PROCEDE DE FABRICATION DE COUSSINS SOUPLES, ETANCHES ET DIS- POSITIF POUR SA MISE EN OEUVRE. La présente invention concerne la fabrication de coussins, souples, étanches, ou articles similaires tels que citernes souples, containers,... du type comportant une paroi latérale cylindrique et deux fonds, solidarisés de manière étanche avec chaque extrémité de la paroi latérale, ledit coussin devant résister à des pressions internes élevées. Elle concerne également une installation pour la mise en oeuvre dudit procédé. Jusqu'à ce jour, pour la réalisation de coussins du type précité, deux solutions ont été utilisées. Dans la première on dispose la paroi latérale cylindrique, couramment désignée par l'expression "tour", expression que l'on adoptera dans la suite de la description, à l'intérieur d'un cylindre, servant en quelque sorte de gabarit, dont les dimensions internes correspondent sensiblement aux dimensions de l'article à réaliser, et l'on rabat les bords du tour vers l'extérieur en haut et en bas du cylindre, puis cela étant fait, on solidarise par soudure ou collage, les deux fonds sur ces bords ainsi rabattus. Cette technique est couramment utilisée pour la confection de tous les objets gonflables réalisés à partir d'un film à base de P.V.C. Si cette technique est facile à mettre en oeuvre, et per- met d'enlever facilement le coussin formé après soudure des fonds de l'intérieur du cylindre servant de gabarit, elle pré- sente cependant de nombreux inconvénients. Parmi ceux-ci-, on peut citer le fait qu'elle implique obligatoirement l'utilisa- tion d'une matière fortement déformable, telle qu'un film de P.V.C., et surtout le fait que les soudures des deux fonds sont faites dans le mauvais sens. Par suite, lorsque l'on en- voie de l'air à l'intérieur du coussin, ces soudures travail- lant à l'arrachement, on est limité au point de vue pression interne que peut supporter cet article. La seconde solution utilisée pour la réalisation de cous- sins étanches, résistants à des pressions internes, consiste à replier vers l'intérieur les bords extrêmes des tours et à- solidariser les deux fonds sur les bords ainsi repliés. -2- Dans ce cas, pour poser les deux fonds, on se trouve dans l'obligation de plisser les bords repliés, et même, par moment, de faire des entailles afin de résorber au maximum les plis. Cependant, du fait de la formation de ces plis ou de ces entailles, l'ensemble réalisé n'est pas parfaitement étanche et cela implique obligatoirement de rapporter des bandes de matière supplémentaire en dessus et en dessous de la zone de jonction. Dans ce cas, la liaison est bien réalisée dans le bon sens et permet d'avoir une pression interne relativement importante mais l'opération de montage est coûteuse et com- plexe, étant donné que l'on ne peut pas envisager d'effectuer les diverses opérations mécaniquement. Par ailleurs, du fait de la formation des plis, la liai- son des différents éléments ne peut pas être réalisée en uti- lisant la technique de soudure par haute fréquence. Or, on a trouvé, et c'est ce qui fait l'objet de la pré- sente invention, un procédé simple et efficace permettant de réaliser mécaniquement, pratiquement sans opération manuelle, des coussins souples, étanches, du type précité, résistant à des pressions internes. D'une manière générale, le procédé selon l'invention pour la fabrication de coussins comportant une paroi latérale cylirn- drique et deux fonds solidarisés de manière étanche avec cha- que des extrémités de ladite paroi latérale, se caractérise par le fait: - que l'on confectionne, dans une matière souple,résis- tante, légèrement extensible, un cylindre ouvert à ses deux extrémités dont la circonférence est légèrement inférieure à la circonférence des fonds à rapporter, - que l'on aménage une ouverture soit sur une partie de la hauteur du cylindre, soit sur l'un des fonds, - que l'on provoque l'élargissement dudit cylindre, dans une zone de faible largeur proche de ses extrémités, distante de ces dernières d'une longueur égale à la longueur désirée 3.5 de solidarisation avec les fonds, cet élargissement étant ob- tenu à l'aide de moyens élargisseurs extensibles, - que l'on rapporte et solidarise les fonds à chaque.ex- trémité de la paroi latérale, - qu'on laisse