La présente invention est relative à un dispositif de détection et de contrôle sensible aux rayonnements, alpha, bêta, gamma, X et aux neutrons thermiques. pans de nombreux domaines attachés à l'application des rayonnements nucléaires et à celle des rayons X, la détection des situations dangereuses pour l'homme est un souci permanent. On connaît différents types d'appareils, capables d'indiquer instantanément une situation de ce genre. Ces appareils, s'ils sont portables, sont toutefois loin d'être portatifs, à l'exception du compteur GEIGER-MULLER. Quant à celui-ci, son encombrement et ses besoins en énergie ne sont pas négligeables ; il ne s'agit pas d'un appareil susceptible d'accompagner de façon durable un individu, sans le gêner en aucune façon dans son activité. Pour satisfaire ce dernier impératif, on n'a trouvE que quelques rares solutions, qui sont de plus inaptes à permettre une indication instantanée de l'irradiation. La plus simple de ces solutions consiste à enfermer une pellicule photographique dans un support filtrant convenable, pour quelle ne soit sensible qu'au type de rayonnement dangereux. On obtient ainsi très facilement un enregistrement, avec accumulation des doses de rayonnement reçues par le porteur, c'est-à-dire une dosimétrie, mais absolument pas une alerte instantanée du porteur, lorsqu'il se trouve en zone dangereuse. La présente invention vise à réaliser un dispositif individuel miniaturisé pour le contrôle de l'irradiation, qui soit essentiellement susceptible de fonctionner de façon instantanbe et qui soit capable de compter avec une grande efficacité et simultanément tous les types de rayonnements nucléaires. Un tel dispositif est notamment précieux dans les domaines suivants - radiocontrôle civil et militaire - physique nucléaire - médecine nucléaire. Pour cette dernière application l'avantage est très important car au lieu de transporter les malades vers des appareillages lourds et en nombre limité vu leur prix, on peut envisager que ce soient les médecins qui se déplacent vers les malades en utilisant sur place le dispositif miniature. Les applications immédiatement envisageables sont par exemple : - la localisation de tumeurs et de caillots sanguins - la mesure de la dose reçue par un patient lors d'une séance de radiothérapie (en ajoutant à l'appareil une microsonde on pourrait mesurer la dose exacte dans les tissus) - un tel dispositif est également utilisable dans toutes les mesures médicales faisant appel à la fluorescence X (par exemple expériences de localisation de tumeurs par fluorescence du xénon excité par une source gamma ou par des rayons X d'Bnergie -convenable). L'invention est basée sur l'utilisation d'un détecteur formé d'une diode au tellurure de cadmium convenablement traitée associée à un ensemble électronique. Le matériau semiconducteur utilisé offre potentiellement de nombreux avantages sur les autres matériaux utilisés dans la réalisation de détecteurs nucléaires à semiconducteurs. Le matériau offre d'abord l'avantage de fonctionner à température ambiante (par suite de son gap élevé), puis celui d'être très efficace aux rayonnements ga (par suite de son numéro atomique Eleve)et finalement celui être très sensible aux neutrons thermiques (puisque la section efficace de réaction n,y ést l'une des plus élevée qui soient connues en physique nucléaire). Une jonction P-N ou une chambre d'ionization solide, préparée dans un cristal de dimensions convenables, polarisée convenablement au moyen de deux électrodes, fournira une réponse aux rayonnements alpha, bêta, gamma, comme tout détecteur à semiconducteur, en collectant directement les paires électron-trou libérées par les rayonnements incidents. Mais contrairement aux compteurs conventionnels-, dans le cas du tellurure de cadmium, les neutrons thermiques pourront également être détectés par réaction nucléaire sur le cadmium. En effet, l'-isotope 113Cd, qui entre à raison de 12,26 % dans la composition du cadmium naturel, donne lieu à la réaction nucléaire II3Cd(n,y) 114Cd, avec une section efficace énorme de l'ordre de 20.000 barns. Par conséquent, les neutrons thermiques sont "transformés avec une très grande probabilité en rayonnements gamma au sein