La présente invention a trait aux machines agricoles en général et plus particulièrement aux fourragères et véhicules analogues pour le chargement et le déchargement de balles de foin et produits similaires. L'un des progrès les plus significatifs réalisés dans la mécanisation en agriculture au cours des vingt dernières années a été la mise au point de la fourragère automatique pour balles, conçue par G.E, Grey. Cette fourragère, désignée communément par l1expression "Fourragère de base du type Grey", a été décrite dans le brevet américain No. 2 848 127 et sert principalement à empiler des balles de produit; elle se compose essentiellement de trois tables ou plateformes disposées en série et coopérant en tre elles. En service, la fourragère fondamentale de Grey ramasse les balles, les réunit pour former un empilage composé, puis dé charge la totalité de l'empilage dans une aire de stockage.Bien que cette fourragère de base de Grey ait été largement adoptée, surtout dans les régions géographiques les plus arides où l'em- pilage peut se faire à ciel ouvert sans grand risque de détério ration, on a constaté qu'il existait une demande croissante pour la réalisation dtune fourragère à balles capable de décharger les balles individuellement, surtout chez les agriculteurs produisant du fourrage dans les régions géognghiques à climat plus humide, qui ne conviennent guère à un stockage en plein air. Différentes tentatives ont été faites pour mettre au point Ixrkelle fourragère à déchargement individuel de balles. L'une d'el les fait l'objet du brevet américain N : 3 448 879 délivré à C. Van Der lely. Cette fourragère Van Der lely, communément désignée par l'appellation de "fourragère à chargement au hasard ou tout venant", se charge en balles d'une façon désordonnée, au lieu de former un empilage composé comme dans la fourragère fondamentale de Grey. Pour le déchargement, le plancher de la fourragère Van Der Bely est entraîné vers l'arrière, cé qui fait tomber les balles dane un transporteur arrière transversal qui les dirige vers un cSté du véhicule, L'inconvénient évident de cette fourragère réside dans l'absence dtun contrôle ordonné de la charge pendant le déchar gement, en raison principalement de la disposition au hasard des balles à décharger. Actuellement, la fourragère à balles opérant par décharge individuelle qui a donné le plus de satisfaction est celle décrite dans le brevet américain No. 3 502 230 délivré le 24 Mars 1970 à D.M. Grey et al. Cette fourragère utilise le concept de base des trois tables ou plateformes de la fourragère de Grey, mais avec une modification de la table intermédiaire à laquelle on ajoute un transporteur transversal et un mécanisme séparateur.En bref, au cours de l'opération de déchargement, la pile de balles est avancée sur une courte distance de façon à pousser une couche verticale ou hauteur de balles à la fois sur la table intermédiaire. lie mécanisme séparateur détache ensuite une rangée prélevée sur cette couche verticale de balles, et cette rangée détachée est évacuée transversalement à partir de cette table intermédiaire par ledit transporteur transversal, Bien que satisfaisante sous de nombreux aspects, cette fourragère n'a qu'unie capacité de chargement assez réduite. En outre, il convient de souligner que la première table, quiet indispensable pour le chargement, n'est pas utilisée pendant le déchargement et que les modifications apportées à la table intermédiaire et qui sont nécessaires pour le déchargement, restent inutilisées pendant le déchargement. La fourragère à balles suivant la présente invention comprend essentiellement un plateau de chargement, une table de transfert-inclinée vers l'avant et espacée vers l'avant par rapport à l'extrémité antérieure du plateau de chargement, et une table réceptrice disposée entre le plateau de chargement et la table de transfert, et mouvant se déplacer verticalement entre ce plateau et cette table de transfert pour soit déposer des balles sur celle ci; soit en recevoir des balles. Au cours de l'opération de chargement, la table réceptrice reçoit une couche de balles qui est ensuite transférée à la table de transfert.Lorsqu'un nombre suffisant de couches de balles ont été ainsi transférées à cette table de transfert pour former une couche verticale ou hauteur de balles, la table de transfert est déplacée en arrière par-dessus la table réceptrice, afin de déposer la couche verticale ainsi formée sur l'extrémité antérieure du plateau de chargement. On répète les phases de chargement sus-indiquées jusqu'à la formation complète d'un chargement de couches verticales disposées cote-à-côte sur ledit plateau.Pour le déchargement, cette fourragère utilise lesi8mes éléments de base gue ceux utilisés pour le chargement, à savoir le plateau de chargement, la table de transfert et la table récep trace, cours de l'opération de déchargement, la table de trans- fert peut se déplacer vers le plateau de chargement, y prélever une couche verticale de balles et revenir à sa position initiale. La table réceptrice effectue alors des mouvements verticaux selon une série de cycles et au cours de chaque cycle, elle prélève une partie d'une couche verticale de balles que porte la table de transfert et place cette partie au niveau inférieur de la couche verticale; de li, les balles sont transférées transversalement sur une file unique pour être évacuées de la fourragère. La table réceptrice poursuit ses différents cycles jusqu'à ce que la totalité de la couche verticale de balles placée sur la table de transfert ait été prélevée et évacuée de la fourragère. lies phases de déchargement décrites ci-dessus se répètent jusqutà épuisement de la to talité de la charge de la fourragère.Par conséquent, le principal but de la présente invention consiste à prévoir une fourragère capable de chargeur, et de décharger par balles distinctes ou individuelles, en utilisant-les mêmes composants de base tant pour le chargement que pour le déchargement. Un autre but de l'invention consiste à prévoir une table de transfert normalement disposée dans une position droite, légè- rement-incliWée vers l'avant et mobile d'avant en arrière entre sa position initiale avancée et une position arrière à proximité de l'etrémité antérieure du plateau de cHargement, ladite table de transfert comportant en outre des moyens de retenue pour supporter une eoache verticale de balles pendant le chargement et pour prélever une telle couche de balles du plateau de chargement pendant le déchargement. B'invention a également pour but de prévoir une table réceptrice située entre la position avancée de la table de transfert et le plateau de chargement, et de pourvoir cette même table réceptrice de moyens de commande propres à faire effectuer à cette table réceptrice des mouvements cycliques verticaux par rapport à la table de transfert de telle sorte qu'au cours de l'opération de chargemoent, les balles soient transférées de la table réceptrice à la table de transfert et que, pendant l'opération de déchargement, ces balles soutent au contraire reçues par la table réceptrice à partir de la table de transfert. Un autre but caractérisant l'invention réside dans l'agencement de moyens de commande destinés à actionner les organes de retenue qui équipent la table de transfertS en synchronisme avec la position qu'occupe la table réceptrice pendant les cycles qu'elle accomplit. En outre, l'invention a pour but de prévoir d'autres moyens de commande pour actionner les organes de retenue de la table de transfert pendant le transfert de balles vers le plateau de chargement pour les déposer sur celle-ci et également pendant le prélèvement d'une couche verticale de balles à partir du plateau de chargement par ladite table de transfert. Enfin, un but plus général de la présente invention consiste à prévoir une fourragère de grande capacité, propre à décharger les balles individuellement. D'autres buts et avantages de la présente invention ressortiront d'après une étude de la description ci-après faite avec référence au dessin annexé qui montre schématiquement et à seul titre d'exemple non-limitatif un mode particulier de réalisation de l'invention. Sur le dessin Les figures 1 et: lA montrent en perspective une partie de la fourragère suivant l'invention. lies figures 2 et 2A montrent en élévation latérale partielle et à une échelle agrandie l'ensemble