L'invention a trait en général aux presses à balles du type utilisé en agriculture, et plus particulièrement à un dispositif appelé "griffe à fourrage", conçu pour équiper le caisson de la presse dans lequel se forment les balles. Dans une presse agricole pour balles de fourrage il est courant de prévoir des griffes à fourrage qui servent à maintenir le fourrage, la paille ou autre produit récolté refoulé vers l'arrière par un plongeur de formation des balles, afin d'empêcher la matière récoltée de se déployer vers l'avant lors du rappel du plongeur. Ces griffes sont utiles pendant la formation de la balle, mais elles jouent un rôle particulièrement important lorsque la balle a été terminée et que les aiguilles portant la ficelle lieuse, ou autre moyen prévu pour lier la balle, doivent être envoyés à travers le caisson de l'appareil. En retardant l'expansion vers l'avant de la matière récoltée, les griffes précitées contribuent à dégager les trajectoires que doivent parcourir les aiguilles du mécanisme lieur. Différents types de griffes à fourrage ont été utilisés jusqu'à présent avec des succès variables. On a prévu par exemple des griffes fixes qui comportent des arêtes de maintien qui font saillie à l'intérieur du caisson de formation des balles en un point correspondant sensiblement à la position la plus reculée du plongeur. Ces griffes à fourrage sont aussi fréquemment disposées près des c8tés latéraux de fentes pratiquées dans les parois du caisson de formation des balles et à travers lesquelles les aiguilles sont envoyées pendant l'opération de liage de la balle.Or, soit la hauteur des griffes fixes est réduite et ces griffes sont par conséquent relativement inefficaces, soit cette hauteur est trop importante, ce qui rend les griffesplus efficaces mais fait qu'elles ont tendance à sectionner la matière récoltée pendant l'opération de formation des balles, ce qui se traduit par des pertes de matière et constitue par conséquent un sérieux inconvénient. I1 ne faut pas confondre les griffes à fourrage avec les organes destinés à rainurer les balles. En effet, ces organes sont con çus pour former des gorges dans la surface des balles afin d 'y loger ensuite l'élément lieur, ficelle ou autre. Cela a pour but d'une part de conférer une certaine stabilité à la balle, et d'autre part de diminuer le risque de détériorer et/ou sectionner ledit élément lieur au cours de manipulations ultérieures par des machines ou appareils de manipulation des balles, tels que fourragères et élévateurs. Ces organes pour rainurer les balles font également saillie à l'intérieur du caisson à balles à partir des parois de celuici mais toutefois, contrairement aux griffes à fourrage, ils présentent des arêtes arrières situées plus en arrière dans le caisson à balles.Celà signifie que la face antérieure de la balle, au cours de la formation de celle-ci, par le plongeur, n'est pas maintenue en retrait par lesdites arêtes arrière, A l'inverse, les organes à rainurer les balles maintiennent la matière récoltée pendant que la ficelle lieuse ou autre moyen prévu pour lier la balle passe autour de celle-ci et que l'on forme un noeud dans la ligature correspondante, ce qui place la ficelle ou autre lien à l'intérieur de la surface extérieure de la balle. D'autres griffes à fourrage connues font saillie à travers des fentes pratiquées dans la paroi du caisson à balles et sont soumises à la sollicitation de ressorts, afin qu'elles se déplacent vers l'extérieur par rapport au caisson lorsqu'elles sont attaquées par la matière récoltée propulsée par le plongeur de la presse à balle, pour ensuite se déplacer vers l'intérieur après que ce plongeur a poussé la paille ou autre matière récoltée au-delà des griffes. De même, les griffes à fourrage montées élastiquement sont généralement espacées latéralement et légèrement en arrière par rapport aux fentes du caisson à balles que traversent les aiguilles, alors que chaque griffe opère dans sa propre fente dudit caisson. Souvent, il est prévu une griffe à fourrage pour chaque aiguille, et attendu qu'une griffe donnée est placée sur un côté de l'aiguille y