La présente invention a pour objet une pompe principale de freinage, à double circuit, produisant des pressions distinctes et proportionnelles, et a pour but de faire fonctionner deux circuits de freinage indépendants l'un de l'autre, ou un plus grand nombre de ces circuits, avec des pressions distinctes qui soient proportionnelles de manière progressive à l'actionnement de la manette de frein. Les pompes de freinage hydraulique qui ont été utilisées Jusqu'à présent sur les véhicules automobiles, que elles soient à circuits réunis ou qu'elles soient à circuit double, se composent essentiellement d'un cylindre, pourvu d'un ou de deux pistons qui, au moyen d'un liquide sous pression, est chargé de rapprocher les mâchoires de la surface de freinage, et ensuite de les serrer Jusqutà ce que le véhicule s'arrête. L'emploi du dispositif décrit ci-dessus entrasse les conséquences suivantes et sont cause des inconvénients ci-dessous a) L'emploi d'une proportion de levier d'actionnement de la pompe principale normalisée dans le rapport de 4 à 1. Cette proportion est justifiée par le déplacement du liquide de la pompe pour occuper les espaces, les jeux et les parties usées, afin d'obtenir la pression voulue pour la décélération du véhicule, en fonction d'une force déterminée exercée par le conducteur du véhicule sur la manette de freinage, et équivalant approximativement à la moitié de son poids. b) L'installation de systèmes de freinage de type différent (disque-tambour, proportions de serrage, introduction de petites pompes, etc...), en rapport avec la répartition de charges sur les essieux pouvant peser sur l'action du freinage par suite de la suspension. c) Le danger présenté par le fait que n'importe quelle panne des dléments du circuit hydraulique de freinage implique l'annihila- tion complète du système de freinage. On peut remédier aux inconvénients ci-dessus en recourant à l'emploi de la pompe selon l'invention, et qui est décrite en détail dans le présent brevet.Il stagit, en effet, d'un é1é- ment qui s'adapte sur un véhicule automobile et grâce auquel un simple circuit normal devient un circuit double : l'un de ces circuits est destiné à l'essieu avant et l'autre est destiné à l'essieu arrière, de telle sorte qu'ils sont tout à fait indé- pendants. C'est ainsi qu'au cas où une panne se produit dans l'un des circuits, l'autre circuit continue à fonctionner. On parvient à obtenir de cette manière un maximum de sécurité, car le véhicule en question ne se voit ainsi jamais privé complète- ment de tout dispositif de freinage.De plus, par ailleurs, en appliquant un diamètre différent et un système de fonctionnement différent à l'intérieur du corps de la pompe - c'est en cela que consiste la caractéristique particulière de la présente invention - on peut obtenir des pressions proportionnelles et progressives adéquates pour les différents essieux ou paires de roues, et ce résultat est obtenu en supprimant le régulateur de freinage. Il convient de souligner que le fonctionnement de cette pompe est très simple, qu'elle ne réclame aucun entretien et qu'elle cotte bon marché par rapport à d'autres éléments ou dispositifs employés pour améliorer le système hydraulique de freinage, comme les servofreins, les multiplicateurs de pression, etc... De plus, la pompe en question fonctionne d'une fagon aussi efficace que pratique, comme cela a pu être reconnu et constaté. Conformément à l'invention, la pompe prillcipale de freinage à double circuit produisant des pressions distinctes et propor- tionnelles, se caractérise essentiellement par le fait qu'elle est constituée par un corps qui assure l'unité de l'ensemble et à l'intérieur duquel sont disposées deux chambres cylindriques, de diamètres inégaux, placées sur le même axe et dans les quelles vont se loger, bien ajustés avec le jeu voulu, deux pistons indépendants. Diverses autres caractristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple non limitatif, au dessin annexé. La figure unique représente une coupe transversale de la pompe objet de la présente invention. Le corps de pompe 1 est fermé par un bouchon ll maintenu sur le corps par l'intermédiaire d'un joint 12 et est fixé sur un véhicule au moyen d'un support 17. La butée 18 du levier de poussée sur la pompe est reliée à la poussée de la pédale du frein par une commande non représen tée. Les alimentations de fluide sont indépendantes.et sont reliées par les raccords 14a et 14b à des réservoirs appropriés. De même, les sorties des chambres de pression 16a et 16b sont reliées par leurs raccords respectifs 15a, 15b aux conduits des petites pompes de roue montées sur chaque essieu séparément, si bien que un circuit simple de freinage est ainsi transformé