Cette invention concerne les purificateurs électriques destinés à la séparation de dispersions continues dans l'huile; et, en particulier, il concerne un purificateur électrique destiné à résoudre des dispersions d'eau dans l'huile en ses phase huile et phase eau à bord d'un navire. L'utilisation de superpétroliers long-courriers au cours des deux dernières décades a révolutionné le trafic maritime aussi bien en ce qui concerne la taille que la capacité et la vitesse des navires long-courriers. Le combustible destiné à propulser ces navires est principalement constitué par des résidus lourds de distillation. Toutefois, on peut utiliser comme combus- tible pour les navires le résidu ou le pétrole brut ',étété" disponibles aux points de chargement au Moyen-Orient. A cet effet, on commence par dé saler le pétrole brut selon des techniques classiques, puis on le fait passer par une petite raffinerie qui extrait des distillats d'essence et de kérosène pour laisser un résidu du pétrole brut. On traite actuellement le pétrole brut dans des installations disposées à terre de façon à obtenir une qualité convenable permettant son utilisation comme combustible sur les superpétro lier s. Le navire doit comporter un réservoir séparé pour ce carburant de façon à empecher la contamination par le pétrole brut non traité qui forme la cargaison générale du navire. Par exemple, un superpétrolier peut transporter une charge de 200.000 barils (32.000 m3), ou plus, du Moyen-Orient à la côte Est des Etats Unis d'Amérique. Le pétrolier peut consommer environ 80.000 barils (12.800 m3) de carburant pendant ce voyage. D'autres voyages demandent des quantités différentes de carburant pour assurer le fonctionnement des machines de propulsion.Ainsi, le pétrolier doit posséder un réservoir propre adéquat, séparé de l'espace réservé à la cargaison générale, pour transporter le carburant nécessaire aux machines de propulsion. L'existence sur le navire dtun espace d'emmagasinement d'une cargaison particulière réservé mais non utilisé réduit fortement la proportion de bénéfice propre au navire. Ainsi, une réduction de l'espace séparé qui est destiné au carburant des turbines à gaz par rapport à la charge de la cargaison générale du navire est un résultat hautement souhaité. La présente invention s'applique à un purificateur électrique conçu pour entre monté à bord sur des superpétroliers long-courriers et des navires de type semblable. Le purificateur peut résoudre des dispersions d'eau dans l'huile, dont le pétrole brut est un exemple typique, en un carburant d'hydrocarbure désalé et déshydraté possédant une pureté adéquate permettant l'utilisation directe dans la machinerie du navire actionnée par turbines à gaz. Avec ce purificateur de bord, aucun pré-traitement à terre du pétrole brut formant la cargaison générale n'est nécessaire. La navire peut être alimenté directehent à partir du pétrole brut se trouvant emmagasiné sous forme de cargaison générale pendant le voyage vers sa destination. Ainsi, on évite d'avoir à réserver l'espace séparé précédemment nécessaire pour le carbu- rant pré-traité, ce qui augmente de façon correspondante la capacité en cargaison générale et le profit que l'on retire du voyage du navire. Le présent purificateur électrique, au contraire des déshydrateurs ou des désaleurs électriques classiques, supporte le roulis, le tangage et les mouvements d'embardée d'un navire longcourriers sans qu'il se produise de courts-circuits ou d'autres difficultés dans les parties électriques du purificateur. Par exemple, les derniers superpétroliers ont un roulis de période comprise entre 8 et 22 secondes (ce qui est approximativement équivalent à un déplacement de plus ou moins 30 degrés), un tangage de période comprise entre 3 et 25 secondes (ce qui correspond à un déplacement de plus ou moins 12 degrés), une incXinai- son d'assiette du navire de plus ou moins 7 degres, et une gite permanente possible de plus ou moins 15 degrés.Des déshydrateurs ou des désaleurs électriques classiques seraient rapidement détruits par ce mouvement oscillatoire. En particulier, la masse d'eau accumulée dans ces appAr s serait accélérée à des vitesses propres à faire passer la masse d'eau dans les parties électriques des purificateurs, ce qui produirait un court-circuit au niveau du champ électrique. Dans les dessins La figure 1 est une coupe verticale d'un des modes de réalisation d'un purificateur électrique de la présente invention; La figure 2 est une coupe verticale longitudinale prise selon la ligne 2-2 du purificateur électrique représenté sur la Figure 1; La figure 3 est une coupe verticale d'un autre purificateur électrique de cette invention; La figure ! est une coupe