La présente invention se rapporte à des perfectionnements aux fers à cheval du type comportant des pièces amovibles,remplaçables,de contact avec le sol ou de marche, en particulier des pièces de marche capables d'absorber les chocs. Il est bien connu que le ferrage et le recloutage des chevaux sont des opérations importantes, particulièrement dans les activités du trot et de ltéquitation où il est souvent nécessaire de remplacer les fers pour d'autres raisons que la croissance du sabot du cheval. Le remplacement des fers est une opération qui demande du temps et qui doit autre exécutée par un personnel spécialement qualifié. En outre, un recloutage trop fréquent entratne une destruction des sabots du cheval par les clous. Une autre difficulté, rencontrée avec les fers suivant l'art antérieur, réside en ce que des dispositifs relativement compliqués sont nécessaires pour munir les sabots et/ou les fers du cheval d'accessoires divers tels que masses d'équilibrage, pointes et dispositifs analogues pour la marche hivernale, etc. Les fers à cheval métalliques usuels présen- tent également l'inconvénient d'être lourds et totalement non élastiques,ce qui peut provoquer des blessures aux jambes du fait de l'effort important qui s'exerce lorsque le sabot du cheval se pose sur le sol. Depuis longtemps, de nombreuses tentatives ont été faites pour éliminer au moins une partie de ces difficuités, en utilisant un fer en deux parties comprenant une semelle métallique de base, qui est fixée de façon classique au sabot du cheval, et une partie d'usure ou coussin de marche plus ou moins élastique, qui est fixée à la semelle de base. Par exemple, le brevet suédois nO 37 978, publié dès 1914, décrit un fer à cheval comportant un coussin de marche remplaçable en bandes d'acier et une cordelette goudronnée disposée entre ces bandes. Ce fer à cheval est toutefois compliqué et peu sur et il n'a pas trouvé d'uti lisation pratique. Le brevet U.S. nO 644 284 du 27 Février 1900 ddcrit un fer à cheval en deux parties, comprenant une semelle métallique qui présente une gorge ou canal de section rectangulaire destinée à recevoir un coussinélastique de mar che de forme correspondante. Toutefois, ce type de fer nta pas,non plus, trouvé d'utilisation pratique car il est très difficile, sinon impossible, de remplacer le coussin de marche, celui-ci devant être introduit dans la gorge de la pièce métallique à partir d'un bord latéral de cette pièce et être enlevé d'une manière correspondante. Des fers semblables, comprenant des fers qui comportent des pièces élastiques de marche collées à une semelle md- tallique, sont ddcrits dans la Demande de brevet allemand publiée avant examen nO 2 748 811 du 3 Mai 1978. La présente invention a pour but d'éliminer les inconvénients d e s fers à cheval connus, comportant des pièces d'usure remplaçables et de pourvoir à un fer à cheval du type ci-dessus,dans lequel la pièce d'usure peut être remplacée très rapidement et de manière simple, de sorte que pratiquement n'importe qui peut procéder à un tel remplacement lorsque c'est nécessaire. L' invention a plus particulièrement pour but de pour voir à un fer à cheval comportant une pièce de contact avec le sol ou de marche qui peut être introduite dans la semelle de base et retirée de celle-ci, par la face supérieure de cette dernière.Conformément à l'invention,cette opération peut être effectuee rapidement et simple-* ment et la pièce de marche ne risque pas de se détacher de la semelle de base en cours d'utilisation. Outre les dispositions qui précèdent, l'inven tion comprend encore d'autres dispositions qui ressorti ront de la description qui va suivre. L'invention sera mieux comprise à l'aide du complément de description ci-après, qui se réfère aux dessins annexés, dans lesquels : La Figure 1 est une vue en coupe transversale d'une première norme de réalisation d'un fer à cheval suivant l'invention, la pièce de contact avec le sol ou de marche étant reprdsen- tée en position de préparation à l'introduction dans la semelle de base. La Figure 2 est une vue en perspective d'une se melle de base suivant l'invention. La Figure 3 est une vue en coupe transversale d'une autre forme de réalisation d'une semelle de base suivant l'in vention. La Figure 4 est une vue en perspective d'une première forme de réalisation d'une pince de marche pour un fer à cheval suivant l'invention,et les Figures 5 à 8 sont des vues en perspective d'autres formes de réalisation de pièces de marche pour le fer à cheval suivant l'iw ention. I1 doit être bien entendu, toutefois, que ces dessins et les parties descriptives correspondantes sont donnés uniquement à titre d'illustration de l'objet de l'invention, dont ils ne constituent en aucune manière une limitation. Sur les dessins, le