Dispositif de boîte de vitesse pour machine agricole L’invention concerne un dispositif de boîte de vitesse (1) pour machine agricole, comprenant un arbre primaire (2), un arbre secondaire (3), au moins un arbre intermédiaire (4) et un organe de transmission de mouvement (5) mobile entre au moins deux positions opérationnelles dans lesquelles il établit entre l’arbre primaire (2) et l’arbre secondaire (3) des chaines cinématiques par engrènement avec des rapports de transmission différents, au moins l’une desdites chaînes cinématiques intégrant l’arbre intermédiaire (4), ledit organe de transmission de mouvement (5) passant par au moins une position de point mort lors de son déplacement entre lesdites au moins deux positions opérationnelles précitées. Dispositif caractérisé en ce qu’il comprend un moyen (6) de pivotement, par actionnement manuel, et autour de son axe de rotation, de l’un parmi les arbres primaire (2), secondaire (3) et intermédiaire (4) lorsque l’organe de transmission de mouvement (5) est en position de point mort Figure à publier avec l’abrégé : Fig. 3A Dispositif de boîte de vitesse pour machine agricole La présente invention concerne le domaine du machinisme agricole et des équipements de telles machines, plus particulièrement les systèmes de transmission de mouvement de telles machines, et a pour objet un dispositif de boîte de vitesse pour une machine agricole et une machine équipée d’un tel dispositif. Dans l’état de la technique, les boîtes de vitesse présentes dans la ligne de transmission de mouvement entre la prise de force du tracteur et la machine agricole reliée à ce dernier, comprennent généralement deux entrées, c’est-à-dire deux arbres d’entrée. Ainsi, lors de chaque changement de vitesse il est nécessaire de débrancher l’arbre de transmission télescopique d’une entrée et de la brancher sur l’autre, et vice versa. Pour les boîtes de vitesses intégrées à la machine (voir ) et comprenant un mécanisme interne de changement de vitesse, il est généralement nécessaire de faire tourner manuellement un élément de travail pour ajuster les dentitions des engrenages assurant les accouplements des arbres d’entrée et de sortie. Or, pour pouvoir accéder à un élément de travail en même temps qu’on déplace un pignon pour changer de vitesse, il faut que la boîte de vitesse soit proche des éléments de travail. De plus, dans le cas d’éléments de travail pointus ou coupants, l’utilisateur peut facilement se blesser lors de la préhension dudit élément de travail. Par le document FR 2 778 443, on connait un dispositif de boîte de vitesse comprenant un arbre primaire, un arbre secondaire, au moins un arbre intermédiaire et un organe de transmission de mouvement mobile entre au moins deux positions opérationnelles dans lesquelles il établit entre les arbres primaire et secondaire des chaines cinématiques par engrènement avec des rapports de transmission différents, au moins l’une desdites chaînes cinématiques intégrant l’arbre intermédiaire, ledit organe de transmission de mouvement passant par au moins une position de point mort lors de son déplacement entre lesdites au moins deux positions opérationnelles précitées. Un inconvénient majeur de cette boîte de vitesse, d’ailleurs plutôt destinée à l’entrainement de roue(s) d’un véhicule automoteur, réside dans le fait qu’elle nécessite et comporte obligatoirement un accouplement avec glissement pour effectuer le changement de vitesse : cette obligation complique la construction de la machine, renchérit son coût et nécessite un entretien régulier. La présente invention a notamment pour but de pallier ces inconvénients. A cet effet, elle a pour objet un dispositif de boîte de vitesse du type évoqué ci-dessus, pour une machine agricole et qui est caractérisé en ce qu’il comprend un moyen de pivotement, par actionnement manuel, et autour de son axe de rotation, de l’un parmi les arbres primaire, secondaire et intermédiaire lorsque l’organe de transmission de mouvement est en position de point mort. L'invention sera mieux comprise, grâce à la description ci-après, qui se rapporte à un mode de réalisation préféré, donné à titre d'exemple non limitatif, et expliqué avec référence aux dessins