_1 - L'invention concerne un procédé permettant de trans- porter, sur un terrain difficilement praticable, une combinaison portative comprenant une lance détachée et un moteur à combustion interne, en particulier destiné à la lutte contre l'incendie. L'invention concerne aussi un appareil pour la mise en oeuvre du procédé. Dans la technique antérieure, on connaît de telles pompes à incendie portatives à moteur qui sont équipées d'une ou deux roues caoutchoutées sur lesquelles on peut pousser la pompe à moteur en la faisant rouler. L'inconvénient rencontré avec ces pompes à incendie à moteur, qui ont un débit d'eau de 500 à 2000 1/mn et une puissance de moteur de 11 à 36 kW, est leur adaptabi- lité médiocre à un terrain accidenté. Le type le plus courant de pompe à incendie à moteur pèse 200 kg. Il est difficile et extrêmement pénible de transporter cette pompe à incendie jusqu'à un point d'eau sur le terrain. En hiver, par temps de neige, il est même difficile de la déplacer sur un sol uni. Ces opérations nécessitent au minimum quatre hommes vigoureux. Outre la pompe à incendie, il faut transporter jusque sur les lieux les tuyaux d'aspiration et de refoulement ainsi qu'une réserve de carburant et d'autres accessoires de lutte contre l'incendie. Cela prend beaucoup de temps alors que les premiers moments sont les plus décisifs pour éteindre un incendie. C'est pourquoi l'invention a pour but d'éliminer les inconvénients précédemment mentionnés et d'améliorer de façon révolutionnaire la mobilité des dizaines de milliers de pompes à incendie à moteur transportables qui sont en service dans le monde entier, de façon qu'elles deviennent faciles à transporter et qu'en outre, elles puissent servir à tirer un tralneau ou autre base de transport sur lesquels on amène en même temps sur les lieux les acces- soires nécessaires. Le conducteur de l'appareil peut aussi marcher à côté, se tenir sur le traîneau ou autre remorque. Pour parvenir à ces résultats le procédé selon l'in- vention est caractérisé par le fait que l'on monte la -2- pompe à incendie à moteur-sur une base ou-un châssis muni de chenilles etc... et d'une transmission de force motrice allant du moteur aux chenilles. L'appareil pour la mise en oeuvre du procédé est caractérisé par le fait qu'il comprend un châssis muni de chenilles, des moyens de transmission de force motrice du moteur aux roues des chenilles et des moyens de direction et de commande nécessaires à la marche de l'appareil. L'avantage le plus important de l'invention est l'éco- nomie de temps et de main d'oeuvre réalisée dans la pré- paration à la lutte contre l'incendie. Il ne faut qu'un homme pour transporter aussi bien la pompe à incendie que l'équipement tandis que le reste de l'équipe peut s'occuper d'autres travaux préparatoires à l'extinction de l'incendie. Un mode de réalisation de l'invention sera décrit ci- après, à titre d'exemple non limitatif, avec référence aux dessins annexés dans lesquels: la figure 1 montre schématiquement en élévation un mode d'exécution de l'invention; la figure 2 est une vue par l'arrière correspondante. La pompe à incendie à moteur est détachée de sa base équipée de roues ou de patins et placée sur un châssis 1 muni de chenilles. La transmission de force motrice à lieu d'une poulie 14 prévue sur l'extrémité du vilebrequin du moteur à combustion interne à l'arbre primaire 15 d'un train à vis sans fin 11. De l'arbre secondaire 16 de ce train, portant un accouplement à roue libre, la force mo- trice est transmise par chaine aux roues de chenilles 4 servant de roues de propulsion. La poulie 14 du vilebrequin du moteur est munie d'un accouplement à débrayage 6. Etant donné que l'accouplement à débrayage ne comporte pas de marche arrière, on ne peut déplacer la pompe à incendie à moteur vers l'arrière, dans le cas présent, que par des moyens manuels, l'accouplement tournant à vide. On impose une tension aux chenilles 3 en déplaçant l'essieu 2 des roues avant. Le châssis est muni d'un crochet de traction 5 et de poignées de direction 9 que -3- l'on replie sur la pompe à incendie lorsqu'elle est en réserve ou placée sur une voiture de pompiers. Comme le montrent les figures, la substructure à chenilles ne nécessite pas deespace supplémentaire et par conséquent, l'ensemble à lance s'adapte au véhicule comme antérieure- ment. Le rôle fondamental de l'appareil n'est pas modifié, c'est-à-dire que la combinaison de moteur à combustion interne et de pompe à eau reste la même, ainsi que le procédé de pompage d'eau. L'appareil selon l'invention est commandé par les poignées de direction 9 sur lesquelles sont prévus un levier 8 servant à actionner l'accouplement à débrayage et un levier manuel de gaz tournant 13 servant à commander la vitesse de propulsion. L'accouplement embraye pour la propulsion quand on pousse le levier contre la poignée 9. Le levier d'accouplement et le levier