La présente invention concerne la fabrication d'un soutien-gorge. Un soutien-gorge est constitué, comme on le sait, de deux bonnets portés par un support qui fournit les autres parties du soutien-gorge, c'est-à-dire pour chaque moitié de soutiengorge une partie séparateur, une partie basque et une partie dos, le soutien-gorge comportant en outre une bordure élastique inférieure et des bretelles. Dans les techniques usuelles de fabrication de soutiengorge, les bonnets sont fabriqués indépendamment du support et sont ensuite rapportés sur le support, en sorte que le soutiengorge présente des coutures autour de chaque bonnet et, éventuellement, des pinces. Un premier but de l'invention vise à fournir un soutiengorge dans lequel les bonnets ne comportent aucune couture. Un autre but de l'invention est de fournir un procédé permettant de fabriquer le soutien-gorge avec un prix de revient aussi bas que possible. Un aspect fondamental de l'invention est que le bonnet vient de fabrication sur son support. Selon l'invention, on fabrique le bonnet et son support sur un métier à tricoter circulaire qui travaille en alternatif lors de la phase de fabrication du bonnet suivant une technique de diminution de points. Selon un autre aspect de l'invention, on fabrique séparément chaque moitié de soutien-gorge et on les réunit ensuite, la fabrication de chaque moitié étant caractérisée par le fait qu'elle comprend une opération consistant à fabriquer un fourreau comportant dans sa paroi latérale une poche apte à constituer un bonnet de soutien-gorge, et une opération consistant à ouvrir le fourreau en le découpent suivant une ligne passant à proximité de la poche et allant d'une extrémité à l'autre du fourreau. Dans la pratique, il est commode de fabriquer le fourreau sur un métier à tricoter circulaire tel que ceux utilisés pour la fabrication des bas ou des collants et le fourreau à poche obtenu est, après découpage comme indiqué ci-dessus, soumis à une nouvelle opération de découpage de façon à conférer la forme voulue à la partie du fourreau qui constituera le dessus du bonnet et le dos de cette moitié du soutien-gorge. On décrira ci-aprèsune réalisation de soutien-gorge conforme à la présente invention, en référence aux figures du dessin joint sur lequel on voit - en figure 1, une vue en perspective d'un fourreau utilisé dans un procédé de fabrication conforme à la présente invention - en figure 2, une vue du fourreau de la figure î, mis à plat, après découpages, et - en figure 3, une vue partielle du soutien-gorge obtenu conformément à la présente invention. On voit, en figure 1, un fourreau 1 qui constitue le produit de départ pour la fabrication d'une moitié de soutiengorge, conformément à la présente invention. On supposera, par exemple, que ce fourreau est destiné à la fabrication de la moitié droite du soutien-gorge vu de face. On fabrique le fourreau sur un métier circulaire à bas avec du fil mousse tel les fils utilisés habituellement pour la fabrication d'un collant, par exemple du fil 2 x 30 ou 2 x 40. On utilise, de préférence, un métier ayant un nombre d'aiguilles très élevé de façon à obtenir des mailles très fines. On peut, par exemple, utiliser un métier à quatre cents aiguilles. Avec une technique similaire à celle utilisée pour la constitution du talon d'un bas ou d'un collant, on fait en sorte que le fourreau présente de fabrication une poche 2 dans sa paroi latérale. Il s'agit d'une technique de fabrication avec diminution de points qui est connue en soi des hommes de métier et qu'il n'est donc pas nécessaire de décrire en détail. On indiquera seulement que, par rapport à la- technique de fabrication d'un talon, la technique de fabrication d'une poche-bonnet se distingue par le fait que les extrémités A et B de la poche sont aussi éloignées que possible alors que les points O et D sont aussi rapprochés que possible. Dars la pratique, la distance AB mesurée à l'extension maximale de la poche élastique est, par exemple, de l'ordre de 21 cm alors cl'elle est habituellement de 13 à 14 cm dans le cas du talon d'un bas, et la distance CD mesurée dans les stmes conditions d'extension est de l'ordre de 6 cm alors qu'elle est de l'ordre de 9 à 10 cm dans le cas du talon d'un bas. Lors de la fabrication de la poche, le métier travaille en alternatif et on utilise un nombre d'aiguilles supérieur à celui normalement utilisé pour la fabrication d'un talon, soit par exemple cent quatre vingtsaiguilles au lieu de cent quarante à cent soixante dans le cas du bas. Pendant la fabrication du reste du fourreau, on utilise normalement les ouatre cents aiguilles du métier. Le processus de fabrication du fourreau comporte une première phase dans laquelle on fabrique la partie ceinture 3 du fourreau puis une seconde phase dans laquelle on fabrique le reste 4 du fourreau, cette seconde phase comportant également la fabrication de la poche 2. La partie ceinture 9 est