du plateau de chargement de la table de transfert, de la table réceptrice et de la ridelle transversale roulante. La figure 3 montre une vue faite en regardant dans le sens des flèches 3-3 de la figure 2A. La figure 4 montre une vue en élévation de l'arrière de la table de transfert. lies figures 5 et 5A montrent une vue en plan de la table de transfert de la figure 4. lies figures 6, 6A et 63 sont des vues du système de commande qui assure l'actionnement de la table réceptrice et des organes de retenue de la table de transfert. lies figures 7 et 8 montrent en vues partielles le mécanisme d'embrayage du type dit "a un tour" qui actionne la table réceptrice tant pendant le chargement que pendant le déchargement, la figure 7 montrent cet embrayage enclenché alors que la figure 8 lé montre en position déclenchée. lies figures 9 et 9A sont des vues de détail de la table réceptrice. La figure 10 montre en élévation latérale partielle l'ensemble de cames utilisées pour actionner les organes de retenue de la table de transfert en synchronisme avec la position qutoccu- pe la table réceptrice. lies figures 11 et llA montrent le schéma du circuit hydraulique qui commande les différents dispositifs à fonctionnement hydraulique incorporés dans cette fourragère. lies figures 12 à 19 montrent schématiquement les diverses phases de l'opération de chargement exécutées avec la fourragère suivant l'invention, et les figures 20 à 26 montrent schématiquement les diverses phases de l'opération de déchargement exécutées par cette fourragare. Dans la description ci-après, les expressions "droit" ou "gauche" se réfèrent aux côtés correspondants du véhicule pour un observateur placé derrière et regardant dans la direction de marche normale dudit véhicule. Généralités En examinant plus particulièrement les figures 1 et lA du dessin, on voit que la fourragère à balles suivant la présente invention comprend un plateau de chargement 10 monté sur roues, dont les roues gauches AV et AR sont désignées respectivement par les chiffres de référence 12 et 14. Sur les côtés gauche et droit du plateau de chargement 10 s'élèvent à des intervalles réguliers des montants 16 supportant une série de barreaux latéraux 18, disposés lontitudinalement et espacés verticalement entre eux, pour former deux ridelles latérales. En travers de la partie arrière du plateau de chargement est agencée unqbarre de retenue 20. Le plateau de chargement 10 comprend en outre une ridelle transversale roulante 22 qui peut se déplacer dans le sens longitudinal, le long dudit plateau, grâce à un dispositif formant un chariot monté sur deux rails longitudinaux, espacés latéralement. lia ridelle mobile 22 peut se déplacer vers l'arrière du véhicule par intervalles successifs correspondant.à l'épaisseur d'une seule couche verticale de balles, au cours du chargement, mais elle peut aussi se déplacer vers l'avant du véhicule, par des intervalles successifs identiques, au cours du déchargement-de celuici. A'avant du plateau de chargement est fixé un châssiscaisson de support 24 qui s'étend en dehors de ce plateau vers l'avant et vers le bas, afin de supporter les organes qui servent à former les couches verticales de balles ainsi que leurs systèmes de commande. A l'avant de la Surragère émerge un timon 25 muni d'une chape (non représentée) destinée à être reliée à une barre d'attelage d'un tracteur ou autre véhicule moteur, non repré- sent 6. I1 est évident pour tout spécialiste que la présente invention peut également être réalisée dans le cas d'un véhicule automoteur, ce qui supprime bien entendu la nécessité de prévoir l'en- semble timon-chape précité. A 1' intérieur du chassis-caisson de support 24 est agencée une table de transfert 26 légèrement inclinée vers l'avant et propre à se déplacer en va-et-vient dans un chariot qui est porté par'deux rails de guidage et s'étendrentre le châssis 24 et le plateau de chargement 10. La table de transfert 26 comprend une sé rie d'organes de retenue des balles, sous forme de crochets qui peuvent pénétrer dans la partie inférieure d'une couche verticale de balles pour la retenir dans une position droite près de la table de transfert 26. Entre le plateau de chargement 10 et la table de transfert 26 est interposée une table réceptrice 28 pouvant se déplacer en va-et-vient et verticalement près de la table de transfert 26 pour transférer des balles à cette table ou au contraire en recevoir. Un mécanisme 32 de ramassage des ba-lles est agencé sur le côté gauche de la table réceptrice 28 et conçu pour ramasser les balles qui se trouvent sur le sol, afin de les transférer à la table réceptrice grâce à un transporteur 30. Ce mécanisme de ramassage 32 ne fait cependant pas partie'de l'invention et par conséquent sa de-s^ription détaillée n'est pas jugée nécessaire dans le cas pré sent. Différents types de mécanismes de ramassage de balles peuvent être utilisés avec satisfaction dans une fourragère à balles du type représenté ici. Tout spécialistete l'art et de mêmes les profanes peuvent trouver des descriptions détaillées de tels mé canismes de ramassage de balles dans les brevets américains NOs. 3 367 522 et 3 543 958. Ainsi qu'il sera décrit plus en détail par la suite, la table de transfert 26, la ridelle roulante 22 et les crochets (désignés dans leur ensemble par les chiffres de référence 46 et 47 sur la figure 5) sont actionnés hydrauliquement tandis que la table réceptrice 28 est commandée mécaniquement. Pour assurer le fonctionnement successif de ces éléments au cours du chargement et du déchargement, il est nécessaire de prévoir différents dispositifs palpeurs et de déclenchement, et de les relier aux dis positifs de commande des organes respectifs. Certains de ces méca nismes de liaison, bien que décrits ici en détail, n'ont pas été représentés car ils ntont pas été jugés indispensables pour la compréhension de la présente invention, étant donné qu'ils apparaîtront évidents pour tout 'spécialiste de l'art. Eable4e transfert La partie supérieure de la table de transfert 26, comme le montre au mieux et en élévation la figure 4 est une structure sensiblement rectangulaire, à claire-voie, comportant des longerons 34 et 96 réunis par leurs extrémités par des traverses respectives supérieure et inférieure 38, 40. Un montant central 42 relie par le milieu ce g raverses 38 et 40. ha partie inférieure de la table de transfert 26 comprend une plaque de poussée 44 disposée transversalement et suspendue sous la traverse inférieure 40; cette plaque 44 est située dans le même plan que la structure supérieure de forme rectangulaire et à claire-voie. Autour de la table de transfert 26 suivant une répartition latérale adéquate et juste au-dessus de la traverse inférieure 40 sont agencés un premier jeu et un second jeu de crochets pivotants 46 et 48, les crochets de chaque jeu étant séparés par une distance léghrement supérieure à la hauteur d'une balle de fourrage ou de foin, au-dessus de la table réceptrice 28, et propres à accrocher et retenir une balle de fourrage contre la face arrière de la table de transfert 26.Plus particulièrement, chaque jeu de crochets se compose de quatre crochets individuels, les crochets individuels du jeu 46 étant désignés respectivement en 46a, 46b, 46c, et 46d, tandis que ceux du jeu 48 sont désignés dimême par les symboles 48a, 48b, 48c et 480. Ainsi qu'il ressort notamment de la figure 4, dans chaque paire de crochets espacés verticalement entre eux, ceux-ci sont alignés axialement et supportés et -actionnés par une série d'arbres oscillants désignés respectivement en 50, 52, 54 et 56. Ces arbres oscillants sont tourillonnés de façon à pouvoir tourner dans les traverses supérieure et inférieure 38 et 40. lies arbres oscillants et par conséquent les crochets individuels qu'ils portent sont actionnés par un vérin hydraulique 58 solidaire du montant central 42 et orienté latéralement par rapport à celui-ci, sa tige de piston étant reliée à une tringlerie appropriée qui actionne à son tour chaque arbre oscillant. En examlrant plus en détail cette tringlerie (voir la figure 5 - 5A), on constate que la tige de piston du vérin 58 s'articule sur une place de renvoi 62 solidaire de l'arbre oscillant 54. Cette plaque de renvoi 62 est reliée en outre à une plaquette de renvoi 66 par une biellette 64.De même, la plaque de renvoi 62 est reliée à une autre plaque de