L'invention se rapporte à des machines dynamoélectriques hermétiquement étanches et elle a trait plus particulièrement à des machines munies d'ouvertures triangulaires disposées d'une façon prédéterminée entièrement à l'intérieur des dents du stator de fa-5 çon à assurer un refroidissement optimal de la machine sans réduction de la perméance du stator. la limitation principale des performances des machines dynamoélectriques hermétiquement étanches est due au dégagement de chaleur provoqué par le passage du courant dans les enroulements du 10 stator, et de nombreuses techniques ont déjà été proposées pour résoudre ce problème. On a par exemple inséré des cales isolantes entre les enroulements du stator pour réaliser des canaux axiaux pour la circulation de réfrigérants liquides ou gazeux à travers les encoches du stator afin d'évacuer la chaleur produite. Toute-15 fois les canaux de circulation de réfrigérant à l'intérieur des encoches limitent nécessairement la surface disponible pour les enroulements et les performances de la machine s'en trouvent diminuées. On a également réalisé l'évacuation de la chaleur produite 20 dans les enroulements de stator en utilisant des conduits traversant longitudinalement ou radialement les tôles du stator et servant de canaux de circulation. En particulier, ces conduits ont la forme d'ouvertures circulaires ménagées dans la carcasse du stator, d'ouvertures rectangulaires ménagées.dans les dents du sta-25 tor et d'ouvertures triangulaires situées entre les dents du stator et la culasse. Toutefois lorsqu'on réduit la section du circuit magnétique dans la carcasse pour ménager des canaux de circulation de réfrigérant, l'induction magnétique augmente, ce qui affecte le facteur de puissance et le rendement d'utilisation de la 30 machine. L'invention a pour but de fournir une machine dynamoélectrique où l'on réalise un refroidissement optimal du stator sans augmentation de la réluctance de la carcasse du stator. De nombreux systèmes à refroidissement par fluide de types 35 connus introduisent le réfrigérant directement dans la cavité de spires d'extrémité du moteur de sorte que le réfrigérant arrive à grande vitesse sur les spires d'extrémité découvertes du stator. Bien que l'arrivée directe du réfrigérant sur les spires d'extré 71 47906 2121534 mité découvertes ne soit pas en général gênante, il arrive dans certains cas, par exemple lorsque le réfrigérant contient des particules solides, que la grande vitesse animant les gouttelettes de réfrigérant détériore l'isolation des spires d'extrémité. 5 L'invention a en outre pour but de fournir -une machine dyna moélectrique où un refroidissement par arrosage est assuré sans que le liquide réfrigérant n'arrive à grande vitesse sur les spires d1 extrémité de la machine. L'invention a également pour but de fournir une machine dyna-10 moélectrique caractérisée par une variation minimale de la température sur la longueur de la machine. Ces objectifs, ainsi que d'autres, sont atteints d'une manière générale en utilisant des ouvertures triangulaires situées entièrement à l'intérieur des dents du stator et servant de canaux d'écoulement axial de fluide réfrigé-15 rant. En conséquence, une machine dynamoélectrique suivant l'invention comprend, d'une façon générale, un stator cylindrique formé de tôles magnétiques empilées et caractérisé en ce qu'il comporte •une carcasse circulaire homogène et un certain nombre de dents évidées sélectivement et s étendant radialement vers l'intérieur à 20 partir de la carcasse. Les côtés des dents sont inclinés de manière à former des parois d'encoches parallèles permettant l'introduction d'enroulements ; de plus, une ouverture triangulaire est ménagée complètement à l'intérieur de chacune des dents du stator en étant disposée de manière à établir une section dé passage du flux 25 constante sur toute la longueur de la dent. En d'autres termes, la section magnétique totale des parties de dent adjacentes à chacune des ouvertures triangulaires est sensiblement égale à la section de passage du flux de la face de dent tournée vers le logement cylindrique de rotor ménagé dans la carcasse feuilletée du stator. Il 30 est également prévu des moyens pour faire passer axialement un fluide réfrigérant dans les ouvertures triangulaires. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la suite de la description donnée à titre d'exemple non limitatif en référence aux dessins annexés dans lesquels : 35 la Figure 1 est une vue en coupe d'un moteur hermétiquement étanche et refroidi par pulvérisation suivant l'invention j la Figure 2 est une vue en plan,partiellement arrachée, d'une tôle de stator montrant la disposition des canaux de circulation 71 47906 3 2121534 du réfrigérant à l'intérieur des dents du stator. La Figure 3 est une vue en plan, partiellement arrachée, du distributeur utilisé pour répartir le fluide réfrigérant dans le moteur. 5 La Figure 4 est un graphique représentant un cycle températu- re-enthalpie du réfrigérant au cours du fonctionnement du moteur. Les Fi'-ures 5 h 8 sont des vues en coupe représentant différents trajets d'écoulement du réfrigérant utilisables dans des to-teurs suivant l'invention. 10 On a représenté à la figure 1 un moteur à induction 10 hermé tiquement étanche construit suivant l'invention. Il comprend d'une façon générale un rotor 12, un stator 14 entourant le rotor de manière à coopérer électromagnétiquement avec lui et un carter cylindrique 16 associé à des flasques d'extrémité 18 pour rendre her-15 métiquement étanche l'intérieur du moteur. En particulier, le rotor peut avoir une l'orme classique de cage d'écureuil et posséder un certain nombre de pales 20 orientées axialement et réparties cir-culairement aux de-ux extrémités du rotor afin de distribuer uniformément le fluide réfrigérant dans la cavité des spires d'extré-20 mité. Les pales peuvent être avantageusement constituées d'aluminium et être coulées en même temps que les conducteurs de rotor (non représentés) ; le stator représenté comprend des enroulements bobinés reliés de façon classique pour assurer le fonctionnement du moteur. On peut éventuellement remplacer les pales,par exemple par 25 des buses disposées autour de l'arbre par des passades ménagés dans les anneaux extrêmes du rotor, etc... pour assurer autrement la distribution du réfrigérant. Un arbre 24 traverse axialement le rotor 12 et ses extrémités sont montées dans des paliers 26 placés à l'intérieur de flasques 30 d'extrémité 18 afin de permettre la rotation du rotor par rapport au stator fixe. On remarquera que le moteur 10 comprend également d'autres aménagements classiques tels que, par exemple, des points d'étanchéité de paliers que l'on n'a pas représentés pour clarifier les dessins. 35 Le stator 14 est composé de tôles magnétiques feuilletées 28, représentées à la figure 2. et il comporte une carcasse circulaire 30 et un certain nombre de dents 32 évidl^R sélectivement et s'é-tendant radialement vers l'intérieur a partir de la carcasse. Les 71 47906 2121534 bords 34 de chacune des dents sont chanfreinés linéairement afin de former des parois latérales d'encoches entre les dents des tôles feuilletées, ces encoches étant destinées à recevoir commodément des enroulements bobinés 35 de section rectangulaire. 5 Suivant l'invention, chacune des dents est caractérisée par une ouverture 36 triangulaire située entièrement à l'intérieur de la dent de manière à former le long de .la dent une surface de conduction de flux égale à la surface de conduction de flux de la face de dent 38 placée en regard du logement de rotor, c'est-à-dire 10 que la surface des parties de dent 41 adjacentes aux ouvertures est égale, dans toute section radiale, h la surface totale de la face de dent 38. Pour obtenir ce résultat, les bords de chaque ouverture sont orientés parallèlement au bord ehanfreiné adjacent de la dent, de façon à converger au centre de la face de dent 38. Tou-15 tefois, pour des commodités d.'usinage et afin d'augmenter la rigidité des dents, les angles internes des ouvertures triangulaires embouties sont de préférence arrondis (ce qui donne aux ouvertures poinçonnées une forme légèrement trapézoïdale) et les ouvertures 36 représentées ne s'étendent donc pas jusqu'à la face de dent 38. 