La présente.inyention se rapporte à un matériau support de doublage pour tapis-touffetés (Tufting) constitué d'un non-tissé fabriqué à partir de filaments: ou de groupes de filaments polyester, La face arrière des tapis touffetés est généralement constituée d'une mousse élastomère ou d'un matériau textile que l'on désigne comme support de doublage. L'objet de ce support de doublage est d'une part de conférer aux tapis touffetés une meilleure stabilité et d'autre part consiste en la réalisation O10 d'une combinaison de surfaces-à bon glissement, lorsque le tapis équipé de ce support de doublage est posé sur un sous-tapis en mousse, qui doit de son c8té présenter une couche de matériau textile à hon glissement. Ce n'est qu'ainsi qu'il est garanti que, dans le cas d'une pose allant d'une paroi à une autre, les déforma- tions des deux couches' qui apparaissent du fait du passage ou de toute autre utilisation ne forment pas d'ondes: résiduelles, qui pourraient compromettre l'aspect et éventuellement aussi constituer un risque pour les utilisateurs. En ce qui concerne les matériaux utilisés jusqu'ici pour les supports' de doublage, il s'agit toujours encore principa- lement de toile de jute qui, en plus' des fonctions décrites ci- dessus, donnent encore au tapis touffeté l'aspect d'un tapis tissé classique. La toile de jute remplit certes les exigences les plus importantes du point de vue de la stabilité dimensionnelle et de l'accroissement de résistance que rend nécessaire l'affaiblis- sement du support primaire du touffeté provenant de la pénétra- tion de l'aiguille, et remplit également en partie l'exigence concernant la caractéristique de glissement sur le sous-tapis; mais elle présente également des désavantages importantes. C'est ainsi que la toile de jute constitue très souvent le seul composant non-synthétique de l'ensemble de la réalisation du tapis et de ce fait donne un point de non-résistance au pourrissement, De même dans' cette couche peuvent facilement se. développer des micro- organismes, comme des: bactéries et des: cha.mpegnonsq ce qui compro- met les' qualités- hygiéniques-, Enfin, en ce qui concerne le jutes il s'agit d'un produit naturel qui.n'est disponible qu'en quantité limitée. Un autre dés-avantage important du support de doublage en jute réside dans son poids élevé au mètre carré de plus de 20.0 g/m2 qu'il faut employer pour obtenir les caractéristiques nécessaires. Un des objets de l'inventi'on consiste. également à développer des supports de doublage d'un poids au mètre carré -moins. élevé. On a récemment cherché à développer un support de doublage en polypropylène, On a -utilisé pour cela des-tissés et des non-tissés. Le désavantage de l'article en polypropylene comme support de doublage est tout d'abord sa stabilité thermique insuffi- sante. Sous-l'action de températures-élevées-, ces articles ont facilement tendance à rétrécir, ce qui conduit sur le tapis fini comportant ce support de doublage, â. -un effet du type himétal et à une ondulation qui en résulte. De plus.-, il apparaît des-problà- mes d'adhérence lors du laminage avec le tapis brut. Dans. le laminage, on utilise généralement des treillis synthétiques aussi bien pour nouer les noeuds-sur le premier support touffeté, pour s.a stabilisation, que comme masse adhérente pour le laminage avec le support de doublage. Le tissé de polypropylène a donné ici une adhérence trop faible avec le treillis, utilisé pour le collage. On doit alors choisir différentes-variantes comme par exemple une perforation du non-tissé ou l'utilisation de filés dans les produits tissés de polypropylène. Ici également pourtant la liaison avec le tapis Brut est défectueuse. L'invention a pour objet de développer un matériau de support de doublage pour tapis-touffetés qui présente la stabilité mécanique et thermique nécessaire et un moindre poids au mètre carré ainsi qu'une bonne adhérence., largement indépendante de la température, avec le tapis brut,. Cet objet est atteint au moyen d'un non tissé constitué de filaments.ou de groupes de filaments de polyesters et/ ou de copolyesters connus en soi. Le- matériau pour support de doublage selon l'invention ee caractérise par le moyen que le non- tissé renferme les filaments et les groupes; de.filaments. en une structure parallèle et à.recouvrement croisé, avec un coefficient de variation de séparation des