Titre : Ensemble de fixation d’une toile de serre L’invention concerne un ensemble (1) de fixation d’une toile (2) de serre, comprenant : - au moins un chéneau (3), le chéneau (3) présentant une goulotte (31) s’étendant entre deux extrémités supérieures (32) dont au moins une présentant une face interne (33) tournée vers la goulotte (31) et une face externe (34), opposée à la face interne (33), - au moins une pièce de fixation (4) de la toile (2) sur le chéneau (3), complémentaire de forme avec l’extrémité supérieure (32) de façon à pincer et retenir la toile (2) entre l’extrémité supérieure (32) et la pièce de fixation (4), caractérisé en ce que la pièce de fixation (4) prend la forme d’un cavalier conçu pour s’emboîter sur l’extrémité supérieure (32) par sa face externe (34). Figure pour l’abrégé : Fig. 2 Ensemble de fixation d’une toile de serre Le domaine de l’invention est celui de la conception et de la fabrication de serres de type agricole. Plus précisément, l’invention concerne en particulier un ensemble de fixation d’une toile de serre. Par toile de serre, il est entendu à la fois les toiles tissées, c’est-à-dire fabriquées par tissage de fils, et les toiles extrudées, c’est à dires obtenues par extrusion d’un film plastique. Les serres, notamment de type agricole, comprennent classiquement : - une structure comprenant des poteaux et des arches, - des chéneaux à la jonction entre les poteaux et les arches, - une toile recouvrant les arches et fixée sur les chéneaux. Dans cette conception, la structure est formée par des arcades comprenant chacune deux poteaux et une arche joignant les deux poteaux, les chéneaux s’étendant alors entre deux arcades. Les chéneaux présentent au moins un crochet permettant la réception de la toile à fixer. La toile est alors solidarisée au crochet du chéneau par l’intermédiaire d’une pièce de fixation, la toile étant alors pincée entre la pièce de fixation et le crochet. En pratique, la toile est d’abord tendue sur la structure et plus particulièrement sur les arches puis fixée sur les chéneaux par des ouvriers qualifiés. Deux façons de fixer les toiles de serres sur les structures sont largement répandues. Selon une première façon, la fixation de la toile sur la structure se fait par l’extérieur de la serre. Dans ce cas, les crochets du chéneau s’ouvrent l’un vers l’autre. Les ouvriers sont alors en position sur les chéneaux et insèrent les pièces de fixation dans les crochets pour y bloquer la toile tendue par pincement entre les pièces de fixation et les crochets. Cette première version permet de limiter la dégradation prématurée de la toile. En effet, lorsque des salissures (feuilles, poussière, terre, sable, …) se déposent sur la toile, elles glissent sur la toile en direction de la gouttière par laquelle elles peuvent être évacuées. Toutefois, cette première façon présente un inconvénient majeur pour l’intégrité et la sécurité des ouvriers. En effet, lors de la fixation de la toile, les ouvriers sont positionnés sur la structure et notamment sur les chéneaux qui présentent des dimensions relativement faibles et rendent précaire l’équilibre des ouvriers. En d’autres termes, les ouvriers ont peu de place pour manœuvrer et se déplacer, et risquent de chuter à tout moment. Pour pallier à cela, les ouvriers portent des équipements de protection individuelle comme notamment des baudriers ainsi que des harnais et sont reliés à la structure de la serre par des mousquetons et des cordes. Ainsi, si l’ouvrier venait à chuter de la structure, il serait maintenu à la structure par les équipements de protection individuelle, auquel cas sa chute ne présenterait pas de risque en termes d’intégrité pour l’ouvrier. Cependant, la chute ralentirait alors l’avancement de la construction de la serre. En revanche, dans les faits, il a été constaté que l’utilisation des équipements de protection individuelle n’était que peu respectée. En effet, lorsque les ouvriers doivent se déplacer le long de la serre ou le long du chéneau, ils doivent trainer les cordes et les mousquetons généralement accrochés à la structure ou aux chéneaux et les