La présente invention concerne le domaine du traitement de certains déchets organiques en vue de leur utilisation ultérieure à des fins alimentaires, en particulier pour l'alimentation animale, et a pour objet un procédé d'hydrolyse de produits kératiques. Les caractères d'insolubilité des kératines, et leur résistance à la fermentation et à l'hydrolyse enzymatique sont dus essentiellement à la présence de ponts disulfures entre cystéines, et de ponts intra et interpeptidiques du type covalent, qui sont les principaux responsables de la structure tertiaire de la molécule protéique. Actuellement, ces liaisons sont généralement rompues par des actions purement physiques, par application de fortes pressions, de l'ordre de 2 à 6 bars, et sous haute température, de l'ordre de 140 OC à 150 OC. Ces procédés de traitement actuellement utilisés nécessitent cependant un équipement lourd et onéreux, et le produit obtenu subit une dénaturation. La présente invention a pour but de pallier ces inconvénients. Elle a, en effet, pour objet un procédé d'hydrolyse de produits kératiques, caractérise en ce qu'il consiste essentiellement à broyer au préalable les produits à hydrolyser en petits morceaux au moyen d'un broyeur connu en soi, et à les introduire dans une cuve à hydrolyse munie d'un malaxeur, connue en soi, à ajuster ensuite la teneur en matière sèche du produit broyé à 20 % ou à 30 ffi par addition d'eau, puis à soumettre le mélange matière sèche-eau à une action chimique par adjonction d'un réducteur minéral ou organique, tel que du métabisulfate de sodium ou de potassium à raison de 3 % à 10 % en poids de matière sèche, à amener le mélange obtenu à une température d'environ 95 OC, et à le maintenir à cette température pendant une durée d'environ 15 minutes à une heure avec agitation continue, à abaisser ensuite la température du mélange à environ 60 OC, puis à ajuster le pH du milieu à environ 8 à 9 par adjonction d'une base organique ou minérale, telle que la soude, à ajouter alors, lorsque le pH du milieu est stabilisé, une enzyme protéolytique, telle que la protéase A2, à raison de 0,1 % à 1 % en poids de matière sèche du produit traité et à réaliser, pendant environ 1 à 4 heures, à une température d'environ 60 OC, la protéolyse du mélange, et enfin, à déshydrater le produit hydrolysé, obtenu sous forme d'unete plus ou moins liquide, seul ou mélangé avec d'autres produits. La cuve à hydrolyse utilisée pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention peut avantageusement se présenter sous forme d'une cuve étanche à fond cylindrique d'axe horizontal et à double paroi, connue en soi. Dans une telle cuve, la paroi extérieure est en matériau calorifuge et la paroi intérieure en matériau bon conducteur de la chaleur, l'intervalle entre les parois constituant une-chambre de circulation d'air chaud, et étant équipé de chicanes assurant une distribution uniforme des calories sur la paroi intérieure de la cuve. Cette cuve est, en outre, équipée d'un malaxeur d'axe horizontal, disposé suivant l'axe du fond cylindrique, et assurant en permanence l'homogénéisation du produit à traiter. Le chauffage de la cuve est réalisé au moyen d'un bradeur à gaz ou à combustible liquide, ou encore par utilisation d'autres énergies, telles que la biomasse, par exemple, et la régulation du cycle de traitement est effectuée gracie à des sondes thermiques et à des minuteries. Dans le cas d'hydrolyse de plumes de volailles, le broyage de ces dernières s'effectue sur le produit brut dont le taux d'humidité peut varier de 50 à 80 %. Au cours de la protéolyse, les protéines kératiques sont solubilisées sans libération d'acides aminés libres, de sorte qu'est obtenue une efficacité optimale du produit en alimentation animale. Le procédé conforme à l'invention permet le traitement de produits kératiques, tels que, par exemple, de plumes de volailles, d'une manière simple et peu onéreuse tout en améliorant sensiblement le coefficient d'assimilation ou de digestibilité des protéines kératiques. L'invention est notamment applicable dans le domaine des industries agro-alimentaires, en particulier pour le traitement et la valorisation des sous-produits d'abattoirs de volailles. Dans ce cas, les plumes hydrolysées sont séchées v ec les autres déchets d'abattage, tels que le sang, les viscères, les pattes, les têtes, les poumons, les gésiers, les jabots, etc..., pour produire une farine de haute digestibilité et de haute valeur énergétique, les différents composants n'ayant subi aucune dénaturation. Ainsi, une telle farine peut présenter un taux de digestibilité supérieur à 70 %, une teneur en protéines de 50 % à 65 9b en poids sec, et une teneur en matières grasses de 10 96 à 25 % en poids sec. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit. Des modifications restent possibles sans sortir pour autant du domaine de protection de l'invention. - REVENDICATION- Procédé d'hydrolyse de produits kératiques, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à broyer au préalable les produits à hydrolyser en petits morceaux au moyen d'un broyeur connu en soi, et à les introduire dans une cuve à hydrolyse munie d'un malaxeur, connue en soi, à ajuster ensuite la teneur en matière sèche du produit broyé à 20 % ou à 30 % par addition d'eau, puis à soumettre le mélange matière sèche-eau à une action chimique par adjonction d'un réducteur minéral ou organique, tel que du métabisulfate de sodium ou de potassium à raison de 3 % à 10 % e en poids de matière sèche, à amener le mélange obtenu à une température d'environ 95 C et à le maintenir à cette température pendant une durée d'environ 15 minutes à une heure avec agitation continue, à abaisser ensuite la température du mélange à environ 60 OC, puis à ajuster le pH du milieu à environ 8 à 9 par adjonction d'une base organique ou minérale, telle que la soude, à ajouter alors, lorsque le pH du milieu est stabilisé, une enzyme protéolytique, telle que la protéase A2, à raison de 0,1 % à 1 en poids de matière séche du produit traité et à réaliser, pendant environ 1 à 4 heures, à une température d'environ 60 OC, la protéolyse du mélange, et enfin, à déshydrater le produit hydrolysé, obtenu sous forme d'une pâte plus ou moins liquide, seul ou mélangé avec d'autres produits.