î 2032287 Lorsqu'on implante dans le corps îrusaain ou dans d'autres organismes vivants différents dispositifs de fixation pour prothèses de matière naturelle ou artificielle, il faut généralement fixer ces dispositifs de façon permanente ou au moins pen-5 dant un temps donné pendant lequel le dispositif de fixation peut s'attacher à sa nouvelle place dans l'organisme. Ces prothèses peuvent être de nombreux genres différents, par exemple des prothèses de jambe, des prothèses d'articulation etc., mais comme exemple type il faut mentionner 1*implantation d'un dispo-10 sitif de fixation pour l'application permanente de prothèses dentaires. L'invention concerne un dispositif de fixation im-plantable de ce genre qui par lui-même peut être implanté de façon permanente dans le tissu osseux ou un autre tissu sque-lettique de l'organisme, indépendamment du fait qu'il se pro-15 duise aussi une implantation dans un tissu mou de l'organisme. On connaît déjà différents dispositifs de fixation implan-tables de façon permanente de ce genre mais dans bien des cas ils sont apparus moins appropriés car ils sont sujets à diffé*-rents processus de rejet par suite desquels les agencements 20 fonctionnels implantés, appelés prothèses ci-après pour plus de simplicité même s'ils ne constituent pas des prothèses au sens propre, perdent leur sûreté et leur liaison avec l'organisme. Dans d'autres cas, la structure et la construction purement mécaniques du dispositif de fixation sont telles qu'il ne peut 25 pas rester lier sûrement à l'organisme mais présente une tendance à se détacher. Lorsqu'on implante des dispositifs de fixation pour prothèses, cela se fait assez souvent dans le tissu squelettique de l'organisme. Ainsi, on ne peut pas éviter de devoir prati-30 quer une incision qui lèse le tissu squelettique ainsi que le tissu mou situé à l'extérieur de celui-ci. Si l'on veut ainsi attacher une prothèse dentaire au moyen d'un tel dispositif de fixation, il faut découvrir le maxilaire et il est donc nécessaire de couper le tissu conjonctif ainsi que les gencives. Il 35 est apparu que les blessures ainsi causées dans le squelette et le tissu mou guérissent très facilement si l'on attache la prothèse au dispositif de fixation pendant la période de guéri-son et qu'il est aussi très difficile d'assurer une bonne liai 69 42328 2 2032287 son entre le dispositif de fixation et le tissu squelettique si l'on attache les prothèses au dispositif de fixation pendant la période de guérison. Il a donc été proposé de séparer le dispositif de fixation de la prothèse et d'appliquer d'abord le dis-5 positif de fixation dans l'os ou le tissu squelettique approprié à cet effet et ensuite, de laisser ces parties se cicatriser ensemble, et d'appliquer seulement la prothèse au dispositif de fixation après une cicatrisation complète ou approximativement complète entre le dispositif de fixation et le tissu 10 squelettique et la guérison des dommages causés lors de l'application du dispositif de fixation. Mais pour cela soit possible, il faut que le dispositif de fixation fasse saillie hors du tissu squelettique ainsi que du tissu mou dans une mesure telle qu'il existe une possibilité 15 de fixation. Or il apparaît que la cicatrisation est rendue notablement plus difficile et aussi moins bonne parce que, pendant la période de cicatrisation où le dispositif de fixation ne porte pas la prothèse, la partie en saillie du dispositif de fixation est soumise à des efforts mécaniques qui risquent 20 de déplacer les parties en cours de cicatrisation. lia blessure en cours de guérison peut aussi être contaminée par le milieu environnant, à travers le passage formé pair la partie perforée du dispositif de fixation. C'est pourquoi la cicatrisation se fait dans des conditions nettement plus favorables si le dis— 25 positif de fixation est complètement enrobé dans le tissu mou et/ou le tissu squelettique pendant la période de guérison, mais alors, comme on l'a mentionné plus haut, il se produit par contre des difficultés lors de l'application de la prothèse sur le dispositif de fixation. 