L'invention concerne un procédé pour la détection de produits toxiques freinant l'activité des bactéries dans les eaux résiduaires, selon lequel on charge les eaux résiduaires en oxygène sous pression atmosphérique, on ajoute un milieu contenant des bactéries aux eaux résiduaires chargées d'oxygène et on mesure le changement de la teneur en oxygène des eaux résiduaires au moyen d'un- doseur d'oxygène électrochimique. On désigne en général un tel procédé par le terme de "respirométrie", l'appareillage utilisé alors par "respiromètre" et la consommation en oxygène à mesurer par "respiration',. Le terme "bactéries" est utilisé ici pour être bref et désigne les micro-orsanismes en général.Les matières toxiques freinant la croissance des bactéries sont détectées de façon non spécifique, du fait que la perturbation du métabolisme des bactéries entraîne une diminution de la consommation en oxygène et que de ce fait la quantité restante d'oxygène au bout d'un certain temps reste supérieure a celle constatée'en l'absence de matières toxiques pour les bactéries. Pour la commande d'installations d'épuration biologique d'eaux résiduaires, on a besoin d'une méthode permettant de détecter de façon rapide et sensible la présence de substances toxiques pour les bactéries ("inhibiteurs") dans l'eau résiduaire amenée, de sorte qu'il soit possible de prendre à temps si nécessaire des mesures pour empêcher que 1' installation ne devienne moins efficace par suite de l'empoisonnement des bactéries. Un procédé respirométrique du type ci-dessus est décrit dans GB-PT 1336753. Comme le montre la description, une mesure y dure plusieurs heures. Un autre procédé respirométrique du type ci-dessus est décrit dans l'article "Kontinuierliche Toxizitatmessung mit Bakterien (Toximeter) " de G. Axt (Gewasserschutz, Wasser-Abwasser, 1973 nr. 10, p. 297). Le procédé qui y est indiqué est, il est vrai, assez rapide (temps entre deux essais: 5 minutes), mais non suffisamment sensible (en présence de 10 mg de cyanogène par litre on mesure une réduction de 50 % de la consommation en oxygène; il faudrait une sensibilité plus de 10 fois plus forte).Les deux méthodes présentent en outre l'inconvénient que la vitesse de respiration mesurée n'est pas indépendante de la teneur en matériau nutritif pour les bactéries, c'est à dire en impuretés non toxiques, assimilables par les bactéries et contenues dans l'eau. L'invention a pour but de foumir un procédé du type ci-dessus, qui soit à la fois suffisamment rapide et suffisamment sensible, également dans le cas de teneurs très variables en matériau nitritrif pour bactéries dans les eaux résiduaires. On y parvient selon 1' invention si: a. on amène une certaine quantité déterminée des eaux résiduaires a analyser dans un premier récipient de mesure, une certaine quantité déterminée d'eau pure de dilution dans un second récipient de mesure et une certaine quantité déterminée de milieu contenant des bactéries dans un troisième récipient de mesure; fait barboter de l'air un certain temps déterminé dans chacun des trois récipients de mesure tout en maintenant ceux-ci a une certaine température déterminée; b. on fait s'écouler l'eau de dilution et le milieu contenant des bactéries du second et du troisième récipients de mesure dans un fermenteur muni d'une agitation, qui se trouve maintenu à environ la même certaine température déterminée que les récipients de mesure, et fait barboter de l'air dans le liquide du fermenteur durant un certain temps déterminé; c. on fait ensuite s'écouler dans le fermenteur sous agitation les eaux résiduaires à analyser du premier récipient de mesure, on arrête l'alimentation en air dans le fermenteur et on isole celui-ci de l'air extérieur;; d. on choisit pour ces opérations les certaines quantités déterminées d'eaux résiduaires et d'eau de dilution mentionnées dans a. de telle sorte que la quantité de matériau nutritif pour bactéries soit dans le fermenteur au moins telle que 1. le besoin en oxygène biochimique du contenu du fermenteur, sous agitation, soit supérieur à la réserve d'oxygène sous forme gazeuse et sous forme solubilisée présente dans le fermenteur sous agitation au moment de l'arrêt de l'alimentation en air, et que 2. l'activité bactérienne puisse approcher sa valeur maximale, tandis en outre que la certaine