destinée à constituer la bordure inférieure élastique de la moitié de soutien-gorge, la poche constituera le bonnet et le reste du fourreau constituera les parties séparateur 5, basque 6, dessus de bonnet 7 et dos 8 de la moitié de soutien-gorge, parties qui sont repérées sur la figure 2. On obtient la moitié de soutien-gorge représentée sur la figure 2, à partir du fourreau de la figure 1, par découpage du fourreau suivant une ligne 9, ouverture du fourreau et à nouveau découpage du fourreau à l'emporte-pièce suivant une ligne 10, ce dernier découpage étant destiné à donner sa forme au bord supérieur de a moitié de soutien-gorge. La ligne 9 de dóeoupase peut être une ligne droite et on comprendra qu'elle est réalisée à proximité de la poche de façon que la partie comprise entre la poche et cette ligne soit apte à constituer la partie séparateur 5 de la moitié de soutiengorge. La ligne de découpage 10 est choisie à volonté suivant la forme que l'on veut donner au bord supérieur de la moitié de soutien-gorge. La moitié droite de soutien-gorge ainsi obtenue est assemblée à la moitié gauche obtenue par un procédé similaire, l'assemblage se faisant suivant la ligne 9 de la moitié droite avec la ligne correspondante de la moitié gaucbe. il est à noter que dans le cas ae la moitié gauche, la ligne 9 se trouve à proximité du point B au lieu de se trouver à proximité du point A, comme on le comprend aisément. On notera qu'il n'est pas obligatoire que les deux moitiés de soutien-gorge soient réunies cirectement l'une à l'autre le long de la ligne 9 et il rentre dans le cadre de l'invention de les réunir par une pièce intermédiaire. le soutien-gorge est à volonté agrémenté de lisières ou dentelles suivant les effets désirés. Enfin, il est muni de bretelles et d'un moyen de fixation des deux extrémités du soutien-gorge. La figure 3 montre le soutien-gorge obtenu, la figure étant essentiellement limitée à la moitié droite 1 du soutiengorge avec sa poche 2 et son profilé inférieur 3, la figure montrant également un galon -ouligrant le bord supérieur 10, la bretelle Il et le début d'un cordon d'attache 12. Un soutien-gorge conforme à la présente invention présente à l'observateur des particularités qui le caractérise. Ainsi, le bonnet du soutien-gorge neprésente ni couture ni pince et apparaît comme-une sorte de monticule au-dessus du support mis à plat. De mime, on n'observe pas de couture entre le bracelet élastique inférieur et le support du bonnet. enfin, si l'on examine attentivement le bonnet, on y décèle la présence des points qui ont été repérés C et D sur les dessins, On peut d'ailleurs faire ces constatations sur l'échan- tillon oint à la présente demande de brevet, l'invention n'est pas évidemment limitée ni à une matière carticulière pour la constitution du soutien-gorge, ni à une couleur particulière pour cette matière. REVENI)ICATIONS 1. Moitié droite ou gauche de soutien-gorge, comprenant un bonnet et un support qui fournit la partie séparateur, la partie basque et la partie dos de cette moitié, caractérisée en ce que le bonnet vient de fabrication sur ledit support, en sorte qu'il ne présente ni pince ni couture. 2. Procédé de fabrication d'une moitié droite ou gauche de soutien-gorge selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on fabrique le bonnet et son support surun métier à tricoter circulaire qui, lors de la phase de fabrication du bonnet, travaille en alternatif suivant une technique de diminution de point. 3. Procédé de fabrication d'une moitié droite ou gauche de soutien-gorge selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend une opération consistant à fabriquer un fourreau constituant ledit support et comportant dans sa paroi latérale ladite poche, et une opération constant à ouvrir le fourreau en le découpant suivant une ligne passant à proximité de la poche et allant d'une extrémité à l'autre du fourreau. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que ledit fourreau comporte, venue de fabrication avec lui, une ceinture élastique destinée à constituer le bord inférieur de la moitié de soutien-gorge. Procédé selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisé en ce qu'on fabrique le bonnet et son support avec un fil mousse. 6. Procédé de fabrication d'un soutien-gorge, caractérisé en ce qu'on fabrique séparément la moitié droite et la moitié gauche du soutien-gorge par un procédé selon l'une des revendications 3 et 4, et en ce qu'on réunit ensuite directement ou indirectement les deux moitiés le long des lignes de découpage des deux fourreaux. 7. Procédé de fabrication selon l'une des revendications 2 à 6, caractérisé en ce qu'on utilise un métier à bas, conformément à l'exemple décrit. 8. Moitié de soutien-gorge ou soutien-gorge obtenu par un procédé selon l'une des revendications 2 à 7, caractérisé par le fait que le ou les bonnets comporte chacun deux points tels les points C et D de la figure 3.