La présente invention concerne un équipement d'étirage de fibre optique à partir d'une préforme, notamment en silice, et comportant essentiellement un mécanisme de descente de préforme, un four, de préférence à induction, et un tambour ou cabestan d'étirage, ainsi que des dispositifs de régulation de la température du four et de la vitesse du mécanisme de descente de préforme, pour que le débit en volume de préforme entrant dans le four soit maintenu constant. On a constaté que ces dispositifs de régulation si perfec tionnés soient-ils restaient généralement insuffisants pour donner l'assurance qu'à vitesse donnée de rotation du tambour d'étirage, le diamètre de la fibre obtenue demeure absolument constant. Parmi les diverses causes de variations du diamètre de la fibre on peut citer celles tenant aux inerties ou temps de réponse des systèmes de régulation dont on vient de parler et celles tenant aux imperfections ou dérives des organes de détection des grandeurs à régler. C'est ainsi que dans le cas où l'on se sert de la pré- forme elle-même comme guide de lumière pour détecter l'intensité du flux de rayonnement qu'elle capte à l'intérieur du laboratoire et suivre ainsi les variations de sa surface de déformation en fibre, il faut se rendre compte que le flux ainsi reçu en tête de préforme n'est pas rigoureusement égal au flux capté- et que le flux de perte s'échappant latéralement de la préforme varie, toutes choses égales d'ailleurs, en fonction directe de la longueur non encore fibrée de la préforme.Comme cette longueur restant à fibre décroît constamment, par exemple de plus de un mètre à quelques centimètres, on voit que, tous autres paramètres étant supposés constants, le flux reçu en tête de préforme accuse fatalement une certaine dérive. On connaît sans doute des dispositifs capables d'effectuer une mesure ponctuelle continue du diamètre de la fibre. Ils sont constitués par l'ensemble d'un photo-émetteur et d'une cellule photosensible entre lesquels défile la fibre à contrôler. L'ombre porté par la fibre sur la cellule permet d'engendrer un signal fonction du diamètre de la fibre. Mais ce ne sont pas les défauts ponctuels de la fibre qui ont le plus d'importance, ce sont ceux d'une certaine longueur égale au moins à AL choisie à l'avance. I1 est donc nécessaire d'utiliser un certain nombre de tels dispo sitifs de mesure et de traiter l'ensemble des signaux qu'ils fournissent dans une centrale. Le temps de réponse de ce système est trop long pour permettre une régulation en temps réel de la fibre surtout si l'étirage s'effectue à grande vitesse. En outre, le système est complexe et onéreux. La présente invention a pour premier but de porter remède à cet état de choses en utilisant un système simple de détection continue du diamètre de la fibre produite sur une certaine longueur, et de régulation de la vitesse du tambour d'étirage, en fonction des fluctuations de ce diamètre. Mais ceci ne concerne que le fonctionnement en régime permanent de l'équipement de fibrage. En ce qui concerne son démarrage, l'art antérieur ne connaissait qu'une procédure manuelle. Elle consistait à venir plaquer par collage une baguette de silice froide contre la partie chaude de la préforme déjà introduite dans le laboratoire du four, puis à tirer manuellement une amorce de fibre jusqu'à venir la faire adhérer au tambour d'étirage. Une telle manipulation est dangereuse et hasardeuse; en outre, elle n'est guère en mesure de fournir d'entree-une fibre répondant au diamètre requis ni d'aboutir rapidement aux conditions voulues pour le régime permanent. Enfin, elle entraîne une perte non négligeable de préforme. La présente invention a comme second but de concevoir un système automatique de démarrage du fibrage. En définitive, l'invention part d'un équipement du type défini initialement et comportant en outre, comme il est connu, un dispositif de détection du diamètre de la fibre produite, com- prenant de part et d'autre de la fibre en défilement, au moins une source d'un faisceau de lumière et une tête réceptrice photosensible sur laquelle le fil porte ombre et dont le signal est exploité au moins à la régulation de la vitesse du tambour d'étirage A ces fins, suivant l'invention, un tel équipement se carac térise en ce qu'en direction du chemin suivi par la fibre la (ou