30 L'invention a donc pour objet un dispositif de fixation implantable de façon permanente pour prothèses ou agencements similaires, composé d'au moins deux parties et destiné à fixer des prothèses au tissu squelettique. Selon l'invention, une première partie, l'ensemble de 35 fixation, est conçue pour être appliquée dans le tissu squelettique de façon telle qu'elle reste enrobée dans le tissu pendant tout le temps nécessaire à la guérison des dommages causés par la préparation de 11 emplacement du dispositif de fixation, 69 42328 5 2032287 et à la cicatrisation du dispositif de fixation, et une deuxième partie, 1*ensemble d'espacement, est de nature telle que l'on peut la fixer à l'ensemble de fixation et. qu'elle passe à travers le tissu mou qui couvre le tissu squelettique. L'ensemble 5 d'espacement est destiné à réunir l'ensemble de fixation, enrobé dans le tissu squelettique, à une prothèse appliquée à l'extérieur du tissu mou. D'autres détails de l'invention apparaîtront dans la description ci-après qui concerne quelques modes d'exécution de 10 l'invention mais il est entendu que l'invention n'est pas limitée à ces modes d'exécution mais que différentes variantes sont possibles dans le cadre de l'invention. Sur les dessins : la figure 1 montre la partie du dispositif de fixation 15 qui est enrobée dans le tissu squelettique et qui est appelée ci-après ensemble de fixation; la figure 2 montre l'ensemble d'espacement correspondant, c'est-à-dire l'ensemble qui est situé au-dessus du squelette et du tissu mou, au moins pour une partie essentielle, et auquel 20 la prothèse est destinée à s'attacher; étant donné que ces deux ensembles comprennent plusieurs détails qui sont combinés entre eux de façon détachable, les ensembles sont représentés sur les deux figures en vue éclatée; la figure 3 montre l'ensemble de fixation selon la figure 25 1 pendant sa cicatrisation; la figure 4 montre l'ensemble de la figure 1 après cicatrisation complète, l'ensemble d'espacement de la figure 2 étant adapté à l'ensemble de fixation; la figure 5 montre un mode d'exécution différent de l'en-30 semble de fixation, et la figure 6 montre l'ensemble d'espacement correspondant.' Dans la disposition de la figure 1, l'ensemble de fixation comprend un goujon 10 qui est fileté extérieurement. Ce filetage est destiné à être placé àans un trou percé et taraudé dans 35 le maxillaire lorsqu'on implante de façon permanente un dispositif de fixation destiné à une prothèse dentaire. Le goujon est percé par dessous pour former une cavité"11 et des trous 12 partant des côtés pénètre dans la cavité 11 à travers le fileta- 69 42328 n 2032287 ge. La section du goujon rétrécit en outre vers le bas en 13. A l'extrémité supérieure est prévue aussi une cavité 14- qui est filetée intérieurement dans un but indiqué ci-après. Enfin, pour visser le goujon dans le maxillaire, une fente de tourne-5 vis 13 est prévue dans le bord de la cavité 14. Une âme bien étanche 16 est prévue entre les deux cavités 11 et 14. Ce goujon est destiné à servir d'ensemble de fixation devant être combiné par la suite à un ensemble d'espacement indiqué sur la figure 20 Mais cela doit se faire seulement lors-10 que la cicatrisation s'est produite entre le goujon et le tissu squelettique du maxillaire et qu'en outre une certaine cicatrisation d'ancrage s'est produite. Les trous 12 soût prévus pour favoriser cette cicatrisation d'ancrage. Du tissu squelettique nouvellement formé a ainsi la possibilité de bourgeonner dans 15 les trous 12 ce qui empêche efficacement le goujon, de se dévisser.' Les côtés du goujon ainsi que lès filets doivent en outre être traités de manière à présenter une surface rugueuse et/ou poreuse, par exemple par corrosion, sablage, érosion ou analogue. Ainsi, la cicatrisation d'ancrage entre le tissu squeletti-20 que et le goujon est encore favorisée. On peut supposer que s'il existe du tissu squelettique séparé à l'intérieur de la cavité 11, cela peut aussi favoriser une cicatrisation d'ancrage à travers les trous 12. Ce tissu est arraché au tissu squelettique pendant le vissage du goujon 25 10 par suite de la coopération avec les bords vifs des trous 12 et du fait que le goujon rétrécit vers le bas comme on l'a indiqué en 13o Chacune de ces circonférences cause en elle-même un certain arrachage et la matière arrachée est poussée à travers les trous 12 dans la cavité 11. 