La présente invention concerne un collecteur plan pour l'énergie solaire, comprenant au moins une cavité destinée à un milieu fluide à chauffer, cette cavité étant munie sur un côté d'une couche absorbant l'énergie solaire et sur son autre côté d'une isolation thermique. La dénomination "collecteur plan" concerne également un collecteur muni d'une surface profilée ou bien d'une surface ondulée. Un tel collecteur se différencie des autres collecteurs d'énergie solaire par le fait que le rayonnement solaire n'est pas concentré, mais seulement absorbé. I1 existe des collecteurs plans pour l'énergie solaire servant à chauffer des constructions ou bâtiments qui utilisent l'effet dénommé "effet de serre". Il est prévu dans ce cas, sur la face d'un caisson dirigée vers le soleil, une-ou plusieurs plaques ou lames de verre ménageant un intervalle d'air. A l'intérieur du caisson, on dispose des serpentins tubulaires de couleur noire ou des tôles collectrices également de couleur noire. La face du caisson opposée à la face orientée vers le soleil est munie d'une isolation thermique. La face orientée vers le soleil est la surface du collecteur qui est soumise lors de l'ensoleillement au rayonnement solaire. De tels agencements connus présentent toutefois les inconvénients ci-apres 1 - Les collecteurs recouverts de verre réfléchissent une frac tion importante du rayonnement solaire, plus précisément, lors d'une incidence des rayons solaires perpendiculairement à la surface du collecteur, environ 10 % pour chaque plaque de verre, et lors d'une incidence oblique, par exemple pour le soleil du matin ou du soir, jusqu'à 75 X. 2 - Les plaques de verre peuvent être endommagées par le "bang" produit par les avions supersoniques qui franchissent le mur du son, ainsi que par des jets de pierres et par des chutes de grêle. 3 - Les collecteurs recouverts de verre sont pour une grande partie du public esthétiquement mauvais, et il semble qu'ils aient une influence défavorable sur le paysage. Dans nos régions tempérées, les collecteurs plans sont orientés vers le sud ; dans l'hémisphère sud de la terre ils sont orientés vers le nord, et au voisinage de l'équateur ils sont disposés horizontalement. Ils ne suivent pas la position du soleil. Les mesures de rendement sont le plus souvent effectuées de façon peu judicieuse : on ne considère alors que l'efficacité des plaques de verre dans la position favorable du soleil, c'est-à-dire vers midi. Toutefois, du point de vue pratique, les rendements des collecteurs doivent être pris en considération pour une journée d'ensoleillement entière, c'està-dire que l'on doit considérer la somme des rendements du collecteur depuis le lever jusqu'au coucher du soleil. Il n'est pas étonnant que, dans ce cas, le rendement du collecteur n'atteigne que 26 à 50 % environ. I1 existe également des collecteurs en tôle ondulée, ces collecteurs étant constitués par des bandes de tôle ondulée assemblées, analogues à un toit en tôle ondulée habituel. La tôle ondulée est peinte en noir pour l'absorption des rayons solaires. Des plaques de verre sont disposées au-dessus de la tôle ondulée, selon un écartement de quelques centimères. Les plaques de verre et l'air retenu entre le verre et la tôle fournissent ce qui est dénommé un "effet de serre". On fait ruisseler depuis le haut l'eau à chauffer sur la tôle ondulée, qui est disposée obliquement, et on la récupère dans une gouttière ou rigole inférieure.De tels collecteurs fournissent un certain rendement, mais ils présentent toutefois des inconvénients qui résident dans le fait qu'en cas d'ensoleillement l'eau qui ruissèle sur la tôle ondulée est partiellement vaporisée et qu'il en résulte en conséquence une humidité élevée de l'air dans l'espace ménagé entre la tôle et le verre. Par suite de la chaleur, cette humidité élevée de l'air se condense à nouveau sur la face inférieure du verre et empêche la pénétration du rayonnement solaire. Un autre inconvénient réside dans le fait que l'humidité élevée de l'air favorise la corrosion et réduit ainsi la durée de service du collecteur ; en outre, l'énergie nécessaire à la vaporisation est importante, de sorte aue cette énergie est perdue ; par ailleurs un autre inconvénient encore réside dans le fait que l'eau qui ruisselle sur la tôle ondulée va s'écouler sous forme d'un ruissellement très étroit uniquement dans les dépressions ou creux des ondes, de sorte qu'il en résulte un transfert de chaleur relativement mauvais de la tôle ondulée à l'eau, étant donné que la surface de contact est faible. Si un collecteur en tôle ondulée connu de ce type était disposé verticalement et était utilisé sur une façade, le contact entre l'eau et la tôle ondulée ne serait plus assuré, de sorte que le rendement du collecteur serait encore abaissé. Dans le cas de collecteurs recouverts de verre, un autre inconvénient réside dans le fait que la réflexion lumineuse et thermique des plaques de verre peut etre extraordinairement gênante pour les personnes habitant des constructions avec un jardin ou pour celles qui utilisent les voies de circulation voisines. Le but de l'invention est d'améliorer le rendement des collecteurs plans et de réduire en même temps les frais de fabrication, d'augmenter la durée de service du collecteur et d'élargir les possibilités d'application ou d'utilisation de celui-ci. On parvient à ce résultat, suivant l'invention, par le fait que la couche absorbante présente au moins une tôle profilée qui n'est munie d'un profil que dans une seule direction. D'autres particularités