L'invention est: relative aux mécanismes du genre des accou plements à friction, à couple de glissement contrôlé (tels que limiteurs de couple, embrayages, freins dynamométriques) propres, en utilisant le principe connu des embrayages à cônes ou à dis ques,, réaliser la transmission, entre deux pièces pouvant tour ner autour d'un même axe, d'un couple ne dépassant pas une pas une va leur limite préréglée ou commandée. Dans les dispositifs connus du genre en question, la mise en pression des éléments frottants, cônes ou disques, solidaires en rotation, les uns de la première pièce à accoupler, les au tres de la seconde, est obtenue par l'action directe d'une force axiale préréglée ou--commandee, ét' l'inconvénient principal de ces dispositifs est que-le couple-limite de glissement engendré par cette òrce axiale dépend directement des coefficients de frottement entre les-élEments frottants, coefficients qui sont, comme il est connu, sujets à des- variations relativement impor tantes, d'où résultent une instabilité et une irrégularité des couples transmis, se traduisantpar un manque de précision et de fidélité dans le cas des limiteurs de couple, et par des phénomènes de broutement dans le cas des embrayages ou des freins. Un autre inconvénient de ces dispositifs, dans le cas des limi- teurs de couple, est que le couple de glissement est généralement le même pour les deux sens de rotation, alors que l'on peut sou haiter au contraire que les valeurs limites du couple soient différentes selon le sens de rotation : c'est le cas, par exem ple pour une clé de serrage dynamométrique pour écrous ou bou lons, où l'on peut souhaiter disposer, dans le sens du desser- rage, d'un couple plus élevé que dans le sens du serrage, afin de permettre le dévissage même s'il y a, par exempte, blocage par la Couille. L'invention a pour buts, surtout, de permettre, dans un des sens de rotation, un ajustement précis du couple limite de-glis- sement, en depit.-ds des variations inévitables des coefficients de frottement, et secondairement de permettre d'obtenir, dàns l'autre sens de rotation, l'interdiction de tout glissement ou, au moins, unevaleur plus élevée du couple-limite de glissement'. Pour répondre à ces desiderata, et remédier aux inconvénients des accouplements à friction existants, l'inventionconsiste principalement à agencer les mécanismes du genre en question de façon telle que l'une des deux pièces accouplées comporte deux surfaces d'appui, savoir, une surface formée d'une ou nlusieurs rampes hélicoXdales constituée par exemple par des filets de vis, et une surface de révolution formant butée axiale, ces deux surfaces ayant pour axe l'axe commun des rotations, tandis que la deuxième pièce est maintenue en appui sur cette butée axiale par un fourreau taillé de rampes hélicordales coopérant avec celles de la première pièce, ledit fourreau s'appuyant sur ladite deuxième pièce suivant une surface de friction également de révolution autour de l'axe commun, la pression axiale de ces appuis étant engendrée par un couple de commande exercé entre ladite première pièce et ledit fourreau par un ressort de torsion préréglé ou par tout autre moyen mécanique, électromagnétique hydraulique, pneumatique, etc. capable de créer un tel couple, et d'en faire varier l'intensité à volonté, de telle sorte que, la première pièce ayant nar exemple a entraîner en rotation la deuxième nar la friction du fourreau, dans le sens du couple de commande exercé sur ce fourreau, il y ait régulation du couplelimite transmis, la résultante des couples de frottement subis nar le fourreau équilibrant le couple de commande qui s'exerce sur lui, tandis aue,dans l'autre sens d'entratnement, ces couples s'ajoutent, engendrant une pression axiale plus élevée des surfaces frottantes et établissant par conséquent la valeur limite du couple de glissement à un niveau également plus élevé, ou même supprimant la possibilité de tout glissement. Pour la mise en oeuvre de l'invention de base venant d'être spécifiée, il convient