30 L'ensemble de fixation est de préférence muni d'un, dis positif de serrage qui est actif pendant la période de cicatrisation. Ce dispositif de serrage est constitué par un. anneau 17 que l'on applique sur la partie supérieure 18 du goujon qui est rendue légèrement conique à cet effet. L'anneau présente à son 35 extrémité inférieure un bord vif 19 qui a pour rôle, lorsqu'on applique l'anneau 17« de pénétrer dans le fond d'un prolongement mou entourant le trou que l'on a percé dans le maxillaire pour faire place au goujon 10. Ainsi, on obtient un serrage par ©R1G1NAL 69 42328 5 2032287 lequel on peut efficacement empêcher les impuretés ou les tissus mous indésirables de pénétrer dans le trou du maxillaire, ce qui empêcherait une bonne cicatrisation. L'anneau 17 peut rester enfoncé en place pendant toute la période de guérison 5 au moyen d'une vis 20 qui s'engage dans le filetage intérieur de la cavité 14. La tête de la vis s'applique étroitement contre un rebord incliné 21 de l'anneau. On a décrit ci-dessus le processus d'insertion de l'ensemble de fixation comme si l'on commençait par visser le gou-10 jon lOdans le trou du maxillaire et si l'on appliquait ensuite l'anneau 17 et si finalement on fixait l'anneau 17 au goujon 10 au moyen de la vis 20. Bien entendu, on peut procéder de cette façon mais en pratique, il est plus approprié dans bien dès cas d'assembler à l'avance le goujon 10, l'anneau 17 et la vis 15 20 en un seul ensemble comprenant ces trois pièces et d'introduire cet ensemble dans le trou du maxillaire. L'ensemble est représenté dans cet état sur la figure 3. Dans l'état où se trouve l'ensemble de fixation selon la figure 3» il doit rester pendant toute la période de cicatrisa-20 tion, qui peut durer de quelques semaines à quelques mois selon les circonstances du cas d'espèce. On remet en place au moyen de sutures ou d'une autre façon appropriée, au-dessus de l'ensemble de fixation, le tissu mou qui couvrait initialement la région proprement dite du maxillaire et que l'on a replié acces-^ soirement pour préparer le trou dans le maxillaire, et on recouvre ainsi complètement l'ensemble de fixation. Ainsi, pendant tout le processus de cicatrisation, il est bien protégé contre les influences mécaniques aussi bien que chimiques et bactériennes et la cicatrisation se fait sans perturbation. 30 Après la cicatrisation complète, on coupe le tissu mou au dessus de l'anneau 17 et de la vis 20 dé manière à découvrir ces parties. Ensuite, on retire l'anneau 17 et la vis 20. Puis, il faut monter l'ensemble d'espacement de la figure 2. Dans le mode d'exécution représenté, il comprend une douille 22 qui est 35 aussi munie d'un bord vif 23 jouant le même rôle que le bord 19 de l'anneau 17. Le côté extérieur de la douille 22 présente aussi à son extrémité inférieure une forme aussi semblable que possible au côté extérieur de la partie inférieure de l'anneau 69 42328 6 2032287 17 de sorte que la partie inférieure de la douille s'adapte complètement au passage dégagé dans les tissus par le retrait de l'anneau. Finalement, on fixe la douille 22 au moyen d'une vis 24 qui est munie d'une partie mâle filetée destinée à s'enga-5 ger dans le filetage intérieur de la cavité 14 de l'ensemble de fixation et d'une partie femelle destinée à coopérer avec les vis au moyen desquelles on fixe la prothèse. La fixation doit être de nature telle qu'il ne.se produise ensuite aucun mouvement de rotation de l'ensemble d'espacement relativement au 1G goujon de l'ensemble de fixation. Le dispositif complet présente alors l'aspect de la figure 4. Une fente de tournevis 25 est prévue pour visser la vis 24. On a mentionné plur haut que le goujon 10 doit avantageusement présenter, d'une manière ou d'une autre, une surfaee 15 rugueuse et/ou poreuse parce que cela favorise la cicatrisation entre le tissu et le goujon. Mais certaines autres parties doivent autant que possible être empêchées de se cicatriser avec le tissu. C'est spécialement le cas de l'anneau 17 qui doit seulement être utilisé temporairement pendant la période de cica-20 trisation. Cela concerne aussi toutes les parties de la douille 22 sauf la partie inférieure où l'on peut désirer un certain attachement de tissus pendant la cicatrisation. Les parties dont l'attachement aux tissus n'est pas désirable pendant la période de cicatrisation doivent être lisse. 