Elément de pianchéiage préfabriqué pour toiture, ainsi que procédé et dispositif pour sa fabrication. La présente invention concerne un élément de planchéiage préfabriqué pour toiture, comportant une plaque destinée à être posée sur la charpente de la toiture, munie sur sa face supérieure de chevrons de renforcement orientés perpendiculairement à la gouttière et servant d'appui pour les lattes de la toiture, ainsi qu'une couche isolante disposée entre les chevrons de renforcement et dont l'épaisseur est inférieure à la hauteur desdits chevrons, la couche isolante s'élevant sur les faces latérales des chevrons de renforcement et étant reliée à ceux-ci et à la plaque. Un élément de planchéiage préfabriqué pour toiture de ce type est décrit dans la demande de brevet allemand nO 2 021 744. Dans le cas de cet élément de planchéiage connu, on utilise comme couche isolante une matière cellulaire durcissante à la température ambiante, dont on provoque l'expansion sur place, la liaison avec les faces latérales des chevrons de renforcement étant réalisée en appliquant à cet endroit, au moyen de buses, une quantité d'autant plus grande de constituants de la matière cellulaire. La face supérieure des chevrons de renforcement des éléments de planchéiage pour toiture de ce type connu ne doit pas, dans ce cas, recevoir de matière cellulaire, afin d'éviter l'opération ultérieure qui serait alors nécessaire.Toutefois, avec cet élément de planchéiage pour toiture connu, il est extrme- ment difficile d'obtenir par réglage aux endroits considérés le dosage correct en constituants de la matière cellulaire, étant donna que ceux-ci vont, lorsqu'il s'agit en particulier de polyuréthane, ou bien de ne pas fournir lors de leur libre expansion une liaison suffisante avec les faces latérales des chevrons de renforcement, ou bien parvenir sur les faces supérieures de ceux-ci, ce qui exige leur enlèvement ultérieur. Il est en effet nécessaire de rapporter sur les faces supérieures des chevrons de renforcement les lattes qui porteront ensuite les tuiles, de sorte qu'il faut éliminer les irrégularités formées par la matière cellulaire.Si le dosage au voisinage des chevrons est trop faible, il en résulte en outre cet inconvénient qu'une recharge à la main dans ces parties est alors nécessaire. Un autre inconvénient de ces éléments de planchéiage connus réside dans le fait que la matière cellulaire exposée librement est rendue aisément inflammable par la fixation de vapeur d'eau. Le but de l'invention est de remédier aux inconvénients liés à cette technique connue et d'agencer en particulier un élément de planchéiage préfabriqué pour toiture du type précité de telle sorte que le contrôle et la réalisation de la couche isolante soient assurés d'une manière extrêmement simple et que l'on obtienne en outre une protection de la couche thermo-isolante contre les influences extérieures par un moyen lui-même extrêmement simple. On parvient à ce résultat, selon l'invention, par le fait que la couche isolante est réalisée par un procédé de moulage selon un profil défini en s'étendant sur les faces supérieures des chevrons de renforcement, par le fait que cette couche isolante est en une matière présentant des propriétés adhésives au moins en surface, et par le fait qu'il est prévu, sur la couche isolante recouvrant de façon continue l'élément de planchéiage pour toiture, une couche d'arrêt ayant le même profil. L'invention présente en particulier cet avantage que, si l'on utilise comme couche isolante des substances subissant une libre expansion, il n'est plus nécessaire de prévoir des moyens particuliers pour contrôler cette expansion pour la formation de mousse au voisinage des chevrons de renforcement, tandis qu'on obtient toujours une liaison satisfaisante entre ces chevrons et la couche isolante. Par suite de la présence de la couche d'arrêt appliquée simultanément à la couche isolante, réunie par collage aveccelle-ci au cours de la même opération, et adhérant comme indiqué précédemment sur les faces supérieures des chevrons par une très mince couche de matière cellulaire, celle-ci est protégée avec certitude contre les influences