La présente invention concerne des procédés de récupération de solvants et en particulier des procédés pour récupérer certains lactames N-alcoylés, comprenant la N-méthyl-pyrrolidone. 5 Les lactames N-alcoylés constituent un groupe parti culièrement utile de solvants industriels qui présentent un large spectre de propriétés solvantes. Ces propriétés ont conduit à leur application largement répandue dans le traitement de mélanges gazeux. Les lactames N-alcoylés se sont avérés 10 être utiles dans les opérations d'adouccisement des gaz combustibles naturels et fabriqués. Le plus utile de ces lactames pour les opérations d'adoucissement est la N-méthyl-pyrrolidone. Des procédés utilisant la N-méthyl-pyrrolidone pour l'adouccis-sement du gaz naturel ont été décrits dans les brevets des 15 Etats-Unis d'Amérique n° 3 120 993 et 3 324 627 qui présentent l'élimination de composants ou d'impuretés acides dans les gaz combustibles. Le sulfure d'hydrogène, le gaz carbonique et les sulfures de carbonyle sont les composants éliminés. On met en contact la N-méthyl-pyrrolidone avec l'écoulement gazeux soit 20 dans une colonne soit par injection en pulvérisation dans le courant gazeux et les impuretés acides se trouvent absorbées et dissoutes dans la N-méthyl-pyrrolidone liquide. Toutefois, au cours des opérations d'absorption, certaines petites quantités de N-méthyl-pyrrolidone se vaporisent ou sont entraînées 25 dans le courant des gaz purifiés. Cette vaporisation se produit également dans le cours d'autres processus pour lesquels on met en contact des lactames N-alcoylés avec des gaz en écoulement comme lors du lavage des gaz de combustion de charbon. On utilise des lactames N-alcoylés et plus particu-30 lièrement la N-méthyl-pyrrolidone dans bien d'autres traitements des gaz pour lesquels la N-méthyl-pyrrolidone ou lactames similaires sont entraînés dans les gaz traités. La matière entraînée est ordinairement sous forme de vapeurs de lactame mais des particules liquides finement divisées de lactames se 35 trouvent aussi entraînées. Pour rendre ces procédés plus économiques l'un des buts de la présente invention est de fournir un nouveau procédé de récupération utilisant des solvants pour 72 10175 2 2130588 l'absorption sélective des lactames N-alcoylés entraînés dans ces gaz et leur récupération. La présente invention offre un procédé de récupération de lactamesN-alcoylés entraînés dans des courants gazeux 5 comportant le contact des courants gazeux avec un solvant des lactames N-alcoylés sous forme liquide. Le solvant liquide doit avoir un point d'ébullition supérieur à celui du lactame à récupérer et être solvant du lactame. Après le contact intime du courant gazeux contenant le lactame entraîné avec le 10 solvant liquide, le solvant liquide extrait et dissout pratiquement la totalité du lactame entraîné dans le courant gazeux. Le solvant contenant les lactames dissous est recueilli et éliminé du courant gazeux. On sépare ensuite le lactame N-alcoylé du solvant liquide, et le lactame et le solvant sont 15 chacun récupérés et recyclés pour leurs buts spécifiques. Les lactames N-alcoylés liquides utilisés et récupérés conformément au procédé selon la présente invention sont des lactames d'acides *£ - et -aminés provenant de l'acide butyrique, de l'acide valérique et de l'acide caprylique. Ces 20 substances sont des amides d'acides cycliques. Ils sont des solvants neutres et agissent comme absorbants dissolvant l'eau physiquement, certains des composants acides des gaz naturels y compris HgS et le sulfure de carbonyle et des composés aromatiques. En général, on préfère des groupes alcoyle inférieurs 25 compris entre 1 et 7 atomes de carbone environ, comprenant des cyclo-alcoyles comme le N-cyclohexyle, plutôt que des groupes alcoyle à longue chaîne carbonée comme substituant N-alcoylé des lactames. Parmi les lactames N-alcoylés selon la présente invention qu'on désire récupérer, se trouvent la N-méthyl-30 pyrrolidone, la N-propyl-pyrrolidonè, la N-isopropyl-pyrroli-done, la N-p-butyl-pyrrolidone, la N-n-butyl-pyrrolidone, la N-n-hexyl-pyrrolidone, la N-cyclohexyl-pyrrolidone, la N-méthyl-pipéridone, la N-éthyl-pipéridone, la N-propyl-pipéridone et la N-isopropyl-pipéridone. Le lactame N-alcoylé le plus géné-35 ralement utilisé dans les procédés industriels comme l'adoucissement, la déshydratation et l'élimination de S02 est la N-méthyl-pyrrolidone. La N-méthyl-pyrrolidone est de loin la 72 10175 3 2130588 plus couramment utilisée en raison de sa grande aptitude à dissoudre des composés contenant du soufre, de son économie et de sa meilleure disponibilité. On a pu calculer que pour la température ambiante, 5 dans les procédés antérieurs quand on utilise la N-méthyl-pyrrolidone comme agent de traitement sélectif pour l'adoucissement d'un gaz naturel, et lorsqu'on n'utilise aucun procédé de récupération solvant ; on a l'entraînement d'appro-ximativement de 12 à 15 kg de N-méthyl-pyrrolidone et sa perte p 10 dans un courant de gaz naturel sous 56 kg/cm et à 25 °C par rt million de Br de gaz traité. Lorsqu'on utilise la w-méthyl-pyrrolidone pour déshydrater des courants de gaz naturel en tête du puits on a une perte similaire de N-méthym-pyrrolidone entraînée. 