PROCEDE EP DISPOSITIF POUR LE TRAITEMEU EHERNIQUE DE iEWILLES DE VERRUE DANS UN FOUR DE RECHBUFli"BGE L'invention intéresse le traitement de feuilles de verre acheminées en position verticale, à travers un four, à cadence ou vitesse préétablies, soit pas à pas, soit de maniere continue, pour y être portées à la température de bombage et/ou de trempe. On utilise, en regle générale, pour le conditionnement thermique des volumes en vue de leur bombage et de leur trempe, des fours ayant plusieurs cellules de chauffage successives. Les feuilles sont accrochées à des pinces, elles-memes suspendues à des chariots transporteur3 qui se déplacent sur des rails placés au-dessus du four et traversent celui-ci pas à pas à une cadence imposée par la cadence de travail de la presse de bombage ou de l'installation de trempe placées en aval. Ce procédé, largement appliqué pour la fabrication de vitrages pour véhicules automobiles, est décrit par exemple dans les brevets ou demandes de brevets DE ÂS Il 06 039 et 15 96 382, DE OS 28 37 985 et US 3 7 44 985. Dans d'autres cas, selon par exemple la publication de brevet français FR 23 16 197, les feuilles sont acheminées à travers le four de manière continue. Il est également connu par les publications citées ci-dessus de régler la puissance électrique fournie aux organes chauffants soit selon un programme préétabli, soit en fonction de la température des feuilles de verre à la sortie du four. Les procédés connus travaillent de manière satisfaisante tant qu'il existe un certain équilibre entre 11 énergie électrique fournie et l'énergie consommée par le chauffage des volumes et les pertes dans le four, ce qui suppose que ces volumes soient transportés dans le four à un rythme constant. En pratique, le rythme de transport des feuilles de verre peut cependant subir des perturbations. Si, par exemple, à la suite d'une défaillance du mécanisme de trans- port ou de sa commande électrique, les chariots de transport et les feuilles de verre qu'ils transportent s'immobilisent de sorte que le séjour de certains d'entre eux dans le four se prolonge alors que le chauffage continue, les feuilles de verre dépassent la température prévue. Bulles se ramollissent de plus en plus, si bien que les pinces ne peuvent plus les retenir. En règle générale, c'est l'ensemble des volumes présents simultanément dans le four qui tombent alors dans le fond où de plus en plus de verre se rassemble lorsque de telles perturbations se renouvellent. Dans sa chute, le verre peut parfois venir au contact des résistances chauffantes et provoquer un courtcircuit.De plus, sa présence dans le four perturbe l'échauffement des feuilles suspendues au-dessus. Il faut donc l'éliminer , or, son évacuation prend un temps non négligeable pendant lequel il faut interrompre la production. Ces incidents provoquent donc su fin de compte une perte de production sensible. btinvention a donc pour objet d'empêcher que les feuilles de verre ne tombent de leurs pinces d'accrochage en cas de perturbation dans leur système de transport. Selon l'invention, on réduit la puissance appoxtee aux éléments chauffants, jusqu 'a la supprimer le cas échéant, en cas de ralentissement du rythme ou de diminution- de la vitesse de transport par rapport au proramae préétabli et l'on refroidit, en outre, les feuilles de verre des la zone ou agissent les pinces d'accrochage. On vérifie donc si les chariots de transport ou les feuilles de verre se déplacent dans le four suivant le pro-çramT*1e préétabli. Si la vitesse effective de transport nlatteillt pas la vitesse prograrmée, ou si même les chariots de transport restent immobiles, ce qui conduirait aux difficultés signalées plus haut, on ne se contente pas de réduire ou de couper l'alimentation des organes chauffants, mais conjointement les feuilles de verre sont refroidies par un courant d'air qui élimine suffisaimnent de chaleur pour les empêcher de s'échauffer au-delà du point où, par ramollissement, elles se détacheraient des pinces.La seule suppression de l'énergie électrique fournie n'aurait pas l'effet désiré car la chaleur emmagasinée dans le four est généralement suffisante pour porter la température de la feuille à des valeurs inadmissibles, tout au moins dans la dernière partie du four où cette température est déjà assez proche de la valeur finale. Dans une version particulièrement avantageuse de l'invention, la surveillance du mouvement d'avance des feuilles de verre, la comparaison de ses paramètres réels de ce mouvement aux paramètres prévus, la commande du régulateur de puissance des résistances chauffantes et celle du ventilateur de refroidissement sont effectuées de manière automatique par des moyens de mesure et de réglage connus en- soi. D'autres caractéristiques de l'invention sont l'objet des- revendications secondaires et ressortent de la description suivante accompa gnée de figures montrant une forme preférée de l'invention. Les figures représentent Fig. 1 : une coupe longitudinale d'un four de chauffage de feuilles de verre à quatre cellules, conforme à l'invention, Fig. 2 : un schéma de régulation pour la mise en oeuvre de l'invention. Le four représenté figure 1 comprend une sole 1, un toit 2 formé de deux parties qui laissent entre elles, dans la direction longitudinale du four, une fente permettant le passage des dispositifs de suspension 3 auxquels sont fixées les pinces d'accrochage 4. Dans le sens de la longueur, entre son pignon amont 5 et son pignon aval 6, le four est divisé en quatre cellules étroites I, Il, III et IV comprises entre les deux parois latérales 7 et à travers lesquelles les feuilles de verre 10 sont acheminées pas à pas en direction de la flèche F, suspendues aux chariots de transport 12 dont les roues 13 se déplacent sur un rail transporteur 