Ensemble de traitement pour machines de battage. La présente invention concerne un ensemble de traitement et plus spécialement un dispositif de sépara- tion et (ou) de battage, en particulier pour machines de battage, comportant un carter muni au moins partielle- ment de trous de passage pour les produits à traiter et un rotor monté dans ce carter et comprenant un châssis, les produits à traiter étant acheminés entre le rotor et le carter dans le sens longitudinal de celui-ci en direc- tion d'un orifice de sortie, le rotor présentant des élé- ments attaquant les produits, pouvant être entraînés posi- tivement et reliés à son châssis, ces éléments décrivant une trajectoire de révolution par rapport à l'axe du car- ter et étant reliés au châssis de telle sorte qu'il en résulte un déplacement relatif entre ledit châssis et lesdits éléments attaquant les produits. Un dispositif séparateur de ce type général est décrit dans la demande de brevet allemand n0 2 540 147 et doit remplacer les secoueurs de paille usuels-dans les moissonneuses-batteuses. D'une façon plus particu- lière, le mélange de paille et de grain qui se trouve alors dans le carter est déplacé par les éléments at- taquant les produits afin que le grain soit séparé de la paille. Le mouvement est un mouvement rotatifauquel se superpose un mouvement de vaet-vient. La paille est en conséquence déplacée dans la zone d'attaque des pro- duits par les éléments précités relativement à l'axe longitudinal du carter, en un mouvement d'avance et de recul, des barrettes de transport prévues sur le carter servant probablement à assurer la progression de la pail- le en direction d'une extrémité de déchargement. La de- mande de brevet précitée n'indique pas toutefois comment un transport axial positif peut avoir lieu. Le but de l'invention est de créer des caracté- ristiques plus positives et pouvant être prévues d'une manière plus précise pour le traitement des produits. On parvient à ce résultat, suivant l'invention, par le fait que l'entraînement des éléments attaquant les produits et leur liaison avec le châssis sont réalisés de telle sorte que, pendant cette attaque, tous les éléments assurent la progression des produits en direc- tion de l'orifice de sortie. On crée de cette manière un mouvement positif des produits sous l'effet des éléments qui les attaquent et par lesquels les produits sont dé- placés en un trajet en principe hélicoïdal, c'est-à-dire pouvant être prévu et contrôlé en ce qui concerne son amplitude et le mouvement axial dans le carter, sans que des barrettes de transport soient nécessaires et sans qu'il se produise un mouvement de va-et-vient des pro- duits. Afin que les produits ne subissent pas d'enroule- ment ou de bourrage, le dispositif de séparation et (ou) de battage est muni d'une zone dans laquelle les éléments attaquant les produits pénètrent plus profondément dans ceux-ci, et ainsi également d'une zone dans laquelle ces éléments pénètrent moins profondément dans les produits, ou même ne les attaquent pas du tout. Suivant l'invention, la zone dans laquelle les éléments attaquant les produits pénètrent plus profon- dément dans ceux-ci subit une rotation à l'intérieur du carter. Etant donné que le carter a, en vue de la récep- tion du rotor, de façon judicieuse une forme en princi- pe circulaire, il présente un axe médian, et pour pou- voir y ménager la zone rotative dans laquelle les élé- ments attaquant les produits pénètrent plus profondément dans ceux-ci, une partie au moins de l'axe du châssis recevant les éléments attaquant les produits doit, sui- vant l'invention, pouvoir tourner autour de l'axe du carter. Pour certaines applications particulières, il peut également être judicieux de ne pas permettre une rotation continue de la partie formant manivelle, et pour cette raison on prévoit un dispositif de sépara- tion dans lequel les éléments attaquant les produits sont montés sur une manivelle par l'intermédiaire d'un plateau oblique, cette manivelle pouvant tourner autour de son axe et pouvant être immobilisée dans différentes positions. Mais il est également possible, suivant l'invention d'assurer la rotation et l'immobilisation de la manivelle ou de son arbre dans sa position de déplacement angulaire, à nouveau autour de l'axe préci- té. D'une manière avantageuse, les éléments atta- quant les produits sont articulés sur le rotor de façon telle qu'ils puissent pivoter librement sur une ampli- tude qui estlimitée par une position en principe radia- le et par une position d'inclinaison dans la direction de transport. Il est ainsi possible d'assurer, dans la position radiale, un transport dans le sens axial, et dans la position inclinée les produits peuvent glisser facilement en franchissant les éléments d'attaque. Dans le cas d'éléments attaquant les produits montés de cette manière, il est possible, dans un dispositif de séparation comportant un mécanisme d'entraînement à plateau oscillant et un dispositif à tambour rotatif, de relier le mécanisme d'entraînement à plateau oscil- lant au tambour recevant les éléments d'attaque. De cette manière les éléments attaquant les produits subis- sent un mouvement de va-et-vient dans le sens longitu- dinal du carter, et ils recoivent en outre un mouvement de rotation. Ainsi, on obtient un traitement très satis- faisant des produits. Ce traitement est encore amélioré lorsqu'on prévoit deux tambours pouvant être déplacés en va-et-vient en sens opposés par l'intermédiaire du mécanisme à plateau oscillant. Les tambours peuvent naturellement ne pas être pleins, et à cet effet ils peuvent présenter des barres longitudinales disposées circulairement et recevant les éléments attaquant les produits, les barres des deux tambours étant disposées coaxialement. Afin que les tambours puissent subir un guidage aisé, ils sont tous deux montés de façon à pouvoir-cou- lisser longitudinalement sur un arbre pouvant être en- traîné et ayant en section droite une forme carrée, tout en étant empêchés de tourner. Les tambours eux- mêmes sont montés concentriquement au carter. Par ailleurs, les éléments attaquant les pro- duits peuvent être reliés rigidement à des barres longi- tudinales entraînées en rotation, ces barres longitu- dinales étant montées dans des disques ou plateaux en- S traînés, qui sont inclinés par rapport à l'axe du car- ter, de sorte que les éléments attaquant les produits conservent toujours la même direction. Pour assurer un guidage satisfaisant, les disques ou plateaux sont mon- tés sur un tambour rotatif qui présente des fentes obli- ques pour le passages des éléments attaquant les pro- duits. Ces disques ou plateaux eux-mêmes sont montés concentriquement dans le carter. Etant donné que l'en- traInement des disques ou plateaux et celui du tambour peuvent, suivant l'invention, être indépendants, on peut obtenir par réglage un grand nombre de conditions de travail. Le nombre desconditions de travail est encore augmenté quand le châssis est entouré par un tambour monté excentriquement par rapport à lui. Ce tambour peut être muni de barrettes exerçant une fonction positive, qui s'étendent sur ledit tambour dans le sens longitu- dinal, de sorte que par suite du montage excentré, la zone dans laquelle les éléments attaquant les produits ne pénètrent pas dans ceux-ci permet encore un traite- ment desdits produits. La description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatif, permettra de mieux comprendre l'invention. La Fig. 1 est une vue de profil semi-schémati- que d'une moissonneuse-batteuse automotrice suivant l'invention, comportant un ensemble de traitement com- prenant un seul rotor orienté dans le sens antéro- postérieur. La Fig. 2 est une vue analogue à la Fig. 1, montrant unemoissonneuse-batteuse correspondant à une variante de réalisation de l'invention, avec un cylin- dre batteur transversal aliménté à sa périphérie et une section de séparation comprenant deux rotors-séparateurs jumelés placés côte à côte dans le sens antéro-postérieur. La Fig. 3 est une vue schématique à plus grande échelle en section droite de l'ensemble à deux rotors- jumelés de la Fig. 2, par la ligne 3_3, montrant en traits mixtes le cylindre transversal formant batteur. La Fig. 4 est une vue de profil à plus grande échelle d'une moitié de la section de séparation de la Fig. 2, le carter du séparateur étant montré en coupe par un plan vertical longitudinal, pour exposer le ro- tor. La Fig. 5 est une vue en coupe transversale du séparateur par la ligne 5-5 en Fig. 4. La Fig. 6 est une vue partielle semi-schéma- tique analogue à -la Fig. 4, correspondant à unevariante de réalisation, avec un centre de rotor fixe mais régla- ble et un plan de rotation également réglable des roues porte-doigts. La Fig. 7 est une représentation schématique, montrant une seule roue portedoigts du type visible sur la Fig. 6, le plan de rotation étant toutefois décalé de 9o . La Fig. 8 est une vue en coupe transversale schématique partielle du mode de réalisation que montre la Fig. 6, sensiblement par la ligne 8-8, pour montrer le plan de réglage en rotation de la roue porte-doigts. La Fig. 9 estune vue analogue à la Fig. 8, montrant le réglage de la position du moyeu de la roue porte-doigts. La Fig. 10 est une représentation schématique en section droite d'un séparateur montrant, les rela- tions entre les éléments du rotor et une nappe de pro- duits de récolte dans le carter du séparateur, dans le cas des modes de réalisation des Fig. 4 à 9, sans toutefois y être limitée. Les Fig. 11 à 18 correspondent à une série de paires de représentations schématiques en section droi- te et