La présente invention concerne les fixations de sécurité pour ski et no tamment les fixations destinées à coopérer avec l'arrière de la chaussure et qui doivent répondre essentiellement à des sollicitations exercées dans un plan vertical par rapport au ski. Plus particulièrement, la présente invention se rapporte aux fixations du type ci-dessus comportant une mâchoire mobile par rapport au support fixe de fixation de façon qu'elle puisse passer, lors d'un déclenchement en sécurité, d'une position de retenue de la chatissuré contre le ski à une position de libération de ladite chaussure, le déctenchement se produisant contre l'action d'un mécanisme élastique de maintien de la mâchoire en position de retenue de la chaussure contre le ski, ce dit mécanisme de maintien étant par ailleurs monté de façon basculante autour d'un axe fixe du support de fixation. Ce type de fixation dont les caractéristiques essentielles sont rappelées ci-dessus, est bien connu et fait l'objet notamment du brevet canadien n 495.510 délivré le 25 Août 1953. Malgré ses qualités, ce type de fixation présente cependant llinconvé- nient majeur de ne pas permettre un rechaussage automatique (ou step-in) après un déclenchement en sécurité. En effet, le rechauswge doit etre effectué manuellement dans des conditions préjudiciables à la sécurité et au confort du skieur. On sait par ailleurs réaliser le rechoussage automatique d'une fixation en l'équipant d'une pédale qu'actionne la chaussure lors du déchaussage, L'action nement de la pédale assurant le verrouillage de la fixation en position de retenue de la chaussure. Toutefois, le fait d'équiper d'une pédale une fixation connue du type de celle qui fait l'objet du brevet canadien cité ci-dessus entrarne des inconvénients notamment lors du déchaussage volontaire de la fixation.En effet, dans ce cas, il serait nécessaire, en meme temps que l'on effectuerait la manoeuvre de déchaussage volontaire en exerçant une action sur le mécanisme de maintien, de soulever le talon de la chaussure pour que cette dernière ne s'oppose pas à l'ouverture de la mâchoire.Cette simultanéité de l'effacement du mécanisme de maintien et du soulèvement de la chaussure rendrait mal commode l'opération de déchaussage volontaire puisque le skieur serait obligé d'accomplir dans le meme temps deux mouvements et que, surtout, le soulèvement du talon de la chaussure entraîne un déséquilibre du skieur qui peut se révéler dangereux La présente invention a pour objet un perfectionnement aux fixations du type ci-dessus grâce auquel on facilite les déchaussages volontaires en autorisant un déverrouillage de la fixation sans qu'il soit nécessaire que le skieur soulève sa chaussure. A cet effet, la fixation selon l'invention est caractérisée en ce que : - la mâchoire de la fixation est indépendante du mécanisme de mointien basculant, - tandis qu'un système de came associé à au moins l'une des pièces de la chaîne cinématique constituée par le support, la mâchoire et le mécanisme de maintien est prévu pour libérer, au moins partiellement, la mâchoire de l'action du mécanisme de maintien grâce à la coopération de ce dernier avec le système de came lors d'un simple basculement volontaire du mécanisme de maintien autour de l'axe fixe du support. De la sorte, la mâchoire se trouve désaccouplée du mécanisme de main- tien, c'est-à-dire libre de remonter en l'absence de chaussure ou Entre manoeuvrée sans effort par le soulèvement du talon, De plus, la liaison entrem-iichoiré et support est constituée selon l'invention par au moins une lumière de guidage pratiquée dans l'une de ces deux pièces et que traverse un axe solidaire de l'autre pièce, la coopOration de lo lumière et de l'axe participant au guidage dl la mâchoire lors de ses déplacementis Ce type de liaison est nécessairement complété per la coopération d'une seconde lumière de guidage, pratiquée dans l'une de ces pièces, avec une butée solidaire de l'autre pièce, ladite lumière présentant un bec d'échappement pour permettre le désengagement de la butée et de la lumière. Grâce à-cette disposition, le déplacement de la mâchoire, aussi bien à l'ouverture qu'à la fermeture, se compose de deux phases, à savoir : a) une phase de déplacement correspondant à la course élastique de la mâchoire et qui permet un relevage de celle-ci sans déclenchement et donc suivi d'un retour de la mâchoire en position de retenue si la sollicitation exercée sur la mâchoire est inférieure à la force de retenue du mécanisme de maintien ; la trajectoire de ce premier déplacement de là mâchoire est déterminée par la forme et la disposition des lumières dont il a été question plus haut; ainsi, le déplacement pourra être une translation, une rotation ou un mouvement complexe, le centre de rotation pouvant être situé en avant ou en arrière du talon de la chaussure ; toutefois, selon un mode d'exécution préféré de l'invention, cette première phase du déplacement sera une rotation autour d'un axe virtuel situé en arrière du talon et sur lequel seront centrées les lumières. b) et une phase de déplacement correspondant à l'ouverture totale de la mâchoire après déclenchement ; dans le cas de ce second déplacement on se trouvera avantageusement en présence d'une rotation de la mâchoire autour de l'axe coopérant avec la première lumière dès que la butée se dégage de la seconde lu mière. Une telle disposition présente entre autres avantages - de permettre l'utilisation, pour le mécanisme de maintien, d'un ressort relativement peu performant, donc peu cher, puisque la ligne d'action du ressort sur la mâchoire est éloignée du centre autour duquel se déplace la mâchoire pendant la course élastique et jusqu'au déclenchement ; - de réaliser par contre, dès le déclenchement de la fixation, une ouverture rapide de la mâchoire pendant la seconde phase de son déplacement par rotation autour d'un axe très voisin de la chaussure et distinct de l'axe de rotation utilisé lors de la course élastique. De préférence, selon une forme de réalisation de l'invention, les lumières sont pratiquées dans la mâchoire et l'axe et la butée sont