La présente invention concerne un disnos-tif d'ancrage pour un navire de production d'hydrocarbures à puits central. Lors des essais de production et ensuite pour l'exploitation des puits d'hydrocarbures sous-marins, un des problèmes majeurs est posé par le nombre et la complexité des liaisons entre le navire et le fond de la mer, liaisons diverses avec les installations disposées sur le sol sous- marin et liaisons d'ancrage avec le sol lui-même. L'ancrage par les moyens conventionnels nécessite la mise en place de plusieurs lignes dont chacune comporte une partie posée sur le sol sousmarin et une partie reliant le sol sous-marin au navire. La connexion avec la tête de puits s'effectue alors au moyen d'une conduite souple ou articulée. Outre que l'adoption de ce système conduit à un encombrement du sol sous-marin sur une grande surface, il ne permet pas la déconnexion rapide du navire de ses différentes liaisons lorsque surviennent des perturbations trop impor- tantes à la surface de la mer et, surtout, si cette désolida- risation s'est effectuée précipitamment, la reconnexion devient très difficile. L'arrimage du navire à la tête d'une colonne oscil- lante ou à une bouée liée à la tête d'une colonne oscillante par une liaison articulée ou souple donne plus de latitude pour une déconnexion rapide du navire et des moyens de surface, cependant ce système présente de nombreuses diffi- cultés dans l'étude de la construction métallique, notamment pour que soit assurée une bonne transmission des efforts de la tête de la colonne oscillante au navire et réciproquement, ceci parce que les moyens employés sont lourds et placés en porte à faux par rapport au navire. Un dispositif d'ancrage selon l'invention permet de pallier ces difficultés en proposant une colonne douée de souplesse puisqu'il s'agit d'une liaison telle qu'une chaîne ou un câble entre un corps supérieur, ou bouée susceptible d'être soit située dans le puits central du navire, soit immergée sous une hauteur d'eau permettant le passage des navires, et un corps inférieur de flottabilité négative dont les déplacements latéraux sont limités autour d'une position moyenne stable. De plus, le corps supérieur supportant les moyens de liaison avec les installations de fonds, ces moyens de liaison n'ont pas à être démontés lors de la déconnexion du corps supérieur d'avec le navire et ceci facilite grande- ment la reconnexion ultérieure. Un dispositif d'ancrage selon l'invention est cons- titué par un corps supérieur de flottabilité positive, un corps inférieur de flottabilité négative, un moyen de liaison de longueur déterminée entre le corps supérieur et le corps inférieur dit-lien vertical et des moyens d'ancrage reliant un des trois éléments précédents et le sol sous- marin, ces moyens d'ancrage comprenant une partie plongée dans l'eau et une autre partie reposant sur le sol sous-marin. Dans un tel dispositif, le corps supérieur a une flottabilité inférieure au poids apparent de l'ensemble constitué par le lien vertical, le corps inférieur et la partie des moyens de liaison avec les installations de fond qui est suspendue au corps supérieur, et supérieure au poids apparent du lien vertical et de la partie des moyens de liaison avec les installations de fond qui est suspendue au corps supérieur, le corps supérieur ayant son point le plus haut distant du point le plus bas du corps infé- rieur d'une longueur inférieure à la hauteur maximale de l'eau au point d'ancrage d'au moins la mesure du tirant d'eau le plus important des navires susceptibles de passer à la verticale du dispositif, le corps supérieur étant muni de moyens de liaison avec des moyens de relevage aptes à faire déplacer le corps supérieur d'une position d'immersion dans laquelle le corps inférieur repose sur le sol marin à une position d'émer- sion, les moyens d'ancrage étant de dimensions suffisantes pour autoriser le débattement vertical du corps supérieur entre les positions d'immersion et d'émersion. Avec un tel dispositif, les moyens de relevage peuvent être soit installés sur un navire de service, soit, au moins pour partie, inclus dans le corps supérieur sous la forme de ballasts déballastables ou de tous autres moyens. Suivant un mode préférentiel de réalisation, un dispositif d'ancrage selon l'invention pour un navire de production d'hydrocarbures à puits central est constitué par un