renvoi 70 par l'intermédlaire d'une tringle de liai son'68, cette plaque de-renvoi 70 étant solidaire de l'arbre oscil- lant 52. La plaque de renvoi 70'est relié^-par une biellette 72 à une plaquette de renvoi 74 solidaire de l'arbre oscillant 50. Pour que les crochets individuels puissent être amenés en position active ou inactive, il est évident que les biellettes 64 et 72 ainsi que la tringle 68 s'articulent sur-les plaques et plaquettes respectives, ainsi que le montrent clairement les figures 4 et 5.Des moyens appropriés, qui seront décrits plus en détail par la suite, sont prévus pour actionner les crochets en synchronisme par rapport à la position qu'occupent la table réceptrice 28 et la table de transfert 26. Si l'on examine l'ensemble, on constate que la table de transfert 26 peut se déplacer en translation entre une première position au voisinage du châssis-caisson de support 24 et une position dans laquelle elle est proche de l'extrémité antérieure du plateau de chargement 10, position que l'on désignera ci-après par l'expression "seconde position". Plus particulièrement, la table de transfert 26 peut se déplacer grâce à un chariot qui comprend un corps de chariot 76 sur lequel sont montés en rotation deux galets 78, 80 espacés dans le sens longitudinal et logés entre deux rails parallèles 82 qui s'étendent de chaque côté de la fourragère entre le châssis-caisson 24 et les deux montants 16 situés le plus en avant.Le corps de chariot 76 est entraîné le long des limites des rails de guidage 82 par deux vérins hydrauliques à double-effet désignés chacun en 84 et disposés sur un côté de la fourragère; chaque vérin 84 est ancré par une extrémité su une plaque de monte 86 fixée à son tour sur un montant 16 situé plus en arrière. ta tige de piston de ce vérin 84 est reliée à un point 92 d'un bras oscillant 90. Ce dernier peut pivoteidans les deux sens autour d'un axe transversal 94 et s'articule par l'in termAdiaire d'une bielle 96 au corps de chariot 76.Par conséquent, on peut constater que lorsque les cylindres des vérins 84 sont actionnés dans le sens de la contraction et de ltexpansion, le chariot recule et avance dans les rails 82 entre lesdites première et seconde positions. viable réceptrice La table réceptrice 28 est destinée à recevoir les balles provenant du mécanisme de ramassage 32 et à les transférer vers la table de transfert 26 pendant le chargement, ou au contraire à prélever des balles individuelles de cette table de transfert pour les évacuer de la fourragère, à raison d'une-balle à la fois, au cours du déchargement. L'ossature de la table réceptrice 29 se compose de traverses 98, 100 espacées de façon à pouvoir recevoir un dispositif transporteur 30 entre elles (figures 9 et 9A). Ces traverses 98, 100 sont fixées à des éléments-supports 104 fixés à leur tour à un chariot 106. Le chariot 106 comprend des paires su périeure et inférieure de galets, d sitncez en 108. Ces galets sont g-uidés var des rails latéraux 110, 112 d'orientation sensible ment verticale rais légè errent inclinée vers l'avant, de façon à se trouver da s un plan ensiblemlen1 parallèle à celui qu'occupe la table de transfert 28. Les traverses 98, 100 s'étendent dans un plan s'nsibleroent perpendiculaire à celui du chariot 106 et par conséquent lorsque ce dernier se déplace vers le haut ou vers le bas dans les rails de guidage 110 et 112, les traverses 98, 100 se déplacent verticalement près de la face arrière de la table de transfert 28. Ridelle roulante La ridelle roulante 22, représentée dans son ensemble sur la figure 1, comprend des traverses supérieure et inférieure 114, et 116 ainsi que plusieu -s montants verticaux 118 espacés latérale ment entre eux et fixés par les faces internes des traverses 116 et 118. A la base des deux montants extérieurs 118 sont fixés dcc plaques ou flasques de chariot 120 (figure 2A) comprenant chacune deux galets 122, 124 espacés dans le sens longitudinal et logés dans des rails longitudinaux 126 disposés sur chaque côté du plateau de chargement 10 et légrement au-dessus de celui-ci. te chariot es-t équipé d'un frein -mécanique lequel, comme le montre clairement la figure 2A, comprend un bras 128 qui s'articule sur un axe 130. A l'extrémité arrière du bras 128 est fixé un patin de frein 132 destiné à porter contre la partie inférieure du rail de gauche 126 pendant le déplacement de la ridelle roulante et du chariot le long du plateau de chargement 10. te bras 128 est sollicité élastiquement vers sa position de freinage par un ressort de traction 134 attaché à l'extrémité avant du bras de freinage 128 ainsi qu'à un point fixe 136 situé un peu au-dessus. La ridelle roulante 22 est amenée vers l'avant pendant le déchargement par un dispositif à crémaillère accouplé à la plaque 120 de la ridelle roulante et actionné par les vérins 84 Ce dispositif à crémaillère, comme le montre la figure 2A, comprend une crémaillère 138 qui s'étend sur la presque totalité de la longueur du plateau de chargement 10, sur le côté gauche de la fourrag-'re. Plus précisément, le bord inférieur de la crémaillère 138 est lo coulissant dans le bord supérieur du rail de guidage 126 de gauche. Le bord supérieur de cette crémaillère 138 présente une série de dents inclinnées vers l'avant. Pour obtenir lin mouvemer-% de va-et- vient, cette crémaillère est reliée au. bras oscillant 9C Jar bielle 140.Un cliquet 142 s'articule sur la face externe de 1 a plaque de chariot 120, juste au-dessus des dents de la crémaillère 138, et peut se déplacer entre une position d'attaque de cette c-'- maillère (que montre la figure 2A en traits pleins) et une position dégagée indiquée en traits mixtes). Pour assurer cet engrènement et ce dégagement, un ressort de compression 144 s'articule grâce à un axe 146 sur le cliquet 142. La partie supérieure du ressort 144 s'articule sur une patte 148 qui s'élève au-dessus de la plaque de chariot 120. Commandes de la table réceptrice et des cames à crochets. Si l'on se réfère maintenant aux figures 6 à 10, on peut constater que la table réceptrice prévue dans la fourragère suivant l'invention est entraînée mécaniquement par une commande à doigt et manivelle, avec interposition d'un embrayage du type à un tour, désigné dans son ensemble par le chiffre de référence 149. En particulier, le mouvement de rotation est fourni par un pignon de chaîne 154 commandé par un moyen moteur extérieur, non représenté, ce pignon étant solidaire d'une douille 152 montée rotative autour d'un arbre de commande 150. Le pignon 154 est entral- né de façon continue et comprend le carter d'embrayage 156 agencé sur sa face arrière. A un certain intervalle derrière le pignon de chaîne 154 se trouve un plateau-support circulaire 158 fixé par soudage ou tout autre moyen approprié à l'arbre de commande 150 dont il est par conséquent solidaire en rotation. A la face arrière de ce plateau circulaire 158 est fixé un bloc support 160 qui s'étend vers le bas (voir figure 9); ce bloc-support 160 s'articule sur la manivelle 162 par l'intermédiaire d'un maneton inférieur 164.La partie supérieure de cette manivelle 162 s'articule également sur le chariot 106 grâce à un autre maneton 166. Ainsi, lorsque le plateau circulaire 158 effectue une rotation complète, le chariot 106 est d'abord entrainé à sa hauteur maximale, puis revient à sa position basse. La plaque-support 158 est actionnée par l'intermédiaire de l'embrayage à un tour 149 logé dans le carter 156. Comme le montrent les figures 6,6A,7,8 et 9, un doigt 168 est fixe sur un côté du bloc-support 160 et traverse une ouverture 170 pratiquée dans la plaque-support 158 avant de s'incurver vers l'intér-eur, près de sa face intérieure. te mécanisme de cet embrayage comprend un bras pivotant 172 qui s'articule en 174 sur l'extrémité coudée du doigt 168 et porte un galet palpeur 176 disposé à l'opposé de cette articulation sur le doigt 168. te long de la surface périphérique in terne du carter d'enbrayage 156 est agencée une butée 178 qui tour ne continuellement avec le pignon de chaîne 154.Le bras pivotant 172 est prolongé vers le bas par un bras de levier 180 dont l'ex- trémité inférieure est soumise à la sollicitation d'un ressort 182 de telle sorte que le galet palpeur 176 soit constamment appliqué contre la périphérie du carter d'embrayage 156. Au-dessous du carter d'embrayage 156 est agencé un mecanis- me de commande destiné