La présente invention concerne un procédé destiné à améliorer la préparation de la laine et des mélanges de laine destinés aux articles à imprimer, teindre ou blanchir, et à donner à la laine pure ou mélangée, c'est-à-dire additionnée de coton ou autres fibres végétales, artificielles ou synthétiques de meilleures propriétés et en particulier une meilleure résistance au retrait et au feutrage, soit à l'état de bandes de laine peignée ou à l'état filé en bobines, en écheveaux croisés, ou encore sous forme de rubans préalablement confectionnés directement avec la laine grège. On sait que, pour obtenir les propriétés précitées, c'est-à-dire pour préparer les articles destinés à être imprimés, teints ou blanchis, ainsi que pour leur donner une meilleure résistance au retrait et au feutrage pendant les diverses phases du traitément, cette technique utilise des procédés basés essentiellement sur un traitement préventif consistant en une chloration, halogénation, etc. Ce traitement est complètement séparé c'est—à—dire indépendant d'un traitement normal, par exemple blanchiment plus ou moins prolongé et teinture superposée éventuelle, spécialement quand il s'agit de teintes claires ou brillantes, ces opérations étant insuffisantes à elles seules pour obtenir le résultat cherché, c'est-à-dire pour obtenir à la fois une bonne résistance au retrait et au feutrage et une bonne conservation du tissu. Bien que les procédés déjà connus soient très répandus, ils présentent des inconvénients non négligéables, par exemple une perte de temps importante pour le traitement (chloration, etc) préliminaire au blanchiment, en ce qui concerne la préparation des articles à imprimer, traitement qui est préliminaire ou successif pour les teintes pastel et le blanchiment de la laine ou de ses mélanges. Ces facteurs sont anti—économiques, d'une part par le temps nécessaire, et d'autre part par la consommation importante d'eau, souvent potable. XI faut ajouter souvent une consommation de réactifs chimiques qui ne sont pas toujours bon marché. Or on a trouvé que l'on peut obtenir les propriétés améliorées précitées simultanément, cèst—à-dire par exemple directement au cours des opérations de blanchiment et (ou bien) de teinture. XI est évident que l'obtention des caractéristiques précitées dans la préparation des articles de laine et mélanges de laine destinés à être imprimés 27043 2 2101235 teints ou blanchis, et l'obtention simultanée de la résistance au retrait, ou encore seulement l'obtention des qualités précitées pour la laine et ses mélanges (dans ses diverses phases ■J de traitement comme indiqué plus haut), est particulièrement utile dans tous les cas où l'article en laine ou mélange de laine est ensuite soumis à plusieurs lavages pour diverses raisons • L'objectif principal de la présenté invention consiste donc à créer un procédé de traitement des articles de laine destinés à être imprimés, teints ou blanchis, et à donner à la laine elle-même, à ses mélanges, au cours de la préparation à l'impression, à la teinture et au blanchiment, une meilleure résistance au retrait et au feutrage, ce procédé étant en mesure d'éviter les inconvénients signalés plus haut des procédés antérieurs; autrement dit opération unique,non plus préliminaire mais pouvant être appliquée directement dans les bains de blanchiment des articles à imprimer, teindre ou blanchir pour donner une bonne résistance au retrait et au feutrage à la laine et à ses mélanges au cours du traitement, en utilisant des compositions qu'on peut trouver économiquement dans le commerce ou qui de toute façon peuvent être produites, ces composés ayant une action certaine qui ne s'oppose pas aux effets qu'on veut obtenir et qui peuvent garantir des valeurs graduées de brillant, pureté des nuances et résistance au retrait pour les produits précités en laine ou en ses mélanges* Seuls les cas concernant les nuances moyennes et foncées, pour lesquelles on n'envisage pas ici un bain uniquede