solidaires du support, ledit axe coopérant avec la première lumière étant confondu avec l'axe fixe autour duquel bascule le mécanisme de maintien. Par ailleurs, la fixation selon la présente invention comporte également un moyen qui permet, une fois que le mécanisme de maintien a été amené dans sa position de libération de chaussure, d'épargner au skieur la nécessité de maintenir une action sur le mécanisme de maintien pendant qu'il déchausse sa fixa tion . Le moyen en question est constitué par un verrou interposé entre deux des pièces de la chaîne cinématique constituée par le support, la mâchoire et le mécanisme de maintien, ce verrou ayant pour rôle d'immobiliser ledit mécanisme de maintien lorsque celui-ci a été amené dans un état correspondant sensiblement à la libération de la chaussure. Enfin, la fixation selon la présente invention permet également un rechaussage automatique, ou "step-in", clest-à-dire ne nécessitant aucune autre manoeuvre de la part du skieur que celle de placer le talon de sa chaussure dans la fixation ouverte et d'abaisser celui-ci pour obtenir un verrouillage automati que de la fixation. A cet égard, la fixation comporte donc un moyen manoeuvrable par llusager et assurant l'escamotage du verrou afin que la mâchoire soit à nouveau soumise à l'action du mécanisme de maintien. De préférence, le moyen manoeuvrable par l'usager est constitué par une partie de la mâchoire elle-même qui, au cours de sa trajectoire de fermeture, provoque le désengagement du verrou et du mécanisme de maintien. Selon une forme de réalisation préférée de l'invention, le mécanisme de maintien est constitué par : - une tige articulée sur l'axe fixe du support de façon à pouvoir pivoter dans un plan vertical par rapport au ski ; - un organe de pression monté coulissant sur ladite tige - et un ressort monté entre l'organe de pression et une partie solidaire de la tige, ledit ressort sollicitant l'organe de pression en direction de l'axe de rotation du mécanisme de maintien. Dans le cas ou le système de came est solidaire de la mâchoire, L'organe de pression du mécanisme de maintien est en appui sur la mâchoire, le système de came étant constitué alors par une portion courbe de la mâchoire dont la configuration provoque la compression du ressort lors du déplacement du mécanisme de maintien vers sa position permettant la libération de la chaussure. Avantageusement, dans ce cas, le verrou pour le mécanisme de maintien est constitué par une partie de la mâchoire prolongeant le système de came, cette partie ayant un rayon de courbure différent de la portion arrondie formant came et étant un arc de cercle centré sur l'axe fixe du support lorsque la mâchoire se trouve en position abaissée. De la sorte, lorsque le mécanisme de maintien est amené au contact du verrou en arc de cercle, il se trouve en équilibre indifférent et le relèvement de la mâchoire peut se faire presque sans nécessiter d'efforts de la part de l'usager. Selon une autre forme de réalisation de l'invention, le système de came peut être solidaire du support de fixation et, dans ce cas, le verrou de retenue du mécanisme de. maintien pourra etre constitué par un cliquet élastique que la mâchoire effacera lors de son relevage, ou bien par une rampe portée par le support, rampe dont le mécanisme de maintien sera dégagé par la mâchoire lors du relevage de celle-ci. On décriera à présent l'invention à titre d'exemple non limitatif en référence aux dessins annexés dans lesquels - les figures 1 et ibis représentent, en coupe verticale, une première forme de réalisation d'une fixation selon l'invention montrant son fonctionnement lors d'un déclenchement en sécurité ; - la figure 2 montre la fixation de la figure I lors d'un déchaussage volontaire ; - la figure 3 est une vue identique à la figure 2 mais montrant la md- choire en cours de relèvement ; - la figure 4 est une vue similaire à la figure 2 mais représentant la fixation en position de déchaussage volontaire sans chaussure dans la fixation ;; - la figure 5 représente, en coupe verticale, une seconde forme de réalisation d'une fixation selon l'invention en position de déchaussage volontaire ; - la figure 6 est une vue en coupe partielle selon la ligne VI-VI de la figure 5. - la figure 7 est une coupe selon la ligne VII-VII de la figure 6 ; - la figure 8 représente la fixation de la figure 5 lors du relevage de la mâchoire ; - les figures 9 à 12 sont des vues d'une troisième forme de réalisation d'une fixation selon l'invention représentant diverses phases du fonctionnement et - les figures 13 à 15 représentent diverses phases du fonctionnement d'une quatrième forme de réalisation d'une fixation selon l'invention. La fixation représentée aux figures 1 d 4 comporte un support 1 qui peut être, soit fixé à demeure sur le ski, soit comme cela est le cas de l'exemple représenté, monté de façon coulissante sur un socle 2 fixé au ski 3, par exemple dans une glissière, des ressorts de recul 4 étant interposés entre le socle 2 et le support 1 pour absorber les variations de distance entre la fixation arrière et la butée avant (non représentée), variations qui peuvent être dues, soit à des chaussures 4e longueurs différentes, soit b des déformations du ski lors d'une course. Ce système de ressort de recul est connu et ne sera pas décrit plus précisément car il n'appartient pas en propre à l'invention. Le support 1, constitué par exemple par deux ailes latérales-S, porte un axe fixe transversal 6 sur lequel sont montés : - d'une part, une mâchoire 7, - d'autre part, un mécanisme de maintien de la mâchoire désigné de façon générale en 8. La mâchoire présente, à sa partie arrière, un logement creux 9 délimité latéralement par deux flancs latéraux 10, ce qui permet le débattement relatif de la mâchoire et du mécanisme de maintien Les deux flancs 10 présentent des lumières 11 sensiblement en arc de cercle et orientées pratiquement verticalement, lumières que traverse de façon glissante l'axe fixe 6. Par ailleurs, le support 1 comporte une butée 12 située sous l'axe 6, butée qui est destinée à coopérer avec une