! ' 2133629 î - - ♦ La présente invention a pour objet un rivet antidérapent pour bandages de véhicules, comprenant un corps de rivet et un clou, ou tige» qui est maintenu dans ce cr»rps; tout en y étant déplaçable selon la direction radiale du bandage. 5 Les rivets courants de bandage comportent une tige à carbure de cémentation constituant la partie de fatigue et un corps en v acier ou matière plastique de support. Du fait du poids élevé des rivets courants, environ 1,5 à 2,5 g, et de leur fixation relativement rigide au bandage, cette partie de fatigue exerce un effort élevé sur le revêtement de 10 route. De manière générale, une usure mécanique est fonction de la pression unitaire exercée sur l'assise. Pour les rivets de bandage,le choc qu'ils exercent sur le revêtement de la route doit y être ajouté. L'énergie de ce choc varie conme le carré de la vitesse. Il apparaît de ce fait que 15 le mécanisme d'usure de la route, sous l'action des rivets d'enveloppe, est sensiblement d'abrasion et de martèlement purs. La première action résulte de la fixation rigide du rivet et la seconde de la masse élevée de ce rivet, conjuguée avec la faible résistance au choc des matériaux du revêtement de route. 20 L'invention est caractérisée en ce que l'extrémité de la tige de riveti du côté de l'axe du bandage, repose sur un tampon en élastomère qui est maintenu dans un passage axial du corps de rivet. La résistance au déplacement de la tige vers l'intérieur doit dépasser la résistance à I'écrasement de la glace, ce qui est obtenu par 25 adaptation de la rigidité du tampon en élastomère. La fonction du corps de rivet est de maintenir la tige en position, à 1'encontre des efforts axiaux, par exemple au patinage, et d'empêcher cette tige de trop se soulever vers l'extérieur du bandage. Le corps de rivet ne participant pas au déplacement de la tige, 30 la masse de la partie mobile peut donc être réduite de cinq à dix fois, selon le tracé de cette tige. La réduction du choc sur le revêtement de route et celle de la pression unitaire exercée par la tige à l'impact du revêtement entraînent les avantages suivants par rapport aux rivets antérieurs. - usure réduite du revêtement de route, 35 - usure réduite de la tige, - niveau de bruit moins élevé dans le véhicule, et - meilleure adhérence à la route. 72 12676 2 2133629 Ce dernier point peut paraître inattendu, mais l'extrémité d'un rivet classique s'use en formant des bords arrondis qui n'assurent qu'une faible adhérence sur le revêtement. Au contraire, la tige pouvant se déplacer selon l'invention s'use plus ou moins uniformément selon le plan de l'extrémité de la tige, celle-ci étant repoussée vers le bandage avec l'augmentation de charge. D'autres objets et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide de la description qui va suivre d'exemples préférés de mise en oeuvre et du dessin annexé sur lequel les figures 1 et 2 sont des coupes longitudinales de rivets selon l'invention. Sur ces figures, les divers éléments analogues des rivets sont indiqués par les mêmes références. Le rivet selon l'invention, représenté sur la figure 1, comprend une tige 1, un corps 2 de rivet, un tampon amortisseur 3, en matière élastique, tel le caoutchouc, et un disque ou plaque support 4 en matière rigide, tel l'acier. La tige 1 peut être en matière dure ou cémentée et le corps 2 en acier, cémenté ou non. La tige 1, le tampon 3 et le disque 4 sont placés dans un passage axial 9 du corps. Ce passage comporte un redan 6 contre lequel vient porter un rebord 10 d'extrémité de la tige, du côté du centre de roue. Le corps de rivet comporte des brides supérieure 7 et inférieure 8 qui le bloquent dans le bandage. La variante de rivet selon la figure 2 ne comporte pas de disque support, mais le tampon 3 est plus épais et occupe le volume total de la partie 9 du passage au-dessous de la tige. La partie de tige dépassant le dessus du corps de rivet est entourée par un manchon tronconique 5 en matière plus flexible que le reste du rivet, telle que matière plastique. Selon une autre variante (non représentée) qui est particulièrement avantageuse par sa possibilité d'auto-élimination du gravier, ou autres matières étrangères, la tige comporte une extrémité extérieure tronconique ou profilée. Le passage du corps de rivet est également à profil conique et comporte des rainures longitudinales évasées vers l'extérieur. Dans cette variante, la tige peut être munie d'un rebord, du genre de celui indiqué par 10 des deux figures, ou en être démunie. II est évident que d'autres variantes et modifications peuvent être facilement imaginées, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. 72 12676 2133629 REVENDICATIONS 1 - Rivet antidérapant pour bandages de véhicules, comprenant un corps de rivet et un clou, ou tige, qui est maintenu dans ce corps, tout en y étant déplaçable selon la direction radiale du bandage, caractérisé en ce que l'extrémité de la tige de rivet, du côté de l'axe du bandage, repose sur un tampon en élastomère, qui est maintenu dans un passage axial du corps de rivet. 2 - Rivet antidérapant selon la revendication 1, dans lequel l'extrémité de ladite tige, du côté de l'axe du bandage comporte une partie plus épaisse, de manière à la maintenir dans ledit corps. 3 - Rivet antidérapant selon la revendication 2, dans lequel ledit passage comporte un redan qui correspond à ladite partie plus épaisse. 4 - Rivet antidérapant selon la revendication 1, dans lequel ledit passage et ladite tige sont tronconiques ou profilés vers la surface du bandage, ce passage tronconique comportant des rainures longitudinales évasées vers cette surface. 5 - Rivet antidérapant selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel ledit corps comporte une ou plusieurs brides qui le maintiennent dans le bandage. 6 - Rivet antidérapant selon 1'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'une plaque de support en matière rigide est agencée dans ledit passage.