a présente invertion concerne le domaine de la confection de sacs d'emballage, notamment pour pommes de terres, oignons, etc., et a pour objet une machine automatique de confection de tels sacs. Actuellement, la fabrication de sacs d'emballage steffectue généralement à partir de laizes simples par une suite d'opérations avec intervention manuelle, à savoir des opérations de pliage de laize, de découpe des patrons, de couture, et dtempilage. Toutes ces opérations sont effectuées sur des machines distinctes, de sorte que la fabrication nécessite une place importante et de gros investissements. En outre, du fait des nombreuses interventions manucelles, une main-dtoeuvre importante est requise, et les cadences de travail sont dépendantes de cette main-d'oeuvre. Par ailleurs, du fait du décalage entre lropération de pliage et le découpage, un suivi des commandes est difficile à réaliser.Enfin, il est difficile de faire varier les dimensions des sacs par simple commande, et d'importants stocks de produits semi-finis sont immobilisés. la présente invention a pour but de pallier ces inconvénients. Elle a, en effet, pour objet une machine automatique de confection des sacs d'emballage essentiellement constituée par un étrier d'alimentation, par un dispositif de pliage de la laize, par une couseuse, et par un dispositif de découpe des sacs, les divers éléments de la machine étant synchronisés entre eux. Conformément à une caractéristique de l'invention, entre le dispositif de pliage et la couseuse est prévu un dispositif de réserve, actionné dans le cas d'une alimentation directe au moyen d'un métier à tisser, et pourvu d2un cylindre de compensation monté flottant, qui interrompt le circuit d'alimentation du moteur du métier, lorsqu'il arrive en fin de course de descente. Selon une autre caractéristique de l'invention, entre la couseuse et le dispositif de découpe des sacs est prévue une table drintervention permettant le marquage, Irimpression, le collage de supports publicitaires, ou d'autres interventions sur les sacs. Conformément à une autre caractéristique de lrinvention, le dispositif de découpe des sacs est équipé drun compteur à présélection enregistrant le nombre de découpes Selon une autre caractéristique de ltinvention, er aval du dispositif de découpe est prévu un dispositif de réception des sacs constitué par deux conteneurs pouvant être déplacés alternativement et commandés dans leurs déplacements par des impulsions du compteur à présélection0 Ltinvention sera mieux comprise grâce à la description ciaprès, qui se rapporte à un mode de réalisation préféré, donné à titre dtexemple non limitatif, et expliqué avec référence aux dessins schématiques annexés, dans lesquels la figure 1 est une vue en élévation latérale d rune machine conforme à l'invention la figure 2 est une vue en plan suivant la figure 1 la figure 3 est une vue en perspective du dispositif de pliage de laize la figure 4 est une vue en élévation latérale du dispositif de réserve la figure 5 est une vue en perspective dtun détail de la couseuse la figure 6 est une vue en perspective, à plus petite échelle, de la partie déplaçable de la couseuse la figure 7 est une vue en plan du dispositif dtentrainement de la couseuse, et les figures 8 à 14 sont des vues en élévation des diverses phases dfune opération de couture d'un sac. Conformément à l t invention, et comme le montrent plus particulièrement, à titre d'exemple, les figures 1 et 2 des dessins annexés, la machine automatique de confection de sacs d'emballage est essentiellement constituée par un étrier d'alimentation 1, par un dispositif 2 de pliage de la laize 3, par une couseuse 4, et par un dispositif de découpe 5. L'étrier d'alimentation 1 est destiné à la réception du mandrin d'un rouleau 6 de laize, par exemple, tricotée. La laize passe alors sur un cylindre 7, libre en rotation, muni de dents destinées à empêcher tout glissement de la laize avant son entrée dans le dispositif de pliage 2. Ce dernier est constitué par deux cylindres lisses 8, libres en rotation, disposés en triangle, par deux galets 9 d'application des lisières sur les cylindres 8, afin d'éviter leur glissement, par un cylindre à dents 10 perpendiculaire au cylindre 7 et à étrier 1, par un cylindre à gorges 11, libre en rotation, pressant le tissu doublé sur le cylindre 10, et par une roue, non représentée, placée au sommet du triangle, pour le guidage du fil milieu (figure 3). Par cette disposition, les différents plans de passage du tissu sont parallèles entre eux, et tangents aux différents cylindres. De part et d'autre de la couseuse 4 est prévue une calandre formée par un cylindre à dents 12, et par un cylindre à gorges 13 stappliquant sur le premier, afin de réaliser une tension de la laize doublée pendant son passage dans la couseuse 4. Cette dernière comporte essentiellement un chariot 14 constitué par une tête supérieure 15, et par une tête inférieure 16 reliées entre elles par un col de cygne 17 (figure 6)o Le chariot 14 forme un ensemble rigide pouvant être déplacé au moyen d'un vérin 18 le long de quatre axes 19 parallèles aux calandres. La tête inférieure 16 renferme le moteur qui commande le mouvement des éléments de couture et avance du chariot 14 (figure 