en élévation de profil d'une seule roue porte- doigts, pour illustrer l'effet d'avance axiale d'une roue porte-doigts avec une référence particulière aux modes de réalisation des Fig. 4 à 9, selon diverses positions et dans différentes conditions de réglage. Les Fig. 19 et 20 sont des représentations schématiques du mécanisme du mode de réalisation que montraient les fig. 4 et 5, l'arbre- manivelle étant représenté dans deux positions instantanées décalées de 90. La Fig. 21 est une représentation schématique analogue aux Fig. 19 et 20, montrant un aspect des pos- sibilités d'avance axiale du mécanisme. La Fig. 22 est une vue analogue à la Fig. 4, mais dans laquelle-le rotor est également montré en coupe longitudinale et correspondant à un mode de réa- lisation de l'invention comprenant des barres animées d'un mouvement de va-et-vient dans le sens axial et munies de doigts articulés. La Fig. 23 est une vue en coupe transversale partielle par la ligne 23-23 en Fig. 22. La Fig. 24 est une vue de profil partielle schématique à plus grande échelle des éléments essen- tiels du mécanisme que montre la Fig. 22, pour illustrer ses possibilités d'avance axiale. La Fig. 25 est une vue en section droite sché- matique montrant la position d'un seul doigt articulé dans des positions circonférentiellement espacées autour du carter,ce doigt attaquant et quittant la nappe de produits de récolte, d'une manière correspon- dant à la représentation schématique formant la Fig.24. La Fig. 26 est une vue analogue à la Fig. 4, correspondant à un autre mode de réalisation de l'in- vention dans lequel un mécanisme à barres parallèles rotatif est utilisé dans le rotor. La Fig. 27 est une vue en coupe transversale semi-schématique par la ligne 27-27 en Fig. 26. La Fig. 28 est une vue semi-schématique ana- logue à la Fig. 5, montrant une variante de réalisa- tion de l'invention dans laquelle un système de roues porte-doigts concentriques est combiné à une cage ou à un tambour excentré prévu dans le rotor. Un ensemble de traitement suivant l'invention est utilisé Avantageusement dans une moissonneuse-bat- teuse automotrice du type général représenté en vue de profil semi-schématique sur la Fig. 1. Les moisson- neuse-batteuses de ce type général sont bien connues et on se reportera par exemple aux brevets U.S. 3 848 609 et 3 982 548. Ces moissonneuses-batteuses peuvent comporter un corps principal 10 supporté au -dessus du sol par des paires de roues avant ët de roues arrière 12 et 14 respectivement et sont propulsées par un moteur 16 re- lié aux roues par une transmission (non représentée). La moissonneuse-batteuse est dirigée à partir d'un poste de conduite 18 situé à l'avant. Un ensemble de récolte , monté également à l'avant de la machine, recueille les produits de récolte à partir d'un champ lors de la progression de la moissonneuse-batteuse et les achemine vers le haut jusqu'à un ensemble de traitement à un seul rotor 22 orienté dans le sens antério-postérieur. L'ensemble de tiaitement 22 comprend un carter 24 entourant un rotor 26 dont la nature est d'une façon générale adaptée à la fonction et qui comprend une sec- tion avant de réception et d'alimentation 28 et des sections de battage et de séparation 30 et 32 respecti- vement. Les produits de récolte amenés par l'ensemble de récolte 20 au rotor d'alimentation 28 sont acheminés vers l'arrière à travers les sections de battage et de séparation de l'ensemble de traitement, le rotor 26 coo- pérant avec le carter 24 pour assurer la progression des produits de récolte selon un trajet qui est d'une façon générale hélicoïdal, en une nappe relativement mince distribuée tout autour de l'intérieur du carter 24 de l'ensemble de traitement. Au moins une partie du carter 24 est perforée, de sorte que le grain séparé et les autres fractions de petites dimensions du mélange de produits de récolte peuvent s'échapper vers l'extérieur à travers les perforations,de façon à être recueillis par une cuvette 34 et transférés à un ensemble de net- toyage classique 36. Le grain propre est envoyé à une trémie à grain 38, afin d'y demeurer jusqu'à son déchargement éventuel par un système de déchargement à vis 40. La masse des produits de récolte, formée principalement par de la paille, est déplacée vers un orifice de sortie arrière 42 et est déversée sur le sol à l'aide d'une roue à palettes transversale 44. Un ensemble de traitement suivant l'invention peut également être utilisé avantageusement dans le système de moissonneusebatteuse représenté sur les Fig. 2 et 3, qui diffère de celui visible sur la Fig. 1 principalement par le fait que deux parties de sépa- ration rotatives juxtaposées à écoulement axial 50 reçoivent les produits de récolte battus à partir d'un dispositif de battage transversal alimenté tangentiel- lement, comprenant un cylindre 52 et un contre-batteur 54. Une roue à palettes 56 facilite le transfert des produits de récolte battus vers un orifice d'entrée avant supérieur 58 des séparateurs 50, à partir de chacun desquels la paille est évacuée par un orifice de sortie 60. L'invention peut être décrite en se référant principalement à un rotor ou à la partie intermédiaire d'un rotor coopérant avec un carter de séparateur en principe classique, mais sans y être limitée et sans se référer plus particulièrement aux conditions d'entrée ou de sortie du séparateur ou de l'ensemble de traite- ment, non plus qu'à l'agencement général de-cet ensem- ble de traitement, qui peut être du type visible sur les Fig. 1 à 3. Par suite, dans le reste de la description, les orifices d'entrée et de sortie du carter de l'ensem- ble de traitement vont être représentés sous une forme semi-schématique simple, sans suggérer aucun détail de structure limitatif particulier ou une forme de réali- sation préférée d'orifice d'entrée ou de sortie, ou sans limiter l'ensemble de traitement à une forme par- ticulière de machine de récolte mobile ou à un autre type de machine. Toutefois, on notera que les rotors suivant l'invention présentent des avantages et des caractéristiques remarquables lors de la réception des produits de récolte par un orifice d'entrée de carter d'ensemble de traitement et lors de l'évacuation à par- tir d'un tel carter. En particulier, un traitement pro- gressif positif et efficace des produits à l'entrée et à la sortie est obtenu quand on utilise des éléments d'attaque des produits de récolte du type en forme de doigts s'étendant en principe radialement, correspon- dant aux modes de réalisation préférés de l'invention. On a représenté sur les Fig. 4 et 5 un mode de réalisation de l'invention qui peut être considéré com- me comprenant des éléments de rotar excentrés par rap- port à un carter de séparateur et se déplaçant dans des plans inclinés par rapport à l'axe de ce carter. Un carter de séparateur en principe cylindrique 100 com- prend une paroi 102 munie d'une partie supérieure non- perforée 104 et d'une partie inférieure perforée, com- me la claire-voie usuelle 106 représentée. La surface intérieure de la partie supérieure 104 de la paroi et les bords intérieurs des barres 108 de la claire-voie sont approximativement concentriques et seront désignés ensemble comme la surface intérieure 110 du carter. Pour faciliter la description, on supposera que le séparateur visible sur les Fig. 4 et 5 est monté dans une machine analogue à celle visible sur la Fig.2, de sorte que son axe est approximativement horizontal et s'étend dans le sens antérô -postérieur. Ainsi, les extrémités du carter sont fermées par des cloisons avant et arrière 112 et 114 respectivement, qui servent à définir avec des interruptions convenables de la paroi 102 du carter un orifice d'entrée amont 116 et un orifi- ce de sortie aval 118. Le rotor 120 s'étend à l'inté- rieur du carter, son axe longitudinal étant parallèle à l'axe longitudinal de ce carter, et il comprend un ar- bre-manivelle 122 portant une série de roues porte- doigts 124 qui sont écartées d'une distance relative- ment faible et qui sont entourées par un tambour ou une cage 126. Le tambour 126 peut être considéré comme un cylindre partiel dans lequel quatre cloisons coaxiales espacées 122 supportent quatre lames 130 uniformément espacées dans le sens circonférentiel, qui sont orientées axialement et dont chacune présente des brides 132 diri- gées vers l'extérieur, munies chacune d'une bande d'usure 134 en une matière résistant à l'usure et de préférence quelque peu élastique, les parois en regard 136 de cha- que paire de bandes d'usure 134 délimitant une fente longitudinale 138 qui s'étend sur la longueur du tam- bour 126. L'extrémité avant du tambour 126 est montée concentriquement dans le carter sur un bout d'arbre 140 qui est fixé rigidement sur une cloison avant 128 du tambour et qui s!