La présente invention se rattache au domaine des appareils de contrôle à l'usage des électriciens et au domaine de la prévention des accidents d'origine électrique. Les détecteurs unipolaires de tensions alternatives à tube luminescent, utilisés pour vérifier l'absence de tension dans les installations à haute ou à moyenne tension, sont habituellement constitués d'un manche isolant de longueur convenable pour assurer la sécurité de l'utilisateur, portant à son extrémité une tête exécutée en matériaux diélectriques dans laquelle est logé un tube indicateur à décharge luminescente dans un gaz tel que le néon. La tête a pour fonction de protéger ledit tube et de former, vers le bas, une zone abritée de la lumière extérieure afin de permettre une meil- leure observation de la lueur produite dans ce tube. La tête porte à sa partie supérieure un palpeur ou une antenne relié à une électrode du tube à décharge et susceptible d'être mis en contact avec un conducteur dont on veut vérifier l'é.tat de tension. Le manche est généralement formé d'un tube en matériau isolant. Dans sa portion supérieure, il renferme une armature conductrice, par exemple une pièce de métal, qui est reliée à l'autre électrode du tube à décharge. Cette armature est susceptible de coopérer capacitivement avec la terre si le palpeur est porté au potentiel d'un conducteur soumis à une tension alternative par rapport à la terre au moins égale au seuil de l'appareil, un très faible courant s'établit dans l'espace entre l'armature et la terre, en traversant le tube indicateur dans lequel il produit une dé- charge luminescente. En général l'appareil comporte également un éclateur intercalé dans le cir- cuit du tube indicateur. Une des fonctions de cet éclateur est de fixer le seuil de fonctionnement. Une autre fonction est de donner naissance à des oscillations de fréquence élevée qui augmentent l'intensité du courant tra- versant le tube indicateur et par conséquent la lueur produite. Les appareils existant actuellement assurent un service généralement cor- rect, mais posent encore un certain nombre de problèmes qui n'ont pas été résolus de façon entièrement satisfaisante. Trois d'entre eux méritent une attention plus particulière: - Tout d'abord ces appareils sont en général inutilement compliqués, ils sont constitués d'un trop grand nombre de pièces dont l'assemblage né- cessite beaucoup de soin et de temps, ce qui élève leur prix de revient. - En second lieu, ils sont mal protégés contre la pénétration d'humidité, s'ils sont par exemple exposés à la pluie ou au brouillard, de l'eau peut pénétrer à l'intérieur de la tête et empêcher le fonctionnement de l'appareil. - Enfin, leur résistance mécanique est souvent insuffisante car ils ont en général été conçus pour être munis d'un simple palpeur ou d'une antenne de faible longueur n'ayant à subir que de faibles efforts. Or, la tendance actuelle est d'utiliser des antennes beaucoup plus lon- gues que dans le passé afin de tenir la tête de l'appareil hors du champ électrique des conducteurs susceptibles de se trouver sous tension. La longueur de ces antennes peut dépasser un mètre. Les normes les plus ré- centes fixent les règles en cette matière et imposent également des limi- tes strictes à la flexion de l'ensemble constitué par le détecteur et l'an- tenne, sous une charge déterminée. On peut encore ajouter que ces normes prévoient des épreuves sévères per- mettant de s'assurer qu'aucun amorçage n'est susceptible de se produire si deux points quelconques du détecteur viennent simultanément à entrer en contact avec des conducteurs de potentiels différents. La présente invention concerne un détecteur de tensions industrielles à tube luminescent qui évite les inconvénients précités: D'une part, il ne comporte qu'un nombre réduit d'éléments constitutifs, dont les opérations d'assemblage sont simplifiées au maximum, les principaux élé- ments pouvant être assemblés les uns aux autres par simple emboîtement et rendus solidaires à l'aide de colle ou de résine. Le détecteur est en outre à l'épreuve de toute pénétration d'humidité. D'autre part, la structure de la tête assure une liaison mécanique très ri- gide entre le manche isolant et l'antenne. Enfin la tête du détecteur présente extérieurement une paroi continue à l'épreuve des perforations électriques et les liaisons avec les parties con- ductrices respectives de l'antenne et du manche sont isolées de l'extériqur par des lignes de fuite allongées. Une attention particulière a été donnée en outre aux moyens optiques propres à amplifier l'image de la zone lumineuse du tube indicateur et à la diriger dans le champ de vision de l'utilisateur. 