la présente invention vise à perfectionner les cellules d'électrolyse à électrodes verticales, telles que, par exemple, les cellules pour la produc- tion de chlorate ou dthypochlorite et les cellules à diaphragme pour la production de chlore. La tendance actuelle dans ltélectrolyse des halogénures de métaux alcalins dans des cellules de ce type, est de remplacer les anciennes cellules à anodes en graphite par des cellules dont les anodes sont des plaques minces en un matériau filmogène, recouvertes d'une couche active. Dans le présent mémoire, il faut entendre, par matériau filmogène, un ma tériau bon conducteur de l'électricité qui, en présence de l'électrolyte, se recouvre spontanément d'un film imperméable présentant une résistance électri- que très élevée. En pratique, les matériaux filmogènes utilisés en élec+rolyse sont des métaux du groupe du titane, par exemple le titane, le tantale et le niobium,ou des alliages des métaux de ce groupe Le matériau filmogène peut constituer l'ensemble de la plaque anodique ou, en variante, une couche superficielle imperméable déposée sur un support en un matériau plus économique tel que du cuivre. la couche active précitée peut être constituée par un matériau comprenant un métal du groupe du platine, tel que le platine, le palladium, le ruthénium, le rhodium, l'osmium et iridium ou un alliage de ces métaux ou un composé (par exemple un oxyde) d'un au moins de ces métaux. Les avantages des anodes métalliques sur les anodes en graphite sont nombreux et bien connus : meilleure conductibilité électrique, résistance mé- canique plus élevée, encombrement moindre, quasi-absence d'usure et, par suite, absence de contamination de l'électrolyte et de colmatage du diaphragme. Un problème important à résoudre dans la construction des cellules à anodes métalliques verticales réside dans la fixation de ces anodes à l'intérieur de la cellule, et dans leur connexion à une amenée de courant. Une première solution proposée est celle habituellement utilisée pour les anodes en graphite, qui consiste à noyer la partie inférieure des anodes dans une masse de métal fondu (habituellement du plomb ou un alliage de aplomb) qui, après solidification, est recouverte d'une couche protectrice contre l'action corrosive de ltélectrolyte, par exemple une couche de bitume.Cette solution est néanmoins difficile à appliquer dans le cas d'anodes métalliques, étant donné que, pendant la solidification et le refroidissement de la masse nstallique, des tensiens internes importantes se développent dans cette masse, ce qui peut provoquer une déformation des plaques anodiques. Cette déformation des plaques anodiques nuit à la géométrie interne de la cellule, en supprimant I'uniformité des distances anode-cathode. Pour résoudrecette difficulté, on propose dans le brevet britannique 1 1 & 659 de JiiRRGATROYDtS S ic CHEFiICAL CO LTD, du 8.11.1966, d'utiliser aes anodes métalliques en forme de botte, renforcées par des entretoises et percées éventuellement de rainures constituant des joints de dilatation. la construction d'anodes métalliques de ce genre est plus coûteuse. Par ailleurs, l'utilisation d'anodes métalliques en forme de botte supprime l'avan tage précité des anodes minces, concernant l'encombrement de la cellule. La solution proposée dans le brevet britannique I 125 493 de INSERIAL METAL INDUSTRIES (KYNOCH) Ltd du 24.3.1966 évite ces désavantages. Dans la cellule d'électrolyse décrite dans ce brevet, les anodes sont des plaques mé talliques unitaires ou des rangées de plaques métalliques unitaires qui sont fixées par boulonnage, rivetage ou soudage sur une tale métallique horizontale constituant la sole de la cellule. Cette tale est en un métal du groupe du titane, de manière à constituer une amenée de courant aux anodes et à résister à l'action corrosive de l'éleetrolyte par formation spontanée d'un film pro testeur imperméable. L'utilisation d'unQttle en métal filmogène constituant la sole de la cel lule est une solution conteuse. Elle nécessite par ailleurs un ancrage ferme de cette tale sur un soubassement en béton de la cellule , afin d'éviter une déformation de cette tale pendant l'exploitation de la cellule. Cette défor mation de la tale, facilitée par les tensions internes d'origine thermique qui y prennent naissance pendant le fonctionnement de la cellule, provoque des dé