L'invention a pour objet un dispositif de bielle de longueur ajustable. I1 est quelquefois souhaité pouvoir ajuster à longueur une bielle avec une précision élevée. C'est le cas, par exemple, de certaines transmissions utilisées dans la construction aéronautique. On a déjà proposé de relier une bielle à une tête de bielle ou chape par un dispositif à vis et écrou à pas faible, de sorte qu'une rotation relative de la tête par rapport a la bielle provoque une variation de longueur de l'ensemble relativement très petite, blocable angulairement lorsque la position désirée est atteinte. On a proposé, pour le blocage de faire coopérer des faces frontales à stries radiales solidaires respectivement de la bielle et de la chape. Le dispositif selon l'invention est caractérisé par ce fait que le blocage est obtenu par coopération de stries longitudinales. La précision dans l'ajustement de longueur conférée par'le dispositif selon l'invention est plus grande. La construction et l'ajustement sont plus-simples. La description qui suit, faite à titre d'exemple, se réfère au dessin annexé, dans lequel - la figure 1 est une vue perspective, les différentes pièces étant écartées les unes des autres pour une meilleure compréhension - la figure 2 est une vue d'une partie de bielle, pour une variante ; - la figure 3 est une vue en coupe du dispositif après montage. La bielle 11 comprend un corps tubulaire de bielle 12, cylindrique, raccordé à un collet cylindrique 13 par une partie tronconique 14. Le collet 13 présente un taraudage intérieur 15, à faible pas, propre à coopérer avec un filetage conjugué 16 que présente une tige 17 solidaire d'une chape 18 sur laquelle peut être monté un autre organe de la transmission dont la bielle il fait partie. Du collet 13 est solidaire une bague externe 19 dont la surface latérale extérieure 21 présente des stries longitudinales 22 régulièrement espacées au point de vue angulaire, ces stries étant par exemple au nombre de 60 pour une bague d'un diamètre de 20 mm. Dans une forme de réalisation montrée sur la figure 2, la bague 19 est obtenue en surépaisseur par rapport au corps du collet 13 au cours du processus de fabrication de celui-ci par refoulement dans une matrice. Dans une autre forme de réalisation, les stries 22 sont formées sur la face externe d'une douille 23 (figure 1) initialement distincte du collet 13, mais qu'on solidarise avec celui-ci avantageusement par frettage. Pour ce frettage, le collet 13 présente des encoches 24 et 25 avec lesquelles peuvent coopérer des nervures conjuguées 26 et 27 de la douille 23. Pour le montage, le collet 13 est porté à très basse température, par exemple en le plongeant dans l'azote liquide, de manière à permettre son engagement à l'intérieur de la douille légèrement chauffée et lorsque le collet 13 et la douille 23 reprennent la température ambiante la solidarisation entre les deux parties est absolue. Avec les stries 22 peuvent coopérer des stries conjuguées 28 que présente la partie cylindrique 29 de la surface interne d'un manchon 31, l'autre partie de la surface interne étant constituée par un six-pans 32. Avec le six-pans est propre à coopérer un contre-écrou 33 par sa face externe hexagonale 34 dans laquelle est creusée une gorge 35. Le taraudage 36 du contre-écrou 33 est propre à coopérer avec le filetage 16 de la tige 17. Celle-ci présente une rainure longitudinale 37 avec laquelle peut coopérer un ergot 38 que présente la surface interne 39 d'une rondelle 41 dont la surface externe cylindrique 42, de même diamètre que la partie cylindrique 43 de la douille 23 ou de la bague 21 du collet 13, sur laquelle sont formées les stries 22, présente également des stries 44 de même disposition que les stries 22. Au montage, la rondelle 41 est adjacente à la face frontale 45 de la douille 23 ou de la bague 19. Le contre-écrou 33 est sur la tige 17, son taraudage 36 en coopération avec le filetage 16, en une position qui laisse une longueur suffisante de tige 17 pour la coopération avec le taraudage 15 du collet 13. Le manahon 31 