L'invention est relative à un dispositif ou instrument de dosage, titrage ou analyse et 9 un procédé pour utiliser un tel dispositif ; et elle concerne, plus particulièrement, un dispositif et un procédé pour appliquer une quantité mesurée d'un réactif soluble dans l'eau ou dispersible dans l'eau à un milieu solide contenant de l'eau aux fins d'utilisation par mise en oeuvre de procédés de séparation par affinité ou diffusion moléculaire. Divers modes opératoires analytiques ont été mis au point pour la séparation et l'identification de différentes espèces moléculaires, présentes dans un échantillon, par application de l'échantillon un milieu solide contenant de l'eau, ce qui provoque une diffusion moléculaire de l'échantillon au travers du susdit milieu. Bn particulier, il a été utilisé des procédés de-chromatographie et d'élec trophorbse (y compris d'-imsunodlectrophorbse) qui réalisent tous une séparation d'espaces moléculaires différentes par diffusion différen tielle d'un échantillon au travers d'un milieu solide contenant de l'eau.Lors de la mise en oeuvre de tels procédés, divers réactifs qui interagissent avec une ou plusieurs des espaces moléculaires dans l'échantillon peuvent aussi être appliquds au susdit milieu avant, pendant ou après l'opération de séparation afin de faciliter la séparation ou l'identification de I'espèce en question. Dans la technique antérieure, ces réactifs ont été introduits jusque dans le-milieu de diverses manières. Dans quelques cas, ils ont été introduits jusque dans ledit milieu lors de la fabrication de ce dernier, mais dans la plupart des cas ils ont été appliqués à la surface du milieu solide contenant de l'eau au moment où ils sont nécessaires, soit par application d'une solution ou dispersion liquide du réactif à la surface qu'on laisse ensuite en attente, soit par immersion du milieu solide dans une solution ou dispersion du réactif dans un vdhicule liquide adéquat. Dans l'un et l'autre cas, une mesure et un réglage précis de la proportion et de l'emplacement du réactif dans le milieu à l'intérieur duquel le réactif diffuse sont difficiles et incertains.Il a aussi été proposé de disperser de tels réactifs dans un liant solide résistant à l'eau, comme dans les brevets US ne 3 630 957 (Rey et al.) et no 3 694 163 (Sherelis) ; et de maintenir un liant solide, insoluble dans l'eau, contenant un réactif, en contact avec la surface d'un milieu contenant de l'eau, ou capable d'absorber de l'eau, tel que du papier, comme dans le brevet US no 3 672 845 (Verbeck).Toutefois, des réactifs incorporés à des liants résistants à l'eau ou insolubles dans l'eau ne peuvent pas facilement être complètexent extraits et diffusés jusque dans un milieu solide contenant de l'eau, ce qui rend difficiles, voire même impossibles, le réglage et la mesure de la quantité de réactif introduite jusque dans ledit milieu. La présente invention met à la disposition de la technique un dispositif et un procédé qui facilitent une introduction précise et quantitative de réactif jusque dans un milieu solide contenant de 1' eau en vue de son utilisation dans des modes opératoires réalisant une séparation par affinité ou diffusion moléculaire. L'invention est plus particulibrovent intéressante à utiliser conjointement avec un milieu en couche mince, c'est-b-dire avec un milieu solide, conte- nant de l'eau, se présentant sous la forme d'une couche ayant une épaisseur comprise entre 0,1 et 2 n. L'invention a pour objet un dispositif pour appliquer une quantité mesurée de réactif soluble dans l'eau ou dispersible dans l'eau un milieu solide contenant de l'eau et utilisable au cours de mo- des opératoires de séparation par affinité ou diffusion moléculaire, lequel dispositif est caractérisé en ce qu'il comprend essentielle- ment s une pellicule solide essentiellement constituée par un liant polymère organique solide, capable de former une pellicule, qui est soluble dans l'eau