placements latéraux des anodes entre les cathodes. Cette déformation de la tale métallique supportant les anodes est en outre facilitée par les variations de température auxquelles elle est soumise pendant les arrêts de la cellule. L'invention remédie à ces inconvénients des cellules connues. Elle con cerne à cet effet une cellule d'électrolyse comprenant des cathodes alternant avec des anodes sensiblement verticales et sensiblement parallèles, les anodes comprenant des plaques ou des rangées de plaques en un matériau filmogène, qui sont revêtues chacune, sur une partie au moins de leurs deux faces, d'une cou che comprenant un métal ou un composé d'un métal du groupe du platine, et dont la partie inférieure est fixée à un socle formant la sole da la cellule, et est connectée à une amenée de courant, caractérisée en ce que l'amenée de courant comprend aes barres métalliques qui s'étendent respectivehent entre les plaques ou les rangées de plaques, et qui sont serrées entre ces plaques par un organe de serrage connu en soi, la partie inférieure des plaques, les barres métalli ques et l'organe de serrage étant noyés et scellés dans une masse en un matériau rigide non conducteur de 1' électricité et de la chaleur, constituant le socle précité et retenant verticalement et latéralement les anodes. Dans la cellule suivant l'invention, les barres métalliques constituent également des pièces d'espacement entre les plaques ou les rangées de plaques constituant les anodes. Un premier avantage de la cellule suivant l'invention réside dans la possibilité d'utiliser, pour les barres métalliques d'amenée de courant, un métal bon conducteur de 1' électricité et meilleur marché que les métaux filmogènes, par exemple du cuivre ou de l'aluminium. Ces barres sont en effet isolées de l'électrolyte par la masse précitée non conductrice de l'électricité et de la chaleur. Un autre avantage de la cellule suivant l'invention résulte de ltencastre- ment des plaques anodiques dans une masse en un matériau non conducteur de la chaleur : cette masse qui a pour fonction de retenir les plaques anodiques verticalement et latéralement, ne subit qu'un échauffement modéré pendant le fonctionnement de la cellule, de sorte qu' elle ne risque pas de se déformer ou de se fissurer en service, ni de provoquer une déformation des plaques anodiques. la cellule suivant l'invention est ainsi adaptée à l'utilisation, pour les anodes, de plaques ou de rangées de plaques métalliques unitaires minces, ainsi qu'à des espaces anode-cathode de faible épaisseur. Par rapport aux cellules connues, la cellule suivant l'invention présente l'avantage appréciable d'un encombrement réduit et d'un rendement énergétique plus élevé. Dans la cellule suivant l'invention, la masse enrobage est avantageusement en un matériau étanche et inerte vis-à-vis de ltélectrolyte. Dans une forme de réalisation avantageuse de la cellule suivant 1' inven- tion, conçue pour réduire davantage les tensions internes au sein de la masse d'enrobage, les plaques ou les rangées de plaques précitées sont réparties en plusieurs groupes successifs distincts, les plaques de chacun de ces groupes étant serrées entre les barres métalliques correspondantes, indépendamment des plaques des autres groupes, qui, elles, sont serrées respectivement entre leurs barres correspondantes. En réduisant les tensions internes dans la masse d'enrobage, cette forme de réalisation particulière de la cellule permet l'utilisation d'un grand nombre d'anodes et, par conséquent, la construction de cellules monopolaires de grande capacité et de grande puissance. Cette forme de réalisation de la cellule permet en outre de limiter les dégâts causés aux barres d'amenée de courant, dans le cas d'une infiltration occasionnelle d'électrolyte à travers la masse d'enrobage. Dans une autre forme de réalisation avantageuse de la cellule suivant l'invention, conçue également en vue de réduire l'importance des tensions internes dans la masse d'enrobage des barres métalliques, l'ensemble qui est formé par ces barres, par la partie inférieure des plaques, serrées entre ces barres, et par l'orgatle de serrage précité des barres et des plaques, est enveloppé dans une membrane élastique. Cette membrane élastique a pour fonction de reprendre, par compression élastique, une partie importante des tensions de dilatation des