L'image prend une importance croissante dans notre civilisation, mais son utilisation pratique rencontre de nombreux obstacles dès que l'on s'éloigne de l'impression sur papier courante : Les moyens de codage électronique et de restitution sur écran de télé vision sont particulièrement commodes mais sont chers et donnent usuellement une image de médiocre définition. La projection de films ou de diapositives nécessite un matériel moins coûteux mais présente de nombreux défauts : mécanique fragile pour le cinéma et détérioration progressive des films ; encombrement important des matériels à rétroprojection ou nécessité d%n espace de projection avec écran; et, dans tous les cas, la puissance de projection est limitée par l'échauffement du film et la détérioration progressive des couleurs surtout si l'image a été fortement réduite sur la pellicule pour en diminuer le collé (exemple du Super 8 ) Beaucoup de praticiens ont constaté qu'une très grande partie des pro grammes audiovisuels pouvait étire réalisée en images fixes ou avec une légère animation. Il est ainsi apparu récemment des matériels permettant des pro jections d'images fixes ainsi que des séquences animées.Ces appareils per mettent une économie sensible de films niais sont, en général, comateux et déli cats Enfin, il est devenu normal de traiter en couleurs toutes les illustra tisons Or, la pellicule photographique en couleurs coûte trois fois plus cher que la pellicule en noir et blanc La présente invention se rapporte a la réalisation d'images multiples sur un même support et aux moyens de sa mise en oeuvre. Elle permet une réduction considérable des coûts, une puissance d'éclairage très élevée et une réduction d'encombrement. L'un de ses composants est un réseau de microlentielles tel qu'il a dé été décrit par Lippman et repris, entre autres, par les fabricants actuels d'images dites tu en relief ". Cependant, le mode particulier de réalisation des images associées à ces lentilles et la façon dont elles sont observées ouvrent des possibilités tout à fait nouvelles, permettant de s'affranchir d'un grand nom- hre des contraintes citées Les microlentilles ont, en effet, été employées jusqu'ici comme de vé ritables lentilles agrandissant une image ou une portion d'image : c'est le cas, par exemple, des fabrications de microélectronique où des matrices de micro lentilles permettent de multiplier les images d'un meme cliché C'est le cas, également, des images dites "en relief"(fig. 1), où plusieurs images correspondant à des vues différentes d'un même sujet sont décou pées en rubans images parallèles dont la largeur est réduit par une lentille cylindrique.A l'examen, la lentille cylindrique redonne de l'image contractée (i) une image dilatée (I) correspondant a l'image originale. Notons que cette technique dans ses modes de réalisation actuels conduit P des colts élevés, en raison, principalement, de la nécessité d'imprimer les images condensées sur un support, puis de le coller sur le réseau de lentilles avec une très grande précision d'ajustement De plus, si l'on veut, par ce procédé, enregistrer des images n'ayant aucun rapport entre elles, il devient très malaisé de les observer distinctement: chaque oeil de l'observateur voit, en effet, une image différente et il n'existe aucun appareil simple et commode permettant de sélectionner les images et de les faire observer confortablement à plusieurs personnes simultanément A titre d'exemple des investigations dans ce domaine, on peut citer les travaux du Professeur Bonnet (Breve#français No 968. 292 à 968. 295 et No 1.008.687 ) C'est le cas, également, de la méthode récente d'exploitation de microdocuments décrite dans le Brevet U. S. No 3. 704. 068 du 28 mars 1972 : un réseau de lentilles agrandit les portions d'images préalablement réduites.De très grandes difficultés sont rencontrées en raison de la nécessité d'une correspondance rigoureuse entre la position des microlentilles de l'appareil de lecture et celle des microimages réalisées de manière indépendante Elle implique de plus que chaque lettre d'un texte se trouve à un emplace ment déterminé de la page. Cette contrainte est difficilement acceptable et exclut pratiquement la reproduction de dessins délicats.La méthode selon la présente invention ne présente aucun de ces inconvénients La liaison permanente entre les microlentilles et les microimages de la méthode dite des images " en relief " évite ces énormes difficultés mais ne permet pas encore l'exploitation commode de microenregistrements en raison des difficultés de duplication et de l'absence d'un instrument de lecture convenable, comme il