les) tête(s) réceptrice(s) du faisceau de lumière s'êtend(ent) sur une distance predeterminee AL, pour être pratiquement insensible(s) à des défauts ponctuels de la fibre, et en ce que l'équipement comporte en outre un dispositif de démarrage automatique d'étirage comprenant d'une part des moyens de faire descendre une amorce de préforme entrainant derrière elle une amorce de fibre, de façon qu'à l'instant où celle-ci atteint le niveau de l'arbre horizontal du tambour,elle ait une vitesse d'avance vectoriellement egale à la vitesse périphérique du tambour, d'autre part des seconds moyens, commandés par les précédents, et permettant audit instant de faire brusquement adhérer 1' amorce de fibre au tambour, et éventuellement de la trancher au-dessous du point d'adhérénce. En ce qui concerne le dispositif de détection du diamètre de la fibre, deux solutions particulières sont possibles. La première consiste à utiliser une tête réceptrice unique constituée par un faisceau de fibres optiques dont les extrémités côté fibre à contrôler sont disposées sensiblement en matrice de hauteur AL et dont les extrémités opposées aux précédentes sont concentrées dans un cercle de diamètre réduit égal à celui d'un transducteur opto-électronique donnant naissance à un signal représentatif du diamètre moyen d'une longueur AL de fibre. Cette première solution a l'avantage de sa grande simplicité, mais elle ne permet guère que la régulation de la vitesse du tambour d'étirage. La seconde solution consiste à diviser la tête réceptrice en deux têtes horizontales, tout à fait analogues à la précédente, mais plates et distantes l'une de l'autre de AL de manière à disposer de deux signaux représentatifs à chaque instant de deux diamètres de fibre distants de AL. Cette seconde solution donnant davantage d'informations que la précédente permet non seulement la régulation de la vitesse du tambour d'étirage, mais aussi l'en- registrement de la nature et du positionnement des défauts de la fibre produite. En ce qui concerne le système de démarrage automatique du tambour, une forme préférée de réalisationest telle que lesdits premiers moyens sont constitués par un lest ajustable attaché à l'amorce de préforme et, une fois celle-ci introduite dans le four, descendant par gravité jusqu'à un premier niveau, et par un chariot roulant sur un rail vertical s'emparant alors dudit lest pour entreprendre, sous l'action d'un moteur, un mouvement descendant d'abord accéléré puis à vitesse constante égale à la vitesse périphérique dudit tambour jusqu'à atteindre un second niveau audit instant.Un tel agencement permettant le démarrage en plusieurs phases permet de s'affranchir des aléas du tout début de fibrage (descente du lest par gravité) et de prédéterminer la suite du fibrage d'une façon complète par des moyens opto-électroniques (descente du chariot commandée par moteur). Pour réaliser la toute première phase, on peut se servir d'un lest ajustable-en métal ferromagnétique et de'forme générale cylindrique, s'engageant à sa partie haute, par un tampon élastomère compressible, dans un tube par exemple en silice, lui-même soudé manuellement à l'amorce de préforme, et à sa partie basse dans un fourreau de guidage, à fond garni d'un aimant permanent et lié au chariot, de façon qu'initialement le lest soit à peine engagé dans le fourreau et l'aimant sensiblement audit premier niveau. Dans ces conditions-, la toute première phase à vitesse aléatoire de descente consiste pour la base du lest à parcourir la hauteur du fourreau de guidage jusqu'à venir se coller à l'aimant permanent. De façon particulièrement simple, lesdits premier et second niveaux peuvent être constitués par une première et une seconde barrières photo-électriques, la première coupée par le lest atteignant l'aimant et emettant alors un signal qui met en route le mécanisme de descente de préforme et le moteur de descente de chariot, la seconde coupée par-le chariot et émettant alors un signal qui déclenche l'action desdits seconds moyens et coupe le moteur de descente de chariot. Cette matérialisation des premier et second niveaux permet bien de prédéterminer de façon précise le mouvement du chariot. Pour réaliser la phase accélérée du mouvement du chariot, le plus simple consiste à transmettre le signal émis par la pre mière barrière