à actionner sélectivement l'embrayage 149 en agissant sur la butée 178. Ce mécanisme comprend un Supportdepivot 190 fixé au montant 184 et s'élevant verticalement à partir de celui-ci. Une plaquette pivotante 188 s'articule au sommet du support 190 autour d'un axe 192. Sur un bord externe et supérieur de la plaquette pivotante 188 est rigidement fixée une plaquette de blocage 186 qui présente ut bord coudé 187 destiné à coopérer avec l'extrémité inférieure du bras de levier 180.La plaquette pivotas te 188 est animée d'un mouvement alternatif dans son plan par une tringle de commande 194 laquelle, pendant le chargement, est reliée mécaniquement à un mécanisme de déclenchement pour deux balles, désigné en 195 (figure 2) et agencé au-dessus de la table réceptrice 28, à l'opposé du mécanisme de ramassage 32. Pendant le fonctionnement qui effectue le déchargement des balles, la tringle 194 est temporairement débrayée par des moyens appropriés (non représentés) par rapport audit mécanisme de déclenchement 195, et cette tringle est accouplée à une lame détectrice 196 disposée transversalement sur le bord antérieur du plateau de chargement 10 et qui sert à déceler la présence de balles sur la table récep trice pendant le déchargement. L'ouverture et la fermeture des crochets pendant le transfert entre la table de transfert 26 et la table réceptrice 28 sont commandées par un dispositif à cames 200 (figure 10), celles-ci étant clavetées sur l'arbre de commande 150 disposé en avant par rapport à l'embraGyage à un tour 149. te dispositif à cames 200 comprend un moyeu 202 et un carter présentant une jante périphérique 204 et un fond 206. Dans ce dispositif à cames 20 sont agencés axialement un premier et un second jeux de cames 208,210. te premier jeu 208 est espacé vers l'arrière par rapport au second 210 et sert au chargement; il comprend une came 208a pour l'ouverture des crochets, solidaires du moyeu 202, et une came 208b pour la fermeture des crochets, fixée à l'intérieur de-la jante périphérique 204. te second jeu de cames 210 est utilisé pendant le déchargement des balles à partir de la table de transfert 26, vers la table réceptrice 28, et comprend une came 210a d'ouverture des crochets et une came 210b de fermeture des crochets (figures 6 et 9). lia valve de commande pour commander le vérin 58 d'actiormle- ment des crochets est représentée schématiquement sur le schéma du circuit hydraulique de la figure lla (étant ici désignée par le chiffre de référence 232). Comme on le voit sur ce schéma, la valve 232 est du type à trois positions et normalement centrée par ressort. Pour l'actionner, un galet 212 est fixé à l'extrémité arrière de l'arbre 214 fixé à son tour à un bras oscillant 216 (figure 9).On notera que, pendant la rotation du dispositif à cames 200, solidaire de l'arbre de commande 150, les cames fixées au moyeu et à la périphérie du dispositif 200 font osciller le galet 212 en avant et en arrière, ce qui fait pivoter le bras oscillant 216 autour de l'axe longitudinal 218 et détermine l'ac tionnement de la valve de commande 232 afin d'activer le vérin à crochets 58. te bras oscillant 216 est monté pivotant sur le profilé en U 220 qui s'articule à son tour sur l'arbre transversal 222. Ainsi, pour passer du chargement au déchargement, on fait pivoter le bras oscillant 216 autour de l'arbre transversal 222, vers I'arrire, jusqu'à ce que le galet 212 soit en regard du second jeu de cames 210. Opération de chargement L'opération ddchargement de la fourragère suivant la présen te invention est représentée schématiquement sur les figures 12 à 19.- Ori notera qu'avant de charger la fourragre, les balles individuelles sont déchargées par une poreuse à balles sur le terrain, les balles étant généralement déposées à certains intervalles entre elles, suivant un alignement axial. Pour charger, on amène la fourragère le long de la rangée d balles et les balles individuel~ les sont guidées vers l'intérieur du mécanisme décalé de ramassage 32.Ce mécanisme de ramassage 32 soulève les balles séparément et les dirige vers la table de transfert 28, les balles étant disposees sur cette table bout-à-bout et transversalement par rapport à l'axe de la fourragère. Dès que deux balles ont été reçues par la table de transfert 28, la balle située du côté droit (à l'opposé du mécanisme de ramassage 32) actionne le mecanisne 195 dit de déclenchement de deux balles, lequel est relié à la tringle 194 (figure7). Ainsi qu'il ressort en particulier de-cette figure 7, le mouvement de la tringle 194 vers la gauche a pour effet de faire porter le alet 176 de l'embrayage contre la butée 178 du carter d'embrayage 156.La rencontre entre le galet de l'embraya- ge avec la butée 178 a pour conséquence de faire tourner le plateau support circulaire 158 et du fait que ce dernier est solidaire de l'arbre de commande 150, ce dernier tourne de même. La rotation du plateau circulaire 158 entralne la manivelle 162 vers le haut, ce qui élève la table réceptrice 28. Lorsque le plateau circulaire 158 a accompli environ un demi-tour, le maneton 164 se trouve à son point mort haut et la table réceptrice 28 se trouve à sa hau- teur maximale. Pendant la seconde moitié du tour du plateau circulaire 158, celui-ci tire la manivelle 162 vers le bas, ce qui amène la table réceptrice 28 vers sa position inférieure ou la plus basse.Attendu que le dispositif à cames 200 est également solidaire de l'arbre de commande 150, il tourne à mesure que le plateau circulaire 158 est actionné en rotation. Au cours de l'opération de chargement, le galet 212 est placé dans sa position la plus reculée pour porter sélectivement contre le premier jeu de cames 208a et 208b. On remarquera sur la figure 10 que, dès que le dispositif à cames commance à tourner, le galet 212 porte contre la came 208a ce qui a pour conséquence de mettre en extension le verin à crochets et d'ouvrir ces derniers.A mesure que le disposltif à cames poursuit sa rotation, le galet 212 porte contre la cane de fermeture 208b, à peu près à l'instant où la table réceptrice atteint sa hauteur maximale. I1 en résulte la fermeture des crochets qui accrochent ainsi les deux balles disposées sur cette table réceptriee. L'arbre de commande poursuit sa rotation sur mi autre demi-tour, puis s'arrête.Cet arrêt est dû au fait que le mécanisme de déclenchement est soumis à la solUicitation 3'un ressort, de telle sorte qu'après 1 soulèvement de;s deux balles jus qu'à la position dtaccrochage, le mécanisme de déclenchement revient à sa position initiale en pousant la tringle 194 vers la droite, ce qui fait porter le bord 187 de la plaquette de blocage 186 contre le levier de traction 180 et pivoter le galet hors de la trajectoire de la butée 178 (figure 8). Deux autres balles sont reçues par la table de transfert, d'une façon analogue, et le mécanisme de transfert actionne de nouveau l'embrayage à un tour 149 pour faire remonter la table r- ceptrice. Juste au moment où cette table commenee sa remontée, la came 208a ouvre de nouveau les crochets, à un moment où le dessus des deux balles portées par la table réceptrice se trouve juste al-dessous de la partie inférieure des deux balles retenue auparavant sur la table de transfert 26. Ainsi, 11 ouverture des crochets a pour conséquence de faire supporter les deux balles accrochées antérieurement par la nouvelle paire de balles que porte la table réceptrice.A mesure que celle-ci poursuit sa remontée, quatre balles s'élèvent donc jusqu'au moment où la table réceptrice atteint approximativement sa hauteur maximale : à cet instant, les crochets se referment, afin de retenir la paire de balles inférieur res. On peut donc constater que les crochets retiennent la dernie- re paire de balles et que la paire précédente est supportée audessus, de façon à surmonter cette dernière paire. Comme on le voit sur la figure 17, les crochets surmontent la table réceptrice 28 à une distance un peu supérieure à la hauteur dideux balles posées côte-à-côte sur cette table. Ainsi, dès que la table de transfert 26 comprend quatre paires de balles, il reste encore de la place pour une paire supplémentaire de balles sur la table réceptrice 28. Par conséquent, deux balles supplémentaires sont reçues bout-à-bout par la table réceptrice 28. Une fois que les quatre paires de balles sont supportées près de la table de transfert 26 par les crochets, un