20ÛS248 Dans les lits d'échange ionique de divers types s'accumulent des matières étrangères qui doivent être éliminées, et on peut mentionner en particulier l'épuration de condensats dans laquelle apparaissent des problèmes spéciaux pour la ré-5 solution desquels la présente invention s'applique particulièrement. Dans l'épuration de condensats, au moyen soit de résines d'échange ionique en mélange, soit de résines cationiques à cycle sodium, les résines sont utilisées principalement pour éliminer par filtration des oxydes métalliques (par exemple 10 les oxydes de fer, de cuivre, de nickel, etc), "bien qu'elles agissent également pour éliminer par échange ionique les substances contaminantes solubles, telles que le calcium, le magnésium, le sodium, etc. Il est aasez fréquent que les ensembles d'épuration des 15 condensât» perdent leur utilité en raison de 1'accumulation de ces substances étrangères ou en raison de la perte de ces substances par le lit, plutôt qu'en raison de la réalisation d'une condition d'échange ionique inefficace. Les substances étrangères ont été éliminées des résines par un barbotage d'air éner-20 gique, suivi d'un rinçage à contre-courant à des débits réduits, dépendant principalement de la densité des particules de résine. Pour des résines cationiques, un débit d'écoulement de rinçage à contre-courant typique est d'environ 200 à 320 litres/ 2 minute par m de surface de section droite du lit, tandis que, 25 pour des résines anioniques, le débit de rinçage à contre-cou-rant est plus faible, étant compris entre environ 80 et 160 li- O tres/minute par m . Oe débit doit être maintenu faible pour empêcher la perte de résines par séparation par flottation de la partie supérieure du groupe d'échange ionique ou en raison de 30 l'insuffisance d'espace libre dans le réservoir pour empêcher . l'entraînement des résines. Le débit de rinçage à contre-courait est critique du fait que des variations de températures de l'eau de rinçage à contre-courant peuvent provoquer soit une perte de résine, soit un rinçage à contre-courant insuffisamment effica-35 ce. Les faibles débits de rinçages à contre-courant sont souvent trop bas pour éliminer les oxydes de métaux lourds. Beaucoup de temps est perdu dans le rinçage à contre-courant à de faibles débits pour éliminer les substances étrangères dans la mesure désirée, et la quantité d'eau employée pour le rinçage 6908945 2 2005248 à contre-courant peut être très grande» Le facteur temps est important dans ce rinçage à contre-courant et, souvent de 4 à 6 heures sont nécessaires pour effectuer le degré d'épuration désiré» 5 Un problème a également été impliqué dans la séparation de mélanges de résines, lorsque de plus grandes, quantités de substances étrangères sont contenues sur les particules de résine (perles). La pratique courante a consisté à séparer les résines et à soumettre les résines séparées aux traitements de 10 lavage et de rinçage à contre-courant dans leurs propres réservoirs. Par exemple, la résine cationique peut être lavée et rincée à contre-courant à des débits plus élevés, et la résine anionique peut être lavée à des débits plus bas, mais dans tin réservoir doté d'un plus grand espace libre. Ce procédé ancien 15 donne satisfaction, avec de légères charges de matières étrangères, par exemple de l'ordre de 0,36 à 2,16 kg/m? de résine. Mais, avec divers traitements impliquant de longues durées, la charge de substances étrangères peut être comprise entre 2,16 et 7,2 kg/m^ où elle peut même être plus forte, et le procédé 20 ancien nécessitait trop de temps et d'eau de lavage, de même qu'il risquait une perte excessive de résine anionique de grand prix, en raison des accidents dus à l'utilisation d'un trop grand débit de rinçage à contre-courant et à la flottation par l'air de la résine» lie temps de mélange à l'air prolongé impli-25 quait également une usure par frottemânt plus grande que désirée» Conformément à la présente invention, le rinçage à contre-courant n'est pas utilisé aux fins de l'épuration de la résine (bien qu'il soit utilisé à d'autres fins, comme décrit en 30 détail dans ce