MATERIAU DE PANSEMENT OU DE RECOUVREMENT DE PLAIE ET SON PROCEDE DE FABRICATION. La présente invention concerne un matériau de pansement ou de recouvrement de plaie dérivé du sang humain et servant à recouvrir temporairement des surfaces de plaies, notamment pour le remplacement de surfaces de peau manquantes, en particulier pour les soins de plaie multiples ou se produisant en grand nombre, provoquées par des brûlures, l'invention concernant également un procédé de fabrication dudit matériau de recouvrement. Dans le cas de plaies causées par des brûlures, il se produit, en fonction de la température et de la durée d'action de la chaleur, une altération des tissus s'étendant aux différentes couches de la peau ou bien touchant meme les tissus en dessous de la peau. Il en résulte que le rôle de protection de la peau cesse partiellement ou complètement. Au travers de la surface de plaie ouvertecommencealors à se produire de l'extérieur, une pénétration de bactéries et, de l'intérieur du corps, une fuite de substances utiles pour l'organisme. L'action d'échauffement qui a provoqué la brûlure a détruit également la flore bactérielle de l'épiderme mais, dans les couches plus profondes de la peau (c'est-a-dire dans les pores reliés aux glandes sébacées et sudoripares), il peut subsister des bactéries viables. La surface de plaie humide constitue, par ailleurs, un bon milieu nutritif pour des bactéries provenant de l'environnement. Des fluides, des électrolytes et de l'albumine s'échappent au travers de la surface brûlée de grande étendue. La perte en fluide provoque également dans l'organisme une perte d'énergie sous l'action de la chaleur consommée nécessairement pour l'évaporation. A cause de la perte d'albumine et d'énergie se produisant dans des proportions importantes et, également, du fait des perturbations qui se produisent à cause de la brûlure sur la nutrition, la digestion et le métabolisme, le malade s'affaiblit de plus en plus. Ce processus se poursuit jusqu'au moment où la plaie se ferme par une formation spontanée de peau ou bien où, dans le cas d'une brûlure profonde, on en arrive à une opération de remplacement de la peau. Lorsqu'on n'arrive pas à contrebalancer l'infection d'une plaie, ou bien à réduire la teneur en bactéries de la peau par un traitement antibactériel localisé, le malade peut décéder à cause de complications septiques, ou bien par suite de la perturbation métabolique et de la perte d'énergie qui sont provoquées par la surface de plaie de grande étendue. Les pansements classiques n'assurent aucune protection efficace contre une infection bactérielle résultant de l'environnement et ils ne permettent pas d'empêcher dans des proportions importantes la sortie des substances utiles pour l'organisme au travers de la surface de plaie. L'infection se produisant en dessous du pansement confit à des complications purulentes et le changement du pansement est très douloureux pour le malade. Pour éviter les difficultés mentionnées ci-dessus, on a également adopté la methode dite du traitement à l'état dégagé. Dans cette methode, on ne place pas de pansement sur la plaie de brûlure, mais la croûte se formant par suite de la coagulation du plasma sortant, ou bien de l'action d'un traitement favorisant la cicatrisation, assure la protection biologique de la plaie de brûlure. Ce procédé présente cependant l'inconvénient important qu'il est difficile d'établir en toute sécurité un environnement extérieur suffisamment pauvre en bacteries et à une température correspOndante et, en outre, sur les surfaces entrant en contact avec le lit, il ne peut pas se former une croûte servant à protéger la plaie. On peut obtenir un effet bien plus avantageux que le procéde décrit cidessus en utilisant ce qu'on appelle des pansements biologiques ou bien des matériaux biologiques de recouvrement de plaies. Pour former ce pansement biologique, on utilise un procédé dans lequel de la peau ou une autre substance provenant d'organismes humains ou d'animaux, par exemple de l'amnios, est mise en place sur la plaie et où il n'est pas souhaitable que cette peau ou substance soit collée ou bien adhère sur la plaie.Avant qu'il ne se produise un rejet, le "transplantat"estenlevé, et il n > intervient ainsi que temporairement, mais il est cependant possible, en repetant ce processus a plusieurs reprises, d'obtenir une protection approximativement identique a celle offerte par la propre peau du malade. Les pansements biologiques presentent de nombreuses propriétés parti culièrement avantageuses. D'une maniere très avantageuse, ils ont une influence sur le métabolisme, c'est-à-dire qu'ils diminuent la perte d'eau et de chaleur se produisant à cause de l'évaporation ainsi que la charge de sérosités, d'electrolytes et d'albumine au travers de la plaie. Ils ont également un autre effet très avantageux en ce qu'ils réduisent le nombre des bactéries se trouvant dans la plaie. Par remplacement des pansements biologiques, on peut maintenir le nombre des bactéries dans la plaie a une valeur inférieure à 105 g/cm3. Simultanément, les pansements biologiques réduisent également le risque d'infection par des bactéries provenant de l'extérieur. Un autre facteur avantageux résultant de l'utilisation de pansements biologiques consiste dans l'action exercée sur la cicatrisation de la plaie. Les pansements biologiques diminuent les réactions d'inflammation resultant de la plaie ouverte. Ils diminuent la contraction de la plaie en la conditionnant plus tôt pour l'exécution de l'opération de remplacement de la peau. En outre, ils ont une action favorable sur la cicatrisation, car la réaction d'inflammation dure moins longtemps et a une plus faible étendue. Egalement, l'action clinique des pansements biologiques est importante, car ils reduisent la douleur dans des proportions considérables et, grace à leur utilisation, la plaie peut être conditionnée en un temps plus court pour le recouvrement final. L'utilisation des pansements biologiques augmente egalement les chances de succès de l'opération de remplacement de peau. En utilisant les pansements biologiques, on diminue également la durée des soins, les frais de traitement, ainsi que le taux de mortalité. Les propriétés avantageuses indiquées ci-dessus montrent que les pansements biologiques constituent des moyens tres efficaces pour traiter des brûlures. Il existe dans le commerce de nombreuses variantes de ces pansements, ce qui a élargi considérablement leurs domaines d'application. En plus des propriétés avantageuses indiquées ci-dessus, il se pose cependant un problème fondamental concernant les pansements biologiques, du fait que leur utilisation entraîne des frais élevés et qu'on peut difficilement en disposer en grandes quantités. Parmi les tissus d'animaux, on a utilisé de plus en plus de la peau de porc, car la structure de cette peau se rapproche le plus de celle de la peau humaine. Après une désinfection convenable, on peut l'utiliser à l'état frais ou a l'état conservé. Cependant, du fait que ce matériau contient de l'albumine, on doit tenir compte de sa réaction immunologique et il faut le changer tous les trois à quatre jours. Des complications peuvent également se produire sous l'effet des substances servant à la