La présente invention concerne un traducteur téléphonique impulsionnel à tores pouvant s'intégrer dans tout type d'autocommutateur et notamment dans des autocommutateurs du type "à barres croisées". Un tel traducteur a pour but d'effectuer l'analyse d'un message pour extraire une information de réponse à ce message. A titre d'exemple, on sait que dans un autocommutateur "à barres croisée, les numéros d'abonnés figurant à l'an- nuaire et leurs positions correspondantes sur les organes de commutation sont associés de manière rigide. Il en résulte un certain nombre de difficultés, notamment lors du changement d'affectation des postes. Si un abonné déterminé change de domicile, il peut, pour une raison quelconque, souhaiter ne pas changer conjointement de numéro d'annuaire; ceci est possible s'il reste raccordé au même autocommutateur. Il faut alors, dans l'auto- commutateur, faire correspondre le nouveau numéro d'annuaire en réponse à l'ancien, c'est-à-dire procéder au dénumérotage de cet abonné. Pour cela, il faut, de manière connue, analyser d'abord le préfixe dans une matrice de décodage puis, en effectuant une seconde analyse sur le numéro complet formé avec le préfixe traduit, observer si ce numéro a subi une modification. Quand l'autocommutateur atteint une capacité de 100 000 lignes par exemple, l'analyse du numéro d'annuaire complet, indispensable pour savoir s'il y a eu dénumérotage ou non, nécessite un nombre considérable d 'éléments actifs ou interrupteurs électromécaniques ou électroniques. le cas du dénumérotage d'un abonné a été cité à titre d'exemple montrant la nécessité de l'analyse du numéro d'annuaire complet. Une solution adoptée jusqu'à maintenant consiste à analyser le numéro d'annuaire dans un ensemble d'interrupteurs comportant plusieurs étages décodeurs, et formant une pyramide. le premier étage reçoit par exemple à son entrée le premier chiffre du préfixe précédemment traduit de façon classique en décimal : il y a donc 10 possibilités et 10 sorties vers le deuxième étage. te deuxième étage reçoit le chiffre des milliers en décimal et possède 10 x 10 sorties vers le troisième étage et ainsi de suite jusqu'au cinquième étage qui reçoit le chiffre des unités sur 10 000 entrées et possède 100 000 sorties. Si le premier étage comprend 10 interrupteurs, le cinquième étage en comporte 100 000. Ces 100 000 sorties sont équipées de fils de liaison appelés "jarretières" qui passent chacune dans çertains des tores d'un ensemble de tores. La signification particulière de chacun de ces tores permet de lire la réponse à un message VWXYZ. Dans cette configuration, l'augmentation des points d'analyse nécessite l'introduction d'éléments actifs, relais par exemple, dans la matrice. Or, étant donné la taille de cette matrice et notamment le nombre d'éléments qu'elle comporte, cette exploitation est particulièrement difficile et manque de souplesse du point de vue de l'exploitation comme de celui de la maintenance. L'introduction d'un calculateur associé à une mémoire permettrait de résoudre facilement le problème sur des traducteurs nouvellement conçus-. Mais pour ce qui concerne les autocommutateurs existants pour lesquels on désire garder une homogénéité de structure, il est très intéressant de pouvoir réduire le nombre d'interrupteurs nécessaires. La présente invention a donc pour but de créer un traducteur qui permette, avec un minimum de matériel, d'obtenir une ou plusieurs informations en réponse à l'analyse d'un message N qui peut être par exemple le numéro d'annuaire d'un abonné. A cet effet, ltinvenbion concerne un traducteur téléphonique impulsionnel à tores,à disposition matricielle des points d'analyse, caractérisé en ce qu'il comporte, au moins, un premier dispositif de décodage comportant au moins une matrice de décodage, un deuxième dispositif de décodage comportant au moins une matrice de décodage et monté inversé par rapport au premier dispositif de décodage, des entrées des matrices de décodage recevant des parties respectives d'un message N à analyser, et un ensemble de tores pour élaborer la réponse à l'analyse du message N, les deux dispositifs de décodage étant reliés entre eux par des jarretières passant dans les tores de l'ensemble de tores. Cette