La présente invention concerne un élément pour la construction de planchers. Des éléments de construction préfabriqués en béton, et plus particulièrement des éléments pour la construction de planchers, sont bien connus dans la technique. Ils présentent toutefois de sérieux inconvénients. D'une part, du fait des colts de transport, l'unité de préfabrication doit être installée à une distance relatiyement faible du chantier d'utilisation, ce qui, pour rentabiliser cette unité, implique 11 existence de chantiers importants. D'autre part, il est nécessaire de disposer sur ce chantier de moyens de levage importants, du fait du poids de ces éléments. De plus, les véhicules de transport doivent accéder à proximité immédiate de la construction, ce qui nécessite des accès carrosables adaptés. Par ailleurs, la réalisation de planchers en béton conduit à l'incorporation des canalisations en fluides divers, et nécessite la présence permanente au cours de ces opérations de personnel des corps d'état concernés alors qu'il ne s'agit que de simples contrôles. I1 est également souhaitable de pouvoir modifier ultérieurement l'organisation des locaux. Or, les planchers en béton dans lesquels les canalisations sont incorporées ne permettent que difficilement cette évolution. Il en est d'ailleurs de même des poutres et murs lourds assurant le support de ces planchers. Un autre inconvénient résulte du fait que les planchers en béton sont en général solidaires des murs de façade sur l'ensemble de leur épaisseur. I1 en résulte des ponts thermiques importants engendrant dans de nombreux cas des condensations intérieures. Enfin, dans les installations de chauffage actuelles, on utilise dans certains cas l'air comme fluide caloporteur. Son transport nécessite des gaines qui ne peuvent pas être incorporées au plancher. La présente invention vise à fournir un élément pour la construction de planchers qui soit léger et ne nécessite par conséquent que des moyens de levage sommaires, qui par ailleurs soient aisément transportable, dont l'installation permette de dissocier les interventions concernant la structure de celles ayant trait aux équipements, qui permette de modifier ultérieurement l'organisation des locaux et qui réduise au maximum les ponts thermiques avec les murs de façade. A cet effet, elle prévoit un élément pour la construction de planchers, caractérisé par le fait qu'il comprend un cadre rigide sur lequel est fixé un treillis de support, et une feuille de matière synthétique disposée sur ledit treillis de support et apte à former le fond d'un coffrage pour le coulage d'une dalle de béton. La structure préfabriquée est donc très légère puisqu'elle ne comprend pas la dalle de béton. Celle-ci n'est coulée qu'après mise en place de l'élément selon l'invention. D'autre part, les différentes parties de l'élément et le cadre lui-même peuvent n'être montés qu'au dernier moment sur le chantier, ce qui évite le transport d'éléments volumineux, même s'ils sont de faible poids. Dans une forme de réalisation avantageuse, l'élément selon l'invention comprend un treillis d'armature également fixé au cadre rigide au-dessus dudit treillis de support. Ainsi, le treillis inférieur, ou treillis de support, ne sert qu'à soutenir, par l'intermédiaire de la feuille de matière synthétique, le béton entre le moment de son coulage et le moment de sa prise. Après la prise du béton, et en utilisation, c'est le treillis supérieur qui forme l'armature d'une dalle de béton armé. Avantageusement, l'élément comporte des entretoises entre ledit treillis de support et ledit treillis d'armature. Ces entretoises permettent évidemment de conserver un écartement sensiblement constant entre les deux treillis mais présente comme principal avantage de dissocier les déformations du treillis de support des déformations du treillis d'armature. I1 est ainsi possible, par exemple, de marcher sur l'élément pendant le coulage coulée de la dalle sans entraîner de déformation des zones déjà préparées. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront dans la description qui suit, donnée à titre d'exemple non limitatif, d'une des formes de réalisation de l'invention. Au dessin schématique annexé - la figure 1 est une vue en perspective d'une partie d'un élément selon 11 invention, - la figure 2 est une vue de dessus de cet élément, - la figure 3 en est une vue de face, - la figure 4 est une vue en coupe selon la ligne IV-IV de la figure 2, - la figure 5 est une vue en coupe d'un plancher réalisé avec l'élément selon l'invention, - la figure 6 est une vue en perspective de ce plancher, - la figure 7 est une vue en perspective d'un organe de jonction entre quatre éléments selon l'invention, - la figure 8 est une vue en perspective d'un coin de l'élément adaptable a l'organe de jonction de la figure 7, - la figure 9 est une vue en coupe verticale de la zone de jonction de quatre éléments selon l'invention, - la figure 10 est une vue en coupe selon la ligne X-X de la figure 9, - la figure 11 est une vue en coupe verticale de la zone de jonction, au niveau d'un poteau, de quatre éléments selon l'invention, et - la figure 12 est une vue en perspective du poteau utilisé à la figure 11. Comme il est montré plus particulièrement aux figures 1 à 4, un élément rectangulaire selon l'invention comporte un cadre rigide désigné d'une manière générale par la référence 1, et qui est formé de poutrelles de rive en U inférieures 2 et supérieures 3. Ces poutrelles 2 et 3 sont maintenues parallèles deux à deux et écartées au moyen de fers 4 sur lesquels elles sont soudées. Le cadre & t muni à ses angles de cornieres 5 sur lesquelles sont soudées les extrémités des poutrelles de rive 2 et 3, et des fers 4. Un premier treillis métallique 6, ou treillis de support, est tendu à la partie inférieure des poutrelles de rive supérieures 3. Ce premier treillis 6 supporte une feuille en matière synthétique, par exemple en polyéthylène, 7. Cette feuille 7 est prévue pour former le fond d'un coffrage dans lequel sera coulée une dalle de béton, et peut être maintenue par exemple par collage en agraphage. A la partie supérieure des poutrelles de rive supérieures 3 est tendu un second treillis métallique, ou treillis d'armature, 8. Par ailleurs, entre deux ensembles opposés de poutrelles de rive 2 et 3, sont tendues des poutrelles à treillis en fils 9 de type connu. A l'aplomb de ces poutrelles 9 et au niveau respectivement des poutrelles de rive 2 et 3, sont disposés des écarteurs, par exemple, des liteaux en bois 10 et 11. Les liteaux supérieurs 11 forment donc des entretoises entre le treillis de support inférieur 6 et le treillis d'armature supérieur 8. Les figures 5 et 6 représentent un plancher fini réalisé à partir d'éléments selon l'invention. Après que les éléments aient été mis en place et assemblés comme décrit ci-dessous, une dalle de béton 12 est coulée. Avant sa prise, le béton repose donc sur la feuille de polyéthylène 7 supportée par le treillis inférieur 6. On notera que jusqu'à ce que le béton ait acquis une résistance suffisante, le cadre est étayé afin de bénéficier de l'effet de précontrainte dû au déplacement de la structure sous le poids du béton frais et à sa prise différée. Par ailleurs, du fait que dans l'élément selon l'invention, les fonctions de support du béton frais et de support du personnel chargé de la mise en oeuvre sont dissociées, il-est possible de réaliser une dalle de béton dont la planéité de la face supérieure permette l'application directe d'un revêtement de sol mince, ce qui n'était pas possible jusqu'à présent du fait de l'effet d'onde dfl au mouvement de ce personnel. C'est ainsi que le treillis inférieur associé à la feuille en matière synthétique assure le support du béton, alors que le treillis supérieur qui jouera ultérieurement le rôle d'armature, permet, grâce en particulier à un faible maillage la circulation du personnel sans qu'il y ait d'interactions notables entre les deux systèmes du fait de la faible consistance du béton frais. Dans cette opération de coulage de la dalle, le treillis supérieur 8 est par conséquent noyé par le béton. Si nécessaire, des parties latérales de coffrage sont bien entendu prévues au bord de la dalle, puisque le béton 12 a une épaisseur supérieure à la hauteur des poutrelles de rive 3. Après la prise du béton, le treillis supérieur 8 fait office d'armature. Par ailleurs, on peut disposer à la partie inférieure du plafond ainsi obtenu des plaques 13 formant un faux plafond, qui peuvent par exemple être clouées sur les liteaux 10. On réalise ainsi un espace vide entre le faux plafond 13 et la dalle de béton 12. Cet espace peut être utilisé pour disposer une isolation thermique éventuelle ou pour le passage de canalisations diverses. I1 peut en particulier recevoir des gaines de passage d'air. L'agencement intérieur des locaux peut ainsi être facilement modifié après que la construction ait été terminée. Les figures 7 à 10 représentent un mode avantageux de liaison entre plusieurs éléments selon l'invention. I1 permet en effet d'obtenir une structure à poutres croisées, présentant une excellente résistance et un minimum de déformation. Cet assemblage est assuré au moyen