schématiques annexés, dans lesquels : représente un girofaneur relié à un tracteur et intégrant une boîte de vitesse proche des outils ou éléments travailleurs ; , et sont des vues en coupe schématiques, et en élévation selon un plan comprenant les axes de rotation des arbres, d’un dispositif de boîte de vitesse selon un mode de réalisation de l’invention respectivement dans trois configurations différentes correspondant à des positions différentes de l’organe de transmission de mouvement mobile, à savoir, dans un premier rapport de transmission ( : la ligne de transmission du mouvement intégrant l’arbre intermédiaire), au point mort ( : pas de transmission de mouvement entre les arbres primaire et secondaire) et dans un deuxième rapport de transmission ( : prise directe entre arbre primaire et arbre secondaire) ; , et sont des vues en coupe similaires à celles des figures 2 (les configurations des figures 3A à 3C sont respectivement identiques à celles des figures 2A à 2C) d’un mode de réalisation préféré d’un dispositif tel que représenté schématiquement sur les figures 2 ; est une vue en perspective du dispositif de boîte de vitesse des figures 3 ; et sont des vues en coupe selon des plans perpendiculaires aux axes de rotations des arbres du dispositif de boîte de vitesse des figures 3 et 4. Les figures 2 à 5 illustrent un dispositif de boîte de vitesse (1) pour machine agricole, comprenant un arbre primaire (2), un arbre secondaire (3), au moins un arbre intermédiaire (4) et un organe de transmission de mouvement (5) mobile entre au moins deux positions opérationnelles dans lesquelles il établit entre l’arbre primaire (2) et l’arbre secondaire (3) des chaines cinématiques par engrènement avec des rapports de transmission différents. Au moins l’une desdites chaînes cinématiques intègre l’arbre intermédiaire (4) et ledit organe de transmission de mouvement (5) passe par au moins une position de point mort lors de son déplacement entre lesdites au moins deux positions opérationnelles précitées. Conformément à l‘invention, ledit dispositif (1) comprend en outre un moyen (6) de pivotement, par actionnement manuel, et autour de son axe de rotation, de l’un parmi les arbres primaire (2), secondaire (3) et intermédiaire (4) lorsque l’organe de transmission de mouvement (5) est en position de point mort. Ainsi, grâce à l’invention, il est fourni un moyen d’ajustement de la position d’au moins un des arbres (2, 3, 4) autour de son axe de rotation permettant, par une action manuelle contrôlée de la part de l’opérateur, de faire correspondre ou de synchroniser les dents des engrenages concernés à l’arrêt de la machine, pour pouvoir réaliser l’accouplement avec l’organe de transmission de mouvement (5) mobile, sans avoir à faire tourner les outils ou éléments travailleurs à la main, évitant de ce fait les risques de blessures. De plus, l’intégration de la synchronisation dans le dispositif (1) laisse plus de liberté quant à l’emplacement d’implantation dudit dispositif (1) sur la ligne de transmission. Plus particulièrement dans le cas d’une machine trainée, par exemple une faneuse ou faucheuse trainée, le fait de rapprocher le dispositif (1) de boîte de vitesse du tracteur (T) permet d’y accéder plus rapidement, accélérant ainsi le changement de vitesse, ce sans prendre de risque près des éléments travailleurs. Comme le montrent les figures 2 et 3, et en accord avec un mode de réalisation simple et compacte de l’invention, l’organe de transmission de mouvement (5) est monté solidaire en rotation sur l’un des arbres primaire (2) ou secondaire (3), ledit organe (5) étant monté avec faculté de translation selon l’axe de rotation de l’arbre (2, 3) sur lequel il est monté. Le déplacement de l’organe de transmission de mouvement (5) peut par exemple être réalisé par le biais d’une poignée (13) de manœuvre manipulable de l’extérieur par l’opérateur. Cette poignée (13) de manœuvre est reliée rigidement en translation avec l’organe de transmission de mouvement (5) selon l’axe de rotation de l’arbre (2, 3) sur lequel il est monté. La poignée (13) est accessible et manipulable depuis la machine (15). Le déplacement de l’organe de transmission (5) n’a ainsi pas besoin d’une