La présente invention se rapporte à une couverture mobile, notamment pour serre d'horticulture. Elle a donc pour objet, de façon générale, un système mécanique permettant le déploiement et le repliement d1une nappe déployable au-dessus d'une étendue, cette nappe étant une claie d'ombrage dans le cas où l'étendue à couvrir est une serre d'horticulture. On connatt actuellement des couvertures mobiles constituées par au moins une nappe pliée en soufflet d'accordeon, dont une extrémité est fixe et dont I1 autre extrémité mobile est liée à au moins deux channes ou cibles tendus au-dessus de l'étendue à couvrir et liés à des moyens d'entraSnement. Un système de ce type permet le déploiement d'une claie d'ombrage ainsi que son repliement rapide sur une étendue à protéger du soleil et, si les moyens d'entraSnement sont automatiques, il permet un gain de temps et de main-d'oeuvre considérable en comparaison des procédés d'ombrage traditionnels : blanchiment des verres de toiture, ou mise en place manuelle de rideaux. On rencontre des difficultés dans l'adaptation de ce système à une grande étendue, et en particulier à une vaste serre possédant un certain nombre de travées. I1 est alors nécessaire de fractionner la couverture en plusieurs sections, pour éviter que la nappe repliée forme un volume trop important, pouvant être la source d'une importante zone ombrée, et pour disposer éventuellement de nappes donnant des ombrages différents suivant les variétés végétales à ombrer. On peut envisager la juxtaposition pure et simple d'un certain nombre de nappes en accordéon, mais cette solution est très onéreuse car elle entraîne la multiplication des channes ou câbles de tractiont a insi que des cibles de guidage et de suspension. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients par une simplification simultanée des moyens de traction et de guidage. Â cet effet, elle a pour objet une couverture mobile appartenant au type précité qui est divisée en plusieurs sections d'égale longueur entraînées en synchronisme par au moins deux channes de longueur légèrement supérieure à celle d'une section et passant sur des pignons d'entraînement, chacune de ces channes étant prolongée par un câble reliant ses extrémités, passant sur au moins une poulie de renvoi et servant simultanément à la fixation des extrémités mobiles des différentes sections de la couverture et au guidage dtnnneaux de suspension fixés sur les plis supérieurs de cette derniere. Chaque ensemble chaSne-cable possède ainsi la longueur de chaîne minimale nécessaire au déploiement complet, le restant étant constitué par un câble bon marché, qui a l'avantage d'assurer simultanément la traction en synchronisme de toutes les sections, leur support et leur guidage. Cette solution diminue le coft du matériel et facilite la pose de la couverture, elle évite en particulier un degauchissement entre des câbles de traction et des câbles de guidage distincts. Avantageusement, les câbles reliant les extrémités de chaque chaSne présentent, dans leur région passant sur les poulies de renvoi, une partie renforcée de longueur légèrement supérieure à celle d'une section de couverture. Cette partie des câbles subit en effet des déformations importantes. Suivant une forme particulière d'exécution, il est prévu, aux extrémités de chaque section, un ourlet-fourreau dans lequel est glissée et bloquée une barre rigide, l'une de ces barres étant assemblée à un élément fixe, tandis que l'autre, mobile, est liée aux cibles d'entrainement et de guidage. Ces barres permettent de tracter la nappe uniformément sur toute sa largeur, et favoriseiisa planitude lorsqu'elle est déployée. Suivant une autre caractéristique de l'invention, il est prévu des compensateurs de tension comprenant un levier articulé autour d'un axe horizontal et portant a' son extrémité libre une poulie appliquée sous le brin supérieur des câbles d'entrarne- ment et de guidage par un ressort enroulé autour de l'axe précité dont la force est réglable au moyen dune manette permettant de le comprimer plus ou moins. De toute façon, l'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de cette couverture mobile. Figure 1 est une vue de c8té très schématique montrant la couverture repliée Figure 2 est une vue analogue à figure 1, mais en position déployée Figure 3 est une vue partielle, en perspective, montrant l'extrémité de la couverture ; Figure 4 est une vue en coupe à travers 1' ourlet-fourreau prévu à l'extrémité mobile de chaque section de couverture Figures 5 et 6 sont des vues respectivement de face et de c8té, avec coupes partielles, d'un compensateur de tension. De façon connue, cette couverture mobile destinée à recouvrir une étendue rectangulaire est constituée par un certain nombre de nappes 1 réalisées en tissu souple et léger, qui comportent des plis 2 équidistants et alternés de façon à former un soufflet d'accordéon. Chaque nappe 1, encore appelée section de couverture ou plus simplement section, possède une extrémité fixe 3, et une extrémité mobile 4 liée à des moyens d'entraSne ment. Conformément à l'invention, les différentes sections 1 sont toutes d'égale longueur, correspondant à la largeur d'une travée de serre, et elles sont entraSnées en synchronisme par un système tracteur composé de deux channes 5 et de deux cibles 6, qui assurent également la suspension et le guidage de la couverture. Cet ensemble de channes et de cibles est disposé au-dessus de la couverture. Chaque chaîne 5 a une longueur légèrement supérieure à celle d'une section, et passe sur un pignon d'entraiinement 7 calé sur un arbre 8 situé à une extrémité de la couvertureo Chaque câble 6 prolonge une channe 