quantité déterminée de milieu contenant des bactéries est choisie dans une limite telle que la consommation en oxygène soit suffisamment faible pour que les teneurs en oxygène du gaz et du liquide dans le fermenteur se maintiennent durant la mesure à peu près en équilibre par transport d'oxygène de la phase gazeuse dans la phase liquide; e. on mesure, au moyen d'une électrode sensible à l'oxygène couplée à un circuit de mesure, soit, au choix:: 1. la diminution de la teneur en oxygène dissous dans le liquide au bout d'un certain temps déterminé, soit 2. le temps nécessaire pour que cette teneur en oxygène subisse une certaine diminution déterminée, et on détermine à partir des données fournies par les mesures la diminution moyenne de cette teneur en oxygène par unité de temps durant le temps de la mesure; f. on compare la valeur ainsi obtenue pour la diminution moyenne de la teneur en oxygène par unité de temps avec une valeur correspondante, qui a été obtenue à partir d'un cycle de mesure tel qu'il est décrit ci-dessus de a à e compris, pour lequel a été utilisé, au lieu des eaux résiduaires à analyser, un substrat nutritif sans substances toxiques contenant un matériau nutritif pour bactéries du même type et dans des proportions du même ordre de grandeur que dans les eaux résiduaires. Un point essentiel pour l'invention est qu'il est apparu que la vitesse de respiration est pratiquement indépendante de la concentration en matériau nutritif pour bactéries, et ne dépend que de la quantité choisie de milieu contenant des bactéries et de la concentration en inhibiteurs, si les conditions énoncées dans d sont satisfaites, c'est a dire si le matériau nutritif pour bactéries se trouve en excès par rapport d l'oxygène et aux bactéries présentes, et qu'en même temps le transport d'oxygène de la phase gazeuse å la phase liquide est suffisant. L'activité bactérienne n'est pas alors limitée par la quantité présente de matériau nutritif pour bactéries ou par le transport d'oxygène, mais uniquement par inhibition.Ceci est surprenant et n'a pas été encore décrit dans la littérature concemant la respirométrie. I1 est de ce fait en effet possible de détecter dans des eaux résiduaires la teneur en inhibiteur de façon sensible et reproductible et ceci également dans le cas de fortes variations des teneurs en matériau nutritif pour bactéries, c' est à dire en impuretés organiques non toxiques. Cette méthode se révèle en outre rapide et convient ainsi parfaitement pour automatiser le controle de la marche d'une installation d'épuration La où sont mentionnées "certaines quantités déterminées qui produisent un certain effet ("tel que"), on ne veut pas dire que quantités et effet soient quelconques; des expériences préliminaires simples permettent de fixer de façon déterminée l'une et l'autre pour l'appareillage et le type d'eaux résiduaires en question. Il est possible de régler la portée de mesure en variant la quantité ajoutée de milieu contenant des bactéries. Pour la détection de teneurs faibles d' inhibiteurs on utilise une petite quantité de matériaubactéries, puisque la variation relative de la vitesse de respiration est alors importante en fonction de la teneur en inhibiteurs. Pour des teneurs importantes en inhibiteurs, la vitesse de respiration d'une quantité faible de matériau-bactéries se rapproche de zéro; pour pouvoir dans ce cas mesurer encore des différences, il faut choisir une quantité plus importante de milieu contenant des bactéries. Il va de soi qu'on effectue la mesure comparative avec substrat nutritif sans inhibiteur en-présence de la même quantité de milieu contenant des bactéries que dans la mesure effectuée sur les eaux résiduaires examinées.Le milieu contenant des bactéries peut être par exemple une boue activée provenant d'une installation d'épuration; une quantité moyenne convenable de boues est par exemple telle qu'on introduise avec elle environ 150 mg de bactéries vivantes par litre de liquide dans le fermenteur, ce qui correspond dans un certain cas avec environ 1 , 2 gramme de matières sèches par litre de liquide dans le récipient du fermenteur. Au lieu de boues activées, on peut également utiliser des micro-organismes spécialement cultivés à cet effet, de préférence en continu. Bien que, comme on l'a signalé, le matériau nutritif pour