La présente invention a pour objet un piège destiné à la capture et la destruction d'animaux "nuisibles" et concerne plus particulièrement un piège à renard conçu pour être non mutilant. Des pièges de ce type sont connus et utilisés depuis fort longtemps. Ils comprennent deux mâchoires qui peuvent être ramenées brutalement l'une contre l'autre, sous l'action d'un ressort puissant, l'énergie du ressort étant libérée par un mécanisme de détente qui est lui-même sous la dépendance d'un dispositif de détection. Ce dispositif de détection peut être, par exemple un fil dont le déplacement indique la présence d'une animal et libère le ressort. Habituellement, ce dispositif de détection fait appel à un appât constitué par un morceau de nourriture, le piège se refermant dès que cet appât est remué. Or, en présence d'un morceau de nourriture, la première réaction d'un animal est souvant dele déplacer avec les pattes afin de le humer. I1 en résulte que les mâchoires du piège se referment sur un membre et que l'animal subit de longues heures d'une lente agonie avant d'être achevé par un garde ou un piégeur. Un premier objet de l'invention est ia réalisation d'un piège qui permette de tuer l'animal immédiatement afin de lui éviter des souffrances inutiles. Un second objet de l'invention est la réalisée tion d'un piège qui puisse être armé uniquement avec les pieds, ce qui assure une plus grand sécurité pour le poseur de pièges. Un autre objet de la présente invention est un piège qui présente une grande fiabilité de fonctionnement, pratiquement indépendante des conditions climatiques. Selon la présente invention, le piège comprend deux mâchoires montées pivotantes en travers d'un support, des moyens à ressort tendant à les ramener l'une contre l'autre en position de fermeture du piège, à partir d'une position armée où elles sont rabattues sen siblement dans un même plan horizontal, et des moyens de détente commandant la fermeture du piège, lesdits moyens de détente comportent une flèche montée pivotante surledit support et munie au centre du piège d'une pointe acérée pour recevoir un appât, et des moyens de retenue des mâchoires en position armée, libérables pour autoriser la détente des moyens à ressort par pivotement de la flèche dans le sens sélectif du soulèvement de la pointe acérée. Selon une autre caractéristique, ladite flèche comporte un étai prenant appui sur ledit support pour empêcher son pivotement dans le sens d'un abaissement de la pointe acérée. De préférence, les moyens de retenue ci-dessus sont constitués au voisinage de l'axe de pivotement de la flèche, à l'opposé de la pointe acérée, où la flèche comporte une encoche surplombée par un talon coopérant avec un bord inférieur d'une mâchoire et avec une entaille prévue dans ladite mâchoire respectivement pour retenir la mâchoire en position rabattue dans la position ouverte du piège. Ainsi, dans le piège selon l'invention, c'est le seul mouvement de soulèvement de l'extrémité avant de la flèche qui permet le dégagement de l'entaille hors du talon et, par suite, la fermeture des mâchoires. Or, ce soulèvement ne se produit que lorsque l'animal a saisi l'appât dans sa gueule et le soulève pour l'emporter . A ce moment, les mâchoires se referment autour du cou de l'animal, ce qui provoque sa mort instantanée par bris des vertèbres cervicales. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre d'un mode de réalisation particulier, donné uniquement à titre d'exemple, non limitatif, en regard des figures qui représentent : La figure 1, une vue en perspective d'un piège tendu ; et la figure 2, une coupe selon la ligne II-II de la figure 1, le piège étant en position refermée. Sur la figure 1, le piège comprend un support 1 constitué, par exemple,par une barre d'acier. A son extrêmité avant est prévu un oeillet la qui permet l'ancrage du piège si nécessaire. Le support 1 est solidaire de deux lames de ressort qui lui sont perpendiculaires, respectivement une lame inférieure 2 et une lame supérieure 3. Ces deux lames sont solidarisées par soudure par exemple, à leur extrêmité 4, alors qu'elles sont naturellement écartées à leur autre extrêmité. La seconde extrêmité de la lame 3 est conformée de manière à former une boucle 5.Cette boucle a pour but, d'entourer les côtés 6a et 7a des mâchoires 6 et 7 en suivant leur mouvement lorsqu'elles se referment par pivotement autour d'axes horizontaux formés par pénétration des extrêmités des mâchoires à l'intérieur de chapes 8 et 9, respectivement solidaires et orthogonales aux lames 3 et 2. D'autre part, la partie supérieure 5a de la boucle 5 peut être retenue par un taquet de sécurité 10 pivotant autour d'un axe vertical à l'intérieur de la lame 2. Ce maintien de la lame 3 inhibe tout declenchement accidentel,:-lde la détente quand on entend garder le piège en position ouverte sans qu'il soit armé. La détente du piège est assurée par une flè- che 11 dont l'extrémité acérée lla permet de fixer l'appât (non représenté), alors que l'autre extrêmité est montée à pivotement dans une chape 12 solidaire du support 1. Comme cela apparaît mieux sur la figure 2, au voisinage de l'axe 13 d'articulation, l'extrêmité llb forme une sorte de crochet qui se compose d'une encoche 14 surplombée par un talon 15. Ce talon pénètre, lorsque la mâchoire 7 est en position horizontale, dans une entaille 16 formée dans la largeur de