La présente invention a trait à une machine dite à taillis, destinée à couper broussailles et taillis même lorsque ceuxci comprennent des troncs ou branchages de diamètres non négligeables. Dans l'art antérieur, l'élimination des taillis la plus efficace est effectuée à la main. On utilise également des engins tels que ceux utilisés dans les travaux publics qui travaillent par arrachage et non par coupe ce qui n'est pas toujours recommandé en ce qui concerne le sol. Par ailleurs, dans les dispositifs existants, il n'est généralement prévu aucun système permettant aux lames ou autres outils de coupe, de s'écarter d'un objet trop dur ou trop important ou de l'éviter, ce qui a pour inconvénient de mettre les outils hors d'usage ou tout au moins de les détériorer fortement alors qu'il suffit généralement d'employeur d'autres moyens. La présente invention a pour objet une machine dont le but essentiel est la taille à l'aide d'outils réglables et orientables en position, en vitesse et en puissance. Les dispositifs conformes à la présente invention consistent à placer sur un véhicule une ou plusieurs têtes entrainées en rotation et portant des lames articulées destinées à assurer la coupe. De telles têtes montées à l'avant sur un système de tout type, notamment classique, permettant le réglage en position en hauteur, en position latérale et en position angulaire, ce qui permet de tailler soit à ras du sol, soit à une certaine altitude dans l'axe du tracteur ou latéralement et selon un plan de coupe horizontal, oblique ou même vertical. Pour-mieux faire comprendre les caractéristiques techniques et les avantages de la présente invention, on va en décrire un exemple de réalisation étant bien entendu que celui-ci n'est pas limitatif quant à son mode de mise en oeuvre et aux applications qu'on peut en faire. On se référera aux figures suivantes. La figure 1 représente une vue en coupe axiale d'une tête de coupe. La figure 2 est une vue schématique en plan de la tête de la figure 1. La figure 3 représente en élévation latérale et de fa çon schématique, un tracteur muni d'une tête de coupe à l'avant. La figure 4, le même tracteur en plan. Un moteur, par exemple hydraulique, entraîne llarbre 1 en rotation à une vitesse qui peut être de l'ordre de 100 à 150 tours/minute par exemple. L'arbre 1 est guidé dans un moyeu 2 à l'aide des bagues 3 et 4 et d'une butée à billes 5 assurant le maintien latéral de l'arbre. A sa base, l'arbre 1 reçoit par l'intermédiaire des pièces 9 et 11 les plateaux 10 et 12. Le plateau supérieur 10 est fixé sur l'arbre 1 par une frette 9, par exemple emmanchée à chaud. Le plateau inférieur 12 peut être démonté à l'aide de la rondelle 28 et du boulon 29, le moyeu 11 étant monté glissant sur l'arbre 1. A égale distance de l'axe de l'arbre 1 et répartis aux sommets d'un triangle équilatéral, sont montés trois axes sur des roulements à rouleaux coniques 20 liés aux plateaux 10 et 12 par l'intermédiaire de boites de roulement 19 et 25, fermés par des plaques 21 et 26.Ces arbres sont solidaires de trois fourreaux porte-lames 22, susceptibles par conséquent de tourner autour des axes des roulements 20. Des lames 23 sont reçues dans un logement convenablement ajusté de chacun des fourreaux porte-lames 22 et y sont fixés par un axe conique 24, vissés et freinés sur le fourreau 22. Par ailleurs, chaque fourreau 22 dans sa partie opposée à la lame 23 reçoit un axe 31 emmanché à chaud et destiné à assurer la liaison avec des bielles 18 par l'intermédiaire de roulements à billes 16. Les bielles 18 au nombre de 6, sont liêesà l'autre extrémité de façon pivotante sur un plateau central 13 tournant sur le moyeu 11 à l'aide de bagues, les axes d'articulation des bielles sur le plateau central étant situés à égale distance de l'axe central et aux sommets d'un triangle équilatéral.Ce plateau central 13 assure donc par les bielles 18 la liaison avec les trois fourreaux porte-lames, de façon que ceux-ci prennent des positions angulaires identiques à 1200 près, par rapport aux plateaux 10 et 12 et à l'arbre 1. Les plateaux 10 et 12 sont reliés par une série d'entretoises 17 dont certaines, comme on le remarque à la figure 2, limitent l'ouverture des lames alors que des déflecteurs 32 limitent