conservation de la peau. Pour les raisons indiquées ci-dessus, on peut conclure que les pansements biologiques utilisés à l'heure actuelle ne conviennent pas pour soigner des blessures se produisant en très grand nombre. En conséquence, on a cherché déjà depuis longtemps à créer un pansement biologique qui soit disponible en quantité illimitée et qui soit suffisamment peu coûteux pour être utilisé à grande échelle. Par le passé, on a déjà cherché à utiliser du sang1 sous la forme de caillots sanguins, pour traiter localement des brûlures et d'autres plaies. Ce procédé est en principe très avantageux, car la matière ainsi choisie ne déclenche aucune reaction innunologique. Le matériau naturel de recouvrement de plaie, qui contient comme éIéments.la fibrine, les globules rouges et les globules blancs, peut par conséquent foriier un pansement ideal Ise référer: à l'article de Frank Gyorgy: "Nouveau traitement des brulures par la méthode de coagulation de fibrine", Orvosi Hetilap, 1949, 7, 109, et à l'article de Ladanyi Józsa: "Les effets sur la phase secondaire de guérison (formation de peau) du traitement consistant à introduire du sang dans une plaie", DOTE évkonyve, 60, 1954 à 19551. L'utilisation du caillot sanguin comme pansement biologique n'a cependant pas été employée d'une façon générale au cours des trois dernières décades, cela pour de nombreuses raisons. Son utilisation est empêchée par la mise en solution spontanée du caillot, par la rapide autolyse (autodissociation) ou hémolyse des cellules, ainsi que par la decoloration en résultant et la tendance à la décomposition. Lors de l'application de ce procedé, il existe un risque de séro-hepatite et, en outre, le micro-climat de la plaie en dessous du revêtement reste humide. La gaze utilisée pour le fixage ne constitue pas un substrat de support efficace, et l'ensemble du traitement de'la plaie est techniquement extrêmement peu souple. Ce procéde ne peut être utilisé que dans des cas particuliers et la fabrication et le stockage du pansement posent des problèmes insolubles. L'invention a en conséquence pour but de remédier aux inconvenients des réalisations connues et de fournir un matériau biologique de pansement ou de recouvrement de plaie qui puisse être fabriqué d'une manière simple et en grande série, en quantités illimitées, tout en étant d'un faible coût et en pouvant être stocké d'une manière sûre, tout en créant, lors de son application, des conditions optimales pour la cicatrisation des plaies, l'invention concernant également un procedé de fabrication dudit matériau. L'invention est basée sur la constatation surprenante que le sang humain peut être utilisé comme une matière biologique de recouvrement de plaie de façon optimale seulement lorsque les processus critiques de décomposition peuvent se dérouler encore avant l'utilisation et pendant la fabrication sans que-le matériau perde son efficacité de cicatrisation des plaies de brûlures. L'invention a en conséquence pour objet un matériau biologique homologue de recouvrement de plaies provenant de sang humain et servant à recouvrir temporairement des surfaces de plaies, avantageusement pour le remplacement de surfaces de peau manquantes, notamment pour soigner des brûlures de grande étendue, ledit matériau étant caractérisé en ce qu'il contient des stromines libérées de l'hémoglobine libre, des éléments sous-cellulaires et de l'albumine protoplasmique précipitée provenant de globules rouges humains, à l'état concentré. Le matériau de recouvrement de plaie selon l'invention peut se présenter avantageusement sous la forme d'une poudre, il peut avoir une structure en forme de plaque, ou bien etre lamellaire. Le matériau de recouvrement de plaie selon l'invention en forme de plaque est avantageusement renforcé par une ossature de soutien. Conformément à un mode avantageux de réalisation du matériau de recouvrement de plaie selon l'invention, celui-ci est formé de trois couches, dont la première est une couche active qui contient les stromines, les éléments souscellulaires et l'albumine protoplasmique, tandis que la seconde couche comporte la structure de soutien et que la troisième couche est une couche de fixage. Avantageusement, le matériau formant l'ossature de soutien peut etre un réseau spatial en tulle de matiere plastique, ou de fibrine. De préférence, la couche active et la couche de fixage du matériau de recouvrement de plaie selon l'invention contiennent un gel de polysaccharide réticulé. Ce gel est de préférence un gel de gélidium-agar (gel d'agar-agar). L'invention concerne également un procédé de fabrication dudit matériau de recouvrement de plaie, le procédé étant caractérise en ce qu'on élimine du sang humain stabilisé, d'une manière connue, son plasma, en ce que le concentrat de globules rouges ainsi obtenu est hemolysé et concentré avec de l'eau distillée, dont le pH a été réglé à une valeur de 3,7 et 5,3, notamment une valeur de 4,0 et 5,0, dans une proportion volumique du concentrat à l'eau qui est au maximum de 1/10, et en ce qu'on le rend ensuite apte au stockage. Conformément à un mode très avantageux d'application du procédé selon l'invention, le matériau est rendu apte au stockage par lyophilisation. Confornément à un mode d'application également avantageux du procédé selon l'invention, on rend le matériau hémolysé et concentré apte au stockage, en le séchant par congélation, puis en le pulvérisant après mélange, le cas échéant, avec un adjuvant pharmaceutique. Conformément à un autre mode avantageux d'application du procédé' selon l'invention, le matériau hémolysé et concentré et amené, le cas échéant, par lyophilisation dans la forme appropriée pour le stockage, est mélange à un gel de polysaccharide, est coule dans un moule hydrofuge à plaque et uniformiment séché, après quoi, on réhydrate partiellement les plaques séchées, on place ensuite le produit réhydraté dans un bain de fixage et, finalement, on lui fait subir à nouveau un séchage. Avantageusement, apurés la coulée dans le moule hydrofuge à plaque, on dépose sur le produit solidifié un matériau de soutien qui a éte immergé dans un gel de polysaccharide, notamment un tissu en tulle de matière plastique, et on coule sur le tissu en tulle une couche de fixage de gel de polysaccharide. De préférence, on utilise, pour l'hémolyse, de l'eau distillée dont le pH est réglé à une valeur comprise entre 4,2 et 4,6. I1 est avantageux d'utiliser, pour l'hémolyse, de l'eau distillee dont le pH a été réglé à l'aide de substances biologiquement acceptables, notamment du gaz carbonique ou de l'acide citrique. I1 est recommandé de laisser l'hémolysat se déposer, puis de séparer le précipité, de préférence par décantation, et de le concentrer. Avantageusement, on élimine l'hémoglobine libre de I'hémolysat, ou bien le précipité séparé de celui-ci, notamment après sa concentration. L'operation consistant à éliminer l'hémoglobine de l'hémolysat ou de son précipite est effectuée de préférence sous forme d'au moins trois, notamment d'au moins cinq lavages à l'eau distillée et de décantation. Plus spécialement, l'opération consistant à laisser déposer l'hémolysat ou son precipité et/ou l'opération de decantation sont effectuées à une température de O à 10 C, notamment de 