La présente invention a pour objet un procédé de traitement de surface du fer blanc pour améliorer sa résistance au soufre; plus particulièrement, l'invention a pour objet un procédé de traitement de surface de Itacier étamé utllisé dans la confection des boites de conserve pour améliorer sa résistance au soufre. Acier étamé utilisé pour les boites de conserve est classiquement produit en déposant électrolytiquement de l'étain sur des feuilles d'acier, en soumettant ces dernières au traitement de fusion ou "reflow treatment'l et-en les soumettant ensuite à un traitement chimique approprié. -Plus particulièrement, des feuilles d'acier à faible teneur en carbone (appelées par la suite feuilles de base) subissent un prétraitement en étant nettoyées dans une solution alcaline, décapées avec une solution acide non organique et rincées avec de l'eau chaude ou froide. On dépose électrolytiquement l'étain sur les feuilles de base prétraitées en utilisant la feuille de base comme cathode dans un bain de galvanoplastie. Dans la plupart des cas, le traitement dè fusion est effectué par chauffage en faisant passer le courant électrique à-travers les feuilles pour améliorer la brillance. On effectue ensuite ledit "traitement chimique" par électrolyse dans une solution aqueuse contenant des ions chrome hexavalents. L'acier étamé classique a comme inconvénient, lorsqu'il est utilisé pour Les boites de conserve, d'être susceptiblé de noircir- à cause de la sulfuration qui tend à dégrader l'apparence et la valeur commerciale de la boite de conserve et des aliments mis en conserve. Un tel noircissement est dû aux aliments contenant du soufre, tels que le poisson, a viande, le lait en poudre, petits pois, asperges et autres aliments riches en protéines. En conséquence, il est souhaitable d'améliorer la résistance au soufre du fer blanc utilisé dans les boites de conserve Un objet de la présente invention est donc de fournir du fer blanc ayant une grande résistance au soufre, en le soumettant à un traitement perfectionné. La demanderesse a constate que le "traitement chimique" classique après le traitement de fusion n'est pas efficace pour améliorer la résistance au soufre et la porter au niveau souhaite et a entrepris des années d'études et d'expérimentations pour vaincre ces défauts. En plus des aliments précités, les fruits et jus (dénommés ci-apres "jus") contenant des acides organiques sont aussi mis en conserve en utilisant de l'acier étamé. Lesdits jus ont tendance à dissoudre le déport d'étain. Pour éviter l'empoisonnement de la nourriture, la concentration de l'étain dans les jus est limitée par la loi : par exemple, elle doit être inférieure à 150 ppm au Japon, à 250 ppm en Grande-Bretagne et à 300 ppm aux Etats-Unis d'Amérique. D'autre part, la présence d'étain dans les jus préserve la vitamine C qui est présente, évite que le jus soit décoloré et augmente la saveur rafratchissante du jus. I1 est alors admis que 80 ppm dans le jus sont souhaitables bien que cette concentration dépende de la sorte de jus considérée. Le fer blanc a une tendance excessive à se dissoudre dans le jus, de telle sorte qu'on applique un revêtement approprié sur les parois internes de la botte de conserve pour éviter la dissolution de l'étain. De tels revêtements augmentent le coût de la botte de conserve et ont une action néfaste sur le goût des aliments. En conséquence, un autre objet de l'invention est de fournir un acier étamé dont la couche d'étain se dissout difficilement dans les jus, ce qui évite l'empoisonnement des aliments tout en conservant un très bon goût aux