I1 est connu de réaliser la régulation des compresseurs à vis et notamment des compresseurs monovis tels que décrits par exemple dans les brevets nO 1 391 998 et nO 1 586 832 soit en étranglant l'aspiration soit en faisant varier le volume balayé.Des solutions ont été notamment décrites dans les demandes de brevets tançais 7427132 75011872 7625431 Ces solutions présentent cependant l'inconvénient soit d'entre conteuses lorsqu'il faut par exemple ménager dans le carter deux glissières à déplacement continu telles que décrites dans la demande 7625431 soit d'avoir un mauvais rendement lorsque la solution est simple ce qui est le cas de la régulation par étranglement à l'aspiration, particulièrement à faible débit. la présente invention a pour obJet un procédé pour la régulation du débit des compresseurs et machines de détente constitués d'une vis garnie de plusieurs filets, d'au moins un pignon muni de dents coopérant avec lesdits filets, d1un carter entourant au moins partiellement ladite vis et muni d'un passage pour les dents dudit pignon , d'au moins un orifice basse pression et d'au moins un orifice haute pression disposés dans le carter, caractérisé en ce que pour modifier le débit du compresseur l'on écarte le pignon de sa position de travail suivant une direction sensiblement parallèle à l'axe de rotation dudit pignon. En écartant le pignon de sa position de travail, l'on crée en effet une fuite d'autant plus considérable que l'écart est plus grand ce qui diminue d'autant le débit refoulé dans le cas d'un compresseur. En écartant le pignon suffisam- ment, toute compression peut titre mEme complètement stoppée dans le cas d'un compresseur ou toute détente arrétée dans le cas d'un détendeur ; en ce cas, il faut prévoir des moyens d'arrêt auxilliaires sur la canalisation haute pression - tel qu'un clapet anti-retour par exemple dans le cas d'un compresseur - pour arrêter le flux du fluide entre la haute et la basse pression. Ce procédé est particulièrement simple à réaliser et à mettre en oeuvre comme on le verra par la description mais il a en outre l'avantage de supprimer la plus grande part des pertes passives ordinairement associées aux autres dispositifs de régulation. Dans le cas des compresseurs auxquels il sera essentiellement fait référence, l'énergie consommée est alors suffisamment faible pour être dissipée par le carter; ceci permet d'arrêter toute injection d'huile dans le compresseur pour le refroidir, injection qui dans les dispositifs classiques doit titre maintenue ce qui oblige à laisser l'orifice d'échappement du compresseur à la haute pression ce qui a son tour est générateur de pertes énergétiques impur tantes. Par le procédé objet de l'invention, llon a mesuré ainsi des consommations sans débit inférieurs à 20%o de la puissance à pleine charge ce qui est irréalisable avec la plupart des solutions classiques connues. Dans les variantes préférées 1 ton utilise en outre le fait que les compresseurs monovis sont le plus souvent constitués d'une vis coopérant avec deux pignons et formant en fait deux compresseurs en parallèle pour réaliser des débits partiels en soulevant seulement l'un des deux pignons. Si les deux demi-compresseurs ont le meme volume balayé l'on peut ainsi en soulevant un pignon passer du débit 10 $ au débit 5 $ puis en soulevant le second à 0%. Si au contraire les deux demi-compresseurs sont construits avec des volumes balayés différents par exemple doubles l'un de l'autre, l'on peut par soulèvement alternatif réaliser par exemple des débits partiels de 66 et 33%, L'on peut enfin combiner cette régulation par soulèvement de pignon avec les dispositifs de régulation connus. Ainsi en combinant l'utilisation du soulèvement de pignon avec la régulation par étranglement de l'aspiration, lton utilise celle-ci dans la plage 100 - 50% où elle reste relativement efficace sur le plan énergétique puis on soulève un pignon en supprimant l'étrangle- ment et réutilise celui-ci pour parcourir l'intervalle 50 - 0% avec un seul pignon en position de travail. L'on peut également disposer un dispositif de régulation connu tel que décrit par exemple dans le brevet US 3 108 739 ou la demande de brevet français 7625431 en disposant ce dispositif sur l'un des deux demi-compresseur seulement et en utilisant le dispositif sur toute sa plage dans l'intervalle 100 - 50% avec les deux pignons en prise, puis dans la plage 50 - 0% en soulevant le pignon du demi-compresseur non muni du dispositif. La présente invention sera mieux comprise à la lecture du dessin annexé donné à titre