même du compteur qui détectera ces derniers avec une grande efficacité. Par conséquent, on aura un dispositif sensible aux quatre types de rayonnements. La présente inventionapour objet le produit industriel nouveau que constitue un dispositif de détection et de contrôle de rayonnements caractérisé par le fait qu'il comprend - un détecteur au tellurure de cadmium (Cd Te) contenant un cristal de tellurure de cadmium disposé entre des armatures, - un moyen pour polariser les armatures en appliquant entre elles une haute tension continue, comprise entre 50 et 200 volts de préférence, - une source d'énergie électrique, - un organe signaleur, et - des circuits électriques couplés aux armatures du cristal et à la source d'énergie, pour alimenter l'organe signaleur en réponse aux perturbations électriques produites par des rayonnements incidents dans le cristal. Le détecteur au tellurure de cadmium est constitué d'un monocristal ou d'un polycristal de matériau pur ou traité au chlore. On peut avantageusement utiliser dans le cadre de la présente invention le détecteur nucléaire décrit dans la demande de brevet français 74.29469 déposée au nom de l'ETAT FRANCAIS. Le détecteur peut être du type compteur (c'est-à-dire ne fournissant qu'une information proportionnelle à l'activité du rayonnement) mais peut être également du type spectromètre (c'est-à-dire pouvant fournir en plus une information sur l'éner- gie du rayonnement). Le choix dépend de l'application envisagée ; dans la suite du texte ces deux types de détecteur seront dési- gnês indifféremment sous le terme "détecteur". Le moyen pour polariser les armatures comprend une source d'énergie capable de fournir la haute tension continue désirée, ou, de préférence, un convertisseur continu-alternatifcontinu, couplé à la source d'énergie électrique de basse tension, pour fournir la haute tension continue requise. Dans ce cas, le convertisseur est enfermé sous un blindage électrique relié à la masse des circuits électriques. Ces circuits électriques comprennent un amplificateur, couplé aux armatures, pour amplifier les impulsions aux bornes de ces dernieres dues à des rayonnements incidents sur le détecteur, et un moyen de commande pour actionner l'organe signaleur en fonction de la sortie de l'amplificateur. L'amplificateur comporte avantageusement un étage préamplificateur de tête comprenant un transistor à effet de champ, cet étage -prEmplificateur étant enfermé sous un blindage électrique, relié à la masse des circuits électriques. L'organe signaleur comprend, dans un premier mode de réalisation, un haut-parleur. Son moyen de commande comporte alors un circuit à seuil, avec mise sous forme de signal rectangulaire, qui reçoit les impulsions de signal de la sortie de l'amplificateur, et un amplificateur couplé au haut-parleur pour lui faire émettre une énergie sonore correspondant à ces impulsions. Les impulsions dues aux rayonnements sont ainsi traduites par des impulsions ou "coups" dans le haut-parleur. L'organe signaleur peut comprendre aussi, soit en plus, soit à la place du haut-parleur, un galvanomètre couplé au moyen de commande précité, l'aiguille du galvanomètre fournissant -une indication visuelle, susceptible de compléter l'information sonore, le cas échéant. De préférence, le moyen de commande du galva nomètre comporte une constante de temps, c'est-à-dire un filtrage intégrateur. De la sprte, on peut réaliser un ictomètre, c'est-à- dire un compteur de nombre de coups, qui est particulièrement utile pour les applications nucléaires. Selon l'invention l'organe signaleur peut être un circuit d'affichage numérique, par exemple à ionisation, à électroluminescence ou à cristaux liquides. Le dispositif selon l'invention, dans ses réalisations préférées, mérite bien l'appellation "miniaturise" : un même circuit intégré linéaire à six étages amplificateurs peut fournir les étages de l'amplificateur, sauf l'étage préamplificateur de tête, ainsi que le circuit de mise en forme. Avec un organe signaleur du type intégrateur ou accumulateur, on peut utiliser directement la sortie du circuit de mise en forme rectangulaire des impulsions fournies par l'amplificateur, en y ajoutant un moyen d'actionnement de l'organe signaleur intégrateur pour qu'il accumule les durées successives des-dits signaux rectangulaires. La présente invention a également pour objet un appareil portable de détection caractérisé par le fait qu'il comprend dans un boîtier le dispositif précédemment décrit. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront à la-lecture de la description détaillée qui va suivre, faite en référence au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple non limitatif, et sur lequel - la figure 1 illustre le schéma électrique de principe d'un dispositif selon l'invention, avec alarme sonore - la figure 2 illustre le schéma électrique détaillé du dispositif de la figure 2 ; - la figure 3 illustre le schéma électrique détaillé très voisin, d'un dispositif à alarme sonore de l'invention ; - les figures 4A, 4B et 4C illustrent sous forme de vues en perspective à l'échelle, un appareil de détection de la figure 3, la figure 4A montrant le couvercle, la figure 4B le boî- tier, et la figure 4C la plaquette de circuit imprimé disposée au fond du boîtier ;; - la figure 5 illustre en vue perspective extérieure, également à l'échelle, l'appareil dont le schéma électrique est donné sur la figure 3 ; et - la figure 6 illustre de la mme façon, et toujours à l'échelle une variante simplifiée de l'ictomètre de la figure 5. - la figure 7 illustre le schéma électrique de principe d'un dispositif selon l'invention comportant un circuit d'affichage à électroluminescence, - la figure 8 illustre le schéma électrique détaillé du dispositif selon la figure 7. Le détecteur au tellurure de cadmium est complètement enfermé dans un blindage en aluminium, et présente deux sorties électriques, On désigne maintenant cet ensemble par la référence numérique 10. Sur la figure 1, le détecteur 10 reçoit tout d'abord une haute tension continue de polarisation, comprise entre 50 et 200 volts, par exemple égale à 100 volts ; cette tension est fournie de préférence par un convertisseur continu-alternatifcontinu 11, à partir d'une source d'énergie électrique de basse tension (non représentée sur la figure 1). Les deux sorties du détecteur 10 sont également couplées à un amplificateur 12. Cet amplificateur est suivi d'un circuit à seuil, avec mise en forme 13. Le circuit 13 est suivi d'un am- plificateur de basse fréquence 15, lequel est couplé à un hautparleur 16, qui va donc être actionné-chaque fois qu'une impulsion dépassant la valeur de tension correspondant au seuil est produite dans le détecteur par un rayonnement incident. Le signal du circuit à seuil et mise en forme 13 est également fourni à un amplificateur 17, présentant une certaine constante de temps de filtrage intégrateur ou passe-bas. Autrement dit, à chaque instant, la sortie de l'amplificateur 17 -représente le nombre des sauts de charge apparus dans le détecteur, pris en moyenne sur un intervalle de temps entourant cet instant. Cette sortie est appliquée à un galvanomètre 18. Indiquant un nombre de coups par seconde, celui-ci est donc un icto- mètre. Sur la figure 2, on retrouve le détecteur 10, dont l'une des armatures est mise à la masse à travers un condensateur 110. La même armature est couplée au convertisseur 11. Le convertisseur 11 est alimenté à partir d'une ligne positive à + 4 volts environ, et désignée ci-après par +4V ; la ligne est soumise à un découplage alternatif à travers un condensateur 111. Un transformateur 113 comporte un premier enroulement 114 dont la prise médiane est reliée à la ligne +4V, tandis que ses extrémités sont reliées respectivement aux collecteurs de deux transistors 115 et 116, dont lés émetteurs sont à la masse, Les bases de ces deux transistors sont couplées aux points extrêmes d'un autre enroulement 117, dont le point milieu est relié à la ligne +4V à travers une résistance, et à- la musse à travers un réseau résistance-capacité. Le secondaire 118 du transformateur est relié par un condensateur 118A à l'anode d'une diole 119A, vers la masse, et a cathode d'une diode 119 vers l'armature sus-vis. du détectaiarr 10. Ainsi, les deux transistors 115 et 116 conduisent alternativement, produisant des oscillations de basse tension (t 4 volts) dans l'enroulement primaire 114. Des alternances négatives