La présente invention est relative h zz support d'en- registrement électrique et plus particulièrement à un dispositif à mémoire ainsi qu'à un procédé pour enregistrer des informations par voie électrochimique Les dispositifs å mémoire destines 8 enregistrer des informations de manière à pouvoir les restituer sont très nombreux et comprennent divers dispositifs comme les mémoire à noyau magnétique, les bandes magnétiques, les films photographiques, etc.Lorsqu'un désire obtenir de grandes densités de stockage (c'est-à-dire un grand nombre de fragments d'information par unité de volume), la tendance actuelle consiste 'a utiliser des bandes ou des pellicules dans lesquelles la densité de stockage est limitée par une séparation pratique minimale, entre les frag- ments d'information emmagasinés, de l'ordre de quelques microns, pour obtenir des lectures optiques ou électromagnétiques optimales. Divers dispositifs électrochimiques ont été proposés pour stocker des informations, comme décrit par exemple dans le brevet américain ne 3.149.310 dont le moyen général réside dans la formation de trajets 'a travers des pellicules superficielles passivées instables0 La présente invention a pour objet : - un dispositif à mémoire électrochimique, capable de stocker des informations avec une densité de stochage sans précédent, grâce à la modulation de la composition d'un alliage formé par voie élec- trochimique; - un procédé grâce auquel une information est enregistrée et restituée par voie électrochimique. Pour atteindre les buts précités, ainsi que d'autres, la présente invention concerne d'une maniere- gén,e'rale un dispositif comprenant deux électrodes qui sont toutes deux en contact avec an électrolyte contenant deux métaux différents quant à leur espèce ionique, ces métaux étant capables de former une gamme de solution solides. Au moins l'une des électrodes est faite d'un alliage (c'est-à-dire d'un mélange intime ou d'une solution solide) de ces deux métaux. On a prévu des dispositifs pour modifier sélectivement la polarité des électrodes, de manière que la formation d'un dépit sur la seconde électrode à partir de l'électrolyte ou bien le passage de ce dépôt dans l'électrolyte puissent se produire. Une infornation est introduite et stockée dans le dispositif gracie à la modulation du courant déterminant le placage sur la seconde électrode. Pour prélever l'information, on a prévu des organes qui détectent les changements de tension à mesure que le dépôt formé sur la seconde électrode est prélevé. Ces caractéristiques de la présente invention ainsi que d'autres apparattront au cours de la description qui va suivre. La présente invention couvre donc l'appareil dont la construction, la combinaison d'éléments et et agencement des pièces constitutives sont exposés dans la description détaillée qui va suivre et dont la portée est indiquée dans les revendications, ainsi que le procédé mettant en oeuvre un tel appareil.On comprendra mieux la nature et les caractéristiques de la présente inventin en étudiant la description détaillée qui va suivre et qu'on a faite en se référant au dessin annexé sur lequel s la figure 1 est une coupe transversal. montrant un exemple dXun mode de réalisation d'un élément de stockage d'informations conforme à la présente invention la figure 2 est un schéma de montage typique d'un appareil grâce auquel des informations peuvent être stockées dans un élément tel que celui de la figure 1 et en Outre prélevées. La mémoire électrochimique de la présente invention est basée sur la croissance électrochimique d'un cristal métallique. On va considérer le cas d'une cathode constituée par un "cat whisker", c'est-à-dire par un cristal métallique qui pousse en hélice autour d'une dislocation axiale lorsqu'il reçoit les ions déchargés de fanon constant par un électrolyte. Si bye dernier contient des ions de deux métaux différents dont les concentrations et les-petentiels d'électrode ne sont pas identiques, on peut alors obtenir un "cat whisker" fait d'un alliage. On sait que la composition d'alliages de ce genre déposés par électrolyse peut être contrôlée par la densité du courant.Par conséquent, on peut faire pousser des "whiskers" (en utilisant des métaux isotypes, c'est--dire ceux qui forment une gamme de solutions solides) ayant des compositions différentes et, si là densité de courant est modulée, la composition de l'alliage en cours de croissance est modulée de façon similaire. Or, si on fait cesser l'application du courant de modulation et si un courant continu stable ou constant