DISPOSITIF POUR DEPOSER UN REVêTEMENT ISOLANT SUR DES ARTICLES FABRIQUES La présente invention se rapporte au domaine du dépôt de revêtements sur des articles Tabriqués et a plus particulièrement pour objet un dispositif pour déposer un revêtement isolant. L'invention est surtout avantageusement utilisable dans la construction électromécanique pour deposer un revêtement isolant sur des articles fabriqués par la technique de l'électrophorèse, par exemple lorsqu'il s'agit d'articles en tôles minces et notamment, de tôles à partir desquelles on empile les noyaux des circuits magnétiques des machines électriques. Au cours de la fabrication des machines electriques, les tôles d'acier à usage électrotechnique, découpées sous la forme de disques ou segments, sont empilées en paquets, pressées et réunies entre elles à l'aide d'eléments de serrage en vue d'obtenir des noyaux de circuit magnétique. Les tôles sont ensuite isolées entre elles afin de minimiser l'effet défavorable des courants de Foucault circulant à travers le noyau. A l'heure actuelle, on connaît largement des installations prévues pour déposer sur les tôles d'acier électrotechnique un vernis servant d'isolation électrique. De telles installations ne peuvent assurer un revêtement de bonne qualité; de surcroît, leur entretien nécessite l'emploi de grandes quan tités de travail manuel dans des conditions de températures élevées dans le local ou s'effectue le vernissage et de contamination de ce local par les produits toxiques de la combustion des vernis. En outre, ces produits de combustion pénètrent dans l'atmosphère en provoquant une pollution de l'environnement. Compte tenu des inconvénients précités, il se pose dans la construction électromécanique le problème de substituer au vernissage de l'acier, des procédés plus avancés, par exemple, l'éiectrophorèse, qui permet d'utiliser, en tant que matériau isolant, des substances filmogènes inoffensives diluables par l'eau. On connait actuellement un dispositif pour déposer un revêtement par la méthode de l'électrophorèse (voir la demande de brevet japonaise n".49-9088). Ce dispositif comprend une cuve servant d'anode, une solution filmogène remplissant ladite cuve et une cathode constituée par la pièce à traiter branchée sur la source d'alimentation. Le dispositif en question ne convient pas pour le revêtement de pièces ayant la forme d'une tôle. On connaît aussi une installation (voir le certificat d'auteur URSS nO 47 336) destinée à déposer un revêtement sur les pièces de façon continue par le procédé de l'électrophorèse, cette installation comportant une cuve avec des électrodes, une solution filmogène et des moyens pour transporter les pièces. Un tel dispositif ne permet pas d'obtenir un revêtement de haute qualité dans le cas de traitement de pièces constituées par des tôles. On connaft également un dispositif pour revêtir les pièces par la technique de l'électrophorese (voir "Peinture de produits à usage industriel par la méthode de l'électrophorèse" par B.L. Agranat et al., édition LDNTH, Léningrad, 1968, pages 28 à 29), comprenant un monorail convoyeur, des chariots transporteurs équipés de crochets de suspension pour y accrocher les articles à traiter et une cuve avec des électrodes disposée au-dessous dudit monorail, ce dispositif pouvant être considéré comme l'analogue le plus proche, de par son idée technique, de la solution proposée par les demandeurs. Ce dispositif connu ne permet d'obtenir un revêtement efficace que pour des objets tridimensionnels du type de carrosseries de véhicules automobiles, de tracteurs, etc., mais il ne convient pas, lui non plus, pour traiter des tôles d'acier électrotechnique, puisque les pièces plates en forme de tôle, en passant entre les électrodes, subissent sous l'action de la résistance du milieu liquide une déviation de la direction rectiligne et touchent de ce fait les électrodes en provoquant ainsi un court-circuit et, donc, une mise hors service des sources d'alimentation. D'autre part, une augmentation de l'espacement entre électrodes conduirait à une réduction du rendement du procédé et à un accroissement de l'encombrement des bains. L'invention se propose de mettre au point un dispositif pour déposer un revêtement isolant sur des articles fabriqués, dans lequel la cuve d'élec trophorese avec son système d'électrodes seraient réalisés de manière à éviter tout contact des objets à traiter avec les électrodes tout en obtenant un champ électrique homogène, ce qui permet d'élever le rendement du dispositif en réduisant en même temps l'encombrement de la cuve et en améliorant la qualité de revêtement d'articles en lionne de tôles minces. Le probleme ainsi posé est résolu grâce à un dispositif pour-déposer un revêtement isolant sur des articles fabriqués par la méthode de l'électro- phorèse, comprenant une cuve avec des électrodes immergées dans une solution filmogène et des chariots équipés de crochets de suspension pour y accrocher les produits à traiter, ces chariots étant disposés