La présente invention est relative à des perfectionnements apportés aux dessus de tables pour opérations chirurgicales. Il est bien connu que les compositions à base de fibres de carbone sont perméables aux rayons x ; elles sont en outre légères et elles présentent une grande résistance et une bonne rigidité; lorsqu'elles forment un revêtement sur une mousse de polyurethane ltensemble constitue une bonne matiere sandwich pour tables d'opération. Il est évident que l'augmentation de l'emploi de la radioloaie en tantqu accessoire important lors des opérations chirurgicales nécessite de repenser complètement l'elaboration des tables d'opération. Il est également connu que l'exposition aux rayons x est potentiellement nocive. en outre il est de la responsabilité des professions médicales d'effectuer les examens aux rayons x avec le maximum d'efficacité en évitant les expositions inutiles auxdits rayons par tout moyen disponible compatible avec l'information nécessaire au diagnostic. les tables d'opération existantes comprennent un dessus comportant des parties épaisses en aluminium coulé (c'est-à-dire 3, 4 ou 5 parties) qui sont montées sur une colonne centrale de support. Bien que l'ensemble forme une structure solide et rigide elle n'est pas transparente aux rayons x. En vue de construire des dessus de table d'opération facilitant le passage de ces rayons on utilise des panneaux perméables à ceux-ci (établis en polycarbonate, en bakelite ou analogue d'une épaisseur d'environ 10 mm) pour certaines zones accessibles afin de remplacer les structures en aluminium des dessus de table.Ceci a pour effet de reduire énormément la stabilité du dessus considéré tout en ne donnant qu'une perméabilite très limitée aux rayons x. La structure proposée en fibres de carbone remédie aux problèmes précités en améliorant largement la perméabilité aux rayons x et les propriétés de structure des dessus de tables d'opération existantes. L'utilisation des panneaux sandwich composites suivant la présente invention permet de réduire jusqu'à 50% l'absorption des rayons x par rapport aux panneaux couramment employés. Il est démontré que cette construction permet une réduction considérable des radiations avec des effets positifs sur la qualité de l'image. Cette réduction du dosage imposé au patient procure une durabilité plus grande de la vie des tubes à rayon x très couteux utilisés dans les procédés radiographiques. les propriétés de légère absorption de la construction proposée combinées avec le faible poids permettent aux éléments utilisés de constituer un dessus de table d'opération présentant de hautes caracteristi- ques de résistance et de rigidité. Ceci permet au dessus d'être monté par un bord suivant une configuration propre à assurer aux rayons x émis lors d'examens ou prises de vue d'être effectués au dessus de la surface entiere du dessus de la table d'opération. L'accès au dessous de la table est libre aussi bien pour les opérateurs que pour les appareils à rayons x et les amprficateurs d'images. Du fait de la résistance et de la rigidité de la construction suivant l'invention les panneaux ou éléments peuvent être actionnés par des mécanismes commandés par un seul côté au lieu des deux côtés comme dans les tables existantes de manière à réduire le nombre d'organes de commande usuels. Des charnières individuelles sont incorporées aux panneaux afin qu'ils puissent être déplacés hydrauliquement à l'air comprimé ou la main. Il est habituel que quelques uns des panneaux puissent etre démontés ou interchangés, cette manoeuvre étant facilitée du fait du faible poids des éléments de table d'opération établis suivant l'invention. Un dispositif de table pour opérations chirurgicales suivant la présente invention comprend un dessus à positions multiples monté en porte-à-faux et composé de revetements composites de fibres de carbone ou de fibres synthétiques ou organiques reliés à des ossatures latérales d'aluminium et à une âme en mousse thermo plastique en vue de rendre la partie du dessus de la table soutenant le patient exempte de tout support métallique de manière à permettre une totale perméabilité aux rayons x de tous les points de cette table sur toute sa longueur. Le dessin annexe, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une vue en perspective d'une table en porte-à-faux établie conformément à l'invention. Fig. 2 en est une vue de cote. Fig. 3 est une coupe à plus grande échelle suivant 3-3 (fig.l). Fig. 4 est une coupe suivant 4-4 (fig. 1) montrant à plus grande échelle un détail de construction. Fig. 5 est une vue éclatée d'un élément composite de table établi en fibres de carbone. Fig. 6 illustre en vue de cote le mécanisme de clapet et de roue à rochet. Fig. 7 en est une vue en plan. Le dessus de table en porte-à-faux 1 est monté de manière réglable sur un pietement 2 afin de pouvoir être incliné dans chaque direction horizontale ou verticale. Il comprend une multiplicité d'éléments 3 articulés entre eux en 3a de manière à pouvoir etre individuellement réglables en position. La déformation au niveau de l'extremite sous l'effet d'une force combinée de torsion et de flexion appliquée en un point décalé de 1300mm longitudinalement ne doit pas exceder 25mm sous une charge de 135kg (cette charge correspond à la force développée par un individu qui s'asseoit sur un coin du dessus de la table). Une charge excentrée (appliquée au meme point) de 255kg ne doit pas entraîner une déformation permanente, et le dessus considéré doit résister à 100000 cycles lorsqu'il est soumis à une charge excentrée de 135kg. Chaque élément 3 du dessus de table comprend une ossature latérale ou longeron 4 constitué par un profile extrudé d'aluminium, les deux ossatures étant reliées par des revêtements composites 5 réalisés au moyen de fibres de carbone ou de fibres synthétiques ou organiques