4"C. I1 est également avantageux de concentrer le précipite obtenu lors de la décantation par une opération de centrifugation, de telle sorte que le pourcentage volumique des éléments sous-cellulaires et de l'albumine protoplasmi que soit compris entre 65 et 75%. En outre, il est avantageux que le matériau amené par lyophilisation à la forme appropriée pour le stockage soit réglé, lors du mélange effectué avec le gel de polysaccharide, de telle sorte que le pourcentage volumique d'elements sous-cellulaires et d'albumine protoplasmique soit compris entre 65 et 75%. En outre, il est avantageux que le mélange effectué avec le gel de polysaccharide, préparé avantageusement avec de l'eau distillée, soit réalise de telle sorte qu'on obtienne au moins 23 en partie pondérale de fraction souscellulaire précipitée, cette valeur étant calculée dans la condition après séchage. De préférence, le mélange avec le gel de polysaccharide est réalisé à une température de 30 à 56"C, notamment de 45"C, de manière que, lors de l'homogénéisation, la température des matériaux à mélanger soit maintenue dans cette plage de températures. I1 est. également avantageux d'utiliser comme moule à plaque 4n moule de coulée qui soit rendu hydrofuge avant la coulée à l'aide d'une substance hydrofuge, notamment de l'huile de paraffine. En outre, il est avantageux que le matériau mélangé au gel de polysaccharide soit coulé dans le moule à plaque en quantité telle que son épaisseur après solidification atteigne une valeur comprise entre 1 et 5 mm, notamment entre 2 et 3 mm. De préférence, on coule sur le tissu en tulle une couche de fixage en gel de polysaccharide qui a une épaisseur comprise entre 1 et 5 mm. I1 est particulièrement avantageux d'utiliser comme couche de fixage en gel de polysaccharide un gel de gélidium-agar (agar-agar). Avantageusement, on effectue le séchage uniforme à une température de 37 à 560C. Pour éviter la formation de fissures au séchage, il est avantageux d'utiliser un recouvrement déposé à l'état humide, notamment un recouvrement formé d'une toile de lin. Avantageusement, la matière humide déposée comme recouvrement est fixée sur le moule de coulée. I1 est avantageux que la réhydratation partielle dans de l'eau distillée soit effectuée pendant une période d'une durée maximale de 5 minutes. Avantageusement, le fixage des plaques après la rèhydratation peut etre effectué pendant une période de 15 à 25 minutes dans un bain d'éthanol de 65 à 75% en concentration volumique, notamment pendant 20 minutes dans un bain d'éthanol à 70% en concentration volumique. D'une manière particulièrement avantageuse, les plaques peuvent être traitées, après la réhydratation et, le cas échéant, après le fixage, dans un bain d'éthanol de 65 à 75, notamment de 70 > , en concentration volumique, et en plus de cette dernière étape, ou à la place de cette étape, au maximum pendant5 minutes, dans de l'éthanol ayant une concentration volumique d'au moins 90%. Au cas où ce dernier traitement constitue le seul traitement à l'ethanol, il constitue l'étape de fixage. De préférence, l'opération de séchage intervenant après le fixage est effectuée à une température qui est au maximum de 56"C en présence d'un moyen de charge de structure réticulée. Le matériau de recouvrement de plaie, séché et ayant une conservation de longue durée, conforme à l'invention, qui peut avoir avantageusement la forme d'une plaque de recouvrement de plaie comme indiqué ci-dessus, constitue une matière qui possède, en ce qui concerne le processus de cicatrisation d'une plaie des propriétés biologiques analogues à celles de la croûte. Le pansement biologique conforme à l'invention permet ainsi de résoudre un double problème. D'une part, ce pansement a des propriétés therapeutiques optimales et, d'autre part, il permet d'exploiter de façon optimale une matiere biologique de valeur inutilisable jusqu'à présent, qui est constituée par les érythrocytes, les thrombocytes et les leucocytes vieillies du sang humain conservé. Lors d'une prise de sang, il se forme pendant 21 jours, une masse cellulaire qui se décompose lentement et qui a une assez faible valeur. La raison principale en est que, à la difference de la conservation du plasma par lyophilisation, relativement simple à réaliser, la conservation par réfrigération poussée des globules rouges à grande échelle pose des problèmes techniques qui n'ont pas encore pu être resolus. Le matériau de recouvrement de'plaie selon l'invention élimine les inconvénients essentiels des preparations et procédés connus; il constitue un produit avantageux, compatible avec les tissus humains, pouvant être fabrique dans des conditions industrielles techniquement satisfaisantes, pouvant être stocké pendant un temps illimitlet assurant un milieu relativement sec. Ce matériau utilisé comme pansement, compléte par la pellicule de fibrine qui se forme rapidement sur une plaie due à une brûlure, présente, en ce qui concerne sa structure et ses propriétés, des caracteristiques analogues à celles de la croûte qui est formée par l'organisme lui-meme. Les globules rouges débarrassés de I'hémoglobine, l'albumine protoplasmique sous-cellulaire précipité, ses fractions cellulaires, les globules blancs soumis à l'osmose, ainsi que la matière de renforcement présente de préférence sous forme d'élément moulé de polysaccharide conférant à l'ensemble une structure de type "sandwich" et qui augmente la résistance mécanique selon un mode avantageux de réalisation, permettent d'obtenir en fait une croûte préfabriquée, qui est non seulement compatible avec les tissus du fait de sa stimulation biologique relativement faible, mais qui permet également, par création d'un environnement biologique favorisant la régénération des tissus, de traiter efficacement une plaie ouverte par cicatrisation avec formation d'une croûte. L'action de stimulation ainsi créée n'est évidemment pas comparable au rOle de "stimulation thérapeutique" du sang, telle que postulée dans le passée. Malgré le fait que les plaques moulées qui sont déposées sur la plaie contiennent un grand nombre d'éléments organiques RNS-DNS homologues, et bien qu'il existe à l'heure actuelle des extraits hétérologues, par exemple des extraits de sang de veau (Solcoséryl, Solco, Bâle), qui exercent un effet d'activation des tissus, le matériau de recouvrement de plaies selon l'invention ne vise pas en premier lieu une augmentation de l'activation biochimique des cellules, mais il permet d'obtenir des avantages sous l'angle de la technique des pansements ou du recouvrement des plaies gracie à une reproduction sensiblement fidele des processus naturels. L'hémolysat intervenant dans le matériau de recouvrement de plaie selon l'invention, qui a des propriétés biochimiques et immunochimiques, est une albumine d'origine humaine non-dénaturée, capable de neutraliser l'anti-sérum humain renfermant une forte proportion de matière active réagissant avec l'albumine humaine non-dénaturée, c'est-à-dire capable de lier la substance active de celle-ci. Parmi les enzymes qu'on a etudiés, le catalase s'avère, meme après séchage, conserver son activite et convenir comme étalon biologique dans des expériences. L'évaluation est differente, en ce qui concerne la réaction de