14 placé au-dessus du four dans la direction longitudinale.L'espacement des chariots 12 est tel qu'en marche normale, il y ait simultanément une feuille de verre dans chacune des cellules I, II, III et IV. Â l'entrée du four, le chariot transporteur 12 descend de la partie supérieure en direction de la flèche G pour introduire les feuilles de verre froides. Les feuilles atteignent leur température finale dans la cellule IV d'où le chariot transporteur 12 les remonte en direction de la flèche H pour les acheminer vers un poste de travail situé audessus de la cellule IV. Dès que cette dernière est vide, les trois chariots transporteurs 12, au-dessus des cellules I, II et III, avancent jusqu'à la suivante, et une nouvelle feuille de verre est descendue dans la cellule I libérée. Le chauffage du four est effectué par des organes chauffants 16, radiateurs infrarouges ou résistances chauffantes, accrochés sur des supports dégagés des murs ou encore incorporés en tout ou partie dans la face interne des blocs de parois. Ces derniers sont formés d'un matériau isolant céramique å faible capacité calorifique. Des résultats particulièrement bons pour la construction des parois latérales du four ont été obtenus par l'emploi de blocs du commerce constitués d'un corps isolant en fibres céramiques à la surface duquel sont incorporéss des résistances électriques ; de tels blocs ont un pouvoir isolant élevé mais une masse spécifique très faible qui leur donne une faible inertie thermique, donc des temps de chauffage ou de refroidissement très courts. Ils réagissent rapidement à ltenclenche- ment ou à l'arrêt du chauffage et se prêtent tout particulièrement à la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention. Au-dessous du rail-de transport 14 ou à tout autre endroit sur le trajet du chariot transporteur 12 est placée une barrière optique 20 qui pourrait d'ailleurs être remplacée par un contacteur mécanique ou un interrupteur capacitif sans contact matériel. Près du pignon 6, c'est-à-dire près de la dernière cellule IV se trouve un ventilateur 21 relié par un raccord 22 à une ouverture 23 dans le pignon aval du four. Un courant d'air 24 peut ainsi être dirigé à travers le four le le long des arêtes supérieures des feuilles 10. Chaque fois qu tut chariot de transport 12 passe à travers la barrière optique 20, un signal est envoyé à un processeur électrique qui reçoit également les signaux du programmateur 27 réglant le rythme d' avance des chariots transporteurs 12. Les signaux émis par la barrière optique 20 et ceux provenait du programmeur 27 sont envoyés dans le comparateur 26. S'ils y arrivent ensemble, rien n'est touché au réglage du four. S'il n'en arrive qu'un seul, celui du programmateur 27 mais non celui de la barrière optique, cela signifie qu'un incident s'est produit dans l'avance des chariots transporteurs. Dans ce cas, le comparateur 26 commande simultanément le régulateur de puissance 28 qui coupe immédiatement le courant électrique ou en diminue l'intensité de manière qu'aucun chauffage supplémentaire des feuilles de verre n'ait lieu, et le relais 29 qui met en route le moteur du ventilateur 21 refroidissant ainsi les feuilles de verre dans la zone où agissent les pinces d'accrochage au moyen du balayage de leurs arêtes supérieures par le courant d'air 24. Dès que la température du four s'est suffisamment abaissée pour que les feuilles de verre 10 ne puissent plus tomber des pinces d'accrochage 4, le ventilateur est placé en position de repos. La défectuosité dans le mouvement des chariots 12 peut alors être réparée. Après cette réparation la production pourra être reprise rapidement. REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement thermique d'une feuille de verre suspendue en position verticale à des pinces d'accrochage et acheminée à travers un four à un rythme préétabli pour y être portée à la température de bombage et/ou de trempe, caractérisé en ce qu'on réduit la puissance apportée aux éléments chauffants, jusqu'à la supprimer le cas échéant, en cas de ralentissement du rythme ou de diminution de la vitesse de transport par rapport au programme préétabli et lton refroidit en outre les feuilles de verre dans la zone où agissent les pinces d'accrochage. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'avance des feuilles de verre dans le four est surveillée automatiquement,que les paramètres observés sont comparés aux paramètres théoriques et que, en cas d'écart significatif, l'alimentation en énergie est automatiqueo ment arrêtée et le refroidissement automatiquement nia en fonctionne- ment. 3. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, comprenant un four à chauffage électrique, dont la puissance de chauffage est réglable automatiquement, un dispositif de transport placé au-des3us du four avec des chariots transporteurs à avance programmée sur lesquels sont fixées des suspensions à pinces pour tenir les feuilles de verre en position verticale, caractérisé par un organe de surveillance (20) du mouvement des chariots transporteurs (12) commandant un dispositif d'asservissement (comparateur 26) et par au moins un ventilateur de refroidissement (21) agissant sur les feuilles de verre, ce ventilateur ainsi que les organes chauffantes (16) étant commandés par le dispositif d'asservissement. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que les organes chauffants (16) sont placés sur les parois latérales et que les ouvertures de soufflage (23) pour le courant (24) du ventilateur de refroidissement sont disposées sur le pignon aval (6) du four. 5. Dispositif selon les revendications 3 et 4, caractérisé en ce que les parois du four sont constituées d'un matériau isolant à très faible capacité calorifique, de préférence à base de fibres céramiques.