L'invention concerne un procédé visant à améliorer la tenue d'un ski à semelle en plastique, par exemple un ski avec semelle en polyéthylène dépolie par jet de gravillons, et/ou à renforcer l'adhérence des paraffines (ou fart) revetant la semelle d'un ski, sans dégradation sensible des propriétés de classement de ce ski. On sait que le rôle de la paraffine revêtant la semelle d'un ski est de permettre la pénétration des bords tranchants des cristaux de neige dans la couche superficiel le plastique ou souple formée par la paraffine, en créant par là un frottement statique important, ce qui contribue à donner au ski des qualités de maintien évitant tout glissement intempestif. Les qualités de neige variant fortement, il est nécessaire de prévoir différentes qualités de paraffine pour différentes qualités de neige. Le glissement du ski, qu'il soit ou non enduit de paraffine, est dû au mince film d'eau formé lorsque les bords des cristaux de neige fondent sous l'effet du frottement dynamique. Par ailleurs, il existe des skis dont les semelles sont étudiées pour présenter des composants actifs ou passifs qui pénètrent dans la neige et ont un effet de maintien mécanique. Il est connu, par exemple, de former, à la surface de la semelle d'un ski, des dessins ressemblant à des écailles de poisson. Ces dessins forment des plans inclinés le long desquels le ski se déplace. Les décrochements perpendiculaires formés par le dessin, dirigés vers l'arrière, évitent le glissement et ont, en conséquence, un effet de maintien lorsque la neige est tassée devant eux. Il existe également des semelles à crans dont l'ef- fet est basé sur le meme principe mécanique, sauf que les dessins sont alors en creux. Une semelle de ce type a de meilleures caractéristiques de glissement que les semelles à dessins en relief, mais de moins bonnes qualités de maintien. On trouvera une description de ce type de semelle dans le brevet norvégien 89238. Il existe aussi des semelles de ski sur lesquelles sont placées des bandes de fourrure synthétique ou de peluches, par exemple, avec les poils de fourrure inclinés dans le sens du glissement. Avec de telles semelles, tout mouvement à l'encontre des poils contribue au maintien du ski. On trouvera une description de ce type de semelle dans la demande de brevet allemande 1.144.165 et dans le brevet finlandais 43401. On sait, par ailleurs, que certains skis ont des semelles pour lesquelles on utilise un matériau plastique ayant des qualités de glissement, tel que du Téflon par exemple, avec un très faible coefficient de frottement. On trouvera une description de ce type de ski dans le brevet E.U.A. 2.908.506. Avec de tels skis toutefois, le problème du maintien n'est pas résolu. Diverses semelles de ski connues sont le résultat de tentatives pour améliorer les faibles qualités d'adhérence des paraffines, qui se retrouvent aussi dans les plastiques. On se reportera, par exemple, au brevet E.U.A. 3.897.074 dans lequel est décrit un traitement de surface de la semelle du ski, en l'occurrence un traitement par dépolissage, qui donne à la semelle un aspect rugueux lui conférant de meilleures qualités de maintien. On sait qu'il existe également des skis revetus de plastique à bandes sablées ou dépoli par jet de gravillons. Ces skis ont l'avantage de glisser plutôt bien, mais il est nécessaire de prévoir une couche de paraffine pour obtenir de bonnes qualités de maintien. L'invention a pour objectif de définir un procédé simple par lequel les qualités de maintien des skis à se- > melle en plastique en général, et des skis revêtus de plastique dépoli par jet de gravillons en particulier, sont améliorées, et/ou par lequel l'adhérence des paraffines est renforcee. Cet objectif est atteint par un procédé principalement caractérisé en ce que la surface de la semelle en plastique du ski est oxydée, en la passant à la flamme par exemple La description qui suit se réfère aux dessins annexés qui représentent - figure 1, le ski traité conformément à l'invention, vu côté semelle, - figure 2, le même ski en élévation, - figure 3, une coupe à grande échelle selon la ligne 111-111 de la figure 2. Le ski 10 représenté sur les dessins présente une gorge inférieure 13 et comporte une semelle en plastique 14. On a référencé en 11 la pointe du ski (spatule), et en 13 son extrémité