et avantages encore de l'invention apparaîtront à la lecture de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatif et sur lesquels La Fig. 1 montre un collecteur formant toiture, avec profil de tôle en gradins, en coupe à travers la partie supérieure voisine du faite du toit La Fig. 2 montre le collecteur visible sur la Fig. 1 muni d'une gouttière collectrice, en coupe à travers la partie inférieure du toit ; La Fig. 3 est une représentation schématique en coupe de bandes de tôle profilée conformée comme indiqué sur les Fig. 1 et 2, au niveau d'un joint La Fig. 4 est une vue en coupe à travers la partie marginale ou rive du collecteur, qui est recouverte d'une tôle localisée, cette coupe étant faite selon la ligne I-I en Fig. 1 et correspondant à un autre mode de réalisation La Fig. 5 est une vue en coupe à travers un collecteur conformé selon un autre mode de réalisation de l'invention, avec profilage s'étendant dans la direction de la pente du toit La Fig. 6 est une vue en coupe par la ligne II-II en Fig. 5 ;; La Fig. 7 est une vue en coupe à travers le collecteur conformé comme visible sur la Fig. 5, au voisinage du faîte du toit La Fig. 8 est une vue en coupe à travers le collecteur conformé comme visible sur la Fig. 5, dans sa partie inférieure munie d'une gouttière collectrice La Fig. 9 est une vue en coupe d'un collecteur correspondant à un autre mode de réalisation encore de l'invention, à travers le toit formant collecteur La Fig. 10 est une vue en coupe à travers une nervure, montrant un dispositif de fixation d'un recouvrement La Fig. 11 est une vue en coupe à travers un collecteur en tôle ondulée ;; La Fig. 12 est une vue en coupe d'une tôle de collecteur en tôle ondulée La Fig. 13 est une vue en coupe à travers une tôle profilée correspondant à un autre mode de réalisation de l'invention La Fig. 14 est une vue en coupe à travers une tôle profilée correspondant à un autre mode de réalisation encore La Fig. 15 montre un autre mode de réalisation du tube d'arrivée d'eau au collecteur, en coupe longitudinale La Fig. 16 est une représentation en perspective d'une pièce correspondant au tube supérieur d'arrivée de l'eau disposé à l'extrémité orientée vers le faite du toit La Fig. 17 montre un autre mode de réalisation du tube d'arrivée de l'eau dans le collecteur, en coupe longitudinale La Fig. 18 montre en perspective la tôle profilée supérieure du collecteur visible sur la Fig. 17, qui est muni d'extrémités redressées Les Fig. 19 à 22 sont des vues en coupe à travers un collecteur fonctionnant avec de l'air, la Fig. 19 étant une vue en coupe à travers l'extrémité inférieure du collecteur fonctionnant à l'air, la Fig. 20 montrant le collecteur visible sur la Fig. 19 en coupe longitudinale à travers la partie correspondant au faite du toit, la Fig. 21 montrant en coupe transversale le collecteur fonctionnant à l'air selon les Fig. 19 et 20, la coupe étant faite à travers la tôle marginale ou rive et la Fig. 22 étant une vue en coupe transversale à travers une chicane représentée sur la Fig. 24 La Fig. 23 est une vue en coupe à travers un dispositif de fixation à sabot La Fig. 24 est une représentation schématique montrant une possibilité de guidage de l'air au moyen d'une chicane. On a montré sur la Fig. I une vue en coupe à travers un collecteur 1 qui sert de toiture 2. Le collecteur est constitué par des tôles profilées 3 et 4 qui sont disposées l'une au-dessus de l'autre avec un faible écartement, lequel est par exemple de 1 mm. La tôle profilée supérieure 3 est traitée de façon à absorber les rayons solaires et est intérieurement "blanche". On entend ici par le terme "blanche", une blancheur optique correspondant à un brillant. On peut également utiliser une tôle d'aluminium laminée ou polie, ou bien une tôle d'acier galvanisé. D'une façon avantageuse, la couche de zinc est dans ce dernier cas munie d'une couche anti-corrosion alors que cette couche est encore fraîchement brillante et ne s'est pas encore corrodée pour prendre une teinte grise. La tôle profilée inférieure 4 est avantageusement constituée par le même matériau que la tôle profilée supérieure 3, afin d'éviter une corrosion électrolytique. Pour maintenir les tôles profilées selon un écartement approprié, l'une des tôles profilées est munie de tétons ou reliefs 5 qui peuvent être produits déjà lors du laminage des tôles profilées. Les tôles profilées 3 et 4 sont fixées ensemble sur les pannes 6 au moyen de vis, de rivets, ou bien d'autres moyens de fixation. On doit veiller alors à ce que les tôles profilées ne soient pas, à cet endroit, pressées l'une contre l'autre, afin que l'eau s'écoulant entre les tôles profilées ne puisse pas ultérieurement s'en échapper. Les poutres 6 portent les pannes 6. On a montré en outre sur la Fig. 1 un tube d'arrivée ou d'entrée 7 destiné au fluide caloriporteur, qui est muni de perforations 8, les perforations étant alignées et orientées vers la tôle supérieure. La tôle profilée inférieure 4 est coudée vers le haut au voisinage du tube d'arrivée et la tôle supérieure 3 est coudée vers le bas de manière à constituer une rive dans laquelle le tube d'arrivée est retenu en étant protégé et caché. Il est prévu entre les pannes ou au-dessus de cellesci une isolation thermique 9 qui sert en même temps d'isolation pour la toiture. Sur la Fig. 2, la partie inférieure du collecteur est représentée avec sa gouttière collectrice 11. La tôle profilée 4 est alors coudée vers le bas en 23 et est reliée à un canal 10. De même, la tôle profilée 3 est reliée à ce