La présente invention concerne une prothese fémorale utilisable en cas de fracture du col du fémur affectant le petit trochanter. Les fractures du col du fémur affectant le petit trochanter surviennent généralement chez les vieillards. De telles fractures s'étendart le plus souvent entre la partie du grand trochanter voisine du col du fémur et la partie du petit trochanter proche de l'extré- mité supérieure de la diaphyse. Pour remédier à de telles fractures, on utilise actuellement un matériel appelé "clou-plaque". Il s'agit d'une plaque métallique qui est fixée à ltexté- rieur de la diaphyse du fémur au moyen de vis et qui comporte à l'une de ses extrémités un clou qui traverse le fémur à la base du grand trochanter et s'étend dans la direction de la tête du fémur. Ce clou est engagé dans l'évidement du col du fémur. Ce matériel maintient les fragments de la fracture en bonne position pendant que ces fragments se consolident. L'inconvénient de ce matériel dit "clouplaque" est qu' il nécessite pour le patient trois moiuôans appui, ce qui est extrêment pénible pour ce dernier. On connaît d'autre part un certain nombre de prothèses fémorales utilisables en cas de fracture du col du fémur. De telles prothèses comprennent une partie arquée prolongée d'un côté par une queue rectiligne destinée à être engagée et fixée dans la diaphyse du fémur, cette partie arquée se terminant de l'autre côté par une tête sphérique destinée à prendre place dans la cavité de l'os iliaque. Toutefois, de telles prothèses ne sont utilisables que pour les cas de fractures affectant exclusivement le col du fémur et non pas le petit trochanter. Le but de la présente invention est de créer une prothèse du genre ci-dessus, convenant aux fractures affectant le petit trochanter, mais ne présentant pas les inconvénients signalés plus haut du matériel dit "clou-plaque". La prothèse fémorale visée par l'invention comprend une partie arquée prolongée d'un côté par une queue rectiligne destinée à être engagée et fixée dans la diaphyse du fémur, cette partie arquée se terminant de l'autre côté par une tête sphérique destinée à prendre place dans la cavité de l'os iliaque. Suivant l'invention, cette prothèse est caractérisée en ce qu'elle porte sur sa partie arquée un aileron dirigé vers l'extérieur de sa courbure, cet aileron étant destiné à prendre place dans l'évidement interne du grand trochanter, des moyens étant prévus pour fixer ce grand trochanter à cet aileron. Pour mettre en place la prothèse conforme à l'invention, on sépare complètement par sciage le grand trochanter de l'extrémité de la diaphyse, on engage et on fixe au moyen d'un ciment spécial la queue de la prothèse dans l'évidement interne de cette diaphyse, et on fixe la partie restante du grand trochanter sur l'aileron de la prothèse. Cette dernière opération est réalisée après avoir évidé le grand trochanter de façon à créer un logement pour l'aileron de la prothèse. La prothèse est ainsi solidement fixée à la diaphyse. Par ailleurs, le fait que le grand trochanter soit également solidement fixé à l'aileron de la prothèse se, permet de rétablir la liaison musculaire entre l'os iliaque et le fémur. L'opération précitée entraîne pour le patient une durée d'immobilisation sans appui nettement réduite par rapport au cas où le matériel utilisé est du genre "clou-plaque". Selon une version préférée de l'invention, la partie arquée est raccordée à la queue par un épaulement destiné à prendre appui sur l'extrémité supérieure préalablement coupée de la diaphyse. Grâce à cet épaulement de la partie arquée de la prothèse, les efforts s'appliquant sur la tête de la prothèse sont entièrement encaissés par l'appui réalisé par l'épaulement précité sur la partie coupée de l'extrémité de la diaphyse. Ainsi le patient peut prendre appui sur sa jambe moins de quarante huit heure après Itopéra tion, ce qui constitue un progrès considérable par rapport à l'utilisation classique du matériel dit 'tlou-plaque ". D'autres particularités et avantages de l'invention apparaitront encore dans la description ci-après. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs La Figure 1 est une vue en élévation d'une prothèse fémorale conforme à l'invention, la Figure 2 est une vue suivant la flèche F de la Figure 1, la Figure 3 montre un fémur fracturé destiné à recevoir une prothèse conforme à l'invention, la Figure 4 montre ce meme fémur après mise en place de la prothèse représentée sur la Figure 1, la Figure 5 est une vue en coupe suivant le plan V-V de la Figure 4, la Figure 6 est une vue avec arrachement de ltextrémité d'une prothèse fémorale recevant une tête amovible. Dans la réalisation des Figures 1 et 2, la prothèse fémorale I est utilisable en cas de fracture du col 3 du fémur 2 représenté sur la Figure 3. Sur cette Figure 3, la fracture 4 s'étend entre la partie Sa du grand trochanter 5 proche du col 3 et la partie basse 