La présente invention, à la réalisation de laquelle a participé Monsieur Andre Savusse1 a pour objet une sonde tubulaire à rétention. Une telle sonde peut être utilisée pour le drainage d'une cavité d'un être vivant à travers un orifice naturel ou artificiel, par exemple la vessie ou l'estomac. L'une des sondes les plus connues dans ce domaine est la sonde de Halécot : elle présente à son extrémité intracorporelle, qui est obturée axialement, une pluralité de bras formés par des replis transversaux de sa paroi dirigés vers l'extérieur, séparés par des fentes longitudinales-de ladite paroi et répartis sensiblement selon une surface de révolution.Cette surface de révolution est constituée principalement par deux surfaces coniques de sens inverses réunies par leur base et dont les angles au sommet sont chacun voisin de 900. Pour sa mise en place, on engage un mandrin dans la sonde jusqu'à l'extrémité obturée, et en prenant appui sur le mandrin on étire la sonde pour ramener les replis transversaux en alignement avec le reste de la paroi tubulaire, La sonde est alors introduite dans la cavité puis on relâche la traction : les replis reviennent à leur position de repos et, prenant appui sur la paroi interne de la cavité, s'opposent au rejet de la sonde. Cette disposition présente divers inconvénients. Ainsi la disposition des replis, pratiquement symétriques par rapport au plan de leur base commune, permet leur effacement, donc le rejet de la sonde, sous l'action d'une traction accidentelle relativement faible. Il est difficile d'éviter cet inconvénient car une diminution de la souplesse des replis affecte la mise en place et le retrait de la sonde : d'une part l'effort de traction nécessaire pour réaligner les replis avec le corps tubulaire prend une valeur excessive, et d'autre part les portions des replis adjacentes au corps tubulaire conservent un résidu de flexion qui laisse des protubérances externes tant qu'on sur n'exerce pas/l'ensemble sonde/mandrin des efforts encore plus importants. La présente invention vise à supprimer ces divers inconvénients, elle a pour objet une sonde facile à introduire et à retirer mais que résiste à une expulsion accidentelle. Une sonde selon l'invention présente à son extrémité intracorporelle, qui est obturée axialement, une pluralité de bras formés par des replis transversaux de sa paroi dirigés vers l'extérieur, séparés par des fentes longitudinales de ladite paroi et répartis sensiblement selon une surface de révolution constituée en majeure partie par deux surfaces coniques réunies par leurs bases, elle est caractérisée en ce que les deux surfaces coniques sont de même sens et que leurs angles au sommet diffèrent de moins de 200. Les sommets des surfaces coniques peuvent etre situés entre leur base commune et l'extrémité obturée de la sonde. Dans ce cas, en plus des fentes qui séparent les bras, la paroi de la sonde peut avantageusement porter au moins un orifice supplémentaire passant sensiblement par le plan, normal à l'axe, défini par ladite base commune. Dans ce cas également on donne de préférence au plus grand angle au sommet une valeur inférieure à 900. Inversement l'extrémité obturée de la sonde peut être située sur l'axe intérieur aux surfaces coniques. Dans ce cas elle est située généralement audelà du plan de leur base commune. De préférence elle est portée par un tronçon tubulaire dont la longueur est voisine de la longueur de la génératrice de la surface conique adjacente. L'invention a également pour objet une sonde du type sonde de Malécot qui ne présente pas de protubérances externes résiduelles lorsqu'on efface ses bras par traction axiale. Cette sonde se-caractérise en ce que les fentes de la paroi qui séparent les bras se poursuivent audela des points de raccordement des bras sur une longueur comprise entre 0,5 et 5 fois le diamètre extérieur de la portion tubulaire, de préférence de f à 3 fois. Les dessins ci-annexés illustrent ces divers aspects de l'invention. La figure 1 représente, en coupe longitudinale, l'extrémité intracorporelle d'une sonde dans laquelle les bras sont inclinés vers l'extrémité extracorporelle, en position de repos. La figure 2 représente la meme sonde, tendue sur un mandrin pour son introduction ou son retrait. La figure 3 représente une sonde dans laquelle les bras sont inclinés vers l'extrémité intracorporelle. La figure 4 représente la sonde de la figure 3 en position d'introduction, selon une variante de l'invention. Sur ces figures, (1) désigne la pointe fermée de l'extrémité intracorporelle ; (2) représente l'un des replis (ou bras), vu en plan sur le repli adjacent, qui est vu en coupe, (2a) désigne la portion qui est située sur l'une des surfaces coniques, arbitraitement qualifiée "avant", (2c) désigne la portion située sur la surface conique "arrière" et (2b) désigne la zone de jonction qui comprend la base commune aux deux surfaces coniques ; (3) est une portion de fente de la paroi, prolongée au-delà des replis ; (4) est un orifice supplémentaire percé dans la paroi sensiblement dans le plan moyen de (2b) ; (5) est un mandrin sur l'extrémité duquel prend appui la pointe (1) de la sonde lorsqu'on l'étire pour sa mise en place (6) est un manchon soluble ou désintégrable dans le liquide drainé par la sonde. Une sonde selon l'invention se distingue d'une sonde de Malécot par le fait