La présente invention concerne les seringues (ou les pompes à main) destinées à l'injection de liquides. Dans les dispositifs connus de ce genre, il existe des seringues actionnées uniquement par la force de la main et des seringues assistées par l'emprunt d'une source d'énergie extérieure. Dans le cas des seringues purement manuelles, si le diamètre du piston repoussant le liquide est large, sa course est faible, mais la force exercee par la main doit être considérable, ce qui n'est pas à la portée de tous les utilisateurs ; si le piston est étroit, la force à exercer est plus faible, mais la course étant plus longue, la position initiale de la main avant l'injection implique un eloignement maximal du pouce par rapport aux autres doigts, ce qui peut être très inconfortable et oblige à commencer l'injection dans une position oû la main a peu de force.Dans le cas de seringues assistées, il est souvent difficile de contrôler l'apport de force exterieure, on risque donc des accidents dus à des injections trop brutales Enfin, si l'on désire injecter la moitie du contenu de la seringue, il faut surveiller la course du piston, ce qui n'est ni commode, ni précis. Le dispositif suivant l'invention seringue à course démultipliée, est purement manuel, donc toujours parfaitement contrôlé par l'utilisateur et il ne fait travailler sa main que dans un intervalle de positions ou la force exercee et le confort sont optimaux. Une seule main intervient au cours de l'opération et n'effectue que des mouvements de translation avant ou arriere uniquement. Enfin, l'injection d'une moitie de la seringue est réalisée sans surveillance, avec précision, et sans que du liquide s'échappe lorsqu'on cesse d'appuyer sur le poussoir. La planche 1 représente un exemple de dispositif conforme à l'invention, mais qui n'est pas exclusif d'autres modes de réalisations. Cette seringue est destinée aux injections dans les tissus résistants (ligaments, os, etc) et sera particulièrement, mais non exclusivement, utilisée par les dentistes. Elle est du type à cartouche jetable, dite carpule, contenant le liquide à injecter et fermée par un bouchon mobile formant piston. Cette seringue permet l'injection d'une première demi-carpule de liquide, puis après mouvement ar rière du pouce, l'injection de la seconde demi-carpule. La seringue figurant sur la planche 1 comporte un corps (1) en ma tière plastique ou métal, muni d'une collerette à l'avant (2). Cette collerette est destinée à l'appui des doigts (généralement majeur et index) pendant le mouvement d'enfoncement de l'aiguille dans les tissus. Ce corps est termine par un talon (3) qui sert de butée au poussoir. Sur le corps (i) coulisse une virole (4) portant des ergots qui peut être positivement immobilisée sur le corps (1) au moyen de vis non représentées sur le dessin. Ces argets sont utilisés pour l'appui des doigts pendant le mouvement d'injection du liquide. Le corps (1) comporte 3 cavités cylindriques successives dazs l'axe longitudinal. La cavité (5) est munie d'un taraudage permettant d'y visser le porte-carpule (6). La cavité (7) est d'un diamètre juste suffisant pour permettre le logement de l'extrémité de la carpule (8) qui dépasse du porte-carpule (6). Cette carpule contient le liquide à injecter (9) et est ferme par un bouchon mobile formant piston (10). La cavité (11) est d'un diamètre juste suffisant pour permettre le coulissement de la tige de piston (12), cette tige de piston, qui est représentée non coupée sur la figure 1, et en coupe sur la figure 2, est un tube d'un diamètre extérieur qui est legèrewent inférieur au diamètre intérieur de la carpule (8) afin de lui permettre d'y penétrer et d'y circuler librement.Ce tube (12) que nous appellerons tube primaire, est solidement fixé à une extrémité à un poussoir (13) muni d'un dispositif de garde (14). Le poussoir représenté ici est destiné à être actionné par le milieu du pouce de l'utilisateur. Le dispositif de garde (14) est ici un simple arceau métallique ; il est réglable par torsion afin de laisser un passage