On connait déjà par le brevet suisse CH 569 306 une cabine de téléphérique dont les portes s'ouvrent ou se ferment en fonction de la position d'un palpeur, celle-ci étant modifiée par des rails de commande fixes disposés dans chaque station. Les mouvements du palpeur sont transmis à un chariot qui émeut sur des rails de guidage fixes par rapport à la cabine. En plus, il est prévu un levier d'actionnement qui pivote sur un tenon fixe et qui est relié aux portes par des tiges. L'ouvertures et la fermeture des portes sont ainsi commandées par le levier d'actionnement. Un tirant élastique relie une extrémité libre du levier d'actionnement au chariot. Le rail de guidage est disposé de manière que le tirant élastique coupe l'axe du tenon de pivotement du levier quand le chariot parcourt toute sa course, de sorte que le mouvement du levier comporte un point mort à partir duquel il est tiré automatiquement par le tirant dans son autre position extrême. Le chariot est relié par un organe de liaison avec une des tiges. Une poutre pivotant sur une tige fixée au chariot s'appuie sur une rampe que présente un levier auxiliaire. Le levier auxiliaire est relié à deux verrous qui coopèrent avec un cliquet disposé sur le levier d'actionnement et empêchent une ouverture intempestive des portes quand celles-ci sont fermées. Quand le palpeur est actionné par le rail de commande pour commander l'ouverture des portes, le chariot se déplace sur ses rails.Le levier auxiliaire bascule le premier et les verrous parviennent dans leur position de déblocage. Après cela, l'organe de liaison entre le chariot et la tige devient actif et la suite du mouvement du chariot provoque l'ouverture des portes. Il est bien prévu, dans cette exécution connue, que de petits obstacles, comme des skis ou des bâtons de ski, s'ils empêchent la fermeture complète des portes, provoquent un verrouillage, mais de grands obstacles, comme par exemple des perties du corps des personnes ou des sacs de montagne sont nécessairement comprimés dans une mesure telle qu'ils peuvent provoquer un endommagement sérieux de ces obstacles. Le but de l'invention est de réaliser un mécanisme de fermeture et d'ouverture de construction simple, qui évite ce défaut. Dans ce but, l'invention a pour objet un dispositif d'ou- verture et de fermeture automatiques des portes d'une cabine de téléphérique comprenant un palpeur mobile d'une position extrême à une autre position extrême et déplacé entre ces positions par des rails de commande à chaque rotation, un mécanisme d'actionnement comportant un organe élastique, un cliquet et un verrou, et un organe deliaison entre le palpeur et le mécanisme d'actionnement, caractérisé en ce que ce dernier comprend un levier d'actionnement et un levier de commande pivotant l'un et l'autre sur un bâti solidaire de la cabine, en ce que l'organe élastique relie une extrémité du levier d'actionnement à une extrémité du levier de commande, cette dernière extrémité étant elle-même reliée à l'organe de liaison, en ce que l'autre extrémité du levier d'actionnement est articulée à des barres d'actionnement des portes et en ce que l'autre extrémité du levier de commande coopère avec une rampe de commande solidaire du'un levier auxiliaire qui actionne le cliquet, ce dernier coopérant avec le verrou solidaire du levier d'actionnement. i On va décrire ci-après, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention en se référant au dessin annexé dont la fig. 1 est une vue en élévation latérale d'une cabine de téléphérique avec un palpeur qui est actionné par des organes fixes, la fig. 2 est une vue en plan d'un autre mécanisme en position fermée, la fig. 3 une vue du mécanisme de la fig. 2 en position ouverte, et la fig. 4 une vue en élévation latérale du mécanisme de la fig. 2, certaines parties étanet représentées en coupe. La cabine 1 visible à la fig. 1, est fixée à une suspension 2 portée par un cible porteur 3 et tirée par un cible de traction 4. Elle se trouve au voisinage d'une station qui comporte des barres de commande 5 et 6. Un palpeur 7 monté basculant sur la suspension 2 est formé d'un galet 8 et d'un levier 9. Au moment où la cabine quitte la station dans le sens de la flèche 10, le galet 8 est amené dans la position de la fig. 1 par la barre 6. Les portes 11 sont alors fermées. A l'arrivée dans le sens de la flèche 10, le galet 8 heurte la barre 5 et bascule dans sa position supérieure (non représentée) ce qui ouvre les portes il comme on le verra plus loin. La fig. 2 est une vue en plan du mécanisme d'ouverture et de fermeture automatique des portes 11. Ce mécanisme est placé entre deux profilés porteurs 12 et 13. Un levier d'actionnement 14 est monté basculant sur un tenon 16 solidaire d'une plaque de support 15 fixée par des vis 17 à des languettes 18 soudées aux profiles 12 et 13. Un des bras 19 du levier 14 est relié au moyeu de deux barres 20 et 21 aux deux portes 11 dé la cabine de telle manière que lorsqu'il bascule dans le sens horaire sur le tenon 16, les portes sont