La présente invention concerne un moteur asynchrone à cage d'écureuil du type polyphasé ou rroec4iaSê. I1 est connu de commander le couple moteur et, par voie de conséquence, la vitesse, des moteurs asynchrones à rotors bobinés, en faisant varier l'impédance de charge des bobinages du rotor à 1' aide de bagues de contact appropriées que l'on connecte au rotor. La commande de tels moteurs implique nécessairement une dissipation de puissance considérable et, par conséquent, une commande de ce type est, en pratique, limitée à l'augmentation du couple au démarrage et les bobinages du rotor sont court-circuités lorsque le moteur tourne. Néanmoins, ce procédé de commande du couple, ou de la vitesse, ne peut pas être utilisé pour les moteurs asynchrones à cage d'écureuil alors que ceux -ci représentent le type le plus important de moteur asynchrone du fait de leur coût moins élevé. Par conséquent, des avantages tels que simplicité, robustesse, longue durée de vie, prix de revient peu élevé, etc... offerts par ces moteurs qui présentent d'autres caractéristiques intéressantes, ne pourraient pas être exploités dans les nombreux cas où il est nécessaire de recourir à ce mode de régulation. Jusqu'ici, les seules solutions apportées au problème de la régulation continue de la vitesse d'un moteur asynchrone à cage d' écureuil, qui ne donnent pas lieu en elles-mêmes à dissipation, consistaient à utiliser un convertisseur de fréquence du type fixe ou rotatif, ou à réduire la tension d'alimentation au moyen de bobinages à saturation ou de diodes commandées. La conversion de fréquence présente l'inconvénient d'être très coûteuse, de réduire la puissance de sortie du moteur et de limiter les possibilités de commande en raison de la nécessité de limiter la valeur de l'induction, à basse fréquence, et les pertes par hystérésis, à haute fréquence. Si lton baisse la tension, il est impossible d'obtenir des couples puissants à faible vitesse à moins de concevoir des cages d'écureuil ayant une forte résistance, ce qui aurait alors nécessairement pour effet de diminuer la puissance de sortie du moteur. On a également utilisé des convertisseurs de couple du type mécanique, hydraulique, électromécanique ou électromagnétique, actionnés par un moteur asynchrone, mais dans ce cas, il fallait aussi s'accommoder de coûts élevés, d' un entretien fréquent et de procédés de commande qui souvent ne permettent pas d'obtenir une sensibilité de commande satisfaisante. L'invention a donc essentiellement pour but de fournir un moteur asynchrone à cage d'écureuil et à couple variable avec lequel il ne soit pas nécessaire de convertir la fréquence, de réduire la tension ou d'utiliser des contacts glissants. Un moteur électrique asynchrone conforme à l'invention est équipé d'un stator comportant des enroulements et d'un rotor à cage d'écureuil comportant des barres conductrices longitudinales, des bagues de court-circuit en bout et des tôles ferromagnétiques, caractérisé en ce que le stator comprend une première et une seconde sections d'enroulement, en ce que ces sections sont coaxiales et adjacentes, qu'elles sont placées en regard de parties différentes du rotor et peuvent être alimentées par des courants alternatifs de même fréquence, ce moteur étant caractérisé également en ce qu'il comporte des moyens pour faire varier la force électromotrice induite dans les barres du rotor par la seconde section d'enroulement. L'invention a également pour objet un moteur électrique linéaire à induction du type comprenant une première partie et une deuxième partie munie d'enroulements qui est mobile par rapport à la première partie et est associée avec elle par induction, est caractérisé en ce que la première partie comprend une série de barres parallèles conductrices, court-circuitées latéralement par des conducteurs longitudinaux, et un support ferromagnétique disposé le long des barres, et en ce que la seconde partie comprend une première et une seconde sections d'enroulement et que ces sections d'enroulement sont disposées côte à c8te dans le sens desdites barres conductrices et peuvent être alimentées par des courants alternatifs de même fréquence, ce moteur étant caractérisé en outre en ce qu'il comprend des moyens pour faire varier la force électromotrice induite dans les barres de la première partie par la seconde section d'enroulement de la seconde partie. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemples et faite en référence aux dessins annexés, dans lesquels La Fig. 1 est un schéma qui sert à illustrer le principe de fonctionnement d'un moteur selon l'invention La Fig. 2 est une coupe schématique en perspective, partiellement en coupe d'un premier mode de réalisation d'un moteur selon 1' invention La Fig. 3 est un graphique montrant les courbes caractéristiques de fonctionnement du moteur représenté à la Fig. 2 ta Fig. 4 est un schéma de circuit d'un second mode de réali sation d'un moteur selon l'invention La Fig. 5 est un schéma de circuit d'un troisème mode de réalisation d'un moteur selon l'invention La Fig. 6 est un schéma qui représente un premier mode de réalisation d'un groupe de traction comprenant un moteur selon l'invention La Fig. 7 est un schéma qui représente un second mode de réalisation d'un groupe de traction comprenant un moteur selon l'invention La Fig. 8 est un schéma qui représente un quatrième mode de réalisation d'un moteur selon l'invention La Fig. 9 est un schéma qui représente un troisième mode de réalisation d'un groupe de traction conforme à l'invention et, Les Fig. 10, 11, 12, 13, 14, 15 et 16 sont des schémas de circuit d'autres formes d'utilisation d'un moteur selon l'invention. Sur la Fig. 1, une boucle conductrice rectangulaire 10 repose sur des paliers 12 et 14 de façon à pouvoir tourner autour d'un axe 16. I1 est supposé que des espaces 13 et 15 sont occupés par deux champs d'induction magnétique B1 et B2 qui sont contigus suivant 1t axe 16 et perpendiculaires à celui-ci, ont une valeur absolue constante et tournent autour de cet axe 16 lui-même. Chacun des champs B1 et B2 agit sur une partie limitée de la boucle et ces deux parties ont la même superficie S. I1 est également supposé que les deux champs d'induction magnétique ont tous deux la même valeur B, sont synchrones l'un par rapport à l'autre, ont une vitesse angulaire #e et sont déphasés l'un par rapport à l'autre d'un angle # que l'on peut faire varier de 0 à 1800, selon les besoins. I1 est supposé aussi que la boucle tourne à une vitesse angulaire'JJ et qu'elle est coaxiale avec les m deux champs d'induction magnétique. La vitesse relative (ou vitesse de glissement) sera #s = #e - #m Si # = BS, la surface de la boucle soumise à l'action du champ B1 sera baignée par un flux ayant une valeur instantanée donnée parla formule #1 = # cos #s t = BS cos #s t La surface de la boucle soumise à l'action du champ B2 sera baignée par un flux ayant une valeur instantanée 2 donnée par la formule En conséquence, la boucle toute entière sera soumise à une force électromotrice induite E ayant une valeur donnée par la formule E d ç d (t 2 ) dt dt d'après laquelle on trouve, après avoir effectué les calculs mathéma- tiques appropriés, que : CZ 27 2S que: + E E = 2 d Ecos (5t + 2 ) cos 2 7 = sin (t + dt s s On voit immédiatement que pour # = 0 , on a E = 2#s# sin#st pour # = # 180 , on a E = 0 Si/Z/est la valeur absolue de l'impédance de la boucle et t l'argument de cette impédance, le courant i = E/ /Z/ dans la bou cle sera i = 2ç}s sin (V5t + -) cos On sait que le couple instantané exercé sur les sections efficaces de la boucle 10 est donné par le produit de la valeur du champ d'induction magnétique multipliée par la superficie apparente de la boucle vue du champ lui-même à cet instant, multipliée par la valeur du courant circulant dans la boucle à l'instant en question. Le couple instantané total exercé sur la boucle sera par conséquent donné par la somme de deux couples instantanés, c'est à dire Ctot= C1+C2 = BS i sin #st + BS i sin #st sin (#st ##) Cette formule permet d'obtenir à l'aide de calculs mathématiques faciles, l'équation : #s #2 Ctot = (1 + cos#) [cos# - cos(2#st##-#)] @ On obtiendra la valeur moyenne Cms du couple exercé sur une bouclf, au moyen de ltexpression : T Ç T iT Ctotdt cU8s 2(1 + cos) très g cos t- cos (2SSVt +f fldt d'après' frluelle on obtie,Z après avoir calculé l'intégrale Cms W5 02 cos +( 1 + cos65 Cette expressib~Nmontre que le couple moyen engendré dans cha cune des boucles constituant la cage d'écureuil, est une fonction continue de l'angle# de réglage, et que dans la plage# = 0 à 180 , le couple est indépendant du signe de#. Si l'on recommence le calcul ci-dessus en prenant pour hypothèse que seul le champ B1 est présent et que la boucle a été raccourcie