L'invention a pour objet une machine à couper les queues des champignons de Paris. Les machines a couper les queues des champignons de Paris connues jusqu'ici ne présentent qu'un intéret économique limité il est en effet nécessaire d'alimenter manuellement ces machines, c'est-à-dire que les champignons doivent être présentés un à, un dans la machine à. couper. Au total le temps gagné par l'utilisation d'une machine par rapport à la coupe manuelle n'est pas suffisant pour compenser l'excès de déchets qu'entratne l'usage de la machine. La machine selon l'invention supprime cet inconvénient. Elle permet d'obtenir des champignons à queue coupée à partir de champignons en vrac. L'économie de main-d'oeuvre est alors suffisante pour compenser et au-dela l'excès de déchets de la coupe a la machine par rapport à, la coupe manuelle. La machine selon l'invention fait usage de l'eau en tant que moyen de véhiculage et d'alimentation en champignons. Elle est caractérisée par ce fait qu'elle fait application des courroies utilisées pour la présentation des champignons devant les outils de coupe des queues pour opérer une sélection parmi les champignons en fonction de leur taille et ainsi n'admettre à la coupe que ceux dont la taille n'est pas supérieure à une valeur prédéterminée. Dans la description qui suit, faite à titre d'exemple, on se réfère au dessin annexé, dans lequel - la figure 1 est une vue schématique d'ensemble en élévation - la figure 2 est une vue correspondante en plan - la figure 3 est une vue schématique d'une partie de la machine å plus grande échelle - la figure 4 est une vue en coupe transversale d'une goulotte à plus grande échelle - la figure 5 est une vue en plan à plus grande échelle d'une partie de la machine ; - la figure 6 est une vue schématique en coupe transversale montrant l'entrainement d'un champignon 7 - la figure 7 est une vue schématique en élévation de la partie de la machine consacrée à la coupe - la figure 8 est une vue en plan correspondante. La machine selon l'invention comprend un bac ou réservoir ll contenant une masse d'eau 12 qui, restant à niveau constant 13, est animé d'un mouvement d'ensemble depuis une extrémité 14 du bac vers l'autre extrémité 15. Le bac 11, allongé et étroit, est alimenté en eau à partir d'une tubulure d'arrivée 16 débouchant sur le petit cdté 14 et également à partir d'une multiplicité d'ajutages obliques 17 issus d'une tubulure 18 surplombant le bac 11. Un tambour 19 surplombe l'eau du bac vers l'extrémité de celui-ci opposée à l'extrémité d'entrée de l'eau. I1 comporte des aubes 21 qui plongent dans l'eau. A l'extrémité 15 du bac 11 est prévue une tubulure 22 d'évacuation de l'eau. Les champignons parviennent, avantageusement- par voie hydraulique, à l'extrémité 14 du bac 11 et ils sont entrainés par l'eau qui circule dans le sens de la flèche f . Lorsque les champignons qui flottent sur l'eau parviennent à l'aplomb du tambour 19 dont la dimension longitudinale est sensiblement égale à la largeur du bac, la rotation du tambour à aubes dans le sens de la flèche f immerge les champignons, de sorte que ceux-ci sont entrainés, alors qu'ils sont dans l'eau, un à un, ou deux à deux, par des palettes 23, avantageusement en tble perforée, que présente une courroie élévatrice 24 passant sur deux poulies 25 et 26 dont l'une 25 est immergée dans l'eau. Lorsque la partie de courroie 24 qui les supporte a franchi la poulie 26, les champignons tombent dans l'orifice supérieur d'une goulotte 27 abouchée au carter 28 prolongeant les parois du bac ll. L'orifice inférieur 29 de la goulotte 27 est en regard de la partie supérieure 31 d'une goulotte 32 à section en V, présentant des flancs 33 et 34 raccordés par un fond incurvé 35. La goulotte 32 est animée d'un mouvement de vibration, par exemple de va-et-vient, grâce à ce fait qu'elle est portée par les bras 36 et 37 articulés d'une part sur un support de goulotte 38 et d'autre part sur un bâti 39, les moyens pour la mise en mouvement oscillant des bras 36 et 37 n'ayant pas été représentés. Avantageusement, de l'eau est amenée à la partie supérieure de la goulotte 31 par une tubulure 41. L'effet combiné de la forme de la section transversale de la goulotte 32, de sa vibration, de l'écoulement de l'eau dans la