Système intermédiaire de compensation (10) pour compenser et amortir le recul d’une arme à feu munie d’une crosse, comprenant un élément principal (1) réalisé en matériau souple, déformable et élastique, comportant une pluralité d’alvéoles (6) débouchant sur une surface interne (12) et se terminant de façon borgne sur une partie pleine (11) dont l’épaisseur est délimitée par une surface externe prévue pour former une surface d’appui pour une épaule d’un utilisateur, les alvéoles (6) ayant des dimensions et/ou des densités variables en fonction des zones de la surface interne (12) sur laquelle elles débouchent, et comportant en outre une jupe (5) déformable élastiquement et s’étendant en périphérie de l’élément principal (en dépassant de sa surface interne. Le système intermédiaire de compensation est particulièrement destiné à réduire les effets indésirables provoqués par le recul d’une arme à feu munie d’une crosse sur laquelle il est installée. Figure pour l’abrégé : figure 2 Système intermédiaire de compensation pour amortir le recul d’une arme à feu La présente invention concerne un système intermédiaire de compensation permettant de compenser et d’amortir le recul d’une arme à feu. L’invention trouve une application privilégiée pour compenser et amortir le recul d’un fusil comportant une crosse utilisée en appui de réaction sur l’épaule de l’utilisateur de l’arme à feu. De manière connue, le recul d’une arme à feu est provoqué par des forces de réaction plus ou moins violentes lorsque la munition est tirée et que le projectile, comme par exemple une balle, sort du canon de l’arme à feu sous l’effet de la réaction chimique et de l’effet pyrotechnique de la poudre contenue dans la douille de la munition lorsque ladite munition est percutée, cet effet pyrotechnique provoquant une très forte pression dans la douille et par conséquent sur l’arrière de la balle sertie sur l’extrémité de la douille, ladite pression permettant au projectile d’être violemment éjectée de la douille de la munition et du canon dans la direction d’une cible. Le recul d’une arme à feu engendre de l’inconfort à cause de la réaction entre la crosse de l’arme à feu et l’épaule du tireur. Cette réaction peut provoquer un choc, des ecchymoses et autres traumatismes. De plus, cet inconfort est anticipé par le tireur ce qui cause un tir moins précis. Ces traumatismes causés par le recul et la réaction de la crosse sur l’épaule du tireur peuvent se répéter lors d’exercices de tir ou lors de séances de ball trap. Les armes de gros calibres augmentent cet inconfort et les traumatismes engendrés. Des études dans le domaine de l’ostéopathie ont démontré que le tir à l’arme à feu, et notamment le tir avec un fusil muni d’une crosse, a une influence sur l’articulation sternoclaviculaire, sur laquelle repose l’arme à feu, en particulier la crosse. Il est connu que la clavicule sert de pare-chocs en cas de mauvais coup lors d’un tir à l’arme à feu. D’autre part, selon ces études, les douleurs liées au tir sont notamment des douleurs à l’épaule, aux cervicales, au rachis, aux membres supérieurs, dont des contractures de l’élévateur de la scapula et des contractures des scalènes. Ces douleurs peuvent amener à des pathologies ostéoarticulaires comme l’arthrose. Ces études ont démontré que chez les militaires, le tir à l’arme à feu peut induire des lésions sur l’épaule comme une instabilité postérieure de l’épaule, pouvant affecter l’articulation sternoclaviculaire. Il existe des systèmes permettant d’atténuer les effets du recul de l’arme lors d’un tir et ces systèmes sont basés sur l’utilisation de matériaux élastiques. Des matériaux souples en élastomère peuvent être utilisés mais ont une durée d’efficacité limitée et modifient l’interaction avec les vêtements du tireur au niveau de son épaule sur laquelle prend appui la crosse de l’arme à feu. Avec des matériaux plus durs mais moins efficaces, le tireur peut plus facilement repositionner la crosse de son arme à feu sur son épaule. Les effets indésirables du recul de l’arme à feu dépendent de plusieurs facteurs, comme la morphologie du tireur, de ses vêtements et notamment de la partie située au niveau des épaules du tireur, du type d’arme à feu et notamment de la puissance du recul lors du tir, et de l’intensité de répétition des tirs. Dans certaines conditions, un dispositif connu pourra réduire l’inconfort mais ne sera pas correctement adapté à d’autres conditions de tir, compte tenu des nombreux facteurs influant. Selon le brevet US 8 904 692 B2, une solution consiste en un assemblage de pièces comprenant notamment un patin antichoc en matériau élastomère comme du caoutchouc naturel. Le brevet EP 3 067 654 B1 décrit un système amortisseur de recul comprenant un patin en matériau élastomère, en contact avec l’épaule de l’utilisateur de l’arme à feu tel qu’un fusil, un élément mobile pouvant coulisser selon une direction sensiblement alignée sur la direction du tir, des élément de guidage de cet élément coulissant, des amortisseurs structuraux de préférence en matériaux élastomères, positionnés en sandwich entre l’élément mobile et une embase recevant le patin et la crosse de l’arme à feu. Néanmoins, ce dispositif est très complexe et le nombre de ses composants rend son cout de fabrication très onéreux. Il est également connu du document US 2021/0025669 A1 de proposer un dispositif du type masse/ressort/amortisseur incorporé dans la crosse d’une arme à feu, la masse du dispositif servant d’absorbeur principal de l’énergie de recul lors d’un tir avec l’arme à feu. Cependant, ce dispositif relativement complexe est installé dans la crosse de l’arme à feu, ce qui limite son application. Le brevet US 10 663 252 B1 propose quant à lui un dispositif comprenant au moins deux systèmes d’amortisseurs basés sur des éléments en élastomère, pris en sandwich entre la crosse de l’arme à feu et un patin. Cependant ce dispositif ne peut pas s’adapter à tout type de crosse d’armes à feu et doit être conçu spécifiquement par rapport à la géométrie de la crosse réceptrice du dispositif. L’état de la technique peut également être illustré par le document US 2018/026 6787 A1 qui propose un dispositif comprenant au moins un amortisseur du type vérin à ressorts à deux étages, aligné sensiblement dans la direction