La présente invention est relative aux matériels de de manutention et plus particulièrement à la construction et aux procédés pour épisser et fabriquer des courroies transporteuses comprenant des éléments d'armature longitudinaux tels que des fils ou des câbles noyés dans un matériau flexible tel que le caoutchouc formant le corps de la courroie. Les courroies transporteuses sont souvent formées d'un matériau tel que le caoutchouc ou un matériau analogue (le mot "caoutchouc" utilisé dans la suite de la présente description couvre également les matériaux analogues au caoutchouc) et elles sont notamment utilisées dans les mines, les carrières et d'autres endroits où elles sont soumises à des conditions de travail sévères et à des tensions internes élevées. De telles courroies sont donc pourvues d'éléments d'armature sous forme de fils ou de câbles d'acier nus disposés dans le sens de la longueur de la courroie et noyés dans le corps en caoutchouc de la courroie pour lui conférer la résistance nécessaire dans l'application particulière pour laquelle la courroie a été prévue.Jusqu'à présent ces fils ou câbles d'armature ont toujours été noyés à l'état nu dans le corps en caoutchouc de la courroie pendant la fabrication de celle-ci. Dans la fabrication de courroies transporteuses renforcées par des câbles noyés dans un corps de courroie en caoutchouc, les courroies sont initialement réalisées sous forme de bandes d'une certaine longueur, dont les extrémités sont ensuite reliées l'une à l'autre par une épissure pour former une courroie sans fin ayant la longueur désirée. Cette épissure doit nécessairement être effectuée sur le lieu d'installation s'il s'agit de courroies transporteuses de grandes dimensions, et il est même fréquemment nécessaire de réaliser un grand nombre d'épissures pour former la courroie transporteuse sans fin ayant la longueur désirée. De plus, il est souvent nécessaire de réparer des courroies cassées'ou détériorées par l'insertion d'un nouveau tronçon de courroie en remplacement de la partie détériorée. De tels tronçons de courroie sont normalement reliés aux extrémités de la courroie d'origine par exactement les mXemes-épissures que celles réalisées lors de la fabrication de la courroie. Les épissures faites lors de réparations sont donc essentiellement les mêmeS que celles faites lors de la fabrication des courroies et le procédé décrit dans ce qui va suivre pour épisser des courroies armées est aussi bien applicable aux épissures faites lors de la fabrication qu'à celles faites lors des réparations. La pratique démontre que les ruptures de courroies armées du type décrit dans ce qui précède se produisent presque toujours dans une zone d'épissure ou juste à côté. Les causes de ces ruptures varient en fonction de la nature de l'épissure et de la constitution de la courroie ; toutefois, le fait que ces ruptures se produisent habituellement dans une zone d'épissure ou juste à côté est une indication significative du fait qu'aucun des procédas d'épissure connus jus qu a présent ne permet d'obtenir une liaison durable et sans reproches des extrémités épissées. Dans de nombreuses installations, des courroies transporteuses armées constituent une partie essentielle d'un système de manutention ou de transport fonctionnant en continu, qui est complètement arrêté s'il se produit une rupture de courroie. De telles ruptures sont donc très couteuses en raison des temps d'arrêt qu'elles provoquent et il est évident que leur nombre doit être réduit autant que possible. Il est également très souhaitable de réduire autant que possible le temps nécessaire pour réparer une courroie cassée. tes pertes occasionnées par les ruptures de courroie ne se limitent cependant pas auxtemps d'arrêt dont elles sont à l'origine les procédés conventionnels pour épisser les courroies transporteuses armées de cibles de tous les types connus se traduisent par des opérations très longues demandant une main-d'oeuvre hautement qualifiée et coûteuse. S'il faut faire une épissure sur une courroie transporteuse de n'importe quel type connu comprenant des câbles noyés à l'état nu dans un corps de courroie en caoutchouc, il faut tout d'abord enlever le caouthouc