étend à travers un palier 142 porté par la cloison avant 112 du carter. La cloison arrière 128 du tambour porte rigidement une douille formant portée 144, dirigée vers l'arrière, comprenant une cla- vette classique 146 vers son extrémité libre et tourillonnée dans un palier à bride classique 148, de sorte que l'extrémité arrière du tambour 126 est égale- ment supportée concentriquement dans le carter 100 du séparateur. Chacune des cloisons intermédiaires 128 porte un palier 150 coaxial au tambour. L'arbre-manivelle 122 servant au moins en par- tie de châssis de rotor est tourillonné dans le tambour 126 par une série de courts tourillons coaxiaux compre- nant un tourillon avant 152 et deux tourillons inter- médiaires 154, qui peuvent tous tourner librement dans les paliers 150 des cloisons 128 correspondantes. Un tourillon arrière nettement plus long 156, muni d'une clavette 158 voisine de son extrémité arrière, traverse la douille arrière 144 du tambour 126 et est tourillon- né dans celle-ci (par un palier anti-friction approprié ). L'arbre manivelle 122 comprend trois manetons diamétralement opposés comme indiqué sur la Fig. 4, qui sont constitués par trois axes de manetons 162 et un maneton additionnel qui est constitué par un bout d'axe 164 orienté vers l'avant, prévu à la partie avant du séparateur. L'axe de chaque maneton est considéré comme un axe de la partie principale du rotor qui est parallè- le à laxe du carter et décalé par rapport à lui. Les il axes de manetons 162 et 164 sont reliés rigidement aux tourillons 152, 154 et 156 par des bras de manivelles 166. Chacun des axes de manetons porte plusieurs pa- liers uniformément espacés, destinés à des roues porte- doigts, ou bien des bagues intérieures de paliers 168, et un seul de ces paliers est monté sur l'axe de mane- ton avant 164. Les axes de ces paliers 168 sont tous inclinés suivant le même angle par rapport à l'axe de maneton sur lequel ils sont fixés rigidement, l'axe de ces paliers 168 des roues porte-doigts coupant les axes de manetons 162 et 164. Comme indiqué sur la Fig. 4, les axes de tous les paliers 168 des roues porte-doigts sont inclinés dans le même sens par rapport aux axes de manetons sur lesquels ils sont montés quand on tient compte des orientations ou déports relatifs (opposés) des axes de manetons. En d'autres termes, par rapport à un plan commun à l'axe de montage de l'arbre-manivel- le (ou à l'axe du carter)et aux axes géométriques res- pectifs des axes de manetons, tous les paliers 168 des roues porte-doigts sont inclinés selon le même angle et dans la même direction, de sorte que les plans de ces roues 124 sont parallèles. Chaque palier 168 supporte une roue porte- doigts 124 qui peut tourner librement sur lui (on peut utiliser des paliers anti-friction convenables, non représentés), le plan général de la roue porte-doigts étant perpendiculaire à l'axe du palier 168. Chaque roue porte-doigts est formée par un moyeu 170 muni d'une jante concentrique dirigée radialement 172, représentée simplement sur la Fig. 5, contre laquelle sont serrés par des moyens de blocage convenables 174 quatre double doigts 176, dont chacun comprend deux doigt 178 s'étendant en principe radialement, dont les extrémités 180 constituent les parties principa- les d'attaque des produits de récolte des roues porte- doigts et qui s'étendent à travers les fentes 138 du tambour 126. Comme cela est mieux visible sur la Fig.5, la forme de chaque double doigt 176 est telle que les doigts juxtaposés 178 traversant chaque fente 138 divergent quelque peu avec un effet de fourchette. La roue porte-doigts 124 peut être considérée dans sa majeure partie comme un rotor intermédiaire ou de trans- fert portant les éléments attaquant les produits de récol- * te(pointe 180 des doigts 178). Dans le cas de ce mode de réalisation et de ceux décrits plus loin, les éléments attaquant les produits de récolte sont représentés avec une section droite cir- culaire et une orientation radiale, mais ils ne sont pas limités à cette forme. De préférence, chaque élément a une section droite relativement faible, avec une extré- mité conformée de façon à réduire au minimum la compres- sion de la nappe de produits lors de leur entrée. Les sections droites peuvent par exemple être ovales, pour améliorer la résistance à la flexion dans la direction de "travail" de l'élément, et d'autres formes peuvent être conçues pour améliorer la séparation des produits de récolte et pour réduire la friction au minimum lors- que les doigts attaquent la nappe de produits de récolte et s'en dégagent. Des moyens d'entraînement classiques, représen- tés schématiquement simplement sur la Fig. 4, sont reliés au tambour 126 et à l'arbre-manivelle 122 par les clavet- tes 146 et 158 respectivement, de sorte que ces organes peuvent être entraînés en rotation de façon indépen- dante aux vitesses désirées et dans les sens de rota- tion également désirés. Les systèmes d'entraînement du tambour 126 et de l'arbre-manivelle 122 comprennent cha- cun un mécanisme d'entraînement 182,184 respectivement, et un dispositif de commande 186, 188. Les mécanismes d'entraînement peuvent être, par exemple, des trans- missions à courroie trapézoïdale à vitesse variable classique ou des transmissions hydrostatiques compre- nant une source d'énergie ou reliées à une telle source d'énergie prévue sur la moissonneuse-batteuse, les dis- positifs de commande permettant à un opérateur de régler les vitesses de rotation relatives en vue d'une adapta- tion aux conditions de la récolte et éventuellement d'in- verser les sens de rotation pour remédier à un bourrage. Suivant une variante si les systèmes d'entraînement sont des tranmissions à chaîne et roues à chaîne classiques ou à engrenages usuelles des modifications des conditions d'entraînement peuvent être obtenues par remplacement des roues à chaîne ou des engrenages par des éléments de taille différente, suivant les besoins. Les Fig. 6,7,8 et 9 concernent deux variantes du rotor excentré à plan incliné visible sur les Fig. 4 et 5 qui vient d'être décrit. Comme on peut le voir dans la vue partielle semi-schématique qui forme la Fig. 6, ces variantes présentent un grand nombre d'élé- ments qui sont identiques à ou très voisins de ceux du mode de réalisation qui vient d'être décrit. Ces éléments vont être désignés par des références compre- nant les deux derniers chiffres des éléments correspon- dants sur les Fig. 4 et 5, et on évitera une répétition inutile de ladescription. Le carter fixe 200 du séparateur comprend une paroi en principe cylindrique 202 munie d'une surface interne 210 et d'un orifice de sortie aval 218. Un ro- tor 220, dont l'axe est parallèle à l'axe du carter 200, comprend un arbre-manivelle 222 servant au moins en partie de châssis pour le rotor, des roues porte-doigts 224 et un tambour 226. Le tambour 226 est concentrique à la paroi 202 du carter et comprend des fentes longi- tudinales 238 pour le passage des doigts 278 des roues 224. Une douille de portée 244 est tourillonnée dans un palier à bride 248 à l'extrémité arrière du séparateur. Le tambour 226 est entraîné en rotation par un système d'entraînement 282 relié à la douille 244. Le palier arrière 256 de l'arbre-manivelle 222 est monté à rotation et s'étend concentriquement à tra- vers la douille 244, en étant supporté par des roulements 260. L'axe de maneton 262 est relié au tourillon arrière 256 par un bras de manivelle 266. Les roues porte-doigts 224 sont montées de façon à tourner sur des paliers obliques 268 qui sont solidaires de l'axe de maneton 262 ou fixés rigidement sur lui. Les roues porte-doigts 224 comportent des éléments en principe radiaux espacés, analogues à des doigts 278, munis de parties extérieures 280 attaquant les produits de récolte et disposés dans un plan perpendiculaire à l'axe du palier 268, en pou- vant tourner sur ce palier grâce, pour chaque roue porte-doigts, à un moyeu 270 et à un roulement 271. Ici encore, une roue 224 peut être considérée en grande partie comme un élément de rotor intermédiaire portant des éléments attaquant les produits de récolte (parties extérieures 280 des doigts 278). La différence fonctionnelle principale entre le mode de réalisation que montrent les Fig. 4 et 5 et celui des Fig. 6 à 9 réside dans le fait que, dans ce dernier, aucun moyen n'est prévu pour assurer l'entral- nement en rotation de larbre-manivelle 222. Lors du tra- vail, le ou les axes de manetons 262 demeurent dans une relation fixe par rapport à l'axe ou à la paroi du car- ter. Toutefois, les Fig. 6 à 9 sont des exemples d'une structure permettant de régler la position du ou des centres des axes de manetons et d'assurer le réglage en rotation du ou des axes de manetons 262, de façon d changer la phase ou la relation entre les axes des pa- liers 268 supportant les roues porte-doigts et le plan commun de chaque axe de maneton de l'arbre-manivelle, c'es4à-dire le plan dans lequel se trouvent les axes géométriques d'un axe de maneton donné proprement dit 268 et les tourillons comme le tourillon arrière 256. De préférence, dans ce mode de réalisation, l'arbre- manivelle va présenter un seul maneton, c'est-à-dire que tous les axes de manetons 262 vont être coaxiaux. On décrira maintenant à titre d'exemple un agencement correspondant à ces différents modes de fonctionnement. Un dispositif de commande ou de régla- ge 300 est monté sur la cloison arrière 214 du carter 200 du séparateur. Une console 302 fixée sur la paroi 214 du carter présente une face arrière 304 sensible- ment parallèle à la paroi 214 de ce carter et écartée de celle-ci. Le tourillon arrière 256 de l'arbre- manivelle s'étend à travers un bossage 306 solidaire de la face 304 de la console. Une série de trous de réglage 308 forme un cercle dans la face 304 de la con- sole, concentriquement au bossage 306, comme indiqué sur les Fig. 8 et 9. Dans la moitié inférieure de la face 304 de la console, une fente de réglage également concentrique au bossage 306 s'étend sur un arc de cercle d'environ 180 Le tourillon arrière 256 de l'arbre-manivelle est modifié de façon à présenter un alésage 312 le tra- versant et, à son extrémité arrière, une patte 314 qui est voisine du côté arrière de la face 304 de la con- sole et qui s'étend au-delà de la fente310. Un organe de blocage convenable, tel qu'un boulon et un écrou 316, représenté et mieux visible sur la Fig. 6, est utilisé pour bloquer la patte 314 dans la position