bactéries doive se trouver selon l'invention en excès, il n'est pas souhaitable que sa concentration soit très forte, étant donné que celle-ci peut avoir un certain effet inhibiteur. C'est la raison pour laquelle a été prévu un dispositif pour l'addition d'eau de dilution; pour certains types d'eaux résiduaires, l'addition d'eau de dilution peut être superflue ou indésirable. Dans ces cas, la "certaine quantité déterminée" d'eau de dilution dont il a été question plus haut est égale à 0 ml. Il est souhaitable de maintenir constant, durant la mesure, le pH du liquide dans le fermenteur en ajoutant si nécessaire un acide ou une base. Il faut évidemment en outre nettoyer l'appareillage par rinçage après chaque mesure. Comme on l'a déjà signalé, le procédé selon l'invention se prête très bien à l'automatisation, de préférence sous un mode de réalisation tel qu on mesure de façon discontinue la teneur en oxygène dissous à certains intervalles de temps déterminés toujours les mêmes, et qu'on termine la mesure dès que, soit la diminution observée de la teneur en oxygène depuis le début de la mesure dépasse une certaine valeur déterminée qu'on s'est fixée, soit le nombre d'intervalles de temps depuis le début de la mesure atteint un certain maximum déterminé. L' invention concerne également un respiromètre pour la réalisation du procédé selon l'invention, comprenant unrécipient fermenteur muni de moyens thermostatiques, de moyens destinés à agiter le contenu de ce récipient, de moyens pour l'adduction et l'évacuation de liquides et d'air et une électrode de mesure couplée à un système de mesure pour la détermination de la teneur en oxygène du liquide dans le récipient fermenteur. Le respiromètre est caractérisé selon l'invention par au moins trois récipients de mesure montés plus haut que le récipient fermenteur, chacun d'eux se trouvant muni de moyens destinés à amener du liquide ou un certain milieu au respiromètre, à thermostater le récipient de mesure correspondant, à faire barboter de l'air dans le liquide se trouvant dans ces récipients de mesure et d'une évacuation obturable en direction du récipient fermenteur. I1 est possible d'équiper un respiromètre selon l'invention de moyens de commande pour l'exécution répétée automatique du cycle de mesure selon le procédé de l'invention. Les moyens automatiques de commande sont selon l'invention équipés de préférence d'organes destinés à mémoriser la valeur initiale de la teneur en oxygène mesurée au début de la mesure, à déterminer de façon discontinue, à certains intervalles de temps déterminés toujours indentiques, la différence entre la teneur en oxygène mesurée et cette teneur initiale, à comparer cette différence entre les teneurs en oxygène mesurée en dernier et initiale avec une certaine valeur limite déterminée choisie, à compter et mémoriser le nombre d'intervalles de temps écoulés depuis le début de la mesure et le comparer avec un certain nombre maximum déterminé choisi, de premiers organes de détection entrant en jeu dès que la différence mentionnée dépasse la valeur limite choisie ci-dessus, de seconds organes de détection entrant en jeu dès que le nombre d'intervalles mentionné atteint le nombre maximum choisi ci-dessus, d'organes de calcul destinés a calculer, dès l'entrée en jeu des premiers ou seconds organes de détection, la diminution moyenne de la teneur en oxygène par unité de temps depuis le début de la mesure, ce à partir de la différence mentionnée ce-dessus et du nombre d'intervalles comptés, et d'organes d'enregistrement de la valeur calculée. Les moyens automatiques de commande cités sont par exemple constitués par une calculatrice électronique avec périfériques correspondants. L'invention est illustrée à l'aide d'un schéma. Celui-ci montre dans: la fig. 1 un schéma simplifié d'un respiromètre selon l'invention, muni de dispositifs automatiques de commande pour l'exécution automatiquement répétée d'un cycle de mesure, ce à titre d'exemple non limitatif; la fig. 2 l'évolution de la teneur en oxygène du liquide dans le respiromètre durant un cycle de mesure, lors d'une analyse d'eaux résiduaires peu ou non toxiques (série de points A) et fortement toxiques (série de points B). Dans la figure 1 les chiffres de référence ont la signification suivante: 1 un récipient fermenteur fermé, équipé