La présente invention concerne une voile de freinage pour skieur qui, d'une part est fixée détachable aux talons du skieur, d'autre part est tenue déployée par ses bras étendus, enfin est pourvue de coutures partant de sa lisière, de façon que la voile se creuse, sous l'action du vent de la course. On sait que des essais ont été faits pour augmenter par une voile de freinage la résistance que l'air oppose au skieur de façon telle qu'il puisse descendre presqu'en "schuss" à vitesse modérée mSme des pentes abruptes sur lesquelles un skieur sans voile de freinage devrait effectuer de nombreux virages. On n'a cependant utilisé que des voiles de freinage dont les surfaces étaient inférieures 2 0,5 2 à 0,5 m (Luther) ou à 1 m (Thirring), et qui pour assurer une action de freinage sur pistes raides étaient beaucoup trop petites. De plus, leur coupe laissait à désirer au point de vue aérodynamique. La voile dite "Luther" ne commence à exercer une action de freinage qu'aux très grandes vitesses, mais ne peut alors être retenue qu'à grand-peine.D'unautreogté, lorsque le skieur veut skier sans freinage, il peut en abaissant les bras ramasser la voile relativement bien jusqu'à ne laisser que deux coins qui continuent à faseiller. La voile dite "manteau de Tnirring", déployée entre les bras étendus et les talons (brevet autrichien 154 578), est déjà plus efficace, mais elle est aussi très difficile à retenir et ne peut par contre & re ramassée aussi bien qu'il le faudrait : le skieur doit s'accroupir profondément pour replier à la hâte la toile battante aussi bien qu'il le peut. C'est pourquoi ces deux types de voiles n'ont pas réussis à s'imposer. La présente invention a pour but de proposer dtune part une voile de freinage pour skieur, qui à l'état gonflé -et gracie à une position en conséquence fortement penchée du skieur vers l'avant assure par sa forme aussi bien la création d'une force ascensionnelle qued-'unfreinage, dont les réactions soient cependant bien supportées par le skieur et soient transmissibles aux skis, d'autre part une housse de ramassage qui permette, lorsque la voile cesse d'être utilisée, de la replier et de la ramasser sans peine sans interrompre la course et sans que l'attention du skieur soit détournée de 11 environnement. A cette fin, un ensemble suivant l'invention se caractérise en ce que les coutures de la voile sont conçuesde façon qu'elle prenne pendant la corse une forme approximativement sphérique, le creux le plus prononcé se situant dans sa moitié inférieure, en ce que ses coins supérieurs sont reliés l'un à l'autre par une cordelette de longueur réglable, et en ce que son coin inférieur est muni d'un dispositif d'encliquetage ouvrable. Le support de ce dispositif peut être rapporté soit sur l'attache des skis, soit sur les chaussures, soit etre posé sous forme de bandeau autour de la jambe. Grâce à sa forme aérodynamique particulièrement favorable, déterminée par des essais en soufflerie, la voile présente en coupe longitudinale (plan de coupe passant par l'axe du corps du skieur) dans une certaine mesure un "profil porteur i forte incidence et à volet hypersustentateur extrêmement braqué", profil dont le creux a pour conséquence de déporter fortement vers l'arrière le décollement de l'écoulement. Par sa partie supérieure, la voile de freinage suivant l'invention est la source d'une force ascensionnelle notable et par sa partie inférieure elle assure le freinage. Le gros avantage de cette voile réside en ce que le skieur peut descendre des pentes extremement raides et y pencher très fortement le corps en avant, ce qui lui donne à vitesse modérée l'impression marquée de planer.Sur des pentes moyennes déjà la position extrdmement penchée du skieur vers l'avant et la force ascensionnelle ont pour effet de décharger considérablement les skis, de sorte que même un skieur peu exercé peut faire des lacets en se jouant sans grand risque de vitesse et se trouve même vite en mesure d'aborder des pentes neigeuses prononcées. La position penchée en avant est déjà si forte sur pente moyenne que le skieur est