7). Ce moteur 20 commande, par l'intermédiaire drun embrayage 21 et drun réducteur 22, un renvoi d'angle 23, qui est prolongé par une lyre 24 entraînant une bielle 25 assurant les déplacements alternatifs des aiguilles 26. Be renvoi d'angle 23 assure, en outre, lten- trainement drun ensemble came et crochet 27, par l'intermédiaire d'lut réducteur 28, en synchronisme avec le mouvement des aiguilles 26. Ce renvoi dtangle 23 entraîne également, par l'intermédiaire d'un réducteur 29, un pignon 30, qui se déroule sur une crémaillère 31 solidaire du bâti de la machine, en entraînant le chariot 14. tes commandes des aiguilles 26, qui sont avantageusement au nombre de quatre, et du chariot 14 sont parfaitement synchronisées, de sorte que de part et d'autre du tissu peuvent être réalisées des coutures régulières. L'avance du chariot 14 est, en outre, continue et égale, à chaque cycle des aiguilles, à la longueur d'action des griffes sur le pied presseur 32. La couture effectuée est du type point de chainette avec un fil par crochet boucleur 27 sous le tissu. Grâce à la disposition de quatre aiguilles à savoir deux séries d'aiguilles 26 espacées entre elles, dans chaque série de quelques millimètres, il est possible de réaliser simultanément la couture de deux côtés de deux sacs se suivant, puis de déplacer la laize pliée dSune longueur équivalente à la largeur d'un sac, et dteffectuer la prochaine opération de couture (figure 5). L'ensemble aiguilles 26 et pied presseur 32 est amené en et hors d'action au moyen d'un verin 33 (figure 5). La couseuse 4 est, en outre, équipée d'une pince mobile 34, actionnée par un vérin simple effet non représenté, munie d'un couteau coupe-fil 35, et qui se déplace à la fin de l'opération de couture sous le pied presseur, qui prend les fils entre le tissu et les aiguilles, et qui les coupe en fin de course d'avance pour les céder à une pince fixe 36 (figures 8 à 14). La course de retour du chariot 14 est assurée grace à un vérin 18 après débrayage de ltem- brayage 21. te mouvement de recul du chariot 14 permet d'ouvrir les boucles restées sur les crochets 27 après la coupe des fils, et ainsi de rendre le point de chalnette indéfaisable par nouage. L'avance du tissu peut alors être effectuée d'une manière, qui sera décrite plus loin. Cette avance s'effectue d'une longueur équivalente à la largeur dtun sac, puis le pied presseur et les aiguilles sont amenés au-dessus du tissu pour une nouvelle opération de couture. te dispositif d'avance du tissu est constitué par un vérin 37 (figure 2) agissant sur une calandre 38 formée par un cylindre à dents 39 coopérant avec un cylindre presseur à gorges 39r, ces cylindres pinçant le tissu, lorsque le vérin tire ce dernier hors de la couseuse 4 vers le dispositif de découpe 5. La zone de découpe qui suit la calandre 38 comporte au moins un multiple des largeurs de sacs pour permettre leur découpe, et entre cette calandre 38 et la couseuse 4 existe un espace réservé à une table dtintervention 40, qui permet diverses opérations annexes sur les sacs telles qu'unie impression, un collage de support publci- taire, un marquage des sacs, ou analogue. te dispositif 5 de découpe des sacs, prévu à la suite de la calandre 38, est constitué par un cadre rigide 41 supportant une mâchoire, dont la partie supérieure 42 est munie d'un fil chauffant régulé. Ce cadre 41 est déplaçable transversalement et longitudinalement au tissu, afin d'ajuster la découpe entre deux séries de coutures parallèles. A ce dispositif 5 est, en outre, adjoint un compteur à pré sélection, non représenté, enregistrant le nombre de découpes. Ce compteur commande un dispositif 43 de réception de sacs constitué par deux conteneurs 44, qui se déplacent alternativement sous la sortie du dispositif 5. A la sortie de la machine conforme à l'invention, il ne reste donc plus qutà effectuer une opération de contrôle des sacs avant leur emballage. Conformément à une autre caractéristique de l'invention, dans le cas d'une alimentation de la machine directement au moyen d'un métier à tisser, il est prévu, entre le dispositif de pliage 2 et la couseuse 4 un dispositif de réserve 45 tel que représenté à la figure 4. Un tel dispositif est avantageusement constitué par un cylindre de compensation à dents 46 monté flottant entre les extrémités de deux tapis roulants 47, et par un contact de fin de course de descente 48 coupant le circuit dtalimentation du métier à tisser, lorsque le cylindre 47 est en position basse. En cas d'utilisation de l'étrier d'alimentation, le cylindre 46 est simplement verrouillé en position haute au-dessus de la laize, ou en position basse au-dessous de la laize. Grace à ltinvention, il est possible de réaliseroautomati- quement des sacs a t emballage d'une contenance de 1 à 50 kg, à partir de laizes tissées ou tricotées, sans intervention manuelle, donc à une cadence de travail élevée. En outre, il est également possible de réaliser, par une disposition identique de machines textiles, une machine automatique de confection de vêtements, ou analogues. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté aux dessins annexés. Des modifications restent possibles, notamment du point de vue de la constitution des divers éléments, ou par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour autant du domaine de protection de l'invention. -REENDIC]\I0NS- 1. Machine automatique de confection de sacs d'emballage, caractérisée en ce quelle est essentiellement constituée par un étrier d'alimentation, par un dispositif de pliage de la laize, par une couseuse, et par un dispositif de découpe des sacs, les divers éléments de la machine étant synchronisés entre eux. 2. Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'entre 11 étrier d'alimentation, destiné à la réception d'un rouleau de laize, et le dispositif de pliage est prévu un cylindre libre en rotation, muni de dents empêchant tout glissement de la laize avant son entrée dans le dispositif de pliage. 3. Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif de pliage est constitué par deux cylindres lisses, libres en rotation, disposés en triangle, par deux galets d'application des lisières sur les cylindres, afin d'éviter leur glissement, par un cylindre à dents perpendiculaire à l'étrier d'alimentation, par un cylindre à gorges, libre en rotation, pressant le tissu doublé sur le cylindre à dents, et par une roue placée au sommet du triangle pour le guidage du fil milieu. 4. Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que de part et d'autre de la couseuse est prévue une calandre formée par un cylindre à dents, et par un cylindre à gorges s'appliquant sur le premier afin de réaliser une tension de la laize doublée pendant son passage dans la couseuse. 5. Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la couseuse comporte essentiellement un chariot constitué par une tête supérieure, et par une tette inférieure reliées entre elles par un col de cygne, le chariot formant un ensemble rigide pouvant être déplacé pour sa course de retour au moyen d'un vérin le long de quatre axes parallèles aux calandres. 6. Machine suivant la revendication 5, caractérisée en ce que la tête inférieure du chariot renferme un moteur, qui agit, par l'intermédiaire d'un embrayage et d'un premier réducteur sur un renvoi d'angle, qui commande, d'une part, par l'intermédiaire d'une lyre, une bielle d'entraînement alternatif des aiguilles de la couseuse, d'autre part, par l'intermédiaire d'un deuxième réducteur, l'entraînement deux ensemble came crochet en synchronisme avec le mouvement des aiguilles, et enfin, par l'intermédiaire d'un troi sième réducteur, un pignon, qui se déroule sur une crémaillère solidaire du bâti de la machine, en entraînant le chariot. 7. Machine suivant la revendication 6, caractérisée en ce que les aiguilles sont avantageusement au nombre de quatre, disposées par séries de deux aiguilles espacées entre elles de quelques millimètres, et en ce que I1 ensemble aiguille-pied presseur est actionné au moyen d'un vérin. 8. Machine suivant la revendication 5, caractérisée en ce que la couseuse est équipée d'une pince mobile, actionnée par un vérin simple effet, munie d'un couteau coupe-fil, et d'une pince fixe, tous ces éléments permettant une automaticité complète de l'opération de couture. 9. Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle est pourvue d'un dispositif d'avance du tissu constitué par un vérin agissant sur une calandre formée par un cylindre à dents coopérant avec un cylindre presseur à gorges, ces cylindres pinçant le tissu, lorsque le vérin tire ce dernier hors de la couseuse vers le dispositif de découpe des sacs, la zone de découpe suivant cette calandre comportant au moins un multiple des largeurs de sacs, pour permettre leur découpe. 10. Machine suivant l'une quelconque des revendications 1 et 9, caractérisée en ce qu'entre le dispositif d'avance du tissu et la couseuse est prévue une table d'intervention permettant diverses opérations annexes sur les sacs, telles qu'une impression, un collage de support publicitaire, un marquage des sacs, ou analogue. 11. Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif de découpe des sacs est constitué par un cadre rigide supportant une mâchoire dont la partie supérieure est munie d'un fil chauffant régulé, ce cadre etant déplaçable transversalement et longitudinalement au tissu, afin d'ajuster la découpe entre deux séries de coutures parallèles. 12. Machine suivant la revendication 11, caractérisée en ce que le dispositif de découpe est équipé d'un compteur à présélection enregistrant le nombre de découpes. 13. Machine suivant l'une quelconque des revendications 11 et 12, caractérisée en ce qu'en aval du dispositif de découpe est prévu un dispositif de réception des sacs constitué par deux conte neurs pouvant entre déplacés alternativement et commandés dans leurs déplacements par des impulsions du compteur à présélection. 14. Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que dans le cas d'une alimentation directement au moyen d'un métier à tisser, elle est équipée, entre le dispositif de pliage et la couseuse, dtun dispositif de réserve constitué par un cylindre de compensation à dents monté flottant, et par un contact de fin de course de descente coupant le circuit d'alimentation du métier à tisser lorsque le cylindre est en position basse, ce cylindre étant verrouillé au-dessus ou au-dessous de la laize en cas d'utilisation de l'étrier d'alimentation.