- 1 - 2489954 Une arbalète sous-marine se distingue de la plupart des autres armes par la présence indispensable d'une cordelette reliant l'arme proprement dite au projectile, la flèche. Ceci est indispen- sable afin de ne pas perdre cette dernière. Quand l'arme est prête à servir, cette cordelette est généralement rangée le long du tube du fusil et maintenue soit par des colliers ou clips élastiques, soit, dans une version plus élaborée, accrochée à un ergot transversal qui s'escamote lorsque la flèche est lancées libérant ainsi ladite cordelette. I0 D'autres solutions existent: - tambours enrouleurs, - rappels par fil élastiqiqe. Toutes les solutions utilisées s'accomodent de la pré- sence de l'eau qui est plus ou moins gênante. I5 La présente invention a pour objet un dispositif qui utilise ce milieu ambiant, l'eau,lequel devient un élément utile. L'invention utilise l'aspiration créée par la dépression d'une pompe * piston. Les particularités originales du dispositif sont - l'introduction rapide dans un magasin de la cordelette accrochée à l'intérieur au travers d'un embout creux. - le rangement organisé de la cordelette qui se love na- turellement dans le cylindre magasin. - la protection totale de la cordelette une fois rangée? - la sortie sans contrainte de la cordelette lors du lancer de la flèche. - l'absence de formation de perruque qui interdirait la sortie. A ces caractéristiques de principe s'ajoutent celle de la réalisation proprement dite des différentes versions. les figures n 1, 2 et 3 permettent d'expliquer simple- ment le principe. Dans un cylindre borgne 1, peut coulisser un piston 2 dont la tige 3 est suffisamment longue pour pouvoir être manoeuvrable. Au fond du cylindre est fixé un embout creux 4 dont l'alésage, à son diamètre minimum, est légèrement supérieur au diamètre de la corde- lette 5, souple et de section la plus ronde possible, cordelette qui est reliée à l'extrémité du piston 2. La course de ce piston est limité par la bague de retenue 6 fixée sur le cylindre 1. L'ensemble est plongé dans le liquide. Quaind laficelle est complètement sortie (l'ensemble représenté par la figure 1), le piston 2 est poussé à fond de cylindre. Lorsque l'on tire sur la tige 3 d'un mouvement suf- fisamment rapide, l'eau passe à grande vitesse par l'alésage de l'erw- bout 4 c'est-à-dire à celle du déplacement du piston multipliée par le rapport de la section du cylindre et de la section de passage de l'embout. L'aspiration de liquide est telle que la cordelette est en- trainée à une vitesse moindre mais suffisante pour que, à moitié de la course, une grande partie de la ficelle soit tassée contre le piston (fig. 2). en continu Ce principe d'entraînement est connu et utilisé dans les machines textiles, le fluide étant généralement l'air. L'originalité de l'invention concerne l'utilisation de ce principe à des fin d'em- magasinage. La fig. 3 montre la fin de l'opération. Toute la cor- I5 delette est rentrée dans le cylindre. Lorsque l'on tire sur la corde- lette, elle sort sans faire de noeud. En effet, la cordelette lors de son introduction, se dispose en évitant tout vrillage par la forma- tion successive de spires et de huit alternés, évidemment plus ou moins régulièrement. Cette disposition naturelle a pour conséquence une évacuation sans contrainte. Tel que l'on vient de Je; décrire, le dipositif n'est pas suffisamment pratique, car si par inadvertance, on repousse for- tement la tige, la cordelette sort à toute vitesse et est projetée loin du cylindre, entraînée fortement par l'eau expulsée par l'action du piston. Dans une première version du dispositif les phénomènes d'aspiration et d'expulsion sont tous deux utilisés. La figure 4 montre que le piston 2 et la tige 3 ont été ramenés en forçant sur un élément élastique, un ressort 7 par exemple' L'extrémité de la tige est maintenue dans cette position extrême par un cliquet 8 pour éviter toute intervention anormale. Ce cliquet 8 est, par un dispositif non représenté et pouvant 8tre réalisé de nom- breuses façons relié à la gachette de l'arbalète. Lorsque la détente actionne la gachette, le cliquet 8 libère la tige 3, la cordelette est ejectée en même temps que la flèche est lancée. Le cylindre 1 est fixé parallèlement au tube de l'arbalètei, l'embout 4 se trouvant être placé le plus possible de la tête de celle-ci afin que la cordelette présente une partie expo- sée minimale; la fixation peut par exemple être assurée par des col- liers doubles. - 3 - La figure 5 représente une autre version. Comme dans le cas précédent, le cylindre 1 est fixé au tube 9 de