Les compositions explosives à base de sels minéraux oxydants sont bien connues dans la technique. La plupart de ces compositions contiennent du nitrate d'ammonium comme sel oxydant minéral principal. Certains autre s sels minéraux oxydants sont jugés moins puissants ou bien sont doués d'une instabilité et d'une sensibilité telles qu'ils sont dangereux. Dans certaines compositions, une partie du nitrate d'ammonium a été remplacée par d'autres sels minéraux oxydants, tels-que le nitrate de sodium, le nitrate de calcium, certains perchlorates et d'autres sels minéraux oxydants. Ces sels minéraux oxydants facultatifs ont été utilisés à diverses fins, par exemple pour des raisons économiques, pour leurs propriétés fluidisantes, en vue de l'obtention d'une sensibilité accrue, etc. Ces compositions explosives à base de sels minéraux oxydants ont des mélanges secs ou mélanges en bouillie contenant de l'eau et/ou d'autres liquides, comme des glycols, des huiles combustibles, etc. Un mélange sec typique connu dans la technique est l"explosif AN-FO qui contient du nitrate d'ammonium et une huile combustible. Des compositions explosives en bouillie qui sont typiques contiennent des sels minéraux oxydants, normalement composés en majeure partie de nitrate d'ammonium, de l'eau, un combustible et/ou un sensibilisant et un agent épaississant. Les brevets américains n 3 660 181 et 3 713 971 décrivent des compositions dont le point de raffermissement (c'est-â-djre le point auquel les sels commencent & se solidifier et la compositions à s'épaissir) est situé audessus de la température du trou de mine, de sorte que la composition se solidifie dans le trou de mine ou dans l'em- ballage. Pour obtenir ce résultat, les compositions sont préparées à une température élevée, par exemple comprise entre 55 et 70 C.Ces systèmes sont conçus pour se raffermir & BR On constaté avec surprise non seulement qu'on peut préparer des compositions qui possèdent la caractéristique de fluidité ci-dessus décrite mais que la composition reste sensible à la détonation provoquée par une puissante charge explosive auxiliaire, de petit volume, à ces températures basses, même en l'absence de sensibilisants tels que les métaux en poudre, des explosifs à auto-amorçage, etc., bien que ces constituants puissent entre utilisés si on le désire. La présente invention a trait à de telles compositions. La composition de la présente invention comprend, en poids, au moins 50 * d'un mélange comprenant (a) 51 à 85 * d'un mélange de sels oxydants minéraux composés essentiellement de 53 à 95 % de nitrate de calcium, le complément étant du nitrate d'ammonium, (b) 9 à 35 % d'au moins un combustible organique miscible à l'eau et (c) 5 à 21 * de H20, le complément éventuel de la composition comprenant au moins un combustible ou un sensibilisant supplémentaire en plus du combustible organique miscible à l'eau, des agents de contrôle de la densité, des agents gélifiants ou épaississants,etc. La quantité d'eau d'hydratation, éventuellement associée avec le nitrate de calcium, est comprise dans la quantité totale d'eau présente.La teneur en nitrate de calcium est basée sur le nitrate de calcium anhydre bien qu'on puisse utiliser d'autres sels que le nitrate de calcium anhydre pour préparer la composition. Dans les intervalles décrits ci-dessus, il est désirable de régler la quantité des constituants individuels du mélange de manière que-le complément d'oxygène du mélange résultant soit compris entre +20 g et -8 g d'oxygène pour 100 g du mélange total. En outre, le rapport pondéral du combustible organique miscible à l'eau au nitrate de calcium doit être compris entre 0,80 et 0,20. I1 faut que la composition contienne suffisamment de bulles de gaz pour que sa densité apparente soit comprise entre 0,80 et 1,40 g/cm3 Par l'expression "complément d'oxygène" telle qu'elle est utilisée ici, on entend la quantité d'oxygène (02) restante ou manquante , exprimée sous forme d'un nombre positif ou négatif de grammes d'oxygène par 100 g de la composition totale, après la combustion de cette dernière, en supposant que les produits de la combustion sônt 002, H20, N2 et CaO. Si une composition possède un complément d'oxygène négatif, la quantité d'oxygène est insuffisante pour une combinaison avec la totalité de l'hydrogène et du carbone et il se forme H2 et CO lors de la détonation.Si une composition a un complément d'oxygène positif, il se forme des oxydes d'azote. Sur le dessin annexé la figure I montre un graphique tracé à partir de certaines indications de l'exemple 5 les figures 2 à 4 montrent un graphique tracé à partir de certaines indications de l'exemple 6 les figures 5 à 7 montrent un graphique tracé à partir de certaines indications de l'exemple 7. De préférence, la composition de la présente invention comprend, en poids, au moins 70 % d'un mélange de 55 à 75 %6 d'un mélange de sels oxydants minéraux comprenant essentiellement 53 à 85 % de nitrate de calcium, le complément étant du nitrate d'ammonium, 10 à 27 % d'un combustible organique miscible à l'eau tel que l'éthylèneglycol, le formamide, le méthanol, le glycérol, le diéthylèneglycol ou méthanol ou des mélanges de tels combustibles, et 7 à 20% d'eau Le complément d'oxygèné-du mélange est de préférence compris entre 0 et + 15 g pour une sensibilité optimale.les quatre constituants ci-dessus doivent être prévus dans les proportions pondérales mutuelles qui sont indiquées, meAme si d'autres constituants se trouvent incorporés dans la composition totale. Le formamide est spécialement préfére en raison de ses effets avantageux sur la sensibilitéà température basse et sur la fluidité de la composition. Ainsi, dans une composition particulièrement préférée, au moins une partie (c'est-a-dire au moins 50 * en poids du combustible organique miscible à l'eau est du formamide. Pour des raisons économiques, une partie du combustible organique miscible à l'eau peut comprendre, en plus du formamide, d'autres combug- tibles tels que l'éthylène glycol, le propylène glycol, le méthanol, etc. Le rapport pondéral optimal entre le combustible organique miscible à l'eau et le nitrate de calcium dépend du combustible particulier utilisé. Par exemple, si le combustible est le formamide, le rapport pondéral du formamide au nitrate de calcium est de préférence compris entre 0,30 et 0,70. Si le combustible est de l'éthylène glycol, le rapport pondéral de l'éthylène glycol au nitrate de calcium est compris entre 0,25 et 0,70. Les combustibles organiques miscibles à l'eau qui peuvent entre utilisés dans la composition comprennent des composés organiques et des mélanges de composés qui sont miscibles aux solutions aqueuses de nitrate de calcium. Des exemples de groupes de composés organiques qui peuvent être utilisés comprennent