Argument L'invention est du domaine des appareils utilisés dans le traitement mécanique des métaux. Elle concerne un mandrin à mors multiples, et de préférence à quatre mors, à serrage concentrique précis, destiné, entre autres objets, à l'affûtage des forets. La concentricité du serrage est assurée par un mouvement concomitant des mors, tant à l'ouverture qu'à la fermeture, grâce auquel les déplacements de chacun deux sont rigoureusement égaux. Cette caractéristique est obtenue en rendant dépendants, simultanément l'un de l'autre, les mouvements de tous les mors, d'où, par action sur un seul, celui-ci entraîne automatiquement les autres. Art antérieur Pour l'affûtage des forets on utilise jusqu'ici des machines à affûter comprenant de façon pratiquement indissociable une affûteuse avec sa meule et un dispositif de fixation et de mise en position du foret. Ces machines présentent l'inconvénient d'être complexes, lourdes et de prix de revient élevé. On a tenté de supprimer ces inconvénients par utilisation de pinces indépendantes des machines à affûter. Il faut alors disposer d'un jeu de pinces correspondant aux différents forets à affûter. Exposé général L'invention a pour objet un mandrin qui peut, en particulier, recevoir des forets à affûter de manière à en assurer le serrage précis suivant leur axe, quel qu'en soit le diamètre. Le mandrin de l'invention peut en outre recevoir des canes de réduction pour l'affûtage des forets de grand diamètre. Suivant une première caractéristique de l'invention, un mandrin à mors multiples et à serrage concentrique, destiné en particulier à l'affûtage des forets, est constitué d'une cage renfermant plusieurs mors, au moins trois, et de préférence quatre mors, à l'intérieur de laquelle ceux-ci sont mobiles sous l'action d'un dispositif de déplacement, les mors étant disposés de manière à former entre eux un volume de serrage variable, ayant la forme d'un prisme droit dont la base est un polygone régulier Suivant une autre caractéristique de l'invention le dispositif de déplacement des mors comprend une vis d'entratne- ment vissée dans un alésage fileté de l'un des mors, dit mors de commande, et un moyen de blocage en translation de la vis d'entrarnement, tel que griffes solidaires de la cage, ou circlip, permettant toutefois à la vis de tourner sur elle manie. Il en résulte que la rotation de la vis entraîne le déplacament longitudinal du mors de commande dans la cage. Suivant une autre caractéristique de l'invention, chaque mors présente une face d'appui sur une surface intérieure correspondante de la cage, et une face d'appui sur chacun des deux mors adjacents. En outre l'axe de la vis d'entratnement est parallèle à la face d'appui du mors de commande sur la surface de la cage. Ainsi la rotation de la vis sur elle-manie, en terne le mors de commande dans un mouvement de translation par glissement sur la face interne de la cage ; le mors de commande dès le début de son mouvement provoque, par poussée d'une de ses faces d'appui sur le mors voisin, le déplacement de celui-ci dans un mouvement de translation par glissement sur une seconde face interne de la cage.A son tour le second mors provoque le mouvement du troisième et ainsi de suite jusqu'au dernier mors, dont le déplacement est entraîné par l'avant dernier, et qui reste en permanence appliqué contre le mors de commande. Il est important de bien noter que les mouvements des mors sont concomitantsy tant dans un sens, ouverture que dans l'autre, fermeture toute rotation de la vis d'entraSnement dans le mors de commande provoquant des déplacements simultanés et rigoureusement égaux des mors. Le volume de serrage se modifie donc en subissant une transformatio-n qui est toujours homothétique. C'est grâce à cette caractéristique que le mandrin de l'invention assure un serrage concentrique précis. Suivant une autre caractéristique de l'invention, le mandrin comporte aussi un plateau sur lequel est montée la cage, avec couronne circulaire et arbre de rotation, et un faux plateau formant cuvette dans laquelle peut tourner le plateau. Suivant une autre