L'invention est relative à un réceptacle pour flans de feuilles empilés, en particulier de feuilles de recouvrement. Les empilages de flans de feuilles, dont l'épaisseur peut aller de 0,02 à 0,15 mm, sont emballés pour leur stockage ou leur utilisation dans des enveloppes de papier ou de carton. L'inconvénient de ce matériau peu résistant réside en ce que de faibles chocs ou contraintes de compression, inévitables -en cours de transport, entrassent un pliage ou une déformation des bords des flans de feuilles. Une détérioration de ce genre a pour conséquence de rendre impossible la séparation individuelle des flans au moyen d'une machine de prélèvement automatique, séparation qui ne peut être effectuée à la main que difficilement et moyennant une perte de temps importante. Le but que s'est fixé l'invention est de réaliser par des moyens simples un réceptacle qui protège les bords des flans de feuilles et permet de prélever facilement et rapidement les flans un par un. Ce problème est résolu par l'invention, grâce à un réceptacle exécuté sous la forme d'un corps cylindrique creux comprenant des parois stables en ellesmêmes, un fond réunissant les parois, et au moins une ouverture de préhension oblongue, pratiquée dans une paroi à peu près parallèlement à l'axe de l'empi- lage. Le fond et les parois du réceptacle conforme à l'invention absorbent les contraintes qui pourraient avoir pour conséquence une déformation des flans de feuilles. L'ouverture de préhension permet de prélever soit les flans de feuilles individuellement, soit la totalité de l'empilage, ou une partie de celui-ci, par engagement latéral dans le réceptacle, sans aucun risque d'endommager les bords. Cette faculté de prélèvement simple des flans de feuilles permet d'ajuster exactement la section du corps cylindrique creux aux contours des flans de feuilles qu'il doit contenir. I1 ne peut donc se produire aucune détérioration des bords des flans par suite d'un glissement répété de l'empilage dans le réceptacle. Celui-ci entoure l'empilage tout aussi étroitement qu'une enveloppede papier, mais par des parois beaucoup plus résistantes. L'ouverture de préhension est constituée avantageusement par une fente de largeur sensiblement égale à celle d'un doigt et s'étendant sans interruption du fond jusqu'au bord supérieur du réceptacle, de sorte que la partie de l'empilage devant etre soulevée et prélevée peut posséder une hauteur quelconque. Un autre avantage de l'ouverture en forme de fente réside en ce que la paroi contenant cette fente est élastique. Les portions de la paroi délimitant la fente peuvent être légèrement rapprochées et écartées l'une de autre, par pliage, d'une quantité juste suffisante pour faciliter la mise en place et l'ex traction de l'empilage de feuilles. Le fond est muni de préférence d'une découpe faisant suite à l'ouverture de préhension. Pour soulever la totalité de l'empilage, ou ce qu'il en reste, on peut ainsi exercer une pression de bas en haut. Un doigt de la main ou un élément de machine exerçant cette pression peut glisser vers le haut dans l'ouverture de préhension et soulever l'empilage. Les parois sont avantageusement d'un seul tenant avec le fond, ce qui facilite la fabrication et l'adaptation aux diverses formes de flans. Dans une forme de réalisation préférée de l'invention, le réceptacle peut être fermé au moyen d'un couvercle, maintenant en forme les extrémités supérieures des parois. Ce couvercle remplit par conséquent une double fonction il protège les flans de feuilles des détériorations, les empêche de tomber du réceptacle et assure la stabilité de formes du corps cylindrique creux. L'élasticité des portions de parois attenant à l'ouverture de préhension risque en effet de s'accompagner d'un certain baillement, notamment au voisinage du bord supérieur, baillement qui est rendu impossible par le couvercle au cours du stockage et du transport. Selon une autre caractéristique de l'invention, le couvercle est transparent, au moins en partie. L'identification du flan de feuille supérieur, par exemple l'inscription portée sur une étiquette, peut être donc lue sans qu'il soit nécessaire d'ouvrir le couvercle ou de munir le réceptacle sur sa face externe d'une marque indiquant son contenu. Le réceptacle est avantageusement exécuté sous la forme d'un magasin interchangeable pour appareils automatiques de prélèvement, par exemple sur des machines à étiqueter. Le déroulement des opérations est ainsi