Dans le procédé de production de pate à papier h-ra=t,qui est bien connu des experts en ce domaine, on obtient ce l'on appelle couramment des condensats aqueux. Ces condensats résultent principalement des matières condensables provenant du lessiveur par le clapet de décharge, des condensables provenant de la cuve de soufflage et des condensables provenant des évaporateurs qui concentrent la liqueur ou lessive noire résiduaire de cuisson. On peut facilement discerner ces endroits d'un procédé de production de papier kraft en regardant l'organigramme no 1 qui est un diagramme schématique d'un procédé classique de production de papier kraft. Les condensats aqueux ne contiennent en général pas ou essentiellement pas en dissolution de sels minéraux ou de substances organiques non volatiles. Les condensats aqueux se caractérisent par une odeur typique provenant généralement de sulfures organiques comme (CH3)2S dissous dans le condensat. Les condensats contiennent également des quantités importantes de composés volatils non soufrés, de façon prédominante du méthanol,mais également de l'acétone, des terpènes et autres substances. La présence de ces matières organiques volatiles fait que ces condensats ne conviennent pas pour de nombreuses utilisations de l'eau pour lesquelles ces condensats seraient extremement intéressants en l'absence de matières minérales dissoutes et de matières non volatiles organiques dissoutes. Il est donc de pratique courante d'envoyer les condensats vers des égouts. L'augmentation de l'importance du combat contre la pol- lution a cependant concentré un intéret nouveau sur les condensats, puisque les matières organiques volatiles dissoutes peuvent représenter jusqu'à 25 à 35 # de la DBO5 d'une fabrique à papier kraft. De nombreux procédés ont été proposés ou sont actuellement utilisés dans certaines fabriques de papier kraft pour réduire ce problème des effluents. Les condensats ont servi au lavage de la pate avec un certain degré de succès, mais la présence de composés odorants rend généralement ces condensats indésirables pour le lavage de la pate puisque l'odeur tend à se fixer sur la, pate lavée et à se fixer potentiellement sur le produit final en papier -ULliiS que cela donne naissance å des conditions inopportunes d'odeurs dans les zones opératoires. De sérieux problèmes de moussage ont été rencontrés par certaines fabriques lors des tentatives d'utiliser des condensats pour le lavage des pâ- tes. L'utilisation prolongée et répétée de condensats, par recyclage ou dans des cycles fermés, comme eau de lavage des pates à la place d'eau fraîche a pour effet d'augmenter la concentration des matières organiques volatiles dans ces condensats. Cela tend bien évidemment à aggraver le problème pre- cité de l'odeur puisqu'il n'y a aucun endroit permettant de contrebalancer la-production nette de matières organiques volatiles, lors de la transformation du bois en pâtre, par un enlèvement réglé des matières organiques volatiles. Le méthanol contenu dans les condensats a pour effet d'abaisser la tension superficielle de ces condensats, ce qui est un facteur intéressant pour leur utilisation comme eau de lavage des pates. Cependant, la présence de composés odorants, aussi bien que de composés générateurs de mousse, empêche de tirer pleinement avantage de ce facteur, comme étudié dans les paragraphes précédents. Certaines fabriques de papier kraft utilisent des condensats dans diverses opérations comme pour le lavage des boues résiduaires de-chaux, la dissolution de la masse saline fondue ou salin ou le lavage du four à chaux, comme moyen de diminuer la charge de pollution par l'eau qui s'associerait à ces condensats si on les rejetait directement aux égouts. L'inconvénient de ces pratiques est que cela tend à aboutir à une augmentation de la pollution de l'air, bien que l'on ne dispose d'aucun chiffre précis pour mieux cerner le problème. Un autre procédé consiste à utiliser une tour de refroidissement avec évaporation. Dans ce procédé, on fait cir culer à nouveau les condensats