L'invention concerne une botte protectrice contre les accidents, faite de caoutchouc ou d'une matière analogue au caoutchouc, avec une coiffe incorporée de protection des orteils en métal ou en une matière rdsìstante comparable et avec une plaque de protection pour le cou-de-pied. On connais déjå de telles bottes protectrices contre les accidents. En ce qui concerne la capacité à supporter les charges, qui est Sixde d'après une norme pour les bottes protectrices contre les accidents, les plaques incorporées dans la paroi de la botte sont suffisantes. Par contre, la plaque de protection pour le cou-depied a pour inconvénient qu'elle entrave les mouvements du pied dans la botte. Cette entrave est d'autant plus grande que l'effet de protection recherché est plus poussé. Si l'on veut également in clure la partie antéro-inférieure de la jamBe dans la région pro tégée, les possibilités d'emploi de la botte sont même limitées quelque peu.On ne peut plus envisager alors son application que pour quelques métiers. Le but de l'invention est de fournir une botte protectrice contre les accidents du type défini dans ses grandes lignes dans le préambule, botte qui se caractérise par rapport aux modèles connus par une plus grande mobilité dans la région du cou-de-pied et qui réponde néanmoins de façon efficace aux exigences minimales concernant la protection du cou-de-pied et des orteils. Pour atteindre ce but, il est proposé d'après l'invention que la plaque de protection du cou-de-pied soit constituée par une pièce rapportée de caoutchouc en forme de plaque, munie de nervures dirigées transversalement du côté interne et fixée rigidement à la surface de la botte entre la coiffe et la partie antéro-inférieure de la jambe. Par la disposition des nervures à une hauteur appropriée et avec des écarts adéquats, on parvient à un effet de protection qui répond aux exigences. la dureté de la pièce rapportée est également importante à cet égard. Elle peut être relativement faible pour une épaisseur des nervures de 5 mm environ. Un module d'élasticité de 40 kg/cm2 peut être déjà suffisant dans ces conditions. La pièce rapportée est fabriquée sépar*went dans un moule. A la suite de sa fixation sur la botte, la pièce rapportée recouvre la surface de la botte, au niveau des côtés de ceIle-ci, approxi mativement- jusqu' bord de la trépointe. La pièce rapportée en forme de plaque se fond sans gradation dans la paroi de la botte, de sorte que la pièce rapportée en plaque ne risque de provoquer aucune gêne à l'emploi de la botte. En raison de la forme particulière de la pièce rapportée en plaque, dans laquelle les nervures sont placées à distance les unes des autres, la mobilité offerte par cette pièce rapportée est relativement grande. tes processus de déformation se situent dans des directions autres que cella des forces qui s'exercent sur la botte du fait de l'impact de pierres. tes nervures présentent de préférence une épaisseur de paroi uniforme, de façon à offrir une sécurité largement égale en tous points. Mais il est également possible de prévoir une épaisseur de paroi plus mince là où la profondeur des intervalles est'relativement petite. tes nervures de la pièce rapportée s'étendent perpendiculairement à la direction longitudinale du pied et, de préférence, perpendiculairement à la surface portante de la botte, puisque c'est la direction préférentielle d'impact de la pierre qui frappe la botte. Vers le côté antérieur de la botte, les intervalles entre les nervures peuvent même être un peu plus étroits, car l'intensité de la déformation est réduite dans cette région. Le côté extérieur de la pièce rapportée de caoutchouc en forme de plaque peut être renforcé par une garniture de tissu. On parvient de la sorte à une dureté accrue à l'entaille de la pièce rapportée en forme de plaque. Cela peut être important lorsque la botte est heurtée par des objets pointus. Pour ne pas nuire à la capacité de déformation de la pièce rapportée du fait de la présence de la garniture de tissu, il est souhaitable que cette garniture se caractérise par une structure relativement souple du tissu, par exemple par l'emploi d'un tissu de corde. Par ailleurs, il est possible d'interrômpre les nervures de différentes manières et dans différentes directions. Mais il faut alors tenir compte de la déformation typique de la pièce rapportée en forme de plaque à l'utilisation de la botte. De telles interruptions peuvent être avantageuses en ce qui concerne la mobilité de la botte, sans que la résistance à l'égard de corps qui frappent le pied s'en trouve réduite. Pour éviter les maximums de tension dans les bords de la pièce rapportée pendant la marche avec la botte, les nervures au moins devront être arrondies au niveau de leurs bords. La hauteur de la pièce rapportée au-dessus de la surface de la botte dépend en premier lieu du matériau utilisé. Dans le cas du polyuréthane, cette hauteur peut être relativement petite. Elle s'élève approximativement au tiers de la hauteur totale de la pièce rapportée. L'invention est ci-après décrite sous forme d'exemple, en référence au dessin annexé. Celui-ci représente en coupe une botte selon l'invention. La botte se compose de la tige 1 et de la semelle 2. La pièce rapportée 3 qui sert de protection du cou-depied s'étend du bord postérieur 4 de la pointe jusqu'à la partie antéro-inférieure 5 de la jambe. Sur les côtés, la pièce rapportée enforme de plaque 3 stétend jusqu'à la trépointe 6. La pièce rapportée en plaque 3 est constituée par une pièce de caoutchouc formée par moulage qui présente une surface supérieure lisse et comporte à l'intérieur des nervures 7 et des intervalles 8 alternants. Nervures et intervalles s'étendent perpendiculairement à.la surface portante de la botte. Vers la pinte de la botte, les intervalles 8 sont plus étroits, tandis que les nervures 7 gardent la même densité. Dans la surface supérieure 9 est incorporée une garniture de tissu qui s'étend sur toute la surface extérieure. les nervures 7 s'étendent dans une direction pratiquement perpendiculaire à la direction longitudinale de la bot- te. Dans ces conditions, les nervures peuvent également présenter une forme en arc de cercle, en angle ou similaire. Toutefois, il est important que 11 orientation des nervures soit toujours adaptée de la manière la plus favorable possible à la déformation de la botte àla marche. A cet égard, il peut même eAtre nécessaire en plus que l'orientation des nervures s'écarte quelque peu de la verticale. - REV;ENDICATIONS 1.- Botte protectrice contre-les accidents, faite de caoutchouc ou d'une matière analogue au caoutchouc, avec une coiffe incorporée de protection des'orteils en métal ou en une matière résistante comparable et avec une plaque de protection pour le coude-pied, caractérisée en ce que la plaque de protection du cou-depied est constituée par une pièce rapportée de caoutchouc en forme de plaque 3, munie de nervures dirigées transversalement du côté interne et fixée rigidement à la surface de la botte entre la coiffe et la partie antéro-inférieure de la jambe. 2.- Botte selon la revendication 1, caractérisée en ce que la pièce rapportée 3 s'étend sur les côtés de la botte jusqu'au bord de la trépointe 6. 3.- Botte selon la revendication 1, caractérisée en ce que la pièce rapportée 3 se fond sans gradation dans la paroi de la botte. 4.- Botte selon la revendication 1, caractérisée en ce que les nervures 7 présentent des épaisseurs de paroi uniformes. 5.- Botte selon la revendication 1, caractérisée en ce que les nervures 7 s1 étendent perpendiculairement à la surface portante de la botte. 6.- Botte selon la revendication 1, caractérisée en ce que les intervalles 8 entre les nervures 7 deviennent plus étroits vers la pointe de la botte. 7.- Botte selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que le côté extérieur de la pièce rapportée 3 est renforcé par une garniture de tissu.