l'invention concerne un procédé pour la fabrication d'objets emboutis à partir de feuilles minces de matière synthétique thermoplastique rendues déformables par chauffage, des flans découpés individuels, dimensionnés d'après le contour de l'obået à fabriquer, étant soumis à l'opération d'emboutissage profond alors qu'ils sont à l'état chauffé et tendu par leur bord. le découpage individuel, avant le chauffage et ltembyDltis- sage profond, n'est pratiqué sur des machines simples quz pour la fabrication de très grands objets ou en cas de production en nombre restreint. Dans ce cas, les pièces découpées sont tout d'abord tendus dans des cadres de serrage, réchauffées à l'état tendu, puis déformées. le bord nécessaire au serrage est ensuite coupé, dans la mesure où la pièce finie ne doit pas conserver un tel bord, comme tel est par exemple le cas des cuvettes de lavage ou similaires. Avec le développement de machines pour la production en grande série, on a~abandonné le découpage individuel. Au lieu de cela, un grand nombre d'objets semblables (flans) sont façonnés simultanément en une opération d'emboutissage profond à partir d'une grande pièce de feuille mince qui, pendant le traitement de chauffage, est soutenue par des dispositifs de maintien appropriés n'exerçant aucune tension; ce n'est qu'immédiatement avant l'emboutissage profond que la feuille est tendue dans des cadres de serrage qui sont directement raccordés à la forme. Il apparaît immédiatement qu'on parvient de cette manière, par un nombre relativement réduit d'opérations séparées, à des débits en pièces élevés par unité de temps, débits qui sont seulement limités par le nombre des pièces qu'il est possible de façonner à la fois.L'inconvénient avec ce système est qu'au moment du chauffage de grandes surfaces de feuille, il faut ménager des marges relativement importantes pour le transport de celles-ci au niveau de leur bord et aussi pour maintenir l'écart d'un flan à l'autre, imposé par les outils. Le chauffage simultané d'une large bande de feuille mince peut s'acoom- paner aussi de difficultés, du fait que des influences perturbatrices, même minimes, par exemple un courant d'air, peuvent donner lieu à des insuffisances locales de chauffage de la bande, de sorte que les conditions de déformation varient dans différentes zones de la même surface et qu'en conséquence les produits obtenus présentent même des différences.Une autre cause de défaut d'uniformité tient au fait qu'au cours du processus d'emboutissage profond, la quantité de matière prélevée sur les zones intermédiaires entre les flans situés vers le milieu est plus grande que celle qui provient des zones bordantes. De ce fait, l'épaisseur du bord est différente d'un récipient à l'autre, ce qui peut donner lieu à des difficultés lors des opérations ultérieures de fermeture. Enfin, un incon vénient notable des machines connues, dans lesquelles un grand nombre d'objets sont façonnés en même temps, consiste en ce qu'à la suite de l'opération d'emboutissage profond, des objets estampés à partir de grandes surfaces continues de feuille mince ne peuvent pas être empilés régulièrement, sinon avec un équipement compliqué et coûteux. C'est pourquoi on s'est fixé pour but, en concevant l'invention, d'indiquer un procédé du genre défini dans le préambule du présent mémoire, procédé qui permette la production d'objets façonnés très uniformément, ayant notamment des bords de forme très régulière, qui offre en outre la possibilité d'une meilleure utilisation de la matière première et avec lequel enfin les objets formés puissent être facilement empilés à la suite de leur fabrication. Par ailleurs, l'invention a pour but de fournir un dispositif pour la mise en pratique de ce procédé. Ainsi, l'invention vise à la production en grande série d'objets de dimensions petites à moyennes, par exemple de gobelets à boire, d'emballages de produits alimentaires, de pots de yaourt et similaires. La première caractéristique de l'invention consiste en ce qu'à la différence des procédés généralement adoptés pour la production en série, d'après lesquels un grand nombre d'objets sont fabriqués simultanément en une production cadencée, on est parti du procédé mentionné en premier lieu, d'après lequel les flans pour chaque objet à fabriquer sont découpés individuellement au préalable. La seconde caractéristique de l'invention consiste en ce que, contrairement audit procédé connu, ces-flans découpés sont chauffés en vue de l'emboutissage profond, non pas seulement après qu'ils ont été tendus, mais déjà auparavant. Il peut paraître surprenant a priori de proposer, pour la fabrication en grande série, le flan individuel qui ne s'est jusqu'ici révélé approprié que pour la fabrication en nombre restreint ou pour des fabrications spéciales.