La présente invention se rapporte à un procédé de fabrication d'un matériau stratifié, dans lequel un matériau sans forme, et non cohérent, est fixé entre deux matériaux en forme de feuille, en liant ces feuilles, en divers endroits répartis sur leur surface. La nécessité d'amener un matériau sans forme, sous forme flexible et pratique, de la façon ci-dessus, a été remplie, jusqu a maintenant, en liant ce matériau par une piqûre, ou une couture, ou un collage, sur ou entre deux substances en forme de feuille. Il est habituel , jusqu a nos jours, d'appliquer sur la couche inférieure du matériau à fabriquer une substance adhésive, par exemple un gluten. Diverses techniques ont été développées pour cela, par exemple, la couche inférieure est amenée dans un récipient rempli d'un fluide adhésif, ou une couche adhésive est mise sur la couche inférieure, par exemple par pulvérisation ou léchage. le but de cette couche adhésive est de lier la charge qui doit servir de couche intermédiaire, à la couche inférieure. On choisit, naturellement, comme charge, un matériau qui a des propriétés rendant le produit fini approprié pour l'utilisation désirée. Un pré-traitement spécial de la charge est souvent nécessaire, pour permettre son élaboration, selon la technique de production. Ensuite, une couche de finition est appliquée sur la couche de charge, cette couche devant être fixée à la couche intermédiaire. De même, pour la couche inférieure et pour la couche de finition, il faut choisir une sorte de matériau qui donne au produit fini les propriétés nécessaires. Ensuite, le matériau est séché. le procédé suivis jusqu'à maintenant nécessite beaucoupde temps, et est coûteux, tandis que les installations sont également coûteuses et de dimensions importantes. De plus, l'épaisseur du produit fini dépend de la dimension des particules appliquées, et la perméabilité à l'eau et à l'air est génée. L'addition d'un liant à la charge n'est pas possible parce que le produit fini- perd ainsi sa flexibilité et la porosité, la perméabilité à l'eau et à l'air sont considérablement réduites ou annulées. Un second procédé connu, par lequel quelques inconvénients de coller, tels que l'addition de colle comme produit étranger, le séchage nécessaire et la faible épaisseur de la couche sont évités, consiste à fixer des particules sur ou entre le support, c'est-à-dire les couches supérieures, par piqûre. Ce procédé est, de même, peu satisfaisant, car, à la fois pour la fixation de particules d'une certaine dimension sur un support, et pour la fixation de petites ou très petites particules entre deux couches, de très nombreuses coutures sont nécessaires en directions transversale et longitudinale. Ainsi, une quantité importante de substance externe , sous forme de fil , est ajoutée, et le support ou les couches supérieures doit se composer de matériau relativement fort, ce qui augmente le coût. De plus, une piqûre est techniquement compliquée et coûteuse. Un troisième procédé connu pour amener un matériau sans forme, et non cohérent, sous forme d'une feuille pratique et flexible, est la couture. Ce - procédé, cependant, est d'application restreinte, parce qu'il ne peut être mis en pratique que si le matériau qui doit être amené sous forme de feuille a une structure ~ fibreuse de longueur suffisante. Car, lorsqu'une couche de ce matériau est amenée à travers une machine à coudre qui fonctionne, 3e matériau doit être tordu par les aiguilles, famées spécialement dans ce but, de sorte qu'un tout cohérent soit ainsi forme. De façon à obtenir une structure légère et aérée, avec une cohérence suffisante, ou une vitessede fabrication rapide, le matériau auquel on doit donner une forme de feuille est appliqué, aussi bien sur un molleton, ou analogue, comme support, au moyen d'une couture. Une condition absolue de succès avec ce procédé est que, dans ce cas, le matériau auquel on veut donner la forme de feuille, ait une structure fibreuse d'une longueur suffisante. le but de la présente invention est d'obvier aux inconvénients et restrictions mentionnés, et de convertir un matériau sans forme, et non cohérent, en un matériau en forme de feuille pratique et flexible, d'une façon peu coûtause, simple et rapide. Selon la présente invention, on part par conséquent, d'un molleton ou tissu, comme support, et on