La présente invention a pour objet un procédé et un appareil perfectionnés pour la constitution d'une jonction mécanique particulièrement applicable dans la liaison de barres nervurées de renforcement formant les armatures d'ouvrages ou constructions en béton; elle utilise un paquet explosif qui, dans son centre, comporte un manchon de transmission de charge apte à recevoir les extrémités des barres à jonctionner entre elles. Autour de ce manchon est placé un tube ou une couche d'une matière secondaire à grand pouvoir explosif qui se loge dans un manchon en métal ou une chemise de formation de la couche précitée. Un tube externe de formation de la couche constitué par un matériau amortisseur circonscrit la chemise en métal.Comme décrit plus particulièrement ci-après, la chemise et le matériau amortisseur sont constitués par des matières capables autre fracturées par l'explosion qui se produit. Le paquet ou ensemble explosif en question se loge dans un carter ou écran protecteur, les extrémités des barres à jonctionner sont engagées dans les extrémités opposées du manchon déformable de transmission de la charge, puis la déflagration de l'explosif est provoquée. Ceci produit une réaction qui contracte vers l'intérieur le manchon pour enserrer étroitement les extrémités des barres à jonctionner. Le manchon flue par déformation plastique pour venir porter contre les périphéries ou surfaces externes des barres entre leurs nervures voisines espacées. Le résultat obtenu est une jonction mécanique robuste qui est produite aisément, rapidement et économiquement. La jonction résultante satisfait ou même dépasse les exigences prévues aux cahiers des charges existant dans cette technique. L'explosif est utilisé efficacement pour réagir directement contre le manchon de la jonction. La chemise en métal frangible qui en- toure la couche d'explosif confine l'explosion en retardant par là meme la détente des gaz dégagés jusqu'à la pression atmosphérique, de sorte que la durée de la réaction est augmentée. Ceci réduit la quantité d'explosif qui est nécessaire et réduit au minimum les risques d'exploitation. "e confinement de l'explosion peut être également obtenu en ajoutant à l'explosif une poudre inerte comme par exemple 60sue en poids d'acier inoxydable ou de poudre de fer spongieux correspondant a' un maillage -80. Ceci ralentit également la progression de l'onde due à la déflagration, ce qui limite ltextensionde la zone à haute pression ainsi que toute surpression possible en aval du manchon déformable de formation de la jonction. ta poudre métallique et le mélange explosif peuvent être utilisés aux lieu et place de la chemise en métal ou en combinaison avec elle. te matériau amortisseur placé autour de la paroi externe de la chemise métallique contribue à atténuer l'explosion et empêche les particules de fragmentation de heurter le carter ou écran protecteur externe, ce qui pourrait donner lieu à des défaillances par suite des contraintes; il réduit le bruit que fait l'explosion. te carter ou écran protecteur externe met en outre le personnel à l'abri, de sorte qu'il est possible à celui-ci de demeurer dans-le misinage pendant la formation de la jonction sans aucun danger pour luie tes extrémités des barres nervurées de renforcement d'ouvrages en béton sont placées au milieu du manchon déformable de transmission de la charge afin de permettre l'obtention d'une jonction à robustesse maximale.Ce résultat est obtenu en engageant une des barres dans le carter sur une distance prédéterminée de façon que son extrémité se trouve au milieu du m?nchon quand le paquet explosif est logé dans le carter. L'autre barre est alors engagee à son tour dans le carter à partir de la direction opposée jusqu'à ce que son extrémité vienne s'engager contre la première barre. Celle-ci est placée selon la distance correcte dans le carter en traçant tout d'abord un repère sur lui à une distance connue à partir de son extrémité. Si ce repère est placé dans l'alignement d'un second repère indicateur tracé sur la paroi externe du carter, notamment sur la paroi externe d'un des organes obturateurs terminaux amovibles du carter, on a la certitude que ltextrémité de la barre occupe l'emplacement convenable. Dans les dessins schématiques annexés : La fig. 1 est une vue en élévation avec un arrachement partiel d'une jonction établie suivant