La présente invention concerne un procédé pour enduire des corps creux cylindriques ou coniques ouverts d'un coté, selon lequel la substance d'enduction est introduite à l'état liquide et en quantité excédentaire dans le corps creux qui est ensuite tourné lentement autour de son axe de révolution et incliné, de sorte que la substance d'enduction humidifie toute la paroi interne et que le surplus s'écoule du corps creux. I1 est connu d'enduire la paroi interne de gobelets en carton de chlorure de polyvinylidène afin d'augmenter leur étanchéité au gaz. Selon le procédé connu de ce type, on introduit dans les gobelets devant être enduits une quantité de chlorure de polyvinylidène dispersée dans l'eau qui est nettement supérieure à la quantité nécessaire pour former une pellicule sur la paroi interne. En faisant tourner les gobelets lentement autour de leur axe de révolution, on les renverse ensuite, de sorts que le surplus de la dispersion s'écoule à l'extérieur par le bord du gobelet. Ce renversement provoque également l'humidification de la partie de la paroi interne qui était restée sèche jusqu'alors.Tout en poursuivant la rotation, on souffle ensuite de l'air chaud dans les gobelets, de sorte que l'eau s'évapore et que le chlorure de polyvinylidène forme une pellicule étanche sur la paroi interne des gobelets. Cette pellicule est très mince. Le but de l'invention est d'appliquer une pellicule épaisse de chlorure de polyvinylidène sur la paroi interne de rcipients. L'invention vise surtout à appliquer sur la paroi interne d'ébauches de matière plastique, transformées ensuite en récipients par un procédé de soufflage, une couche de chlorure de polyvinylidène dont l'épaisseur est telle que son étanchéité au gaz est encore suffisante après son étirage pendant la transformation de l'ébauche en récipient. Conformément à l'invention, ce résultat est obtenu par le fait que, après l'écoulement du surplus de la substance d'enduction, le corps creux est tourné pendant une durée déterminée à une vitesse de rotation plus élevée, et qu'un élément chauffant est introduit dans le corps creux. Selon un perfectionnement de ltobjet de l'invention, on obtient une enduction particulièrement, uniforme et épaisse par le fait que le corps creux est ramené à la position verticale, avec son ouverture en haut, après la mise en rotation du corps creux à la vitesse de rotation plus élevée, Ét que l'élément chauffant est ensuite introduit dans la cavité de ce corps. Vautres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre, donnée uniquement à tire d'exemple non limitatif, ainsi que de la figure unique du dessin annexé, représentant les différentes phases, numérotées de 1 à 7, ,. .. a du procédé de l'invention, Le dessin représente une ébauche à enduire 11 en polystyrène, une matière plastique relativement perméable au gaz, qui doit ensuite etre transformée en une bouteille dans le procédé de soufflage. L'ébauche a la forme d'un dé à coudre, la conicité de sa paroi latérale est de 20, et son fond est bombé vers l'extérieur. Cette ébauche a une longueur de 70 mm, une ouverture d'un diamètre de 25 mm, et une paroi d'une épaisseur de 2 mm. Pour produire une base d'adhérence convenable sur la paroi interne de l'ébauche 11, celle-ci est tout d'abord soumise à un traitement préalable à l'ozone dans la phase lduprocéde. L'atmosphère d'ozone produite à l'intérieur de l'ébauche ll par un dispositif 12 modifie le coté intérieur de l'ébauche de telle manière qu'il puisse être mouillé convenablement. Dans la phase 2 du procédé, un dispositif de dosage 13 introduit environ 1 ml d'une dispersion très fluide de chlorure de polyvinylidène dans l'ébauche Il ayant subi ce traitement préalable. L'ébauche 11, dont l'axe de révolution est vertical, est ensuite tournée autour de cet axe pendant 20 s à une vitesse de 3000 tr/mn. A cette vitesse de rotation élevée la dispersinn introduite dans l'ébauche se répartit sous forme d'une mince couche sur toute l'étendue de sa paroi conique. Pendant sa rotation, on introduit dans l'ébauche 11, dans le sens axial, un élément de chauffage par radiation 14 ayant la forme d'une tige.Cet élément chauffant 14 travaille dans la gamme des rayons infrarouges à ondes moyennes allant de 2 à 3,6 /um, et il comprend une spirale chauffante 15 dont les spires sont plus denses près de la pointe de l'élément que dans ses zones médiane et supérieure. Pour obtenir une évacuation rapide de la vapeur d'eau produite, une buse 16 introduit de I'air de balayage à l'intérieur de l'ébauche 11. Pendant ce traitement, l'eau de la mince couche de dispersion de chlorure de polyvinylidène s'évapore rapidement et est aussitôt évacuée par l'air de balayage. Cet air n'affecte pratiquement pas l'efficacité de l'élément chauffant 14 puisque l'enveloppe en quartz de celui-ci n'a qu'un faible pouvoir d'absorption pour les radiations dans la gamme de longueurs d'onde citée. L'élément chauffant 14 est abaissé en même temps qu un anneau collecteur 17 qui entoure l'ébauche 11. Cet anneau collecteur 