On sait qu'après la phase habituelle de salage1 les jambons sont soumis, avant la phase également habituelle de massage, à une opération de nettoyage ou de dessalage ayant pour but d'enlever de la surface extérieure de ceux-ci la partie du sel qui n'a pas pénétré dans la masse de chair au cours de la période de salage dans les chambres de réfrigération. On sait également que cette quantité de sel forme une sorte de croûte quand elle a été soumise à l'humidité et l'on rencontre ce type oe croûte en particulier dans la zone de la chair nu qui entoure la noix et l'os du quasi des jambons. 'est en fait dans cette zone qu'au début de la phase de salage on dépose une quantité de sel sec bien plus grande que elle distribuée sur la couenne des dits jambons. A cause de la présence de la noix et de l'os du quasi, à cause de l'entaille faite à la base de la noix avant la phase de salage ainsi que par suite des crevasses qui viennent à se former dans la chair nue pendant les phases de salage, il n'a pas été possible d'effectuer correctement, de façon automatique ce nettoyage en question dans le but d'enlever la quantité de sel restant encore sur les jambons après la salaison. En fait, dans la technique antérieure connue pour effectuer ce nettoyage, on utilise des équipements qui nécessitent la présence d'une main d'oeuvre spécialisée. Les équipements de nettoyage connus sont généralement constitués par un tunnel où l'on a disposé en face de l'entrée une paire de brosses rotatives au moins. Avant l'introduction de chaque jambon individuellement dans le tunnel, l'opérateur qui effectue le chargement doit maintenir le jambon par le jarret et le faire osciller dans toutes les directions pour exposer toute la masse de chair de la noix à l'action des soies de la paire de brosses en question. Ces opérations sont évidemment poursuivies tant que la masse de chair nue qui entoure l'os du quasi et la noix des jambons n'a pas été parfaitement nettoyée après quoi ces derniers sont enlevés et réintroduits dans le tunnel, le jarret tourné vers l'avant, où ils sont traités par les brosses inférieure et supérieure qui effectuent et parachèvent le nettoyage ou le dessalage. Les équipements connus du type décrit plus haut comportent en fait des inconvénients que l'on va brièvement rappeler ci-après. En premier lieu, le dessalaqe effectué de la manière décrite plus haut exige la présence d'une main d'oeuvre et nécessite des temps de travail relativement élevés ce qui se répercute de façon négative sur le coût du produit conditionné. En second lieu, l'opérateur affecté au dessalage est contraint d'accomplir des opérations répétitives relativement pénibles, en particulier pour le positionnement de chaque jambon invididuellement et son maintien dans les différentes positions. Le présent brevet réalise et couvre une machine de dessalage qui, dans le cadre d'une solution de construction simple et rationnelle, permet d'effectuer correctement et d'une manière entièrement automatique le dessalage des jambons crus provenant de la section de salage et acheminés vers la section de massage. Selon l'invention, la machine de dessalage automatique proposée comporte, en combinaison avec les brosses de nettoyage supérieures et inférieures habituelles, une buse supérieure de projection d'air qui frappe la chair nue entourant l'os du quasi tandis que le jambon disposé à plat, le jarret tourné vers l'avant, est avancé entre les brosses. En outre, conformément à l'invention,il a été prévu avantageusement un transporteur à bande qui fait avancer le jambon, tout au moins jusqu'au dessous de la première brosse disposée à la partie supérieure. D'autre part, la buse de projection d'air est montée à l'extrémité d'un bras oscillant disposé en amont de la première brosse et orienté vers celle-ci. Selon une caractéristique supplémentaire particulièrement avantageuse, la section de transporteur disposée entre la buse et la première brosse est réalisée en forme de flèche de manière à contraindre le jambon à osciller dans le plan vertical avant de sortir de la zone d'action du jet. I1 a été enfin prévu avantageusement que la brosse horizontale inférieure située en aval du transporteur aurait ses génératrices à une cote supérieure à celle de l'extrémité aval du transporteur. Selon l'invention qui combine les caractéristiques mentionnées ci-dessus, les jambons sont disposés à plat sur le transporteur, le jarret tourné vers l'avant et, dans la partie terminale de leur trajet d'avancement, suivent un parcours tortueux ou sinueux longitudinalement et dans le sens vertical afin d'obtenir ainsi une exposition optimale et totale de la masse de chair nue qui enveloppe l'os du quasi au jet de projection d'air et à la brosse tournante supérieure. Les caractéristiques et avantages