en conséquence de façon à éliminer les parties conductrices qui étaient soumises à l'action du champ B2 dans le cas précédent, on démontre facilement que la valeur moyenne du couple moteur appliqué alors à la boucle, est approximativement égal à la moitié de la valeur moyenne obtenue dans le cas précédent lorsque/-r = 00. La situation correspondant au cas d'un seul champ magnétique est comparable à celle qui est créée dans un moteur électrique asynchrone, ou à induction, par exemple un moteur triphasé, lorsque, comme on le sait, la résultante du champ de stator engendré dans un moteur polyphasé équivaut exactement à un champ magnétique dont l'amplitude est constante et dont la direction varie uniformément dans le temps autour de l'axe du moteur. Selon l'invention, les considérations théoriques exposées cidessus à propos de la présence de deux champs d'induction magnétique B1 et B2 sont appliquées à la construction du moteur représenté schématiquement par la coupe en perspective de la Fig. 2, sur laquelle un rotor à cage d'écureuil est fixé de façon à pouvoir tourner à l'intérieur d'un stator comportant deux sections 22 et 24 ; chaque rainure de chaque section reçoit un enroulement conforme à celui qui est logé dans la rainure correspondante de l'autre section : les enroulements peuvent par exemple être des enroulements triphasés montés en triangle (ce montage en triangle n'est pas représenté sur la figure). Le rotor à cage d'écureuil 20 est constitué par des barres 26 semblables à celles d'un rotor à cage d'écureuil classique, et il comporte des empilements de tôles 28, 30, uniquement dans les régions occupées par les champs magnétiques engendrés par les deux sections du stator, tandis que la partie médiane de la cage n'est constituée que par les barres 26, car la présence de tôles dans cette région serait non seulement inutile, mais même réellement néfaste, comme cela semble évident à quiconque connaît cette technique. Les sections de barre qui sont comprises dans la zone intermédiaire peuvent être utilisées pour faire varier la valeur de la résistance ohmique de ces barres ; pour ce faire, il est possible, par exemple, d'augmenter ou de diminuer la section des barres dans cette zone. I1 est également possible de donner à ces sections intermédiaires des barres une forme de nature à améliorer la dissipation de chaleur. Grâce à des moyens mécaniques appropriés non représentés sur le dessin, il est possible de réaliser un déplacement angulaire de la section de stator 24, par rapport à la section de stator 22, entre une position de réglage en phase e 00) et une position de réglage en opposition (or = 1800). Le réglage des deux sections du stator peut être effectué de différentes façons selon l'usage particulier auquel le moteur est destiné et également, selon sa puissance. Dans le cas de petits moteurs dans lesquels le couple de réaction entre le stator et le rotor est faible, la section de stator 24 peut être montée dans le corps (non représenté sur les dessins) avec accouplement à friction, car les forces de frottement peuvent fournir un couple suffisant pour maintenir la seconde section de stator dans la position requise. Dans ce cas, une molette, ou un petit levier (non représenté sur le dessin) suffit pour permettre d'effectuer à la main le déplacement requis. Par contre, dans le cas de moteurs de grande puissance, la section de stator 24 peut être montée au moyen d'un engrenage dans lequel vient s'engager une vis sans fin ou une crémaillère (non représentée sur le dessin), elle-même actionnée à la main ou par un servomoteur du type électrique, pneumatique ou hydraulique. La Fig. 3 montre les courbes caractéristiques d'un moteur expérimental construit conformément à la Fig. 2. Le couple moteur C, exprimé en kg,cm est porté en ordonnées, tandis que la vitesse de rotation n du moteur, exprimée en tours/minute, est portée en abscisses. Les lignes en trait plein correspondent à l'alimentation du moteur par une tension V = 380 volts et les lignes en pointillé correspondent à une alimentation du même moteur par une tension V = 220 volts. I1 est évident qu'en augmentant progressivement I'angledlde réglage entre les deux sections de stator, en partant de= = 00, il est possible de déplacer la courbe caractéristique du moteur de façon à faire diminuer les couples jusqu'à ce qu'ils sont inférieurs d'au moins un ordre de grandeur