La présente invention concerne d'une manière générale les revêtements muraux et vise plus particulièrement ceux de ces revêtements qui sont susceptibles d'entrer dans la catégorie des mafériaux incombustibles. Ainsi quton le sait, les matériaux incombustibles sont, aux termes de la réglementation en vigueur en la matière, les maté riant dont le pouvoir calorifique est inférieur à 600 Kcalg. Pour la constitution d'un revêtement mural incombustible en feuille ou en rouleau, il est usuel de mettre en oeuvre un maté riau en fibres de verre, obtenu par exemple par tissage, aiguilletage ou bonneterie. Untel matériau ne présente en effet avantageusement qu'un pouvoir calorifique relativement bas, dû d'ailleurs pour l'essentiel aux pigments de teinture ou d'impression qui lui ont été appliquée pour qu'il puisse constituer en façade un décor. Mais un tel matériau ne présente par lui-mSme qu'une tenue relativement médiocre, ce qui en rend délicate la pose contre un MUr. De surcroit, il présente une porosité non négligeable, en sorte que, lorsque sa pose se fait par collage, la colle mise en oeuvre peut l'imbiber à coeur et venir ainsi former en façade des auréoles disgracieuses. C'est pourquoi, il est usuel de contre-coller au dos d'une telle feuille de façade on fibres de verre, dite décor, une feuille de support en tissu non tissé, dite support, qui en améliore la tenue, et donc en facilite la pose, et qui fait étanchéité visà-vis de la colle ultérieurement mise en oeuvre pour assurer cette pose. Mais le matériau composite ou complexe ainsi formé d'un décor en fibres de verre contre-collé à un support on non tissé présente globalement, en raison de l'apport da à ce support et à la colle ayant assuré sa solidarisation au décor, un pouvoir calorifique largement supérieur à celui du seul décor et le plus souvent tel qu'il doit alors être rangé dans la catégorie des matériaux combustibles. En effet, bien que réalisé à base de fibres de verre, le support en non tissé met en oeuvre, pour l'imprégnation de ces fibres de verre, un liant à base de résine synthétique dont le pouvoir calorifique est usuellement supérieur à 5000 gcal/Kg, et la colle qu'il est nécessaire d'utiliser pour l'assembler au dé cor qu'il double, présente elle-même un pouvoir calorifique qui est le plus souvent supérieur à 2000 Ecal/Kg. I1 en résulte que dans le meilleur des cas le pouvoir calorifique du matériau composite obtenu est supérieur à 700 Kcal/Kg. La présente invention a notamment pour objet un procédé propre à la réalisation d'un matériau composite, ou complexe, décor en fibres de verre - support en non tissé présentant un pouvoir calorifique inférieur à 600 Kcal/Xg et donc susceptible d'être rangé dans la classe des matériaux incombustibles. Elle a encore pour objet le matériau composite incombustible obtenu. Le procédé suivant l'invention qui-vise donc d'une manière générale la réalisation d'un matériau composite incombustible propre à constituer un revêtement mural, et qui est du genre suivant lequel on contre-colle au dos d'une feuille de façade, dite décor, par exemple en fibres de verre, une feuille de support, dite support, par exemple en tissu non tissé, est caractérisé par une pyrogénation contrôlée d'au moins une desdites feuil le de nature à en abaisser le pouvoir calorifique. Par pyrogénation on entend ici une combustion ménagée soigneusement contrôlée. En pratiqué, cette pyrogénation est appliquée au support non tissé, soit avant collage de ce support au décor qu'il doit doubler, soit après un tel collage. Quoi qu'il en soit, les essais et l'expérience montrent que le pouvoir calorifique du matériau composite obtenu en application de l'invention peut globalement être inférieur à 600 EcaltEg, voire même à 500 Ecal/kg, ce matériau pouvant dès lors être rangé dans la classe des matériaux incombustibles. Pour l'essentiel, ce sont les résines imprégnant les fibres de verre du support en non tissé qui, portées à une température suffisante, comprise par exemple entre 250 et 3000C, pendant un temps limité, de l'ordre par exemple de quelques secondes, subissent un choc thermique conduisant à un début de pyrogénation. I1 en résulte une décomposition partielle des chaînes moléculaires de ces résines, et les gaz produits par cette décomposition sont éliminés par dégagement. L'énergie dégagée lors de cette opération de pyrogénation, et notamment la part d'énergie calorifique portée par les gaz éliminés, vient se soustraire au pouvoir calorifique total de l'ensemble, qui s'en trouve dès lors diminué. Les conditions d'application de la pyrogénation prévues suivant l'invention doivent être parfaitement contrôlées pour que cette opération n'entraîne pas une destruction trop accentuée du réseau moléculaire des résines imprégnant les fibres de verre du support en non tissé et que ce support ne perde pas ainsi toutes ses propriétés mécaniques. En