La présente invention a pour objet un tendeur-distanceur 'perdu" pour coffrages et son procédé de fabrication. On sait que pour maintenir en position les banches (planches, panneaux en bois ou métalliques) des coffrages, notamment ceux des tinés a l'édification de murs par coulée de béton, on avait usuellement recours a l'utilisation de serre-joints et d'entretoises de bois déterminant l'écartement des banches du coffrage. Ces moyens s'avérant peu pratiques, d'une part parce que les serre-joints sont difficiles a mettre en place lors de la constitution du coffrage, d'autre part parce que l'entretoise de bois reste emprisonnée dans le béton lors du décoffrage ou, si elle en est retirée, laisse subsister un trou qui doit ensuite etre bouché, on a eu l'idée de les remplacer par des tendeurs-distanceurs, dont le corps est noyé dans le béton et y reste après décoffrage, raison pour laquelle on les nomme tendeurs-distanceurs "perdus". Le principe de ces tendeurs-distanceurs "perdus" est simple ils sont constitués d'une bande de fer plat découpée et torsadée de manière que le plan de ses deux extrémités soit sensiblement perpendiculaire au plan de sa partie centrale, laquelle, d'une longueur égale à l'épaisseur de béton, forme entretoise entre les banches du coffrage qui s'appuient contre les butées latérales d'extrémités de cette partie centrale. Les extrémités de la bande s'insèrent entre deux banches superposées et sont pourvues d'ouvertures permettant l'introduction de clavettes qui verrouillent en position lesdites banches. Le béton étant pris, on enlève les clavettes, libère ainsi puis enlève les banches (décoffrage).Les extrémités des tendeursdistanceurs qui émergent alors seules des surfaces latérales du béton sont ensuite coupées, au ras desdites surfaces, par exemple au moyen d'un vilbrequin approprié, la partie centrale ou corps du tendeur-distanceur restant noyée dans le béton. De tels tendeurs-distanceurs sont, par exemple, décrits dans le brevet suisse NO 451.476, etles figures 1 à 3 du dessin annexé en rappellent la configuration et l'agencement. Dans la pratique, ces tendeurs sont découpés dans des bandes de feuillards de deux millimètres environ d'épaisseur et la zone tor sadée qui relie leur corps à chacune de leurs deux extrémités présente une largeur d'environ un centimetre (par exemple onze millimètres), qui assure auxdites zones une résistance suffisante à la traction lors de l'insertion des clavettes dans les ouvertures des extrémités du tendeur, tout en permettant la torsion aisée de ces zones lors de la fabrication de ce tendeur et la coupe de ses extrémités après le décoffrage. Or, dans les tendeurs-distanceurs connus, susmentionnés, et ainsi que cela ressortira plus clairement des figures 1 à 3, lesdites butées latérales d'extrémités de la partie centrale ou corps du .tendeur sont prévues coplanaires à cette partie centrale, de sorte que pour permettre la torsion de chacune desdites zones, il est nécessaire de prévoir lors de la découpe du tendeur dans la bande de. fer plat, de part et d'autre de cette zone, un dégagement suffisant obtenu par la pratique a tune échancrure oblongue entre ladite zone et chacune des deux butées latérales d'extrémités adjacentes. La largeur de cette échancrure étant couramment du même ordre de grandeur que celle de chacune des deux butées, c'est-à-dire de quatre millimètres environ, la largeur de la partie centrale ou corps du tendeur, qui est celle de la bande de fer plat utilisée avant torsion desdites zones, s'augmente d'autant et atteint trois centimètres environ (par exemple 28 mm.). Par sa configuration particulière, obtenue par un procédé spécial de fabrication, le tendeur-distanceur "perdu" selon l'invention élimine cette nécessité, inhérente aux tendeurs-distanceurs susmentionnés, de prévoir la découpe d'une telle échancrure de dégagement entre chacune des deux zones torsadées du tendeur et les butées adjacentes d'extrémités de sa partie centrale. De ce fait, la largeur de la bande de fer plat constituant le tendeur-distanceur "perdu" selon l'invention, et par conséquent le prix de revient de ce dernier, se trouvent diminués d'environ un tiers par rapport aux tendeurs-distanceurs "perdus" susmentionnés. Ainsi, pour une même robustesse (des zones torsadées de 21 mm. de largeur) et des butées d'extrémités augmentées à 5 mm. de large, un tendeur-distanceur "perdu" selon l'invention n'atteint que 21 mm. de largeur hors-tout. Ce tendeur-distanceur "perdu" selon