préparation, font exception à ce qui précède. Les demandeurs ont pu constater que tous les objectifs mentionnés ci-dessus sont atteints si l'on soumet les matières à traiter à une première réaction de dismutationui^Lque et primaire, puis à une réaction de dismutation alternée. On entend ici par " réaction de dismutation unique et primaire" une réaction chimique qui est initialement oxydante puis réductrice dans le même bain de traitement. Suivant une caractéristique de la présente invention, cette réaction unique et primaire de dismutation est réalisée au moyen d'un bain de blanchiment comprenant: une solution aqueuse ayant initialement un pH compris entre 8,7 et 8, comprenant au moins un composé imprégnant des esters d'alcool gras et du sodium alginé à viscosité 71 27043 3 2101235 comprise entre valeurs basses ou moyennes, ou bien encore, s"il s'agit d'articles à imprimer, un composé imprégnant (à ajouter au bain de purge de la matière) qui est un dérivé aminé gras non ionogène (mais conforme aux lois en vigueur); un sel al-5 câlin de l'acide pyrophosphorique, 20 à 30 )o en poids de peroxyde inorganique relativement à la matière initiale ou 10 à 2056 en poids de peroxyde organique relativement à la matière initiale} 2 à 3/» en poids d'un catalyseur fondamental de la réaction primaire de dismutation, par exemple dicyandiamide, 10 éventuellement activée (spécialement s'il s'agit de traiter des bandes de laine peignéet qui précisément présentent une tendance élevée au feutrage); Tin deuxième catalyseur activateur ou stimulant, c'est-à-dire entre 0,1 fo et 0,2 D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va 30 suivre de plusieurs exemples de réalisation donnés à titre purement indicatif et non limitatif. Les pourcentages sont des proportions calculées en poids relativement au poids de la matière a traiter, sauf indication contraire. Les pourcentages de retrait par feutrage superficiel se rapportent généralement 35 aux premières 30 minutes de lavage d'après des essais internationaux. EXEMPLE X Donner une résistance réglable au retrait et au feutrage aux bandes de laine peignée. Environ 1000 kg de laine pure, à kO l'état de bandes peignées ayant une valeur initiale déclarée 71 27043 k 2101235 de k2fy de retrait par feutrage superficiel, sont placés dans un appareil en acier inoxydable pourvu d'un dispositif pour la circulation du bain. Dans cet appareil également, on a chargé à la température ambiante la quantié d'eau nécessaire (10.000 5 litres)» contenant les comoosants suivants, calculés en pourcentage pondéral relativement au poids de la laine introduite, et ajoutés exactement dans l'ordre suivant: 1) Réaction de dismutation unique et primaire, oxydante et réductrice. 10 (Bain circulant, tissu immobile: rapport entre tissu et eau 1/10 environ): a) 0,3 à 0,5 % d'esters d'alcool gras, ou bien 0,1 > de sodium alginé à viscosité ayant des valeurs comprises entre les valeurs faibles ou moyennes; 15 b) 0,1 ^ à 0,2 °jo d'hydrure de bore et sodium, catalyseur activateur de la réaction de dismutation; c) 2 $ à 3 fo d'un catalyseur fondamental de la réaction de dismutation, connu habituellement sous le nom de dicyandiamide technique, au titre de 99% environ; 20 d) k à 6 $ de pyrophosphate tétrasodique ) e) 20 fa à 25 % de peroxyde d'hydrogène à 130 volumes» La solution aqueuse qui, après l'addition de tous les réactifs avait un pH = 8,7 décroissant, et qui était par conséquent initialement oxydante, s'est hydrolysée après 2 à 3 heures 25 à un pH = 7,5 toujours décroissant. Pendant ce temps, la température du bain de dismutation a été portée graduellement en 3/k heure (par chauffage indirect à la vapeur) à la température optimale de 50°C, maintenue par thermostat pendant environ 6 heures (la circulation du bain était au contraire arrêtée une 30 à deux heures après le début). Ensuite, on laissait refroidir le bain pendant la nuit, de façon à avoir une température finale de 4o°C. Ensuite, c'est-à-dire au bout de deux à trois