l'invention0 La fig. 2 est une vue en coupe longitudinale de l'appareil permettant la constitution de la jonction. La fige 3 est une w-e en coupe transversale par la ligne 3-3 en fige 2 montrant la façon-dont la barre inférieure est enserrée en vue de sa mise en place dans le carter ou écran protecteur. La fig. 4 est une vue en perspective "éclatée" du carter dans lequel est placé l'explosif. La fig. 5 est une vue en coupe transversale par la ligne 5-5 en fig. 4. La figo 6 est une vue en coupe fragmentaire dessinée à plus grande échelle d'une partie du paquet explosif montrant la poudre métallique mélangée à l'explosif0 La fig. 7 est une vue semblable à la fig. 6, mais montrant une variante suivant laquelle il est prévu une poudre métallique dans l'explosif, la chemise en métal extérieure étant omise. L'appareil que prévoit l'invention est utilisable pour jonctionner des barres classiques en acier 10 et 11 servant à renforcer ou armer des constructions ou ouvrages en béton. Comme représenté sur la fig. 1, ces barres comprennent des nervures externes 12 et 13 qui forment une liaison à enchevetrement mécanique avec le béton quand la construction est achevée. Conformément à l'invention, les barres 10 et 11 sont placées bout à bout de façon que leurs parties terminales soient circonscrites par un manchon déformable en acier 14 assurant la transmission de la charge. Par suite de la force de l'explosion, le manchon 14 est déformé pour s'encastrer sur les barres 10 et 11, en venant en prise avec les surfaces des barres comprises entre les nervures 12 et 13, afin de jonctionner les barres avec la sécurité désirable. L'appareil de production de la jonction entre les barres 10 et 11 est représenté dans les fig. 2 à 5. Cet appareil comprend un carter allongé 16 constitué rationnellement par de l'acier à outils ayant subi un traitement thermique et présente une configuration cylindrique, ce carter formant en fait un écran protecteur. Sur la longueur du carter 16 et le long d'un de ses côtés s'étend une orifice 17 dans lequel s'engage un portillon 18. La surface interne 19 de ce portillon 18 présente la même courbure et forme en fait le prolongement de la surface interne 20 du carter 16. te portillon 18 comprend des rebords longitudinaux 23 et 24 qui chevauchent des surfaces planes 24 et 25 prévues à l'extérieur du carter 16. Des boutons 26 passent à travers des orifices 27 et 28 des rebords 22 et 23 et portent des écrous 29 engagés sur eux pour maintenir temporairement le portillon 18 dans une position pour laquelle il obture l'orifice latéral 17. Il est préférable que les écrous 29 soient des écrous à oreilles afin de permettre une installation et un dégras gement rapides du portillon 18. tes extrémités du carter 16 sont fermées par des boucans circulaires 31 et 32 en forme de disques qui sont maintenus dans ce carter par des joints à baïonnette et qui constituent les organes d'obturation des extrémités opposées du carter. Ces bouchons termi naux 31 et 32 comportent respectivement des tétons 33 et 34 faisant saillie radialement et destinés a pénétrer dans les fentes à baSoiuiette des extrémités du carter 160Les tétons 33 solidaires du bouchon supérieur 31 sont destinés à se'loger dans les fentes à baïonnette 35 de l'extrémité supérieure de la surface interne cylindrique 20 du carter 16 comme le montre la fig. 4.Des fentes analogues sont prévues dans la région terminale inférieure de la surface 20 pour recevoir les tétons à baïonnette 34 du bouchon terminal inférieur 32. Des évidements axiaux 36 sont prévus dans la paroi radiale externe du bouchon terminal supérieur 31 en vue de la réception d'une clef anglaise dont on se sert pour faire tourner le bouchon terminal supérieur par rapport au carter 16. Des évidements comparables (non représentés) sont prévus pour faire tourner le bouchon terminal inférieur 32. tes bouchons d'extrémités 31 et 32 sont fendus diamétralement en ménageant deux sections qui sont articulées l'une à l'autre,de façon à pouvoir être écratées par pivotement en vue de la réception des barres. tes bords radiaux-des deux sections 38 et 39 du bouchon d'extrémité supérieur 32 présentent un profil échelonné comme le montre la fig. 4. Ceci ménage un court rebord supérieur 40 d'un côté et un rebord inférieur semblable 41 de l'autre côté de la section 38 du bouchon.De mime, il est prévu un rebord