L'invention concerne un récipient allongé, et plus par-, tieulièrement un tel récipient qui renferme une matière fluide sous pression, et qui est fait d'une matière thermoplastique spéciale, résistant à la pression et relativement imperméable. 5 Des boîtes métalliques pour contenir des matières flui des sous pression telles que des boissons contenant de l'anhydride carbonique, par exemple des boissons sucrées, de la bière, eto., sont bien sûr utilisées depuis longtemps, avec succès, dans le commerce, mais elles ne sont pas dépourvues de défauts. Par exem-10 pie, bien que oes boîtes soient incassables dans des conditions de manipulation normales, elles se bossèlent lorsqu'elles tombent, spécialement lorsqu'elles sont pleines et, dans cet état, elles présentent un aspect peu plaisant et indésirable à l'acheteur. De plus, les boîtes métalliques sont opaques et leur contenu ne peut 15 dotoo être examiné avant de les ouvrir. Dans le passé, de telles boîtes ont eu un effet nuisible sur le goût de leur contenu lorsque celui-oi consistait en certaines boissons consommables. Egalement, les boîtes métalliques sont extrêmement difficiles à détruire après usage, et présentent souvent un sérieux problème de dé-20 tritus. On devrait s'attendre à ce que des récipients thermo-plastiques aient pour cet usage des avantages significatifs sur des boîtes métalliques, de même que sur les récipients en verre plus traditionnellement utilisés. Par exemple, de tels récipients ther-25 moplastiques sont, de façon générale, plus Incassables et plus légers que le verre, et sont par conséquent relativement faciles à manipuler. En outre, si l'on traite si mal un récipient sous pression en matière thermoplastique qu'il éclate, 11 le fera sans exploser, et la nature de la matière plastique est telle que, après 30 rupture, les fragments ou bords ne peuvent griffer ni couper la peau par contaot, sauf si l'on exerce une pression anormalement élevée. A l'opposé, les bords de récipients en verre brisés griffent ou coupent facilement la peau, même avec une pression minime. Il est donc clair que des récipients en métal et en ver-35 re présentent certains inconvénients très sérieux dans la mise en vente de fluides sous pressions, lorsqu'on les compare à ceux en matières plastiques. Néanmoins, bien que certains des problèmes les plus sérieux rencontrés dans l'utilisation de récipients en métal ou en 40 verre dans de telles applications pourraient être surmontés par 71 34271 2107937 l'utilisation d'un polymère organique thermoplastique, on n'a jusqu'ici décrit aucune matière du commerce comme étant fonction-nellement adaptée pour un usage dans un récipient sous pression, par exemple un récipient devant contenir des boissons gazeuses 5 telles que des boissons sucrées ou de la bière, etc... sous pression. Il en est ainsi en dépit du fait que l'on connaît bien, depuis au moins dix ans ou plus, des récipients en matières plastiques convenant pour certaines matières non sous pression teHasque des cosmétiques liquides, par exemple des shampooings, des pro-10 duits d'entretien, par exemple des détergents, de même que des produits pharmaceutiques, des huiles pour moteurs, etc... Ainsi, les matières thermoplastiques communément disponibles telles que le polyéthylène, le pojypropylène, le polystyrène, le chlorure de polyvihyle, les polyacrylates, les polyméthacrylates, etc... 15 présentent un ou plusieurs Inconvénients tels qu'un coût élevé, une faible résistance aux efforts, un manque de compatibilité avec le type particulier de contenus sous pression en ce qui concerne le goût ou l'odeur, ou une pauvre imperméabilité pour le liquide et le gaz lorsqu'elles sont utilisées dans des récipients à pa-20 rois relativement minces. Les propriétés de bonne résistance aux efforts, de bonne imperméabilité au passage d'un gaz et/ou d'un liquide par les parois minces du récipient, et une bonne conservation des dimensions sur d'assez longues périodes dans des conditions de températures ambiantes relativement sévères sont particu-25 lièrement importantes dans le cas de matières plastiques si ces récipients doivent avoir un prix compétitif par rapport aux récipients en verre ou en métal. Les désavantages de différentes matières thermoplastiques utilisées à présent pour de tels récipients sous pression ont 30 été partiellement compensés aux dépens d'une conception économique. Ainsi, on a vu apparaître dans la technique connue des bouteilles à goulot étroit (par exemple î brevet des U.S.A. n 0 3.325.030) construites avec des configurations de base minimisant les efforts, de nature hémisphérique, mais un élément auxiliaire doit être em-35 ployé pour maintenir ces récipients debout. On a utilisé des parois à structures feuilletées,en plusieurs pièces (par exemple : brevet des U.S.A. n° 3.^36.007) dans lesquelles la combinaison de deux ou plusieurs épaisseurs, usuellement de matières différentes, compense les défauts de l'une ou l'autre des matières. Egalement, 40 on a utilisé (par exemple s brevet des U.S.A. n° 3.029.963) des 71 34271 2107937 nervures épaisses, étendues, à angles, sur toute la surface du corps, pour rendre les parois du récipient résistantes, mais ces nervures marquées tendent & donner au récipient un aspect assez insolite. 5 On a divulgué dans la technique connue que des matières thermoplastiques dans lesquelles le constituant principal est un nitrile polymérisé convenaient en général pour l'emballage de matières sensibles à l'environnement, soit dans les brevets des U.S.A. n* 3.451.538 et 3.426.102. Cependant, l'application pour 10 l'emballage sous pression, que concerne l'invention, n'y est pas mentionnée. En bref, un récipient thermoplastique remplissant bien sa fonction, de fabrication économique, contenant un fluide sous pression, dont l'aspect global ne diffère pas radicalement de ce-15 lui d'une bouteille de verre oud'une boîte métallique, n'a pas jusqu'à présent été développé dans la technique connue.. Maintenant, cependant, on a développé un récipient en matière polymère possédant une combinaison améliorée de propriétés critiques considérées comme essentielles pour des récipients 20 acceptables dans le commerce, pour fluides sous pression tels que boissons contenant de l'anhydride carbonique, y compris des bols-sons sucrées, de la bière, etc... Un objet de l'invention est donc de fournir un récipient thermoplastique allongé, amélioré, tel qu'une bouteille ou une boî-25 te, contenant une boisson contenant de l'anhydride carbonique. Uh autre objet de l'invention est de fournir un récipient à usage unique, de la variété susmentionnée, qui peut être facilement détruit après usage pour minimiser la pollution de l'environnement . 