de construction de la machine en question ressortiront mieux dans la description détaillée qui suit, en se référant aux figures jointes qui illustrent à titre purement d'exemple non limitatif une forme de réalisation particulière, préférée. La Fig.l est une coupe longitudinale et verticale de la machine en question. La Fig.2 est une vue en projection en plan de celle-ci, en coupe partielle. Sur ces figures, en particulier sur la Fig.l, on peut voir un châssis métallique (1), monté sur roues (2) totalement protégé extérieurement par un platelage adéquat (3). Essentiellement à la moitié du développement vertical de cette charpente ou de ce châssis (1) il a été prévu une boucle de transporteur (4) en position verticale. L'extrémité aval de ce transporteur est écartée sur une certaine partie du trajet de la paroi postérieure du châssis tandis que l'extrémité amont dudit transporteur est disposée en porte-à-faux par rapport à la paroi antérieure du châssis de façon à définir la station de chargement de la machine. Dans ce but, sur la paroi antérieure en question, il a été prévu une ouverture d'entrée (5) occupée par une série de lamelles élastiques verticales (6) et, de même, sur la paroi postérieure du châssis, on trouve une ouverture de déchargement (4) équipée de lamelles élastiques verticales (8). Le transporteur (4), conforme à l'invention, comporte en cas de besoin une série de réglettes transversales conve nablement espacées entre elles (9) ayant pour but d'éviter que les jambons crus à dessaler (10) ne se déplacent dans le sens opposé à celui du transfert lorsqu'ils sont soumis à l'action de l'organe principal de nettoyage. Le transporteur représenté est du type à treillis, mais n'importe quel autre type de transporteur équivalent peut être utilisé. Ce transporteur (4) est enroulé en forme de boucle sur deux tambours terminaux de renvoi (11),- le' tambour arrière étant commandé par l'intermédiaire d'une transmission latérale à chaîne (12) par un groupe moto-variateur (13) disposé à la base du châssis (1). Le renvoi de ce transporteur se fait sur deux rouleaux intermédiaires (14) et (15) affectés respectivement aux brins inférieur et supérieur du transporteur. A l'intérieur du châssis (1), au dessous et sur le côté du transporteur, il a été prévu des parois d'acheminement et des plans inclinés (16) de type adéquat ayant pour but de recueillir le sel tombant du haut pour l'acheminer vers une ouverture d'extraction (17) disposée au dessous de l'extrémité avant du transporteur. Cette ouverture (17) évacue le sel enlevé des jambons dans un récipient adéquat disposé au dessous, ledit récipient n'étant pas représenté sur les croquis. Comme on peut le voir clairement sur la Fig.l, le rouleau intermédiaire de renvoi (15) maintient légèrement inclinée vers le haut dans le sens du transfert des jambons, la partie amont de l'êxtrémité aval du brin supérieur du transporteur de manière à assurer ainsi une exposition optimale de la masse de chair entourant l'os du quasi du jambon à une buse de projection d'air disposée au dessus de cette zone amont. On peut voir également sur cette même Fig.l que les jambons sont disposés à plat sur le transpOrteur, le jarret tourné en avant. En outre, l'extrémité aval du brin supérieur du transporteur est légèrement inclinée vers le bas tandis que l'ex- trémité amont de ce brin supérieur, c'est-à-dire l'extrémité disposée en porte-à-faux par rapport au châssis est en position horizontale. I1 est évident que cette extrémité amont peut comporter une inclinaison égale ou similaire à celle de la section inclinée vers le haut. La buse de projection d'air comprend un tube (18) positionné et pouvant osciller dans le plan de symétrie longitudinal vertical du transporteur étant donné qu'il est relié par un joint articulé (19) à l'extrémité coudée d'un tuyau latéral i20) relié à un groupe pneumatique (21) disposé à la base du châssis. L'extrémité libre du tuyau (18) est orientée en aval et vers le bas. Comme on peut le voir également sur la Fig.2, elle est munie d'une section élargie (22) munie d'une ouverture rétrécie, cette dernière étant disposée transversalement au transporteur et présentant une conformation longitudinale légèrement concave afin de mieux s'adapter au profil transversal supérieur des jambons. La longueur de cette ouverture est fonction de la largeur des jambons à dessaler (Fig.2). Cette partie élargie (22) est munie au centre, dans la zone supérieure d'un patin d'appui (23) dont l'extrémité libre de forme cintrée de façon concave est disposée en porte-à-faux par rapport à ladite ouverture étroite. Conformément à l'invention, la buse d'air décrite plus haut est du type à soufflage et est alimentée par le groupe pneumatique (21) de manière à projeter un jet d'air à