associée, elle n'assure la protection de celle-ci que de cecôté. Autre coté de l'aiguille est ainsi exposé à l'interférence que peut produire ltexpansionXde la-matière récoltée et comprimée. On peut éventuellement prévoir des griffes complémentaires pour assurer une meilleure protection des aiguilles, mais une telle solution est indésirable non seulement en raison des frais supplémentaires - que représente non seulement l'adjonction de ces griffes, mais aussi la réalisation de fentes complémentaires à ménager dans le caisson à balles où les griffes doivent pouvoir fonctionner. En outre, ces fentes complémentaires diminuent la résistance du caisson à balles et aussi la sécurité vis-à-vis des fuites de matière récoltée qu'el- les autorisent pendant la formation des balles. Par ailleurs, bien que les griffes à fourrage montées élastiquement constituent un perfectionnement important par rapport aux griffes fixes décrites plus haut, elles fonctionnent parfois d'une manière qui n'est pas totalement satisfaisante. On a pu constater par l'expérience pratique que, dans certains cas, les griffes mobiles à fourrage n'atteignent pas assez rapidement leur position la plus saillante à l'intérieur du caisson, avec parfois comme conséquence le fait que ces griffes ne parviennent pas à empêcher la matière récoltée et comprimée de subir une expansion vers l'arrière pendant la course de rappel du plongeur. Cela a été constaté même quand la profondeur de pénétration des griffes à fourrage dans le caisson à balles semble suffisante, du moins théoriquement.D'autre part, les griffes mobiles à fourrage ne détériorent pas la récolte par un effet de coupe lors de la compression de cette récolte. Suivant la présente invention, une presse à balles du type utilisé en agriculture comprend un caisson de formation des balles, destiné à recevoir la matière récoltée, un plongeur ou piston pouvant effectuer des mouvements de va-et-vient dans ce caisson pour y comprimer la matière récoltée, au moins une griffe à fourrage montée dans le caisson et située sur le trajet du plongeur, le fonctionnement de cette griffe ayant pour r81e de maintenir la matière récoltée et comprimée, afin de l'empêcher de se dilater pendant le mouvement de retour ou de rappel du plongeur, la ou chacune des griffes comportant chacune une' partie fixe et une partie mobile associée à la partie fixe, cette partie mobile ayant une position normale dans laquelle elle fait saillie à l'intérieur du caisson au-delà de ladite partie fixe, eut pouvant se rétracter vers l'ex- térieur du caisson lorsque la matière récoltée franchit cette griffe sous la poussée du plongeur. De préférence, on dispose deux griffes à fourrage sur chacune des parois supérieure et inférieure du caisson à balles. Chaque griffe à fourrage est associée à une ouverture prévue dans la paroi correspondante du caisson, les parties fixes des griffes à fourrage comportant des éléments de griffes fixés aux faces internes du caisson à balles, de part et d'autre de ces ouvertures. Ces éléments de griffes forment des angles aigus avec les parois du caisson à balles auxquelles ils sont fixés, et présentent des extrémités destinées à porter contre la récolte et qui sont orientées dans le sens de la course de compression du plongeur. Il est également préférable que les parties mobiles des griffes à fourrage s'articulent sur des consoles prévues sur les côtés externes du caisson à balles et pénètrent dans ce caisson à travers lesdites ouvertures. Des ressorts peuvent être agencés entre le caisson à balles et des bras solidaires des parties mobiles correspondantes des griffes à fourrage afin de solliciter élastiquement celles-ci vers leur position normale de retenue de la récolte, position dans laquelle ces parties mobiles portent contre des butées. Ces mêmes parties mobiles des griffes comportent des extrémités d'attaque de la récolte qui sont orientées dans le sens de la course de compression du plongeur et qui, lorsque ces parties mobiles se trouvent dans leur position normale, sont sensiblement alignées avec les extrémités d'attaque de la récolte des parties fixes desdites griffes