30 Un objet supplémentaire de l'invention est de fournir un récipient amélioré, de la variété susmentionnée, qui peut être réutilisé une ou plusieurs fois sans effet notable sur la qualité du produit ou la fonction du récipient. Un autre objet de l'invention est de fournir un réci-35 pient de la variété susmentionnée, dont des parties du corps sont façonnées pour minimiser l'accumulation des tensions produites par la pression du contenu, mais possédant encore un aspect global qui est similaire à celui de récipients qui ont été utilisés de façon traditionnelle dans le passé pour ces applications. 40 D'autres objets de l'invention apparaîtront ou seront 71 34271 2107937 évidents à la lecture de la description. Ces objets, ainsi que d'autres, sont atteints en procurant un récipient allongé pour des fluides sous pression, qui comprend un corps généralement cylindrique formé en une matière ther-5 moplastique fort résistante, facilement combustible, au moins 50 % en poids de la matière thermoplastique ayant été polymérisés à partir d'un monomère à insaturation éthylénique possédant au moins un groupe nitrile dans sa structure moléculaire, ledit corps comprenant une paroi latérale, un fond à l'extrémité inférieure de la 10 paroi latérale, pourvu d'un anneau destiné à supporter le récipient en position debout sur une surface substantiellement plane, et une partie convexe s'étendant dans le corps à l'intérieur de l'anneau d'appui, la longueur du corps étant supérieure à son diamètre, et un couverdle résistant à la pression, recouvrant l'ouverture défi-15 nie par la paroi latérale, et en prise avec la partie supérieure de la paroi latérale adjacente à l'ouverture. Dans un mode de réalisation préféré de l'invention ,l'épaisseur moyenne des parois du récipient en matière plastique va de 0,3 à 1,5 nim ; le récipient contient une boisson gazeuse à une p 20 pression manométrique de 0,3 à 14 kg/cm , et il possède un couvercle imperméable, ce récipient possédant au moins les propriétés suivantes déterminées par les tests donnés dans la description : perméabilité pour 0_ inférieure à 4 cc/jour/m2/mm-atm.à 23°C, per-aéabilité au C02 inférieure à 12 cc/jour/m /mm-atm. à 23°C, perméa-25 bilité à l'eau inférieure à 1,6 gr/jour/m2/mm à 23°C, résistance à p la traction supérieure à 700 kg/cm à 23°C, module de raideur supé- O rieur à 32.000 kg/cm , moins de 7 % de fluage après maintien de la boisson sous pression pendant une semaine à 38°C, pas d'effet significatif sur le goût de la boisson après qu'elle ait été en-30 fermée dans le récipient pendant 6 mois, le récipient étant formé d'un polymère de nitrile contenant : a) un groupe nitrile fonction-nellement équivalent à au moins 66 moles % d'acrylonitrile et b) jusqu'à 34 moles % d'au moins un monomère copolymérisé possédant au moins une liaison à insaturation éthylénique dans sa structure 35 moléculaire. Le récipient peut avoir la forme d'une bouteille à goulot étroit, d'une boîte à ouverture large, ou n'importe quelle forme inter*édiaire j il est de préférence construit d'une pièce, de nature transparente, et il peut être à parois suffisamment minces 40 pour être du type & jeter, ou à parois suffisamment épaisses ou de 71 34271 5 2107937 construction modifiée pour être du type réutilisable. La composition polymère de base préférée comprend : a) 66 à 97*5 moles % d'un monomère polymérlsé choisi dans le groupe composé de l'acry-lonitrile, du méthacrylonitrile, et des mélanges de ces produits 5 et b) 2,5 à }4 moles % d'au moins un monomère copolymérisé, à In-saturatlon éthylénique, ne contenant pas de groupes nitriles. Dans la description de l'invention, on se reportera aux dessins annexes, sur lesquels : La figure 1 est une vue en perspective d'un type de réoi-10 plent suivant l'invention, sous la forme d'une bouteille, et La figure 2 est une vue semblable & la figure 1, dans laquelle le récipient a la forme d'une boîte. En se reportant maintenant aux dessins, on y volt des récipients allongés, repérés globalement par la référence 10, pour 15 contenir des fluides sous pression. Le récipient 10 peut avoir la forme d'une bouteille 12 à ouverture relativement étroite à. son extrémité supérieure, faisant environ 15 à 40 % du diamètre de la partie la plus large du corps, ou d'une boîte 14 dans laquelle les dimensions de l'ouverture sont substantiellement équivalentes à 20 celles de la partie la plus large du corps. Il faut cependant comprendre que des récipients à ouvertures intermédiaires par rapport & oes extrêmes rentrent de même dans le cadre de l'invention. En tout oas, le récipient 10 est fait d'une matière thermoplastique spéciale,résistant à la pression, décrite plus loin en détail. Com-25 me on le volt clairement sur les dessins, les récipients 12 et 14 sont de préférence, bien que pas nécessairement, dépourvus de nervures de renforcement à leur base et sur leurs parois latérales, et ceci est possible & oause de la grande résistance de la matière constituant le récipient. Dans certains cas, pour des buts esthétiques, 30 on peut utiliser de telles nervures bien qu'il soit préférable qu'elles soient bien arrondies du fait qu'elles peuvent autrement servir de zones de concentration des tensions dans le récipient. Bien que les récipients 12 et 14 soient représentés comme transparents ou de nature telle que l'on peut voir à travers, il faut 00m-35 prendre qu'un récipient autre que complètement opaque rentre de même dans le cadre de l'invention. La bouteille 12 comprend une paroi latérale 16 formant un corps généralement cylindrique, d'une pièce. Le fond 20 se trouve à l'extrémité inférieure de la paroi 16 et il possède un anneau 40 d'appui 24 destiné à maintenir le récipient en position debout sur 71 34271 2107937 une surface substantiellement plane. L'anneau 24 peut avoir un contour arrondi ou être constitué d'une surface plane relativement courte s'étendant substantiellement perpendiculairement à l'axe du récipient. Une partie convexe vers l'intérieur 28 s'étend partiel-5 lement dans le corps du récipient à l'intérieur de l'anneau 24, le rayon d'interconnexion étant modéré et variant progressivement plutôt que d'avoir une variation brusque. L'analyse des tensions dans la matière plastique à la base du récipient, sous une près-sion manométrique interne de 14 kg/cm' , indique qu'une telle con-10 figuration convexe entraîne une distribution de tensions