L'invention concerne un dispositif de segments d'étanchéité assemblés sous la forme d'une structure réticulaire applicable à un moteur à rotor d'un type1 aussi bien à mouvement circulaire qu'à mouvement BpicycIotdal. Il est connu de monter dans des rainures aménagées dans les parois (cylindrique ou latérale et flancs) d'un stator de moteur, des segments d'étanchéité formant une structure réticulaire pour un rotor susceptible d'être déplacé dans ce stator en vue d'assurer, ainsi, l'étanchéité des chambres de travail qui se trouvent formées entre ce stator et ce rotor, au cours de chaque cycle de déplacement de ce dernier. Ainsi, le brevet français nO 1.274.666 déposé le 17 Septembre 1960 décrit un moteur à quatre lobes susceptible d'un mouvement épicycloldal dans un stator à cinq cavités pour former des chambres de travail appropriées aux différentes phases d'un cycle de fonctionnement basé sur le principe de combustion in terne Dans un tel moteur, les arêtes de la paroi cylindrique de stator, séparant deux cavités adiacentes, sont équipées de moyens de cloisonnement radial qui coopèrent avec les faces cylindriques des lobes de rotor alors que les flancs de stator comportent des rainures garnies de bandes formant deux polygones entourant le système de déplacement du rotor et assurant l'étanchéité sur les faces des flancs correspondants de ce rotor , ces moyens et bandes ou segments d'étanchéité constituant une structure réticulaire pratiquement fixe à l'intérieur de laquelle le rotor peut se déplacer. Or, bien que les divers segments de cette structure ne soient pas soumis à des effets gênants d'inertie ou de force centrifuge, cette structure n'assure pas une étanchéité suffisante en raison des valeurs particulièrement grandes des températures et des pressions de gaz qui sont périodiquement engendrées dans les chambres de travail précitées. L'invention se propose de pallier ces inconvénients. Elle a pour objet une structure réticulaire de segments applicable à un moteur constitué - d'un carter et de deux flasques équipés de tubes d'admission et d'Echap- pement de fluide, - un rotor associé à un système de déplacement d'un type à rotation ou à mouvement épicyclordal dans ledit stator, les segments de ladite structure formant deux polygones de flanc entourant le sys tème de déplacement du rotor et associés entre eux par des éléments montés radialement par rapport au carter. Un but essentiel de l'invention est de proposer une structure du type précité et pratiquement inerte aux effets de variations très grandes de la pression de gaz qui peuvent se produire au cours d'un cycle de fonctionnement du moteur. Un autre but principal de i'invention est d'assurer, à l'aide d'une telle structure, une excellente étanchéité pour des valeurs importantes de la température du fluide entrarnant le fonctionnement du moteur. Un autre but de l'invention est de proposer une structure du type mentionné ci-dessus, réalisable commodément à partir d'éléments simples, relativement peu onéreux et d'un entretien facile. Les buts essentiels mentionnés plus haut sont atteints, conformément à l'invention, en utilisant des segments rectilignes à l'exclusion de toute autre forme et en assurant par chevauchement les assemblages nécessaires des segments de polygone de chaque flanc. L'invention concerne, égaiement, des perfectionnements à un moteur à rotor du type de celui décrit dans le brevet français nO 2.217.981 déposé le 12 Février 1973, approprié à une alimentation par un fluide sous pression et équipé d'une structure réticulaire de segments telle que celle mentionnée plus haut ; ces perfectionnements permettant, notamment, un effet commode et efficace de freinage du rotor de ce moteur. D'autres caractéristiques et avantages oe l'invention se dégageront de la description qui va suivre en regard des dessins annexés lesquels, description et dessins ne sont donnés qu'à titre d'exemple non limitatif. Sur ces dessins - la figure 1 représente, en perspective, un élément essentiel d'un moteur rotatif équipé d'une structure conforme à l'invention. - les figures la, 16 représentent, à une échelle plus grande, des détails de l'élément de la figure 1. - la figure 2 représente schématiquement, en coupe axiale, un moteur équipé d'une structure conforme à l'invention. - les figures 3 et 4 représentent, respectivement, les faces avant et arrière d'un élément analogue à celui