L'invention se rapporte à la manutention de produits en sacs en particulier pour le soulèvement en bloc d'un certain nombre de sacs empilés sur une palette et leur déchargement ultérieur. I1 est connu de constituer ce que lton appelle une "palanquée" en disposant sur une palette un certain nombre de rangées de sacs empilés, cette palanquée étant entourée d'urne sangle en vue de son soulèvement en bloc par une grue ou tout autre moyen. Ce mode de soulèvement, appliqué sans autre précaution, présente toutefois deux inconvénients, qui sont illustrés par les figures 4 et 5 du dessin ci-annexé. Sur ces figures, I désigne les sacs constituantla palanquée, 2 la sangle entourant celle-ci et 3 le crochet de l'appareil de levage coopérant avec la sangle. On voit sur la figure 4 que, lors du soulèvement de la palanquée par le crochet 3 d'un engin de levage (flèche f), l'effort vertical de traction exercé sur la sangle 2 donne lieu à des con- posantes horizontales (flèches fI, f2) qui tendent à écraser les sacs I d'une même rangée les uns sur les autres, plus particulièrement ceux des rangées supérieures, et il peut mdme arriver que l'un des sacs soit ainsi expulsé de sa rangée, ce qui défait tout ou partie de la palanquée. Par contre, au moment où la palanquée est reposée sur le 501, il se produit un relâchement de la sangle 2 (flèches f3, f4), de sorte que les rangées de sacs, n'étant plus fermement maintenues, ont tendance à s'écarter les unes des autres (flèches f3, f4), en particulier à leur partie supérieure, et certains sacs risquent alors de tomber, détruisant ainsi l'édifice de la palanquée. On a proposé, pour remédier à cet inconvénient, de faire passer la sangle dans deux mousquetons, disposés de part et d'autre de la palanquée, de telle sorte que ladite sangle soit assujettie à entourer la palanquée en la serrant lorsque la sangle glisse dans les mousquetons sous l'effet de la traction de levage. I1 faut toutefois remarquer que, dans cette solution, c'est la sangle porteuse elle-même qui passe dans les mousquetons, de sorte que ceux-ci doivent être établis pour résister aux efforts de traction exercés sur la palanquée, et doivent donc être robustes, et par conséquent coûteux. En outre, on a constaté que, par suite des mouvements répétés de glissement à force de; sangles dans les mousquetons lors de la manutention de palanquées successives, il se produit un échauffement des mousquetons, qui rend rapidement leur contact très désagréable, voire impossible, et risque mdme de devenir dangereux pour le matériau constituant les sacs et/ou les produits qutils contiennent, du fait surtout de l'usure prématurée de la sangle à cause dudit échauffement. Enfin, le serrage de la palanquée est bien assuré à la traction de la sangle, lors du soulèvement, mais l'est moins efficacement au moment de la repose de la palanquée sur le sol. L'invention a pour objet un dispositif de sangles qui évite tous ces inconvénients. I1 est caractérisé par le fait qu'il comporte, outre la sangle principale de traction ou de levage, une sangle transversale auxiliaire destinée à venir serrer la partie supérieure de la palanquée, et dont une extrémité est assujettie en un point fixe d'un brin de la sangle principale, tandis que son autre extrémité porte une boucle à mâchoire auto-serreuse dans laquelle passe l'autre brin de la sangle principale, c'est-à-dire le brin qui se trouve de l'autre côté de la palanquée par rapport à celui mentionné en premier lieu. La boucle à mâchoire auto-serreuse est montée dans un sens tel qu'elle laisse librement coulisser la sangle auxiliaire le long de la sangle principale tant qu'aucune traction latérale n'est exercée sur la sangle auxiliaire sous l'action de la charge qu'elle enserre, ce qui est le cas avant et pendant le soulèvement de la charge. Par contre, elle se bloque sur la sangle principale lorsque, la palanquée étant reposée sur le sol, les sacs de ses rangées supérieures tendent à s'écarter les uns des