aliments solides ou aux jus mis en conserve. Le traitement de surface selon l'invention fournit aussi un fer blanc ayant d'excellentes propriétés physiques et chimiques, à savoir faible porosité, grande brillance (dans le cas de fer blanc après traitement de fusion), bpnne adhérence de la laque, bonne possibilité de le souder et excellente stabilité comme le montrent les essais au thiocyanate et de dissolution du fer. L'invention fournit un traitement de surface du fer blanc pour améliorer sa résistance au soufre, le rendant particulierement adapté pour les bottes de conserve, en soumettant à un traitement au chromate la couche d'étain, immédiatement après que la couche d'étain a été déposée électrolytiquement sur la feuille de base dans une solution aqueuse contenant des ions chrome hexavalents, et en chauffant ensuite à une température supérieure à 100"C. Après ce chauffage, on peut, selon l'invention, soumettre de plus le fer blanc audit traitement chimique. En réalisant le traitement selon l'invention, une feuile de base, c'est-àdjre une feuille d'acier à faible teneur en carbone laminé à froid, est nettoyée électrolytiquement, rincée avec de l'eau, décapée avec un acide et rincée de nouveau avec dé l'eau de la même manière que lors du prétraitement classique. I1 est classique de réaliser le traitement de fusion de la couche d'étain immédiatement après l'avoir déposée électrolytiquement, D'un autre côté, selon l'invention, on forme une couche de chromate sur la couche d'étain immédiatement après le dépôt électrolytique de cette dernière, au moyen du traitement au chromate. Le traitement au chromate selon l'invention peut être réalisé, par exempLe, dans les conditions suivantes Composition du bain : solution aqueuse de bichromate de sodium de 10 à 50 g/l pH : 3,0 à- 5,0 Température : température ambiante à 70 C Densité du courant : de 0,1 à 10 A/dm2 Temps de traitement : dè 0,1 à 3 s Polarité : électrolyse cathodique, la cathode étant le fer blanc Le traitement au chromate peut aussi être réalisé en plongeant le fer blanc dans une solution d'acide chromique. Après la formation du film de chromate, le fer blanc est chauffé à 100-400oC, de préférence entre,2800C et :3500C, par exemple par chauffage résistance en faisant passer un courant électrique à travers le fer blanc. Après la 'fin du chauffage, le fer blanc est refroidi. Le chauffage, à une température inférieure à 100 C, ne fournit aucune amélioration notable des la résistance au soufre du fer blanc, tandis que le chauffage, à une tempé- rature supérieure à 4000C, provoque une formabilité très faible et inacceptable. Une température de chauffage supérieure à 280 C augmente la résistance au soùfre, mais le chauffage à plus de 350 C tend à détériorer la formabilité du fer blanc. Au lieu drutiliser le fer blanc comme cathode, on peut l'utiliser aussi comme anode ou alternativement comme cathode et anode lors du traitement au chromate selon l'invention. Dans ce cas, la résistance au soufre est augmentée mais,dans le cas de fer blanc après traitement de fusion, la brillance est faible à cause de la formation d'une couche d'oxyde avant le traitement de fusion. En conséquence, si on souhaite une grande brillance, Le traitement au chromate dernier cité test pas approprié. La raison pour laquelle la résistance au soufre peut être améliorée par le traitement selon l'invention n'est pas encore complètement comprise. Toutefois, la demanderesse a découvert que le traitement, selon l'invention, fournit une meilleure résistance au soufre que celle obtenue par par chauffage résistance à 290 C en leur