goulotte, fait prendre aux champignons une position sensiblement symétrique par rapport au plan longitudinal moyen 42 de la goulotte, certains champignons ayant la queue en avant et d'autres la tête en avant. L'extrémité basse 43 de la goulotte 32 est surmontée par un rideau souple 18 animé d'un mouvement de va-et-vient dans le sens vertical, comme montré par la double flèche, et propre à ne laisser passer les champignons circulant dans la goulotte 32 qu'un par un. L'extrémité 43 de la goulotte 32 surplombe un intervalle 44, de forme triangulaire, que ménagent deux courroies 45 et 46 à section transversale circulaire et-a circuits horizontaux. La courroie 45 passe sur une poulie 47 à axe vertical 49 et la courroie 46 passe sur une poulie 48 à axe vertical 51 dont les diamètres et les distances entre les axes respectifs sont tels qu'ire médiatement à l'aval des deux poulies la distance entre les courroies est de très peu plus petite que le diamètre des têtes des plus petits champignons à traiter ; elle est ainsi plus grande que le diamètre des queues de la presque totalité des champignons de Paris. La configuration triangulaire de l'intervaLle 44 est obtenue par des galets 52 et 53 portés à l'extrémité de bras, respectivement 54 et 55, soumis à l'action de ressorts 56 et 57 qui tendent à rapprocher les galets 52 et 53 l'un vers l'autre. Les brins des courroies 45 et 46 deviennent jointifs à l'aval des galets 52 et 53 comme montré en 58 et 59. Un tube souffleur 61 est prévu à l'aval des galets 52 et 53. Si un champignon tombe de la goulotte 32 à 1 'extrémité 43 sa queue en avant, celle-ci, sauf pour les champignons de taille exceptionnelle, s'engage dans 1'intervalle 44 et le champignon est maintenu avec sa queue verticale p & butée de sa tête t contre les courroies 45 et 46, comme montré sur la figure 6. Si, pour un champignon de taille exceptionnelle délivré par l'extrémité 43 de la goulotte 32, la queue ne peut pénétrer dans l'intervalle 44, le champignon tombe dans un couloir,non représenté, placé en-dessous des courroies, le jet d'air issu du souffleur 61 contribuant à sa chute s'il est resté debout en équilibre sur les courroies. Si le champignon tombe la tête en bas, celle-ci prend contact avec les parties des courroies 45 et 46 issues immédiatement des poulies 47 et 48 et,dès que la queue est libérée de la goulotte le champignon pivote autour de la partie convexe de sa tête ainsi en contact avec les courroies- pour prendre la même position que celle représentée sur la figure 6, c'est-à-dire avec sa queue verticale et la tête reposant par sa face sensiblement plane sur les courroies 45 et 46. Des galets 62 et 63 maintiennent en position jointive les courroies 45 et 46 et un troisième couple de galets 64 et 65 peut également être prévu à cet effet. Les champignons ont ainsi leur queue enserrée élastiquement par les courroies 45 et 46 et parviennent à la partie 66 de la machine affectée à la coupe. L'appareil de coupe comprend une première courroie plate 67 circulant entre deux poulies 68 et 69 à la même vitesse linéaire que celle des courroies 45 et 46. L'axe horizontal 71 de la poulie 68 est au sommet d'un équipage triangulaire 72 monté à pivotement en ses deux autres sommets 73 et 74. L'axe de la poulie 69 est confondu avec le sommet 73 de l'équipage triangulaire. Le cté 75 de ce dernier opposé au sommet 71 fait partie d'un dispositif pa rallélogramme articulé dont les autres sommets ont été montrés en 76 et 77. Un dispositif élastique schématisé par le ressort 78 contre-balance partiellement le poids de l'équipage pivotant 72. En-dessous du plan horizontal comprenant les courroies 45 et 46 se trouve un dispositif 79 pour l'élévation progressive du champignon qui comprend une courroie 81 circulant à la même vitesse linéaire que les courroies 45 et 46 et passant sur deux poulies 82 et 83 dont la ligne 84 joignant les axes 85 et 86 est inclinée. Le bdti 111 qui supporte les axes 84 et 85 des poulies peut avoir son inclinaison ajustée autour de l'axe 85 à l'aide d'un système micrométrique non représenté. Le champignon étant entrainé par les courroies 45 et 46, l'extrémité inférieure t'de sa queue prend contact avec la courroie 81. Le champignon est alors soulevé et par sa tête il soulève, en