et pénètrent davantage dans le caisson à balle que ces parties fixes. Les extrémités d'attaque de la récolte des parties tant fixes que mobiles des griffes à fourrage sont placées en substance en fin de course de compression du plongeur. les parties mobiles des griffes fourrage peuvent comporter des éléments de forme allongée, espacés latéralement, pouvant être attaqués par la récolte, avec à leur extrémité des prolongements destinés à porter contre la récolte, ces éléments étant accouplés deux par deux, à une extrémité, par des organes d'accouplement ou pièces traversières. les prolongements de chaque jeu de deux éléments sont disposés face à face et, conjointement aux organes d'accouplement ou pièces traversières précités, et aux éléments y associés, définissent entre eux des ouvertures pour le passage des aiguilles d'un mécanisme lieur de balles, qui doivent passer à travers ces ouvertures.Les éléments mobiles des griffes à fourrage forment un angle aigu par rapport aux éléments fixes de ces griffes lorsque les premiers sont en position normale, et ils peuvent pivoter vers l'extérieur par rapport au caisson à balles sous l'effet de l'attaque de ces éléments par la matière récoltée qui avance le long de ceux-ci sous la poussée du plongeur. les éléments mobiles des griffes à fourrage peuvent se déplacer à proximité immédiate et à l'intérieur des paires correspondantes d'éléments fixes de ces griffes à fourrage. On décrira maintenant plus en détail et à titre d'exemple non limitatif une presse à balles agricole réalisée conformément à la présente invention, en se référant au dessin annexé, sur lequel: la figure 1 est une vue en perspective de la presse à balles; la figure 2 est une coupe verticale longitudinale partielle faite à travers le caisson à balles de la machine représentée figure 1; la figure 3 est une vue en plan de l'ensemble représenté figure 2, une partie du dessus du caisson à balles étant représentée en arrachement afin de mieux montrer le mode de construction du plongeur; la figure 4 est une vue analogue à la figure 2 mais montrant le plongeur de la presse à balles alors qu'il pousse la matière récoltée vers l'arrière;; la figure 5 est une vue analogue à la figure 4, montrant le plongeur de la presse à balles dans sa position d'extension ma ximale; la figure 6 est une vue partielle en élévation latérale montrant à une échelle agrandie une griffe à fourrage de la presse à balles, et la figure 7 est une vue en plan de la partie représentée figure 6. Dans la description qui suit, les expressions telles que "droite", "gauche'l, "avant" et "arrière" s'entendent pour un observateur placé derrière-la presse à balles et regardant dans le sens normal de marche de celle-ci. De même, dans la description, il est bien entendu que des expressions telles que : "avant", "arrière", "gauche", "droite", "vers le haut" sont utilisées pour plus de commodité mais ne doivent pas être prises dans un sens limitatif. Si l'on se réfère maintenant au dessin, et plus particulièrement à la figure 1, on voit que la presse à balles, désignée dans son ensemble par le chiffre de référence 1, comprend un timon 2 orienté vers l'avant de la machine et muni d'un dispositif d'attelage pour permettre son remorquage à l'aide d'un tracteur (non représenté), un caisson à balles 3 orienté d'avant en arrière et muni à son extrémité avant d'un volant d'inertie 4 monté en rotation, une chambre d'alimentation 5 disposée transversalement près du c8té droit du caisson 3 et dans laquelle est monté un mécanisme alimenteur 6 destiné à transférer la matière récoltée vers l'intérieure du caisson 3 à travers une ouverture d'entrée 7, ainsi qu'un pick-up ou dispositif rotatif de ramassage 8 monté sur la presse à balles 1 en avant et au-dessous de la chambre d'alimentation 5 et propre à ramasser la matière agricole qui se trouve au sol pour la diriger vers le mécanisme alimenteur 5. le caisson à balles 3 a une forme allongée et une section rectangulaire, et comprend une paroi supérieure 9, un plancher 10 et des parois latérales 11 et 12. Traditionnellement, le caisson de formation des balles est orienté