La présente invention concerne une porte pour un appareil de transport aérien (avion ou hélicoptère) de petite capacité. On a déjà proposé, pour les hélicoptères ou bien pour les avions de tourisme et d'affaires qui, dans leurs versions mixtes, servent à des fins sanitaires ou au transport de fret, des portes en deux parties articules respectivement en haut et en bas de l'ouverture de l'appareil et se raccordant vers le milieu de cette ouverture. Ce genre de porte permet de simplifier le système de verrouillage et de supprimer les échelles et marchepieds annexes. La partie ou battant supérieur se relève vers le haut et est maintenu en position ouverte par un compas. La partie ou battant inférieur se rabat vers le sol et sert de marchepied pour l'accès et la descente. En position de fermeture, le battant supérieur immobilise le battant inférieur par recouvrement et il est verrouillé très simplement 3 l'aide de deux doigts latéraux commandés par une seule poignée agissant sur deux bielles. On admet généralement que le battant inférieur servant de marchepied doit pouvoir supporter une charge supérieure 3 200 kg. En position d'ouverture, ce battant doit être maintenu dans une positron telle que la partie servant de marchepied se présente dans un plan horizontal. On maintient usuellement ce battant dans cette position au moyen de deux câbles métalliques dont les extrémités sont reliées respectivement aux extrémités dudit battant et aux flancs de l'encadrement de porte. Or, ces deux câbles, qui supportent la charge, doivent avoir une section suffisante, ce qui conduit a une rigidité préjudiciable à un repliement aisé de ces câbles. Mal repliés, ils risquent de se détériorer et, par suite, de se rompre. Ils n'offrent jamais une sécurité absolue. L'invention remédie d cet inconvénient. Selon l'invention, le battant inférieur de porte comporte au moins une béquille, articulée par une extrémité autour d'un axe horizontal vers le bord dudit battant opposé à sa charnière d'articulation, et dont l'autre extrémité est adaptée pour prendre appui contre la coque de l'appareil, au-dessous de l'ouverture de porte, en position rabattue dudit battant, le déplacement angulaire de ladite béquille étant limité par des moyens de butée, tandis qu'en position relevée du battant, la béquille est verrouillée contre le battant. De préférence, la béquille est effaçable dans un logement delta face extérieure du battant. Dans une telle réalisation, lorsque la béquille est déverrouillée et le battant de porte rabattu vers l'exté- rieur, la béquille, qui tend à rester verticale, sort de son logement et stécarte du battant de porte jusqu'à former avec celui-ci l'angle autorisé par les moyens de butée. L'extrémité libre de la béquille vient, en fin de rabattement, prendre appui contre la coque, laquelle est raidie localement pour encaisser cet effort, par exemple par une nervure intérieure ou une ferrure extérieure, ou par ces deux éléments à la fois. Le maintien du battant en position ouverte est ainsi beaucoup plus positif et robuste que dans les realisations connues. Il suffit alors d'équiper la porte d'un câble extrêmement léger pour assurer son rappel lors de la fermeture. Ce câble ne supportant plus d'effort appréciable, peut être, par exemple, en superpolyamide. Le verrouillage de la béquille en position escamotée dans son logement peut entre obtenu par des moyens mécaniques quelconques. Il est préférable cependant d'éviter les interventions manuelles dont l'utilité peut ne pas paraître évidente à tous les usagers. Dans une forme avantageuse de réalisation, le verrouillage peut être assuré par un électro-aimant dont l'alimentation en courant est asservie à la commande mécanique de verrouillage dè la porte. De préférence, le verrouillage de la béquille ellemême est mécanique et automatique en mettant à profit le fait que, dans le rabattement du battant de porte, l'axe d'articulation initialement situé au-dessus du centre de gravité de la béquille passe au-dessous de celui-ci lorsque le battant passe par la position horizontale. La béquille est ainsi susceptib-le d'un déplacement longitudinal dans son logement, déplacement utilisé pour son verrouillage en position. A cette fin, la béquille peut être articulée sur son axe par l'intermédiaire d'une lumière longitudinale et, du côté de l'extrémité opposée à cet axe, peut comporter des surfaces d'embotement correspondant, par exemple, à celle du fond de son logement dans la porte. On peut parfaire ce verrouillage en utilisant un axe d'articulation plat et une ouverture d'articulation pour la béquille en forme d'entrée de serrure dont la partie circulaire est située du côté de l'extrémité articulée de béquille. La description qui va suivre, en regard du dessin annexé donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une coupe verticale partiellement schématique d'une première forme de réalisation de l'invention. La figure 2 montre le battant de porte visible sur la figure 1 en position ouverte La figure 3 montre une forme de réalisation de porte à béquille dont le fonctionnement est rendu automatique par des moyens mécaniques. Les figures 4 et 5 sont respectivement des coupes suivant IV-IV et V-V de la figure 3. Le battant inférieur i de porte d'avion montré sur la figure 1 est articulé sur la coque 2 par l'intermédiaire d'une charnière 3 dont l'axe 4 est horizontal