de la figure 1. - la figure 5 représente, en coupe transversale, le moteur de la figure 2. - les figures 6a à 6g représentent, respectivement en perspective, en coupe longitudinale et en plan, un segment d'étanchéité pour une structure conforme à l'invention. - les figures 7a à 7g sont des schémas permettant d'expliquer comment peuvent etre montés des segments d'étanchéité pour constituer une structure conforme à l'invention. - les figures 8 et 9 sont des figures similaires aux figures 3 et 5, concernant une variante d'une structure d'étanchéité conforme à l'invention. Sur les figures t et 2, on peut voir un élément Ih comprenant un disque circulaire 2h et une partie composite 3h en forme de virole circulaire, coaxiale au disque 2h et de diamètre plus petit que celui de ce disque pour ménager une collerette externe ; cette virole présentant deux paires d'ailes, identiques entre elles, 4a, 4b et 5a, 5b, à peu près radiales, entre lesquelles la virole 3h est rompue pour former deux couloirs radiaux. Les ailes de chaque paire sont, en effet, parallèles entre elles et parallèles à un plan radial OA (ou OB) passant par l'axe géométrique OO' de l'élé- ment 1h ; l'angle formé par ces deux plans OA, OB étant de l'ordre de 200. La face interne et circulaire de la virole 3h présente deux rainures rectilignes 6r, 6s, parallèles entre elles et à l'axe 0O', situées symétriquement de part et d'autre du plan bissecteur OC du dièdre formé par les plans OA, OB des couloirs d'ailes ; la section transversale de ces rainures, identiques entre elles, étant rectangulaire. Cette face interne de la virole 3h comporte, également, deux autres rainures 7r, 7s identiques aux rainures 6r, 6s et formant un autre groupe de rainures symétriquement situées par rapport à un plan radial OD, perpendiculaire au plan radial OC. Chacune des faces, situées en regard et parallèles entre elles des ailes 4a à 56 présente des rainures "R, S", analogues aux rainures 6r à 7s et, également, parallèles à l'axe géométrique 0O' de la virole 3h ; les rainures "R", d'une part, et les rainures "S", d'autre part, des deux ailes d'un couloir étant situées respectivement dans deux plans perpendiculaires au plan radial de symétrie OA (ou OB) de ce couloir. De plus, la partie de la face qui est située, sur le disque 2h, entre les ailes 4a, 4b, présente deux rainures "T, U", identiques aux rainures précitées "R, S" et respectivement situées au droit des extrémités de ces dernières, perpendiculairement au plan OA. De la sorte, le couloir des ailes 4a, 4b comporte deux gorges transversales en forme de "U" et l'autre couloir d'ailes 5a, 5b comporte, également, deux gorges transversales RTR - SUS identiques à ces dernières. En outre, cette face du disque 2h comporte un système de rainures rectilignes, analogues aux rainures mentionnées plus haut. Ces rainures sont distribuées, par paire de rainures parallèles entre elles - suivant les quatre côtés d1un carré "a, b, c, d" parallèles aux axes géométriques OC, OD et entourant le centre du disque 2h ; - suivant les axes OC, OD précités des rainures 6r, 6s et 7r, 7s en formant respectivement, avec ces dernières, des gorges en forme de "L" ; - suivant les axes OA, OB des couloirs d'ailes 4a à 56. On remarquera que les rainures de chacun de ces couloirs d'axes OA ou OB croisent les rainures "T, U" de ce couloir et celles du côté ab du carré. De meme, les parties extrêmes des rainures d'axes OC et OD croisent, respectivement, les rainures des côtés cd et bc du carré ; enfin, les extrémités des ieux des rainures correspondant à chaque sommet du carré sont croisées entre elles. En outre, de petits trous 8, aménagés dans le disque 2h et dans les ailes 4a à 5b débouchent dans ces rainures pour former un circuit de lubrification sur lequel on reviendra plus loin. De plus, le bord de la virole 3h présente une nervure annulaire 3n, appropriée à un centrage sur un autre élément lb, analogue à l'élément 1h décrit ci-dessus, grâce à une gorge convenablement prévue sur cet élément lb. Ce dernier est, en effet, constitué dur disque 2b qui comporte sur l'une de ses faces (figure 4), une virole composite 3b présentant deux couloirs radiaux d'aile, un système de rainure identique aux parties correspondantes décrites plus haut ; la hauteur "H" de cette virole 3b étant un peu plus grande que celle de la virole 3h (figure 2). L'autre face du disque 2b comporte une