caractéristique de l'invention, la cage est formée de deux parties symétriques affectant cha cune la forme d'un V, ouvert à 90 degrés, dont les branches sont prolongées par des lèvres parallèles. Les deux parties de la cage sont positionnées l'une sur l'autre à l'aide de goupilles cylindriques et maintenues par des vis rendant solidaires les lèvres des V. Des cales de rattrapage de jeu sont insérées entre les lèvres se faisant face. L'invention prévoit l'emploi de paires de cales de différentes épaisseurs. Il faut en effet s'attendre à ce qu'au bout d'un certain temps de fonctionnement une usure se manifeste sur les mors.L'appareil étant entièrement symétrique et les mouvements des mors toujours rigoureusement égaux, l'usure des mors sur toutes leurs faces de frottement reste constante d'un mors à l'autre, mais entraîne un jeu entre les faces d'appui. Le rattrapage de jeu se fait alors par utilisation de paires de cales d'épaisseur légèrement inférieure à celle des cales primitives équipant l'appareil neuf. Suivent une autre caractéristiqua de l'invention, la cage est munie à sa partie antérieure d'une plaque de maintien des mors présentant en son centre un passage circulaire pour des forets, ou tous autres outils ; cette plaque est montée sur les tranches avant des V de la cage par une multiplicité; de vis. Elle assure qu'il ne se produit aucun déplacement longitudinal relatif d'un mors à l'autre pendant l'ouverture ou la fermeture du volume de serrage sous l'action de la vis d'entrainement sur le mors de commande. Selon une autre caractéristique de l'invention le mandrin comprend des moyens de blocage du plateau sur le faux plateau de manière à pouvoir alternativement solidariser et désolidariser ces deux pièces l'une de l'autre. La nécessité de ces moyens apparaitra plus loin lors de la description du fonctionnement de l'appareil. Ces moyens de blocage sont, de préférence, constitués par des patins intercalés entre le plateau et le faux plateau mobiles par glissement sur la tranche de cylindre du plateau, et qui peuvent ainsi être bloqués sur l'épaulement formé par la couronne du plateau. Le blocage résulte de l'action de goujons radiaux, disposés dans la paroi de la cuvette du faux plateau, la traversant de part en part et prolongés par un téton excentré par rapport à l'axe du goujon. Chaque téton excentré pénètre dans un passage ménagé dans un patin correspondant. La rotation du goujon sur lui-manie, sous l'action d'une clef à six pans par exemple, entrasses par le téton excentré, le glissement du patin qui vient s'arrêter à l'appui sur l'épaulement de la couronne du plateau. Le plateau est alors bloqué sur le patin. Comme ce dernier est solidaire du faux plateau par le goujon radial, le plateau et le faux plateau se trouvent rendus solidaires l'un de l'autre. Une rotation inverse des goujons radiaux désolidarise le plateau du faux plateau. Suivant une autre caractéristique de l'invention, un palier, dont l'axe coincide avec l'axe permanent du volume de serrage des mors, reçoit l'arbre du plateau, le dit palier étant surmonté d'un dispositif de positionnement du faux plateau. Ce dernier peut alors être stabilisé en différentes positions et faire prendre les mêmes positions au plateau, et donc au mandrin, par l'intermédiaire des moyens de blocage décrits plus haut. L'intérêt de cette caractéristique appariai tra plus loin, lors de la description de l'emploi' du mandrin pour affûter successivement, et avec précision, les deux lèvres d'un même foret.Le dispositif de positionnement du faux plateau comporte, de préférence, un support de goupille boulonné sur le palier, une goupille engagée dans le support de goupille parallèlement à l'axe du mandrin, une multiplicité de passages alésés au diamètre de la goupille, percés dans le faux plateau et disposés circulairement, et un moyen de retenue de la goupille. Ce dernier moyen est, de préférence, constitué par une vis, agissant sur une bille, vissé dans un trou aveugle taraudé du support de goupille et forçant la dite bille dans une gorge circulaire ménagée dans la goupille. Grâce à ce moyen de retenue