tandis qu'une âme 6 de mousse thermo-plastique est placée entre les deux revêtements pour former un panneau sandwich 6a. les ossatures latérales ou longerons 4 sont incorporés dans la construction du panneau, tout d'abord pour encaisser les charges et assurer la rigidité vis-à-vis des efforts de flexion, ensuite comme moyen de liaison des éléments de panneau individuel avec des mécanismes de charnière et enfin pour assurer la fixations des accessoires opératoires. Un dispositif d'actionnement pour verrouiller les charnières en position est prévu sur un cote des longerons latéraux. les revêtements 5 sont constitues par des fibres orientées dans le même sens, repliées en croix ou tissées, renforcées par une résine thermo-durcissable. La résistance des fibres de carbone utilisées varie de 1, 4 à 3 GPa tandis que leur module d'élasticité de Young est compris entre 200 et 440 GPa. La matière ou matrice préférée dans laquelle sont noyées les fibres de carbone est une résine thermo-durcissable telle qu'une résine epoxy, polyesther ou phénolique. La matière constituant l'âme 6 est une mousse thermo-plastique rigide et structurée établie de manière à affecter une forme prédéterminée. Elle est choisie de façon à atténuer le moins possible l'omission de rayons x. les ossatures 4 sont réalisées sous la forme de tronçons de profilé extrudé rectiligne fabriqué en alliage d'aluminium HE30 qui est un métal à grande dureté résistant bien à la corosion (fig. 3). les ossatures subissent un pré-traitement d'anodisation pour améliorer la liaison des revêtements composites 5 et de l'amie en mousse 6 des panneaux Sa. les revêtements composites 5 formant le dessus de la table sont traités dans un autoclave sous une pression de 0,6 MPa à une température de 149gaz la forme de ces revêtements étant déterminée par utilisation d'un outillage de moulage. L'âme en mousse 6 est usinée de manière à présenter la forme et les dimensions prédéterminées du panneau. les revêtements, l'amie et les ossatures d'aluminium sont ensuite réunis au cours d'une opération supplémentaire au moyen d'une colle de résine époxy souple et résistante. En variante le panneau complet peut être fabriqué en une seule. opération de moulage à l'aide d'un moule approprié, tandis que les revêtements composites sont traités et les éléments du panneau assembles en une opération unique. Après la fabrication des panneaux sandwich 6a ceux-ci sont usinés pour permettre la fixation des charnières et des-mécanismes d'actionnement aux ossatures latérales 4 en aluminium extrudé. Finalement les revêtements composites sont vernis avec une laque de polyuréthane de manière à augmenter leur résistance aux éraflures. Fig. 6 et 7 montrent un mécanisme de roue à rochet et de cliquet 10 commandé par un levier d'actionnement et de débrayage à main 11. Chaque panneau est relié à son voisin par un goujon 12 qui traverse une chape extrême ménagée dans le panneau suivant. Des cornières 7 sont fixées ou boulonnées au-dessous des bords du revêtement inférieur 5 en vue de recevoir les cassettes 8 pour rayons x qui peuvent être glissées le long des cornières sous une partie déterminée du corps du patient en vue d'obtenir des clichés à partir d'un appareil radioscopique 9. L'atténuation des rayons x est maximale. La valeur consistante d'une feuille d'aluminium d'épaisseur lmm équivaut à 100kv, ce qui est en accord avec les règles de sécurité proposées pour le dosage sur le patient. Le dessus de la table doit être plat, lisse, résistant aux éraflures et facilement nettoyable à l'aide de solutions cliniques de nettoyage. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'a titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Dispositif de table pour opérations chirurgicales, caractérisé en ce qu'il comprend un dessus a positions multiples monté en porte-à-faux et composé de revêtements composites (5) de fibres de carbone ou de fibres synthétiques ou organiques reliés à des ossatures latérales (4) d'aluminium et à une âme (6) en mousse thermo-plastique en vue de rendre la partie du dessus de table soutenant le patient exempte de tout support métallique de manière a permettre une totale perméabilité aux rayons x de tous les points de cette table sur toute sa longueur. 2. Dispositif de table pour opérations chirurgicales suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le revetement (5) composite de fibres de carbone ou de fibres synthétiques ou organiques est relié aux ossatures tubulaires longitudinales (4) situées de chaque côté, lesdites ossatures étant montées sur un piètement d'extrémité (2) de maniere que la table puisse etre inclinée dans toutes les directions. 3. Dispositif de table pour opérations chirurgicales suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il est établi en éléments (3) montés pivotants les uns par rapport aux autres, chacun d'eux étant susceptible de se déplacer individuellement dans des plans verticaux. 4. Dispositif de table pour opérations chirurgicales suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que chaque élément (3) est réalisé sous la forme d'un panneau comprenant des revêtements supérieur et inférieur (5)- composés de fibres de carbone ou de fibres synthétiques ou organiques entourant une âme (6) en mousse de manière a constituer un sandwich, l'ensemble composite des revêtements et de l'amie étant relié aux ossatures tubulaires (4) de chaque élément. 5. Dispositif de table pour opérations chirurgicales suivant l'une quelconque des revendications 1 a 4, caractérisé en ce que des cornières (7) sont assemblées ou boulonnées au dessous du revêtement inférieur (5) et des ossatures latérales (4) en vue de recevoir des cassettes (8) pour rayons x qui peuvent être glissées le long de ces cornières en vue d'obtenir des clichés d'une quelconque des parties du corps du patient disposé sur la table.