barres métalliques.Elle est de préférence en un matériau étanche et résistant à la corrosion par l'électrolyte, de manière à protéger les barres métalliques d'amenée de courant contre une infiltration occasionnelle d'électrolyte à travers la masse L'invention concerne aussi un procédé de construction d'une cellule d'électrolyse du type de celle suivant l'invention, comprenant des cathodes alternant avec des anodes sensiblement verticales et sensiblement parallèles, suivant lequel on réalise, sur une embase, un socle destiné à former la sole de la cellule, on fixe verticalement à ce socle-et à une amenée de courant, des plaques ou des rangées de plaques en un matériau filmogène, revêtues, sur une partie au moins de chacune de leurs faces, d'une couche en un matériau comprenant un métal ou un composé d'un métal du groupe du platine, on pose un caisson cathodique sur le socle, de manière que les cathodes de ce caisson alternent avec les plaques ou les rangées de plaques, et on recouvre le caisson cathodique d'un couvercle. Suivant l'invention, avant de réaliser le socle précité et d'y fixer les plaques ou les rangées de plaques, on pose au moins deux longerons horizontaux sur 1' embrase précitée, on fixe les plaques verticalement, par leur partie inférieure, à des barres métalliques horizontales, de manière à former un ensemble anodique rigide, on supporte ledit ensemble anodique rigide sur les deux longerons horizontaux, et on coule autour des longerons, des barres métalliques et de la partie inférieure des plaques, une masse d'enrobage en un matériau non conducteur de 11 électricité et de la chaleur, destinée à constituer le socle susdit après prise et durcissement, et à retenir alors les plaques verticalement et latéralement. Des particularités et détails de l'invention apparaStront au cours de la description suivante des figures annexes qui représentent, à titre d'exemple non limitatif de la portée de l'invention, quelques formes de réalisation particulière de la cellule d'électrolyse suivant l'invention. la figure 1 montre en élevation transversale, avec arrachement partiel, une forme de réalisation de la cellule d'électrolyse suivant l'invention ; La figure ? est une vue en élévation longituainale, avec arrachement partiel, de la cellule renrésenlée à la figure 1 ; la figure 3 montre, à plus grande échelle, un détail de la figure 9 Les figures 4 et 5 montrent, respectivement en plan et en élévation, un ensemble anodique de la cellule des figures 1 et 2 ; La figure 6 est, à plus grande échelle, une coupe partielle suivant le plan VI-VI de la figure la figure 7 montre à grande échelle et en élévation, avec arrachement partiel, un détail de la figure 2 ;; la figure 8 est une vue partielle en section transversale, de l'embase et des ensembles anodiques de la cellule des figures 1 et 2, avant la couclée du socle. Dans ces figures, des mêmes notations de référence désignent des éléments identiques. Un a représenté aux figures, une cellule à chlore du type à diaphragme. Cette cellule comprena, sur une embrase 1 en béton armé, supportée par des isolateurs 2, un socle 3 formant la sole 4 de la cellule. Des anodes planes sont fixées verticalement au socle 3 par leur partie inférieure. Elles comprennent chacune une rangée ae plaques planes 5 en titane, revêtues au moins partiellement sur leurs deux faces, d une couche en un matériau comprenant un métal ou un composé d'un métal du groupe ou platine. Ce matériau de revêtement peut avantageusement comprendre des cristaux mixtes de dioxyde de ruthénium et de dioxyde de titane. Le socle 3 porte, le long de sa périphérie, un caisson cathodique 6 en acier, avec interposition d'un joint d'étanchéité 7. Ce caisson 6 supporte un treillis en acier profilé de manière à former des poches cathodiques t sléten- dant respectivement entre les rangées adjacentes de plaques anodiques 5, et recouvertes d'un diaphragme, non représenté aux figures Un couvercle 3 en polyester est posé sur le caisson cathodique 6, avec interposition d'un joint d'étanchéité 10, et est retenu fermement sur ce caisson au moyen de pinces de serrage 11. Le couvercle 9 est traversé par un conduit 15 d'amission ae saumure, qui est prolongé, sous ce couvercle, par un répartiteur de saumure 13 qui sera crit plus loin. I1 présente en outre une tubulure 14 d'évacuation du chlore produit aux