L'invention se rapporte à un dispositif de fixation. Le développement rapide des appareils d'enregis- trement et de reproduction en stéréophonie a pour conséquence que les pièces deviennent plus élaborées. En particulier, en ce qui concerne les haut-parleurs, il est possible actuelle- ment de les régler individuellement, mais il faut ménager un accès aux pièces qui sont montées en général dans le même plan que les hautparleurs eux-mêmes. Il a donc fallu ménager un accès aux pièces et aux haut-parleurs par le côté antérieur du boîtier logeant ceux-ci. Dans de nombreux cas, l'arrière du boîtier des haut-parleurs est scellé pour des raisons de sonorité. Il y a très longtemps, les haut-parleurs se montaient sur la face du boîtier à l'aide d'une vis, de la manière représentée dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique NI 3 124 031. Ces vis se montaient avant la mise en place du tissu ou autre matière formant la couverture décorative de la surface antérieure du haut-parleur et celui-ci se montait sur la vis et se fixait au moyen d'un écrou par le côté arrière. Dans de nombreux cas, l'accès aux écrous était très difficile lorsque ceux-ci, qui fixaient les haut-parleurs en place, se desserraient par suite des vibrations du haut-parleur lui- même. L'invention a pour objet un dispositif nouveau de fixation comprenant deux organes de fixation de matière plastique dont l'un consiste en une douille formant l'élément femelle destiné à être logé et retenu à l'intérieur du trou d'une pièce, l'autre consistant en un goujon à deux extrémités qui constitue l'élément mâle et qui est à auto- retenue dans un trou de l'autre pièce. L'un des organes de fixation s'utilise dans la grille qui recouvre le haut- parleur, tandis que le second s'utilise dans le corps principal ou l'enceinte dans laquelle les haut-parleurs sont montés. Les deux organes de fixation selon l'invention sont bon marché et se montent facilement dans des trous coaxiaux des deux pièces afin de retenir celles-ci en juxtaposition. Le dispositif selon l'invention absorbe les vibrations auxquelles sont normalement soumises les enceintes de haut- parleurs et la grille, ce dispositif ne- pouvant pas se libérer de luimême ni produire des bruits gênants de vibration. Ce dispositif est réutilisable plusieurs fois sans diminution de son aptitude à retenir les pièces. Il autorise des différences limitées de tolérance entre les axes des trous complémentaires des deux pièces. L'invention va être décrite plus en détail en regard du dessin annexé à titre d'exemple nullement limitatif et sur lequel: - la figure 1 est une vue explosée en perspective schématique d'une enceinte de haut-parleur et de la grille qui la recouvre, cette figure représentant au moins un cas dans lequel le dispositif de l'invention peut avantageusement être utilisé; - la figure 2 est une vue explosée en perspective d'un mode de réalisation avantageux du dispositif de l'inven- tion; - la figure 3 est une coupe axiale représentant le dispositif de l'invention après son installation dans les deux pièces; et - la figure 4 est une coupe transversale selon la ligne 4-4 de la figure 2. Le dessin sur lequel les mêmes pièces représentées dans les différentes figures portent les mêmes références illustre le dispositif de fixation 10 selon l'invention qui comprend une douille 12 formant l'élément femelle et un goujon 14 à deux extrémités qui forme l'élément male. Un mode de mise en oeuvre avantageux de ce dispositif est celui de la fixation d'une grille décorative 16 comportant sur le pourtour un cadre 18 sur lequel une matière décorative 20 est tendue. La grille 16 se monte et se fixe sur le côté antérieur d'une enceinte 22 supportant un ou plusieurs haut-parleurs 24 et sur laquelle sont montés plusieurs organes faisant partie du dispositif selon l'invention et qui sont destinés à supporter et retenir le second organe de ce dispositif qui est monté sur le côté arrière, et donc non visible sur la figure 1, de la grille 16. Dans le cas particulier, quatre goujons 14 à deux extrémités sont montés dans l'enceinte représentée des haut- parleurs et sont destinés à supporter un nombre identique de douilles 12 qui ne sont pas représentées et qui se trouvent sur le côté arrière de la grille 16. La douille- 12 comprend une tête 30, un corps annulaire 32 comportant plusieurs nervures 34 placées à distance les unes des autres dans la direction de l'axe et dont chacune comporte une face arrière chanfreinée et un épaulement en pente raide qui est tourné vers la tête 30 formant une bride, cette douille comportant à l'extrémité opposée ou inférieure un fond fermé 36. Ainsi, la douille 12 consiste essentiellement en un élément en forme de cuvette à extrémité ouverte et comportant un trou borgne 38 sur lequel une nervure annulaire 40 de diamètre déterminé est en saillie vers l'intérieur dans un but qui apparaîtra clai- rement par la suite. La nervure annulaire 40 est voisine de l'orifice du trou 38. Le goujon 14 à deux extrémités comprend une première partie 50 sensiblement rigide ayant un profil exté- rieur polygonal et comportant plusieurs ailettes 52 pouvant fléchir et reliées à distance les unes des autres le long de l'axe à une surface 54 qui est sensiblement plane afin de faciliter l'alignement de l'extrémité des ailettes 52 sur une ligne droite. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique NI 3 810 279 décrit un goujon ayant cette forme générale. Un élément de ce type peut être utilisé dans des panneaux minces ou des trous borgnes et assure une bonne fixation. Le goujon 14 comporte entre les extrémités une bride ou tête 56 orientée radialement et destinée à limiter sa profondeur de pénétration dans une pièce. Bien que la tête représentée soit mince, il doit être bien entendu qu'elle peut avoir la forme d'une entretoise ayant une beaucoup plus grande dimension dans la direction de l'axe. La seconde partie du goujon à deux extrémités est orientée dans le sens opposé à celui de la tête 56 en étant coaxiale à la première extrémité 50. Cette seconde partie comprend une tige centrale 60 qui est semi-rigide et se rétrécit de sa liaison à la tête 56 vers l'extrémité opposée. Dans le mode de réalisation particulier, la tige 60 a un profil cruciforme et se termine en deux éléments 62 et 64 en forme de barrettes disposées à angle droit, comme le montrent les figures 2 et 3. Ces deux éléments 62 et 64 supportent une tête 70 à surface sphérique. Cette tête 70 comporte des dégagements suivant des cordes sur deux côtés opposés de manière à former des surfaces planes 72 et 74 et elle comporte un autre dégagement formé par une rainure transversale 76 destinée à loger et serrer la tige cruciforme ainsi que ses éléments de support 62 et 64. Donc, la tête 70 est délimitée par un mentonnet curviligne et deux bras 80 et 82 disposés dans le prolongement de ce dernier et capables de fléchir l'un vers l'autre. Par ailleurs, la tige conique peut fléchir le long de son axe avec les éléments de support 62 et 64 de manière à garantir que la tête 70 soit bien orientée par rapport à l'axe de l'organe de fixation 14. La tête 70 et ses bras 80 et 82 disposés dans son prolonge- ment ont une surface curviligne qui se prolonge sur plus de 1800 et un diamètre qui est sensiblement égal à celui du trou 38, mais qui est plus grand que le diamètre prédéterminé de l'anneau ou épaulement annulaire 40. Lorsque le dispositif de l'invention doit être utilisé, il faut introduire la première partie 50 du goujon 14 dans un trou 90 dont le diamètre est légèrement plus petit que la dimension diamétrale des ailettes 52. Comme le montre en particulier la figure 3, l'introduction du goujon rigide et de ses ailettes 52 dans le trou 90 de l'enceinte 22 des haut-parleurs fait fléchir ces ailettes 52 en garantissant sa fixation dans l'enceinte 22. L'élément femelle doit être introduit dans un trou complémentaire 92 du cadre de la grille 16 de manière que ses nervures annulaires épaulées 34 s'incrustent dans la matière fibreuse dans laquelle la grille 16 est fabriquée. Les trous 90 et 92 étant sensiblement à l'alignement, la tête 70 se loge facilement dans la douille de l'élément femelle 12, ses bras 80 et 82 fléchissant vers l'intérieur pendant l'introduction de manière qu'ils puissent passer au- delà de l'épaulement annulaire 40 et s'appliquer sur le côté intérieur ou arrière de ce dernier. Il est possible d'effectuer des démontages et remontages répétés, car, comme mentionné précédemment, l'organe male de fixation est capable de fléchir latéralement pour compenser les différences mineures de tolérance de l'alignement des trous 90 et 92. Les deux parties de ce dispositif de fixation peuvent se fabriquer par moulage par injection de matières thermoplastiques tels que le "Nylon", une résine d'acétal ou toute autre matière thermoplastique connue ayant la nature lubrifiante nécessaire et la résistance structurelle voulue. Le nouveau dispositif de fixation selon l'inven- tion qui se compose d'un goujon à deux extrémités, à auto- alignement et formant un élément mâle se logeant dans une douille formant l'élément femelle peut être produit de manière rentable et introduit avec un minimum de travail dans les deux pièces qui doivent être maintenues en juxtaposition. Il doit être bien entendu que la tête 56 du goujon 14 et la tête 30 de la douille 12 peuvent être logées dans des contre- fraisages, non représentés, des deux pièces 22 et 16. Il doit aussi être bien entendu que la douille peut être placée dans l'enceinte des hautparleurs et le goujon 14 à deux extrémités, dans le cadre de la grille. Le montage de cette manière est une question de choix de l'utilisateur. REVENDICATIONS 1. Dispositif de fixation (10) à deux organes de matière plastique destinés à maintenir deux pièces (16, 22) en juxtaposition de manière amovible, l'une des pièces comportant un trou (92) qui est