de haute tension en sont déduites par le secondaire 118 et sont appliquées par la diode 119 aux bornes du condensateur 110, qui se charge alors négativement à -100 volts pour polariser le détecteur 10. L'autre armature du détecteur 10 est reliée à l'entrée de l'amplificateur 12, qui constitue le premier maillon de la chaîne de contrôle. L'amplificateur 12 comporte tout d'abord un premier étage constitué d'un transistor à effet de champ 120, alimenté à travers une résistance 1201, et avec un condensateur de découplage 1202, à partir de la ligne + 4 volts. L'alimentation passe ensuite par une résistance de charge 1203, pour aboutir au drain du transistor à effet de champ 120. Sa source est reliée à la masse par l'intermédiaire d'un réseau parallèle constitué par une résistance 1204 et un condensateur 1205. Enfin, la porte ou grille du transistor à effet de champ 120 est polarisée par l'émetteur d'un transistor bipolaire 1206, du type PNP, monté en saturé, sa base et son collecteur étant à la masse. Tant que l'impédance offerte par la grille du transistor 120 et le détecteur 10 à l'émetteur du transistor 1206 est très grande, ce dernier reste à la limite du blocage, et le transistor à effet de champ 120 conduira plus ou moins selon sa tension de grille. Inversement, le transistor 1206 évitera les élévations excessives de tension de grille du transistor à effet de champ 120. Le transistor 120 peut être du type 2N4416, tandis que le transistor 1206 est alors du type 2N3904.Ce transistor 1206, et les résistances 1204, 1203 et 1201, définissent le point de fonctionnement du transistor à effet de champ 120, tandis que la résistance 1203 et le condensateur 1205 délimitent ses propriétés amplificatrices en alternatif, et par là sa capacité d'amplifier les impulsions de charge ou de tension apparaissant aux bornes du détecteur 10, en les transformant en variation de résistance de canal du transistor à effet de champ, puis en variation de tension aux bornes de la résistance 1203. Le signal ainsi obtenu est alors transmis par un condensateur 1210 à un étage amplificateur 1211. L'entrée de cet étage 1211 est aussi reliée à la tension +4V par une résistance 1213. La sortie de cet étage 1211 passe par le condensateur 1310 à un autre amplificateur 1311, réalisant ainsi un gain suffisant. Le condensateur 1313 introduit une constante de temps qui améliore le rapport signal sur bruit de ensemble des amplificateurs. Après l'amplificateur 12 et l'étage 131 est monté le circuit à seuil avec mise en forme 132 ; il comprend deux étages amplificateurs 1321 et 1322 montés en série qui, grâce à la capacité 1325, forment un multivibrateur monostable. Le seuil est défini par la résistance 1323 qui polarise le premier transistor de l'étage amplificateur 1321. La sortie se fait à travers le condensateur 1324 après le premier étage du monostable pour des raisons de polarité de l'impulsion. Ainsi, lorsque l'impulsion dépasse le seuil, le circuit monostable est déclenché, entraînant par là la production d'une impulsion calibrée, de durée et-amplitude prédéterminées. Comme les effets des rayonnements sur le détecteur 10 sont essentiellement des phénomènes discrets et impulsionnels, la perturbation électrique qui en résulte entre les armatures est aussi un signal impulsionnel, qui se superpose à un bruit de fond, dû aux phénomènes électriques classiques dans les cristaux. Un aspect particulièrement important de la présente invention réside en ce que le détecteur monté comme il vient d'être dit avec un préamplificateur blindé à transistor à effet de champ, fournit un signal à très faible bruit de fond. Ainsi, il s'est avéré possible de régler le circuit à seuil en rapport à un bruit de fond très bas. De toute façon, il déclenche ou bascule pour des rayonnements électromagnétiques incidents, du type X ou gamma, ayant les énergies de tordre de 25keV. Les expériences ont également montré que l'appareil est sensible à des rayonnements alpha ayant des énergies du même ordre. A cet égard, il convient de remarquer qu'on utilise dans la présente demande de brevet les mots "irradiation" et rayonnement" en un sens très large. Les mots de cette famille ne sont pas limités ici aux rayonnements