canal 10, un intercalaire assurant l'étanchéité vis-à-vis de l'eau chaude pouvant s'échapper dudit canal pouvant être utile à cet endroit. La gouttière 11 usuelle servant à capter les eaux de pluie est disposée sous le canal 10. La Fig. 3 montre schématiquement la manière dont les tôles profilées 3 et 4 sont assemblées avec une autre paire de tôles profilées 3' et 4'. Le joint est réalisé de telle sorte que l'eau chauffée continue de s'écouler entre ces dernières. La pénétration d'eau de pluie ou de poussières est empêchée au moyen d'un joint 25. Des matériaux pour joints appropriés sont connus dans la construction des fenêtres. La Sig. 4 montre une délimitation latérale avec tôle de rive 12, en coupe par la ligne I-I en Fig. 1. On voit sur cette Figure la panne 6 et l'isolation thermique 9. Les tôles profilées 3 et 4 sont comprimées ensemble sur le bord sur une largeur de 4 à 6 cm et elles sont éventuellement collées et fixées sur la panne 6 au moyen de vis. Une tôle de rive 12 forme en 13 une aile adaptée au profil de la tôle profilée 3, en chevauchant le bord des tôles profilées 3 et 4 et en recouvrant latéralement la panne 6 pour se terminer à sa partie inférieure par un larmier 14. L'espace 13' est rempli, de façon à assurer l'étanchéité, avec une mousse de polyuréthane. Le mode de fonctionnement du collecteur plan pour l'énergie solaire est le suivant : On envoie par exemple par une pompe de l'eau dans le tube d'arrivée 7 destiné au fluide caloriporteur, cette eau étant projetée par les perforations 8 sur la face inférieure de la tôle profilée 3. Ensuite, cette eau s'écoule, en demeurant pour la plus grande partie en contact avec les deux tôles profilées 3, 4, jusque dans le canal 10, auquel elle peut être prélevée latéralement ou à l'intérieur de l'isolation thermique 9 par un embout d'écoulement 15. En cas d'ensoleillement, l'eau est chauffée. Si l'on fait passer dans le collecteur une petite quantité d'eau, celle-ci parvient à une température plus élevée que pour un débit d'eau plus important.Pour obtenir un rendement élevé, il est avantageux de régler le débit de passage de l'eau de telle sorte que l'intervalle entre les tôles profilées soit presque complètement rempli par le fluide caloriporteur. On obtient alors un rendement calorifique élevé, mais toutefois une différence de température relativement faible entre l'entrée et la sortie, par exemple de 5-. Le débit de passage optimum peut être déterminé facilement ; à cet effet, on assure lors de la première mise en service le passage d'une quantité d'eau telle qu'elle ressorte en un endroit quelconque. On réduit ensuite un peu la quantité d'eau ou le débit. En cas de pluie, le collecteur se comporte comme un toit en tôle usuel, c'est-à-dire que l'eau de pluie ruisselle sur la surface, la débarrasse de la poussière qui sty est accumulée, et est recueillie dans la gouttière 11. Si, selon une prescription, ou s'il est désirable que la surface du toit porte des éléments de retenue de la neige, on peut souder ou coller sur la tôle profilée des bandes de tôle 16, ou bien les fixer également avec des vis de fixation 17. Ces éléments de retenue de la neige doivent empêcher le glissement simultané ou prématuré d'une masse de neige. On peut en outre recourber de telles bandes de tôle 16 servant d'éléments de retenue de la neige de telle sorte qu'elles servent en même temps de support ou de fixation pour des plaques de verre 24 ou des profilés en matière plastique qui peuvent être posés sur la tôle profilée 3 pour former un recouvrement isolant. Cette mesure assure une certaine isolation thermique contre le vent et empêche un rayonnement thermique à partir du collecteur. On pourrait également garnir la totalité de la surface du toit de cette manière avec de la matière plastique. On obtiendrait ainsi des températures d'eau plus élevées, mais il faudrait admettre une perte de puissance calorifique. Sans un tel revêtement'isolant, il est possible d'obtenir en été un rendement calorifique élevé pour des températures de l'eau allant jusqu'à 40 C. S'il est désirable d'obtenir également en hiver une température de l'eau de 4O0C, un revêtement isolant partiel du collecteur peut être le plus économique. On laisse les deux tiers supérieurs de la surface du toit sans être isolés et on isole simplement le tiers inférieur avec des plaques de verre ou de la matière plastique. I1 en résulte que l'eau à chauffer est tout d'abord préchauffée, puis subit ensuite un échauffement complémentaire lors du même passage. Dans nos régions tempérées, on peut en été obtenir un préchauffage jusqu'à 750C environ et un post-chauffage jusqu'à îOO0C, et en hiver un préchauffage jusqu'à 6O0C et un post-chauffage jusqu'à 80 C. La relation optimum entre les surfaces non isolées et isolées du toit dépend de la température d'entrée, de la distance entre le faite du toit et la gouttière, de la pente du toit, ainsi que des conditions climatiques et de la position en hauteur au-dessus du niveau de la mer, de la direction du vent et de la force du vent. Un collecteur non recouvert peut, en été, atteindre dans nos régions tempérées une température de marche à vide de 800C. On entend par l'expression "température de marche à vide" une condition du collecteur dans laquelle la pénétration du rayonnement solaire et le rayonnement de chaleur non utilisée (pertes) s'équilibrent. Cette condition peut se présenter lors du chargement de l'accumulateur en cas de panne de courant, etc ... Dans ce cas, on peut utiliser encore comme isolation du toit des matériaux