L'invention a pour objet la fabrication de pièces en bande continue notamment de couvercles, chapeaux ou analogues par exemple pour des brûleurs à gaz, dont les dimensions permettent le traitement par lots. Il est connu de fabriquer des chapeaux de brûleurs à l'unité; ces pièces sont découpées et formées, puis des opérations de traitement de surface sont effectuées dans des paniers ou sur des plateaux, sur chaaue pièce séparément ou sur un ensemble de pièces assemblées. Ces pièces étant unitaires, il est nécessaire d'utiliser des dispositifs de maintien onéreux qui sont détruits au cours des opérations puisque soumis aux effets des acides employés pour les traitements de surface; lesdites pièces ne peuvent être simplement déposées sur des grilles ou picots car l'immersion relativement rapide dans les bains les déplace et les fait choir dans les cuves. Les opérations de traitement de telles pièces sont donc relativement difficiles et onéreuses. L'invention a pour but de remédier a ces inconvénients en permettant d'effectuer la fabrication de plusieurs pièces encore réunies en une bande continue susceptibles d'être traitées ensuite simultanément par exemple pour une protection et une décoration, le traitement pouvant être réalisé soit en continu soit sur un certain nombre de pièces maintenues ensembles. L'invention a pour objet un procédé de fabrication de pièces en bande continue, caractérisé par le fait que les pièces sont découpées à partir d'une bande ou analogue et maintenues solidaires en chapelets ou dans un cadre support par au moins un linguet, ce qui permet d'assurer le maintien des pièces en position dans l'outil et également d'exécuter sur ces pièces une succession d'opérations de fabrication. L'invention peut en outre comporter de préférence au moins l'une des caractéristiques suivantes - les pièces sont formées avant découpage - les pièces sont maintenues en chapelet par des languettes qui ne sont découpées que lorsque les pièces sont complètement terminées. Les opérations de traitement tel que décapage, émaillage, séchage y compris cuisson après émaillage, sont réalisées successivement sur des séries de pièces maintenues en chapelets. L'invention a également pour objet une bande de pièces obtenues par la mise en oeuvre du procédé précédent. L'invention a encore pour objet la machine permettant la mise en oeuvre du procédé précédent pour l'obtention de pièces en bande continue. L'invention est particulièrement intéressante du fait qu'elle permet d'exécuter un traitement de surface sur des pièces maintenues en position verticale sans accrochage des pièces individuellement; par exemple le décapage devant se faire verticalement, les pièces sont maintenues par des linguets et l'ensemble obtenupeut être accroché. Une fois que toutes les opérations sont terminées les linguets sont découpés et les pièces terminées sont récupérées. Selon l'invention la fabrication des pièces en bande continue est obtenue en deux étapes : en premier lieu les pièces sont découpées dans une bande puis en second lieu les traitements de surface de protection et de décoration des pièces sont effectués soit par lots de pièces sur une bande découpée d'une longueur déterminée, soit en faisant passer la bande dans les appareils 'de traitement. La mise en oeuvre de l'invention permet ainsi de diminuer le coût de fabrication entraîné par les opérations de protection et de décoration des pièces. Les caractéristiques de l'invention apparaitront mieux au cours de la description détaillée ci-après qui donne un exemple de réalisation de l'invention dans le cas des chapeaux.de brûleurs à gaz, à l'aide des figures#annexées parmi lesquelles : la figure 1-représente, par une vue en plan, une bande de tôle pendant le travail de ltoutil; la figure 2 représente, par une vue en coupe, la tôle pendant son passage dans l'outil; la figure 3 représente une bande de pièces terminées. La figure 1 montre plus particulièrement la succession des opérations de fabrication et la figure 2 montre la position de La bande dans l'outil à suivre pendant cette succession d'opérations. Les chapeaux sont réalisés à partir d'une bobine de tôle ou feuillard I qui passe dans un outil à suivre et assure les différentes opérations de découpage. Un dispositif d'amenage assure la progression de la bande de tôle à travers l'outil à suivre monté sur une presse. Dans le cas particulier en question les opérations effectuées par l'outil sont les suivantes - découpage d'une fente 2 au moyen d'un poinçon d'ajourage 3 dans le but de permettre l'emboutissage à l'opération suivante sans que le mouvement de métal ne vienne perturber le pas entre pièces. - formation d'un couvercle 4 par emboutissage au moyen d'un presse-flan 5; l'emboutissage a pour effet de déformer la fente 2 comme représenté sur la figure 1; - poinçonnage au moyen de poinçons 6 de trous 7 dont on verra plus loin les diverses fonctions. - détourage partiel du couvercle par demi-pièce en même temps au moyen d'un poinçon de détourage 8 en forme de X permettant de conserver des linguets 9 et 10 et des lanières de tôle 1I sur les deux côtés de la bande, les lanières support 11 englobant les trous 7 exécutés ci-dessus. Les linguets 9 et 10 ont une largeur nécessaire pour assurer une liaison correcte entre la pièce et les deux lanières 11. Cette opération est pilotée par des pions entrant dans les trous 7 exécutés précédemment repositionnant la bande sur l'outil à chaque poste afin de maintenir un pas constant et une forme extérieure de la pièce rigoureuse. Un tronçonnage des deux lanières il au niveau 12 au moyen d'un couteau de découpe 13 assure le découpage de la bande en chapelets de pièces de longueur déterminée. La mise en action du tronçonnage est commandée par un compteur de coups de presse à l'aide d'un circuit pneumatique de telle sorte que la découne n'intervient que tous les n coups de presse. Eventuellement un couteau 15 permet au départ de mettre la bande 1 à la largeur voulue. Une fois les opérations de découpage effectuées, le bout de la lanière li entre deux