grande vitesse sur les jambons pour enlever ou décoller les fractions de sel qui recouvrent encore certaines surfaces après le salage, en particulier l'entourage de la noix. Selon l'invention, il est également possible de prévoir une brosse de râclage à poils particulièrement rigides, ayant pour objet de décoller le sel des jambons. Cette brosse peut être disposée en porte-à-faux par rapport à la section élargie (22) ou être montée en amont de celle-ci. Dans le premier cas, cette brosse de râclage sert également d'organe d'appui de la buse de projection d'air. Plus loin, afin d'éviter que le jet d'air ne vienne en contact avec le transporteur et(ou) les réglettes (9), en regard de l'articulation (19) il a été prévu un dispositif adéquat d'arrêt des oscillations du tuyau (18) vers le bas. Par exemple, en se référant à la Fig.l, on peut voir que ce dispositif d'arrêt peut être simplement constitué d'un régulateur (24) solidaire du tuyau (18) et d'un organe de in de course (25) relié au conduit (20). Immédiatement après le rouleau intermédiaire de renvoi (15), le trajet suivi par les jambons est défini latéralement par une paire de guides longitudinalement opposés (26), disposés verticalement et qui se prolongent jusqutà parvenir pratiquement à l'orifice dé sortie (7). Entre ces deux guides latéraux et au dessus de l'extrémité arrière descendante du brin supérieur du transporteur il a été prévu une brosse transversale rotative (27) commandée par l'intermédiaire d'une transmission latérale à chaîne ou à courroie (28), à partir d'un. groupe moto-variateur disposé au dessous (29). Comme on peut le voir clairement, les génératrices de la brosse rotative (27) ont une forme concave en arc de cercle et la brosse tourne en sens inverse de l'avancement des jambons. Immédiatement en aval du tambour ou rouleau moteur (11) du transporteur il est prévu une brosse cylindrique transversale (30) dont les génératrices supérieures se trouvent à une cote dépassant la cote des génératrices correspondantes de l'extrémité arrière du transporteur. La brosse -(30) qui tourne dans le même sens que la brosse (27),mais à une vitesse supérieure à celle de cette dernière,est commandée par un groupe moto-variateur monté au dessous (31) par l'intermédiaire d'une transmission latérale à chaîne ou à courroie (32). Enfin, en aval de la brosse cylindrique (30), les deux guides latéraux (26) sont reliés à la partie inférieure par un petit châssis (33) constitué par plusieurs ronds longitudinaux destiné à recevoir les jambons provenant de la brosse cylindrique (30) afin de les envoyer à l'orifice de sortie (7) qui peut alimenter directement une machine de massage étant donné que les jambons sont correctement orientés c'est-à-dire que le jarret est tourné vers l'avant et que la noix est tournée vers le haut. Les jambons à nettoyer ou à dessaler (-10) provenant de la section de salage sont chargés sur la machine comme re présenté sur la Fig.l, c'est-à-dire immédiatement en aval d'une réglette (9), à plat et avec le jarret tourné vers l'avant. Au cours de la traversée de la machine, chaque jambon est frappé individuellement par un jet d'air à grande vitesse projeté par la section agrandie (22) qui vient frotter sur la face longitudinale centrale supérieure du jambon. Le sel est ainsi décollé en majeure partie et une certaine quantité est 'enlevée du jambon dont la zone supérieure est entièrement balayée par le jet d'air grâce à la forme particulière de la section élargie (22). En outre, grâce à la présence du patin d'appui (23) on évite une perte de contact de la buse de projection d'air sur le jambon qui entraînerait une chute instantanée vers le bas de la section élargie (22)r provoquant une action insuffisante de l'air dans la zone inférieure de la masse de chair nue qui entoure l'os du quasi. Comme on le sait, cette partie du jambon est en fait celle qu'il est le plus difficile à nettoyer, tant par suite de l'importante quantité de sel restant encore que par la présence de la hanche ou de l'os du quasi et de l'entaille ou de l'incision prévue à la base de la noix ainsi que des crevasses ou fissures qui se sont formées dans la masse de chair pendant la salaison. A ce sujet il est utile de mentionner que pour assurer une exposition totale et optimale de la masse de chair au jet d'air à grande vitesse il a été prévu, comme indiqué plus haut, un patin d'appui (23) ainsi qu'une section ascendante puis descendante du transporteur en face de l'extrémité aval du brin supérieur. En fait, c'est justement grâce à la présence de ces deux sections inclinées et opposées que le jambon, au moment de son passage de la zone amont à la zone aval,effectue une rotation transversale dans l'axe horizontal de manière à totalement exposer la masse de chair qui entoure