L'invention se rapporte à un dispositif amortisseur de chocs destiné à une extrémité d'un véhicule équipé d'au moins un pot d'échappement transversal par rapport à l'axe longitudinal de ce véhicule, ledit dispositif comprenant un pare-chocs qui, monté, est horizontal et aussi transversal à l'axe longitudinal du véhicule. Dans un mode de réalisation de ce type, décrit dans le brevet des EUA nO 2 078 420, l'amortisseur allongé, disposé sensiblement sur la largeur du radiateur du moteur du véhicule, est placé sous l'extrémité antérieure du châssis de ce dernier et derrière la grille du radiateur. Les véhicules équipés de cette manière soulèvent deux problèmes indépendants. On sait depuis plusieurs années qu'un montage amortisseur de chocs devant être efficace doit fonctionner en absorbant de l'énergie, doit donc être conformé de manière qu'un choc lui fasse subir une déformation permanente. Il est connu de conformer l'avant ou l'arrière de la caisse du véhicule en zone de déformation afin de maintenir la quantité de matière déformable nécessaire au dispositif amortisseur de chocs dans des limites admissibles et de manière à assurer néanmoins une très grande course de defor- mat ion. Le problème concerné consiste donc à créer un dispositif amortisseur de chocs qui absorbe de l'énergie et dont l'élévation du prix, dont il est la cause, soit la plus faible possible. Un second problème réside dans la nécessité de conformer les pots d'échappemènt des véhicules de telle manière, c'est-à-dire en dernier ressort de leur donner des dimensions suffisamment grandes pour que l'émission du bruit puisse demeurer inférieure à des seuils descendant toujours davantage. Les exigences actuelles à ce suet sont d'ores et déjà telles que le logement d'une installation d'amortissement du bruit, qui est souvent subdivisée en un présilencieux, un silencieux principal et un post -silencieux, soulève un problème difficile de construction dans les véhicules automobiles. Le problème soulevé est donc celui de la faiblesse de l'encombrement et du montage de pots d'échappe- ment qui doivent neanmoins être très efficaces. L'invention a pour objet une disposition qui apporte une solution au moins partielle aux difficultés mentionnées. Selon une particularité essentielle de l'invention, le silencieux est disposé de manière à constituer un composant d'absorption d'énergie du pare-chocs. Le silencieux peut former l'élément proprement dit d'absorption d'énergie du pare-chocs. Dans ce cas, celui-ci comprendra en général au moins un enjoliveur qui recouvre le silencieux. Le pare-chocs peut cependant aussi par ailleurs comprendre de manière connue un profilé de support et le silencieux, être logé au moins partiellement dans ce dernier. I1 ne suffit donc pas pour intégrer le silencieux dans le pare-chocs, conformément à l'invention, de donner une forme allongée au silencieux et de le disposer transversalement par rapport à l'axe longitudinal du véhicule, de la manière connue en principe d'après le brevet mentionné des EUA nO 2 078 420; il faut bien au contraire que le silencieux soit disposé dans la région réservée en genéral au pare-chocs, c'est-à-dire devant la carrosserie du véhicule devant être protégée. Si le silencieux se trouve sous le châssis du véhicule, comme dans le mode de réalisation connu, il n'intervient éventuellement comme organe d'absorption d'énergie qu'au moment où le châssis a déjà été déformé. -Le brevet allemand 355 786 décrit une disposition dans laquelle le port d'échappement est logé à l'extrémité arrière pointue d'une carrosserie de véhicule fuselée. Alors que dans le cas particulier, l'extrémité de la carrosserie forme aussi le pot d'échappement, le brevet des EUA mentionné plus haut décrit un mode de réalisation dans lequel la carrosserie forme à l'extrémité du véhicule une chambre de logement du silencieux qui comporte vers le bas et vers l'arrière des ouvertures de passage d'air de refroidissement. I1 n'est fait mention d'un pare-chocs dans aucun de ces modes