l'invention concerne un nouveau bandage pneumatique et ses applications à des véhicules destinés à la manutention légère en tout terrain, par exemple à des voitures d'enfant, des poussettes, des brouettes, etc... On a déjà proposé, en vue de telles applications, une roue pneumatique constituée d'un élément gonflable de forme sensiblement torique, à passage tubulaire, et d'un moyeu disposé dans ledit passage. la caractéristique essentielle de cette roue pneumatique réside dans le fait qu'aucune liaison rigide n'existe entre le moyeu et l'élément gonflable, de manière que ce dernier, qui est gonflé à basse pression, puisse se déformer librement au voisinage du moyeu. De telles roues, qui sont décrites dans la demande de brevet français déposée le 28 Février 1973, par la Société DUNEMERs sous le numéro d'enregistrement national 73 07026, ont une large sur- face de contact avec le sol et peuvent se déformer librement.Elles conviennent donc parfaitement à un usage en tout terrain, mais elles présentent deux inconvénients s - d'une part, elles sont très larges ; - d'autre part, ces roues, du fait meme de lenr conception, présentent une grande instabilité dimensionnelle. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients en proposant un nouveau bandage pneumatique, dont les dimensions se rapprochent davantage de celles d'une roue clas9ique et qL prénte une stabilité dimensionnelle suffisante. Ce bandage pneumatique est constitué d'un tore creux gonflable en un matériau déformable élastiquement, qui présente sur la partie de sa face externe proche de son aie une protubérance for niant une crête. Cette protubérance ou crête peut être continue ou non, être éventuellement festonnée, être perpendiculaire ou non à l'axe du tore. Le terme "crête" tel qu'employé dans la présente description et dans les revendications qui suivent englobe toutes les variantes de réalisation concevables par l'homme de l'art. Un tel bandage pneumatique peut être réalisé par différents moyens connus dans la technique, par exemple par le procédé dit "par rotation". la crête peut aussi être rapportée sur le bandage pneumatique. Cette crête est destinée à être engagée librement dans un logement ménagé à cet effet dans la jante de la roue qui est équipée d'un tel bandage pneumatique. Par "engagée librement", il faut comprendre que la crête n'est pas serrée dans son logement, mais qu'un jeu subsiste entre elle et les parois contigues du logement. Cette crête, maintenue ou non en position par des organes de fixation, s'oppose ainsi au déjantage du pneumatique. Elle le rappelle en position sur la jante, par élasticité, lorsqu'il a été soumis à des efforts anormaux, en particulier sur des terrains inégaux où il risquerait de se déjanter. Cet effort de rappel est particulièrement appréciable lorsque le pneumatique, précisément en vue de rouler sur des terrains non carrossables, est gonflé à très basse pression. Un second objet de l'invention est donc constitué par une roue équipée d'un tel bandage pneumatique et dont la jante comporte un logement pour la crête du pneumatique, la dimension transversale dudit logement étant supérieure à l'épaisseur de ladite crête. Un tel logement pourra, par exemple, être constitué par l'espace séparant deux flasques d'une roue, assemblés entre eux par des moyens connus dans la technique -boulons, rivets ou autre -. Des butées pourront être prévues pour maintenir entre les flasques un écartement constant supérieur à l'épaisseur de la crête du pneumatique. Les moyens de fixation pourront éventuellement traverser la crête, la maintenant solidaire de la roue. La crête peut toutefois être libre dans son logement. On conçoit, par conséquent, qu'une roue équipée d'un bandage pneumatique conforme à l'invention, présente des avantages analogues à ceux de la roue pneumatique du brevet DUREXER précité souplesse, indépendance de la roue, possibilité de s'adapter à des terrains très variés -, mais qu'en outre, une telle roue, qui n'est plus constituée par un simple ballon torique gonflable, échappe de ce