L'invention proposée consiste en l'amélioration d'un instrument de musique à corde ; la vielle à roue. Une vielle à roue comprend principalement - une coque, une roue, une table de résonance et un clavier. Le principe de jeu de la vielle à roue est le suivant - de la main droite, par l'intermédiaire d'un axe solidaire d'une manivelle, on fait tourner la roue qui frotte les cordes - de la main gauche, on frappe les touches du clavier sur lesquelles sont implantéesdes pièces appelées sauterauts qui pincent deux des six cordes de la vielle, permettant ainsi le jeu de la mélodie. La présente invention propose quatre améliorations pour la facture de l'instrument. La première amélioration concerne la coque. Dans la fabrication traditionnelle de la vielle à roue, le matériau utilisé pour la coque est le bois qui présente les inconvénients suivants : fragilité et sensibilité aux changements de température et d'humidité de l'air. Depuis quelque temps, on peut trouver aussi des ccques en résine époxy et fibre de verre qui présentent l'inconvénient d'un aspect lisse rendant difficile le maintien de l'instrument pendant le jeu. La présente invention remédie aux inconvénients précités en proposant les deux variantes suivantes - coque antidérapente en résine époxy et fibre de verre ou coque en cuir rigidifiée par la résine époxy et fibre de verre. La deuxième amélioration concerne la roue. Dans la fabrication traditionnelle d'une vielle à roue, la roue est en bois mas sif qui se voile facilement, ou en contreplaqué qui peut présenter des aspérités et gêner au frottement des cordes et donc à la précision des notes. Pour éviter ces iconvénients, la présente invention consiste à effectuer un bandage en résine époxy et fibre de verre autour d'une roue classique, ce qui l'empêche de se voiler, et à recouvrir ce bandage de gelcoat qui donne un aspect lisse. La troisième amélioration concerne les oules que doit présenter la table de résonance afin de satisfaire à des exigences acoustiques. Dans la fabrication traditionnelle, ces oules sont perces directement dans la table. La fibre du bois employé pour la table étant fragile, à l'usage, des fen tes apparaissent fréquemment aux extrémités de ces ouïes, nuisant à la résonanc d'une partie de la teble. La présente invention consiste à incruster dans la table une pièce de bois dont le fil est perpendiculaire au fil du bois de la table, et à percer le. ourles dans cette pièce de bois. On évite ainsi à la table de se fendre et on conserve à l'instrument sa sono rité initiale. La quatrième amélioration concerne les sauterauts. Ce sont des pièces de bois taillées dans la masse, comprenant une palette qui pince la corde, et un pivot qui s'implante en force dans un trou sur la touche. Pour régler la justesse d'une note, on peut changer l'orientation de la palette en faisant pivoter le sauteraut dans son support. Dans la fabrication traditionnelle, ce pivot est de forme cylindrique. L'usure du pivot ne permet plus d'obtenir le maintien du sauteraut dans la position désirée. Pour remédier à cet inconvénient, la présente invention consiste è donner au pivot et'au perçage du support, une forme conique. Une simple pression verticale permet alors de bloquer, à nouveau, un sauteraut qui pourrait prendre du jeu. Le dessin annexé illustre les deuxième, troisième et quatrième amC- liorations proposées. - la figure 1 est une vue en coupe diamétrale de la roue. La roue comporte une bague filetée 1 pour engager l'axe de la manivelle ; une partie en bois 2 le bandage en fibre de verre et résine époXy 3 empêchant la roue de se voiler la couverture 4 du bandage en gelcoat. - la figure 2 est une vue de dessus d'une partie de la table de résonance comportant une oule. On y a représenté la fibre du bois de la table 5 ; la pièce de bois 6 incrustée dans la table ; les orifices 7. On remarque les fibres de la -pièce 6 perpendiculaires à celles du bois de la table 5. - la figure 3 est une coupe verticale de la figure 2. - la figure 4 représente une partie d,une touche 8 dans laquelle est enfoncé un sauteraut 9 pinçant une corde 10. - la figure 5 est une coupe de la figure 4. On y remarque la palette 9A du sauteraut, et le pivot conique 9B du sauteraut-s'emboîtant dans la touche 8. La coque antidérapante est réalisée dans un moule en résine epoxy et fibre de verre de facture classique. Avant imprégnation du moule on le badigeonne de p te à modeler liquéfiée au bain marie ; on obtient ainsi, à l'intérieur du moule, une couche de pâte suffisamment molle pour pouvoir y faire des empreintes à l'aide de papier de verre ou de tampons de granulométrie choisie, voire de poinçons pour la décoration ; on marque ainsi tout le moule. On procède ensuite à une imprégnation du moule. Le cuir, préalablement formé sur un moule male est rapporté sur une coque de facture similaire à celle décrite ci-dessus, et collé, soit à la résine époxy, soit à la colle néoprène. Pour réaliser le bandage de la roue, il suffit d'entourer la roue d'une dizaine de couches successives de fibre de verre noyées dans la résine époxy. Après polymérisation de cette résine, on procède au recouvrement au pinceau du gelcoat ; celui-ci ayant polymérisé, on rectifie le bandage au tour et on le polit. Les ouïes sont incrustées par des procédés classiques de marquette- rie. Les sauterauts sont débités dans une baguette de bois de section rectangulaire. Le pivot est taillé conique au tour ; on procède à la perce de la touche à l'aide d'une mèche à bois conique de même conicité que le pivot. REVENDICATIONS 1) Instrument de musique à cordes appelé vielle à roue, caractérisé par - une coque antidérapante en résine époxy et fibre de verre, - un bandage en résine époxy et fibre de verre autour de la roue, - des ouïes percées dans des pièces de bois incrustées dans la table, - des sauterauts å pivots coniques. 2) Instrument selon la revendication 1, caractérisé en ce que la coque est recouverte de cuir.