La présente invention se rapporte à de nouveaux composes, c'est-à-dire à des isocyanures dans lesquels un métal est fixe à l'atome de carbone en position &alpha;, et que nous désignerons par la suite sous le nom d'isocyanures "métallisés" ou encore métalloisocyanures; ces isocyanures ouvrent de nouvelles possibi- lités pour des synthèses organiques et présentent par conséquent une importance primordiale comme produits intermédiaires pour des synthèses de ce type, par exemple pour la production d'olé- fines, d'aimino-acides et d'hétérocycles.L'invention concerne également la préparation des isocyazmres métallisés en position &alpha; Les isocyanures sont également appelés isonitriles Les nouveaux composés répondent à la formule générale dans laquelle R1 et R2 peuvent entre identiques ou différents et dans laquelle R1 peut désigner de l'hydrogène et/ou des restes minéraux et/ou organiques tels qu'ils sont possibles dans des isocyanures. R1 et R2 peuvent présenter par exemple des radicaux d'hydrocarbures saturés ou insaturés, aliphatiques ou cycloaliphatiques, des restes aromatiques-aliphatiques, aliphatiques-aromatiques, aromatiques ou hétérocycliques. Les restes peuvent à leur tour porter comme substituants des groupes hydroxyle, alcoxy, BOOC-, ROO-, isonitrile et nitrile, ou de l'halogène. Comme radicaux aliphatiques, peuvent figures par exemple les radicaux alcoyle, méthyle, éthyle, propyle ou butyle.Peuvent entre envisagés comme radicaux aliphatiques insaturés, par exemple les radicaux alcoylène, le propylène ou des restes isoprenoides. Comme autres radicaux aliphatiques insaturés dans le sens de cette formule générale, on citera par exemple les radicaux alcinyle, tels que le radical de l'acétylène Convient comme radical aromatique, par exemple, le radical phényle qui peut entre substitué par exemple par des groupes al- coyle. Â titre d'exemples de radicaux hétérocycliques, on citera, le radical pyridyle ou furole. R1 peut également désigner des substituants ou des groupes, notamment des groupes alcoxy, aropy, métaloxy, halogène, nitrile, alcoylmercapto, arylmercapto, dialcoyîamino, ROOC-, ROC-, carbo xylate, phosphinoxy, phosphonate et phosphonium. R2 peut avoir la même signification ou une signification similaire, pour au tant qu'il en résulte des composés présentant une --structure réa lisable. après avoir étudié cette description. l'expert n'aura pas de, difficulté pour reconnattre dans chaque cas si les subs tances de départ des isocyanures de-la formule indiquée plus haut, présentant toutefois de l'hydrogène -à la place de Me, sont réalisables, de sorte que d'autres explications à cet égard ne sont pas nécessaires. R1 etR2 peuvent aussi former en commun un radical alcoyli dène, par exemple dans le composé suivant, ou bien présenter conjointement avec l'atome de carbone en position oe de l'isocyanure, un radical carbocyclique, par exemple dans l'isocyanure de cyclohexyle. Les radicaux R dans les groupes ROQO et ROC peuvent correspondre en principe à la signification des radicaux Ri et dans le groupe ROOC, R peut aussi désigner un ion métallique (Ne); dans le groupe &alpha;-ROC, R -peut aussi désigner de l'hydrogène. Me dans la formule générale ,indiquée au début de cet exposé, désigne un métal alcalin, du lithium, du sodium, du potassium ou un équivalent de magnésium, de zinc ou de cadmium. Il résulte de l'exposé ci- dessus que l'objet de cette in Invention, c'est-à-dire les isocyanures métallisés, ou métallo isocyanures,constituent une classe de nouveaux composés présen- tant dans la molécule, à titre de caractéristique commune, le radical suivant A titre d'exemples de composés figurant dans cette classe, on citera l'isocyanure &alpha;-métalméthylique, l'isocyanure &alpha;-métal- éthylique, l'isocyanure &alpha;-métalisopropylique, l'isocyanure &alpha;- métalcyclopropylique, l'isocyanure &alpha;-métalcyclopentylique, l'isocyanure &alpha;-métalcyclohexylique, l'isocyanure &alpha;;-métalallylique, l'isocyanure &alpha;-métalcrotylique, l'isocyanure &alpha;-métalméthallyli- que, l'isocyanure &alpha;-métalpentadiène-2-4-ylique, l'isocyanure &alpha;métalbenzylique, l'isocyanure &alpha;-métalfurfurylique, l'isocyanure &alpha;-métal-2-pyridyl-méthylique, l'isocyanure &alpha;-métaléthinyl- méthylique, l'isocyanure &alpha;-métalvinyli8que, l'isocyanure &alpha;-métal- éthoxyméthylique, l'isocyanure &alpha;-métalphénoxyméthylique, l'iso cyanure &alpha;-métaléthylmercaptoéthylique, l'isocyanyre &alpha;;-métalphé- nylmercapométhylique, l'isocyanure &alpha;-métaldiméthylaminométhy- lique, l'&alpha;-métalisocyanacétate d'éthyle, l'&alpha;-métal-&alpha;-isocyano- propionate d'éthyle, l'&alpha;-métal-&alpha;isocyanacétone, l'&alpha;-métal-&alpha;-iso- cyanacétophénone, l'&alpha;-métal-isocyanacétonitrile. . On peut obtenir les isocyanures "métallisés" en faisant réagir des isocyanures portant au moinsun atome dXhydrogène sur l'atome-de carbone en position &alpha;, avec des agents dits de "métallisation". Les agents de métallisation sont en premier lieu des réactifs basiques du type Nel Dans cette formule, Ne désigne l'équivalent d'un des métaux cités plus haut et X un radical d'hydrocarbures aliphatiques ou aromatiques, le radical d'un alcool, le radical d'un composé acétylénique ou bien le groupe OH. Figurent donc parmi les agents de "métallisation" des composés organométalliques, des alcoolates, des acétylures, des hydroxydes,- des composés- de Grignard. La "métallisation". réussit également avec des hydrures métalli ques ou des amides métalliques, et dans certains cas, on peut transformer-les isocyanures directement avec un métal, afin d'ob tenir le métalloisocyanure, ou isocyanure métallisé. s titre d'exemples d'agents de "métallisation"1 on citera le butyllithium, le phényllithium, le phénylsodium, le méthylate de sodium, l'éthylate de sodium, le tert.-butylate de potassium, le tert.-butylate de- lithium, l'amidure de potassium, l'acéty lure de sodium, le bromure de phénylmagnésium, l'hydroxyde de magnésium, l'hydrure de sodium, l'amidure de sodium, le sodium métallique. Il n'est pas nécessaire d'expliquer que les radicaux R1 et R2 dans les composés de départ et les substituants, que peuvent porter les radicaux R1 et R2 à leur tour, ne doivent pas gêner l'introduction du métal à la place de l'hydrogène-que porte l'atome de carbone en position &alpha;, Bien que la production des isocyanures "métallisés" en position cr et que ces métalloisocyanures soient nouveaux, l'expert, se -basant sur cette description détaillée. et sur ses connaissances g-énéralea -de la chimie; n1 aura pas de difficulté à trouver dans les -substances de départ des radicaux et des substituants de;;ce type qui gêneraient ou bien empêcheraient la métalisation dans tous les cas ou pour l'un ou l'autre agent de métallisation.: la métallisation est effectuée en milieu liquide. On utilise donc des milieux qui sont liquides au cours de la.métalllsa- tion, inertes à l'égard des agents demétallisation,-oubien qui n'empêchent pas la métallisation0 Comme liquides dans lesquels on peut effectuer la métallisation, on préfèrera des hydrocarbures par exemple l'éther de pétrole ou du benzène, des éthers comme l'éther diéthylique ou le tétrahydrofuranne, le diméthylformamide, le sulfoxyde de diméthyle, l'acétonitrile, éventuellement aussi des alcools tels que l'alcool méthylique ou l'alcool éthylique.On peut également employer des mélanges des liquides. précités. Etant donné la présente description, l'homme de l'art n'aura pas de difficulté pour choisir d'autres liquides appropriés comme-milieu réactionnel. Les isocyanures non "métallisés" peuvent entre obtenus par exemple suivant Ugi et coll., Angew. Chemie 77, 492 (1965), internat. Edit. 4, 472 (1965). On peut choisir-la température réactionnelle entre de larges limites. En général, des températures inférieures à -80 C et supérieures à + 800C n'ont pas d'intérêt technique, et on préfère des températures inférieures à la température ordinaire ou aux environs de cette température. Des réactions de composés sensibles à l'oxygène de l'air sont avantageusement effectuées sous atmosphère d'azote. On préfère utiliser pour la réaction des quantités stoechiométriques d'isocyanures et d'agent de métallisation, mais un excès de cet agent peut, dans de nombreux cas, influer sur la réaction de façon qu'elle soit plus complète. Il existe plusieurs possibilités pour reconnaître ou poursuivre le déroulement de la métallisation. Dans certains cas, on peut observer des modifications de la couleur.