verticale d'un autre purificateur électrique de cette invention; et La figure 5 est ullt illustration schématique du déplacement du purificateur électrique de la Figure Z, lorsqu'il est monté à bord d'un navire, par l'action des vagues s'exerçant sur le côté babord d'un navire long-courrier. Si l'on se reporte maintenant à la Figure 1 des dessins, on peut observer un mode de réalisation préférentiel d'un purificateur électrique ll de la présente invention, représenté monté à bord d'un navire. Le purificateur 11 comporte un récipient cylindrique supérieur 12 disposé au-dessus d'un récipient cylindrique inférieur 13. Ces récipients peuvent être sphériques. ajour pouvoir traiter de grandes quantités d'hydrocarbures, ces récipients sont généralement des conteneurs métalliques cylindriques orientés horizontalement, dont le diamètre et la longueur sont fonction du volume de pétrole à traiter. Ces récipients peuvent avoir une longueur de 9 mètres, le récipient 12 ayant un diamètre de 3 mètres environ et le récipient 13 un diamètre de 90 centimètres environ. Le récipient 12 est monté à bord à l'aide de pieds 14 fixés au pont 16 qui peut être le pont principal du navire. Le récipient 13 est monté au moyen de pieds 17 sur le pont 16-d'une façon semblable. On peut utiliser, si on le désire, d'autres types de montage de ces récipients à bord. Une entrée 18 permet l'introduction d'une dispersion d'eau dans l'huile (par exemple du pétrole brut) par un ajutage distributeur 19 destiné à assurer une distribution uniforme du fluide dans un plan horizontal. On peut mélanger de liteau douce (par exemple de 2 à 10% en volume) à la dispersion entrante pour aider au désalage du pétrole brut dans le récipient 12. On peut se reporter au brevet des E.U.A. nO 2.527.690 pour illustrer deux semblables agencements des dispositifs d'entrée de la dispersion. La dispersion passe, en partant de l'ajutage 18, entre deux électrodes horizontales 21 et 22 percées de trous. Ces électrodes peuvent être constituées par une grille soudée de tiges d'acier. L'électrode 21 est suspendue par des isolants verticaux 23 et des tiges de liaison 2 et 26. Des isolants diagonaux 27 et des tiges 28 et 29 maintiennent l'électrode supérieure 21 contre tout déplacement horizontal. De la même façon, l'électrode 22 est soutenue par des isolants verticaux 31 et des tiges 32 et 33. Le déplacement horizontal de l'électrode 22 est empêché par des isolants diagonaux 34 et des tiges 36 et 37. De cette manière, les électrodes 21 et 22 se trouvant à l'intérieur du récipient 12 restent en état de fonctionner pendant les mouvements effectués par leur montage de bord. Les électrodes 21 et 22 peuvent entre excitées par un transformateur 38 dont le primaire 39 est connecté à une source d'énergie convenable comme un alternateur à vapeur. Des conducteurs excités z3 et 44 d'un secondaire 41 pourvu d'une prise centrale 42 mise à la masse à la paroi latérale du récipient 12, sont respectivement connectés par l'intermédiaire de traversées 46 et 47 aux électrodes 21 et 22.Ainsi, les électrons 21 et 22 sont excitées par le transformateur 38 à un potentiel efficace permettant de créer le champ électrique destiné a résoudre la dispersion à l'intérieur du vaisseau 12. ordinairement, le transformateur 38 excite les électrodes 21 et 22 (écartées l'une de l'autre de 10 à 25 cm) à un potentiel alternatif de 33.000 volts environ l'une par rapport à l'autre et à un potentiel de 16.500 volts environ par rapport à la paroi latérale mise à la masse du récipient 12.On a décrit une structure particulière permettant de créer un champ électrique à l'intérieur du récipient 12 et pouvant effectuer la séparation de la dispersion en des phases continues huile et eau, mais on peut utiliser, si on le désire, d'autres agencements d'électrodes,de traversées d'entrée, d'isolants, etc... Les électrodes et l'ajutage se trouvant à l'intérieur du récipient 12 forment une section de coalescence dans laquelle la dispersion est résolue électriquement en phases continues huile et eau. La phase huile se rassemble dans les parties supérieures du récipient 12 et est pratiquement déshydratée et dessalée. Par exemple, la phase huile peut avoir une teneur résiduelle en eau de O,lD/o (en volume) et une teneur résiduelle en sel de 0,5 kg de sel pour 1000 barils (160 m3 environ) de la phase huile. On retire la phase hu-ile par une sortie 48 en vue d'une -utilisa- tion directe comme combustible dans les turbines à gaz formant les machines de propulsion du navire. Si on le désire, on peut raccorder la sortie 48 à un réservoir-tampon pour amortir les pulsations dues à la pompe, ou pour d'autres raisons. Les gouttelettes d'eau, ayant été rassemblées à partir de