La présente invention concerne un procédé de formation d'une couche isolante dans les murs des bâtiments ou analogues, lorsque la couche isolante n'a pas été prévue ou lorsque la couche existante a été détériorée ou rompue et ne forme plus une barrière s'opposant physiquement à la remontée de l'eau. Une couche isolante d'assise est une barrière physique empêchant le passage de l'eau et qui est habituellement introduite à 150 mm environ au-dessus du niveau des eaux naturelles. La barrière n'est pas obligatoirement horizontale, car des couches verticales sont utilisées afin qu'elles empêchent le passage de l'eau entre des structures adjacentes. Toute humidité présente dans un bâtiment est déplaisante et peut présenter des risques sanitaires, et le grimpement de l'humidité n'est pas l'exception. Les parties affectées sont froides, les décorations se détériorent, des moisissures peuvent se former et les papiers se détachent des cours. En outre, le grimpement de l'humidité peut rendre humide les poutres des planchers qui peuvent alors être attaquées par la pourriture sèche du bois qui peut ensuite progresser vers les autres poutres. Les briques, la pierre et le mortier ainsi que les matières analogues sont poreux et l'eau du sol qui transporte des sels dissous peut grimper de plusieurs mètres le long d'un mur par effet capillaire à moins que des précautions soient prises. En général, plus les capillaires sont fins et plus l'eau peut monter haut malgré l'action des forces de pesanteur. Dans la plupart des maisons construites avant le début du siècle, une couche isolante n'a pas été prévue pendant la construction. La disposition d'une couche isolante d'un type ou d'un autre est maintenant obligatoire au cours dela construction, ces couches pouvant être formées de bitume, de matières composites contenant des résines époxydes, de polyéthylène, d'aluminium, de cuivre ou de plomb en feuille, ou d'ardoisoeou de briques spéciales places dans un mortier à base de ciment. Cependant, dans de nombreux bâtiments, la couche isolante n'est plus efficace du fait d'une pose non conforme ou d'une déterioration au cours du temps ; elle peut se fissurer étant donné l'affaissement ou elle peut disparaître à la suite d'une réaction chimique ou par rupture. Lorsque la couche isolante n'a pas été mise en place ou s'est rompue, le grimpement de l'humidité peut être combattu par introduction d'une nouvelle couche isolante dans les murs affectés, sous forme d'une barrière s'opposant physiquement au grimpement de l'eau. Une couche isolante peut être placée dans les murs des bâtiments existants et, jusqu a présent, il s'est agit d'une opération lente, fastidieuse et relativement coûteuse. Selon le procédé connu, deux ou trois briques adjacentes sont retirées du mur affecté par l'humidité, suivant l'axe de la nouvelle couche isolante prévue, une nouvelle membrane est alors placée à la partie supérieure des briques inférieures expo sées, et les briques sont alors remises en place habituellement avec de nouvelles briques, car le retrait des anciennes briques provoque une détérioration importante. Lorsque les nouvelles briques ont été remises en place, le mortier qui doit être utilisé pour le maintien des briques en place et qui doit remplir les espaces séparant les briques, doit être appliqué latéralement et non pardessus chaque brique comme lors de la construction du mur. Cela signifie que le mortier glisse invariablement le long des briques lorsqu'il est manoeuvré pour être mis en place et le mur n'a pas un support vertical suffisant. En conséquence, la plupart des murs traités de cette manière présente invariablement ultérieurement un affaissement et des fissures apparaissent, les châssis des fenêtres et des portes présentant des distorsions. Dans le cas d'un mur dont l'épaisseur dépasse celle d'une brique, le problème de l'application du mortier de support d'une manière qui provoque l'application d'une poussee suffisante vers le haut, est insurmontable.Le jointoiement sous pression au mortier liquide a déjà été utilisé afin que le mortier recouvre les briques sur toute l'épaisseur du mur mais, comme l'espace separant les nouvelles briques forme une fente ouverte à l'arrière, le mortier introduit par le dispositif de mise sous pression