Les jalons tubulaires servant au repérage de points de démarcation ou d'arpentage et comportant une pointe à leur extrémité inférieure ainsi que des pattes d'ancrage sont enfoncés dans le sol par battage ou vissage. Le problème réside en ce qu'au battage ou au vissage dans le sol les ancrages ne doivent pas gêner le glissement du jalon, tout en assurant une assise solide au tube enfoncé, afin qu'il ne puisse pas astre déplacé ou arraché, ni par une traction, ni sous l'effet de charges de pression dues à des heurts d'instruments agricoles ou d'autres engins. I1 faut tenir compte de ce que, s'il est heurté par un engin agricole tracté lourd d'un poids global pouvant atteindre 1,75 à 2,75 tonnes le jalon doit supporter des charges de pression comprises entre 25 et 65 Cv-, avec des vitesses d'impact allant jusqu'à 8 km/h. Ces forces agissant latéralement sur le jalon tendent à le déplacer sur le côté et à l'arracher du sol. On connaet des jalons comportant pour leur ancrage dans le sol, au voisinage de leur pointe, plusieurs pattes élastiques en métal, qui s'appliquent aussi étroitement que possible sur le jalon pendant son enfoncement, tandis que > sous l'effet d'une charge de pression ou de traction, elles ont tendance à retenir par leur expansion le jalon dans le sol. L'invention représente un perfectionnement de ces jalons connus Elle a pour but de munir un jalon connu d'un dispos-itif d'ancrage au sol, qui s'applique complètement à plat contre le tube au cours de l'enfoncement du jalon sans y porter obstacle et s'en écarte avec certitude sans se rompre sous l'effet de-charges de pression ou de traction, l'expansion du dispositif d'ancrage se répartissant de façon rigoureusement uniforme sur tout le pourtour du jalon. Lorsque le jalon selon l'invention est enfoncé par battage dans le sol, la bague supérieure mobile est tirée automatiquement à sa position la plus haute, de sorte que les pattes fixées aux deux bagues et décalées entre elles s'appliquent complètement à plat contre le jalon tubulaire. Si des efforts de pression ou de traction sont appliqués au jalon de démarcation enfoncé dans le sol, la bague supérieure glisse sur le tube vers le bas, les pattes se replient en leur milieu et s'écartent vers l'extérieur en formant un polyèdre, constitué par les diverses pattes juxtaposées et déployées vers l'extérieur. La bague mobile peut glisser jusqu'à buter sur la bague inférieure fixe. Elle peut également s'immobiliser après avoir coulissé sur une certaine longueur Le dispositif d'ancrage a donc la faculté de s'ajuster de façon continue à la charge de pression ou de traction exercée. L'avantage particulier du dispositif d'ancrage selon l'invention réside, d'une part, en ce que les pattes s'appliquent à plat sur le jalon lors de l'enfoncement sans opposer aucune résistance et, d'autre part, en ce qu'au moment où les pattes se replient en leur milieu, les forces de compression ou de traction tendant à arracher ou à chasser le jalon sont absorbées par un dispositif d'ancrage, qui possède, par suite du décalage des pattes, une surface d'ancrage supérieure de 70 % à celle des jalons connus munis de pattes individuelles. D'autres avantages du jalon selon l'invention sur les jalons connus sont dus à ce qu'il est formé d'une pièce cohérente. La charge peut être de ce fait répartie plus uniformément qu'avec quatre, six ou huit pattes distinctes se faisant vis-à-vis deux à deux. Le dispositif conforme à l'invention est à même d'absorber toute pression ou traction de quelque emplacement qu'elle vienne. Le coulissement de la bague mobile sur le tube rend possible une adaptation à la charge momentanée. L'invention-garantit en outre une meilleure application totale du dispositif ancrage sur le tube lors de son enfoncement dans le sol, car ce dispositif représente un tout cohérent, dont les pattes sont fermees et tirées vers le haut sans laisser dépasser des extrémités libres qui se plient différemment. Un autre jalon connu est muni à son extrémité inférieure d'un filetage d'ancrage. Ce jalon ne peut pas être enfoncé dans le sol par battage et doit être vissé. Le filetage s'appliquant sur la terre par toute sa surface oppose une résistance égale à celle qui doit empêcher le jalon d'être chassé ou arraché par-des forces de pression ou de traction s'exerçant sur lui. L'invention offre également des avantages vis-à-vis de ce jalon connu, étant donné qu'au cours de son enfoncement, qui peut être effectué par battage contrairement au jalon connu, le dispositif d'ancrage n'oppose aucune résistance, tandis qu'une résistance à l'arrachement est créée par une surface fermée et est d'autant plus élevée que les pattes sont disposées avec un décalage. Des formes de réalisation