15 Lorsqu'on utilise la N-méthyl-pyrrolidone pour l'élimination de l'anhydride sulfureux des gaz de bois et des gaz de fours Klaus, 1'étape' d'absorption se fait ordinairement à températures supérieures à 60°C. A ces températures, on note que la perte en quantités de N-méthyl-pyrrolidone est d'environ 20 60 kg par millions de kg de gaz traités même avec une récupération du solvant à plus de 99 Il convient de noter que l'on récupère près de 2 tonnes de soufre par heure dans les grosses installations de traitement. Conformément au procédé de la présente invention, 25 le solvant sélectif pour les lactames N-alcoylés inférieurs est un solvant dont le point d'ébullition est d'au moins 25°C mais de préférence de 50°C supérieur à celui du lactame N-alcoylé à récupérer. Des solvants préférés comprennent le tri- et tétra-30 éthylène glycol et des pyrrolidones N-alcoylées supérieures comme la N-cyclohexyl-pyrrolidone. D'autres solvants appropriés qui satisfont aux critères présentés ci-dessus pour la récupération efficace de lactames N-alcoylés inférieurs industriellement utiles sont : 35 . le nitrobenzène, . le diéthylène glycol, . des monoéthers de diéthylène glycol, 72 10175 A 2130588 . des diéthers de diéthylène- glycol, . le phtalate de dibutyle, . le trichlorobenzène, . des butyl-carbitols, 5 . le 2-phénoxy-éthanol, . la triéthanolamine, . le naphtalène, . l'acétamide, . l'indole, 10 .la quinoléine, . l'huile minérale, . la glycérine, . le 1,2,'3,4-tétrahydro-naphtol, . des polyéthylène glycols liquides à faible poids 15 moléculaires, . des éthers diméthyliques de polyéthylène glycols, . des éthers dialcoyliques de glycol et de glycérine qui sont liquides à températures inférieures à 200°C environ, y compris des éthers de méthyle et 20 d'éthyle et de propylène et de polypropylène glycols, . les propylène- et polypropylène glycols liquides, . les N-alcoyl-bis-pyrrolidone, . le 1,6-bis-H-pyrrolidylhexaméthylène, 25 . le N-n-octyl-pyrrolidone, . le 1,3-N-pyrrolidyl-butane, . la N-n-décyl-pyrrolidone, . la N-undécyl-pyrrolidone, . la N-dodécyl-pyrrolidone,' 30 . la N-tétradécyl-pyrrolidone, . la N-hexadécyl-pyrrolidone, . La N-n-hexyl-pipéridone, . la N-n-octyl-pipéridone, . la ïf-iso-octyl-pipéridone, 35 . la N-n-décyl-pipéridone, . la N-undécyl-pipéridone, . la N-dodécyl-pipéridone, 72 10175 5 2130588 , la N-tétradécyl-pipéridone, . la N-hexadécyl-pipéridone. Il est intéressant et précieux, à ce point, de montrer, par le tableau I l'équilibre sous haute pression de divers hydrocarbures et composants acides gazeux dans deux pyrrolidones particulières. TABLEAU I 10 15 Composant gazeux Conditions : 56 kg/cm2 - 26,7°C K = y/x N-méthyl-2-pyrroli- N-cyclohexyl-2-pyr-done anhydre rolidone anhydre Méthane 18,0 • 7,2 Ethane 3,5 2,12 Propane '1,7 0,77 Gaz carbonique 2,3 1,22 Hydrogène sulfu reux 0,19 0,19 20 Notes : K = y/x ; y = fraction molaire en phase vapeur ; x = fraction molaire en phase liquide en équilibre. Le terme de "solvant" est utilisé présentement dans son sens large mais en fait ce peut être soit une solution physique de lactame dans le solvant ou simplement un mélange 25 physique de deux substances- complètement miscibles. Le besoin d'un sens aussi large nait du fait que la N-méthyl-pyrrolidone et d'autres lactames supérieurs ne forment pas de mélange azéotropiques avec des nombreux "solvants" utiles selon la présente invention et que par conséquent leur statut d'absor-30 bant et/ou de solvant est une question de sémantique. Le procédé de contact des "gaz contenant le lactame N-alcoylé entraîné avec le solvant/absorbant du lactame N-alcoylé peut être l'un quelconque de ceux qu'on utilise clas 72 10175 6 2130588 siquement pour la mise en contact efficace des gaz et des liquides, y compris le barbottage du courant gazeux dans le liquide, la pulvérisation du liquide dans le courant de gaz, l'utilisation des tours ou colonnes de. contact à contre cou-5 rant, soit classiquement "à garnissage", pourvues de plateaux soit de têtes de pulvérisation pour l'introduction du soLvant en tête de tours non garnies. Le système préféré est la tour à contre-courant, le choix du garnissage ou du nombre de cuvettes étant déterminé par la viscosité du solvant à la 10 température de fonctionnement et du volume de courant gazeux. Le courant gazeux, après que les vapeurs de lactame entraînées ont été éliminées, est dégagé ou pompé pour un traitement ultérieur ou pour le transport, dans le cas de gaz combustibles. Les gaz de charbon de bois peuvent évidemment 15 être dégagés puisque le SOg nocif ainsi que les hydrocarbures lourds non brûlés ont été éliminés par le traitement primaire avec le lactame N-alcoylé, de préférence la N-méthyl-pyrrolidone. Il convient de noter que la N-méthyl-pyrrolidone est un solvant efficace à la fois pour les hydrocarbures non brûlés 20 et pour SO2. Le lactame N-alcoylé liquide initial qu'on utilise pour le traitement d'absorption primaire du courant gazeux tel que l'adoucissement, l'absorption de SOg ou pour la déshydratation, est recueilli au fond del'appareil d'absorption pri-25 maire ou de la colonne, et on chasse la matière absorbée du lactame. Le chauffage de la solution élimine HgS et S02 dissous du lactame N-alcoylé. La distillation et 1'évaporation sous pression normale ou dépression est nécessaire pour éliminer l'eau absorbée. Les hydrocarbures plus lourds qui sont absorbés 30 s'éliminent du lactame soit par distillation soit par "salage", en ajoutant des solutions saturées d'ëlectrolytes aqueux. On peut récupérer les hydrocarbures et fournir une source commode de combustible pour les opérations de distillation. La solution provenant du solvant d'absorption 35 secondaire pour le lactame et le lactame entraîné qui y est dissous est recueillie de façon classique au fond de la tour sur des cuvettes de barbottage ou dans des pièges à liquide 72 10175 7 2130588 le long du courant de gaz pompé. On le conduit depuis ces points de collecte vers un dispositif de séparation où l'on sépare le lactame absorbé et dissous de son solvant/absorbant. Le solvant recueilli contenant le lactame est alors 5 re-concentré de préférence par distillation et on élimine le lactame N-alcoylé. La distillation peut s'effectuer sous la pression ambiante ou sous dépression. Pour la facilité de la séparation, le solvant doit avoir un point d'ébullition à la pression ambiante d'au moins 25°C supérieure à celle du lac-10 tame entraîné mais on peut utiliser des solvants à point d'ébullition plus proches si, lorsque l'on conduit la distillation sous dépression, les tensions de vapeur des solvants sont faibles à la température à laquelle distille le lactame N-alcoylé. Des dispositifs spéciaux de rectification sont 15 évidemment nécessaires pour sépsrer ces composants de points d'ébullition voisins. Le lactame distillé et les solvants re-concentrés peuvent être ré-introduits ensuite dans le processus principal pour y remplir leurs fonctions originelles. 