L'invention se rapporte a un dispositif permettant de deceler si des conducteurs de réseaux électriques a haute tension sont ou non hors tension, notamment pour s'assurer que les manoeuvres de mise a la terre des conducteurs peuvent etre effectuées sans risques lors des manoeuvres de consignation dcun ouvrage. On sait que, pour assurer la sécurité du personnel lors de travaux dans des ouvrages de réseaux électriques a haute tension, il est obligatoire,après ouverture de tous les moyens de coupure permettant l'isolement de l'ouvrage, de relier les conducteurs de haute tension à la terre, afin de se prémunir contre une remise sous tension inopinée de conducteurs. On conçoit que, gracie a la mise à la terre des conducteurs, une remise sous tension inopinée a pour conséquence un défaut franc de court-circuit entraînant la disjonction de dispositifs de protection amont, sans qu'il apparaisse de tension dangereuse sur les conducteurs.Par contre il est évident que la liaison à la terre d'un conducteur sous tension se traduirait par une décharge à énergie très élevée, susceptible de détruire des parties de l'ouvrage et de présenter des risques pour le personnel. I1 est donc impératif de s'assurer de l'absence de tension sur un conducteur avant de procéder à la mise à la terre de sécurité. I1 est classique pour des tensions de 63 et 90 kV de vérifier l'absence de tension en "étant" le conducteur avec une perche isolante munie à son extrémité d'un "voyant" à gaz raréfié ou d'un détecteur électronique. Le champ électrique au voisinage du conducteur sous tension provoque une décharge visible dans le gaz raréfié du "voyant", ou le fonctionnement du détecteur électronique. L'utilisation de perches de ce genre pour des conducteurs de réseau 220 ou 380 kV est beaucoup plus difficile, la hauteur minimale de sécurité réglementaire étant de 4,60*m ou 5,75 m respectivement. Manipuler des perches de cette longueur, surtout si elles sont chargées à leur extrémité d'un detecteur électronique de poids voisin du kilogramme nécessite des efforts physiques considérables, surtout si l'ouvrage présente une grande densité d'appareillage. Pour les tensions envisagées de 730 kV, l'utilisation de perches semble inconcevable. Par ailleurs la distance au sol des conducteurs excède fréquemment les distances minimales réglementaires, ce qui suppose que la manoeuvre des perches de détection s'exécute à partir d'une position surélevée par rapport au sol. Comme le champ électrique au voisinage du sol résultant de la présence d'une tension élevée sur un conducteur en hauteur présente une valeur décelable, on a pensé utiliser des détecteurs à distance, placés au voisinage du sol. Malheureusement ces détecteurs ne peuvent étre directifs en raison de la longueur d'onde considérable du champ à fréquence du réseau, et de la présence d'armatures métalliques voisines (pylônes, portiques, etc..). Ces détecteurs peuvent indiquer la présence de haute tension dans une zone, mais sont incapables de permettre de préciser quel est le conducteur qui est sous tension. L'invention a pour objet un dispositif de détection de présence de tension qui permet de"ttter" individuellement les conducteurs. L'invention a également pour objet un dispositif de détection capable de"t tert les conducteurs à une distance variable à partir du sol. L'invention a encore pour objet un dispositif de détection qui permette d'apprécier la valeur de la tension présente sur un conducteur. A ces effets l'invention propose un dispositif de détection de la présence de tension sur des conducteurs de réseaux électriques à haute tension alternative, caractérisé en ce qu'il comporte sur chaque conducteur un répondeur passif associé à cavité résonante avec un moyen de commande de dérive sensible au champ électrique au voisinage du conducteur associé, et un interrogateur comprenant un émetteur hyperfréquence adapté à diriger sur un répondeur choisi une onde d'excitation de ladite cavité, et un récepteur sensible à l'onde de réponse de la cavité excitée, modulée par le moyen de commande de dérive. En raison de la facilité avec laquelle les ondes hyperfréquence peuvent etre dirigées, il est possible d'interroger un à un les répondeurs placés sur les conducteurs, sans interférence des répondeurs associés aux autres conducteurs. Un répondeur passif est un