d' 2 une gaine pour circulation liquide; 3 un agitateur; 4 un moteur pour l'agitateur 3; 5 un récipient de mesure pour de l'eau pure; 6 un récipient de mesure pour un milieu contenant des bactéries; 7 un récipient de mesure pour les eaux résiduaires à examiner ou un substrat nutritif non toxique de nature connue; les récipients de mesure 5, 6, et 7 sont équipés de gaines à circulation liquide; 8 une conduite d'amenée d'eau pure; 9 une vanne commendée électriquement dans la conduite 8; 10 une conduite d'amenée pour le milieu contenant des bactéries; 11 une vanne commandée électriquement dans la conduite 10; 12 une conduite d'amenée pour les eaux résiduaires à examiner; 13 une vanne commandée électriquement dans la conduite 12; 14 une conduite d'amenée de substrat non toxique; 15 une vanne commandée électriquement dans la conduite 14; 16 un tube de barbotage, avec lequel on peut faire barboter de l'air dans le liquide du fermenteur 1; 17,18,19 des tubes de barbotage dans les récipients de mesure 5, 6 et 7; 20 une conduite d'arrivée d'air pour le tube de barbotage 16; 21 une vanne commandée électriquement dans la conduite 20; 22 une conduite d'arrivée d'air pour les tubes de barbotage 17, 18 et 19; 23 une vanne commendée électriquement dans la conduite 22; 24,25,26 des conduites de trop-plein réglables dans les récipients de mesure 5, 6 et 7; on peut ainsi régler les quantités de liquides à prélever; 27 une conduite d'évacuation pour du liquide refluant dans les trop-pleins; 28 une conduite de purge d'air pour les récipients gradués 5, 6 et 7; 29 un thermostat; 30,31 des conduites de raccordement, formant avec les gaines à 32,33 circulation liquide du récipient fermenteur 1 et des récipients gradués 5, 6 et 7 et avec le thermostat 29 un circuit fermé, dans lequel du liquide circule à une température constante choisie; 34 une conduite pour le transport du contenu du récipient de mesure 5 vers le récipient fermenteur 1; 35 une conduite pour le transport du contenu du récipient de mesure 6 vers le récipient fermenteur 1; 36 une conduite pour le transport du contenu du récipient de mesure 7 vers le récipient fermenteur 1; 37 une vanne commandée électriquement dans la conduite 34; 38 une vanne commandée électriquement dans la conduite 35; 39 une vanne commandée électriquement dans la conduite 36; 40 une conduite de purge d'air pour le récipient fermenteur 1; 41 une vanne commandée électriquement dans la conduite 40; 42- une conduite d'amenée d'eau de rinçage, pour le nettoyage du récipient fermenteur 1; 43 une vanne commandée électriquement dans-la conduite 42; 44 un régulateur de pH, pour le réglage du pH du liquide dans le récipient fermenteur 1; 45 - une électrode pour la mesure du pH du liquide dans le répient fermenteur 1; 46 une arrivée d'acide, commandée par le régulateur de pH 44; 47 une arrivée de base, commandée par le régulateur de pH 44; 48 un doseur électrochimique d'oxygène pour la mesure de la teneur en oxygène du liquide dans le récipient fermenteur 1; 49 une électrode, faisant partie du doseur d'oxygène 48, pour mesurer la teneur en oxygène du liquide dans le récipient fermenteur 1; 50 une conduite d'évacuation montée sur le fermenteur-l; 51 une vanne commandée électriquement dans la conduite 50; 52 une calculatrice électronique (du type désigné communément par "micro-ordinateur" ! 53 un câble de signalisation pour la transmission des données de mesure du doseur d'oxygène 48 à la calculatrice 52, et des signaux de commande de la calculatrice vers ce doseur; 54 une unité de service fournissant les courants pour les vannes commandées électriquement, le moteur de l'agitateur etc., ce qui a été indiqué par des lignes en tirets; cette unité de service 54 est commandée par la calculatrice 52; 55 un raccordement pour la transmission de signaux de commande de la calculatrice 52 à l'unité de service 54; 56 un enregistreur qui note les résultats des mesures; 57 un raccordement pour la transmission des signaux de la calculatrice 52 à l'enregistreur 56; 58 un convertisseur digital-analogique inclus dans le raccordement 57, qui transforme les résultats des mesures fournis sous forme digitale par la calculatrice 52 et les exprime sous forme analogique exigée par l'enregistreur; 59 un certain nombre de courants de signalisation représentés symboliquement