angulaire requise par rapport à la face 304 de la console. Le bras de manivelle 266 est muni d'un alésage 318 coaxial à l'arbre-manivelle 262. Un arbre de commande 320 s'é- tend à travers l'alésage 312 du tourillon arrière et présente un perçage transversal 322 à son extrémité arrière, destiné à une goupille, et un pignon 324 est fixé rigidement sur son extrémité avant. La fixation de l'axe de maneton 262 sur le bras de manivelle 266 est modifiée de façon à permettre la rotation de cet axe de maneton 262 par rapport à ce bras de manivelle 266 et comprend un pignon droit 326 engrenant avec le pignon 324 de l'arbre de commande et tourillonné dans l'alésage 318 par un bout d'arbre 328. Le réglage angulaire de l'arbremanivelle 262 est assuré au moyen d'un système 330 comprenant un le- vier 332 fixé sur l'arbre de commande 320 par une gou- pille 334 et réglé et-maintenu dans une position désirée par coopération d'un verrou 336 avec l'un des trous 308 prévus dans la face 3d4 de la console. Le déplacement du levier 332 sur 90 par exemple, comme indiqué sur la Fig. 8, est transmis par l'intermédiaire des pignons 324-et 326. Si ceux-ci sont de même dimension, on obtient en conséquence une rotation de 90 en sens op- pose pour l'axe de mZneton 262, ce qui modifie l'aligne- ment des roues porte-dents pour passer de la position visible sur la Fig. 6 à celle visible sur la Fig. 7. Pour régler la position de révolution de l'axe de maneton 262, on dégage la patte bloquée 314 et on la fait pivoter jusqu'à une position désirée (comme permis par la fente 310). Le réglage de l'arbre manivel- le 222 pour passer d'une position de point mort infé- rieure à une autre position est visible en comparant les Fig. 8 et 9. D'autres modes de réalisation de l'invention seront décrits, mais on examinera d'abord certains principes généraux de fonctionnement et de réglage en se référant de façon plus particulière mais non exclu- sivement aux agencements montrés à titre d'exemples sur les Fig. 4 à 9 et en se reportant à cet effet aux Fig. 10 à 21. Tout d'abord, on a représenté schématiquement sur la Fig. 10 certains éléments structurels et-cer- taines suppositions fonctionnelles, en matérialisant à titre d'exemple des aspects de l'invention. Dans un carter de forme générale cylindrique 400, qui peut com- porter une claire-voie 406, un élément de rotor 424 est monté de façon à tourner autour d'un centre 462' qui est décalé par rapport au centre A du carter. L'élément de rotor 424, qui peut être considéré en majeure partie comme un élément intermédiaire ou de transfert, comprend de préférence plusieurs éléments espacés 478 analogues à des doigts, et il comporte des moyens assurant sa rota- tion (non représentés sur les Fig. 10 à 18),par exemple dans la direction indiquée par la flèche Y, les parties 480 dirigées radialement vers l'extérieur des éléments en forme de doigts 478 décrivant alors un trajet circu- laire B à l'intérieur du carter 400, approximativement tangent à ce carter en un point de tangence C (en réa- lité le point dejeu minimum entre les doigts 478 et le carter 400, mais qui est dénommé ici point de tangence pour plus de facilité). On suppose qu'un courant de produits de récolte dont on doit séparer le grain a été introduit dans le carter, a été attaqué par les éléments 480 portés par l'élément de rotor 424, et a atteint une condition sta- ble dans laquelle les produits de récolte sont distri- bués tout autour du carter en une nappe continue D d'épaisseur approximativement uniforme, en étant dépla- cés circonférentiellement autour du carter dans la direction indiquée par la flèche Z par coopération avec les doigts 478 et en étant maintenus en contact avec la surface intérieure de la paroi du carter sous l'effet de la force centrifuge. On supposera également que la circonférence B décrite par l'élément de rotor 424 a un diamètre tel, et que l'épaisseur de la nappe est telle, qu'un contact direct de l'un quelconque des doigts 478 avec la nappe D correspond à un arc d'attaque limité particulier E, comprenant une phase d'attaque ou d'engagement El durant laquelle la partie extérieure 480 du doigt 478 pénètre dans la nappe d'une façon générale radialement (flèche F), de préférence sans compression de cette nappe, et une phase de dégagement E 2 au cours de laquelle le doigt 478 est dégagé ou se retire en principe radiale- ment de la nappe (fMèche G). Suivant un mode de réalisation particulier, l'élément de rotor 424 peut être tourillonné sur un axe de maneton 462 qui est supporté à l'écart du centre A du carter par un bras de manivelle 466. Des moyens peuvent être prévus pour faire tourner, en vue de son réglage, l'axe de maneton 462 par rapport au bras de manivelle. Suivant d'autres modes de réalisation, le bras de manivelle 466 peut être déplaçable angulairement en vue de son réglage par rapport au centre A du carter, en fournissant ainsi une gamme de réglage pour la posi- tion du centre 462 ' de l'élément de rotor 424. Suivant un autre mode de réalisation encore, des moyens peuvent être prévus pour assurer l'entraine- ment en rotation du bras de manivelle 466 autour du centre du carter A, de telle sorte que l'élément de rotor 424 (ainsi que l'arc d'engagement Eet le point de tangence C) se déplace en une orbite à l'intérieur du carter 400. Des modes de réalisationsont possibles selon lesquels les variantes qui viennent d'etre décrites (axe de maneton du rotor réglable en rotation, bras de manivelle réglable en rotation, et bras de manivelle entraîné en rotation) sont utilisés conjointement, selon diverses combinaisons avec les structures de base du carter, le rotor intermédiaire (portant les éléments attaquant les produits de récolte) et les moyens d'en- trainement du rotor. Jusqu'ici, les éléments du mécanisme n'ont été considérés que pour un plan perpendiculaire à l'axe du carter et en fonction de la propulsion circonférentiel- le de la nappe D par l'élément de rotor 424. On se re- portera maintenant aux Fig. 11 à 18 et-on examinera certains aspects concernant la propulsion axiale et le contrôle de la nappe de produits. La Fig. 11 montre schématiquement une configu- ration particulière de séparateur suivant l'invention, dans lequel le centre 462' du rotor est situé immédiate- ment au-dessous du centre A du carter. Pour faciliter l'explication, dans le reste de cette partie de la des- cription, on considérera l'élément de rotor 424 comme un mince disque circulaire J (visible sur la Fig. 10, sur laquelle le plan du disque est perpendiculaire à l'axe du carter) pouvant tourner autour d'un axe de ro- tation 468( non représenté sur la Fig. 10) coupant l'axe de maneton 462. Il est évident qu'un tel disque entraîné en rotation normalement autour de l'axe de maneton 462 comme sur la Fig. 10 va assurer simplement une propul- sion circonféréntielle des produits. Toutefois, si l'on fait pivoter le disque sur un diamètre vertical H pas- sant l'axe A du carter 400 et le point de tangence C comme indiqué sur les Fig. 11 et 12, il est alors évi- dent que l'arc d'engagement E prend une dimension axiale correspondant au vecteur I (quand le sens de rotation est celui indiqué. L'élément de rotor 424 fournit alors une possibilité de propulsion axiale qui peut être sup- posée proportionnelle au vecteur I (une condition simi- laire est représentée sur la Fig. 7). Sur les Fig. 13 et 14, la condition du mécanis- me est la même que sur les Fig. 11 et 12, sauf que le bras de manivelle 466 a subi un déplacement angulaire de 90 pour être amené dans une nouvelle position fixe. L'arc d'engagement E occupe une nouvelle position et l'effet de contrôle résultant demeure le même que celui indiqué par la projection de l'arc d'engagement E danslX plan horizontal, vecteur I. Sur les Fig. 15 et 16, les conditions sont ici encore les mêmes que sur les Fig. 11 et 12, sauf que l'axe de maneton 462, tout en demeurant au point mort bas, a subi un déplacement angulaire de 9O', de sorte que l'axe de rotation 468 de l'élément de rotor 424 (qui est supposé être fixe par rapport à l'axe de mane- ton 462) et par suite le plan de rotation de l'élément de rotor 424 (disque J) prennent une nouvelle position relativement au carter 400, comme indiqué sur la Fig. 16. Dans la phase d'engagement El de l'arc d'engagement E, on obtient un effet de contrôle résultant du rotor sur les produits de récolte proportionnel au vecteur Kl, et dans la phase de dégagement un effet égal mais opposé (vecteur K2), avec un effet résultant nul. (Une condi- tion similaire mais inclinée en sens opposé est visible sur la Fig. 6). Les Fig. 17 et 18 montrent le résultat obtenu quand la condition des Fig. 13 et 14 est modifiée par rotation de l'axe de maneton 462 sur 180 O, ce qui cor- respond à une inversion du sens de contrôle axial (vec- teur L). Dans les schémas formant les Fig. 19 et 20, les éléments du mécanisme qui vient d'être décrit sont re- présentés avec des organes supplémentaires. Il est pré- vu dans ce cas des paliers fixes 460 et 461 pourle mon- tage à rotation d'un rotor 420 à l'intérieur d'un car- ter 400, le rotor comprenant un arbre-manivelle 422 supportant et assurant le montage à rotation d'un élément de rotor 424 (dont un seul est représenté), 246060? qui est entraîné en rotation par un dispositif de com- mande 426 ou dont la rotation est commandée par ce dis- positif 426, lequel attaque l'élément de rotor ou le système de rotor. L'arbre-manivelle 422 comprend un axe de mane- ton 462 muni d'un tourillon ou palier de rotor 468 qui en est en principe solidaire et dont l'axe est in- cliné selon un angle M par rapport à l'axe de l'arbre- manivelle 