sur une certaine longueur à partir des extrémités de la courroie, puis débarrasser tous les bouts de câble de toutes les particules de caoutchouc qui y adhèrent encore, ce qui est un travail long et laborieux.En effet, le caoutchouc adhérant fortement au câble nu et une grosse courroie transporteuse pouvant comprendre jusqu'à 60 ou même davantage de câbles d'armature, l'enlèvement manuel à la brosse d'acier des particules de caoutchouc adhérant aux bouts des câbles demande beaucoup de travail. Après l'enlèvement de toutes les traces de caoutchouc et le nettoyage complet des bouts de cable, les extrémités de la courroie sont épissées selon l'un de plusieurs procédés connus. Selon l'un de ces procédés, voir le brevet des Etats Unis d'Amérique nO 2 566 262, les câbles dénudés sont disposés bout à bout puis assemblés par le sertissage de manchons tubulaires relativement rigides disposés autour des bouts des câbles. Les joints ainsi formés dans les câbles sont ensuite recouverts de caoutchouc qui est vulcanisé sur les câbles.Malheureusement, les épissures de courroie ainsi réalisées ne possèdent pas la résistance d'un tronçon de courroie ne comportant pasd'épissure et les manchons relativement rigides reliant les bouts des câbles sont incapables de fléchir avec le corps en caoutchouc de la courroie lors du passage sur des rouleaux de support ou de renvoi par exemple, de sorte que ces manchons ont tendance à bouger à l'intérieur du corps de courroie et à soumettre les parties environnantes du corps de courroie à des contraintes considérables, provoquant au bout d'un certain temps la rupture de la courroie dans la zone de l'épissure. D'autres procédés connus, voir par exemple le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 481 807,utilisent une disposition imbriquée des bouts de câble dépassant des extrémités de la courroie, de manière que ces bouts de câble soient disposés côte à côte et parallèlement, comme représenté sur les figures 2 et 4 de ce brevet. Après cette disposition côte à côte des câbles, la partie manquante du corps en caoutchouc de la courroie est reconstituée sur les bouts de câble non reliés les uns aux autres. Toute la résistance d'une telle épissure provient de la résistance au cisaillement des parties du corps en caoutchouc situées entre les bouts de câble dans la zone de l'épissure, puisqu'il n'y a pas de liaison mécanique directe entre les câbles.Un grave inconvénient d'une épissure de ce type est que la zone dans laquelle les bouts des câbles sont imbriqués possède une rigidité beaucoup plus grande que les autres parties de la courroie. I1 s'ensuit que pendant la circulation de la courroie autour de rouleaux de support ou de renvoi par exemple, les parties de courroie situées juste à côté de la zone d'enchevêtrement des bouts de câble subissent des efforts de flexion considérables durait de la plus grande résistance à la flexion de la zone de épissure relativement rigide qui contient deux fois plus de câbles que le reste de la courroie. Les courroies transporteuses comportant de telles épissures se cassent donc souvent dans les zones contiguës aux épissures. La corrosion des câbles d'armature noyés à l'état nu dans la masse en caoutchouc des courroies connues constitue une autre cause fréquente de ruptures de courroie. Cette corrosion est possible par le contact de substances corrosives avec les câbles à travers des entailles ou des fissures dans le corps de courroie en caoutchouc, et il suffit qu'une quantité minime de substance corrosive vienne en contact avec les câbles pour que ceux-ci se cassent au bout drun certain temps et entraînent la rupture de toute la courroie. Ce problème n'a pas été résolu jusqu'à présent parce que le caoutchouc recouvrant les câbles nus dans les courroies conventionnelles doit avoir une grande flexibilité et ne peut pas être rendu plus rigide ou plus dur pour augmenter la résistance aux endommagementssusceptibles d'entrainer la corrosion des câbles. Un autre problème posé par les courroies transporteuses armées du type comprenant des câbles noyés à l'état nu dans un corps de courroie en caoutchouc est que les câbles ne peuvent pas être graissés étant donné que la présence d'un agent