fait aux inconvénients évoqués ci-dessus. Les dessins annexés, qui n'ont aucun caractère limitatif, illustrent l'invention. Sur ces dessins Les figures la et lb sont des vues,respectivement de face et en coupe axiale,d'une forme de réalisation du pneumatique conforme à l'invention La figure 2 est une vue éclatée d'une roue susceptible d'être équipée d'un tel pneumatique La figure 3 est une coupe axiale partielle, à plus grande échelle, d'une roue équipée du pneumatique. Comme on le voit sur la figure 1, le bandage pneumatique conforme à l'invention est constitué par un tore creux gonflable 1, en un matériau déformable élastiquement, muni extérieurement d'une crête 2 qui, dans le cas du dessin est continue. La crête a, de préférence, une épaisseur suffisante gour lui conférer une certaine rigidité. Dans le cas de la forme de réalisation représentée, la crête 2 est située dans le plan médian du pneu, per pendiculairement à l'axe du tore 1, mais elle pourrait occuper une position différente. En particulier, lorsque, en vue de certains usages, le pneumatique est dissymétrique, il est préférable que la crête ne soit gas dans un plan médian. La roue représentée sur les figures 2 et 3 est composée classiquement de deux flasques, respectivement 3 et 4, présentant chacun un palier, respectivement 3a - 4a, et une Jante,respecti- vement 3b - 4b. Le flasque 3 comprend sur la face tournée vers le flasque 4, des gouJons 5, dont une extrémité 5a est destinée à être engagée dans des lumières 6 du flasque 4 en vue d'être rivetée, tandis qu'une partie 5b de diamètre supérieur vient en butée contre le flasque 4, afin de maintenir un écartement constant entre les deux flasques. Ceux-ci définissent ainsi un espace vide 7, qui sert de logement à la crête 2 du pneumatique, lorsque ce dernier est en position sur la Jante de la roue formée par ces flasques.La dimension transversale de l'espace vide 7 est tel qu'un jeu subsiste entre la crête 2 et ces flasques. Dans le cas présent, le crête 2 est gercée de lumières 8 que traversent les goujons 5, mais elle pourrait aussi bien être pleine et être indépendante des flasques. Les roues équipées du pneumatique conforme à l'invention présentent donc une différence de principe avec les roues clas siques. Dans celles-ci, un contact absolu, sans aucun jeu, doit être maintenu à tout moment entre la Jante et le pneumatique, ce qui implique, d'une part, que la structure du pneu comporte un élément rigide, d'autre part, que la pression de gonflage du pneu soit suffisante pour l'appliquer sur la Jante. Le pneumatique conforme à l'invention, au contraire, peut être en contact partiel ou intermittent avec la Jante de la roue. La crête dont il est équipé le maintient sur la Jante en équilibre élastique, car,s'il est soumis à des efforts anormaux, il peut s'écarter de sa position d'équilibre et y revenir ensuite, sous la sollicitation de la crête, qui exerce un effort de rappel élastique. I1 n'est donc nullement nécessaire que le pneu présente une certaine rigidité et l'on geut utiliser une matière aussi souple qu'on le désire. De même, la gression de gonflage du pneu peut être extrêmement faible, puisqu'elle n'a plus pour fonction d'appliquer le pneu sur la jante de la roue. REVENDICATIONS 1.- Bandage pneumatique, caractérisé en ce qu'il comprend un tore creux gonflable, en un matériau déformable élastiquement, qui présente sur la partie de sa face externe proche de son axe une protubérance formant une crête. 2.- Roue équipée d'un bandage pneumatique selon la revendication 7 et caractériséeen ce que sa Jante comporte un logement pour la crête du pneumatique, la dimension transversale de ce logement étant supérieure à l'épaisseur de ladite crête. 3.- Roue selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle comporte des organes de fixation destinés à maintenir ladite crê- te dans ledit logement. 4.- Roue selon la revendication 3, caractérisée en ce que les dits organes de fixation sont constitués par des organes d'assemblage des flasques de la roue,qui traversent ladite crête.