poussées- en position ouverte (fig. 3). Le bras 19 du levier 14 comporte en outre un verrou 22 avec deux rampes 23 et 24 qui guident un cliquet 25 pour bloquer et verrouiller le levier d'actionnement 14 et par conséquent les portes 11 en position fermée. Le cliquet 25 est porte par un bâti tubulaire 26 dans lequel il est mobile contre la force d'un ressort 27. Le bâti 26 est luimême fixé rigidement par un fer equerre 28 à la plaque 15. Un levier de commande 29, à deux bras 30 et 31, bascule sur le tenon 16. Le bras 30 porte à son extrémité un galet 32 qui s'appuie sur une rampe 33 incurvée que présente l'un des bras 34 d'un levier auxiliaire 35. Ce dernier bascule sur un arbre 36 solidaire de la plaque 15. L'autre bras 37 du levier auxiliaire 35 est articulé sur une extrémité du cliquet 25, qui sort du bâti 26. L'autre bras 38 du levier 14 est relié à une extrémité d'un organe élastique 39, l'autre extrémité de cet organe étant reliée avec l'autre bras 31 du levier décommande 29. L'organe ressort 39 comporte un cylindre 40 et une tige 41 qui est logée dans le cylindre et qui en sort. Son extrémité extérieure est aplatie et présente un trou allongez à -travers lequel passe une tige 43 fixée au bras 31 du levier 29. Cette liaison permet au levier 29 de basculer dans le sens horaire vu à la-fig. 1 d'un certain angle sans que le mouvement soit transmis au levier d'actionnement 14. Ce n'est que lorsque la tige 42 bute contre l'extrémité inférieure du trou allongé 41 que le mouvement du levier 29 est transmis au levier 14. Pour éviter que l'élément élastique 39 normalement sollicité à la compression ne subisse un effort de traction trop con sidérable, une butée 49 est fixée sur le côté inférieur du levier 14. Le bras 40 du levier 29 rencontre cette butée-avant que la tige 42 bute contre l'extrémité inférieure du trou 41. L'extrémité intérieure de la tige 41 peut s'appuyer sur un ressort de compression (non représenté) logé dans le cylindre 40. De préférence, on utilisera pour réaliser l'organe ressort 39 ce qu'on appelle un "ressort à gaz".L'extrémité intérieure de la tige 41 porte un piston (non représenté), qui comprime un coussin d'air quand la tige 41 est déplacée dans le cylindre 40. I1 en résulte un effet de ressort sur lequel on reviendra plus loin. Le bras 31 est relié par un organe de transmission 44, qui traverse un passage pratiqué dans le support 13 au levier 29 du palpeur 7, de sorte que le levier de commande 28 bascule de façon forcée d'un angle déterminé quand le galet 8 du palpeur 7 est soulevé ou abaissé par les rails 5 et 6. De la fig. 4, qui représente une élévation latérale du mécanisme de la fig. 1, dans sa position de fermeture, il résulte que ce mécanisme est placé entre le plancher 46 de la cabine 1 et le sous-sol de cette cabine. De même, le mécanisme pourrait aussi être disposé entre le plafond et le toit de la cabine. Pour simplifier le montage et l'entretien du mécanisme, un couvercle 48 est prévu dans le plancher 46 immédiatement au-dessus du mécanisme. Dans l'exemple représenté aux fig. 1 à 4, les portes sont ouvertes quand le bras 31 est poussé vers la gauche à la fig. 2 par l'intermédiaire de la tige 44. Si cet organe traversait le support 12, les portes s' ouvriraient quand l'organe 44 tire le bras 31 vers la gauche. Le bras 31 du levier 28 peut aussi être relié au palpeur 7 au moyen d'une tringlerie ou autrement, et pas seulement par l'organe 44.. On va décrire maintenant l'ouverture et la fermeture automatiques des portes. Durant le parcours de la cabine 1, les portes 11 sont fermées et verrouillées puisque le mécanisme se trouve dans la position représentée à la fig. 2. A l'arrivée dans une station, le galet 8 est amené par le rail 5 dans sa position finale supe- rieure. De ce fait, le levier de commande 29 bascule dans le sens horaire vu à la fig. 1, puisqu'il est relié par l'organe 44 au palpeur 7. Comme on l'a déjà mentionné, le premier déplacement du levier29 n'est pas transmis au levier d'actionnement 14 puisque la tige 43 se déplace dans le trou oblong 42 et le bras 30 du levier 29 n'est pas encore en butée contre l'élément 49. Seul le ressort 39 est déplacé dans le sens horaire d'un petit angle par rapport au levier 14.Comme le galet 8 qui pivote sur le bras 30 du levier 29 repose sur la rampe 33 du levier auxiliaire 35, ce dernier bascule dans le sens anti-horaire dès le début du mouvement du levier 29, de sorte que le cliquet 25 est retiré du verrou 22 et par con séquent libère le levier d'actionnement. Quand, ensuite, la tige 43 atteint l'extrémité inférieure du trou oblong 42, le mouvement du levier de commande 29 est transmis sur le levier d'actionnement 14 qui est maintenant déverrouillé et par les éléments 20 et 21 sur les portes. La situation dans laquelle le mécanisme se trouve après que le galet 7 a passé le rail de commande 5 est représenté à la fig. 3. Après avoir dépassé le point le plus haut de la rampe incurvée 33, le cliquet 25 retrouver sous l'action du ressort 27 dans sa position initiale. Le