TITRE DE L’INVENTION : DISPOSITIF DE PROTECTION D’UN PIED ET PROCÉDÉ DE FABRICATION DE CE DISPOSITIF Le dispositif (20) de protection d’un pied (32) de dimensions prédéterminées, notamment contre des escarres, comporte une coque en matériau élastiquement déformable à mémoire de forme, coque dotée d’un volume intérieur vide (31). Débouchant dans ce volume, se trouvent : - une ouverture (21) dite « de jambe » propre à envelopper la base de la jambe au-dessus des chevilles et - une ouverture (23) dite « d’orteils » propre à laisser passer les cinq orteils du pied, - une ouverture (22) dite « de talon » dont au moins une section présente une forme globalement triangulaire dont un coin est orienté vers l’ouverture de jambe et - deux ouvertures (24) dites « de malléoles » de part et d’autre d’un plan passant par les ouvertures de jambe, d’orteils et de talon. Les ouvertures de jambe et d’orteils sont reliées par des lèvres (33) disjointes, la coque étant déformable sans déformation définitive jusqu’à un écartement des lèvres d’au moins six centimètres sur toute leur longueur. Figure pour l'abrégé : figure 2 DISPOSITIF DE PROTECTION D’UN PIED ET PROCÉDÉ DE FABRICATION DE CE DISPOSITIF Domaine technique de l’invention La présente invention vise un dispositif de protection d’un pied et un procédé de fabrication de ce dispositif. Elle s’applique, en particulier, au domaine des appareils et accessoires de soin ou de protection corporelle ou médicale. Elle intéresse plus particulièrement à la protection du talon à des fins curatives ou préventives de l'escarre du talon et/ou à la protection des malléoles évitant en outre le syndrome équin et ce dans diverses positions du décubitus. État de la technique On connaît divers dispositifs destinés au repos et à la protection du pied et de la partie inférieure de la jambe, applicables notamment aux personnes immobilisées en position horizontale pour une période de longue durée. D'une façon générale, ces dispositifs visent à éviter des contacts prolongés des parties du pied en saillie. Ces contacts prolongés peuvent, en effet, provoquer la formation d'escarres, la présence et la persistance de ces escarres entraînant des coûts de soins élevés et constituant un problème majeur dans le cadre des budgets affectés à la santé publique. On connaît ainsi des talonnières dites enveloppantes telles en peau de mouton, à microfibres à garniture gélifiée ou microbilles, permettant de réduire le point de pression ; mais ces accessoires sont peu confortables car ils nécessitent la mise en place de sangles de maintien. De plus, ils n'assurent pas de position stable du pied et ne protègent pas de l'équinisme. On connaît aussi des talonnières du type gouttière ne permettant que le décubitus dorsal et nécessitant l'immobilité stricte des membres inférieurs. De plus, ces talonnières n'étant pas solidaires du pied, elles peuvent se révéler instables sous le pied. D’autres talonnières, plates, ne s'adaptent pas à toutes les positions et n'évitent pas l'équinisme. D'une façon générale ces talonnières de type connu si elles ne sont pas exactement positionnées et maintenues, ce qui pose des problèmes pour des patients agités, peuvent engendrer des effets secondaires, tels que l'apparition d'escarres en dehors de la zone protégée, des blessures, contusions ou cisaillements. La présente invention vise à remédier à tout ou partie de ces inconvénients. À cet effet, selon un premier aspect, la présente invention vise un dispositif de protection d’un pied de dimensions prédéterminées, notamment contre des escarres, qui comporte une coque en matériau élastiquement déformable à mémoire de forme, coque dotée d’un volume intérieur vide et, débouchant dans ce volume : - une ouverture dite « de jambe » propre à envelopper la base de la jambe au-dessus des chevilles et - une ouverture dite « d’orteils » propre à laisser passer les cinq orteils du pied, les ouvertures de jambe et d’orteils étant reliées par des lèvres disjointes, la coque étant déformable sans déformation définitive jusqu’à un écartement des lèvres d’au moins six centimètres sur toute leur longueur, - une ouverture