photo-électrique au moteur de descente de chariot par l'intermédiaire d'un circuit à retard RC. Pour que le mouvement du moteur de descente de chariot soit bien contrôlé et se fasse sans aucun risque de glissement aléa- toire, la liaison peut être réalisée par une chaîne à rouleaux. Enfin, en ce qui concerne lesdits seconds moyens, ils sont avantageusement constitués par- un vérin, électrique ou pneumatique, disposé à poste fixe du côté de la fibre opposé au tambour et sensiblement au niveau de l'arbre de celui-ci, vérin dont le piston est porteur d'un galet garni d'un tampon d'adh-sif.et éventuellement d'un couteau mobile, appelé à coopérer avec un couteau fixe. En d'autres termes, lorsque le chariot atteint ledit second niveau, l'amorce de fibre passant alors à quelques millimètres du pourtour du tambour et à vitesse linéaire égale à celui-ci, un brusque aller et retour du vérin est déclenché qui a essentiellement pour effet de coller la fibre au tambour. L'amorce de préforme et ce qu'elle porte (tube et lest) se sépare alors de l'amorce de fibre soit par rupture pure et simple de la fibre, soit par tranchage de celle-ci. Le régime permanent de fibrage tel qu'il a été défini initialement est alors immédiatement établi et la perte de préforme est réduite au minimum. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit d'exemples de réalisation et à l'exemen des dessins schématiques annexés dans lesquels - la Fig. 1 est une vue en perspective d'ensemble d'un équipement d'étirage de fibre optique à partir d'une préforme, au quel s'applique l'invention; - la Fig. 2A est un schéma d'un dispositif de détection de diamètre de fibre et de régulation de la vitesse du tambour d'étirage (premier exemple de réalisation); - la Fig. 2B est un schéma analogue à celui de la Fig. 2A (second exemple de réalisation), le dispositif comportant en outre un enregistrement des défauts ponctuels de la fibre; - la Fig. 3 est une vue en partie coupée du mécanisme de descente de chariot d'un système de démarrage automatique de fibrage suivant l'invention;; - la Fig. 4 est une vue du mécanisme de collage de l'amorce de fibre au tambour d'étirage; - la Fig. 5 est un schéma de la partie électrique du système de démarrage automatique de fibrage suivant l'invention. Tel qu'il est représenté schématiquement à la Fig. 1, un équipement 1 d'étirage de fibres optiques à partir de préformes, par exemple en silice, comprend pour l'essentiel de ses éléments mécaniques et thermiques - de haut en bas et montés en ligne sur un banc d'optique 2 fixé à une paroi verticale, un mécanisme de descente de préforme 11, un four 31 de preférence à induction et un poste de pré-enduction de fibre 35; - puis d'arrière en avant -(de la Fig. l) et montés en ligne sur des rails 3 fixés au sol, un tambour d'étirage-prê-enroulement de fibre 41 lui-même situé de façon que la verticale des élé- ments précédents lui soit sensiblement tangente et un tambour de recette 51. Le mécanisme de descente de préforme 11 est décrit dans une demande parallèle de brevet français nO 77-06896 du 9 Mars 1977 au nom de l'un des présents demandeurs et intitulée "Equipement d'étirage de fibre optique à partir d'une préforme, perfectionné en ce qui concerne la régulation du four et celle de descente de la préforme". Le four à induction 31, qui permet de porter la préforme à la température voulue pour l'étirage est ici du type à laboratoire unique coaxial, décrit par la demande de brevet français numéro PV 76-03 308 du 6 février 1976, aux noms de Alain GOURONNEC et François HAUSSONNE, et intitulée "Four pour très hautes températurnes. Une nouvelle description de ce four parait donc superflue. I1 suffira de rappeler que ce four est doté d'un système de protection contre l'oxydation de la face intérieure de l'élément chauffant au moyen d'un double flux annulaire de gaz chimiquement inerte (argon) envoyé dans le laboratoire à partir des deux extrémités de celui-ci. A mi-hauteur du four, c'est-à-dire au niveau de la partie la plus chaude de celui-ci, est montée extérieurement (voir Fig. 1) une lunette pyrométrique 32, par exemple du type vendu par la Société américaine dite IRCON INC., à Skie, Illinois, sous le nom de "Automatic Optical Pyrometer Series 1100". Cette lunette vise à travers un canal percé dans un briquetage entourant