La présente invention concerne un dispositif de perfusion ou d'irrigation comportant des récipients, par exemple des récipients de perfusion, une tuyauterie et une canule, un cathéter etc..., ayant au moins deux récipients a perfusion disposés de préférence a des hauteurs différentes, dont les tuyauteries d'écoulement se rejoignent avant l'entrée dans la canule etc... et comportant un dispositif de soupape disposé avant l'endroit du raccordement, ou au niveau de celui-ci, ayant au moins deux entrées du coté des récipients à perfusion, la position de la soupape dépendant des pressions des liquides sur les entrées. L'invention concerne une installation de perfusion ou d'irrigation, qui permet un branchement simple entre deux récipients de perfusion ou davantage, dans laquelle les récipients de perfusion s'écoulent sans surveillance les uns après les autres, leur contenu ne se mélangeant pas pendant une certaine période de la perfusion et se mélangeant au minimum pendant une autre période de la perfusion, suivant le réglage. Les avantages particuliers de l'invention résident dans la réduction de la surveillance, dans l'écoulement continu, qui évite dans une large mesure l'obstruction des canules ou des cathéters, et dans la limitation de la manipulation des canules et des cathéters. La thérapie de perfusion intravasculaire, et aussi en particulier la perfusion intraveineuse prolongée et l'alimentation parentérale (24h/j) sur des durées importantes, se développent de plus en plus aujourd'hui dans presque tous les domaines de la médecine, entraînant une augmentation proportionnelle du temps consacré à la surveillance et au contrôle des appareils de perfusion. Si les appareils de perfusion, par exemple du fait d'un manque de personnel sanitaire ne peuvent être surveillés que de façon insuffisante, il n'est pas possible d'utiliser l'écoulement continu, et le fonctionnement des canules et des cathéters est gêné par la stase ou par le reflux du sang.La pratique actuelle, consistant à coupler deux appareils ayant des vitesses de goutte à goutte différentes, par exemple par des pièces de raccordement en Y ou par des canules introduites dans les conduites flexibles d'alimentation, présente l'inconvénient d'un mélange permanent et souvent indésirable des solutions de perfusion et de leurs additifs. Il peut en résulter des réactions chimiques ou une neutralisation mutuelle des substances actives. Un raccordement par. un robinet à trois voies exige que l'on tourne le robinet en temps utile, et réclame donc une attention prolongée pour éviter la stase. Par ailleurs, --àn avait l'habitude jusqu'à présent de brancher et de débrancher les appareils de perfusion directement sur la canule ou le cathéter d'injection. On devait s'acconmoder des conséquences déplaisantes de cette manipulation, telles que perforation de la paroi veineuse,- glissement de la canule d'injection, aplatissement par flexiondu cathéter ou salissure des draps de lit. La nuit, les malades étaient continuellement réveillés lors du remplacement des flacons de perfusion. Les dispositifs d'irrigation, qui sont utilisés pår exemple pour l'irrigation des blessures, posaient des problèmes analogues. On connais un dispositif de perfusion dans lequel deux récipients de perfusion sont supportés à des hauteurs différentes et danslesquels une soupape est disposée à l'endroit de la jonction entre les deux canalisations souples des récipients de perfusion. Grâce à ce dispositif, on évite il est vrai un mélange excessif des deux liquides de perfusion, mais un des flacons doit faire office de rzeipibnt dit"K#ep-Vein-Open". Conformément à l'invention, on remédie à ces inconvénients en affectant à chacune des entrées du-cOté des récipients de perfusion du dispositif de soupape un système de soupape comportant un siège de soupape et une pièce de fermeture. Grâce à cette exécution conforme à l'invention, on parvient ainsi à une équivalence des récipients raccordés. La différence de hauteur des récipients de perfusion entraîne une différence de hauteur des colonnes de liquide et par suite une différence de pression aux entrées de la soupape, de sorte que la colonne de liquide la plus haute ferme la vanne contre la colonne de liquide la plus basse et le liquide de perfusion s'écoule du récipient