- 1 - 1 Revêtement de sols d'étables La présente invention a pour objet un revêtement de sols d'étables. On sait que depuis des temps très reculés, la litière des animaux domestiques a toujours été composée de paille, laquelle une fois souillée était utilisée comme engrais. Or, à l'heure actuelle, la paille est un produit relativement cher et d'approvisionnement parfois aléatoire surtout pour un éleveur qui ne la produit pas lui-même. De plus, l'utilisation de la paille par un éleveur-producteur nécessite la mise en oeuvre d'appareils de conditionnement et de manutention ainsi que de hangars de stockage, et l'utilisation d'une main d'oeuvre apte à effectuer ces travaux ainsi que l'entretien des étables, notamment le renouvellement fréquent des litières. Or, l'augmentation du coût du pétrole et de ses dérivés conduit à envisager d'autres débouchés pour la paille, en particulier en tant qu'aliment pour bétail, combustible de chauffage, et matière première pour la synthèse de l'alcool. Pour remédier à de tels inconvénients, on a proposé de réaliser des étables à logettes individuelles dont le sol est soit en terre battue, soit en caillebotis de bois, soit en briques posées sur champ, soit en béton. Cependant les sols en terre battue surtout calcaires s'effritent et se creusent localement de trous et ils nécessitent un entretien constant et difficile. Les caillebotis de bois sont durs et d'un prix de revient élevé et freinent en outre l'écoulement des liquides. Les sols en briques ou en béton sont également durs et de plus froids. De tels types de réalisation de sols nécessitent cependant l'emploi d'une certaine quantité de paille et en outre ils provoquent chez les animaux qui les fréquentent certains troubles physiologiques tels que foulures, entorses, déformations, rhumatismes, arthrites et autres. La présente invention permet de remédier à de tels inconvénients et elle a pour objet un revêtement de sols pour étables d'un entretien aisé, d'une résistance mécanique élevée, facile à installer tout 2 483 1 72 -2- en étant d'un prix de revient modique et d'une durée de vie élevée. L'invention a donc pour objet un revêtement de sols d'étables, caractérisé par le fait qu'il comporte au moins deux couches textiles mutuellement aiguillettées, une couche supérieure et une couche infé- rieure, et éventuellement des couches intermédiaires, la face supérieure de ladite couche supérieure étant imprégnée d'une matière apte à former une pellicule présentant notamment une résistance élevée à l'abrasion. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortent de la description qui suit donnée à titre d'exemple purement illustratif mais nullement limitatif en référence aux dessins annexés dans lesquels: La figure 1 représente en coupe un premier mode de réalisation d'un revêtement selon l'invention. La figure 2 représente en coupe un deuxième mode de réalisation d'un revêtement selon l'invention. La figure 3 représente en coupe un troisième mode de réalisation d'un revêtement selon l'invention. En référence à la figure 1, un revêtement de sols d'étables selon l'invention comporte deux couches 1 et 2 de textiles mutuellement aiguillettées, comme schématisé par les traits verticaux 3, et celà par tout moyen approprié. Lesdits textiles sont du type "non tissé" c'est-à-dire qu'ils sont formés, par exemple, pour la couche supérieure 1 de fibres courtes enchevêtrées et pour la couche inférieure 2 de fibres continues. Ces textiles sont réalisés par voie sèche ou humide ou par extrusion de matières synthétiques telles que par exemple des polyamides, des polyesters, des polyoléfines, et notamment du polyéthylène. Cependant des textiles naturels peuvent également être utilisés soit seuls soit en mélange avec les textiles synthétiques, en particulier, des déchets de laine, de coton ou autres, ayant subi un traitement apte à les rendre imputrescibles. La référence 4 désigne une matière d'imprégnation de la surface supérieure de la couche 1. Cette matière est par exemple un copolymère éther acrylique- styrène thermo-réticulé que l'on applique par pression sur la couche 1 de telle sorte qu'elle pénètre dans le tissu et forme après séchage une pellicule de grande résistance à l'abrasion. 2 48 31 72 -3- Le taux d'imprégnation est de l'ordre de 500 à 1000 g de matière par mètre-carré. En outre un pigment par exemple de couleur verte peut être incorporé à cette matière. Le revêtement décrit dans ce qui précède est donc disposé sur le sol 5 de l'étable par l'intermédiaire de la couche 2 et fixé à celui-ci par tout moyen approprié. Une variante de ce mode de réalisation consisterait bien entendu à réaliser la couche 1 en textile à fibres continues, et la couche 2 en textile à fibres courtes enchevêtrées. Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 2 les deux couches 6 sont confectionnées toutes deux en textile à fibres courtes enchevêtrées, tandis que dans le mode de réalisation représenté sur la figure 3, les deux couches 7 sont confectionnées en textile à fibres continues. Bien entendu, dans tous les cas on met en oeuvre la matière d'imprégnation 4 de la couche supérieure. Il faut noter en outre qu'un tapis peut être interposé entre les couches inférieures du revêtement et le sol 5. Un tel tapis réalisé par exemple en une mousse de caoutchouc à éventuellement pour but d'augmenter le moelleux élastique de l'ensemble. On va donner maintenant un exemple concret de revêtement selon l'invention. La couche supérieure 1 est confectionnée en textile à fibres courtes enchevêtrées. Son épaisseur est de 10 mm environ. La couche inférieure 2 est confectionnée en textile à fibres continues. Son épaisseur est de 10 mm environ. Ces deux couches sont mutuellement aiguillettées selon une densité de perforations de 100 à 120 par cm2. La couche supérieure est imprégnée par le copolymère précédemment décrit selon un taux d'imprégnation de 700 g par mètre carrée. Le poids du revêtement ainsi obtenu est de 2,7 kg au mètre carré. Les avantages principaux du revêtement selon l'invention sont dont les suivants: En premier lieu, un tel revêtement par suite de la présence 2 4 8 3 1 7 2 ->4 - d'une couche d'imprégnation présente une résistance particulièrement marquée à l'abrasion, à la perforation, à la déchirure et à la traction entraînées par les sabots des bêtes et en outre sa rugosité évite le glissement des animaux lors de leurs mouvements dans la logette. Par ailleurs, l'objet de l'invention assure une excellente isothermie du contact animal-litière et un meilleur confort, et celà par suite de la présence d'air dans le réseau des fibres du textile. De plus ce revêtement est aisément lavable par un simple jet d'eau et imputrescible; il présente également une très bonne résistance chimique aux produits de désinfection tels que l'eau de javel, le formaldéhyde, la soude ou autres. Sa perméabilité permet l'évaporation à son interface avec le sol évitant de la sorte toute prolifération de foyers microbiens qui trouvaient un milieu favorable à leur dévelop- pement dans les agencements antérieurs. Il faut noter en outre que le revêtement selon l'invention peut être rapidement et aisément installé sur un sol plan a pente de 1 à 2% par toute technique appropriée telle que le clouage, le collage le spitage ou autres. En général, la mise en oeuvre du revêtement selon l'invention se traduit par une meilleure santé des animaux donc par une rentabilité améliorée sur le plan de la production du lait et de la viande. L'invention trouve des applications particulièrement avantageuses dans toutes les installations d'élevage d'animaux domestiques notamment des bovidés ainsi que dans les porcheries et les chenils. On pourrait également envisager l'utilisation de l'objet de l'invention comme revêtement des sols de lieux tels que salles de sports, halls publics, gares, aéroports et autres. Bien entendu l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés, mais elle en couvre au contraire toutes les variantes. -5- REVENDICATIONS 1/ Revêtement de sols d'étables, caractérisé par le fait qu'il comporte au moins deux couches textiles mutuellement aiguillettées, une couche supérieure et une couche inférieure, et éventuellement des couches intermédiaires, la face supérieure de ladite couche supérieure étant imprégnée d'une matière apte à former une pellicule présentant notamment une résistance élevée à l'abrasion. 2/ Revêtement selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ladite matière comporte un copolymère éther acrylique-styrène thermo- réticulé, le taux d'imprégnation étant compris entre 500 et 1000 g de matière par mètre carré de surface. 3/ Revêtement selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'au moins l'une des couches est confectionnée en un textile formé de fibres courtes enchevêtrées, les autres couches étant confectionnées en un textile formé de fibres continues. 4/ Revêtement selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lesdites couches sont confectionnées en un textile formé de fibres courtes enchevêtrées. / Revêtement selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lesdites couches sont confectionnées en un textile formé de fibres continues. 6/ Revêtement selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que lesdits textiles sont des textiles synthétiques à base notamment de polyamides, de polyesters9 de polyoléfines. 7/ Revêtement selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que lesdits textiles sont des textiles naturels à base notamment de laine, de coton9 ayant subi un traitement apte à les rendre imputres- cibles. 8/ Revgtement selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que lesdits textiles sont un mélange de textiles synthétiques et de textiles naturels.