La présente invention a pour objet un dispositif de fixation d'un montant de châssis de porte sur un mur, une cloison ou élément de construction analogue, comportant au moins une vis ou élément de fixation analogue ancré dans ledit élément de construction. Lors du montage des châssis de porte de série, on applique notamment des montants, dormants, linteaux et, le cas échéant, des seuils, lesdits montants étant fixes généralement sur un mur, une cloison ou analogue. Dans la plupart des cas, une cloison sur laquelle on désire fixer un tel châssis de porte de serine est formée de matériaux cassants presentant un faible allongement au point de rupture, tel que panneaux de plâtre, béton expansé ou grès calcaire. Lorsqu'on désire fixer, sur une extrémité d'une cloison constituée par un des matériaux précités, un montant de châssis de porte, on ménage dans la surface terminale de la cloison adjacente audit montant un perçage ou trou dans lequel on introduit une vis avec une cheville, cette vis étant serrée afin de fixer le montant sur ladite surface terminale. Lorsque le châssis est terminé et que la porte est mise en place, il arrive très fréquemment qu'en cours d'utilisation la cheville associée à la vis de fixation exerce sur la cloison une force laté- rale telle que des parties de cette cloison soient ébréchées ou arrachées. De telle forces latérales résultent de fermetures brutales de la porte, par exemple sous l'effet de courants d'air. La présente invention a pour but de créer un dispositif de fixation d'un montant de châssis de porte sur un mur ou analogue, dans lequel des forces latérales agissant sur la vis de fixation ou élément de fixation analogue soient réduites à un minimum, même lorsque ledit montant est soumis à des forces latéra#es. Ce but est atteint selon lrinvention en ce que chacune des vis de fixation associées audit montant coopère avec un élément amortisseur reliant la vis intéressée au montant. Grâce à cette disposition, des forces latérales agissant éventuellement sur ledit montant et transmises au mur sont amorties et ne provoquent plus, ainsi que l'expérience l'a prouvé, de détérioration de ce dernier. Dans un mode de réalisation de l'invention, l'élément amortisseur est constitué par un ensemble à ressort et/ou formé d'un matériau déformable ou élastique. Dans un mode de réalisation particulier préféré, la tige de la vis est entourée, à proximité de la tête de cette dernière, d'une pièce intercalaire élastique prenant appui sur le montant ou sur un élément qui est solidaire de celui-ci et qui forme la liaison entre ladite pièce intercalaire et ledit montant. D'autres buts et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description suivante et des figures jointes, données a titre il les tratif mais non-limitatif. La Figure 1 montre, en coupe, un montant de châssis monté sur la face terminale d'un mur dans lequel est ménagé une ouverture appelée a recevoir une porte. La Figure 2 est une vue analogue à celle de la Figure 1, montrant le montant de châssis dans une condition dans laquelle il est soumis à une force la térale maximum. La Figure 3 est une coupe analogue à celle de la Figure 1, représentant une variante du dispositif selon l'invention. La Figure 4 montre, en perspective, une rondelle d'ajustage associée à un montant de porte et appelée à être placée à l'intérieur d'un rail de montage disposé dans le montant. La Figure 1 montre, en coupe, un montant de châssis 1 en matière synthétique. Etant donné que les montants formés de matière synthétique n'ont qu'une faible rigidité propre, on prévoit, à l'intérieur du montant, une pièce de raidissement 2, de préférence en bois. Par ailleurs, le montant comporte, d'une manière connue en soi, une moulure creuse 3 et deux brides Sa, 5b enserrant l'extrémité du mur 4. Pour permettre l'ajustage de la distance du montant à la valeur voulue, ce dernier comporte, d'une manière connue en soi, des rondelles d'ajustage 6 dont une est représentée, en coupe, sur la Figure 1. La rondelle d'ajustage 6 prend appui sur la surface terminale 7 du mur 4 et est pourvue d'une tige filetée 8 vissée dans l'alésage ou trou taraudé 9 ménagé dans la pièce de raidissement 2 du montant. Grâce à des ouvertures 10 ménagées dans la moulure creuse 3 et dans le montant, on peut, à l'aide d'un outil approprié, visser la rondelle 6 jusqu'à ce qu'elle entre en contact avec la surface terminale 7, ou bien, en d'autres termes, on peut écarter le montant 1 du mur jusqu'à ce que l'écartement voulu entre ledit montant et le mur ait atteint la valeur voulue. A cet effet, l'élément fileté 8 comporte un trou hexagonal 11. Ce trou hexagonal peut également être remplacé par un trou à douze pans. Pour fixer le montant, on introduit, d'une manière connue en soi, un poinçeau ou analogue dans l'ouverture 12, et l'on pratique un trou 13 dans le mur 4. Après le perçage de ce trou, on introduit dans le trou 13 une vis 14 portant, sur sa pointe, une cheville 15. Selon la présente invention, la tige de la vis 14 est entourée, au-dessous de la tête de cette vis, d'un manchon 16 en matériau élastique. Lorsqu'on serre la vis 14, la cheville 15 se fixe dans le trou 13. Grâce au manchon 16 en matériau élastique, tel que du caoutchouc, la vis est, en