- En fait, ce point de départ rendrait impossible la résolution du problème auquel s'attaque l'invention s'il ne venait s'y ajouter le deuxième principe combiné, consistant à ne tendre les flans qu'après le chauffage? si bien que le chauffage ne doit pas être ncessai- rement appliqué dans le même temps que l'opération de serrage et d'emboutissage, et qu'ainsi la durée du cycle peut être abrégée en conséquence. Ce n'est qu'en respectant cet ordre qu'on peut parvenir à l'application du procédé à une très haute cadence lorsqu'on part du découpage individuel. le fait prescrit que le serrage du flan ramolli ne doit s'effectuer qu'aprèslle chauffage n'exclut évidemment pas de faire appel à des moyens de maintien pendant le chauffage. Selon une caractéristique particulière de l'invention, on utilise à cette fin une partie du cadre de serrage qui sert d'appui au flan pendant le chauffage, mais qui n'exerce son action de serrage proprement dite qu'après le chauffage, avant l'emboutissage profond, par adjonction de l'autre partie du cadre de serrage. Une autre caractéristique importante de l'invention peut consister en ce qu'une bande bordante du flan reste exclue du chauffage à la température d'emboutissage profond. De nombreuses matières en feuille mince ont pour caractéristique qu'elles ont tendance à se déformer en cas de chauffage sans tension. A cette tendance s'oppose le fait qutune bande bordante reste froide et conserve donc l'état solide, pouvant ainsi exercer un certain effet de maintien sur la partie centrale ramollie du flan. Cette caractéristique de l'invention est importante en particulier dans les cas où l'on doit produire des gobelets comportant un bord plat qui a une épaisseur constante et relativement grande, ce qui est par exemple souhaitable quand une feuille de recouvrement doit être soudée sur ce bord. Dans ce cas, le flan est serré de préférence au niveau de ce bord voulu. Etant donné qu'il n'atteint pas la température de déformation, il ne subit aucune modification quant à son épaisseur, sa rigidité et la précision de ses dimensions en plan, par rapport au flan découpé de dSparA Le précepte de l'invention, d'après lequel la bande bordante doit rester froide ou au-dessous de la température d'emboutissage profond, ne signifie évidemment pas qu'elle doit être maintenue à la température ambiante. L'idée fondamentale est plutôt la suivante : la bande bordante est maintenue à une température-plus basse que les surfaces du flan situées plus à l'intérieur, de sorte que l'effet mentionné de maintien soit exercé et que le bord ne participe pas au proces sus d'emboutissage profond, par exemple dans le cas de la fabri cation de pots de yaourt à bord épais et à profondeur d'embou tissage relativement grande, ou de récipients de forme analogue. Conformément à l'invention, il est-particulièrement avan tageux de réchauffer les flans par. contact et-, de préférence, d'appliquer un chauffage par contact sous pression sur les deux côtés En effet, non seulement il en résulte la possibilité de soutenir les flans pendant le chauffage au moyen des poinçons de chauffage par contact et, le cas échéant, d'éviter une dé formation indésirable par la pression exercée entre les poin cons. mais encore il est possible de parvenir très facilement à un chauffage limité de la partie centrale du flan tandis que le bord reste froid, les zones à réchauffer pouvant être déli mitées très précisément par les zones qui doivent rester froi des.Afin d'éviter le déplacement des flans ramollis par le chauffage, un dispositif pour l'application du procédé de l'in vention est caractérisé par le fait qu'on utilise, à titre de support pour les flans pendant le chauffage, l'une des deux parties du cadre de serrage, laquelle est équipée de moyens de fixation des flans qui peuvent être constitués en particulier par un rebord saillant vers le haut et/ou des buses d'aspira tion et/ou des dispositifs d'assuJettissement mécanique.Afin de pouvoir mettre à profit l'effet de la pesanteur pour fixer les flans sur ou dans la partie du cadre de serrage, il est à conseiller d'utiliser comme support la partie inférieure du cadre de serrage. lorsque le bord extérieur du flan doit res ter froid, le support est maintenu à une température inférieure au point de ramollissement de la matière plastique de la feuille. Si par contre le flan doit être ramolli en totalité, il convient même de chauffer le support. On procède de préférence au chauffage du reste de la surface du flan au moyen