de la goupille, cette dernière ne risque pas d'être éjectée du support lors de l'affûtage bien que, pour cette opération l'axe de symétrie du mandrin, et donc la goupille, soit incliné par rapport à l'horizontale. Selon une autre caractéristique de l'invention, un écrou est vissé sur la partie arrière filetée de l'arbre du plateau et vient ainsi s'appuyer sur la face arrière du palier. Cette disposition permet de bloquer l'ensemble mandrin, plateau et faux plateau sur le palier. Une vis d'extraction, coaxiale à l'écrou, est vissée dans le dit écrou et, par péné tration dans le passage central de l'arbre du plateau permet d'extraire, par poussée vers l'avant, un foret, ou tout autre outil, qui a été précédemment introduit dans le mandrin, une fois les mors dessérés. L'invention prévoit en outre que le palier puisse être monté sur un socle horizontal sur lequel il peut pivoter dans un plan vertical autour d'un axe horizontal d'articulation perpendiculaire à l'axa du mandrin. Ce dernier peut ainsi prendre, par rapport à l'horizontale, l'inclinaison nécessaire à l'affûtage du foret qu'il reçoit. Dans la base du socle est ménagée une rainure, à 30 degrés avec la direction de l'axe horizontal d'articulation précité, pouvant recevoir des lardons, de manière à installer l'appareil muni de son socle sur une table d'affûtage. Une semelle horizontale, munie d'un axe de rotation vertical est prévue pour recevoir le socle et permettre ainsi de donner è l'appareil toute orientation désirée dans le plan horizontal. Un dispositif à graduation, repère et vis de blocage, de type classique, permet de maintenir le mandrin dans le direction choisie. Un mandrin à quatre mors, conforme à l'invention, présente les avantages suivants - il détermine une ouverture qui reste carrée en permanence, sans craindre que par suite de jeux cette ouverture s'inscrive dans un rectangle. De nombreuses mesures effectuées par serrage de piges ont montré que la distance entre deux mors opposés n'était supérieure à celle entre les deux autres mors opposés que de quelques microns. - il assure la coaxialité du mandrin et de l'outil qu'il serre entre ses mors. C'est ainsi qu'une vérification faite sur la perpendicularité d'une pige dépassant de 100 mm des mors par rapport à la base du mandrin a montré que l'écart entre deux mesures suivant une manie génératrice, l'une prise au niveau des mors, l'autre à l'extrémité de la pige, est de un à quelques centièmes de millimètres. En conséquence, indépendamment de l'affûtage des forets à queue cylindrique ou conique pour lequel il est particulièrement bien adapté, un mandrin selon l'invention peut être utilisé pour les opérations d'usinage suivantes : tournage en l'air, perçages fraisage de finition, traçage en l'air. La manière dont est utilisée, pour l'affûtage d'un foret, un mandrin de l'invention, et la succession des opérations qui en découlent, est exposée en détail en plus loin au chapitre "Description détaillée d'une forme de réalisation" On y présentera aussi un moyen de réglage de l'horizontalité des lèvres du foret avant affûtage. Enoncé des figuras La Fig. 1 est une coupe partielle longitudinale par un plan vertical d'un mandrin conforme à l'invention monté sur son socle et sa semelle. La Fig. 2 est une coupe transversale suivant 2 - 2 de la Fig. 1. La Fig. 3 est une coupe suivant 3 - 3 de la Fig. 1 à plus grande échelle. La Fig. 4 est une vue d'un mors suivant F de la Fig.3. La Fig. 5 est une vue cavalière du mors de commande de la Fig. 3. La Fig. 6 est une vue de face du plateau de la Fig. 1. La Fig. 7 est une coupe suivant 7 - 7 de la Fig. 6. La Fig. 8 est une vue de face du faux plateau de la Fig. 1. La Fig. 9 est une coupe suivant 9 - 9 de la Fig. 8. La Fig. 10 est une vue de face du palier. La Fig. 11 est une vue de dessus du palier. La Fig. 12 est une vue de face du support de goupille. La Fig. 13 est une coupe suivant 13 - 13 de la Fig. 12. La Fig. 14 est une vue en bout de l'écrou de vissage sur l'arbre du plateau. La Fig. 15 est une coupe suivant 15 - 15 de la Fig.14. La Fig. 16 est une vue latérale de l'arbre d'articulation