heures, commençait la véritable réaction de dismutation, c'est-à-dire que 35 l'action chimique initialement oxydante devenait graduellement réductrice; c'est précisément dans cette deuxième réaction chimique que la résistance au retrait et au feutrage de la matière traitée commence à apparaître et à s'accentuer. Le traitement oxydo-réducteur doit durer au moins 8 heures dans ce cas pour ko être bien complet, et il peut au contraire être prolongé jusqu'à 27043 5 2101235 48 heures; pendant cette longue période, on accentue même les caractéristiques recherchées qui sont Ibbjet de la présente invention» A la fin du traitement précédent, on rince le tissu dans un bain d'eau froide, après quoi on acidifie, en rejetant le vieux bain de rinçage et en faisant toujours circuler le nouveau bain à la température de 30 à 40° C avec une quantité de 0,5# à 1^> d'acide acétique à 80$. Ensuite, on poursuit l'opération» (A ce stade, le tissu ainsi traité et sec présente un retrait relatif superficiel par feutrage qui est de 18$ à 26$* Ce pourcentage est plus que suffisant pour poursuivre le traitement de la façon suivante): 2) Réaction de dismutation alternée: réductrice-oxydante. Le tissu provenant de la première dismutation décrite ci-»des3us et encore humide, est traité dans tan nouveau bain constitué par une solution aqueuse comprenant (toujours en pourcentage pondéral relativement au poids du tissu à traiter ) un composé préalablement mélangé dans un mélangeur convenant au aélange des poudres et constitué par: a) 5$ d'hydrosulfite de sodium titré à 85 $ environ, éventuellement stabilisé par des substances tampons telles que Na4P2o sulfite de sodium, etc» substances qui rentrent toutes dans le domaine du concept inventif, et qui sont connues des spécialistes de cette technique; b) 2,5$ de sulfôxylate de sodium formaldéhyde, titré à 96-98environ; c) 1,2 $ de pyrophosphate bisodique acide; d) 0,9 $ de bisulfite monosodique comme catalyseur, pour stipuler dans le deuxième bain de blanchiment ou teinture la réaction de dismutation„c'est-à-dire la réaction passant du caractère réducteur à une tendance oxydante; si c'est nécessaire, on ajoute une quantité convenable d'un agent de blanchiment approprié, résistant aux réactifs précités, complété éventuellement et pour certaines exigences par des traces de colorant à la cuve. L'ensemble, c'est-à-dire la préparation précédente, a été dissous dans le bain précité, en portant la température du bain à 65 - 75° C en 3/^ d'heure. Ensuite, on laissait refroidir le bain circulant en fermant la vapeur indirecte. On terminait l'opération en une ou deux heures. Pendant les 90 premières minutes, la réaction chimique est surtout reduc- 1 27043 6 2101235 réductrice; ensuite, à la fin de cette période, commence la réaction chimique de dismutation proprement dite. Autrement dit, on constate une tendance croissante vers une réaction oxydante du bain de traitement, grâce à laquelle le tissu donne une meilleure impression au contact manuel. Ensuite, le tissu traité est rincé dans un nouveau bain d'eau fraîche; éventuellement, on acidifie dans un nouveau bain contenant 1$ d'acide formiacétique, après quoi on rince et on sèche* Si l'on veut obtenir après ce traitement des nuances pures et brillantes avec les colorants normaux neutres ou acides, on procède à une teinture superposée avec les colorants précités» Si l'on veut au contraire obtenir une solidité générale exceptionnelle des teintes pastel désirées, on peut teindre directement avec les colorants à la cuve appropriés, ou en- dans core avec des leuco-esters, en opérant directement/le bain par dismutation réducto-oxydante. Ces catégories de colorants sont pseudo-solubilisés ou solubilisés séparément avec la quantité nécessaire d'eau chaude, puis ils sont ajoutés au bain prudëm-ment et en l'absence du tisa* -^suite, on repompe le bain ainsi ajouté dans l'appareil, le tissu étant présent, et l'on teint normalement comme avec des colorants neutres habituels