supérieur 42 et un rebord inférieur 43 sur la section 39 du bouchon d'extrémité supérieur 31. tes rebords 41 et 42 qui se chevauchent dans le bouchon d'extrémité supérieur assemblé 31 sont munis d'orifices alignés ou coincidents 44 et 45 pour recevoir un axe d'articulation 46. tes bords adjacents c'est-à-dire radiaux des sections 38 et 39 sont également évidés de telle sorte que, dans la position fermée du bouchon d'extrémité supérieur, c'est-à-dire quand les rebords 40 et 43 se chevauchent, le bouchon d'extrémité 31 délimite un orifice central circulaire 47. ta barre 10 ou 11 peut s'adapter dans cet orifice 47, et le bouchon 31 peut être déplacé latéralement pour venir se placer contre ou à l'écart de la barre quand il est ouvert grâce au pivotement de ces sections autour de l'axe d'articulation - 46é te bouchon d'extrémité inférieur 32 est établi de façon semblable; il est constitué, en effet, par des sections 48 et 49 qui sont maintenues réunies par pivotement grâce à un axe d'articula- tion 50. Quand le bouchon inférieur est fermé, un orifice 51 s'étend axialement à travers lui en vue de recevoir la barre. Quand une jonction doit être établie à l'aide de l'appareil sus-décrit, un paquet d'explosif 52 est placé dans le carter 16. Ce paquet comprend un manchon cylindrique relativement épais 53 qui est ouvert tandis qu'à l'extrémité inférieure se trouve un rebord radial 54 pourvu d'un orifice central 55. Divers matériaux peuvent être utilisés pour la constitution du manchon 53 comme du bois, du carton, de la sciure de bois maintenue par un liant convenable ou enfermée dans un sac, un morceau de papier ou un vieux journal, avec un liant, un carton, ou du béton poreux ou toute autre substance capable d'absorber l'énergie de l'explosif. A l'intérieur du manchon 53 en matériau amortisseur se trouve une chemise 56 de forme cylindrique et d'épaisseur moindre qui comporte à son'extrémité inférieure un rebord radial 57 s'étendant vers l'intérieur et placé intérieurement et en position de chevauchement par rapport au rebord 54 du manchon 53 en matériau amortisseur. La chemise 56 est constituée par un métal ferreux convenant au confinement d'une explosion tel que de l'acier doux ou de la fente. Le rebord 57 comporte un orifice central 58; il mesure dans sa partie marginale externe une épaisseur plus grande qui ménage un épaulement circonférentiel 59 orienté vers le haut. L'ex trémité opposée de la chemise 56 est ouverte et se termine un peu en deçà de l'extrémité supérieure du manchon externe 53 en matériau amortisseur. te manchon 14 de transmission de la charge pour la jonction des barres nervurées 10 et 11 qui est utilisé avant l'opération de déformation affecte la forme d'un cylindre ouvert aux deux extrémités; il s'adapte dans le paquet explosif 52 mentionné ci-avant. L'extrémité inférieure du manchon 14 s'engage contre le rebord 57 de la chemise en métal 56 où il se loge grâce à son profilage complémentaire dans 1' épaulement annulaire sus-mentionné 59. Le manchon 14 est maintenu ainsi en position coaxiale par rapport à la chemise 56, les parois de ces deux éléments étant séparées. A l'intérieur de l'espace annulaire s'étendant entre le manchon 14 et la chemise métallique 56 se trouve une couche tubulaire dtune matière explosive 61 constituée par un explosif secondaire à grande puissance de déflagration, c'est-à-dire un explosif capable d'assurer une Extension approximativement égale à 5-8 mm/microsecondes. Un train dtmaorçage 62 s'détend jusqu'à l'extrémité supé rieure de la couche d'explosif à partir d'un détonateur 63 relié à des conducteurs 64 qui assurent sa connexion avec la batterie d'un éclateur classique (non représenté). te détonateur 63 peut être relié au paquet explosif par insertion en travers d'un orifice axial 65 du bouchon d'extrémité supérieur 31. Pour préparer la jonction ou ltépissage des barres 10 et il dans la réalisation représentée, on commence par placer le bouchon d'extrémité inférieur 32 dans l'extrémité. inférieure du carter 16, puis on introduit dans celui-ci le paquet explosif 52 à travers l'extrémité supérieure de ce carter et jusqu'à ce que la surface externe du rebord 54 vienne en prise avec le bouchon inférieur 32. On introduit la barre 10 dont l'extrémité 66 a été cisaillée ou taillée d'équerre dans le carter 16 et par le fond de celai-ci en passant à travers les orifices 