20 A la lumière de ce qui précède, on remarque que le terme "ouvertures triangulaires" utilisé ici se rapporte également à des formes géométriques différant légèrement des triangles parfaits. Ce terme couvre, par exemple, des ouvertures trapézoïdales où les côtés non parallèles du trapèze sont parallèles aux bords adjacents des dents 25 et les longueurs des côtés parallèles sont sensiblement différentes, en étant par exemple au moins dans un rapport de quatre pour un. Malgré la réduction de rigidité de la dent produite par le prolongement des bords convergents des ouvertures 36 jusqu'à la fa-30 ce de dent 38, une telle disposition peut être envisagée pour réaliser une communication fluidique entre les ouvertures triangulaires et l'entrefer du moteur. Dans un tel cas, des tôles magnétiques (non représentées) possédant des dents entièrement coupées par les ouvertures triangulaires sont de préférence fixées, par exemple 35 en utilisant des résines époxyadhésives, à des tôles possédant des ouvertures triangulaires à bords arrondis (représentées à la figure 2), ce qui diminue la perte de rigidité. lorsque le stator est réalisé de façon classique, un passage 71 47906 2121534 de fluide réfrigérant est établi entre les ouvertures triangulaires et l'entrefer grâce aux dents entièrement découpées, alors qu'une certaine rigidité mécanique des dents du stator est donnée aux dents par les tôles pourvues de bords arrondis adjacents à la face 5 de dent 38. Suivant l'invention, les ouvertures triangulaires 36 ménagées dans une dent sont situées entièrement dans les limites de la dent, c'est-à-dire que ces ouvertures triangulaires ne pénètrent pas dans la carcasse 30 et que leur sommet est disposé le long du périmètre 10 intérieur de la carcasse afin de former dans le stator une surface de refroidissement maximale. Toutefois, si on le désire, les ouvertures peuvent se terminer légèrement à l'intérieur de la jonction dent-carcasse sans affecter outre mesure les caractéristiques de refroidissement du stator. Puisque c'est la surface la plus fai-15 ble de la dent, en l'occurence la face de dent 38 placée en regard de l'entrefer, que l'on utilise pour déterminer là partie portante restant après la réalisation de l'ouverture de la dent, il en résulte que la capacité de conduction de flux de chacune des dents est maximale sur toute la longueur de la dent. De plus, puisque la 20 carcasse n'est pas" découpée, on obtient une utilisation maximale de la capacité de conduction de flux de carcasse et on empêche un échauffement localisé de la carcasse. Pour admettre le liquide réfrigérant dans les ouvertures triangulaires ménagées dans les d^nt§ jlu stator , on dispose longi-25 tudinalement au milieu du stator un collecteur 42 (figure 3) d'un diamètre de préférence inférieur au diamètre des tôles magnétiques 28, de manière à réaliser un réservoir annulaire de réfrigérant liquide 44 situé entre la surface extérieure du collecteur et la carcasse 16 du moteur. Des plaques rectangulaires 46 sont disposées 30 radialement vers l'intérieur à partir du collecteur de manière à recouvrir une partie portante de chacune des dents et les plaques sont de préférence liées mécaniquement, par exemple par soudage, aux tôles magnétiques adjacentes afin de fixer la position du collecteur avant de réaliser l'empilement des tôles formant le stator» 35 Quatre des plaques (soit les plaques 46 A) orientées à 452 par rap--■ port aux axes vertical et horizontal du stator sont entièrement pleines et servent à diviser le collecteur en quatre parties relativement isolées, alors que les autres plaques formant le collec 71 47906 2121534 teur (soit les plaques 46 B) comportent à leur partie supérieure des ouvertures 48 (figure l) afin de permettre une circulation de fluide entre des zones situées sur des côtés opposés des plaques. On peut réaliser convenablement les plaques à partir de matériaux 5 mécaniquement résistants, d'acier par exemple, et leur épaisseur doit être légèrement inférieure à celle des parties portantes des dents découpées de façon à empêcher le