les cure-oreilles utilisés actuellement sont constitués par un bâtonnet muni à l'une et ou l'autre de ses extrémités d'un tampon de nettoyage qui est généralement en coton hydrophile. Ces cure-oreilles présentent plusieurs inconvénients graves. Tout d'abord le bâtonnet est d'une longueur telle que l'ex- trémité de nettoyage peut être introduite jusqu'au fond du conduit auditif externe, ce qui a pour effet d'enfoncer le cérumen dans le fond de ce conduit d'où il résulte une gêne pour le sujet qui tend de dégager son conduit en risquant des érosions du tissu cutané et des blessures du tympan. Cet inconvénient est encore aggravé notamment chez les enfants en bas age car l'opérateur, le plus souvent la mère, ne se rend pas copte si elle enfonce trop profondément le bâtonnet cure-oreille.Il a été constaté, par ailleurs, que les garnitures en coton hydrophile ou analogue, de forme ovolde, facilitent l'enfoncement du cérumen plutôt que son extraction. La présente invention remédie aux inconvénients rappelés ci-dessus en créant un nouveau cure-oreille. Conformément à l'invention, le cure-oreille comporte une extrémité de nettoyage portée par une tige munie d'une butée transversale au-delà de laquelle s'étend un prolongement formant manche, la distance séparant l'extrémité de nettoyage de la butée transversale étant inférieure à la longueur du conduit auditif externe de l'oreille de sorte que ladite extrémité de nettoyage de trouve toujours à distance du tympan quel que soit le mode d'usage du cure-oreille. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Des formes de réalisation de l'objet de l'invention sont représentées, à titre d'exemples non limitatifs, au dessin annexé. La fig. i est une coupe-élévation schématique de l'oreille externe et du cure-oreille de l'invention en cours d'utilisation. La fig. 2 est une élévation de face d'un mode de réalisation du cure-oreille. La fig. 3 est une coupe vue suivant la ligne III-III de la zig. 1. les fig. 4, 5 et 6 sont des coupes-élévation illustrant différentes variantes de réalisation du cure-oreille. La fig. 7 est une élévation, tournée de 900, correspondant à la fig. 6. Les -ig. 8 et 9 sont des vues partielles illustrant une autre caractéristique de l'invention. Sour bien faire comprendre l'invention, la figure 1 montre schématiquement l'oreille externe, 1 désignant le pavillon, 2 le conduit auditif externe fermé par la membrane tympanique 3 . Le cure-oreille de l'invention comporte, à une extrémité, une petite cuiller 4 formée à partir d'une tige 5 sur laquelle fait saillie une butée 6 au-delà de laquelle la tige 5 est prolongée pour délimiter un manche 7 . Au moins l'extr mité 4, le manche 5 et la butée 6 sont réalisés pour ne présenter aucun angle vif et de préférence, mais non nécessairement, l'extrénité 4 , formant cuiller, est bordée ou recouverte d'une matière souple, par exemple une matière fibreuse ou molle coton, mousse de résine synthétique, etc.La distance séparant l'extrémité 4 de la butée 6 est choisie pour être toujours notablement inférieure à la longueur du conduit auditif externe afin que ladite extrémité 4 ne puisse en aucun cas venir en contact avec la membrane tympanique 3 . De préférence, la distance ci-dessus est même notablement inférieure à la longueur du conduit auditif, par exemple gale à la moitié de cette longueur, puise les glandes sécrétant le cérumen s'étendent principalement dans la moitié externe dudit conduit. La forme en cuiller de l'extrémité 4 est préférée car elle permet de mieux détacher le cérumen du revêtement cutané du conduit 2 et, surtout, cette forme évite que le cérumen soit repoussé vers le tympan.La butée 6 est silhouettée A la fig. 1 à la manière d'un épanouissement à faces arrondies et sa plus grande dimension, ou son diamètre si ladite butée est de section c#rcIilaire, est choisie pour que la limite d'enfoncement de la partie active du cure-oreille soit déterminée pour une position dans laquelle la face avant 6a de la butée vienne en contact avec la paroi interne du tragus figuré en 8 et contre la face interne du conduit figuré en 9 . four faciliter le maniement du cure-oreille, il est avantageux que la partie 7 formant manche soit relativement rigide et soit conformée pour être saisie facilement entre le pouce et l'index. Les fig. 2 et 3 illustrent une réalisation avantageuse du cure-oreille, réalisation eui permet de le fabriniuer facilement en une seule pièce, par exemple en matière plastique injectée. On voit à ce dessin que l'extrémité 4 formant cuiller est bordée, sur tout son pourtour, par un bourrelet arrondi 4a qui élimine tout risque