La présente invention concerne les dispositifs anti-vol et, plus particulièrement les installations anti-effraction, destinées à protéger les locaux, bureaux, maisons d'habitation, entrebats et autres, contre les risques de cambriolage. Il existe de nombreuses installations de ce genre, comportant des capteurs de contact, placés sur le battant et le dormant de chaque porte et feneAtre, et signalant, grâce à un coffret électronique associé à une ou plusieurs sirènes, l'ouverture d'un quelconque de ces passages d'accès. Ces installations présentent l'inconvénient de nécessiter autant de doubles contacts et de circuits qutil y a d'ouvertures à protéger. D'autre part, si minces que soient les fils du circuit, ils sont susceptibles de nuire à l'aspect des locaux. Par ailleurs, ils sont inefficaces si le cambrioleur découpe un des panneaux de la porte ou fenêtre protégée, au lieu de l'ou voir. La présente invention a pour objet de réaliser une installation anti-effraction ne souffrant pas de ces inconvénients, et susceptible deAtre réalisée et mise en place plus facilement, et à meilleur prix, que les installations connues. L'invention propose à cette fin une installation anti-effraction pour espace clos, notamment à circulation d'air naturelle ou forcée, ou à air conditionné, caractérisée par un moyen sensible à un changement provoqué, dans l'air ambiant ou en circulation à l'intérieur dudit espace, par l'ouverture d un passage d'accès à celui-ci, et capable, en réponse audit changement, de mettre en action un dispositif d'alarme. L'invention exploite ainsi le fait qutune tentative de cambriolage nécessite pratiquement une ouverture d'accès importante, de nature à changer une ou plusieurs caractéristiques de l'air ambiant dans le local à protéger, et utilise un organe capable de déceler un tel changement et de mettre en action le signal d'alarme. Une telle installation convient donc à tout espace clos, et s'applique en particulier, quoique non exclusivement, aux locaux à circulation d'air naturelle ou forcée, dans lesquels s'établit un flux d'air à régime constant, auquel l'ouverture intempestive d'une porte ou fenêtre apportera une perturbation. Une telle circulation existe dans les maisons ou immeubles chauffés par air ou à chauffage électrique intégré. L'organe détecteur de la perturbation à déceler peut être, par exemple, sensible à la pression de l'air en un ou plusieurs points de son parcours, ou bien à sa vitesse, ou à son débit. Toute autre caractéristique de l'air séjournant ou circulant dans le local à protéger, par exemple sa température ou son degré d'humidité, peut servir à des fins analogues, particulièrement dans les locaux où l'on cherche à maintenir une telle caractéristique à une valeur constante. Les objets, caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront, par ailleurs, de la description que l'on va en donner ci-après, portant sur des modes de réalisation choisis à titre d'exemple et représentés sur les dessins annexés, dont la figure 1 est une vue en coupe verticale et en perspective d'une maison d'habitation équipée d'une installation anti-vol agencée conformément à l'invention ; la figure 2, qui représente une vue analogue à celle de la figure 1, se rapporte à une variante la figure 3 est une courbe de fonctionnement de ventilateur la figure 4 représente schématiquement un organe destiné à mettre en action un dispositif d'alarme en réponse à une variation de vitesse ou de débit d'air. Une maison d'habitation, du type à chauffage électrique et aération contralée indépendante des appareils de chauffage, présente, sur la vue en coupe verticale de la figure 1, deux pièces A et B, donnant sur l'extérieur, séparées l'une de l'autre par une pièce C. Dans chacune des pièces A et B, le mur de façade, visible sur le dessin, a, de haut en bas, une bouche d'entrée d'air autoréglable 1, une fenêtre 2, normalement fermée, et un appareil de chauffage électrique 3 commandé par thermostat T. Quant à la pièce C, elle est munie en plafond d'un ventilateur extracteur 4, qui sert à aspirer de l'air dans la pièce C et à le refouler par une cheminée verticale 5 débouchant à travers le toit vers l'extérieur. Un manomètre à contact 6, disposé dans les combles, est sensible à la pression absolue régnant au point 7, c'est-à-dire dans la bouche d'aspiration du ventilateur 4, ou encore à la différence de pression entre ce point et le point 8, situé dans la cheminée de refoulement 5. Le manomètre à contact commande un circuit électrique 9 d'alimentation d'une sirène d'alarme 10. En fonctionnement normal, le thermostat T est réglé à la température que l'on désire maintenir dans les