a déjà été dit La présente invention s'appuie, entra autres, sur le fait que le pouvoir séparateur de l'oeil est limité et que si deux points lumineux distants, par exemple, de 0, 5 millimètre paraissent confondus à un observateur normal placé à 3 mètres, toutes les informations autres que d'intensité lumineuse et de couleur, et placées entre ces points, seront inutilisées.Nous restituerons donc les images par des éléments unitaires (points ou lignes ) dont le dessin n'apporte pas d'information en soi. Seules l'intensité lumineuse de chaque élément, leur couleur et la disposition d'ensemble de ceux-ci comportent les données de :i1iniage. C'est un processus voisin de celui que l'on peut observer avec certains écrans de télévision en couleurs Une image à enregistrer sera donc divisée en un grand nombre de petites zones dont on transcrira ltintensité lumineuse moyenne ( et, éventuellement, la couleur ) sous forme d'une tache beaucoup plus petite. La dimension et la transparence de celle-ci seront représentatives de cette intensité par rapport au reste de l'image Une micro-lentille associée à la zone considérée permet d'éclairer la tache représentative (fig. 2b) On réalise ainsi une sorte d'échantillonnage lumineux (intensité et couleur ) de l'image, au détriment de la définition intrinsèque de celle-ci.Cependant, on ne sacrifie dans la définition que la partie non-perceptible à l'oeil dans les conditions d'examen usuelles Une autre caractéristique de l'invention réside dans le fait que l'image ainsi codée est observée du cté opposé au réseau des lentilles associées. L'oeil ne perçoit donc que des points lumineux qu'il fusionne pour reconstituer l'image initiale . Sur la figure (2~ ), on montre un tel ensemble lentilles-images codées. L'image initiale ffi est divisée en carrés équivalents, dont la dimension est égale à celle des microlentilles utilisées, par exemple 1 millimètre de cOté; l'image codée Xc) est, elle-meme, divisée en carrés identiques à chacun desquels est associé une microlentille. A chaque carré de l'image ( [ ) on fait correspondre une tache transparente (i) de l'image codée,telle que la combinaison de sa dimension et de sa transparence soit représentative de la 1 uminosité C intensité et, éventuellement, couleur) du carré de l'image (I) La figure (2b) montre comment un faisceau de lumière quasi parallèle D arrivant sur une des lentilles est focalisé au voisinage du plan de l'image codée (Ic).Si la direction de la lumièreD est telle que la focalisation se fasse sur une zone opaque de Ic, rien ne sera perçu par l'observateur (O), > placé de l'autre cOté. Si, par contre, la focalisation se fait sur la tache transparente (i) représentative de l'image initiale, l'observateur (0) apercevra un point brillant. L'ensemble des points brillants perçus se fusionneront dans l'oeil pour reconstituer l'image. Entre les points (i) comportant toute l'information utile relative à une image se trouve ainsi libérée une surface, disponible pour y placer les élements (i2, i3. . . in ) constitutifs de 2, 3. n images distinctes (fig. 2c). L'examen de chacune de ces images sera obtenu en faisant varier la direction du faisceau de lumière incidenteD. Ceci peut être obtenu par divers moyens simples, tel que celui Teprésenté sur la figure 3, où une source de lumière ponctuelle S se déplaç ce a l'aide d'une vis devant un réseau de lentilles cylindriques, et perpendiculairement à leur axe, qui focalise la lumière sur les taches de l'image codée (Ic). L'oeil de l'observateur placé en O, à l'opposé de la source par rapport à l'image, fusionne les points lumineux et restitue l'image initiale. Si les lentilles sont des éléments sphériques, la source peut ê- tre déplacée dans deux directions, par exemple à l'aide de deux vis perpendicu lairds. La lumière issue des taches images il,i2,I3, i4 peut être trop directive pour un examen confortable à plusieurs. n entre dans le cadre de l'invention de réaliser l'image sur un support diffusant, de déposer un vernis ou d'effectuer toutè autre opération usuelle aboutissant au même effet. Des ce stade, un certain nombre d'avantages importants apparaissent en référence à la pratique actuelle - l'image peut être examinée pour toute position de ltobservateur, ce qui n'est pas le cas de l'examen des images selon la méthode décrite pour les images dites " en relief ", où à chaque position de l'oeil de ltobservateur correspond une image différente, d'où la difficulté d'un examen binoculaire et la nécessité d'une posi tion fixe malconamode, empêchant l'examen à plusieurs . (L'usa ge en enseignement de groupe n'est ainsi pas possible ) . - L'intensité