La présente invention-se rapporte à la formation de configurations d'une charge électrostatique sur un support et à des dispositifs pour produire de telles configurations. Une technique importante dans la production d'images photographiques est connue sous le nom d'électrophotographie. Dans l'électrophotographie, on forme une image visible de l-'infor- mation ou de l'original à enregistrer et à reproduire en chargeant tout d'abord uniformément une matière isolate photoconductrice puis en 11 exposant à une configuration lumineuse. On développe l'image électrostatique subsistant dans les zones non exposées ou insuffisamment exposées de la matière photoconductrice, au moyen d'une matière attirable électrostatiquement, qui est fixée directement sur la matière photoconductrice ou est transférée sur une matière - de réception sur laquelle on la fixe pour constituer une image imprimée permanente. lie brevet allemand 1.497.093 demandé le 8 novembre 1962 par Siemens A. G. a fait connattre une technique de formation d'une image, dans laquelle on utilise une photocathode pour produire une configuration de charge électrostatique sur une matière isolante non photosensible. Dans cette technique, une chambre étanche à I'air est remplie d'un gaz ionisable, par exemple un mélange ( d'argon et de monobromotrifluorométhane, et est pourvue d'une photocathode et d'une anode, celle-ci étant recouverte d'une matière isolante d'enregistrement, par exemple une feuille isolante de résine.En meme temps qu'on effectue, avec des rayons X, une exposition modulée constituant un objet, on applique un potentiel de courant continu entre les électrodes, de sorte que des photoéleetrons, qui sont éjectés de la photocathode en constituant une image, sont fortement intensifiés dans le gaz ionisable par un processus d'avalanche. On recueille les électrons sur la matière isolante dans une configuration image correspondant à l'intensité de la radiation de formation d'image qui est absorbée dans la photocathode. Il est clair que la technique qui vient autre décrite, bien qu'intéressante pour la multiplication élevée des électrons, est peu séduisante, parce que chaque imprimé exige d'ouvrir la chambre étanche à l'air et de remplacer l'air introduit par cette ouverture par une composition d'un gaz ionisable spécial sous une pression bien déterminée. La présente invention a pour objet un procédé qui permet d'enregistrer une image constituée par des électrons sous la forme d'une configuration de charge électrostatique et qu'on peut utiliser plus facilement pour produire des copies lisibles de l'information transmise. Suivant l'invention, un procédé pour enregistrer, sous la forme d'une charge électrostatique constituant une image, une configuration de décharge d'électrons ou d'ions positifs, décharge qui est engendrée à-l'intérieur d'une enveloppe comprenant une cible (anticathode) vers laquelle sont projetés les électrons ou les ions, est caractérisé par le fait qu'on produit une charge électrostatique constituant une image à l'extérieur de l'enveloppe, sur la surface d'une matière diélectrique constituant la cible ou en contact avec elle, en projetant les électrons ou les ions positifs sur la cible, pendant que cette surface est mise dans la condition d'une charge électrostatique par une charge du signe opposé à celui des électrons ou des ions positifs, ou est soumise à de telles conditions d'une charge électrostatique opposée. On peut utiliser le procédé non seulement pour produire des copies d'une informStion représentée par un support graphique, mais aussi pour enregistrer une information transmise sous la forme de signaux électriques ou autres signaux modulés et constituant une information. On peut développer la configuration de charge électrostatique sur la surface sur laquelle elle s'est formée, par exemple en utilisant des techniques de développement utilisées couramment dans la technique de la xérographie, ou bien on peut la transférer à, ou l'utiliser pour induire, une configuration de charge correspondante ou inversée dans ou sur une autre surface isolante. lies techniques pour passer d'une configuration de charge à une autre transfert ou reproduction sont Ealement bien connues dans la xérographie-. On peut produire de différentes façons l'image constituée par des électrons. On peut par exemple utiliser un faisceau d'électrons de balayage qui'est modulé pour constituer une information et qui est projeté soit directement sur la cible, soit sur une source d'émission d'électrons secondaires, à partir de laquelle des électrons secondaires, constituant une image, sont projetés sur la cible.En d'autres termes, on peut utiliser un dispositif du type à rayons cathodiques comprenant une plaque-cible exposée sur laquelle on peut produire la configuration de charge électrostatique, ou qu'on peut mettre en contact avec une autre plaque diélectrique pour permettre à la configuration de charge électrostatique dry être induite directement en soumettant cette plaque à des conditions de charge électrostatique pendant la projection de l'image constituée par des électrons. Des détails relatifs aux tubes à rayons cathodiques utiles dans l'enregistrement électrostatique sont décrits dans le brevet américain 2.200.741 demandé le 1 mai 1937 au nom de Franc Gray, dans J.Appl.Phys., tome 30, décembre 1959, p. 1870-1873, et dans Electr.Eng., juin 1961, p. 439-442. Au lieu d'utiliser un faisceau modulé d'électrons constituant l'information, on peut produire l'image constituée par des électrons en utilisant un élément ou un milieu émettant des photo-électrons, par exemple un gaz émettant des photo-électrons, une photocathode ou un système à photocathode, en exposant, pour constituer une information, cet élément ou ce milieu à une configuration d'énergie rayonnante représentant l'information à enregistrer, avec pour conséquence que des électrons sont projetés soit directement vers la cible, soit sur une source d'émission d'électrons secondaires à partir de laquelle des élee- trons secondaires formant l'image sont projetés sur la cible. Une technique d'enregistrement par les rayons x dans laquelle on utilise une photocathode compacte est décrite, par exemple, dans les brevets américains 2.221.776 demandé le 8 septembre 1938 au nom de Chester F.Garlson, et 3.526.767 demandé le 18 octobre 1967 aux noms de Walter Roth et Alex B.Jvirblis, le brevet britannique 778.330 demandé le 15 avril 1955 par la Gie Française Ghomson-Houston, le brevet allemand 1.497.093 demandé le 8 novembre 1962 par Siemens A.G. et les demandes de brevet allemand publiées 2.231.954 demandée le 29 juin 1972 et 2.233*538 demandée le 7 juillet 1972, toutes deux par Diagnostic Instruments. Une technique d'enregistrement par les rayons X dans laquelle on utilise un gaz tel que le xénon, et des photo-électrons et des ions positifs sont produits sous une pression supérieure à la pression atmosphérique, est décrite par exemple dans -le brevet belge 792.334 demandé le 6- décembre 1972 par Xonics Inc. On envisage en général que la production de la configuration de la charge électrostatique dépendra du dépit, sur une cible isolante, d'électrons projetés à partir d'un émetteur de photoélectrons ou d'une cathode ou d'une source d'émission d'électrons secondaires bombardée avec les électrons mentionnés en premier lieu. Dans certains cas toutefois, la configuration de charge électrostatique 'peut etre formée par le dépôt d'ions positifs formés par l'ionisation, dans une décharge électrique, dans un gaz présent, sous la pression atmosphérique ou sous une pression supérieure, dans l'enveloppe précitée. Comme décrit dans le brevet belge mentionné ci-dessus, la décharge dans le gaz peut être le résultat d'une exposition, constituant une image, aux rayons X. Si l'information est transmise sous la forme d'une configuration dé décharge d'électrons, distribuée pour constituer une