repère 1 désigne une semelle de base prévue pour être fixée à un sabot de cheval, de façon connue, au moyen de clous ou d'une autre manière, par exemple par collage. La figure 2 illustre la façon dont la semelle de base comporte à cet effet une pluralité de trous 2, pour le passage des clous. Comme le rôle de la semelle de base est en premier lieu de servir de fixation pour différents types de piè ces de marche, cette semelle ne servant donc pas elle même d'élément de contact avec le sol, elle peut être beaucoup plus mince et plus légère que les fers à cheval usuels. Par suite, la semelle de base peut avantageusement être réalisée en n'importe quel métal léger approprié, par exemple de l'aluminium ou un alliage d'aluminium. En variante, la semelle de base peut être réalisée, par exemple, en matière plastique dure ayant des qualités convenables de résistance mécanique. La semelle de base peut,par exemple, être extrudée ou moulée par injection. Le fer à cheval suivant l'invention comprend en outre une pièce de marche 3, comportant une bande de contact 4 et une languette de fixation 5. La languette 5 est destinée à être introduite dans une gorge de verrouillage correspondante b,ménagée dans la semelle de base 1. La pièce de marche 3 est, de préférence, réalisée en matière élastique capable d'absorber les chocs, par exemple du caoutchouc ou une matière plastique. De préférence, on utilise une matière qui peut être extrudée ou moulée à la forme désirée. Au moins la face inférieure de la bande de contact 4 doit bien entendu présenter une résistance suffisante à l'abrasion, puisque c'est cette surface qui assure le contact du fer à cheval avec le sol. Les languettes de fixation 5 doivent conserver une permanence de forme suffisante pour ne pas tendre à se dégager de la gorge de verrouillage 6 par déformation en cours d'utilisation. Bien que,pour des raisons pratiques, la pièce de marche soit de préférence réalisée en une matière homogène,elle peut également être composée par exemple de deux couches ou davantage de matières différentes, qui sont fixées ou stratifiées l'une à l'autre, par exemple coulées ou collées ensemble. On peut, par exemple, utiliser une matière pour les languettes de fixation 5 et une autre pour la bande de contact 4. Une couche intermédiaire de matière assurant la liaison entre les couches ci-dessus peut également être utilisée. En faisant varier les propriétés élastiques des matières de la pièce de marche, par exemple par combinaison de différentes matières, on peut conférer au fer à cheval une résilience optimale par rapport à des sols de natures diverses, ou en fonction des conditions climatiques, des chevaux, etc. La semelle de base 1 du fer à cheval suivant l'invention comporte également de préférence une pince de protection 7, comme représenté sur les figures 1 et 2. La gorge de verrouillage 6 ménagée dans la semelle de base, peut être ouverte aux extrémités du fer mais elle est de préférence fermée à ces extrémités au moyen de bords de butée la convenablement conçus, comme représenté sur la figure 2. Les bords de butée la ne doivent pas couvrir toute la gorge 6 mais il est souvent suffisant qu'ils obturent une partie des extrémités de la gorge de verrouillage,afin que la piècede marche 4 ne puisse pas glisser vers l'extérieur, aux extrémités. Suivant l'invention, la languette de fixation 5 et la gorge de verrouillage correspondante 6 ont une section transversale de forme particulière, afin que la languette 5 puisse être introduite dans la gorge de verrouillage 6 de la semelle de base l,par la face inférieure de cette dernière, et qutile soit retenue après insertion dans la gorge sans risquer de se libérer pendant l'utilisation, c'est-à-dire lorsque sensiblement toute la semelle de base en forme de fer à cheval est placée sensiblement simultanément contre le sol. I1 est toutefois possible de libérer la languette de fixation 5, et par conséquent la pièce de marche 4, de la gorge de verrouillage 6, de façon simple, lorsque l'élément de marche n'est pas chargé.Pour enlever la pièce de marche, il suffit de presser la languette de fixation 5 vers le haut à une extrémité de la gorge de verrouillage 6,par exemple au moyen d'un outil du genre ciseau, puis de tirer l'extrémité libérée de la languette hors de la gorge 6, de façon à extraire le restant de la languette de fixation 50 Suivant une première caractéristique de l'invention,ce résultat est obtenu en pourvoyant la languette de fixation 5 d'au moins une fente longitudinale 8, de préférence axiale, qui s'évase de préférence en direction de la semelle de base 1. Grâce à cette fente, ou à ces fentes, la languette de fixation 5 peut être comprimée dans le sens transversal et être ainsi introduite à travers une ouverture 9 relativement étranglée, à