reprendre audit cylindre ses dimensions -3- d'origine dans la zone élargie, - et qu'enfin, l'on ferme l'ouverture ménagée soit sur une partie de la hauteur du cylindre, soit sur l'un des fonds. Or, on a constaté qu'en provoquant l'élargissement du cy- lindre formant la paroi latérale du coussin, dans une zone de faible largeur, proche de ses extrémités, que ces dernières se trouvaient rabattues vers l'intérieur, sans former de plis, ce qui permet de rapporter les fonds facilement et avantageu- sement d'effectuer la solidarisation desdits fonds en utilisant la technique de soudure par haute fréquence ou autres techni- ques. En général, pour. la mise en oeuvre de l'invention, on pro- cède en deux phases séparées pour la mise en place et la soli- darisation de chaque fond, mais éventuellement, cela pourrait être réalisé en une seule opération. L'invention concerne également un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé, ce dispositif se caractérisant essentiel- lement par le fait qu'il comporte des moyens élargisseurs ex- tensibles, adaptables à l'intérieur du cylindre constituant la paroi latérale du coussin, ces moyens maintenant ledit cy- lindre lors de l'opération de mise en place du fond. Dans un mode de réalisation, ces moyens élargisseurs sont constitués essentiellement par une plaque extensible rigide, de faible épaisseur, de l'ordre de quelques millimètres, cette plaque étant constituée de deux secteurs circulaires pouvant être écartés l'un de l'autre et d'au moins un secteur complé- mentaire, adaptable entre les deux secteurs précités, et dé- finissant avec ces derniers, lorsqu'il est mis en place, un cercle de circonférence égale à la circonférence du fond à rap- porter. En d'autres termes, on peut dire que l'un des points qui caractérisent le procédé et le dispositif selon l'invention réside dans le fait que les moyens élarg-isseurs peuvent prendre deux configurations, l'une lors de la mise en place étant telle que les dimensions de ces moyens élargisseurs soient inférieu- res au périmètre du cylindre constituant la paroi latérale, l'autre étant telle que les dimensions des moyens élargisseurs soient supérieures au périmètre de la paroi latérale lors de l'opération de mise en place des fonds. - 4 - Certes, il avait été proposé, notamment dans le brevet britannique ni 763 254 de I.C.I. ainsi que dans les-brevets allemands 1 062 004 de KOMMANDIT-et 1 121 312 de KOLB, de réa- liser des sacs comportant une paroi latérale cylindrique et un fond rapporté a une extrémité de cette paroi en utilisant une technique selon laquelle lors de la mise en place du fond, la paroi cylindrique est maintenue par l'une de ses extrémités au moyen d'un élément dont le diamètre est supérieur au dia- mètre de la paroi. Cela provoque le retournement de l'extrémi- té sur cet élément et le fond est rapporté sur ce bord ainsi retourné. Si un phénomène similaire est utilisé pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, il faut cependant consta- ter que contrairement à l'art antérieur l'élargissement du cylindre constituant la paroi est réalisé au moyen d'un élément élargisseur extensible. Cela permet, d'introduire facilement l'élément élargisseur à l'intérieur du tube, chose qui n'est pas possible avec les dispositifs des documents antérieurs. De plus, s'il est possible avec les techniques antérieu- res de rapporter un fond à l'extrémité d'un tube cylindrique il est matériellement impossible de rapporter, de la même ma- nière, un deuxième fond de l'autre côté. En effet, le premier fond étant rapporté, on ne peut pas réintroduire dans les tech- niques antérieures un élément élargisseur à l'intérieur du tube étant donné que ces éléments sont portés par un bâti ver- tical et que, surtout,- aucune ouverture n'est aménagée soit sur une partie de la hauteur du cylindre soit sur l'un des fonds pour permettre l'introduction de l'élément élargisseur. Même si cette éventualité pouvait être envisagée, du fait que les éléments élargisseurs de l'art antérieur ne sont pas ex- tensibles, ils auraient été pratiquement impossibles à mettre en place dans le cas de matières résistantes telles que celles utilisées pour la réalisation de coussins souples, étanches. Enfin, il n'est pas envisageable, contrairement à l'invention, de