seconde lumière 13 pratiquée dans la partie inférieure de la mâchoire, cette lumière étant ouverte afin de permettre son désengagement de la butée 12. Les courbures des lumières 11 et 13 sont centrées sur le point 30 situé sur le rebord arrière des flancs 10 de la mâchoire, ce point 30 constituant, comme on l'expliquera plus loin, l'axe virtuel de rotation de la mâchoire pendant la première phase de son ouverture. De façon classique, la mâchoire présente une pédale 14 sur laquelle s'exerce la poussée d'un talon de chaussure 15 lors des- rechaussages afin d'obtenir l'abaissement-de la mâchoire. Les bords arrières des flancs 10 de la mâchoire (désignés de façon générale en 16) sont conformés d'une façon particulière que l'on décrira plus en détail par la suite. Sur l'axe fixe 6 est montée, de façon tournante, la tête 17 d'une tige 18 dont l'extrémité libre est filetée pour recevoir une douille 19. Sur la tige 18 est engagé, de façon glissante, un manchon creux 20 dont la base 21 est munie d'une roulette 21 bis. Un ressort 22 entoure la tige 18 et prend appui, d'une part contre une face 23 de la douille 19 et, d'autre part contre la base 21 du man chon 20. Grâce à cette disposition, le ressort 22 applique constamment la base 21 du manchon 20 contre le bord arrière 16 de la mâchoire. On notera, d'une part, que le manchon 20 présente une butée 24 qui, dans la position représentée à la figure 1 vient en appui contre un épaulement 25 de la mâchoire et, d'autre part, que la base 21 du manchon présente un orifice 21' de passage de la tige 18 dont le diamètre est sensiblement égal à celui de la tige 18. Lors d'une rotation de l'ensemble, cette disposition provoque l'apparition d'un jeu entre 24 et 25. Il est à noter qu'en prévoyant un jeu entre la tige 18 et l'orifice 21', 24 et 25 resteront en contact lors de la rotation de l'ensemble. La position de la fixation représentée à la figure 1 correspond à la fixation verrouillée maintenant la chaussure 15 en position contre le ski. Un déclen chement en sécurité se produira par soulèvement de la mâchoire selon la flèche F1 selon une trajectoire circulaire centrée en 30 à l'arrière de la talonnière, soulèvement qui se produit contre l'action du ressort 22, la mâchoire et le mécanisme de maintien se comportant pratiquement comme un seul blocr comme cela ap parait nettement lorsqu'on considère la figure lbis.On notera que, du fait que la ligne d'action du ressort 22 sur la mâchoire est décalée par rapport au centre de rotation virtuel 30, on dispose d'un bras de levier 6-30 qui permet de choisir, pour un effort de déclenchement donné, un ressort d'autant moins puissant que la distance entre les points 6 et 30 est importante. Dès que la mâchoire s'est soulevée suffisamment pour que le bec 26, raccordant la lumière 13 aux bords 16, de la mâchoire dépasse (voir figure Ibis) la butée 12, l'ensemble de la fixation peut basculer librement en rotation selon la flèche F2 autour de l'axe 6, le bord 16 de la mâchoire étant guidé par la butée 12. On décrira à présent, de façon plus détaillée, la configuration particufièrement des bords arrières 16 de la mâchoire qui jouent un rôle essentiel lors du déchaussage volontaire de la fixation. Les bords 16 présentent tout d'abord une partie plane 27 d'appui pour la roulette 21 bis de la base 21 du mécanisme de maintien lorsqu'il est dans la position de la figure 1. Cette partie plane 27 est prolongée par une première partie curviligne 28 s'étendant entre les points A et 30, elle-même prolongée par une seconde partie curviligne 29 s'étendant entre les points 30 et C, les parties curvilignes 28 et 29 ayant des rayons de courbure différents et leur point d'intersection cothcidant sensiblement avec le centre virtuel de rotation 30 de la mâchoire pendant la course élastique. La partie curviligne 28 constitue une came qui, lors de l'opération de déchaussage, entrarne une compression du ressort 22, tandis que le point 30 et la partie curviligne 29 constituent un verrou qui permet de maintenir le mécanisme de maintien en position abaissée sans qu'il puisse remonter de lui-même. On décrira à présent, en référence plus précisément à la figure 2, la manière dont est opéré le déchaussage volontaire, la chaussure étant présente dans la fixation. La mâchoire 7 étant maintenue abaissée par la présence de la chaussure 15, le skieur pousse le mécanisme de maintien 8 dans le sens de la flèche D, par exemple en appliquant l'extrémité de son bâton de ski sur la partie d'extrémité du manchon 20. L'ensemble du mécanisme de maintien bascule par conséquent au tour de l'axe 6 et la roulette 21 bis de la base plane 21 du manchon 20 roule en premier lieu sur la came 28 qui provoque une compression progressive du ressort 22. En effet, on constate sur la figure 2 que ia came 28 entre le point A de raccordement à la partie plane 27 et le point 30 s'écarte progressivement de l'axe 6. Dans le cas où la came 28 serait circulaire, son centre pourrait avantageusement être situé en O, c'est-à-dire au point occupé dans la lumière 11 par l'axe 6 après ouverture de la mâchoire (voir figures lbeif 3). Si l'on relâche l'effort D exercé sur le mécanisme de maintien tant que celui-ci est en contact avec la came 28, il reviendra automatiquement dans la position représentée à la figure 1. Par contre, dès que le mécanisme de maintien aura franchi le point 30 et viendra en contact avec la partie 29 formant verrou, il demeurera dans la position représentée à la figure 2 car la partie formant verrou est un arc de cercle centré sur le point O' colhcidant sensiblement avec le point occupé par l'axe 6 dans la lumière 11 lorsque la mâchoire est fermée (voir figure 2). On comprend que lorsque la roulette 21 bis de la base 21 du mécanisme de maintien 8 se trouve au contact du verrou 29, le ressort 22 est comprimé au maximum mais que la mâchoire 7 est libérée de son action II suffit alors au skieur de faire remonter la mâchoire en soulevant le talon de sa chaussure pour obtenir une ouverture aisée, la mâchoire étant guidée à la fois par l'axe 6 et la butée 12. Strictement parlant, c'est seulement