L'invention se rapporte aux équipements technologiques utilisés dans la production des calculatrices électroniques et a notamment pour objet une machine automatique pour enfiler les noyaux en ferrite desdites calculatrices. Outre le mode d'enfilement utilisé jusqu'à maintenant et consistant à enfileur les noyaux aianuellement, sans l'aide de dispositifs quelconques, il y a un grand nombre de dispositifs variés facilitant ce travail. On connaît un dispositif (voir le Bulletein de la firme IRr, Etats-Unis) composé d'une plaque inclinée avec des gorges situées sur sa surface et dont les dimensions reproduisent le profil des noyaux. Une butée est placée à la partie inférieure de la plaque en travers des gorges. Au-dessus des gorges de la plaque, est disposé un couvercle ne permettant de disposer les noyaux dans les gorges qu'en une seule couche et empêchant la pénétration des noyaux, se trouvant en vrac sur la partie supérieure de la plaque inclinée, dans la zone d'enfilement. A une distance, par rapport à la butée, égale au rayon des noyaux, la plaque inclinée a une- rainure de guidage pour une aiguille avec un fil soudé à son bout et sur lequel on enfile les noyaux. La plaque inclinée est reliée à un vibrateur créant une vibration dirigée de la plaque. Ce dispositif, largement répandu, fonctionne de la manière exposée ci-après. On verse les noyaux en ferrite sur la partie supérieure de la plaque inclinée et on met en action le vibrateur. les noyaux pénètrent dans les gorges, et, en se déplaçant de haut en bas sous l'action de leur propre poids, se rangent dans chaque gorge l'un après l'autre, de sorte que près de la butée les noyaux extrêmes inférieurs s'orientent en une rangée avec leurs orifices disposés l'un en face de l'autre. Dans cette rangée de noyau on passe facilement l'aiguille à la main en orientant son extrémité dans la rainure de guidage, et on retire du dispositif les noyaux en même temps que l'aiguille. On transfère sur le fil la portion de noyaux traversés par l'aiguille et on introduit l'aiguille dans la rangée suivante de noyaux qui se sont accumulés près de la butée du dispositif, et ainsi de suite. Les inconvénients d'un tel dispositif sont : la précision avec laquelle les gorges doivent être réalisées et l'impossibilité d'exécuter celles-ci- pour les noyaux superminiatures ; l'endommagement des noyaux par l'extrémité de l'aiguille durant sa pénétration, et surtout par les bords des gorges au moment de l'extraction de l'aiguille depuis la rainure de guidage ; et la faible productivité du travail. On connaît une machine automatique pour l'enfilement de noyaux, comportant une trémie avec un orifice latéral dont le diamètre dépasse les dimensions des noyaux. L'orifice est traversé par une aiguille qui se termine, à l'intérieur de la trémie, sous forme d'une partie de spirale. A l'extérieur de la trémie, l'aiguille est courbée sous formez'une boucle liée, par l'intermédiaire d'une bielle, à une commande à vilebrequin. Pour ltenfilement automatique des noyaux, on verse les noyaux dans la trémie jusqu'a. un niveau dépassant l'orifice latéral et on met en marche la-commande à vilebrequin de l'aiguille. En tournant en sens inverse de celui de la spirale se trouvant à son extrémité, l'aiguille capte les noyaux se trouvant dans la trémie et les transporte à travers l'orifice de la trémie et, le long de la partie courbée, à travers un orifice de la bielle de commande, qui dupasse lui aussi les dimensions des noyaux. Après la traversée d'une portion de noyaux par l'aiguille, on arrête la commande et on fixe un fil à l'extrémité de l'aiguille opposée à la trémie. Ensuite on transfère les noyaux sur le fil. Puis on détache le fil et on fait passer une nouvelle portion de noyaux sur l'aiguille, et ainsi de suite. -Les inconvénients de la machine automatique qui vient d'être décrite sont : l'endommagement des noyaux dans les orifices de la