certaines amines, y compris les amines primaires, secondaires, tertiaires- et quaternaires, les amides, les alcools, aussi bien les mono-alcools que les polyalcools, des éthers-alcools, et des hydrates de carbone à bas poids moléculaire (saccharides et polysaccharides). Les composés spécifiques qui peuvent être utilisés comprennent par exemple le formamide, le glycérol, l'acide acétique, le-monométhyl éther d'éthylène glycol ; le méthanol, l'étha- nol, -le diéthylène glycol, l'hexaméthylène tétramine, le monoet le dinitrate d'hexamethylène tétramine, l'acétamide s l'éthylène glycol, le propylène glycol, l'urée, la thiourée, la butylamine, la méthyl amine, l'éthylamine, le thio-diglycol , les mono-, di- et triéthanol amines ; et des mélanges de composés compatibles. Des polymères hydrosolubles peuvent également entre utilisés comme combustibles supplémentaires et, dans certains cas, ils servent également d'agents épaississants.De tels polymères comprennent; par exemple le guar, les polyamides, les celluloses, les galactomannanes, par exemple les polyols, les polyalkylamines, les polyéthylène imines et d'autres polymères similaires qui sont miscibles à l'eau. Par l'expression "miscible à l'eau," on entend que la quantité du combustible défini dans de tels mélanges peut être mélangée de façon sensiblement totale avec la quantité de solution aqueuse de nitrate de calcium contenue dans ces mélanges sans qu'il se produise de séparation de deux phases liquides. Les combustibles organiqueB qui sont solides à température ambiante donnent normalement un agent détonant plus épais et moins fluide que les combustibles organique s qui sont fluides à température ambiante (par exemple à 20 - 230C), De préférence, on utilise un combustible organique qui, lorsque sa quantité est comprise dans l'intervalle indiqué, est complètement soluble dans la phase oxydante aqueuse. Des sels minéraux oxydants autres que le nitrate de calcium et le nitrate d'ammonium qui peuvent entre utilisés en des quantités mineures comprennent, par exemple, les nitrates, sulfates, chlorates et perchlorates de métaux alcalino-terreux et de métaux alcalins, spécialement le nitrate de sodium, le perchlorate d'ammonium, le nitrate de baryum, le sulfate d'ammonium, le sulfate de sodium, le perchlorate de sodium, le perchlorate de potassium; etc. I1 a été constaté que certains de ces sels minéraux oxydants renforcent certaines caractéristiques explosives du mélange à base de nitrate de calcium , tandis que d'autres peuvent diminuer certaines caractéristiques explosives mais sont avanta- geuses pour d'autres raisons.Par exemple, on peut utiliser certains sels pour équilibrer l'oxygène aux dépens de certaines autres caractéristiques telles que la sensibilité. I1 a été constaté que le nitrate d' ammonium tend à augmenter à un certain degré la sensibilité d'un explosif à base de nitrate de calcium. te nitrate de sodium tend à désensibiliser les explosifs au nitrate de calcium quand on l'utilise en des quantités supérieures à environ 30 % en poids, sur la base de la composition totale, mais on peut l'utiliser pour ajuster le complément d'oxygène des compositions. Ainsi, quand on utilise des sels minéraux oxydants supplémentaires, on doit déterminer au préalable l'effet que le sel exercera sur l'explosif final. Bes sels minéraux oxydants peuvent être utilisés sous forme de particules et/ou-d'une solution. Le nitrate d'ammonium est le sel minéral oxydant supplémentaire qui est préféré parce qu'il exerce un effet de renforcement de la sensibilité et de la fluidité quand on l'utilise en des quantités comprises dans certaines limites prescrites. Des sensibilisants et/ou des combustibles supplémentaires, venant s'ajouter à ceux qui ont été précédemment décrits, peuvent également entre incorporés dans la composition de la présente invention pour modifier ou améliorer certaines caractéristiques explosives de la composition. Les sensibilisants et/ou combustibles normalement utilisés dans des compositions explosives à base de sels minéraux oxydants connues dans la technique peuvent entre utilisés dans la présente invention. Ces combustibles et sensibilisants comprennent par exemple des métaux, des produits à auto-amorçage et des combustibles carbonés non explosifs et insolubles dans l'eau ou des combustibles d'un autre type comme le soufre, ainsi que des mélanges comprenant deux ou plusieurs de ces substances. On les utilise en des quantités suffisantes pour améliorer des compositions explosives de base de la manière désirée. Par exemple, on peut utiliser un métal en une quantité telle que le rapport pondéral du métal à la composition de base atteigne 1/1 ou davantage.La granulométrie des particules métalliques affecte certaines caractéristiques de l'agent détonant d'une manière bien connue dans la technique Un métal en particules plus. fines, par exemple d'une taille inférieure à 74 microns, par exemple de l'aluminium de la qualité pour peinture, tend à rendre la composition explosive sensible à la détonation, c'est-à-dire que la composition peut entre amorcée avec une amorce de plus petit volume et moins puissante, tandis qu'un métal en particules plus grossières tend à augmenter la puissance de la composition quand elle explose, mais avec un effet sensibilisant moindre. Par exemple, on peut accrottre la sensibilité de la composition en ajoutant au mélange environ 2 à 10 * en poids d'aluminium de la qualité pour peinture.L'utilisation de métaux ayant une telle granulométrie est mentionnée dans les brevets américains nO 3 307 986 et 3 432 371. Les métaux en particules qui peuvent être utilisés comprennent par exemple l'aluminium, le magnésium, le fer, le silicium, le1 titane, les alliages d'aluminium, les alliages de magnésium, le ferrosilicium, le carbure de silicium, le ferrophosphore, le zinc, le bore et d'autres métaux analogues en particules qui ont pour r8le de sensibiliser l'explosif ou de se comporter comme un combustible dans celui-ci. Des métaux particulièrement intéressants sont les métaux légers tels que l'aluminium, le magnésium, le béryllium, leurs alliages, etc. En général, la granulométrie des métaux est comprise entre 4,76 et 0,044 mm bien que, comme on verra dans les exemples, on puisse utiliser une taille inférieure à 0,044 mm pour améliorer certaines caractéristiques de la composition.En ce qui concerne les métaux capables de réagir avec la composition, on peut utiliser certains inhibiteurs connus dans la technique des explosifs pour stabiliser les compositions, comme par exemple certains composés contenant du phosphore et des acides gras. L'expression "composés à auto-amorçage" telle qu'elle est utilisée dans le présent exposé désigne des substances organiques nitratées qui, en elles-mêmes, sont généralement considérées comme des