i 2026595 La présente invention concerne les tubes à rayons cathodiques et, plus particulièrement, le perfectionnement de la lentille électrostatique qui focalise le faisceau ou les faisceaux d'électrons sur l'écran récepteur d'électrons du tube. 5 Dans les tubes à rayons cathodiques comportant un canon à électrons du type équipotentiel, chaque faisceau traversele champ électrique de la lentille de focalisation électrostatique pour être focalisé sur l'écran et cette lentille comprend habituellement une première et une seconde électrodes annulaires espacées axialement, ces électrodes entourant l'axe du tube et 10 étant au même potentiel, le canon comportant une troisième électrode entre la première et la seconde électrode, à un potentiel différent, par exemple à un potentiel nettement inférieur, pour établir le champ électrique de focalisation. Pour minimiser l'aberration de sphéricité du faisceau focalisé sur l'écran, il est désirable que la lentille de focalisation électrostatique 15 soit l'équivalent d'une lentille optique de grand diamètre et, par suite, qu'elle comporte des surfaces relativement planes, c'est-à-dire à grands rayons de courbure. Dans une lentille de focalisation électrostatique, les courbures des surfaces de la lentille optique équivalente dépendent du gradient de 20 potentiel le long de l'axe optique entre la première et la seconde électrode, et le gradient de potentiel dépend à son tour de la différence entre la première et la seconde électrode et l'électrode intermédiaire, et aussi de la distance axiale entre la première et la seconde électrode, et du diamètre de la troisième électrode. Comme le canon à électrons est situé dans le col 25 de l'enveloppe du tube à rayons cathodiques, il est évident que le diamètre de la troisième électrode ou électrode intermédiaire de la lentille de focalisation électrostatique est limité par le diamètre du col. Le diamètre de la lentille optique équivalente peut, par suite, être augmenté en augmentant le diamètre de l'électrode intermédiaire, mais seulement dans une mesure li-30 mitée. Si la distance axiale entre la première et la seconde électrode de la lentille de focalisation électrostatique est réduite pour réduire le gradient de potentiel du champ le long de l'axe optique et, par suité, pour augmenter les rayons de courbure des surfaces de la lentille optique'équivalente, l'effet de focalisation de la lentille est réduit et, par suite, il est nécessaire 35 d'augmenter de façon indésirable la distance entre la lentille de focalisation et l'écrân et, par suites la longueur totale du tube. Si la différence de potentiel est réduite entre l'électrode intermédiaire ou électrode d'extré 69 44233 2 2026595 mité, il est nécessaire d'appliquer une tension relativement élevée à l'électrode intermédiaire en n'oubliant pas que les électrodes d'extrémité sont habituellement à la tension de l'anode qui est habituellement comprise entre 13 et 20 kV. L'application d'une tension relativement élevée, par exemple de 4 5 à 5 kV ou plus à l'électrode intermédiaire est désavantageuse car elle nécessite un circuit supplémentaire pour produire cette haute tension et, de plus, parce qu'il en résulte la possibilité de décharges entre les conducteurs et les broches très rapprochés transmettant les tênsbns à 1'électrode intermédiaire et aux grilles établissant et modulant le faisceau ou les 10 faisceaux. Le besoin d'une lentille de focalisation électrostatique,équivalant à une lentille optique de grand diamètre, avec des surfaces ayant des rayons de courbure importants est particulièrement aigu dans le cas des tubes à rayons cathodiques à un canon et plusieurs faisceaux du type décrit dans le 15 brevet des E.U.A. n" 3 348 316. Dans ces tubes à rayons cathodiques convenant comme tubes d'image en couleur de récepteurs de télévision, une structure de cathode émet des électrons sous la forme de plusieurs faisceaux d'électrons dont la convergence