appareil robuste, fiable et relativement peu onéreux. Les surtensions élevées des cavités résonantes permettent de déceler des dérives périodiques de très faible amplitude, ce qui confère au dispositif une grande sensibilité. Pour améliorer les possibilités de distinction entre répondeurs, ceux-ci sont munis de moyens d'antenne directrice pointés en direction d'un emplacement d'interrogateur. Le moyen de commande de dérive est constitué de préférence par un condensateur déformable avec une première armature formée d'une membrane élastique incluse dans la paroi de cavité et une seconde armature rigide reliée à un élément métallique formant sonde de champ électrique entre conducteur et sol. La tension électrique entre armature induit des déformations de la membrane élastique, qui provoquent la dérive de la cavité à une fréquence double de la fréquence de réseau. Il est préférable que la membrane élastique soit disposée dans un plan perpendiculaire au conducteur associé, de façon que les vibrations du conducteur, essentiellement perpendiculaires à celui-ci, aient des répercussions minimales sur les déformations de la membrane.L'élément métallique formant sonde de champ électrique est de préférence une tige parallèle au conducteur associé, placée à proximité de celui-ci La tige est ainsi placée dans la zone, voisine du conducteur, où le champ électrique est déterminé principalement par la tension régnant entre conducteur et sol, avec une influence minimale des tensions régnant sur d'autres conducteurs. Selon une disposition préférée de l'invention, l'interrogateur possède des moyens d'antenne directrice qui permettent le pointage sur un répondeur choisi. On préférera une antenne unique couplée à l'émetteur et au récepteur par l'intermédiaire d'un moyen de filtrage directionnel sélectif. Cette disposition,connue en communications hyperfréquence, facilite le pointage de l'interrogateur et accroit sa compacité. En disposition préférée l'émetteur comprend un moyen de commande de balayage en fréquence d'émission, en sorte que le répondeur soit excité dans une bande de fréquence comprenant la fréquence de réponse qui dérive au rythme du moyen de commande de dérive. Il est préférable que la fréquence de balayage soit de plusieurs ordres de grandeur supérieure à la fréquence de réseau, en sorte que la réponse soit modulée par un signal à fréquence de dérive. Avantageusement le récepteur comporte un premier moyen de détection suivi d'un filtre à bande étroite réglée sur une fréquence harmonique de la fréquence de balayage. Le récepteur peut ainsi mieux discriminer l'onde de réponse de la cavité, qui comporte des harmoniques créés par la non-linéarité de réponse, de ltonde d'émis-sion à modulation de fréquence sinusoidale qui passe directement malgré le filtre directionnel sélectif Le récepteur comporte de préférence un second moyen de détection en aval du filtre à bande passante étroite, le second moyen de detection débitant sur un moyen de mesure de tension à travers un filtre calé sur une fréquence double de la fréquence de réseau. On mesure ainsi I'amplitude de la fréquence de dérive qui a modulé l'onde de réponse du répondeur. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels la figure 1 représente schématiquement la disposition générale d'un dispositif selon l'invention la figure 2 est une coupe plus détaillée d'un répondeur ; la figure 3 est un schéma d'un oscillateur de commande de balayage de fréquence d'émission ; la figure 4 est un schéma de récepteur. Selon la forme de réalisation choisie et représentée figure 1, à un conducteur haute tension I est attaché un répondeur 2-formé d'une cavité résonante 2a dont la paroi conductrice inclut une membrane élastique 3. En regard de la face externe de la membrane 3 est disposée une armature 4, isolée de la cavité, rigide et munie d'une tige métallique 5, parallèle au conducteur 1. La cavité résonante 2a est couplée à une antenne cornet 6 dirigée vers le bas. En dessous du répondeur 2 est disposé un émetteur récepteur hyperfréquence 7 constituant interrogateur. L'émetteur récepteur 7 comporte de façon. classique une antenne cornet 8, en pointage réciproque sur le cornet 6 du répondeur 2, couplée respectivement à un guide d'onde d'émission 10 et à un guide d'onde de réception 11 par l'intermédiaire d'un gyrateur 9.Ce girateur 