du palier. La Fig. 17 est une vue en bout du même arbre. La Fig. 18 est une vue de dessus du socle. La Fig. 19 est une coupe suivant 19 - 19 de la Fig. 1 La Fig. 20 est une vue de dessus de la semelle. La Fig. 21 est une coupe suivant 21 - 21 de la Fig. D. Les Figs. 22 et 23 sont des coupes partielles du plateau et du faux plateau avant et après blocage de ces pièces lune sur l'autre par patins et goujons à téton excentré. Les Figs. 24 et 25 sont des vues de profil et de face d'un appareil de réglage optique de l'horizontalité des lèvres d1un foret à affûter avec le mandrin. La Fig. 26 est une coupe transversale d'une cage à cinq mors, présentant un autre mode de réalisation d'un mandrin conforme à l'invention. Description détaillée d'une forme de réalisation La description détaillée qui suit, d'un mandrin conforme à l'invention, concerne un mandrin à quatre mors. On voit sur les Figs. 1 et 2 - une cage A renfermant des mors - un plateau B - un faux plateau C - un palier D - un socle E - une semelle F - un support de goupille G - un écrou de vissage H - une vis d'extraction I - un arbre d'articulation K - une plaque de maintien des mors L - un appareil de réglage optique d'horizontalité des lèvres de foret M. En se rapportant aux Figs. 3, 4 et 5 on voit la cage A dont les deux parties 1 et 2 ont la forme d'un V ouvert à 90 degrès, la partie 1 présentant les lèvres 3 et 4, la partie 2 les lèvres 5 et 6. Ces deux parties sont réunies par des vis 7 et goupilles b. Entre les lèvres 3 et 5 est disposée une cale 9 et entre les lèvres 4 et 6 une cale 10. A l'intérieur de la cage quatre mors, un mors de commande 11, et trois mors entraî- nés 12, 13 et 14, délimitent un espace de serrage 15 de section carrée. Pour plus de clarté le mors 12 a été enlevé. Le mors 14 (Fig. 4) présente une face 16 d'appui sur le mors il et une face d'appui 17 sur le mors 13. La face d'appui du mors 11 sur la partie 2 de la cage n'est pas visible sur la Fig. 4. Un passage taraudé 18 dans le mors il reçoit une vis 19 à tête creuse à 6 pans ZO t la vis 19 est immobilisée en translation par deux griffes 21 et 22 enserrant une gorge ménagée à proximité de l'extrémité de la vis 19. Une échancrure 23 est ménagée dans le mors 14 pour le passage de la vis 19. La rotation sur elle-même de la vis 19 entraîne la translation du more 11 dans le sens de la flèche F1 ; le mors 11, par appui sur le mors 12, entraîne celui-ci dans le sens de la flèche F2 ; à son tour le mors 12 entrains le mors 13 dans le sens de la flèche F3 et le mors 13 entraîne le mors 14 dans le sens de la flèche F4.Les déplacements des mors sont rigoureusement égaux et chacun d'eux reste en permanence à l'appui sur une face interne de la cage et sur les faces de contact avec les mors adjacents. Sur les Figs. 6 et 7 on voit le plateau 13 sur lequel est montée la cage A précédemment décrite. Des passages 29 correspondent aux passages 28 (Fig. 3) pour recevoir des vis de montage. Le plateau présente une partie cylindrique 30 une couronne 31 et un arbre 32 prolongé par une partie filetée 33. L'arbre 32 est creux, alésé coniquement suivant la norme des queues de forets. Aux Figs. 8 et 9 on voit le faux plateau C formant cuvette 35 pour recevoir le plateau D, dont l'arbre 32 passe dans le trou central 36. Le faux plateau comporte sur sa périphérie une pluralité de passages 37, régulièrement disposés, ici douze passages décalés de 30 degrés, dans lesquels peut être introduite une goupille qui sera décrite à propos du support de goupille 6. Deux passages radiaux 38 et 39 sont destinés à recevoir des goujons à téton excentrés agissant sur des patins, respectivement 40 et 41. Deux trous taraudés 42 et 43 recoivent des vis de calage des goujons. Sur les Fige. 10 et 11 on voit le palier D dans lequel sont ménagés quatre trous aveugles taraudés 44, 45, 46 et 47 recevant des vis de fixation d'un support de goupille G. Un premier passage 48 suivant X X' reçoit l'arbre du plateau 13, et un second passage 49, suivant Y Y' reçoit l'arbre d'articulation K. Un trou aveugle 50 est destiné à recevoir une goupille de blocage de l'arbre