La présente invention concerne un système pour la pose d'une canalisation ou un pipeline immergé à partir d'une surface recouverte de glace. La demande de pétrole et de gaz,toujours croissante, rend nécessaire l'exploitation des. réserves qui se trouvent dans quelques-unes des parties du monde les plus éloignées et les plus inhospitalières. Un effort considérable est consacré à l'heure actuelle à la recherche et à l'exploitation des gisements arctiques et au transport du pétrole ou du gaz sur le marché au moyen de pipelines. Certaines propositions, par exemple d'exploiter les gisements de pétrole et de gaz dans le Grand Nord Canadien exigent la traversée de larges bandes d'eau entre des iles. En outre, les réserves de pétrole et de gaz peuvent aussi se trouver dans des régions au large des côtes arctiques, ce qui à son tour exige des systèmes immergés de collecte par# pipeline pour apporter les réserves de pétrole aux installations centrales de production. Dans le Grand Nord, cest-à-dire les régions de 1 'Arctique supérieur, la glace commence à se former au début de 1 'automne et son épaisseur continue généralement à s1accroitre jusqu'à environ le milieu du mois de mai pour commencer alors à diminuer jusqu'à ce que la débâcle se produise au début de tété. LtOpaisseur de la couche de glace est considérable et est en moyenne d'environ 180 à 250 centimètres. De plus, la pression peut provoquer des arêtes et des masses flottantes peuvent s'ajouter à là banquise de telle sorte que la surface glacée est très irrégulière et peut atteindre par endroits des épaisseurs allant jusqu'à 450 cm. Bien que la surface glacée puisse apparaître comme étant un solide rigide, ce n'est en fait qu'un corps plastique géant qui est soumis à des limites de charge en surface et qui subit également les effets des marées qui existent dans les régions de l'Arctique #Supérieur. En plus de ces limites dans la résistance de la glace, il faut tenir compte, comme d'un facteur d'importance majeure dans la construction, de l'extrême inclémence du climat de l'Arctique Supérieur. Dans les groupes d'îles dudit Arctique Supérieur, des températures de - 570C ne sont pas rares en hiver et les vitesses atteintes par le vent peuvent dépasser les 70 miles à l'heure (112 km/heure), les deux phénomènes pouvant très bien se produire ensemble. L'utilisation de canalisations à haute capacité, c'est-àdire de pipelines de grand diamètre, semble être l'un des moyens de transporter les réserves importantes de pétrole et de gaz de 1'Arctique Supérieur jusque dans les zones d'utilisation du marché qui doivent donner le plus de satisfaction. Des recherches complémentaires effectuées sur les passages entre les îles dans lesquels un système de pipeline peut être construit ont montré récemment que l'on doit compter sur des profondeurs dans les détroits allant de 240 à 370 m environ et même dans certains cas au-delà. Actuellement dans la Mer du Nord que l'on considère comme une zone particulièrement difficile, la canalisation a été posée par des pontons de pose ou berges classiques à des profondeurs de seulement 137 m environ. Il est manifeste que les canalisations entre les îles et les systèmes de collecte au large des côtes, au moyen de pipelines envisagés dans les îles de 1'Arctique Supérieur, seront réalisées dans les conditions les plus pénibles, avec des températures très en dessous de zéro et des vitesses de vent extrêmement élevées, dont la combinaison peut rendre la visibilité pratiquement nulle. Au point de vue historique, la méthode la plus courante d'installation de pipelines marins a été celle du ponton de pose ou barge. Selon ce procédé, des longueurs de canalisation relavivement courtes sont assemblées sur ladite barge, puis on fait avancer la barge et on laisse glisser par la poupe de celle-ci la canalisation assemblée qui finalement va se poser sur le fond de l'océan. En sortant du ponton, la canalisation prend un profil en forme d'S depuis le pont de la barge jusqu'au fond de l'océan. Ce profil en S peut d'une façon générale être divisé en deux régions, l'une convexe et l'autre concave. Par définition la re- gion convexe est cette partie dudit profil en S qui se trouve immédiatement derrière la poupe du ponton et qui, jusqu'au point d'inflexion de 1'S, présente une forme convexe vers l'arrière et vers le bas. La région concave est par définition cette partie du profil en S qui, partant du point d'inflexion vers l'arrière et vers le bas, présente une forme concave jusqu l'emplacement où la canalisation vient se poser sur le contour du fond de la mer. On désigne habituellement sous le nom de point d'inflexion l'endroit où se rejoignent la région convexe et la région concave. Les contraintes imposées à la canalisation dans la région convexe sont normalement compensées par un dispositif allongé servant de support, fixé au ponton, sur lequel passe la canalisation. Au fur et à mesure qu'on laisse filer le pipeline de la poupe de la barge dans le support qui peut entre flottant, ledit support soutient le pipeline sur une profondeur importante en dessous du ponton de pose et règle ainsi la courbure. En sortant du support, le pipeline entre dans la région concave et continue dans cette courbure concave ou profil en chaînette jusqu l'em- placement où il vient se poser sur le fond de la mer.Pour mattri- ser les contraintes dans la partie non-soutenue du pipeline, il est nécessaire d'appliquer une certaine tension à la canalisation pendant toute la durée de l'opération de pose. Cela s'effectue normalement au moyen de tendeurs situés sur le pont de la barge de pose. Dans des eaux relativement peu profondes, on peut, du fait que l'abaissement vertical du pipeline est faible, prévoir de grands rayons de courburoepour la canalisation au fur et à mesure qu'elle sort de la barge dans la région convexe, ce qui permet aussi une courbure progressive dans la région concave. Mais lorsque la profondeur de l'eau augmente, il est facile de remarquer que la longueur de la canalisation non soutenue s'accroît également et que cet accroissement de la longueur non soutenue provoque un affaissement de la canalisation sous son propre poids. Il en résulte que les contraintes combinées imposées au pipeline dans la région concave peuvent dépasser les limites permises par le matériau utilisé pour la canalisation et provoquer une défornation permanente de celle-ci, Comme on le sait, une canalisation est en mesure de résister à un certain fléchissement mais il ne fatt pas qu'un fléchissement de la canalisation assemblée, combi- né aux autres contraintes s'exerçant sur les tuyaux pendant l'installation, en arrive à provoquer une déformation permanente, un écrasement ou une rupture susceptible de rendre le pipeline installé hors d'état de fonctionner. Même pour les profondeurs modérées auxquelles on est allé jusqu'# ce jour, il s'est produit des surcharges de la canalisation 1d où elle se sépare du support ou bien dans sa région de courbure concave. Bien que les techniques de la barge de pose traditionnelles aient obtenu dans les conditions spéciales de la Mer du Nord un relatif succès cette xthe technique n'a pas encore été essayée jusqu' présent à des températures très en dessous de zéro ni non plus aux profondeurs maximales que l'on rencontrera dans les régions de i 'Artique Supérieur. Quand on envisage de traverser des détroits dans l'Artique, la première idée qui vient à l'esprit est d'essayer d'extrapoler et de modifier les techniques du ponton de pose classique afin de les appliquer à ces conditions spéciales. Cependant la plupart des traversées de détroit dans l'Artique ne sont pas libres d'une couverture de glace ou d'une banquise massive pendant une période assez longue pour permettre à un ponton de pose de naviguer pour atteindre les lieux de la traversée envisagée, puis de mettre en place l'installation complète d'une traversée donnée avant que le ponton ne se trouve pris dans les glaces. De plus il n'est pas du tout certain que l'on puisse étendre les techniques de barge classiques à des profondeurs d'océan de 1tordre de 240m à 370 m. Il a déjà été parlé des courants Artiques. L'un des aspects les plus intéressants de cette question c'est que lesdits courants existent tout le long de l'année indépendamment du fait que les eaux Artiques soient couvertes ou non de glace. De plus les courants ont une tendance à s'inverser dans un bref intervalle de temps. Dans les conditions normales d'application des techni#ques de barge de pose, quand un pipeline est posé dans un détroit où règnent des courants, la barge peut être manoeuvrée de façon à se poser dans une position telle que, lorsque la canalisation se détache de la poupe du ponton de pose et du point final de la position submergée du support, la canalisation parte effectivement suivant la tengente.Cela donne l'assurance que la canalisation ne sera pas surchagée en direction latérale ou horizontale par suite de l'action des courants sur la canalisation. En outre le ponton peut dtre déplacé latéralement par rapport à l'axe désiré pour la canalisation de façon à compenser les déviations que subit la canalisation par suite des courants afin que le pipeline soit maintenu sur le fond de l'océan dans un alignement convenable et suive la route qui avait été fixée d'avance Lorsque le courant s'inverse, la barge modifie sa position de cap et sa position latérale relativement à l'axe de la canalisation posée de façon à maintenir la condition -de pose exigée. La présente invention se donne pour objet de surmonter les difficultés de ce genre d'opération sur l'eau dans les conditions de l'arctique en utilisant la surface de la. glace comme surface de travail. Cependant il n'est pas très facile ni pratique d'adap ter les techniques classiques du ponton de pose à une opération du type de celle effectuée à la-surface de la glace. Pour faciliter l'emploi d'une technique de ponton de pose sur une surface glacée, il serait nécessaire de remorquer un traîneau semblable a une barge sur la glace en posant la canalisation à travers une fente ou échancrure taillée dans la glace. Une telle#conception pose bien des problèmes.Le poids de ladite barge sur glace et la charge qu'elle aurait à porter pour soutenir la canalisation pendant la pose provoquerait probablement la rupture de la glace. Autre difficulté de même importance, et qui ne se présente pas dans le cas de la barge flottante, le support qui soutient la partie convexe de la canalisation doit passer à travers une fente ou échancrure relativement étroite taillée dans la glace. En admettant qu'on puisse tailler une fente de largeur suffisante, l'orientation du support devrait être ajustée de façon à éviter les surcharges , dont il a été parle, qu'imposeraient à la canali sation,a l'endroit où elle quitte le support, les déviations latérales imposées par l'action des courants sur ladite canalisation.Mais pour réaliser cette orientation, il faudrait creuser un caniveau ou échancrure extrêmement large dans une glace très épaisse de sorte que le support orienté ne puisse pas venir s'accrocher sur la partie inférieure de l'épaisseur de glace elle même. Meme si ces conditions invraisemblables sont satisfaites, une autre complication se présente: celle du déplacement latéral de la conduite. Du fait que le traîneau remplaçant la barge serait situé sur le dessus de la glace tandis que le support ferait saillie à travers la fente dans la glace, il serait impossible de manoeuvrer la barge de façon à la déplacer latéralement par rapport à l'échancrure pour compenser les grandes déviations dues au courant et en même temps pour maintenir le support dans ledit chenal.Sans cette manoeuvre de surface qui est utilisée dans la méthode classique des barges, la pose de la canalisation le long d'un parcours déterminé serait pratiquement impossible En effet la canalisation présenterait dans sa position définitive sur le fond un profil en zigzag dfl à l'action des courants de sens inverse L'ordre de grandeur de ces déviations dans l'alignement peut aller jusqu'à une centaine de mètres et même plus avec pour conséquence le risque de surcharger la canalisation jusqu'à y produire un défaut. Il est donc manifeste que la technique normale des pontons de pose flottants est impraticable pour les pipelines à poser dans l'arctique par suite de la présence pendant la majeure partie de l'année, d'une glace très épaisse. De plus on voit également que l'utilisation d'un tratneau se substituant à la barge et travaillant à la surface de la glace, présente de graves défauts. Il a été proposé précédemment de poser un pipeline immergé en partant d'une surface glacée, au moyen d'un dispositif semblable à une barge qui était remorqué à la surface de la glace et qui portait une coulisse de guidage se prolongeant vers le bas et vers l'arrière ou un élément semblable au support déjà cité, ladite coulisse ou ledit support étant chauffés de telle façon qu'elle ou il puisse découper dans la glace une fente à mesure que la barge était traînée sur la glace. La canalisation était descendue jusqu'au fond de l'eau par le support à travers la fente que ce dernier avait créée dans la glace. Le fait que la profondeur de la mer le long des plus favorables des routes proposées pour le pipeline dans les régions Artiques dépasse 240 m et approche parfois f0 m en même temps que l'épaisseur considérable deNace aoe ron yrencatre rend cette proposition inapplicable pour l'utilisation dans les régions du Grand Nord. Il est manifeste qu'il serait utopique de vouloir faire fondre une fente dans une glace très épaisse et tout aussi utopique d'essayer de poser une canalisation dans des régions où l'on rencontre des courants transversaux. De plus,la disposition ne comportant qu'un simple support comme dans la solution antérieure, ne supporterait pas convenablement le pipeline pour la pose dans les grandes profondeurs. Le système selon la présente invention pour la pose sous l'eau, à travers une fente découpée dans la glace, d'une canalisation disposée au préalable sur la surface de la glace comprend: une coulisse de guidage pour la pose sous l'eau de la canalisation; des moyens de support disposés sur la glace, comprenant des moyens pour supporter dsune façon réglable la coulisse de guidage à travers ladite fente en une série de points et à des profondeurs différentes en-dessous de la surface de la glace de façon à donner à ladite coulisse de guidage une forme fixée d'avance capable de supporter la canalisation et comprenant aussi des moyens pour soulever la canalisation et la faire avancer dans la coulisse de guidage; des moyens pour contrôler le profil de la coulisse de guidage; et enfin des moyens pour faire déplacer le système sur la glace. Suivant une forme de réalisation préférée de ltinvention la coulisse de guidage est suspendue comme un pendule aux moyens de support. Dans une forme de réalisation préférée, les moyens-de support disposés sur la glace comprennent un train de chevalets mobiles, chaque chevalet chevauchant la fente découpée dans la glace et au moins quelques uns de ces chevalets pouvant supporter, à l'aide de cables et de façon réglable, une portion de la coulis s- de guidage opérant la pose de la canalisation; et au moins les chevalets antérieurs des moyens de support étant munis de moyens pour soulever la canalisation pour faciliter son introduction dans la coulisse de guidage Selon une caractéristique de l'invention on peut également prévoir des moyens pour appliquer une force de tension à la canalisation dans la direction de déplacement du train de chevalets. La coulisse de guidage peut s'étendre depuis la surface de la glace jusqu'd pratiquement le fond de l'eau ou bien, conformément à l'autre caractéristique de l'invention dans laquelle-l'on applique une force de tension à la canalisation dans la direction du déplacement du train, ladite coulisse de guidage peut s'arr & ter à une certaine distance du fond de 1 'eau. Selon une autre caractéristique de l'invention les moyens pour déplacer le train sur la glace comprennent des moyens assurant l'interconnesion entre les divers chevalets constitués d'un côté de la fente par une série de barres de traction et, de l'au- tre côté de cette férrte,par un système de caves commandé par un treuil et capable de régler la position angulaire relative des chevalets sur la surface de la glace. L'invention sera mieux comprise par la description-de certains des modes de réalisation préférés donnés ici à titre illustratif et sans aucun caractère limitatif, qui en sera faite à l'aide des dessins annexés dans lesquels la figure 1 est une vue schématique d'un train selon la présente invention se déplaçant le long d'une surface de glace; la figure 2 est une vue en élévation latérale du môme dispositif montrant un système dans lequel la coulisse de guidage s'étend jusqu'au fond de l'eau; la figure 3 est une vue analogue à la figure 2 nais dans laquelle la coulisse de guidage se termine avant d'arriver aubnd de l'eau. la figure 4 représente une vue de profil d'un détail de la coulisse de guidage; la figure 5 représente un détail de la coulisse de guidage vu dans la direction de pose de-la canalisation. la figure 6 représente un détail du chevalet vu dans la direction de pose de la canalisation; et, la figure 7 est une vue de détail en plan de la partie terminale du train montrant les moyens de connexion entre les chevalets. En raison des conditions extrêmement rigoureuses qui sévissent dans les régions Artiques, on désire que la plus grande partie des tâches nécessaires pour poser la canalisation soit effectuée à l'abri et c'est ainsi que la conduite 10,qui doit entre posée sous l'eau, est préférablement préfabriquée dans une zone abritée en grandes longueurs, mettons de plusieurs centaines de mètres. Les longueurs de conduite sont transportées et amenées sur un tracé préparé sur la glace le long d'une fente 14 qui est ou qui doit être découpée dans celle-ci0 On laisse alors reposer la canalisation sur des rouleaux 15 dans ltattente de la pose. Un système pour la pose de pipeline sous-marin 10 comprend un train 11 de chevalets mobiles 12 qui sont montés sur des re mordues, des traineaux ou autres véhicules, et sont remorqués au moyen de tracteurs 13 dans la direction de la fente 14 découpée dans la glace, grâce a un engin 16 approprié. Les remorques, traineaux, etc., pour des raisons de sûreté, peuvent être capables de flotter. Les chevalets (voir spéçialement la fig. 6) chevauchent la fente découpée dans la gl-ace et sont munis d'un palan mobile 20 sur lequel passe un câble 21. Le câble 21 s'enroule sur le tambour d'un treuil 22. Les câbles des chevalets antérieurs 12;, 12b, 12c, 12d, 12e, portent des galets normalisés pour saisir la canalisation en la prenant sur les rouleaux 15 et pour l'ame- ner à la coulisse de guidage 25. La coulisse de guidage 25,q'ipett#tre constituée#d'une série de portions individuelles 25a articulées entre elles de façon à pouvoir pivoter dans le plan vertical, est supportée comme un pendule par les câbles 21 des autres chevalets 12f, 12g, etc., du train. En 21a et 21b, on aperçoit deux formes alternatives d'élingage. Les câbles, en ce qui les concerne, peuvent porter des marques ou être munis de tout autre dispositif permettant de mesurer la longueur du câble qui a été filé pour déterminer la profondeur sous la surface des diverses sections de la coulisse de guidage. La coulisse de guidage 25 peut être d'une configuration générale triangulaire comme le montre bien la figure 5, et porte des galets 26 entre lesquels passe la conduite.Les portions 25a de la coulisse de guidage sont munies de butées 25s pour limiter la flexion et le câble 25c pour limiter la flexion inverse. Les portions 25a peuvent être munies de chambres de flottabilité B qui peuvent être plus ou moins remplies d'eau de façon à assurer une flottabilité variable de portions. Les tracteurs 13, dans la forme de réalisation présentée, font partie des moyens destinés à déplacer le train Il le long de la glace et sont reliés par câble à quelques-uns des chevalets. Les chevalets sont eux-mêmes individuellement reliés, pour former une partie des moyens de déplacement du train sur la glace, au moyen de barres de traction 30 reliant lesdits moyens de support, par exemple des traîneaux 31, sur un des cô -tés de ladite fente. Les systèmes de câble 33 sont ancrés en 33a à 11 arrière des traîneaux 34, passent sur des poulies 35 et viennent #accrocher sur les traîneaux 31.Les barres de traction 30 sont de préférence reliées aux traîneaux 31, de telle sorte qu'il y ait un certain jeu dans le mouvement entre la barre de traction et le traîneau et que tout pivotement angulaire d'un chevalet particulier par rapport au train soit commandé au moyen de treuils 38. La tension est maintenue sur l'ensemble du train, en cas de besoin, par l'intermédiaire de tracteurs arrière 40 (voir fig.7) qui interviennent comme des chariots de freinage. Comme signalé précédemment, la glace, au voisinage des bords de la fente, ne peut être soumise qu'à des charges limitées et la configuration du chevalet qui chevauche la fente, non seulement répartit la charge, mais permet sa distribution sur une surface beaucoup plus grande qu'il ne serait possible avec des méthodes classiques. Comme on peut le voir sur la figure 6, les traîneaux 34, 31 sont montés aux deux extrémités de la-travée de chaque chevalet constituant une grue à portique, de telle façon qu'ils peuvent absorber des variations dans le niveau du terrain. On comprend bien entendu que les chevalets pourraient être automoteurs et montés sur roues ou sur chenilles. Durant l'opération de pose, des sondages du lit de l'océan en dessous de la fente sont effectués de telle façon que les opérateurs possèdent une connaissance complète du fond de l'océan dans la direction du déplacement en avant du train. Le train 11 est mis en position et s'avance le long du tracé de la canalisation pendant que les chevalets antérieurs 12a à 12e soulèvent la conduite et la déplacent de sa position de repos au moyen des palans mobiles 20, pour l'amener progressivement audessus de la coulisse de guidage 25, de façon à l'introduire dans celle-ci. Les rouleaux 15 agissent comme faisant partie des moyens de support de la conduite disposés sur la glace, en fournissant une partie des moyens d'introduction de la canalisation dans la coulisse de guidage 25.Le frottement entre les rouleaux 15 et la canalisation tend à freiner celle-ci au fur et à mesure de son avancement dans la coulisse de guidage 25. Le dispositif d'introduction de la canalisation comprend également, dans une réalisation préférée, un treuil W qui régularise la longueur de canalisation, de façon à compenser les variations dans la longueur de la canalisation suspendue lorsque la profondeur varie, comme c'est le cas par exemple lorsqu'on stéloi- gne ou qu'on s'approche du bord du rivage La coulisse de guidage 25 peut s'étendre depuis la surface de la glace jusqu'au lit de l'océan (voir 25s fig. 2), de telle façon que la canalisation 10 soit guidée depuis la surface juç- qu'au fond de l'océan en étant complètement supportée, sans qu'à un moment quelconque elle subisse des contraintes exagérées par suite d'une flexion lui faisant prendre un profil allant au-delà du profil prévu.Pour y parvenir, chacun des câbles 2', provenant de chacun des chevalets, doit avoir une longueur calculée, de façon à tenir compte de la distance entre la surface de la glace et le lit de l'océan et à suivre les variations du fond de la mer. Le personnel peut déterminer, à partir des caractéristiques physiques de la conduite, les limites du profil à donner à la coulisse de guidage pour éviter une contrainte exagérée de la canalisation. Etant donné que l'on connaît la longueur du train et de la coulisse de guidage, et que l'on connaît également le profil du fond de l'océan, la longueur de chaque câble, pour permettre de réaliser le profil de pose exigé pour la coulisse de guidage, afin d'assurer la mise en place de la canali sation, peut être calculée. Les treuils 22 règlent les longueurs de câbles pour obliger la coulisse de guidage 25 à prendre la forme désirée. Le marquage des câbles (ou un autre moyeux sert comme contrôle du profil de la coulisse de guidage.En raison des nombreuses variables qui interviennent dans ce calcul, il peut être préférable de s'équiper d'un ordinateur pour faciliter le calcul des différentes longueurs de câble et pour commander automatiquement chacun des tambours de treuil 22. La canalisation peut être soumise à une force de traction au moyen d'un dispositif d'ancrage permettant sa mise en tension, représenté schématiquement en 43, qui peut être ancré sur un point du rivage ou sur la surface de la glace. Cette force de traction dans la canalisation interviendrait comme dispositif de sécurité si l'un ou plusieurs des différents câbles 21 venaient à céder. L'ancrage de mise en tension peut aussi agir comme faisant partie des moyens d'alimentation de la canalisation dans la coulisse de guidage, si on l'utilise pour compenser les réglages de longueurs de canalisation que peuvent exiger les variations du contour du fond de la mer, comme on en rencontre par exemple en s'approchant ou en s'éloignant du rivage, comme dit précédemment. Dans une seconde méthode de fonctionnement (voir fig. 3), la coulisse de guidage 25b ne va pas jusqu'au fond de l'océan et la section lOp de la canalisation fonctionne alors comme une poutre. Dans cet exemple, la coulisse de guidage 25 présente un profil différent et, dans cette méthodes L'application d'une force de traction à la canalisation 10 devient indispensable. Si la canalisation et la coulisse de guidage 25 rencontrent des courants transversaux pendant la pose, la tendance de la canalisation et de la coulisse de guidage à dériver en dessous de la surface de la glace en s'éloignant de la fente est contrebalancée par le fait que ladite canalisation et ladite coulisse de guidage agissent sur les câbles d'une façon qui ressemble beaucoup à celle d'un pendule. Autrement dit, la canalisation et la coulisse de guidage supportées par des câbles produisent un couple de rappel qui intervient pour s'opposer à l'action du courant. Cet effet de pendule réduit dans une très large mesure la tendance à dériver. L'est de pendule peut être modifié à volonté par le remplissage ou lvévacuation des chambres de flottabilité de la coulisse de guidage 25. Il est facile de comprendre,bien entendu, que le câble 21 pourrait être remplacé par des chaînes, par des li#ens flexibles, par des barres télescopiques ou autres dispositifs convenables. Dans le cas d'un défaut dans la canalisation, le système peut être renversé, c'est-à-dire que les tracteurs arrière 40 deviennent alors les dispositifs moteurs, les traîneaux sous les divers chevalets sont inversés, la tension est appliquée à la canalisation et le système se déplace dans une direction opposée pour récupérer la canalisation posée et la sortir du fond de l'océan, jusqu'à ce que la partie endommagée revienne à la surface pour y être réparée. Comme il va de-soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes dtapplication et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. En particulier, bien que tout ce qui précède ait été décrit en se référant à une canalisation de très grande longueur, le système fonctionnerait tout aussi bien ayec une canalisation fabriquée sur place immédiatement à l'avant du train de chevalets REVENDICATIONS 1. Système pour la pose sous l'eau, à travers une fente découpée dans la glace, d'une canalisation disposée au préalable sur la surface de la glace, lequel système est caractérisé par le fait qu'il comprend : une coulisse de guidage pour la pose sous l'eau de la canalisation; des moyens de support disposés sur la glace, comprenant des moyens pour supporter d'une façon réglable la coulisse de guidage à travers ladite fente en une série de points et à des profondeurs différentes en dessous de la surface de la glace, de façon à donner à ladite coulisse de guidage une forme fixée d'avance capable de supporter la canalisation, et comprenant aussi des moyens pour soulever la canalisation et la faire avancer dans la coulisse de guidage; des moyens pour contrôler le profil de la coulisse de guidage; et des moyens pour déplacer le système sur la glace. 2. Système selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la coulisse de guidage est suspendue comme un pendule aux moyens de support. 3. Système selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la canalisation à poser est préfabriquée en grandes longueurs. 4. Système selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les grandes longueurs préfabriquées sont placées au voisinage immédiat du tracé de la fente, supportées par une série de rouleaux montés sur la glace, lesdits rouleaux faisant partie des moyens pour faire avancer la canalisation dans la coulisse de guidage. 5. Système selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la coulisse de guidage est munie de dispositifs permettant de faire varier sa flottabilité. 6. Système selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les moyens de support disposés sur la glace comprennent un train de chevalets mobiles, chacun des chevalets chevauchant la fente découpée dans la glace et au moins quelques-uns desdits chevalets étant en mesure de supporter, à l'aide de câbles et d'une façon réglable, une portion de la coulisse de guidage posant la canalisation; et qutau moins les chevalets antérieurs des moyens de support sont munis de moyens pour soulever la canalisation et pour faciliter son introduction dans ladite coulisse de guidage. 7. Système selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la coulisse de guidage posant la canalisation s'étend depuis la surface de la glace jusqu'à pratiquement le fond de l'eau. 8. Système pour la pose sous l'eau à travers une fente,décou- pée dans la glace, d'une canalisation disposée au préalable sur la surface de la glace, lequel système est caractérisé par le fait qu'il comprend : une coulisse de guidage pour la pose sous l'eau de la canalisation; des moyens de support disposés sur la glace comprenant des moyens pour supporter de façon pendulaire et et réglable la coulisse de guidage à travers ladite fente en une série de points et à des profondeurs différentes en dessous de la surface de la glace, de façon à donner à ladite coulisse de guidage une forme fixée d'avance capable de supporter la canalisation et comprenant aussi des moyens pour soulever la canalisation et la faire avancer dans la coulisse de guidage; des moyens pour contrôler le profil de ladite coulisse de guidage; des moyens, situés sur la surface de la glace, pour appliquer une force de traction à la canalisation dans la direction de pose de celle-ci; et des moyens pour déplacer le système sur la glace. 9. Système selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la coulisse de guidage pour la pose de la canalisation ne s'étend pas jusqu'au fond de l'eau. 10. Système selon la revendication 6, caractérisé par le fait que les moyens de déplacement du train sur la glace comprennent des moyens assurant l'interconnexion entre les divers chevalets, constitués, de l'un des côtés de la fente, par une série de barres de traction et, de l'autre côté de cette fente, par des moyens appropriés capables de régler la position angulaire relative des chevalets sur la surface de la glace.