est provoquée pour qu'ils se croisent sensiblement au centre optique 20 d'une lentille de focalisation électrostatique commune à tous les faisceaux et qui focalise tous les faisceaux vers l'écran récepteur- des électrons. Le passage de tous les faisceaux vers le centre de la lentille de focalisation réduit les aberrations consécutives par rapport aux combinaisons antérieures suivant lesquelles au moins deux des faisceaux traversent la lentille de 25 focalisation à des distances substantielles de l'axe optique. Cependant, la réduction optimale de l'aberration nécessite que la lentille de focalisation électrostatique pour la focalisation des faisceaux convergeant pour se croiser au centre optique de la lentille soit l'équivalent d'une lentille optique de grand diamètre ayant des surfaces à grands rayons de courbure. 30 L'invention a pour objet un canon à électrons à focalisation, équi potentiel, dans lequel la lentille de focalisation électrostatique est l'équivalent d'une lentille optique de grand diamètre ayant des surfaces à rayons de courbure importants, sans augmeritation indésirab 1 "du diamètre du col du tube ou de la longueur du tube et aussi sans réduction excessive de la dif-35 férence de potentiel entre les électrodes-constituant la lentille. Dans un tube à rayons cathodiques suivant un mode de mise en oeuvre de l'invention, par exemple un tube d'image en couleurs dans lequel plusieurs 69 44233 3 2026595 faisceaux convergent ou se croisent pratiquement au centre optique d'une lentille de focalisation électrostatique focalisant tous les faisceaux sur l'écran du tube, la lentille de focalisation électrostatique est formée par une première électrode et une seconde électrode espacées axialement entourant 5 l'axe du tube et étant au même potentiel, par exemple approximativement la tension de l'anode du tube, une troisième électrode annulaire s'étendant entre la première et la seconde électrode et étant à un potentiel différent, par exemple, une tension substantiellement inférieure à la tension de l'anode, pour établir le champ électrique de focalisation et une électrode auxiliaire 10 disposée dans la troisième électrode et connectée à la première et à la seconde électrode pour réduire le gradient de potentiel dans le champ électrique de focalisation et établir ainsi une lentille électrostatique équivalant à une lentille optique de grand diamètre ayant des surfaces à rayons de courbure importants. 15 Dans une lentille de focalisation électrostatique pour un tube à rayons cathodiques, telle que décrite ci-dessus, l'électrode auxiliaire comporte des zones ouvertes pour permettre le passage du champ électrique et ces zones ouvertes peuvent être obtenues en formant l'électrode auxiliaire sous la forme d'un enroulement hélicoïdal à spires espacées, d'un manchon cylin-20 driquë comportant des ouvertures, ou d'un groupe circulaire de conducteurs droits espacés les uns des autres et parallèles à l'axe du tube. Les caractéristiques de l'invention ressortiront plus particulièrement de la description suivante, donnée à titre d'exemple, et faite en se référant aux dessins annexés, sur lesquels : 25 - la figure 1 est une coupe schématique d'un canon à électrons à focalisation, équipotentiel, à un seul faisceau, classique ; - la figure 2 est une coupe axiale d'une partie d'une lentille de focalisation électrostatique suivant un mode de mise en oeuvre de l'invention ; - les figures 3A, 3B et 3C représentent graphiquement les distri-30 butions des potentiels dans des lentilles suivant une technique antérieure et suivant l'invention ; - les figures 4A, 4B et 4C représentent schématiquement en perspective des lentilles suivant d'autres modes de mise en oeuvre de l'invention ; et - la figure 5 est une coupe longitudinale d'un tube d'image en cou-35 leurs comportant une lentille de focalisation électrostatique selon l'invention. 