ne rencontre aucun obstacle contre lequel s'accumuler et permettant l'application d'une poussée vers le haut et le support nécessaire du mur. Un autre inconvénient du procédé classique d'installation d'une couche isolante dans un mur existant est qu'il s'agit d'un travail qui prend beaucoup de temps non seulement pourle retrait et la remise en place des briques, etc. mais aussi parce que le mortier doit avoir le temps de prendre avant qu'un tronçon suivant de mur puisse être traité. Ce procédé est aussi coûteux et provoque un bouleversement dans le bâtiment ou la maison traité. Récemment, on a utilisé des scies destinées à couper une fente transversale le long d'une ligne de jointoiement de mortier, et on a introduit une nouvelle membrane dans la fente ainsi formée. Les mêmes inconvénients concernant le remplissage complet de la fente par le mortier qui exerce une poussé immédiate et positive vers le haut, concernent aussi ce procédé. L'invention concerne un procédé d'introduction d'une couche isolante dans un mur existant d'un bâtiment, ce procédé comprenant la découpe d'une fente transversalement dans le mur le long de l'axe prévu pour la couche isolante, l'introduction d'une enveloppe ou d'un sac allongé et pouvant être fermé de façon étanche, ayant des dimensions convenables, dans la fente, le remplissage du sac ou de l'enveloppe sous pression avec une matière hydrofuge à prise rapide, et la prise naturelle de cette matière hydrofuge afin qu'elle supporte la partie de mur qui se trouve au-dessus d'elle. L'invention concerne aussi une enveloppe ou un sac allongé, pouvant être fermé de manière étanche, convenant à la mise en oeuvre du procédé précité, le sac ou l'enveloppe comprenant un corps tubulaire allongé gonflablé fermé de façon étanche aux deux extrémités et formé d'un film souple et imperméable à l'eau, comprenant une soupape qui permet le remplissage sous pression du sac ou de l'enveloppe avec une matière hydrofuge à prise rapide. L'invention concerne ainsi non seulement une nouvelle couche isolante d'assise, comprenant deux épaisseurs de matierebhydrofuge et une couche supplémentaire de matière hydrofuge entre les deux premières épaisseurs, mais surtout un système de support matériel complet du mur placé au-dessus de la nouvelle couche isolante si bien qu'une poussée verticale vers le haut est appliquée presque immédiatement après l'introduction de la nouvelle couche isolante. Les problèmes décrits précédemment sont donc ainsi résolus. En outre, l'utilisation de ce procédé ne présente pratiquement aucune gêne dans le bâtiment, il n'y a pas d'affaissement des murs traités, et le travail est terminé en un temps bien inférieur à celui que nécessitent les procédés décrits précédemment. Le coût de main d'oeuvre est aussi fortement réduit. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre et en se référant au dessin annexé sur lequel la figure 1 est une vue en plan d'un sac allongé selon un mode de réalisation de l'invention, cette figure- représentant la position des volets d'extrémités ou des poches d'introduction, ainsi que la soupape de remplissage la figure 2 est une élévation du sac de la figure 1 la figure 3 est une perspective du sac représenté sur la figure 1 ; et la figure 4 représente plusieurs sacs, selon un mode de réalisation de l'invention, placés sous forme d'une couche isolante d'assise entre deux rangs de briques d'un mur. La couche isolante, dans ce mode de réalisation de l'invention, comporte un sac ou une enveloppe allongée 1 dont la largeur correspond à l'épaisseur du mur et dont la longueur correspond à la longueur d'une fente qui a été coupée transversalement dans le mur, le long du jointoiement de mortier au niveau duquel la nouvelle couche isolante doit être introduite. Le sac est réalisé de manière qu'il comporte, sur sa longueur, deux poches d'extrémité ou volets 2 qui peuvent être placés au-dessus ou au-dessous du volet adjacent d'extrémité du sac suivant (non représenté) afin qu'une couche hydrofuge continue soit formée sur le rang inférieur 4 de briques.Dans une variante, les sacs peuvent être introduits dans les fentes découpées dans le mur, placées bout à bout sans recouvrement comme indiqué par la référence 3 sur la figure 4, et les espaces intermédiaires peuvent