sensiblement à l'alignement d'un trou semblable (90) de l'autre pièce, dispositif caractérisé en ce qu'il comprend une douille (12) constituant un élément femelle et destinée à se loger dans le trou de l'une des pièces, ainsi qu'un goujon (14) à deux extrémités et à auto-fixation, formant un élément mâle et comprenant une première partie (50) destinée à se loger dans le trou (90) de ladite autre pièce, ainsi qu'une seconde partie (70) qui en fait saillie vers l'extérieur et qui est destinée à se loger par complémentarité de formes à l'intérieur de ladite douille (12), cette douille comprenant des éléments extérieurs (34) destinés à s'agripper dans la surface dudit trou (92) de manière à la retenir après son introduction dans ce dernier, un élément (40) en saillie radialement vers l'intérieur de ladite douille étant destiné à être mis en prise avec ladite seconde partie (70) du goujon (14), la première partie (50) de ce dernier comprenant un premier élément sensiblement rigide, disposé dans l'axe et comportant des organes élastiques (52) en saillie latéralement et destinés à permettre l'introduction sans difficulté dans un trou, mais à assurer une retenue empêchant le goujon d'en être retiré, une bride (56) orientée latéralement se trouvant entre les deux parties du goujon et formant sensiblement un élément de tête destiné à limiter la profondeur de pénétration de la première partie du goujon dans un trou, la seconde partie de ce dernier comprenant un élément coaxial (60) orienté dans le sens opposé à celui de ladite première partie (50) et pouvant fléchir à l'extrémité opposée à celle de ladite bride (56), une surface curviligne extérieure (70) étant disposée à l'extérieur de l'extrémité de cet élémennt coaxial (60) de manière à être orientée de cette extrémité vers l'arrière et vers ladite bride (56), ledit élément curviligne (70) formant une tête pouvant fléchir et destinée à être logée par complé- mentarité de formes à l'intérieur de ladite douille (12), ladite tête (70) et ledit élément coaxial (60) étant mobiles latéralement et destinés à compenser les différences de tolérance d'alignement de l'axe des trous des deux pièces. 2. Dispositif de fixation selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit élément coaxial (60) de ladite seconde partie du goujon (14) comprend une tige effilée dont l'épaisseur décroît de ladite bride (56) vers ladite tête (70) pouvant fléchir. 3. Dispositif de fixation selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite tige effilée (60) a une section transversale sensiblement cruciforme. 4. Dispositif de fixation selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite surface curviligne (70) de ladite tête pouvant fléchir est sensiblement sphérique. 5. Dispositif de fixation selon la revendication 4, caractérisé en ce que ladite tête (70) pouvant fléchir et de forme sphérique a sensiblement la forme d'une sphère dont deux côtés opposés comportent des dégagements suivant des cordes qui forment deux plans parallèles (72, 74) placés à distance l'un de l'autre et un évidement (76) situé entre ces plans est destiné à loger ladite tige effilée (60) à l'intérieur de la tête de manière à former un mentonnet à extrémité incurvée et deux bras (80, 82) disposés dans le prolongement de ce mentonnet, pouvant fléchir et présentant une surface en forme de segment de sphère se prolongeant sur un arc de plus de 1800. - 6. Dispositif de fixation selon la revendication , caractérisé en ce que ladite tige (60), qui a une section transversale cruciforme, est reliée à ladite tête (70) pouvant fléchir par deux nervures (62, 64) disposées en croix et situées dans des plans sensiblement perpendiculaires à l'axe de la tige (60), ces nervures se plaçant dans le fond dudit évidement (76) voisin dudit mentonnet. 7. Dispositif de fixation selon la revendication 6, caractérisé en ce que le profil cruciforme de ladite tige (60) et celui desdites nervures (62, 64) coïncident. 8. Dispositif de fixation selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit élément (40) en saillie sur la surface intérieure de ladite douille (12) consiste en une nervure annulaire ayant un diamètre prédéterminé et ladite tête sphérique (70) a une dimension diamétrale supérieure à celle du diamètre prédéterminé. 9. Dispositif de fixation selon la revendication 8, caractérisé en ce que ladite première partie (50) du goujon constituant un élément sensiblement rigide a un profil polygonal et comporte au moins trois surfaces planes (54) orientées dans la direction de l'axe, au moins un organe souple (52) étant orienté radialement sur chacune de ces surfaces, le diamètre global de ces organes souples étant plus grand que celui du trou (90) dans lequel ils doivent être introduits, de sorte que ces organes souples fléchissent le long d'une ligne droite lorsqu'ils sont introduits dans ce trou et qu'ils mordent dans la surface de ce dernier en empêchant le goujon d'être retiré.