blocage des passages d'écoulement axial de réfrigérant ménagés dans les dents alignées. La communication entre le réservoir 44 et les dents du stra-10 tor est assurée par quatre ouvertures circulaires 50 réparties à intervalles de 902 le long du périmètre du. collecteur annulaire. Pour faire passer des volumes sensiblement égaux de fluide réfrigérant dans les ouvertures, on donne aux diamètres des ouvertures des valeurs inversement proportionnelles à la hauteur du réservoir 15 de liquide au-dessus de l'ouverture. Ainsi l'ouverture 50 A située au sommet du collecteur est sensiblement plus grande que l'ouverture 50 B située au fond du collecteur alors que les ouvertures 50 C et 50 D situées à mi-hauteur ont des diamètres sensiblement égaux à la moypnne des diamètres des ouvertures 50 A et 50 B. 20 En fonctionnement, un réfrigérant liquide, du. "EEFRIG-ïiRANT 11" par exemple, traverse le condenseur 52 et pénètre dans le moteur 10 par un conduit à soupape à une pression capable de maintenir le niveau du réfrigérant dans le réservoir annulaire 44 à une hauteur supérieure à celle de l'ouverture la plus haute 25 50 A du collecteur 42. Le réfrigérant coule ensuite par les ouvertures ménagées dans le collecteur, comme indiqué par les flèches à la figure 1, dans une zone radiale 56 traversant entièrement le : stator où le réfrigérant se répartit suivant des sens opposés à la fois dans les ouvertures triangulaires alg^ées des dents du stator 30 et dans l'entrefer 40 du moteur, avant d'être évacué par des orifices 58 situés aux extrémités opposées du moteur. A l'intérieur du moteur, le réfrigérant se répartit suivant les différences de pression et les sections des divers canaux de circulation axiaux (809? environ du réfrigérant passant dans les dents du stator) et se con-35 dense en gouttelettes recouvrant de façon optimale la totalité des parois latérales des canaux de circulation, d'un film liquide. Au fur et à mesure que la chaleur produite dans les enroulements du stator est absorbée par le liquide réfrigérant, celui-ci se vapori 71 47906 2121534 se et est remplacé par des gouttelettes suivantes. Puisque le réfrigérant coule axialement dans chacune des dents du stator, il passe entre les spires d'extrémité du stator en assurant leur refroidissement optimal. Un refroidissement supplémentaire des spi-5 res d'extrémité du stator est également assuré par la partie du réfrigérant passant dans l'entrefer, lorsque le réfrigérant coule de haut en bas dans les spires d'extrémité avant d'être évacué par les orifices 58. Dans un cas particulier, la concentration en liquide du réfrigérant est sensiblement réduite, passant d'un rapport 10 en poids liquide-gaz de 80/20 à 50/50, par absorption thermique dans les dents et dans l'entrefer avant l'arrivée dans les spires d'extrémité du moteur. De plus, puisque le réfrigérant introduit par le centre exerce seulement un léger frottement sur les spires d'extrémité en passant entre elles (au lieu d'être projeté dessus 15 à une vitesse relativement élevée, ce qui se produit lorsque le réfrigérant est admis directement dans la cavité des spires d'extrémité), il affecte au minimum l'isolation des spires d'extrémité. •Bien que les conditions optimales de circulation du réfrigérant varient en fonction de facteurs tels que l'augmentation ad-20 missible de température dans le moteur et le long du stator, on a représenté un cycle de compression particulier du "REFRIGERANT 11" par la courbe température-enthalpie de la Figure 4. Ce réfrigérant pénétrant dans la carcasse du moteur contient approximativement QOfo de réfrigérant liquide. Une partie de ce réfrigérant s'évapore 25 à température constante (ligne A de la Firpare 4) avant d'être évacuée par les orifices 58, le rapport des poids de liquide et de gaz étant alors supérieur à 1. Le réfrigérant passe ensuite de façon conventionnelle dans 1'évaporateur 60, c'est-à-dire en pénétrant dans l1évaporateur en dessous de l'éliminateur de liquide (non re-30 présenté) et le reste du liquide réfrigérant est converti en gaz avant d'alimenter le compresseur 62. Dans le cas représenté, le "REFRIGERAIT 11" se caractérise par une pression de 0,49 Eg/cm2, une température de 4,4SC et une enthalpie de 15,7 cal/Kg à son entrée dans le moteur, mais h sa sortie ce réfrigérant a une enthal-35 pie accrue alors que sa température et sa pression sont inchangées. Après une évaporation complète du réfrigérant dans 1'évaporateur 60 qui augmente 1'enthalpie jusqu'à environ 53,7 Cal/Kg, le volume du réfrigérant dans le compresseur 62 diminue suivant la ligne B de 71 47906 8 2121534 la Figure 4 afin d'augmenter 1'enthalpie du REFRIGERANT 11 jusqu'à 58,7 Cal/Kg à une pression de 1,65 Kg/cm2 et une température de 43SC. Le réfrigérant passe ensuite dans le condensateur 52 où son enthalpie est réduite, le long de la ligne G de la Figure 4, jus-5 qu'à 15,5 Cal/Kg pour une pression de 1,61 Kg/cm2 et une température de 37,820 ; ensuite le réfrigérant est détendu dans le conduit à clapet et introduit dans le moteur. Au cours de la détente, le réfrigérant est porté, suivant la ligne D de la Figure 4, à une température de 4,42c, une pression de 0,49 Kg/cm2 et une enthalpie 10 de 15,7 Cal/Kg, puis le cycle thermique précédemment décrit recommence . Puisqu'une partie seulement du réfrigérant doit normalement passer dans le moteur, il est prévu un conduit de dérivation 64 afin d'assurer une circulation en continu du réfrigérant non né-15 cessaire au refroidissement du moteur, ce conduit étant pourvu de soupapes 66 et 68 permettant de régler la quantité de réfrigérant devant traverser le moteur. Il est évident que la régulation des pressions dans le moteur peut être réalisée sans soupapes par un dimensiormement convenable des tuyaux d'entrée et de sortie du mo-20 teur. Dans un exemple d'utilisation, on a assuré le refroidissement efficace d'un moteur de 720 CV en faisant passer dans le moteur du "REFRIGERANT 114" à - 9,49C avec un débit de 16,6 l/mn en utilisant le mode de circulation de fluide de refroidissement de la Figure 1. 25 La température du réfrigérant aux orifices de sortie a été d'environ - 8,32c et on a enregistré à l'intérieur du moteur une température maximale de 8I2C dans les spires d'extrémité. îin augmentant le débit jusqu'à 19,7 l/mn pour une température d'entrée de - 10,62, on a observé une augmentation des pertes par frictions et 30 frottement de l'induit et le réfrigérant est sorti du moteur à une température sensiblement identique b sa température d'entrée. Ces conditions de circulation de réfrigérant ont produit une température maximale de 582C le long du noyau du moteur. On a représenté à la Fi~ure 5 un mode différent de circula-35 tion du réfrigérant dans le moteur. Le réfrigérant entre à une extrémité 10 A du moteur et sort par une ouverture située à l'extrémité opposée. Le rotor 12 A est muni de préférence d'tm passage axial 67 le traversant entièrement, et le réfrigérant pénètre dans 71 47906 9 2121534 moteur par deux orifices' 68 faisant sensiblement face aux passages axiaux 67 afin que le réfrigérant s'écoule dans ces passages. Une partie du réfrigérant admis par les orifices 68 arrive également sur les pales 20 A du rotor en étant projetée sur les spires d'ex-5 trémité et en s'écoulant dans les ouvertures ménagées dans les dents du stator et dans l'entrefer en vue de refroidir le stator 14 A. On peut éventuellement prévoir une entrée auxiliaire de réfrigérant 70 à l'extrémité du tuyau 72 s'étendant radialement vers l'intérieur de la paroi latérale du carter afin de permettre l'ad-10 mission d'une quantité supplémentaire de réfrigérant en réponse à une montée en température excessive décelée par un thermostat 76 placé dans les spires d'extrémité. Lorsque la température dans ces spires dépasse le seuil fixé au thermostat, un signal est envoyé à la soupape 78 qui admet un supplément de réfrigérant à l'extrémité 15 de moteur éloignée des orifices principaux d'admission de réfrigérant. De même, la circulation du réfrigérant dans'le moteur peut être réglée en continu par commande automatique de la soupape 68 de la figure 1 en réponse aux variations de température le long du moteur ou bien les tuyaux d'entrée et de sortie peuvent être dimen-20 