de prévoir diverses autres dispositions dont certains modes de réalisation apparaissent plus loin, notamment les suivantes, certaines de ces dispositions pouvant, le cas échéant, être utilisées isolément. Selon l'une de ces dispositions, on prévoit des moyens propres à donner une valeur aussi élevée que possible au couplelimite de g]issement du fourreau sur la deuxième pièce accouple, engendrant une pression axiale donnée. Ces moyens compor- tent, nar exemple, entre autres réalisations possibles, le choix d'un rayon suffisant pour les portées actives de la surface de friction, le choix d'une forme conique pour cette surface de friction, l'emploi de garnitures à haut coefficient de frottement, la multinlication de cette surface entre deux jeux de disques empilés solidaires en rotation, alternativement, les uns du fourreau, les autres de la deuxième pièce, taillés à cette fin de cannelures longitudinales dans lesquelles les disques peuvent coulisser axialement par des pattes prévues à cet effet, cet empilage de disques étant contenu et pouvant être serré entre la butée axiale de la première pièce et une butée axiale ménagée sur le fourreau. Par ailleurs, inversement, on peut prévoir des moyens propres à donner des valeurs aussi faibles que possible aux frottements sur les surfaces d'appui de la première pièce, savoir, d'une part, la butée axiale qui peut par exemple, entre autres réalisations possibles, recevoir une garniture ou un revetement antifriction, ou bien être constituée comme une butée à billes, ou à aiguilles, etc., et, d'autre part, les rampes hélicoïdales qui peuvent, semblablement, être garnies d'un revêtement antifriction, ou être constituées comme des vis à roulement à billes, des galets, desvis satellites, etc. Selon une autre disposition on prévoit, dans les accouplements du genre en question, des rampes hélicoïdales ayant un pas aussi faible que possible pour qu'à un couple de commande donné corresponde une valeur aussi élevée que possible de la pression axiale engendrée, ce pas devant toutefois être assez grand pour que soit évité tout effet de coincement pousant s'opposer au desserrage du fourreau et de la deuxième pièce de leurs appuis respectifs sur les rampes et sur la butée axiale de la première pièce. Selon une autre disposition, dans les accouplements du genre en question, comportant au moins une butée axiale, on appuie cette butée sur la première pince par une articulation sphérique pour que la pression axiale de serrage se répartisse uniformément sur les surfaces de friction, en dénit d'un défaut éventuel de parallélisme. Selon une disposition applicable aux accouplements du genre en question, et particulièrement aux limiteurs de couple, la butée axiale est susceptible, au-dessus d'une certaine pression axiale, d'un recul élastique, la course du fourreau par rapport à la premiere pièce, dans le sens du serrage, étant par ailleurs limitée par une butée appropriée, cette disposition permettant de limiter à une valeur préréctlée la pression axiale et,par conséquent,le couple de glissement lorsaue la Premiere pièce tend à entraîner la seconde dans le sens opposé au couple de commande appliqué au fournnu. L'invention vise, plus particulièrement, certains modes d'application ainsi que certains modes de réalisation des dispositions ci-dessus décrites ; et elle vise plus particulièrement encore, et ce, à titre de produits industriels nouveaux, les mécanismes du genre en question comportant application de ces mêmes dispositions, ainsi que les éléments spéciaux propres à leur établissement et les ensembles ou engins comprenant de tels mécanismes. Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit et des dessins ci-annexés, décrivant en détail certains modes d'apalicadon etde réalisat-ondes accouple- ments suivant l'invention, tels que des limiteurs de couple à ressort de torsion réglable, un frein dynamométrique, une clé dynamométrique, étant entendu que ces compléments de description et de dessins sont donnés surtout à titre d'indication. La figure 1, de ces dessins, montre schématiquement en coupe axiale un limiteur de couple suivant l'invention avec vis à billes et butée à billes. La figure 2 montre schématiquement en coupe axiale un frein dynamométrique avec surface de friction conique, le couple de commande pouvant être ajusté par le déplacement d'un poids le long d'une tige horizontale. Les figures 3 et 3a montrent, respectivement en coupes axiale et transversale, un limiteur de couple dans lequel le couple de commande est créé par un ressort en spirale avec deux variantes pour l'ajustement de sa tension à une valeur préréglée. Les figures 4 et 4a montrent, respectivement en coupes axiale et transversale, un limiteur de couple. suivant l'invention, à disques de friction. La figure 5 montre un limiteur de couple à disques multiples, accouplant deux arbres bout à bout, l'un étant taillé de cannelures et l'autre de rampes hélicoidales, le fourreau les réunissant étant soumis au couple de commande d'un ressort hélicoïdal tendu en torsion, la butée-axiale étant sphérique. La figure 6 représente en coupe axiale un limiteur de couple à disques à butée axiale élastique. Les figures 7 et 8 représentent, respectivement en coupe axiale et en vue axiale, une clé dynamométrique suivant l'invention. Selon le mode de réalisation de la figure 1, on établit un accouplement à limitation de couple entre un moyeu M qui constitue la première pièce suspécifiée, et un autre organe entraineur ou entraîné, tel qu'un pignon P, qui constitue la deuxième pièce. Sur le moyeu M sont taillées des rampes ou gorges hélicoïda- les H sur lesquelles s'appuie, par l'intermédiaire de billes, un fourreau F taillé de rampes réciproques. Ces rampes, de rayon moyen r, font un angle i avec un plan perpendiculaire à l'axe com- mun A - A. Un ressort de torsion R exerce sur le fourreau F un couple de commande c, tendant à visser, sur le moyeu M, ce fourreau F et, par conséquent, à serrer le pignon P contre une butée à billes B solidaire du moyeu M. L'appui du fourreau F sur le pignon P se fait par l'intermédiaire d'une garniture de friction G, de rayon moyen q avec un coefficient de frottement X. Le ressort de torsion R est encastré à ses deux extrémités, d'une part, en E dans une joue du fourreau F, d'autre part, en D dans une bague V bloquée par un écrou N tur le moyeu M, suivant un emmanchement conique K, ce mode de fixation permettant le préréglage du couple de commande c. Un limiteur de couple ainsi construit illustre de façon simple le principe de l'invention. Si l'on considère d'abord le cas o le pignon P tourne par rapport au moyeu M dans le sens opposé à celui du couple de commande c exercé sur le fourreau F par le ressort de torsion R, il doit vaincre la résistance de frottement de la garniture G, qui exerce sur lui un couple de glissement g. Le fourreau, de son côté, supporte récinroquement le même couple g, en sens opposé, qui se retranche du couple de commande c pour déterminer le couple résultant c-g tendant à visser le fourreau F sur le moyeu M et engendrer par l'intermédiaire de la vis à billes un serrage axial a répondant à l'équation 1) c-g = a. r. tu . Or, c'est ce serrage qui détermine le couple de glissement 2) g = a. q. tg X d'oA il resulte que le couple de glissement g s'exprime en fonction du couple de commande c par la formule 3) g = c t. tqX r.tg Cette formule démontre que si q.tgX est grand par rapport à r.tgct , le counle de glissement g est inférieur mais presque égal au couple de commande c, et que sa valeur est peu affectée par les variations éventuelles du coefficient de frottement X. On construira dorc un accouplement de ce type en assignant d'une part à r et cC des valeurs aussi petites que possible, et d'autre part à q et X des valeurs aussi grandes que possible. On peut signaler d'ores et déjà que l'une des façons d'augmenter le frottement engendré au niveau des garnitures G, par une pression axiale a, est de les faire porter, comme on le verra plus loin en référence aux figures 2 et 3, sur des surfaces