fitlaments de plus, de]00 %, Il est particulièrement avantageux que le matériau du support de doublage présente un coefficient de variation de séparation des filaments d'au moins 120 %, Des non-tissés constitués de filaments et groupes de filaments- à texture parallèle et à recouvrement croisé sont décrits dans le brevet US-PS' 35 54 854. Les filaments et groupes de filaments sont disposés essentiellement parallèlement l'un à l'autre, étant précisé qu'il existe un grand nombre de groupes qui viennent se croiser à recouvrement et sont liés aux points de l0 croisement. Selon l'invention, on peut agir sur la porosité et le collage du support de doublage par le taux de séparation des filaments. Le support de doublage en filaments polyester en struc- ture parallèle à recouvrement croisé présente une stabilité dimen- sionnelle élevée, de très bonnes caractéristiques de résistance, une remarquable adhérence sur la tapis: touffeté et un aspect remarquable. Ce but, qui n'avait pas été atteint jusqu'ici, est maintenant atteint dans le support de doublage selon l'invention par le moyen, que les fils de polyester sont filés par groupes ou extraits ensemble ou dévidés ensemble puis sont déposés ensemble pour constituer un non-tissé à structure parallèle à recouvrement croisé. C'est ici que l'on peut agir comme on le souhaite sur la porosité. On obtient une structure plane de bonnes caractéristiques de collage. On obtient la porosité du non tissé tout d'abord grâce à. un filage par groupe des filaments polyesters selon le brevet US-PS 35 54 854, On peut agir comme on le désire sur la porosité, pour un poids au mètre carré donne, en fonction du pourcen- tage et du taux de mise en parallèle des filaments. dans les. groupes. On évite ainsi de devoir obtenir obligatoirement par la suite, du fait du piquage ultérieur, correspondant à l'état actuel de la technique, une structure de surface favorable pour le collage. Pour un poids donné au mètre carré, un accroiisement de la mise en faisceaux des- filaments pour constituer des groupes de filaments signifie une augmentation de la porosité de la structure plane. Grace. au montage du non tissé à partir de groupes: de filaments, on peut jouer sur la porosité et donc sur les caractéristiques de collage selon chaque fois le nombre.de filaments indiyiduels quil sont -réunis-pour constituer des groupes:, La porosité obtenue grâce à la mise en faisceaux enyisagée garantit une bonne pénétration des colles utilisées au laminage. Ceci signifie que le support de doublage en filaments. continus-polyester, avec le taux enylsagé de-mise. en parallèle des- groupes de filaments répartis- dans la texture dispersée donne une - remarquable adhérence pour le. tapis- touffeté- Mais-on peut égale- ment faciliter encore plus' le collage en utilisant un non-tissé qui ne soit pas- seulement fabriqué à partir de filaments polyesters, par exemple de térephtalate de polyéthylène.,-mais- un non tissé en mélange bâti au moyen de filaments de copolyester filés ou posés en plus, On a trouvé que des: filaments- de copolyester étaient,lors du laminage du tapis, sensililement méeilleurs- pour le collage que des filaments de polyester pur. Les qualités. de surface, du point de vue de l'adhérence du non-tissé, sont donc sensiblement amé'- liorées par l'utilisation simultanée de filaments- de copolyester, Il est judicieux de filer ou de déposer en supplément des fils ou des filaments de copolyester, par exemple d'éthylène glycol, d'acide térephtalïque et d'acide adipi.que ou de.butylàne glycol, - d'acide térephtalique et d'acide adipique ou de Butylène glycol, d'acide térephtalique et d'acide isophtalique. Le support de doublage selon l'invention peut donc-, selon une forme d'exécuti'on préférée, être. hti à-partir d'un non-tissé constitué de filaments- ou- groupes de filaments continus, en texture parallèle à recouvrement croisé, les groupes: de fila- ments étant ttis à.partir de- mélanges définis de filaments polyester et de filaments copolyesters-connus en soi. Le dépôt des filaments: ou des groupes-de filaments: en structure parallèle à. recouvrement croisé, c'est-à-dire sans direction préférentielle du dépôt des fihres., donne aus.