La présente invention a pour objet un jeu de société dont la conception générale s'apparente au jeu de dames classique, mais dont la combinaison judicieuse des éléments qui le constituent confère à l'ensemble un caractère attrayant comparable à celui du jeu d'échecs. Le jeu de société suivant l'invention est principalement remarquable en ce qu'il comprend un support creux dont la paroi supérieure est agencée à la manière d'un damier et qui renferme des mécanismes de verrouillage, chacun de ces derniers intéressant un groupe de cases du damier. A ce support sont associées deux séries de pièces mobiles ou pions propres à etre sélectivement introduits à l'intérieur d'une perforation ménagée dans chaque case, la base des pions d'une série étant profilée pour coopérer avec le mécanisme de verrouillage qui retient axialement le pion considéré tandis que la base des pions de l'autre série est agencée de façon à actionner le mécanisme précité au déverrouillage et à libérer ainsi 1'ensemble des pions introduits dans les cases du groupe correspondant au mécanisme envisagé. Conformément à un mode de mise en oeuvre préféré de l'invention, le damier imprimé sur la paroi supérieure du support creux comporte soixante-quatre cases de couleurs claire et sombre alternées, ces cases étant disposées suivant huit rangées ; à chaque rangée sont associés deux mécanismes de verrouillage dont chacun intéresse un groupe de quatre cases, étant toutefois noté que ces mécanismes n'assurent la retenue de la base des pions de la première série introduite que dans trois cases seulement, la quatrième case, prévue au niveau de la bordure du damier, étant plus particulièrement destinée à recevoir les pions de la seconde série dont la base provoque la libération de l'ensemble des pions retenus par le mécanisme considéré. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une vue schématique en perspective illustrant l'agencement général d'un jeu de société suivant l'invention. Fig. 2 est une coupe verticale du support à plus grande échelle, faisant ressortir le fonctionnement des mécanismes de verrouillage. Comme indiqué ci-dessus, le jeu représenté en fig. 1 comprend en premier lieu un support 1 prévu creux et de hauteur relativement réduite, lequel support présente un profil carré dans l'exemple de réalisation considéré. La paroi supérieure 2 de ce support 1 est imprimée pour constituer un damier comprenant soixante-quatre cases réparties suivant huit rangées parallèles ; sur le dessin toutes les cases sont identiques alors qu'en fait ces cases sont de couleurs claire et foncée alternées, à la manière du damier d'un jeu de dames classique. Chacune des cases est percée d'une perforation centrale 3. On notera par ailleurs que le damier comporte un tracé accentué 4 qui délimite une partie centrale formée par trente-six cases (six rangées de six cases), et une bordure comprenant vingt-huit cases périphériques. A l'intérieur du support 1 sont montés des mécanismes de verrouillage, dont chacun est formé par une barrette rigide 5 dont la base est solidaire d'une lame élastiquement déformable 6 engagée dans une rainure du fond 7 du support 1 ; cette lame 6 tend élastiquement à maintenir la barrette 5 correspondante à une orientation substantiellement verticale, pour laquelle la partie supérieure 5a en forme de bec de ladite barrette est disposée sensiblement dans l'axe des rangées de perforations 3, et ce moyennant appui contre une butée fixe 8. On remarquera que chaque mécanisme de verrouillage est dimensionné de façon à ce que la barrette 5 s'entende au-dessous d'un groupe forme par quatre cases comptées sur une même rangée à partir de l'un de deux bords opposés du support ; il n'est pas prévu de mécanisme au niveau des deux rangées latérales de la bordure qui sont orientées parallélement aux barrettes de telle sorte que le support est équipé de douze mécanismes. Toutefois et comme illustré en 5' en fig. 1, la partie supérieure ou bec Sa de chaque barrette est interrompue au niveau de la case périphérique de chacun des groupes précités. Au support 1 ainsi agencé sont associées deux séries de pièces mobiles ou pions 9 et 10 présentant des profils extérieurs différents de façon à pouvoir entre aisément distingués. La partie inférieure de chaque pion est solidaire d'un prolongement axial 9a, 10a établi à un diamètre très légèrement inférieur au diamètre intérieur des perforations 3 de manière à être susceptible d'entre introduit dans celles-ci. I1 convient de noter que le prolongement 9a de chaque pion 9 comporte une face transversale débordante 9b (fig. 2) propre à coopérer avec le bec Sa des barrettes 5, alors que chaque prolongement 10a, prévu plus long, est de forme sphérique pour venir porter contre un