coniques de demi-angle au sommet P , le coefficient de frottement tangentiel étant alors divisé par sin. p . Une autre façon d'augmenter ce frottement est, comme illustré sur les figures suivantes, de multiplier les surfaces de friction par le moyen de deux séries de disques empilés, solidaires en rotation, alternativement,du fourreau ou de la deuxième nièce. Ces moyens sont si efficaces qu'ils peuvent autoriser la suppression des billes ou corps roulants au niveau des rampes hélicoidales et au niveau de la butée axiale. Si l'on considère maintenant l'autre sens de rotation, c'està-dire lorsque le pignon P tend à tourner dans le même sens que le couple de commande exercé sur le fourreau F, le couple de frottement g s'ajoute au couple de commande c dans le sens du serrage de ce fourreau, et prend une valeur 4) g' = c. a.tgx r. tqoC - q.tqX Cette formule montre que le couple g' est plus grand que le couple g, et qu'il y a même blocage si q.tgX est plus qrand que r.tg oC. Notons que, nour éviter ce hlocage, et comme on le verra plus loin en référence à la figure 5, on peut prévoir la limita- tion du serrage axial par la combinaison, d'une butée limitant la course du fourreau dans le sens du serrage, avec des moyens permettant le recul élastique de la butée axiale. On va maintenant, dans ce qui suit, en rÉférence aux figures 2 à 8, décrire un certain nombre d'applications et de modes de réalisation de l'invention, mettant en oeuvre les disnositions qui précèdent. Suivant le mode d'application de la figure 2, on réalise, suivant l'invention, un frein dynamométrique dans lequel le couple de commande c est engendré par une masse W (remplaçant le ressort R susvis) pouvant se déplacer le long d'une tige horizontale graduée T, transversale au fourreau F, disposition qui permet donc le rêqlage dudit couple. Le moyeu M, dans ce cas, est fixe, emmanché et claveté dans un socle S. La surface de friction G est conique, de demi-angle au sommet ss avec des garnitures de coefficient de frottement X.Le couple-limite de glissement est alors, lorsque le manchon P tend à tourner dans le sens opposé au couple exercé par le poids de la masse W : Un tel frein dynamométriaue peut bien entendu être également réalisé avec un empilage de disques de frottement plutôt qu'avec une surface de friction conique. La figure 3 illustre l'application à un accouplement limiteur de couple entre deux pièces constituées par un manchon P et un moyeu M, sans internosition de billes ou autres éléments de roulement au niveau de la butée axiale comme au niveau des rampes hélicoidales. Le couple de commande est engendré par un ressort R à lame spirale représenté suivant le plan de coupe a-a, figure 3a. Ce ressort est encastré à ses deux extrémités, d'une part, dans le fourreau F, d'autre part, dans une bague de réglage V qui peut être solidarisée du moyeu soit par une goupille Y, soit par une denture Z serrée par un écrou N, comme sur la figure 1, l'un ou l'autre de ces dispositifs permettant le réglage du ressort spirale à un couple prédéterminé. Les figures 4 et 4a illustrent une autre application à un limiteur de couple, suivant l'invention, à empilage de disques de friction et sans éléments intermédiaires de roulement au niveau de la rampe hélicoïdale ni au niveau de la butée axiale B. Reprenant les notations de la figure 1, le rayon r des rampes hé licordales est ici de 12 mm et leur coefficient de frottement tgt est par exemple de l'ordre de 0,15, leur inclinaison X étant, par exemple, de l'ordre de 15 degrés.D'autre part, les disques de frottement G appuient les uns contre les autres selon un rayon moyen q = 20 mm avec un coefficient de frottement (tgX) de l'ordre, par exemple, de 0,30. On compte ici un nombre de surfaces de frottement n = 11 et une surface B de butée axiale de rayon p égal au rayon q, dans le cas présent, et de coefficient de frottement ts yP de l'ordre, par exemnle, de 0,15. La formule 3) devient 6) g" = c p.tg # + n.q.tgx r.tg(#+#) + n.q.tgX Un calcul numérique va permettre de mettre