lorsque le mécanisme de maintien se trouve au point 30 qu'il n'exerce aucune action sur la mâchoire. Pratiquement, pour une certaine zone de la partie 29 au-delà du-point 30, le bras de levier par lequel le ressort exerce une action sur la mâchoire est trop faible pour que cette dernière puisse remonter toute seule en l'absence de la chaussure. Grâce à la configuration des bords arrières de la mâchoire et au fait que celle-ci se déplace par guidage sur l'axe 6 et la butée 12, au cours de l'ouverture de la mâchoire, il ne se produit ni compression, ni décompression du ressort 22. On pourrait cependant faire en sorte que ie mécanisme de maintien remonte automatiquement en fin de relevage de la mâchoire en prévoyant, en 28, une rampe de décompression du ressort 22. La figure 3 montre comment se déplace la mâchoire lors de son ouverture. On comprend qu'en position totalement ouverte, la partie 28 de la mâchoire vient s'appliquer contre la roulette 21 bis de basa 21 du mécanisme de maintien, ce qui permet lors du rechaussage, de ne nécessiter qu'un appui sur la pédale 14 de la mâchoire pour ramener par basculement l'ensemble de la fixation dans la position représentée à la figure 1. Pour le cas où il est nécessaire d'ouvrir la fixation en l'absence de chaussure, lorsque par exemple elle a été refermée par inadvertance avant chassage, on a prévu sur les deux ailes latérales 5 du support 1 une rampe BE destinee à venir coopérer avec la roulette 21bis de la base 21 du mécanisme de maintien quand le skieur appuie sur celui-ci selon la flèche D. La coopération de BE et de la roulette 21 bis crée une compression complémentaire du ressort 22 et supprime le contact entre la mâchoire et la roulette 21.bits de la base 21 du manchon 20 (position de la figure 4).La mâchoire peut alors remonter automatiquement en l'absence de chaussure si un petit ressort, tel que RR (figure 1), la pousse dans ce sens Quand le skieur relâche son action sur le mécanisme de maintien, la rau- lette 21 bis de la base 21 du manchon 20 revient au contact de lui-meme avec la mâchoire qui est prête à rechausser au pied. Dans la forme de réalisation des figures 5 à 8 la mâchoire, comme dans l'exemple précédent, présente deux lumières lla et 13a coopérant respectivement avec l'axe 6 et la butée 12. Ces lumières ont pour centre un point P (figure 5) très éloigné en arrière de la fixation, ledit point P constituant le centre de rotation virtuel de la mâchoire dans la première phase de son déplacement en course élastique Les lumières lla et 13a présentent donc des rayons de courbure beaucoup plus grands que ceux des lumières 11 et 13 de l'exemple précédent, ce qui permet d'obtenir une trajectoire de la mâchoire lors de sa course élastique assez voisine d'une translation verticale.On notera en outre que le rejets du centre de rotation P, très au-delà de l'axe 6, permet de disposer d'un bras de levier important et donc d'utiliser un ressort encore moins puissant que dans l'exemple précédent. La différence avec la forme de réafisation précédente réside essentiel le- ment dans le fait que le système de came permettant la désolidarisation de la mâchoire et du mécanisme de maintien est directement porté par le support la, cette came consistant en une portion arrondie 40 dudit support la. Le manchon 41 pivotant autour de l'axe fixe 6 présente, à sa base, une surface 42 destinée à coopérer avec une surface d'appui 43 de la mâchoire 7a lorsque la fixation se trouve dans la position de retenue (position en trait interrompu du manchon 41 de la figure 5). Par ailleurs, la tige T du mécanisme de maintien traverse la base du manchon 41 par guidage glissant dans l'alésage G de même diamètre que la tige. De part et d'autre de la surface 42, le manchon 41 présente des dégagements en retrait 44 comportant, dans la partie médiane, une portion courbe 45 qui est destinée à venir s'appuyer sur la portion arrondie 40 des joues la du support lors de l'abaissement du mécanisme de maintien selon la flèche 46 de la figure 5. La portion arrondie 40 a une configuration telle que sa coopération avec la partie courbe 45 du corps provoque une compression progressive du ressort 22 jusqu'à ce que le manchon 41 atteigne la position en trait plein de la figure 5, position pour laquelle la mâchoire est libérée de l'action du mécanisme de maintien; Dans cette forme de réalisation, le verrou réalisant l'immobilisation du mécanisme de maintien dans la position en trait plein est constitué par au moins un cliquet 47 logé de façon mobile dans un trou 48 de la loue la du support et sollicité par un ressort 49 en saillie dans l'espace séparant les joues la (voir figures 6 et 7). Une vis 50 assure le réglage de la tension du ressort 49. Le cliquet 47 est constitué par une pièce en forme de cuvette qui est retenue dans le trou 48 du support par un épaulement 51 de ce dernier. Comme on le voit particulièrement aux figures 5 et 7, le manchon 41 présente une cavité 52 dans laquelle vient s'insérer le cliquet 47 lorsque le manchon 41 est dans la position représentée en trait plein à la figure 5. Une rampe 53 est prévue dans le prolongement de la cavité 52 et son rôle est de provoquer l'effacement du cliquet contre l'action de son ressort 49 lors du déplacement du manchon 41 dans le sens de la flèche 46. Par contre, dès que le cliquet est engagé dans la cavité 52, le manchon 41 est immobilisé et ne peut plus remonter dans sa position en trait interrompu de la figure 5. Le déverrouillage du manchon 41 est réalisé par l'escamotage du cliquet 47 contre l'action de son ressort 49 grâce à une rampe 54 portée par l'arrière de la mâchoire 7a (voir figures 5 et 6), cette rampe 54 raccordant le flanc 55 latéral de la mâchoire à une partie 56 en retrait et n'agissant pas sur le cliquet 47. On comprend qu'à la suite d'un déchaussage volontaire, lorsque le manchon 41 se trouve dans la position en trait fort de la figure 5, le relevage de la mâchoire 7a dans le sens de la flèche 57 amène la rampe 54 à repousser le cliquet 47 et, par suite, à libérer le manchon 41 (voir figure 8). Comme le ressort 22 est