- 1 - La présente invention concerne une composition buccale qui favorise l'hygiène buccale et, en particulier, une composition de ce type pour traiter, combattre et/ou inhiber la gingivite. De très nombreuses substances ont déjà été propo- sées et utilisées pour combattre la plaque dentaire, les calculs dentaires, le tartre, la carie, la fétidité de l'ha- leine et la gingivite, mais aucune d'entre elles n'est apparue entièrement satisfaisante. Par exemple, certaines de ces substances se sont révélées instables en présence des agents tensioactifs anioniques généralement présents dans les préparations buccales usuelles. Un certain nombre de ces substances, comme les agents cationiques constitués par des composés d'ammonium quaternaire,exercent une acti- vité anti-bactérienne qui, d'une manière indésirable, tend à perturber ou à détruire la microflore normale de la bou- che et/ou du système digestif. L'acide trans-4-(aminométhyl)cyclohexane-1-carbo- xylique, appelé aussi ci-après acide tranexamique ou TA, qui répond à la formule structurale: H2NH2C-_D.... COOH s'est révélé être un agent hautement efficace pour combattre, inhiber ou empêcher l'apparition de la gingivite; on peut se reporter par exemple à ce sujet à la demande de brevet japonais publiée No 39 818/94. Ce composé n'est pas doué d'activité anti-bactérienne et, contrairement aux subs- tances anti-bactériennes,c'est un inhibiteur-spécifique de l'inflammation, du saignement et/ou du gonflement des gen- cives. L'acide tranexamique est une poudre cristalline blanche dont la température de décomposition est d'environ 380 - 390 C. Il présente des bandes d'absorption infra- rouge caractéristiques à 1 637, 1 535 et 1 383 cm-1. C'est une poudre fortement soluble dans l'eau, à peine soluble dans l'éthanol chauffé et pratiquement insoluble dans la plu- part des solvants organiques. Le brevet des Etats. Unis - 2 - d'Amérique N 3 499 925 décrit un procédé pour la synthèse ou l'isolement de cet acide à partir de mélanges cis-trans. L'activité de l'acide tranexamique contre la gingivite et en particulier la réduction ou inhibition du saignement des gencives ne sont toutefois pas aussi élevées ou complètes qu'on pourrait le souhaiter et c'est par con- séquent un but de l'invention que de fournir une composi- tion buccale contenant de l'acide tranexamique et un procé- dé d'utilisation de celle-ci, qui sont encore plus effica- ces contre les symptomes de la gingivite, en particulier le saignement des gencives. D'autres buts et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la présente descrip- tion. Il est possible d'atteindre les buts précités par le fait que la demanderesse a trouvé que l'incorpora- tion d'acide folique, en tant qu'additif, dans une composi- tion buccale contenant de l'acide tranexamique, améliore, d'une manière inattendue, l'activité de l'acide tranexa- mique contrela gingivite et, en particulier, l'inhibition du saignement des gencives qui est due à cet acide. Dans certains de ses aspects, cette invention con- cerne une composition buccale adaptée à inhiber les sympto- mes de la gingivite, en particulier le saignement des gen- cives, cette composition comprenant un véhicule buccal et des quantités efficaces d'acide tranexamique et d'acide folique. L'acide folique est une substance anti-irritante et anti-inflammatoire connue. C'est un composé conjugué lié à jusqu'à sept molécules d'acide glutamique qui présente la formule structurale de base suivante: OH COOH N 9 Bu CH2-NH CO-NH-CH (CH2)2 N H2 COOH Il est indiqué, par R. Vogel et al de New Jersey Dental School, Newark New Jersey, dans AADR Abstracts 1977, 34 "Effect of Folic Acid Rinse On Gingival Health", et IADR Abstracts 1977, 565 "Folic Acid and Experimental Produced Gingivitis", que l'acide folique peut être ab- sorbé directement par la gencive à partir d'une solution de rinçage en entraînant une réduction de