La présente invention a trait à des perfectionnements apportés aux barrières ou glissières de sécurité disposées le long des routes et notamment au droit du terre-plein central d'une voie à deux chaussées. On connaît déjà des dispositifs du genre en question tel par exemple celui décrit dans le brevet français 69 15161 et qui est composé d'une série de dalles en matière friable armée assemblées entre elles et fixées dans le sol par des potelets. Si un véhicule entre en contact avec une telle barrière, les potelets se cisaillent au ras du sol libérant ainsi les dalles qui peuvent se déplacer pour former une sorte de poche par suite de la déformation de leurs attaches. La flèche d'une telle poche étant importante, si la barrière est placée sur un terre-plein étroit d'une voie à deux chaussées, elle peut, après déformation, empiéter sur la chaussée opposée et risquer aussi de provoquer un autre accident. Le prix des dalles, qui sont préférablement réalisées en béton cellulaire, est assez élevé tandis que leur stockage, leur transport et leur mise en place ne sont pas économiques. Enfin, lors d'un choc, les dalles s'éparpillent en menus morceaux ce qui entraine un nettoyage important donc une perte de temps considérable. Les perfectionnements qui font l'objet de la présente invention visent à remédier à ces inconvénients, et à permettre la réalisation d'une barrière ou glissière de sécurité qui réponde particulièrement bien aux divers désidérata de la pratique. La barrière ou glissière de sécurité suivant l'invention, est essentiellement remarquable en ce qu'elle est constituée par au moins une rangée de profilés assemblés bout à bout de manière rigide en vue de former des éléments alignés, reliés à la manière connue à des fourreaux creux noyés dans le sol par l'intermédiaire de broches engagées verticalement dans les profilés et les fourreaux, lesdites broches présentant au niveau du sol une amorce de rupture, Suivant un mode d'exécution préféré de la disposition qui précède, les profilés sont du genre tubulaire, un manchon engagé dans les extrémités en vis-à-vis de deux profilés voisins étant fixé à l'un de ceux-ci, tandis qu'il est associé à l'autre au moyen de la broche.Celle-ci est préférablement associée à un sabot à large base qui repose sur le sol de sorte que lors de la rupture des broches, celles-ci se maintiennent verticalement. Suivant une autre forme d'exécution, les extrémités en vis-àvis de deux profilés voisins sont entaillées à mi-fer en vue de se chevaucher au droit du manchon, des boulons fixant entre elles les deux extrémités considérées des profilés ainsi que ledit manchon intérieur. La broche traverse verticalement les trois pièces précitées approximativement au milieu du manchon. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une vue schématique partielle d'une barrière suivant l'invention. Fig. 2 est une vue éclatée en perspective du point de jonction des lisses de cette barrière. Fig. 3 est une coupe transversale montrant les différents éléments de fig. 2 à l'état monté. Fig. 4 est une vue semblable à celle de fig. 2 mais montrant une variante d'exécution. Fig. 5 est une coupe transversale partielle de la lisse supérieure d'une barrière suivant l'invention réalisée au moyen des éléments montrés en fig. 4. La barrière ou glissière de sécurité montrée en fig. 1 comprend une lisse inférieure 1, une lisse intermédiaire 2 et une lisse supérieure 3 réalisées sous la forme d'éléments alignés comportant chacun un certain nombre de profilés assemblés bout à bout de manière rigide. Bien entendu, la glissière en question pourrait ne comprendre que deux lisses comme on l'a représenté en fig. 3 ou encore une seule. Chaque lisse est associée à un potelet 4 maintenu verticalement comme on l'expliquera mieux plus loin. Les profilés 5 qui constituent les lisses sont réalisés sous la forme d'un tube rectangulaire reliés au moyen d'un manchon 6 (fig. 2) s'engageant dans les extrémités en correspondance de deux profilés voisins 5 et 5'. Ce manchon est assemblé au profilé 5 au moyen d'un boulon 7 qui traverse ce dernier et le manchon 6. L'extrémité correspondante de l'autre profilé 5' est pourvue d'un per- çage 8 qui vient se disposer dans le prolongement d'un trou 9 ménagé dans le manchon 6, lorsque les extrémités des deux profilés 5 et 5' sont en contact l'une contre l'autre. Chaque potelet 4 mentionné plus haut est essentiellement constitué par une broche tubulaire 10 dont la périphérie comporte une amorce de rupture réalisée sous la forme d'une gorge 11 se situant au niveau du sol 12 (fig. 3). Cette broche 10 s'engage sans jeu notable dans le perçage 8 de chaque profilé 5' et dans le trou 9 correspondant du manchon 6. De cette façon, les profilés voisins 5 et 5' de chaque lisse sont fixés de manière rigide l'un par rapport à l'autre dans le sens longitudinal. La partie inférieure de la broche 10 s'engage dans un fourreau 13 scellé dans le sol. On prévoit un sabot 14 réalisé au moyen d'une bande métallique repliée en forme de triangle dont le sommet est pourvu d'un support 15 en forme de U, ouvert vers le haut.L'embase 14a du sabot 14, qui correspond à la base du triangle, et le support 15. sont percés de manière que la broche puisse traverser ce sabot avec lequel elle est immobilisée axialement au moyen d'un boulon 16. L'embase 14a repose sur le sol tandis que le support 15 soutient la lisse inférieure 1. La partie supérieure de la broche 10 comporte une tête 17 reposant contre la face supérieure de la lisse 2 maintenue contre cette tête au moyen d'une clavette 18 traversant la