trémie et de la bielle, et le faible rendement résultant de l'emploi de travail manuel pour la fixation périodique du fil et pour le transfert, sur celui-ci, des noyaux se trouvant sur l'aiguille. bri connaît aussi une autre machine automatique pour l'enfilement de pièces sur un fil. Cette machine comporte une trémie au fond de laquelle est fixée une douille débouchante placée à l'intérieur de la trémie. L'orifice de la douille est plus grand que les dimensions-des noyaux en ferrite, destinés à être enfilés, et la surface supérieure de la douille se trouve au-dessus du niveau des noyaux entassés. la douille est traversée par un fil dont l'extrémité se trouve dans la trémie remplie de noyaux e errite, et est courbée dans le sens inverse de celui de rotation de la trémie la machine automatique possède un élément d'arrêt exécuté sous forme d'une plaque fixée au bdti de la.machine, située sous la trémie et croisant l'axe de rotation de cette dernière. Le fil sous la trémie, contourne progressivement cette plaque et ne peut, de cette façon, tourner autour de son axe la trémie est reliée à une commande. Pour le fonctionnement de la machine, on verse dans sa trémie des noyaux en quantité telle que leur niveau soit un peu inférieur au bord supérieur de la douille. On introduit le fil dans l'orifice de la douille et on met en marche la commande - les noyaux qui tournent avec là trémie par rapport à l'extrémité immobile du fil, dirigée en sens contraire de leur mouvement, s'empilent dtune façon irrégulière sur l'extrémité du fil et, à la suite du frottement avec les autres noyaux de la trémie, se déplacent vers le haut, puis à travers ltorifice de la douille et se trouvent enfilés au-delà des limités de la tremie. Les inconvénients d'une telle machine automatique sont la fixation imparfaite du fil destiné à l'enfilez nt des noyaux, l'impossibilité de retirer de la trémie absolument tous les noyaux à enfiler, le faible rendement de l'opération d'enfilement, surtout à la fin du prélèvement des noyaux depuis la trémie, ainsi que la nécessité de remplissages manuels assez fréquents de la trémie avec des noyaux lors de l'enfîlement d'une grande quantité de noyaux. On s!est proposé de mettre au point une machine automatique susceptible de détériorer le moins possible les noyaux en ferrite, tout en permettant d'augmenter le rendement de l'opération d'enfilement des noyaux en ferrite, et en assurant la possibilité de retirer de la trémie, tous les noyaux. Ce problème est résolu du faits que dans une machine automatique pour ltenfilemnnt des noyaux en ferrite, comportant une trémie contenant les noyaux en ferrite, mise en rotation par une commande et à l'intérieur de laquelle est placée une douille traversant le fond de la trémie et par-laquelle passe -un fil dont l'extrémité se trouve dans les noyaux en ferrite entassés et est courbée dans le sens inverse de celui de rotation de la trémie, et un élément d'arrêt pour le fil, fixé sur le bâti de la machine automatique, suivant l'invention l'élément d'arrêt est exécuté sous forme d'une plaque disposée au-dessous de la trémie, à proximité immédiate de l'axe de rotation de la trémie et paralèlementaudit axe de rotation, et le fil sous la trémie est courbé dans le plan de l'axe de rotation de la trémie et, pendant le fonctionnement de la machine, se trouve d'un èôté de l'élément d'arrêt, à proximité immédiate de celui-ci. Il est avantageux d'incorporer dans le fond de la trémie un aimant pour'l'orientation verticale des- noyaux. Il est préférable d'incorporer dans le fond de la trémie, concentriquement à la douille, une bague en fer, notamment en fer connu sous la dénomination commerciale "Armco", et de montrer l'aimant avec possibilité de déplacement par rapport à ladite -bague. Il est avantageux que sous le fon + e-la trémie soit disposé un électro-aimant. Il est avantageux que sur la trémie principale soit placée une