462. Des accouplements débrayables 425 per- mettent le réglage en rotation entre l'axe de maneton 462 et les bras de manivelle 466. On notera que dans l'agencement représenté sur les Fig. 19 et 20, 7axe de rotation 468 del'élément de rotor 424 se trouve dans un plan perpendiculaire au plan de l'arbre-manivel- le 422 (ou des bras de manivelle 466). Cette condition de phase particulière est celle correspondant à un ef- fet de contrôle axial potentiel maximum pour un angle d'inclinaison M donné. L'énergie d'entrée assurant l'entraînement en rotation ou la commande de la position en rotation du rotor 420 par l'intermédiaire du dispositif de commande 426 de l'élément de rotor est fournie par le système d'entraînement 482 et le dispositif de commande 486. L'énergie d'entrée assurant l'entraînement en rotation ou la commande de la position en rotation de l'arbre- manivelle 422 est fournie par un système d'entraînement ou de commande tel que le système d'entraînement 484 et un dispositif de commande 488, qui sont indiqués sché- matiquement sur les Fig. 19 et 20. La description qui précède explique la manière dont un effet d'avance axiale, réglable est obtenu à partir d'un élément de rotor attaquant les produits de récolte ayant un axe de rotation incliné, monté excen- triquement dans un carter de séparateur ou commandé par un élément intermédiaire présentant un tel axe de rota- tion incliné. Du fait de l'excentration, les éléments du rotor qui attaquent les produits de récolte pénètrent dans une happe de produits à l'intérieur du carter simplement de façon intermittente ou selon une profon- deur d'engagement variable, mais avec un effet d'ensem- ble suffisant pour propulser la nappe de produits dans le sens circonférentiel à une vitesse telle qu'elle de- meure sensiblement en contact avec la surface intérieure de la paroi du carter sous l'effet de la force centri- fuge. La compréhension de l'effet potentiel de propul- sion axiale des éléments mécaniques qui vient d'être exa- miné et résumé en regard des Fig. 19 et 20 est également possible quand on considère la Fig. 21, sur laquelle on a suppose que l'élément de rotor 424 ne tourne pas, mais est fixe, et qu'il est commandé par l'organe de commande 426. On a supposé que, lors de la rotation de l'arbre- manivelle 422, l'élément de rotor 424 tend à tourner avec lui du fait desfrottements sur l'axe de palier 468, mais que cet élément est en prise avec l'organe de com- mande 426, de sorte que sa rotation-est empêchée. Ainsi, lorsque la rotation de l'arbre-manivelle 422 se poursuit, l'axe de maneton 462 portant l'élément de rotor 424 tour- ne autour de l'axe A du carter en un mouvement orbital. Il existe ainsi une rotation relative entre l'élément de rotor 424 et l'axe de maneton 462, et du fait de la pré- sence d'un axe de rotation incliné 468 pour l'élément de rotor 4249 l'oscillation de l'élément de rotor par rapport à l'organe de contrôle 426 et au carter 400 se produit. Les points cardinaux d'une orbite ou d'un cyle de rotation de l'axe de maneton 462 autour de l'axe A du carter sont indiqués sur la Fig. 21 par les lettres N, O, P et Q respectivement et les points correspondants du lieu géométrique approximatif de la partie extérieure 480 d'un élément orienté en principe radialement 478, destiné à attaquer les produits de récolte et ayant une forme de doigt, prévu sur l'élément du rotor 424, sont indiqués par les lettres R, S, T et U. Lors d'un engagement dans la nappe de produits D, la partie du lieu géométriquement située entre W et X, qui correspond à la composante axiale de mouvement de la partie extérieure 480 de l'élément attaquant les produits de récolte. est toujours orientée dans la même direction comme indiqué par le vecteur V. La Fig. 21 montre qu'avec un mécanisme du type général décrit, fournissant un engagement intermittent(ou une pénétration variable) d'une nappe de produits de récolte, on peut agencer l'ensemble dé telle sorte que l'effet résultant soit un déplacement de la partie de la nappe ainsi attaquée toujours dans le même sens axial. Ceci va être vrai même si l'élément attaquant les produits de récolte ne se dégage pas complètement de la nappe au cours d'un cycle detravail. Il s'ensuit que l'effet d'avance axiale d'un élément attaquant les produits de récolte tel qu'indiqué en 480 sur la Fig. 21 va être maintenu à la foi quand l'arbre-manivelle 422 et l'or- gane de commande d'entraînement 426 tournent tant qu'il se produit entre eux une rotation relative dans le sens approprié. Il va de soi que,lors d'une telle rotation combinée, le lieu géométrique ou trajet d'une partie attaquant les produits, telle que la partie extérieure 480, lorsqu'elle se trouve engagée dans la nappe D comme indiqué entre W et X, va être d'une façon géné- rale hélicoïdal par rapport au carter, en combinant la propulsion axiale et la propulsion circonférentielle de la nappe de produits de récolte ainsi attaquée. Selon une caractéristique d'un mode opératoire au cours duquel l'arbremanivelle (par exemple 122 dans le mode de réalisation faisant l'objet de la Fig. 4) est entraîné en rotation, l'arc d'engagement des élé- ments attaquant les produits de récolte dans la nappe est constamment en mouvement sur la surface intérieure de la paroi du carter, de manière à balayer virtuelle- ment la totalité de ce carter, selon l'écartement des roues portant les doigts, en évitant ainsi les "points morts". L'efficacité de séparation peut être augmentée en ce sens que l'équilibre entre la force centrifuge et la pesanteur va également varier pour les parties de la nappe qui sont attaquées par les doigts ou non- attaquées par eux lors d'une propulsion dans le sens circonférentiel à l'intérieur du carter. Si l'on consi- dère qu'une certaine vitesse périphérique minimum deà éléments attaquant les produits de récolte par rapport à la surface du carter est nécessaire pour maintenir ces produits de récolte contre la paroi du carter, et qu'une certaine vitesse de rotation relative entre les éléments de rotor et l'arbre-manivelle est nécessaire pour obtenir l'effet d'avance axiale désiré, on peut alors faire tourner l'arbre-manivelle dans le même sens que les éléments de rotor ou en sens opposé, de sorte que d'une façon correspondante l'arc d'engagement peut se déplacer dans le sens circonférentiel de mouvement des éléments attaquant les produits de récolte ou en sens opposé. Les Fig. 22 et 23 illustrent un autre mode de réalisation de l'invention dans lequel l'engagement in- termittent d'un élément attaquant les produits par rap- port à une nappe de produits derécolte appliquée contre la paroi intérieure d'un carter de séparateur est assuré à partir d'un élément articulé monté sur un élément su- bissant un mouvement orbital concentrique et un mouve- ment de va-et-vient. La source d'engagement intermit- tent est, comme cela était le cas précédemment, un degré de liberté supplémentaire (représenté par le doigt articulé) qui n'est pas présent dans les modes de réalisation décrits jusqu'ici, dans lesquels la simple excentration fournit cet engagement intermittent. Toute- - fois, on comprendra que dans un mode de réalisation de ce type général, une certaine excentration pourrait être admise, et peut être dans certaines applications avantageuse. Le mode de réalisation visible sur la Fig. 22 et ceux déjà décrits sont similaires en ce sens qu'un élément de rotor intermédiaire tourillonné sur un axe oblique par rapport au carter est relié à des éléments attaquant les produits de récolte et provoque un moue vemènt axial de ceux-ci en va-et-vient. Parmi les avan- tages de ce mode de réalisation particulier, on peut citer une plus grande facilité pour obtenir dOes concentrations relativement importantes en éléments attaquant les produits de récolte (tels que les doigts) dans des applications ou cela peut être désirable. Ce mode de réalisation est représenté dans une application comportant des sections de battage et de séparation coaxiales, montées concentriquement dans un carter 500 présentant une paroi en principe cylindrique constituée par une partie supérieure non-perforée 502 et par des grilles inférieures perforées 504 et 506, situées en amont pour la section de battage et en aval pour la section formant séparateur, la grille de battage 504 présentant des ailettes de guidage héli- coldales en relief 508 sur sa surface intérieure. Les extrémités du carter de traitement 500 sont fermées par des cloisons amont et aval 510 et 512 respectivement et les parois du carter sont interrompues pour fournir un orifice de sortie amont 514 et un orifice de sortie aval 516. Bien que des vitesses périphériques relativement faibles puissent être désirables et efficaces dans une * partie de rotor formant séparateur, des vitesses péri- phériques relativement élevées peuvent parfois être plus efficaces dans la partie de battage du rotor. Le mode de réalisation qui forme la Fig. 22 est un exemple de moyen permettant d'optimiser les vitesses respectives des sections de battage et de séparation du rotor, en fournissant des entraînements indépendants En parti- culier, une caractéristique des rotors de séparateurs suivant l'invention réside dans le fait que, par suite de l'acheminement positif et avec un faible glissement des produits de récolte, on peut obtenir des débits donnés avec des vitesses de rotor et en conséquence avec une consommation d'énergie qui sont relativemeht plus faibles que dans le cas des rotors classiques. Le rotor 518 est agencé de telle sorte que ses sections de battage et de sépaiéion coaxiales 520 et 522 respectivement puissent être entraînées à des