l'arbalète par deux colliers spéciaux I0. Un clapet de ta- rage très faible, par exemple constitué d'un anneau 11 très souple de caoutchouc enserrant l'extrémité du cylindre 1 o sont percés plu- sieurs troizl2 laisse passer l'eau dans le sens (a) et se bloque dans l'autre sens. Quand on tire sur la tige 3 tout se passe comme s'il n'y avait pas de trous 12 et la cordelette est aspirée. Lorsque l'on re- IO pousse la tige, l'eau passe de préférence par les trous 12 et la cordelette ne sort pas. Ce clapet 11 procure deux avantages a) lorsque,après le laché d'une flèche,la ficelle est sortie, il ne faut pas forcer sur la tige pour chasser l'eau par I5 l'orifice de l'embout 4; l'eau sort facilement par les trous 12 et agir sur la tige est facile. b) Si par suite d'un incident toute la cordelette n'est pas rentrée dans le cylindre, on peut, après avoir repoussé un peu le piston, le tirer à nouveau pour parachever l'action du dispositif. L'agencement précédent peut être utilisé comme montré fig. 6 conjointement à l'action d'un tendeur élastique 13 accroché à un piston court 14 et à un crochet 15 fixé sur l'arbalète. Au lieu de manoeuvrer la tige du piston, on tire sur la cordelette 5 pour amener le piston à fond de cylindre. Ce mou- vement est facilité par la libre sortie de l'eau par les trous 12. Puis on lache la cordelette dui libérée est aspirée par l'eau pen- dant le déplacement du piston rappelé vivement par le tendeur 13. Lesdispositifs précédents sont en fait des accessoires pouvant être montés sur une arbalète du commerce. Le dispositif suivant fig. 7 correspond plutôt à un dis- positif intégré dans une arbalète. Le cylindre 16 est fixé par un support double creux 17 au tube 18 de l'arbalète sur lequel est fixé la tête 19. Un bouchon auquel est attaché la cordelette 5 est immobilisé dans le tube 18, La chambre (b) ainsi constituée communique par des trous 21 avec souple la chambre C du cylindre 16 au travers d'un cl pet 22 par exemple qui ne laisse passer l'eau que dans le sens (d). Autour du cylindre 16, percés des trous 23, une bague 2h souple sert de clapet et n'autorise que la sortie de l'eau. ho La poussée du piston 25 par la tige 26 vide la chambre C 4 _ -248995'4 Par la traction sur la tige 26, on aspire l'eau au travers du cla- pet 22 et l'embout 4 fixé sur la tête 19. La cordelette entrainée par l'eau se range dans la chambre (b). La manoeuvre peut être ré- pétée si l'opération n'est pas terminée ou a été perturbée. S La figure 8 combine les dispositifs suivait fig.6 et 7. Dans le tube 27 de l'arbalète coulisse le piston court 28 dont la course est limitée par la tête 19 de l'arbalète et le tube intérieur 29 qui peut être en matériau très léger ac- crochée à la crosse 30. La cordelette 5 est accrochée au piston 28 qui est rappelé en arrière par le tendeur élastique 31. Le piston 28 (fig. 9) est par exmple percé de trous 32 et muni d'un clapet plat 33 en matériau souple maintenu par une gorge du piston se fermant lorsque le tendeur agit mais laissant pas- ser l'eau lorsque l'on tire sur la cordelette 5 maintenue par la vis creuse 34. Un cylindre annulaire 35 extérieur est monté autour du tube 27. Un joint36 solidaire du tube35 et un joint37 monté sur le tube 27 ferment la chambre (e) ainsi constituée. La bague (38) définit la fin de course du cylindre 35. La traction sur la cordelette amène le piston à fond de course, le mouvement n'étant pas géné grace au clapet 33. Lorsque la cordelette est lachée ce clapet 33 se ferme, le piston aspire l'eau au travers de l'embout 4, l'eau de la chaibre (e), comme celle emprisonnée dans le tube 27 Far le clapet 33, qui passe par les trous 39 percés dans le tube 27 est-chassée au travers du clapet 40, anneau souple entourant le cylindre annulaire 35 percé des trous 41. Si l'introduction de la cordelette n'est pas achévée ou si,elle ressort par suite d'un incident, il suffit de manoeuvrer le cylindre 35 pour assurer l'emmagasinage. D'autres combinaisons & partir des principes expo- sés sont prévus. Ainsi, ces exemples non exhaustifs - en variante de la fig. 8 la chambre annulaire (e) peut être remplacée par celle d'un cylindre additionnel fixe comme sur la fig. 7. - la chambre (e) peut egalement être supprimée, cette variante de la fig. 8 devient alors une version intégrée de la fig. 6. Cette disposition a les grands avantages d'être la moins chère et la moins encombrante; mais elle ne permet pas la reprise de l'opération. Tous types de clapets, de lumières, de Joints de - 5 - 2489954 piston et d'autres matériaux peuvent être utilisés, des ressorts peuvent remplacer des