anodes. I1 est en com=unication, à sa partie infarieure, avec un tube de niveau 15. Le caisson cathodique 6 est en communication, à sa partie supérieure, avec une tubulure 16 d'évacuation de lthyarogène produit dans les poches cathoai- eues, ainsi qu'avec une garde bydraulique 17 ou un dispositif de sécurité analongue, empêchant une surpression d'hydrogène dans la cellule. A sa partie inférieure, le caisson cathodique 6 est en communication avec une tubulure 18 pour l'évacuation de la lessive caustique formée dans les poches cathodiques. Un tube en U renversé 19 fait suite à la tubulure 18, à laquelle il est raccordé au moyen d'un raccord 50 permettant à régler à volonté l'inclinaison de ce tube en U autour de l'axe de la tubulure 18. Suivant l'invention, les rangée ae plaques anodiques 5 sont scellées verticalement dans le socle 5 qui est constitué par une masse en un matériau rigide, non conducteur de l'électricité et de la chaleur. Cette masse du socle j peut avantageusement être du béton comprenant, comme liant, une résine de polyester résistant au chlore, par exemple la résine connue sous la marque déposée ATLAS. Elle pourrait également, en variante, être réalisée en un autre matériau non conducteur de la chaleur et de ltélectricité, capable de sceller les plaques anodiques 5 et de les retenir verticalement et latéralement.Au besoin, si le matériau utilisé risque d'être corrodé par l'électrolyte, on peut le recouvrir d'une couche étanche, inerte vis-à-vis de 1 'électro- lyte, telle qu'une feuille de bitume par exemple. Les rangées de plaques anodiques 5 sont par ailleurs connectées à une amenée de courant. Suivant l'invention, cette amenée de courant comprend des barres métalliques 20, qui sont intercalées entre les rangées de plaques 5 et sont noyées dans la masse du socle 3. Dens la direction transversale aux plaques anodiques 5, les rangées de plaque 5 sont de préférence réparties en plusieurs groupes de rangées de pla ques > ces groupes étant reliés aux barres d'amenée de courant 20 indépendamment les uns des autres, de manière à constituer, dans la cellule d'électrolyse, des ensembles anodiques distincts, par exemple cinq ensembles anodiques dis tincts, dans le cas de la figure 2. Les figures j, 4 et 5 montrent un ae ces ensembles anodiques. Cet ensemble anodique comprend, à titre exemple, cinq rangées Qe trois plaques 5. Entre ces cinq rangées de plaques 5 sont intercalées respectivement quatre barres métalliques 20 de section transversale rectangulaire, s'étendant horizontalement le long de la partie inférieure des plaques 5 disposées verticalement. Ces barres 20 et ces plaques 5 sont serrées íermement l'une contre l'autre au moyen d'écrous 21 vissés sur des tiges filetées 22 traversant ces barres et ces plaques. Des barreaux longitudinaux 23, en métal, sont avantageusement interposés entre les écrous 21 et les plaques 5 des rangées d' extrémité de l'ensemble anodique, de manière à renforcer le contact de ces dernières plaques avec les barres 20, et à éviter une déformation de ces plaques. Servant d'amenée de courant aux plaques anodiques 5, les barres 2G doivent être en un métal bon conducteur de l'électricité. Elles peuvent être en cuivre électrolytique, étant donné qu'elles sont efficacement isolées de l'électrolyte contenu dans la cellule, par 1' importante masse du socle 3 qui les enrobe. En vue de renforcer l'ancrage de ensemble anodique dans le socle 3 > les barres métalliques 2G peuvent, en variante, être percées d'orifices 24 destinés à être remplis avec la masse du socle 3. Pendant le fonctionnement de la cellule d'électrolyse, chaque ensemble anodique est alimenté en courant par l'intermédiaire des barres 20 dont une extrémité se prolonge en dehors du socle 3 et est reliée à une source de courant. Dans le but de réduire les résistances électriques des contacts entre les barres 20 et les plaques anodiques 5, il est intéressant que les tiges filetées 22 soient en un métal présentant un coefficient de dilatation linéaire infé- rieur à celui du métal des barres 20, par exemple en acier lorsque ces barres sont en cuivre. De cette manière, pendant le fonctionnement de la cellule, la dilatation différente des barres 20 et des tiges filetées 22 renforce le serrage des plaques 5 entre ces barres 20. Dans une forme de réalisation particulière de la cellule suivant l'invention, l'extrémité