9, classique en technique hyperfréquence et utilisant les dissymétries de propagation d'ondes électromagnétiques en milieu à polarisation magnétique, autorise le passage de l'onde d'émission du guide 10 vers le cornet 8, et le passage de l'onde deréception du cornet 8 vers le guide ll, en interdisant les propagations inverses, en sorte que l'atténua- tion du couplage entre guides 10 et Il est extremement élevée. Dans le guide d'émission 10 est disposé un oscillateur hyperfréquence à diode "Gunn" 12, dont la fréquence d'oscillation est réglée par une diode à capacité variable 13. La tension de commande de la diode 13 est fournie par un oscillateur 14 associé à un varia- teur manuel de tension 15. Le guide d'onde de réception 11 est équipé d'un moyen de détection 16 attaquant un étage à fréquence intermédiaire 17 comportant un amplificateur 18, un filtre à fréquence intermédiaire 19 avec une bande passante-étroite et des caractéristiques de coupure abrupte, et un moyen de mesure 20 de l'amplitude de la fréquence intermédiaire.L'étage à fréquence intermédiaire est suivi d'un étage basse fréquence 21, comprenant un second moyen de détection 22, un amplificateur basse fréquence 23, un filtre sélectif 24 calé sur une fréquence double de la fréquence de réseau, suivi d'un moyen de mesure d'amplitude du signal basse fréquence. En se référant à la figure 2, qui représente le répondeur de façon plus détaillée, on voit que la cavité résonante, cylindrique, comporte une paroi latérale tubulaire 30, épaisse, un premier fond avec un piston de réglage 31 et un second fond formé par une membrane plane 32, en clinquant de métal d'environ 0,1 mm d'épaisseur. Sur la périphérie de cette membrane 32 est plaquée une couronne isolante 33, sur laquelle est appliquée une plaquette continue isolante 34. Une armature conductrice 35 est appliquée sur la plaquette 34 et maintenue rigidement en position parallèle à la membrane 32 par une plaque épaisse d'isolant 36. Une tige métallique 37, encastrée en extrémité dans la plaque 36 et parallèle a l'axe de la cavité, est reliée électriquement à l'armature 35. L'antenne cornet 39 est couplée à la cavité par un iris 38, de dimensions et position réglées pour l'accord d'impédance entre cornet 39 et cavité dans la bande hyperfréquence utilisée, 10 GEz dans l'exemple choisi. Le réglage de la fréquence de résonance et du couplage de la cavité à l'antenne cornet est effectué de façon classique et ne seront pas décrits ici. Lorsque le répondeur est fixé à un conducteur sous haute tension, 1 'ensemble des parois de la cavité est au potentiel du conducteur, y compris la membrane 32 Par contre la tige 37 et l'armature 35 qui lui est reliée se trouvent à un poten tiel intermédiaire entre le potentiel du conducteur et le potentiel du sol, en raison du champ électrique régnant entre conducteur sous tension et sol. Le condensateur forme par la membrane 32 et l'armature 35 est soumis à une différence de potentiel, en sorte que ses armatures subissent une pression électrostatique proportionnelle, comme il est connu, au carré de la différence de potentiel entre armatures.Du fait de sa minceur, la membrane 32 est déformable élastiquement et entre en vibrations forcées sous l'effet de la pression électrostatique, à une fréquence double de la fréquence du réseau, étant donné qu'une force proportionnelle au carré d'une tension sinusoidale comporte une composante constante et une composante à fréquence double de la fréquence de la tension. Les déformations de la membrane 32, provoquées par la pression électrostatique, comme il vient d'etre expliqué, provoquent à leur tour une dérive synchrone de la résonance de cavité, cette dérive ayant pour effet de modifier en correspondance la réponse impédance/ fréquence de l'antenne cornet 39, couplée à la cavité par l'iris 38 Du fait de la complexité des modes de résonance, tant de la membrane à la fréquence double de celle du réseau que de la cavité aux hyperfréquences, le traitement mathématique de la réponse impédance/fréquence du répondeur est pratiquement impossible, mais il est certain que cette réponse comporte une composante de modulation à fréquence double de celle du réseau, et que la profondeur de modulation est reliée à l'amplitude de la tension entre membrane 32 et armature 35. En revenant à la figure 1, la fréquence