dite « de talon » dont au moins une section présente une forme globalement triangulaire dont un coin est orienté vers l’ouverture de jambe et - deux ouvertures dites « de malléoles » de part et d’autre d’un plan passant par les ouvertures de jambe, d’orteils et de talon. L'invention permet de dégager et de protéger les zones à risques telles la face arrière du talon, les malléoles, la base du gros orteil, des pressions génératrices d'escarres et ce dans les diverses positions du sujet. De plus, le dispositif selon l'invention protège le pied immobilisé contre le risque d'équinisme. La forme triangulaire de l’ouverture de talon permet une meilleure répartition des forces autour du talon d’Achille. Dans des modes de réalisation, la coque est symétrique par rapport à un plan passant par les ouvertures de jambe, d’orteils et de talon. Ainsi, le dispositif peut être adapté, de manière indifférenciée, au pied droit comme au pied gauche. Dans des modes de réalisation, le dispositif comporte, de plus, une housse enveloppante amovible configurée pour entourer la coque en laissant accessible au moins l’ouverture de jambe et l’ouverture d’orteils. Dans des modes de réalisation, l’épaisseur des lèvres, mesurée dans un plan passant par les ouvertures de jambe, d’orteils et de talon, est inférieure à trois centimètres. Dans des modes de réalisation, la coque présente deux méplats atteignant l’ouverture de talon, l’intersection des méplats définissant une première arête et l’intersection de chaque méplat et de l’ouverture de talon définissant deux autres arêtes plus courtes que la première arête, les trois arêtes formant un trièdre dont le sommet est entre l’ouverture de talon et l’ouverture de jambe et sensiblement à équidistance du centre de l’ouverture de jambe et du centre de l’ouverture d’orteils. Dans des modes de réalisation, les méplats présentent, en dehors des arêtes, une périphérie sensiblement elliptique, dont l’axe du plus grand diamètre est dans un plan passant par l’ouverture de jambe et par l’ouverture de talon. Dans des modes de réalisation, les ouvertures de malléoles sont cylindriques sur au moins une partie de la largeur de la coque. Dans des modes de réalisation, la coque est constituée d'une mousse à cellules ouvertes de masse volumique comprise entre 30 et 40 kg/m 3 . Dans des modes de réalisation, la coque est traitée par une peinture élastique configurée pour adhérer à la mousse de la coque et fermer les cellules de surface de la mousse de la coque. Selon un deuxième aspect, la présente invention vise un procédé de fabrication d’un dispositif de protection d’un pied de dimensions prédéterminées, notamment contre des escarres, qui comporte une étape de moulage d’une coque, entre deux demi moules externes correspondant aux surfaces extérieures du dispositif, et autour d’un moule interne correspondant à un volume intérieur vide du dispositif et comportant jusqu’au contact avec le moule externe : - une branche dite « de jambe » propre à envelopper la base de la jambe au-dessus des chevilles et - une branche dite « d’orteils » propre à laisser passer les cinq orteils du pied, les branches de jambe et d’orteils étant reliées par une nervure de séparation de lèvres, nervure qui rejoint les moules externes, - une branche dite « de talon » dont au moins une section présente une forme globalement triangulaire dont un coin est orienté vers l’ouverture de jambe et - de deux branches dites « de malléoles » de part et d’autre d’un plan passant par les branches de jambe, d’orteils et de talon ; le moulage de la coque se faisant dans un matériau élastiquement déformable à mémoire de forme configuré pour que la coque soit déformable sans déformation définitive jusqu’à un écartement des lèvres d’au moins six centimètres sur toute leur longueur. Les avantages, buts et caractéristiques particulières de ce procédé étant similaires à ceux du dispositif objet de l’invention, ils ne sont pas rappelés ici. Brève description des figures D’autres avantages, buts et caractéristiques particulières de l’invention ressortiront de la description non limitative qui suit d’au moins un mode de