1. Des efforts considérables ont été faits jusqu'à présent pour mettre au point des solutions de lavage de la bouche et des agents de traitement doués d'une certaine action chimique, destinés à retarder la formation de la plaque dentaire, de caries et du tartre. Les solutions de lavage classiques, qui sont supposées détruire ou combat- tre les microbes contribuant à la formation de la plaque et des caries, sont non seulement généralement inefficaces comme bactériocides ou agents bactériostatiques orauxmais elles peuvent même favoriser une infection par les bacté- ries et les champignons buccaux en éliminent les couches épithéliales cornifiées et en laissant s'échapper les fluides et les cellules protectrices qui combattent norma- lement les infections. t La présente invention réside dans la découverte d'une formulation dezmnçage de la bouche, contenant des proportions d'ingrédients assurant la formation d'une pel- licule protectrice adhérente lorsque ladite formulation de rinçage est mélangée à la salive dans la bouche. Cette dé- couverte est particulièrement surprenante compte tenu du fait que chacun des ingrédients était antérieurement connu pour son utilisation dans les solutions de lavage et que d'autres formulations de rinçage constituées de proportions différentes des mêmes ingrédients, préparées et essayées comme décrit dans le présent mémoire, semblent incapables de procurer des résultats analogues. On a constaté que la pellicule protectrice produite par une utilisation répétée (quotidienne) de cette formulation de rinçage conférait aux dents un lustre ou brillant intense, réduisait la fixa- tion de la plaque, diminuait la fixation du tartre, rédui- sait les caries interproximales et gingivales, diminuait l'enflure des tissus gingivaux, réduisait les taches et leur formation, réduisait la gêne due aux aphtes et favo- risait la cicatrisation de ces aphtes, ainsi que des cou- pures et blessures par frottement dans la bouche, et rédui- sait la sensibilité des zones entourant la couronne et la racine des dents. Selon le mode le plus avantageux actuellement connu pour la mise en oeuvre de la présente invention, la 2. formulation de rinçage contient, pour 1000 à 4000 ml de for- mulation, 22 à 220 mg de fluorure de sodium, 1,0 g de men- thol, 1,3 g d'essence de cannelle, 0,5 g d'essence de clou de girofle, 0, 8 g de saccharine sodique, 60,0 ml d'alcool éthylique, 15 g de talc purifié, 24 à 50 gouttes de colorant alimentaire, le reste (pour compléter à 1000 - 4000 ml) étant de l'eau distillée. La préparation est uti- lisée en brossant tout d'abord les dents de la manière habituelle, puis en rinçant la bouche avec une petite quantité de la préparation, puis en crachant simplement l'excès et en évitant l'introduction de tout autre liquide ou aliment dans la cavité buccale pendant quelques minutes. Bien que le brossage des dents, suivi d'un rinçage normal à l'eau, soit une première étape avantageuse du processus de traitement, son but principal est d'éliminer les subs- tances non fixées qui risqueraient d'empêcher l'adhérence d'une couche de pellicule protectrice sur la couche située au-dessous. Bien que le mécanisme exact de la barrière pro- tectrice ne soit pas totalement connu, on sait que trois des ingrédients de la formulation de rinçage, en propor- tions particulières et en présence-de l'ion fluorure, se combinent ou réagissent avec la salive en produisant une pellicule essentiellement continue sur les dents et sur les autres surfaces de la bouche. Les trois ingrédients, à sa- voir le menthol, l'essence de clou de girofle et l'essence de cannelle, doivent non seulement être présents,- mais ils doivent l'être dans les proportions relatives (en poids) d'environ 10:5:13, respectivement. Par contre, une latitude considérable, en ce qui concerne la concentration en fluo- rure, est permise. Par exemple, dans une solution ayant un volume total de 1000 à 4000 millilitres, la quantité de fluorure de sodium peut se situer dans la gamme de 10 à 300 mg, la gamme préférée étant entre 22 et 220 mg. Le mécanis- me de l'action du fluorure de sodium n'est pas clair mais il semble qu'il n'y ait pas de complexation de l'ion fluo- rure, soit dans la préparation de la solution dentaire,soit dans la combinaison de cette solution avec la salive. Par 2481 117 contre, la concentration en ions fluorure reste relative- ment constante, ce qui indique qu'elle peut éventuellement agir comme catalyseur dans la formation de la pellicule protectrice. On a supposé que les protéines de la salive peuvent être réticulées, coagulées, précipitées ou coa- cervées par mélange