la dispersion par le champ électrique, tombent de la section de coalescence en direction de 1 'extrémité inférieure du récipient 12. Dans de nombreux cas, le mouvement d'oscillation du navire provoque des mouvements du fluide à l'intérieur du récipient 12 au point de remélanger les gouttelettes d'eau dans la phase huile continue. Lorsqu'on rencontre ce mélange induit par le mouvement, on peut installer un ensemble 49 formant chicane du type cageot à oeufs entre la partie de coalescence et l'extrémité inférieure du récipient 12. La section écran 49 possède des parois verticales se coupant à angle droit qui se prolongent d'une paroi latérale à l'autre et couvrent sensiblement la longueur du récipient 12.Les écrans portent plusieurs ouvertures 51 et 52 dans les parois latérales pour absorber l'énergie provenant du déplacement latéral des fluides à l'intérieur du récipient 12. Les gouttelettes d t eau s'accumulent le long des surfaces inférieures du récipient 12, puis, passent, sous A uence de la gravité, par un passage vertical 53 de liaison dans le récipient 13. A cet effet, on a donné à la surface inférieure du récipient 12 une forme telle que, même au cours d'un mouvement oscillatoire de la monture de bord, les gouttelettes d'eau passent facilement dans l'extrémité supérieure 55 du passage 53 sans s'accumuler en masses importantes à l'intérieur du récipient 12. Ainsi, le mouvement du navire ne peut accélérer une masse d'eau dans le récipient 12 d'une quantité suffisante pour la propulser au voisinage des électrodes 21 et 22 et les courtcircuiter avec la paroi voisine mise à la masse. Le passage 53 est constitué par un court tuyau portant des raccords 54 et 56 à brides destinés à relier entre eux les récipients 12 et 13. Le passage 53 doit avoir un diamètre suffisant pour permettre un passage libre vers le bas de la phase aqueuse rassemblée, du récipient 12 au récipient 13. Un passage 53 unique reliant les récipients peut être suffisant pour la plupart des applications à bord. Comme cela sera décrit plus tard, on peut faire passer la phase aqueuse du récipient 12 au récipient 13 par plusieurs passages verticaux. Le récipient 13 constitue un accumulateur d'eau du purificateur 11. La phase aqueuse transportée par le passage 53 s'accumule à l'intérieur du récipient 13 et forme une masse d'eau 57. La masse d'eau 57 est extraite périodiquement ou en continu, à un rythme propre à maintenir la surface supérieure 58 de l'eau au-dessous de l'extrémité inférieure 59 du passage 53, grâce à un orifice 61 de sortie d'eau prolongeant la partie inférieure du récipient 13. L'eau extraite transporte les sels enlevés du pétrole brut et est jetée d'une manière non polluante. L'orifice 61 de sortie d'eau possède une soupape 62 à moteur actionnée entre une position ouverte et une position fermée par un flotteur 63 relié à un élément de commande 64. L'élément 64 délivre un signal d'actionnement par l'intermédiaire d'une connexion (indiquée par le trait interrompu 66) reliée à la soupape 62. Le flotteur 63 détecte la présence de la surface 58 de l'eau, et la soupape 62 est commandée de façon à maintenir la surface 58 de l'eau à un niveau pré-établi situé au-dessous de l'extrémité inférieure 59 du passage 53. En outre, le passage 53 porte un moyen de commande d'écoulement destiné à empêcher toute remontée importante de la phase aqueuse du récipient 13 au récipient 12. Les navires longcourriers subissent des mouvements d'oscillation plutôt sévères du point de vue roulis et tangage. Ces navires peuvent prendre une position permanente d'assiette ou de gîte, et, en conséquence de ces mouvements du navire, de l'eau pourrait monter par le passage 53, de la masse d'eau 57 à la zone du champ électrique dans le récipient 12. Pour des purificateurs de faible capacité, on peut prévoir de relier, en ce qui concerne le moyen de comamande d'écoulement, la longueur et les dimensions internes du passage 53 à une rotation maximale prédéterminée du premier et du second récipients par rapport à un axe vertical.Par exemple, les récipients 12 et 13 peuvent être soumis à un déplacement angulaire ne dépassant pas 30 degrés par rapport à la position verticale indiquée sur la Figure 1. Avec ce déplacement, la longueur du passage 53 doit être suffisante pour que les extrémités supérieure et inférieure 55 et 59 du passage 53 (pour un certain diamètre) ne se trouvent pas alignées horizontalement, ce qui permettrait à une importante partie de la masse d'eau 57 de remonter dans le récipient 12. Pour des purificateurs 11 de grande capacité utilisés sur des superpétroliers, le moyen de commande d'écoulement associé au passage 53 peut comprendre d'autres mécanismes. Le moyen de commande