La présente invention se rapporte à la fibrillation de films ou de rubans de polymères organiques synthétiques, tels que polypropylène ou le polyéthylène, qui ont été préalablement étirés pour créer une orientation moléculaire longitudinale. Différents procédés de fibrillation ont été déjà proposés, le plus direct de ceuxci pour une production continue consistant à utiliser un rouleau ou un cylindre muni de couteaux réalisés par exemple sous la forme de dents qui attaquent le film ou le ruban suivant une direction à peu près tangentielle et qui sont entraînés dans le même sens que le film ou le ruban, mais à une vitesse linéaire un peu plus grande.Les organes de coupe sont le plus souvent des dents qui ont une action individuelle ; cependant, ces dents peuvent aussi être groupées, chaque groupe étant considéré comme un organe de coupe ou couteau distinct, chaque organe de coupe peut aussi être constitué par une lame mince. Par suite de la rotation du cylindre de fibrillation garni de dents, chaque dent effectue une courte incision et, pour que ces incisions chevauchent entre elles, ce qui est normalement nécessaire pour produire un réseau dans le produit fibrillé obtenu, les dents sont le plus souvent montées en rangées étroitement rapprochée sur la périphérie du cylindre. En raison du nombre de dents et de la finesse nécessaire des dents, la fabrication d'un tel cylindre demande beaucoup de temps et constitue un travail coûteux et il en est de même pour le remplacement de dents déformées ou endommagées. Les autres formes de couteaux posent des problèmes similaires. Suivant la présente invention, le film ou le ruban qui doit subir une fibrillation se déplace sur un parcours qui est coupé par la trajectoire en circuit fermé d'un ou de plusieurs éléments portant un certain nombre d'organes de coupe, de sorte que ces organes pénètrent dans le film ou le ruban, se déplacent dans le même sens que celui-ci mais à une plus grande vitesse pour faire des incisions, puis se retirent, l'agencement des organes de coupe étant tel que sur une ligne droite s'étendant dans la direction du déplacement en circuit fermé de l'élément ou des éléments, il ne se trouve pas plus d'un organe de coupe, la vitesse de déplacement des organes de coupe par rapport à celle du film ou du ruban, la distance entre les points de pénétration dans le ruban et les points de retrait de chaque organe de coupe et la fréquence à laquelle se produi- la pénétration de chaque organe de coupe dans le ruban ayant une relation mutuelle telle que l'extrémité avant de l'incision ou du groupe d'incisions faites par un organe de coupe se trouve en avant (par rapport au sens de déplacement du film ou du ruban) de l'extrémité arrière de l'incision ou du groupe d'incisions faites par le même organe de coupe lors de la pénétration précédente. L'effet obtenu apparaîtra clairement en se référant à l'exemple le plus simple suivant lequel une rangée unique de dents individuelles s'étend transversalement à la direction de la trajectoire en circuit fermé. Ces dents sont de préférence montées à la surface d'un élément rotatif, tel qu'un cylindre, encore que le même résultat puisse être obtenu par un élément ou par des éléments quelconques se déplaçant en circuit fermé, par exemple une barre ou des barres montées entre deux chaines sans fin entralnées. S'il s'agit d'un cylindre, la rangée de dents pénètre dans le film ou le ruban, forme une rangée d'incisions puis se retire à nouveau de la même manière qu'avec les cylindres munis de dents mentionnés précédemment.Toutefois, la vitesse de rotation du cylindre suivant l'invention est beaucoup plus élevée que celle du ruban, de sorte que la rangée de dents effectue une révolution complète puis pénètre à nouveau dans le film ou dans le ruban avant que la rangée d'incisions précédemment formée ait eu le temps de s'éloigner.En d'autres termes, les points d'entrée des dents (définssant les extrémités arrière des incisions) se trouvent seulement un peu à l'arrière (dans le sens du déplacment du film ou du ruban) des points d'entrée correspondant à la révolution précédente et, du fait que les dents se meuvent beaucoup plus vite que le film ou le ruban, elles dépassent alors les points d'entrée précédents, de sorte que les pointus de retrait des dents (définissant les extrémités avant des incisions) se trouvent en avant des points d'entrée correspondant à la révolution précédente, c'est-à-dire des extrémités arrière de la série précédente d' incisions. On pourrait s'attendre à ce que les incisions faites au cours d'une révolution