l'invention est, de manière connue, constitué d'une bande découpée de fer plat dont la partie centrale ou corps, servant d'entretoise entre les banches du coffrage, est pourvue de butées latérales d'extrémités contre lesquelles s'appuient lesdites banches, et dont chacune des deux extrémités, destinée à être insérée entre deux banches superposées du coffrage et reliée à ladite partie centrale ou corps par une zone torsadée, est percée d'une ou de plusieurs ouvertures pourl'introductiond'une clavette de maintien desdites banches. I1 est caractérisé par le fait que lesdites butées latérales d'extrémités sont constituées chacune par une patte formée dans la matière immédiatement adjacente à celle constituant ladite zone torsadée, et décalée, notamment en balonnette, par rapport au plan de ladite partie centrale dont elle constitue un prolongement non coplanaire, le tout agencé de manière que, sans enlèvement de matière, ce simple décochement de la patte par rapport au plan de cette partie centrale réalise un dégagement suffisant à permettre la torsion de la zone torsadée. Selon le procédé de fabrication du tendeur-distanceur "perdu" objet de l'invention, on découpe à l'emporte-pièce, dans une bande de fer plat à la largeur hors-tout du tendeur, les extrémités de celui-ci ainsi que les ouvertures dont sont percées lesdites extrémités. Ce procédé est caractérisé par le fait qu'on forme lesdites pattes, avantageusement en même temps que l'on découpe lesdites extrémités et leurs ouvertures, chacune par cisaillement à la matrice du bord correspondant de la bande de fer plat, selon une ligne, notamment en "L", de séparation de ladite patte d'une part et de la zone à torsader et de l'extrémité correspondante d'autre part les plans de ladite partie centrale ou corps du tendeur et des deux extrémités de celui-ci étant ensuite rendus sensiblement perpendiculaires l'un par rapport à l'autre par torsion des deux dites zones. L'invention sera mieux comprise et d'autres caractéristiques et avantages de celle-ci apparaitront plus clairement en se référant à la description suivante et au dessin annexé-qui précisent l'art antérieur et se rapportent à la forme préférée de réalisation de l'invention, selon deux modes possibles d'exécution, citée à titre d'exemple non-limitatif. Au dessin - les figures 1 à 3 représentent respectivement l'embout d'un tendeur-distanceur "perdu" selon l'art antérieur, avant torsion de sa zone torsadée, ce même bout après torsion de ladite zone, et ce même tendeur-distanceur "perdu" mis en place sur un coffrage, - la figure 4 montre l'embout d'un tendeur-distanceur "perdu" selon l'invention, d'apres un premiermode d'exécution à extrémité à deux ouvertures pour la disposition d'une clavette selon deux épais seurs possibles des banches du coffrage; avant torsion de sa zone torsadée, - la figure 5 montre l'embout d'un tendeur-distanceur "perdu" selon l'invention, d'après un second mode d'exécution à extrémité à une seule ouverture oblongue, pour la disposition d'une clavette en biseau plus ou moins enfoncée selon l'épaisseur, variable, des banches utilisées pour la confection du coffrage; avant torsion de sa zone torsadée, - la figure 6 représente schématiquement les moyens mis en action pour l'obtention du tendeur dont l'embout est représenté à la figure 5, selon le procédé de fabrication conforme à l'invention, - la figure 7 montre l'embout représenté à la figure 4, après torsion de sa zone torsadée, - la figure 8 montre l'embout représenté à la figure 5, après torsion de sa zone torsadée, - la figure 9 représente l'embout montré à la figure 8, son extrémité-apparaissant de profil et sa partie centrale de face, - la figure 10 montre, à droite, la mise en place sur un coffrage d'un tendeur selon l'invention d'après le premier mode d'exécution et, à gauche, la mise en place sur un coffrage d'un tendeur selon l'invention d'après le second mode d'exécution. En se référant tout d'abord aux figures 1 à 3, un tendeur-distanceur "perdu" de type connu, tel 1, est découpé à l'emporte-pièce dans une bande de fer plat débitée dans un feuillard de deux millimètres d'épaisseur environ (figure 1). I1 comprend une partie centrale ou corps du tendeur, 2, et deux extrémités 3, 3', reliées à cette partie centrale 2 par une zone plus étroite 4, 4' (figure 1) destinée à être torsadée (figures 2 et 3) de manière que ces extrémités 3 et 3', qui viennent s'insérer entre les banches superposées 5,6;5',6' d'un coffrage 7 (figure 3), soient orientées sensiblement perpendiculairement au corps 2 du tendeur 1 qui forme entretoise entre lesdites banches 5,5';6,6'.Ces extrémités 3 et 3' portent des ouvertures, telles 8, 8', pour l'introduction de clavettes schématiquement représentées en 9,9' à la figure 3 et par lesquelles lesdites banches 5,5';6,6' sont maintenues en position contre des butées latérales d'extrémités 10,11,10',11' dont est pourvue la partie centrale 2, formant entretoise, du tendeur 1. Comme l'indique déjà l'introduction, ces butées 10,11;10',11' étant coplanaires à la partie centrale 2 du tendeur 1, il est nécessaire, lors de la découpe de celui-ci de prévoir (figure 1) entre la zone à torsader 4,4' et chacune des butées 10,11;10',11' une échancrure 12,13;12',13', de largeur appréciable, pour offrir un dégagement permettant la torsion de ladite zone 4,4', ce qui augmente notablement la largeur hors-tout du tendeur. Le tendeur 14,14' selon l'invention etant dépourvu de telles échancrures, sa largeur hors-tout est réduite sensiblement du tiers par rapport aux tendeurs connus tels que 1. Dans ce tendeur selon l'invention : 14, à extrémités à deux ouvertures 15,16, selon le premier mode d'exécution (figures 4,7 et 10 à droite), ou 14', à extrémités à une seule ouverture oblongue -17, selon le second mode d'exécution (figures 5,8,9 et 10 à gauche), les butées latérales d'extrémités de la partie centrale 18, respectivement 18',sont constituées chacune par une patte 19,20;19',20' formée dans la matière immédiatement adjacente à celle, 21 (figure 4), ou 21' (figure 5) constituant la zone ensuite torsadée 22 (figures 7 et 10), respectivement 22' (figures 8,9 et 10).Ces pattes 19,20, 19',20' sont décalées, en balonnette, par rapport au plan de la partie centrale 18, respectivement 18' du tendeur, de sorte que par ce décochement se trouve réalisé un dégagement, bien visible aux figures 7 et 8, qui permet cette torsion des zones 22, respectivement 22', sans que l'on ait, comme par le passé, recours à la formation d'échancrures pour réaliser un tel dégagement. En se référant maintenant aux figures 4, 5 et, plus particulièrement, 6, le procédé de fabrication du tendeur selon l'invention consiste à former lesdites pattes 19,20,19',20', avantageusement en même temps que l'on découpe à l'emporte-pièce, dans une bande de fer plat, les extrémités du tendeur et leurs ouvertures, chacune (19,20; 19',20') par cisaillement, au moyen d'une matrice "M" (figure 6), du bord correspondant de ladite bande de fer plat, selon une ligne en "L" 23,24 (àia figure 4),ou 23',24'(àla figure 5) de séparation de ladite patte 19,20, ou 19',20' d'une part et de la zone à torsader 21, respectivement 21', de l'extremite correspondante d'autre part.Ensuite, et de manière conventionnelle, les plans de la partie centrale 18,18' tes deux extrémités du tendeur sont rendus sensiblement perpendiculaires par torsion des zones 21 et 21 ', selon 22, respectivement 22'. Cette matrice "M" (figure 6), par exemple d'un seul tenant avec l'emporte-pièce utilise pour découper le tendeur, comprend schématiquement d'une part un élément mâle "M1" dont deux parties protubérantes symétriques telle ml, formant couteaux de cisaillement, sont formées au contour intérieur desdites pattes 19,20;19',20',c'est-àdire selon une petite rampe oblique 25 et un méplat 26, et, d'autre part un élément femelle "M2" dont deux parties, encreux, symétriques telle m2, recevant les pattes 19,20 ou 19',20' en formation, sont formées au contour extérieur desdites pattes, c'est-à-dire aussi selon une rampe oblique 27 et un méplat 28.La forme coudée donnée ainsi aux pattes 19,20;19',20', compte tenu de la configuration donnée aux éléments de la matrice "M", n'est cependant citée qu'à titre d'exemple préféré non limitatif, d'autres formes, par exemple en arc de cercle, ou simplement en biais, pouvant tout aussi bien être données à ces pattes. Dans tous les cas, la formation des pattes hors du plan de la partie centrale 18,18' entraine un léger retrait de leur extrémité par rapport au front "f" de la ligne de cisaillement 23,24;23',24', retrait bien visible notamment aux figures 7 et 8. A la figure 10 est représentée, en perspective cavalière arrachée, la pose, sur un coffrage 29, à droite d'un tendeur 14 selon le premier mode d'exécution, dont l'extrémité présente les deux ouvertures 15 et 16 pour l'introduction, dans l'une ou l'autre selon l'épaisseur des banches superposées 30 et 31, d'une clavette 