25 Le choix de la matière des différentes parties présente une importance extrême. Ainsi, on connaît de nombreuses matières différentes à partir desquelles on pourrait fabriquer un dispositif de fixation selon l'invention mais il existe encore plus de matières qui sont entièrement impropres à cet usage. 30 Les matières appropriées sont dites amies des tissus parce que ni le tissu squelettique ni le tissu mou ne présentent aucune tendance à les rejeter. La matière doit être compatible chimiquement et biologiquement avec le tissu. Toutefois, la matière de l'ensemble de fixation doit répondre à une série d'autres 35 conditions parmi lesquelles il faut mentionner les suivantes : Pour des raisons naturelles, l'ensemble de fixation présente de très petites dimensions. Cependant, il faut que l'en- BaD original 69 42328 7 2032287 sembl'» de fixation soit capable de retenir la prothèse lorsqu'elle est soumise à des efforts assez grand. Cela signifie que l'ensemble de fixation doit avoir une très grande rigidité. Il doit avoir une résistance au vieillissement pratiquement il-5 limitée. Tout en étant aussi petit que possible, l'ensemble de fixation doit être usiné avec une grande précision ce qui fait que la matière qui le constitue doit avoir un degré élevé d'u-sinabilité. Enfin, la matière doit être chimiquement inerte vis-à-vis de tous les constituants qui peuvent exister dans les 10 denrées alimentaires ainsi que dessubstances normalement présentes dans la cavité buccale, et vis-à-vis de toutes espèces d'attaques bactériologiques. On connaît des alliages métalliques étroitement apparentés à l'acier inoxydable et qui répondent à ces conditions 15 et en outre, il existe des matières plastiques amies des tissus et qui y répondent, toutefois, la meilleure matière reconnue jusqu'à présent est le titane pur ou faiblement allié. Il est bien connu en chirurgie que le titane présente des propriétés favorables sur les points ci-dessus. 20 Ce qui précède est d'abord applicable au choix de la ma tière du goujon. 10 qui doit être fixé de façon, permanente au maxillaire. Mais 1'aimaau 17 peut être formé d'une autre matière et si cette matière présente une élasticité ou une plasticité donnée de manière à s'adapter facilement au maxillaire, 25 cela doit seulement être considéré comme un avantage car cela améliore le serrage dans certains cas. Au lieu du titane, pour les parties destinées à être fabriquées en titane comme indiqué ci-dessus, on peut utiliser une autre matière, revêtue de titane par exemple galvanique-30 ment . Il n'est pas nécessaire que le trou percé dans le maxillaire soit fileté intérieurement ni que la partie dirigée vers l'intérieur du goujon 10 de l'ensemble de fixation soit munie d'un filetage extérieur, bien que l'on puisse obtenir de cette 35 façon une liaison extrêmement bonne entre le maxillaire et l'ensemble de fixation. En fait, on peut aussi obtenir une bonne liaison avec le trou du maxillaire sans que ce trou soit fileté, par exemple si le goujon présente une largeur suffi- 69 42328 8 2032287 saute pour se coincer dans le trou, mais bien entendu pas au point de faire éclater l'os ni de causer des fissures dans celui-ci lorsqu'on l'y enfonce. Les côtés du goujon peuvent donc être lisses mais non glissants et ils peuvent être munis 5 de gorges ou bordures barbelées dirigées dans le sens voulu pour favoriser l'enfoncement du goujon mais empêcher de le retirer du trou percé dans le maxillaire. Un autre mode de fixation du goujon est représenté par les figures 5 et 6. Comme dans le mode d'exécution décrit plus 10 haut, le