prenant contact avec la courroie 67, l'équipage qui supporte cette dernière. C'est au moment où la queue du champignon est au droit de la poulie 83- que sa queue s'engage entre des couteaux 87 et 88, tournant en sens inverses l'un de l'autre et à la même vitesse linéaire que les courroies 45 et 46. Les lames 87 et 88 sont légèrement sécantes et leur sécante commune est dans le plan vertical qui passe entre les deux brins accolés des. courroies 45 et 46. La queue du champignon est ainsi sectionnée à sa partie extrême portant la terre et le mycélium.C'est le réglage de la position en hauteur de la poulie 83 qui fixe la longueur de la partie inférieure coupée sur le champignon. Une autre courroie 91 passe entre des poulies 92 et 93 portées par un équipage triangulaire 94 dont le mouvement est de même imposé par sa liaison à un parallélogramme articulé ayant deux sommets communs 76 et 77 avec le premier parallélogramme et dont les deux autres sommets sont montrés en 95 et 96. La courroie 91 amène le champignon à hauteur convenable pour la coupe de sa queue de manière que la longueur de la queue restante soit conforme à la norme fixée, la portion de queue recueillie étant utilisable. La coupe a lieu par deux couteaux circulaires 101 et 102 à axes verticaux 103 et 104. Le circuit des courroies 45 et 46 se ferme sur des poulies 105 et 106. Les conditions de coupe sont semblables à celles qui ont été décrites ci-dessus. La hauteur de coupe peut être réglée en fonction de la dimension moyenne des champignons dont est alimentée la machine. La machine selon l'invention s'insère bien dans l'équipement d'une usine de fabrication de conserves de champignons de Paris où la manutention des champignons se fait habituellement grâce à des goulottes où circule un courant d'eau. REVENDICATIONS 1. Machine pour la coupe des queue de champignons de Paris, caractérisée en ce que la partie de machine consacrée à la coupe est précédée par une partie consacrée à l'alimentation qui amène les champignons un par un dans une position prédéterminée par rapport aux moyens de véhiculage des champignons que comporte la partie consacrée à la coupe. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que les courroies prévues pour la présentation des champignons devant les organes de coupe ménagent entre elles un intervalle dont la dimension est prévue pour permettre le passage-de la queue de la plupart des champignons à l'exclusion de celle des champignons dont la queue dépasse un diamètre prédéterminé. 3. Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que les parties en regard des poulies pour le guidage des courroies de transport des champignons dans la partie consacrée à la coupe sont distantes l'une de l'autre d'une longueur inférieure au diamètre maximal des tetes de champignons, des moyens étant prévus pour le rapprochement élastique des courroies l'une de l'autre à l'aval des poulies. 4. Machine selon la revendication 3, caractérisée en ce que l'intervalle ménagé par les courroies, à l'aval immédiat des poulies de guidage, est triangulaire et surplombé par l'orifice d'une goulotte-vibrante. 5. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que,pour l'alimentation en champignons de la partie consacrée à la coupe, on fait appel à l'eau pour le véhiculage des champignons. 6. Machine selon les revendications 4 et 5, caractérisée ence qu'on prévoit un écoulement d'eau dans la goulotte. 7. Machine selon la revendication 6, caractérisée en ce que la goulotte est à section transversale en V. 8. Machine selon les revendications 4 et 5, caractérisée en ce que l'amenée des champignons à l'orifice amont de la goulotte a lieu par une courroie à palettes prenant les champignons immergés dans l'eau et qui les abandonne au-dessus du niveau de l'eau à l'aplomb de l'entrée de la goulotte vibrante. 9. Machine selon la revendication 8, caractérisée en ce que la poulie immergée pour l'entratnement de la courroie à palettes est à l'extrémité d'un bac dans lequel l'eau circule à niveau constant à partir de l'autre extrémité où sont déversés les champignons. 10. Machine selon la revendication 9, caractérisée en ce que les champignons flottant sur l'eau du bac sont dirigés vers la partie immergée de la courroie à palettes par un tambour à aubes.