La présente invention se rapporte à un chassies de -cabine pour machines de travail mobiles, comportant un chassies de sécurité constitué par deux étriers en U renversé, situés à distance l'un de l'autre dans le sens longitudinal de la machine et franchissant transversalement le poste du conducteur, ces étriers comportant des branches verticales rigidement reliées au cassis de la machine et une branche horizontale supportant la toiture. On connaît des chassies de cabine de ce type dans lesquels les différents éléments de la cabine sont reliés rigidement entre eux et avec le châssis de la machine en vue de réaliser une stabilité optimale. I1 s'est toutefois révélé que, avec cette liaison rigide, des bruits et des résonances extremement désagré~ ables se produisaient dans les cabines du conducteur par suite de la transmission des vibrations du moteur et dwautres secousses On a déjà proposé de réaliser la cabine sous la forme dtune unité autonome et de la suspendre à un châssis de sécurité au moyen d1 éléments élastiques.Si par ce moyen on réussit certes à éliminer le hruit, on obtient, toutefois, une construction relativement compliquée et lourde attendu que 11 ensemble de la cabine doit former une unité autoportante et n'offre que peu de possibilités d'adaptation. Ltobjet de l'invention est, par conséquent, un ohâssis- de cabine capable dtéliminer les bruits à l'intérieur-de celle-ct, tout en offrant de grandes possibilités d2adaptation -. Ce résultat est atteint selon ltinvention par le fait que la toiture et le plancher de la machine sont l'un et l'autre réalisés sous la forme d'une unité autonome et sont reliés au chtssis de sécurité ou au chassies de la machine au moyen d1éléments intermédiaires élastiques.Alors que le chassies de sécurité assure la stabilité nécessaire en cas de renversement pour garantir un espace de survie suffisant, la suspension élastique de la toiture et du plancher assure une parfaite insonorisation. Grace à cette séparation de la toiture et du plancher, on obtient, par ailleurs, llavantage que ces éléments peuvent etre conçus, en mtme temps que le châssis de sécurité, sous forme d'équipement de base sur lequel on peut ensuite rattacher les éléments de la cabine, comme les fenttres frontales et latérales, les portes etc.Comme le plancher se présente sous la forme d'une unité autonome, on peut, en outre, le réaliser sous la forme d'un élément préfabriqué et prêt à être monté déjà muni du siège du conducteur et d'autres éléments nécessairea, comme les éléments d'actionnement du véhi- cule, ces éléments pouvant, soit passer à travers le plancher et leur étanchéité assurée par des soufflets ou analogues, soit fixés directement et être reliées par des dispositifs de télécommande appropriés aux organes à actionner. La toiture est avantageusement réalisée sous la forme dtune cuvette rectangulaire, plate, monobloc, ouverte vers le bas et faisant, au moins vers 11 avant, saillie en dehors des étriers et dont le bord est tout d'abord recourbé vers le bas, puis redressé de façon à former une gouttière ouverte vers le haut et faisant tout le tour de la toiture. Cette cuvette non seulement peut entre fabriquée en une seule opération mass, grâce à son profilage, elle présente la rigidité suffisante, si bien qu'en cas dtun renversement elle peut assurer toute la protection voulue En même temps, la gouttière constitue un collecteur d'eau et offre, en outre, la possibilité de suspendre des revêtements de chassis latéraux, Selon une autre particularité de l'invention, dans le cas d'un cassis de cabine pour tracteur dus lequel le poste du conducteur se trouve essentiellement entre les ailes des roues arrière, le plancher et les ailes des roues arrière constituent une unité aueoportante( Une-telle llmité évite le montage d'un grand nombre de pièces détachées et l'oblige pas à réaliser les ailes séparément, à l'inverse du mode de construction actuel, dtoù la possibilité, en particulier, de fabriquer une unité préfabriquée entièrement équipée. Dans le cas d'un tel plancher