de lubrification dans le câble aurait un effet nuisible sur le caouthouc pendant le processus de vulcanisation par lequel le corps de courroie est formé sur les câbles. La présence d'un agent de lubrification sur le câble empêcherait en outre la liaison du caoutchouc et du câble. De tels câbles doivent donc absolument être secs et exempts d'agent de lubrification pendant la fabrica- tion de courroies transporteuses de ce type.L'utilisation de câbles non graissés entraîne cependant des frictions internes et des fatigues génératrices de chaleur et limitant par conséquent-la vitesse de défilement admissible et la durée de service de courroies de ce type. Le principal objet de l'invention est donc une courroie transporteuse perfectionnée, comprenant des éléments d'armature, tels que des câbles, qui sont graissés mais qui n'ont aucun effet nuisible, du fait du graissage, sur le corps de courroie -qui les entoure. Un autre objet de l'invention est un procédé perfectionné pour épisser des courroies transporteuses armées. Selon l'invention, une courroie transporteuse comprend un corps en caoutchouc dans lequel sont noyés, dans le sens de la longueur de la courroie, des éléments d'armature ou tendons qui se composent chacun d'une âme formée d'un câble acier constitué de plusieurs torons constitués chacun de plusieurs fils d'acier, et d'une gaine de Nylon qui entoure le câble entièrement et qui le sépare complètement du corpS en caoutchouc de la courroie. La gaine de Nylon contient un agent de lubrification qui est mssintenu sur les fils du câble d'acier, de sorte qu'il ne peut pas venir en contact avec le corps en caoutchouc. Le procédé de l'invention est applicable aussi bien à l'épissure d'èxtrémités de courroies transporteuses comprenant des câbles d'armature noyés à l'état nu dans un corps de courroie en caoutchouc qu'à l'épissure d'extrémités de courroies comprenant des câbles d'armature gainés comme ceux décrits ci-dessus. Selon ce procédé, le caoutchouc formant le corps de courroie est enlevé sur une certaine longueur à partir des deux extrémités de courroie devant être reliées l'une à Vautre, les câbles sont dénudés complètement et, si les câbles sont gainés de Nylon, les gaines sont enlevées également sur une certaine distance. Les bouts Zabres des cibles sont ensuite partiellement détordus, certains torons sont coupés et les autres sont épissés par entrelacement selon un procédé connu d'épissure bout à bout, de manière que les épissures des câbles possèdent le même diamètre que les parties non épissées des câblés. Après l'épissure des bouts de câble, les joints ainsi réalisés sont disposés dans un moule à empreinte cylindrique filiforme dans lequel est injecté spus une forte pression du Nylon fondu à haute température pour gainer à nouveau le joint réalisé entre chaque paire de bouts de câble. La zone de l'épissure est ensuite reconstituée par la vulcanisation de caoutchouc sur les joints des câbles. Ce procédé permet de réaliser une épissure d'une très grande résistance puisque la résistance des joints des câbles est supérieure à 90 7 de la résistance initiale des câbles, Dé plus, grâce au fait qu'il n'est pas nécessaire d'utiliser des éléments d'assemblage rigides ou d'accroître le nombre des câbles dans la zone de l'épissure, on obtient une épissure ayant sensiblement la même flexibilité que le reste de la courroie transporteuse. Le nombre total des câbles utilisés dans la courroie peut en outre être diminué parce que la faiblesse des épissures de l'art antérieur nécessitait jusqutà présent l'utilisation d'un plus grand nombre de câbles que celui réellement nécessaire, en vue de l'obtention d'une résistance totale suffisante dans les zones des épissures. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation non limitatif, ainsi que des dessins annexés sur lesquels - la figure I est une vue en perspective de deux extrémités d'une courroie selon un mode de réalisation préféré de l'invention, avant l'épissure de ces extrémités;; - la figure 2 est une vue en perspective des extrémités de courroie représèntées sur la figure I après les opérations préparatoires de l'épissure - la figure 3 est une vue en perspective des extrémités de courroie lors d'une opération intermédiaire du processus d'épissure selon l'invention, effectuée à la suite des opérations préparatoires illustrées sur la figure 2 - la figure 4 est une vue en perspective semblable à celle de la figure 3 mais représentant les extrémités de courroie dans une phase subséquente à celle illustrée sur la figure 3 - -la figure 5 est une coupe longitudinale suivant la ligne 5-5 de la figure 4, certaines parties n'étant pas représentées pour simplifier le dessin - la figure 6 est une coupe transversale suivant la ligne 6-6 de la figure 4 - la figure 7 est une vue en perspective représentant une opération de finition de l'épissure entre les deux extrémités de courroie ; - la figure 8 est une vue en perspective d'une épissure terminée, avec arrachement d'une partie de l'épissure ; - la figure 9 est une coupe transversale de l'épissure pendant une opération intermédiaire de reconstitution du corps de courroie dans la zone de l'épissure - la figure 10 est une coupe analogue à celle de la figure 9 mais représentant l'épissure terminée ; et - la figure 11 est une vue en perspective illustrant la mise en oeuvre du procédé de l'invention pour l'épissure de deux extrémités d'une courroie transporteuse armée de type connu, dans laquelle des éléments d'armature sous forme de câbles sont noyés à l'état nu dans le corps de courroie en caoutchouc. La figure 1 représente une première extrémité El et une deuxième extrémité E2 de tronçons de courroie selon le mode de réalisation préféré de 1'invention,comp.renant un corps en caoutchouc 20 dans lequel sont noyés plusieurs éléments d'armature ou tendons 22 orientés dans le sens de la longueur de la courroie. Chacun des éléments d'armature 22 comprend une âme 24 formée d'un câble d'acier constitué de plusieurs torons qui sont chacun constitués de plusieurs fils d'acier. Chaque élément d'armature 22 comprend en outre une gaine de Nylon extrudée 26 qui entoure hermétiquement le câble 24 et qui maintient un agent de lubrification en contact avec les fils du câble, tout en empêchant le contact de cet agent de lubrification avec le corps en caoutchouc 20.La gaine de Nylon extrudée 26 constitue en outre une protection appréciable du câble d'acier en ce sens qu'elle empêche une substance corrosive quelconque, ayant pénétré dans la courroie par des fissures ou des entailles du corps 20, par exemple, de venir en contact avec le câble. Pour faire une épissure entre les extrémités El et E2 représentées sur la figure 1, on commence par enlever le caoutchouc 20 qui entoure les câbles gainés jusqu'aux surfaces 31 et 32 des extrémités de courroie El et E2, de sorte qu'on obtient les extrémités de courroie représentées sur la figure 2, d'où dépassent des bouts de câble portant encore les gaines. Dans cet exemple, des surfaces 31 et 32 sont transversales à l'axe de la courroie ; il est cependant possible aussi qu'elles soient en biseau comme indiqué par les lignes en pointillé 31A et 32A sur la figure 2, cette orientation en biseau des faces extrêmes du caoutchouc étant utilisée pour la reconstitution de la partie enlevée et en forme de parallélogramme du corps de courroie en caouthouc au moyen d'un appareil de vulcanisation conventionnel.Après l'enlèvement du caoutchouc jusqu'aux surfaces 31 et 32, on retire les gaines de Nylon extrudées 26 de tous les bouts de câble en utilisant un outil à dénuder conventionnel, de sorte qu'on obtient des bouts de câble nus 24 comme celui représenté à droite sur la figure 2. t'extrémité 27 de la gaine restant sur le câble présente une forme tronconique à la suite de cette opération, comme représenté sur la figure 2. Après l'enlèvement de toutes les gaines des bouts de câble, on les aligne par -paires comprenant chacune un bout de câble de chaque extrémité de courroie. On détord les torons de chaque paire de bouts de câble, on en coupe certains et on entrelace les autres comme indiqué dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n" 3 721 277 au nom de la demanderesse, de sorte qu'on obtient des épissures ou joints de câble entrelacés 24', comme ceux représentés sur la figure 3. ta paire de bruts de câble représentée à droite sur la figure 3 est dans un stade