gorge circulaire 2g coaxiale au disque 2b, dont le profil transversal est approprié à celui de la rainure 3n prci- tée (figure 3), en vue de l'assemblage de ces deux éléments, à l'aide de tiges 22 engagées-dans des trous 12 convenablement répartis sur les parties extremes, formant collerettes, des disques 2h, 2b (figure 2). Deux autres éléments 20h, 20b, respectivement identiques à ces éléments th, lb, sont également associés coaxialement à ces derniers par ces tiges 22 et des écrous grâce à un flasque 21 qui comporte une face identique à celle (repré- sentie à la figure 3) de l'élément lb. La face du disque 2b présentant la rainure de montage 2g (figure 3) comporte également des rainures de disque identiques à celles des disques 2h ou de son autre face (figure 4) mais décalées de 180o par rapport à ces dernières ; il en est de meme pour les faces des autres éléments 20h, 20b et 21. Par ailleurs (figure 5), un élément 14 en forme de cylindre droit semicirculaire et semi-elliptique est logé dans le "stator" résultant de l'assemblage des éléments 1h et lb, grace à son clavetage sur un arbre 15 qui est monté, d'une façon traditionnelle, dans des "roulements" fixés dans des logements 13 prévus dans les disques 2h, 26, coaxialement à la virole 3h ; le rayon de la par tie circulaire du "rotor" 14 ainsi formé étant un peu plus petit que celui de la surface interne de cette virole circulaire 3h. Cet arbre 15 est suffisamment long pour porter trois autres "rotors" équipant, de même, les trois autres stators formés par les éléments lb, 206, 20h et 21. De plus (figure 5), chacun des couloirs formés par les ailes 4a à 5b de ces stators est équipé d'un élément 16 se présentant sous la forme d'un parallélé- pipède rectangle, de section rransversale appropriée à son libre coulissement dans son couloir ; sa hauteur, dans le sens radial, est suffisante pour être appliquée, par l'une de ses deux faces libres, sur la surface cylindrique de son rotor 14, sous l'effet de poussée d'un moyen connu 16p (ressort, dispositif hydraulique ...), cette face de contact sur le rotor présentant deux rainures 16s, 16r, similaires à celles décrites plus haut et parallèles à l'axe géométrique de l'arbre 15. Enfin, les viroles 3h de ces stators présentant des trous 9 et 10, 11 respectivement équipés de tubes d'admission et d'échappement de fluide et les tubes d'admission 9 des stators lh, 20h (figure 2) sont raccordés à un dispositif connu 24, à piston à tiroir 24p ayant deux têtes, qui est commandé en synchronisme avec la rotation de l'arbre 15 par une "came excentrique" 24e à l'encontre d'un ressort de rappel 14r, grâce à une transmission 24t assurant l'entrarnement en rotation de cette came 24e. Les tubes d'admission 9 des deux-autres stators lb,20bsont respectivement raccordés, d'une façon convenable, aux tubes d'échappement de ces stators lh, 20h pour être alimentés "en compound" à partir de ces derniers. L'étanchéité des chambres ainsi formées-dans ces stators par ces cloisons 16 et ces rotors 14, est assurée par des segments de 1oint (décrits ci-dessous), convenablement montés dans les rainures de ces éléments. Sur la figure 6a, on peut voir une baguette rectiligne 17 dont la section est à peu près rectangulaire ; l'un de ses côtés 17f pouvant être convexe. Les dimensions de cette section sont adaptées à un engagement et à un dEbatte- ment libre de cette baguette 17 dans une rainure de l'élément 1h ou 16. Chaque partie extrême de la face, formant un talon opposé à la face bombée transversalement 17f de cette baguette 17, comporte deux encoches transversales 17t, rectangulaires, appropriées à un engagement libre dans une encoche analogue d'une autre baguette similaire, disposée d'équerre par rapport à cette baguette 17, pour réaliser un montage du type des "assemblages à mi-bois" des menuisiers (figures 6b, 6c). La face bombée transversalement 17f présente, également, quatre encoches rectangulaires 17s, aménagées en biais, par paires appropriees, respectivement, à des montages du type précité pour d'autres baguettes disposées parallèlement entre elles, par paires, suivant deux directions opposés et inclinées par rapport à cette baguette 17. Des éléments de bande ondulée 18, en matiere élastique (acier à ressort par exemple) présentent des dimensions analogues aux parties de talon formées par les encoches et sont disposés en-dessous de ce talon. On conçoit que