5 sur toute la longueur de la couverture et relie ses deux extrémités, en passant sur deux poulies de renvoi 9 et 10. lies cibles 6 sont en fait réalisés en plusieurs parties : les parties Ga et 6b qui restent toujours horizontales sont en fil de fer galvanisé ou en tout autre matériau, tandis que la partie 6c,passant sur les poulies de renvoi 9 et 10 est renforcée sur la longueur nécessaire, c'est-à-dire sur une longueur légèrement supérieure à celle d'une section. Les différentes sections 1 sont confectionnées de manière à former à leurs extrémités 3 et 4 deux ourlets-fourreaux Il dont l'un est bien visible sur la figure 3. Chaque ourlet- fourreau Il reçoit une barre rigide 12 qui y est glissée et bloquée. La barre 12, située à l'extrémité fixe 3, est assemblée à un élément fixe 13 de la construction, par exemple un entrait de ferme dans le cas d'une serre horticole. La barre 12, située à l'extrémité mobile 4,est liée aux cibles 6 par l'intermédiaire du dispositif montré à la figure 4. Ce disposit-if comprend un étrier 14 traversant la barre 12 et serré par des écrous 15 qui permettent de bloquer l'extrémité 4 de chaque section I sur les câbles 6. Sur les plis supérieurs 2 des chaque section 1 sont fixés des anneaux de suspension 16 pouvant coulisser relativement aux câbles 6. Deux portiques 17, placés aux extrémités de la couverture, supportent, l'un, les paliers 18 de l'arbre moteur 8 et ses moyens de commande, et l'autre les poulies de renvoi 9 et 10. Ces portiques, boulonnés sur les points forts de la construction, tels que les poteaux 19, répartissent les efforts de tension et de traction. Pour rattraper la dilatation des éléments tracteurs ainsi que toute variation dimensionnelle des structures de la construction, il est prévu des compensateurs de tension 20, montrés plus en détails aux figures 5 et 6. Chacun de ces compensateurs comprend un levier 21 articulé autour d'un axe 22 horizontal et portant à son extrémité libre une poulie 23. Un ressort hélicon dal 24 enroulé autour de l'axe 22 est bloqué par une de ses extrémités sur ledit axe, tandis que son autre extrémité est appuyée contre le levier 21, de manière à appliquer la poulie 23 sous le brin supérieur 6b du câble 6. Ce dispositif maintient automatiquement une tension constante, et donne la souplesse nécessaire pour absorber les à-coups au démarrage. La force du ressort 24 peut être réglée au moyen d'une manette 25 permettant, par vissage, de le comprimer plus ou moins. On adapte ainsi le compensateur 20 à des constructions de toutes longueurs, et à des nappes 1 de différents poids. lie compensateur 20 est fixé à un support 26 qui porte également une poulie 27 sur laquelle passe le brin inférieur 6a du câble 6. L'arbore 8 est entraîné soit par un groupe moto-réducteur, soit manuellement, ce qui permet de faire passer la couverture de la position repliée montrée à la figure I à la position déployée montrée à la figure 2. lies channes 5 ont une longueur juste suffisante pour pouvoir déplacer les différentes sections entre ces deux positions extremes, par l'intermédiaire-des cibles Ga Au cours de ces déplacements, les anneaux 16 coulissent le long des cibles 6 qui assurent ainsi le guidage des nappes 1 en même temps que leur traction. De plus, les cibles 6 assurent en permanence le support des nappes 1. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de cette couverture mobile décrite ci-dessus à titre d'exemple non limitatif, elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation, quelles que soient notamment leurs applications, cette couverture mobile pouvant êre installée, horizontalement ou avec une certaine inclinaison, sur tout type de construction, pour réaliser une couverture extérieure ou une protection intérieure. - REVENDICAUIONS - 1. - Couverture mobile, notamment pour serre d'horticulture, du type de celles constituées par au moins une nappe pliée en soufflet d'accordéon, dont une extrémité est fixe et dont l'autre extrémité mobile est liée à au moins deux channes ou câbles tendus au-dessus de l'étendue à couvrir et liés à des moyens d'entraRnement caractérisée en ce qu'elle est divisée en plusieurs sections d'égale longueur entraSnées en synchronisme par au moins deux chaSnes de longueur légèrement supérieure à celle d'une section et passant sur des pignons d'entratnement, chacune de ces channes étant prolongée par un câble reliant ses extrémités, passant sur au moins une poulie de renvoi et servant simultanément à la fixation des extrémités mobiles des différentes sections de la couverture et au guidage d'anneaux de suspension fixés sur les plis supérieurs de cette dernière. 2. - Couverture mobile selon la revendication 1, caractérisée en ce que les câbles reliant les extrémités de chaque channe présentent, dans leur région passant sur les poulies de renvoi, une partie renforcée de longueur légèrement supérieure à celle d'une section de couverture. 3. - Couverture selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'il est prévu, aux extrémités de chaque section, un ourlet-fourreau dans lequel est glissée et bloquée une barre rigide, l'une de ces barres étant assemblée à un élément fixe, tandis que l'autre, mobile, est liée aux câbles d'entratnement et de guidage. 4. - Couverture mobile selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'il est prévu des compensateurs de tension comprenant un levier articulé autour d'un axe horizontal et portant à son extrémité libre une poulie appliquée sous le brin supérieur des cibles d'entrainement et de guidage par un ressort enroulé autour de l'axe précité dont la force est réglable au moyen d'une manette permettant de le comprimer plus ou moins.