comprimé, il tend à provoquer le relevage du manchon 41, mouvement qui est favorisé par la portion arrondie 40 des loues du support. Lorsque le manchon 41 a remonté d'un certain angle selon la flèche 58 de la figure 8, une partie en saline 59 de la surface de base 42 du manchon vient en appui contre la surface arrière de la mâchoire et l'ensemble de la fixation s'immobilise dans la position de la figure 8, le manchon 41 ne pouvant remonter davantage. On notera qu'avantageusement la mâchoire est munie d'une butée 60 qui limite son ouverture en venant en appui contre la loue la du support lorsque la mâchoire est dans la position représentée à la figure 8. Lors d'un rechaussage, la mâchoire est tout d'abord guidée par la butée 12 et son déplacement provoque l'enfrainement du manchon 41, de telle sorte qu'en fin de course descendante de la mâchoire le manchon vient s'appuyer, par sa base 42, contre la surface 43 de la mâchoire (voir la position en trait interrompu de la figure 5). On notera encore que l'on pourrait prévoir un ressort 61 aidant au relevage de la mâchoire et interposé entre celle-ci et le support la. Ce ressort permettra donc l'ouverture de la mâchoire même lorsqu'il n'y a pas de chaussure sur le ski. Dans la troisième forme de réalisation représentée aux figures 9 à 12, la mâchoire 7a et le mécanisme de maintien (notamment son manchon) sont identiques à ceux représentés aux figures 5 à 8. Par contre, le système de came pour le déchaussage volontaire, ainsi que le verrou d'immobilisation du manchon 41 en position basse, sont portés par les joues la du support. Dans ce cas également, la tige T du mécanisme de maintien traverse de façon coulissante l'alésage G de la base du manchon sans qu'ii y ait possibilité de jeu radial du manchon par rapport à la tige. De même, il convient de rappeler que le centre de rotation virtuel de la mâchoire pour son dépla cement en course élastique se trouve rejeté, du fait de la conformation des lumiè res 1 la et 13a, très en arrière de la fixation. La partie arrière des loues la du support présente une première portion courbe 62 convexe délimitée sensiblement par les points 63 et 64 qui est similaire à la portion courbe 40 de l'exemple précédent et joue le rôle de came. Cette portion courbe 62 est prolongée par une partie circulaire 65 s'é tendant entre les points 64 et 66. Cette partie 65 loue le rôle de verrou pour le mécanisme de maintien et son centre est confondu avec l'axe 6. Le verrou 65 se poursuit vers le bas au-delà du point 66 par une rampe inclinée 67 destinée à permettre l'ouverture de la fixation lorsque celle-ci est fermée en l'absence de chaussure sur le ski. Par ailleurs, la partie arrière de la mâchoire présente une partie courbe 7Q dont le centre 0, dans la position de la mâchoire fermée (figures 9 et 10), se trouve décalé par rapport à l'axe fixe 6. Dans la forme de réalisation représentée1 ce centre O est situé dans l'axe longitudinal de la lumière lia et approximativement à l'endroit de celle-ci qui est occupé par l'axe 6 lorsque la mâchoire 7a est ouverte (position en trait interrompu de la figure 9 et en trait plein de la figure 12). La partie courbe 70 se termine par un bec 69 dont le rôle sera expliqué plus loin. Par ailleurs, la mâchoire comporte, à sa partie haute, une surface de butée 7b destinée à limiter la course du manchon 41 vers l'avant lorsque ia mâchoire est en position fermée (figure 9). De même, la mâchoire est équipée d'une butée 60 qui limite son ouverture en venant s'appuyer sur le support la (position en trait interrompu de la figure 9). Enfin, un ressort 61 sollicitant la mâchoire vers sa position d'ouverture pourra être prévu entre mâchoire et support afin de faciliter l'ouverture de la md- choire, notamment lors d'un déchaussage volontaire sans chaussure sur le ski. Le fonctionnement de la fixation est le suivant 10/ Déclenchement en sécurité : La fixation étant en position chaussée représentée en trait plein à la figure 9, on supposera que la jambe du skieur subit une contrainte entraînant un déclenchement vertical. Dans ce cas, la mâchoire, guidée par glissement des lumières lia et 13a sur Itaxe 6 et la butée 12, se déplace autour du centre de rotation virtuel situé très en arrière de la fixation, ce déplacement se produisant contre l'action du ressort 22 du mécanisme de maintien qui tourne autour de l'axe 6. Dès que la butée 12 échappe à la lumière 13a, la mâchoire se trouve libre de tourner autour de l'axe fixe 6 et vient prendre la position en trait interrompu de la figure 9, la mâchoire restant en appui par sa partie inférieure sur la butée 12. Du fait du guidage sans jeu de la tige T dans l'alésage G du manchon 41, ce dernier s'est écarté légèrement de la surface d'appui 7b de la mâchoire, mais la base du manchon 41 demeure en contact sur la partie de la mâchoire située en avant de la partie courbe 70 20/ Déchaussage volontaire a) avec chaussure dans la fixation. On exposera à présent, ci-après, le fonctionnement dans le cas d'un déchaussage volontaire, la chaussure étant présente dans la fixation. La fixation étant initialement dans la position en trait plein de la figure 9, le skieur appuie sur le manchon 41 du mécanisme de maintien dans le sens de la flèche 72 (figure 10). La coopération des parties courbes 45 du manchon avec la came 62 du support la provoque la compression du ressort 22, la mâchoire demeurant dans la position en trait plein. Dès que la partie 45 du manchon atteint le verrou 65, le manchon se trouve écarté de la mâchoire d'une distance dl et la mâchoire est donc libérée de l'action du mécanisme de maintien L'action sur ce dernier peut donc être supprimée car il se trouve dans une position stable d'encliquetage sur le bâti. Ii suffit alors au skieur de faire remonter la mâchoire en soulevant le talon de sa chaussure pour obtenir une ouverture aisée. Cette ouverture se produit en deux phases, comme dans le cas d'un déclenchement en sécurité, c'est-à-dire une phase de déplacement autour du centre virtuel de rotation par guidage de la mâchoire sur l'axe 6 et la butée 12, puis une phase de basculement