La présente invention concerne les pinces chirurgicales du type permettant de pratiquer des électrocoagulations, et, simultanément, susceptibles d'être employées comme pinces à biopsie. De telles pinces sont actuellement utilisées de façon courante, pour la pratique de petites interventions tubaires, en particulier des biopsies ou des électrocoagulations de trompe, effectuees sous contrôle coélioscopique. L'appareilLage actuellement utilisé pour effectuer de telles interventions, que ce -soit par une voie unique, en passant la pince directement dans la gaine du ocelioscope, ou par une deuxième voie, en passant la pince dans une gaine différente de celle du coélioscopee présente l'inconvénient de laisser subsister un risque d'accident, dont les conséquences peuvent être dramatiques pour le patient subissant l'intervention. En effet, les pinces actuellement utilisées, en combinaison avec des gaines métalliques leur servant d'introducteur, sont elles-mômes métalliques, et comprennent une poignée composée de deux branches mobiles l'une par rapport à l'autre, l'une des branches étant solidaire d'un tube cylindrique, et 11autre étant articulée a' une extra' mite d'une tige# de commande, disposée dans le tube, et dont l'autre extrémité est reliée à un dispositif d'articulation, commandant l'ouverture et la fermeture de deux mors mobiles, articulés sur le tube cylindrique.Le dispositif d'articulation est réalisé au moyen de compas, dont un bras est solidaire de l'un des mors et dont l'autre estarticulé sur la tige de commande, de sorte que les déplacements de la tige dans le tube provoquent, soit l'ouverture, soit la fermeture des compas, ce qui correspond respectivement a' la fermeture et à l'ouverture des mors, les tettes des compas pouvant déborder du tube par des lumières longitudinales pratiquées à son extrémité. De ce fait, la pince ne peut recevoir de revêtement électriquement isolant sur toute sa surface latérale externe. En conséquence, dans certaines positions, la pince, protégée sur la plus grande partie de sa longueur, se trouve cependant en contact par une partie métallique avec la gaine, elle-même métallique, lui servant d'introducteur, de sorte que lors de l'électrocoagulation, le courant à haute fréquence, appliqué s la pince par une électrode, est transmis à la gaine et brûle tout ce que celleci touche, sur toute sa longueur, par exemple, une anse intestinale ou la paroi abdominale. De même, lorsque l'extrémité de la pince portant les mors n'est pas assez éloignée de l'extrémité de la gaine traversée par la pince, le dos des mors peut venir en contact avec la gaine, à l'ouverture de la pince, ce qui présente les mêmes inconvénients que précédemment. Pour remédier à ce grave inconvénient, il a déjà été proposé d'utiliser, avec une pince de type connu, une gaine recouverte d'une protection électriquement isolante. Cette solution, outre qu'elle n'est pas en elle-même suffisante, puisqu'elle peut conduire à ltélectrocoagulation des tissus en contact avec le dos des mors, qui sont donc hors de la région visée, introduit un autre inconvénient, à savoir l'augmentation du diamètre externe d'une gaine revêtue d'isolant électrique, pour une pince dont le corps est d'un diamètre donné. La pince faisant l'objet de la présente invention permet d'éviter ces inconvénients, et de pratiquer toute électrocoagulation dans des conditions de parfaite sécurité pour le patient. La pince à électrocoagulation selon l'invention se caractérise en ce que le dispositif d'articulation, commandant l'ouverture et la fermeture d'au moins un mors articulé sur le corps de la pince, est constitué de moyens ne débordant pas du corps de la pince, et en ce qu'au moins toute la surface latérale externe du corps et des mors de la pince est recouverte d'une protection électriquement isolante. Selon une première forme de réalisation, la pince selon l'invention se caractérise, en outre, en ce qu'elle comprend deux mors mobiles, directement articulés sur l'extrémité correspondante de la tige, les deux mors mobiles étant sollicités en position d'ouverture par un organe élastique disposé entre les mors, et rappelés en position de fermeture par l'extrémité correspondante du corps. Selon une seconde forme particulière de réalisation, la pince selon l'invention se caractérise en ce qu'elle comprend un mors mobile, articulé sur le corps, et muni d'un bras lui-même articulé sur l'extrémité correspondante de la tige, tandis que le tube se prolonge d'un mors fixe, coopérant avec le mors mobile. Enfin, la pince selon l'invention peut comprendre des moyens élastiques, tels