de blessure. Le dessous 4b de la cuiller de même que le bourrelet 4 sont avantageusement revêtus d'une matière spongieuse, par exemple de coton, de mousse de résine, ou autre produit analogue pouvant ou non être imprégné d'un produit désinfectant et acide afin de respecter l'acidité physiologique du conduit auditif externe et, aussi, pour limiter toute action allergissante du fait de la sensibilité bien connue du revete- ment cutané dudit conduit.La butée 6 est montrée aux fig. 2 et 3 sous la forme d'un épaulement 6c s'étendant avantageusement dans le meme plan que l'extrémité 4 en forme de cuiller, ledit épaulement étant épaissi dans le sens transversal comme illustré en 6b, ce qui permet de lui conférer une courbure douce qui rend possible de soulever légèrement le tragus lorsqu'on fait tourner le cure-oreille et, par conséquent, d'amener l'ex- trémité 4 formant cuiller, avec facilité, dans la partie concave supérieure du conduit auditif. Aux fig. 2 et 3, la partie 7, formant manche, est représentée, avec un tronçon aminci 7a qui permet de bien maintenir le cure-oreille entre les doigts. La fig. 4 illustre une variante dans laquelle le cureoreille est réalisé à partir d'un Ulément filiforme qui est plié pour délimiter tout d'abord rne boucle 1-3 en forme de goutte d'eau, prolongée par deux seg~nts 11 repliés ensuite pour délimiter des épaulements 61, 62 se faisant vis-à-vis et, finalement, un manche 71. Les tronçons de fil délimitant la boucle 10 et les segments 11 sont revetus de matière molle et spongieuse de sorte que l'extrémité 4 forme, comme précé- demment, une sorte de cuiller mais à fond ouvert s'il n'est pas complètement rempli par la matière molle telle que le coton. Tant la partie en forme de goutte d'eau 10, que ?es segments 11 et les épaulements 61, 62, pouvant toujours présenter une courbure très douce cela permet de réaliser le cure-oreille indifféremment en matière plastique ou en métal, par exemple par moulage, ou par pliage d'un fil métallique. Le conduit auditif externe chez l'adulte est d'une longueur n peu près constante pour tous les individus, d'environ 25 mm ; cependant, cette longueur est évidemment beaucoup plus faible chez les enfants et a fortiori chez les nourrissons. Il est, par conséquent, avantageux de prévoir plusieurs types de cure-oreilles dont la longueur, depuis l'extrémité 4 jusqu'd la butée 6 ainsi que le diamètre, ou la plus grande dimension transversale, dépendent de l'âge du sujet puisqu'il est tout particulièrement important que le cure-oreille ne puisse pas atteindre le tympan chez les enfants et les nourrissons pour lesquels la volonté de parfait nettoyage de la mère risquedel'entrai- ner à faire pénétrer le cure-oreille trop profondément et i perforer le tympan. La fig. 5 illustre une première réalisation selon laquelle il est possible d'adapter la longueur de la partie de travail du cure-oreille à l'age du sujet. Dans cette réalisation, l'ex- trémité 4, formant cuiller, est prolongée par une tige Si pouvant être cylindrique ou d'une autre section, et cette tige est passée dans des trous 12, respectivement 13, formés à l'extré- mité des branches 14, respectivement 15, d'une pince 16 en matière élastique. Les branches 14, 15 sont elles-mêmes arrondies, comme représenté, pour délimiter la butée 6 décrite dans ce qui précède.On voit qu'en serrant leghrement la pince, on amène les trous 12, 13 en colncidence pour permettre l'engagement de la tige 5 et son coulissement jusqu'à la mesure déairée. En libérant la pince, la tige 5 est maintenue emprisonnée et le cure-oreille peut être utilisé come décrit dans ce qui précède. Suivant les fig. 6 et 7, on utilise, comme dans la variante de la fig. 5, un élément délimitant l'extrémité 4 en forme de cuiller, formé à l'extrémité d'une tige 51. Cette tige est engagée dans un corps 17 formant le manche 7 . L'engagement est effectué dans le corps 17 par un alésage 18 dans lequel la tige 51 est légèrement serrée. Cette tige prend appui sur une butée mobile 19, par exemple un doigt pouvant coulisser, dans des fentes 20 du corps 17 et y être verrouillé ledit doigt prdsentstnt un bouton extérieur 21 avantageusement logé dens un évidement 22 du corps 17 .Il est avantageux dans cette réalisation de munir le corps 17, ainsi que l'illustre la fig.7, d'une graduation 23 et le bouton 21 d'un repère -3a. La graduation 22 peut être établie en fonction de la profondeur du conduit auditif des nourissons, enfants et adultes. De cette fa çon, en réglant convenablement le bouton 21 et en engageant la tige 51 jusqu'au doigt 19, on est assuré que 'a butée 6, se trouve toujours à