l'élément chauffant du four, la face extérieure de cet élément chauffant et fournit un signal électrique représentatif de la température de cette face extérieure. Ce signal sert à réguler la température du four en agissant sur l'alimentation du four à induction, pour que cette température reste constamment égale à celle voulue pour l'étirage. Dans le cas où l'élément chauffant est en graphite, il est généralement ceinturé d'une gaine de silice et ladite surface extérieure de l'élément chauffant est alors-celle de cette gaine de silice. La lunette pyrométrique dont on vient de parler peut aussi être remplacée par un couple thermo-électrique dont la soudure chaude est logée dans ledit briquetage. Le système de régulation thermique du four dont on vient de parler est complété par un dispositif permettant de réguler la température interne du laboratoire. Ce dispositif est décrit par la demande de brevet français précitée nO 77- 06896 du 9 Mars 1977. Le poste de préenduction de fibre 35 a pour but comme il est connu de fournir à la fibre immédiatement après sa formation, un revêtement primaire d'une matière plastique, telle que celle connues sous la marque "KYNAR" disponible auprès de la Société américaine dite "DOW CORNING CORP.", Midland, Michigan, et assurant à la fibre à la fois de meilleures caractéristiques mécaniques et une meilleure tenue vis-à-vis de l'environnement (par exemple de l'humidité) lors de son vieillissement. Ce poste comprend successivement de façon classique un élément effectuant l'application du revêtement sur la fibre en défilement, puis un four de cuisson de ce revêtement à température relativement peu élevée (four non représenté à la Fig. 1). Le tambour 41 a pour but essentiel d'exercer sur l'extrémité de la préforme en fusion pâteuse dans le four, l'effort de traction nécessaire à l'étirage et accessoirement d'assurer un préenroulement de la fibre. Le tambour 41 a une surface parfaitement cylindrique, couramment en un alliage métallique tel qu' acier inoxydable ou duralumin. I1 est monté de façon à pouvoir être animé à la fois d'un mouvement de rotation autour de son axe horizontal au moyen d'un groupe moto-réducteur 42, auquel est adjointe à des fins de régulation une génératrice tachymétrique 43, et d'un mouvement de translation en direction de son axe horizontal, et de vitesse commandée proportionnellement à celle du mouvement précédent, au moyen d'un second groupe moto-réducteur avec génératrice tachymétrique à des fins de régulation (non représentés). Le tambour 41 peut aussi être remplacé par un cabestan sur lequel la fibre n'est appliquée que sur un angle d'environ 900, auquel cas le mouvement de translation devient superflu. Le tambour de recette 51 sert à emmagasiner le produit que constitue la fibre; une fois rempli, il est envoyé au stockage en attente de transformation de la fibre en cabale. Ce tambour est couramment en matière plastique telle que polystyrène et il est entraîné par un groupe moto-réducteur 52 avec génératrice tachymétrique 53 à des fins de régulation. Entre le tambour d'étirage 41 et le tambour de recette 51 existe normalement une chaîne de transfert (non représentée) de la fibre. Un de ses galets monté sur pendule permet par sa position de déterminer la tension de là fibre en transfert et de régu- ler en conséquence la vitesse du moteur 51 par rapport à celle du moteur 41. L'equipement ainsi décrit permet par exemple de réaliser pour l'étirage d'une préforme en silice dopée de 25 à 30 cm de longueur et d'environ 7 mm de diamètre, une fibre d'environ 1 kmde longueur et d'environ 100 à 120 um de diamètre. On remarquera sur la droite de la Fig. 1 une colonne verticale 4 au long de laquelle peut s'élever une plate-forme 5 où prend place une personne préposée à la surveillance de l'équipement en fonctionnement On a représenté à la Fig. 2A une première forme de réalisation d'un système suivant l'invention de détection continue du diamètre de la fibre produite en vue d'une régulation de la vitesse du tambour d'étirage. Une tête réceptrice d'un faisceau de lumière parallèle sur laquelle la fibre F porte ombre comprend- un transformateur de section 81 constitué par un faisceau de fibres optiques dont les extrémités côté fibre a$ contrôler sont disposées sensiblement en matrice de hauteur AL et dont les