d'écoulement du passage 53 peut comporter un ensemble 67 formant clapet. Le clapet 67, qui peut être de-toute conception utilisable, peut être un flotteur 68 conçu pour effectuer un mouvement de fermeture vers le haut en s'appliquant contre le siège 69 de soupape et un mouvement a ou- s7ertUI' vers le bas contre un support de corbeille inférieur 71. Le flotteur 68 a une tossée négative dans la phase huile contenue dans le récipient 13 au-dessus de la masse d'eau 57. Toutefois, le flotteur 68 a une poussée positive dans la masse d'eau 57 lorsque la masse d'eau 57 est deplacée vers le haut en direction de l'extrémité supérieure 55 du passage 53, et le flotteur 68 est amené en contact de façon étanche vis-à-vis des fluides, avec le siège 69. Cette action ferme hermétiquement le passage 53 à toute remontée notable de la phase aqueuse dans le récipient 12. Dans certains mouvements d'oscillation de longue durée d'un navire long-courrier, le clapet 7 pourrait être fermé pendant une durée égale à la période du roulis ou du tangage du montage de bord. Ainsi, le passage 53 présente de préférence une capacité en volume suffisante pour contenir la totalité de l'eau qui s'est réunie dans le champ électrique pendant la période de plus longue durée du roulis ou du tangage. En général la période d'oscillation la plus grande d'un navire long-courrier est de 30 secondes environ. Ainsi, le passage 53 doit contenir la quantité d'eau qui s'est rassemblée à partir de la dispersion dans le récipient 12 pendant une durée d'au moins 30 secondes.Le passage 53 doit avoir uné longueur suffisante pour contenir cette quantité d'eau même à un déplacement permanent maximal d'assiette ou de gîte, ce déplacement ne dépassant pas ordinairement 15 degrés environ. Ainsi, on peut construire dans le purificateur électrique ll le passage 53 et l'ensemble 67 formant clapet de retenue de telle manière qu'il continue de fonctionner en dépit de tous les mouvements d'oscillation et de tous les déplacements du montage de bord. Dans de nombreux cas, la longueur du récipient 12 sera supérieure à 4,5 mètres, et plusieurs passages, semblables au passage 53, sont nécessaires pour faire passer la phase aqueuse dans le récipient 13. Comme le montre la Figure 2, le passage 53 doit être disposé à mi-longueur du récipient 12. De préférence, on place le flotteur 63 en une position transversale alignée avec l'extrémité inférieure 59 du passage 53. De préférence, on place les passages verticaux reliant entre eux les récipients 12 et 13 en alignement vertical au-dessous de l'axe longitudinal du récipient 12. En plus du passage 53, les récipients peuvent porter au moins un second et un troisième passages verticaux 72 et 73. Ces passages sont pourvus d'ensembles 7 et 76 faisant clapets, qui peuvent avoir une structure semblable à celle de ensemble 67 formant clapet. Pour des récipients 12 et 13 de grande longueur, il est préférable de prévoir des dispositifs 77 et 78 d'entrée de la dispersion supplémentaires, qui amènent la dispersion à des ajutages 79 et 81 et dans le champ électrique, de la même façon que cela a été décrit pour l'entrée 18 et l'ajutage 19. Lagen- cement des isolant s et des tiges de soutien des électrodes 21 et 22, ainsi que leurs conducteurs d'excitation, a été omis de façon à simplifier la Figure 2. Le montage de bord des récipients 12 et 13 peut être déplacé suivant l'axe longitudinal par rapport à un plan horizontal d'une quantité pouvant atteindre 30 degrés. La masse d'eau 57, après être revenue des effets initiaux imposés par l'accélération, prendra une position dans laquelle l'interface 58 est horizontale. En conséquence, le clapet 74 est fermé par le déplacement vers le haut de la masse d'eau 57, de façon à empêcher l'entrée de l'eau dans le passage 72. En même temps, les passages 53 et 73 s'ouvrent de façon à faire passer l'eau du récipient 12 au récipient 13. L'eau s'accumule jusqu'à atteindre la capacité volumique du passage 72 pendant la durée du déplacement. Une fois qu'une masse d'eau s'est accumulée de façon à remplir le passage 72, sa pression hydrcstatiqu ouvre l'assemblage 74 du flotteur, cette action permettant à l'eau accumulée de passer-du passage 72 dans la masse d'eau 57. A cet instant, le flotteur 63 actionne la soupape 62 de façon à relever une quantité équivalente d'eau par l'orifice de sortie 61.La fonction de chaque clapet consiste à empêcher la montée de quantités importantes d'eau dans les passages pendant le mouvement ou le déplacement du purificateur électrique 11 dans le montage de bord. A tout moment, pendant le mouvement d'oscillation ou 1'8tat d'inclinaison permanente d'assiette ou de gite, de l'eau peut descendre par le passage dégagé dans la masse