La présente invention concerne les systèmes de commutation numérique À commande répartie et, plus particulièrement,,un système de diagnostic permettant de détecter les défauts dans tout élément du système de commutation. Les systèmes de commutation numérique auxquels s'applique l'invention sont utilisés notamment dans les centraux téléphoniques interurbains, de transit, ruraux et locaux pour la concentration et l'acheminement du trafic de lignes d'abonnés ou de jonctions entre centraux, avec des possibilités d'extension progressive de leur capacité de trafic Le système décrit par la demande de brevet français N O 79 05850, déposée le 7 Mars 1979, pour "Elément de commutation numérique à ports d'accès multiples", constitue une référence particulière pour cette invention. Dans un tel système, certaines fonctions de traitement de données associées à des groupes de terminaux téléphoniques, ou d'autres terminaux, sont assurées par un groupe de processeurs, tandis que d'autres fonctions de traitement associées à des groupes différents d'un plus grand nombre de terminaux sont effectuées indépendamment par un autre groupe de processeurs, les communications entre terminaux et l'échange de données entre les deux groupes de processeurs s'effectuant par des chemins de transmission communs dans un réseau de commutation numérique De plus, ce système comprend des éléments de commutation à plusieurs ports qui, selon le type de mailles externes bidirectionnelles raccordées à ces ports en fonction de la configuration du réseau, constituent des commutateurs à un, deux ou plusieurs côtés De manière avantageuse, il n'existe aucun système ou calculateur de commande centralisée puisque la commande du réseau est répartie entre les multiples processeurs des différents sous-systèmes et que ces processeurs se partagent les fonctions de traitement nécessaires aux sous-systèmesqu'ils desservent Ainsi, une partie des fonctions de commande de certains sous-systèmes est exécutée par des processeurs affectés à ces sous-systèmes, tandis que les autres fonctions de commande des mêmes sous-systèmes, que d'autre processeurs peuvent exécuter plus efficacement, sont donc laissées à ces derniers. L'architecture du réseau de commutation numérique est également telle que les signaux de commande et de sélection des chemins de communication sont transmis par les mêmes trajets et les mêmes voies temporelles que les données ou les échantillons de parole numérisés selon la technique MIC qui sont échangés entre les terminaux par l'intermédiaire du réseau Chaque terminal, qu'il transmette des données provenant d'une ligne téléphonique ou d'une autre source de données, est desservi par une unité terminale qui contient tous les moyens de trans- mission et de logique pour communiquer avec d'autres terminaux, si nécessaire via d'autres unités terminales, et pour établir, maintenir et déconnecter des chemins de communication traversant le réseau et aboutissant dans les autres unités terminales Toutes les communications entre processeurs passent également par le réseau Ce dernier comprend un commutateur de groupe dont les éléments de commutation fournissent une sélection à la fois spatiale et temporelle et qui est extensible de façon modulaire, sans interruption de service ni réarrangement des mailles existantes, pour desservir jusqu'à environ à 128 000 terminaux ou pour faire face à un trafic accru en gardant ses caractéristiques de réseau sans blocage. Pour offrir et maintenir une qualité de service spécifiée, dans des conditions variables qui tiennent compte de l'extension possible du réseau et des défaillances inévitables des équipements, le réseau de commutation numérique doit comporter un système de diagnostic Dans les systèmes de transmission de données en série sur une boucle, il est connu d'utiliser un système de détection des défauts du type décrit par le brevet des E U A N O 3 564 145 Dans ce système, des terminaux contrôlent les données entrantes et transmettent 2509944. des signaux contenant leurs adresses spécifiques à un contrôleur central L'application d'un tel système à un réseau de commutation numérique à commande répartie est cependant de peu d'intérêt car la détection série interférerait avec les données de travail transmises aux commutateurs. Un objet de la présente invention est de fournir un système de diagnostic pour réseau de commutation numérique à commande répartie, capable de localiser des défauts dans chacun des éléments de commutation numérique du réseau. Un autre objet de l'invention consiste à faire en sorte que ce système de diagnostic n'interfère pas avec le trafic normal de données dans le système - L'invention a encore pour objet de réaliser un système de diagnostic ayant une complète capacité de détection des défauts pour tous les éléments de commutation du réseau et éliminant tout besoin de déconnexion d'un quelconque élément de commutation pendant le diagnostic. L'invention est ainsi caractérisée par un système de diagnostic pour réseau de commutation à commande répartie auquel est reliée une pluralité de processeurs de données, chacun de ces processeurs ayant une adresse unique dans le réseau et des données de diagnostic enregistrées en mémoire pour la localisation de défauts dans le réseau; ce système de diagnostic comprenant une pluralité d'éléments de commutation numérique comportant chacun une pluralité de ports bidirectionnels capables de recevoir et de transmettre des signaux numériques, chaque port bidirectionnel ayant une adresse unique dans le réseau, des moyens de fournir une pluralité de chemins de communication bidirectionnels entre chacun des processeurs et certains éléments de commutation numérique, et des moyens de fournir des chemins de diagnostic entre les éléments de commutation numérique et les processeurs, de façon que chaque processeur soit connecté à un autre processeur par un nombre de chemins égal au nombre de chemins de communication bidirectionnels issus de ce processeur et que les adresses des processeurs de données soient en relation algorithmique avec les adresses des ports bidirectionnels qui leur sont connectés par les chemins de diagnostic. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre, faite à titre d'exemple non limitatif, en se reportant aux figures annexées qui représentent la figure 1, un schéma fonctionnel d'un réseau de commutation numérique à commande répartie dans lequel le système de diagnostic conforme à l'invention est utilisé; la figure 2, un schéma fonctionnel simplifié d'un élément de commutation numérique à ports multiples la figure 3, un schéma fonctionnel des circuits logiques constituant un port bidirectionnel de cet élément de commutation; la figure 4, un schéma simplifié d'un tunnel de diagnostic établi dans le réseau de commutation selon cette invention la figure 5, un schéma de cheminement d'un- message d'alarme à travers une paire de ports bidirection- nels associés; la figure 6, un schéma simplifié d'un long tunnel de diagnostic; la figure 7, un schéma simplifié d'un court tunnel de diagnostic ne traversant pas le commutateur d'accès du réseau de commutation la figure 8, un schéma simplifié de tunnels de diagnostic incomplets dans le commutateur d'accès la figure 9, un schéma simplifié de tunnels incomplets dans le commutateur de groupe; la figure 10, un schéma d'un port inutilisé, bouclé sur lui-même pour fournir un tunnel à une seule extrémité appelé cave; la figure 11, un schéma de deux ports inutilisés, couplés l'un avec l'autre pour raccorder deux tunnels incomplets. Le système de commutation numérique à commande répartie représenté figure 1 porte la référence globale 20 et comporte un commutateur de groupe 21 dans lequel des connexions entre des unités terminales, 22, 24, 26, peuvent être établies pour constituer des chemins de transmission de données entre des terminaux desservis par les unités terminales Chaque unité terminale est un sous-système desservant un groupe donné de terminaux et les reliant à un commutateur de premier étage dans chacun des plans du commutateur de groupe 21 Cette liaison s'effectue par huit commutateurs d'accès à travers lesquels les données émises par les terminaux sont transmises au commutateur de groupe 21 ou de ce dernier aux terminaux destinataires On appelle bloc terminal un sous-système d'une unité terminale qui dessert un groupe de terminaux et qui est relié à une paire de commutateurs d'accès, dite paire de sécurité. Chaque unité terminale contient ainsi quatre paires de sécurité pour l'accès au commutateur de groupe Les données MIC (modulation par impulsions et codage) traitées par chaque terminal sont issues,par exemple, de circuits de lignes ou de jonctions téléphoniques du type décrit dans le brevet des E U A nc 4 161 633. Bien que les trois unités terminales 22, 24 et 26 sont seulement représentées figure 1, il faut noter que le commutateur de groupe 21 peut relier jusqu'à 128 unités de ce type Chacune d'elles peut servir d'interface avec, par exemple, 1920 terminaisons de lignes d'abonnés ou 480 terminais Onsde circuits qui sont groupées sur 4 blocs terminaux tels que les blocs 28, 30, 32 et 34 représentés figure 1 dans l'unité terminale 22. Des lignes de transmission numérique à 32 voies MIC multiplexées par répartition dans le temps, dont 30 voies de parole couplées aux lignes d'abonnés, sont connectées à chacune des unités terminales 22, 24 et 26. Ces dernières, cormme représenté par l'unité 22, sont couplées au commutateur de groupe 21 par une pluralité de mailles à multiplexage temporel, constituées chacune par deux chemins de transmission unidirectionnels Chaque bloc terminal 28, 30, 32 et 34 de l'unité 22 est relié à chaque plan du commutateur de groupe 21 par deux mailles bidirectionnelles de ce type Par exemple, le bloc 28 est relié au plan O du commutateur 21 par les mailles 36 et 38 et au plan 3 par les mailles 40 et 42 Des mailles non représentées le raccordent également aux plans 1 et 2 Les blocs terminaux 30, 32 et 34 sont raccordés à chaque plan du commutateur de groupe 21 de la même manière que le bloc 28. Chaque maille de transmission 36, 38, 40 et 42 représentée pour le bloc terminal 28 est bidirectionnelle du fait qu'elle comporte deux chemins unidirectionnels séparés, un pour chaque sens de transmission des données. Chaque chemin de transmission unidirectionnel porte 32 voies d'informations numériques multiplexées par répartition dans le temps (MRT) dont les éléments binaires sont en série Chaque trame de format MRT est constituée par 32 voies pouvant contenir chacune 16 eb d'information à un débit binaire de 4096 keb/s ( 8000 trames par seconde). Cette vitesse de transmission est uniformisée dans tout le système qui est donc caractérisé par un synchronisme de fréquence. Le système est, au contraire, asynchrone en ce qui concerne la phase, c'est-à-dire qu'il n'y a pas une relation de phase définie entre les eb de données reçus dans une trame par différents éléments de commutation ou par les différents ports d'un même élément Ce système de commutation synchrone en fréquence et asynchone en phase est obtenu, aussi bien dans le commutateur de groupe 21 que dans le commutateur d'accès, par une pluralité d'éléments de commutation à ports multiples répondant au schéma de la figure 2 Quand des mots numériques correspondant à des échantillons de signaux de parole sont transmis en un endroit quelconque du système, en provenance ou à destination d'un terminal particulier, ces mots doivent être multiplexés dans le temps pour s'insérer dans les voies appropriées des mailles de transmission qui relient les éléments de commutation utilisés pour connecter les terminaux lin changement de secteur de temps est effectué par chaque élément de commutation, étant donné que les voies utilisées pour raccorder les terminaux peuvent varier Le changement de secteur de temps ou commutation temporelle, c'est-à-dire la transposition des données numériques d'une voie à une autre, est une opération bien connue et décrite,par exemple, dans la demande de brevet français N O 78 02891, déposée le 2 Février 1978, pour: "Réseau de connexion à extension modulaire". Comme l'indique la figure 1, deux groupes de processeurs sont inclus dans chaque bloc terminal, tel que le bloc 28 Le premier groupe comporte des p'rocesseurs Ao, A 1 à A 7, dont chacun est affecté à une ensemble de circuits terminaux appelé grappe et remplit un ensemble spécifique de fonctions de traitement, 2 i telles que l'établissement des chemins de connexion dans le commutateur de groupe 21 et la constitution d'une interface avec les circuits terminaux formant cette grappe. Des grappes à fort trafic, comme les lignes de jonction entre centraux téléphoniques, peuvent comporter jusqu'à 30 terminaisons de circuits, tandis que les grappes à faible trafic, comme les lignes téléphoniques d'abonnés peuvent contenir soixante terminaisons de lignes ou plus. Chaque bloc terminal peut assurer l'interface de quatre grappes à fort trafic et contient dans ce cas 4 processeurs de type A, alors qu'un bloc terminal raccordant 8 grappes à faible trafic contient-8 processeurs de type A Ceux-ci sont par exemple des microprocesseurs de marque Intel, modèle 8085, avec une interface et des mémoires morte et vive asssociées. Ainsi, chaque unité terminale peut contenir, par exemple, 1920 terminaisons de lignes à faible trafic (lignes d'abonnés) ou 480 terminaisons de lignes à fort trafic (jonctions) Chaque grappe terminale, telle que la grappe 44 du bloc 28, comprend un processeur A et son interface terminale associée (If) Cette interface est couplée à chacun des deux commutateurs