structure permet des modifications successives d'un même numéro d'annuaire et un grand nombre de dénumérotages par simple modification du trajet des jarretières à travers les tores. La partie active du dispositif n'est pas modifiée, et le personnel chargé de la maintenance de ces auto- commutateurs effectue donc ces modifications de jarretières avec rapidité du fait de l'expérience acquise sur du matériel existant depuis longtemps. Un tel traducteur peut être avantageusement intégré dans tout autocommutateur du type "à barres croisées". D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront mieux de la description qui va suivre faite en regard des dessins annexés sur lesquels - la figure 1 représente schématiquement un traducteur connu, réalisé avec un seul dispositif de décodage - la figure 2 représente schématiquement une première forme de réalisation d'un traducteur selon l'invention, réalisé avec un dispositif de décodage monté dans un sens et un dispositif de décodage monté en sens inverse ; et - la figure 3 représente schématiquement une seconde forme de réalisation d'un traducteur selon l'invention, réalisé avec un dispositif de décodage monté dans un sens et deux dispositifs de décodage montés en sens inverse. ta figure 1 représente une partie d'un traducteur réa- lisé avec un seul dispositif de décodage muni d'une matrice de d dage en pyramide, de manière connue. Il comporte une boucle ,constituée d'un générateur de courant 100, relié à une mide 110 d'interrupteurs électroniques comportant ici cing étages décodeurs 111, 112, 113 114 et 115 munis d'entrées pour recevoir, respectivement, cinq parties d'un message V W X Y Z, en code décimal, et un ensemble 120 de tores, tels que 1201 dans lesquels passent des jarretières 1211. le message à analyser V W X Y Z comprend cinq parties décodées successivement chacune dans l'un des cinq étages décodeurs. le résultat du décodage ou la réponse au message VWXYZ est obtenu de manière connue en observant lequel ou lesquels des tores est parcouru par l'impulsion de courant issue du générateur 100. Si l'étage 111 comprend dix interrupteurs qui occupent 1/10 de carte, l'étage 115 comprend 100 000 interrupteurs qui occupent 1000 cartes. la pyramide 110 est donc constituée de plus de 1100 cartes au total. Il est évident que ltexploitation de ces cartes et des 100 000 sorties de l'étage 115 est difficile et manque de souplesse. la figure 2 est un exemple de traducteur selon l'invention, comportant une boucle comprenant un générateur de courant 200, un dispositif de décodage comportant une matrice sous la forme d'une pyramide de décodage 210 amont comportant trois étages 211, 212, 213 un ensemble 220 de tores et de jarretières, un ensemble 230 de diodes et un deuxième dispositif de décodage comportant une matrice sous la forme d'une pyramide de décodage 240 aval, inversée par rapport à la première,comportant deux étages 241, 242. La lecture des informations -de réponse est effectuée dans des registres 250 reliés à l'ensemble 220 par un interface 2609 sous contrôle d'une logique câblée 270. la pyramide 210s constituée par exemple d'interrupteurs électroniques ou électromécaniques, reçoit sur chacun de ses étages une partie VWX du message 57WXYZ qui est décodée de manière connue. Plusieurs sorties telles que 2131 et 2132 peuvent être directement reliées par des conducteurs de connexion, d'autres sorties 2133, 2134, 2135 n'étant pas directement reliées. la pyramide 240, constituée de la même façon, d'interrupteurs électroniques ou électromécaniques, reçoit sur chacun de ses deux étages la partie YZ du message qui est décodée comme ci-dessus, définissant des sorties telles que 2421, 2422. L'ensemble 22Q des tores tels que 2201 et jarretières telles que 2211 est réalisé de façon bien connue et ne sera pas décrit car ne faisant pas partie intégrante de l'invention. Il comporte des groupes de tores tels que 2201 à 2205 ou 2206 à 2208. La construction des jarretières reliant les deux pyramides est telle que l'on fait passer par exemple la jarretière qui relie une sortie 2153 à la sortie 2421, validées respectivement par les parties V W X et Y Z d'un message -V W X Y Z, dans certains tores du groupe 2201 à 2205 correspondant àla réponse à ce