intermédiaire d'épissure selon le brevet cité ci-dessus. Il est cependant à noter qu'il n'est pas nécessaire d'utiliser des rubans tels que les rubans transparents TA mentionnés dans ce brevet pour maintenir les torons en place.Le choix du diamètre et du mode de réalisation des câbles d'acier constituant-l'armature de la courroie transporteuse est déterminé par les conditions d'utilisation et les caractéristiques que doit posséder la courroie. Pour des courroies comprenant certains gros câbles d'acier, il peut être nécessaire d'enrouler un fil recuit et malléable de façon serrée autour de chaque joint de câble pour maintenir les torons en place jusqu'à ce qu'ils soient revêtus par la gaine de Nylon formée par extrusion sous haute pression dans le moule. Lorsqu'ils sont terminés, les joints de câble 24' ont le même diamètre que les câbles 24. Lorsqu'un joint 24' est terminé, on le place dans une empreinte cylindrique d'un moule, on met le joint sous tension puis on injecte une matière plastique chaude telle que du Nylon fondu autour du joint pour gainer celui-ci d'une manière correspondant sensiblement à celle décrite dans le brevet mentionné ci-dessus au nom de la demanderesse. Il est possible d'appliquer un agent de décapage, par exemple une solution de 60 parties de résorcinol, 20 parties de trichloréthylène, et 40 parties d'acétone, sur la surface extérieure de la gaine de Nylon moulée avant la reconstitution du corps de courroie dans la zone de l'épissure afin de favoriser la liaison entre le caoutchouc et les gaines de Nylon. I1 est possible également d'utiliser d'autres solutions favorisant l'établissement d'une liaison solide, par exemple celles employées dans la fabrication des pneumatiques pour la liaison entre le caoutchouc et les cordes de Nylon, la solution employée étant fonction du type de-caoutchouc utilisé pour le corps de courroie. ta figure 4 représente la zone de l'épissure 30 après que les joints de câble ont été revêtus de gaines 26'. Ces nouvelles parties de gaine 26' forment un joint étanche auxfluides et à l'air avec les extrémités tronconiques 27 des gaines d'origine des câbles1 de sorte que les câbles dans la zone d'épissure sont parfaitement isolés par rapport à l'extérieur. Après la formation des nouvelles parties de gaine sur les joints de câble, on recouvre -la zone de lJépissure-de façon conventionnelle par du caoutchouc non vulcanisé sous forme d'une feuille de base 33, de lamelles intermédiaires 34 et d'une feuille de recouvrement 36, qui sont disposées autour et entre les parties de câble gainées s'étendant entre les faces extrêmes 31 et 32 du caoutchouc d'origine, comme représenté sur les figures 7 et 9.On place ensuite la zone de l'épissure dans un moule dans lequel le nouveau caoutchouc est soumis à une pression et à la chaleur en vue de- la vulcanisation des feuilles 33 et 36 et des lamelle; intermédiaires 34, et en vue de la formation d'une nouvelle partie de corps de courroie 20' qui soit convenablement reliée, aux surfaces 31 et 32, au caoutchouc d'origine 20 des extrémités de courroie El et E2, comme représenté sur la figure 8. Pour cette reconstitution du corps de courroie, on utilise des procédés, des matériaux et des appareils de vulcanisation conventionnels connus à l'homme de l'art. Le procédé de l'invention est applicable également à l'épissure de courroies transporteuses armées connues. Une telle appli cation du procédé de l'invention sera décrite ci-après relativement à la figure 11 qui représente deux extrémités de courroie El' et E2' comprenant un corps en caoutchouc 20" dans lequel sont noyés, à l'état nu, des câbles 24". La réalisation de l'épissure est exactement la même que celle qui vient d'être décrite pour une courroie dont l'armature est formée par des câbles gainés, à ceci près, bien entendu, qu'il n'y a pas de gaines à enlever avant l'opération d'épissure proprement dite. Les bouts des câbles doivent cependant être débarrassés complètement de toutes les particules de caoutchouc qui y adhèrent avant d'être épissés puis gainés comme décrit ci-dessus pour l'exemple de réalisation préféré.Chaque joint formé par l'entrelacement de deux bouts de câble est enrobé d'une gaine 26" dans