lumineuse n'est plus limitée par les risques de détério ration de l'image, puisque la surface de diffusion de la chaleur est égale à la surface définitive de restitution. De plus, toute la lu mière de la source est concentrée sur les éléments d'une meme image, ce qui n'est pas le cas dans l'examen des images dites "en relief - L'appareil d'examen des images se réduit à une source lumineuse, d'où une économie par rapport aux appareils de projection qui né cessitent une optique coûteuse. L' enctlmhrement peut être, égale ment, nettement plus réduit que celui des appareils à rétropro jection dont la distance de projection est conditionnée par la dimen sion de l'image sur le film et la distance focale de l'objectif de projection. - Deux images peuvent autre éclairées simultanément, à l'aide de deux sources différentes ( réelles ou virtuelles ), d'où un fondu enchaîné très facile. De plus, les images peuvent facilement se succéder avec superposition partielle, et avec une seule source, ce qui donne une impression de filé très agréable La réalisation selon l'invention permet, de plus, une simplification et une économie importante dans la réalisation des images en couleurs En effet, l'examen de l'image dans le sens indiqué permet une réalisation sans aucune intervention de la couleur au niveau du support : seules des taches opaques ou transparentes (c'est-à-dire du noir et blanc ) sont utilisées. Ceci est expliqué sur la figure (4) où l'on a figuré trois sources distinctes. Olfi"Su# oes sources illumine une image différente, de sorte que trois ima ges apparaissent simultanément. Si les faisceaux issus des trois sources ont, respectivement, les trois couleurs fondamen-tales et que les trois images illuminées ne sont que la transcription, en noir et blanc, des trois composantes de base d'une même image, l'oeil fusionnera les divers points colorés pour reconstituer l'image dans toutes ses couleurs On voit ainsi que la réalisation de l'image elle-même ne fait pas intervenir d'éléments colorés tels qu'encre, couche sensible en couleurs, etc.. La couleur est obtenue par la coloration des faisceaux lumineux, selon les méthodes usuelles (filtres, séparateurs de couleurs, sources indépendantes, etc..). La principale limitation vivent de ce que la capacité d'enregistrement d'un même support en nombre d'images sera trois fois moins élevée pour des images en couleurs que pour des images en noir et blanc, mais elle reste encore suffisante pour la plus grande partie des besoins. Par contre, les avantages apportés sont essentiels - la couleur n'étant plus apportée par des colorants organiques au niveau du support, il n'y a plus de détérioration et d'affadisse ment progressif de l'image, quelle que soit la durée et l'intensi té de l'éclafrement .Ce point est très important pour tous les u sages à la lumière du jour et les applications publicitaires - La réalisation du support par les moyens conventionnels impliquait soit l'usage d'une couche photographique sensible aux couleurs, ce qui conduit à des colts élevés, surtout dans les grandes dimensions soit l'impression en quadrichromie, c'est-à-dire avec quatre pas sages successifs de machine, ce qui grève considérablement les coûts et augmente fortement les risques de mauvais résultat en raison de ltextrem~e précision de repérage qui est nécessaire à cha que passage . Dans le cadre -de l'invention, il devient possible de réaliser les images de manière plus aisée et moins coûteuse : si l'on utilise la photographie, une émulsion noir et blanc suffit, ou encore une résine sensible de faible cotit et de grande résistance mécanique ; Si l'on opère par impression, un seul pas sa ge machine est suffisant. Une autre caractéristique importante de l'invention réside dans la posw sibilité-, tout à fait exceptionnelle, de fabriquer l'image et le réseau de lentilles dans la même opération de pressage. Il est, en effet, capital de pouvoir obtenir des reproductions en grande série et à bas prix, mais ceci ne doit pas se faire au détriment de la qualité. Or, aucun moyen technique actuel ne permet, à la fois, une grande fidélité de duplication, un faible cotit unitaire et de grandes cadences. La méthode proposée (fig. 5) consiste à presser la feuille de matière plastique devant servir de support entre deux matrices, dont l'une comporte les empreintes de lentilles et l'autre l'empreinte en relief, ou en creux des images selon l'invention.On obtient ainsi, en une seule opération, le réseau optique et une empreinte en creux ou en relief des points images . le mode de réalisation est rendu possible par le fait que l'image selon l'invention est