La présente invention a pour objet un procédé pour emballer automatiquement des palettes de marchandises dans des films en matière plastique étirable à froid, ainsi qu'une machine destinée à la mise en oeuvre de ce procédé. L'emballage des marchandises transportées sur des palettes de bois (l'ensemble des marchandises et de la palette de bois étant appelé ci-après "palette"), est exécuté soit par cerclage, soit par enveloppement de l'ensemble de la palette sous des films en matière plastique, généralement transparents. On sonnait ainsi un procédé d'emballage suivant lequel on utilise un film thermorétractable, qui nécessite des installations consommant jusqu'à 50 KW/h ou leur équivalent thermique en gaz. Un autre procédé d'emballage dérivé du précédent connaît actuellement un développement considérable : ce procédé utilise un film plastique étirable à froid, et ayant donc des propriétés d'élasticité, les matières plastiques généralement utilisées étant le polyéthylène et le chlorure de polyvinyle (PVC). Suivant ce procédé, on déroule une bande de film autour d'une palette placée sur un plateau rotatif à partir de son bord inférieur jusqu'à son bord supérieur, de façon à envelopper complètement dans le film la charge de marchan diees formant la palette, après quoi on soude l'extrémité du film sur lui-même et on le coupe, puis on évacue la palette ainsi emballée et on répète le cycle avec la palette suivante. Les avantages du procédé d'emballage des marchandi- ses sous des films plastiques étirables à froid sont nombreux: - il est plus économique que la caisse en bois ou en carton, et meme que le papier kraft ; le coût de l'emballage est inférieur à la moitié du coût d'un emballage sous housse rétractable, et égal au court des feuillards, - le conditionnement sous film étirable ne nécessite pas de chauffage et économise donc de l'énergie, aucun risque de détérioration des produits par la chaleur n'étant en outre à craindre - une programmation simple de la machine d'emballage garantit une consommation minimale de matière et un résultat satisfaisant, les charges palettisées sous film transparent étant moins exposées au vol et permettant un contrôle rapide et aisé;; - enfin le film étirable n'adhère pas au film rétractable des fardeaux palettisés, et il peut être utilisé pour le conditionnement des produits congelés ou inflammables. Pour mettre en oeuvre le procédé de conditionne- ment sous film étirable à froid, on connatt une machine automatique qui comporte un chariot portant une bobine de film transparent, déplaçable verticalement le long d'une colonne de support et à partir duquel le film est dévidé, un plateau convoyeur disposé devant le chariot porte-bobine et susceptible d'etre entraîné en rotation autour d'un axe vertical, ce plateau supportant la charge palettisée et la faisant donc pivoter sur elle-meme pendant le déroulement du film et l'application de celui-ci autour de la palette des moyens de commande est en outre prévus pour entraîner en rotation le plateau portant la palette, pour dérouler le film et pour faire monter puis descendre automatiquement le chariot porte-bobine suivant une succession de cycles programmés en fonction des dimensions des palettes. Dans cette réalisation connue, le convoyeur rotatif portant le fardeau palettisé est muni d'une paire de vérins qui forment chacun un bras d'une pince de maintien et de serrage de l'extrémité de la banderole de film, pendant la rotation du plateau. Cette machine est également pourvue d'autres vérins pour permettre l'exécution convenable d'un cycle d'emballage. La présence de plusieurs vérins hydrauliques rend cette machine complexe, lourde et encombrante, entraine des difficultés de réglage et par conséquent un manque de fiabîlité. L'invention a pour but de réaliser un procédé et une machine pour l'exécution de ce procédé ne présentant pas les inconvénients ci-dessus, et qui comportent donc des moyens plus simples et plus fiables pour l'exécution de séries de cycles d'emballage automatiques. Suivant le procédé conforme à l'invention, on applique au début de chaque cycle d'emballage le début du