20 En ce qui concerne le solvant, il est préférable qu'il soit introduit dans le courant gazeux pour l'absorption du lactame pratiquement sous forme anhydre, ce qui parfois augmente sa capacité d'absorption ou de dissolution du lactame et diminue fortement les difficultés de distillation lors de 25 la régénération et de la récupération à la fois du solvant et du lactame. Toutefois, on peut tolérer jusqu'à 3 $ en poids d'eau à la condition que ceci n'affaiblisse trop gravement la capacité du solvant à absorber le lactame entraîné. Les polyéthylène glycols et les lactames N-alcoylés supérieurs sont des 30 absorbants que l'on peut utiliser même avec une teneur en eau du solvant supérieure. Il est cependant préférable de rendre la quantité d'eau du solvant minimale pour des raisons économiques spécialement lorsque le traitement primaire du gaz est un traitement de déshydratation. 35 On a trouvé en général que la quantité du solvant utilisé pour absorber le lactame entraîné dépend de la viscosité du solvant, du garnissage de la tour et de la vitesse 72 10175 8 2130588 de l'écoulement gazeux. Les taux de solvant pour la récupération des lactames vaporisés et entraînés varient entre au moins 1 $ et 10 $ de la vitesse d'écoulement du lactame, en fonction de la température, de la pression et de la viscosité 5 du liquide au cours des opérations de déshydratation du gaz naturel. Le procédé selon la présente invention sera plus particulièrement décrit et ses avantages rendus apparents, en référence à la planche de dessins annexée dans laquelle : 10 - la figure 1 représente un organigramme schéma tique d'une installation dans laquelle on utilise un lactame N-alcoylé inférieur comme matière primaire pour le traitement d'un courant de gaz et la récupération d'un éventuel lactame entraîné dans le courant gazeux par le solvant du lactame dans 15 une étape de récupération séparée ; - la figure 2 représente un organigramme schématique d'une installation similaire selon la présente invention, dans laquelle la récupération du solvant, après qu'il ait absorbé le lactame entraîné dans le courant gazeux, est amené à se 20 mélanger avec l'accumulation primaire de lactame et utilisation d'un système unique de collecte à la fois pour le lactame et pour son solvant. Ceux-ci sont alors régénérés et recyclés après élimination des impuretés initiales provenant du lactame. En se référant spécifiquement à la figure 1, on 25 traite le courant gazeux avec le lactame dans une colonne d'absorption à double section 10 dans laquelle s'effectue le contact entre le courant gazeux et le lactame dans une section d'absorption primaire 11. Le courant gazeux est conduit dans cette section 30 d'absorption primaire 11 par une arrivée de gaz 13. Dans la section primaire d'absorption 11, le lactame est introduit par des buses de pulvérisation de lactame 15 et après un contact total et intime à contre-courant du flux de gaz montant, le lactame s'écoulant vers le bas, on recueille le 35 lactame au pied de la section d'absorption primaire 11 dans la section 16 de collecte de lactame. La section d'absorption 11 primaire peut être constituée soit par une colonne à gar- 72 10175 9 2130588 nissages ou bien par une série de cuvettes de barbottage pour assurer le contact intime et complet du courant gazeux avec le lactame. Le choix du milieu de contact ou du procédé dépend de la viscosité du lactame, de la vitesse de l'écoulement 5 gazeux et de la matière particulière à absorber par le lactame. Au cours du contact entre le lactame et le courant gazeux, une petite quantité de lactame est entraînée dans le courant gazeux qui quitte la section d'absorption primaire 11 à travers un plateau de barbottage 20. Le courant gazeux pro-10 venant du plateau de barbottage 20 entre dans la section secondaire d'absorption 12 de la colonne d'absorption 10 où le courant gazeux contenant le lactame entraîné est en contact intime avec le solvant qui est introduit dans la section d'absorption secondaire 19 pa*" le pulvérisateur de solvant 17. 15 La section d'absorption secondaire 12 peut être également soit une tour garnie soit être constitué par des cuvettes classiques ou des garnissages normalement utilisés pour le contact intime des liquides et des gaz. Le solvant introduit dans la section de pulvérisation 20 17 après avoir procédé selon un type en contre-courant à travers le courant de gaz contenant le lactame entraîné, absorbe et élimine pratiquement tout le lactame entraîné du courant gazeux et le solvant est recueilli au pied de la section d'absorption secondaire 12 dans une section de collecte d'ab-25 sorbat solvant 18, au-dessus du plateau de barbottage 20. Le courant gazeux duquel la totalité du lactame entraîné a été éliminé, abandonne la colonne d'absorption 10 par une sortie de courant de gaz 14 soit pour y être dégagé, soit pour un traitement ultérieur ou un transport par pipe-line. 30 Le lactame contenant la matière absorbée provenant du courant de gaz, se rassemble au fond de la section d'absorption primaire 11 dans la section de collecte de lactame 16, et est ensuite conduit par pompage dans une conduite de lactame 27 vers un élément de récupération d'énergie et un échangeur 35 thermique 21, pour une diminution de pression et un chauffage s'il est nécessaire, et de là vers un régénérateur de lactame 22. Le régénérateur de lactame 22 peut être soit une chambre 72 10175 10 2130588 de détente, un distillateur ou appareil similaire dans lequel les impuretés contenues dans le lactame en sont libérées soit par simple chauffage dans le cas de gaz absorbés comme H2S ou S02 soit par des opérations de distillation plus complexes 5 lorsque les composants sont des hydrocarbures lourds ou l'eau. Le lactame introduit dans le régénérateur de lactame 22 est chauffé par une source de chaleur 25, et les impuretés qui s'échappent par détente ou par distillation, sont conduites du régénérateur de lactame 22 vers la sortie d'impuretés 23. 