qui suit). Au contraire, la substance étrangère est éliminée de la résine par un courant descendant d'eau de rinçage, soit après l'introduction, soit en même temps que l'introduction d'air destiné à la dilatation d'un lit, avec pour conséquence une usure par frottement et un élargissement des 35 passages effectifs entre les particules de la matière d'échange * ionique. Lorsqu'un lit est dilaté par l'introduction d'air,, après que l'arrivée d'air a été arrêtée, il jr a une période de sédimentation au cours de laquelle les particules présentent effectivement de plus grands espacements, à travers lesquels 6908945 2005248 l'écoulement peut se produire dans des conditions impliquant l'entraînement des matières étrangères vers le "bas, à travers le lit, duquel elles sortent. -Par des opérations successives et répétées d'introduction d'air et de rinçage en courant descen-5 dant, on obtient une épuration effective 0 Dans une variante de ce procédé, le même résultat est obtenu du.fait que le lit est maintenu dilaté et agité au moyen d'air, pendant que l'écoulement descendant de l'eau de rinçage se produit pour entraîner les matières étrangères. Diverses variantes de mise en oeuvre 10 sont possibles et elles ressortiront de la description qui suit. Le but de l'invention est de réaliser une épuration, tout en supprimant les inconvénients inhérents aux pratiques antérieures. D'autres caractéristiques et avantages de la présente in-15 vention ressortiront de la description détaillée qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant à titre explicatif^ mais nullement limitatif, des formes de réalisation conformes à l'invention. Dans les dessins, 20 Les figures 1, 2, 3 et 4 sont des vues schématiques illus trant un appareil typique et des opérations successives impliquant l'élimination de substances étrangères conformément à la présente invention ; les figures 5 et 6 sont des schémas analogues, illustrant 25 des variantes de réalisation de l'appareil et de son fonctionnement conformément à l'invention. On se reportera tout d'abord aux figures 1 à 4 qui illustrent un appareil d'échange ionique, ainsi que ses liaisons, dans ia mesure où celles-ci sont impliquées dans les perfection-30 nements de l'invention. Gomme cela est évident, la régénération de la matière d'échange ionique au moyen de solutions appropriées peut être effectuée de diverses façons qui sont classiques et qui dépendent du type d'opération dont il s'agit. C'est pourquoi on décrira tout d'abord les nouvelles opérations impliquées 35 dans la mise en oeuvre de l'invention, sans se référer en particulier aux aspects de l'opération qui s'écartent de l'élimination de la matière étrangère. Un récipient 2 est équipé d'un système d'évacuation inférieure ou ensemble de distribution qui est représenté en 4 sous 6908945 4 2005248 la forme d'un éoran supportant le lit 5 de particules d'échange ionique. L'ensemble 4 peut affecter de nombreuses formes classiques, allant d'éléments semblables à des écrans et passant par des ensembles de tuyaux perforés ou disposés en grilles of-5 frant des ouvertures pour effectuer la distribution de l'écoulement ascendant et la réception de l'écoulement dirigé vers le bas, mais empêchant l'échappement des particules de matière d'échange ionique qui affectent généralement la forme de perles. Les ouvertures impliquées, de diamètre compris entre 100 et 10 150 microns, sont suffisamment grandes pour laisser passer aisément les particules fines de matière étrangère, consistant ca?