électro-magnétiques et impliquent aussi les faisceaux de particules tels que les rayonnements alpha. Revenant à la figure 2, la sortie du circuit monostable 132, disponible après le condensateur 1324, est appliquée à un deuxième monostable forme par les deux étages amplificateurs 1411 et 1412, montés en série, avec un condensateur de réaction 1413, ramenant la sortie aux bornes d'une résistance 1414, en parallèle sur l'entrée de l'étage 1411. Ainsi, on peut disposer à volonté d'impulsions de mise en forme larges ou étroites sans influencer le seuil. C'est à la sortie de ce monostable que l'on choisit le mode de visualisation ou d'avertissement des rayonnements. Comme représenté sur la figure 2, les six étages amplificateurs 1211, 1311, 1321, 1322/et 1412 sont avantageusement fournis par le circuit intégré MC9818P fabriqué et vendu par la Société MOTOROLA. Dans le cas de la figure 2, le monostable 14 attaque simultanément un amplificateur BF-15 et un amplificateur opérationnel 17. L'amplificateur BF comprend trois transistors 151 à 153 dans un montage connu en lui-même qui sera immédiatement compris en se référant aux dessins. Ces trois transistors sont du type 2N3904, le premier étant monté en amplificateur à émetteur commun, et les deux autres en amplificateur DARLINGTON. L'émetteur du dernier est relié à un haut-parleur 16. Ainsi, en présence d'un signal suffisant pour déclencher la bascule à seuil, le monostable 14 commande l'amplificateur pendant un certain temps ce qui se traduit par un coup sonore dans le haut-parleur 16. De son côté, l'amplificateur opérationnel différentiel 171 reçoit son signal d'entrée inverseuse à partir du monostable 14 à travers une diode 170 suivie d'une résistance 172. L'entrée non-inverseuse de l'amplificateur est polarisée par un pont de résistance 173, entre la ligne positive +4V et la masse. L'amplificateur 171 comporte une contre-réaction variable fournie par un condensateur 174, et des résistances 1751 à 1753, commutables par un contacteur à 5 positions 176. Entre l'entrée non-inverseuse de l'amplificateur 171 et sa sortie, est monté un galvanomètre 18, en série sur un deu xième jeu de contacts du contacteur 176. Un troisième jeu de contacts de ce contacteur est monté entre une source d'énergie 19, de 4,5 volts, par exemple une pile, et la ligne positive 4,5 volts. En dehors de la cinquième position, ARRET, ce troisième jeu de contacts ferme le circuit des piles. Dans les trois premièrespositions, le galvanomètre 18 est branché entre l'entrée et la sortie de l'amplificateur 171, et 3 résistances différentes 1751 et 1753 peuvent être mises en contre-réaction, pour fournir trois multiplicateurs différents (x 0,1 ou x 1 ou x 10) pour le nombre de coups indiqué par le galvanomètre 18. Dans la quatrième position TEST, l'une des résistances de contre-réaction est maintenue, mais le galvanomètre 18 est branché entre l'entrez non-inverseuse de l'amplificateur et une résistance 181, aboutissant à la ligne + 4,5 volts. On vérifie ainsi le bon fonctionnement de l'appareil. La ligne + 4,5 volts est appliquée directement à l'amplificateur de basse fréquence 15. Elle est légèrement abaissée par une résistance 150, à des fins dedécouplage, pour alimenter par exemple sous 4 volts le convertisseur 11, et les étages 12, 13 et 14. Les différentes résistances de contre-réaction 1751 a 1753 agissent sur le gain de l'amplificateur 171. Le condensateur 174 fournit la constante de temps qui va permettre d'afficher un nombre de coups moyens sur un bref intervalle de temps entourant chaque instant. La figure 3 représente le schéma électrique d'une autre version'dans laquelle l'amplificateur 17 et le galvanomètre ont disparu . Ils sont remplacés par un oscillateur B.F.40 qui délivre un Bip dans le haut-parleur 16 chaque fois qu'un rayonnement est détecté. I1 est constitué par un transistor unijonction 401 dont la fréquence d'oscillation est déterminée par la constante de temps de la résistance variable 402 avec le condensateur 4Q3. Le transistor 405 transforme les dents de scies issues de l'oscillateur par le condensateur 406, en créneaux dont l'amplitude est égale à la tension d'alimentation c'est-à-dire 4,5 V dans le cas d'une pile.Le transistor 408 est