La présente invention est relative à un procédé facilitant la mise en page d'un ouvrage imprimé comprenant des textes et des emplacements illustratifs ou publicitaires. On connaît des ouvrages imprimés de toutes natures (livres, journaux, annuaires, catalogues, etc...) dans lesquels au moins certaines pages comprennent à la fois des textes et des portions destinées à recevoir des illustrations, de la publicité, des tableaux, etc... La mise en page de ces ouvrages est effectuée par un maquettiste qui dispose, d'une part, d'une épreuve imprimée des textes et d'autre part, de la liste des cadres à réserver avec indication de leurs surfaces respectives. Le maquettiste découpe le texte fourni et assemble les "morceaux" de texte et les cadres de manière à composer les pages définitives de l'ouvrage. Au cours de cet assemblage, il respecte des conditions fournies par l'éditeur (par exemple, ne pas couper un paragraphe, ne pas séparer un titre d'un sous-titre, répartir harmonieusement les réserves, etc...). En général, la composition se fait par collage des divers morceaux de texte sur un gabarit à la même échelle que l'ouvrage définitif. Si l'ouvrage est important (plusieurs milliers de pages de texte et plusieurs milliers de réserves) la masse de papier à découper, assembler et coller est importante. Les risques d'erreurs (perte d'un "morceau de texte", oubli d'une insertion) sont grands. La présente invention vise un procédé de mise en page évitant toute manipulation excessive de papiers, réduisant les risques d'erreurs, et entraînant de ce fait une grande économie de temps et d'argent. L'invention a pour objet un procédé pour la mise en page d'un ouvrage comprenant des textes et des réserves destinées notamment à la publicité, caractérisé par le fait qu'il comporte les opérations suivantes - on élabore des bandes, représentatives des pages du texte de l'ouvrage, con- prenant des caractères (ou groupes de caractères ou signes) disposés les uns en dessous des autres, représentant chacun une ligne du texte ou un interligne et ayant un encombrement vertical proportionnel à celui du plus grand caractè- re de la ligne représentée ou de l'interligne représenté ; - on découpe les bandes et on les colle sur un gabarit en laissant entre les rorceaux de bandes des intervalles verticaux proportionnels à la hauteur des réserves à insérer. Dans un mode particulier de réalis3tion le rapport de proportionnalité entre les caractères de la bande et ceux du texte, ainsi que celui entre lesdits intervalles verticaux et les hauteurs des réserves est égal à 1. Avantageusement, la nature d'un caractère de la bande est identique à celui de la ligne qu'il représente. Avantageusement, les instructions de montage (nature des clichés) et des fins de pages ou de colonnes sont notées en marge, par un caractère codé. L'invention sera bien comprise par la description qui va suivre du procédé de l'invention en référence au dessin annexé dans lequel - la figure la représente une page de texte, et la figure lb des réserves à insérer - les figures 2a à 2c représentent des bandes représentatives des textes selon le procédé de l'invention - la figure 3 représente une maquette établie conformément au procédé selon l'invention. La figure la représente schématiquement une page d'un texte tel qu'un annuaire. On a volontairement, par la clarté du dessin et de l'exposé, limité le nombre de lignes de cette page, mais il est clair qutune page véritable en comporterait davantage. L'ouvrage à composer comporte une pluralité de pages. Dans le cas d un annuaire téléphonique, il peut y avoir plusieurs milliers de pages. La figure lb représente, à la même échelle que le dessin de la figure la, deux cadres à réserver et insérer dans le texte, et destinés à comporter des textes et/ou dessins publicitaires et/ou des illustrations. En reprenant l'exemple d'un annuaire téléphonique, c'est plusieurs centaines voire plusieurs milliers de cadres qui sont prévus. Dans le système classique de maquettage, le maquettiste a ainsi un volume considérable de papier à manipuler. Selon l'invention, on élabore des bandes telles que celle représentée dans la figure 2a. Cette bande porte une succession de caractères ou groupe de ca racteres, ou signes, placés les uns en dessous des autres. Chaque caractère ou groupe de caractères ou signe de la bande est l'image d'une ligne du texte ou d'un intervalle entre deux lignes du texte. La hauteur de chaque caractère ou signe de la bande est proportionnelle à la hauteur du plus grand caractère de la ligne du texte représentée. Ainsi, dans la figure 2a, le symbole G représente la première ligna du texte de la figure la. Le symbole lM représente l'intervalle entre le titre et le premier sou-- titre. Le s) bole P représente une ligne ordinaire de texte. Le rapport de proportionnalité entre la hauteur des caractères de bandes et la hauteur de caractères (ou intervalles) de texte peut être égal , 1, rais pellt aussi ètre différent de 1. En particulier, et not3Caent dans le cas où la ligne du tertre et est: de caractères identiques, le caractère correspondant de la bande est de Les nature. Dans la variante de