une empreinte de moulage cylindrique et par ltinjection de Nylon liquide autour des bouts de câble prealablement mis sous tension, comme indiqué ci-dessus et essentiellement comme décrit dans le brevet déjà cité au nom de la demanderesse avec la seule différence que les extrémités de l'empreinte de moulage doivent âtre réalisées de manière que la gaine formée autour du joint présente des extrémités tronconiques 27". On obtient ainsi des joints très résistants, ce qui est bien entendu très important dans la réparation des courroies transporteuses convention nelles actuellement utilisées et dans lesquelles les câbles d'armature sont noyés à l'état nu dans un corps de courroie en caoutchouc, ainsi que pour la fabrication de telles courroies. II est à noter que les dimensions relatives de certains des éléments représentés sur les dessins sont exagérées pour les besoins de la description etde la lecture des dessins. Parexemple, la gaine dJe -- Nylon n'est normalement pas aussi épaisse, par rapport au câble, et les câbles ne sont normalement pas aussi gros par rapport au corps de cour roie 20 que représenté sur les dessins. De nombreuses modifications par rapport aux exemples qui viennent d'être décrits viendront sans doute à ltesprit de lthomme de l'art. Par exemple, il pourrait être avantageux d'utiliser un moule à gainer à empreintes multiples capables de recevoir chacune un joint de câble 24' ou 24" et permettant de gainer simultanément la totalité ou une partie des câbles d'une zone d'épissure. L'emploi d'un tel moule à empreintes multiples nécessiterait bien entendu l'utilisation d'un dispositif capable de tendre simultanément tous les joints. Un dispostif tendeur utilisable à cet effet est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'imbrique n 2 566 262 et pourrait être employé également avec avantage pour la reconstitution de la nouvelle partie 20' ou 20" du corps de courroie dans la zone de l'épissure. L'invention n'est donc pas limitée aux formes de réalisation décrites et l'homme de l'art pourra y apporter diverses modif a- tisons, sans pour autant sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Courroie transporteuse armée comprenant un corps en matériau flexible et plusieurs éléments d'armature résistant à la trac tion et noyés parallèlement dans ce corps de matériau flexible, carac térisé en ce que chacun des éléments d'armature est composé d'une âme possédant une résistance relativement grande à l'allongement, et d'une baine flexible entourant hermétiquement cette âme dans le corps de maté riau flexible. 2. Courroie selon la revendication 1, caractérisée en ce que les éléments d'armature sont disposés parallèlement les uns par rapport aux autres, et en ce que l'âme de hacun des éléments d'armature est formée d'un assemblage de fils. 3. Courroie selon la revendication I, caractérisée en ce que les éléments d'armature sont disposés parallèlement les uns par rap port aux autres, et en ce que l'âme de chacun des éléments d'armature comprend un assemblage de fils et un agent de lubrification disposé sur ces fils et empêché par la gaine de s'échapper de l'élément d'armature. 4. Courroie selon la revendication 1, caractérisée en ce que les éléments d'armature sont disposés parallèlement les uns par rapport aux autres, et en ce que l'âme de chacun des éléments d'armature est formée par un câble à plusieurs torons composés chacun de plusieurs fils. 5. Courroie selon la revendication 1, caractérisée en ce que les éléments d'armature sont disposés parallèlement les uns par rapport aux autres, et en ce que l'âme de chaque élément d'armature est formée par un câble à plusieurs torona.composés chacun de plusieurs fils, l'âme comprenant en outre un agent de lubrification pour graisser les fils composant le câble. Courroie selon la revendication 1, caractérisée en ce que les éléments d'armature sont disposés parallèlement les uns par rapport aux autres, en ce que lame de chacun des éléments d'armature est formee d'un câble d'acier, et en.ce que la gaine de chacun des élé ments d'armature est formée d'une gaine de Nylon enrobant ce câble d'acier et contenant en outre un agent de lubrification pour le graissage des fils composant le câble. 