est appliqué aux électrodes avec une polarité inversée, de sorte que le Xwhisker" constitue alors l'anode, un potentiel électrochimique prend alors naissance dans la cellule par suite de la différence de composition des électrodes0 Du fait que le "whisker" se dissoat alors dans l'électrolyte, la modulation initiale peut Outre extraite, inversée dans le temps, comme une modulation du potentiel électrochimique. Dsune manière générale, cet ensemble de stockage constitue alors un dispositif L deux bornes dans lequel une composante de courant continu explore et introduit le contenu du dispositif de stockage et prAlève ce contenu (selon la tension de polarisation du courant continu), une composante de courant périodique variant dans le temps constitue le signal d'entrée et un potentiel périodique variant dans le temps constitue le signal de sortie. En examinant la figure 1, sur laquelle on a représenté un mode de réalisation d'un élément d'enregistrement confor- me L la présente invention, on voit que eelui-ci comprend une gaine 20, par exemple un simple tube ouvert à ses deux extrémités et conçu pour retenir divers éléments constitutifs dans une relation appropriée. La gaine 20 est faite d'un matériau électriquement isolant qui, de préférence, est en outre relativement inerte vis L-vis de l'électrolyte décrit ci-après et qui est avantageuseient fait de verre ou d'un matériau analogue.Dans cette gaine, appro ximativement au centre de celle-ci, est fixé un noyau 22 dont la configuration extérieure est telle qu'il s'ajuste étroitement dans la paroi intérieure de la gaine 20, ou qui est soudé à cette paroi. Le noyau 22 coaporte une ouverture centrale étroite 24 s'étendant sensiblement dans l'axe longitudinal de la gaine 20, de manière à constituer un canal faisant communiquer les deux parties terminales de la gaine. Le noyau 22 est également fait d'un matériau électriquement isolant, qui est relativement inerte vis-B-vis de l'électrolyte et qui peut Outre fait typiquement de silice fondue. Un premier tube 26 conducteur de l'électricité est ajusté L force (de manière à former un joint étanche aux liquides) dans l'une des extrémités de la gaine et s'étend vers l'extérieur de celle-ci, dans le sens de son axe longitudinal0 L'extrémité en saillie du tube 26 est fermée ou obturée par exemple par sertissage. Le tube 26 est fait d'un matériau qui, lui aussi, est relativement inerte au point de vue chimique, comme par exemple du platine. Dans l'autre extrémité de la gaine 20 est ajusté un second tube 28, dont la manière et la construction sont similaires à celles du tube 26 et qui s'étend également hors de la gaine. Dans le tube 26, par exemple à son extrémité sertie, est montée une électrode 30 s'étendant axialement à l'intérieur du tube 26 qui la supporte et auquel elle est électriquement reliée. L'électrode 30 a une épaisseur telle qu'il subsiste un espace entre la paroi intérieure du tube 26 et cette électrode, et sa longueur est telle que, lorsque le tube 26 a été mis on place dans la gaine, l'une des extrémités de l'électrode 30 s'étende dans l'une des extrémités du passage 24. Evidemment, au moins cette extrémité de l'électrode 30 doit être assez épaisse pour s'ajuster dans l'ouverture 24 et pour obturer de préférence cette dernière. Une seconde électrode 32 faite d'un matériau similaire et ayant les mêmes dimensions est disposée dans un tube 28 et s'étend dans l'autre extrémité de l'ouverture 24.Les extrémités des électrodes 30 et 32 sont donc écartées à l'intérieur de l'ou verdure 24 d'une distance faible qui doit outre de 500 ou moins, en laissant ainsi un espace libre 36 de volume déterminé. Ainsi, chaque tube et son électrode associée, la gaine et le noyau servent également à former deux cavités principalement définies par les espaces existant entre les tubes et les électrodes. Ces espaces libres sont presque entibrement replis d'un électrolyte 34, quelques petites bulles de gaz seulement, par exemple comme représenté en 38, étant laissées dans les cavités. pour permettre la dilatation thermique de l'électrolyte.Lorsqu'on monte le disposi- tif de la figure 1, l'espace libre 36 se trouvant dans l'ouverture 24 séparant les deux électrodes est également rempli d'électrolyte 34. Dans un mode de réalisation typique, la gaine 20 a environ 2,5 a de longueur et 5001u de diamètre extérieur. Les tubes 26 et 28 ont donc un diamètre extérieur de 250/u et s'étendent à l'extérieur sur une distance suffisante pour qu la longueur hors tout du dispositif soit d'environ 5 mm. La cavité ou passage 