51, 55 et 56. On dispose la barre 10 vers l'intérieur sur une distance capable d'amener son extrémité 66 au point médian du manchon déformable 14 de transmission de la charge. Cette mise en place de la barre 10 peut être effectuée en plaçant un repère 67 sur sa surface à une distance, intérieurement à l'extrémité 66 de la barre, qui corresponde à la distance entre la surface externe du bouchon 32 et le point médian du manchon 14. Si le repère 67 coincide avec la surface externe 68 du bouchon 32, l'extrémité 66 de la barre 10 se trouve nécessairement au milieu du manchon 14. Il est particulièrement facile d'effectuer cette mise en place en enserrant la barre 10 entre les mâchoires 69 et 70 solidaires de pinces de verrouillage 71. Les mâchoires 69 et 70 sont constituées respectivement par une équerre en acier et par une tige ronde; elles sont soudées au mécanisme des pinces 71 aux lieu et place de leurs mâchoires ordinaires. tes bords des mâchoires 69 et 70 sont mis à l'alignement du repère 67 lorsque la barre 10 est enserrée. Elle est engagée dans le farter 16 sur une distance suffisante pour amener les bords des mâchoires en prise avec la surface externe 68 du bouchon inférieur 32. Ceci place le repère 67 vis-à-vis de la surface 68 du bouchon et 11 extrémité 66 de la barre 10 au milieu du manchon 14. Quand l'extrémité de la barre 10 est convenablement placée dans le paquet d'explosif 52, on engage l'autre barre 11 dans le carter 16 à partir de l'extrémité opposée. On déplace la barre 11 dans le manchon 14 jusqu' ce que son extrémité 72 qui est également cisail lée ou entaillée d'équerre attaque l'extrémité 66 de la barre 10. On ferme ensuite le bouchon supérieur 31 autour de la barre 11 et on amène les tétons 33 dans les fentes 35 de l'emmanchement à baïonnette prévu dans la région terminale supérieure du carter 16, afin de bloquer en position le bouchon d'extrémité supérieur. L'appareil est alors prêt à être mis à feuO L'explosion produite réagit directement contre le manchon de jonctionnement 14, de sorte qu'il est déformé vers l'intérieur pour venir enserrer dtroitement les parties terminales aboutées des barres 10 et 11 et former ainsi une robuste jonction entre elles0 te manchon 14 est contracté et subit un fluage à l'état plastique qui l'amène en prise avec la surface externe des barres 8 et 11 entre les parties adjacentes de leurs nervures 12 et 13.Quand les extrémités des barres ont été nettoyées de leurs battitures avant que la jonction ne soit formée, et à condition que 11 explosif ait été convenablement utilisé, il est possible d'obtenir une interaction d'onde surfaciale entre le manchon et les barres à jonctionner. Ceci augmente dans son ensemble la résistance de la jonction. Au moment où l'ex- plosion se produit, elle est confinée par la chemise métallique 56 tandis que le matériau amortisseur 53 protège le carter 16 et contribue à atténuer l'énergie de l'explosion0 Après l'explosion, la jonction est achevée et les barres sont prOtes en vue de leur usage. Elles doivent donc entre dégagées du carter 16.Ce résultat est obtenu en enlevant un des bouchons d'extrémité et en faisant coulisser le carter longitudinalement pour mettre à nu la région de la jonction ou en enlevant tout d'abord les deux bouchons d'extrémités, puis en dégageant le portillon 18 afin de permettre de déplacer la jonction latéralement par un mouvement vers l'extérieur du carter. te matériau amortisseur 53 et le carter métallique 56 sont rompus par la force de l'explosion et peuvent être séparés de la jonction sans difficulté. En fait, de la fonte non seulement convient pour la constitution de la chemise 56 en vue de confiner l'explosion, mais présente l'avantage de se trouver pulvérisée par l'explosion et de s'échapper complètement à l'extérieur de la jonction après qu'on en a dégagé le carter. La chemise métallique 56 sert à confiner l'explosion autour du manchon de jonction 14 à la fois à cause de son inertie et à cause de sa résistance élastique. Pour ménager un temps de repos pour les gaz explosifs appelés à se dissiper vers l'extérieur, le manchon 56 possède une certaine inertie et résiste ainsi aux forces dirigées vers l'extérieur causées par l'explosion. En outre, le matériau constitutif du manchon 56 résiste à la déformation causée par la force de 11 explosion et agit ainsi pour confiner celle-ci. L'impulsion