La présente invention se rapporte à un escalier autoportant dont les marches, en particulier en bois, sont montées sans contremarche sur un support central. Les escaliers autoportants sont de plus en plus employés en construction en raison de leur caractère esthdtique et de ltécono- mie de matériau et de poids qu1ils permettent de réaliser par rapport aux escaliers maçonnés ou massifs en bois. Ils sont habituellement constitués par deux poutres géndra- lement réalisées en forme de crémaillère à leur partie supérieure dont les plats disposés horizontalement servent de support aux différentes marches qui sont collées ou vissées dessus. Comme la fabrication et le montage de ces escaliers diffèrent pour chaque construction individuelle et que leur caractère artisanal pouvait donner lieu à un travail considérable, on connatt déjà par le brevet allemand nO 1 963 249 un escalier autoportant pouvant être fabriqué facilement en série avec une grande économie de temps et de matériau. Dans cet escalier, l'invention résidait dans le fait que le raccordement et ltancragé des marches de l'escalier avec les poutres étaient effectués au moyen de boulons métalliques qui, à partir de la poutre, s'engageaient dans les marches de l'escalier. En plus de la considérable économie de travail que cela représentait, le nouveau mode de réalisation se caractérisait par sa simplicité et sa sobriété de ligne qui n'était coupé par aucun élément de fixation visible, comme les vis et analogues. Or, on a été surpris de constater qu'il était encore possible de réduire l'importance des moyens mis en oeuvre et la quantité de matériau et de donner à l'escalier autoportant dont les marches, en particulier en bois, sont raccordées sans contremarche à un appui porteur, une ligne encore plus harmonieuse en utilisant comme élément support selon l'invention une seule poutre portant les marches et en associant à chacune de celles-ci au moins une pièce d'écartement réglable en longueur et raccordant au moins une marche B la marche voisiner Pour réaliser cette invention, chaque marche est avantageusement ancrée sur la poutre au moyen d'une tige d'accouplement dans le sens du brevet allemand nO 1 963 249. Il s'est également révélé qu'une seule poutre était suffisante pour conférer une stabilité satisfaisante à l'escalier autoportant si on associait aux marches voisines au moins une pièce d'écartement réglable en longueur. Comme l'unique poutre est généralement placée au centre des marches, on utilise la plupart du temps deux pièces d'écartement placées aux deux extrémités des marches de l'escalier. L'avantage essentiel de l'escalier selon l'invention est tout d'abord qu'il simplifie considérablement le travail. Les escaliers autoportants usuels à deux poutres exigeaient énormément d'habileté et de précision de la part de l'escaliéteur, attendu que notamment dans les escaliers balancés, on ne pouvait tolérer aucune différence de hauteur dans la fixation sur les différentes poutres, si bien que les escaliers devaient souvent entre déjà montés une fois en atelier, puis démontés et remontés dans l'ouvrage auquel ils étaient destinés Mais mame alors on rencontrait souvent des difficultés, lorsque dans la construction de l'ouvrage certaines limites de tolérance n'étaient pas respectées. Un autre avantage considérable de l'escalier selon l'invention est de pouvoir entre monté par une seule personne, attendu qu'il suffit d'ancrer les marches avec une seule tige d'accouplement dans l'unique poutre et que tous les autres travaux, comme la mise en place des pièces d'écartement, l'ajustage et la mise en position plane des marches ainsi que la détermination de leur écartement peuvent être effectués ultérieurement. Avec les escaliers classiques comportant au moins deux poutres, un aide est toujours nécessaire pour maintenir la marche de l'escalier en position horizontale à une extrémité -tandis qu'on effectue la fixation à l'autre extrémité. Un autre avantage appréciable de l'escalier selon l'invention est l'économie de matériau et également de travail qu'il permet de réaliser du fait qu'on n'utilise plus qu'une seule poutre. Cette économie se répercute encore plus favorablement en cas d'un escalier compliqué, par exemple balancé, attendu que les deux poutres présentent des géométries différentes bien qu'elles doivent par ailleurs se correspondre très exactement. Toutes ces difficultés disparaissent avec une seule poutre et on obtient en plus un meilleur effet esthétique et architectonique en particulier en ce qui concerne la légèreté de la construction. Grâce à l'ancrage des marches de l'escalier dans la poutre au moyen d'une tige d'accouplement, c'est cette dernière qui assume presque exclusivement la fonction de support, si bien que la poutre n'a besoin que d'être entaillée juste ce qu'il faut pour être adaptée aux marches de l'escalier. Il ntest toutefois absolument pas nécessaire qu'elle s'enfonce sur toute la profondeur des marches de l'escalier. Au lieu de découper la poutre, on peut bien entendu dans la zone de celle-ci, chanfreiner