d'une paire de poinçons chauffants qui peuvent être rapprochés et pressés l'un contre l'autre de part et d'autre du flan. De cette manière, le chauffage par contact peut s'effectuer sous une pression relativement forte. Au cas où les flans seraient ondulés ou auraient une surface non entièrement uniforme, la pression aura pour effet que let poinçons chauffants atteindront les parties de la feuille avec lesquelles leurs surfaces n'entrent tout d'abord pas en contact direct, du fait qu'en se ramollissant, les parties où s'effectue le premier contact cèdent à la pression. De cette manière, le chauffage par contact permet un réchauffement très rapide de toute l'épaisseur de la feuille.Si le chauffage se produit dans plusieurs postes successifs d'un parcours, par exemple sur une table tournante, une paire de poinçons chauffants est disposée dans chacun de ces postes, ces paires agissant successivement sur la feuille. De préférence, tous ces poinçons chauffants sont maintenus à une température qui est inférieure à celle à laquelle la matière plastique traitée est endommagée en cas d'application durable, afin que si la machine s'arrête, il ne produise aucun coincement ou encrassement des poinçons et des supports par la feuille trop fort#ent- ramollie. Mais cela ne signifie pas que toutes les paires successives de poinçons doivent être à la même température; au contraire, les paires de poinçons qui agissent pour commencer peuvent avoir une température supérieure à la température critique mentionnée, afin que le chauffage se produise d'autant plus vite, alors que la derni ère paire de poinçons est maintenue approximativement à la température que la feuille doit avoir au niveau du poste considéré. A la place de paires de poinçons montées en position -fixe dans les différents postes, on peut aussi prévoir des paires de poinçons qui accompagnent les flans. les parties de cadre de serrage qui constituent les supports pour les feuilles pendant le chauffage sont de préférence les contre-cadres. Dans un mode de réalisation avantageux, plusieurs de ces contre-cadres sont disposés sur un transporteur, et notamment sur une table-tournante, tandis que le cadrematrice, c'est-à-dire la partie du cadre de serrage qui coopère avec la matrice ou qui fait partie de celle-ci, n'est prévue qu'au poste d'emboutissage profond. Dans un autre mode de réalisation, plusieurs cadres-matrices sont disposés sur un second transporteur, et notamment sur une table tournante, qui est concourant avec le transporteur des contre-cadres au niveau du poste d'emboutissage profond.En cas d'utilisation de tables tournantes en tant que transporteurs, celles-ci sont disposées de sorte que leurs cercles de transport soient tangents l'un b l'autre au niveau du poste d'emboutissage profond. Ainsi, dans ce poste, les contre-cadres prévus sur l'un des transporteurs sont dans l'alignement des cadres-matrices prévus sur l'autre transporteur. La disposition à plusieurs cadres-matrices sur une table tournante particulière offre cet avantage qu'à l'encontre de tout usage, le refroidissement de l'objet formé n'a pas besoin de s'effectuer dans le poste d'emboutissage profond, mais peut se produire dans un poste ultérieur.L'arrêt au poste d'emboutissage profond peut être ainsi réduit à un minimum, ce qui permet d'augmenter en conséquence la cadence (nombre -des opérations d'emboutissage profond par unité de temps). Un autre avantage de la disposition de plusieurs cadres matrices sur un transporteur particulier consiste en ce qu'il est possible de procéder, au passage de ce transporteur dans des postes qui font suite au poste d'emboutissage profond, à d'autres opérations sur la pièce formée, par exemple l'élimina- tion ou un façonnage particulier du bord du récipient, l'assemblage à d'autres pièces, le remplissage et la fermeture, etc. Dans un poste qui précède le poste d'emboutissage profond, on peut aussi réchauffer la matrice ou insérer dans celle-ci un récipient extérieur destiné à revêtir le récipient qui doit être formé par emboutissage. C'est ainsi qu'il existe par exem- ple des godets à margarine qui se composent d'un récipient extérieur façonné à partir de carton et d'un revêtement intérieur en feuille de matière plastique, formé par emboutissage profond. Avec le dispositif de l'invention, le récipient de carton préformé peut être introduit dans la matrice avant le poste d'emboutissage profond. Au poste d'emboutissage profond, la feuille de garnissage est insérée directement par emboutissage dans le revêtement. Cela suppose, de façon connue en soi, que la partie extérieure du récipient soit perméable à l'air ou sdlt munie d'orifices