déplacer au fur et à mesure de leur avancement. Dès lors, ce temps de manipulation est contraignant pour les ouvriers qui doivent en permanence se baisser, se relever et manipuler les mousquetons pour changer les points d’accroche sur la structure ou les chéneaux. Ainsi, les ouvriers utilisent peu les équipements de protection individuelle et prennent donc des risques de se blesser gravement en cas de chute. Une deuxième façon de fixer une toile sur une structure se fait par l’intérieur de la serre. Dans ce cas, les crochets du chéneau s’ouvrent à l’opposé l’un de l’autre. Les ouvriers sont alors situés à l’intérieur, généralement sur des engins élévateurs, et insèrent la pièce de fixation à l’intérieur du crochet pour y bloquer la toile tendue entre le crochet et la pièce de fixation. La illustre cette deuxième façon et met en avant son inconvénient majeur. Tel qu’on le voit sur la , le chéneau 100 présente deux crochets 101 écartés l’un de l’autre par une goulotte 102. Les crochets 101 s’ouvrent à l’opposée l’un de l’autre. La toile 200 est maintenue pincée entre le crochet 101 et une pièce de fixation 300 à l’intérieur du crochet 101. Cette fixation de la toile 200 crée alors une zone Z entre la toile 200 et le chéneau 100, à l’intérieur de laquelle les salissures peuvent stagner. La stagnation des salissures provoque alors leur fermentation, au risque qu’elles endommagent la toile qui peut alors rompre et ne plus assurer son rôle de protection des cultures sous la serre. En effet, la présence des salissures peut entraîner une incompatibilité chimique entre le matériau de la toile et le les salissures, ce qui provoque l’endommagement de la toile. En conséquence de cela, le remplacement de la toile est donc fréquent ou à tout le moins plus régulier que lorsque la toile est fixée par l’extérieur. Pour pallier à ces risques de détérioration prématurée de la toile, il est nécessaire de nettoyer de manière régulière la toile, ce qui est risqué pour les ouvriers qui doivent se déplacer sur la serre, ce risque étant dû à l’espace de déplacement restreint. En outre, un tel nettoyage présente un coût de revient important pour l’agriculteur puisqu’il nécessite des moyens importants (ouvriers spécialisés et matériel de nettoyage spécialisé notamment) ainsi qu’une consommation d’eau importante. L’invention a notamment pour objectif de palier les inconvénients de l’art antérieur. Plus précisément, l’invention a pour objectif de proposer un ensemble de fixation d’une toile de serre qui limite les risques pris par les ouvriers lors de l’installation tout en réduisant les risques de retenue des salissures. L’invention a également pour objectif de fournir un tel ensemble qui limite les dégradations prématurées de la toile de serre. L’invention a en outre pour objectif de fournir un tel ensemble qui soit simple de conception, de fabrication et d’utilisation. Ces objectifs ainsi que d’autres qui apparaîtront par la suite sont atteints grâce à l’invention qui a pour objet un ensemble de fixation d’une toile de serre, comprenant : - au moins un chéneau, le chéneau présentant une goulotte s’étendant entre deux extrémités supérieures dont au moins une présentant une face interne tournée vers la goulotte et une face externe, opposée à la face interne, - au moins une pièce de fixation de la toile sur le chéneau, complémentaire de forme avec l’extrémité supérieure de façon à pincer et retenir la toile entre l’extrémité supérieure et la pièce de fixation, caractérisé en ce que la pièce de fixation comprend une portion d’emboîtement avec l’extrémité supérieure sa face externe, la pièce de fixation présentant un prolongement s’étendant à partir de la portion d’emboîtement et destinée à s’étendre en direction de la goulotte. Un tel ensemble de fixation permet de prendre les avantages des systèmes de fixation par l’intérieur tout en en supprimant les inconvénients. Plus précisément, l’emboîtement de la pièce de fixation sur l’extrémité supérieure, par sa face externe, permet d’éviter la création d’une zone entre le crochet et la toile dans laquelle sont retenues des salissures. Ainsi, les