goujon 10 est muni d'un certain nombre de trous, par exemple quatre, menant à la cavité 11. Mais le bord situé en dessous de ces trous est ici découpé par des encoches de manière à former des languettes en nombre égal à celui des trous 12. Les côtés intérieurs des. pointes 27 des languettes ont une 15 forme conique vers l'intérieur et vers le bas. On introduit dans le bord ainsi formé un disque 28 qui a les dimensions voulues pour s'adapter assez exactement au diamètre intérieur de la cavité 11. On introduit alors une ris 29 à extrémité en forme de cheville 30 dans le filetage intérieur du goujon 10 qui est 20 ici muni d'un trou fileté le traversant complètement, jusqu'à ce que la pointe 30 entre exactement en contact avec le disque 28 et ensuite, on introduit le goujon 20 dans le trou percé dans le maxillaire. Ensuite, on visse la vis 29 de façon que sa pointe pousse le disque 28 entre les rebords inclinés vers 25 l'intérieur 27 des pointes de languettes, forçant celles-ci à se dilater vers l'extérieur. On obtient ainsi une liaison très solide et satisfaisante. L'avantage particulier de cette disposition est qu'on n'est pas obligé d'effectuer le perçage compliqué de deux cavi-30 tés 11 et 14, voir figure 1, mais que l'on peut utiliser un seul alésage passant. La paroi intermédiaire 16 est ici remplacée par la vis 29. A un autre point de vue aussi, la disposition des figures 5 et 6 diffère de la précédente. Bans la disposition selon les 35 figures 1 et 2, l'étanchéité aux impuretés venant de l'extérieur est obtenue pratiquement par un bord vif 19 de l'anneau 17 pendant la période de cicatrisation et ensuite, en permanence, par un borû vif correspondant 23 de la douille 22 de l'ensemble IA0 ORIGINAL 69 42328 9 2032287 d'espacement. Au lieu de cela, dans la disposition de la figure 6, le goujon 10 est muni sur tout son pourtour d'un rebord 30 qui porte, par dessous, un bord vif 31 comme mentionné plus haut. Au-dessus du rebord 30 se trouve dans le cas présent un 5 petit évidement 32 destiné au côté inférieur de la douille 22 de l'ensemble d'espacement. La partie 24 de l'ensemble d'espacement est fabriquée de la même façon que sur la figure 2. Quand l'ensemble de fixation est monté, il doit être complètement pur et stérile. Les méthodes usuelles de stérilisa-10 tion sont apparues suffisantes à cet effet dans certains cas. De préférence, on doit utiliser des méthodes de nettoyage et de stérilisation spécialement efficaces, dont l'une consiste à soumettre l'ensemble à des ondes ultrasoniques à grande puissance , en combinaison avec l'application d'agents chimiquement 15 actifs de nettoyage et de stérilisation. Il est important que l'ensemble d'espacement ne laisse aucune fente entre son bord inférieur et la partie du goujon qui est en contact avec lui. Dans la disposition des figures 1 et 2, on évite cela par le fait que la douille 22 de l'ensemble 20 d'espacement se place, par une partie conique vers l'intérieur, par dessus la partie conique vers l'extérieur de l'extrémité supérieure du goujon 10. Dans la disposition selon les figures 5 et 6, le bord inférieur de la douille 22 est exactement adapté à la forme de 1'évidement 32 de la partie supérieure du 25 goujon 10. Dans les deux cas, on obtient un bon serrage. iPoutefois, ce serrage risque d'être détruit si l'ensemble d'espacement est soumis à des influences mécaniques perturbatrices dirigées latéralement, par exemple par un coup sur la mâchoire. Il est alors important d'amortir ces efforts en in-30 terposant entre la prothèse et le goujon une matière qui a une résistance élastique appropriée. Pour cette raison, la vis 24 de l'ensemble d'espacement est formée d'une matière élastique appropriée, par exemple d'une matière plastique. Elle est en outre munie d'un col spécialement étroit 33 servant à augmenter 35 l'élasticité. Quand de très grands efforts sont appliqués latéralement à la prothèse, il se peut même quele col 33 se brise, ce qui supprime la liaison entre le goujon 10 et l'ensemble d'espacement. En pareil cas, il n'est habituellement pas compli 69 42328 10 2032287 qué d'enlever la