autour de l'axe 6 dès que la butée 12 échappe à Sa lumière. En fin de basculement de la mâchoire (voir figure 11), la partie courbe 70 de celle-ci prend contact avec la base du manchon 41. Le manchon se trouve alors repoussé légèrement avec compression supplémenfaire du ressort 22, de telle sorte que la partie courbe 45 du manchon se trouve écartée du bâti d'une distance d2. Le contact manchon-mâchoire se trouve donc ainsi rétabli et la mâchoire pourra entraîner le manchon vers l'avant jusqu'à la position en trait plein de la figure 9 lors du rechaussage. b) sans chaussure dans la fixation. La figure 12 montre comment on peut ouvrir la fixation dans le cas où celle-ci se trouve fermée alors qu'il n'y a pas de chaussure sur le ski. Dans ce cas, il suffit d'appuyer sur le manchon 41 selon la flèche 72' jusqu'à ce que la partie courbe 45 du manchon vienne au contact de la rampe 67 du support la, celle-ci réalisant une compression du ressort 22 supérieure à celle qu'il subit lorsque le manchon se trouve au contact du verrou 65. Ainsi, on supprime le contact entre le manchon et la mâchoire qui peut remonter automatiquement sous l'action du ressort 61. Dès que la mâchoire 7a se sera relevée suffisamment pour que la butée 12 échappe à sa lumière 13a, on pourra relâcher la pression sur le manchon 41 et celui-ci remontera tout seul pour venir occuper la position représentée à la figure 11, c'est-à-dire que le manchon reprendra contact avec la partie courbe 70 de la mâchoire Ensuite, tout se déroule comme dans le cas de l'ouverture avec chaussure dans la fixation. On décrira à présent la quatrième forme de réalisation de l'invention en référence aux figures 13 à 15. La fixation comporte, comme dans les exemples précédents, un support de fixation 80 monté de façon coulissante dans des glissières G longitudinales d'une plaque de base fixée au ski. Le support 80 présente deux joues latérales 81 reliées rigidement à leur base par une traverse. On notera immédiatement que les joues 81 comportent une rampe 82 dont le rôle, comme on l'expliquera plus loin, est de permettre l'ouverture de la fixation lorsqu'aucune chaussure n'est sur le ski. Entre les loues et portés par elles s'étendent, d'une part, un axe fixe 83 et, d'autre part, une butée fixe 84 disposée sous l'axe 83. La butée 84 présente à l'arrière une surface d'appui inclinée 84a. Entre les joues 81 est montée une mâchoire de fixation désignée de façon générale en 85, cette mâchoire comportant à l'arrière deux flasques écartés 86 dans lesquels sont ménagées des lumières 87 que traverse l'axe fixe 83. En position de fixation fermée (voir figure 13), les lumières 87 sont sensiblement verticales. La base des flasques 86 de la mâchoire présente, par ailleurs, un décrochement 88 dont l'arête arrière 89, de même pente que la surface 84a de la butée 84, vient en appui contre cette dernière dans la position de fixation fermée, la butée 84 s'insérant ainsi dans le décrochement 88 de la mâchoire. Entre les flasques 86 de la mâchoire s'étendent une entretoise 90 et une pédale 91 articulée sur un axe 92 porté par les flasques 86. Le bord arrière 93 des flasques 86 compris entre les points A et B a la forme d'un'arc de cercle centré sur le point O situé sur l'axe de la lumière 87 et sous l'emplacement que viendra occuper l'axe 83 en position de fixation ouverte (voir figure 15). La partie 94 du bord des flasques 86 située immédiatement en arrière du décrochement 88 a également la forme d'un arc de cercle centré sur le point O mais de rayon inférieur à celui de la partie 93. Sur l'axe 83 et entre les flasques 86 de la mâchoire est monté de façon pivotante un relais basculant 95 constitué par deux joues sensiblement verticales réunies rigidement l'unie o l'autre par une entretoise inférieure 96. A l'avant, le relais basculant 95 présente une rampe 97 maintenue en appui constant contre l'entretoise 90 de la mâchoire, cette rampe se terminant par un bec 97' supérieur. A t'arrière, les loues du relais basculant présentent des portions en arc de cercle 98 centrées sur le point O' confondu avec l'axe fixe 83. A leur base, les joues du relais 95 présentent, après les portions 98, un épaulement 99 destiné, comme on le décrira plus loin, à limiter le basculement du relais 95 par appui contre la butée 84. Enfin, entre les loues du relais 95 et sur t'axe fixe 83 est montée la tête 100 d'une tige filetée 101 appartenant à un mécanisme de maintien élastique désigné de façon générale en 102. Ce mécanisme de maintien comporte, monté coulissant sur la tige filetée 101, un manchon 103 dont la base 105 est percée d'un trou 104 pour le passage glissant de la tige, ce trou 104 étant de même diamètre que la tige afin que t'on dispose, entre manchon et tige, d'un guidage serré. La base 105 du manchon présente une partie d'appui 106 destinée à buter, en position de fixation fermée (figure 13), contre un appui correspondant 85a de la mâchoire. De part et d'autre de la tige 101, des galets 107 sont montés tournants dans la base du manchon, ces galets étant en appui, dans la position de la figure 13, sur les flasques 86 de la mâchoire. Enfin, l'extrémité filetée de la tige 101 porte un écrou 108 permettant de régler la force d'un ressort 109 monté sur Ja tige entre la base 105 du manchon et l'écrou 108. Par ailleurs, un ressort 110 est enroulé sur l'axe 83, une de ses branches 111 étant calée contre la tige filetée et l'autre 112, contre la mâchoire 85, de telle sorte que le ressort sollicite le mécanisme de maintien vers la mâchoire. 10/Déclenchement en sécurité : Le fonctionnement de la fixation lors d'un déclenchement en sécurité est comparable à celui des formes de réalisation précédemment décrites. Sous l'effet d'une force verticale appliquée par la chaussure sur la mâchoire fermée dans la position de la figure 13, la mâchoire se déplace tout d'abord presque verticalement en étant guidée d'une part, par la butée 84 et, d'autre part, par l'axe 83. Au cours de ce mouvement, le ressort 109 du mécanisme de maintien se trouve comprimé progressivement (voir position en trait interrompu de la figure 14). Dès que le bec E situé entre les parties 89 et 94 de la mâchoire échappe à la butée 84, la mâchoire est libre de basculer autour de l'axe 83 en entrarnant le mécanisme de maintien. 