la marche en conformité de l'inclinaison de la poutre.La fonction de support est remplie par la tige d'accouplement qui s'étend avantageusement sur deux à quatre cinquième de la profondeur de la poutre dans le sens horizontal et qui, également, dans la marche de l'escalier, ne va pas jusqu'8 l'extrémité frontale, mais se termine à quelques centimetres en avant de sorte que rien ne reste visible de la fixation de la marche après le montage. Pour la tige d'accouplement, il s'est révélé avantageux d'utiliser un acier rond à surfaces rugueuses; il suffit alors de coller la tige d'accouplement dans le bois de la poutre et de la marche de l'escalier. La poutre et la marche sont de préférence en bois dur. La pièce d'écartement réglable en longueur et reliant les marches voisines de l'escalier est une caractéristique essentielle de l'escalier selon l'invention étant donné qu'elle remplit une double fonction. Elle permet, d'une part, de conférer à l'escalier, bien que celui-ci ne comporte qu'une seule poutre, la rigidité et la stabilité suffisantes et, d'autre part, elle simplifie le montage et permet un ajustage absolument exact des marches de l'escalier. Pour remplir cette fonction, cette pièce d'écartement est avantageusement constituée par au moins deux éléments vissables l'un dans l'autre, mais, dans un mode de réalisation préféré, elle est toutefois constituée par trois partiss à savoir: deux axes filetés situés à opposé l'un de l'autre, et un guidage également fileté raccordant les deux axes. En pareil cas, il est avantageux de réaliser le guidage de la pièce d'écartement sous la forme d'un tube comportant deux taraudages différents et situés à l'opposé l'un de l'autre, l'un étant à droite et l'autre à gauche. Dans un mode de réalisation préféré, les pièces dtécar- tement ne traversent pas de part en part, comme c'était le cas jusqu'ici, les marches de l'escalier pour Outre ensuite vissées en bas et en haut de façon apparente par des écrous, ce qui représentait encore le désavantage que les marches étaient précisément affaiblies à leur extrémité externe généralement la plus sollicitée; au lieu de cela, la pièce d'écartement pénètre, au moyen d'un goujon fileté, dans un écrou aménagé dans la marche, ou encore un goujon fileté faisant saillie en dehors de la marche s'engage dans un alésage taraudé aménagé dans la pièce d'écartement.Grâce t ce mode d'exécution préféré, le bois conserve toute sa beauté naturelle sur toute la largeur de la marche, et on évite avant tout le danger, qu'en cas de séchage et de a rétraction inévitable du bois qui en résulte, il n'apparaisse à cet endroit des fissures qui sont fréquentes et presque inévitables en cas de perçage de ce genre. Selon une variante avantageuse de la pièce d'écartement, le goujon fileté ou l'alésage taraudé sont disposés excentriquement dans la pièce d'écartement, si bien que toute rotation, si légère soibt-2le,ntde la pièce d'écartement produit toujours un positionnement/vertical même si les écrous n'étaient pas disposés exactement verticalement les uns au-dessus des autres.Cet agencement contribue lui aussi à faciliter dans une large mesure le montage de l'escalier. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description d'un,mode de réalisation pris comme exemple, mais non limitatif, et illustré par le dessin annexé, sur lequel: la figure 1 est une vue frontale de la partie supérieure d'un escalier autoportant à poutre centrale porteuse; la figure 2 représente une vue latérale et en coupe partielle d'un détail d'un escalier autoportant; la figure 3 représente une pièce d'écartement; la figure 4 représente un axe de la pièce d'écartement; la figure 5 représente le guidage de la pièce d'écartement. La marche 1 est raccordée à la poutre 2 par l'intermé- diaire des tiges d'accouplement 16. Pour assurer le raccordement, la tige 16 est tout d'abord introduite dans un alésage, aménagé dans la poutre 2 et enduit d'une substance adhésive, dans lequel elle s'enfonce horizontalement environ sur 3/4 de la profondeur de ladite poutre. La marche 1 qui comporte également un alésage enduit d'une substance adhésive et qui est chanfreinée dans la zone de la poutre 2 en conformité de l'inclinaison de l'escalier est ensuite engagée sur la tige d'accouplement 16 assujettie dans la poutre 2. La poutre 2 peut toutefois être également pourvue d'un évidement dans lequel vient reposer la marche 1 au cas où la surface arrière de celle-ci ne serait pas chanfreinée. Les marches 1 comportent en haut et en bas dans la zone de leurs extrémités des écrous 11. Ces écrous 11 sont logés dans des trous borgnes qui, du coté de la poutre, s'enfoncent de 20 mm dans la surface de la marche, tandis que du côté opposé à la poutre, ils sont placés en dessous de la marche de façon à constituer un alignement aussi exact que possible entre les trous opposés ou les lignes médianes des écrous 11. La pièce d'écartement 3 agit à l'extrémité avant de la marche 1 et constitue le raccordement avec la marche sous-jacente dans laquelle elle pénètre par la face