24 a donc un diamètre intérieur d'environ 2 et une longueur typique d'environ 1,5 à 2mm. Le diamètre intérieur du passage 24 est un paramètre important en ce sens qu'il doit Entre aussi faible que possible compte tenu des capacités de fabrication et qu'il doit avoir moins d'environ 50 .Ainsi, la dimension latérale (ctest- à-dire la dimension maximale prise perpendiculairement à la droite la plus courte s'é-ndant entre les faces des électrodes) de la masse d'électrolyte contenue dans l'espace libre 36 est de 50/uoOn verra que les deux électrodes sont réunies à des contacts ou bornes formés respectivement par les tubes correspondants, et le dispo- sitif constitue donc une pile électrochimique0 Au moins l'une des électrodes, par exemple l'électrode 30, est faite d'un alliage de deux métaux isotypes qui doivent titre anodiques pendant l'enregistrement0 il suffit donc que l'autre électrode satisfasse simplement le critère de conducti- vité mentionné précédemment et elle peut également être faite de l'alliage si on le désire. L'électrode 34 contiendra donc des ions des deux métaux de l'alliage. En cours de fonctionnement, on applique un courant continu constant de façon que l'électrode 30 constitue l'anode, la tension du courant continu étant suffisante pour vain cre les potentiels électrochimiques existent normalement aux inter- faces entre l'électrode et l'électrolyte emprisonné dans l'espace 36. De cette manière, l'anode se décompose en ions par voie électrochimique. Les ions traversent l'électrolyte 34 contenu dans l'espace 36 sous l'influence de la tension constante appliquée et sont déchargés sur l'électrode 32. La densité de courant instantar né centrale la composition (c'est-à-dire le rapport des deux métaux isotypes) dans le dépit qui se forme à chaque instant sur l'électrode 32.La composition moyenne de l'électrode 32 après un temps prolongé est identique à celle de l'électrode 30. pour introduire une information dans le disposi- tif de la figure 2 et pour extraire cette information, on a prévu le circuit électrique représenté de façon typique sur la figure 2e Les tubes 26 et 28 constituant les deux bornes de la mémoire de la figure 1, désignée par 40, sont couplés aux bornes respectives d'un inverseur de marche bipolaire à deux directions désigné par 42. Les deux prises centrales de l'inverseur 42 sont reliées aux paies respectifs d'une source de courant continu comme par exemple une batterie 44.Cette dernière est reliée à l'une des prises par l'intermédiaire d'une bobine d'arrêt 45 et à l'autre prise par l'intermédiaire d'une résistance variable 48. De ce fait, la connexion entre l'élément 40 et la batterie 44 peut ttre établie par l'intermédiaire de ltinverseur 42, de façon telle que, lorsque ce dernier relie la mémoire 40 à à la batterie, la polarité de cette dernière puisse être négative ou positives L'une des bornes de la mémoire 4Q, à savoir la borne 26, est également couplée B la prise centrale de l'inter- rupteur bipolaire une direction 50 par l'intermédiaire d'un condensateur 52.L'interrupteur 50 comporte également deux bornes, dont l'une est reliée à lun des peltes d'une source de courant de modulation 54 dont l'autre pôle est relié à la borne 28 de la mémoire 400 L'autre borne de l'interrupteur 50 est reliée à l'un des piles d'un dispositif indicateur 56, tel qu'un oscilloscope, un dispositif de mesure ou un appareil analogue, l'autre pôle de ce dispositif 56 étant connecté à la borne 28.De cette manière* l'interrupteur 50 permet de relier sélectivement à la mémoire 40, ou bien le condensateur 52 et la source 54, ou bien le condensateur 52 et le dispositif 56. Bion entendu, l'interrupteur 50 et l'inverseur 42 peuvent être associés mécaniquement, si on le désire. On comprendra que, grâce au condensateur 52, la source 54 et le dispositif 56 peuvent cesser de recevoir le courant continu fourni par la batterie 440 De façon similaire9 grée z la bobine 46, la batterie 44 peut cesser de recevoir le courant variable fourni par la source 54. La résistance 48 a pour obJet de régler le courant continu de polarisation envoyé & la mémoire 40. Lors du fonctionnement, l'interrupteur 50 est réglé de façon telle que la source 54 soit-couplle dans le circuit et l'inverseur 42 est réglé de façon que l'électrode 30 constitue l'anode et que l'électrode 32 constitue la cathode. On règle la résistance 48 de façon appropriée pour contrôler le courant continu qui circule dans la mémoire 40. oh notera que le niveau du courant continu doit être suffisamment élevé, par comparaison avec le