-dinairement en oxydes métalliques ou autres impuretés éventuelles ayant des grosseurs de particules inférieures à 20 microns. La matière d'échange ionique se comporte à un degré considéra-15 ble comme un filtre, de sorte que les impuretés sont emprisonnées dans la matière d'échange ionique ou forment un revêtement sur cette matière, avec une distribution non uniforme de leur concentration qui, â mesure que.l'opération progresse, est généralement plus grande à la partie supérieure du lit que dans 20 une partie plus profonde de ce lit, lorsque l'écoulement d'eau est descendant. . Diverses conduites servant à l'entrée et à la sortie de fluides communiquent avec le sommet du récipient. Les conduites représentées comprennent la conduite de distribution d'eau 6 25 commandée par une vanne 8, une conduite de rinçage à l'eau 10 commandée par une vanne 12, une conduite d'échappement d'air 14 commandée par la vanne 16, et une conduite de sortie d'eau de rinçage à contre-courant 18 commandée par la vanné 20, A la base du récipient, en communication avec l'espace 30 situé en dessous de l'ensemble 4, se trouvent la conduite d'admission d'air 22 commandée par la vanne 24, une conduite d'évacuation 26 commandée par la vanne 28, une conduite d'entrée d'eau de rinçage à contre-courant 30 commandée par la vanne 32 et une conduite d'utilisation 34 commandée par la vanne 36. 35 Pour simplifier les aspects de l'écoulement dont il s'a git, les diverses figures représentent les vannes ouvertes sous forme de cercles ne comportant pas de marque à l'intérieur, tandis que les vannes fermées sont indiquées par des cercles contenant une croix„ I 6908945 5 2005248 Les diverses liaisons supérieures, et inférieures participant aux écoulements des solutions de régénération n'ont pas été représentées, bien qu'il y ait lieu de remarquer qu'elles sont convenablement prévues sous les formes classiques. Aux 5 fins de la description initiale,, on peut supposer que le lit 5 peut être une résine d'échange anionique, une résine d'échange cationique ou un lit "mixte" composé des deux types de résines. On peut supposer également que le récipient 2 constitue le récipient dans lequel la résine est disposée pendant l'opération 10 de service, bien qu'il devienne évident par la suite que le récipient peut être un récipient auxiliaire dans lequel de la résine n'est introduite qu'aux fins de la régénération, le récipient de service étant un récipient séparé. Pendant l'écoulemerfc en service, les vannes 8 et 36 seront ouvertes, les vannes res-15 tantes étant fermées. On suppose "également un écoulement descendant pendant le service, bien qu'un écoulement ascendant pour le service puisse être utilisé, comme cela est classique dans certains systèmes. Pendant l'écoulement en service, le récipient est complètement rempli d'eau, le lit étant tassé et sa 20 surface supérieure' 40 se trouvant sensiblement en dessous du sommet du récipient, le tassement du lit étant dû à l'écoulement descendant. La figure 1 illustre les conditions qui existent à la fin de la première phase impliquée, conformément à l'invention, 25 phase pendant laquelle les vannes 16 et 28 sont ouvertes. La conduite 14 communique avec l'atmosphèrej de sorte que lorsque la conduite d'évacuation 26 est ouverte, le niveau de l'eau dans le récipient peut tomber, cette condition étant maintenue ' jusqu'à ce que la surface supérieure de l'eau tombe à un niveau 30 tel que désigné par 38» qui peut avantaèeusement se trouver en dessous du sommet du récipient dans une mesure représentant environ 25 % de la distance d'espace libre au-dessus du sommet 40 du lit, en ménageant ainsi au-dessus du niveau 38 un espace d'air suffisant pour assurer que la résine ne soit pas entraî-35 née pendant la phase suivante de l'opération. La condition précédente étant assurée, l'étape suivante est celle illustrée sur la figure 2, dans laquelle la vanne 24 de la conduite d'air 22 et la vanne 16 de la conduite d'évent 14 sont ouvertes, les vannes restantes étant fermées. Dans 6908945 6 2005248 cette opération, on introduit de l'air ou un gaz inerte ou de la vapeur d'eau, de préférence à un débit rapide, pour produire des bulles 42 qui montent à travers la matière contenue dans le récipient afin d'exercer une action de barbotage. Cette intro-5 duction d'air dilate le lit d'échange ionique, de sorte que la matière d'échange ionique est distribuée dans toute la masse d'eau jusqu'au niveau 38 et un peu au-dessus de ce niveau, l'espace d'air empêchant toutefois la montée du liquide contenant les particules d'échange ionique dans une mesure capable d'em-10 pêcher une perte accidentelle de matière d'échange ionique à travers l'évent. Le frottement qui résulte de l'action de barbotage