Â partir de ltobservation de B.S. Blumberg et ses collaborateurs, en 1961, d'une réaction de précipitation sérologique entre le sérum sanguin d'un patient ayant subi de nombreuses transfusions et le sérum sanguin provenant d'un aborigène dtAus- tralie, il a été établi qu'il existe un antigène couramment associé à l2hépatite. (Voir B.S. Blumberg et ses collaborateurs, Nat. Acad. Med. 44:112, 1566 (1968) ; H.S. liter et B.S. Blumberg, Blood, 27:33 297 (1966) et A.J. Zuckerman, Nature, 223:569 (1969). Connue à 12 origine sous le nom d antigène d'Australie, cette matière est maintenant généralement désignée dans la littérature tout simplement comme étant l'antigène associé à l'hépatite (kAli). Lthépatite se divise cliniquement en deux catégories générales, à savoir une hépatite du sérum, habituellement appelée HBAg ou hépatite du type B,et une hépatite infectieuse que l'on appelle habituellement hépatite de type A. L'hépatite lu sérum (de type B) existe en au moins deux sous-types à savoir a-d et a-y. Les moyens actuellement disponibles pour la détection de l'hépatite visent principalement l'hépatite du sérum (HBAg ou de type B), et ils sont fondés sur la réaction sérologique de l'antigène associé au processus de la maladie0 L'antigène impliqué dans la présente invention sera simplement désigné ci-après par l'abréviation AAH, mais il comprend la protéine à masse moléculaire élevée, associée à l'infection virale du foie.Cet antigène (AAH) est extrêmement rare dans le sang de la population américaine normale, et sa présence a été indiquée comme existant à moins de 0,1 f L'antigène AAH a été décelé chez des malades souffrant de leucémie myélogène aigue, de leucémie lymphocytique chronique et de leucémie lymphocytique aigüe.L'antigène (AAH) a également été décelé chez des malades hospitalisés présentant le syndrome de Down, qui ont tendance à présenter une hépatite sub-aigUe, comme indiqué par Krugman et ses collaborateurs dans the New England Journal of Medicine, 281:119-122 -(1969). Comme son nom l'indique, l'antigène AAR s'est avéré présenter un taux d'inciden- ce très élevé chez les malades souffrant d'une hépatite infec tireuse. Du fait qu'un très grand nombre de patients recevant des transfusions saignes contractent une hépatite due à l'origine des matières sanguines transfusées, on a effectué au cours des récentes années, et l'on continue encore d'effectuer, beaucoup de travail pour réduire l'infection provenant de cette source. Une grande partie de ce travail s'est centrée autour de schémas tendant à déceler la présence de antigène associé à l'hépatite (AAH) dans le sang, avant l'administration du sang ou des matières sanguines au patient0 (Voir Canadian Medical Association Journal, 106, Special Issue on Viral Hepatitis, 26 Février 1972 (Numéro spécial sur l'hépatite virale) ; Australia Antigel and Hepatitis, B.S. Blumberg, A.I. Sutnick, W. T0 London et I. Millman, C.R.C. Press, Cleveland, Ohio (1972)). En général les schémas sérologiques antérieure ment proposés pour la détection de AAH dans le sang reposent sur la réaction de l'isoprécipitine du sérum contenant des anti-corps, que l'on trouve couramment chez des patients ayant subi des transfusions multiples et qui est couramment produite chez des animaux immunisés avec AAH, avec l'antigène (AAH) que l'on trouve le plus fréquemment dans le sérum de patient présentant de l'hépati- te ou, à un moindre degré, dans le cas des autres troubles préci tésO Deux procédés bien connus de ce type sont l'iiumunodiffusion (ID) et la fixation du complément (FC). Ces deux procédés exigent une période d:incubation d'au moins 8 heures et ils ne conviennent donc pas pour des techniques d'un examen rapide de sélection dans des banques du sang.Une diffusion augmentée par électrophorèse, c'est-à-dire une immuno-électro-osmo-phorèse (IEOP) ou une contre-électrophorèse (CEP) a été récemment développée par Prince et Burke (Sciences 169:593 (1970)). Ce procédé est très sensible et il peut être effectué en 30 minutes environ0 S.F. Malin et J.R. Edwards, de Villanova University (Nature, New Biology 235 182 (1972)) ont récemment mis au point un essai dtinhibition sur latex (EIL) pour l'antigène associé à l'hépatite (AMI), selon lequel on utilise des particules de latex comme système indicateur0 L'agglutination des particules indique la présence de AMI. L'essai est simple et rapide. L'association américaine des banques du sang a recommandé d'établir la présence ou l'absence de AAH comme ltun des critères de l'administration du sang et des produits dérivés du sang, avant leur administration0 Le procédé actuellement admis pour cela est l'essai immunologique à radio-élément (EIRE), mais cela a été fortement mis en cause dans Blood 42, 947, (1973) et dans N. Engo J.Med. 289 385 (1973), en raison des frais encourus et du fait que du sang trouvé négatif selon EIRE, a causé de l'hépatite de post-transfusione L'essai immunologique à radioélément utilise une protéine à marque radioactive, qui se combine avec l'AMI pour donner un complexe radioactif antioorps-antigène incorporant