avantageuses de -l'invention sont décrites dans les revendications. Dans la forme de réalisation selon la revendication 2, la résistance qu'opposent les pattes à un arrachement ou à un déplacement du jalon est encore plus grande et le pliage est favorisé. En raison de leur décalage sur la bague supérieure et la bague inférieure, les pattés supérieures et inférieures ne s'appliquent pas directement les unes sur les autres, mais sont déportées entre elles dans leur état déployé, de sorte que leur surface résistante est encore plus grande. Le coudage vers l'extérieur dans la forme de réalisation selon la revendication 3 exerce une action favorable à l'enfoncement, du fait que la bague coulisse encore mieux. Elle oppose de même une plus grande résistance à l'arrachement hors du sol. Dans la forme de réalisation selon la revendication 4, les tétons en matière plastique sont chauffés lorsqu'on les engage dans les trous pratiqués, de sorte qu'ils se dilatent et doivent être introduits à force dans les trous. Une fois refroidis, les tétons restent calés dans les trous La description-qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 représente en perspective le jalon tubulaire selon l'invention lors de son enfoncement. La figure 2 montre le même jalon soumis à une tentative d'arrachement. La figure 3 est une vue en coupe verticale du jalon et de son dispositif d'ancrage au sol. Le ~jalon 1 représenté dans les figures porte à son extrémité supérieure un repère de démarcation 2 en saillie au-dessus du sol. Le jalon se termine par une pointe 3 à son extrémité inférieure. Les jalons sont généralement métalliques et revêtus d'une matière plastique résistant à l'eau et aux acides. A l'extrémité inférieure du jalon et immédiatement au-dessus de sa pointe 3 dans le présent exemple se trouve un dispositif d'ancrage au sol 4 constitué par des pattes élastiques 5, qui sont montées entre une bague inférieure fixe 6a et une bague supérieure 6b mobile verticalement sur le jalon 1 et sont fixées par leurs extrémités supérieure et inférieure à ces deux bagues. La figure 1 montre le jalon enfoncé à sa position définitive. Les pattes 5 sont alors appliquées étroitement contre le tube, du fait qu'au battage la bague 6b est repoussée vers le haut et tire ou pousse énergiquement sur la jalon 1 les pattes,assujetties entre elles et la bague fixe 6a. Les pattes sont installées de telle sorte que leur extrémité supérieure Sa est décalée par rapport à l'extrémité inférieure 5b, si bien qu'au moment où elles sont tendues par suite de la traction vers le haut de la bague 6b, les pattes s'appliquent obliquement sur le jalon. tes pattes sont articulées en leur milieu, de telle façon que, si une traction est exercée sur le voyant de démarcation 2 ou sur l'ensemble du jalon 1 pour l'arracher du sol ou le chasser, les pattes se déploient en parapluie et s'écartent ainsi du tube. Cette expansion entrasse un élargissement correspondant du dispositif d'ancrage, ce qui rend impossible l'arrachement du dispositif d'ancrage ou son expulsion du sol. Pour assurer l'écartement des parties supérieures des pattes par rapport à leurs parties inférieures, les pattes inférieures sont prolongées en 5c au-delà des pattes supérieures. En raison du décalage des pattes, la surface totale d'ancrage au sol est fortement agrandie. Les pattes d'ancrage, de même que les deux bagues 6a et 6b, sont en matière plastique. REVENDICATIONS 1.- Jalon tubulaire résistant aux acides pour le repérage de points de démarcation ou d'arpentage, qui se termine par une pointe à son extrémité inférieure et est pourvu d'un dispositif d'ancrage au sol formé de-pattes dont les extrémités supérieures sont réunies à un élément coulissant sur le tube , ledit jalon étant caractérisé en ce que le dispositif d'ancrage au sol (4) se compose de pattes (5) voisines l'une de l'autre et décalées entre elles, dont les extrémités supérieures sont fixées à une bague (6b) mobile sur le jalon (1) et les extrémités inférieures à une bague (6a) assujettie à demeure au-dessus de la pointe (3), et en ce que les pattes (5) peuvent se replier en leur milieu. 2.- Jalon selon la revendication 1, caractérisé en ce que la partie inférieure des pattes (5b) est munie d'extrémités (5c) en saillie vers le haut sur la partie inférieure (Sa) au coude se trouvant à mi-longueur entre les bagues (6a et 6b). 3. - Jalon selon la revendication 1, caractérisé en ce que la bague supérieure mobile (6b) s'évase coniquement vers le haut. 4.- Jalon selon la revendication 1, caractérisé en ce que pour la fixation de la bague inférieure (6a) le jalon (1) est muni de trous, dans lesquels sont engagés et arrêtés des tétons assujettis à la face interne de la bague (6a) en matière plastique.