extrémités opposées aux précédentes sont concentrées dans un cercle de diamètre réduit égal à celui d'un transducteur opto-électronique 83, par exemple une diode PIN, le transformateur 81 étant connecté au transducteur 83 par un guide flexible 82. Le signal emis par le transducteur 83 est ainsi représentatif du diamètre moyen de la fibre sur la longueur AL. Au transducteur 83 font suite successivement un-amplificateur 84, puis un variateur 85.Le variateur 85 agit sur un moteur 86 qui déplace plus ou moins et dans le sens voulu le curseur d'un potentiomètre monté en résistance variable 87. La résistance variable 87 est connectée en dérivation sur une des branches d'un potentiomètre manuel 88 de réglage d'un variateur bidirectionnel 89, variateur qui reçoit d'autre part le signal de la génératrice tachymétrique 43 du moteur 42 du tambour d'étirage 41. Le variateur 89 règle en conséquence la vitesse de ce dernier moteur et par conséquent celle du tambour 41. Dans une autre forme de réalisation (Fig. 2B) du système suivant l'invention, une tête réceptrice double d'un faisceau de lumière parallèle sur laquelle la fibre F porte ombre comprend, à distance AL l'une de l'autre, deux transformateurs de section 91, 91' constitués chacun par un faisceau plat de fibres optiques dont les extrémités côté fibre à contrôler sont disposées sensiblement en matrice de faible hauteur (quelques centimètres) et dont les extrémités opposées aux précédentes sont concentrées dans un cercle de diamètre réduit égal à celui d'un transducteur optoélectronique 93 (resp. 93') par exemple une diode PIN, le transformateur 91 (resp. 91') étant connecté au transducteur 93 (resp.93') par un guide flexible 92 (resp. 92'). Le s-ignal émis par le transducteur 93 (resp. 93') est transmis à un comparateur 100 (resp. 100') par exemple du type 4115 vendu par la Société dite BURR BROWN INT SA, 18 avenue Dutertre, 78150 Le Chesnay, France. Si le signal transmis par le transducteur au comparateur correspondant est égal à une valeur de référence à une tolérance +dE près (référence et tolérance toutes deux fournies au comparateur) le comparateur émet un signal par une borne G (resp. G'). Si le signal reçu par le comparateur est au-dessus du seuil de tolérance supérieure (est au-dessous du seuil de tolérance inférieure), le comparateur émet un signal sur une borne H (resp. H') Lsur une borne L (resp.L') Dans le cas où les signaux de sortie des comparateurs sont des signaux HH' une porte ET 1011 met au travail un relais 1021 appliquant une tension +V à un variateur électronique 95. Si au contraire les signaux de sortie des comparateurs 100, 100' sont des signaux LL' une porte ET 1012 met au travail un relais 1022 appliquant une tension -V au variateur 95. A partir de là, les éléments de la chaise de commande de régulation 96-99 sont identiques aux éléments 86-89 de la chaîne de la forme de réalisation de la Fig. 2A. Mais la forme de réalisation de la Fig. 2B ouvre des possibilités supplémentaires pour l'enregistrement de la nature et du positionnement des défauts "ponctuels" de la fibre produite. Dans l'exemple de la Fig. 2B, Si les signaux de sortie des comparateurs sont des signaux GG' une porte ET 103 tout en allumant une lampe témoin de bon fonctionnement 104 transmet à une table traçante 105 un signal par exemple UN et dans le cas contraire un signal ZERO. La table traçante 105 avance à la cadence des impulsions fournies par un multivibrateur 106 dont la période est commandée par le moteur d'entraînement du tambour d'étirage de façon telle que cette période corresponde à un tour ou à une fraction simple de tour de ce tambour. D'un autre côté, si les signaux de sortie des comparateurs 100, 100' sont des signaux HLg ou LH' (défauts dits "ponctuels") une porte OU 107 fait avancer un compteur 108 à la cadence des mêmes impulsions, ce compteur 108 étant remis à zero par tout signal UN provenant de la porte ET 103. Le compte réalisé par le compteur 108 est alors transmis à la table 105. I1 y a lieu de souligner que dans les deux formes de reali- sation des Figs. 2A et 2B, la lumière envoyée sous forme de faisceau parallèle sur les transformateurs 81 ét 91, 91' respectivement est d'une longueur d'onde, ou d'une bande de longueurs d'ondes, prise de préférence dans l'ultraviolet, pour être suffisamment éloignée