La présente invention a pour objet un dispositif de lecture d'une information disposee sur un support et-codee sous la forme d'une suite de bits separes les uns des autres par un intervalle pouvant prendre deux valeurs distinctes. On connatt un système de codage de caractères qui consiste, pour chacun d'entre eux, a le representer par un certain nombre de bâtonnets, identique pour tous les caractères, par exemple sept bâtonnets. Entre chaque bâtonnet existe un intervalle. Deux sortes d'intervalles sont définis : les grands et les petits. Chaque caractère est codé au moyen de combinaisons de petits et de grands intervalles, par exemple de deux grands et quatre petits. La distinction entre les differents caractères résulté de la place relative-des grands et des petits intervalles. Par exemple, dans le système connu sous le nom de "CMC7", chaque caractère est compose de sept bâtonnets définissant six intervalles dont deux grands et quatre petits. Dans un tel systeoe, les intervalles courts representent par exemple des "O" et les intervalles longs des "I" et lton a par exemple le code suivant O ............... 001100 I ............... 100010 2 ............... 011000 3 ............... 101000 4 4.-4.-4 100100 5 ............... 6 ............... 001010 7 ............... 110000 8 ............... 010010 9 ............... 010100 Pour être lisibles à l'oeil, les bâtonnets constituant les caracteres sont sectionnes en plusieurs tronçons de façon à reproduire approximativement la forme du caractère, mais le code consiste uniquement dans la place occupée par les deux grands-intervalles par rapport aux quatre petits. Un tel système est par exemple employé pour la numérotation des chèques bancaires. Dans le cas d'une lecture magnetique, les bâtonnets constituant les caractères sont imprimes avec une encre magnetique afin de pouvoir être lus par une tête de lecture magne tique. Selon la technique habituellement utilisee, la tête de lecture explorant les caractères est precedee d'un dispositif permettant de saturer magnetique- ment les bâtonnets à lire. Elle fournit par consequent deux impulsions par bâtonnets, l'une positive, l'autre négative, correspondant au passage de l'entrefer de la tête au droit du debut et de la fin de chaque bâtonnet. L'une des impulsions positive ou négative est supprimée. La méthode d Sac dasen consiste donc à distinguer dans le train d'impulsion obtenu des intervalles de temps courts ou longs4 Comme les distances sont transformées a la lecture en intervalles de temps, il est tres important que la vitesse du déplacement relatif de la tête de lecture par rapport au document a lire soit constante. La présente invention a pour but de s'affranchir de cette exigence d'une vitesse de déplacement constante de la tête de lecture par rapport au document lire. La présente invention a pour objet un dispositif de lecture d'une information disposée sur un support et codée sous la forme d'une suite de bits séparés les uns des autres par un intervalle pouvant prendre deux valeurs -distinctes caractérisé en ce qu'il comporte deux organes de lecture liés mécaniquement et séparés l'un de l'autre d'une distance leur permettant de détecter simultanément deux bits distants d'un intervalle égal à l'une de ces deux valeurs. Selon une caractéristique particulière de la présente invention, lesdits bits sont des bâtonnets magnétisables et lesdits organes de lecture sont des têtes de lecture magnétique comportant chacune un entrefer distant l'un de l'autre d'un intervalle égal -l'une de ces deux valeurs! Bien entendu l'invention s'applique quelque soit le dispositif de détection des bits : mécanique, optique, magnétique etc. En se référant aux figures schématiques ci-jointes, on va décrire un exemple de mise en oeuvre de l'invention dans le cas d'un dispositif de lecture magnétique. La figure I représente en très agrandi une succession de sept bâtonnets avec, en-dessous, les impulsions correspondantes délivrées par une tête de lecture magnétique. Les figures 2 et 3 montrent un exemple pratique d'application de l'invention. La figure 4 montre schématiquement une tête de lecture magnétique selon l'invention. La figure I montre sur une feuille 10 une succession de septs bâtonnets 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7, réalisant entre eux six intervalles dont deux grands et quatre petits. Les grands intervalles représentent des "I" et les petits des "O". Les bâtonnets sont par exemple imprimés sur la feuille 10 avec une encre mélangée avec un matériau magnétique en poudre. Si les bâtonnets sont saturés magnétiquement, préalablement au passage de la feuille 10 sous une tête de lecture magnétique, par un moyen quelconque situé juste avant la tête de lecture par rapport au sens