la présente invention se rapporte au traitement de végétaux plantés sur un sol alcalin et qui présentent des troubles de développement caractéristiques. On observe ainsi que certains végétaux tels que la vigne, les cultures maraîchères, fruitières et de légumineuses, lorsque leur croissance a lieu dans certaines conditions, n'atteignent jamais leur taille moyenne habituelle, ont un rendement quantitatif et qualitatif insuffisant et de plus, possèdent un feuillage d'aspect hétérogène, sur lequel des plages vertes normalement teintées alternent avec des surfaces irrégulièrement pourvues de chlorophylle pigmentée, d'aspect variable. Des analyses du terrain entourant les racines du végétal ainsi anémié et du végétal lui-@ême, révèlent que, bien que le sol contienne tous les sels minéraux et les différents autres éléments notamment métalliques nécessaires à 11 élaboration du système de photosynthèse de la plante, celle-ci peut présenter des carences manifestes en certains composés métalliques généralement désignés sous le nom d'oligoéléments. Ceci entraîne un développement limité de la plante ainsi que de ses fruits éventuels. L'étude de ce phènomène a mis en évidence le fait que les oligoéléments absents et cependant nécessaires à la croissance normale du végétal avaient pour caractéristique d'etre insolubles en wilieu alcalin, si bien que leur présence dans ce sol même à proximité du végétal n'entraînait pas pour autant leur assimilation par la plante, et leur contribution à son développement. I1 est donc nécessaire d'effectuer une modification du pH dv. sol supportant@les plantations ; on-se Ïoeurterait alors à ltobs- tacle économique représenté par la masse énorme de réactif à mettre en jeu pour modifier les caractéristiques chimiques de la totalité du terrain supportant la culture. T1 objet de la présente invention est de pallier les difficultés ci-dessus, en procédant à l'acidification locale du terrain cultivé, dans les zones d'i@plantation du végétal, en joignant simultanément aux additifs divers que l'on apporte à la plante et en particulier aux oligoéléments d'appoint, une certaine quantité de @oufre élémentaire pulvérulent, quantité déterminée en fonction des résultats de l'analyse précédente du sol et des caractéristiques de celui-ci. L'apport de soufre est proportionnel à l'acidité que l'on veut apporter en vue de rétablir au @oins localement la neutralité du sol où le cas échéant, pour l'acidifier légèrement. le soufre ainsi introduit donne lieu par oxydation microbienne sous l'action des microorganismes présents ou fournis au sol, à des dérivés acides pennettaet ainsi la mise en solution et par suite l'assimilation par le végétal, des oligoéléments simul- tanément apportés, qui sans cet artifice ne le seraient pas. La ise en oeuvre du procédé ci-dessus peut être schématisé par les étapes successives suivantes Analyse du sot, avec détermination de son pli, de son taux de calcaire total, et de l'absence éventuelle d'oligoéléments spécifiques nécessaires à la croissance d'un végétal donné. - Détermination qualitative et quantitative, par analyse d'un spécimen de la culture envisaée (le plùs souvent des feuilles) des besoins spécifiques de l'espèce en oligoéléments. Compte tenu des renseignements précédents, détermination de la quantité de soufre et d'oligoéléments nécessaires à la correction du milieu et de ses carences pour obtenir l'alimentation optimale de l'espèce végétale considérée, ou de ses sous-produits. La présente invention va être illustrée à titre d'exemples non limitatifs, par les cas particuliers ci-dessous Exemple 1 L'analyse d'un terrain à traiter, destiné à la culture de légumineuses, révèle d'une part des carences en les métaux suivants : Guivre, bore, molybdène et cobalt, et d'autre part un pH alcalin de 8, accompagné d'une teneur de l'ordre de 40 5 de calcaire total du sol, rendant pratiquement inassimilables par les plantes dont la culture est envisagée, les sels de ces métaux que l'on utilise habituellement en tant qu'apports complémentaires. Le tableau donné en annexe résultant d'expériences antérieures, permet la détermination de la quantité de soufre à ajouter pour ré tablier localement un pH permettant l'assimilation des sels métalliques apportés ; Dans le cas présent, la formule