Perfectionnements aux dispositifs d'alarme contre les intrus. La présente invention se rapporte a des dispositifs d'alarme contre les intrus ; elle vise, plus particulièrement mais non exclusivement, des dispositifs d'alarme qui signalent la pénétration d'un intrus par le toit d'une construction sensiblement ouverte en plan, par exemple entrepôt, magasin, bureau ou hangar. Les dispositifs d'alarme suivant l'art antérieur pour de telles constructions sont coûteux et difficiles à installer. De plus, on considère en général qu'ils ne -sont pas très efficaces, car invariablement seuls les vitrages d'éclairage ou de ventilation de la toiture, ou les éléments analogues, sont protégés par ce dispositif de sécurité, ce qui laisse la couverture du toit en état d'être pénétrée. Dans une grande construction, qui peut facilement comporter une toiture comprenant environ un tiers de vitrage, le coût de la protection de chaque carreau ou série de carreaux contre les intrus est prohibitif, sinon par renforcement du verre. Dans les zones de toiture qui comportent moins de vitrage, on installe en général des dispositifs de sécurité a chaque fenêtre mais, 1à aussi, une grande partie du toit est pénétrable et un intrus ne serait pas détecté. La présente invention a pour objet un dispositif d'alarme contre les intrus, qui permet de détecter non seulement la pénétration par la partie vitrée du toit, mais aussi la pé nétration par n'importe quelle partie du toit. L'invention vise aussi un dispositif d'alarme contre les intrus, qui est plus économique et plus facile à installer que les dispositifs connus. Le dispositif d'alarme contre les intrus, suivant l'invention, est caractérisé en ce qu'il comprend : des moyens d'émission d'un faisceau de scrutation mobile sensiblement indétectable ; des moyens de réception des signaux de scrutation réfléchis engendrés par ce faisceau mobile ; des moyens de mise en mémoire et de comparaison pour enregistrer un premier signal de scrutation réfléchi et comparér les signaux de scrutation réfléchis succe'ssifs avec ce premier signal ; et des moyens de signalisation qui sont actionnés lorsque l'un quelconque des signaux de scrutation réfléchis successifs diffère du premier signal de scrutation réfléchi. L'invention sera mieux comprise à la lumière de la description de ses formes de réalisation, non limitatives, représentées sur les dessins annexés, dans lesquels la figure 1 représente un dispositif d'alarme conforme à la présente invention la figure 2 illustre une méthode de couverture des points ou endroits aveugles la figure 3 représente une autre forme de réalisation du dispositif de la figure 1, qui permet de couvrir le périmètre d'un plancher ou un objet particulier ; et la figure 4 est un schéma-blocs de principe des circuits électroniques. On voit, sur la figure 1, que le dispositif suivant l'invention comprend une boîte. 1, contenant les circuits électroniques, d'oû part un premier élément 2 sensiblement tubulaire, dirigé vers le bas. Un deuxième élément 3 sensiblement tubulaire, concentrique a l'élément 2, peut tourner, de préférence par l'intermédiaire de roulements 4, autour de l'élément 2. L'élément 3 peut être entraîné en rotation par un moteur 5 de faible puissance, par l'intermédiaire d'une transmission 6, par exemple des engrenages ou une courroie de transmission. Un prolongement de la paroi de l'élément 3 porte, fixés de façon appropriée, des supports 7, dont une partie seulement est représentée pour la clarté du dessin, destinés à tenir en position des déflecteurs optiques tels que des miroirs ou prismes 8 et 9 et une lentille convergente 10. A l'intérieur et dans l'axe de l'élément 2 sont placés une source de rayonnement, de préférence un laser 11 de faible puissance, une lentille 12 de collimation, et une plaque translucide 13, transparente de préférence. Un support, pour la mise en place d'une cellule optoélectrique 14, est dirigé vers le bas à partir de la plaque 13. De préférence, un filtre optique 15 est disposé entre le déflecteur optique 9 et la cellule 14. En variante, il peut être placé à l'avant, ou à l'arrière, de la lentille 10.Un faisceau laser 16, collimaté par la lentille 12, est réfléchi par le miroir ou prisme 8 et transmis, sensiblement horizontalement à toute distance convenable au-dessous du niveau du toit, vers les parois de la construction où il est renvoyé par réflexion, sensiblement parallèlement au faisceau de sortie, vers le miroir ou prisme 9. Celui-ci dirige le faisceau, à travers le filtre 15 qui rejette toutes les longueurs d'onde autres que celle du faisceau, sur la cellule opto-électrique 14. La sortie de la cellule, pour une première scrutation, est traitée et introduite dans une mémoire où elle est stockée avec un signal de code d'adresse venant d'un détecteur de position, de préférence un disque codeur 17 placé sur le deuxième élément tubulaire 3 et se déplaçant avec ce dernier.Ainsi, lorsqu'un deuxième signal de scrutation puis des signaux de scrutation successifs venant d'un endroit déterminé sont reçus, cet endroit est reconnu par le signal de code d'adresse fourni par le disque codeur et les signaux de scrutation sont comparés. De préférence, le disque codeur ou horloge-mère peut comporter environ 2000 signaux d'impulsion codés par tour, chacun ayant des codes d'adresse, avec une séparation de 60 microsecondes à 500 t/mn, pour accéder à la mémoire appropriée. Pendant la séparation de 60 microsecondes entre des impulsions de codage successives, le laser transmet une impulsion de lumière de 200 nanosecondes. A chaque tour de l'élément 3, on