film sur la palette au moyen d'un patin-presseur, tandis que le plateau tourne autour d'un axe vertical, puis on écarte le patin après recouvrement du début du film par la boucle suivante lorsque le plateau exécute son deuxième tour, et on continue l'emballage, en appliquant autour de la charge des boucles de film inclinées successives. Ce patinpresseur remplace avantageusement la paire de vérins hydrauliques de la machine connue mentionnée ci-dessus : en effet le patin-presseur applique le film contre la palette à envelopper, alors que la pince constituée par les deux vérins de la machine antérieure maintient cette extrémité à une certaine distance de la charge, par nécessité de construction, ce qui entraîne nécessairement un conditionnement non satisfaisant à la base de la palette.A cet égard, on comprend que le patin-presseur prévu par l'invention fonctionne exactement comme la main d'un opérateur qui maintiendrait le Début du film contre la palette, tant que ce film n'est pas recouvert par la boucle suivante et ainsi maintenu contre la charge. En fait, compte tenu des dimensions du patinpresseur par rapport à la main d'un opérateur, la mise en oeuvre du patin est nettement plus efficace qu'une éventuelle intervention manuelle. Suivant une autre caractéristique importante de l'invention, on souffle de l'air sur le film au-dessus du patin durant le temps d'application de celui-ci contre la palette,afin de plaquer la partie du film débordant le patin. En effet, la hauteur du patin pouvant difficilement atteindre en pratique la hauteur de la bande de film, celui-ci aurait tendance à retomber autour du patin en l'absence de soufflage d'air tant que le patin est maintenu appliqué contre la palette. Lorsque la boucle suivante du film a recouvert la partie supérieure du début du film, maintenue appliquée par le patin, on écarte ce dernier et on arrête simultanément le soufflage, ces opérations étant programmées automatiquement par des moyens appropriés. La machine d'emballage automatique prévue pour la mise en oeuvre de ee procédé est caractérisée,conformément à 1' invention, par le fait que le plateau convoyeur est équipé d'un patin-presseur mobile, adapté pour appliquer le début du film contre le bord inférieur de la palette au début de chaque cycle d'emballage, et d'un mécanisme de manoeuvre automatique de ce patin, capable de le rétracter après recouvrement partiel du début du film par la boucle suivante du film. Le patin-presseur comporte une plaquette de matériau souple, par exemple en caoutchouc mousse,fixée à l'extrémité d'un bras articulé autour d'un axe horizontal. Suivant une autre caractéristique de l'invention, la machine comporte une buse de soufflage d'air sur le film au-dessus du patin-presseur, afin de plaquer le film sur la palette à conditionner pendant le début de la rotation du plateau, cette buse étant alimentée par un organe de soufflage tel qu'une turbine, montée sous le plateau, et la machine est pourvue de moyens de commande automatique du début et de l'arrêt du soufflage. Selon une autre particularité de la machine, le bras rotatif de pose du film est muni d'un dispositif de prise par succion du film déroulé à partir de la bobine d'alimentation. Cette rampe de succion reliée à des pompes à vide, maintient en place convenablement et de façon simple et efficace, l'extrémité du film entre deux cycles d'emballage consécutifs. D'autres particularités et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre. Aux dessins annexés, on a représenté à titre d'exemple non limitatif un mode de réalisation du procédé et de la machine selon l'invention. - La figure 1 est une vue en élévation de face d'une forme de réalisation de la machine d'emballage automatique de charges palettisées selon l'invention. - La figure 2 est une vue de dessus de la machine de la figure 1. - La figure 3 est une vue en perspective partielle à échelle agrandie montrant le patin-presseur et la buse de soufflage montés sur le plateau convoyeur rotatif de la machine des figures 1 et 2. - La figure 4 est une vue mi-coupe, mi-élévation à échelle agrandie du patin-presseur, de