L'invention se rapporte à un dispositif d'émission-réception d'énergie radiante. De tels dispositifs sont notamment utilisés dans les systèmes de liaisons par fibres optiques. Ces systèmes sont mis en oeuvre pour assurer des télécommunications par voie optique dans de nombreux domaines. A titre d'exemples non limitatifs, on peut citer les transmissions téléphoniques ou téIex, la télématique ou la télédistribution. Pour les transmissions sur de longues distances, des fibres optiques à très faibles pertes linéiques sont utilisées. Un soin particulier doit être également apporté aux couplages entre fibres d'une part, et d'autre part, entre les fibres et-les organes optoélectroniques d'émission et de détection de l'énergie radiante transmise par ces fibres optiques. Ces couplages doivent être maxima de façon à limiter le plus possible les pertes. Enfin un procédé de transmissions de données décrit dans la demande de brevet déposée le 13 Juin 1980 par la demanderesse et intitulée: "SYS- TEME DE LIAISONS BIDIRECTIONNELLES PAR FIBRE OPTIQUE" permet d'établir des liaisons bidirectionnelles en n'utilisant qu'une seule fibre optique. Pour ce faire, une première liaison unidirectionnelle, dans un premier sens, est établie en transmettant une vibration lumineuse de façon conventionnelle par le coeur de la fibre optique, et une seconde liaison unidirectionnelle, en sens contraire, est établie en transmettant une vibration lumineuse par une autre région de la fibre optique. On sait en effet qu'une fibre optique comprend un coeur et diverses gaines ou supports entourant ce coeur, d'indices de réfraction optique différents de celui du coeur, les indices de réfraction de ces diverses régions étant en outre différents les uns des autres. Il s'en suit que l'on peut capter et guider des vibrations lumineuses dans une ou plusieurs régions de la fibre optique en plus de son coeur. Pour obtenir un couplage optimum, il est nécessaire que la source émettant ces dernières vibrations lumineuses soit de forme adaptée à celle de la zone de captation, c'est à dire à une zone de forme annulaire. Enfin il ne doit pas y avoir de diaphonie entre les différentes vibrations lumineuses qui se propagent simultanément dans la fibre optique. Pour apporter une solution à ce problème, il a été proposé dans la demande de brevet précitée un dispositif opto-électronique comprenant une diode électroluminescente de structure adaptée. Cette diode électroluminescente est une diode dont la zone active d'émission est annulaire. Elle est constituée d'un substrat et de couches épitaxiales comprenant une couche active émissive, un premier évidement ayant été réalisé dans le substrat pour permettre le positionnement en son sein de la fibre optique servant aux télécommunications et ayant été réalisé dans les couches épitaxiales permettant l'accès d'une seconde fibre optique ou fibre intermédiaire et son couplage optique avec la première. Cette seconde fibre optique est couplée elle-même à une photodiode de type classique. Bien que ce dispositif offre une bonne solution aux problèmes précités, il met en oeuvre un composant optoélectronique, la diode électroluminescente, de conception non classique qu'il est nécessaire de développer spécialement pour cette application particulière. I1 peut être préféré n'utiliser que des composants optoélectroniques couramment disponibles sur le marché, produits en grande quantité et par là bon marché. L'invention se propose de répondre aux besoins qui viennent d'être évoqués. L'invention a donc pour objet un dispositif d'émission-réception d'énergie radiante comprenant au-moins une source émettant un faisceau divergent d'énergie radiante et dont la zone active d'émission est inscrite dans un cercle; le faisceau divergent étant destiné à être capté par une zone de réception de l'énergie radiante de forme annulaire ; dispositif principalement caractérisé en ce qu'il comprend des moyens optiques anamorphosants destinés à conjuguer optiquement la zone de réception de forme annulaire avec la zone d'émission inscrite dans un cercle et en ce que ces moyens comprennent un élément optique collimateur destiné à transformer le faisceau divergent émis en un faisceau parallèle, un élément optique déviateur destiné à transformer le faisceau parallèle en un faisceau divergent inscrit entre deux cônes et un élément optique convergent destiné à refocaliser le faisceau divergent dans la zone de réception d'énergie radiante de forme annulaire. L'invention a encore pour objet un système de liaisons bidirectionnelles par fibre