salissures s’écoulant sur la toile sont directement dirigées vers la goulotte et peuvent être nettoyées de manière simple et rapide sans intervention d’un ouvrier dédié. Cela est également renforcé par la présence du prolongement. Les risques de chute pour les ouvriers sont également supprimés puisque les ouvriers travaillent de l’intérieur de la serre pour la fixation de la toile, ce qui leur évite d’être en équilibre précaire sur la structure de la serre et une manipulation permanente de leur équipement de protection individuelle. Enfin, les risques de détérioration prématurée de la toile ne sont pas reportés sur les chéneaux qui sont généralement constitués de matériaux métalliques, donc résistants auxdites salissures. Selon un mode de réalisation avantageux, l’extrémité supérieure prend la forme d’un crochet présentant : - une première section s’étendant depuis la goulotte ; - une deuxième section s’étendant depuis la première section à l’opposé de la goulotte, - une troisième section formant un retour s’étendant depuis la deuxième section en direction de la goulotte. Une telle forme de crochet permet d’ouvrir le crochet vers la goulotte pour permettre la fixation de la toile sur la structure par l’intérieur de la serre. Par ailleurs, les cassures entre les différentes sections permettent de former un crochet non arrondi, ce qui favorise la tenue de la pièce de fixation sur le crochet et donc le maintien de la toile. De préférence, la troisième section s’étend également en direction de la première section. Cette architecture particulière permet de créer un effet de contre dépouille qui favorise et renforce la tenue de la pièce de fixation sur le crochet. En effet, la troisième section forme, avec la deuxième section, un entonnoir qui permet, lorsque la pièce de fixation est montée sur le crochet, d’éviter que la pièce de fixation puisse se retirer facilement du crochet. Avantageusement, le chéneau présente deux flancs, l’extrémité supérieure prolongeant l’un des flancs. Cette architecture particulière permet au crochet d’être facilement accessible pour un opérateur et de faciliter le montage de la toile sur le chéneau. Selon un mode de réalisation avantageux, la pièce de fixation prend la forme d’un cavalier présentant : - une portion centrale ; - une première aile s’étendant depuis la première portion centrale ; - une deuxième aile s’étendant depuis la première portion centrale, à l’opposé de la première aile, et en direction de la première aile. Cette forme de pièce de fixation permet, avec l’effet de contre dépouille précédemment présenté, lié à la forme du crochet, d’assurer un maintien pérenne de la toile sur le chéneau malgré les tensions s’exerçant dans la toile. Ces tensions provoquent un écartement des ailes de la pièce de fixation, cet écartement étant alors contré par l’extension de la deuxième aile vers la première aile. De préférence, la deuxième section du crochet comprend une première partie s’étendant depuis la première section et une deuxième partie s’étendant depuis la première partie jusqu’à la troisième section, la première partie et la deuxième partie formant entre elles un angle obtus s’ouvrant sur la goulotte. Une telle architecture permet d’ouvrir plus encore le crochet sur la goulotte, ce qui permet de faciliter la tenue de la toile sur le crochet par la coopération entre le crochet d’une part et la pièce de fixation d’autre part. Dans ce cas, la portion centrale de la pièce de fixation est avantageusement droite, le crochet et la pièce de fixation assemblés ménageant entre eux une cavité. En effet, grâce à la présence de l’angle obtus sur le crochet, la deuxième partie est au contact de la section centrale de la pièce de fixation lors la mise en place de la pièce de fixation sur le crochet. Par pivotement de la pièce de fixation pour permettre le pincement de la toile entre le crochet et la pièce de fixation, la première partie du crochet vient alors au contact de la section centrale de la pièce de fixation, ménageant ainsi la cavité entre la section centrale, la deuxième aile de la pièce de fixation et la deuxième