codée de telle façon qu'il n'existe que des zones obscures et des zones transparentes et que seules leurs positions relatives et leur surface importent . Il est aisé de comprendre tout l'intérêt qu'il y a à éviter les délicates manoeuvres d'assemblage du film et du réseau. Cette possibilité en fabrication de série constitue un avantage considérable Il ne reste plus alors qu'à masquer les parties à obscurcir par une encre ou un vernis approprié, selon les pratiques courantes . Il ne sort pas du domaine de l'invention de profiter de cette impression en relief pour déposer aux points transparents une résine translucide diffusante ou de procéder à toute opération de vernissage ou autre, ayant pour but d'améliorer la qualité optique ou mécanique de l'image-écran. Les moyens i mettre en oeuvre pour la réalisation selon l'invention relèvent de techniques usuelles, mais appartenant à diverses disciplines Le pressage des lentilles est déjà pratiqué par les fabricants d'images en relief et la forme de la lentille releve, des lois de#l'optïque courante Le coulage de l'image est réalisable à l'aide des techniques mises en oeuvre dans les arts graphiques: sur la figure(6), on a représenté le diaphra gme S d'un objectif photographiques qui donne de l'image à enregistrer (lo) une image réelle dans le plan (I). On a représenté également une microlentille (L). très fortement agrandie pour la clarté du dessin. La microlentille concentre, le faisceau lumineux issu de S en une tache (s) dans le plan (A) (voisin du plan focal ), dont la dimension est directement fonction de la dimension apparente de la source (S). Si le plan de netteté (I) de l'image est voisin de la face antérieu re du réseau de microlentilles, la tache s sera représentative, au sens du co dage précité, de la portion d'image découpée par la lentille ( L ) . Il faut ' remarquer que l'on ne cherche pas à ce que les microlentilles donnent de l'image (I) une image nette dans son plan focal, comme cela est usuel dans le cas de l'examen des images du cOté des lentilles (images en relief, par exemple ). L'invention apporte là une grande simplification dans le matériel d'enregistrement, en plus des autres avantages cités Si l'image à enregistrer ne comporte pas de demi teinte (texte, traits ) il suffira de placer un film photographique ou toute couche sensible au voisina ge du plan A pour enregistrer l'image codée en négatif.En inversant celle-ci, on obtiendra l'image codée positive qu'il suffira de réassembler au réseau lenticulaire pour pouvoir observer les images selon l'invention il est clair que le négatif initial peut entre utilisé à des fins de duplica tion, que ce soit par copie photographique directe, par le biais d'un cliché ofI- set ou, encore, par la photogravure d'une matrice de pressage Si l'image à enregistrer comporte des demi teintes, il conviendra do placer une couche sensible dans un plan B, différent du plan A ( plus éloigné de la lentille sur la figure 6 ). La tache se composera d'une zone centrale très éclairée, et d'une zone de pénombre .Lorsque le film aura été développé de manière à lui donner un très fort contraste, la tache résultante aura une dimension fonction de l'intensité lumineuse reçue par la lentille ( L ). Le technicien des arts graphiques reconnaftra là un processus analogue à celui qui est mis en jeu lors de l'utilisation de trames pour la reproduction des demi teintes. il a été expliqué que l'observation des images pouvait se faire à l'aide d'une source ponctuelle et mobile. En fait, diverses combinaisons sont possibles, se rattachant aux systèmes suivants - la ( ou les ) sources de lumière sont mobiles, tandis que le ré seau de l'image est fixe - La ( ou les ) sources sont fixes et le réseau-image est fixe, mais, par un jeu d'élcments optiques (miroirs,Prismes); on déplace l'image virtuelle de la source - La (ou les ) sources sont fixes pu mobiles et le réseau-image est, lui-méme mobile. Celui-ci peut, par exemple, se présenter sous forme d'un rouleau, ce qui permet de stocker un très grande nombre#d'images (fig. 6). Il est également possible ( et facile à réaliser ) de faire pivoter le réseau -image autour d'axes situés dans son plan. Des angles de rotation de 10 à 150 ne gênent en rien l'observatión, tout en permettant une sélection de nombreuses images. - Un ou plusieurs éléments optiques de grande dimension se déplacent devant le réseau. Ceux-ci seront avantageusement réalisés sous forme d'optiques de Fresrlel et pourront se déplacer selon un processus exploratoire quelconque (lignes, cercle; spirale ) Un perfectionnement de l'invention consiste à placer systématiquement une