la buse de soufflage associée et du mécanisme d'actionnement de ces deux organes, la buse et le patin étant en position basse, écartés de la charge à envelopper. - La figure 5 est une vue analogue à la figure 4, montrant le patin et la buse de soufflage en position fermée, pour appliquer le film sur le socle de la palette, avec le mécanisme d'actionnement dans la position correspondante. - La figure 6 est une vue en élévation partielle montrant la rampe de maintien du film par succion prévue sur le bras de pose du film. - Les figures 7 à 9 sont des vues en perspective partielles simplifiées montrant les phases successives de mise en oeuvre de la pince constituée par le patin-presseur, d'abord appliquée sans soufflage sur le début du film (figure 7), puis avec soufflage (figure 8), puis ouverte avec arrêt du soufflage lorsque le début du film est recouvert par la boucle de film supérieure (figure 9). - La figure10 est une vue en perspective simplifiée montrant la position du film et du bras de pose du film lorsque ce dernier atteint le sommet de la charge palettisée. - Les figures 11 à 17 sont des vues de dessus en plan illustrant les phases successives d'un cycle d'emballage automatique d'une palette au moyen du procédé et de la machine selon l'invention. La machine représentée aux dessins est destinée à l'emballage automatique de marchandises en palette dans des films en matière plastique étirables à froid. Cette machine comporte - un chariot 1 portant une bobine de film 2 d'axe vertical, déplaçable verticalement le long d'une colonne 3 de support et muni d'un. bras rotatif 4 de pose de film autour d'une palette telle que 5 (figure 1) de marchandises, constituée par empilement d'un certain nombre de colis par exemple en carton sur un socle en bois 10. - un plateau convoyeur 6 disposé devant le chariot 1 porte-bobine, et susceptible hêtre entraîné en rotation autour d'un axe vertical ; ce plateau est destiné à supporter la palette 5 et la faire pivoter sur elle-même durant le déroulement du film et l'application de celui-ci autour de la palette; - des moyens de commande comprenant des moteurs et organes d'entraînement appropriés, connus en soi et non représentés, à l'exception d'une armoire 7, pour entraîner en rotation le plateau 6, pour dérouler le film et pour faire monter, puis descendre automatiquement le chariot 1 suivant une succession de cycles programmés en fonction des dimensions des palettes. La machine comporte encore, de façon connue, un convoyeur d'amenée 8 placé immédiatement en amont du plateau rotatif 6, et un convoyeur de sortie 9 placé immédiatement en aval du plateau 6. Ces trois convoyeurs sont munis de rouleaux motorisés 11. Le chariot 1, comprend, en plus de la bobine 2 de film plastique étirable à froid destiné à emballer la palette 5, plusieurs rouleaux 12, 13, 14 (figures 1 et 2) permettant d'amener le film 15 en position et sous tension, devant la charge palettisée à emballer. Le bras porte-bobine 4 est muni, à son extrémité opposée aux rouleaux 12-14, d'une eanne chauffante verticale 16 destinée à couper le film a la fin d'un cycle d'emballage, et d'un patin 17 de soudure de l'extrémité du film sur lui-même à la fin de l'emballage d'une palette. La colonne 3 supporte un coulisseau 20,mobile verticalement et auquel est fixé un bras horizontal 30 portant une plaque terminale 50,destinée à venir s'appliquer sur le dessus de la palette 5 pendant l'emballage de celle-ci sur le plateau 6. Suivant l'invention, le plateau convoyeur 6 est équipé d'un patin-presseur mobile 18 associé à une buse de soufflage d'air 19, qui sont commandés par un mécanisme de manoeuvre automatique au début d'un cycle d'emballage. Ces organes vont maintenant hêtre décrits en se référant plus particulièrement aux figures 3 à 5. Le patin 18 comporte une garniture de matériau souple 21, par exemple en caoutchouc d'une épaisseur convenable, fixée sur une pièce 22 solidarisée avec l'extrémité d'un bras 23 articulé sur un pivot horizontal 24 par l'intermédiaire d'une extension 25 solidaire du bras 23. Le bras 23 est constitué par un tube eomFuniquant avec une