La présente invention concerne un procédé et des éléments de constructgion d'une ossature porteuse et son remplissage montés à sec. Elle se rattache plus spécialement à un procédé et à des éléments pour l'érection de constructions, par exemple pour l'édification de bâtiments destinés à l'habitation ou à d'autres usages, pour utilisation dans le secteur tertiaire, ou pour la ri-alisation d'ouvrages réservés au stationnement ou à la circulation des véhicules. Un premier exeniple d'application avantageus de ces procédé et éléments est la réalisation de bâtiments ou immeubles industria- lisés. à l'aide d'un nombre réduit de types d'éléments préfabriqués pouvant aisément être exécutés en usine. Un but poursuivi par l'objet de 1 invention est de permettre l'édification de bât litent s, par exemple dlimmeubles dhabitation collectifs échappant à la laideur habituelle des constructions uniformisées, par une utilisation diversifiée de l'espace, en fonction des souhaits et besoins des usagers. Chacun de ces derniers conserve ell outre la possibilité de modifier à son gré par exemple à l'intérieur de son unité d'habitation, aussi bien la disposition des pièces de son logement que la répartition et L'utilisation des éléments de façade.Cette redistribution étant également possible pour ce qui @on@erne les pièces ou cellules comportant les équipements ménagers et sanitaires. On a déjà proposé des procédés et éléments de constructions poursuivant un but analogue et susceptibles de satisfaire les divers intéressés. On connaît par exemple un procédé suivant lequel des dalles comportant à cha@un de leurs coins un perçage tubulaire, sont posées au sommet de pot@aux ereux présentant sur leur face transve@sale supérieure des g@uj@@s de fixation scellés à demeure s'engageant dans lesdit @ passages tubulaires. Selon ce pr@cédé, chaque dalle repose sur les angles de quatre pot@aux dispos@@ suivant une maille de trame de base, par exem ple caffée, et un @@artement est m@nagé entre les bords des dalles adjacentes. Cette disposition permet de constituer un espace ou réseau horizontal qui communique avec les canaux formés dans les poteaux. pour réaliser un réseau tridimensionnel de conduits autorisant la mise en place des canalisations de fluides ou autres dispositifs. Les faces supérieures et inférieures des écartements ménagés entre les dalles sont ensuite obturées à l'aide de plaques, tandis que le vide vertical entre les poteaux est rempli à laide de jeux de panneaux pleins ou vitrés lorsqu'il s'agit de façades, ou à laide de cloisons équipées de vérins pour ce qui concerne les cloisons de distribution à l'intérieur des appartements et les murs de séparation des appartements entre eux. Pour complèter ces procédés, il a été prévu de réaliser des blocs ménagers ou sanitaires en matière plastique moulée. On comprend qu'il est possible de réaliser, à l'aide de tels procédés, des immeubles dans lesquels les usagers disposent d'une certaine liberté pour régler la répartition des diverses pièces et équipements ménagers et sanitaires qui composent leur logement. En effet, la constitution d'un réseau tridimensionnel de canaux dans lesquels sont logées les diverses canalisations de fluides, permet de disposer aux emplacements souhaités, les installations ménagères et sanitaires, tandis que l'amovibilité des cloisons autorise une certaine souplesse dans la disposition des pièces. De même, les architectes disposent d'une certaine latitude pour régler la répartition des volumes constituant un immeuble ou un ensemble immobilier. Toutefois, la liberté des uns et des autres est limitée par les imperfections ou insuffisance de ces procédés de construction. En effet, pour assurer la stabilité des édifices, il a été nécessaire de prévoir, au centre de chaque immeuble, une cage de contreventement destinée à absorber les forces horizontales. Cette obligation entraine déjà une certaine uniformité des constructions. En outre, les forces horizontales que supporte l'ensemble des dalles d'un niveau, sont transmises uniquement par l'intermédiaire des noyaux de liaison entre lesdites dalles et les poteaux, c'està-dire par l'intermédiaire des points faibles de la cousîniction. Un premier objet de l'invention est donc de remèdier aux inconvénients précités En effet, le système statique du procédé de montage à sec des pièces préfabriqués, selon le présent brevet, permet la transmission des forces par simple pose, par emboitement ou endentement et par des points de liaison (par soudure ou boulonnage) peu nombreux. Toutes les pièces sont posées avec des surfaces finies, au moyen de joints exécutés à sec. Ce procédé réduit le processus classique d'édification sur le chantier, à un montage limité à quelques points et permet ainsi une détermination exacte des prix des pièces et du temps de montage. En outre, le procédé et les éléments selon l'invention donnent les moyens d'accroître la liberté dans l'utilisation de l'espace, en formant des volumes architecturaux avec un minimum de trois éléments principaux (poteau, mur, dalles, adaptable à l'échelle nécessaire, et dans la possibilité de régler ou de modifier la répartition des pièces d'un ou plusieurs logements, ainsi que dans l'agencement et l'utilisation des éléments de façade et de cloisonnement ou de séparation. Selon une première caractéristique, le procédé suivant l'invention est remarquable en ce qu'il met en oeuvre une combinaison de poteaux et de dalles ou double-dalles, disposés selon une trame à mailles polygonales, de préférence carrées, lesdites dalles étant simplement posées sur des consoles que présentent les po- teaux et sur des murs de contreventement librement distribués dans la trame, de façon que les forces horizontales soient sup- portées par l'ensemble des dalles liées entre elles à sec et par les murs de contres-entement, tandis que les poteaux et lesdits murs de contreventement directement superposés ou non les uns sur les autres, reçoivent les forces verticales. Selon une autre caractéristique, un écartement est ménagé sur chaque côté îles dalles associées horizontalement, lesdites dalles comportant des saillies angulaires autorisant leur appui sur les poteaux ou sur les murs île contrevent entent, et leur contact entre elles. Selon une autre caractéristique, les dalles comportent, dans leur épaisseur, des canaux ou passages perpendiculaires débouchant dans les espaces ménagés entre lesdites dalles, de manière à autoriser la formation d'un réseau tridimensionnel de canalisations de fluides ou autres. Ces caractéristiques et d'autres encore, ressortiront mieux de la description i1ui suit, Pour fixer l'objet de l'invention, sans cependant le limiter, dans