249e835; Le détecteur de tension perfectionné, objet de la présente invention se distingue particulièrement par les caractéristiques suivantes et par leurs diverses combinaisons possibles: La partie moyenne de l'intérieur de la tête de détection est constituée d'un corps creux, de préférence cylindrique, à parois peu épaisses, ouvert vers le haut, rappelant la forme d'un gobelet. Le tube luminescent est placé près du fond de la cavité de ce corps creux et enrobé dans une résine souple transparente polymérisée en place. Le fond de la cavité est formé par une cloison transparente portant des reliefs à propriétés optiques, capables d'amplifier l'image de la zone lumineuse de ce tube. Cette cloison porte d'autre part à sa face inférieure un prolon- gement cylindrique creux, qui constitue le moyen d'assemblage de la tête sur le manche isolant. Ce prolongement est relié à la périphérie de la cloi- son transparente par des nervures de renfort inclinées, également transpa- rentes, dont le bord est taillé optiquement en vue de canaliser une partie de la lueur du tube et de la diffuser dans le champ de vision de l'utilisa- teur. La tête de détection est d'autre part renforcée mécaniquement par une entre- toise disposée à l'intérieur du corps creux. Cette entretoise présente de préférence une section en forme de croix délimitée par des parois verticales laissant entre elles des espaces assez larges dans lesquels peuvent être logés certains éléments fonctionnels. A titre d'exemple non limitatif, ces éléments peuvent être une diode et un condensateur produisant des oscilla- tions de relaxation. On peut également loger entre ces parois un générateur de tension piézo-électrique de contrôle. Le détecteur comporte encore une traverse horizontale en matériau isolant constituant un couvercle qui ferme vers le haut l'espace compris entre au moins deux des parois de l'entretoise. Cette traverse est caractérisée en ce qu'elle porte sur sa face supérieure une embase susceptible de coopérer avec l'antenne de contact et, sur sa face inférieure, des éléments consti- tuant un éclateur et des moyens de connexion. Une pièce conductrice telle qu'un rivet assure une liaison électrique entre l'antenne et un des éléments de l'éclateur. Selon encore une autre caractéristique de l'invention l'armature conduc- trice logée à l'intérieur du manche isolant est constituée d'un matériau à faible résistance mécanique et la liaison entre cette armature et le cir- 249l352 cuit du tube luminescent est assurée par une longue tige effilée en forme d'aiguille qui peut s'enfoncer dans le matériau de l'armature et établit le contact électrique avec ce dernier sans nécessiter aucune opération par- ticulière. Enfin, selon une autre caractéristique de l'invention, la tête du détec- teur de tension comprend une coiffe en matériau diélectrique opaque sus- ceptible d'être engagée par simple emboîtement sur l'ensemble formé par le corps creux, l'entretoise et sa traverse avec lequel elle s'assemble par collage. Cette coiffe présente extérieurement une paroi continue d'épais- seur suffisante pour résister à la perforation sous les tensions électri- ques auxquelles l'appareil est susceptible d'être soumis, elle porte à sa partie supérieure un orifice pour le passage de l'antenne ou palpeur de con- tact. Elle porte d'autre part des nervures intérieures disposées pour pren- dre appui sur la traverse et la maintenir appliquée contre l'entretoise. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention ressortiront de la description suivante faite en référence aux dessins annexés qui représen- tent, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation préféré de l'invention et dans lesquels: - la Fig. 1 représente une vue en coupe de la partie supérieure d'un détec- teur conforme à l'invention, montrant les extrémités recourbées du tube luminescent et munie d'un palpeur de contact. - la Fig. 2 représente une vue partielle en coupe de la partie supérieure d'un détecteur conforme à l'invention, munie d'une antenne de contact. - la Fig. 3 représente une vue en perspective du corps creux constituant l'intérieur de la tête d'un détecteur de tension conforme à l'invention. - la Fig. 4 représente une vue en perspective de l'entretoise destinée à renforcer intérieurement le corps creux représenté par la Fig. 3 - la Fig. 5 représenteune coupeen perspective de la traverse destinée à reposer sur l'entretoise représentée par la Fig. 4 - la Fig. 6 représente une vue en plan de l'ensemble formé par le corps creux, l'entretoise et la traverse représentées respectivement par les Fig. 3, 4 et 5. - la Fig. 7 représente une vue schématique des éléments fonctionnels d'un détecteur conforme à l'invention sous sa forme la plus simple. 2 49-.352 - la Fig. 8 représente une vue schématique des éléments fonctionnels d'un détecteur conforme à l'invention et comportant un générateur de tension piézo-électrique de contrôle. - la Fig. 9 représente une vue schématique des éléments fonctionnels d'un détecteur conforme à l'invention et comportant un circuit de relaxation et un générateur de tension piézo-électrique de contrôle. Conformément à l'invention, le détecteur comprend une tête de détection constituée par l'assemblage de quatre éléments structurels exécutés en matériaux diélectriques: un corps creux 1, une entretoise 2, une tra- verse 3 et une coiffe 4. Ces quatre éléments sont prévus de manière à pouvoir s'assembler les uns aux autres par simple emboîtement ou coulis- sement et être ensuite maintenus par collage. Cette tête de détection est assemblée à l'extrémité d'un manche isolant 5. Elle reçoit à sa par- tie supérieure un élément 6 permettant d'établir un contact électrique avec un conducteur dont on veut connaÂtre l'état de tension; cet élément 6 peut être soit un simple palpeur, soit une antenne plus ou moins lon- gue portant un palpeur à son sommet. Le corps creux 1 présente une partie supérieure 10 de préférence cylin- drique dont la paroi peu épaisse est ouverte vers le haut, fermée à sa base par une cloison horizontale 11 et prolongée vers le bas par une par- tie tubulaire 12 susceptible d'être assemblée avec le manche isolant 5. Le tube luminescent 13 est disposé au-dessus- de la cloison horizontale 11.Il présente de préférence la forme d'un anneau ouvert dont les extré- mités, renfermant les électrodes 13.1, 13.2 sont recourbées vers le haut perpendiculairement au plan de l'anneau. La cloison horizontale 11 est constituée d'une matière transparente portant des reliefs tels que 11.1, 11.2 qui épousent le contour du tube luminescent 13 et dont la section, par exemple lenticulaire ou prismatique est déterminée de manière à for- mer un système optique propre à amplifier l'image de la zone lumineuse du tube 13 et à en diriger le rayonnement vers le champ de vision de l'uti- 1isateur. La partie tubulaire 12 est renforcée mécaniquement par des nervures ra- diales intérieures telles que 12.1 et extérieures telles que 12.2; ces dernières, joignant l'élément tubulaire 12 aux bords de la cloison horizontale 11, sont exécutées en matière transparente, elles présentent une tranche inclinée taillée optiquement de telle sorte qu'elles sont ca- 249'i352 pables de canaliser une partie de la lueur émise par le tube 13 et de la diffuser vers le champ de vision de l'utilisateur. A sa base, la partie tubulaire 12 est obturée par un bouchon 12.3 prenant appui contre l'ex- trémité des nervures 12.1 et perçé d'un trou 14.1. D'autre part la cloi- son Il est perçée en son centre d'un autre trou 14.2 évasé vers le haut. Une longue tige métallique 15 effilée vers le bas en forme d'aiguille traverse les trous 14.1 et 14.2 en vue de relier électriquement le cir- cuit du tube luminescent 13 à l'armature conductrice 51 qui sera décrite plus loin. Une pièce en matériau élastique 16 est engagée sur la par- tie supérieure de la tige 15 et présente vers le bas une extrémité tronco- nique capable d'obturer l'évasement du trou 14.2. Un moyen d'arrêt tel qu'un frein élastique 17 permet d'autre part d'immobiliser ladite tige 15 par rapport au bouchon 12.3. Enfin, le bord supérieur de la paroi du cylindre 10 