La présente invention concerne une - - - - prothèse osseuse et un procédé de réalisation d'une articulation osseuse faisant appel à une telle prothèse. On connait divers moyens pour rétablir de façon définitive, dans le corps humain, des articulations osseuses présentant des malformations congénitales ou dues à la maladie ou à un accident. L'un des procédés connus consiste à remplacer les éléments d'une articulation par un matériau acceptable du point de vue biologique, par exemple un métal ou une matière plastique, que l'on introduit dans des trous pratiqués aux extrémités de l'os et que l'on maintient en place à l'aide d'un ciment. On utilise de façon courant comme ciment, un ciment en matière plastique à base de polymères modernes capables de donner des monomères organiques. On prépolymérise ces ciments afin de leur conférer une plasticité suffisante pour les appliquer. Mais, pour leur traitement final, il faut les porter à une température élevée, ce qui, ajouté aux effets secondaires produits par les monomères, présente cet effet biologique fâcheux de tuer le tissu osseux. Ce procédé, bien qu'il soit intéressant à court terme, se révèle désavantageux à la longue. On a fabriqué jusqu'à présent des pièces de prothèse satisfaisantes à partir de métaux biologiquement compatibles, comme le titane, les alliages de titane ou le vitallium. On utilisait également des matières plastiques pour fabriquer les éléments des pièces de prothèse, mais elles ne conviennent en général que pour les petites articulations, par exemple les articulations digitales. La manière dont la pièce de prothèse peut être retenue par l'os dépend du ciment utilisé, et il est de pratique courant d'utiliser des copolymères méthyl-acryliques et polyméthyl.- acryliques ou méthyl- metacrylique-styrène, avec ou sans addition de sulfate de baryum. Comme on l'a signalé, la fixation obtenue n'est pas vraiment satisfaisante, pour les raisons que l'on a exposées. De façon précise, l'invention a pour objet une ----------- prothèse osseuse comprenant un support tubulaire muni d'une série d'ouvertures latérales situées de distance en distance, le long de ce support et sur son pourtour, et percées dans sa paroi, un corps de prothèse pouvant se loger, au moins partiellement, dans ce support, et des moyens permettant de fixer ce corps dans ce support. Pour effectuer une telle prothèse, on dégage, de façon connue, l'os à traiter et l'on introduit le support tubulaire. On injecte dans ce dernier un ciment approprié du type défini plus haut, de manière qu'il traverse les ouvertures et touche l'os uniquement au droit de ces ouvertures. On laisse durcir le ciment et, soit avant, soit pendant le durcissement, on met en place et on fixe le corps de prothèse dans le support tubulaire. Grâce à un tel procédé, la seule partie du tissu osseux qui risque d'être endommagée est celle qui est au contact du ciment. Ce ciment a pour rôle de maintenir en place le support tubulaire pendant une durée assez brève, suffisante pour permettre au tissu osseux de se développer à l'intérieur et d'assujettir le restant du support tubulaire. De la sorte, lorsque la liaison entre le ciment et l'os se brise, ce qui se produit normalement, le tissu osseux assure le maintien du support. Ce support tubulaire peut revêtir un grand nombre de formes et il peut, par exemple, se composer d'un tube intérieur et d'un tube extérieur, le tube extérieur ayant sa paroi percée d'une série d'ouvertures latérales, tandis que le tube intérieur comporte un nombre plus faible d'ouvertures, disposées en regard de celles du tube extérieur. Le ciment pénètre par les ouvertures en regard, et les autres ouvertures du tube extérieur ont pour rôle de faciliter la fixation du support sur le tissu osseux à mesure qu'il se développe. Suivant un autre procédé, le support peut comporter une toile, celle-ci constituant un bon moyen de fixation du tissu osseux en cours de développement. La face intérieure de cette toile peut comporter une paroi en céramique, percée de trous disposés en regard des ouvertures latérales, ce qui constitue une barrière thermique vis-à-vis de la chaleur du ciment. On peut réaliser la partie intérieure et la partie exterieure de l'élément tubulaire à l'emporte-pièce et, dans ce cas le ciment parcourt un trajet sineux de l'intérieur vers l'extérieur et assure une meilleure fixation. On peut aussi donner au support tubulaire la forme d'une hélice et, dans toutes les formes de réalisation, le support tubulaire peut se dilater dans la direction radiale. On peut faire appel à divers modes de fixation du corps de prothèse sur le support tubulaire ; c'est ainsi, par exemple, que l'on peut prévoir des saillies radiales dirigées vers l'intérieur, partant de l'intérieur du support et capables de coopérer avec des éléments portés par le corps de prothèse. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant, à titre explicatif mais nullement limitatif, plusieurs formes de réalisation. Sur ces dessins la figure 1 est une coupe faite dans deux os munis d'une articulation de prothèse conforme à l'invention la figure 2 est une vue en perspective du support du dispositif représenté sur la figure les figures 3 et 4 sont des vues en bout de deux autres formes de réalisation du support les figures 5 et 6 sont des vues en élévation de deux autres formes de réalisation du support la figure 7 est une coupe transversale d'une autre forme de réalisation du support ; et la figure 8 représente une variante de la prothèse et montre comment on fixe cette prothèse. deux deux En se référant a la figure 1, on voit que les/éUments d'os 10 et li sont destinés à être raccordés par une articulation du type articulation sphérique.Ces os 10 et 11 sont percés chacun d'un trou (respectivement 12 et 13) ; on introduit un support tubulaire 14 dans le trou 12 et un autre support tubulaire 15 dans le trou 13. Chacun des supports tubulaires 14 et 15 comporte une série d'ouvertures latérales 16 situées, de distance en