être remplis par un mortier hydrofuge convenable. Le sac est en une matière imperméable telle que le polyéthylène ou le chlorure de polyvinyle ou analogue, et il a un dispositif tel qu'un clapet 5 de retenue destiné au remplissage du sac par une matière hydrofuge à prise rapide qui peut aussi supporter des charges elevees de compression. Le sac ayant les poches 2 d'extrémité est de préférence formé par thermosoudage de la matière de manière que les compartiments séparés du sac (deux poches d'extrémité et un compartiment central intermédiaire) soient formés à l'aide des soudures ainsi réalisées.Le sac et la matière de remplissage forment la nouvelle couche isolante qui comprend une couche de matière hydrofuge durcie placée entre deux couches formées par un film de chlorure de polyvinyle, entre des rangs adjacents de briques. Le cas échéant, les surfaces supérieure et inférieure du sac peuvent être revêtues d'une matière adhésive convenable qui, lorsque le sac est rempli, est repoussée à force contre les surfaces supérieure et inférieure des briques et accroit l'adhérence, si bien que les couches de briques ne peuvent pas glisser en cas de tremblements de terre futurs ou d'autres vibrations. La matière à prise rapide peut être toute matière capable de supporter des charges élevées de compression.Dans certains cas, suivant les préférences du client ou suivant les reglements, il peut s'agir d'un mélange à prise rapide à base de résinesépoxydes,dans d'autres cas il peut s'agir d'un mélange à base de mortier de ciment à prise rapide contenant des additif s hydrofuges. Dans le cas des mélanges époxydes, la soupape de remplissage forme aussi la chambre de mélange dans laquelle les deux résines époxydes separées sont mélangées soigneusement avant l'introduction dans le sac. Dans tous les cas, les matières de remplissage sont injectees sous pression à partir de pompes convenables ou de réservoirs sous pression. Le procédé d'introduction de la couche isolante selon l'invention comprend la découpe d'une fente horizontale en direction tranversale dans le mur, au niveau de la nouvelle couche isolante, de préférence sur une distance d'environ 800 à 1000 mm. Les deux poches d'extrémités de chaque sac ont de préférence des trous 6 d'introduction de tige poussoir, dans le bord du sac qui comporte la soupape de remplissage. Des tiges convenables 7 sont introduites par les trous 6 afin que l'introduction du sac 1 dans la fente coupée dans le mur soit facilitée. Les volets 2 des sacs adjacents 1 sont soit juxtaposés soit disposés à recouvrement afin que la couche réalisée soit continue. Le sac, à ce moment, est parfaitement à plat et tout l'air intérieur est totalement évacué.Le sac est alors rempli sous pression convenable soit avec une pompe soit à partir d'un réservoir sous pression qui introduit la matière hydrofuge qui a été choisie. L'effet immédiat du remplissage du sac est l'application d'une poussée vers le haut à l'endroit ou elleest la plus nécessaire. Lorsque le sac est totalement rempli, le durcissement se poursuit jusqu'à ce que la matière hydrofuge se soit solidifée et puisse supporter immédiatement le mur qui se trouve au-dessus si bien que l'opérateur peut assurer la coupe transversale suivante, le long de la ligne de la nouvelle couche isolante. Le second sac et les suivants doivent être introduits de manière que les volets adjacents d'extrémités soient très proches ou se recouvrent d'un sac à l'autre. Lorsque toute la longueur du mur a été traitée, les soupapes de matière plastique peuvent êtredécôupéeset, le cas échéant, les bords exposés des sacs alors gonflés peuvent être retirés, un mortier hydrofuge pouvant former un raccord propre sur toute la longueur de la nouvelle couche isolante. Dans une variante à cette finition, les sacs peuvent être réalisés avec une largeur légèrement supérieure à celle du mur qui doit être traité, et cet excès de largeur peut être disposé en surplomb sur la construction de briques des deux côtés du mur. Lorsque l'ouvrage a été terminé, les sacs qui sont alors remplis d'un mortier solide qui a durci et qui surplombent les rangs de briques peuvent être découpés au niveau des faces des briques en vue de la formation d'un joint propre de mortier. Les espaces qui peuvent restés entre les sacs adjacents ou entre les sacs et le mur peuvent être remplis par un mortier hydrofuge convenable. La réalisation des fentes dans les parois met avantageusement en oeuvre une scie spéciale à chaîne ayant des dents de carbure ou de diamant, convenant à la découpe de la maçonnerie telle que les briques, les blocs de ciment et la pierre, ou une scie annulaire récemment mise au point. Un procédé quelconque de coupe peut être utilisé avec un dispositif d'extraction de la poussière ou des morceaux, si bien que la gêne due au procédé de découpe est éliminée. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs et procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé d'introduction d'une couche isolante d'assiste dans un mur existant d'un bâtiment, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend la découpe d'une fente transversale dans le mur, suivant l'axe voulu pour la couche isolante, l'introduction d'une enveloppe ou d'un sac allongé pouvant être fermé de façon étanche et de dimension convenable, dans la fente, le remplissage du sac ou de l'enveloppe sous pression avec une matière hydrofuge à prise rapide, et la solidification naturelle de la matière étanche afin qu'elle supporte la partie de mur qui se trouve au-dessus d'elle. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que plusieurs enveloppes ou sacs étanches sont placés dans une fente allongée découpée transversalement dans le mur, suivant l'axe prévu de la nouvelle couche isolante, les sacs étant placés bout à bout, les espaces intermédiaires étant remplis d'une matière hydrofuge. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que plusieurs enveloppes ou sacs sont introduits dans une fente allongée, coupée transversalement dans le mur suivant l'axe prévu de la nouvelle couche, une extrémité d'une enveloppe quelconque recouvrant l'extrémité de l'en enveloppe adjacente suivante. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'une au moins des surfaces supérieure et inférieure d'une enveloppe au moins, est revêtue d'un adhésif ou d'une matière à base de mortier qui assure l'adhérence avec les surfaces adjacentes du mur. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les bords exposés des enveloppes remplies placées dans la fente sont recouverts d'un mortier hydrofuge afin qu'une couche continue soit formée sur toute la longueur de la couche isolante. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la largeur de l'enveloppe ou du sac est supérieure à celle du mur, et, lorsque la matière hydrofuge a durci, la partie du sac ou de l'enveloppe qui dépasse du mur peut etre découpée au niveau de la face du mur. 7. Sac allongé, pouvant être fermé de manière étanche, ayant la forme d'une enveloppe ét convenant à la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, ledit sac étant caractérisé en ce qu'il a un corps tubulaire allongé gonflable fermé a ses deux extrémités et formé par un film souple et imperméable, ayant une soupape permettant le remplissage du sac'sous pression par une matière hydrofuge à prise rapide. 8. Sac selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comprend, à une ou deux extrémités, un volet séparé formant une poche solidaire du corps gonflable ou fixée a ce corps. 9. Sac selon l'une des revendications 7 et 8, caractérisé en ce que la soupape comprend un dispositif permettant le mélange des ingrédients séparés d'une matière époxyde durcissable avec laquelle le sac doit être rempli. 10. Sac selon l'une quelconque des revendications 7 a 9, caractérisé en ce que, lorsqu'il est en position dans une fente découpée transversalement dans un mur, -le sac a une largeur qui n'est pas supérieure a celle du mur. 11. Sac selon l'une quelconque des revendications 7 a 9, caractérisé en ce que, lorsqu'il est en position dans une fente découpée transversalement dans un mur, il a une largeur supérieure à celle du mur. 12. Sac selon l'une quelconque des revendications 7 a 11, caractérisé en ce que le volet a un orifice d'introduction d'un dispositif allongé qui facilite l'introduction du sac dans une fente découpee dans un mur. 13. Sac selon l'une quelconque des revendications 7 à 12, caractérisé en ce que le sac est formé d'une matière choisie parmi le polyéthylène et le chlorure de polyvinyle.