extérieures.En outre, le profilage choisi présente cet avantage que l'eau ou l'humidi té pénétrant éventuellement sous les tuiles ou plaques de la toiture est acheminée avec certitude par les rigoles en forme de cuvettes ménagées sur la couche d'arrêt entre les chevrons en direction de la gouttière de la toiture, sans venir en contact avec la matière isolante ou avec le bois des chevrons. On obtient de cette manière une très bonne longévité pour l'élément de planchéiage pour toiture suivant l'invention. On peut utiliser, comme couche isolante ayant des propriétés adhésives, en particulier des mousses de polyuréthane, des mousses PIR, des mousses phénoliques et des mousses thermoplastiques, étant donné qu'on obtient dans ce cas, du fait des propriétés intrinsèques de la couche isolante, une réunion par collage sûre de tous les éléments, sans les inconvénients qui sont liés à l'emploi de ces matières subissant une libre expansion Il est également possible d'utiliser d'autres matières dont les propriétés adhésives sont obtenues par l'application des adhésifs, et on peut alors utiliser des matières en rouleau ou des matières en plaques. Selon un mode de réalisation avantageux, un profil compensateur élastique est disposé sur la face supérieure au-dessus de la couche d'arrêt. Il en résulte cet avantage qu'au niveau de la face supérieure des chevrons, les profilés compensateurs peuvent compenser de légères différences de hauteur des lattes, de sorte que la sécurité de fabrication est augmentée. Suivant une autre particularité avantageuse de l'invention, la zone de transition qui est relevée sur les côtés des chevrons peut avoir en coupe une section en forme de congé, ou bien au contraire une forme convexe. On évite ainsi de façon efficace un endommagement des couches d'arrêt sur les bords des chevrons. L'invention concerne encore un procédé pour la fabrication d'un élément de planchéiage pour toiture du type précité, caractérisé en ce qu'on garnit les plaques portant les chevrons de renforcement, formées en particulier par des plaques en aggloméré ou en contreplaqué et se présentant sous forme d'une bande continue ou cohérente, avec la couche de matière isolante, puis on y applique la ou les couches d'arrêt, et ce qu'on fait agir ensuite sur la face supérieure de la ou les couches d'arrêt un organe de pressage supérieur profilé, qui agit sur l'ensemble constitué par la couche isolante et par la couche d'arrêt d'une manière fournissant d'une part un profilage de cet ensemble, de telle sorte que les bandes situées entre les chevrons de renforcement se trouvent à un niveau inférieur à celui des faces supérieures de ces chevrons, ces bandes étant inclinées vers le haut sur les côtés des chevrons, tandis que l'adhérence entre la couche d'arrêt, une couche isolante relativement mince et les faces supérieures des chevrons est en même temps réalisée. On conçoit que ce procédé permet d'une manière simple, en particulier dans le cas de couche isolante subissant une expansion avec ti rmation de mousse, une liaison sûre entre tous les éléments à réunir, sans devoir prendre des mesures particulières en ce qui concerne le dosage des constituants de la matière cellulaire ou mousse.Simultanément, on forme au cours d'une seule opération les dépressions en forme de cuvettes orientées perpendiculairement à la gouttière d'une toiture t on obtient un planchéiage sans ponts thermiques, dans lequel toutes les parties sont protégées visw is des intempéries, mais fournissant toutefois'Une surface de réception lisse ou régulière pour la fixation des lattes de la -toiture. Tous ces résultats sont obtenus sans exiger d'intervention ultérieure. Suivant un autre mode de mise en oeuvre de ce procédé, on applique sur les faces supérieures des chevrons de renforcement, pour la fixation des couches de recouvrement, en particulier de la couche d'arrêt, une mince bande ou bien une succession serrée de points ou zones d'adhésifs de fusion ou de contact. On peut ainsi obtenir, malgré certaines tolérances de fabrication des chevrons de renforcement, un collage sûr des couches de recouvrement sur les faces supérieures de ces chevrons. De façon