d'accès 50 et 52 du bloc terminal 28 par une paire de mailles bidirectionnelles respectives 46 et 48 Les commutateurs d'accès sont les mêmes éléments de commutation que ceux qui constituent le commutateur de groupe 21, comme déjà mentionné Les commutateurs ou éléments de commutation et 52 assurent le couplage du bloc terminal 28 avec une paire d'un second groupe de processeurs, l'élément donnant accès au processeur B et l'élément 52 au processeur B D'autres paires de processeurs de type B font aussi partie des blocs terminaux 30, 32 et 34 mais, pour la clarté de la figure et de la description, seuls les processeurs B O et Bl du bloc 28 sont indiqués. Les processeurs de ce second groupe, ou processeurs du type B, sont affectés à un second ensemble de fonctions de traitement, comme la commande des appels (traitement des données relatives aux appels, comprenant l'analyse des informations de signalisation, les traductions, etc) pour les terminaux dont l'interface est assurée par le bloc 28 Les processeurs B peuvent également être des microprocesseurs 8085 de la Société Intel. Une paire de sécurité est constituée du fait que les processeurs de type B, 54 et 56, remplissent des fonctions identiques et que le bloc terminal 28 comporte les deux commutateurs d'accès 50 et 52 pour permettre à chaque grappe terminale, telle que A 0, de sélectionner l'une ou l'autre moitié de cette paire de sécurité, par exemple le processeur 54 via le commutateur d'accès 50 ou le processeur 56 via le commutateur d'accès 52 La connexion d'un processeur de type B reste ainsi possible, même en cas de défaut d'une moitié de la paire de sécurité. Le commutateur de groupe 21 est un réseau de connexion matriciel à plusieurs étages et plusieurs plans, chacun de ces plans ayant des capacités de commutation indépendantes Les plans sont numérotés de O à 3 et portent les références respectives 58, 60, 62 et 64 dans la figure 1 Un prévoit plusieurs plans pour atteindre les spécifications de trafic et de qualité de service d'une application particulière du système Ainsi, deux, trois ou quatre plans peuvent être prévus pour desservir 120 000 terminaux et plus, par exemple des lignes d'abonnés terminées par les circuits de ligne précédemment mentionnés et décrits dans le brevet des E.U A n O 4 161 633. De préférence, chaque plan 58 à 64 du commutateur de groupe 21 peut contenir jusqu'à trois étages de commutation L'étage d'accès servant à sélectionner un plan particulier pour une connexion peut être situé dans chaque unité terminale, comme le représente la figure 1 pour l'unité 22, plutôt que dans le commutateur de groupe Par exemple, l'élément de commutation 50 du bloc 28 de l'unité terminale 22 peut sélectionner le plan O du commutateur de groupe 21 (référence 58) via la maille de communication bidirection- nelle 36, et le plan 3 ( 64) via la maille bidirectionnelle 40. L'extension modulaire du commutateur de groupe 21 peut être effectuée en augmentant son nombre de plans pour accroître sa capacité d'acheminement du trafic de données, ou en augmentant le nombre d'étages d'éléments de commutation ou le nombre d'éléments de commutation par étage pour lui permettre de desservir un plus grand nombre de terminaux Le nombre d'étages de commutation par plan du commutateur de groupe 21 peut être accru progressivement de la manière suivante: Mailles Application à un centre local Application en transit Etage par plan Lignes Terminaux Fonctions 1 seul 0 1 000 1 000 240 1 et 2 64 10000 1 u 000 3500 1,2 et 3 1 124 > 100 000 j;I 100 000 o 60 000 U Dans les étages 3 et 2, I'élétrierît de commuta- tion est utilisé comme commutateur bidirectionnel 8 x 8 à deux côtés (deux grtupes différents de 8 ports bidirectionnels) tandis que dans l'étage 3, il est utilisé en commutateur unilatéral à 16 ports bidirection- nels. La figure 2 représente un élément de commuta- tion unilatéral 66 comportant 16 ports bidirectionnels. Il faut cependant noter que le nombre de ports peut être plus élevé, si besoin est Un commutateur unilatéral est défini comme un élément de commutation comportant une pluralité de ports à capacité de transmission bidirectionnelle et dans lequel des données reçues par un port quelconque peuvent être commutées vers tout port sélectionné (y compris le port récepteur) et retransmises par ce dernier Tous les transferts de données de port à port dans un élément de commutation 66 sont effectués sur un bus MRT à eb en parallèle 68, une commutation spatiale étant ainsi également définie par l'établissement d'un chemin de transmission entre le port récepteur et le port émetteur associé dans l'élément de commutation 66. Chaque port O à 15 de l'élément de commutation 66 comprend sa propre logique de réception Rx et sa x propre logique de transmission Tx, ce qui est illustré à titre d'exemple pour le port 7 Les données sont transférées à un port quelconque ou émises par un port quelconque, tel que le port 7 de l'élément de commutation 66, à partir ou à destination d'éléments de commutation similairesauquel l'élément 66 est relié par des mailles MRT de transmission en série, respectivement par la ligne entrante 70 de la logique de réception, ou par la ligne sortante 72 de la logique de transmission Dans les deux sens, la transmission est synchronisée par l'horloge du système à 4096 keb/s, 512 eb en série formant une trame qui est subdivisée en 32 voies de 16 eb. Les données transmises en série par les 16 ports sont en synchronisme de fréquence et de phase, c'est-à-dire que la logique de transmission de chaque port transmet la même horloge de 4096 keb/s et le même Z 509944 intervalle de temps élémentaire, donc le même eb d'une trame Par contre, les données reçues en série par la logique de réception Rx d'un port tel que 7 ont seulement x le même débit binaire que celles qui sont reçues par tout autre port, et il n'y a aucune relation nécessaire entre les places occupées dans une trame par les eb entrants simultanément dans deux ports différents Ainsi la réception est asynchrone en phase La logique de réception Rx et la logique de transmission Tx comprennent chacune des circuits logiques de commande et une mémoire vive à accès sélectif qui seront décrits ultérieurement en se reportant à la figure 3. Dans la réalisation préférentielle du système, les connexions sont établies dans l'élément de commutation 66 sur une base unidirectionnelle Une connexion unidirectionnelle entre une voie entrante d'un port (une voie parmi 32) et une voie sortante de tout port sélectionné (une voie parmi 512) est établie par un mot de commande transmis dans la voie et appelé "Ordre de Sélection" Cet ordre de sélection est contenu dans le mot de 16 eb occupant la voie entrante qui demande la connexion Différents types de connexion peuvent être établis dans l'élément de commutation 66, l'ordre