lentille de Fresnel devant le réseau, de façon que l'enregistrement et la restitution des images s'effectue en lumière parallèle (fig. 8). Ceci permet, en effet, d'assurer la coL.ptabilité de n'importe quel programme enregistré avec ; n'importe quel appareil de lecture.Ce dernier devra, simplement, comporter une lentille placée de telle façon que la source de lumière (réelle ou virtuelle) soit dans son plan focal . Toute combinaison de ces éléments, telle que la combinaison d'une source en déplacement continu et de miroirs ou prismes en mouvement continu ou saccadé, entre dans le cadre de l'invention, ainsi que le déplacement relatif de plusieurs lentilles, tous éléments susceptibles de changer l'incidence de la lumière sur les micro-lentilles . Une réduction de l'encombrement des appareils de restitution est encore possible, grâce aux caractéristiques de codage de I1 image. En effet, dans les appareils de projection usuels, l'écran doit outre sensiblement perpendiculaire au faisceau lumineux, afin d'obtenir une netteté satisfaisante sur toute la surface de l'image. Dans la réalisation selon l'invention, ceci n'est plus nécessaire. La fig. 9b montre le schéma de projection possible selon l'invention en utilisant une optique de Fresnel en matière plastique. L'encombrement est considérablement réduit, ce qui ouvre des possibilités nouvelles, tant dans les usages privés que dans les applications pour la publicité ou l'affichage industriel. Exemples de Réalisation - Une série d'images ont été placées dans un projecteur diaphragmé à f:8 et projetées sur un film photographique de 30x40cms à fort contraste, à travers un réseau de lentille cylindriques de 0, 4mm. A chaque image, le projecteur était déplacé de 2cms, parallèlement au plan du film. La distance de l'objectif de projection au film était de 40cms. Le film a été développé, et inversé, de manière à obtenir un très fort contraste, puis replacé derrière le réseau. L'ensemble a été ensuite éclairé par le même projecteur placé dans les mêmes conditions qu'à l'enregistrement, et on a pu observer très distinctement 15 images différentes La m#me opération a été répétée, déplaçant le projecteur dans deux directions perpendiculaires d'un plan parallèle au plan de réseau. On a pu ainsi enregistrer et observer 200 images à l'aide d'un réseau de lentilles sphériques de 0, 6mm de diamètre. Le film photographique a ensuite servi à impressionner un typon offset avec lequel on a imprimé l'image codée sur des feuilles translucides. Celles-ci, replacées derrière le réseau, faisaient apparaître toutes les images enregistrées par éclairement, dans les conditions ci-dessus Le même film a servi à graver, par photogravure, une matière métallique avec laquelle on a imprimé en relief les images codées sur une feuille de méthacrylate chauffée. Les creux ont été emplis d'encre au racloir, puis la plaque a été essuyée. Altexamen, derrière le réseau, on a retrouvé toutes les images enregistrées Deux autres variantes ont été utilisées avec succès une mince couche de résine photosensible du commerce fut étendue au dos du réseau.Après exposition à la lumière, on saupoudra la résine d'un pigment finement broye -en suspension dans un solvant -puis on lava à grande eau . Le pigment fixé par les parties non polymérisées de la résine rendit celles-ci opaques et permit l'observation des images Une combinaison tout à fait'remarquable est obtenue en éclairant les images selon l'invention à l'aide d'un sélecteur de lumière, tel qu'il a été décrit par le même auteur dans la demande de Brevet français No .73 46710. La fig. 10 montre comment l'iliuminateurpermet d'éclairer les images : la lumière provenant de éclairage ambiant ou d'une source artificielle ( tubes fluo rescènts, par exemple ) large est collectée par les concentrateurs c dont l'ex trêmité étroite est positionnée avec précision dans le plan focal des lentilles L. Il en résulte un faisceau parallèle qui frappe le support d'images codées et permet la restitution de l'une des images. Pour changer d'images, on fera varier l'angle du faisceau, ce qui peut être obtenu en déplaçant une ou plusieurs optiques de Fresnel entre l'illumination et le support images, mais on aura, le plus souvent, avantage à déplacer le réseau de concentrateurs parallèlement à lui même, ou encore à faire tourner le sélecteur ou ses composants Il suffit de déplacer l'extrémité du conce:#rateur sur une surface égale à celle de la lentille (L) pour couvrir tout le champ utile.Ce déplacement de faible amplitude (quelques millimètres, en général ) permet d'avoir un ensemble dont la largeur est très voisine de celle de