aux couples maximum. Pour une charge constante, la variation de vitesse correspond à la variation intervenant dans le couple moteur. On voit néanmoins, d'après la Fig. 3, qu'à faible vitesse, le moteur a tendance à décrocher lorsque l'angle de réglage atteint une valeur proche de 1800. En changeant la résistance du rotor, il est possible de commander l'angle ou auquel ce phénomène de décrochage commence à apparaître. Le moteur représenté à la Fig. 2 peut être utilisé à des fins diverses telles que traction ou levage. La Fig. 4 représente un second mode de réalisation du moteur selon l'invention. Comme dans le mode de réalisation représenté à la Fig. 2, ce moteur comprend également un rotor à cage d'écureuil 20 qui comporte des empilements de tôles 28 et 30 séparés par une zone intermédiaire et deux sections de stator 22 et 24 représentées avec des enroulements en triangle, bien qu'un branchement en étoile soit également possible. Ce moteur diffère de celui de la Fig. 2 en ce que les deux sections de stator sont interconnectées par des dispositifs rigides, et en ce que ledéphasage entre les deux sections est obtenu par des moyens électriques. La section 22 est directement alimentée par la ligne triphasée, tandis que la section 24 est alimentée par l'intermédiaire d'un déphaseur 34 qui permet d'obtenir une variation continue. I1 va de soi qu'avec cet agencement, un déphasage est obtenu entre les champs d'induction magnétiques engendrés par les deux sections d'enroulement 22 et 24, d'une manière équivalente à celle dont ce déphasage est obtenu dans le moteur représenté à la Fig. 2. Il est évident que cette façon de construire un moteur conforme à l'invention est particulièrement avantageuse dans le cas où plusieurs moteurs doivent être alimentés en parallèle, comme dans les locomotives électriques du type employé dans les chemins de fer, car il est alors possible d'utiliser un déphaseur monophasé pour alimenter plusieurs gropes stator-rotor montés en parallèle (non représentés sur le dessin), ce qui réduit évidemment les coûts d' installation. La Fig. 5 représente un troisième mode de réalisation d'un moteur selon l'invention ; ici aussi, un déphasage entre des champs magnétiques est obtenu par des moyens électriques. Le moteur comprend un rotor 20 identique à celui des modes de réalisation décrits précédemment, et deux sections de stator 22 et 24 placées dans une position fixe l'une par rapport à l'autre. La section de stator 22 est alimentée directement par la ligne triphasée 32, tandis que la section 24 est alimentée par l'intermédiaire de commutateurs 36, 38 et 40 qui peuvent être actionnés tous ensemble pour appliquer la tension d'alimentation à un groupe sélectionné parmi plusieurs groupes de trois bornes tels que 36a, 36b... 38a,3gb ... et 40a, 40b... qui sont les extrêmités d'une succession de prises situées sur les enroulements de phase de la section de stator 24. Ainsi, le déphasage souhaité entre les champs magnétiques engendrés par les deux sections de stator est obtenu par des moyens particulièrement'simples, peu encombrants et efficaces. Par souci de simplicité, quatre prises sont représentées sur la Fig. 5, mais il va de soi que leur nombre peut varier en fonction des impératifs de commande propres à l'utilisation particulière envisagée. ta disposition des prises peut également se fonder sur dif férents critères. Pour certaines utilisations, elles peuvent être régulièrement alignées le long de chaque enroulement, tandis que dans d'autres cas, il est préférable de recourir à une disposition non uniforme. Une structure qui permet une commande de vitesse ou de couple pratiquement continue est obtenue par l'utilisation de sélecteurs en forme de commutateurs, comme dans le cas d'un moteur à cou rant continu. Dans ce cas, néanmoins, la position des balais par rapport au commutateur doit être fixe pour chaque position de commande afin d'éviter les inconvénients -usure et étincelles- par exemple, qui rendent peu souhaitable l'utilisation de commutateurs montés sur le rotor. La section 22 est montée en triangle sur le dessin, mais dans ce mode de réalisation on pourrait également utiliser un branchement en étoile ; cependant, il n'en va pas de même pour la section de stator 24 pour laquelle il est nécessaire de recourir à un branchement polygonal afin de pouvoir opérer un déphasage par la commutation des prises