explosifs par les tecLniciens et qu'on peut habituellement faire détoner avec un détonateur ordinaire. Des exemples de composés à auto-amorçage qu'on peut utiliser comprennent les nitrates organiques, lés composés nitrés et les nitroamines comme TINT, le tétranitrate de pentaérythritol (PETN), la cyclotriméthylènetrinitramine (RDX), la cyclotétraméthylènetétranitramine (HMX) , le tétryle , l'amidon nitré et la nitrocellulose de la qualité pour explosifs ainsi que deys mélanges des composés précités à explosion instantanée avec d'autres composés à auto-amorçage du même type. Les composés à auto-amorçage peuvent être sous n'importe quelle forme classique telle que des paillettes, des grains ou des cristaux. Des exemples de combustibles et de sensibilisants non explosifs, de nature carbonée et insolubles dans l'eau comprennent la houille sst le carbone finement divisés, des produits solides carbonés d'origine végétale comme l'amidon de mais, la pâte de bois, la poudre d'ivoire végétal et la bagasse, des liquides organiques comme les hydrocarbures, les huiles combustibles, les huiles grasses, les huiles végétales et des mélanges comprenant deux ou plusieurs de ces combustibles carbonés insolubles dans 11 eau et non ex plosifs. Ces combustibles peuvent entre incorporés dans le mélange à base d'eau avec, par exemple, un agent émulsionnant approprié, pour produire une émulsion du type eau dans lthuile ou huile dans l'eau.On peut également les utiliser comme revêtement pour des combustibles et d'autres additifs insolubles tels que TNT, des métaux en particules, etc. On peut utiliser n'importe quelle qualité de nitrate de calcium, par exemple anhydre ou hydratée, dans la présente invention. On peut utiliser n'importe quelle qualité anhydre, c'est-à-dire sensiblement dépourvue d'eau d'hydratation ou d'eau absorbée, ou bien une forme monodi- ou tétrahydratée ou n'importe quelle autre forme hydratée ainsi que des solutions aqueuses ou dans un liquide organique du nitrate de calcium hydraté. truand on utilise du nitrate de calcium hydraté, on tient compte de l'eau d'hydratation en calculant la teneur en eau de l'explosif. Ainsi, l'eau présente dans l'explosif peut provenir de- l'eau d'hydratation et/ou d'une addition d'eau effectuée séparément. Des agents épaississants et/ou géli- fiants peuvent également Autre incorporés dans les compositions de la présente invention. Ces agents sont utilisés en des quantités telles qu'on obtienne des compositions épaissies, s 'écoulant librement et pouvant entre mises en circulation à l'aide d'une pompe ou bien très rigides et pratiquement immobiles. Les caractéristiques physiques recherchées dépendent principalement de l'utilisation finale de l'explosif. Par exemple, dans des trous de mine contenant de l'eau, il ést désirable d'utiliser des gels très résistants pour empocher un entraînement est une érosion par l'eau de la composition explosive.On utilise des agents gélifiants et/ou épaississants qui gonflent et/ou peuvent Entre réticulés dans le système liquide contenant Ca(N03)2 dissous , de l'eau et le combustible organique hydrosoluble. Des exemples d'agents gélifiants appropriés comprennent les polymères synthétiques tels que les polyacrylamides, les polyamines ; les amidons; les polysaccharides ; les poudres comme la farine de blé ; les galactomannanes comme le guar, le karaya et des gommes analogues.Des agents épaississants convenant spécifiquement comprennent les polyalkylène glycols, les hydroxyalkyl celluloses, l'amidon de pomme de terre, l'amidon de blé, l'amidon de mais , la carboxyméthyl hydroxyéthyl cellulose, la méthyl cellulose, les polyéthylèneamines, la carboxy méthyl cellulose, l'alcool polyvinylique, la polyvinyl pyrrolidone, etc. tans la présente invention, on préfère utiliser des substances dérivés de la cellulose telles que la carboxyméthyl hydroxyéthyl cellulose, les méthyl et éthyl celluloses, etc., ainsi que les gommes guar Des exemples d'agents épaississants qui donnent des caractéristiques épaississantes et de mise en suspension grâce à leur forme physique comprennent des oxydes de magnésium, les fibres d'amiante, les fibres de coton, les fibres de verre, les fibres de bois, etc. Divers agents contrôlant la densité peuvent également être utilisés dans la présente invention. Ces agents peuvent être utilisés pour diminuer la densité de l'explosif, pour sensibiliser la composition, pour modifier la libération d'énergie de la composition explosive et/ou pour donner des compositions qu'il est plus facile de faire détoner sous des pressions élevées et/ou des températures basses Des agents-appropriés pour contrôler la densité comprennent des substances contenant des vides, comme par exemple des sphères creuses préparées à partir de métaux, d'ar- gile, de verre, de matières thermoplastiques et de résines thermodurcissables ainsi que d'autres substances analogues. Des exemples spécifiques de ces matériaux contenant des vides sont donnés dans les brevets américains n0 3 456 589 , 3 101 288 et 3 773 573. On peut également incorporer à 11 explosif des substances naturelles contenant des vides comme des épis de maïs moulus, la bagasse, des coquilles de noix et d'autres substances analogues connues dans la technique. Les agents épaississants , gélifiants et contrôlant la densité de type carboné constituent-également un combustible supplémentaire pour la composition explosive. Xnoutre, des composés chimiques engendrant des vides ou des gaz peuvent entre utilisés pour former des bulles gazeuses in situe Des exemples de tels composés chimiques y compris certains nitrites seuls ou en combinaison avec l'acide sulfamique, certains sulfamates, carbonates et bicarbonates. D'autres composés de ce genre comprennent par exemple des combinaisons de carbonates ou de bicarbonates et d'acides tels que l'acide chlorhydrique. En outre, des bulles gazeuses peuvent être-incorpo- rées dans le mélange au cours de sa fabrication, par exemple en fouettant le mélange pour y introduire de l'air, ces bulles étant stabilisées à l'aide de polymères augmentant la viscosité. Les compositions de la présente invention peuvent aller des substances fluides claires aqueuses aux masses très épaisses contenant des particules, par exemple des particules de sels oxydants minéraux et/ou de sensi bilisants et/ou de combustibles. On peut préparer les compositions explosives de la présente invention de la manière suivante. On mélange ensemble les quantités requises de combustible organique hydrosoluble et d'eau. On ajoute alors à ce mélange n'importe quel agent contrôlant la densité qui est approprie Des substances en particules, comme par exemple le nitrate de calcium, des sels oxydants minéraux, des métaux, etc., sont ensuite incorporés dans le mélange liquide et on agite jusqu'à obtention