La présente invention concerne le domaine technique des dispositifs de surveillance, destinés à détecter des incidents de quelque nature que ce soit, tels que effractions, incendies, innondations ou tout autre, d'origine physique ou chimique, et à les signaler ou y parer. Généralement, ces dispositifs comportent un seul élément de contrôle, de mémorisation et de temporisation, appelé centrale, branché sur une source unique d'alimentation électrique pouvant être assistée par une batterie de secours. Cette centrale collecte les informations émises par un ou plusieurs détecteurs, adaptés au type d'incident à déceler et met en action, lorsqu'il y a lieu, immédiatement ou après temporisation, un ou plusieurs avertisseurs, sonores, lumineux, téléphoniques etc... ou un appareil destiné à parer l'incident détecté, tel. que dispenseur d'eau dans le cas d'incendie; elle peut éventuellement actionner ces deux utilisations simultanément, utilisations auxquelles elle est reliée, le plus souvent par des conducteurs électriques. Dans le cas où il s'agit de détection d'effraction, cela confère une certaine vulnérabilité: en effet, si l'on pari vient à sectionner toutes les lignes reliant la centrale aux avertisseurs, le dispositif devient inopérant. Pour pallier cet inconvénient, il existe des avertisseurs dits auto protégés qui comportent une source d'alimentation électrique incorporée, mise en service au moyen d'un relais ou d'un transistor, dès que la ligne est coupée.Les installations utilisant de tels avertis= seurs sont toujours coûteuses et nécessitent, dans la majorité des cas, l'intervention d'un spécialiste. La présente invention vise à permettre llautoprotection totale d'une installation par la multiplication, grâce à un raccordement simple, à la portée d'un non spécialiste, d'éléments monoblocs identiques et autonomes, peu coûteux, alliant chacun les caractéristiques définies plus haut pour une centrale, à celles de l'avertisseur autoprotégé. Chaque élément comporte en effet 1) Un ensemble électronique définissant les mémorisations et les temporisations. 2) Un organe de contrôle tel qu'un voyant, vibreur ou autre. 3) Un avertisseur faisant normalement partie du dit élément mais que l'on peut remplacer par un interface tel qu'un relais, un transistor, un émetteur d'ondes ou de rayon etc ... pour commander un ou plusieurs avertisseurs d'un autre type comme par exemple, un transmetteur téléphonique,- ou encore pour commander un ou plusieurs appareils d'autre nature, tels que des vannes d'aspersion pour éteindre l'incendie détecté. 4) Une ou plusieurs sources d' & imentation électrique (de technologie et de mise en oeuvre indifférentes). 5) Un ou plusieurs raccordements prévus pour un ou plusieurs détecteurs avec contacts à établissement (contacts NO) sans limitation de nombre. 6) Un ou plusieurs raccordements prévus pour un ou plusieurs détecteurs avec contacts à ouverture (contacts NF) sans limitation de nombre. 7) Un raccordement d'interconnexion permettant de rendre solidaire tous les éléments autonomes d'une même installation en réalisant une boucle fermée, à l'aide d'un ou plusieurs conducteurs, reliant l'entrée de l'un à la sortie du précédent et répétitivement dans la boucle, ce qui constitue la principale originalité de la présente invention. 8) Un ou plusieurs raccordements prévus pour une commande d'appareils de surveillance quelconque. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaitront à la lecture de la description détaillée d'un exemple de réalisation, donné à titre non limitatif, en référence aux dessins chématiques annexés, dont - La figure 1 représente l'assemblage en boucle fermée de n éléments. - La figure 2 représente l'enchainement des fonctions dans l'exemple de réalisation choisi, grâce à un schéma synoptique de fonctionnement dont la signification des symboles est rappelée en légende. - La figure 3 donne une des possibilité de réalisation, pour l'étage d'entrée d'un élément, dans l'exemple Ehosi,celui- ci pouvant être réalisé d'autres façons, avec d'autres moyens plus coûteux, tels que le logique séquentielle, ou de façon plus complexes avec un nombre de fils différent. Ilpparait, dans la figure 1, qu'une installation