La présente invention a pour objet un Jeu de manipulation et d'intelligence constitué d'un cube divisé en éléments p plan(s) de découpe parallèle(s) à chacune denses faces, chaque plan de découpe et le plan de découpe parallèle successif - ou, à défaut, la face parallèle voisine du cube - délimitant un groupe d'éléments unitairement mobile dans le plan de découpe par rapport au(x) groupe(s) d'élémen1voisin(s). Un jeu de ce type, dans lequel N=2, est bien connu. I1 s'agit du cube 1hongroies" ou "cube de Rubis". Les éléments de ce cube peuvent tourner dans les plans de découpe et, comme ces éléments sont de différentes couleurs, le jeu consiste à utiliser toutes les rotations possibles pour reconstituer un cube dont chaque face sera soit monocolore, soit d'une ou plusieurs couleurs reparties selon un dessin déterminé t en croix d'une couleur sur fond différent, en croix dont le centre est de la couleur du fond, en couronne, etc Les possibilités de combinaisons selon ce jeu connu sont cependant limitées par sa structure elle-même. En effet, comme on le sait, le mécanisme du cube de Rubik repose sur la fixation des éléments centraux de chaque face du cube aux extrémités d'une croix à six branches, les autres éléments venant s'emboiter, grace à des tenons, sur la structure ainsi définie, pour terminer les six faces du cube. Le montage sur une croix à six branches ne permet qu'une subdivision du cube en éléments à faces externes carrées de c8té égal au tiers de celui du cube (N=2). La présente invention a pour but d'apporter un nouveau jeu du type défini ci-dessus mais conçu de telle sorte que le nombre de plans de découpe et, par suite, la difficulté du jeu puissent être augmentés. Ce but est atteint en ce sens que, dans le nouveau jeu, ehaque couple de faces appartenant à deux groupes d'éléments parallèles et se trouvant en vis à vis le long d'un plan de découpe présente des moyens d'accouplement qui coopèrent pour interconnecter les deux groupes d'éléments correspondants tout en permettant le glissement relatif de l'un des groupes par rapport à l'autre, lesdits moyens d'accouplement étant répartis le long d'un cercle inscrit dans le carré défini par le plan de découpe. Cette structure n'a donc pas recours, pour l'interconnexion des éléments du cube, & une pièce de raccordement spéciale - telle qu'une croix à six branches - qui ne partici pe pas au Jeu, en tant qu'élément visible. Tous les les4éments constitutifs du cube sont apparents. Les groupes d'éléments tournant les uns par rapport aux autres, dans les plans de découpe, uniquement grâce à des moyens d'accouplement prévus sur les faces en vis à vis au niveau de chaque plan de découpe, le nombre N de plans de découpe possibles peut prendre différenXs valeurs, Dans une forme d'exécution préférée de l'invention les moyens d'accouplement sont constitués par une gorge circulaire creusée dans l'une des faces du couple et par des bossages répartis en cercle sur l'autre face du couple. On a recours à cette forme d'exécution lorsque le nombre N est pair. Lorsqu'il est impair, il est indispensable, pour rétablir la symétrie nécessaire à la rotation en tous sens, de prévoir des pièces intermédiaires, dites de wsymétrisation". Dans ce cas, les moyens d'accouplement sont constitués par une gorge circulaire creusée dans chacune des faces du couple et par des bossages prévus sur des pièces de liaisons intermédiaires. En variante, les moyens d'accouplement sont constitués par une série de bossages répartis en cercle sur chacune des faces du couple et par deux gorges circulaires prévues de part et d'autre de pièces de Maisons intermédiaires. Avantageusement, des moyens élastiques retiennent les bossages en place dans la gorge correspondante. Diverses formes d'exécution de l'invention sont décrites ci-après, à titre d'exemples non limitatifs, par référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure I représente quatre modèles de cubes selon l'invention dans lesqyls (a) N=I, (b) N=2, (c) N=3, et (d-) N=4 - la figure 2 est une coupe proche du plan médian du cube selon la figure la - la figure 3 montreen perspective l'une des faces d'assemblage du cube selon la figure Ia - les figures 4a - c représentent différentes formes d'éxecution de cliquets de retenue des bossages dans les gorges - la figure 5a est une coupe prise selon la ligne a b - de la figure Sb , laquelle représente l'ensemble des neuf éléments constituant une des faces du cube selon la figure Ib, vu du plan d'encastrement, les autres éléments étant enlevés - les figures 6a et 6b sont similaires aux figures Sa et 5b, hormis qu'elles concernent le cube selon la figure Ic - les figures 7 et 8 sont similaires aux figures Sa et Sb , hormis qu'elles concernent le cube selon la figure Id, et - la figure 9 illustre le mode de déplacement des éléments du cube selon l'invention, vu de l'extérieur. Si l'on se reporte aux figures 2 et 3 qui montrent le cas le plus simple, on voit que le cube est divisé en groupes d'éléments, par trois plans de découpe PI, P2, et P3. Les éléments marqués EI et ceux marqués E'I constituent un premier et un second groupes qui tournent respectivement de part et d'autre du plan PI. Les éléments marqués E2 et ceux marqués E'2 constituent un troisième et un quatrième groupes qui tournent respectivement de pat et d'autre du plan P2. Les éléments marqués E3 et ceux marqués E'3 constituent un cinquième et un sixième groupes qui tournent respectivement autour du plan P3. Comme il ressort des dessins, sur ses faces qui se confondent avec les plangPI, P2 et P3, chaque élément E est creusé d'une gorge G en arc de cercle, qui, avec les gorges G des autres éléments appartenant à la même face du groupe d'é- léments El, E2, ou E3, forme une gorge circulaire complète. Cette gorge circulaire,qui constitue un "piste de glissement", appartient aux moyens d'accouplement réunissant les deux groupes d'éléments EI-E'I, ou E2-E'2 ou E3-E'3 dans le plan de découpe correspondant. Un pièce intermédiaire I formant bossage B s'encastre dans les gorges en vis à vis de chaque élément EI-E'I, E2-E'2, E3-E'3 et est retenue en place grâce à des cliquets C. Des exemples de formes appropriées de cliquets C sont représentés aux figures 4. La forme la mieux adaptée dépend de la matière utilisée et de son aptitude à faire ressort. Une fois les bossages encliquetés, il n'est plus possible de séparer les pièces intennédiaires des éléments. On ne peut que faire tourner les groupes d'éYments les uns par rapport aux autres, par glissement des bossages B sur la piste circulaire formée par la gorge G. Les pièces intermédiaires formant bossages B ne sont nécessaires que pour symétriser le système, et rendre ainsi identiques et substituables tous les éléments, dans les rotations successives, lorsque N est impair, ce qui est le cas des cubes des figures 2 - 3 (N=I) et de la figure 6 (N = 3). Ces pièces intermédiaires de symétrisation apparais sent sur les faces extérieures du cube afin de les positionner naturellement et convenablement lors des rotations successives. lorsque N est pair, cas de la figure S (N=2) et de la figure 7 (N=4), l'accouplement peut être directement réalisé entre les gorges G creusées sur l'une des faces de chaque cor de faces en vis à vis le long d'un plan de découpe et des bossages B prévus sur l'autre face du couple. La structure du cube de la figure 6 combine d'ailleurs ces deux modes d'accouplement : la gorge G d'un élément coopère avec b bossage B d'un autre élément, tandis que la gorge G' de ce même élément coopère avec le bossage B' de la pièce intermédiaire I de symétrisation. Les figures 5b, 6b, et 8 représentent l'ensemble des éléments constituant la face d'encastrement du dernier plan, soit, suivant le cas, 9, I6ou 25 éléments, vue de devant, toutes les autres pièces étant enlevées. Pour ne pas surcharger les figures 6b et 8, les crochets des cliquets ont été omis. Ces figures montrent le bossage