre sont alors soudées suivant leur bord correspondant de manière à former un joint plein 5 soudé 32, de préférence par soudage à l'arc sous atmosphère inerte avec électrode de tungstène. Un tel soudage comprend la formation d'un arc entre une électrode non consommable, habituellement du tungstène, et la matière à souder, dans une atmosphère inerte. Bien qu'il existe un certain mouillage au niveau du bord soudé, 10 entre les couches supraconductrices qui se trouvent de l'autre côté du ruban, ce procédé n'assure pas une connexion supraconductrice fiable. Aussi, après le soudage des bords, le côté supraconducteur des deux rubans associés est disposé sous le chalumeau 20 et un revêtement supplémentaire de supraconducteur est déposé de 15 manière à former un joint supraconducteur. Comme expliqué précédemment, la couche isolante n'est pas appliquée de façon délibérée aux extrémités du ruban 10 de chacune des bobines 30 pour éviter l'enlèvement d'un tel revêtement isolant aux extrémités à raccorder. Le raccord est réalisé entre les tours internes des deux 20 bobines, de manière que la paire formée comprenne.deux bobines coaxiales. La formation d'un ben joint supraconducteur est réalisée de préférence à l'intérieur qui est exposé au champ magnétique le plus élevé. Un joint résistif entre les bobines est acceptable, pourvu que cette résistance soit suffisamment faible pour éviter 25 que cette région de conductivité normale ne se propage au-delà du joint. Cependant, il est nécessaire que tous les joints soient supraconducteurs pour un fonctionnement en mode permanent. On peut associer de cette manière un nombre quelconque de bobines pour former un solénoïde complet. 30 Après association d'un nombre prédéterminé de bobines 30, on fait subir un traitement thermique à l'ensemble en l'introduisant simplement dans un four préchauffé. Ce traitement thermique est nécessaire pour rendre maximales les propriétés supraconductrices du revêtement supraconducteur. Dans certains cas, il peut 35 ne pas être commode de traiter la totalité d'un solénoïde. On réalise alors séparément le traitement thermique sur des paires de bobines qui sont ensuite associées comme décrit précédemment, le 72 13280 10 2Î33778 revêtement supplémentaire de supraconducteur étant cependant omis et le raccord ayant une faible résistance ; on peut aussi pulvériser sur la zone soudée une matière qui ne nécessite pas de traitement thermique pour présenter ces propriétés supraconductrices 5 optimales. On réalise une recherche sur la stabilisation d'un certain nombre de bobines échantillons selon l'invention, en vue de déterminer l'effet de la stabilisation en fonction de l'épaisseur du conducteur normal. Des expériences sont réalisées avec des 10 bobines à 10 tours enroulées en spirale,ayant 9 cm de diamètre interne, tous les tours étant réalisés à partir d'un ruban unique de cuivre, comme décrit précédemment, les couches supraconductrices sont en composition intermétallique îfb^Sn. les bobines sont identiques, sauf en ce qui concerne l'épaisseur de cuivre qui 15 varie entre 0,25 mm et 1,2 mm» On enroule un dispositif de chauffage autour d'une partie de chaque bobine, sur 1 cm de longueur, de manière que cette partie de la bobine puisse prendre une conductivité normale, lorsqu'un courant de transport circule dans la bobine. On observe de la manière suivante l'effet de stabilisa-20 tion. On fait passer un courant de transport de valeur fixe dans la bobine. lorsqu'on applique un courant au dispositif de chauffage, il apparaît une tension aux bornes, du fait de la présence de la région normale dans la bobine, la suppression du courant de chauffage s'accompagne soit du retour de la bobine à son 25 état supraconducteur, soit d'une augmentation continue de la tension aux bornes et éventuellement du passage de la bobine à l'état de la conductivité normale, le fait que la bobine revient à son état supraconducteur ou non est déterminé par le courant de transport circulant dans la bobine et par la dimension de la 30 région normale. La quantité de matière à conductivité normale peut être réglée par modification du courant de chauffage et la durée d'application de ce courant. Pour chaque valeur du courant de transport, on applique des impulsions de chauffage de plus en plus longues, jusqu'à la dé-35 termination d'une tension de seuil pour laquelle la bobine ne revient pas à l'état supraconducteur. La figure 5 représente les résultats de