message. D'autres tores tels que 2221 peuvent correspondre à des jarretières telles que 2231 reliées au générateur par l'intermédiaire de la logique 270. L'ensemble 230 est constitué de cartes de diodes telles que 2301, 2302 et permet de faire plusieurs constructions de jarretières issues de la matrice 210 sur une meme sortie de la matrice 240 sans qu'il y ait possibilité d'offrir deux trajets simultanés du courant, ce qui perturberait les résultats. Par exemple, sans la présence de la diode 2302, il y aurait deux trajets possibles du courant pour relier les deux pyramides à partir de la sortie 2135 de la pyramide 210: un premier trajet menant directement à la sortie 242t de la pyramide 240, et um second trajet menant à la sprxie ; 2421 de la pyramide 246-en passant par la sortie 2134 de la pyramide 210, et traversant trois fois l'ensemble de tores. Sans cette adjonction de diodes, il serait nécessaire d'ajouter d'autres pyramides, ce qui réduirait l'économie de matériel réalisée. L'interface 260 est relié à l'ensemble de tores 220, aux registres 250 et à la logique câblée 270. Il est constitué de détecteurs tels que 261 et de codeurs tels que 262 de n'importe quel type connu. Chacun des détecteurs 261 est relié à l'un des tores de l'ensemble 220. Ces détecteurs, réalisés en logique intégrée, transforment l'impulsion de courant recueillie sur le secondaire des tores, en niveaux logiques de tension. les codeurs 262 transforment l'information décimale en information binaire. Bes registres 250 sont reliés à l'interface 260 et à la logique 270. Ils sont constitués par exemple de bascules binaires électroniques. Iis sont chargés à partir des sorties des codeurs 262 de l'interface 260. La logique câblée 270 permet de façon connue de valider le chargement de certains registres et également la lecture de certaines informations enregistrées en fonction de l'information recherchée pour laquelle le traducteur a été appelé. Elle commande également des interrupteurs tels que 27X1 permettant dans l'exemple décrit de court-circuiter pour les mêmes raisons la pyramide 240. Un traducteur selon l'invention fonctionne comme suit te message reçu peut être dans un premier temps le préfixe BPQ=Q' d'un numéro d'annuaire BPQ MCDU. Dans ce cas, seule la pyramide 210 est utilisée. L'interrupteur 2701 est fermé et le préfixe Qt, en décimal se déduit du numéro en décimal du tore tel que 2221 sur lequel est recueilli le courant. Ensuite, le message reçu est Q'MCsur la pyramidé 210 et DU sur la pyramide 240. L'interrupteur 2701 est ouvert. Si certains des tores du groupe de tores 2201 à 2205 sont parcourus par le courant, sans que des tores du groupe 2206 à 2208 le soient, cela signifie que le numéro Q'MCDU a subi un dénumérotage et le nouveau numéro Q"M'C'D'U' se déduit des numéros en décimal des tores du groupe 2201 à 2205 sur lesquels du courant a été détecté. Dans le cas contraire, où certains tores du groupe 2201 à 2205, ainsi que certains tores du groupe 2206 à 2208 sont parcourus par un courant, cela signifie par exemple, qu'il s'agit d'un abonné "fort trafic avec fil de channe". Dans ce cas, les numéros des tores 2206 à 2208 permettent de déduire le numéro du fil de chaîne. L'observation de l'état du fil de chaîne permet de savoir si l'acheminement normal est possible. Si l'acheminement normal est impossible, le numéro des tores du groupe 2201 à 2205 donne les informations pour poursuivre l'acheminement de la commuluçati2 e cet abonné de manière appropriée. D'autres groupes de tores peuvent avoir des significations différentes, pour lesquelles l'analyse du numéro complet peut être nécessaire. En comparant les descriptions des figures 1 et 2, l'économie de matériel réalisée avec le dispositif selon l'invention est facilement mise en évidence. Si le premier étage 211 de la pyramide 210 comprend dix interrupteurs occupant 1/10 de carte, le troisième étage 213 comprend 1000 interrupteurs occupant 10 cartes. De la même façon, la deuxième pyramide comporte 2 cartes au maximum et le total de cartes utiles pour réaliser l'analyse du message VWXYZ est de 14 seulement dans ce cas. Ceci montre l'économie de matériel réalisée avec le dispositif selon l'invention. Il ressort de la description du dispositif que toutes