L'invention a pour objet une poignée de maintien, notamment pour véhicules de transporen en commun. I1 est courant de prévoir, dans les véhicules de transport commun, des poignées permettant aux voyageurs de se maintenir debout malgré les accélérations et décélérations dues aux conditions de la circulation. Parmi ces poignées, il en est qui sont constituées par une lanière formant deux boucles dont l'une sert de poignée proprement dite et dont l'autre est utilisée à la fixation de la poignée sur son support qui consiste souvent en une barre horizontale habituellement dénommée "main courante". L'invention a précisément pour objet une poignée de ce type dont l'originalité réside dans son agencement grâce auquel elle allie les principaux avantages suivants - simplicité de fabrication et commodité de montage, grâce auxquelles ses prix de revient et de pose sont particulièrement bas, - efficacite de fixation, - et possibilité de dépose facile, par exemple en vue de l'entretien. Cette poignée est, à cet effet, constituée en combinaison par une lanière destinée à former une double boucle en forme de 8, par une noix resserrant cette lanière sur elle-même dans sa zone séparant les deux boucles, par une clavette qui, interposée entre les deux brins de la lanière à l'intérieur de cette noix, immobilise l'ensemble,et par des moyens prévus pour réaliser l'immobilisation relative des trois éléments : lanière, noix et clavette. Ces moyens peuvent être réalisés de différentes façons; et c'est ainsi que suivant une forme d'exécution, la lanière présente, à chacune de ses deux extrémités et au niveau de son passage dans la noix, au moins un orifice coopérant pour deux d'entre eux avec deux tétons prévus sur deux faces internes opposées de la noix et pour le troisième avec un téton prévu sur la clavette introduite entre les deux brins de la lanière à l'intérieur de la noix. I1 est suffisant, en principe, de faire coopérer un orifice de la lanière avec un téton de la noix ou de la clavette; mais il est préférable en pratique de prévoir que les orifices de la lanière sont disposés par paires et coopèrent avec des tétons eux-mêmes disposés par paires. L'invention sera bien comprise et ses avantages ainsi que d'autres caractéristiques ressortiront bien de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de cette poignée de maintien Figure 1 en est une vue d'ensemble en perspective; Figure 2 est une vue en plan de la lanière avant formation de la poignée; Figures 3 et 4 montrent la noix, respectivement en plan par dessous et de côté en élévation; Figure 5 est une vue en perspective de la clavette, et Figure 6 est une vue de détail de la poignée en coupe au niveau de la noix. Cette poignée comporte trois éléments essentiels qui consistent respectivement en une lanière 1, en une noix 2 et en une clavette 3. La lanière 1, gui est de nature quelconque, et peut être obtenue par n'importe quel procédé, présente une longueur suffisante pour permettre la formation de la double boucle visible à la figure 1. Cette double boucle est formée a d'une boucle inférieure 4 qui est d'assez grandes dimensions et sert de poignée proprement dite, et d'une boucle supérieure 2 qui est beaucoup plus petite et est destinée à permettre la fixation de la poignée sur son support, qui peut être constitué par exemple par une main courante 15. Cette lanière 1 présente trois paires d'orifices qui sont garnis d'une rondelle sertie. Chacune de ces paires d'orifices est désignée respectivement par 6, 2 et 8, et leur répartition est celle montrée à la figure 2, c'est-à-dire que les paires d'orifices 6 et 8 sont placées à proximité immédiate des deux extrémités de la lanière, cependant que la paire d'orifices 7 est située, par rapport aux deux autres, à une distance déterminée pour permettre la formation de deux boucles 4 et 5, l'une entre la paire d'orifices 6 et la paire 2, et l'autre entre la paire 7 et celle 8. Le deuxième, élément de la poignée consiste en la noix 2 gui est constituée par un corps creux de forme générale paralllépi- pédique présentant deux faces opposées ouvertes. Ce corps creux présente, sur la paroi interne de deux de ses faces opposées, deux tétons gui sont désignés par 2 pour les deux tétons apparaissant sur l'une des faces et par 10 pour ceux apparaissant sur l'autre face. Ces tétons 9-et 10 se font vis-à-vis; ils sont placés en diagonale, de même que le sont les orifices 6, 7 et 8 de la lanière 1; et leur dimension est telle qu'ils puissent exactement pénétrer dans les orifices de la lanière 1 qui leur sont destinés, sans déborder hors de cette lanière, afin qu'il demeure un espace libre à l'intérieur de la boucle. Ce dispositif est précisément destiné à servir de logement au troisième élément de la poignée, à savoir la clavette 3. Cette clavette consiste en un élément plan sur l'une des faces duquel apparaissent deux tétons Il placés eux aussi en diagonale, et dont le rôle est de coopérer avec l'une des paires d'orifices de la lanière 1. Il est à noter que cette clavette 3 présente, sur l'une de ses arêtes, un rebord 12 qui est à la fois plus-épais que la clavette elle-même 2 et qui se prolonge latéralement pour former deux