tendeurs élastiques et vice versa et d'autres dispositions donnant les mêmes résultats peuvent être adoptées. La cordelette qui est généralement une tresse doit être de section ronde de préférence et avoir la souplesse convenable être ni trop molle pour ne pas boucler trop court, ni trop raide pour se ranger dans l'espace affecté, le diamètre du cylindre étant défini pour que l'empilage des huits et des spires formés par la cordelette soit ordonné. L'alésage de l'embout doit avoir des dimensions as- surant à la fois l'aspiration efficace de la cordelette et son libre passage. Différentes longueurs, diamètres et forme de l'alésage sont possibles, depuis le simple trou cylindrique Jusqu'au venturi le plus élaboré. Tout dépend des performances recherchées. L'embout peut être vissé ou à montage rapide. Les orifices de l'embout sont de préférence raccordés à des formes extérieures coniques par des lèvres arrondies mais fines afin de faciliter le passage de la cordelette en agissant à la façon d'un coin, démêlant les bouclages courts accidentels (fig. 10). A titre d'exemple non limitatif et dans le but unique de donner une idée des dimensions du dispositif, un piston de dia- mètre 23 mm, etde 150 mm de course agissant sur une cordelette de 2 mm au travers d'un embout de 2,3 mm assure l'introduction de 5 mètres de cordelette. Cette longueur est environ le tiers de la hauteur de la colonne d'eau de diamètre 2,3 et de volume égal à celui du cylindre. La commande de l'emmagasinage peut être lié à celle de l'allongement des tendeurs de l'arme. Par exemple, si le tube de l'arbalète est constitué de deux tubes télescopiques, ce qui permet,en augmentant la longueur totale du tube par la manoeuvre d'un levierd'accroître la force des tendeurs tout en ajoutant à la précision de l'arme, on peut utiliser le vide crée dans le tu- be pour aspirer la cordelette. Tous les dispositifs décrits sont applicables aux arbalètes sous marine et chaque fois qu'il est nécessaire d'emma- gasiner et de dévider une corde dans des conditions analogues. - 6 _ 2489954 REVENDICATIONS 1. Dispositif d'emmagasinage de la cordelette d'une arbalète sous-marine utilisant l'entraînement par l'eau au tra- vers d'un orifice et caractérisé par le fait que la cordelette, ronde de préférence et attachée à l'intérieur du magasin, intro- duite rapidement par l'aspiration de l'eau au moyen d'une pompe à piston dont la chambre peut notamment être utilisée en tant que magasin, se place naturellement à l'intérieur de ce dernier, de façon naturelle et ordonnée, et ressort, quand la flèche est lan- cée sans difficulté et sans faire de noeuds. 2. Dispositif suivant revendication 1 caractérisé par le fait que l'éjection de la cordelette est obtenue au moyen du piston agissant par refoulement, ce piston étant repoussé par un élément Plastique dont l'action est commandée en même temps que le laché de la flèche. 3. Dispositif suivant revendication 1 caractérisé par le fait que la pompe à piston est munie d'un clapet favorisant l'é- vaporation de l'eau lorsque l'on repousse le piston, ce qui éli- mine l'effet de rejet et permet par des mouvements de faible am- plitude du piston de parfaire l'emmagasinage en cas de nécessité. 4. Dispositif suivant revendication 1 caractéris& par le fait que le déplacement du piston créant l'aspiration est as- suré par la détente d'un élément élastique préalablement contraint par une traction directe exercée sur la cordelette, traction fa- cilitée par le libre passage de l'eau à travers un clapet. 5. Dispositif suivant revendication 1 caractérisé par le fait que la pompe et le magasin sont des éléments séparés et que la pompe peut agir en plusieurs fois grâce à la présence de deux clapets s'ouvrant et se fermant alternativement ce qui as- sure l'emmagasinage de la cordelette même après un incident fortuit. 6. Dispositif suivant revendications 4 et 5 caracté- risé par le fait que la combinaison des deux dispositifs ainsi définis estrendue possible au moyen d'un piston 28 muni d'un clapet 33, lequel laisse librement passer l'eau lorsque l'on tire sur la cordelette 5 pour tendre l'élément élastique 31, mais se ferme lorsque la détente se produit, assurant l'effet d'aspiration nécessaire. - ? 2489954 7. Dispositif suivant revendications 1 et 3 caracL térisé par le fait que l'aspiration est obtenue, dans le cas d'une arbalète dont le tube principal est composé de deux tubes télescopiques, (ce qui permet d'allonger l'arme pour accroître la force des tendeurs), au moyen des tubes télescopiques eux- mêmes, l'un d'eux faisant office de cylindre, l'autre de piston.