L'invention concerne un dispositif pour le sectionnement des parties terminale et initiale de bandes de matière, suivi de l'assemblage des deux bandes dans leurs plans de coupe. Par exemple lors du façonnage de bandes de matière dans des presses, il est nécessaire de raccourcir dans une certaine mesure les extrémités au début et à la fin de ces bandes. Il s'agit d'enlever des parties dépourvues de netteté, qui sont inévitablement produites lors de la fabrication des bandes. Pour le sectionnement de ces parties d'extrémité, on connait des cisailles dites à ébouter. Par ailleurs, on s'efforce d'effectuer aussi rapidement que possible l'introduction de la bande immédia- tement suivante, après le façonnage de la bande précédente, afin de réduire au minimum le temps d'immobilisation de la machine, par exemple la presse. A cet égard, il s'est révélé, en parti- culier dans le cas de bandes larges, que l'enfilage de l'amiorce de la bande dans la presse se heurte fréquemment à de grandes difficultés, notamment dans le cas o il s'agit de bandes relativement minces, dont l'extrémité a plus ou moins tendance à fléchir latéralement. Pour remédier à cela, il a déjà été proposé de prévoir des postes de soudage intercalés en amont de la presse, ces postes étant disposés à la suite de la cisaille à ébouter. Avec ce dispositif connu, la partie terminale de la bande précédemment façonnée et la partie initiale de la bande immédiatement suivante sont sectionnées, puis les plans de coupe de ces bandes sont réunis pour être ensuite assemblés l'un à l'autre par soudage, par exemple électrique. Mais dans ces conditions, il se produit des tensions relativement fortes dans le joint des deux bandes, ainsi que des bourrelets saillants dans le cordon de soudure, pouvant à leur tour provoquer des incidents de fonctionnement, par 2 2470647 exemple dans une presse à étages équipée d'outils à suite. En outre, avec ces dispositifs connus de soudage, qui fonctionnent électriquement ou sous enveloppe de gaz, les parties découpées dans la région du joint ne peuvent pas être utilisées comme pièces à usiner. Un autre inconvénient de ce dispositif connu consistait également en ce qu'il s'agissait de deux machines complètement séparées l'une de l'autre et réunies ultérieurement en un ensemble qui prenait une place relativement grande. C'est ici qu'intervient la présente invention, qui part d'un dispositif pour le sectionnement des parties terminale et initiale de bandes de matière, suivi de l'assemblage des deux bandes dans leurs plans de coupe, et qui a pour but de réaliser ce dispositif de telle sorte qu'on puisse effectuer successive- ment avec lui, d'une part un sectionnement exact, puis un soudage donnant un cordon de soudure de précision qui, d'une part, ne fait pas saillie sur l'épaisseur de la tôle et, d'autre part, donne lieu à une tension considérablement réduite dans la zone d'assemblage, en comparaison du procédé de soudage connu. Pour atteindre ce but, il est proposé d'après l'inven- tion un dispositif du genre défini dans le préambule, caractérisé par un dispositif à laser qui est mobile perpendiculairement à la direction longitudinale des bandes et qui est réalisé d'une part sous forme de dispositif de coupe et, d'autre part, sous forme de dispositif de soudage. Pour le passage de l'opération de sectionnement à l'opé- ration de soudage, il existe différentes possibilités. D'après l'invention, on en mentionnera deux: c'est ainsi qu'il est par exemple possible que l'alimentation en énergie, nécessaire pour le rayon laser, soit contrôlable et réglable sous la dépendance des phases opératoires "coupe" et "soudage". Suivant un autre mode de réalisation, la vitesse de déplacement de la tête de coupe est contrôlable et réglable à volonté sous la dépendance des phases opératoires "coupe" et "soudage". Par ailleurs, il peut être avantageux de disposer un appareil laser commun pour la "coupe" et pour le "soudage". Mais il est également possible de disposer un appareil laser séparé pour chacune des opérations de "coupe" et de "soudage" dans le dispositif commun. L'invention est expliquée de façon plus détaillée à l'aide de dessins qui représentent, en partie sous forme schéma- tique, un exemple de réalisation choisi arbitrairement. La fig. 1 représente, en une vue latérale schématique, un dispositif associé à une presse. La fig. 2 est une vue de dessus de deux parties d'extré- mité de bandes de matière avant l'opération de coupe. La fig. 3 est une vue semblable à celle de la fig. 2, les deux surfaces de coupe à la suite de l'opération de coupe étant réunies par leurs joints avant l'opération de soudage. La fig. 4 représente, en une vue latérale schématique, la tête de coupe avant le soudage. Sur la fig. 1, on a désigné par 1 un dévidoir double, par 2 le dispositif suivant l'invention pour le sectionnement des parties terminale et initiale des bandes de matière, suivi de l'assemblage des deux bandes dans leurs plans de coupe, par 3 un appareil de dressage et par 4 une presse. La bande de matière est désignée par 5. Le dispositif 2 suivant l'invention fonctionne de la manière suivante. Lorsque la bande 5 par exemple est extraite du dévidoir double 1 par sa partie terminale et entre dans le dispositif 2, la presse 4 est arrêtée. En même temps, le dévidoir double 1 tourne de 1800 autour d'un axe vertical, de telle sorte qu'une seconde bande parvienne en position de départ. Cette bande est désignée par 5a sur la fig. 2 et elle est également attirée dans le dispositif 2, assez loin pour que sa partie initiale défec- tueuse arrive au-delà de la tête de laser proprement dite 6. La coupe est alors effectuée par la tête de laser 6 dans le sens de la flèche 7, à la suite de quoi les parties d'extrémité 8 des deux bandes 5 et 5a tombent et sont évacuées par exemple, comme on l'a indiqué sur la fig. 1, le long de plans inclinés 10 vers un récipient à déchets 11. Après la coupe, les deux bandes 5 et a sont rapprochées et alignées, par un déplacement transversal de l'une d'entre elles ou de l'une et l'autre, de telle sorte que leurs surfaces de coupe soient appliquées l'une contre l'autre, comme le montre la fig. 3. A ce moment est effectué, avec la même tête de laser 6 dans le sens de la flèche 12, le soudage 4 2470647 proprement dit. Puis la presse peut être remise-en marche. Les organes de commande, nécessaire pour le passage du "sectionnement" au "soudage"r ne sont ni décrits en détail, ni représentés. 2470647 - REVENDICATIONS - 1. Dispositif pour le sectionnement des parties termi- nale et initiale de bandes de matière, suivi de l'assemblage des deux bandes dans leurs plans de coupe, caractérisé par un dispo- sitif à laser (6) qui est mobile perpendiculairement à la direc- tion longitudinale des bandes (5) et qui est réalisé d'une part sous forme de dispositif de coupe et, d'autre part, sous forme de dispositif de soudage. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'alimentation en énergie, nécessaire pour le rayon laser, est contrôlable et réglable à volonté en fonction des phases opératoires "coupe" et "soudage". 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la vitesse de déplacement de la tête de coupe est contrô- lable et réglable à volonté en fonction des phases opératoires "coupe" et "soudage". 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'un appareil laser commun est prévu pour la "coupe" et le-"soudage". 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'un appareil laser séparé pour chacune des opérations "coupe" et "soudage" est disposé dans le dispo- sitif commun.