d'alimentation. I1 est à prévoir que ce mode de réalisation du moteur selon l'invention sera le plus utile, d'une façon générale, pour différentes gammes de puissances. La Fig. 6 est un schéma qui représente un groupe de traction Diesel électrique comprenant un moteur selon l'invention. Ici, la force électromotrice est engendrée par un groupe électrogène comprenant un moteur Diesel 42 qui entraine deux alternateurs 44 et 46 et un petit générateur de champ 48. Les deux alternateurs 44 et 46 engendrent des forces électromotrices triphasées de fréquence identique, qui sont fournies aux sections de stator 22 et 24 d'un moteur muni d'un rotor 20 identique à celui des modes de réalisation décrits précédemment, et qui peuvent également être appliquées à d'autres moteurs montes en parallèle non représentes sur la figure. Les sections de stator 22 et 24 sont du type à réglage fixe. Les rotors (non représentés sur la figure) des alternateurs 44 et 46 sont réglés l'un par rapport à l'autre au moyen d'un dispositif différentiel 50 qui peut être actionné manuellement ou par un servomoteur, par l'intermédiaire d'un dispositif de commande 52, de façon à faire varier l'angle de réglage entre les rotors et les alternateurs et faire ainsi varier le déphasage entre les forces électromotrices engendrées par les deux alternateurs. Ainsi, un déphasage réglable est obtenu entre les courants fournis aux sections de stator 22 et 24, d'une façon semble à celle décrite à propos des figures précédentes. Pour éviter les complications d'ordre mécanique associées à la présence du dispositif différentiel 50, on peut utiliser un autre groupe de traction Diesel électrique qui est représenté à la Fig. 7 et qui comprend également un moteur Diesel 42, un générateur de champ 48, un moteur comportant deux sections de stator 22 et 24, et un rotor à cage d'écureuil 20 du type décrit précédemment. Les deux alternateurs qui fournissent le courant aux sections de stator 22 et 24 (et également aux sections de stator d'autres moteurs similaires pouvant être branchés en parallèle) sont remplacés, dans ce mode de réalisation, par un rotor unique 54 fonctionnant en association avec deux stators en triangle 56 et 58 dont le premier est relié directement à la section de stator 22 du moteur, tandis que le second est relié à la section de stator 24 par l'intermédiaire de prises, dans une configuration similaire à celle décrite à propos du stator 24 de la Fig. 5. I1 est ainsi possible de produire un déphasage entre les courants fournis aux deux sections de stator du moteur, grâce à un agencement dans lequel les moyens de déphasage, qui, dans les modes de réalisation précédents, faisaient partie du moteur, sont transférés dans le générateur d'énergie électrique. I1 est évident que ce transfert des moyens de déphasage est plus particulièrement intéressant lorsqu'un groupe générateur unique alimente plusieurs moteurs branchés en parallèle. I1 est naturellement possible, au lieu d'utiliser le montage de la Fig. 7, d'employer dans le générateur de puissance, d'autres moyens de déphasage tels qu'un dispositif de réglage variable des deux stators 56 et 58, d'une conception similaire à celui décrit à propos de la Fig. 2. La Fig. 8 montre un autre mode de réalisation d'un moteur conforme à l'invention, adapté pour permettre de commander le couple sur une gamme ne dépassant pas 50 Z du couple maximal pouvant être obtenu avec un moteur à deux stators conforme à l'invention. Dans ce cas, le rotor à cage d'écureuil 60 est semblable au rotor 20 utilisé dans les modes de réalisation décrits précédemment, et comprend plusieurs barres 26 et deux empilements de tôles 28 et 30 espacés le long de l'axe du rotor mais dans ce cas, l'empilement 30 se prolonge en 62 en dehors de la cage d'écureuil, la longueur du prolongement étant pratiquement égale à celle d'un seul empilement dans le mode de réalisation représenté à la Fig. 2. La section de stator 22, qui est montée en étoile sur le dessin, bien qu'un branchement en triangle soit également possible, est semblable à la section 22 des modes de réalisation précédents. Par contre, la section de stator 66, qui est aussi directement alimentée par la source, peut se déplacer axialement, de façon continue, entre une position où elle entoure la cage d'écureuil et une position où elle entoure la partie 62 de l'empilement qui n'est pas associé à la