6a du petit trochanter 6 située près de l'extrémité supérieure 7a de la diaphyse 7. La tête 8 de. ce fémur 2 est engagé dans la cavité 9 de l'os iliaque 10. Le col 3 est entouré par un muscle 11. Des muscles 12 et 13 relient respectivement le grand trochanter 5 et le petit trochanter 6 à l'os iliaque 10. La prothèse fémorale 1 réalisée en alliage métallique"Vitallium" comprend une partie arquée 14 prolongée d'un côté par une queue rectiligne 15 et se termine de l'autre côté par une tête sphérique 16. La queue 15 comporte des rainures longitudinales 15a et elle est destinée à être engagée et fixée dans l'évidement interne 17 de la diaphyse 7, comme indiqué sur la Figure 4. Cette fixation est réalisée au moyen d'un ciment spécial 18 qui est introduit dans l'évidement 17. La tête sphérique 16 de la prothèse 1 est destinée à être placée dans la cavité 9 de l'os iliaque 10 pour remplacer la tête 8 du fémur fracturé 2. La partie arquée 14 de la prothèse 1 présente une section transversale qui est sensiblement égale à la section du col 3 du fémur fracturé 7. Cette partie arquée 14 porte un aileron 19 dirigé vers l'extérieur de la courbure de cette partie arquée 14. Cet aileron 19 est destiné à prendre place dans l'évidement interne 20 (voir Figures 4 et 5) du grand trochanter 5. De plus, la partie arquée 14 de la prothèse t est raccordée à la queue 15 par un épaulement 21 destiné à prendre appui sur l'extrémité supérieure sciée 7a de la diaphyse 7, comme indiqué sur la Figure 4. L'aileron 19 présente deux faces parallèles 19a et 19b (voir Figure 2), la distance comprise entre ces deux faces 19a et 19b étant inférieure à l'épaisseur de la partie arquée 14. Le bord extérieur de l'aileron 19 comporte deux parties 22, 23 sensiblement perpendiculaires l'une à l'autre. La première partie 22 est adjacente à la partie arquée 14 de la prothèse 1 et perpendiculaire à la queue 15. La seconde partie 23 est raccordée à la partie arquée 14 par une portion 24 oblique par rapport à la queue 15. La première partie 22 est raccordée à la partie arquée 14, près de la tête 16 de cette dernière. La portion oblique 24 est raccordée à la partie arquée 14 de la prothèse 1, sensiblement au niveau de l'épaulement 21 de cette dernière. Par ailleurs, on voit sur les figures 1, 2 et 4 que l'aileron 19 comporte deux taraudages parallèles 25 et 26 dont les orifices d'entrée sont ménagés sur la seconde partie sensiblement rectiligne 23 du bord extérieur de l'aibron 19. Ces taraudages 25 et 26 s'étendent vers la partie arquée 14 de la prothèse 1. Comme indiqué sur la figure 4, ces taraudages 25, 26 reçoivent des vis 27 et 28 assurant la fixation du grand trochanter 5 à l'aileron 19. Des rondelles métalliques 29 (voir figure 5) présentant deux ailes 29a, 29b sont disposées entre les têtes des vis 27, 28 et la surface extérieure du grand trochanter 5. Ces ailes 29a, 29b présentent à leurs extrémités des dents 30a, 30b et sont plaquées par serrage au moyen d'une pince spéciale, contre la surface du grand trochanter 5, ce qui a pour effet de faire pénétrer les dents 30a, 30b dans l'os de ce dernier. La mise en place de la prothèse fémorale 1 est réalisée comme suite On commence par séparer le grand trochanter 5 de la diaphyse 7 en sciant la partie supérieure 7a de cette diaphyse 7 suivant la ligne L (voir figure 3). On enlève ensuite la partie 30 du grand trochanter 5. On évide l'intérieur du grand trochanter 5 au moyen d'un outil approprié tel qu'un grattoir de façon à réaliser à l'intérieur du grand trochanter 5 l'évidement 20 destiné à servir de logement pour l'aileron 19 de la prothèse 1. On évide également l'intérieur de la diaphyse 7 et on introduit dans l'évidement 17 ainsi réalisé un ciment 18. On engage dans cet évidement 17 la queue 15 de la prothèse 1 jusqu'à ce que ltépaulement 21 de la partie arquée 14 de la prothèse prenne appui sur le bord scié 7a de la diaphyse 7. On perce ensuite des trous dans le grand trochanter 5 pour permettre l'engagement des vis de fixation 27 et 28. L'emplacement exact de ces trous est repéré au moyen d'un mesureur. On applique le grand trochanter 5 contre l'aileron 19 de la prothèse 1 de façon à ce que cet aileron 19 stengage dans l'évidement 20. On fixe alors ce grand trochanter 5 à l'aileron 19 au moyen des vis 27 et 28 et des rondelles 29. Ces vis 27 et 28 et les rondelles 29 étant en place, on rabat les ailes 29a de ces rondelles 29 contre la surface externe du grand trochanter 5 en utilisant une pince spéciale, ce qui a pour effet de faire pénétrer les dents 30a et 30b. On obtient ainsi solidarisation double, axiale et transversale du grand trochanter à l'aileron 19. Ces opérations étant terminées, la prothèse conforme à l'invention est solidement fixée à la diaphyse 7. Par ailleurs, la partie restante du grand trochanter 5 est solidement fixée à l.1.aileron 19 de la prothèse. De ce fait, la liaison entre les muscles 12 et le fémur 2 est rétablie. Après achèvement de l'opération, le patient peut prendre appui sur sa jambe après une période d'immobilisation qui n'excède pas quarante huit heures. Le morceau restant du petit trochanter 6 reste en place grâce aux parties molles respectées par la technique qui l'unissent au fémur. Au bout de quelques semaines, un cal osseux se forme autour de la partie arquée 14 de la prothèse qui a pour effet de souder le grand trochanter 5 et le petit trochanter 6 à la diaphyse 7. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples que lton vient de décrire et on peut apporter à ceux-ci de nombreuses modifications sans sortir du cadre de la présente invention. Ainsi, l'extrémité de la partie arquée 14 de la prothèse l peut recevoir une tête amovible 16a (voir figure 6) réalisée par exemple en matière plastique. Cette tête amovible 16a peut être emboîtée à force dans ltextrémité adjacente de la partie arquée 14 par un cône morse 16b. L'extrémité de la partie arquée peut encore comporter une bille de diamètre égal à 26mm (par exemple) adaptable à des têtes sphériques ou "cups" en polyéthylène recouvertesde métal, de diamètres variables selon la tête fémorale fracturée que l'on doit remplacer La bille précitée peut être métallique ou en céramique à base d'alumine. La bille précitée peut encore recevoir une "cup" spéciale dite "de totalisation" destinée à être cimentée dans le-cotyle de la hanche. On obtient ainsi une prohèse totale de la hanche. L'aileron 19 au lieu d'être réalisé d'une seule pièce peut encore être en deux parties séparées, présentant chacune un taraudage pour recevoir une vis 27 ou 28. Les rondelles 29 à ailes 29a peuvent être remplacées par des rondelles couronnées de dents susceptibles de pénétrer dans l'os du grand trochanter 5. REVENDICATIONS 1. Prothèse fémorale utilisable en cas de fracture du col du fémur affectant le petit trochanter, comprenant une partie arquée prolongée d'un côté par une queue rectiligne destinée à être engagée et fixée dans la diaphyse du fémur, cette partie arquée se terminant de l'autre côté par une tête sphérique destinée à prendre place dans la cavité de l'os iliaque, cette prothèse étant caractérisée en ce qu'elle porte sur sa partie arquée (14) un aileron (19) dirigé vers l'extérieur de sa courbure, cet aileron étant destiné à prendre place dans l'évidement interne (20) du grand trochanter (5), des moyens (27), (28) étant prévus pour fixer ce grand trochanter (5) à cet aileron (19). 2. Prothèse conforme à la revendication 1, caractérisée en ce que la partie arquée (14) est raccordée à la queue (15) par un épaulement (21) destiné à prendre appui sur l'extrémité supérieure (7a) préalablement coupée de la diaphyse (7). 3. Prothèse conforme à l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que la section transversale de la partie arquée (14) est sensiblement égale à la section du col fracturé (3) du fémur (2). 4. Prothèse conforme à l'une quelconque des revendications l à 3, caractérisée en ce que l'aileron (19) présente deux faces (19a), (19b) sensiblement parallèles. 5. Prothèse conforme à l'une quelconque des revendications l à 4, caractérisée en ce que le bord extérieur de l'aileron présente deux parties (22), (23) sensiblement perpendiculaires l'une à l'autre, la première (22) adjacente à la partie arquée (14) de la prothèse étant sensiblement perpendiculaire à la queue (15) de cette dernière et la seconde (23) étant raccordée à cette partie arquée (14) par une portion (241 oblique par rapport à la queue (15). 6. Prothèse conforme à la revendication 5, caractérisée en ce que ladite première partie (22) est raccordée à la partie arquée (14) de la prothèse, près de la tête (16) de cette dernière. 7. Prothèse conforme à l'une quelconque des revendications 5 ou 6, caractérisée en ce que ladite portion oblique (24) est raccordée à la partie arquée (14) de la prothèse, sensiblement au niveau de llépau- lement (21) de cette dernière. 8. Prothèse conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que l'aileron (19) de la prothèse comporte au moins un taraudage (25) ménagé à partir de son bord extérieur (23) et s1 étendant vers la partie arquée (14), ce taraudage (25) étant destiné à recevoir une vis (27) pour fixer le grand tochanter (5) à cet aileron (19). 9. Prothèse conforme à la revendication 8, caractérisée en ce que l'aileron (19) comporte deux taraudages (25), (26) sensiblement parallèles dont les orifices sont ménagés sur la seconde partie (23) du bord extérieur de l'aileron (19). 10. Prothèse conforme à l'une quelconque des revendications 8 ou 9, caractérisée en ce que la ou les vis de fixation (27),(28) comprennent une rondelle métallique (29) prolongée par des ailes (29a), (29b) destinées à être plaquées par serrage contre la surface du grand trochanter (5), les: extrémités de ces ailes portant des dents (30a), (30b) pouvant pénétrer dans le grand trochanter (5).