vites- ses de rotation différentes. La section de battage 520 du rotor est clavetée sur un arbre de rotor 524 qui est coaxial à la paroi 502 du carter et à la grille 504 et qui est tourillonné à son extrémité amont dans la cloi- son amont 510 par un palier 526. L'extrémité aval de l'rbre 524 fait saillie à partir du carter du sépara- teur et porte une poulie à courroie trapézoïdale 528 qui est clavetée sur lui pour recevoir et transmettre l'énergie à la section de battage 520 du rotor. Les ailettes de guidage 508 coopèrent avec lasection de ba- tage 520 du rotor pour assurer l'acheminement vers l'aval des produits de récolte devant être traités par la section de séparation 522. Deux tambours à barres porte-doigts coaxiaux animés d'un mouvement de vaet-vient en sens opposés 530 et 532 portent les éléments attaquant les produits de récolte de la section de séparation 522 du rotor. Un système de plateau oscillant 534 formant également au moins en partie un élément de châssis du rotor, as- sure le mouvement en va-et-vient des tambours et ceux- ci sont entraînés en rotation par un arbre d'entraîne- ment creux 536 qui présente également une surface de portée animée d'un mouvement de va-et-vient pour les éléments à mouvement de va-et-vient. Le système de plateau oscillant 534 et l'arbre 536 d'entraînement des tambours sont tous deux chemisés et tourillonnés concentriquement sur l'arbre 524 de l'ensemble de traitement. Le support de l'extrémité aval du rotor 518 et de l'arbre 524 de celui-ci est assuré par un palier de rotor aval 538 monté dans la cloison aval 512 du carter. L'arbre d'entraînement 536 de lasection de sépa- ration du rotor est formé par un tube carré 540 qui s'étend sensiblement sur toute la longueur du corps de la section de séparation et qui est relié à une roue à chaîne d'entraînement 542 par une douille tubulaire 544 traversant la cloison aval 512. L'arbre d'entraîne- ment tubulaire 536 du rotor est monté de façon à pou- voir tourner concentriquement sur l'arbre de rotor 524 et il est tourillonné par trois paliers anti-friction espacés 546. 246060? Dans le système de plateau oscillant 534, une douille 548 traverse la cloison aval 512,dans laquelle elle est tourillonnée directement par le palier 538 et porte rigidement à son extrémité intérieure un plateau ou disque oscillant 550 et à son extrémité extérieure une roue à cha ne d'entraînement 552. Deux paliers anti- friction 554 permettent la rotation du système de pla- teau oscillant 534 concentriquement autour de l'arbre 536 d'entraînement du rotor. Les organes de sortie 556 du plateau oscillant (qui peuvent être considérés comme un élément de rotor intermédiaire), représentés simple- ment sur la Fig. 22, se trouvent dans le même plan que le plateau oscillant 550 et peuvent tourner librement en un mouvement annulaire sur ce plateau oscillant 550 par un système de paliers radiaux et axiaux combinés classique 558. Ces organes portent deux éléments d'en- tralnement diamétralement opposés 560 s'étendant radia- lement, ayant chacun une extrémité en forme de rotule 562. Les deux tambours à cinq barres 530 et 532, for- més chacun par deux tambours axialement espacés 564 et par un jeu de cinq barres identiques 566, diffèrent sim- plement entre eux en ce qui concerne la position axiale des tambours 564 par rapport aux lames 566. En consé- quence, un seul tambour 530 sera décrit. Chaque tambour à barres 564 est monté de façon à subir un mouvement de vaet-vient sur le tube carré 540 de l'arbre 536 d'entraînement des tambours, et il est constitué essentiellement par un tambour en prin- cipe circulaire 568, muni d'une bride annulaire péri- phérique 570 et par deux galets 574 tourillonnés dans un orifice en principe diamétral de forme appropriée 572, et dont les gorges en V coopèrent avec des angles opposés du tube carré 540, en permettant le mouvement de va-et-vient par roulement du système de tambour à barres 564 sur ce tube 540 sans possibilité de rota- tion autour de celui-ci. Les cinq jeux de barres identiques566 du tambour à cinq barres 530 sont fixés rigidement par des moyens convenables, par exemple par les rivets 576 représentés, sur les brides annu- laires 570 des deux tambours à barres 564, et sont éga- lement espacées dans le ser-circonférentiel et parallè- les à l'axe du carter, et bien entendu disposées con- centriquement autour de cet axe. Dans chaque jeu de bar*es 566, plusieurs doigts doubles axialement espacés 578 sont montés à pivotement dans la barre en forme de gouttière 580, chacun au moyen d'un axe 582 traversant les parois latérales radiales 1O opposées 584 dela gouttière. Chaque doigt peut être cons- titué par un seul morceau de matière de section droite ronde, enroulé de façon à former deux doigts juxtaposés 586, chaque doigt présentant une partie extérieure 587, une partie d'articulation 588 recevant l'axe 582 et un talon 590. Lorsqu'il est monté dans la gouttière, chaque doigt 578 peut pivoter librement autour de son axe 582, et il est conformé de telle sorte que le pivotement dans le sens aval soit arrêté ou empoché par le talon 590, qui coopère avec le fond 592 de la gouttière, les doigts 586 eux-mêmes étant alors dirigés sensiblement dans le sens radial. Des pattes ou butées 594 mieux visibles sur la Fig. 22, s'étendant vers l'intérieur à partir des parois 584 de la gouttière, sont disposées de façon à limiter le rabattement des doigts 586 attaquant les pro- duits de récolte jusqu'à une certaine position inclinée, telle que celle visible en 593 sur la Fig. 22. Dans chacun des systèmes de tambours à cinq bar- res 530 et 532, un organe de liaison et d'entraînement animé d'un mouvement alternatif 596, relié rigidement à l'un des jeux de barres 566, s'étend vers l'avant de façon à rejoindre, par l'intermédiaire d'une douille de forme convenable 598, l'extrémité en forme de rotule 562 de l'un des éléments d'entraînement 560 du système de plateau oscillant 534. Comme on peut le voir sur les Fig. 22 et 23, les deux systèmes de tambours à cinq bar- res 530 et 532 s'étendent sensiblement sur la même lon- gueur dans le sens axial, leurs mouvements de va-et vient opposés mais fondamentalement équilibrés étant rendu possibles par le système indiqué sur la Fig. 23 et par un écartement axial convenabledes systèmes de tambours à barres 564, afin d'éviter toute interférence entre les systèmes de tambours lors de leur mouvement de va- et-vient. D'autres constructions de séparateurs pos- sibles, utilisant ce principe de rotor, peuvent com- porter par exemple des ensembles juxtaposés parallè- les,munis chacun d'un seul rotor à mouvement de va-et- vient, mais ici encore avec des mouvements de va-et- vient opposés à des fins d'équilibrage. La possibilité d'obtenir un effet d'avance analogue à celui d'un rochet pour chaque syst4me de tambour ou section de rotor à cinq barres 530 et 532 apparaîtra à la lecture de la description qui précède et des dessins annexés. L'utilisation et le fonction- nement d'un système à plateau oscillant pour traduire le mouvement rotatif en un mouvement linéaire de va-et est bien connu des exemples étant constitués par cer- tains types de mécanismes d'entraînement de pompes hy- drauliques et d'ensembles de coupe- à mouvement de va- et-vient. Toutefois, certaines observations particu- lières sur les caractéristiques du mode de réalisation représenté sur les Fig. 22 et 23 peuvent être faites en se référant aux Fig. 24 et 25. La nature du mécanisme utilisé dans le sytème de rotor articulé ou à géométrie variable des Fig. 22 et 23, dans lequel l'élément à mouvement oscillant 534 et l'élément (tambours à cinq barres 530 et 532) subis- sant un mouvement de va-et-vient peuvent tourner autour d'un axe commun, fournitune révolution relative entre les deux éléments, avec pour résultat un mouvement d'os- cillation ou de va-et-vient à un seul cycle. Un cycle de ce type est représenté sur la Fig. 24, sur laquelle les éléments essentiels du mécanisme sont montrés sché- matiquement. Un élément oscillant 534', monté coaxia- lementchns un carter d'ensemble de traitement 502', com- prend un organe de sortie 556' auquel est relié un élé- ment 586' en forme de doigt, attaquant les produits de récolte. Cet élément en forme de doigt 586' peut pivo- ter librement sur l'organe de sortie 556', mais des butées sont prévues pour limiter l'amplitude de pivote- ment du doigt à partir d'une position orientée en prin- cipe radialement vers l'extérieur, jusqu'à une seconde position orientée vers l'extérieur mais également incli- née dans la direction désirée de progression des pro- duits de récolte. On supposera que le mécanisme est enttainé de façon telle que, lorsque l'articulation 588' du doigt tourne concentriquement à l'intérieur du carter 502', les produits de récolte soient acheminés à travers le carter par les doigts 586' attaquant les produits de façon intermittente, ceux-ci étant répar- tis en une nappe en principe uniforme, maintenue sen- siblement en contact avec le carter par la force centri- fuge. Toutefois, la composante axiale de l'effet obtenu à partir d'un seul doigt articulé 586' peut être examinée comme si le mouvement de rotation était interrompu pen- dant une révolution relative de l'élément oscillant 534'. Ceci est représenté schématiquement sur la Fig. 24, à la fois pour la direction de la course d'acheminement G d'un doigt et pour la direction de la course de retour du doigt opposé H. Pendant une partie de la course de transport, par exemple entre a et b, le doigt est complètement redressé contre ses butées et réalise une pénétration maximum dans la nappe de produits de récolte D (partie