porte des échancrures telles que 18.1, 18.2 etc... dans lesquelles peut prendre appui l'entre- toise 2 décrite maintenant. L'entretoise 2, vue en plan comme dans la Fig. 6, dessine une croix à branches inégales susceptible de s'inscrire dans le cylindre 10. Cette croix est formée de deux cloi-sonsverticales parallèles 20, 21 et de quatre ailes, respectivement 22.1, 22.2, perpendiculaires à la cloison 20 et 23.1, 23.2 perpendiculaires à la cloison 21. Les extrémités inférieures des cloisons 20, 21 sont réunies par deux cloisons horizontales 24.1,-24.2. A leurs angles supérieurs, les cloisons 20, 21 et les ailes 22,23 portent chacune un petit tenon 25.1, 25.2, 25.3 etc... saillant vers l'extérieur, ces tenons sont susceptibles de s'encastrer dans les échancrures 18.1, 18.2 etc... La position de ces échancrures est telle que la branche de la croix délimitée par les cloisons 20, 21 se trouve décalée par rapport au diamè- tre du cylindre 10, afin de dégager l'espace nécessaire pour loger les ex- trémités recourbées verticalement du tube luminescent 13. La cloison verticale 21 présente des reliefs 26.1, 26.2 tournés vers l'in- térieur et entre lesquels peut être maintenue une carte 27 portant un cir- cuit imprimé. La traverse 3 est prévue pour fermer l'intervalle compris entre les bords supérieurs des cloisons 20, 21, à cet effet elle présente une paroi hori- zontale allongée 30 dont les extrémités, épousant la courbure du cylindre , sont susceptibles de s'encastrer dans les échancrures 18.1, 18.2. 249-';8s52 La face supérieure de la paroi 30 porte une embase tubulaire cylindrique 31 concentrique au cylindre 10 et présentant une ouverture latérale 31.1. Au centre de l'embase 31, la paroi 30 est traversée par un moyen d'assem- blage tel qu'un rivet métallique 32 qui réunit mécaniquement et électri- quement, d'une part sur la face supérieure une rondelle métallique 33 prolongée latéralement par une languette 33.1 passant dans l'ouverture 31.1, d'autre part sur la face inférieure une pièce métallique plane 34 repliée pour former deux faces verticales 34.1, 34.2 disposées perpendiculairement à l'axe de la traverse 3. Sur sa face inférieure, la paroi 30 forme deux petites cloisons verticales 35, 36 parallèles aux faces 34.1, 34.2 de la pièce 34 et perçées chacune d'une ouverture susceptible de recevoir un élément métallique tel qu'une tige filetée 37, 38 maintenue de part et d'autre de ladite cloison par deux écrous respectivement 37.1, 37.2 et 38.1, 38.2. L'ensemble formé par chaque cloison, sa tige filetée et ses deus écrous constitue un relais de liaison pour les conducteurs reliant entre eu) différents éléments fonctionnels du détecteur. En outre, en réglant convena- blement les tiges filetées 37, 38 par rapport aux faces métalliques 34.1, 34.2, il est possible de former des éclateurs 37.3, 38.3. La coiffe 4, exécutée dans un matériau opaque, comprend un corps cylindri- que vertical 40 que son diamètre intérieur permet d'emboîter par coulisse- ment sur le corps creux 1, surmonté d'une partie tronconique 41 renforcée mécaniquement par des nervures radiales intérieures telles que 41.1 et ex- térieures telles que 41.2. A son sommet, la partie tronconique 41 présen- te une face d'appui 42 traversée par une ouverture taraudée 43 concentri- que à la coiffe 4. Le manche 5 est formé d'un tube cylindrique en matériau isolant, dont la partie inférieure n'appelle pas de description particulière. Dans sa partie supérieure le diamètre de ce tube permet de l'emboîter sur la partie tubu- laire 12 du corps creux 1. Au-dessous de ce niveau, le tube renferme, sur une partie de sa longueur une armature conductrice 51 susceptible de coopérer capacitivement avec la terre. Selon l'invention, cette armature 51 est constituée d'un matériau tel qu'une matière plastique à structure cellulaire chargée de particules conductrices, suffisamment tendre pour pouvoir être perforée et pénétrée par la tige métallique effilée 15. L'élément de contact 6 peut être un simple palpeur 60, par exemple en forme de fourche, assemblé sur une embase 61 dont la partie inférieure 61.1 est filetée de manière à pouvoir s'assembler dans l'ouverture ta- 249'8352 raudée 43 de la coiffe 4. Au-dessus de cette partie filetée, l'emibase 61 présente un rebord 61.2 