Tente du genre "canadienne" ou analogue. L'invention concerne une tente monoplace du genre "canadienne", disposant de moyens permettant de l'accoupler avec une tente identique pour abriter deux personnes. On connait des tentes auxquelles on peut ajouter des compartiments de séjour ou de rangement mais ce sont des ensembles importants destinés au logement de plusieurs personnes. On connaît aussi des tentes individuelles, utilisées notamment en montagne, dont le volume est réduit et qui ne peut abriter qu'une seule personne. Or il existe des cas où, par exemple, deux excursionnistes doivent se rencontrer après deux parcours différents, chacun a besoin d'une protection pendant son trajet et au point de rendez-vous ils envisagent de partager leur toit ce qui n'est pas réalisable avec les modèles actuellement utilisés. La présente invention a pour but d'apporter remède à cette difficulté et, telle qu'elle est caractérisée dans les revendications, résout le problème en permettant d'accoupler deux tentes identiques et monoplaces pour en constituer une à deux places. Chaque tente possède des organes susceptibles de coopérer entre eux pour la construction de la tente à deux places. Chaque tente comprend un toit soutenu par un mât et réalisé avec des panneaux triangulaires de toile légère assemblés et par des murs latéraux rectangulaires et trapézoldaux prolongeant les panneaux triangulaires. Ces murs sont maintenus par des mâtereaux retenus par des câbles piquetés au sol. Les sommets des triangles du toit forment ensemble un angle plat de sorte que le toit et les murs assemblés réservent une ouverture ou interface verticale dont la forme correspond à un triangle surmontant un rectangle. Elle est obturée par une cloison amovible retenue aux bords de l'ouverture par des fermetures à glissière détachables à dou ble curseur. Ladite cloison se prolonge au sol qu'elle recouvre en partie seulement. Pour accéder à l'intérieur de la tente on utilise une porte découpée dans un pan de toile du toit et du mur qui lui fait suite ; cette porte est munie d'une fermeture à glissière à double curseur. L'aération est réalisée par un dosage de l'ouverture de la porte et/ou par un volet d'aération coulissant. L'étanchéité est assurée par des bavolets et bavettes garnissant les ouvertures. La jonction de deux tentes identiques s'effectue par leur interface verticale plaquée l'une contre l'autre la cloison amovible enlevée, le sommet des deux tentes se superpose sur un seul mât central, et les angles de l'ouver- ture de chaque tente se superposent sur deux mâtereaux de l'interface, la liaison des toits et des murs se faisant à l'aide des fermetures à glissière restant après retrait de la cloison amovible, les bavolets de chaque tente se superposant pour l'étanchéité de l'habitacle à deux places ainsi créé. Le sol abrité est recouvert par les deux cloisons amovibles, l'abside ayant les mêmes dimensions que l'interface, la surface totale correspondant rigoureusement à celle délimitée par les murs auxquels les cloisons, devenues tapis de sol, se solidarisent par leurs fermetures à glissière. Dans ce qui suit, l'invention est exposée plus en détail à l'aide de dessins représentant seulement un mode d'exécution. - La figure 1 représente une vue en perspective avec une partie arrachée d'une tente monoplace - la figure 2 montre en perspective deux tentes monoplaces accouplées par leur interface et transformées en tente biplace - la figure 3 est une vue en élévation de côté d'une tente monoplace - la figure 4 est la vue en élévation de deux tentes monoplaces accouplées - les figures 5 et 6 sont des vues en plan respectivement des tentes montrées figures 3 et 4 - la figure 7 est une vue de détail d'un mâtereau monté dans son fourreau - la figure 8 en est la vue en coupe par dessus - les figures 9 et 10 sont respectivement les vues de face et en coupe d'une aération. Les figures 1, 3 et 5 concernent la tente monoplace accouplable. Elle est