les combinaisons d'entrée sont possibles, 100 000 dans l'esem- ple ci-dessus. La quantité d'analyses ne dépend que de l'adjonction d'éléments passifs, conductèurs de connexion ou diodes. les diodes étant montées sur des cartes, il est facile de les utiliser, au fur et à mesure des besoins. les pyramides restent inchangées dans le cas général. te nombre d'étages de chacune est fixé par la eapacité de l'autocommutateur. Cette conception modulaire permet d'adapter le matériel à une capacité donnée d'un autocommutateur, dès la mise en service et au fur et à mesure des extensions. La figure 3 est un exemple général d'un dispositif comprenant également une boucle avec un générateur de courant 300, une pyramide amont 310, un ensemble 320 de tores, un ensemble 330 de diodes, mais ayant deux pyramides aval 340A, 3403 inversées par rapport à la pyramide amont 310. La lecture des informations de réponse est effectuée dans des registres 350 reliés à l'ensemble 320 de tores par un interface 360, sous contrôle d'une logique câblée 370. tes éléments sont similaires à ceux décrits en regard de la figure 2. ta logique câblée 370 comporte, de plus, des interrupteurs tels que 3701 ou 3702 qui permettent de valider l'une des deux pyramides aval en fonction de l'analyse effectuée. Cette possibilité d'associer une pyramide amont à deux pyramides aval ou plus, ou l'inverse, permet d'effectuer des analyses indépendantes sur des mêmes messages ou parties de message en ajoutant un minimum de matériel. Ce traducteur a également l'avantage de présenter une grande rapidité de traitement, un seul traducteur suffisant pour un ensemble allant jusqu'à 100 000 lignes et même au-delà. Un autre avantage est le nombre important de pos sibilités d'analyses et de traitements. Il est bien entendu que la présente invention n'a été décrite et représentée qutà titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir de son cadre, qui est défini dans les revendications annexées. REvENDICA-ION 1. Traducteur téléphonique impulsionnel à tores, à disposition matricielle des points d'analyse, caractérisé en ce qu'il comporte, au moins, un premier dispositif de décodage comportant au moins une matrice de décodage, un deuxième dispositif de décodage comportant au moins une matrice de décodage et monté inversé par rapport au premier dispositif de décodage, des entrées des matrices de décodage recevant des parties respectives d'un message N à analyser, et un ensemble de tores pour élaborer la réponse à l'analyse du message N, les deux dispositifs de décodage étant reliés entre eux par des jarretières passant dans les tores de l'en- semble de tores. 2. Traducteur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins l'un des dispositifs de décodage comporte au moins deux matrices montées dans le même sens. 3. Traducteur selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'au moins une des matri ces de décodage a au moins une sortie reliée à au moins une diode, chaque diode étant connectée à une jarretière. 4. Traducteur selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'au moins une des matrices de décodage a au moins une sortie reliée à deux diodes chacune connectée à une jar rentière. 5. Traducteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'au moins une des matrices de décodage a au moins deux sorties reliées entre elles par des conducteurs de connexion. 6. Traducteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'au moins une des matrices de décodage a au moins une sortie reliée à deux jarretières. 7. Traducteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif logique muni d'au moins un interrupteur de court-circuitage d'une matrice de décodage, cet interrupteur étant inséré dans une jarretière ne passant pas par ladite matrice de décodage. 8. Traducteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qutil comporte un dispositif logique muni d'au moins un interrupteur en série avec une matrice de d-écodage. 9. Traducteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'au moins une matrice de décodage est constituée d'interrupteurs électromécaniques. 10. Traducteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'au moins une matrice de décodage est constituée d'interrupteurs électroniques.