On remédie aux carences de nutrition des végétaux ligneux par aspersion foliaire ou par traitement de leurs racines à l'aide de substances destinées à leur apporter les compléments nécessaires à leur croissance. La présente invention a pour objet un procédé de vaccination des végétaux ligneux dont l'efficacité est supérieure à celle des techniques connues, évoquées ci-dessus, tout en offrant l'avantage d'une mise en oeuvre plus simple et également très générale car s'appliquant à tous les végétaux de ce type arbres (fruitiers, forestiers, d'agremént), arbustes, ceps de vigne, etc. Par "vaccination", on entend un procédé de traitement ou de prévention des carences d'assimilation chez ces végétaux ligneux par apport d'une substance qui leur est bénéfique. A cet effet, le procédé selon la présente invention est essentiellement caractérisé en ce que l'on introduit la substance active par le tronc ou la tige du végétal, d'où elle se diffuse dans la sève élaborée; Le traitement selon la présente invention est effectué de préférence à l'occasion des principaux mouvements de sève. La substance active composée par exemple d'éléments plastiques,secondaires et catalytiques, introduite dans le sujet à traiter généralement à dose infinitésimale, sera directement solubilisée dans le circuit de la sève élaborée. On peut ainsi injecter ce produit nourricier à l'aide d'une seringue. Cependant, ce mode de vaccination, suivant lequel la totalité de la substance de traitement est fournie très rapidement au végétal, peut être abandonné au profit d'un autre mode de réalisation qui permet la diffusion très lente de la substance, et qui est, de ce fait, plus efficace. Conformément à ce mode préféré de réalisation du procédé selon l'invention, on enfonce dans l'aubier du végétal, éventuel- lement après avoir retiré une lamelle d'écorce à cet endroit, un petit conduit,renfermant la substance traitante,dont on a bouché, à l'aide d'un mastic,l'extrémité apparaissant à la surface de ltecorce,l'orifice laissé auvert du conduit se trouvant au contact de la sève descendante. L'écorce enlevée se reformera ensuite et la sève élaborée absorbera très lentement la substance apportée au végétal. Cette dernière sera donc véhiculée par la sève élaborée et utilisée conjointement avec elle afin de pallier d'éventuelles carences d'assimilation, principalement en oligo-éléments. De préférence, le conduit sera réalisé en un métal (par exemple alliage cuivre-zinc) et ii aura la forme d'un petit cylindre ou d'un petit cône que l'on introduira dans le végétal par son sommet. Un seul cône peut suffire pour traiter un arbre, ceci n'étant toutefois qu'une indication d'ordre très général, car le nombre de cônes dépend de plusieurs facteurs : âge et impor tance du sujet, nature, évolution de carences réelles ou induites. On décrira plus en détail ci-après, à titre indicatif et nullement limitatif, un mode préféré de réalisation du procédé selon la présente invention, en référence au dessin annexe sur lequel - La figure 1 est une coupe schématique d'un arbre sur pied, montrant le trajet de la sève et les moyens caractéristiques de l'invention. - La figure 2 est une coupe transversale simplifiée du tronc de l'arbre. Le trajet de la sèvt est schématisé par les flèches 1 et 2, les premières représentant la sève brute ou ascendante qui circule dans les vaisseaux du bois et les deuxièmes la sève descendante ou élaborée qui circule dans le liber et que l'on enrichit directement selon la présente invention par des compléments bénéfiques pour l'arbre. A cet effet, après avoir incisé une petite lamelle d'écorce, on enfonce dans l'aubier un petit cône métallique 3 ressemblant à un entonnoir, empli de la substance de traitement, de sorte que son sommet affleure la partie externe du liber, sa base ayant été au préalable bouchée avec un mastic 4. Le cône 3 restera ainsi fixé dans la partie profonde de l'écorce qui aura du reste tendance à se reformer en surface. Il est du reste bien entendu que le mode de réalisation qui a été décrit ci-dessus a été donné à titre d'exemple indicatif et nullement limitatif et que des modifications peuvent être apportées sans que l'on s'écarte pour autant du cadre de la pré- sente invention. REVENDICAT IONS 1.- Procédé de vaccination des végétaux ligneux, consistant à traiter ou à prévenir des carences d'assimilation chez ces végétaux, en leur apportant une substance qui leur est bénéfique, caractérisé en ce que l'on introduit ladite substance active par le tronc ou la tige du végétal, d'où elle se diffuse dans la sève élaborée. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite substance est injectée dans le tronc ou la tige à l'aide d'une seringue. 3.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que liron enfonce, dans l'aubier du végétal, éventuellement après avoir retiré une lamelle d'écorce à cet endroit, un petit conduit renfermant ladite substance, dont on a bouché l'extrémité apparaissant en surface avec un mastic, l'orifice laissé ouvert du conduit se trouvant au contact de la sève descendante. 4.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que ledit conduit est cylindrique ou conique. 5.- Procédé selon la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que ledit conduit est métallique. 6.- Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit conduit est réalisé en un alliage cuivre-zinc. 7.- Conduit tel que défini à l'une quelconque des revendications 3 à 6.