-si Bien des, caractéristiques; de résistance isotrope qu'une strumcture de porosité à. la demande.. On obtient de ce. fait un-matériau idéal de renfort du tapis., Une autre exécution préfére. du support de doublage en non-tissé consiste à comprimer ponctuellement ou selon une. trame des pigments, des liants ou des: combinaisons de pigments et de liants. Qn obtient alors non seulement une structure géométrique du type tissé, mais-également en plus une compression locale qui garantit une structure poreuse déterminée. Aux emplacements comprimés, la colle utilisée lors- du laminage du tapis fini pénètre moins fortement qu'aux emplacements voisins-, ce qui donne un certain effet de ventouse et d'autres caractéristiques d'adhérence. On obtient ainsi, comme on le décrit plus loin, une perméabilité définie à l'air, c'est"à- dire qu'à l'aide de la perpéabilité à l'air, on joue sur le taux de recouvrement de surface, d'une part du fait d'un taux défini de séparation de filaments et d'autre part du fait de la compression locale. Bien qu'il soit préféré de déposer le matériau support de doublage selon l'invention sous forme de non-tissé à texture parallèle et à recouvrement croisé constitué de filaments et de groupes de filaments de polyester en utilisant des filières, il est également possible de réaliser cette texture parallèle à recouvrement croisé en extrayant les filaments et les groupes de filaments à partir de bobines-ou de cannettes, puis en les déposant à recouvrement croisé. Pour fabriquer le support de doublage en non-tissé, on peut en principe utiliser les méthodes-habituelles de la technique de filature, pour autant qu'il soit garanti d'obtenir la texture parallèle à recouvrement croisé décrite ci-dessus. C'est un dispositif comme celui qui est décrit par exemple dans le brevet US-PS 35 54 854 (figure 2) qui a particuliè- rement fait ses preuves à ce point de vue. Dans ce procédé, d'une file de filières-voisines, on file, par groupes, des groupements de fils, que l'on amène, à l'aide de canaux de guidage, à un tapis de reprise. Les groupements de fils sont, selon le procédé d'étirage à l'air utilisé en filature, aussi bien étirés que guidés. Une file de filières disposées les-unes à c8té des autres sont prévues dans un bloc de filage. La figure 3 du bxevet USAPS 35 54 854 montre un bloc de filage de ce type avec disposition par groupes de chaque fois trois' trous de filage (]06) dans lea files:, trois filaments étant filés dans ce cas, L'un des trous de filage se distingue également des autres trous par son diamètre, ce qui permet de constituer des groupes parallèles de filaments de différents diamètres. Dans la réalisation du matériau du support de doublage selon l'invention, on peut filer à partir des trous plus grands, par exemple le copolyester et à partir des trous plus petits-, le polyester, les groupes de filaments' qui forment le non- tissé se distinguant également chimiquement en soi, Les filaments qui constituent le non tissé en mélange peuvent également se distinguer aussi bien physiquement que chimiquement. Lors de son arrivée sur le tapis de reprise, le non-tissé est reçu en texture parallèle à recouvrement croisé. 10. Ici, les filaments qui courrent parallèlement, sont bâtis avec recouvrement croisé pour constituer un non-tissé ne présentant pas de direction préférentielle. Naturellement, on peut également bâtir des nontissés en mélange présentant une porosité recherchée, non-tissés constitués d'un mélange de filaments individuels et de filaments regroupés par deux ou par trois. Ceci s'obtient sans difficulté grâce à la disposition correspondante des trous de filage dans les-filières en une file appropriée donnant une disposition individuelle ou par deux ou par trois. Lors de la formation du non-tissé sur un tapis de 2Q reprise avec aspiration disposée par dessous, aussi bien dans le cas du filage à partir de filières, que dans le cas de l'extrac- tion des filaments à partir de cantres de bobines, les filaments sont amenés au tapis de reprise sous l'effet de courants d'air qui les tirent et qui les guident. Il se produit un mélange des filaments et des groupes de filaments avec formation du non- tissé dans le désordre en texture parallèle à recouvrement croisé. Le non tissé dans le désordre en texture parallèle à recouvrement croisé signifie dans ce cas un dépôt isotrope des filaments et des groupes de filaments avec des filaments, qui sont partiel- lement parallèles entre eux, déposés à recouvrement croisé, sans direction préférentielle du dépôt. Selon chaque fois