supérieure de la Fig. 24). Toutefois, au point c (in- version de sens) le doigt est un peu incliné dans la direction de transport, par suite d'une combinaison de la décélération et de l'inversion du mouvement linéraire, ainsi que de l'inertie de la nappe de pro- duit de récolte D et du doigt lui-même. Pour le mouve- ment de retour indiqué dans la partie inférieure de la Fig. 24, direction h, le point d'inversion de sens est désigné par c, le doigt se trouvant dans la même posi- tion partiellement inclinée. Dans une partie intermé- diaire de la course de retour (d à e), le doigt va être complètement replié ou rabattu contre ses butées, position qui est atteinte sous l'effet d'une combinai- son des influences de l'inertie du doigt dans la direction de va-et-vient et du mouvement axial relatif entre le doigt et la nappe D lorsque le doigt quitte cette nappe. En f, qui est le point d'inversion pour la course de retour, la décélération et l'inertie pro- voquent pour le doigt un début d'articulation vers l'extérieur, jusque dans une position plus radiale, pour s'engager dans la nappe D, et en un certain point a de la course de transport il atteint à nouveau une position complètement radiale (partie supérieure de la Fig. 24). La Fig. 25 correspond essentiellement à la même analyse de l'action du doigt que la Fig. 24, sauf que, dans ce cas, une vue d'extrémité montre le doigt dans les positions a à f (f') lorsque ce doigt tourne dans le carter, son articulation 588' se déplaçant concen- triquement à l'axe du carter. On supposera également (sur la Fig. 25) que pour chaque révolution effective des doigts, il se produit une révolution relative de - l'élément oscillant 534', de sorte qu'un cycle d'oscil- lation ou de mouvement en va-et-vient du doigt occupe une révolution complète de celui-ci. La Fig. 25 montre clairement l'engagement intermittent du doigt dans une nappe de produits D. Dans les conditions supposées, il existe un engagement maximum permanent entre a et b et un dégagement complet entre d et e, les arcs d'enga- gement décroissant se trouvant entre b et d d'une part et entre e et a d'autre part. Il va de soi que les vitesses de rotation relatives peuvent être choisies de telle sorte que deux ou plusieurs cycles d'engagement se produisent pour chaque révolution effective d'un doigt dans le carter. Il est évident également que, pendant une période ou un arc d'engagement du doigt tel que a-b, ce doigt assure la propulsion d'une par- tie de la nappe de produits de récolte à la fois cir- conférentiellement et axialement, de sorte que cette partie de la nappe va suivre un trajet de forme héli- coldale par rapport au carter 502'. L'effet résultant de plusieurs doigts dans le système mécanique que montrent les Fig. 22 et 23 va être un mouvement de l'ensemble de la nappe à travers le carter d'une façon en principe hélicoïdale. Dans un mécanisme d'avahce axiale du type géné- ral faisant l'objet des Fig. 22 et 23, la course de va-et-vient doit bien entendu être supérieure au dépla- ce.,.ment axial maximum possible de la pointe de l'élé- ment articulé ou rabattable par rapport à son articula- tion, afin d'obtenir pour l'élément un "appui". Dans un mécanisme donné quelconque correspondant à une appli- cation particulière, l'effet d'avance axiale résultant va natieellement dépendre d'un certain nombre de varia- bles, telles que la vitesse de travail et l'épaisseur de la nappe. Dans le mécanisme lui-même, la performan- ce va être affectée par le choix de l'équilibre de 1S l'élément rabattable. Par exemple, le talon 590 peut être associé à un contrepoids afin d'augmenter l'effet d'inertie tendant à déplacer le doigt 578 entre ses positions radiale et rabattue lorsqu'il subit un mou- vement de va-et-vient, mais bien entendu le centre de gravité du doigt va toujours être situé radialement vers l'extérieur par rapport à son pivot. Dans le mode de réalisation que montrent les Fig. 26 et 27, la propulsion en hélice de la nappe de pro- duits de récolte, alors que les doigts sont engagés de façon intermittente dans des parties de cette nappe de produits est obtenue avec un mécanisme très sembla- ble à celui du râteau à fourrage avec distribution latérale à barres parallèles classique, tournant à l'intérieur du carter d'un ensemble de traitement. Comme indiqué à titre d'exemple de façon très schéma- tique sur les Fig. 26 et 27, un carter d'ensemble de traitement 600 muni d'une partie formant claire-voie 602 reçoit les produits de récolte battus à partir d'une section de battage, à travers un orifice d'en- trée amont 604, et les décharge par un orifice de sortie 606. Les extrémités du carter sont fermées par des cloisons amont et aval 608 et 610 respective- ment. Le système de rotor 612 comprend un tambour de forme générale cylindrique 614, muni d'une série de -2460607 fentes parallèles disposées en hélice 616 et tourillon- né dans les cloisons 608 et 610 du carter par des pa- liers amont et aval 618 et 620 respectivement, le sup- port aval se présentant sous la forme d'une douille 622 traversant la cloison 610. Le système de barres parallèles 624 comprend des flasques d'extrémité amont et aval 626 et 628 respectivement, qui sont supportées obliquement par un support amont 630 et à l'extrémité aval par l'arbre de sortie 632 de la boite d'engrena- ges 634, cet arbre étant tourillonné dans le carter d'engrenages 635, qui -est relié rigidement à la douille 622. Le carter 635 et la douille 622 servent ensemble au moins en partie comme châssis pour le rotor. L'arbre d'entrée 636 du carter d'engrenages est coaxial à la 1s douille 622 d'entraînement du tambour et traverse cette douille. Quatre barres portedoigts parallèles 638 sont montées entre les flasques 626 et 628 respectivement, leurs liaisons étant réparties uniformément de façon concentrique autour de ces flasques 626 et 628 et étant tourillonnées dans celles-ci. L'une au moins des flasques 626, 628 peut être considérée comme un élément de rotor intermédiaire, transmettant l'obli- quité de l'alésage intérieur du carter 635 (et de l'arbre de sortie 632) pour assurer le déplacement axial des barres porte-doigts 638. Chaque barre porte-doigts 638 comprend une série d'éléments attaquant les produits de récolte, sous la forme de doigts rigides parallèles 640 disposés de telle sorte que, lorsque le système de barres parallè- les 624 est entraîné en rotation, chacun des doigts se déplace selon une orbite oblique, le réglage du mécanisme étant tel qu'il conserve un orientation constante par rapport au tambour 614 et, pendant une partie de l'orbite, avec un déplacement dans sa fente 616, il s'étend depuis le tambour 614 dans l'espace annulaire 642 ménagé entre ce tambour et le carter 600. Dans une condition d'extension et de pénétration maxima dans la nappe de produits de récolte 644, le doigt 640 s'étend radialement par rapport au tambour 614. Ce tambour 614 et le système de barres parallèles 624 sont entrainés par des transmissions classiques, non représentées, par exemple par des dispositifs à courroie trapézoïdale à vitesse variable ou hydrosta- tiques, qui sont reliés respectivement à la douille d'entrée 622 et à l'arbre d'entrée 636. On comprend qu'en faisant varier les vitesses relatives et les sens de rotation afin de commander la vitesse et les trajets des doigts 640 par rapport au carter 600, on peut contrôler la direction et la vitesse de passage des produits de récolte dans la section de séparation. Suivant ce mode de réalisation, chaque élément atta- quant les produits de récolte (doigt 640) est articulé dans le rotor de telle sorte qu'une partie de ce doigt se déplace selon un trajet circulaire ou sur une orbite concentrique au carter mais oblique par rapport à l'axe de celui-ci, tout en demeurant orienté dans une direc- tion donnée par rapport au châssis de rotor pendant la rotation de ce dernier, et de telle sorte que la pénétration dans une nappe de produits de récolte si- tuée dans l'espace ménagé entre le rotor et le carter s'effectue radialement au moins pendant une partie de la période d'engagement de cet élément dans la nappe. Dans le cas du mode de réalisation que montre la Fig. 26, par rapport à ceux des Fig. 4 à 9, l'excentra- tion effective ou l'engagement intermittent des éléments dans les produits de récolte est le résultat de la présence d'un élément d'articulation supplémentaire prévu dans le rotor, au lieu de l'excentration des éléments de rotor intermédiaires du rotor considéré dans son ensemble. Dans ce cas, cette articulation supplémentaire est le mécanisme qui maintient l'orien- tation de la barre porte-doigts, de sorte que le trajet des parties extérieures des doigts est excentré. Le mode de réalisation que montre la Fig. 28 utilise des éléments analogues à ceux du mode de réali- sation des Fig. 4 et 5, mais dans ce cas le rotor com- prend un tambour ou un élément de commande monté excen- triquement dans le carter et assure des fonctions parti- culières additionnelles (par exemple battage ou sépara- tion), tandis que les éléments du rotor comprenant des roues porte-doigts sont concentriques au carter. La Fig. 28 montre, selon une section droite semi-schéma- tique, un ensemble de traitement allongé comprenant un carter de forme générale cylindrique 700 muni d'une claire-voie perforée inférieure 702 et un rotor allon- gé 704 s'étendant à l'intérieur du carter et en prin- cipe parallèle à l'axe de celui-ci, comprenant un tam- bour en forme de cage ou un système d'éléments de com- mande 706 monté de façon à tourner autour d'un axe 707 situé au-dessous de celui du carter 700. La claire- voie 702 peut être