L'invention est relative aux portes coulissantes à entraînement électrique et s'applique en particulier aux portes coulissantes étanches. La Demanderesse a déjà proposé (brevet français nO 74.11640) un dispositif d'entrainement du type à chaîne actionnée par un moteur électrique. La présente invention a pour but de fournir un dispositif d'entraSnement qui soit particulièremént simple, fiable et si lencieux. À cet effet, le dispositif selon l'invention est caractérisé par le fait qu'il comporte un moteur électrique, au moins un galet de friction entraîné par le moteur, un rail propre à coopérer avec le galet et des moyens pour plaquer le rail contre le galet, le rail et le moteur étant portés, l'un par la porte et l'autre par le bâti fixe. De préférence, le rail est porté par la porte et le moteur est porté par le bâti fixe. Dans l'application particulière à une porte étanche, celle-ci subit, en fin de course de fermeture et en début de course d'ouverture, outre son mouvement de translation dans son plan, un double mouvement supplémentaire de direction verticale et perpendiculaire à son plan. Pour cette raison, selon une caractéristique de l'invention, le support du moteur est agencé pour maintenir la coopération du galet et du rail pendant ce double mouvement. De préférence, le support du moteur est monté oscillant autour d'un axe parallèle à l'axe dudit galet. Dans le cas particulier de portes étanches légères, le même moteur peut assurer le mouvement de translation et ledit double mouvement supplémentaire. Dans le cas de portes étanches lourdes, on prévoit un vérin électrique mis en action pour effectuer ce double mouvement supplémentaire. On comprendra bien l'invention à la lecture de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés, dans lesquels Fig.1 est une vue de face du dispositif et d'une porte selon un mode de réalisation de l'invention; et Bit.2 est une coupe, à plus grande échelle, suivant II Il de la fig.1. Une porte pleine 1, à un vantail peut coulisser par rapport à un dormant 2. Elle est suspendue à sa partie supérieure. Pour cela, son chant supérieur horizontal porte des chariots 3 munis chacun de deux galets fous 4 roulant sur un rail fixe 5 porté par des supports 6 assujettis au dormant. Dans l'application particulière à une porte étanches le rail 5, tout en s'étendant horizontalement sur sa longueur, est incliné transversalement sur l'horizontale d'un angle d'environ 35 . Les axes des galets 4 sont inclinés du même angle sur l'horizontale et les chariots 3 portent un galet supplémentaire 7, par un bras 8, qui roule sur un rail de retenue 9 porté par les supports 6. Sur les chariots 3 est monté un rail horizontal 10 en cornière qui s'étend sur une distance supérieure à la largeur de la porte. Une aile 10a sert à la fixation sur les chariots 3 tandis que l'autre aile, lOb, incliné transversalement de 350 sur l'horizontale, sert à l'entraînement de la porte 1 par friction. Le dispositif d'entraînement de la porte comprend un moteur électrique 11 dont l'arbre de sortie commande un réduc teur 12. Ce dernier entraîne un galet de friction 13 qui coopè- re zen avec la face inférieure de l'aile iOb du rail 10 et dont l'axe est situé dans un plan vertical et incliné à 350 sur lthorizon- tale. Le moteur 11 et le réducteur 12 sont portés directement par une plaque oblique 14, perpendiculaire à l'axe du galet 13. Cette plaque 14 est à son tour portée par un support 15, assu jette à la partie supérieure du dormant, par l'intermédiaire d'un profilé en T 17 boulonné en 16 sur le support 15 et pré sentant une aile (non représentée) dirigée vers le bas et paral lèle à la plaque 14. L'aile du profilé 17 et la plaque 14 sont en contact facial et sont réunies par un pivot 18 (fig.1) qui est situé à distance de l'axe du galet 13 et parallèle à celui ci. L'aie du galet 13 peut ainsi osciller tout en restant paral lèle à lui-même pour suivre les mouvements de l'aile 10b du rail 10 hors de son plan.Cet agencement trouve son intérêt tout particulièrement dans l'application préférée aux portes t étanches dans laquelle le rail 5 présente, dans les zones