totale imprimée au manchon de jonction 14 est fonction de la pression engendrée et de sa durée d'application. La présence de la chemise 56 autour de la couche d'explosif 61 retarde la détente jusqu'à la pression atmosphérique, ce qui augmente la durée d'application de la pression explosive sur la surface du manchon déformable 14 de transmission de la charge Ainsi, le confinement de l'explosion assurée par la chemise 56 accroît l'efficacité de la matière explosive 61 pour la déformation du manchon de jonction 140 Ceci veut dire qu'il faut prévoir moins d'explosif que ceci ne serait autrement le cas, ce qui constitue un facteur important pour supprimer les risques se produisant pendant le processus de formation de la jonction. Une moins grande quantité de matière explosive implique aussi que le bruit de l'explosion est réduit. La jonction achevée peut être inspectée très aisément par une mesure de la réduction du diamètre du manchon 14. Ce résultat peut autre obtenu à l'aide d'une simple jauge. Si le manchon 14 a subi une contraction de grandeur prédéterminée, on a l'assurance que la jonction est saine. En insérant les barres defaçon que leurs nervures longitudinales ne se trouvent pas d'alignement, l'empla- cement des extrémités des barres peut être aisément observé après la mise à feu telle- qu'elle se manifeste par un petit déplacement dans la ligne des nervures longitudinales. Partant de cette constatation, on peut déterminer si les deux barres sont recouvertes également par le manchon 14. La jonction qui est produite de cette manière se comporte virtuellement en service de la même façon qu'une barre non sectionnée. Des charges supportées par des barres de réalisation ultime-peu- vent être transmises aussi bien en tension qu'en compression* Ces jonctions soeft > conformes aux cahiers des charges de institut Américain du Béton (American Goncrete Institut) en produisant une contrainte ultime non inférieure à 125% de la limite d'élasticité des barres. La jonction transmettra également des moments de flexion au moins égaux à l'aptitude de la barre. Ce résultat peut être obtenu sans nécessiter de matériel cofteux et moyennant un travail simple économisant la main-d'oeuvre capable de produire une jonction terminée en un très court laps de temps. Divers explosifs secondaires à grande puissance -de déflagration peuvent être utilisés de façon satisfaisante pour la constitution du matériau explosif 61 pour la déformation du manchon de jonction 14. Un explosif se présentant sous la forme d'une feuille tel que celui qui est vendu sur le marché américain sous le nom de UDetasheet" et qui est fabriqué par la Société américaine E.I. du Pont de Nemours & Co. dont le siège social se trouve à Wilmington (Etat de Delaware) Etats Unis d'Amérique a avantage à être utilisé à cause de la facilité avec laquelle il peut être enroulé autour de la surface extérieure du manchon 14 avant son introduction dans la chemise métallique 56. Des explosifs moulables tels que la pentolite ou la composition B constituent d'autres explosifs se prestant à une utilisation rationnelle ainsi que divers autres explosifs à l'état de liquide, de gel, ou de solide. En toute hypothèse, l'explosif peut être associé avec le manchon 14, la chemise métallique 56 et -le matériau amortisseur 53 des l'usine, de telle sorte que le paquet d'explosif 52 soit fourni en bloc tout prFt à être utilisé sur le chantier.Ceci veut dire qu'il est inutile de prévoir une manipulation directe de l'explosif par les ouvriers puisque les barres à réunir 10 et 11 sont jonctionnées grâce à la déformation du manchon 14 vers l'interieur. Des résultats désirables en ce qui concerne les explosifs peuvent être obtenus moyennant l'emploi d'une poudre métallique dense mélangée à l'explosif. Cette poudre produit un effet semblable à celui obtenu par le manchon métallique 56 en confinant l'explosion. Ceci provient de l'inertie des particules métalliques, ce qui contribue à empocher les gaz provenant de l'explosion d'être dissipés vers l'extérieur. La détente jusqu'à la pression atmosphérique est retardée et la durée totale d'application de la pression élevée au manchon 14 est augmentée. Bien qu'une certaine réduction dans la pression de crête soit éprouvée, le résultat qu'on obtient en défi itive est la production de valeurs dtimpulsions optimales pour une quantité minimale