La présente inention concerne un article de toilette et de conditionnement et un procédé pour le réaliser. Le secteur de la technique considéré est celui des produits pour la santé et l'hygiène, ainsi que celui de l'empaquetage et emmagasinage et, enfin, celui des produits textiles. On sait que de nombreux articles tels que couches de bébé, serviettes hygiéniques, protège-slips, coton à démaquiller, pansements américains, alaises, cotons pour soins sont destinés à absorber, préférentiellement par une face, et à retenir de telle sorte que cela ne traverse pas l'autre face. En vue de rendre plus efficaces ces articles et d'améliorer l'étan- chéité, on a pensé à insérer un écran imperméable arrêtant la pénétration. Le problème est qu'un tel écran est en un matériau très différent de l'ouate dont sont habituellement faits de tels articles et que, donc, le maintien de l'écran contre l'ouate est difficile par des procédés tels que le collage. Il s'en suit que l'écran se déplace dans l'article, lors de son usage et que son rôle d'étanchéité n'est pas parfaitement rempli. On connaît en outre des produits composés d'ouate défibrée enve loppés de non-tissé où ce dernier est en contact direct avec la peau. L'in convénient majeur est qu'il favorise les irritations et érythèmes. Dans le domaine du conditionnement,on recherche également des emballages absorbants pour liquides, produits gras. Le problème à résoudre est de mettre au point un produit intraversable dont l'écran imperméable ne soit pas mobile par rapport aux composants absorbants. L'objectif à atteindre est un article, absorbant d'une face et imperméable de l'autre, pour des usages divers : hygiène, essuyage, conditionnement. L'objectif est atteint dans la présente invention où l'article comporte, en combinaison - une couche d'une matière imperméable et de bas point de fusion; - une couche de matière absorbante telle que l'ouate de coton, recouvrant une face de la première couche; et en variante préférentielle - une couche de matériau non-tissé recouvrant l'autre face de la première couche, lesdites couches étant liées entre elles par thermosoudage. Dans une variante préférentielle, la couche de matériau non-tissé est une feuille mince dont le poids au m2 est compris entre 10 et 100 g. La matière constituant la couche imperméable est prise dans le groupe des produits suivants : polyéthylène de basse ou haute densité, polypropylène, mousses élastiques et elle a une épaisseur de 15 à 1000 microns environ. Pour fabriquer un tel article, on superpose lesdites couches dont il est constitué et l'on fait passer celles-ci entre des cylindres chauffants. On obtient alors, par fusion superficielle de la couche imperméable, une incrustation des éléments de la couche avoisinante dans cette couche imperméable et ainsi l'on rend inséparables ces couches. Dans le cas préférentiel où l'on utilise une couche de non-tissé, on porte les cylindres les plus proches de cette couche à la température désirée pour que la fusion de la couche imperméable se réalise, à travers la couche non-tissée. Les cylindres les plus proches de la couche absorbante sont portés à la température souhaitée pour obtenir l'aspect extérieur désiré de cette couche. Dans une variante de réalisation, on prévoit des cylindres comprimants à une pression comprise entre 1 et 100 kg/m2 d'article, selon l'épaisseur finale désirée en fonction de l'épaisseur du produit de départ. Une autre variante prévoit de découper l'article aux dimensions et formes prêtes à l'emploi et de sertir la périphérie des produits ainsi obtenus en la portant à la température de fusion de la couche imperméable. Une application d'un article selon l'invention où le produit imperméable est constitué par des mousses élastiques épaisses est son utilisation comme un emballage absorbant étanche destiné à renfermer des produits liquides ou gras. Une autre application d'un article selon l'invention où le produit imperméable est en une matière thermoformable est son utilisation comme présentoir, article de conditionnement. Le résultat de l'invention est un produit nouveau qui est un article d'hygiène et de conditionnement un procédé nouveau de fabrication d'un tel article et ses applications. L'avantage principal de l'invention est l'inséparabilité de la couche imperméable avec la/les couches avoisinantes. D'autres avantages proviennent des différents constituants d'un tel article - coté non-tissé, la face facile à saisir est non peluchante, douce, résistante, susceptible d'être teinte, imprimée, de porter par exemple la marque de l'article ou tout autre sigle, inscription. - côte absorbant, la face, préférentiellement ouatée de pur coton, donne toute garantie d'hygiène, évite des risques d'allergie ou d'irritation, au contact de la peau, et remplace avantageusement les nappes à base d'ouate défibrée où le non-tissé est habituellement en contact direct avec la peau et favorise irritations ou érythèmes. - Le film thermosoudable donne une intraversabilité totale au produit et permet de mettre en oeuvre la totalité du pouvoir absorbant du coton. L'invention voit son application aux produits d'hygiène, articles d'essuyage et de conditionnement. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre. Le produit d'hygiène et de conditionnement est constitué d'au moins deux couches suivantes assemblées par thermosoudage - une couche d'un matériau imperméable et de bas point de fusion; - une couche d'un matériau absorbant. A ces couches, on adjoint préférentiellement une couche d'un matériau non-tissé qui recouvre la face libre de la couche imperméable, opposée à celle recouverte du matériau absorbant. Pour le matériau de bas point de fusion, on utilise préférentiellement un des produits suivants , polyéthylène de basse ou haute densité, polypropylène, mousses élastiques. Pour le matériau absorbant, on choisit préférentiellement l'ouate de coton, et si possible de pur coton, pour supprimer tout risque d'allergie au niveau de la peau. Le coton est utilisé sous différentes formes, dans plusieurs exemples de réalisation : écru ou hydrophile; teinté ou non; plus ou moins bouffant. L'ouate de coton est présentée en nappe homogène, constituée à partir de voiles de carde superposés et lton en choisira l'épaisseur de cette nappe selon que l'on désire une couche finale ténue ou non, compacte ou non. La couche imperméable se présente préférentiellement sous forme d'un film souple, fin' due 15 à 1000 microns d'épaisseur ou plus s'il est en une matière expansée. La couche non-tissée est préférentiellement une feuille mince dont le poids au m2 varie entre 10 et 100 g/m2. On obtient ainsi un article dont les couches sont liées par thermosoudage et donc inséparables. Une face est absorbante, agréable au toucher, l'autre est imperméable. Le procédé d'obtention de cet article d'hygiène et de conditionnement consiste essentiellement à obtenir une fusion superficielle du film imperméable sur ses faces, de manière à provoquer ainsi une incrustation des fibres de coton, d'une part, et du non-tissé, d'autre part, dans chaque face respective du film imperméable et à obtenir une inséparabilité des trois couches par l'intermédiaire de ce film. Dans ce but, on prépare une nappe de matériau non tissé, un film imperméable et un voile de coton dans les épaisseurs et densités désirées pour chacun. On les superpose, le film imperméable étant entre les deux autres produits et l'on fait passer l'ensemble de ces trois couches entre des cylindres chauffants, pour provoquer la fusion du film. Préférentiellement, on utilisera un premier cylindre, le plus proche de la face non-tissée,qii est porté à la température requise pour provoquer la fusion du film, une fois que le courant d'air chaud a traversé la couche non-tissée. Cette première température est donc calculée, de façon connue de l'homme de l'art,en fonction de l'épaisseur de l'intissé, de ses caractéristiques physiques et de celles du film. Un second cylindre, le plus proche de la face absorbante, sera porté à une température différente de celle du premier cylindre et déterminée, de façon connue par l'homme de l'art, selon l'aspect final que l'on désire donner à la face absorbante : la température sera d'autant plus basse que l'on veut garder au coton son aspect bouffant, sa souplesse et son élasticité. Par contre, si l'on veut feutrer en liant les fibres entre elles et évitant ainsi le peluchage, on élèvera la température. Bien entendu, le nombre de cylindres nécessaires pour chaque face peut être multiplié et, selon la section des nappes à travailler, on pourra prévoir de disposer plusieurs cylindres pour agir sur la totalité de la bande et assurer une chauffe homogène sur la largeur totale de la face considérée. En variante préférentielle, on assure en même temps que la chauffe, la compression des couches par les cylindres, de façon plus ou moins importante selon les matières et les épaisseurs choisies pour chaque couche. Ainsi, on règlera des pressions faibles pour les nappes de faible épaisseur ou celles dont on veut préserver l'aspect gonflant et des pressions plus fortes pour des épaisseurs supérieures ou pour des faces devant avoir l'aspect du papier ou du carton, A titre d'exemple non limitatif, on choisira les pressions exercées sur les couches entre 1 et 100 kg par m2 de produit. On règle le temps de passage des couches entre les cylindres et leur vitesse de défilement en fonction du diamètre des cylindres,des caractéristiques de couches (matière, épaisseur, notamment) et de l'effet recherché. Ce procédé ne nécessite aucune adaptation des machines existantes dans l'industrie textile ou papetière. On peut, par exemple opérer dans des laizes classiques ayant de quelques centimètres à 200 cm. On prévoit de fabriquer ainsi des articles d'utilisations diverses, tels que ceux énumérés, à titre d'exemples non limitatifs, comme suit - des articles de toilette et d'hygiène : couches pour bébé, changes complets, serviettes hygiéniques, protète-slips, rondelles, carrés de coton à démaquiller, pansements mixtes dits américains", cotons pour soins, cotons prédécoupés, alaises; - des articles d'essuyage; - des articles de conditionnement, tels que : matelas absorbants pour emballages de liquides ou de produits gras, sacs absorbants, présentoirs. Les