avantageuse, les profilés compensateurs élastiques sont apoliqués sous forme de bandes, de sorte qu'ils font partie de l'élément de planchéiage pour toiture, ou bien de tels profilés compensateurs élastiques peuvent également faire partie de la bande de pressage appliquée et demeurer sur celle-ci L'invention concerne encore un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé. La description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatif, permettra de mieux comprendre l'invention. La Fig. 1 est une vue en coupe d'un mode de séa- lisation de plaque de planchéiage pour toiture suivant l'invention, montrant également ledispositif utilisé pour sa fabrication, sous une forme très schématiqueo La Fig. 2 montre un détail du mode de réalisation d'élément de planchéiage pour toiture suivant la Fig. 1. La Fig. 3 est une vue analogue à la Fig. 2, montrant une variante de réalisation d'élément de planchéiage pour toiture suivant l'inventionO La Fig. 4 est une vue encoupe très schématisée d'un autre mode de réalisation d'élément de planchéiage pour toiture suivant l'invention, avec le dispositif utilisé pour sa fabrication. La Fig. 5 montre des détails de deux modes de réalisation différents de l'élément de planchéiage. La Fig. 6 montre une autre variante encore. On décrira tout d'abord les caractéristiques de l'élément de planchéiage pour toiture suivant l'invention en regard de la Fig. 1. Comme visible sur la Fig. 1, qui toutefois n'est pas à l'échelle, l'élément de planchéiage pour toiture 1 comprend une plaque 2 destinée à être posée sur la charpente du toit et munie sur sa face supérieure de chevrons de renforcement 5 orientés perpendiculairement à la gouttière et destinés à supporter les lattes de la toiture. Suivant le mode de réalisation représenté, on a montré quatre chevrons de renforcement 5 de ce type, qui sont réunis de préférence à la plaque 2 par le fait que chaque chevron de renforcement 5 comporte dans sa face inférieure au moins une rainure 10 orientée dans le sens longitudinal, une rainure ll correspond à cette rainure 10 étant prévue dans la face de la plaque 2 qui est orientée vers le haut. Les rainures sont remplies d'une matière plastique durcissable liquide ou bien pouvant être rendue fluide par chauffage, de préférence d'une masse de scellement en polyuréthane. On obtient de cette manière une liaison sûre et pouvant être réalisée d'une manière extrêmement simple entre les chevrons de renforcement 5 et les plaques 2. Les intervalles ménagés entre les chevrons de renforcement 5 sont remplis d'une couche de matière isolante qui est profilée de telle sorte qu'elle s'élève au voisinage des chevrons de renforcement en formant comme visible sur les vues de détail qui constipent les Fig. 2 et 3 une mince couche à la surface supérieure de ces chevrons, et en retombant de chaque côté jusqu'à une hauteur de couche uniforme continue On évite de cette manière la formation d'un pont thermique au droit des chevrons. Etant donné que l'on utilise suivant l'invention, pour former la couche isolante, des matières ayant des propriétés adhésives, on dispose sur cette couche iSolante 4 une couche d'arrêt 6 qui s'étend sur toute la surface de l'élément de planchéiage et qui est réunie rigidement à la couche isolante 4 par suite des propriétés adhésives de cette dernière. Comme indiqué, la couche d'arrêt 6 suit alors complé$ement le profilage choisi pur la couche isolante 4. On obtient du fait de ce pro filage, des rigoles nf forme de cuvettes orientées vers la gouttière du toit et qui sont séparées toutefois de la couche isolante par la couche d'arrêt 6.Selon les profilages désirés, on peut choisir pour la couche d'arrêt des matières s'opposant à la diffusion ou poreuses, ou bien présentant ou non une caractéristique métallique. Ces matières peuvent être, par exemple, une feuille d'aluminium, une tôle d'aluminlur profile, un complexe d'aluminium et de nappe de fibres de verre, des complexes à plusieurs épaisseurs à base de papier, des couches de recouvrement en tôle d'acier (tôle à profil trapzodal), des feuilles de polyoléfine, des papiers bitumineux ou des complexes bitume-nappe de fibres de verre, des