appliquant directement le courant électrique et au traitement chimique cathodique dans une solution de bichromate de sodium de concentration égale à 30 g/l a450C pendant 1 s, la densité du courant étant maintenue à 5 A/dm2. (2') Des feuilles d'acier comportant un dépôt d'étain (de 10 g/m2) sont traitées au chrromate par électrolyse cathodique dans une solution de bichromate de sodium et soumises au traitement de fusion par chauffage résistance à 290 C en faisant passer directement le courant électrique à travers elles et ensuite au traitement chimique cathodique dans une solution de bichromate de sodium à la concentration de 30 g/l à 450C pendant 1 s, la densité du courant étant maintenue à 1 A/dm2. (2") Des feuilles d'acier comportant un dépôt d'étain (de 10 g/m2) sout traitées au chromate en les plongeant dans une solution d'acide chromique (30 g/l) à 80 C et soumises au traitement de fusion par chauffage résistance à 2900C en faisant passer directement le courant électrique à travers elles et ensuite au traitement chimique cathodique dans une solution de bichromate de sodium (30 g/l) à 45 C pendant 1 s, la densité du courant étant maintenue à lA/dm2. (3)- Des feuilles d'acier comportant un dépit d'étain (de 10 g/m2) sont traitées au chromate par électrolyse anodique-cathodique (traitement cathodique à 5 A/dm2 pendant 1 s et traitement anodique à 1 A/dm2 pendant 0,25 s) dans une solution de bichromate de sodium (30 g/l) et ensuite soumises au traitement de fusion par chauffage résistance à 290 C en faisant passer le courant électrique directement à travers elles (4) Des feuilles d'acier comportant un revêtement d'étain (de 10 g/m2) sont traitées au chromate par électrolyse anodique ( 1 A/dm2, 1 s) dans une solution de bichromate de sodium (30 g/l) à 450C et ensuite soumises au traitement de fusion par chauffage résistance à 290 C en faisant passer le courant électrique directement à travers elles. (5) Des feuilles d'acier comportant un revêtement d'étain (de 10 g/m2) sont soumises au traitement de fusion par chauffage résistance à 2900C en faisant passer le courant électrique directement à trayers elles. (6) Des feuilles d'acier comportant un revêtement d'étain (de 10 g/m2) sont soumises au traitement de fusion par chauffage résistance en faisant passer le courant électrique directement à travers elles et ensuite au traitement chimique par électrolyse cathodique (5 A/dm2, 1 s) dans une solution de bichromate de sodium (30 g/l) à 450C. On procède pour chaque-essai de la façon suivante Essai de résistance au soufre 5, Les spécimens sont plongés dans une solution d'essai à 95"C pendant 20 s et on relève à ltoeil nu le noircissement du à la sulfuration. La solution d essai contient 8g/l de polysulfure de potassium e-t 2 g/l de soude.Les résultats correspondent à ltune des valeurs suivantes NB : pas de noircissement du tout DB : noircissement moucheté difficilement détectable SB : léger noircissement moucheté EB : léger noircissement sur toute la surface HB : noircissement important Essai au thiocyanate . Cet essai est destiné à déterminer quantitativement la dissolution des ions fer dans une solution corrodante, le fer dissous provenant de la surface de l'acier exposée à travers les pores de la couche d'étain, en convertissant les ions fer en thiocyanate rouge pour analyse par un colorimètre.La solution corrodante a la composition suivante Thiocyanate d'ammonium 20 g/l Acide acétique 10 g/l Eau oxygénée (20 volumes /0) 10 g/l Les spécimens (rectangles de 6 cm sur 8 cm) sont préparés et nettoyés avec un solvant organique, tel que le trickloroéthylène