pouvoir réaliser avec de tels dispositifs des coussins pré- sentant une hauteur inférieure à leur diamètre. Or, cela est possible avec le procédé et le dispositif selon l'invention. L'invention et les avantages qu'elle apporte seront ce- pendant mieux compris grâce à l'exemple de réalisation donné -5- ci-après et qui est illustré par les schémas annexés dans les- quels: - la figure 1 illustre schématiquement les divers éléments constituant un coussin conforme à l'invention, - la figure 2 montre schématiquement la paroi latérale cylindrique d'un tel coussin avant sa réalisation, - les figures 3 à 18 sont des vues détaillées d'une ins- tallation permettant la mise en oeuvre du procédé selon l'in- vention, les figures 3 à 7 montrant plus particulièrement les moyens permettant l'élargissement de la paroi latérale; les figures 8 à 16 la manière dont de tels moyens sont utilisés pour la mise en place des fonds, la figure 17 illustrant sché- matiquement un dispositif permettant la soudure par haute-fré- quence desdits fonds, et la figure 18 un dispositif permettant la fermeture de l'ouverture pratiquée dans la paroi latérale. Dans la suite de la description, lUinvention sera décrite pour la réalisation d'un coussin gonflable, utilisable notam- ment comme cric pour véhicule, et qui présente une fois termi- né, la caractéristique suivante e, - diamètres des fonds * 500 millimètres, - hauteur: 425 millimètres, - matière: tissu à base de polyester enduit de P.OVC. pesant 700 grammes par mètre carré. Ce tissu, réalisé de ma- nière conventionnelle, comporte 9 fils par centimètre à la fois en chaîne et en trame, ces fils étant constitués d'un fil polyester de 1 100 décitex. Conformément au procédé selon l'invention, et ainsi que cela est représenté plus en détail aux figures 1 et 2, à par- tir du tissu enduit précité, on confectionne la paroi latérale 1 en formant un cylindre ouvert à ses deux extrémités 2, 3, ce cylindre ayant une circonférence légèrement inférieure à la circonférence des fonds 4, 5 à rapporter. Dans le cas présent, pour l'application désirée, qui est celle des crics gonflables, la longueur de la bande de tissu constituant la paroi latérale 1 est inférieure de 6 % à la circonférence des fonds 4, 5. Il est évident que le pourcen- tage sera variable selon la nature et la résistance de la ma- tière utilisée et devra toujours être inférieure à la limite de retour élastique. -6- Avec cette bande, on forme,comme déjà dit, un cylindre que l'on soude à ses deux extrémités 6, 7 sur une longueur d'environ 40 millimètres, de manière à laisser un jour ou ou- verture 8, sur une partie de la hauteur du cylindre. Eventuellement, dans le cas o l'on désire réaliser des coussins de faible hauteur, la partie latérale cylindrique sera soudée sur toute sa longueur et l'on formera une ouver- ture sur l'un des fonds 4 ou 5. Par ailleurs, il est possible, sans sortir du cadre de l'invention, d'utiliser une matière tubulaire par elle- même, auquel cas l'opération de soudure est supprimée et est remplacée par la découpe selon une génératri- ce du cylindre sur une partie de sa hauteur. Dans le cas présent, on utilise pour constituer la paroi latérale cylindrique une bande de tissu de hauteur 475 milli- mètres dont on soude les deux bords extrêmes 6-7 sur une hau- teur de 40 millimètres. On obtient donc-un cylindre présentant une ouverture 8 de 395 millimètres. Conformément à l'invention, lors de la mise en place des fonds 4, 5, on provoque l'élargissement du cylindre 1 dans une zone de faible largeur proche des extrémités 2, 3 et dis- tante de ces dernières d'une longueur D égale à la longueur désirée de solidarisation avec les fonds. Cet élargissement est réalisé conformément à l'invention grâce à l'installation illustrée par les figures 3 à 7 et dont la mise en oeuvre est illustrée par les figures 8 à 16. Cette installation est constituée essentiellement d'un bâti 10, en forme de potence, supportant essentiellement un vérin 11 constitué d'un corps fixe 12 et d'une tige mobile 13. Cet ensemble est illustré respectivement en vue de côté et vue de dessus aux figures 3 et 4. Par ailleurs, comme moyen élargisseur on utilise une pla- que extensible, telle que celle illustrée aux figures 5 et 6, respectivement en vue de