l'entrée de la gorge de verrouillage 6.Après son introduction dans la gorge 6, la languette 5 revient élastiquement sensiblement dans son état initial et elle se trouve ainsi retenue dans la gorge 6. La section transversale de la gorge de verrouillage 6 présente, après l'ouverture étranglée 9, une partie 10 qui diverge vers l'intérieur puis une partie Il qui converge vers l'intérieur et se raccorde à un fond 12. La languette de fixation 5 comprend, de façon correspondante, deux parties d'extrêmité 13 prévues pour venir en contact avec le fond 12 de la gorge 6, une première partie de butée 14 qui diverge vers l'extérieur à partir des surfaces d'extrémité 13 et qui vient en contact avec la partie Il de la gorge 6 qui converge vers l'intérieur, et une deuxième partie de butée 15 qui converge vers l'intérieur et qui vient en contact avec la surface de butée 10 de la gorge 6. La languette 5 comporte enfin une partie étranglée 16, prévue pour venir en contact avec l'ouverture étranglée 9 de la gorge 6. Afin de-faciliter l'insertion de la languette 5 dans la gorge 6, les bords d'entrée de cette dernière sont de préférence chanfreinés, comme représenté en 17, l'angle du chanfrein correspondantde préférence sensiblement à l'angle des surfaces de butée 14 de la languette 15. La figure 3 représente, en ooupe transversale,une autre forme de réalisation préférée d'une semelle de base suivant l'invention, les pièces de marche représentées sur les figures 4 à 8 comportant des languettes de fixation prévues pour être insérées dans la gorge de verrouillage suivant la figure 3.Comme dans la forme de réalisation représantée G la figure 1, la semelle de base suivant la figure 3 comporte une gorge de verrouillage 6a Conte dans le cas de la gorge 6 de la figure 1 ,la gorge de verrouillage 6a comporte de préférence des parties chanfreinées d'entrée 17a, une ouverture étranglée 9a, des parties lOa divergeant vers l'intérieur puis des parties lia convergeant vers 1' intérieur, et elle se termine par un fond 12a. De plus, la gorge 6a comporte également une partie 18, de dimension sensiblement constante dans le sens transversal, qui relie les parties lOa et lia entre elle. Les languettes de fixation 5a des pièces de marche suivant les figures 4 à 8 sont conçues pour être insérées dans la semelle de la figure 3e Pour cela, les languettes 5a de ces pièces de marche comportent des surfaces de butée 13a-16a qui correspondent aux surfaces de butée 13-16 de la figure 1. De plus, les languettes comportent une partie intermédiaire 19, de largeur sensiblement constante, qui relie les parties 14a et 15a et qui est disposée de manière à venir en contact avec la partie 18 de la gorge de verrouillage 6a. La fente Sa est également un peu plus large que la fente 8 de la figure 1 et elle présente un fond un peu plus marqué. Toutefois, on peut également, dans cette forme de réalisation, utiliser d'autres types de fentes, et éventuellement deux ou plusieurs fentes parallèles, qui permettent une compression temporaire désirée de la languette 5a,pour permettre son insertion dans la gorge de verrouillage 6a. Dans la forme de réalisation représentée sur la figure 4, la bande de contact 4a présente une surface inférieure sensiblement plane qui peut toutefois être travaillée,par exemple finement striée, par exemple pour augmenter le frottement contre le sol pendant l1utilisa- tion. La figure 5 représente une autre forme de réalisation de la bande de contact qui comporte dans ce cas une gorge longitudinale axiale 20, en forme de V,qui sert également à augmenter le frottement sur le sol. Dans la forme du éalisation représentée sur la figure 6, la bande de contact 4 comporte deux gorges parallèles 21 à section en V, ce qui procure des qualités de frottement différentes pendant l'utilisation. La figure 7 représente encore une autre forme de réalisation de la bande de contact 4. Dans ce cas, cette bande de contact comporte une pluralité de bossages pyramidaux 22, qui peuvent avantageusement être réalisés dans la même matière que la bande de contact 4 et en général également que la languette de fixation Sa. Enfin, la figure 8 représente une bande de contact 4 dans laquelle sont fixées, et de préférence noyées, une pluralité de pointes métalliques 23. Les différentes variantes de réalisation de la bande de contact 4, décrites ci-dessus, donnent une idée des possibilités offertes par la présente invention en ce qui concerne l'adaptation des propriétés du fer à cheval, c'est-à-dire principalement de sa pièce de marche, aux désirs et aux besoins des situations individuelles. I1 est ainsi possible, par une opération simple, de remplacer une piice de marche existante par une autre convenant mieux par exemple à l'état du sol rencontré. il est, d' autre part, possible de