constituée d'un toit et de murs respectivement maintenus verticaux par un mat situé au milieu de la face créée par l'angle plat du toit et par des mâtereaux d'angles retenus par des câbles piquetés au sol. Le toit comprend au moins quatre panneaux de toi- le triangulaires 1 à 4. L'angle au sommet de ces triangles est de 450 conduisant pour l'ensemble à un angle de 1800 déterminant une face verticale plane. Les murs sont deux rectangles 5 et 8 et deux trapèzes rectangles 6 et 7 ces derniers étant assemblés par leur petite base, leur grande base étant respectivement associée par couture au petit cBté adjacent des rectangles 5 et 8. L'angle droit de chaque trapèze 6 et 7 étant lui-même adjacent à l'angle droit des panneaux rectangulaires 5 et 8. Cette disposition spéciale assure une dégressivité des hauteurs des murs et produit une pente spécialement étudiée des panneaux de toit pour évacuation des eaux de ruissellement. La face verticale délimitée par les triangles 1 et 4 du toit et les murs 5 et 8 est fermée par un panneau de toile dont la figure 5 montre en plan qutil épouse au sol la surface délimitée par les murs de la tente. Lorsqu'il ferme l'habitacle comme l'illustre la figure 1, sa partie triangulaire s'associe au triangle du toit par une fermeture à glissière détachable à double curseur tandis que sa partie rectangulaire recouvre partiellement le sol et est solidarisée par ses côtés à la base des murs 5 et 8 par les fermetures à glissière détachables à double curseur qui l'équipent périphériquement. Un bavolet 10 borde l'ouverture de la face verticale; dans son ourlet 11 coulisse une lacette 12 qui permet de resserrer le bavolet pour assurer l'étanchéité. Le sommet du toit repose sur un mât 13 en quatre parties emboîtables les unes dans les autres. L'extrémité du mât 13 est munie d'un bouchon au centre duquel s'élève une pointe qui traverse un oeillet judicieusement placé au sommet du toit. Pour garantir l'étanchéité au niveau de l'oeillet on a fixé extérieurement audit sommet une languette (non représentée sur les dessins) dont la partie libre comporte un joint annulaire en matière élastique qui coiffe la pointe. Les coutures réunissant d'une part les panneaux triangulaires 1 à 4 du toit et d'autre part les murs 5 à 8 sont en prolongement et délimitent les côtés d'un polyèdre. Dans les angles formés à l'intersection des arêtes du toit avec celles des murs on a disposé des organes de retenue de la toile à des mâtereaux qui équipent ainsi l'angle vertical des murs. Dans l'exemple de réalisation décrit, les mâtereaux sont au nombre de cinq, figures 1 et 5, pour la tente monoplace. Les mêtereaux 14 à 17 sont de même hauteur et le cinquième 18 est plus court parce que situé au droit de la jonction des petites bases des trapèzes rectangles muraux 6 et 7. Ces mâtereaux sont des tubes en alliage léger par exemple, mais non exclusivement; ils pourraient être en matière plastique dure, en fibre de verre ou vautre élément permettant les mêmes performances. Ils comportent chacun deux bouchons 19 munis d'une pointe (figure 7) et sont glissés dans des fourreaux 20 (figures 7 et 8). Les fourreaux des mâtereaux 16, 17 et 18 sont cousus à l'arête du mur qu'ils soutiennent. Les fourreaux des mâtereaux 14 et 15 ne sont pas fixés à la tente car, lors de l'accouplement de deux tentes monoplaces, les mâtereaux 14 et 15 deviennent communs et parconséquent il faut enlever ceux de l'une des tentes. Les organes qui servent de liaison entre la toile et la pointe des mâtereaux sont des anneaux retenus à la toile par une courte sangle et disposés aux angles saillants du polyèdre de manière que les pointes de chaque mâtereau soient introduites dans un anneau, la pointe inférieure se piquant dans le sol apres avoir traversé l'anneau de bas de mur. Pour permettre l'accouplement de deux tentes identiques on a prévu dan-s l'angle supérieur des murs 5 et 8 un oeillet au voisinage de l'anneau susmentionné qui permettra de coiffer la pointe