fait, supportée de maniere mobile dans le montant, c'est-à-dire qu'il existe une liberté de mouvement du montant 1 par rapport au mur 4.A la place du manchon 16 en matériau élastique, on peut également prévoir un ressort hélicoïdal conique 17, ainsi que le montre la Figure 2. On notera, par ailleurs, qu'on a indiqué sur le dessin, en exagérant les proportions, le déplacement du montant I par rapport au mur 4, sous l'effet de forces latérales externes symbolisées par les flèches A et B. Dans le cas d'une porte à rainures, ces forces latérales agissent sur le montant dans le sens de la flèche A et, dans le cas d'une porte rabattante, lesdites forces agissent sur le montant dans le sens de la flèche B Grâce à l'élément d'amortisseur constitué par le ressort 17 ou par le manchon 16, le montant peut se déplacer par rapport à la vis 14. Dans ces conditions, la bride 5b remplit également, sur toute la longueur du montant, une fonction d'amortissement en contrecarrant le déplacement du montant, tel qu'il est représenté avec des proportions exagérées sur le dessin. On comprendra donc que des forces telles que celles symbolisées par les flèches A et B ne sont pas transmises directement à la vis. 14 et que, par conséquent, des parties du mur 4 ne peuvent plus être ébréchées par la cheville 15 sous l'effet de telles forces.La rondelle d'ajustage 6 a alors tendance à se déplacer par rapport à la surface terminale 7 du mur et à pénétrer, en 18, dans le matériau de ce dernier. Cette condition se produit également dans le cas des rondelles d'ajustage des dispositifs connus, et afin de. pallier cet inconvénient, on prévoit une plaque de guidage 19 fixée, par exemple, par une pluralité de clous sur la surface 7 du mur 4. La Figure 3 montre une telle plaque de guidage connue 19. Dans cet exemple, la rondelle d'ajustage 6 est également d'un type connu, et la vis 14 n'est pas montée de manière élastique par rapport à la rondelle 6, ladite rondelle d'ajustage 6 étant, par contre, appliquée directement sur la plaque de guidage 19 par la vis 14 de la manière connue dans la technique antérieure. Toutefois, la rondelle d'ajustage 6 est vissée, par sa partie filetée 8, dans une garniture cylindrique 20 qui est fixée, au moyen de nervures circulaires élastiques 21 dans une ouverture ménagée dans la pièce de raidissement 2. La garniture 20 peut également être formée de matière élastique. On comprendra que cette garniture 20 constitue un élément amortisseur interposé entre le montant let la vis 14 par l'intermediaire de la rondelle d'ajustage 6. Dans le mode de réalisation représenté sur la Figure 4, la partie filetée 8 solidaire de la rondelle d'ajustage 6 est vissée dans une douille 23, formée par exemple de matière synthétique; cette douille 23 comporte un collet 24 pourvu de deux joues 25a et 25b. Les joues 25a, 25b comportent à leurs ex trémités des parties repliées 26 vers l'extérieur et appelées à être insérées dans un rail prévu dans un montant de châssis de porte associé. Selon l'elas- ticité du matériau et l'épaisseur des joues 2Sa, 25b, ces dernières assurent un fonctionnement efficace quand elles sont placées dans le montant et qu'une vis est fixée dans la rondelle d'ajustage 6 et dans le mur intéressé. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée aux modes de réalisatioti décrits et représentés; elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans que l'on ne s'écarte de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1.-- Dispositif de fixation d'un montant de châssis de porte sur un mur, une cloison ou un élément de construction analogue, comportant au moins une vis ou élément-de fixation analogue ancré dans ledit élément de construction, caractérisé en ce que ladite vis coopère avec un élément amortisseur qui établit la liaison entre ladite vis et ledit montant. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit élé- ment amortisseur est constitué par un ensemble à ressort et/ou formé d'un matériau déformable ou élastique. 3.- Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la tige de ladite vis est entourée, à proximité de la tête de cette dernière, d'une pièce intercalaire élastique prenant appui sur le montant ou sur un élément qui est solidaire de celui-ci et qui forme la liaison entre ladite pièce interclaiare et ledit montant. 4.- Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la tête de ladite vis et, le cas échéant, une partie de la tige de cette vis coopèrent avec un élément non-élastique disposé dans un élément élastique assurant la liaison entre ledit élément non-élastique et ledit montant. 5.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ledit élément amortisseur est disposé dans un évidement ménagé dans une rondelle d'ajustage, et en ce que ladite vis s'étend, d'une manière connue en soi, à travers la surface d'appui de ladite rondelle d'ajustage. 6.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel ladite vis est logée dans une rondelle d'ajustage, caractérisé en ce que ladite rondelle d'ajustage est disposée dans un élément élastique lié audit montant. 7.- Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que la rondelle d'ajustage ou un organe associé àcelle-ci comporte des éléments élastiques coopérant avec une partie dudit montant.