circulaire, les traces des encastrementsdes plans perpendiculaires et, au centre, les traces des plans de découpe. Commme on peut le comprendre d'après ces figures et, en particulier, d'après la figure 8, il est impossible d'étendre la cynématique proposée au delà de 5 éléments par face du cube (N=4), sans modification de la structure, car il ne resterait plus suffisamment de matière pour tenir les éléments d'angle. Une telle extension serait cependant possible, par exemple, en divisant inégalement le cube, ce qui permettrait de laisser au dernier plan, ou plus exactement à chaque face, une épaisseur égale à 20 % du côté du cube. La figure 9 montre des exemples de positions successives d'éléments du cube. Si l'on fait tourner le groupe d'éléments délimité par les plans P3 et P4 dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, l'élément AI, après une rotation de 900, occupera la position A2. Si l'on fait maintenant tourner le groupe d'éléments délimité par les plans PS et P6 dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, l'élément occupant la position A2 parviendra, après une rotation de 90 , à la position A3. On aurait pu également faire tourner le groupe d'élé- ments délimité par les plans P9 et PIO dans le sens des aiguilles d'une montre, amenant ainsi l'élément AI en position A4, à l'issue d'une rotation de 90'. Il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée aux formes d'exécution décrites et représentées. En parti. culier , la - forme de la coupe transversale de la gorge et des bossages pourrait être différente de celle apparaissant aux figures, par exemple en T. Ce profil permettrait, à précision d'usinage égale, une meilleure retenue des bossages dans les gorges. REVENDICATIONS I- Jeu de manipulation et d'intelligence constitué d'un cu be divisé en éléments par N plan(s) de découpe parallèle(s) à chacune de ses faces, chaque -plan de découpe et le plan de découpe parallèle successif -ou, à défaut, la face parallèle voisine du cube- délimitant un groupe d'éléments unitairement mobile dans le plan de découpe par rapport au(x) groupe(s) d'élémentg) voisin(s)) caractérisé en ce que chaque couple de faces appartenant à deux groupes d'élements parallèles EI-E'I, E2-E'2, etc ... et se trouvant en vis à vis le long d'un plan de découpe PI, P2, etc ... présente des moyens d'accouplement G, B qui coopèrent pour interconnecter les deux groupes d'éléments EI-E'I, E2-E'2, etc ... correspondants tout en permettant le glissement relatif de l'un des groupes EIjE2,.etc ... par rapport à l'autre E'I, E'2 , etc ... lesdits moyens d'accouplement G, B étant répartis le long d'un cercle inscrit dans le carré défini par le plan de découpe PI, P2, etc 2- Jeu selon la revendication I, caractérisé en ce que lesdits moyens d'accouplement sont constitués par une gorge circulaire G creusée dans l'une des faces du couple et par des bossages B répartis en cercle sur l'autre face du couple. 3- Jeu selon la revendication I, caractérisé en ce que lesdits moyens d'accouplement sont constitués par une gorge circulais re G creusée des chacune des faces du couple et par des bossages Prévus sur des pièces de liaisons intermédiaires I. 4- Jeu selon la revendication I, caractérisé en ce que lesdits moyens d'accouplement sont constitués par une série de bossages B répartis en cercle sur chacune des faces du couple et par deux gorges circulaires G prévues de part et d'autre des pièces de liaison intermédiaires I. 5- Jeu selon les revendications I et 2, caractérisé en ce que N est un nombre pair. 6- Jeu selon la revendication 5, caractérisé en ce que N est égal à deux ou à quatre. 7- Jeu selon les revendications I et 3 ou I et 4, caractérisé en ce que N est un nombre impair. 8- Jeu selon la revendication 7, caractérisé en ce que N est égal à un ou trois. 9- Jeu selon l'une quelconque des revendications 2 à 8, caractérisé en ce que des moyens C élastiques retiennent les bossages B en place dans la gorge G correspondante.