d' mple non limitatif et où - la figure I est une vue en coupe d'un pignon à denture cylindrique conforme aux dispositions du brevet français 1 586 832 et montrant un dispositif d'écartement. - la figure 2 une vue de la coupe parallèle 2 - 2' de la figure 1. - la figure 3 est une coupe schématique d'une vis le long de la surface de contact entre vis et pignon. - la figure 4 est une vue en élévation d'une vis coopérant avec deux pignons sensiblement symétriques et semblables à ceux représentés en coupe figure 1. - la figure 5 est une vue en coupe d'un pignon à denture plane conforme au brevet français 1 331 998 et montrant un dispositif permettant de réaliser l'écartement. - la figure 6 est une vue schématique en coupe d'un dispositif similaire à celui de la figure 1 montrant un autre mode de déplacement du pignon. On voit sur la figure 1 une coupe d'un compresseur conforme au brevet 1 586 832 constitué d'une vis 7 munie de filets 2 tournant dans un carter 3 et engrenant avec un pignon constitué, d'après les enseignements du brevet français nO 2 148 677, d'un pignon plastique 4 disposé à l'intérieur d'un support métallique 5, retenu en position par un circlips 6, les deux pièces étant solidarisées aagulairement par un pion non représenté. le pignon 5 est monté fou sur un arbre 7 par l'intermédiaire des roulements 8 et 9 , l'arbre 7 ne tournant pas et pouvant coulisser librement dans deux alésages : l'alésage 10 réalisé dans un chapeau il fixé par des vis sur le carter 3 et l'alésage 12 réalisé dans le carter 3. in position normale de travail, c'est-à-dire, de compression un ressort 13 maintient ltécrou 14 appuyé par l'intermédiaire d'une rondelle 15 contre le chapeau 11. On voit sur la figure 2 représentant la coupe par 2 - 2l de la figure 1 que l'arbre 7 comporte deux plats fraisés qui passent dans une découpe du ressort et empochent l'arbre de tourner. On voit sur la figure 5 en traits pleins une coupe de la vis 1 le long de la surface de coopération avec les flancs des dents et la position des dents du pignon 4 lorsque l'écrou 14 est en appui sur la rondelle 15. Les filets sont alors complètement obturés par les dents et la compression a lieu. Le carter est bien entendu muni d'au moins un orifice basse pression pour l'aspiration et d'au moins un orifice haute pression pour le refoulement qui n'ont pas été représentés car leur disposition est connue par les brevets précités et leur description n1 ajouterait rien à la présente invention. On voit sur la figure t un piston 16 muni d'une tige 17 sur laquelle est fixé un écrou de réglage 18 et qui coulisse dans un bouchon 19 i une arrivée d'un fluide comprimé est réalisée par la canalisation 20. Lorsque llon envoie du fluide comprimé, par exemple de l'air, par la canalisation 20 ceci pousse le piston 16 qui à son our pousse l'axe 7 et comprime le ressort 13 jusqu'S ce que l'écrou 18 vienne en butée sur le bouchon 19. Le pignon et ses dents viennent alors occuper une position figurée en pointillé sur la figure 3, découvrant des jeux 21 et 22 très importants par lequel le gaz comprimé s'échappe. L'on notera que dans la disposition donnée à titre d'exemple la face 23 est la face des dents exposée à la haute pression, que cette face est disposée sur un cylindre et qu'elle reste donc toujours en contact avec la surface 24 de contour extérieur cylindrique disposée sur le carter. Mais cette caractéristique n'est pas indispensable et la surface 23 pourrait etre autre, par exemple, un cane qui s'écarterait alors au moment du soulever ment de la surface correspondante du carter. B'on présentera dlailleurs à a' propos de la figure 5 un exemple où la surface des dents exposée à la prés. sion est située sur un plan. Il est possible de faire valider les jeux 21 et 22 en déplaçant plus ou moins l'axe 7 ce qui peut s'obtenir par exemple en appliquant une pression plus ou moins élevée par la canalisation 20. La fuite par les jeux 21 et 22 varie de de fait et donc le débit délivré par le compresseur. il est cependant préférable de ne pas utiliser cette possibilité de variation continue du débit facile à mettre en oeuvre mais ayant un très mauvais rendement et d'opérer par tout ou rien c'est-à-dire de laisser le pignon en position de travail ou de le soulever franchement d'une quantité importante figurée figure 3 de telle sorte qu'il n'y ait plus de compression. Il est en effet facile d'opérer des déplacements découvrant des sections suffisantes pour que la vitesse du gaz par ces sections tombe à des valeurs inférieures à 30 ou 40 mètresfseconde. Pour éviter