optique mettant en oeuvre ce dispositif. L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages apparaitront à l'aide de la description qui suit en référence aux figures annexées: - la figure 1 illustre schématiquement un système de liaisons bidirectionnelles par une fibre optique unique mettant en oeuvre le dispositif de l'invention; - la figure 2 est un schéma optique mettant en évidence la marche des rayons dans le dispositif; - les figures 3 à 5 sont des figures de détails du dispositif de l'invention selon plusieurs variantes d'exécution. Le dispositif- d'émission-réception énergie radiante selon l'invention étant destinée à être mis en oeuvre dans le cadre de transmissions de données par fibres optiques, il est utile de rappeler la structure dune fibre optique. Un des procédés les plus couramment utilisés pour obtenir une fibre optique est le procédé dit "MCVD", de ltexpression anglo-saxonne: "Modified chemical vapor-phase deposition" qui peut se traduire par "procédé modifié de dépôt en phase gazeuse". Une telle fibre est principalement constituée d'un coeur entouré d'une gaine optique, d'un tube support et d'une gaine de protection. Il existe deux types de fibres: - des fibres optiques du type dit multimode, le plus souvent à gradient d'indice, pour lesquelles le diamètre de coeur est typiquement de 50 JOFun et le diamètre extérieur de la gaine optique est de 70 un. - des fibres du type dit monomode, le plus souvent à saut d'indice, pour lesquelles le diamètre de coeur est compris entre 5 et 10 film et le diamètre extérieur de la gaine optique est d'environ 40 un. Le diamètre extérieur du tube support, le plus souvent en silice pure, est d'environ 125 un et le diamètre extérieur de la gaine de protection, en silicone par exemple, est de l'ordre de 3001li. De façon classique le tube support est en silice pure d'indice de réfraction ns. Si on appelle nl, n2 et n3 les indices de réfractions respectifs respectifs du coeur de la gaine optique et de la gaine de protection, la relation suivante est vérifiée dans le cas de fibres optiques à saut d'indice conventionnelles: n1 > n5 > n2 > n4. Dans un système classique de liaisons utilisant une fibre optique on injecte, par exemple à l'aide d'une source laser, de la lumière modulée par des informations à transmettre dans le coeur de la fibre. Du fait de la présence des différentes gaines et tube support, d'indices différents de celui du coeur et répondant à la relation précitée, cette lumière se trouve "piégée" dans le coeur de la fibre qui agit en tant que guide de lumière. Il est possible également de guider de la lumière dans l'une des gaines ou tube support entourant le coeur, puisque les indices de réfraction optiques de ces gaines ou tube support sont différents de celui du coeur et différents entre eux. Ce procédé est décrit dans la demande de brevet précité. On peut donc par ce procédé transmettre des informations sous forme de vibrations lumineuses modulées dans un premier sens, en utilisant le coeur de la fibre, et dans un second sens, en utilisant par exemple le tube support. I1 est donc possible d'obtenir des liaisons bidirectionnelles entre deux stations n'utilisant qu'une seule fibre optique, ce sans mettre en oeuvre des coupleurs directionnels ou en recourant à des émetteurs d'énergie radiante de longueurs d'onde différentes. Chaque station comporte un dispositif d'émission-réception d'énergie radiante. La fibre optique utilisée peut entre, soit une fibre de type "MCVD" couramment disponible sur le marché ou une fibre optique optimisée en vue de l'application envisagée. Dans ce dernier cas, on est amené à effectuer les choix suivants lors de la fabrication: - choix systématique d'un tube support à faible atténuation optique linéaire, c'est le cas d'un tube support en silice pure. - dopage intermédiaire de la gaine optique de façon à accentuer la différence d'indice à l'interface support-gaine optique. Comme il a été rappelé précédemment, il est nécessaire dans tous les cas pour lesquels on envisage des liaisons sur de longues distances que les pertes logiques soient les plus faibles possibles. I1 est donc nécessaire, entre autre, d'optimiser le couplage optique entre les fibres optiques de liaison et le dispositif d'émission-réception d'énergie radiante. L'invention vise à répondre aux besoins évoqués et propose un dispositif optique d'émission-réception d'énergie radiante minimisant les pertes de couplage dans les deux sens de transmission, évitant toute diaphonie entre ces deux sens de transmission et ne nécessitant pas le