d'articulation K sur le palier. Le palier D permet ainsi la rotation du mandrin tant autour de X X' que de Y Y'. Aux Figs. 12 et 13 on voit le support de goupille 6 dont la base 51 est destinée à reposer sur la tranche supérieure du palier. Des passages 52 correspondent aux passages 44 45, 46 et 47 du palier D. Un alésage 53 d'axe parallèle à X X' laisse passer une goupille 54 à deux gorges 55 et 56, maintenue en place par un dispositif de blocage comprenant une vis 57, un ressort 58 et une bille 59. Lorsque la bille 59 est engagée dans la gorge 55 la goupille 54 émerge du support G et est engagée dans l'un des passages 37 du faux plateau C ; lorsque la goupille 54 est retirée vers la droite de la Fig. 13 elle peut être maintenue en place par l'engagement de la bille 59 dans la gorge 56. Aux Figs. 14 et 15 on voit 1' écrou de vissage H, dont l'axe de vissage sur l'arbre du plateau B est X X'. A l'intérieur de l'écrou H est ménagée une partie filetée 60, correspondant à la partie filetée 33 de l'arbre du plateau (Fig. 7), prolongée par une chambre 61 ouverte vers l'arrière par un alésage fileté 62. Dans l'alésage fileté 62 se visse la vis d'extraction I (Fig. 1) qui, par déplacement de la droite vers la gauche, repousse la queue d'un foret introduit dans le mandrin. Aux Fige. 16 et 17 on voit l'arbre d'articulation K pour le palier D qui comporte une tête cylindrique 63, limitée par deux faces 64 et 65, et une extrémité 66 filetée. Une fois l'arbre K introduit dans le passage 49 (Fig. 10) du palier D, sa face 64 vient à l'appui de la tranche du palier. Par rotation sur lui-même on peut amener un passage 67, ménagé dans la tête 63, à se trouver en prolongement du trou aveugle 50 (Fig. 10). L'introduction d'une goupille dans le passage 67 et le trou aveugle 50 assure le blocage de l'arbre K sur le palier Do Sur la face extrême 65 de la tête 63 une graduation 68 permet de lire, en face d'un repère gravé sur le socle E l'inclinaison donnée au palier et donc au mandrin, autour de l'axe r Y , par rapport à l'horizontale. Aux Figs. 18 et 19 on voit le socle E à deux bras 69 et 70 parallèles, traversés de deux passages 71 et 72, per mettant d'installer l'arbre d'articulation K (Fig. 16). La tête de l'arbre K prend place dans le passage 70. Une fois le mandrin monté dans le palier D et ce dernier mis en place par l'arbre d'articulation K dans le socle E, ce dernier permet la rotation du mandrin dans un plan vertical autour de l'axa Y Y' de l'arbre K et dans un plan horizontal autour de l'axa vertical Z Z'. Un repère 71 permet, par lecture sur la graduation 68 (Fig. 17) de l'arbre, de choisir l'inclinaison verticale à donner au mandrin. Une rainure 72 dans la face inférieure du socle, à 30 degrès par rapport à l'axa Y Y', permet, par insertion de deux lardons non représentés, d'installer l'appareil sur une table d'affûteuse et de présenter ainsi convenablement à l'affûtage des forets à angle de pointe de 120 degrés. Un alésage axial suivant Z Z' permet le passage d'un axe de pivotement 105 à extrémité filetée avec écrou de serrage 106 (Fig. 1). Aux Figs. 20 et 21 on voit la semelle F pouvant recevoir le socle E sur sa face supérieure 73, permettant ainsi la rotation complète du mandrin autour de l'axe Z Z' et sa fixation sur une table d'affûteuse dans une direction quelconque par rapport à l'axe de la table. La fixation de la semelle sur la table se fait de manière analogue à celle décrite plus haut pour la fixation directe du socle, c'est-à-dire par deux lardons insérés dans deux évidements 74 et 75 de la face inférieure de la semelle F. Une graduation 76, sur le flanc 77 de la semelle, permet le repérage de la direction du socle, et donc du mandrin, par rapport à l'axa de la table d'affûtage. Aux Figs. 22 et 23 on voit le dispositif de blocage du plateau B sur le faux plateau C. A la Fig. 22 le plateau et le faux plateau sont désolidarisés l'un de I'autre, alors qu'à la Fig. 23 ils sont bloqués l'une sur l'autre. Ce blocage est réalisé par l'action d'un goujon 78 prolongé par un téton excentré 79 engagé dans un patin 40 (voir aussi Fig. 8) intercalé