La présente invention se rapporte à un procédé de fabrication 4 de feuillard continu étamé a chaud L'un des procédés de fabrication de fer blanc classiques, utilisés autrefois, consistait à traiter de la matière laminée par immersion, sur la base de sections ou plaques de celle-ci que l'on traitait successivement au cours du procédé qui comprenait, parmi d'autres stades qu'il n'y a pas lieu de mentionner, à la fin de celui-ci, des "rouleaux d'égouttagen dont l'un des buts fondamentaux consistait en l'ajustement adéquat du revêtement. Il n'y a pas. lieu de décrire en détail ce procédé connu de tous, étant donné, comme on vient de le dire, sa très grande divulgation, mais il y a lieu de mentionner cependant que les "rouleaux d'égouttage" cités étaient immergés dans un bain d'huile à une température supérieure à la température de fusion de l'étain. Plus tard, et en utilisant des systèmes ou procédés identiques, on a tenté de fabriquer du fer blanc en partant de feuillard laminé an continu, et l'on a effectué dans ce but un très grand nombre d'expériences, Cependant, on n'a jamais pu obtenir un contrale adéquat du revêtement avec les "rouleaux d'égouttage", du fait qu'ils perdaient à la longue leur mince "revêtement d'étain", indispensable pour une bonne lubrification entre feuillard et rouleau, qui assurait dans tous les cas une répétition uniforme du revetement. Dans le langage courant, on pourrait dire que les rouleaux "séchaient", ce qui a motivé, parmi d'autres facteurs, l'abandon des recherches. Cela a coincidé avec le développement de l'étamage électrolytique qui, en utilisant des techniques nouvelles, s'est généralisé considérablement, jusqu'à nos jours, en faisant tomber en désuétude les procédés cités. Actuellement, dans certains types de revetemant, comme la galvanisation, l'aluminage et le plombage, on a également développé le technique des Megoutteurs par jet de fluide", dans une mesure telle qu'avec un alliage "fortement allié", c'est-à-dire comprenant une proportion plomb/étain d'environ 80/20, on a obtenu des revete- ments d'un grainage aussi faible que 30 g/m2, sans aucune difficulté. C'est cela sans doute qui a fait envisager la possibilité d'application des "égoutteurs par jet de fluide" au procédé de fabrication du fer blanc classique, ce qui s'est vérifié postirieure- ment au cours des expériences effectuées. Etant donné en outre que l'étamage électrolytique clastique devait comprendre les processus antérieurs de dégraissage, recuit et trempe, il conviendrait fort de les éliminer, ce qui abaisserait notablement le coût du procédé. Les égoutteurs par jet de fluide remplaceraient, dans une installation classique du type cité au début du présent mémoire, les rouleaux d'égouttage en bain d'huile, et ils devront être constitués par des tuyères qui projetteront du fluide surchauffé, logiquement à une température supérieure à la température de fusion de l'étain. Les tuyères en question devront être disposées vers la fin du processus, et leur nombre et leur situation dépendront de toutes les variables du processus, et du poids par unité de surface ou grammage que doit avoir le revêtement final, le tout en remplacement des rouleaux dtégouttage. Le fluide surchauffé que projettent les tuyères sur le feuillard doit avoir des limites recommandables pour une utilisation optimale, en ce qui concerne sa température, que la pratique des expériences effectuées a recommandé de situer aux environs de 2500 C, et elle est, bien entendu, dans les limites entre lesquelles se situe la température de fusion de l'étain. - Comme il a été dit précédemment, on peut modifier le nombre et la situation des tuyères selon les variables du processus, et il y a lieu de signaler à ce propos que les tuyères seront, de préfé- rence, disposées indépendamment de la présence ou non de bain d'huile, bien que, lorsque les circonstances l'exigent, on doit incorporer un "bain huile", à à l'installation, dans lequel seront introduites les tuyères, de préférence, mais l'on peut aussi les disposer an dehors de celui-ci, même s'il est présent, ce cas étant plus improbable. Ces variantes de réalisation entreront donc dans le cadre de I'invention. Le type de fluide ou d'huile utilisé tout au long du processus peut être, par exemple, "l'huile de palme" ou tout autre type d'huile minérale de propriétés et caractéristiques analogues. En conséquence, les revêtements de finition du fer blanc dans le procédé auront un grammage variant entre 5 et 30 g/m2* En tout cas, on parvient indubitablement à réaliser l'alimen- tation sur la base de feuillard continu, ce qui, non seulement augmente la production, mais permet également d'abaisser sensiblement le coût de l'installation, dans son aspect purement mécanique. Ainsi donc, pour résumer les bases de la présente invention, 11 invention est caractérisée par deux points a) Alimentation ininterrompue à base de feuillard continu. b) Utilisation, dans un compartiment final, "d'égoutteurs par jet de fluide" à une température supérieure à la température de fusion de l'étain, dans des conditions déjà décrites, qui permettent enfin un contrôle adéquat du revêtement final, dans des conditions optimales. Les avantages présentés p\ cette installation sont essentiels et parfaitement évidents, et l'on en citera les plus caractéristiques - installation plus simple que les installations classiques utilisées antérieurement, et par conséquent plus économique; - ajustement précis du revêtement final; - obtention de fer blanc de meilleuresrcaractéristiques, notamment pour les conserves, y compris en ce qui concerne le fer blanc K (meilleures caractéristiques anti-corrosives). I1 va de soi que l'on peut apporter à la description précédente de nombreuses modifications de détail, sans pour cela, sortir du cadre de l'invention. -REVENDICATIONS- 1.- Procédé de fabrication de feuillard continu étamé à chaud utilisant en partie le procédé classique de fabrication de fer blanc par immersion, qui consistait à traiter successivement des éléments ou feuilles de matériau séparés qui passaient, à la fin du traitement, par des rouleaux d'égouttage ou de réglage du revetement dans un bain d'huile à une température supérieure à la température de fusion de ltétain, caractérisé en ce que l'on effectue l'alimentation en une bande continue de matériau à traiter, sans aucune interruption au cours de tout le processus, ladite bande passant finalement par une chambre dans laquelle se trouvent des égoutteurs par jet de fluide surchauffé, constitués par des tuyères qui reçoivent le fluide sous une pression d'environ 0,35 kg/cm2 et le projettent, le fluide étant à une température d'environ 250 C, les tuyères étant en nombre et position appropriés, de préférence sans la présence de bain d'huile dans le processus, de sorte qué l'on obtient un ajustement parfait du revEte- ment final qui peut osciller entre 5 et 30 g/m2. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, en présence d'un bain huile dans le processus, les tuyères y sont immergées.