mécanisme de déclenchement désigné en 224 (figure 1) met le mécanisme de déclenclement 195 situé près du côté droit de la table réceptrice en liaison avec la valve de commande des vérins 84 de la table de transfert. I1 s'ensuit qu'au moment où les deux dernières balles sont reçues par la table réceptrice 28 le mécanisme de déclenchement 195 actionne la valve de commande des vérins hydrauliques 84, ce qui contracte ceux-ci, et détermine le déplacement vers l'arrière des cinq paires de balles vers la partie antérieure du plateau de chargement 10.A mesure que la table de transfert 26 se rapproche de ce plateau de char-gement 10, les crochets sont dégagés, ce qui dépose la couche verticale de balles sur l'avant de ce plateau. A peu près en même temps, un mécanisme de déclenchement relié à la valve de commande du vérin hydraulique 84 produit l'inversion de cette valve, ce qui met le vérin en extension et renvoie la table de transfert vers sa position avancée de chargement. Des couches verticales suc cessives sont ainsi chargées sur la table de transfert de la même façon que ce que l'on vient de décrire, et ces couches de balles sont empilées successivement et côte-à-côte sur le plateau de chargement 10, jusqutau remplissage complet de ce dernier. Décharger.zent par balles individuelles Une fois que la fourragère a été chargée, on la remorque jusqu'à un lieu approprié de stockage où doit s'effectuer le dé chargement balle par balle. Pour cette opération, il est nécessaire de neutraliser les ccrmandes de chargement de la table de transfert 26 et de la table réceptrice 28. On effectue cette neutralisation en actionnant un levier central de commande manuelle (non représenté) lequel, lorsqu'il est déplacé entre une position de chargement et une position de déchargement, rend les commandes de chargement inopérantes tout en mettant les commandes de déchargement en condition de travail.Les commandes de déchargement comportent mi ensemble de mécanismes détecteurs ou palpeurs (non représentés) disposés autour de ladite table de transfert 26 et reliés à la valve de commande hydraulique des deux vérins 84. Cet ensemble de mécanismes détecteurs décèlent la présence de balles autour de la table de transfert 28 et comnandent le mouvement de celle-ci entre une première position inclinée vers l'avant et une seconde position située près de l'extrémité antérieure du plateau de chargement 10. A mesure que l'on déplace le levier central de commande vers la position de déchargement, une seconde commandè principale de déchargement est actionnée : il s'agit de la lame de détection 196 disposée entre le plateau de chargement 10 et le transporteur transversal 30.Cette lame de détection 196, lorsqu' elle est actionnée, est sollicitée par un ressort vers une position haute et, étant relié à l'embrayage à un tour, elle assure l'elle traînement de la table réceptrice verticalement par rapport aux crochets que porte la table de transfert 26. Pour compléter la conversion entre la condition de charge ment et celle de déchargement, le cliquet 142 qui s'articule sur la plaque 120 du chariot de la ridelle transversale roulante fasse en position basse pour porter contre les dents de la crémaillÉ- re 138. Cela a pour effet de déplacer la ridelle 22 vers l'avant par intervalles successifs correspondant à une épaisseur de couche verticale de balles, àmesure que la table de transfert se déplace entre la seconde position (près de l'extrémité antérieure du plateau de chargement 10) et la première position ou position inclinée. I1 convient égalemént de noter que la tringlerie de commande du déckarCs;ement comprend des moyens de verrouillage réciproque destinés à empêcher l'actionnement simultané de la table de transfert 26 et de la table réceptrice 28. Pour commencer l'opération de déchargement, on actionne la table de transfert 28 vers la seconde position (à proximité de l'extrémité antérieure du plateau de chargement 10). Une fois que la table de transfert 28 se trouve près de cette extrémité antérieure du plateau 10, les crochets sont fermés afin de retenir la deuxième rangées de balles à partir du bas de la couche verticale. ta table de transfert 26 est alors déplacée vers l'arrière, et elle entraîne avec elle la partie supérieure de la couche de balles. A mesure que la ridelle roulante avance, la rangée inférieure de cette couche verticale de balles, en cours de prélèvement, est poussée vers l'avant sur la table réceptrice 28. Le transporteur transversal 30, entraîné par des moyens mécaniques, transporte les deux balles dans le sens transversal de la fourragère, à rai son d'vrle balle a la fois. Dès que les deux balles de dessous ont été transportées par ce dispositif 30, la lame détectrice 196 se détend vers le haut et actionne l'embrayage à un tour qui entraine la table réceptrice 28 vers le haut, c'est--à-dire en l'appliquant contre les deux balles de dessous que porte la table de transfert 26.Pendant la remontée de la table r ceptrice 28, on remarque que 1 dispositif à cames 200 est etra en rotation par l'arbre de commande 150. I1 convient en outre de souligner qu a cet instant le galet 212 est aligné pour porter contre le second jeu de cames 210. Par conséquent, pendant que la table préceptrice 28 s'élève jusqu'à un point situé peu avant qu'elle atteigne sa hauteur maximale, la came 210a porte contre le galet 212 qui actionne alors la valve de commande du vérin 58 des crochets; ce vérin est mis en expansion, ouvre ainsi les crochets et permet alors aux deux balles inférieures qu'ils retenaient de reposer sur la table réceptrice 28.Pendant la descente de cette table réceptrice 28, le dispositif à cames 200 poursuit sa rotation et la came 210b porte contre le galet 212 juste avant que la table réceptrice parvienne à sa position inférieure, ce qui referme les crochets pour retenir la paire de balles qui se trouvent au-dessus des deux balles que l'on vient de déposer sur la table réceptrice 28. Les deux balles prélevées de la table de transfert sont ensuite transférées dans le sens transversal de la fourragère par le transporteur transver-al 70, les balles étant déchargc-es sur une file unique et à raison d'une halle à la fois. Ds que la table réceptrice a été complètement débarrassée des balles qu'elle por- tait, la lame détectrice 196 se détend vers le haut, déclenchant ainsi un nouveau cycle de la table réceptrice et le prélèvement de la paire inférieure de balles retenues à ce moment-là par les crochets 46, 48, de la façon que l'on vient de déc--ire. Dès que la couche verticale complète de balles a été prélevée par la table réceptrice 28, la table de transfert 26 revient vers sa seconde position pour assurer le prélèvement d'une nouvelle couche verticale de balles. Ce processus de prélèvement d'une couche verticale à partir du plateau de chargement pour l'amener en arrière vers la première position, puis de prélever des paires distinctes de balles dans cette couche pour les orienter transversalement et les évacuer enfin hors de la fourragère, se poursuit jusqu'à ce que la totalité de la charge portée par le plateau 10 ait été déchargée. Dès que la totalité du chargement a été ainsi déchargée, on déplace le levier central de commande vers la position de cL- gement, et on neutralise les commandes de cléchargement tout en met tant les commandes de chargement en condition de travail pour per mettre à la fourragère de revenir aux champs et procéder au ramassage et au chargement d'un nouvel empilage dans les conditions exposées plus haut. Circuit hydraulique tes figures 11 et lIA montrent schématiquement le circuit hydraulique destiné à commander l'opération de chargement Et de déchargement de la fourragère. D'après l'exposé ci-dessus, il est évident que les moyens moteurs principaux-du système hydraulique comprennent : premièrement, deux vérins montés latéralement, désignés chacun par le chiffre de référence 84, pour actionner la table de transfert 26 et la ridelle transversale roulante 22, et deuxièmement, le vérin 58 de commande des crochets.Ces moyens moteurs sont représentés dans le schéma du circuit hydraulique et sont commandés tout d'abord par deux valves directionnelles de commande, à trois positions, désignées en 230 et 232, la valve 230 étant reliée aux vérins 84 disposés en parallèle, tandis que la valve 272 est reliée au vérin 58 de commande des crochets. Si l1on examine dans