isolants intéressants du point de vue économique, par exemple de la mousse de polystyrène ou du polyuréthane.La partie du collecteur recouverte de verre peut par contre atteindre une température allant jusqu'à 1500C. En conséquence, une isolation thermique résistant mieux à la chaleur est à cet endroit nécessaire ; par exemple, une couche réfléchissante de fibres de verre ou une isolation de laine de verre associée à une matière cellulaire à pores fermés est placée derrière le collecteur. Dans les modes de réalisation représentés sur les Fig. 1 et 2, on a utilisé un profil de tôle avec profilage transversal en gradins, qui semble judicieux pour les pentes de toit usuelles. Pour les toits présentant des pentes très fortes ou pour les façades, on peut utiliser également des tôles ondulées usuelles. Il est également possible d'employer des tôles planes, mais dans ce cas l'étanchéité des bords des tôles ou des joints de chevauchement peut présenter des difficultés. Les joints entre les bandes des tôles sont représentés schématiquement sur la Fig. 3. Par ailleurs, les mesures et règles de chevauchement qui sont connues d'une façon générale par les couvreurs sont utilisables. Celles-ci dépendent de la pente du toit, de la direction principale du vent et des conditions de fonte des neiges. Dans le cas de toits ayant une faible pente, la pose d'une feuille sous les tôles du collecteur est recommandée. D'une part, elle peut se présenter sous la forme d'une feuille réfléchissante, en réduisant de façon notable le rayonnement thermique vers l'extérieur, et d'autre part elle forme un toit sous-jacent. Un autre mode de réalisation de collecteur solaire suivant l'invention est représenté sur les Fig. 5 à 8. On a montré sur la Fig. 5 une vue en coupe à travers un collecteur 1 qui sert de toiture 2. Dans ce cas, le profilage n'est pas orienté horizontalement, mais il s'étend dans la direction correspondant à la pente du toit. La Fig. 6 est une vue en coupe par la ligne II-II en Fig. 5, cette Fig. 6 montrant le profil des tôles profilées 3 et 4. Sur les Fig. 5 et 6, on a également représenté l'isolation thermique 9 et une poutre de toit 6'. On voit en 18 un joint entre les tôles profilées, des intercalaires 19 étant prévus qui, d'une part, assurent l'étanchéité des trous de passage des vis et, d'autre part, déterminent l'écartement entre les tôles profilées.Les intercalaires 19 sont de façon avantageuse rapportés par soudage ou collage avant le montage, les points correspondants étant repérés sur la tôle profilée 3 afin de pouvoir être trouvés facilement lors du perçage. Les tôles profilées sont d'une manière en soi connue fixées sur les poutres 6' au moyen de vis 20 et de pontets ou douilles 21. Ce mode de fixation est judicieux à cause des dilatations thermiques importantes possibles des tôles du collecteur. Les Fig. 7 et 8 montrent un autre mode de réalisation. La Fig. 7 montre l'extrémité supérieure de la tôle du collecteur associée à une tôle de recouvrement 22 et au tube d'arrivée 7 destiné à l'eau servant de fluide caloriporteur. Afin de pouvoir loger ce tube d'arrivée, les tôles profilées 3 et 4 sont légèrement écartées l'une de l'autre. Le tube d'arrivée peut être recourbé à l'avance en fonction du profil. De façon avantageuse, on utilise un tuyau flexible mais non écrasable, que l'on trouve dans le commerce sous la dénomination de "flexible". Le mode de fonctionnement obtenu suivant les Fig. 5 à 8 est analoque à celui décrit en regard de la Fig. 1. La Fig. 8 montre en coupe l'extrémité inférieure du toit formant collecteur, avec les tôles profilées 3 et 4, ainsi que le canal 10. L'eau chaude s'accumule dans le canal 10 et l'eau de pluie est recueillie dans la qouttière 11. Sur la Fig. 6, on a représenté en traits mixtes, au-dessus de la tôle profilée 3 du collecteur, un autre profilé en matière plastique transparente servant d'isolation thermique. Dans ce cas, il est avantageux d'utiliser le même profilage pour la matière plastique et pour la tôle, à cause des dilatations thermiques qui se produisent. Lors de l'utilisation de plaques planes, il faut tenir compte de cette dilatation thermique. Le profilé en matière plastique peut également être fixé de façon inverse (c'est-à-dire autrement que de la façon représentée), mais il doit alors ménager un intervalle de 2 à 3 cm par rapport à la tôle profilée. Afin de réduire la circulation d'air indésirable entre les tôles profilées 3 et la matière plastique, on peut y insérer une chicane.Mais l'intervalle d'air peut également être rendu complètement étanche vis-à-vis de la poussière et de la pluie en acceptant des frais supplémentaires. Dans le cas de toits et de façades dont le prix de revient doit être particulièrement faible, on peut également renoncer à la tôle profilée inférieure 4. Dans ce cas, on donne également à la matière isolante 9 le profilage de la tôle et on la recouvre d'une mince feuille d'aluminium. Ici encore, un faible intervalle doit être ménagé entre la tôle profilée 3 du collecteur et la feuille prévue pour l'acheminement de l'eau. Cet agencement peut être avantageux, en particulier pour de petits collecteurs. I1 suffit que l'eau à chauffer remplisse les dépressions du profilage visible sur la Fig. 6, ménagées entre les nervures. Elle n'a pas besoin d'être acheminée également dans les nervures étroites. On a constaté que ces nervures transmettent malgré tout leur chaleur à l'eau par suite de la conductibilité du métal. Par opposition à ce qui est le cas pour un toit formant collecteur recouvert de