sionnés pour assurer des conditions de fonctionnement optimales. Puisque le réfrigérant supplémentaire pénètre dans le moteur 10 A dans une zone adjacente aux pales du rotor, il se produit une agitation et une vaporisation rapide du réfrigérant. Bien que l'on ait représenté sur la Figure 5 un thermostat servant à la commande de la 25 fourniture de réfrigérant supplémentaire du moteur, on peut utiliser pour commander le fonctionnement de la soupape 78 d'autres paramètres indicatifs au refroidissement du moteur, par exemple la pression du réfrigérant en des endroits choisis du moteur. Lorsque le noyau du stator est particulièrement long, on réa-30 lise, comme indiqué sur la Figure 6, une circulation de réfrigérant où celui-ci pénètre dans le moteur par des orifices 68 B situées aux extrémités opposées du moteur et faisant sensiblement face aux passages axiaux 67 B du rotor 12 B, et ce réfrigérant est évacué par l'orifice 80 situé au centre du moteur. Une partie du réfrigé-35 rant entrant dans le moteur par les orifices 68 B asperge également les spires d'extrémité du stator adjacentes à chacun des orifices d'entrée et pénètre à la fois dans les ouvertures triangulaires des dents du stator et dans l'entrefer du moteur avant d'être évacuée 71 47 906 10 2121534 par un passage radial 82 traversant à la fois le stator et le rotor. Ce passage 82 peut être réalisé par une méthode classique et appropriée, par exemple en disposant des cales d'espacement entre les tôles au centre de chaque structure ou en rercant des trous ra-5 diaux dans le rotor et le stator pour établir une liaison radiale entre les passages axiaux ménagés dans le moteur et l'orifice de sortie 60. Dans des moteurs comportant une courte partie feuilletée et de longues spires d'extrémité et où on désire obtenir un refroi-10 dissement plus complet, on utilise de préférence le système de refroidissement de la Figure 7. Dans ce système, le réfrigérant est admis aux deux extrémités du moteur par des orifices 68 C faisant face aux passages axiaux 67 C et une partie relativement importante du réfrigérant est entraînée radialement vers l'extérieur sur 15 les spires d'extrémité avant d'être évacuée par des orifices 80 C situés sous lesdites spires aux deux extrémités du moteur. Une partie du réfrigérant s'écoule également axialement dans le passage du rotor 67 C vers le centre du rotor où le passage radial 84 formé par des cales convenablement disposées entre les tôles du rotor 20 fait arriver le réfrigérant dans l'entrefer du rotor 40 C et dans les ouvertures triangulaires des dents du stator, en assurant son passage dans le moteur dans un sens axialement opposé au sens de circulation du réfrigérant dans le passage 67 C du rotor. Le réfrigérant sortant des dents du stator augmente également le re-25 froidissement des spires d'extrémité du fait de l'amélioration des conditions d'écoulement du réfrigérant arrivant directement sur les spires d'extrémité du moteur. De" préférence, les orifices de sortie 80 C sont situés axialement à l'extérieur des orifices d'entrée 68 C afin d'augmenter la proportion de réfrigérant traversant axia-30 lement le moteur. En général, on n'obtenait dans un moteur de 720 CV recevant 11,3 l/mn de "REFRIGERANT 114" à - IO^C à chacune des extrémités du passage d'écoulement représenté à la Figure 7 qu'une température maximale de 45- le long du stator. En augmentant le débit de réfrigérant introduit à chaque extrémité du moteur jus-35 qu'à 20 l/mn à une température de - 8,3eC, on augmente la puissance de sortie du moteur jusqu'à 900 CV pour une température maximale de 722C le long du stator. Du fait que le réfrigérant a tendance à devenir moins effi 71 47906 2121534 cace comme évacuateur de chaleur lors de l'augmentation des sections de passages dans le stator, on obtient un refroidissement généralement bien meilleur en introduisant le réfrigérant à la fois à une extrémité et au centre du uoteur et en l'évacuant par des o-5 rifices situés aux deux extrémités, comme cela est représenté à la figure 6. De préférence, l'orifice de sortie 85 A situé à l'extrémité d'entrée du a;oteur