la turbulence dans la zone de formation du non-tissé, il se produit un mélange plus on moins important des filaments et des groupes de filaments-, il se produit partiellement aussi. un dédoublement partiel des filaments constituant un grQupe, de sorte qu'en général, le non- tissé fini est constitué d'un mélange de monofilaments déposés à recouvrement croisé avec des groupes de deux filaments, de trois filaments ou de multifilaments. Plus on accroît la dépression sous le tapis de reprise lors de la formation du non-tissé, plus les filaments et les groupes- de filaments sont directement fixés dans leur position lors de leur arrivée sur le tapis de reprise et d'autant plus fort se conserve la position donnée par la configuration des trous de filage, c'est-à-dire que l'on peut se rapprocher d'autant plus du mélange désiré constitué de rapports de poids définis, de monofilaments avec des:groupes de un, deux ou trois filaments. Avec une faible aspiration dansla zone des courants d'air, on obtient dans la zone de reprise une turbulence plus forte et donc un -mélange plus important ainsi qu'un dédoublement plus important des groupes pour constituer des monofilaments. La réalisation du non-tissé selon l'invention selon le brevet DE-PS 22 40 437 (US-PS 39 75 224) a fait ses preuves pour de nombreuses utilisations. Il est avantageux si par exemple on souhaite une charge plus élevée en filaments du canal d'extraction aérodynamique, de sorte que l'on en arrive à un contr8le de la formation des faisceaux des. filaments-de la matrice et des fila- ments de liaison. Le nombre de filaments qui parviennent sur un cm de surface libre de la section du canal d'extraction peut, de façon appropriée, atteindre environ plus de 10, Après avoir quitté les canaux d'extraction, les groupes de filaments ou les faisceaux de filaments sont déposés selon une texture parallèle à recouvrement croisé, c'est-à-dire qu'ils.se déposent-coẻhe sur couche de filaments, ou de groupes. de filaments avec croisement l'une sur l'autre et l'une par rapport à l'autre. Après reprise par le tapis de reprise, le non- tissé, dans le cas, d'une fixation par filaments de liaison, est fixé à l'aide d'un traitement thermique sous pression par exemple à. l'aide d'une calandre chauffée. De préférence, mais pas obligatoirement, à la suite de la fixation par la calandre, le non-tissé est imprimé à.l'aide d'une trame ponctuelle ou en forme de tissu; dans chaque cas, cette impression s'effectue de façon qu'il n'y ait pas sur tomate la surface de charge de pigments o.u de.liants, mais que l'on.puis,se à.nouyeau jouer pour obtenir une certaine porosité grRce à cette impression ponctuelle ou selon une trame. On arriye de cette façon à..conserver des emplacements non imprimés présentant une porosité plus élevée et une prise de liants plus: élevée lors du l"minage ultérieur ayec le tapis touffet,. Dans ce Eut, on joue, autant en agissant sur la-mise en faisceau et/ou par une. impress.ion ponctuelle de.liants;-dans le support de doublage en non- tissé fini, pour obtenir-ne.perméabilité à l'air de plus 3 2 de 30Q, de préférence de plus: de 5.00 dm m I /sec, mesurée sous une ]0 dépression'de 0.,5 -nbar, A la suite de ce processua-d:'impression, le non- tissé est amené sur un tambour perforé o l'on souffle de l'air chaud à travers le nonmtissé pour sa fixation définitive. L'air chaud est s. oufflé depuis,.l'intérieur du tambour perforé vers l'extérieur et y traverse le non-tis.é tendu sur le tambour. Dans un autre exemple selon l'invention, le non- tissé n'est constitué que d'un seul type de filaments, à savoir du térephtalate de polyethylène. Ici anssi, les filaments ou groupes. de filaments qui courrent parallèlement sont déposés de -20. façon à. former une texture parallèle à-recouvrement croisé, ce qui signifie que les filaments,et groupes de filaments sont déposés en couches succes.siyes se croisant l'une par rapport à l'autre. Dans ce cas, il se produit, grâce à des groupes consti- tués de deux ou de trois ou de plus filaments mis en parallèle, sur le tapis de repr'ise, à..recouvrement croisé des filaments et des groupes de filaments.par suite des. couches successives-, Ce non-tissé est alors fixé graceà. l'impression en trame de disper- si.ons de liants, qui peuvent contenir au choix des pigments, ce qui signifie que les filaments;sont liés localement, Entre les