verre, il est possible de marcher sur le collecteur prévu suivant l'invention. Le collecteur, objet de l'invention, est économique étant donné qu'il exige simplement une tôle profilée supplémentaire par rapport à la toiture autrement nécessaire, quelques éléments de fixation supplémentaires et un garnissage spécial. Ainsi, les frais supplémentaires résultant du collecteur suivant l'invention ne sont pas excessifs, tandis que le rendement thermique pour des températures d'eau relativement faibles est supérieur à ce qui est le cas avec les collecteurs connus. La Fig. 9 est une vue en coupe transversale (transversalement aux nervures) à travers le collecteur 1. On distingue ici encore la tôle supérieure profilée 3 et, à une certaine distance au-dessous de celle-ci, la tôle profilée inférieure 4. Des intercalaires de divers types permettent de maintenir ces tôles selon un écartement prédéterminé, par exemple de 1 mm. Cette Figure montre également en coupe transversale un joint ou un chevauchement entre les bandes de tôles profilées 3 et 4, d'une part, et 3' et 4', d'autre part. La couche thermo-isolante 9 en matière cellulaire, en fibres de verre ou en laine de verre, repose ici sur des pannes 6. Des tôles profilées 3 sont placées sur la couche thermo-isolante. Les nervures 31, 32 reposent directement l'une sur l'autre et assurent ainsi une étanchéité suffisante. Afin de maintenir la tôle profilée supérieure 3 du collecteur selon un écartement prédéterminé par rapport à la tôle profilée inférieure 4, cette tôle profilée inférieure est munie de tétons ou reliefs 33. Ceux-ci sont formés avantageusement lors du laminage des tôles profilées et font saillie, suivant ce mode de réalisation, sur 1 mm environ au-dessus de la surface du profil de la tôle.Une forme particulièrement avantageuse de tôle profilée est représentée sur la Fig. 14. Les nervures 31 et 32 servent, d'une part, à un raidissement longitudinal de la tôle profilée et, d'autre part, à assurer l'étanchéité vis-à-vis de la pluie des bandes de tôle individuelles l'une par rapport à l'autre. Elles fournissent en même temps une répartition uniforme de l'eau à chauffer dans le collecteur. Le mode de fonctionnement est le suivant Un fluide devant être chauffé (eau, huile) s'écoule du haut vers le bas entre les tôles profilées 3 et 4. Il coule alors en venant en grande partie en contact avec les deux tôles dans les parties "planes" des tôles profilées, c'est-à-dire entre les nervures.Il n'a pas besoin de couler dans les nervures elles-même, étant donné que la conductibilité thermique du métal transmet malgré tout la chaleur de la tôle profilée au fluide caloriporteur qui s'écoule sur le bord des nervures. En cas de gel, il n'en résulte aucun danger d'endommagement par le gel, étant donné que le collecteur n'achemine qu'une petite quantité d'eau quand une thermo-sonde (non représentée) indique que la tôle profilée 3 du collecteur est tiède, ce qui commande une pompe de façon correspondante. Quand le collecteur est froid, l'eau ne s'écoule pas. Même si la commande est défectueuse, la glace formée ne pourrait pas engendrer de dommages à cause de la disposition des tôles élastiques du collecteur. Le collecteur forme en outre un toit double.En cas de fonte des neiges, une congère peut éventuellement demeurer sur le toit en provoquant une accumulation d'eau. Celle-ci peut alors pénétrer aux joints entre les tôles profilées, mais elle peut s'écouler sur la tôle profilée inférieure 4, qui est sèche, sans causer de dommages. Les Fig. 13 et 14 montrent des formes particulièrement avantageuses de tôles profilées. De telles tôles profilées sont également dénommées "tôles à profil trapézoIdal. En ce qui concerne une bonne absorption de l'énergie solaire, une tôle plane sans nervure représenterait le cas idéal à cause des faibles pertes thermiques par convexion. En ce qui concerne les matériaux'nécessaires, une tôle plane correspondrait ici encore au cas idéal, mais les frais de l'infrastructure porteuse seraient alors élevés. En ce qui concerne les propriétés statiques, une tôle fortement profilée représenterait le cas idéal, et en ce qui concerne l'obtention d'une liaison satisfaisante entre les joints, une tôle profilée recouvrant sans joint la totalité du toit serait le cas idéal. Toutefois, la dilatation thermique résultante pourrait endommager une telle tôle. Les Fig. 13 et 14 montrent un compromis avantageux entre les conditions devant être satisfaisantes dans le cas d'un toit formant collecteur. Des tôles profilées de forme particulière permettent la construction de collecteurs de toit suffisamment plats pour une bonne absorption, et un agencement favorable du point de vue du prix de la partie formant infra Structure ; de tels collecteurs sont d'un montage extrêmement peu coûteux, les dilatations thermiques ne provoquent pas de dommages, ils sont étanches à la pluie et à la neige, et ils sont dans leur ensemble très favorables au point de vue prix de revient. Les relations dimensionnelles base des nervures sommet des nervures/hauteur des nervures/écartement entre les nervures sont les suivantes : 45/25/25/212. La Fig. 14 montre la tôle profilée inférieure 3, qui présente les mêmes relations dimensionnelles que la tôle profilée supérieure représentée sur la Fig. 13, mais en étant munie toutefois de tétons ou reliefs supplémentaires 33. Selon la portée et selon la charge pouvant être représentée par la neige, on peut utiliser des épaisseurs de tôle de 0,8, 0,9 et 1 mm, aussi bien lors de l'utilisation de tôle galvanisée que