dans une tour où l'on utilise un contact avec de l'air pour obtenir soit ùn refroidissement de l'eau par une évaporation,soit une oxydation biolo gique des substances organiques, soit les deux processus a la fois. Le but de ces pratiques est la conservation de l'eau ou une diminution de la charge de pollution de l'eau ou bien l'on vise les deux buts à la fois.L'inconvénient principal de ces pratiques est qu'il est difficile d'éviter que les matières organiques volatiles provenant des condensats remis en circulation ne s'échappent vers l'atmosphère et ne contribuent à augmenter la pollution de l'air. La présente invention concerne en général les modes opératoires suivants qui sont présentés à l'organigramme ng 2, lequel est un schéma du procédé classique de production de papier kraft montré dans l'organigramme no 1, mais avec l'addition des caractéristiques de la présente invention ORGANIGRAMME N ORGANIGRAMME N 2 Dans la présente invention, on fait passer les condensats aqueux provenant du procédé de production de pute à papier kraft dans une colonne de charbon actif granulaire ou bien l'on met ces condensats aqueux en contact avec du charbon actif en opérant d'une autre façon convenable pour enlever certaines matières organiques volatiles tout en vent essentiellement pas de méthanol.On utilise à nouveau les condensats, après leur traitement par le charbon, pour le lavage de la pâte à la place d'eau fraîche. La quantité de méthanol contenue dans les condensats provenant du procédé de production de pate à papier augmente sensiblement par l'utilisation répétée, pour le lavage de la pâte, des condensats traités par le charbon actif. On retire alors le méthanol d'une portion du condensat traité par le charbon et qui présente une concentration accrue en méthanol en effectuant une distillation fractionnée permettant de produire environ 3,8 à 7,6 litres de méthanol comme sous-produit par tonne de pate produite. Cela équivaut approximativement à la production nette de méthanol que l'on obtient dans le processus de formation d'une pâte à papier kraft. On soumet le charbon actif usagé, qui comporte des matières organiques volatiles de charge adsorbée, à une régénération par des moyens courants de régénération, de préférence un strippage ou entratnement à la vapeur d'eau, pour permettre une utilisation répétée de ce charbon actif. On traite les matières volatiles organiques ainsi enlevées du charbon actif, avec la vapeur d'eau ayant servi à ce strippage ou à cet entraînement, par une distillation fractionnée ou un autre moyen qui convient pour obtenir des sous-produits intéressants supplémentaires comme l'acétone et les terpènes. Des portions moins intéressantes de ce courant total sont également traitées de façon appropriée en vue d'un recyclage ou en vue d'une élimination ne soulevant pas de problème de pollution, par exemple par une combustion dans le four de récupération. L'organigramme n2 1 présente à titre illustratif le principe d'un lessiveur pour charges discontinues et d'un évaporateur à effets multiples. Le procédé de li présente invention ne se limite cependant pas #insi ,mais il est appli- cable à une utilisation avec des lessiveurs continus et a#vec d'autres lessiveurs ; il est applicable à des condensats obtenus d'une façon différente de celle indiquée et le procédé est applicable à des systèmes qui diffèrent de celui indiqué entre les points E et F des organigrammes no 1 et n 2. Le procédé de la présente invention a été appliqué avec succès au traitement de ce que lton appelle le courant ou condensat aqueux sous térébenthine (voir le point B de lsorganigramme no 2) qui est un condensat aqueux provenant du procédé de production de pâte à papier kraft et qui possède la composition approximative indiquée au tableau I suivant, entermes de milligrammes de carbone organique total (CO ou COT) par litre de condensat. En plus de la composition d'origine, on indique également la composition résiduelle obtenue par un traitement à l'aide de 10 g de charbon actif "Darco S-51 t par litre. TABLEAU