d'un mélange uniforme.On ajoute ensuite l'agent épaississant, de préférence dispersé dans un agent dispersant, par exemple des sels en particules ou un liquide hydrosoluble dans lequel le polymère ne gonfle pas ou gonfle très lentement, comme le propylène glycol, puis on agite la composition jusqu'à ce que la viscosité devienne suffisante pour que les constituants en particules soient maintenus en suspension Dans un autre procédé de préparation de la composition explosive, on dissout du nitrate d'ammonium dans un combustible organique miscible à l'eau, de préférence transformé en gel ou bien épaissi, on ajoute du nitrate d'ammonium solide au mélange gélifié ou épaissi et on ajoute ensuite de la chaux vive ou de la chaux éteinte. La chaux réagit in situ pour donner Ca(N03)2, de l'eau et de l'ammoniac, ce qui donne une bouillie contenant les constituants définis ci-dessus. D'autres constituants qu'on peut ensuite ajouter comprennent des métaux en particules, des agents contrôlant la densité, et des produits analogues. Les compositions de la présente invention sont uniques en ce sens qu'elles sont plus sensibles à la détonation aux températures basses, qu'elles conservent une meilleure fluidité aux températures basses et qu'on peut les faire exploser à des densités plus élevées et à des températures basses par comparaison avec des explosifs similaires qui contiennent du nitrate d'ammonium comme sel minéral oxydant principal ou du nitrate de calcium en des quantités moindres. Les exemples non limitatifs qui vont suivre permettront de mieux comprendre la présente invention. Dans les exemples suivants, un récipient cylindrique en polyéthylène, à paroi mince, d'environ 4,8 cm de diamètre et ayant une capacité d'environ 167 cm3, est rempli d'une composition d'essai dont la densité et la température sont connues. Le récipient rempli au centre d'une plaque d' acier cylindrique de 10 cm de diamètre et de 4,1 cm d'épaisseur (sauf mention contraire dans-ce qui va suivre). La plaque d'acier est elle-mteme centrée sur le dessus d'un bloc en plomb moulé, de forme cylindrique, de 3,8 cm de diamètre et de 7,4 cm de longueur. On place le bloc de plomb sur le sommet d'une plaque de support cylindrique en acier, de 15,2 cm de diamètre et 3,8 cm d'épaisseur, qu'on place sur le sol.On dispose un détonateur et une charge auxiliaire fortement explosive sur le dessus du récipient en polyéthylène, puis on fait exploser la composition d'essai. On mesure ensuite la réduction de la hauteur du bloc de plomb. Exemple 1 On prépare-plusieurs compositions (voir tableau I) contenant des proportions différentes de formamide, ou d'éthylène glycol ou encore d'un mélange de formamide et d'éthylène glycol dans un rapport pondéral 50/50 à titre de combustible organique hydrosoluble, du nitrate d'ammonium, du nitrate de calcium de la qualité pour engrais et de 1' eau. On soumet chacune de ces compositions à un essai de détonation au bloc de plomb normalisé, tel que 4écrit précédemment, en utilisant 37 g d'une charge auxiliaire constituée par de la pentolite 50/50 (mélange coulé de parties égales de tétranitrate de pentaérythritol et de trinitrotoluène) et une amorce nO 6 comme détonateur.On contrôle les densités des compositions en ajoutant des microsphères de matière plasti- que qui ont une densité apparente d'environ 0,03 g/cm . On prépare les échantillons à essayer en mélangeant l'eau, le combustible, lesmicrosphères plastiques et NH4N03 ainsi que Ca(N03)2 broyés, tout en agitant, pendant 6 à 8 heures. On ajoute les microsphères plastiques en une quantité telle qu'on obtienne la densité désirée dans chaque essai. On mélange environ 1,5 partie en poids (pour 100 parties du mélange total) de carboxyméthyl hydroxyéthyl cellulose, à titre d'agent gélifiant, avec environ 3 parties en poids de propylène glycol et on incorpore ce mélange dans la bouillie.L'agent épaississant et le propylène glycol qui sont ajoutés sont des exemples caractéristiques des combustibles organiques hydrosolubles pouvant être utilisés dans la présente invention. On tient compte de la quantité de ce combustible supplémentaire quand on détermine la portée de la présente invention telle que définie ici. On laisse les compositions s'épaissir en prenant une consistante caoutchouteuse et on les place ensuite dans les récipients constitués par les blocs de plomb. On tente tout d'abord de faire détoner chaque composition à une température de 7,30C, Si la déformation du bloc de plomb n'est pas supérieure à environ 1,26 cm à cette température, on soumet alors habituellement à l'essai une composition identique à une température de 15,50CI Toutefois, si le bloc de plomb subit une déformation supérieure à environ 1,26cm à 7,30C,une composition identique est alors soumise à un à OOC et s'il se produit une déformation, une composition/est alors essayée à 1200. La déformation de 1,26 cm est un point arbitrairement choisi en se basant sur des observations antérieures selon lesquelles, lorsqu'une composition est incapablede déterminer une telle déformation, elle ne le peut habituellement pas également à une température plus basse.On exécute six séries d'essais en utilisant 26 compositions de base différentes. Des séries d'essais diffèrent les unes des autres tout d'abord par le fait que le combustible est du formamide dans les séries 1,2 et 3 et de l'éthylène glycol dans les séries 4, 5 et 6. En outre, la série 2 et les séries 3,5 et 6 diffèrent des séries 1 et 4 du fait qu'une quantité d'eau supplémentaire, par rapport à celle qui est présente comme eau d'hydratation du nitrate de calcium est ajoutée aux compositions (quantité d'eau supplémentaire égale à 5 % dans les séries 2 et 5 et à 10 % dans les séries 3 et 6). Be tableau I donne les constituants des compositions de base nO 1 à 12 en pourcentage en poids. Dans chaque série, on utilise des granules de nitrate de calcium de la qua lité pour engrais. L'analyse chimique du nitrate de calcium donne 4,5 % de nitrate d'ammonium, 14,4 % d'eau et 80,5 % de nitrate de calcium, le complément étant formé de substances inertes ~Les chiffres apparaissant dans le tableau I repré sentent la quantité réellement présente de nitrate d'ammonium et de nitrate de calcium. l'es tableaux II et VII donnent les résultats des essais dans un bloc de plomb pour les séries 1 à 6 telles que définies ci-dessus. Le symbole est-la #H est la déformation (cm du bloc de plomb pour chaque explosion). La déformation du bloc de plomb divisée par la densité de la composition essayée est représentée par X. Ce facteur permet de comparer des valeurs SI lorsque les compositions en cours de comparaison n'ont pas des densités égales, car pour des explosifs à propagation totale, la déformation, pour des volumes identiques d'explosif, est proportionnelle aux densités