corps supérieur de flottabilité positive, un corps infé- rieur de flottabilité négative, un moyen de liaison de longueur déterminée entre le corps supérieur et le corps inférieur dit lien vertical et des moyens d'ancrage reliant un des trois éléments précédents et le sol sous-marin, ces moyens d'ancrage comprenant une partie plongée dans l'eau et une autre partie reposant sur le sol sous-marin. Dans un tel dispositif, le corps supérieur a une flottabilité infé- rieure au poids apparent de l'ensemble constitué par le lien vertical, le corps inférieur et la partie des moyens de liaison avec les installations de fond qui est suspendue au corps supérieur, et supérieure au poids apparent du lien vertical et de la partie des moyens de liaison avec les installations de fond qui est suspendue au corps supérieur, le corps supérieur ayant son point le plus haut distant du point le plus bas du corps inférieur d'une longueur inférieure à la hauteur maxi- male de l'eau au point d'ancrage d'au moins la mesure du tirant d'eau le plus important des navires susceptibles de passer à.la verticale du dispositif, le corps supérieur étant muni de moyens de liaison avec des moyens de relevage du navire aptes à faire déplacer le corps supérieur d'une position d'immersion dans laquelle le corps inférieur repose sur le sol marin à une position d'émersion dans laquelle le corps supérieur est logé dans le puits central du navire, le corps supérieur étant muni de moyens de fixation sur un chassis reposant sur le navire par l'intermédiaire de moyens de rota- tion relativement à l'axe du puits central, les moyens d'ancrage étant de dimensions suffisantes pour autoriser le débattement vertical du corps supérieur entre les positions d'immersion et d'émersion. Les moyens d'ancrage sont généralement disposés entre le corps inférieur et le sol sous-marin, ils peuvent être constitués par une pluralité de lignes d'ancrage, géné- ralement des chaînes aboutissant soit à des ancres, soit à des pieux. Ces moyens d'ancrage peuvent aussi comprendre une pluralité de lignes dont les extrémités sont fixées à un chassis plan, ce chassis étant fixé sur le sol sous-marin par une pluralité de pieux ou analogues. Le chassis plan comporte généralement un contour polygonal et alors les lignes sont fixées aux sommets de ce contour polygonal. Pour des raisons de commodité, de manutention et d'équilibrage des efforts mécaniques transmis, le contour polygonal est de préférence régulier et centré. Eventuellement, les lignes sont fixées à des poteaux verticaux solidaires du chassis aux sommets du contour polygonal. Lorsque les moyens d'ancrage sont constitués par des lignes fixées au corps supérieur, ce qui a pour consé- quence de réduire l'effet du corps inférieur à être un moyen de contrôle des positions d'émersion et d'immersion du corps supérieur, il est préféré de prendre pour une de ces lignes un moyen de liaison entre le corps supérieur et les installa- tions disposées sur le sol sous-marin. Dans un mode de réalisation particulier, le corps inférieur étant constitué par un chassis polygonal, les moyens d'ancrage comprennent une pluralité de lignes reliant divers points répartis autour du chassis à la tête d'un pieu vertical d'ancrage fiché dans le sol sous-marin. Ce chassis polygonal peut prendre à la limite une forme annulaire. Suivant d'autres modes de réalisation, le corps inférieur est relié à un massif d'ancrage par une charpente, en forme de trapèze, rigide, articulée suivant deux axes horizontaux, d'une extrémité sur le massif d'ancrage, et de l'autre extrémité sur le corps inférieur. Le corps inférieur peut encore être installé coulissant le long d'un pieu vertical enfoncé dans le sol sous-marin et jouant le rôle d'un moyen d'ancrage. Le corps inférieur peut être de forme annulaire et admettre un orifice central permettant le coulissement le long du pieu, ou bien être muni d'un moyen de coulissement déporté. L'invention sera mieux comprise dans la description donnée à titre non limitatif de dispositifs selon l'invention, illustrés à l'aide des figures suivantes: - Fig. 1: Schéma de principe d'un dispositif d'ancrage selon l'invention associé à un navire de production. - Fig. 2:Schéma de principe d'un dispositif d'ancrage selon l'invention non associé à un navire de production. - Fig. 3:Lignes d'ancrage aboutissant à des ancres. - Fig. 4:Lignes d'ancrage