La présente invention concerne d'une manière générale les garde-corps dont il est usuel pour des raisons de sécurité d' équiper les limites des zones d'accès ou de passage du public, et par exemple les bords des passerelles destinées à la circulation de piétons. À ce jour de tels garde-corps sont rapportés sur la plateforme, plancher, platelage ou autre élément de sol qu'ils bornent. De tels garde-corps alourdissent donc par eux-mêmes l4élé- ment de sol qui les porte, sans participer en quoi que ce soit à la structure de support de celui-ci. La présente invention a notamment pour objet un garde-corps apte à assurer pour sa part le support des éléments de sol ou de plancher associés ; elle a également pour objets les applications d'un tel garde-corps à la constitution d'une zone d'accès ou de passage du public, en particulier de passerelle pour circulation de piétons. Le garde-corps suivant l'invention est de manière générale caractérisé en ce qu'il constitue par lui-même une poutre porteuse susceptible d'être établie d'un appui à un autre, et apte, conjointement avec un autre élément porteur convenable établi à distance, à porter une plate-forme, un plancher, un platelage ou un quelconque autre élément de sol de ce type. De préférence la poutre que constitue le garde-corps suivant l'invention est une poutre échelle, c'est-à-dire une poutre formée de deux membrures longitudinales parallèles reliées l'une à l'autre par des montants ou barreaux transversaux et, pour tenir compte du fait que l'effort tranchant à encaisser est plus grand au droit des appuis qu'entre ceux-ci, cette poutre échelle présente une densité linéaire en montants modulée suivant sa longueur, cette densité étant plus grande au voisinage desdits appuis qu'à distance de ceux-ci ; autrement dit, une telle poutre échelle comporte plus de montants transversaux au droit de ses appuis qu'entre ceux-ci. Selon un mode préféré de réalisation les deux membrures d' une telle poutre échelle sont reliées l'une à l'autre par des entretoises de liaison établies transversalement à intervalles réguliers, ce qui confère avantageusement au garde-corps suivant l'invention une allure générale comparable à l'allure traditionnelle à claire-voie des organes de ce type et, pour la constitu tion d'un montant transversal, deux entretoises de liaison successives sont elles-m & es réunies l'une à l'autre. Ainsi les entretoises de Liaison qui, de manière tradition- nelle, sont établies transversalement à intervalles réguliers d' une membrure à l'autre d'un tel garde-corps, sont, selon l'invention, mises à profit pour la constitution de montants transversaux propres à conférer à un tel garde-corps une structure de poutre échelle. Quoi qu'il en soit le garde-Forps suivant l'invention est ainsi à mEme d'assumer une double fonction : d'une part, et de manière traditionnelle, une fonction de garde-corps ou garde-fou, et d'autre part, suivant l'invention, une fonction de support visà-vis de la plate-forme, du plancher, du platelage, ou de l'élé- ment de sol auquel il est associé. I1 en résulte que la structure de l'ensemble ainsi réalisé se trouve allégée et que son exécution est donc plus économique. Les objets de l'invention, leurs caractéristiques et leurs avantages ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins schématiques annexés, sur lesquels la figure 1 est une vue partielle en perspective d'un gardecorps suivant l'invention, dans son application à la constitution d'une passerelle pour piétons la figure 2 est une vue partielle en élévation d'un tel garde-corps la figure 3 en est une vue schématique partielle en coupe longitudinale, suivant la ligne III-III de la figure 2 la figure 4 en est, à échelle différente, une vue de détail en coupe suivant la ligne IV-IV de la figure 1 la figure 5 est une vue partielle analogue à la figure 3 et concerne une variante de réalisation. D'une manière générale un garde-corps 10 suivant l'invention est formé d'une membrure supérieure 11 et d'une membrure inférieure 12 qui courent longitudinalement parallèlement l'une à l'autre et qui sont reliées transversalement par des montants transversaux propres à conférer audit garde-corps, conjointement avec les membrures 11, 12, une allure de poutre échelle. En