information, qui provient d'une structure de cathode ou de photocathode et a une intensité suffisanté, on peut utiliser cette décharge directement comme image, constituée par des électrons, projetée sur la cible. Mais la Demanderesse apporte actuellement une attention particulière aux formes d'exécution de l'invention dans lesquelles on multiple une configuration de déchàrge d'électrons distribuée pour constituer une information, afin de produire une image, constituée par des électrons, d'une plus grande intensité. On peut utiliser différents types d'amplificateurs ou de multiplicateurs, avec ou sans interposition d'un système optique électronique pour concentrer et/ou accélérer les électrons primaires sur le multiplicateur. A titre d'exemple d'un type convenable' d'intensificateur, on peut utiliser un ou des composants comprenant une matière ayant la propriété de multiplier les électrons secondaires de transmission. D'après le brevet américain 3.660.668 demandé le 25 septembre 1969 au nom d'Adolph J.Wolski, cette propriété est présentée par de nombreuses matières, par exemple le sulfure de zinc, le chlorure de potassium, le bromure de potassium, le fluorure de magnésium et le fluorure de calcium. Quand des électrons incidents viennent frapper la surface d'une couche d'une telle matière avec une vitesse dépassant une certaine valeur minimale, les électrons pénètrent dans la couche et produisent des électrons secondaires en plus grand nombre que les électrons incidents. Un autre type d'intensificateur qu'on peut utiliser est un multiplicateur ou intensificateur à canal, dans lequel des électrons incidents sont accélérés sous l'influence d'un champ électrique et subissent une multiplication quand ils viennent heurter les parois du canal. Dans certains cas, on peut construire un intensificateur à canal sous la forme d'une photocathode ou de manière qu'il en incorpore une, auquel cas on peut exposer directement l'intensificateur à une image lumineuse pour engendrer des photoélectrons, qu'on soumet ensuite à la multiplication dans llintensificateur. De nombreux intensificateurs d'liage de ce genre et des procédés pour les produire sont décrits dans les brevets britanniques 1.064.072 demandé le 3 janvier 1964, 1.064.073 demandé le 6 décembre 1963, 1.064.074 demandé le 6 décembre 1963,- et 1.064.075 demandé le 7 avril 1964, tous par Mullard Lite. En fait, dans certaines formes préférées d'exécution de l'invention, on irradie une photocathode en produisant une information, et les photo électrons ainsi produits provenant de la photo cathode et constituant une information sont introduits dans un dispositif multiplicatuer-d'électrons comprenant un certain nombre d'étroits passages (microcanaux) multiplicateurs d'électrons qui sont disposés sensiblement parallèles entre eux dans le vide ou dans un milieu sous pression réduite dans lequel les électrons sont accélérés dans un champ électrique et, par une action réciproque entre eux et la matière de revttement des microcanaux ou la matière de la masse des microcanaux, sont multipliés par une émulsion secondaire, les électrons étant éjectés, à partir de ces passages, sur une matière diélectrique (matière isolante de la cible) sur laquelle ils forment, dans le vide ou dans le milieu sous pression réduite, une configuration de charge électrostatique, et, en même temps que cette configuration est produite, on dirige une charge positive à effet corona sur la face extérieure de la matière diélectrique ou sur la face extérieure d'une matière diélectrique en contact amovible avec la matière diélectrique mentionnée en premier lieu, qui porte sur sa face intérieure la configuration de charge des photoélectrons et des électrons de l'émission secondaire, ce qui produit une configuration de charge positive sur la face extérieure de la matière diélectrique servant de matière isolante de cible ou sur la face extérieure de la matière diélectrique en contact amovible. On peut obtenir des résultats très intéressants en combinant une matière, telle qu'indiquée plus haut, de multiplication des électrons secondaires de transmission, avec un intensificateur à canal, par exemple tel que décrit dans le brevet américain 3.660.668 mentionné plus haut. Il est évident que le procédé suivant l'invention apporte d'importants avantages potentiels dans le domaine de l'enre- gistrement de l'information, 'par exemple dans l'enregistrement de l'information graphique. lie procédé se prote à des opérations se renouvelant rapidement, car il n'est pas nécessaire de re nouvelle le remplissage de la chambre avec un gaz ionisable, comme dans le procédé proposé antérieurement auquel on s'est référé plus-haut. Pour qu'on puisse répéter rapidement le procédé, la matière de la cible doit avoir une composition telle, qu'on puisse la rendre électriquement conductrice en l'irradiant sur toute sa surface par une radiation électromagnétique ou en l'excitant sur toute sa surface par des phonons (effectuant une vibration moléculaire et/ou atomique), par exemple en utilisant une radiation infra-rouge. Dans le cas où la cible constitue une partie d'un dispositif à rayons photocathodiques, la cible doit pouvoir Centre rendue conductrice sans qu'il soit nécessaire qu'elle soit irradiée par une radiation électromagnétique d'une longueur d'onde à laquelle la photocathode est sensible. L'invention comprend également un appareil dont l'utilisation convient pour exécuter un procédé suivant l'invention tel qu'il a été défini plus haut. lies éléments essentiels d'un appareil enregistreur suivant la présente invention et les étapes du procédé correspondant d'enregistrement sont représentés par les dessins schématiques ci-joints, dans lesquels la figure 1 est une coupe d'une structure d'un système d'enregistrement suivant la présente invention, les figures 2 à 4 et 6et; 7 sont des coupes d'autres structures de formation d'images, et la figure 5 montre comment on peut enfermer dans une enveloppe où règne le vide un dispositif d' enregistrement suivant la' 'présente invention. Il est précisé que dans ces figures certaines dimensions des couches, de la photocathode, de la plaque aux microcanaux, etc., ont été fortement exagérées pour montrer les détails de construction. On ne doit en tirer aucune conclusion quant aux dimensions relatives des couches ou des intervalles séparant les différentes parties élémentaires de l'appareil de formation d'images. Sur la figure 1, l'appareil de formation d'images comprend une photocathode 1, une plaque 4 à microcanaux, une pièce 5 (cible ou anticathode isolante) diélectrique recevant une charge et dont la face extérieure est en contact avec l'atmosphère. La face intérieure de la photocathode 1 et la face intérieure de la pièce diélectrique 5 qui reçoit la charge d'électrons, face qui est tournée vers la plaque 4 à microcanaux, sont en contact avec l'environnement sous vide ou sous pression réduite. On maintient les conditions du vide ou d'une pression réduite dans une enveloppe ou chambre étanche à l'air du type qu'on rencontre par exemple dans les tubes électroniques et les autres dispositifs remplis de gaz ou sous vide, avec la condition que la photocathode 1 doit etre enfermée dans la chambre de façon telle qu'elle puisse ttre atteinte par la radiation activante, modulée pour constituer une information, qui produit une photo émission et/ou une émission secondaire. lies pièces de support et les éléments de l'enveloppe n'ont pas été représentés sur la figure 1. Dans la forme d'exécution représentée sur la figure 1, des photoélectrons sont engendrés, en constituant une image, dans la photocathode 1 en exposant celle-ci à un original ou objet 2, par exemple une image à l'argent irradiée par transparence ou à coins échelonnés par une radiation électromagnétique 3. vendant et/ou après la photo-exposition, produisant une image, de la photocathode 1, on soumet la