aboutissant à des pieux. - Fig. 5:Lignes d'ancrage fixées à un chassis polygonal. - Fig. 6:Lignes d'ancrage fixées à des Dieux, eux-mêmes fixés aux sommets d'un chassis polygonal. - Fig. 7:Corps inférieur coulissant le long d'un pieu vertical avec passage central de coulissement. - Fig. 8:Corps inférieur coulissant le long d'un pieu vertical avec guide de coulissement latéral. - Fig. 9:Corps inférieur relié au massif d'ancrage par un cadre rigide avec articulation (élévation). - Fig. 10:Réalisation selon la figure 9 (plan). - Fig. Il Corps inférieur annulaire attaché à un pieu. - Fig. 12:Dispositif avec lignes d'ancrage fixées au corps supérieur. - Fig. 13 Dispositif de levage du corps supérieur. - Fig. 14: Dispositif d'installation du corps supérieur dans le puits central du navire. En se référant à la figure 1, on trouve un schéma de principe d'un dispositif d'ancrage pour un navire 1 de production d'hydrocarbures à puits central 2. Un tel dispositif est constitué par un corps supé- rieur 3 de flottabilité positive, un corps inférieur 4 de flottabilité négative, un lien 5, dit lien vertical, de longueur déterminée, entre le corps supérieur 3 et le corps inférieur 4, et des moyens d'ancrage, tels que 6, reliant ici le corps inférieur 4 et le sol sous-marin 7. Les moyens d'ancrage tels que 6 comprennent une partie 8 maintenue entre deux eaux et une partie 9 reposant sur le sol sous-marin. Les moyens d'ancrage sont de divers types, connus en soi, tels que les chaînes représentées sur la figure 1 ou des câbles. Le corps supérieur 3 a une flottabilité positive inférieure au poids apparent de l'ensemble constitué par le lien vertical 5, le corps inférieur 4 et la partie des moyens de liaison 14 avec les installations de fond, suspendue au corps supérieur 3 et supérieure au poids apparent du lien vertical 5 et de la partie des moyens de liaison 14 avec les installations de fond, suspendue au corps supérieur 3. Le corps supérieur 3 est muni de moyens de liaison, non figurés, avec des moyens de levage du navire, aptes à faire déplacer le corps supérieur d'une position d'immersion dans laquelle le corps inférieur repose sur le sol marin à une position d'émersion du corps supérieur dans laquelle ce corps supérieur est logé dans le puits central du navire. Le corps supérieur 3 est muni de moyens de fixation, non figurés, sur un chassis reposant sur le navire par l'intermédiaire de moyens de rotation non figurés relativement à l'axe ZZ' du puits central 2. Le corps supérieur 3 est relié à une installation de production, représentée par une tête de puits 10, située sur le sol sous-marin 7, par une liaison flexible 14 compre- nant au moins une canalisation flexible et des câbles élec- triques pour le passage des télécommandes et des télémesures. Le tube flexible 14 passant à travers le corps supérieur 3, dans un conduit 15 est connecté à travers un joint tournant 16 à une conduite 17 reliant le navire 1 à un navire de stockage non représenté. Généralement, une installation de traitement est intercalée sur ce trajet. Le corps supérieur 3 est muni de moyens de liaison, non figurés, avec des moyens de levage solidaires du navire et aptes à faire déplacer le corps supérieur 3 d'une position d'immersion dans laquelle le corps inférieur repose sur le sol marin à une position d'émersion du corps supérieur dans laquelle ce corps supérieur 3 est logé dans le puits central 2 du navire 1. Le corps supérieur 3 est muni de moyens de fixation, non figurés, sur un chassis reposant sur le navire par l'intermédiaire de moyens de rotation relativement à l'axe ZZ' du puits central 2 et non figurés. En se référant à la figure 2, on trouve un schéma de principe d'un dispositif d'ancrage constitué par un corps supérieur 3 de flottabilité positive, un corps inférieur 4 de flottabilité négative, un lien 5 dit lien vertical, de longueur déterminée entre le corps supérieur 3 et le corps L 7398 1 inférieur 4 et des moyens d'ancrage tels que 6 reliant ici le corps inférieur 4 au sol sous-marin 7. Le corps supérieur 3 est muni de moyens de connexion non figurés, avec des moyens de levage dépendant d'un navire non figuré, aptes à faire déplacer le corps supérieur 3 d'une position d'immersion dans laquelle le corps inférieur repose sur le sol sous-marin à une position d'émersion du corps supérieur dans laquelle le corps 3 constitue une véritable