partie de la deuxième portion du crochet. En d’autres termes, cette architecture de la pièce de fixation combinée à l’architecture du crochet permet d’appliquer un effet de bras de levier qui facilite la mise en position et le maintien en position de la pièce de fixation sur le crochet et donc le maintien de la toile. Avantageusement, chaque extrémité supérieure de la goulotte présente une face interne tournée vers la goulotte et une face externe, opposée à la face interne, l’ensemble de fixation comprenant pour chaque extrémité supérieure une pièce de fixation complémentaire de forme avec l’extrémité supérieure de façon à pincer et retenir la toile entre l’extrémité supérieure et la pièce de fixation. Grâce à cette architecture, le chéneau peut être utilisé pour le maintien d’une ou de plusieurs toiles simultanément. En outre, le chéneau est symétrique, ce qui évite tout risque de confusion lors de l’installation du chéneau par les ouvriers et facilite leur travail puisque ceux-ci n’ont pas à se soucier d’une orientation particulière à donner au chéneau hormis l’orientation des crochets pour permettre la fixation d’une toile. L’invention concerne également une serre comprenant : - une structure comprenant des poteaux et des arches joignant deux à deux les poteaux ; - une toile recouvrant la structure, caractérisé en ce que la serre comprend également au moins un ensemble de fixation de la toile sur la structure, telle que précédemment décrite, chaque chéneau étant monté sur la structure à la jonction entre les poteaux et les arches. Ainsi, une telle serre devient facile de montage pour les ouvriers puisque ceux-ci travaillent de l’intérieur de la serre. En outre, les risques de blessure sont limités pour les ouvriers puisqu’ils n’ont pas à monter sur la structure et notamment sur les chéneaux où l’espace pour circuler est restreint et les risques de chute sont importants. L’invention concerne en outre un procédé d’assemblage d’une serre telle que précédemment décrite, caractérisé en ce qu’il comprend les étapes consistant à : - assembler la structure ; - positionner la toile sur la structure, - emboîter, depuis l’intérieur de la serre la pièce de fixation sur l’extrémité supérieure, par sa face externe, de façon à pincer et retenir la toile entre l’extrémité supérieure et la pièce de fixation. Un tel procédé d’assemblage est donc facile de mise en œuvre pour les ouvriers et sans risque puisque ceux-ci travaillent depuis l’intérieur de la serre. En outre, ce procédé permet de maintenir de manière durable et pérenne une toile sur la structure de la serre sans risque que la toile vienne à s’endommager prématurément grâce à la fixation par l’intérieur de la pièce de fixation sur les crochets. D’autres caractéristiques et avantages de l’invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante de modes de réalisation préférentiels de l’invention, donnés à titre d’exemples illustratifs et non limitatifs, et des dessins annexés parmi lesquels : la est une représentation schématique d’un ensemble de fixation d’une toile de serre, selon l’art antérieur ; la est une représentation schématique d’un ensemble de fixation d’une toile de serre, selon l’invention, selon un premier mode de réalisation ; la est une vue de détail d’un crochet d’un chéneau de l’ensemble de fixation selon l’invention ; la est une représentation schématique d’une pièce de fixation de l’ensemble de fixation selon l’invention ; la est une représentation schématique d’un ensemble de fixation d’une toile de serre, selon l’invention, sur lequel une toile est assemblée ; la est une représentation schématique d’un ensemble de fixation d’une toile de serre, selon l’invention, selon un deuxième mode de réalisation la est une représentation schématique d’un ensemble de fixation d’une toile de serre, selon l’invention, selon un troisième mode de réalisation la est une représentation schéma d’une première étape d’un procédé de fixation d’une toile de serre à l’aide d’un ensemble de fixation selon l’invention, la est une représentation schématique d’une autre étape du procédé de fixation d’une toile de