broche 10 et qui prend appui contre la face inférieure de ladite lisse. Cette clavette est préférablement soudée à la broche 10 après le montage de la glissière. Une clavette semblable est placée sous la lisse 2 (fig. 1). Comme montré en fig. 4 et suivant une variante, les deux extrémités correspondantes des profilés 5 et 5' sont grugées sur la moitié de leur hauteur de sorte que chacun d'eux présente à ce niveau une partie 19, 19' en forme de U ouvert vers le haut pour le profilé 5 et dans le sens inverse pour celui 5'. Le voile transversal de chaque partie 19 et 19' comporte une ouverture 20 respectivement 20' de forme circulaire située dans son plan transversal médian et dont le diamètre est légèrement supérieur à celui de la broche 10. Quatre trous 21, 22, 23 et 24, respectivement 21', 22', 23' et 24', sont disposés deux à deux de chaque côté de l'ouverture 20, 20'. Dans le manchon 6 sont ménagés d'une part une ouverture circulaire 25 identique à celles 20, 20' et, d'autre part quatre trous 26, 27, 28 et 29, situés en vis-à-vis respectivement de ceux 21, 21', 22, 22', 23, 23' et 24, 24' lorsque l'ouverture 25 se trouve en regard de celles 20, 20'. On place le manchon 6 entre les extrémités 19, 19' de deux profilés 5, 5', puis des vis 30 sont engagées dans les trous en correspondance creusés dans les extrémités des profilés 5 et 5' et dans le manchon 6, leur tete reposant sur le dessus du profilé 5' tandis que leur tige filetée qui dépasse en dessous de la face infé -rieure du profilé 5 reçoit un écrou 31. La broche 10 est engagée de haut en bas dans les ouvertures correspondantes 20', 25 et 20 puis deux demi-colliers 32 sont placés de part et d'autre de la broche 10. Ils sont maintenus l'un contre l'autre au moyen de vis 33 et d'écrous 34 à une position telle que la lisse constituée par les profilés 5 et 5' soit en appui contre la tête 17 de la broche 10 précitée. Suivant une autre variante schématisée en traits mixtes en fig. 3, une entretoise tubulaire 35 peut être placée entre deux lisses 1 et 2 de manière à supprimer l'utilisation des demi-colliers 32 ou des plaquettes 18. Dans le cas où la barrière est à trois lisses, on utilise à ce moment deux entretoises 35, disposées l'une entre la lisse inférieure et celle intermédiaire et la seconde entre cette dernière et la lisse supérieure. Un filet 36 peut être associé aux lisses de manière à constituer un écran vertical évitant l'éblouissement des conducteurs des véhi cules circulant en sens inverse de chaque côté du terre-plein central d'une voie à deux chaussées. De jour, ce filet est à peine visible et il ne procure donc pas aux automobilistes l'impression d' un mur continu. Le filet peut être réalisé de toute manière appropriée par exemple au moyen d'un fil en acier inoxydable. Lorsqu'un conducteur perd le contrôle de son véhicule, celui-ci vient heurter la glissière suivant l'invention, les broches 10 sont sectionnées au droit de leur gorge Il de sorte que l'énergie cinétique développée par le choc est absorbée d'une part par l'effort de cisaillement des broches et d'autre part par la glissière qui s'allonge élastiquement sous le choc, tout en restant substantiellement verticale et en évitant de la sorte l'effet de tremplin. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Barrière ou glissière de sécurité, caractérisée en ce qu' elle est constituée par au moins une rangée de profilés assemblés bout à bout de manière rigide en vue de former des éléments alignés reliés, à la manière connue, à des fourreaux creux noyés dans le sol par l'intermédiaire de broches engagées verticalement dans les profilés et les fourreaux, lesdites broches présentant au niveau du sol une amorce de rupture. 2. Glissière suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les profilés sont du genre tubulaire, un manchon engagé dans les extrémités en vis-à-vis de deux profilés voisins étant fixé à l'un de ceux-ci tandis qutil est associé à l'autre au moyen de la broche. 3. Glissière suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les extrémités en vis-à-vis de deux profilés voisins sont entaillées à mi-fer en vue de se chevaucher au droit d'un manchon, engagé dans les profilés précités, des boulons fixant entre elles les deux extrémités considérées des profilés ainsi que ledit manchon intérieur, tandis que la broche traverse verticalement les trois pièces précitées. 4. Glissière suivant l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisée en ce que la broche est solidaire d'un sabot à large base qui repose sur le sol. 5. Glissière suivant la revendication 4, caractérisée en ce que la partie haute du sabot est pourvue d'un support sur lequel les profilés prennent appui. 6. Glissière suivant la revendication 5, comportant plusieurs rangées d'éléments, caractérisée en ce que chacun des éléments supérieurs repose sur une clavette traversant la broche et à laquelle elle est soudée, tandis que cette broche porte une tête venant prendre appui contre la face supérieure de l'élément le plus haut. 7. Glissière suivant la revendication 5, caractérisée en ce que chacun des éléments supérieurs repose sur un collier serré autour du tube. 8. Glissière suivant la revendication 5, caractérisée en ce qu'unie entretoise est disposée entre les rangées d'éléments de manière à déterminer et à maintenir leur écartement. 9. Glissière suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle est associée à un filet évi tant l'éblouissement des conducteurs des véhicules circulant en sens inverse de chaque côté du terre-plein central d'une voie à deux chaussées.