L'invention a pour objet un procédé qui permet la pose d'une chevelure de remplacement sur le crâne d'une personne chauve. Elle concerne également des moyens destinés à la mise en oeuvre de ce procédé, et en particulier une prothèse capillaire et un outil chirurgical. Il est courant de faire porter aux personnes chauves des prothèses capillaires constituées par une base adaptable sur le crâne, en tissu ou en feuille de matière élastique notamment, à laquelle sont fixés des cheveux de remplacement répartis sur toute sa surface. Mais pour être confortable, une telle prothèse doit être retenue solidement sur le crâne, et de ce point de vue les techniques de collage ne se sont pas révélées satisfaisantes. Il est aussi connu de retenir une prothèse capillaire par liaison des cheveux de remplacement avec des cheveux naturels du porteur, implantés dans le cuir chevelu, en formant des tresses ou des noeuds, mais cette solution demande que l'utilisateur ne soit pas complètement chauve, et, d'autre part, elle supprime de la liberté dans le choix de la coiffure.On a enfin proposé, par le brevet français portant le n0 de publication a 159 547, de coudre un fil dans les zones dégarnies du cuir chevelu en laissant dépasser des boucles à l'extérieur par endroits et de fixer une prothèse par thermosoudage sur ces boucles ; ce procédé n'implique qu'une intervention chirurgicale bénigne, mais, en pratique, il entraîne des phénomènes d'intolérance et de rejet du porteur vis-d-vis du fil. Le procédé selon l'invention constitue un per -fectionnement par rapport à ces procédés antérieurs en ce qu'il permet notamment une fixation efficace et cependant invisible d'une prothèse capillaire sur le cuir chevelu, avec une force de retenue qui peut être réglée de manière à permettre à l'utilisateur d'ôter sa prothèse le cas éc#héant et de la changer sans avoir à faire intervenir le chirurgien. Le procédé de pose d'une chevelure de remplacement selon l'invention se caractérise en ce qu'il consiste essentiellement à fixer des éléments magnétiques coopérants, d'une part dans le cuir chevelu, par implantation chirurgicale, d'autre part sur une base de prothèse capillaire portant la chevelure de remplacement, et à poser ladite prothèse sur le cuir chevelu après cicatrisation, de manière qu'elle soit retenue par l'attraction magnétique entre lesdits éléments. Les éléments magnétiques coopérants sont avantageusement constitués par des éléments de faible épaisseur, les uns constituant des aimants créant un champ magnétique perpendiculaire à leur plan, les autres étant réalisés en un matériau ferromagnétique, éventuellement eux-mêmes aimantés dans le même sens que les éléments avec lesquels ils coopèrent. L'épaisseur de peau qui recouvre les éléments implantés dans le cuir chevelu atténue le champ magnétique entre ces éléments et les éléments coopérants de la prothèse.Aussi est-il avantageux d'utiliser des aimants présentant une induction rémanente importante, aussi bien pour les éléments implantés dans le cuir chevelu que pour ceux qui sont fixés à la base de la prothèse capillaire. Les#matériaux magnétiques à base d'alliage de cobalt et de terre rare sont en général satisfaisants de ce point de vue et ils ont en outre l'avantage de présenter un champ coercitif très élevé, ce qui assure la permanence de l'aimantation.Si le matériau magnétique est relativement dur, la solution des pastilles individuelles, régulièrement réparties sur le pourtour du crâne, est évidemment préférée, mais l'on peut également prévoir à la place d'utiliser un matériau magnétique souple disposés en éléments plats allongés sur le bord de la zone capillaire du crâne, et même en une couronne continue tout autour de la base de la prothèse. Sur la prothèse, le matériau magnétique peut être fixé par tout moyen connu ; il peut être notamment cousu, inséré entre deux épa#isseurs de tissu au bord de la base capillaire, collé sur la base, ou entrelacé avec les fils d'un tissu constituant cette base. Pour effectuer l'implantation des pastilles magnétiques dans le cuir chevelu, on utilise avantageusement un outil chirurgical selon l'invention, qui comporte un réservoir de réception de pastilles empilées, dont le fond est ouvert dans un corps d'outil de forme allongée, un poussoir monté coulissant