d'organes de liaison 14 à section en X réalisés à partir de quatre cornières. Des trous 15 et 16 respectivement sont prévus dans les organes 14 et dans les cornières d'angle 5 des cadres 1. Lors de l'assemblage, quatre éléments selon l'invention peuvent ainsi être réunis comme montré aux figures 9 et 10 à l'aide de boulons à haute résistance 17, par exemple des boulons HR précontraints. Bien entendu, si seulement deux éléments doivent être assemblés, on utilisera des organes 14 présentant une section en T au lieu de présenter une section en X. Les figures 11 et 12 montrent un poteau 18 permettant de supporter les angles de quatre éléments selon l'invention. Ce poteau est formé de quatre cornieres 19 munies d'ailes 20. Dans la zone du plafond, les ailes 20 sont découpées et des trous 21 sont percés dans les cornières en concordance avec des trous similaires aux trous 16 de la figure 8. Le montage des éléments sur le poteau 18 s'effectue à l'aide de boulons 17 de façon similaire à ce qui a été décrit en référence aux figures 9 et 10. Là encore, on peut bien entendu prévoir le support de seulement deux éléments dans le cas où le poteau 18 est un poteau en bordure de la dalle, ou d'un seul élément dans le cas où le poteau 18 est un poteau d'angle. Avec le mode d'assemblage décrit ci-dessus, les poteaux et les éléments sont montés préalablement à la réalisation des murs, mais d'autres modes de montage sont bien entendu possibles. On peut par exemple appuyer les éléments sur des murs porteurs par l'intermédiaire de pièces d'appui boulonnées sur les poutrelles. L'invention fournit donc des éléments de construction de planchers qui sont très légers puisque la dalle de béton n'y est coulée qu'après leur installation et qui de plus peuvent être e transportés aisément sous forme démontée. Par ailleurs, hormis la fabrication des poutrelles qui nécessite un équipement industriel, le montage proprement dit des éléments peut, suivant la nécessité, être centralisé ou décentralisé. En outre, la mise en oeuvre des éléments selon l'invention est très rapide. On notera en particulier que la faiblesse des immobilisations autorise le montage de plusieurs constructions pour n'effectuer des opérations de bétonnage du plancher qu'au moment le plus propice en fonction par exemple des conditions climatiques ou du volume optimal. De plus, les canalisations passant entre le plancher et le faux plafond évitent les interactions entre les opérations de second oeuvre et les opérations de gros oeuvre. L'agencement selon l'invention réduisant considérablement les contacts de la structure interne avec les parois extérieures, on peut obtenir une excellente isolation thermique. D'autre part, le plafond dissocié supprime pratiquement tous les risques de condensation et d'altération des revêtements qui en résultent. Enfin, aussi bien le montage que l'installation des éléments selon l'invention ne nécessite que des opérations élémentaires. REVENDICATIONS 1. Elément pour la construction de planchers, carac térisé par le fait qu'il comprend un cadre rigide sur lequel est fixé un treillis de support, et une feuille d'une matière synthétique disposée sur ledit treillis de support et apte à former le fond d'un coffrage pour le coulage d'une dalle de béton. 2. Elément selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comprend un treillis d'armature également fixé au cadre rigide au-dessus dudit treillis de support. 3. Elément selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'il comporte des entretoises entre ledit treillis de support et ledit treillis diarmature. 4. Elément selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que chaque côté dudit cadre comprend une poutrelle de rive inférieure, une poutrelle de rive supérieur re et des moyens pour les maintenir espacées, et en ce que ledit treillis de support est fixé à ladite poutrelle de rive supérieure. 5. Elément selon la revendication 4, caractérisé par le fait qu'il comporte des poutrelles à treillis en fil fixées auxdites poutrelles de rive. 6. Elément selon ltensemble des revendications 3 et 5, caractérisé par le fait que lesdites entretoises sont disposées à l'aplomb desdites poutrelles en fil. 7. Elément selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé par le fait qu'il comprend des liteaux fixés auxdites poutrelles de rive inférieures, aptes à recevoir des plaques de faux-plafond. 8. Elément selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que ledit cadre rigide est muni à ses angles de cornières aptes à assurer la fixation de l'élément à au moins un autre élément ou à un poteau de support.