20/ Déchaussage volontaire avec chaussure dans la fixation Lorsque l'on veut ouvrir volontairement la fixation, alors qu'une chaussure est en place sur le ski et que la fixation occupe la position de la figure 13, il suffit d'exercer une action sur le manchon 103 dans le sens de la flèche F. La mâchoire 85 demeure immobilisée par la présence du pied dans la fixation. II en est de même pour le relais 95 qui ne peut basculer puisque l'entretoise 90 s'y oppose. Le mécanisme de maintien, sous l'effet de la force F, pivote donc seul autour de l'axe 83, ses galets 107 circulant sur la rampe 93 de la mâchoire centrée en O. On assiste donc à une compression du ressort 109. Lorsque les galets 107 atteignent le point P de la rampe 93, ils quittent la rampe 93 et montent sur la partie supérieure R en pente du relais 95 qui continue de faire subir au ressort 109 une compression. Dès que les galets 107 franchissent le point Q reltant la partie R à la portion en arc de cercle 98 du relais, le mécanisme de maintien se trouve dans une zone d'équilibre indifférent étant donné que la portion 98 est centrée sur l'axe 83. On peut donc supprimer la poussée F exercée sur le manchon 103. La mâchoire se trouve libérée de l'action du mécanisme de maintien et il suffit de relever le talon de chaussure pour que la mâchoire se déplace sensiblement verticalement pour atteindre la position de la figure 14, c'est-à-dire que le bec E de la mâchoire échappe à la butée 84. La mâchoire peut alors librement basculer autour de l'axe 83. On notera que les déplacements de la mâchoire seront aidés par le ressort 110 qui a été préalablement tendu par l'abaissement du mécanisme de maintien. En basculant autour de l'axe 83, l'entretoise 90 de la mâchoire vient buter contre le bec 97' du relais 95 qui se trouve alors entrainé à basculer dans le même sens que la mâchoire jusqu'à ce que son épaulement 99 vienne contre la butée 84. La portion en arc de cercle 98 glisse contre les galets 107 du mécanisme de maintien jusqu'à ce que ceux-ci passent par le point Q. Les galets 107 reprennent alors contact avec ta partie 93 des flasques de la mâchoire et la coopération mâchoire-mécanisme de maintien se trouve rétablie en fin de relevage de ia mâchoire. Le rechaussage de la fixation provoquera ensuite la fermeture de la mâ choire qui entrarnera le mécanisme de maintien. 30/ Déchaussage volontaire sans chaussure dans la fixation : Lorsque la fixation se trouve en position fermée représentée à la figure 13 mais qu'il n'y a pas de chaussure sur le ski, l'ouverture de la fixation se produit de la façon suivante On exerce une poussée selon la flèche F sur le manchon 103 (voirfigure 13). Le ressort 109 du mécanisme de maintien commence à se comprimer par roulement des galets 107 sur la rampe 93 de la mâchoire. Tant que les galets 107 sont au contact de la mâchoire, celle-ci est maintenue fermée. Dès que les galets 107 quittent la rampe 93 pour rouler sur la partie R du relais, la mâchoire se trouve libre de se relever, ce relevage étant permis parle ressort 110. Cependant, le relais 95 demeure pratiquement immobile au cours de cette élévation de la mâchoire guidée par la butée 84 et l'axe 83 puisque ledit relais demeure en appui contre l'entretoise 90. Lorsque les galets 107 passent sur la partie en arc de cercle 98 du relais, le mécanisme de maintien atteint sa position d'équilibre indifférent. La mâchoire continue de monter jusqu'à atteindre la position de la figure 14. Lorsque le bec E de la mâchoire échappe à la butée 84, elle peut pivoter autour de l'axe 83. Toutefois, ce basculement n'est permis que si, continuant d'exercer une poussée sur le manchon 103, on fait passer les galets 107 sur la partie inclinée 82 du support de fixation. En effet, le relais 95 se trouve alors libéré et le ressort 110 est suffisant pour entraîner la mâchoire à basculer autour de l'axe 83 ; l'entretoise 90 repousse alors le bec 97' du relais qui pivote également dans le sens de la mâchoire jusqu'a ce que l'épaulement 99 vienne en appui contre la butée 84 (voir figure 15). Lorsque l'on relâche le manchon 103, celui-ci remonte de lui-même grâce à la partie inclinée 82 et les galets 107 reviennent prendre contact avec la mâchoire 85. On peut ensuite rechausser sans difficulté. L'invention ayant, maintenant, été exposée et son intérêt justifié sur un exemple détaillé, la demanderesse s'en réserve l'exclusivité pendant toute la durée du brevet, sans limitation autre que celle des termes des revendications ci-après. REVENDICATIONS 1. Fixation de sécurité pour ski destinée à coopérer avec le talon d'une chaussure et comportant - un support de fixation monté sur le ski, - une mâchoire mobile par rapport au support de façon à pouvoir passer, lors d'un déclenchement en sécurité, d'une position de retenue de la chaussure contre le ski à une position de libération de ladite chaussure, le déclenchement se produisant contre l'action d'un mécanisme élastique de maintien de la mâchoire re en position de retenue de la chaussure contre le ski, ce dit mécanisme de maintien étant monté de façon basculante autour d'un axe fixe du support de fixation;; ladite fixation étant caractérisée en ce que - la mâchoire est indépendante du mécanisme de maintien basculant - et un système de came, associé au moins à l'une des pièces de la chaine cinématique constituée par le support, la mâchoire et le mécanisme de maintien est prévu pour libérer, au moins partiellement, la mâchoire de l'action du mécanisme de maintien grâce à la coopération de ce dernier avec le système de came lors d'un simple basculement volontaire du mécanisme de maintien autour de l'axe fixe du support. 2. Fixation selon la revendication 1, caractérisée en ce que la liaison entre mâchoire et support est constituée par au moins une lumière de guidage pratiquée dans l'une de ces pièces et que traverse un axe solidaire de l'autre pièce, la coopération de la lumière et de l'axe assurant le guidage de la mâchoire lors de ses déplacements. 