pourrait ne comporter qu'un seul élément, objet de l'invention, se suffisant à lui-même pour assumer les fonctions d'une centrale, mais présentant la même vulnérabilité. Lorsqu'une boucle d'au moins deux éléments est réalisée par une ligne d'interconnexion B, étant donné que chacun des éléments est donneur d'ordre, s'il a été sollicité par ses propres dérecteurs ou récepteur et transmetteur lorsque cet ordre émane d'un autre élément et compte tenu du fait que la coupure de la ligne d'interconnexion en un quelconque endroit est enregistrée comme une détection d'incident et en a les mêmes consé- quences, il est évident que l'invulnérabilité de l'installation croit avec le nombre d'éléments constituant la boucle, pour atteindre très vite l'impossibilité absolue de neutralisation. Chacun des éléments comporte, en plus des raccordements déjà cités qui sont repérés RE pour celui ou ceux des contacts à établissement (contacts NO) et RO pour celui ou ceux des contacts à ouverture (contacts NF),- un raccordement prévu vers un interrupteur ordinaire, à clef ou de toute autre nature VR, de mise en veille ou de mise en repos et comporte aussi un strapp Sot1, à placer ou non selon la position occupée dans la boucle. Dans l'exemple de réalisation choisi, l'élément a est l'élément de base et ctest sur lui et lui seul qu'a lieu le raccordement de l'interrupteur VR. En revanche, le strapp S11 n'est pas à placer sur cet élément et l'est sur tous les autres repérés de b à n. Chacun des éléments comporte également un strapp Sv2 qui, lorsqu'il a été coupé, provoque une temporisation avant l'émission des commandes, de sorte que, si l'on est obligé de franchir au moins une barrière de détection avant d'atteindre l'interrupteur VR pour passer le dispositif de l'état de veille à celui de repos, on n'actionne pas l'utilisation BVR ou Z inutilement. Cette disposition n'est pas à prendre si l'interrupteur VR est accessible directement. L'ordre de mise en veille ou de mise en repos est transmis à tous les éléments, de b à n par l'intermédiaire de la boucle B. Dans l'exemple de réalisation choisi, l'élément a détecte l'ouverture d'une porte P au moyen d'un contact NFI (commandé par l'aimant A1) relié par la ligne LI au raccordement RC et il rend effective 11 alimentation d'un dispositif de surveillance par rayonnement SR, grâce à un interface adapté IIS1 monté dans la ligne L2. Le contact NF2 dudit dispositif est lui aussi inséré dans la ligne LI. Comme le strapp ST2 estcoupé, l'émission des ordres sera temporisée ainsi que la mise en action de l'avertisseur AVR associé. toujours dans l'exemple de réalisation choisi, l'élément b surveille l'ouverture d'une fenêtre FI au moyen du contact NF3 relié par la ligne L3 et deux descentes de lits d'enfants, avec les contacts N01 et N02 reliés par la ligne L4. L'élément n alimente, gracie à un interface adapté IfCP2 monté dans la ligne L5, un disposirif de détection de fumée DP dont le contact N03 est relié par la ligne L6.Il surveille aussi, au moyen des contacts NF4 et NF5, reliés par la ligne L7, l'ouverture de deux fenêtres F2 et 5. I1 déclenche enfin, en cas de détection d'incident, un avertisseur téléphonique AD, au moyen du relais Z. Les strapps ST2 étant conservés sur ces deux derniers éléments, l'émission de leur commande sera immédiate ainsi que leur action sur les avertisseurs AVR et ÂT. Chaque zone de surveillance peut, bien entendu, être anihilée par le Jeu d'interrupteurs Judicieusement placés sur les lignes de détecteurs et non représentés sur la figure dans un souci de clarté. Toujours dans ce même exemple de réalisation, l'organe de contrôle est un voyant constitué par une diode électroluminescente LED qui permet, d'une part de connaître si toutes les sources d'alimentation sont bien en place et d'autre part, si tous les détecteurs sont en position normale au moment de la mise en veille. En effet, si une anomalie quelconque se présente lors de cette manoeuvre, le voyant LED clignotera pendant tout le temps que dure la temporisation précédant la mise en veille effective du système et ce sur tous les éléments de la boucle, quel que soit l'élément ou les éléments directement concernés. Si au contraire, tout est