le plus haut. Lorsque le liquide de perfusion sortant du récipient de perfusion le plus haut coule sans se mélanger jusqu'à ce que les colonnes de liquide aient la méme hauteur, il se produit une ouverture de la soupape, et le liquide de perfusion s'écoule alors en même temps des deux récipients, de sorte qu'il se produit un faible mélange des liquides de perfusion, dont l'importance dépend de la section des récipients ou des tuyauteries. Il est avantageux de disposer le fond d'un récipient de perfusion au-dessus du niveau du liquide du deuxième récipient de perfusion plein. Le dispositif de soupape de 11 invention est de préférence conçu comme une soupape de retenue. Le dispositif décrit dans ce qui suit se signale par plusieurs avantages : Construction peu compliquée et maniement simple, économie de main-d'oeuvre, possibilité d'utiliser tous les flacons et appareils de perfusion du commerce dans la mesure où leurs pièces de raccordement correspondent å la norme, le premier flacon de perfusion se vide sans aucun mélange, le second ne se mélange que dans le rapport des sections B1 à A3 (au maximum 1:900 dans le cas des systèmes de perfusion actuels), tant que l'appareil de perfusion A3 n'est pas débranché.Ceci ménage le système veineux et par conséquent le malade lui-même, par suite de l'écoulement continu, le raccordement fixe de la canule ou du cathéter d'injection avec la canalisation souple d'amenée du liquide (remplacement des flacons plus hygiéniques, danger de déplacement des canules et cathéters d'injection fortement réduits). Suppression dans une large mesure de la gêne supportée par les malades (en particulier la nuit) par la surveillance du système de perfusion (réduction du nombre de contrls necessairs, le changement de flacons s'effectue en dehors du lit du malade). Le danger d'embolie gazeuse, même lors du changement de flacons, est évitable de façon sure lorsque le raccord entre le cathéter veineux central et la canalisation souple d'amenée est bloqué (fermeture à balonnettes, attaches de caoutchouc, sparadrap) et que la pièce en Y pend d'au moins 10 cm au-dessous du niveau de la veine cave, dans le cas de malades allongés (à peu près à la hauteur du matelas). On décrira ci-après deux exemples de réalisation de l'invention en se référant aux figures en annexe, sans toutefois que l'invention soit limitée à ces exemples. De même, les signes de référence indiqués dans les revendications ci-après ne correspondent à aucune limitation particulière ; ils servent simplement à trouver plus facilement les parties correspondantes des figures. La figure 1 montre schématiquement un exemple de réalisation d'un dispositif de perfusion conforme à l'invention comportant deux récipients de perfusion, la figure 2 montre schématiquement un dispositif de perfusion conforme à l'invention comportant quatre récipients de perfusion, la figure 3 montre schématiquement un dispositif de perfusion conforme à l'invention comportant trois récipients de perfusion, la figure 4 montre une coupe schématique d'une soupape conforme à l'invention pour un dispositif de perfusion suivant la figure 1 et la figure 5 montre une coupe schématique d'un dispositif de soupape conforme à l'invention pour un dispositif de perfusion suivant la figure 3. Dans l'exemple d'exécution suivant la figure 1, il apparait du fait de la suspension des flacons à perfusion A1 et B1, au point de confluence de ceux-ci, une différence de pression, qui est utilisée pour fermer une des vannesinterposees. Après équilibrage de la pression par vidange du flacon de perfusion A1, la vanne V s'ouvre et le flacon à perfusion B1 commence à se vider. Les colonnes d'air dans les deux goutte à goutte se correspondent à peu près et peuvent être négligées. Un fonctionnement irréprochable de l'installation dépend des facteurs suivants a) de la différence de niveau des liquides b) de la masse spécifique des solutions de perfusion c) du poids et de l'emplacement des billes des soupapes si les billes des soupapes sont au-dessus de l'orifice d'admission, cet orifice sera mieux fermé du fait de leur poids, le mélange se produira plus tard et sera moins important d) de la viscosité des solutions e) des obstacles apportés à l'apparition d'une dépression dans le flacon branché le premier, de façon