unitaire, les branches verticales des étriers en U traversent librement, selon l'inventior, la ttle de recouvrement supérieure des ailes pour se recourber ensuite en direction de l'essieu de la roue arrière du tracteur. De cette façon, il est possible de préfabriquer les étriers sous forme d'éléments monoblocs et il suffit alors de veiller à ce que l'étanchéité des passages à travers les ailes soit assurée par des manchettes appropriées qui évitent un contact direct avec les étriers. On a donc beaucoup plus de liberté pour choisir la forme des ailes attendu qu'autrefois les étriers reposaient sur la face supérieure des ailes et que celles-ci devaient Autre renforcées pour assurer la transmission des forces dans l'essieu de la roue, arrière. GrAce au fait que les branches verticales des étriers traversent librement les ailes, il est possible de donner à cellesci la forme nécessaire pour, d'une part, assurer l'habitabilité optimale de la. cabine et, d'autre part, leur conférer les caractéristiques de déformation favorables en cas d'un renversement A cet égard, l'invention propose que les étriers, partant de la branche horizontale de la zone de la toiture, s'écartent vers l'extérieur et, à l'intérieur des ailes et au-dessus des roues arrière soisnt coudées d'abord horizontalement en direction de la face interne du poste de conducteur, puis vers le bas en direction de l'essieur de la roue arrière. Grâce à cet écartement dans la zone située au-dessus des roues arrière, on gagne un espace interne considérable tandis que le repli en forme de S vers le bas crée une zone de déformation qui, en cas de renversement, est en mesure, par sa déformation mamie, d'entraîner une transformation d'énergie. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la deseripr tion d'un mode de réalisation pris comme exemple, mais non limitatif, et illustré par le dessin annexé, sur lequel t - la figure 1 est une vue latérale dssun châssis de cabine, selon l'invention, pour tracteur; - la figure 2 est une vue du châssis de cabine suivant II-II de la figure 1, Le chassis de cabine selon l'invention est constitué par deux étriers 1 et 2 en forme de U par une toiture 3 ainsi que par un plancher 4.Les étriers 1 et 2 sont des étriers en forme de U dont la branche horizontale supérieure 5 supporte la toiture 3 et dont les branches verticales 6, dans la zone supérieure, vont en s'écartant jusqu'au-dessus des roues arrière 7 puis, au bout d'une pible intermédiaire horizontale 89 sont coudées vers le bas en formant des montants obliques 9 allant en direction de l'essieu iO de la roue arrere au niveau duquel elles sont soudées sur une plaque de montage 11 fixée à laide de boulons 12 et d'une contreplaque 13 sur l'essieu 10 de la roue arrière et, pour augmenter la rigidité de l'appui, les deux montants obliques 9 sont mainte- nus l'un par rapport à l'autre par un gousset iket, pour augmenter leur rigidité à la flexion, ils sont maintenus sur la plaque de montage il par 1 intermédiaire de tales supports triangulaires 15. Chaque étrier 1 et 2 constitue un élément monobloc dont la section verticale 6 travers une ouverture aménagée dans la tôle de recou- vrement 16 de l'aile, de sorte que la pièce intermédiaire 8 et les montants obliques 9 se trouvent à l'intérieur de l'aile, c'est-à- dire entre la roue arrière et la tôle latérale de l'aile. Le plancher 4 est composé dune tôle 18 recouvrant le carter d'engrenagres 17 ainsi que l'essieu 10 de la roue arrière et d'autres éléments et sur laquelle sont formées les ailes de la roue arrières constituant par ailleurs des éléments autonomes, si bien qu'il en résulte une unité autoportente. Le plancher repose, par l'intermédiaire de préférence six éléments en caoutchouc 19, d'une part, sur les étriers en U et, d'autre part, sur le carter dtengrenages 17. Sur le dessin, un élément en caoutchouc 19 se trouve sur chaque montent oblique 9, tandis que deux éléments en caoutchouc 19 sont prévus dans la zone avant de la plaque du plancher en vue d'assurer son support sur le carter