La présente invention concerne un procédé et un dispositif pour fours de combustion de déchets liquides permettant de résoudre le problème du nettoyage automatique des buses à air des précipitations qui se forment au cours de la combustion des déchets liquides et qui gênent l'arrivée de l'air de combustion. Divers procédés pour résoudre ce problème sont bien connus des spécialistes. Le dispositif de nettoyage de buses le plus couramment utilisé jusqu'à présent consiste en un.manchon que l'on introduit dans cette buse. Ce manchon a une forme qui correspond à l'orifice en forme de fente de la buse dans la chambre de combustion et on le déplace à la main, à l'aide d'un dispositif à vis ou automatiquement, dans un sens et dans l'autre à travers cet orifice, pour maintenir ce dernier exempt de dépôts. Le manchon est de forme tubulaire et il constitue, en principe, une partie du eonduit d'alimentation en air de combustion. En général quatre manchons sont disposés côte à côte de manière à constituer un ensemble pour le déplacer simultanément. Cela implique que les manchons eux-mêmes ont tendance à être bouchés par des dépôts et, par suite, à gêner l'arrivée d'air.De plus, en raison de la différence de résistance des diverses buses, le jeu de quatre manchons a facilement tendance à se disposer de guingois, ce qui donne souvent lieu à ce que l'on appelle "l'effet de tiroir". Il faut donc procéder à un nettoyage régulier à la main à l'aide d'un ringard. L'invention a pour but un procédé entièrement automatique de nettoyage de buses à air dans les fours de combustion de déchets liquides. Ce procédé élimine la nécessité des nettoyages répétésà la main à l'aide d'un ringard, opérations pénibles pour la personne qui effectue le nettoyage, car elles sont bruyantes, salissantes et s'effectuent dans un milieu très chaud. Le risque d'effet de tiroir est très faible même si les buses sont assemblées en un jeu. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui suit, et à l'examen des dessins annexés qui représentent, à titre d'exemple, une forme de réalisation de l'invention. Sur ces dessins les figures 1 à 5 représentent de façon schématique le fonctionnement d'un dispositif selon l'invention ; et la figure 6 est une vue en coupe d'un mode de réalisation d'un mécanisme de commande. Sur ces figures, la buse qui forme l'orifice d'admission d'air est désignée par la référence 2. Cet orifice se présente sous la forme d'un évidement allongé débouchant dans la paroi dans la chambre de combustion qui, de façon connue, est formée par des tubes refroidis à l'eau, représentés de façon schématique en 3. Cet évidement 1 est orienté verticalement dans la paroi. La buse 2 a pratiquement sur toute sa longueur, une largeur qui correspond à la largeur de l'évidement 1. A son extrémité la plus 2 éloignée de cet évidement, la buse/comporte une arrivée d'air 5 qui, dans cet exemple, est délimitée à sa partie supérieure, par une paroi transversale 6. Lors de la combustion du combustible, qui consiste en déchets liquides, les parois de la chambre de combustion se recouvrent d'une couche épaisse de dépôts qui, de façon connue, bouchent progressivement l'évidement 1, si l'on ne le nettoie pas d'une façon ou d'une autre. Pour effectuer le nettoyage, une lance 4 se déplace dans la buse 2. Elle a pratiquement la même largeur que la buse et, par suite, que l'évidement 1. Elle est avantageusement renforcée par une aile 7 et comporte un prolongement 8, dirigé vers l'ar rière. La lance 4 est articulée sur un bras oscillant 9 qui, luimême, pivote autour d'un point fixe 10. Le prolongement 8 est muni en outre, d'un toucheau de came li qui se déplace sur une came 12, fixe par rapport à l'ensemble de l'appareil. La lance 4 se déplace lorsque l'on entraîne le toucheau de came il le long de la came 12.Cela peut se réaliser d'une manière telle que le toucheau de came 11, représenté schématiquement sur la figure 6 sous forme d'un bouton, traverse la came 12, constitué par deux parties fixes 12a et 12b délimitant entre elles une gorge 12c constituant la came proprement dite. L'extrémité du bouton qui traverse cette gorge 12c vient se loger dans une fente diamétrale 13a d'un support rotatif 13. Ainsi, lorsqu'on fait tourner ce support 13, par exemple par entraînement d'un pignon en prise avec les dents 13b, ce bouton se déplace dans la gorge 12c de la came du fait qu'en même temps il peut coulisser librement dans la fente 13a du support 13 lorsque la distance radiale de cette gorge de la came au centre du support varie. En faisant tourner le support 13, on peut donc imprimer à la lance 4 une certaine trajectoire, décrite ci-après. Sur la figure 1, la lance est représentée en position de départ. Comme représenté sur cette figure, la lance vient buter, par son extrémité intérieure 14, contre la paroi transversale 6 de la buse 2. La lance, ayant pratiquement la même largeur que la buse, constitue, dans cette position, un écran pour l'air provenant de l'arrivée d'air 5. Lorsque l'on fait tourner le support 13 dans le sens de rotation des aiguilles d'une montre (selon les figures), la lance 4 descend en venant buter contre le côté inférieur court de la buse (vue en coupe) légèrement à l'intérieur par rapport à l'orifice de l'évidement 1 (figure 2). La lance se déplace ensuite avec sa pointe appliquée le long du côté court de la buse puis sort de l'orifice de l'évidement 1 jusqu'à la position représentee sur la figure 3. Du fait que le support 13 continue de tourner et de la forme de la came 12, la lance 4 monte dans la buse 2, avec sa pointe toujours à l'extérieur de l'évidement, jusqu'à ce qu'elle atteigne le bord supérieur de ce dernier (figure 4). Après avoir buté contre le bord de la buse 2, la lance recule à travers l'évidement dans la buse 2. La pointe de la lance suit le côté court supérieur de la buse 2 sur une certaine distance, puis la lance revient à sa position de départ de la figure 1. L'ouverture d'admission d'air est alors complètement net toyée de tout dépôt. En