disposé de manière à pouvoir s'appliquer sur la face d'appui 42 et prolongé vers le haut par une partie tronconique 61.3. Une tige rectiligne verticale 62 fixée sous l'embase 61 sert de guide à un ressort hélicoîdal 63 prévu pour établir un contact électrique entre l'embase 61 et la rondelle 33, elle-même au contact du rivet 32. L'élément de contact 6 peut également être une antenne formée d'un tube cylindrique en matériau diélectrique 64 portant à son sommet un palpeur et à sa base une pièce de contact élastique 65. La liaison électrique entre le palpeur 60 et la pièce de contact 61 à l'intérieur du tube 64 est assurée soit par un simple conducteur, soit par des résistances de protection, qui n'appellent pas de description particulière. Dans sa par- tie inférieure le tube 64 est assemblé, de préférence par collage, dans un manchon 66, également en matériau diélectrique comportant une partie filetée 66.1 prévue pour s'assembler dans l'ouverture taraudée 43 de la coiffe 4. Au-dessus de cette partie filetée, le manchon 66 présente un rebord 66.2 disposé de manière à pouvoir s'appliquer sur la face d'appui 42. La position du manchon 66 sur le tube 64 est déterminée de telle sorte que, lorsque la partie filetée 66.1 est vissée dans l'ouverture 43 l'extrémité inférieure du tube 64 pénètre avec un très faible jeu dans l'embase tubulaire 31 de la traverse 3 et que la pièce élastique 65 est en contact électrique avec le rivet 32. Selon cette disposition, le tube 64 qui constitue l'antenne est solidement maintenu entre l'ouverture taraudée 43 et l'embase tubulaire 31 et peut de la sorte résister à des efforts de flexion importants. Considéré-sous l'angle fonctionnel, le détecteur peut être réduit à ses éléments strictement nécessaires à savoir un tube à décharge luminescente rélié en série avec un éclateur entre un élément de contact et une arma- ture conductrice. Cette combinaison est réalisée de la façon suivante Deux conducteurs 13.3, 13.4 reliés aux électrodes du tube luminescent 13 sont munis à leur extrémité libre d'une cosse de connexion. Une de ces cosses 13.5 est engagée sur la tige filetée 37 et serrée sous un écrou 37. 4. L'autre cosse 13.6 est engagée sur la tige filetée 38 et serrée sous un écrou 38.4 (deux minces encoches non représentées sont ménagées dans la cloison 20 pour le passage des conducteurs 13.3, 13.4). Une autre cosse 15.1 également serrée sous l'écrou 37.4 termine un conduc- 2499- 352 teur de liaison 15.2 dont l'autre extrémité est munie d'une pince de connexion 15.3 prévue pour être serrée sur la tête de la tige effilée 15 Dans le détecteur ainsi réalisé, lorsque l'élément de contact 6 est por- té au potentiel d'un conducteur sous tension alternative par rapport à la terre, de grandeur au moins égale au seuil de l'appareil, un faible courant circule à travers l'éclateur 38.3, le tube luminescent 13, la tige (et leurs connexions respectives) et se ferme à la terre par l'effet de capacité de l'armature 51. La lueur émise par le tube 13, observée à travers les reliefs optiques 11.1, 11.2 et les nervures transparentes 12.2 indique la présence de la tension. Toutefois, un des avantages du détecteur selon l'invention tient au fait que l'espace compris entre les cloisons verticales de l'entretoise 2 est agencé pour recevoir d'autres éléments fonctionnels propres à en amé- liorer le fonctionnement et à en étendre les possibilités. Un de ces éléments fonctionnels peut être un générateur piézo-électrique susceptible de délivrer une tension permettant de vérifier le bon fonction- nement de l'appareil. Ce générateur d'un modèle semblable à ceux utilisés dans certains briquets à gaz peut être logé entre les cloisons 22.1, 22.2 et actionné par un poussoir axial qui traverse la cloison horizontale 11 du corps creux 1 avec interposition d'un moyen d'étanchéité convenable. Selon le schéma Fig. 8, un conducteur de sortie 7.1 du générateur 7 est relié à la languette 33.1 de la rondelle 33. Le second conducteur de sortie 7.3 est terminé par une cosse 7.4 serrée sous l'écrou 37.4 qui la maintient en contact avec les cosses 13.5 et 15.1. Lorsque le géné- rateur 7 est actionné, la tension produite engendre un courant circulant à travers l'éclateur 38.3 et le tube luminescent 13 qui s'illumine, in- diquant que l'appareil est en état de fonctionner. Le second éclateur 37. 