----Dans d'autres cas, les métalloisocyanures s'obtiennent sous forme de précipités dans la préparation réactionnelle. Parfois, on peut déterminer par le test négatif Gilman si la "métallisation" est complète. Afin de déceler la formation- d'un métalloisocyanure , on peut également procéder à la "deutération". Les méthodes sont en soi connues par 1' homme de l arts Les métalloisocyanu- res peuvent être utilisés pour d'autres réactions directement dans la préparation dans laquelle-ils ont été obtenus; mais on peut aussi les isoler, par exemple par évaporation de la phase liquide, du liquide désigné comme solvant. -Les isocyanures "métallisés" en position , objets de cette invention, ont de nombreuses applications. Lorsqu'on les fait réagir avec des composés carbonyle, on obtient par exemple des oléfines. Cette réaction-se déroule d'après le schéma ci-dessous: Les isocyanures métallisés en position cc sont représentés par la formule I, dans laquelle R1 et R2 peuvent entre identiques ou différents et désigner de l'hydrogène et/ou des restes minéraux et/ou organiques tels qu'ils sont possibles dans des isocyanures, et dans laquelle Me désigne un alcali, du lithium, du sodium, du potassium ou un équivalent de magnésium, de zinc ou de cadmium. Les composés de formule II sont des aldéhydes ou des cétones et les radicaux R3 et R4, qui peuvent être identiques ou dif férents,désignent de l'hydrogène ou des radicaux organiques tels qu'ils sont possibles dans des aldéhydes ou des cétones. -Pour la réaction du métalloisocyanurè avec le composé car bonyle, sont en principe valables les mêmes indications qui ont été faites pour la préparation du métalloisocyanure. Dans la meme préparation réactionnelle, dans laquelle on a obtenu l'isocyanure métallisé en position , on peut préparer directement l'oléfine; mais on peut aussi d'abord isoler le mé tallo.isocyanure en chassant par exemple par évaporation le solvant désigné comme milieu liquide. On a également la possibilité d'ajouter par exemple ltisocyanure et le composant II, simultanément ou -sous forme de mélange, à un liquide renfermant de l'agent de métallisation.Le composant I se forme de façon intermédiaire, lequel se transforme en oléfine avec -le composant II. Quant à certains composés carbonyle, on peut aussi les ajouter d'abord à l'agent de métallisation et de ne faire arriver qu'ensuite -l'isocyanure. Du reste, on peut utiliser pour cette réaction, comme milieu réactionnel, des liquides inertes vis-à-vis des participants à la réaction ou bien qui n'empêchent pas la réaction. Comme liquides dans lesquels la réaction peut être effectuée, on utilise donc de préférence des hydrocarbures, par exemple de ltéther de pétrole ou du benzène, des éthers comme l'éther diéthylique, le dioxanne ou le tétrahydrofuranne, le diméthylformamide, le sulfoxyde de diméthyle, l'acétonitrile, éventuellement aussi des alcools, tels que l'alcool méthylique ou l'alcool éthylique. On peut également mettre en oeuvre des mélanges des liquides précités. En outre le composant II, s'il est liquide dans les conditions de la réaction, peut servir de milieu réactionnel ou de solvant.Afin d'éviter des pertes de rendement, on utilisera avantageusement les solvants dans un état aussi anhydre que possible. La température de réaction peut être choisie entre de larges limites, mais elle est normalement comprise entre -80 C et +80 C. On préfère toutefois