du canon de l’arme à feu. Cet amortisseur coopère avec une embase formant patin grâce à une tige d’actionnement dudit vérin. Ce dispositif est cependant complexe et peu adapté pour plusieurs géométries de crosse. De manière générale, dans l’état de la technique, les dispositifs amortisseurs sont complexes et couteux à réaliser, et nécessitent souvent des aménagements spécifiques sur la crosse de l’arme à feu pour les recevoir. Il est en particulier courant qu’une grande partie de la crosse fasse partie intégrante des dispositifs amortisseurs. D’autre part, les dispositifs amortisseurs connus de l’état de la technique ne permettent pas de répartir les forces de réaction du recul sur l’épaule de l’utilisateur de l’arme à feu de manière à limiter les mouvements de basculement de l’arme à feu, pour permettre à l’utilisateur de l’arme à feu de se repositionner rapidement et de façon stable en positon de tir ajustée sur la cible à atteindre. En d’autres termes, l’état de l’art antérieur fait ressortir de nombreux inconvénients en termes d’adaptation aux crosses d’armes à feu existante, ou bien des solutions technologiques complexes et couteuses, ou des solutions qui ne permettent pas de répartir sur l’épaule du tireur l’effort du recul de l’arme à feu de manière à limiter d’une part les mouvements parasites de l’arme à feu lors d’un tir, mouvements parasites qui réduisent l’efficacité du tireur à atteindre rapidement sa cible lors du tir suivant, d’autre part à limiter les effets du choc provoqué par lesdites forces de recul sur l’épaule de l’utilisateur de l’arme à feu, effets se traduisant par des traumatismes et par une anticipation de ces traumatismes qui affectent l’aptitude à des tirs précis en direction de la cible lors d’une séquence de tirs répétitifs. L’invention propose de résoudre en tout ou partie les problèmes précités, en particulier en offrant un système intermédiaire de compensation pour amortir et compenser le recul de l’arme à feu dont la conception permet de répartir favorablement les efforts de réaction du recul de l’arme à feu, avec un avantage de réduire le délai pour réajuster l’arme en direction de la cible, ce qui est favorable notamment pour des utilisations militaires et sensibles dans le domaine de la défense. Un autre but de l’invention est de proposer une solution qui soit de conception simple, peu complexe et donc peu couteuse. Un autre but de l’invention est de pouvoir adapter le système intermédiaire de compensation sur un grand nombre d’armes existantes, sans devoir procéder à des modifications de la crosse de l’arme à feu. A cet effet, l’invention propose un système intermédiaire de compensation pour compenser et amortir tout ou partie du choc provoqué par le recul d’une arme à feu munie d’une crosse, comprenant un élément principal réalisé en matériau souple, déformable et élastique, comportant une pluralité d’alvéoles débouchant sur une surface interne de l’élément principal, et se terminant de façon borgne sur une partie pleine dont l’épaisseur est délimitée par une surface externe prévue pour former une surface d’appui pour une épaule d’un utilisateur de l’arme à feu, dans lequel les alvéoles de l’élément principal ont des dimensions et/ou des densités variables en fonction des zones de la surface interne sur laquelle elles débouchent ; ledit système intermédiaire de compensation comportant en outre une jupe déformable élastiquement et s’étendant en périphérie de l’élément principal en dépassant de sa surface interne. Ce système intermédiaire de compensation permet ainsi une meilleure répartition des forces de réaction sur l’épaule de l’utilisateur de l’arme à feu, tel qu’un fusil muni d’une crosse, et par conséquent une atténuation des mouvements de réaction de l’arme à feu lors d’un tir, en particulier le mouvement de basculement vers le haut du canon de l’arme à feu. En effet, les variations de densité et/ou des dimensions des alvéoles selon les zones procurent avantageusement des variations de rigidité ou de souplesse au sein de l’élément principal, contribuant ainsi à une répartition mesurée et contrôlée de l’absorption du recul. Au sens de l’invention, la densité des alvéoles correspond à un nombre d’alvéoles par unité surfacique, comme par exemple par cm2. Autrement dit, il est envisageable d’avoir une zone avec une grande densité d’alvéoles (contribuant à une souplesse supérieure de cette zone) et une autre zone avec une faible densité d’alvéoles (contribuant à une souplesse inférieure de cette autre zone). Ce système intermédiaire de compensation permettra donc une remise en position de visée vers la cible de l’arme à feu, plus rapide et plus précise. Ce système intermédiaire de compensation, qui est donc de conception simple avec son élément principal alvéolé et sa jupe qui enserre élastiquement soit la crosse soit un élément secondaire servant à se fixer sur la crosse, procure donc le confort et la stabilité d’utilisation de l’arme à feu dans le cas de tirs répétitifs. Cette stabilité concerne notamment le phénomène indésirable du mouvement de l’arme à feu provoqué par le recul lors d’un tir, ce mouvement étant caractérisé par le glissement de la crosse sur l’épaule du tireur, et par le mouvement de basculement vers le haut du canon de l’arme à feu. L’invention va donc permettre une absorption contrôlée de ces mouvements parasites et indésirables, grâce aux alvéoles de dimensions variables qui procurent un comportement variable à l’écrasement et à la déformation selon les zones, et ainsi réduire les traumatismes provoqués notamment sur l’épaule du tireur et sur sa joue. Le système intermédiaire de compensation comporte en effet un élément principal réalisé en matériau élastique souple, déformable et élastique, qui présente une pluralité d’alvéoles, par exemple en forme de nid d’abeilles réalisées lors du moulage de l’élément principal. Ces alvéoles s’étendent dans une direction sensiblement alignée sur l’axe de tir de l’arme à feu, et débouchent librement sur le côté de la surface interne, et sont non débouchant du côté opposé sur la surface externe puisqu’elles se terminent sur une épaisseur de matériau souple, en l’occurrence la partie pleine qui est limitée par cette surface externe faisant partie de l’élément principal et étant destinée à être en appui