serre au moyen d’un ensemble de fixation selon l’invention. La illustre un ensemble 1 de fixation d’une toile 2 de serre, selon l’invention. Nous rappelons ici que, par toile 2 de serre, il est entendu à la fois les toiles tissées, c’est-à-dire fabriquées par tissage de fils, et les toiles extrudées, c’est à dires obtenues par extrusion d’un film plastique. L’ensemble 1 de fixation comprend : - un chéneau 3, et - au moins une pièce de fixation 4. La pièce de fixation 4 est destinée à coopérer avec le chéneau 3 pour assurer la fixation de la toile 2 lors du montage d’une serre, comme expliqué ci-après. A cet effet, et tel que décrit ci-après, la pièce de fixation comprend une portion d’emboîtement 400 avec l’extrémité 32 supérieure, par sa face externe 34. La pièce de fixation 4 présente également un prolongement 401 s’étendant à partir de la portion d’emboîtement 400 et destiné à s’étendre en direction de la goulotte 31, comme illustré ci-après. La pièce de fixation 4 prend alors la forme d’un cavalier destiné à chevaucher l’extrémité supérieure 32 pour pincer la toile 2. Tel qu’illustré sur la , le chéneau 3 présente une goulotte 31 s’étendant entre deux extrémités supérieures 32. L’une au moins des extrémités présente une face interne 33 et une face externe 34 opposé à la face interne 33. Selon un premier mode de réalisation illustré sur les figures 2 à 5, 8et 9, au moins l’une des extrémités supérieures 32 se présente sous la forme d’un crochet 320. Plus précisément, tel qu’on le voit sur la , la goulotte 31 s’étend entre deux extrémités supérieures 32, qui sont toutes deux sous la forme d’un crochet 320. En référence aux figures 2 et 3, chaque crochet 320 présente la face interne 33 et la face externe 34 opposé à la face interne 33. Chaque crochet 320 s’ouvre sur la goulotte 31. En d’autres termes, la face interne 33 de chaque crochet 320 est tournée vers la goulotte 31. Tel qu’on le voit sur la et sur la notamment, le chéneau 3 présente également deux flancs 35 s’étendant depuis la goulotte 31 pour assurer la jonction entre la goulotte 31 et une paroi inférieure 36 du chéneau 3. La ou chaque extrémité supérieure 32 présentant la face interne 33 et la face externe 34 s’étend dans le prolongement de l’un au moins des flancs 35. Tel qu’on le voit sur la et la notamment, chaque crochet 320 s’étend depuis un flanc 35 dans le prolongement de celui-ci. Plus précisément, en référence à la , chaque crochet 320 présente une première section 321 qui s’étend depuis la goulotte 31 et depuis l’un des flancs 35 ; - une deuxième section 322 qui s’étend depuis la première section 321 à l’opposé de la goulotte 31, - une troisième section 323 formant un retour qui s’étend depuis la deuxième section 322 en direction de la goulotte 31. Comme on le voit sur la vue de détail de la , la troisième section 323 s’étend également en direction de la première section 321. Le crochet présente ainsi une forme en contre dépouille qui facilite, comme expliqué ci-après, la retenue de la toile 2 sur le chéneau 3. Toujours en référence à la , la deuxième section 322 du crochet 320 comprend une première partie 322a s’étendant depuis la première section 321 et une deuxième partie 322b s’étendant depuis la première partie 322a. La deuxième partie 322b assure la jonction entre la première partie 322a et la troisième section 323 du crochet 320. La première partie 322a et la deuxième partie 322b de la deuxième section 322 forment entre elles un angle obtus A s’ouvrant sur la goulotte 31. Par ailleurs, la jonction de la première partie 322a avec la deuxième partie 322b de la deuxième section 322 forme un point de pivot P sur lequel peut pivoter la pièce de fixation 4 tel qu’expliqué ci-après. L’angle obtus A est de préférence compris entre 120° et 150°. Cet angle obtus A permet de créer, comme expliqué ci-après, un point de basculement, sur le point de pivot P, de la pièce de fixation 4 sur le crochet 320 lors de l’installation de la toile 2 et de sa fixation sur le chéneau 3. Tel qu’illustré sur la , la pièce de fixation 4 présente : - une portion centrale 41 ; - une première aile 42 s’étendant