pièce diélectrique 5 recevant une charge à une charge provenant d'une source 6, éventuellement mobile, de charge à effet corona, qui projette sur la paroi extérieure de la pièce diélectrique 5 des charges positives modulées en densité suivant les charges négatives reçues en provenance de la photocathode 1. Pendant l'exposition, formant une image, de la photocathode, on applique une différence de potentiel de courant continu entre l'extrémité supérieure et l'extrémité inférieure de la plaque 4 à microcanaux. Ces extrémités sont recouvertes (par exemple par dépit à partir d'une vapeur), sans obturer les ouvertures des différents microcanaux, des couches électroconductrices 8 et 10, reliées entre elles par une source 7 de potentiel de courant continu, dont le poule négatif est relié à la couche conductrice 8, qui fait face à la photocathode 1, et le pâle positif à la couche conductrice 10, qui est tournée vers la couche diélectrique 5. lies couches conductrices 8 et 10 peuvent etre recouvertes d'une couche isolante, qùi n'a pas été représentée sur la figure 1. La figure 2 représente une forme d'exécution modifiée du dispositif de la figure 1 dans laquelle la plaque 4 à microcanaux possédant des couches conductrices 8 et 10 est fixée sur la photocathode 1 et sur la pièce diélectrique 5 par l'intermédiaire de couches électriquement isolantes respectivement 9 et 11. lies couches 9 et 11 sont par exemple constituées par du monoxyde ou du bioxyde isolant de silicium, qu'on peut appliquer suiVant des techniques connues dans la production de circuits micro-électroniques (circuits intégrés). La figure 3 représente une autre forme d'exécution modi fiée du dispositif de la figure 1. Danse dispositif, une photo-cathode 1, qui est sensible à la radiation ultraviolette et/ou à la lumière visible, est recouverte d'un revêtement fluorescent 12 dans lequel-sont incorporés des substances émettant une radiation ultraviolette et/ou de la lumière visible sous l'influence de l'irradiation 3 constituée par des rayons X. La figure 4 représente un dispositif qui fonctionne comme représenté sur la figure 2, avec toutefois la différence que, pendant l'exposition, formant une image, de la photocathode, la pièce diélectrique 5 est maintenue en contact avec une pièce isolante amovible 19 polarisable électriquement sur laquelle est dirigée la décharge à effet corona. On développe l'image constituée par la charge électrostatique et la fixe éventuellement sur la pièce amovible 19, qui peut avoir la forme d'une feuille ou d'un ruban souples. Cette forme d'exécution exclut un contact direct du révélateur avec la pièce diélectrique 5 du dispositif et empoche que cette pièce soit souillée par le révélateur. La figure 5 montre comment un dispositif d'enregistrement suivant la présente invention peut astre enfermé dans une enveloppe à vide. La couche photocathode-1 est appliquée directement, par des procédés connus dans la technique, sur la surface supérieure d'une plaque de verre 13 meulée et polie. L'assemblage de la plaque 4 à microcanaux en contact intime avec, de part et d'autre, la photocathode 1 et la pièce diélectrique 5, comme représenté sur la-figure 5, a lieu dans les conditions du vide. C'est dans ces conditions qu'on met la plaque 4 à microcanaux en place sur la couche photocathode 1, et qu'on place sur la plaque 4 un couvercle en verre 14, qui a la forme d'un plat creux renversé et contient la pièce diélectrique 5. Pn remarquera que, dans un but de concision, on n'a représenté sur la figure 5 ni les couches électroconductrices 8 et 10 ni les couches isolantes 9 et Il de la figure 2. lie scellement du dispositif a lieu sous vide, par exemple par soudage sous pression, soudagepar rayon électronique ou soudage par rayon laser, des bords respectifs 15 et 16 du couvercle en verre 14 et de la plaque en verre 13. La production de la plaque 4 à microcanaux, telle qu'on la conçoit pour son utilisation dans les tubes multiplicateurs d'électrons, est limitée à des plaques de dimensions assez limitées (diamètre de la plaque, par exemple 53 mm). On obtient des plaques d'une surface supérieure en juxtaposant des plaques unitaires individuelles polygonales; laproduction de telles plaques comprend les opérations consistant à découper, meuler, polir et sceller juxtaposées les plaques unitaires polygonales, par exemple hexagonales. t'enveloppe peut contenir un getter, indiqué par la référence 18, qu'on peut activer pour qu'il fixe les molécules de gaz subsistant dans l'enveloppe. Des broches de connexion 17 permettent la connexion électrique avec les couches conductrices à l'extrémité supérieure et à l'extrémité inférieure de-la plaque 4 à microcanaux. La demanderesse a établi que le développement de la configuration de la charge sur la face extérieure de la matière diélectrique (c'est-à-dire la configuration extérieure de charge) se produit particulièrement bien quand, pendant qu'on amène à cette face extérieure un révélateur attirable électrostatiquement, on permet l'écoulement (décharge) des charges de la configuration de charge électrostatique à l'intérieur de l'enveloppe. Dans ce but, suivant une forme d'exécution de la présente invention, la cible vers laquelle sont projetées les particules chargées de la configuration de décharge pour produire sur elle la configuration intérieure de charge est constituée par une double couche faite de deux couches isolantes photoconductrices qui ont des sensibilités spectrales différentes et sont en contact intime ou scellées ensemble. Pendant la fo-rmation de la configuration intérieure et de la configuration extérieure de charge, les deux - couches photoconductrices doivent titre maintenues dans une condition d'isolement. Pendant le développement de la configuration de la charge extérieure au moyen d'une substance ou de substances qui peuvent Xetre attiré électrostatiquement, la charge électro conductrice tournée vers la face intérieure de l'enveloppe est reliée à la terre, et on l'irradie en meme temps sur toute sa surface au moyen d'une radiation électromagnétique ayant une composition de longueur d'onde qui augmente la conductibilité de la couche photoconductrice portant la configuration de la charge intérieure sans augmenter notablement la conductibilité de la couche photoconductrice portant la configuration de la charge extérieure. Après avoir transféré la matière attirable électrosatiquement, déposée en formant une image, de la couche photoconductrice portant la configuration de la charge extérieure à une matière de réception, par exemple du simple papier ou une pellicule de résine, on enlève la configuration résiduelle de charge extérieure en exposant sur toute sa surface la couche photoconductrice mentionnée en dernier lieu à une radiation électromagnétique qui augmente sa conductibilité, tout en la mettant à la terre pour permettre, aux charges subsistantes de stécouler. G'est seulement quand à la fois la configuration de charge intérieure et la configuration de charge extérieure ont été enlevées qu'on forme une nouvelle configuration de décharge, par exemple une configuration de décharge -d'électrons, dans l'enveloppe de formation d'images- et qu'on l'utilise pour produire une nouvelle configuration de charge extérieure. lies couches photoconductrices qui forment la double couche peuvent astre constituées par deux feuilles ou pellicules en des verres de chalcogénure ayant des sensibilités spectrales différentes' et qu'on fond directement ensemble. Gette double couche constitue une partie de la paroi de l'enveloppe ou de la chambre de formation d'images, de sorte qufon l'utilise dans une épaisseur présentant la résistance mécanique nécessaire pour maintenir dans l'enveloppe les conditions de pression réduite. La demanderesse a en outre -établi 'qu'on obtient une image développée d'une netteté améliorée et d'une meilleure conformité avec l'original