les dessins annexes. La figure 1 est une vue en perspective isométrique illustrant la formation d'une semelle ou fondation d'une partie de construction sur une trame à mailles carrées. La figure 2 illustre, par une vue en perspective isométrique, la constitution d'une ossature porteuse comportant plusieurs niveaux, La figure 3 est une vue en perspective isométrique dlune ossature porteuse d'une partie de construction comportant des poutres de saut de deux mailles de trame. La figure 4 est une vue en perspective isométrique d'une ossature porteuse d'une partie de construction, illustrant la formation de tours de contreventement et l'utilisation de poutres de saut de trois mailles de trame. La figure 5 est une vue en perspective d'une ossature porteuse d'une partie de construction, illustrant les possibilités dtins- tallation des éléments d'escaliers également revendiqués dans le cadre du présent brevet. La figure 6 est une vue en perspective isométrique d'une partie de construction, illustrant plus spécialement des exemples de garnissage dtune ossature porteuse à l'aide d'éléments divers de façade et de cloisonnement. La figure 7 est une vue en perspective isométrique d'une partie de construction, illustrant plus spécialement des exemples dtins- lallation ou distribution des cellules ménagères ou sanitaires. La figure 8 est une ve éclatée illustrant différents éléments dtossature, notamment de dalles et murs de contreventement pouvant être utilisés pour la mise en oeuvre du procédé de l'inven tion. La figure 9 est une vue en plan, partielle, illustrant l'appui d'un premier type de dalle sur un poteau. La figure 10 est une vue de face de la figure 9 La figure 11 est une vue en plan, partielle, illustrant l'appui et l'endentement d'une variante de réalisation de ce premier type de dalle sur un mur de contreventement. Les figures 12 et 13 sont des vues, respectivement de face et de côté, correspondant à la figure 114 La figure 14 est une vue en plan, partielle, illustrant l'appui d'une autre variante de réalisation de ce premier type de dalle sur un poteau et une poutre de saut de trame. Les figures 15 et 16 sont des vues, respectivement de face et de côté, correspondant à la figure 14. La figure 17 est une vue en plan, partielle, illustrant l'appui d'un second type de dalle sur un poteau. La figure 18 est une vue de face de la figure 17. La figure 19 est une vue en plan, partielle, illustrant l'appui et l'endentement d'une variante de ce second type de dalle sur un mur de contreventement. Les figures 20 et 21 sont des vues, respectivement de face et de côté, correspondant à la figure 19. La figure 22 est une vue en plan, partielle,illustrant l'appui d'une autre variante de ce second type de dalle sur un poteau et une poutre de saut de trame. Les figures 23 et 24 sont des vues, respectivement de face et de côté, correspondant à la figure 22, La figure 25 est une vue en plan, partielle, illustrant l'appui d'un troisième type de dalle sur un poteau. La figure 26 est une vue de face de la figure 25. La figure 27 est une vue en plan, partielle, illustrant l'appui et l'endentement de ce troisième type de dalle sur un mur de contreventement. Les figures 28 et 29 sont des vues, respectivement de face et de côté, correspondant à la figure 27. La figure 30 est une vue en plan, partielle, illustrant l'appui de ce troisième type de dalle sur un poteau et une poutre de saut de trame, Les figures 31 et 32 sont des voies, respectivement de face et de côté, correspondant à la figure 30. Les figures 33 à 36 sont des vues en plan illustrant diverses réalisations de poteaux. Les figues 37 à 4() sont des vues de face, partielles, correspondant, I.especti-ement, aux figures 33 à 36. Les figues 41 à 13 sont des vues partielles, de face, montrant des variations possibles de l'épaisseur des dalles et de la posi t ion de leurs rs parements par rapport aux consoles d'appui. Les figtltes 44 et 45 Illustrent par des vues partielles, en coupe, la disposition (Les plaques et plaquettes polir le garnissage ou l'obturation tles espaces pouvant subsister entre les parements supérieurs et/ou inférieurs des dalles juxtaposées. Les figures 26 à 49 sont des vues éclatées, en coupe, illustrant diverses possibilités de formation des points de liaison entre les parements constituant les double-dalles utilisées pour la mise en oeuvre du procédé de l'inventiond Les figures 50 à 53 sont des vues en plan correspondant, respectivement, aux figures 46 à 49, le parement supérieur étant omis. La figure 54 illustre un exemple de disposition des joints secs utilisés, suivant une autre caractéristique du procédé de l'invention. Les matériaux préfabriqués de construction selon l'invention se composent des éléments constituant l'armature statique porteuse et des éléments ou matériaux de remplissage. L'ossature statique porteuse comprend principalement des poteaux 1, des murs de contreventement 2 et des dalles 3, ou 3i, ou 3''. L'ossature comporte également des poutres permettant de sauter deux, trois et éventuellement plus de trois mailles de la trame. Les divers éléments de l'ossature porteuse sont, par exemple, réalisé en béton armé. Les poteaux 1, les murs de contreventement 2 et les dalles 3, ou 3', ou 3", sont librement répartis et combinés suivant une trame tridimensionnelle. Les mailles de cette trame ont avantageusement des dimensions qui sont des multiples d'une unité modulaire de base qui a, par exemple, une valeur de 30 cm. Les éléments de la structure porteuse sont librement distribués suivant une trame horizontale à mailles polygonales et, de préférence, à mailles carrées identiques, par exemple de 360 cm. de côté0 Lors de la construction, la trame est par exemple matérialisée, comme illustré à la figure 1, par des appuis ou plots de fondation 4 en béton, coulés dans des puits creusés dans le sol, aux points de jonction ou noeuds des mailles de ladite trame. Ces appuis ont, par exemple, une section transversale carrée de 60 cm. de côté. Les dalles 3 (ou 3') qui seront décrites plus en détail dans la suite de la description, comportent, à chacun de leurs angles, une feuillure 3a (ûu 3ag) dont les patis verticaux ont une longueur correspondant sensiblement à la demi-épaisseur ou demi-côté des poteaux 1. Les dites dalles 3 (ou 3') sont posées sur les plots de fondation, suivant le plan architectural adopté. Les dalles sont centrées sur les mailles de la trame et reposent, par leurs angles, sur les coins des plots de fondation 4. Les feuillures ménagées à l'angle des dalles constituent, à chaque noeud de trame, un puits ou logement . Cette disposition permet la formation, après liaison à sec des différentes