La présente invention, concernant des dispositifs de transport, est plus particulièrement relative à un convoyeur à bande ou courroie dont le brin porteur se déplace au-dessus d'un plancher ou d'un fond de goulotte, des moyens étant pré-5 vus pour admettre un fluide un peu visqueux, tel que de l'air sous pression, entre la surface inférieure de ce brin porteur et ledit plancher ou fond de goulotte pour supporter ledit brin porteur, ledit fluide étant admis par des ouvertures dans ledit plancher ou ledit fond. 10 On connaît des convoyeurs à bande du type indiqué ci-dessus, suivant plusieurs modes de réalisation. Ils offrent l'avantage que la friction entre la bande ou courroie et son support est considérablement diminuée, ce qui entraîne moins de perte d'énergie par friction, moins de développement de 15 chaleur, moins d'usure, moins de pièces ou parties mobiles et ■une plus grande fiabilité en comparaison avec des structures qui ne comportent que des supports mécaniques pour le brin porteur du convoyeur, par exemple des rouleaux ou des galets. Suivant l'une des suggestions antérieures connues, 20 le plancher ou le fond de goulotte est pourvu, sur la totalité de sa surface, d'un très grand nombre d'ouvertures, par exemple des ouvertures de diamètre 3,2 mm à des distances mutuelles de 5 cm environ partout, pour admettre de l'air sous pression en dessous du brin de bande porteur. Ceci présente 25 le désavantage que les parties de bord de la bande seront fortement soulevées par l'air, et plus que la partie centrale, et qu'il y aura un grand débit d'air sous pression, donc qu'on consommera beaucoup d'énergie. De plus il existe le danger que la bande entre en contact, dans sa partie centrale, avec le 30 plancher ou le fond de goulotte, car dans cette région l'action de support est trop faible. Les propositions dans lesquelles on prévoit une répartition uniforme des ouvertures d'air dans le plancher ou dans le fond de la goulotte sont basées sur le principe que l'air supporte la courroie non seulement 35 par sa pression statique, mais pour beaucoup par les impulsions créées par la percussion des jets d'air, dirigés vers le haut, passant par les ouvertures se trouvant à la surface inférieure de la bande. Dans une autre proposition antérieure connue, l'air 40 servant à supporter la bande est admis dans une zone centrale 71 13536 2086154 étroite entre les bords longitudinaux de la bande, à travers des plaques poreuses, avec un très grand nombre de petites ouvertures procurant un étranglement considérable de l'air. Cette structure est bien supérieure à celle anté-5 rieure comportant des ouvertures •uniformément distribuées. Le principe de cette autre disposition est que la bande est supportée par la pression statique de l'air qui décroit progressivement vers les bords, la friction entre les couches d'air et la friction entre la bande mobile et l'air permettant 10 une bonne distribution des pressions dans l'air assez visqueux sur toute la surface inférieure de la bande. Dans de telles structures connues on évite intentionnellement d'avoir une percussion de l'air pour supporter la bande, grâce aux plaques poreuses qui procurent un étranglement considérable. Il en ré-15 suite une situation dans laquelle on a besoin d'une moins grande quantité d'air, mais qui doit être sous forte pression, donc posséder une énergie élevée. Il doit se produire une grande chute de pression à travers les plaques poreuses, qui sont par exemple en métal 20 pressé ou en matériau céramique. Dans tous ces dispositifs connus l'énergie totale pour faire fonctionner le convoyeur à bande est tellement élevée qu'à cet égard ces structures ne- peuvent soutenir la comparaison avec des bandes pourvues des supports mécaniques ha-25 bituels, par exemple des rouleaux. De plus, lesdites structures connues comportant les plaques poreuses présentent le désavantage que les plaques peuvent facilement s'encrasser si le fluide, par exemple l'air, n'est pas ou