autres, et exercent de ce fait une traction latérale sur ladite sangle auxiliaire. Les figures 6 à 9 ci-annexées illustrent schématiquement ce fonctionnement. La figure 6 représente une palanquée de sacs I avant son soulèvement, reposant sur une palette 13. Les sacs sont convenablement empilés, et ne tendent pas à s'écarter les uns des autres. Aucune traction latérale n'est donc exercée sur la sangle auxiliaire 4 ; la boucle auto-serreuse 5 est donc ouverte, et peut coulisser le long de la sangle principale 2 lorsque celle-ci se tend sur effet du soulèvement de la palanquée (fig. 7 > ; ce mouvement de descente se poursuit jusqu'à ce que la boucle 5 vienne buter sur l'un des sacs I de la rangée supérieure (fiv.7). Lors de la reposée de la palanquée sur le sol (fig. 8), les sacs de la rangée supérieure tendent à s'écarter les uns des au- tres, comme on l'a expliqué à propos de la figure 5, selon les flèches f 3, f 4. L'effort en résultant provoque une traction latérale de la sangle auxiliaire 4, qui se tend et dont la boucle auto-serreuse 5 se bloque sur la sangle principale 2, enserrant ainsi fermement la palanquée. Lorsqu'enfin on détache la sangle 2 du crochet 3 de l'appareil de levage (fig. 9), le brin supérieur 2a de la sangle principale 2 devient lache et retombe, mais son brin inférieur 2b demeure tendu du fait de la traction latérale exercée par la sangle auxiliaire 4 dont la boucle 5 reste fermée. La palanquée continue donc à autre parfaitement maintenue. Si l'on veut alors libérer la palanquée, il suffit d'exercer sur le brin supérieur 2a de la sangle principale 2 une traction vers le haut, supérieure à la traction latérale exercée par la charge sur la sangle auxiliaire 4, ce qui provoque l'ouverture de la boucle 5 de cette sangle, selon un mode d'action qui sera exposé plus loin. On voit que le dispositif selon l'invention évite tous les inconvénients des dispositifs antérieurs connus. En effet, la boucle auto-serreuse 5 montée sur la sangle auxiliaire ne subit pas la traction de soulèvement exercée sur la sangle principale, et n'a donc pas à être dimensionnée en fonction de cette traction elle peut donc autre moins robuste, plus légère, et d'un plus faible prix. En outre, ladite boucle laisse libre passage à la sangle auxiliaire dans son mouvement de déscente sur la sangle principale lors du soulèvement de la charge, de sorte qu'elle ne subit pas de frottements, et par conséquent n'est pas sujette à échauffement lors de fonctionnements répétés. Les figures I à 3 ci-annexées, représentent, plus en détail, à titre d'exemple non limitatif, une forme possible de réalisation du dispositif de sangles selon l'invention. La figure I est une vue en perspective de l'ensemble de ce dispositif, et les figures 2 et 3 sont des vues partielles montrant la boucle auto-serreuse respectivement en position relâchée et en position serrée. Sur ces figures, comme sur les figures précédentes, 2 désigne la sangle principale, 4 la sangle auxiliaire, et 5 la boucle auto-serreuse. On voit sur la figure I qu'une extrémité de la sangle auxiliaire 4 est fixée en 6 sur un brin de la sangle principale 2, tandis que son autre extrémité porte la boucle auto-serreuse 5 dans laquelle passe l'autre brin de la sangle principale. La boucle auto-serreuse, désignée dans son ensemble par 5, se compose d'un corps 7, à une extrémité duquel est fixée la sangle auxiliaire 4, tandis que son autre extrémité est recourbée vers le bas en forme de mâchoire 9. Sur ce corps 7 est articulé, autour d'un axe IO, un étrier Il terminé par une sorte de gouttière I2 ouverte vers le haut et destinée à coopérer avec la mâchoire 9 comme on le verra plus bas. En l'absence de traction, sur la sangle auxiliaire 4, comme le montre la figure 2, le seul poids de ladite sangle, appliqué à l'extrémité 8 du levier constitué par le corps 7, suffit à soulever la Mâchoire 9, de sorte que la sangle principale 2 lorsqu'elle est tendue, passe et coulisse librement dans l'étrier