Dispositif de contrôle d’allure, destiné à être assujetti physiquement à une personne (par exemple par le biais d’une ceinture ou d’un harnais) ou tout autre corps mobile (par exemple une bicyclette, un cheval ou une voiture télécommandée), comprenant : un moyen de connaître périodiquement l’allure du dispositif ; un moyen de connaître périodiquement une allure de consigne ; un moyen de projection d’une cible lumineuse sur des éléments de l’environnement du dispositif ; un moyen d’orientation de ladite projection ; et un moyen de contrôle de ladite orientation, caractérisé en ce qu’une de ses fonctions est de donner l’impression que la cible lumineuse se déplace à la surface desdits éléments de l’environnement suivant ladite allure de consigne. Dispositif de contrôle d’allure projetant une cible lumineuse L’invention s’inscrit dans le domaine des solutions d’assistance à la pratique sportive. Plus spécifiquement, l’invention concerne les systèmes et méthodes permettant aux pratiquants des sports de courses de contrôler leur allure. Dans la pratique des sports de course, à l’entraînement ou en compétition, la maximisation des performances repose souvent sur le respect d’une allure prédéterminée. Mais respecter une allure est difficile. Les sportifs ont donc couramment recours à des solutions d’assistance, que l’on peut classer en deux catégories : Catégorie 1 : les méthodes utilisant une cible se déplaçant à l’allure voulue et qu’il suffit de suivre. La cible est par exemple un sportif spécialisé (appelé familièrement « lièvre »), un véhicule, ou encore une cible lumineuse projetée sur le sol depuis un véhicule. La cible peut également être figurée par un chenillard lumineux disposé le long du parcours. Catégorie 2 : les appareils électroniques individuels dotés d’un récepteur GPS, tels les montres de sport ou les téléphones intelligents munis d’applications de suivi d’activité sportive, qui calculent la vitesse du sportif et lui signale le non-respect de l’allure par un affichage sur écran ou par un message sonore. Les méthodes de la catégorie 1 sont d’utilisation instinctive, mais elles sont difficiles à mettre en œuvre. Les appareils de la catégorie 2 sont simples à mettre en œuvre, mais ils sont difficiles à utiliser efficacement quand toute l’attention est absorbée par l’effort. Présentation de l'invention L’invention a pour objet une solution de contrôle d’allure à la fois facile à mettre en œuvre - car pouvant être inclue dans un appareil portatif - et d’utilisation instinctive - car basée sur le principe de la poursuite d’une cible. À cet effet, l’invention concerne un dispositif de contrôle d’allure, destiné à être assujetti physiquement à une personne (par exemple par le biais d’une ceinture ou d’un harnais) ou à tout autre corps mobile (par exemple une bicyclette, un cheval ou une voiture télécommandée). Le dispositif comprend : un moyen de connaître périodiquement l’allure du dispositif ; un moyen de connaître périodiquement une allure de consigne ; un moyen de projection d’une cible lumineuse sur des éléments de l’environnement du dispositif ; un moyen d’orientation de ladite projection ; et un moyen de contrôle de ladite orientation, caractérisé en ce qu’une de ses fonctions est de donner l’impression que la cible lumineuse se déplace à la surface desdits éléments de l’environnement suivant ladite allure de consigne. En fonction de l’activité pratiquée, la cible lumineuse est projetée sur le sol, la route, la piste, le fond de la piscine, une paroi de la piste de bobsleigh, ou toutes autres éléments de l’environnement du dispositif. La cible lumineuse projetée est par exemple : un point, une ligne, un symbole, du texte, une image, ou toute autre figure, éventuellement composée de sous-figures superposées ou séparées. L’invention est applicable à tous les sports de courses (par exemple la course à pied, la natation, le ski, le cyclisme, l’hippisme), y-compris ceux par objet interposé (par exemple les voitures télécommandées), et plus généralement à toutes les activités impliquant une progression sous contrainte de temps (par exemple les déplacements à pied des soldats ou des sauveteurs). D’autres caractéristiques et avantages apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui suit. Représentation schématique d’une coureuse à pied équipée du dispositif objet de l’invention, selon un mode particulier de réalisation et d’utilisation de l’invention. Vue schématique en coupe du dispositif objet de l’invention, selon un mode particulier de réalisation et d’utilisation de l’invention. Dispositif de contrôle d’allure (1), destiné à être assujetti physiquement à une personne (2) ou à tout autre corps mobile, comprenant : un moyen (14) de connaître périodiquement l’allure du dispositif ; un moyen (14) de connaître périodiquement une allure de consigne ; un moyen de projection (10) d’une cible lumineuse (3) sur des éléments de l’environnement (4) du dispositif ; un moyen d’orientation (11, 12) de ladite projection selon un angle (a) par rapport à la verticale ; et un moyen de contrôle (13) de ladite orientation, caractérisé en ce qu’une de ses fonctions est de faire varier dynamiquement ledit angle (a) pour donner l’impression que ladite cible lumineuse (3) se déplace à la surface desdits éléments de l’environnement (4) suivant ladite allure de consigne. Le dispositif de la revendication 1, comprenant en outre un moyen (16) de réglage par l’utilisateur d’au moins un des paramètres de fonctionnement suivants : la position initiale de la cible lumineuse (3), avant son déplacement en fonction de l’allure ; une distance minimale de la cible lumineuse (3) au dispositif, en-deçà de laquelle elle ne peut aller ; une distance maximale de la cible lumineuse (3) au dispositif, au-delà de laquelle elle ne peut aller. Le dispositif de l’une des revendications précédentes, comprenant en outre un moyen (15) de connaître des mouvements du dispositif, et où le moyen de contrôle (13) agit sur l’angle (a) en fonction desdits mouvements du dispositif pour annuler les déplacements de la cible lumineuse (3) sur les éléments de l’environnement (4) provoqués par lesdits mouvements du dispositif et ainsi compenser au moins en partie les effets desdits mouvements sur la position de la cible lumineuse (3). Le dispositif de l’une des revendications précédentes, comprenant en outre un moyen (14) de connaître périodiquement des caractéristiques géométriques des éléments de l’environnement (4) du dispositif, et où le moyen de contrôle (13) agit sur l’angle (a) en fonction desdites caractéristiques géométriques pour corriger l’effet desdites caractéristiques géométriques sur la projection de la cible lumineuse (3) sur ces dits éléments de l’environnement (4) et ainsi renforcer l’impression que la cible lumineuse (3) se déplace à la surface desdits éléments de l’environnement (4) suivant l’allure de consigne.