un radioisotope en une quantité proportionnelle à la quantité de AMI se trouvant dans les sérums. Bu fait que le sang entier et les matières à base de sang ou dérivées du sang ont une durée relativement brève de con servation possible, on a besoin d'un procédé rapide d'examen du sang pour y déceler la présence éventuelle. de AMI avant l'adminis- tration.Un essai vraiment rapide aurait également une utilité évidente dans des banques du sang, puisqu'on pourrait prélever un échantillon de sang sur un donneurpotentiel de sang et soumettre cet échantillon à des essais avant de prélever la quantité principale de sang destinée à la transfusion, ce qui économise le temps et les dépenses de la collecte de quantités de sang inutilisables, Un autre inconvénient des procédés antérieurement proposés pour les essais de détermination de l'hépatite est que ltAAH est le seul antigène lié à l'hépatite ou la seule protéine qui est indiquée par les essais utilisant un anticorps associé à l'hépatite. La spécificité de la réaction anticorps-antigène empoche des réactions avec des antigènes différents mais éventuellement apparentés.Il est probable qu'une majeure proportion du sang et du produit à base de sang, capables de transmettre l'hépatite,contientient AAH comme agent pathogène ou associé à l'agent pathogène. Cependant, il est possible que de nombreux autres antigènes ou autres protéines à masse moléculaire élevée, présentant de la similitude avec AMI, puissent constituer une indication de l'hépatite et/ou être capables de transmettre l'hépatite. De tels autres antigènes ou de telles autres protéines ne sont pas décelés par les essais ou tests antérieurement connus pour l'hépatite. Un but principal de la présente invention consiste donc à proposer un test rapide pour déceler la présence de AAH dans les matières biologiques et en particulier dans celles obtenues du corps humain, notamment le sang et les matières qui en dérivent. Un autre but de l'invention est de proposer un test amélioré pour déceler non seulement AMI, mais aussi d'autres agents présents dans les matières à base de sang et qui provoquent hépatite ou lui sont associés ; cet essai est assez simple pour autre effectue de façon routinière par des personnes n'ayant pas subi un entraînement technique spécialisé. On parvient aux buts précités, et à d'autres encore, de la présente invention visant à déceler la présence de l'hépa- tite ou des maladies apparentées en mélangeant une matière biologique, en particulier une matière provenant du corps humain, en présence d'eau, avec au moins un sel hydrosoluble du platine ou du palladium contenant un groupe dirigeant en trans et qui permet au fragment du sel contenant le métal de réagir avec AAH ou avec des matières apparentées pour former un précipité caractéristique décelable.Plus particulièrement, les sels suivants se sont avérés pouvoir bien convenir à cet effet : le platine-(II)-éthylène-trichlorure de potassium (sel de Zeise) le platine-(II) -carbonyl-trichlorure de potassium le dichlorure de platine-(II)-cis, bis (triéthylphosphine) le chlorure de platine-(II)-hydrido-cis, bis (triphénylphosphine) le platine-(II)-trans-2-butène-trichlorure de potassium le platine-(II)-cis-2-butène-trichlorure de potassium et le platine -(II)-isobutène-trichlorure de potassium. Ltinvention comprend également des solutions aqueuses de ces sels, stabilisées par des sels qui ne gênent pas, par exemple les sels de métaux alcalins, notamment. On effectue normalement 11 essai ou le test à la température ambiante ou bien, si on le désire, à une température normalisée telle que 250C. Cependant, des températures élevées, telles que 370C, sont inopportunes, puisque les protéines normales tendent à s'agréger ou à floculer, à de telles températures, avec les réactifs utilisés dans le test, et ces protéines normales peuvent donner alors des résultats faussement positifs. Il n'est pas nécessaire que les cations des sels précédents soient des atomes de potassium, puisque l'on pourrait utiliser tout aussi bten du sodium ou n'importe quel autre cation qui ne gEne pfas et qui convient bien, tant que le cation choisi ne rend pas le fragment associé, contenant le métal noble, trop insoluble aans l'eau pour lrobtention de concentrations adéquates pour la réaction avec AMI. Bien entendu, le cation ne doit pas être un cation connu pour provoquer la précipitation des protéines du sérum, puisqu'un tel cation fausserait le test.Ce sont les fragments réactifs contenant le métal noble, énumérés ci-dessus, et d'autres fragments équivalents con;portant du platine ou du palladium et contenant des groupes dirigeants en trans, qui sont les réactifs efficaces pour l'essai de l'invention. L'identité du cation ou d'un autre moyen pour rendre solubles les fragments contenant le métal noble n' a pas dtimportanceO On peut également utiliser dans l'invention des sels de platine ou de palladium autres que ceux énumérés de façon spécifique ci-dessus, qui sont suffisamment stables et solubles dans l'eau ou qui peuvent eAtre rendus suffisamment solubles