L'invention part d'un procédé pour corriger en fonction du temps des signaux numériques de commutation, qui, du fait du balayage, prennent naissance à des moments discrets et comportent, de ce fait, des écarts par rapport à une valeur théorique dépendant du temps. Dans la technique de télévision, on utilise fré- quemment des signaux de commutation servant à commuter à l'inté- rieur de l'image visible, d'une source de signal d'image, sur une autre. Ces signaux de commutation sont dans le cas des ins- tallations connues, formés en ce que des impulsions à fréquence de lignes ou d'images (par exemple en forme de dents de scie, de triangles ou de paraboles), ou bien également des signaux vidéo (appelés estampages de couleurs) en provenance d'une sour- ce de signal d'image quelconque, sont acheminés par l'intermé- diaire d'un dispositif à valeur de seuil. Dans la technique vidéo numérique, qui suppose un balayage s'effectuant à des instants discrets, le dépassement d'une telle valeur de seuil ne peut toutefois 8tre détecté que lors du processus de balayage suivant ce dépassement. Lors de l'utilisation d'un signal de commutation formé par un simple comparateur, des structures en dents de scie apparaissent de fa- çon perturbatrice dans le cas de flancs légèrement inclinés par rapport à la verticale. Le but de l'invention est d'éviter ces perturbations. A cet effet, l'invention concerne un procédé ca- ractérisé en ce que l'on dérive une valeur de correction dépen- dant du temps, qui correspond à l'écart en fonction du temps du signal de commutation à partir d'une valeur théorique, et l'on forme en fonction de cette valeur de correction dépendant du temps, plusieurs valeurs instantanées, qui constituent le signal de commutation corrigé en fonction du temps. Le procédé conforme à l'invention défini ci-dessus présente par rapport aux solutions connues l'avantage que le si- gnal de commutation prenant naissance est corrigé en fonction du temps, si bien que les perturbations ci-dessus mentionnées n'interviennent pas. L'invention va être expliquée plus en détail en se référant à un procédé de réalisation représenté sur les des- sins ci-joints dans lesquels: - la figure la est un diagramme de tension mon- ú487147 2.- trant la formation d'un signal de commutation à partir d'un signal d'image analogique, - la figure lb est également un diagramme de tensions montrant la formation d'un signal de commutation à partir d'un signal d'image quantifié aussi bien en fonction du temps qu'en amplitude, - la figure 2a représente une disposition de circuits pour dériver un signal de valeur de correction confor- mément à l'invention, la figure 2b est un diagramme pour expliciter le dispositif de circuit selon la figure 2a, - la figure 3 représente un autre exemple de réa- lisation d'un circuit de dérivation d'un signal de valeur de cor- rection, - la figure 4 est un tableau et un diagramme pour expliquer la production du signal de commutation corrigé, - la figure 5 est un circuit pour obtenir un si- gnal de commutation corrigé conformément à l'invention. La figure la représente l'évolution dans le temps d'un signal 1, qui dépasse à l'instant t1 un seuil de comparai- son prédéterminé k. A l'aide d'un circuit à valeur de seuil con- nu en soi, le signal de commutation 2 prend alors naissance, ce signal présentant en t1 une variation brusque, Grâce à un tel signal, des sources de signaux d'images sont commutées dans la technique de télévision, si bien que par exemple des coupes en continu et L-e que l'on appelle des trucages d'estampage, peu- vent être obtenue t Dans le cas de ces derniers, le fond bleu d'un annonceur peut être remplacé par un signal délivré à par- tir d'un projecteur de diapositives si bien que le téléspecta- teur a l'impression que l'annonceur se trouve devant la scène représentée sur la diapositive. A l'aide d'un tel signal de com- mutation, des signes d'écriture peuvent également être masqués dans un signal de télévision. Sur la figure lb un signal numérique d'image, pour améliorer la visibilité, est représenté sous la forme d'un signal 3, sans doute analogique mais quantifié en temps et en amplitude. Le signal 3 dépasse à l'instant t2 le seuil de compa- raison k. Il en résulte, lors de la mise en oeuvre d'un commuta- teur de valeur de seuil, le signal de commutation désigné par 4, qui présente en t2 une variation brusque de tension. Le si- 487 47 3.- gnal analogique d'image. également représenté sur la figure lb, sur lequel est basé le signal d'image quantifié, présente en t1 une coïncidence avec le seuil k. L'instant de commutation correct pour le signal 4 serait donc t1. Mais en t1 aucune va- riation brusque n'est possible dans la trame digitale de balaya- ge. Avant toutefois que la correction proprement dite soit ex- pliquée en se référant à la figure 5, on va aborder dans ce qui suit la dérivation de la valeur dépendant du temps nécessaire pour la correction. La valeur de correction est désignée dans ce qui suit par T et désigne l'intervalle de temps entre t1 et t2 rapporté à une période de balayage TA (figure lb et figure 2b). La valeur de correction T est obtenue par interpolation entre les valeurs de balayage a et b se situant avant et après l'ins- tant t1. De façon correspondante à la représentation sur la figure 2b, elle est donnée par: T = (k -a) (b - a) Un dispositif de circuit correspondant est repré- senté sur la figure 2a. Le signal numérique d'image B à partir duquel doit être dérivé un signal numérique de commutation# est appliqué au dispositif de circuit à l'entrée 5. Dans un com- parateur numérique 6, auquel est appliqué un signal de valeur de seuil k, prend naissance un signal de commutation numérique Sd, disponible à la sortie 7 pour une utilisation ultérieure. Pour constituer la différence (b - a) le signal numérique d'ima- ge B est appliqué à une bascule D 8 à la sortie 9 de laquelle prend naissance un signal numérique d'image qui est respective- ment retardé d'une période de balayage par rapport au signal nu- mérique d'image appliqué en 5. A cet effet, la fréquence de ba- layage fà est appliquée en 10 à la bascule D. Aussi bien le si- gnal numérique d'image retardé que le signal numérique d'image non retardés sont appliqués à un circuit de soustraction Il à la sortie duquel apparaît la différence (b - a). Dans un conver- tisseur de code-(PROM) 12 est formée la valeur inverse de ce signal. le signal d'image retardé d'une période de balayage est en outre appliqué à un second circuit de soustraction 13 dans lequel la différence entre la valeur de seuil k et la valeur de balayage a se situant avant l'instant t1 est formée. Dans un circuit multiplicateur 14, appara t alors le signal de valeur E48?1 47 de correction T susceptible d'être prélevé à la sortie 15. la figure 3 montre une autre disposition de cir- cuit pour dériver le signal de valeur de correction, disposi- tion dans laquelle on suppose toutefois qu'un signal de commuta- tion exempt d'erreur est tout d'abord obtenu en technique ana- logique. Ce signal est appliqué à l'entrée de cadencement 16 d'un circuit de balayage et de maintien 17. Grâce au circuit de balayage et de maintien 17, un signal en forme de dents de scie est balayé, ce signal étant obtenu dans un générateur de dents de scie 18. Le signal en dents de scie présente une fréquence f qui correspond à la cadence de balayage du système numérique. Selon le décalage de phases entre le signal dé commutation exempt d'erreur appliqué en 16, et la cadence de balayage du système numérique, une valeur instantanée du signal en dents de scie est maintenue dans le circuit de balayage et de maintien 17, et elle est convertie dans le convertisseur analogique-numérique 19 se raccordant à ce circuit en un signal numérique de valeur de correction T. Dans les explications qui vont suivre en ce qui concerne la correction proprement dite du signal de commutation, on suppose qu'il n'est pas nécessaire de commuter complètement d'un processus de balayage sur un autre, c'est-à-dire d'effec- tuer une modification brusque présentant le maximum de varia- tions d'amplitude entre une valeur de balayage et la suivante. En contre partie, une telle variation brusque n'est pas, à stric- tement parler, constatée dans les systèmes numériques qui re- posent sur le balayage de signaux analogiques, car grâce à elle on obtient des composantes de fréquence se situant au-dessus de la demi-fréquence de balayage. Sur la figure 4. au-dessous d'un diagramme de la tension d'un signal en fonction du temps, est donné un tableau avec des valeurs binaires de signal, qui peuvent Atre par exem- ple mises en oeuvre pour différentes valeurs de T. Le signal lui-m8me constitue un signal analogique qui est dérivé du signal de commutation corrigé par conversion numérique-analogique. Les valeurs binaires de signal données pour les signaux de valeur de correction T1 à T4 impliquent un code à 8 chiffres binaires. On peut voir immédiatement à partir de la correction, que pour les différentes valeurs du signal de correction, un décalage du flanc résultant est possible à l'intérieur de la trame de [487147 5.- temps établie par le balayage. La figure 5 montre comme exemple de réalisation un dispositif de circuit pour obtenir une telle correction. Le signal numérique d'image B est appliqué à partir de l'entrée 19, par lintermédiaire d'un circuit de compensation du temps de parcours 20 à un multiplicateur 21. La compensation du temps de parcours correspond à la moitié du nombre de périodes de cadencement prévues pour un flanc. Le signal numérique de commu- tation Sd est appliqué à un circuit de commande 22 servant à commander la PROM 23. Comme, lors de la détermination du signal de valeur de correction T, des signes négatifs peuvent égale- ment se présenter, un signal de signes V est dérivé d'un sous- tracteur 11 (figure 2a), ce signal étant appliqué en 24 à la PROM. En outre, le signal T est appliqué à la PROM en 25. De façon correspondante au tableau représenté sur la figure 4, la PROM 23 délivre des valeurs binaires de signaux Sd Koor-au multiplicateur 21,9 qui influence de façon corresponuante au signal de commutation Sd le signal d'image retardé B si bien qu'à la sortie 26, le signal numérique d'image BS correctement commuté dans le temps est disponible. Z487147 6.- R E V E N D I C A T I O N S 1.- Procédé pour corriger en fonction dutem.ps des signaux numériques de commutation, quidu fait du balayage prennent naissance à des moments discrets et comportent, de ce fait, des écarts par rapport à une valeur théorique dépendant du temps, procédé caractérisé en ce que l'on dérive une valeur de correction dépendant du temps, qui correspond à l'écart en fonction du temps du signal de commutation à partir d'une valeur théorique, et l'on forme en fonction de cette valeur de correc- tion dépendant du temps, plusieurs valeurs instantanées, qui constituent le signal de commutation corrigé en fonction du temps. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractéri- sé en ce que la valeur de correction dépendant du temps est for- mée par division de la différence entre une valeur de seuil pré- déterminée et la dernière valeur de balayage avant le dépasse- ment d'un signal de la valeur de seuil, ainsi que de la diffé- rence entre la première valeur de balayage après le dépassement et la dernière valeur de balayage avant le dépassement. 3,- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les valeurs instantanées sont emmagasinées dans une mémoire à lecture seule (PROM) programmable, et sont lues à l'aide du signal numérique de valeur de correction.