de celles, visibles et infrarouges, véhiculées par la fibre produite à partir du four. Dans la forme de réalisation représentée, un système suivant l'invention de démarrage automatique de fibrage comprend essentiellement les éléments suivants. Aux consoles de gauche (sur la Fig. 1) porteuses du four est fixé un rail vertical, tubulaire à section droite rectangulaire 111. Sur ce rail est monté roulant par quatre galets encadrant ce rail un chariot 112. Ce chariot est susceptible d'être entraîné par une chaîne à rouleaux 113 montée à l'intérieur du rail et elle-même commandée par un moteur électrique à courant continu à rotor plat 114i -Un tel moteur a, comme on le sait, un couple maximal à bas régime (quelques tours par minute correspondant à une avance de l'ordre de 20 mm/mIo- du chariot). Au chariot est fixé un bras horizontal 115 coudé en L dont l'extrémité libre est porteuse d'un tube cylindrique dit fourreau dont l'axe géométrique prolonge celui du laboratoire du four. Le fourreau a son fond surmonté d'un aimant permanent cylindrique et est percé juste au-dessus de la face frontale superieure de cet aimant de deux trous circulaires 118, 118' diamétralement opposés qui, lorsque le chariot est en position haute d'attente ou de repos, laissent passer le faisceau d'une première barrière photoélectrique 119 de position fixe constituée par une ampoule 121 et un photo-transistor 122. Comme on le verra plus loin, le chariot est amené lors de chaque opération de démarrage automatique de- fibrage à descendre de sa position haute de repos à une position basse de fin de course, à laquelle il coupe lui-même (ou par une lame qui lui est fixée) le faisceau d'une seconde barrière photo-électrique 129 également de position fixe et constituée elle aussi par une ampoule 131 et un phototransistor 132. Enfin, au niveau de l'axe de rotation du tambour d'étirage est disposé un vérin à double effet 133,par exemple électrique mais qui pourrait être aussi pneumatique, et dont le piston horizontal 134 disposé perpendiculairement audit axe, est porteur d'un galet rotatif 135 et d'un couteau mobile 136 appelé à coopérer avec un couteau fixe 137. On observera que le plan tangent au tambour, au niveau de son axe, plan qui est donc vertical, est écarté de l'axe du laboratoire du four, c'est-à-dire du chemin suivi par la fibre, d'une petite distance par exemple de 6 mm. Le vérin est disposé de manière qu'à sa position de repos galet et couteau mobile soient à une même distance du chemin suivi par la fibre, du côte opposé au tambour. Avant chaque opération de démarrage automatique, le galet est muni comme l'indique la Fig. 4 d'un tampon d'adhésif A. La structure mécanique du système suivant l'invention ainsi esquissée, on se propose de décrire maintenant son mode de fonctionnement pour assurer automatiquement le démarrage du fibrage d'une préforme. On commence par souder au chalumeau à l'une des extrémités de la préforme P un tube de silice S d'une longueur de l'ordre de la hauteur du four et d'un diamètre sensiblement égal à celui de la préforme, par exemple dé l'ordre de 10 mm. On introduit dans l'extrémité de ce tube opposée à la préforme un tampon 141 en matériau élastomère tel que caoutchouc et de forme générale extérieure cylindrique. Le tampon est traversé coaxialement sans jeu par une tige métallique 142, par exemple en duralumin. La tige est pourvue à une extrémité intérieure au tube d'une rondelle goupillée 143 servant-de butée au tampon et à son autre extrémité d'un piston 144 coulissant sur la tige et pouvant être repoussé contre le tampon au moyen d'un écrou moleté 145, coopérant avec un filetage de la tige. On serre cet écrou pour comprimer le tampon jusqu'à ce qu'il soit fermement bloqué dans le tube. A l'extrémité exterieure de la tige on suspend par une articulation un lest cylindrique 147 d'un diamètre correspondant au diamètre intérieur du fourreau, et en métal ferromagnétique, par exemple en fer doux, en ajustant la masse de ce lest à une valeur comprise, par exemple, entre 5 et 30 g, on fixe la préforme par son extrémité encore libre dans le mandrin du mécanismede descente et on fait descendre la préforme suivant l'axe du laboratoire du four jusqu'à ce que le lest s'engage dans le fourreau de guidage de celui-ci, en arrêtant tout d'abord le lest par une