suffisant pour le pouce entre lui et le poussoir (13). Il est destine permettre au peuce de ramener en arrière le poussoir (13) ainsi que le tube (12) qui lui est fixé.Le tube primaire (12) renferme un autre tube que nous appellerons tube secondaire (15) (voir figure 2) qui peut coulisser à l'intérieur du tube primaire, mais ne peut pas en sortir complètement, grâce à un jeu d'épaulements(16- 17) qui assure également une certaine friction. Ce tube porte des fentes (18) taillées en biseau et destinées à la sortie des cliquets (19) solidaires d'un troisième tube appelé tube tertiaire (20), qui coulisse librement dans le tube secondaire, et qui est fendu à l'une de ses extrémités pour former deux languettes souples qui sont recourbées vers l'extérieur formant ainsi des cliquets (19).A l'autre extrémité de ce tube est fixé solidement un embout de rétension (21) constitué ici par un bouchon de plastique demi-souple dont le diamètre et la forme sont tels qu'il peut pénétrer à l'intérieur de la carpule mais oppose une certaine résistance à l'avancement et au recul. Enfin, deux saignées (22) diamétralement opposées sont pratiquées dans le tube tertiaire (20). Un goujon (23) solidaire du tube secondaire passe à travers ces saignées afin d'empêcher le tube tertiaire de tourner à l'intérieur du tube secondaire (pour que les cliquets 19 se présentent toujours en face des fentes 18), et afin que la course libre du tube tertiaire soit limitée aux quelques millimètres nécessaires à la sortie et à la rétraction des cliquets (19). Les frottements des différentes parties mobiles sont ajustés de fa çon que le frottement de l'embout (21) à l'intérieur de la carpule est supérieur au frottement du tube (15) dans le tube (12) lui même supérieur au frot tement du tube (20) dans le tube (15). A noter également que le diamètre de la cavité (11) étant égal au diamètre intérieur de la carpule (18), l'embout de rétention (21) sert également à opposer une certaine résistance à la sortie du tube (12) hors du corps de l'appareil. La seringue ne se démontera donc pas toute seule, uniquement une action volontaire (par exemple pour nettoyage) y parviendra. La figure 3 schématise différentes positions du fonctionnement de la seringue. En (a) - La seringue est prête pour la première injection d'une demicarpule. Les tubes (15 et 20) sont tous contenus dans le tube (12) dont seul dépasse l'embout de rétention (21) qui est très voisin du bouchon (10) de la carpule. En (b) - La première demi-injection est terminée, le poussoir (13) est au contact du talon (3), les 3 tubes sont restés enfoncés les uns dans les autres. En (c) - Recul du pouce de l'utilisateur. Comme le bouchon de rétention (21) présente le frottement le plus important, il a tendance à rester fixe au centre de la carpule, alors que les différents tubes sortent les uns des autres. Ce mouvement arrière sera complet lorsque les trois tubes seront en position d'extension maxima, c'est-à-dire, lorsque la vis (23)# sera au bout de la saignée (22) et que les épaulements (16 et 17) seront en contact. Si l'utilisateur insiste, il verra le bouchon (21) commencer à reculer. A noter que les cliquets (19) sont armes, c'est-à-dire à l'intérieur du tube (15) et en avant des fentes de sorties (18). En (d) - Début du mouvement d'injection de la deuxième demi-carpule. Par suite de la hiérarchie des coefficients de frottement, le bouchon de retention (21) a tendance à tendance à rester immobile, le tube (20) recule d'abord à l'intérieur du tube (15), donc les cliquets sortent par les fentes (18) ensuite le tube (15) commence à reculer à l'intérieur du tube (12) ce qui a pour effet de faire buter l'épaulement (16) contre les cliquets (19). Si la pression sur le tube (12) s'accentue, la forme de l'épaulement (16) est telle qu'il va tendre à soulever les cliquets (19), donc à en accentuer encore la résistance. Le tube (15) sera alors obligé de transmettre la force exercée par le tube (12) au tube (20) et à l'embout (21), celui-ci va alors commencer à avancer, et à pousser le bouchon (10) de