lors de l'emploi d'aluminium. Un autre mode de réalisation relatif à la conformation du tube d'arrivée du fluide caloriporteur est représenté sur la Fig. 15. Par opposition au -tube d'arrivée d'eau simple et peu coûteux représenté sur la Fig. 1, le tube d'arrivée d'eau visible sur la Fig. 7 est réalisé en utilisant de la tôle profilée de forme trapézoldale, l'arrivée d'eau s'effectuant par un flexible perforé d'un seul côté en direction du bas, qui est serré entre les tôles profilées supérieure et inférieure et qui s'adapte à leur profilage. Les tôles profilées sont alors écartées sensiblement d'une distance correspondant au diamètre du tube. Mais le tube d'arrivée d'eau représenté sur la Fig. 7 présente cet inconvénient qu'on n'obtient pas toujours une irrigation régulière de la surface de la tôle profilée au voisinage de l'arrivée de l'eau. Dans le cas de façades verticales ou de toits à forte pente, cet inconvénient n'est pas trop important, mais il l'est pour des toits relativement plats. On a montré sur les Fig. 15 et 16 la manière dont on peut remédier à cet inconvénient. On a indiqué en coupe sur la Fig. 15 l'extrémité de la tôle profilée inférieure 4, qui fait saillie au-dessus de la tôle profilée supérieure 3. Cette tôle profilée supérieure 3 est écartée vers le haut (de quelques mm) de la tôle profilée inférieure 4, et une pièce de forme 35, qui entoure un tube d'arrivée d'eau 36, est engagée entre les tôles. La Fig. 16 montre une telle pièce de forme 35 en perspective. Les pièces de forme 35 se rejoignent et se chevauchent au niveau d'une nervure, afin que l'eau ne puisse pas s'échapper à cet endroit. Afin que les surfaces intérieures de la pièce de forme ne viennent pas en contact de façon étanche, cette pièce est réalisée par exemple en tôle d'aluminium gaufrée ou texturée, de telle sorte qu'un contact intérieur ne puisse être que ponctuel et que l'eau puisse s'écouler entre ces points de contact. La matière utilisée peut être une tôle de cuivre, de zinc, une feuille de matière plastiaue renforcée par des fibres de verre, etc En particulier dans le cas de collecteurs formés par une tôle d'aluminium, la conformation du tube d'arrivée d'eau peut encore être améliorée.On a montré sur les Fig. 17 et 18 un mode de réalisation comportant une tôle profilée supérieure 3 et une tôle profilée inférieure 4, les extrémités des tôles étant redressées entre les nervures. Ceci peut être obtenu d'une façon connue à l'aide d'un outil spécial. La tôle profilée supérieure 3 (Fig. 17) demeure un peu en retrait par rapport à l'extrémité de la tôle profilée inférieure 4. Un tube d'arrivée d'eau 7 perforé en direction du bas repose sur cette dernière, sur laquelle il est fixé. Au lieu d'un tube de section circulaire, on peut également choisir, comme montré, une section aplatie, ce qui permet d'obtenir un revêtement faite plus plat. La Fig. 18 montre en perspective le redressement des extrémités de la tôle profilée.Les tôles profilées 3 et 4 n'ont plus besoin, de cette manière, d'être maintenues écartées, étant donné que l'eau peut s'écouler dans l'intervalle. L'arrivée d'eau a, dans ce cas, une forme d'entonnoir. Des taquets 38 de type connu peuvent être disposés entre les tôles supérieures et la tôle faitière pour empêcher la pénétration de corps étrangers. En particulier, dans le cas de toits très plats, cette arrivée d'eau en forme d'entonnoir est avantageuse. Pour empêcher la corrosion, les techniciens sont d'accord pour indiquer que des toits ou des façades en tôle du type représenté sur les Fig. 5 et 6, constitués par des profilés en tôle d'acier de type 37, galvanisés sur les deux côtés à 2 raison de 400 g/m et revêtus de deux couches, peuvent avoir dans des conditions d'intempéries moyennes une longévité de 30 ans ou plus.Ceci est également le cas pour des tôles d'aluminium munies d'un revêtement. Ces valeurs résultant de l'expérience peuvent également s'appliquer au collecteur suivant l'invention. Ce collecteur constitue un système dénommé "système ouvert". Cela signifie que le fluide caloriporteur en circulation est en contact avec l'air et ainsi également avec l'oxygène. Cette condition pourrait aboutir à une corrosion accrue entre les bandes de tôle. Mais les serres sont capables d'avoir une longévité de plusieurs décennies malgré une humidité très élevée, et en outre le technicien cherche à maintenir la corrosion à une valeur aussi faible que possible. Il est proposé en conséquence, lors de l'utilisation d'eau comme fluide caloriporteur, d'ajouter à cette eau des inhibiteurs de corrosion.Ceux-ci sont formés par exemple par des mélanges d'éthylène-glycol ou d'agents de protection contre la corrosion à base de benzoate de sodium, qui est aisément soluble dans l'eau et le glycol. Au lieu d'eau, on peut également utiliser une huile minérale à haute viscosité, dont la viscosité est comprise par exemple entre 30 et 50. L'huile a également une influence s'opposant à la corrosion et ne gèle pas en hiver. Lors de l'utilisation de fluides caloriporteurs de ce type, il est nécessaire de disposer, entre le collecteur et l'accumulateur, un échangeur de chaleur qui toutefois n'as pas besoin d'avoir un rendement élevé et qui par conséquent peut être relativement petit et peu coûteux. La fraction de 1 'éner- gie qui n'est pas transmise par l'échangeur de chaleur n'est pas perdue, mais elle est renvoyée au collecteur. La quantité d'huile nécessaire est faible et représente environ de 1 à 5 litres / lfdm de faite. Les Fig. 19-21 montrent un autre mode de réalisation. Si l'on