tuyauterie souple 26 reliée à un organe d'alimentation en air non représenté, situé sous le plateau rotatif 6 et constitué par exemple par une turbine, qui permet de souffler de l'air au-dessus du patin par la buse -erminale 19. La pièce 22 supportant le patin proprement dit 21 est solFdarsée avec le bras 23 par deux joues 28 fixées sur ce dernier au moyen de boulons. Le pivot 24 est solidaire d'une première came 27 qui porte un galet 29 coopérant avec une seconde came 31 susceptible d'être entraînée en rotation par un motoréducteur 32. Un premier organe élastique formé par un ressort 33 de traction relie l'extension 25 du bras 23 à la première cama 27 ; un second organe élastique similaire formé par un ressort 34 a l'une de ses extrémités fixée à un support fixe 35 de l'ensemble du mécanisme de manoeuvre du patin 18, tandis que son extrémité opposée est rendue solidaire de la première came 27, en un point situé de l'autre côté du pivot 24 par rapport au point d'attache du ressort 33. Le positionnement des extrémités des ressorts 33 et 34 sur l'extension 25,la came 27 et le support 35 sont déterminés de façon qu'un pivotement de la came 27 tendant à écarter celle-ci du bras 23 entraîne ce dernier en rotation par l'intermédiaire du ressort 33 tiré par la came 27. Par contre lorsque cette dernière n'est pas sollicitée par la came 31 , le ressort 34 tend à la faire tourner autour du pivot 24 dans le sens antihoraire pour I'aener dans la position représentée à la figure 4, le bras 23, le patin 18 et la buse 19 étant de ce fait placés en position ouverte, écartés de la palette à emballer. La seconde came 31 est solidaire en rotation de l'axe 36 du motoréducteur 32, et présente à sa périphérie une surface plane 31a raccordée à ses extrémités à une surface convexe 31 b, La surface plane 31a est en appui sur le galet libre 29 solidaire de la came 27, lorsque le patin 18 et la buse 19 sont en position ouverte,rétractés (figure 4). Le mécanisme qui vient d'entre décrit fonctionne de la façon suivante. Lorsque le patin presseur 18 et la buse 19 ne sont pas utilisés, ils sont dans la position représentée aux figures 3 et 4, écartés du convoyeur 6 et de la palette en bois 10 sur laquelle sont empilées les caisses de marchandises formant la palette 5. Le ressort 33 est tendu par l'extension 25 et exerce sur la came 27 une sollicitation tendant à maintenir le galet 29 en contact avec la surface plane 31 a de la came 31. La mise en route du motoréducteur 32 entraîne en rotation l'arbre 36 et la came 31 dans le sens des aiguilles d'une montre (flèche R sur la figure 4). La came 31 appuie sur le galet 29 par sa surface 31a et fait pivoter la came 27 dans le sens antihoraire indiqué par la flèche S. Le ressort 34 se comprime progressivement tandis que la rotation de la came 24 tend le ressort 33 qui entraîne en rotation l'ensemble de l'extension 25, du bras 23 et du patin 18 vers le haut, jusqu'à la position active représentée à la figure 5, dans laquelle les organes précités ont pivoté d'environ 900 par rapport à leur position initiale. A ce moment, la garniture souple 21 du patin 18 est appliquée sur le socle 10 et le bord inférieur des marchandises, ou plus précisément sur l'extrémité du film 15 qui est ainsi plaquée contre le socle 10 et les marchandises. Puis, comme il sera expliqué plus en détail ci-après, l'ensemble de la palette 5 tourne autour d'un axe vertical sur le convoyeur 6, et la came 31 poursuit sa rotation en maintenant sa pression sur le galet 29 par sa surface convexe 31b. Lorsque la came 31 a pivoté jusqu'à ce qu'elle atteigne la position représentée à la figure 5, le galet 29 échappe à la came 31 et la came 27 est rappelée par lesressorts33et34 jusqu'à sa position initiale de la figure 4. Cela entraîne le basculement en arrière du bras 23, du patin 18 et de la buse 19 jusqu leur position ouverte de la figure 4. A ce moment, le ressort 33 est comprimé, tandis que le ressort 34 est maintanu tendu par la sollicitation antagoniste du bras 23. L'arrêt du motoréducteur 32 est commandé par des contacts C1 et C2 situés sur l'axe 26 entraînant la came 31. On notera