de sélection fournissant l'information caractéristique du type de connexion requis Les ordres de sélection classiques sont les suivants: "Tout port, toute voie", pour établir une connexion du port récepteur de l'ordre sur une voie libre quelconque à la sortie de n'importe quel port, "Port N, toute voie", pour la connexion d'une voie libre quelconque à la sortie d'un port particulier N, "Port N, voie M", pour la connexion de la voie spécifiée M d'un port spécifié N. D'autres ordres de sélection comme "Se connecter à l'un quelconque des ports de rang pair (ou impair)" et les ordres spéciaux transmis dans la voie 16 ainsi que les ordres de maintenance transmis dans la voie O peuvent également être traités par chaque port de commut ation. La logique de réception Rx de chaque port se synchronise sur les données entrantes qui lui sont transmises par un autre élément de commutation Le numéro de la voie entrante ( O à 31) est utilisé pour rechercher les adresses du port et de la voie destinataire dans une mémoire d'adresses Pendant l'intervalle de temps d'accès du port au bus 68, sa logique de réception Rx envoie le mot reçu, ainsi que les adresses du port et de la voie dans lesquels il doit être commuté, sur le bus MRT 68 de l'élément de commutation 66 A chaque cycle du bus 68 (temps de transfert des données d'une logique de réception Rx à une logique de transmission TX), la logique de transmission-Tx de chaque port recherche sa propre adresse sur le bus 68 Si le numéro du port présent sur le bus 68 correspond à l'adresse unique d'un port particulier, les données (mot de voie) également présentes sur le bus 68 sont enregistrées dans la mémoire vive à accès sélectif de la logique de transmission de ce port, à une adresse correspondant à l'adresse de voie également transmise par la logique de réception du port d'origine Ceci constitue le transfert d'un mot, via le bus 68, d'une logique de réception Rx d'un port à la logique de transmission Tx d'un port (le même ou tout autre port) du commutateur 66. Dans le réseau à commande répartie 20 de la figure 1, les microprocesseurs A sont programmés pour exécuter une série d'essais de routine dans le réseau. Le mécanisme par lequel les essais de routine sont acheminés dans le réseau de commutation est appelé un tunnel Un tunnel est un chemin spatial unique qui traverse le réseau en partant d'un microprocesseur A, ou de son interface terminale IT, et se termine à une autre microprocesseur A ou son interface terminale IT. Les adresses des deux IT aux extrémités de chaque tunnel dans le réseau sont en rapport algorithmique puisque le chemin spatial qui les relie est défini de la façon suivante Chaque port N d'un élément de commutation tel que 66 est apparié avec le port N + 8, N variant de O à 7 Les ports appariés sont donc O et 8, 1 et 9, 2 et 10, 3 et 11, 4 et l, 5 et 13, 6 et 14 et 7 et 15. Dans un réseau de taille maximale chaque port est physiquement relié par une ligne MIC à un autre port d'un autre élément de commutation, comme le représente la figure 2 Un tunnel est le chemin spatial obtenu en suivant cette règle d'appariement des ports dans tous les éléments de commutation successifs utilisés Etant donné que chaque interface terminale ou microprocesseur A a deux mailles bidirectionnelles le reliant au commutateur d'accès (figure 1), chaque IT ou microprocesseur A comporte dans le réseau de commutation deux tunnels qui se terminent sur une même autre IT, ainsi que le représentent plus clairement les figures 6 et 7. Les essais de routine contrôlent l'intégrité de fonctionnement du réseau de commutation sur une base "bon" ou "mauvais" et sont exécutés le long des tunnels. Ainsi, chaque microprocesseur A a la responsabilité des essais de routine pour cette petite partie du réseau de commutation contenue dans les tunnels définis par l'adresse de son IT dans le réseau Le réseau de commuta- tion est ainsi entièrement contrôlé par les essais de routine combinés de tous les tunnels du réseau Des essais de routine typiques peuvent inclure des essais du matériel de transmission, des essais de fonctionnement des ports de commutation et des essais d'alarme. Pour réaliser le système de diagnostic de la présente invention, les circuits logiques de chaque port de commutation peuvent répondre au schéma de la figure 3. Les données reçues en série à 4096 keb/s sur la ligne entrante 74 sont appliquées à un circuit de synchronisation d'entrée 76 qui assure la synchronisation d'eb et de mot à partir de l'information arrivant sur la ligne 74. La sortie du circuit de synchronisation 76 est un mot de voie de 16 eb accompagné de son numéro de voie (position de la voie dans la trame) Ces données sont transmises par la ligne gu à une pile de registres tampons 78 du type "premier entré-premier sorti 8, qui les synchronise avec le cycle du bus MRT 68 Cela est nécessaire car les données de la ligne 74 et l'horloge du bus 68 sont asynchrones La sortie de la pile "premier entrépremier sorti" 78 est un mot de voie de 16 eb et son numéro de voie de 5 eb L'information est contenue dans des eb de protocole du mot de voie et, avec l'information fournie par la mémoire à accès sélectif 82, elle indique l'opération à effectuer par le circuit de commande de réception 84,pour cette voie, dans cette trame. A l'exception de la voie de maintenance (voie 0) cinq types d'action peuvent être exécutées, ainsi qu'il est décrit dans la demande de brevet français N O 79 05850 précédemment mentionnée Si le protocole est PADO (mot de parole et de données), le mot de voie est appliqué au bus MRT 68 sans aucune modification et l'adresse ou numéro de voie qui l'accompagne permet de trouver les adresses du port et de la voie de destination dans la mémoire de voie 86 et la mémoire de port 88 Ces adresses sont couplées au bus 68, ainsi que le mot de voie pendant l'intervalle de temps d'accès de la logique de réception Rx au bus 68. La logique de réception Rx de chaque port comporte un circuit de détection de voie de maintenance qui surveille en permanence la sortie des registres tampons 78 pour savoir quand le numéro de voie correspond à celui de la voie de maintenance (voie 0) Si le circuit 90 détecte un mot sortant de la mémoire tampon 78 dans la voie de maintenance, il génère un signal de voie de maintenance (A) qui entraîne la sélection de l'adresse de la voie de maintenance par un premier multiplexeur 92, au lieu d'une adresse de voie fournie par la mémoire 86, et le couplage de cette adresse de voie de mainte-nancesur les fils de voie 94 du bus MRT 68. De plus, un second multiplexeur de sélection de données 96 est commuté parle signal A de la sortie de la mémoire de port 88 à celle d'un troisième multiplexeur de sélection de données 98 fournissant l'adresse du port particulier qui doit recevoir le mot de la voie de