entre plateau et faux plateau, La rotation sur lui-mania du goujon 78 fait passer le téton et le patin de leurs positions de la Fig. 22 à celles de la Fig. 23. L'appareil comporte deux goujons excentrés et deux patins diamétralement opposés. En revenant à la Fig. 2 on va indiquer maintenant comment est maintenu le mandrin, après rotation autour de l'axa Y Y', pour éviter qu'en raison de la prépondérance de poids du côté de la cage, il ne bascule et vienne heurter la table d'affû- tage. Un bouton 80 possède un filetage intérieur 81 au pas du filetage de l'extrémité 66 de l'arbre d'articulation K. Sur l'arbre sont enfilées une première bague 82 et une seconde bague en deux parties 8 84. A l'intérieur de cette dernière et autour de l'arbre d'articulation, un ressort 85 maintient, par appui sur la bague 82, la partie 83 fortement appliquée sur la tranche du socle E, ceci manie pendant le desserrage du bouton 80.On évite ainsi le basculement du mandrin autour de l'axe Y Y', lorsqu'on veut modifier son inclinaison par rapport à la verticale. Les Figs. 24 et 25 montrent un appareil M de réglage optique de l'horizontalité des lèvres d'un foret pour l'affouage successif de chacune d'elles. Cet appareil est un dièdre à 90 degrés en matériau rigide transparent à deux côtés 86 et 87. Le côté 86 est taillé de manière à pouvoir être introduit entre les deux bras 69 et 70 du socle E et peut y être maintenu par tout moyen quelconque, vis 89 par exemple. Le côté 87 porte à hauteur de l'axe X X' du mandrin une série de traits repères 90 parallèles horizontaux et rapprochés les uns des autres. Il est donc possible par rotation du mandrin autour de l'axe X X' de régler à vue l'horizontalité d'une des lèvres d'un mandrin et ensuite de lui faire occuper, comme on va le voir ci-après, une position symétrique, dans laquelle la seconde lèvre sera à son tour horizontale. La Fig. 26 montre une autre forme de réalisation de l'invention. C'est ici un mandrin à cinq mors dans une cage pentagonale 92. Les mors 93, 94, 95, 96 et 97, délimitent entre eux un volume de serrage 98 qui est un prisme droit pentagonal /ici régulier. La section droite des mors est un triangle isocèle tronqué dont l'angle au sommet est 2 n/5. On a figuré en x x' l'axe, parallèle à un côté de la cage, d'une vis d'entraînement du mors de commande 93. On a représenté en traits pleins la position des mors pour une ouverture maximale du mandrin et en traits interrompus la position de ceux-ci pour une fermeture maximale. Comme le mandrin à quatre mors, le mandrin à cinq mors est à serrage concentrique précis. L'utilisation d'un mandrin, conforme à l'invention, équipé de son socle E et de sa semelle F, pour l'affûtage d'un foret, entraîne les opérations successives suivantes a) - mettre en place l'appareil sur une table d'affuteuse T et fixer la semelle F sur celle-ci par tous moyens appro priés tels que lardons 101 et 102 et boulons 103 et 104. b) - débloquer l'écrou 106, mettre en place l'appareil de régla ge M, et faire pivoter le socle E autour de l'axa 105 de la valeur désirée pour l'affûtage degrès dans le cas d'affûtage de forets à 120 degrés de pointe), rebloquer l'écrou 106. c) - fixer le foret à affûter dans le mandrin. d) - enfoncer la goupille 54 dans un des passages du faux pla teau F jusqu'à immovilisation de celle-ci par le dispositif de retenue. e) - débloquer l'écrou H et faire tourner le mandrin autour de X X' de manière à assurer, par visée sur l'appareil de réglage M l'horizontalité de la lèvre à affûter, enlever l'appareil M. f) - serrer l'écrou H et bloquer le plateau sur le faux plateau par le dispositif de blocage à patins et goujons/tétons excentrés. g) - débloquer le bouton 80 et faire pivoter le mandrin autour de l'axe Y Y' afin d'obtenir l'inclinaison correspondant à l'angle de dépouille désiré sur le foret. L'arbre d'arti culation K tourne ainsi autour de Y Y' et, par la gradua tion portée sur la face extérieure de sa tête, on peut contrôler l'inclinaison du mandrin sur l'horizontal. h) - rebloquer le bouton 80. i) - affûter la lèvre du foret k) - débloquer l'écrou H et dégager la goupille 54 du faux plateau en la laissant en position arrière. 