qu'il ne puisse pas se produire de surpression relative dans le flacon que l'on branche ensuite. (La rentrée de l'air dans les flacons de perfusion fermés doit être assurée ; un sang conservé s'écoulant mal, par exemple, doit être soumis à une pression artificielle) f) de la régulation de la vitesse de goutte à goutte du flacon branché le premier au moyen de la pince G3 sur la branche commune G2. (Si l'on ferme le robinet A4 plus loin que G3, il apparaît dans certaines conditions une dépression relative aLtificielle dans le système A par rapport au système B). b, c et d sont des grandeurs qui peuvent être négligées lorsque la différence de niveau des liquides est augmentée d'une distance supplémentaire de sécurité (valeur trouvée empiriquement pour d2 = 5 cm). La sécurité de fonctionnement du dispositif est augmentée par l'utilisation d'une fermeture à baonnettes, d'une fermeture à vis ou d'une attache de caoutchouc, et par l'adjonction d'un goutte à goutte sur la canalisation souple G2. Une formule simple pour le calcul de la hauteur de suspension du flacon B1 branché par la suite est la suivante h, - (d1 + d2 Manoeuvre du système 1. Le flacon à perfusion A1 est raccordé de la manière habituelle avec l'appareil de perfusion A2 - A4. les instruments sont remplis de la manière habituelle, de sorte qu'il ne reste qu'une courte colonne d'air dans le goutte à goutte. 2. On relie alors la pièce G1 en Y aux soupapes V et V1 ainsi qu'à la branche G2 (figure 1) et on la remplit également jusqu'à absence d'air, la soupape V se fermant alors d'elle-même. Par la suite, la vitesse de goutte à goutte n'est plus réglée que par le robinet G3, tandis que A4 reste ouvert. 3. G2 est relié à la canule d'injection, il y est fixé et il est bloqué sur celle-ci. Par la suite, cet assemblage n'a plus à être démonté, car le changement de flacons s'effectue en G1 ou en V et V1. La pièce en Y doit pendre à la hauteur du matelas (dans le cas des malades étendus). 4. Lorsque le flacon A1 se vide, on peut à tout moment relier au système (sur la soupape V) le flacon à perfusion B1 à l'appareil de perfusion (B2 - B4) après élimination de l'air. On prend garde ici que le niveau du liquide de B1 soit d'au moins 5 cm en dessous du bord inférieur de A2. Si à ce moment A1, A2 et pour une part A3 sont vidés jusqu'au niveau du liquide de B2, la soupape V s'ouvre et le flacon à perfusion B1 commence également à se vider, la vitesse de goutte à goutte, programmée à l'avance dans B4, pouvant être plus faible que celle de A1 (ceci est important par exemple pour l'addition de potassium). 5. Si le flacon à perfusion vide At doit être changé, le débranchement s'effectue en V1 et cette soupape se ferme automatiquement. le flacon à perfusion B1 vient à la place du flacon à perfusion A1 (B1 se vide alors suivant les mêmes principes que précédemment pour A1), un troisième flacon pouvant à n'importe quel moment être relié à la place de A1 à la soupape V1.En outre, V1 se ferme lorsque le niveau du liquide de B1 s'élève au-dessus du niveau du liquide de A1 La soupape de l'invention se signale par a) la faible course des billes 3 (le volume d'écoulement doit correspondre exactement au point le plus étroit de la tuyauterie de perfusion), b) le guidage des billes par au moins trois tringles 8, c) la fabrication de la chambre de soupape et du siège de soupape en une seule pièce, d) la nécessité éventuelle d'un enrobement des billes (du cône ou du clapet) par une masse d'étanchéité molle ou d'une insertion d'un anneau d'étanchéité souple dans l'orifice d'admission. Des capuchons de protection 4 ou des bouchons ajustés conservent stériles les extrémités des soupapes, dont la forme doit correspondre à celle des pièces de jonction des appareils de perfusion correspondants. Un appareil de mesure de la pression veineuse peut parfaitement être monté à la place de la canalisation souple d'évacuation G2 ou sur un robinet à trois voies, et les canaux d'injection peuvent être reliés au cathéter. Schéma d'une soupape à billes 1. Première pièce principale 3. Bille 2. Deuxième pièce principale 4. Capuchon de protection. 5. Guide de soupape portant à l'extérieur un filetage ou une fermeture à balonnette (pour les soupapes à un seul usage : point de colle), tringles intérieures 8 pour les billes de soupape 3. 