emplacements des liaisons obtenues par compression, le non-tissé reste plus poreux et plus absorbant qu'aux emplacements imprimés et permet d'obtenir ainsi, lors du laminage pour la fin.itiqn du tapis,, de.bpinnes caractéristiques d'adhérence. Ici également, on peutojguer sur la porosité, mesurée par la perméaSilité à-l'air-mentionnée précédemment, Le nnon-tissé selon l'invention, fabriqué d'après la méthode précédente, est constitué de filaments déposés en texture parallèle à recouvrement croisé avec des groupes de filaments qui se modifient en permanence et qui sont également déposés sans ordre. La texture parallèle à recouvrement croisé ainsi obtenue se caractérise par un coefficient de variation de séparation des filaments élevé, qui indique l'importance de la mise en faisceau. Cette structure spécifique agit de deux façons: d'une part, -le nombre élevé de filaments par unité de surface ]0 apporte les caractéristiques de résistance et les caractéristiques mécaniques nécessaires pour le matériau; d'un autre c8té, le choix du taux de mise en parallèle desfilaments permet de jouer sur la porosité, que l'on souhaite obtenir pour le collage du support de doublage au tapis touffeté, Ce taux de mise en parallèle peut ]5 s'obtenir et se définir par la mesure du coefficient de variation de séparation des filaments. La définition du coefficient de variation de séparation des filaments repose sur la mesure de la distance entre les différents filaments du non-tissé et sur le calcul du coef- ficient de variation de cette distance, On peut mesurer directement des non-tissés fins, jusqu'à une épaisseur d'environ 0,15 lmm. En ce qui concerne des-matériaux plus- épais, il est nécessaire d'utiliser un processus de dédoublement qui ne risque pas de modifier la position des fibres, Ceci peut s'obtenir, pour les matériaux déliés ou non liés, dont font généralement partie les non-tissés selon l'invention, par un délaminage direct, Pour des matériaux liés; plus fortement, il est conseillé de les enrober tout d'abord dans un matériau approprié puis de les dédoubler en couche d'une épaisseur d'environ]00umicrons à l'aide d'un microtome. La mesure elle-même peut s,'exécuter au mieux directe- ment au microscope d'un grossissement de 50 et équipé d'un auculaire micrométrique. On mesure la distance des. filaments respectivement placés. parallèlement l'un à. l'autre selon les deux directions principales(longitudinalement et transversalement) et selon les deux directions diagonales qui coupent les- directions principales selon un axe de + 45". On considère comme parallèles des- filaments qui fo.rment ayec les directions..xespectiyes un angle de 0 + 2 . La disatance des deux filaments; est la distance des arêtes qui limi- tent l'image du filaments dans le:mame sens. Le nombre de distances de filaments-mesurées doit être pour chaque échantillon d'au moins 200-mais de préférence enyiron 400, Pour cette mesure, on divise l'image desfilaments avec -ne droite selon la direction à mesurer et on tient compte de. distances, des- filaments qui forment avec cette droite un angle de 90 + 2 . On caractérise le coefficient de variation de la lQ séparation des filaments par la formule: S VFS X. (%) o VFS est le coefficient de variation de la séparation des fila- ments, S l'écart-type de l'ensemble mesuré (x -)2 S= / _ n-I Xi représente la valeur indiyiduelle respective de la distance des filaments, n le nombre des mesures: et x la distance moyenne des filaments. E n En plus de la possibilité de modifier les paramètres mentionnés ci-dessus de perméabilité à. l'air et de séparation des filaments, le poids au m apparaÂt également comme caractéristique fonctionnelle. Pour des poids inférieurs: à 40 g/m, on a pu certes obtenir la perméabilité à.l'air nécessaire à. l'aide d'une surpression suffisamment élevée mais. le renfort nécessaire du tapis fini était insuffisant. Pour des poids supérieurs à 150 g/m on a pu atteindre en jouant conyenablement sur la séparation des filaments et la formation des grpupes.aussi bien des résistances mécaniques élevées, qu'un bon collage en jouant sur une porosité convenable, mesurée par la perméabilité. l'air. Mais avec des 3 pois suprieurs]5 gm2, les supports-d doulage ot tendance poids- supérieurs à 150 g/m, les supports- de doufilage ont tendance ]] à un dédoublement par coups, ce qu'il faut éviter dans tous les cas de