3. Fixation selon les revendications 1 et 2 prises ensemble, caractérisée en ce que la liaison entre mâchoire et support est complétée par la coopération d'une seconde lumière pratiquée dans l'une de ces pièces avec une butée solidaire de l'autre pièce, ladite lumière présentant un bec d'échappement pour permettre le désengagement de la butée et de la lumière. 4. Fixation selon les revendications 2 et 3 prises ensemble, caractérisée en ce que la coopération des lumières avec l'axe fixe et la butée assure une trajectoire de mâchoire en deux phases, à savoir : - une première phase de course élastique de la mâchoire correspondant au contact de la butée avec la seconde lumière ; - une seconde phase correspondant à la rotation de la mâchoire autour de l'axe coopérant avec la première lumière lorsque la butée se trouve dégagée de la seconde lumière. 5. Fixation selon la revendication 4, caractérisée en ce que la première phase de la trajectoire de la mâchoire est une rotation autour d'un axe virtuel distinct de l'axe coopérant avec la première lumière. 6. Fixation selon la revendication 5, caractérisée en ce que l'axe virtuel est situé sur le bord arrière de la mâchoire. 7. Fixation selon la revendication 5, caractérisée en ce que l'axe virtuel est situé en arrière de la mâchoire. 8. Fixation selon les revendications 2, 3 et 4 prises ensemble, caractérisée en ce que les lumières sont pratiquées dans la mâchoire et l'axe et la butée sont solidaires du support. 9. Fixation selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 ou 8, caractérisée en ce qu'elle comporte un verrou interposé entre deux des pièces de la chaîne cinématique constituée par le support, la mâchoire et le mécanisme de maintien, ce verrou ayant pour rôle d'immobiliser par rapport au support ledit mécanisme de maintien lorsque celui-ci a été basculé sensiblement dans la position correspondant à la libération de la chaussure. 10. Fixation selon la revendication 9, caractérisée en ce qu'elle comporte un moyen manoeuvrable par l'usager assurant l'escamotage du verrou afin que la mâchoire soit à nouveau soumise à l'action du mécanisme de maintien. 11. Fixation selon la revendication 1, caractérisée en ce que le mécanisme de maintien est constitué par : - une tige articulée sur l'axe fixe du support de façon à pouvoir pivoter dans un plan vertical par rapport au ski, - un organe de pression monté coulissant sur ladite tige - et un ressort monté entre l'organe de pression et une partie solidaire de la tige, ledit ressort sollicitant l'organe de pression en direction de liaxe de rotation du mécanisme de maintien. 12. Fixation selon les revendications 1 et 11 prises ensemble, caractérisée en ce que le système de came est solidaire de la mâchoire et l'organe de pression du mécanisme de maintien est en appui sur ledit système de came. 13. Fixation selon la revendication 12, caractérisée en ce que le système de came est constitué par une portion arrondie de la mâchoire et dont la configuration est telle que, la mâchoire étant en position abaissée, le déplacement du mécanisme de maintien vers sa position de libération de chaussure, provoque la compression du ressort. 14. Fixation selon les revendications 9 et 13 prises ensemble, caractérisée en ce que le verrou pour le mécanisme de maintien est constitué par une partie de la mâchoire prolongeant le système de came et de rayon de courbure différent, cette partie constituant verrou étant un arc de cercle centré sur l'axe fixe du support lorsque la mâchoire se trouve en position abaissée. 15. Fixation selon les revendications 13 et 14 prises ensemble, caractérisée en ce que, dans la position de mâchoire abaissée, la distance d'un point quelconque du système de came à l'axe fixe du support est inférieure à la distance b ce même axe fixe d'un point quelconque de la partie formant verrou. 16. Fixation selon les revendications 9, 10, 14 et 15 prises ensemble, caractérisée en ce que le moyen d'escamotage du verrou est constitué par le bec de la mâchoire ménagé à l'endroit du raccordement du système de came au système de verrou. 17. Fixation selon les revendications 1 et 11 prises ensemble, caractérisée en ce que le système de came est solidaire du support de fixation et l'organe de pression du mécanisme de maintien présente une première zone d'appui destinée à coopérer avec la mâchoire, dans la position de retenue de chaussure, et une seconde zone d'appui destinée à venir coopérer avec le système de came lors du déplacement du mécanisme de maintien vers sa position de libération de chaussure. 18. Fixation selon les revendications 9 et 17 prises ensemble, caractéri- sée en ce que le verrou est constitué par un cliquet élastique monté dans le support et qui est situé sur la trajectoire du mécanisme de maintien ainsi que sur celle de la mâchoire. 19. Fixation selon la revendication 18, caractérisée en ce que le mécanisme de maintien présente une rampe d'effacement du cliquet au cours de son déplacement vers sa position de libération de chaussure et une cavité prolongeant la rampe, dans laquelle le cliquet vient se loger pour immobiliser le mécanisme de maintien en position. 20. Fixation selon les revendications 18 et 19 prises ensemble, caractérisée en ce que le moyen d'escamotage du verrou est constitué par une rampe portée par la mâchoire assurant l'effacement du cliquet en fin de course d'ouverture de la mâchoire, effacement qui réalise la libération du mécanisme de maintien et autorise son réaccouplement avec la mâchoire. 21. Fixation selon les revendications 9 et 17 prises ensemble, caractérisée en ce que le verrou est constitué par une rampe de retenue ménagée dans le support et immobilisant le mécanisme de maintien en position de libération de chaussure. 22. Fixation selon la revendication 21, caractérisée en ce que le moyen d'escamotage du verrou est constitué par une rampe de la mâchoire qui, lors de l'ouverture de cell-e-ci, entre en contact avec le mécanisme de maintien et le dégage de la rampe de retenue du support.