matelassages sont préférentiellement obtenus en utilisant des mousses élastiques épaisses qui constituent ainsi un écran important pour assurer ltetanchelte pendant un laps de temps relativement long : cette caractéristique est particulièrement recherchée lors de transport, notamment postal, de produits liquides ou gras. Dans le cas où les containers sont fragiles, ce matelassage diminue en plus les risques de casse Une variante du procédé prévoit d'adjoindre une étape supplémentaire de préparation du produit prêt à l'emploi :on découpe alors la bande aux formes et dimensions souhaitées lors de l'usage (par exemple de petits tampons d'ouate ou desbandes constituant chacune une couche, etc...). Pour cela, on utilise tout moyen connu de l'homme de l'art tel qu'outil tranchant rotatif, emporte-pièce de forme quelconque. On porte alors à la température de fusion de la couche imperméable les bords de ces produits prédécoupés et l'on obtient alors une périphérie sertie assurant une fixation des trois couches de façon inséparable. Pour cette opération, on utilisera un outil gaufrant ou chauffant connu de l'homme de l'art. Une autre variante prévoit d'utiliser une empreinte plane ou cylindrique pour marquer la surface du produit d'une empreinte ou marque caractéristique du produit, ou d'autres inscriptions, ou bien pour donner une meilleure tenue au produit final. Ceci peut s'avérer nécessaire en particulier 9 ce produit est de largeur, épaisseur ou longueur importante. Une dernière variante prévoit aussi de plier le produit en forme de changes complets, de l'enrouler en bande continue sur elle-même, de la disposer en accordéon dans un empaquetage adéquat. L'opération de conditionnement effectuée par presse à emboutir, plieuse, coupeuse et toute autre machine connue de l'homme de l'art est préférentiellement placée directement à la sortie de la machine de fabrication du produit et l'homme de l'art adapte les vitesses de déplacement du produit à la cadence souhaitée. REVENDICATIONS 1 - Article de toilette et de conditionnement, caractérisé en ce qu'il comporte au moins deux couches, dont l'une est en une matière imperméa ble et de bas point de fusion et dont l'autre est en un matériau absor bant, liées entre elles par thermosoudage. 2 - Article selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte, en outre, une couche de matériau non-tissé recouvrant la face libre de ladite couche imperméable. 3 - Article selon l'une quelconque des revendications 1,2, caractérisé en ce que ladite matière imperméable est prise dans le groupe des produits suivants : polyéthylène de basse ou haute densité, polypropylène, mousses élastiques. 4 - Article selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, oeractérisé en ce que ladite couche imperméable est d'une épaisseur comprise entre 15 et 1000 microns environ. 5 - Article selon la revendication 2 et l'une quelconque des revendications 1, 3, 4, caractérisé en ce que ladite couche de matériau non-tissé est une feuille mince dont le poids au m2 est compris entre 10 et 100 g environ. 6 - Article selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que ladite couche de matériau absorbant est en ouate de coton. 7 - Procédé de fabrication de l'article selon l'une quelconque des revendica tions 1 à 5, caractérisé en ce que l'on superpose lesdites couches destinées à constituer ledit article, que l'on fait passer celles-ci entre des cylindres chauffants et que l'on obtient, par fusion superficiel le de la couche imperméable, une incrustation des éléments de la couche avoisinante dans cette couche imperméable. 8 - Procédé selon la revendication 7, où l'on superpose trois couches dont une non-tissée, caractérisé en ce que l'on porte les cylindres les plus proches de ladite couche non-tissée à la température désirée pour réaliser, à travers la couche non-tissée, la fusion de la couche imperméable. 9 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 7, 8, caractérisé en ce que les cylindres les plus proches de la couche absorbante sont por tés à la température requise pour atteindre l'aspect extérieur désiré de cette couche absorbante. 10 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisé en ce que lesdits cylindres sont également comprimants, préférentielle ment à une pression comprise entre 1 et 100 Kg/m2 d'article. 11 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 7 à 10, caractérisé en ce que l'on découpe ledit article aux formes et dimensions pretes à l'emploi et que l'on sertit la périphérie des produits ainsi obtenus en la portant à la température de fusion de la couche imperméable. 12 - Application de l'article selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 où le produit imperméable est constitué par des mousses élastiques épaisses, caractériséeen ce que ledit article est un emballage absor bant étanche destiné à renfermer des produits liquides ou gras. 13 - Application de l'article selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, où le produit imperméable est en une matière thermoformable, ca ractériséeen ce que ledit article est utilisé comme présentoir, article de conditionnement.