oreilles JI destinées à coopérer avec deux encoches 14 prévues dans deux faces opposées de la noix 2. La lanière 1 peut être constituée en une matière quelconque, être réalisée suivant un procédé quelconque, et bien entendu présenter des profils différents dans les zones des deux boucles 4 et 2 qu'elle forme. Quant à la noix 2 et à la clavette 3, elles sont avantageusement constituées en résine synthétique et obtenues par moulage; et le nombre de leurs tétons, de même que leur disposition, peut être quelconque, l'essentiel étant que ces tétons aient des dimensions et des dispositions correspondant à celles des orifices 6, 7 et 8 qui sont prévus dans la lanière 1. La poignée étant ainsi constituée de la lanière 1, de la noix 2 et de la clavette 3, son montage s'effectue en introduisant l'une des extrémités de la lanière 1 à l'intérieur de la noix 2, et plus précisément en faisant coopérer la paire d'orifices 6 avec la paire de tétons 2. L'une des extrémités de la lanière 1 étant ainsi amarrée à la noix est tirée à partir de son autre extrémité à l'intérieur de la noix et ce jusqu'à ce que sa paire d'orifices 2 arrive en face des tétons 10 de la noix et s'engrène avec eux. La boucle inférieure 4 de la poignée est ainsi formée et il ne reste qu'à former la boucle supérieure 2 en faisant à nouveau passer l'extrémité libre de la lanière à l'intérieur de la noix, plus exactement entre les deux brins de la lanière déjà logés dans la noix. Lorsque l'extrémité libre de la lanière 1 a été suffisamment déplacée pour se trouver à l'intérieur de la grande boucle 4 de la poignée, il faut alors mettre en place la clavette 3 sur ladite extrémité libre de la lanière, et ce en faisant coopérer la paire d'orifices 8 de ladite lanière avec les tétons Il de la clavette 3. Il ne reste plus ensuite qu'à exercer une traction sur l'extrémité libre de la lanière 1 en agissant sur elle dans sa zone formant la petite boucle 5, et ce jusqu'à ce que la clavette 2 pénètre entièrement dans la noix, c'est-à-dire jusqu'à ce que ses deux oreilles JI s'engagent dans les encoches 14 de la noix. La poignée ainsi formée est visible non seulement à la figure 1, mais aussi à la figure 6 qui montre clairement l'accrochage relatif des divers éléments : lanière 1, noix 2 et clavette 2, grâce aux orifices 6, 2, 8 de la lanière et aux tétons, respectivement 2 10 de la noix 2 et Il de la clavette 2. Lorsque la poignée est ainsi formée, elle se trouve immobilisée en position; et il convient d'insister sur le fait que, comme on le conçoit, plus on exerce une traction sur la poignée proprement dite, c'est-à-dire sur la grande boucle 4, plus on bloque l'ensemble des éléments les uns par rapport aux autres, à l'intérieur de la noix 2. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de cette poignée qui a été ci-dessus indiquée à titre d'exemple; elle en embrasse au contraire toutes les variantes, quelle que soit notamment la nature de la lanière, de la noix et de la clavette; et c'est ainsi qu'elle étend son champ d'application - au cas où les tétons sont solidaires de la lanière et pénètrent dans des orifices prévus respectivement dans la noix t dans la clavette, - et au cas où des moyens supplémentaires sont prévus pour rendre impossible la dépose accidentelle ou involontaire de la poignée, moyens pouvant par exemple consister à fixer la petite boucle de la poignée sur un élément tubulaire rigide introduit à son intérieur. RE~VENDICA~IONS 1.- Poignée de maintien, notamment pour véhicules de transports en commun, du type de celles consistant en une lanière repliée sur elle-même pour constituer deux boucles en forme de 8,immobilisées l'une par rapport à l'autre au moyen d'une noix resserrant cette lanière sur elle-même dans la zone séparant les deux boucles, dont l'une sert de poignée proprement dite et - dont l'autre sert au montage de cette poignée sur un support, caractérisée en ce que cette noix consiste en une cage tubulaire qui est traversée par trois épaisseurs ou brins superposes de la lanière et est associée à une clavette interposée entre deux brins de cette lanière à l'intérieur de ladite noix et à des moyens qui immobilisent relativement les uns par rapport aux autres cette noix, cette clavette et les trois brins superposés de la lanière. 2.- Poignée de maintien selon la revendication 1, caractérisée en ce que la lanière présente, à chacune de ses deux extrémités et au niveau de son passage dans la noix, au moins un orifice coopérant pour deux d'entre eux avec deux tétons prévus sur deux faces internes opposées de la noix, et pour le troisième avec un téton prévu sur la clavette introduite entre les deux brins de la lanière à l'intérieur de la noix. 3.- Poignée de maintien selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les orifices sont prévus par paires sur la lanière, et les tétons sont prévus par paires sur la noix et la clavette. 4.- Poignée de maintien selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la clavette présente un rebord transversal qui sert de butée à l'une des extrémités de la lanière et forme deux oreilles latérales qui la verrouillent dans la noix en s'embrèvant dans deux encoches de cette dernière.