des explosifs. TABLEAU I Composition Combustible organique so- NH4NO3 CNF H2O N luble dans l'eau 1 27 31,2 35,2 6,60 2 27 21,7 43,2 8,10 3 27 12,2 51,2 9,60 4 27 3,65 58,4 10,95 5 19 30,65 42,4 7,95 6 19 21,15 50,4 9,45 7 19 11,65 58,4 10,95 8 19 4,05 64 > 8 12,15 9 10 33,0 48,0 9,00 10 10 23,5 -56,0 10,50 11 10 14,0 64,0 12,00 12 10 4,5 72,0 13,50 TABLEAU II Série N 1 Formamide comme combustible Composi- -12 C 0 C 7,3 C 15,5 C tion de base, N #H Densité X #H Densité X #H Densité X #H Densité X 1 0 1,22 0 2,0 1,22 1,64 2 1,55 1,18 1,3 2,16 1,20 1,8 2,74 1,19 2,3 3 1,85 1,25 1,47 2,16 1,21 1,78 2,42 1,25 1,93 4 0 1,22 0 1,83 1,25 1,46 2,18 1,23 1,78 5 1,32 1,24 1,07 2,11 1,27 1,65 2,39 1,23 1,94 6 1,02 1,27 0,81 1,22 1,27 0,96 1,96 1,27 1,54 7 0,89 1,29 0,69 1,85 1,27 1,46 8 0 0,79 1,24 0,64 1,22 1,24 0,98 9 0 1,23 0 1,47 1,24 1,19 10 0 1,24 0 0 1,26 0 11 1,09 1,26 0,87 1,37 1,23 1,11 12 0 1,46 0 0 1,47 0 TABLEAU III Série N 2 - Formamide, 5 % en poids de H2O supplémentaire Composition -12 C 0 C 7,3 C 15,5 C de base N #H Densité X #H Densité X #H Densité X #H Densité X 1 0,08 1,17 0,06 2,34 1,17 2,01 2 0 1,24 0 2,29 1,24 1,85 2,46 1,23 2,01 3 1,37 1,18 1,17 2,24 1,18 1,90 2,16 1,17 1,85 4 0 1,20 0 0,79 1,19 0,66 1,90 1,19 1,60 5 0 1,22 0 2,21 1,22 1,80 2,18 1,22 1,80 6 1,3 1,26 1,01 1,91 1,27 1,55 2,08 1,28 1,63 7 0,51 1,30 0,38 8 0,58 1,25 0,46 0,84 1,26 0,66 9 0 1,25 0 1,07 1,23 0,86 10 0 1,29 0 11 0 1,27 0 0 1,28 0 12 0 1,32 0 TABLEAU IV Série N 3 - Formamide, 10 % de H2O supplémentaire Composition -12 C 0 C 7,3 C 15,5 C de base N #H Densité X #H Densité X #H Densité X #H Densité X 1 0 1,17 0 0,89 1,18 0,75 2 0 1,19 0 0,83 1,20 0,69 0,83 1,20 0,69 3 0 1,22 0 0,21 1,24 0,17 0,79 1,24 0,64 4 0 1,23 0 5 0 1,22 0 2,34 1,24 1,88 2,46 1,24 1,98 6 0,51 1,22 0,41 1,85 1,24 1,50 2,08 1,23 1,70 7 0,20 1,27 0,15 0,33 1,27 0,25 8 0 1,28 0 0 1,28 0 9 0 1,21 0 0 1,21 0 10 0 1,27 0 0 1,27 0 11 0 1,23 0 0 1,23 0 12 0 1,29 0 TABLEAU V Série N 4 - Ethylène glycol comme combustible Composition -12 C 0 C 7,3 C 15,5 C de base N #H Densité X #H Densité X #H Densité X #H Densité X 1 0 1,15 0 0 1,17 0 2 0,10 1,15 0,09 1,78 1,17 1,52 3 1,04 1,14 0,91 2,01 1,13 1,78 2,23 1,13 1,98 4 N.E. 5 0 1,18 0 2,29 1,18 1,93 2,23 1,17 1,91 6 1,63 1,19 1,37 2,21 1,19 1,85 2,72 1,17 2,31 7 0 1,23 0 1,91 1,25 1,52 2,21 1,24 1,78 8 N.E. 9 N.E. 10 N.E. 11 N.E. 12 0,0 1,29 0 N.E. = Essai non exécuté TABLEAU VI Série N 5 - Ethylène glycol, 5 % de H2O supplémentaire Composition -12 C 0 C 7,3 C 15,5 C de base N #H Densité X #H Densité X #H Densité X #H Densité X 1 0 1,16 0 2 0 1,24 0 3 0,56 1,19 0,48 1,60 1,18 1,35 2,49 1,18 2,11 4 1,80 1,22 1,47 5 2,34 1,17 2,01 2,57 1,17 2,18 6 0 1,19 0 2,39 1,31 1,83 2,49 1,30 1,91 7 1,27 1,22 1,04 2,16 1,18 1,83 8 0 1,26 0 2,11 1,25 1,68 9 0 1,49 0 0 1,50 0 10 0 1,48 0 0 1,50 0 11 0 1,29 0 0 1,28 0 12 0 1,29 0 TABLEAU VII Série n 6 - Ethylène glycol - 10 % de H2O supplémentaire Composition -12 C 0 C 7,3 C 15,5 C de base N #H Densité X #H Densité X #H Densité X #H Densité X 1 0 1,18 0 2 0 1,18 0 3 0 1,27 0 4 0 1,26 0 5 0 1,26 0 2,57 1,26 2,03 2,39 1,26 1,89 6 0,81 1,25 0,66 2,16 1,28 1,69 7 0,20 1,21 0,15 2,13 1,19 1,78 8 1,91 1,22 1,57 9 1,70 1,22 1,40 10 0 1,32 0 11 0 1,26 0 0,33 1,26 0,25 12 0 1,29 0 Comme on peut le voir, grâce à cette série d'essais, un grand nombre de compositions possédent une sensibilité et une énergie excellentes comme le montre la déformation du bloc de plomb mtme à des températures de -120C seulement. Ceci est encore plus significatif quand on note que les compositions ne contiennent pas de sensibilisants et/ou de combustibles auxiliaires, par exemple de métaux en particules, de composés à auto-amorçage, etc.On peut améliorer le rendement des compositions en ajoutant des substances auxiliaires telles que celles qui apparaissent dans certains exemples ci-après. Toutefois, de tels essais démontrent l'amélioration unique apportée par la nouvelle composition car, dans de nombreux cas, de tels additifs comateux et/ou dangereux sont inutiles. Exemple 2 Dans le présent exemple, on soumet à 'essai certaines compositions dans un essai normalisé exécuté dans l'eau et dans un essai au bloc de plomb différent de celui qui est préalablement décrit, à des températures basses et normales. Dans les essais sous l'eau, la composition à essayer est placée dans un seau d'une contenance de 7,4 litres en même temps que 0,15 kg d'une charge -auxiliaire à haute 'densité. On obture le seau à l'aide d'un obturateur à travers lequel s'étend le cordeau détonant. Pour assurer la résistance à l'eau, on place un ensemble formant joint à l'endroit de l'ouverture par laquelle le cordeau détonant traverse le couvercle.Au cours de l'essai, on raccorde le cordeau détonant à une amorce et à une mêche d'allumage et on suspend le seau dans l'eau, à environ la moitié de la profondeur d'un étang (le seau étant placé à environ 13,5 mètres au-dessous de la surface de-l'eau). On fait détoner la composition et on convertit le profil de pression résultant de l'explosion en impulsions électriques à l'aide d'un capteur piézo-électrique suspendu dans l'eau au même niveau et à une distance horizontale connue de l'explosif. Les impulsions électriques sont enregistrées et converties en pressions correspondantes à partir desquelles on calcule la pression maximale, l'énergie du choc, l'énergie des bulles et l'énergie totale de l'explosif par les procédés décrits dans'tJKer-!ater Explosives" de R.H.Cole, Princeton University Press (1948) . Dans le présent exemple et dans lc tableau VIII , la pression man- male est désignée par l'abréviation "PK", l'énergie du choc par ltexpression "ESN't, lténergie des bulles par. "Y" et l'énergie totale par "ET". Les résultats de l'essai de huit com-positions dans 1 essai sous l'eau et les caractéristiques d'un tel essai apparaissent dans le tableau VIII ci-après. Les compositions des tirs 4 à 8 sont conformes à la présente invention. Les tirs n 1 et n 2 montrent des résultats obtenus lorsque le nitrate d'ammonium est le sel oxydant unique. La composition du tir n 3 est similaire à une composition explosive en bouillie necontenant pas de métaux, disponible dans le commerce. Comme le montrent ces essais, certaines des compositions de la présente invention montrent des énergies supé rieures par rapport aux autres compositions essayées et toutes montrent des pressions maximales supérieures. Pour démontrer les propriétés uniques de sensibilité à basse température que permet d'obtenir la présente invention, des compositions correspondant à celles des tirs n 3 et 8 sont essayées dans un essai normalisé de déformation d'un bloc de plomb tel que décrit ci-dessus. la composition utilisée dans le tir n 8 détone à -12 C à une densité de 1,25 g/cm3 avec une déformation de 1,85 cm, tandis que