en évidence le peu de sensibilité du couple-limite de glissement obtenu aux variations des coefficients de frottement, ce qui est l'un des buts principaux de l'invention.En premier lieu, les valeurs des paramètres sont supposées rigoureusement égales aux chiffres qu'on vient d'indiquer, d'où une première valeur de g" : 7) q"1 = c. 20 x 0,15 + 11 x 20 x 0,30 = 0,968.c 12 x 0,44 + 11 x 20 x 0,30 Ensuite, on suppose que les coefficients de frottement varient de 10%, tg# passant de 0,15 à 0,165, tgX, de 0,30 à 0,33, tg# de 0,15 à 0,135, d'où une deuxième valeur de g"; 9"2 = c. 20 x 0,165 + 11 x 20 x 0,33 = O,978.c 12 x 0,42 + li x 20 x 0,33 On constate que, pour un meme couple de commande c, le couple-limite de glissement n'a varié que de 1% alors que les coefficients de frottement ont varié de 10%. I1 est clair que ce résultat peut encore être amélioré en utilisant des éléments roulants au niveau de la butée axiale et des rampes hélicoïdales, cette disposition ayant pour effet d'annuler pratiquement les coefficients de frottement tg# et tg #. Avec les mêmes données numériques, la formule 6 devient 9) q" = c. 11 x 20 x 0,33 = 0,953.C 12 x 0,27 + 11 x 20 x 0,30 et la formule 7 10) q"2 = 11 x 20 x 0,33 = 0,957.c 12 x 0,27 + 11 x 20 x 0,33 Cette fois, le couple-limite de frottement ne varie que de quatre pour mille. On peut encore diminuer l'angle Oc , c'est--dire adopter un pas de vis plus faible : par exemple, avec çC = 50, les formules 8 et 9 deviennent : 11) g"1 = 11 X 20 x 0,30 = 0,9843 12 x 0,087 + 11 x 20 x 0,30 12) g"2 = 11 x 20 x 0,33 = 0,9857 12 x 0,087 + 11 x 20 x 0,33 et la variation du couple de glissement n'est plus que 1,4 pour mille malgré une variation de 10% du coefficient de frottement. On pourrait enfin améliorer encore cette stabilité du couple transmis en augmentant le rayon q, en diminuant le rayon r, en multipliant le nombre n de disques, mais les calculs qui précèdent illustrent suffisamment l'une des propriétés essentielles des accouplements suivant l'invention, qui est de transmettre un couple dont les variations suivent aussi fidèlement que l'on veut les variations d'un couple de commande, en dépit des variations éventuelles des coefficients de frottement, d'où résulte la possibilité de construire suivant ce principe, non seulement des limiteurs de couple ou freins dynamométriaues précis, mais aussi des freins et des embrayages exempts de broutement. Concernant les embrayages, le principe de l'invention s'applique particulièrement bien aux embrayages à commande électromagnétique, cette commande pouvant être agencée pour exercer un couple variable au lieu d'une force axiale comme dans les embrayages conventionnels. Mais il est entendu que le couple variable peut être engendré aussi par des moyens de commande mécaniques, hydrauliques ou pneumatiques. La figure 5 représente une application à un accouplement à friction suivant l'invention dans lequel deux arbres accouplés P et M sont bout à bout, l'un étant tallé de rampes hélicoidales, et l'autre de cannelures, le fourreau F les entourant et coopérant avec l'un d'eux par des rampes réciproques et un ressort à boudin R à torsion réglable et avec l'autre par un empilage de disques de frottement G serrés entre une butée axiale B1 solidaire du premier arbre et une butée axiale B solidaire du fourreau, l'une de ces butées B étant montée en articulation sphérique (o) pour compenser d'éventuels défauts de parallélisme et assurer la pleine portée des disques les uns sur les autres. La figure 6 représente en coupe axiale un limiteur de couple à disques à butée axiale élastique B. Cette butée B est adossée à une pile de rondelles élastiques C, précomprimées à une valeur ajustée, de telle sorte que lorsque le moyeu M tend à entraîner la pièce P dans le sens d'une augmentation du serrage axial des disques, il y ait, au-dessus d'un couple prédéterminé, fléchissement de ces rondelles élastiques, jusqu'à ce que le fourreau vienne s'arrêter contre une butée K ménagée sur le moyeu, à partir de quoi la pression