d 'émission déterminée par la diode "Gunn" dans le guide d'onde 10, est modulée en fréquence par les variations de capacité de la diode à capacité variable 13, variations de capacité induites par la tension d'oscillation de I'oscillateur 14, se superposant à la tension continue réglable issue du variateur manuel 15 qui permet de régler la fréquence centrale d'émission. Le signal hyperfréquence est dirigé par le gyrateur 9 vers le cornet 8, d'où il est rayonné en direction du cornet 6 du répondeur 2.Le taux de réflexion de ce cornet 6 est une fonction de l'impédance de la cavité 2a, vue du cornet 6, pour la fréquence de l'onde incidente, de sorte que l'onde de retour au cornet 8 a subi une modulation complexe fonction de l'impédance de cavité, qui comporte, comme il a été expliqué en référence à la figure 2, une composante à fréquence double de la fréquence du réseau. L'onde de retour est acheminée à travers le gyrateur 9 vers le guide d'onde 11, où elle subit une première détection par la diode 16. La modulation complexe de l'onde de retour, combinaison de la modulation en fréquence de l'onde d'émission par l'oscillateur 14 et de la modulation par réflexion sur l'impédance variable de cavité se traduit finalement par une modulation d'amplitude de l'intensité de l'onde de retour, accompagnée de modulation de fréquence et de phase, et la première détection donne un signal à spectre très étendu, comportant des raies nombreuses harmoniques de la fréquence de balayage en fréquence fournie par 1'oscillateur 14, chaque raie étant modulée à la fréquence de dérive du répondeur.Dans l'étage à fréquence intermédiaire, le signal est amplifié par l'amplificateur 18, puis une des raies du signal est isolée par le filtre 19, de bande passante suffisamment étroite pour isoler efficacement la raie voulue, mais suffisamment large pour laisser passer les bandes latérales de la raie isolée, bandes latérales résultant de la modulation à fréquence double de celle du réseau. L'intensité propre de la raie isolée est mesurée par l'appareil 20. On remarquera, que cette intensité propre est significative essentiellement de l'6ner- gie moyenne reçue en retour, c'est-à-dire de la Précision du pointage réciproque des cornets 6 et 8. Le signal de raie isolée est envoyé au second détecteur 22 et le signal détecté, amplifié par l'amplificateur 23, est filtré par le filtre 24, calé sur la fréquence double de la fréquence du réseau, en sorte que l'appareil 25 mesure l'amplitude du signal de modulation à la fréquence de dérive, qui est liée à l'intensité de champ électrique au voisinage du conducteur 1. Pour vérifier si le conducteur 1 est ou non sous tension, on dispose l'interrogateur sensiblement sous le répondeur 2, avec le cornet 8 orienté approximativement sur le cornet 6. On ajuste la fréquence centrale de l'émetteur hyperfréquence 10, par action sur le variateur de tension 15, pour obtenir une déviation maximale de l'appareil de mesure 20, cet ajustage de fréquence centrale étant éventuellement combiné avec un ajustement du pointage du cornet 8 sur le cornet 6. I1 est clair que ces réglages donnent l'assurance que le signal reçu se distingue nettement de signaux parasites venant d'autres repondeurs -ou d'échos sur des structures mdtalli- ques. Le variateur 15 peut évidemment etre équipé d'un dispositif classique de commande automatique de fréquence sensible à l'intensité de la raie isolée en sortie de filtre 19, de façon à caler la fréquence centrale de l'émetteur pour une intensité maximale de cette raie. Après réglage du pointage en direction et fréquence, la comparaison du niveau mesuré par l'appareil 20 (raie sous porteuse iso lée) et du niveau mesuré par l'appareil 25 (modulation de la raie) donne une indication de la valeur du champ électrique au voisinage du conducteur 1. L'absence pratique de modulation mesurée par l'ap- pareil 25 est la preuve que le conducteur 1 n'est pas sous tension, et peut etre relié à la terre sans danger. Lflinterrogation successive de tous les répondeurs d1un ouvrage, avec une réponse négative de présence de tension permettra la consignation complète de llou- vrage. On comprendra que la présence d t obstacles métalliques, structures de pylône ou de portiques donne lieu à des échos importants. Ces échos peuvent etre modulés par des vibrations des