et qui contiennent un groupe dirigeant en trans et permettant au fragment contenant le métal noble de réagir avec AMI ou avec des matières apparentées pour former le précipité caractéristique décelable0 le degré de valence du platine et du palladium contenu dans les fragments des sels peut varier De même, le groupe dirigeant en trans peut être n'importe quel groupe de ce genre qui ne rend pas le sel inutilisable et qui exerce un effet suffisant pour rendre le fragment contenant le métal noble suffisamment réactif avec l'AMI. L'effet de direction en trans, précité, est étudié en détail au chapitre 5 "Substitution Reactions of Square-Planar Complexes" (réactions de substitution dans les complexes carrés plans) dans '1Mechanisms of Inorganic Reactions;A StudY of Metal Complexes In Solution" (mécanisme des réactions minérales ; étude des complexes de métaux en solutions), 2ème édition, John Willey & Sons, Inc., New York 1967, de Fred Basolo et Ralph G. Tearson. le sel de Zeise est le réactif préféré de l'invention en raison de sa disponibilité, de sa stabilité et de son excellen- te réactivité dans le procédé. L'invention sera donc étudiée ciaprès principalement à propos de l'utilisation de ce sel. On doit cependant comprendre que l'on peut également utiliser, de la même façon que le sel de Zeise, les autres sels particuliers énumérés ci-dessus, et d'autres sels de platine et de palladium contenant des groupes dirigeant en trans et qui permettent à ces sels de réagir avec AMI pour former le précipité caractéristique décelable. De même, on peut s'attendre à ce que d'autres complexes carrés plans),contenant du métal à liaison d8 et qui contiennent des ligands ou coordinateurs capables de présenter des propriétés de direction en trans réagissent de façon semblable.Bien entendu,ces autres sels présentent des caractéristiques variables de disponi- bilité, de stabilité,de solubilité et de réactivité pour AAH et y sont donc diversement intéressants dans le procédé de l'invention. Lorsque l'on mélange le sel de Zeise, ou ntimporte quel autre sel utilisable dans l'invention, avec un échantillon contenant AAH ou une autre matière décelable, en présence d'eau, il se forme une précipité caractéristique, décelable sous forme d'un trouble dans le mélange résultant, Dans du sérum normal, un léger trouble peut apparaître mais il disparait sous l'effet d'une agitation, par exemple sous l'effet de secousses modérées et il en résulte que le trouble initial disparait. Dans des échantillons contenant AAH, au contraire, le trouble initial ne disparatt pas lors d'une agitation modérée comme dans le cas d'une matière provenant d'un sang normal, mais ce trouble persiste. Cet essai ou test simple et rapide pour déceler la présence de AMI se fonde sur la découverte surprenante selon laquelle le sel de zinc semble réagir de façon spécifique avec AAH pour former un précipité qui ne se redissoudra pas dans les matières biologiques liquides aqueuses. le sel de Zeise est connu depuis 1827. Il est maintenant considéré comme ayant la formule K(Pt(C2H4)Cl3).H2O dans laquelle la structure de l'anion est : où le fragment éthylène est orienté perpendiculairement au plan de PtCl30 Voir "A Redetermination of the Crystal and Molecular Structures of Zeise's Salt K(Pt(C2H4)Cl3).H20" par JeA.J Jarvis, B.T. Kilbourn et P.G. Owston dans "Acta Grys", 327:366 (1971). L'atome de chlore situé en trans par rapport au fragment éthylène dirigeant en trans est plus éloigné de l'atome de platine (2,42 A) que les autres atomes de chlore (2,32 AO) et, ainsi, il peut plus facilement réagir0 Sans vouloir porter préjudice à une théorie quelconque du fonctionnement et sans rouloir restreindre une telle théorie, on pense actuellement que cet effet en trans permet la réaction du sel de Zeise avec un groupe sulfhydryle présent dans l'antigène (AAS). Il apparaîtra aux experts en ce domaine que les atomes de chlore du sel de Zeise peuvent être remplacés par des atomes d'iode ou de brome ; et que d'autres oléfines peuvent remplacer le groupe éthylène, ce qui comprend aussi bien des oléfines non substituées que des oléfines substituées par des groupes ne gênant pas comme des groupes alkyles, notamment, tant que les sels réagissent avec AMI pour produire le précipité caractéristique décelable Des composés utilisables dans ce type de réaction seront donc considérés comme équivalents au sel de Zeise aux fins de la présente invention0 Le sel de Zeise est soluble dans l'eau et dans la solution saline physiologique ainsi que dans d'autres liquides aqueux, Par conséquent, on peut mettre le procédé de l'invention en oeuvre en employant n'importe quelle matière biologique liquide comme du sérum, du plasma, des fractions de plasma ou d'autres solutions ou suspensions aqueuses de matières biologiques, en ajoutant du sel de Zeise solide à de telles matières liquides. Ear ailleurs, on peut mettre le procédé en oeuvre en utilisant des matières solides dérivant du sang et une solution aqueuse du sel de Zeise. L'eau nécessaire peut être fournie par la matière biologique ou