d'eau 57 du récipient 13. Un nombre quelconque de passages verticaux peut relier entre eux les récipients 12 et 13. I1 est préférable qu'un nombre suffisant de passages soit présent pour recueillir et éliminer la phase aqueuse rassemblée depuis plusieurs points du récipient 12. Une extraction rapide de la phase aqueuse indépendamment des limites maximales du roulis, du tangage et des mouvements d'embardée, ou de l'inclinaison d'assiette et de la gite, du montage de bord empêche une accumulation de l'eau rassemblée en une masse susceptible de mettre en court-circuit les électrodes 21 et 22 avec la paroi mise à la masse du récipientl2. A cette fin, cn dispose un ou plusieurs passages à une certaine distance longitudinale entre le passage central 53 et les extrémités du récipient 12. Si on se reporte maintenant à la Figure 3, on peut voir un autre mode de réalisation du présent purificateur électrique, présentant une structure de récipient compacte et Alune seule pièce. Le purificateur électrique 81 est construit à partir d'un récipient cylindrique vertical à parois métalliques présentant des obturateurs supérieur et inférieur recourbés 82 et 83, respectivement. Un troisième obturateur recourbé 84 orienté vers le bas est porté par le récipient 81 entre les obturateurs supérieur et inférieur 82 et 83. L'obturateur 84 forme une enceinte supérieure contenant les électrodes 86 et 87 entre lesquelles on introduit une dispersion par l'entrée 88 à l'aide de l'ajutage 89. Les obturateurs 82, 83 et 84 ont une configuration elliptique.Les isolants soutenant les électrodes et les constituants d'excitation peuvent être les memes que sur la Figure 1, mais on a omis ces éléments pour la simplicité de la description.La dispersion se déplace dans la section de coalescence 85 depuis l'ajutage 89 jusque dans le champ électrique formé entre les électrodes 86 et 87 de façon que la phase aqueuse se rassemble sous forme de gouttelettes, et se sépare de la phase huile continue qu'on extrait per un orifice de sortie 91. On peut utiliser la phase huile directement comme combustible dans les turbines à gaz pour propulser un superpétrolier, ou un navire de ce type. Les gouttelettes d'eau, sous l'effet de la gravité, sont recueillies sur l'obturateur 84 et passent facilement dans un passage vertical 92 disposé centralement. Le passage 92 porte un ensemble 93 t rimant clapet de retenue qui peut être construit de la mEme manière que le clapet 67. Une extrémité inférieure 94 du passage 92 est maintenue au-dessus de la surface 96 d'une masse d'eau 97 s'accumulant au-dessus de l'obturateur 83. A cet effet, on extrait l'eau du récipient 81 par un orifice 98 de sortie d'eau, dans lequel l'écoulement est régulé par une soupape de commande 99. Un flotteur 101 actionnant un dispositif de commande 102 détecte la présence de la surface 96 de l'eau de façon à actionner la soupape 99. LB passage 92 permet un transport aisé de l'eau dans le sens descendant, de la section de coalescence 85 jusque dans la masse d'eau 97. Toutefois, l'ensemble 93 formant clapet de retenue empêche toute montée importante de la masse d'eau 97 dans la section 85 de coalescence. Le volume situé au-dessus de la masse d'eau 97 et au-dessous de l'obturateur conique 84 est rempli d'une phase huileuse gui est sensiblement la même que la phase huileuse extraite par l'orifice de sortie 91. Ce volume de phase huileuse fournit un amortisseur hydraulique destiné à amortir le régime oscillatoi n dela masse d'eau 97 pendant les mouvements d'oscilla- tion du montage de bord . Par exemple, déplacer l'huile d'un bord à l'autre du récipient 81 demande une certaine force à la masse d'eau 97.Le fait de fournir cette force amortit le régime oscillatoire de l'eau. En outre, la disposition centrale du passage 92 réduit au minimum la quantité d'eau qui peut agir sur l'ensemble 93 formant clapet. Ainsi, le passage 92 reste ouvert à l'écoulement de l'eau vers le bas pendant sensiblement la totalité du mouvement du montage de bord . Ainsi, une très faible quantité d'eau s'accumule sur l'obturateur 84 ou à l'intérieur du passage 92. Par conséquent, on peut réduire notablement la dimension verticale du passage 92 et son diamètre par rapport aux passages du purificateur 1. Le récipient 81 est monté sur des pieds 103 reliés au pont 16. Le récipient 81 est unitaire du point de vue structure et fonction; et il peut facilement être installé sur un navire long-courrier et entre facilement maintenu pendant le fonctionnement. Si l'on se reporte maintenant à la Figure 4, on peut vour un mode de réalisation d'un purificateur 111 de la présente invention, se révélant utile dans des montages de bord à déplacements importants par rapport à la