I COT mg/l (condensat COT, mg/l traité par 10 g de Constituant (condensat charbon actif par li non traité) tre de condensat) Méthanol 2240 2240 Acétone 345 130 Néthanethiol (,CH3SH) 209 84 Méthyldithiomethane (CH3SSCH3) 51 Terpènes et terpinéols Non identifié 739 20 TOTAL 3600 2475 Le procédé a également été appliqué avec succès au traitement du condensat de l'évaporateur (voir le point D de l'organigramme no 2)provenant de ltévaporation de la liqueur ou lessive noire ,qui est un condensat obtenu pendant la concentration classique de la liqueur ou lessive noire par évaporation.Les composés organiques volatils contenus dans ce condensat comprennent la plupart de ceux qui sont présents dans le courant sous térébenthine précité,mais à de plus faibles concentrations. La teneur en méthanol du condensat est d'environ 110 à 500 mg/î, calculée en COT, alors que les autres composés organiques pris ensemble équivalent à environ 50-180 mg de COT par litre. Le tableau Il suivant indique les compositions d'ori- gine et les compositions finales correspondant aux exemples 2 et 3 après traitement par 10 g de charbon actif par litre, ces compositions étant exprimées en milligrammes de carbone organique (COT) par litre de condensat. TABLEAU Il Constituant Exemple 2 Exemple 3 Non traité Traité Non traité Traité COT, mg/l COT, COT, mg/l COT, mg L m/l Méthanol 490 445 173 120 Matières organiques qui ne sont pas du méthanol 177 58 52 0 Grâce à la continuation du recyclage et de l'adsorption des constituants non méthanoliques sur le charbon, on laisse la concentration en méthanol du courant de condensat augmenter jusqu'à environ 2 fo en volume.On soumet un courant latéral ou secondaire de condensat, représentant environ 15 litres de méthanol sur 760 l/t de pâte, sur un courant total de condensat d'environ 7600 l/t de production de pâte, à une distillation fractionnée de façon à obtenir environ 7,6 litres de méthanol essentiellement anhydre, cependant que 7,6 litres environ de méthanol restent dans le produit de queue de la colonne de distillation avec la quasi-totalité de l'eau que l'on renvoie vers le laveur à pâte brune avec le courant principal du condensat traité par le charbon, comme indiqué dans l'organigramme no 2. L'appareil utilisé dans l'exemple suivant consiste en un tube en "Plexiglass" de 2,75 mm de diamètre intérieur sur 100 cm de longueur, monté verticalement et garni jusqu a une hauteur de 94 cm par 261,5 g de charbon actif granulaire "Dárco" (0,42 mm-0,84 mm). Le condensat aqueux utilisé dans cet exemple est un mélange de 30 parties d'un condensat combiné d'évaporateur (condensat aqueux provenant du point D de l'organigramme no 2) et d'une partie du courant sous térébenthine du déc#- teur (condensat aqueux provenant du point B de l'organigrallme n 2). On règle à environ 10 mlăn, ce oui équivaut à un échange d'un volume de lit par heure, l'écoulement de ce condensat aqueux mélangé dans la colonne garnie de charbon. On maintient cet écoulement pendant une période de 171 heures, interrompue une fois seulement pendant une période de 1 et demie heure/par suite d'une défaillance mécanique de la pompe. Initialement et pendant tout le fonctionnement, on recueille des échantillons de l'alimentation et de lèffiuent de la colonne et l'on analyse ces échantillons pour y déterminer un certain nombre de paramètres. Les résultats obtenus sont énumé- rés au tableau III et au tableau IV. TABLEAU III Alimentation et sortie de la colonne au bout de 2 heures et de 4 heures 1/2 Alimenta- Sortie de # d'enlè tion de la colonne vement la colonne ~~~~~~~~~~~ ~~~~~~~~~~ Couleur, unités de couleur APHA* 259 0 100 Odeur (% d'intensité relative) 100 0 100 pH 8,9 5,5 Carbone organique (mg/l) 250 164 34 Méthanol, ppm 429 418 2,6 Terpènes et terpinéols (mg/l) 23 0 100 Exprimés en carbone organique, mg/l :: Méthanol 161 157 2,6 Terpènes et terpinéols 18 0 100 Autres 71 7 90 TOTAL 250 164 34 *American Public Health Association TABLEAU IV Enlèvement de carbone total Temps Alimentation Sortie de la Enlèvement du car- écoulé, de