inférieures à ce que l'on obtiendrait avec une bouteille à base relativement plate. La paroi latérale 16 possède dans le sens de sa longueur une partie lisse, renfoncée, pour recevoir une décoration telle qu'Une étiquette d'identification du produit, les rebords 15 s'étendant légèrement vers l'extérieur à chaque extrémité de la partie en renfoncement servant de protection pour l'étiquette pendant les manipulations. L'ouverture formée à l'extrémité supérieure de la paroi latérale 16 est fermée, après remplissage avec un fluide sous 20 pression, par un couvercle imperméable, résistant à la pression, qui comprend une paroi supérieure 32 pourvue d'une jupe 36 à sa pé riphérie. Dans le mode de réalisation illustré à la figure 1, le couvercle a la forme d'une fermeture à couronne, la jupe 36 possédant une série de renfoncements écartés, dirigés vers l'intérieur, 25 qui serrent un anneau d'étanchéité à l'extrémité supérieure du goulot du récipient entourant l'ouverture (non représenté) de façon à fixer la fermeture au récipient. Le matériau de la fermeture devrait bien sûr être inerte vis-à-vis du .fluide sous pression contenu dans le récipient ou, alternativement, un revêtement conve 30 nable de matière inerte peut être appliqué sur la surface interne de l'élément de fermeture. Dans le mode de réalisation de l'invention illustré à la figure 2, le récipient allongé a la forme d'une boîte. La différence essentielle avec celui de la figure 1 est que l'ouverture à 35 l'extrémité supérieure de la paroi latérale 18 a essentiellement le même diamètre que cette paroi, et que son diamètre pourrait fai re 75 % ou plus du diamètre de la paroi 18, ce qui permet Un remplissage rapide du récipient par la large ouverture, lorsqu'on la compare au goulot relativement étroit de la figure 1. Autrement, 40 la boîte 14 peut avoir une base 22 à l'extrémité inférieure de la 71 34271 2107937 paroi 18, base qui comprend une partie convexe 30, s'étendant progressivement vers le haut et vers l'intérieur, à l'intérieur d'un anneau de support oiroonférentiel 26 destiné à porter la boîte sur une surface substantiellement horizontale sans qu'il soit 5 besoin d'un élément de support auxiliaire. Un tel élément de support tend à écarter l'aspect global de la boîte de celui auquel les consommateurs ont été habitués par leur expérience avec des récipients de métal. Dans le cas de la boîte 14, le couvercle résistant & la 10 pression est illustré par un oouvercle de type métallique à ouverture manuelle, qui comprend une paroi supérieure 34 recouvrant une ouverture à l'extrémité supérieure de la paroi latérale 18, et une jupe 38 coopérant avec l'extrémité supérieure de la paroi 18 pour fixer le couvercle de façon qu'il résiste à la pression. Une patte 15 40 fixée à la paroi supérieure 34 peut être formée dans le couvercle pour que, lorsque l'on tire sur elle vers le haut et vers l'extérieur, il se forme dans lecouvercle une ouverture permettant de boire. La surface interne des éléments de fermeture des boîtes devrait de même être rendue inerte vis-à-vis du contenu, de maniè-20 re semblable & celle décrite pour la bouteille 12. Il faut comprendre que, bien que l'on ait décrit des couvercles métalliques, on peut utiliser des couvercles entièrement en plastique, qu'ils soient du type à enfoncer ou à capsule, pour se serrer soit sur la surface interne soit sur la surface externe 25 de l'extrémité supérieure de la paroi latérale du récipient, ou une combinaison de ces deux types, pourvu qu'ils soient capables de résister à la pression interne et soient suffisamment imperméables pour éviter une perte du contenu. Alternativement, un joint interne inerte peut faire partie intégrante de l'élément de fermeture pour aider à maintenir la pression du contenu. La matière dont sont faits les récipients des figures 1 et 2 est une matière thermoplastique résistant à la pression, dont au moins 50 % en poids ont été polymérisés à partir d'un monomère à insaturation éthylénique possédant au moins un groupe nitrile 35 dans sa structure moléculaire. Dans un mode de réalisation préféré, la matière thermoplastique est un polymère contenant : a) un groupe nitrile fonctionnellement équivalent à celui présent dans un polymère contenant au moins 66 moles % d'acrylonitrile, et b) jus-40 qu'à 34 molesau moins un monomère copolymérlsé possédant au 30 71 34271 2107937 moins une liaison à insaturation éthylénique dans sa structure moléculaire. Cette matière thermoplastique comprend de préférence a) 66 à 97»5 moles ^ d'un monomère polymérisé choisi dans le groupe composé de l'acrylonitrile, du méthacrylonitrile et de mélanges 5 de ces produits, et b) 2,5 à 34 moles % d'au moins un monomère co-polymérisé possédant au moins une liaison à insaturation éthylénique dans sa structure moléculaire. Le styrène est de préférence utilisé comme monomère copolymérisé. Le composant de la matière plastique qui est responsable 10 de la protection de la boisson contenant de l'anhydride carbonique contenue dans le récipient décrit dans l'invention, est le monomère à nitrile polymérisé qui est de préférence présent en quantité équivalente, en terme de fonction nitrile, à au moins 66 moles % d'acrylonitrile, en vue d'obtenir les propriétés considérées com-15 me essentielles pour des récipients pour boissons gazeuses telles que bière, boissons sucrées, etc... En ce qui concerne les produits contenant du C02, ces propriétés sont, pour des épaisseurs moyennes de parois de 0,3 à p 1,5 mm : 1) perméabilité à l'oxygène inférieure à 4cc/jour/m /mm-20 atm.à 23°C, pour éviter une altération de la saveur du contenu ; 2) perméabilité au C02 inférieure à 12cc/jour/m2/mm-atm. à 23°C, pour conserver l'effervescence du contenu sur les durées de stockage normales des récipients ; 3) perméabilité à l'eau inférieu- p re à 1,6 gr/jour/m /mm.à 23°C, puisque le principal constituant 25 de la plupart des boissons est l'eau, et qu'il est important que le niveau du contenu soit maintenu avec un minimum de variations sur les durées de stockage normales j 4) résistance à la traction p supérieure à 700 kg/cm à 23°C, pour résister aux contraintes dans la gamme de pression relativement large pour les contenus, qui O 30 peut aller jusqu à 14 kg/cm manométriques ; 5) module de rigidité p supérieur à 32.000 kg/cm pour résister à la pression interne sans déformation ni bombement du récipient ; 6) moins de 7 % d'accroissement de volume du récipient (fluage) après maintien de la boisson sous pression à 38°C pendant une semaine, du fait qu'une va-35 leur supérieure donnerait à l'acheteur l'impression que le récipient contient moins de la quantité voulue ; 7) pas d'effet significatif sur le goût de la boisson après maintien dans le récipient pendant jusqu'à 6 mois, que cela provienne d'une migration des constituants de la résine dans le produit, ou d'une absorption du 40 produit par la matière plastique. 