réalisation particulier du dispositif et du procédé objets de la présente invention, en regard des dessins annexés, dans lesquels : représente, schématiquement, en coupe verticale de côté, une coque d’un premier mode de réalisation particulier du dispositif objet de l’invention, représente, schématiquement, en coupe verticale, le positionnement d’un pied dans la coque illustrée en , représente, schématiquement, une coupe A-A de la coque, coupe repérée en , représente, schématiquement, une coupe B-B de la coque, repérée en , représente, schématiquement, une vue de dessous de la coque, selon une direction C repérée en , représente, schématiquement, une vue de dessus de la coque illustrée en figures 1 à 5 entourée d’une housse, selon une direction D repérée en , la coque et la housse constituant un deuxième mode de réalisation particulier du dispositif objet de l’invention, représente, schématiquement, une vue de face du dispositif illustré en , selon une direction E repérée en , représente, schématiquement, une vue de dessus du dispositif illustré en figures 6 et 7, selon une direction F repérée en et représente, sous forme d’un logigramme, des étapes d’un mode de réalisation particulier du procédé objet de l’invention. La présente description est donnée à titre non limitatif, chaque caractéristique d’un mode de réalisation pouvant être combinée à toute autre caractéristique de tout autre mode de réalisation de manière avantageuse. Dans toute la description, on appelle « supérieur » ou « haut » ce qui est en haut dans les figures 1, 2, 3 et 7 et « inférieur » ou « bas » ce qui est en bas dans ces figures. Les figures 1, 2, 3 et 7 représentent l’orientation du dispositif en cours d’utilisation par un patient allongé sur le dos. Les « hauteurs » découlent de ces définitions. Les « largeurs » sont définies de gauche à droite en , et de haut en bas en , 5, 6 et 8. Les « longueurs » sont définies de gauche à droite en figures 1, 2, 4, 5, 6 et 8. On appelle « interne » ou « intérieur » ce qui est proche ou tourné vers le centre de la coque et « externe » ou « extérieur », ce qui est éloigné de ce centre ou tourné vers l’extérieur de la coque. On note dès à présent que les figures 1 à 8 sont à l’échelle mais que leurs échelles peuvent être différentes. On observe, sur les figures 1 à 5, un dispositif 20 de protection d’un pied de dimensions prédéterminées, notamment contre des escarres. Ce dispositif 20 comporte une coque en matériau élastiquement déformable à mémoire de forme. Cette coque possède un volume intérieur vide 31. Dans ce volume intérieur 31, débouchent des ouvertures atteignant la surface extérieure de la coque : - une ouverture 21 dite « de jambe » propre à envelopper la base de la jambe au-dessus des chevilles et - une ouverture 22 dite « de talon » dont au moins une section présente une forme globalement triangulaire dont un coin est orienté vers l’ouverture de jambe, - une ouverture 23 dite « d’orteils » propre à laisser passer les cinq orteils du pied et - deux ouvertures 24 dites « de malléoles » de part et d’autre d’un plan passant par les ouvertures 21, 22 et 23 de jambe, de talon et d’orteils (notamment le plan de coupe G-G de la , repéré en ). Les ouvertures 21 de jambe et 23 d’orteils sont reliées par des lèvres disjointes 33. La coque 20 est déformable sans déformation définitive jusqu’à un écartement des lèvres 33 d’au moins six centimètres sur toute leur longueur. L’écartement des lèvres 33 permet de faire entrer la cheville de l’utilisateur dans le volume intérieur 31. La forme globalement triangulaire de l’ouverture de talon 22, visible en figures 4, 5 et 8 permet une meilleure répartition des forces autour du talon d’Achille. Bien entendu, cette forme globalement triangulaire de cette ouverture 22 peut présenter des côtés arrondis comme illustré dans les figures. On observe, en , une coupe de pied et cheville 32, en traits discontinus, montrant comment les dimensions de la coque sont adaptées aux dimensions prédéterminées du pied et de la cheville de l’utilisateur. Ainsi, pour chaque taille de pied 32, une coque et un dispositif 20 peuvent facilement