la catalase, et naturellement également la biocatalyse, lorsqu'on exécute avant l'opération de séchage une opération de refroidissement poussé, par exemple dans le cadre d'un processus de lyophilisation. Dans le surnageant enrichi de la matière réhydratée, on a pu déceler, par des méthodes immunochimiques, la présence de transferine, de glycoproteine, de coéruloplasmine, d'antitrypsine et d'antichimotrypsine. Par un processus cytochimique, on peut séparer des érythrocytes, des thrombocytes et des leucocytes, ainsi que chaque fraction cellulaire importante. L'examen utilisant la technique d'étalement et de coupe, permet de constater que le matériau de pansement selon l'invention presente une grande similitude, en ce qui concerne la composition, avec une croûte naturelle. I1 existe une bonne analogie entre les érythrocytes, les thrombocytes et les leucocytes contenus dans la matière provenant de la plaie et les constituants, incorporés avantageusement à un milieu porteur, du matériau de recouvrement de plaie selon l'invention. I1 faut mettre en évidence les differentes propriétés physiques du maté riau de recouvrement de plaie selon l'invention. Sous la forme d'un pansement il a un aspect esthétique, il présente, même à l'état humide, la résistance au déchirement désirée, il possède une bonne adhérence, il est facile a emballer et à emmagasiner. La rigidité du matériau séché sur la surface de plaie correspond à la caractéristique naturelle des procédés de formation d'une croûte. Sur la base d'essais effectués avec des modèles, on a pu constater que son action de diminution de l'évaporation de l'eau, rapportée à la surface d'eau exposeeX semble être élevée et correspondre également in vive, à celle d'autres matériaux biologiques de recouvrement de plaies qui sont conservés par lyophilisation. Cette aptitude du matériau de recouvrement de plaie conforme à l'invention est particulièrement importante-du point de vue du bilan en liquides et en énergie de l'organisme [cf. Janos Gy., Novbk J.: "Brûlures", pages 42 à 43 et 80 à 81, Medicina, 19671. Dans une période de mesure d'une durée de 120 heures qui a été divisée en plusieurs intervalles, dans les conditions moyennes existant dans une chambre, on a effectué des expériences avec un matériau de recouvrement de blessure à base de peau de porc d'une tres bonne qualité et, également, avec un matériau de recouvrement de plaie conforme à l'invention, et on a constaté que, avec le matériau à base de peau de porc, on obtenait une économie d'eau, rapportée à la surface libre, qui était en moyenne de 80% en volume, alors que le matériau selon l'invention permettait d'obtenir une economie d'eau de 40% en volume et, dans le cas d'une structure avec ossature de renforcement en toile, une économie dfeau de 55% en volume. Puisque le caractéristique de diminution d'évaporation de la peau de porc est liée a l'existence de lipides spécifiques du tissu (et solubles dans de l'hexane), la capacité de retenue d'eau, qui, de toute evidence, est aussi fonction des stroma-lipoTdes du matériau de recouvrement de plaie selon l'invention, doit être considérée comme importante. Lors de son application à des brûlures survenues en grand nombre, le matériau de recouvrement de plaie selon l'invention permet, par exemple, de découper rapidement les parties mortes de tissu, puisque les conditions requises de lutte contre la perte excessive d'eau et le risque d'infection dangereuse peuvent etre remplies. Cependant, l'arrêt complet de l'évaporation peut constituer une source de complications indésirables. Avec des plaques ayant une structure plus dense que les pansements biologiques, le blocage de l'élimina- tion qui en résulte, peut augmenter le degré de pénétration des bactéries et, par suite d'une macération rapide du matériau, il peut se produire une brusque infection purulente de la plaie.Le traitement d'une plaie dans un état relativement sec et dans des conditions analogues à celles créées par la présence d'une croûte confère au matériau de recouvrement de plaie selon l'invention un avantage très important, car il satisfait correctement, par suite de son action de reduction de l'evaporation, aux besoins des membranes biologiques. Les particularites biologiques du matériau de recouvrement de plaie selon l'invention sont liées au fait qu'il constitue un dérivé sanguin de valeur, qui fait intervenir comme éléments cellulaires les érythrocytes, les thrombocytes et les leucocytes du sang humain, on ne peut pas sous-estimer la difficulté technologique qui résulte de la dissociation ou de la séparation du concentrat de globules rouges au bout d'un temps de conservation de 21 jours. A cet égard, un autre avantage important du produit selon l'invention consiste en ce que celle-ci peut être miseen oeuvre dans toute installation de laboratoire ou de service, dans laquelle il faut tenir compte d'une dissociation des concentrats de globules rouges au bout d'une période donnée, et où on doit donc pouvoir utiliser la partie des préparations qui subsiste après la période de dégradation sans avoir à faire intervenir des concours extérieurs. En ce qui concerne la technique de fabrication ou la technologie de fabrication, on obtient un avantage supplémentaire en ce que la mise en pratique du procédé selon l'invention ne nécessite aucun équipement spécial (faisant intervenir des machines, des appareils ou d'autres moyens) et peut etre programmée généralement en adoptant une technique déterminée de laboratoire ou de service. Le programme de fabrication est basé sur un algorithme de production et il permet une fabrication satisfaisante, tenant compte du dimensionnement des plaques de recouvrement, et/ou de la quantité du matériau de recouvrement de plaie à fabriquer. La réalisation des préparations est également déterminee compte tenu des paramètres concernant l'application envisagée: un avantage important consiste par exemple en ce que le produit peut être stocké dans un emballage sûr et stérile à la température ambiante, sans aucune limitation de temps, et a un coût relativement faible. Pour des soins à apporter à des brûlures de grande étendue, on peut tenir en stock de grandes quantités du matériau, d'une manière semblable à des pansements textiles. En ce qui concerne le choix des matériaux à utiliser dans le procédé selon l'invention, on pourra se référer aux prescriptions définies dans le document "Règlements des transfusions", qui sont données dans le livre "VI. Pharmacopée hongroise". Comme matière première, on utilise tout concentrat de globules rouges, qui a un âge supérieur à 21 jours, mais qui n'est pas autolysé et qui contient aussi une couche de globules blancs ("buffy coat"), ainsi qu'un concentrat qui a été soumis au préalable à un processus efficace convenable pour exclure les antigènes australiens. Compte tenu du fait que, pendant le processus, on élimine également tout autre antigene représentant par exemple un risque d'iso-immunisation, le produit peut être utilisé d'une façon universelle. Le gel de gélidium-agar (agar-agar) est constitué par un gel ayant la qualité médicale, c'est-à-dire un polysaccharide compatible avec les tissus humains et utilisé depuis longtemps dans le domaine chirurgical pour la réa lisation des prothèses