développement de composants électroniques. Un dispositif d'émission-réception d'énergie radiante conforme à l'invention, satisfaisant cette condition va maintenant être décrit. La figure 1 illustre schématiquement un tel dispositif dans le cadre particulier du procédé de transmissions bidirectionnelles qui a été rappelé. La fibre optique f est une fibre de liaison assurant ces transmissions bidirectionnelles symbolisées par des flèches. Elle comporte, comme il a été rappelé, un coeur 1 entouré d'une gaine optique 2, d'un tube support 3 et d'une gaine de protection 4. Les transmissions dans un premier sens sont assurées par le guidage de vibrations lumineuses dans le coeur 1. Le couplage optimum de la fibre de liaison avec un détecteur D, par exemple une photodiode, peut être obtenu de façon conventionnelle, ce sans difficulté, car il s'agit de coupler entre elles deux zones circulaires. Dans le cas présent une fibre intermédiaire est utilisée, de section au moins égale à la section circulaire de la zone radiante, c'est à dire le coeur 1 de la fibre optique f. La seule condition à satisfaire est que la zone active 7 de la photodiode D, montée sur un support 8, doit simplement avoir un diamètre supérieur au diamètre extérieur de la fibre intermédiaire fi. Le couplage de la source S avec le tube support 3 de la fibre de liaison, pour assurer les transmissions dans le second sens, est plus délicat à réaliser. En effet, la zone de captage 5 étant de forme annulaire, il faut que la source S soit adaptée à cette configuration tout en laissant le passage libre à la fibre intermédiaire fi. D'autre part, les sources d'énergie radiante le plus couramment utilisées sont du type laser semiconducteur. Ces lasers ont une face active ayant la forme d'un ruban émissif et se caractérisent par une émission très divergente, dans un cône elliptique. La source peut encore être constituée par une diode électroluminescente. Le dispositif de l'invention comprend des moyens optiques anamorphosants 9 conjugant optiquement la zone circulaire d'émission 6 à la zone annulaire 5. L'ensemble des éléments 5, 9 et f possédent un axe de symétrie commun A . Les moyens optiques 9 doivent être placés à une distance d de la face de sortie de la fibre F suffisante pour que la courbure de la fibre fi reste dans des limites convenables. Typiquement la courbure maximale de la fibre fi, pour assurer une transmission optique correcte, est de l'ordre de 1 cm ce qui conduit à une valeur du même ordre de grandeur. A titre d'illustration, le diamètre exterieur de la zone annulaire 5 est de l'ordre de 195 p m pour un diamètre intérieur dans la gamme 40-70 p m. L'angle d'acceptance de cette zone correspond à une ouverture numérique de 0.25. La figure 2 est un schéma optique illustrant de façon plus détaillée la marche des rayons entre la zone émissive circulaire 6 de la source S et la zone annulaire de captage 5 de la fibre optique f. Cette figure illustre notamment la marche des rayons à l'intérieur des moyens optiques anamorphosants 9. Ces moyens optiques anamorphosants se composent: - d'une optique de-collimation L1 permettant d'obtenir un faisceau parallèle; - d'un déviateur DE transformant un faisceau incident cylindrique en un faiscean divergent compris entre deux cônes - et d'une optique de refocalisation L2 faisant converger le faisceau incident en une couronne de diamètres intérieur et extérieur sensiblement égaux respectivement aux diamètres intérieur et extérieur de la zone annulaire 5. Il doit etre également compris que le dispositif de l'invention peut être rendu entièrementt symétrique. Dans ce cas, en inversant les sens de propagation dans la fibre f par rapport à celui qui est indiqué sur la figure 1, la zone annulaire devient une source d'énergie radiante en forme de couronne et la zone circulaire correspondant au coeur une zone de capta tion. Il suffit inverser les rôles respectifs de la source S et du détecteur D et d'intervertir ces composants. Le couplage optique entre la source S et la fibre optique peut être réalisé dans ce cas selon le procédé décrit dans la demande de brevet français NO 79 22 286, déposée le 13 Septembre 1979. Le dispositif obtenu par le procédé décrit dans cette demande de brevet comprend une lentille plan-convexe acollée à la face d'entrée d'une fibre optique constituée d'un verre d'indice de réfraction supérieur à celui de la fibre optique et obtenue en mettant en contact l'extrémité de la fibre optique avec une goutte de verre en fusion. On obtient alors une calotte sphérique dont les paramètres