que la tuyauterie souple 26 reliant la turbine à la buse de soufflage 19 permet l'alimentation en air de celle-ci pendant les rotations alternatives du bras 23. On a illustré schématiquement aux figures 7 à 9 les phases successives de mise en oeuvre du patin 18 et de la buse 19 : à la figure 7, la pince formée par le patin 18 est appliquée contre le début du film transparent 15, avant commencement du soufflage d'air, de sorte que le film 15 retombe derrière le patin 18. A la figure 8, le soufflage par la buse 19 a commencé et le jet d'air 37 plaque contre le bord inférieur des marchandises à envelopper le film 15, ce jet d'air étant soufflé au-dessus du patin 18. A la figure 9, le bras 23 a été écarté et le patin 18 ainsi que la buse 19 sont donc en position inactive, après que le bord supérieur 15a du début du film 15 ait été recouvert par la boucle suivante 15b du film, pendant le deuxième tour de la palette 5 sur elle-meme. En effet, une fois ce recouvrement assuré, l'application du patin 18 et le soufflage d'air sur le film ne sont plus nécessaires, et ces éléments peuvent être rétractés. Suivant une particularité de l'invention, le bras 4 de pose du film 15 est muni d'un dispositif de prise par succion du film, constitué par une rampe verticale 38 (figures 1 et 6). La rampe 38 de prise du film 15 est formée de deux suceurs 39 indépendants, disposés l'un au-dessus de l'autre, soutenus par une barre verticale 41 solidaire de l'armature ccistituant le bras 4, par l'intermédiaire de canalisations42 de liaison avec des pompes à vide non représentées. Chaque suceur 39 est relié séparément à une pompe à vide de débit variable, réglée pour maintenir par succion. le film 15 sur les suceurs 39, entre deux cycles d'emballage successifs, afin de le présenter de manière convenable devant la palette à conditionner. On décrira maintenant, en se référant aux figures 11 à 17, l'exécution d'un cycle d'emballage d'une palette 5 de marchandises suivant le procédé conforme à l'invention. La palette 5 est amenée par le convoyeur d'entrée 8 sur le plateau central 6, le patin-presseur 18 étant en position ouverte et le bras de pose de film 4 étant rétracté. Les suceurs 39 maintiennent l'extrémité du film 15 dans la position illustrée à la figure 6, prete à être appliquée contre le bord inférieur de la palette 5, le chariot 4 étant en position basse sur la colonne 3. On fait ensuite pivoter le bras de pose 4 du film autour de l'axe du rouleau 14 (figure 12) tandis que simultanément le motoréducteur 32 est mis en route et fait pivoter le bras 23 ainsi que le patin 18 jusqu'à ce que celui-ci ait sa garniture souple 21 appliquée sur le début du film 15. Ensuite la turbine de soufflage d'air est déclenchée, et l'air est soufflé par la buse 19 audessus du patin 18 pour appliquer le film contre la charge palettisée, comme illustré à la.figure 8. Le bras 4 est e-nsuite ramené en arrière (figure 13), le patin 18 restant appliqué sur le film, le plateau 6 est mis en rotation à petite vitesse, dans le sens de la flèche portéeà la figure 13,et les s-rceurs 39 sont arrêtés En même temps, -le chariot 4 s'élève progressivement le long de la colonne 3, afin d'enrouler autour de la palette 5 une banderole de film légèrement inclinée vers le haut. On a représenté à la figure 14 la situation du film et de la palette lorsque le plateau 6 a tourné de 3/4 de tour environ. Lorsque le plateau 6 commence son deuxième tour, la bande de film vient recouvrir partiellement l'extrémité maintenue par le patin 18 et le soufflage d'air sur la palette 10, comme expliqué ci-dessus en référence à la figure 9. Lorsque l'extrémité de départ du film 15 est ainsi solidement maintenue contre le fardeau palettisé, on peut écarter la pince 18 et arrêter le soufflage par la buse 19. Cette situation est illustrée à la figure 15, sur laquelle on voit que la pince est écartée alors que le plateau 6 et la palette 5 ont effectué un peu moins d'un tour et demi. On accélère ensuite la rotation du plateau 6, tandis que le bras de pose 4 s'élève plus rapidement le long de la colonne 3, et ce jusqu'au sommet de la charge