pour l'évacuation de l'air contenu. Lorsque le garnissage doit être collé; au récipient extérieur, un adhésif peut être appliqué dans le récipient extérieur, dans un poste qui précède le poste d'emboutissage profond. A la place, on peut aussi prévoir, dans un poste qui fait suite au poste d'emboutissage profond, un dispositif de scellement à haute fréquence qui soude le garnissage à la partie extérieure du récipient. Naturellement, le dispositif selon l'invention n'est pas lié à la réalisation des transporteurs sous forme de tables toarnantes, bien que l'utilisation de tables tournantes soit particulièrement avantageuse. Par exemple, ces supports peuvent être placés sur des chaînes. Selon une variante particulièrement avantageuse de la forme de réalisation à tables tournantes du dispositif selon l'invention, les supports pour les flans sont fivés non pas directement sur la table tournante, mais sur des bras qui, à leur tour, sont montés à pivotement sur la table tournante, les axes de pivotement des bras étant parallèles à l'axe de rotation de la table tournante.Sur ces bras, les supports peuvent d'une part occuper une position voisine de l'axe de rotation de la table tournante, dans laquelle ils sont dans l'alignement de paires de poinçons chauffants qui tournent avec la table et, d'autre part, ils peuvent être basculés à l'extérieur vers le poste d'emboutissage profond. il est ainsi ménagé, pour les outils d'emboutissage profond, une place qu'occuperaient les éléments chauffants qui tournent, en l'ab- sence du mouvement pivotant. Ce principe de construction fournit en outre la possibilité de faire tourner en continu la table tournante qui porte ces bras et d'immobiliser un certain temps les supports au poste d'emboutissage profond.Dans ce cas, les axes de pivotement des bras sur la table tournante sont mobiles, dans une certaine mesure, dans un plan perpendiculaire à l'axe de rotation de la table. l'invention pourra de toute façon être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins sont relatifs à des modes de réalisation préférés qui sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication. La fig. 1 est une vue en coupe du parcours suivi par un flan depuis le chauffage jusqu'à l'éjection. La fig. 2 est une vue en plan schématique d'un modèle à tables tournantes d'une machine selon l'invention. La fig. 3 est une vue en plan correspondant à celle de la fig. 2 et illustrant une autre forme de réalisation. La fig. 4 est une vue en coupe, correspondant à la fig. 1, poste III, avec un récipient à revêtir placé à l'intérieur de la matrice d'emboutissage profond. Sur la table tournante 1, qui tourne en un mouvement intermittent, des supports 3 sont disposés à distance angulaire égale, à la même distance radiale de l'axe de rotation 2, ces supports se composant d'une couronne d'appui 4 avec un rebord 5 en saillie vers le haut. La couronne et la face 6 dirigés vers l'intérieur du rebord 5 ont une configuration qui correspond à la forme du flan 7 à travailler. S'agissant de récipients à bord circulaire, elles sont donc circulaires elles aussi. le support est équipé de moyens qui assurent une position stable du flan dans le support. Dans la position horizontale du support, représentée sur la fig. 1, le rebord 5 suffit dans bien des cas pour l'assujettissement du flan.En plus, il peut être prévu des moyens connus en soi, tels qu'indiqués en 8 dans la position I de la fig. 1, pour maintenir le bord du flan par une force d'aspiration, ces moyens se composant par exemple d'une rainure circonférentielle avec des passages de raccordement d'air d'aspiration. Dans le poste Il de la fig. 1 sont représentés d'autres dispositifs de maintien, à savoir des cliquets à bille 9 qui sont répartis régulièrement sur la circonférence et qui s'enclenchent sur le bord du flan 7 inséré dans le support. Dans le poste I de la table tournante 1, un flan 7 est introduit dans le support 3 qui se trouve à ce moment dans ce poste. Ce flan peut avoir été découpé au préalable en un endroit quelconque puis acheminé, mais il est de préférence découpé tout d'abord dans ce poste lui-même au moyen d'un poinçon 10 et d'une matrice 11, à partir d'une bande 12 de feuille mince. le mouvement du poinçon 10 dirigé vers le bas s'achève après la coupe dans le support 3. Par rotation pas-à-pas de la table tournante, le flan passe du poste I dans le poste Il qui est réalisé sous forme de poste de chauffage avec deux poinçons chauffants 14 et 15 qui prennent contact avec la feuille par sa face supérieure et sa face inférieure et qui sont pressés l'un vers l'autre avec une certaine force, de sorte qu'avec le ramollissement