en général des températures inférieures àîa température ordinaire ou~dans son voisinage.Dans~de nombreux cas,il peut être avantageux de réunir d'abord les participants à la réaction à basse température, par exemple entre -80 C et -40 C, de chauffer le mélange réactionnel à la température ordinaire et eventuellement pendant encore quelques minutes ou heures à des tenpératures plus élevées, allant jusqu'à environ 8000 ou plus. Des composés sensibles à I1 oxygène de l'air sont avantageusement transformés sous atmosphère d'azote. Pour des raisons économiques, les quantités des deux participants à ia réaction sont avantageusement stoechiométriques, des- écarts allant de +5 % à -5 % ne présentant toutefois pas d'inconvénient. En outre, le composant II peut servir de solvant s'il est liquide dans les conditions de réaction. Du reste, on peut utiliser, comme solvant ou milieu liquide, les mêmes liquides ou bien les liquides cités plus haut pour la préparation des métalloisocyanures. Il n1 est pas nécessaire d'expliquer la manière de réunir les deux participants à la réaction; on a d'ailleurs déjà décrit plusieurs possibilités de le faire. On peut déceler, de manière en soi usuelle1 le déroulement ou-la fin de la réaction par des méthodes physiques ou chimiques connues, si l'on ne se contente pas tout simplement- de l'isole ment de l'oléfine formée. On peut effectuer le post-traitement en ajoutant au mélan ge réactionnel par exemple d'abord de l'eau et en extrayant l'o- léfine formée par un solvant inerte, ou bien en éliminant d'abord le solvant organique par distillation et en isolant1 à partir du résidu,l'isocyanate métallique qui s'est formé. Cette méthode de post-traitement, ainsi que autres, sont en soi connues de lthomme de lXart. Cette réaction est appropriée notamment pour la production d'oléfines à doubles liaisons conjuguées, telles quelles se présentent par exemple dans les carotenoïdes. On peut également utiliser les isocyanures métallisés en position pour la préparation @2-oxazolium. Dans ce but, on réunit les isocyanures précités avec des composés carbonyle, à des températures auxquelles sont stables les A2-oxazolines métallisées en position 2 et qui se forment à partir des 2 participants à la réaction, on remplace ensuite, dans les g oxazolines métallisées le métal par de l'hydrogène en faisant agir un agent protonisant et on isole éventuellement la A2-oxazoline. On peut représenter cette réaction par le schéma suivant Dans ce schéma, la formule I désigne l'isocyanure métallisé en position , R1 et R2 pouvant être identiques ou différents et désigner de l'hydrogène ou des substituants minéraux et/ou organiques possibles dans des isocyanures. Me représente un alcali, c'est-à-dire du lithium, du sodium, du potassium, ou bien du magnésium, du zinc ou du cadmium. La formule II est un composé carbonyle, c'est-à-dire un aldéhyde ou une cétone. R3et R4 peuvent donc entre identiques ou différents et désigner de lthydrogène ou des radicaux organiques possibles dans des aldéhydes ou des cétones. Les températures auxquelles la A2-oxazoline métallisée en position oe, cette substance se formant au début, sont en général situées dans une zone comprise entre environ -80 et environ +60% C. L'agent protonisant pour cette réaction est une substance libérant des protons dans les conditions de cette réaction. Com me agent protonisant, on peut utiliser en premier lieu de l'eau. Des alcools, avantageusement des alcools- solubles dans l'eau, tels que l'alcool méthylique, l'alcool éthylique, l'alcool propy lique, l'alcool isopropylique, ou bien des-phénols peuvent aussi servir d'agent protonisant. On peut encore mettre en oeuvre,comme agent protonisant, un acide minéral ou organique, l'acide minéral de préférence conjointement avec de l'eau. Comme acide organique, on utilisé de préférence un composé solubles dans l'eau. A titre'-d'exemplès, on citera liacide formique et l'acide acétique. On peut toutefois aussi employer d'autres