longitudinalement sur ledit corps entre une position de repos où il est rétracté à l'-arrière dudit réservoir, et une position active où il dépasse à l'avant du réservoir au bord dudit corps. La manoeuvre du poussoir de l'arrière vers l'avant permet d'éjecter une pastille prélevée au passage au fond du réservoir. D'autres caractéristiques et avantages de l'invent ion apparaîtront à la lecture de la description ciaprès, laquelle concerne un mode de réalisation particulier, nullement limitatif, et fait référence aux figures 1 à 6 des dessins annexés dans lesquels La figure 1 représente schématiquement une prothèse capillaire la figure 2 est une vue latérale de l'outil utilisé pour sa mise en place la figure 3 représente schématiquement, en vue de dessus, le poussoir de l'outil de la figure 2 la figure 4 représente schématiquement le corps de l'outil de la figure 2, vu de dessus la figure 5 représente le même corps d'outil, en vue latérale ; et la figure 6 est une vue schématique de ce corps en coupe selon VI-VI de la figure 5. On a représenté sur la figure 1 une prothèse capillaire 3 au moment de sa mise en place sur le crâne 1 d'une personne chauve. Des aimants 2 ont été au préalable insérés sous la peau, dans le cuir chevelu. Des aimants 4 analogues ont été fixés, en nombre identique et selon la même disposition, à la prothèse 3. Plus exactement, la prothèse 3 est constituée par une base 6, réalisée en un tissu souple en fibres artificielles, éventuellement élastique, qui peut s'adapter exactement sur le crâne de l'utilisateur et qui est sensiblement de la couleur de la chair, de sorte qu'elle est pratiquement invisible une fois mis en place. Sur cette base 6 sont fixés des cheveux 5, répartis sur toute la surface. Les aimants 4 sont fixés sur les bords, en sousface de la base 6, et ils sont répartis en couronne sur le pourtour de cette dernière. Dans le cas particulier représenté, on a utilisé des pastilles en matériau aimanté, aussi bien pour les aimants implantés dans le cuir chevelu que pour les aimants fixés à la prothèse. Les premiers sont introduits par une intervention chirurgicale, les seconds peuvent être par exemple cousus sur la base de la prothèse en utilisant des pastilles trouées. Les pastilles peuvent être par exemple des disques en alliage magnétique à base de cobalt et de terre rare, de 1,5 cm de diamètre et d'une épaisseur de l'ordre de 1,2 à 1,5 mm. Ils sont aimantés dans la direction perpendiculaire à leur surface et disposés de manière à présenter en vis-à-vis des pôles de signes opposés lorsque la prothèse est mise en place sur le crâne de l'utilisateur, après cicatrisation des incisions pratiquées pour l'implantation des aimants. pour l'implantation des aimants dans le cuir chevelu, on utilise l'outil chirurgical qui est est représenté sur les figures 2 à 6. Cet outil est essentiellement constitué de deux pièces de forme allongée, coulissant l'une sur l'autre un corps d'outil 10 et un poussoir 11 coulissant longitudinalement sur le corps. Le déplacement est limité par un téton de butée 12 du corps qui se déplace dans une lumière 13 pratiquée à cet effet à travers le poussoir 11. Il est assuré au moyen d'un levier 14 articulé sur une poignée 15 qui est montée solidaire du corps d'outil lOSà son extrémité postérieure. Le levier 14 traverse le corps d'outil dans une lumière 16 et il porte à son extrémité un galet maintenu dans une lumière 17 du poussoir. Près de l'extrémité antérieure de l'outil, un réservoir 18 est formé sur le corps 10. Ce réservoir est de forme cylindrique, d'axe perpendiculaire au plan de déplacement du poussoir sur le corps d'outil. Son diamètre correspond à celui des pastilles aimantées. Il est destiné à contenir ces pastilles empilées les unes sur les autres avec, intercalées entre elles, des pastilles de matière plastique magnétiquement isolante. Le réservoir 18 est ouvert par son fond dans le corps d'outil, de manière à laisser le passage libre au poussoir 11, sur une épaisseur correspondant sensiblement à celle de chaque pastille.Au voisinage et de part et d'autre du réservoir, le corps 10, plus large en cet endroit que dans sa partie postérieure, forme deux glissières 20 et 21, longitudinales, qui gui dent le déplacement de la partie antérieure 22 du poussoir 11, également