Jusqu'd concurrence d'au moins 1 % en poids à 200C ; et, incorporée i ladite pellicule de liant, une quantité issu- rée dudit réactif, ladite pellicule étant d'une dimension et d'une forme telles qu'elle est propre à être placée en contact avec ledit milieu afin de permettre auxdits réactif et liant de diffuser conplatement jusque dans ledit milieu. L'invention a aussi pour objet un procddé pour analyser un é- chantillon en le soumettant à une opération de séparation par diffusion moléculaire dans un milieu solide contenant de l'eau et en provoquant la la réaction de constituants de l'échantillon avec un réac- tif dans ledit milieu, lequel procédé est caractérisé en ce qu'il comprend l'opération élémentaire consistant essentiellement b placer une face du dispositif, tel que spécifié dans le paragraphe précé- dent, en contact avec ledit milieu et i la maintenir ainsi en contact pendant un temps d'une durée suffisante pour permettre auxdits réactif et liant de diffuser eomplbterent jusque dans ledit milieu. En ce qui concerne les liants, l'expression "solubles dans 1' eau" doit s' entendre comme englobant dans sa portée aussi bien ceux des matériaux qui forment des dispersion ou solutions colloTdale. que ceux qui forment des solutions vraies. Parmi les liants utilisables lors de la mise en oeuvre de la présente invention, on peut notamment citer divers matériaux polymb- res tels que le dextrane, un polyacrylamide soluble dans l'eau, le poly(acide acrylique) et ses sels iétalliques solubles dans l'eau, un poly(alcool vinylique) soluble dans liteau, le polydthylène-gly- col, le poly(oxyde d'éthylbne), la poly(vinylpyrrolidone), une gomme guar clarifiée, une carboxyméthyl-cellulose soluble dans l'eau, une hydroxyéthyl-cellulose soluble dans liteau, une méthyl-cellulose 80- luble dans l'eau, 1' algine, le carragheenane, la gomme lanthane, l'amidon, des copolymères (solubles dans l'eau) d'anhydride maléique avec divers monomères vinyliques tels que décrits, par exemple, dans le brevet US n 2 047 398, et plus particulibrement des copolymères d'anhydride maléique avec des éthers vinyliques ou des esters vinyliques ou leurs sels correspondants. il peut aussi se trouver, conjointement avec le liant, des humectants ou des agents tensio-actifs classiques (agents dispersants) servant è maintenir la flexibilité du liant et è faciliter ou à accélérer sa dispersion ou sa dissolution dans 11 eau. La pellicule de liant polymère peut être de n1 importe quelle épaisseur désirde, mais son épaisseur est de préférence comprise entre 0,01 et 2 mm. Elle peut être pourvue d'un support ou d'une sous-couche provisoire et séparable, se présentant sous la forme d' une feuille de papier ou d'une pellicule en matière plastique insoluble dans 11 eau, mais le recours à un tel support (ou i une telle sous-couche) n'est réellement utile que dans le cas de pellicules fragiles ou dlune résistance mécanique extrêmement faible, et on peut 11 omettre quand il s'agit d'une pellicule du type dit autosupportant.Quand on se sert d'un support (ou d'une sous-couche), il est souhaitable qu'il soit transparent ; parmi des supports de ce genre et qui sont plus particulièrement adéquats figurent notam- ment ceux formés à partir de matières plastiques telles que des polyesters, le polystyrène, l'acétate de cellulose, des polyamides et analogues, d' épaisseur variable. L1 épaisseur du support est de pré férence choisie d'une valeur minimum afin de minimiser le prix de revient tout en assurant cependant le renforcement mécanique désiré. Le degré de liaison entre la pellicule contenant le réactif et le liant, d'une part, et la pellicule-support, d'autre part, n'est pas critique ; une liaison suffisante est habituellement établie si la pellicule de liant est formée in situ sur la surface de la pellicule-support b partir d'une solution ou d'une masse en fusion. Les réactifs qui peuvent être incorporés à la pellicule de liant polymère