palettisée. Cette dernière situation est illustrée à la figure 10, sur laquelle on voit que le film 15 est en cours d'enroulment autour du bord supérieur de la palette 5. L'arret de la montée du chariot 4 est command automatique- ment par une came 30, ou par une cellule infra-rouge non représentée. Puis le chariot 4 redescend de façon à terminer l'enroulement du film. Lorsque le bras 4 est revenu à sa position basse, il pivote jusqu'à revenir au contact de la palette 5 (figure 16) et le déroulement du film est arrêté. Le patin 17 est appliqué contre l'extrémité du film afin de souder ce dernier sur lui-m8me, puis la canne chauffante 16 coupe le film. Ce dernier est maintenu en position correcte par les suçeurs 39 qui sont remis en marche. Le bras 4 est reculé (figure 7), tandis que les rouleaux motorisés du plateau 6 sont actionnés pour faire passer la palette ainsi emballée sur le convoyeur de sortie 9. La machine est alors prete à l'exécution du cycle de conditionnement suivant avec la prochaine charge palettisée. Le procédé et la machine d'emballage selon l'inven- tion présentent les avantages suivants, en plus de ceux déjà mentionnés. Le maintien du début du film sur le fardeau au début du conditionnement de celui-ci au moyen d'un patin souple et d'un jet d'air ventilé sous pression, est largement plus efficace et satisfaisant que les moyens utilisés jusqu'à présent et rappelés précédemment. La rampe de succion 38 utilisée pour maintenir le film en bonne position entre deux cycles de conditionnement est également simple et efficace, par rapport au dispositif utilisé antérieurement. L'ensemble électro-mécaique constitué par cette machine est notablement moins lourd,complexe et onéreux que les machines utilisées jusqutà présent, et son réglage est également moins délicat, de sorte que cette machine entièrement automatique a un fonctionnement particulièrement fiable. L'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation décrite et peut- eomporter de nombreuses variantes d'exécution. Ainsi, il est évident qu'on peut remplacer le mécanisme d'ouverture et de fermeture du patin 1 8 par tout autre dispositif équivalent. De meme, le soufflage d'air au-dessus du patin 18 peut être assuré de façon quelconque, et le nombre de suceurs de maintien du film entre deux cycles de conditionnement peut être variable. Sur ce dernier point, on notera que le fait de relier séparément les deux suçeurs 39 à deux pompes à vide au débit variable, présente l'avantage d'éviter, pendant une prise de film prolongée, que la dépression ne provoque une implosion du film 15 dont l'aboutissement serait son relèchement. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour emballer automatiquement des palettes (5) de marchandises dans des films (15) en matière plastique étirable à froid, suivant lequel on déroule une bande de film (15) autour d'une palette (5) placée sur un plateau rotatif (6), à partir de son bord inférieur jusqu'à son bord supérieur de façon à envelopper complètement dans le film (15) la charge de marchandises formant la palette (5), après quoi on soude l'extrémité du film (15) sur ellemême et on la coupe, puis on évacue la palette (5) ainsi emballée et on répète le cycle avec la palette suivante, caractérisé en ce qu'au début de chaque cycle, on applique le début du film -(15) sur la palette (5) au moyen d'un patin presseur (18) tandis que le plateau (6) tourne autour d'un axe vertical, puis on écarte le patin (18) après recouvrement du début du film (15) par la boucle suivante lorsque le plateau (6) exécute son deuxième tour, et on continue l'emballage en appliquant autour de la charge des boucles de film (15) inclinées successives. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on souffle de l'air sur le film (15) au-dessus du patin (18) durant le temps d'application de celui-ci contre la palette (5), afin de plaquer le début du film (15) contre celle-ci. 3 - Procédé suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on maintient par succion le film (15) en position convenable sur le bras de pose (4) entre deux cycles d'emballage consécutifs. 