La présente invention concerne l'isolation des ensembles vitrés, en particulier des fenêtres - non seulement des fenêtres ouvrantes à la française mais encore des fenêtres d'un tout autre type : à châssis métallique, coulissantes, basculantes, à guillotine - et également des portes notamment en glaces trempées. les joints des fenêtres et des portes en glace sont bien souvent, surtout en site exposé, une source de déperdition calorifique, déperdition qui peut être très importante pour les fenêtres anciennes. Il faut par conséquent prévoir un dispositif de calfeutrement dans le but de limiter les entrées d'air par ces joints. Le perfectionnement selon la présente invention consiste en l'utilisation d'un joint spécialement adapté pour calfeutrer les fenêtres de tous genres, ainsi que les portes en glace qui comportent souvent deux battants et qui, à la fermeture, ne sont pas jointives. Ainsi la présente invention permet maintenant de réaliser une isolation satisfaisante des surfaces vitrées, quel qu'en soit le type. On traitera le problème du calfeutrement qui est un problème général, le joint utilisé à cet effet pouvant être posé que l'on décide ou non d'installer un double vitrage, un survitrage ou que l'on conserve le type de vitrage initial. On connatt déjà des joints réalisés en une matière plastique cellulaire à base entre autre de polyuréthane et de néoprène, ainsi que les joints obtenus par projection de silicone. les joints du premier type, qui sont des joints alvéolés, présentent trois inconvénients qui les rendent très vite inefficaces - les parois de chaque cellule sont faibles (quelques microns), La pression peut les faire éclater et l'air réussit alors à pénétrer à l'intérieur de la pièce. - N'étant pas profilés, ces joints s'écrasent à l'utilisation, autremement dit, au bout d'un temps relativement court, ils ne présentent plus la souplesse nécessaire pour revenir combler totalement le vide entre l'ouvrant et le dormant de la fenêtre à chaque manoeuvre de cette dernière. - De plus, les joints se détériorent notamment par friction, par oxydation, par vulcanisation ou par sublimation. Quant aux joints du 2ème type, leur protection en principe est parfaite, mais leur mise en oeuvre est compliquée. Si elle n'est pas effectuée dans les règles, elle conduit à une isolation défectueuse : on doit commencer par un nettoyage très soigneux des feuillures, puis appliquer une couche d'un primaire qui est projeté sur la partie nettoyée, ensuite projeter uniformément à l'aide d'un dispositif approprié le silicone. Ce produit se présente sous la forme d'une pâte et est contenu dans une cartouche. Puis enfin projeter un protecteur isolant extérieur complémentaire ; la fenêtre est alors hermétique. Le silicone remplit alors parfaitement l'espace libre, mais réticule dans un temps plus ou moins long en fonction de l'hygrométrie ambiante. La présente invention remédie à ces inconvénients, car le joint qui en fait l'objet n'est pas un produit multicellulaire il reste souple et stable dans le temps. Ce joint peut consister en un ruban ou un tube réalisé à partir d'un mélange élastomère silicone renforcé par des silices colloidales et vulcanisées aux peroxydes, à vieillissement faible, ne poissant pas et gardant ses propriétés mécaniques constantes sur une gamme de température de - 600 à + 2600. Il doit être précisé que ce joint doit travailler surtout à l'écrasement en évitant le travail à l'arrachement. Conformément à un mode de réalisation particulièrement intéressant du joint selon la présente invention, son profil est con çu de telle sorte qu'en position de travail, il s'écrase uniformément, assurant ainsi une étanchéité parfaite et se rétracte suivant une lame très mince. On peut le concevoir comme un joint qui comporte une semelle surmontée d'une crête susceptible de venir s'aplatir sur la majeure partie de la semelle ou préférablement un tube à paroi mince et à section spéciale. La fenêtre pourra donc se fermer quel que soi le jeu existant entre ouvrant et dormant. De plus, on pourra prévoir avantageusement que la semelle d'un joint avec crête saillante présente, du côté de fixation du joint, deux rainures longitudinales, dont le r81e est d'assurer une application plus intime du joint lorsqu'on l'introduit dans la feuillure du dormant de la fenêtre ou lorsqu'on l'applique sur une surface arrondie, (ce qui est le cas des portes en glace) et également de favoriser le raccourcissement en largeur du joint si l'on désire effectuer l'isolation de fenêtre à châssis métallique par exemple, dont les gorges de feuillure sont généralement plus étroites et les jeux précis. Dans le cas d'un joint en forme de tube profilé, la section est préférablement triangulaire, la base du triangle formant la semelle et le sommet réalisant par -déformation élastique l'isolation continue et permanente du joint. le joint selon la présente invention pourra avantageusement être auto-adhésif, un produit adhérent ayant été appliqué au préalable sous la semelle, puis recouvert d'une feuille de papier de protection siliconé ; plus préc#isément, ce produit adhérent est une colle ou un additif permanent en milieu solvant de haute fluidité, caoutchouc naturel, solvant aliphatique, proportion 20 % de matière sèche environ + 80 % en solvant. On fait en sorte que les dimensions et formes du joint permettent une utilisation universelle de ce dernier. De plus, il peut être aisément posé par l'utilisateur, sans l'intervention d'un spécialiste. le joint peut être coloré dans sa masse à l'initiative du fabricant et selon l'exigence de la clientèle ; il peut être aussi incolore. le joint selon la présente invention a une durée de vie très longue (de l'ordre de20 ans), ce qui n'est. pas le cas des joints actuellement sur