d'avant en arrière par rapport au sens de déplacement de la presse à balles, et comporte par conséquent une extrémité avant et une extrémité arrière. L'ouverture d'entrée 7 est pratiquée dans la paroi latérale Il entre les extrémités du caisson. Un plongeur 15 pouvant être animé d'un mouvement de va-etvient est monté dans le caisson à balles 3 et peut se déplacer entre la position que montre la figure 2, près de l'extrémité avant du caisson, et la position que montre la figure 5, près de l'ex- trémité arrière, et inversement. Ce plongeur 15 est actionné grâce à une bielle 16 qui s'articule sur le plongeur 15 par l'intermédiai re d'un arbre transversal 17, I'entraînement étant assuré à partir d'un moyen moteur approprié (non représenté). La face detravail 18 du plongeur est pourvue de pattes 19 qui font saillie vers l'avant et aussi de gorges ou fentes 20 qui ressortent notamment de la figure 3. le coté du plongeur proche de la paroi latérale 11 est muni d'un couteau 21 qui sert à sectionner la matière récoltée qui est introduite dans le caisson, par rapport à la matière qui reste à l'extérieur de la paroi 11. le plongeur 15 pousse vers l'arrière la matière récoltée qui se trouve dans le caisson 3. Plusieurs "tampons" de matière récoltée sont nécessaires pour former une balle complète. A mesure que chaque balle est formée, elle est déplacée vers l'arrière contre un moyen lieur 22, par exemple une ficelle-lieuse ou un fil métallique, disposé en travers du caisson à balles entre la paroi supérieure 9 et le plancher 10. le mouvement de la balle contre le moyen lieur a pour effet de tendre ce dernier autour de l'extré- mité arrière et du dessus et dessous de la balle formée.Pour faire passer le moyen lieur autour de l'extrémité avant de la balle terminée, il est prévu des dispositifs à aiguilles 23 qui comprennent effectivement des aiguilles 24 que l'on peut envoyer à l'intérieur du caisson 3. le nombre d'aiguilles utilisées correspond au nombre de brins que lton doit passer autour de chaque balle. Dans le mode de réalisation que montre la figure 3, deux aiguilles 24 ont prévues et chaque aiguille est portée par un étrier 25 qui entoure les côtés 11, 12 du caisson à balles sur lequel cet étrier 25 est monté pivotant grâce à destourillons 26. l'extrémité arrière 27 de chaque aiguille est solidaire de la partie transversale 28 de l'étrier 25.Chaque aiguille comporte une extrémité libre 29 munie d'un galet 30 destiné à agir sur le moyen lieur 22 afin de l'en voyer autour de la balle, ainsi qu'il ressort au mieux de la figure 5. La paroi supérieure 9 présente deux ouvertures ou fentes 31 espacées latéralement entre elles et orientées d'avant en arrière. le plancher 10 du caisson comporte également des ouvertures 31 de mêmes dimensions que, et situées en regard de, celles prévues dans la paroi supérieure 9. Lorsque ces aiguilles 24, normalement dans la position représentée figure 4, sont propulsées jusqu'à la position indiquée en traits pleins figure 5, elles traversent les ouvertures pratiquées dans le plancher 10 du caisson, puis l'espace intérieur de ce caisson et enfin les fentes 31 de la paroi supérieure 9, en empruntant pour cela les gorges 20 formées dans la face 18 du plongeur 15. lorsqu'elles sont ainsi lancées, les aiguilles 24 se. trouvent en avant de la balle B contenue dans le caisson, ainsi'il ressort du dessin. Pour empecher les "tampons" distincts de matière récoltée de se dilater vers l'avant chaque fois que le plongeur est rappelé en arrière, il est prévu des dispositifs à griffes de maintien ou de retenue 33, réalisés conformément à l'invention. Ces dispositifs à griffes 33 sont montés sur le caisson à balles 3 et comprennent quatre griffes à fourrage, à raison d'une griffe pour chacune des ouvertures 31 pratiquées dans la paroi supérieure et d'une griffe pour chacune des ouvertures 31 prévues dans le plancher 10-du caisson. Toutes ces griffes à fourrage ont la mQme construction et, par conséquent, une seule sera décrite en détail ci-après. Des organes 35 destinés à former des rainures ou gorges dans les balles sont prévus le long des bords latéraux longitudinaux