par le réactif contenant le sel de Zeise, comme noté ci-dessus. On préfère cependant conduire le test ou l'essai en utilisant à la fois une matière liquide et une solution aqueuse du sel de Zeise0 La concentration du sel de Zeise dans le mélange réactionnel contenant de liteau et de la matière biologique à essayer peut varier entre de larges limites et elle ntest pas fondamentale tant qu'il y a suffisamment de sel de Zeise présent en solution pour former un précipité visible dans le mélange réactionnel.En général, cependant, on emploie commodément le sel de Zeise en des concentrations comprises entre environ 0,1 et environ 0,5 % en poids, par rapport au poids des solutions aqueuses ; le réactif préféré est une solution à 0,5 %0 On peut employer des concentrations inférieures à 0,1 %, tant que l'on obtient dans ltéchan- tillon soumis à l'essai un précipité que l'on peut déceler de façon sure.On peut également employer des concentrations supé rieures à 0,5 %, si on le désire, et l'on peut nême utiliser du sel de Zeise solide, comme noté ci-dessus, si la matière dérivant du sang est sous une forme liquide contenant de lteaue Des concentrations supérieures à 0,5 % environ ne sont normalement pas nécessaires pour obtenir un test ou essai satisfaisant, cependant, et elles ne sont, bien entendu, pas économiques en raison du prix de revient élevé du sel de Zeise. On peut utiliser le test de lrinvention pour déceler la présence de AAH dans nrimporte quel type de matière biologique suffisamment limpide en elle -m8me ou que lton peut placer en solution ou en suspension dans de l'eau ou dans une solution saline physiologique de façon à obtenir un échantillon d'essai dans lequel on peut déceler de façon sûre le précipité obtenu avec le sel de Zeise. Cependant, ce test est principalement destiné à servir sur du sérum sanguin, du plasma et des produits provenant du sang. Comme on le sait bien, le sang humain contient normalement environ 40 à 50 % de solides, sous la forme des globules sanguins et environ 50 à 60 % de liquide ou de plasma ou de sérum. Le terme "sérum", dans son sens strict, concerne la portion liquide du sang après coagulation ou enlèvement des facteurs de coagulation, et le terme "plasma" désigne généralement la portion liquide totale du sang après enlèvement des globules. Cependant, le terme "sérumJ'-et "plasma" servent de façon plus ou moins interchangeable dans le présent mémoire, puisque la distinction entre les deux n'est pas fondamentale dans la présente invention. Les cellules ou globules contenus dans le sang sont constitués d'éléments figurés9 c'est-à-dire des globules rouges (érythrocytes), des globules blancs (leucocytes) et des plaquettes. Ces globules peuvent autre séparés du plasma par des techni- ques connues, par exemple par centritugation et sédimentation. On peut encore soumettre le plasma à des traitements par des techniques connues pour obtenir diverses fractions de plasma. Le plasma et les fractions du plasma sont disponibles à l'échelle commerciale sous forme liquide , congelée et séchée . Environ 50 % des protéines contenues dans le plasma sanguin sont constituées par de ltalbumine qui est également disponible à lréchelle commerciale. On peut aussi isoler de la gamma-globuline avec d'autres matières du sang.On peut soumettre toutes la matières ci-dessu3, ainsi que d'autres connues en pratique et pouvant dériver du sang entier, à des essais ou à des tests selon l'invention pour y déceler la présence éventuelle de AMIo Cependant, on ne teste pas directement du sang entier lui-même puisque la présence des globules rouges du sang masque le précipité du sel de Zeise et de AAH.Donc, le procédé le plus simple pour effectuer un contrôle du sang entier consiste à centrifuger un petit échantillon et à conduire le test ou l'essai de l'invention sur le plasma limpide obtenu de cette façon0 On a démontré la spécificité du sel de Zeise pour AMI en effectuant le test ou l'essai de l'invention sur diverses protéines 11pures110 Le test a été négatif pour les matières suivantes : du sérum humain reconstitué dont on a enlevé l'antigène par filtration sur gel ; de la sérum-albumine ; du sérum humain d'un ictérique, ne contenant pas AMI ; et de l'acide desoxyribonucléique du thymus de veau.Le test a été positif, par ailleurs, pour la fraction contenant l'antigène (AAH), isolé par filtration sur gel ; BAH, 1 t immunoglobuline M et les gamma-globulines précipitées d'un sérum contenant AAH ; et AMI disponible à l'échelle commerciale.Il convient de noter, en outre, qutun test selon l'invention ne peut servir sur des préparations de protéines "lyophilisées", puisque ces préparations réagissent avec le sel de -Zeise, qu'il y ait ou non présence de AAH. Cependant, on peut tester ou essayer efficacement des solutions congelées ou concentrées0 Il a également été démontré que les sels de platine, autres que le sel de Zeise et que les autres sels énumérés cidessus comme utiles dans 1, invention, même ceux connus comme étant actifs contre les tumeurs, ne réagissent pas avec ANAR. Plus particulièrement, on