ladite mâchoire. Par ailleurs, la rotation de la flèche 11 en direction du support est limitée par un étai 17, dont la hauteur est telle que l'appât soit légèrement su prélevé par rapport à la lame supérieure 3 lorsque le piège est tendu, afin de permettre la mise en gueule de celui-ci. Ainsi, la flèche 11 ne peut être que soulevée par rapport au support 1, ce soulèvement provoquant une légère rotation de la flèche dans le sens dextrorsum autour de son axe 13; ce qui se traduit par le dégagement du talon 15 hors de llen- taille 16 et par suite par la libération du ressort, si la boucle 5 a été préalablement dégagée du taquet 10. De préférence, les différents éléments constitutifs du piège sont en acier, à l'exception de la flèche, réalisée en un alliage de cuivre tel que le bronze ou la laiton, ce qui empêche tout collage sous l'effet de l'humidité et du froid. On précisera maintenant comment fonctionne le piège qui vient d'être décrit. Au repos les éléments qui le constituent sont dans la position représentée sur la figure 2, la mâchoire étant fermée, ramenée en position verticale par rapport au support 1 reposant sur le sol, ceci sous l'action des lames de ressort. Pour rabattre les mâchoires (6,7) sensiblement dans le plan horizontal, en position ouverte du piège, en les faisant pivoter autour de leurs extrémités sur l'axe médian, il convient de bander le ressort. Cette opération est effectuée simplement au pied, le piège étant disposé sur le sol. En effet la boucle 5 est accessible à l'extérieur des mâchoires fermées. En appuyant dessus pour ramener cette extrémité de la lame 3 dans le plan horizontal on libère les mâchoires 6,7 qui s'écartent alors. I1 suffit d'appuyer sur la mâchoire 7 pour que la flèche 11 se soulève, juste de ce qu'il faut pour permettre l'introduction du talon 15 dans l'entaille 16, la partie inférieure de la mâchoire 7 venant se placer dans l'encoche 14. Dans cette position, où le piège est armé, le ressort est bandé, ce qui se traduit par une déformation des lames 2 et 3, qui deviennent planes,alors qu'elles sont naturellement incurvées en sens contraires. Pour permettre une manipulation du piège sans danger pour l'utilisateur, il est possible là de verrouiller le taquet de sécurité 10. Au moment de placer le piège l'appâtest engagé sur la pointe acérée de la flèche 11. Cette opération peut être réalisée aussi bien dans la position fermée du piège que dans la position ouverte. Le taquet de sécurité est dégagé pour mettre le piège en position armée, prêt à remplir sa fonction. Quand un animal détecte l'appât, il commence dans un premier temps à vouloir déplacer celui-ci pour le sentir et rien ne se produit. Aubout d'un certain temps, il le saisit dans sa gueule et est amené à le soulever. Cette action débloque la mâchoire 7 et la boucle 5 se relève violemment, entraînant la fermeture des mâchoires en direction l'une de l'autre, c'est-àdire autour du cou de l'animal. Ainsi, et contrairement à ce qui se passe dans les pièges connus, le piège ne fonctionne que lorsque l'appât est soulevé, ce soulèvement ne se produisant pratiquement que lorsque l'appât a été happé, ce qui implique que le cou de l'animal est saisi par les mâchoires. il va de soi que de nombreuses variantes peuvent être introduites, notamment par substitution de moyens techniquement équivalents, sans sortir pour celà du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1. Piège à mâchoires pivotantes comportant deux mâchoires (6,7) montées pivotantes en travers d'un support (1), des moyens à ressort (2,3) tendant à les ramener l'une contre l'autre en position de fermeture du piège, à partir d'une position armée où elles sont rabattues sensiblement dans un même plan horizontal, et des moyens de détente commandant la fermeture du piège, lesdits moyens de détente comportent une flèche (11) montée pivotante sur ledit support (1) et munie au centre du piège d'une pointe acérée (lla) pour recevoir un appât, et des moyens de retenue des mâchoires en position armée,libérables pour autoriser la détente des moyens à ressort par pivotement de la flèche dans le sens du soulèvement de la pointe acérée sélectivement. 2. Piège à mâchoires pivotantes selon la revendication 1 caractérisé en ce que ladite flèche comporte un étai prenant appui sur ledit support pour empêcher son pivotement dans le sens d'un abaissement de la pointe acérée. 3. Piège à mâchoires pivotantes selon la revendication 1 ou 2 caractérisé en ce que la flèche comporte au voisinage de son axe de pivotement, à l'opposé de la pointe acérée, une encoche surplombée par un talon coopérant avec un bord inférieur d'une mâchoire et avec une entaille prévue dans ladite mâchoire respectivement ,pour retenir la mâchoire en position rabattue dans la position ouverte du piège. 4. Piège selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le ressort comprend deux lames (2,3) réunies par l'une de leurs extrêmités, l'autre extrêmité de la lame supérieure présentant une boucle (5) coulissant autour des deux mâchoires pour refermer celles-ci. 5. Piège selon la revendication 4, caractérisé en ce que ladite boucle (5) peut être bloquée dans sa position basse par un taquet de sécurité amovible (10). 6. Piège selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que ses parties constitutives sont en acier, à l'exception de la flèche qui est réalisée en un alliage cuivreux.