maintenance. Ce mot de maintenance comprend une zone de données d'indication, ou pointeur, que le circuit de commande de réception 84 décrémente d'une unité s'il est différent de zéro Le circuit de commande 84 vérifie si cette décrémentation conduit à un pointeur nul et si le mot de maintenance est destiné au port local ou au port qui lui est associé dans le même tunnel. Quand le pointeur du mot de maintenance est égal à zéro après décrémentation par le circuit de commande 84, ce dernier fournit un signal de pointeur nul (B) La coïncidence du signal de pointeur nul B et du signal de voie de maintenance A aux entrées respectives de la porte ET 100 entraîne la production d'un signal de niveau élevé C à la sortie de cette porte Le signal C indique donc la présence d'un mot de maintenance dont le pointeur a été ramené à zéro par ce port, ce qui signifie qu'un ordre doit être exécuté par la logique de transmission Tx de l'un des deux ports appariés du tunnel, à cette adresse dans le réseau. Si le signal C n'existe pas à la sortie de la porte 100 (niveau bas), le pointeur n'a pas été décrémenté à O et le mot de maintenance doit être transmis par le bus 68 à la logique de transmission du port associé dans le tunnel Pour ce faire, le troisième multiplexeur de sélection de données 98 transmet l'adresse de l'autre port de la paire constituant le tunnel au second multiplexeur 96 qui, à son tour, l'applique sur les fils 108 du bus 68. La sélection de l'adresse 106 du port local ou de l'adresse 108 de son port associé dans un tunnel, ces deux adresses étant fournies par câblage sur un quatrième multiplexeur de sélection de données 104, est effectué par un eb P/E (Proche-Eloigné) Cet eb constitue un élément de l'ordre de maintenance Si P/E = 0 le port désigné comme proche est le même port du module de commutation et l'adresse du port local est sélectionnée Si P/E = 1 le port désigné comme éloigné est celui avec lequel le port récepteur est apparié dans le tunnel et l'adresse de ce port est donc sélectionnée. La sortie de la porte ET 100 est également couplée aux fils de commande 110 du bus 68 Si, dans la logique de transmission Tx du port local, le comparateur de numéro de port 112, le circuit de détection de la voie de maintenance 111 et la logique d'exécution des ordres 114 détectent respectivement le numéro de ce port sur les fils 102, l'adresse de la voie de maintenance sur les fils 94 et l'activité des fils de commande 110 du bus 68, la logique d'exécution des ordres 11 4 traite les données présentessur les fils 113 S'il n'y a pas coïncidence des trois signaux précités aux entrées respectives de la logique 114, les données des fils 113 sont transmises à la mémoire vive à accès sélectif 116 (échangeur de secteurs de temps) et de là, pendant la voie sortante sélectionnée, à un registre de sortie 118 d'o elles sont transmises en série à un autre élément de commutation du réseau. De manière avantageuse, selon la présente invention, les messages transmis dans la voie de maintenance d'un tunnel de diagnostic peuvent être émis par un micro- processeur à destination d'un port de commutation particulier compris dans un tunnel déterminé En variante, les messages peuvent provenir d'un port de commutation particulier le long du tunnel à destination desmicro- processeursaux deux extrémités du tunnel Pour cela, le port de commutation doit satisfaire les trois exigences suivantes: être capable d'acheminer un message dans le tunnel-par une voie particulière dite, par exemple, voie de maintenance pouvoir reconnaître un message de commande adressé à ce port dans la voie de maintenance et y répondre; - posséder enfin les moyens d'insérer des messages dans la voie de maintenance. Afin de sélectionner un élément de commutation particulier pour recevoir un message de commande, chaque mot acheminé le long d'un tunnel dans la voie de maintenance comporte le pointeur àplusieurs eb, précédemment mentionné Ce pointeurest décrémenté d'une unité à chaque étage d'éléments de commutation et l'étage dans lequel cette décrémentation entraîne la mise à zéro du pointeur est celui auquel le message de commande est destiné. Ainsi, un microprocesseur situé à l'extrémité d'un tunnel peut lancer un ordre à destination de tout élément de commutation choisi le long de ce tunnel, en fixant la valeur initiale du pointeur de façon appropriée Des ordres type peuvent commander la fixation à la valeur 1 ou O de plusieurs eb de commande dans le port de commutation destinataire ou la transmission d'un message de réponse au microprocesseur d'origine. Les microprocesseurs peuvent donc envoyer des ordres à des ports particuliers et susciter leur réponse. Les messages sont introduits dans un tunnel de diagnostic par un port de commutation, dans deux cas le premier, comme on vient de le voir, est une réponse à la requête d'un microprocesseur et le second s'applique quand une condition d'erreur est détectée dans un port Si l'un ou l'autre port d'une paire de ports associés dans un tunnel détecte une erreur, un message d'alarme est transmis par les deux ports Les messages d'alarme sont produits avec un pointeur de valeur maximale et transmis le long du tunnel comme les autres messages, c'est-à-dire que leur pointeur est décrémenté d'une unité à chaque étage de commutation. Le microprocesseur qui reçoit le message d'alarme examine la valeur résiduelle du pointeur et en déduit l'identité ou l'adresse de l'élément de commutation qui en est à l'origine. La figure 4 représente la connexion de sept éléments de commutation pour former un tunnel de diagnostic Les paires de ports ont été désignées comme éléments 1 à 7 pour simplifier la description cependant, un tunnel traversant un réseau entier doit normalement comprendre sept paires de ports appartenant à sept éléments de commutation différents, comme on le verra plus précisément-par la suite en faisant-référence à la figure 6 Les ports bidirectionnels 120 A et 120 B, couplés par le bus 68, constituent le premier élément 122 Cet élément est électriquement connecté d'un côté à un microprocesseur de type A, 124 (interface terminale) et de l'autre côté à une autre paire de ports bidirectionnels couplés 126 A et 126 B qui forment le second élément 128 Celui-ci est électriquement connecté à une autre paire de ports bidirectionnels couplés 130 A, 1308, formant le troisième élément 132 et ce dernier est relié à une quatrième paire de ports bidirectionnels couplés 134 A, 134 B, constituant le quatrième élément 136. De même, le quatrième élément est couplé à un côté du cinquième élément 140, constitué par les ports couplés 138 A, 138 B, dont l'autre côté est relié à une autre paire de ports couplés 142 A, 1428, formant le sixième élément 144 De l'autre côté, l'élément 144 est relié à la paire de ports couplés 146 A, 1468 constituant