pratique, et conformément à la forme de réalisation représentée sur les figures, les deux membrures 11, 12 du gardecorps suivant l'invention sont reliées l'une à l'autre par des entretoises de liaison 13 établies transversalement à intervalles réguliers. Dans l'exemple représenté les entretoises de liaison 13 sont des fers plats s'étendant sensiblement perpendiculairement au plan longitudinal d'allongement des membrures 11, 12, et, dans la forme de réalisation illustrée par les figures 1 à 3, ces fers plats-sont tout entier compris entre les membrures 11, 12 qu'ils relient. Conjointement, et pour la constitution de montants transversaux 15 aptes à constituer avec les membrures 11, 12 une poutre échelle, les entretoises de liaison 13 peuvent elles-memes etre réunies par paires aux endroits où la présence d'un tel montant est souhaitable, ainsi qu'il sera précisé ultérieurement. Dans l'exemple représenté sur les figures, deux entretoises de liaison 13 successives, destinées à former conjointement un montant 15, sont ainsi réunies l'une à l'autre par un fer plat 16 s'étendant sensiblement parallèlement au plan longitudinal dt allongement des membrures 11, 12,~dans l'exemple représenté un tel fer plat 16 occulte totalement l'intervalle compris entre les membrures 11, 12 et les entretoises de liaison 13 qu'il relie. La constitution de ces membrures peut par ailleurs être très variée. Dans l'exemple représenté, il s'agit de profilés en I ou en H de type usuel. La membrure supérieure 11 porte en porte-à-faux des moyens d'éclairage 20 disposés à l'abri d'un capot de protection 21 s' étendant parallèlement à la membrure supérieure 11, tel que représenté, ce capot de protection 21 peut par exemple etre porté par des équerres 22 rapportées sur un fer plat 23 fermant le profilé constitutif de la membrure supérieure 11 d'une des ailes de celle-ci à l'autre. Quoi qu'il en soit ce capot de protection 21 est apte à assurer une double fonction de main courante et de support d'éclairage. Par ailleurs sur la face supérieure de la semelle inférieure 25 du profilé constitutif de la membrure inférieure 12 sont rapportées de place en place, selon un pas égal par exemple à environ 1,8 m,- des pièces d'appui 26, pour fixation à cette membrure inférieure 12, ainsi qu'il apparaîtra ultérieurement, et par exemple par boulonnage de pièces de pont 35 aptes à supporter un platelage Dans ce qui précède les moyens de solidarisation des divers eléments en cause n'ont pas été précisés ; il s'agit en effet de moyens de soudage, boulonnage, rivetage ou autres, usuels dans cette technique. S'agissant de la constitution d'une passerelle pour piétons, deux garde-corps 10 du type de ceux décrits ci-dessus sont établis parallèlement l'un à l'autre sur des appuis 27 appropriés. De tels appuis 27 peuvent être communs à de tels garde-corps; par exemple et tel que représenté, il peut s'agir de colonnes 28 portant à leur extrémité supérieure une poutre 29 s'étendant symétriquement de part et d'autre en porte à faux. Les garde-corps 10 selon l'invention sont disposés à proximité des extrémités de telles poutres 29 et un plancher ou platelage 30 est alors mis en place de la membrure inférieure d'un de ces garde-corps à la membrure inférieure de l'autre, après fixation de pièces de pont 35 aux pièces d'appuis 26 prévues à cet effet de place en place sur ces membrures, comme décrit ci-dessus, en regard l'une de l'autre ; le plancher ou platelage 30 s'appuie sur les pièces de pont 35 qui elles-mêmes s'appuient sur les membrures inférieures des garde-corps 10, d'un de ces garde-corps à l'autre. Dans l'exemple représenté, ce plancher ou platelage 30 est constitué à titre d'exemple de dalles préfabriquées en béton 31 posées sur les pièces de pont 35, ces dalles préfabriquées 31 recevant successivement une chape inférieure en béton 32, une chape d'étanchéité 33 et une chape d'usure 34, laquelle chape d'usure peut être également constituée de dalles en béton préfébriquées. Quoi qu'il en soit les garde-corps 10 suivant l'invention constituent pour le plancher ou platelage 30 des poutres porteuses établies d'un appui 27 à un aùtre. L'effort tranchant au droit de tels appuis étant supérieur à l'effort tranchant entre ces appuis, le nombre