71 34271 2107937 Les propriétés énumérées plus haut sont celles considérées comme essentielles pour un emballage sous pression du type concerné par l'invention. Comme on le décrira plus complètement plus loin, le polymère peut posséder certaines autres caractéris-5 tiques souhaitables qui renforcent son caractère souhaitable pour des récipients. On considère comme essentiel que la limite supérieure de 97,5 moles % du monomère polymérisé contenant des groupes nltriles ne soit pas dépassée pour éviter de devoir réaliser des températu-10 res de fusion excessives pendant le traitement, températures qui tendent à dégrader la matière. Les exemples qui suivent sont donnés pour illustrer plus clairement la nature de l'invention. Les résultats de chaque test sont repris au tableau 1. 15 EXEMPLE 1 Pour former la bouteille de la figure 1, une résine composée de 90 % en poids (94 moles %) de méthacrylonitrlle polymérisé et de 10 % en poids (6 moles %) de styrène polymérisé fut alimentée dans une extrudeuse moderne conventionnelle qui, dans ce 20 cas, était du type à un seul cylindre à vis de 0,9 mètre de longueur, et de 38 mm de diamètre, reliée à son extrémité de décharge & une filière face vers le bas, à orifice annulaire de 5 mm de large et de 13 mm de diamètre. On extrude, en continu, à une température de matière première d'approximativement 250°C, pour extru-25 der vers le bas une paralson tubulalre & paroi de 2,5 mm d'épaisseur, entre deux demi-moules façonnés pour produire une bouteille en plastique du type décrit à la figure 1 après soufflage, bouteilles possédant un corps cylindrique de 50 mm de diamètre, s'étendant sur environ 200 mm, avec un goulot à son extrémité supérieure se 30 rétrécissant uniformément jusqu'à une ouverture de 13 mm de diamètre Pour fabriquer la bouteille, les demi-moules sontmls ensemble et fermés autour d'une partie de la paralson extrudée avançant vers le bas, et la paralson est coupée juste au-dessus du moule, après quoi une aiguille de soufflage est insérée à l'extrémité supérieure 35 delà paralson maintenue dans le moule, pour souffler la bouteille décrite plus haut. Le moule fut refroidi et les demi-moules séparés pour libérer une bouteille en plastique à parois d'approximativement 0,76 mm d'épaisseur moyenne, le goulot étant quelque peu plus épais que le reste delà bouteille. Le moulage est répété pen-40 dant que l'on extrude en continu, jusqu'à ce que l'on ait produit 71 34271 10 2107937 suffisamment de bouteilles pour réaliser tous les tests décrits ci-après, certains étant conduits sur une bouteille et d'autres sur un échantillon plat obtenu en coupant une bouteille pour obtenir une section cylindrique de 100 mm de longueur qui est cou-5 pée une fois dans le sens longitudinal et est ouverte pour donner un échantillon plat d'approximativement 100 x 150 mm. Dans le cas de la boîte 14, l'extrudeuse avait une vis de 2 m de longueur et de 90 mm de diamètre, la filière possédant une fente horizontale de 2 mm de largeur dans le sens vertical,et 10 de 610 mm de longueur dans le sens horizontal. Le polymère 94/6 moles % méthacrylonitrile/styrène fut extrudé par cette filière, à fente à une température d'environ 230°C pour former une feuille, et il fut ensuite serré en travers de l'ouverture d'une cavité femelle de matrice, de forme correspondant à celle du récipient de 15 la figure 2. Un élément mâle fut ensuite avancé contre la feuille serrée, pour entraîner dans la cavité de la matrice la partie située entre la zone serrée. Après pénétration substantielle de l'élément mâle dans la cavité, on introduisit de l'air sous pression entre la feuille partiellement étirée et la surface de l'élément mâ-20 le, pour souffler la feuille en l'écartant de l'élément mâle et en la repoussant contre les parois pré-refroidies de la surface de la cavité, pour faire prendre la matière plastique et former ainsi le récipient en forme de boîte de la figure 2. Les échantillons : bouteilles, boîtes ou sections apla-25 ties de 100 x 150 mm tirées de bouteilles ou de boîtes, sont admis aux tests suivants, les résultats obtenus étant repris au tableau 1. 1. Facilité de traitement des polymères : Cette propriété se rapporte à la capacité d'un polymère à être traité et extrudé au fondu par une ouverture de filière et 30 à être ensuite façonné en un récipient de structure résistante. Le polymère doit être soufflé progressivement, et il reste thermoplastique même après formage, de telle sorte que les déchets peuvent être retraités. Des bouteilles obtenues par le processus de moulage par soufflage décrit précédemment devraient être substantielle-35 ment rigides, devraient se conformer précisément à la surface de la cavité du moule, et devraient posséder une paroi d'épaisseur relativement uniforme, sans amincissements localisés significatifs. De façon plus spécifique, on ne considère pas comme acceptable tout polymère qui : (l) lors de l'extrusion, ne s'écoule pas gentiment ou 40 ne reste pas thermiquement stable pour produire une paralson tubu- COPY 71 34271 ii 2107937 laire ou une feuille relativement uniforme, (2) après formation de la paraison ou de la feuille, n'est pas étirable axialement et extensible latéralement de façon uniforme, au moins trois fois en ce qui concerne la distribution de la matière, et (3) n'est pas 5 entièrement thermoplastique (pas de faiblesse localisée) après extension. 2. Perméabilité à l'oxygène î Ce test est conduit sur un échantillon aplati selon ASTM D-1434-58. De façon plus spécifique, un disque de 76 mm de diamè-10 tre est découpé dans l'échantillon de 100 x 150 31m et est maintenu par son bord externe dans une cellule de perméabilité, de façon à ceque la chambre de la cellule soit divisée par l'échantillon en deux parties de chambre qui sont évacuées de tous gaz et vapeurs résiduels. Une de ces parties de chambre est remplie d'une atmos-15 phère (760 mm Hg) d'oxygène sec, pur, et la partie de chambre située de l'autre côté du disque est maintenue sous vide. Après avoir atteint l'équilibre, et après 24 heures dans ces conditions à une température de 23°C, on mesure (par pression) la quantité d'oxygène traversant le disque, et on calcule le taux de perméabilité de 20 l'oxygène en cc/jour/m /mm-atm. à 23°C. On peut également mesurer la perméabilité à l'oxygène en remplissant un récipient vide de 1 atmosphère d'oxygène pur, et en fermant le récipient avec un couvercle imperméable spécial à travers lequel on peut prendre, grâce à une aiguille hypodermique, des échantillons du gaz contenu dans 25 le récipient, pour les analyser par chromatographie gazeuse. Par une telle analyse, sur une période de 28 jours, on peut mesurer le taux de perméabilité du récipient pour l'oxygène. 