6. Direction de l'écoulement. Les exemples de réalisation suivant les figures 2 et 3 représentent des variantes techniquement plus élaborées de l'invention, par raccordement de deux flacons ou appareils à perfusion ou davantage, par une soupape monobloc. La sécurité de fonctionnement du dispositif est augmentée de ce fait, la manipulation facilitée, ce qui apporte de nouvelles possibilités d'utilisation. Mécanisme de fonctionnement Deux récipients à perfusion ou davantage sont suspendus à des hauteurs différentes, ils sont reliés à la soupape monobloc BV et reliés au cathéter ou à la canule veineux au moyen d'une canalisation souple particulière commune. La pression de la colonne de liquide la plus haute ferme toutes les autres soupapes et seul le récipient à perfusion le plus haut peut se vider. Si le niveau du liquide de A s'abaisse en-dessous du niveau de liquide de B, le récipient à perfusion B commence à se vider automatiquement (avec un faible mélange des solutions). La même chose se produit lorsqu'on élève un niveau de liquide quelconque en soulevant le flacon au-dessus du niveau du liquide du récipient à perfusion A. L'écoulement n'est ici jamais interrompu. Les conditions d'un fonctionnement irréprochable du dispositif de perfusion suivant cet exemple de réalisation sont à peu près les mêmes que dans le précédent (différence de niveau des liquides, masse spécifique et viscosité des solutions de percussion, place et disposition des billes des soupapes, empêchement de la formation d'une dépression dans le flacon qui se vide, régulation de la vitesse de goutte à goutte au moyen d'une pince sur la canalisation souple d'évacuation). Il est en outre important que les soupapes ferment de façon étanche, car sinon les points de raccordement non utilisés gouttent (ce que l'on peut empêcher par des bouchons ou des capuchons de protection) et il peut se produire par reflux dans des systèmes suspendus à un niveau plus bas un mélange des solutions.Il est également important que l'orifice d'écoulement de la chambre commune 11 soit situé au point le plus haut de la soupape monobloc, de façon que dès le remplissage, il soit possible d'éliminer de façon certaine l'air du système (la paroi de la chambre doit être transparente). Il est important aussi d'intercaler sur la canalisation souple d'évacuation G2 un goutte à goutte constituant une sécurité supplémentaire contre des bulles d'air éventuelles ; et d'insérer une sécurité des points de raccordement de la canalisation souple d'évacuation (par exemple fermeture à balonnette ou attache de caoutchouc ; le point de raccordement à la vanne monobloc peut également être collé, ce qui élimine un point faible) ; et que la vanne monobloc BV pende au moins 10 -cm en-dessous du niveau de la veine cave du malade, à peu près à la hauteur du matelas dans le cas de malades couchés. Si ces deux dernières conditions sont remplies, on peut empêcher de façon certaine une embolie gazeuse même dans le cas d'une manoeuvre inattentive du système, car il règne toujours une surpression dans la chambre commune K, soit du fait de la colonne d'eau d'un flacon qui se vide soit du fait de la surpression relative d'un système veineux même dans le cas de valeurs négatives Les exemples de réalisation suivant les figures 2 et 3 présentent des avantages supplémentaires 1. L'écoulement n'est jamais interrompu ici non plus (même pour peu de temps lors du changement des appareils de perfusion), car le flacon qui est suspendu le plus haut continue à s'écouler. On peut ainsi obtenir et conserver une teneur constante en médicaments dans le sang à des fins thérapeutiques ou de recherches. 2. On peut brancher successivement un nombre plus important de flacons, qui n'est limité que par la hauteur du support de perfusion. Dans la pratique, on fait ordinairement s'écouler au trois plus deux la cons successifs sans surveillance, car les malades sous perfusion prolongée sont de toute façon surveillés, et le quotient de mélange augmente avec le nombre des flacons. Par exemple, si c'est le flacon C1 qui s'écoule (figure 3), son contenu se mélange avec les restes présents dans les canalisations A3 et B3 (maximum 1:1:900 pour les récipients de perfusion actuellement en usage). Ce quotient de mélange n'est pas élevé, mais le danger de réactions chimiques croît avec le nombre de flacons. 