qu'un ressort, reliant les deux branches de la poignée de sorte que ces dernières sont constamment rappelées dans une position de repos correspondant à la position fermée de la pince. D'autres avantages et caractéristiques ressortiront de la description donnée ci-après, en regard des figures annexées ou - les figures 1 et 2 représentent, respectivement, en partie en coupe longitudinale, une pince d'un type connu dans sa configuration mors fermés et mors ouverts, disposée à l'intérieur d'une gaine lui servant d'introducteur, - les figures 3 et 4 représentent, également selon une coupe longitudinale partielle, un exemple de pince selon l'invention, comportant deux mors mobiles, représentée respectivement en configuration mors ouverts et mors fermés, la pince étant munie d'un premier type de poignée, - les figures 5 et 6 représentent, selon la môme coupe que précédemment, un second exemple de pince selon l'invention, comportant un seul mors mobile, et représentée respectivement en configuration mors ouvert et mors fermé, la pince étant équipée d'un second type de poignée. En référence aux figures 1 et 2, une pince à électrocoagulation 1 de type connu, susceptible de faire également office de pince à biopsie, comporte une poignée composée de deux branches 2 et 3, munies de passages pour les doigts de l'opérateur, la branche 2 étant solidaire d'un corps de pince 4 essentiellement tonstitué sous la forme d'un tube cylindrique allongé 5, et la branche 3 étant montée sur le corps 4, pivotante par rapport à la branche 2. Par une biellette 6, articulée, d'une part, sur la branche 3 et, d'autre part, sur une tige de commande 7, disposée dans le tube 5, les mouvements de rotation de la branche 3 par rapport à la branche 2 sont transmis à la tige de commande 7, qui se déplåce axialement dans le tube 5.La tige 7 est, d'autre -part, articulée en 8 sur l'un des bras de chacun des deux compas 9 et 10, dont l'autre bras se-prolonge sous la forme d'un mors mobile il ou 12, les mors il et 12 étant articulés en 13 sur le tube 5. De la sorte, les déplacements axiaux de la tige 7 commandent l'ouverture et la fermeture des compas 9 et 10, dont les bras se déplacent dans les lumières 14 et 15, ménagées à l'extrémité du tube 5, de sorte que les têtes de compas 16 et 17 peuvent déborder du profil du tube 5. Du fait de l'existence des lumières 14 et 15, nécessaires au fonctionnement du dispositif d'articulation, le revêtement électriquement isolant 18 dont le tube 5 est muni, ne peut recouvrir l'extrémité métallique du tube 5 portant les mors il et 12, qui peut venir en contact avec la gaine métallique 19, servant d'introducteur à la pince 1, dans certaines positions de cette pince 1 par rapport à la gaine 19. De même, le dos des mors il et 12 est susceptible de venir en contact avec la gaine 19, lorsque les mors il et 12 sont ouverts alors que l'extrémité du tube 5 ne ressort pas suffisamment de la-gaine 19. Dans ces conditions, lors de l'électrocoagulation, le courant appliqué à la pince 1 par ltélec- trode 20 est transmis à la gaine 19 sur toute sa longueur, et brûle toutes les parties du corps du patient avec lesquelles la gaine 19 est en contact. En référence aux figures 3 et 4, un premier exemple de pince à électrocoagulation 31 selon l'invention comprend, de façon analogue aux pinces connues, une poignée à deux branches 32 et 33, munies de passages, pour les doigts de l'opérateur, dans une partie des branches recouverte d'une protection électriquement isolante, la branche 32 étant solidaire du corps de pince 34, comprenant le tube allongé 35, et la branche 33 étant montée sur le corps 34 pivotante par rapport àla branche 32. La biellette 36, arti- culée, d'une part, sur la branche 33 et, d'autre part, sur la tige de commande 37, disposée dans le tube 35, transforme les mouvements de rotation de la branche 33 en déplacements axiaux de la tige 37.La tige 37 est articulée en 38 par son autre extrémité sur deux mors 41 et 42, qui sont constamment articulés en position d'ouverture par une lame élastique 39, solidaire de chacun des mors par une de ses extrémités, et faisant office de ressort, les mors 41 et 42 étant, par ailleurs, rappelés en position de fermeture par l'extrémité 40 du tube 35. Un ressort 43 assure, d'autre part, la fermeture de l'angle des branches 32 et 33, ce qui correspond a' un retrait des mors 41 et 42 dans le tube 35 et donc à la fermeture des mors 41 et 42 sous l'effet de l'extrémité 40. Le ressort 43 assure donc dans sa position de repos un maintien de la pince 31 en position fermée (figure 4). Le dispositif d'articulation des