sous la forme d'une flèche, dont l'origine n'a pas été plus explicitée dans ce schéma simplifié; il s'agit entre autres ici de signaux de confirmation indiquant que tel ou tel ordre a été ou non exécuté, de signaux d'alarme pour la détection de phénomènes indésirables ou de dérangements tels qu'un réservoir vide d'acide ou de base du régulateur de pH, des conduites de liquides bouchées, un fonctionnement defectueux des vannes, le blocage du moteur d'agitation, une température trop élevée ou trop faible, etc. 60 une installation d'alarme, donnant un signal d'alarme perceptible lors d'un degré trop élevé de toxicité des eaux résiduaires examinées, ou lors de pannes dans le respiromètre; il peut-s'agir par exemple d'un tableau de lampes, sur lequel apparaisse également la nature du dérangement etc., et 61 un raccordement entrel'unité de service 54 et l'installation d'alarme 60. La figure 2 représente l'évolution de la teneur en oxygène [O2] du liquide dans le respiromètre durant un cycle de mesure. La série de points A se rapporte à une analyse d'eaux résiduaires peu ou non toxiques, la série de points B à une analyse d'eaux résiduaires fortement toxiques. La teneur en oxygène [ 2 1 est mesurée de façon discontinue, à des intervalles de chaque fois 10 secondes. La première valeur mesurée (resp.A et Bo) est o stockée dans la mémoire de la calculatrice 52, et la différence des valeurs suivantes mesurées (resp. A n et Bn) avec respectivement Ao et Bo soit A [ 2 3 A est chaque fois déterminée par la calculatrice 52. I1 apparaît dans le cas A que cette différence a, au bout de 14 intervalles de temps (pointA14), dépassé la valeur limite choisie, soit e 2 O, 1 = 2,5 mg/l, et avoir atteint 2, 51 mg/l. A ce moment on arrête la mesure, et la calculatrice 2,51 52 calcule la vitesse moyenne de respiration R, dans ce cas 14.10 - 17,9 . 10 3 mil 1 sec 1.Dans le cas B la différence en question AF021 est encore, au bout d'un nombre maximum choisi de 36 intervalles de temps (= 6 minutes), inférieure à la valeur limite choisie de 2,5 mg/l. A ce moment la mesure est interrompue. 8 [ O23 s'élève alors à 1,70 mg/l; la calculatrice 52 calcule la vitesse moyenne de respiration R, dans ce cas 1,70 = 4 7 10-3 mol sec -1 36. .10 l03mgl sec Les vitesses de respiration sont enregistrées par l'enregistreur sous la forme d'un histogramme.En même temps apparaît après chaque cycle de mesures une R moyenne en cours sur un tableau chiffré, la (n + l)ième valeur de R ayant été calculée par la calculatrice 52 à partir de la n-ième valeur de R et de la valeur du moment pour R, par exemple selon la formule R 3 +1R 4 n 4 Le récipient du fermenteur utilise pour les mesures décrites avait une contenance de 2,1 1.Le récipient de mesure 7 pour les eaux résiduaires à examiner avait été réglé sur une quantité à prélever de 0, 6 litre, le récipient de mesure 6 pour le milieu contenant des bactéries sur 0,4 litre et le récipient de mesure 5 pour l'eau de dilution sur 0,7 1, de sorte que la quantité totale de liquide dans le fermenteur s'élevait durant une mesure à 1,7 1 et la quantité d'air présente au-dessus du liquide à 0,4 1. Le besoin d'oxygène biochimique des eaux résiduaires etait environ de 600 mg/l, donc d'environ 360 mg pour le 0,6 1 d'eaux résiduaires prélevé. Le fermenteur et les récipients de mesure se trouvaient thermostatés à 25 OC, température à laquelle l'eau contient sous conditions atmosphériques au plus 8 mg d'oxygène par litre, si bien que le liquide dans le fermenteur ne contenait qu'au plus 1,7 . 8 = 13,6 mg Q L'air dans le fermenteur contenait à l'origine 0,21 . 0,i4 32 . 10 = 120 mg 2 soit un total d'environ 134 mg 02. Le besoin d'oxygène biochimique était donc supérieur à la réserve d'oxygène, comme l'exige l'invention. Le milieu contenant des bactéries était une boue activée provenant d'une installation d'épuration biologique avec une teneur en matières sèches de 5,1 grammes par litre.Le liquide contenu dans le fermenteur avait par conséquent une teneur en matières sèches provenant de la boue de 0,4.5,1 = 1,2 gramme par litre, ce qui 1,7 correspondait-dans ce cas à une quantité de bactéries vivantes évaluée à environ 150 mg par litre. Pour cette quantité de matériau-bactéries, il est apparu que la vitesse de respiration ne devenait manifestement plus faible que lorsque