bouée. Ces moyens de levage sont constitués ici par des ballasts déballastables non figurés. Le corps supérieur 3 est relié d'une part à une installation de production sous-marine représentée par la tête de puits 10, elle est reliée d'une part à un navire de stockage non figuré par une conduite 17 à travers un joint tournant 16. De façon préférentielle, les moyens d'ancrage 6 relient le corps inférieur 4 au sol sous-marin 7. Tel est le cas des réalisations selon les figures 3 à 10. La figure 3 montre une réalisation de moyens d'ancrage constitués par des chaînes 6 aboutissant a des ancres 18. La figure 4 montre un schéma dans lequel les chaînes 6 aboutissent à des pieux 19 enfoncés dans le sol sous-marin par tous moyens connus tels que le battage ou l'emploi d'un dispositif d'ancre explosive. Cette disposition permet de réduire la longueur de chaîne immobilisée puisque l'ancrage résulte à la fois du poids de la chaîne et des efforts de réaction du pieu sur la chaîne. La figure 5 montre un dispositif de fixation de l'extrémité inférieure des lignes d'ancrage aux sommets d'un chassis 20 plan polygonal. Ce chassis peut être du type admettant deux plans de symétrie orthogonaux, il peut aussi constituer un polygone régulier et dans ce cas, il conviendra de donner aux différentes lignes d'ancrage la même longueur. Le chassis est fixé sur le sol sous-marin par son seul poids ou par des pieux. La figure 6 donne une section d'un dispositif o les lignes d'ancrage sont fixées à des poteaux 21 fixés soli- dairement à un chassis polygonal 20 en chacun de ses sommets. 2,73981 Ces poteaux peuvent être avantageusement constitués, comme indiqué à gauche sur la figure 5, par des tubes dans lesquels coulissent des tiges 22 rectilignes qui pénètrent dans le sol sous-marin et contribuent ainsi à assurer une fixation du chassis sur ce sol sous-marin. Sur la figure 6 à droite, la tige 22 coulisse à travers une ouverture du chassis. Les figures 7 et 8 montrent deux exemples de dispositifs pour lesquels le corps inférieur 4 coulisse le long d'un pieu 23 vertical mis en place dans le sol sous-marin par percussion, par forage, par battage ou même à l'aide d'un dispositif d'ancre explosive, tous ces procédés étant connus en soi. Sur la figure 6, le corps inférieur 4 est annulaire et percé d'un orifice 24 central utilisé pour le coulissement le long du pieu 23. Sur la figura 7, le corps inférieur 4 est muni latéralement d'un moyen de guidage 25 avec un orifice 26 pour le coulissement le long du pieu 23. Les figures 9 et 10 donnent en élévation et en plan une représentation d'un dispositif de liaison du corps infé- rieur 4 au sol sous-marin 7 au moyen d'un cadre articulé 27 comportant deux articulations suivant deux axes rectilignes parallèles, l'articulation 28 avec un bâti 29 fixé sur le sol et l'articulation 30 avec le corps inférieur 4. La figure 11 donne une représentation d'un corps inférieur annulaire 4 attaché à la tête 31 d'un pieu 23 au moyen de plusieurs chaînes telles que 6. Les longueurs des chaînes 6 sont déterminées, suivant la position de leurs points d'attache sur l'anneau 4 et suivant la hauteur de la tête 31 du pieu 23, pour que le corps inférieur ou anneau 4 débatte librement entre la position de repos sur le sol correspondant à l'immersion du corps supérieur et les positions extrêmes déportées correspondant à l'émersion du corps supérieur. Dans les différentes réalisations qui viennent d'être décrites, on constate que le déplacement latéral du corps inférieur 4 est limité autour d'une position moyenne lorsque le corps supérieur 3 se déplace entre les positions extrêmes d'immersion et d'émersion. Sur la figure 12, les lignes d'ancrage relient le corps supérieur 3 au sol sous-marin 7. Le rôle du corps infé- rieur 4 se trouve limité au contrôle de la flottabilité de 3 93981 l'ensemble du dispositif,et,en fait,au contrôle du déplacement du corps supérieur 3 de la position d'émersion à la position d'immersion. Dans une réalisation selon la figure 12, les lignes peuvent être constituées de chaînes et cette solution ne présente pas d'avantage par rapport au navire de production ancré de façon conventionnelle, en dehors des avantages présentés par la liaison amovible avec les installations de fond. Par contre, lorsque l'on utilise comme lignes d'ancrage un des moyens de liaison 14 flexible entre le navire de pro- duction et les