lorsque l'avion est au sol. Ce battant se compose de deux panneaux, l'un intérieur 5, l'autre extérieur 6, assemblés le long de leurs bords. Le panneau interne comporte une large nervure 7 qui, lorsque la porte est rabattue (voir figure 2), constitue un marchepied. Le panneau externe 6 comporte une ou plusieurs fentes, verticales dans la position illustrée sur la figure 1, dans chacune desquelles est logée une béquille 8 pivotant autour d'un axe 9, lequel est engagé dans un profilé en omega 10 dont les bords sont fixés de part et d'autre de la fente verticale de logement de la béquille (voir aussi figure 4). Dans l'extrémité du profilé 10 proche de l'axe 9 est fixé un bloc massif il comportant une face 12 oblique par rapport à la direction de profilé, alors que l'extrémité de la béquille, au delà de l'axe 9, comprend une portion cylindrique 13 appuyée contre la face 12 et prolongée par une surface plane 14 perpendiculaire à la direction de la béquille. Enfin, la béquille étant en métal ferro-magnétique, un électro-aimant 16, fixé sur le profilé du côté opposé à l'axe 9, attire par ses pôles ladite béquille et la verrouille dans la situation montrée par la figure 1. Lorsque la porte est rabattue dans la position montrée par la figure 2 et que I'lectro-ainant libère la béquille, celle-ci pivote autour de l'axe 9 de l'angle forme par les faces 12 et 14 et se trouve bloquée dans cette position. Cette béquille peut ainsi venir, par son extrémité libre, en appui contre la coque 2. A cette fin, celle-ci est renforcée par une ferrure extérieure 17 et par une nervure en caisson 18 intérieure à la coque. On peut alors sans risques utiliser le battant inférieur de porte comme rampe de chargement ou de déchargement ou comme marchepied. Au retour à la position fermée, la béquille rentre spontanément dans son logement et y est verrouillée par la réalimentation de l'électro-aimant 16. Dans la forme de réalisation montrée sur les figures 3 à 5, analogue, pour les grandes lignes, à celle qui vient d'être décrite, et sur laquelle on peut remarquer la base du battant supérieur 31 de la porte, la béquille est un tube 19 de section rectangulaire, obturé aux extrémités par les bouchons métalliques 20 et 21 servant respectivement de pièces d'appui en fonctionnement et au repos, et jouant le rôle de masses d'entraînement lors des divers mouvements. Ces masses peuvent d'ailleurs avoir une valeur modeste car elles doivent seulement être capables de vaincre les frottements. Le bouchon 20 est traversé par un axe 22 muni de deux plats 22a situés de part et d'autre de l'épaisseur du tube. Le profilé omega 16 de logement de la béquille dans le battant inférieur est relié directement au panneau extérieur 6 de porte et, par l'intermédiaire de cales 23, au panneau intérieur 5 qui forme intérieurement une nervure raidissant la porte et ménageant l'espace intérieur de l'avion. Pour le pivotement de l'axe 22, les deux faces du profilé portent chacune une ouverture en entrée de serrure comprenant un alésage 24 correspondant au diamètre de l'axe 22. de béquille, alsage prolongé vers ltextrémité libre de béquille par une lumière 25 dont la largeur correspond à celle des plats 22a En position porte fermée, les plats 22a de l'axe de la béquille sont engagés dans les lumières 25 du profilé et le bouchon 21 prend appui au repos sur une butée 26 fixée au panneau 5. Ce même bouchon présente un décrochement 27 qui lui permet de passer derrière la portion 6a de revêtement extérieur, ce qui assure un verrouillage simple tout en obturant la cavité inférieure du logement de béquille. Le bouchon supérieur 20 présente également un décrochement 28, ce qui permet à la face externe de la béquille d'être dans le même plan que le panneau 6, sans compromettre le fonctionnement et tout en obturant la cavité supérieure du logement. Lorsqu'on ouvre la porte et que la position horizontale de celle-ci est dépassée, la béquille, par son poids, se déplace vers le bas, les plats 22a de l'axe 22 coulissent dans les lumières 25 et le décrochement 27 du bouchon 21 se dégage de la cavité inférieure. Lorsque le bouchon supérieur 20 atteint la butée 12, l'axe de rotation de la béquille est confondu avec celui des alésages 24 du profilé 10 et les plats 22a de cet axe sont dégagés du guidage des lumières 25. La béquille, toujours entraînée par son poids, pivote donc vers le bas, les extrémités de l'axe pouvant tourner dans les alésages. Comme précédemment, la rencontre des faces 12 et 14 arrête la béquille dans la position convenable. La porte est avantageusement arrêtée en position par l'intermédiaire de la tension d'un fil de rappel élastique 30. Lorsqu'on monte sur le marchepied, la béquille sert d'entretoise entre la porte et la coque par l'intermédiaire de la butée 12 et de la ferrure de renforcement 17 de la coque. Lorsqu'on referme le battant inférieur en tirant sur le fil de rappel 30, la béquille se déplace par gravité pour reprendre sa place dans son logement au cours de la partie haute du déplacement de ce battant. C'est seulement quand le battant est en position verticale que les plats 22a de l'axe se retrouvent dans l'axe des lumières 25. Cela permet à la béquille et juste en temps utile de retomber par gravité sur la butée de repos 26 et d'assurer le verrouillage et l'obturation comme décrit plus haut. Dans la position porte fermée, l'engagement