côté et vue de dessus, cette plaque extensible, de préférence à base d'aluminium, ayant une faible épaisseur. Elle est formée, conformément à l'invention de deux secteurs circulaires 14, 15, mobiles l'un par rapport à l'autre. Ces secteurs sont montés sur un support commun 16, l'un 14 é- tant fixe sur ce support, et l'autre 15, pouvant coulisser. Le support 16 est adaptable de manière amovible, par tous -7- moyens de système d'accrochage rapide sur le corps du vérin 11. Par ailleurs, le second secteur circulaire 15 déplaçable par rapport au secteur 14, comporte à sa partie inférieure des - moyens, tels qu'une butée 17 qui viennent en contact avec l'ex- trémité de la tige 13 du vérin et sont repoussés par cette der- nière. L'ensemble, en fonctionnement normal, se trouve monté tel que cela est illustré à la figure 7. Sur les figures 5 et 6, ont été représentées, en pointillés, les positions extrêmes des deux secteurs circulaires 14, 15, alors qu'à la figure 5 le secteur 15 est représenté dans sa position écartée, en traits pleins, et en pointillés, lorsqu'il est juxtaposé avec le secteur 14. Ainsi que cela est visible sur la figure 6, la plaque ex- tensible constituée des deux secteurs 14 et 15 est, lorsque ces deux secteurs sont écartés l'un de l'autre, associée avec des secteurs complémentaires 18, 19, adaptables entre les deux secteurs 14, 15 et qui définissent avec ces derniers, un cer- cle dont la circonférence est égale à la circonférence des fonds à rapporter. Dans l'exemple de réalisation conforme à l'invention, la plaque provoquant l'élargissement de la paroi latérale cylin- drique est constituée par une plaque d'aluminium de 5 milli- mètres d'épaisseur, obtenue à partir d'un rond de 500 millimè- tres de diamètre, dans lequel, et dans la partie centrale, on a enlevé une bande de 170 millimètres. Cette bande de 170 mil- limètres a été découpée en deux secteurs complémentaires 18, 19, qui peuvent s'adapter entre les deux secteurs 14, 15 par l'intermédiaire de rainures et butées 20, 21. Par suite-, lors- que les deux secteurs 14, 15 sont rapprochés l'un de l'autre, ils forment un ensemble sensiblement oval, dont l'une des di- mensions est égale à 500 millimètres et l'autre à 330 milli- mètres. Lors de la mise en oeuvre,conformément à l'invention, et ainsi que cela est illustré par les figures 8 à 12, on enfile le cylindre constituant la paroi latérale 1 du coussin à réa- liser,par l'intermédiaire de son ouverture 8 pratiquée sur une partie de sa hauteur, ouverture qui, dans le cas présent, a 395 millimètres de longueur, sur la plaque extensible 14, 15 - 8 - (voir figure 9) qui a été montée sur le corps du vérin 11. Les plaques 14, 15 sont positionnées, par rapport au bord supérieur 2 des cylindres 1, à une distance D égale à la longueur dési-, rée de solidarisation avec le fond. Dans le cas présent, cette longueur D est de 25 millimè- tres. Cela étant fait, on provoque la mise en route du vérin 11 et le déplacement de sa tige 13 provoque le coulissement de la plaque 15 par rapport à la plaque 14 (voir figure 10), de telle sorte que lesdites plaques 14, 15 reforment un rond de 500 millimètres. Dans l'intervalle entre les deux plaques 14, 15 (voir figure 11), on intercale alors les secteurs com- plémentaires 18,:19 et l'on obtient alors un rond parfait de 500 millimètres. On constate, que la partie 20 de l'élément tubulaire cor- respondant à la distance D, se trouve rabattue sur la plaque support constituée par les éléments 14, 15, 18, 19 et ce, de manière parfaite et sans pli. L'extension provoquée correspond à une élasticité natu- relle de la matière utilisée et se fait sans détérioration de cette matière. Les plaques intercalaires 18, 19 ayant été mises en place, on peut alors relâcher le vérin, les plaques étant maintenues par la pression exercée par l'élément tubu- laire. L'ensemble peut alors être enlevé (figure 12) du bâti portant le vérin. Cela étant fait, on peut donc souder le fond sans aucune difficulté. Ce montage du fond peut se faire soit par collage, soit de préférence par soudage par haute fréquence ou par tout autre procédé. Ainsi que cela est représenté à la figure 17, la mise en place du fond 4 peut être réalisée facilement par haute fréquence. Le dispositif illustré par cette