rejoignent celles faites au cours de la révolution précédentes, cependant, dans la pratique ce n'est pas le cas, et d'une manière générale les incisions faites au cours d'une révolution chevauchent sur celles faites au cours de la révolution précédente: bien que dans certains cas quelques incisions de la dernière rangée rejoignent celles de la rangée précédente.Chaque rangée successive d'incisions suit donc celle qui la précéde de la façon qui vient d'être décrite, de sorte que l'effet obtenu est analogue à celui provenant de cylindres munis de plusieurs rangées de dents, mais avec cet avantage majeur que seulement une petite fraction du nombre total de dents est nécessaire, ce qui contribue à réduire considérablement le travail au cours de la fabrication initiale et des réparations subséquentes. Bien que l'opération soit comprise plus facilement en se référant à des dents montées individuellement, les résultats obtenus sont pratiquemerlt les mêmes lorsqu'on utilise d'autres formes d'organes de coupe, par exemple des lames minces ou des groupes de dents. Lorsque les organes e coupe sont constitués par des groupes de dents, chaque organe produit un groupe d'incisions et il n'est pas nécessaire que les incisions produites par chaque dent individuelle du groupe au cours de pénétrations consécutives chevauchent. En d'autres termes, ainsi que cela a été précisé précédemment, il suffit que l'extrémité avant d'un groupe d'incisions se trouve en avant de l'extrémité arrière du groupe d'incisions faites au cours de la pénétration précédente. Bien que le résultat obtenu soit plus clair en se référant à des organes de coupe montés en une rangée perpendiculaire au déplacement, cela n'est nullement indispensable et la rangée peut s'étendre sur un parcours diagonal ou hélicoldal, ou bien les organes de coupe peuvent ne pas être disposés en une rangée.Les résultats les meilleurs sont obtenus lorsque les organes de coupe sont espacés régulièrement sur la largeur de la trajectoire, bien que, mise à part cette disposition, l'espacement des organes de coupe, par exemple sur le pourtour d cylindre, puisse être, si on le désire, totalement désordonnée, à condition que l'exigence posée précédemment soit satisfaite, c'est-à-dire qu'il n'y ait qu'un seul organe de coupe pour une ligne droite s'étendant dans la direction du déplacement autour de la périphérie du cylindre de fibrillation. Ainsi que cela a été mentioné ci-dessus, on constate dans la pratique que chaque incision-faite par un organe de coupe individuelle est habituellement décalée, du moins légèrement, en direction latérale par rapport à 1 incision précédente faite par le même organe, cependant, en certains cas, il peut être souhaitable d'augmenter ce décalage latéral, ce qui peut être obtenu très simplement par l'application d'un mouvement de va-et-vient relatif entre le cylindre et le ruban. Le cylindre peut par exemple être monté de façon à pouvoir effectuer un léger déplacement latéral sou la commande d'une vis de va-et-vient de façon à se déplacer lentement en direction axiale, d'abord dans un sens puis dans l'autre.La vites se de ce déplacement en va-et-vient peut, par exemple etre suffisante pour obtenir effectivement un décalage de 2 : 1 entre des rangées successives d'incisions. D'une manière générale, cette action de va-et-vient a pour effet de déterminer les caractéristiques du réseau résultant de l'action de fibrillation, bien que, si on le juge utile, le dispositif puisse être facilement ajusté de façon à rompre le réseau. Aux vitesses élevées de rotation considérées, il importe que le cylindre de fibrillation soit équilibré avec précision ce qui peut être facilité par ne répartition au hasard des organes de coupe. Néanmoins7 sous tous les autres aspects, il est préférable que les organes de coupe soient disposés sur une rangée transversale unique et, si ce sont des dents qui sont utilisées, soit individuellement soit en groupes, elles peuvent être montées sur un gill (peigne) fixé sur le cylindre. L'invention sea maintenant décrite plus en détail, à titre d'exemple, en se référant aux dessins annexés, dans lesquels la Fig. 1 est ffe vue en perspective des organes essentiels du dispositif ; la Fig. 2 est une vue en coupe correspondant à la Fig. 1 la Fig. 3 est un schéma représentant une forme idéale d'un système d'incisions obtenues avec le dispositif des Fig. 1 et 2 la Fig. 4, est un schéma montrant le réseau obtenu à partir de la disposition des incisions représentée sur la Fig. 3 les Fig. 5 et 6, sont des schémas montrant des variantes des Fig. 3 et 4 