la composition du tir n 3 ne détonne pas dans l'essai au bloc de plomb même à une densité inférieure, égale à 0,93 g/cm3 à 230 C. La densité plus basse et la température plus élevée favorisent la détonation des explosifs. Ces résultats montrent les propriétés supérieures de sensibilité que possède la composition de la présente invention dans une utilisation à basse température. TABLEAU VIII Poids, Tir Constituants, parties en poids N Kg ESN Y ET PK CNF AN1 SN2 NH3 H2O F3 EG4 PG5 Su- Gomme cre 1 67,8 8,14 11,6 10,5 1,96 10 0,015 0,000 0,015 1367 2 73,9 13 11,4 1,7 10,45 0,010 0,011 0,021 1380 3 69 8 7 10 1 4 1 8,60 0,265 0,338 0,603 2018 4 60,13 17,12 4,75 18 10 0,284 0,285 0,574 2408,8 5 63 18 19 9,70 0,317 0,303 0,620 2406,7 6 57,3 16,3 9,1 16,3 9,40 0,350 0,340 0,690 2575,5 7 57,3 16,3 9,1 16,3 9,75 0,319 0,293 0,612 2417,4 8 64 9 27 9,60 0,328 0,316 0,644 2651,5 1AN = nitrate d'ammonium 2SN = nitrate de sodium 3F = formamide 4EG = éthylène glycol 5PG = propylène glycol Exemple 3 Pour démontrer encore la sensibilité supérieure aux basses températures des compositions conformes à la présente invention, on prépare plusieurs compositions contenant C, du formamide, de l'eau et du nitrate d'ammonium. On prépare cinq compositions contenant'les constituants mentionnés dans le tableau Ix suivant, en parties en poids. On soumet les compositions à l'essai normalisé au bloc de plomb précédemment défini, à une température de 7,30C, l'amorce étant constituée par 37 g de pentolite 50/50. Les résultats des essais paraissent également dans le tableau IX. Chaque composition diffère de la composition de l'essai n 1 par le fait qu une certaine quantité de nitrate de calcium est remplacée par un poids égal de nitrate d'ammonium.On utilise également 5 % en poids d'eau en plus de celle qui est présente dans CANEZ te caractère unique des compositions contenant des proportions plus élevées de nitrate de calcium à des températures inférieures est démontré par le fait que, dans les tirs ou explo sions 3 à 5, dans lesquelles les compositions contiennent au moins 55 parties en poids de nitrate d'ammonium ou davantage, il ne se produit pas de déformation visible du bloc de plomb, bien que le complément d'oxygène semble entre plus favorable avec des pourcentages élevés de nitrate d'ammonium. TABLEAU IX Tir Densité Poids, Temp. #H Forme Can An H2O N g C 1 1,17 191 7,2 2,44 17 58 25 5 2 1,15 184 7,2 2,62 17 43 40 5 3 1,16 188 7,2 9 17 28 55 5 4 1,15 186 7n2 O i7 13 70 5 5 1,16 188 7,2 17 o 83 5 Exemple 4 Dans cet exemple , on compare les diverses propriétés explosives des compositions suivantes Composition NO Constituants,parties en poids 1 2 3 4 CNF 57 Mt4N03 15 62,75 70,5 46,75 NaN03 8 8,0 8 H20 12 7,5 15 Formamide 28 4 13 4 Ethylène glycol 3 1 2 Al (en particules) 5,25 9 23 Agent épaississant 1 1 1 Autres constituants 0,25 0,25 La composition nO 1 est conforme à la présente invention, tandis que les compositions 2 à 4 sont des explosifs disponibles dans le commerce. Les essais comprennent (-1) un essai d'évasement d'une plaque pour déterminer la vitesse de détonation moyenne d'un explosif confiné et la pression d'évase ment,(2) un essai de vitesse de détonation de l'explosif non confiné- et (3) un essai au cône pour détermine le diamètre critique minimal. Dans l'essai d'évasement à la plaque, on détermine la vitesse de détonation moyenne d'un explosif confiné. La vitesse de détonation et l'évasement de la plaque sont en rapport avec la pression maximale ou pouvoir brisant de l'explosif. Dans le présent exemple, un tube d'acier extra-lourd, de 5,1 cm de diamètre intérieur,-à extrémités ouvertes et d'une longueur de 51 cm, est rempli avec une composition explosive à essayer. La paroi du,tube présente deux orifices séparés par une distance connue. Des contacteurs sont introduits à travers ces orifices et sont utilisés pour déterminer la vitesse de détonation. On centre l'une des extrémités du tube sur une plaque en acier cylindrique de 7,6 cm de diamètre et 10 cm d'épaisseur.On centre une amorce de 37 g sur l'extrémité opposée du tube, au contact du mélange explosif. On fait détoner l'amorce à l'aide d'un détonateur électrique. On détermine la vitesse de détonation en utilisant des instruments de chronométrage appropriés, bien connus dans la technique, qui mesurent le temps mis par l'onde explosive pour parcourir le trajet entre le premier et le second contacteur. On détermine la pression d'évasement de la plaque d'après des calculs connus des techniciens qui sont basés sur l'évasement produit par l'explosif dans la plaque de base en acier. Dans le second essai, on détermine la vitesse de détonation de l'explosif non confiné. La vitesse de détonation de l'explosif non confiné est déterminée en plaçant un explosif à essayer dans un tube en carton de 41 cm de longueur et d'un diamètre constant sur toute sa longueur. Le diamètre a une valeur quelconque qui est supérieure diamètre critique de l'explosif en cours d'essai. On mesure la vitesse en utilisant des contacheurs de la m8me manière que dans le cas de l'essai d'évasement de la plaque. On dispose 37 g d'une charge auxiliaire à haute pression à l'une des extrémités du tube, au contact de l'explosif, puis on arme la charge auxiliaire et on fait exploser en utilisant un détonateur électrique. Le troisième essai est un essai au cône pour déterminer la colonne de diamètre minimum d'explosif qui entretient la propagation. Dans l'essai au cone, des tubes creux tronconiques en carton, de 61 cm de longueur, sont remplis de la composition explosive à essayer. Les compositions explosives à essayer sont tout d'abord soumises à un essai dans un tube dont le diamètre diminue régulièrement de 10 cm à 7,6 cm. Si l'explosion se propage dans la colonne entière de composition explosive, on place alors une composition identique- dans un tube dont le diamètre diminue régulièrement de 7,6 cm à 5,1 cm, On fait encore détoner l'explosif à partir de la plus grande extrémité du tube. Après la détonation, on mesure le diamètre de la partie restante du tube, s'il en existe, à l'endroit où 11 explosion a cessé de se propager Les résultats des essais apparaissent dans le tableau X ci-après. Comme le montrent les indications cidessous, les compositions métallisées de la présente invention se comportent de façon supérieure par comparaison avec d'autres compositions explosives métallisées et non métallisées lors d'essais exécutés à des températures normales et à des températures bases. TABLEAU X Composition N 1 2 3 4 Essai d'évasement de la plaque Densité de 1' elosif (g/cm3) 1,25 1,23 1,20 1,27 Vitesse de détonation (m/sec) 5.150 4.790 N.P. 4.220 Pression d'évasement (kbar)* 29 33 - 26 Température ( C) ?4 24 24 24 N.P. w explosion non propagée 1 kbar = 1000 bars = 1029 kg/cm2 Essai de vitesse de