verticale. Le purificateur électrique 111 comporte un récipient supérieur 114.et un récipient inérieur suspendu 116 respectivement soutenus par des pieds 112 et 117 sur le pont 16. Le récipient 114 å des parois latérales métalliques 143 présentant la forme d'un cône disposé verticalement et monté la pointe en bas. Une partie supérieure métallique recourbée 119, de forme elliEsotdale, ferme les parois latérales 143. Le récipient 114 comporte une partie de coalescence 121 dans laquelle sont montées des électrodes d'excitation 122 et 123.Les structures de support, la source d'énergie, les conducteurs d'excitation, etc..., de ces électrodes ont été omis pour des raisons de clarté, mais on doit comprendre que les structures décrites sur la Figure 1 peuvent être utilisées. Un dispositif 124 d'entrée de la dispersion disposé sur le récipient 111 est raccordé à un ajutage 126 permettant d'introduire la dispersion dans le champ électrique entre les électrodes 123 et 124. Le champ électrique sépare efficacement la dispersion en une phase huile continue qu'on extrait par l'orifice de sortie 127. A partir de l'orifice de sortie 127, la phase huile désalée et déshydratée peut être ultérieurement utilisée comme combustible pour la turbine à gaz des machines de propulsion du navire longcourrier. On peut utiliser une partie écran 128 disposée horizontalement pour amortir les écoulements horizontaux immédiatement au-dessous de l'ensemble électrodes. La partie écran 128 est construite à partir de parois se coupant et présentant une structure du type botte à oeufs.Les parois comportent plusieurs trous 129 et 131 permettant d'affaiblir les mouvements oscillatoires du fluide & l'intérieur du récipient 114 pendant des mouvements d'oscillation sévères du montage de bord Les gouttelettes d'eau qui ont été rassemblées à partir de la dispersion par le champ électrique dans la section de coa]éscence 121 tombent dans l'extrémité inférieure du récipient 114 et entrent dans la partie terminale supérieure 133 d'un passage vertical 132. Le passage 132 comporte une extrémité inférieure 134 qui communique avec l'intérieur du récipient 116. L'eau qui descend par le passage 132 s'accumule à l'intérieur du récipient 116 sous la forme d'une masse d'eau 136.La surface 137 de la masse d'eau 136 est ajustée à un niveau relativement fixe grace à une extraction régulée d'eau s'effectuant par un dispositif 138 d'évacuation d'eau. L'écoulement par le dispositif d'évacuation 138 est commandé par une soupape 139 à moteur actionnée par un ensemble 141 de commande à flotteur pourvu d'une connexion de commande indiquée par le trait interrompu 142. Ainsi, la surface 137 de l'eau est maintenue constamment à une distance notable'au-dessous de la partie terminale inférieure 134 du passage 132. La dimension verticale et le diamètre du i?assage 132 sont agencés, pour des conditions dans lesquelles le purificateur électrique 111 est incliné par rapport à la verticale avec le déplacement maximum susceptible d'entre rencontré pendant le montage à bord, de façon que la masse d'eau 136 ne puisse remonter par le passage 132, qui se trouve alors en position non verticale, dans le récipient 134 et mettre en court-circuit les électrodes 122 et 123 avec les parois métalliques 143 mises à la masse. Si on le désire, on peut pourvoir la partie terminale inférieure 134 du passage 132 d'un ensemble formant clapet de retenue semblable à celui décrit dans les modes de réalisation précédents.Les parois coniques 143 présentent une inclinaison choisie de façon que le purificateur électrique 111 puisse fonctionner meme lors de déplacements sérieux par rapport à un axe vertical pendant le montage à bord. Si l'on se reporte momentanément à la Figure 5, on peut observer une illustration schématique d'un navire long-courrier 114 soumis à un roulis d'un angle de 30 degrés environ indiqué par le numéro 146. Le navire 144 est déplacé par une vague 147 qui est venue frapper le coté babord du navire 144. Sur l'illus- tration schématique, la paroi latérale 143 du coté droit du purificateur 111 est déplacée par rapport à l'orientation indiquée sur la Figure 4 en direction de l'horizontale indiquée par la ligne 148.Selon ce mode de réalisation de la présente invention, la pente de la paroi latérale 143 est choisie de telle manière que la paroi latérale 143 se trouve au-dessus de l'horizontale et maintienne toujours au moins un angle aigu par rapport à l'horizontale 148 pendant le déplacement maximal da au roulis le long de l'axe longitudinal du récipient 144. Par conséquent, les gouttelettes d'eau tombant de la section de coalescence 121 viennent frapper sur la paroi latérale 143 puis descendent dans la partie terminale supérieure 