Le brevet français n 72 14 372 du 18 avril 1972, pour "MACHINE à SCIER ALTERNA'ÌVE à GRSfD EiXDSCENT" a montré qu'il était possible d'augmenter considérablement le rendement de la classique machine à scier alternative à entrainement par biellemanivelle, en substituant à celui-ci un dispositif qui imprime à la scie, pendant sa course de travail, une vitesse uniforme. De ce seul fait, le rendement se trouve augmenté de 50 50, qui peuvent être portés à plus de 75 ffi avec le retour rapide de la scie, comme le montraient les courbes de vitesse de la scie dans les différents cas. Le dispositif proposé pour animer la scie d'un mouvement à vitesse constante se composait de deux crémaillères parallèles réunies l'une à l'autre aux deux extrémités par des demi-circonférences dentées, sur lesquelles agissait un pignon calé sur l'arbre moteur. L'appendice de la scie qui porte les crémaillères présentait en outre unerainuredans laquelle pénétrait l'ex- trémité de l'arbre moteur, munie de préférence d'un galet. La forme de la rainure étant telle qu'elle maintienne toujours le pignon correctement engrené avec les crémaillères ou les demi-circonférences dentée s. Dans le dispositif décrit, l'axe du pignon était fixe dans l'espace et c'est l'appendice de la scie, directement attelé à elle, qui se déplaçait verticalement pour assurer l'engrènement correct des engrenages. Il est apparu que si cette disposition était excellente pour une machine légère, elle présentait le défaut de donner lieu à des heurts nuisibles au moment du renversement de marche, dans le cas d'une machine lourde. Le présent brevet proposa des dispositifs évitant ces inconvénients etQassurant également le retour rapide de la scie pendant sa course passive. La description qui va suivre est accompagnée de dessins pour en faciliter la compréhension; Les figures 1 a 2 représentent en élévation et en plan un dispositif évitant les chocs et assurant le retour rapide de la scie par des moyens mécaniques. Les figures 3 & 4 représentent en élévation et en pians une forme différente de réalisation de l'invention, dans laquelle l'at ténuation des chocs est accompagnée d'une facilité de modification de la vitesse linéaire de la scie et le retour rapide est obtenu par un moyen électrique. Comme le montre la fig. 1, la scie est entraînée par un équipage denté comme dans le brevet 72 14 372, mais les crémaillères y sont remplacées par des secteurs dentés de grand rayon, le tout étant monté sur un support 1 pouvant osciller autour d'un axe 2. Le secteurdenté du plus grand rayon 3 correspond à la course de travail, celui du plus petit rayon 4 à la course de retour rapide. Afin d'éviter les chocs, l'ensemble des secteurs dentés est monté sur le support 1 par l'intermédiaire de deux biellettes 5 & 6, le tout formant un parallélogrnme articulé permettant un déplacement pour le rapprocher ou l'éloigner de l'axe 2. Sur les figures 1 & 2, le pignon d'entrainement 7 est mont sur l'arbre moteur fixe 8, l'extrémité de cet arbre portant un galet non représenté qui pénètre dans la rainure 9 et maintient le pignon 7 toujours correctement engrené avec les secteurs dentés successifs. Pour donner un exemple d'efficacité, sur une machine légère à scie de 30 cm., l'ensemble secteur denté et rainure de guidage, réalisé en nylon, pèse moins de 200 grammes, ce qui permet un renversement de marche instantané sans provoquer de chocs violents. Les figures 3 & 4 représentent en élévation et en plan une autre forme de réalisation de l'invention. Sur ces figures l'équipage denté auquel est attelée directement la scie est identique à celui du brevet 72 14 372, c'est-àdire formé de deux crémaillères 10 & 11, reliées entre elles par des demi-circonférences à denture intérieure 12 et muni des rainures convenables 13 pour maintenir le pignon 7 correctement engrené avec elles. Cet équipage peut se déplacer longitudinalement en coulissant sur un rail fixd 14. le