une communication entre la haute et la basse pression il est alors nécessaire d'obturer l'une des canalisations qui les relie à travers le compresseur, par exemple en mettant un clapet anti-retour à l'échappement du compresseur. De meme si le compresseur est muni d'une injection d'un liquide auxiliaire et qu'il soit constitué d'une vis et d'un seul pignon - ou dans le cas d'une vis avec deux pignons Si les deux pignons sont soulevés simultanément - il est nécessaire de couper l'injection de liquide pendant le soulèvement. il est à noter à cet égard un résultat remarquable à savoir que la puissance dissipée, pignon soulevé, est si faible qu'il est possible de continuer à faire tourner le compresseur sans qu'il soit cependant nécessaire de le refroi- dir par le maintien d'une injection de liquide. Sur un compresseur d'air à 7 bars du type considéré muni de deux pignons symétriques, la puissance avec les pignons soulevés est inférieur à 20% de la puissance à pleine charge et s' établit au voisinage de 10% La chaleur correspondante peut être éliminée par le carter quitte à le munir d'ailettes convenables et à le ventiler. il est souhaitable toutefois de maintenir à l'intérieur du carter une certaine quantité de liquide destiné à assurer la répartition de chaleur et la lubrification des contacts; cette quantité peut être obtenue en différant l'arrêt de l'injection par rapport au soulèvement des pignons par une tempo risation ou plus simplement en prévoyant une capacité entre la vanne d'arrêt et le compresseur ; le liquide étant en général chargé de bulles de gaz sous pression a tendance à s'expanser à l'arrêt et la plus grande partie du volume de la capacité se retrouve dans le compresseur. Le résultat du procédé, objet de la présente invention est en définitive très remarquable car usuellement il est nécessaire de maintenir l'injection dans les compresseurs à vis m8me lorsque ceux-ci tournent mais ne débitent pas, pour que le liquide envoyé évacue les calories ; mais il est alors nécessaire pour recouvrer ce liquide de maintenir ouverte la liaison entre ltéchappement du compresseur et le réservoir sous-pression d'où un travail de refoulement important qui conduit à de mauvais rendement énergétiques. Tous ces inconvenients sont supprimés avec la présente invention. il est meAme possible d'obtenir des résultats encore plus remarquables lorsque l'on utilise la présente invention dans des compresseurs ou machines de détente dont la vis coopere avec deux pignons plus ou moins symétriques, tels que représentés schématiquement figure 4. Un tel compresseur est en fait constitué de deux demi-compresseurs ou machines de détente travaillant en parallèle et similaires à celui figuré figure I; le pignon 4b est représenté soulevé. Les flèches 25, 26 a et 26 b donnent les sens de rotation de la vis et des pignons 4 a et 4 b lorsque le dispositif est utilisé en compresseur. Chacun des pignons 4 a et 4 b étant muni d'un dispositif tel que décrit à propos de la figure 1, il est alors tout d'abord possible de soulever le pignon 4 a ce qui réduit alors le débit sensiblement à la moitié du débit normal puis de soulever le pignon 4 b ce qui annule alors tout débit ; l'on réalise ainsi une régulation pas à pas avec les valeurs 100%, 50%, 0% L'on notera que Si le compresseur est muni d'une injection de liquide par pignon l'on peut couper l'injection correspondant au pignon 4 a lorsqu'il est soulevé mais que ce n'est pas indispensable car le liquide injecté est ramené à la haute pression par le pignon 4 b ; il faut par contre stopper toute injection lorsque le pignon 4 b est également soulevé. L'on peut également utiliser ce procédé pour obtenir une régulation à trois niveaux en prévoyant que les volumes balayés par chaque pignon ne soient pas égaux, par exemple, en disposant les pignons autour de la vis de façon non symétrique ou en réduisant la portion de carter qui coopère avec les sommets des filets sur ltun des deux demi-compresseurs constituant ce compresseur monovis. Si par exemple les volumes balayés sont égaux à 2 pour le pignon 4 a et 1 pour le pignon 4 b, le débit est sensiblement égal à 3 lorsque les deux pignons sont enfoncés dans la vis, à 2 si l'on soulève le pignon 4 b en laissant le pignon 4 a en position, à 1 si l'on soulève le pignon 4 a en enfonçant à nouveau le pignon 4 b et à 0 lorsque les deux pignons sont soulevés. l'on obtient ainsi par soulèvement alterné une possibilitd de régulation à trois niveaux donnant les valeurs de débit 100, 66, 53 et 0%. Il est meme possible de combiner ce procédé