bandes successives est supprimé; les couvercles se présentent comme représentés sur la figure 3 en chapelets maintenus par deux linguets dans un cadre support 11, ce qui facilite grandement les opérations suivantes en permettant l'acerochage des bandes par les trous 7. On obtient ainsi par la mise en oeuvre du procédé précédent des chapelets de pièces dont on peut choisir la longueur et le nombre, ce sont ces chapelets qui seront traités par la suite pour la protection et la décoration par exemple dans le cas d'un émaillage direct sur tole. En effet la préparation de surface exige une suite d'immersions dans des bacs pour dégraissage, décapage, rinçage, et nickelage. En particulier, pour le bain de nickelage la technique employée demande que les pièces soient suspendues sans contact entre elles. L'invention permet d'assurer le support des pièces par un minimum de points de contact. Les pièces sont donc suspendues par des crochets simples passés dans les trous 7 ménagés dans les lanières 11. Pour l'opération d'émaillage,l'opérateur dispose les chapelets de pièces en panoplie sur un plateau tournant, il en résulte un gain de main d'oeuvre important par rapport à un rangement pièce à pièce sur le plateau et on élimine le risque de voir les pièces déplacées par le jet d'application. Pour l'opération de séchage en étuve pour éliminer l'eau, ce sont les mêmes panoplies de bandes de pièces déjà constituées qui sont accrochées par les trous 7 aux supports pénétrant dans l'étuve, d'où un gain de main d'oeuvre et de matériel important. Pour l'opération de cuisson à haute température destinée à vitrifier l'émail, les bandes de pièces sont décrochées du support d'étuve et les panoplies sont reconstituées sur le convoyeur de cuisson. Le procédé selon l'invention permet le transfert d'une installation à l'autre avec un minimum de coût et élimine le risque de blesser la surface très fragile des pièces. Les opérations terminées, les bandes de pièces sont livrées à l'atelier utilisateur desdites pièces avec un minimum de manutention avant l'utilisation; les pièces 4 sont alors séparées des deux lanières Il grâce à un tronçonnage éliminant les lanières et les attaches 9 et 10. Cette opération demande une très faible puissance et on peut donc utiliser un dispositif peu onéreux par exemple à air comprimé. Un autre avantage du procédé selon l'invention consiste en ce qu'il permet de faire un comptage facile des pièces tant qu'elles sont en chapelets, de faire un rangement aisé et de réduire la manutention d'où une diminution des détériorations par chocs de pièces fragiles. Le procédé selon l'invention se révèle économique chaque fois que l'on a à exécuter des opérations de reprise en particulier traitement, protection ou décoration sur des pièces relativement petites et de préhension délicate. Dans le cas d'opérations de traitement de protection et/ou de décoration pouvant être exécutées en continu, il apparaît inutile de sectionner le ruban en chapelets et il suffit de le sortir de la presse de fabrication, de lui faire traverser les installations nécessaires pour ne séparer les pièces qu'en fin d'opération. Les traitements peuvent être exécutés en continu sur la bande, les trous de pilotage pouvant servir pour l'entraînement, ou sur une bande de certaine longueur comportant un nombre déterminé de pièces calculé par un compteur d'impulsions qui commande la découpe de la bande à la longueur voulue. La machine à découper travaille en continu, elle coupe les bandes toutes les n pièces tout en continuant son travail, on ne perd pas de tale entre chaque bande. De plus il n'est pas nécessaire d'opérer un nouveau réglage ni de remise au pas entre chaque bande, les trous de pilotage permettant de conserver le pas d'avancement de la tôle dans la machine, sauf en fin de rouleau. La solution proposée par l'invention présente une source d'économie de main d'oeuvre, de matière et de moyens mis en oeuvre. Bien entendu l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation qui vient d'être décrit et représenté, on comprendra que diverses modifications peuvent lui être apportées sans sortir du cadre de l'invention en remplaçant certains moyens par d'autres jouant le même rôle. Notamment on peut couper la bande de pièces suivant une longueur quelconque et un nombre quelconque de pièces par exemple 6, 8 ou 10 couvercles. D'autre part, on peut placer une ou plusieurs bandes simultanément dans les appareils de traitement. REVENDICATIONS 1/ Procédé de fabrication de pièces en bande continue notamment de couvercles de brûleurs, caractérisé par le fait que les pièces sont découpées à partir d'une bande ou analogue et maintenues solidaires en chapelet ou dans un cadre support de façon que les pièces soient maintenues en position pendant les opérations successives de fabrication. 2/ Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les pièces sont maintenues en chapelet par au moins un linguet qui est découpé lorsque les pièces sont terminées. 3/ Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que les pièces sont découpées après formage. 4/ Bande de pièces obtenue par la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elles sont solidarisées par des linguets. 5/ Bande de pièces selon la revendication 4, caractérisée par le fait que les pièces sont solidarisées par au moins une lanière. 6/ Bande de pièces selon les revendications 4 et 5, caractérisée par le fait que les pièces sont solidarisées par un cadre formé par deux lanières parallèles entre lesquelles chaque pièces est accrochée par deux linguets. 7/ Bande de pièces selon l'une des revendications 4 à 7, caractérisée par le fait qu'elle comporte des moyens permettant son guidage dans les machines au cours de la fabrication. 9/ Bande de pièces selon l'une des revendications 4 à 7, caractérisée par le fait que les lanières comportent des moyens d'entraînement de la bande, de pilotage et d'accrochage. 10/ Machine pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait qu'elle comporte des moyens d'avancement et de découpage de la bande.