3. Perméabilité au C02 : Le mode opératoire est le même que sous 2, si ce n'est que l'oxygène est remplacé par le C02. 4. Perméabilité à l'eau : Le test de perméabilité à l'eau est conduit sur la bouteille (ou boîte), et la perméabilité est mesurée en remplissant substantiellement complètement le récipient d'eau à 23°C, et en le 35 fermant avec un couvercle imperméable à l'eau. On pèse alors la bouteille et on la place dans une chambre étanche à l'eau, contenant une atmosphère d'air en circulation à humidité relative de 50 % et à 23°C. Après 28 jours ou plus dans ces conditions, on mesure la perte d'eau de la bouteille en la repesant, la perméabilité est 40 mesurée en gr/jour/mm à 23°C (50 % HR). COPY 71 34271 2107937 5. Solidité : On mesure cette propriété en remplissant plusieurs récipients d'eau, ou d'eau contenant du CO^, jusqu'à approximativement 25 mm du bord supérieur, en fermant bien chaque récipient avec un 5 couvercle étanche à l'air, et en les laissant alors tomber de différentes hauteurs. La hauteur moyenne estimée de rupture (EMPH) est déterminée comme étant la hauteur à laquelle 50 % des bouteilles se brisent. Cette méthode est plus communément connue sous le nom de méthode de l'escalier de Brucetom. 10 6. Absorption du produit : Cette propriété est définie comme la capacité de la matière du récipient à être non-absorbante pour le produit se trouvant dans le récipient ; elle est mesurée en remplissant une bouteille avec une solution à 0,1 % d'huile de menthe poivrée dans un 15 mélange 75/25 eau/alcool et en maintenant la bouteille et son contenu pendant 30 jours à une température de 50°C. Après ce laps de temps, on mesure par chromâtographie en phase gazeuse la perte de la solution en huile de menthe poivrée. 7. Perméabilité à la vapeur d'eau s 20 La perméabilité à la vapeur d'eau de la matière plasti que est sa capacité à laisser passer l'humidité à l'état de vapeur elle est mesurée suivant ASTM-E-96-63T. En bref, on remplit un récipient de chlorure de calcium desséchant, on le scelle avec un cou vercle imperméable à l'humidité, et on le pèse. Le récipient scel-25 lé est alors placé dans une chambre contenant une atmosphère d'air en circulation à 95 % d'humidité relative et à 38°C pendant 28 jours ou plus, après quoi on repèse le récipient et son contenu.On utilise les résultats pour calculer le taux de transmission de la vapeur d'eau (WVTR) en gr/jour/m2/mm à 38 °C (95 % HR). 30 8. Rigidité : La rigidité de la matière plastique est testée sur l'échantillon aplati ; elle est mesurée en calculant le module de rigidité de l'échantillon suivant ASTM D-747-63. 9. Température de déformation à la chaleur ; 35 La température de déformation à la chaleur est testée sur l'échantillon aplati ; elle est mesurée suivant ASTM D-1637-61 10. Imperméabilité aux ingrédients du produit : Le récipient de l'invention devrait être capable de contenir une variété d'ingrédients de fluides sous pression pendant 40 de longues périodes sans perte significative d'un ou de plusieurs 71 34271 2107937 ingrédients du produit. On a développé deux tests comme mesure générale de oette propriété ; ces tests sont les suivants : a) Perméabilité à un liquide polaire : dans ce test, le récipient est rempli à 80 % de sa capacité d'alcool éthylique liquide pur. 5 La bouteille remplie est scellée, pesée et placée dans une chambre contenant une atmosphère d'air en circulation à 50 % d'humidité relative et à 23®C, et elle est maintenue dans ces conditions pendant 28 jours j après cette période, elle est repesée pour déterminer la perte de poids qui est à son tour utilisée pour calculer le p 10 taux de perméabilité à l'alcool éthylique en gr/jour/m /ma à 23#C (50 % HR). b) Perméabilité à un liquide non polaire : la mesure de la capacité de la matière plastique à agir comme barrière vls-à-vis de liquides non polaires tels que des hydrocarbures liquides est mesurée en 15 remplissant le récipient jusqu'à 80 % de sa capacité d'hexane pur, après quoi le récipient est scellé, pesé et placé dans une chambre contenant une atmosphère d'air en circulation à 50 % d'humidité relative et à 23*C. Le récipient est maintenu dans ces conditions pendant 28 jours, après quoi il est repesé pour déterminer la per-20 te en poids qui est utilisée pour calculée le taux de perméabilité à l'hexane en gr/jour/m2/mm à 23°C (50 % HR). 11. Résistance à la traction : On teste la résistance de la matière plastique à la trao-tion sur l'échantillon aplati ; elle est mesurée en la calculant 25 selon ASTM-D-747-63. 12. Pasteurisation : Le récipient est rempli d'un fluide sous pression tel que de la bière à 4°C, est scellé et est placé dans un bain d'eau à 63°C. Lorsque la température du contenu atteint 60°C, on maintient 30 le récipient à cette température pendant une minute, et il est ensuite retiré et placé dans un bain à 38°C où on le laisse se refroidir. 13. Fluage : Le récipient est rempli d'un fluide sous pression tel que 35 de l'eau contenant du C02, à 3,5 kg/cm manométrique, à 23*C, et on le scelle. Le récipient est alors conservé à 38°C pendant une semaine. Le fluage est l'accroissement permanent du volume du récipient, mesuré après le test, comparé au volume primitif. 14. Changement de goût : 40 Le récipient est rempli d'une boisson contenant du COg, 71 34271 2107937 par exemple une boisson au coca ou de la bière, et est scellé. On le conserve alors directement (cas de la boisson au coca) ou après pasteurisation (cas de certaines bières), à 23°C (50 % HR) ou à 4°G selon la boisson, pendant des périodes de 1, 2, 3 et 6 mois. En 5 même temps, des récipients témoins en verre et en métal sont également conservés dans les mêmes conditions. Après chacune des quatre périodes de conservation, on fait goûter la boisson au coca, et/ou la bière par un groupe d'au moins cinq experts bien entraînés, et l'on compare le goût des boissons à celui de celles conservées 10 dans les témoins. On réalise vingt déterminations de goût ; si dix ou moins des déterminations Indiquent une différence de goût par rapport au témoin, on considère que le changement de goût n'est pas significatif ; si 11 à 15 des déterminations indiquent un changement de gôût par rapport au témoin, on considère qu'il existe un 15 certain changement de goût qui n'est pas acceptable j si 16 à 20 déterminations indiquent une différence, on considère le changement de goût comme très élevé et également inacceptable. Le contenu des récipients testés est également examiné par chromatographie en phase gazeuse et par analyse chimique, pour rechercher tout ingré-20 dient qui aurait pu sortir de la matière plastique. 