sorte que l'on utilise de prférence.selon l'invention des poids de 40. g/m à.350 g/m2 Deautres caractéristiques et avantages de l'inven,. tion seront -mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels: la figure] -montre en représentation schématique la texture parallèle et à recouvrement croisé demandée selon l'inven- tion pour les-filamerts et groupes de filaments, On reconnaît les points de croisement d des filaments. c ou des groupes de filaments a et b. Pour des poids identiques au m, -une mise en faisceaux ou mise en parallèle des filaments et des groupes de filaments se traduit entre les: points de croisement par des espa- I5 ces-intermédiaires ou pores plus importants. Ces pores ou espaces intermédiaires influencent les caractéristiques de collage du matériau support de doublage. La figure 2 est une prise de vue stéréo d'un non- tissé dans le désordre à texture parallèle et à recouvrement croisé. On reconnaît une formation isotrope de filaments et de groupes de filaments comportant des filaments qui courrent en partie parallèlement et à recouvrement croisé, sans direction préférentielle de dép8t. La figuré 3 montre une représentation schématique pour la fabrication du matériau support de doublage selon l'inven- tion en variante au procédé de filage selon le brevet US-PS 54 854. Les filaments ou faisceaux de filaments sont extraits de bobines ou de cannettes et se déposent à recouvrement croisé. Un cantre à bobine a est disposé au-dessus d'un tapis de reprise f. De ce cantre a on extrait des faisceaux de fil b à l'aide d'organes.extracteurs aérodynamiques c et, en utilisant un dis- positif oscillant d, on les rassemble sur la bande de reprise f sous forme d'un tapis bâti à. partir de faisceaux de filaments continus. Ce tapis montre égaiement des filaments et des groupes de filaments en texture parallèle à recouvrement croisé selon figure 1. La fixation se fait ici à l'aide de filaments de liaison qui sont ajoutés au irélange ou par apport ultérieur de liants, par exemple par imprégnation ou impression. On ajuste alors la structure des pores en extrayant et en déposant à partir de différentes bobines disposées les unes derrière les autres: a) des groupements-de fils de différents types b) qui sont par exemple bâtis à partir de 1, 2,c3 ou plus monofilaments. La figure 4. montre enreprésentation schématique un matériau en non-tissé selon l'invention à texture parallèle à recouvrement croisé. Les monofilaments c et les groupes de fila- ments a et b sont visibles ainsi que les emplacements comprimés e. Les emplacements comprimés e contiennent un liant supplémentaire, par exemple un polyacrylate. Les exemples suivants servent à expliquer le maté- riau support de tapis selon l'invention. EXEMPLE 1 ]5 Il a été élaboré sur un dispositif semblable a celui que montre la figure 2 du brevet US-PS 35 54 854. Chaque filière avait deux types différents d'alésages, qui étaient respec-- tivement liés à l'un de deux systèmes de répartition pour bains de polymères. Les alésages étaient disposés par groupes comme on le voit sur la figure 3 de cette description de brevet de sorte qu'en permanence deux alésages du groupe A et un alésage du groupe -. B constituaient une disposition les réunissant l'un près de l'autre. Les alésages du groupe A avaient un diamètre de 0,3 mm, ceux du groupe A, un alésage de 0,5 mm. Les filaments étaient alors conduits dans une gaine 39 de soufflage d'air munie.sur ses côtés longitudinaux de fentes d'air à travers lesquelles s'écoulait l'air d'extraction. Entre la filière et la gaine de soufflage d'air c'est l'air ambiant qui passait librement. Les filaments extraits par les écoulements d'air étaient étirés et refroidis et le non-tissé se déposait sur une b.ande perforée courant sous les gaines d'écoulement d'air. Il apparaissait alors une structure. semblable à celle que montre la figure], ou les groupes de filaments se croisaient et courraient selon une direction qui ne présentait pas de relation ayec la direction d'avancement de la bande perforée et du matériau ainsi formé. ( Les filières du groupe A étaient réunies au bain de térephtalate de polyéthylène et celles du groupe B au bain d'un copolyester d'acide térephtalique et de butylène glycol. Le non-tissé ainsi formé était guidé dans une calandre chauffée à 145 C puis fixé dans une étuve à circulation d'air à 195 C. Le non-tissé