monté en émetteur suiveur pour adapter l'impédance de sortie de 1'oscillateur à celle du hautparleur 16. Une diode 409, reliant la base du transistor 405 à la jonction des étages amplificateurs 1411 et 1412, commande l'EmIa- sion d'un bip à fréquence audible chaque fois quaim wcoupw est perçu dans le détecteur. La figure 4A qui illustre ce dernier appareil comporte un couvercle dans lequel est monté le haut-parleur 16, tandis que le boîtier comporte d'un côté l'étage préamplificateur 120, 1'6 ment détecteur 10, et l'interrupteur 20. De l'autre côté du boî- tier apparaissent le convertisseur 11 et l'accumulateur 19. Le fond du boîtier est occupé par une plaquette à circuit imprimé 21, qui apparaît sur la figure 4C. On y reconnaît les emplacements des éléments qui viennent d'être repérés sur la figure 4B, et en particulier l'emplacement du convertisseur 11, celui de l'étage amplificateur de basse fréquence 15, et celui du circuit intégré 22. Les figures 4A, 4B et 4C à l'échelle montrent que ce détecteur à alarme sonore mesure environ 5 cm. 5 cm. 1,5 cm. L'encombrement total est donc extrêmement faible puisque le volume est inférieur à 50 cm3. La figure 5 illustre l'appareil de détection ou ictomètre dont le schéma détaillé apparaissait sur la figure 3. Le commutateur et le cadran du galvanomètre lui donnent un encombre -ment supérieur qui permet toutefois très facilement de le garder en poche. On remarquera qu'est également prévu un interrupteur de commande de la mise en service du naut-parleur. La figure 6 illustre un ictomètre analogue à celui de la figure 5, mais cette fois sans commutateur de gamme, et avec un galvanomètre dont le cadran est de taille inférieure. Cet appareil est à peine plus grand que sur les figures 4A et 4C. Dans une autre version le galvanomètre d'affichage du nombre de coups peut être remplacé par un circuit d'affichage numE- rique à ionisation, à électroluminescence ou à cristaux liquides. La figure 7 indique à titre d'exemple le schéma de principe d'un appareil équipé d'un affichage à électroluminescence. Depuis le détecteur 30 et le convertisseur 31 jusqu'à la sortie de l'amplificateur 32 les circuits sont identiques à ceux décrits précédemment. Les impulsions sont mises en forme à l'aide d'un trigger 33 suivi d'un monostable 34 et sont comptées pendant des intervalles de temps définis par une horloge 35. Le contenu des compteurs 36 est affiché après décodage sur des modules électroluminescents à 7 segments 37. Le dispositif comprend également un haut-parleur 38 et son amplificateur 39 associé. Les détails de ces circuits sont visibles sur le schéma de la figure 8 ; dans cet exemple particulier il a été utilisé des circuits MC 4050 de MOTOROLA qui contiennent dans un même boîtier un compteur binaire,une mémoire "latch" et un décodeur adapté au module d'affichage utilisé (modules HEWLETT PACKARD 5082-7730). I1 est à noter que cette réalisation n'est indiquée qu'à titre d'exemple mais qu'on pourrait utiliser d'autres types de circuits TTL ou plus avantageusement le compteur pourrait être monté avec des circuits C. MOS et des afficheurs à cristaux liquides multi plexés ou non. La réalisation à la demande d'un circuit intégré unique regroupant les principales fonctions du dispositif est également envisageable. On peut en outre remarquer que lorsque le détecteur réalisé avec du matériau dopé au chlore présente des phénomènes de polarisation diélectrique on peut supprimer cet inconvénient en coupant périodiquement la haute tension, ce qui est particu lièrement facile à réaliser dans la version à affichage numérique le convertisseur haute tension pouvant être commandé à partir de l'horloge. Cette opération n'est pas nécessaire lorsque l'on utilise un détecteur tel que décrit dans la demande de brevet précitée. Enfin dans tous les exemples précédents les circuits de mise en forme agissent comme circuits à seuil destinés à éviter que l'appareil donne des informations provenant de son propre bruit de fond. On peut envisager de placer un circuit de seuil supérieur coupant toutes les impulsions dont l'amplitude dépasse un certain niveau. Le réglage convenable de ces deux seuils permettrait de ne rendre l'appareil sensible qu'à une certaine