l'ensemble la disposition de ce circuit hydraulique, on voit que deux valves combinées de sûreté et d'arrêt 238 sont insérées dans le système hydraulique entre la valve 230 de commande de la table et les vérins 84 disposés en parallèle. Entre le vérin 58 et la valve de commande 232 est interposée une valve de croisement 234 commandée manuellement par l'intermédiaire du levier c entral de commande (non représenté) qui sert à passer de la condition de chargement à la condition de déchargement de la fourragère et inversement. Différentes canalisations et d'autres éléments du système hydraulique sont désignés par des chiffres de référence, afin de permettre l'explication du mode de fonctionnement du circuit hydraulique pendant le chargement et le déchargement. Dans la description ci-dessus relative à ces opérations de chargement et de déchargement, on a pu voir que la commande des crochets prévus sur la table de transfert s'effectue à l'aide du dispositif à cames 200. Ce dispositif à cames 200 est relié à la valve de commande 292 et effectue soit le transfert des balles entre la table de réception 28 et la table de transfert 26, soit le transfert inverse de balles entre la table de transfert et la table ré ceptrice. Mais, pendant l'opération de chargement, il était également indispensable de commander l'ouverture et la fermeture des crochets lorsque la table de transfert 28 était dans sa seconde position, soit près de l'extrémité avant du plateau de chargement 10.Pour réaliser cette condition on insère une deuxième valve 235 de commande des crochets dans le système hydraulique, entre le vérin 48 de commande des crochets et les vérins 84 disposés en parallèle. Comme le montre la figure 10, où tous les éléments du système hydraulique sont représentés dans la position qu'ils occupent lorsqu'ils sont au repos, la seconde valve de commande des crochets est du type à deux positions, à savoir une position de blocage et une position de passage direct. De préférence, la seconde valve 236 de commande des crochets est sollicitée par un ressort vers sa position assurant l'écoulement direct, mais elle est montée entre la table de transfert et le châssis-caisson de telle sorte qu'elle prend automatiquement la position de blocage dès que la table de transfert est en position avant et inclinée. Ainsi, pendant que la table réceptrice se déplace vers l'arrière, la seconde valve de commande prend sa position de passage direct du fait que son ressort agit dans ce sens. En examinant brièvement le mode de fonctionnement du système hydraulique pendant le fonctionnement de la fourragère, on constate aue, dans la position neutre ou à vide, le fluide hydraulique s'écoule entre la pompe 240 et le réservoir 244 en passant par la canalisation 246, la valve de sûreté 242 et la position centrale de la valve de commande 232. Pendant l'opération de chargement, les balles sont transférées deux par deux entre la table réceptrice 26 et la table de transfert 28 où les balles sont retenues par les crochets 46, 48. A mesure que la table réceptrice commence à s'élever, la came 208a (figure 10) déplace l'organe mobile de la valve 232 vers sa position de passage direct. Ainsi, le fluide hydraulique s' écoule à partir de la pompe par la canalisation 250, 252 pour atteindre ltex- trémité d'articulation du cylindre du vérin 58, ce qui met'sa tige de piston en extension et ouvre les crochets. Lorsque la table réceptrice a presque atteint son niveau le plus haut, la came 208b déplace l'organe mobile de la valve 232 vers sa position dite de croisement. Cette position de croisement dirige ainsi l'écoulement de fluide provenant de la pompe 240 vers l'extrémité côté tige de piston du vérin 58, ce qui ferme les crochets et retient la paire de balles préalablement supportées par la table de réception 26. Ce cycle se répète jusqu'à ce qu'une couche verticale complète de balles soit supportée par les crochets 46 et 48. Dès que la totalité de la couche verticale de balles a été reçue par la table de transfert, un mécanisme de déclenchement actionne la valve 230 de commande de la table de transfert pour placer cette valve en position de croisement. Celle-ci assure l'alimen station du côté tige du vérin 58 en fluide provenant de la pompe 240 ce qui ferme les crochets et retient la paire de balles antérieurement portées par la table 26. Ce cycle se répète jusqu'à ce que -les crochets 46 et 48 supportent une couche verticale complète de balles. Après que toutes les balles de la couche verticale ont été déposées sur la table de transfert, un mécanisme de déclenchement actionne la valve 230 de commande de la table de transfert en plaçant cette valve dans sa position de croisement. Le fluide hy- draulique circule alors entre la pompe et la canalisation 274 en passant par la valve 232 dans sa position centrale normale et par la valve de commande 230. A cet endroit (canalisation 274) le fluide aurait tendance à traverser la seconde valve de commande 236, ne serait-ce que du fait que le vérin 58 est en position d'extension et que la canalisation 250 est bloquée par la valve de commande 232; ainsi, le fluide ne peut pas s'écouler librement dans la canalisation 272 et la pression hydraulique croit dans celle-ci. Dès que cette pression atteint les limites prévues par la valve de sûreté 238, le fluide s'écoule dans l'extréuité côté tige de piston de chaque vérin 84-,rappelant ainsi ces vérins en position comprimée et sollicitant la table de transfert vers l'arrire,c'est-à-dire vers une position voisine de l'extrémité antérieure du plateau de chargement l0.A mesure que 3a table de transfert 26 recule,la seconde valve de commande 236 est replacée dans sa position de passage direct.Ainsi,dès que les vérins 84 sont co--plètement comprimés et rapprechés de l'extrémité avant du plateau de chargement 10, le fluide dans la canalisation 274 peut s'écouler à travers la seconde valve 236 de commande des crochets, pour atteindre l'extr4mi- té d'ancrage du vérin 58, ce qui ouvre les crochets et dépose la totalité de la couche verticale de balles sur la partie antérieure du plateau de chargement 10. Puis, un mécanisme de déclenchement place la valve 230 de commande de la table de transfert dans sa position de passage direct. le fluide circulc alors dans la canalisation 262 et, du fait que le vérin 58 est en extension et que la canalisation 250 est bloquée par la valve 232, ce fluide parvient dans la canalisation 282 en passant par la valve combinée de sûreté et d'arrêt 2,8, et enfin dans l'extrémité d'ancrage des vérins 84 Ceux-ci sont mis en extension, ce qui renvoie la table de tran-s- fert 28 vers sa position de réception où elle reçoit effectivement une autre couche verticale de balles en provenance de la table de réception. Le cycle de formation d'une couche verticale de balles sur la table de transfert, puis de déplacement alternatif de cette table entre le plateau de chargement et la première position, se poursuit jusqu'au moment où le chargement de la table est acheve. Pour effectuer le déchargement, il convient de rappeler que l'on déplace le levier central de commande entre sa position de chargement et sa position de déchargement. La valve de croisement 234 est reliée à ce levier central de commande et lorsque ce dernier est mis en position de dédhargement l'organe mobile de la valve est placé en position de croisement. L'opération de déchargement est amorcée par l'actionnement d'un mécanisme de déclenchement qui met la valve 230 de commande de la table de transfert en position de passage direct. te fluide s 'écoule ainsi à travers la valve de commande 232, la valve de commande précitée 230 et la canalisation 274. Cet écoulement est cependant bloqué dans la canalisation 272 du fait que le vérin 58 est contracté et que la canalisation 250 est bloquée à l'endroit de la valve de commande 232. Par conséquent, le fluide parvent dans la partie détendeur qu valve de sûreté de la valve ccmbinée supérieure 238 (figure 11) dès que la gamme pré-établie de pressions est atteinte. Le fluide circule partir de cette valve combinée 238 dans la canalisation 278 et parvient dans l'extrémité côté tige de piston des cylindres des vérlns 84, ce qui rappelle les tiges de ces cylindres et les ramène en arrière, à proximité de l'extrémité antérieure du plateau de chargement 10.Dès que ces cylindres ont terminé leur course, la table de transfert 28 