cette étude pour un ^uban dont l'épaisseur de cuivre 72 13280 n 2133778 est de 0,5 mm. la courbe correspondant à la tension de seuil divise la plage des courants de transport en trois zones distinctes. Au-dessous d'un courant de 400 ampères, la bobine revient toujours à l'état supraconducteur après suppression de l'impulsion de chauf-5 fage. Cette zone^st la région stable. Pour des courants supérieurs à 900 ampères, une impulsion extrêmement faible appliquée au dispositif de chauffage (et parfois aucune du tout) amène la totalité de la bobine dans son état normal de conductivité. Entre ces deux valeurs, on observe une région de stabilité conditionnel-10 le. Dans cette région, la bobine revient à l'état supraconducteur à la suite /faibles fluctuations mais non à la suite d'importantes. L'influence de l'épaisseur du cuivre est un déplacement horizontal des courbes. Sur la figure 5» les ordonnées représentent la tension en volt, alors que les abscisses représentent le courant 15 en ampères. L'effet d'une mauvaise association électrique entre le substrat et le supraconducteur est étudié par deux variantes des expériences ci-dessus. On réalise des bobines identiques à celles qu'on a décrite, 20 mais on dispose entre le supraconducteur et le substrat une fine couche très résistive d'un métal normal dans un cas,et un. revêtement intermittent d'une matière isolante dans l'autre. Dans les deux cas, on obtient une forte réduction de la limite supérieure de la région de stabilité conditionnelle, mais 25 aucun èffet sur la limite inférieure. L'expérience montre qu'on peut obtenir le fonctionnement très stable (c'est-à-dire de faibles courants critiques d'échantillon) /Moisissant l'épaisseur du cuivre de manière que le courant de travail tombe dans la région de stabilité conditionnelle. 30 Ainsi, cette expérience montre que l'association directe intime à la fois thermique et électrique entre la couche supraconductrice et le conducteur normal est nécessaire pour l'obtention des caractéristiques de stabilisation. L'invention concerne donc un nouveau type de bobines supra-35 conductrices dont les caractéristiques dans les champs magnétiques élevés sont prévisibles avec une précision qui n'était pas possible jusqu'à présent, dans le^cas de bobines supraconductrices 72 13280 12 2133778 formées par des compositions à composé intermétallique'. Par exemple, pour réaliser un solénoïde destiné à donner des champs d'intensité de 100 kOe, on peut tirer le courant critique de la figure 6, qui correspond à 400 ampères pour 100 kOe, les ordon-5 nées représentant l'intensité critique en ampères et les abscisses l'intensité du champ en kOe. Il s'agit d'un échantillon de 6,35 mm de large de ITb^Sn, déposé sur un ruban de cuivre de j.0,75 mm d'épaisseur, les deux courbes délimitent la plage engri-sée de comportement et les croix cerclées représentent des carac-10 téristiques d'un dispositif normalisé à 6,35 mm. On peut ensuite utiliser une autre courbe telle que représentée sur la figure 7» pour déterminer l'épaisseur de cuivre nécessaire à la stabilisation d'un champ de 100 kOe à 400 ampères, la figure 7 représente en abscisses l'épaisseur du ruban de cuivre en cm et en ordonnées 15 l'intensité du courant en ampères, la largeur du ruban est de 1,25 cm et la bobine à 10 tours. La région d'instabilité se trouve en haut à gauche, la région de stabilité conditionnelle entre les deux courbes et la région de stabilité totale en bas à droite, On utilise la valeur ainsi déterminée de l'épaisseur de cuivre 20 et on tient compte de la distance entre les tours et entre les bobines pour obtenir la densité globale de courant X J. A partir de ce chiffre, on peut alors concevoir de manière classique le solénoïde pour une configuration appropriée déterminée. Il est bien entendu que l'invention n'a été décrite et re-25 présentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir du cadre de l'invention, qui est défini dans les revendications annexées. 