depuis la portion centrale 41, et - une deuxième aile 43 s’étendant depuis la portion centrale 41, à l’opposé de la première aile 42, et en direction de la première aile 42. Avantageusement, la deuxième aile 43 forme avec la portion centrale 41 un angle aigu B. L’angle aigu B est de préférence compris entre 60° et 85°. La forme de la pièce de fixation 4 et notamment de la première aile 42 et de la deuxième aile 43 est sensiblement en forme de pince, ce qui permet, lorsque la pièce de fixation 4 est assemblée sur le crochet 320 comme illustré sur la , de maintenir de manière durable et pérenne la toile 2 sur le chéneau 3. En effet, cette forme de pince permet un maintien par coopération de forme de la pièce de fixation 4 sur le crochet 320 et plus particulièrement de la deuxième aile 42 sur la troisième portion 323 du crochet 320, et de la première aile 42 sur la première section 321 du crochet 320. En référence aux figures 8 et 9, le procédé d’assemblage d’une serre est à présent décrit. Plus précisément, l’assemblage d’une toile 2 sur une structure 10 de serre au moyen d’un ensemble 1 de fixation est à présent décrit. La structure 10 de serre comprend des poteaux 11 et des arches 12 joignant deux à deux les poteaux 11. Les poteaux 11 et les arches 12 forment ensemble des arcades. Les différentes arcades de la structures 10 sont reliées les unes aux autres par l’intermédiaire des chéneaux 3 de l’ensemble 1 de fixation. Plus particulièrement, comme illustré sur la , un chéneau 3 est monté à la jonction entre un poteau 11 et une ou deux arches 12. La serre est composée d’une pluralité de structures 10 et de toiles 2 recouvrant la structure 10, chaque toile 2 étant fixée sur la structure 10 au moyen de l’ensemble 1 de fixation tel que précédemment décrit. Le procédé d’assemblage d’une telle serre comprend les étapes consistant à : - assembler la structure 10 ; - positionner la toile 2 sur la structure 10 ; - emboîter depuis l’intérieur de la serre la pièce de fixation 4 sur le crochet 320 du chéneau 3. L’emboîtement de la pièce de fixation sur le crochet 320 est réalisé par la face externe 34 du crochet 320 de façon à pincer et retenir la toile 2 entre le crochet 320 et la pièce de fixation 4. De manière plus précise, l’emboîtement de la pièce de fixation 4 sur un crochet 320 est réalisé par un opérateur O, comme suit. La deuxième aile 43 de la pièce de fixation 4 est amenée au contact de la troisième section 323 d’un crochet 320 et la portion centrale 41 de la pièce de fixation 4 est amenée au contact de la deuxième partie 322b de la deuxième section 322 du crochet 320. La toile 2 est alors retenue captive entre le crochet 320 et la pièce de fixation 4, et plus particulièrement entre : - la deuxième aile 43 de la pièce de fixation et la troisième section 323 du crochet 320, - et entre la deuxième portion ou deuxième partie 322b de la deuxième section 322 du crochet 320 et la portion centrale 41 de la pièce de fixation 4. L’opérateur O fait ensuite pivoter la pièce de fixation 4 sur le crochet 3 de sorte à pincer et retenir la toile 2 entre la première partie 322a de la deuxième section 322 du crochet 320 et la portion centrale 41 de la pièce de fixation 4 d’une part et, entre la première section 321 du crochet 320 et la première aile 42 de la pièce de fixation 4 d’autre part. Ce pivotement se fait sur la jonction entre la première partie et la deuxième partie 322b de la deuxième section 322 du crochet 320, c’est-à-dire sur le point de pivot P, au niveau de l’angle obtus A. Cette position est notamment illustrée sur la . Lorsque la pièce de fixation 4 est dans sa deuxième position assemblée sur le crochet 320, une cavité 5 est formée entre la pièce de fixation 4 et le crochet 320. Plus particulièrement, cette cavité 5 définie par la portion centrale 41, la deuxième aile 43 de la pièce de fixation 4 et la deuxième partie 322b de la deuxième section 322 du crochet 320. La fixation de la toile 2 sur le chéneau 3, par l’intermédiaire de la pièce de fixation 4, se fait par l’intérieur de la serre. Tel qu’illustré sur la , l’opérateur O se trouve sur un engin E de