de la laine. La réduction à leuco des colorants à la cuve, ou encore la fixation du leuco des colorants leuco—esters se produit spontanément dans le bain mêse de teinture qui est déjà à la température de 70°, et mieux encore si c'est en présence d'un catalyseur de réduction, par exemple 1 à 2$ d'hydate d'ammonium à 22° Beaumé, ou 0,5 $ de pipérazine anhydre au titre de 95$ environ. On obtient la fixation complète du colorant à la température de 80—85° C. Après une ou deux heures de traitement, la teinture peut être considérée comme terminée. On obtient le développement des teintures obtenues avec des colorants à la cuve, en éliminant le bain ancien de teinture et en oxydant la matière textile dans un nouveau bain préparé en partie à la température de 40-50° C et contenant 3 à 6 $ d'eau oxygénée à 130 volumes, après quoi on rince dans un nouveau bain contenant 0,5 $ d'acide acétique à 80$$ éventuellement, on rince encore dans l'eau froide et on sèche. Avec les colorants leuco-esters, l'oxydation des teintures étant plus difficule, il est opportun 71 27043 7 2101235 de pratiquer ensuite un traitement d'aération° Nous référant à l'exemple 1 et compte—tenu des observations précédentes, ±1 faut remarquer que les valeurs relatives précédentes du feutrage superficiel, soit 18$ à 26$ anrès la première réaction de dismutation, soit que le blanc s'étende en l'absence d'agents optiques de blanchiment, soit que la teinte devienne azurée en présence de ces agents, ou encore que soit nécessaire une teinture supplémentaire dans le deuxième procédé à dismutation alternée avec des colorants à la cuve ou des leuco-esters, ces valeurs relatives de retrait par feutrage superficiel descendent à h'p - 5!fc si l'on a fait une addition de 0,1 °jo - 0,2 "p en poids d'hydrure de bore et sodium dans le premier procédé de dismutation unique et primaire. Ces valeurs de retrait par feutrage superficiel descendent au contraire seulement à 12 cp — 165» - 18$, toujours sur des bandes de laine et dans le cas où l'on aurait omis cette addition d'hydnire de bore et sodium comme catalyseur activateur et stimulant» Ces valeurs sont toutes utiles et suffisantes, et compatibles avec le traitement ultérieur des bandes de laine, car quand ces bandes ont été filées dans les divers titres, les pourcentages divers et précités de retrait par feutrage superficiel (précisément parce que la matière est maintenant à l'état physique de filé) descendent automatiquement à des valeurs comprises entre 0 et 3,5 pourcentages qui sont parfaits d'après les essais internationaux de résistance soi retrait. EXEMPLE 2 Donner des valeurs absolues de résistance au retrait et au feutrage à la laine et à ses mélanges à l'état filé en bobines. (rapport entre laine et eau dans le bain 1/20 à 1/25 mais pas davantage). On introduit 50 kg de filé de laine en echeveaux, titre 2/32, ayant une valeur initiale déclarée de 21$ de retrait par feutrage superficiel dans un appareil en acier inoxydable comportant un dispositif pour la circulation du bain. On a également chargé dans cet appareil la quantité d'eau nécessaire à la température ambiante. Cette eau contient tous les composés déjà indiqués dans l'exemple 1 relatif aux bandes de laine, en omettant l'addition de traces d'hydiure de bore et sodium» dans l'intention de compléter l'opération par dismutation alternée® 71 27043 8 2101235 Après la première réaction précitée de dismutation, c'est-à dire la réaction oxydo-réductrice, on a obtenu des retraits par feutrage superficiel d'environ 5# à 6# en l'absence de traces d'hydrure de bore et sodium, et au contraire d'envi-5 ron 2,5 # à 3,5% en présence de traces de cet hydrure. Ensuite, après la deuxième opération, dismutation alternée, les valeurs précédentes sont descendues entre 0 et 1%. Les opérations, c'est-à-dire blanchiment naturel ou azuré, teinture avec des colorants solides acides, à la cuve, ou leuco-esters, ne sont 10 pas modifiées comme décrit dans la note d'observations correspondante, au