69 44233 4 2026595 La figure 1 représente schématiquement un canon à électrons équi-potentîel à un seul faisceau classique .10 pour un tube à rayons cathodiques, qui comprend une cathode 11 constituant la source de faisceau d'électrons, une première et une seconde grille de commande 12 et 13 ayant des ouver-5 tures alignées 14 et 15 et une lentille de focalisation électrostatique 16. La lentille 16 comprend une première et une seconde électrodes 17 et 18 annulaires et espacées axialement l'une de l'autre et coaxiales autour de l'axe du tube et une troisième électrode annulaire ou électrode intermédiaire 19 de plus grand diamètre, coaxiale aussi par rapport à l'axe du tube et qui 10 s'étend entre les électrodes 17 et 18 en dépassant axialement des extrémités de ces électrodes. Des tensions appropriées sont appliquées aux grilles 12 et 13 et aux électrodes 17, 18 et 19. Par exemple, la tension de la cathode 11 étant prise comme potentiel de référence, une tension de 0 à -400 V est appliquée à la première grille 12 pour permettre la modulation du faisceau, 15 une tension de 0 à 500 V est appliquée à la grille 13 pour provoquer la convergence du faisceau d'électrons en un point situé pratiquement à l'intérieur de l'ouverture 15, une tension de 13 à 20 kV est appliquée aux électrodes 17 et 18 qui peuvent être connectées l'une à l'autre par un conducteur 20 passant à l'extérieur de l'électrode intermédiaire 19 et une tension relati-20 vement basse de 0 à 600 V est appliquée à l'électrode intermédiaire 19. La tension appliquée aux électrodes 17 et 18 peut être la tension de l'anode, appliquée à la couche conductrice 24 déposée sur la surface intérieure du tube qui comporte de plus un écran luminescent 23 recevant les électrons du faisceau unique 25. Avec la distribution ci-dessus des tensions, 25 les' rayons d'électrons du faisceau 25, qui divergent de l'axe x-x après le passage à travers l'ouverture 15 sont focalisés pour converger en un point de l'écran 23 par le passage à travers le champ électrique établi à l'intérieur de l'électrode 19 entre les électrodes 17 et 18, ce champ étant l'équi- » valent d'une lentille optique représentée en tirets en L sur la figure 1 et 30 qui est centrée entre les électrodes 17 et 18. Quand la distance axiale entre les électrodes 17 et 18 est suffisante pour assurer que la longueur globale du tube ne soit pas indésira-blement-importante et quand le diamètre de l'électrode 19 est convenable pour permettre un diamètre raisonnable du col du tube, le champ de la 35 lentille de focalisation électrostatique 16 est caractérisé par un gradient de potentiel décroissant de façon importante de la façon indiquée par la courbe P de la figure 3A, qui représente les potentiels le long de l'axe x-x du tube à différentes distances à partir du plan y-y passant par l'axe 69 44233 5 2026595 optique de la lentille 16 ou de la lentille optique équivalente L. Avec un tel gradient de potentiel à pente raide, la "lentille optique équivalente L est d'un diamètre limité et ses surfaces ont des rayons de courbure relati-vement faibles. Comme le montre graphiquement la figure 3B, les faibles 5 rayons de courbure des surfaces de la lentille optique équivalente L résultent de l'établissement présumé de ces surfaces perpendiculairement aux courbes p de même potentiel dans le champ électrique de la lentille de focalisation électrostatique 16, ces courbes p formant, de la façon représentée, des angles importants par rapport à l'axe x-x. 10 La lentille électrostatique classique 16 peut ainsi provoquer des aberrations de sphéricité au faisceau et, par suite, une résolution faible de l'image produite pendant le balayage de l'écran 23 par le faisceau sous l'action du système habituel de balayage horizontal et vertical, non représenté. 