axiale cesse de croître et l'on a un limiteur de couple de type classique, tandis que dans l'autre sens on a un limiteur de couple de précision, fonctionnant suivant les principes de l'invention. Les figures 7 et 8 illustrent schématiquement le principe d'une clé dynamométrique suivant l'invention. Le moyeu M est solidaire du manche Z tandis que la pièce P porte un carré Q pour l'entraînement des douilles ou autres. Le "couple de commande" sur le fourreau F est engendré par la flexion d'un ressort à lame L, réglable par une vis I, J, que porte ledit manche. En suite de quoi, quel que soit le mode de réalisation adopté, on peut réaliser des accouplements dont le fonctiOnnement ressort suffisamment de ce qui précède pour qu'il soit inutile d'insister à son sujet et qui présentent, par rapport à ceux du genre en question déjà existants, de nombreux avantages, notamment - possibilité d'obtenir des couples-limites extrêmement précis, indépendamment des possibilités de variations des coefficients de frottement des garnitures ou autres éléments de friction, - possibilité de se prêter à de nombreuses applications, - et possibilité d'obtenir, lorsque désiré, un couple-limite différent dans les deux sens. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation, qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Mécanisme du genre des accouplements à friction à couple de glissement contrôlé (limiteur de couple, embrayage, frein dynamométrique, etc.), avec deux pièces coaxiales reliées l'une à l'autre par un dispositif à friction influençable par le déplacement coaxial d'un fourreau relié à l'une desdites faces par des rampes hélicoSdales, caractérisé par le fait que sont prévus, entre le fourreau et l'une des pièces, des moyens appliquant audit fourreau un couple de commande. 2. Mécanisme du genre des accouplements à friction à couple de glissement contrôlé (limiteur de couple, embrayage, frein dynamométrique, etc.), avec deux pièces coaxiales reliées l'une l'autre par un dispositif à friction influençable par le déplacement coaxial d'un fourreau relié à l'une desdites faces par des rampes hélicordales, notamment selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les deux pièces s'appuient constamment l'une sur l'autre par une butée interposée entre des surfaces de révolution solidaires respectivement desdites pièces, et que le fourreau, déplaçable axialement et s'appuyant contre le dispositif à friction, est soumis à l'action desdits moyens créant un couple de commande et constitué notamment par un ressort de torsion interposé entre le fourreau et l'une des pièces, l'ensemble étant tel que la friction puisse être rendue variable sous l'influence du couple de commande et du couple moteur appliqué à l'une des deux pièces, sans qu'il en résulte un de-pla- cement relatif axial desdites pièces. 3. Mecanisme selon la revendication 1 ou 1 et 2, caractérisé par le fait que lesdits moyens, notamment dans le cas où l'une des deux pièces, entre lesquelles est appliqué un couple, est fixe, sont constitués par exemple par une tige, portant un poids réglable ou de position réglable et solidaire du fourreau monté sur la pièce fixe (figure 2). 4. Mécanisme selon la revendication 1 ou 1 et 2, caractérisé par le fait que lesdits moyens sont constitués par une lame de ressort transversale au fourreau et dont l'extrémité s'appuie sur un organe réglable solidaire de l'une des deux pièces de l'accouplement (figures 7 et 8). 5. Mécanisme selon la revendication 1 ou 1 et 2, en particulier du type électromagnétique, caractérisé par le fait que lesdits moyens comportent une commande électromagnétique. 6. Mécanisme selon la revendication 1 ou 1 et 2, caractérisé par le fait que lesdits moyens comportent une commande mécanique, hydraulique ou pneumatique. 7. Mécanisme selon la revendication 1 ou 1 et 2, caractérisé par le fait que les deux pièces, notamment un arbre ménant et un arbre mené, s'appuient l'un sur l'autre par une butée à billes ou autres entre des surfaces d'appui transversales à l'axe, tandis que le couple de commande est réalisé par un ressort de torsion interposé entre le fourreau et un élément de la pièce ou arbre portant ledit fourreau, le déplacement axial de ce dernier étant compensé par une déformation correspondante du ressort de torsion, sans que les deux pièces aient à subir un déplacement relatif axial. 8. Mécanisme selon la revendication 1 ou 1 et 2, caractérisé par le fait que la friction entre le fourreau et la deuxième pièce est réalisée sous forme d'au moins une garniture conique (figures 2 et 3). 9. Mécanisme selon la revendication 1 ou 1 et 2, caractérisé par le fait qu'il comporte des rampes hélicoïdales ayant un pas aussi faible que possible pour qu'à un couple de commande donné corresponde une valeur aussi élevée que possible de la pression axiale engendrée, ce pas devant toutefois être assez grand pour que soit évité tout effet de coincement pouvant s'opposer au desserrage du fourreau et de la deuxième pièce de leurs appuis respectifs sur les rampes et sur la butée axiale de la première pièce. 10. Mécanisme selon la revendication 1 ou 1 et 2, caractérisé par le fait que la butée axiale est assemblée sur la deuxième pièce par une articulation sphérique pour que la pression axiale de serrage se répartisse uniformément sur les surfaces de friction, en dépit d'un défaut éventuel de parallélisme (figure 5). 11. Mécanisme selon la revendication 1 ou 1 et 2, caractérisé par le fait que la butée axiale entre les deux pièces accouplées est susceptible, au-dessus d'une certaine pression axiale, d'un recul élastique, la course du fourreau par rapport à la première pièce, dans le sens du serrage, étant par ailleurs limitée par une butée appropriée, notamment avec rondelles élastiques, cette disposition permettant de limiter à une valeur preréglée le couple de glissement lorsque la première pièce tend à entraîner la seconde dans le sens opposé au couple de commande appliqué au fourreau (figure 6). 12. Clé dynamométrique, utilisant les moyens faisant l'objet de la revendication 1 ou 1 et 2,et, notamment, de la revendication 3, caractérisée par le fait que les moyens, intervenant pour engendrer le couple de commande, sont constitués par une lame de ressort transversale au fourreau et courant le long du manche solidaire de la première pièce, lame dont l'extrémité s 'appuie sur une butée réglable portée par ledit manche (figures 7 et 8). 13. Limiteur de couple utilisant les dispositions de l'une quelconque des revendications 1 à 12 pour deux arbres coaxiaux à entrainer l'un par l'autre et réunis entre eux par un manchon solidaire de l'un d'eux, coopérant avec des garnitures de friction interposées entre ledit manchon et un fourreau relié par gorges hélicoïdales ou semblables à un moyeu solidaire de l'autre arbre, caractérisé par le fait que lesdites garnitures coopèrent avec des butées axiales appropriées , en combinaison avec au moins un ressort de torsion s'enroulant autour de ltaxe dudit moyeu et agissant sur le fourreau (figures 3 à 6). 14. Frein dynamométrique, utilisant les dispositions de l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé par le fait que les garnitures sont interposées entre un moyeu fixe portant le fourreau, auquel il est relié par des rampes hélicoi- dales et l'arbre auquel le couple est appliqué, ledit fourreau étant soumis à l'action d'un couple variable, engendré par exemple par un poids réglable ou de position réglable selon la revendication 3 (figure 2). 15. Embrayage utilisant les dispositions de l'une quelconque des revendications 1 à 12, à interposer entre deux arbres à entratner l'un par l'autre avec un manchon solidaire de l'un desdits arbres et des garnitures de friction interposées entre ledit manchon et un fourreau relié par gorges hélicoïdales ou semblables à un moyeu solidaire de l'autre arbre, caractérisé par le fait que le fourreau est soumis à l'action d'un couple de commande variable et/ou progressif provenant d'une commande électromagnétique, mécanique, hydraulique ou pneumatique.