opposés des-ouvertures 31. Ces organes à rainurer 35, de forme allongée, sont orientés d'avant en arrière et prennent naissance en un point situé sensiblement en avant des ouvertures 31 jusqu'à un point situé sensiblement en arrière de celles-ci. les organes à rainurer 35 présentent des bords antérieurs 36 inclinés afin de faciliter le franchissement de ces bords avant par la matière récoltée, sans risque de sectionner les tiges de celle-ci. La hauteur des organes à rainurer les balles 35 est comprise de préférence entre 2 et 3 cms. les griffes à fourrage 33 coopèrent avec ces organes à rainurer les balles 35 et comportent des parties fixes 37 et des parties mobiles 38. Les parties fixes 37 se composent d'éléments 41 et 42 orientés vers l'intérieur du caisson à balles 3, à partir des organes à rainurer les balles 35, et qui prennent naissance aux bords latéraux opposés des ouvertures 31. les éléments 41 et 42 sont donc placés entre les extrémités opposées des nervures à rainurer les balles et ont une forme sensiblement triangulaire, avec un bord allongé et incliné 39 dirigé vers l'arrière et vers le bas. les bords 39 ne forment qu'un angle réduit par rapport aux parois supérieure et inférieure 9 et 10 du caisson.A leur extrémité arrière, ces éléments 41 et 42 présentent chacun un bord fortement incliné 40, destiné à être attaqué par la récolte et qui est tourné vers l'arrière, en substance transversalement par rapport à la direction dans laquelle progresse la matière récoltée dans le caisson. La hauteur maximale des parties fixes 37 des griffes à fourrage se situe de préférence entre 2 et 3 cms. Des butées 43 sont soudées ou fixées de toute autre façon adéquate à l'intérieur du caisson à balles 3, en général à l'ex- trémité avant des éléments fixes adjacents 41 et 42 de chaque partie fixe 37 des griffes. Ces butées 43 relient entre elles les extrémités avant des ouvertures 31 correspondantes à l'intérieur du caisson à balles 3. En outre, chaque partie mobile 38 des griffes à fourrage comprend deux éléments ou bras allongés 44 et 45, destinés à être attaqués par la matière récoltée et qui sont espacés entre eux tout en étant montés pivotants, en 46, sur des consoles 47 prévues à l'extérieur du caisson 3. les éléments mobiles 44 et 45 sont accouplés entre eux grâce à une partie avant 48 destinée à coopérer avec les butées correspondantes 43. Les éléments 45 et 46 comprennent à leur extrémité arrière des prolongements 49 placés en regard l'un de l'autre et qui définissent ensemble, avec la partie de liaison 48, une ouverture 50 pour le passage des aiguilles 24 correspondantes. Lorsqu'elle se trouve en position normale, chaque partie mobile 38 de chaque griffe à fourrage est dirigée vers l'arrière et vers l'intérieur du caisson à balles 3, ainsi que le montrent les figures 2 et 6. Chaque partie mobile 38 est maintenue dans cette position par un ressort de rappel 51 accroché par une extrémité à une patte fixe 52 à ltextérieur du caisson 3 et par l'autre ex trémité à l'extrémité d'un bras pivotant 53 rigidement solidaire de l'axe de pivotement 46, lequel est fixé à son tour à ladite partie mobile 38 de la griffe à fourrage. Comme l'indique clairement ia figure 2, les parties mobiles 38 des griffes à fourrage qui sont montées au droit du plancher 10 du caisson 3 sont sollicitées élastiquement, de manière à pivoter dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, tandis que les parties mobiles 38 associées à la paroi supérieure 9 du caisson3 sont sollicitées à pivoter dans le sens des aiguilles d'une montre. En position normale, chaque partie mobile 38 des griffes à fourrage porte contre la butée correspondante 43, de telle sorte que la saillie de cette partie mobile à l'intérieur du caisson soit positivement limitée. Dans cette même position, les bords 54 des parties mobiles 38, qui sont orientées vers l'arrière, et destinées à entrer en contact avec la récolte, sont pratiquement alignés avec les bords 40 des éléments fixes 41 et 42 des griffes à fourrage, en regardant l'ensemble en élévation latérale. En fait, les éléments mobiles 44 et 45 des griffes à fourrage