L'invention est relative à une structure de chaussure ou soulier composée d'éléments interchangeables. En général, les chaussures traditionnelles sont constituées d'une partie supérieure, appelée "empeigne", et d'une partie infé- rieure qui constitue elle me la semelle et qui est reliée à l'empeigne. Au bas de la partie postérieure de cette semelle, on vient ensuite fixer rigidement un talon. Cet aperçu est donnE d'une façon tout à fait générale et schématique. Il existe aussi des modes de réalisation pratique de chaussures qui sont extrêmement. particuliers, par exemple pour assurer une bonne aération et respiration des pieds; à cette fin, la semelle peut présenter des cavités dans lesquelles, de façon très avantageuse, sont insérés des élé @ents dont la matière constitutive et la construction favorisent l'aération. Bien que ces modes de réalisation présentent une originalité certaine et notable par rapport aux chaussures tradition nelles susmentionnées, il n'en reste pas moins qu'ils sont toujours réalisés, en substance, à leaide d'une semelle, associée à une empeigne et présentant un talon à sa partie inférieure. Cette semelle doit répondre à des exigences contradictoires: en effet, si dans la zone où elle se plie lors de la marche, la semelle doit posséder des caractéristiques de souplesse et de flexibilité, dans la zone médiane comprise entre le talon et la partie antérieure, elle doit être suffisamment rigide pour constituer une surface portante. De l'exposé qui précède, il ressort clairement que les chaussures susmentionnées ne sont pas exemptes d'inconvénients. L'invention a précisément pour but principal d'éliminer les inconvénients rencontrés auparavant en créant une chaussure dont la semelle présente des caractéristiques de flexibilité à sa partie antérieure et de rigidité à sa partie médiane, comprise entre cette partie antérieure et le talon. L'invention a également pour but de créer une chaussure qui soit munie d'éléments interchangeables entre eux. L'invention a encore pour but de permettre de réaliser, à l'aide d'éléments interchangeables, des chaussures différentes qui présentent des forme et structure diversifiées, tout en conservant toujours au moins l'un desdites éléments interchangeables. L'invention a enfin pour but de rendre ladite chaussure avantageuse au point de vue économique, soit par les modalités d'exécution de ses éléments constitutifs, soit par la simplicité et la rapidité de leur assemblage. Ces buts, ainsi que d'autres qui apparaîtront plus clairement à la lecture de celui suit, sont atteints par une structure de chaussure comprenant essentiellement une partie inférieure et une partie supérieure ou empeigne associée à ladite partie infé- rieurs, laquelle structure est caractérisée en ce que ladite partie inférieure, définissant dans son ensemble la semelle et le talon de ladite chaussure, comprend essentiellement un élément antérieur, un élément postérieur et un élément portant intermédiai- re ou âme, cette âme étant emboîtable rigidement, par ses extrémités, dans les éléments antérieur et postérieur. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description de hi modes de réalisation préférés, mais non exclusifs, d'une chaussure conforme à l'invention, ces modes de réalisation étant représentés à titre indicatif et non limitatif aux dessins annexés. La fig. 1 montre en perspective les trois éléments qui constituent la partie inférieure d'une chaussure conforme à un premier mode de réalisation de l'invention. La fig. 2 montre en perspective la partie inférieure d'une chaussure constituée par l'assemblage des trois éléments de la fig. 1. La fig. 3 montre en perspective la partie inférieure dune chaussure conforme à un deuxième mode de réalisation, que l'on peut simplement obtenir en faisant varier les dimensions de l'élément inférieur et antérieur. La fig. 4 montre en perspective la partie inférieure d'une chaussure conforme à un troisième mode de réalisation, que l'on peut obtenir en faisant varier les dimensions de l'élément infé- rieur et postérieur. La fig. 5 montre, en perspective et séparément, deux des éléments de la partie inférieure d'une chaussure conforme à un quatrième mode de réalisation. La fig. 6 montre, en perspective et séparément, deux des éléments de la partie inférieure d'une chaussure conforme à un cinquième mode de réalisation. La fig. 7 montre, en perspective et séparément, deux des éléments de la partie inférieure d'une chaussure conforme à un sixième mode de réalisation. La fig. 8 montre, en perspective et séparément, deux des éléments de la partie inférieure d'une chaussure conforme à un septième mode de réalisation. La fig. 9 montre, en perspective éclatée, un huitième mode de réalisation avec deux empeignes différentes. La fig. lo montre, en perspective, la chaussure assemblée à l'aide de certains des éléments de la fig. 9. Si l'on se reporte aux fig. 1 et 2, on y a indiqué en 1 la partie inférieure d'une chaussure à laquelle on associe ensuit, à l'aide de systèmes de type connu, la partie supérieure. on empeigne, non représentée