applique. dessu une couche de charge, laquelle couche est enduite, ensuite d'un molleton comme couche supérieure; ensuite, le support et la couche supérieure sont liés, par couture en divers endroits répartis sur toute la surface, ainsi, la charge est fixée entre ces couches. Si l'on agit selon la présente invention#,il n'est plus nécessaire de munir la couche inférieure et la couche supérieure d'un revêtement adhésif pour la fixation de la couche de charge à appliquer, et il n'est plus nécessaire non plus que ces couches soient assez fortes pour pouvoir endurer une piqûre. Il est maintenant possible également d'utiliser une masse sèche, sans forme, par exemple, des grains, des morceaux, ou petites billes, ou globules, comme matériau de charge. On choisit le matériau des couches supérieures et de la charge ou matériau intermédiaire suivant l'usage auquel sera destiné le matériau stratifié et fini. Si, par exemple, on veut donner au nouveau matériau des propriétés d'isolation, les matériaux de départ sont choisis en conséquence. Cela est également valable dans le cas où l'on souhaite donner au matériau stratifié des propriétés de perméabilité à l'humidité, ou des propriétés d'élasticité. Si, cependant, on a pour but de rendre le matériau fini résistant à l'humidité, les couches supérieures peuvent être traitées ou enduites d'un matériau fermant les pores. Si, selon le mode de réalisation préféré de la présente invention, on utilise un matériau de revêtement formé de fibres synthétiques d'une grande longueur, comme décrit dans la demande antérieurede brevet hollandais NO 6804709, les revêtements qui se trouvent sur et en dessous de la charge peuvent être liés l'un à l'autre par couture, du moment que les particules de la charge puissent être percées, ou soient facilement mobiles. On peut ainsi obtenir une épaisseur de couche allant jusqu'à environ 0,50 mm. les couches quiscellent la charge peuvent être liées l'une à l'autre de façon très simple, sur de très nombreux endroits répartis sur toute la surface, ainsi, on peut obtenir un matériau en forme de feuille flexible, de composition diverse, selon le but de la présente invention. On å déjà observé ci-desaus que, en appliquant la présente invention, on peut utiliser me charge consistant en grains, petites billes ou morceaux, c'est-à-dire une masse n'ayant pas de forme définie. Une mousse synthétique est très appropriée, qui a l'avantage supplémentaire d'être d'un poids léger, et d'être résistante contre l'eau et les acides. les matériaux en forme de feuille obtenus par l'application du procédé décrit ci-dessus peuvent être utilisés dans des buts très différents. On peut mentionner, comme applicatio::is possibles - isolation sonore et calorifuge, par exemple pour enduire des parois internes, des plafonds, des tuyauteries et analogoes; - des couches protectrices de couverture, dans les industries d'emballage et du meuble; - des utilisations de drainage, où les tubes de drainage sont enveloppés dans le nouveau matériau - des couches plates déstgwatées sous des surfaces de route - dans des tuts de filtration, le matériau est alors utilisé dans des filtres à air et eau. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui n'a été donné qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous lesmoyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'un matériau stratifié, en forme de feuille, dans lequel une charge est amenée entre deux couches de revêtement, caractérisé en ce que l'on part d'un molleton ou tissu comme support, sur lequel on applique une couche de charge, ladite couche de charge étant ensuite couverte d'un molleton, ensuite les couches sont liées mutuellement en de nombreux endroits répartis sur toute la surface desdites couches, ainsi ladite charge est fixée sur ledit support ou entre lesdites couches de revêtemerlt. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche de finition consiste en un molleton synthétique fait de fibres de grande longueur, et lié au support précité par couture. 3. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la charge précitée se compose de morceaux ou petites billes synthétiques, ou de substance en poudre et en fibreicourtes. 4. Matériau flexible en forme de feuille, caractérisé en ce qu'il est fabriqué par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3.