ou le tétrachlorure de carbone. Les bords de coupure des spécimens sont hermétiquement isolés avec de la cire et les spécimens sont plongés dans la solution corrodante précédente (250 cm3) à 20-250C pendant 15 mn. La couleur de la solution, après cette opération, est déterminée par un colorimètre. La concentration en ions fer (en mg/dm2) est déterminée en fonction d'une courbe étalon préparée séparément. Essai de porosité (pore) : Les spécimens sont plongés dans une solution d'acide chromique à 10%, à 900C pendant 5 mn. Après lavage énergique à l'eau, les spécimens sont plongés dans de l'eau distillée ayant un pH de 4,5 à 95 C pendant 40 mn. Ensuite, le nombre de points de rouille est compté à l'oeil nu. Essai de la solution de fer (valeur de la solution de fer VSF) : Cet essai détermine la quantité de fer dissous dans une solution corrodante dans des conditions telles que l'étain est légèrement plus anodique que le fer. La solution corrodante est la suivante Acide sulfurique 2,18N 23 cm3 Rhodanate d'ammonium 40 g/l 25 cm3 Eau oxygénée 3% 2 cm3 3 Total 50 cm On découpe des spécimens d'essais circulaires ayant une 2 surface effective de 2.581 mm , que l'on traite anodiquement dans une solution à 0,5% de carbonate de sodium (1,5 A pendant 30 s), qu'on lave avec de l'eau et qu'on sèche en utilisant de l'acétone. Les spécimens d'essais sont placés dans un ballon en 3 verre de 150 cm contenant la solution corrodante précédente et un couvercle en plastique fileté est disposé de telle façon qu'il appuie sur le spécimen. On utilise un joint non ferreux pour éviter toute fuite. Au moment de la mesure colorimétrique,onajoute 2 cm3 de solution d'eau oxygénée. On maintient en contact la solution corrodante avec les 2.581 mm du spécimen d'essai à 26,7 C pendant 2 h. On détermine ensuite la quantité de fer dissous, en /ug/cm2, avec le colorimètre. Si la quantité de fer ainsi déterminée augmente (grand VSF), l'acier étamé devient plus facilement corrodable. Essai de dissolution de l'étain : Des spécimens sont plongés verticalement dans lOocm d'une solution corrodante à 25 C pendant un temps donné. La différence de poids du spécimen,avant et après le traitement,est mesurée et on calcule la dissolution de l'étain dans la solution en ppm. Conditions A : dégazage de la solution: dégazage à la chaleur dans une atmosphère d'argon solution corrodante acide nitrique 0,4% (pH 2,8 N-NO2 (voir tableau V ci-après) 100 ppm (0,61 g/l KNO2) - 2 dimensions du spécimen : 2,5 cm x 10 cm (surface totale 50 cm ) pas d'isolation des bords du spécimen temps de trempage i 120 mn Conditions B : pas de dégazage de la solution (l'oxygène est dissous en équilibre avec l'air) solution corrodante : acide nitrique 0,4% (pH 3) N-N02 (voir tableau V ci-après) 20 ppm dimensions du spécimen : 3,0 cm x 10 cm (surface totale 60 cm2) bords du spécimen isolés avec de la cire temps de trempage : 60 mn -Pilm d'oxyde :L'épaisseur du film d'oxyde est exprimée en quantité d'électricité nécessaire pour réduire le film par unité de surface. A cette fin, on utilise un procédé de réduction électrolytique avec un électrolyte composé d'une solution de chlorure de potassium O,lN. Un spécimen d'essai ayant une surface donnée est utilisé comme cathode,porté par un support et on fait passer un courant constant à travers la cathode et l'anode qui se présente sous forme d'une tige de carboné. On obtient, de ce fait, des courbes potentiel-temps caractéristiques, dont on se sert pour déterminer l'épaisseur du film d'oxyde. Essai de soudure (ascension capillaire) : Cet essai est destiné à déterminer si la soudure