outre, le côté court inférieur de la buse 2 a été raclé par la pointe de la lance 4, tandis que la surface supérieure de la lance a été nettoyée par raclage par le bord supérieur de l'orifice de l'évidement. La phase ultérieure du nettoyage peut s'effectuer soit tout de suite après, soit plus tard, par déplacement de la lance 4 dans le sens opposé. Pour cela, on inverse le sens de rotation du support. Alors la pointe de la lance 4 commence par nettoyer, par raclage, le côté supérieur court de la buse 2 ; puis, en descendant, elle nettoie l'évidement 1 et enfin elle nettoie par raclage sa face inférieure contre le bord inférieur de l'évidement 1. En position de départ, ou se produit un effet d'écran, on peut également modifier la position de la lance (écran) et, par suite, le réglage de la quantité d'air fournie, si on fait tourner la lance 4 autour de sa ligne de butée sur la paroi transversale 6. On peut ainsi modifier la distance X entre l'extrémité de la lance et le côté inférieur de la buse On peut parvenir à ce résultat en rendant la came 12 et sa partie qui coopère avec le toucheau en position de départ, pivotante et réglable autourd'un point côincidant avec ladite ligne de butée. La courbe le long de laquelle le toucheau de came 11 se déplace ainsi est représentée en 15. Comme on le voit également d'après les figures 1 à 5, l'arrivée d'air 5 reste ouverte à l'alimentation en air de combustion dans le four, pendant toute la durée du déplacement de la lance 4. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté, elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans s'écarter pour cela du cadre de l'invention. C'est ainsi que, selon la forme de l'orifice de la buse, la configuration de la lance, la trajectoire désirée de cette lance, etc., on peut modifier la forme de l'organe qui trace la courbe et le faire tourner en fonction de la rotation du support, ou même le remplacer par une manivelle. On peut également déplacer la lance 4 en donnant au bras oscillant 9 un mouvement de va-et-vient, par exemple à l'aide d'un dispositif pneumatique. On peut aussi assurer autrement le deplacement de la lance 4, par exemple en utilisant comme toucheau de came un pignon mené se déptant le long de la came, cette dernière comportant des dents correspondant à celles du pignon. De façon avantageuse, l'entraînement du support, du dispositif pneumatique ou du pignonmené est commandé par un relais temporisé, réglé pour les conditions de fonctionnement cnoisies. Si l'on prévoit un jeu dans le montage du bras oscillant 9 suffisamment grand et/ou un certain jeu entre le toucheau de came et la came, les côtés de la buse 2 peuvent servir au guidage de la lance ce qui, en certains cas, est avantageux en ce qui concerne le nettoyage et, de plus, élimine le risque de blocage de la lance en une position quelconque. A supposer qu'elle vienne à se bloquer, onpourrait facilement avoir accès à cette lance et à la buse avec des outils. REVENDICATIONS 1. Procédé de nettoyage automatique des buses d'admission d'air d'un four à combustion de déchets liquides, lesdites buses formant des évidements longs et étroits débouchant dans la paroi de la chambre de combustion, procédé caractérisé en ce que l'on déplace par son talon une lance en forme de tige, dont l'épaisseur correspond à la largeur dudit évidement à partir d'une position de départ dans la buse sans pénétrer dans la chambre de combustion, en appliquant la pointe de ladite lance contre un côté court dudit évidement puis à l'extérieur, à travers ledit évidement, la pointe de ladite lance sortant dudit évidement dans la chambre de combustion jusqu a ce qu'elle atteigne l'autre côté court de l'évidement pour revenir ensuite à sa position de départ. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on déplace la lance à partir dudit autre côté court de l'évidement en reculant à travers l'évidement jusqu'au retour en position de départ. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on déplace la lance en sens opposé. 4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on déplace la lance contre l'évidement et/ou à partir de l'évidement, en appliquant le bout de la lance contre les côtes courts de la buse. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'on fait glisser un côté de la lance le long d'un côté court de l'évidement et en ce qu'on fait glisser le côté opposé de ladite lance contre l'autre côté court dudit évidement. 6. Procéde selon l'une des revendications 4 et 5, carac térisé en ce que, pendant le retour de la lance vers la position de départ, on applique une partie de cette lance de façon étanche contre la partie arrière de la buse, avec possibilité de déplacement réglable de ladite lance par rapport à la buse, pour former écran à l'intérieur de ladite buse. 7. Dispositif pour la mise en oeuvre d'un procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comprend une lance (4) en forme de tige mobile et entrainable dans un moyen de support (9, 10), la pointe de ladite lance étant dirigée vers l'orifice de l'évidement (1) tandis que son autre extrémité est munie d'un toucheau de came (11)coopérant avec une came (12). 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que le moyen de support (9, 10) consiste en un bras oscillant (9) sur l'extrémité libre duquel est articulée la lance. 9. Dispositif selon l'une des revendications 7 et 8, ca ractérisé en ce que le toucheau de came (11) est entraîne le long de la came (12) par un support rotatif (13). 10. Dispositif selon l'une des revendications 7 et 8, ca ractérisé en ce que le toucheau de came (11) est muni d'un pignon mené mobile le long de la came (12) qui comporte des dents correspondant à celles dudit pignon. 11. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que le bras (9) est attaché à un arbre rotatif (10) qui peut tourner d'un mouvement de va-et-vient sous l'action d'un vérin pneumatique ou hydraulique. 12. Dispositif selon l'une des revendications 9 à 11, caractérisé en ce que la came est rotative.