contre l’épaule de l’utilisateur de l’arme à feu. Cette partie pleine de l’élément principal peut être d’une épaisseur constante, ou bien d’une épaisseur variable de manière à procurer à l’élément principal un comportement variable à l’écrasement et à la déformation sous l’effet des forces de recul lors du tir avec l’arme à feu. La surface externe de l’élément principal peut donc être avantageusement de différentes géométries de manière à épouser, dans les meilleures conditions de confort et de stabilité de l’arme à feu lors d’un tir, l’épaule de l’utilisateur de l’arme à feu, tout en se déformant sous l’effet des forces de recul. Cette forme peut être sensiblement rectiligne selon une vue perpendiculaire au plan de symétrie de la crosse de l’arme à feu, ou bien être concave ou convexe. D’autre part, cette forme externe peut être rectiligne, concave ou convexe selon tout plan de coupe perpendiculaire au plan de symétrie de la crosse de l’arme à feu. L’élément principal, réalisé en matériau souple, comporte donc une pluralité d’alvéoles qui sont disposées et dimensionnées de façon à obtenir des résistances à l’écrasement variables, sous l’effet des forces de recul de l’arme à feu, selon les emplacements et les dimensions desdites alvéoles. Cette répartition et ces dimensions variables de ces alvéoles sont destinées à obtenir un comportement élastique du système intermédiaire de compensation de manière à limiter d’une part les mouvements parasites de l’arme à feu, sous l’effet du recul lors du tir, d’autre part à amortir et absorber tout ou partie de l’énergie du recul de l’arme à feu pour fortement limiter voire supprimer les traumatismes sur l’épaule du tireur. Les mouvements parasites sont principalement le mouvement ascendant du canon de l’arme à feu (autrement dit le canon se lève), la crosse prenant appui sur l’épaule du tireur et cet appui formant une sorte de liaison pivot, ce mouvement ascendant dépendant de la capacité du dispositif à absorber l’énergie des forces de recul d’une part, d’autre part à répartir l’effort de recul et la déformation de l’élément principal du dispositif selon l’invention. De façon avantageuse, la répartition des alvéoles et leurs dimensions seront réalisées de manière à obtenir une résistance à l’écrasement plus importante sur une zone supérieure de l’élément principal que sur une zone inférieure. D’autre part, chaque alvéole déformable contient de l’air et sous l’effet de l’écrasement provoqué par les forces de recul lors d’un tir, se comporte également comme un amortisseur pneumatique car la surface interne sur laquelle débouchent les alvéoles est en contact plus ou moins étanche avec la surface externe de la crosse de l’arme à feu (ou la surface d’un élément souple ou d’une platine rigide ou semi-rigide comme décrit ultérieurement). Ainsi, lors de l’effet de l’écrasement et de la déformation des alvéoles de l’élément principal, l’air enfermé dans chaque alvéole, cherche à s’échapper au travers de ladite surface interne, cet écoulement gazeux sensiblement turbulent provoquant un effet d’amortissement supplémentaire. De manière avantageuse, l’élément principal est associé à la jupe permettant de fixer l’élément principal autour du profil extérieur de l’extrémité la crosse la plus proche de l’épaule de l’utilisateur de l’arme à feu, ou bien de fixer et serrer l’élément principal à un élément secondaire servant à se fixer sur l’extrémité de la crosse. Cette jupe, liée à l’élément principal, peut être réalisée lors du moulage de l’élément principal et l’épaisseur de sa paroi souple permet un montage rapide et sous contraintes élastiques de maintien dudit élément principal selon l’invention. Selon une possibilité, la jupe vient de matière avec l’élément principal. Ainsi, cette jupe fait partie intégrante de l’élément principal. En variante, la jupe est indépendante de l’élément principal qui est inséré à l’intérieur de ladite jupe. Autrement dit, l’élément principal est glissé à l’intérieur de la jupe, ce qui est avantageux pour pouvoir remplacer l’élément principal, tout en gardant la même jupe. Cette jupe peut par exemple comporter un raidisseur en forme annulaire, réalisée par moulage sur toute la périphérie de la jupe, de manière à renforcer la résistance à la déformation élastique de ladite jupe lors de son montage autour de la surface de la crosse de l’arme à feu et de permettre un meilleur maintien élastique de l’élément principal sur la crosse de l’arme à feu. Dans une réalisation particulière, les dimensions variables des alvéoles concernent leurs profondeurs et/ou leurs sections. Autrement dit, les profondeurs et/ou les sections des alvéoles varient selon les zones de l’élément principal, permettant ainsi de faire varier le comportement à l’écrasement. Réduire les sections des alvéoles dans une zone revient à réduire la taille des alvéoles et ainsi accroitre la rigidité de la zone, et à l’inverse augmenter les sections des alvéoles dans une zone revient réduire la rigidité et donc accroitre la souplesse de la zone. De même, réduire les profondeurs des alvéoles dans une zone revient à accroitre la rigidité de la zone, et à l’inverse augmenter les profondeurs des alvéoles dans une zone revient réduire la rigidité et donc accroitre la souplesse de la zone. Dans un mode de réalisation particulier, l’élément principal est allongé selon un axe longitudinal et présente au moins deux zones distinctes, le long de cet axe longitudinal, qui sont une zone supérieure et une zone inférieure, et les densités et/ou les dimensions des alvéoles varient entre ces deux zones. Avantageusement, les densités et/ou les sections et/ou les profondeurs des alvéoles augmentent entre la zone supérieure et la zone inférieure. Ainsi, la zone supérieure est moins souple (ou plus rigide) que la zone inférieure, ce qui est avantageux pour limiter les phénomènes de levage du canon de l’arme à feu grâce à cette variation de la souplesse le long de l’axe principal. De manière avantageuse, l’élément principal présente également une zone centrale, intercalée entre la zone supérieure et la zone inférieure le long de l’axe longitudinal, et les densités et/ou les dimensions des alvéoles varient entre ces trois zones. Avantageusement, les densités et/ou les sections et/ou les profondeurs des alvéoles