L'invention concerne les leurres ondulants utilisés dans la pêche au lancer, du type constitué par un corps de tôle cambré et plié de manière à former, à l'avant, une bavette et, en arrière de la bavette, une jupe, tandis qu'une tige, qui traverse librement un trou pratiqué dans la zone de pliage du corps, présente, à ses deux extrémités, des boucles d'attachage d'un hameçon et du fil de ligne, respectivement, et qu'une pièce de roulement contre la jupe et la bavette est montée à rotation libre sur ladite tige dans la zone de pliage du corps, ladite pièce de roulement formant, avec une pièce supplémentaire enfilée aussi sur la tige, en arrière de la bavette, un groupe de pièces qui constitue la plombée. Des leurres ondulants de ce genre ont deà été décrits, par exemple dans le brevet français N0 1.060.375, du 18 juillet 1952 aux noms de André MEULNART et Société anonyme dite PeS (Manufacture d'Eaginss de Précision pour Pêches Sportives). On peut reprocher certains inconvénients à ces leurres connus. ainsi, par exemple, la plombée, qui est constituée par la pièce de roulement et la piece supplémentaire précitées, se trouve éloignée de la boucle de la tige à laquelle est attaché le fil de ligne, de sorte que, lors d'un déplacement dans liteau & faible vitesse, la tige occupe une position très inclinée par rapport à l'horizontale; de son côté, la jupe du corps se place, dès le départ dans une position sensiblement horizontale.Il en résulte que, pour de faibles vitesses de translation du leurre dans l'eau, il se produit des coincements de la pièce de roulement sur la tige, ce qui nuit à la sensibilité du leurre dans la période qui suit immédiatement sa chute dans l'eau. En d'autres termes, il se produit un temps mort au départ, tant que la vitesse de traction du leurre n'est pas suffisante pour que la tige se couche presque â l'horizontale. Le but de l'invention est de perfectionner les leurres en question pour outils ne présentent plus les inconvénients précités. Â cet effet, suivant l'invention, la plombée comporte un deuxième groupe de pièces qui est enfilé sur la partie de la tige comprise entre la bavette et la boucle d'attachage du fil de ligne et qui occupe pratiquement toute la longueur de ladite partie de tige, ce deuxième groupe de pièces étant plus lourd que le groupe de pièces formé par la pièce de roulement et la pièce supplémentaire précitées, toutes les deux localisées sur la partie de la tige comprise entre la bavette et sensiblement le milieu de la longueur de la jupe. Grâce à cette structure particulière, lorsqu'au moment du lancer, le leurre tombe a' l'eau, le poids prédominant de la partie de plombée qui se trouve en avant de la bavette et qui est portée par la tige oblige cette dernière à prendre une position déjà sensiblement horizontale, ce qui supprime donc les inconvénients précités des leurres connus dus au fait que la tige prenait d'abord une position très inclinée par rapport 9 l'horizontale.De plus, dans les leurres connus en question où la partie de tige située en avant de la bavette ne portait aucune pièce de plombée, il pouvait arriver, notamment au cours des manipulations du leurre, que, si l'extrémité du fil dont est faite la tige n'était pas parfaitement rabattue contre celle-ci à l'endroit de la boucle d'attachage du fil de ligne, cette ex trématé de fil pouvait s'accrocher dans le trou par lequel la tige traverse le corps du leurre, ce qui constituait évidemment une gêne. Dans un leurre perfectionné suivant la présente invention, un tel inconvénient ne peut plus se produire, puisque la boucle de la tige â laquelle s'attache le fil de ligne se trouve séparée du corps du leurre par les pièces de plombée enfilées sur la tige entre ladite boucle et la bavette. L'invention sera mieux comprise & la lecture de la description qui va suivre et à l'examen du dessin annexé dont la figure unique montre, à titre d'exenple, en coupe longitudinale, un mode de réalisation d'un leurre ondulant suivant l'invention. Le leurre ondulant représenté sur le dessin comporte un corps 1 de forme allongée et cambré dans le sens de la longueur; il est plié de manière à former, à l'avant, une bavette 2 et, en arrière de la bavette, une jupe 3. Une tige métallique 4, qui traverse librement un trou 5 pratiqué dans la zone de pliage du corps, présente, à ses deux extrémités, des boucles 6 et 7 aux- quelles sont attachés, respectivement, un hameçon 8 et un fil de ligne 9. Sur la tige 4 sont enfilés librement deux groupeg de pièces de révolation, l'un en avant de la bavette et l'autre en arrière de celle-ci. Les pièces situées en avant comportent une pièce 12, une perle 13, et une bille 14. Les pièces situées en arrière comportent une bille 15, une perle 16 et un plomb allez en forme d'olive 17; elles sont retenues au voisinage de la bavette 2 par une perle 18 bloquée sur la tige 4 de manière à être localisées sur la partie de la tige 4 comprise entre la bavette 2 et sensiblement le milieu de la longueur de la jupe 3. Ces deux groupes de pièces enfilees sur la tige constituent la plombée du leurre et le groupe de pièces situé en avant de la bavette constitue un ensemble plus lourd que le groupe de pièces situé en arrière de la bavette. La bille 15 constitue une pièce de roulement contre la face inférieure de la jupe 3 et contre la face arrière de la bavette 2. Enfin, dans le mode de réalisation représenté, on a encore ajouté un contrepoids 19, de préférence de forme lenticulaire, fixé contre la face avant de la bavette 2, par exemple au moyen d'une vis 20. Ce contrepoids permet, sans détruire ltfiqui- libre du leurre, d'allonger la jupe 3 vers l'arrière, tout en lui donnant une largeur assez petite, de façon que son allure dans l'eau se rapproche davantage de celle d'uz poisson. De pr6 férence, on donne & la Jupe une longueur égale à deux fois, au moins, celle de la bavette. On ne reviendra pas sur less avantages déjà exposés plus haut d'un tel leurre. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté; on peint y apporter de nombreuses modifications, suivant les applications envisagées, sans sortir, pour cela, de son cadre. REVENDICÂTIONS 1.- Leurre ondulant du type constitué par un corps de tôle cabré et plié de manière à former, à l'avant, une bavette et, en arrière de la bavette, une jupe, tandis qu'une tige, qui traverse librement un trou pratiqué dans la zone de pliage du corps présente, à ses deux extrémités, des boucles d'attachage d'un hameçon et du fil de ligne, respectivement, et qu'une pièce de roulement contre la jupe et la bavette est montée à rotation libre sur ladite tige dans la zone de pliage du corps, ladite pièce de roulement formant, avec une pièce supplémentaire enfilée aussi sur la tige, en arrière de la bavette, un groupe de pièces qui constitue la plombée, leurre caraetérisé en ce que la plombée comporte un deuxième groupe de pièces (12, 13, 14) qui est enfilé sur la partie de la tige (4) comprise entre la bavette (2) et la boucle (7) d'attachage du fil de ligne (9) et qui occupe pratiquement toute la longueur de ladite partie de tige, ce deuxième groupe de pièces étant plus lourd que le groupe de pièces formé par la pièce de roulement (15) et la pièce sWpplé- mentaire (17) précitées, toutes les deux localisées sur la partie de la tige comprise entre la bavette (2) et sensiblement le milieu de la longueur de la jupe (3). 2.- Leurre suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'un contrepoids (19) est fixé sur la bavette (2). 3o- leurre suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le contrepoids de forme lenticulaire (19) est firé sur la face avant concave de la bavette (2). 4.- Leurre suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la longueur de la jupe (3) est égale à deux fois, au moins, celle de la bavette (2).