l'inflamma- tion de celle-ci. L'acide folique s'est cependant révélé n'être pas aussi efficace que l'acide tranexamique contre la gingivite, en particulier le saignement des gencives, et il est en conséquence extrêmement surprenant que les compositions de la présente invention, contenant de l'aci- de tranexamique et, en tant qu'additif, de l'acide foli- que,soient plus efficaces contre de tels symptomes que les compositions contenant soit l'acide tranexamique, soit l'acide folique utilisés séparément. En conséquence, on peut considérer que la combinaison acide tranexamique-acide folique est synergique. La concentration des compositions buccales en aci- de folique, utilisé comme additif, peut varier dans un inter- valle étendu, habituellement à partir d'environ 0,001 % en poids, sans limite supérieure autre que celle dictée par des considérations économiques ou l'incompatibilité avec le véhicule. La quantité efficace et/ou optimale de cet additif quant à l'inhibition de la coloration et/ou des taches peut être facilement déterminée, dans chaque cas particulier, par des essais de routine. On utilise avanta- geusement des concentrations d'environ 0,001 % à environ %, de préférence environ 0,01 % à 5 %, et mieux encore environ 0,02 % à environ 1,0 %, en poids. Les compositions orales qui peuvent être accidentellement ingérées dans les conditions normales d'utilisation contiennent de préférence de plus faibles concentrations en cet additif. Ainsi, un liquide de lavage de la bouche conforme à la présente in- vention contient de préférence moins d'environ 2 % en poids de l'additif et de préférence environ 0,05 % à environ 1,5 % en poids de celui-ci. Les compositions dentifrices, les solutions topiques et les pâtes prophylactiques, ces dernières étant à administrer par des professionnels, peu- vent contenir de préférence 0,5 à environ 5 % en poids de -2474864 _4_ l'additif. L'acide folique -utilisé comme additif peut être mis en oeuvre sous la forme de l'acide libre ou sous la forme d'un sel buccalement acceptable de ce dernier, de préférence soluble dans l'eau, par exemple du type exposé ci-après au sujet de l'acide tranexamique. L'acide tranexamique peut être utilisé sous la forme de l'acide libre ou sous la forme d'un sel buccale- ment acceptable de celui-ci, de préférence soluble dans l'eau, comme un sel de métal alcalin (par exemple Na ou K), d'ammonium ou d'ammonium mono,di- ou tri-substitué par un groupe C1-C18 -(par exemple substitué par un alca- nol comme dans le cas d'un sel de mono-,di- ou tri-éthanol- ammonium). On utilise avantageusement environ 0,001 à en- viron 10,0 %, de préférence environ 0,01 à environ 5-,0 % et mieux encore environ 1,0 à environ 3,0 %, en poids, de cet acide tranexamique, dans les compositions buccales de cette invention. Conformément à certains modes de réalisation très appréciés de l'invention, la composition buccale peut être de nature essentiellement liquide, comme dans le cas d'un bain de bouche utilisé comme liquide de lavage ou de rinçage. Dans une telle préparation, le véhicule est avantageusement un mélange eau-alcool-. En général, le rapport de l'eau à l'alcool est d'environ 1: 1 à environ 20: 1 et mieux en- core d'environ 17: 3, en poids. La quantité totale de mé- lange eau-alcool, dans ce type de préparation,est avanta- geusement d'environ 70 à environ 99,9 % en poids par rap- port à la préparation. Le pH d'un tel liquide et autres préparations de l'invention est généralement d'environ 4,5 à environ 9 et avantageusement d'environ 5,5 à 8. Ce pH est de préférence d'environ 6 à environ 8,0. Il convient de noter que les compositions de l'invention peuvent être appliquées buccalement à un pH inférieur à 5 sans décalci- fier sensiblement l'émail dentaire. Ces préparations buccales liquides peuvent aussi contenir un agent tensioactif et/ou un composé fournissant du fluor. Selon certains autres modes de réalisation