d'aval des barres 20, par rapport au sens de circulation du courant électrique dans ces barres, est en deçà de l'extrémité correspondante des rangées de plaques 5 de 1' ensemble anodique. Pour respecter 1' écartement entre la partie restante de ces plaques et assurer la rigidité de 1' ensemble anodique, des manchons 25 (figures 4 et 6) sont intercalés entre ces plaques 5 et serrées entre celles-ci au moyen d'écrous 21 serrés sur des tiges filetées 22 traversant ces plaques 5 et ces manchons 25.Cette forme de réalisation particulière de la cellule suivant l'invention permet de réaliser une économie de métal pour les barres métalliques 20, en tenant compte du fait que la densité de courant dans la zone d'aval de ces barres est beaucoup plus faible que dans la zone d'amont. Dans une autre forme de réalisation particulière de la cellule suivant l'invention, la partie inférieure des plaques 5 de 1' ensemble anodique, les barres 2C, les tiges 22, les écrous 21 et les manchons 25 sont enveloppés dans une membrane élastique 26 (figure 3) qui est de préférence étanche et réalisée en un matériau résistant à la corrosion par l'électrolyte. Cette membrane 26, qui peut par exemple être en polychlorure de vinyle plastifié, réduit les tensions internes dans la masse de la sole 3 pendant le fonctionnement de la cellule. Lorsqu'elle est étanche et inerte vis-à-vis ae ltélectrolyfie, elle protège en outre les barres métalliques PO contre une infiltration éventuelle accidentelle d'électrolyte à travers le socle 3. Dans la cellule suivant ltinvention, les plaques anodiques adjacentes 5 du ou de chaque ensemble anodique peuvent être attachées à leur partie supérieur, à des tenons 27 solidaires de traverses 28 (figures 1 et 2) de maniera à maintenir constant ,'écartement entre ces plaques 5 et les cathodes t, et à empêcher une flexion latérale des plaques. La cellule représentée aux figures 1 et 2 est équipée d'un répartiteur de saumure 13 à la sortie du conduit 12 d'admission de l'électrolyte. Ce répartiteur 13 est- représenté d'une manière détaillée à la figure 7. I1 a pour fonction de rendre très élevée la résistance du circuit du courant dérivé par le collecteur général d'alimentation en électrolyte d'une salle de cellules. Suivant l'invention, le répartiteur 13 comprend, sur un disque sensiblement horizontal 29, un vase à débordement 30 dans lequel plonge le conduit 12. Le bord supérieur du vase 30 est avantageusement dentelé, de manière à diviser l'écoulement de l'électrolyte débordant du vase 30. De même, la face supérieure du disque 29 présente de préférence des rainures radiales 31 assura-t une dispersion plus homogène de 1' électrolyte & ' écoulant de ce disque dans la cellule. Le vase à débordement 30 est retenu axialement sur le disque 29 au moyen de plusieurs ailes radiales 33 fixées au vase 30 et au disque 29, par exemple par soudure. L'ensemble du répartiteur 13 est retenu dans la cellule au moyen d'un cylindre 33 fixé aux ailes radiales 32 et au couvercle 9, par exemple par soudure. Le répartiteur 13 et le conduit d'amission 12 peuvent être en polychlorure de vinyle chloré ou un autre matériau adéquats inerte vis-à-vis de l'électro- lyte et des produits de 1' électrolyse tels que le chlore par exemple. Le répartiteur de la figure 7 présente le double avantage de rendre négligeable la perte de courant dérivé par le collecteur général précité d'alimentation d'électrolyte, et de constituer en outre une garde hydraulique contre une évacuation accidentelle de chlore hors de la cellule, par le conduit 12. On a repris dans le tableau I ci-après > les résultats de deux essais d' é- lectrolyse d'une saumure de chlorure de sodium dans une cellule à diaphragme conforme à l'invention, analogue à celle représentée aux figures-et décrite cidessus. Cette cellule comprenait cinq ensembles anodiques tels que définis plus haut. Dans chaque ensemble anodique, chaque anode était constituée d'une rangée de plaques en titane 'environ 2 mm d'épaisseur, revêtues sur leurs deux faces d'un revêtement constitué de RuC et de DiO2, et serrées entre des barres horizontales en cuivre constituant les amenées de courant.Ces barres en cuivre et la partie inférieure des plaques anodiques ont t entourées Q, un film en polychlorure de vinyle plastifié. Le socle 5 ae la cellule a été réalisé en un béton contenant une