peut pénétrer à l'intérieur de la botte de conserve en fer blanc. On réalise des spécimens d'essais rectangulaires (75 mm x 25 mm). L'axe longitudinal du spécimen rectangulaire coïncide avec Ia direction du mouvement lors du placage de l'étain. Chaque spécimen est plié de telle sorte qu'il se forme une portion capillaire entouree par la surface recouverte d'dtain- du spécimen. Ce dernier est plongé dans une huile de palme sur une hauteur d'environ 5 mm, l'huile agissant comme un fondant. Ensuite, on plonge le spécimen dans un bain de soudure à une température donnée sur une hauteur de 30 mm pendant 1 mn. Le spécimen est ensuite rapidement refroidi avec de l'eau. La soudure consiste en 70% de plomb et 30% d'étain, la température du bain de soudure est de 277"C. La partie repliée est ouverte après le refroidissement et la hauteur de l'ascension capillaire au-dessus de la surface du bain de soudure est déterminée. Une grande valeur dé l'ascension capillaire indique que le fer blanc peut être facilemènt soudé. Adhérence de la laque : On applique un vernis époxyphénol sur chaque spécimen et on les cuit à 200 C pendant 10 mn. Un réseau de craquelures apparaît sur la surface vernie. Le spécimen fissuré est mis sous une forme allongée sphérique sur une hauteur de 5 mm en utilisant un appareil Erichsen à découpe spbérique (diamètre 20 mm). Des essais sont faits pour arracher la couche de vernis avec un morceau de Scotchtape (marque de fabrique de The Minnesota Mining and Machine Co.). Les spécimens dont on ne peut arracher la couche de vernis sont qualifiés de "très bons". Brillance : La brillance des spécimens de fer blanc, traités selon le procédé de l'invention, est mesurée et exprimée en pourcentage par rapport à la brillance de référence des fers blancs classiques. I1 apparaît, d'après le tableau I ci-après, que l'acier étamé traité selon la présente invention, c'est-à-dire ayant subi un traitement au chromate immédiatement après le dépit électrolytique de l'étain et un traitement de fusion ensuite, a une résistance au soufre beaucoup plus grande que l'acier étamé classique sans aucun traitement chimique. De plus, le nombre de trous d'épingle, comme déterminé par l'essai à l'eau chaude, peut être réduit de moitié ou des deux tiers par le traitement selon l'invention. Les valeurs essais de essai au thiocyanate peuvent aussi être réduites d'un- tiers par le traitement selon l'invention. D'autre part, la dissolution de l'étain, la possibilité de soudure (ascension capillaire), l'adhésion de la laque et la brillance des feuilles d'acier étamé ne sont pas affectées par le traitement selon l'invention. Si le traitement chimique, par exemple le traitement électrolytique cathodique avec une solution de bichromate de sodium,est réalisé après le traitement de fusion dans le procédé selon l'invention, la résistance au soufre peut être fortement augmentée jusqu'à une valeur supérieure à celle du fer blanc traité classiquement, comme on peut le voir sur le tableau I ci-après. Le traitement chimique après la fusion est aussi efficace pour réduire le nombre de pores et abaisser les valeurs de l'essai au thiocyanate de plus de 50%. De plus, on peut obtenir une remarquable diminution de la quantité d'étain dissoute grace au traitement-chimique après la fusion; on peut éliminer complètement la dissolution excessive de l'étain. Le traitement chimique après la fusion n'affecte pas les autres propriétés de l'acier étamé, à savoir la dissolution du fer, la possibilité de le souder (ascension capillaire), l'adhérence de la laque et la brillance. On deit noter que, si