progressif de la feuille, un appui sur toute la surface et un bon transfert de chaleur soient assurés. le chauffage par contact au moyen des poinçons à limites nettes et pressés l'un vers l'autre avec force permet le réchauffement d'une zone bien délimitée du flan. Lorsqu'il convient de réchauffer toute la surface du flan, la couronne 3 est chauffée elle aussi à une température appropriée et le poinçon supérieur 14 a une surface de contact qui recouvre complètement le flan. les postes de chauffage, représentés en coupe transversale dans la partie Il de la fig. 1 sont au total au nombre de trois, à la suite les uns des autres sur la table tournante 1. le cas échéant, pour le formage de feuilles plus minces, deux postes seulement ou m#me un seul pourraient suffire. Dans le poste III, la table tournante 1 est tangente à une seconde table tournante 17 à quatre postes. Elle porte, en une distribution angulaire correspondante, quatre parties matrices 18. les deux tables tournantes sont disposées l'une par rapport à l'autre de sorte qu'elles concourent pour former un poste III, constituant un poste d'emboutissage profond. leur mouvement est commande en synchronisme de telle manière qu'un contre-cadre 3 et wne partie matrice 18 se trouvent en même temps au poste d'enboutissage profond III. Cette situation est illustrée dans la partie III de la fig. 1.Au-dessus du contre-cadre 3 se trouve une partie matrice 18 qui est supportée par la table tournante 17 et qui est pressée, le long d'une surface annulaire 19, sur le bord du flan qui est soutenu vers le bas par la partie 4 du contre-cadre 3. Par cette surface, elle forme avec la couronne 3 le cadre de serrage. La pression entre la partie matrice 18 et le contre-cadre est assez forte pour que le bord du flan soit serré et fixé suffisamment, même lorsqu'il est très Ztroit. A cet effet, la partie matrice 18 est mobile en direction axiale. Du côté inférieur du contre-cadre 3, on a indiqué un pot 21 qui se trouve dans le poste III et dans lequel est guidée la tige de piston 22 du poinçon 23 qui déclenche le processus d'étirement de façon connue en soi, après quoi la feuille est soumise à une pression différentielle dirigée de bas en haut pour compléter le processus d'étirement, cette pression pouvant être produite en raccordant une source de vide au passage 20 de la partie matrice 18 et/ou une source d'air comprime au pot 21, au niveau du passage 24. D'ailleurs, les règles connues dans l'état actuel de la technique s'appliquent au processus d'emboutissage profond et à sa commande. Après l'achèvement du processus d'emboutissage profond, le poinçon 23 revient dans sa position initiale; le cadre-matrice formé par la partie matrice et le contre-cadre se sépare par un mouvement relatif en direction axial, puis le contre-cadre atteint le poste IV, tandis que le cadre-matrice est avancé dans la position V de la table tournante 17. Si le vide est maintenu du côté de la partie matrice, l'objet formé reste dans cette partie au cours de ce mouvement pas-à-pas.Il en résulte cet avantage que l'opération d'emboutissage profond dans le poste III peut être aussi brève qu'on le désire, sans tenir compte des conditions de refroidissement, puisque des possibilités de refroidissement sont offertes pendant le-mouvement d'un pas vers le poste V et, le cas échéant, dans ce poste lui-même. le refroidissement pourra par exemple être favorisé par un jet d'air froid dans le poste V. Cela signifie par ailleurs que la chaleur contenue dans l'objet formé n'a pas besoin d'être dissipée exclusivement par abaissement approprié de la température de la partie matrice et qu'il est même possible de réchauffer cette partie matrice avant le poste d'emboutissage profond, selon les exigences de cette technique de formage. Avec une telle disposition, le décochage et l'empilement des objets façonnés s'effectuent dans le poste VI, tandis que la partie matrice pourra être réchauffée dans le poste VII, par exemple au moyen d'un jet d'air chaud ou d'un poinçon chauffant. D'autres dispositions préparatoires peuvent être prises en ce point : c'est ainsi que la matrice pourra être aspergée d'une substance destinée à protéger l'objet embouti contre les charges électrostatiques.Selon un autre mode de réalisation possible de l'invention, un gobelet de carton ou un autre récipient, éventuellement rendu perméable à l'air artificiellement, peut être inséré dans ce poste pour être ensuite garni d'une feuille de matière plastique embqutissable dans le poste III. Si, au lieu de cela, le vide est maintenu dans la rainure annulaire 8 du contre-cadre 3, l'objet formé restera dans ce contre-cadre