appré- ciés de l'invention, la composition buccale peut être de -5 - nature essentiellement solide ou pâteuse, comme dans le cas d'une poudre dentifrice, d'un comprimé dentifrice, d'une pâte dentifrice ou d'une crème dentifrice. Le véhicule de telles préparations buccales solides ou pâteuses contient une substance de polissage. Com- me exemples de substances de polissage, on peut citer les suivants, qui sont insolubles dans l'eau: le métaphospha- te de sodium, le métaphosphate de potassium, le phosphate tricalcique, le pyrophosphate de calcium, l'orthophosphate de magnésium, le phosphate de trimagnésium, le carbonate de calcium, l'alumine, l'alumine hydratée, le silicate d'alu- minium, le silicate de zirconium, la silice, la bentonite et les mélanges de ces substances. Les substances de polis- sage préférées comprennent la silice cristalline présentant des dimensions de particules allant jusqu'à 5 micromètres, une dimension moyenne de particules allant jusqu'à 1,1 mi- cromètre et une surface spécifique allant jusqu'à 50 000 cm2/ g, le gel de silice, des aluminosilicates amorphes complexes de métaux alcalins, l'alumine hydratée et le phosphate dicalcique. Il est particulièrement souhaitable d'utiliser l'alumine, en particulier l'alumine hydratée vendue par Alcoa sous la dénomination C 333, qui présente une teneur en alumine de 64,9 % en poids, une teneur en silice de 0,008 %, une teneur en oxyde ferrique de 0,003 % et une teneur en humidité de 0,37 %, à 1100 C, et dont la densité est de 2,42 et les dimensions de particules telles que % des particules sont inférieures à 50 micromètres et 84 % desdites particules inférieures à 20 micromètres. Lorsqu'on utilise des gels dont l'aspect visuel est clair, les agents de polissage constitués par la silice colloïdale, tels que ceux vendus sous la dénomination com- merciale SYLOID, comme le Syloid 72 et le Syloid 74, ou sous la dénomination commerciale SANTOCEL, comme le Santo- cel 100, et par les aluminosilicates complexes de métaux alcalins, sont particulièrement utiles puisqu'ils présentent des indices de réfraction pratiquement similaires aux indi- ces de réfraction des systèmes agent gélifiant-liquide -6- (comprenant l'eau et/ou un agent d'humidification) habi- tuellement utilisés dans les dentifrices. Parmi les substances de polissage dites "insolu- bles dans l'eau",-nombreuses sont celles qui sont de nature anionique et qui comprennent aussi de faibles quantités de substance soluble. Ainsi, le métaphosphate de sodium inso- luble peut être fabriqué, de toute manière convenable, com- me illustré par le Thorpels Dictionary of Applied Chemistry, Volume 9, quatrième édition, pages 510-511. Les formes de métaphosphate de sodium insoluble connues sous les noms de sel de Madrell et de sel de Kurrol constituent d'autres exemples de substances convenables. Ces métaphosphates présentent une très faible solubilité dans l'eau et sont par conséquent habituellement considérés comme des métaphosphates insolubles. Ces sels contiennent cependant, en tant qu'impu- reté, une faible proportion de phosphate soluble, habituel- lement quelques pour cents, pouvant aller jusqu'à 4 %, en poids. La quantité de phosphate soluble, que l'on croit être du trimétaphosphate de sodium soluble, dans le cas du méta- phosphate insoluble, peut être réduite,si on le désire, par lavage à l'eau. Le métaphosphate de métal alcalin insoluble est avantageusement utilisé sous forme de poudre présentant des dimensions de particules telles que pas plus d'environ 1 % de cette substance soit constitué de particules de di- mensions supérieures à 37 micromètres.