15 Conformément à l'invention, les aberrations de sphéricité mention nées ci-dessus sont substantiellement réduites par l'utilisation dans le champ de la lentille électrostatique 16 d'une électrode auxiliaire pour réduire les angles des courbes p' (figure 3C) de même potentiel par rapport à l'axe x-x du tube et pour réduire le gradient de potentiel le long de cet 20 axe de la façon indiquée par la courbe P' sur la figure 3A, afin d'établir une lentille électrostatique équivalant à une lentille optique L' (figures 3A et 3C)de diamètre relativement grand avec des surfaces à rayons de courbure importants .. Comme le montre la figure 2A sur laquelle les éléments de la lentille 25 de focalisation électrostatique 16a correspondant à ceux de la figure 1 sont désignés par les mêmes références' numériques, mais avec adjonction de la lettre "a", l'électrode auxiliaire 30 suivant ce mode- de mise en oeuvre de l'invention est un conducteur"hélicoïdal. :entourant~l'axe x-x entre les extrémités des électrodes 17a et 18a et dont les extrémités sont fixées aux extré-30 mités de ces électrodes de façon que l'électrode auxiliaire soit supportée à l'intérieur de l'électrode intermédiaire 19a. Les spires 31 du conducteur hélicoïdal 30 sont espacées dans le sens axial du tube pour établir des zones ouvertes 32 entre les spires pour le passage du champ électrique. Le conducteur , hélicoïdal 30,. qui est au même potentiel relativement bas que les électrodes 35 17a et 18a du fait de sa connexion à ces électrodes, assure une réduction très appréciable du gradient de potentiel le long de l'axe du tube entre les électrodes 17£ et 18a et il réduit les angles des courbes équipotentielles du champ par rapport à l'axe du tube et, par suite, la lentille optique équi- 69 44233 6 2026595 lente L' (figures 3A et 3C) a un grand diamètre et des surfaces de rayons de courbure importants, de la façon désirée. Suivant un exemple particulier d'une lentille du type représenté sur la figure 2, la tension appliquée aux électrodes lia et 18a^ et à l'élec-5 trode auxiliaire 30 est de 20 kV, la tension appliquée à l'électrode intermédiaire 19a est de 0 V, le conducteur hélicoïdal constituant l'électrode 30 et les électrodes 17a. et 18a; ont un diamètre de 8 mm, l'électrode 19a un diamètre de 18 mm et le pas du conducteur hélicoïdal 30 est de 1 mm et ce conducteur est formé d'un fil d'un diamètre de 0,2 mm. Avec ces dimensions 10 et tensions, le gradient de potentiel au niveau du plan médian y-y de la figure 3A est de 116 V/mm, tandis qu'avec les mêmes dimensions et les mêmes tensions, en l'absence de l'électrode auxiliaire 30, le gradient de potentiel trouvé dans cette position est de l'ordre de 1 000 V/mm à 2 000 V/mm. De plus, il est facile de voir qu'avec la combinaison classique de 15 la figure 1, un jeu radial substantiel doit être maintenu entre le col du tube et l'électrode 19 pour permettre le passage du conducteur 20, car, en l'absence de ce jeu substantiel, une décharge pourrait se produire à partir de la .surface intérieure à charge élevée du col du tube, en passant par le conducteur 20 vers l'électrode 19 et une telle décharge pourrait se traduire 20 par l'application de la haute tension de l'anode aux circuits contenant des transistors, entraînant la destruction des transistors. Par contre, dans la lentille de focalisation électrostatique 1Ô£ selon l'invention, l'électrode auxiliaire 30 connecte électriquement les électrodes 17a et 18a l'une à l'autre, de sorte que le conducteur 20 peut être supprimé en permettant 25 une augmentation du diamètre de l'électrode 19a sans risque de décharge mentionnée ci-dessus. L'augmentation du diamètre de.1'électrode 19a augmente encore le diamètre de la lentille équivalente L', sans augmentation correspondante du diamètre du col du tube. Il sera noté que l'électrode auxiliaire selon l'invention peut 30 avoir d'autres formes que celle du conducteur hélicoïdal de la figure 2. Par exemple, suivant la figure 4A sur laquelle l'électrode intermédiaire 19 n'est pas représentée pour montrer plus clairement l'électrode auxiliaire 30b, cette électrode peut être constituée par