arrière (talon). La coupe représentée figure 3 met en évidence la structure de ce ski, avec sa semelle en plastique 14, ses deux plaques en plastique à fibres de renforcement 15 et 16 qui lui confèrent sa robustesse et sont placées de part et d'autre d'une couche intermédiaire 17 en plastique poreux. La semelle en plastique 14 du ski représenté sur les figures a été, par exemple, dépolie par jet de gravillons pour y former des dessins. Sur la zone de maintien du ski 18, le matériau plastique est traité à la flamme, par exemple à l'aide d'un chalumeau à gaz basse pression ou analogue. Lorsqu'il est traité de cette manière, le matériau plastique voit sa qualité de surface modifiée dans le sens d'une augmentation de l'adhérence entre la semelle et la neige dans la zone 18. Il se trouve que les qualités de maintien données au ski par ce traitement ne s'accompagnent pas d'une dégradation sensible des qualités de glissement de ce ski. On obvient au contraire un résultat optimum en ce qui concerne les qualités de glissement et de maintien.Les qualités de maintien dans la zone 18 peuvent encore etre améliorées dans le cas où on utilise des paraffines comme il est connu. Un traitement à la flamme est également valable dans ce cas, ce traitement améliorant considérablement l'adhérence des paraffines sur le matériau constituant la semelle du ski. On a observé que, si la surface de la semelle en plastique du ski, par exemple une semelle en polyéthylène, est traitée à la flamme, ou à l'aide d'un acide, ou en ayant recours à un autre procédé d'oxydation, cette surface initialement lisse se ternit, ses qualités de maintien s'améliorant fortement, sans dégradation sensible de ses qualités de glissement. Puisqu'il n'y a pas dégradation sensible des qualités de glissement lorsqu'on a recours au procédé d'oxydation conforme à l'invention, il est possible dans certains cas de faire subir ce traitement à la semelle de ski sur la totalité de sa longueur. Le traitement conforme à l'invention se révèle particulièrement avantageux lorsqu'il est appliqué sur des semelles de ski dépolies par jet de gravillons. Après le dépolissage, la semelle de ski présente des dessins faits d'évidements dont la forme générale est celle d'une ellipse allongée, le grand axe de ces ellipses étant parallèle à l'axe longitudinal du ski. La plus grande profondeur de ces dessins se trouve au centre. Il est clair qu'on obtient un ski particulièrement intéressant lorsque, sans dégradation des qualités de glissement du ski, on ajoute, aux qualités de maintien données au ski par les dessins ayant la configuration précitée, celles qui lui sont données par le traitement d'oxydation conforme à l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé visant à améliorer les qualités de maintien d'un ski à semelle en plastique, par exemple d'un ski à semelle en polyéthylène dépolie par projection de gravillons, et/ou à renforcer l'adhérence des paraffines de maintien sur la semelle d'un ski, sans dégradation sensible des qualités de glissement du ski, caractérisé en ce qu'il consiste à faire subir un traitement d'oxydation à la semelle. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à effectuer un traitement à la flamme ou analogue sur la zone de maintien du ski. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à effectuer un traitement à la flamme ou analogue sur la totalité de la longueur du ski. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il consiste à effectuer un traitement à la flamme ou analogue de telle sorte que le matériau plastique qui constitue la semelle du ski ne soit pas fondu, tout en améliorant fortement les qualités d'adhérence entre la surface de cette semelle et la neige. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il consiste à effectuer un traitement à la flamme ou analogue de telle sorte qu'au moins les qualités d'adhérence des paraffines sur la zone de maintien du ski soient fortement renforcées par rapport aux qualités d'adhérence sur une semelle non traitée. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le traitement se fait à l'aide d'un chalumeau à gaz basse pression ou analogue. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 è 5, caractésisé en ce qu'il consiste à effectuer une oxydation de la surface de la semelle en plastique par un traitement à l'acide.