la quantité d'eaux résiduaires prélevée (avec laquelle la quantité de matériau nutritif pour bactéries est proportionnelle) était inférieure à environ 0,25 1, cependant que la quantité d'eau de dilution prélevée était chaque fois telle que le total soit de 1,7 1. L'exigence que la quantité de matériau nutritif pour bactéries soit suffisamment importante pour que l'activité bactérienne, et avec elle la vitesse de respiration, puisse atteindre sa valeur maximale, est par conséquent elle aussi satisfaite dans la mesure décrite ici. Lors de variations de la concentration en boues il est apparu que (pour des eaux résiduaires toxiques) la vitesse de respiration était proportionnelle à la concentration en boues et ce jusqu'a une concentration en boues correspondant à environ 3,5 grammes de matières sèches par litre de liquide dans le fermenteur; au-delà, la vitesse de respiration n'était plus proportionnelle à la concentration en boues, du fait que le transfert d'oxygène n'était plus assez rapide. L'invention n'est pas limité à l'exemple donné. L'organe de commande, au lieu d'un micro-ordinateur 52, peut être constitué par un ensemble de programmation conventionnel; un ordinateur présente cependant l'avantage qu'un changement du programme du cycle de mesure est facile à réaliser par introduction d'une modification de programme dans l'ordinateur. Outre l'enregistreur graphique, ou à sa place, on peut utiliser pour l'obtention sous forme analogique ou digitale des données reçues un écran à tube cathodique ou une imprimante; la commande des vannes peut être pneumatique au lieu d'électrique; la commande peut ne constituer qu'une des fonctions d'un ordinateur plus important ayant encore d'autres fonctions à côté de celle de commander le respiromètre, etc. I1 faut considérer ces variantes et d'autres de ce type comme faisant partie de l'invention. L'invention n'est également pas limitée aux valeurs chiffrées données dans l'exemple pour les volumes, temps de mesure, température, etc.; ceux-ci dépendent absolument de considérations pratiques, telles que le type de bactéries utilisées et de matériau nutritif pour bactéries. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la détection de produits toxiques freinant l'activité bactérienne dans les eaux résiduaires, selon lequel on charge les eaux résiduaires on oxygène sous pression atmosphérique, on ajoute un milieu contenant dès bactéries aux eaux résiduaires chargées d'oxygène et on mesure le changement de la teneur en oxygène des eaux résiduaires au moyen d'un doseur d'oxygène électrochimique, caractérisé en ce qu' a. on amène une certaine quantité déterminée des eaux résiduaires à examiner dans un premier récipient de mesure, une certaine quantité déterminée d'eau pure de dilution dans un second récipient de mesure et une certaine quantité déterminée de milieu contenant des bactéries d'activité connue dans un troisième récipient de mesure, et fait barboter de l'air un certain temps déterminé dans chacun des trois récipients de mesure tout en maintenant ceux-ci à une certaine température déterminée; b. on fait s'écouler l'eau de dilution et le milieu contenant des bactéries du second et du troisième récipients de mesure dans un fermenteur muni d'une agitation, qui se trouve maintenu à environ la même certaine température déterminée que les récipients de mesure, et fait barboter de l'air dans le liquide du fermenteur durant un certain temps déterminé;; c. on fait ensuite s'écouler dans le fermenteur sous agitation les eaux résiduaires à examiner du premier récipient de mesure, on arrête I'alimentation en air dans le fermenteur et on isole celui-ci de l'air extérieur; d. on choisit pour ces opérations les certaines quantités déterminées d'eaux résiduaires et d'eau de dilution mentionnées dans a. de telle sorte que la quantité de matériau nutritif pour bactéries soit dans le fermenteur au moins telle que 1. le besoin en oxygène biochimique du contenu du fermenteur, sous agitation, soit supérieur à la réserve d'oxygène sous forme gazeuse et sous forme solubilisée présente dans le fermenteur sous agitation au moment de l'arrêt de l'alimentation en air, et que 2. l'activité bactérienne puisse approcher sa valeur maximale, tandis en outre que la certaine quantité déterminée de milieu contenant des bactéries est