une série de conducteurs 31]j espacés circulairement et parallèles autour de l'axe x-x entre"les électrodes 17b. et 35 18b auxquelles sont fixées les extrémités des conducteurs 31b. Les zones ouvertes 32b nécessaires sont situées entre les conducteurs 31b. 69 44233 7 2026595 La figure 4B représente un autre mode de réalisation, l'électrode auxiliaire 30c qui est constituée par un manchon cylindrique pouvant être d'une seule pièce avec les électrodes 17£ et 18£ ou être fixé à ces électrodes et comportant des ouvertures 32c^ constituant les zones ouvertes 5 nécessaires. De même, un manchon cylindrique constituant une électrode auxiliaire 30d peut être formé de la façon représentée sur la figure 4C par une grille conductrice formée par des fils métalliques 31d disposés axialement et circulairement pour former les zones ouvertes nécessaires 32d de l'élec-trode auxiliaire 30d s'étendant entre les électrodes 17^1 et 18_d et connectant 10 ces électrodes. Il est facile de voir qu'avec tous les modes de réalisation décrits ci-dessus, le degré ou l'importance de pénétration du champ électrique à travers l'électrode auxiliaire peut être modifié pour faire varier les rayons de courbure des surfaces de la lentille équivalente, en modifiant la propor-15 tion de l'aire totale des zones ouvertes de l'électrode auxiliaire, par exemple par modification du pas et du diamètre du fil hélicoïdal formant l'électrode 30 de la figure 2, Bien entendu, les rayons des surfaces de la lentille optique équivalente peuvent aussi être modifiés en modifiant la distance entre les électrodes 17a et 18_a et en modifiant la différence de 20 potentiel entre les électrodes 17jî et 18a et l'électrode 19jî. L'invention permet ainsi d'obtenir une lentille de focalisation électrostatique équivalant à une lentille optique ayant exactement les rayons de courbure désirés pour les surfaces. Bien que l'invention soit décrite ci-dessus en considérant son 25 utilisation pour un tube à rayons cathodiques à un seul faisceau, elle peut être utilisée pour des tubes à plusieurs faisceaux. La figure 5 représente l'utilisation de l'invention dans un tube à rayons cathodiques à canon unique et plusieurs faisceaux du type décrit dans le brevet des E.U.A, n° 3 448 316 précité. Le tube à rayons cathodiques représenté sur la figure 5 comporte 30 trois cathodes K^, K^. et Kg séparées électriquement et qui reçoivent respec~ tivement les signaux vidéo pour le rouge, le vert et le bleu. Les surfaces émettrices de ces cathodes sont disposées en ligne droite pour être alignées avec des ouvertures correspondantes d'une première grille G-^. Une seconde grille en coupelle comporte une paroi d'extrémité fixée à côté de la grille G^, 35 avec des ouvertures alignées avec les ouvertures de la première grille G^. Après la grille et dans le sens opposé à celui de la grille G^sont disposées successivement des grilles ou électrodes tubulaires à extrémités ouvertes 117, 119 et 118, dans l'ordre, constituant une lentille de focalisation électrostatique 116, L'électrode 117 comporte une extrémité de diamètre rela 69 44233 8 2026.595 tivement faible 117£ et elle est supportée de façon que l'extrémité de cette partie soit engagée dans la grille en coupelle £*2' en ®tànt espacée radia- lement de la surface intérieure de cette grille. Quand des tensions similaires à celles indiquées pour le tube à 5 rayons cathodiques de la figure 1 sont appliquées aux grilles G^ et G^ et aux électrodes 117, 118 et 119, les faisceaux Bn, B„ et émis par les K V 15 cathodes et sont modulés par les trois signaux vidéo différents appliqués entre la grille G^ et les cathodes respectives* La grille et la partie d'extrémité 17a de l'électrode 117 coopèrent pour établir un 10 champ électrique définissant une lentille de convergence électrostatique pour les faisceaux, cette lentille étant représentéè en tirets par son- équivalent optique 1 et elle fait converger les faisceaux B_ èt B_ vers K D le faisceau B^ pour que les trois faisceaux se croisent■ensemble au centre optique de la lentille de focalisation 116. 