les rainures des disques 2h, 2b peuvent être équipées d'éléments 18 et de baguettes associées entre elles par des encoches convenables; il en est de même des rainures 6r à 7s de la virole 3h et des rainures R, S, T, U, des ailes 4a à 5b, les extrémités de ces baguettes de virole et d'ailes coopérant, d'une façon étanche, avec les extrémités des baguettes correspondantes des disques grâce à des aménagements d'entailles à "mi-bois" (figure 6d) ou de "coupes en onglet" similaires à ceux des menuisiers. Enfin, les rainures des cloisons 16 sont, également, garnies de moyens élastiques 18 et de baguettes de largeur plus petite que celle de la baguette 17. De plus (figure 6e), les baguettes 19 de couloir d'axe OA (ou OB) comportent, chacune sur leur face bombée, une gorge en forme de "mortaise" dont la longueur est adaptée à la course des cloisons 16 sous l'effet d'excentricité de la face semielliptique du rotor 14 et les extrémités des baguettes de cloison 16a présentent une largeur adaptée à celle de ces mortaises et sont engagées à frottement doux, dans ces dernières à la façon de tenon. La largeur des baguettes 19 peut être un peu plus grande que celle des autres baguettes 17 pour faciliter l'aménagement de cette mortaise de coulisse ment de l'extrémité correspondante de la baguette de cloison 16a. Evidemment, les dimensions des encoches (notamment la profondeur, figure 7a) sont suffisamment grandes pour qu'une baguette 17a par exemple ne gêne pas des baguettes 17b, 17c qui la croisent dans leurs mouvements pour un bon contact sur le rotor 14. La largeur des encoches est donc pratiquement égale à celle des rainures (figure 6c). On comprend qu'un fluide élastique sous pression (air, vapeur ..) peut alimenter le moteur ainsi constitué à partir d'une source conventionnelle 23 (figure 2); l'étanchéité des chambres BOD, BOC ... COA formées successivement dans chaque stator par la face elliptique de son rotor étant assurée par des "segments de la structurew, pratiquement fixe qui entoure ce rotor, soit - les segments "radiaux" des rainures 6r, 6s, 7r, 7s et 16r, 16s correspondant à la face cylindrique de rotor, - les segments des rainures "a.b", 1,6.c", "c.d", "d.a", des flancs formant un polygone entourant l'arbre 15, - les segments des rainures des flancs qui associent des côtés de ce polygone à l'extrémité correspondante de segments radiaux pour la face cylindrique du rotor. On précisera que, pour un stator dont le diamètre de la virole 3h est de l'ordre de 700 mm et dans le cas d'une température de vapeur d'eau comprise entre 250 à 500e, la largeur et la hauteur de la section transversale des segments 17 seront de l'ordre de 2,4 mm. De plus, les largeurs de leurs rainures devront assurer des jeux IIJII de l'ordre de 15/100 avec des tolérances au plus égales à 3/100: ces largeurs seront donc comprises entre 2,73 et 2,7 mm. Les segments rectilignes de cette structure assurent une étanchéité surprenante qui procure un rendement exceptionnel. A ce propos, on indiquera que sous l'effet de la pression du fluide qui peut être plus grande que 50 bars, les segments (figure 7b) peuvent être inclinés transversalement dans leur rainure de guidage (flèche fl) en raison des jeux IIJII précités. Mais dans tous lies cas, leur face 17f (bombée dans cet exemple) procure des surfaces de frottement sur le rotor qui peuvent être réduites à une arête rectiligne de contact. Dans tous les cas, ces surfaces de frottement sont très petites et leurs contacts sur le rotor, sous la poussée des bandes 18, sont excellents. De plus (figures 6c, 7a) les dimensions relatives des encoches (telles que 17t, 17s) assurant l'assemblage par chevauchement de deux segments de flanc doi- vent également ménager des jeux suffisants pour permettre ce basculement trans versal aléatoire de l'un des segments, sous l'effet de la pression, sans gêner les libres déplacements de l'autre segment ; ces jeux formant dans les encoches un labyrinthe de canaux qui n'entrarne pratiquement pas de fuite de fluide. A ce suiet (figure 6c), en raison des jeux "J", l'écart entre les flancs d'une rainure (ou d'une encoche) et du segment correspondant forme un canal de fuite pour le fluide moteur (flèche f3) mais ce canal est très petit ; l'huile de graissage admise par les trous 8 assurant, d'une façon traditionnelle, une bonne étanchéité entre le fond de chaque rainure et le talon de son segment. En