La technique antérieure de points de contact drinterrup-teurs à languettes et d'éléments analogues consistait à utiliser des éléments élastiques de cuivre présentant des zones de discontinuité qui étaient utilisées comme points de contact» Plus tard, 5 on s'est rendu compte qu'on peut réduire l'aire du point de contact et augmenter les pressions de contact sans diminuer l'efficacité électrique de 1 ' interrupteur <> Ces changements•ont entraîné une réduction de la dimension et du coût des interrupteurs, mais ont augmenté l'oxydation à l'interface des points de contact. Etant 10 donné que l'oxyde de cuivre a une grande résistance en comparaison du cuivre pur, la formation d'oxyde a soulevé deux problèmes î 1) Les caractéristiques électriques de l'interrupteur étaient affectées de façon sévère, et 2) l'augmentation de résistance avait pour résultat d'augmenter le dégagement de chaleur qui pouvait 15 finalement détruire les points de contact. Pour éliminer la formation d'oxydes de cuivre et des inconvénients concomittants, mentionnés ci-dessus, on a proposé de réaliser les points de contact en une matière dont les oxydes aient une faible résistance électrique ou d'utiliser un métal tel que l'argent ayant un oxyde 20 physiquement et chimiquement instable qui, soit se décomposerait, soit serait facilement enlevé par frottement dans les conditions d'utilisation normale de l'interrupteur tout en offrant en même temps une faible résistance électrique. Une solution antérieure apportée au problème posé par l'oxy-25 dation consistait à réaliser les points de contact sous la forme de tenons en platine ou en argent qui étaient mis en place par rivetage. Naturellement, l'utilisation de rivets est extrêmement coûteuse, parce qu'une très faible partie de la surface totale du rivet est en réalité utilisée comme point de contact- Une solution 30 partielle apportée à ce problème a consisté à fabriquer le rivet en un autre métal tel que le cuivre, par exemple, puis à fixer par soudure, soudage ou brasage un mince revêtement de platine ou d'argent sur la surface du point de contact. Malheureusement, le procédé de rivetage, en particulier dans la production en série, 35 ne permet,très souvent, de réaliser que de médiocres connexions mécaniques et électriques et crée à la jonction avec le contact proprement dit une zone sujette à une corrosion métallique différente . 69 14871 2 2008110 On a suggéré plusieurs procédés qui peuvent être appelés des procédés à pièces rapportées pour créer des points de contact. Ces procédés consistent à réaliser dans le contact une fente à dépouille à l'intérieur de laquelle une garniture de cad-5 mium. est insérée. Cette forme de pièce rapportée a été en particulier utile pour réduire la formation d'arc, mais a présenté la plupart des difficultés physiques et électriques soulevées par la technique du rivetage» le brevet des Etats Unis d'Amérique n° 2 137 617 décrit la mise en oeuvre d'une masse d'argent en fusion 10 dans une zone rainurée ou creuse et représente un perfectionnement par rapport à la technique de la pièce r.apportée de cadmium» Il existe plusieurs procédés consistant à revêtir électro-lytiquement ou à pulvériser le métal précieux sur la surface du point de contact. Ces procédés présentent l'inconvénient de dépo-15 ser un revêtement de nature granulaire qui offre de médiocres caractéristiques électriques et une faible résistance à la corrosion» Les procédés antérieurs consistant à utiliser le brasage du métal précieux sur le contact impliquent des températures élevées 20 provoquant le recuit de. la structure de support et donc une perte d'élasticité. Le procédé le plus utilisé pour réaliser le contact a consisté à souder un fragment du métal précieux sur l'élément élastique dans la zone destinée à former un point de contact. Très 25 souvent, les éléments de support étaient en une matière relativement mince et les points de contact proposés étaient extrêmement petits. Ces procédés de soudure provoquaient la fusion du métal précieux coûteux et sa dissipation, exigeaient une opération secondaire destinée à conférer la forme correcte, au point de contact 30 afin de faciliter l'élimination physique de l'oxyde et provoquaient fréquemment des trous de brûlure dans la matière du support mince. Plus récemment, on a utilisé une bille d'or de 0,66 mm. Cette bille est mise en position correcte, puis soudée au support de contact, et enfin mise en forme, habituellement par martelage. Ce 35 procédé s'est révélé être plutôt dispendieux en raison de la quantité d'or relativement grande qui doit être utilisée, La présente invention concerne donc, un procédé de-réalisation d'un point de contact destiné à être utilisé dans des connecteurs, des interrupteurs etc., qui permet à l'ouvrier de déter 69 14871 3 2008110 miner au préalable la quantité de métal précieux à utiliser et qui nécessite des moyens mécaniques extrêmement simples pour conférer la forme correcte au point de contact ; le procédé de l'invention permet de souder de petits fragments relativement minces. 5 d'un métal précieux sur une surface de support relativement grande et de réaliser un point de contact par mise en place du métal précieux sur la surface de support avant la fabrication du contact ; l'invention concerne également un contact à points de métal précieux auxquels la configuration voulue est donnée par une 10 matrice à deux parties. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention ressor-tiront de la .description qui va suivre, faite en regard du dessin annexé et donnant à titre explicatif, mais nullement limitatif, une forme de réalisation conforme à l'invention. 15 Sur ce dessin, La figure 1 est une vue en plan de la bande de support montrant la zone de formation de contacts ainsi que les emplacements des points de contact. La figure 2 est une vue en plan partielle du support, mon-20 trant le sens dans lequel la feuille' d'or se déplace et sa relation avec le support. La figure 3 est une coupe partielle suivant la ligne 3-3 de la figure 2, montrant l'opération initiale de fixation. La figure 4 est une coupe analogue à celle de la figure 3, 25 mais après l'opération de cisaillement. La figure 5 est une vue en élévation latérale, montrant le fragment complètement soudé au support, La figure 6 est une vue en élévation latérale montrant le fragment et le support après la formation d'un bossage, et 30 La figure 7 est une vue en élévation latérale du contact achevé. Conformément à l'invention, un fragment ou feuille d'or de 25 microns d'épaisseur environ et de 1 mm de largeur environ est appliqué sur un contact de support ou de base en bronze phospho-35 reux ou en toute autre matière bonne conductrice de l'électricité* Le métal de support doit également être élastique et capable de recevoir des conducteurs d'une machine à guiper les fils métalliques. 69 14871 4 2008110 On commence par nettoyer et étamer la surface de support plane. On peut utilisér.-.'ual:ï il -métallique comme support, le cas échéant. Le support est formé d'une bande, d'une largeur de 50 mm environ et d'une épaisseur de 0,30 mm environ. On applique l'é-5 tain sur la bande par immersion à chaud ou par d'autres procédés convenables pour lui conférer la résistance à la corrosion et faciliter le soudage de fils de connexion. On poinçonne ensuite la bande de matière de support pour créer une série de trous de repérage tels que représentés sur la figure 1. Les trous préalable-10 ment percés aident à mettre la bande en place dans la tête de soudage et dans la matrice à mouvement progressif utilisée pour former le contact. On peut utiliser d'autres repères de mise en place en plus des trous. Lorsque la bande de support a été mise en place,, on fait avancer la feuille- d'or parallèlement et dans le même sens 15 de progression que cette bande, de manière qu'elle recouvre cette dernière sur la zone de contact, comme représenté sur la figure 2t sous un angle de 45° par rapport à ce qui sera le bras de contact, puis on fixe par soudure son bord menant à la bande de support, comme représenté sur la figure 3, afin de contrôler le fragment ou 20 paillette pendant qu'il est simultanément découpé à la longueur désirée. Naturellement, si nécessaire', la feuille d'or peut progresser en formant un certain angle avec la bande de support. La tête de soudage utilise les trous préalablement poinçonnés et transporte le fragment dans une seconde position de soudage où. il est 25 soudé à plat sur la surface de la bande de support. Pendant qu'il est encore sous forme de bande, le support auquel est fixé le fragment, comme représenté sur la figure 5, pénètre dans une matrice en deux parties et la surface de contact y est surélevée par la formation d'un bossage, comme représenté sur la figure 6, la 30 partie recouverte par le fragment recevant une forme convexe, puis la bande de support pénètre dans une matrice à mouvement progressif pour être mise sous la forme d'un contact, de façon bien connue dans la technique, le contact achevé étant représenté sur la figure 7. 35 Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation décrite et représentée et est susceptible de recevoir diverses variantes entrant dans le cadre et l'esprit de l'invention. 2008110 69 14871 5 REVENDICATIONS 1» Procédé de réalisation d'un contact, caractérisé par le fait qu'il consiste à placer une bande de feuille d'or parallèlement à un support, à fixer le bord antérie.ur de la feuille 5 d'or au support, à découper la feuille d'or à une distance préalablement déterminée du bord antérieur pour former un fragment, à fixer la partie restante du fragment au support, à donner au support et au fragment une forme arquée pour réaliser un point de contact puis donner sa forme définitive au reste du contact, 10 2. Procédé de réalisation d'un contact selon la revendica tion 1, caractérisé par le fait que la forme arquée du support et du fragment leur est donnée par une opération de formation d'un bossage. ' . 3 = Procédé de réalisation d'un contact selon l'une des re-15 vendications 1 et 2, caractérisé par le fait que la largeur du support est beaucoup plus grande que celle de la feuille d'or„ 4. Procédé de formage d'un contact selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que le support a la forme d'une bande et reçoit une marque de repère avant la fixation 20 cle la feuille d'or„ 5.. Procédé de réalisation d'un contact, caractérisé par le fait qu'il consiste à étamer une bande plane de support, à poinçonner une série de trous de repérage dans le support, à placer une bande de feuille d'or parallèlement au support, à fixer le 25 bord antérieur de la feuille d'or au support, à découper la feuille d'or pour former un fragment, à fixer la partie restante du fragment au support, à donner au support et au fragment line forme arquée, puis à achever le contact. 6. A titre de produit industriel nouveau, un contact .réa-30 lisé suivant le procédé de l'une quelconque des revendications 1 à 5»