des mâtereaux 14 et 15 avec la toile de la première tente, puis de la chevaucher avec la deuxième tente dont l'oeillet se superposera au précédent sur la même pointe de mâtereau 14 ou 15. La porte d'accès 21 est découpée dans le panneau 1 du toit parallèlement à l'arête qui le sépare du panneau 2, la découpe se prolonge verticalement dans le mur 5 où elle décrit un arrondi pour suivre ensuite une ligne parallèle à la base du mur et s'arrêter à distance judicieuse de l'angle. Cette porte est munie d'une fermeture à glissière 22 à double curseur recouverte d'un bavolet 23 retenu par quelques pièces de matière adhérente genre "Velcro". L'aération est possible par ouverture dosée de la porte 21 et/ou par une fenêtre 24 à double recouvrement 25 sur grille polyester 26 montrée en détail figures 9 et 10. Un système de double câble 33 permet de régler la montée du volet d'obturation 27 et de la doser. Des cordeaux 28 avec plaquettes tendeurs traditionnelles s'accrochent aux pointes des mâtereaux et sont ancrés au sol à la manière connue. Quand la tente est utilisée en monoplace un cordeau 29 permet dthaubanner le mât 13. Dans l'exemple de réalisation qui vient d'être décrit la tente monoplace est réalisée en tissu léger et étanche à l'eau, par exemple coton-polyester. Le tapis de sol 9 qui joue le râle de cloison fermant l'interface est un tissu enduit, soudable pour l'étanchéité. La tente se replie avec ses mâtereaux en place, seul le mât 13 est démonté. L'ensemble est glissé dans un sac cylindrique pour le transport. Les dimensions de la tente peuvent varier mais dans une version minimale la surface au sol est d'environ 2,3 m2, le sac cylindrique de transport mesure 15 cm de diamètre et 40 centimètres de long. C'est en raison de ces possibilités qu'on a imaginé de regrouper deux tentes identiques pour constituer un abri pour deux personnes. L'accouplement se fait donc par l'interface (figures 2, 4 et 6). Les tentes déployées, un seul mât 13 est utilisé et supporte les deux toits, l'oeillet du premier toit chevauche la pointe du mât 13 puis est coiffé par le second toit dont l'oeillet se superpose sur ladite pointe. Les mâ- tereaux 14 et 15 d'une des tentes sont démontés et mis de côté avec le mât 13 car l'accouplement des deux tentes stef- fectue sur deux mâtereaux L4 et 15 devenus communs. Les oeillets d'angles de la première tente sont positionnés sur les pointes des mâtereaux 14 et 15 puis ceux de la deuxième tente viennent s'y superposer. La liaison des toits et des murs est réalisée au moyen des fermetures à glissière et les bavolets 10, dont on a desserré les lacettes 12,se se recouvrent l'un l'autre assurant l'étanchéité. Les cloisons amovibles 9 se transforment en tapis de sol et sont reliées aux murs par leur fermetures à glissière. Les cordeaux 28 sont accrochés par leurs anneaux aux mâtereaux et piquetas au sol. Le mât 13 n'a plus besoin du hauban 29 qui est mis en réserve. Les avantages de la tente monoplace réalisée selon l'invention résident dans sa faculté d'accouplement avec son identique, dans son faible encombrement, sa légèreté et sa bonne tenue au vent. Elle peut être utilisée par des particuliers voyageant en solitaires ou par des groupes, elle peut faire partie de l'équipement de militaires dont elle assure une protection.efficace contre les intempéries. Il est à remarquer que l'ouverture de la porte 21 permet à lu- tilisateur assis de passer la tête pour assurer par exemple une surveillance tout en conservant le corps à l'abri. Le temps de montage et de démontage de la version monoplace comme de celle à deux places est particulièrement compétitif. I1 va de soi que des modifications peuvent être apportées au dispositif qui vient d'être décrit notamment par substitution de moyens techniques équivalents sans que l'on sorte pour cela du cadre de la présente invention, par exemple lorsqu'on désire que la hauteur de la tente soit plus grande sans pour cela en augmenter la profondeur de