le septième élément 148 et ce dernier est connecté, par son côté opposé, à un autre microprocesseur de type A, 150. Chaque paire de ports du tunnel est constituée par une ou deux puces de circuits à haut degré d'intégration Les logiques de transmission Tx des deux ports appariés sont réunies par des mailles 121 A, 121 B (visibles figure-5) afin que la condition courante d'alarme et de maintenance de chaque port soit connue par l'autre port de la même paire. En se référant à la figure 4, on suppose que l'on désire envoyer un message le long du tunnel de diagnostic à un port particulier de ce tunnel Si, par exemple, le microprocesseur A 124 doit envoyer un message au port 2 ( 134 A) du quatrième élément 136, il est clair que ce port est situé sur le côté de l'élément 136 le plus proche du microprocesseur 124, à une distance de quatre étages Le microprocesseur 124, qui a une adresse particulière dans le réseau par rapport au port destinataire, envoie donc le message voulu avec un pointeur égal à 100 et un eb P/E égal à 0 Au contraire, vu du microprocesseur 150 à l'autre extrémité du tunnel, le port 134 A est du côté éloigné de l'élément 136 Un ordre lancé par le microprocesseur devrait ainsi avoir un pointeur fixé initialement à 100 et un eb P/E fixé à 1 Il faut noter, toutefois, que pour un ordre destiné à un élément quelconque les pointeurs fournis par les microprocesseurs 124 et 150 n'ont pas normalement la même valeur numérique. Lorsque l'ordre lancé par le microprocesseur 124 traverse les éléments de commutation successifs 122, 128 et 132, le pointeur est décrémenté d'un chiffre binaire par la logique de réception Rx de chacun - de ces éléments et le résultat est tranmis comme nouveau pointeur à l'élément de commutation suivant dans le tunnel L'élément particulier à qui l'ordre est destiné, ici l'élément 136, reçoit donc le pointeur 001 et le ramène à zéro La décrémentation du pointeur à zéro entraîne l'exécution de l'ordre par la logique de transmission Tx du port 2 de l'élément 136, puisque ce port 2 reçoit l'ordre avec l'eb P/E = O indiquant le côté proche de l'élément 136. De manière analogue, un ordre issu du microprocesseur 150 voit son pointeur décrémenté d'une unité dans chacun des éléments de commutation 148, 144 et 140 qu'il traverse L'élément destinataire 136 lit le pointeur 001 et l'opération de d 6 crémentation conduit donc au pointeur 000 Le port 10 qui reçoit 3 r) l'ordre ne l'exécute pas, du fait que l'eb P/E est égal à 1, et le transmet pour cela au port 2 de l'élément 136, qui est plus éloigné du microprocesseur 150 dans le tunnel. En outre, chaque port peut être à l'origine d'une information transmise à l'un des microprocesseurs de type A, 124 ou 150, le long du tunnel Dans ce cas, il règle le pointeur à sa valeur maximale, c'est-à-dire 11 quand le réseau correspond au schéma de la figure 4 (tunnel à 7 éléments, ou 7 paires de ports) En se fondant sur la valeur résiduelle du pointeur, le micro- processeur qui reçoit l'information peut ainsi déterminer à partir de quel élément elle a été émise. On se reporte maintenant à la figure 5 au moyen de laquelle on va décrire quelles actions sont entreprises quand une condition d'erreur est détectée dans l'un quelconque des deux ports associés d'un élément de commutation, ici l'élément 122, par des détecteurs d'erreur en logique câblée (matériels) Des messages d'alarme (drapeaux) sont insérés dans les voies de maintenance sortantes des deux ports Ces drapeaux sont accompagnés de pointeurs de valeur maximale car il s'agit d'une transmission de chacun des ports au micro- processeur respectif, 124 ou 150 Les conditions d'erreur détectées par un port sont contrôlées par la logique de transmission Tx de ce port Les parties Tx des deux ports appariés 120 A et 120 B sont reliées par les fils 121 A et 121 B, afin que chaque port puisse informer l'autre de sa condition actuelle d'alarme et de maintenance Une condition d'erreur détectée dans un port est ainsi -immédiatement connue de l'autre port Des drapeaux (c'est-à-dire des signaux numériques indicateurs d'un défaut du matériel) correspondant à une erreur dans le port O ( 120 A) sont transmis sur le fil 121 A vers le port 8 ( 1208) et des drapeaux provenant du port 8 ( 120 B) sont transmis au port O ( 120 A) par le fil 1216 Une erreur ou un défaut dans l'un des ports 120 A et 120 B se traduit donc par l'envoi de messages d'alarme dans les deux directions, à partir des logiques de transmission T des x ports 120 A et 120 B. Les messages d'alarme peuvent inclure un défaut de matériel dans le port le plus proche ou dans le port le plus éloigné du microprocesseur concerné, et une perte de synchronisation dans le port proche ou éloigné Les défauts de matériel ont été discutés en faisant référence à la figure 5 De plus, une alarme de perte de synchronisation est générée par la logique de réception Rx d'un port quand le signal MIC entrant n'est plus en synchronisme avec l'horloge La détection de cette condition entrafne la transmission d'un code d'alarme donnant l'information de perte de synchronisme, avec un pointeur de valeur maximale 111, par les logiques de transmission des deux ports appariés. Les figures 6 à 11 illustrent divers chemins que les tunnels de diagnostic peuvent suivre à travers le réseau Spécifiquement, comme l'indique la figure 6, quand le réseau de commutation est complet, les tunnels de diagnostic peuvent traverser tout le réseau et sont appelés "longs tunnels" Ils relient une interface terminale IT 152 (microprocesseur), à une autre IT, 154, à travers le commutateur d'accès à un seul étage et tous les étages du commutateur de groupe 21 On a vu en liaison avec la figure 1 que chaque interface terminale 22, 24 et 26 comprend des sous-ensembles de quatre grappes d'équipements terminaux utilisant quatre microprocesseurs de type A pour les terminaux à fort trafic ou de huit grappes avec huit microprocesseurs de type A pour les terminaux à faible trafic Chaque grappe d'équipements terminaux, telle que la grappe 154 de la figure 6, comprend son propre processeur de type A et son interface terminale associée (IT) représentée figure 6 sous forme de bloc Les,longs tunnels relient des IT tels que 152 et 154, dont les mailles de transmission de données MIC sont connectées à des ports de rang faible du commutateur d'accès, plus précisément les ports 0, 1, 2 et 3 Tous les essais de routine destinés à vérifier l'intégrité du commutateur de groupe ont accès à ce dernier par ces tunnels. La figure 7 montre que des tunnels de diagnostic peuvent ne traverser que le commutateur d'accès, ils sont alors appelés "courts tunnels" Ils relient des Il, tels que 158 et 160, dont les mailles de transmission MIC sont connectées à des ports de rang élevé soit les ports 4 à 7 et 12 à 15 de chaque élément du commutateur