La présente invention se rapporte à un organe de fermeture à vide pour un récipient ou un contenant, en particulier un verre ou bocal à conserves, organe de fermeture réalisé en un métal facilement déformable, par exemple de l'aluminium ou de la tôle mince, dont le bord inférieur est doté de dents orientées vers l'intérieur, lesquelles dans la position de fermeture sont appliquées sur la paroi du bocal. Un organe de fermeture de cette nature a été décrit dans le brevet néerlandais No. 85 960 et dans la demande de brevet néerlandaiseNo. 260 490 soumise à l'inspection du public. Des organesde fermetures de ce type peuvent être ouverts par l'usager, lorsque celui-ci exerce une force dirigée vers le dessus sur le bord inférieur de la fermeture. Cette force peut être exercée à l'aide d'un outil en forme de crochet, d'une exécution adéquate, et il est également possible de doter la paroi du bocal, au-dessous du bord inférieur susmentionné de l'organe de fermeture, d'un collet, pour que l'organe de fermeture puisse être ouvert par la rotation ou le basculement d'une pièce de monnaie placée entre le collet susmentionné et le bord inférieur (voir la Fig. 6 de la demande de brevet néerlandaise 65 03310 soumise à l'inspection du public). La présente invention a pour objectif d'exécuter un organe de fermeture à vide du type susmentionné de manière telle que celui-ci peut être ouvert par l'usager sans que celui-ci ne doive faire appel à un outil en forme de crochet ou à une pièce de monnaie le collet de la paroi du bocal pouvant par essence être supprimé. L'organe de fermeture à vide suivant l'invention est caractérisé par le fait qu'à partir du bord inférieur dont il est question plus haut sont issues quatre lignes d'entaille ou d'affaiblissement verticales, dont chacune est disposée entre deux dents; deux de ces lignes sont disposées diamétralement opposées et deux de ces lignes, relativement rapprochées l'une de l'autre, délimitent une lève située au milieu entre les lignes diamétralement opposées. Dans le cas de l'organe de fermeture suitsz l'invention, il est superflu de faire usage d'un outil en forme de crochet ou de prévoir un collet sur la paroi du bocal, en combinaison avec une pièce de monnaie ou un organe similaire, si l'on veut défaire la fermeture.En effet, l'usager peut, avec ses doigts, replier vers le haut la lèvre susmentionnée, par rapport au bord inférieur de l'organe de fermeture, cette lèvre étant délimitée par les lignes d'entaille ou d'affaiblissement rapprochées l'une de l'autre. Lors du pliage de cette lèvre il est réalisé dans le voisinage de l'extrémité supérieure de la lèvre une déformation telle de l'organe de fermeture et du joint coopérant avec cette dernière que le vide est supprimé. De préférence il est prévu entre les lignes d'entaille rapprochées ou dans leur prolongement, et dans l'encoche réservée au joint, une déformation par exemple en creux ou en relief, pour que lors du pliage de la lèvre soit favorisée la pénétration de l'atmosphère extérieure et dès lors la suppression du vide.Sous l'action de la force exercée en continu sur la lèvre, force orientée vers le haut, la moitié de organe de fermeture ou du couvercle limitrophe de la lèvre exécute un mouvement de pivotement par rapport aux lignes d'entaille ou d'incision diamétralement opposées, faisant office de charnière. A cette occasion, l'ensemble de l'organe de fermeture se sépare progressivement du bocal. Sous ce rapport il y a encore lieu de mentionner que d'une manière générale, dans le cas de fermetures à vide suivant le brevet néerlandais 85 960, il est nécessaire de supprimer d'abord le vide, par exemple au moyen d'une perforation pratiquée à l'aide d'un objet pointu, avant que lsélément de fermeture puisse être enlevé. Dans le cas de l'organe de fermeture suivant la présente invention, il est inutile de pratiquer une telle perforation, étant donne que le vide est déåà supprimé au moment où la lèvre susmentionnée est repliée vers le haut. Pour être complet, il y a lieu de signaler que dans le cas de bouchons dits à couronne ou à coiffe mètallique pour des récipients à pression interne, par exemple pour de la bière ou d'autres boissons soumises à la pression de l'anhydride carbonique, la disposition de lignes d'affaiblissement dans le bord inférieur de ltélément de fermeture est, certes, en elle-même connue, voir par exemple la demande de brevet neerlandaise 265 508 soumise à l'inspection du public. Dans ces bouchages qui, contrairement à ce qui est le cas pour les fermetures à vide, sont réalisées en un métal assez rigide, c'est-à-dire difficilement déformable, l'emploi d'un ouvre-bouteilles est indispensable.Par ailleurs, dans de tels bouchages à coiffe métallique, en métal rigide et à lignes d'affaiblissement prévues dans le bord inférieur, on a déjà prévu une lèvre relativement étendue faisant saillie en direction horizontale, lèvre qui lors de l'ouverture fait fonction de levier. Cette