bande de la figure 2b, les intervalles entre lignes du texte sont représentés p::r des intervalles entre caractères de la bande laissés en blanc. Dans la variante de la figure 2c, les intervalles entre lignes de texte sont séparés par un trait vertical. On utilisera préférentiellement ces traits verticaux lorsqu'on souhaitera qu'aucu@e réserve ne figure à cet emplacement. A l'aide des bandes représentatives du texte, le maquettiste peut confec- tionner une maquette telle que celle de la figure 3 avcc insertion des réserves, en respectant les impératifs de l'éditeur. A cet effet, des caractères supplé- mentaires sont disposés en marge de la colonne des caractères représentatifs des lignes ou interlignes. Ces caractères informent de manière codée le maquettiste que telle lignc doit être placée en fin de page ou en fin de colonlle, ou qu'une réserve de telle hauteur doit être prévue à l'endroit indiquée. Ainsi dans la figure 2c on a noté en marge les caractères X et Y indiquant respectivement de manière codée, l'emplacement et la hauteur des réserves r2 et El. Les bandes sont collées côtc à côte, d'où la possibilité de "repréenter" un grand nombre de pages sur un seul gabarit. La manipulation de bandes, dont la largeur peut avoir seulement un à quelques centimètres, leur découpage, leur collage sont plus aisés qu'arec des pages de textes entiers. Les bandes peuvent être confectionnees avec un support souple (papier, plastique), auto-collant, c 'est-à-dire portant sur une face une substance adhésive. En variante, les bandes peuvent être des microfilas. Un annuaire de 2 000 pages (comprenant I 500 paes de textes) peut être "compose" au moyen de 100 gabarits de format 42 x 31 cm, comportant chacun 20 bandes de 2 centimètre de i..rgeur, indications des résarves comprises. On peut ainsi réaliser des cahiers aisément manipul.les. Le procédé de l'invention est particulièrement avantageux avantageux lorsque le text est mis en mémoire sur bandes magrétiques (ou analogues) en vue de composition automatique (photocomposition par exemple). En effet, les bandes peuvent alors être réalisées à partir d'un programme simple dérivant du programme général d'élaboration du texte et être olles-mêmes composées autematiquement. Les indications manuscrites portées par le ma@u@ttiste au cours de @op travail peuvent alors être incorporées dans les ba@ges magnétiqu@s préci@es et per@ett@e la photoco@position den pag@@ complèrem@@@ dé@@@es, y compris les réserves. Bien que le dispositif qui vient d'être déerit parai@se le plus ava@ta- geux pour la mise en oeuvre du procédé, on comprendra que diverses @@fifica- tions peuvent lui être apportées sans sortir du cadre de celle-ci, certains de ses éléments pouvant être remplacés par d'autres éléments susceptibles d'y assurer la même fonction technique. REVENDICATIONS 1/ Procédé pour la mise en page d'un ouvrage comprenant des textes et des réserves destinées notamment à la publicité, caractérisé par le fait qu'il comporte les opérations suivantes - on élabore des bandes, représentatives des pages du texte de l'ouvrage, comprenant des caractères (ou groupes de caractères ou signes) disposés les uns en dessous des autres, reprérentant chacun une ligne du texte ou un interligne et ayant un encombrement vertical proportionl.el à celui du plus grand caractère de la ligne représentée ou do l'interligne représenté - on découpe les bandes et on les colle sur un gabarit en laissant entre les morceaux de bandes des intervalles verticaux proportionnels à la hauteur des réserves à insérer. 2/ Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le rapport de proportionnalité entre les caractères de la bande et ceux du texte, ainsi que celui entre lesdits intervalles verticaux et les hauteurs des réserves est égal à 1. 3/ Procédé selon l'une des revendications I et 2, caractérisé par le fait que la nature d'un caractère de la bande est sensiblement identique à celui de la ligne qu'il représente. 4/ Procédé selon l'une (les revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que des caractères auxiliaires sont disposés sur les bandes en marge des caractères disposes verticalement, et indiquant l'emplacement et la hauteur des réserves a prévoir. 5/ Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que les bandes ont une largeur comprise entre I et 5 centimètres. 6/ Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que les bandes sont en matériau souple. 7/ Procédé selon la revendication 6, caractérisé par le fait que ledit matériau est revêtu sur une face d'un produit adhésif. 8/ Procédé selon l'une des revendications I à 5, caractéris@ par le fait que les bandes sont constituées par un microfilm. 9/ Procédé selon l'une des revendications I à 8, caractérisé par le fait que les signes des bandas représentant des intervrllcs du teste sont des espaces bines. 10/ Procédé selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait que le signes des bandes représentant des intervalles du texte sont des traits noirs verticaux. 11/ Procédé selon l'une des revendications 1 à 10, caracté@lsé par le fait que lesbandes sont élaborées, à partir d'un programme, par photocomposition.