au-dessus de ladite cuve avec possibilité de se déplacer le long de celle-ci, dispositif dans lequel, conformément à l'invention, les électrodes sont réalisées sous forme de plaques parallèles orientées le long de la cuve et la cuve elle-même comporte en outre des éléments de guidage en matériau isolant qui embrassent chacune des électrodes latéralement et du dessus et font saillie, à leur entre dans la cuve, au-dessus du niveau de la solution filmogène, alors que la partie immergée de chacun de ces élements de.guidage dans la solution filmogène est réalisée gaufrée et percée de trous dans les évidements de la partie gaufrée. La réalisation des électrodes sous la forme de plaques parallèles orientées le long de la cuve permet de créer entre les électrodes individuelles un champ électrique homogène assurant un bon revêtement des articles plats se déplaçant sur les crochets de suspensions entre les électrodes. La réalisation d'une cuve avec des éléments de guidage en matériau isolant embrassant chacune des électrodes latéralement et de dessus évite les court-circuits en cas de contact éventuel de l'article avec les plaques servant d'électrodes. Du fait que les éléments de guidage font saillie, à leur entrée dans la cuve, au-dessus de la solution filmogene, on obtient une position convenable des articles à traiter pendant leur amenée dans la zone de travail de la cuve. Etant donné que les éléments de guidage sont realisés gaufrés dans leur partie immergée dans la solution filmogène, on evite tout contact des objets traités avec les eléments de guidage suivant les plans, tandis que leur contact éventuel suivant les lignes (les convexités de la surface gaufrée) n'affecte pas la qualité du revêtement. Les perforations ménagées dans les évidements des surfaces gaufrées permettent un déplacement libre des particules chargées de la solution filmogène. Il est rationnel, suivant l'une des variantes de réalisation du dispositif, de réaliser les plaques servant d'électrodes avec des perforations. De telles perforations pratiquées dans les plaques des électrodes contribuent à un malaxage efficace de la solution filmogene et à un passage libre des particules chargées de cette dernière dePuis les électrodes jusqu'aux articles à revetir. Selon une autre variante de réalisation du dispositif, il est avantageux de choisir le rayon de courbure des portions courbes de la surface gaufrée dans les limites de 20 à 30 mm. Une telle réalisation des éléments de guidage permet d'obtenir un espace optimal entre les plaques parallèles ce qui, à son tour, assure l'obtention de caractéristiques électriques et technologiques optimales. Un rayon de courbure des convexités et concavités inférieur à 20 mm entraverait le contact libre entre la solution filmogène et les électrodes, alors qu'un rayon de courbure dépassant 30 mm entraînerait une altération de l'homogénéité du champ électrique. Suivant encore une autre caractéristique de l'invention, il est préférable de réaliser les perforations dans les éléments de guidage de telle sorte que la superficie occupée par celles-ci constitue 25 à 35 pour cent de la superficie totale de l'élément de guidage. Une telle disposition assure un déplacement libre des particules chargées de la solution filmogène à partir des électrodes vers les pièces à traiter tout en conservant une rigidité suffisante de la structure desdits éléments de guidage. Il est évident qu'une superficie occupée par les perforations qui est inférieure à 252 signifierait un déplacement insuffisamment intense des particules chargées de la solution filmogene, ce qui altère la qualité du revêtement, alors qu'avec une superficie supérieure à la limite indiquée de 35%, on risque de nuire à la rigidité mécanique des éléments de guidage. L'invention sera mieux comprise par l'examen de la description détaillée qui suit d'exemples de réalisation du dispositif pour déposer un revêtement isolant sur des articles fabriques faisant l'objet de l'invention, faite en référence aux dessins annexés, où: la figure 1 représente le dispositif pour déposer un revêtement isolant sur des articles fabriqués faisant l'objet de l'invention, vue générale en coupe; la figure 2 représente la coupe suivant la ligne II-II de la figure 1; la figure 3 montre le dispositif de la figure 1 en coupe suivant un élément de guidage avec une découpe partielle suivant une électrode; et 1a figure 4 est la coupe suivant la ligne IV-IV de la figure 3. Le dispositif selon l'invention comprend une cuve 1 (figure 1) remplie d'une solution filmogène 2 et recevant des électrodes plaques parallèles 3 (figure 2) fixées sur une embase 4 et orientées le long de la cuve 1, un monorail 5 portant un convoyeur à chaîne 6 avec des chariots 7 isolés du convoyeur 6 par les isolants 8 et pourvus de balais 9 de prise de courant servant à prélever le potentiel électrique de la barre anodique 10. Aux chariots-7 se trouvent accrochés des crochets de suspension 11 servant à y disposer parallèlement l'un à l'autre, avec un pas