peuvent être choisis parmi n'importe lesquelles des 2a- tières solubles dans l'eau ou dispersibles dans liteau et dont beaucoup sont communément utilisés pour mettre en oeuvre des méthodes de titrage, dosage ou analyse, matières telles que des anticorps, des antigènes, des enzymes, des substrats d'enzymes, des brillanteurs de précipitine, des colorants, des précipitants, des organismes biologiques et/ou des agents nutritifs pour de tels organismes, des tampons, des sels et analogues, aussi bien que des réactifs des types susspécifiés mais qui ont été marques par des isotopes radioactifs ou qui sont fluorescents. Les proportions relatives de réactif et de liant polymère, solo ble dans l'eau, que contient le dispositif peuvent être admises 9 varier largement selon l'importance ou la proportion de la quantité è mesurer ; c'est une question de choix ou de commodité. Habituellement, le mieux consiste à utiliser un dispositif dans lequel le proportion en poids de liant polymère soluble dans l'eau représente entre environ 10 % et 95 % du poids de la pellicule, tandis que le réactif constitue le reste. On peut utiliser au moins deux réactifs sous forme d'un mélange mutuel ; on peut aussi utiliser au moins deux liants polymères différents, bien qu'habituellement l'utilisa- tion d'un tel mélange ne soit pas avantageuse. Les réactifs peuvent être incorporés de diverses manières à la pellicule de liant polymère, sans perdre de vue qu'il importe habituellement que le réactif soit réparti aussi uniformément que possi- ble dans toute la masse du liant polymère. Le réactif peut être mélangé avec le liant polymère pendant que ce dernier se trouve sous la forme d'une masse en fusion ou sous la forme d'une solution dans un solvant volatil, après quoi on donne au mélange la forme d'une pellicule de l'épaisseur désirée qu'on laisse sécher ou refroidir afin de la solidifier.La pellicule de liant polymère soluble dans l'eau peut aussi être formée séparément à partir d'une solution du liant ou à partir d'une masse en fusion, après quoi une solution ou une dispersion du réactif dans un véhicule liquide approprié peut être appliquée sur la surface de la pellicule, admise è diffuser jusque dans l'intérieur de cette pellicule que l'on sèche ensuite. Dans quelques cas, le réactif, qui se présente initialement sous la forme de particules sèches et finement divisées, peut être étalé sur la surface de la pellicule en liant polymère soluble dans l'eau, après quoi cette dernière est fondue, puis resolidifiée. Bien qu' un séchage à l'air forcé puisse habituellement autre utilisé pour former la pellicule et/ou pour y incorporer le réactif, on peut aussi recourir à un séchage sous vide ou avec congélation (lyophilisation) dans le cas de matières sensibles à la chaleur. La dimension du dispositif selon l'invention est une affaire de choix et dépend notamment de la nature du mode opératoire de titrage, dosage ou analyse envisagé. Généralement, il n'est ni convenable, ni commode d'utiliser des dispositifs dans lesquels les dimensions de la pellicule sont inférieures à environ 5 rnm au carré, mais des dispositifs plus petits sont cependant utilisables dans des cas spéciaux où l'on désire confiner le réactif h une petite superficie localisée du milieu, et l'on peut se servir aussi de dispositifs plus grands, y compris ceux qui sont d'assez grandes dimensions pour couvrir la totalité de la surface exposée du milieu auquel il 'a- git d'appliquer le réactif, laquelle surface peut 8trie de l'ordre se 100 cm2 ou m8me plus. La pellicule peut être de n'importe quelle forme désirée, y compris une forme annulaire, ou perforée. Les dispositifs en question sont utilisables pour appliquer des réactifs à l'importe quel type de milieu solide contenant de 1' eau, dont on se sert au cours d'opérations de séparation par affinité ou par diffusion moléculaire, par exemple au cours d'opérations de chromatographie ou d'électrophorbse, et