point de vue du retrait, sauf la possibilité dans ce cas, (c'est-à-dire addition de traces d'hydrure de bore et sodium), de pouvoir teindre directement avec des colorants neutres ou acides immédiatement après la dismutation, en 15 omettant la dismutation alternée, à la différence du travail avec les bandes de laine» EXEMPLE III Donner des caractéristiques particulières, telles que hydrophilie immédiate et affinité pour l'application des 20 pâtes d'impression, amélioration du retrait par feutrage superficiel, et donner une résistance particulière au retrait et au feutrage de la laine et des mélanges de laine à l'état de pièces qui doivent être soumises plus ou moins à l'impression. 25 Dans ce cas particulier et dans certaines circonstances, le tissu possède déjà initialement des valeurs positives de résistance au retrait, gr£ce à son état physique particulier. Néanmoins, le procédé que nous décrirons maintenant améliore ces valeurs ou bien les conserve définitivement à ce tissu, 30 qui est particulièrement feutrable dans son état initial. Sur ce tissu, on constate un retrait relatif par feutrage superficiel, qui est sur le grège de 17,4# après 30 minutes de lavage et de 27,9# après 60 minutes de lavage. A la suite du traitement qu'on décrira maintenant, ces valeurs descendent 35 entre 0 et 0,3# après 60 minutes de lavage (rapport matière / eau =s 1/25 environ dans le bain) . On introduisait 10 kg de laine pure en pièces dans un appareil en acier inoxydable pourvu d'un dispositif pour la circulation du bain et du tissu (moulinet), et fermé par un ko couvercle en verre ou en matière plastique» On a également char- 1 27043 gê dans cet appareil la quantité d'eau nécessaire, à la température ambiante. On ajoutait à ce bain une quantité variable de 1$ à 2/o du dérivé aminé gras non ionogène, suivant la compacité de la matière. On chauffait le bain lui-même à la température de 90° C, et l'on manoeuvrait pendant environ 3/4 d'heure; ensuite on rinçait le tissu en faisant arriver de l'eau fraîche, tandis que l'eau usée était éliminée. Ensuite, on rinçait encore complètement, et l'on traitait dans un nouveau bain comme dans l'exemple 2, sauf que la température de la première opération, opération de dismutation unique, était portée à 60° C, tandis que dans la deuxième opération, dismutation alternée, on ajoutait en plus des réactifs déjà indiqués une quantité égale à 0,5% du poids de la marchandise, d'un imprégnant dérivé aminé gras non ionogène, et l'on maintenait la température du bain même à 80-85° C pendant une demi-hetjxe» Le reste du procédé n'est pas modifié, y compris les exceptions formulées. Les valeurs relatives de retrait par feutrage superficiel sont positives, c'est-à-dire améliorées comparativement aux valeurs initiales, et le tissu ainsi traité était parfaitement hygrophile, au point d'absorber rapidement 3a pâte d'impression s'il avait été utile d'effectuer l'impression même; elle convenait également parfaitement à une éventuelle teinture superposée avec un type quelconque de colorant; elle était au contraire déjà terminée en ce qui concerne l'obtention d'un blanc naturel ou azuré. Considérant maintenant l'exemple XX, et compte-tenu des observations précédentes, on précise que, dans le cas où l'on doit traiter un tissu qui, pour diverses raisons, possède déjà des valeurs positives de résistance au retrait, quel que soit son état physique, il est recommandé d'effectuer le traitement suivant: après avoir purgé le tissu dans l'appareil comme on l'a déjà décrit, on traite directement et simplement dans un nouveau bain (rapport matière/eau 1/20 environ) contenant: a) 1 $ à 3 $ de pyrophosphate bisodiquej b) 2 ia à 3 de dicyandiamide technique à 99 f» environ. Pendant que la matière circule ou inversement, on chauffe le bain graduellement à 70° C en 3/4 d'heure, et l'on continue à manouevrer à cette température pendant environ 3/4 d'heure. Ensuite,on rince et l'on traite éventuellement la même 21012, 1 27043 