dalles, par boulonnage, soudure ou autrement, d'un gabarit général pour l'ensemble de la construction. Les poteaux 1 et les murs de contreventement 2 qui présentent, à leur base et à leurs extrémités, des jambages 2a de même section que lesdits poteaux, sont posés sur les plots de fondation et se trouvent parfaitement centrés dans les puits ou logements g constitués par les feuillures 3a (ou 3ai), La face supérieure des plots de fondation, la base des poteaux et celle des jambages 2a des murs de contreventement 2 peuvent présenter tout agencement complémentaire bien connu tel que douilles et attentes ou goujons, empreintes de formes complémentaires en creux et en relief, etc.... Les poteaux 1 et les murs de contreventement 2 sont librement distribués dans la trame suivant le plan architectural retenu. Les poteaux 1 comportent, à leur sommet, une console d'appui lb, de surface carrée, faisant saillie de manière égale par rapport à la section transversale des poteaux. Lesdits poteaux comportent également, lorsqlltils sont destinés à la réalisation de constructions à plusieurs niveaux, une on plusieurs consoles d'appui intermédiaires le identiques aux consoles lb. Les poteaux ont par exemple une section carrée de 30cm. de côté, tandis que les consoles ont une surface de 60cm. de côté, faisant saillie de 15 cm. par rapport aux côtés desdits poteaux. I1 est bien entendu possible de prévoir des jeux de poteaux de différentes hauteurs calculées en fonction de l'unité modulaire de base choisie pour la construction0 Les murs de contreventement 2 comportent également à leur sommet, une icusole d'appui 2b faisant saillie par rapport aux faces verticales desdits murs. Par exemple, si l'un considère un mur de 3Ucm. d'épaisseur, la console 2b aura avantageusement une largeur de 60 cm. et fera saillie de 15cm. par rapport aux faces verticales dudit mur. Les murs de contreventement 2 sont creus pour autoriser le pas sage vertical de plaques 5 en béton destinées à assurer la liaison entre deux éléments de murs superposés et augmenter le poids. Selon un premier exemple avantageux d'exécution illustré par exemple aux figures 1 à 8, les dalles 3 exécutées en béton armé ont une surface carrée et comportent des consoles d'appui 3b faisant saillie à chacun de leurs angles. Chaque console d'appui 3b déborde, par exemple de 30 cms par rapport aux bords perpendiculaires des dalles qui ont, suivant l'unité modulaire de base retenue à titre indicatif, une surface carrée de 300 cm. de côté, dans le cas d'une trame à mailles carrées de 360 cm. de côté. L'angle des consoles d'appui 3b comporte une feuillure 3a, comme indiqué précédemment. Les dalles 3 sont posées sur les poteaux 1 et/ou les murs de contreventement 2, de manière que les consoles 3b desdites dalles se trouvent en appui sur les consoles lb ou lc des poteaux et/ou 2b des murs de contreventement. Comme on le voit bien, notamment aux figures 2 et 3, les consoles 3b sont simplement posées sur les consoles des poteaux et/ou des murs de contreventement et les consoles d'une dalle considérée en d'un ensemble se trouvent contact, par leurs bords verticaux, avec les consoles des dalles adjacentes. Ce contact permet la liaison à sec des dalles par tout moyen connu tel que soudure, boulonnage, accrochage, collage, etc... de façon à réaliser une dalle unitaire permettant la transmission des forces horizontales. De la sorte, les forces horizontales sont transmises aux murs de contreventement uniquement par les dalles 3 liées à sec entre elles, tandis que les poteaux 1 ne supportent que des forces verticales, Cette caractéristique est particulièrement intéressante dans les constructions comportant plusieurs niveaux nécessitant la superposition de poteaux 1 et de murs de contreventement 2, En effet, les poteaux superposés prennent appui, par leur base, directement sur la console supérieure lb des poteaux sous-jacents. Les feuillures 3a des consoles d'appui des dalles assemblées constituent des puits autorisant le centrage de la partie inférieure des poteaux superposés. De la même façon, les éléments superposés 2 de murs de contreventement prennent appui, par leur base, directement sur la con sole 2b des éléments subjacents, des Cette répartition forces donne ltavantage de noeuds simples aux points faibles de la construction0 I1 est bien entendu possible de modifier la distribution des murs de contreventement et des poteaux d'un niveau à l'autre; un mur de contreventement prenant la place de deux poteaux ou vice-versa. On remarque que, pour autoriser le passage des consoles 3b des dalles, les murs de contreventement 2 présentent, au voisinage immédiat de leurs jambages 2a, des entailles 2e dont la longueur correspond à la longueur desdites consoles, au droit des feuillures 3a. Entre les entailles 2c, les murs de contreventement présentent donc encore une longue base d'appui 2d. Si nécessaire, des cales peuvent etre introduites entre les parois verticales s des entailles 2c et la face disposée en vis à vis de la console, pour augmenter la rigidité de l'assemblage, Comme indiqué précédemment, les murs de contreventement sont liés, transversalement, par une plaque ou âme en béton armé, laquelle est introduite dans la fente verticale 2e traversant lesdits murs de bas en haut. Les plaques ou ames 5 ont avantageusement une hauteur correspon dant à celle desdits murs de contreventement. Pour autoriser le passage du bord des consoles, les plaques ou ames 5 présentent des entailles 5a. La fente verticale réalisée dans les murs de contreltentement du niveau inférieur s'étend, par exemple, seulement sur une hauteur limitée à la demi-hauteur supérieure desdits murs. De la sorte, après introduction d'une plaque 5 dans un élément de mur inférieur, cette dernière dépasse d'environ sa demi-hauteur et permet donc l'engagement de l'élément de mur superposé. Ensuite, le bord supérieur de la platine 5 forme suppuit pour la plaque ou âme 5 identique superposée. On peut cependant zltiliser, pour l'érection du niveau inférieur des éléments de murs de contreventement identiques à ceux des autres niveaux. On utilise, dans ce cas, une demi-plaque 5 pour combler. la demi-partie inférieure de la fente verticale 2e des dits murs. Les faces en contact des poteaux et éléments de tours de contre ventement superposés peuvent comporter des moyens destinés à assurer leur liaison ou leur calage. Ces moyens sont, par exemple, constitués par des douilles et goujons ou par des empreintes de formes complémentaires. Leur prévision est une mesure de sécurité, mais ils ne sont pas absolument indispensables car les poteaux, notamment, ne supportent que des forces verticales. Suivant un second