72 13280 13 2133778 EEVEITDIPATIOM3 1. Procédé de réalisation d'une "bobine supraconductrice très stabilisée en une seule opération continue, à partir d'une bande plane de ruban conducteur de l'électricité ayant une épaisseur 5 prédéterminée, caractérisé en ce qu'on nettoie une face du ruban de manière à former une face pratiquement dépourvue d'oxyde, on rend rugueuse ladite surface nettoyée de manière que sa rugosité quadratique moyenne soit au moins de l'ordre de 3 microns, on fait passer le côté rugueux du ruban, par exemple à une vitesse prédé-10 terminée, au-dessous d'un, plasma provenant d'un arc, à grande vitesse, comprenant une grande quantité de chaleur et contenant des particules métalliques destinées à former un revêtement supraconducteur en contact direct intime avec la face rugueuse du ruban, on refroidit la face inférieure du ruban à peu près simultanément 15 à son passage sous le plasma, on forme une couche d'isolant électrique sur le revêtement supraconducteur, en réalisant un ensemble composite multicouche, et on enroule cet ensemble composite autour d'un mandrin de manière à former la configuration voulue de la bobine. 20 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le ruban conducteur est en cuivre, en aluminium ou en argent. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le ruban conducteur est un élément composite comprenant du cuivre placé sur un renforcement en acier inoxydable. 25 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les particules métalliques supraconductrices sont en mélange de poudre de niobium et d'étain, de vanadium et de silicium, de nio-bium et d'aluminium, ou en alliages Hb^Sn, V^G-a, V^Si, ïïb^Al ou niobium-titane. 30 5. Procédé selon la revendication 4» caractérisé en ce que l'isolant électrique est en silice, en suspension céramique liquide, en suspension de graphite, en émail grand feu ou en ruban de " tissu réfractaire de verre. 6. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que 35 le ruban est enroulé en spirale autour du mandrin de manière à former une bobine régulière. 72 13280 14 2133778 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les phases de nettoyage et d'abrasion sont réalisées simultanément par une roue abrasive. 8. Procédé de réalisation d'un solénoïde supraconducteur 5 très stabilisé à partir de plusieurs " bandes planes de ruban conducteur de l'électricité, caractérisé en ce qulon met en oeuvre le procédé de la revendication 1 sur chacun des rubans, de manière à former plusieurs bobines, on dispose celles-ci coaxia-lement de manière que les tours internes et les tours externes 10 soient contigus, on juxtapose le tour interne d'une bobine et le tour interne d*une bobine placée d'un côté de la première, ainsi que le tour externe de la première bobine et le tour externe de la bobine placée de l'autre côté, de manière que les tours internes^externes soient en butée sur leur bord on soude les 15 tours internes en butée et les tours externes en butée de manière à former des joints soudés au niveau des bords coopérant entre les tours, et on dépose une couche de supraconducteur sur les tours internes^externes au niveau des connexions soudées de manière à former un trajet supraconducteur continu entre les bobines adja-20 centes. 9. Bobine supraconductrice très stabilisée, caractérisée en ce qu'elle comprend une bande continue de structure composite multicouche, disposée par exemple en spirale, comportant plusieurs tours distants radialement et séparés matériellement les uns des 25 autres, la structure multicouche comprenant une couche, par exemple pratiquement plate, de matière conductrice de l'électricité, une couche superposée d'une matière supraconductrice, par exemple dlune composition contenant un composé intermétallique, sous forme de particules microscopiques associées les unes aux autres et 30 en contact interfacial intime avec la couche conductrice, et une couche de matière non conductrice de l'électricité disposée sur la couche supraconductrice. 10. Solénoïde supraconducteur très stabilisé, caractérisé en ce qu'il comprend plusieurs bobines selon la revendication 3, 35 disposées coaxialement de manière que le tour interne d'une bobine soit associé au tour interne d'une autre bobine adjacente d'un de ses côtés, et le tour externe de la bobine soit associé au tour 72 13280 15 2133778 externe d'une bobine adjacente à elle de son autre côté. 11. Solénoïde selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'une couche supraconductrice relie la connexion des bobines au niveau de leur tour interne et est au contact de la couche 5 supraconductrice des deux bobines ainsi associées. 12. Solénoïde selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'une couche supraconductrice relie les connexions au niveau des tours internes et externes, entre les bobines, et est en contact avec la couche supraconductrice de chacune des bobines ainsi as- 10 sociées.