le traitement au chromate est effectué par électrolyse andcdique-cathodique ou par électrolyse anodique3 la résistance au soufre peut atteindre une valeur supérieure à celle obtenue après un traitement au chromate par électrolyse cathodique. Toutefois, les traitements au chromate par électrolyse anodique-cathodique et par électrolyse anodique provoquent une augmentation de l'épaisseur du film d'oxyde et-le traitement de fusion ne peut apporter la brillance souhaitée. Immédiatement après le dépôt électrolytique de l'étain, un revêtement au chromate se forme sur l'étain déposé sans fusion de ce dernier. Ensuite, le fer blanc est chauffé à 50 C-300 C par chauffage resistance électrique en faisant passer le courant directement à travers le fer blanc On mesure la relation entre la température de chauffage et la résistance au soufre du fer blanc ainsi traité. Essai a trait aussi ades fers blancs qui n'ont pas été chauffés après le traitement au chromate et à des fers blancs avec seulement une couche d'étain déposée.Les résultats sont donnés dans le tableau II ci-après D'après le tableau Il, on constate que, dans le cas de fer blanc traité au chromate immédiatement après le dépôt électrolytique de I'étain, le chauffage à une température supérieure à 100C est efficace pour l'amélioration de la résistance au soufre même quand la température de chauffage est inférieure au point de fusion du soufre. La raison de l'amélioration de la résistance au soufre ntest pas encore très ;bien comprise En se basant sur le fait que le chauffage du fer blanc recouvert d'étain seulement n'améliore pas la résistance au soufre, on peut penser que les oxydes de chrome déposés sur la couche d'étain augmentent grandement- la résistance au soufre quand on chauffe. Les exemples suivants illustrent l'invention sans en limiter la portée. EXEMPLE 1 On fait subir aux feuilles de base d'acier, à faible teneur en carbone laminé à froid, un prétraitement elles nettoyant électrolytiquement, en les rinçant avec de l'eau} en les décapant avec un- acide, en les rinçant avec de l'eau; elles sont- ensuite recouvertes d'étain (5,6 g/m2) et rincées encore une fois avec de l'eau. On traite ensuite au chromate l'acier étamé par électrolyse cathodique dans une solution contenant 30 g/l de bichromate de sodium à 45 C avec une densité de courant de 5 A/dm2 pendant 0,5 s. Ensuite, on effectue le traitement de fusion par chauffage électrique à 2900C en faisant passer directement le courant à travers le métal; ce traitement est suivi par une électrolyse cathodique dans une solution de bichromate de sodium de 30 g/l à 45"C avec une densité de courant de 5 A/dm2 pendant 0,5 s. On mesure la résistance au soufre du fer blanc ainsi traité. Les résultats sont donnés dans le tableau III ci-après, en mime temps que les propriétés correspondantes du fer blanc classiquement traité. EXEMPLE 2 On fait subir un prétraitement aux feuilles de base en acier à faible teneur en carbone laminé à froid en les nettoyant électrolytiquement, en les rinçant avec de l'eau, en les décapant avec un acide et en les rinçant à l'eau; elles sont recouvertes d'étain (5,6 g/m2) et rincées encore une fois avec de l'eau. On effectue le traitement au chromate par électrolyse cathodique dans une solution contenant 30 g/l de bichromate de sodium à 450C avec une densité de courant de 0,5 A/dm2 pendant 0,2 s.Ensuite, on effectue le traitement de fusion par chauffage électrique à 290"C en faisant passer directement le courant à travers le métal; ce traitement est suivi par le traitement chimique consistant en lé1ectro1yse cathodique dans