composés protonactifs, tels que des amines primaires et~secondaires, de l'ammoniac, des thioalcools, des acides thiocarboxyliques ou bien des composés C-H-acides. sont également appropriés des mélanges des agents protoni sants entre eux ou bien avec d'autres liquides. Lors de la préparation des A2-oxazolines, on réunit les composes I et II, éventuellement en présence d'un solvant, ou bien on prépare par exemple le composé I et on ajoute à la préparation réactionnelle le composant II. Sur ce mélange, on fait agir l'agent protonisant. Dans certains cas, on peut aussi ajouter aux agents de "métallisation" déjà introduits, l'isocyanure non encore soumis à la *métallisation" simultanément ou en mélange avec le composant II, ou encore introduire le composant II avec l'agent de "métallisation" et ajouter l'isocyanure non encore métallisé. Dans ces cas, le composant I se forme de façon intermédiaire. Comme solvant ou milieu liquide pour cette réaction, on peut utiliser les mêmes liquides ou bien les liquides cités plus haut pour la préparation des isocyanures soumis à la"métallisation". En outre le composant II peut servir de solvant s'il est liquide dans les conditions de la réaction. Afin d'éviter des pertes de rendement, il peut être avantageux de mettre en oeuvre un solvant aussi anhydre que possible. Dans la même préparation réactionnelle, où l'on a obtenu lli- socyanure métallisé en position , on peut aussi préparer directement la @2-oxazoline; on peut toutefois aussi isoler d'abord le métalloisocyanure en chassant, par évaporatiqn par exemple, le solvant désigne comme milieu liquide. Pour des raisons économiques, des quantités des deux parti cipants à la réaction sont avantageusement stoechiométriques, nuais des écarts allant jusqu'à quelques pour cent ne présentent pas d'inconvénient. En outre, le composant II peut faire fonction de solvant s'il est liquide dans les conditions de la réaction. Des composés sensibles à ltoxygène de ltair sont avantageusement mis à réagir sous atmosphère azote. Le mélange réactionnel obtenu après addition de l'agent protonisant peut être utilisé directement pour soumettre à d'autres réactions la A2-osazoline en tant que produit intermédiaire contenu dans ce mélange, on peut toutefois aussi soumettre le mélange réactionnel au post-traitement en soi usuel et isoler la #2-oxazoline. Cette réaction ouvre une voie nouvelle et universelle pour la préparation des A2-oxazolines elles-mêmes et des #2-oxazoli- nes substituées en position 4 etsou 5. Du fait que l'on peut faire varier les radicaux R1, R2, R3 et R4 dans les substances de départ I et II dans de larges limites, ce qui permet de préparer de omette façon les @2-oxazolines les plus variées, cette nouvelle réaction présente une haute valeur scientifique et technique.On peut désormais produire d'une façon relativement simple et économique un grand nombre de A2-oxazolines afin de les soumettre à des essais biologiques (pharmaceutiques et phytopharmaceutiques), ou bien de mettre en oeuvre des oxazolines de ce type en pharmacie, en phytopharmacie et en technique. En outre, les @2-oxazo- lines constituent d'intéressants produits intermédiaires pour la production d'amino-éthanols (cf. Cormforth et Elderfield, Eeterocyclic Compounds, tome V, p. 377). Aussi bien pour la transformation de l'&alpha;-métalisocyanure en oléfine, que pour la transformation en A2-oxazoline, R3 et R4 dans les formules II peuvent dans chaque cas désigner non seulement de l'hydrogène mais aussi un hydrocarbure aliphatique ou cycloaliphatique, insaturé ou saturé, ou bien un radical aromatique. En principe sont valables ici les mêmes indications que pour les radicaux R1 et R2 dans les formules I. Les radicaux R3 et R4 peuvent aussi former un cycle conjointement avec le carbone du carbonyle, ce qué l'on trouve par exemple dans la cyclohexanone, R et R4 peuvent aussi être des radicaux hétérocycliques, par exemple le furyle, ou bien former ensemble un hétérocycle. Des radicaux