- La substance de polissage est généralement présente en des quantités allant d'environ 10 à environ 99 % en poids de la préparation buccale. De préférence, cette subs- tance est utilisée en des quantités allant d'environ 10 à environ 75 % dans les pâtes dentifrices et d'environ 70 à environ 99 % dans les poudres dentifrices. Pour la préparation des poudres dentifrices, il est habituellement suffisant de mélanger mécaniquement, par exemple par broyage ou malaxage, le&-divers ingrédients solides en quantités et dimensions de particules convenables. -Dàns les préparations buccales se présentant sous forme de pâtes, la combinaison précitée d'agents anti- gingivite et d'additif doit être compatible avec les autres constituants de la préparation. Ainsi, dans une pâte denti- frice, le véhicule liquide peut comprendre de l'eau et un agent d'humidification en une quantité qui est avantageuse- ment d'environ 10 à environ 90 % en poids de la préparation. La glycérine, le sorbitol ou le polyéthylène-glycol peuvent aussi être présents en tant qu'agents d'humidification ou de liants. Des ingrédients liquides particulièrement avan- tageux s'ont le polyéthylène-glycol et le polypropylène- glycol. Les mélanges liquides d'eau, de glycérine et de sor- bitol sont aussi avantageux. Dans les gels clairs dont l'indice de réfraction constitue une caractéristique importante, on utilise de pré- férence environ 3 à 30 % en poids d'eau, 0 à environ 80 % en poids de glycérine et environ 20 à 80 % en poids de sor- bitol. Un agent gélifiant, choisi parmi les gommes naturel- les ou synthétiques ou les substances analogues aux gommes, en particulier la mousse d'Ilande la carboxyméthylcellulose- sodique, la méthylcellulose, l'hydroxyéthylcellulose, la gomme adragante, la polyvinylpyrrolidone, l'amidon et, de préférence, l'hydroxypropylméthylcellulose et les Carbopols (par exemple les Carbopols 934, 940 et 941), etc, est ha- bituellement présent dans la pâte dentifrice en une quantité allant jusau'à environ 10 % en poids, cette quantité étant de préférence d'environ 0,5 à environ 5 %. Dans un gel ou pâte dentifrice, les liquides et les solides sont en propor- tions relatives telles qu'ils forment une masse gélifiée ou ayant la consistance d'une crème, cette masse pouvant être extrudée hors d'un récipient sous pression ou d'un tube susceptible d'être écrasé, par exemple en aluminium ou en plomb. La préparation buccale solide ou pâteuse dont le pH, mesuré sur une suspension à 20 %, est d'environ 4,5 à 9, généralement d'environ 5,5 à environ 8 et de préférence d'environ 6 à environ 8,0, peut aussi contenir un agent tensioactif et/ou un composé fournissant du fluor. Il est bien entendu que les préparations buccales sont destinées à être vendues ou autrement distribuées, de la manière usuelle, dans des emballages étiquetés convena- bles. Ainsi, un flacon de liquide pour bains de bouche por- -8- tera une étiquette décrivant ce produit comme étant essen- tiellement un liquide pour le rinçage de la bouche ou un liquide pour le lavage de la bouche, cette étiquette donnant aussi le mode d'emploi de ceproduit; une pâte dentifrice se présentera comme d'habitude sous la forme d'un tube de pâte dentifrice susceptible d'écrasement, typiquement en aluminium ou revêtu de plomb, ou sous la forme d'un autre dispositif de distribution du produit, en quantité dosée, par pression sur ce dispositif, un tel tube ou autre dispo- sitif comportant une étiquette décrivant le produit comme étant essentiellement-une pâte dentifrice ou une crème den- tifrice. Les compositions buccales de cette invention peu- vent contenir un agent tensioactif organique synthétique, anionique ou non ionique, suffisamment soluble dans l'eau et non constitué par un savon, cet agent étant présent à des concentrations généralement d'environ 0,05-à environ %, de préférence d'environ 0,5 à environ 5 %, en poids, pour favoriser ou conférer des propriétés mouillantes, détergentes et moussantes. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique NI 4 041 149 décrit des agents tensioactifs anio- niques convenables de ce type, à la colonne 4, lignes 31 à 38, et des agents tensioactifs non ioniques convenables de ce type,à la colonne 8, lignes 30 à 68 et à la colonne 9, lignes 1 à 12; on pourra se référer utilement à ce brevet. Dans certains modes de réalisation de l'invention, la préparation buccale contient un composé fournissant du fluor. Ces composés peuvent être légèrement solubles dans l'eau ou complètement solubles dans l'eau. Ils sont carac- térisés par leur aptitude à libérer des ions fluorure dans l'eau et par leur absence pratique de réactivité avec les autres composés de la préparation buccale. Parmi ces subs- tances, on peut citer des fluorures minéraux, comme les fluorures solubles de métaux alcalins, de métaux alcalino- terreux et de métaux lourds, par exemple le fluorure de sodium, le fluorure de potassium, le fluorure d'ammonium, le fluorure de calcium, un fluorure de cuivre comme le fluorure cuivreux, le fluorure de zinc, un fluoru-re d'étain comme le fluorure stannique ou le chlorofluorure stanneux, -9- le fluorure de baryum, le fluosilicate de sodium, le fluo- silicate d'ammonium, le fluozirconate de sodium, le mono- fluorophosphate de sodium, les mono- et di-fluorophosphates d'aluminium et le pyrophosphate sodo-caleique fluoré. On préfère utiliser les fluorures de métaux alcalins et d'étain, comme le fluorure de potassium et le fluorure stanneux, le monofluorophosphate de sodium et leurs mélanges. La quantité de composé apportant le fluor dépend, dans une certaine mesure, du type de composé, de sa solubi- lité et du type de préparation buccale, mais ce composé doit etre utilisé en quantité non toxique. Dans une préparation buccale solide, telle qu'une pâte dentifrice ou une poudre dentifrice, la quantité d'un tel composé qui libère une quan- tité maximale d'ion fluorure égale à environ 1 % en poids ]-5 de la préparation est considérée comme satisfaisante. Toute quantité minimale convenable d'un tel composé peut être utilisée, mais il est préférable de mettre en oeuvre une quantité de composé suffisante pour libérer environ 0,005 à 1 %, et de préférence environ 0,1 %, d'ion fluorure. Lorsqu'on utilise des fluorures de métaux alcalins et du fluorure stanneux, ce constituant est avantageusement pré- sent en une quantité allant jusqu'à environ 2 % en poids, par rapport au poids de la préparation, cette quantité étant de préférence d'environ 0, 05 à 1 %. Dans le cas du monofluorcpohosphate de sodium, ce composé peut être présent en une quantité allant jusqu'à 7,6 % en poids et étant plus avantageusement d'environ 0,76 % en poids. Dans une préparation buccale liquide, tel qu'un bain de bouche, le composé fournissant le fluor est habi- tuellement présent en une quantité suffisante pour libé- rer jusqu'à environ 0,13 %, de préférence environ 0,0013 à 0,1 % et mieux encore environ 0,0013 %, en poids, de fluorure. On doit remarquer que l'incorporation, dans les compositions buccales de cette invention, d'un composé fournissant du fluor, en particulier l'incorporation de MFP (monofluorophosphate de sodium), doit être très judicieu- se et sélective puisqu'il a été trouvé qu'une telle incorpo- ration donne souvent des compositions buccales qui jaunis- - 10 - sent ou brunissent par vieillissement e/ou stotkage, ze qui est apparemment da à l'action déstabiisante u posé contenant le fluor sur l'acide tranexamique. Diverses autres substances peuvent être cr- porées dans les préparations buccales de l'invensi n scus réserve de ce qui précède. Ces substances sont par exemple des agents pour blanchir, des conservateurs, des sili' ne; des composés de chlorophylle et des substances amnaales telles que l'urée, le phosphate diammonique et leurs ma- langes. Lorsqu'ils sont utilisés, ces adjuvants sont incor- porés dans les préparations en des quantités qui n'alt2rent pas sensiblement les propriétés et caractéristiques sou-ai- tées. Toute flaveur ou substance édulcorante conrvernable peut aussi être utilisée, sous réserve de ce qui précède. Des exemples de flaveurs convenables sont constitués par les huiles essentielles, par exemple les essences de men- the verte, de menthe poivrée, de Wintergreen, de sassafras, de girofle, de sauge, d'eucalyptus, de marjolaine, de can.