est placée près de l'extrémité du plateau de chargement 10, c'est-à-dire à proximité immédiate de la derni- re couche verticale de balles chargées par l'appareil. h mesure que la table de transfert se déplace vers cette position de proximité du plateau de chargement 10, la seconde valve de commande 236 est mise en position d'écoulement direct. Attendu que le fluide ne peut plus circuler dans le côté tige des cylindres de vérins 84, il revient par la canalisation 272, traverse la valve de croisement 234 et pénètre dans l'extrémité d'attache du vérin 58. Par conséquent, la tige de ce vérin 58 sort, ce qui ferme les crochets et retient les balles de la seconde rangée, à partir du bas, de la couche verticale. Puis, la seconde valve 230 de commande de table est mise en position de passage direct et l'écoulement du fluide atteint la canalisation 262. Cet écoulement est restreint dans la canalisation 264, attendu que le vérin 58 est complètement comprimé et que la canalisation 250 est bloquée à ltendrcit de la valve de commande 232. Ainsi, dès que la gamme pré-établie de pressions est atteinte, le fluide hydraulique s' écoule à partir de la canalisation 262 par la canalisation 282, la partie détente ou de sûreté de la valve combinée de sûreté et d'arrêt, pour aboutir dans l'extrémité diancrage des vérins 84.Les tiges de ceux-ci sont donc mises en extension, ce qui déplace la table de transfert 26 de la position proche du plateau de chargement 10 à la première position avancée et inclinée, tout en entrainant la couche de balles qu'elle a prélevée. I1 convient de souligner ici que la rangée de base des balles qui forment cette couche verticale prélevée est ensuite poussée vers le bas, sur la table de réception, 26 par suite du mouvement de la ridelle transversale roulante, et celà sur une distance égale à l'épaisseur de ladite couche verticale de balles. Dès que la table de transfert est revenue à sa position initiale, la seconde valve de commande 230 est placée en position neutre ou de blocage. te transporteur transversal 30 prélève et entraine ensuite les deux balles inférieures sur la table de réception 28,mais à raison d'une balle à la fois. A cet instant, la lame détectrice 196 se détend vers le haut et actionne ainsi l'embrayage à un tour 149 qui actionne àson tour le jeu de cames 200. A mesure que la table réceptrice 28 s'élève, la valve de commande 232 reprend sa position de croisement sous l'impulsion de la came 210a, et cela juste avant que la table réceptrice atteigne sa hauteur maximale. Ainsi, le fluide s'écoule dans la canalisation 256 en traversant la valve de croisement 234 et pénètre dans l'extrémité d'ancrage du vérin 58.Par conséquent, la tige de piston de ce vérin sort du cylindre et ouvre les crochets afin de libérer la paire Inférieure de balles retenues sur la table de transfert 26. A mesure que celle-cl descend, la came 210b replace la valve de commande en position de passage direct. Ainsi, le fluide hydraulique s'écoule dans la canalisation 250, traverse la valve de croisement 234 et pénètre dans l'extrémité d'ancrage du vérin 58. Le rappel de la tige de ce vérin produit la fermeture des crochets. La position qu'occupe la came 210b est critique dans la mesure où il est indispensable que les crochets se ferment pendant que la couche verticale de balles glisse sur la table de transfert, juste avant que la table réceptrice atteigne sa position la plus basse.Le cycle accompli par la table réceptrice 28 se poursuit jusqu'à ce que la totalité des balles portées par la table de transfert 26 aient été prélevées et transportées transversalement à partir de cette table.Dès que toutes les balles ont été prélevées, la table de transfert 26 est de nouveau renvoyée vers l'arrière, vers la seconde position proche du plateau de chargement 10, où elle prélève une autre couche verticale de balles qui a été avancée au cours de son dernier cycle par la ridelle roulante 22. La table de transfert renvoit ensuite la couche précitée vers la première position où la table réceptrice parvient au cours d'une série de cycles, afin de prélever des paires individuelles de balles que porte la table réceptice. Ce pro cessa d'ensemble se poursuit jusqu a ce que la totalité du chargement de la fourra,gère ait été déchargée. D'après ce qui précède on peut constater que la fourragère à balles suivant la présente invention est avantageuse en ce qu' elle utilise les mêmes éléments d'empilage d'abord pour charger, puis pour décharger les balles une par une. Cela constitue une disposition particulièrement efficace que l'on ne peut retrouver dans aucune des fourragères à balles de l'art antérieur, notamment du fait que ce sont les mêmes organes d'empilage qui sont utilisés pour fractionner l'empilage, puis décharger les balles individuellement, sans aucune adjonction d'éléments de transformation pour adapter la fourragère à l'exécution des opérations de déchargement. Les expressions : "supérieurs', "inférieur", "avant", "arrière", etc. utilisées dans la description qui précède et dans les revendications qui suivent ne l'ont été que dans un but de commodité, afin de décrire plus clairement la fourragère à balles et l'orientation respective et relative de ses composants que montrent les dessins ahnexés. Cependant, il est évident que ces expressions ne doivent pas être prises dans un sens limitatif quelconque en ce qui concerne le domaine d'application de l'invention, attendu que la fourragère peut evidemment être disposée dans de nombreuses positions lors de son utilisation effective. Bien entendu, la présente invention peut être mise en oeuvre de différentes autres façons par rapport à ce qui a été exposé ci-dessus, sans toutefois sortir du cadre de l'invention et de ses caractéristiques fondamentales. tes modes de réalisation décrits ou simplement suggérées doivent par conséquent être pris dans leur sens le plus large comme étant donnés à titre d'illustration et non de limitation, de nombreux changements et variantes pouvant leur être apportés sans sortir du cadre de l'invention, ainsi qu'il apparaîtra clairement à tout spécialiste en ce domaine. R E V E N D I C A T I O N S 1.- Une fourragère à balles pour le chargement et le déchargement de balles de foin ou autre fourrasse, comprenant une table réceptrice propre à recevoir les balles de fourrage, une table de transfert adjacente à cette table réceptrice, un plateau de charge ment adjacent à la table de transfert, caractérisée par la combinaison de moyens pour transférer les balles entre la table ré cep- trice et la table de transfert afin de former sur celle-ci une couche verticalede rangées de balles ; de moyens pour transférer les couches verticales de balles qui ont été formées sur la table de transfert vers le plateau de chargement pour y former un empilage, ce dernier se composant de plusieurs couches verticales de rangées de balles, disposées côte-à-côte ; des moyens pour transférer des couches verticales individuelles de balles entre le plateau de chargement et la table de transfert ; d'autres moyens pour transférer des parties de ces couches entre la table de transfert et la table réceptrice, et de moyens transporteurs disposés près de la table réceptrice pour évacuer ces parties de couches verticales hors de la fourragère. 2.- Fourragère suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la table réceptrice est mobile par rapport à la table de transfert afin de déposer les balles sur celle-ci pendant le chargement et pour en recevoir des balles pendant le déchargement. 3.- Fourragère selon la revendication 1, caractérisée en ce que la table de transfert est mobile entre une première position et une seconde position afin de déposer ces couches verticales de balles sur ledit plateau de chargement pendant l'opération de chargement proprement dit, et de prélever ces couches sur ledit plateau pendant l'opération de déchargement. 4.- Fourragère selon la revendication 1, caractérisée en ce que la table de transfert est normalement disposée dans une première position sensiblement verticale à l'avant du plateau de chargement, et peut être éloignée de cette position pour prendre une seconde position à proximité de l'extrémité avant du plateau de chargement, la table de transfert pouvant déposer les couches verticales de balles successivement sur ledit plateau pendant le chargement et les recevoir de ce même plateau pendant le déchargement. 