bonne distance. ses tiges à partir desquelles sont formées les cuillers 4 sont le plus souvent de petite dimension en section et sont, par conséquent, fragiles, de sorte qu'un risque de rupture existe nécessairement. Pour pallier cet inconvénient, il est avantageux, comme le montrent les fig. 8 et 9, de faire en sorte que, même en cas de rupture de l'extrémité 4 ou de la tige 5, il soit toujours possible d'extraire facilement du conduit auditif la partie du cure-oreille brisée. A cette fin, suivant la fig. 8, la matière molle, de préférence spongieuse, désignée par 24 est constituée par une matière fibreuse, notamment du coton, qui est épanouie à partir d'une partie tressée, câblée ou autrement torsadée 25, engagée dans un alésage 26 de la tige 5 A la fig. 9, le même résultat est obtenu en faisant entourer la tige 5 par la matière fibreuse 241. L'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation, représentés et décrits en détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. En particulie# lorsque l'extrémité 4, formant cuiller, ne doit pas être recouverte de matière fibreuse, il est possible de munir l'intérieur de la tige 5 d'une ame formant élément de sécurité, ladite âme pouvant être en textile, en métal, en élastomère ou autre. De même, il apparat pu'au moins en ce iui concerne les réalisations décrites en référence aux fig. 5 à 7, il est possible d'utiliser la pince 16 ou le corps 17 en tant qu'outil de support de bâtonnets cure-oreille conventionnels. R E V E N D I#C A 1 - Cure-oreille, caractérisé en ce qu'il comporte une extrémité de nettoyage portée par une tige munie d'une butée transversale au-delà de laquelle s'étend un prolongement formant manche, la distance séparant ltextrémité de nettoyage de la butée transversaLe étant inférieure à la longueur du conduit auditif externe de l'oreille, de sorte que ladite extrémité de nettoyage se trouve toujours à distance du tympan quel que soit le mode d'usage du cure-oreille. 2 - Cure-oreille suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'extrémité de nettoyage est conformée sensiblement à la manière d'une cuiller. 3 - Cure-oreille suivant la revendication 1 ou 2, caracté risé en ce que la butée délimite un épaulement arrondi dont la plus grande dimension est supérieure à la plus grande dimension de l'embouchure du canal auditif. 4 - Cure-oreille suivant l'une des revendications i à 3, caractérisé en ce qu'au moins la partie de nettoyage est munie d'une garniture en matière souple, telle que coton, textile, mousse de résine syntkétique et analogue. 5 - Cure-oreille suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la garniture est imprégnée d'un produit désinfectant à fonction acide. 6 - Cure-oreille suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la partie de nettoyage est formée à l'ex- trémité d'une tige insérée, sur une longueur plus ou moins grande, dans un support comprenant des moyens de verrouillage de la tige et formant la butée limitant la mesure dont la partie de nettoyage peut être introduite dans le canal auditif. 7 - Cure-oreille suivant l'-une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le support est constitué h la manière d'une pince élastique dont les branches sont courbées pour délimiter la butée et présentent des trous d'introduction de la tige por tant la partie de nettoyage. 8 - Cure-oreille suivant l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la tige portant la partie de nettoyage est introduite dans un alésage d'un corps comportant un élément de butée mobile pouvant occuper plusieurs positions. 9 - Cure-oreille suivant l'une des revendications 1 N 8, caractérisé en ce que le support de la tige portant la partie de nettoyage comporte des graduations de repérage. 10 - Cure-oreille suivant l'une des revendications là 9, caractérisé en ce qu'il est constitué par un élément filiforme plié pour délimiter une boucle sensiblement en goutte d'eau supportant la garniture de nettoyage, lesdits fils délimitant ensuite deux tronçons sensiblement rectilignes puis deux segments allant s'écartant pour former des épaulements délinitant la butée et enfin une partie forment manche. il - Cure-oreille suivant l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que la garniture, dont est munie la partie de nettoyage est prolongée tout au long de la tige extérieurement ou intérieurement pour former élément de sécurité en cas de rupture de cette dernière. 12 - Cure-oreille suivant l'une de revendications 1 à 11, caractérisé en ce que la plus grande dimension transversale au moins ou la partie de nettoyage est adaptée à l'age du sujet.