complexes polyoléfine - nappe de fibres de verre, ou poly oléfine-papier, ou encore nappe de fibres de verre-mélamine. Comme le montre le mode de réalisation visible sur la Fiq. 2, la couche d'arrêt peut etre d'un seul tenant, c'est-à-dire qu'une bande de couche d'arrêt peut chevaucher les quatre chevrons de renforcement, ou bien comme visible sur la Fig. 3 on peut utiliser trois bandes de couche d'arrêt pour chaque élément de planchéiage comportant quatre chevrons de renforcement, ces bandes se chevauchant au droit desdits chevrons. Une caractéristique commune à tous ces modes de réalisation réside toutefois dans le fait que, par opposition à la technique antérieure, la couche de matière isolante passe en une couche relativement mince 19 sur la partie supérieure des chevrons de renforcement et fournit à cet endroit un collage sûr de la couche d'arrêt. Pour la fabrication des éléments de planchéiage pour toiture suivant l'invention, on utilise de préférence un dispositif du type représenté schématiquement sur la Fig. 1. Dans ce dispositif, qui peut être dénommé le plus judicieusement presse-tunnel et qui serb à la fabrication en continu d'éléments de planchéiage de ce type, la plaque 2 repose dans une position dans laquelle les chevrons de renforcement 5 sont dirigés vers le haut sur une plaque de pressage et-de transport inférieure 13 qui peut être constituée par un tablier L'élément de pressage ou plateau 14 utilisé suivant l'invention se présente également, dans le cas présent, sous la forme d'une bande sans fin constituée par un certain nombre de plaques de pressage supérieures profilées 14.Ces plaques de pressage 14 présentent des éléments profilés 15 de préférence interchangeables, au moyen desquels on peut modifier le profilage requis d'un élément de planchéiage suivant l'invention sur le côté portant la couche de matière isolante. Compte tenu des dimensions présentes de la plaque 2 et des chevrons de renforcement 5, la distance entre le tablier ou l'élément de pressage supérieur 14 et le tablier inférieur est tel que, lors de l'expansion de la couche isolante 4, la couche de collage 19 puisse se former par introduction de la mousse entre la face supérieure 7 des chevrons de renforcement et la couche d'arrêt 6. Le procédé de fabrication d'une plaque de ce type peut se résumer comme suit Lors de l'utilisation de mousse plastique subissant une libre expansion, avant la pénétration dans la presse-tunnel selon la Fig. 1, les constituants de la mousse ou matière cellulaire sont d'abord introduits dans les intervalles entre les chevrons de renforcement 5, cette opération étant assurée par coule ou au moyen de buses de projection, puis la couche d'arrêt 6 est appliquée, après quoi, tandis que l'expansion de la couche isolante 4 commence déjà, le profilage désiré et la limitation de la matière cellulaire sont contrôlés par les éléments profilés 15 prévus sur l'organe de pressage 14. I1 n'est pas nécessaire alors de prévoir d'autres moyens en vue d'un dosage particulièrement précis au voisinage des chevrons de renforcement 5 pour créer le profil désiré. Du fait des propriétés auto-collantes des mousses de ce type, on obtient en un seul stade opératoire, par un profilé de moulage extrêmement simple, une bonne liaison par collage entre la plaque 2, la couche isolante 4 les côtés des chevrons de renforcement 5, leur face supérieure 7 et en même temps la couche d'arrêt 6. Le panneau de planchéiage ainsi réalisé est supérieur aux panneaux connus à la fois en ce qui concerne la qualité, l'aspect extérieur et la résistance aux intempéries. Comme le montre la vue en coupe qui forme la Fig.4, l'élément de planchéiage pour toiture 1 est constitué par une-plaque 2 destinée à être posée sur la charpente de la toiture et munie sur sa face supérieure de chevrons de renforcement 5 orientés perpendiculairement à la gouttière et constituant un support pour les lattes de la toiture. La plaque 2 peut être constituée par un aggloméré ou bien par du contreplaqué, ainsi que par des plaques d'ébénisterie, du bois stratifié encollé, des matières thermodurcissables, des matières thermoplastiques, des matières plastiques