10 On recueille ensuite le lactame purifié dans un puits de collecte de lactame purifié 24 d'où on le conduit par une conduite d'injection de lactame 26 à travers l'élément de récupération d'énergie et l'échangeur thermique 21 vers la section de pulvérisation de lactame 15 en tête de la section 15 d'absorption primaire 11 de-la colonne.d'absorption 10. A l'élément de récupération d'énergie et dans l'élément d'échange de température 21, on peut utiliser la conduite de pompage de lactame 27 contenant ses impuretés absorbées pour refroidir et/ou repressuriser le lactame purifié dans une conduite 20 d'injection de lactame 26 sur son parcours vers la section de pulvérisation 15. Le solvant avec le lactame absorbé qui s'accumule dans la section de collecte de solvant 18, est dirigé par une conduite d'absôrbat solvant 30 vers un élément de reconcentra-25 tion de solvant 31, où l'absorbat solvant est chauffé par un réchauffeur 33 pour distiller le lactame qui se condense et est recueilli dans une section de condensation de lactame 32 d'où il est dirigé en tête par une conduite de lactame 34 qui relie la conduite de pompage de lactame 27 proche l'entrée du 30 régénérateur de lactame 22, de sorte que cette portion de lactame est également purifiée. Le solvant, après élimination du lactame dans l'élément de reconcentration de solvant 31 est recueillie dans les portions basses du reconcentrateur dans le puits de solvant 35 d'où il est dirigé, par un pipeline 36 35 vers la section de pulvérisation de solvant 17 et réintroduit dans la section de contact de solvant 19 de la tour d'absorption 10. 72 10175 n 2130588 En ce qui concerne la figure 2, la procédé y est simplifié par rapport à celui de la figure 1, car le solvant du lactame entraîné est recueilli en même temps que le lactame utilisé pour la purification primaire du courant gazeux. 5 II n'est séparé du lactame qu'en quantité suffisante pour recapturer le lactame entraîné. Ceci abaisse l'importance du pompage. Ceci peut se faire du fait que le solvant du lactame est complètement miscible et compatible avec le lactame. Comme l'illustre la figure 2, le courant gazeux est 10 initialement extrait avec le lactame, dans une colonne d'absorption 50 dans une section d'absorption primaire 51. Dans cette section d'absorption primaire 51» le courant gazeux introduit à l'extrémité inférieure par une entrée 53 s'écoule en contre-courant par rapport au lactame qu'on introduit de préférence 15 par des pulvérisateurs 55 à la portion supérieure de la section d'absorption primaire 51. La section d'absorption primaire 51 peut avoir l'un quelconque des dispositifs utilisés couramment pour la mise en contact efficace de liquides et de gaz, y compris des colonnes à garnissages et à cuvettes de barbotta-20 ges (non représentées). Le courant gazeux est extrait complètement et efficacement pour les composants désirés par la capacité d'absorption du lactame qu'on recueille ensuite au fond de la colonne 50 dans une section de collecte 56. Le gaz continue à s'écouler vers le haut et passe de la section d'ab-25 sorption primaire vers la section d'absorption secondaire pour le contact avec le solvant du lactame. On introduit le solvant dans la colonne 50 en tête de la section d'absorption secondaire 52 par un pulvérisateur de solvant 57 et il s'écoule en contre-courant par rapport au courant gazeux. Le lactame 30 éventuellement entraîné dans le courant gazeux au cours de son passage dans la section d'absorption primaire 51 est extrait par le solvant du lactame s'écoulant vers le bas selon la présente invention. Le solvant, contenant le lactame absorbé, continue 35 de s'écouler vers le bas à contre-courant par rapport au courant gazeux à travers la section d'absorption primaire 51 et il s'accumule finalement dans la section de collecte 56 où il 72 10175 12 2130588 se mélange avec le lactame antérieurement recueilli. Le courant gazeux qui entre par 53 après écoulement depuis le fond 50 de la colonne et dont les impuretés initiales ont été extraites dans la section d'absorption 51, et dont les éventuels lactames 5 entraînés ont été éliminés dans la section d'extraction 52 quitte alors la colonne 50 à son extrémité supérieure par la sortie 54. Le mélange de lactame, de ses impuretés absorbées et de solvant collecté dans la section de collecte 56 est dirigé 10 par la conduite 59 à travers une récupération d'énergie facultative et/ou un échangeur de température ^et, de là, le mélange est dirigé vers une cuve de retenue 62. Une portion de ce mélange est dirigé par une conduite 63 vers un reconcentrateur de solvant 64. Dans le reconcentrateur de solvant 64, on 15 applique la chaleur provenant d'une source de chaleur 65 de façon à distiller à partir du solvant à point d'ébullition plus élevé, le lactame à plus faible point d'ébullition et les impuretés que le lactame a absorbées. Le mélange de lactame et ses impuretés, sous forme de vapeur ou de liquide est alors 20 dirigé par une conduite de distillation 66 vers le régénérateur 68. Le solvant restant dans le reconcentrateur de solvant 64, libéré de ses absorbats à plus faible point d'ébullition est alors redirigé par une conduite 64 vers la pulvérisation de solvant 57 en tête de la colonne d'absorption 50. 25 Une conduite supplémentaire 60 dirige de la cuve de retenue 62 vers un régénérateur 68 dans lequel est pompée la portion restante de solvant et de lactame. Dans le régénérateur 68, chauffé par une source de chaleur 71 à une température à laquelle le mélange solvant/lactame est rectifié pratiquement 30 de la totalité des impuretés absorbées à faible point d'ébullition par les lactames, comme HgS, COg, C0S, S02 les hydrocarbures aromatiques et "lourds" et l'eau. Le mélange purifié solvant/lactame est alors dirigé par la conduite 69 vers le pulvérisateur 55 en tête de la section d'absorption primaire 35 51 de la colonne d'absorption 50. Les impuretés vaporisées sont éliminées du système par une conduite 70. 