obstacles. Cependant, les réflexions sur les obstacles sont très peu sélectives en fréquence, comparées à celles d'une cavité. Il en résulte que la modulation en amplitude, correspondant au balayage de la fréquence d'émission, est faible pour les échos parasites, et les raies correspondant aux harmoniques successifs de la fréquence de balayage ont une intensité qui décroît très rapidement avec le rang des harmoniques, et la discrimination entre onde de réponse et échos est ainsi meilleure en opérant en fréquence intermédiaire sur un harmonique de rang relativement élevé (par exemple 3 à 7) de la fréquence de balayage. En outre la modulation de phase des échos parasites est produite à la fréquence de vibration propre des obstacles, et la présence du filtre 24 accordé sur une fréquence double de celle du réseau, élimine une grande part des résidus de modulation parasite. Une modulation parasite difficilement discernable de la modulation par le champ électrique pourrait etre créée par des vibrations mécaniques de la membrane du répondeur ; aussi celle-ci est-elle disposée dans un plan perpendiculaire à l'axe du conducteur 1, en sorte que les vibrations du conducteur perpendiculaires à son axe, qui sont évidemment les vibrations d'amplitude maximale, sollicitent la membrane dans son plan, où les déformations sont le moins à craindra L'oscillateur de balayage en fréquence d'émission représenté figure 3 comporte un amplificateur opérationnel 42, monté en oscillateur RC avec un filtre en pont de Wien constitué par les condensateurs 45 et 49, les résistances 46 et 48 avec le potentiomètre d'équilibre 47 ; ce filtre en pont de Wien étant inséré en rétroaction positive entre sortie et entrée directe de l'amplificateur 42. Par ailleurs, pour assurer que le signal de sortie est bien sinusoidal, une rétroaction négative est prévue entre sortie et entrée inverseuse de l'amplificateur 42, obtenue par une résistance réglable 43, formant pont avec des petites lampes à incandescence 44, qui présentent une résistance croissant rapidement avec la tension aux bornes, en sorte que l'accroissement de tension de sortie est compensé par une augmentation du taux de rétroaction négative. Cette disposition est d'ailleurs classique. La tension de commande de balayage apparaissant sur la sortie 51 pour etre envoyée à la diode à capacité variable (13 de la figure 1) est la somme d'une tension continue ajustable par le potentiomètre 41, et de la tension oscillante issue de l'amplifi- cateur 42 et dosée par le potentiomètre 50, en sorte que l'on peut ajuster la fréquence centrale d'émission par le potentiomètre 41 et l'excursion de balayage en fréquence par le potentiomètre 50. Comme la fréquence intermédiaire du récepteur est, dans une réalisation préférée qui sera décrite par la suite, choisie à la valeur normalisée de 455 kHz, la fréquence de balayage sera réglee à une fréquence sous multiple de 455 kHz, pour que la-raie isolée dans le récepteur soit un harmonique de rang choisi de la fréquence de balayage (par exemple 5e harmonique, 91 kHz). Le récepteur représenté figure 4 comporte une entrée 100 alimentée par la diode de détection (16 de la figure 1). Le circuit d'entre comprend un transistor bipolaire 101 et un groupe de deux transistors 102 et 103 en montage dit "cascode" attaquant un circuit résonant 104 accordé sur 455 kHz. Ce circuit d'entrée allie un gain important à la fréquence intermédiaire de 455 kHz, à un faible souffle et une impédance d'entrée adaptée à celle de la diode de détection choisie. En sortie du circuit résonant est disposé un transistor 105 monté en émetteur suiveur débitant sur un atténuateur 106 suivi d'un amplificateur 107.Un filtre céramique 108, avec une bande passante à 455 kHz -définie par une largeur de 32 kHz à 6 dB et 65 kHz à -60 dB est inséré entre l'amplificateur 107 d'impédance de sortie adaptée à l'impédance d'entrée du filtre 108 et un amplificateur 109 à amplitude de sortie élevée. La sortie de l'amplificateur 109 attaque, d'une part, un transistor 110 monté en émetteur suiveur, qui alimente un pont de diodes 111 débitant sur un appareil de mesure 112 de niveau de fréquence intermédiaire, et d'autre part, un transistor 113 monté également en émetteur suiveur, qui attaque la diode de seconde détection 114. A la suite du second circuit de détection est disposé un