pignon 7 n'est pas fixé directement sur l'arbre moteur 15, gais à l'extrémité d'un bras 16 pouvant osciller autour de l'axe 15; il est entraîné par une chaîne 17 et des pignons dentés 18 & BR chaîne 17 et du bras 16 est relativement léger et son déplacement ne provoque pas de heurts violents. Dans la position des fig. 3 & 4, le pignon 7, tournant dans le sens des aiguilles d'une montre, entraîne la sciefvers la droite pendant sa course de travail. Lorsque celle-ci se termine, le galet engagé dans la rainure 9 fait basculer vers le bas le bras 16 et le pignon 7 va alors engrener sur la crémaillère inférieure 11 pour effectuer la course de retour. Il a été prévu un moyen électrique pour rendre celle-ci Plus rapide que la course de travail. Â cet effet, le moteur électrique est alimenté par l'intermédiaire d'un régulateur de vitesse, électronique par exemple, qui ralentit la course de travail. Le bras 16 porte un doigt 20 qui, lorsque s'amorce la course de retour, vient agir sur un interrupteur 21 courcircuitant le régula-= teur et permettant au moteur d'atteindre sa vitesse maximale pendant la durée de la course de retour. Les dispositifs représentés sur les figures 3 & 4 sont moins simples que ceux des figures 1 & , mais ils ont l'avantage de permettre une facile modification de la vitesse de la machine par des moyens mécaniques, pour lui donner la vitesse optimale correspondant à la dureté du matériau que l'on a à tronçonner. Â cet effet un second couple de pignon ive chaîne, non représentés, est monté à c8té du premier, donnant un développement différent; un tendeur de chaîne facilement déplaçable permet de transporter la chaîne pour obtenir le développement choisi. Naturellement, tous les perfectionnements accessoires en usage sur les machines actuelles sont appîtcablesà celle faisant l'objet de la présente invention : par exemple, la charge réglable de la pression de la scie sur la pièce, le soulagement ae celle-ci pendant la course de retour, obtenu par des moyens mécaniques, électriques ou oléo-pneumatiques; l'arrêt automatique de la machuleporsque le tronçonnage est effectué, etc... BETTEIDICIIONS 1 - Une machine à scier alternative, caractérisée en ce que la scie est, pendant sa course de travail, animée d'un mouvement uniforme et, pendant sa course de retour, d'un mouvement d'une vitesse plus grande, de manière à obtenir un rendement maximum. 2 - Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la scie est attelée à un balancier tournant autour d'un axe et portant un ensemble formé de secteurs dentés sur lesquels agit le pignon moteur, celui du plus grand rayon actionnant la course de travail et celui du plus petit rayon, la course de retour, ce qui produit mécaniquement le retour rapide. 3 - Machine suivant revendications 1 & 2, caractérisée en ce que l'ensemble des secteurs dentés peut coulisser le long du balancier de manière à produire le renversement de marche. 4 - Machine suivant revendications 1, 2 & 3, caractérisée en ce que l'ensemble des secteurs dentés est relié au balancier par deux biellettes formant un parallèlogramme déformable avec le minimum de frottement. 5 - Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la scie est attelée à un ensemble coulissant formé par deux crémaillères réunies à leurs extrémités par des demi-circonférences dentées sur lesquelles agit le pignon moteur, ce dernier n'étant pas fixe, mais porté par un bras oscillant qui lui permet d'effectuer sans choc le renversement de marche, le mouvement de l'arbre moteur étant transmis au pignon par une chaîne. 6 - Machine suivant les revendications 1 & 5, caractérisée en ce que le retour rapide peut être obtenu en alimentant le moteur électrique par un régulateur, par exemple électronique, qui ralentit la vitesse pendant la course de travail, mais est court-circuité pendant la course de retour au moyen d'un interrupteur actionné par le bras qui supporte le pignon moteur.