Emulsion huile-dans-eau comprenant un mélange particulier de tensioactifs et l’association d’amidon greffé par un polymère acrylique et d’amidon non greffé par un polymère acrylique . La présente invention concerne une composition cosmétique sous forme d’émulsion huile-dans-eau comprenant : a) au moins une phase aqueuse continue, b) au moins une phase huileuse dispersée dans ladite phase aqueuse, c) au moins un système émulsionnant comprenant : i- au moins un ester d’acide gras et de polyéthylène glycol, ii- au moins un ester choisi parmi les esters d’acide gras en C16-C22 et de sorbitan et les esters d’acide gras en C16-C22 et de glycéryle, d) au moins un amidon greffé par un polymère acrylique, et e) au moins un amidon non greffé par un polymère acrylique. Emulsion huile-dans-eau comprenant un mélange particulier de tensioactifs et l’association d’amidon greffé par un polymère acrylique et d’amidon non greffé par un polymère acrylique La présente invention se rapporte à une composition cosmétique, notamment de type émulsion huile-dans-eau stabilisée par un mélange particulier de tensioactifs, et comprenant l’association d’au moins un amidon greffé par un polymère acrylique, notamment superabsorbant, et d’au moins un amidon non greffé par un polymère acrylique, préférentiellement un amidon natif. L’invention a également pour objet un procédé non thérapeutique, de traitement cosmétique d’une matière kératinique, notamment de la peau et/ou des cheveux, et plus particulièrement de la peau, comprenant une étape d’application sur ladite matière kératinique d’au moins une couche de ladite composition cosmétique. L’invention a encore pour objet l’utilisation de ladite association précitée de 2 types d’amidons pour améliorer, c’est-à-dire augmenter, la consistance d’une composition cosmétique, en particulier la sensation d’épaisseur sous le doigt à l’application, tout en apportant un fini peau poudré, non collant, une fois la composition appliquée sur la peau. L’invention pourra être mieux comprise à la lecture de la description qui suit accompagnée d’exemples non limitatifs de mise en œuvre de celle-ci, en se référant aux dessins annexés, sur lesquels : est un graphe représentant le profil sensoriel de chacune des 2 compositions de l’exemple 1 ci-après : en tirets le profil de la composition Cp1 de l’art antérieur et en trait plein le profil de la composition Inv2 selon l’invention. est un graphe représentant le profil sensoriel de chacune des 2 compositions de l’exemple 2 ci-après : en tirets le profil de la composition Cp3 de l’art antérieur et en trait plein le profil de la composition Inv4 selon l’invention. La formulation cosmétique est en pleine mutation. Les consommateurs ont une conscience environnementale renforcée, des attentes de plus de naturel, le besoin d’être rassurés sur les ingrédients des formules cosmétiques, en particulier sur leur innocuité, leur faible empreinte environnementale, leur origine, ou encore leur caractère renouvelable. La recherche cosmétique s’efforce donc de proposer des formules répondant le plus possible à cette quête de responsabilité environnementale, de consommation réfléchie, plus sobre, de produits cosmétiques à la fois plus simples et de qualité. Les consommateurs recherchent à la fois des produits « utiles » qui font la différence, et une simplification des routines beauté, celles-ci pouvant s’appuyer sur un savoir-faire ancien ancré depuis des générations. Innover pour des textures utilisant plus de matières premières biodégradables, à l’impact environnemental le plus faible possible, est devenu la priorité pour les formulateurs, tout en restant à l’écoute de l’expérience sensorielle des consommateurs, les textures obtenues doivent continuer de satisfaire, et les produits de beauté rester toujours source de confort, de plaisir et de légèreté. Ces dernières années, le remplacement des charges particulaires synthétiques dans les formules cosmétiques est devenu un enjeu majeur. Certaines charges se présentent sous forme sphérique, de taille comprise dans la gamme de 25 à 50 µm, et sont utilisées pour la texture et le toucher particulier qu’elles apportent notamment aux crèmes de soin en pot : une plus grande épaisseur sous le doigt en début d’application, comme un coussin, puis qui laisse sur la peau un film doux, poudré et non gras, caractérisant le « fini peau » après l’application. Le formulateur doit ici répondre au double challenge : d’une part de naturalité, dans laquelle les épaississants et charges polymères synthétiques sont remplacés par des matières premières plus naturelles, ou d’origine plus naturelle ; et d’autre part de sensorialité, pour que les formules plus naturelles présentent les mêmes propriétés sensorielles que les formules moins naturelles existantes qu’elles sont destinées à remplacer, les consommateurs étant notamment habitués à certaines propriétés sensorielles et de textures, par exemple caractéristiques des silicones et des charges polymères synthétiques. Par « composé naturel », on entend un composé que l’on obtient directement de la terre ou du sol, ou à partir de végétaux ou d’animaux, via, le cas échéant, un ou des processus physiques, comme par exemple un broyage, un raffinage, une distillation, une purification ou une filtration. Par composés « d’origine naturelle », on entend un composé naturel ayant subi un ou des traitements chimiques ou industriels annexes, engendrant des modifications n’affectant pas les qualités essentielles de ce composé et/ou un composé comprenant majoritairement des constituants naturels ayant ou non subi des transformations, comme indiquées ci-dessus. À titre d’exemple non limitatif de traitement chimique ou industriel annexe engendrant des modifications n’affectant pas les qualités essentielles d’un composé naturel, on peut mentionner ceux autorisés par les organismes de contrôle tels qu’Ecocert (Référentiel des produits cosmétiques biologiques et écologiques, janvier 2003) ou définis dans les manuels reconnus dans le domaine, tels que « Cosmetics and Toiletries Magazine », 2005, vol. 120, 9:10. Le remplacement de certains ingrédients synthétiques dans une formule, par des ingrédients plus naturels, peut entraîner des problèmes de changement de texture, des problèmes de stabilité, et peut nécessiter à son tour des adaptations