n'a pas obtenu de réaction visible entre AAH et les sels suivants dans des sérums qui se sont avérés positifs par d'autres méthodes : : Composé cis-Pt(IV) (NH3)2Cl4 K2PtCl4 cis-Pt(II) (NH3)2Cl2 K2PdCl4 Pt(II) (NH2CH2CH2NH2)Cl2 (C6H5CN)2PdCl2 Pt(IV) (NH2CH2CH2NH2)Cl4 Ces sels, bien entendu, ne peuvent servir car ils ne contiennent pas, dans le fragment contenant le métal noble, un groupe de force suffisante dirigeant en trans. Il convient également de noter que certains sels de platine et de palladium se sont avérés donner une réaction positive dans des sérums connus comme -étant positifs mais que ces sels donnent une légère réaction positive avec des sérums connus comme étant négatifs ou bien qu'ils se décomposent et précipitent du métal noble libreo Dans l'un ou l'autre cas, le résultat de l'essai peut ne pas être concluant, en particulier pour des sérums négatifs, et spécialement entre les mains de personnes qui ne sont pas des experts est, par conséquent, il n'est généralement pas souhaitable d'employer de tels sels dans l'inventicn, puisque l'on dispose du sel de Zeise et d'autres sels qui fournissent des résultats non ambigus. Puisque certains agents de conservation servant dans des échantillons de sérum peuvent g8ner le test de l'invention, il faut éviter de telles matières, et, par exemple, de l'azothydrure de sodium et du merthiolate ne doivent pas être présents Cependant, du fluorure de sodium, en des concentrations "norma les", ne gêne pas l'essai0 Cependant, les solutions aqueuses des réactifs du test ou les matières soumises à 11 essai peuvent contenir n'importe quel sel ou n2 importe quelle autre matière, en n'importe quelle concentration, qui ne faussent pas le test.Plus particulièrement, il a été trouvé que l'on peut prolonger la du réezpossible de conservation et de service de solutions aqueuses des réactifs d'essai, énumérés ci-dessus, en leur incorporant, en n'importe quelle concentration convenable, des sels de métaux alcalins On peut employer n1 importe quel sel soluble de métal alcalin qui ne contient pas un anion gênant.Cependant, il a été trouvé que le chlorure de sodium et le chlorure de potassium sont tous deux efficaces pour stabiliser des solutions aqueuses du sel de Zeise et des autres réactifs d'essai énumérés ci-dessus et on les préfère donc généralement pour cela, en raison de leur faible prix de revient et de leur facilité d'approvisionnement. le chlorure de césium, qui est présent à la concentration de 1,29 g/ml dans certaines préparations de AMI disponibles à l'échelle commerciale, ne fausse pas l'essai. L'agent préféré de stabilisation des solutions aqueuses du sel de Zeise ou des autres réactifs dressai est la solution saline physiologique, ctest-à-dire une solution aqueuse contenant environ 0,9 % de chlorure de sodium. Cependant, on peut employer les sels de métaux alcalins ou d'autres sels en des concentrations se situant dans un large intervalle, compris entre une valeur aussi faible que 0,01 % et allant jusqu'à des so1utions 1 molaire ou même jusqutà des solutions plus concentrées. Bien entendu, on comprendra que le test de la présente invention peut Qtre effectué sur des spécimens et des échantillons autres que du sérum sanguin ou du plasma sanguin, bien que cela constitue l'utilisation principale envisagée. Ainsi, le test peut servir d'indicateur de la présence d'antigènes et d'autres agents liés à l'hépatite et qui ont été isolés ou extraits de matières physiologiques (par exemple à partir de matières ou du fluide de l'ascite). On comprendra que lorsque le test sert sur des échantillons autres que du sérum sanguin ou du plasma sanguin, les quantités relatives du réactif à ajouter à l'échantillon peuvent différer selon la concentration particulière ou la dilution particulière de l'échantillon à contrtler Après l'addition du réactif, on mélange doucement l'échantillon biologique et le réactif, de préférence après avoir laissé reposer durant 15 secondes environ. On laisse ensuite le mélange reposer à la température ambiante durant 5 minutes environ. L'échantillon, tel que du sérum sanguin, est normalement limpide, et il se formera immédiatement un précipité ou un léger trouble, que le test soit finalement négatif ou positif. Si le test est négatif, ce précipité ou ce trouble initial disparaîtra lors du mélange, mais il persistera après mélange dans le cas d'un échantillon contenant de l'AMI. Tout trouble ou précipité restant après mélange et repos durant 5 minutes est considéré comme indiquant un test positif. On compare de préférence l'échantillon d'essai, comportant le réactif ajouté, à un échantillon négatif connu et à un échantillon positif connu, bien qu'un échantillon négatif doive être parfaitement limpide. Il vaut mieux comparer le sérum d'essai ou un autre échantillon d'essai avec un sérum ou un échantillon qui a été traité avec un volume égal de solution physiologique saline.On peut utiliser la différence d'absorbance de la lumière, pour une longueur d'onde d'environ 600 nm, entre un spécimen traité par de la solution physiologique