normal, ce-même voyant LED restera allumé en fixe, pendant tout le temps de cette même temposisation, sur tous les éléments de cette boucle. L'extinction totale de ce voyant correspond à la mise en veille effective; de toutes façons, il ne se rallumera plus Jusqu'à la prochaine mise en veille. Des sources d'alimentation électrique, autonomes, associées à chaque élément, fournissent l'énergie nécessaire au fonctionnement décrit maintenantdans les figures 2 et 3. Le figure 2 montre que l'entrée E de la ligne d'interconnexion est reliée à un récepteur R qui, dans l'exemple de réalisation choisi, est un détecteur de niveau à 3 états dont le schéma est donné par la figure 3. Pour mémoire, ces trois états sont - Niveau logique I - Niveau logique "O" - Niveau logique "flottant". Toujours dans l'exemple de réalisation choisi, la sortie S vient d'une porte de transmission analogique PU laquelle transmet en ligne, les niveaux "1" ou "O" fournis par le pas zéro du compteur décimal C, lorsqu'elle est ouverte, et donne un niveau "flottant" à la ligne lorsqu'elle est fermée,-les détections sont regroupées sur un "OU" à trois entrées minimum, OU-1, dont la sortie est reliée à une mémoire N qui enregistre une action, même fugitive, sur une des trois entrées de OU-1; lesquelles sont destinées à recevoir les informations relatives à . un incident détecté au moyen de contacts NF, pour celle ou celles reliées au raccordement RC un incident détecté au moyen des contacts NO, pour celle ou celles reliées au raccordement RE une coupure de ligne ou la fermeture de la porte PT de l'élément précédant dans la boucle, pour celle reliée à la sortie Sa du détecteur de niveau Rç sorties Sa, Sb confondues). Se référant à la figure 1, lorsque l'interrupteur VR est fermé (installation au repos) le compteur C est maintenu au pas zéro, directement par l'interrupteur VR, dans l'élément de base a et par l'entrée E au niveau "1", à travers le strapp STI, dans les autres éléments de la boucle. La mise en veille du système s'effectue par l'ouverture de l'interrupteur VR dont l'action est de faire avancer le compteur C de l'élément a au pas NOun par l'intermédiaire dullOU"à deux entrées OU-3, ce qui entraine le remplacement du niveau "1" de la ligne vers l'entrée E de l'élément b par le niveau 11011 qui, grâce au strapp STI, a la même action dans cet élément que l'interrupteur VR dans l'élément a et répétitivement dans le boucle. TouJours dans l'exemple de réalisation choisi, le pas zéro du compteur G, par son niveau "1t', empêchait le fonctionnement de l'oscillateur F, de période t pour un cycle complet et de période t' pour une cadence intermédiaire repérée ci. Cet oscillateur, libéré par l'avance du compteur C au pas N un, fera avancer celui-ci au pas N deux, indépendamment dans chacun des éléments, au terme de son temps t, ce qui constitue la temporisation précédant la mise en veille effective : le pas N deux, par son niveau "1", verrouillera lui aussi l'oscillateur F et l'ensemble du système sera donc bien en état de veille.En effet, si une action est maintenant enregistrée par la mémoire M, le compteur C avance au pas NO trois par l'intermédiaire du tlOUflà 2 entrées OU-3 et, comme ci-dessus, l'oscillateur F est libéré, faisant avancer le compteur C d'un pas à la fin de chaque cycle t. Si le strapp ST2 est effectué, la diode D1 transmet immédiatement-les informations, fermant la porte PT et mettant l'utilisation en action; sinon, il faudra attendre le passage du compteur C sur le pas NO quatre avant qu'il y ait une manifestation quelconque. Cela définit donc la temporisation au déclenchement, indépendamment utilisée ou non sur chaque élément. Tant que le compteur C n'est pas revenu au pas zéro dans le déroulement normal de son avance pas à pas, l'utilisation AVR ou Z est sollicitée par le "OU" à entrées multiples OU-2, lequel, par une de ses entrées reliée à la cadence intermédiaire ci, détermine une modulation de temps égal.La remise au repos de la mémoire M s'effectue par le compteur C sur le pas zéro ou le pas NO deux. Dans le cycle de début, pendant que le compteur C était sur le pas NO un, donc pendant la temporisation précédant la mise en veille effective, le voyant BED était