comme couché presque horizontalement dans le coussin d'air qui se forme sous la voile, ce qui lui procure l'impression déjà mentionnée de planer et cela à vitesse de sécurité encore facile à bien mattriser et en conservant la possibilité de manoeuvrer facilement. La liaison entre les deux coins supérieurs de la voile par une cordelette de longueur réglable -en fonction des dimensions anatomiques du skieur- décharge le skieur : il n'a plus besoin de pousser en force la voile vers l'avant -ce qu'il ne pourrait faire que peu de temps ou pas du tout en raison des efforts stexerçant sur la voile il n'a plus qu'à veiller à rester les bras bien étendus pour que les lisières de la voile soient correctement tendues; ceci est incomparablement plus facile au point de vue de l'effort à fournir. Dans une forme préférée de réalisation, la voile est fendue à son extrémité inférieure et chacune des pointes est pourvue d'un dispositif d'encliquetage. Il en résulte que les deux skis sont alors placés dans les mêmes conditions physiques que le skieur les tienne rapprochés ou écartés l'un de l t autre. Il importe naturellement, pour une voile aussi grande que celle que propose l'invention, de pouvoir réduire l'effet de freinage par exemple en abordant une pente moins accusée. C'est pour cela que la voile est pourvue à son extrémité inférieure d'un dispositif d'encliquetage ouvrable. En ouvrant ce dispositif, la voile se met à flotter librement vers l'arrière. Comme dispositif de ramassage, on se sert suivant l'invention d'une housse en forme de tuyau flexible et en matériau souple, qui est portée par le skieur par-dessus l'épaule, d'une part en présentant dans la région de celle-ci, à peu près à la hauteur de l'omo- plate, une ouverture tournée vers le bas et servant à enfourner la voile à ramasser, d'autre part en descendant sur la poitrine jusqu'à la taille, et dont les extrémités ouvertes sont pour maintenir sa position reliées à une ceinture à porter à la taille, cette housse coopérant avec une cordelette la traversant dans toute sa longueur, une des extrémités de cette cordelette étant fixée à peu près au centre de la face interne de la voile et l'autre extrémité, qui passe par une pièce de coulissement tenue par une jarretière à boucler sur la cuisse, aboutissant à une poignée.La cordelette est d'une longueur telle et, durant la course, Bllement lâche que la voile gonflée n'est pas retenue par elle. La housse vide repose alors à plat sur l'anorak, elle est tenue par la ceinture à la manière d'un baudrier et ne gêne en aucune façon le skieur dans ses mouvements. Pour ramasser la voile, le skieur commence par désencliqueter la voile en ses coins inférieurs, ce pour quoi il utilise des fermetures rapides et il la laisse alors s'échapper de l'une de ses mains en ne la tenant donc plus que par l'autre main. il saisit enfin par sa main libre la poignée de cordelette, au-dessus de la pièce de coulissement et tire sur cette poignée vers le haut, moyennant quoi, après avoir liché en meme temps la voile de l'autre main, la voile se trouve repliée à la moitié de sa longueur et rentrée dans la housse. Les dispositions ainsi prises permettent de ramasser facilement et rapidement la voile, sans que le skieur soit empêché de poursuivre sa route par la voile une fois ramassée dans la housse. Avantageusement, l'extrémité coté poignée de la cordelette aboutit à la pièce de coulissement pour y être fixée après avoir formé une boucle dans la longueur est commandée par la position de la poignée. De ce fait, la cordelette traversant la housse se trouve à tout moment raccourcie d'une longueur double de la hauteur dont la poignée a été tirée et en élevant la poignée à la hauteur de l'épaule, le skieur peut ramasser rapidement et d'un seul coup toute la voile. Pour plus de simplicité, la cordelette passe sur deux petites poulies que comportent la pièce de coulissement et la poignée respectivement et après avoir formé ladite boucle, elle est fixée à la pièce de coulissement au moyen d'une pince. Dans une forme préférée de réalisation, la housse est constituée par un tissu mince collant au corps, et la lisière de son entrée d'enfournement de la voile, dans le dos du skieur, est raidie au moyen d'un étrier métallique. Dans cette forme de réalisation simple, la housse vide ne craint ni le froid ni l'humidité. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit de deux exemples de réalisation et à l'examen des dessins annexés correspondants dans lesquels - la Fig. 1 est une vue de dos de la voile de freinage; - la Fig. 2 est une vue analogue à celle de la Fig. 1 mais d'une voile fendue; - la Fig. 3 est une vue de côté de la voile déployée gonflée; - la Fig. 4 est une vue de côté du dispositif de ramassage en place sur le skieur, la voile étant déployée gonflée; - les Figs. 5, 6 sont des vues respectivement de face et de dos du dispositif de ramassage en place; - la Fig. 7 est une vue à plus grande échelle de la pièce de coulissement avec cordelette, poignée et jarretière; - la Fig. 8 est une vue de l'étrier raidisseur de l'ouverture de dos de la housse. Telle qu'elle est représentée aux Figs. 1 à 3, une voile de freinage 1 présente une fois déployée une forme sensiblement tri an-ulaire à lisières courbes. A ses coins supérieurs 2 sont fixées des poignées 3 au moyen de courts cordonnets 4. Les coins supérieurs (ou poignées) sont reliés l'un à l'autre par une cordelette 5 de longueur réglable. Le skieur étend les bras vers le haut puis latéralement jusqu'à ce que la cordelette et les lisières latérales de la voile soient tendues. A son extrémité inférieure 6, la voile est fixée suivant sa forme de réalisation soit au ski, soit à la chaussure de ski. il est bon qu'elle soit fendue et soit fixée par les deux pointes 6a, 6b ainsi formées aux deux skis ou chaussures de ski respectivement (Fig. 2). La fente 7 divisant la voile inférieurement s'étend relativement loin vers l'intérieur de celle-ci, pour éviter toute déchirure, notamment lors d'une chute. Gracie à des pinces 8, la voile 1 prend sous l'afflux d'air une forme fortement creusée vers l'arrière (Fig. 3), la courbure concave la plus prononcée étant celle réalisé dans la moitié inféri 2 eure. La surface de la voile (en m2) est alors environ une fois et demie et sa longueur (en m) suivant sa ligne médiane environ une fois et quart la hauteur du corps du skieur. Ceci donne pour un 2 skieur de dimensions moyennes, une surface d'environ 2,5 m qui est sensiblement supérieure à celle de toutes les voiles connues. Comme le montrent les Figs. 4 à 6, le skieur porte une housse 11 en forme de tuyau flexible, posée par-dessus l'une de ses épaules, et qui est fixée sur l'avant, près de son ouverture 11.1 à une ceinture 12. De la face interne de la voile et à peu près au centre de celle-ci, part une cordelette 13 qui passe à travers la housse pour aboutir à une jarretière 14 par une pièce de coulissement 15; la cordelette forme à cet endroit une boucle 18, à laquelle pend une poignée 16. La Fig. 5 montre que l'ouverture avant 11.1 de l'étui se trouve à peu près à la hauteur de la ceinture. Comme le montre la Fig. 6, l'ouverture 11.2 de la housse par laquelle on enfourne la voile se trouve à la hauteur de l'épaule. De là part une courroie rapportée 17, par exemple en cuir ou en tissu identique à celui dont est fait la housse, la courroie passe sur l'omoplate et sur le dos du skieur pour aboutir à la ceinture 12. La lisière de l'ouverture d'entrée de la housse est raidie au moyen d'un étrier métallique 20 (Fig. 5) reposant sur l'épaule, pour qu'à l'introduction de la voile dans la housse, l'ouverture de celle-ci reste à pleine section. La Fig. 7 montre que la pièce de coulissement 15 est montée déplaçable sur la jarretière 14. A cette pièce est accrochée une poulie de renvoi 19, sur laquelle passe la cordelette 13 en formant une boucle 18. L'extrémité de la cordelette est fixée à la pièce de coulissement au moyen d'un collier de serrage 13.1. Dans la boucle peut jouer une autre poulie 19 à laquelle est accrochée la poignée 16. En élevant la poignée d'environ 90 cm on tire sur la voile par un double raccourcissement de la cordelette dène