ainsi fabriqué présentait les caractéris- tiques suivantes: Poids au mètre carré g/m2 50 Epaisseur mm 0,24 Résistance maxima à la traction N/5 cm en long 107 en travers 98 Allongement maximum à la traction Z en long 38 en travers 38 Perméabilité à l'air sous 0,5 mbar dm3/m 2/s 1950 Selon l'étude microscopique, le matériau présen- tait la texture parallèle à recouvrement croisé. Lors de la mesure du coefficient de variation de la séparation des fila- ments, on a obteiîu une valeur de 138 %. Le non-tissé a été utilisé comme support de dou- hlage en ce sens qu'il a été contre-collé sur un tapis bouclé imprimé jauge de 5/64", 54 points/IO cm, tapis qui avait été enduit au dos d'une dispersion de latex d'environ 700 g/m2. On a obtenu une bonne imprégnation ainsi qu'une très bonne adhérence du support de doublage. EXEMPLE 2 30. Il a été obtenu sur un dispositif selon le brevet DT-PS 22 40 437. Pour la fabrication du non-tissé, on a utilisé une installation de filage constituée de deux filières de format longitudinal situées l'une auprès de l'autre. Chaque filière était alimentée en bain de polymère par une extrudeuse par l'intermé- diaire d'une pompe à engrenage utilisée comme pompe doseuse. La filière A servait à la fabrication des fils de matrice et comportait 64 alésages d'un diamètre capillaire de 0,3 mm, la longueur des capillaires étant de 0,75 mm. Les alésages étaient disposés en deux files sur une longueur de 280 mm. La filière B. servait à la fabrication des fils de liaison et comportait 32 alésages, également d'un diamètre capil- laire de 0,3 mm et d'une longueur de capillaires de 0,75 mm. Les alésages étaient disposés sur une file sur une longueur de 280 mm. Les fils obtenus étaient soufflés sous la filière sur une longueur de 150 mu transversalement à leur direction d'avancement puis guidés par un puits de protection jusqu'à un organe d'extraction aérodynamique. Comme organe d'extraction, on a utilisé un injec- teur de forme plate, d'une largeur de 300 Tm et d'une profondeur de fente d'entrée de 4 mm. Sous l'injecteur d'extraction, se trouvait une bande sans fin en toile métallique de tamisage. Les fils de matrice et les. fils de liaison mélangés dans-un injecteur d'extraction sont déposés, avec aspiration de l'air d'entraînement, pour constituer un non tissé de filaments dans le désordre. C'est la vitesse d'avancement de la bande de dépôt qui définit le poids au mètre carré du non-tissé. Par suite du contact des deux groupements de fila- ments, il se produit une formation partielle de faisceaux de sorte que les filaments sont extraits en groupes d'importance variable et se déposent en textures parallèles à recouvrement croisé. Comme matière première pour les fils de matrice, on a utilisé le térephtalate de polyéthylène, comme matière première pour les fils, de liaison, on a utilisé un copolyester d'acide térephtalique (77 moles %) d'acide adipique (23 moles %) et d'éthylène glycol. Le rapport de masse des fils de matrice et des fils de liaison se montait à 80/2Q %. La vitesse d'écou- lement de l'air était réglée dans l'injecteur d'extraction à 16 00.m/minute. Le non-tissé de filaments dans le désordre a été extrait de la bande sans fin et a poursuivi à l'aide d'un dispositif de pressage constitué de deux rouleaux métalliques chauffés. Les deux rouleaux étaient préchauffés à 1200C. La fente entre les roua-- leaux était réglée à. 0,4 m. Le non-tissé y était pressé et préfixé. Le non-tissé de filaments dans le désordre ainsi pressés a alors été amené à un deuxième appareil de fixation. En principe cet appareil consistait en une toile de tamisage sans fin tendue sous un tambour perforé. Entre la surface du-tambour perforé et la toile de tamisage qui l'entourait, le non-tissé de filaments dans le désordre passait à l'état fixé à plat du fait de l'air chaud qui le traversait. La température de l'air y était ajustée à 2250C. La structure plane ainsi fabriquée était alors prélevée en con- tinu de l'appareil de fixation et enroulée sur des rouleaux. Le non-tissé obtenu présentait une texture paral- lèle à recouvrement croisé comme on le voit sur la figure 2. Le coefficient de variation de séparation des filaments atteignait 134 % et le non-tissé présentait les caractéristiques suivantes Poids au mètre carré (g/mn) 70 Epaisseur mm 0,32 Résistance maxima à la traction N/5 cm en long 156 en travers 142 Allongement