la colonne, colonne, car- boue total, go heures carbone total, bone total, mg/l mg/l mg/l 4 1/2 250 164 34 22 1/2 236 170 28 50 259 174 33 74 216 166 23 142 224 172 23 168 1/2 240 174 27 En se fondant sur les données#concernant le débit de la colonne et de carbone total, on voit que le carbone organique total (COT) enlevé du condensat combiné représente 6600 mg sur un débit total de 101,7 litres. On transfère ensuite le charbon actif dans un autre récipient comportant un dispositif de chauffage. On laisse passer dans le charbon actif, pendant 3 heures environ, de la vapeur surchauffée à une température comprise entre 115O et 155OC afin d'enlever la matière adsorbée. On condense la vapeur d'eau en utilisant à la fois de. l'eau de refroidissement et un bain de glace. On collecte en 12 parties aliquotes de 116 à 158 ml chacune un volume total de 1665 ml de condensat de vapeur d'eau de balayage ou de strippage. On analyse toutes les parties aliquotes pour déterminer la teneur en carbone organique total, et l'on soumet plusieurs de ces parties aliquotes à des analyses de détermination de composés particuliers, comme indiqué aux tableaux V et VI. TABLEAU V Récupération du carbone organique total par strippage à la vapeur d'eau Partie Volume, Carbone orga- Carbone organialiquote, ml nique total, que total enlevé, n mg/l ~~~~~~~~~~~~~~~~~ 1 135 2320 313 2 139 1300 181 3 137 718 98 4 141 487 69 5 141 425 60 6 157 397 62 7 128 318 41 8 129 274 35 9 144 259 37 10 158 239 38 11 140 234 33 12 116 265 31 TOTAL 1665 998 TABLEAU VI Analyse de parties aliquotes choisies Composé, exprimé en carbone organique Partie aliquote, no total, mg/l 1 2 6 12 CH3OH 375 --- --- N.A. CH3 CR0 96 56 47 N.A. CH3SH --- --- 11 N.b. C H OH 89 23 --- N.A. (CH3)2C0 398 557 25 N.A. (CH3)2S 644 430 22 N.A. CH3COG2H5 311 199 46 RRT 2 232 335 --- --- N.A. RRT 2 508 242 --- --- N.A. RRT 2 758 219 8 --- N.A. (CH3)2S2 trace trace 190 N.A. Alcools terpéniques 101 109 45 42 TOTAL 2815 1474 364 42 Les tableaux V et VI montrent que l'on enlève facilement la plupart de la matière adsorbée en effectuant un strippage ou entraînement à la vapeur d'eau et en utilisant une quantité relativement faible de vapeur d'eau. Le carbone organique total non méthanolique de la première partie aliquote a une concentration d'environ 25 fois sa concentra- tiOil dans le liquide d'alimentation. La quantité de méthanol adsorbé est négligeable, comme on le voit au tableau III, copendant que le méthanol récupéré dans la partie aliquote no 1 représente surtout de la substance adhérant par voie physique et qui est restée sur le charbon après égouttage par gra- vité et avant lavage ou strippage à la vapeur d'eau. On soumet le carbone ayant subi un strippage à la vapeur d'eau à des essais pour en déterminer la capacité d'ad sorption par comparaison avec du charbon frais, en établissant des isothermes d'adsorption, c'est-à-dire en mesurant les concentrations résiduelles de carbone organique total (COT) et de composés spécifiques dans les solutions d'essai d'un condensat combiné qui a été mis au contact de diverses doses spécifiées de charbon actif TABLEAU VII Adsorption par du charbon actif frais et par du charbon régénéré A : charbon frais B : charbon régénéré Dose de charbon, COT, mg/l Couleur#, unités g/l de couleur APHA % d'odeur A B A B A B O 272 270 36 122 100 100 1 232 234 19 34 50 50 2,5 220 216 15 27 30 30 5 210 218 3,8 30 10 20 7,5 210 214 1,5 30 10 15 10 205 212 1,5 20 10 10 Dose de charbon, C H OH (CH3)2CO (CH3)2S gll mg/l mg/l mg/l A B A B A B O 9 13 il 12 16 17 1 10 3 14 8 18 6 2,5 10 9 6 9 7 tr. 5 7 -- 7 7 3 tr. 7,5 10 5 7 5 tr. 10 6 5 7 3 tr. Il ressort de ces données que la capacité d'adsorption a été restaurée en ce qui concerne les composés odorants et d'autres constituants non méthanoliques,ce qui permes une uti- Li- libation répétée du charbon sactif. Cependant si les corps colorés sont présents en des concentnitions importantes, le charbon perd sa cpacité d'adsorpLiJn après un certain nu:!ore de cycles d'adsorption et de regeneration ,et ce cl-#rboa doit etre jeté ou bien il doit etre régénéré par l'un quelconque des procédés thermiques bien connus de régénération. Dans l'exemple suivant, l'appareil utilisé consiste en un tube en "lexiglass" de 2,75 cm de diamètre intérieur sur 100 cm de longueur, monté verticalement et garni jusqu'à une hauteur de 45 cm par 125 g de charbon actif "Darco" graulaire (0,42 mm-0,84 mm). Le condensat aqueux utilisé dans cet exemple est un mélange de 20 parties d'un condensat combiné d'évaporateur (condensat aqueux provenant du point D de l'organigramme no 2) et une partie du courant sous térébenthine (condensat aqueux provenant du point B de l'organigramme no 2). On règle à environ 15 ml/mn, ce qui équivaut à l'échange de trois volumes de lit par heure, pendant une période de 144 heures,l'écoule- ment de ce condensat mélangé dans la colonne garnie de charbon. On réduit ensuite à 5 ml environ par minute cet écoulement et on le maintient à cette valeur pendant 420 heures supplémentaires. Au début et pendant toute l'opération, on collecte des échantillons de l'alimentation et de l'effluent de la colonne et on les analyse pour déterminer un certain nombre de paramètres. Les résultats obtenus sont résumés au tableau VIII. Ces résultats indiquent que l'excellent enlèvement que l'on obtient dans le cas des constituants non méthanoliques, en particulier ceux du type odorant représentés par (CH3)2 s et par les alcools terpéniques, et ceux du type donnant des composés chimiques organiques intéressants, représentés par les alcools terpéniques. En se fondant sur les données d'écoulement dans la colonne et de carbone organique total, on peut indiquer que le carbone organique enlevé du condensat aqueux s'élève à 8874 mg de carbone organique total sur un écoulement total de 245 litres. TABLEAU VILI Àlir:entation et sortie de colonne Coriiposé Nombre Aliment2- Sortie de V d d'neures tion de la colon- 7ave- de fonc- la colon- ne ment tionne- ne ment Carbone organique total, mg/l 1 à 144 276 225 18,5 145 à 322 302 260 13,9 323 à 564 280 266 5,0 Carbone organi- 1 à 144 70 29 58,6 que total non 145 à 322 91 68 25,3 méthanolique, mg/l Carbone organique total méthanolique, 1 à 144 206 196 4,9 mg/l 145 à 322 211 192 9,0 CH3CHO, mg/l 1 à 144 27 17 37 145 à 322 10 8 20 (CH3)2S, mg/l 1 à 144 40 12 70 145 à 322 24 12 50 Alcools terpéniques, mg/l 18 15 trace 99 Couleur, unités de couleur APHA 18 255 203 20 Odeur, # 18 100 10 90 144 100 90 10 Dans un procédé mis en oeuvre en vue d'enlever des composés odorants et des produits valables, il est nécessaire de mettre toujours en contact l'effluent avec un charbon actif ayant une capacité suffisante d'adsorption de ces matières. Il est aussi très intéressant de saturer le charbon actif par des substances adsorbées avant de le jeter afin de réduire à son minimum la dépense occasionnée par ce charbon. La saturation est aussi très intéressante avant la régénération du charbon pour réduire à leur minimum les frais de régénération et pour permettre la récupération des matières dé sorbées à la concentration maximale possible. On parvient généralement à satisfaire ces deux exigences contradictoires, à savoir de saturer le charbon et d'avoir une capacité d'adsorption disponible, en faisant fonc tionner deux ou plusieurs étages ou colonnes en série. La première colonne est celle atteignant la saturation alors que la dernière colonne a beaucoup de capacité d'adsorption encore disponible pour produire un effluent ayant les caractéristiques voulues. Dans le présent exemple, pendant la période initiale d'environ 50 à 100 heures, la colonne présente suffisamment de capacité d'adsorption disponible pour fonctionner en jouant le role d'un tel "dernier étage", alors qu'ensuite et en particulier au bout de 322 heures, elle est très près de la saturation. A la fin de l'essai d'adsorption de colonne ci-dessus, on met à part une partie du charbon pour la détermination d'un isotherme d'adsorption. On met le reste du charbon saturé en contact avec de la vapeur d'eau afin de régénérer le