fiche 148. Les longueurs du tube prolongateur et du lest d'une part, le niveau de départ du chariot-donc du haut du fourreau d'autre part, ont été choisis de façon qu'en cette position initiale de la préforme, la soudure entre celle-ci et le tube prolongateur- se place, un peu au-dessous de la zone chaude du four, c' est-à-dire un peu en dessous du niveau de mi-hauteur du four. On met alors le tambour d'étirage en rotation uniforme à vitesse prédéterminéé voulue pour le fibrage de régime, et on règle l'alimentation électrique du four de manière que la tempé- rature intérieure du laboratoire se stabilise à la valeur voulue pour l'étirage de régime (de l'ordre de 19000C pour l'exemple choisi d'une préforme en silice). La portion de préforme située dans la zone-chaude prend, au bout d'un temps fini, normalement compris entre 10 et 60 secondes, une température suffisante pour pouvoir commencer, sous la charge qu'elle supporte (tube, lest, etc.),à se fibrer. On enlève alors la riche, ce qui détermine l'instant initial d'une période purement automatique de démarrage. Le lest descend alors par gravité à l'intérieur du fourreau jusqu'à atteindre finalement l'aimant auquel il se colle, tout en coupant'simultanément la première barrière photo-électrique La coupure de cette première barrière a pour effet l'émission par le photo-transistor correspondant d'une impulsion qui met au travail les alimentations du moteur du mécanisme de descente de préforme et du moteur de descente de chariot.Grâce à un circuit RC, les tensions d'alimentation correspondantes suivent des courbes exponentielles telles que le mouvement du-chariot en particulier comporte une première période accélérée à partir de l'arrêt jusqu'à une vitesse sensiblement égale à la vitesse linéaire périphérique du tambour d'étirage et une seconde période oh cette vitesse demeure constante. Dans ce mouvement de descente, le chariot entraîne bien entendu l'ensemble du fourreau, du lest collé à l'aimant, du tube, de l'amorce de préforme et de l'amorce de fibre surmontant la précédente. Ce mouvement de descente du chariot se poursuit jusqu'à ce que celui-ci coupe, directement ou non, la seconde barrière photo-électrique. La coupure de cette seconde barrière a pour effet l'émission par le photo-transistor correspondant d'une impulsion qui d'une part coupe l'alimentation du moteur de chariot, d'autre part provoque un mouvement brusque d'aller et retour du vérin et par suite l'application par le galet du tampon adhésif qu'il porte, collant l'amorce de fibre sur le tambour, ainsi que le tranchage de la fibre à un niveau immédiatement inférieur. Au schéma électrique de la Fig. 5 représentant les chaînes de commande du moteur 28 de descente de préforme, du moteur 114 de descente de chariot et du vérin électrique 133 par les barrières photo-électriques 119 (121,122) et 129 (131,132) on a désigné par: 1511 1512 1513 1514 des contacts magnétiques 1521 1522 des basculeurs bistables 1531 1532 des circuits RC de temporisation un un potentiomètre manuel de réglage de de vitesse finale du chariot 1551 155 des variateurs électroniques de commande des moteurs 28 et 114 respectivement 156 un relais avec contact 1561 par VO la tension alimentant les relais magnétiques V1 " ll le moteur 28 V2 " " le moteur 114 V3 " ll le vérin 133. REVEND ICA-TIONS 1.- Equipement d'étirage de fibre optique à partir d'une préforme, notamment en silicer et comportant essentiellement un mécanisme de descente de préforme, un four de préférence à induction, et un tambour ou cabestan étirage, ainsi que des dispositifs de régulation de la température du four et de la vitesse du mécanisme de descente de préforme pour que le débit en volume de préforme entrant dans le four soit maintenu constant, et enfin un dispositif de détection du diamètre de la fibre produite comprenant de part et d'autre de la fibre en défilement, au moins une source d'un faisceau de lumière et une tête réceptrice photosensible sur laquelle la fibre porte ombre et dont le signal est exploité au moins 'a la régulation de la vitesse du tambour d'étirage, caractérisé en ce qu'en direction du chemin suivi par la fibre la (ou les) tête(s) réceptrice(s) du faisceau de lumière s'étendent sur une distance prédéterminée AL pour être pratiquement insensibles à des défauts ponctuels de la fibre, et en ce que l'équipement comporte en outre un dispositif de démarrage automatique d'étirage comprenant d'une part, des premiers moyens de faire descendre une amorce de préforme entraînant derrière elle une amorce de fibre, de façon qu'à l'instant où celle-ci atteint le niveau de l'arbre du tambour elle ait une vitesse d'avance vectoriellement égale à la vitesse périphérique du tambour, d'autre part des seconds moyens commandés par les précédents et permettant audit instant de faire brusquement adhérer l!amorce de fibre au tambour et éventuellement de la trancher au-dessous du point d' adhérence. 