longue ligne de transmission pour être déplacé entre les positions opérationnelles et/ou position de point mort depuis un poste de conduite. Dans l’exemple de réalisation de la , le poste de conduite est la cabine du tracteur (T). A la différence d’un accouplement avec glissement notamment, une telle poignée (13) qui est fixe en translation avec l’organe de transmission de mouvement (5) selon l’axe de rotation de l’arbre (2, 3) sur lequel il est monté, permet à l’opérateur de sentir au toucher lorsque les dents des engrenages concernés sont synchronisées, par exemple les dents de l’organe de transmission (5) avec celles du pignon (10’). La poignée (13) de manœuvre comporte ou est solidaire d’une fourchette (13’) en prise avec l’organe de transmission de mouvement (5). Une extrémité de la fourchette (13’) entre dans une gorge de l’organe de transmission de mouvement (5) permettant de lui transmettre au moins un mouvement translatif, de préférence selon l’axe de rotation de l’arbre intermédiaire (4). Dans la réalisation des figures 3, la poignée (13) de manœuvre comporte une tige coulissante sur laquelle est fixée la fourchette (13’). La poignée de manœuvre (13), respectivement la tige coulissante (13’), est montée axialement coulissante selon l’axe de l’arbre intermédiaire (4) afin de déplacer l’organe de transmission de mouvement (5). A cet effet, l’arbre intermédiaire (4) comporte un perçage de guidage du coulissement de la tige coulissante (13’), permettant une meilleure compacité du dispositif de boite de vitesse (1). L’arbre intermédiaire (4) n’engrène cependant préférentiellement pas avec la poignée de manœuvre (13), respectivement avec la tige coulissante. Préférentiellement, il pivote autour de la tige coulissante. De préférence, la poignée de manœuvre (13) peut être bloquée axialement selon l’axe de l’arbre intermédiaire (4). L’arbre intermédiaire (4) est par ailleurs parallèle à l’arbre d’entrée (2). Dans chacune des positions opérationnelles, l’organe de transmission de mouvement (5) est maintenu à une position axialement fixe selon l’axe de rotation de l’arbre primaire (2). Préférentiellement, le dispositif de boite de vitesse (1) comporte un carter (8) de protection. Ce carter (8) entoure au moins partiellement les arbres primaire, secondaire et intermédiaire (2, 3, 4). Le blocage de la poignée de manœuvre (13) peut être réalisé grâce à un canal (14) solidaire du carter (8). A cet effet, le canal (14) comprend deux zones d’appui pour la poignée (13) sensiblement orthogonale à l’axe de rotation de l’arbre intermédiaire (4). Ainsi qu’il ressort de la , la machine (15) peut être attelée au tracteur (T) via un cadre d’attelage (16). La machine (15) peut notamment être une faneuse avec des rotors (17) équipés de doigts de râtelage et entrainés en rotation autour d’axes verticaux. La machine (15) comporte une ligne de transmission qui permet de transmettre un entrainement en rotation d’une prise de force (18) du tracteur (T) aux rotors (17). Cette ligne de transmission comporte au moins un arbre de transmission (19) télescopique à cardans. Les arbres (2, 3, 4) du dispositif (1) de boite de vitesse font également partie de cette ligne de transmission. Ainsi que représenté sur la , au moins les axe des arbres primaire (2) et de la prise de force (18) du tracteur (T) sont sensiblement dans le même plan vertical, à l’état attelé de la machine (15), limitant ainsi les risques d’interférence entre le cadre d’attelage (16) et l’arbre de transmission (19) lors de braquages importants. En relation avec un arrangement avantageux, l’arbre primaire (2) et l’arbre secondaire (3) présentent des axes de rotation confondus, permettant de gagner encore en compacité. Dans le mode de réalisation préféré des figures 2 et 3, en vue d’un nombre de pièces avantageusement limité, le dispositif de boite de vitesse (1) ne comporte qu’un seul arbre intermédiaire (4). L’axe de l’arbre intermédiaire (4) est de préférence décalé latéralement par rapport aux axes des arbres primaire et secondaire (2 et 3). En accord avec une variante constructive préférée, de manière à gagner en compacité, l’organe de transmission de mouvement (5) est monté solidaire en rotation sur l’arbre