commandé gracie au niveau "1" de ce pas; mais si la mémoire M avait été au travail, le E'P, dont une entrée est reliée à ci, aurait cadencé cette commande, avertissant ainsi de l'anomalie. Le E22t aurait aussi transmis l'information en ligne, par l'intermédiaire de la porte PU, répétitivement dans la boucle, faisant clignoter le voyant de tous éléments. À quelque moment que ce soit, l'interrupteur VR a toujours une action de remise à zéro sur le compteur de l'élément de base ce qui se traduit par l'arrêt immédiat de l'utilisation, que celle-ci ait commencé ou qu'elle soit en phase d'attente, pendant la temporisation . Cette action est immédiatement transmise répétitivement dans la boucle. La figufe 3 représente un exemple de réalisation d'un détecteur de niveau à 3 états, dont le principe est connu en soi, constitué par un premier transistor PNP, TI dont l'émetteur est relié au pôle plus de l'alimentation et par un second transistor SPIN, 2 dont l'émetteur est relié au pôle moins, les bases de ces deux transistors étant reliées par deux résistances, R1 et R2, montées en série et dont le point commun constitue l'e-atrée E de a ligne.Les collecteur de ces transistors sont reliés re;3- pectivement par deux résistances R3 et R4, à la polarité inverse de celle de leur émetteur ce qui permet d'avoir une action sur deux portes logiques "NON-OU" repérées a et b suivant la table de vérité de la figure 3. En effet, si un niveau "1" se présente sur la ligie, le transistor TI est bloqué, son collecteur est à "O", le transistor T2 conduit et son collecteur est aussi à "O"; la sortie Sa de la porte NON-OU a est donc à "1", forçant un 'O" sur la sortie Sb de la porte NON- OU b. A l'inverse, Si un niveau "C!' se présente sur la ligne, le transistor T1 conduit, son collecteur est à "1", le transistor T2 est bloqué et son collecteur est aussi à 't1"; la sortie des deux portes NON-OU est à "O". Enfin si le niveau de la ligne est "flottant", les deux transistors conduisent : le collecteur de 11 est à "1", forçant un "0" sur la sortie de la porte a; le collecteur de T2 étant aussi à "0", la sortie de la porte b est à "1". Ceci permet de tien différencier l'état de la ligne entrant en E et d'en tirer le fonctionnement tel que décrit dans la figure 2. REViSTDIGAXIONS I) Eléments autonomes d'un dispositif d'alarme o de protection modulaire, caractérisés par le fait que chacun d'eux réalise les fonctions d'une centrale, vis à vis des organes de surveillance ou de commande qui lui sont directement raccordés. 2) Eléments autonomes d'un dispositif d'alarme ou de prctection modulaire, suivant la reveladication 1 caractérisés par le fait qu'il est possible d'associer plusieurs éléments identiques en boucle, sans qu'il soit besoin d'un dispositif commun ou d'une source d'alimentation électrique commune. 3) Eléments autonomes d'un dispositif d'alarme ou de protection modulaire, suivant les revendications 1 et 2, caractérisés par le fait que chacun d'eux peut devenir indifférement soit, donneur d'ordre, s'il est directement sollicité par ses propres détecteurs, soit récepteur et transmetteur d'ordre si cet ordre émane d'un autre élément. 4) Eléments autonomes d'un dispositif d'alarme ou de protection modulaire, suivant les revendications 1,2 et 3 caractérisés par le fait que les déclenchements ont lieu successivement dans le boucle, avec pour origine l'élément directement concerné par 1 t incident décelé. 5) Eléments autonomes d'un dispositif d'alarme ou de protection modulaire, suivant les revendications 1,2,3 et 4 caractérisés par le fait qu'il est possible d'utiliser cette succession de déclenchements pour localiser immédiatement l'ori- gne d'un incident par le premier d'-ntre ces déclenchements, sans la contrainte d'un- signalisation centralisée. 6) Eléments autonomes d'un dispositif d'alarme et de protec'ion modulaire, suivant les revendications 1,2 et 3 caractérisés par le fait que, durant le temps de temporisation précédant la mise en veille effective, la boucle transmet l'information d'un ou plusieurs incidents détectés sur un au moins des éléments, à tous les élments d'une même boucle, et que chacun de ces éléments matérialise cette information dc façon autonome .