72 10175 13 2130588 La petite quantité de solvant dans le lactame ne fait pas interférence avec la capacité d'absorption du lactame au delà de son volume relatif dans le mélange. En outre, certains solvants ont une capacité inhérente à absorber les mêmes 5 impuretés que le lactame et ne modifient donc pas pratiquement l'efficacité volumétrique du mélange lors de l'absorption de ces impuretés. On utilise présentement le.terme d"• impureté" simplement pour décrire celles des matières dans le courant 10 gazeux qui sont soumises à l'absorption primaire par le lactame. Le terme, tel qu'utilisé, ne porte d'autre implication que celle de matières qui sont à éliminer du courant gazeux par absorption par le lactame. L'invention sera plus spécifiquement décrite à l'aide 15 des exemples qui vont suivre détaillant l'application de la présente invention à certains processus. Dans les exemples", le lactame primaire utilisé dans le processus spécifique des exemples est la N-méthyl-pyrrolidone, lactame préféré en raison de sa capacité d'absorption, 20 de son efficacité et de son économie. Toutefois, l'invention n'est pas restreinte à l'utilisation et à la récupération de N-méthyl-pyrrolidone, mais plutôt à sa récupération et à celles d'éventuels lactames équivalents pour ces processus. De façon similaire, bien que les solvants absorbants pour la 25 N-méthyl-pyrrolidone entraînée soient par exemple le triéthy-lène glyxol, le tétraéthylène glycol et la N-cyclohexyl-pyrro-lidone, l'un quelconque des équivalents de ces solvants déjà indiqués peut être utilisé à la place de ceux donnés comme exemples de solvants. 30 EXEMPLE 1 Déshydratation de gaz naturel. Dans une installation en tête de puits pour la déshydratation de gaz naturel utilisant le schéma de circulation présenté par la figure 1, on introduit le gaz naturel sous p 35 56 kg/cm de pression à 21-27°C environ (conditions moyennes approximatives pour la tête d'un puits) dans une colonne 10 par l'entrée 13. La capacité du débit prévu de l'installation 72 10175 14 2130588 est de 120 à 180 000 m'/jour de gaz naturel avec une saturation en eau de 75 à 100 ^ selon le puits. A 27°C et sous 56 kg/cm , le gaz naturel saturé contient environ 6 kg de vapeur d'eau pour 10 000 m^. 5 l'absorption primaire de la section 11 de la colonne 10 est équipée de 8 cuvettes de barbottage et on introduit la N-méthyl-pyrrolidone par le pulvérisateur.15 sur la cuvette supérieure à raison de 29 litres pour tO 000 m'. la ET-méthyl-pyrrolidone s'écoule depuis les portions supérieures de la 10 section d'absorption primaire 11 successivement dans les cuvettes inférieures et absorbe la vapeur d'eau du gaz naturel et le mélange de N-méthyl-pyrrolidone/eau s'accumule dans la section de collecte 16 au fond de la section primaire d'absorption 11. 15 Le gaz naturel, après passage à travers les cuvettes dans la section primaire d'absorption 11 et avant d'entrer dans la section d'absorption secondaire 12 par la cuvette de barbottage 18 est étudié pour trouver un point de rosée de - 18 + 2,8°C. On note une perte de 0,6 à 0,9 kg/10 000 m^ de N-méthyl-20 pyrrolidone, s'écoulant à travers la section d'absorption primaire 11 dans ces conditions. Une certaine quantité de N-méthyl-pyrrolidone, malgré sa tension de vapeur assez faible, est vaporisé et, en outre des gouttelettes de N-méthyl-pyrrolidone sont entraînés dans le courant gazeux. 25 le gaz naturel passe dans la cuvette de barbottage 18 et pénètre dans la section d'absorption secondaire 12 où elle rencontre le solvant d'absorption s'écoulant vers le bas, provenant du pulvérisateur de solvant d'absorption 17. Le solvant d'absorption utilisé est le triéthylène glycol (ci-30 après abrégé en TEGr) et on l'introduit dans la section d'absorption 12 à raison de 2,9 litres/10'000 m'. La section d'absorption 12 est équipée de trois cuvettes de barbottage et le gaz naturel est en contact et rencontre le TES qui s'écoule vers le bas depuis les cuvettes de barbottage à mesure 35 qu'il monte vers la sortie 14. Le gaz naturel qui sort par 14 est étudié et son point de rosée est de -23,3 à -28,9°C et bien nettement en dessous des 1,6 kg d'eau/10 000 m^au maximum 72 10175 15 2130588 imposé pour les pipelines industriels. Le TEG, par contact avec le gaz naturel, extrait la N-méthyl-pyrrolidone entraînée et les essais montrent que l'extraction est pratiquement totale. 5 La perte en N-méthyl-pyrrolidone dans l'ensemble du système est inférieure à 0,25 i° de la circulation quotidienne combinée soit moins de 0,07 kg/10 000 m , Le triéthylène glycol solvant, contenant la N-méthyl-pyrrolidone entraînée absorbée après achèvement de son parcours vers le bas à travers la sec-10 tion d'absorption secondaire 12 s'accumule dans la cuvette de barbottage 18. La N-méthyl-pyrrolidone qui s'accumule dans la section 16, contenant l'eau absorbée est dirigée par un pipeline 17 et l'ensemble d'échangeur de température/réducteur de pression récupérateur extracteur d'énergie 21 vers le régéné-15 rateur 22 chauffé à 150-165°C environ par la source de chaleur 25. Dans le régénérateur 22 qui est un distillateur, l'eau de la N-méthyl-pyrrolidone distille ou se détend pour une pression de 0,35-0,56 kg/cm . Certains composants d'hydrocarbures lourds du gaz naturel, également absorbés distillent également. On 20 sépare ces hydrocarbures de l'eau dans un autre dispositif (non représenté), et on les brûle pour fournir l'alimentation en chaleur de la source de chaleur 25. La N-méthyl-pyrrolidone purifiée est dirigée par la conduite 26 vers l'ensemble échan-geur de température/réducteur de pression/récupérateur d'éner-25 gie 21, où elle est refroidie et pressurisée et ensuite vers la tête de pulvérisation 15 pour la ré-injection à la portion supérieure de la section d'absorption primaire 11 de la colonne 10. Le mélange de triéthylène glycol/N-méthyl-pyrrolidone 30 qui s'accumule en dessous d'un couvercle de barbottage 18, est dirigé par la conduite 30 vers le reconcentrateur de solvant TEG 31, chauffé à 190-205°C environ par le réchauffeur 33. On distille sous vide la N-méthyl-pyrrolidone du triéthylène glycol qui quitte la section 32 comme vapeur d'où elle est 35 dirigée par la conduite 34 vers une pompe de vapeur (non représentée) vers un confluent avec la conduite 27, pour son introduction