détonation de l'explosif non confiné Diamètre du tube (cm) 10 10 -10 10 Température ( C) 24 24 24 24 Densité de l'explosif (g /cm3) 1,25 1,25 1,20 1,27 Vitesse de détonation (m/sec) 5.750 3.048 N.P. N.P. Essai au cône Température ( C) 24 24 Non Non Densité de l'e xlosif (g/cm)) 1,20 1,21 Essai Essai Diamètre min. (cm) 3,8 8,9 N.P. 3 explosion non propagée. Comme le montrent de tels essais, la composition de la présente invention fait apparaître des vitesses de détonation supérieures et une meilleure sensibilité (meilleur diamètre ainimal) que les deux autres compositions métallisées qui contiennent des quantités plus importantes de métal. Dans les exemples 5 à 7, on montre les propriétés de plasticité de compositions conformes à la présente invention. temple 5 Dans le présent exemple, on détermine la fluidité d'une composition en observant la proportion d'un mélange occupée par des matières solides non dissoutes quand le système a atteint l'équilibre.0n a choisi ce paramètre car la fluidité (et l'aptitude au transfert par pompage) des explosifs en bouillie diminue à mesure que le volume occupé par les matières solides se rapproche du volume occupé par la composition totale. On introduit des quantités dosées des ingrédients dans un récipient cylindrique en matière plastique claire. On agite ensuite le mélange pendant plusieurs heures à température ambiante (240 C) et on le laisse décanter pendant la nuit. On mesure la hauteur de la couche solide (HS) et la hauteur du mélange total (HO) dans le récipient et on obtient le rapport suivant des hauteurs (RH) :: RH = 100 HS HO De cette manière, on obtient des in- dications concernant les mélanges de NH4NO) de la qualité pour engrais et de CNF dans l'éthylèhe glycol, le formamide et des mélanges 50/50 (rapport pondéral) de formamide et d'éthylène glycol, chaque mélange contenant respectivement 0 , 5 % et 10 % poids d'eau supplémentaire.On soumet également le méthanol à des essais à titre de combustible avec 10 % d'eau seulement. Dans les essais du méthanol, on agite les échantillons à la main deux ou trois fois par jour pendant plusieurs jours, puis on les laisse reposer. On ne les dispose pas sur des agitateurs mécaniques en raison d'une perte par évaporation possible. On observe le système contenant le méthanol à la température ambiante (240 C) et à -14 C. Les valeurs RH pour les diverses compositions sont portées dans les tableaux XI et fli ciaprès. Dans le tableau MI, on donne le pourcentage en poids de- CNF et NH4N03 , le méthanol constituant le complément. Les résultats relatifs à la solubilité concernant les composi tions contenant de l'éthylène glycol et 10 % de 1120 sont il lustrés sur la figure 1 du dessin annexé. Sur ce schéma, où l'abréviation Cb signifie "combustible", la courbe en traits interrompus et la courbe en trait plein représentent des va leurs RE constantes respectivement égales à environ 25 et 50 % pour les-différentes compositions essayées.Les points représentent la composition essayée et les nombres placés audessus des points représentent la valeur RH (pour la composi tion correspondante). Ces courbes donnant des valeurs RX approximativement constantes ont été obtenues par interpolation visuelle. ralles démontrent qu'on peut obtenir de meilleures propriétés de fluidité avec des taux supérieurs de Ca(N03,)2, même pour une teneur en liquide inférieure par comparaison avec les taux supérieurs de NH4N03. Les courbes obtenues avec les autres systèmes de combustible, quand elles sont tracées de cette manière, montrent des caractéristiques de fluidité similaires. TABLEAU XI Valeurs RH = 100 x (HS/HO) Composi- Constituants Formamide * Ethylène glycol* Mélange 50/50 de tion formamide et N NH4NO3 CNF Teneur en H2O Teneur en H2O d'éthylèneglycol* de de Teneur en H2O de % % 0 % 5% 10 % 0% 5% 10 % 0 % 5% 10% 1 50 15 34 17 0 60 41 33 54 36 9 2 40 25 26 9 0 64 35 24 45 25 4 3 30 35 10 0 0 71 38 8 28 11 0 4 20 45 0 0 0 68 39 13 17 0 0 5 10 55 0 0 0 75 49 33 23 0 0 6 0 65 0 0 0 100 78 42 42 0 0 7 49 24 48 42 10 85 57 33 63 42 77 8 39 34 34 18 1 93 57 21 51 29 10 9 29 44 20 0 0 100 53 15 46 5 0 (9) 18 0 0 100 49 14 49 5 0 10 19 54 0 0 0 100 53 26 42 0 0 (10) 0 0 0 100 58 20 49 0 0 11 9 64 0 0 0 100 62 35 41 0 0 12 0 73 0 0 0 100 70 45 15 12 0 13 58 23 73 50 32 100 66 48 90 61 43 14 48 33 53 35 22 100 74 35 75 45 24 TABLEAU XI (suite) Valeurs RH = 100 x (HS/HO) Composi- Mélange 50/50 de forma Constituants Formamide* Ethylène glycol * tion mide et d'éthylène N glycol* NH4NO3 CNF Teneur en H2O Teneur en H2O de Teneur en H2O de de % % 0 % 5 % 10% 0 % 5 % 10 % 0 % 5 % 10 % 15 38 43 25 17 4 100 61 22 79 25 11 16 28 53 2,5 0 0 100 63 11 77 22 0 17 18 63 11 0 0 100 71 27 68 40 0 18 8 73 42 3 0 100 65 34 100 22 0 (18) 35 75 0 100 75 39 100 30 0 19 0 81 42 38 0 100 85 44 100 46 9 20 60 30 85 58 44 100 100 56 100 75 50 21 50 40 76 34 22 100 56 38 100 57 32 22 40 50 77 25 7 100 67 27 100 44 11 23 30 60 52 2,5 0 100 38 28 100 45 7 (23) 60 5,1 0 100 72 36 100 50 0 24 20 70 85 23 2 100 55 31 100 59 24 25 10 80 100 45 24 100 67 39 100 68 36 26 0 90 100 86 55 100 100 63 100 100 55 Nota : Les compositions entre parenthèses correspondent à des essais * :Le combustible constitue le complément sur la base de 100 % en poids de NH4NO3, de CNF et de combustible et l'eau est en supplément de la compo sition de base à 3 constituants. fital TABLEAU XII Composition NH4N03 CNF, % Valeurs RH à % en poids en poids température ambiante 1 45 26 29 2 38 33 18 3 30 41 6 4 22 48 0 5 15 56 0 6 8 63 0 7 9 71 2 8 53 25 43 9 46 32 31 10 38 40 19 11 31 47 6 12 23 55 2 13 16 62 0 14 8 7Q 4 15 1 77 13 16 60 25 56 17 53 32 42 18 45 40 19 38 47 15 20 30 55 4 21 23 62 3 22 15 70 9 23 8 77 21 24 o 85 34 25 67 25 67 26 60 -32 57 27 52 40 41 28 45 47 25 29 37 55 9 30 30 62 2 31 22 70 9 32 15 77 50 33 7 85 50 34 0 92 63 Exemple 6 Dans cet exemple, on obtient un groupe de renseignements concernant la solubilité avec un système comprenant NH4NO3, CNF et du formamide, de la même manière que dans le précédent exemple. Les résultats apparaissent dans les figures 2 à 4. Dans cet exemple, on laisse les mélanges s'équilibrer à 24 C, et on note la présence de matières solides. Ensuite, on refroidit les mélanges, tout d'abord à 0 C et ensuite à -120C et on constate la présence de matières solides à chacune de ces températures.Une période de 24 heures est un temps minimum laissé pour atteindre l'équilibre. Sur la figure 2, les points représentent le-s pour-centages en poids des trois constituants dans chaque composition d'essai et, sur toutes les figures, les courbes en trait plein représentent des valeurs approximativement constantes de RE, , égales à environ 25 %. La figure 2 sur laquelle "Cb" signi- fie "combustible" montre la variation de la solubilité notée pour le système ne contenant pas