quand, dans la forme d'exécution qui utilise la décharge à effet corona pour produire la configuration de charge extérieure, la création de la charge sur la face extérieure de la cible a lieu en présence d'une grille placée entre le dis positif qui produit la décharge à effet corona et cette face extérieure. lies sources d'ions comprenant les électrodes de décharge à effet corona peuvent entre, ainsi que cela est bien connu dans la technique, sous la forme d'aiguilles ou de fils métalliques, et on peut utiliser n'importe laquelle d'entre elles dans la présente invention. Dans une forme particulière d'exécution, on utilise un appareil de décharge à effet corona dont les fils de décharge sont maintenus à un potentiel positif de 6 kV par rapport à la terre et dans lequel les fils de la grille sont maintenus à un potentiel positif de + 800 V par rapport à la terre. lie champ électrique dans'les ouvertures du tamis formé par la grille, qui sont parallèles à la cible, s'oppose à la diffusion latérale des ions de l'effet corona. Pour éviter que la configuration du' tamis formé par la grille se reproduise sur la cible, on maintient, pendant la création de la charge par effet corona, un déplacement de la grille parallèlement à la cible. lie terme "grille" utilisé dans la présente description désigne toute configuration d'électrode permettant le passage d'ions à travers elle; c'est ainsi que le terme "grille" comprendégalement des structures telles que celles également connues sous les noms de "taxis", "toile", "plaque perforée" ou "fente". Quand on utilise une grille conductrice, une partie des ions est attirée par la grille, qui est à un potentiel inférieur, et enlevée de l'écoulement des ions. Quand on utilise une grille non conductrice ou une grille conductrice revêtue d'une matière isolante, par exemple une résine isolante, les ions forment tout d'abord une, charge superficielle sur la surface isolante de la grille et repoussent partiellement les ions, dont un certain nombre passent à travers la partie centrale des ouvertures de la grille. lie rev8tement de la grille peut astre photo conducteur, de manière à permettre aux charges qui se sont formées sur la grille pendant la formation de la configuration de la charge extérieure de s'écouler, après la formation de cette configuration, par une photo-exposition, sur toute sa surface, de la grille, qui est alors mise à la terre. Dans une autre forme d'exécution de la présente invention, la grille est faite de fils métalliques s'entrecroisant formant un tamis à films métalliques. On réalise d'autres structures de grilles, par attaque chimique ou par électroformage, et elles sont par exemple sous la forme de plaques métalliques perforées. lies ouvertures ou trous de la grille sont de préférence de l'ordre de 2 à 20 lignes par millimètre. La figure 6 représente un dispositif convenant suivant la présente invention, qui contient la double couche photoconductrice et la grille améliorant la qualité de l'image. Suivant la figure 6, l'appareil de formation d'images comprend une photocathode 1 appliquée sur une électrode 19 transparente pour la radiation électromagnétique 3 utilisée pour reproduire l'original 2. La plaque 4 à microcanaux possède des couches conductrices 8 et 10. La couche 8 est fixée, par l'intermédiaire de la couche 9 électriquement isolante, sur la photocathode 1, et la couche 10 est fixée, par l'intermédiaire de la couche isolante 11,sur la première couche photoconductrice 5 de la double couche, dont la seconde couche photoconductrice est représentée par l'élément 20.Chacune des couches photoconductrices 5 et 20 est spectralement sensible à un intervalle différent de longueur d'onde, de sorte que l'exposition de la couche 5 à une radiation électromagnétique d'un intervalle particulier de longueur d'onde n'augmente pas notablement la conductibilité de l'autre couche 20. Pendant l'exposition, génératrice d'une information, de la photocathode 1 et la production simultanée d'ions par-le dispositif à effet corona comprenant le bouclier 6 d'effet corona et les fils 21 reliés au pole positif de la source 22 de potentiel élevé de courant continu, aucune radiation augmentant la conductibilité ne vient frapper les couches photoconductrices 5 et 20.Pendant l'exposition de la photocathode 1, on applique, au moyen de la source 23 de potentiel de courant continu, une différence de potentielle accélératrice d'électrons entre l'électrode 19 et la couche 8 de l'ouverture d'entrée de la plaque 4 à microcanaux. Pendant cette exposition, on applique également, au moyen de la source de potentiel 7, une différence de potentiel de courant continu entre la couche électrode d'entrée 8 et la couche électrode de sortie 10 de la plaque 4 à microcanaux. La pulvérisation d'ions des fils de l'effet corona a lieu à travers une grille 24, qu'une source 25 de potentiel de courant continu maintient à un potentiel inférieur à celui des fils de l'effet corona. Après la formation des configurations de charge inîtérieure et de charge extérieure, on enlève l'appareil (6, 21) d'effet corona et la grille 24 pour permettre d'appliquer la matière attirable électrostatiquement sur la surface de la couche photoconductrice 20 qui porte la configuration de charge extérieure. En meme temps qu'on met le révélateur, par exemple des particules de virage dans un aérosol ou un liquide isolant, en contact avec la couche photoconductrice 20, on expose, sur toute sa surface, la couche photoconductrice 5 à une radiation électromagnétique (h V1) augmentant sa conductibilité, pendant que l'interrupteur 26 est fermé et met à la terre la couche exposée, en permettant ainsi à la configuration de charge intérieure de s'écouler. La radiation électromagnétique (h Y13 a une longueur d'onde telle, ou est située dans un intervalle tel de longueur d'onde, que seule la conductibilité de la couche photoconductrice 5 soit notablement augmentée. On produit la radiation électromagnétique h 1 au moyen de par exemple une source de radiation qu'on place en face de la couche 20 et qui est pourvue du filtre- optique nécessaire pour faire traverser la couche par de la lumière de cette longueur d'onde ou de cet intervalle de longueur d'onde. Faisant suite au développement, sur la couche photoconductrice 20, de la configuration de charge extérieure, on transfère, par une méthode connue dans la technique, la matière déposée en formant une image, sur une matière de réception, par exemple du simple papier ou une pellicule de résine, et la fixe sur elle. On enlève les charges résiduelles de la configuration de charge extérieure en irradiant sur toute sa surface la couche photoconductrice par une radiation électromagnétique (h d2)' sous l'influence de laquelle elle devient conductrice, et les charges résiduelles peuvent s'écouler vers la terre à travers l'interrupteur 27 fermé à cet instant. Quand la résistivité initiale dans l'obscurité est revenue dans les couches photoconductrices 20 eut 5, l'appareil est prèt pour une nouvelle opération de formation d'image. La présente invention comprend l'utilisation, dans l'appareil de formation d'images, d'une combinaison d'une couche photoconductrice 5 et d'une couche isolante non photoconductrice fixée sur elle, au lieu d'une couche isolante photoinductrice 20. Dans ce cas, la neutralisation d'une configuration de charge résiduelle portée par cette couche isolante non photoconductrice a lieu au moyen d'une décharge de courant alternatif à effet corona couramment connue dans la technique. L'enlèvement, à partir de la cible de l'image, de décharge électronique, de la configuration de charge intérieure pendant le développement de la configuration de charge extérieure a de façon, semblable avantageusement lieu quand on opère avec le dispositif de formation d'images représenté sur la figure 4. Dans une forme d'exécution on fait fonctionner ce dispositif comme il va Autre décrit en se référant à la figure 7. Dans ce dispositif, les éléments 1 à Il et 19, 21, 22, 23 et 26 sont les mimes et leurs fonctions sont les mimes qui ont été décrits au sujet de la figure-6. Pendant l'exposition de la photocathode 1, on maintient la couche photoconductrice 5 (qui forme la paroi supérieure de l'enveloppe de formation d'image) en contact intime immo-bile avec la feuille isolante 18. On amène cette feuille 18, par exemple une bande d'une pellicule en résine électriquement isolante, -à partir d'une bobine d'alimentation (non représentée sur la dessin), et, après développement, on l'amène à un dispositif de sectionnement comprenant par exemple un couteau mobile et un couteau fixe, pour obtenir l'impression formée sur une feuille transparente qu'on peut regarder ou inspecter au moyen de lumière transmise comme une radiographie usuelle. 