ne peut pas être suffisamment pur et exempt de poussières, de gouttelettes 30 de liquide, etc.... À cause des désavantages énoncés ci-dessus des structures connues, ces dernières n'ont pas trouvé en pratique un large champ d'application. La présente invention vise à mettre en oeuvre le même principe, consistant à supporter la bande par 35 imi fluide un peu visqueux, mais en l'améliorant considérablement, de sorte qu'on obtient un convoyeur à bande ne nécessitant pas plus d'énergie que les convoyeurs à bande connus comportant des supports mécaniques, tout en présentant les avantages des convoyeurs supportés par fluide, quant à l'usure et 40 à l'absence de parties ou pièces mobiles. 71 13536 3 2086154 A cet égard un convoyeur à bande du genre indiqué dans l'introduction est tel selon l'invention que lesdites ouvertures ont une surface totale, par mètre de longueur de la bande, satisfaisant la condition et. = G-, \.. , dans laquelle 5 C-^ est inférieur à 10 ^ et le nombre n d'ouvertures par mètre de longueur est supérieur à ^ y'^max inférieur à 150'p^pÇ expressions où les lettres ont les significations indiquées dans la description et où v , s'il ne se déduit pas aisément IIcaA de la structure, doit être compris entre 1,8 fois et 3,3 fois 10 B, la valeur élevée correspondant aux bandes étroites et la valeur basse aux bandes larges. Ainsi les différentes lettres ont la signification suivante : = SE 5 15 A = surface totale des ouvertures dans le fond de goulotte ou analogue eni^ ; L = longueur de la goulotte ou analogue en m ; B = largeur de la bande en m ; G-^ = facteur constant ; 20 n = nombre moyen d'ouvertures par unité de longueur de la goulotte ou analogue, exprimé par mètre ; Vmax = v^-'tesse ^-e fonctionnement maximale de la bande en m par seconde, déterminée par les moyens d'entraînement de la bande» 25 De cette façon la surface totale des ouvertures est bien plus réduite que dans les structures connues telles que décrites ci-dessus. On a besoin de très peu d'énergie pour le fluide, l'usure est évitée et on évite l'encrassage ou le bouchage de la voie d'alimentation d'air. 30 De préférence ce convoyeur à bande selon l'invention remplit la condition suivante concernant le facteur constant —ix. C1 : ®1 es'fc comPris entre 0,3 x 10 ' et 1,7 x 10 De préférence un tel convoyeur à bande selon l'invention est construit, avec ses moyens pour alimenter en fluide 35 les ouvertures dans le plancher ou fond, de telle façon que lesdits moyens d'alimentation du fluide fournissent en fonctionnement normal une quantité de fluide déterminée par la relation : V „ -r, = 0o B v , L 2 max' 40 où C2 est inférieur à 2 x 10" . Dans cette relation : 71 13536 4 2086154 V = quantité ou quantité maximale de fluide alimentant les-dites ouvertures, déterminée par les moyens utilisés à cet effet, ladite quantité étant exprimée en m^ normaux: par seconde (m^ sous la pression atmosphérique 5 et à la température ambiante par seconde), et C2 = facteur constant. De préférence Cg remplit la condition d'être compris entre 0,75 x 10""^ et 4 x 10"^. La quantité de fluide n'est naturellement pas toujours 10 déterminée par un ventilateur, une soufflante ou analogue, car la quantité dépendra de la pression suivant la caractéristique pression-quantité du ventilateur ou soufflante. Dans le cas d'une influence considérable de cette pression sur la quantité, la formule donnée ci-dessus est basée sur la quantité 15 la plus élevée pour la différence de pression la plus basse, se déduisant de la caractéristique pression-quantité du ventilât eur ou analogue. C'est pourquoi on a dit que V est la quantité ou bien la quantité maximale dudit fluide. Habituellement on utilisera de l'air pour ledit flui-20 de. Néanmoins il est aussi possible d'utiliser d'autres fluides, par exemple de l'eau. Il est essentiel que ce fluide soit un peu visqueux afin d'obtenir l'entraînement par friction de la bande et la répartition et la presion désirées du fluide, également