figure 17 comporte es- sentiellement un ensemble formant tourniquet 22, sur lequel peuvent être mis en attente, les éléments tubulaires préparés comme indiqué précédemment, éléments 23 représentés en poin- tillés sur cette figure et qui reposent sur une contre-élec- trode 24 en forme de couronne ayant le diamètre du fond 4 à rapporter. Par rotation du tourniquet 22, on amène l'ensemble à souder en regard d'une électrode mobile 25, montée sur une -9- presse conventionnelle 26 et l'on provoque la soudure. L'en- semble ainsi soudé est ensuite enlevé afin de pouvoir apposer le deuxième fond 5. Le montage de ce deuxième fond est réalisé de manière similaire au premier, tel que cela est représenté aux figures 13, 14, 15. Il est donc inutile de le décrire en détail. Lorsque ce fond 5 a été mis en place et soudé, les pla- ques 14, 15 peuvent être enlevées facilement grâce à l'ouver- ture 8 prévue sur la partie tubulaire. Eventuellement, dans le cas de coussins de faible épaisseur, l'ouverture est prévue non pas sur la partie tubulaire, mais sur l'un des fonds 4 ou 5. Il ne reste donc plus qu'à réaliser la fermeture de l'ou- verture 8. Etant donné que la confection d'un coussin étanche suppose dans tous les cas, un dispositif d'introduction de l'air tel qu'une valve 28, cette fermeture peut être réalisée de manière très simple. Un tel mode de fermeture est illustré par la figure 18. Dans ce mode de réalisation, on utilise également un disposi- tif de soudure par haute-fréquence comportant une électrode 29 et une contre-électrode 30. Pour réaliser la fermeture, on utilise une contreélectrode 30 montée amovible ou pivotante à l'extrémité d'un support 31, la longueur de cette contre- électrode 30 étant supérieure à la longueur de l'ouverture à fermer et sa section étant plus faible que la section de 1 'ou- verture prévue pour la valve 28. Par suite, pour effectuer la fermeture, on rentre le support 31, ainsi que la contre-élec- trode 30 au travers de l'orifice 28 de la valve, puis étant donné que le coussin formé est souple, on positionne à la main la contre-électrode 30 au regard de l'ouverture à fermer, et on effectue la fermeture soit comme dans cet exemple par soudage haute-fréquence, soit éventuellement par collage. Cela étant fait, le retrait de l'électrode 30 et du support 31 est également effectué au travers de l'orifice 28. Grâce à l'invention, on obtient de manière simple et mé- canisée des coussins étanches, souples, résistants à des pres- sions intérieures importantes. De plus, l'étanchéité est par- faite, étant donné que le montage des fonds s'effectue sur des toiles ne présentant aucun pli, ce qui par ailleurs, permet - 10 - d'éviter de mettre des bandes de renfort en dessous et en des- sus des zones de jonction. Un tel procédé peut être mis en oeuvre par une main-d'oeu- vre non spécialisée vue sa simplicité. Par ailleurs, comme dit précédemment, on peut également confectionner de cette manière des coussins présentant une hauteur nettement inférieure au diamètre des fonds. Par exem- ple, par un coussin dont la hauteur serait de 250 millimètres pour un diamètre de 500 millimètres, on pratiquera l'ouverture pour la sortie de la plaque, non pas dans la paroi latérale cylindrique, mais dans un fond. Comme dit précédemment, la résistance de tels coussins est très grande étant donné que les soudures de montage des fonds sont réalisées dans le bon sens, c'est-à-dire parallèles au sens des efforts de traction. Cependant, dans certains cas, si l'on désire encore améliorer la résistance, il est possible d'adjoindre également une bande intérieure ou extérieure de renfort, lors du montage. Enfin, outre le gain de temps que permet un tel mode de réalisation par rapport à la technique manuelle antérieure, gain de temps qui peut être chiffré au moins à trois, un tel procédé permet d'utiliser une technique de soudure par haute fréquence, puisque la toile ne comporte aucun pli lors de la mise en place des fonds. Enfin, il est bien entendu que l'invention couvre toutes les variantes réalisées dans le même esprit et qu'elle peut être utilisée pour réaliser des coussins de dimensions supé- rieures ou inférieures à l'exemple donne. De plus, il peut être envisagé d'effectuer la mise en place simultanée des deux fonds en