est plus petit que l'orifice de sortie 85 B situé à l'extrémité opposée-d'entrée du moteur afin de faire circuler le réfrigérant vers l'extrémité d'entrée opposée (sens des 10 flèches sur la Figure 8). Ainsi une partie du réfrigérant pénètre dans le moteur par des orifices 68d faisant face aux passages axiaux 67D ménagés dans le rotor 12 û et le réfrigérant se' répartit entre l'entrefer 40 D, les canaux de circulation axiale prévus dans les dents du stator, et le rotor, une partie du réfrigérant passant 15 dans les spires d'extrémité avant d'être évacuée par l'orifice 85 A. Comme la partie du réfrigérant qui traverse axialement le moteur 10 D se dépose en gouttelettes sur les parois du stator et du rotor avant d'être vaporisée, la quantité de liquide contenue dans le courant réfrigérant gazeux est réduite, ce qui tend à diminuer la 20 capacité de refroidissement du réfrigérant. Toutefois, par addition de réfrigérant dans le moteur par l'orifice central 86, on assure un refroidissement plus complet de la moitié de stator située à l'opposé des orifices d'entrée 68 D. On obtient un refroidissement uniforme du moteur car une des entrées de réfrigérant, 68 D en 25 l'occurence, est située directement en contact avec la cavité des spires d'extrémité alors que l'autre entrée, en l'occurence 86, est située au centre du moteur et loin des spires d'extrémité. Dans un exemple particulier, on a réalisé un moteur de 720 CV utilisant le mode de la circulation de réfrigérant représenté à la Figure 8, le 30 "BEFRIGhiRANT 114" est introduit à un débit de 13,2 l/mn à - 8,9eC par l'orifice central 86 et à un débit de 5,7 l/mn à - 8,9SC par les orifices 68 D ; la température maximale mesurée dars les spires d'extrémité du stator est de 682. En réglant les débits à 18,9 l/mn à l'extrémité du moteur et à 11,4 l/mn au centre, on a porté la 35 puissance disponible à 996 CV pour une température de spires d'extrémité de stator de 772C. 71 47906 2121534 REVENDICATIONS I/- .Machine dynamoélectrique, caractérisée en ce qu'elle comprend un stator formé de tôles magnétiques alignées axialement et empilées de façon à réaliser un logement cylindrique destiné à rëcevoir 5 le rotor, lesdites tôles formant une carcasse circulaire et un certain nombre de dents s'étendant radialement vers l'intérieur à partir de ladite carcasse de façon à délimiter des encoches s'étendant sur la longueur dudit stator pour le logement des enroulements de la machine, chacune des dents ayant une largeur décroissant gra-10 duellement en fonction de la distance à la carcasse du stator et aies ouvertures triangulaires situées entièrement à l'intérieur de chaque dent de manière à réaliser -une surface de conduction de flux constante sur toute la longueur de la dent, cette surface étant sensiblement égale à la surface de la face de dent tournée vers ledit 15 logement cylindrique de rotor^ et des moyens pour assurer un écoulement axial de fluide réfrigérant dans lesdites ouvertures triangulaires. 2/- Machine dynamoélectrique suivant la revendication 1 caractérisée en ce que lesdits moyens pour assurer un écoulement axial de 20 fluide réfrigérant dans lesdites ouvertures triangulaires comprennent un collecteur annulaire disposé longitudinalement au milieu dudit stator et un certain nombre d'orifices de différentes sections prévus dans le collecteur pour diriger le fluide réfrigérant vers les dents évidées du stator. 25 3/- .Machine dynamoélectrique caractérisée en ce qu'elle comprend des tôles magnétiques empilées pour former un logement cylindrique, chacune des tôles formant une carcasse circulaire parfaitement homogène et comportant des dents s'étendant radialement vers l'intérieur à partir de cette carcasse afin de délimiter des encoches 30 réparties circulairement et s'étendant sur la longueur du stator, chacune desdites dents ayant des bords convergents pour réaliser des faces parallèles sur des dents adjacentes, les enroulements de la machine étant disposés à l'intérieur desdites encoches, les spires d'extrémité débordant extérieurement des extrémités des tôles 35 empilées, une ouverture située entièrement