5.- Fourragère selon la revendication 4, caractérisée en ce que cette table réceptrice est placée entre la table de transfert et le plateau de chargement et peut se déplacer verticalement pour déposer les balles sur cette table de transfert pendant le chargement et les recevoir en provenance de cette table de transfert pen- dant le déchargement. 6.- Fourragère selon la revendication 5, caractérisée en ce que la table de transfert comprend des organes de retenue pour supporter les balles sur cette table, ces organes étant conçus pour dégager et déposer une couche de balles sur l'extrémité avant du plateau de chargement lorsque la table de transfert se déplace vers la seconde position au cours du chargement, et pour accrocher et prélever une couche analogue de sur l'extrémité avant du plateau de chargement lorsque la table de transfert se déplace entre les première et seconde positions au cours du déchargement. 7.- Fourragère selon la revendication 5, caractérisée en ce que les organes de retenue servent également à recevoir des balles en provenance de la table réceptrice au cours du chargement et à transférer des balles vers cette table réceptrice pendant le déchargement. 8.- Fourragère selon la revendication 6, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens propres à actionner ces organes de retebue en synchronisme avec le mouvement ascendant et descendant de la table réceptrice. 9.- Fourragère selon la revendication 7, caractérisée en ce que la table réceptrice est fixée à un chariot pouvant se déplacer verticalement sous l'impulsion d'une commande mécanique comprenant un arbre de commande, un disque d'entraînement solidaire de cet arbre, et une manivelle s'articulant par une extrémité à un point périphérique du disque précité et par l'autre extrémité audit chariot, afin que la rotation sélective de l'arbre de commande produise les cycles de montée et de descente de la table réceptrice. 10.- Fourragère selon la revendication 8, caractérisée en ce que les moyens prévus pour actionner les organes de retenue en synchronisme avec le mouvement de la table réceptrice comportent un ensemble de came's comprenant une première came et une seconde came, ces deux cames étant fixées sur l'arbre de commande afin de tourner solidairement avec celui-ci, ce premier jeu de cames fonctionnant pendant le chargement tandis que le second jeu fonctionne pendont Je déchargement. 11.- Fourragère selon la revendication 10, caractérisée en ce que 1' ensemble de cames comprend un carter et un élément de moyeu fixé à l'arbre de commande et que chacun des jeux de cames se compose de deux cames, l'une étant fixée audit moyeu tandis que l'autre est disposée radialement par rapport à celui-ci, à l'intérieur du carter. 12.- Fourragère selon la revendication 10, caractérisée en ce que l'arbre de commande est actionné sélectivement par un embrayage du type a un tour. 13.- Fourragère selon la revendication 6, caractérisée en ce que les organes de retenue se composent de plusieurs crochets montés autour d'un levier horizontal inférieur de la table de transfert, ces crochets pouvant accrocher une rangée de balles, de telle sorte que d'autres rangées de balles puissent être supportées au-dessus de cette rangée, en position de superposition. 14.- Fourragère suivant la revendication 1, caractérisée par ç des moyens de retenue des balles disposées sur la table de transfert pour supporter une couche verticale de balles, et par des moyens transporteurs associés à la table réceptrice pour transférer les balles ainsi prélevées de la table réceptrice, à raison d'une balle à la fois. 15.- Fourragère selon la revendication 14, caractérisée en ce que les moyens de retenue sont constitués par plusieurs crochets disposés le long d'un niveau inférieur de la table de transfert pour accrocher une rangée de balles et supporter plusieurs de ces rangées au-dessus de cette rangez particulière, afin qu'elles surmontent cette rangée. 16.- Fourragère selon la revendication 15, caractérisée en ce que des moyens de commande sont prévus pour actionner lesdits crochets en synchronisme par rapport aux mouvements ascendants et descendants de la table réceptrice, ces moyens étant actionnés pendant le chargement de façon à ouvrir les crochets à mesure que la table réceptrice s'élève et à fermer ces crochets à mesure que les balles placées sur la table réceptrice atteignent une hauteur voisine de celle des crochets, ces mêmes moyens étant aussi actionnés pendant le déchargement pour ouvrir les crochets dès que la table réceptrice a atteint une hauteur voisine du niveau de la rangée inférieure de biles ainsi retenues, et pour refermer ces crochets dès que la rangée qui surmonte celle qui se trouve le plus bas est descendue à un niveau voisin de celui des crochets. 17.- Fourragère suivant la revendication 14, caractérisée en ce qu'elle comporte des organes de commande pour actionner ces tables de transfert et réceptrice selon une séquence pré-établie, ces organes de commande étant susceptibles d'imposer un certain cycle à la table réceptrice pour déposer une rangée de balles parmi celles qui constituent la couche verticale sur la table de transfert, au cours du chargement, et pour prélever une rangée analogue de balles à partir d'une couche verticale disposée sur la table de transfert, pendant le déchargement, ces organes de commande étant en outre propres à déplacer cette table de transfert vers une seconde position afin de déposer cette couche verticale de balles sur le plateau de chargement pendant l'opération de chargement proprement dite, et à déplacer la table de transfert vide vers sa second de position pour prélever une couche verticale de balles et renvoyer la table de transfert ainsi que la couche prélevée vers ladite première position pendant le déchargement. 18.- Fourragère suivant la revendication 1, conçue pour décharger les balles une à une, caractérisée par des moyens pour actionner la table de transfert pendant le déchargement de balles une par une afin de déplacer cette table entre la position de déchargement individuel des balles et la position de réception des couches verticales de balles dans laquelle une couche terminale de l'empilage est reçue par la table, ces moyens qui assurent le déplacement de la table étant en outre conçus pour renvoyer cette table de sa position de réception des couches verticales de balles à la position de déchargement individuel des balles où des balles appartenant à la couche ainsi reçue peuvent être évacuées de la fourragère. 19.- Fourragère selon la revendication 18, carcletérisée en ce que les moyens d'actionnement de la table comprennent des vérins hydrauliques qui permettent de déplacer la table entre sa position dè-cI'u.xrgement individuel des balles et la position de réception des couches verticales de balles. 20.- Fourragère selon la revendication 18, caractérisée en ce qu'une ridelle transversale roulante est montée sur le plateau de chargement et que des moyens de commande sont prévus pour actionner ladite ridelle par suite d'un mouvement sélectif effectué par ladite table pendant le déchargement individuel de balles. 21.- Fourragère selon la revendication 18, caractérisée en ce que lesdits moyens de commande sont propres à actionner la ridelle roulante pendant le déchargement individuel de balles après que cette table a atteint sa position de réception des couches verticales de balles. 22.- Un procédé de chargement et de déchargement d'une fourragère suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu il comprend la combinaison des opérations suivantes 10) - Les phases de chargement consistant à réceptionner au moins une balle sur la table -de réception ; à transférer successivement les balles réceptionnées sur cette table de réception vers la table de transfert, jusqu'à y former une couche verticale de balles ; à transférer successivement les couches verticales de balles ainsi formées vers la table de transfert, vers le plateau de stockage pour former un empilage complet 20) - Les phases de déchargement qui consistent à transférer une couche verticale de balles entre le plateau de stockage et la table de transfert ; à transférer successivement des parties de cette couche de transfert à la table de réception ; et à évacuer vers l'extérieur lesdites parties de couches verticales qui se trouvent sur la table de réception.