'Dans la forme d'exécution représentée sur la figure 7, le contact direct du révélateur avec la paroi 5 photoconductrice de la cible du dispositif de formation d'images est rendu impossible, et par suite l'enveloppe de formation d'images ne peut pas être souillée par le révélateur. La matière diélectrique de la cible à l'intérieur de l'enveloppe de formation d'images a de préférence une résistivité électrique d'au moins 10 ohm.cm dans l'obscurité. Elle est en outre de préférence un milieu fortement polarisable afin de rendre possible d'établir une configuration d'une forte charge. En effet, une matière diélectrique ayant une constante diélectrique (1) élevée, de préférénce supérieure à 10, présente une plus grande capacité (C), de sorte qu'on peut établir une configuration de charge d'une force supérieure avant d'atteindre la rupture électrique. Cela ressort de l'équation suivante 1 . #0 . S/d dans laquelle est le coefficient diélectrique relatif du milieu diélectri que, est la constante électrique dans le vide, à savoir 8,85 x 10 12 newton par mètre, S est la surface (m2) de la capacité, et d est l'épaisseur (m) du milieu diélectrique. On peut calculer la charge (Q) que la capacité peut accumuler par l'équation suivante Q=CxV dans laquelle V est-la différence de potentiel, exprimée en volts, entre les deux faces du milieu diélectrique, Q est exprimée en coulombs, et C est exprimée en farads. Etant donnée ltimportance de la constante diélectrique, on donne la préférence à des couches photoconductrices contenant des substances fortement polarisables, par exemple du titanate de strontium (#1 = 310) et le bioxyde de titane (rutile) = = 173 ou 86, suivant la direction de l'axe des cristaux). Dans une forme préférée d'exécution, la pièce diélectrique 5 est en verre semi-conducteur, par exemple en verre de chalco génure. lies verres semi-conducteurs et leurs propriétés ont été décrits par exemple par : B.T. Kolomiets, T.N.Manontova et T.F.Nazarova dans 'tEleetrical properties of chalcogenide glasses" (The Structure of Glass, Consultants Bureau, New York, 1960), pp. 418-422; B.T.Kolomiets, Vitreous semiconductors, Physica Status Solidi 7 (1964) 2, 7 (1964) 3; J.L.Hartke, P. Regensburger, Elektronische Zustände in glasförmigen Selen, Phys.Rev. (2) 139 t1965); B.T.Kolomiets, G.I.Stepanov, Impurity photoconductivity in single-crystalline and vitreous arsenic selenide, Fizika Tverdogo Tela 7 (1965) 9; L.J.Graham, R.Chang, Einige mechanische Eigenschaften von glasartigem Selen nahe dem Glasumwandlungsstadium, J.Appl.Fhys. 36 (1965) 10; V.I.Kruglov, etc. 7 Photoconductivity of glass-like As2Se3, Vestnik Leningr.Univ.Fiz. & Khim (1966) no. 3; J.D.Mackenzie, Haîbleitende Gläser, Umschau 67 (1967) 8; Yu.A.Cherkasoy, I.Yurkan, Thermally stimulated conductivity of glassy selenium films, Fiz.Techn.Poluprovodnikov (USSR) 2 (1968) no. 7; Orlova G.M., Nikandrova GA., Ostapenko L.V., Fhotoconductivity of vitreous AsSex compositions, Tzv.Akad.Nauk SSSR Neorg.Mater 4 (1968) (10); Ovshinsky S.R., 1968 Phys.Rev.Lett. 21, 1450; Sigeru Iizima, Electrical and thermal properties of semiconducting glasses As-le-Ge, Solid State Communications 8 (1970) no. 3; Kruglov V.I., Strakhov L.P., Photosensitivity of a vitreous arsenic-selenium system, Fiz.Tekh.Poluprov. 4 (1970) (8);Namikawa, Glassy semiconductors, Gagaku Kogyo 21 (1970) (11); Ugai Ya A. et al., Semiconductor glasses in the ZnAs2 CdAs2-system, Izv.Akad.Nauk SSSR Neorg*Nater 6 (1970) (2); Böer K.W., Ideal semiconducting glasses, Physica Status Solidi 45 (1971) no. 2; Strickler D.W., Roy R., Neue Familie photoleitender glasartiger Oxidmaterialien, J.Mater.Sci. 6 (1971) no. 3;Kolomiets B.T., Rukîyadev Yu.V., Shilo V.P., Effect of copper and silver on the conductivity and photoelectric properties of arsenic selenide glasses; J.Non-Cryst.Solids 5 (1971) (5); Namikawa S., Glass semiconductors, gagaku Kogyo 22 (1971) (2);G.B.Thomas, etc., The switching behaviour of thin films of chaîcogenide glass, Royal Radar Establishment, Great Malvern, Worcestershire, Grande Bretagne, Il mars 1972; et dans les brevets américains 2.930.999 demandé le 19 aodt 1957 aux noms de Johannes Gerrit van Santen et Rendrik Jacobus Maria Joormann, et 3.397.982 demandé le 21 décembre 1964 au nom de Richard L.Lane, ainsi que dans les demandes de brevet allemand publiées 1.916.609 demandée le 1er avril 1969 par Varian Associates, et 2.010.706 demandée le 6 mars 1970 par Matsushita Electric lnd.Comp. L'épaisseur de la pièce diélectrique 5 constituant une partie de la paroi de l'enveloppe à vide est de préférence comprise entre 0,1 et 1 mm, à condition qu'elle soit suffisamment forte pour résister à la pression atmosphérique extérieure. La pièce diélectrique 5 peut autre supportée par la plaque à mierocanaux (voir figure 2) ou être renforcée, par exemple par des fibres de verre ou un tissu en fibres de verre. lia matière de la photocathode 1 peut etre de tout type de substance ou composition, connue dans la technique, émettant des photo-électrons. Elle peut etre par exemple directement sensible aux rayons X, à la lumière visible et/ou aux radiations ultraviolette ou infrarouge. Un aperçu non limitatif des matières de photocathodes est donné par R.Bruining dans son ouvrage Physics and Applications of Secondary Electron Emission, Pergamon Press litd., liondres 1954. lie dispositif multiplicateur d'électrons émissifs secondaires qui convient pour les buts de la présente invention peut etre défini comme étant une matrice résistante comprenant des passages étroits disposés sensiblement parallèles les uns aux autres et dont les ouvertures d'extrémité constituent les faces d'entrée et de sortie de la matrice, dans laquelle les deux surfaces sont recouvertes, là où les passages s'ouvrent, d'une couche électriquement conductrice; la couche conductrice sur la face d'entrée de la matrice servant d'électrode d'entrée et une couche conductrice séparée sur la face de sortie de la matrice servant d'électrode de sortie, la distribution et les sections transversales des passages étroits (microcanaux) et la résistivité et les propriétés d'émission secondaire de la matrice étant telles, que la caractéristique de résolution et de multiplication d'eSectrons de n'importe quelle surface unitaire de canaux du dispositif soit sensiblement semblable à celle de n' importe quelle autre surface-unitaire de canaux, afin d'éviter la distortion de l'image. Pour faire fonctionner le dispositif multiplicateur d'électrons à canaux, on applique entre les matières des électrodes 8 et 10 une différence convenable de potentiel de courant continu, par exemple comprise entre 0,5 et 5 kV, de façon à créer un champ électrique et à accélérer ainsi les électrons (photo-électrons et électrons de l'émission secondaire), ce qui établit un gradient de potentiel sur, et un -courant s'écoulant à travers, la matière émettant des électrons présente sur la surface intérieure des canaux, ou, si un tel revgtement -intérieur des canaux est absent, à travers la matière constituant