de réalisation. Le brevet allemand nO 202 153 décrit une disposition dans laquelle des tuyaux d'un dispositif de refroidisse ment de l'eau du moteur, qui forme aussi un dispositif de chauffage de l'habitacle du véhicule, forment un coude constituant un chasse-pierres à l'avant de la carrosserie proprement dite du véhicule. Chaque fois qu'un tuyau ainsi disposé et exposé à tous les risques subit des dégats, l'eau de refroidissement s'échappe et donc ce mode de réalisation très coûteux et compliqué de la tuyauterie du radiateur est pratiquement inutilisable en chasse-pierres. La demande de brevet de la République Fédérale d'Allemagne DT-AS n 2 224 501 et le brevet des EUA n 3 495 673 décrivent des conduits d'échappement ou silencieux allongés qui sont disposés latéralement sur la carrosserie du véhicule et sont munis d'enjoliveurs. Dans le premier cas, il s'agit d'un véhicule blindé et les enjoliveurs conformés en marchepied et pare-boue sont si hauts qu'ils ont une efficacité très médiocre de protection des flancs. Dans le mode de réalisation du brevet des EUA, les tuyaux d'échappement sont sous les portes latérales du véhicule, mais en retrait de leur surface extérieure, de sorte qu'en cas de choc latéral, des parties importantes de la carrosserie se déforment avant que les silencieux protégés n'en subissent les conséquences.De plus, il n'est fait nulle part mention du fait que des appuis convenables permettent à ces silencieux de contribuer dans une mesure notable à l'absorption d'energie. Les brevets des EUA n 3 163 251 et 3 763 950 décrivent finalement des tuyaux d'échappement intégrés au châssis du véhicule. Ils ne peuvent bien entendu pas former des composants d'absorption d'énergie de pare-chocs à l'emplament auquel ils se trouvent. De plus, cette intégration a 1 inconvénient majeur de compliquer considérablement les réparations, car toute réparation des conduits d'échappement, c'est-à-dire des pots d'échappement, dont on sait qu'ils sont très exposés à la corrosion, exige dans ce mode de réalisation le démontage du châssis du véhicule et, après remontage, le redressement de ce châssis. Le silencieux de l'invention formant un composant d'absorption d'énergie du dispositif amortisseur de chocs, il est relié de manière sensiblement rigide aux autres composants de ce dispositif. Le silencieux peut par exemple être fixé au support de fixation du pare-chocs sur le véhicule, ces supports pouvant de leur coté être équipés d'organes d'absorption des chocs, par exemple d'amortisseurs ou de cuvettes pare-chocs. I1 est donc préférable de relier le silencieux de manière souple, par exemple par des tuyaux ondulés au tuyau d'échappement qui l'alimente. L'invention sera décrite plus en détail en regard du dessin annexé à titre d'exemple nullement limitatif et sur lequel: la figure 1 est une élévation latérale partielle et la figure 3 est une vue de face partielle de l'arrière d'une voiture automobile équipée d'un pare-chocs selon l'invention; la figure 2 est une vue en plan du pot d'échappement du mode de réalisation des figures 1 et 3; la figure 4 est une vue en plan partielle de la partie avant de la caisse d'un véhicule équipée d'un silencieux conforme à l'invention; et les figures 5 et 6 sont des vues analogues à celles des figures 1 et 2 et représentent une autre variante de réalisation du silencieux selon l'invention. Le pare-chocs arrière du véhicule 1 du mode de réalisation des figures 1 à 3 comprend, en plus du profilé de support 2 ouvert vers le véhicule, le silencieux tubulaire 3 qui, dans le cas particulier, est monotube. Le silencieux 3 de cet exemple de réalisation est logé entièrement dans le profilé 2 que des supports non représentés et de type connu relient au véhicule 1. Le silencieux tubulaire peut se fixer directement sur le profilé 2 ou sur les supports mentionnés. I1 est donc nécessaire de relier le pot d'échappement 3 de manière souple, dans le cas particulier, par un tuyau ondulé 4, avec le tuyau d'échappement 5 qui l'alimente et qui