respectivement la Fig. 7 est une vue en perspective d'une partie d'un gill comportant des groupes de dents.; la Fig. 8 est une vue d'extrémité en coupe montrant le gill de la Fig. 7 monté sur un cylindre de fibrillation. En se référant maintenant au dispositif représenté sur les Fig. 1 et 2, on voit que le nouveau constituant essentiel comprend un cylindre de fibrillation 1, portant une rangée unique de dents 2 montées individuellement s'étendant sur une ligne parallèle à l-'axe du cylindre. Les dents 2 sont montées sur un gill ou peigne comportant un corps 3, dont la surface est pourvue de rainures dans lesquelles sont logées des dents respectives, l'ensemble des dents étant maintenu en place par un cordon de soudure s'étendant sur la surface du corps 3. L'ensemble du gill est monté dans une fente 5 formée dans la surface du cylindre 1, dans laquelle il est maintenu en position par des vis 6, dont l'une est représentée sous une forme éclatée sur la Fig. 1.Dans ces conditions, les dents font saillie sur une petite distance au-delà de la surface du cylindre 1 de façon à entrer en prise avec le film ou le ruban à fibriller. Dans un exemple particulier, les dents sont montées sur un gill 3 suivant un taux d'espacement de 2,6 dents par millimètres et elles font saillie de 3,175 millimètres à la surface du cylindre. Comme on le voit sur la Fig., ces dents font un angle de moins de 900 avec la tangente au cylindre, de sorte qu'elles peuvent être retirées du film ou du ruban substantiellement à angle droit, de façon à réduire les ris ques d'arrachage du film ou du ruban. Sur la Fig. 1, quatre rubans seulement des rubans 12 à fibriller sont représentés, bien que, dans la pratique un nombre beaucoup plus grand de rubans peuvent être amenés parallèlement entre eux au-dessus d'un même cylindre de fibrillation.Ces rubans peuvent provenir directement de l'extrudeuse, ou bien ils peuvent être alimentés à partir d'une ou de plusieurs bobines, d'un pot ou d'une autre source d'alimentation appropriée. Le premier de ces rubans est représenté schématiquement alors qu'il a été incisé par les dents 2, bien que, pour plus de clarté les incisions ne figurent pas sur les autres rubans représentés.Les rubans 12 passent sous une barreguide 14, puis autour de la périphérie du cylindre 1 en faisant un angle qui, dans l'exemple de la Fig. 2 est approximativement de 600, et quittent ensuite le cylindre 1 dans une direction générale horizontale au-dessus d'une plaque-guide 15. La vitesse linéaire des dents 2 est beaucoup plus grande que celle des rubans 12 et, après avoir pénétré dans chaque ruban en un point 18 sur le premier ruban 12 de la Fig. 1, les dents avancent rapidement pour occuper la position reorésentée sur la Fit. 1 iusqu'à ce qu'elle dépassent les ex S ~ ,renprésentees ~ Z tremites arriere/l9-des incisions taites par les memes dents au cours de leur pénétration précédente. Les résultats obtenus sont représentés sous une forme un peu idéalisée par les Fig. 3 et 5. En sé référant maintenant à la Fig. 3, on voit que cette Fig. représente trois séries d incisions faites au cours de trois pénétrations successives des dents 2. En admettant que, le ruban et les dents se déplacent de la droite vers la gauche (Fig. 3), la première série d'incisions est identifiée par 21, les dents énétrant dans le ruban 21a (extrémité arrière de chaque incisi ' et quittent le ruban en 21b (extrémité avant de chaque incision). La série d'incisions faites au cours de la pénétration suivante est désignée par 22 et, pour des raisons de clarté les incisions 22 sont représentées comme étant situées à mi-distance entre deux incisions 21.Alors qu'on aurait pu croire que les incisions 22 se trouveraient directement en ligne avec les incisions 21, on a constaté dans la pratique qu'il se produit inévitablement un décalage latéral, bien que en général ce déplacement ne soit pas exactement égal à la moitié de l'espace entre des incisions voisines, de sorte que le schéma se trouve ainsi idéalisé. Au cours de cette pénétration, chaque dent entre dans le ruban en 22a et se déplace vers la gauche jusqu'à 22b avant de se retirer, ce qui a pour conséquence que les extrémités avant des incisions 22 se trouvent en avant, par exemple à gauche des extrémités arrière 21a des fentes 21, ce qui engendre un faible chevauchement. Au cours de la pénétration suivante, qui forme les incisions 23 un chevauchement similaire se produit entre les extrémités avant 23b des incisions 23 et les extrémités arrière 22a des incisions 22.Lorsque le dessin représenté par laFig. 