La présente invention concerne un procédé de formation d'un noeud avec un élément filiforme, des dispositifs de mise en oeuvre du procédé et des applications dudit noeud. On entend par élément filiforme, ficelle de chanvre, plastique ou métallique, cordon ou corde, etc. Le noeud suivant l'invention peut avoir de nombreuse applications dans le domaine de l'agro-alimentaire, la manutention, etc. A titre d'exemple, on peut citer le ficelage de produits tels que rôtis, saucissons, fleurs, bouquets, arbustes ou produits analogues. Le noeud suivant l'invention peut être mis en oeuvre immédiatement après sa formation ou mis en réserve par exemple sur un présentoir pour une utilisation différée, ou sur un convoyeur mécanique. Il présente l'avantage de se comporter comme un noeud coulant, c'est à dire qu'il peut être positionné de façon à serrer ou brider le produit à ficeler tout en étant indesserrable lorsqu'il est bloqué. Le procédé de formation du noeud avec un élément filiforme suivant l'invention consiste à insérer l'élément dévidé sur une partie de sa longueur entre deux excroissances ou doigts, à faire tourner dans l'espace lesdits doigts relativement et par rapport à l'élément pour enrouler une partie de l'élément sur lesdits doigts puis à effacer les doigts,tout en poursuivant la rotation ----------- --------- ----- de façon à réaliser avec l'élément deux boucles opposées. Ledit procédé peut être complété en faisant passer une extrémité de leélément filiforme successivement dans les deux boucles. Lors de cette dernière phase, on peut former une autre boucle pouvant servir par exemple à ligaturer un objet, lorsque l'on fait passer une extrémité de l'élément dans les boucles. Le noeud, dans cette phase de formation peut être considéré comme coulant ; pour l'arrêter, il suffit de fournir une traction sur l'autre extrémité de l'élément ce qui assure le serrage et la fixation du noeud. On remarquera que les excroissances ou doigts peuver tourner et entraîneur en rotation l'élément filiforme tendu entre deux points et passant entre les deux doigts. On peut également imaginer que les doigts soient fixes et que l'élément filiforme passant également entre les deux doigts tourne dans un plan sensi blement orthogonal aux doigts. Dans un mode de réalisation de l'invention, les doigts sont solidaires d'un axe associé à une came qui modifie la position relative des doigts par rapport à l'élément filiforme. On peut ainsi effacer les doigts de l'enroulement de l'élément filiforme dans une phase de la formation du noeud et créer deux boucles opposées. Le mode de réalisation n'est qu'un exemple préféré de réalisation, l'important étant l'effacement des doigts lors de l'enroulement. Cet effacement pourrait également être réalisé d'une autre maniere, par exemple en ménageant une encoche sur la partie extérieure évasée des doigts, ladite encoche étant en section du même ordre de grandeur que la section de l'élément. Dans ces conditions, l'élément pénétrerait dans l'encoche au premier enroulement et glisserait dessus au deuxième. Suivant une autre caractéristique de l'invention, les docks comportent des fentes ou fenêtres dans lesquelles une extrémité de l'élément est introduite. Cette extrémité peut être entraînée par une passette ou crochet. Cette réalisation pourrait être également remplacée par deux couples de doigts, chaque couple étant équivalent à un doigt fendu. La boucle servant à ligaturer un objet peut être obtenue en faisant décrire à une pince guidant l'élément un parcours autour de l'objet. La description qui va suivre, en regard des dessins annexés, donnée à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. Les figures 1 à 8 sont des vues schématiques qui représentent chronologiquement les différentes phases de formation d'un noeud. La figure 9 est une vue de détail en élévation d'un élément de formation du noeud. Les figures 10 et Il sont des vues en coupes respectivement en élévation et de côté d'un mode de réalisation d'une machine pour confection des noeuds et adaptée au ficelage de produits allongés. Les figures 12 et l3 sont des vues de face et de profil d'un présentoir sur lequel sont accrochés des noeuds suivant l'invention. En regard des figures schématiques 1 à 8, on peut voir les différentes phases du