est relié au moteur soit directement, soit par l'interme- diaire d'autres pots d'échappement.Le tuyau ondulé peut aussi être remplacé par un raccord autorisant les mouvements relatifs ou par un flexible métallique. Le silencieux 3 comporte à l'autre extrémité le bout de tube classique 6. Le montage conjoint, selon l'invention, du pot d'échappement et du dispositif d'amortissement des chocs ne gêne aucunement à l'esthétique du véhicule, comme le montrent clairement les figures 1 à 3. I1 peut être uniquement nécessaire d'augmenter légèrement la hauteur du profilé 2 de support et éventuellement d'allonger légèrement ses ailes. I1 est cependant possible aussi de conformer le pot d'échappement lui-même en composant du dispositif d' amortissement des chocs qui absorbe directement l'énergie, de sorte que le profilé 2 de support est réduit à un genre d'enjoliveur qui n'a pratiquement qu'une fonction de recouvrement du silencieux 3 et donc qui peut être d'une construction en consequence légère. Alors que l'invention est appliquée dans le mode de réalisation des figures 7 à 3 au dispositif amortisseur de chocs monté à l'arrièreduvéhicule 1, la figure 4 est une vue en plan d'un montage correspondant destiné à l'avant de la caisse du véhicule. Dans ce cas aussi, le pot d'échappement 7, qui fait partie du pare-chocs, est recouvert du côté extérieur par le profilé de support 8. Le silencieux 7 est aussi raccordé par une liaison souple 9 au moteur ou à un silencieux monté en amont. Alors que dans les exemples de réalisation des figures précédentes, le silencieux est monotube, c'est-à-dire que l'arrivée et la sortie des gaz d'échappement se trouvent aux deux extrémités du silencieux, les figures 5 et 6 representent un mode de réalisation de l'invention à silencieux à tubes jumelés, l'arrivée et l'échappement des gaz ayant lieu aux extrémités juxtaposées des ailes du silencieux qui, dans ce cas, est en étrier. Le véhicule porte aussi la référence 1; le pare-chocs comprend également le profilé 2 de support qui loge pratiquement en totalité le silencieux 10 à tubes Jumelés. Dans ce cas également, une jonction souple formée d'un tube ondulé 11 est raccordée au tuyau d'échappement 12; le bout du tube 13 se trouve du même côté du véhicule que le raccord flexible 11 lorsque l'ensemble est monté. Les avantages de l'invention peuvent se résumer comme suit : un espace supplémentaire est disponible pour monter éventuellement un autre silencieux et le dispositif d'amortissement des chocs a de plus une capacité améliorée d'absorption de l'énergie. Le silencieux pouvant être relié à d'autres éléments du dispositif d'amortissement des chocs avec interposition de pièces élastiques, et donc ne l'étant pas nécessairement de manière rigide, il est possible d'interdire efficacement la propagation du bruit dans la carrosserie. REVENDICATIONS 1. Dispositif amortisseur de chocs destiné à une extrémité d'un véhicule équipé d'au moins un pot d'échappement transversal par rapport à son axe longitudinal, ce dispositif comprenant un pare-chocs, qui, lorsqu'il est monté, est horizontal et aussi transversal par rapport à l'axe longitudinal du véhicule, caractérisé en ce que le silencieux (3) est monté de manière à former un composant d'absorption d'énergie du pare-chocs (2,3). 2. Dispositif amortisseur selon la revendication 1, caractérisé en-ce que le pare-chocs comprend par ailleurs un profilé de support (2) et le silencieux (3) est logé au moins en partie dans ce profilé. 3. Dispositif amortisseur selon l'une des reven- dications 1 et 2, caractérisé en ce que le pare-chocs comprend au moins un enjoliveur destiné à recouvrir le silencieux (3). 4. Dispositif amortisseur selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le silencieux (3) est relié de manière sensiblement rigide à d'autres -composabt-s de--ltenses*}le-ct relié de manière souple (4) avec un tuyau d'échappement (5) qui l'alimente. 5. Dispositif amortisseur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le silencieux