renforcées par des fibres de verre, du verre expansé, du plâtre, de l'amiante ou de la perlite. Entre les chevrons de renforcement 5, les intervalles sont remplis d'une couche de matière isolante qui est profilée de telle sorte qu'elle s'élève au voisinage des chevrons de renforcement et qu'elle s'étende comme cela est mieux visible sur la Fig. 5, en une mince couche 7 sur la surface de ces chevrons, pour retomber de l'au- tre côté jusqu'à une hauteur de couche uniforme. En outre, une couche d'arrêt 6 est, comme cela a déjà été indiqué précédemment, disposée sur la couche isolante 4, qui est collée sur la plaque de support et sur les chevrons de renforcement de la manière déjà décrite. Etant donné qu'il est important que la couche d'arrêt soit étanche à la diffusion pour l'application indiquée, ce qui permet l'utilisation de coefficientsiL plus faibles lors du calcul, et en conséquence d'épaisseurs de matière isolante plus faibles lors de l'utilisation on doit éviter d'endommager, lors de la fabrication ou pendant la manutention, le bord comparativement non protégé au droit duquel la couche d'arrêt 6 passe sur les bords des chevrons de renforcement. A cet effet, comme visible sur-la fig. 4 il est prévu lors de la fabrication selon l'invention des profilés compensateurs élastiques supplémentaires 17, qui sont maintenus par collage sur les faces supérieures des chevrons de renforcement 5 ou bien qui peuvent faire partie du tablier de pressage 4 représenté sur la Fig.4, entre les parties profilées 15. Ces profilés compensateurs élastiques ont pour but de compenser les faibles différences de hauteur résultant des tolérances de fabrication des chevrons de renforcement 5 et dévirer ainsi un endommagement des parties voisines des bords par la bande de pressage 14. Pour protéger ces bords, il est avantageux de conformer les zones de transition 19 de telle sorte qu'elles constituent une protection supplémentaire pour les bords vis-à-vis d'un endommagement de la couche d'arrêt 6. Deux possibilités sont représentées schéma- tiquement sur la Fig. 5 sous forme d'un congé ou d'une convexité. Comme cela résulte en outre de la Fig. 4, il est prévu suivant 11 invention au lieu des pièces entretoises et de chaque catie, une channe à maillons 18 réglable en largeur et se déplaçant de façon synchrone avec le tablier 13, cette chaîne pouvant comporter des maillons en acier, des maillons en élastomère avec armature en acier ou des maillons en élastomère sans armature. Du fait de cette réalisation du guidage latéral, on obtient un guidage sûr et sans friction des éléments de planchéiage pendant la fabrication. Suivant une autre particularité encore, on peut, lors de la fabrication, protéger ces parties marginales pouvant être endommagées en appliquant en outre, sur la face supérieure des chevrons, une mince bande ou une étroite succession de points d'adhésifs de fusion ou de contact, qui peuvent remplacer la couche de matière isolante adhésive continue, en assurant ainsi de façon sdre le collage de la couche. d'arrêt avec le chevron de renforcement, de sorte que tout danger de séparation lors de la manutention de ces éléments de planchéiage est exclu On a montré sur la Fig. 6 une caractéristique particulierement avantageuse de l'élément de planchéiage pour toiture décrit ci-avant.Comme indiqué, il est prévu suivant ce mode de réalisation, en plus de la bande de support appliquée à partir d'un rouleau ou de la couche d'arrêt 6, une couche intermédiaire ou couche de protection 20 pouvant être également appliquée à partir d'un rouleau. Cette couche de protection 20 est constituée de préférence par une couche ininflammable ou fortement ignifugée, par exemple en laine de verre, en laine minérale, en mousse de PVC ou en pl tre. On peut, en principe, utilisertoutes les couches intermédiaires organiques ou minérales pouvant être appliquées à partir d'un rouleau par étalement, par pulvérisatIon ou par extrusion.Lors de l'utilisation de matériaux ignifuges et ininflammables comme indiqué précédemment, il en résulte l'avantage additionnel d'une forte résistance au feu des éléments de planchéiage pour toiture de ce type. Outre les matières