la masse de la matrice. Une multiplication par émission secondaire a lieu dans les canaux et on peut agir sur les électrons de sortie par un autre champ d'accélération qu'on peut établir entre la matièr.e diélectrique 5 et les ouvertures de sortie des microcanaux de la plaque 4, et/ou entre le dispositif 6 à effet corona positif et les ouvertures de sortie de la plaque 4 On applique de préférence un champ électrique entre la photocathode et l'entrée de la plaque. Quand ce champ est suffisamment fort pour que les photo électrons se déplacent le long de lignes droites, c'est-à-dire presque parallèles à l'axe du tube à-son entrée, aucune multiplication n'a lieu ou seule une faible multiplication a lieu, car un nombre insuffisant de collisions est produit.Il est possible de corriger ce défaut en inclinant les canaux de la plaque, par exemple dans un intervalle compris entre 1 et environ 10 , sur la perpendiculaire à la surface émettrice de photoélectrons. Des dispositifs multiplicateurs d'électrons d'émission secondaire qui sont du type de la plaque utilisée dans la présente invention sont décrits par exemple dans les brevets britanniques 1.064.072, 1.064.073, 1.064.074, 1.064.075 mentionnés plus haut et 1.137.018 demandé le 30 juin 1967 pàr Nullard Luta., et dans les brevets canadiens 750.037 demandé le 31 mars 1964, 779.996 demandé le 1er mai 1964 et 866.923 demandé le 26 mars 1968, tous par Philips'Gloellampenfabrieken N.V. lie rapport entre la longueur et le diamètre des passages étroits de cette plaque à microcanaux est de préférence compris entre 100:1 et 50:1. lie diamètre des canaux qui déterminent la résolution aes images du système ne dépasse de préférence pas 200 microns . On peut se procurer dans le commerce des microcanaux d'un diamètre de 40 microns sous la forme de disques désignés sous le nom de plaques à canaux multiplicatrices d'électrons ("channel electron multiplier plates") G 40-25 et G 40-5 chez la Industrial Electronic Division, Mullard Ltd., Mullard House, Torrington Place, London, W.C. 1 E 7 HD. Si les canaux n'ont pas des surfaces intérieures résistantes, la matière de la masse de la matrice a une résistivité située dans l'intervalle compris entre 109 et 1011 ohm. cm; la valeur réalle est déterminée par le courant maximal de sortie qu'on extraira du dispositif. lies techniques de fabrication des plaques à canaux sont tout à fait semblables à celles utilisées pour l'optique des fibres (voir le brevet britannique 1.064.072 mentionné plus haut et KAPANY, N.S., "Fibre Optics : principles and applications", Academic Press, New York 1-967). On étire en une ou plusleurs passes, jusqu'au diamètre exigé, des tubes en un verre, mauvais conducteur. On assemble des canaux ayant déjà un petit diamètre, de par exemple 500 microns et on étire le faisceau jusqu'à abaisser le diamètre jusqu' à la dimension requise, par exemple 40 microns. Quand on fabrique de larges plaques, par exemple de30 cm x 40 cm, on peut coller ou fondre ensemble -les canaux individuels ou les ensembles multiples (faisceaux) pour constituer la surface requise.On découpe en tranches les petits faisceaux, et on meule et/ou polit les grands faisceaux pour obtenir la surface exigée. lies faces d'entrée et/ou de sortie de la plaque peuvent être incurvées, mais, afin d'éviter une distortion des images, l'incurvation doit être la mXeme pour les deux faces à fenêtres. On recouvre de préférence la surface intérieure des fins tubes de verre avec une substance ayant des propriétés d'émission d'électrons secondaires (voir Physics and Applications of Secondary Electron-Emission par H.Bruining, Pergamon Press Ltd., Londres (1954), p. 17) On a décrit dans J.Sci.Inst. (J.Phys.) 1969 , série 2, tome 2, p. 825-828, des multiplicateurs d'électrons à canaux dont la surface intérieure des tubes de verre est revêtue d'oxyde de plomb ou de vanadium. On prépare la surface intérieure des tubes avant d'avoir ou après avoir atteint le diamètre final. On relie électriquement en parallèle les divers canaux de multiplication des électrons en évaporant par exemple une mince pellicule de nichrome faisant un angle oblique avec les deux faces à fenêtres d'ouverture des canaux de la plaque mais laissant ouvert chaque canal de multiplication. On peut appuyer une électrode périphérique annulaire contre chaque face de la plaque afin d'établir le contact électrique. La surface ouverte de plaques convenables n'est de préférence pas inférieure à 60 %. lies canaux peuvent contenir une certaine quantité de molé eules de gaz. En fonctionnement, des molécules de gaz résiduel au voisinage de la sortie de la plaque subissent une accélération qui les fait revenir en arrière dans les canaux et elles peuvent amorcer des cascades supplémentaires en frappant la paroi du canal au voisinage de son entrée. L'incidence de la rétroaction ionique dépend de la pression du gaz résiduel et de la densité des électrons. A des pressions et des gains suffisamment élevés, une décharge s'alimentant ellemême peut avoir lieu; mais il faut l'éviter quand on travaille avec la plaque à microcanaux. Pour des pressions inférieures à mm 5 mm Eg, on peut faire fonctionner sans difficultés des plaques à canaux multiplicatrices d'électrons avec des gains dépassant î05, tandis que pour 10 3 mm Hg, on a fait fonctionner avec succès des plaques avec des gains de plusieurs milliers (voir Nullard Gechnical Communications no. 107, novembre 1970, p. 170-176). L'invention n'est pas limitée par le type du développement de la configuration de charge électrostatique obtenue extérieurement. On peut exécuter le développement au moyen d'une matière (révélateur) finement divisée et attirable électrostatiquement, de préférence suffisamment non transparente pour la lumière visible. Suivant une technique usuelle, on exécute le développement en saupoudrant l'élément diélectrique portant 1 image électrostatique avec des particules solides finement divisées, qui sont attirées ou repoussées électrostatiquement en formant une image, de sorte qu'on obtient une image, constituée par de la poudre, qui est conforme à la densité de la charge. L'expression 1,poudre" désigne ici toute matière solide, par exemple finement divisée dans un milieu liquide ou gazeux, et qui peut former une image visible conforme à une image constituée par une charge électrostatique Des méthodes bien établies pour développer à sec l'image électrostatique latente comprennent le développement en cascade, le développement par un nuage de poussière (aérosol), le développement par brosse magnétique et le' développement par brosse de fourrure. Elles sont toutes basées sur la présentation d'une substance sèche de virage sur la surface portant l'image électrostatique, où les forces de coulomb attirent ou repoussent la substance de virage, de sorte que, suivant la configuration du champ électrique, la substance se dépose dans les surfaces chargées ou au contraire non chargées électrostatiquement.La substance de virage a elle-mbeme de préférence une charge-appliquée par triboélectricité. La présente invention n'ost toutefois pas limitée à l'utilisation d'une substance sèche de virage. Il est en effet également possible d'appliquer un procédé de développement par un liquide (développement électrophorétique) d'après lequel on dépose des particules dispersées, par électrophorèse à partir d'un milieu liquide. Dans ce cas, la surface de l'élément diélectrique d'enregistrement, surface qui porte la configuration de charge électrostatique, est de préférence lisse (non poreuse) et ne possède qu'une faible adhérence pour les particules, déposées par électrophorèse, de la substance de virage, de sorte que, avant ou après évaporation du liquide révélateur, on peut facilement transférer ces particules sur un support final.Des couches organiques photoconductrices d'enregistrement ou des verres de chalcogénure conviennent particulièrement