15. Perte en C02 : On met de côté des récipients du test 14, c'est-à-dire p remplis de boisson au eoca à. 3,5 kg/cm manométriques, ou de bière à 2,5 kg/cm2 manométriques, pour un test de perte en C02 à 23°C. 25 La pression primitive dans le récipient est mesurée en utilisant un dispositif de mesure de la pression de C02 dans des bouteilles, et la pression est à nouveau mesurée à des intervalles de 1, 2 et 3 mois. 16. Clarté : On place le récipient vide entre les faisceaux d'un Hun-ter-Meter modèle 25 B, et on mesure le pourcentage de trouble que l'on prend comme mesure de la clarté. 17. Combustibilité : Le récipient est exposé à un bec Bunsen de laboratoire ^ en utilisant comme combustible un mélange gaz naturel/air, jusqu'à ce qu'il brûle. On écarte alors le bec, et on note la capacité ou le manque de capacité à brûler du récipient. Pendant la combustion du récipient, on note la fumée et les odeurs, et on analyse des échantillons de la fumée et des sous-produits. Lorsque la combus-40 tion est complète, on pèse la teneur en cendre de ce qui reste. 71 34271 2107937 EXEMPLE 2 On répète le mode opératoire de l'exemple 1, si ce n'est que l'acrylonitrile remplace le méthacrylonitrile. EXEMPLE 3 5 On répète le mode opératoire de l'exemple 1, si ce n'est que le polymère méthacrylonitrile/styrène est mélangé mécaniquement à 15 % en poids d'un agent modifiant la résistance au choc, comprenant un copolymère greffé de méthacrylonitrile et de styrène sur 75 % en poids de butadiène, 18 % en poids de méthacryloni- 10 trile, 7 % en poids de caoutchouc terpolymère de styrène, le caoutchouc constituant 4-0 % en poids du copolymère greffé, la teneur de la matière mélangée en monomère polymérisé contenant un groupe nitrile étant de 82 moles %. EXEMPLE 4 15 On répète le mode opératoire de l'exemple 1, si ce n'est que l'on ramène à 50 % en poids (60 moles %) le composant polymétha-crylonitrile. Cet exemple est donné pour montrer une fonctionnalité inférieure à l'équivalent à 66 moles % d'acrylonitrile. EXEMPLE 5 20 On répète le mode opératoire de l'exemple 1, si ce n'est que l'on ramène à 25 % en poids (34 moles %) le composant polymé-thacrylonitrile. Cet exemple est donné dans le même but que l'exemple 4. EXEMPLE 6 25 On répète le mode opératoire de l'exemple 1, si ce n'est que l'on ramène & 10 % en poids (13 moles %) le composant polymé-thacrylonitrile. Cet exemple est donné dans le même but que l'exemple 4. EXEMPLE 7 J0 On répète le mode opératoire de l'exemple 1, si ce n'est que le polymère comprend 60 % en poids (75 moles %) de polyacrylo-nitrile et 40 % en poids (25 moles %) de polystyrène. EXEMPLE 8 On répète le mode opératoire de l'exemple 1, si ce n'est 35 que le polymère comprend 80 % en poids (83 moles %) de polymétha-crylonitrile, 10 % en poids (10 moles %) d'acide polyacrylique, et 10 % en poids (7 moles %) de polystyrène. EXEMPLE Q On répète le mode opératoire de l'exemple 1, si ce n'est 40 que le polymère comprend 35 % en poids (44 moles %) de polyacrylo- 71 34271 16 2107937 nitrile, 40 % en poids (40 moles %) de polyméthacrylonitrile, 25 % en poids (16 moles %) de polystyrène. EXEMPLE 10 On répète le mode opératoire de l'exemple 1, si ce n'est 5 que le polymère comprend 80 % en poids (78 moles %) de polyméthacrylonitrile, 20 % en poids (22 moles %) d'éther de méthyle et de vinyle polymérisé. EXEMPLE 11 On répète le mode opératoire de l'exemple 1, si ce n'est 10 que le polymère comprend 93,5 % en poids (95 moles %") de polyméthacrylonitrile, 6,5 % en poids (5 moles %) d'acétate de polyvinyle. EXEMPLE 12 On répète le mode opératoire de l'exemple 1, si ce n'est que le polymère comprend 95,5 % en poids (95 moles %) de polymé-15 thacrylonitrile, 4,5 % en poids (5 moles #) de chlorure de polyvinyle. EXEMPLE 13 On répète le mode opératoire de l'exemple 1, si ce n'est que le polymère comprend 97,5 % en poids de polyméthacrylonitrile, 20 2,5 % en poids (5 moles %) de polyéthylène. EXEMPLE 14 On répète le mode opératoire de l'exemple 1, si ce n'est que l'on utilise 1'homopolymère de chlorure de polyvinyle (PVC) à la place du polymère 90/10 % en poids méthacrylonitrile/styrène. 25 Cet exemple est donné pour montrer les pauvres résultats que l'on obtient en utilisant des polymères ne contenant pas de groupes ni-triles. 30 '■:yf TABLEAU I EXEMPLES TEST I II III IV Y VI VII VIII IX X XI XII XIII XIV 1.Facilité de traitement du polymère ABAAA A A A A A A A A B A-aooeptable B-moins acceptables 2.Perméabilité à 0,24 0,04 1,2 6,8 40,0 104,0 1,6 0,8 0,36 0,6 0,16 0,16 0,16 6,0 11 oxygène,, oc/jour/m/mm-atm. à 23#C 3.Perméabilité au C03 0,6 0,12 2,0 16,0 112,0 280,0 4,8 2,4 0,48 1,8 0,48 0,48 0,48 18,0 ce/Jour/m2/mm-atm. à 23*C 4.Perméabilité à 0,36 0,5 l'eau « gr/jour/m /mm à 23*C -50 % HR 5.Ténacité EMFO à 23'C(m) 0,3 0,5 6.Absorption du produit perte) 7.Perméabilité & la vapeur^d'eau 1,6 1,8 gr/j our/m /mm à 38"C - 95 % HR 8. Raideur 9 module-1000 kg/onr 39 39 9.Température de déformation à la 107° 93* ehaleur 0,8 1,3 1,5 1,6 1,2 0,6 0,72 0,44 0,32 0,32 0,32 0,32 3,0 0,2 0,2 0,2 1,0 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 1,0 2 % 10 % 40 % 80 % 2,4 4 4,8 5,2 3,6 2,0 1,6 1,8 1,2 1,2 1,2 1,2 35 32 32 32 39 35 39 35 42 42 42 28 93* 82 * 82 ' 82' 98- 104' 107' 98' 110° 110- 110' 71» TABLEAU I (suite) EXEMPLES TEST II III IV VI VII VIII IX X XI XII XIII XIV fen- fentes 0,12 0,08 0,08 °'°8 0,08 0,08 0,08 40. 0,04 0,04 0,04 0,04 0,04 0,04 0,04 par rapport à des nul nul nul lé- très très nul nul témoins ger fort fort nul nul nul nul nul 2,0 0,04 10.Imperméabilité aux Ingrédients du produit a)perméabilité à un liquide polaire 0,08 0,04 0,2 2,0 JJJ b)perméabilité à un liquide non polaire 0,04 0,04 0,08 8,0 32. gr/jour/m2/à 23*C -50 # HR ll.Résistanoe en traction _ 840 840 700 630 630 kg/cm à 23*C 12 .Pasteurisation 13.Fluage 1,5# 1,0# 3,5# 2,0# 2,0# 2,0# 2,0# 1,8# 1,5# 2,0# 1,0# 1,0# 1,0# 14.Changement de goût 15.Perte de C0p après 3 mois à 23*C 16.Clarté 90# 80# 80# 80# 80# 80# 90# 90# 90# 90# 80# 80# '80# 17.Combustibilité note note note note note note note note note note note note note IIIII I IIII I IIII Notes : I. Auto-entretenue, faibles odeur et teneur en cendres non polluantes II. Cesse de brûler si la flamme est éoartée. Peu de cendres non polluantes, odeur. III. Cesse de brûler si la flamme est éoartée. Produit HC1 pendant la combustion, teneur élevée en cendres. 