à une certaine distance des ouvertures en dessous 25 de la bande, avec un écoulement essentiellement laminaire. Pour ces effets la viscosité de l'air est déjà suffisamment grande, tandis que par exemple les viscosités de l'hélium ou de l'hydrogène seraient trop basses. L'aire de passage 0 de chacune, des ouvertures dans 30 le plancher ou fond de goulotte remplit de préférence la condition d'être comprise entre 0,8 x 10"^ B et 50 x 10B, où p 0 est exprimé en m et B = largeur de la bande en m. Les ouvertures n'ont pas besoin d'avoir toutes le même diamètre. Dans bien des cas il peut être préférable de 35 faire les ouvertures se trouvant au voisinage de la partie centrale de la bande entre les bords avec un plus grand diamètre que les ouvertures se trouvant plus près des bords. Néanmoins les ouvertures peuvent aussi être limitées à une seule rangée ou à deux ou trois rangées dans la partie centrale, mais il 40 peut y avoir aussi des ouvertures dans les bords relevés du 71 1353(4 5 2086154 fond de goulotte, le long desquels les bords relevés de la bande se déplacent pour former comme une auge pour transporter une quantité considérable de matière. De plus, l'invention est relative à des dispositions 5 pour faire en sorte que la bande se transforme pour passer d'un état plat sur un tambour d'extrémité à une forme en auge au-dessus du plancher ou fond de goulotte, de laiaçon la mieux adaptée au convoyeur considéré et à cet effet le long des bords on a prévu des plaques de guidage ou analogues, conformées de 10 façon que les bords de la bande dans lalégion dite de transition entre un tambour d*extrémité et la goulotte sont guidés pour prendre une position dans laquelle ces bords sont sensiblement circulaires, avec un rayon qgi a au moins deux fois la largeur de la bande. 15 En outre l'invention est relative à un procédé pour faire fonctionner un convoyeur tel qu'indiqué, dans lequel les conditions suivantes sont remplies : * = V/ïT^ 0^ est plus petit que 10"^ et 20 , B et n ont la même signification que celle donnée ci-dessus et où v est la vitesse réelle de la bande par seconde. Ici de préférence 0^ est compris entre ©,3»10~~^ et 1,7 x 10^. De plus l'invention se rapporte à un procédé pour 25 faire fonctionner un convoyeur à bande selon l'invention comme indiqué ci-dessus, dans lequel le fluide est amené entre la surface inférieure du brin porteur de la bande et le plancher ou le fond de goulotte à travers lesdites ouvertures dans une 30 quantité qui satisfait la relation «£ = Cg Bv, où Cg est plus petit que 2 x 10"^ et de préférence compris entre 0,75 x 10""^ et 4 x 10-5. Les différentes lettres ont naturellement la même signification que celle donnée ci-dessus pour les autres formu-35 les. Dans tous les cas où, pour les conditions ci-dessus et pour celles contenues dans les revendications annexées, il est plus ou moins difficile de déterminer la valeur de Y ou de Ymax, il faut considérer que l'invention couvre tous les 40 cas où V ou V max est lié à B par la condition que V Ou Y max 71 13536 6 2086154 en m par seconde est compris entre 1,8 et 3»3 fois B en m, de sorte que de cette façon V et Y max peuvent être éliminés facilement des formules ci-dessus et de celles des revendications en exprimant cette valeur dans la largeur B de la bande dans 5 ces cas. Il n'est pas nécessaire de donner la pression de l'air ou autre fluide alimenté, car on peut la déterminer aisément par l'expérience ou par le calcul, ou bien elle se règle d'elle-même automatiquement quand on fait fonctionner le convo-10 yeur. Si la pression d'air est trop élevée, on s'en apercevra facilement en pratique et il est aisé de diminuer la pression d'air au minimum convenable pour supporter la bande sans produire une fuite ou perte d'air exagérément élevée. Il est connu de placer le débouché d'alimentation de 15 fluide en dessous de la bande dans le fond d'un chenal. Ce chenal peut améliorer la répartition de l'air fourni dans la direction longitudinale de la bande. Néanmoins on a très facilement tendance à prendre la section transversale d'un tel chenal trop large, d'où s'ensuit que la bande devient instable. 