- nelle, de citron et d'orange, et le salicylate de méthyle. Des agents édulcorants convenables sont le saccharose, le lactose, le maltose, le sorbitol, le cyclamate de sodium, la périllartine, l'APM (ester méthylique de l'asparvylphê- nylalanine) et la saccharine. D'une manière convenable, la flaveur et l'agent édulcorant peuvent représenter en- semble environ 0,1 à 5 % ou plus du poids de la prépara- tion. Lorsqu'on prépare les compositions buccales de cette invention, qui comprennent la combinaison précitée d'agent contre la gingivite et d'additif dans un vhicule buccal qui comprend avantageusement de l'eau, on préfère ajouter l'additif après que les autres ingrédients 'sauf peut être une fraction de l'eau) aient été mlan gs cu mis au contact les uns des autres. Par exemple, on peut préparer un liquide de rin- çage ou de lavage de la bouche en mélangeant de l'thancl et de l'eau avec des huiles esserntieles, l'agent te:sc- actif non ionique, l'agent d'humidification, i ' agent anti- gingivite qu'est l'acide tranexamique, 'édulcerant, la - il - substance colorante et ensuite l'additif mentionné plus haut, à la suite de quoi on ajoute une quantité addition- nelle d'eau si on le désire. On peut préparer une pâte dentifrice en formant un gel avec un agent d'humidification, une gomme ou un épaississant tel que l'hydroxyéthylcellulose, et un édulco- rant, et en ajoutant ensuite à ce gel l'agent de polissage, la flaveur, l'agent anti-gingivite, une quantité addition- nelle d'eau et enfin l'additif précité. Pour la mise en oeuvre pratique de l'invention, la composition buccale selon l'invention, telle que par exemple un bain de bouche ou une pâte dentifrice contenant de l'acide tranexamique en tant qu'agent contre la gingivi- te, en une quantité efficace pour favoriser et/ou confé- rer l'hygiène buccale, ainsi que l'additif précité utili- sé en la quantité indiquée efficace contre la gingivite et le saignement des gencives, est appliquée régulièrement sur l'émail des dents, de préférence environ 1 à 3 fois par jour, à un pH d'environ 4,5 à environ 9, en géné- ral environ 5,5 à environ 8 et de préférence environ 6 à 8. Les exemples spécifiques suivants sont donnés, à titre non limitatif, pour illustrer davantage la présente invention. Sauf indication contraire, toutes les quantités et proportions mentionnées dans le présent mémoire descrip- tif et dans les revendications sont exprimées en poids. EXEMPLE 1 chiens bigles d'élevage,de race pure,âgés de 15 à 24 mois, sont anesthésiés (Neembutal sous forme Na) et soumis à des soins prophylactique buccaux complets, c'est-à-dire que les surfaces des dents sont décapées pour en enlever les dépôts durs et calcifiés, puis polies avec de la pier- re ponce. On utilise aussi une solution dissolvante(produit de laboratoire"Erythrosine-Provident Hoyt")pour assurer l'enlèvement complet des dépôts mous et des dépôts durs. Les animaux sont soumis à un régime à base de pâtée (aliment Purina pour chiens, trempé dans l'eau pour former une bouillie- pâtée).On ne donne pas de substances dures aux animaux * pendant cette étude. Les animaux sont divisés en 4 grou- pes, chaque groupe étant traité deux fois par jour avec - 12 - la formulation d'essai. Les formulations dentifrices sou- mises à l'essai, ainsi que le placebo, sont appliqués par brossage modéré de toutes les surfaces de la dentition. La bouche de chaque chien est maintenue fermée pendant 1 minute pour permettre le contact de la solution avec la dentition. La quantité de formulation utilisée à chaque application est d'environ 5 à 6 ml. Le traitement est pour- suivi 5 jours par semaine pendant les 24 semaines de l'ex- périmentation. L'étude