d'eau, à l'exception de l'eau contenue initialement dans CNF.La figure 3 sur laquelle "Cb" signifie ' combustible" montre des indications similaires concernant le système contenant 10 % d'eau ajoutée et la figure 4, sur laquelle 1,Cb" signifie "combustible" montre des indications pour une température de -120C et présente des courbes concernant des additions de O %, 5 % et 10 % d'eau. Il est important de noter que les écarts principaux dans la courbe solides-liquide en fonction de la température se manifestent à des teneurs élevées en formamide et en NH4N03. Pour une teneur minimale d'environ 20 %, NH4N03 - 20 % formamide-C?, , la courbe montre un écart relativement faible de la composition d'équilibre en fonction de a température. Exemple 7 On prépare onze compositions de base différentes contenant 10 % en poids d'eau supplémentaire à partir de chacun des trois combustibles, à savoir le formamide, l'éthylène glycol et le méthanol, et on introduit ces compositions dans des récipients cylindriques empilés, en carton dur, dtune contenance de 1,9 litre et d'un diamètre d'environ 7,6 cm, puis on les refroidit à -70C.On soumet ces échantillons à un essai de fluidité en observant la facilité relative avec laquelle on peut introduire un doigt dans le mélange en appuyant ce doigt d'une façon normale. La plasticité est désignée par H si le mélange est si dur qu'il ne peut pas être déformé de façon appréciable en y appuyant le doigt lui donne la cotation P dans le cas où le mélange a une consistance plastique déformable, similaire à celle d'une graisse très épaisse ou de la cire molle. Une cotation S indique que le mélange est très mou et que l'effort nécessaire pour le déformer est faible ou nul. Les figures 5 à 7-,sur lesquelles "B", '1EGn et nM" désignent respectivement le formamide, l'éthylène glycol et le méthanol, montrent des renseignements concernant la plasticité obtenus de cette manière pour les différentes compositions essayées à -7 C. La lettre correspondant à la plasticité est disposée sur le diagramme au point correspondant au rapport des constituants de la composition, à savoir le combustible, -NE4N03 et CNF. En partant de ces points, les régions correspondant au mélange mous et plastiques ont été délimitées et hachurées pour montrer les compositions possédant des propriétés uniques de fluidité à des températures basses. On notera que les régions représentant les compositions ayant une consistance molle et plastique apparaissant sur les figures 5 à 7 correspondent étroitement aux régions de solubilité à température ambiante apparaissant dans les figures 2 à 4. REVENDICATIONS 1. Composition explosive, caractérisée par le fait qu'elle contient au moins 50 * en poids d'un mélange comprenant (a) 51 à 85 % d'un mélange de sels oxydants minéraux comprenant essentiellement du nitrate d'ammonium et du nitrate de calcium, le nitrate de calcium représentant 53 à 95 % des sels oxydants minéraux, (b) 9 à 35 % d'au moins un combustible organique miscible à l'eau et (c) 5 à 21 X d'eau, cette composition ayant un équilibre d'oxygène compris entre +20 g et -8 g d'oxygène pour 100 g dudit mélange, le rapport pondéral du combustible organique miscible à l'eau au nitrate de calcium dans-le mélange étant compris entre 0,80 et 0,2t et des bulles gazeuses étant incorporées dans le mélange en quantité suffisante pour que la densité apparente soit comprise entre 0,80 et 1,40 g/cm3. 2. Composition explosive selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comprend en outre jusqu'à 50 % d(au moins un sensibilisant ou d'un combustible, en plus du combustible organique miscible à l'eau, la quantité de chacun des constituants (a), (b) et (c) étant réduite proportionnellement à la quantité du second sensibilisant ou combustible. 3. Composition explosive selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comprend en outre de l'aluminium en particules. 4. Composition explosive selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comprend en outre de petites sphères en matière plastique renfermant des vides à titre d'agent de contr8le de la densité. 5. Composition explosive selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le combustible organique miscible à l'eau est constitué par au moins un composé tel que l'éthylène glycol, le formamide, le propylène glycol, le méthanol, l'éthanol, le glycérol ou le diétbylène glycol. 6. Composition explosive selon la re vendicatioh 1, caractérisée par le fait qu'elle contient en outre au moins un agent gélifiant ou épaississant. 7. Composition explosive selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'au moins ure partie du combustible organique miscible à l'eau est du formamide. 8. Composition explosive selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le complément d'o xygène du mélange est compris entre O et +15 g d'oxygène par 100 g de mélange. 9. Composition explosive caractérisée par le fait qu'elle comprend au moins 70 % en poids d'un mélange comprenant : (a) un mélange de sels oxydants minéraux constitués essentiellement de nitrate de calcium et de nitrate d'ammonium, la quantité de nitrate de calcium étant comprise entre 53 et 85 % dudit mélange de sels oxydants minéraux ; (b) au moins un combustible organique mis cible à 1' eau tel que le formamide, l'éthylène glycol, le méthanol, méthanol, le glycérol, le diéthylène glycol ou le propylène glycol ; (c) de l'eau, la quantité de constituant (a) étant comprise entre 55 et 75 % de la somme des constítuants. (a), (b) et (c), la quantité du constitua; t (b) étant comprise entre 10 et 27 % en poids de la somme des constituants (a), (b) et (c) et la quantité du constituant (c) étant comprise entre 7 et 20 X en poids de la somme des constituants (a), (b) et (c), ce mélange ayant un équilibre d'oxygène compris entre +20 g et -8 g d'oxygène pour 100 g de mélange et le rapport pondéral combustible -organique miscible à liteau: nitrate de calcium étant compris entre 0,20 et 0,805(d) de petites bulles gazeuses dispersées. dans la totalité de la composition explosive , en une quantité suffisante pour que sa densité apparente soit comprise entre 0,80 et 1,4 g/cm3 ; enfin, (e) un agent épaississant ou gélifiant. 10. Composition explosive selon la revendication 14, caractérisée par le fait qu'elle comprend en outre de l'aluminium de la qualité pour peinture en une quantité té comprise entre 2 et 10 96. 11. Procédé de préparation de compositions explosives contenant du nitrate de calcium, caractérisé par le fait qu'on ajoute de l'oxyde de calcium ou de l'hydroxy- de de calcium à un mélange de nitrate d'ammonium et d'un combustible organique miscible à l'eau, ce qui fait que 11 oxyde ou l'hydroxyde de calcium réagit avec le nitrate d'ammonium pour former une bouillie. contenant du nitrate de calcium.