procédé de formation du noeud. Un brin ou longueur primaire 1 de l'élément ou ficelle (figure 1) est dévidé de la bobine 2 à l'aide d'une pince 3 qui entrain l'extrémité libre de la ficelle jusqu'à une autre pince 4 de manière à ce que le brin de ficelle s'étende entre deux excroissances ou doigts 5a et 5b. La pince 3, étant revenue libre à sa position initiale (figure 2), assure en combinaison avec la pince 4 une tension souple du brin de ficelle. Les doigts 5 sont alors mis en rotation et entrassent l'enroulement du brin autour d'eux On remarquera que les pinces 3 et 4 se rapprochent l'une de l'autre du fait du raccourcissement du brin primaire /ne, Lorsqu'un demi tour environ est effectué et avant que le brin s'enroule une deuxième fois, on efface les doigts par exemple en les désengageant du brin (voir figure 9) par un mouvement de descente provoqué par une came 6. Les doigts continuant à tourner (figure 3), le brin enveloppe chaque doigt en réalisant ainsi deux boucles opposées 7 et 8. La première partie du noeud est ainsi formée. Elle peut être stockée soit par la machine qui l'a réalisée-, soit sur un convoyeur servant de stockage et de transfert, soit sur un présentoir de composition adaptée (carton, plastique). Les figures 12 et 13 montrent une réalisation possible d'un présentoir sur lequel sont accrochés des noeuds. Ce présentoir comporte avantageusement des fentes de maintien 9, chacune étant adaptée à recevoir le coeur du noeud, et des fentes périphériques 10 et Il destinées à bloquer les extrémités du brin, l'une Il des deux recevant une longueur plus importante de ficelle pour pouvoir, dans son utilisation ultérieure, être destinée à confectionner une boucle 12 de serrage. Les perforations 25, aménagées dans le présentoir, peuvent être associées à des dents d'un distributeur pour un avancement automatique On peut également poursuivre la formation du noeud (figure 4). Pour ce faire, un crochet (ou passette) B4 est introduit dans les fentes, ou fenêtres 13, aménagées dans chaque doigt So Ce crochet est destiné, après avoir attrapé l'extrémité de ficelle solidaire de la bobine, à introduire l'extrémité dans les boucles opposées 7 et 8 de façon à passer sur (ou sous) le coeur du noeud suivant que l'extrémité soit passée sous (ou respectivement sur) les boucles. En regard des figures 5 et 6, on voit que le crochet 14 entraîne l'extrémité engagée de la ficelle sur la bobine 2 tout en enveloppant un objet à ficeler 15. Un tensionneur 16 de la ficelle,connu en soi, peut éventuellement être prévu, Lorsque le crochet entrainant l'extrémité est sorti de la dernière boucle, on tire (figure 6) par l'intermédiaire du CRQ- chet le brin de l'extrémité engagée pour tendre convenablement la ficelle autour de l'objet, puis on tire (figuré 7) par l'intermédiaire de la pince 4 sur l'extrémité libre, pour resserrer les boucles 3, tout en dégageant l'enroulement sur des doigts 5 Une dernière traction sur l'extrémité libre assure le blocage du noeud. I1 ne reste plus (figure 8) qu'à couper par un moyen connu l'extrémité engagée et de libérer l'extrémité libre de la pince 4.Avantageusement, le tensionneur ramène la pince 3, serrant toujours l'extrémité engagée qui devient alors l'extrémité libre du cycle suivant, en position pour dévider une nouvelle longueur primaire de ficelle dont l'extrémité sera transférée à la pince 4 (figure 1). Le procédé, ainsi décrit, reçoit une mise en oeuvre dans la machine montrée figure 10 et Il, respectivement en coupe suivant une vue de face et de profil. Cette machine est plus particulièrement adaptée au ficelage de produits allongés. On retrouve les différents éléments portant le même repère, à savoir, le brin I, la bobine 2, les pinces 3 et 4, les doigts 5, le début de formation des boucles 7 et 8, les fentes 13 et le crochet 14, le tensionneur 16. Le produit allongé, tel un rôti 15 par exemple est posé sur la table de travail. La machine telle que représentée ne confectionnant qu'un noeud à la fois, un déplacement pas à pas mécanique ou manuel est nécessaire. I1 est évident que l'on peut concevoir de la même manière une machine pourvue d'une pluralité de système de nouage réalisant une pluralité de noeuds simultanément. La table de travail est en regard d'un tunnel dans lequel on