une solution de bichromate de sodium de 30 g/l à 45"C avec une densité de courant de 1 A/dm2 pendant 1 s. On fabrique des bottes de conserve à partir de l'acier étamé ainsi obtenu; les dimensions de ces boîtes sont : diamètre 65,4 mm, hauteur 3 52,7 mm, volume intérieur 152,5 cm ; on fabrique aussi des bottes de référence ayant les mêmes dimensions à partir du fer blanc classiquement traité chimiquement. Des essais de dissolution accélérée de l'étain sont effectués avec ces boîtes de conserve en utilisant du chlorure de cystéine et de l'acide citrique en solution. Les résultats sont donnés dans les tableaux IV et V ci-après. T A B L Traitement au chromate avant la Résis- Essai fusion tance au Concen- Tempé- Densité Temps au thio Traitement tration pff rature- Ck-/dm2) de soufre cyanate (g/I) ('C) du cou- ttaftfr (mg/dm2) rant ment (s) 10 4,5 45 5,0 1 SB 1 4,73 ~ 30 30 " " t n DB 4 > 63 50 " " " DB 4,01 70 tt n " DB 4, 25 Dépit de l'étain 30 3,0 " " 'I DB 4,25 Traitement n 4,0 n " " DB 4,57 au chromate -par électro- n 5,0 n . n DB 4,73 Fer lyse catho blanc dique (1) n 6,0 " ., .r DB 4,57 traité selon Fusion ltinven r 4,5 -25 1' " DB 4,17 -tion n n 35 " .. DB 4,09 n- 45 .. n e DB 4-l82 Il " r 55 n DB 4,72 n n 65 " " DB 5,46 r Il rt ~ 75 n n DB 5,54 n n 45 1,0 .. DB 4,20 n n n 2,5 " DB 4,01 , .. n 5,0 n DB 4,09 li n n n 10,0 n DB 4,57 EAU I Porosité VSF dans Dissolution de Film Ascen- Adhé- Bril- Evaluation l'essai l'étain d'oxyde sion sion lance globale (pores/ de dis- (Condi- (mc/ capil- de la (%) cm2) mg ppm solution tion) cm ) laire lacque du fer (mm) ( g/cm2) 100-150 - A 14,6 146 0,96 12 99 Assez bonne bouns " - 13,0 130 0,89 12 " 97 Bonne , 50-100 - 13,3 133 0,85 13 n 98 Bonne " - - 13,2 132 0,92 10 " 93 Mauvaise 30-50 - A 13,8 138 0,96 12 n 102 Bonne 50-100 - 14,0 140 1,06 12 " 101 Bonne " ~ 14,1-141 0,99 12 " 102 Bonne " - 14,3 143 0,85 1 " 1 Bonne " - A 13,7 137 0,99 12 " 98 Bonne " 0,30 15,6 156 0,96 13 " 100 Bonne " 0,51 12,5 125 0,92 12 " 99 Bonne 0,48 14,6 146 0,92 12 " 96 Bonne 30-50 - 14,4 144 0,89 11 n 92 Assez bonne " - 14,1 141 0,81 11 " 93 Assez bonné " - A 15,0 150 0,98 12 " 100 Bonne n - 14,4 144 0,99 12 " 98 Bonne " - 10,9 109 0,81 12 " 99 Bonne s 14,3 143 0,71 13 " 98 Bonne T A B L E A U Traitement au chromate avant la Résis- Essai fusion ~ tance au Traitement Concen- pff Tempé- Densité Temps au thio tration pH rature (Aldm2) de soufre cyanate (g/l) (OC) rduantcou traits * (mg/dm2) ment ~ (s) I I (2) "- .t 45 n ., NB 2,31 Dépôt de 50 n 30 n 30 NB 0,94 I'étain 45 Fer Traitement 30 " " 0,25 0,2 DB? 3,60 blanc Traitement au ., ., 0,25 0,2 DE chromate traité par électro- ., .. .. -0,5 1. NB 3,46 selon lyse catho diqrle- ou par (2)? " n , 'I NB 3,13 immersion " 1 " " 2,5 " NB 2,85 vention dans un bain n n 25 NNBB 22,850 + Fusion + Traitement (2)" 30 0,7 80 plonge DB 4,32 chimique Dépit: de l'étain -, traitement au chromate par Réfé- électrolyse anodique-cathodique w fusion (3) NB 4,98 rence Deptt de L'étain- > traitement au chromate par NB 5,38 rence Fer blanc classique (sans traitement chimique) (5) HB 6,60 Fer~blanc classique (avec traitement chimique) (6) EB 4,01 Fer blanc classique (avec traitement chimique) (6) HB 4,21 # NB ; Pas de noircissement du tout. DB : Noircissement moucheté difficilement détectable. SB : Léger noircissement moucheté. EB : Léger noircissement sur toute la surface. HB : Noircissement important. I (suite) Porosité VSF dans Dissolution de Film Ascen- Adhé- Bril- Evaluation (pores l'essai l'étain d'oxyde sion sion lance globale cm2) de dis- (Condi mg ppm (mC/ capil de la (%) solution tion) | cm2) laire