d'explosif. Un autre avantage dû à l'utilisation d'une poudre métallique provient de la réduction qui en est la conséquence de la vitesse de déflagration par rapport à celle d'un explosif pur. En l'absence de la poudre métallique, et avec une explosion confinée par la chemise métallique 56, il se produit une augmentation de longueur dans la région à pression élevée au fur et à mesure que la déflagration se propage le long du manchon à partir de son point d'origines l'on- de de déflagration chemine plus vite que l'onde de raréfaction qui est limitée par la vitesse sonique de sorte qu'au moment où la déflagration a atteint l'extrémité du manchon 14, il existe une zone de longueur considérable dans laquelle règne une pression élevée0 Ceci peut se traduire par une déformation trop prononcée du manchon à son extrémité d'aval. La poudre réduit au contraire la vitesse de propagation de l'onde de déflagration, de sorte que sa vitesse est plus étroitement voisine de celle de l'onde de raréfaction La zone de pression élevée possède une longueur plus constante au fur et à mesure que l'explosion se propage dans la longueur du manchon0 Il en résulte que la déformation du manchon 14 est plus uniforme. Un explosif convenable de ce type comprend 40o en poids d1ex- plosif à composition C-4 et 60% en poids soit de fer à l'état spon gueux, soit de poudre d'acier inoxydable 73 correspondant à un maillage -80 (voir la fig.6). La poudre d'acier inoxydable est avantageuse à cause de son faible coefficient de transfert thermique, ce qui veut dire qu'unie quantité relativement faible de la chaleur due à l'explosion est transférée à la matière inerte. Par contrecoup, ceci contribue à conserver l'énergie due à l'explosion. Une combinaison de la matière explosive 61 et de la poudre métallique 73 peut être substituée à la chemise métallique 56 ou bien les deux éléments peuvent être inclus pour porter au maximum le confinement de l'explosif. Si la chemise métallique 56 est omise (comme le montre la fig.7) le tube en matériau amortisseur 53 aura un diamètre interne réduit pour correspondre de façon générale à la dimension extérieure de la couche de matière explosive 61. Les détails de réalisation peuvent être modifiés, sans s'écarter de l'invention, dans le domaine des équivalences techniques. REVEND I CAT IONS 1.- Procédé d'établissement d'une jonction transmettrice de charge avec une barre nervurée ou une membrure analogue servant au renforcement du béton armé, caractérisé en ce qu'on enveloppe l'ex- trémité de cette barre dans une section d'un manchon transmetteur de charge, on place cette section de manchon dans une couche de matière explosive produisant une énergie d'explosion suffisante pour déformer plastiquement et contracter cette section de manchon afin de l'amener en contact avec ltextrmiét de la barre entre ses nervures et d'assurer l'engagement mutuel du manchon et de la barre dans la jonction transmettrice de charge, puis on enveloppe la couche d'explosif dans une couche d'un matériau frangible apte à confiner et atténuer énergie de l'explosion et à réduire le niveau de bruit qu'elle produit lors de la fracture par l'explosion dans une mesure suffisante pour permettre son dégagement facile par rapport à la jonction ainsi établie, et on provoque ensuite la déflagration de l'explosif, ce qui permet d'obtenir une jonction entre la barre transmettrice de charge et le manchon avec une production de brait minimum et des risques relativement faibles, enfin on sépare ce matériau frangible fracturé par rapport au joint. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les extrémités respectives de deux barres sont engagées dans les extrémités opposées et dans les sections adjacentes du manchon, et en ce que ces sections sont enveloppées par la couche d'explosif et la couche de matériau frangible pour donner naissance à une jonction complète se prêtant à une transmission de la charge et compre nant les extrémités des barres et lesdites sections du manchon déformées et contractées pour entre en contact avec elles entre leurs nervures afin d'assurer ltenchevêtrement désiré entre le manchon et les barres lors de la déflagration de l'explosif. 3.- Procédé suivant la revendication t, caractérisé en ce qu'il utilise un manchon en acier propre à transmettre une charge ainsi qu'une chemise en métal ferreux enveloppée par un manchon en matériau amortisseur formant la couche de matériau frangible. 