sert à enlever les dépôts des surfaces des particules d'échange ionique et, en même temps désagrège toute agglomération de matières étrangères et accroît la porosité du lit dahs 15 son ensemble. L'écoulement d'air impliqué dans cette phase peut être maintenu pendant toute période de temps appropriée, une période d'une minute étant un exemple typique. Si, à la fin de cette seconde étape, 1*arrivée d'air était arrêtée et si on laissait un certain temps s'écouler, les parti-20 cules d'échange ionique reprendraient à peu près leur position initiale par sédimentation, mais elles ne seraient pas aussi fortement tassées qu'elles l'étaient pendant l'écoulement en service. Toutefois, peu après que l'écoulement d'air ait été arrêté par la fermeture des vannes 24 et 16, la troisième phase de 25 l'opération, conformément à la figure 3j est effectuée en ouvrant la vanne d'admission d'eau de rinçage 12 et la vanne d'évacuation 28 pour produire un écoulement descendant rapide d'eau de rinçage. Par cette opération, l'écoulement descendant de l'eau de rinçage se produit pendant la sédimentation des 30 particules.„d'échange ionique et, bien que l'écoulement descendant tende à accélérer la sédimentation des particules, avant qu'elles ne soient totalement sédimentées et tassées, il existe une période d'écoulement importante à travers les espaces effectivement agrandis entre elles pour entraîner en descendant à 35 travers la sortie une quantité considérable d'eau contenant la matière étrangère en suspension, de sorte qu'une portion très considérable de cette matière est entraînée à l'extérieur pendant cette opération. L'écoulement de l'eau de rinçage peut être effectué typiquement pendant environ 2 minutes ou moins, pérLocb 6908945 7 2005248 pendant une majeure partie de laquelle ce "balayage de la matière étrangère en suspension est effectué. Il n'est pas nécessaire de conduire cette opération de rinçage au point d'assurer l'obtention d'un courant de sortie limpide ; en fait, cette o-5 pération est sans effet et consomme du temps inutilement si elle est continuée après que le lit est devenu raisonnablement tassé. L'efficacité de l'opération dépend de la répétition des phases de travail impliquées, et non d'un rinçage de longue durée. 10 Naturellement, l'élimination des matières étrangères pen dant une seule phase de travail, comme on vient de le décrire, est loin' d'être complète et, conformément à l'invention, on répète la seconde phase (figure 2), suivie de nouveau de la troisième phase (figure 3)* Par conséquent, là encore, il se 15 produit une autre action de barbotage et de dilatàtion du lit, suivie d'un rinçage qui sert à éliminer davantage de matière étrangère. Les opérations 2 et 3 sont effectuées rapidement, le nombre de répétitions dépendant du degré d'accumulation des matiè-20 res étrangères pendant l'opération de service du système impliqué; mais en général, de 10 à 40répétitions des phases de travail 2 et 3 sont suffisantes pour éliminer pratiquement la totalité de la matière étrangère. Par exemple, dans le cas d'un épurateur de condensât opérant tous les deux mois entre des 25 opérations de barbotage et de régénération, 30 répétitions peuvent suffire^ tandis que si le procédé n'est mis en oeuvre qu'à un rythme hebdomadaire, 10 répétitions sont typiquement suffisantes. - Après ces opérations répétées, diverses variantes d'opé-30 rations peuvent être mises en oeuvre, dont la figure 4 ne fait qu'en illustrer une. L'opération représentée sur la figure 4 est une opération de rinçage à contre-courant essentiellement classique dans laquelle, en ouvrant les vannes 32 et 20, un é-coulement de rinçage à contre-courant ascendant est produit 35 pour remplir le récipient. Cet écoulement de rinçage à contre-courant se fait à un débit relativement lent, de sorte que les particules d'échange ionique ne sont pas entraînées par la sortie, la condition impliquée étant celle représentée, dans laquelle la partie supérieure du récipient est remplie avec de 5908945 8 2005248 l'eau en 44, les particules d^êchange ionique ne montant qu'à un certain niveau, tel que celui indiqué