630 770 770 800 770 840 840 840 490 écheo 7,0# très fort 20# 90# note III LO -t* K> 00 hO O *^l -O eu •^1 71 34271 2107937 Le réoipient de l'invention doit être formé à partir d'un polymière à nitriles dont le composant principal a été polymérisé à partir d'au moins un monomère contenant au moins un groupe nitrile (-CN) dans sa structure moléculaire. Ce monomère à nitriles polymé-5 risé devrait être présent à une teneur d'au moins 50 % en poids dans le polymère, et de préférence à une teneur équivalente, en terme de fonction nitrile, à 66 moles % d'acrylonitrile, et mieux encore, à 66 à 97,5 pôles % d'acrylonitrile, en vue de fournir le récipient possédant la combinaison des propriétés physiques et chimiques qui 1° doit nécessairement être présente pour que le récipient soit effi-caoe pour contenir des fluides sous pression tels que des boissons contenant du C02, etc... A cause des caractéristiques d'imperméabilité excellentes que présentent ces polymères, responsables de la perte de pression de C02 extrêmement faible (test 15) et de leur 15 Inertie générale (tests 10 et 14) vis-à-vis des contenus, les récipients de l'invention peuvent être réutilisés sans dégrader le produit qui y est placé pour la seconde fois. Bien que l'on envisage des épaisseurs moyennes de parois de 0,3 à 1,5 mm comme nécessaires pour contenir les produits pour lesquels le récipient de l'invention 20 convient particulièrement, il faudrait des parois épaisses d'au moins 0,76 mm lorsque les récipients doivent être réutilisés, pour qu'ils résistent aux mauvais traitements supplémentaires pouvant se produire pendant la manipulation.Egalement, comme l'épaisseur des parois varie le long du corps du récipient, les épaisseurs données 25 dans la présente description sont des valeurs moyennes déterminées par la formule : poids du récipient surface x densité mais, pour les buts de l'invention, aucune zone significative de la paroi du réoipient ne devrait être épaisse de moins de 0,2 mm, du fait qu'autrement les caractéristiques de barrière de la matière ne 30 peuvent être adéquates pour procurer les niveaux critiques susmentionnés dans le récipient, et qu'il peut se produire un bombement ou une rupture dus à la pression interne. Des matières typiques convenant pour un usage comme ma- __ tière thermoplastique, à partir desquelles l'on peut former le réoi-35 pient de l'invention sont, par exemple : acrylonitrlle, méthacrylonitrile, éthacrylonitrile, propacrylonitrile, alphaehloroacryloni-trile, alphabromoacrylonitrile, alphafluoroacrylonitrile, fumarodi-nitrile, maléodinitrile, alpha-cyano-styrène, cyanure de vinylidè-ne, acides alpha-cyano acryliques, alpha-cyano acrylates tels que 71 34271 2107937 alpha-cyano méthyl acrylates, alpha-cyano éthyl acrylates, etc..., 2,3-dicyanobut ène-2, 1,2-dlcyanopropène-l, alpha-méthylène glutaro-nitrile, etc... Les monomères préférés dans ce but sont l'acryloni-trile, le méthacrylonitrile ou des mélanges de ceux-ci. La teneur 5 préférée du polymère en acrylonitrile poly*érisé va de 70 à 86 moles %t alors que la teneur préférée en méthacrylonitrile polymérisé va de 75 à 95 moles %. Théoriquement, on peut employer dans lamLse en oeuvre de l'invention tout monomère ou tous monomères copolymérisables avec 10 le composant du polymère contenant des groupes nitriles, en supposant qu'ils ne donneront pas des propriétés indésirables au produit fini. Un tel co-monomère est de façon souhaitable, mais non essentielle, présent en vue d'améliorer la facilité de traitement de la matière thermoplastique du fait que, s'il y a un excès de groupes 15 CN dans le polymère, la matière présente une polarité relativement élevée et que les squelettes tendent à s'attirer les uns les autres et à réduire ainsi la facilité de traitement au fondu du polymère. Le co-monomère tend à réduire cette tendance, mais pas suffisamment pour réduire les propriétés de barrière. Ce co-monomère peut 20 être présent dans le polymère jusqu'à une teneur de 40 # en poids, 34 moles % étant préférées, et 10 à 30 moles # étant spécialement préférées. Des exemples de tels monomères sont des composés aromatiques à insaturationséthyléniques tels que s styrène, alpha-méthyl styrène, alkyl styrènes ortho-, méta-, et para- sbustitués, par 25 exemple, ortho-méthyl styrène, ortho-éthyl styrène, para-méthyl • styrène, para-éthyl styrène, ortho-, méta-, ou para-propyl styrène, ortho-, méta-, ou para-isopropyl styrène, ortho-, méta-, para-butyl styrène, ortho-, méta-, ou parà-sec.-butyl styrène, ortho-, méta-, ou para-tert.-butyl styrène, etc... styrène alpha-ijalogéné , 30 par exemple, alpha-chlorostyrène, alpha-bromo-styrène, styrènes halogénés substitués sur le noyau, par exemple, ortho-chlorostyrè-ne, para-chlorostyrène, etc...; acides à insaturationséthyléniques, acides carboxyliques tels que : acide acrylique, acide méthacryli-que, acide propacrylique, acide crotonique, etc... Des esters de 35 vinyle, par exemple : formate de viôyle, acétate de vinyle, pro-pionate de vinyle, butyrate de vinyle, etc... ; halogénures de vinyle et de vinylidène, par exemple, chlorure de vinyle, bromures de vinyle, chlorure de vinylidène, fluorures de vinyle, etc... des éthers de vinyle, par exemple, méthyl vinyl éther, éthyl vinyl 40 éther, propyl vinyl éther, butyl vinyl éther, des alpha-oléflnes, 71 34271 2107937 par exemple, éthylène, propylène, butène, pentène, hexène, heptène, ootène, isobutène, et d'autres isomères des produits qui précèdent. L'invention envisage également l'utilisation de jusqu'à 40 % en poids, et de préférence de 0 à 15 % en poids de matières 5 modifiant la résistance aux chocs, qui sont compatibles avec le polymère à nitriles de l'invention. La proportion de ces matières dans le polymère, lorsqu'on la considère avec la teneur en matière sans groupe nitrile, ne devrait pas dépasser 40 % en poids, et de préférence 15 % en poids si l'on veut éviter un changement radical des 10 propriétés. Des matières typiques modifiant la résistance aux chocs, qui peuvent être mélangées au polymère de l'invention, sont des caoutohoucs naturels ou synthétiques tels que, par exemple : poly-butadlène,_oopolymères butadiène-styrène, isoprène, néoprène, caout-ohouos nitriles, caoutchoucs acrylates, caoutohoucs naturels, in-15 terpolynères de butadiène et d'acrylonitrile, de méthacrylonitrile, de tert.