la présente invention concerne des perfectionnements apportés à des moulins (ou broyeurs) à canne à se ou Elmi laires, projetés avec soin dans l'intention de réaliser quel- gue chose de réellement nouveau, en mesure de confér l'ensemble de meilleures conditions de fonctionnement. En effet, or* sait de façon génerale que les moulins à canne à sucre comportent généralement un bâti extremement renforcé, du fait que celui-ci supporte toute la pression, ce qui ne se produit pas dans le cas présent, étant donné qu;1t armature (bâti) est soumise seulement à la pression du collec- teur de bagasse et, en consequence, n'a pas besoin d'être extremement renforcée. En outre, dans les moulins qui existent actuellemrnt dans le monde, il est appliqué exclusivement au cylindre supérieur une force verticale ou inclinée du type pression qui se répartit en forces vives en fonction des réactions des cylindres inférieurs. Le cylindre supérieur guidé ne peut se déplacer que selon une trajectoire verticale, inclinée ou en arc de cercle. Dans les moulins actuels à cylindre supérieur guidé, il se produit que les résultantes des réactions des cylindres inférieurs ne sont pas forcément et tojurs dirigées suivant l'axe de translation du cylindre supérieur, ne passant pas par le centre de celui-ci. Il en résulte une réaction dans les guides du cylindre supérieur, avec perte d'intensité des forces effectives de pression. Dans tous les moulins qui existent actuellement, la modification d'ouverture d'entrée entrain automatiquement et simultanément une modification d'ouverture de sortie et vice versa Il apparat toutefois que, dans l'ensemble des moulins, le matelas de matières à presser et à broyer n'est jamais absolument uniforme et un certain laps de temps est nécessaire pour-qu'bne surépaisseur de matière qui se trouve pressee a l'entrée parvienne à être pressée à la sortie. Dans les moulins existants, cette surépaissevr provoquera une augmentation d'ouverture à l'entrée et en môme temps å la sortie, de façon prématurée, ce qui diminue la pression exercée sur la matière qui était en cours de pressage à ce moment à la sortie. Le meme raisonnement s'applique dans le cas où la sortie s'ouvre, ce qui provoque de ême une ouverture de l'entre à un moment inopportun. Il est évident que ce système est préjudiciable à l'extraction. En appliquant une seule force de pression par le cylindre supérieur, il est impossible de contrôler les pre- sions appliquées à l'entrée et à la sortie, lesquelles sont variables. Le moulin faisant l'objet de l'invention est destiné à l'extraction de n'importe quel liquide a partir de produits végétaux, bien qu'il soit particulièrement indiqué pour l'extraction du jus de canne à sucre. Les dessins ci-annexés illustrerit la présente invention. La figure 1 est une vue frontale en coupe du moulin à canneà sucre ou similaires perfectionné selon l'invention. La figure 2 est une vue latérale de détail du même moulin. La figure v représente schématiquement la décomposition des réactions du moulin selon l'invention. La figure 4 reproduit, à simple fin de comparaison, une vue schématique de la décomposition des réactions des cylindres d'un moulin classique. D'après ce qui est représenté sur les figures ci-dessus définies, la partie inférieure du moulin i supporte deux cylindres inférieurs 2, 3. Les cylindres inférieurs 2, 3 sont fixes, sauts réglage, reposant sur des pivots de bronze 4, 5, lesquels s'appuient sur des coussin d'acier 6 qui comportent deux extrémités cylindriques prenant appui dans le bâti 1. Le cylindre supérieur 7 est flottant,ne prenant appui qu'en position de repos sur la saillie 9 de la partie inférieure, par l'intermédiaire de ses paliers 8. Aux deux extrémités de l'axe supérieur sont disposé des pivots montés sur roulement à l'intérieur d'une boite. Chaque palier dru cylindre supérieur est raccordé, par l'intermédiaire de tirants 10, il fixés par des chevilles 12, 13 sur la gaine du palier à deux vérins hydrauliques 14, 15. Xe mouvement de translation latérale du cylindre supérieur peut être limité par des saillis 9 par lesquelles il s' appuie sur les boites des paliers supérieurs. Le point d'appui des vérins hydrauliques est constitué par les pinots des cylindres d'entrée et de sortie, pivots qui reposent sur les coaCsins 6, lesquels prennent appui dans le bâti seulement par leurs extrémités demi-cylindriques. après avoir placé dans leurs logements les cylindres inférieurs2-3 et le collecteur de bagasse, on met en place le cylindre supérieur 7. On procède au réglage des ouvertures d'entrée et de sortie, distance entre le cylindre inférieur