l'abside, on rehausse le mât (13) et pour combler l'espace que laisse l'interface entre sa partie supérieure et le nouveau sommet, on ajoute deux triangles de toile symétriques reliés par tout moyen connu comme par une pièce de matière adhérente genre "velcro". Ces volets triangulaires sont relevables lorsque deux tentes monoplaces sont accouplées. Revendications 1 - Tente monoplace du genre "canadienne", constituée par un toit, à pans triangulaires (1-- 4), supporté par un mât (13) et prolongé par des murs verticaux (5 - 8) retenus au sol par des cordeaux (28), caractérisée par le fait que les sommets des triangles constituant le toit forment ensemble un angle de 1800 délimitant une interface verticale d'accouplement à une tente identique et comportant des or- ganes susceptibles de coopérer avec ceux de l'autre tente pour construire un habitacle à deux places après démontage d'une cloison (9) obturant l'interface de chaque tente monoplace. 2 - Tente suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que les bords de l'interface sont munis de fermetures à glissière détachables à double curseur pour retenir la cloison amovible (9) ou s' associer à celles de l'interface d'une autre tente. 3 - Tente suivant les revendications let2, caractérisée par le fait que la cloison amovible (9) est de même forme et de mêmes dimensions que l'abside de la tente, qu'elle est munie périphériquement de fermetures à glissière détachables à double curseur et que lorsqu'elle s'étend le long de l'interface elle recouvre une partie du sol abrité par la tente, tandis que lorsque deux tentes monoplaces sont accouplées, leur cloison (9) revêt entièrement le sol épousant exactement l'emplacement délimité par les murs (5 - 8 ) auxquels elles sont reliées par leurs fermetures à glissière. 4 - Tente suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que les bords de l'interface sont protégés par un bavolet (10) dans l'ourlet (11) duquel coulisse une lacette (12). 5 - Tente suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que les murs prolongeant les panneaux triangulaires du toit sont respectivement rectangulaires (5 et 8) et trapézoidaux (6 et 7). 6 - Tente suivant la revendication 1 caractérisée par le fait que des mâtereaux (11, 16, 17 et 18) sont glissés dans des fourreaux (20) cousus aux murs de la tente tandis que des mâtereaux 14 et 15 sont glissés dans des fourreaux (20) libres. 7 - Tente suivant les revendications 1, 5 et 6 caractérisée par le fait que les mâtereaux (14 - 17) sont de même hauteur tandis que le mâtereau (18) est plus court. 8 - Tente suivant les revendications 6 et 7 caractérisée par le fait que les mâtereaux sont des tubes fermés aux deux extrémités par des bouchons (19) munis de pointes. 9 - Tente suivant la revendication 1, caractérisée par le fait qu'une porte d'accès (21) est découpée dans le pan (1) du toit et dans le mur (5) qui le prolonge en décrivant un angle arrondi pour la bonne tenue de la fermeture à glissière (22) qui en assure la fermeture. 10 - Tente suivant la revendication 9, caractérisée par le fait que la fermeture de la porte (21) est protégée par un bavolet (23) retenu par quelques pièces de matière adhérente genre "velcro". 11 - Tente suivant la revendication 1, caractérisée par le fait qu'une ouverture d'aération (24) à double recouvrement (25) sur grille de polyester (26)est prévue et qu'elle est munie d'un volet (27) coulissant réglable par câbles (33). 12 - Tente suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que des cordeaux (28) relient la pointe supérieure des mâtereaux au sol où ils sont piquetés et que dans la version monoplace le mât (13) est haubanné par un cordeau (29). 13 - Tente suivant les revendications 1 et 3 caractérisée par le fait que lorsqu'on rehausse le mât (13)pour augmenter la hauteur de la tente sans en agrandir l'abside, deux volets triangulaires soflt disposés au sommet de l'interface et reliés par des pièces de matière adhérente genre "velcro".