utilise de l'air comme fluide caloriporteur, toute crainte de corrosion intérieure prématurée est alors supprimée. Dans ce cas, on peut prévoir un autre type de construction pour le collecteur. En principe, le collecteur est construit comme visible sur les Fig. 1 et 9, mais toutefois l'écartement entre la tôle profilée supérieure 3 et la tôle profilée inférieure 4 est maintenant de quelques centimètres, par exemple de 5 cm au lieu simplement de 1 mm. Selon la Fig. 21, on a placé sur une panne 40 une tôle profilée inférieure 4 ayant le profil visible sur la Fig. 13, et à une distance de 5 cm au-dessus une tôle profilée supérieure semblable 3. On a disposé entre elles, selon un écartement correspondant à celui des pannes, des tubes carrés 41 ayant par exemple 25/25 mm. Les tôles profilées 3 et 4 et les tubes carrés 41 sont fixés ensemble par vissage à travers les nervures sur les pannes 40, au moyen de vis 42. D'une façon avantageuse, les tubes carrés 41 ne sont pas percés. On colle, entre les pannes et au-dessus de celles-ci, une isolation thermique 43 sur la tôle profilée inférieure 4. Les joints des tôles profilées peuvent être rendus étanches avec une colle conservant une élasticité permanente ou avec des polymères (Epoxy, PU). La Fig. 19 montre en coupe longitudinale l'extrémité inférieure du collecteur de toit fonctionnant avec de l'air. Dans ce cas, on a illustré les pannes 40 avec l'isolation thermique 43 disposée entre elles. La tôle profilée inférieure 4 repose sur les pannes 40 et la tôle profilée supérieure 3 est disposée à une certaine distance au-dessus de la précédente. Les tubes carrés 41 maintiennent l'écartement entre les tôles. Ces tubes se trouvent immédiatement à côté des vis de fixation 42. Les canaux d'arrivée et d'évacuation de l'air 46, 47 sont prévus à l'extrémité inférieure de la tôle profilée supérieure 3. Ces canaux sont isolés vis-à-vis de l'extérieur au moyen d'un bloc de remplissage 55. L'eau de pluie peut s'écouler sur la tôle profilée supérieure 3 et est évacuée par la gouttière 56. La Fig. 20 est une vue en coupe longitudinale du collecteur que montre la Fig. 19, au voisinage du faite du toit. La sortie de l'air entre les tôles profilées 3 et 4 est empêchée à l'extrémité supérieure par un bloc de matière cellulaire 57 comprimé entre ces tôles. Il est prévu également un bloc de remplissage 55 qui s'oppose à la pénétration indésirable de corps étrangers. Une bande de retenue du bloc de remplissage 55 sert en même temps à l'encrantement de la tôle faîtière. La Fig. 22 est une vue en coupe transversale à travers les chicanes 50, 51, 52. Normalement, les tôles profilées 3 et 4 disposent d'une liberté de mouvement suffisante pour absorber les dilatations thermiques. Dans un collecteur fonctionnant à l air, la tôle profilée 3 peut également se déplacer et se dilater par rapport à la tôle profilée 4. Mais si les bandes de tôles profilées sont longues, par exemple si elles ont plus de 8 mètres, il peut être judicieux de fixer partiellement les tôles, comme montré sur la Fig. 23, qui montre en coupe un sabot comprenant une embase 45 en matière plastique et une tôle en aluminium 44 montée de façon coulissante sur cette embase. La hauteur de ce sabot est d'environ 4 cm et sa longueur d'environ 8 cm. Les sabots sont disposés au tiers environ de la longueur des tôles profilées, entre la tôle profilée et la panne. Si les bandes de tôles profilées 3 et 4 sont longues, il peut être judicieux d'utiliser, au lieu des tubes carrés 41, des tubes 41' (Fig. 20) ayant une section circulaire. Ceci permet dans une certaine mesure une dilatation thermique de la tôle profilée supérieure 4, qui est différente de la dilatation thermique de la tôle profilée inférieure 3. On a montré sur la Fig. 22 une vue en coupe à travers une chicane 51. Le but de ces chicanes est mieux illustré sur la Fig. 24. Cette Fig. 24 montre en plan un collecteur de toit suivant les Fig. 19 à 21, à plus petite échelle et de façon schématique. Le mode de fonctionnement est le suivant : Un ventilateur 48 (Fig. 24) refoule l'air à partir d'un accumulateur ou du local dans le canal d'arrivée d'air 46, à partir duquel cet air s'élève dans le collecteur de la façon indiquée par les flèches. Le canal d'arrivée d'air 46 est séparé du canal d'évacuation 47, comme indiqué en 47'. L'air guidé par les chicanes 50, 51, 52, qui se présentent sous la forme de tôles déflectrices, s'échauffe sous l'effet du soleil et s'écoule en subissant un nouvel échauffement en passant sur la chicane 52, pour parvenir dans le canal d'évacuation 47 à partir duquel il est renvoyé à l'accumulateur par un autre ventilateur 49. Cette disposition permet de faire l'économie de canaux d'acheminement de l'air et permet par ailleurs de faire fonctionner le collecteur avec deux ventilateurs à basse pression. D'une part, une basse pression est avantageuse du point de vue technique énergétique et, d'autre part, les joints sur le collecteur peuvent être réalisés de manière plus simple et à meilleur prix. Le collecteur décrit ci-avant atteint en été des températures allant jusqu'à 700C. Etant donné qu'en hiver la température dépasse rarement 500C, il peut être désirable d'atteindre des températures plus élevées. Dans ce cas, il est avantageux de prévoir un recouvrement transparent. La Fig. 10 montre en coupe la fixation du recouvrement transparent sur le collecteur. On voit les tôles profilées 3 et 4 du collecteur. Une vis 64 traverse une rondelle 63 et un disque en tôle 65 ainsi qu'un court pontet tubulaire 62. Ce pontet a une