de soulèvement de pignon avec des dispositifs de régulation classiques. Par exemple, l'on peut utiliser en combinaison avec une régulation de débit par étranglement du débit à l'aspiration, procédé classique pour les compresseurs d'air. Ce procédé, particulièrement simple, est cependant comateux en énergie lorsqu'il est utilisé seul et ce notamment pour les débits inférieurs à 50%. Aussi le procédé consiste-t-il tant que le débit nécessaire reste supérieur à 50% à l'obtenir par étranglement de l'aspiration mais lorsque le débit descend en dessous de 50%, à ouvrir l'étranglement, à soulever l'un des pignons et à ajuster ltétranglement au débit désiré. Il en résulte une amélioration très notable des rendements en dessous de 504. B'on peut bien entendu prendre comme valeur déterminant le soulèvement une autre valeur que 50% Si les volumes balayés par chaque pignon ne sont pas égaux. Une autre possibilité est d'utiliser la présente invention en combinaison avec les dispositifs de régulation tels que décrits dans les demandes de brevets français 7602173 ou 7625451 dont le principe est de faire varier le débit du compresseur en déplaçant un segment du carter de façon à retarder le point de fermeture des filets et donc le volume balayé.Il est alors possible de prévoir la régulation seulement sur l'un des demi-compresseurs, par exemple le demi-compresseur correspondant au pignon 4 a, d'opérer la variation de débit en faisant varier ce moyen auxiliaire dans la fourchette 100 - 55 à 6Crio (car ces types de régulation ne permettent pas de faire varier le débit sur un demi-compresseur dan 4 a totalité de l'intervalle) puis de soulever le pignon 4 b en ramenant la régulation à sa position initiale ce qui donne alors un débit d'environ 50% du débit maximal puis de faire jouer la régulation dans l'intervalle 5 X à 5 - if. Au lieu de déplacer de façon progressive et continue une fraction du carter une solution simplifiée consiste à disposer dans le carter au moins un clapet mobile qui lorsqu'on le soulève forme dans le carter au contact des sommets des filets un trou par lequel le gaz s'échappe ce qui diminue le volume emprisonné dans les filets et à ramener ce gaz à l'aspiration par des conduites appropriées; de tels clapets sont montrés dans les brevets US n0 3 151 806 ou 5 108 739 appliqués aux compresseurs à deux vis. Avec la présente invention il suffit de disposer un seul de ces clapets dans la zone du carter coopérant par exemple au pignon 4 a de telle sorte que par exemple le volume balayé par le demi-compresseur correspondant tombe de moitié lorsque le clapet est soulevé; en combinant son soulèvement avec le soulèvement du pignon 4 b l'on obtient de façon simple les débits 100%, 75%, 50% et 25% Ce nombre de pas est en général suffisant pour assurer la plupart des besoins dans la régulation des compresseurs frigorifiques tout en conservant un rendement thermodynamique élevé dans l'une quelconque des positions. in revenant à la figure 1, l'on a présente une disposition dans laquelle à llétat spontané le pignon est en position de compression mais en inversant l'action du ressort 13 en déplaçant l'arrivée du gas comprimé sur l'autre face du piston 16 et en solidarisant'ce piston de l'axe 7, il serait possible d'opérer à l'inverse, c'est-à-dire, que le pignon soit à l'état spontané soulevé et que seule l'envoie d 'une pression par la canalisation 20 l'amène en position de compression. Si l'on applique cette disposition modifiée au pignon 4 b tout en gardant la disposition de la figure 1 pour le pignon 4 a, ceci permet de démarrer un compresseur monovis avec seulement le demi-compresseur correspondant au pignon 4 a refoulant sous-pression et seulement lorsque la pression est établie de commander l'action de l'autre demi-compresseur correspondant au pignon 4 b à l'aide de la pression déjà créée, pour amener le compresseur à plein débit. Ceci permet de diminuer ltintenssité de démarrage du moteur électrique d'entrainement. Il est bien entendu possible de commander le soulèvement par des moyens mécaniques, électriques, hydrauliques ou autres sans modifier la portée de l'invention. L'on a presenté figure 5 un autre exemple de dispositif permettant de réaliser le procédé conforme à l'invention dans le cas de compresseurs ou de machines de détente monovis dont les pignons ont la face des dents exposée à la pression située dans un plan comme décrit par exemple dans le brevet français n0 1 331 998 L'on voit une vis 27 dont l'axe de rotation est 28, munie de filets en saillie. 