manuel de gaz sont rappelés par ressort. Si le conducteur de l'appareil lâche les poignées de direction, l'accouplement débraye et la poignée de gaz retourne à la position de ralenti sous l'action du ressort. La transmission peut aussi être assurée par une instal- lation hydraulique de ltappareil. Dans ce cas, on peut utiliser un distributeur à deux directions pour permettre la propulsion dans les deux sens. La commande de vitesse est alors possible aussi au moyen d'une valve de réglage de débit. Une telle valve permettrait aussi d'omettre l'ac- couplement à débrayage. La pompe hydraulique continuerait de fonctionner librement pendant la durée de l'opération de pompage. Le train à vis sans fin serait remplacé par un rapport du volume de révolution approprié, entre la pompe hydraulique et le moteur hydraulique. Etant donné que dans les pompes à incendie on utilise aussi des moteurs à refroidissement par eau, un groupe de ce type ne pourrait pas, en cas de besoin, être propulsé sur de longues distances jusqu'à un point d'eau parce que le moteur à combustion interne utilise pour son refroidis- sement la même eau qui est projetée par la pompe. Il s'ensuit -4- que le moteur ne peut pas fonctionner avant qu'on ne dispose d'eau. Selon l'invention, on monte un moteur à combustion interne séparé à refroidissement par air, entraînant les chenilles, en remplacement des transmissions de force motrice du moteur de la pompe à incendie dans le cas o il est du type à refroidissement par eau. Etant donné que la pompe à incendie sur chenilles n'a pas une grande vitesse sur le terrain, un gros moteur à combustion interne n'est pas nécessaire pour la transporter. Le moteur nécessaire peut se loger approximativement dans le même espace que la transmission à engrenages 11 dans le mode d'exécution représenté. Ainsi, la pompe à incendie à moteur sur chenilles de l'invention peut être transportée dans la même voiture, lorsqu'il existe assez de place pour la transporter sans chenilles. Avec cette solution, même une pompe à incendie avec moteur à combustion interne refroidi par eau peut être transportée sur un terrain impra- ticable. Antérieurement, une pompe de ce type pouvait être remorquée sur route, sur des roues, mais en forêt par exemple, il fallait six hommes pour la transporter. Ce qui précède concerne particulièrement les pompes à incendie à moteur utilisées dans la lutte contre l'incendie mais il est évident que l'on peut utiliser un procédé et un appareil similaires dans d'autres domaines si les condi- tions sont celles o l'invention peut servir. Les pompes à incendie à moteur sont habituellement entraînées par un moteur à combustion interne. De même, on peut utiliser un moteur à combustion interne comme moteur séparé pour l'en- trainement des chenilles; de tels moteurs existent avec refroidissement par air, en petites dimensions, avec dif- férentes puissances nominales et à des prix avantageux, grâce à une production en grande série. Pour la mise en oeuvre du procédé, on peut modifier dans le cadre de l'invention la conception de l'appareil ainsi que de ses composants et leur grandeur. RIVENDICATIONS 1.- Procédé pour transporter sur le terrain une pompe à incendie portative à moteur transportable par des véhicules classiques, caractérisé par le fait que l'on monte la moto- pompe à incendie sur une base ou un châssis (1) muni de chenilles (3) ou analogue et d'une transmission de force motrice allant de la motopompe aux chenilles (3). 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la pompe à indendie est munie d'une trans- mission du moteur aux chenilles (3). 3.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'en plus de la pompe à incendie à moteur, un moteur séparé est monté sur le châssis (1) pour entraîner les chenilles (3). 4.- Appareil destiné à la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comprend un châssis (1) muni de chenilles (3), des moyens de transmission de force motrice du moteur aux roues (4) des chenilles, et les moyens de direction et de commande nécessaires à la marche de l'appareil. 5.- Appareil selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les moyens de transmission transmettent la force motrice du moteur aux roues arrière (4) des chenilles, l'essieu (2) des roues avant comportant des moyens de tension des chenilles (3). 6.- Appareil selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisé par le fait qu'il comprend des poignées de direction (9) tournées vers l'arrière, de préférence munies de pivots et portant des moyens de commande (13, 8) des gaz du moteur et de l'embrayage. 7.- Appareil selon l'une des revendications 4 à 6, caractérisé par le fait que les chenilles ont une grandeur compatible avec les dimensions de la pompe à incendie à moteur de sorte que celle-ci, munie des chenilles, peut se loger et être transportée dans une voiture, dans le même espace que sans chenilles.