sur la majorité des figures. Cette partie inférieure 1 résulte de l'assemblage de trois éléments fondamentaux, désignés respectivement par 2, 3 et 4. L'élément 2 est l'élément antérieur de la partie inférieure de la chaussure et, dans ce mode de réalisation particulier, il est muni de trous d'aération 5 et de nervures ou saillies 6 destinées à s'emboîter, ainsi qu'il apparaîtra mieux par la suite, dans l'élément 4. L ment 3 est l'élément postérieur de la. partie infé- rieurs 1 de la chaussure et il est muni de creux traversants 7, pratiquement rectangulaires, pour favoriser l'aération et d'une saillie 8 destinée à s'embotter, ainsi qu'il apparaîtra plus clairement par la suite, dans l'élément 4. L'élément 4, dont la forme est arquée, constitue 1'arma- ture de la chaussure et sa structure portante; on peut donc le dénommer "âme" de la chaussure. A sa partie antérieure (dans le sens longitudinal), l'âme 4 est munie de cavités 9 de section rectangulaire dans lesquelles viennent s'emboîter les saillies 6 de l'élément antérieur 2. De même, à sa partie postérieure0 l'e 4 est munie d'une cavité 10 dans laquelle vient s'embotter la saillie 8 dont est équipé ment postérieur 3. L'âme 4 est encore munie de trous traversants 11 dont la section est rectangulaire et qui; après assemblage, viennent dans le prolongement des creux traversants 7 dont est équipé l'élément postérieur 3. L'Ame 4, qui constitue la structure portante de la chaussure, doit posséder une rigidité et une robustesse notables; elle peut donc être avantageusement moulée par injection en une matière de caractéristiques appropriées. L'élément antérieur 2, l'élément postérieur 3 et l'élément intermédiaire ou âme 4 sont produits séparément, tous dventuelle- ment par injection, en des matériaux qui possèdent les caractéris- tiques convenant le mieux à la fonction que doivent remplir ces éléments. Suivant les matières utilises, l'assemblage des trois éléments décrits peut se faire soit par simple embottement, comme déjà indiqué, soit par emboîtement et collage. Une telle réalisation s'avère particulièrement avantageuse, soit par la possibilité qu'elle donne d'interchanger les éléments constituant la partie inférieure de la chaussure, soit gracie au fait que lesdits éléments peuvent être réalisés par injection, compte tenu du prix des moules, soit enfin gracie au fait que cha- que élément peut être fait de la matière qui répond le mieux aux exigences propres de cet élément. C'est ainsi que l'élément 4 pour ra être réalisé en matière robuste et de grande rigidité tandis que l'élément 2 pourra être réalisé en matière flexible Les fig 3 et 4 sont particulièrement aptes à illustrer avantages qui résultent de l'interchangeabilité des éléments cons- titubant la partie inférieure 1 de la chaussure. La fig. 3 illustre un mode de réalisation qui constitue uns première variante par rapport à celui de la fig. 2. Dans ce mode de réalisation, on conserve la même àme 4 qu'aux fig. i et 2, tant au point de vue de la forme que des dimensions, et on conserve aussi le mime élément postérieur 3 qu'aux fig. 1 et 2, taist au point de vue de la forme que des dimensions. On a au contraire échangé l'élément antérieur 2 contre un élément antérieur 2a dif-'- furent, dont l'épaisseur est plus grande. De cette manière et ainsi qu'on le comprendra facilement on modifie complètement, par rapport au mode de réalisation de la fig 2, l'allure de la surface sur laquelle va s'appuyer le pied, c'est-à-dire, en d'autres termes, la "cambrure" selon la terminologie utilisée habituellement par les spécialistes de la chaussure La fig. 4 représente un mode de réalisation qui constitue une deuxième variante par rapport à celui de la fig. 2 Dans ce mode de réalisation, on conserve la même âme 4 et le mEme élément antérieur 2 qu'aux fig. 1 et 2, tant au point de vue de la forme que des dimensions, tandis qu'on a échangé l'élément postérieur 3 contre un élément postérieur 3a dont la hauteur et l'inclinaison sont différentes. Dans ce cas aussi, on a changé la cambrure.Bien entendu, ces deux exemples ont été donnés à titre indicatif; on comprend facilement en effet qu'il est possible, en conservant 18Xme 4, de changer en mame temps l'élément postérieur et l'élément antérieur selon toutes les combinaisons possibles. Les fig. 5, 6, 7 et 8 illustrent divers modes de réalisation qui constituent des variantes par rapport à ceux des fig. 1, 2, 3 et 4. Aux fig. 5, 6, 7 et 8 sont représentés des éléments intermé- diaires ou âmes 12a, 12b, 12c, 12d qui présentent essentiellement les mimes caractéristiques que l'âme 4 et qui peuvent être associés de différentes façons aux éléments postérieurs correspondants 13a 13b, 13c et 13d; l'élément antérieur n'a pas été représenté à ces figures étant donné que l'on peut avec avantage utiliser à cet effet l'élément 2. I1 est à noter que, tandis que selon les modes de réalisa- tion des fig. 1-2, 3 et 4, l'élément intermédiaire 4 agissait à la fois en structure portante et en talon, selon les modes de réali sation des fig 5, 6, 7 et 8, les éléments intermédiaires 12a, 12b, 