dXengrenages 17.Le plancher préfabriqué peut être muni préalablement de tous les éléments nécessaires pour l'équipement interne d'une cabine et, en particulier, être pourvu d'un siège ainsi que des éléments de service non représentés. La toiture est constituée par une cuvette rectangulaire plate, monobloc, ouverte vers le-bas et faisant saillie en avant en dehors desétriers et dont le bord est d'abord recourbé vers le bas en 20, puis redressé de façon à former une gouttière 21 ouverte vers le haut et faisant tout le tour de ladite toiture. La fixation de la toiture sur les étriers 1 et 2 est également assurée au moyen d9dlémentÇ en caoutchouc 22 se trouvant dans la zone des coins supérieurs des étriers 1 et 2. Grkoe à cette réa lisation en forme de cuvette et le profilage spécifique du bord, on obtient une couverture relativement rigide, qui, gracie à la saillie quelle fait en avant de l'étrier avant 1 protège la face frontale du poste du conducteur et qui peut servir en outre, avantageusement de support pour des revêtements suspendus du ehAs6is de la cabine. Ces revOtements sont représentés uniquement par une ligne en traits mixtes 23 sur la figure 1. Sur la figure 2, on oeut voir une paroi latérale sur le côté droit. Oes revêtements peuvent autre des pibces rigides ou flexibles. Un pare-brise fait généralement partie de ces revêtements; REVENDICATIONS 1. Chassis de cabine pour machines de travail mobiles, comportant un châssies de sécurité constitué par deux étriers en forme de V renversé, situés à distance l'un de l'autre dans le sens longitudinal de la machine et franchissant transversalement le poste du condueteurt ces étriers comportant des branches verti- cales rigidement reliées au chEssis de la machine et une branche supérieure horizontale supportant la toiture, caractérisé par le fait que la toiture et le plancher de la machine sont réalisés ltun et l'autre sous la forme dtune unité autonome et sont reliés, au moyen d'éléments intermédiaires élastiques, au châssis de séeu- rité ou au chassies de la machine. 2. Cassis de cabine selon la revendication 1, caraetex risé par le fait que la toiture est réalisée sous la forme d'une cuvette rectangulaire, platet monobloc ouverte vers le bas et faisant, au moins à l'avant, saillie en dehors des étriers etdont le bord est tout d'abord recourbé vers le bas, puis redressé de façon à former une gouttière ouverte vers le haut et faisant tout le tour de la toitures 3. Chassies de cabine selon la revendication 1 ou 2, pour tracteur dans lequel le poste de conduite se trouve essenties- lement entre les ailes des roues arrière, caractérisé par le fait que le plancher et les ailes des roues arrière constituent une unité autoportante-. 4, Châssis de cabine selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les branches verticales des étriers en U traversier librement la t*le de recouvrement supérieure des ailes, puis sont coursées obliquement en direction de l'essieu de la roue arrière. 5.Chtssis de cabine selon la revendication 3 ou 4, earaeM térisé par le fait que les étriers en forme de U, partant de la branche horizontale supérieure, s'écartent vers l'extérieur, et à l'intérieur des ailes au-dessus des roues arrière sont coudées d'abord horizontalement en direction de la face interne du poste de conduite, puis vers le bas en direction de l'essieu de la roue arrière. 6. Châssis de cabine selon l'une quelconque des revendu eations 1 à 5, caractérisé par le fait que les étriers sont d'une seule pièce. 7. Châssis de cabine selon l'une quelconque des revendcations 1 à 6, caractérisé par le fait que chaque étrier supporte la toiture au moyen de deux eléments en caoutchouc qui se trouvent à chaque fois sur les côtés externes des angles supérieurs de li étrier. 8. Chtssis de cabine selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que le plancher est soutenu au moyen de six éléments de caoutchouc dont l'un se trouve sur chacun des montants obliques situés à l'intérieur des ailes et deux sur le carter d'engrenages du tracteur.