charbon. La température de la vapeur d'eau se situe entre 890 et 165OC, et le traitement par la vapeur d'eau a lieu sous un vide correspondant en moyenne à 53-55,5 cm de mercure. On fait passer la vapeur d'eau et les composés désorbés dans un conden- seur refroidi par de l'eau puis dans un flacon de collecte immergé dans un bain de glace. -On collecte la vapeur d'eau condensée et les matières organiques en des portions aliquotes que l'on analyse pour en déterminer la teneur en carbone organique, comme indiqué au tableau IX. On obtient une bonne récupération des composés à point d'ébullition élevé comme les alcools terpéniques, alors que les substances à plus faible point d'ébullition ne sont qu'incomplètement condensées. La concentration en carbone organique total (COT) dans le condensat total de strippage de la vapeur d'eau est 11,1 fois aussi élevéekue la concentration en carbone organique total non méthanolique dans l'alimentation du système d'adsorption sur du charbon. Les 9 premières parties aliquotes du condensat de strippage présentent même un facteur plus élevé d'enrichissement, égal à 14,4. Lobservation et la comparai- son avec les résultats de strippage à la vapeur d'eau de l'exemple 4 montrent que, grâce à un choix approprié de 1 teri-pérature et de la pression pendant le strippage à la va- peur cl'eau, on peut réaliser un préfrationnement des coi o- sés organiques,ce qui simplifie le frac-tionnnment subsèquen# er ces sous-produits intéressants. On a effectué des essais de détermination des isothermes d'adsorption sur ce charbon régénéré, sur le chardon saturé et sur le charbon frais non utilisé. Les résultats de ces essais montrent que l'on peut très bien régénérer le charbon par un strippage à la vapeur d'eau en ce qui concerne son aptitude à enlever l'odeur et le carbone organique total non méthanolique. Cependant, le charbon n'est pas régénéré en ce qui concerne l'adsorption de la couleur. Par conséquent, il faut remplacer le charbon par du charbon frais après environ 20 cycles d'adsorption et de désorption ou bien il faut régénérer ce charbon par d'autres moyens, par exemple par une extraction à l'aide d'une substance alcaline caustique ou en appliquant une régénération thermique effectuée à une température élevée. TABLEAU IX Récupération du carbone/organique total par strippage à la vapeur d'eau Partie Carbone orga- Carbone organique aliquote, Volume, nique total, total enlevé, n ml mg/l 1 219 880 193 2 186 786 146 3 198 1276 253 4 268 1256 337 5 234 1556 364 6 200 1046 209 7 206 867 179 8 199 1575 313 9 222 1027 228 10 226 557 126 11 223 428 95 12 214 228 49 13 185 222 41 14 117 267 31 15 96 1141* 110 *le vide a été arrêt. TABLEAU X Essai de détermination des isother.#es d'adsorption A : charbon frais B : charbon usagé C : charbon régénéré Dose de charbon. g/l : 0 0,5 1.0 2,5 5.0 7,5 10,0 Paramètre Charbon Odeur (%) A 100 80 70 60 50 40 30 B 100 90 80 70 70 N.E. 70 C 100 70 60 30 30 20 10 Carbone organi- A 276 244 238 216 208 213 206 que total (mg/l) B 281 255 256 259 247 N.E. 254 C 290 250 231 225 213 217 219 Couleur (unités A 30 37 15 15 4 0 0 de couleur APHA) B 37 67 82 37 26 N.E. 37 C 37 45 41 30 22 15 26 N.E. : Essai non effectué Il ressortira de ce qui précède que la présente invention parvient aux buts qu'elle s'est assignée, du fait que l'on obtient bien une diminution de la pollution de l'eau provenant des condensats de production de pâte à papier krart,et du fait qu'il y a conservation de l'eau et production de sousproduits organiques. Il va de soi que la présente invention n'a été décrite qu'à titre illustratif et non limitatif et qu'elle est susceptible de diverses variantes entrant dans son cadre et dans son esprit. R ~ NDICATIONS 1 . Procédé pour séparer des composés organiques des condensats aqueux provenant du lessiveur, de la cuve de souf flage et des évaporateurs dans un procédé de production de pâte à papier kraft comportant des dispositifs de lave de la pâte ou des produits, ce nouveau procédé étant caractérisé sé en ce qu'on conduit les condensats aqueux