en circuit double. Des joints 13 permettent de relier d'une manière étanche les raccords 14a, 14b et 15a, 15b au corps de pompe 1. Quand on agit sur le levier de freinage, le piston 3 se déplace contre la résistance du ressort intermédiaire 6 et entraine le caoutchouc de poussée 5 qui dépasse sa tuyère d'éjection, de telle manière que la pression augmente dans la chambre de pression arrière 16a. Cette pression déplace à son tour le piston avant 8 et le caoutchouc de poussée 9 dépasse sa tuyère d'éjection, de telle manière que la pression augmente dans la chambre de pression 16b dans une mesure directement proportion nelle à la pression obtenue dans la chambre précédente 16a, du fait que les pistons 3 et 8 agissent sur des seetions différentes, comme représenté. Quand on cesse d'agir sur le levier de freinage, les pistons 3 et 8 reprennent leur place primitive en vertu, d'une part des pressions accumulées dans leurs circuits respectifs et, d'autre part des ressorts de récupération 10 et 6, tandis que les caoutchoucs de poussée 5 et 9 dégagent leurs tuyères d'éjection respectives et que le piston avant 8 fait butée sur le saillant provenant de la différence entre les sections dans le noyau du corps de la pompe par l'intermédiaire du caoutchouc obturateur 7 . Le piston arrière 3 fait alors butée sur la bague 2 par l'intermédiaire du caoutchouc d'arrêt 4, et la pompe est prête à fonctionner à nouveau. Au cas où une panne se produit dans le circuit de l'essieu avant (circuit qui correspond à la chambrel6a), la course morte du levier s'allonge du fait qu'elle se trouve en partie absorbée par le parcours que fait le piston 3 jusqu'à ce qu'il bute contre le piston 8,tandis que de la sorte le circuit de l'essieu arrière continue à fonctionner normalement. Àu cas où la panne se produit dans le circuit de ltessieu arrière (circuit qui correspond à la chambre 16bila course de freinage s'allonge, du fait qu'elle se trouve en partie absorbée par le parcours que le piston 8 effectue jusqu'à ce qu'il bute contre le bouchon 11, tandis que de la sorte le circuit de l'essieu continue à fonctionner normalement. L'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation représentée et décrite en détail, car diverses modifications peuvent y Aetre apportées sans sortir de son cadre. REV!NDICATIONS 1 - Pompe principale de freinage, à double circuit, produisant des pressions distinctes et proportionnelles, qui se ca ractérise essentiellement par le fait qu'elle est constituée par un corps qui assure l'unité de l'ensemble et à l'intérieur duquel sont disposdes deux chambres cylindriques, de diamètres inégaux, placées sur le même axe et dans lesquelles vont se logeur, bien ajustés avec le jeu voulu, deux pistons indépendants. 2 - Pompe suivant la revendication 1, caractérisée essentiellement en ce qu'entre les deux pistons en question, se trouve placé un ressort de récupération, et en ce qu'à l'extrémité du piston inséré dans la plus grande chambre, opposée à l'extrd- mité qui fait face à l'autre piston, est placé un deuxième ressort de récupération, ces deux ressorts de récupération faisant en sorte que les pistons, quand ils sont au repos, occupent des positions fixes et bien déterminées. 3 - Pompe suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisée essentiellement en ce que le piston inséré dans la chambre de plus petit diamètre comporte,sur le cté opposé à celui qui prend contact avec le ressort qui le sépare de l'autre piston, un mécanisme approprié pour loger un joint empêchant le liquide de s'échapper à l'extérieur et favorisant ainsi la lubrification du cylindre pour que le piston glisse bien lors de son trajet de retour. 4 - Pompe suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisée essentiellement en ce que sur le caté du piston qui est in séré dans la plus grande chambre, et sur la partie qui a le plus petit diamètre, est placé un joint d'étanchéité qui isole complètement les deux sections du fait qu'il compartimente tout le cylindre. 5 - Pompe suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisée essentiellement en ce que, du fait de ces caractéristiques structurelles, les circuits de freinage correspondant au premier et au deuxième piston sont constitués de façon indépendante l'un de l'autre,de telle sorte que le véhicule ne pourra jamais se voir privé de frein dans le cas où l'un de ces circuits serait en panne. 6 - Pompe suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisée essentiellement en ce que la force qui s'exerce sur les pistons est transmise au liquide qui est contenu dans les sections différentes du cylindre, ce qui cause des pressions différentes dans chaque circuit et inversement proportionnelles auxdites sections.