10 2101235 matière dans un nouveau bain comme on l'a déjà indiqué dans l'exemple X pour les bandes de laine, en omettant la dismutation primaire, c'est-à-dire en passant directement à la drfetnu-tation alternée, réductrice-oxydante. Ensuite on procède comme on l'a déjà décrit. L'invention ainsi conçue et décrite est susceptible de nombreuses variantes et modifications qui rentrent toutes dans le domaine du concept inventif. Par exemple, alors que les produits nécessaires à l'exécution de la deuxième réaction, dismutation alternée, sont décrits sous l'appellation "préparatoire", les produits nécessaires peuvent, au lieu d*être individuellement dissous et ajoutés dans les bains, être beaucoup économiquement mélangés séparément dans des mélangeurs discontinus ou continus (pour obtenir rapidement de grandes quantités de produits finis), après quoi toute la préparation peut être ajoutée au bain, dans des proportions rapportées au total du mélange. En outre, 1'hydrure de bore et sodium est ajouté au bain comme on l'a déjà dit, comme produit compiLénien-taire.de la dicyandiamide, et l'addition eller-même est indiquée et spécifiée comme un deuxième produit pour ledit bain a une température ne dépassant pas initialement la température ambiante. Cet hydrure de bore et sodium doit de préférence ne pas dépasser le pourcentage d'emploi, 0,1 à 0,2# en poids relativement au poids de matière à traiter, parce que, avec des quantités supérieures, la réaction chimique pourrait s'échapper de l'appareil. Dans le cas où l'on applique le procédé à des articles en pièces à traiter pour les rendre résitants au retrait ou améliorer cette résistance et en même temps les préparer à l'impression, on prévoit une phase initiale de purge de la matière à traiter. Le bain de purge doit être réchauffé à 90° C et recevoir une addition pouvant atteindre 2# en poids d'un dérivé aminé gras non ionogène. Cette addition peut être ensuite répétée en quantités de 0,5 # dans le deuxième bain de dis mutation alternée. Dans la pratique, les matières employées et les quantités de ces matières ainsi que les quantités traitées, les températures des bains de traitement, pourront varier entre des limites légèrement différentes des limites indiquées dans les exemples suivant les exigences de chaque cas particulier, compte-tenu du fait que, dans ces exemples, on utilise dans les 1 27043 2101235 réservoirs de traitement de 1s eau dont la dureté peut atteindre jusqu'à 20° allemands. La durée et la vitesse de circulation des bains doit toujours être réglée de façon compatible avec la délicatesse et l'aspect physique de la matière à traiter, conformément aux règles bien connues des spécialistes. ■Sien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dis no sitif s ou procédés qui viennent d'être décrits et illustrés uniquement à titre d'exemple non limitatif sans sortir du cadre de l'invention. 1 27043 12 2101235 REVENDICATIONS 1) Procédé de traitement de la laine et des mélanges de laine destinés à des articles devant être imprimés» teints ou blanchis, pour conférer à la laine et à ses mélanges une meilleure résistance au retrait et au feutrage, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à traiter la matière initiale par une première réaction/dismutation unique primaire et (ou bien) avantageusement par une réaction de dismutation alternée . 2) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la réaction de dismutation unique et primaire est réalisée dans un bain de blanchiment constitué par une solution aqueuse ayant initialement un pH compris entre 0,7 et 8, comprenant au moins une composition imprégnante d'esters d'alcool gras, un sel alcalin de l'acide phyrophosphorique, 20# à 30# en poids, relativement au poids de matière initiale, de peroxyde inorganique, de 10# à 20# en poids, relativement au poids de matière initial, de peroxyde organique, et 2> à 3^ en poids d'un catalyseur de la réaction de dismutation. 3) Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que, pour préparer les articles à imprimer, la composition imprégnante est constituée par un dérivé aminé gras non ionogène, de préférence normatif. k) Procédé suivant les revendications 2 et 3, caractérisé en ce que ledit catalyseur fondamental de la réaction de dismutation est la dicyandiamide. 5) Procédé suivant les revendications 2 et 3, caractérisé en ce que le-dit catalyseur fondamental, constitué par la dicyandiamide, est additionné de 0,1# à 0,2# d'un catalyseur activateur ou stimulant, qui est un hydrure métallique ou bimétallique alcalin avec un métalloïde. 6) Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le catalyseur, c'est-à-dire l1activateur et stimulant, est l'hydrure de bore et sodium. 7) Procédé suivant la revendiation 1, caractérisé en ce que la réaction de dismutation alternée est réalisée au moyen d'un bain constitué par une solution aqueuse ayant un pH compris entre 7,5 et 5,5 et comprenant au moins un sel alcalin ou organo-métallique alcalin de l'acide sulfosilicique, de l'acide hydrosulfureux, de l'acide pyrophosphorique, et un catalyseur 71 27043 13 2101235 de la réaction de dismutation alternée. 8) Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que ledit catalyseur est le bisulfite monosodique. 9) Procédé suivant U.une quelconque des revendications 1ào, caractérisé en ce que» si la matière initiale à traiter est - consitutée par des articles en pièces, on prévoit une phase préventive de purge à environ 90° C en présence de 2# au maximum, en poids de la matière à traiter, d'un dérivé aminé gras non ionogène, cette addition étant également prévue jusqu'à 0,5# en poids dans le deuxième bain de la dismutation alternée. 10) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9» caractérisé en ce que, dans le bain de la réaction de dismutation unique, c'est-à-dir^primaire, on prévoit un agent activant constitué par du peroxyde d'hydrogène à 130 volumes, contenu dans ladite solution à raison de 20Ço à 30# en poids relativement au poids de la matière. 11) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que, dans le bain de réalisation de la dismutation primaire, le sel alcalin de l'acide pyrophos— phorique est le pyrophosphate tétrasodique, à raison d'une quantité non inférieure à 4# à 6# en poids relativement au poids de matière initial. 12) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que le bain de la réaction de dismutation alternée contient .5# d'hydrosulfite de sodium, 2,5# de sulfosilicate de sodium formaldéhyde, 1 t2'f de pyrophosphate bisodique acide et 0,9# de bisulfite monosodique, relativement au poids de la matière initiale à traiter» 13) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce qu'au moins le bain de la réaction de dismutation alternée comporte des agents optiques de blanchiment et (ou bien) éventuellement des colorants à la cuve et (ou bien) des leuco-esters, 14) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que l'on prévoit dans le bain de dismutation alternée, la présence de 0,5# de pipérazine anhydre à 95# environ comme stimulant de réduction des colorants à la cuve, pour effectuer l'opération sans réduction préventive séparée à leuco» pour obtenir des nuances pures, 1 27043 ik 2101235 brillantes et extrêmement solides. 15) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à l4, caractérisé en ce qu'on traite par exemple une matière ayant déjà une bonne résistance au retrait, ce procédé étant caractérisé en ce que la matière est tout d'abord purgée dans un bain contenant de préférence I/o à 2% d'un dérivé aminé gras non ionogène par chauffage, après quoi elle est traitée dans un autre bain contenant avantageusement 2 à 3# de pyrophosphate bisodique et 2 à 3# de dicyandiamide technique, de préférence par réchauffage. 16) Procédé suivant la revendication 15 daractérisé en ce que, après traitement dans cet autre bain, la matière est rincée et est traitée dans le bain de dismutation alternée, la dismutation primaire éteint supprimée.