laque du fer (mm) ( g/cm2) 0-5 0,58 A 9,0 90 0,39 14 bonne 96 Bonne " 0,51 8,6 86 0,39 15 " 99 Bonne 0,51 8,8 88 0,35 IO " 96 Bonne " 0,29 8,4 84 0,32 8 " 93 Assez bonne " ~ B 2,5 25 1,27 13 n 101 Bonne 5-10 ~ 1,8 18 0,97 12 " 99 Bonne 0-5 - 1,5 15 0,54 " " 99 Bonne " - 0,8 8 0,64 " " 97 Bonne " - 1,0 10 0,48 " Assez 91 Assez mauvaise mauvaise 10-20 - B - - 1,60 16 Bonne 62 Mauvaise 150 ou - - - 1,73 14 Bonne 52 Mauvaise plus plus 0,55 A 15,3 153 1,66 14 Bonne 100 Mauvaise 10-30 0,55 14,1 141 1,88 15 Bonne 100 Mauvaise 20-30 0,55 B 5,5 55 1,00 12 Bonne 100 Mauvaise T A B L E A U II *** Durée de l'essai Résistance au soufre des spécimens chauffés à Spécimen de résistance au * soufre (s) non 50 C 100 C 150 170 C 200 C 240 C 280 C 320 C ** chauffé 20 DB DB NB NB NB NB NB NB NB A 40 SB SB DB DB DB DB DB NB NB 20 A HB 40 * Spécimen A : Immédiatement après le dépôt électrolytique (30 g/m2), on effectue un traitement au chromate électrolytique cathodique dans une Soluion de bichromate de sodium. Spécimen B : Dépôt électrolytique d'étain seulement (10 g/m2) ** L'essai de résistance au soufre est le même que celui du tableau I. *** Les notations de la résistance au soufre sont les mêmes que celles du tableau I. T A B L E A U III Résistance au soufre déterminée par le T r a i t e m e n t procédé au procédé au proédé au chlorure de thiosulfa@e polysulfure cystéine de sodium de potassium Selon l'invention Placage de l'étain # traitement au chromate par électrolyse cathodique # normal normal normal fusion # traitement chimique fer blanc classique (10 g/m2), noircissement noircissement noircissement important important important avec traitement chimique T A B L E A U IV Essais dans une solution de chlorure de cystéine (2 g/l) Dissolution de l'étain (ppm) Corrosion par le soufre à l'intérieur de la boîte de conserve Traitement Immédiatement après la Après stockage à Immédiatement Après stockage à stérilisation par 38 C pendant après la stéri- 38 C pendant chauffage lisation par 1 2 3 1 2 3 chauffage semaine semaines semaines semaine semaines semaines Selon 9 55 61 80 normale normale normale légère l'invention coloration Classique 21 103 128 155 noircissement considérable T A B L E A U V Dissolution de l'étain (ppm) Traitement Solution corrodante Immédiatement Après conservation après la stérili- à 38 C pendant sation par chauf- 24 h fage Selon Acide citrique pH 3,0 42 79 d + N-NO2 5 ppm * 76 105 l'invention d + N-NO2 10 ppm 121 184 d + N-NO2 20 ppm 126 200 Acide citrique pH 3,0 79 116 d + N-NO2 5 ppm 116 131 Classique d + N-NO2 10 ppm 184 231 d + N-NO2 20 ppm 210 263 * N-NO2 représente la quantité d'azote que l'on ajoute sous forme de nitrite de potassium. REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement de surface de l'acier étamé utilisé dans la fabrication de boîtes de conserve, traitement destiné à améliorer la résistance au soufre, caractérisé en ce que, immédiatement après le dévêt de l'étain, on effectue un traitement au chromate sur l'étain déposé en utilisant une solution aqueuse contenant des-ions chrome hexavalents et en ce qu'on chauffe à une température supérieure à 100 C l'acier étamé traité-au chromate. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit chauffage de l'acier -étamétraitê au chromate est effectué à une température supérieure au point de fusion de l'étain. 3. Procédé selon la rèvendication 1, caractérisé en ce qu'on effectue un traitement chimique sur l'acier étamé après ledit-chauffage. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'oneffectue un traitement chimique sur l'acier étamé~après ledit chauffage.