La présente invention concerne un dispositif destiné à capter l'énergie des mouvements qui affectent les grandes surfaces liquides. La technique antérieure connait deux types d'installa- tions; le premier type concerne des installations fixes par rapport à la terre ferme; le deuxième concerne des installations flottantes. Les installations du premier type doivent avoir des dimensions importantes, ne serait-ce que pour pallier la dénivellation des marées. De telles constructions rigides sont conteuses et cependant fragiles. Il arrive toujours une tempête qui les brise, détruisant les capteurs d'énergie. Les installations du second type nécessitent en général une orientation précise du bâti flottant, afin d'utiliser avec une efficacité suffisante la houle ou les remous qui ne sont jamais omnidirectionnels. Cette orientation est rendue nécessaire par l'utilisation de dispositifs inertiels à un seul degré de liberté par rapport au bâti flottant. Le capteur d'énergie conforme à la présente invention est du second type et ne nécessite donc aucune attache rigide avec la terre ferme : il flotte sur le liquide. Ou bien il navigue, ou bien il est amarré ou ancré au moyen de liens souples. On peut le mettre à l'abri dans un port, en cas de tempête excessive De façon caractéristique, il comporte une masse capable d'osciller par rapport à son bâti flottant, sous l'effet des remous liquides et de sa propre inertie, dans tout plan passant par le point de suspension de cette masse et son centre de gravité. Cette masse transmet son mouvement par une liaison cinématique telle qutun filin ou des biellettes à rotules à un ensemble de pièces tournant autour d'axes fixes par rapport au bâti, ensemble de pièces comprenant entre autres un volant d'inertie et un transducteur d'énergie. Le centre de gravité de la masse oscillante se situe au dessus de son point de suspension et s'y maintient par lteSfet d 'un organe de rappel mécanique, soit par exemple d'1an un contrepoids ou d'un ressort de rappel ou encore d'une combinaison de ces élé mentis, La fréquence propre d'oscillation de la masse oscillante est réglable par exemple en faisant varier à volonté la distance séparant le centre de gravité du point de suspension de la masse au bâti flottant. Enfin, la masse oscillante est reliée au bâti flottant par un ou plusieurs organes mécaniques laissant subsister au moins deux degrés de liberté en rotation. Un mode d'exécution d1une machine conforme à la présente invention est représenté schématiquement et à titre d'exemple par le dessin annexé, dans lequel Une plate-forme I, flottant sur le liquide 2, est pourvue d'une potence 3 qui porte une masse oscillante : un pendule rigide 4. Le pendule est monté sur la potence au moyen d'une suspension de Cardant Elle lui permet d'osciller, non seulement dans le plan du dessin, mais aussi dans tout plan qui passe par son point de suspension 5 et son centre de gravité 6. Le centre de gravité 6 se trouve au-dessus du point de suspension 5, mais le pendule est équilibré par le poids d'un levier 7 attaché à l'extrémité inférieure du pendule. L'attache 8 est un simple filin, ou bien une tige rigide qui s'articule sur le pendule et sur le levier au moyen de joints de Cardan. Le levier 7 peut tourner autour d'un axe 9, lequel est fixe par rapport à la plate-forme. Toute impulsion que le liquide imprime à la plate-forme fait osciller le pendule dans un plan que choisit sa propre inertie. Les oscillations du pendule donnent au levier 7 un mouvement alternatif et d'amplitude variable. La bielle 10, la manivelle 11, le cliquet 12 et la roue à rochet 13 transforment ce mouvement alternatif en un mouvement de rotation continu centré sur un axe 14, lequel est fixe par rapport à la plate-forme. La roue à rochet 13 entraîne un volant 15, soit directement soit par l'entremise d'un engrenage multiplicateur de vitesse. L'énergie que le volant emmagasine lui est fournie par l'agitation de la surface liquide. Si cette agitation se révèle périodique, il est avantageux d'accorder sur sa période la période d'oscillation propre du pendule, en déplaçant le centre de gravité 6 par rapport au point de suspension 5. Une butée 16, réglable et munie d'un ressort 17, limite la course permise au levier 7. En réduisant cette course, on réduit l'amplitude des oscillations du pendule. Le ressort 17 joue le r81e d'un amortisseur et, d'autre part, il contribue à équilibrer le pendule0 Le volant 15 est relié à un transducteur d'énergie tel qu'une génératrice de courant électrique permettant de disposer d'énergie sous une forme utilisable (transducteur non représenté). REVENDICATIONS I. - Machine flottante permettant de capter l'énergie des houles, vagues, clapotis et de tout remous liquide, caractérisée en ce qu'elle présente en combinaison une masse solide articulée sur le bâti et capable d'osciller sous l'effet des remous liquides, le centre de gravité de cette masse se trouvant au-dessus de l'articulation et s'y maintenant sous l'effet d'un organe de rappel mécanique, une suspension mécanique de ladite masse solide, laissant subsister au moins deux degrés de liberté en rotation, constituant l'articulation de la masse oscillante sur le bâti, un levier, que sollicite vers le bas la force de pesanteur augmentée éventuellement de la force d'un ressort, tournant autour d'un axe fixe par rapport au bâti dans un plan également fixe par rapport audit bâti et suspendu, directement ou non, a' la masse oscillante, au moyen d'un lien souple ou d'une tige rigide munie de joints de Cardan à ses deux extrémités pu de rotules, de telle sorte que la masse oscillante soit susceptible de communiquer au levier un-mouvement alternatif et d"ampli- tude variable, mais situé dans un plan fixe par rapport au-bâti, donc transformable par des moyens connus en mouvement circulaire utilisable. 2. - Machine flottante selon la revendication-i, cracte'- risée en ce jue la fréquence propre d'oscillation de la masse. oscillante est réglable par déplacement d'une fraction de cette masse par rapport à son point de suspension.