sont controlables. Les différents éléments des moyens optiques anamorphosants 9 peuvent être réalisés chacun de différentes manières conformément à plusieurs variantes d'exécution du dispositif de l'invention. Pour l'optique de collimation L1 de refocalisation L2, on peut utiliser par exemple des lentilles autofocalisatrices ou des lentilles barreaux, des microoptiques classiques, ou bien encore des lentilles de Fresnel. Ces optiques devront avoir une ouverture numérique au moins égale à celle de la fibre, et des focales optimisées pour le couplage de la source S avec une fibre f de type donné. L'optique de refocalisation L2 devra permettre le passage de la fibre intermédiaire centrale fi. Les lentilles autofocalisatrices comme il est connu, peuvent être constituées par des barreaux cylindriques de verre à gradient d'indice, limités par deux faces planes, l'indice optique de réfraction ayant une distribution parabolique le long d'un axe radial et passe par un maximum au centre du barreau. Un rayon lumineux entrant par une des faces planes, sous un angle d'incidence inférieur à l'angle d'acceptance maximum se propage à l'intérieur du barreau suivant un chemin sinusoldal du fait de la variation d'indice. On peut utiliser à la place du verre, d'autres matériaux réfringents. Ce type de lentille est analogue à une lentille sphérique commune dont elle en possède les caractéristiques, mais présente de nombreux avantages. Parmi ceux-ci, il est notamment possible d'obtenir aisément des lentilles à très courte distance focale (inférieur au millimètre) de petit diamètre (jusqu'à 0.5 mm) et surtout la distance focale est simplement déterminée par la longueur du barreau. En effet, on peut définir une période, appelée couramment "pitch" selon la terminologie anglo-saxonne, qui correspond à la période de la fonction sinusoldale. En coupant le barreau à des longueurs correspondant à des valeurs prédéterminées de période ou de fraction de période (par exemple un quart de période) on peut obtenir des lentilles de différentes natures, par exemple collimatrice. La figure 3 illustre une réalisation des moyens optiques anamorphosants 9. à l'aide de telles lentilles. La lentille L1 est constituée d'un premier barreau à gradient d'indice. Le diamètre Q > de ce barreau est typiquement de l'ordre de 1 à 2 mm. La distance dl séparant la face d'entrée de la lentille L1 de la source S est de l'ordre de 1 mm, d1 est également la distance focale de la lentille T 1. Pour être collimatrice, la lentille L1 doit avoir une longueur d2 égale à un quart de période. Cette période dépend notamment du matériau constituant la lentille et de l'évolution précise de l'indice de réfraction le long d'un axe radial. Elle peut être obtenue à partir de tables ou par le calcul.De telles lentilles sont proposées comme composants normalisés dans le commerce, notamment sous la marque déposée "SEL FOC". La distance d3 n'est pas critique, le faisceau émergeant de la lentille L1 étant un faisceau de rayons parallèles. La lentille L2 est également un barreau à gradient d'indice dont le diamètre peut être égal à celui du barreau constituant la lentille L1. La distance séparant le déviateur DE de la lentille L2 dépend de la divergence du faisceau émergeant, c'est à dire de la nature du déviateur DE dont les exemples seront décrits dans ce qui suit. La distance d6 séparant la fibre f de la lentille L2 dépend essentiellement de la courbure maximale qui peut prendre la fibre fi, comme il a été précédemment signalé. La longueur d5 de la lentille L2 sera déterminée en fonction de la valeur de d6, de manière à ce que le faisceau émergeant converge en une couronne sensiblement de même surface que celle de la zone annulaire 5. D'autre part l'angle d'incidence du faisceau convergent doit être inférieur à l'angle d'acceptance de cette zone.Tous les éléments ont pour axe de symétrie commun l'axe A. Selon une autre variante, on peut utiliser des lentilles barreaux. Celles-ci sont constituées par des cylindres en verre ou en un autre matériau réfringent comportant une face convexe et une autre plane. Un exemple de réalisation est décrit dans l'article de HASHIMOTO et NOSU : "Low-loss interference filters" paru dans la publication néerlandaise: "Optical Communication Conference; Conference Proceedings" (17-19 septembre 1979), pages 11.5-1 à 11.5-4. Dans cette variante, le couplage entre la première lentille L1 et la source S peut être réalisé à l'aide d'une fibre optique intermédiaire supplémentaire fil Ce couplage est illustré schématiquement par la figure 