est effectuée en double aveugle. Le saignement des gencives est évalué en appliquant un doigt sous pression modérée, sur les gencives.Les résultats de cet essai sont donnés sur le tableau I. TABLEAU I FORMULATIONS BUCCALES (Parties en poids) Placebo Exemple (1) (2) - (3) (4) Glycérine 22,0 22,0 22,0 22,0 Carboxyméthyl- cellulose 1,1 1,1 1,1 1,1 Benzoate de sodium 0,5 0,5 0,5 0,5 Saccharinate de sodium 0,2 0,2 0,2 0,2 Phosphate dical- cique dihydraté 50,0 50,0 50,0 50,0 Laurylsulfate de sodium 1,5 1,5 1,5 1, 5 Flaveur 1,0 1,0 1,0 1,0 Eau désionisée 23,7 21,7 23,65 21,65 Acide tranexamique 2,0 2,0 Acide folique 0,05 0,05 Unités de saigne- ment/unités tota- les au risque 14/198 7-/200 10/197 4/160 Total % 7 % 3,5 % 5 % 2,5 % - 13 - Les résultats ci-dessus montrent l'activité syner- gique surprenante de la présente combinaison d'acide trane- xamique et d'acide folique pour combattre la gingivite (éva- luation en unités de saignement). Exemple 5 Hydroxypropylméthylcellulose Alumine (hydratée) Polyéthylène-glycol 600 Benzoate de sodium Saccharinate de sodium Laurylsulfate de sodium Acide folique Acide tranexamique Flaveur' Eau pour compléter à % en poids 49,0 33,3 0,5 0,2 1,5 0,05 1,0 1,0 % Environ 60 % de salicylate de méthyle, 32 % de 3 % d'eugénol et 5 % de cinéol. menthol, Exemple 6 Métaphosphate insoluble Polyéthylène-glycol 600 Benzoate de sodium Saccharinate de sodium Laurylsulfate de sodium Flaveur* Silice colloïdale Acide folique Acide tranexamique % en poids 48,0 ,8 0,5 0,2 1,5 1,0 6,0 0, 1 1,0 - 14 - % en poids Eau pour compléter à 100 % Environ 60 % de salicylate de méthyle, 32 % de menthol, 3 % d'eugénol et 5 % de cinéol. Les exemples 5 et 6 illustrent des formulations dentifrices conformes à l'invention, pour le traitement de gingivites moins prononcées. D'autres constituants usuels peuvent être substitués ou ajoutés aux constituants décrits ci-dessus; par exemple le polyéthylène-glycol 600 peut être remplacé par d'autres agents gélifiants comme le Pluronic F-127 (polyoxypropylène polyoxyéthyléné), la Laponite (argile Mg-Al-Si) ou le Carbopol 940. - 15 - R E V E N D I C A T I 0 N S 1. Composition buccale pour inhiber les symptomes de la gingivite, caractérisée en ce qu'elle comprend un vé- hicule acceptable par voie buccale et des quantités effica- ces d'acide tranexamique et d'acide folique. 2. Composition buccale selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle contient environ 0,001 à environ ,0 % en poids d'acide tranexamique et environ 0,001 à environ 10,0 % en poids d'acide folique. 3. Composition buccale selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle contient environ 0,01 à environ ,0 % en poids d'acide tranexamique et environ 0,01 à en- Viron 5,0 % en poids d'acide folique. 4. Composition buccale selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle contient environ 1,0 à environ 5,0% en poids d'acide tranexamique et environ 0,02 à environ 1,0 % en poids d'acide folique. 5. Composition buccale selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce qu'elle est consti- tuée par un liquide pour le lavage de la bouche dont le pH est d'environ 4,5 à environ 9 et qui contient un véhicule hydroalcoolique. 6. Composition buccale selon la revendication 5, caractérisée en ce qu'elle contient environ 0,001 à environ 10,0 % en poids d'acide tranexamique et environ 0,001 à environ 10,0 % en poids d'acide folique. 7. Composition buccale selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce qu'elle est consti- tuée par une pâte dentifrice ayant un pH d'environ 4,5 à environ 9 et contenant un véhicule liquide, un agent géli- fiant et une substance de polissage acceptable du point de vue dentaire. 8. Composition buccale selon la revendication 7, caractérisée en ce qu'elle contient environ 0,001 à environ 10,0 % en poids d'acide tranexamique et environ 0,001 à environ 10,0 % en poids d'acide folique.