plus particulièrement lorsque les susdits milieux affectent la forme de couches minces (c'est-8-dire ayant une épaisseur maximum de 2 mm) formées par vexez ple à partir d'un gel, d'une membrane, d'un produit cellulaire ou d'un tissu.Des milieux plus particulièrement importants à considérer sont des gels hydratés formés à partir d'agarose, d'agar, de polyacrylamide (transversalement réticulé afin d'en empêcher la dis solution), ou de l'acétate de cellulose ; des membranes en acétate de cellulose et en papier sont importantes aussi à prendre en cons i- dération. Lors de l'utilisation du dispositif selon la présente invention, la face de la pellicule contenant le réactif est simplement placée en contact avec le milieu solide contenant de l'eau, et on la laisse ou on la maintient dans cette position Jusqu'à complète dissolution ou diffusion du réactif et du liant polymère l'un dans l'autre, puis Jusque dans le milieu.Cette opération élémentaire s' effectue habituellement à la température ambiante ordinaire, bien que l'on puisse aussi utiliser d'autres températures, comprises par exemple entre 100 et 600C, Quand on se sert d'une sous-couche ou d'un support insoluble dans l'eau pour renforcer la pellicule faisant partie du dispositif, on peut soit laisser cet élément de renforcement en place sur la surface du milieu contenant de 11 eau, soit, Si on le désire, on peut l'enlever quand une diffusion complète du réactif et du liant est intervenue.On peut aussi se servir du dispositif pour introduire des réactifs dans des milieux utilisés pour cultiver des bactéries, et on peut encore s'en servir pour effectuer des colorations histologiques par application d'un dispositif (contenant un colorant) en contact avec un tissu. Ci-après sont donnés différents exemples, bien entendu non limitatifs, ayant pour but d'ullustrer différents modes de réalisation de la présente invention Exemple 1.- On prépare une solution de réactif, servant à la localisation de déshydrogénase lactique (en abrégé : LDHX à partir d'un mélange de colorant de substrat et de tampon disponible dans le commerce. A 1 ml de cette solution, on ajoute 9 ml d'une solution aqueuse à 0,5 % en poids de polyéthylène-glycol 4000 comme liant, et on agite le mélange.On répartit ensuite uniformément 5 ml de cette solution, ainsi bien mélangée, sur une sous-couche affectant la forme d'une pellicule mesurant environ 83 mm x 102 mm constituée en un poly(térdphtalate d'éthylènc) hydrophile, mais insoluble dans l'eau, vendu dans le commerce sous la marque "Cronarw ; on sèche rapidement la préparation à 400C dans une étuve à circulation d'air forcée et l'on forme ainsi une pellicule de liant-LDH mesurant approximativement 0,02 mm d'dpaisseur sur la sous-couche formant le support. Un milieu classique pour électrophorèse, à base d'agarose hy draté (une couche d'agarose hydraté de 1 à 2 mm d'épaisseur sur une pellicule en "Cronar" servant de support), est mis en équilibre avec une solution aqueuse de tampon d'un type normalisé, puis inoculé avec du sérum humain, et est soumis à une électrophorèse. Après que cette électrophorèse est complètement terminée, on place la pellicule de LDH-liant sur le milieu à base d'agarose, la sous-couche constituant le support occupant la position la plus supérieure, puis on place l'ensemble du type sandwich, ainsi constitué, dans une étuve d'incubation à 370C pendant une heure. Des lignes visibles, de couleur pourpre, apparaissent dans le milieu et identifient l'empla- cement des composants du sérum avec lesquels la LDR a réagi. On enlève ensuite la pellicule-support à partir de la surface du milieu, on lave ce dernier brièvement dans de l'eau courante, puis on le maintient plongé dans une solution aqueuse à 5 % en poids d'acide acétique pour fixer les lignes colorées, puis on sèche et on obtient ainsi un enregistrement permanent. Si on le désire, la pellicule de réactif-liant peut autre conservée indéfiniment, après sa préparation et avant usage, en l'enfermant dans un sachet en pellicule de polyéthylène d'environ 0,075 mi d'épaisseur et en la maintenant, ainsi conditionnée, à une tempé- rature de 4 à SOC. Exemple 2.