sur les autres ingrédients de la formule à rénover, afin de retrouver la texture et la sensorialité initiales auxquelles les consommateurs sont habitués pour ce type de formules. On cherche donc à formuler des compositions comprenant des ingrédients compatibles avec la formulation de produits cosmétiques plus « naturels » et qui présentent de bonnes propriétés cosmétiques, tout en étant stables. La présente invention a donc pour but de fournir une composition de type émulsion huile dans eau, suffisamment consistante pour présenter une bonne tenue en pot, une épaisseur notable sous le doigt au début de l’application, et qui présente de bonnes propriétés sensorielles telles que l’absence de sensation de gras ou de collant pendant et après application. La présente invention a également pour but de fournir une composition, notamment de type émulsion huile dans eau (H/E), à base d’ingrédients les plus naturels possibles. La demanderesse a maintenant trouvé que l’association d’au moins un amidon greffé par un polymère acrylique, notamment sous la forme d’un polymère superabsorbant au moins partiellement à base d’amidon, et d’au moins un amidon, notamment amidon natif, dans une émulsion huile dans eau stabilisée par un mélange particulier de tensioactifs, permet d’obtenir une composition plus naturelle et de texture caractéristique, présentant à la fois une bonne tenue ou consistance en pot et une bonne stabilité en pot, une épaisseur sous le doigt notable à l’application et un fini peau non collant. Cette association d’au moins deux amidons particuliers permet d’obtenir des émulsions ayant un aspect, un sensoriel, une texture, une consistance et en particulier une prise au doigt, comparables à celles obtenues avec des charges particulaires polymériques d’origine entièrement synthétique. Composition cosmétique sous forme d’émulsion huile-dans-eau comprenant : a) au moins une phase aqueuse continue, b) au moins une phase huileuse dispersée dans ladite phase aqueuse, c) au moins un système émulsionnant comprenant : i- au moins un ester d’acide gras et de polyéthylène glycol, ii- au moins un ester choisi parmi les esters d’acide gras en C16-C22 et de sorbitan et les esters d’acide gras en C16-C22 et de glycéryle, caractérisée en ce qu’elle comprend en outre : d) au moins un amidon greffé par un polymère acrylique, et e) au moins un amidon non greffé par un polymère acrylique. Composition selon la revendication 1, dans laquelle ledit au moins un amidon non greffé est choisi parmi : l’amidon de maïs, de tapioca, de riz, de blé, de manioc, d’orge, de pomme de terre, de sorgho, de pois, et leurs mélanges. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle ledit au moins un amidon non greffé comprend un amidon natif, de préférence l’amidon natif de maïs. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle ledit au moins un amidon greffé par un polymère acrylique est choisi parmi les amidons greffés par un homo- ou un copolymère acrylique, notamment les amidons greffés par le polyacrylate de sodium. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle l’amidon greffé et l’amidon non greffé se présentent sous forme particulaire. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle l’amidon greffé est un polymère superabsorbant. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle le ou lesdits amidons greffés sont présents en une teneur en matière active allant de 0,05 à 1% en poids, de préférence de 0,06 à 0,5% en poids, de préférence allant de 0,07 à 0,2% en poids, de préférence de 0,08 à 0,15% en poids, préférentiellement de 0,09 à 0,12% en poids, par rapport au poids total de la composition. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle l’amidon non greffé est présent en une teneur allant de 0,1 à 5% en poids, de préférence de 0,5 à 2% en poids, de préférence de 0,5 à 1,5% en poids, de préférence de 1 à 1,2% en poids, par rapport au poids total de la composition. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle le ratio en poids amidon greffé /amidon non greffé est compris dans la gamme de 1/8 à 1/15, de préférence de 1/10 à 1/15, de préférence de 1/10 à 1/12. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle ledit ester d’acide gras et de polyéthylène glycol est choisi parmi les esters d’acide gras en C16-C22 comportant de 8 à 100 unités d’oxyde éthylène. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle l’ester d’acide gras et de polyéthylène glycol est choisi parmi les stéarates de polyéthylène glycol. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle l’ester d’acide gras et de polyéthylène glycol comprend de 20 à 40 unités d’oxyde d’éthylène. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu’elle comprend un ester d’acide gras en C16-C22 et de sorbitan choisi parmi les stéarates de sorbitan, notamment le tristéarate de sorbitan. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu’elle comprend un ester d’acide gras en C16-C22 et de glycéryle choisi parmi les stéarates de glycéryle. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu’elle comprend un mélange de stéarate de glycéryle et de monostéarate de polyéthylène glycol, comprenant de préférence 40 OE. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu’elle comprend un mélange de stéarate de sorbitan, notamment de tristéarate de sorbitan, et de monostéarate de polyéthylène glycol, comprenant de préférence 40 OE. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu’elle comprend un mélange de stéarate de sorbitan, notamment le tristéarate de sorbitan, de stéarate de glycéryle et de monostéarate de polyéthylène glycol, comprenant de préférence 40 OE. Utilisation dans une composition cosmétique sous forme d’émulsion huile dans eau, d’au moins lesdits deux types d’amidons définis selon l’une quelconque des revendications 1 à 9, pour augmenter l’épaisseur sous le doigt, notamment apporter un « effet coussin », au début de l’application de la composition sur la peau et améliorer le fini peau en diminuant le collant et augmentant l’effet poudré perçu sur la peau après application. Procédé cosmétique non-thérapeutique de soin et/ou de maquillage d’une matière kératinique comprenant l’application sur la surface de ladite matière kératinique d’au moins une composition telle que définie dans l’une quelconque des revendications 1 à 17.