prédéterminé, des articles 12 à traiter qui peuvent être par exemple des tôles d'acier à usage électrotechnique. Chacune des électrodes plaques parallèles 3 est entourée, latéralement et de dessus, d'éléments de guidage 13.La partie de ces derniers qui est immergée dans la solution filmogène 2 est réalisée gaufrée, les creux de la surface gaufrée étant percés de trous 14 (figures 3 et 4). A l'entrée de la cuve 1 (figure 3), les éléments de guidage 13 sont réalisés plats et font saillie au-del du niveau de la solution filmogène 2. Pour assurer un malaxage efficace de la solution filmogène 2, les électrodes 3 sont percées de perforations 15. Les éléments de guindage 13 sont réalisés en un matériau isolant en plaque, par exemple, du vinyplaste (produit de la piastification thermique de chlorure de polyvinyle). Le dispositif décrit fonctionne de la manière suivante. Lorsque les chariots 7 (figure 1) se meuvent, à l'aide du convoyeur à chaîne 6, le long du monorail 5, les produits 12 à traiter accrochés sur les crochets de suspension 11 entrent d'abord dans l'espace entre les éléments de guidage 13 (figure 3) sortant au-dessus du niveau de la solution filmogène,2. Ensuite ils passent, déjà orientés, dans l'espace entre les éléments de guidage 13 qui est rempli par la solution filmogène 2; les balais 9 de prise de courant (figure 2 > entrent en contact avec la barre anodique 10 en donnant naissance au processus de dépôt du revêtement isolant sur les produits 12. Il est à noter que les articles 12 à revêtir, qui sont plats, ne touchent les éléments de guidage 13 que sur les convexités de la surface gaufrée de ceux-ci. En outre, on évite l'accrochage des arêtes vives des articles 12 dans les trous 14 (figures 3 et 45 pratiqués dans les éléments de guidage 13, puisque lesdits trous 14 se situent dans les évidements de la surface gaufrée. La configuration adoptée des éléments de guidage 13 percés de trous 14 offre des avantages additionnels du fait que dans une telle structure, les électrodes 3 sont baignées, pratiquement sur toute leur surface, par la solution filmogène 2 (figures 1,2,3), ce qui intensifie le processus d'électrisation des particules de la solution filmogène 2 en élevant par là la qualité du revêtement. Les essais effectués en vue de vérifier la qualité du revêtement des tôles d'acier electrotechnique au moyen du dispositif proposé ont montré qu'à partir d'un diamètre des trous 14 (figures 3 et 4) correspondant à une superficie de ces derniers supérieure à 25 pour cent de la superficie totale de l'élément de guidage, la présence desdits trous n'exerçait pas d'influence sensible sur la vitesse du processus de revêtement. Compte tenu des exigences concernant la rigidité mecanique de la structure des éléments de guidage 13, la superficie occupée par les trous 14 est avantageusement choisie, comme déjà mentionné dans les limites de 25 à 35 pour cent de la superficie totale de l'élément de guidage 13. Le rayon de courbure optimal des portions courbes de la surface gaufrée des éléments de guidage 13 est de 20 à 30 mm. Le dispositif qui vient d'être décrit permet d'améliorer les caractéristiques électriques de l'installation prise dans son ensemble grâce à l'augmentation de la résistance électrique du système d'électrodes, ce qui a pour conséquence une réduction du courant initial au moment de branchement des crochets de suspension 11 (figures 1 et 2) sur la source d'alimentation. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour deposer un revêtement isolant sur des articles fabriqués par la méthode de l'électrophorèse, comprenant une cuve avec des électrodes immergées dans une solution filmogène et des chariots équipés de crochets de suspension pour y accrocher les articles à traiter, ces chariots étant disposés au-dessus dudit bain avec possibilité de se déplacer le long de celui-ci, caractérisé par le fait que les électrodes sont réalisées sous forme de plaques parallèles orientées suivant le sens de la longueur de la cuve et que la cuve elle-même comporte en outre des éléments de guidage en matériau isolant qui embrassent chacune des electrodes lateralement et du dessus et font saillie, à leur entrée dans la cuve, au-dessus du niveau de ladite solution filmogène, alors que la partie immergée de chacun desdits éléments de guidage dans la solution filmogène est ralisée gaufrée et percée de trous dans les évidements de la surface gaufrée. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérise par le fait que les plaques parallèles formant les électrodes sont percées de perforations. 3. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le rayon de courbure des portions courbées de la surface gaufrée des éléments de guidage est choisi dans les limites de 20 à 30 mm. 4. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que les perforations prévues dans les éléments de guidage sont realisées de telle sorte que la superficie occupée par ces perforations constitue 25 à 35 pour cent de la superficie totale de l'élément de guidage.