primaire (2) ou sur l’arbre secondaire (3). A cet effet, l’organe de transmission de mouvement (5) comporte des cannelures internes pour assurer sa solidarité en rotation avec l’arbre concerné. De plus, un pignon baladeur (5’) est solidaire en rotation avec l’organe de transmission de mouvement (5). De préférence, le pignon baladeur (5’), parfois également désigné comme pignon fou, fait partie de l’organe de transmission de mouvement (5). Dans le mode de réalisation préféré, le dispositif de boite de vitesse (1) comporte un seul arbre intermédiaire (4). De plus, un premier pignon intermédiaire (10) est solidaire en rotation avec l’arbre intermédiaire (4). Ainsi qu’il ressort des figures 3, dans le mode de réalisation préféré, le premier pignon intermédiaire (10) fait partie de l’arbre intermédiaire (4). Autrement dit, le premier pignon intermédiaire (10) et l’arbre intermédiaire (4) ne forment qu’une seule pièce. Dans le mode de réalisation préféré, un pignon secondaire (3’) est monté solidaire en rotation avec l’arbre secondaire (3). De préférence, le pignon secondaire (3’) fait partie de l’arbre secondaire (3). Le premier pignon intermédiaire (10) engrène avec le pignon secondaire (3’), de préférence, de manière permanente. L’arbre intermédiaire (4) est ainsi accouplé en rotation avec l’arbre secondaire (3) de manière permanente. Ainsi qu’il ressort des figures 3, l’organe de transmission de mouvement (5) est de préférence monté solidaire en rotation sur l’arbre primaire (2). Ce dernier comporte alors des cannelures externes parallèles à son axe de rotation pour engrener constamment avec l’organe de transmission de mouvement (5). Un deuxième pignon intermédiaire (10’) est en outre solidaire en rotation avec l’arbre intermédiaire (4). De préférence, le deuxième pignon intermédiaire (10’) fait partie de l’arbre intermédiaire (4). Il ressort de ce qui précède que l’arbre intermédiaire (4) est accouplé en rotation de manière permanente avec celui des arbres primaire (2) et secondaire (3) sur lequel l’organe de transmission de mouvement (5) n’est pas monté (solidaire en rotation). Ainsi qu’il ressort des figures 2A et 3A, l’organe de transmission de mouvement (5) peut présenter une première position opérationnelle dans laquelle l’arbre primaire (2) et l’arbre secondaire (3) sont cinématiquement reliés via l’arbre intermédiaire (4). Dans cette première position opérationnelle de l’organe de transmission de mouvement (5), le deuxième pignon intermédiaire (10’) engrène avec le pignon baladeur (5’). Dans cette première position opérationnelle, l’organe de transmission de mouvement (5) établit ainsi une chaine cinématique entre les arbres primaire (2) et secondaire (3) dont le rapport de transmission est défini par les dimensions du pignon baladeur (5’), des pignons intermédiaires (10, 10’) et du pignon secondaire (3’). Ainsi qu’il ressort des figures 2C et 3C, l’organe de transmission de mouvement (5) peut présenter une deuxième position opérationnelle dans laquelle l‘arbre primaire (2) et l’arbre secondaire (3) ne sont pas reliés cinématiquement via l’arbre intermédiaire (4). Dans cette deuxième position opérationnelle de l’organe de transmission de mouvement (5), le deuxième pignon intermédiaire (10’) n’engrène pas avec le pignon baladeur (5’). Dans le mode de réalisation préféré des figures 2C et 3C, dans cette deuxième position opérationnelle, l’organe de transmission de mouvement (5) établit ainsi une chaine cinématique par prise directe entre les arbres primaire (2) et secondaire (3). Dans cette position, le rapport de transmission entre l’arbre primaire (2) et l’arbre secondaire (3) est donc de 1. Dans le mode de réalisation préféré, l’arbre primaire (2) est l’arbre d’entrée. De plus, dans le mode de réalisation préféré, l’arbre secondaire (3) est l’arbre de sortie. Dans la première position opérationnelle de l’organe de transmission de mouvement (5), le rapport de réduction du dispositif de boite de vitesse (1) est par exemple de ½ (un demi). Chaque position opérationnelle est obtenue par translation de l’organe de transmission de mouvement (5). Ainsi, les deux positions opérationnelles du pignon baladeur (5’) définissent deux chemins cinématiques