résine de polyester résistant à la corrosion par le chlore. La surface anodique active totale ae la cellule utilisée dans ces essais étaient d'environ 26 m. La distance anode-cathode était égale à environ 13 arn: Tableau I 1er essai 2e essai Densité de courant (kA/m2) 2 5 Tension aux bornes (V) ).43 4,00 Teneur en NaCl de la saumure d'alimentation (g/l) 320 320 Teneur en NaOH de la lessive caustique (gjl) 130 130 Rendement de courant 96,2 97,5 On a par ailleurs constaté que la résistance électrique des contacts entre les plaques anodiques 5 et les barres en cuivre 2G n' a pas augmenté au cours d'une période d'exploitation de la cellule, de neuf mois, ce qui confirme que ni ces contacts, ni les barres en cuivre n'ont été endommagés pendant ltélec- trolyse. Pour constuire la cellule d'électrolyse représentée aux figures 1 et 2, on peut appliquer le procédé ci-dessous, qui est conforme à l'invention. Suivant ce procédé, on réalise d'abord une embase 1 pour la cellule, que l'on supporte éventuellement sur des isolateurs 2. L'embase 1 est habituellement réalisée en béton armé. Conformément à l'invention, on pose au moins deux longerons horizontaux 47 (figure b) sur l'embase 1, destinés à supporter les ensembles anodiques de la cellule. Ces longerons sont disposés parallèlement l'un à l'autre sur l'embase 1, dans le sens longitudinal de la cellule (sens de la figure 2). Les longerons 47 sont avantageusement réalisés dans le rrCeme matériau que la rasse constituant le socle 3 > par exemple en béton à liant de polyester. Ils peuvent, en variante, être réalisés en un autre matériau, par exemple en métal. Les longerons 47 sont profilés de manière à présenter, sur leur face supérieure, des saillies transversales 4 séparées l'une de l'autre d'ure dis- tance sensiblement égale à la largeur totale ae chaque ensemble anodique sans les écrous 21. On construit à part les ensembles anodiques devant équiper la cellule, en assemblant à cet effet des plaques anodiques 5, des barres d'amenée de courant 20, des barreaux P3 et éventuellement des manchons espacement 25 au moyen de tiges filetées 22 et d'écrous ?1 (figures 4 et 5). Les ensembles anodiques rigides ainsi réalisés sont ensuite déposés sur les longerons 47 > entre les saillies 46. On établit un coffrage sur l'embrase 1, autour des longerons 47 et de la partie inférieure des ensembles anodiques supportés par ces longerons. On coule ensuite dans ce coffrage une masse destinée à enrober les longerons 47 et la partie inférieure des ensembles anodiques. Après prise et durcissement de la masse, on enlève le coffrage On utilise, pour la masse précitée, un matériaux non conducteur de la chaleur et de ltélectricité, qui, après prise et durcissement, constitue le socle 3 de la cellule, dans lequel les ensembles anodiques sont scellés. Après prise et durcissement de la masse du socle 3 et enlèvement du coffrange, on pose un caisson cathodique 6 sur le socle 3, avec interposition d'un joint d'étanchéité 7 résistant à l'action de l'électrolyte. Ce caisson cathoapique 6 est ensuite recouvert d'un couvercle i, avec interposition dlun autre joint d'étanchéité 10. La présente invention n' est évidemment pas limitée à la description précédente de quelques formes de réalisation de la cellule et du procédé suivant l'invention. De nombreuses modifications peuvent être apportées à la cellule décrite, et le procédé décrit peut présenter de nombreuses variantes, sans sortir du cadre des revendications suivantes. REVENDICATIONS 1 - Cellule d'électrolyse comprenant des cathodes alternant avec des anodes sensiblement verticales et sensiblement parallèles, les anodes comprenant des plaques ou des rangées de plaques en un matériau filmogène, Qui sont revs- tues chacune, sur une partie au moins de leurs deux faces, d'une couche comprenant un métal ou un composé d'un métal du groupe du platine, et dont la partie inférieure est fixée à un socle formant la sole de la cellule, et est connectée à une amenée de courant, caractérisée en ce que l'arr::ene de courant compreno des barres métalliques qui s'étendent respectivement entre les plaque ou les rangées de plaques, et qui sont serrées entre ces plaques par un organe dc ser rage > la partie inférieure des plaques, les barres métalliques et 1' de serrage étant noyés et scellés dans une masse en un matériau riais, ron conducteur de l'électricité et de la chaleur, constituant le socle précité et retenant verticalement et latéralement les anodes. 