La présente invention concerne un procédé d'isolation thermique de bâti- ments qui permet d'atteindre des résultats durables. Compte tenu de la nécessité croissante de limiter la consommation d'énergie en général et des combustibles de chauffage liquides et gazeux en particulier, il devient indispensable de doter d'une isolation thermique hautement efficace tant les bâtiments à construire que ceux déjà existants. Un moyen très efficace en ce qui concerne les bâtiments en construction ou déjà construits consiste à réduire les déperditions de calories vers ltextérieur en améliorant le pouvoir d'isolation thermique de leurs murs extérieurs. A cet effet, on peut évidemment prévoir une isolation thermique par l'intérieur en appliquant sur la paroi interne des murs des feuilles de matériaux isolants. Toutefois, ce type d'isolation èntratne une réduction de la surface habitable, peut nuire à l'esthétique intérieure des bâtiments et est moins efficace qu 'une isolation par l'extérieur. La solution la plus élégante consiste donc à prévoir une isolation thermique sur la paroi externe de ces murs. A cet effet, on a déjà proposé de coller contre cette paroi extérieure une couche d'un matériau cellulaire de faible conductibilité thermique et de recouvrir celui-ci d'une couche d'enduit de revêtement, tel qu'un enduit hydraulique ou plastique, qui est solidarise avec la couche de matériau cellulaire. Divers enduits de finition peuvent être appliqués ensuite. Les isolations thermiques de ce type se révèlent généralement très efficaces dans les premiers temps qui suivent leur pose. Par contre, après un certain temps, on constate souvent l'apparition de fissures profondes pouvant atteindre la couche de matériau cellulaire. Ces fissures ont très probablement pour origine les efforts de cisaillement engendrés au niveau de la solidarisation entre la couche de matériau cellulaire et la couche d'enduit du fait de la différence existant entre les coefficients de dilatation thermique de ces matériaux. I1 en résulte, dès lors, que ce type d'isolation thermique perd progressivement son efficacité et que l'aspect extérieur du mur traité se détériore rapidement. La Demanderesse a maintenant mis au point un procédé d'isolation thermique de bâtiments qui ne présente plus ce grave inconvénient. Dans le procédé suivant l'invention, on applique successivement contre la paroi externe des bâtiments une couche d'un matériau cellulaire de faible conductibilité thermique et une couche d'enduit de revêtement en interposant entre ces deux couches une feuille continue empechant toute solidarisation entre la couche cellulaire et la couche d'enduit et on fixe la couche d'enduit directement a la paroi externe des bâtiments par l'intermédiaire de fixations traversant la couche de matériau cellulaire et ancrées dans la paroi externe. La couche de matériau cellulaire présente généralement une épaisseur variant entre 10 et 120 mx et de préférence entre 20 et 60 arm. Elle est de préférence réalisée à partir d'une matiere plastique. On peut notamment utiliser un polyuréthane, un polychlorure de vinyle ou une polyoléfine cellulaires mais, pour des raisons économiques, la Demanderesse préfère actuellement utiliser des plaques de polystyrène expansé car ce matériau peu couteux permet d'atteindre des résultats très satisfaisants. Il est toutefois déconseillé de mettre en oeuvre des plaques de polystyrène expansé fraîchement produites car ce matériau manifeste généralement un retrait initial qui peut s'étaler sur un laps de temps assez long.Il est, dès lors, préférable d'utiliser des plaques qui ont été stockées durant une période d'au moins six mois et dont les dimensions sont dès lors stabilisées. La feuille continue interposée entre la couche de matériau cellulaire et la couche d'enduit peut etre réalisée en un matériau quelconque qui n adhère pas à l'une ou l'autre couche. Toutefois, la Demanderesse préfère que cette feuille soit réalisée en un matériau tel qu'elle soit imperPable -à la vapeur d'eau et puisse, de ce fait, jouer le rôle de pare-vapeur. A cet effet, le recours à une feuille mince en une matière plastiquetelleque par exemple le polyéthylène ou le polychlorure de vinyle, ou encore à une feuille de papier bitumé, donne entière satisfaction. Pour réaliser une isolation thermique d'un bâtiment en appliquant le procédé conforme à l'invention, on commence par placer des fixations telles que des tiges ou des crampons dans la paroi à isoler. Le nombre et la disposition de ces fixations doivent etre choisis de façon que ces fixations soient suffisantes pour soutenir le poids de l'enduit de revetement qui sera appliqué kg/m2 ultérieurement (de 15 à 30 kg/pn2 an moyenne). La longueur des fixations doit en outre etre telle que celles-ci débordent légerement, c'est-à-dire d'environ 10 nia, de la couche de matériau cellulaire appliqué ultérieurement contre la paroi.Les fixations sont ancrées dans la paroi de préférence au moyen de chevilles réalises en une matière faiblement conductrice de la chaleur, par exemple une matière plastique telle que le polychlorure de vinyle. On améliore encore de la sorte la qualité de l'isolation thermique. Après avoir posé les fixations, on applique ensuite la couche de matériau cellulaire contre la paroi à protéger. A cet effet, il est préférable de