12c et 12d agissent seulement en structure portante alors que les éléments postérieurs 13a, 13b, 13c et 13d agissent en talon Une autre variante est représentée aux fig. 9 et 10 où la chaussure est constituée par une partie antérieure 101 qui est, en substance a la semelle d'appui sur le sol et qui est associee rigidement a une empeigne 102 ou, en variante, à un second type d'empeigne 103. La partie antérieure 101 est profilée à l'arrière de manière à posséder une multiplicité de moyens d'encastrement 104 (du type à queue d'aronde) aptes à coopérer avec des moyens d'encastrement complé- mentaires 105, lesquels sont ménagés à l'avant de la section 106 qui forme la partie cambre de la semelle et le talon et qui est constituée d'une seule pièce. Les deux parties sont fixées ensemble non seulement par embottement de leurs moyens d'encastrement 104 et 105, mais encore par des moyens de liaison mécanique à vis, à emboîtement élastique ou autres, ces derniers moyens étant situés dans la zone d'encastrement et n'étant pas représentés à la fig. 9. A leur partie postérieure, les empeignes du type 102 et 103 possèdent un téton 107 en matière élastique qui fait saillie vers le bas pour pouvoir s'engager dans un trou 108, dont la forme est conjuguée et/a section 106 présente à sa partie supérieure, dans la zone du talon. Sous la partie inférieure ou cambrée de la structure, on peut insérer un élément de remplissage 109 qui est maintenu en place par une liaison mécanique du type à vis à tête 110 et à siège fileté 111 et par une nervure de centrage 112, associée à l'élément 109; cette nervure 112 coopère avec un siège 113 dont la forme est conjuguée et qui se développe longitudina- lement sur la partie cambrée de l'élément 106. Grâce à à la description qui précède, on comprend bien le fonctionnement d'une telle structure; d'un côté, elle permet de réaliser une grande variété de modèles de chaussures qui compren nent néanmoins un nombre limité de pièces fondamentales, ce qui réduit le nombre des moules nécessaires et par conséquent les prix de revient; d'un autre côté, elle permet à l'utilisateur ou à l'utilisatrice qui possède un certain nombre d'éléments de base choisis en fonction de ses goûts, de composer le modèle qui lui plant le mieux à n'importe quel moment. De toute façon, on comprend aisément que les buts proposés ci-dessus sont bien atteints. Tous les détails décrits peuvent être remplaces par des cléments équivalents au point de vn technique. En pratique aussi les matières, la forme et les dimensions peuvent être choisies d façon quelconque selon les exigences pratiques. REVENDICATIONS 1 - Structure de chaussure comprenant essentiellement une partie inférieure et une partie supérieure ou empeigne associée à ladite partie inférieure, caractérisée en ce que ladite partie inférieure, définissant dans son ensemble la semelle et le talon de ladite chaussure, comprend essentiellement un élément antérieurs un élément postérieur et un élément portant intermédiaire ou âme, cette âme étant emboîtable rigidement, par ses extrémités, dans les éléments antérieur et postérieur. 2 - Structure de chaussure selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'élément intermédiaire ou âme a une forme arquée -t possède des guides ou rainures, tant à l'avant que l'arrière, dans lesquels s'emboîtent des saillies correspondantes dont sont munis respectivement l'élément antérieur et l'élément postérieur. 3 - Structure de chaussure selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que l'élément antérieur et l'élément postérieur sont interchangeables avec des éléments antérieurs et postérieurs correspondants, de forme et dimensions différantes, c@ qui donne lieu à des parties inférieures de chaussures qui présentent des cambrures différentes. 4 - Structure de chaussure selon l'une quelconque des reven dications à a 3, caractérisée en ce que la partie postérieure et inférieure d ladite âme est destinée à venir en contact avec le sol. 5 - Structure de chaussure selon l'une quelconque des reven dilations 1 à 3, caractérisée en se que la partie inférieure duit élément postérieur est destinée à venir en contact avec le sol 6 - Structure de chaussure selon la revendication @, térisée en ce que l'empeigne, qui constitue la partie antérieure de la structure, possède à sa partie postérieure ou dans na zone du talon, un téton élastique en saillie qui est propre à s'engager dans un trou présent au niveau de de la partie supérieure du talon, pour maintenir l'empeigne en contact avec celui-ci. 7 - Structure de chaussure selon la revendication II, caracté- risée en ce qu'un élément de remplissage, garnissant le dessous de la zone cambrée, est maintenu centré par une nervure qui est associée à cet élément et dont la forme est conjuguée à celle d'un siège prévu longitudinalement au-dessous de la zone cambrée, des moyens de liaison mécaniques tels que des vis étant prévus en outre. 8 - Structure de chaussure selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que l'élément intermédiaire ou âme est une pièce moulue par injection.