3 est étiré latéralement, il forme un réseau comme celui qui est représenté schématiquement à la Fig. 4. Ce réseau est constitué par une série de mailles hexagonales dont les brins principaux longitudinaux sont constitués par les intervalles formés entre les incisions voisines 21, 22 et 23tandis que les parties inclinées sont formées par les parties du ruban disposées entre les incisions chevauchantes, et correspondent ainsi approximativement à la moitié de l'épaisseur des brins principaux longitudinaux. Les Fig. 5 et 6 représentent une forme différente d'incisions et par conséquent du réseau obtenu. Des séries correspondantes d'incisions sont désignées par les mêmes références que sur la Fig. 3 et on constate que le chevauchement entre les incisions 21 et 22 et les incisions 22 et 23 est notablement plus grand, de sorte qu'il n'existe qu'un intervalle relativement petit entre les extrémites arrière des incisions 21 et les extrémités avant des incisions 23. Ce résultat est obtenu par une augmentation de la vitesse de déplacement des dents par rapport à la vitesse du rubanl2. Dans le réseau qui en résulte représenté sur la Fig. 6, la longueur des brins principaux longitudinaux est réduite à la grandeur de l'espace entre les extrémités arrière des incisions 21 et les extrémités avant des incisions 23, et la longueur des parties inclinées est accrue de façon correspondante, c'est- à-dire qu'elle correspond à la longueur des che vauchementsl En conséquence, par un réglage relatif de la vitesse des dets et de la vitesse du ruban il est possible de faire varier les caractéristiques du réseau d'une manière correspondante. I1 est donc important que le mécanisme d'entraînement du dispositif représenté aux Fig. 1 et 2 puisse être réglé de cette manière.On se rend compte que si on augmente la vitesse des dents notablement au-delà de celle illustrée par les Fig. 5 et 6, les brins principaux longitudinaux du réseau disparaitront de sorte que le réseau sera disloqué. Dans un mode de réalisation particulier, les dimensions des éléments constitutifs et les caractéristiques opératoires étaient les suivantes Vitesse de délivrance du ruban : = 114,3 mètres/minute Diamètre du cylindre: - 44,45 mm (dents formant une saillie de 3,175 mm) Vitesse du cylindre ; = 4.500 t/mn Parcours du ruban au cours de chaque révolution : = 25,4 mm Arc de contact des dents avec le ruban = 38,1 mm 44,45 Vitesse superficielle de la broche: = 4.500 x ss x 1000 =629m/mn Temps pour parcourir 38,1 mm (arc de t 1 mn. contact): 16510 1 114,3 x 1000 En 16510 mn le ruban parcours = = 6,92 mm Longueur de l'incision faite au cours d'un arc de contact : = 38,1 - 6,92 = 31,18 mm. Etant donné que les points d'entrée des dents à chacune des révolutions successives étaient espacés de 25,4 mm (c'est-à-dire de la distance parcourue par le ruban pendant ce temps) et que la longueur de chaque incisions était de 31,18 mm, les incisions d'une rangée chevauchaient celles de la rangée précédente sur 5,78 mm ou, en d'autres termes, l'extrémité avant de chaque incision se trouvait en avant (dans le sens du déplacement du film ou du ruban) de 5,78 mm par rapport à l'extrémité arrière de 1 incision faite par la même dent au cours de la pénétration précédente. Ainsi qu'il en a été fait état initialement, des dents montées individuellement constituent seulement un exemple d'organes de coupe susceptibles d'être utilisés pour des fins de fibrillc~ion. Si ce sont des lames qui sont utilisées, elles peuvent être contées à la surface du cylindre de la même manière que les dents représentées ou bien, en variante le cylindre lui-même peut être de construc tion stratifiée et présenter un certain nombre de disques minces comportant chacun une petite partie en saillie constituant la lame. Selon la position angulaire relative de ces disques, les lames peuvent être disposées soit en ligne droite parallèlement à l'axe du cylindre, soit selon une ligne inclinée ou sous toute autre configuration requise. Les Fig. 7 et 8 représentent un agencement suivant lequel les organes de coupe forment des groupes de dents. L'un de ces groupes est représenté à la Fig. 7 avant son montage sur le gill. I1 est constitué par un faisceau de dents 25 montées dans une virole 26, de façon que les pointes des dents forment un ensemble divergent comme le montre la Fig. Les viroles 26 sont ensuite engagées dans des trous, l'un de ceux-ci étant représenté en 27 sur le gill 28. Le gill complet est ensuite monté dans une rainure 30 du cylindre de fibrillation 1.D'une manière générale, ces dents sont plus flexibles que les dents individuelles