Il est courant d'administrer par voie intraveineuse à des patients hospitalisés des quantités appréciables de liquides, y compris de l'eau, des électrolytes, du sucre, du sang, des produits pharmaceutiques et diverses substances nutritives, provenant d'un récipient en verre ou en matière plastique, enutilisant un tube en matière plastique qui se termine par une aiguille insérée dans une veine ou artère superficielle. Toutefois, un mouvement du patient peut avoir pour effet que la pointe de l'aiguille perce la paroi vasculaire et que le liquide administré s'écoule dans les tissus périvasculaires. Le liquide risque de s'accumuler et de gausser une altération de couleur, un malaise et éventuellement la destruction des tissus, tout en empêchant les substances administrées d'être absorbées au débit choisi-dans le stock métabolique. Un appareil et un procédé antérieure de détection de l'infiltration de liquide injecté (voir par exemple brevet des E.U.A. n0 3 618 602) permettaient de détecter précocement les infiltrations de liquides de façon que l'on puisse prendre rapidement des mesures correctives. Dans cet appareil et ce procédé antérieure, on surveillait continuellement. la température de la peau dans la région qui recouvre la pointe de l'aiguille intravasculaire. Etant donné que les liquides administrés à un patient sont à la température ambiante ou réfrigérés, ils sont en principe en dessous de la température normale de la peau. Ainsi, toute accumulation périvasculaire indésirable de liquide administré cause un abaissement de la température de la peau dans la région qui recouvre l'accumulation.Etant donné que la température des locaux hospitaliers est par exemple d'environ 20 à 250C et la température normale de la peau d'environ.330C, il existe communément une différence notable de température entre le liquide inJecté et la température de la peau et il en résulte une variation de la température de la peau, signalant qu'une infiltration s'est produ- te. Toutefois, chez des patients qui sont en-état de choc ou qui subissent ou ont subi récemment une opération chirurgicale importante ou une anesthésie et chez un petit nombre d'autres patients, il arrive que l'afflux de sang à la peau soit diminué au point que la température de la peau tende à approcher de la température ambiante.Dans ces conditions, on ne dispose pas d'une différence appréciable entre la température de la peau et la température du liquide injecté, pouvant causer une variation notable de la température de la peau dans une région où se produit une infiltration périvasculaire du liquide injecté. En outre, dans certaines circonstances (spécialement sous les climats tropicaux), la température des locaux hospitaliers peut s'élever à des niveaux proches de la température normale de la peau. Dans ces conditions, à nouveau, on ne dispose pas d'une différence appréciable entre la température de la peau et celle du liquide injecté, pouvant causer une variation notable de la température de la peau dans une région où se produit une infiltration périvasculaire du liquide injecté. Selon l'invention, on chauffe une région superflciei- le de la peau d'un patient autour du point d'une piqûre transcutanée dans un vaisseau sanguin pour établir une différence plus fiable entre la température de la peau et celle du liquide injecté. On peut ainsi détecter plus sûrement l'infiltration périvasculaire du liquide injecté qui peut s'accumuler autour de la pointe de l'aiguille, indépendamment des températures relatives du liquide injecté et de la peau du patient. La figure 1 est un schéma de l'accessoire servant à régler la température de la surface de la peau du patient et à détecter des variations de cette température et la figure 2 un schéma du mode d'exécution décrit. On considérera maintenant la figure 1 ; elle montre une matière support flexible 9 telle que du "Nylon" imprégné de caoutchouc ou une matière similaire, à laquelle sont fixés plusieurs fils métalliques 11 de manière à former un dispositif chauffant que Iton peut placer sur la peau d'un patient ou à proximité immédiate, comme le montre la figure 2. Un élément thermosensible 13 tel qu'une thermistance est placé en relation thermique étroite avec le dispositif chauffant 11 de manière à donner sur la ligne 15 une sortie indiquant la température de fonctionnement de celui-ci.En outre, deux thermistances capteuses ou autres éléments thermosensibles 