l'écran On remarquera que les lentilles de l'illuminateurzpeuvent être de dimension très différente de celle des lentilles du support d'images. Elles peuvent, d'ailleurs, être réalisées sous forme de lentilles de Fresnel Pour la reproduction des couleurs, on associera à chaque lentille du sélec teur trois concentrateurs portant des filtres colorés ou réalisés en des matières colorées, ou encore associées à des sources colorées (fig. 11) Il est également loisible d'utiliser des : lentilles L de petit diamètre et de n'avoir qu'un seul sélecteur par lentille.Les positions relatives étant différentes pour chaque couleur et les faisceaux colorés se superposant à quelque distance, du fait des angles différents La combinaison décrite donne un résultat tout à fait exceptionnel, puisque l'on peut, à la fois, enregistrer de nombreuses images à bas prix et les restituer à travers un appareil dont ltencombrement en largeur est peu différent de celui de l'image elle-nième et dont l'épaisseur peut être de quelques millimetres à quelques centimètres, selon que l'on utilise la lumière ambiante ou une source artif icielle, telle que des tubes fluorescents.Les possibilités nouvelles oleertes par la conibinaison selon l'invention sont considérables dans les domaines de l'affichage industriel, de la publicité, de l'enseignement, et me me au niveau du particulier qui peut ainsi laisser à demeure l'instrument de visualisation de ses clichés personnels REVEHDICBTIOBS t Un procédé d'enregistrement de plusieurs images sur un même support, caractérisé en ce que - l'image à enregistrer est divisée en une série d'élements et, à chacun de ces éléments, on fait correspondre une tache lumineuse d'une image dite codée, dont ltintensité est représentative de celle de l'élément d'image initial, mais dont les dimensions sont notablement inférieures. - Dans l'espace laissé libre par l'image codée, on place les éléments constitutifs d'autres images codées 2 - Les taches des images codées sont sélectivement illumi nées par un réseau de lentilles, associé au support des images codées - La sélection des images est obtenue par changement de l'incidence de la lumière frappant les lentilles 2 Des images obtenues selon la revendication (1) et caractérisées en ce que la face d'observation est la face opposée aux lentilles. Procédé d'obtention des images selon la revendication (I) ou (2), caractérisé en ce que la réalisation des différentes taches des images codées est obtenue par un procédé photographique. 4 Procédé d'obtention des images selon les revendications (1), (2) ou (3), caractérisé en ce que les différentes taches des images codées sont d'une même teinte. Les images colorées étant dé composées en leurs couleurs fondamentales, et chacune des i mages partielles ainsi obtenue étant enregistrée séparément; la restitution des images étant obtenue par illumination sélective l'aide de plusieurs faisceaux lumineux colorés et d'incidence différente . 5 Procédé d'obtention des images selon les revendications (1), (2) ou (4), caractérisé en ce que les images codées sont réalisées par pressage d'éléments en relief sur une feuille de matière plastique . 6 Procédé d'obtention selon la revendication (5), caractérisé en ce que la feuille de matière plastique comporte également des len tilles sur sa face opposée . 7 Un appareil de restitution des images obtenues selon le processus de l'une quelconque des revendications précédentes et caractérisé en ce qu'il comporte une ou plusieurs sources de lumières mobiles, dont le déplacement permet d'éclairer le réseau de lentilles sous une incidence variable 8 Un appareil de restitution des images obtenues selon l'une des re vendications (1) i (6), caractérisé en ce qu'il comporte une ou plu sieurs sources de lumières fixes et un dispositif optique comportant au moins, un élément mobile (miroir, prisme, etc..), donnant de celles-ci des images virtuelles mobiles qui éclairent le réseau de lentilles sous une incidence variable 9 Un appareil de restitution des images obtenues selon l'une des re vendications (1) à (6), caractérisé en ce qu'il comporte, au moins, une source de lumière fixe et en ce que le réseau-image est mobile. 10 Un appareil de restitution selon les revendications (7) ou (8), carac tersé en ce qu'il comporte, au moins, une lentille (ou prisme ) de Fresnel au voisinage immédiat du réseau de lentilles il Un appareil de restitution des images obtenues selon l'une quelconque des revendications (1) à (6)., caractérisé en ce que l'illuminateur est constitué d'un réseau de lentilles associé à un masque perce de trous placés au voisinage du plan focal des lentilles