ci-dessous, donnée pour le traitement d'un hectaire du terrain considéré, Soufre : 100 kg Sulfate de cuivre 6 kg Borate alcalin 4 kg Molybdate d'ammonium : 1 kg. Sulfate de cobalt : 1 kg. permet le développement de légumineuses dont l'étude révèle les caractéristiques favorables suivantes : - Un meilleur enracinement ainsi que la formation abondante de nodosités sur les rscines. - Une croissance végétative et un meilleur aspect des pousses. - Une augmentation sensible des rendements de l'ordre de 25 à 50 % sur le total des coupes annuelles qui, de 10,2 tonnes pour la partie témoin, passe à 15 tonnes sur la parcelle traitée. Exemple 2 On analyse dans ce cas mi terrain destiné à des cultures maraichères. Le pH est cette fois-ci supérieur à 8 avec 60 % de calcaire total dans le sol et l'on constate par ailleurs qu'un apport de fer de cuivre, de zinc, de bore, de cobalt, de molybdène et de cadmium est souhaitable. En se référant au tableau annexé déjà cité, on voit quelle quantité de soufre il faut@adjoindre aux métaux précédents, pour rendre ceux-ci assimilables dans les conditions nré- sertes. La formule suivante Soufre : 15G Kg. Sulfate de fer 30 Kg. Sulfate de cuivre 2Q sulfate de zinc 10 kg. Borate alcalin 3 Kg Sulfate de cobalt 1 Kg. Molybdate d'am@onium 0 , 5 Kg. Sulfate de cadmium 0 , 5 Kg. donne lieu à des prciuite sur lesqu@l@ les observations suivantes ont pu être f@ites : - Une a@élior@tion nette des conditions végétatives. - @@ supprassion des manifestations de certaines carences en particulier au niveau @u zine (taches jaunes sur les feuilles les plu@ vieilles). - @@li@ration e la fructification : bouquets de 14 à 16 - Augmentation du calibre des fruits et de leur temle (chair plu ferme). - Prolongation de la végétation en fin de saison. - Accroissement très sensible des rendements, qui atteignent alors approximativement : 100 tonnes de tonates par hectare en culture sous serre. 70 tonnes de tomates pour les cultures en plein champ. Des exemples précédents, il resscrt que pour chaque domaine de pH alcalin et de teneur en calcaire total dtun terrain considéré, une amélioration sensible de la culture effectuée résulte de l'adjonction de soufre accompagnant les oligoéléments necessaires a cette culture, selon le tableau suivant, les quantités approxima- tives de soufre étant exprimées en Klg/hectare 9li du sol de calcire 7 7 à 7,5 7,5 à 8 supérieur 2. tOt2ffi du sol zincs oins de 1 ;L 30 à 40 60 ' 80 80 à 1QO 10 à 40 30 à 40 50 à 60 80 à ICO 100 à 120 Plus de 40 50 à 60 70 à 80 100 à 120 12C à 150 REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement de végétaux cultivés sur sol alcalin afin d'éviter l'apparition de troubles de développement par inassimilation d'éléments chimiques exclusivement solubles en milieu neutre ou légèrement acide, caractérisé par le fait que 1. on apporte à l'emplacement du sol qui se trouve à la proximité immédiate du végé végétal en cours de croissance du soufre élémentaire à l'état pulvérulent en quantité préalablement déterminée par analyse du sol supportant la plantation, le soufre étant ultérieurement oxydé par les microorganismes contenues ou fournis au sol, pour donner des dérivés acides compensant localement l'alcalinité primitive naturelle du milieu. 2. Procédé de traitement de végétaux selon I, caractérisé par le fait que le soufre est introduit dans le sol supportant les plantes à traiter, en même temps que les autres additifs favorisant le développement desdite plantes, et en particulier avec les oligoéléments métalliques complémentaires dont la nature a précédemment été déterminée par les analyses préliminaires du sol et dee plantes à cultiver, évitant ainsi l'insolubilisation desdits oligoéléments métalliques conjointement apportés, 3.Procédé de traitement de végétaux selon I et Il, caractérisé par le fait que la quantité de soufre pulvérulent à apporter avec les oligoéléments complémentaires est liée au pH du sol supportant la culture et à la teneur du sol an calcaire total, selon le tableau suivant ,les quantités approximafires de soufre étant exprimées en Kg.par hect @es. du 4, 1 7 7 à a. total dru sol 7 - 7,5 7,5 à 8 supeur à = du sol 8 Moins de 1" - 30 à 40 ; 60 à 80 1 80 à 100 10 à 40 30 à 40 50 à 60 80 à 100 100 à 120 iis de 40 50 à 60 70 à 80 OO à 12C 120 à 150