saline et un spécimen identique traité par du sel de Zeise, comme une mesure quantitative du degré de la réaction0 On pense qu'unie différence d'absorbance de 0,05 à 0,10 entre le spécimen traité par la solution saline physiologique et le spécimen traité par le sel de Zeise indique une réaction positive Une différence d'absorbance inférieure à 0,010 est considérée comme négative pour la détermination de AMI. Habituellement, un test positif deviendra plus prononcé après une période de repos, Un test positif apparaîtra habituellement trouble seulement, mais l'on peut observer un précipité blanchâtre dans le cas d'une réaction fortement positive. On augmente grandement la réaction en laissant le mélange incuber à 40C durant 24 heures. Bien quton ne souhaite pas autre lié par une théorie quelconque, on pense que le réactif de la présente invention réagit avec les protéines à masse moléculaire élevée que l'on trouve dans le sang de personnes infectées par l'hépatite ou qui portent de l'hépatite (ctest-à-dire qui sont capables de transmettre cette maladie), le réactif permettant ainsi de déceler la présence de ces protéines. De telles protéines à masse moléculaire élevée comprennent l'antigène associé à l'hépatite (BATH) mais ne sry limitent pas.Donc, un avantage du test de la présente invention par rapport à d'autres tests antérieurement connus est, pense-t-on, son aptitude à déceler non seulement AAH, mais aussi des agents protéiques à masse moléculaire élevée qui peuvent Qtre ou non des antigènes, quoiqu'ils soient semblables à AMI, et qui indiquent également la présence de l'infection de hépatite dans le sang ou les agents de contamination de ce genre, Un autre avantage du test de la présente invention est la rapidité avec laquelle il peut être effectué. Ainsi, on peut utiliser de façon appropriée ce test pour un examen initial des échantillons de sang, que lton fait suivre par l'un des tests antérieurement connus et qui constitue alors une confirmation. L'hépatite est une maladie qui affecte seulement les entres humains et d'autres primates, et qui est très différente de maladies semblables affectant d'autres espèces. Par conséquent, des essais ou tests d'échantillons de sang humain que l'on effectue en injectant ce sang dans d'autres animaux ne produisent pas des résultats significatifs.En outre, en raison de la gravité de l'hépatite, le contre ou l'essai des échantillons de sang par injection à autres êtres humains n'est généralement pas faisable De plus, par suite de ltincertitude qui règne, dans l'état actuel de la pratique, à propos des agents exacts provoquant ou transportant l'hépatite, il est impossible de déterminer avec certitude si un échantillon donné de sérum sanguin est ou non capable de transmettre certaines formes de la maladie. Par conséquent, il n'existe aucun étalon absolu, peu avant l'injection du sérum sanguin à des êtres humains, permettant de comparer et d'évaluer des tests de détection de l'hépati- te. Il faut donc évaluer l'efficacité des nouveaux tests en comparaison des résultats obtenus par les tests antérieurement existants pour la maladies Ta précision relative du test de la présente invention sera donc maintenant montrée par référence aux essais comparatifs suivants Exemple 1 Afin de montrer l'efficacité du procédé de l'invention, on a soumis 124 sérums différents à des essais effectués selon ce procédé, ainsi qu'à l'essai d'agglutination du latex (EAL), et aux essais d'immunodiffusion (ID) et de fixation du complément (FC).On a effectué les tests ou essais de la présente invention en utilisant -5 gouttes d'une solution aqueuse à 0,3 % du sel de Zeise dans des échantillons de 0,4 ml des sérums. On a conduit les BAL en opérant comme décrit par Malin et Edwards (Nature, 235, 182 (1972)). On a effectué les essais d'immunodiffusion (ID) en opérant de la façon usuelle, en utilisant de la gélose à 1 % et en laissant la diffusion s'effectuer sur des plaques durant 24 heures à 250C (voir B.S Blumberg et collaborateurs, Lancet II, 634 (1961). On a effectué les essais de fixation du complément (FC) de la façon usuelle en utilisant des quantités de 25 ml des divers constituants (voir R.H.Purcell et collaborateurs, J. Inf. Dis., 120:3, 383, 1969 ; et N.R. Shulman et collaborateurs, Science, 165:304 (1969)). On a soumis chacun des 124 sérums à des essais effectués selon chacun des quatre procédés (sel de Zeise ; BAL ; ID ; et FC). Le tableau I ci-après montre le résultat, positif ou négatif, concernant la présence de AAH. Le tableau I montre également le nombre de sérums, et le pourcentage du nombre total de sérums, ayant chacune des 10 combinaisons globales différentes de réponse aux quatre essais ou aux quatre tests. TABLEAU I Analyse statistique des résultats des essais sérologiques et des essais au sel de Zeise pour la détermination de l'antigène associé à l'hépatite (AAH) dans des échantillons de plasma sanguin Essai Sel de Nombre % des échantillons EAL ID FC Zeise d'échantillons totaux + + + + 30 24,2 + - - + 1 0,8 - + - + 6 4,8 + - + + 2 1,7 - - - + 9 7,3 - - - - 67 