de transmission de mouvement et de couple distincts, avec des rapports de transmission différents déterminés par les rapports d’engrenage. Du fait de l’alignement des axes de rotation de l’arbre primaire (2) et de l’arbre secondaire (3), en vue de réduire l’encombrement du dispositif (1) de boite de vitesse, l’arbre (2, 3, 4) à pivoter pour synchroniser les engrenages lors d’un changement de vitesse est préférentiellement l’arbre intermédiaire (4). Le moyen (6) de pivotement est ainsi configuré, et arrangé, pour faire pivoter l’arbre intermédiaire (4). Du fait que l’arbre intermédiaire (4) est accouplé en rotation de manière permanente avec l’arbre secondaire (3), l’actionnement du moyen (6) de pivotement implique la rotation de l’arbre intermédiaire (4) et de l’arbre secondaire (3) autour de leur axe de rotation respectif. De plus, pour ne pas devoir fournir un effort trop important pour la synchronisation, ledit moyen (6) de pivotement peut comprendre ou être associé à une roue libre agencée sur la ligne de transmission de la machine (15). Le dispositif de boite de vitesse (1) peut ainsi intégrer une roue libre qui autorise le pivotement du ou des l’arbre(s) (2, 3, 4) à pivoter dans le sens inverse du mouvement de rotation opérationnel dudit ou desdits arbres (2, 3, 4), facilitant ainsi l’actionnement du moyen (6) de pivotement. La roue libre pourrait notamment être agencée sur n’importe lequel des arbres (2, 3, 4) du dispositif (1). L’actionnement du moyen (6) de pivotement permet d’aboutir à la synchronisation des engrenages concernés par la position opérationnelle désirée, respectivement par le rapport de transmission recherché. Dans le mode de réalisation préféré, afin d’aboutir à la première position opérationnelle, le moyen (6) de pivotement permet de synchroniser l’engrenage du pignon baladeur (5’) avec celui du deuxième pignon intermédiaire (10’). Selon une caractéristique possible de l’invention, le moyen (6) de pivotement comprend un premier composant (7) solidaire en rotation d’un des arbres primaire (2) secondaire (3) et intermédiaire (4) et un deuxième composant (7’) actionnable par l’utilisateur. Afin d’en faciliter l’accès, le deuxième composant (7’) est actionnable manuellement depuis l’extérieur. Afin d’éviter une longue chaine de transmission, le deuxième composant (7’) est en outre actionnable depuis la machine (15). Plus précisément, dans le contexte précité, le premier composant (7) peut être logé dans le carter (8). De plus, le deuxième composant (7’) peut lui, être monté traversant et mobile dans la paroi dudit carter (8). En intégrant le moyen (6) de pivotement au moins partiellement à l’intérieur du carter (8), le nombre de pièces et l’encombrement se trouve réduit. Comme le montrent les figures 3 et 4 à titre d’exemple, le carter (8) peut être composé de deux parties assemblées entre elles (par vissage) de manière étanche au niveau d’un plan de jonction. Selon une possible réalisation, à la fois simple et économique, le deuxième composant (7’) peut être translaté par rapport au carter (8). Le deuxième composant (7’) comprend un cliquet (20) s’étendant au moins partiellement à l’intérieur du carter (8). De préférence, le cliquet (20) peut prendre appui sur une face solidaire de l’arbre (2, 3, 4) à pivoter pour lui transmettre un couple. Dans le mode de réalisation préféré, le premier composant (7) est une roue (21). Cette roue (21) est de préférence à rochet. La roue (21) est préférentiellement solidaire en rotation de l’arbre intermédiaire (4), au moins selon un sens déterminé. Selon la réalisation représentée sur les figures, la roue (21) fait partie de l’arbre intermédiaire (4). Le cliquet (20) prend préférentiellement appui sur la roue (21) afin de faire pivoter l’arbre intermédiaire (4) autour de son axe de rotation et ainsi aboutir à la synchronisation autorisant l’établissement du rapport de transmission recherché. Dans le mode de réalisation préféré, la roue (21) est solidaire en rotation de l’arbre intermédiaire (4) uniquement selon le sens inverse du mouvement de rotation opérationnel de l’arbre intermédiaire (4). Conformément à un mode de réalisation du deuxième composant (7’), celui-ci peut comprendre un