4.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend comte opération supplémentaire l'enveloppement de la couche de matériau frangible dans un écran protecteur capable de maintenir les fragments propulsés par l'explosion du matériau frangible et l'opération consistant à séparer cet écran de la jonction au moment où le matériau frangible fracturé est séparé de la jonction0 5.- Appareil pour 11 établissement dune jonction de transmission d'une charge avec une barre nervurée ou une membrure analogue (10,11) utilisable pour le renforcement d'un béton armé caractérisé en ce qu'il comprend un manchon (14) de transmission de la charge possédant une section permettant d'y enfermer l'extrémité de la barre, une couche d'explosif (61) enveloppant la section du manchon, cet explosif engendrant une énergie d'explosion suffisante pour déformer plastiquement et contracter la section de manchon pour l'amener en contact avec l'extrémité de la.barre entre ses nervures en vue de l'enchevêtrement du manchon (14) et de la barre dans la jonction de transmission de la charge, et une couche de matériau frangible (56) enveloppant la couche d'explosif (61), ce matériau frangible étant étudié de manière à confiner et à atténuer l'éner- gie de l'explosion et à réduire le niveau de bruit de l'explosion tout en étant fracturé par l'explosion dans une mesure suffisante pour pouvoir être aisément dégagé de la jonction ainsi établie, afin que, lors de la déflagration de l'explosif, un ensemble complet formé de la barre et du manchon de jonction capable de transmettre une charge soit obtenu moyennant des risques relativement faibles et un niveau de bruit réduit, le matériau frangible fracturé étant dégageable de la jonction. 6.- Appareil suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le manchon (14) de transmission de la charge est constitué par un manchon en acier tandis que l'explosif (61) est un explosif secondaire du type à forte déflagration0 7.- Appareil suivant la revendication 6, caractérisé en ce qu'une poudre de métal lourd est mélangée avec l'explosif pour confiner 11 énergie de l'explosion et réduire la vitesse de déflagration de L'explosif, 8.- Appareil suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le manchon (14) de transmission de la charge est en acier tandis que la couche (56) de matériau. frangible comprend une chemise en acier. 9.- Appareil suivant la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comprend un manchon (53) en matériau amortisseur enveloppant la chemise en acier (56). 100 Appareil suivant la revendication 9, caractérisé en ce que le matériau amortisseur est du béton. 11.- Appareil suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le manchon (14) comporte des sections adjacentes aptes à y envelopper les extrémités aboutées de deux barres (10,11) ces sections du manchon étant elles-mêmes enveloppées par la couche d'ex- plosif (61) et la couche (56) du matériau frangible pour donner lieu à une jonction complète apte à la transmission d'une charge comprenant les extrémités des barres et les sections du manchon déformées et contractées pour être en contact avec elles entre leurs nervures afin d'assurer I'enchevêtrement entre le manchon et les barres lors de la déflagration de l'explosif. 12.- Appareil suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la couche de matériau frangible (56) comprend une partie (57) formant rebord dirigée vers l'intérieur qui s'étend autour de certaines extrémités continguës de la section (14) du manchon et de la couche de matière explosive (71). 13.- Appareil suivant la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend un écran protecteur (16) qui enveloppe la couche (56) du matériau frangible--et est étudié de manière à contenir les fragments propulsés par l'explosion de ce matériau frangible. 14.- Appareil suivant la revendication 13, caractérisé en ce que l'écran protecteur tubulaire comporte un carter (16) muni d'un portillon (18) s'étendant dans sa longueur et étudié pour permettre le passage de la barre extérieurement à cet écran après l'établisse- ment de la jonction. 15.- Appareil suivant la revendication 14, caractérisé en ce qu'il comprend un obturateur (38,39) associé avec chacune des ex trémités opposées du carter (16) et pourvu d'un orifice central (51).