être dimensionnés par l’homme du métier. Par exemple, la coque mesure entre 20 et 35 cm de longueur, entre 12 et 21 cm de largeur et entre 13 et 23 cm de hauteur pour les différentes tailles de pieds. Le dispositif 20 permet de dégager et de protéger les zones à risques telles la face arrière du talon, les malléoles, la base du gros orteil, des pressions génératrices d'escarres et ce dans les diverses positions de l’utilisateur. De plus, le dispositif 20 protège le pied immobilisé 32 contre le risque d'équinisme. Préférentiellement et comme illustré dans les figures 1 à 8, la coque 20 est symétrique par rapport à un plan G-G passant par les ouvertures 21, 22 et 23, de jambe, de talon et d’orteils. Ainsi, le dispositif peut être adapté, de manière indifférenciée, au pied droit comme au pied gauche. Dans des modes de réalisation (non représentés), la coque n’est pas symétrique et est configurée pour correspondre soit à un pied droit, soit à un pied gauche. Pour assurer la souplesse de l’ouverture supérieure de la coque, préférentiellement, l’épaisseur des lèvres 33, mesurée dans un plan parallèle au plan G-G et passant par les ouvertures 21, 22 et 23, de jambe, de talon et d’orteils, est inférieure à trois centimètres. Comme illustré en figures 1, 2, 5 et 7, la coque présente deux méplats 28 atteignant l’ouverture de talon 22. L’intersection des méplats 28 définit une première arête 37. L’intersection de chaque méplat 28 et de l’ouverture de talon 22 définit deux autres arêtes 38 plus courtes que la première arête 37. Les trois arêtes 37 et 38 formant un trièdre dont le sommet 39 est entre l’ouverture de talon 22 et l’ouverture de jambe 21. Le sommet 39 est sensiblement à équidistance du centre de l’ouverture de jambe 21 et du centre de l’ouverture d’orteils 23. L’angle entre les plans des méplats est de l’ordre de 20 à 40 degrés, ce qui permet au pied de prendre une position naturelle légèrement inclinée, de 10 à 20 degrés sur le côté par rapport à un plan vertical passant par l’axe de la jambe, ce qui augmente le confort de l’utilisateur. Dans des modes de réalisation, tels que celui illustré dans les figures, les méplats 28 présentent, en dehors des arêtes 37 et 38, une périphérie sensiblement elliptique, dont l’axe 30 du plus grand diamètre est dans un plan passant par l’ouverture de jambe 21 et par l’ouverture de talon 22, par exemple un plan parallèle au plan G-G. L’axe 29 du plus petit diamètre de l’ellipse de chaque méplat 28 est dans un plan perpendiculaire au plan G-G. Dans des modes de réalisation, les ouvertures 24 de malléoles sont cylindriques sur au moins une partie de la largeur de la coque. Préférentiellement, la coque est constituée d'une mousse à cellules ouvertes de masse volumique comprise entre 30 et 40 kg/m 3 . En revenant aux figures 1 et 2, on observe que la coupe G-G coupe la coque en une zone 25, entre l’ouverture de jambe 21 et l’ouverture de talon 22, et une zone 26 entre l’ouverture de talon 22 et l’ouverture d’orteils 23. En revanche, entre l’ouverture de jambe 21 et l’ouverture d’orteil 23, l’ouverture formée entre les parties 27, et entre les lèvres 33 est continue. Dans le deuxième mode de réalisation 40 du dispositif, illustré en figures 6 à 8, ce dispositif 40 comporte, en plus de la coque, une housse 34 enveloppante amovible configurée pour entourer la coque en laissant accessible au moins l’ouverture de jambe 21 et l’ouverture d’orteils 23. Dans ce mode de réalisation, l’ouverture de talon 22 et les ouvertures de malléoles 24 sont aussi accessibles. La housse 34 est formée de deux pièces reliées par une liaison 36, par exemple une couture ou une soudure. Des languettes 35 portant des morceaux de tissu autoagrippant (plus connu sous la marque déposée « Velcro ») permettent de refermer la housse 34 sur la coque. Ces languettes 35 permettent aussi d’adapter le serrage des lèvres 33 en fonction de la morphologie de l’utilisateur 32, une cheville et un pied 32 plus fins bénéficiant d’un serrage plus étroit. On donne, ci-dessous, des exemples de matériaux pouvant être utilisés pour réaliser un dispositif 40. La housse est en néoprène de deux