que montrent les Fig. 1 et 2, et, comme elles sont toutes montées en faisant un angle légèrement différent, il n'y a pas avantage à conférer à la rainure 30 une position angulaire telle que celle de la rainure 5 représentée aux Fig. 1 et 2. Pendant l'opération de fibrillation, chacun des corganes de coupe constitués par un groupe de dents 25 engendre un groupe d'incisions et chaque groupe d'incisions faites au cours de la pénétration chevauche celui qui a été fait lors de la pénétration précédente. L'une des caractéristiques de l'invention est que la vitesse de déplacement des organes de coupe doit être beaucoup plus grande que celle du film ou du ruban, et que, en général cette vitesse doit être au moins plusieurs fois celle du film ou du ruban. Bien que, théoriquement, la relation entre les vitesses puisse être obtenue en conférant au film ou au ruban une vitesse nettement inférieure à celle qui est adaptée dans le procédé connu, il est plus économique et plus productif de maintenir la vitesse du film ou du ruban à approximativement la même valeur que précédemment, c'est-à-dire à la vitesse à laquelle ce film ou ce ruban sont délivrés par l'extrudeuse et d'entraîner les organes de coupe à une vitesse considé raclement plus élevée que la vitesse utilisée dans la technique connue, c'est-à-dr à une vitesse de l'ordre de 629 mètres/minute comme cela est indiqué pour l'exemple ci-dessus, soit à une vitesse de 514 mètres/minute par rapport à la vitesse du ruban. Si l'on examine un produit fibrillé dans ces conditions au moyen d'organes de coupe réalisés sous la forme de dents ou de lames individuels, on constate que substantiellement toutes les fibrilles constitutives du réseau sont pour l'essentiel intactes ; c'est-àdire qu'il n'y en a pas ou il y en a peu qui font saillie hors du réseau tandis que toutes les fibrilles princiapels ou du moins la majorité d'entre elles ont, ramifiées sur elles des fibrilles secondaires courtes d'un titre plus fin que la fibrille principale ou similaire qui ne sont pas attachées à leurs extrémités opposées.Dans ces conditions, lorsqu'on confère une torsion au produit fibrillé pour en faire un fil ou un cordon, ces fibrilles secondaires très courtes dont saillie hors du fil et confèrent à celui-ci l'aspect du coton et, étant donné que les fibrilles secondaires sont beaucoup plus fines que la fibre à laquelle elles sont rattachées,le fil obtenu semble être fait d'un fil d'un titre beaucoup plus fin. Ces fils sont d'un plus bel aspect et ils sont particulièrement appropriés our les opérations de tricotage et de tissage. Les effets obtenus dépendent de la présence d'irrégularités dans le film ou le ruban, soit dans sa composition chimique ou dans sa structure physique. De petites défectuosités d'origine mécanique peuvent se produire même avec un film extrudé dans les conditions normales et l'effet qu'on vient de décrire peut alors être observé. Toutefois, cet effet peut être considérablement intensifié et prendre une importance pratique si des irrégularités sont introduites volontairement, par exemple en utilisant un mélange de polymères, soit 80% de polypropylène et 20% de polyéthylène ou en introduisant des défauts mécaniques, par exemple en faisant passer le film dans la ligne de pinçage formée par deux cylindres à sa sortie de l'extrudeuse alors qu'il se trouve encore dans un état de plasticité, l'un de ces cylindres pouvant être le cylindre normal de refroidissement et l'un de ces cylindres au moins présentant des irrégularités superficielles. La présence de ces irrégularités produites délibérément conduit à la production de fibrilles secondaires faisant saillie même pour de plus faibles vitesse de déplacement des organes de coupe par rapport à la vitesse du film que celles indiquées ci-dessus ; cependant, des résultats optimaux sont obtenus avec une combinaison de vitesses relatives supérieures à cette valeur, conduisant à une forte abrasion et à la formation délibérée d'irrégularités dans le film. Un autre facteur bénéfique consite à procéder à la fibrillation peu de temps après la sortie du film ou du ruban de l'étuve d'ét-ïage, c 'est-à-dire alors qu'il est encore chaud. Outre sa simplicité, le dispositif suivant l'invention, présente encore d'autres avantages.C'est ainsi, par exemple que l'emploi d'une seule rangée de dents réduit dans unemesure très importante la tendance du ruban à former des barbes autour du cylindre de fibrillation 1, ce qui est un inconvénient présenté par la plupart des cylindres de fibrillation. En raison des vitesse élevees mises en jeu, les dents pénètrent beaucoup plus facilement dans le ruban qu'avec les vitesses plus basses observées habituellement avec les autres types de cylindres de fibrillation, avec cet avantage que des rubans très fragiles, par exemple d'un titre de 500 deniers, peuvent être aisément fibrillés sans qu'il soit nécessiare d'appliquer à ces rubans une forte tension qui serait susceptible de provoquer leur rupture. RF;' NDr?!