et des pansements [R tti J., Romvari V.: "Plantes -médicinales", page 250, Medicina, 1974]. L'agar-agar, qui intervient dans une teneur à sec d'environ 30lus en volume dans le mode de réalisation consi déré du matériau de recouvrement de plaie selon l'invention constitue un facteur indifférent sous l'angle du processus de cicatrisation de plaie. Les gels d'agar-agar peuvent être fabriqués immédiatement avant leur utilisation. Les produits moulés qui contiennent une proportion d'eau rela tivement grande ont tendance à donner lieu à la formation de fissures par suite d'un sechage relativement rapide. On peut contrebalancer cet inconvénient à l'aide d'un revêtement en toile humide qui est correctement fixe et qui assure simultanément, pendant le séchage du systeme à l'état ouvert, une protection correspondante contre des infections accidentelles.L'agar-agar qui a séché et qui a été ensuite partiellement réhydraté, ou bien les plaques le contenant, possèdent la propriété spécifique que leur structure spatiale ment réticulée est stabilisée dans un bain d'alcool ayant une concentration volumique d'au moins 90% et, en consequence, les pieces moulées ayant appro ximativement la consistance d'une pommade peuvent se solidifier sous la forme de plaques plastiques et correctement manipulables. Du point de vue de la technique d'emballage, une enveloppe en matière plastique a deux couches assure une protection suffisante. En ce qui concerne l'utilisation, il est très important que les plaques réhydratées qui sont mises en place sur la plaie sechent le plus rapidement possible et conservent cette condition seche. L'utilisation d'un autre pansement de recouvrement est superflue et pourrait même avoir des consequences défavorables. Le matériau de recouvrement de plaie selon l'invention est immergé, lors de son utilisation, dans de l'eau distillée stérile ou bien, en cas de besoin, dans une solution complémentaire choisie de façon appropriée, par exemple une solution d'antibiotique et, au bout d'une periode de ramollissement d'une duree de 5 min au maximum, il est place sur ta surface de plaie. Après séchage, on applique un traitement convenable jusqu'à la guérison ou jusqu'à la transplantation de la peau, conformément aux principes de soins de plaies ouvertes. Enfin, il est à noter que, grâce à la présente invention, il a éte possible de satisfaire aux conditions très sévères imposes à des pansements biologiques lors des soins à apporter à des brûlures graves et se produisant en grand nombre, en utilisant un matériau de recouvrement de plaie qui peut être fabriqué en grande série et, du point de vue immunologique, avec moins de risques que tous les autres matériaux de recouvrement de plaie connus. On peut résumer les avantages essentiels du matériau de recouvrement de plaie de la façon suivante: a) I1 peut être utilisé d'une manière simple et polyvalente. b) Dans le cas de brulures superficielles, il ne nécessite généralemenl pas de changement de pansement. c) I1 permet de mieux contrôler la plaie d'une façon continue. d) il limite les risques d'infection ultérieure, et sont utili sation est également avantageuse dans le cas de plaies infectées. e) I1 permet également de réduire les sécrétions des plaies. f) Il favorise la formation de peau ou la formation de surgeons. g) I1 assure une protection mécanique et, gracie a son utilisation, les douleurs causées par les plaies sont diminués. h) I1 conduit à une guérison fonctionnellement et esthétiquement correcte. L'invention va maintenant être expliquée en détail dans la suite à l'aide d'exemples, donnés à titre non limitatif. EXEMPLE 1 On a mélange un concentrat de globules routes libéré du plasma d'une ma nière classique, dans des conditions satisfaisant aux règles moyennesdel'hy- giene en laboratoire, avec de l'eau distillée, dont le pH a été réglé l'aide de gaz carbonique a une valeur de 4,0, suivant une proportion volumique de 1/10, et on a laissé se déposer l'hèmolysat à une température de 30C. Apres la séparation complète du précipité, on a aspiré le liquide surnageant et on a effectué une centrifugation du précipité décanté dans un système ouvert en faisant intervenir une force centrifuge d'au moins 2509 de manière à séparer du volume du précipité à utiliser 65% d'éléments sous-cellulaires et d'albumine protoplasmique. On a soumis le précipite à un lavage triple a l'eau distillée et à une decantation pourledebarrasser del'hémoglobine libre. A partir d'un dérivé, ayant la nature d'une crème, et correspondant à une proportion volumique de 4/1 entre le précipité et l'eau, on a obtenu, par séchage et congélation, une matière de base sous forme de poudre, convenant pour le stockage. EXEMPLE 2 On a mélangé, de la manière décrite dans l'Exempte 1. un concentrat de globules rouges avec de l'eau distillée, dont le pH a été réglé à 4,5 dans une proportion volumique de 1/12, et on a laissé se déposer l'hémolysat à une température de 9"C. On a soumis le précipité décanté à une centrifugation avec une force centrifuge de 3009 de manière à séparer du volume de precipité 75% d'élements sous-cellulaires et d'albumine protoplasmique. On a soumis le précipité ainsi obtenu à un lavage à l'eau distillée et à une décantation,répétés cinq fois,pourledébar- rasser de l'hémoglobine. A partir du précipité, on a obtenu par séchage et congélation, puis par stérilisation par rayonnement,une poudre bioactive des tinée à être répartie sur une plaie pour la formation de croûte. EXEMPLE 3 On a mélange un concentrat de globules rouges avec de l'eau distillée, dont le pH a eté réglé à une valeur de 5,0 à l'aide d'acide citrique, dans une proportion volumique de 1/25, et on a laissé déposer l'hemolysat à une température de 4 C. Après la décantation, on a soumis le précipité à une centrifugation avec une force centrifuge de 500g de manière à obtenir 70% d'éléments sous-cellulaires et d'albumine protoplastique. On a soumis le précipité centrifugé cinq fois à un lavage à l'eau distillée et a une décanta- tionpouyle debarrasserdel'hemoglobine libre.On a mélangé le derive ainsi obtenu avec la même proportion volumique de plasma et, apres lui avoir incorporé du calcium, par exemple sous la forme de chlorure de calcium, ou. après coagulation de la thrombine, on l'a laissé se solidifier dans un moule. On a soumis le caillot élastique obtenu a la fin de l'opération de polymérisation de fibrine et de rétraction, après lavage a l'eau distillée, à une lyophilisation, puis on a découpé le prpduit seche,renforcê avec la fibrine, à la grosseur désirée, on l'a emballé et on l'a stérilisé par irradiation. EXEMPLE 4 On a melangé un concentrat de globules rouges avec de l'eau distillée, dont le pH a été regle à une valeur de 4,6, dans une proportion volumique de 1/12 et on a laissé se déposer l'hemolysát une temperature de 30C. Le précipite a utiliser a été centrifuge, avec une force de 250g, de manière à extraire 70% d'éléments sous-cellulaires et d'albumine protoplasmique. On a soumis cinq fois le précipité à tin lavage à l'eau distillée et à une décantatin afin de le débarrasser de l'hémoglobine libre. On a mélange a 300C le dérivé ainsi obtenu avec la même fraction volumique d'un gel d'agar-agar à 1,5%, humidifié avec de l'eau distillée. On a coulé le