centimètres d’épaisseur. Cette matière est assez douce pour ne pas créer de pression ou griffure, souple mais avec une certaine tenue pour une installation facilitée et une fermeture pérenne et correspondant à la bonne taille de pied. Le biais est une bande tissus élastique utile à la finition de la housse. La housse comporte, par exemple, un tissu technique mousse et velours pour velcros contrecollé. La coque comporte, par exemple une mousse à cellules ouvertes, par exemple de polyuréthane (« PU ») de densité comprise entre 35 et 40 kg/m 3 . La coque est traitée par une peinture élastique configurée pour adhérer à la mousse de la coque et fermer les cellules de surface de la mousse de la coque. Dans le cas d’une coque en mousse de polyuréthane, elle peut être traitée par une peinture élastique polyuréthane « sole vanter » mono composante à projeter lisse et satinée qui adhère à la mousse polyuréthane et forme une « peau » de surface. En variante, cette peinture ou la mouse formant la coque, est thermochromique. Elle comporte un adjuvant dont la couleur varie avec la température, notamment vers 37,5 °C. Par exemple, cet adjuvant est de marque déposée « Naxagoras Technology ». La peau de surface facilite l’utilisation d’une mousse simple par sa fermeture et son utilisation. Elle fiabilise la tenue du dispositif sur la jambe du patient, garantit les normes réglementaires concernant notamment la toxicité, l’innocuité pour le patient, le nettoyage et la désinfection. Comme illustré en , la présente invention vise un procédé de fabrication d’un dispositif de protection d’un pied de dimensions prédéterminées, notamment contre des escarres, qui comporte une étape 51 de moulage d’une coque, entre deux demi moules externes correspondant aux surfaces extérieures du dispositif, et autour d’un moule interne correspondant à un volume intérieur vide du dispositif. Le moule interne comporte, jusqu’au contact avec le moule externe : - une branche dite « de jambe » propre à envelopper la base de la jambe au-dessus des chevilles et - une branche dite « d’orteils » propre à laisser passer les cinq orteils du pied, les branches de jambe et d’orteils étant reliées par une nervure de séparation de lèvres, nervure qui rejoint les moules externes, - une branche dite « de talon » dont au moins une section présente une forme globalement triangulaire dont un coin est orienté vers l’ouverture de jambe et - de deux branches dites « de malléoles » de part et d’autre d’un plan passant par les branches de jambe, d’orteils et de talon. Le moulage de la coque se fait dans un matériau élastiquement déformable à mémoire de forme configuré pour que la coque soit déformable sans déformation définitive jusqu’à un écartement des lèvres d’au moins six centimètres sur toute leur longueur. Le moulage est effectué, par exemple, par injection à froid de bi-composant avec douze heures de repos dans un moule en trois parties : - le moule intérieur en forme du pied avec une rainure pour constituer l’espace entre les lèvres 33 et des excroissances préférentiellement cylindriques sur une partie de leur élongation, pour former les ouvertures de malléoles, - deux flancs concaves correspondant aux surfaces extérieures de la coque, - un support du moule intérieur qui l’immobilise entre les flancs. A la fin du durcissement de la mousse, on retire les deux moules externes puis le moule interne entre les lèvres 33, comme un pied lors de l’utilisation par un patient. Au cours d’une étape 52, on effectue une projection de matériau constituant la peau, par exemple du polyuréthane liquide. Ce matériau à l’avantage d’être lavable par lissage, souple, désinfectable, renforcé sur face, sec en douze heures et de présenter un aspect lisse. Au cours d’une étape 53, on confectionne la housse, avec découpe et couture de néoprène, biais et scratches. Au cours d’une étape 54, on assemble la housse sur la coque. Dispositif (20, 40) de protection d’un pied (32) de dimensions prédéterminées, notamment contre des escarres, caractérisé en ce qu’il comporte une coque (20) en matériau élastiquement déformable à mémoire de forme, coque dotée d’un