carpule, la deuxième demi-injection commence. En (e) - Rejet de la carpule vide. On a dévissé le porte-carpule (6) et tiré sur le corps de carpule (8). Celà a d'abord eu pour effet de faire sortir le tube (20) à l'extérieur du tube (15), donc d'escamoter les cliquets (19). En (f) - L'utilisateur replie la seringue. Il commence par rentrer le tube (15) dans le tube (12) en saisissant le tube (15) par son milieu, (les cliquets étant rentrés, cela est possible) puis il termine le repliement en appuyant sur l'embout (21). La seringue est alors prête pour une nouvelle injection. On voit donc que ce dispositif est fort simple dans sa fabrication et son fonctionnement. En particulier, on voit qu'il apporte une solution simple au problème de réduction de la course du piston, en n'utilisant qu'une seule main, tout en transmettant directement à l'utilisateur la résistance à l'avancement du piston. Le dispositif que nous venons de décrire n'est qu'un exemple de réalisation conforme à l'invention, il peut en exister beaucoup d'autres. On pourra, en particulier, appliquer l'invention non seulement aux seringues à carpules, mais également aux seringues ordinaires et aux pompes. Dans ce cas, ltembout de rétention et le piston de la seringue sont confondus. Il faudra simplement que le cylindre de la seringue puisse être séparé du corps, afin de permettre de rétracter manuellement les tubes. Le corps de la seringue (1) peut être quelconque en ce qui concerne sa forme, ses dimensions, les dimensions et dispositions respectives des collerettes (2) ou ergots (4) pour la pose des doigts. Le poussoir (13) et son dispositif de garde (14) peuvent être de forme quelconque. Ils peuvent être, en particulier, plus longs et plus larges afin d'être actionnés par la base de l'articulation du pouce qui est situe dans le creux de la main (cette position assure généralement plus de force). Dans le mouvement de recul préalable à la deuxième demi-injection, le poussoir sera serré dans le V forme entre la base du pouce et la base del'index. Les tubes (12, 15 et 20) peuvent être plus nombreux et permettre donc llin- jection non pas seulement en deux fois, mais en trois ou quatre fois. Le dispositif de cliquets (19) peut être d'un type quelconque, commandé ou non par un tube terminal relié à l'embout de rétention. Ils peuvent,en particulier, être du type de ceux utilises habituellement dans les trépieds d'appareils photographiques. Dans ce cas, les premiers d'entre eux doivent être effaces à la main par l'utilisateur avant de pouvoir rentrer les tubes les uns dans les autres. Si l'on utilise plusieurs tubes (pour trois ou quatre injections partielles) avec ce type de cliquets, on obtiendra un dispositif très proche du trépied d'appareil photographique. L'embout de rétention (21) peut être non pas en plastique, mais metallique, constitué par exemple d'une sorte de parapluie, ou de cloche, ou de couronne, ou de brosse circulaire, formée de fils ou languettes d'acier élastiques assurant un frottement à l'intérieur de la carpule. On peut également obtenir la rétention au moyen d'un harpon (par exemple un hameçon) qui se plante dans le bouchon de carpule et permet d'utiliser son frottement sur les parois. On peut également concevoir une version complètement hydraulique de l'invention. Tois ou quatre tubes concentriques et étanches sont remplis d'un liquide, ainsi qu'un petit réservoir supplémentaire, maintenu sous pression, situé par exemple, à l'intérieur du poussoir. Lorsqu'on agit sur la garde, celle-ci ouvre un clapet qui libère une certaine quantité de liquide qui fait sortir les tubes les uns des autres et reculer l'ensemble par rapport au bouchon de carpule. Dès qu'on cesse d'agir sur la garde, un clapet anti-retours coupe la communication avec le réservoir (l'élongation des tubes est bloquée) et l'ensemble est prêt pour la première injection.On voit dans un tel dispositif que le déploiement des tubes, et lui seul, est assisté et que par ailleurs, les variations de longueur de l'ensemble peuvent être quelconques et non limitées à