isolés R3 et R4 sont par exemple des radicaux aliphatiques, notamment des radicaux alcoyle, cycloalcoyle, alcoylène et des radicaux cycloalcoyle insaturés comme le méthyle, l'éthyle, le propyle, le butyle, le cyclohexyle, le cyclooctyle, le butène, le cyclohexène, des radicaux aromatiques, R3 et R4 sont de préférence du phényle. Les substituants cycliques précités peuvent entre reliés au groupe carbonyle directement ou par l'intermédiaire d'un charnon aliphatique, par exemple d1une channe alcane ou alcène.Les radicaux cycliques peuvent à leur tour porter des substituants par exemple des radicaux alcoyle Dans les exemples de mise en oeuvre ci-après, est illustrée la préparation de plusieurs isocyanures métallisés en position . Ces exemplesqui ne doivent pas limiter l'invention, font ressortir le principe de la préparation conforme à l'invention de ces composés organo-métalliques objets de l'invention. Les exemples montrent encore une fois, en complément de l'enseigenment fourni par la présente description, de quelle manière l'invention peut entre mise en oeuvre. Exemple a : A 900 ml de tétrahydrofuranne anhydre, on ajoute à -700C, sous atmosphère d'azote, 0,30 mole de n-butyllithium (198 ml , solution 1,25 N dans de I'hexane), et on ajoute ensuite, goutte à goutte, 12,3 g (0,50 mole) d'isocyanure méthylique. Le lithium isocyanométhylique se sépare sous forme de cristaux incolores. En vue du décèlement, on ajoute de ltaldéhy- de cinnamique, ce qui donne, dans une réaction facilement contrôlable, de la 5-styryl-&alpha;2-oxazoline et du phénylbutadiène. ExemDle 2 : On dilue une solution de 50 millimoles de nbutyllithium dans 45 ml de pentane avec 150 ml de tétrahydrofuranne anhydre. On fait arriver goutte à goutte, à -700C, sous atmosphère d'azote, 5,85 g (50 millimoles) d'îsocyanure benzylique. L'-lithio-benzylisonitrile se fait remarquer par une coloration rouge intense. On peut aussi déceler la "métallisation* par addition de benzophénone, ce qui donne le 1-lithiumoxy-2isocyano-1-1-2-triphényléthane ou ses dérivés. Exemple 3 : On fait agir 2,8 g (25 millimoles) de tert.butanolate de potassium à température ordinaire, pendant 10 minut-es, sur 2,9 g (25 millimoles) de benzylisonitrile dissous dans 10 ml de diméthylsulfoxyde perdeuterié. il se forme l'&alpha;- potassio-benzylisocyanure qui subit une deutérolyse dans ces conditions. On isole 2,75 g (95 %0) d'&alpha;-dideuterobenzylisocya- nure pur. Exemple 4 : On fait arriver goutte à goutte, à -600C, sousatmosphère d'azote, 40 millimoles de n-butyllithium (17 ml, solution 2,35 N dans du pentane) à 5,64 g (40 millimoles) de tert.butylate d1 acide isocyanacétique dans 40 ml de tétrahydrofuranne anhydre. La coloration jaune qui se produit fait reconnattre la formation de l'oe-lithio-isocyanacétate de tert.-butyle. Il peut être décelé par de l'acétophénone, du 2-lithiumoxy-1-isocyano-2-phényl-propane-1-carboxylate de tert.-butyle ou son dérivé se formant alors. Exemple 5 : Â une solution de 0,6 g de sodium dans 50 ml d'éthanol, on fait arriver, à température ordinaire, un mélange de 2,825 g (25 millimoles) d'isocyanacétate~d'éthyle et de 2,65 g (25 millimoles) d'aldéhyde benzylique. L' -sodio-isocyanacéta- te d'éthyle formé de façon intermédiaire, donne avec le benzaldéhyde présent le 2-sodiumoxy-1-isocyano-2-phényl-éthane-1-carbo- xylate d'éthyle ou son dérivé. ExemPle 6 : De façon analogue, on peut obtenir, par exemple à partir de avec emploi de butyl-lithium phényl-lithium hydrure de sodium acétylure de sodium éthylate de sodium tert.