en 46, le lit se trouvant dilaté. Cette phase de rinçage à contre-courant est représentée en particulier parce que, en raison de l'expansion du lit et de 5 l'agitation des particules qui en résulte, elle est particulièrement utile dans la séparation entre les résines d'échange ca-tionique et anionique d'un échangeur à lit mixte, le rinçage à contre-courant étant effectué pour produire la séparation par différence des poids spécifiques des particule4•de sorte que 10 lorsque le rinçage à contre-courant se termine, les deux réânes se trouvent stratifiées, prêtes à la régénération. La régénération peut être conduite de diverses manières classiques. Si le lit contient une seule résine, anionique ou cationique, la régénération peut être effectuée dans le réci-15 pient dans lequel l'écoulement en service se produit. Dans le cas d'échangeurs à lit mixte, on peut effectuer des régénérations dés deux résines séparées par stratification dans le récipient de service, des conduites appropriées étant prévues pour acheminer les écoulements du liquide de régénération ou 20 "bien l'une des résines ou toutes deux peuvent être envoyées à des récipients séparés en vue -de la régénération. Le "barbotage peut être effectué dans ces récipients séparés, si on le désire En outre, la régénération peut précéder le "barbotage, plutôt que de le suivre. Quel que soit le procédé de régénéra-25 tion particulier, le "barbotage effectué conformément à l'invention peut être utilisé pour éliminer les matières étrangères. Au lieu du mode opératoire décrit ci-dessus, dans lequel l'expansion par l'air et l'agitation sont produites alternativement avec le rinçage, l'invention peut impliquer Hutilisa-30 tion simultanée d'air pour le "but auquel il est destiné, et le rinçage. Un tel procédé peut avoir recours à l'appareil illustré sur la figure 5, où le récipient 50 contient la matière d'échange ionique en suspension, comme indiqué en 52, l'air s'é coulant en montant à travers cette matière. Un ensemble distri-35 "buteur est représenté en 54 et peut être du type décrit ci- « dessus, impliquant des ouvertures qui empêchent le passage des particules d'échange ionique, tout en permettant l'écoulement de sortie de l'eau contenant la matière étrangère en suspension Un distributeur d'air 56 est disposé juste au-dessus de Ô908945 9 2005248 l'ensemble 54 ou même intercalé avec cet ensemble; ce distributeur est représenté schématisé sous la forme d'un système de distribution à tuyaux présentant des ouvertures formées par des perforations ou par une toile métallique, qui empêchent le pas-5 sage des particules d'échange ionique mais permettent l'entrée d'air depuis une conduite 58 commandée par une vanne 60. Pour simplifier les dessins, on n'a représenté que deux liaisons à la partie supérieure dû récipient, à savoir une liaison d'eau de rinçage 62 commandée par une vanne 64 et une liaison de com— 10 munication avec l'atmosphère 66 commandée par une vanne 68. D'autres liaisons9 non représentées, peuvent comporter une liaison d'admission de service, une liaison de sortie d'eau de rinçage à contre-courant et une liaison d'arrivée de liquide de régénération, toutes convenablement équipées de vannes. L'espa-15 ce situé en dessous de l'ensemble de distribution 54 est relié à la conduite de sortie 70 commandée par la vanne 72. Il pourrait y avoir d'autres liaisons à cet endroit, par exemple des . liaisons de service, des moyens prévus pour 1*écoulement du liquide-de régénération, une liaison d'admission d'eau de rinçage 20 à contre-courant, etc. Un détecteur de niveau 74 est prévu dans ce système pour régler le niveau de liquide en-75. Le niveau 75 correspond à celui mentionné dans la première variante, se trouvant en dessous de la partie supérieure du récipient pour empêcher une perte éventuelle de la matière d'échange. En vue de 25 maintenir l'espace d'air au-dessus du niveau 75> le détecteur peut commander la vanne de mise à l'air libre 68 pendant l'opération de barbotage, en fermant cette vanne lorsque le niveau 75 monte au-dessus d'une position prédéterminée et en ouvrant la vanne 68 lorsque le niveau 75 descend anormalement. 