supérieure à proximité de la poutre 2. La pièce d'écartement 3 est constituée par l'axe supérieur 4, l'axe inférieur 5 et le guidage 6 réunissant les deux axes. L'axe supérieur 4 de même que l'axe inférieur 5 portent tous deux sur les 3/4 de leur longueur des filetages de même diamètre. L'axe supérieur 4 est muni d'un filetage à droite 7 de 20 mm de diamètre et l'axe inférieur 5 d'un filetage à gauche 8 également de 20 mm de diamètre. Les deux axes comportent à leur extrémité supérieure une surface à pans 9 servant à tourner le goujon fileté 10 disposé de façon excentrique de manière à l'enfoncer dans l'écrou 11 L'écrou 11 et ledit goujon fileté 10 présentent respectivement un taraudage et un filetage à droite de 6 mm de diamètre. L'écrou 11, comporte également un filetage grossier en bois qui est dgale- ment à pas à droite.Cet écrou 11 ressemble ainsi à un manchon de réduction, sans comporter toutefois l'épaulement habituel à ces manchons et qui, pour permettre de les tourner, est généralement à six pansu Au lieu de cela, cet écrou 11 comporte une fente 12 si bien qu'on peut, au moyen d'un tourne-vis, la visser dans l'alésage correspondant en forme de trou borgne, de la marche 1. Le guidage 6 est constitué par un tube dans lequel on a taillé, à partir du haut, un filet à droite 7 et, à partir du bas, un filet à gauche 8, ces deux filets allant jusqu'au collet 13. En tournant le filet à droite 7 dans la zone supérieure et le filet à gauche 8 dans la zone inférieure du guidage 6 à une profondeur de 20 mm, on obtient un espace libre supérieur 14 et un espace libre inférieur 15. La longueur totale de ce guidage est de 110 mm.Si par rotation, on enfonce l'axe supérieur 4 au filetage à droite 7 jusqu'au collet 13 dans le guidage 6, la partie, non filetée de l'axe supérieur 4, disparaît jusqu'au début de la surface à pans 9 dans l'espace libre supérieur 14. Si, ensuite, par rotation on enfonce également l'axe inférieur 5 dans le guidage 6, c'est uniquement l'axe inférieur 5 qui fait saillie en dehors du guidage 6 à partir de la surface à pans 9. A cette surface 9 d'une profondeur de 5 mm est raccordé un goujon fileté 10 disposé de façon excentrique et d'une longueur de 10 mm. A l'état complètement resserré, la longueur totale de la pièce d'écartement 3, y compris le goujon fileté 10, est de 140 mmJ alors que la longueur utile proprement dite, donc après introduction de ce goujon 10 dans l'écrou 11, est de 120 mm. En faisant sortir, c'est-à-dire en dévis sant l'axe supérieur 4 et l'axe inférieur 5 du guidage 6, en tournant ce dernier dans le sens des aiguilles d'une montre, on peut prolonger la longueur utile de la pièce d'écartement de 120 à 160 mm sans que la partie filetée de l'axe supérieur 4 ou de l'axe inférieur 5 soit visible, attendu que dans chaque cas la longueur du filetage sorti se trouve encore dans l'espace libre supérieur 4 ou dans l'espace libre inférieur 15. REVENDICATIONS 1. Escalier autoportant dont les marches, en particulier en bois, sont raccordées sans contremarche à un support, caractérisé par le fait que comme élément support, on utilise une seule poutre portant les marches de l'escalier et qu'è chaque marche est associée au moins une pièce d'écartement réglable en longueur la raccordant à la marche voisine. 2. Escalier selon la revendication 1, caractérisé par le fait que chaque marche est ancrée dans la poutre au moyen d'une tige d'accouplement. 3. Escalier selon les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que la tige d'accouplement s'enfonce horizontalement sur deux à quatre cinquième de la profondeur de la poutre. 4. Escalier selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la tige d'accouplement est un rond en acier à surface rugueuse. 5. Escalier selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que la poutre et les marches de l'escalier sont en bois dur. 6. Escalier selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que la pièce d'écartement est constituée par au moins deux éléments susceptibles d'être vissés l'un dans l'autre. 7. Escalier selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que la pièce d'écartement est constituée par deux axes filetés opposés et par un guidage taraudé réunissant les deux axes. 8. Escalier selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que le guidage de la pièce d'écartement est réalisé sous la forme d'un tube comportant deux taraudages opposés dont l'un à droite et l'autre à gauche. 9. Escalier selon l'une quelconque des revendications 1 b 8, caractérisé par le fait qu'au moins un axe de la pièce d'écartement comporte un goujon fileté en prise avec un écrou encastré dans la marche ou qu'une pièce filetée faisant saillie en dehors de la marche de l'escalier est en prise avec un alésage taraudé aménagé dans un des axes de la pièce d'écartement. 10. Escalier selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait que le goujon fileté se trouvant sur l'un des axes de la pièce d'écartement ou l'alésage taraudé aménagé dans cette dernière sont disposés de façon excentrique.