32 ; à gauche d'un tendeur 14' selon le second mode d'exécution, dont l'ex- trémité présente une ouverture oblongue unique 17 pour l'introduction, plus ou moins enfoncée selon l'épaisseur des banches superposées 33 et 34, d'une clavette en biseau à section en "U" 35. La partie centrale 18, 18' de ces tendeurs 14, 14' selon l'invention reste noyée dans le béton pris 36 après enlèvement des clavettes 32, 35 et décoffrage. Les extrémités de ces tendeurs sont, comme il a été dit dans l'introduction, ensuite coupées au ras des surfaces du béton 36, par tout moyen approprié, notamment un vilbrequin. I1 est clair que le nombre et les formes des ouvertures pratiquées dans les extrémités du tendeur selon l'invention ne se limitent pas à ceux présentement décrits et que la forme préférée de réalisation qui vient d'être exposée et est représentée au dessin, selon deux de sesmodespossiblesd'exécution, n'ayant été citée qu'à titre d'exemple non-limtatif, l'homme de l'art pourra y apporter toutes modifications de forme ou de détail qu'il jugera utiles ou en remplacer tout ou partie des éléments constitutifs par des équivalents sans pour autant sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Tendeur-distanceur "perdu" pour coffrages, constitué d'une bande de fer plat dont la partie centrale ou corps, servant d'entre toise entre les banches du coffrage, est pourvue de butées latérale d'extrémités contre lesquelles s'appuient lesdites banches, et dont chacune des deux extrémités, destinée à être insérée entre deux ban ches superposées du coffrage et reliée à ladite partie centrale ou corps par une zone torsadée, est percée d'une ou de plusieurs ouver tures pour l'introduction d'une clavette de maintien desdites banches, caractérisé par le fait que lesdites butées latérales d'extré mités sont constituées chacune par une patte formée dans la matière immédiatement adjacente à celle constituant ladite zone torsadée, e décalée, notamment en balonnette, par rapport au plan de ladite par tie centrale dont elle constitue un prolongement non-coplanaire, le tout agencé de manière que, sans enlèvement de matière, ce simple décochement de la patte par rapport au plan de cette partie central réalise un dégagement suffisant à permettre la torsion de la zone torsadée. 2. Tendeur-distanceur "perdu" pour coffrages selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lesdites pattes (19,20;l9',20 ont une forme coudée. 3. Tendeur-distanceur "perdu" pour coffrages selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lesdites pattes sont formées en arc de cercle. 4. Tendeur-distanceur "perdu" pour coffrages selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lesdites pattes sont simplement formées en biais par rapport au plan de ladite partie centrale du tendeur. 5. Procédé de fabrication d'un tendeur-distanceur "perdu" pour coffrages selon la revendication 1, par lequel on découpe à l'empor te-pièce, dans une bande de fer plat à la largeur hors-tout du tendeur, les extrémités de celui-ci ainsi que les ouvertures dont sont percées lesdites extrémités, caractérisé par le fait qu'on forme leE dites pattes (19,20;19',20'), avantageusement en même temps que l'o découpe lesdites extrémités et leurs ouvertures (15,16,17), chacune par cisaillement à la matrice ("M") du bord correspondant de la ban de de fer plat, selon une ligne (23,24;23',24'), notamment en "L", de séparation de ladite patte, d'une part et de la zone (21,21') à torsader et de l'extrémité correspondante d'autre part; les plans de ladite partie centrale (18,18') ou corps du tendeur (14,14') et des deux extrémités de celui-ci étant ensuite rendus sensiblement perpendiculaires l'un par rapport à l'autre par torsion (en 22,22') des deux dites zones. 6. Procédé de fabrication selon la revendication 5, caractérisé par le fait que la matrice ("M") mise en action pour former lesdites pattes (19,20;19',20') comprend d'une part un élément mâle ("M1") dont deux parties protubérantes symétriques (ml), formant couteaux de cisaillement, sont formées au contour intérieur desdites pattes et, d'autre part un élément femelle ("M2") dont deux parties, en creux, symétriques (m2), recevant les pattes en formation, sont formées au contour extérieur desdites pattes. 7. Procédé de fabrication selon les revendications 5 et 6, ca ractérisé par le fait que la matrice ("M") mise en action pour former lesdites pattes est d'un seul tenant avec l'emporte-piece utilisé pour découper le tendeur (14,14').