mode d'exécution illustré par exemple aux figures 8 à 10, les dalles 3' ont une surface polygonale, par exemple carrée, correspondant sensiblement à la surface d'une maille de la trame. Dans ce cas, les dalles comportent, à chacun de leurs angles, une entaille en escalier formée de la feuillure 3a' pour le passage des poteaux 1 et/ou des jambages 2a des murs de contreventement 2, et dtune entaille inférieure 3f' de plus grandes dimensions ménageant un épaulement 3h' pour l'appui desdites dalles sur les consoles lb ou îc des poteaux. En outre, entaille inférieure 3f' qui a de préférence une hau- teur identique à l'épaisseur des consoles des poteaux, constitue une feuillure pour le passage desdites consoles Selon une telle réalisation, les dalles 3' d'un même niveau se trouvent en contact par chacun de leurs côtés avec les dalles adjacentes et sont liées à sec par tout moyen connu tel que soudure, boulonnage, collage, etc.,. En outre, la face inférieure desdites dalles se trouve dans le plan de la face inférieure des consoles la ou lb et en contact direct avec cette dernière, ce qui évite l'utilisation de tout dispositif de raccord. Comme représenté à la figure 8 et aux figures 11 à 13, des entailles 3g' peuvent être ménagées sur un ou plusieurs côtés des dalles 3'. De telles entailles autorisent la formation de passages verticaux entre des dalles juxtapùsées Les dalles reposent, par itintermédiaire des épaulements 3h' subsistant à leurs angles, sur les consoles des poteaux et ou des murs de contreventement et, par ailleurs, lesdits épaulements permettent l'endentement dans les entailles 2c des murs de contreventement et assurent un contact des dalles entre elles. La profondeur des entailles 3g' peut être limitée à la demiépaisseur des poteaux et des murs de contreventement. Dans ce cas, ces derniers présentent, à chacune de leurs extrémités supé rieures, une console 2b', de surface par exemple identique à celle des consoles des poteaux. Dans le cas d'appui sur une poutre (fig. 14 à 16), les épaulements 3h' vont d'une feuillure 3a' à l'autre. La figure 8 et les figures 17 à 24, illustrent un troisième mode d'exécution des dalles. Dans ce cas, le parement ou partie supérieure des dalles 3'' se trouve en retrait par rapport à la trame, lesdites dalles étant en contact, lors de leur mise en place sur un même niveau, seulement par leur parement ou partie inférieure. La feuillure supérieure d'entourage des poteaux ou jambages des murs de contreventement est supprimée. On prévoit seulement une feuillure inférieure 3f" pour l'entourage des consoles des poteaux ou des murs de contreventement. L'appui de ces dalles est obtenu à l'aide de consoles métalliques 3j" noyées ou autrement fixées à chacun de leurs angles, au-dessus des entailles 3f". Comme on le voit aux figures 8 et 19 à 21, ce type de dalles peut aussi comporter un évidement latéral 3g" sur un ou plusieurs côtés, dans les buts précisés ci-dessus. Ces évidements sont limités par des consoles 3h'' faisant saillie au droit des endentements pratiqués à la partie supérieure des murs de contreventement. La disposition de poteaux à tous les points d'intersection des mailles de la trame de base n'est pas obligatoire. En effet, on a prévu d'utiliser des poutres, par exemple réalisées en béton précontraint, permettant de sauter deux uu trois mailles de la trame, sans appui intermédiaire. On voit, notamment à la figure 3, un exemple de poutre 6 permettant un saut de deux mailles de trame. Si l'on considère l'unité modulaire de base retenue à titre indicatif seulement, les poutres 6 ont avantageusement une longueur de 690 cm.. Dans un but d'allègement, ces poutres 6 comportent des év idements latéraux sur @ la quasi totalité de leur longueur, ces évidements s'interrompant progressivement au voisinage des extrémités desdites pont res. A leurs extrémités, les poutres 6 comportent une entaille délimitant tin épaulement 6a autorisant leur appui stir des tablettes por- teuses 1d que comportent certains poteaux 1 spécialement équipés dans ce but. Les poteaux destinés à soutenir des poutres 6 peuvent comporter une tablette d'appui îd sur l'une ou plusieurs de leurs faces, suivant leur destination. Certaines poutres 6 comportent, sur l'un de leurs côtés ou sur leurs deux côtés, une tablette porteuse 6b disposée à leur partie médiane, pour l'appui d'une poutre 6 intermédiaire. Les consoles 3b des dalles 3 (figures 30 à 32) ou les épaulements latéraux 3h' des dalles 37 (figures 14 à 16),prennent appui sur la face supérieure des poutres 6. Ladite face doit donc se trouver dans le plan de la face supérieure des consoles lb ou Ic. Dans ce but, les tablettes porteuses îd et 6a sont disposées à un niveau inférieur à celui desdites consoles, pour chaque ensemble horizontal de dalles considéré. Comme on le voit par exemple à la figure 3 et aux figures 33 à 40, certains poteaux peuvent à la fois comporter des consoles d'appui et des tablettes porteuses faisant saillie dans des directions différentes par rapport à la section transversale desdits poteaux. On a également représenté, notamment à la figure 4, des poutres 7 permettant un saut de trois mailles de la trame Ces poutres ont, par exemple, une longueur de 1 050 cmO Elles sont établies de manière quasi identique aux poutres 6 et comportent, de préférence, deux tablettes porteuses intermédiaires 7b sur l'un de leurs cotés ou sur leurs deux côtés Compte tenu des efforts supportés par ces poutres de grande longueur, leur hauteur est plus importante que celle des poutres 60 On réalise, à laide des poutres 6 et 7, des sauts de trame plus ou moins importants, ce qui facilite la formation d'espaces libres de grande portée, doublant ou triplant la trame de base, tout en n'utilisant qu'un seul type de dalles 3, ou 3', ou 3". I1 est ainsi aisé d'intégrer les parkings ou voies de passage des véhicules dans le lhatiment construit. Il est encore possible de lier deux murs de contreventement parallèles par des poutres de chassage, pour obtenir des tours autostables. Une telle réalisation est illustrée à la figure 4o Une poutre de chaînage 8 est posée au sommet de deux murs de contreventement 2 ne comportant pas de consoles 2b et liée transversalement à ces derniers, par l'intermédiaire d'une plaque de béton 5 introduite dans la fente verticale 8a que présentent les côtés de la poutre et la fente verticale ménagée dans le corps dudit mur de contreventement subjacent. A chacun de leurs angles, les poutres de chassage 8 peuvent com porter deux tablettes de repos 8b disposées sur deux côtés perpendiculaires desdites poutres, de manière à autoriser l'appui des poutres rectilignes 6 ou 7. On comprend que