encore plus simple, car il n'est plus nécessaire de remplacer l'empilage par un autre. Un exemple de réalisation de l'invention est représenté au dessin annexé, dans lequel : La figure 1 montre un réceptacle en élévation, contenant un tas complet de flans de feuilles et muni d'un couvercle La figure 2 représente en plan le réceptacle vide et sans couvercle Le réceptacle représenté à la figure 1 et désigné par 1 dans son ensemble est constitué par un corps creux cylindrique, de section en forme de gouttsm.Il comprend un fond 2 et une paroi 3 d'un seul tenant. Dans la paroi 3 est pratiquée une fente 4, s'étendant sans interruption du fond jusqu'au bord supérieur et servant d'ouverture de préhension. Le fond 2 est muni d'une découpe en demicercle 5, faisant suite à la fente 4. Le réceptacle 1 est destiné à recevoir un empilage 6 de flans de feuilles, qui est visible à la figure 1 à travers la fente 4. La section intérieure du réceptacle l correspond exactement à la forme des flans de feuilles, qui sont prévus dans le cas présent comme couvercles de fermeture avec patte à déchirer pour des récipients formés d'une feuille d'aluminium et contenant des produits alimentaires. Le réceptacle 1 peut être fermé au moyen d'un couvercle 6, partiellement représenté en coupe à la figure 1. Le couvercle 7 comprend une face médiane transparente 8 avec un bord interne relevé 9 et un bord 10 rabattu vers l'extérieur. Les bords 9 et 10 du couvercle 7 enserrent l'extrémité supérieure de la paroi 3 et la maintiennent en forme. Le couvercle 7 est muni en outre sur son bord externe d'un évidement 11 qui facilite son enlèvement. Le réceptacle et le couvercle sont formés d'une matière plastique résistant au choc. L'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation. Le réceptacle peut être fabriqué à une section quelconque correspondant aux contours des flans de feuilles devant être emballés, par exemple pour des couvercles découpés sans patte à déchirer. Pour des flans de feuilles de surface particulièrement grande, il peut être avantageux de prévoir une deuxième ouverture de préhension opposée à la première. On peut envisager également une ouverture de préhension ne étendant que sur une partie de la hauteur du réceptacle. Le couvercle peut être conformé de manières très diverses, par exemple ne comprendre qu'une surface médiane avec un seul bord externe. Si le réceptacle est destiné à contenir des flans circulaires, il peut être réuni au couvercle au moyen d'un filetage. Le fond du réceptacle peut être distinct de la paroi et constituer en quelque sorte un deuxième couvercle, pour faciliter le cas échéant le prélèvement de l'empilage de flans. REVENDICATIONS 1.- Réceptacle pour flans- de feuilles empilés, en particulier de feuilles de recouvrement, caractérisé en ce qutil est exécuté sous la forme d'un corps cylindrique creux (1) comprenant des parois stables en elles-mêmes (3) un fond (2) réunissant les parois (3) et au moins une ouverture de préhension oblongue (4), pratiquée dans une paroi (3) à peu près parallèlement à l'axe de l'empila- ge. 2.- Réceptacle suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'ouverture de préhension est constituée par une fente (4) de largeur sensiblement égale à celle d'un doigt et s'étendant sans interruption du fond (2) jusqu'au bord supérieur du réceptacle (1). 3.- Réceptacle suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le fond est muni d'une découpe (5) faisant suite à l'ouverture de préhension (4). 4.- Réceptacle suivant l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que les parois (3) sont d'un seul tenant avec le fond (2). 5.- Réceptacle suivant lgune quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le réceptacle (1) peut être fermé au moyen d'un couvercle (7) maintenant en forme les extrémités supérieures des parois (3). 6.- Réceptacle suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le couvercle (7) est transparent, au moins en partie. 7.- Réceptacle suivant l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que le couvercle (7) est muni d'un évidement (11) sur son bord (10). 8.- Réceptacle suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il est exécuté sous la forme d'un magasin interchangeable pour appareils automatiques de prélèvement, par exemple sur des machines à étiqueter. 9.- Réceptacle suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le réceptacle (1) et le couvercle (7) sont formés de matière plastique.