à la suite de l'emboutissage profond et il pourra ensuite être décoché et empilé dans le poste TV de la table tournante 1. Il va de soi que le nombre des postes sur les deux tables tournantes peut être augmenté ou diminué lorsqu'il y a lieu de procéder à des opérations additionnelles ou quand l'une des opérations décrites peut être supprimée. La structure et le mode de fonctionnement de la machine représentée sur la fig. 3 correspondent à ceux de la machine décrite en référence à la fig. 2; toutefois, les contre-cadres ne sont pas fixés directement sur la table tournante 1, mais sont disposés en 25 aux extrémités de bras 26 qui sont montés àepivotement en 27 sur la circonférence de la table tournante 1 à une distance angulaire égale qui correspond à la longueur d'un pas d'avance de la table tournante 1. les bras peuvent prendre au moins deux positions : dans la première position, située près de ira circonférence de la table tournante 1 et indiquée en 28, ils sont dans 1 alignement de dispositifs chauffants qui tournent avec la table pivotante 1, tandis que dans la position basoùiée vers l'extérieur et indiquée en 26, ils sont dans l'alignement dV poste d'emboutissage profond de la table tournante 17. Ltavantage de cette disposition consiste en ce que l'effet des dispositifs chauffants n'est pas interrompu pendant ie dEplacement d'un poste au suivant. l'exemple de réalisation de la fig. 3 montre par ailleurs que le nombre des objets traités en même temps dans un poste n'est pas obligatoirement limité à un, mais qu'au contraire plusieurs objets peuvent être façonnés simultanément, et notamment emboutis. Il va de soi que l'invention n'est pas liée à un chauffage par contact des flans; d'autres procédés de chauffage rapide peuvent être appliqués, et notamment le chauffage diélectrique ou par ultra-sons. En outre, l'invention ne se limite pas au façonnage de pièces rondes. Sauf indication contraire donnée ci-après, l'exemple de réalisation illustré par la fig. 4 correspond à celui de la fig. 1. Pour simplifier, on n'a représenté que le poste III, dans 'lequel se produit le processus d'emboutissage profond. la figure montre qu'un gobelet de papier 30 a été introduit dans la partie matrice 18. Ce gobelet peut être inséré par exemple dans la partie matrice au niveau du poste VI (fig. 2). Dans un autre poste (par exemple le poste VII de la fig. 2), la surface inté- rieure du gobelet peut être garnie au besoin d'une colle 31. Dans le poste, III, la feuille de matière plastique est insérée dans le gobelet par l'opération d'emboutissage profond. le gobelet revtu peut être éjecté dans le poste V. La combinaison du processus d'emboutissage profond avec le collage de gobelets et leur revêtement est particulièrement avantageuse avec le procédé et le dispositif selon l'invention, car aucun moyen particulier n'est nécessaire pour presser l'une contre l'autre les parties à coller. Le pressage nécessaire pour le collage est appliqué automatiquement pendant l'emboutissage profond de la feuille de-matière plastique, du fait de la pression différentielle qui est alors établie. Il est important que la colle ait, dans le poste d'emboutissage profond, une consistance telle qu'elle exerce- déjà, immédiatement après l'emboutissage profond, une force d'adhérence suffisante sur la feuille de revêtement. Pour produire cette consistance, il peut être éventuellement opportun de pré-sécher dans une certaine mesure la colle après son application et avant que le poste d'emboutissage profond ne soit atteint, par exemple au moyen d'un jet d'air chaud. La colle ne doit pas recouvrir en une pellicule continue toute la surface intérieure du gobelet de carton, sinon l'aspiration d'air à partir du gobelet, nécessaire pour le processus d'emboutissage profond, ne serait pas possible. Il est donc nécessaire de prévoir une application partielle de la colle ou une perforation du gobelet de carton.Il est à conseiller de procéder à une application partielle de la colle, sous forme de petites gouttelettes finement répariies. On parvient à une telle répartition en pulvérisant la colle dans le gobelet de carton au moyen d'une ou de plusieurs buses très fines. la pulv vérisation de la colle offre en outre cet avantage que la colle perd par évaporation une partie notable de son solvant pendant la pulvérisation, si bien qu'elle atteint la consistance nécessaire pour le collage dans le poste d'emboutissage Drofond, sans pré-séchage particulier, même aux grandes vitesses de travail. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant été plus spécialement indiqués; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour la fabrication d'objets emboutis à partir de feuilles minces, d'épaisseur constante, de matière synthétique thermoplastique rendues déformables par chauffage, des flans découpés individuellement à la dimension du contour de l'objet à fabriquer, étant soumis à îropération d'emboutissage profond alors qu'ils sont à l'état chauffé et tendu par leur bord, caractérisé par le fait que les flans ne sont serrés qu'à la suite du chauffage. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que pendant le chauffage, le flan prend appui par le bord sur une partie du cadre de serrage, mais n'est serré et tendu qu'après le chauffage, avant l'emboutissage profond, par adjonction de l'autre partie du cadre de serrage. 3.- Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait qu'une bande bordante du flan reste exclue du chauffage à la température d'emboutissage profond. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par un chauffage par contact du flan. 5.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé par un chauffage par contact des deux cotés sous pression. 6.- Dispositif pour la fabrication d'objets emboutis à partir de feuilles minces de matière synthétique thermoplastique rendues déformables par chauffage, dans lequel les flans maintenus par des supports parcourent un poste de chargement, au moins un poste de chauffage, un poste d'emboutissage profond et un poste d'extraction, pour l'exécution du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que les supports (3) sont constitués par une partie du cadre de serrage qui, pour l'assujettissement des flans, est munie d'un bord (5) en saillie vers le haut et/ou de buses d'aspiration (8) et/ou de dispositifs d'encliquetage mécanique (9) ou similaires. 7.- Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait que le support (3) est maintenu à une température inférieure au point de ramollissement de la matière plastique traitée. 8.- Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait que le support est réchauffé à la température d'emboutissage profond. 9.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé par le fait-qu'il est prévu, dans le ou les postes de chauffage (II), une paire de poinçons chauffants (14, 15) susceptibles d'être pressés l'un contre l'autre, en vue du chauffage par contact. 10.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 9, caractérisé par le fait que la partie du cadre de serrage qui constitue le support (3) est le contre-cadre. 11.- Dispositif selon la revendication 10, earactérisé par le fait que plusieurs contre-cadres sont disposés sur un transporteur, et notamment sur une table tournante (1), tandis que le cadre-matrice (18) n'est prévu que dans la poste d'emboutissage profond (III). 12.- Dispositif selon la revendication 11, caractérisé par le fait que plusieurs cadres-matrices (18) sont disposés sur un second transporteur, et notamment sur une table tournante (173 qui concourt dans le poste d'emboutissage profond avec le transporteur (1) des contre-cadres. 13.- Dispositif selon la revendication 12, caractérisé par le fflait qu'un poste de refroidissement (V) fait suite au poste d'emboutissage profond (III) sur le second transporteur. 14.- Dispositif selon la revendication 12 ou 13, caractérisa par le fait qu'il est prévu, sur le second transporteur (17), des dispositifs pour l'insertion de récipients destinés à être garnis d'une feuille mince de matière plastique par emboutissage profond. 15.- Dispositif selon la revendication 14, caractorisé par le fait qu'il est prévu, sur le second transporteur (17), des dispositifs pour l'application d'une colle (31) sur la surface intérieure du récipient (30) qui doit être garni. 16.- Dispositif selon la revendication 15, caractérisé par le fait que les dispositifs pour l'application de la colle comprennent des moyens de pulvérisation. 17.- Dispositif selon la revendication 9, caractérisé par le fait qu'il est prévu, dans plusieurs postes successifs, des poinçons chauffant3 dont les températures décroissent dans le sens de progression des flans à chauffer. 18.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications g à 15, caractérisé par le fait que les contre-cadres qui constituent les supports pour les flans sont montés sur des bras (26) qui peuvent pivoter sur une table tournante (1) autour d'axes ex centrée, parallèles à l'axe de rotation de cette table, ces bras pouvant d'une part occuper une position, voisine de l'axe de rotation de la table tournante, dans laquelle ils sont dans 1'alignement de paires de poinçons chauffants qui tournent avec la table et, d'autre part, pouvant pivoter à l'extzrieur vers le poste d'emboutissage profond.