l'adoption d'une trame déterminée en fonction d'une unité modulaire de base, combinée avec des jeux de poteaux et d'éléments de murs de contreventement de hauteurs variables, ainsi qu'avec des poutres de saut de trame, autorise une infinité de combinaisons possibles permettant une extensibilité variée des constIuctions dans les trois dimensions, avec un minimum d'é- léments préfabriqués. I1 est encore possible dtétendre les possibilités données par les dispositions qui viennent d'entre décrites, par exemple en modifiant la hauteur des consoles d'appui sur les poteaux,ou l'épaisseur des dalles, afin d'obtenir un décalage des niveaux. Comme on le voit notamment à la figure 3, par un décalage progressif du niveau des consoles d'une série de poteaux alignés par paire (30cm. par maille de trame de 360 cm.), on obtient la formation d'une rampe, par exemple pour la circulation des véhicules. L'utilisation de dalles triangulaires 3z, comme illustré aux figures 1, 3 et 6, contribue également à l'extension des possibilités de variation dans les constructions. De plus, les consoles d'appui restant en attente, tant sur le plan " façade n que sur le plan " terrasse " permettent une continuation postérieure de la structure. Avec un minimum de type d'éléments préfabriqués on obtient une adaptation de la construction à l'échelle demandée, par exemple l'intégration des parkings et de l'habitation par le saut de trame, ou le respect dlun site historique par des volumes différenciés et des façades à l'échelle de ce site. L'adoption d'une trame de base autorise une libre formation des volumes dans les plans horizontaux et verticaux. Horizontalement, les variations sont obtenues par la libre disposition de poteaux et mllrs Le contrel-elltement dans la trame rie base, et par l'emploi de poutres de saut de trame. La surface tl'un plan horizontal est un multiple des mailles de la trame (même dans le cas d'lltilisation de demi-dalles triangulaires Verticalement, les variations sont dominées par la superposition de poteaux et de murs de contreventement et par la possibilité de laisser des vides d'une ou plusieurs dalles pour obtenir des espaces "ides sur plusieurs niveaux et pouvoir intégrer librement des éléments d'escaliers, Comme on l'a déjà souligné, le niveau des consoles des poteaux et celui des consoles des dalles peut aussi varier, de meme que 17épaisseur des dites dalles, La structure liée par des pièces autonomes est suffisamment souple pour ne pas nécessiter des joints de dilatation. Elle peut répondre aux efforts inattendus occasionnés par exemple par un tassement de terrain ou une secousse sismique. Comme on l'a également indiqué précédemment, un autre objet de l'invention est de permettre la réalisation dgun réseau tridimensionnel de canalisations de fluides ou autres, autorisant un libre agencement des pièces et une libre disposition des blocs ménagers et sanitaires. On peut obtenir ce résultat à l'aide des dalles pleines 3' ou 3 réalisées en béton armé et dans lesquelles ont été incorporées des tronçons de canalisations ou de gaines, lors de leur coulée. Comme précisé ci-dessus, un écartement peut être ménagé entre les bords des dalles adjacentes soit seulement sur leur partie supérieure (dalles 3") en permettant des branchements des tron çons des canalisations ou autres, soit sur toute la hauteur des dalles (3') en laissant ainsi un espace entre les consoles de liaison et d appui pour donner en plus la possibilité du passage vertical des gaines0 De cette façon, on établit une trame ouverte des installations avec des espaces e'' - e, respectivement, qui correspondent avec la trame de base et qui constituent en liaison avec les passages horizontaux, un réseau tridimensionnel de canalisations et d'installations. La constitution d'un réseau tridimensionnel de canalisations de distribution de fluides ou autres, est également obtenue avantageusement par l'utilisation des double-dalles illustrées notamment aux figures 1 à 8, Comme on l'a précédemment signalé, la feuillure 3a a des dimensions moins importantes que la partie débordante des consoles 3b des dalles 3. De la sorte, un espace e subsiste entre les dalles juxtaposées, cet espace ayant par exemple une largeur de 60 cm. dans la réalisation retenue à titre indicatif. Par ailleurs, comme on le voit aux dites figures 1 à 8, et aux figures 46 à 53, les dalles 3 sont constituées de deux parements porteurs identiques superposés 3c - 3d liés par points à l'aide de tampons intermédiaires 3e. Ces derniers sont alignés en ran- gées régulièrement espacées, de façon à constituer une pluralité de passages perpendiculaires à l'intérieur des dalles ou doubledalles 3. Ces passages ou canaux a débouchent dans les espaces e. On comprend qu'il est facile de constituer des réseaux tridimensionnels de canalisations de distribution de fluides ou autres passant horizontalement par les passages a et verticalement par les espaces e. Les canalisations ou gaines peuvent être disposées postérieurement à la fabrication et à la mise en place des dalles, librement dans les deux sens. Selon cette disposition, il n'est pas nécessaire de prévoir des dispositifs de suspension ou d'accrochage des canalisations ou autres qui sont simplement posées sur le parement inférieur 3d des dalles. On évite ainsi la réalisation de faux plafonds. En outre, la couche dtair stationnant entre les parements des dalles ou double-dalles 3 apporte des avantages dtisolations thermique et phonique et un gain de hauteur constructif. Chaque double-dalle 3 se compose d'un parement ou dalle inférieure 3d solidaire, par l'intermédiaire des tampons 3e, du parement ou dalle supérieure de pression 3c. La dalle inférieure de traction 3d a, par exemple, une épaisseur de 5 cm, , tandis que la dalle supérieure de pression a une épaisseur de 10 cm., la distance entre les faces internes des deux parements étant de 15 cm. L'assemblage des parements 3c - 3d au moyen des tampons intermé- diaires 3e, peut être exécuté soit en usine, avant la pose des installations, soit sur le chantier, après mise en place desdites installations (comme illustré par exemple aux figures 4 et T). La liaison de ces parements ou dalle supérieure de pression et dalle inférieure de traction peut s tolérer de différentes façons. On cite par exemple, de manière non limitative - prévision d'attentes 3k émergeant de la face interne de la dalle supérieure 3c et nouage de ces attentes dans des nids de Joéton 3m prévîtes sur la face interne de la dalle inférieiîre (fi gures 46 et 50); - liaison par tampons intermédiaires 3n en forme d'hyperboloïdes avec attentes des deux côtés, noyées d'abord dans une dalle et ensuite dans l'autre (figures 4s et 51); - liaison par boulonnage : tampons 30 de la dalle supérieure 3c encastrés dans la dalle inférieure 3d (figures 48 et 52) - liaison par coincement: : dalle supérieure 3c équipée d'équerres métalliques 3p poussées sur des têtes de tampons métalliques 3q de la dalle inférieure 3d etc.... Comme on l'a indiqué, l'épaisseur des double-dalles 3, comme celle des dalles pleines 3' ou 3" et la disposition des consoles d'appui de ces dalles par rapport à leur hauteur, peuvent aussi varier pour obtenir des décalages de niveaux. Le degré des possibilités d'aménagement est déterminable avec le choix du type de dalle. Selon l'importance des installations techniques à attendre, on choisit l'épaisseur des dalles et l'aména gement de la trame de base pour les branchements. Il est possible d'utiliser l'espace e ménagé entre les bords des double-dalles 3 (ou des autres types de dalles), de différentes manières, par exemple : faire passer des gaines 13 destinées à masquer le réseau vertical de canalisations ; installer des con duits de fumée 13' ou de ventilation, des dispositifs d'éclairage, de chauffage, des bacs à fleurs 13", etc.0. On a également prévu d'obturer ces espaces à l'aide d'éléments supérieurs de c-ouverture et d'éléments inférieurs de fermeture. Les éléments supérieurs de couverture sont par exemple formés par un jeu de plaquettes en béton armé 9 - 9a reposant, par leurs extrémités, sur les consoles 3b des double-dalles 3 (ou sur l'é- paisseur inférieure de la dalle pleine 3") , ces plaquettes cou vrant et protégeant les points de liaison des dalles. On prévoit une plaquette centrale 9 de largeur correspondant sen seulement au côté des poteaux 1 et deux plaquettes latérales 9a permettant la jonction entre ladite plaquette 9 et le parement supérieur des double-dalles (ou des dalles pleines adjacentes. Lesdites plaquettes de couverture et, notamment, les plaquettes latérales 9a sont axantageusement utilisées pour réaliser des branchements électriques et sont éventuellement équipées de prises de courant et d'interrupteurs à pied. Elles peuvent en outre comporter divers autres équipements tech ni que s. Les éléments de fermeture inférieurs lu sont constitués par de simples plaquettes équipées de moyens de fixation amovible ou non. Des cloisons 11 ou double-cloisons îîa sont librement distribuées dans la trame, en appui sur les consoles 3b des double-dalles 3, ou en appui sur les épaulements cu bords des dalles pleines. Comme illustré à la figure 6, les cloisons 11 ou double-cloisons ila disposées dans la trame ont de préférence une hauteur infé rieure à la distance plancher-plafond. Elles sont équipées, à leur base, d'une semelle 11b permettant leur appui sur les conso les 3b des double-dalles 3 (ou sur les épaulements des bords des dalles pleines), et comblant partiellement ou complètement lies pace ménagé entre les parements supérieurs de deux double-dalles (ou dalles pleines) juxtaposées. La jonction avec le plafond est assurée à l'aide de poutres llc ayant la forme d'un L renversé dont l'aile horizontale est desti née à combler partiellement ou complètement l'espace ménagé entre les parements inférieurs de deux dalles ou double-dalles juxta posées. Le garnissage vertical de l'ossature porteuse est également obte nu, de manière intéressante, selon une autre caractéristique de l'invention, en utilisant un cadre auto-porteur préfabriqué 12, en béton armé, lequel peut être librement structuré ou rempli, avec des jeux d'éléments industrialisés formant, par exemple, meubles de façade ou meubles de séparation. La liste de ces éléments n'est pas limitative On a, par exemple, représenté aux dessins, notamment à la figure 6, les éléments suivantes : - fenêtres 14 - portes 15 -panneaux de façade 16 - placards 17 - dispositifs de protection solaire ou visuelle 18 - étagères 19 etc..,. Le choix des matériaux et des couleurs de ces éléments de remplis sage peut être laissé à l'appréciation de loutilisateur. Les ca dres 12 sont disposés dans la trame ou hors de la transie. Ils sont cependant avantageusement encastrés dans la trame. Dans ce cas, les cadres srui ont de préférence une largeur corres pondant an côté des poteaux 1 sont disposés entre deux poteaux, en appui sur les consoles 3b de deux double-dalles 3 (ou sur les épaulements ou bords de deux dalles pleines) adjacentes. Suivant cette disposition, la base 12a du cadre qui occupe une surface identique à celle des plaquettes 9, forme élément de plancher, le vide subsistant entre les bords de ladite base et les parements supérieurs des dalles juxtaposées étant rempli, par exemple, par des plaquettes 9aO Les cadres 12 ont avantageusement une hauteur inférieure à la distance plancher-plafond, La jonction avec le plafond peut être assurée, par exemple, par des poutres 12b ayant un profil en U disposées en appui, par l'une des branches dudit profil, sur la face supérieure desdits cadres 12. Du fait que ces poutres sont introduites latéralement, elles permettent ainsi une éventuelle redistribution postérieure de l'en- semble du garnissage verticale Lorsqu'ils sont disposés hors de la trame, les cadres 12 ne comportent pas de base 12a. La fonction de ces cadres 12 est d'agir comme éléments intermédiaires, afin de pouvoir prendre les tolérances entre la structure porteuse et le remplissage, par un joint souple, et de former le support exact pour un système d'équipement industrialisé et variable qui peut être choisi et modifié par l'utilisateur. L'avantage, en comparaison avec des cloisons légères ordinaires, est ltutilisatiou du volume du mur comme meuble. On peut compter par exemple pour un logement de 100 m2, une surface de 2m2 pour l'ensemble des cloisons légères ; cette surface peut être ajoutée à la surface utile avec le procédé selon ltinvention. Le même principe est adopté en transformant les murs extérieurs en meubles de façade. Le cadre peut recevoir des équipements techniques qui seront branchés par sa base. Il peut être posé lors du montage, comme élément prêt à utiliser, avec son remplissage complet. Le remplissage vertical (cloisons, cadres peut être avantageusement monté, par étage ou niveau, en synchronisme avec ltédifica- tion de la structure porteuse, mais il peut être aussi introduit séparément, après érection complète de ladite structure porteuse. On ne distingue plus entre gros-oeuvre et finitions. Les joints apparents sont caractérisés par une grande épaisseur et profondeur. I1 est ainsi possible dtintroduire des deux côtés des surfaces à jointoyer , un joint 40 constitué par un boudin ou profil de mousse synthétique enrobé d'un produit bitumeux ou autre. Une plaque isolante 41 est logée entre les