20 Conformément à une forme plus évoluée de l'invention, ce problème a été résolu et pour cela la surface de la section transversale du chenal doit satisfaire la condition : 4-^5 . 10-10 B2 E 25 où F représente la surface de ladite section transversale en 2 m , E est la circonférence de la section transversale en m, —10 2 5 • 10 est une constante de dimension m et B, la largeur de la bande en m. Il en résulte une meilleure répartition de l'air avec 30 un fonctionnement stable du convoyeur. L'invention sera maintenant expliquée, à titre d'exemple non limitatif, en se référant aux dessins ci-annexés, fournissant plusieurs exemples de réalisation possibles plus ou moins schématiques. Sur ces dessins : 35 la figure 1 montre un convoyeur à bande dont la par tie centrale est coupée, suivant un mode de réalisation préféré de l'invention ; la figure 2 est une section transversale du convoyeur de la figure 1, suivant la ligne II-II de la figure 1 ; 40 les figures 3 et 4 sont des sections transversales 71 13536 7 2086154 semblables à la figure 2, mais pour des modes de réalisation différents de la bande, dans lesquels aussi son brin inférieur est supporté par un fluide ; les figures 5^8 montrent le plancher ou fond de 5 goulotte pour supporter la bande, vu du dessus, la bande étant enlevée, pour montrer différentes dispositions possibles et préférées des ouvertures d'admission du fluide ; les figures 9 et 10 montrent la structure du convoyeur près d'un, rouleau d1 extrémité, à l'endroit où la bande 10 se transforme, du brin porteur au brin non porteur ; la figure 11 montre la partie supérieure d'un convoyeur à bande muni d'un chenal central pour la distribution du fluide. Le convoyeur représenté sur la figure 1 comporte 15 deux rouleaux d'extrémité 1 et 2 et une bande ou courroie sans fin 3 guidée sur lesdits rouleaux. Le rouleau 2 est entraîné par un moteur électrique 4 à l'aide d'une courroie d'entraînement 5 cle façon que la bande 3 se déplace dans la direction indiquée par la flèche A. La matière 6 à. transporter, par 20 exemple des céréales, s'écoule'd'une trémie 7 sur la bande 3 à travers une ouverture pourvue d'une coulisse de mesure 8 et est entraînée par la bande dans la direction du rouleau d'extrémités, où elle se déverse de la bande dans un réservoir 9 ou analogue. Le bâti 11 du convoyeur, supporté par des colon-25 nés 10, a, dans ce mode de réalisation, une forme dont on voit sur la figure 2 la section transversale. La paroi supérieure de ce bâti 11, plus ou moins en forme de boîte, est conformée comme une goulotte 12 dans laquelle se place le brin porteur 3 de la bande, lequel est chargé par la matière à transporter. 30 Le brin inférieur 3a de la tende est supporté par des rouleaux supports 13. Au moyen d'un compresseur 14,également entraîné par le moteur électrique 4, un fluide, qui dans ce cas est de l'air, arrive sous pression par une conduite 15 dans l'espace 16 à l'intérieur du bâti creux 11. Grâce à des ouvertures 17 35 dans le fond 12 de la goulotte, ce fluide peut s'échapper par l'espace étroit 18 compris entre la goulotte 12 et la bande 3« Comme le fluide entre la goulotte et la bande forme de manière continue une sorte de coussin dans lequel la répartition correcte des pressions est maintenue sous l'effet de la 40 bande en mouvement par friction et parla tendance que présente 71 13536 8 2086154 l'air à s'écouler graduellement des ouvertures 17 aux bords latéraux de la bande, principalement suivant un écoulement laminaire, il n'y a qu'une friction négligeable entre._la bande et la goulotte. 