15 Pour provoquer la convergence des faisceaux B„ et B„ émergeant K 15 de l'électrode 118 sur des trajets divergents, le canon à électrons de la figure 5 comporte un dispositif de déflexion de convergence 33 qui comporte des plaques écrans 34 et 34' espacées de part et d'autre de l'axe du canon et s'étendant axialement après l'extrémité libre de l'électrode 118. Le 20 dispositif de déflexion 33 comporte de plus des plaques de déflexion de convergence 35 et 35' qui peuvent être planes, de la façon représentée, ou avoir une courbure convexe vers l'extérieur, et qui sont montées dans des positions espacées des surfaces extérieures des plaques écrans' 34 et 34'Respectivement. Les plaques 34 et 34' et les plaques 35 et 35' sont 25 disposées de façon que les faisceaux B„, B et B passent respectivement i) V K entre les plaques 34 et 35, entre les plaques 34 et 34' et entre les plaques 34' et 35'. Les plaques extérieures 35 et 35' peuvent être fixées à l'électrode 118, de la façon représentée, et les plaques 34 et 34' peuvent être supportées par les plaques 35 et 35' en étant isolées de ces plaques, par 30 exemple par des supports isolants 36. Une haute tension d'anode V^, par exemple de 13 à 20 kV, fournie par une source 37,est appliquée à travers un bouton d'anode 38 à la couche conductrice habituelle 39 déposée à la surface intérieure de l'enveloppe du tube et un ressort de contact 40 fixé à la plaque 34 est en contact avec 35 la couche 39. La haute tension Vp ainsi appliquée à la plaque 34 est transmise à la plaque 34' par un conducteur 41. Une tension inférieure de 200 à 300 V à la tension et qui est la tension de convergence est appli 69 44233 9 2026595 quée aux plaques extérieures 35 et 35'. La source de tension Vc pour la tension de convergence est indiquée en 42 et peut établir une tension de convergence statique et aussi, si désiré, une tension de convergence dynamique variant en fonction du balayage. La tension peut être appliquée de la façon 5 représentée entre le bouton 43 du col 44 du tube connecté par un conducteur 45 à l'électrode 117 de la lentille de focalisation 116. De plus, l'électrode 118 est connectée électriquement de la façon décrite ci-après à l'électrode 117 pour recevoir la tension V -V et comme les plaques 35 et 35' sont montées P c directement sur l'électrode 118, ces plaques reçoivent aussi la tension V -V . p c 10 La différence des tensions V -V est ainsi établie entre les plaques 34 et 35 p c et entre- les plaques 34' et 35' pour la déflexion des faisceaux B_ et B pour 15 K que ces faisceaux convergent avec le faisceau B^ qui ne subit pas de déviation du fait que les plaques 34 et 34* sont au même potentiel. Le système est combiné pour que les faisceaux Bb, B„ et B_ se croisent ensemble en un point B V R 15 commun d'une ouverture de la grille ou masque 46 pour diverger ensuite afin de frapper les éléments luminescents b, v et r qui sont disposés en groupes convenables pour constituer l'écran d'image en couleurs 48 sur la face 49 du tube. Un système de balayage horizontal et vertical 59 est monté aussi autour de l'extrémité du col pour provoquer le balayage de l'écran 48 simul- 20 tanément par les trois faisceaux B^, By et Bg de la façon habituelle. Comme les faisceaux B_, B„ et B_ passent tous les trois pratiquement R V B par le centre optique de la lentille de focalisation électrostatique 116 pour être focalisés vers l'écran 48, l'aberration dans les spots résultant des faisceaux sur l'écran est réduite par comparaison au cas des combinaisons 25 antérieures suivant lesquelles, par exemple, les faisceaux BR et B^ passent à travers la lentille de focalisation à des distances substantielles de l'axe optique. Cependant, comme les faisceaux et B^ traversent la lentille 116 en formant des angles substantiels avec l'axe