deux joints 40. En chauffant brièvement les boudins ou profils 40 on obtient leur collage contre les surfaces à joindre. On a donc un joint étanche, isolé et souple, posé à sec, Comme on l'a exposé précédemment, la disposition des cellules ou des blocs ménagers ou sanitaires, peut être librement décidée par l'utilisateur. D'une manière bien connue, il est possible de réaliser des cellules ménagères ou sanitaires en matière plastique dont certains équipements peuvent être moulés directement avec la coque des cellules qui comportent un réseau complet de branchement. Ces cellules peuvent être librement déplacées, branchées et complé- tées par d'autres cellules, ultérieurement, par l'usager, dans son unité de logement, suivant la trame des installations. On voit, notamment à la figure 7 : - une cellule douche 20 - une cellule W.C. 21 ; - une cellule salle de bain 2%etc0.1. I1 est possible de combiner plusieurs cellules ou de les faire apparattre dans la façade des constructions en ajoutant de l'ex- térieur une coque isolante. Elles peuvent être utilisées comme débarras et éléments de placards et être fixées dans les cadres en béton armé. Enfin, le procédé de construction suivant l'invention permet ltin- tégration d'éléments auto-porteurs d'escaliers entrant également dans le cadre des caractéristiques revendiquées dans le présent brevet. On a illustré aux figures 2 et 5, deux exemples de réalisation de ces éléments d'escaliers dont les dimensions, en plan, sont établies en fonction des dimensions des mailles de la trame. Selon un premier exemple, chaque élément d'escalier 30 comprend une cage ou palier parallèlépipèdique 3Oa ouverte sur au moins l'une de ses faces dans laquelle débouchent deux conduits fermés 30b - 30c disposés à 1800 et comportant chacun une volée dtesca liers. Selon un autre exemple de réalisation, chaque élément 31 comprend toue cage 31a de foi'ooîe paralléléplpèdique ouverte sur au moins deux tic ses faces dans chacune desquelles débouche un conduit fermé 31h 31c, lesdits coudi Les conduits fermés 3()h et 30c ou 31b et 3 le ont par exemple, un volume parallélèpipèdique identique. Cette disposition autorise la superposition de plusieurs éléments 30 ou 31, comme on le voit par exemple à la figure 5. Les éléments d'escaliers 30 et 31 sont intégrés à liintrieur des bâtiments, dans une maille de trame vide de dalle, ou bien suspendus devant la ou les façades des constructions. Chaque élément d'escalier est accroché sur une poutre 32 ayant la forme d'un T renversé. Les éléments d'escaliers présentent des entailles 30d ou 31d sur leurs faces d'accrochage, permettant leur encastrement sur l'une des ailes horizontales desdites poutres 32. Ils peuvent donc, par conséquent, être aisément déplacés par coulissement sur l'aile horizontale des poutres 32 et il est possible de jumeler deux éléments d'escaliers ou deux montées d' escaliers complètes Lesdits éléments sont réalisés en tous matériaux convenables et sont, par exemple, avantageusement moulés en matière plastique avec, de préférence, incorporation d'une armature métallique ou aut re. On comprend qu'il est possible de distribuer librement ces éléments d'escaliers fermés, selon la trame tridimensionnelle du système, ce qui autorise de multiples liaisons entre les niveaux différents et des situations d'entrée individuelle. On a décrit précédemment une application particulièrement intéressante des procédé et éléments selon l'invention, pour la réalisation de bâtiments et immeubles conçus à l'échelle humaine. Cependant, en réduisant très sensiblement l'échelle des différents éléments de construction, on obtient un jeu de construction particulièrement intéressant et éducatif, notamment pour de jeunes utilisateurs. En outre, une telle réalisation des éléments à échelle réduite autorise ltédification rapide des différentes maquettes relatives à un projet proposé. L'intérêt et les avantages du procédé et des éléments établis conformément à l'invention, ressortent bien de la description et des dessins. REVENDICATIONS 1. Procédé de construction à l'aide éléments lourds préfabriqués et notamment de poteaux, de dalles, de murs de contreventement et, éventuellement de poutres de saut de trame, librement disposés et combinés selon une trame à mailles polygonales, de préférence carrées, caractérisé en ce que lesdites dalles sont simplement posées sur des consoles d'appui que présentent les poteaux et murs de contreventement et, éventuellement, sur les poutres de saut de trame, les dalles étant en contact par au moins une partie de leurs bords et liées entre elles à sec, de façon que les forces horizontales soient transmises aux murs de contreventement par l'ensemble des dalles liées entre elles, tandis que les poteaux ne reçoivent que des forces verticales ; lesdits poteaux et murs de contreventement superposés étant, de préférence, directement posés les uns sur les autres, sans organe intermédiaire d'appui. 2. Procédé de construction à l'aide d'éléments lourds préfabriqués et notamment de poteaux, de dalles, de murs de contreventement et éventuellement de poutres de saut de trame, librement disposés et combinés selon une trame à mailles polygonales, de préférence carrées et, par exemple, procédé de construction selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un écartement ou espace est ménagé entre les bords disposés en regard des dalles juxtaposées, sur une partie de la longueur de leurs côtés, ou sur une partie de la hauteur de lueurs côtés, lesdites dalles restant en contact sur la partie restante desdits côtés. 3. Procédé de construction selon la revendication 2, caractérisé en ce que des canaux on passages perpendiculaires sont prévus dans l'épaisseur des dalles et en ce que ces canaux ou passages débouchent dans lesdits espaces, de manière à autoriser la format ion d'un réseau tridimensionnel de canalisations de fluides ut antres. 4. Procédé selon la reveudicat ion 1, caractérisé en ce que la liaison des éléments superposés de murs de contreventement et des poutres de chainage pouvant réunir deux éléments de murs de contrevent entent parallèles, est assurée au moyen de plaques ou âmes, exécutées par exemple en béton armé, introduites ou emboîtées à sec dans des fentes verticales que comportent lesdits éléments de murs et lesdites poutres de chaînage. 