outre, (figures 6f, 69) les deux encoches d'un segment 17a pour le montage de deux seg ments 17b associés par paire, peuvent être opposées l'une par rapport à l'autre, pour former un barrage dans ce canal de fuite. II en est de- même (figure Tc) pour les dimensions des entailles aména gées sur les bouts de segments de flanc et de segments radiaux des rainures 6r, 6s; les longueurs de ces éléments étant plus petites que celles de leurs rainures pour éviter des effets de poussée mutuelle de leurs extrémités (flèche f2) qui pourraient être contraires à l'étanchéité de la structure. Grâce à ces aménagements, on comprend que (figures 7c, 7d), les seg ments de flanc de cette structure de même que ceux des couloirs de cloison 16 se trouvent toujours appliqués sur une face de flanc correspondante du stator ou de ses cloisons 16. Les segments "radiaux" des rainures 6 cu 7 des viroles (figure 7e) ne coo pèrent qu'avec la partie circulaire de la face cylindrique du rotor et se trouvent dégagés de ce dernier lorsque se présente la face elliptique ; les faces d'entaille d'extrémité de ces segments radiaux viennent, alors, buter sur des faces d'entaille - d'extrémité des segments (OC ou OD) qui les associent aux segments correspon dants du polygone a, b, c, d, entourant l'arbre 15. Ceci a pour effet de main tenir ces segments radiaux dans leurs rainures 6 ou 7 et de réduire le labyrinthe des faces de ces assemblages d'extrémité de segments. Enfin, les mouvements de ces segments dans leurs rainures sont limités à de petits débattements qui engendrent un phénomène de pompage facilitant leur lubrification ; l'alimentation des trous 8 pouvant être assurée par des dispositifs connus. Ces mouvements s'opposent, en outre, à un graissage excédentaire et à un mélange du lubrifiant au fluide moteur. Evidemment, la nature des segments (de même que celle des éléments de stator et de rotor) est appropriée à la nature du fluide moteur pour éviter des effets d'agressivité de ce dernier. Dans le cas de vapeur d'eau par exemple, les segments 17 seront en bronze, ayant une forte proportion d'étain, mais dans le cas d'air comprimé, ils pourront être à base de "fonte au graphite". On indiquera qu'vs moteur, similaire à celui des figures i à 5 et comprenant essentiellement un rotor cylindrique semi-circulaire et semi-elliptique, a déjà été décrit dans le brevet français nO 2.217.981 du 12 Février 1973 et on précisera que la vitesse de ce moteur peut être simplement réglée par une manoeuvre d'un robinet 25 monté sur le tuyau d'alimentation du distributeur 24, à partir de la source de fluide sous pression 23 ; ce robinet 25 permettant de doser les quantités de fluide qui sont distribuées dans les carters Ih, 20h. En outre, il est possible de freiner l'arbre moteur 15 par une action judicieuse de fluide sous haute pression (figures 2 et 5). En effet, un robinet 26r (robinet à trois voies ...) peut être monté sur ce tuyau d'alimentation et raccordé par un petit tuyau 26 aux parties qui, sur les viroles 3h, 20h, sont situées entre les segments d'axes OC et OD ; ce robinet 26r étant d'un type assurant la fermeture de l'alimentation du distributeur 24 et une dérivation vers ce tuyau 26. On conçoit que le fluide admis sous haute pression sur les parties circulaires des rotors haute pression, entre ces segments OC, OD, engendre une poussée radiale qui ne sera, avantageusement, pas supérieure à l'effort appliqué sur les rotors des carters lb, 20b pour éviter un effort trop important de torsion sur cet arbre ; cette poussée radiale procurant, toutefois, un freinage efficace qui peut être progressif par une manoeuvre adhoc du robinet 25. Enfin, on notera que la virole de chacun des stators de ce moteur est équipée de deux tubulures d'échappement 10, 11 espacées entre elles et situées sur leurs viroles respectives, entre les segments d'axes OC et OA ; la tubulure qui assure le début de l'échappement étant un peu près diamétralement opposée à la tubulure d'admission 9 correspondante. Un tel perfectionnement assure une purge de la chambre d'échappement par un bon balayage de la vapeur grâce à la face elliptique du rotor en évitant des condensations de vapeur dans le carter. Par ailleurs, la structure décrite plus haut peut être adaptée à l'équipe- ment des moteurs comportant un rotor assujetti à un déplacement compiexe, par exemple un rotor à lobes, animé d'un mouvement épicycloldal