l'os du quasi à l'action du jet d'air en question. Quand cette exposition se fait ainsi, la brosse de râclage indiquée plus haut vient remplacer au moins le patin d'appui (23). Ultérieurement, la partie supérieure de chaque jambon est nettoyée par la brosse supérieure (27) et le sel ainsi enlevé est recueilli sur les parois (16) afin d'être acheminé vers un collecteur adéquat. Lorsque le jambon vient sur le point de quitter le transporteur (4) et que le jarret arrive dans la zone d'action de la brosse inférieure (30), il effectue une rotation complète similaire à celle mentionnée plus haut, mais en sens contraire de façon que la masse de chair nue entourant l'os du quasi reste exposée à l'action de la brosse supérieure (27). Enfin, quand le jambon a pratiquement totalement dépassé la brosse inférieure (30) qui effectue le nettoyage de sa face inférieure, il accomplit une oscillation supplémentaire finale et vient se disposer horizontalement pour être poussé vers l'ouverture de sortie (7) à l'aide de la brosse inférieure (30). Il est entendu que l'invention ne se limite pas à la seule forme de réalisation décrite et-que des variantes et perfectionnements pourront y être apportés sans pour cela sortir du cadre de l'inventionv REVENDICATIONS 1. Machine de dessalage autonlatique pour jambons crus provenant du salage et acheminés vers la section de massage, caractérisée en ce qu 'elle comprend, en combinaison, deux brosses à axe horizontal au moins (27, 30) entre lesquelles on fait passer le jambon, et une buse de soufflage d'air orientée vers le cdté du jambon qui comprend l'os du quasi. 2. Machine de dessalage automatique pour jambons crus, confonde à la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend un transporteur horizontal (4) sur lequel les jambons (10) arrivent à plat, le jarret tourné vers l'avant, en combinaison avec une buse de soufflage d'air pouvant osciller librement dans un plan longitudinal vertical lorsque les jambons viennent en contact avec elle au cours de la phase de transfert, une première brosse supérieure transversale tournante (27) et une seconde brosse inférieure transversale tournante (30). 3. Machine de dessalage automatique pour jambons crus, conforme à la revendication 2, caractérisée en ce que le transporteur, dans la zone comprise entre la buse de soufflage et la première brosse (27) est transversalement en forme de flèche de sorte que les jambons oscillent dans le plan vertical avant de sortir de a zone d'action de la buse. 4. Machine de dessalage automatique conforme à la revendication 2, caractérisee en ce que ledit transporteur est enroulé en forme de boucle, comme un transporteur à treillis et que sa surface utile es-t dotée d'une série de règlettes transversales de poussée, espacées entre elles de manière adéquate (9). 5. Machine conforme à la revendication 2, caractérisée en ce que ladite buse de soufflage est disposée à l'extrémité d'un tube (18), oscillant verticalement, agissant dans le plan longitudinal vertical, en position inclinée vers le bas et en aval et comprend une section élargie (22) munie d'une ouverture ré- trécie disposée horizontalement et transversalement au transporteur, d'une longueur adaptée à la largeur des jambons et convenablement cintre longitudinalement pour s'adapter au profil transversal des jambons, ledit tube (18) étant relié à un grou pe pneumatique correspondant par l'intermédiaire d'un raccord pivotant (19). 6 Machine conforme à la revendication 5, caractérisée en ce qu'au dessus de la section élargie en question (22), il a été monté au centre un patin d'appui (23) qui dépasse de l'orifice rétréci d'une certaine distance. 7 Machine conforme à la revendication 2, caractérisée en ce que la buse d'air est du type à soufflage et que le groupe pneumatique est essentiellement constitué par un dispositif destiné à insuffler de l'air dans tuyau (20). 8 Machine conforme à la revendication 5, caractérisée en ce qu'au voisinage de la partie élargie (22) il a été prévu une brosse pour le râclage du sel qui adhère aux jambons. 9 Machine conforme à la revendication 2, caractérisée en ce qu'immédiatement en aval de la seconde brosse transversale rotative (30). il a été monté un petit châssis ou rampe profilé destiné à recevoir les jambons provenant de la seconde brosse (30) et les acheminer vers la sortie 10 Machine conforme à la revendication 2, caractérisée en ce guà partir de la section descendante de la pointe du transporteur il a été prévu deux guides latéraux (26) pour les jambons, prolongés jusqu'à l'orifice de sortie (7); 11 Machine conforme à la revendication 2, caractérisée en ce que latéralement et à la partie inférieure du transporteur (4) il a été monté des parois ou goulottes (16) destinées à recueillir le sel tombant du haut.