29, qui coopère avec un pignon 30 muni de dents telles que 31 qui engrènent avec les filets de la vis. Cette vis tourne dans un carter 32 dont une lèvre 33 vient au voisinage de la face haute pression 34 des dents, face qui est en général plane mais pourrait astre conique ou de façon plus générale de révolution mais non cylindrique sans modifier l'invention. En fonctionnement normal, le jeu entre la lèvre 33 et la face 34 est le plus faible possible pour limiter au maximum les fuites et en pratique de quelques centièmes de millimètre. Le pignon 30 est solidaire d'un arbre 35 tournant autour d'un axe 36 tenu dans les roulements 37 et 38 permettant un léger débattement directionnel et donc de préférence des roulements à rotule; ces roulements sont eux-meme solidaires de douilles 39 et 40. qui peuvent coulisser dans les alésages 41 et 42 disposés dans le carter. la douille 39 est liée à une pièce 43 solidaire d'une tige de commande 44. l'on limite la course de cette tige de commande par des dispositifs non représentés de façon que les positions extrêmes occupés par le pignon soient la position figurée en traits pleins et la position figurée en pointillés. Les centres des roulements à rotule occupent alors les positions 45 pour le roulement 37 et 46 pour le roulement 38 lorsque le pignon est dans la position normale figurée en traits pleins, et 47, 48 lorsque le pignon est dans la position soulevée figurée en pointillé. En position soulevé l'axe 36 vient alors en position 49. B'on choisit la direction de l'axe de l'alésage tel que 42 pour qu'elle soit sensiblement perpendiculaire au plan bissecteur des plans tels que 50 passant par l'axe de la vis 28 et le centre du roulement dans ses positions extrêmes soit 46 et 48. En disposant de plus les roulements de façon å ce qu'ils soient à distance sensiblement égale de l'axe de la vis, l'on s'assure que l'enveloppe de l'axe 36 dans le déplacement créé par l'action de la tige de commande 44 est sensiblement un arc de cercle centré sur l'axe de rotation 28 et donc que meme si le déplacement des douilles 39 et 40 est un déplacement linéaire avec la simplicité de sa réalisation le déplacement du pignon proprement dit est très proche d'une rotation autour de l'axe 28. le fonctionnement du dispositif et son emploi sont les mêmes que dans le cas des pignons cylindriques décrit à propos des figures 1 à 5 à ceci près que le jeu par lequel s'échappe le gaz se situe non plus entre les dents et les filets mais dans le jeu créé entre la face 34 lorsqu'elle est dans la position figurée en 34a et la lèvre 33. Mais toutes les dispositions précédemment déerites et notamment les combinaisons utilisant deux pignons coopérant avec la même vis s'appliquent de façon identiques au cas des pignons plans de la figure 5. la portée de la présente invention ne serait pas affectée si au lieu d'utiliser le dispositif décrit figure 5, l'on avait disposé l'axe du pignon sur un dispositif susceptible de tourner autour de l'axe 28, ou si au lieu d'utiliser des vis à profil extérieur cylindrique tels que décrits dans les figures 1 à 5 l'on utilisait des vis à profils différents, coniques ou plans par exemple, telles que décrites dans les brevets précités. l'on peut également remarquer que dans les deux exemples de dispositifs décrits les déplacements du pignon s' opèrent rigoureussiient suivant la direction de l'axe puisque même dans le cas de la figure 5 qui est voisin d'une rotation, le déplacement différentiel en chaque point s'effectue suivant une direction parallèle à l'axe du pignon. L'on pourrait cependant stécarter dans une eertaine mesure de cette direction sans affecter l'invention. Danse cas de la figure 1, l'on pourrait remplacer le coulissement de l'axe dans ses paliers par un coulissement schématiquement représenté figure 6 où l'arbre 7 serait solidaire de douilles 60 et 61 coulissant dans des alésages 62 et 63, la direction des axes de ces alésages - non forcément parallèles étant inclinée par rapport à la direction de l'ase 7 et telle que lorsque l'on écarte les dents du pignon du fond des filets l'on écarte également la face haute pression 23 de la lèvre 24. L'on combine alors les deux types de jeu vis-pignon et pignon-carter tels que décrits à propos des figures 1 et 5. De meme dans le cas de la figure 5 il est possible de faire que le déplacement du pignon ne s' effectue pas rigpureusement suivant son axe; du fait des jeux de fonctionnement il est tout d'abord possible de faire que le déplacement du pignon ne soit pas rigoureusement une rotation autour de l'axe 28 et donc ne soit pas constamment