certaines longueurs prédéterminées. De plus, il est possible de réaliser un système de tubes concentriques à cliquets pouvant être bloque en n 'importe quelle position d'extension. Pour cela, on aura un tube tertiaire solidaire du poussoir et porteur à son extrémité d'épaulements ou de cliquets tournés vers l'extérieur. Ces-cliquets ou épaulements se bloqueront, par extension centrifuge, sur la paroi interne du tube secondaire (éventuellement taraudée, pour faciliter le grippage). L'extension centrifuge des cliquets sera obtenue par une tige (quaternaire) portant a son extrémité un cône ou une olive destinée à pousser les cliquets vers l'extérieur. L'autre extrémité de cette tige (qui glisse librement l'intérieur du tube tertiaire) dépasse du poussoir par un orifice et se termine par un petit poussoir qui est donc situé à l'extérieur et en avant du poussoir principal. Ce petit poussoir est maintenu par un ressort de rappel à quelques millimètres en avant du poussoir principal (ceci peut être également obtenu si le petit poussoir est lui-même constitue d'une lame de ressort bombée) - donc sans action du cône sur les cliquets. Lorsque l'utilisateur veut procéder à une injection, son pouce (ou sa paume) commence par agir sur le petit poussoir (puisqu'il est en avant du grand poussoir) et pousse la tige quaternaire en avant ; le cône terminal de cette tige soulève vers l'extérieur les cliquets terminaux du tube tertiaire qui viennent donc se gripper à l'interieur du tube secondaire, bloquant ainsi son extension ; à ce moment, la poussée se transmet au tube secondaire qui à son tour pousse le piston de seringue et l'injection commence. On voit qu'au contraire, lorsque l'utilisateur recule son pouce en agissant sur la garde du poussoir principal, son pouce quitte le contact du petit poussoir. Celui-ci peut alors reculer sous l'effet du ressort de rappel, ce qui a pour effet de reculer le cône terminal de la tige quaternaire et de libe rer les cliquets, donc de permettre au tube tertiaire de jouer librement a l'intérieur du tube secondaire. Si le tube secondaire reste fixé a l'intérieur de la carpule par son embout de rétention (ou par un harpon) on voit alors que l'ensemble des autres tubes recule par rapport à lui, amenant ainsi l'extension désirée. Dans ce système, le tube primaire ne joue plus qu'un role d'enveloppe protectrice extérieure. En résumé, le dispositif, objet de la présente invention, s'applique dans tous les cas de seringues (ou pompes) pour injection de tout ou partie du liquide contenu dans le cylindre de ladite seringue (ou pompe) lorsqu'on souhaite pratiquer cette injection avec une course du poussoir de piston infe-rieu- re à la course totale que doit parcourir le piston dans le cylindre pour injecter tout le liquide. Ce résultat est obtenu par une action simple sur le poussoir (ou la garde du poussoir) de piston, qui peut, en particulier, être effectuée par la main qui injecte. Une seringue réalisée conformément à l'invention sera particuliere- ment utile pour les dentistes en vue des injections dans les tissus résistants, en leur permettant d'utiliser la main dans des positions de confort et de force optimales. REVENDICATIONS 1 - Dispositif formant seringue (ou pompe) permettant d'obtenir une réduction de la course du poussoir de piston par rapport à la course totale que doit parcourir le piston, caractérisé par le fait que la tige de piston est constituée d'un certain nombre d'éléments qui se replient les uns à l'interieur des autres dans l'axe du piston. 2 - Dispositif selon la revendication 1 caractérisé par le fait que la résistance à l'avancement du piston est transmise directement et sans démultiplication au poussoir de piston. 3 - Dispositif selon la revendication 1 caractérisé par le fait que le déploiement des éléments de tige de piston est commande uniquement par le poussoir ou sa garde. 4 - Dispositif selon la revendication 1 caractérisé par le fait que l'élongation des éléments de tige de piston est bloque positivement en plusieurs longueurs prédéterminées ou non.