17 et 19 sont disposés dans des régions entourées par le dispositif chauffant 11 destiné à être placé sur la peau du patient ou à proximité immédiate de manière à détecter la température superficielle de la peau en deux points séparés. La conduction thermique entre le dispositif chauffant 11 et les capteurs 17 et 19, par la matière support, doit être négligeable. L'accessoire représenté par la figure 1, compre nant le dispositif chauffant 11 et les capteurs 13,17 et 19, peut être disposé sur la peau d'un patient, comme le montre la figure 2, dans la région de la piqûre trans cutanée faite par l'aiguille 21, le capteur thermique 19 étant placé sur la peau qui recouvre la région de la pointe de l'aiguille 21. En service, le dispositif d'injection 23 peut administrer un liquide soit par gravité soit par des moyens de pompage forcé, en passant par la commande d'écoulement 25, le conduit à liquide 27 et l'aiguille 21 qui est représentée insérée dans un vaisseau sanguin d'un patient 20. La température du liquide à injecter est en principe égale ou inférieure à la température ambiante (qui, pour la plupart des locaux hospitaliers, est d'environ 20 à 250C ou en dessous).La température normale de la peau est gén#éralement voisine de 330C, donc notablement-différente de la température du liquide à injecter; Toutefois, lorsque des patients sont en état de choc ou lorsqu'ils subissent ou ont récemment subi une opération chirurgicale ou une anesthésie, ou lorsqu'il est dans un autre état qui diminue notablement l'irrigation sanguine de la peau, la température de la peau s'abaisse approximativement au niveau ambiant, qui est généralement inférieur comme on-l'a noté plus haut. Selon l'invention, chaque fois que de telles conditions tendent à se produire, on chauffe la- région locale de la surface de la peau au voisinage de l'aiguille 21 pour élever la température de la peau (par exemple au niveau normal ou un peu au dessus) de manière à assurer une différence entre cette température locale de la peau-et la température du liquide injecté. Pour effectuer ce chauffage, on applique au dispositif chauffant 11 un signal électrique venant du régulateur de chauffage 31. Un excitateur de chauffage 33 envoie un signal au dispositif chauffant 11 en réponse au signal d'erreur tiré de la combinaison de signaux venant de la source de référence 35 et du capteur 13. La source de référence 35 peut ainsi être ajustée de manière à régler à une valeur désirée le courant du dispositif chauffant (et par suite sa température). Ou encore, ltexcitateur de chauffage 33 peut fournir simplement au dispositif chauffant 11 un courant qui peut être choisi, sans l'aide de la servocommande décrite plus haut. En service, les deux capteurs thermiques 17 et 19 sont situés dans la région chauffée de la surface de la peau du patient et engendrent normalement des signaux de sortie pratique ment égaux. Toutefois, dans le cas où le liquide injecté s'ac- cumule de façon indésirable autour de l'aiguille 21 dans une région périvasculaire au lieu d'être administré correctement dans un vaisseau sanguin, l'accumulation de liquide modifie la température de la peau dans la région du capteur 19. Le signal de sortie dû à cette variation de température peut être comparé, dans l'amplificateur 36, au signal de sortie du capteur 17 ou à la sortie de la source de référence 3i du circuit de captage 39. Le signal de référence venant de la source 37 ou le signal de sortie du capteur 17 sont donc représentatifs de la température élevée de la peau (soit environ 35 à 390C) indépendamment de 11 état du patient. Si le signal de différence amplifié passant par la ligne 41 dépasse une valeur choisie, ainsi qu'il est déterminé par le détecteur à seuil 43, un signal de sortie est engendrE, passant par la ligne 45 et peut actionner un avertisseur 47 ou actionner la commande d'écoulement 25 pour mettre fin à l'injection de liquide, ou les deux à la fois, comme indiqué dans le brevet des E.U.A. n0 3 618 602 déjà cité. Ou encore, lorsque la température ambiante et celle du liquide d'injection stocké dans ces conditions peuvent s'élever approximativement à la température typique de la peau, comme dans les régions tropicales etc., on peut abaisser en dessous du niveau normal la température de la surface de la peau du patient dans la région locale, au lieu de ltélever comme indiqué plus haut, pour assurer une différence thermique