17 reçoit les gouttes pouvant être projetées par-dessus le bord de ébauche pendant que celle-ci tourne à la vitesse élevée citée. L'eau des gouttes adhérant à la paroi intérieure de l'anneau collecteur est évaporée par le rayonnement de chaleur produit par l'élément chauffant 14 lorsque celui-ci est écarté, avec l'anneau collecteur 17, de la zone de l'ébauche. L'anneau collecteur 17 est une bande d'acier dont les extrémités se recouvrent et qui est enduite de tétrafluoréthylène. Lorsque les gouttes de chlorure de polyvinylidène projetées sur l'anneau ont fini par former une croûte massive au bout d'un certain temps d'utilisation, l'anneau collecteur est simplement écarté par le côté ouvert, de sorte que la croate tombe d'ellemême sous forme d'une masse solide. La première couche3 appliquée de la façon décrite ci-dessus, est maintenue très mince dans le but d'obtenir une adhérence convenable et elle sert en fait uniquement comme une base d'adhérence. Sur cette base, est appliquée une couche de dispersion de chlorure de polyvinylidène devant former une pellicule parfaitement étanche. Pour l'application de cette couche d'étanchéité proprement dite sur sa paroi interne l'ébauche 11, encore chaude, est remplie à environ 4/5 de dispersion de chlorure de polyvinylidène par un second dispositif de dosage 20 dans la phase 4 du procédé. Dans la phase 5 suivante, l'ébauche 11 est tournée à une vitesse de 20 tr/mn et en même temps renversée lentement, jusqu' a ce que son axe de révolution soit dirigé vers le bas. Le surplus de dispersion s'écoule alors de l'ébauche 11 dans une rigole collectrice 21. Pendant que l'ébauche 11 tourne à cette faible vitesse, la dispersion se répartit sous la forme d'une pellicule humide et uniforme sur la paroi interne de l'ébauche. La quantité de dispersion restant dans cette dernière dépend de la viscosité de la dispersion et de la vitesse de rotation pendant le déversement du surplus. L'épaisseur de la couche humide peut être ajustée par la variation de la vitesse de rotation de l'ébauche 11. Pour stabiliser la pellicule humide qui s'est répartie uniformément pendant la rotation lente de l'ébauche 11, la vitesse de rotation de cette dernière est ensuite portée à 1400 tr/mn pendant que l'ébauche est ramenée a sa position verticale. Lorsqu'eUe est arrivée à cette position, un elément chauffant 22 - identique à celui décrit ci-dessus pour le séchage de la première couche - plonge dans l'ébauche 11 pour le séchage de la pellicule humide. De l'air de balayage sortant d'une buse 23 évacue la vapeur d'eau produite. Les gouttelettes pouvant être projetées vers l'extérieur sont captées par un anneau collecteur 24 qui peut être monté et descendu avec l'élément chauffant 22 et la buse 23. La couche d'enduction qui s'est solidifiée pendant la phase 6 du procédé peut être soumise à un post-séchage dans la phase 7 par un élément chauffant 25 qui coopère également avec une buse 26 qui introduit de l'air de balayage dans le récipient. La solidification de la couche d'enduction et le postséchage durent chacun environ 20 s. Si le taux d'étirage pendant la transformation de l'ébauche 11 en une bouteille par le procédé de soufflage est très élevé, il est avantageux de réaliser une couche qui est plus épaisse que celle pouvant être obtenue par une couche de base et une seule couche d'étanchéité proprement dite. Une telle couche plus épaisse peut être obtenue par l'application de couches supplémentaires, formées comme décrit ci-dessus pour la couche d'étanchéité proprement dite. REVENDICATIONS 1. Procédé pour enduire des corps creux cylindriques ou coniques ouverts d'un côté, selon lequel la substance d'enduction est introdite à l'état liquide et en quantité excédentaire dans le corps creux qui est ensuite tourné lentement autour de son axe de révolution et incliné, de sorte que la substance d'enduction humidifie toute la paroi interne et que le surplus s'écoule du corps creux, caractérisé par le fait que, apres l'écoulement du surplus de la substance d'enduction, le corps creux est tourné pendant une durée déterminée à une vitesse de rotation plus élevée, et qu'un élément chauffant est introduit dans le corps creux. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le corps creux est ramené à la position verticale, avec son ouverture en haut, après la mise en rotation du corps creux à la vitesse de rotation plus élevée, et que l'élément chauffant est ensuite introduit dans la cavité de ce corps. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le soufflage d'air de séchage dans le corps creux pendant la durée d'enclenchement de l'élément chauffant 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisE en ce que, avant l'introduction de la substance d'enduction dans le corps creux, une quantité dosée exactement d'une substance pour la formation d'une couche de base est introduite dans le corps creux, le corps creux est tourné à une vitesse élevée autour de son axe, et un élément chauffant est maintenu pendant ce temps à l'intérieur du corps creux.