tel que le moteur à combustion interne qui est décrit dans le brevet français nO 1.274.666 précité. Un moteur de ce type comporte essentiellement (figures 8, 9) une virole de stator 51 présentent cinq cavités 51c, identiques entre elles, convenablement réparties autour d'un axe géométrique O et appropriées à l'engagement successif de quatre lobes (identiques entre eux) d'un rotor 52 grace à un mécanisme de déplacement connu, procurant un mouvement épicycloldal de ce rotor dans ce stator; ce mouvement pouvant etre (au point de vue géométrique) engendré par un roulement sans glissement d'un cercle CI lié au rotor sur un cercle C2 lié au stator et plus grand que le cercle Ci et entourant ce dernier. La virole 51 peut être assemblée (d'une façon similaire à celle des éléments lh, lit ...) à deux flasques 53 tels que celui représenté sur la figure 9 ; ces flasques comportant cinq groupes de tubes d'admission et d'échappement 51t correspondant aux ci nq cavités de la virole pour assurer le service de fonctionnement des chambres de travail qui se trouvent formées successivement, comme il est connu, au cours de chaque cycle de déplacement du rotor Pour assurer une excellente étanchéité et, par conséquent, un bon rendement à ce moteur, le stator formé par la virole 51 et les deux flasques 53 comportent des rainures rectilignes et équipées de segments rectilignes, assemblés entre eux sous la forme d'une structure analogue à celle décrite plus haut. Cette structure comprend, en effet: - des segments 54 mcntés radialement dans des rainures réalisées parallèlement par paire sur les parties, formant arêtes, qui séparent les cavités de la virole 51, - des segments 55 montés dans des rainures de chaque flasque 53 formant un polygone à cinq côtés, entourant le mécanisme de déplacement du rotor 52, - des segments 56 montés dans des rainures de chaque flasque 53 et associant respectivement les segments radiaux 54 d'une arête de virole au côté correspondant du polygone précité. Sur chacun des flasques 53, les segments 55 d'un côté du polygone coopèrent avec ceux des deux côtés adjacents, par croisement et chevauchement grâce à des encoches, comme il a été expliqué plus haut. II en est de meme pour ces segments 55 et les segments 56 qui les associent aux segments radiaux 54. Enfin, ces segments radiaux 54 coopèrent avec ces segments de liaison 56 par des entailles du type de celles de menuisier (figures 7c, 7d). On précisera que la longueur des segments rectilignes 54 à 56 est plus petite que celle de leur rainure de façon à ménager, même à chaud, des jeux suffi sant au petit débattement de ces segments. De même, les encoches diassemblage par chevauchement doivent présenter des jeux suffisamment grands pour que chaque segment ne puisse pas gêner les mouvements des autres segments qu'il croise ou auquel il est associé perpendiculairement en bout, compte tenu des effets de dilatation qui peuvent apparaître sous l'action de la température des gaz, laquelle peut atteindre la valeur de 1800 à 20000. Par exemple, pour le stator des figures 8 et 9, à une dimension radiale OR de l'ordre de 110 mm (correspondant à un encombrement diamétral d'environ 220 mm) la largeur des segments sera de l'ordre de 2,5 millimètres et leur hauteur de l'ordre de 3 millimètres, Pour ce moteur à combustion interne, les jeux "j" de segment dans leurs rainures et dans les encoches de chevauchement seront de l'ordre de 25/I 00ème de millimètre et (compte tenu des tolérances) comprises entre 23 et 30/100ème. Pour éviter à des segments associés par chevauchement des actions gênantes, dues à des allongements appréciables de segments relativement longs,sous l'effet des grandes températures précitées, on peut utiliser (figure 7g) plusieurs segments plus courts, associés bout à bout dans une même rainure par des entailles du type à "mi-bois" ménageant des jeux "K" suffisants pour constituer des "joints de dilatation traditionnels". Evidemment, les segments 54 doivent être aménagés aussi près que possible des arêtes de séparation des cavités de virole 51 de façon que les débattements en hauteur de ces segments ne soient pas trop grands par rapport à leur hauteur pour assurer, ainsi, leur bon guidage. Toutefois, dans le cas ou ces débattements devraient être trop grands pour permettre ce bon guidage, on pourrait aménager dans chaque partie de la virole 51, correspondante à une arête