-butylate de potassiums les métalloisocyanures correspondants. Au lieu d'isoler le métalloisocyanure, on peut aussi déceler la métallisation en faisant réagir directement et immédiatement avec un composé carbonyle en vue d'obtenir les oxazolines ou les oléfines. Â 66 mi de n-butyllithium (0,105 mole; 1,6 N dans de l'he- xane) dans 100 ml de tétrahydrofuranne abs., on fait arriver goutte à goutte, à -700C, sous atmosphère d'azote, la solution de 5,6 ml d'isocyanure méthylique (0,1 mole) dans 20 ml de tétrahydrofuranne abs. Au bout de 10 mn, on fait arriver à la même température, la solution de 12,0 g (0,1 mole) d'acétophé- none dans 20 ml de tétrahydrofuranne abs., et au bout d'encore 10 mn, on ajoute encore 25 ml de méthanol. On brasse pendant 2 heures à température ordinaire, on chasse le solvant sous vide et on répartit le résidu entre de l'éther et de l'eau.Une distillation de la solution éthérée donne 12,8 g de 5 méthyl-5- phényl-2-oxazoline, p. éb. 700/0,1 mm. Rendement 80 %. N Isocyamure de Composé 2-oxazoline Ren carbonyle dement 6 benzyle cyclohexanone cyciohexanespiro-5'- 26 % (4'-phényl)- 7 benzhydryle " cyclohexanespire-5'- 72 % (4'-4'-diphényl)8 allyle n cyclohennespiro-5- 13 % (4'-vinyi)- 9 3-3-diméthyl- acétophénone 4-(2'-2'-diméthyl allyle vinyl)-5-phényl-5- 46 % N Isocyanure de Composé oléfine Ren carbonyle dement 10 furfuryle acétophénone &alpha;-méthyl-ss-(2-furyl)- 18 % styrène On peut déceler, par "deutération" également, la formation d'isocyanure "métallisé. Exemple Il : A une solution de 6,5 g (50 millimoles) d'iso- cyanure &alpha;-phényléthylique dans 50 ml de tétrahydrofuranne (HF), abs., on fait arriver goutte à goutte, à -700C, sous atmosphère d'azote, 44 ml de phényllithium (55 millimoles; 1,25 N dans de l'éther). La "métallisation" est indiquée par une coloration verte de la solution. Au bout de 10 minutes, on fait arriver, à la même température, la solution de 2 ml d'oxyde de deutérium dans 10 ml de THF, le mélange redevenant alors incolore. On soumet à l'hydrolyse avec une solution concentrée de sel gemme, on sépare la phase organique, on sèche et on distille. On obtient 5,8 g d'&alpha;-deutero-&alpha;-phényl-éthylisocyanure. Rendement 89 %. La teneur en deutérium est déterminée par le spectre NMR et par spectrométrie de masse (95%). La position du deutérium ressort de façon indiscutable à partir du spectre NMR (résonance magnétique nucléaire)0 N Isocyanure de Base Température Produit réactionnelle 12 3-diméthylamino- butyllithium -700C 1-mono-deutero propyle 13 3-méthoxypropyle butyllithium env. 0 C 1-mono-deutero I REVENDICBTIONS 10) Isocyanures "métallisés" ou métalloisocyanures répondant à la formule générale dans laquelle R1 et R2 peuvent être identiques ou différents et désigner de l'hydrogène et/ou des radicaux minéraux et/ou organiques tels qu(ils sont possibles dans des isocyanures, Me étant un alcali, du magnésium, du zinc ou du cadmium. 20) Isocyanures métallisés selon la revendication 1, où Me désigne du lithium, du sodium ou du potassium. 3 ) Isocyanures métallisés selon la revendication 1, où ltun des deux radicaux R1 ou R2 désigne de l'hydrogène et l'au- tre radical R1 ou R2 un hydrocarbure. 40) Isocyanures métallisés selon la revendication 1, où les deux radicaux R1 et R2 désignent un hydrogène. 50) Isocyanures métallisés selon la revendication 1, où les radicaux R1 et/ou R2 désignent un hydrocarbure insaturé. 60) Isocyanures métallisés selon la revendication 1, où R2 représente de l'hydrogène et R1 désigne un radical alcoyle saturé ou insaturé à 1 - 4 atomes de carbone, Me désignant du lithium, du sodium ou du potassium. 70) Isocyanures métallisés selon la revendication 1, où R1 désigne le radical phényle, R2 de lthydrogène ou le radical phényle et Me du lithium, du potassium ou du sodium. 80) Isocyanures métallisés selon la revendication 1, où R2 représente de l'hydrogène et R1 désigne un radical phénylalcoyle, la chaîne alcoylène portant 1 à 3 atomes de carbone. 90) Procédé pour la préparation d'isocyanures métallisés selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on fait agir, à des températures comprises entre environ -80 et environ +800C, en milieu liquide, des isocyanures portant au moins un atome d'hydrogène sur l'atome de carbone en position cc sur un agent de métallisation. 100) Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce qu'on introduit par métallisation un métal alcalin.