- On prépare le même type de pellicule contenant un réactif et du liant que dans l'exemple 1, à l'exception du fait que la solution de polyéthylbne-glycol 4000 est placée séparément sur la pellicule-support et y est séchée. On répartit ensuite uniform- ment 1 mi de la solution de visualisation de la LDH sur la surface de polyéthylène-glycol 4000, et on sèche. On utilise le dispositif, ainsi produit, en ayant recours à un mode opératoire identique à celui décrit dans ltexemple 1. Exemple 3.- À 10 ml d'une solution aqueuse à 0,5 % de poly(vi nylpyrrolidone) servant de liant, on ajoute comme réactif 0,4 ml mi un anti-sérum humain entier préparé sur des chèvres, et on agite brièvement le mélange dont on répartit ensuite 5 ntl sur une pellicule-support mesurant environ 83 mm x 102 u comme dans l'exemple 1. On sèche le tout dans une étuve à circulation à air forcée, réglée à 250C, pour former une pellicule de réactif-liant mesurant approxima- tivement 0,1 mi d'épaisseur sur la pellicule-support. On se sert du dispositif, ainsi préparé, en plaçant la pellicule de réactif-liant en contact avec la surface d'un milieu constitué par une simple pellicule pour électrophorèse, en agarose hydraté ordinaire, mesurant environ 83 n x 102 mi, et comportant les "puits à échantillon11 habituels pour électroimmunodiffusion. Après 30 mi nuies à la température ambiante ordinaire, on enlève le liquide résiduel qui se trouve dans les susdits puits à échantillon, et on introduit des échantillons de sérum dans les puits ; bien entendu, il a fallu enlever la pellicule-support avant d'enlever le liquide résiduel.Après électrophorèse pendant 45 minutes sous une tension électrique de 100 volts, les dessins de précipitine visibles dési- ré, du type "roquette", se sont développés là où une interaction du réactif avec les constituants du sérum est intervenue. Exemple 4.- La pellicule de réactif-liant préparée de la manière décrite dans l'exemple 3 est placée en contact avec un milieu, constitué essentiellement par un gel aqueux à 1 % d'agarose, mesurant I a d'épaisseur et contenant 0,85 % de chlorure de sodium et 0,05 % d'azide de sodium, dans lequel deux puits de 2 Il de diamètre ont été découpéa pour réaliser une immunodiffusion radiale. Après 30 minutes à la température ambiante, on enlève la pellicule-support et on retire le fluide résiduel se trouvant dans les puits.Dans les puits ainsi préparés, on place des échantillons de cinq microlitres de sérum humain, puis on place le milieu, comprenant le susdit gel, dans une chambre à humidité. Après 24 heures, le gel présente les anneaux désirés de précipitine autour des puits, montrant ainsi l'emplacement des produits de réaction formés entre le sérun et le réactif après une diffusion. Exemple 5.- Une pellicule de réactif-liant utilisable pour les modes opératoires décrits dans les exemples 3 et 4 peut aussi entre préparée en mélangeant 0,4 ml des antisérume avec 10 mi d'une solu- tion aqueuse à 0,5 ffi de poly(vinylpyrrolidone) servant de liant, en soumettant la solution mélangée résultante à une cryodessiccation (ou lyophilisation), et en étalant le solide lyophilisé, ainsi obtenu, sur un support dorsal en matière plastique, ledit support étant constitué soit par une mince couche de pellicule de poly(vinylpyrrolidone) humide, soit par un autre adhésif par contact. Exemple 6.- On suit le même mode opératoire que celui décrit dans les exemples 3, 4 et 5 à l'exception du fait que l'on utilise l'antigène, constitué par du sérum humain normal, comme réactif dans la pellicule de liant tandis que l'on se sert de l'anticorps conte échantillon soumis à l'épreuve. Exemple 7.