levage permettant de le positionner en hauteur, c’est-à-dire au niveau des chéneaux 3. Selon un deuxième et un troisième mode de réalisation illustrés sur les figures 6 et 7, la ou chaque extrémité supérieure 32 se présente sous une forme différente de celle du crochet 32. Selon le deuxième mode de réalisation illustré sur la , l’extrémité supérieure 32 se présente sous la forme d’une première ailette 325 prolongeant l’un des flancs 35, et d’une deuxième ailette 326 prolongeant la goulotte 31. Tel qu’illustré sur la , la pièce de fixation 4 présente : - une portion centrale 411 ; - une première aile 421 s’étendant depuis la portion centrale 411, et - une deuxième aile 431 s’étendant depuis la portion centrale 411, à l’opposé de la première aile 421, et en direction de la première aile 421. La pièce de fixation 4 et notamment l’agencement de la première aile 421 et de la deuxième aile 431 par rapport à la portion centrale 411 est sensiblement en forme de pince, ce qui permet, lorsque la pièce de fixation 4 est assemblée sur l’extrémité supérieure 32, de maintenir de manière durable et pérenne la toile 2 sur le chéneau 3. En effet, cette forme de pince permet un maintien par coopération de forme de la pièce de fixation 4 sur l’extrémité supérieure 32 et plus particulièrement de la deuxième aile 431 sur la première ailette 325 de l’extrémité supérieure 32, et de la première aile 421 sur la deuxième ailette 326 de l’extrémité supérieure 32. Dans ce deuxième mode de réalisation, la portion d’emboîtement 400 est formée par la portion centrale 411 et la première aile 421. Le prolongement 401 de la pièce de fixation 4 est quant à lui formé par une portion terminale de la deuxième aile 431. En variante, la première ailette 325 et la deuxième ailette 326 sont jointives de sorte qu’elles forment ensemble un bourrelet. Selon le troisième mode de réalisation illustré sur la , l’extrémité supérieure 32 se présente sous la forme d’une gouttière 327. La gouttière 327 est par exemple raccordé à la goulotte 31 par l’intermédiaire d’une paroi 328 prolongeant l’un des flancs 35. Tel qu’illustré sur la , la pièce de fixation 4 présente : - un jonc 441, et - une saillie radiale 442 s’étendant depuis le jonc 441. Le jonc 441 et la saillie radiale 442 définissent alors la forme en cavalier de la pièce de fixation 4 qui chevauche l’extrémité supérieure 32. Dans ce troisième mode de réalisation, la portion d’emboîtement 400 est formée par le jonc 441. Le jonc 441 est notamment monté à force dans la gouttière 327 pour retenir captive la toile 2 entre la gouttière 327 (et donc l’extrémité supérieure 32) et la pièce de fixation 4. La saillie radiale 442 forme quant à elle le prolongement 401 de la pièce de fixation 4, qui s’étend dans la goulotte 31, pour permettre de faire glisser les salissures dans la goulotte 31. Grâce à l’ensemble de fixation 1 selon l’invention, l’opérateur peut facilement fixer la toile 2 sur la structure 10 et notamment sur le chéneau 3 de manière aisée puisqu’il agit de l’intérieur de la serre sur un engin E de levage. Les risques pour son intégrité sont alors limités puisqu’il ne se trouve pas sur la serre, et notamment sur les chéneaux 3, à se déplacer sur une surface réduite. En outre, l’ensemble 1 de fixation de la toile 2 de serre permet d’éviter de créer une zone de retenue des saletés sur la toile 2 à la jonction entre la toile 2 et le crochet 320, ce qui permet d’augmenter la durée de vie de la toile 2 et donc de la serre. Grâce au prolongement 401 de la pièce de fixation 4, les salissures présentes sur la toile 2 sont alors dirigées par gravité dans la goulotte 31 pour être évacuées du chéneau naturellement par les eaux de pluie et le vent par exemple. Les coûts d’entretien de la serre sont alors réduits, comparativement à un ensemble de fixation par l’intérieur selon l’art antérieur, grâce à l’ensemble 1 de fixation de la toile 2, selon l’invention. Ensemble (1) de fixation d’une toile (2) de serre, comprenant : - au moins un chéneau (3), le chéneau (3) présentant une goulotte (31) s’étendant entre deux extrémités supérieures (32) dont au moins une