5 la figure 3 montre une section transversale d'un convoyeur avec un bâti en forme de boîte, constitué en deux parties entre lesquelles passe le brin inférieur, à savoir une partie supérieure 21 constituant une goulotte 22 en forme de secteur cylindrique et un bâti inférieur 25 en forme de 10 boîte. Le fluide, qui, dans ce cas, est de l'air, s'écoule,à partir de la boîte 23, par des ouvertures 24 dans l'espace compris entre la bande 3 et le fond de goulotte 22 pour former une couche d'air servant à supporter la bande chargée de la matière 6. Le bâti inférieur 25 en forme de boîte est attaché, 15 par des éclisses 26 ou pièces analogues, au châssis supérieur 21 et 1'intérieur 27 du bâti inférieur 25 constitue également un volume fermé pour le fluide ; ce volume, ainsi que l'espace 23, sont alimentés en fluide, par exemple en air, par un compresseur. Des ouvertures 28 dans la paroi supérieure 29 du 20 bâti inférieur 25 en forme de boîte permettent à l'air de former une couche d'air en dessous du brin inférieur 3a, non chargé, de la bande convoyeuse, de sorte qu'on n'a pas besoin de rouleaux supports tels que 13 dans les figures 1 et 2. Si on le désire, le châssis supérieur 21 et le châssis inférieur 25 25 sont reliés par des conduites 30, de sorte qu'un seul ventilateur ou compresseur suffira à alimenter l'ensemble du dispositif. Naturellement le brin de retour 3a non porteur n'a pas besoin d'autant d'air pour être convenablement supporté que le brin supérieur porteur, de sorte que le nombre d'ouvertures 30 pour ce brin inférieur peut être plus petit que pour le brin supérieur chargé. La figure 4- montre un mode de réalisation un peu différent dans lequel également le brin inférieur est supporté par le fluide. Dans ce cas les deux parties de bâti ou châssis, 35 en forme de boîte, forment une structure solidaire. Un fluide tel que de l'air alimente l'espace inférieur 31» passe par des ouvertures 32 dans l'espace supérieur 34 et rencontre le brin de retour 3a de la bande dans cet espace en formant un coussin entre ce brin inférieur et le fond de goulotte 33. 40 A travers l'intervalle, semblable à une fente, entre COPY 71 13536 9 2086154 le brin inférieur et la goulotte 33 le fluide s'écoule dans l'espace 34 et ensuite, par les ouvertures 35» dans le fond de goulotte 36, en dessous du brin supérieur chargé 3 de la bande. On a ainsi une structure simple, mais l'écoulement de l'air ou 5 fluide analogue à travers les ouvertures 32 et 35 en série n'est pas toujours favorable, car la pression aux ouvertures 35 est plus basse que celle aux ouvertures 32, alors qu'elle devrait être de préférence la même ou supérieure, de sorte que dans bien des cas on préférera le dispositif de la figure 10 3* Sur la figure 4, des moyens de jonction 37» facilement détachables, permettent d'enlever la cuvette 36 de la structure inférieure en forme de boîte et on peut se dispenser de moyens d'étanchéité 38» par exemple de bandes de caoutchouc, sur le bord supérieur de la cuvette. 15 Les figures 5 à 8 montrent plusieurs configurations possibles pour la répartition des ouvertures du fluide dans un fond de goulotte présentant dans ce cas une section transversale sensiblement la même que celle des figures 2 et 4. Les ouvertures ont été représentées q.vec un diamètre plus grand que 20 celui qu'elles ont souvent en réalité, car autrement elles auraient été trop petites pour être clairement distinguées, les vrais diamètres des ouvertures résultant des formules données, des revendications annexées et des exemples donnés ci-après. 25 II ressort des expériences effectuées que les ouver tures 39 doivent être de préférence disposées de façon symétrique par rapport à l'axe longitudinal 40 de la goulotte. Sur la figure 5 il y a une seule rangée d'ouvertures centrales sur la ligne médiane 40 ; sur la figure 6- il y a deux rangées d'ou-30 vertures qui ne sont pas en quinconce, mais qui pourraient l'être suivant le sens longitudinal. Sur la figure 7 il y a trois rangées d'ouvertures et sur la figure 8 une rangée au milieu et des ouvertures 41 dans les parois latérales relevées 42 de la goulotte, ces dernières ouvertures étant de préféren-35 ce plus étroites gue celles de la ligne médiane *+0, mais les ouvertures 39 et 41 suffisent ensemble pour satisfaire les conditions des formules données dans les revendications et dans la description. La figure 9 représente me coupe longitudinale verti-40 cale et la figure 10 une vue prise de la droite sur la figure 9» COPY 71 13536 10 2086154 de l'extrémité d'un convoyeur à bande selon, l'invention, essentiellement réalisé comme sur la figure 4. I»a goulotte a une forme telle que le brin supérieur 3 de la bande se transforme graduellement d'une forme en auge à une forme cylindrique régu-5 lière sur le rouleau d'extrémité 44. La goulotte forme en 50 des parois de guidage qui guident les bords dé la bande de telle façon que ces bords prennent une. forme sensiblement circulaire avec un rayon de courbure désigné par E qui est environ égal au double de la largeur de la bande. Sur la figure 9 10 le rayon est raccourci et interrompu, et sur la figure 10 il n'est représenté qu'en partie. Le brin Inférieur de la bande est également guidé par un rouleau plus petit et entre dans le bâti en forme de boîte de la figure 4 par une fente 46, de manière à passer sur la plaque 32 avec des ouvertures 39 pour 15 être supporté par l'air qui en sort. Cette plaque 32 comporte une partie plane, qui se transforme graduellement pour prendre la forme en auge qu'on voit sur la figure 4. Une dalle de fermeture 49 s'oppose à la fuite du fluide par la fente 46 ; cette dalle s'appuie de façon élastique contre le brin inférieur 20 de la bande 3a. Il pourrait y avoir une dalle semblable en contact avec la surface inférieure de ce brin 3a. L'invention sera maintenant expliquée plus en.détail, en ce qui concerne les formules, en pafrtant de plusieurs exem-pies. Dans un exemple la distance entre les rouleaux d*extrémi-25 té est de 31 m, la longueur de la goulotte est de 30 m et la largeur de la bande est de 0,4 m. Les moyens d'entraînement avec moteur électrique 4 et bande 5 donnent à la bande du convoyetir une vitesse de fonctionnement normale qui est aussi la vitesse maximale, soit v = 2 m par seconde. On a utilisé- seize ouver-30 tures 39 par mètre de longueur de la bande, suivant l'arrangement de la figure 7? Le diamètre des ouvertures était de 2,5 mm. La quantité d'air fournie par mètre de longueur de la bande de convoyeur, qui était produite par la soufflante 14 de la figure 1, était au maximum, soit donc sans contre—pression importante, 35 de 1,6 x 10-3 m3 normaux par seconde. Il s * ensuit que : ^ _ A = 16 x îf . 2,52 _4 m = 0,4 x 1 000 000^ 2-10"' "V ïï "VsTf ^2,23 71 13536 aussi 11 2086154 °i - Ifi- - ".g-10"4 £ = 1,6.10~3 = ^2-0,4.2, donc 5 Cr = .10-3 = 2.1Q-3 La surface 0 de chaque ouverture était : r- • 2^2 1 000 000 = •£J"»9-10~°» donc s 1° 03 = % = 4^610"^ = §4 = 12'2^ 5 10 .B 10 b.B U'^ ===== Dans l'arrangement des ouvertures selon figure 8, où celles-ci (41) se trouvent dans les bords relevés de la goulotte, la surface totale des ouvertures et par suite la valeur constante 0-^ seront de préférence choisies assez grandes et 15 dans les limites données, parce que les ouvertures 41 dans les bords relevés de la goulotte sont si près du bord extérieur entre bande et goulotte, par lequel, l'air peut s'échapper, que l'alimentation d'air doit compenser une fuite additionnelle. En pratique on choisit souvent une vitesse plus 20 élevée pour la bande de convoyeur si la bande est plus large. Ainsi pour des largeurs de bande de 0,4 à 0,5 m des vitesses de 1,3 m environ par seconde sont nonaales,: tandis que pour des largeurs de bande de 2,6 m des vitesses de 5' & par seconde ne sont pas inhabituelles. A ces vitesses plus élevées il suffit 25 d'utiliser un nombre d'ouvertures par mètre de longueur de bande relativement plus petit, avec un meilleur effet d'entraînement de la bande, sur le fluide, mais naturellement si la courroie est large il doit y avoir davantage d'ouvertures dans le sens de la largeur de la bande, de sorte que pour des bandes 30 très larges une structure comme