- On utilise le x8me mode opératoire que dans l'ex- emple 3 à l'exception du fait que, à la place de poly(vinylpyrroli- done) comme liant, on utilise respectivement, comme liant, l'une des substances suivantes : poly(alcool vinylique), poly(oxyde d'éthylè- ne), polyéthylène glycol 20.000, polyacrylamide (soluble dans l'eau), alginate de sodium, méthylcellulose, gomme guar clarifiée, hydroxy- éthyl-cellulose soluble dans l'eau, gomme xanthane, amidon soluble, et destrane. D'autre part, on peuy utiliser, à la place d'une pelle cule-support du type susspécifié, des pellicule de poly(chlorure de vinylidène) ("Saran Wrap"), de polyearbonate, de poly(méthacrylate de méthyle), et d'acétate de cellulose, toutes substances qui sont insolubles dans l'eau. On prépare des pellicules de réactif-liant auto-supportantes,à à partir des mélanges susmentionné, en se servant comme sous-couche de support d'une couche de poly(tdtrafluorodthylè- ne) ("Teflon"), puis en enlevant la pellicule de réactif-liant sé- chée à partir du support avant usage. Exemple 8.- On dissout 0,2 g de Rouge Gras 7B ("Fat Red 73", Sigma), pour la coloration des lipoprotéines, dans 0,2 ml de polyd- thylbne-glycol 400 et on incorpore intimement cette solution, en agitant, à 2 g de polyéthylène-glycol 4000 fondu, après quoi on étale le mélange rapidement et uniformément sur une pellicule-support, mesurant environ 83 mm x 102 mm, en poly(téréphtalate d'éthylène) hydrophile, puis on le laisse durcir. On se sert de la pellicule, sans autre modification, en plaçant la surface de réactif-liant en contact avec la surface d'un milieu constitué par du gel d'agarose hydraté dans lequel de la protéine du sérum a été précédemment soumise à une électrophorèse.Après dix minutes d'wa tel contact à la température ambiante ordinaire, on enlève la pellicule-support, en suite de quoi les bandes de lipoprotéine ayant réagi sont visibles dans le milieu. Selon un autre mode de réalisation, on ajoute, au mélange réac- tif-liant, 0,01 g d'un agent tensio-actif non ionique qui est un octyl-phénoxy-poly(9-10)éthoxy-éthanol vendu dans le commerce sous la marque triton X-100". La pellicule de réactif-liant ainsi préparée se caractérisé par une diffusion plus rapide Jusque dans le milieu constitud par un gel d'agarose. ExemPle 9.- On mélange des volumes égaux de tampon au barbital ayant une force ionique de 0,08, pH 8,2, et d'une solution aqueuse à 1 % de polyéthylène-glycol 4000 servant de liant ; on verse 5 ml de ce mélange sur la surface d'une pellicule-support en poly(tdréphta- late d'éthylène) de 0,1016 mm d'épaisseur, possédant un caractère hydrophile, et on fait sécher dans une étuve à circulation d'air forcée réglée à 40oC. La pellicule résultante de réactif-liant mesure approximativement 0,5 mm d'épaisseur ; on la place en contact avec la surface d'un milieu constitué par une pellicule de gel d'agarose hydraté mesurant approximativement 2 ma d'épaisseur, en laissant en place la pellicule-support dorsale sur la face de la pellicule de réactif-liant qui est la plus éloignée du milieu comprenant le gel d'agarose. Après 10 minutes à la température ambiante ordinaire, on enlève la susdite pellicule-support dorsale, et le milieu comprenant le gel d'agarose est alors prêt à recevoir un échantillon à soumettre à l'épreuve, avant la mise en oeuvre d'une électrophorèse. Exemple 10.- Du sulfate de dextrane, précipitant spécifique des lipoprotéines, est utilisable en tant que tel quand on l'incorpore à une pellicule de réactif-liant. On dissout environ 0,5 g de sulfate de dextrane en tant que réactif dans 1 ml d'eau, puis on étale uniformément la solution, ainsi obtenue, sur la surface d'une pellicule séchée, précédemment préparée, de polyéthylbae-glycol 4000 (servant de liant) mesurant approximativement 0,25 mm d'épaisseur, puis on sèche dans une étuve à circulation d'air forcée réglée à 40OC. On soumet des échantillons de sérum humain à une électrophorèse dans un milieu classique constitué par un gel d'agarose hydraté, me- surant