La présente invention concerne un procédé de fabrication du coke de fonderie avec utilisation du charbon (houille), du coke de pétrole et du brai. Pour la fabrication du coke de fonderie, on connaît un mélange de combustibles qui consiste en 40 à 75 % en poids de coke de pétrole avec environ 3 à 14 % de constituants volatils, de 5 à 10% en poids d'anthracite, de 10 à 25 t en poids d'un brai d'hydrocar- bure tel que le brai de goudron ou le brai de pétrole ayant un point de fusion de 149 à 2040C, et de 10 à 25 % en poids d'un charbon bitumineux gonflant avec 14 à 22 % environ de constituants volatils (voir brevet allemand 1 042 327). Le coke de fonderie fabriqué à partir de ce mélange de combustibles a de bonnes propriétés.Sa fabrication est cependant relativement coùteuse, entre autres par suite de l'emploi du brai dur (point dé solidification 149 à 2040C). Egalement le mélange connu ne convient pas au charbon ayant une forte proportion de constituants volatils. Un développement du coke de fonderie produit suivant le brevet précité - coke désigné sous le nom de coke GLC - est représenté par le coke HC CHigh Carbon Coke). Celui-ci correspond essentiellement au coke GLC; simplement le rapport de mélange des quatre constituants : coke de pétrole, coke gras, anthracite et brai dur, ainsi que la granulométrie ont été modifié (Revue Giesserei, Avril 1959, nO 1285-1306). Pour ce coke de fonderie, les mêmes arguments que pour le coke GLC sont valables. La présente invention a pour objet de créer un coke de fonderie qui est meilleur marché que les cokes de fonderie à base de houilles ayant une proportion élevée de constituants volatils, tels, par exemple, que les charbons à gaz ou les charbons flambants et qui présente des propriétés en partie égales, en partie supérieures, à celles des cokes de fonderie courants. Ce problème est résolu par le fait que l'on prépare un mélange de 40 à 60 % en poids de coke de pétrole -(6 à 12 t de constituants volatils) 30 à 50 % de charbon à gaz ou de charbon flambant (environ 35 % de constituants volatils) 7 à 18 % de brai mou (point de solidification 60 à 1000C) et que l'on dame ce mélange de telle façon que sa densité, à ltétat exempt d'eau, soit comprise entre 0,9 et 1,1 t/m3, et que le mélan ge damé est cokéfié à une température adaptée au morcellement désiré du coke de fonderie. Suivant une forme de réalisation de l'invention la température à la cokéfaction est de 950 à 10300C. Une autre forme de réalisation du procédé suivant l'invention consiste en ce qu'on ajoute au mélange encore 0,5 à 4 % d'une huile lourde combustible. De ce fait, la tension superficielle du mélange humide est diminuée, ce qui entraîne une élévation du poids du produit damé. Le coke de fonderie produit par le procédé conforme à la présente invention présente en particulier cet avantage que l'on utilise du brai mou. Au contraire, dans les procédés connus, on met en oeuvre du brai dur qui doit être préparé dans une opération additionnelle (par soufflage). En outre, avec le présent procédé, on peut produire des cokes de fonderie à partir de charbons ayant une teneur élevée de constituants volatils. L'invention va être décrite avec peu de détails à propos d'un exemple. Un mélange de 50 % de coke de pétrole (8 à 12% de constituants volatils) 40 % de charbon à gaz (environ 35 % de constituants volatils) et 10 % de brai mou (point de solidification 700C), a été préparé et comprimé dans une machine à damer usuelle. Ensuite, le "gâteau" damé à été introduit dans un four à chambre horizontale et a été cokéfié à 1000 C environ. Le coke de fonderie produit avait les propriétés suivantes Résistance dans l'essai au tambour M 80 65 t M 40 91 t M 10 6,5 t, M étant le chiffre de Thibaut Densité apparente : 1,2 à 1,3 g/cm3 Porosité 30 t Teneur en soufre 0,85 %. - REVENDICATIONS - 1. Procédé pour la fabrication du coke de fonderie avec utilisation du charbon (houille), du coke de pétrole et du brai, caractérisé parle fait que lton prépare un mélange de 40 à 60 % de coke de pétrole (8 à 12 % de constituants volatils) 30 à 50 % de charbon à gaz ou de charbon flambant (environ 35 % de constituants volatils) et 7 à 18 % de brai mou (point de solidification 60 à 1000C), et que l'on dame ce mélange de telle façon que sa densité (à l'état exempt d'eau) soit de 0,9 à 1,1 t/m3, et que le mélange damé est cokéfié à une température adaptée au morcellement désiré du coke de fonderie. 2. Procédé suivant la revendication 1 caractérisé par le fait que la température de cokéfaction est de 950 à 10500C. 3. Procédé suivant la revendication 1 caractErisé par le fait que l'on ajoute encore au mélange 0,5 à 4 % d'huile lourde combustible.