indiquées ci-avant pour former la couche isolante 4, on peut encore utiliser des mousses de polycarbodiimide ou d'autres mousses organiques, par exemple des mousses d'imide, urée-formaldéhyde,etc.. Il est évident pour le technicien spécialisé dans ce domaine que les particularités décrites ci-avant ne sont aucunement limitées aux éléments de planchéiage pour toiture. Dans le cas de matériaux de décoration, par exemple de feuilles métalliques ou de feuilles de matière plastique de structure et de coloration appropriées, les principes de l'invention peuvent être utilisés, de m & e pour des éléments muraux, ce qui permet d'obtenir une isolation acoustique et (ou) thermique simultanément à un aspect décoratif. D'autres modifications encore peuvent être apportées aux modes de mise en oeuvre décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1. - Elément de planchéiage préfabriqué pour toiture, constitué par une plaque destinée à être posée sur la charpente de la toiture, munie sur sa face supérieure de chevrons de renforcement orientés perpendiculairement à la gouttière et constituant un support pour les lattes de la toiture, et par une couche isolante disposée entre ces chevrons de renforcement, dont l'épais- suer est inférieure à la hauteur desdits chevrons de renforcement, cette couche isolante s'élevant vers les faces latérales de ces chevrons et étant réunie à ceux-ci et à la plaque, caractérisé en ce que la couche isolante (4) est, par un procédé de moulage selon un profil déterminé, étendue au-dessus des faces supérieures (7) des chevrons de renforcement (5), en ce que cette couche isolante (4) est en une matière présentant des propriétés adhésives au moins sur ses surfaces, et en ce qu'il est prévu, sur la couche isolante s'étendant de façon continue au-dessus de l'élément de planchéiage (1), une couche d'arrêt (6) ayant le meme profil. 2.- Elément de planchéiage pour toiture suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la couche de matière isolante (6) est en une matière choisie dans le groupe comprenant les mousses de polyuréthane, les mousses PIR, les mousses phénoliques, les mousses thermoplastiques, les mousses depolycarbodiimide, les mousses d'imide et les mousses urée-formaldéhyde. 3.- Elément de planchéiage pour toiture suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la couche isolante est en une matière isolante rendue adhésive par l'application d'agents adhésifs, cette matière pouvant être sous forme de plaque ou appliquée à partir d'un rouleau. 4.- Elément de planchéiage pour toiture suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la couche d'arrêt est constituée par une feuille d'aluminium, par une tôle d'aluminium profilée, par un complexe aluminium-nappe de fibres de verre, par un complexe en papier à plusieurs épaisseurs, par des tôles d'acier profilées, par des feuilles de polyoléfine, par du papier bitumineux, par une couche de bitume et de nappe de fibres de verre, par une combinaison de polyoléfine et de fibres de verre, par une combinaison de polyoléfine et de papier, ou par une combinaison de nappe de fibres de verre et de mélamine. 5.- Elément de planchéiage pour toiture, suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte quatre chevrons de renforcement (5) qui sont recouverts par une seule bande de couche d'arrêt (6), ou bien par trois bandes de couche d'arrêt (6) disposées dans une relation de chevauchement, les zones se chevauchant de ces bandes étant de préférence réunies par collage. 6. - Elément de planchéiage pour toiture suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les chevrons de renforcement présentent, dans leur face inférieure, une ou plusieurs rainures ou dépressions (10) s'étendant dans le sens longitudinal, la plaque (2) présentant des rainures ou dépressions appropriées occupant des positions correspondantes, et en ce que ces rainures ou dépressions sont remplies à l'aide d'une masse de scellement en matière plastique liquide ou pouvant être rendue fluide par chauffage, de préférence en polyuréthane. 7.- Elément de planchéiage pour toiture suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractéri sé en ce qu'un profilé compensateur (17) est disposé sur la face supérieure (7), au-dessus de la couche d'arrêt (6). 