le marché ; en effet, c'est un produit qui reste en contact constant avec les éléments à étancher et qui garde une souplesse constante dans le temps contrairement aux joints alvéolaires, tout en supportant aisément les.températures extrêmes. On décrira plus en détail ci-après, à titre indicatif et nullement limitatif, des modes préférés de réalisation des moyens selon la présente invention, qui améliorent l'isolation des surfaces notamment vitrées des bâtiments, en référence aux dessins annexés sur lesquels La figure 1 représente, en coupe transversale et à échelle agrandie, un joint. préformé siliconé et auto-adhésif, destiné au calfeutrement des portes et fenêtres. La figure 2 montre ce même joint en position de travail, appliqué entre dormant et ouvrant d'une fenêtre. La figure 3 représente deux de ces joints appliqués sur les deux ouvrants en regard d'une porte en glace à deux battants. La figure 4 est une vue en coupe d'un joint tubulaire.# La figure 5 en est une variante. La figure 6 représente deux portes à glace avec le joint de la figure 5. le joint représenté en coupessur la figure 1 est un joint préformé siliconé et auto-adhésif. le silicone peut être notamment une formulation de silicone speciale-pour extrusion, et présentant une excellente tenue de longue durée, ainsi qu'une bonne résistance à l-'eau. Ce joint comporte deux parties : une semelle 1 et une crête 2 évasée suivant deux lèvres 2a qui, à l'utilisation, viendront s'écraser de part et d'autre de la semelle 1 (figure 2).Cette dernière présente également, sur le côté d'application du joint, deux rainures 3a-dont le rôle est d'améliorer la souplesse du joint. De plus, si celui-ci s'avère trop large (ce qui est le cas des fenêtres à chassis métalliques dont les dimensions des feuillures (par exemple 2 cm) sont plus régulières et précises que celles des fenêtres à châssis bois ouvrant à la française (5-6 cm), ces rainures 3a serviront de ligne de coupe pour réduire la largeur du joint. Un tel joint de 3 mm de hauteur et de 10 mm de largeur peut convenir parfaitement pour être utilisé dans la plupart des cas même avec un jeu très faible. Dans le cas des fenêtres, on appliquera le joint dans la feuillure entre ouvrants 5 et dormants 6 (sauf de préférence à la partie supérieure pour permettre un échange réduit d'air) et également entre les deux ouvrants si la fenêtre est à la française. La semelle 1 est rendue adhésive par une couche de produit à haute capacité d'adhé nce protégée par une feuille de papier siliconé avant usage. La figure 3 illustre le calfeutrement d'une porte en glace à deux battants 7 avec utilisation des joints décrits ci-dessus, leur souplesse améliorée par la présence des rainures 3a permettant de les appliquer facilement sur les bords arrondis des battants 7; les crêtes 2, 2a de chaque joint s'écrasent l'une contre l'antre tandis que les semelles 1 sont collées sur les tranches des battants 7. Une solution plus avantageuse est représentée aux figures 4 et 5. le joint 8 est un tube en mélange élastomère silicone à profil triangulaire : la base du triangle 1, qui peut être rectiligne ou courbe, et présenter pour les usages courants une épaisseur d'environ 0,8 mm, constitue la semelle 1 d'une largeur de 10 mm ; les deux côtés du triangle 9, 10, de même épaisseur et curvilignes se joignent au sommet 11 ; la courbure des côtés peut être de R = 14;5 mm et du sommet de l'ordre de R = 2mm. La hauteur du triangle peut être la même que la largeur de la semelle pour réaliser un triangle curviligne équilatéral (figure 4). Un tel joint permet d'obtenir une étanchéité continue et permanente quand il s'aplatit à sa mise en place. Dans le cas de joints pour battants de porte, des lèvres 12 (figure 5) prolongent les côtés 9, 10 pour épouser les battants comme le montre la figure 6. I1 est du reste bien entendu que les modes de réalisation qui ont été décrits ci-dessus en référence aux dessins annexés ont été donnés à titre indicatif et nullement limitatif et que des modifications peuvent être apportées sans que l'on s'écarte pour autant du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1. Joint destiné au calfeutrement et notamment pour fenêtres et portes, caractérisé en ce qu'il consiste en une pièce non alvéolaire profilée à base de complese siliconé extrudé présentant entre la semelle d'application sur le montant de fenêtre ou le battant de porte des espaces vides permettant sa déformation élastique. 2. Joint selon la revendication 1, caractérisé en ce que son profil est déterminé de telle sorte qu'en position de travail, -il se déforme uniformément, assurant ainsi une étanchéité parfaite. 3. Joint selon la revendication 2, caractérisé en.ce qu'il comporte une semelle 1 surmontée d'une crête 2 composée de deux lèvres 2a susceptible de venir s'aplatir sur la semelle 1. 4. Joint selon la revendication 3, caractérisé en ce que la semelle 1 présente, du côté de la fixation du joint, deux rainures longitudinales 3a améliorant encore sa souplesse et servant de lignes de coupe, dans l'hypothèse où l'on doive utiliser le joint dans un logement étroit. 5. Joint suivant la revendication 1 caractérisé en ce qu'il est constitué par un tube 8 de section triangulaire dont la base forme la semelle 1 et les côtés 9, 10 les parois se déformant vers la semelle à la fermeture des fenêtres ou portes. 6. Joint suivant la revendication 5 caractérisé en ce que la base du triangle est rectiligne et les lèvres 12 prolongent les côtés du triangle. 7. Joint suivant l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que le sommet du profilé triangulaire est arrondi en vue de faciliter la déformation symétrique du profilé à la fermeture. 8. Joint selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il est auto-adhésif.