lèvre entraine un supplément de consommation de matière première, contrairement à ce qui est ie cas pour la présente invention, car ici la lèvre peut être formée dans le matériau même de la partie inférieure du bord. L'invention est à présent décritaplus en détail avec référence au dessin. Les Figs. 1 et 2 représentent respectivement une vue en élévation latérale et une vue en plan d'un organe de fermeture à vide suivant l'invention; les Figs. 3 et 4 représentent des vues en perspective de l'organe de fermeture lors de l'opération d'ouverture. Le bord inférieur de l'organe de fermeture ou couvercle suivant l'invention est crénelé, et ce bord crénelé sert à la fixation de l'organe de fermeture à l'embouchure d'un bocal ou récipient en verre. Par emboutissage ou cisaillement de l'organe de fermeture, aux points 1 et 2 du bord crénelé, la partie de l'organe de fermeture située entre ces deux points 1 et 2 peut être facilement soulevée par un seul doigt. Entre les points 1 et 2 est formée une lèvre ou languette de traction, laquelle peut, le cas échéant, présenter des dimensions plus grandes en direction orientée vers le dessous, ce qui toutefois, du point de vue fonctionnel, n'est pas nécessaire. Lorsque la lèvre ou la languette 1-2 est pliée vers le haut, le vide est d'emblée supprimé, ce qui rend très facile l'enlèvement de l'organe de fermeture qui aura lieu ensuite.Cet enlèvement aisé de l'organe de fermeture est facilité considérablement par la présence des incisions ou entailles 3 et 4. La partie de I'orane de fermeture située entre les lignes d'incision 3-1-2-4 peut de la sorte être facilement repliée vers le haut, cette partie pivotant autour de la ligne 3-4 faisant fonction de charnière (Fig. 4). Par la disposition sensiblement diamétralement opposée des points 3 et 4, le pliage aisé de la partie 3-1-2-4 est considérablement favorisé. Cette disposition rend également très aisée ltenlèvement complet de organe de fermeture. Un autre facteur essentiel de ltouverture aisée est la suppression du vide. Si ce vide n'est pas supprimé, la dépose de l'organe de fermeture exige une grande force, et il se produit une déchirure de la "lèvre" 1-2. La suppression du vide est assurée par le pliage vers le haut de la lèvre 1-2, opération au cours de laquelle se forme une entaille en forme de V. Cette entaille est située au niveau de la rainure ménagée pour le joint d'étanchéité de l'organe de fermeture, et entraine dès lors la suppression du vide. Pour que la formation de cette entaille puisse être contrôlée dans une certaine mesure, il est souhaitable de fixer d'avance la position de l'entaille qui sera pratiquée. Ce résultat peut être atteint par une déformation locale, en creux ou en relief, de l'organe de fermeture au point 5 (voir les Figs. 2 et 3), de telle sorte que l'entaille produite entre les points la, 2a et 5 aura sensiblement la forme EPun Y. Parmi les avantages particulier de l'invention, signale les caractéristiques suivantes 1) il n'est pas nécessaire de former une lèvre ou une languette séparée, étant donné que celle-ci est formée grâce à des incisions localisées; 2) Le vide est supprime lorsque la lèvre est pliée vers le dessus; 3) Grâce à une déformation locale de l'organe de fermeture, l'entaille qui sera formée près de la lèvre est bien localisée, et dès lors la suppression du vide par le pliage de la lèvre vers le haut est assurée; 4) Il est prévu deux incisions diamétralement opposées, ce ce qui permet un pliage facile de l'organe de fermeture autour d'un diamètre, et ce qui permet dès lors une ouverture aisée. REVENDICATIONS 1. Organe de fermeture en métal facilement déformable pour la fermeture à vide d'un récipient ou d'un bocal, de préférence un bocal en verre pour conserves, organe qui est muni d'un bord inférieur présentant des proéminences de dents orientées vers l'intérieur, proéminences qui dans la position de fermeture sont appliquées contre la paroi extérieure du récipient, caractérisé par le fait que le dit bord inférieur présente quatre lignes d'incision ou d'affaiblissement, chacune d'elles étant située entre deux proéminences, deux de ces lignes étant disposées diamétralement opposées, et deux de ces lignes, relativement proches l'une de l'autre, délimitant une livre ou une languette disposée au milieu entre les deux lignes mentionnées en premier lieu. 2. Organe de fermeture selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lesdites lignes sont prolongées jusqu'à la face supérieure plane de organe de fermeture, dans le voisinage de la rainure circulaire destinée au joint d'étanchéité. 3. Organe de fermeture selon la revendication 1 ou caractérisé par le fait qu'entre les lignes d'incision rapprochées ou dans le prolongement de celles-ci, et au niveau de la rainure destinée au joint d'étanchéité, il est prévu une déformation, par exemple en creux ou en relief, aux fins de favoriser le pliage vers le haut de la lèvre et la suppression du vide.