avec un ou plusieurs des trois ingré- dients principaux de la formulation de rinçage pour pro- duire la pellicule stable, transparente et adhérente; cependant, l'amylase, considérée généralement comme étant l'ingrédient le plus actif de la salive, est une protéine dont on ne connaît pas suffisamment la formule chimique pour être certain que l'un quelconque de ses groupes plus actifs ne prend pas part au mécanisme de formation de la pellicule. La présence de fluorure, sans l'action combinée des trois ingrédients fondamentaux de lasDlution, ne pro- duit pas le revêtement désiré en combinaison avec la-sa- live. On se référera aux exemples 2 et 3 qui décrivent des formulations analogues à celle de l'Exemple 1 mais qui, pour des raisons qui ne sont pas entièrement connues, ne donnent pas une solution capable de réagir avec la salive pour produire une pellicule protectrice efficace. Quelles que soient les explications théoriques, on doit souligner que la pellicule exige la présence de salive pour sa formation, contrairement à l'action des formulations de rinçage et de lavage classiques de la bou- che qui tendent à détruire ou inactiver les protéines de la salive. Des essais au biuret révèlent que les protéines de la salive restent décelables après exposition de la sa- live aux ingrédients actifs de la formulation, bien que la couleur de la réaction puisse être interprétée comme indi- quant une certaine modification ou interaction de ces pro- téines à la suite de cette exposition (voir Exemple 6). Le brossage des dents avant l'utilisation de la solution de rinçage dentaire est supposée avantageux pour éliminer les matières alimentaires non fixées et la plaque bactérienne. A moins que la solution de rinçage ne soit utilisée de façon régulière, le fait de mâcher et d'avaler, 4. qui implique l'action de lavage de la salive et l'action mécanique de la langue et d'autres muscles de la bouche, élimine finalement la pellicule. L'intervalle d'applica- tioQ de la solution de rinçage peut varier de deux ou plus de deux fois par jour à une seule application par jour, de préférence avant le coucher bien qu'on considère que des applications à des fréquences encore inférieures permet- tent d'obtenir encore certains effets bien que moins avan- tageux. Un mélange intime de la solution avec la salive est important, suivi d'une période déterminée d'inactivité orale (en s'abstenant d'introduire d'autres liquides ou aliments dans la bouche) immédiatement après les étapes de mélange. On a obtenu des résultats particulièrement efficaces dans un processus comprenant une étape de mélan- ge d'environ une minute au bout de laquelle le patient crache l'excès de solution, puis s'abstient de manger, de boire ou de se-rincer la bouche avec tout autre fluide pendant une période comprise entre 10 et 20 minutes envi- ron. Des périodes un peu plus courtes peuvent être possi- bles avec une diminution proportionnelle de l'efficacité, des périodes encore plus longues étant préférables. L'un des effets remarquables en premier lieu d'un tel traitement a été l'augmentation du brillant et du caractère lisse des dents, perceptibles tant par les pa- tients que par (généralement) les observateurs, dès le deuxième jour du traitement. L'adhérence des colonies de la plaque dentaire est nettement réduite, vraisemblablement à cause de la nature extrêmement lisse de la pellicule adhérente. Les colonies qui apparaissent sont facilement éliminées par des dispositifs de projection d'eau ou par brossage. En une période de 6 à 12 semaines de traitement, on constate que la réduction de la plaque dentaire excède pour cent. Cette diminution de la plaque laissait pré- voir une réduction de la formation des caries, ce que l'on a pu en effet observer. Une diminution de la plaque dentaire pouvait également laisser prévoir une réduction de la formation du tartre et cette réduction a été également observée. Le tar- 24811n7 5. tre subgingival et supragingival existant depuis huit an- nées a été spontanément éliminé de la surface des dents et des racines pendant une utilisation de la formulation de rinçage de deux ou trois semaines et avant toutedétar- trage des dents. lia formation du tartre après une prophy- laxie s'est révélée être inférieure à 20 pour cent'du volu- me original chez des patients subissant un examen dentaire annuel et à 10 pour cent chez des patients soumis à des examens semestriels. La pellicule semble également agir comme un revêtement protecteur qui, d'une certaine manière obture les terminaisons nerveuses exposées. On a observé une im- portante diminution de la sensibilité des racines. Les