La présente invention concerne un circuit électrique de surveillance destiné à signaler l'allumage correct d'un ou plusieurs lampes électriques. Elle s'applique plus particulièrement, quoique non exclusivement, aux circuits de contrôle des feux clignotants pour véhicules motorisés, dans lesquels un seul témoin doit indiquer le non-allumage d'une des lampes faisant partie d'un groupe de plusieurs lampes commandées simultanément. Dans des dispositifs de surveillance connus, on fait passer le courant de chaque lampe par une résistance et on utilise la chute de tension dans la résistance comme signal d'entrée d'un circuit logique de manière que le signal de sortie du circuit logique indique si toutes les résistances sont parcourues par le courant correspondant au fonctionnement correct des lampes. Un tel circuit ne fonctionne que pour une intensité de courant définie et il faut changer la valeur ohmique des résistances lorsque l'on veut modifier la puissance des lampes ou la tension d'alimentation. te dispositif selon l'invention remédie à cet inconvénient par l'utilisation d'un circuit dans lequel le courant alimentant la lampe aée une tension, qui est pratiquement indépendante de l'intensité dudit courant, tant que la lampe est allumée correctement. Par contre, la tension devient très petite, lorsque la lampe n'est pas alimentée et ceci meme si un courant résiduel, par exemple dû à des fuites , parcourt le circuit.Ce circuit est constitué par un réseau se composant d'une diode et d'une résistance en parallèle, qui est intercalé dans chaque ligne alimentant une lampe, la résistance ayant une valeur ohmique suffisamment grande pour que la tension à ses bornes soit égale à la tension de seuil de la diode si la lampe est alimentée correctement, mais assez petite pour que la tension à ses bornes, qui est produite par les courants de fuite et par le courant d'entrée du circuit de détection, soit sensiblement inférieure à la tension de seuil de la diode, Si la lampe n'est pas allumée. La chute de tension dans une diode ne varie que faiblement en fonction de l'intensité de courant qui y passe, mais elle ne peut pas être utilée pour piloter un circuit témoin, car elle persiste en raison des courants résiduels, toujours présents dans la pratique. La résistance en parallèle avec la diode remedie à cet inconvénient, car elle forme diviseur de tension, lorsque l'intensité du courant est inférieure à un certain seuil. On ob tient ainsi deux valeurs de tension bien distinctes suivant que la lampe est allumée ou non, et ceci même si la tension d1aiimen- tation et l'ampèrage des lampes sont modifiés ou que des courants résiduels circulent dans le circuit. Suivant une réalisation du dispositif destinée à con troler à l'aide d'un seul témoin l'allumage simultané de la tota lité de plusieurs lampes, chaque point nodal formé par un des réseaux et une des lampes est relié à une des entrées d'un cir cuit logique connu en soi, de façon que le témoin s'allume lors que toutes les entrées sont au niveau logique "haut", qui est égal ou inférieur à la tension de seuil des diodes, et que le témoin s'éteigne si au moins une entrée est au niveau logique "bas", qui est égal ou supérieur à la tension produite dans la résistance par les courants de fuite et le courant d'entrée du circuit logique. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non-limitatif, une forme de réalisation du dispositif pour le contrôle de plusieurs lampes ou autres charges électriques. La figure unique représente le dispositif qui commande un circuit logique, de manière à faire allumer un témoin lorsque toutes les charges sont parcourues par un courant normal. Les charges sont constituées par les lampes 1 et 2, qui sont alimentées par la source de courant 2 La résistance 4 et la diode i, branchées en parallèle, sont intercalées dans la ligne alimentant la lampe 1 ; la résistance 6 et la diode 7 sont connectées de manière identique dans la ligne alimentant la lampe 2 .Le circuit logique 8 , qui b la fonction "et" , commande la lampe témoin e, qui s'allume lorsque toutes les entrées du circuit logique 8 sont au niveau "haut". Une entrée du circuit 8 est reliée au point nodal A , l'autre entrée est reliée au point nodal 3. Les impédances d'entrée du circuit logique sont représentées par les résistances èquivalentes 10 et 11 Les courants passant par les lampes 1 et 2 produisent une chute de tension dans les diodes 5 et 2 , qiiest égale à la tension de seuil de ces dernières, car les résistances 4 et 6 sont suffisamment grandes pour que le courant qui y passe soit négligeable par rapport au courant passant par les diodes. I1 en résulte que les tensions aux points nodaux A et B sont supérieures au niveau "haut" du circuit logique 8 et que la lampe témoin 2 s'allume. Supposons maintenant que le filament de la lampe 1 soit coupé. La tension au point nodal A est alors déterminée par le rapport des résistances 4 et 10 , si l'on néglige les courants de fuite. la résistance 4 étant beaucoup plus petite que la résistance 10 - par exemple 200 fois plus petite -, la tension en A est inférieure au seuil de conduction de la diode et celleci ne conduit plus. La tension en A est ainsi aussi inférieure au niveau "bas " du circuit logique 8 et, puisque ce dernier a la fonction "et", la lampe témoin 2 est éteinte, tique la lampe 2 soit allumée. Le défaut est signalé. Comme il va de soi, l'invention de se liste pas à la seule forme de réalisation qui a été décrite ci-dessus à titre d'exemple; elle embrasse, au contraire, toutes les variantes d'exécution et d'application. Ainsi il est évident que l'on ne s'éloignerait pas de l'esprit de l'invention en remplaçant le circuit et ces composants par des équivalents usuels dans la technique des circuits analogiques et logiques, en réalisant un circuit de polarité inverse, en utilisant un circuit logique "et-non" pour signaler les défauts par l'allumage d'une lampe ou par un autre témoin ou par un dipositif d'alarme, selon le cas particulier d'application envisagé, etc... -REVENDICATIONS l.-Dispositif pour l'indication de l'interruption de courant, se rapportant aux circuits électriques dans lesquels un témoin doit signaler l'allumage de la totalité de plusieurs lampes électriques, caractérisé en ce qu'un réseau se composant d'une diode et d'une résistance en parallèle est intercalé dans chaque ligne alimentant une lampe, la résistance ayant une valeur ohmique suffisamment grande pour que la tension à ses bornes soit égale à la tension de seuil de la diode si la lampe est alimentée correctement, mais assez petite pour que la tension à ses bornes, qui est produite par les courants de fuite et par le courant d'entrée du circuit de détection, soit seniblement inférieure à la tension de seuil de la diode, si la lampe n'est pas allumée. 2.- Dispositif selon la revendication 1, dans lequel le circuit détecteur est constitué par un circuit logique, caractérisé en ce que chaque point nodal formé par un des reseaux et une des lampes est relié à une des entrées du circuit logique, dont le niveau 'haut' est égale ou inférieur à la tension de seuil des diodes, et dont le niveau bas" est égal ou supérieur à la tension produite dans la résistance par des courants résiduels et par le courant d'entrée du circuit logique.