présentant une face interne (33) tournée vers la goulotte (31) et une face externe (34), opposée à la face interne (33), - au moins une pièce de fixation (4) de la toile (2) sur le chéneau (3), complémentaire de forme avec l’extrémité supérieure (32) de façon à pincer et retenir la toile (2) entre l’extrémité supérieure (32) et la pièce de fixation (4), caractérisé en ce que la pièce de fixation (4) comprend une portion d’emboîtement (400) avec l’extrémité supérieure (32) par sa face externe (34), la pièce de fixation (4) présentant un prolongement (401) s’étendant à partir de la portion d’emboîtement (400) et destiné à s’étendre en direction de la goulotte (31). Ensemble (1) de fixation d’une toile (2) de serre, selon la revendication 1, caractérisé en ce que l’extrémité supérieure (32) prend la forme d’un crochet (320) présentant : - une première section (321) s’étendant depuis la goulotte (31) ; - une deuxième section (322) s’étendant depuis la première section (321) à l’opposé de la goulotte (31), - une troisième section (323) formant un retour s’étendant depuis la deuxième section (322) en direction de la goulotte (31). Ensemble (1) de fixation d’une toile (2) de serre, selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la troisième section (323) s’étend également en direction de la première section (321). Ensemble (1) de fixation d’une toile (2) de serre, selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le chéneau (3) présente deux flancs (35), l’extrémité supérieure (32) prolongeant l’un des flancs (35). Ensemble (1) de fixation d’une toile (2) de serre, selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la pièce de fixation (4) prend la forme d’un cavalier présentant : - une portion centrale (41) ; - une première aile (42) s’étendant depuis la portion centrale (41), - une deuxième aile (43) s’étendant depuis la portion centrale (41), à l’opposé de la première aile (42), et en direction de la première aile (42). Ensemble (1) de fixation d’une toile de serre, selon la revendication 2, caractérisé en ce que la deuxième section (322) du crochet (32) comprend une première partie (322a) s’étendant depuis la première section (321), et une deuxième partie (322b) s’étendant depuis la première partie (322a) jusqu’à la troisième section (323), la première partie (322a) et la deuxième partie (322b) formant entre elles un angle obtus (A) s’ouvrant sur la goulotte (31). Ensemble (1) de fixation d’une toile de serre, selon les revendications 5 et 6, caractérisé en ce que la portion centrale (41) de la pièce de fixation (4) est droite, le crochet (32) et la pièce de fixation (4) assemblés ménageant entre eux une cavité (5). Ensemble (1) de fixation d’une toile de serre, selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que chaque extrémité supérieure (32) de la goulotte (31) présente une face interne (33) tournée vers la goulotte (31) et une face externe (34), opposée à la face interne (33), l’ensemble (1) de fixation comprenant pour chaque extrémité supérieure (32) une pièce de fixation (4) complémentaire de forme avec l’extrémité supérieure (32) de façon à pincer et retenir la toile (2) entre l’extrémité supérieure (32) et la pièce de fixation (4). Serre comprenant : - une structure (10) comprenant des poteaux (11) et des arches (12) joignant deux à deux les poteaux (11) ; - une toile (2) recouvrant la structure (10), caractérisée en ce que la serre comprend également au moins un ensemble (1) de fixation de la toile (2) sur la structure (10), selon l'une quelconque des revendications précédentes, chaque chéneau (3) étant monté sur la structure (10) à la jonction entre les poteaux (11) et les arches (12). Procédé d’assemblage d’une serre selon la revendication précédente, caractérisé en ce qu’il comprend les étapes consistant à : - assembler la structure (10) ; - positionner la toile (2) sur la structure (10), - emboîter, depuis l’intérieur de la serre, la pièce de fixation (4) sur l’extrémité supérieure (32), par sa face externe (34), de façon à pincer et retenir la toile (2) entre l’extrémité supérieure (32) et la pièce de fixation (4).