tangent à la direction 36 lorsque celle-ci est perpendiculaire à l'axe 28 comme représenté figure 5 ; de plus l'on peut construire des compresseurs monovis à pignon plan du type figuré à la figure 5 mais dont l'axe du pignon tout en étant transverse à l'axe de la vis ne lui est plus perpendiculaire.Dans ce cas pour maintenir un engrènement correct entre la vis et le pignon au cours du déplacement de ce dernier, llon serait amené à maintenir une rotation autour de l'axe de la vis donc à effectuer un déplacement dont la direction 'est plus confondue avec l'axe du- pignon. Mais tant dans le cas de la figure 6 que dans le cas d'un pignon à denture plane, d'axe non perpendiculaire à ltaxe de rotation, l'écart entre la direction du déplacement et la direction de l'axe du pignon ne saurait beaucoup dépasser une dizaine de degres sans créer des interférences entre les dents de pignon et les filets de la vis, interférences sources de fuîtes et donc de réduction des performances du compresseur ou de la machine de détente dans son fonctionnement à plein régime, ce qui fait que 8me si les deux directions ne le sont pas rigoureusement, elles restent sensiblement parallèles. L'on peut enfin remarquer que dans le cas de la figure 1 le pignon tourne autour d'un axe flxe mais il aurait été tout aussi possible d'avoir un axe solidaire du pignon tournant dans des roulements et actionné comme dans le cas de la figure 5. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la régulation-du débit des compresseurs constituéssd'une vis garnie de plusieurs filets, d'au moins un pignon muni de dents coopérant avec lesdits filets, d'un carter entourant au moins partiellement ladite vis et muni d'un passage pour les dents desdits pignons, d'au moins un orifice basse pression et d'au moins un orifice haute pression disposés dans le carter, caractérisé en ce que, pour arrêter le débit engendré par un pignon, on écarte de sa position de travail suivant une direction sensiblement parallèle à l'axe de rotation dudit pignon. 2. Dispositif pour la réalisation d'un procédé conforme à la revendication 1, dans lequel la surface des dents du pignon exposée à la pression est disposée sensiblement sur un cylindre, caractérisé en ce que le pignon est monté à rotation sur un axe fixe qui coulisse dans des alesages sensiblement concentriques au cylindre précité. 3. Dispositif pour la réalisation d'un procédé conforme à la revendication 1, dans lequel la surface des dents exposée à la pression est sensiblement un plan, caractérisé en ce que le pignon est maintenu dans un dispositif tournant autour de l'axe de rotation de la vis. 4. Dispositif conforme à la revendication 3, caractérisé en ce que l'arbre supportant ledit pignon est monté dans des roulements permettant un léger débattement directionnel, eux-m & es solidaires de douilles coulissant dans des alésages dont l'axe est sensiblement perpendiculaire au plan passant par l'axe de la vis et le centre du roulement, et en ce que les centres des roulements sont sensiblement à la même distance de l'axe de la vis. 5. Procédé conforme à la revendication 2, dans lequel ledit compresseur ou machine de détente comprend deux pignons disposés de façon sensiblement symétriques de part et d'autre de la vis, caractérisé en ce que, pour réaliser un débit partiel, on écarte un pignon seulement de sa position de travail. 6. Procédé conforme à la revendication 5, dans lequel les volumes balayés par chaque pignon sont différents, caractérisé en ce que, pour obtenir des débits partiels différents, on écarte de leur position de travail alternativement l'un ou l'autre pignon. 7. Procédé conforme à la revendication 5, dans lequel ledit compresseur ou machine de détente est muni de dispositifs de variation de débit par étranglement du débit, caractérisé en ce que ces moyens sont utilisés seuls pour des débits supérieurs à la moitié du débit maximum et en combinaison avec ltécartement du pignon pour des débits inférieurs a la moitié du débit maximum. 8. Procédé conforme à la revendication 5, dans lequel ledit compresseur ou machine de détente est muni de moyens connus de variation du débit disposés dans le carter, caracterisé en ce que ces moyens sont disposés seulement sur le demi-compresseur dont le pignon reste en position de travail en dessous du débit moitie, et en ce que ces moyens sont utilises seuls pour des debits supérieurs a la moitié du debit maximum et en combinaison avec l'écar- tement du pignon coopérant avec l'autre demi-compresseur pour des débits inférieurs à la moitié du débit maximum.