La présente invention se rapporte à un récipient, tel qu'un tonneau ou un fflt en matière plastique, comportant, dans sa paroi supérieure, une ouverture de remplissage pouvant être fer mée par un couvercle. I1 est classique de conditionner des liquides dans des tonneaux dont le fond supérieur ou la coque de fQt comporte une bonde. Du fait de son faible diamètre, environ 5Omm, ltétanchéi- té d'une telle bonde est assez facile à réaliser, de même qu'il est facile de la disposera un endroit qui n'est que peu-exposé à être endommagé par des actions mécaniques. Le remplissage et le prélèvement de liquides relativement visqueux, tels que les huiles brutes ou de graissage, par une ouverture de petit diamètre demandent beaucoup de -temps, de sorte que l'on préfère utiliser des récipients ouverts pouvant être fermés à l'aide d'un couvercle, de préférence en tôle ou en bois, et d'un anneau de serrage. De tels récipients ont en outre ltavantage de permettre d'utiliser un puisoir pour prélever une partie de leur-contenu, tout en rendant inutile de les sou-lever ou de les faire basculer. Toutefois, l'inconvénient de ce mode de fermeture résulte de la position de l'ouverture dans la zone extérieure du récipient qui fait qu'elle est exposée aux chocs mécaniques agissant sur le bord du couvercle et sur la surface de garniture étanche sousacente. Des couvercles en tôle peuvent ainsi subir une déformation permanente qui rende la fermeture non-étanche. Pour éviter cet inconvénient, on a eu recours, après le développement des tonneaux en matière plastique, à des cou vercles qui sont aussi en une matière plastique élastique. Ces couvercles reprennent en effet, leur forme. initiale après avoir subi un-chocy par exemple, à la suite d'une chute libre, mais par contre, prennent facilement une section de forme ovale lors d'une déformation. En conséquence, on a développé des couvercles en matière plastique comportant des brides s'engageant alternativement avec des bossages prévus au bord supérieur du tonneau et qui, de ce fait, forment un assemblage qui pratiquement est à l'épreuve des chutes. Néanmoins, la surface d'étanchéité périphérique reste dans ce cas, encore exposée aux chocs, ce qui se traduit souvent par une expulsion du joint sous la violence de la pression d'impact. En partant de cet état de la tenique, la présente invention a pour objet un récipient du type spécifié comportant une fermeture qui même lorsque le bord du couvercle est exposé à des forces d'impact extrêmement intenses, empêche de façon sûre une partie du contenu, qui peut avantageusement être cons- titué par des liquides très visqueux, de s'échapper, de sorte que ce récipient peut aussi être utilisé sans danger pour l'en- vironnement au transport de produits dangereux. Un tel récipient selon l'invention est essentiellement caractérisé par le fait que le couvercle est disposé asymétriquement et enfoncé dans le fond supérieur du récipient de façon quine partie seulement, de préférence 20% seulement de son pourtour puissent être atteinte par des chocs mécaniques. En adoptant pour le couvercle un diamètre qui ne dépasse pas la moitié de celui du fond supérieur du récipient, en réalisant le couvercle en un type à vissage et en le disposant de façon asymétrique et enfoncé dans le fond supérieur, on obtient qu'au moins 80% de la surface d'étanchéité se trouve à l'abri de forces d'impacts. Grâce à un anneau périphérique disposé sur la face inférieure du couvercle et ayant des nervures de raidissement s'étendant radialement vers le centre, l'ouverture filetée du récipient dispose d'une contre-surface extrêmement forte qui fait qu'en cas de chute, son filetage ne risque pas de s'enfoncer et de se dégager du filetage complémentaire du couvercle. Ce filetage est un filetage en dents de scie à grand pas en matière plastique. Par cette mesure, on obtient une sécurité encore jamais atteinte. Etant donné l'importance des forces de fermeture, on prévoit au bord supérieur du couvercle des incisions verticales servant à recevoir un fer plat à l'aide duquel le couple de rotation nécessaire pour l'ouverture peut être produit. A ses faces extérieures, le couvercle porte plusieurs poches radiales ayant des fentes verticales qui, après la fermeture, couvrent la fente-d'un oeillet de plombage s'étendant dans la direction d'ouverture, perpendiculairement à la paroi supérieure. Le plombage s'effectue par l'enfoncement d'un plomb en matière plastique muni de contre-crochets dans les poches s'ouvrant vers le bas Selon une autre caractéristique de l'invention, celleci s'étend aussi aux récipients qui se ferment au moyen d'un