dans le régénérateur de N-méthyl-pyrrolidone 22 72 10175 16 2130588 où elle est purifiée en même temps que le restant de N-méthyl-pyrrolidone. Le TEG est ramené à la tête de pulvérisation 17 par la conduite 36. EXEMPLE 2 5 Déshydratation de gaz naturel'. En appliquant les mêmes conditions et appareillage que décrit à l'exemple 1, mais en remplaçant par de la N-cyclohexyl-pyrrolidone le triéthylène glycol de l'exemple 1, on obtient un gaz naturel dont le point de rosée est inférieur 10 à -26°C. Le taux de charge de N-cyclohexyl-pyrrolidone est conservé à peu près le même que pour le -êriéthylène glycol de l'exemple 1. On note que non seulement la N-méthyl-pyrrolidone est récupérée par la N-cyclohexyl-pyrrolidone, mais que la N-cyclohexyl-pyrrolidone, en raison de sa plus faible visco-15 sité comparativement au triéthylène glycol fournit une efficacité de plateau plus importante donc de moindres exigences dans la section supérieure, avec l'économie qui en résulte. Il apparaît aussi un entraînement d'eau supplémentaire. On conserve le petit reconcentrateur de solvant à 190-205°C et 20 un vide modéré voisin de 508 mm de mercure. EXEMPLE 3 Déshydratation de gaz naturel. On charge du gaz provenant de la tête d'un puits p sous 56 kg/cm et 27°C, c'est-à-dire dans les conditions de 25 l'exemple 1, et pratiquement saturé d'eau, dans un appareil conforme à la figure 2. On met en contact le gaz naturel avec la N-méthyl-pyrrolidone introduite par le pulvérisateur 55 dans la section d'absorption primaire 51 de la colonne 50. Le gaz naturel s'écoule vers le haut depuis l'entrée 30 53 et la N-méthyl-pyrrolidone s'écoule vers le bas à travers la section d'absorption primaire 51, s'accumulant au fond dans la zone de collecte 56. Le gaz naturel, après déshydratation dans la section d'absorption primaire 51 poursuit son écoulement vers le haut dans la colonne 50 dans la section d'absorp-35 tion secondaire 52 où il est. en contact avec du triéthylène glycol s'écoulant vers le bas introduit par la tête de pulvérisation 57 à la portion supérieure de la section d'absorption 72 10175 17 2130588 secondaire 52. Ici, la N-méthyl-pyrrolidone entraînée par le gaz naturel traversant la section d'absorption primaire 51 est absorbé et éliminé du courant gazeux et transporté vers le bas par le triéthylène glycol à travers une section d'ab-5 sorption secondaire 52 et la section d'absorption primaire 51 pour s'accumuler au fond de la colonne dans la zone de collecte 56 avec le mélange de N-méthyl-pyrrolidone et d'eau. Ce mélange de N-méthyl-pyrrolidone, de triéthylène glycol et d'eau est ensuite dirigé par une conduite 59 à travers un échangeur de 10 chaleur et d'énergie 61 vers le récipient de collecte 62. Depuis le récipient de collecte 62, une portion du mélange est dirigé par une conduite 63 vers un reconcentrateur 64, un élément de distillation, où la N-méthyl-pyrrolidone et les impuretés qu'elle contient sont distillées hors du triéthylène 15 glycol. le reconcentrateur fonctionne dans une gamme de température de 190 à 205°C. la N-méthyl-pyrrolidone et ses impuretés associées distillées sont dirigées par une conduite 66 à son confluent avec la conduite 60 d'où elle est introduite dans le régéné-20 rateur de lactame 68. On repressurise ensuite le triéthylène glycol reconcentré au fond du reconcentrateur 64 et il est dirigé par la conduite 67 pour l'introduire par la tête de pulvérisation 57 dans la section d'absorption secondaire 52 de la 25 colonne 50. la portion principale du mélange de N-méthyl-pyrro-lidone/triéthylène glycol est dirigé par la conduite 60 vers le régénérateur 68. Le régénérateur fonctionne à 150-175°C O sous 0,35-0,56 kg/cm . les impuretés, y compris l'eau, des 30 hydrocarbures absorbés et certaines impuretés acides provenant de gaz naturel distillent, abandonnant un mélange pratiquement anhydre (moins de 1-2 $> d'eau) de triéthylène glycol et de N-méthyl-pyrrolidone qu'on dirige par la conduite 69 à travers 1'échangeur de température et d'énergie 61 où il est refroidi 35 et pressurisé vers la tête de pulvérisation 55 en tête de la chambre d'absorption primaire. Ici, le mélange est réintroduit dans la colonne 50. 72 10175 18 2130588 On voit qu'une fois l'installation démarrée, la N-méthyl-pyrrolidone introduite par la pulvérisation 55 se mélange avec une portion du triéthylène glycol. Les proportions de ces matières, après une opération continue devient 5 sensiblement constante. Pour des taux de charge normaux en triéthylène glycol provenant du pulvérisateur 57 et en mélange provenant du pulvérisateur 55 pour fournir un gaz naturel présentant un point de rosée acceptable, on atteint une proportion entre la N-méthyl-pyrrolidone et le triéthylène glycol 10 d'environ 10 à 1. La présence du triéthylène glycol dans la N-méthyl-pyrrolidone n'affecte pas matérièllement son efficacité dans la déshydratation du gaz naturel. EXEMPLE 4 Déshydratation de gaz naturel. 15 On remplace par la N-cyclohexyl-pyrrolidone le trié thylène glycol de l'exemple 3 et on note qu'on obtient une efficacité légèrement meilleure de l'opération avec cet autre solvant pour l'absorption de N-méthyl-pyrrolidone utilisé comme agent de déshydratation.primaire. 