plus large que sa partie postérieure. Ces glissières se prolongent à l'avant du réservoir 18 suffisamment pour guider non seulement l'extrémité du poussoir dans toute la course de son déplacement, mais également chaque pastille jusqu'à ce qu'elle soit complètement éjectée. On remarquera également qu'à l'avant du réservoir 18 le corps d'outil 10 est aminci comme le montre la vue latérale de la figure 2, de sorte que l'épaisseur totale en cet endroit ne soit guère supérieure à celle des pastilles individuelles, ce qui permet de limiter l'importance des incisions nécessaires pour l'implantation des pastilles. L'épaisseur du poussoir 11 lui-même, au niveau de la partie antérieure 22, est sensiblement identique à celle des pastilles, alors que sa partie postérieure est renforcée en épaisseur. L'extrémité du poussoir 11 présente une surface concave 23 qui épouse la forme des pastilles. Lorsque le poussoir est en position de retrait, en recul vers l'arrière de l'outil, elle se trouve juste à l'arrière du réservoir ls, contre la dernière pastille qui tombe par gravité au fond du réservoir 18. Lorsque le poussoir est amené de cette position de retrait à la position active à l'avant de l'outil, sa course est telle que la surface 23 de son extrémité dépasse à l'avant du réservoir, au bord du corps d'outil 10, où elle règne avec le fond semicirculaire d'une bouche 24.Les bords de cette ouverture sont rectilignes parallèlement à la direction longitudinale de l'outil, avec un écartement correspondant sensiblement au diamètre des pastilles, de sorte que toute pastille déplacée jusque là par le poussoir peut alors se dégager complètement de l'outil. Dès qu'une pastille est ainsi éjectée, le poussoir revient automatiquement à sa position de repos à l'arrière du réservoir, sous l'action d'un ressort de rappel figuré en 25, lorsque l'utilisateur libère le levier 14. C'est au contraire en pressant le levier vers la poignée 15 qu'il assure l'éjection de la pastille suivante. Naturellement, une pastille sur deux, celle qui est réalisée en matériau magnétiquement isolant, est éjec tée en dehors du cuir chevelu du patient. D'autre part, et comme il résulte déjà de ce qui précède, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation particulier qui a été décrit ci-dessus à titre d'exemple. Elle en englobe au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Procédé de pose d'une chevelure de remplace- nle-nt, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement fixer des éléments magnétiques coopérants, d'une part dans le cuir chevelu par implantation chirurgicale, d'autre part sur une base de prothèse capillaire portant la chevelure de reuplaceluent, et à poser ladite prothèse sur le cuir chevelu après cicatrisation, de manière qu'elle soit retenue par l'attraction magnétique entre lesdits éléments. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits éléments magnétiques, au moins ceux qui sont implantés dans le cuir chevelu, sont des pastilles aimantées que l'on répartit sur le pourtour du crâne. 3. Prothèse capillaire, caractérisée en ce qu'elle comporte une base adaptable sur le crâne, à laquelle sont fixés des cheveux de remplacement répartis sur toute sa surface et des éléments magnétiques répartis sur son pourtour en sous-face ou une couronne en matériau magnétique équivalente. 4. Outil chirurgical pour l'implantation de pastilles magnétiques dans le cuir chevelu, caractérisé en ce qu'il comporte un réservoir de réception de pastilles empilées, dont le fond est ouvert dans un corps d'outil de forme allongée, un poussoir monté coulissant longitudinalement sur ledit corps entre une position de repos où il est rétracté à l'arrière dudit réservoir et une position active où il dépasse à l'avant du réservoir au bord dudit corps, de manière à éjecter une pastille prélevée au passage du fond du réservoir. 5. Outil chirurgical suivant la revendication 4, caractérisé en ce que ledit corps forme, de part et d'autre du réservoir de pastilles, des glissières de guidage du poussoir et d'une pastille en cours d'éjection dans le plan du poussoir Outil chirurgical suivant la revendication 4 ou 5, Co~-~ ' . érisé en ce qu'il comporte des moyens de ma noeuvrt i- voussoir par un levier articulé sur une poignée solidaire - corps d'outil.