mélange homogénéisé dans un moule rendu hydrofuge avec de l'huile de paraffine de maniere que l'épaisseur du matériau après solidification soit d'environ 2 millimétres. Le produit moulé ainsi solidifié a été renforcé avec un-tissu de tulle de matière plastique rplongé dans une solution d'anar-agar a 1% en volume, puis on a coulé le gel d'agar-agar, en evitant ld formation de bulles et pour former une couche de fixage, sur le tissu en tulle de matière plastique. Cette couche a présenté une épaisseur d;environ 1 nvu. En vue d'assurer un séchage uniforme, on a recouvert les produits moulés par une toile humidifiée. On a constaté qu'il était avantageux d'assurer la fixation de la toile de recouvrement. On a effectué le séchage d 37"C a l'aide d'un radiateur à ultrarouges. La durée du séchage s'est élevée a environ 16 heures. A la fin de l'opération, on a réhydraté partiellement dans de l'eau distillée les plaquescassantes de manière qu'elles se ramollissent pendant une période de 3 min, puis on a enlevé la toile de recouvrement et on a évacue l'excès d'eau. Après élimination de l'eau contenant l'hémoglobine résiduelle et d'autres matières perturbatrices, on a effectué une opération de fixage d'une durée d'environ 20 mn, en opérant avec de l'éthanol à 70% en volume. Ensuite,on a effectué un traitement avec de l1éthanol à 96% en volume, pendant une période d'environ 3 min. On a alors sorti les plaques élastiques du bain et on les a séchées à une température de 400C de façon à obtenir des plaques planes. Pendant le séchage, on a placé sur la matière un élément de charge en forme de grille. EXEMPLE 5 On a mélangé un concentrat de globules rouges avec de l'eau distillée, dont le pH a été réglé à 4,5, dans une proportion volumique de 1/10. On a laissé se déposer l'hemolysat à une température de 4"C. Le précipité a utiliser a été soumis a une centrifugation avec une force de 2509, jusqu'a ce que le précipite présente une teneur d'environ 70k en volume d'élements sous-cellulaires et d'albumine protoplasmique. Ensuite, on a soumis cinq fois le précipité a un lavage a l'eau distillée et à une décantation pour le débarrasser ainsi de l'hémoglobine libre. On a mélangé le dérivé ainsi obtenu avec la meme proportion du gel d'agar-agar cité dans l'Exempte 4. Le mélange a ete effectué de manière qu'on obtienne 2 de partie en poids de la fraction sous-cellulaire précipitée, cette valeur correspondant a la condition après-séchage. Le mélange a été effectué à 45"C. On a coulé le mélange dans un moule hydrofuge de façon que l'épaisseur après solidification soit d'environ 3 mm. Après renforcement à l'aide d'un tissu en tulle de la manière décrite dans l'ExempLe 4. on a formé une couche de fixage en gel d'agar-agar d'une épaisseur de 2 millimètres. Le séchage a été effectué pendant 8 heures à une température de 560C. Un ramollissement dans l'eau distillée a été effectué pendant une periode de 6 min, puis la matière a subi un fixage de 25 min dans de l'éthanol a 70% en volume, puis pendant 4 min dans de l'éthanol à 96% en volume. Le séchage final a éte effectué à une température de 47"C. EXEMPLE 6 On a mélangé un concentrat de globules rouges avec de l'eau distillée, dont le pH a été réglé à une valeur de 4,3 dans une proportion volumique de 1/20. On a laissé se déposer l'hemolysat à une température de 50C et on a soumis le précipité à utiliser à une centrifugation avec une force de 3009 de manière que sa teneur en éléments sous-cellulaires et en albumine protoplasmique atteigne la valeur de 75% en volume. On a mélangé le dérivé ainsi obtenu avec le gel d'agar-agar utilisé dans l'ExempLe 4 en opérant a 450C de manière à obtenir T de partie en poids de fraction sous-cellulaire, en considérant la condition apres séchage. L'épaisseur de la première couche a été choisie à 5 mm. Apres le dépôt de la couche de tulle, on a également dépose dans ce cas une couche de fixage en gel d'agar-agar. Son epaisseur a ete dans ce cas de 5 mn. Le sechage a ete effectué pendant 12 heures a une température de 48"C. Les plaques ont été ramollies dans de l'eau distillée pendant une période de 5 min, puis on a effectué un fixage dans de l'êthanol a 90S en volume pendant une période de 5 min. Le séchage final a éte réalisé a 56oC, puis le produit a été emballé et stérilisé par rayonnement. Dans les modes opératoires utilisés dans les Exemples decrits ci-dessus, il est possible d'effectuer la fabrication du matériau de recouvrement de plaie de deux manières différentes en fonction du mode de stérilisation. La fabrication peut être réalisée. dans un système ouvert dans des conditions opératoires correspondant à la fabrication en série, auquel cas le matériau de recouvrement de plaie doit être désinfecte par une stérilisation par irradiation. I1 est cependant egalement-possible de fabriquer le matériau de recouvrement de plaie par combinaison d'un système ouvert et d'un système fermé (se référer aux Exemples 4 et 5), auquel cas les opérations intervenant dans le système ouvert doivent etre réalisées dans des conditions aseptiques de laboratoire, et il faut exécuter, à la fin du processus, un traitement avec de l'alcool en deux étapes. Le matériau de recouvrement de plaie fabriqué dans l'Exempte 4 a éte utilisé sur approximativement 30 patients dans 56 interventions. Les applications ont concerné des brûlures du deuxième degré superficielles et de grande profondeur, respectivement, ainsi que des brûlures ayant conduit à une destruction totale de la peau; on a également appliqué le matériau pour recouvrir des surfaces de plaies suppurantes, pour recouvrir des parties où la peau était absente pour d'autres raisons, des zones produisant une peau de demi-épaisseur et, en outre, pour traiter des ulcères des jambes inguérissables ou quasi-inguérissables. En premier lieu, on a traité avec le matériau de recouvrement de plaie selon l'invention de vieilles brûlures du deuxième degre, profondes et superficielles et présentant des symptômes d'inflammation dans la plupart des cas. Apres séchage du matériau de recouvrement de plaie, il n'a généralement plus éte nécessaire d'effectuer un autre remplacement de pansement. Le matériau de recouvrement de plaie s'est d'abord detaché, pour des brûlures superficielles, au bout de 6 a 8 jours et, pour des brûlures du second degré de grande profondeur, au bout de 14 a 25 jours suivant la profondeur de la brûlure, puis la couche de fibrine formée a constitue une enveloppe pelliculail Apres terminaison de la phase de formation de peau, le matériau de recouvremenl de plaie desséché a été enlevé fréquemment par le patient, à la façon d'une crotte naturelle. Pour confirmer a quel degré 1à formation de peau est accélérée par le matériau de recouvrement de plaie selon l'invention, on a effectué l'expe- rience caractéristique suivante: On a traité un patient provenant d'un autre hôpital, plusieurs jours après la brûlure, ce patient étant pourvu d'un pansement classique. A ce moment, a cause de la douleur, on n'a enlevé le pansement classique de la surface avant du genou gauche et on a mis en place en cet endroit le matériau de recouvrement de plaie conforme a l'invention. Sur les autres surfaces brûlées de la jambe gauche, on a utilise encore les pansements classiques. En dessous