choisie dans une limite telle que la consommation en oxygène soit suffisamment faible pour que les teneurs en oxygène du gaz et du liquide dans le fermenteur se maintiennent durant la mesure à peu près en équilibre par transport d'oxygène de la phase gazeuse dans la phase liquide; e. on mesure, au moyen d'une électrode sensible à l'oxygène couplée à un circuit de mesure, soit, au choix:: 1. la diminution de la teneur en oxygène dissous dans le liquide au bout d'un certain temps déterminé, soit 2. le temps nécessaire pour que cette teneur en oxygène subisse une certaine diminution déterminée, et on détermine à partir des données fournies par les mesures la diminution moyenne de cette teneur en oxygène par unité de temps durant le temps de la mesure; f. on compare la valeur ainsi obtenue pour la diminution moyenne de la teneur en oxygène par unité de temps avec une valeur correspondante, qui a été obtenue à partir d'un cycle de mesure tel qu'il est décrit ci-dessus de a à e compris, pour lequel a été utilisé, au lieu des eaux résiduaires à examiner, un substrat nutritif sans substances toxiques contenant un matériau nutritif pour bactéries du même type et dans des proportions du même ordre de grandeur qui dans les eaux résiduaires à examiner. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé on ce qu'on mesure de façon discontinue la teneur en oxygène dissous à certains intervalles de temps déterminés toujours les mêmes, et qu'on termine la mesure soit dès que la diminution observée de teneur en oxygène depuis le début de la mesure dépasse une certaine valeur déterminée qu'on s'est fixée, soit dès que le nombre d'intervalles de temps depuis le début de la mesure atteint un certain maximum déterminé. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on utilise comme milieu contenant des bactéries des boues activées provenant d'une installation biologique d'épuration des eaux. 4. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on utilise comme milieu contenant des bactéries des micro-organismes cultivés en continu. 5. Respiromètre pour la réalisation du procédé selon l'une des revendications précédentes, comprenant un récipient fermenteur muni de moyens thermostatiques, de moyens destinés à agiter le contenu de ce récipient, de moyens pour l'adduction et l'évacuation de liquides et d'air et une électrode de mesure couplée à un système de mesure pour la détermination de la teneur en oxygène du liquide dans le récipient fermenteur, caractérisé par au moins trois récipients de mesure montés plus haut que le récipient fermenteur, chacun d'eux se trouvant muni de dispositifs destinés à amener du liquide ou un certain milieu au respiromètre, à thermostater le récipient de mesure correspondant, à faire barboter de l'air dans le liquide se trouvant dans ces récipients gradués et d'une évacuation obturable en direction du récipient fermenteur. 6. Respiromètre selon la revendication 5, équipé de moyens automatiques de commande pour l'exécution automatiquement répétée du cycle de mesure selon le procédé des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les moyens automatiques de commande sont équipés d'organes destinés à mémoriser la valeur initiale de la teneur en oxygène mesurée au début de la mesure, à déterminer de façon discontinue, à certains intervalles de temps déterminés toujours identiques, la différence entre la teneur en oxygène mesurée et cette teneur initiale, à comparer cette différence entre les teneurs en oxygène mesurée en demier et initiale avec une certaine valeur limite déterminée choisie, à compter et mémoriser le nombre d'intervalles de temps écoulés depuis le début de la mesure et le comparer avec un certain nombre maximum déterminé choisi, de premiers organes de détection entrant en jeu dès que la différence mentionnée dépasse la valeur limite choisie ci-dessus, de seconds organes de détection entrant en jeu dès que le nombre d'intervalles mentionné atteint le nombre maximum choisi ci-dessus, d'organes de calcul destinés à calculer, dès l'entrée en jeu des premiers ou seconds organes de détection, la diminution moyenne de la teneur en oxygène par unité de temps depuis le début de la mesure, ce à partir de la différence mentionnée ci-dessus et du nombre d'intervalles comptés, et d'organes d'enregistrement de la valeur calculée.