patients nécessitant antérieurement des anesthésiques lo- caux pour un simple détartrage et ceux ayant subi une gingivectomie ont fait part de l'absence de douleur pendant le détartrage sans avoir recours à ces anesthésiques, après l'utilisation de la solution de rinçage de la bouche pendant une période de deux à trois semaines. La douleur due aux aphtes s'est avérée nette- ment réduite par l'utilisation fréquente de la solution de rinçage de la bouche. Grâce à l'utilisation répétée de la solution à l'apparition des douleurs, ces ulcérations sont devenues indolores en quelques heures et se sont en général cicatrisées le troisième jour. Des résultats ana- logues ont été observés dans le cas de coupures, de morsu- res, d'écorchures ou de brûlures dans la bouche. La dimen- sion de la lésion et le nombre de ces lésions ont été jugés comme étant en relation directe avec la vitesse de soulagement de la douleur et de la cicatrisation. Dans le cas d'ulcérations aphteuses chroniques, l'utilisation continue de la solution de rinçage orale semble empêcher l'appari- tion initiale de la lésion dans la plupart des cas étudiés. La formation de taches sur les dents naturelles et les prothèses dentaires est nettement réduite, les ta- ches qui se forment étant facilement éliminées après l'uti- lisation de la formulation de rinçage. En général, les pro- thèses dentaires semblent rester propres et sans taches ni tartre lorsqu'on utilise régulièrement la solution de rin- 6. çage. L'invention sera expliquée plus en détail en regard des exemples non limitatifs suivants: Exemple 1 On prépare une formulation de rinçage des dents selon la présente invention en utilisant les constituants suivants: NaF (qualité pour réactif) (Baker & Adams, Morristown, N.J.) 220 mg Menthol (Gentry International, Inc., Fairlawn N.J) 1,0 g Essence de cannelle (Robinson Laboratories, Inc., San Francisco, Calif)1,3 g Essence de clou de girofle (Gentry International, Inc., Fairlawn, N.J.) 0,5 g Saccharinate de sodium (Merck & Co., Rahway, N.J.) 0,8 g Alcool éthylique (Commercial Solvents Corp. New York, N.Y.) 60,0 ml Talc purifié (silicate de magnésium) (Merck & Co., Rahway, N.J.) 15,0 g Colorant alimentaire rouge (Schillings) (McCormick & Company, Inc., Baltimore, Md.) 24 gouttes Pour préparer la solution de rinçage, les deux essences sont tout d'abord ajoutées au talc purifié et de l'eau distillée est ensuite ajoutée pour porter le volume à 700 ml. Le menthol est dissous dans l'alcool éthylique qui est ensuite ajouté au talc, aux essences et à l'eau, et le volume total est porté par addition d'eau distillée à 1000 ml. Après filtration, le colorant alimentaire rouge et la saccharine sont ajoutés, le volume total est ajusté par addition d'eau distillée à 4000 ml, et le fluorure de sodium est ajouté. On laisse ensuite la préparation repo- ser pendant cinq ou sept jours et on la filtre à nouveau. Bien que le talc soit utilisé comme matière de clarifica- tion ou de purification et pour favoriser la dissolution des autres ingrédients, sa présence n'est pas déterminante et, si on l'utilise, on peut faire varier ses proportions. Exemple 2 7. En suivant le même processus qu'à l'Exemple 1, on prépare une solution en utilisant les mêmes ingrédients des mêmes sources, dans les proportions suivantes t NaF 44 mg Menthol 0,25 g Essence de cannelle 0,65 g Essence de clou de girofle 0,25 g Saccharinate de sodium 0,2 g Alcool éthylique 15,0 ml Talc purifié (silicate de magnésium) 3,75 g Colorant alimentaire rouge 20 gouttes Exemple 3 En suivant le même processus qu'à l'Exemple 1, on prépare une solution en utilisant les mêmes ingrédients provenant des mêmes sources, dans les proportions suivan- tes: NaF 5000 mg Menthol 0,5 g Essence de cannelle 1,3 g Essence de clou de girofle 0,5 g Saccharine de sodium 0,4 g Alcool éthylique 30,0 ml Talc purifié (silicate de magnésium)15,0 g Colorant alimentaire rouge 12 gouttes Exemple 4 Les préparations obtenues comme indiqué dans les exemples 1 à 3 sont testées sur 20 sujets qui suivent les instructions suivantes: (1) brosser les dents; (2) rincer la bouche à l'eau; (3) prendre une demi-cuillerée à café de préparation liquide; (4) rincer soigneusement la bouche avec cette solution, en refoulant la solution entre et autour des dents et des gencives, et en mélangeant la solution à la salive; (5) cracher l'excès; (6) ne pas boire, ni rincer, ni manger pendant au moins 10 minutes après ce traitement; (7) utiliser au moins une fois ou plusieurs fois par jour. Les préparations des Exemples 2 et 3, lorsqu'on 24 8 1117 8-e' les utilise d'une façon répétée comme ci-dessus, ne