ressort 27 soutient le mouvement d'ouverture des portes pendant sa deuxième phase. La cabine 1 est arrêtée quand le galet 8 se trouve entre les rails de commande 5 et 6. Immédiatement après le départ de la cabinet 1 en direction de la flèche 10, le galet 8 est amené par le rail de commande 6 dans sa position inférieure. Le levier de commande 29 bascule sous l'action de l'organe de traction -44 dans le sens anti-horaire vu à la fig. 3. Au début, le mouvement du levier de commande 29 n'est transmis qu'au levier auxiliaire 35 qui retire le cliquet 25 en arrière. Le mouvement n'est transmis au levier d'actionnement 14 que quand la tige 43 a atteint l'extrémité supérieure du trou oblong 42. Quand aucun obstacle ne se trouve dans le chemin des portes 11, le mouvement ultérieur du levier de commande 29 est transmis aux portes il par l'organe élastique préarmé 39,le levier d'actionnement 14 et les organes 20 et 21.Si le mouvement de fermeture est au contraire entraîné par un -obstacle, l'élément 39 subit un surcroît d'armage puisque le mouvement du levier 29 se poursuit de façon forcée avec celui du galet 8. Si par exemple une partie du corps d'une personne se trouve entre les portes, cellesci peuvent être quelque peu ouvertes contre l'action de l'organe élastique 39 afin d'évacuer l'obstacle. Le risque d'une lésion corporelle est exclu, car la force du ressort est pratiquement constante, si on choisit pour l'organe 39 un "ressort à gaz", bien que cet organe continue à être comprimé sous- l'effet du mouvement forcé du levier 29. Grâce à cette force les portes se ferment également de façon complète après que l'obstacle a été écarté, même si le levier 29 est déjà parvenu dans sa position finale représentée à la fig. 2. Le cliquet 22 peut s'accrocher au cliquet 25 car celuici ne se trouve pas dans sa position arrière. Le verrou 22 présente au moins les deux rampes 23 et 24 et c'est la rampe 24 qui s'accroche au cliquet 25 si un obstacle peu épais, par exemple un ski empêche la fermeture complète des portes 11. Quand cet obstacle est éliminé, les portes se ferment encore complètement grâce à la force du ressort 39 et le cliquet 25 s'engage sur la rampe 23. Bien que les portes s'ouvrent et se ferment automatiquement dans la forme d'exécution décrite, et que des mesures soient prises pour éviter dans tous les cas une détérioration sérieuse des obstacles qui peuvent se présenter dans le chemin des portes lors de leur fermeture, la construction du mécanisme décrit est plus simple que celle des exécutions connues jusqu'à maintenant. Les frais de fabrication et ceux d'entretien sont diminués. REVENDICATtONS : 1. Dispositif d'ouverture et de fermeture automatiques des portes d'une cabine de téléphérique comprenant un palpeur mobile d'une position extérieure à une autre position extrême et déplacé entre ces positions par des rails de commande à chaque rotation, un mécanisme d'actionnement comportant un organe élastique, un cliquet et un verrou, et un organe de liaison entre le palpeur et le mécanisme d-'actionnement, caractérisé en ce que dernier comprend un levier d'actionnement (14) et un levier de commande (29) pivotant l'un et l'autre sur un bâti (15) solidaire de la cabine, en ce que l'organe élastique (39) relie une extrémité (38) du levier d'actionnement à une extrémité (31) du levier de commande, cette dernière extrémité étant elle-même reliée à l'organe de liaison (44) en ce que l'autre extrémite (19) du levier d'actionnement est articulée à des barres d'actionnement (20, 21) des portes et en ce que l'autre extrémité (30) du levier de commande coopère avec une rampe de commande (33) solidaire d'un levier auxiliaire (35) qui actionne le cliquet (25), ce dernier coopérant avec le verrou (22) solidaire du levier d'actionnement -(14). 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'extrémité du levier de commande qui coopère avec la rampe est équipée d'un galet (32). 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le levier auxiliaire est un levier à deux bras, pivotant autour d'un axe solidaire du bâti du dispositif, le cliquet étant articulé sur l'un des bras de ce levier. 4. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe élastique (39) est relié au levier de commande par une articulation à jeu longitudinal permettant au levier de commande de basculer d'un angle suffisant pour déplacer lecliquet par l'intermédiaire du levier auxiliaire de sa position de verrouillage a sa position de déverrouillage sans armer ledit organe élastique. 5. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe élastique et le verrou sont disposés respectivement à l'une et à l'autre des extrémités du levier d'actionnement, le verrou étant solidaire du levier et l'organe élastique lui étant articulé. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par une butée (49) fixée sur le levier d'actionnement de manière à bloquer le levier de commande par rapport au levier d'actionnement quand l'organe élastique a été armé jusqu'à une valeur maximale prédéterminée.