poussoir (22). Le poussoir est de préférence solidaire du cliquet (20). Ce poussoir (22) s’étend au moins partiellement à l’extérieur du carter (8). Le deuxième composant (7’) du moyen (6) est monté avec faculté de déplacement en translation sensiblement tangentielle par rapport à la roue (21) à rochet. Lors de l’utilisation de la machine (15), le cliquet (20) est dans une position rétractée représentée sur la . La position rétractée du cliquet (20) est aussi sa position de repos. L’actionnement manuel du moyen (6) correspond à faire translater le poussoir (22) de sorte que le cliquet (20) prenne appui sur la roue (21) et fasse pivoter l’arbre (2, 3, 4) avec lequel la roue (21) est solidaire. Sur la , le cliquet (20) est en position engagée avec la roue (21). Dans le mode de réalisation préféré, l’actionnement du moyen (6) de pivotement a ainsi permis le pivotement de l’arbre intermédiaire (4). Le retour du cliquet (20) correspond à sa translation entre sa position engagée et sa position rétractée. Afin d’éviter la nécessité d’un actionnement supplémentaire pour le retour du cliquet (20), il peut être prévu en outre un ressort (9) de rappel. Ce ressort (9) sollicite ledit poussoir (22) dans la position rétractée du cliquet (20), dans laquelle il est désengagé et non interférant par rapport à la roue (21). Ce retour automatique du cliquet (20) dans sa position rétractée assure que ce dernier ne perturbe pas le mouvement de rotation en utilisation courante de l’arbre concerné, et évite l’endommagement dudit cliquet (20). Il peut être déduit de la que lors du retour du cliquet (20), celui-ci pourrait interférer avec la roue (21), respectivement avec le cran adjacent à celui sur lequel le cliquet (20) prend appui, ce qui pourrait amener à endommager le cliquet (20). Selon un mode de réalisation non représenté, pour assurer le retour du cliquet (20) dans sa position rétractée sans l’endommager, le cliquet (20) est articulé avec le poussoir (22) selon un axe d’articulation orienté perpendiculairement à l’axe de rotation de l’arbre concerné, à savoir de l’arbre intermédiaire (4) dans le mode de réalisation préféré. Selon le mode de réalisation préféré, le cliquet (20) est fixé de manière rigide sur le poussoir (22). De plus, le cliquet (20) est configuré pour pouvoir fléchir lors de son retour en configuration rétractée. En prévoyant un système à cliquet (7’) flexible et translatif tangentiellement, prenant appui sur les surfaces correspondantes de la dentition de la roue (21) à rochet, il est possible de disposer d’un cliquet dépourvu de l’articulation pivotante traditionnelle, mais qui néanmoins s’efface sans endommagement lorsqu’il revient dans sa position rétractée. Ceci est également obtenu grâce aux dents de la roue à rochet taillées en conséquence. En accord avec une caractéristique constructive pratique, le deuxième composant (7’) du moyen (6) de pivotement est monté par vissage dans le carter (8), au niveau d’un orifice de ce dernier, ce qui autorise sa maintenance et son démontage aisés depuis l’extérieur. De préférence, le deuxième composant (7’) comporte une vis (23) dans laquelle le poussoir (22) est assemblé avec un jeu d’ajustement positif. De la sorte, le poussoir peut translater dans la vis (23) par rapport à cette dernière et par rapport au carter (8). De plus, cette vis (23) peut être configurée et arrangée pour constituer un bouchon de vidange d’huile et faire office de niveau d’huile. Pour des considérations de compacité, de simplicité constructive et de coût, les crans de la roue (21) à rochet peuvent être directement taillés dans l’arbre intermédiaire (4). Ainsi que représenté sur les figures 2C et 3C, dans la deuxième position opérationnelle la prise directe entre l’arbre primaire (2) et l’arbre secondaire (3) est réalisé par un crabot (12). A cet effet, l’arbre secondaire (3) est pourvu d’un engrenage (12’) spécifique à cette prise directe. De préférence, l’arbre secondaire (3), respectivement l’engrenage (12’) spécifique à la prise directe est destiné à coopérer avec l’engrenage du pignon baladeur (5’). Cet engrenage (12’) spécifique est préférentiellement réalisé par une pluralité de dents cylindriques insérées ou taillées directement