couvercle comportant un fil de torsion. Avantageusement, un fil facile à tordre et formant un anneau, avec une résistance à la traction correspondant à la pression développée par le contenu en cas de chute, est disposé sur des surfaces d'appui s'étendant suivant un angle obtus par rapport à la paroi extérieure du couvercle, et est tordu en diminuant la section. En utilisant des couvercles ayant un petit diamètre comparable, on utilise des fils ayant une section relativement grande et une plus faible résistance à la traction, par exemple un diamètre de 3 mm et une résistance à la traction admissible 10 daN/mu2 d'au moins lOdaN/mm2 pour un tonneau de 120 litres. Les surfaces d'appui sont formées par une alternance de bossages coniques formés dans la paroi du récipient et de brides du couvercle. Selon une autre caractéristique de l'invention, les surfaces d'appui sont formées par des brides du couvercle, ces brides étant pourvues à leurs extrémités inférieures d'une cavité pour recevoir un fil métallique et venant se placer, après la torsion du fil, dans un dégagement du col du récipient. Dans cette forme de réalisation aussi, le couvercle est disposé asymétriquement et enfoncé dans le fond supérieur. De préférence, le couvercle est constitué par des oléfines à macromoléculaires. D'autres caractéristiques et åvantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, de modes de réalisation d'un récipient donnés a titre exemple, én référence au dessin annexé dans lequel - la figure 1 représente une vue en plan d'un tonneau à couvercle vissé - la figure 2 est une vue en coupe transversale, à plus grande échelle, du couvercle de la figure 1 - la figure 3 est une vue en plan, à plus grande échelle, d'un détail du tonneau de la figure 1, en partie éclatée - la figure 4 est une vue en perspective de la partie supérieure d' un tonneau ;; - - la figure 5 est une vue en coupe à grande échelle, de la zone du bord de la partie supérieure du tonneau - la figure 6 est une vue en coupe analogue de la zone du bord de la partie supérieure d'une autre forme de réalisation d'un tonneau; et - la figure 7 est une vue en élévation de la partie supérieure du tonneau de la figure 6. En se référant à la figure 1, on voit le montage du couvercle 1 dans le fond supérieur 2 du tonneau. On remarque que l'ouverture de remplissage fermée par le couvercle 1 et qui, de ce fait, n'est pas vis-ible, a un diamètre qui n'est que la moitié de celui du fond supérieur-du tonneau et qu'il est enfoncé près du bord de celui-ci. La figure 2 montre en coupele filetage en dents de scie 3 du couvercle 4 et 1 t anneau périphérique 5 comportant des renforts radiaux 6 qui permettent d'éviter des déformations. Au-dessus de la face supérieure du couvercle s'élèvent des éléments auxiliaires d'ouverture 7 destinés à l'application d'un fer plat faisant fonction de levier, et sur le côté du couvercle on voit un oeillet de plombage latéral 8 formant une barrette allant du fond supérieur vers l'ouverture. La figure 3 montre la superposition de la fente prévue à la chambre de plombage du couvercle avec celle de l'oeillet de plombage. Pour assurer automatiquement une position correcte de l'ouverture de remplissage asymétrique du tonneau sous la tubulure de remplissage d'un dispositif de remplissage, non-représenté, on a prévu sur deux côtés opposés 9 et 10 du tonneau des méplats qui ont pour effet de diminuer son diamètre. Deux planches de guidage montées, à égale distance, sur le dispositif de remplissage, assurent un guidage positif du tonneau et, de ce fait, le centrage de son ouverture de remplissage sous la tubulure de remplissage. Les figures 4 et 5 montrent que le couvercle du récipient 1 est plus petit que la surface totale du fond supérieur du tonneau et qu'il est disposé asymétriquement et est enfoncé. Ses brides 12 sont disposées alternativement entre des bossages radiaux symétriques extérieurs 13 de l'ouverture du récipient et forment, avec leur face inférieure et les brides, une cavité conique dans laquelle est introduit un fil de torsion 14. Le fil 14 comporte à ses extrémités deux noeuds 15, 16 pour recevoir le crochet du dispositif de torsion. La torsion des noeuds 15, 16 produit une partie tordue 17 s'étendant vers l'intérieur et qui produit la tension nécessaire pour fermer le tonneau. Le mode d'utilisation est le suivant : on place un -fil métallique formant un anneau ayant les dimensions et la résistance voulues et comportant à ses extrémités deux oeillets dans les évidements coniques formés à la partie supérieure du tonneau par les bossages et par les brides du couvercle et on ferme