du matériau de recouvrement de plaie conforme a l'invention, il s'est formé rapidement une surface de peau de qualité correcte. Dans chaque cas, on a constaté la formation d'une peau de qualité correcte, même pour des brûlures profondes du deuxième degre, tout en observant une diminution de la douleur. Dans un autre cas d'une plaie présentant des symptômes d'inflammation et où le patient était en outre affecté par de la fièvre, on a fait disparature les phénomènes d'inflammation après le nettoyage mécanique de la plaie et son recouvrement avec le matériau selon l'invention, et il s'est produit sans autre intervention une guerison spontanée. Dans un autre cas, il aurait été necessaire d'effectuer d'une manière classique un remplacement journalier et douloureux des pansements. Au cours du changement des pansements, il se serait produit un déchirement fréquent des cellules de peau fraîchement formées et, par conséquent, la guérison de la plaie aurait duré longtemps. Un point de vue non-négligeable concerne l'éco- nomie réalisée sur les matières de pansement et sur le temps de travail. Des expériences satisfaisantes ont egalement été faites pour le traitement de brûlures franches du deuxième degré. Après les premiers soins, il n'a généralement plus eté nécessaire d'effectuer un changement de pansement. Sur des surfaces de plaies ayant donne lieu à une suppuration sous l'effet de brûlures en profondeur, on a constaté, lors de l'utilisation du matériau de recouvrement de plaie selon l'invention, avec des changements effectués tous les 2 à 3 jours, une amélioration de qualité de la surface de la plaie permettant, au bout d'un temps court, la mise en place d'une peau transplantee de demi-epaisseur. On a observé un effet semblable également dans le cas d'absence de peau due à des causes mécaniques. Lors du recouvrement de surfaces de plaies par des éléments de peau de demi-épaisseur d'un donneur, le matériau de recouvrement de plaie selonl'in ventiondiminueplus efficacement la douleur par comparaison aux pansements classiques, et il est possible d'obtenir une peau de bonne qualité. Le matériau de recouvrement de plaie selon l'invention a été également utilise pour la formation de peau sur un ulcère affectant une jambe depuis plusieurs dizaines d'années. A cause de blessures dues a un accident de chemin de fer, s'étant transformées en ulcèreset n'ayant pas guéri au bout de 30 ans, un patient est entré à l'hôpital en vue de faire amputer sa jambe, bien qu'elle présentàt une bonne capacité de marche. A l'aide du matériau de recouvrement de plaie selon l'invention, les ulcères ont été nettoyés, la peau a commencé à se former, et les 34 de ces plaies chroniques ont guéri au bout d'un traitement de 10 semaines. Après la réduction importante de ces ulcères, mais cependant avant la terminaison de la formation de peau, le patient a quitté l'hôpital. Le matériau de recouvrement de plaie selon l'invention a éte également utilise de façon satisfaisante pour le nettoyage d'ulcères de la jambe et l'établissement de surfaces de greffage appropriées pour une transplantation de peau de demi-epaisseur. Le matériau de recouvrement de plaie selon l'invention a été également utilise savec succès sur des patients ambulants. Ces patients étaient affectés exclusivement par des brûlures du premier et du second degre. Ces brûlures se trouvaient en majeure partie sur les extrémités mais1 dans un cas particulier, sur le tronc et le visage. Après un examen des brùlures, qui étaient fraîches, dans la plupart des cas, on a mis en place le matériau de recouvrement de plaie selon l'invention et on l'a laissé une semaine sur les plaies; on a constaté que la guérison des plaies se déroulait correctement, et il n'a pas été nécessaire de changer le pansement. On a obtenu un résultat aussi bon sur un patient affecté, à la partie inferieure d'un membre, par des brûlures étendues, négligées et, de plus, infectées; après un nettoyage initial des plaies, et apres recouvrement avec le matériau selon l'invention, on a constaté une guérison au bout d'une semaine. Des patients ont seulement fait des remarques en ce qui concerne la légère raideur du matériau de recouvrement de plaie desséché. Ces réclamations n'ont cependant, dans aucun cas, rendu nécessaire l'enlève- ment du pansement. De l'avis du médecin traitant, le matériau de recouvrement de plaie selon l'invention a été tout à fait approprié pour traiter des brûlures du second degré et il a permis de réduire considérablement le temps de traitement, même lors de son application a des malades ambulants. I1 est à noter que, lors de l'utilisation du matériau de recouvrement de plaie selon l'invention, en dehors des nombreuses propriétés avantageuses mentionnées ci-dessus, on n'a constaté dans aucun cas des conséquences ou complications néfastes. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée aux exemples et modes de mise en oeuvre mentionnés ci-dessus; elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à I'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans que l'on ne s'écarte de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Matériau biologique homologué de recouvrement de plaies provenant de sang humain et servant à recouvrir temporairement des surfaces de plaies, avantageusement pour le remplacement de surfaces de peau manquantes, notamment pour soigner des brûlures produisant en grand nombre, caractériséen ce qu'il contient du stroma dénarrassé de l'hémoglobine 1 ibre,des éléments sous-cellullaires et de l'albumine protoplasmique précipitée provenant de globules rouges humains à l'état concentre. 2.- Matériau de recouvrement de plaie selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il se presente sous la forme d'une poudre. 3.- Matériau de recouvrement de plaie selon la revendication 1, caracté- rise en ce qu'il a la structure d'une plaque. 4.- Materiau de recouvrement de plaie selon la revendication 1 ou 3, caractérisé en ce qu'il est renforcé par une ossature de soutien. 5.- Matériau de recouvrement de plaie selon la revendication i, 3 ou 4, caractérisé en ce qu'il se compose de trois couches, dont la première est une couche active qui contient le stroma, les éléments sous-cellulaires et l'albumine protoplasmique, tandis que la seconde couche comporte la structure de soutien et que la troisième couche est une couche de fixage. 6.- Matériau de recouvrement de plaie selon la revendication 1, 3, 4 ou 5, caractérisé en ce que l'ossature de soutien est constituee par un réseau en tulle de matière plastique. 7.- Matériau de recouvrement de plaie selon la revendication 1, 3, 4 ou 5, caractérisé en ce que l'ossature de soutien se presente sous la forme d'un ré- seau volumique de fibrine. 8.- Matériau de recouvrement de plaie selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la couche active et la couche de fixage contiennent un gel de polysaccharide réticulé. 9.- Matériau de recouvrement se plaie selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le gel de polysaccharide est un gel de gélidium-agar (gel d'agar-agar). 10.