des plats de l'axe dans les lumières peut assurer théoriquement le verrouillage ; mais le jeu fonctionnel multiplié par le long bras de levier de la béquille provoque un débattement de l'extrémité inférieure de celle-ci suffisamment important pour que ladite béquille sorte du profil lors de vibrations, de virages ou d'évolutions quelconques. Il est donc avantageux qu'en position de repos la béquille passe derrière la paroi extérieure 6 dé porte afin de rester toujours effacée dans le profil. On remarquera la simplicité et le faible prix de la réalisation décrite en regard des figures 3 à 5, ainsi queson absence totale de servitudes. Une telle béquille procure un appui solide et positif et n'entraîne pas de supplément de poids Si l'on considère que les câbles usuels qu'elle remplace nécessitent aussi des pièces métalliques (renforts, chapes, bielles). La réalisation selon l'invention procure encore un avantage supplémentaire pour les portes des compartiments de frEt. Lorsque la pièce inférieure d'un avion est maintenue en position ouverte par des câbles, suivant la disposition classique, le chargement et le déchargement du fret sont malaisés car on ne peut approcher complètement de l'ouverture de la coque à cause de la saillie formée par la porte. Pour pouvoir effacer complètenent la porte, il est nécessaire de déverrouiller les attaches des extrémités des câbles, soit du côté de la porte, soit du côté de l'encadrement. Dans l'un et l'autre cas, ces câbles pendent, soit dans l'avion, soit par terre et risquent à la fois de gêner la manoeuvre de chargement ou de déchargement, de. se détériorer et de provoquer des accidents. De plus, le verrouillage et le déverrouillage des extrémités des câbles ne sont pas rapides. Si, au contraire, la porte est,. selon l'invention., maintenue par des béquilles, il est très- simple d'effacer cellesci, de façon instantanée, en les faisant entrer dans leur logement. Dès cet instant, la porte qui est articulée à la partie supérieure par une charnière, retrouve son équilibre en se rabattant à la verticale, permettant ainsi sans aucune Fêne, ni aucun risque, d'approcher complètement de l'ouverture. L'invention est applicable à des hélicoptères ou 3 Ses avions de tourisme et d'affaires et à des avions de transport légers, qu'il s'agisse de la porte du pilote ou de la porte des passagers. R E V E rT D I C A T I O N S 1. Porte pour appareil de transport aérien comportant au moins un battant articulé, autour d'une charnière horizontale, à la partie inférieure d'une ouverture de la coque de cet appareil, battant utilisable en position rabattue comme marchepied en étant soutenu en porte-à-faux par rapport à ladite ouverture, caractérisée en ce que ledit battant comporte, vers l'extérieur, au moins une béquille articulée par une extrémité autour d'un axe horizontal, vers le bord dudit battant opposé à la charnière, béquille dont l'autre extrémité est adaptée pour prendre appui contre ladite coque, au-dessous de ladite ouverture, en position rabattue dudit battant, le déplacement angulaire de ladite béquille par rapport au battant étant limité par des moyens de butée, tandis qu'en position relevée du battant la béquille est verrouillée par rapport au battant. 2. Porte selon la revendication 1, caractérisée en ce que la béquille est effaçable dans un logement de la face externe du battant. 3. Porte selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les moyens de butée sont constitués par une face dressée de l'extrémité de béquille située au delà de l'articulation et par une face dlappui du fond de logement de ladite béquille. 4. Porte selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la béquille est au moins en partie ferromagnétique et le verrouillage est assuré par un électro-aimant actif dans son logement. 5. Porte selon la revendication 4, caractérisée en ce que l'alimentation de l'électro-aimant est asservie au moyen de verrouillage de la porte en position fermée. 6. Porte selon la revendication 1, caractérisée en ce que la béquille pivote autour de son axe d'articulation par l'intermédiaire d'une lumière longitudinale et cornporte, du côté de son extrémité libre, au moins une surface d'embo- tement avec un élément solidaire de la porte. 7. Porte selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la béquille comporte un axe d'articulation fixe comportant deux plats terminaux orientés dans le sens longitudinal de cette béquille, tandis que les parois du logement comportent, pour recevoir ces plats, deux ouvertures en regard en forme d'entrée de serrure dont la partie circulaire est située du côté de ltextrémité articulée de la béquille. 8. Porte selon les revendications 6 et 7, caractérisée en ce que l'extrémité libre de la béquille s'emboîte derrière la paroi externe de battant fermant la partie inférieure du logement de béquille. 9. Porte selon la revendication 8, caractérisée en ce que la face externe dela béquille comporte, à ses extrémités, des décrochements de façon qu'en position effacée, cette face externe de béquille affleure la face externe du battant, tandis que les extrémités de la béquille obturent les extrémités de son logement. 10. Porte selon la revendication 6, caractérisée en ce que la béquille est tubulaire et comporte, à ses extrémités, des bouchons de métal massif formant masselottes pour la manoeuvre de la béquille.