dans ce but. lies particules de virage peuvent titre importe quelle poudre formant une suspension dans un liquide isolant. Quand les particules sont en contact avec le liquide, elles acquièrent une charge positive ou négative à cause du potentiel zèta (ou électrocinétique) qui s'établit par rapport à la phase lIquide. lies avantages remarquables de ces révélateurs liquides sont la presque unipolarité des particules dispersées et le fait qu'elles conviennent à une résolution très élevée quand on utilise des suspensions colloïdales. Des révélateurs convenables-pour le développement par l'électrophorèse sont décrits par exemple dans le brevet américain 2.907.674 demandé le 19 décembre 1956 aux noms de Kenneth Archibald Metcalfe et Robert John Weight, et le brevet britannique 1.151.141 demandé le 4 février 1966 par Gevaert Agfa N.V. On peut également développer l'image électrostatique suivant les principes du développement par humectation, tel que décrit par exemple dans les brevets britanniques 987.766 demandé le 18 avril 1962 par Agfa A.G., 1.020.505 demandé le 8 novembre 1961, et 1.020.503 demandé le 8 novembre 1961, tous deux par Gevaert Photo-Producten N.V. On applique de préférence une substance transférable de irage, de sorte qu'on peut transférer le dépit de poudre qui forme l'image développée, du support contenant l'image de charge électrostatique à par exemple un support flexible par exemple une pellicule ou un papier de support transparents. Dans ce dernier cas, on peut utiliser n'importe quel procédé connu pour transférer d'un support à un autre de la poudre constituant une image; de tels procédés de transfert de poudre sont bien connus dans la technique de ltélectrophotographie.Si l'on utilise une poudre attirable électrostatiquement, -on peut trans férer l'image c-onstituée par une poudre par attraction électrostatique, par exemple par le procédé exposé dans le brevet britannique 658.699 demandé le 14 avril 1969 par Battelle Meeorial Inst. D'autres détails sont contenus dans les brevets américains 3.384.488 demandé le 23 juillet 1964 aux noms de Vsevolod Tulagin et Léonard N.Carreira, et 3.565.614 demandé le 23 juillet 1964 aux noms de Leonard M.Carreira, Ira S.Stein et Vsevolod Tulagin. Si l'on utilise, pour développer l'image électrostatique latente, une poudre ayant des propriétés ferromagnétiques, on peut transférer l'image par une attraction magnétique. On peut également effectuer un enlèvement par adhérence au moyen d'un ruban ou d'une feuille adhésifs, par exemple du ruban de cellophane de la marque déposée SCOTCH. On fixe, par exemple par un traitement thermique ou par un solvant, l'image finale constituée par une poudre. Dans une forme particulière d'exécution, on développe la configuration de charge en relation directe avec la quantité de la charge au lieu d'avec le gradient de la charge (développement à effet de frange). A cet effet, on applique le révélateur pendant qu'un conducteur très rapproché est situé parallèlement à la pièce diélectrique 5. Dans cette forme d'exécution, ce conducteur est relié électriquement à l'électrode de sortie de la plaque à canaux, par exemple â travers une source de- potentiel (pour un tel type de développement, voir par exemple PS & E, tome 5, 1961, p. 139). On peut former la configuration de charge sur n'importe quel type de matière d'enregistrement électrographique. On peut utiliser, par exemple une bande d'enregistrement constituée par un reveteeent isolant de matière plastique sur un support en papier ayant une conductibilité suffisante pour permettre à une charge électrique de passer de l'électrode de support à la face de séparation entre le papier et la matière plastique. On renvoie, pour un papier électrographique particulier, au brevet américain 3.620.831 demandé le 30 décembre 1968 au nom de Floyd T.Could. Comme substances convenant pour augmenter la conductibilité de la face arrière d'une bande ou feuille de résine transparente, la demanderesse mentionnera en particulier les agents antistatiques, de préférence les agents antistatiques du type polyionique, par exemple le GAIGON CONDUCTIVE POLYMER 261 (marque déposée de Calgon Corporation, Inc., Pittsburgh, Pa., U.S.A.) pour une solution contenant 39,1 % en poids de solides conducteurs actifs, qui contiennent un polymère conducteur possédant des unités structurales du type suivant et les pellicules, déposées à partir d'une vapeur, de chrome ou de nickel-chrome dlune épaisseur d'environ 3,5 m et ayant une transparence d1 environ 65 à 70 % dans le domaine visible. On peut fabriquer des pellicules conductrices d'iodure de cuivre (I) en déposant dans le vide du cuivre sur un support relativement épais de résine et en le traitant ensuite par de la vapeur diode dans des conditions contrôlées (voir J. Electrochem.Soc., 110-119, février 1963). De telles pellicules ont une transparence supérieure à 90 * et des résistivités superficielles ne dépassant pas 1500 ohms par carré. On revit de préférence la pellicule conductrice d'une couche isolante relativement mince, comme décrit par exemple dans J.Soc.Motion Picture Television Engrs., tome 74, p. 667. REVENDICAtIONS 1. Procédé pour enregistrer, sous la forme d'une charge électrostatique constituant une image, une configuration de décharge d'électrons ou plions positifs, décharge qui est engendrée à l'intérieur dlune enveloppe comprenant une cible vers laquelle sont projetés les électrons ou les ions, ce procédé étant caractérisé par le fait qu'on produit une charge électrostatique constituant une image, à l'extériéur de llen- veloppe, sur la surface d'une matière diélectrique constituant la cible ou en contact avec elle, en projetant les électrons ou les ions positifs sur la cible, pendant que cette surface est mise dans la condition d-'une charge électrostatique par une charge du signe opposé à celui des électrons ou des ions positifs, ou est soumise à de telles conditions d'une charge électrostatique opposée. 2. Procédé suivant la revendication 1, dans lequel la configuration de décharge est une image, constituée par des électrons, d'un faisceau d'électrons de balayage, modulé pour constituer une information, dans une enveloppe à vide. 3. Procédé suivant la revendication 1, dans lequel la configuration de décharge est une configuration d'électrons ou un configuration d'ions positifs créée par une décharge modulée de rayons X dans un gaz absorbant les rayons X. 4. Procédé suivant la revendication 1, dans lequel la configuration de décharge est composée de photoélectrons qu'on engendre en exposant, sous forme d'information, une photocathode à une configuration d'énergie rayonnante représentant l'information à enregistrer. 5. Procédé suivant la revendication 1, dans lequel on enregistre une configuration de radiation électromagnétique sous la forme d'une configuration de charge électrostatique et irradie une photocathode sous forme d'une information, et dans lequel des photo électrons produits a partir de la photocathode sous forme dlinformation sont introduits dans un dispositif multiplicateur d'électrons comprenant un certain nombre d'étroits passages de multiplication d'électrons disposés substantiellement parallèles les uns aux autres dans le vide ou dans un milieu sous pression réduite dans lesquels les électrons sont accélérés dans un champ électrique et, par l'action réciproque entre eux et la matière qui revit intérieurement les passages ou qui constitue la masse des passages, sont multipliés par une émission secondaire, ce procédé étant caractérisé par le-fait que les électrons sont éjectés des passages pour parvenir sur la face intérieure d'une matière diélectrique servant de matière isolante de cible sur laquelle ils forment, dans le vide ou dans le milieu sous pression réduite, une configuration de charge électrostatique, et quten meme temps qu'on produit cette configuration on dirige une décharge positive à effet corona sur la face extérieure de la matière diélectrique ousur la surface extérieure d'une matière diélectrique en contact amovible avec celle indiquée en premier lieu, qui porte sur sa face intérieure la configuration de photo-électrons et d'électrons d'émission secondaire, en produisant ainsi une configuration de charge positive sur la face extérieure de la matière diélectrique servant de matière isolante de cible ou sur la face extérieure de la matière en contact amovible. 