cage d'écureuil Cette disposition de la section de stator 66 permet de faire varier non pas la phase, mais l'intensité du champ magnétique engendré par cette seconde section du stator, le résultat final étant semblable, attendu que l'on fait alors varier l'intensité de la force électromotrice induite dans la seconde section des barres du rotor, ainsi que le flux. Si le réglage de la section 66 est en phase avec celui de la section 22, on peut faire varier le couple entre 50 % et 100 % environ du maximum. Si le réglage est en opposition, on peut alors faire varier le couple entre zéro et environ 50 t/0 du maximum. I1 est naturellement possible d'équiper le moteur de la Fig. 8 d'un commutateur pouvant être actionné lorsque la section de stator 66 se trouve dans la seconde position extrême, afin de pouvoir utiliser toute la gamme comprise entre O et 100 70, en passant d'une alimentation en phase à une alimentation en opposition des deux sections. La Fig. 9 représente un mode de réalisation d'un moteur linéaire conforme à l'invention, qui est particulièrement approprié à la traction des véhicules sur monorail. Dans ce cas, le rotor devient l'équivalent d'un rotor ayant un rayon infini ; en fait, il est remplacé par un ensemble de barres conductrices 70 qui sont disposées côte à côte et perpendiculairement à la direction longitudinale de l'ensemble, et qui sont courtcircuitées latéralement par des conducteurs longitudinaux 72. L'ensemble de barres 70 est associé à une bande 74 de matière ferromagnétique qui remplit la fonction des empilements de tôles du rotor dans les modes de réalisation précédents. L'ensemble de barres 70, qui est situé par exemple, sur un côté ou sur les deux côtés du rail luimême lorsque ce mode de réalisation est utilisé pour la traction de véhicules sur monorail, constitue la partie fixe du moteur, mais le principe de fonctionnement reste le même. Les sections de stator (qui sont montées sur un véhicule mobile dans le cas d'un dispositif de traction) sont disposées côte à côte et perpendiculairement au sens de déplacement du véhicule ; 1' une des sections, à savoir la section 76, est alimentée directement par une source appropriée de courant triphasé, tandis que 1' autre section 78 est alimentée par des commutateurs 80, 82 et 84, ce qui permet de commander la phase de la force électromotrice appliquée. Le mode de fonctionnement de ce moteur linéaire est évident une fois que l'on a compris celui des modes de réalisation décrits précédemment. I1 va de soi que dans le mode de réalisation représenté à la Fig. 9, il est possible d'utiliser le montage décrit pour les groupes de traction représentés aux Fig. 6 et 7 si un groupe de traction Diesel électrique est utilisé pour le véhicule, c'est à dire que les moyens de déphasage peuvent être transférés du moteur au générateur. Les Fig. 10, il et 12 représentent des modes de réalisation du moteur conforme à l'invention, utilisés avec des dispositifs permettant d'obtenir des effets particuliers. Sur la Fig. 10, un rotor semblable à celui de la Fig. 2 est fixé de façon à pouvoir tourner par rapport à deux sections de stator 22 et 24, semblables à celles de la Fig. 2 ;la première section 22 est alimentée directement par un courant triphasé tandis que la seconde section 24 est réglée de façon à fonctionner en association avec la première section et renvoie le courant au dispositif d'alimentation par des régulateurs d'intensité appropriés 86, car l'appareil est conçu de telle façon qu'une tension supérieure à la tension d'alimentation soit produite aux bornes de la seconde section. Le circuit de la Fig. 10 peut ainsi être utilisé comme un convertisseur de tension et de fréquence, attendu que l'énergie reçue de la première section est restaurée (moins les pertes dûes au rotor) par la seconde section. La Fig. il représente un montage semblable à celui de la Fig. 10, mais dans lequel la seconde section de stator 24 est réglée en opposition de phase par rapport à la première section 22. Dans ce cas, le régulateur d'intensité 86 n'est pas utilisé pour transférer la puissance de la section de stator 24 à la ligne d'alimentation 32, mais pour empêcher la section de stator 22 de transmettre au rotor plus de puissance que nécessaire pour obtenir le couple et la vitesse de rotation requis. Cet appareil fonctionne donc comme un régulateur de couple électromagnétique. Les Fig. 