installations sur le sol sous-marin, on réalise une simplification et ainsi une économie considérable de moyens. Ces moyens. de liaison souple 14 comportent au moins un conduit pour le transfert des hydrocarbures liquides ou gazeux, des conducteurs électriques et éventuellement des conduits pour divers fluides de service tels que huile ou gaz sous pression et conducteurs électriques pour transmission des ordres et des données. De plus, ces moyens comportent une gaine armée soit de câbles soit de tissus de fils d'acier, ce qui leur confère une résistance à la traction considérable, une longévité importante et permet de les utiliser comme moyens d'ancrage. Sur la figure 13 est représenté un dispositif de levage du corps supérieur. Ce dispositif comprend, sur un chariot 32, mobile sur un pont de manoeuvre 33, un treuil 34 ou guindeau sur lequel est engagé un bout ou extrémité d'une chaîne de manoeuvre 35 et une poulie de renvoi 36 accompagnée d'un tensionneur-stoppeur de chaîne 37 o se trouve engagé l'autre bout de la chaîne de manoeuvre 35. Cette chaîne de manoeuvre passe dans la gorge d'une poulie 38 dont la chape est solidaire de la paroi supérieure du corps supérieur 3. Ces divers matériels sont séparément connus en soi. En vue du relevage du corps supérieur 3 en position d'immersion, on met le chariot 32 en place de telle façon que les axes du treuil 34 et de la poulie de renvoi 36 soient symétriques par rapport à l'axe ZZ' du puits central 2 du navire 1. La chaîne de manoeuvre 35 qui est jusque là stockée du côté de la poulie de renvoi est déplacée en utilisant 47 3 981 son propre poids. Des plongeurs ou des manipulateurs téléguidés font passer la chaîne dans la gorge de la poulie 38 et en remontent le bout pour le fixer dans la gorge du treuil. La manoeuvre de relevage du corps 3 peut alors être effectuée. Sur la figure 14 est représenté un dispositif d'installation du corps supérieur 3 dans le puits central 2 du navire. On remarque à la partie supérieure du corps supé- rieur la poulie à chaîne 38 sur laquelle passe la chaîne de manutention au cours de la mise en place. Cette mise en place est opérée à l'aide d'un dispositif monté sur un chariot se déplaçant sur un pont de manoeuvre 33 situé au-dessus du plan 39, plan supérieur d'une jupe tournante 40. Cette jupe tournante 40 repose par l'intermédiaire d'un roulement à rouleaux 41 sur une pièce annulaire 42 solidaire de la coque du navire et elle comporte des moyens tels que des verrous hydrauliques 43 pour être solidarisée avec le corps supérieur 3. On remarque à la partie supérieure du corps 3 un embout 44 pour raccordement au conduit 16 de collecte indiqué sur la figure 1. A la partie inférieure du corps 3 est située l'arrivée du lien vertical 5 dans l'axe du corps 3. Ce lien vertical 5 généralement constitué par une chaîne aboutit à un stoppeur de chaîne 45 situé dans la partie médiane du corps 3 dans une cheminée utilisée pour la mise en place du lien 5 et son ajustement en position lors de la mise en place du dispositif d'ancrage. A la partie inférieure du corps 3 est aussi.située l'arrivée du conduit 14 par lequel s'établit la connexion avec la station sous-marine de production. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés. Elle est susceptible de nombreuses variantes, accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans que l'on s'écarte pour cela du cadre de l'invention. De tels dispositifs, relevant de l'invention, ont en commun les avantages suivants: Comme moyens d'ancrage, ils encombrent peu le sol sous-marin et ils permettent une déconnexion et surtout une reconnexion aisée, avec peu de manipulations sous-marines. _.398 1 Lorsque le dispositif est associé à un navire avec puits central, les travaux s'effectuent dans une zone particulière- ment protégée. Comme moyens de soutien de la liaison entre le navire de production et les installations situées sur le sol sous-marin, ils autorisent la connexion et la reconnexion de ces liaisons à l'air libre et dans de bonnes conditions, spécialement lorsque le corps supérieur se trouve installé dans le puits central du navire. -rLj398 1 -REVENDICATIONS 1 - Dispositif d'ancrage constitué par un corps supérieur de flottabilité positive, un corps inférieur de flottabilité négative, un moyen de liaison de longueur déterminée entre le corps supérieur et le corps inférieur dit lien vertical