d'avancement de la feuille 10, on recueillera aux bornes de la tête de lecture (figure 1, ligne h) deux impulsions au passage de chaque bâtonnet sous l'entrefer de la tête de lecture :l'une correspondant à l'entrée, et l'autre à la sortie du bâtonnet sous l'entrefer de la tête de lecture. Pour l'exploitation de ces impulsions, on supprime-soit les impulsions positives, soit les impulsions négatives. Bien entendu, on voit immédiatement qu'il est absolument nécessaire, pour pouvoir distinguer les intervalles longs des intervalles courtes, que la feuille 10 passe sous la tête de lecture avec une vitesse constante. Les figures 2 et 3 montrent le résultat obtenu avec une tête de lecture 11 suivant l'invention, comportant deux tetes élémentaires 12 et 13 comportant chacune un entrefer, 14 pour la tête élémentaire 12, et 15 pour la tête élémentaire 13, l'entrefer 14 de la tête élémentaire 12 étant séparés de l'entrefer 15 de la tête élémentaire 13 d'une distance égale à un grand intervalle entre les bâtonnets, par exemple l'intervalle entre les bâtonnets 2 et 3 ou 3 et 4. Si la feuille 10 se déplace dans le sens de la flèche F-sous la tête de lecture 11, on obtient aux bornes des têtes élémentaires 1? et 13 les impulsions représentées figure 3, dans laquelle l'axe des aMscîsses représente les temps, et l'axe des ordonnées les tensions délivrées parYles tetes de lecture, la ligne A correspondant aux impulsions délivrés par la tête élémentaire 13, et la ligne B correspondant aux impulsions délivrées par la tte élémentaire 12. Les impulsions sont représentées de a à g-: l'impulsion Aa crtespondant au pas- sage du bâtonnet 1 sous l'entrefer 15, l'impulsion-Ab correspondant au passage du bâtonnet 2 sous entrefer 15 ..., l'impulsion Ba correspondant au passage du bâtonnet 1 sous l'entrefer 14, et ainsi de suite. Si lton considère les signaux de la tête élémentaire 13 (ligne A), on voit qu'à partir de l'impulsion de départ : Aa non significative, toute impulsion suivante sur la ligne A correspond à un "O" s'il n'y a pas simultanément une impulsion sur la ligne B, et à un "1" s'il y a simultanement une impulsion sur la ligne n. Bien evidemment,son peut prendre comme base la ligne B, mais alors ctest la dernière impulsion Bg qui n'est pas significative, la premiè-re Ba, l'étant. De même, la distance séparant.les deux entrefers 14 de la tête élémentaire 12 et 15 de la tete élémentaire 13, pourraient être séparés d'une distance égale à un petit intervalle entre les bâtonnets, à ce moment-là, la coïncidence des impulsions correspondrait à un "O". Dans le cas où la distance séparant les deux entrefers est choisie égale à un grand intervalle, celui-ci ne doit pas être un multiple exact d'un petit intervalle. La figure 4 montre schematiquement une tête de lecture 11 conforme à l'invention et constituée de deux têtes élémentaires 12 et 13. Chaque texte elementaire est constituée d'un circuit magnétique, 16 pour la tête 12, et 17 pour la tête 13; et d'un bobinage, 18 pour la tête 12, et 19 pour la tête 13, et comporte un entrefer, 14 pour la tête 12et 15 pour la tête 13. Les deùx têtes élémentaires 12 et 13 sont séparées l'une de l'autre par un matériau 20. isolant ou amagnétique A titre d'exemple non limitatif, on donnera quelques dimensions de-certaines parties d'une tête magnetique conforme à l'invention, et pouvant être utilisée par exemple pour la lecture des caractères CMC7. - entrefer 14 et 15 : 0,02 inni + 0,005 +0 - largeur isolant 20 à la base : 0,15 mm. - largeur du circuit magnétique 16 ou 17 de part et d'autre de la base de la partie isolante 20 : 0,2 mm. - largeur -comprise entre les deux entrefers (mesurée à partir de leurs bords les + 0,03 plus proches) : 0,2 + 0,15 + 0,2 = 0,55 mm -0 Bien entendu, cet exemple n'est nullement limitatif, et les dimensions de la tête de lecture dépendent évidemment de l'espace entre les bâtonnets qui peuvent être dans certaines applications beaucoup plus éloignés les uns des autres que dans le cas cité ci-dessus des chèques bancaires. REVENDICATIONS 1/ Dispositif de lecture d'une information disposée sur un support et codée sous la forme d'une suite de "bits" séparés les uns des autres par un intervalle pouvant prendre deux valeurs distinctes caractérisé en ce qutil comporte deux organes de lecture liés mécaniquement et séparés l'un de l'autre d'une distance leur permettant de détecter simultanément des "bits" distants d'un intervalle égal à l'une de ces deux valeurs. 2j Dispositif de lecture suivant la-revendication J, caractérisé en ce que lesdits "bits" sont des bâtonnets magnétisables, lesdits organes de lecture étant des têtes magnétiques comportant chacune un entrefer distant l'un de l'autre d'un intervalle égal à l'une de ces deux valeurs.