augmentent entre la zone supérieure et la zone centrale et aussi entre la zone centrale et la zone inférieure. Ainsi, la zone supérieure est moins souple que la zone centrale, elle-même moins souple que la zone inférieure, ce qui est encore plus avantageux pour limiter les phénomènes de levage du canon de l’arme à feu grâce à cette variation plus fine de la souplesse le long de l’axe principal. Selon une caractéristique, l’élément principal est allongé selon un axe longitudinal et présente deux parties latérales, de part et d’autre de cet axe longitudinal, qui sont une partie latérale droite et une partie latérale gauche, et les dimensions des alvéoles varient entre ces deux parties latérales. Une telle asymétrie droite/gauche peut être intéressante selon que le tireur est droitier ou gaucher, pour contrôler les mouvements parasites latéraux au moment du tir. Selon une possibilité, le matériau souple, déformable et élastique constitutif de l’élément principal est choisi parmi un élastomère à base de caoutchouc, un élastomère polyuréthane, un matériau à base de silicone. Selon une autre possibilité, le matériau souple, déformable et élastique constitutif de l’élément principal présente une dureté Shore A qui est comprise entre 10 et 70 Shore A, et par exemple entre 15 et 50 Shore A. De manière avantageuse, le matériau souple, déformable et élastique constitutif de l’élément principal est un matériau à base de silicone qui présente une dureté Shore A qui est comprise entre 10 et 60 Shore A, et par exemple entre 15 et 35 Shore A. En effet, le choix de ce type matériau à base de silicone est particulièrement avantageux pour l’invention. Dans une première réalisation, le système intermédiaire de compensation comprend uniquement l’élément principal associé à la jupe. Dans une seconde réalisation, le système intermédiaire de compensation comprend en outre un élément secondaire rigide ou semi-rigide, muni d’une platine qui présente un moyen de connexion, comme par exemple un orifice de fixation, adapté pour une fixation sur une extrémité de la crosse, dans lequel cette platine est reçue à l’intérieur de la jupe en étant placée contre la surface interne de l’élément principal. Ainsi, l’élément principal réalisé en matière souple est fixé sur un élément secondaire comprenant une platine rigide ou semi-rigide (par exemple réalisée en matériau plastique ou matériau composite, ou en alliage d’aluminium, ou en tout autre alliage métallique), une telle platine étant destinée à solidariser le système intermédiaire de compensation sur l’extrémité de la crosse de l’arme à feu. Cet élément secondaire rigide ou semi-rigide permet donc une fixation rapide du système intermédiaire de compensation sur l’extrémité de la crosse de l’arme à feu, soit par fixation à l’aide de vis, soit par fixation du type baïonnette quart de tour, soit par fixation du type glissière avec fin de course d’assemblage rapide et moyen facultatif de verrouillage après assemblage, et autres moyens de connexion bien connus de l’homme de l’art. Dans cette seconde réalisation, l’effet d’écrasement provoque une déformation des alvéoles et l’air emprisonné dans chaque alvéole ne pouvant s’échapper (car coincé par la platine), sera par conséquent comprimé, ce qui provoque un effet d’amortissement et d’absorption de l’énergie des forces de recul de l’arme à feu lors du tir. Cet effet d’amortissement et d’absorption d’énergie s’ajoute à l’effet d’amortissement engendré par la déformation du matériau souple de l’élément principal et de l’éventuel élément souple interposé entre l’élément principal et la platine. Avantageusement, la platine est serrée en périphérie par la jupe. Ainsi, la platine est montée de manière ajustée à l’intérieur de la jupe, de sorte que la jupe épouse la platine sur son contour. Selon une première possibilité, la platine est placée directement en contact contre la surface interne de l’élément principal, et par exemple la platine est collée contre cette surface interne. En variante, selon une seconde possibilité, la platine est placée contre la surface interne de l’élément principal par l’intermédiaire d’un élément souple interposé entre la platine et la surface interne, cet élément souple étant réalisé dans un matériau souple, déformable et élastique. Ainsi, la platine est revêtue d’un élément souple formant une couche de matériau souple, comme un élastomère ou un matériau silicone, cette couche étant réalisée du coté intérieur de la platine qui vient contre la surface interne de l’élément principal. Cet élément souple est destiné à augmenter le pouvoir d’absorption du choc associé à l’effet de recul de l’arme à feu lors d’un tir, cet élément souple étant également destiné à coopérer par contact plus ou moins adhésif avec la surface interne de l’élément principal dans laquelle débouchent les alvéoles, par exemple en forme de nid d’abeilles. De manière avantageuse, l’élément souple est collé contre la surface interne de l’élément principal. Ainsi, l’interface de contact entre l’élément souple et l’élément principal peuvent être solidarisé à l’aide d’un matériau adhésif. Les caractéristiques et avantages de la présente invention apparaitront à la lecture de la description détaillée ci-après, de deux exemples non limitatifs, faite en référence aux figures annexées dans lesquelles : représente une vue en perspective coté extérieur dos d’un premier système intermédiaire de compensation selon l’invention, représente une vue en perspective côté intérieur du premier système intermédiaire de compensation de la débouchant sur une surface interne, représente une vue de face de l’élément principal du premier système intermédiaire de compensation de la , représente une vue en coupe A-A, selon la , de l’élément principal du premier système intermédiaire de compensation de la , est une vue isométrique d’un deuxième système intermédiaire de compensation selon l’invention, comprenant un élément principal et un élément secondaire muni d’un moyen de fixation sur la crosse de l’arme à feu, représente une vue de dos et en coupe A-A du deuxième système intermédiaire de compensation de la , est une vue en perspective côté intérieur et éclatée des éléments constitutifs du deuxième système intermédiaire de compensation de la , est une vue en perspective côté