4 - Machine pour l'emballage automatique de palettes (5) de marchandises dans des films (15) en matière plastique étirable S froid, destinée ci la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 3, comportant - un chariot (1) portant une bobine (2) de film, déplaçable verticalement le long d'une colonne (3) de support et muni d'un bras rotatif (4) de pose du film (15) autour des palettes (5) de marchandises, - un plateau convoyeur (6) disposé devant le chariot porte-bobine (1) et susceptible d'être entraîné en rotation autour d'un axe vertical, ce plateau convoyeur (6) étant destiné à supporter la palette (5) et à la faire pivoter sur elle-même durant le déroulement du film (15) et l'-ppli- cation de celui-ci autour de la palette (5), - des moyens de commande pour entraîner en rotation le plateau (6) portant la palette (5), pour dérouler le film (15) et pour faire monter puis descendre automatiquement le chariot porte-bobine (1) suivant une succession de cycles programmés en fonction des dimensions des palettes (5), caractérisée en ce que le plateau eonvoyeur (6) est équipé d'un patin presseur mobile (18), adapté pour appliquer le début du film (15) contre le bord inférieur de la palette (5) au début de chaque cycle d'emballage, et d'un mécanisme de manoeuvre automatique (23, 27, 31, 32) de ce patin (18), capable de le rétracter après recouvrement partiel du début du film (15) par la boucle suivante du film. 5 - Machine selon la revendication 4, caracté- risée en ce que le patin presseur (18) comporte une garniture de matériau souple (21), par exemple en caoutchouc mousse, fixée à l'extrémité d'un bras (23) articulé autour d'un axe horizontal. 6 - Machine selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisée en ce qu'elle comporte une buse -(19) de soufflage d'air- sur le film (15) autour du patin presseur (18) afin de plaquer le film (15) sur la palette (5) àv eondi- tionner pendant le premier tour du plateau rotatif (on), cette buse (19) étant alimentée par un organe de soufflage tel qu'une turbine, monté sous le plateau (6), et la machine est pourvue de moyens de commande automatique du début et de l'arrêt du soufflage. 7 - Machine selon l'une des revendications 4 à 6, caractérisée en ce que le bras rotatif (4) de pose du film (15) est muni d'un dispositif de prise par succion (38, 39, 41, 42) dufilm (15) déroulé à partir de la bobine d'alimentation (2). 8 - Machine selon la revendication 7, caractérisée en ce que le dispositif de prise du film est constitué de deux suceurs indépendants (39) disposés l'un audessus de l'autre, reliés séparément chacun à une pompe à vide de débit variable. 9 - Machine selon l'une des revendications 4 à 8, caractérisée en ce que le mécanisme de manoeuvre du patin presseur (18) comporte un bras (23) supportant ce patin, articulé sur un pivot (24) solidaire d'une première came (27) qui porte un galet (29) coopérant avec une seconde came (31 ) entrainée en rotation par un moteur électrique (32), tandis qu'un premier organe élastique de traction (33) relie le bras (23) à la première came (27) et un second organe élastique (34), dont une extrémité est fixée à un support fixe (35) de l'ensemble du mécanisme et l'autre extrémité est fixée à la première came (27), assure le rappel de celle-ci et du patin presseur (18) en position écartée lorsque la seconde came (31 ) a tourné d'un angle suffisant pour que le galet (29) lui échappe, les cames (27, 31) et les organes élastiques associés (33, 34) étant agencés de façon que la rotation de la seconde came (31 ) sur un secteur angulaire prédéterminé provoque un pivotement correspondant de la première (27), du bras (23) et du patin (18) de la position écartée à la position d'application du patin (18) contre la palette (5), le bras (23) étant entrainé par le premier organe élastique (33). 10 - Machine selon la revendication 9, caractérisée en ce que le bras (23) supportant le patin presseur (18) porte également la buse de soufflage (19), qui est reliée à son organe d'alimentation en air par une tuyauterie souple (26) autorisant les pivotements successifs de la buse (19) avec le patin (18).