cor respondant à la position des galets 4 pour l'état fermé de la porte, des encoches ou gorges 5a agencées pour que, à l'appro che et au départ de la position de fermeture, la porte 1 ait, outre son mouvement de translation dans son plan, un double mouvement supplémentaire, indiqué par les flèches À sur la fig.2, de directions verticale et perpendiculaire à son plan. Ce double mouvement permet, à la fermeture, à des joints à lèvres 18' de venir se plaquer contre le dormant 2 et, à l'ouverture, d'écarter la porte du dormant pour sa translation.Comme représenté sur la fig.2, la résultante À de ce mouvement est perpendiculaire à l'axe du galet 13 et à l'aile lOb du rail 10. Grâce au montage oscillant du moteur 11, du réducteur 12 et du galet 13, on assure la coopération permanente du galet d'entraînement 13 et du rail 10. Dans le cas où un tel double mouvement suivant À se produit, le bras 8 de support du galet 7 est monté oscillant sur le chariot 3, autour d'un axe parallèle au rail 5. L'aile lOb est pincée entre le galet 13 et un galet presseur 19. Le galet 19, dont l'axe est parallèle à l'aie du galet 13, est monté fou sur un support 20 rappelé élastiquement vers la face supérieure de l'aile 10p. Pour cela, le support 20 peut coulisser sur une pièce 21, solidaire de la plaque 14 et un ressort 22 agit entre le support 20 et une portée 23 d'une butée 24 réglable en position axiale sur la pièce 21, la butée 24 présentant une came 25 qui coopère avec un ergot 26 fixe sur la pièce 21. La butée est tournée à la main à l'aide d'un levier 25' pour modifier la position de la came 25 par rapport à l'ergot 26. Par l'action du galet presseur 19, le galet d'entraine- ment 13 est fermement plaqué contre itaile lOb pour la coopEra- tion par friction entre le galet 13 et l1aile lOb. Comme montré à la fig.1, le moteur 11 est situé près d'un montant vertical du dormant 2, du côté ouverture de la porte 1. De l'autre côté, le rail 10 se prolonge au-delà de la porte pour rester en coopération avec les galets 13, 19 pour la position ouverte de la porte. Sur le rail 10 sont montées, aux extrémités, deux rampes 27, 28 actionnant des micro-contacts 29, 30 de fin de course d'ouverture et de fermeture. Pour une porte de faibles dimensions et/ou légère, on utilise le seul moteur 11 pour la commande complète de la porte, y compris le double mouvement supplémentaire, indiqué ci-dessus, au voisinage de la position fermée. Pour une porte grande et/ou lourde, on peut utiliser un vérin électrique 31 dont la tige 32 actionne un levier oscillant 33 mnni d'un galet 34 qui peut rouler sur une plaque 35 du chant de la porte. Le corps du vérin est monté oscillant sur le dormant. Lorsque le vérin est déployé, le galet pousse la porte vers la droite (fig.1), ce qui a pour effet de soulever la porte et de l'écarter du dormant, en faisant sortir les galets 4 des encoches 5a. Un contact de fin de course de déploiement 36 est actionné par le levier 33 pour le retour du vérin en position rétractée. Un contact de fin de course de contraction 37 est actionné par le levier 33 pour l'arrêt du vérin une fois la position rétractée atteinte. Le fonctionnement sans le vérin est le suivant, à partir de la position fermée. L'opérateur excite le moteur 11, par exemple par un bouton poussoir commandant un relai à circuit de maintien; le moteur entraîne la porte, d'abord dans son double mouvement A, puis dans son mouvement de translation; en fin d'ouverture, le micro-contact 29 met le relai au repos, ce qui arrête le moteur. Pour la fermeture, l'opérateur excite le moteur Il dans ltautre sens, par exemple par un second bouton poussoir commandant un second relai à circuit de maintien; le moteur entraine la porte en translation, dans le sens de la fermeture, puis dans le double mouvement A; en fin de course de fermeture, pour laquelle les galets 4 sont dans les encoches 5a, le micro-contact 30 coupe le moteur. Le fonctionnement avec le vérin 31 est le suivant, à partir de la position fermée. L'opérateur actionne le vérin, par exemple à travers un relai à circuit de maintien; en fin de course de déploiement, pour