pièces, et le moteur, non représenté, menant le ventilateur 4, est réglé pour tourner à une certaine vitesse. Le chauffage des pièces A et B s'établit par convection naturelle, et circule le long d'un parcours représenté par des flèches, blanches pour l'alr froid et hachurées pour l'air chaud. L'air froid, entrant par les bouches 1, descend dans la pièce correspondante, se réchauffe au contact de l'appareil 3, remonte, passe dans la pièce intermédiaire C par des fuites naturelles ou calibrées, et, aspiré par le ventilateur 4, est évacué à l'air libre.Ce régime de circulation sensiblement permanent, à caractéristiques sensiblement permanentes de vitesses, débits et pressions, subit une perturbation dès que la section de passage offerte à l'air est mOdifiée par l'ouverture d'une porte ou fenêtre dans l'une ou l'autre des pièces A et B, ou dans toute ouverture découpée pour former passage d'accès. Cette ouverture a pour effet d'augmenter le débit du ventilateur 4 et d'augmenter la presion absolue au point 7, ainsi que le montre la courbe de la figure 3, qui indique la dépression aP, en millimètres de colonne d'eau, mesurée en fonction du débit d'air a en m3/h. Une variation de débit de 100 à 200 m3 se traduit par une augmentation de 2mm d'eau environ dans la pression absolue à l'aspiration du ventilateur.Le manomètre à contact 6, calibré pour couper le circuit 9 en régime normal, réagit à une telle perturbation dans la pression absolue en établissant ce circuit, ce qui a pour effet de mettre en action la sirène d'alarme 10. Le manomètre à contact peut être de tout type connu, à cloche, à tore pendulaire ou autre, le choix parmi les types disponibles se faisant en fonction de la sensibilité requise, celle-ci étant de l'ordre d'un ou plusieurs millimètres de colonne d'eau pour la courbe de fonctionnement de la figure 3. On peut adopter, en cas de besoin, une courbe plus plongeante, correspondant à une variation plus prononcée de la caractéristiqueiL P en fonction du débit, de manière à rendre le manomètre plus sensible à une perturbation de débit donnée. Selon des dispositions connues, l'installation peut être complétée par une batterie de secours pour éviter qu'une coupure au secteur ne vienne perturber l'alarme, ou la déclencher intempestivement, ou la rendre inefficace. Un dispositif à retardement peut aussi être monté sur le circuit de commande de l'alarme, pour don ner à l'habitant, entrant dans son logis, le temps d'atteindre un bouton secret coupant le circuit. Par ailleurs, la commande de l'alarme peut être établie pour que celle-ci se poursuive, même si l'ouverture qui l'a provoquée se referme, ou pour lui permettre de ne durer qu un temps déterminé si l'ouverture est refermée, et de ne reprendre que si cette issue, ou toute autre issue, s'ouvre à nouveau. Dans la variante de la figure 2, une maison présente, dans la vue en coupe verticale représentée, trois pièces contiguës, D, E et F. Un générateur 11 d'air chaud pulsé est -installé en sous-sol. Ce générateur aspire de l'air à l'extérieur, par l'intermédiaire d'une conduite horizontale 12, d'un tuyau vertical 13 et d'un filtre 14. L'air pulsé pénètre dans une gaine horizontale 15 et parvient aux pièces D et F à travers des bouches 16 ménagées dans leurs planchers respectifs. Une partie de l'air chaud qui se trouve dans les pièces E et F retourne au générateur 11 par l'intermédiaire de bouches d'aspiration 17 placées en cloisons et de piquages verticaux 18, raccordés à la conduite 12. I1 s'agit là d'une installation à air pulsé et récupération partielle d'air chaud à partir de toutes les pièces sauf celles, telles que la pièce D, dont les odeurs peuvent être gênantes, et qui s'évacuent directement à l'air libre. Un manomètre à contact 6, disposé dans la pièce E, est exposé d'une part à la pression régnant dans la pièce D et d'autre part à celle de la pièce F. I1 agit en fonction de la différence de pression entre ces deux pièces, pour établir ou couper le circuit 9 et mettre en action ou hors d'action le dispositif d'alarme. L'ensemble est réglé pour donner l'alarme quand la pression différentielle, lue par le manomètre 6, change par suite d'une tentative d'effraction dans la pièce D ou F. La figure 4 représente, dans une vue en coupe, un autre organe sensible aux perturbations et qui, comme un manomètre ou un débit-mètre, peut établir un contact qui déclenche l'alarme lorsqu' une ouverture non prévue ou non autorisez se produit dans le local à protéger. Ce dispositif, situé dans une section 19 à passage rétréci du parcours de circulation de l'air, par exemple en amont ou en aval d'un ventilateur, comporte une membrane 20 flexible