3. Lorsque les flacons en troisième position sont branchés en parallèle (dans le mode d'exécution de la figure 2, en tout trois fois pour chaque couple de flacons, leur nombre est théoriquement illimité). On peut préparer à l'avance le programme de perfusion pour au moins 24 heures : trois flacons s'écoulent successivement sans surveillance et à partir du second flacon l'un d'eux se mélange faiblement tandis que les autres peuvent être amenés à se vider en les suspendant plus haut ou en ouvrant les pinces. Un changement et un remplacement des flacons est à tout moment possible. 4. L'embolie gazeuse, qui peut se produire en particulier lors d'un changement de flacons, est évitée avec ce système lorsque les conditions ci-dessus sont remplies. Tout reflux de sang dans le système est interdit par les soupapes. 5. Le danger de transport de germes dans le circuit sanguin est beaucoup plus faible du fait de la suppression des manipulations sur les malades et de la gêne apportée par les malades lors du changement de flacons. Ceci contribue à réduire le nombre des thromboses, en particulier des thromboses de dépôt sur les cathéters veineux, et peut constituer un avantage important en particulier dans le cas de malades de faible résistance (par exemple de sur surlesquels on effectue des transplantations traitées par des immunodépresseurs) ainsi que pour des malades ayant des implants intravasculaires ou intracardiaques.Les administrations intermittentes régulières de médicaments peuvent s'effectuer d'une façon beaucoup plus hygiénique en suspendant un récipient de plus fort volume relié à la soupape monobloc pendant un court délai au niveau le plus haut, puis après écoulement de la quantité désirée, en le ramenant en position d'attente. On peut obtenir une certaine sécurité contre le surdosage dans le cas d'une attention insuffisante en amenant le niveau du liquide du flacon suivant à la hauteur des marques de dosage, après quoi les deux flacons se vident après administration de la quantité désirée, la vitesse de goutte à goutte des divers flacons diminuant de façon inversement proportionnelle au rapport de leur section. A propos de la manoeuvre d'un dispositif de perfusion suivant les figures 2 et 3. Comme système de suspension, on utilise par exemple un support de perfusion équipé d'au moins trois crochets double, les deux crochets inférieurs étant réglables en hauteur. Ce système comprend une succession pour la soupape de blocage BV. 1. Sur le support de perfusion, on suspend avant le début de la perfusion l'ensemble des flacons et appareils de perfusion prévu dans le programme de perfusion. a) les flacons et appareils de perfusion sont remplis de la manière habituelle et suspendus à diverses hauteurs. b) La soupape monobloc avec la canalisation souple qui lui est suspendue G2 est fixée au support de perfusion (à peu près à la hauteur du matelas du lit du malade). c) les appareils de perfusion sont reliés à la soupape monobloc, et la chambre K ainsi que la canalisation souple G2 venant du flacon à perfusion A (celui qui est suspendu le plus haut et doit se vider le premier) sont remplies jusqu'à absence d'air. Le cas échéant, on monte également un compteur de gouttes en G2 de la manière habituelle d) On ouvre les pinces des appareils A, B et éventuellement C1. e) On roule le support de perfusion contre le lit du malade, on met en place une canule ou un cathéter veineux, on y relie et on y bloque la canalisation souple G2 (cette liaison doit être très solide ; il n'est plus nécessaire de la démonter jusqu a la fin du programme). f) La vitesse de goutte à goutte est alors réglée avec la pince G3 sur la canalisation souple d'évacuation G2 et elle est lue sur le goutte à goutte éventuellement intercalé à cet endroit(ou sur le goutte à goutte de chacun des flacons qui se vident). g) On peut à tout moment suspendre ou dépendre un autre flacon (l'écoulement n'est jamais interrompu tant qu'un flacon en cours de vidange est encore suspendu au système). h) Les petits récipients pour des perfusions courtes intercalées dans le programme sont simplement branchés sur le système et suspendus au niveau le plus élevé. Après qu'ils se sont vidés, le flacon suivant s'écoule à