prévoir dans cette couche des perforations disposées de façon à permettre le passage des fixations. Ces perforations ont de préférence une section légère puant plus grande que les fixations de façon à ne pas entraver les dilatations et les contractions subies ultérieurement par cette couche cellulaire. Cette couche est généralement formée par une juxtaposition de plaques prédécoupées. Ces plaques sont fixées sur la paroi de préférence par points et au moyen d'un ciment-colle. Elles sont placées de préférence de façon à laisser un espace libre de 2 à 5 a entre leurs bords, ces derniers pouvant etre dentelés. Cette technique de fixation présente l'avantage de permettre une dilatation des plaques de matériau cellulaire après pose. On dispose ensuite la feuille continue de façon à recouvrir la couche cellulaire. La feuille est maintenue contre ou à une faible distance de la couche cellulaire. A cet effet, la feuille est perforée au droit des fixations et elle est maintenue en place par celles-ci. Suivant l'invention, la couche d'enduit de revetement est fixée directement à la paroi externe par l'intermédiaire des fixations. La fixation de la couche d'enduit est opérée à l'intervention d'une structure maillée portante telle qu'un tissu ou treillis métallique, ou encore une feuille de métal déployé. On utilise de préférence un treillis métallique à mailles carrées. Cette structure est accrochée aux fixations, Pour plus de sécurité, on peut placer des liens, en fil de fer par exemple, aux points d'accrochage ou à certains d'entre eux seulement. Enfin, on applique la couche d'enduit de revetement par exemple par pro Jection. L'épaisseur de cette couche d'enduit est suffisante pour que la structure maillée et la tete des fixations soient noyées dans cette couche. On peut utiliser n'importe quel type d'enduit mural. En procédant de cette façon, l'enduit après séchage est uniquement tenu par la structure maillée et les fixations et il n'est nullement solidarisé avec la couche de matériau cellulaire. Il en résulte donc que la couche de matériau cellulaire et la couche d'enduit peuvent se dilater indépendamment l'une de itautre sans engendrer des tensions de cisaillement. Par ailleurs, les ten- sions internes de la couche d'enduit de revetement sont reprises et réparties par la structure maillée. La couche d'enduit de revetement est apte à recevoir n' importe quel type de finition appliqué à ce genre de matériau. Le procédé de l'invention permet, conne on l'a dit, d'isoler des bâtiments au moyen de matériaux cellulaires en protégeant cette isolation au moyen d'une couche d'enduit exempte en permanence de fissuration. Ce procédé s'applique à n'importe quel type de bâtiment et à n'importe quel type de mur. REVEnDICAIOfiS 1 - Procédé d'isolation thermique de bâtiments dans lequel on applique successivement contre la paroi externe des bitiments une couche d'un matériau cellulaire de faible conductibilité thermique et une couche d'enduit de revêtement , caractérisé en ce qu'on interpose entre ces deux couches une feuille continue empêchant toute solidarisation entre la couche cellulaire et la couche d'enduit et on fixe la couche d'enduit directement à la paroi externe des bâtiments par l'intermédiaire de fixations traversant la couche de matériau cellulaire et ancrées dans la paroi externe. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la feuille continue est une feuille en matière plastique. 3 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la feuille continue est une feuille de papier bitumé. 4 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la couche de matériau cellulaire est réalisée au noyen de plaques en polystyrène expansé ayant subi un stockage d'au moins six mois après leur fabrication. 5 - Procédé suivant l'une quelconque des revendication 1 à 4, caractérisé en ce que la couche d'enduit est projetée sur une structure maillée accrochée aux fixations traversant la couche de matériau cellulaire. 6 - Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que l'on utilise conne structure maillée un treillis métallique. 7 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'on ménage dans la couche de matériau cellulaire et dans la feuille continue des ouvertures permettant le passage des fixations et de section légèrement supérieure à celle des fixations. 8 - Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que l'on attache la structure maillée à certaines des fixations au moins au moyen de liens. 9 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les fixations sont ancrées dans la paroi externe au moyen de chevilles en une matière faiblement conductrice de la chaleur. 10 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte les étapes successives suivantes - placement de fixations dans la paroi externe, - application de la couche de matériau cellulaire contre la paroi, cette couche étant pourvue de perforations permettant le passage des fixations, - posedela quille continue de façon à recouvrir la couche en matériau cellulaire, ladite feuille étant maintenue en place par les fixations, - pose d'un treillis métallique contre la feuille continue et solidarisation de ce treillis avec ces fixations, - application de la couche d'enduit de revêtement sous une épaisseur suffisante pour noyer le treillis métallique et les fixations.