prélève 2000 échantillons et, dans une construction de 240 mètres de périphérie, cela procure un échantillon tous les 120 mm environ et par conséquent deux échantillons au passage d'un torse humain. Chaque échantillon prélevé est de préférence enregistré dans la mémoire sous forme de niveau de brillance mais on peut utiliser d'autres procédés, par exemple un coefficient de temps. Lorsque la scrutation revient au même point, 120 millisecondes plus tard, le nouveau niveau de brillance est comparé au précédent niveau et, s'il y a une différence à deux échantillons consécutifs, le signal d'alarme est déclenché. Si la nouvelle brillance est seulement légèrement différente, ou si seulement un échantillon est différent, les nouveaux niveaux sont mis en mémoire et la comparaison se poursuit à la cadence de 8,3 fois par seconde. On se reporte maintenant à la figure 2, qui illustre un procédé de couverture ou protection des endroits aveugles. On sait que la plupart des toits de grande surface sont supportés sur des poteaux 18 placés à l'intérieur de la construction. Ces poteaux réfléchissent le faisceau avant que celui-ci n'atteigne le mur, ce qui crée un endroit aveugle, entre le poteau et le mur, par lequel un intrus peut pénétrer dans le bâtiment à travers le toit. Pour vaincre cette difficulté, on peut placer sur le mur des surfaces à pouvoir réfléchissant relativement élevé, par exemple des miroirs 19, afin de réfléchir le faisceau de scrutation dans les endroits aveugles, ou on peut utiliser une série de surfaces à pouvoir réfléchissant relativement élevé formant un chemin continu pour le faisceau entre les poteaux de sorte que tous les endroits aveugles puissent être scrutés et contrôlés en même temps. Pour éviter les défaillances, dues à des coupures- de ~coursant, des batteries peuvent être- chargées à partir de lâ distribution principale du secteur et le dispositif alimenté en 12 ou 24 volts, de sorte quten cas de défaut d'alimentation du secteur, dû à une panne ou à un sabotage, le dispositif fonctionne encore avec les batteries jusqu'au retour de l'afin mentation principale. La figure 3 représente une autre forme-de réalisation du dispositif de la figure 1, qui permet de couvrir le périmè- tre d'un-plancher ou un objet particulier 20. Des déflecteurs- de faisceau supplémentaires 21 et 22 sont placés dans les trajectoires des faisceaux transmis et reçus, afin de constituer une scrutation conique à travers laquelle devrait passer un intrus, ce qui déclencherait l'alarme. Dans une variante de la figure 3, le rayonnement du déflecteur 21 peut être dirigé vers une surface à haut pouvoir réfléchissant avant de revenir au déflecteur 22, formant ainsi un rideau de rayonnement dont l'interruption déclencherait l'alarme. Dans cette disposition, on peut éviter l'emploi de circuits de mémoire. La figure 4 représente un schéma de principe des circuits électroniques et s'explique d'elle-même. I1 est entendu que des modifications de détaii peuvent être apportées dans la forme et la construction du dispositif suivant l'invention, sans sortir du cadre de celle-ci. Par exemple, selon le type de source de rayonnement et de récepteur utilisés, on peut employer différentes surfaces réfléchissantes pour réfléchir le faisceau de scrutation et le renvoyer vers la cellule. Une paroi peinte en blanc ou une bande auto-collante en aluminium ou autre peuvent être utilisées, ainsi qu'une cellule capable de recevoir une partie spécifique du spectre coloré, les circuits électroniques étant programmés en conséquence. I1 est également clair pour les hommes de l'art que, bien que le mécanisme soit représenté au milieu du local, il peut tout aussi bien être placé dans un angle ou couché sur le côté pour assurer la scrutation d'un mur. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'alarme contre les intrus, caractérisé en ce qu'il comprend : des moyens (11) d'émission d'un faisceau de scrutation tournant-et sensiblement indétectable ; des moyens (14) de réception des signaux de scrutation réfléchis de ce faisceau tournant ; des moyens (1) de mise en mémoire et de comparaison pour l'enregistrement d'un premier signal de scrutation réfléchi et la comparaison des signaux de scrutation réfléchis successifs à ce premier signal de scrutation réfléchi et des moyens de signalisation qui sont actionnés lorsque l'un quelconque des signaux de scrutation réfléchis successifs diffère du premier signal réfléchi. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'un filtre (15), capable de rejeter toutes les longueurs d'onde reçues autres que celle du faisceau, est placé sur la trajectoire du signal de scrutation réfléchi. 3. Dispositif suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le faisceau tournant est produit par un laser de faible puissance. 4. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que des surfaces réfléchissantes (19) sont utilisées pour couvrir les endroits aveugles résultant par exemple de la présence de poteaux. 5. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le faisceau tournant est horizontal. 6. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le faisceau tournant de scrutation est incliné de ma nière à obtenir une- scrutation conique en forme d'abri. 7.Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le faisceau tournant de scrutation est utilisé pour le balayage d'un mur. 8. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'une source d'alimentation secondaire est installée, pour permettre le fonctionnement du dispositif en cas de panne ou de sabotage de l'àlimentation principale en énergie.