utilisant par exemple un dispositif comportant deux systèmes à plaques extensibles, montées sur un même support, fonctionnant en synchronisme. * Enfin, cette technique peut également être utilisée pour d'autres applications par exemple pour rapporter une colerette dans la zone médiane de la partie cylindrique. Dans ce cas, on provoque la déformation dans cette zone et la colerette peut également être mise en place et solidarisée facilement par soudure haute fréquence ou autres procédés. - il - -REVENDICATIONS 1/ Procédé pour la réalisation de coussins souples, étan- ches, résistant à des pressions internes, du type comportant- une paroi latérale cylindrique (1) et deux fonds (4), (5) solidarisés de manière étanche avec chaque extrémité (2), (3) de ladite paroi latérale, caractérisé par le fait - que l'on confectionne, dans une matière souple, résis- tante, légèrement extensible, un cylindre (1) ouvert à ses deux extrémités (2), (3) et dont la circonférence est légère- ment inférieure à la circonférence des fonds (4), (5) à rap- porter, - que l'on ménage une ouverture (8), soit sur une partie de la hauteur du cylindre, soit sur l'un'des fonds, - que l'on provoque l'élargissement dudit cylindre dans une zone de faible largeur proche de ses extrémités (2), (3), distante de ces dernières d'une longueur D égale à la longueur désirée de solidarisation avec les fonds (4), (5), cet élar- gissement étant obtenu à l'aide de moyens élargisseurs exten- sibles, - que l'on rapporte et solidarise les fonds (4), (5) à chaque extrémité (2), (3) de la paroi latérale (1), - qu'on laisse reprendre audit cylindre ses dimensions d'origine dans la zone élargie, - et qu'enfin, l'on ferme l'ouverture (8) ménagée soit sur une partie de la hauteur du cylindre, soit sur l'un des fonds. 2/ Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la mise en place et la solidarisation des fonds (4)-, (5) sont réalisées en deux phases séparées. 3/ Dispositif pour la mise en oeuvre-du procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée par le fait qu'il comporte essentiellement des moyens élargisseurs exten- sibles, adaptables à l'intérieur du cylindre constituant la paroi latérale (1) du coussin, et agissant dans une zone de faible largeur proche de ses extrémités (2), (3), distante de ces dernières d'une longueur égale à la longueur désirée de solidarisation avec les fonds (4), (5), ces. moyens main- tenant ledit cylindre lors de l'opération de mise en place du fond. - 12 - 4/ Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les moyens élargisseurs sont constitués essentiel- lement par une plaque extensible, rigide, de quelques milli- mètres d'épaisseur, cette plaque étant constituée de deux sec- teurs circulaires (14), (15) pouvant être écartés l'un de l'au- tre et d'au moins un secteur complémentaire (18), (19) adapta- ble entre les deux secteurs précités (14), (15) et définissant avec ces derniers, lorsqu'il est mis en place un cercle de cir- conférence égale à la circonférence du fond à rapporter. 5/ Dispositif selon l'une des revendications-3 et 4, ca- ractérisé en ce qu'il est constitué d'un bâti (10) en forme de potence, supportant essentiellement un vérin (11),constitué d'un corps fixe (12) et d'une tige mobile (13) et d'une plaque extensible constituée de deux secteurs circulaires (14), (15), mobiles l'un par rapport à l'autre, montés sur un support com- mun 16, l'un 14 étant fixe sur ce support, et l'autre 15 pou- vant coulisser, le support 16 étant adaptable, de manière amo- vible, sur le corps du vérin (11) et le second secteur (16) comportant à sa partie inférieure des moyens (17) venant en contact avec l'extrémité (13) de la tige du vérin et étant repoussés par cette dernière, des secteurs complémentaires (18), (19) étant adaptables entre les deux secteurs (14), (15) et définissant avec ces derniers un cercle dont la circonfé- rence est égale à la circonférence des fonds (4), (5) à rap- porter. 6/ Coussins souples, étanches, résistants à des pressions internes, obtenus par la mise en oeuvre du procédé selon les revendications 1 et 2. 7/ Coussins selon la revendication 6, caractérisé par le fait qu'il est utilisable comme cric gonflable. DEPOSANT: Monsieur CARRE-PIERRAT Jacky MANDATAIRE: Cabinet Michel LAURENT