courant de modulation émis par la source 54, pour que les variations du courant total ne modifient pas la polarité des élec- trodes. De tels courants peuvent être très faibles.Par exemple, on peut supposer que la densité du courant d'échange B l'équili- bre, aux endroits des électrodes (qui est fonction du choix des métaux des électrodes ainsi que de la composition et de la concentration de l'électrolyte) est comprise entre environ 1 et 10 A/cm. Une densité de courant d'échange élevée est associée avec une surtension faible. Ainsi, on peut ajuster le courant continu de polarisation à des niveaux typiques de 1 A/cm et se trouver toujours au voisinage des conditions d'équilibre. En raison de l'étendue très faible de la surface de l'électrode en contact avec l'électrolyte contenu dans l'espace 36, le courant peut être alors calculé en microampères. Un renseignement sous la forme d'un courant de modulation émis prr la source 54 modifie la densité de courant de façon telle que, lorsqu'on utilise une anode faite de deux métaux (M1 + N ayant chacun son potentiel d'électrode distinct), les deux métaux se trouvent déposés simultanément sur la cathode sous une forme sensiblement monocristalline, mais le rapport des vitesses de dépôt des métaux varie en fonction des variations de la densité de courant émis par la source 54. Par exemple, le potentiel d'électrode de Àg est de + 800 mv et celui de Pd est de + 987 mv. En utilisant un électrolyte ayant une concentration 5 N de Ag et 0,005 N de Pd (environ), ces métaux peuvent être déposés simultanément ( partir d'un alliage contenant 0,5 fraction atomique de Ag et 0,5 fraction atomique de Pd) dans un intervalle de solutions solides et en des quantités égales par unité de temps, avec un courant continu constant. Avec une cathode d'environ 21u de diamètre disposée en regard d'une anode Âg-Pd (la fraction atomique de Ag étant de 0,5) ayant la mSme dimension, située a une distance de 10 , on peut voir que, pour des densités de courants voisines de 1 A/cm, le dépôt à la cathode se présente sous forme d'un cristal unique à raison d'ensi- ron 3,5/u par seconde, soit environ 104 plans atomiques par seconde0 ainsi, en théorie, un courant de modulation d'entrée atteignant 10 KC détermine des variations dans une telle composition dtun plan atomique à l'autre.Si la longueur de l'ouverture ou passage 24 est de 2 mm, la croissance de la cathode (et la dissolution résultante de l'anode) peut prendre environ 10 minutes du temps d'enregistrement. Il est important de maintenir la section transverale maximale ou diamètre maximal du passage 24 à une valeur minimale, non seulement pour maintenir le courant réel requin une valeur faible, mais aussi pour encourager une croissance uniforme du cristal dans des plans successifs. Â cet effet, le diamètre maximal du passage 24 ne doit pas dépasser environ 50/u. Lorsque la composition de la cathode 32 a été établie par une croissance modulée, on exécute la lecture en inversant la polarité à l'aide de l'inverseur 42 et en mettant la source 54 hors circuit grecs à une manipulation de l'interrupteur 50 de façon telle que le dispositif 56 soit remis en circuit. Â cet effet, il faut que le courant continu constant I reçu par le dis- positif 40 ait la même valeur que le courant continu de polarisation initialement appliqué, mais avec une polarité inversée. L'électrode 32 devisent donc l'anode et l'électrode 30 la cathode.L'anode se dissout alors et les ions amenés-en solution se déposent sur la cathode sous forme d'un cristal unique ayant une composition sen- siblement uniforme parce que la solution, à travers laquelle les ions doivent passer avec un Courant constant est appliquée, égalise la fraction atomique par diffusion. La tension totale aux bornes de la pile est la somme de la chute de tension I.R aux bornes de la pile (R étant la résistivité dans la pile) et du potentiel électrochimique instantané créé par la différence de composition des couches superficielles de l'espace 36 au voisinage de l'anode et de la cathode. On comprendra que, même si l'anode initiale est faite de l'alliage requis sous forme polycristalline, il se forme une cathode sensiblement mono cristalline lors d'une première utilisation, et l'inversion du courant constant reformera l'anode initiale (constituant alors la cathode) également sous forme dtun monocristal, les deux monocristaux étant bien entendu formés au voisinage de celles des extrémités des électrodes qui sont en regard l'une de l'autre. Lors d'un premier cycle avant lenregio- trement et la