énergie de rayonnement. Le détecteur équipant le dispositif sera alors du type spectromètre.Par exemple dans une mesure médicale faisant appel à la fluores ence X le dispositif ne pourrait compter que les rayons X émis par la fluorescence tout en restant insensible au rayonnement de la source d'excitation. Ainsi, comme on vient de l'illustrer la présente invention fournit un dispositif et un appareil nouveaux pour la détection et le contrôle instantané de l'irradiation. Si on se place au niveau d'un individu, l'appareil est indiscutablement miniaturisé par rapport aux moyens que la technique antérieure proposait pour réaliser la même fonction. Cela a été obtenu selon ltinvention en associant les éléments qui ont été décrits plus haut : détecteur au tellurure de cadmium et ensemble électronique choisi et adapté pour permettre un fonctionnement pouvant aller jusqu'à un seuil bas de détection tout en faisant intervenir un nombre minimal de composants. Bien que l'invention ait été décrite pour des modes de réalisation particuliers il est bien évident qu'elle n'y est nullement limitée et qu'on peut lui apporter toutes modifications souhaitables sans pour autant sortir ni de son cadre ni de son e-sprit. REVENDICATIONS 1. Dispositif de détection et de contrôle de rayonnements caractérisé par le fait qu'il comprend - un détecteur contenant un cristal de tellurure de cadmium (CdTe) placé entre des armatures, - un moyen pour polariser les armatures en appliquant entre elles une haute tension continue, - une source d'énergie électrique de basse tension - un organe signaleur, - des circuits électriques couplés aux armatures du cristal et à la source d'énergie électrique pour alimenter l'organe signaleur en réponse aux perturbations électriques produites par des rayonnements incidents dans le cristal. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit cristal est un monocristal. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit cristal est un polycristal. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé par le fait que ledit cristal est traité au chlore. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé par le fait que ledit moyen pour polariser les armatures applique entre elles une tension continue comprise entre 50 et 200 volts. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé par le fait que ledit moyen pour polariser les armatures comprend une source d'énergie capable de fournir la haute tension continue. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que ledit moyen pour polariser les armatures comprend un convertisseur continu-alternatif-continu couplé à la source d'énergie électrique de basse tension pour fournir la haute tension continue. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé par le fait que lesdits circuits électriques comprennent un amplificateur couplé aux armatures et un moyen de commande pour actionner l'organe signaleur eh fonction de la sortie de l'amplificateur. 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé par le fait qu'il comporte un étage préamplificateur de tête comprenant un transistor à effet de champ. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé par le fait que ledit organe signaleur comprend un haut-parleur. 11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé par le fait que le moyen de commande du haut-parleur comporte un circuit seuil, avec mise sous forme de signal rectangulaire, qui reçoit les impulsions de signal de la sortie de l'amplificateur, et un amplificateur couplé au haut-parleur pour lui faire émettre une énergie sonore correspondant à ces impulsions. 12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé par le fait que l'organe signaleur comprend un galvanomètre. 13. Dispositif selon la revendication 12, caractérisé par le fait que le moyen de commande du galvanomètre comprend un amplificateur b.condtante de temps. 14. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait qu'il comporte un circuit d'affichage numérique, notamment à ionisation, à électroluminescence ou à cristaux liquides. 15. Appareil de détection et de contrôle de rayonnements caractérisé par le fait qu'il comporte dans un bottier un dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes.