La présente invention se rapporte à des lasers à gaz, c'est-à-dire à des lasers dans lesquels le milieu actif est un gaz. L'invention est décrite avec référence à un laser à gaz carbonique (CO2), mais il.est entendu qu'elle peut également être utilisée 5 dans d'autres lasers à gaz. D'une manière générale, un laser à gaz comprend un tube rempli de gaz, formant une cavité optique, et au moins deux électrodes à l'intérieur du tube, pour produire une décharge électrique. Dans le cas d'oscillateurs, le tube est fermé à une extrémité par 10 un miroir à réflexion totale, et à l'autre extrémité par un miroir à réflexion partielle, cette dernière étant l'extrémité de sortie du faisceau laser. Dans le cas d'amplificateurs, les miroirs sont remplacés par des fenêtres à travers lesquelles le rayon laser à amplifier entre et sort. Le milieu laser est le gaz contenu dans 15 le tube, qui peut être composé d'atomes, de vapeur métallique ou de molécules. Dans le laser à gaz carbonique, le gaz est composé principalement d'hélium, avec de petites quantités de gaz carbonique et d'azote. La décharge électrique dans le tube fournit des électrons énergétiques qui entrent en collision avec les corpuscu-20 les de gaz actif et les excitent à de plus hauts niveaux d'énergie. Il en résulte une "inversion de population", nécessaire à l'action laser, qui se manifeste lors de la dépopulation ou retour des corpuscules à leur état normal. Les lasers en général, et ceux à gaz carbonique en par-25 ticulier, sont maintenant bien décrits dans la littérature. On peut se reporter par exemple à 1'article."Lasers à gaz carbonique, de grande puissance", par C.K0W0 Patel, Scientific American 1968, pages 23 à 33. Par conséquent, les détils de construction et de fonctionnement de ces appareils sont bien connus. *3@ Dans le laser usuel à gaz, le tube est en. matière isolan- i te, verre ou quaïtz par exemple. Ces appareils sont en général caractérisés par la nécessité d'une haute tension entre les électrodes, un mauvais refroidissement, un prix de fabrication élevé et/ou une fragilité importante. 35 On connait également les lasers du type à faible diamètre, réalisés en plusieurs éléments en matière électriquement conductrice, séparés par des entretoises isolantes. Dans cette construction, conçue principalement pour améliorer le refroidissement, on retrouve les caractéristiques essentielles du laser en tube isolant, avec 40 la plupart de ses inconvénients. Ce type de laser est décrit plus ~ 70 45518 complètement ci-dessous» Suivant un aspect de la présente invention., on réalise un laser, comprenant un tube, qui contient un gaz, et au moins deux électrodes produisant une action laser à excitation électri— 5 que, caractérisé en ce que le tube est électriquement conducteur, de façon continue sensiblement sur toute sa longueur entre les électrodes, le tube étant .isolé des électrodes et à un potentiel électrique flottant par rapport à elles deux. Il est inattendu qu'un laser comportant un tube électri-10 quement conducteur, comme indiqué ci-dessus, ait un fonctionnement satisfaisant. C'est parce qu'on croyait habituellement qu*une décharge de gaz stable, comme c'est le cas, ne pouvait pas être obtenue dans un tube électriquement conducteur dont la longueur est beaucoup plus grande que le diamètre, bien qu'on ait montré qu' 15 un arc électrique stable pouvait être maintenu dans un tube dont les parois sont en matière isolante et en matière métallique mince alternéeso On a trouvé toutefois, suivant l'invention, qu'une action laser à excitation électrique pouvait être obtenue dans un tube électriquement conducteur, et qu'un laser satisfaisant pouvait 20 être construit avec un tel tube. Plusieurs avantages importants résultent de cette construction. Le mécanisme de conduction de l'électricité à travers un gaz, dans un tube électriquement conducteur, est différent de 25 celui qui se produit dans un tube isolant„ Dans le tube conducteur utilisé dans le laser suivant la présente invention, il suffit d* une tension de décharge beauepup plus faible que dans le tube isolant de laser usuel. Par exemple, dans la forme de réalisation décrite plus loin à propos de la figure 1, il faut une tension de 30 l'ordre de 8000 volts/mètre avec le tube isolant usuel, et seulement environ 800 volts/mètre avec un tube conducteur (dans le laser de la figure 1, la tension utilisée est de 850 volts, pour une distance de 0,5 m entre les électrodes). Cette différence de tension résulte de ce que la paroi isolante, dans le laser usuel, 35 agit seulement comme siège d'une charge négative de surface, tandis que la paroi conductrice, dans la nouvelle construction, influence la décharge par son potentiel, car elle absorbe les ions positifs du plasma de décharge et les électrons de la cathode, et elle émet des électrons par différents mécanismes secondaires. 40 Dans la construction suivant la présente invention, le 2073481 BAD ORIGINAL 70 45518 3 2073481 potentiel de la paroi du tube par rapport au plasma devient plus négatif vers l'anode. Un courant à la fois radial et coaxial est maintenu dans la décharge, ainsi qu'un courant dans la paroi du tube, variable le long du tube<> 5 Une deuxième forme de réalisation, qui permet au laser de produire une puissance de sortie sensiblement plus forte tout en conservant les avantages et caractéristiques du laser à tube métallique ou conducteur, est décrite plus loin. Les indications ci-dessous permettront de mieux comprendre cette forme de réali-10 sation. On sait qu'il y a une température optimale d'électron pour l'excitation du niveau laser supérieur dans les lasers à gaz. La température d'électron est une fonction presque linéaire du rapport E/p, où E est le champ électrique par unité de longueur, 15 et p est la pression du gaz dans le laser. Dans un laser à tube isolant, la puissance produite peut être augmentée par l'augmentation de la longueur, puisque cela accroît le volume et le nombre de molécules actives du gaz» La température d'électron optimale est maintenue par augmentation de la 20 tension totale du tube, ce qui maintient E optimal. Le gradient de tension dans la partie active de la décharge reste le même. . Dans un laser suivant la présente invention, dont la paroi du tube est électriquement conductrice, le rendement total de puissance ne peut pas être augmenté par simple augmentation de la 25 longueur du tube, comme dans un tube isolant. Il existe, au contraire, une longueur de tube optimale, pour les raisons suivantes. Le plasma de décharge et le tube métalliquefceuvent être considérés comme une ligne de transmission.avec distribution des constantes (voir figure 3) ; les impédances étant non linéaires, 30 suivant une loi telle que la tension V sur chacun des éléments est Vr=KQI avec n^o. Cette propriété électrique du plasma de décharge incandescente est bien connue et a été utilisée, par exemple dans la tension de stabilisation au moyen de tubes de décharge à incandescence» On voit facilement que l'addition ou la soustrac-35 tion d'élément additionnels d'impédance, au centre de la ligne de transmission, provoque seulement de légers changements de l'impédance totale, dont la valeur dépend surtout des impédances des éléments les plus près des extrémités» Le résultat expérimental, qui montre qu'il n'y a pratiquement pas de modification de la tension 40 de décharge lorsqu'.on modifie la longueur du tube, peut maintenant 70 45518 ' 2073481 être expliqué à l'aide du circuit équivalent, c'3-s st-à-ciire sur la base de l'impédance constante» Avec une tension de décharge constante pour des longueurs de tube différentes, l'intensité du champ axial est faible pour un 5 tube long, et forte pour un tube de décharge court. Comme déjà indiqué, une température d'électron optimale, pour l'excitation du niveau laser supérieur, est obtenue pour un certain rapport E/p (champ électrique/pression de gaz). Par conséquent, si on désire optimiser la température d'électron dans un tu-10 be métallique long (E faible), il faut travailler avec des près» sions de gaz faibles» Cette faible pression correspond malheureusement à un plus petit nombre de molécules de COg. Par conséquent, dans un laser à tube métallique, la puissance de sortie ne peut pas être accrue par simple augmentation de longueur du tube de dé-15 charge, comme dans le cas des lasers à tube isolant. La situation dans un laser à tube métallique peut être résumée comme suit. La longueur du tube conducteur n'affecte pas son impédance, ou la chute de tension à travers lui. Mais elle affecte l'intensité du champ électrique E, qui est à peu près inver-20 sement proportionnelle à la longueur du tube. On obtient ainsi la puissance optimale, pour une longueur donnée de tube, avec la valeur E/p optimale, par réglage de la pression de gaz. Dans un tube long, cette pression optimale est plus faible que dans un tube court. D'autre part, plus la pression est élevée et plus il y a 25 de C02 dans le tube, plus la puissance laser est élevée. Mais à des pressions trop élevées, correspondant à des tubes trop courts, la décharge est instable et ne peut pas être maintenue. Il existe donc, comme le demandeur l'a montré expérimentalement, une longueur optimale de tube, pour chaque diamètre. Pour 30 cette longueur optimale, on obtient un rapport E/p qui permet une puissance optimale, avec une pression assez élevée pour admettre une grande quantité de molécules de CO2, mais pas trop élevée toutefois pour éviter l'instabilité de la décharge électrique. La longueur optimale de tube peut être déterminée expéri-35 mentalement, pour toute combinaison particulière des paramètres de tube, par construction de tubes de différentes longueurs et détermination de la lohgueur, relativement au diamètre d'alésage, pour laquelle la puissance de sortie est maximale 70 45518 5 2073481 A partir des considérations ci-dessus, le demandeur a trouvé que la puissance de sortie du laser à tube métallique peut être augmentée par connexion en série, de deux ou plusieurs tubes de décharge de longueur appropriée. Ce-la correspond à l'interrup— 5 tion de la ligne de conductivité infinie (paroi du tube) dans le circuit équivalent, L'impédance effective du circuit peut ainsi être augmentée par un facteur sensiblement égal au nombre d®éléments • Chaque élément de tube a les mêmes caractéristiques qu3un tube unique. La puissance de sortie, dans un laser à tube metaili-10 que à plusieurs éléments, est par conséquent sensiblement égals à la puissance dsar» élément unique, multipliée par le nombre d'éléments . Suivant un autre aspect de la présente invention, on réalise un laser qui comprend un tube, contenant un gaz, et au moins 15 deux électrodes espacés, pour la production d'une action laser à excitation électrique a l'intérieur du tube ; ce laser est caractérisé en ce que la paroi du tube est constituée d'une pluralité d'éléments conducteurs» dans la direction axiale, chaque élément étant de longueur optimale pour assurer la température d'électron 20 oDtioiale et obtenir la puissance maximale, les dits éléments étant isolés les uns des autres et par rapport aux électrocoss Dans un laser a CO^, dont les paramètres ont les valeurs indiquées ci-après à titre d2exemple, on obtient ces résultats*particulièrement bcns lorsque le tube a un diamètre intérieur dlu 25 moins 10 mm et que chaque élément conducteur a ur.e longueur (longueur optimale) de 5 à S fois le diamètre intérieur. Dans la réalisation mentionnée ci-dessus, et décrite plus complètement à prcpcs de la figure 4, la longueur optimale de chaque élément, déterminée expérimentalement, est de 175 sam, avec un alésage de c8est-s» 30 dire une longueur égale à 6 fois le diamètre• Le tube comporte deux branches symétriques et deux éléments arétalliquee dans chaque branche, produisant chacune une puissance de 35 watts• Lorsqu'on ajouts un élément supplémentaire à chaque branche, pour cbter.ir'an tubs à trois' éléments, chaque branche fournit alors une puissance de 50 35 watts. Cette puissance peut être à nouveau accrue par simple adjonction d'éléments métalliques mutuellement isolés, ayant chacun une longueur optimale. On a déjà mentionné les lasers à faible diamètre, constitués de plusieurs éléments en matière conductrice séparés par des 40 entretoises isolantes. La présente invention se distingue, par plu- BAD ORIGINAL 70 45518 6 2C73481 sieurs pointsg des lasers de ce type. Tout d'abord 5 le diamètre intérieur de ces le sers à ions est généralement très petit, d® î3ordre de 1 a 23m 9 alors que 1* alésage des lasers suivant la présente intention ast nettement 5 plus importantP au moins 10 en "artic2^ïm dans 1*exemple aecrito D'autre part', le tube des lasers à ions d® faible diamètre , étant constitué d'un grand nombre de disques isolants minces, alternant avec des disques conducteurs, présente les caractéristi- '0 3i.es essentielles d'un tube isolant, en ce que chacun des disques conducteurs est à un potentiel plus élevé que le précédent, de aorte que le gradient de potentiel suivant la longueur de la surface intérieure du tube correspond à celle qui existe le long de la surface intérieure d8un tube isolant» En fait, les disques con--î5 ducteurs, dans le laser à ions de faible diamètre, ont simplement •pour but de créer une conductivité thermique dans une direction radiais, pour améliorer le transfert de chaleur du tube tout sn con-3©r*?ani la différence de potentiel le long de la paroi du tube, copwbô dans le cas d1un tube isolant. Dans le laser suivant la pré-iû sente invention, par contre, les caractéristiques globales du tube correspondent essentiellement â celles d'une paroi métallique, plu-têt qu'a une paroi isolante. Il possède les avantages de la construction à tube métallique, avec l'avantage supplémentaire que la puissance de sortie peut être augmentée 'par simple addition d'élé— 25 s'snts de tube métallique supplémentaires, ayant chacun une longueur optimale» L'invention sera mieux comprise à la lumière de la description de ses formes de réalisation, non limitatives, représentées sur les dessins annexés» 30 Fig. 1 est une coupe longitudinal® d'une forme de réalisa tion tisim laser à gaz conforme a la présente invention. Fig. 2 est une perspective fragmentaire, avec coupe transversal -s, d'une variante de réalisation du laser à gaz de la figure 1 e 35 Fig. 3 est un circuit équivalent d8une ligne de transmis sion à constantes distribuées. Fig, 4 représente, en coupe longitudinale, une autre forme de réalisation de l'invention. Le laser à gaz représenté sur la figure 1 est du type à 40 deux tubes jumelés comportant deux branches symétriques ayant une BAD ORIGINAL 70 45518 7 2073481 cathode 2 commune et deux anodes séparées, 4 et 6» Chaque électrode est constituée par une courte pièce métallique tubulaire Deux pièces d'extrémité 20 et 22, en tube métallique, comportant des raccords 20' et 22' respectivement, pour l'admis— 15 sion du gaz. La cathode 2 comporte un raccord 2* pour la sortie du gaz. La cavité du laser est terminée à une extrémité par un miroir arrière 24 à réflexion totale, et à l'autre extrémité par un miroir de sortie 26 à réflexion partielle. Il est entendu que les lasers peuvent comporter un seul 20 élément, c'est-à-dire seulement deux électrodes (par exemple 2 et 4) et un tube métallique (par exemple 8), ou plusieurs éléments, au lieu,de deux éléments comme représenté. Dans tous les cas, le tube de la figure 1 (à la différence de celui de la figure 4) est conducteur sensiblement sur toute sa longueur axiale entre les élec-25 trodes, mais il est, bien entendu, isolé des électrodes et se trouve à un potentiel électrique flottant par rapport à elles. Le laser peut être refroidi par circulation d'eau dans des enveloppes ou serpentins de refroidissement 28 et 30, consti-tuéa par d'autres tubes soudés directement aux tubes 8 et 10. Si 30 on le désire, la cathode 2, les arodes 4 et 6, et les pièces d'extrémité 20 et 22 peuvent également être munies de circuits de refroidissement . Dans la forme de réalisation de la figure 1, toutes les parties métalliques 2f 4,6, 8, 10, 20 et 22 sont en tube de cuivre 35 de même diamètre intérieur de 38 mm» Les serpentins de refroidissement 28 et 30 sont en tube de cuivre de 8 mm de diamètre. Le gaz utilise est un mélange de gaz carbonique et d'hélium, avec une pression partielle de 1,5 torr d'hélium et 0,5 torr de gaz carbonique (1 torr = 1mm de mercure). Une pompe a vide, d'un débit de 50 40 l/mn, est connectée à la cathode 2. Chaque moitié de la décharge, 70 45516 8 2073481 c'est-à-dire entre les électrodes 2, 4 et 2,6 respectivement, fonctionne a 850 volts et 200 mA. Le miroir réfléchissant 24 est constitué par un film d'or déposé par vaporisation sur un substrat en verre concave d'un rayon de courbure de 1,5 mètre. Le rayon laser 5 sort par un trou de 3 mm de diamètre, dans le miroir de sortie 26, en or, le trou étant recouvert d'une fenêtre en NaCl. L'action las.er est obtenue sans difficulté, et le système peut fonctionner de façon continue pendant plusieurs heures, fournissant une puissance de sortie de 2 à 10 watts. 10 Comme les serpentins de refroidissement 28 et 30 sont disposés autour des parties tubulaires métalliques du laser, en contact avec celles-ci, on obtient un refroidissement très efficace du tube de laser, pendant le fonctionnement. Un autre moyen de refroidissement du laser consiste à 15 prévoir des ailettes à l'intérieur des tubes métalliques 8 et 10. C'est le cas de la forme de réalisation représentée sur la figure 2, qui concerne un tube métallique 8* muni de nervures ou ailettes intérieures 32, disposées longitudinalement. Les électrodes peuvent également comporter des nervures intérieures. Comme déjà indiqué, 20 la surface de refroidissement est ainsi augmentée et la distance pour la conduction de la chaleur diminue, ce qui améliore l'échange de chaleur du gaz contenu dans le tube. Un autre avantage du laser à tube métallique suivant 1' invention consiste en ce qu'il peut être modulé de façon simple, 25 ce qui permet de l'utiliser pour la transmission de la parole, ou d'autres informations. Comme indiqué plus haut, le potentiel du tube métallique conserve une valeur déterminée, pendant une décharge stationnaire. Par contre, des modifications relativement faibles imposées au potentiel de la paroi produisent des variations impor— 30 tantes de la décharge, qui influencent à leur tour l'action laser. En cela, la décharge en tube métallique est semblable à une triode à vide, de type connu, dans laquelle une petite variation du potentiel de grille produit un changement important du courant d'anode . A titre d'exemple, on module le potentiel de tube du 35 laser à tube métallique décrit plus haut, en fonction de la parole, par l'intermédiaire d'un microphone et d'un audio-amplificateur. On constate que le rayon laser est modulé en amplitude, avec un degré de modulation important. Un détecteur pyro—électrique intercepte le rayon laser et le signal est envoyé à un haut-parleur, par l'in-40 termédiaire d'un amplificateur. BAD ORIGINAL 70 45536 9 2073481 Le signal de modulation6eut être appliqué entre la cathode et la paroi du tube, entre l'anode et la paroi du tube, ou entre la cathode et l'anode. On a ainsi appliqué des signaux allant jusqu'à 50 volts, et on a obtenu une modulation de plus de 50%. 5 La possibilité de moduler un rayon laser de cette façon, beaucoup plus simple que les procédés connus (par exemple au moyen de cristaux électro-optiques) constitue un avantage important, par sa simplicité extrême et l'emploi de composants courants et économiques. 10 Le laser à gaz, représenté sur la figure 4y est également du type à tubes jumelés et comprend deux branches symétriques A et B, ayant une cathode commune 102 et deux anodes séparées 104 et 106. Chacune de ces électrodes est constituée par une courte pièce tubulaire métallique. La paroi du tube entre la cathode 102 et 1' 15 anode 104 de la branche A est constituée par deux éléments conducteurs en forme de tube métallique 108 et 110 séparés par une entretoise isolante 112. L'élément 110 est isolé de l'anode 104 par une entretoise tubulaire isolante 114, et l'élément 108 est isolé de la cathode 102 par une entretoise isolante 116. La deuxième 20 branche B du tube, entre la cathode 102 et l'anode 106, est de construction semblable, et comprend deux éléments métalliques 108* et 110», et des entretoises isolantes 112', 114* et 116'„ On voit que les électrodes, les éléments de tube métallique et les entretoises isolantes, ^ont tous coaxiaux et de forme 25 annulaire. Deux pièces d'extrémité 118 et 118', également en tube métallique, sont munies de raccords 120 et 120* pour l'admission du gaz, tandis qu'un raccord 122 est prévu dans la cathode 102 pour l'évacuation du gaz. La cavité laser est terminée à une ex-30 trémité par un miroir arrière 124 à réflexion complète, et à l'extrémité opposée par un miroir de sortie 126 à réflexion partielle. Dans la branche A, une enveloppe 130 d'eau de refroidissement entoure l'anode 104 et comporte une entrée 132 et une sortie 134. Une deuxième enveloppe à eau 136, comportant une entrée 35 138 et une sortie 140, entoure l'élément métallique 110, l'enveloppe 136 étant séparée de l'enveloppe 130 par une pièce isolante é-tanche 142. Une autre enveloppe à eau 144, comportant une entrée 146 et une sortie 148, entoure l'élément métallique 108 et est séparée de l'enveloppe 136 par une pièce isolante étanche 150. 40 La cathode 102 est entourée par une autre enveloppe à 70 45516 10 2073481 eau 152 comportant une entrée 154 et une sortie 156, cette dernière étant prévue dans un manchon 158 à travers lequel passe la sortie de gaz 122. L'envelopoe 152 est séparée de l'enveloppe 154 par une pièce de jonction isolante etanche 160* 5 L'autre moitié (branche B) du tube est analogue à la branche A, les parties correspondantes portant le même repère affecté de l'indice prime. Le laser de la figure 4, dans un exemple de réalisation» est construit en tube de cuivre de 29 mm de diamètre intérieur, 10 pour toutes les parties tubulaires. La longueur de chaque élément métallique est de 175 mm, la longueur des deux anodes 104 et 106 est de 35mm et la longueur de la cathode 102 de 75 mm. L'espace entre les éléments métalliques est de 29 mm, de même que l'intervalle entre l'élément métallique et sa cathode ou son anode res— 15 pective. La longueur des pièces métalliques d'extrémité 118 et 118* est de 70 mm. On utilise le gaz usuel pour lasers à CO2, c'est-à-dix-e un mélange d'anhydride carbonique, d'azote et d'hélium, sous une pression totale de gaz de 7 torr. Une pompe à vide, d'une capacité 20 de 18 0 litres/minute est reliée à la sortie 122. Le tube est soumis à une tension/^e^fàêo volts et 150 mA, de chaque côté. Les entrées d'eau sont raccordées à une distribution d'eau douce à 20°C. On obtient une puissance de sortie, dans chaque branche du tube, de 35 watts. 25 Dans le laser possédant les paramètres décrits ci-dessus, la longueur optimale des éléments métalliques, 108, 110, 108*, 11 C'est de 175 mm, c'est-à-dire environ 6 fois le diamètre intérieur du tube, qui est de 29 mm» Cette longueur a été.déterminée expérimentalement par variation de la longueur des éléments de tube et 30 mesure de la puissance de sortie du laser. La puissance maximale de chaque élément a été obtenue pour une longueur d'élément égale à 5 à 8 fois le diamètre intérieur, le sommet se situant à environ 6 fois ce diamètreo Cettè longueuroptimale peut être déterminée expérimenta-35 lement, de la même façon, pour chaque combinaison de paramètres de tube, dans chaque configuration particulière. Il est entendu qu'au lieu de deux branches symétriques, le laser peut être construit avec seulement une branche, c'est-à-dire avec seulement une anode et une cathode. D'autre part, bien 40 que chaque branche du dispositif représenté comprenne deux éléments BAD ORIGINAL 70 45516 " 2073481 mutuellement isolés, il est entendu qu'ellefceut en comporter un seul, ou plus de deux. Lorsque chaque branche du tube de la figure 4 comprend seulement un élément métallique (108 ou 110), de même construc-5 tion et dimensions, on obtient une puissance de sortie de 18 watts dans chaque branche. Lorsque chaque branche du tube de la figure 1 comprend trois éléments métalliques de même construction et dimensions, mais mutuellement isolés les uns des autres et des électrodes, on obtient une puissance de sortie de 50 watts dans chaque 10 branche. L'invention a été décrite avec référence aux lasers à CO2, mais elle s'applique aussi bien à tout autre laser à gaz connu. Il est entendu que des modifications de détail peuvent 15 être apportées dans la forme et la construction du dispositif suivant l'invention, sans sortir du cadre de la présente invention ; celle-ci n'est pas limitée aux formes de réalisation représentées et décrites ci-dessus à titre d'exemple. 70 45518 12 2073481 REVENDICATIONS 1. Laser, comportant un tube, qui contient un gaz,et au moins deux électrodes espacées qui produisent un effet laser à excitation électrique, caractérisé en ce que le tube est électriquement conducteur, de façon continue, sensiblement sur toute sa longueur entre les électrodes, le tube étant isolé et à un potentiel électrique flottant par rapport aux deux électrodes. 2. Laser suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le tube conducteur est en métal. 3. Laser suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les électrodes sont de forme annulaire et coaxiales au tube conducteur, une entretoise isolante annulaire coaxiale étant interposée entre chaque électrode et le tube conducteur. 4. Laser suivant une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte deux anodes, une à chaque extrémité du tube, et une cathode disposée entre elles. 5. Laser suivant une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comprend une enveloppe de refroidissement disposée autour du tube conducteur et en contact avec ce dernier. 6. Laser suivant une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le tube conducteur est muni d'ailettes de refroidissement intérieures o 7a Laser suivant une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le tube est constitué d'une pluralité d*éléments électriquement conducteurs dans la direction axiale, chaque élément ayant une longueur optimale correspondant à la température d'électron optimale pour l'obtention de la puissance de sortie maximale, chaque élément étant isole des autres et par rapport aux électrodes. 8. Laser suivant la revendication 7, caractérisé en ce quejle tube a un diamètre d'alésage intérieur d'au moins 10 mm, et en ce que chaque élément conducteur a une longueur de 5 à 8 fois ce diamètre intérieur. BAP ORIGINAL