20 EXEMPLE 5 Tétra-éthylène glycol. Le tétra-éthylène glycol lorsqu'il remplace le triéthylène glycol de l'exemple 3 exige un taux de circulation quelque peu supérieur pour la récupération de N-méthyl-pyrroli-25 done. Ceci mis à part, la grande efficacité de l'absorption primaire est conservée. EXEMPLE 6 Elimination de SO^ de gaz de cheminée. En utilisant les données de solubilité de SOg pour 30 la N-méthyl-pyrrolidone, le calcul suivant présente l'application au nettoyage de gaz dè combustion de charbon. Les gaz •2 de cheminée qui émergent à raison de 88 000 m /heure d'une centrale d'énergie électrique brûlant du charbon bitumeux et fournissant 250 000 Kw, sont refroidis à température d'environ 35 38-49°C, on élimine la cendre volante et on introduit les gaz à l'entrée 13 d'une installation similaire à celle présentée à la figure 1. Les gaz de cheminée qui pénètrent dans la 72 10175 19 2130588 colonne d'absorption 10 contiennent approximativement 0,2 $ de SOg. Les gaz de cheminée montent dans la section d'absorption primaire 11 où ils sont en contact avec un courant descendant, à contre-courant de N-méthyl-pyrrolidone et le 5 SOg en est absorbé. On introduit la N-méthyl-pyrrolidone dans la section d'absorption primaire 11 par un pulvérisateur 15 à température d'environ 27 à 43°C et à raison de 18 930 litres/minute. Les gaz qui quittent la section d'absorption primaire 11 sont 10 admis par le couvercle de barbottage 18 vers une section d'absorption secondaire 12, où les gaz sont en contact avec du tétraéthylène glycol introduit à la portion supérieure de la section d'absorption secondaire 12 par le pulvérisateur 17 à raison de 378,5 à 3785 litres/minute. Le but de l'utilisation 15 du tétraéthylène glycol est de régulariser l'humidité du gaz, pour éviter les "panaches blancs" en raison de la condensation d'humidité. La quantité de 'glycol requise dépend des conditions atmosphériques aussi bien que de la température d'absorption. Les gaz qui contiennent la N-méthyl-pyrrolidone entraînée 20 au cours de leur passage à travers la section d'absorption primaire sont rectifiés de la N-méthyl-pyrrolidone par absorption dans le tétraéthylène glycol lors de son passage descendant à contre-courant à travers le courant gazeux ascendant dans la section d'absorption secondaire 12. Les gaz qui quit-25 tent la section d'absorption primaire 11 par le chapeau de barbottage 18 entraînent et vaporisent environ 6800 kg/heure de N-méthyl-pyrrolidone. Après passage dans la section d'absorption secondaire 12, ceci est abaissé à moins de 18 kg/heure pour la N-méthyl-pyrrolidone qui émerge par la sortie 14. 30 La N-méthyl-pyrrolidone accumulée au fond de la section d'absorption 11 dans la section de collecte 16 est purifiée dans des conditions similaires à celles exposées pour l'exemple 1. Le tétraéthylène glycol qui s'accumule au sommet de 35 la cuvette de barbottage 18 est reconcentré de façon similaire pour la recirculation et la N-méthyl-pyrrolidone en est extraite et on la traite pour la régénération comme indiqué à 72 10175 20 2130588 l'exemple 1. Le gaz de cheminée qui émerge par la sortie 14 a une teneur en anhydride sulfureux abaissé d'un facteur de 10. Le même principe que celui décrit ci-dessus s'applique aux gaz porteurs de SOg à pression supérieure. 5 Comparativement aux 4,5 tonnes/heure environ de teneur en SOg dans les gaz de cheminée (telle que titrée à l'entrée 13) en pénétrant dans l'appareil de purification, moins de 400 kg/heure de S02 sont rejetés par la sortie 14. Le S02 extrait par détente de N-méthyl-pyrrolidone dans le 10 régénérateur 22 est recueilli dans la conduite 23 et comprimé . et/ou réduit chimiquement dans un autre Appareillage non représenté. De la sorte, on récupère approximativement 2 tonnes/ heure de soufre élémentaire. En appliquant la présente invention, on récupère un 15 produit économiquement utile. La récupération de cette grande quantité de soufre paye les frais de cette opération et couvre en plus l'investissement de capitaux de l'installation et des solvants pour ce processus de purification. EXEMPLE 7 20 Adoucissement de gaz naturel. Dans une installation sur tête de puits pour l'adoucissement de gaz naturel utilisant le processus présenté schématiquement à la figure 1, on introduit du gaz naturel sous 56 kg/cm à 27°C, saturé d'eau et contenant des gaz acidês 25 en quantité supérieure à 0,65 g pour 2,8 dans la colonne 10 par l'entrée 13. La capacité prévue de l'installation est de 22 400 à 28 000 nr/jours de gaz naturel. La section primaire d'absorption 11 de la colonne 10 est munie de 20 cuvettes de contact et on introduit la N-méthyl-pyrrolidone depuis le 30 pulvérisateur 15 dans la cuvette supérieure à raison d'environ 190 litres/minute. La N-méthyl-pyrrolidone s'écoule depuis les portions supérieures de la section d'absorption primaire 11 vers les cuvettes successives inférieures et absorbe le HgS et autres composants acides provenant du gaz ainsi que la va-35 peur d'eau dans son passage vers la section inférieure de collecte 16 au fond de la section d'absorption primaire 11. Le mélange recueilli dans la section de collecte 16 au fond 72 10175 21 2130588 de la section d'absorption primaire 11, contient la N-méthyl-pyrrolidone, pratiquement tocte l'eau provenant du gaz naturel et pratiquement tous les composants acides du gaz naturel contenant du soufre. 5 Le gaz naturel purifié avant d'entrer dans la sec tion d'absorption secondaire 12 par une cuvette de barbottage 18 donne un point de rosée d'environ -23°C et le H2S et autres composants acides sont abaissés à une teneur bien inférieure à * 5 mg/m de soufre ce qui est le maximum accepté pour le pipe-10 line. Il y a environ 0,9 à 1,2 kg/10 000 v? de N-méthyl-pyrrolidone entraînée et vaporisée dans le gaz naturel qui quitte la section d'absorption primaire 11. Le gaz naturel qui passe à travers la cuvette de barbottage 18 pénètre dans la section d'absorption secondaire 15 12 munie de cinq cuvettes de contact où elle rencontre le solvant d'absorption, la N-cyclohexyl-2-pyrrolidone qui s'écoule vers le bas depuis le pulvérisateur de solvant 17. La N-cyclohexyl-pyrrolidone est introduite par le pulvérisateur 17 à raison de 11,3 à 30 litres/minute/30 000 m"* de gaz naturel. 20 Le gaz naturel qui émerge en 14 présente un point de rosée d'environ -28,9 ± 2,8°C et indique environ 0,226 kg de lactames entraînés et vaporisés, c'est-à-dire de N-méthyl-pyrrolidone et de N-cyclohexyl-pyrrolidone/30 000 m . La N-cyclohexyl-pyrrolidone, ainsi que la N-méthyl-25 pyrrolidone absorbée s'accumulent sur le chapeau 18 de barbottage au fond de la section d'absorption secondaire 12. La N-méthyl-pyrrolidone ainsi que les composés sulfurés absorbés et l'eau provenant de la station de collecte 16 sont conduits par la conduite 27 à travers un échangeur de 30 température-absorbeur d'énergie 21 vers le régénérateur de N- méthyl-pyrrolidone 22. Les gaz acides et l'eau y sont distillés hors du N-méthyl-pyrrolidone par application de chaleur dans la gamme de 150-180°C environ par le serpentin chauffant 25. La pression est d'environ 0,35 à 5,6 kg/cm au manomètre. Ces 35 gaz acides et la vapeur d'eau sont dégagés par une conduite 23 vers des stations de récupération non représentées où le HgS est recueilli et transformé en soufre élémentaire. Les autres 72 10175 22 2130588 gaz contenant du soufre sont transformés de façon similaire en soufre élémentaire et la petite quantité des hydrocarbures lourds et/ou aromatiques, c'est-à-dire en et supérieurs, absorbés dans le gaz naturel par la N-méthyl-pyrrolidone, sont 5 séparés, condensés et utilisés pour fournir une partie de la chaleur au système ou bien séparés comme produit liquide.,1e gaz carbonique et la vapeur d'eau sont dégagés dans l'atmosphère . Le mélange de N-cyclohexyl-pyrrolidone et de N-méthyl-10 pyrrolidone absorbée qui est collecté au chapeau de barbottage 18 est dirigé par une conduite 30 vers un reconcentrateur de solvant 31> dans lequel la N-méthyl-pyrrolidone est chassée par distillation et dirigée par une conduite 34 vers son confluent avec la conduite 27 proche de l'arrivée de la N-méthyl 15 -pyrrolidone, dans le régénérateur 22..Là, la N-méthyl-pyrro-lidone distillée du solvant est purifiée et est ramenée avec le complément de N-méthyl-pyrrolidone vers le système par la conduite 26. La N-cyclohexyl-pyrrolidone provenant du reconcen-20 trateur 31 est dirigée par la conduite 36 vers la tête de pulvérisation 17 pour la réintroduction dans la section d'absorption secondaire 12 de la colonne 10. En appliquant les procédés normaux de récupération du soufre à partir de H9S avec les capacités indiquées précé-25 demment, il est possible avec 3 millions de nr/jour de gaz, de récupérer plus de 6,7 tonnes de soufre par jour sous forme élémentaire. Le revenu provenant du soufre et des économies provenant des hydrocarbures récupérés utilisés comme combustible aident à payer le fonctionnement de l'équipement et une 30 partie des frais de capital. La peté totale en lactames, c'est-à-dire la N-méthyl-pyrrolidone ët la N-cyclohexyl-pyrrolidone utilisée pour la purification du gaz naturel et la récupération des composants provenant du gaz naturel est un facteur insignifiant du coût global de l'opération. Pour 35 un fonctionnement à 265 000-300 000 nr par jour, la perte de ces matières, y compris en fuite est de l'ordre de 45 kg par jour, y compris la fuite normale et la décomposition. 72 10175 23 2130588 EXEMPLE 8 On fait fonctionner une usine-pilote simulant l'installation de l'exemple 7, utilisant le triéthylène glycol conn.e solvant de récupération au lieu de la N-cyclohexyl pyrro-5 lidone de l'exemple 7, et indique que ce système solvant fonctionne presque aussi efficacement avec le glycol comme solvant de récupération pour la N-méthyl-pyrrolidone qu'avec la N-cyclohexyl-pyrrolidone. L'effluent, lorsqu'on traite un gaz naturel acide satisfait à toutes les exigences pour le soufre 10 et l'humidité en réglant de façon appropriée les taux d'écoulements liquides. On pourrait utiliser le tétraéthylène glycol à la place du triéthylène glycol en augmentant légèrement le débit du glycol. 10175 24 2130588 REVENDICATIONS Procédé de récupération de N-alcoyl-lactames vaporisés et entraînés par des courants gazeux qui ont été traités par eux, caractérisé en ce qu'on met en contact le courant ' gazeux avec un solvant liquide pour les vapeurs de lactame dont le point d'ébulltion est supérieur au point d'ébullition du lactame, on recueille la solution des vapeurs dissoutes dans le solvant, on sépare^le solvant liquide du lactame alcoylé et on récupère pour le recyclage le lactame N-alcoylé liquide séparé et le solvant liquide. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le lactame N-alcoylé est la N-méthyl-pyrrolidone. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on choisit le solvant parmi des polyéthylène glycols liquides. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le solvant est le di-, le tri- ou le tétraéthylène glycol. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4-, caractérisé en ce que le solvant est une N-alcoyl- ou une N-cycloalcoyl-pyrrolidone dont le point d'ébullition est d'au moins 50°C supérieur à celui de la N-méthyl-pyrrolidone. Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'on met le courant gazeux en contact avec le solvant liquide par écoulement en contre-courant du gaz et du solvant liquide. Procédé selon la revendication 6,. caractérisé en ce que le contact des flux en contre-courant s'effectue dans une tour d'absorption contenant des plateaux de barbottage. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'on met le courant gazeux en contact par pulvérisation du solvant liquide en contre-courant par rapport au flux du courant gazeux contenant le lactame N-alcoylé entraîné. Procédé selon l'une des revendications 2à 8, caractérisé en ce que le lactame entraîné est la N-méthyl-pyrrolidone et que son solvant liquide dont le point d'ébullition est 72 10175 25 2130588 supérieur à celui de la N-méthyl-pyrrolidone est choisi parmi le tri- et le tétra-éthylène glycol et la N-cyclo-hexyl-pyrrolidone. 10. Procédé selon l'une des revendications 1 à 9» caractérisé 5 en ce qu'on traite les courants gazeux avec le N-alcoyl- lactame pour en éliminer la vapeur d'eau0 11. Procédé selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'on traite les courants gazeux avec la N-alcoyl-lactame pour les adoucir par élimination de leurs consti- 10 tuants acides. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que les constituants acides comprennent des composés du soufre et que les courants gazeux sont traités pour éliminer les composés du soufre. 15 13. Procédé selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce qu'on traite des courants gazeux pour en éliminer l'anhydride sulfureux." 14. Procédé selon l'une des revendications 1 à 9» caractérisé en ce qu'on traite les courants gazeux avec une N-alcoyl- 20 lactame pour en éliminer simultanément la vapeur d'eau et les composants acides.