maxima sous traction % en long 42 en travers 42 3 2 Perméabilité à l'air sous 0,5 mbar/dm /m /s 1500 Ce non tissé fut imprimé avec une pâte de dispersion plastique contenant du pigment et utilisé comme support de doublage. Il fut pour cela contrecollé sur un tapis velours coupé jauge 1/16" au moyen d'une dispersion de latex rapportée sur la face arrière du tapis à la densité de 900 g/m 2. L'adhé- rence du support de doublage était bonne. La perméabilité à l'air atteignait, à l'état imprimé, 830 dm 3/m 2. Pour obtenir une bonne caractéristique de collage et une bonne adhérence au tapis, il est apparu que la perméa- bilité à l'air du non-tissé bâti en filaments aux groupes de filaments en texture parallèle à recouvrement croisé, mesurée selon DIN 53887 pour une surpression de 0,5 nbar, devait être supérieure à 300 dm 3/m2/s. Particulièrement avantageux sont les matériaux qui présentent une perméabilité à l'air supérieure à 500 dB?/m2/s. EXENPLE 3 Un filé de filaments polyester d'un type total de 167 dtex pour 68 filaments (titre du filament 2,5 dtex) fut extrait. du cantre avec un délivreur à deux rouleaux et amené à des injecteurs à air ronds, dont l'embouchure de sortie était munie d'un diffu- seur papillon qui opérait la mise en éventail des filaments. Dix installations de ce genre étaient disposées sur une largeur de unmètre. Les filaments ainsi disposés en éventail et qui constituaient également des groupes comportant un nombre varia- ble de filaments, furent posés sur une bande de tamisage pour cons- tituer un non-tissé, avec aspiration de la zone de dépôt par dessous. Le non-tissé ainsi obtenu fut pressé dans une calandre à 180 C puis imprimé à l'aide d'une dispersion d'un liant à base d'acrylate pour donner une structure en forme de bâtonnets. Le poids de fibres atteignait 80 g/m2, l'apport de liants était de g/m2 de sorte que le non tissé fini présentait un poids au mètre carré de 90 g/m. Ses caractéristiques physiques étaient: Epaisseur mm - 0,30 Résistance maxi Allongement en en Perméabilité à Coefficient de le tapis après latex. ima à la traction en long N 190 en travers 183 long % - 63 travers % 63 l'air sous 0,5 mbar dm3/m2/s 560 variation de séparation des filaments 162 Le non-tissé présentait une très bonne adhérence sur avoir été contrecollé ayec une dispersion de Bien entendu, diyerses modifications peuvent 8tre apportées par l'homme de l'art aux dispositifs et procédés qui viennent d'8tre décrits uniquement à titre d'exemples non limita- tifs sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Support de doublage pour tapis touffetés (Tufting) en non-tissé, caractérisé en ce que le non-tissé est constitué de filaments et/ou de groupes de filaments en polyester et/ou copolyester connus en soi, déposés pour former une texture parallèle à recouvrement croisé et présentant un coefficient de variation de séparation des filaments d'au moins 100 %. 2. Support de doublage selon la revendication 1, caractérisé en ce que le coefficient de variation de séparation des filaments atteint au moins 120 %. 3. Support de doublage selon l'une quelconque des revendications I ou 2, caractérisé en ce que le non-tissé présente une perméabilité à l'air d'au moins 300 et de préférence d'au moins 500 dm 3/m /seconde, mesuré sous une surpression de 0,5 mbar. 4. Support de doublage selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que le non-tissé contient des filaments de copolyester pour la fabrication desquels on a utilisé de l'acide adipique comme composant de modification. 5. Support de doublage selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que le non-tissé contient des filaments de copolyester pour la fabrication desquels on a utilisé de l'acide isophtalique comme composant de modifica- tion. 6. Support de doublage selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que le non tissé contient des filaments de copolyester pour la fabrication desquels on a utilisé du butylèneglycol comme composant de modification. 7. Support de doublage selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les filaments et les groupes de filaments contiennent des zones de pigments et/ou de liants imprimées pour former une trame et qui donnent aux non-tissés une densité variables 8. Support de doublage selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il présente un poids au-m2 de 'à à 150 g/m2.