de séparation de deux cavités adjacentes, un couloir analogue au couloir d'aile-4a, 4b comportant des rainures de segment R. S.T.U. pour le coulissement étanche d'une cloison radiale munie de segments, similaire à la cloison 16 décrite plus haut. Enfin, des segments rectilignes pourraient être utilisés sous la forme de faisceaux de trois segments ou plus, dans des rainures parallèles à chaque arête de la structure réticulaire d'étanchéité en fonction du nombre de barrages nécessaires à cette étanchéité pour contrebalancer la pression des gaz admis ou produits dans les chambres de travail. L'invention ayant, maintenant, été exposée et son intérêt justifié sur un exemple détaillé, le demandeur s'en réserve l'exclusivité pendant toute la durée du brevet, sans limitation autre que celle des termes des revendications ci-après. REVENDlCATIONS 1. Moteur à rotor comportant - un carter (3h - 51) assemblé à deux flasques transversaux (2h, 2b- 53) pour constituer un stator équipé de tubes d'admission et d'échappement de fluide, - un rotor (14, 52) associé à des moyens (15 - cl. c2) de déplacement dans ledit stator pour former, avec ce dernier, des chambres de travail (BOD, BOC ... 51c), - des segments (17 ... 54 ...) montés librement dans des rainures prévues sur les faces internes du stator, caractérisé en ce que les segments et les rainures sont rectilignes, à l'exclusion de toute autre forme, et sont respectivement prévus suivant des génératrices (6, 7 ...) du carter (3h, 51) correspondant aux arêtes de séparation des chambres de travail, sur les surfaces internes de chaque flasque (2h, 2b, 53) suivant, au moins, trois directions ab, bc ... formant un polygone entourant les moyens de déplacement (15 ...) grâce à une disposition croisée, par chevauchement de segments deux à deux, suivant des directions, notamment radiales (OC, OD ...) correspondantes auxdits segments de carter et s'étendant, au moins, jusqu'à un segment (ab ...) dudit polygone, chacun de ces segments coopérant avec d'autres segments par des encoches ou des entailles ménageant des jeux de dilatation. 2. Moteur à rotor, comportant une structure de segments rectilignes sensiblement fixes, selon la revendication 1, caractérisé en ce que des segments de carter sont montés sur des moyens de cloisonnement mobiles dans un couloir sensiblement radial, solidaire dudit carter et équipés de moyens d'étanchéité appropriés au coulissement desdits moyens de cloisonnement. 3. Moteur à rotor, comportant une structure de segments rectilignes, selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les segments de carter, de polygone et de liaison de carter au polygone, sont distribués en faisceaux au moins par paire. 4. Moteur à rotor, comportant une structure de segments rectilignes, selon la revendication 3, caractérisé en ce que, au moins une rainure relativement longue est équipée de plusieurs segments relativement courts et associés bout à bout entre eux par des entailles du type à mi-bois. 5. Moteur à rotor, comportant une structure de segments rectilignes, selon l'une des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce que au moins un segment associe, par chevauchement croisé, aux segments d'un faisceau présente des encoches successivement opposées les unes à la suite des autres, pour le montage de ces derniers segments. 6. Moteur à rotor, comportant une structure de segments rectilignes, selon l'une des revendications 3, 4 ou 5, caractérisé en ce que les encoches de montage (par chevauchement croisé) d'autres segments présentent une largeur pratiquement égale à celle des rainures de ces segments. 7. Moteur à rotor, selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, comportant un carter cylindrique et circulaire de stator, un rotor semi-circulaire et semi-elliptique, caractérisé en ce que le stator comporte deux tubulures d'échappement espacées angulairement l'une de l'autre, la seconde tubulure d'échap- pement étant appropriée à une purge de la chambre d'échappement. 8. Moteur à rotor, selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6 ou 7, comportant un carter cylindrique et circulaire de stator, un rotor semi-circulaire et semi-elliptique, approprié à une alimentation par un fluide sous pression, caractérisé en ce que le stator comporte une tubulure d'admission accessoire de fluide permettant d'engendrer sur la face circulaire du rotor un effet de freinage.