d'entretoises de liaison 13 reliées deux à deux pour la constitution de montants verticaux 15, tel que précisé ci-dessus, est avantageusement modulé d'un appui 27 à un autre, suivant la longueur des garde-corps 10, de manière à ce que la densité linéaire des montants 15 soit plus grande au voisinage des appuis 27 qu'à distance de ceux-ci. Par exemple, au droit des appuis 27 il y a quatre entretoises de liaison 13 sur dix qui sont reliées deux à deux par des fers plats 16 pour la constitution de montants 15, et ces montants sont successivement accolés par deux ou par trois, tandis qu'entre les appuis 27 il n'y a plus que deux entretoises de liaison 13 sur dix qui sont ainsi reliées par un fer plat 16 pour la constitution d'un montant 15, le nombre d'entretoises de liaison 13 formant ainsi conjointement des montants décroissant progressivement de la zone d'un garde-corps qui se situe au droit d'un appui 27 à la zone d'un tel garde-corps qui se situe sensiblement à distance égale de deux appuis 27. Suivant la variante de réalisation illustrée par la figure 5, les entretoises de liaison 13 reliant à intervalles réguliers les membrures 11, 12 d'un garde-corps 10 suivant l'invention débordent en porte-à-faux vers l'extérieur desdites membrures. Bien entendu la présente invention ne se limite pas aux formes de réalisation décrites et représentées, mais englobe toute variante d'exécution. En outre l'application de l'invention ne se limite pas aux passerelles pour piétons, mais s'étend à tous les ouvrages qui, destinés au public, doivent être limités par un garde-corps, tel que terrasse par exemple. I1 suffit qu'au garde-corps suivant l'invention soit associé un quelconque autre élément porteur convenable établi à distance, propre à porter, conjointement avec ledit garde-corps, une plateforme, un plancher, un platelage ou un quelconque autre élément de sol approprié. REVENDICATIONS 1. Garde-corps caractérisé en ce qu'il constitue par luimême une poutre porteuse susceptible d'être établie d'un appui à un autre, et apte, conjointement avec un autre élément porteur convenable établi à distance, à porter une plate-forme, un plan cherQ un platelage ou un quelconque autre élément de sol de ce type. 2. Garde-corps suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il constitue une poutr 3. Garde-corps suivant la revendication 2, caractérisé en ce que sa densité linéaire en montants est modulée suivant sa longueur, cette densité étant plus grande au voisinage desdits appuis qu'à distance de ceux-ci. 4. Garde-corps suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les deux membrures sont reliées l'une à l'autre par des entretoises de liaison établies transversalement à intervalles réguliers, et pour la constitution d'un montant transversal, deux entretoises de liaison successives sont elles-memes réunies l'une à l'autre. 5. Garde-corps suivant la revendication 4, caractérisé en ce que les entretoises de liaison sont des plats s'étendant sensiblement perpendiculairement au plan longitudinal d'allongement desdites membrures. 6. Garde-corps suivant l'une quelconque des revendications 4, 5, caractérisé en ce que deux entretoises successives constituant un montant sont réunies l'une à l'autre par un plat s'étendant sensiblement parallèlement au plan longitudinal d'allongement desdites membrures. 7. Garde-corps suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que sa membrure inférieure est un profilé portant de place en place des pièces d'appui pour support d'un platelage ou autre élément de sol. 8. Passerelle pour piétons du genre comportant un platelage et au moins un garde-corps, caractérisée en ce que ledit gardecorps est constitué par une poutre porteuse conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 7 et portant ledit platelage. 9. Passerelle suivant la revendication 8 , caractérisée en ce qu'elle comporte deux garde-corps parallèles, à distance l'un de l'autre, qui forment l'un et l'autre une poutre porteuse et qui portent conjointement le platelage associe. 10. Passerelle suivant la revendication 9 caractérisée en ce que le platelage s'appuie sur des pièces de pont qui relient de place en place les poutres porteuses que forment les garde-corps et qui s'appuient sur celles-ci.