3 se trouve relié en parallèle entre les conducteurs de sortie 7.1, 7.3 du générateur 7. Sa fonction est d'écrêter les pointes de tension délivrées par ledit générateur. D'autres éléments fonctionnels peuvent être un condensateur 8 associé à un redresseur à diodes 8.1 en vue de produire des oscillations de relaxa- tion. Ces éléments sont de préférence assemblés et connectés sur la carte de circuit imprimé 27 logée dans l'espace compris entre les cloisons 20, 21 de l'entretoise 2. 249!352 1.0 La Fig. 9 représente schématiquement à titre d'exemple l'agencement d'un ensemble fonctionnel comprenant un circuit à diodes et condensateur et un générateur piézo-électrique. Sans entrer inutilement dans les détails on voit sur ce schéma que les bornes d'entrée a, b, du redresseur sont reliées en série entre l'élément de contact 6 et l'éclateur 38.3 d'une part, la tige 15 et l'armature conductrice 51 d'autre part. Les bornes de sortie c, d, du redresseur sont reliées en parallèle avec le conden- sateur 8 d'une part et les conducteurs 13.3, 13.4 de liaison du tube luminescent d'autre part. Enfin, le générateur piézo-électrique 7 est relié d'une part en série entre la languette 33.1 et la tige 15, d'au- tre part en parallèle avec l'éclateur 37.3 de façon semblable à ce qui a été décrit plus haut. Lorsque l'élément de contact 6 est porté à un potentiel alternatif suf- fisant, le courant qui s'établit comme indiqué précédemment circule entre les bornes d'entrée du redresseur 8.1. La tension continue délivrée en- tre les bornes de sortie dudit redresseur charge le condensateur 8 qui se décharge périodiquement dans le tube luminescent 13 en y engendrant une succession d'éclats lumineux. L'actionnement du générateur piézo- électrique 7 produit le même résultat et permet de vérifier l'état de fonctionnement de l'appareil. La simplification et l'économie de temps dues à la conception nouvelle du détecteur selon l'invention apparaissent clairement dans la description du processus d'assemblage ci-après: Dans une première phase, on procède à la mise en place et à la connexion des éléments fonctionnels logés entre les cloisons de l'entretoise 2 et rattachés à la traverse 3. L'indépendance de ces deux éléments et l'acces- sibilité latérale des espaces compris entre les cloisons de l'entretoise 2 permet d'effectuer aisément ces opérations. A la fin de cette première phase la traverse 3 est placée sur l'entretoise 2, le tube luminescent 13 est suspendu sous ladite entretoise par ses conducteurs de liaison 13.3 13.4 et la tige effilée 15 est reliée au circuit de détection par le con- ducteur 15.2. Cet ensemble est alors mis en place dans le cylindre 10 du corps creux 1 en faisant passer la tige 15 à travers les trous 14.1, 14.2 et en l'ar- rêtant avec le frein élastique 17. Le tube luminescent 13 prend place au fond du cylindre 10, l'entretoise 2 et la traverse 3 sont suspendus 249 -35; au-dessus du tube, par les tenons 25 engagés dans les échancrures 18, le trou 14.2 est obturé par la pièce 16. On procède alors au remplis- sage du fond du cylindre 10 avec une résine transparente à un niveau suffisant pour recouvrir entièrement le tube 13. Une plus grande quan- tité de résine peut avantageusement être mise en oeuvre de manière à pénétrer plus ou moins entre les cloisons de l'entreroise 2 et enrober une partie des éléments fonctionnels et des connexions qui y sont logés. Après polymérisation, cette résine constitue une masse souple qui pro- tège mécaniquement et isole électriquement les éléments qu'elle recouvre. On applique alors à l'intérieur de la coiffe 4 une petite quantité de colle et on y engage à fond l'ensemble précédemment obtenu. Par cette opération, la traverse 3 est amenée au contact des nervures internes 41.1 de la coiffe 4 et se trouve fermement maintenue entre celles-ci et les échancrures 18 du cylindre 10. Enfin, après avoir mis en place l'armature conductrice 51 dans le manche , on applique à l'intérieur de celui-ci une petite quantité de colle et on y engage la partie tubulaire 12 du corps creux 1. En même temps la tige effilée 15 s'enfonce dans le matériau tendre constituant l'arma- ture 51 avec lequel elle établit un contact électrique. Pour