celui-ci au moyen d'un dispositif de torsion classique. La figure 6 montre en coupe et la figure 7 en élévation, un autre mode d'utilisation. Le col de l'ouverture formé dans le fond supérieur delta manière décrite, s'effile au-dessus du renfoncement horizontal de cette paroi et présente ainsi une cavité 18. Le bord extérieur parallèle ou formant un angle aigu 19 du couvercle est subdivisé en segments éparés 20, dont l'ex- trémité inférieure forme un renfoncement horizontal 21 pour recevoir le fil de torsion 14. La disposition à angle aigu des segments du couvercle par rapport au col vertical de l'ouverture du tonneau facilite les opérations d'ouverture et de fermeture de celui-ci. Le renfoncement 21 et la partie qui sty raccorde se-déplacent pendant la procédure de fermeture sous l'action de la force radiale du fil de torsion dans la cavité 18, ce qui assure une fixation convenable du couvercle. L'inclinaison de la partie supérieure de la cavité produit en même temps une composante de force axiale qui presse le joint 22 du couvercle sur le col de l'ouverture. REVENDICATIONS 1. Récipient à ouverture de remplissage dans son fond supérieur, pouvant être fermée par un couvercle, caractérisé par le fait que le couvercle (1) est disposé asymétriquement et enfoncé dans le fond supérieur (2) de façon qu'une partie seulement de préférence 20%, de son pourtour puisse être atteinte par des chocs mécaniques. 2. Récipient selon la revendication 1 caractérisé par le fait que le couvercle (1) est à vissage. 3. Récipient selon la revendication 1 caractérisé par le fait que le rapport des surfaces de- l'ouverture de remplissage et du fond du récipient est d'environ 1 à 4. 4. Récipient selon la revendication i et/ou l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé par le fait qu'un anneau circulaire (5) pourvu de nervures de raidissement radiales (6), s'étendant perpendiculairement à la face du couvercle est disposé à la face inférieure de celui-ci. 5. Récipient selon la revendication 1 et/ou l'une quelconque des revendications 2 à k, caractérisé par le fait qu'un anneau (5) pourvu d'encoches, s'étendant perpendiculairement à la face supérieure du couvercle, est prévu pour faciliter l'ou- verture. 6. Récipient selon la revendication 1 et/ou l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé par le fait que le côté extérieur du couvercle (1) présente des poches fermées à leur partie supérieure et ouvertes vers le baspour recevoir les crochets de retenue d'un plomb en matière plastique. 7. Récipient selon la revendication 1 et/ou l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé par le fait que dans le renfoncement du fond supérieur est fixée une barrette verticale orientée vers le centre de l'ouverture et comportant une fente latérale pour servir d'oeillet de plombage. 8. Récipient selon la revendication 1 et/ou l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisé-par le fait que la coque du récipient, dont toutes les autres parties sont convexes, présente en deux endroits opposés, de préférence dans son tiers supérieur, deux surfaces planes (9, 10) parallèles formant méplats 9. Récipient selon la revendication 1 et/ou l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait qu'un anneau (14) facile à tordre, ayant-une résistance àla traction correspondant à la pression développée par le contenu en cas de chute, est disposé sur des surfaces d'appui s'étendant suivant un angle obtus par rapport à la paroi extérieure du couvercle et est tordu en diminuant sa section. 10. Récipient selon la revendication 1 etfou l'une quelconque des revendications 2 à 9, caractérisé par le fait que les surfaces dtappui sont formées par des alternances de bossages s'étendant en cône (13) dans la paroi du récipient et par des brides (12) du couvercle. Il Récipient selon la revendications 1 et/ou l'une quelconque des revendications 2 à 10, caractérisé par le fait que les surfaces d'appui sont formées par des brides (12) du couvercle et que pour le réception du fil (14) les brides (12) sont pourvues à leur extrémité inférieure d'un renfoncement (21) et viennent se placer, après la torsion du fil, dans une cavité (18) du col du récipient 12. Récipient selon la revendication 1- et/ou l'une quelconque des revendications 2 à 11,-caractérisé par le fait que le couvercle est constitué par des oléfines à macromolécules. 13. Récipient selon la revendication 1 et/ou l'une quelconque des revendications 2 à 12, caractérisé par le fait que dans le cas d'un contenu pesant 120 Kg, le diamètre du fil est de 3 mm et sa résistance à la traction minimale est d'environ 10 daN/mm2.