d'une longueur double et on introduit dans la housse la voile repliée en deux sur elle-m8me, d'un seul coup et sans avoir à y revenir. il n'y a que les deux poignées de retenue (non représentées) des deux coins supérieurs et les deux garnitures à la pointe inférieure de la voile à rester en dehors de la housse. La cordelette de ramassage est mise à l'abri en glissant la poignée sous la ceinture. La forme de réalisation décrite et représentée peut, en restant dans le cadre de l'invention, être modifiée pour dtre adaptée à n'importe quel équipement de skieur. C'est ainsi que la housse peut Qtre amenée par ses deux extrémités jusqu'à la ceinture. Il y a lieu de prévoir dans ce cas à la hauteur de l'épaule une troisième ouverture pour l'enfournement de la voile. La poignée peut aussi titre accrochée un peu au-dessous de l'épaule à un bouton 11.3 de la housse 11 (Fig. 5). Tout autre système de raccourcissement que celui décrit peut également être utilisé pour rentrer la cordelette. REVENDICATIONS 1 - Voile de freinage pour skieur avec dispositif de ramassage, voile qui, d'une part est fixée détachable aux talons du skieur, d'autre part est tenue déployée par ses bras étendus, enfin est pourvue de coutures partant de sa lisière, de façon que la voile se creuse, sous l'action du vent de la course, caractérisée en ce que les coutures (8) de la voile sont conçues de façon qu'elle prenne pendant la course une forme approximativement sphérique, la courbure la plus prononcée se situant dans la moitié inférieure, en ce que ses coins supérieurs sont reliés l'un à l'autre par une cordelette de longueur réglable, et en ce que son coin inférieur est muni d'un dispositif d'encliquetage ouvrable. 2 - Voile de freinage selon la revendication 1, caractérisée 2 en ce que sa surface (en m ) est environ une fois et demie et sa longueur (en m) suivant sa ligne médiane environ une fois et quart la hauteur (en m) du corps du skieur et en ce que sa largeur est creusée par des coutures ou remplis, courant pratiquement en direction transversale. 3 - Voile de freinage selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle est fendue à son extrémité inférieure et en ce que chacune des pointes ainsi formées est pourvue d'un dispositif d'encliquetage. 4 - Voile de freinage selon la revendication 1, caractérisée en ce que les coins supérieurs de la voile sont munis chacun d'une poignée. 5 - Voile de freinage selon la revendication 1, caractériséeen ce que le dispositif de ramassage qui l'accompagne est constitué par une housse en forme deiuyau flexible en matériau souple, portée par le skieur par-dessus l'épaule, d'une parten présentant dans la région de celle-ci, à peu près à la hauteur de l'omoplate, une ouverture tournée vers le bas et servant à-enfourner la voile à ramasser, d'autre part en descendant sur la poitrine jusqu'à la taille, et dont les extrémités ouvertes sont, pour maintenir sa position, reliées à une ceinture à porteur à la taille, cette housse coopérant avec une cordelette la traversant dans toute sa longueur, une des extrémités de cette cordelette étant fixée à peu près au centre de la face interne de la voile et l'autre extrémité, qui passe par une pièce de coulissement tenue par une jarretière à boucler sur la cuisse, aboutissant à une poignée. 6 - Voile de freinage selon la revendication 5, caractérisée en ce que l'extrémité côté poignée de la cordelette aboutit à la pièce de coulissement pour y être fixée après avoir formé une boucle dont la longueur est commandée par la position de la poignée. 7 - Voile de freinage selon la revendication 6, caractérisée en ce que la cordelette passe sur deux petites poulies que comportent la pièce de coulissement et la poignée respectivement et, après avoir formé ladite boucle, elle est fixée à la pièce de coulissement au moyen d'une pince. 8 - Voile de freinage selon la revendication 5, caractérisée en ce que la housse est constituée par un tissu mince collant au corps et la lisière de son entrée d'enfournement de la voile, dans le dos du skieur, est raidie au moyen d'un étrier métallique.