133 du passage 132 pour passer de façon libre dans le récipient 116. De préférence, le récipient 111 est monté au niveau du métacentre 149 du navire 144, ou bien au moins au-dessus. Ce montage est la position embarquée la plus stable pour le purificateur électrique 111. Plus le purificateur 111 est monté loin du métacentre 149 du navire 144, plus importante est l'influence du roulis et du tangage du navire sur le fluide contenu dans le purificateur électrique, et plus grandi sont les effets de l'accélération sur la masse d'eau 136. Si l'on revient maintenant à la Figure 4, on note que le purificateur électrique 111 pourvu de parois inclinées 143 fonctionne au cours de tous les déplacements possibles dûs au roulis et au tangage, ou pour toutes les configurations d'inclinaisons permanentes d'assiette ou de gîte, de sorte que le navire sur lequel il est monté peut les supporter sans être détruit. Tout déplacement qui empecherait le fonctionnement convenable du purificateur électrique 111 détruirait le navire long-courrier sur lequel il est monté. Les purificateurs électriques de la présente invention permettent la résolution électrique de diverses dispersions d'eau dans l'huile, telles le pétrole brut non traité que transporte comme cargaison générale un superpétrolier. Ce pétrole brut est traité dans les présents purificateurs électriques de façon à fournir un carburant propre et convenable permettant de faire fonctionner les turbines à gaz des machines de propulsion des navires long-courriers. En outre, les purificateurs électriques de la présente invention réduisent l'importance de l'espace séparé destiné à stocker le carburant et évitent un fonctionne- ment intermittent provoque par le roulis, le tangage ou les mouvements d'embardês du navire par rapport à son axe, ou les changements d'assiette ou de gîte. Diverses modifications et variantes du purificateur électrique de la présente invention apparattront à l'homme de l'art sur la base de la description précédente, ces variantes ne s'écartant pas de l'esprit de l'invention. Pour cette raison, il est souhaité que ces variations soient incluses dans le domaine des revendications ci-jointes. Les revendications ci-jointes définissent la présente invention; la description précédente doit être utilisée pour exprimer d'un point de vue illustratif les présents modes de réalisation. REVENDICATIONS I. Purificateur électrique destiné à résoudre des dispersions d'eau dans l'huile à bord d'un navire, caractérisé par le fait qu'il comprend : une première et une seconde enceintes montées à une certaine distance verticale l'une de l'autre, la première enceinte étant disposée au-dessus de la seconde enceinte; une section de coalescence disposée dans ladite première enceinte, ladite section de coalescence comprenant un moyen de formation d'un champ électrique destiné à effectuer la séparation de ladite dispersion en des phases continues huile et eau, un moyen d'entrée de la dispersion destiné à introduire ladite dispersion dans la première enceinte en vue d'un mouvement ascendant dans- ledit champ électrique, et un moyen d'extraction de la phase huile monté sur 1a première enceinte pour extraire la phase huile continue de dessus ledit champ électrique dans la partie supérieure de la première enceinte; un passage vertical reliant entre elles la première et la seconde-enceintes et destiné à faire passer la phase aqueuse de l'extrémité inférieure de la première enceinte à la seconde enceinte immédiatement après que la phase aqueuse s'est rassemblée à partir de ladite dispersion tombant dans la partie inférieure de la première enceinte, la seconde enceinte constituant un accumulateur d'eau pourvu d'un moyen permettant de retirer la phase aqueuse de façon à maintenir une masse d'eau accumulée au-dessous dudit passage vertical; et un moyen de ccmmande d'écoulement associé audit passage vertical de façon à permettre un écoulement relativement libre de la phase aqueuse vers le bas et à empecher tout écoulement notable de la phase aqueuse vers le haut entre la première et la seconde enceintes, au point qu'aucune masse d'eau ne réside dans la première enceinte au-dessous dudit champ électrique au cours des déplacements de la première et de la seconde enceintes par rapport à une position verticale dans l'environnement du navire. 2. Purificateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit moyen de commande d'écoulement comporte un clapet de retenue fermant vers le haut disposé au voisinage de l'extrémité inférieure dudit passage, ledit clapet se fermant sélectivement à toute remontée notable de la phase aqueuse entre la première et la seconde enceintes. 