appropriée entre cette région locale de la peau et la température du liquide injecté. On peut y parvenir en utilisant des refroidisseurs à effet Peltier actionnés électriquement ou en faisant circuler un réfrigérant, ou en détendant un gaz comprimé, etc., dans la région locale de la surface de la peau. De cette manière, on peut maintenir, entre la température du liquide injecté et celle de la surface de la peau dans la région locale, une différence assez grande pour une détection rapide de l'infiltration périvasculaire du liquide injecté. REVE DICAUIONS I. Appareil réagissant à une infiltration de liquide injecté, destiné à servir avec un équipement d'injection continue de liquide qui comprend un conduit d'amenée de liquide se terminant par une partie intravasculaire munie d'une pointe destinée à l'insertion dans un vaisseau sanguin d'un patient, appareil caractérisé par un élément régulateur de température permettant de modifier la température de la surface de la peau d'un patient dans une région recouvrant la pointe. intravasculaire du conduit d'amenée de liquide, par un premier capteur disposé en contact thermique avec la peau du patient au sein de la région recourant la pointe intravasculaire du conduit à liquide de manière à donner une indication de sortie représentati.ve-- de la température de la peau en contact thermique avec ce capteur, et par un circuit qui, en réponse à l'indication de sortie du premier capteur, fournit une sortie indiquant la température mesurée par celui-ci. 2. Appareil- selon la revendication 1, caractérisé par un deuxième capteur disposé en contact thermique avec la peau du patient au sein de la région mentionnée mais à distance de la pointe de la partie intravasculaire de manière à donner une sortie indiquant la -température de la peau en contact thermique avec ce capteur, et par le fait que le circuit mentionné est couplé de manière à recevoir les indications de sortie des premier et deuxième capteurs et à fournir la sortie indiquant l'écart des températures cutanées mesurées par les premier et deuxième capteurs. 3. Appareil selon la revendication -i, caractérisé par le fait que l'élément régulateur de température comprend un dispo sitif permettanb d'abaisser la température de la surface de'la peau. 4. Appareil selonla revendication 1, caractérisé par le fait que l'élément régulateur de température comprend un dispositif chauffant électrique pouvant être placé sur la peau du patient de manière à élever la température dans la région en réponse à un signal électrique qui lui est appliqué. 5. Appareil selon la revendication 4, caractérisé par un circuit de chauffage couplé au dispositif chauffant de manière à lui appliquer un signal pour élever la température de la peau à un niveau choisi dans la région mentionnée, 6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé par un troisième capteur couplé thermiquement au dispositif chauffant de manière à donner une sortie indiquant la température du dispositif chauffant, et par le fait que le circuit de chauffage comprend un élément qui, en réponse à la sortie du troisième capteur, commande le signal appliqué au dispositif chauffant de manière à maintenir pratiquement constante la température de la peau dans la région mentionnée, au voisignage du niveau choisi. Procédé pour détecter une infiltration de liquide injecté dans la peau d'un patient alors qu'elle est à une température qui ne diffère pas suffisamment de celle du liquide injecté, un conduit étant placé dans un vaisseau sanguin du patient de manière à y amener un liquide d'injection, procédé caractérisé par le fait que l'on modifie la température Ze la surface de la peau dans une région recouvrant la pointe de la partie intravasculaire du conduit à liquide et que l'on détecte la différence entre la température donnée à la surface de la peau par l'accumulation du liquide infusé dans la région périvasculaire et la température modifiée de la peau, de manière à obtenir une sortie indiquant la différence entre ces deux ;températures. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait que pour modifier la température de la surface de la peau, on chauffe la région mentionnée à une température supérieure à celle du liquide. 9. Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait que pour modifier la température de la surface de la peau, on refroidit la région mentionnée à une température inférieure à celle du liquide.