distance, sur toute sa longueur et sur son pourtour. Le support 15 présente une extrémité fermée 17 qui comporte, elle aussi, des ouvertures 16. Un corps de prothèse comportant une tige 18 et une tête 19 est introduit par sa tige dans le support 14. On introduit dans le trou 13 une pièce de prothèse complémentaire ayant la forme d'une coupelle 20. On injecte un ciment du type défini plus haut, dans l'espace compris entre la tige et le support et dans l'espace compris entre la pièce 20 et le support 15, ce qui force ce ciment - - - - - dans les ouvertures 16 pour le faire venir au contact de la paroi du trou, uniquement au voisinage de ces ouvertures. Le ciment a pour ralle de fixer le support pendant une durée brève ou moyenne. Le tissu osseux est tué en ces endroits, soit en raison de la température du ciment, soit par suite de sa réaction chimique. Toutefois, cela est suffisant pour maintenir la prothèse en place pendant un certain temps. Au cours de cette période, le tissu osseux qui n'a pas été tué, clest- -dire celui qui se trouve en face de la partie non perforée du support, se développe vers l'intérieur et assujeti le support tubulaire, solidement et de façon définitive. Le ciment a également pour roule de maintenir les éléments de prothèse 18, 19 et 20 en place. Comme on peut le voir sur la figure 2, les trous 16 sont disposés en hélice. Ces trous sont circulaires, mais ils pourraient bien entendu avoir toute autre forme et consister par exemple, en des fentes de forme allongée. Sur la figure 3, le support tubulaire comprend une toile 28 percée d'une série d'ouvertures latérales 16 et une pièce en céramique 29 percée de trous 30. La forme de réalisation représentée sur la figure 4 comprend un tube intérieur 24 et un tube extérieur 25, le tube extérieur comportant une série d'ouvertures 26 dans sa paroi, et le tube intérieur comportant un nombre d'ouvertures 27 plus faible , ces dernières étant en regard des ouvertures du tube extérieur. Les ouvertures restantes du tube extérieur constituent donc des points de fixation du tissu osseux. La figure 5 représente une autre forme de réalisation du tube support, ce tube pouvant se dilater radialement et étant muni d'un pourtour crénelé dans lequel sont pratiquées les ouvertures 16. Dans la forme de réalisation représentée sur la figure 6, le support se présente sous la forme d'une hélice, dont le diamètre initial est un peu plus grand que celui du trou mais peut être contracté radialement par torsion. Cela constitue une nouvelle fixation mécanique dans le trou. Les ouvertures peuvent être considérées comme disposées latéralement entre les spires, bien que cela soit en réalité une hélice continue. La figure 7 représente une autre forme de réalisation du tube 30, suivant laquelle le tube comporte une partie intérieure 31 et une partie extérieure 32, obtenues en réalisant le tube extérieur à partir du tube intérieur par découpage.- - De la sorte, les ouvertures obtenues ne sont pas alignées et le ciment doit effectué un trajet sineux entre les deux tubes à partir de l'intérieur, pour venir au contact du trou percé dans l'os. La figure 8 représente une autre forme de réalisation suivant laquelle le tube de support comporte une série de saillies 34 radiales, dirigées vers l'intérieur avec des éléments coopérants 35 situés sur le corps de prothèse. Il est prévu un ressort 36 à l'extrémité pour atténuer les chocs dans la direction longitudinale. REVENDICATIONS 1 - Prothèse osseuse comprenant un élément que lton introduit dans un trou pratiqué dans laos, cette prothèse étant caractérisée par le fait qu'elle comprend d'une part, un support tubulaire, une série d'ouvertures latérales étant situées, de distance en distance, le long de ce support et sur son pourtour et étant percées dans sa paroi, d'autre part, un corps de prothèse qui pénètre-au moins en partie dans ledit support et enfin des moyens permettant de fixer ce cors dans le support. 2 2 - Prothèse selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le support tubulaire comporte un tube intérieur et un tube extérieur, le tube extérieur ayant sa paroi percée d'une série d'ouvertures latérales tandis que le tube intérieur comporte un nombre d'ouvertures plus faible, ces dernières étant en regard des ouvertures du tube extérieur. 3 - Prothèse selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le support tubulaire comporte une toile percée d'une série d'ouvertures latérales. 4 - Prothèse selon la revendication 3, caractérisée par le fait que cette toile comporte sur sa face intérieure, une paroi en céramique percée de trous qui sont en regard des ouvertures la latérales. 5 - Prothèse selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le support tubulaire comprend une partie intérieure et une partie extérieure située à une certaine distance de la partie intérieure dans la direction radiale et obtenue par découpage. 6 - Prothèse selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le support tubulaire est en forme d'hélice. 7 - Prothèse selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le support tubulaire peut se dilater radialement. 8 - Prothèse selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les moyens permettant de fixer le corps de prothèse consistent en des saillies radiales du support tubulaire, dirigées vers ltintérleur, des éléments du corps de prothèse coopérant avec lesdites saillies. 9 - Procédé de réalisation d'une articulation osseuse dans lequel on fait un trou à extrémité de l'os à raccorder, ce procédé étant caractérisé par le fait que l'on introduit dans le corps le support tubulaire d'une prothèse selon l'une des revendications 1 1 à 8, que l'on introduit du ciment dans le support tubulaire de manière qu'il traverse localement les ouvertures du support pour venir uniquement au contact de parties de l'os, qui sont espacées les unes des autres, qu'on laisse le ciment faire prise, que l'on dispose et que lton fixe le corps de prothèse dans ledit support tubulaire.