extérieur et éclatée des éléments constitutifs du deuxième système intermédiaire de compensation de la , est une vue isométrique côté extérieur et éclatée du deuxième système intermédiaire de compensation de la , avec l’élément souple et l’élément secondaire collés l’un sur l’autre. [Description détaillée d’exemples de réalisation de l’invention] En référence aux dessins d’illustration des figures précédentes décrivant deux modes de réalisation d’un système intermédiaire de compensation (10) selon l’invention, un tel système intermédiaire de compensation (10) comprenant un élément principal (1) pouvant être utilisé seul pour résoudre les problèmes cités précédemment. Cet élément principal (1) est de forme allongée le long d’un axe longitudinal, autrement dit il est plus long que large, comme peut l’être l’extrémité libre d’une crosse d’arme à feu. Cet élément principal (1) présente, le long de cet axe longitudinal, une zone supérieure (2) correspondant à la partie supérieure de l’extrémité de la crosse de l’arme à feu, et une zone inférieure (3) correspondant à la partie inférieure de l’extrémité de ladite crosse, cette crosse étant non représentée sur la . La zone supérieure (2) est la partie la plus haute verticalement, lorsque la crosse de l’arme à feu munie du système intermédiaire de compensation (10) selon l’invention est en appui sur l’épaule de l’utilisateur de l’arme à feu. Comme visible sur la , le système intermédiaire de compensation (10) comporte également une jupe (5) disposée sur le pourtour de l’élément principal (1), cette jupe (5) étant destinée à faciliter et à maintenir la fixation du système intermédiaire de compensation (10) autour de l’extrémité de la crosse de l’arme à feu. Le système intermédiaire de compensation (10) est réalisé d’un seul tenant en matériau souple, comme de l’élastomère à base de caoutchouc, ou un élastomère polyuréthane, ou plus avantageusement à base de silicone. L’élément principal (1) selon l’invention étant réalisé en matériau élastique souple, il est avantageusement déformable et sa jupe (5) déformable de façon élastique peut facilement s’adapter à la géométrie de l’extrémité d’une crosse d’arme à feu lors du montage de l’élément principal (1) sur la crosse de l’arme à feu. Comme visible sur la , l’élément principal (1) présente une surface externe (13) prévue pour former une surface d’appui pour l’épaule de l’utilisateur de l’arme à feu. Comme visible sur la , l’élément principal (1) comporte une surface interne (12) sur laquelle débouchent une pluralité d’alvéoles (6) formant nid d’abeille dans l’élément principal (1). L’épaisseur et la hauteur de la jupe (5) confère à ladite jupe (5) une certaine souplesse élastique de manière à faciliter le montage du système intermédiaire de compensation (10) autour de l’extrémité d’une crosse d’arme à feu, tout en permettant un maintien du système intermédiaire de compensation (10) autour de ladite crosse une fois installé à la manière d’une chaussette, la jupe (5) recouvrant la surface externe de l’extrémité de la crosse de l’arme à feu, tout en s’adaptant de façon déformable et élastique à la surface de recouvrement de ladite crosse, jusqu’à ce que la surface libre intérieure dans laquelle débouchent les alvéoles vienne en contact avec la surface de la crosse en regard de ladite surface libre intérieure de l’élément principal (1). Il est à noter que, sur la , la jupe (5) illustrée est courte, autrement dit elle dépasse d’une faible longueur vis-à-vis de la surface interne (2), mais bien entendu, selon l’invention, cette jupe (5) peut être plus longue, selon la crosse de l’arme. Par exemple, une telle jupe (5) peut avoir une longueur, mesurée en partant de la surface interne (12) selon une direction orthogonale à cette surface interne (12), comprise entre 1 et 15 cm, et par exemple entre 3 et 10 cm. La représente une vue de face de l’élément principal (1), mettant en évidence la pluralité d’alvéoles (6) formant nid d’abeille, ces alvéoles (6) débouchant sur la surface interne (12) de l’élément principal (1). La indiquent également trois zones identifiées (2), (3), (4), ces zones séparant en trois parties l’élément principal (1), la zone (2) correspondant la partie supérieure de l’élément principal (1), la zone (4) la partie centrale, et la zone (3) la partie inférieure. Les limites de ces trois zones peuvent correspondre, de façon non limitative, sensiblement à un tiers chacune de la longueur de l’élément principal (1). Chacune de ces trois zones comporte une densité d’alvéoles (6) spécifique. Cette répartition des trois zones peut également être choisie différemment, selon la répartition des déformations de l’élément principal (1) sous l’effet des forces de recul de l’arme à feu, l’élément principal (1) étant en appui de réaction avec l’épaule de l’utilisateur de l’arme à feu. La est une vue selon une coupe A-A de la . Cette vue met en évidence la forme de la jupe (5) de l’élément principal (1), délimité par une surface interne (50) coopérant par contact élastique avec la surface externe de l’extrémité de la crosse de l’arme à feu non représentée sur la figure. La met également en évidence un exemple de forme géométrique des alvéoles (6), la surface interne (12) sur laquelle débouchent les alvéoles (6), la surface externe (13) de l’élément principal (1) prévue pour être en contact avec l’épaule de l’utilisateur de l’arme à feu, une partie pleine (11) de l’élément principal (1) sur laquelle aboutissent le fond des alvéoles (6) qui sont borgnes. Dans ce mode de réalisation non limitatif illustré à la et aux Figures 2 et 3, les alvéoles (6) ont une section hexagonale, et une profondeur variable en fonction de leur position. De la matière souple (14) sépare les alvéoles entre elles. Ces alvéoles peuvent être réparties de façon équidistance entre elles, comme représenté de façon non limitative sur la . Elles peuvent être également répartie de manière non équidistante. La section des alvéoles peut être d’une autre forme qu’hexagonale, comme par exemple circulaire, ou bien rectangulaire, ou bien oblongue, ou d’une forme quelconque. On peut également réaliser des alvéoles dont la section diffère selon l’emplacement sur l’élément principal (1). La profondeur de chaque alvéole est délimitée par la limite de la surface