judicieusement réglable pour faire varier les jeux comme indiqué par exemple par la posi- tion 702'. Des barres 708 réparties uniformément sur la circonférence portent des barrettes fonctionnelles orientées axialement, telles que les battes 710 et les barrettes de séparation 712 représentées sur le dessih. Les deux types sont représentés, mais dans le cas d'un agencement préféré les barrettes sont seulement dfun type, pour le battage ou la séparation, selon la fonc- tion requise. Plusieurs roues porte-doigts, montées concentri- quement mais tourillonnées dans des plans obliques et parallèles, sont supportées par un arbre 716, et elles sont munies de doigts 718 disposés de façon à s'éten- dre à travers des fentes 720 du tambour 706. La rotation du tambour 706, qui est entraîné par des moyens clas- siques, va produire et contrôler la rotation des roues porte-doigts 714 par suite de la coopération des doigts 718 avec les barres 708. Les doigts 718 se déplacent avec un jeu radial sensiblement constant par rapport au carter 700, mais l'excentration du tambour 706 dé- finit une zone fonctionneJe particulière 722 (battage ou séparation) voisine de la partie centrale de la grille 702, dans laquelle les barrettes fonctionnelles 710 ou 712 se rapprochent de la claire-voie (ou de la grille) et présentent un effet dominant en ce qui con- cerne l'engagement et le traitement des produits de récolte, tandis que du fait de l'excentration les doigts 718 sont effectivement ramenés en arrière dans le tambour. Les produits qui sont attaqués et déplacés par les doigts dans la partie supérieure de l'ensemble de traitement sont séparés des doigts lorsqu'ils s'ef- facent dans le tambour dans la partie inférieure de cet ensemble de traitement. Bien entendu, le plan d'incli- naison des roues porte-doigts 714 peut être choisi et commandé de façon à obtenir un degré désiré d'avance axiale des produits de récolte (alors que les doigts sont engagés au maximum dans ces produits), en incli- nant le plan des roues porte-doigts d'une manière ana- logue à celle indiquée sur la Fig. 7 ou sur la Fig. 12. On conçoit que la configuration générale de la Fig. 28 peut être utilisée en combinaison avec des par- ticularités des autres modes de réalisation décrits ci-avant, par exemple avec des dispositifs de réglage analogues à ceux des modes de réalisation de la fig. 6, pour contrôler la position du plan d'inclinaison de la roue porte-doigts afin de déterminer la vitesse de débit ou la position du centre du tambour pour optimiser l'effet de battage ou séparation. Les différents modes de réalisation décrits ci- avant ne constituent qu'un petit nombre d'exemples de moyens mécaniques convenant dans le cas d'un ensemble de traitement de produits de récolte suivant l'inven- tion. Leur nature et les principes et caractéristiques de l'invention définis ci-avant suggèrent d'autres modes de réalisation, également avec des possibilités de fonctionnement efficace et progressif, en utilisant des mécanismes parfaitement équilibrés correspondant à une faible consommation d'énergie spécifique et adap- tés à divers types de produits de récolte et à diverses exigences de traitement particulières. D'autres modifications encore peuvent être appor- tées aux modes de réalisation décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'in- vention. REVENDICATIONS 1.- Dispositif de séparation et (ou) de battage, en particulier pour machines de battage comportant un carter muni au moins partiellement de perforations pour lé passage des produits à traiter et un rotor monté dans ce carter et muni d'un châssis, les produits à traiter étant acheminés entre le rotor et le carter dans le sens longitudinal de celui-ci, en direction d'un orifice de sor- tie, le rotor présentant des éléments d'attaque des produits de récolte pouvant être entraînés positivement et reliés au châssis de ce rotor, ces éléments tournant selon une trajectoire de révolution par rapport à l'axe du carter et étant reliés au châssis du rotor de telle sorte qu'il en résulte, entre le châssis et les éléments attaquant les produits, un déplacement relatif, caractérisé en ce que le système d'entraînement (182, 282, 482) destiné aux éléments (178, 278, 478, 578, 640, 718) attaquant les produits et leur liaison avec-le châssis (122, 222, 422) sont étudiés de telle sorte que, pendant leur pénétration dans les produits, tous les éléments attaquant ces pro- duits assurent l'acheminement desdits produits en direc- tion de l'orifice de sortie (118, 218, 516). 2.- Dispositif de séparation et (ou) de battage suivant la revendication 1, présentant des éléments atta- quant les produits pénétrant plus profondément dans ceux- ci à l'intérieur d'une zone, caractérisé en'ce que cette zone peut se déplacer angulairement à l'intérieur du car- ter. 3.- Dispositif de séparation et (ou) de battage suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'au moins une partie de l'axe du châssis (122, 222, 422) sup- portant les éléments (178, 278, 478, 578, 6409 718) atta- quant les produits peut tourner autour de l'axe du carter (100, 200, 400, 500). 4.- Dispositif de séparation et (ou) de battage suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le châs- sis (122, 222, 422) est muni d'un arbre-manivelle (162, 262). 5.Dispositif de séparation et (ou) de battage suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le mécanisme d'entraînement de l'arbre-manivelie (162, 262) et (ou) le mécanisme d'en- trainement des éléments (178, 278, 478, 578, 640, 718) attaquant les produits sont variables. 6.- Dispositif de séparation et (ou) de battage suivant l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel les éléments attaquant les produits de récolte sont montés sur un axe de maneton par l'intermédiaire d'un plateau oblique, caractérisé en ce que cet axe de maneton peut tourner autour de son axe et peut être immobilisé dans la position requise. 7.- Dispositif de séparation et (ou) de battage suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'axe de maneton (162, 262) peut être immobilisé dans sa position angulaire autour de l'axe du carter. 8.- Dispositif de séparation et (ou) de battage suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les éléments (578) attaquant les produits de récolte sont articulés sur le rotor (518) de telle sorte qu'ils puissent pivoter librement sur une am- plitude qui est délimitée par leur position en principe radiale et une position inclinée dans la direction de transport. 9.- Dispositif de séparation et (ou) de battage suivant l'une quelconque des revendications précédentes, comportant un mécanisme d'entraînement à plateau oblique et un dispositif rotatif formant tambour, caractérisé en ce que le mécanisme d'entraînement à plateau oblique (556) est relié au tambour (564) recevant les éléments (578) attaquant les produits de récolte. 10.- Dispositif de séparation et (ou) de battage suivant la revendication 9, caractérisé en ce qu'il est prévu deux tambours (564) déplaçables en va-et-vient en sens opposés par l'intermédiaire du mécanisme à plateau oblique (556). 11.- Dispositif de séparation et (ou) de battage suivant les revendications 9 et 10, caractérisé en ce que chaque tambour (564) comporte des barres longitudina- les (566) disposées en cercle et recevant des éléments (578) attaquant les produits de récolte, les barres lon- gitudinales des deux tambours étant disposées coaxiale- ment. 12.- Dispositif de séparation et (ou) de battage suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les tambours (564) sont montés de façon à pouvoir coulisser longitudinalement tout en étant bloqués angulairement sur un arbre (540) pouvant être entraîné positivement. 13.- Dispositif de séparation et (ou) de battage suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les tambours (564) sont disposés concentriquement au carter (500). 14.- Dispositif de séparation et (ou) de battage suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les éléments (640) attaquant les produits sont reliés rigidement à des barres longitudina- les (638) entraînées en un mouvement de rotation. 15.- Dispositif de séparation et (ou) de battage suivant la revendication 14, caractérisé en ce que les barres longitudinales (638) sont montées dans des plateaux ou flasques (626, 628) e;trainés positivement, qui sont inclinés par rapport à l'axe du carter. 16.- Dispositif de séparation et (ou) de battage suivant la revendication 15, caractérisé en ce que les plateaux ou flasques (626, 628) sont montés sur un tambour rotatif (614) qui présente des fentes obliques (616) pour le passage des éléments (640) attaquant les produits de récolte. 17.Dispositif de séparation et (ou) de battage suivant la revendication 15, caractérisé en ce que les plateaux ou flasques (626, 628) sont montés concentrique- ment à l'intérieur du carter (600). 18.- Dispositif de séparation et (ou) de battage suivant les revendications 14 et 16, caractérisé en ce que les mécanismes d'entraînement des plateaux ou flasques (626, 628) et du tambour (614) peuvent varier indépen- damment l'un de l'autre. 19.- Dispositif de séparation et (ou) de battage suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le châssis est entouré d'un tambour (706) excentré par rapport à ce châssis. 20.- Dispositif de séparation et (ou) de battage suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le tambour est muni de barrettes à effet fonctionnel. 21.- Dispositif de séparation et (ou) de battage suivant la revendication 20, caractérisé en ce que ces barrettes à effet fonctionnel sont disposées sur le tam- bour dans le sens longitudinal.