prothèse et de mettre en place un nouvel ensemble d'espacement intact. Afin que l'ensemble d'espacement présente la liberté voulue de mouvement sans que sa douille 22 suive ce mouvement et 5 le transmette à l'ensemble de fixation, une fente 34 est prévue sur tout le pourtour, entre la douille 22 et la vis 24. La douille 22 doit être formée de métal, de préférence de titane pour les raisons ci-dessus. Ce métal doit être poli de façon qu'il soit brillant en sa partie supérieure pour éviter 10 que des impuretés ne s'attachent à sa surface. Toutefois, il est désirable que la surface de la partie proche de l'ensemble de fixation présente le même caractère que la surface de l'ensemble de fixation, de façon que le tissu s'y attache plus facilement en cicatrisant. 15 II existe dans le maxillaire des tissus sensibles à la chaleur et au froid. Il est donc important aussi que la prothèse soit isolée thermiquement du maxillaire. Si les parties de l'ensemble de fixation sont entièrement formées de métal, il se crée un pont de conduction thermique qui risque de causer des chocs 20 thermiques dans le tissu, par exemple lorsqu' on consomme une boisson chaude ou froide. Il faut donc interposer en un point approprié, sur le parcours de cette conduction thermique, une matière à faible conductivité thermique causant une interruption du pont conducteur. Il est spécialement avantageux que le gou-25 don 24 de l'ensemble d'espacement soit formé de matière plastique thermo-isolante. La plupart des matières plastiques qui ont l'élasticité désirée pour amortir les chocs mécaniques conviennent bien aussi à l'amortissement de chocs thermiques du genre mentionné. 69 42328 ii 2032287 REVENDICATIONS 1. Dispositif de fixation implantable de façon permanente pour prothèses ou agencements similaires, composé d'au moins deux parties et destiné à fixer les prothèses au tissu squelettique, caractérisé en ce qu'il comporte une première partie 5 ou ensemble de fixation conçue pour être appliquée dans le tissu squelettique de façon telle qu'elle reste enrobée dans le tissu pendant tout le temps nécessaire à la guérison des dommages causés par la préparation de l'emplacement du dispositif de fixation, et à la cicatrisation du dispositif de fixa-, 10 tion, et une deuxième partie ou ensemble d'espacement, de forme telle que l'on peut la fixer à l'ensemble de fixation et qu'elle passe à travers le tissu mou qui couvre le tissu squelettique, l'ensemble d'espacement étant destiné à réunir l'ensemble de fixation, enrobé dans le tissu squelettique, à la prothèse 15 appliquée à l'extérieur du tissu mou. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'ensemble de fixation présente, sur sa surface tournée vers le trou du tissu squelettique, des inégalités et/ou porosités de structure microscopique aussi bien que macroscopi- 20 que servant à améliore:? la possibilité de fixation par cicatrisation au tissu squelettique. 3. Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que l'ensemble de fixation présente, en un endroit de la longueur de la partie introduite dans le 25 tissu squelettique, des trous destinés à permettre au tissu squelettique de bourgonner dans l'ensemble de fixation. 4C Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'ensemble de fixation est muni d'un anneau détachable ou d'un rebord fixe. 30 5» Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait que l'anneau détachable ou le rebord fixe sont eux-mêmes munis, sur leur côté extérieur inférieur, d'un bord assez vif dirigé vers lé tissu squelettique. 60 Dispositif selon l'une des revendications précédentes, 35 caractérisé par le fait que l'ensemble de fixation présente extérieurement des agencements, par exemple un filetage, des barbelures, des aspérités ou analogues permettant sa fixation stable au tissu squelettique. 69 42328 12 2032287 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait que 1*ensemble de fixation est sous la forme d'un goujon à expansion. 8. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, 5 caractérisé par le fait que l'ensemble de fixation est muni d'un trou central dirigé axialement ou à peu près axialement en partant de l'extrémité qui est destinée à se placer au fond du tissu squelettique. 