\'rÈEONS 1 - Procédé de ibri J a't ion d'un film ou d'un ruban d'un polymère organique synthétique, qui a été préalablement étiré à l'effet d'engendrer une orientation moléculaire longitudinale, caractérisé en ce que ce fikm ou ce ruban est entraîné sur un parcours qui rencontre le parcours formant un circuit fermé d'un élé ment ou éléments portant1ln certain nombre d'organes de coupe, dans des conditions telles que les or eus de coupe pénètrent dans le film ou dans le ruban, se déplacent dans le même sens que ceux-ci mais à une vitesse beaucou? plus lande de façon à former des incisions et se retirent ensuite, l'agencement des organes de coupe étant tel qu il n'y ait pas plus d'un organe de coupe sur une ligne droite quelconque s'étendant dans la direction du mouvement de l'élément ou des éléments; la vitesse de déplacement des organes de coupe par rapport à celle du film ou du ruban, la distance entre le point d'entrée de chaque organe de coupe dans le ruban et le point de sortie, et la fréquence de pénétration de chaque organe de coupe (tans le ruban ayant une relation mutuelle telle que l'ex- trémité ayant de l'incision' ou du groupe dtincisions faites par un organe de coupe se trouve en avant (dans le sens du déplacement du film ou du ruban) de l'extrémité arrière de l'incision ou du groupe d'incisions faites par le même organe de coupe lors de la pénétration précédente. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les organes de coupe sont des dents ou des lames montées individuellement. 3 - Procédé suivant la revendication 1, ou suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les organes de coupe sont montés sur la surface d'un organe rotatif. 4 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisé en ce que les organes de coupe sont disposés en une seule rangée s'étendant transversalement par rapport à la direction de déplacement. 5 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisé en ce que les organes de coupe sont espacés régulièrement sur la largeur du parcours de l'élément ou des éléments. 6 - Procédé suivant l'une quelconque des revendica ons qui précèdent, caractérisé en ce qu'un mouvement de va-et-vient relatif est créé entre le film ou le ruban d'une part et l'élément ou les éléments portant les organes de coupe d'autre part. 7 - Procédé suivant la revendication 2 considérée seule ou en combinaison avec l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que le film ou le ruban comprend un mélange de polymères ou des irrégularités créées mécaniquement. 8 - Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la vitesse relative entre les organes de coupe et le film ou le ruban est supérieure à 500 mètres/minute. 9 - Procédé suivant la revendication 7 ou la revendication 8, caractérisé en ce qu'il est mis en oeuvre alors que le film ou le ruban sort d'une étuve d'étirage et qutil est encore chaud. 10 - Produit de fibrillation obtenu en application du procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes. 11 - Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un élément rotatif portant des organes de coupe agencés de telle sorte qu'il n'y ait qu'un seul organe de coupe sur une ligne droite quelconque s'étendant dans la direction de rotation, des guides pour diriger le film ou le ruban à fibriller suivant un parcours qui coupe la trajectoire des organes de coupe, et des moyens pour entraîner le film ou le ruban et pour mettre en rotation l'organe rotatif à une vitesse telle que la vitesse linéaire conférée aux organes de coupe puisse être réglée à une valeur au moins plusieurs fois supérieure à celle du film ou du ruban. 12 - Dispositif suivant la revendication 11, caractérisé en ce que l'organe rotatif est un cylindre portant une seule rangée d'organes de coupe s'étendant transversalement par rapport à la direction du déplacement. 13 - Dispositif suivant la revendication 12, caractérisé en ce que les organes de coupe sont des dents indiviudelles ou des groupes de dents, montées sur un gill fixé sur le cylindre. 14 - Dispositif suivant la revendication 12 ou suivant la revendication 13, caractérisé en ce que les organes de coupe sont espacés régulièrement.