II, entre la gouttière I2 de celui-ci et la mâchoire 9 soulevée. Par contre, si l'on repose la palanquée après l'avoir soulevée, la réaction des sacs sur les brins de la sangle auxiliaire produit, comme on l'a dit plus haut, une composante de forces horizontales f4 sur la sangle auxiliaire, ce qui a pour effet de tendre cette dernière, et de tirer en la soulevant, sur l'extré- mité 8 du corps 7 de la boucle 5. Par l'effet de levier de ce corps autour de l'axe IO, la mâchoire 9 s'abaisse donc, et vient coincer et bloquer la sangle principale 2 entre elle-sdme et le fond de la gouttière 12. La palanquée est alors solidement enserrée et maintenue, et forme un bloc compact qui ne risque pas de se désagréger au cours des opérations de manutention. Si l'on veut ensuite libérer la palanquée, il suffit, comme on l'a dit plus haut à propos de la figure 9, d'exercer sur le brin supérieur 2 a de la sangle principale une traction de bas en haut supérieure à la traction latérale exercée sur la sangle auxiliaire 4. On voit en effet, que, sous l'action de cette traction, le brin 2 a va soulever la mâchoire 9 de la boucle 5 à l'encontre de la traction exercée sur celle-ci par la sangle 4, et va donc desserrer ladite boucle, libérant ainsi la sangle 2. REVENDICATIONS I. Sangle pour le soulèvement et le dépôt de produits contenus dans des sacs, caractérisée par le fait qu'elle est composée d'une sangle principale dite de levage formant un anneau et qui comporte dans cet anneau une sangle auxiliaire dite de serrage, dont une extrémité est fixée à ladite sangle principale tandis que l'autre extrémité comporte un moyen de coulissement permettant à ladite extrémité de coulisser le long de la sangle de levage et des moyens de blocage permettant à ladite extrémité d'être bloquée sur ladite sangle de levage lorsqu'une traction est exercée perpendiculairement à ladite sangle de levage. 2. Sangle selon la revendication I, caractérise par le fait que le moyen de coulissement est une boucle. 3. Sangle selon la revendication I, caractérisée par le fait que le moyen de blocage est une boucle auto-serreuse comportant une mâchoire. 4. Dispositif de sangles pour le soulèvement et le dépôt de produits contenus dans des sacs disposés en rangées empilées, en vue d'éviter le démantèlement de l'édifice des dites rangées lors de ces manutentions, comportant une sangle principale de traction entourant l'ensemble des sacs, selon la revendication I, caractérisé par le fait qu'il comporte en outre une sangle auxiliaire dont une extrémité est fixée à un brin de la sangle principale et l'autre extrémité porte une boucle à mâchoire auto-serreuse dans laquelle passe l'autre brin de la sangle principale, ladite boucle étant agencée de façon à laisser coulisser librement la sangle principale tendue lorsqu'aucune traction latérale n'est exercée sur la sangle auxiliaire, tandis qu'elle se bloque sur la sangle principale lorsqu'une traction latérale est exercée sur la sangle auxiliaire sous l'effet de l'écartement des sacs, qui se produit après que l'on ait reposé l'ensemble de ceux-ci sur le sol. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la boucle auto-serreuse est constituée d'une part, par un corps dont une extrémité est fixée à la sangle auxiliaire, et dont l'autre extrémité porte une mâchoire inclinée vers le bas, et d'autre part par un étrier articulé sur ce corps et terminé par une gouttière dans laquelle, sous l'effet de la tension de la sangle auxiliaire, vient s'appliquer ladite mâchoire en y serrant la sangle principale passant entre les bras de l'étrier. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait que la sangle principale passe entre l'étrier et la mâchoire de la boucle auto-serreuse, de façon à soulever ladite mâchoire et à desserrer ainsi la boucle pour libérer le chargement lorsqu'on exerce sur le brin supérieur de la sangle principale une traction de bas en haut supérieure à la traction latérale exercée t r la sangle auxiliaire.