9» Dispositif selon l'une des revendications précédentes, 10 caractérisé par le fait que l'ensemble de fixation est muni à son extrémité supérieure d'agencements destinés à la fixation de l'ensemble d'espacement, par exemple sous la forme d'un trou fileté. 10. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par 15 le fait que l'ensemble de fixation est muni d'un filetage destiné à se visser dans un trou fileté prévu dans le tissu squelettique et que les bords des filets, à la hauteur des trous prévus dans l'ensemble de fixation, sont assez vifs pour causer une action notable de coupe du tissu squelettique. 20 11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé par le fait que la partie qui pénètre le plus loin dans le tissu squelettique est arrondie ou rétrécie et que cette partie s'étend vers le haut jusque dans la région des trous prévus dans l'ensemble de fixation. 25 12. Dispositif selon l'une des revendications 8 et 9, caractérisé par le fait qu'une paroi intermédiaire est disposée entre les deux trous qui partent respectivement des extrémités supérieures et inférieure de l'ensemble de fixation. 13. Dispositif selon l'une des revendications 8 et 9, 30 caractérisé par le fait que les trous qui partent respectivement des extrémités supérieure et inférieure de l'ensemble de fixation se confondent et qu'une vis y est vissée. 14. Dispositif selon la revendication 13, caractérisé par le fait que la vis constitue une vis d'expansion de la partie 35 inférieure de l'ensemble de fixation. 15. Dispositif selon la revendication 14, caractérisé par le fait que la vis est disposée de manière à toucher une plaque de pression de façon telle que lorsque la plaque de pression 69 42328 13 2032287 se déplace par dessus des "bords tournés vers l'intérieur sur le trou qui part de l'extrémité inférieure de l'ensemble de fixation, celui-ci est soumis à une expansion. 16. Dispositif selon l'une des revendications 14 et 15, 5 caractérisé par le fait que la partie inférieure de l'ensemble de fixation est divisée par des fentes verticales servant à former des languettes d'expansion. 17o Dispositif selon l'une des revendications 8 à 14, caractérisé par le fait qu'une vis est destinée à être vissée 10 temporairement dans le trou fileté destiné à recevoir finalement l'ensemble d'espacement. 18. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'ensemble d'espacement est muni d'une partie mâle filetée destinée à se visser dans le trou 15 supérieur de l'ensemble de fixation et d'une partie femelle destinée à recevoir une vis de fixation de la prothèse. 19. Dispositif selon la revendication 18, caractérisé par le fait que la surface extérieure de l'ensemble d'espacement présente une partie supérieure lisse qui dépasse le tissu mou. 20 20. Dispositif selon l'une des revendications 18 et 19, caractérisé par le fait que l'ensemble d'espacement est composé d'une pièce en forme de douille et d'une pièce en forme de goujon- 21. Dispositif selon la revendication 20, caractérisé par 25 le fait que la pièce en forme de goujon est formée d'une matière élastique, par exemple de matière plastique. 22. Dispositif selon l'une des revendications 20 et 21, caractérisé par le fait que la pièce en forme de goujon est munie d'un affaiblissement entre sa partie filetée intérieure- 30 ment et sa partie filetée extérieurement, l'affaiblissement é-tant destiné à causer la rupture en cas d'effort trop prononcés» 23. Dispositif selon l'une des revendications 18 à 22, caractérisé par le fait qu'une partie de l'ensemble d'espacement située entre la protlièse et l'ensemble de fixation est for- 35 mée d'une matière thermo-isolante. 24. Dispositif selon l'une des revendications 21 à 23, caractérisée par le fait qu'une fente est disposée entre la douille et la pièce en forme de goujon de l'ensemble d'espace 69 42328 14 2032287 ment, la fente* étant destinée à permettre un changement de forme ou un mouvement de la pièce en forme de goujon sans que la douille suive ce mouvement.