volume intérieur vide (31) et, débouchant dans ce volume : - une ouverture (21) dite « de jambe » propre à envelopper la base de la jambe au-dessus des chevilles et - une ouverture (23) dite « d’orteils » propre à laisser passer les cinq orteils du pied, les ouvertures de jambe et d’orteils étant reliées par des lèvres (33) disjointes, la coque étant déformable sans déformation définitive jusqu’à un écartement des lèvres d’au moins six centimètres sur toute leur longueur, - une ouverture (22) dite « de talon » dont au moins une section présente une forme globalement triangulaire dont un coin est orienté vers l’ouverture de jambe et - deux ouvertures (24) dites « de malléoles » de part et d’autre d’un plan (G-G) passant par les ouvertures de jambe, d’orteils et de talon. Dispositif (20, 40) selon la revendication 1, dans lequel la coque (20) est symétrique par rapport à un plan (G-G) passant par les ouvertures de jambe (21), d’orteils (23) et de talon (22). Dispositif (40) selon l’une des revendications 1 ou 2, qui comporte, de plus, une housse (34) enveloppante amovible configurée pour entourer la coque (20) en laissant accessible au moins l’ouverture de jambe (21) et l’ouverture d’orteils (23). Dispositif (20, 40) selon l’une des revendications 1 à 3, dans lequel l’épaisseur des lèvres (33), mesurée dans un plan passant par les ouvertures de jambe (21), d’orteils (23) et de talon (22), est inférieure à trois centimètres. Dispositif (20, 40) selon l’une des revendications 1 à 4, dans lequel la coque (20) présente deux méplats (28) atteignant l’ouverture de talon (22), l’intersection des méplats définissant une première arête (37) et l’intersection de chaque méplat et de l’ouverture de talon définissant deux autres arêtes (38) plus courtes que la première arête, les trois arêtes formant un trièdre dont le sommet (39) est entre l’ouverture de talon (22) et l’ouverture de jambe (21) et sensiblement à équidistance du centre de l’ouverture de jambe et du centre de l’ouverture d’orteils (23). Dispositif (20, 40) selon la revendication 5, dans lequel les méplats (28) présentent, en dehors des arêtes (37, 38), une périphérie sensiblement elliptique, dont l’axe (30) du plus grand diamètre est dans un plan passant par l’ouverture de jambe (21) et par l’ouverture de talon (22). Dispositif (20, 40) selon l’une des revendications 1 à 6, dans lequel les ouvertures de malléoles (24) sont cylindriques sur au moins une partie de la largeur de la coque (20). Dispositif (20, 40) selon l’une des revendications 1 à 7, dans lequel la coque (20) est constituée d'une mousse à cellules ouvertes de masse volumique comprise entre 30 et 40 kg/m 3 . Dispositif (20, 40) selon la revendication 8, dans lequel la coque (20) est traitée par une peinture élastique configurée pour adhérer à la mousse de la coque et fermer les cellules de surface de la mousse de la coque. Procédé (50) de fabrication d’un dispositif de protection d’un pied de dimensions prédéterminées, notamment contre des escarres, qui comporte une étape (51) de moulage d’une coque (20), entre deux demi-moules externes correspondant aux surfaces extérieures du dispositif, et autour d’un moule interne correspondant à un volume intérieur vide du dispositif et comportant jusqu’au contact avec le moule externe : - une branche dite « de jambe » propre à envelopper la base de la jambe au-dessus des chevilles et - une branche dite « d’orteils » propre à laisser passer les cinq orteils du pied, les branches de jambe et d’orteils étant reliées par une nervure de séparation de lèvres, nervure qui rejoint les moules externes, - une branche dite « de talon » dont au moins une section présente une forme globalement triangulaire dont un coin est orienté vers l’ouverture de jambe et - de deux branches dites « de malléoles » de part et d’autre d’un plan passant par les branches de jambe, d’orteils et de talon ; le moulage de la coque se faisant dans un matériau élastiquement déformable à mémoire de forme configuré pour que la coque soit déformable sans déformation définitive jusqu’à un écartement des lèvres d’au moins six centimètres sur toute leur longueur.