amplificateur 115, suivi d'un atténuateur basse fréquence 116, avec en sortie un transistor séparateur 117 monté en émetteur suiveur. Succédant au transistor 117 se trouve un filtre actif calé sur 100 Hz, composé d'un amplificateur 118 avec un filtre RC en retroaction négative, constitué des résistances 119 et 122 et des capacités 120 et 121. Le point de fonctionnement de l'amplificateur 118 est ajusté par le potentiomètre 123. En sortie du filtre actif est disposé un amplificateur 124, avec son point de fonctionnement ajusté par le potentiomètre 125-et son gain réglé par la résistance de rétroaction 126. En sortie de l'amplificateur 124 est disposé un pont de diodes 127, alimentant un appareil de mesure de niveau de modulation 128. La raie du spectre de modulation de l'onde de retour détectée est amplifiée à la fréquence de 455 kHz par le circuit d'entrée 101, 102, 103 sur le circuit résonant 104, puis isolée par le filtre 108. L'atténuateur 106 permet d'ajuster le niveau de la raie isolée à un niveau de référence, mesuré sur l'appareil 112 et correspondant évidemment à un niveau de détection correct pour la diode 114. Comme il a été expliqué antérieurement, la profondeur de modulation de la raie isolée, harmonique de rang choisi de la fréquence de balayage, par la fréquence double de la fréquence du réseau, soit 100 Hz en France, est significative de la valeur de champ électrique entre conducteur et sol. Le signal détecté issu de la diode 114 comporte une composante à 100 Hz dont l'amplitude est fonction conjointe de la profondeur de modulation et du niveau de raie sous porteuse, qui a été réglé à un niveau déterminé. La mesure du niveau de composante à 100 Hz est effectuée par l'appareil de mesure 128, après que la composante ait été isolée par le filtre actif comprenant l'amplificateur 118, et amplifiée dans un rapport connu par le jeu des amplificateurs 115 et 124 et de l'atténuateur 116. I1 est bien évident que, sans un étalonnage soigné du dispositif décrit, dans des conditions très proches des conditions régnant dans un ouvrage déterminé, on ne peut espérer mesurer réellement la haute tension appliquée à un conducteur muni d'un répondeur. Cependant il est possible d'évaluer cette tension pour discriminer nettement s'il s'agit dtune pleine tension, d'une tension atténuée résultant d'un couplage par fuite ou par retour, ou si le conducteur n'est pas sous tension et peut etre mis à la terre sans risque. Il est toutefois possible de préciser si une tension résiduelle provint d'un couplage inductif, ou d'un couplage en retour direct. Dans le cas d'un couplage en retour, les phases des tensions sur les trois conducteurs de phase sont décalées entre elles d'environ 120 , tandis que dans le cas d'un couplage inductif les décalages sont aberrants. Or il existe un rapport de phase sensiblement constant entre le champ électrique qui provoque les vibrations d'un répondeur et la modulation d'amplitude de l'onde de retour, et de ce fait entre le champ électrique et le signal basse fréquence en sortie de récepteur.On compare donc les phases de signaux en sortie de filtre 24 (figure 1), obtenus par interrogation des répondeurs associés aux trois conducteurs de phase du réseau, et l'on détermine si les phases sont décales d'environ 1200 entre elles, ou si les décalages sont aberrants, pour en tirer les conclusions sur l'origine du couplage. Les comparaisons de phase seront faites par exemple à l'oscilloscope. Avec un seul interrogateur pointé successivement sur les trois répondeurs, il faut disposer d'un signal auxiliaire de référence, prélevé en un point convenable du réseau. En utilisant deux interrogateurs, l'un de ceux-ci fournira une référence par pointage sur un répondeur, et l'autre sera pointé successivement sur les deux autres répondeurs. On appréciera que les répondeurs passifs de l'invention sont des dispositifs qui ne comportent pas d'organes fragiles sujets au vieillissement ; la membrane métallique elle-mCme n'est soumise qu'à des déplacements d'amplitude très faible, comme l'ont montré des essais de mise au point où l'on. a relevé un seuil d'amplitude décelable nettement inférieur au micromètre. Ces répondeurs passifs sont donc robustes et fiables, avec une construction peu conteuse, ce qui autorise la mise en place permanente sur chacun des conducteurs haute tension d'un ouvrage et ne nécessite pas un entretien plus fréquent que les organes classiques d'ouvrage. On appréciera également que les répondeurs donnent, en l'absence de tension sur le conducteur associé, un signal de réponse produisant un niveau de fréquence intermédiaire élavé accompagné d'un niveau à basse fréquence pratiquement nul, tandis qu'un répondeur en avarie (rupture de la membrane par exemple) donnerait une réponse aberrante en niveau de fréquence intermédiaire. Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux exemples décrits et aux applications citées, mais en englobe toutes les variantes d'exécution et d'application. REVENDICATIONS 1. Dispositif de détection de la présence de tension sur des conducteurs de réseaux électriques à haute tension alternative, caractérisé en ce qu'il comporte sur chaque conducteur un répondeur passif associé à cavité résonante avec un moyen de commande de dérive sensible au champ électrique au voisinage du conducteur associé, et un interrogateur comprenant un émetteur hyperfréquence adapté à diriger sur un répondeur choisi une onde d'excitation de ladite cavité, et un récepteur sensible à l'onde de réponse de la cavité excitée, modulée par le moyen de commande de dérive. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit répondeur comprend un moyen d'antenne directrice couplé à la dite cavité et pointé en direction dlun emplacement d'interrogateur. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ledit moyen de commande de dérive est constitué par un condensateur déformable avec une première armature formée d'une membrane élastique incluse dans la paroi conductrice de ladite cavité, et une seconde armature rigide reliée à un élément métallique formant sonde de champ électrique entre conducteur et sol. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite membrane, sensiblement plane, est disposée dans un plan perpendiculaire au conducteur associé. 5. Dispositif selon la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que ledit élément métallique est une tige disposée parallèlement au conducteur associé, à proximité de celui-ci. 6. Dispositif selon une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que ledit interrogateur comporte des moyens d'antenne directrice adaptés à etre pointés vers un répondeur particulier interrogé. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que lesdits moyens d'antenne comprennent une antenne directrice unique couplée à l'émetteur et au récepteur par l'intermédiaire d'un moyen de filtrage directionnel sélectif connu. 8. Dispositif selon la revendication 6 ou 7, caractérisé en ce que ledit émetteur comprend un moyen de commande de balayage en fréquence d'émission. 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que ledit moyen de commande de balayage comporte un moyen d'ajustage de la fréquence moyenne d'émission. 10. Dispositif selon la revendication 8 ou 9, caraçtérisé en ce que ledit moyen de commande de balayage comprend un oscillateur pilote délivrant un signal sinusoidal de commande de balayage, avec une fréquence de signal de plusieurs ordres de grandeur supé rieure à la fréquence du réseau. 11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que ledit récepteur comporte un premier moyen de détection suivi d'un filtre à bande passante étroite réglée sur une fréquence harmonique de ladite fréquence de signal de commande de balayage. 12. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que ledit récepteur comporte un second moyen de détection en aval du filtre à bande passante étroite, ce second moyen de détection débitant sur un moyen de mesure de tension à travers un filtre basse fréquence calé sur une fréquence double de la fréquence de réseau. 13. Application du dispositif selon la revendication 12 à la discrimination de l'origine de tensions résiduelles sur les trois conducteurs d'un réseau triphasé équipés chacun d'un répondeur, par comparaison des phases respectives des tensions sur chacun des conducteurs, caractérisée en ce qu'un moyen de comparaison de phase, recevant un signal de référence de phase du réseau est branché en sortie dudit second moyen de détection. 14. Application selon la revendication 13, caractérisée en ce que ledit signal de référence de phase du réseau est issu d'un interrogateur pointé sur un répondeur particulier.