pratique, la pyrogénation peut avantageusement être conduite sous le contrôle d'une quelconque au moins des caractéristiques suivantes du support en non tissé auquel elle est appliquée : poids unitaire, coloration, résistance mécanique. S'agissant notamment du poids unitaire, il est acceptable que celui-ci se trouve réduit par pyrogénation d'une quantité comprise entre 2 et 5 * par exemple de son poids initial. S'agissant de la coloration, qui constitue avantageusement une caractéristique immédiate et facile à apprécier, les supports en non tissé usuellement susceptibles d'être en oeuvre sont le plus souvent initialement blancs, ou légèrement gris ou écrus, et après pyrogénation ils ont une teinte brune plus ou moins prononcée. On donnera ci-aprEs, à titre d'exemple illustratif, un mode particulier d'application de l'invention. Pour la réalisation d'un matériau composite incombustible propre à constituer un revêtement mural, on choisit pour feuille de façade un décor en fibres de verre réalisé par tissage d'un fil de verre texturé dans une armure toile et présentant un poids de 210 g/m2. Le tissu constitutif de ce décor a été teint en pièce après un desensimage thermique par la technique classique de foulardage pigmentaire. Les pigments et les liants ont toutefois été soigneusement sélectionnés pour appartenir à la catégorie des matériaux inin flammables. Le décor ainsi mis en oeuvre présente alors globalement un pouvoir calorifique de l'ordre de 200 Ecal/Kg. Conjointement, on choisit pour feuille de support, destinée à constituer le support sur lequel le décor doit être encollé, un tissu non tissé, d'un poids de 45 g/m2 environ, et d'une épaisseur d'environ 0,15 mm contenant pour deux tiers de la fibre de verre et pour un tiers un liant synthétique à base de résine acry lique et de chlorure de vinylidène et présentant un pouvoir calorifique voisin de 5.500 Kcal/Eg. Suivant l'invention, ce support est soumis à une pyrogénation contrôlée par passage dans une calandre chauffante à cylindre métallique convenablement thermostaté, la tmpérature de ce cylindre étant ainsi uniforme d'un point à l'autre de celui-ci avec des variations locales inférieures à 5%. La température de ce cylindre de chauffage, et le temps de contact du support non tissé avec la surface de ce cylindre, sont définis, comme mentionnés ci-dessus, par la perte de poids de ce support, par sa coloration qui indique l'avancement de la décomposition partielle dont est l'objet le liant synthétique qui 1' imprègne et qui brunit de plus en plus au fur et à mesure de cette décomposition, et par les limites mécaniques à ne pas dépasser pour ce support, ces limites pouvant être respectées par un contrôle systématique des propriétés dynamométriques de ce dernier. L'expérience montre que, à cet égard, de bons résultats sont obtenus avec une température de traitement de 2600C et un temps de contact avec le cylindre chauffant correspondant d'environ 20 secondes. Dans ces conditions, et pour l'exemple d'application précisé ci-dessus, la perte de poids du support non tissé est de 5S environ et son pouvoir calorifique diminue d'environ 14fui. Le support non tissé ainsi traité est alors assemblé sur une encolleuse décor auquel il doit être associé, la liaison nécessaire entre ce support et le décor étant assurée par dépôt à l'envers du décor d'une masse de colle de 25 g/m2 environ à pouvoir calorifique de l'ordre de 2.300 Kcal/Kg. Les essais montrent que le matériau composite ou complexe ainsi obtenu présente globalement un pouvoir calorifique inférieur à la somme des pouvoirs calorifiques initiaux de sa feuille de façade ou décor, de sa feuille de support ou support, et de la colle utilisée pour contre-coller ces deux feuilles. En pratique, ainsi que les essais le confirment, ce pouvoir calorifique global est nettement inférieur à 600 Ecal/Kg, ce qui permet de ranger le matériau composite concerné dans la classe des matériaux incombustibles, alors que la somme des pouvoirs calorifiques initiaux des constituants de ce matériau est supérieure à 600 Xcal/Kg. Dans ce qui précède, le traitement de pyrogénation contrôlée suivant l'invention est appliqué au support non tissé avant meme collage de ce dernier au décor auquel il doit être associé. Dans le cas cependant d'un décor imprimé ou teint avec des pigments susceptibles de résister à la température de pyrogénation nécessaire, on a avantage à assurer le collage du décor sur son support non tissé avant même d'appliquer cette pyrogénation à ce dernier. Dans ces conditions, en effet, le gain sur le pouvoir calorifique se porte évidemment, non seulement sur le support non tissé, comme précédemment, mais encore, bien que dans une moin-dre mesure, sur la colle mise en oeuvre pour assembler à ce dernier le décor associé. En outre, la manipulation du produit semi-fini que constitue le matériau composite concerné