La présente invention a trait à une nappe de protection destinée à assurer la protection d'appareils ou de dispositifs, notamment électriques ou radioélectriques, tels que des instruments de bord, des appareils de navigation ou de radio. On sait déjà protéger des appareils ou dispositifs de tous genres contre les perturbations provoquées par les ondes hertziennes hyperfréquence, et ceci en disposant les appareils à protéger à l'intérieur d'un treillis métallique réalisé par exemple sous forme d'un tricot de fil métallique. Ces treillis ou tricots de fil métallique présentent cependant, à l'utilisation, un certain nombre d'inconvénients. En particulier, ils sont non seulement fragiles et susceptibles d'être détériorés, par exemple par chocs, mais encore ils se déforment facilement et leurs mailles sont peu stables. Ces inconvénients sont particulièrement sensibles lorsque ces treillis sont utilisés à bord de véhicules terrestres, nautiques ou aériens susceptibles d'être soumis à des chocs et des vibrations nombreuses. La présente invention se propose de remédier à ces inconvé- nients et de fournir une nappe de protection de tels appareils ou dispositifs qui soit de fabrication simple et économique et d'utilisation facile. L'invention a pour objet une nappe de protection d'appareils électriques ou radioélectriques ou de dispositifs similaires, caractérisée par le fait qu'elle comporte au moins un treillis de fil métallique enrobé à l'intérieur d'une nappe souple en élas tomère. Les dimensions des mailles du treillis ou tricot de fil métallique varient de préférence entre 6 x 3 et 3 x 1,5 mm. L'épaisseur de la nappe d'élastomère est de préférence comprise entre 2 et 5 mm. De façon avantageuse, la dureté de l'élastomère est inférieure à 60 sh. La nappe selon l'invention peut être réalisée de différentes façons, par exemple en noyant le treillis métallique dans une masse de latex qui est ensuite vulcanisé de façon à former une nappe relativement mince. Dans une variante, la fabrication peut être effectuée en disposant le treillis entre deux nappes minces d'élastomère qui sont ensuite reliées l'une à l'autre à travers les mailles du treillis, par exemple par collage. De préférence, l'un au moins des bords de la nappe comporte une tresse métallique conductrice reliée au treillis. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention appa raieront à la lecture de la description suivante, faite à titre d'exemple non limitatif et se référant au dessin annexé dans lequel - la figure 1 représente une vue avec arrachement partiel d'une nappe selon l'invention, - la figure 2 représente une vue en coupe d'une nappe selon une variante. La nappe selon l'invention comporte deux feuilles de caoutchouc vulcanisées 1 et 2 disposées de part et d'autre d'un treillis en fil métallique tricoté 3, de préférence en acier inoxydable. L'épaisseur de chaque feuille est de 2 mm de sorte que l'épaisseur totale de la nappe est d'environ 4 mm. L'adhérence des deux feuilles l'une contre l'autre s'effectue notamment au travers des orifices de mailles du tricot 3 grâce à un liant, de préférence un latex vulcanisé en place. En se référant à la figure 2 on voit une nappe selon une variante de l'invention dans laquelle le tricot 3 se trouve noyé dans une feuille unique 4 en élastomère. Les nappes selon l'invention sont adaptées pour la protection des appareils ou dispositifs contre les ondes erdiennes hyperfréquence. En outre, elles présentent une tenue mécanique suffisante pour conserver, dans une certaine mesure, des formes imposées, ce qui permet de les utiliser dans de nombreux cas ou les écrans purement et simplement constitués d'un tricot ne peuvent pas être utilisés sans une armature ou des moyens équivalents. Par ailleurs, la nappe selon l'invention présente une grande résistance au déchirement ou aux détériorations de toutes sortes. Il est également possible d'utiliser pour le tricot des métaux moins onéreux que l'acier inoxydable, du fait que les métaux se trouvent protégés contre les agressions chimiques par le matériau élastomère. Enfin, on comprend que les nappes selon l'invention peuvent en outre servir à l'étanchéité des appareils ou parties d'appareils qu'elles protègent contre les poussières ou les liquides. Bien que l'invention ait été décrite à propos d'une forme de réalisation particulière, il est bien entendu qu'elle n'y est nullement limitée et qu'on peut lui apporter diverses modifications de forme sans pour cela s'éloigner ni de son cadre ni de son esprit. REVENDICATIONS 1. Nappe de protection d'appareils électriques ou radioélectriques ou de dispositif similaires, caractérisée par le fait qu'elle comporte au moins un treillis de fil métallique enrobé à l'intérieur d'une nappe souple en élastomère. 2. Nappe de protection selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le treillis est réalisés en fil métallique tricoté. 3. Nappe de protection selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que les dimensions des mailles du treillis sont comprises entre 6 x 3 et 3 x 1,5 mm. 4. Nappe de protection selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que l'épaisseur de la nappe est comprise entre 2 et 5 mm. 5. Nappe de protection selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait que la dureté de l'elas- tomère est inférieure à 60 sh. 6. Nappe selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée par le fait que le treillis métallique est noyé dans une masse d'élastomère. 7. Nappe de protection selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée par le fait que le treillis est disposé entre deux nappes minces d'élastomère qui sont reliées l'une à l'autre à travers les mailles du treillis. 8. Nappe de protection selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée par le fait que l'un au moins des bords de la nappe comporte une tresse métallique conductrice reliée au treillis.