- Procédé de fabrication du matériau de recouvrement de plaie selon l'une quelconque des revendications I à 9, caractérisé en ce qu'on élimine du sang humain stabilisé, d'une manière connue, de son plasma, en ce que le concentrat de globules rouges ainsi obtenu est hémolyse et concentré avec de l'eau distillée, dont le pH a été réglé à une valeur comprise entre 3,7 et 5,3, notamment entre 4,0 et 5,0, dans une proportion volumique du concentrat a l'eau qui est au maximum de 1/10, et en ce qu'on l'agence ensuite de manière a le rendre apte au stockage. 11.- Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que le matériau hymolyse et concentre est agencé par lyophilisation afin de le rendre apte au stockage. 12.- Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'on amène le matériau hémolysé et concentré a une forme convenant pour le stockage, en ce qu'on le soumet à une congélation et un séchage et en ce qu'on le pulvérise, le cas échéant, après mélange avec un adjuvant pharmaceutique. 13.- Procédé selon la revendication 100u 11, caractérisé en ce qu'on mélange le matériau, qui a eté hémolysé, concentré et amené par lyophilisation dans la forme appropriée pour le stockage, avec un gel de polysaccharide, en ce qu'on le coule dans un moule à plaque hydrofuge, en ce qu'on assure son sechage uniforme, en ce qu'on rèhydrate partiellement les plaques séchées, en ce qu'on place le produit réhydraté dans un bain de fixage et en ce qu'on effectue finalement à nouveau son séchage. 14.- Procédé selon la revendication 10, 11 ou 13, caractérisé en ce que, apres la coulée dans le moule à plaque de nature hydrofuge, on dépose sur le produit solidifié un matériau de soutien qui a été immergé dans un gel de polysaccharide, notamment un tissu en tulle de matière plastique, et on coule sur le tissu en tulle également une couche de fixation de gel de polysaccharide. 15.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 10 à 14, caractérisS en ce qu'on utilise pour l'hémolyse de l'eau distillee dont le pH est réglé a une valeur comprise entre 4,2 et 4,6. 16.- Procedé selon l'une quelconque des revendications 10 à 15, caractérisS en ce qu'on utilise pour l'hémolyse de l'eau distillée dont le pH a été régle à l'aide de matières à action biologique, notamment du gaz carbonique ou de l'acide citrique. 17.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 10 à 16, caractérisé ence qu'on laisse déposer l'hémolysat, en ce qu'on sépare ensuite le précipité, de préférence par décantation, et en ce qu'on le soumet à une concentration. 18.- Procède selon l'une quelconque des revendications 10 à 17, caracterise en ce qu'on élimine l'hémoglobine librede l'hemolysat, ou du précipité qui a ete séparé de celui-ci, notamment après sa concentration. 19.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 10 à 18, caractérisé en ce qu'on effectue l'opération consistant à éliminer de 1 'hémoglobinde 1 'hémoly- sajou de son précipité en procédant au moins trois fois, et notamment au moins cinq fois, à un lavage à l'eau distillée suivi d'une décantation. 20.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 10 à 19, caractérisé en ce qu'on effectue l'opération consistant à laisser déposer l'hémolysat ou son précipité et/ou l'opération de decantation, à une température de O à IOOC, notamment de 4"C. 21.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 10 à 20, caractérisé en ce qu'on concentre le precipité, obtenu lors de la décantation, par centrifugation, de manière à obtenir pour les éléments sous-cellulaires et l'albumine protoplasmique une concentration volumique de 60 à 75%. 22.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 10, 11 et 13 a 21, caractérisé en ce qu'on règle la proportion du matériau, amené par lyophilisation dans la forme appropriez pour le stockage, lors du mélange avec le gel de polysaccharide, de telle sorte que la concentration volumique- en éléments sous-cellulaires et en albumine protoplasmique soit comprise entre 65 et 75Xv 23.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 10, 11 et 13 à 22, caractérisé en ce que le mélange àvec le gel de polysaccharide, préparé de préférence avec de l'eau distillée, est effectué de telle sorte qu'on obtienneaumoins 2 partie pondérale de fraction sous-cellulaire pré 3 cipitée, cette valeur étant calculée dans la condition après séchage. 24.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 10, 11 et 13 à 23, caractérisé en ce que le melange avec le gel de polysaccharide esteffectuéa une température de 30 à 56"C, notamment de 450C, de manièretelle que, lors de l'homogénéisation, la température des matériaux a mélanger soit maintenue dans cette plage de températures. 25.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 10, 11 et 13 a 24, caractérise en ce qu'on utilise comme moule à plaque un moule de coule hydrofuge avant la coulée, à l'aide d'une substance hydrofuge, notamment de l'huile de paraffine. 26.- Procéde selon l'une quelconque des revendications 10, 11 et 13 à 25, caractérisé en ce que le matériau mélangé au gel de polysaccharide est coulé dans le moule à plaque dans une quantite telle que son épaisseur apres solidification atteigne une valeur comprise entre 1 et 5 mn, notamment entre 2 et 3 mn. 27.- Procedé selon l'une quelconque des revendications 10, 11 et 13 a 26, caractérisé en ce qu'on coule sur le tissu en tulle une couche de fixage en gel de polysaccharide ayant une épaisseur comprise entre 1 et 5 mm. 28.- Procéde selon l'une quelconque des revendications 10, 11 et 13 à 25, caractérisé en ce qu'on utilise comme couche de fixage en gel de polysaccharide un gel de gélidium-agar (agar-agar). 29.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 10, 11 et 13 à 28, caractérisé en ce qu'on effectue le séchage uniforme à une température de 37 à 56"C. 30.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 10, 11 et 13 à 29, caractérisé en ce que, pour éviter la formation de fissures au séchage, on utilise un revètement humide forme notamment d'une toile. 31.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 10, 11 et 13 à 30, caractérisé en ce qu'on fixe sur le moule de coulée la matière humide deposee sous forme d'un revêterient. 32.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 10, 11 et 13 à 31, caractérisé en ce qu'on effectue la réhydratation partielle dans de l'eau distillée pendant une periode d'une durée maximale de 5 minutes. 33.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 10, 11 et 13 à 32, caractérisé en ce qu'on effectue le fixage des plaques apres la réhydratation pendant une période de 15 a 25 minutes dans un bain d'éthanol de 65 a 75X en concentration volumique, et notamment pendant 20 minutes dans un bain d'éthanol a 70% en concentration volumique. 34.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 10, 11 et 13 å 33, caractérisé en ce qu'on traite les plaques, après la réhydratation et, le cas échéant, après le fixage, dans un bain d'éthanol de 65 a 75%, notamment de 70% en concentration volumique et en ce qu'en plus de cette derniere étape, ou a la place de cette etape, on les traite pendant 5 minutes dans de 1 'méthanol ayant une concentration volumique d'au moins 90%. 35.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 10, 11 et 13 a 34, caractérisé en ce qu'on effectue le séchage après le fixage à une température qui est au maximum de 560C en faisant intervenir un moyen de charge de structure réticulée.