provenant de l'un au moins des éléments suivant l'équipement : le lessiveur, la cuve de soufflage et les évaporateurs, vers un réci- pient contenant du charbon actif, on met ce charbon en contact avec les condensats aqueux, ce qui détermine l'adsorp- tion de la matière organique choisie sur ce charbon et le fait qu'une autre matière organique choisie n'estpasadsorbée par ce charbon ; on retire de ce récipient un courant principal des condensats aqueux ayant subi le contact et ne comportant plus la matière organique choisie et l'on conduit au moins une portion do ce courant principal vers un dispositif de séparation permettant de séparer l'autre matière organique choisie du reste des condensats aqueux. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matière organique choisie et qui est adsorbée comprer# de l'acétone, du méthanethiol, du méthyldithiométhane, des terpènes et des terpinéols. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'autre matière organique choisie comprend du méthanol. 4. Procédé selon l'une des revendications 1 et 3, caractérisé en ce que le moyen de séparation comprend une colonne de distillation. 5. Procédé selon les revendications 1, 2, 3 et 4 prises ensemble, caractérisé en ce qu'on fait circuler à nouveau vers le processus de production de papier kraft, en vue d'une réutilisation dans ce processus, le courant principal riche en méthanol et qui n'est pas conduit vers la colonne de distillation ainsi que les queues de cette colonne de distillation, moins le méthanol séparé par distillation. 6. Procédé selon les revendications 1 et 4 prises en semble, caractérisé en ce quton fait circuler à nouveau vers le processus de production de papier Xrafl, en vue d'une réutilisation dans ce processus, le courant principal qui n'est pas conduit vers la colonne de distillation ainsi que les queues provenant de cette colonne de distillation. 7. Procédé selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que la remise en circulation s'effectue vers le dispositif de lavage de la pate ou des substances du processus de production de papier kraft. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'on régénère le charbon actif en le mettant en contact avec de la vapeur d'eau qui vaporise la matière organique choisie,laquelle sera ensuite condensée avec la vapeur d'eau. 9. Procédé perfectionné de production de pâte à papier kraft, comportant un lessiveur de pâte relié en série à une cuve de soufflage reliée elle-meme en série à des dispositifs de lavage de la pâte brune, eux-mêmes reliés en série à des évaporateurs destinés à concentrer la liqueur ou lessive de pâte noire, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on conduit le condensat aqueux circulant sous la térében- thnn9,e Aui résulte de la séparation de la térébenthine et des condensats aqueux provenant du lessiveur et des vapeurs de la cuve de soufflage, ainsi que les condensats aqueux provenant des vapeurs des évaporateurs, vers une colonne contenant du charbon actif ; on met le charbon actif en contact avec ces condensats aqueux, et le méthanol n'est sensiblement pas adsorbé par le charbon alors que les constituants non méthanoliques sont sensiblement adsorbés par le charbon ; on retire de la colonne de charbon actif un courant principal de ces condensats aqueux moins les constituants adsorbés,et lton fait circuler à nouveau ce courant principal vers les dispositifs de lavage de la liqueur ou pâte brune, en prélevant sur ce courant principal provenant de la colonne de charbon actif un courant latéral ou secondaire que l'on conduit vers une colonne de distillation où l'on enlève le méthanol ; on fait circuler à nouveau les queues de la colonne de distillation vers le dispositif de lavage de la pâte brune ; on régénère le charbon actif usagé de la colonne en mettent ce charbon en contact avec de la vapeur d1eau,qui provoque la regoneration du charbon actif et provoque la distillation des substances organiques adsorbées sur le charbon ; et l'on condense ces substances organiques avec la vapeur d'eau.