2.- Equipement selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite tête réceptrice est unique et constituée par un faisceau de fibres optiques dont les extrémités côté fibre à contrôler sont disposées sensiblement en matrice de hauteur AL et dont les extrémités opposées aux précédentes sont concentrées' dans un cercle de diamètre réduit égal à celui d'un transducteur optoélectronique donnant naissance à un signal représentatif du diamètre moyen d'une longueur AL de fibre. 3.- Equipement selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite tête réceptrice est divisée en deux têtes plates horizontales dont les extrémités côté fibre à contrôler sont disposées sensiblement en matrices de faible-hauteur et sont distantes l'une de l'autre de Q r et dont les extrémités opposées aux précédentes sont concentrées dans deux cercles respectivement de diamètre réduit égal à celui de deux transducteurs optoélectroniques respectivement donnant naissance à deux signaux représentatifs à chaque instant de deux diamètres de fibres distants de AL. 4.- Equipement selon l'une des revendications 1 à 3, carac térisé en ce que ladite source émet une lumière d'une longueur d'onde ou d'une bande de longueur:d'ondesprise de préférence dans l'nQtraviolet pour être suffisamment éloignée de celles, visibles et infrarouges, véhiculées par la fibre produite à partir du four. 5.- Equipement selon la revendication 1, caraCtérisé en ce que lesdits premiers moyens sont constitués par un lest ajustable attaché à l'amorce de préforme et, une fois celle-ci introduite dans le four, descendant par gravité jusqu'à un premier niveau, et par un chariot roulant sur un rail vertical s'emparant alors dudit lest pour entreprendre, sous l'action d'un moteur, un mouvement descendant d'abord accéléré puis à vitesse constante égale à la vitesse périphérique dudit tambour jusqu'à atteindre un second niveau audit instant. 6.- Equipement selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit lest est en métal ferromagnétique, de forme générale cylindrique et s'engage à sa partie haute, par un tampon en élas tomère compressible, dans un tube par exemple en silice, lui-même soudé manuellement à l'amorce de préforme, et à sa partie basse dans un fourreau de guidage à fond garni d'un aimant permanent et lié audit chariot, de façon qu'initialement le lest soit à peine engagé dans le fourreau et l'aimant sensiblement audit premier niveau. 7.- Equipement selon la revendication 6, Caractérisé en ce que lesdits premier et second niveaux sont constitués par une première et une seconde barrières photo-électriques, la première coupée par le lest atteignant l'aimant et émettant alors un signal qui met en route le mécanisme de descente de préforme et le moteur de descente de chariot, la seconde coupée par le chariot et émettant alors un signal qui déclenche l'action desdits seconds moyens et coupe le moteur de descente de chariot. 8.- Equipement selon la revendication 7, caractérisé en ce que ladite première barrière photo-électrique met en route le moteur de descente de chariot par l'intermédiaire d'un circuit à retard RC. 9.- Equipement selon l'une des revendications 5 à 8, carac o: térisé en ce que le moteur de descente de chariot commande celui-ci par l'intermédiaire d'une chaîne à rouleaux. 10.- Equipement selon l'une des revendications 5 à 9, carac térisé en ce que lesdits seconds moyens sont constitués par un vérin, électrique ou pneumatique, disposé à poste fixe du côté de la fibre opposé au tambour et sensiblement au niveau de l'arbre de celui-ci, vérin dont le piston est porteur d'un galet garni d'un tampon d'adhésif, et éventuellement d'un couteau mobile, appelé à coopérer avec un couteau fixe.