d'accès, ces derniers assurant l'interface avec par exemple, un processeur de commande d'appel 162 (microprocesseur de type B) - Il peut également exister des tunnels incomplets dans le réseau quand des ports de certains éléments de commutation ne sont pas encore utilisés, comme on peut le voir sur les schémas des figures 8 et 9 La figure 8 donne un exemple de cette situation dans le commutateur d'accès et la figure 9 un autre exemple dans le commutateur de groupe Les ports inutilisés, ou ports de réserve, sont indiqués par la référence PR et un astérisque identifie un tunnel incomplet Dans l'élément du commutateur d'accès représenté figure 8, les ports 1, 3, 5, 7, 13 et 15 sont ainsi inutilisés, d'o les quatre tunnels incomplets entre les paires *de ports dont au moins l'un est en réserve De même, des ports inutilisés dans les étages 1 et 2 du commuta- teur de groupe conduisent à la création des tunnels incomplets représentés figure 9. Diverses modifications physiques peuvent être apportées aux ports de réserve pour faciliter le diagnostic des défauts dans les tunnels incomplets. Spécifiquement, ainsi que le représente la figure 10, les logiques de réception R et de transmission Tx d'un port inutilisé peuvent être connectées par une liaison physique pour créer un tunnel à une seule extrémité qu'on appelera une "cave" En outre, selon le schéma de la figure 11, les logiques de réception et de transmission d'un port inutilisé peuvent être reliées physiquement aux côtés respectifs de transmission et de réception d'un autre port de réserve, ce qui raccorde les deux tunnels incomplets en créant un tunnel continu, normalement accessible par les deux extrémités. L'adresse de réseau d'une interface terminale (IT) ou d'un microprocesseur de type A est donnée par les ports de commutation raccordés le premier à l'inter- face et les autres à un étage de rang inférieur, et par lesquels doit être établie une connexion pour atteindre le microprocesseur ou son IT à partir du troisième étage- du réseau Ainsi l'adresse générale d'un microprocesseur est t Aw, Bx, Cy, Dz 3, avec Aw: Numéro du port de l'étage d'accès raccordé à l'interface terminale. Bx: Numéro du port de premier étage raccordé au commutateur d'accès. Cy: Numéro du port de second étage raccordé au premier étage. Dz: Numéro du port de troisième étage ( 1 seul côté). En se reportant de nouveau à la figure 6 on voit que l'adresse de tunnel identifie un tunnel complet par les mailles physiques qui le constituent L'adresse de tunnel est déduite de l'adresse de réseau de l'une ou l'autre des interfaces terminales qui terminent le tunnel Les adresses des deux tunnels représentés figure 6 sont ainsi définies par les deux séquences suivantes: Aw + 8; i Bx + 8116; ICY + 8116; I Da + 8116; Cy; Bx; AW 2 = Aw + 8 I Bx + 121 16; ICY + 8116; I Dz + 8116;Cy; Bx+ 4; Aw ces séquences étant dérivées de l'adresse de V'IT 152 LAW, Bx, Cy, Dz J et correspondant à des longs tunnels si O Aw L'adresse de l'autre IT, 154, à l'extrémité de ces deux longs tunnels est rfw; Bx; Cy; Dz + 81 L'adresse d'un tunnel court est valide si 4 l Awt 7; les deux adresses de tunnel sur un IT se réduisent à Aw + 8. Ainsi, on voit que les interconnexions physiques des modules de commutation individuels (chaque paire de ports bidirectionnels associés dans un élément de commuta- tion est connectée par une ligne MIC à une autre paire de ports bidirectionnels associés d'un autre élément de commutation) combinées avec le couplage matériel des ports constituent des tunnels spatiaux uniques et distincts. Un élément de commutation à 16 ports est traversé par 8 tunnels qui peuvent se terminer à chaque extrémité dans une interface entre une grappe de terminaux et leur processeur terminal Le processeur situé à une extrémité quelconque d'un tunnel peut envoyer des ordres de maintenance dans le tunnel à destination d'un port quelconque de tunnel, jet chacun des ports d'un tunnel peut envoyer des messages d'alarme aux deux processeurs terminant le tunnel Les ordres de maintenance peuvent donc être transmis parallèlement à la transmission normale des données dans le réseau. Il est bien évident que la description qui précède n'a été donnée q'è titre d'exemple non limitatif et que d'autres variantes peuvent être envisagées sans sortir pour autant du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 Système de diagnostic pour réseau de commuta- tion à commande répartie conn Qcté à une pluralité de processeurs de données, chacun desdits processeurs ayant une adresse unique dans le réseau et des données de diagnostic dudit réseau enregistrés en mémoire, caractérisé par le fait qu'il comprend une pluralité d'éléments de commutation numérique ( 66) comportant chacun un ensemble de ports hidiretionnels ( O à 15) pour recevoir et émettre des signaux numériques, chaque port bidirectionnel ayant une adresse unique dans le réseau ( 20), des moyens de fournir des chemins de communication bidirectionnels ( 46, 48) entre chacun desdits processeurs (AO A 7) et certains desdits éléments de commutation numérique ( 50,52), et dés moyens de fournir des chemins de diagnostic entre lesdits éléments de commutation numérique et lesdits processeurs de façon que chaque processeur ( 152) soit connecté à un autre processeur ( 154) par un nombre de chemins de diagnostic égal au nombre de chemins de communication bidirectionnels partant de ce processeur et qu'une relation algorithmique existe entre les adresses (w, x, y, z) desdits processeurs ( 152, 154) et les adresses desdits ports bidirectionnels (w, w+ 8; x, x+ 8 ou x+ 4, x+ 12;) qui leur sont connectés par lesdits chemins de diagnostic. 2 Système de diagnostic conforme à la revendica- tion 1, dans lequel lesdits ports bidirectionnels de chaque élément de commutation numérique ( 66) sont couplés les tunis aux autres par une ligne omnibus ( 68). 3 Système de diagnostic conforme à la revendica- tion 1, dans lequel des moyens logiques (Rx) associés à chacun desdits ports bidirectionnels détectent un signal numérique entrant et le commutent sur ledit chemin de diagnostic. 4 Système de diagnostic conforme à la revendica- tion 3, dans lequel lesdits moyens logiques (R Px) de chaque port comportent des moyens de commande de réception ( 84) qui décrémentent ledit signal numérique entrant et détectent si ce dernier est destiné à ce port ou à un autre port inclus dans ledit cheminde diagnostic. 5 Système de diagnostic conforme à la revendica- tion 3, dans lequel lesdits moyens logiques comportent un moyen-de produire un signal indicateur d'erreur quand ils détectent une condition d'erreur dans un port et des moyens ( 121 A, B) d'interconnecter des ports bidirection- nels ( 120 A, B) associés par paire dans chacun des éléments de commutation ( 122) avec ledit moyen générateur de signal d'erreur, de manière que ledit signal d Terreur produit par un port quelconque d'un élément de commutation soit transmis simultanément sur lesdits chemins de diageostic, vers les processeurs qui y sont couplés, par ledit port et le port qui lui est associé dans ledit élément de commutation. 