nouveau. Il est en outre possible de perfuser rapidement et de façon simple de petites quantités à partir de grands récipients sans qu'un débranchement soit nécessaire (voir plus haut). i) Un instrument de mesure de la pression veineuse peut être intercalé entre le goutte à goutte et la pince de la gaine souple d'évacuation G2. Le remplissage de la canalisation de mesure s'effectue par le flacon en cours de vidange lui-même. Pendant la mesure on doit soit fermer les pinces de tous les instruments, soit mettre en place une pince supplémentaire sur la canalisation souple d'évacuation G2 entre le goutte à goutte et la branche de la canalisation de mesure et la fermer (la pince inférieure est ouverte pendant la mesure). La soupape monobloc BV correspond pour l'essentiel à la soupape V précédemment décrite. Elle se compose de plusieurs pièces principales 12 et d'un nombre correspondant de billes 13 (éventuellement aussi de cônes,clapets ou/m?mbr.#erS#e boîtier de la chambre commune 11, d'où sort un écoulement de liquide, on branche la canalisation souple d'évacuation G2. Les points de raccordement peuvent être collés, ou ils peuvent être des fermetures à vis ou à baïonnette 14, suivant que la soupape est destinée à un usage unique, ou doit être utilisée et stérilisée plusieurs fois. La chambre commune 11 peut aussi être conçue en même temps comme une chambre de goutte à goutte. Figure 2 Schéma simplifié des possibilités de combinaison les plus favorables dans le dispositif prêt à la perfusion suivant les figures 2 et 3 (la figure 2 représente une soupape monobloc à quatre raccordements, la figure 3 une soupape monobloc à trois raccordements) h(A,B,C) : Niveau des liquides des récipients à perfusion remplis hAx : Niveau surélevé des récipients en position d'attente convient également pour des perfusions insérées dans un programme A : Flacon qui se vide le premier B : Flacon qui se vide en second (automatiquement) C1,2,3 : Flacon qui se vide le troisième (automatiquement ou après ouverture de la pince) D1,2,3 :Flaconsbranchésen parallèle à C1 2 3 qui se vident au choix avec C (automatiquement) ou dont la pince doit d'abord être ouverte ou qui doivent être élevés à un niveau supérieur dès que C est vide I,II,III : Diverses combinaisons recommandées de C et D (les positions de A et B restent inchangées) G2 : Canalisation souple de vidange BV : Soupape monobloc Explication des signes : Pince de la gaine souple fermée (les canalisations souples indiquées comme traversantes sont ouvertes) Canalisation souple non encore reliée à la soupape monobloc Lorsque cette combinaison est choisie, le raccordement à la soupape monobloc s'effectue dans la région de la flèche. : Raccordement des gaines souples C et D (par exemple au moyen d'une pièce en Y) : : ~ ~ : Autre possibilité, non représentée séparément. A propos des exemples de réalisation suivant les figures 2 et 3 une perfusion sous pression est en principe possible même dans le cas de ces exemples réalisation, car si la pression augmentait dans un récipient et dans un appareil, les autres soupapes se fermeraient automatiquement. Pour cela, les points de branchement jusqu'à la pince à rouleau fixée sur la canalisation souple G2 doivent être exécutés et bloqués de façon plus solide car il règne dans tout ce secteur une pression plus élevée. Après cessation de la pression, le récipient le plus élevé s'écoule à nouveau automatiquement. Dans le cas de la perfusion sans surveillance de trois flacons successifs, la disposition des récipients conduit à une perte de hauteur importante du niveau du liquide, et par conséquent à une diminution de la vitesse du goutte à goutte. Des essais avec l'eau ont donné pour une hauteur de perfusion de 150 cm (=100%), un abaissement du niveau du liquide de Hauteur du récipient (25 cm) 5 - 20 % Hauteur du récipient + goutte à goutte + 5 cm (37,5 cm) 10 21 % Deux fois le total précédent (75 cm) 20 - 45 % correspondent à des pertes de vitesse de goutte à goutte qui sont respectivement de 20, 21 et 45 % (suivant la vitesse de goutte à goutte initiale choisie : plus elle est faible, plus forte est la perte). Ainsi, dans le cas de perfusion de trois récipients, la vitesse de perfusion serait réduite dans le cas le plus défavorable d'une bonne moitié.Si ceci n'est pas