-butyl-styrène, de styrène et de mélanges de ceux-ol, tels que copolymère acrylonitrile-butadiène, copolymère méthaorylo-nitrile-butadiène, terpolymère acrylonitrile-styrène-butadiène, terpolymère méthacrylonitrlle-styrène-butadiène, terpolymère métha-20 crylonitrile-tert.-butyl styrène-butadiène, terpolymères acryloni-trile-tert.-butyl styrène-butadiène, copolymères éthylène-propylène, caoutchoucs chlorés ou fluorés, etc... Ce composant caoutchouteux peut être Incorporé dans les polymères de l'invention par l'une quelconque des méthodes bien oonnues des hommes de l'art, par exem-25 pie par polymérisation directe des monomères, polymélanges, greffe du mélange de monomères sur le squelette du caoutchouc, mélange physique du composant caoutchouteux, etc... D'autres polymères résistants, non considérés ni connus comme matières à base de caoutchouc, peuvent être utilisés comme agents améliorant la résistance 30 aux chocs. Ils comprennent s polyoarbonate, polyéthylène, polyéthy-lène/acétate de vinyle, polyéthylène/alcool vinylique, polyamides, polycétones, phénoxy, polyaoétals et sllicones. L'invention envisage également l'utilisation d'additifs conventionnels tels que colorants, charges, pigments, plastifiants, 35 stabilisants, agents facilitant le traitement, etc... dans la matière pour récipients de l'invention. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits, qui n'ont été choisis qu'à titre d'exemple. 71 34271 22 2107937 BEVESDICATIONS 1 - Récipient allongé, en matière plastique, à paroi d'épaisseur moyenne allant de 0,3 à 1,5 nm, renfermant une boisson contenant de l'anhydride carbonique à pression manométrique de 0,3 « 5 à 14 kg/cm , pourvu d'un couvercle imperméable, caractérisé par les propriétés suivantes, déterminées selon les tests donnés dans la description : A) perméabilité à l'0o inférieure à 4cc/jour/m2/mm-atm. à 23°C, B) perméabilité au CO^ inférieure à 12 cc/jour/m /mm-atm. à 23°C, 10 C) perméabilité & l'eau inférieure à 1,6 gr/jour/m2/mm à 23°C, p D) résistance à la traction supérieure à 700 kg/cm à 23*C, E) module de rigidité supérieur à 32.000 kg/cm2, F) moins de J % de fluage après maintien de la boisson sous pression pendant une semaine à 38*C, 15 G) pas d'effet significatif sur le goût de la boisson après séjour dans le récipient pendant autant que 6 mois, ledit récipient étant formé d'un polymère à nitriles contenant a) une fonction nitrile équivalant à au moins 66 moles # d'acrylonitrile polymérisé et b) jusqu'à 34 moles % d'au moins un monomère 20 copolymérisé possédant au moins une liaison à insaturation éthylénique dans sa structure moléculaire. 2 - Le récipient de la revendication 1, caractérisé en ce que le polymère à nitriles comprend de 75 à 85 moles % d'acrylonitrile, ou de 75 à 95 moles % de méthacrylonitrile, et peut 25 éventuellement comprendre jusqu'à 15 % en poids d'un agent modifiant la résistance aux chocs. 3 - Le récipient de la revendication 1, caractérisé en ce que le styrène ou le méthyl vinyle est au moins un monomère copolymérisé . 30 4 - Le récipient de la revendication 1, caractérisé en ce que le récipient a la forme d'une bouteille ou d'une boîte, et la boisson contenant de l'anhydride carbonique est un produit à base de coca ou de la bière. 5 - Une bouteille en matière plastique à paroi d'épais-35 seur moyenne allant de 0,3 à 1,5 mm, renfermant une boisson au coca contenant de l'anhydride carbonique, à une pression manométri-que de 0,3 à 14 kg/cm , et pourvue d'un moyen de fermeture imperméable, ce récipient étant caractérisé par au moins les propriétés suivantes déterminées selon les tests donnés dans la description : 40 A) perméabilité à l'02 inférieure à 4cc/jour/m2/mm-atm. à 23°C, 71 34271 2107937 B) perméabilité au C02 inférieure à 12 cc/jour/ra2/mm-atm. à 23*C, C) perméabilité à l'eau inférieure à 1,6 gr/jour/m2/mm à 23#C, p D) résistance à la traction supérieure & 700 kg/cm à 23°C, p E) nodule de rigidité supérieur & 32.000 kg/cm , 5 P) «oins de 7 % de fluage après maintien de la boisson sous pression pendant une semaine à 38°C, G) pas d'effet significatif sur le goût de la boisson après séjour dans le réoipient pendant autant que 6 mois, ledit récipient étant formé d'un polymère comprenant a) 66 à 97,5 10 moles pour cent d'un monomère polymérisé choisi dans le groupe de l'aorylonitrile, du méthacrylonitrile et de mélanges de ceux-ci, et b) 2,5 à 34 moles pour cent d'au moins un monomère polymérisé choisi dans le groupe formé de composés aromatiques & insaturations éthyléniques,d'acides à insaturations éthyléniques, d'esters de vi-15 nyle, d* halogénures de vinyle et de vinylidène, d'éthers de vinyle, d'oléfines alpha et de leurs mélanges. 6 - Une méthode de protection de boissons contenant de l'anhydride carbonique, caractérisée par : verser les boissons à p une pression manométrique de 0,3 à 14 kg/cm dans un récipient al-20 longé en matière plastique, à paroi d'épaisseur moyenne allant de 0,3 & 1,5 mm, et disposer ensuite un moyen de fermeture imperméable coopérant avec la paroi du réoipient en matière plastique pour sceller le réoipient vis-à-vis de son environnement tout en maintenant la pression dans le récipient, ce récipient étant formé d'un 25 polymère à nitriles contenant a) une fonction nitrile équivalente à celle présente dans un polymère contenant au moins 66 moles pour cent d'acrylonitrile polymérisé et b) jusqu'à 34 moles pour cent d'au moins un monomère copolymérisé choisi dans le groupe formé de composés aromatiques à insaturations éthyléniques, d'acides à. insa-30 turations éthyléniques, d'esters de vinyle, d' halogénures de vinyle et de vinylidène, d'éthers de vinyle, d'oléfines alpha et de leurs mélanges, ledit récipient possédant au moins les propriétés suivantes, déterminées selon les tests décrits dans la description : 35 A) perméabilité à l'0o inférieure à 4cc/jour/m2/mm-atm. à 23°C, p B) perpéabilité au CO^ inférieure à 12 cc/jour/m /mm-atm. à 23°C, C) perméabilité à l'eau inférieure à 1,6 gr/jour/m2/mm à 23°C, D) résistance à la traction supérieure à 700 kg/cm2, E) module de rigidité supérieur à 32.000 kg/cm2, 40 p) moins de 7 % de fluage après maintien de la boisson sous près- 71 34271 2107937 sion pendant une semaine à 38°C, G) pas d'effet significatif sur le goût de la boisson après séjour dans le récipient pendant autant que 6 mois.