mors est ainsi conçu, qu'à partir de la bague 44, elle-même électriquement isolante, et limitant l'introduction de la pince 31 dans la gaine (non représentée), toute la surface latérale externe du tube 35 et des mors 41 et 42 est recouverte d'une protection électriquement isolante 45, 46 et 47, réalisée, par exemple, de façon connue au moyen de matières plastiques. Toute possibilité de passage, entre pince et gaine, du courant alimentant la pince 31 par l'élec- trode 50, est ainsi supprimée et seuls les tissus pincés entre les mors 41 et 42 sont coagulés. Un second exemple de pince à coagulation selon l'invention sera maintenant décrit, en référence aux figures 5 et 6. La poignée de la pince 61 est du type "pince å sucre", et comprend deux branches 62 et 63 recouvertes d'une protection électriqtement isolante, la branche 62 étant solidaire du corps de pince 64, se prolongeant par un tube 65, tandis que la branche 63 est articulée en 66 à l'extrémité d'une tige 67, dont l'autre extrémité est articulée en 68 sur un mors mobile 72, lui-même articulé en 69 sur le tube 65. Le second mors 71 de la pince est fixe et se trouve dans le prolongement du tube 65. Les rapprochements ou éloignements des deux branches 62 et 63 de la poignée commandent donc l'ouverture ou la fermeture du mors mobile 72 sur le mors fixe 71. Un ressort 73 assure l'écartement constant des branches 62 et 63, et permet le maintien de la pince en position fermée, qui est sa position de repos (figure 6). Comme précédemment, une bague 74, en matériau électriquement isolant, limite l'introduction de la pince 61 dans la gaine (non représentée), et toute la surface latérale externe, tant du tube 65 que des mors fixe 71 et mobile 72, reçoit une protection électriquement isolante 75 et 76. Le courant, que la pince reçoit par l'électrode 80, ne peut être transmis à la gaine et les seuls tissus pincés entre les mors 71 et 72 sont susceptibles d'être coagulés. L'objet de la présente invention n'est pas limité aux deux exemples particuliers de réalisation qui viennent d'être décrits. Il est bien évident que, font également partie de l'invention, les pinces à électrocoagulation, que l'on obtiendrait en combinant les différents modèles de poignées définis ci-dessus, ou d'autres équivalents sur le plan de la fonction, avec les différents dispositifs d'articulation des mors venant d'être décrits, ou d'autres comprenant, par exemple, une crémaillère en bout de la tige de commande, coopérant avec au moins un secteur denté entraî- nant au moins un mors en rotation. De plus, si les pinces selon l'invention sont plus particulièrement conçues pour convenir a la pratique dtinterventions sous controle coélioscopique, elles ne sont cependant pas limitées a' cet usage, et peuvent également être employées lors d'interventions sous contrôle laparoscopique, ou de façon plus générale, endoscopique. REVENDICATIONS 1/ Pince à électrocoagulation, susceptible d'être simultanément employée comme pince à biopsie, du type comprenant une poignée à deux branches mobiles l'une par rapport à l'autre, dont l'une est solidaire d'un corps de pince, de forme générale cylivhdrique, et dont l'autre, en contact électrique avec une électrode, est liée à une tige, disposée dans le corps et reliée à un dispositif d'articulation commandant l'ouverture ou la fermeture d'au moins un mors mobile par rapport au corps, caractérisée en ce que le dispositif d'articulation est constitué de moyens ne débordant pas du corps de la pince, quelle que soit la position des mors, et en ce qu'au moins toute la surface latérale externe tant de la partie du corps susceptible de pénétrer dans une gaine, que des mors, est recouverte d'une protection électriquement isolante. 2/ Pince selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend deux mors mobiles, directement articulés sur l'extrémité correspondante de la tige, les deux mors mobiles étant sollicités en position d'ouverture par un organe élastique disposé entre les mors, et rappelés en position de fermeture par l'extrémité correspondante du corps. 3/ Pince selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend un mors mobile, articulé sur le corps, et muni d'un bras lui-même articulé sur l'extrémité correspondante de la tige, tandis que le tube se prolonge d'un mors fixe, coopérant avec le mors mobile. 4/ Pince selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens élastiques, tels qu'un ressort, reliant les deux branches de la poignée de sorte que ces dernières sont constamment rappelées dans une position de repos correspondant à la position fermée de la pince.