est également enfilé sur la tige 17 avec sa face frontale 46 adjacente au six-pans 32 en regard de la face frontale 47 de la chape. Un jonc ou "circlip" 48 est également enfilé sur la tige 17, en regard de la face 47 et d'un diamètre propre à lui permettre son engagement à déclic dans la gorge 35 du contre-écrou 33. Pour le réglage à longueur du dispositif de bielle, et son blocage, on procède comme suit : La longueur du dispositif de bielle est réglée par rotation relative de la bielle ll et de la chape ou rotule 18,le taraudage 15 étant en prise avec le filet 16. Lorsque la longueur souhaitée est atteinte, on faittourner le contre-écrou 33 : la rondelle 41 se rapproche de la face frontale 45, guidée dans son mouvement par coopération de l'ergot 38 et de la rainure 37 et cela jusqu'à application sous une pression qui dépend de l'effort appliqué par une clé dynamométrique. On fait ensuite coulisser la douille 31 après l'avoir orientée angulairement de manière que les pans du six-pans 32 soient en regard des faces du contreécrou 33.Si, en poursuivant le mouvement d'enfilement, on constate que les stries 28 de la douille 31 ne sont pas exactement en regard des stries 42 et des stries 22, on dégage à nouveau la douille et une très légère rotation du contre-écrou 33, d'un angle dont la valeur est de l'ordre d'une strie, permet ensuite 2? l'enfilement de la douille 31 de manière que ses stries/viennent coopérer, d'une part, avec les stries 42 de la bague 41 et, d'autre part, avec les stries 22 solidaires du collet 13. La rotation du contre-écrou 33, dont la surface hexagonale 34 coopère avec le six-pans 32 faisant partie de la douille 31 engagée par les stries 28 dans les stries 42 et 22, est ainsi rende impossible aussi longtemps que la douille 31 ntest pas dégagée du contre-écrou 33. La permanence de la position de blocage est obtenue par engagement du jonc ou circlip 48 dans la gorge 35. Ledit jonc 48 empêche tout déplacement longitudinal de la douille 31 aussi longtemps qu'il nrest pas dégagé de la gorge 35. On peut ainsi régler la longueur d'une bielle avec une précision de l'ordre de la dizaine de microns. L'ergot 38 coopérant avec la rainure 37 empêche toute rotation de l'ensemble constitué par la douille 31 et le contreécrou 33 par rapport à la tige 17, interdisant aiasi tout dévissage du contre-écrou 33, aussi longtemps qu'il est engagé dans la douille elle-même immobilisée en rotation par coopération des stries 28 avec les stries 42. REVENDICATIONS 1. Dispositif de blocage à contre-écrou d'un couple filetage-taraudage, notamment en vue du réglage à longueur d'un organe de transmission comprenant une bielle tubulaire à taraudage et une chape ou rotule à filetage, caractérisé en ce qu'il comprend une douille dont la surface interne comporte une partie conjuguée de la surface externe du contre-écrou et une autre des stries longitudinales propres à coopérer avec des stries conjuguées de l'extrémité du collet de la bielle ainsi que des moyens pour, après serrage de l'écrou et coopération des deux séries de stries, immobiliser la douille tant au point de vue longitudinal qu'au point de vue rotation. 2. Dispositif de blocage selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'entre la face frontale du collet et la face en regard du contre-écrou est interposée une bague présentant des stries à sa surface externe propres à prolonger les stries du collet, ladite bague présentant un ergot sur sa surface interne coopérant avec une rainure longitudinale de la tige filetée de la chape ou rotule. 3. Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, carac péris8 en ce que l'immobilisation longitudinale de la douille par rapport au contre-écrou est obtenue par un jonc ou circlip s'engageant dans une gorge de la surface externe du contre-écrou. 4. Organe de transmission à bielle et chape ou rotule, comprenant un dispositif de blocage à longueur selon l'une des revendications ci-dessus. 5. Bielle à collet à couronne striée propre à coopérer avec un dispositif selon l'une des revendications 1 à 3.