2 - Cellule suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la masse précitée est en béton comprenant une résine de polyester résistant au chlore. 3 - Cellule suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que l'organede serrage comprend des tiges métalliques traversant l'assemblage des plaques et des barres et retenues à leurs extrémités contre cet assemblage, les tiges étant en un métal qui présente un coefficient de dilatation linéaire inférieur à celui du métal des barres 4 - Cellule suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que chaque barre métallique s'étend sur une partie seulement de la longueur des deux anodes auxquelles elle est fixe e. 5 - Cellule suivant la revendication 4, caractérisée en ce qutau moins une pièce d'espacement est interposée entre les deux anodes, dans le prolongement de la barre. 6 - Cellule suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que certaines au moins des barres métalliques sont percées d'orifices transversaux, remplis par la masse précitée. 7 - Cellule suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que les plaques ou les rangées de plaques sont réparties en plusieurs groupes successifs distincts, les plaques de chacun de ces groupes étant serrées entre les barres métalliques correspondantes, indépendamment des plaques des autres groupes qui, elles, sont serrées respectivement entre leurs barres correspondantes. 8 - Cellule suivant l'une quelconque des revendications 1 a 7, caracteri- sée en ce que l'ensemble formé par les barres, par la partie inférieure des plaques et par l'organe de serrage, est enveloppé dans une membrane élastique. g - Cellule suivant la revendication S > caractérisée en ce que la membrane est ^n un raté^au étanche, résistant a la corrosion par l'électrcl--te. 10 - Cellule suivant la revendication 9, caractérisée en ce que la membrane est en polychlorure de vinyle plastiiie. 11 - Cellule suivant l'une quelconque des revendications 1 a 10, comprenant une canalisation d'admission dtélectrolyte, traversant le couvercle de la cellule, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre un disque horizontal disposé sovs et a l'aplomb de l'orifice d'aval de la canalisation et présente tant des rainures radiales de répartition de l'électrolyte. 12 - Cellule suivant la revendication 11, caractérisée en ce que la canalisation débouche dans un vase à débordement supporté par le disque précité à l'intérieur de la cellule. 13 - Procédé de construction d'une cellule d'électrolyse comprenant des cathodes alternant avec des anodes sensiblement verticales et sensiblement parallèles, suivant lequel on réalise, sur une embase, un socle destiné à forS mer la sole de la cellule, on fixe verticalement à ce socle et à une amenée de courant, des plaques ou des rangées de plaques en un matériau filmogène, reve- tues sur une partie au moins de chacune de leurs faces, d'une couche en un matériau comprenant un métal ou un composé d'un métal du groupe du platine, on pose un caisson cathodique sur le socle, de manière que les cathodes de ce caisson alternent avec les plaques ou les rangées de plaques, et on recouvre le caisson cathodique d'un couvercle, caractérisé en ce qu'avant de réaliser le socle précité et d'y fixer les plaques ou les rangées de plaques, on pose au moins deux longerons horizontaux sur 1' embase précitée, on fixe les plaques verticalement, par leur partie inférieure, à des barres métalliques hori zontales, de manière à former un ensemble anodique rigide, on supporte ledit ensemble anodique rigide sur les deux longerons horizontaux, et on coule autour des longerions, des barres et de la partie inférieure des plaques, une masse d'enrobage en un matériau non conducteur de l'électricité et de la chaleur, destinée à constituer le socle susdit après prise et durcissement, et à retenir alors les plaques verticalement et latéralement. 14 - Procédé suivant la revendication 13, caractérisé en ce que les longerans présentent chacun au moins une saillie transversale dont l'épaisseur est sensiblement égale à l'écartement entre deux anodes consécutives et n ce qu'on forme au moins deux ensembles anodiques rigides, que Iton supporte ensuite sur les deux longerons, te part et a'autre des saillies.