souhaitable, on doit soit procéder à une post-régulation de la vitesse, soit suspendre les récipients au moins bord inférieur contre bord supérieur, ce qui élève un peu les quotients de mélange, mais économise à peu près un tiers de la hauteur. Dans les exemples de réalisation décrits ci-dessus, la pression de commande exercée sur la soupape est déterminée dans chaque cas par la hauteur de la colonne de liquide, c'est-à-dire essentiellement par la hauteur de suspension des divers récipients de perfusion. Il est cependant parfaitement possible dans le cadre de l'invention de soumettre également le liquide des récipients de perfusion ou les récipients de perfusion tels quels à une pression et d'obtenir ainsi des pressions différentes à l'entrée de la soupape. On pourrait par exemple donner aux récipients de perfusion la forme de sacs, et insérer ces sacs dans des manchons de compression appropriés. Dans tous ces modes de réalisation, il faut cependant prendre garde que toutes les précautions aient été prises pour qu'il ne rentre pas d'air provenant par exemple d'une source de production d'air comprimé dans les veines du malade. A propos des exemples d'exécution Pour obtenir une répartition régulière de la quantité perfusée quotidiennement, il est recommandé de marquer sur les récipients, 3 comme cela se fait déjà en divers endroits, des marques de 100 cm en 100 cm3 depuis le fond jusqu'à l'orifice d'écoulement, lesquels sont numérotés en continu. Pour une quantité moyenne perfusée 3 de 2500 3 quotidiennement de 2500 cm3, 100 cm correspondent à la quantité perfusée en 1 heure. Une table de conversion permet de régler de façon simple des quantités supérieures ou inférieures. REVENDICATIONS 1. Dispositif de perfusion ou d'irrigation comportant des récipients, par exemple des récipients à perfusion, une canalisation et une canule, un cathéter etc..., avec au moins deux récipients à perfusion disposés de préférence à des hauteurs différentes, dont les canalisations d'évacuation se rejoignent avant l'entrée dans la canule etc..., et comportant un système de soupape disposée avant le point de jonction ou à l'endroit du point de jonction avec au moins deux entrées du coté des récipients à perfusion, la position de la soupape dépendant des pressions des liquides sur les entrées, caractérisé en ce que dans le dispositif de soupape, un système de soupape avec siège de soupape et pièce de fermeture est rattaché à chaque entrée du coté du récipient. 2. Dispositif de perfusion suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les systèmes de soupape doivent comporter au moins une pièce principale en un seul morceau (2,12) sur laquelle sont formés les sièges de soupape (7,17) pour les pièces de fermeture, telles que des billes (3,13) et aussi le cas échéant des guides de soupape pour les pièces de fermeture. 3. Dispositif de perfusion suivant l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que plusieurs systèmes de soupape sont rassemblés en une soupape monobloc comportant plusieurs entrées et une sortie commune. 4. Dispositif de perfusion suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les billes (3,13) sont munies d'une enveloppe flexible. 5. Dispositif de perfusion suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le siège de soupape est muni d'un anneau d'étanchéité. 6. Dispositif de perfusion suivant l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la pièce de fermeture du dispositif de soupape, telle que les billes (3,13) est en position haute par rapport au siège de soupape. 7. Dispositif de perfusion suivant l'une quelconque des revendications 1 et/ou 3, caractérisé en ce que le dispositif de soupape est accroché à un dispositif de suspension des soupapes disposé sur un support connu en soi. 8. Dispositif de perfusion suivant l'une quelconque des revendications 2 et/ou 3, caractérisé en ce que la sortie des systèmes de soupape ou de la soupape monobloc est disposée au dessus des entrées. 9. Dispositif de perfusion suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que pendant la perfusion, une surpression règne dans le dispositif de soupape. 10. Dispositif de perfusion suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les systèmes de soupape sont conçus connus en soi comme des soupapes de retenue.