trémie auxiliaire fi-xde sur le btti de la machine automatique et exécutée sous forme d'un entonnoir avec-un tube de déversement introduit à l'intérieur de la trémie principale jusqu'au niveau de son remplissage avec des noyaux en ferrite. la machine- automatique proposée permet de diminuer l'endommagement statistique moyen des noyaux lors de l'opération d'enfilement (un noyau endommagé- sur t00000 au lieu d'un sur 4QOO comme c'était le cas jusqu'ici). La productivité du travail, avec la machine automatique proposée, se trouve doublée. Dans ce qui suitt l'invention est expliquée par des exemples de réalisation concrets mais non limitatifs illustrés par les dessins annexés, sur lesquels - lafigure 1 montre le schéma de principe de la machine automatique de l'invention ; - la figure 2 représente le schéma de principe de la même machine automatique, mais équipée d'un aimant et d'une bague incorporés, selon l'invention - la figure 3 montre le schéma de principe de la mye machine automatique, mais équipée d'un électro-aimant; - la figure 4 montre le schéma de principe de la même machine automatique, mais comportant une trémie auxiliaire selon l'un des modes de réalisation de l'invention. la machine automatique pour l'enfilement de noyaux comporte une trémie 1 (figure 1), à l'intérieur de laquelle est placée une douille 2 traversant le fond 3 de la trémie 1. la trémie- 1 contint des noyaux en ferrite 4. la douille 2 est traversée par un fil 5 servant à l'enfilement des noyaux en ferrite 4 et passant par l'orifice 6 de la douille 2. L'extrémité 7du fil 5 est introduite dans les noyaux en ferrite 4 entassés et est courbée dans le sens inverse de celui de rotation de la trémie 1. la machine automatique possède, en outre, un élément d'arrêt exécuté sous forme d'une plaque 8 disposée au-dessous de la trémie 1, à proximité immédiate de l'axe de rotation 9 et parallèlement à l'axe de rotation 9 de la trémie 1. L'élément d'arrêt est fixé sur le bati 10 de la machine automatique. la machine automatique possède aussi une commande 17 de rotation de la trémie 1. Le fil 5 sous la trémie I est courbé sous forme d'une boucle 12 dans le plan de l'axe de rotation 9 de la trémie 1 et, pendant le fonctionneent de la machine, se trouve d'un coté de l'élément d'arrêt, à proximité immédiate de celui-ci. Dans le fond 3 de la trémie 1 est incorporé un aimant 13 (figure 2). Dans le mode de réalisation considéré, dans le fond 3 est incorporé une bague 14 en fer, notamment en fer "Armco", et l'aimant 13 est monté mobile par rapport à la bague 14. Dans un autre mode de réalisation de la machine automatique, sous le fond 3.est placé un électro-aimant 15 (figure 3). La machine automatique proposée peut être dotée d'une trémie auxiliaire fixée sur le bâtn 10 de la r:achine. Ladite -trémie auxiliaire est exécutée sous forme d'un entonnoir 16 (figure 4) avec un tube de déversement 17 introduit à l'intérieur de la trémie principale 1 jusqu'au niveau de son remplissage avec des noyaux en ferrite. la machine automatique pour l'enfilement des noyaux en ferrite fonctionne de la manière suivante. On verse les noyaux 4 à enfiler dans la trémie-l (figure 1) et on met marche la commande 11. les noyaux 4 s'enfilent sur le fil 5 et se déplacent vers le bas le long du fil 5, passent par la boucle 12 et, toujours le long du fil 5, sont acheminés au-delà des limites de la machine. A l'endroit de, la boucle 12, les noyaux 4 sont freinéspar l'effort de butée de la boucle 12 contre la plaque 8. Cependant, du fait que l'extrémité 7 du fil 5 s'adcroche aux noyaux 4 se trouvant dan fa trémie 1, le fil 5-et, la boucle 12 vibrent, ce qui crée les conditions permettant le passage des noyaux 4 à travers ces obstacles. L'aimant 13 (figure 2) incorporé dans le fond 3 de la trémie I assure l'orientation verticale des noyaux 4 dans la trémie 1, du fait que les noyaux 4 tendent à prendre une position orientée le