restitution proprement dits, il est judicieux d'assurer la croissance de ces cristaux uniques. La variation # V de la tension est basée sur la dif- férence des potentiels électrochImiques des deux métaux ainsi que sur la différence entre les rapports atomiques des métaux à l'extrémité de l'anode et de la cathode qui est en contact avec l'électrolyte.De façon plus détaillée, on peut écrire ii V#(E1 - E2) (X - Y) où E1 est le potentiel de réduction des ions métalliques M1 par rapport au métal, E2 est le potentiel de réduction des ions métalliques M2 par rapport à ce métal, X est le pourcentage ou la fraction atomiques de lun des métaux ( par exemple M1) à la surface de l'anode en contact avec l'électrolyte, la fraction atomique étant égale au rapport M1/ (M1 + M2) où M1 et M2 sont les nombres d'atomes de chaque métal, et Y est le pourcentage atomique de l'un des métaux, comme par exemple M1, à la surface de la cathode. De tels potentiels de réduction, connus sous le nom de potentiels de réactions électrochimiques à 250C, sont typiques pour des réactions de demi-pile du type où n est la charge ionique et e représente un électron. Ces potentiels sont d'environ + 987 mV pour Pd et + 800 mV pour Ag. Ainsi, en supposant une cathode et une anode Pd dans laquelle la fraction atomique de Àg atteint en moyenne 0,50, et une anode dont la composition oscille avec une amplitude #X, la tension de sortie oscille avec une amplitude deiV, comme suit: #V # (987 - 800) (X - #X - Y) = 187 (#X) La valeur de #V est donnée en millivolts lorsque #X est de l'ordre de 1%, et elle peut être facilement déterminée à l'aide du dispositif 56. Ainsi, on obtient des tensions de sortie en milli volts pour un pourcentage de variation de la composition des élec trodes. Malgré la dimension minuscule du dispositif, la tension de sortie est appréciable. Cette caractéristique est due au fait que l'énergie échangée par atome est si importante que sa liai- son chimique se trouve établie ou rompue.D'autres mémoires font appel à des transitions moins sévères, comme des transitions magnétiques, et le prélèvement ou l'introduction d'un renseignement ne fournissent pas assez d'énergie pour désintégrer chimiquement le matériau0 Un dispositif typique du genre décrit peut comprendre des alliages Ag-Au, Cu-Ni, Pt-Rh, Mo-W, Rf-Zr, Nb-Ta ou des alliages isotypes binaires de terres rares, comme Dy-Tb ou Dy-Ho, à titre d'électrodes. On peut utiliser des sels fondus comme électrolytes. Par exemple, pour un alliage Cu-Ni, l'électrolyte peut être constitué par des sels de Ni et de Cu fondus dissous dans un électrolyte de support comme un mélange eutectique de AlCl3 et de NaCl fondus.On peut également utiliser comme électrolyte un mélange eutectique ou ayant un bas point de fusion approprié, comme CuCl et un chlorure alcalin dans lequel les sels de Ni se dissolvent. En particulier, lorsqu'on utilise des électrolytes fondus, la mémoire 40 doit être couplée thermiquement à un dispositif de chauffage comme un serpentin 58 sous le contrôle d'un thermostat 60, en vue du maintien d'une température de travail stable requise.De tels dispositifs de réglage et de chauffage sont bien connus et il est inutile de les décrire de façon plus détaillée0 On peut également utiliser des alliages métalliques appropriés dans des électrolytes aqueux ou dans d'autres électrolytes (par exemple RH3) qui sont liquides à la température ambiante, à condition9 bien entendu, que les sels métalliques soient suffisamment solubles pour que les concentrations des deux genres d'ions métalliques dans l'électrolyte soient appropriées0 Bien que la présente invention soit avantageuse pour 18enregistrement et la restitution d'informations analogiques, les informations peuvent entre légèrement brouillées par l'interdiffusion d'atomes métalliques dans le cristal d'alliage métallique.Dans un tel cas, on peut tout d'abord coder l'information sous forme numérique et lenregistrer sous cette forme, après quoi l'information restituée peut entre remise en forme et/ou décodée si on le désire, Du fait que l'information prélevée est inversée dans le temps, sa lecture peut être incommode, Dans ce cas, on peut simplement inverser deux fois l'ordre des fragments d'information en les prélevant dans une première mémoire 40 pour les introduire dans une autre mémoire identique. La lecture de cette dernière permet alors d'obtenir les fragments d'information dans leur ordre initial. Il est bien entendu que la description qui précède a un caractère purement illustratif et non limitatif et qu'on peut apporter de nombreuses modifications au procédé et à l'appareil qu'on vient de décrire sans sortir du cadre de la présente inven tiono REVENDICAtIONS 1. Dispositif permettant de stocker des informations et qui est caractérisé par le fait qu'il comprend, une première et une seconde électrodes espacées l'une de l'autre, au moins l'une de ces électrodes étant faite d'un alliage de métaux isotypes, un électrolyte contenant des ions de ces métaux isotypes, qui est-disposé dans l'espace compris entre les électrodes et est en contact avec celles-ci, sa dimension latérale maximale étant inférieure à environ 50/u. 2. Dispositif de stockage d'informations conforme à la revendication 1, qui comprend un dispositif pour limiter la dimension latérale précitée à moins d'environ 50/u. 3. Dispositif de stockage d'informations conforme à la revendication 1, dans lequel au moins les portions des électrodes qui sont en regard lune de l'autre sont sensiblement monocristal- limes. 4. Dispositif de stockage d'informations par voie électrochimique, qui comprend une première et une seconde électrodes écartées l'une de l'autre, au moins l'une des électrodes étant faite d'un alliage de métaux isotypes, un électrolyte contenant des ions de ces métaux isotypes, qui est placé dans l'espace compris entre les électrodes et est en contact avec lesdites électrodes, un dispositif pour appliquer un courant continu constant de polarisation aux bornes des électrodes, et un dispositif grâce auquel le courant précité peut être modulé par un courant variant dans le temps, qui représente l'information précitée, et dont l'aaplitude maximale est inférieure à l'amplitude du courant constant. 5. Dispositif de stockage d'informations conforme à la revendication 4, dans lequel au moins les parties des électrodes disposées en regard l'une de l'autre sont sensiblement monocristal lines. 6. Dispositif de stockage conforme à la revendication 1 qui comprend un dispositif pour appliquer un courant constant de polarisation aux bornes des électrodes précitées. 7. Dispositif de stockage conforme à la revendication 6, dans lequel le courant constant possède une première polarité, ce dispositif comprenant un dispositif grâce auquel le courant permanent peut être modulé par un courant variant dans le temps, qui représente l'information et dont l'amplitude maximale est infé- rieure à l'amplitude du courant constant. 8. Dispositif de stockage conforme à la revendication 6 qui comprend un dispositif pour détecter des variations de tensions aux bornes de ladite électrode. 9. Dispositif de stockage conforme à la revendication 6, qui comprend un dispositif pour inverser sélectivement la polarité du courant de polarisation aux bornes de la pile, 10. Dispositif de stockage conforme à la revendication 9, qui comprend un dispositif grâce auquel le courant constant peat être modulé par un courant variant dans le temps, qui représente cette information et dont l'amplitude maximale est inférieure à l'amplitude du courant constant, un dispositif pour déceler les changements de tension aux bornes des électrodes, et un dispositif pour relier sélectivement aux bornes des électrodes ou bien le dispositif de modulation précité, ou bien le dispositif décelant les changements de tension déjà mentionnée 11.Dispositif de stockage conforme à la revendication 10, qui comprend un dispositif grâce auquel le dispositif de modulation peut être isolé électriquement du dispositif servant à appliquer le courant constant. 12. Procédé d'enregistrement d'informations par voie électrochimique sous forme d'un courant variant dans le temps, ce procédé étant caractérisé par le fait qu'il consiste à moduler la composition d'un alliage isotype déposé par voie cathodique à l'aide du courant variant dans le temps. 13. Procédé d'enregistrement conforme à la revendication 12, dans lequel la modulation comprend l'application d'un courant constant de polarisation, dont l'amplitude est supérie;rre à l'amplitude maximale du courant variant dans le temps aux bor nes de deux électrodes séparées par un électrolyte contenant des ions des métaux isotypes de l'alliage précitéS an moins l'élec trode anodique étant faite de cet alliage, et la modulation du courant constant par le courant variant dans le temps0 14. Procédé d'enregistrement conforme à la revendication 13, dans lequel on prélève les renseignements enregistrés en cessant d'appliquer le courant variant dans le temps, en inversant la polarité du courant constant et en relevant les variations de la tension aux bornes des électrodes.