sont disposés à proximité immédiate et vers l'intérieur des éléments fixes 41 et 42 qui définissent les bords latéraux des ouvertures 31. Lorsque les parties mobiles 38 des griffes à fourrage sont en position normale et font ainsi saillie à l'intérieur du caisson à balles 3, elles forment un angle aigu avec les parois supérieure et inférieure 9 et 10 du caisson et aussi avec les bords internes des parties fixes 37 de ces griffes. Lorsqu'une charge de matière récoltée est poussée vers l'arrière par le plongeur 15 destiné à former les balles, cette matière glisse sur les organes 35 à rainurer les balles et sur les parties tant fixes que mobiles 37 et 38 des griffes. Cela se traduit par une compression complémentaire locale de la matière récoltée. De même, à mesure que les parties mobiles 38 des griffes sont attaquées par la matière récoltée, elles pivotent vers l'extérieur du calisson à balles, comme le montre la figure 4.Ces parties mobiles 38 sont protégées, dans cette position, par les parties fixes 37 des griffes. Dès que le plongeur 15 a poussé la matière récoltée au-delà des griffes à fourrage 33, cette matière se dilate presque instantanément, jus qu'à entrer en contact avec la partie arrière extrême des organes à rainurer 35. Entre les organes à rainurer 35 adjacents, la matière récoltée porte contre les parois supérieure et inférieure 9, 10 du caisson à balles 3. En outre, dès que le plongeur a poussé la matière récoltée au-delàdes griffes à fourrage 33, les parties mobiles 38 de celles-ci peuvent pivoter librement sous la sollicitation des ressorts 51 pour revenir vers l'intérieur du caisson 3 et des gorges 20 formées dans la face de travail 18 du plongeur 15. Les parties mobiles 38 des griffes occupent alors la position que montrent les figures 5 et 6, enavant de la matière récoltée, ce qui retient celle-ci jusqu'à ce qu'un nouveau "tampon" de cette matière soit introduit dans le caisson. La hauteur des parties mobiles 38 des griffes à fourrage se situe entre 3 et 5 cms, et l'amplitude du mouvement que ces parties peuvent effectuer à l'intérieur du caisson 3 au-delà des éléments fixes 37 est du même ordre, afin qu'en position normale, la hauteur totale des griffes à fourrage 34 soit comprise entre 5 et 8 cms. Cela signifie également que les parties mobiles 38 des griffes à fourrage font saillie à l'intérieur respectivement des parois supérieure et inférieure 9, 10 du caisson 3 sur une distance d'environ 7 à environ 11 cms, ce qui est effectivement appréciable. Néanmoins, les parties mobiles 38 des griffes se déplacent sur une distance relativement courte (de 3 à 5 cms) à mesure que la matière récoltée est poussée par le plongeur 15 au-delà de ces parties mobiles.Cela indique en outre que ces parties mobiles 38 reviennent rapidement à leur position de maintien de la matière récoltée après qu'un nouveau "tampon" de celle-ci a été comprimé dans le caisson. Dès qu'une balle a été terminée, les dispositifs à aiguilles 23 entrent en action et font passer le moyen lieur 22 autour de ltestrémité avant de la balle terminée. Comme on le voit figure 5, chaque aiguille 24 est envoyée à travers les fentes 20 formées dans la face 18 du plongeur 15 ainsiqutà travers l'intervalle 50 laissé entre les éléments 44 et 45 des parties mobiles des griffes soumises à l'attaque de la matière récoltée. Ainsi, une fois lancées, les aiguilles 24 traversent la partie centrale des ouvertures 31, tandis que les éléments 44 et 45 attaqués par la matière récoltée se déplacent dans les parties latérales de ces ouvertures.Attendu que les aiguilles 24 passent entre les éléments 41, et 42 des parties fixes 37 des griffes à fourrage, elles sont protégées des deux côtés contre la dilatation de la balle de fourrage B. les aiguilles 24 sont donc beaucoup mieux protégées qu'elles ne l'étaient jusqu'ici. L'extrémité arrière des organes à rainurer les balles 35 se prolonge plus loin vers l'arrière, dans le caisson 3, que les griffes à fourrage 33, ce qui a pour conséquence d'imprimer des gorges ou rainures dans la surface de la balle après que celle-ci a franchi les griffes et pendant que s'effectue