ou légère, dont une partie au moins est électriquement conductrice. Le poids de la membrane, ou sa raideur, est ajusté pour que, toutes les portes et fenêtres de l'espace à protéger étant fermées, la vitesse de l'air, qui ne passe que par des bouches autoréglables, ne parvienne pas à la rapprocher suffisamment d'un second élément 21, électriquement conducteur, les éléments 20 et 21 forr- mant les deux contacts d'un interrupteur de commande du circuit 9. En cas d'ouverture d'une issue supplémentaire, le débit d'air augmente, de même que sa vitesse dans la section rétrécie lg de son parcours de circulation, ce qui a pour effet de forcer l'élément 20 contre ltélément 21 et de mettre en action l'alarme commandée par le circuit 9. Selon une application de ce dernier dispositif, le circuit 9 peut servir à charger une eapacité agissant sur le dispositif d'alarme. On pourwa remplacer les organe s sensibles décrits ci-dessus par tout autre dispositif capable d'établir ou d'interrompre un contact électrique, ou, plus généralement, de provoquer un signal d'alarme, en réponse à un changement de caractéristique de l'air séjournant ou circulant dans un espace clos, par suite de l'ouver- ture d'une issue d'accès audit espace. On signale à ce suet que l'organe sensible choisi n'est pas nécessairement du genre adapté à agir sous l'influence directe d'une perturbation de l'air dans l'espace à protéger. Cette influence peut se faire sentir indirectement, ou par élément interçosé. C'est ainsi que, dans le cas d'un ventilateur réglé pour tourner à vitesse constante, on peut monter un ampèremètre sur le circuit d'alimentation de son moteur de commande, et agencer cet ampèremètre pour le rendre capable d'agir sur le dispositif d'alarme quand le courant d'alimentation change par suite d'un changement de débit d'air à travers le ventilateur, changement de volume, de vitesse ou de pression. De nombreux ampèremètres de type courant sont sensibles à de très légères variations d'intensité, et ont donc la sensibilité requise pour pouvoir convenablement être utilisés dans la mise en oeuvre de l'invention. Bien entendu, les dispositions décrites et représentées ne présentent pas de caractère limitatif, et pourront faire l'objet de nombreuses modifications et variantes, sans sortir pour autant du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Installation anti-effraction pour espace clos, notamnent à circulation d'air naturelle ou forcée ou à air conditionné, caractérisée par un moyen sensible à un changement, provoqué dans ladite circulation d'air ou dans l'ambiance dudit espace, par l'ouverture d'un passage d'accès à celui-ci, et capable, en réponse audit changement, de mettre en action un dispositif d'alarme. 2. Installation suivant la revendication 1, dont le moyen sensible comporte un manomètre à contact, capable de déceler une variation de pression ou dépression en un point déterminé de 1 es- pace clos ou du parcours de l'air en circulation. 3. Installation suivant la revendication 2, dont le manomètre à contact est agencé pour déceler une variation de pression différentielle entre deux points déterminés de l'espace clos ou/et du parcours de l'air en circulation. 4. Installation suivant la revendication 2 ou 3, dont le manomètre à contact est agencé pour capter la pression régnant du cati aspiration et/ou du ctté refoulement d'un ventilateur dont elle est équipée. 5. Installation suivant la revendication 2 ou 3, dont le manomètre à contact est agencé pour capter la pression régnant en deux compartiments séparés formés dans ledit espace par cloisonnement. 6. Installation suivant une-quelconque des revendications précédentes, équipée d'un ventilateur agencé pour aspirer de ltair à l'intérieur dudit espace. 7. Installation suivant une quelconque des revendications 1 à 5, équipée d'un ventilateur agencé pour alimenter ledit espace en air pulsé. 8. Installation suivant la revendication 1, équipée le cas échéant d'un ventilateur d'extraction ou à air pulsé, dont le moyen sensible comporte un élément situé dans un passage d'air et adapté à se déplacer dans une mesure variable en fonction de la vitesse d'air dans ledit passage, la mise en action du dispositif d'alarme intervenant pour une position déterminée dudit élément. 9. Installation suivant la revendication 1, dont le moyen sensible, soustrait à l'influence directe dudit changement, réagit en réponse à une modification causée par ledit changement dans un élément de l'installation. 10, Installation suivant la revendication 9, équipée d'un ven tilateur, et dont le moyen sensible est un remètre monté sur le circuit d'alimentation du moteur dudit ventilateur.