par exemple celle de la figure 5 ne conviendra pas très bien. La figure 11 montre la partie supérieure d'un convoyeur comprenant une goulotte 51 et une bande 52. La goulotte comporte un évidement 53 formant chenal central avëe des ou-35 vertures — d'alimentation en fluide 54. Ce chenal 53 a "une section transversale de surface F en m et -une circonférence 71 13536 12 2086154 0 en m. On obtient un fonctionnement correct si la condition 0^ est remplie, avec par exemple pour la largeur de bande B = 1 m 5 et pour la largeur du chenal b = 0,1 m avec une hauteur h = 0,0027 m» F = 2,7.10~4 m2 et 0 = 0,2054- m. Le rapport F5/02 = 4-,7.HT10, ce qui signifie que les dimensions du chenal sont encore accep-10 tables. 71.13536 " 2086154 REVENDICATIONS 1. Convoyeur à bande ou courroie dont le brin porteur se déplace au-dessus d'un plancher ou d'un fond de goulotte, des moyens étant prévus pour admettre un fluide un peu vis- 5 queux, tel que de l'air sous pression, entre la surface inférieure de ce brin porteur et ledit plancher ou fond de goulotte pour supporter ledit brin porteur, ledit fluide étant admis par des ouvertures dans ledit plancher ou ledit fond, caractérisé en ce que lesdites ouvertures ont une surface totale, 10 par mètre de longueur de la bande, satisfaisant la condition o 2. Convoyeur à bande selon revendication 1, caractérisé 20 en ce que la constante donnée C-, satisfait la condition d'être supérieure à 0,3 x 10 et inférieure à 1,7 x 10 3» Convoyeur à bande selon revendication 1 ou 2, carac térisé en ce qu'il est pourvu de moyens d'alimentation du fluide, le fournissant dans une quantité Y en mètres cubes nor- 25 maux par seconde qui satisfait la relation w- - 0o.B.v , où _P li d max7 G2 est inférieur à 2 x 10 . 4. Convoyeur à bande selon revendications 2 et 3 en semble, caractérisé en ce que Cg satisfait la relation d'être supérieur à 0,75 x 10""^ et inférieur à 4 x 10"^. 30 5« Convoyeur à bande selon une quelconque des revendi cations précédentes, caractérisé en ce que l'aire 0 en section transversale d'une seule ouverture satisfait la relation —6 0 = Cj.10" .B, où Cj est compris entre 0,8 et 50. 6. Convoyeur à bande selon l'une quelconque des reven- 35 dications précédentes, caractérisé en ce que la bande se transforme au voisinage d'un rouleau d'extrémité pour passer d'une forme plane sur le rouleau à une forme en auge au-dessus du plancher où fond de goulotte grâce à des plaques de guidage ou analogues, conformées de façon que les bords de la bande dans 40 la région dite de transition présentent une foime sensiblement 71 13536 14 2086154 circulaire, avec un rayon de courbure qui est égal à au moins deux fois la largeur de la bande. 7» Convoyeur à bande selon l'une quelconque des reven dications précédentes, caractérisé en ce que dans le cas où 5 les ouvertures d'alimentation en fluide sont placées dans un chenal dont le dessus ouvert est dirigé vers la bande, la surface de la section transversale du chenal doit remplir la condition 4 m , E est la circonférence de la section transversale en m, —10 2 5»10 est une constante de dimension m et B, la largeur de la bande en m. 15 S. Procédé pour faire fonctionner un convoyeur à bande selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que sont vérifiées les relations cK = C^-y^ avec C, inférieur à 10et de préférence compris entre -4 -4 0,3 x 10 et 1,7 x 10 et aussi que n est plus grand que 20 £*y^v~èt inférieure à 150 "y'les lettres ayant la signification donnée dans la spécification et v étant la vitesse de fonctionnement réelle en mètres par seconde. 9- Procédé pour faire fonctionner un convoyeur à bande selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé 25 en ce que le fluide arrive entre la surface inférieure du brin porteur de la bande et le plancher ou le fond de la goulotte, par lesdites ouvertures, dans une quantité satisfaisant la Y —2 relation = CgBv où es^ inférieur à 2 x 10 et de préférence compris entre 0,75 x 10""^ et 4 x 10"^.