avant le traitement de pyrogénation suivant l'invention est beaucoup plus aisée. I1 est toutefois nécessaire de s'assurer que la colle mise en oeuvre pour assembler le décor à son support non tissé ntest pas de nature à subir un vieillissement accéléré au cours de ce traitement de pyrogénation. Les essais réalisés avec une colle à base de résine éthylène-vinyle-acétate, d'acide maléique, et de plastifiants bromés donnent de bons résultats ; une dispersion d'acétate de polyvinyl chargé en trioxyde d'antimoine convient également. Quoi qu'il en soit, le matériau composite incombustible suivant l'invention est avantageusement souple, mince esthétique, et il répond de manière satisfaisante aux performances techniques exigées d'un revêtement mural, c'est-à-dire qu'il présente une bonne tenue à l'usage, une bonne conservation de l'aspect, et une résistance à la lumière et à l'eau excellente. En outre, ce matériau est imptrescible, sa stabilité dimensionnelle est totale, et il se pose facilement contre un mur avec les colles usuelles en la matière, tout en pouvant aisément être déposé Si nécessaire. Bien entendu la présente invention ne se limite pas aux modes particuliers de mise en oeuvre plus particulièrement décrits ci-dessus, mais s1 étend à toute variante d'application et de mise en oeuvre. S'agissant notamment des moyens mis en oeuvre pour assurer la pyrogénation contrôlée recherchée, il pourrait s'agir tout aussi bien d'un passage dans un four à atmosphère contrôlée, ré- ductrice ou oxydante, d'un passage à l'aplomb d'une lampe à infra-rouges, ou d'un passage à l'aplomb d'une rampe à gaz. S'agissant du décor mis en oeuvre, qui est de préférence en fibres de verre, comme il est usuel, ce décor peut être obtenu par tissage, comme dans l'exemple plus particulièrement explicité ci-dessus, et dans ce cas son armure est quelconque et le fil mis en oeuvre un fil silionne, verranne ou retors fantaisie par exemple ; mais ce décor peut également être obtenu par une autre technique d'assemblage, aiguilletage ou bonneterie type malimo par exemple. Dans tous les cas il peut être écru, teint ou imprimé. REVENDICAUIONS l.Procédé pour la réalisation d'un matériau composite ou complexe, propre à constituer un revêtement mural dit incombustible, du genre suivant lequel on contre-colle au dos d'une feuille de façade, dite décor par exemple en fibres de verre1 une feuille de support, dite support, par exemple en tissu non tissé, caractérisé par une pyrogénation contrôlée dtau moins une desdites feuilles, de nature à en abaisser le pouvoir calorifique. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ladite pyrogénation est appliquée au support après collage de celui-ci. 3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ladite pyrogénation est appliquée au support avant collage de celui-ci. 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications I à 3, caractérisé en ce que ladite pyrogénation est conduite sous le contrôle d'une au moins des caractéristiques suivantes du matériau traité : poids unitaire, coloration, résistance mécanique. 5. Procédé suivant Ilune quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que ladite pyrogénation est assurée par l'un quelconque des moyens suivants : passage dans une calandre chauffante à cylindre thermostat ; passage dans un four à atmosphère contrôlée ; passage à l'aplomb d'une lampe à infra-rouges passage à l'aplomb d'une rampe à gaz. 6. Matériau composite obtenu en application d'un procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 5. 7. Matériau composite propre à constituer un revêtement mural incombustible, du genre comportant une feuille de façade par exemple en fibres de verre, contre-collée sur une feuille de support, par exemple en tissu non tissé, caractérisé par une couleur brune de ladite feuille de support. 8. Matériau composite propre à constituer un revêtement mural incombustible, du genre comportant une feuille de façade par exemple en fibres de verre, contre-collée sur une feuille de support, par exemple en tissu non tissé, caractérisé par un pouvoir calorifique global inférieur à la somme des pouvoirs calorifiques initiaux de sa feuille de façade, de sa feuille de support et de la colle utilisée pour contre-coller ces deux feuilles. 9. Matériau composite propre à constituer un revêtement mural incombustible, du genre comportant une feuille de façade par exemple en fibres de verre, contre-collée sur une feuille de support, par exemple en tissu non tissé, caractérisé par un pouvoir calorifique inférieur à 600 Kcal/Kg. 10, Matériau composite propre à constituer un revêtement mural incombustible, du genre comportant une feuille de façade par exemple en fibres de verre, contre-collée sur une feuille de support, par exemple en tissu non tissé, caractérisé en ce que sa feuille de support au moins a été soumise à un traitement de pyrogénation.