et le cylindre supérieur au repos, lorsque lesqEWs 9 de celui-ci sontbutés contre les saillies de la partie inférieure. La hauteur de ces saillies est réglable. Le cylindre supérieur étant mis en place, avec ses appuis reposant sur les saillies réglables, dans la position exacte qui permet d'obtenir les ouvertures souhaitées à l'entrée et à la sortie, on procède au réglage de position des vérins hydrauliques sur les tirants. Ce réglage est effectué alors que le piston 17, 18 est appuyé sur le couvercle inférieur, en plaçant une cale 19 appropriée sur la traverse des tirants 20. Lorsque le moulin est mis en service, la matière à broyer repousse le cylindre supérieur, soit à Itentrée, soit à la sortie, et celui-ci se déplace en fonction des épaisseurs de matière à broyer à l'entrée et à la sortie. Les vérins hydrauliques permettent de modifier les distances entre les centres du cylindre supérieur et des cylindres inférieurs, ce qui a pour effet de modifier les ouvertures d'entrée et de sortie indépendamment l'une de l'autre. Les centres des cylindres inférieurs constituent des axes de rotation de l'ensemble. Le moulin à "réglage automatique - pression totale présente les avantages suivants L'entrée et la sortie s'ouvrent ou se ferment automatiquement et indépendamment l'une de l'autre en fonction du volume de matière à broyer qui, à un moment donné, se trouve pressé à l'entrée ou à la sortie. l'entrée peut s'ouvrir sans que la sortie s'ouvre et vice-versa, le cylindre supérieur prenant toujours la position idéale. Le cylindre supérieur étant flottant, il peut se soulever davantage d'un côté par rapport à l'autre, en fonction du volume de matière. La pression hydrauIique est- indépendante à l'entrée et à la sortie, pouvant etre réglée à volonté -et indépendamment. Le cylindre supérieur étant complètement flottant, il n'existe aucune réaction nuisible et les pressions hydrauliques appliquées à l'entrée et à la sortie sont constantes et totalement mises à profit, quelle que soit la position du cylindre supérieur. Le réglage étant effectué par la position du cylindre supérieur, les cylindres inférieurs sont fies, ce qui permet le minimum possible de grandeur du collecteur de bagasse, quelles que soient les mesures d'entrée et de sortie; c1est-à- dire quelle que soit la position du moulin dans l'ensemble. Il n'existe aucune force defriction, le cylindre supérieur se soulevant facilement. On obtient une réduction de la puissance nécessaire, due à l'absence de frottement du cylindre supérieur et à la grandeur du collecteur'de bagasse (minimale). Facilité de montage et de démontage. En détachant les tirants qui relient le cylindre supérieur aux vérins hydrauliques par l'intermédiaire de chevilles, on peut enlever immédiatement le cylindre supérieur. Les cylindres inférieurs étant fixes, il est possible d'établir l'accouplement du mouvement de rotation du moulin par le cylindre de sortie, ce qui laisse le'- cylindre supérieur plus libre. Le point d'appui des vérins hydrauliques étant constitué par les pivots des cylindres inférieurs, on ne constate pas les fortes réactions sur le bâti. La réaction est seulement limitée à la pression qui existe dans le collecteur de bagasse, ce qui permet de construire des bâtis plus légers et moins coûteux. -:- BEVENDIChIONd 1 - Perfectionnements apportés aux moulins à canne à sucre ou similaires, caractérisés en ce qu'il est appliqué, au cylindre supérieur flottant, deux forces du type traction réglables individuellement, dirigées approximativement et respectivement le long des lignes de jonction du centre du cylindre supérieur avec les centres des cylindres inférieurs d'entrée et de sortie, ces forces de traction dirigées étant appliquées aux deux extrémités de l'axe supérieur et chaque extrémité de l'axe supérieur subissant ainsi une traction dans une direction qui suit approximativement la ligne de jonction des centres du cylindre supérieur et du cylindre inférieur d'entrée et une traction dans une direction qui suit approximativement la ligne de jonction des centres du cylindre supérieur et du cylindre inférieur de sortie. 2 - Perfectionnements apportés aux moulins à canne à sucre ou similaires selon la revendication 1, caractérisés en ce que le cylindre supérieur est complètement flottant pendant la période de travail, ne prenant appui qu'en position de repos sur une saillie de la partie inférieure par l'intermédiaire de ses appuis et en ce que la force d'application du cylindre supérieur sur les cylindres inférieurs, du type traction, a pour point d'application les propres appuis des cylindres inférieurs.