54,0 + - - - 1 0,8 + - + - 3 2,4 + + + - 4 3,2 + - - - 1 0,8 Total 124 100,0 En se référant au tableau I, on voit que les quatre essais ou tests produisent les pourcentages globaux de réponses positives et de réponses négatives indiqués au tableau II TABLEAU II EAL ID FC Sel de Zeise % de réponses positives 33,9 33,9 31,5 38,8 % de réponses négatives 66,1 66,1 68,5 61,2 En analysant encore davantage les données ci-dessus, et en considérant n'importe quel résultat positif de l'un quelconque des quatre essais comme indiquant un résultat vraiment po sitif, mais en exigeant que les quatre résultats d'essai soient négatifs pour l2indication d'un résultat vraiment négatif, on obtient entre les essais la correspondance globale ou l'accord global que le tableau III ci-après montre : TABLEAU III Accord : résultat positif 46,0 faussement positif 7,3 résultat négatif 54,0 faussement négatif 7,3 Le tableau IV ci-après montre le pourcentage des résultats faussement positifs et des résultats faussement-négatifs pour chacun des quatre essais TABLEAU IV EAL ID FC Sel de Zeise % faussement positif 2,8 6,6 6,0 7,3 r faussement négatif 6,2 3,3 6,3 7,3 Les réponses faussement positives et les réponses faus sement négatives sont un peu plus élevées pour l'essai selon l'invention que pour les essais de l'art antérieur.Cependant, le nouveau procédé présente le net avantage, par rapport aux autres essais, de pouvoir être effectué en quelques minutes même par du personnel non entratné, alors que l'essai d'aggluti nation du latex (EAL) exige une période d'incubation de 15 minutes; les essais dtimmuno-diffusion (ID), de diffusion du complément (suc) et d'essai immunologique à radio-élément (EIRE) exigent des périodes d'incubation de 8 à 24 heures. Les procédés actuellement admis ne décèlent pas AAH dans tous les échantillons puisque l'on n'a pas éliminé l'hépatite de post-transfusion. Exemple 2 On a essayé 722 échantillons au total de sérum sanguin avec le procédé d'essai ou de test de la présente invention et avec le procédé dtimmuno-électro-osmo-phorèse (IEOP) ou (CEP) décrit dans la littérature précitée. Les échantillons d'essai, obtenus au hasard, provenaient de banques du sang, des hôpitaux de l'armée -(de terre) des Etats-Unis d'Amérique et d'hôpitaux locaux de la région de Philadelphie (Pennsylvanie). le réactif de la présente invention que l'on a utilisé comprenant 0,3 % de sel de Zeise dissous dans de l'eau désionisée ou déminéralisée, On a ajouté 3 gouttes du réactif d'essai à 0,2 ml de chaque spécimen dansuun tube à essai.On a mélangé au bout de 15 secondes les échantillons d'essai contenant du réactif et l'on a ensuite laissé reposer à la température ambiante durant 60 secondes avant d'observer des résultats. Le tableau V présente un résumé statistique des résultats de ces deux essais sur les 722 échantillons essayés. Le résumé montre un excellent accord entre les résultats des tests ou essais selon la présente invention et les résultats de l'essai IEOP (ou de contre-électro-phorèse "CEP") normal.On calcule le pourcentage statistique des résultats faussement négatifs et le pourcentage statistique desrésul tains faussement positif ,dans ce tableau, en supposant que l'essai IEOP normal est précis à 100 % (cette supposition est hautement idéaliste, et elle n'est faite que pour permettre une comparaison des deux procédés). TABLEAU V Nombre total d'échantillons essayés 722 100 % Accord total 623 86,5 % Résultat IEOP positif ; résultat Zeise négatif (c'est-à-dire résultat faussement négatif de l'essai au sel de Zeise) 39 5,4 % Résultat IEOP négatif ; résultat positif au sel de Zeise (ctest-à-dire résultat faussement positif au sel de Zeise) 60 8,3 % Total des résultats IEOP positifs 124 17,2 % Total des résultats IEOP négatifs 598 82,8 % Total des résultats positifs avec le sel de Zeise 144 19,8 % Total des résultats négatifs avec le sel de Zeise 578 80,2 ffi Exemple 3 On prépare un autre groupe d'échantillons d'essai en utilisant des sérums provenant de sources choisies, et qui ont subi des essais sérologiques par IEOP et par essai immunologique à radio-élément (EIRE).La concentration du sel de Zeise est de 0,5 %, et lton compare tous les sérums avec le sérum dilué avec une solution saline physiologique0 TABLEAU VI Total des échantillons essayés 71 100 % Résultat sérologique positif et résultat négatif au sel de Zeise 1 1,4 ffi Résultat sérologique négatif et résultat positif au sel de Zeise 20 29 % Nombre total des résultats sérologiques positifs 40 56,3 % Nombre total des essais sérologiques négatifs 31 43,7 % Nombre total des résultats positifs avec le sel de Zeise 60 84,5 % Nombre total des résultats négatifs avec le sel de Zeise 11 14,5 % Accord total 50 71,5 % le nombre plus grand de sérums que le sel de Zeise indique comme positifs est en accord avec le nombre de cas d'hépatites de post-transfusion que l'on sait provenir d'un sang qui a été déclaré négatif dans la recherche de AMI par IEOP ou par EIRE (voir Blood, 42:947 (1973) et N. EnglO J. MedO 289, 385 (1973)). Exemple 4 On a employé un troisième