le passage du moyen lieur autour de la balle, ce moyen lieur étant bien entendu avantageusement logé dans ces gorges ou rainures. Attendu que les parties mobiles 38 des griffes à fourrage opèrent dans les mêmes gorges que celles dans lesquelles on fait passer les aiguilles, le nombre d'ouvertures à prévoir dans les parois supérieure et inférieure 9, 10 du caisson 3 est réduit au minimum nécessaire, ce qui maintient la résistance d'ensemble du caisson à balles à sa valeur maximale. le nombre d'opérations nécessaires pour la fabrication de ce caisson est réduit, ce qui diminue les coûts de production.Attendu par ailleurs que chaque griffe 33 se compose de deux éléments fixes et de deux éléments mobiles qui agissent sur la matière récoltée, désignés respectivement en 41, 42 et 44, 45, au lieu d'un seul élément,et que ces éléments se trouvent à proximité immédiate et de part et d'autre de l'aiguille y associée, l'action exercée sur la matière récoltée poussée vers l'arrière par le plongeur 15, à mesure que la balle est formée et aussi lorsque celle-ci est terminée, est extrê- mement efficace. Cela est dû à plusieurs raisons, dont l'une réside dans la pénétration considérable des griffes à fourrage dans le caisson à balles. Une autre raison doit être trouvée dans le fait que les éléments mobiles 44 et 45 se placent presque instantanément dans leur position extrême de maintien après qu'un nouveau "tampon" de matière récoltée a été comprimé par le plongeur. Cela est dû au fait que la course des parties mobiles des griffes à fourrage est remarquablement courte en comparaison de la hauteur totale des griffes complexes suivant l'invention. Néanmoins, quelle que soit l'amplitude de pénétration des griffes à fourrage dans le caisson à balles, celles-cin'exercent qu'un effet de coupe minime, voire nul, sur la récolte traitee. - REVENDICATIONS 1.- Une presse à balles du genre utilisé en agriculture et comprenant un caisson à balles pour recevoir la matière récoltée, un plongeur animé d'un mouvement de va-et-vient à l'intérieur dudit caisson afin d'y comprimer ladite matière, et au moins une griffe à fourrage montée dans le caisson et placée sur la trajectoire du plongeur et pouvant maintenir la matière récoltée et comprimée et l'empêcher ainsi de se dilater lorsque le plongeur recule, cette presse étant caractérisée en ce que la ou chaque griffe comprend une partie fixe et une partie mobile associée à ladite partie fixe, la partie mobile ayant une position normale dans laquelle elle fait saillie à l'intérieur du caisson au-delà de la partie fixe, de manière à pouvoir pivoter vers l'extérieur du caisson à mesure que la matière récoltée est poussée par le plongeur au droit de cette partie mobile. 2.- Presse à balles selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'il est prévu deux griffes à fourrage dans une paroi du caisson à balles et deux autres griffes dans la paroi opposée, les griffes d'une paroi étant placées en regard de celles de la paroi opposée. 3.- Presse à balles selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que la ou chaque griffe comprend deux éléments espacés entre eux. 4.- Presse à balles selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que chaque partie fixe de chaque griffe est montée à poste fixe sur une paroi du caisson à balles et comprend deux éléments espacés latéralement entre eux, orientés d'avant en arrière, formant un angle aigu avec la paroi et présentant des extrémités destinées à attaquer la matière récoltée et qui font face à la direction de la course de compression du plongeur, et en ce que les éléments fixes de chacune des griffes à fourrage sont agencés de part et d'autre d'une ouverture qui traverse la paroi du caisson. 5.- Presse à balles-selon la revendication 4, considérée conjointement à la revendication 2,caractérisée en ce qu'el- le comprend en outre des dispositifs à aiguilles qui peuvent se déplacer à travers les ouvertures prévues dans les parois opposées du caisson à balles ainsi qu'à travers des fentes pratiquées dans le plongeur pour entourer une balle formée dans le caisson avec un moyen lieur, chacune des parties mobiles des griffes à fourrage étant montée pivotante dans une ouverture correspondante prévue dans les parois opposées du caisson à balles. 