noyer des masses d'équilibrage dans la pièce de marche proprement dite, ce qui permet de procéder très rapidement à un rééquilibrage. En plus de la modification des caractéristiques d'élasticité et d'absorption des chocs de la pièce de marche, obtenue par un choix approprié de la matière de cette pièce, ces caractéristiques peuvent également être modifiées par exemple par adjonction à la pièce de marche d'inserts en métal, matière plastique dure, ou autre matériau. Ainsi, que cela ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux-de ces modes de réalisation et d'application qui viennent d'être décrits de façon plus explicite ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes qui peuvent venir à l'esprit du technicien en la matière, sans s'écarter du cadre ni de la portée de la présente invention. Revendications 1. Fer à cheval en deux parties comprenant une semelle de base (1) en forme de fer à cheval prévue pour être fi xée à un sabot de cheval et une pièce de marche (3) qui peut titre fixée à la semelle de base, cette dernière com portant sur sa face opposée au sabot,au moins une gorge de verrouillage (6, 6a), la pièce de marche (3) étant consti tuée par une bande (4) de matière absorbant les chocs pourvue d'au moins une languette de fixation (5, 5a) dispo sée pour s'engager dans la gorge de verrouillage correspondante (6,6a) de la semelle de base,lequel fer à cheval est caractérisé en ce lue la languette de fixation (5,5a) comporte au moins une fente longitudinale (8, 8a) qui permet de comprimer la lan guette de fixation dans le sens transversal afin que celle ci puisse être insérée dans la gorge verrouillage (6, 6a) par la face supérieure de la gorge, la languette de fi xation (S, 5a) reprenant sa forme initiale après son in section dans la gorge de retenue, grâce à son élasticité propre, la languette étant ainsi retenue dans la gorge. 2. Fer à cheval suivant la revendication 1, carac térisé en ce que la semelle de base (1) comporte à ses extrémités des moyens de butée (la) qui eripechent l'inser tion de la languette de fixation(5, 5a) dans la gorge de verrouillage (6,6a) et le dégagement de la languette de fixation hors de la gorge, par les bords latéraux de la gorge. 3. Fer à cheval suivant la revendication 1 Ou 2, caractérisé en ce que la gorge de verrouillage.. (6,6a) com prend, en section transversale, une ouverture étranglée (9), une première partie de butée (10, 10a) située à l'interieur de la gorge et divergeant vers l'intérieur, et une deuxième partie de butée (11, lia) convergeant vers l'intérieur et située a l'intérieur d e la p r e ra i è r e partie de butée,et en ce que la lan guette de fixation (5, 5a) comprend une première par tie de butée (14,14a) divergeant vers l'intérieur à partir du côté de la languette éloigné de la gorge de verrouillage, cette partie de butée étant disposce pour venir en contact avec la deuxième partie de butée (11, lia) de la gorge (6, 6a), et une deuxième partie de butée (15, 15a), convergeant vers l'intérieur, située à l'intérieur de la première partie de butée et disposée pour venir e n contact avec la première partie de butée (10, 10a) de la gorge (6, 6a), le contact entre les parties correspondantes de la languette de fixation (5, 5a) et de la gorge de verrouillage (6, 6a) contribuant respectivement à retenir la languette de fixation dans la gorge de verrouillage, pendant l'utilisation. 4. Fer à cheval suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la gorge de verrouillage ( (?osa, lia), et en ce que la languette de fixation comprend une partie correspondante (19) qui relie les première et deu xibme parties de butée (14a, 15a). 5. Fer à cheval suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la ou les fentes (8, 8a) convergent vers l'intérieur. 6. Fer à cheval suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la surface de contact avec le sol de la pièce de marche comporte au moins une gorge longitudinale (20, 21), en forme de V. 7o Fer à cheval suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la surface de contact avec le sol de la pièce de marche (3) comporte une pluralité de bossages (22) sensiblement pyramidaux. 80 Fer à cheval suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que des pointes, des clous ou des dispositifs semblables sont noyés dans la pièce de marche (3) et font saillie à partir de sa surface de contact avec le sol. 9. Fer à cheval suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la semelle de base (1) est réalisée en métal léger ou en matière plastique dure. 10. Fer à cheval suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la pièce de marche (3) est réalisée au moins partiellement en-matière élastique, capable d'absorber les chocs, de préférence en matière plastique et/ou en caoutchouc.