3. Purificateur selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ledit moyen de commande d'écoulement comporte une certaine dimension verticale dudit passage, ladite dimension verticale offrant, entre les extrémités supérieure et inférieure dudit passage, vn espace tel qu'une rotation maximale prédéterminée par rapport à un axe vertical de la première et de la seconde enceintes ne place pas lesdites extrémités supérieure et inférieure dudit passage en alignement horizontal, de façon à empêcher l'écoulement de toute partie notable de la masse d'eau accumulée de la seconde enceinte dans la première enceinte. 4. Purificateur selon la revendication 2 ou les revendications 2 ou3, caractérisé en ce qu'un moyen de commande de niveau est porté par la seconde enceinte pour maintenir la masse d'eau accumulée au-dessous dudit clapet de retenue, lorsque la première et la seconde enceintes se dressent verticalement. 5. Purificateur selon l'une des revendications I à 4, caractérisé en ce que la première enceinte est formée d'un récipient vertical présentant des sections droites circulaires en plusieurs plans horizontaux. 6. Purificateur selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la première enceinte est formée d'un récipient de forme conique vertical monté la pointe en bas au-dessus de la seconde enceinte. 7. Purificateur selon la revendication 6, caractérisé en ce que ledit récipient a une paroi latérale de forme conique allant vers le bas,de la région dudit champ électrique à ltextrémité supérieure dudit passage, ladite paroi latérale de forme conique ayant une pente telle que, pour un déplacement maximal par rapport à la verticale alors que ledit récipient est monté à bord du navire, ladite paroi latérale forme constamment au moins un angle aigu avec l'horizontale. 8. Purificateur selon la revendication 1 ou 2 ou les revendications 2 et 4, caractérisé en ce que la première et la seconde enceintes sont constituées par un récipient cylindrique vertical comportant des obturateurs supérieur et inférieur recourbés vers l'extérieur, et un troisième obturateur recourbé orienté vers le bas disposé entre les obturateurs supérieur et inférieur de façon à séparer ledit récipient en ladite première et ladite seconde enceintes, ledit troisième obturateur recourbé étant raccordé par son extrémité inférieure à l'extrénité supérieure dudit passage portant ledit moyen de commande d'écoulement. 9. Purificateur selon lXune des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'unie section écran disposée horizontalement est placée dans la première enceinte à un certain niveau horizontal entre la région dudit champ électrique et l'extrémité supérieure dudit passage, ladite section écran limitant le déplacement horizontal des gouttelettes d'eau qui ont été réunies à partir de la dispersion par ledit champ électrique. lo. Purificateur électrique destiné à résoudre des dispersions d'eau dans l'huile à bord d'un navire, caractérisé en ce qu'il comprend : un premier récipient cylindrique orienté horizontalement portant un moyen d'entrée de la dispersion, un moyen d'extraction de la phase huile et une section de coalescence comportant un moyen de formation d'un champ électrique destiné à effectuer la séparation de ladite dispersion en des phases continues huile et eau, ledit moyen d'entrée de la dispersion introduisant ladite dispersion dans ledit premier récipient en vue d'un mouvement ascendant dans ledit champ électrique, et ledit moyen d'extraction d'huile retirant la phase huile continue de dessus ledit champ électrique dans la partie supérieure dudit premier récipient; un second récipient cylindrique orienté horizontalement disposé à une certaine distance verticale au-dessous dudit premier récipient; au moins un passage vertical reliant le premier et le second récipients et destiné à faire passer la phase aqueuse de l'extrémité inférieure du premier récipient au second récipient immédiatement après que la phase aqueuse s'est réunie à partir de ladite dispersion tombant vers la partie inférieure du premier récipient, le secona récipient constituant un accumulateur d'eau pourvu d'un moyen permettant de retirer la phase aqueuse de fanon à maintenir une masse d'eau accumulée au-dessous dudit passage vertical; et un moyen de commande d'écoulement associé audit passage vertical de façon à permettre un écoulement relativement libre de ladite phase aqueuse vers le bas et à empêcher tout écoulement notable de la phase aqueuse vers le haut entre le premier et le second récipients, au point qu'aucune masse d'eau ne réside dans le premier récipient au-dessous dudit champ électrique au cours de déplacements du premier et du second récipients par rapport à une position verticale dans l'environnement du navire.