6. Procédé suivant la revendication 5, dans lequel le dispositif multiplicateur d'électrons est une matrice résistante comprenant des passages étroits disposés substantiellement parallèles les uns aux autres et dont les ouvertures d'extrémité constituent les faces d'entrée et de sortie de la matrice, matrice dans laquelle les deux surfaces sont recouvertes, là où les passages s'ouvrent, d'une couche électriquement conductrice, la couche conductrice sur la face d'entrée de la matrice servant d'électrode d'entrée et une couche conductrice séparée sur la face de sortie de la matrice servant d'électrode de sortie, la distribution et les sections transversales des passages étroits et la résistivité et les propriétés d'émission secondaire de la matrice étant teilles, que la caractéristique de résolution et de multiplication d'électrons de n'importe quelle surface unitaire de- canaux -soit sensiblement semblable à celle de n'importe quelle autre surface unitaire de canaux. 7. Procédé suivant la revendication 6, dans lequel, pendant la photo-exposition de la photo-cathode, on applique une différence de potentiel, accélératrice d'électrons, entre la couche conductrice -sur la face d'entrée de la matrice et la couche conductrice sur la face de sortie de la matrice. 8. Procédé suivant l'une quelconque des revendieations précédentes, dans lequel on exécute le développement de la configuration de charge sur la face extérieure de la matière diélectrique tandis que, pendant qu'on amène à cette face extérieure du révélateur attirable électrostatiquement, on laisse s'écouler les charges de la configuration de charge électrostatique à l'intérieur de l'enveloppe. 9. Procédé suivant la revendication 8, dans lequel la cible vers laquelle sont projetées les particules chargées de la configuration de décharge pour produire sur elle la configuration de charge intérieure est constituée par une double couche se composant de deux couches isolantes photoc-oductrices qui ont des sensibilités spectrales différentes, sont en contact intime ou sont scellées ensemble et sont maintenues dans une condition d'isolation pendant la formation de la configuration de charge intérieure et de la configuration de charge extérieure, et dans lequel, pendant le développement de la configuration de charge eS6rieure au moyen d'une substance ou de substances attirables électrostatiquement, , la couche photoconductrice tournée vers la face intérieure de l'enveloppe est mise à la terre et est en mme temps irradiée sur toute sa surface par une radiation électromagnétique ayant une composition de longueur d'onde qui augmente la conductibilité de la couche photoconductrice portant la configuration de charge intérieure sans augmenter notablement-la conductibilité de la couche phot'ocon- ductrice portant la configuration de charge extérieure. 40. Procédé suivant l'une quelconque des revendications pré cédentes, dans lequel on utilise une décharge à effet corona pour produire la configurationde charge extérieure, et cette décharge a lieu pendant qu'une grille est présente entre le dispositif de production de cette décharge et la surface extérieure. 11. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 8 à 10, dans lequel on utilise la matière attirable électrostatiquement pour développer la-conSiguration de charge électrostatique formée sur la face extérieure d'une matière diélectrique en contact amovible avec la matière diélectrique de la cible. 12. Appareil pour exécuter un procédé suivant la revendication 1, comprenant des moyens pour engendrer une image constituée par des électrons ou des ions positifs, cet appareil comportant une enveloppe comprenant une cible sur laquelle l'image est projetée et possédant une face exposée constituée par une matière diélectrique, et comportant aussi des moyens pour établir des conditions de mise en charge électrostatique qui influencent cette face ou un autre élement en une matière diélectrique mis en contact avec elle de façon que l'action, sur la cible, de l'image constituée par les électrons ou les ions ait pour résultat la formation d'une configuration correspondante de charge électrostatique du signe opposé de charge sur la face précitée ou sur l'élément en contact avec elle. 13. Dispositif de formation d'images pour former une configuration de charge électrostatique, qui contient : 10 une photocathode; 20 un multiplicateur d'émission secondaire comprenant un certain nombre de passages étroits de multiplication d'électrons qui sont disposés sensiblement parallèles les uns aux autres dans le vide ou dans un milieu sous pression réduite dans lesquels les électrons émis par la photocathode peuvent rentre accélérés dans un champ électrique et, par leur action réciproque avec le revsetement intérieur des passages ou avec la matière de la masse des passages, peuvent Xetre multipliés par une émission secondaire, 30 une matière diélectrique servant de cible isolante pour recevoir les électrons produits, en formant une image, dans la photocathode et multipliés dans les passages. 14. Dispositif de formation d'images suivant la revendication 13, dans lequel la matière diélectrique a une face intérieure en contact avec le vide ou avec le milieu sous pression réduite et une face extérieure en contact avec l'atmosphère, cette dernière face étant tournée vers un ensemble de décharge à effet corona dont la décharge peut frapper la face extérieure pendant la photo-exposition de la photocathode. 15. Dispositif de formation d'images suivant une des re vendicftions 13 et 14, dans lequel le dispositif multiplicateur d'électrons est une matrice résistante comprenant des passages étroits disposés sensiblement parallèles les uns aux autres et dont les ouvertures d'extrémité constituent les faces d'entrée et de sortie de la matrice, matrice dans laquelle les deux surfaces de matrice sont recouvertes, là où les passages s'ouvrent, d'une couche électriquement conductrice1 la couche conductrice sur la face d'entrée de la matrice servant d'électrode d'entrée et une couche séparée sur la face de sortie de la matrice servant d'électrode de sortie, la distribution et les sections transversales des passages étroits et la résistivité et les propriétés d'émission secondaire de la matrice étant telles, que la caractéristique de résolution et de multiplication d'électrons de n'importe quelle surface unitaire de canaux soit substantiellement semblable à celle de n'importe quelle autre surface unitaire de canaux. 16. Dispositif de formation d'images suivant l'une quelconque des revendications 13 à 15, dans lequel la photocathode est recouverte d'un revêtement fluorescent qui, lorsqu'il est frappé par une radiation activant la fluorescence, émet une lumière pour laquelle la photocathode est sensible. 17. Dispositif de formation d'images suivant l'une -quelconque des revendications 1-à 15, dans lequel la photocathode émet des photo électrons quand elle est frappée par des rayons X. 18. Dispositif de formation d'images suivant l'une quelconque des revendications 13 à 17, dans lequel la matière de la cible est constituée par une double couche de matières photoconductrices ayant des sensibilités spectrales différentes. 19. Dispositif de formation d'images suivant l'une quelconque des revendications 13 à 17, dans lequel la matière de la cible est une couche photoconductrice fixée sur une couche isolante non photoconductrice.