longueur inférieure à l'épaisseur du disque en tôle 65. Lorsque la vis est serrée, le disque en tôle 65, qui présente une fente 67, peut se déplacer légèrement dans la direction correspondant à l'axe de la nervure. Le recouvrement transparent 61 en matière plastique renforcée par des fibres de verre peut être fixé sur plusieurs disques 65 au moyen de vis autotataudeuses 66. Lors de dilatations thermiques, le recouvrement 61 peut ainsi se déplacer par rapport au collecteur. D'autres modifications encore peuvent être apportées aux modes de réalisation décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Collecteur plan pour l'énergie solaire comprenant au moins une cavité destinée à un fluide ou milieu à chauffer, munie sur un côté d'une couche absorbant l'énergie solaire et sur l'autre côté d'une isolation thermique, caractérisé en ce que la couche absorbante comporte au moins une tôle profilée (3, 4) qui ntest profilée que dans une direction. 2.- Collecteur plan pour l'énergie solaire suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la cavité destinée au fluide à chauffer est ménagée entre deux tôles profilées (3, 4), ces tôles profilées présentant un écartement relatif qui est dans la plus grande partie régulier et qui est inférieur à 4 mm, la longueur du profil représentant un multiple de la largeur des bandes de tôles profilées. 3.- Collecteur plan pour l'énergie solaire suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'écartement relatif des tôles profilées est inférieur à 2 mm. 4.- Collecteur plan pour l'énergie solaire suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'écartement relatif des tôles profilées est inférieur à 1 mm. 5.- Collecteur plan pour l'énergie solaire suivant l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que les bandes de tôles profilées présentent des organes de fixation (20) les traversant, pour leur fixation sur des moyens de support. 6.- Collecteur plan pour l'énergie solaire suivant l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce qu'un recouvrement transparent (24) est disposé partiellement au-dessus des tôles profilées (3, 4). 7.- Collecteur plan pour l'énergie solaire suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le collecteur est formé principalement par la réunion de tôles profilées (3, 4) qui, en principe, ne sont profilées que dans le sens longitudinal, des nervures (4") étant prévues selon certains écartements et étant séparées par des surfaces en principe planes (4"'). 8.- Collecteur plan pour l'énergie solaire suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la dimension et les écartements des nervures présentent entre elles une relation déterminée, à savoir base des nervures/sommet des nervures/hauteur des nervures/écartement des nervures = 45/25/25/212, des tolérances de f 10 % étant admissibles. 9.- Collecteur plan pour l'énergie solaire suivant la revendication 7, caractérisé en ce qu'il est prévu, au moins dans la tôle profilée inférieure (3), des tétons ou reliefs analogues (33) de petite dimension servant d'éléments d'écartement entre la tôle profilée inférieure (3) et la tôle profilée supérieure (4). 10.- Collecteur plan pour l'énergie solaire suivant la revendication 7, caractérisé en ce que l'élément d'entrée du fluide caloriporteur est constitué par un flexible perforé qui peut être plié aisément mais qui est difficilement écrasable. 11.- Collecteur plan pour l'énergie solaire suivant la revendication 7, caractérisé en ce que l'entrée du fluide caloriporteur est constituée par au moins un tube d'arrivée d'eau (36) et au moins une pièce de forme (35) entourant ce tube afin d'amener le fluide caloriporteur entre les tôles profilées (3, 4). 12.- Collecteur plan pour l'énergie solaire suivant la revendication 7, caractérisé en ce que les surfaces de tôles profilées en principe planes sont redressées au moins à une extrémité des tôles, dans la zone d'entrée du fluide caloriporteur, afin de ménager une partie d'entrée en forme d'entonnoir pour l'arrivée du fluide caloriporteur entre les tôles profilées (3, 4). 13.- Collecteur plan pour l'énergie solaire suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le fluide caloriporteur est un agent difficilement corrosif, en particulier de l'huile. 14.- Collecteur plan pour l'énergie solaire suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le fluide caloriporteur renferme des additifs s'opposant à la corrosion. 15.- Collecteur plan pour l'énergie solaire suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le fluide caloriporteur est de l'air et en ce que l'écartement entre la tôle profilée inférieure (3) et la tôle profilée supérieure (4) représente de 1 à 20 cm, la cavité formée étant en principe fermée vis-à-vis de l'extérieur, des canaux d'arrivée et de sortie de l'air étant raccordés à cette cavité. 16.- Collecteur plan pour l'énergie solaire suivant la revendication 15, caractérisé en ce que les canaux d'arrivée et de sortie de l'air (46, 47) sont disposés sur un côté du collecteur, et en ce que la cavité est subdivisée en au moins deux compartiments par au moins une chicane (50, 51, 52) pour le guidage de l'air. 17.- Collecteur plan pour l'énergie solaire suivant la revendication 7, caractérisé en ce qu'il est prévu pour le collecteur, sur le côté orienté vers le soleil, un recouvrement transparent (61) qui est fixé sur ce collecteur par des éléments déplaçables ou coulissants, de telle sorte que ce recouvrement (61) puisse se déplacer par rapport au collecteur pour tenir compte de la dilatation thermique.