interne (12) et la limite de la partie pleine (11) sur lequel viennent se terminer de façon borgne les alvéoles. Sur la , le profil de la surface externe (13) dans le plan de coupe A-A est convexe et l’épaisseur de la partie pleine (11) délimitée par la surface externe (13) est sensiblement constante dans le plan de coupe A-A. Selon d’autres mode de réalisation, cette épaisseur peut être variable, la surface externe (13) peut être plane, convexe, en fonction de la résistance à l’écrasement souhaité pour chacune des zones (2), (3) et (4). Ainsi, l’augmentation de la section des alvéoles aura tendance à réduire localement la résistance à l’écrasement de ladite zone de l’élément principal (1) et diminuera la quantité de matière souple (14) séparant les alvéoles (6) entre elles. La réduction de la profondeur des alvéoles (6) aura tendance à augmenter la quantité de matière souple (14) et à augmenter la résistance à l’écrasement de la zone contenant ces alvéoles (6) de profondeur réduite. La géométrie de la surface extérieure (13) peut prendre tout type de forme plus ou moins complexe, selon les résistances à l’écrasement souhaitées en fonction des zones contenant les alvéoles formant nid d’abeille. La matière souple et élastique constitutive de l’élément principal (1) du système intermédiaire de compensation (10) selon l’invention peut être en élastomère, comme par exemple les élastomères à base de caoutchouc ou les élastomères polyuréthane, et de dureté Shore A plus ou moins élevée, en fonction de la résistance à l’écrasement souhaitée de l’élément principal (1). Cette dureté Shore A peut-être avantageusement comprise entre 30 Shore A et 70 Shore A, et de préférence comprise entre 10 Shore A et 50 Shore A. Avantageusement, cette matière peut être à base de Silicone, d’une dureté comprise entre 10 Shore A et 60 Shore A, et de préférence comprise entre 15 Shore A et 40 Shore A. La matière souple à base de silicone présente l’avantage d’augmenter le coefficient d’adhérence entre la surface (13) de l’élément principal (1) et l’épaule de l’utilisateur de l’arme à feu, comparativement aux matières en élastomère à base de caoutchouc, ce qui réduit les mouvements de glissements trop importants de la crosse équipée du dispositif selon l’invention par rapport à l’épaule de l’utilisateur de l’arme à feu, mouvements provoqués par l’effet du recul lors d’un tir. Un autre avantage des matières souples et élastiques à base de silicone est leur faible sensibilité aux variations de température et d’hygrométrie, si bien que les caractéristiques mécaniques de ces matières demeurent sensiblement invariantes en fonction des conditions d’utilisation du dispositif selon l’invention. La section de chaque alvéole (6) peut être également variable, selon sa localisation sur la surface interne (12). Selon les figures 1 à 4, l’élément principal (1) du système intermédiaire de compensation (10) selon l’invention comprend ainsi une première épaisseur de matière souple et élastique correspondant à la partie pleine (11) de la , la partie pleine (11) étant limitée par la surface extérieure (13) et la surface correspondant aux fonds borgnes des alvéoles (6), une seconde épaisseur correspondant à la zone de matière souple (14) de la et limitée par la surface interne (12), la seconde épaisseur se prolongeant par une jupe (5) dont l’épaisseur peut être variable, selon une direction s’étendant entre son raccordement avec la seconde épaisseur et son extrémité libre la terminant. Les dimensions de la jupe (5) sont configurées de manière à garantir un bon maintien, par déformation élastique, du système intermédiaire de compensation (10) lorsqu’il est utilisé seul et assemblé à la manière d’une chaussette autour de l’extrémité de la crosse de l’arme à feu. Avantageusement, la jupe (5) peut être dimensionnée de façon à comporter une zone annulaire, non représentée sur les figures 1 à 4, permettant de fournir une fonction de raidisseur à la jupe (5), de manière à renforcer son maintien élastique autour de l’extrémité de la crosse de l’arme à feu. L’élément principal (1), en matière souple et élastique, en matière élastomère ou en matière à base de silicone, peut être réalisée à l’aide d’un moule de fabrication par compression de la matière première ou par injection. La matière constitutive de l’élément principal (1) étant souple, élastique et déformable, le démoulage est possible, quel que soit le profil des alvéoles (6) et de la jupe (5). La représente une vue isométrique d’un second mode de réalisation du système intermédiaire de compensation (10) selon l’invention, comprenant l’élément principal (1) réalisé en matière souple et élastique, tel que présenté sur les figures 1 à 4, et un élément secondaire (7) permettant au système intermédiaire de compensation (10) de se fixer sur des crosses d’arme à feu comportant une fonction de montage du type quart de tour, ou du type par fixation à l’aide de vis d’assemblage, ou d’un type de fixation quelconque connu de l’homme de l’Art. La représente un mode de réalisation du système intermédiaire de compensation (10) selon l’invention dont la fixation sur la crosse de l’arme à feu est du type quart de tour. La représente une vue en coupe du système intermédiaire de compensation (10) selon l’invention, tel qu’illustré en vue isométrique par la , selon une coupe A-A. Comme visible sur la , l’élément principal (1), dans lequel sont aménagées une pluralité d’alvéoles (6), et délimité notamment par la surface extérieure (13), et comprenant une jupe (5), est associé à un sous-ensemble comprenant l’élément secondaire (7) sur lequel est fixé un élément souple (8) formant une couche de matériau souple et élastique entre la surface interne (12) de l’élément principal (1) et l’élément secondaire (7). L’élément secondaire (7) du système intermédiaire de compensation (10) selon un mode de réalisation de l’invention, est réalisé en matière plastique sensiblement rigide, comme du polyamide, ou du polyamide chargé à la fibre de verre, ou une matière thermoplastique ou thermodurcissable, ou une matière métallique comme un alliage d’aluminium ou de l’acier. Cet élément secondaire (7) est conçu pour être fixé sur l’extrémité de la crosse de l’arme à feu, cette extrémité de crosse étant adapté pour permettre à l’élément secondaire (7) de s’y fixer, soit par montage du type quart de tour, soit par tout type de configuration de fixation. Les figures 5 et 6 illustrent un exemple de fixation rapide du type quart de tour, dans le cas d’une arme à feu d’utilisation militaire dont la crosse est aménagée pour recevoir des dispositifs peu efficaces d’amortissement et d’absorption des chocs associés aux effets du recul de l’arme à feu, dispositifs que l’on installe par montage du type quart de tour. Ces dispositifs de montage rapide du type quart de tour sont bien connus de l’homme de l’Art et il n’est pas utile de décrire, dans le cadre de la description du dispositif selon l’invention, les détails de conception du principe dit quart de tour. L’élément secondaire (7) comprend une platine (70) qui présente un orifice de fixation (72) adapté pour une fixation de type quart de tour sur la crosse de l’arme à feu. Cette platine (70) reçoit par ailleurs l’élément souple (8) en matière souple et élastique, comme une matière élastomère à base de caoutchouc, ou une matière à base de silicone, l’élément souple (8) étant par exemple surmoulé à l’aide d’un outillage adapté de moulage sur la platine (70) réalisé séparément. Avantageusement, selon la représentation de la , des logements (71) sont aménagés dans la platine (70) pour recevoir par procédé de surmoulage des formes (81) appartenant à l’élément souple (8), ce qui augmente efficacement le maintien de l’élément souple (8) sur la platine (70). Avantageusement, l’élément souple (8) est formé d’un matériau à base de silicone contenant un agent adhérisant qui permet un collage des surfaces de l’élément souple (8) sur les surfaces antagonistes de la platine (15) le recevant. L’élément souple (8) reçoit l’élément principal (1) et les surfaces externes de l’élément souple (8) sont destinées à recevoir les surfaces internes de l’élément principal (1) à l’aide d’un assemblage par collage. Ainsi, on vient faire coïncider, lors de l’assemblage de l’élément principal (1) sur le sous-ensemble constitué des éléments (7) et (8), la surface interne de la jupe (5) de l’élément principal (1) sur une partie de la surface externe de l’élément souple (8) délimitant la surface de son contour, et la surface interne (12) de l’élément principal (1) sur une surface de l’élément souple (8) la recevant par procédé d’assemblage par collage. L’élément souple (8) ajoute une surépaisseur d’amortissement et d’absorption du choc provoqué par le recul de l’arme à feu au système intermédiaire de compensation (10) selon un second mode de réalisation, comparativement à un premier mode de réalisation qui consiste à utiliser seul l’élément principal (1) en l’installant, grâce à sa jupe (5), autour de l’extrémité de la crosse de l’arme à feu à la manière d’une chaussette. La représente une vue isométrique en éclaté du système intermédiaire de compensation (10) selon le second mode de réalisation tel qu’illustré à la , permettant un montage rapide de l’élément principal (1) contenant une pluralité d’alvéoles (6) grâce à l’élément secondaire (7) permettant un montage rapide du type quart de tour sur une crosse d’arme à feu. A titre d’exemple non limitatif, les alvéoles (6) de l’élément principal (1) ne sont pas toutes de même section. Dans l’exemple de la , et également des Figures 2 et 3, ces alvéoles ont une section hexagonale dont l’un des six cotés mesure environ 1,7 mm sur la zone supérieure (2), environ 2,2 mm sur la zone centrale (4), et environ 2,5 mm sur la zone inférieure (3). Cette configuration non limitative permet par exemple d’obtenir une résistance à l’écrasement variable entre ces trois zones, ce qui a une influence avantageuse sur la réduction du mouvement parasite de l’arme à feu vers le haut lors d’un tir, permettant à l’utilisateur de l’arme à feu de se repositionner plus rapidement sur son objectif pour le tir suivant. La est une autre vue isométrique en éclaté du système intermédiaire de compensation (10) selon le second mode de réalisation, mettant en évidence la surface externe (12) de l’élément principal (1) formant la surface d’appui de l’élément principal (1) avec l’épaule de l’utilisateur de l’arme à feu. Selon un troisième mode de réalisation non illustré, le système intermédiaire de compensation (10) comporte l’élément principal (1) déjà décrit, l’élément secondaire (7) muni de l’orifice de fixation (72) et réalisé dans un matériau rigide ou semi rigide (comme un polyamide chargé de fibres de verre réalisé à l’aide d’un moule d’injection plastique), sa platine (70) recevant directement l’élément principal (1) lors de l’assemblage du système intermédiaire de compensation (10), la surface interne (12) de l’élément principal (1) sur laquelle débouchent la pluralité des alvéoles (6) étant installée en contact avec une face interne de la platine (70) recevant l’élément principal (1), la jupe (5) de l’élément principal (1) venant recouvrir la bordure extérieure de la platine (70). La platine (70) n’est pas dans ce troisième mode de réalisation associée à un élément souple (8) comme précédemment décrit, et la forme de la platine (70) et en particulier sa périphérie extérieure sont adaptée pour recevoir la jupe (5) de l’élément principal (1), l’assemblage des deux éléments (1) et (7) pouvant par exemple être réalisé par collage, ou bien de façon élastique à la manière d’une chaussette. Le système intermédiaire de compensation (10) est particulièrement destiné à limiter les chocs provoqués par le recul des armes à feu, en particuliers celles munies d’une crosse en appui avec l’épaule du tireur, en s’intercalant entre l’extrémité de la crosse de l’arme à feu et l’épaule du tireur. Le système intermédiaire de compensation (10) selon l’invention et dans un premier mode de réalisation comprend au moins un élément principal (1) qui utilisé seul, sera installé sur l’extrémité de la crosse de l’arme à feu à la manière d’une chaussette grâce à sa jupe (5) venant envelopper de façon élastique le contour extérieur de l’extrémité de la crosse et en positionnant l’élément principal (1) déformable jusqu’à ce que la surface interne (12) de l’élément principal (1) sur laquelle débouchent une pluralité d’alvéoles (6) vienne en contact avec la surface de la crosse de l’arme à feu. Le système intermédiaire de compensation (10) selon l’invention et dans un second mode de réalisation, comprend un élément principal (1) fixé sur un sous-ensemble destiné à un montage rapide du système intermédiaire de compensation (10) sur l’extrémité d’une crosse d’arme à feu, le sous-ensemble étant constitué d’un élément secondaire (7) rigide ou semi rigide et d’un élément souple (8) surmoulé sur cet élément secondaire (7). L’élément souple (8) contribue avantageusement à augmenter l’épaisseur de matière déformable, comme de l’élastomère ou un matériau à base de silicone, de manière à pouvoir absorber par déformation élastique une quantité plus importante d’énergie associée au choc provoqué par le recul de l’arme à feu. Le système intermédiaire de compensation (10) selon l’invention est également destiné à réduire les traumatismes sur les personnes utilisant une arme à feu munie d’une crosse. Le système intermédiaire de compensation (10) selon l’invention est destiné à améliorer les performances de précision de tirs répétitifs avec des armes à feu munies d’une crosse, en particulier avec des armes de gros calibres ou des armes dont le choc et les mouvements parasites de l’arme à feu provoqués par le recul sont importants et ont une grande influence sur la précision et la rapidité du tir à atteindre sa cible. Système intermédiaire de compensation (10) pour compenser et amortir le recul d’une arme à feu munie d’une crosse, comprenant un élément principal (1) réalisé en matériau souple, déformable et élastique, comportant une pluralité d’alvéoles (6) débouchant sur une surface interne (12) de l’élément principal (1), et se terminant de façon borgne sur une partie pleine (11) dont l’épaisseur est délimitée par une surface externe (13) prévue pour former une surface d’appui pour une épaule d’un utilisateur de l’arme à feu, dans lequel les alvéoles (6) de l’élément principal (1) ont des dimensions et/ou des densités variables en fonction des zones de la surface interne (12) sur laquelle elles débouchent ; ledit système intermédiaire de compensation (10) comportant en outre une jupe (5) déformable élastiquement et s’étendant en périphérie de l’élément principal (1) en dépassant de sa surface interne (12). Système intermédiaire de compensation (10) selon la revendication 1, dans lequel la jupe (5) vient de matière avec l’élément principal (1). Système intermédiaire de compensation (10) selon la revendication 1, dans lequel la jupe (5) est indépendante de l’élément principal (1) qui est inséré à l’intérieur de ladite jupe (5). Système intermédiaire de compensation (10) selon l’une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel les dimensions variables des alvéoles (6) concernent leurs profondeurs et/ou leurs sections. Système intermédiaire de compensation (10) selon l’une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel l’élément principal (1) est allongé selon un axe longitudinal et présente au moins deux zones successives, le long de cet axe longitudinal, qui sont une zone supérieure (2) et une zone inférieure (3), et les dimensions des alvéoles (6) varient entre ces deux zones (2, 3). Système intermédiaire de compensation (10) selon la revendication 5, dans lequel les densités et/ou les sections et/ou les profondeurs des alvéoles (6) augmentent entre la zone supérieure (2) et la zone inférieure (3). Système intermédiaire de compensation (10) selon l’une quelconque des revendications 1 à 6, dans lequel l’élément principal (1) est allongé selon un axe longitudinal et présente deux parties latérales, de part et d’autre de cet axe longitudinal, qui sont une partie latérale droite et une partie latérale gauche, et les dimensions des alvéoles (6) varient entre ces deux parties latérales. Système intermédiaire de compensation (10) selon l’une quelconque des revendications 1 à 7, dans lequel le matériau souple, déformable et élastique constitutif de l’élément principal (1) est choisi parmi un élastomère à base de caoutchouc, un élastomère polyuréthane, un matériau à base de silicone. Système intermédiaire de compensation (10) selon l’une quelconque des revendications 1 à 8, dans lequel le matériau souple, déformable et élastique constitutif de l’élément principal (1) présente une dureté Shore A qui est comprise entre 10 et 70 Shore A, et par exemple entre 15 et 50 Shore A. Système intermédiaire de compensation (10) selon les revendications 8 et 9, dans lequel le matériau souple, déformable et élastique constitutif de l’élément principal (1) est un matériau à base de silicone qui présente une dureté Shore A qui est comprise entre 10 et 60 Shore A, et par exemple entre 15 et 35 Shore A. Système intermédiaire de compensation (10) selon l’une quelconque des revendications 1 à 10, dans lequel le système intermédiaire de compensation (10) comprend uniquement l’élément principal (1) associé à la jupe (5). Système intermédiaire de compensation (10) selon l’une quelconque des revendications 1 à 10, dans lequel le système intermédiaire de compensation (10) comprend en outre un élément secondaire (7) rigide ou semi-rigide, muni d’une platine (70) qui présente un moyen de connexion, comme par exemple un orifice de fixation (72), adapté pour une fixation sur une extrémité de la crosse, dans lequel ladite platine (70) est reçue à l’intérieur de la jupe (5) en étant placée contre la surface interne (12) de l’élément principal (1). Système intermédiaire de compensation (10) selon la revendication 12, dans lequel la platine (70) est placée contre la surface interne (12) de l’élément principal (1) par l’intermédiaire d’un élément souple (8) interposé entre la platine (70) et la surface interne (12), ledit élément souple (8) étant réalisé dans un matériau souple, déformable et élastique. Système intermédiaire de compensation (10) selon la revendication 13, dans l’élément souple (8) est surmoulé sur la platine (70). Système intermédiaire de compensation (10) selon l’une quelconque des revendications 13 et 14, dans lequel le matériau souple, déformable et élastique constitutif de l’élément souple (8) est choisi parmi un élastomère à base de caoutchouc, un élastomère polyuréthane, un matériau à base de silicone et/ou le matériau souple, déformable et élastique constitutif de l’élément souple (8) présente une dureté Shore A qui est comprise entre 10 et 60 Shore A.