produi- sent pas d'effets notables excepté peut être une diminu- tion de la formation de caries. Par contre, l'utilisation répétée de la préparation de l'Exemple 1 permet d'obtenir les résultats suivants, non offerts par les préparations des Exemples 2 et 3; (1) les dents sont plus brillantes; (2) les dents ont un toucher plus lisse à la langue et même les zones rugueuses des dents semblent sensiblement plus lisses qu'auparavant; (3) la plaque dentaire est- soit totalement absente soit fortement réduite; (4) la présence de tartre est réduite dans les-bouches n'ayant pas subi de détartrage et de polissage avant l'utilisation de cette préparation; (5) le gonflement des tissus gingi- vaux est notablement réduit. Exemple 5 Une étude comparative (en double aveugle) est conduite en utilisant une solution de rinçage préparée selon l'Exemple 1 (identifiée ci-après par préparation A) et une seconde solution de rinçage identique à la première excepté qu'elle ne contient pas de fluorure de sodium (identifiée ci-après par préparation B). Chaque sujet a reçu comme instructions de brosser ses dents deux fois par jour et d'utiliser ensuite une solution de rinçage avec ml de l'une des préparations non identifiées. L'excès de solution de rinçage est à recracher et aucun fluide ou aliment ne doit être introduit dans la bouche dans les 15 minutes qui suivent. Au bout de sept jours, chaque sujet a reçu l'instruction de suivre le même processus pendant encore sept jours en utilisant l'autre préparation non identifiée. Au bout des 14 jours de l'essai, les 23 sujets -ayant accompli toutes les phases du test sont examinés et le degré de formation de la plaque dentaire est analysé et enregistré, en donnant les résultats suivants: Préparation A Préparation B Pourcentage de ré- (Estimation moyen- (Estimation moyen- duction de la for- ne de formation de ne de formation mation de la plaque la plaque) de la plaque) en utilisant la Préparation A 11,20 18,27 38,69 On conduit une étude comparative analogue, à 2 48 1117 9. la seule différence que la quantité utilisée de solution de rinçage est passée de 15 ml à 2,5 ml et que la période d'essai se prolonge sur sept semaines. Au bout de trois semaines, les résultats sont les suivants: Préparation A Préparation B Pourcentage de ré- (Estimation moyen- (Estimation moyen- duction de la for- ne de formation de ne de formation mation de la plaque la plaque) de la plaque en utilisant la Préparation A 9,25 18,27 49,37 Les résultats au bout de la période totale de sept semaines sont les suivants: Préparation A Préparation B l Pourcentage de ré- duction de la for- (Estimation moyen- (Estimation moyen- duction de la for- ne de formation de ne de formation de manutilisant laq en utilisant la la plaque) la plaque) Préparation A 7,16 18,27 60,81 Exemple 6 L'action de la formulation de rinçage dentaire de l'Exemple 1 en mélange avec la salive et une comparai- son de cette action avec celle d'autres solutions de lava- ge de la bouche connues sont illustrées par l'analyse sui- vante utilisant la méthode au biuret d'analyse de détermi- nation des protéines (J.G. Reinhold, Standard Methods of Clinical Chemistry, volume 1, page 88, 1953). Dans huit tubes à essai contenant des échantil- lons de salive humaine (pH de 6,5 environ) on introduit des quantités dosées de sept solutions de lavage de bouche du commerce et une solution de rinçage orale préparée se- lon l'Exemple 1. Les résultats sont les suivants: Préparation Résultats d'essai de détermination des prot ines Lavorite (pH 4,5) Négatif Listerine (pH 5) Négatif "Cepacol" (pH 6,5) Négatif "Micrine" (pH 6,2) Négatif "Colgate" (pH 5,8) Négatif "Scope" (pH 6) Négatif "Chloreseptic" (pH 9) Négatif Solution de rinçage de l'Exemple 1(pH 5,5) Positif. 10. On constate que toutes les solutions de lavage du commerce classiques détruisent les protéines de la sa- live (enzymes). Avec la solution de rinçage orale préparée selon l'Exemple 1, les protéines de la salive ne sont pas détruites, comme le montrent les résultats positifs. Ce- pendant, au lieu d'un précipité floculant bleu, le préci- pité est de couleur bleu rougeâtre. En outre, le pH du mélange s'élève de 6,5 (salive) et 5,5 (solution de rin- çage des dents en mélange avec la salive) à plus de 7. Bien qu'on sache que certaines protéines, en présence d'un acide, réagissent en donnant un pH basique, les raisons exactes de cette modification, dans ce cas, ne sont pas entièrement élucidées. Exemple 7 Des microphotographies prises au microscope à balayage électronique de surfaces de dents naturelles (émail) et de surfaces de dents artificielles (porcelaine) traitées avec une solution préparée selon l'Exemple 1, et avec des solutions modifiées dans lesquelles on supprime des constituants choisis de la solution de l'Exemple 1, révèlent que le menthol, l'essence de -clou de girofle, l'essence de cannelle et le fluorure de sodium doivent tous être présents avec la salive pour la formation d'un revêtement continu et que d'autres constituants (alcool éthylique, colorant alimentaire rouge et saccharine) peu- vent être supprimés sans entraîner de différence apparente de ce revêtement. Les séries d'essai sont conduites in vitro sur des surfaces d'émail et de porcelaine qui sont tout d'a- bord lavées soigneusement et séchées. La matière d'essai est ensuite appliquée sur la surface de l'échantillon et séchée, et la surface traitée sèche est ensuite lavée avec un courant d'eau pulsé à une pression relativement basse (à l'aide d'un appareil "Water Pik") et finalement séchée. Les étapes d'application, de séchage, de lavage et de sé- chage final sont répétées six fois au total. Les surfaces traitées seulement avec la solu- tion de l'Exemple 1 (sans la salive) ne présentent pas de pellicule visible; ces surfaces semblent essentiellement 11. identiques aux surfaces non traitées servant de témoins. Les surfaces de porcelaine traitées avec la salive seule ne révèlent pas la présence de pellicule. Les surfaces d'émail traitées d'une manière analogue avec seulement de la salive présentent un revêtement, mais ce revêtement manque de continuité; il est plutôt caractérisé par de larges fissures ou craquelures. Au contraire, les surfaces traitées avec un mélange de volumes égaux de solution de l'Exemple 1 et de salive révèlent la présence d'un revêtement ou pellicule continu relativement lisse. Des répétitions multiples de ces essais avec la salive et des modifications de la solu- tion de l'Exemple 1 dans lesquelles des constituants choi- sis et combinaisons de constituants sont omis indiquent l'absence de formation de pellicule continue lorsqu'on supprime l'essence de clou de girofle, l'essence de can- nelle, le menthol et le fluorure de sodium, ou l'un quel- conque ou plusieurs de ces ingrédients. D'autres essais dans lesquels la saccharine, le colorant alimentaire rouge et l'alcool éthylique (ou leurs combinaisons) sont omis donnent des microphotographies dans lesquelles l'aspect de la surface et de la pellicule formée sur ellessont analo- gues à celui obtenu lorsque tous les ingrédients sont pré- sents, ce qui indique que la saccharine, le colorant ali- mentaire rouge et l'alcool éthylique ne doivent pas obli- gatoirement être présents dans la solution de l'Exemple 1 pour former une pellicule après mélange avec la salive, et application à une surface d'émail ou de porcelaine. Exemple 8 L'effet d'une solution préparée selon l'Exemple 1 sur la tension de surface lorsqu'un mélange de cette so- lution et de salive est en contact avec une surface de dent propre est illustré par les résultats goniométriques sui- vants: Liquide Substrat Angle de- Durée contact (mIîiues) H20 (distillée) Dent propre 62 0-6 Salive Dent propre 620 0-6 Solution de Dent propre 610 0-6 l'Exemple 1 12. Solution de l'Exemple 1 plus salive Dent propre 44 début en 2 min. 320 en 4 min. en 6 min.* * impossible de mesurer l'angle au bout de 6 minutes. Par ailleurs les résultats de l'exemple 7, dans lequel la salive présente peu ou pas tendance à mouiller la porcelaine mais, par mélange avec une solution préparée selon l'Exemple 1, forme un revêtement continu sur les surfaces de porcelaine, montrent que la solution dentaire réduit la tension superficielle et améliore l'effet mouil- lant des deux constituants (salive et solution dentaire) après mélange à la salive. 13. REVENDICATIONS 1.- Solution dentaire destinée à former une barrière protectrice sur les surfaces buccales lorsqu'elle est mélangée à la salive, caractérisée en ce qu'elle con- tient essentiellement du fluorure de sodium dans une solu- tion aqueuse contenant du menthol, de l'essence de clou de girofle et de l'essence de cannelle dans des propor- tions en poids d'environ 10:5:13 respectivement, le fluo- rure de sodium étant présent à raison de 0,1 à-3,0 mg par volume total de solution d'environ 10 à 40 ml. 2.- Solution selon la revendication 1, caracté- risée en ce que les quantités de menthol, d'essence de clous de girofle et d'essence de cannelle sont respecti- vement de 10,5 et 13 mg respectivement par volume total de solution de 10 à 40 ml. 3.- Solution selon la revendication 1, caracté- risée en ce que le fluorure de sodium est présent en quan- tité de 0,22 à 2,2 mg environ.