30 Pendant le fonctionnement de ce système, après la ferme ture des liaisons de service, on peut faire tomber le niveau de liquide au niveau 75 par évacuation, le tuyau d'évent étant ouvert à l'atmosphère, comme décrit ci-dessus, puis l'opération de barbotage et de rinçage peut se dérouler de la manière sui-35 vante : La vanne d'admission d'air 60 étant ouverte, l'air entrant est distribué par le distributeur 56 pour produire l'expansion du lit visant à provoquer le frottement des particules pour détacher les matières étrangères et pour rompre toute 6908945 10 2005248 agglomération de ces matières. En même temps, de l'eau de rinçage est introduite en ouvrant la vanne 64» La commande automatique de l'évent maintient le niveau 75 dans les limites approti priées. De l'eau de rinçage' sort par la vanne ouverte 72. Par 5 cet agencement, le "barbotage et le rinçage se produisent en même temps et la matière étrangère est transportée par l'eau de rinçage à travers les espaces relativement grands entre les particules en suspension de la matière d'échange ionique» Cette opération peut être conduite aussi longtemps que cela est dési-10 ré pour l'épuration de la matière. Si les ouvertures du distributeur 56 sont disposées de manière à amener l'air à s'écouler par jets sur l'ensemble 54-, même les parties les plus basses du lit sont suffisamment agitées pour produire un barbotage correct Pour obtenir les résultats appropriés, une injection d'air ty- - •7 O 15 pique peut être de l'ordre de 0,9 à 3 m^/minute par m de surface de section droite du lit, et l'écoulement descendant de l'eau de rinçage peut se faire typiquement à des débits de 80 p à 400 litres/minute par m de surface de section droite du lit. Naturellement, le temps impliqué dépend du degré et de la natu-20 re de l'accumulation de la matière étrangère. Comme on l'a déjà décrit, la régénération peut être effectuée de toute marri ère appropriée", soit avant, soit après l'opération de barbotage. La figure 6 illustre une autre variante permettant d'ef— 25 fectuer l'opération de barbotage et de rinçage d'une manière qui ressemble étroitement à celle correspondant à la figure 5 par le fait que, au moins dans une très grande mesure, l'opération de barbotage et de rinçage est conduite en une seule étape continue, plutôt que selon des cycles répétés. Comme re-30 présenté, le récipient 76 contient le lit en expansion avec de l'eau et de l'air, comme indiqué en 78« I«e distributeur ^9, près de la base du récipient, peut affecter la forme déjà décrite. Au-dessus de ce récipient, et même si ce n'est que légèrement au-dessus, se trouve un-agencement de réception de l'é-35 coulement qui peut consister en un système de tuyaux désigné par 80, présentant des ouvertures ou un ensemble de perforation approprié pour empêcher l'écoulement de sortie de la matière d'échange ionique, tout en permettant le passage de l'eau avee la matière étrangère en suspension, en passant par sa conduite 6908945 2005248 de liaison, vers la conduite d'évacuation 82, par l'intermédiaire d'une vanne 84e Des conduites de liaison aboutissant au sommet du récipient sont illustrées comme sur la figure 5 et comprennent la conduite de liaison d'entrée d'eau de rinçage 86 5 commandée par la vanne 88, et la conduite de liaison de mise à l'atmosphère 90 commandée par la vanne 92. D'autres conduites de liaison à la partie supérieure du récipient peuvent affecter * la forme déjà décrite. On a représenté à la base du récipient deux conduites de 10 liaison, à savoir la conduite de liaison de sortie d'eau de rinçage 94 commandée par la vanne 96 et la liaison d'admission dfair 98 commandée par la vanne 100. Là aussi, d'autres liaisons peuvent être prévues, comme déjà décrit. Un détecteur de niveau 102 règle au besoin le niveau 104 15 pendant l'opération de barbotage, d'une manière appropriée, par exemple en commandant la vanne de mise à l'atmosphère 92, comme décrit en ce qui concerne la figure 5« Après avoir provoqué une baisse du niveau de liquide en 104, comme déjà décrit, pour éviter une perte éventuelle de ma-20 tière d'échange ionique, on