terminer l'élément de contact 6 est vissé dans l'ouverture tarau- dée 43 avec interposition d'un moyen d'étanchéité qui peut être une sim- ple résine adhésive dans le cas o la possibilité de démonter cet élément 6 n'est pas exigée. Après consolidation des collages, on obtient un ensemble très rigide, présentant une excellente résistance aux chocs et une complète étanchéi- té aux pénétrations d'eau. Du point de vue électrique, on peut remarquer qu'aucun conducteur ou pièce conductrice ne se trouve au contact des pa- * rois intérieures de la tête de-détection. Celle-ci présente donc un très bon comportement aux épreuves de tension de perforation. D'autre part, les longueurs respectives de la partie supérieure 41 de la coiffe 4, du manchon 66 de l'antenne de contact et de la partie tubulaire 12 du corps 1 peuvent être augmentées à volonté pour obtenir des lignes de fuite aussi longues que'nécessaire pour résister aux épreuves de tension de contournement. La description qui précède n'est donnée qu'à titre d'exemple de réalisa- tion de détecteurs conforme à l'invention. On ne sortirait évidemment 2494'852 pas du cadre de celle-ci en modifiant plus ou moins la forme des él&- ments structurels ou encore la nature ou la disposition des éléments fonctionnels. 249 8 52 REVENDICATIONS 1- Détecteur unipolaire de tensions alternatives industrielles, compor- tant une tête de détection munie d'un palpeur 6 (ou antenne) et assemblée à l'extrémité d'un manche isolant 5 tubulaire contenant une armature conductrice 51 coopérant capacitivement avec la terre, ladite tête renfermant un tube indicateur à décharge luminescente 13 et étant prolongée vers le bas par un moyen d'assemblage 12 avec le manche isolant 5, caractérisé en ce que ladite tête est constituée d'éléments structurels susceptibles de s'assembler par emboîtement ou coulissement et comprenant principalement: l - un corps creux 1, de préférence cylindrique ouvert vers le haut et dont le fond est une paroi transparente 11 façonnée optique- ment en vue d'orienter et de diffuser la lumière émise par le tube indicateur 13 placé à l'intérieur. 2 - au moins une entretoise 2 joignant au moins deux génératrices dudit corps creux 1 3 - une traverse 3 prenant place à la partie supérieure de l'entre- toise 2 4 - une coiffe opaque 4 ouverte vers le bas et présentant à sa par- tie supérieure un orifice de passage du palpeur - (ou antenne) agencé de telle sorte que la base dudit palpeur ou antenne peut prendre appui contre ladite traverse 3 2 - Détecteur de tension selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'entretoise 2 est formée d'au moins deux cloisons verticales 20-21 parallèles et en ce que la traverse 3 supporte un élément de contact électrique 33 susceptible de coopérer avec la base du palpeur ou an- tenne 6 3 - Détecteur de tension selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la traverse 3 est agencée pour recevoir au moins un éclateur 34.2/38 4 - Détecteur de tension selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'espace compris entre deux cloisons verticales 20.21 est agencé pour recevoir au moins un condensateur 8 et un élément re- dresseur 8.1. - Détecteur de tension selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'espace compris entre deux cloisons verticales 20-21 est agencé pour recevoir au moins un générateur de tension piézo-élec- trique 7 6 - Détecteur de tension selon la revendication 1, caractérisé en ce que la partie inférieure du corps creux 1 est remplie par une résine transparente souple. 7 - Détecteur de tension selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moyen d'assemblage 12 avec le manche isolant 5 est relié à la paroi du corps creux 1 par au moins deux nervures 12.1 en matériau transparent capables de canaliser et de diffuser une partie de la lumière émise par le tube indicateur. 8 - Détecteur de tension selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'armature conductrice 51 coopérant capacitivement avec la terre est formée d'un matériau à faible résistance mécanique et en ce qu'elle est reliée électriquement à l'intérieur de la tête par une tige effi- lée 15 disposée de manière à pénétrer dans ledit matériau lorsque le moyen d'assemblage 12 de la tête est ajusté sur le manche isolant 5.