7. Courroie selon la revendication 1, caractérisée en ce que le corps de matériau flexible est en caoutchouc ou en un matériau analogue au caoutchouc, en ce que l'âme de chacun des éléments d'armature est forméepar un câble d'acier, en ce que la gaine de chacun des éléments d'armature est formée par une gaine de Nylon et en ce que cette gaine contient en outre un agent de lubrification pour le graissage des fils composant le câble. 8. Epissure formée entre une première et une deuxième extré mité d'une courroie transporteuse du type comprenant un corps de courroie en caoutchouc ou un matériau-analogue dans lequel sont noyés plusieurs câbles- d'armature disposés longitudinalement, caractérisée en ce qu'elle comprend plusieurs épissures ou joints de câble entrelacés formés chacun d'un premier bout de câble dépassant de la première extrémité de courroie et d'un deuxième bout de câble dépassant de la deuxième extrémité de cour roie, les extrémités de courroie étant alignées l'une par rapport à l'au- tre, une gaine protectrice flexible enrobant chacun des joints entrelacés, et une partie de corps de courroie reconstituée en caoutchouc ou un matériau analogue qui entoure les joints de câble entrelacés et qui est reliée aux parties des extrémités de courroie formant le corps de cour roie en caoutchouc ou un matériau analogue qui sont reliées par cette épissure de manière à former une seule pièce avec elles. 9. Epissure selon la revendication 8, caractérisée en ce que chacun des joints entrelacés a sensiblement le même diamètre que les câbles dans lesquels sont formés les joints. 10. Epissure selon la revendication 9, caractérisée entre que la gaine protectrice est en Nylon. 11. Epissure selon la revendication 8, caractérisée en ce que la gaine protectrice est en Nylon. 12.. Procédé pour épisser une première et une deuxième extrémité de tronçons de courroie du type comprenant un corps de courroie en caoutchouc ou un matériau analogue e,t plusieurs câbles à torons- mul tiples noyés parallèlement et dans le sens de la longueur dans le corps de courroie, caractérisé en ce qu'il comprend l'enlèvement de parties extrêmes du corps de courroie des première et deuxième extrémités, de manière que des bouts de câble nus forment les parties restantes des première et deuxième extrémités, l'épissure des bouts de câble nus et alignés des première et deuxième extrémités- par ltentrelacement de torons des bouts de câble, de manière à former un joint de câble dans chaque paire de bouts de câble alignés, le revêtement de chacun de ces joints de câble par une gaine flexible et la formation d'une partie de corps de courroie reconstituée en caoutchouc ou un matériau analogue sur ces gaines, cette partie.de corps reconstituée stétendant entre les parties de corps de courroie d'origine adjacentes auxdites extrémités et étant reliée à elles de manière à former un corps de courroie d'une seule piece dans la zone del'épissure et de part et d'autre de celle-ci. 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend en outre la mise sous tension des bouts de câble avant lerevâte- ment des joints de câble par les gaines flexibles. 14. Procédé selon là revendication 13, caractérisé en ce que chacune des gaines formant le revêtement d'un joint de câble est formée par l'application de Nylon fondu sur ce joint. 15. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que le revêtement des joints de câble par les gaines est effectué par la disposition de chaque joint de câble dans une empreinte de moulage cylindrique fermée, la mise sous tension du câble, l'injection de matière plastique liquide chaude dans l'empreinte de moulage cylindrique sous une pression élevée, et le refroidissement de l'empreinte de moulage pour permettre la solidification de la matière plastique. 16. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que chaque joint de câble comprend un toron central, et en ce que la matière plastique liquide est injectée dans l'empreinte de moulage sous -une pression suffisante pour qu'elle remplisse les interstices des torons du joint de câble ainsi que l'espace autour dudit toron central et pénètre dans celui-ci. 17. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce qu'il comprend en outre le préchauffage de l'empreinte de moulage cylindrique et du joint de câble disposé dans cette empreinte jusqu'à une température nettement supérieure au point de fusion de matière plastique avant que celle-ci ne soit injectée dans I'empreinte de moulage. 18. Procédé pour épisser une première et une deuxième extrémité de tronçons de courroie du type comprenant un corps de courroie en caoutchouc ou un matériau analogue et plusieurs câbles à torons multiples noyés parallèlement et dans le sens de la longueur dans le corps de courroie, chacun des câbles à torons multiples étant enfermé dans une gaine de Nylon isolant les câbles du caoutchouc ou du matériau analogue constituant le corps de courroie, caractérisé en ce qu'il comprend l'en lèvement de parties extrêmes du corps de courroie des première et deuxième extrémités, l'enlèvement des gaines des bouts de câble d'où le caoutchouc ou le matériau analogue à été enlevé, de manière que des bouts de câble nus forment les parties restantes des première et deuxième extrémités, l'épissure des bouts de câble nus et alignés des première et deuxième extrémités par l'entrelacement des torons des bouts de câble,de maniere à former un joint de câble dans chaque paire de bouts de câble alignés, le revêtement de chacun de ces joints de câble par une gaine flexible et la formation d'une partie de corps de courroie reconstituée en caoutchouc ou un matériau analogue sur ces gaines, cette partie de corps reconstituée s'étendant entre les parties de corps de courroie d'origine adjacentes auxdites extrémités et étant reliée à elles de manière à former un corps de courroie d'une seule pièce dans la zone de ltépissure et de part et d'autre de celle-ci. 19. Procédé selon la revendication 18, caractérisé en ce qu'il comprend en outre la mise sous tensibn des joints de câble avant leur revâtement. 20. Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce que le revêtement des joints de câble est effectué par l'application de Nylon fondu sur eux. 21. Procédé selon la revendication 18, caractérisé en ce que le revêtement des joints de câbles par les gaines est effectué par la disposition de chaque joint de câble dans une empreinte de moulage cylindrique fermée, la mise sous tension du câble, l'injection de matière plastique liquide chaude dans l'empreinte de moulage cylindrique sous une pression élevée, et le refroidissement de l'empreinte de moulage pour permettre la solidification de la matière plastique. 22. Procédé selon la revendication 21, caractérisé en ce que la matière plastique est injectée dans l'empreinte de moulage sous une pression suffisante pour qu'elle remplisse les interstices des torons du joint de câble. 23. Procédé selon la revendication 22, caractérisé en ce qu'il comprend en outre le préchauffage de l'empreinte de moulage cylindrique et du joint de câble dispose dans cette empreinte jusqu'à une température nettement supérieure au point de fusion de la matière plastique avant que celle-ci ne soit injectée dans l'empreinte de moulage. 24. Procédé selon la revendication 18, caractérisé en ce qu'il comprend l'application d'un agent de décapage sur la gaine de Nylon recouvrant un joint de câble avant la formation de la partie de corps de courroie reconstituée sur les joints de câble gainés afin d'améliorer la liaison entre la partie de corps reconstituée et les gaines de Nylon. 25. Procédé pour épisser des extrémités opposées d'une courroie comprenant des câbles disposés dans le sens de la longueur de la courroie et résistant à la traction, caractérisé en ce qu'il comprend ltalignement des bouts de câble des extrémités opposées de la courroie, de manière à former des paires de bouts de câble, la détorsion de torons de ces bouts de câble et l'entrelacement de torons des bouts de câble de chaque paire pour former une épissure entrelacée sur chaque paire, la mise sous tension des épissures ainsi réalisées, l'application d'une gaine flexible sur chacune des épissures maintenues sous tension, et la reconstitution du corps de courroie par la disposition de caoutchouc ou d'un matériau analogue autour des épissures gainées des câbles pour former une épissure de courroie finie.