optique ou axe du tube, la réduction maximale ou la réduction totale des aberrations dans les spots des 30 faisceaux nécessite que la lentille 116 soit l'équivalent d'une lentille optique de grand diamètre avec des surfaces à rayons de courbure importants. Conformément à l'invention, l'électrode auxiliaire 130 ajoutée à la lentille 116 permet d'obtenir une lentille optique L', équivalant à la lentille de focalisation électrostatique 116, de grand diamètre et avec des surfaces ayant 35 des rayons de courbure importants. L'électrode auxiliaire 130 selon l'invention suivant le mode de réalisation représenté sur la figure 5 est un conducteur hélicoïdal à spires espacées qui s'étend entre les électrodes 117 et 118 69 44233 10 202659S à l'intérieur de l'électrode 119. L'électrode 130 agit de la même façon que l'électrode similaire 30 décrite par rapport à la figure 2 et elle connecte électriquement l'électrode 118 à l'électrode 117 de sorte que l'électrode 118 reçoit aussi la tension Vp=-Vc„ Bien entendu, des électrodes 5 auxiliaires telles que celles représentées sur les figures 4A, 4B et 4C peuvent remplacer l'électrode auxiliaire 130 de la figure 5. Bien entendu, la description qui précède n'est pas limitative et l'invention peut être mise en oeuvre suivant d'autres variantes sans que l'on sorte de son cadre. 69 44233 11 2026595 REVENDICATIONS 1 - Tube à rayons cathodiques comportant un dispositif pour engendrer au moins un faisceau d'électrons et un écran luminescent frappé par le faisceau, caractérisé par une lentille pour focaliser le faisceau d'électrons afin qu'il frappe l'écran, comprenant une première électrode annulaire 5 coaxiale par rapport à l'axe longitudinal du tube, une seconde électrode annulaire coaxiale aussi par rapport à l'axe du tube et espacée axialement de la première électrode, une troisième électrode annulaire coaxiàlè aussi par rapport à l'axe du tube entre la première et la seconde électrode et entourant partiellement la première et la seconde électrode, cette troisième 10 électrode étant à un potentiel différent du potentiel de la première et de la seconde électrode pour établir un champ de focalisation électrostatique entre ces électrodes et une électrode auxiliaire s'étendant entre la première et la seconde électrode, connectant électriquement ces deux électrodes et disposée autour de l'axe du tube à l'intérieur de la troisième électrode, 15 cette électrode auxiliaire comportant des zones ouvertes pour permettre le passage du champ et agissant pour réduire le gradient de potentiel de ce champ. 2 - Tube à rayons cathodiques selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'électrode auxiliaire est un conducteur hélicoïdal à spires espacées 20 s'étendant coaxialement par rapport à l'axe longitudinal du tube. 3 - Tube à rayons cathodiques selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'électrode auxiliaire est formée par plusieurs conducteurs s'étendant dans la direction de l'axe longitudinal, du tube et espacés les uns des autres en formant un groupe circulaire autour de l'axe du tube, 25 4 - Tube à rayons cathodiques selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'électrode auxiliaire a la forme d'un manchon cylindrique avec des ouvertures pour définir les zones ouvertes, 5 - Tube à rayons cathodiques selon la revendication 4, caractérisé en ce que le manchon est constitué par des fils conducteurs interconnectés 30 et s'étendant axialement et circulairement, 6 - Tube à rayons cathodiques selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le dispositif générateur de faisceau d'électrons engendre plusieurs faisceaux d'électrons frappant- 1'écran, ces faisceaux s'intersectant en une position du tube entre le dispositif générateur de 35 faisceau et l'écran, la lentille de focalisation électrostatique ayant un centre optique étant disposée pour positionner ce centre optique dans la position d'intersection des faisceaux.