6.- Presse à balles selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la ou chaque partie mobile de griffe à fourrage comprend deux éléments orientés d'avant en arrière, espacés latéralement entre eux et qui forment un angle aigu avec la partie fixe correspondante de la griffe lorsque ladite partie mobile est dans sa position normale et en ce que les éléments de la ou desdites parties mobiles des griffes peuvent pivoter à proximité immédiate des éléments de ladite partie fixe y associée de la griffe à fourrage. 7.- Presse à balles selon la revendication 6, caractérisée en ce que les éléments de la ou de chaque partie mobile de griffe à fourrage sont reliés entre eux à leur extrémité avant par une pièce de liaison qui traverse l'intervalle formé entre les éléments adjacents et en ce que les éléments de la ou de chacune des parties mobiles de griffe à fourrage comprennent des prolongements de I'extréimité orientée dans le sens de la course de compression du plongeur, les prolongements d'une partie mobile de griffe à fourrage se faisant face et formant entre eux, conjointement aux éléments y relatifs et ladite pièce de liaison, une ouverture pour le passage de l'aiguille du dispositif à aiguille correspondant. 8.- Presse à balles selon la revendication 7, caractérisée en ce que la ou chaque partie mobile de griffe à fourrage s'articule sur la paroi correspondante du caisson à balles à l'endroit de ladite pièce de liaison et en ce que la ou chaque partie mobile de griffe à fourrage s'articule par l'intermédiaire de consoles sur l'extérieur du caisson à balles et de part et d'autre de l'ouverture y associée, pratiquée dans ce caisson. 9.- Presse à balles selon la revendication 8, caractérisée en ce que la ou chaque partie mobile de griffe à fourrage comprend un bras qui fait saillie vers l'extérieur du caisson à balles, en ce que cette presse comprend en outre un ressort dispo sé entre ce bras et le caisson pour solliciter la partie mobile de la griffe vers sa position normale et en outre une butée qui a pour r81e de limiter la pénétration de la partie mobile de la griffe à fourrage à l'intérieur du caisson à balles dans sa position normale. 10.- Presse à balles selon l'une quelconque des revendications 6, 8 et 9, caractérisée en ce que les éléments de la ou de chaque partie mobile de griffe à fourrage ont une extrémité orientée dans le sens de la course de compression du plongeur. 11.- Presse à balles selon la revendication 10, caractérisée en ce que, lorsqu'on regarde I'ensemSile dans une direction transversale par rapport à la griffe à fourrage, et lorsque ladite partie mobile de la griffe est en position normale, l'estré- mité de chaque partie mobile qui agit sur la récolte est sensiblement alignée avec l'extrémité de la partie fixe y associée de la griffe qui agit également surla récolte, et ence que, lorsque la partie mobile de la ou de chaque griffe à fourrage se trouve dans sa position normale, son extrémité d'attaque de la récolte est placée davantage à l'intérieur du caisson à balles que l'extrémité d'attaque de la récolte de la partie fixe correspondante. 12.- Presse à balles selon la revendication 11, caractérisée en ce que les extrémités des parties fixes et mobiles des griffes sont placées en substance à l'extrémité de la course de compression du plongeur dans le caisson à balles. 13.- Presse à balles selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre des organes destinés à rainurer les balles, les parties fixes des griffes à fourrage faisant partie intégrante de ces organes à rainurer, ces derniers étant orientés versl'avant et vers l'arrière des parties fixes des griffes à fourrage. 14.- Presse à balles selon la revendication 13, caractérisée en ce que les organes à rainurer les balles ont une hauteur comprise entre 2 et 3 cm, la ou chaque partie fixe des griffes à fourrage a une hauteur comprise entre 2 et 3 cm et chaque partie mobile des griffes à fourrage a une hauteur comprise entre 3 et 5 cm.