dans l’arbre secondaire (3), permettant d’aboutir à une construction simple (pas ou peu de pièce(s) supplémentaire(s)), robuste et compacte. Ainsi qu’il ressort de la , les dents cylindriques de l’engrenage (12’) spécifique à la prise directe sont tels qu’elles s’insèrent entre deux dents du pignon baladeur (5’). La réalisation par crabot (12) permet que, pour changer de vitesse, seule l’organe de transmission de mouvement (5) doit être déplacé axialement. Dans le mode préféré, les pignons intermédiaires (10, 10’) et secondaire (3’) n’ont ainsi pas besoin d’être déplacés axialement pour changer de vitesse. Ainsi, pour changer de vitesse, on attend l’arrêt de la machine (15), on désynchronise d’abord l’arbre primaire (2) de l’arbre secondaire (3) en faisant coulisser l’organe de transmission de mouvement (5) selon son axe de rotation/translation depuis l’une des positions opérationnelles vers une position de point mort. Dans la position de point mort, l’organe de transmission de mouvement (5) n’établit aucune liaison cinématique entre l’arbre primaire (2) et l’arbre secondaire (3). Ensuite, tout en maintenant la pression axiale par le biais du moyen de déplacement (13), selon un sens ou l’autre en fonction du rapport recherché, les arbres primaire et secondaire sont synchronisés grâce à un ajustement par le biais du moyen (6) de pivotement, jusqu’à ce que le nouveau chemin de transmission de couple soit établi. Durant cette séquence de changement de vitesse, lorsque le pignon baladeur (5’) de l’organe de transmission de mouvement (5) aura été désengagé, par action sur le moyen (13), d’une des positions opérationnelles et donc de l’arbre avec lequel il engrenait, il sera déplacé dans l’autre position opérationnelle, et donc mis en engagement engrenant/crabotant avec l’autre arbre, par pression sur le moyen (13) et ajustement de la position de cet autre arbre par le biais dudit moyen (6) agissant sur l’arbre intermédiaire (4), jusqu’à aboutir à la synchronisation engrenante mutuelle des dentures/crabots dudit pignon baladeur et de cet autre arbre. On peut également noter sur les figures 3, que l’axe du moyen de déplacement (13) passe avantageusement dans l’arbre intermédiaire (4), avec confusion des axes, aboutissant à une construction compacte et permettant de bloquer le verrouillage dudit moyen (13) par frottement avec ledit arbre intermédiaire (4), qui tourne toujours dans le même sens. Selon une construction pratique préférée du dispositif (1), ressortant des figures, il est prévu que : - l’arbre intermédiaire (4) comprenne un premier pignon intermédiaire (10) engrenant avec un pignon secondaire (3’) solidaire en rotation de l’arbre secondaire (3) et un deuxième pignon intermédiaire (10’), - qu’un pignon baladeur (5’) est solidaire en rotation avec l’organe de transmission de mouvement (5), et - que dans une ou la première position opérationnelle le pignon baladeur (5’) engrène avec ledit deuxième pignon intermédiaire (10’) et que dans la ou une seconde position opérationnelle, l’arbre primaire (2) est cinématiquement relié à l’arbre secondaire (3) par prise directe. L’invention a été décrite ci-dessus en relation avec un dispositif de boîte de vitesse (1) proposant deux chemins de transmission de couple, et donc la sélection de deux rapports de vitesse possible entre l’arbre d’entrée et l’arbre de sortie. Mais l’invention vise aussi un dispositif (non représenté) pouvant fournir plus de deux rapports par exemple par la prévision d’au moins un arbre intermédiaire supplémentaire permettant d’établir un autre chemin de transmission, avec un autre rapport, que l’arbre intermédiaire (4) représenté, entre l’organe () et l’arbre de sortie (3). L’invention porte également sur une machine agricole (15) destinée à être reliée à un tracteur (T) par l’intermédiaire d’une prise de force (18), caractérisée en ce qu’elle comporte un dispositif de boîte de vitesse (1) tel que décrit ci-dessus. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté aux dessins annexés. Des modifications restent possibles, notamment du point de vue de la constitution des divers éléments ou par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour autant du domaine de protection de l'invention. Dispositif de boîte de vitesse (1) pour machine agricole, comprenant un arbre primaire (2), un arbre secondaire (3), au moins un arbre intermédiaire (4) et un organe de transmission de mouvement (5) mobile entre au moins deux positions opérationnelles dans lesquelles il établit entre l’arbre primaire (2) et l’arbre secondaire (3) des chaines cinématiques par engrènement avec des rapports de transmission différents, au moins l’une desdites chaînes cinématiques intégrant l’arbre intermédiaire (4), ledit organe de transmission de mouvement (5) passant par au moins une position de point mort lors de son déplacement entre lesdites au moins deux positions opérationnelles précitées, dispositif de boîte de vitesse (1) caractérisé en ce qu’il comprend un moyen (6) de pivotement, par actionnement manuel, et autour de son axe de rotation, de l’un parmi les arbres primaire (2), secondaire (3) et intermédiaire (4) lorsque l’organe de transmission de mouvement (5) est en position de point mort. Dispositif de boîte de vitesse selon la revendication 1, caractérisé en ce que l’organe de transmission de mouvement (5) est monté solidaire en rotation sur l’un des arbres primaire (2) ou secondaire (3), ledit organe de transmission de mouvement (5) étant monté avec faculté de translation selon l’axe de rotation de l’arbre (2, 3) sur lequel il est monté. Dispositif de boîte de vitesse selon l’une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l‘arbre primaire (2) et l’arbre secondaire (3) présentent des axes de rotation confondus. Dispositif de boîte de vitesse selon l’une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que l’organe de transmission de mouvement (5) présente une première position opérationnelle dans laquelle l’arbre primaire (2) et l’arbre secondaire (3) sont cinématiquement reliés via l’arbre intermédiaire (4), et une deuxième position opérationnelle dans laquelle l’arbre primaire (2) et l’arbre secondaire (3) ne sont pas reliés cinématiquement via l’arbre intermédiaire (4). Dispositif de boîte de vitesse selon la revendication 2 ou l’une quelconque des revendications 3 et 4, pour autant qu’elles se rattachent à la revendication 2, caractérisé en ce que le l’arbre intermédiaire (4) est accouplé en rotation de manière permanente avec celui des arbres primaire (2) et secondaire (3) sur lequel l’organe de transmission de mouvement (5) n’est pas monté. Dispositif de boîte de vitesse selon l’une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le moyen (6) de pivotement comprend un premier composant (7) solidaire en rotation d’un des arbres primaire (2), secondaire (3), et intermédiaire (4) et un deuxième composant (7’) actionnable par l’utilisateur et avantageusement monté traversant et mobile dans la paroi d’un carter (8). Dispositif de boîte de vitesse selon la revendication 6, caractérisé en ce que le premier composant (7) du moyen de pivotement (6) est une roue (21) à rochet solidaire en rotation de l’arbre intermédiaire (4) au moins selon un sens déterminé. Dispositif de boîte de vitesse selon la revendication 7, caractérisé en ce que le deuxième composant (7’) comprend un poussoir (22), et en ce qu’il est monté avec faculté de déplacement en translation sensiblement tangentielle par rapport à la roue à rochet (21). Dispositif de boîte de vitesse selon l’une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que l’arbre intermédiaire (4) comprend un premier pignon intermédiaire (10) engrenant avec un pignon secondaire (3’) solidaire en rotation de l’arbre secondaire (3) et un deuxième pignon intermédiaire (10’), en ce qu’un pignon baladeur (5’) est solidaire en rotation avec l’organe de transmission de mouvement (5) , et en ce que dans une ou la première position opérationnelle le pignon baladeur (5’) engrène avec ledit deuxième pignon intermédiaire (10’) et dans la ou une seconde position opérationnelle, l’arbre primaire (2) est cinématiquement relié à l’arbre secondaire (3) par prise directe. Machine agricole (15) destinée à être reliée à un tracteur (T) par l’intermédiaire d’une prise de force (18), caractérisée en ce qu’elle comporte un dispositif de boîte de vitesse (1) selon l’une quelconque des revendications 1 à 9.