engagera progressivement le produit. On remarquera que la pince 3 est avantageusement solidaire d'une couronne 17, dentée à sa périphérie, entourant le tunnel et a fortiori le produit. Les différents mouvements des doigts 5, et de la pince 3 solidaires de la couronne 17 sont associés successivement par la rotation d'une came 18 animée soit manuellement soit par un moteur adéquat. Le fonctionnement de la machine est le suivant. La pince 3 amène l'extrémité libre du brin de ficelle à la pince 4 qui la saisit, le brin passant entre les doigts 5. La rotation de la came 18 entrasse un secteur denté 19 qui fait tourner l'axe commun 20 des doigts provoquant l'enroulement de la ficelle puis le mouvement de la came 6 désengage la ficelle des doigts. Ensuite la came 18 entraîne le secteur denté 21 qui par l'intermédiaire d'un ensemble de pignons 22 multiplicateur, provoque la rotation de la couronne 17 et donc de la pince 3, ce qui a pour conséquence d'entourer le produit par la ficelle 1. Le crochet entre alors en action, pénètre dans les fentes 13 des doigts convenablement placés et tire la ficelle à travers ces fentes.Le noeud étant désengagé des doigts, une traction par la pince 4 assure le serrage puis le blocage du noeud. I1 suffit alors de couper l'extrémité engagée de la bobine pour libérer le produit ficelé suivant un enroulement et de passer à un cycle suivant. I1 est à remarquer que le noeud peut avoir deux caractéristiques différentes suivant que le brin tenu par le crochet 14 soit tendu ou non. Si ce brin est tendu, le noeud ne se bloque pas à l'endroit du serrage, mais peut légèrement coulisser sur ce brin et agrandir la boucle de serrage si on tend à l'écarter. Ce type de noeud, suffisant pour maintenir un groupe d'objets est avantageux lorsque l'on veut s'éviter de couper la ficelle, mais seulement délier les objets ficelés. Si ce brin est détendu, le noeud sé bloque irréversiblement à l'endroit du serrage ; ce type de noeud est intéressant puisque la ligature est inviolable sauf par coupure. REVENDICATIONS 1. Procédé de formation d'un noeud avec un élément filiforme caractérisé en ce que l'on insère l'élément dévidé entre deux excroissances ou doigts, on fait tourner dans l'espace lesdits doigts relativement et par rapport à l'élément pour enrouler une partie de l'élément sur lesdits doigts, puis on efface les doigts, tout en poursuivant la rotation ------------------------~ - -- de façon à réaliser avec l'élément deux boucles opposées. 2. Procédé suivant la revendication 1 caractérisé en ce que l'on fait passer une extrémité de l'élément successivement dans les deux boucles. 3. Procédé suivant la revendication 2 caractérisé en ce que l'on forme une autre boucle pouvant servir à ligaturer un objet lorsque l'on fait passer une extrémité de l'élément dans les boucles. 4. Procédé suivant l'une des revendications 2 et 3 caractérisé en ce qu'une traction sur l'autre extrémité de l'élément assure le serrage et la fixation du noeud. 5. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications X à 4 caractérisé en ce que les doigts sont solidaires d'un axe. 6. Dispositif suivant la revendication 5 caractérisé en ce que l'axe est associé à une came qui modifie la position relative des doigts et de l'élément filiforme. 7. Dispositif suivant l'une des revendications 5 et 6 caractérisé en ce que les doigts comportent des fentes ou fenêtres et que l'on fait passer une extrémité de l'élément dans les boucles suivant le procédé revendiqué en 2 ou 3 via fentes ou fenêtres. 8. Dispositif suivant l'une des revendications 5 à 7 caractérisé en ce qu'une passette ou crochet saisît une extrémité et la guide pour la faire passer dans les boucles. 9. Dispositif de mise en oeuvre du procédé selon la revendication 3 caractérisé en ce que l'autre boucle est obtenue en faisant décrire à une pince guidant l'élément, un parcours autour de l'objet. 10. Application du procédé et du dispositif selon l'une des revendications précédentes caractérisée en ce que l'on associe un ou plusieurs noeuds sur un présentoir, ou sur un convoyeur mécanique. Il. Application du procédé et du dispositif selon l'une des revendications 1 à 10 au ficelage de produits tels que rôtis, saucisson ou à la fixation d'objets tels que fleurs, bouquets, arbustes,