6 Système de diagnostic conforme à la revendica- tion 1, dans lequel un moyen ( 90) est associé à chacune desdits ports bidirectionnels pour détecter la présence. d'un signal de maintenance comprenant des données de diagnostic et commuter ledit signal de maintenance à travers le réseau sur lesdits chemins de diagnostic vers le port bidirectionnel approprié. 7 Système de diagnostic conforme à la revendica- tion 1, dans lequel lesdits processeurs (A ou 124, 150) comprennent un moyen d'introduire une indication numérique d'adressage, ou pointeur, dans leurs signaux de sortie numériques, la valeur desdits pointeurs étant une fonction algorithmique des adresses des ports bidirectionnels ( 120 A, B; 126 A, B;) traversés par lesdits chemins de diagnostic, et chacun desdits ports bidirectionnels comporte un moyen ( 84) de décrémentation dudit pointeur avant de commuter le signal numérique reçu d'un desdits processeurs sur le chemin de diagnostic correspondant. 8 Système de diagnostic conforme à la revendica- tion 7, dans lequel ledit moyen de décrémentation du pointeur ( 84) comprend un circuit de détection sensible au retour à zéro dudit pointeur. 9 Système de diagnostic conforme à la revendica- tion 1, dans lequel-les ports bidirectionnels de chaque élément de commutation ( 122, 128) sont associés par paires ( 120 A, B; 126 A, B) pour commuter lesdites données de diagnostic le long desdits chemins de diagnostic. Système de diagnostic pour réseau de commutation numérique à commande répartie comprenant une pluralité de processeurs de données dans lesquels sont enregistrées des données de diagnostic pour la détection de défauts dans ledit réseau de commutation, caractérisé par le fait qu'il comprend une pluralité d'éléments de commutation numérique ( 50, 52, 58, 64) comportant chacun un ensemble de ports bidirectionnels ( O à 15) arrangés par paires ( 0-8; 1-9;) pour recevoir ou émettre des signaux numériques provenant d'un port quelconque ou à destination d'un port quelconque desdites paires de ports bidirectionnels, chaque port bidirectionnel ayant une adresse unique dans ledit réseau, des moyens de fournir une pluralité de chemins de communication bidirectionnels ( 46, 48) entre chacun desdits processeurs (AO 7) et certains éléments de commutation ( 50, 52), et une pluralité de chemins de diagnostic spatialement séparés partant chacun d'un processeur de données ( 152), interconnectant des paires de ports bidirectionnels (w, w+ 8; x, x+ 8) dans différents éléments de commutation et se terminant dans un autre processeur de données ( 154), chacun desdits chemins de diagnostic ayant une adresse unique dans ledit réseau. 11 Système de diagnostic conforme à la revendication , dans lequel chacun desdits ports bidirectionnels appariés ( 220 A, B) comprend des moyens logiques de réception (Rx) et de transmission (T X) qui, dans le cas d'un port inutilisé ( 220 B) du réseau de commutation sont reliés l'un à l'autre et le chemin de diagnostic connectant la paire de ports comprenant ce port inutilisé est accessible par les moyens logiques de réception et de transmission de l'autre port ( 220 A) de cette paire. 12 Système de diagnostic conforme à la revendica- tion 10, dans lequel chacun desdits ports bidirectionnels appariés comprend des moyens logiques de réception (R X) et de transmission (TX) qui, dans le cas de ports inutilisés ( 240 B, 260 B) de différentes paires de ports bidirectionnels sont reliés de façon que le moyen de transmission (TX) de chaque port inutilisé communique avec le moyen de réception (R X) de l'autre port, d'o un couplage des chemins de diagnostic associés à ces deux paires de ports, l'un desdits chemins de diagnostic couplés étant accessible à partir des moyens logiques de réception et de transmission du port bidirectionnel ( 240 A) associé avec l'un des ports inutilisés ( 240 B) et l'autre chemin de diagnostic étant accessible à partir des moyens logiques de réception et de transmission du port bidirectionnel ( 260 A) associé avec l'autre port inutilisé ( 260 B). 13 Système de diagnostic conforme à la revendica- tion 10, dans lequel lesdites paires de ports bidirection- nels compris dans chacun desdits chemins de diagnostic ont des adresses uniques dans le réseau (w, w+ 8; x, x+ 8 ou x+ 4, x+ 12), qui sont une fonction algorithmique des adresses (w, x, y, z ou x+ 8) desdits processeurs ( 152, 154) qui commencent ou terminent lesdits chemins de diagnostic. 14 Méthode de localisation des défauts dans un réseau de commutation à commande répartie constitué par une pluralité d'éléments de commutation numérique connectés à une pluralité de processeurs de données possédant une adresse unique dans le réseau et des données de diagnostic enregistrées en mémoire pour le contrôle du réseau, caractérisé par le fait qu'elle consiste à configurer lesdits éléments de commutation numérique ( 66) à partir d'une pluralité de ports bidirectionnels, un groupe de ports bidirectionnels ( O à 15) étant associé à chaque élément de commutation, arranger les ports bidirectionnels de chaque élément de commutation en une pluralité de modules ( 122, 128), établir dans le réseau des chemins de diagnostic dont chacun prend son origine dans un processeur de données ( 124), suit un trajet déterminé passant par les modules de ports de différents éléments de commutation et se termine dans un autre processeur de données ( 150), de sorte que lesdits chemins de diagnostic sont spatialement séparés, et établir une relation algorithmique entre les adresses des modules de port de chaque chemin de diagnostic et les adresses des processeurs de données qui en constituent l'origine et la terminaison. Méthode conforme à la revendication 14, dans laquelle les ports bidirectionnels de chaque élément de commutation numérique ( 122, 128) sont arrangés par paires ( 120 A, B; 126 A, B;). 16 Méthode conforme à la revendication 15, dans laquelle chaque chemin de diagnostic ne comprend qu'une seule paire de ports bidirectionnels ( 120 A, B;) par élément de commutation ( 122). 17 Méthode conforme à la revendication 15, dans laquelle un port inutilisé ( 220 B) du réseau peut être couplé avec le port associé ( 220 A) pour constituer un chemin de diagnostic terminé par cette paire de ports. 18 Méthode conforme à la revendication 15, dans laquelle les ports inutilisés ( 240 B, 260 B) de deux différentes paires de ports peuvent être reliés l'un à l'autre pour fournir une paire de chemins de diagnostic accessibles par l'une ou l'autre desdites paires de ports ( 240 A-B; 260 A-B).