renflement 5b desdites barrettes. On comprend que lorsqu'un pion 9 est engagé par sa base dans une perforation 3 de la partie centrale du damier, son prolongement 9a vient porter contre la face supérieure du bec 5a de la barrette 5 disposée au-dessous de ladite perforation ; cette barrette s'efface latéralement, puis revient élastiquement contre la butée 8 si bien que le bec 5a se dispose au-dessus de la face 9b le pion 9 est ainsi retenu axialement et ne peut entre déplacé.Par contre lorsqu'un pion 9 est introduit dans l'une des perforations 3 de la bordure du damier, il n'y a aucun accrochage puisque son prolongement 9a se trouve alors disposé soit au niveau d'une partie découpée 5', soit en vis-à-vis d'une case périphérique non équipée d'un mécanisme de verrouillage (cas des huit cases périphériques disposées suivant l'une ou l'autre des deux rangées latérales orientées parallèlement à l'axe des barrettes 5). Pour que le ou les pions 9 retenus par le bec 5a de l'une des barrettes 5 puissent entre libérés, il faut nécessairement l'intervention d'un pion 10. On conçoit en effet que le prolongement lOa d'un tel pion (partie de droite de fig. 2) vient prendre appui contre le renflement 5b de la barrette 5 considérée, laquelle est repoussée latéralement ; le bec 5a s'efface et libère les prolongements 9a qu'il retenait. Cette action libératrice des pions 10 s'opère lorsque ceux-ci sont enfilés par leur base dans l'une quelconque des perforations 3 de la partie centrale du damier comme dans l'une quelconque des perforations 3 des cases périphériques intéressées par les barrettes 5. On comprend tout le parti susceptible d'entre tiré de la combinaison des pions 9 et 10 et des mécanismes de verrouillage, et ce moyennant une règle de jeu appropriée. On remarquera que les mécanismes précités peuvent entre agencés de manière différente de ce qui a été décrit ci-dessus : il suffit qu'ils assurent la retenue automatique de la base des pions 9 et la libération de ceux-ci sous l'effet de la base d'un pion 10. I1 va évidemment de soi qu'un même mécanisme de verrouillage peut intéresser un nombre quelconque de cases, le chiffre de quatre cité plus haut n1 étant destiné qu1à mieux éclairer l'invention. I1 doit d'ailleurs entre entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. On conçoit en particulier qu'on peut imaginer des formes de réalisation du jeu plus élaborées, avec comptage ou repérage à l'aide d'un cadran séparé à éclairage électrique ; il suffit à cet effet d'associer aux perforations 3 de la partie centrale du damier des contacteurs 11 dont l'organe d'actionnement est commandé par le seul prolongement 5a des pions 5, comme illustré en fig. 2. REVENDILATIDNS 1. Jeu de société, caractérisé en ce qu'il comprend en combinaison un support creux dont la face supérieure agencée à la manière d'un damier présente une série de cases perforées en leur centre tandis que son espace intérieur renferme des mécanismes de verrouillage dont chacun intéresse au moins deux cases, une première série de pièces mobiles ou pions dont la base engagée à l'intérieur d'une perforation coopère avec le mécanisme de verrouillage correspondant en assurant la retenue du pion envisagé, et une seconde série de pièces mobiles ou pions dont la base est profilée de façon à ce que son engagement dans lune des perforations provoque la libération de l'ensemble des pions de la première série retenus par le mye mécanisme. 2. Jeu de société suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la base de chacun des pions de la première série comprend un prolongement axial pourvu d'une face orientée transversalement, tandis que chaque mécanisme de verrouillage est constitué par une barrette susceptible de basculer à l'encontre de moyens élastiques qui tendent à la ramener à la position verticale, laquelle barrette présente sur son bord supérieur un bec destiné à coopérer avec la face transversale sus-mentionnée. 3. Jeu de société suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la base de chacun des pions de la seconde série comprend un prolongement à profil substantiellement sphérique de hauteur légè- rement supérieure à celle du prolongement des pions de la première série, de arçon à venir porter contre un renflement latéral prévu sur chacune des barrettes au-dessous de leur bec. 4. Jeu de société suivant l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que le bec supérieur de chaque barrette est découpé au niveau des cases périphériques prévues en bordure du support. 5. Jeu de société suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le support présente soixante-quatre cases reparties suivant huit rangées tandis que chaque mécanisme de verrouillage intéresse un groupe de quatre cases contiguës.