à l'intérieur de chaque dent, les côtés de ladite ouverture étant parallèles aux côtés adjacents de la d 71 47906 13 2121534 constante et sensiblement égale à la surface de conduction de flux de la face de dent tournée vers ledit logement, des moyens pour faire passer axialement un fluide réfrigérant dans lesdites ouvertures, et un rotor situé dans ledit logement ménagé dans ledit sta-5 tor pour coopérer électromagnétiquement avec celui-ci. 4/- Machine dynamoélectrique suivant la revendication 3 caractérisée en ce qu'elle comprend en outre un canal axial ménagé dans le rotor pour acheminer le fluide réfrigérant et au moins une buse placée à peu près en regard dudit canal axial pour introduire le-IU dit fluide réfrigérant dans ledit canal. 5/- Machine dynamoélectrique suivant la revendication 4 caractérisée en ce qu'elle comprend en outre un passage radial situé au centre dudit rotor pour faire communiquer ledit canal axial avec 1*entrefer de ladite machine dynamoélectrique. 15 6/- Machine dynamoélectrique suivant la revendication 5 caractérisée en ce qu'elle comprend en outre une deuxième buse placée à l'extrémité de la machine éloignée de la première buse et située en regard dudit passage axial du rotor, et un passage radial ménagé dans le stator au centre de ladite machine afin d'évacuer le 20 fluide réfrigérant. 7/- Machine dynamoélectrique suivant la revendication 6 caractérisée en ce qu'elle comprend en outre des orifices d'évacuation du fluide réfrigérant situés à ses deux extrémités et décalés axialement vers l'extérieur par rapport é ladite, buse. 25 B/- Machine dynamoélectrique suivant la revendication 4 caractérisée en ce qu'elle comprend en outre un orifice d'évacuation de fluide réfrigérant situé à l'extrémité de la machine éloignée de ladite buse, ledit orifice d'évacuation étant plaeé en dessous des spires d'extrémité du stator. 30 9/- Machine dynamoélectrique suivant la revendication 8 caractérisée en ce qu'elle comprend en outre une entrée auxiliaire de réfrigérant s'étendant vers une extrémité de la machine, des moyens de détection des variations de refroidissement du stator, et des moyens réagissant auxdits moyens de détection pour introduire une 35 quantité supplémentaire de réfrigérant dans ladite machine lorsque le refroidissement au stator diminue. 10/- Machine dynamoélectrique caractérisée en ce qu'elle comprend en combinaison un stator formé de tôles magnétiques empilées de 71 47906 14 2121534 façon à réaliser un logement cylindrique, lesdites tôles formant une carcasse circulaire et comportant un certain nombre de dents s*étendant radialement vers l'intérieur à partir de la carcasse pour réaliser des encoches sur toute la longueur dudit stator, des 5 ouvertures situées dans lesdites tôles magnétiques et s'étendant au moins partiellement à l'intérieur desdites dents, un carter de la machine entourant lesdites tôles, et un collecteur annulaire disposé au milieu du stator afin de former entre ledit collecteur et le carter un réservoir de réfrigérant s'étendant au moins jus-10 qu'au centre dudit stator, ledit collecteur comportant des orifices mettant en communication ledit réservoir avec lesdites ouvertures ménagées dans les dents du stator. 11/- Machine dynamoélectrique suivant la revendication 10, caractérisée en ce que lesdites ouvertures ménagées dans lesdites dents 15 sont triangulaires, en ce que chacun des orifices dudit collecteur a une section variant en sens inverse de la hauteur dudit réservoir au-dessus de chaque orifice et en ce que ledit collecteur est caractérisé par des plaques s'étendant radialement vers l'intérieur et réparties circulairement le long dudit collecteur. 20 12/- Machine dynamoélectrique suivant la revendication 11, caractérisée en ce que ledit collecteur a un diamètre inférieur à celui desdites tôles magnétiques, et en ce que lesdites plaques sont en nombre égal à celui des dents du stator en étant réparties circulairement aux mêmes endroits que celles-ci, et en ce qu'il est pré-25 vu dans ces plaques des moyens pour établir une communication entre des zones situées sur leurs côtés opposés.