le repliement des lames et protègent contre l'introduction d'objets entre les plateaux 9 et 11. Si, comme l'illustre la figure 2, les lames sont incurvées, elles peuvent alors se replier selon la position indiquée en traits mixtes lorsque l'on fait tourner l'arbre 1, la force centrifuge écarte les lames qui prendront du fait du système à bielles, la même position saillante par rapport aux plateaux. Si l'une des lames vient à rencontrer un objet trop dur ou trop important, elles se rétractent d'elles-mêmes ainsi que les deux autres lames. Le présent exemple est donné avec trois lames, mais on peut, bien évidemment, concevoir des dispositifs à d'autres nombres de lames. On peut utiliser divers types de lames en fonction des besoins et notamment de la nature des taillis et on peut les concevoir notamment avec tout type de dentures en fonction de ces mêmes besoins. Sur les figures 3 et 4, un tracteur est muni à sa partie avant de deux colonnes 32 sur lesquelles coulissent un chariot 33 sous l'action de vérins 34. Le chariot 33 porte un axe 35 sensiblement parallèle aux colonnes 32 sur lequel est articulé un bras 36 portant en 38 une tête de coupe telle que décrite ci-dessus, le bras 36 étant orienté autour de l'axe 35 à l'aide d'un vérin 39, dont l'extrémité est fixée à un point 40 solidaire du chariot 33. L'ensemble des colonnes 32, du chariot 33, du bras 36 et de la tête de coupe 38, sont articulés en 41 par la base des colonnes 32 sur l'avant du tracteur à l'aide d'un vérin 42.Ce dispositif permet donc à l'aide du vérin 42 d'orienter la tête de coupe autour d'un axe sensiblement horizontal et perpendiculaire à la direction de déplacement du tracteur, à l'aide du vérin 34 de faire monter ou descendre la tête de coupe et à l'aide du vérin 39 de la déplacer latéralement ce qui permet de travailler soit dans l'axe de déplacement, soit sur le côté, soit éventuellement en mouvement de balayage si l'on agit sur un ou plusieurs des vérins ci-dessus désignés. Le tracteur peut également porter tout autre dispositif, tel celui schématiquement représenté, par exemple pour assurer la dépose des bois qui ont été taillés. Le système d'entraînement de la tête de coupe peut être effectué pat une transmission à courroies ou à chaines schématiquement représentée sur le bras 36 et qui peut être entraîné par un moteur, tel qu'un moteur hydraulique à partir du compresseur central du tracteur. Il est bien évident que, sans sortir du cadre de l'inven tion, la tête de coupe peut être portée en tout autre endroit du véhicule et qu'on peut, comme il est dit plus haut, prévoir plusieurs têtes indépendantes,ou non,l'une de l'autre sur le même véhicule. Comme véhicule on peut employer un simple tracteur ou plus généralement tous les engins utilisables en agriculture ou en travaux publics. REVENDICATIONS 1.- Machine à taillis constituée par au moins une tête de coupe placée sur un véhicule, la tête de coupe étant rotative et munie de lames reliées entre elles par un ensemble cinématique leur permettant qu'elles saillent librement sous l'effet de la force centrifuge du fait de leur montage à pivotement sur la tête de coupe et qu'elles se rétractent lorsqu'elles rencontrent un objet trop dur ou trop gros caractérisée par le fait que chaque lame est montée sur un porte-lames et chaque porte-lames est monté à pivotement sur un axe solidaire d'un plateau d'entrainement de la tête de coupe, les porte -lames étant reliés à un plateau tournant monté fou sur le même axe que le plateau d'entrainement des axes de porte-lames la liaison entre chaque portelames et le plateau fou étant réalisée à l'aide de biellettes. 2.- Machine selon la revendication 1 caractérisée par le fait que les axes des porte-lames sont situés entre deux plateaux solidaires de l'axe de la tête de coupe, entre lesquels sont situées des cales contre lesquelles viennent buter les porte-lames lorsque les lames sont en position saillante maximale et entre lesquels sont situés également des déflecteurs de protection contre lesquels viennent buter les ensembles lames/portelames lorsque ces derniers sont en position rétractée. 3.- Machine selon la revendication 2 caractérisée par le fait que plateau fou et biellettes sont montés entre les deux autres plateaux.