5. Procédé de construction selon la revendication 2, caractérisé en ce que le garnissage vertical de la structure porteuse est obtenu à l'aide de cadres autoporteurs préfabriqués librement disposés suivant les mailles de la trame et dont la base affleurant le-parement supérieur des dalles, forme élément encastré de plancher comblant partiellement ou complètement l'espace ménagé entre lesdites dalles ; ces cadres étant structurés ou remplis à l'aide de panneaux ou éléments industrialisés pouvant constituer meubles de façade ou meubles de séparation et règlant ainsi les tôlérances entre la structure porteuse et le remplissage; lesdits cadres ayant de préférence une hauteur inférieure à la distance plancher-plafond, la jonction avec le plafond s'opérant par l'intermédiaire de poutres comblant partiellement ou complètement l'espace éventuellement ménagé entre les parements inférieurs des dalles juxtaposées. 6. Procédé de construction selon la revendication 2, caractérisé en ce que des cloisons ou double-cloisons sont librement disposées ou distribuées dans la trame, ces cloisons ou double-cloisons comportant une semelle ou base d'appui dont la face supérieure affleure le parement supérieur des dalles, la dite semelle ou base d'appui formant élément encastré de plancher comblant partiellement ou complètement l'espace ménagé entre les parements supérieurs des dites dalles ; lesdites cloisons ou contre-cloisons ayant, de préférence, une hauteur inférieure à la distance plancher-plafond, la jonction avec le plafond s' opérant par l'intermédiaire de poutres comblant partiellement ou complètement l'est pace éventuellement ménagé entre les parements inférieurs des dalles juxtaposées. 7. Poteaux pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisés en ce qu'ils comportent une console d'appui à leur sommet et, de préférence, une console d'appui intermédiaire, et des tablettes de repos disposées de manière subjacente auxdites consoles, lesdites tablettes destinées à l'appui des poutres de saut de trame, faisant saillie dans des directions différentes à celle desdites consoles permettant le repos des dalles, par rapport à la section transversale, de préférence carrée, desdits poteau-x. 8. Dalles pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisées en ce que lesdites dalles qui présentent de préférence une surface correspondant à la surface d'une maille de la trame, comportent, à chacun de leurs angles, une double entaille formée d'une feuillure de profondeur égale au demi-côté des poteaux et d'une entaille inférieure de plus grandes dimensions ménageant un épaulement pour l'appui des dites dalles et constituant une feuillure pour le passage des consoles des poteaux, lazulite entaille inférieure ayant de préférence une hauteur égale à celle desdites consoles ; ces dalles pouvant encore comporter un évidement latéral compris entre deux épaulements d'appui. 9. Dalles pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisées en ce qutelles compor- tent un évidement latéral correspondant, par exemple, à leur demiépaisseur supérieure, lesdites dalles présentant encore une feuillure à chacun de leurs angles et cette feuillure étant surmontée d'une console d'appui métallique disposée sensiblement dans le plan du fond dudit évidement latéral. 10. Dalles pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisées en ce qu'elles comportent, à chacun de leurs angles, une console d'appui faisant saillie par rapport aux bords ou côtés desdites dalles, afin d'au autoriser leur appui sur les poteaux ourles murs de contrevent entent, et:/ou sur les poutres de saut de trame, ainsi que leur contact et leur liaison entre elles, lesdites consoles comportant une feuillure angulaire pour le passage des poteaux etXou des jambages des murs de contreventement. 11. Dalles et, par exemple, dalles suivant la revendication 10, caractérisées en ce qu'elles sont constituées par deux parements porteurs liés par points à l'aide de tampons intermédiaires, lesdits tampons inte médiai res étant disposés en rangées régulièrement espacées, île manière à former une pluralité de passages perpendiculaires à l'intérieur des dalles. 12. Saurs de contreventement pour la mise en cu oeuvre du procédés de construction selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisés en ce qu'ils comportent, à leur sommet, une console ri 'appui faisant saillie par rapport à la section horizontale desdits mirs qui ont une longueur égale à la distance extérieure comprise entre deux poteaux disposés dans une maille de la trame ces murs comportant encore, à leur base et aux extrémités de la dite base, des jambages d'appui de même section que les poteaux, et des entailles également ménagées à la partie inférieure des murs, ou à leur partie supérieure, autorisant l'endentement partiel, à sec, des parties saillantes des consoles angulaires d'ap- pui des dalles. 13. Plaque pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 4, caractérisée en ce que ladite plaque ou âme a la même hauteur que lesdits murs et présente, éventuellement, des entailles latérales pour l'endentement partiel des parties saillantes des consoles d'appui des dalles. 14. Cadres spaciaux auto-porteurs pour la mise en oeuvre du procé selon la revendication 5, caractérisés en ce que lesdits cadres ont une profondeur égale à l'épaisseur des poteaux et comblent l'espace entre deux poteaux disposés dans une maille de la trame tout en permettant la disposition de joints profonds, lesdits cadres qui ont, par exemple, une hauteur égale à celle des portes de la construction, étant garnis à l'aide de jeux d'éléments industrialisés formant meubles de façade ou meubles de séparation. 15, Eléments d'escaliers auto-porteurs et, notamment, éléments d'escaliers pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, caractérisés en ce que lesdits éléments comprennent, chacun, une cage ou palier parallélépipèdique ouvert sur au moins l'une de ses faces dans laquelle débouchent deux gaines ou conduits fermés contenant chacun une volée d'escaliers, ou une cage ou palier parallélépipèdique ouverte sur au moins deux de ses faces, chacune des faces ouvertes recevant une gaine ou conduit fermé comportant chacun une volée d'escaliers, lesdits éléments qui peuvent être intégrés, suspendus ou superposés, comportant encore, sur au moins l'une de leur face verticale, des entailles permettant leur suspension sur des poutres en forme de T renversé solidaires de l'ossature porteuse du bâtiment. 16. Joint pour la mise en oeuvre du procédé de constmction selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il est constitué par un boudin en mousse synthétgique enrobé d'un produit bitumeur ou autre, loti bref chauffage de l'enrobement bitumeux pe r- tettant son ramolissement et le collage, à sec, lu joint, sur les surffaces à jointoyer. 17. Jeu de construction caractérisé en ce qu'il comprend divers éléments obtenus par une réduction de l'échelle des divers éléments de construction établis selon l'une quelconque des revendications 7 à 14.