8.- Elément de planchéiage pour toiture suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la zone de transition (19) s'élevant au voisinage des chevrons de renforcement (5) a en section droite une forme de congé. 9.- Elément de planchéiage pour toiture suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la zone de transition (19) s'élevant au voisinage des chevrons de renforcement (5) a une section à convexité orientée vers l'extérieur. 10.- Elément de planchéiage suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est prévu, entre la couche isolante (4) et la couche d'arrêt (6), une couche de protection supplémentaire (20) qui peut être en une matière appliquée à partir d'un rouleau, par étalement, par projection ou encore par extrusion, cette matière pouvant être fortement ignifugée ou ininflammable et étant constituée notamment par de la laine de verre, de la laine minérale, une mousse de PVC ou du plate. 11.- Procédé pour la fabrication d'un élément de planchéiage préfabriqué pour toiture suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on garnit les plaques, en particulier des plaques d'aggloméré ou de contreplaqué portant des chevrons de renforcement, en continu ou sous forme de bande cohérente, d'abord avec la couche de matière isolante, puis avec la ou les couches d'arrêt, et en ce qu'on fait agir ensuite un organe de pressage supérieur profilé sur la face supérieure de la ou des couches d'arrêt, cet organe agissant sur la combinaison formée par la couche isolante et la couche d'arrêt de telle sorte qu'on obtienne d'abord un profilage de cette combinaison, en ce sens que les bandes qui se trouvent entre les chevrons de renforcement sont situées à un niveau inférieur à celui des faces supérieures des chevrons de renforcement et s'élèvent sur les côtés de ces chevrons de renforcement, en réalisant simultanément la réunion par collage entre la couche d'arrêt, une couche de matière isolante relativement mince et la face supérieure des chevrons de renforcement, les constituants de la couche isolante étant coulés ou pulvérisés entre les chevrons de renforcement, puis pouvant subir une libre expansion dans les limites définies par l'organe de pressage, celui-ci étant disposé à une distance telle qu'une mince couche de mousse soit formée entre la face supérieure des chevrons de renforcement et la couche d'arrêt pour réaliser la liaison par collage, cette couche d'arrêt étant formée elle-même par une ou plusieurs bandes continues. 12.- Procédé suivant la revendication 11, caractérisé en ce qu'une mince bande ou une succession étroite de points d'adhésif de fusion ou de contact est appliquée sur -la face supérieure des chevrons de renforcement pour la fixation des couches de recouvrement. 13.- Procédé suivant la revendication 12, caractérisé en ce que, pour la production d'éléments de planchéiage suivant la revendication 8, on utilise en outre un profilé de compensation élastique. 14.- Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 11 à 13, caractérisé en ce qu'il est prévu une plaque de transport inférieure (13) sur laquelle repose la face lisse de l'élément de planchéiage (1) et un organe de pressage (14) présentant un profil approprié (15) et placé à une certaine distance au-dessus de cette plaque de transport. 15.- Dispositif suivant la revendication 14, caractérisé en ce que l'organe de pressage (14) est constitué par une bande sans fin formée de maillons, les délimitations latérales étant définies par des chaînes réglables en largeur et se déplaçant avec la bande, ces chaînes (18) étant formées par des chaines à maillons en acier, des chaînes à maillons en élastomère avec armature en acier, ou des chaînes à maillons en élastomère, cet organe de pressage (14) présentant des éléments profilés interchangeables (16), la plaque de transport (14) étant constituée elle-même par une bande transporteuse sans fin. 16.- Dispositif suivant la revendication 14 ou 15, caractérisé en ce que des éléments de retenue latéraux (17; 18) ou des butées sont prévus sur la bande de transport.