12 et 13 représentent deux autres modes de réalisa tion du moteur conforme à l'invention, dans lesquels l'intensité et la phase de l'alimentation de la seconde section 24 sont réglées respectivement par des auto-transformateurs triphasés 88 et 89. Les Fig. 14 et 15 montrent deux autres modes de réalisation dans lesquels les enroulements des deux sections de stator sont respectivent monté s en étoile et en triangle, dans un moteur du type dans lequel le déphasage entre les champs engendrés par le stator est produit par des moyens mécaniques. Ce procédé permet d'obtenir des caractéristiques de fonctionnement mieux appropriées à la traction, comme celles des moteurs à courant continu à alimentation champ série Pour éviter d'utiliser des moyens de déphasage mécaniques, il est possible de remplacer les dispositifs des Fig. 14 et 15 par le mode de réalisati positif bien connu en soi, le moteur synchrone à cage d'écureuil conforme à l'invention peut être utilisé dans les cas où une commande de vitesse précise est nécessaire, par exemple la commande des machines-outils et autres appareils du même type, ce qui permet d' employer un moteur simple et bon marché dans un domaine 4ont ce type de moteur était rigoureusement exclu jusqu'ici. -REVENDICATIONS 1. Moteur électrique asynchrone du type comprenant un stator à enroulements et un rotor à cage d'écureuil comprenant des barres conductrices longitudinales, des bagues de court-circuit en bout et des tôles ferromagnétiques, caractérisé en ce que le stator comprend une première 22 et une seconde 24 sections d'enroulement, en ce que lesdites sections sont coaxiales et adjacentes, sont placées en regard de différentes parties 28, 30 du rotor 20 et peuvent être alimentées en courant de même fréquence et en ce que ce moteur comporte en outre des moyens 34, 36, 38, 40, 44, 46, 50, 52, 58, 86, 88, 89, pour faire varier la force électromotrice induite dans les enroulements du rotor par la seconde section d'enroulement 2. Moteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le rotor 20 ne comporte des tôles que dans les parties 28, 30 placées en regard des sections de stator correspondantes. 3. Moteur suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le stator est à enroulements polyphasés. 4. Moteur électrique linéaire à induction, du type comportant une première partie et une seconde partie, à enroulements, mobile par rapport à la première et associée avec elle par induction, caractérisé en ce que la première partie comprend une série de barres conductrices parallèles 70 court-circuitées latéralement par des conducteurs longitudinaux 72 et un support ferromagnétique 74 placé le long des barres, en ce que la seconde partie comprend une première et une seconde section d'enroulement 76, 78 et en ce que lesdites sections d'enroulement sont disposées côte à côte dans le sens des barres conductrices et peuvent être alimentées par des courants alternatifs de même fréquence, ce moteur comprenant en outre, des moyens 80, 82, 84 pour faire varier la force électromotrice induite dans les barres de la première partie du moteur par la seconde section d'enroulement de la seconde partie. 5. Moteur suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la seconde partie est à enroulements polyphasés. 6. Moteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les deux sections d'enroulement 22, 24, 76,78, de la seconde partie du moteur, sont électriquement identiques. 7. Moteur selon l'une quelconque des revendications i à 6, caractérisé en ce que les moyens pour faire varier la force électromotrice sont constitués par des moyens pour faire varier le déphasage entre le champ magnétique engendré par la seconde section d'enrou lement et le champ magnétique engendré par la première section. 8. Moteur selon la revendication 7, lorsque celle-ci dépend de l'une quelconque des revendications 1à 3, caractênsé en ce que les deux sections d'enroulement sont soutenues par des supports qui sont réglés l'un par rapport à l'autre, ce réglage étant ajustable, et en ce que les moyens pour faire varier le déphasage sont constitués par des moyens pour faire varier la position angulaire d'un support par rapport à l'autre. 9. Moteur selon la revendication 7, caractérisé en ce que les moyens pour faire varier le déphasage entre les champs magnétiques sont constitués par des moyens pour faire varier le déphasage entre le courant fourni à la seconde section d'enroulement et le courant fourni à la première section d'enroulement. 