fait entrer de l'eau de rinçage en ouvrant la vanne 88 et de l'air est introduit par la conduite de liaison 98 en ouvrant la vanne 100, de sorte que l'air est distribué uniformément dans toute la partie inférieure du récipient. L'air qui entre provoque l'expansion du lit et produit 25 le frottement de nettoyage. L'eau de rinçage transportant la matière étrangère s'écoule en sortant par l'ensemble 80 et la conduite 82, la vanne 84 étant ouverte. En raison de l'agitation produite par l'air, la distribution de matière étrangère dans le lit en expansion est essentiellement uniforme, en particu-30 lier après l'opération initiale, et l'écoulement d'eau de rinçage transporte continuellement la matière étrangère en suspension. La matière étrangère qui provient de la partie située sous la sortie 80 se distribue au-dessus de cette sortie, de manière à venir sur le passage de l'eau de rinçage qui s'écoule. 35 Les débits peuvent être compris dans les gammes typiques qui ont été mentionnées ci-dessus en ce qui concerne la figure 5. Bien que, dans la plupart des conditions, l'épuration soit très efficace, on peut accroître son efficacité en utilisant la liaison de sortie d'eau de rinçage auxiliaire, désignée par 94, 6908945 12 2005248 commandée par la vanne 96. Cette vanne peut être partiellement ouverte pendant l'opération, comme décrit, pour produire un é-coulement d'eau, éventuellement avec un peu d'air,, afin d'entraîner en particulier la matière étrangère en suspension qui 5 pourrait être dense à un point tel qu'elle ne se distribuerait pas facilement au-dessus de la sortie 80. A titre de variante, après une opération de dui?ée suffisante avec la vanne 96 en position de fermeture, on peut effectuer plusieurs répétitions cycliques, du type décrit en ce qui 10 concerne la première variante„ En fermant la vanne 84 et en produisant, par des manipulations appropriées des vannes, une introduction d'air et un rinçage alternés, la vanne 96 étant ouverte pendant le rinçage, on peut effectuer une élimination entièrement effective des dernières parties de la matière étran-15 gère. L'avantage de l'agencement qui vient d'être décrit est de produire un écoulement un peu plus libre de l'eau de rinçage", car même avec une agitation considérable par l'air, la concentration des particules d'échange ionique tend à s'accroître par sédimentation depuis la partie supérieure du lit en expansion 20 vers les parties inférieures de ce lit, et dans cette variante l'eau de rinçage ne s'écoule qu'à travers la région où règne la plus faible concentration des particules d'échange ionique. Par ailleurs, l'ensemble illustré à la figure 6 a le même fonctionnement que celui de la figure 5» 6908945 13 2005248 REVENDICATIONS 1. Procédé d'épuration de granules d'échange ionique pour en éliminer la matière étrangère accumulée, caractérisé par le fait qu'il consiste à introduire de l'air ou un gaz inerte ou 5 de la vapeur d'eau dans la partie inférieure d'un litj contenant de l'eau, de ces granules d'échange ionique, en vue de produire l'agitation et l'expansion des granules pour ouvrir les passages d'écoulement effectif entre eux:, et à provoquer un é-coulement descendant d'eau de rinçage à travers les granules 10 en expansion pour évacuer la matière étrangère» 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que l'introduction d'air, de gaz inerte ou de vapeur d'eau et le rinçage sont produits dans des étapes successives, le rinçage étant effectué tandis que les granules sont encore 15 en expansion, avant la fin de la sédimentation. 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que les étapes successives sont répétées après la sédimentation pratiquement totale des granules. 4. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par 20 le fait que l'introduction d'air, de gaz inerte et de vapeur d'eau et le rinçage sont exécutés simultanément. 5. Procédé suivant la revendication 4, dans lequel le rinçage est effectué à travers la partie supérieure du lit en expansion, l'eau de rinçage qui transporte la matière étrangère 25 étant éliminée à un niveau situé au-dessus de la "base du lit.