approximativement 1 mm d'épaisseur, supporté sur une pellicule dorsale en poly(téréphtalate d'éthylène) hydrophile. Après que l'opération d'électrophorèse est complètement terminée, on place la surface de la pellicule de réactif-liant en contact avec le milieu comprenant un gel d'agarose et on lty laisse séjourner pendant 15 minutes à la température ambiante ordinaire, après quoi on lave à l'eau la surface dudit milieu. Des bandes blanches des produits de réaction précipités de lipoprotéines avec le sulfate de dextrane sont visibles dans le milieu, et la mesure de ces bandes permet de déterminer la quantité de ces lipoprotéines. Exemple 11.- On prépare une pellicule de réactif-liant en répartissant 1 ml d'un réactif kconstitué par un mdlange 1:5 d'alpha antitrypsine et d'antisérums dans une solution saline aqueuse à 0,85 ffi de NaCl) uniformément sur la surface d'une pellicule, précé- demment préparée et séchée, de polyéthyl8ne-glycol 6000 servant de liant et mesurant approximativement 0,25 M d'épaisseur. On sèche rapidement, à 20 OC, le produit résultant. On se sert de la pellicule de rdactif-liant, ainsi constituée, en opérant de la manière décrite dans l'exemple 10, pour caractériser un sérum humain de type Pi après des opérations d'électrophor8se. Bien entendu, tout spécialiste, après avoir pris connaissance de la description ci-dessus portant sur différents modes de réalisation de l'invention, pourra facilement imaginer et utiliser de nombreuses autres variantes et modifications, et ce sans s1 écarter pour autant de l'esprit ni de la portée de ladite invention. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour appliquer une quantité mesurée de réactif soluble dans l'eau ou dispersible dans l'eau à un milieu solide contenant de lteau et utilisable au cours de modes opératoires de séparation par affinité ou diffusion moléculaire, lequel dispositif est caractérisé en ce qu'il comprend essentiellement : une pellicule solide essentiellement constituée par un liant polymère organique 50 lide, capable de former une pellicule, qui est soluble dans l'eau jusqu'd concurrence d'au moins 1 % en poids à 200C ; et, incorporée à ladite pellicule de liant, une quantité mesurée dudit réactif, ladite pellicule étant d'une dimension et d'une forme telles qu'elle puisse autre placée en contact avec ledit milieu afin de permettre auxdits réactif et liant de diffuser complètement jusque dans ledit milieu 2.Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comporte un support dorsal, en matière plastique insoluble dans l'eau, lié à une face de ladite pellicule 3. Dispositif selon la revendication 2 caractérisé en ce que ledit liant est choisi parmi le groupe constitué par les substances suivantes : dextrane, polyacrylamide, poly(acide acrylique), poly (alcool vinylique), polyéthylène-glycol, poly(oxyde d'éthylbne), poly(vinylpyrrolidone), gomme guar, carboxyméthyl-cellulose, hydro xyéthyl-cellulose, méthylcellulose, algine, carragheenane, gomme lanthane, amidon, et des copolymères d'anhydride maléique avec des monomères vinyliques. 4. Procédé pour analyser un échantillon en le soumettant à une opération de séparation par diffusion moléculaire dans un milieu solide contenant de l'eau et en provoquant la réaction de constituanti de l'échantillon avec un réactif dans ledit milieu, lequel procédé est caractérisé en ce qu'il comprend l'opération élémentaire consistant essentiellement à placer une face du dispositif spécifié dans la revendication 1 en contact avec ledit milieu et à la maintenir ainsi en contact pendant un temps d'une durde suffisante pour permettre auxdits réactif et liant de diffuser complètement jusque dans ledit milieu. 5. Procédé selon la revendication 4 caractérisé en ce que 1' on utilise un dispositif selon la revendication 2. 6. Procédé selon la revendication 5 caractérisé en ce que 1' on enlève ledit support dorsal après que la diffusion est complètement terminée.