laquelle les galets 4 sont sortis des encoches 5a, le micro-contact 36 commande le vérin dans l'autre sens et, en même temps, excite un relai à circuit de maintien qui commande le moteur Il dans le sens de l'ouverture de la porte. Le vérin 31 se rétracte Jusqu'à ce que le microcontact 37 le mette au repos. En fin de course d'ouverture, le micro-contact 30 coupe le moteur. Le fonctionnement pour la fermeture est identique à celui dans lequel il =' a pas de vérin 31. Des butées élastiques 38, 39 absorbent l'énergie cinétique de la porte en fin de course d'ouverture et de fermeture. En cas d'incident électrique, par exemple de panne du réseau, on peut manoeuvrer la porte à la main. Pour cela, il suffit de tourner le levier 250pour détendre le ressort et de déplacer la porte à la sain, à l'aide d'une poignée 40. Le galet 13, lorsque le ressort 22 est détendu, ne porte plus sur l'aile lob. Le galet 19 repose touJours sur ltaile lob, celui-ci étant fou ; le rail 10, en translation, glisse dessus, sans friction. Suivant une caractéristique de l'invention, l'axe du galet d'entrainement 13 n'est pas en position rigoureusement perpendiculaire à l'aile 10a du rail jais s'en écarte faiblement, par exemple avec une pente de 1/100, tout en restant parallèle à l'ail. lGb, le sens de la pente étant tel que le pincement ainsi créé tende à rapprocher la porte du dormant à l'ouverture. il ressort de ce qui précède que le dispositif selon l'invention est de structure simple, qu'il est fiable et que l'entraînement par friction le rend silencieux. REVENDICATIONS 1.- Dispositif électrique d'entraînement dlune porte coulissante, caractérisé par le fait qu'il comporte un moteur électrique, au moins un galet de friction entrainé par le moteur, un rail propre à coopérer avec le galet, et des moyens pour plaquer le rail contre le galet, le rail et le moteur étant portés, l'un par la porte et l'autre par le bâti fixe. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le rail est porté par la porte et le moteur est porté par le bâti fixe. 3.- Dispositif selon ltune des revendications 1 et 2, pour l'entraînement d'une porte coulissante étanche subissant, au voisinage de sa position de fermeture, outre son mouvement de translatiôn, un double mouvement de directions verticale et perpendiculaire à son plan, caractérisé par le fait que le support du moteur est agencé pour maintenir la coopération du galet et du rail pendant ce double mouvement. 4.- Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le support du moteur est monté à articulation libre autour d'un axe parallèle à l'axe du galet de friction et éloigné de celui-ci. 5.- Dispositif selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisé par le fait que l'aile du rail coopérant avec le galet de friction est perpendiculaire à la direction résultante dudit mouvement double supplémentaire. 6.- Dispositif selon l'une des revendications 3 å5,caracfkisé par le fait que notamment dans le cas d'une porte lourde, il comporte un vérin électrique propre à agir sur la porte au voisinage de la position de fermeture pour assurer ledit double mouvement. 7.- Dispositif selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait qu'il comporte un galet presseur appuyant sur la face dudit rail opposée à celle avec laquelle le galet de friction coopère. 8.- Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par le fait que le galet presseur est monté sur le support du galet d'entraînement, avec interposition de moyens élastiques agissant entre le support du galet d'entraînement et l'axe du galet presseur pour pincer ledit rail entre ces galets. 9.- Dispositif selon la revendication 8, caractérisé par le fait que les moyens élastiques sont réglables et/ou débrayables. 10.- Dispositif selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait que le galet présente un léger pincement par rapport au rail, ce pincement étant tel qu'il tende à rapprocher la porte du dormant à l'ouverture. 11.- Porte coulissante, notamment étanche, caractérisé par le fait qu'elle comporte un dispositif d'entraînement selon l'une des revendications I à 10.