que ses bras sont dissymétriques, inclinés soit vers l'avant, soit vers l'arrière par rapport au sens d'introduction. Selon la variante représentée sur les figures 1 et 2, les bras sont inclinés vers l'arrière. Ils rsali- sent ainsi un ancrage de la sonde dans l'organe à drainer. Pour éviter une stagnation de liquide dans la zone correspondant à (2c), on peut découper un orifice supplémentaire tel que (4) dans la paroi tubulaire, à proximité du plan moyen passant par (2b). On peut également séparer deux bras adjacents par découpage de deux fentes rapprochées et enlèvement du lambeau de paroi compris entre elles. Selon la variante représentée sur les figures 3 et 4, les bras sont inclinés vers l'avant. Dans ce cas une traction sur la portion externe de la sonde a pour effet de rabattre la portion avant (2c) du bras vers l'axe, sous la pression du sphincter, comme pour la sonde de Malécot. Toutefois selon l'invention ce mouvement entraxe la superposition des portions (2a) et (2c) sur la portion terminale de la sonde, ce qui a pour effet de lui donner une section droite plus importante. L'extrémité de la sonde est alors trop grosse pour franchir le sphincter. La mise en place et l'enlèvement d'une sonde selon il invention peuvent être pratiqués, comme pour une sonde de Malecot, en réalignant les portions avant et arrière des bras par étirage sur un mandrin. Selon une variante représentée sur la figure 4, on peut introduire la sonde dans un manchon (6) dont le diamètre et la longueur permettent d'envelopper les bras de la sonde effacés le long de l'axe. Il est alors facile d'introduire la sonde, soit seule soit en la guidant avec une tige souple, il n'est plus utile d'étirer la sonde sur la tige. Le manchon (6) peut être réalisé en tout matériau soluble ou dissociable dans le liquide à drainer, pourvu qu'il soit toléré par l'organisme et de préférence stérilisable. Il peut être formé de gélatine, gélose, polyvinylpyrrolidone, alcool polyvinylique ou matériaux analogues. Généralement ces produits forment un gel qui s'élimine en fragments avant mAme leur dissolution totale. Une sonde selon l'invention peut être fabriquée par soulage direct. Elle peut également etre obtenue à partir d'un tube extrudé, qui est fendu sur la longueur convenable le long de génératrices prédéterminées, de 3 à 6 (mais généralement 4), réparties symétriquement. Le tube est alors comprimé axialement pour faire saillir les bras, et il est fixé à sa forme définitive par vulcanisation dans un moule. Les matériaux habituels conviennent, mais on donne la préférence aux élastomères silicone. Dans ce dernier cas on effectue genéralement un vernissage par une composition silicone fluide durcissable à volume constant, qui rend la sonde résistante au dépôt de concrétions. Les sondes du type sonde de Malécot présentent un petit inconvénient : les portions à forte courbure des bras se réalignent mal par traction, elles laissent saillir des protubérances qui gênent la manoeuvre de la sonde. On a trouvé que cette saillie peut être réduite considérablement Si les fentes séparant les différents bras sont prolongées sur le corps cylindrique de la sonde, audelà d'une au moins des extrémités des portions (2a) et (2c),par exemple en (3). De pr-férence on ne pratique pas une fente simple mais on enlève un fragment de paroi, de largeur généralement voisine de l'épaisseur de la paroi. Cette disposition rend inutile le découpage de l'orifice supplémen- taire (4). REVENDICATIONS i - Sonde tubulaire à rétention présentant à proximité de son extrémité intracorporelle, qui est obturée axialement, une pluralité de bras formés par des replis transversaux de sa paroi dirigés vers l'extérieur, s6- parés par des fentes longitudinales de ladite paroi et répartis sensiblement selon une surface de révolution constituée en majeure partie par deux surfaces coniques réunies par leurs bases, caractérisée en ce que lesdites surfaces coniques sont de méme sens et que leurs angles au sommet- diffèrent de moins de 20nu. 2 - Sonde tubulaire à rétention présentant à proximité de son extrémité intracorporelle qui est obturée axialement, une pluralité de bras formés par des replis transversaux de sa paroi dirigés vers l'extérieur, séparés par des fentes longitudinales de ladite paroi et répartis sensiblement selon une surface de révolution constituée principalement par deux surfaces coniques réunies par leurs bases, caractérisée en ce que lesdites fentes longitudinales se poursuivent sur une partie de la portion tubulaire comprise entre les replis et l'une au moins des extrémités de la sonde. 3 - Sonde selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les dites fentes longitudinales se poursuivent sur une longueur comprise entre 0,5 et 5 fois le diantre extérieur de la portion tubulaire. 4 - Sonde selon l'une des revendications i ou 3, dans laquelle les sommets des surfaces coniques sont situés entre leur base commune et ladite extrémité obturée, caractérisée en ce que la paroi de la sonde porte au moins un orifice suuplémentaire passant par le plan, normal à l'axe, défini par ladite base commune. 5 - Sonde selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce qu'elle est associée à un manchon en matériau soluble ou dissociable dans le liquide à drainer, de dimensions permettant d'envelopper les bras de la sonde effacés le long de l'axe.