4. Le couplage entre la source S et cette fibre intermédiaire fil peut être réalisé selon le procédé de la demande de brevet français NO 79 22 886 précitée. Ce type de couplage peut également être mis en oeuvre dans le cadre de la première variante décrite en relation avec la figure 3. Comme autres alternatives, des optiques de conception classique peuvent être utilisées, éventuellement des doublets limitant les pertes, ou encore des lentilles de FRESNEL. En ce qui concerne ce dernier type de lentilles, un procédé intéressant d'obtention par photolithographie peut être mis en oeuvre. Ce procédé est décrit dans l'article de D'AURA et al: "Photolithographic Fabrication of Thin Film Lenses" paru dans la revue néerlandaise: "Optics Communications", volume 5, no4, juillet 1972, pages 232 à 235. La lentille obtenue par ce procédé se présente sour la forme d'un film mince comportant sur une de ces faces un profil en relief réalisé dans une couche superficielle approximant celui d'une lentille de FRESNEL à prismes de conception classique. Ce profil est obtenu par les techniques classiques photolithographie selon un procédé comportant un certain nombre d'étapes successives de masquage attaque chimique de la couche superficielle. En ce qui concerne le déviateur DE, celui-ci peut également être réalisé de différentes manières. Son rôle est de transformer le faisceau collimaté émergeant de la lentille L1 en un faisceau divergent inscrit à l'intérieur d'un double cône. Dans tous les cas, il s'agit d'un élément optique à symetrie de révolution introduisant un déphasage augmentant linéairement lorsqu'on s'écarte de l'axe de symétrie vers la périphérie. Un premier exemple de réalisation est illustré schématiquement en relation avec la figure 5. L'élément déviateur est réalisé sous forme d'un prisme conique concave de très grand angle au sommet, ce qui entraine que l'angle a, formé par une arête du cône avec la normale à l'axe de symétrie A, est très faible, typiquement de l'ordre de 0.5 . Le faisceau émergeant de la lentille L1 (non figurée) est un faisceau collimaté inscrit dans un cercle C1 et centré sur l'axe de symétrie A. I1 ressort du prisme sous la forme d'un faisceau divergent compris dans un double cône, inscrit entre les deux cercles c2 et c3 centrés sur l'axe A.L'angle de divergence ss, fonction de l'indexe de réfraction du matériau utilisé sera pour la valeur a précitée de l'ordre de 1. Le prisme peut être en verre, mais ce choix entraine des difficultés d'usinage, ou de préférence en plastique moulé à l'aide d'une matrice de moulage obtenue par polissage. I1 peut encore etre obtenu par le procédé de lithographie qui vient hêtre rappelé. Dans ce cas, le profil conique sera obtenu par dépôt d'une couche superficielle sur un film mince, suivi des opérations successives de masquage-attaque chimique de façon à obtenir par approximation le cône de grand angle au sommet. Le film peut être remplacé par une lame en matériau réfringent d'épaisseur constante. Le prisme de la figure 5 peut être remplacé par un prisme à structure de FRESNEL, dest à dire une structure en dent de scie, toutes les dents ayant une égale hauteur. Dans ce cas le prisme peut être obtenu par moulage ou de nouveau par le procédé qui vivent d'être rappelé. D'autres éléments de révolution introduisant un déphasage progressif le long d'un axe radial peut être utilisés, éventuellement en association avecd'autres éléments optiques tels que miroirs de renvoi par exemple. Il est à noter que cette variation progressive n'a pas à être impérativement linéaire. Parmi ceux-el on peut citer, comme variante non représen tée, un réseau à symétrie de révolution dont on n'utilise que des ordres de diffractions différents de l'ordre zéro. I1 y a naturellement perte d'une partie de l'énergie radiante et le - rendement est inférieur à celui pouvant être obtenu par le prisme de la figure 5. Cependant cette perte peut être minimisée par une géométrie adaptée du réseau, qui favorise la transmission de l'énergie dans les ordres retenus et diminue celle transmise par l'ordre zéro. L'ordre zéro peut être occulté par masquage approprié, mais de toutes façons, il ne peut introduire de diaphotie avec l'énergie captée par la fibre intermédiaire fi, et par là avec l'énergie radiante modulée transmise par le coeur 1 de la fibre f (figure 1), car cet ordre zéro ne peut pénétrer dans cette fibre qui occulte de fait le coeur 1 de la fibre 1. L'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'être décrits à titre d'illustration. Le dispositif de l'invention permet un couplage optimum entre, d'une part, la fibre de transmission et d'autre part, les organes d'émission-réception d'énergie radiante, sans introduire de diaphotie entre les deux voies de transmission et en ne faisant appel qu'à des technologies et matériaux très connus en optique. En outre, il ne nécessite pas de composants optoélectroniques spécifiques. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'émission-réception d'énergie radiante7 comprenant au moins une source (S) émettant un faisceau divergent d'énergie radiante et dont la zone active d'émission (6) est inscrite dans un cercle ; le faisceau divergent étant destiné à être capté par une zone de réception de énergie radiante (5) de forme annulaire dispositif caractérisé en ce qu'il comprend des moyens optiques anamorphosants (9) destinés à conjuguer optiquement la zone de réception (5) de forme annulaire avec la zone d'émission (6) inscrite dans un cercle et en ce que ces moyens comprennent un élément optique collimateur (L1) destiné à transformer le faisceau divergent émis en un faisceau parallèle, un élément optique déviateur (DE) destiné à transformer le faisceau parallèle en un faisceau divergent inscrit entre deux cônes et un élément optique convergent tL;!)-destiné à refocaliser le faisceau divergent dans la zone de réception d'énergie radiante de forme annulaire. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément optique collimateur (L1) et l'élément optique convergent (L2) sont constitués chacun par une lentille autofocalisatrice et en ce que cette lentille se présente sous la forme d'un barreau cylindrique en matériau réfringent à gradient d'indice, limité par deux faces planes. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément optique collimateur (L1) et l'élément optique convergent (L2) sont des lentilles de FRESNEL. 4. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément optique collimateur (L1) et l'élément optique convergent (L2) sont constitués chacun par une lentille se présentant sous la forme d'un barreau cylindrique en matériau réfringent limité par une face convexe et par une face plane. 5. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément déviateur (DE) est constitué par un barreau cylindrique en matériau réfringent délimité par une face plane et par une face ayant la forme d'un cône concave de même axe de symétrie que le barreau. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'élément déviateur (DE) est en plastique moulé. 7. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément déviateur (DE) est constitué par une lame d'épaisseur uniforme en matériau réfringent sur laquelle a été disposée une couche de matériau également réfringent d'épaisseur variable, de façon à former dans la couche une cuvette ayant le profil d'un cône concave. 8. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément déviateur (DE) est un réseau optique à symétrie de révolution. 9. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'élément déviateur (DE) est un prisme à structure de FRESNEL à symétrie de révolution. 10. Système de liaisons bidirectionnelles par fibre optique entre une première station et une seconde station; la fibre optique de liaison (f) étant du type comprenant au moins une première région (1) en matériau d'un premier indice de réfraction optique (n1), une deuxième région (2) entourant la première région, en matériau d'un deuxième indice de réfraction optique (n2), et une troisième région (3) entourant la seconde région, en matériau d'un troisième indice de réfraction optique (n5); le deuxième indice de réfraction optique (n2) étant inférieur aux premier (n1) et troisième (nS) indices de réfraction optique; système dans lequel les liaisons bidirectionnelles entre la première station et la seconde station sont assurées par l'établissement d'une première liaison unidirectionnelle dans un premier sens obtenue par captage et guidage optique dans la première région (1) d'énergie radiante et par l'établissement dune seconde liaison unidirectionnelle dans le second sens, obtenu par captage et guidage optique dans la troisième région (3) d'énergie radiante, système caractérisé en ce que chaque station comprend un dispositif d'émission-réception d'énergie radiante selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, la zone de réception de forme annulaire (S) étant constituée par la section de la troisième région (3) et en ce que le dispositif comprend en outre un détecteur d'énergie radiante (D) couplé à la première région (1) à l'aide d'une fibre optique intermédiaire