1) - faire pivoter l'ensemble cage, plateau, faux plateau de 180 degrés autour de l'axe X X' de manière à amener en face de la goupille le passage du faux plateau diamétrale ment opposé à celui où la goupille était engagée initiale ment. m) - engager la goupille dans le passage. n) - bloquer l'écrou H. o) - affûter la seconde lèvre du foret, cet affouage donne le même angle de dépouille qu'à la première lèvre. p) - débloquer le bouton 80 et incliner le mandrin par rotation autour de l'axe Y Y , d'une valeur contrôlée sur la gradua tion portée par la tête de l'arbre d'articulation K, en vue d'obtenir l'inclinaison correspondant à la contre dépouille désirée de la lèvre. q) - serrer le bouton 80. r) - effectuer la contra dépouille de la lèvre. s) - effectuer les mêmes opérations qu'en k), 1), m), n), pour faire tourner le mandrin de 180 degrès. t) - effectuer la contre dépouille de la première lèvre. REVENDICATIONS 1.- Mandrin à mors multiples et à serrage concentrique précis, en particulier pour l'affûtage de forets, caractérisé en ce qu il comporte - une cage renfermant des mors à l'intérieur de laquelle ceux-ci sont mobiles sous l'action d'un dispositif de déplacement, - des mors disposés dans la cage de manière à former entre eux un volume de serrage variable ayant la forme d'un prisme droit dont la base est un polygone régulier. 2.- Mandrin selon la revendication 1, caractérisé : - en ce que le dispositif de déplacement des mors comprend une vis d'entraînement vissée dans un alésage fileté d'un des mors, dit mors de commande, et un moyen de blocage en translation de la vis d'entraînement, d'où il résulte que la rotation de celLe-ci sur elle-mema provoque le déplacement longitudinal du mors de commande dans la cage. 3 mandrin selon la revendication 1, caractérisé - en ce que chaque mors présente une face d'appui sur une surface intérieure de la cage, une face d'appui sur chacun des mors adjacents et une face libre. 4.- Mandrin selon la revendication 3, caractérisé - en ce qu'il comporte quatre mors, et - en ce que la cage est en deux parties symétriques affectant chacune la forme d'un V ouvert à 90 degrés, dont les branches sont prolongées par des lèvres parallèles entre lesquelles sont disposées des cales de réglage. 5.- Flandrin selon la revendication 4, caractérisé - en ce qu'il comporte en outre - un plateau sur lequel est montée la cage, présentant une couronne circulaire et un arbre de rotation, - et un faux plateau formant cuvette dans laquelle le plateau peut tourner. 6.- flandrin selon la revendication 5, caractérisé - en ce qu'il comporte en outre des moyens de blocage du plateau sur le faux plateau. 7.- mandrin selon la revendication 6, caractérisé - en ce que les moyens de blocage du plateau sur le faux plateau comprennent au moins un patin disposé entre le plateau et le faux plateau et au moins un goujon cylindrique prolongé par un téton excentré par rapport à l'axe du goujon, engagé dans un passage ménagé dans le dit patin, le dit goujon traversant de part en part le bord de la cuvette du faux plateau. 8.- Mandrin selon la revendication 5, caractérisé - en ce que la cage présente à sa face antérieure une plaque de maintien des mors percée d'un passage central circulaire. 9.- flandrin selon l'une des revendications 6, 7 et 8, caractérisé : - en ce qu'il comporte en outre un palier dans lequel est engagé l'arbre du plateau, le dit palier surmonté d'un dispositif de positionnement du faux plateau. 10.- mandrin selon la revendication 9,caractérisé : - an ce que le dispositif de positionnement au faux plateau comporte un support de goupille boulonné sur le palier, une /au moins goupille, présentant une gorge circulaire, engagée dans le support de goupille, une multiplicité de passages, alésés au diamètre de la goupille, percés dans le faux plateau et disposés circulairement, le dit support de goupille percé d'un trou aveugle taraudé recevant une vis agissant sur une bille par l'intermédiaire d'un ressort, la dite bille s'engageant dans la gorge de la goupille.