long des lignes de forces magnétiques. L'orientation verticale des noyaux 4 aide l'extrémité 7 du fil 5 à trouver les orifices des noyaux 4. A l'aide de la bague 14 en fér 'tArmco", incorporée dans le fond 3 de la trémie 1, on règle l'effort de l'aimant 13 en l'approchant ou en l'éloignant de la bague 14 jusqu'à l'obtention de l'effet voulu, grace auquel la masse des noyaux en ferrite 4 se trouvant dans la trémie 1 ne déforme pas l'extrémité courbée 7 du fil 5 et les noyaux en ferrite 4 situés dans la trémie 1 prennent une position verticale. Si un électro-aimant 15 (figure 3) est monté sous le fond de la trémie 1, ledit électro-aimant est branché sur une source (non représentée) de courant(:ontinu, pulsé ou alternatif) réglable. On obtient, par réglage de ce dernier, l'effet désire. La machine automatique avec trémie auxiliaire fonctionne de la façon ci-après. On verse dans la trémie 16 des noyaux en ferrite 4 (figure 4) en quantité plus grande que la trémie principale 1 ne peut en renfermer. la trémie principale t se remplit à travers le tube de déversement 17 jusqu'au niveau limité par l'extrémité inférieure du tube de déversement 17. le remplissage ultérieur de la trémie principale 1 jusqu'à ce niveau s'effectue automatiquement au fur et à mesure que les noyaux 4 quittent cette trémie. La machine automatique proposée assure des conditions améliorées pour l'enfilement des noyaux. L'action mécanique sur les noyaux se trouve diminuée, ce qui élimine l'éventualité de cassures, de détériorations et d'usure des noyaux. L'invention donne la possibilité d'enfiler tous les noyaux de la trémie sur le fil (une portion donnée de noyaux sur un fil donné), et exclut la nécessité de remplissage fréquent et difficles de la machine automatique avec des noyaux, ce qui augmente le rendement de l'opération d'enfilement-des noyaux. Bien entendu, l'invention n'est nullenent limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnes qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Machine automatique pour l'enfilement de noyaux en ferrite, du type comportant une trémie contenant les noyaux en ferrite, mise en rotation par une commande et à l'intérieur de laquelle est introduite une douille traversant le fond de la trémie et par laquelle passe un fil dont l'extré-mité est placée dans les noyaux en ferrite entassés et est courbée dans le sens inverse de celui de rotation de la trémie, et un élément d'arrêt pour le fil, fixé sur le bati de la machine autoratique, caractérisée en ce que l'élément d'arrêt est réalisé sous forme d'une plaque disposée au-dessous de la trémie, à proximité immédiate de l'axe de rotation de la trémie et parallèlement audit axe de rotation, tandis que le fil, sous la trémie, est courbé dans le plan de l'axe de rotation de la trémie et se trouve, pendant le fonctionnement de la machine, d'un côté de l'élément d'arrêt et à proximité immédiate de celui-ci. 2. Machine automatique conforme à la revendication 1, caractérisée en ce que dans le fonde la trémie est incorporé un aimant pour l'orientation verticale des noyaux. 3. Machine automatique conforme à la revendication 2, car.actérisée en ce que dans le fonde la trémie est incorporée concentriquement à la douille, une bague en fer, notamment en fer connu sous la dénomination commerciale 11Armco", l'aimant précité étant monté avec possibilité de déplacement par rapport à ladite bague. 4. Machine automatique conforme à la revendication 1, caractérisée en ce que sous le fondde la trémie est disposé un électro-aimant. 5. Machine automatique conforme à l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce qu'au-dessus de la trémie, précitée, ou principale, se trouve une trémie auxiliaire fixée sur le bâti de la machine et exécutée sous forme d'un entonnoir avec un tube de déversement introduit à l'intérieur de la trémie principale jusqu'au niveau de son remplissage avec des noyaux en ferrite.