10. Moteur selon la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens pour faire varier le déphasage entre les courants sont constitués par un déphaseur inductif 34 monté en cascade dans le système d'alimentation de la seconde section de stator. 11. Moteur selon la revendication 9, lorsque la revendication 7 dépend de l'une quelconque des revendications 3 et 5, du type dans lequel les enroulements de la seconde section 24, 78 sont montés en polygone, caractérisé en ce que les moyens pour faire varier le déphasage sont constitués par des ensembles de prises (36a à d, 38a à d, 40a à d) placées sur chaque côté du polygone d'enroulements de la seconde section et par des sélecteurs 36, 38, 40 associés aux ensembles de prises respectifs et conçus de façon à être actionnés simultanément et à agir ensemble pour connecter le dispositif d'alimentation aux prises présélectionnées appropriées situées sur chaque côté. 12. Moteur selon la revendication 11, caractérisé en ce que lesdits sélecteurs sont du type commutateurs. 13. Moteur selon la revendication 9 du type alimenté par deux alternateurs tournant en synchronisme, caractérisé en ce que les moyens pour faire varier le déphasage sont constitués par des moyens 50, 52 pour faire varier le réglage des rotors des deux alternateurs 44, 46 l'un par rapport à l'autre. 14. Moteur selon la revendication 9, lorsque la revendication 7 dépend de l'une quelconque des revendications 3 et 5, du type alimenté par un alternateur comportant un seul rotor et deux stators dont l'un au moins est monté en polygone, caractérisé en ce que les moyens pour faire varier le déphasage sont constitués par des en sembles de prises situées sur chaque côté du polygone dudit stator monté en polygone, et par des sélecteurs associés aux ensembles de prises respectifs et conçus de façon à être actionnés simultanément et à agir ensemble pour connecter le dispositif d'alimentation aux prises présélectionnées appropriées situées sur chaque côté. 15. Moteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les moyens pour faire varier la force électromotrice sont constitués par des moyens 88, 89 pour faire varier l'intensité de courant fournie à la seconde section d'enroulement. 16. Moteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les moyens pour faire varier la force électromotrice sont constitués par des moyens pour déplacer lp seconde partie d'enroulement 24 parallèlement aux barres conductrices de la cage d'écureuil, entre une position où cette section entoure complètement les barres et une position où elle n'entoure pas ces barres. 17. Moteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'alimentation de la seconde section d'enroulement est. commandée par des régulateurs d'intensité 86 conçus de façon à faire varier l'intensité de courant fournie. 18. Moteur selon la revendication 8, lorsque la revendication 7 dépend de l'une quelconque des revendications 3 et 5, caractérisé en ce que la seconde section d'enroulement est connectée en étoile et en série avec la première section et en ce que cette première section est connectée au dispositif d'alimentation. 19. Moteur selon la revendication 8, lorsque la revendication 7 dépend de l'une quelconque des revendications 3 et 5, caractérisé en ce que la première et la seconde sections sont alimentées en étoile et en série. 20. Moteur selon la revendication 8, lorsque la revendication 7 dépend de l'une quelconque des revendications 3 et 5, caractérisé en ce que la première et la seconde sections sont alimentées en polygone et en série. 21. Moteur selon l'une quelconque des revendications 3, 5 et 6 lorsque cette dernière dépend de l'une quelconque des revendications 3 et 5, caractérisé en ce que la seconde section d'enroulement est montée en polygone et est alimentée par l'intermédiaire de la première section d'enroulement et en ce que les moyens de déphasage sont montés en cascade entre les deux sections. 22. Moteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 21, caractérisé en ce qu'il est du type triphasé. 23. Moteur selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 4 et 6 à 22 lorsque celles-ci dépendent de l'une quelconque des revendications 1, 2 et 4, caractérisé en ce qu'il est du type monophasé à capacité de déphasage.