et des moyens d'ancrage reliant un des trois éléments précédents et le sol sous-marin, ces moyens d'ancrage comprenant une partie plongée dans l'eau et une partie reposant sur le sol sous- marin, dispositif dans lequel le corps supérieur a une flottabilité infé- rieure au poids apparent de l'ensemble constitué par le lien vertical, le corps inférieur et la partie des moyens de liaison avec les installations de fond qui est suspendue au corps supérieur,et supérieure au poids apparent du lien vertical et de la partie des moyens de liaison avec les installations de fond qui est suspendue au corps supérieur, le corps supérieur ayant son point le plus haut distant du point le plus bas du corps inférieur d'une longueur inférieure à la hauteur maximale de l'eau au point d'ancrage d'au moins la mesure du tirant d'eau le plus important des navires susceptibles de passer à la verticale du dispositif, le corps supérieur étant muni de moyens de liaison avec des moyens de relevage aptes à faire déplacer le corps supérieur d'une position d'immer- sion dans laquelle le corps inférieur repose sur le sol marin à une position d'émersion, les moyens d'ancrage étant de dimensions suffisantes pour autoriser le débatte- ment vertical du corps supérieur entre les positions d'immersion et d'émersion. 2 - Dispositif d'ancrage pour un navire de production d'hydro- carbures à puits central constitué par un corps supérieur de flottabilité positive, un corps inférieur de flotta- bilité négative, un moyen de liaison de longueur déter- minée entre le corps supérieur et le corps inférieur dit lien vertical et des moyens d'ancrage reliant un des trois éléments précédents et le sol sous-marin, ces moyens d'ancrage comprenant une partie plongée dans l'eau et une. autre partie reposant sur le sol sous-marin, dans lequel le corps supérieur a une flottabilité inférieure au poids apparent de l'ensemble constitué par le lien vertical, le corps inférieur et la partie des moyens de liaison avec les installations de fond qui est suspendue au corps supérieur, et supérieure au poids apparent du lien vertical et de la partie des moyens de liaison avec les installations de fond qui est suspendue au corps supérieur, le corps supérieur ayant son point le plus haut distant du point le plus bas du corps inférieur d'une longueur inférieure à la hauteur maximale de l'eau au point d'ancrage d'au moins la mesure du tirant d'eau le plus important des navires susceptibles de passer à la verticale du dispositif, le corps supérieur étant muni de moyens de liaison avec des moyens de relevage du navire aptes à faire déplacer le corps supérieur d'une position d'immersion dans laquelle le corps inférieur repose sur le sol marin à une position d'émersion dans laquelle le corps supérieur est logé dans le puits central du navire, le corps supérieur étant muni de moyens de fixation sur un chassis reposant sur le navire par l'intermédiaire de moyens de rotation relativement à l'axe du puits central, les moyens d'ancrage étant de dimensions suffisantes pour autoriser le débattement vertical du corps supérieur entre les positions d'immersion et d'émersion. 3 - Dispositif selon la revendication 2 dans lequel les moyens d'ancrage comprennent une pluralité de lignes dont les extrémités sont fixées à un chassis plan, ce chassis étant fixé sur le sol sous-marin par une pluralité de pieux ou analogues. 4 - Dispositif selon la revendication 3 dans lequel les lignes sont fixées au chassis plan aux sommets d'un contour polygonal. - Dispositif selon la revendication 3 dans lequel les lignes sont fixées au chassis plan aux sommets d'un contour polygonal régulier centré. 6 - Dispositif selon la revendication 3 dans lequel les lignes sont fixées à des poteaux verticaux solidaires audit chassis aux sommets d'un contour polygonal. A739B i 7 - Dispositif selon la revendication 2 dans lequel les moyens d'ancrage reliant le corps supérieur au sol sous- marin, au moins un de ces moyens d'ancrage est constitué par un moyen de liaison entre ce corps supérieur et les installations disposées sur le sol sous-marin. 8 - Dispositif selon la revendication 2 dans lequel le corps inférieur étant constitué par un chassis polygonal, les moyens d'ancrage comprennent une pluralité de lignes reliant divers points répartis autour du chassis à la tête d'un pieu vertical d'ancrage fiché dans le sol sous-marin.