ensemble (voir tableau VII) en utilisant l'ensemble d'essai N 2 du "U.S. Department of Biological Standards" pour déceler 11 antigène associé à l'hépati- te de type B. Cet ensemble a été essayé dans de nombreux laboratoires, par immunodiffusion (ID), par fixation du complément (FC), par immXuno-électro-osmo-phorèse (IEOP) et par essai immunologique à radio-élément (EIRE). Afin d'obtenir une base objective de comparaison, on a mesuré comme suit, à l'aide d'un spectrophotomètre, le trouble du précipité obtenu dans les essais ou tests positifs. On a choisi une longueur d'onde de 600 nm pour la lumière employée, puisque le sel de Zeise ntabsorbe pas cette lon gueur dtonde et que, ainsi, le réactif inaltéré ne risque pas de gêner la détermination.On a employé une micro-cellule permettant de lire des absorbances d'échantillons aussi faibles que 0,1 ml, les échantillons ont consisté en 200 micro-litres de sérum et 200 micro-litres d'une solution à 5 mg de sel de Zeise par ml, et l2on a effectué le mélange dans un tube à essai. On a également utilisé un essai à blanc, consistant en 200 microlitres de sérum et 200 micro-litres d'une solution à 0,85 % de chlorure de sodium.Le spectrophoto-mètre à été réglé à 100 % de transmission en utilisant le témoin de solution saline à blanc; on a déterminé la différence dtabsorbance pour chaque échantillon d'essai et l'on a enregistré des résultats au tableau VII ci-après, après mélange et après 5 minutes de repos à la température ambiante TABLEAU VII Groupe de sérum d'essai N 2 du "U.S.Department of biological standards" ("DBS") pour la détection de l'antigène associé à l'hépatite Réactivité du sel de Zeise Examen visuel Trouble, Examen visuel, Trouble, Sérum N Réaction DBS 5 mn 5 mn 4 C/18 h 4 C/18 h 201 B P 0,35 P 0,670 202 B P 1,50 P Infini 203 N P 0,180 P 0,400 204 * C P 0,305 205 A P 0,275 P 0,600 206 (B) P 0,780 P 1,50 207 N (P) 0,140 P 0,255 208 A P 0,580 P 1,20 209 A P 0,180 P 0,400 210 A P 0,200 P 0,540 211 N P 0,270 P 0,510 212 N P 0,470 P 1,000 213 A P Infini P Infini 214 A P 0,230 P 0,480 215 N P 1,40 P 1,70 216 N N 0,090 P 0,490 217 A P 0,620 P 1,100 218 A P 0,280 P 0,800 219 B P 0,680 P 0,900 220 B P 0,420 P 0,810 TABLEAU VII (suite) Réactivité du sel de Zeise Examen visuel, Trouble, Examen visuel, Trouble, Sérum N Réaction DBS 5 mn 5 mn 4 C/18 h 4 C/18 h 221 N N 0,090 P 0,310 222 (A) P 0,580 P 0,950 223 A P 0,390 P 0,610 224 N P 0,180 P 0,270 225 N P 0,210 P 0,610 226 (A) P 0,320 P 0,450 227 N N 0,100 P 0,170 228 A P 1,500 P 1,900 229 N P 0,220 P 0,460 230 N P 0,200 P 0,330 231 N N 0,080 P 0,340 232 A P 0,850 P 1,250 233 N P 0,210 P 0,610 234 A P 0,400 P 0,590 235 A P Infini P Infini 236 * (C) P 0,070 237 * (C) (P) 0,040 238 B P 0,240 P 0,340 239 B P 0,840 P 1,200 240 N N 0,020 N 0,100 TABLEAU VII (suite) Réactivité du sel de Zeise Examen visuel, Trouble, Examen visuel, Trouble, Sérum N Réaction DBS 5 mn 5 mn 4 C/18 h 4 C/18 h 241 N (P) 0,110 P 0,200 242 N P 0,400 P 0,850 243 * C P 0,312 244 B P 0,390 245 * (C) P 0,288 P 0,570 246 * (C) P 0,405 247 N (P) 0,160 P 0,310 248 N P 0,240 P 0,260 249 * C P 0,400 250 (B) P 0,300 P 0,700 251 A P 0,250 P 0,390 252 A P 2,000 P Infini 253 A P 0,205 P 0,340 254 A P 0,900 P 1,250 255 A P 1,200 P 1,500 256 A P 1,800 P Infini 257 * (C) P 0,130 258 N P 0,185 P 0,320 259 * (C) P 0,850 260 A P Infini P Infini 261 * C P 0,348 TABLEAU VII (suite) CODE DE REACTIVITE : A : Réactif selon tous les procédés, y copris l'immuno-diffusion (ID) B : Réactif selon l'immuno-électro-osmo-phorèse (IEOP) C : Réactif selon des essais plus sensibles, comprenant l'essai immunologique à radioélément (EIRE) P : Positif N :Négatif ( ) : indique une réactivité limite ou marginale pour le niveau de détection ; on s'attend à ce que des sérums considérés à la limite pour A soient positifs pour le niveau B et à ce que des sérums considérés comme à la limite pour B soient positifs au niveau C. * Voir tableau VIII. Dans cette série d'essais, on trouve, d'après l'essai au sel de Zeise, qu'il y a 14 échantillons positifs de plus que dans le cas des autres méthodes d'essai , y compris ElFE0 L'or- dre de grandeur du nombre de ces échantillons positifs supplémentaires est en accord avec l'expérience actue.le d'une hépatite de post-transfusion dans le cas du sang ayant subi des essais par EIRE. Il n'y a aucun sérum qui, trouvé négatif à l'essai par le sel de Zeise, ait été trouvé positif par un autre moyen. Des sérums choisis ont été dilués, soumis de nouveau à des essais et ils ont été encore trouvés positifs selon la réaction au sel de Zeise.Les sérums ont été choisis en se fondant sur un résultat positif selon EIRE, qui est 12 essai le plus sensible antérieurement connu, et sur la base dlun résultat négatif par IEOP, qui est l'essai suivant le plus sensible de l'art antérieur (tableau VIII). TABLEAU VIII Dilutions d'échantillons choisis pour le groupe N 2 d'échantillons d'essais DES pour la détection de l'antigène associé à l'hépatite (AAH). On a choisi seulement les sérums qui ont été déclarés réactifs ou positifs à l'essai EIRE (catégorie C) : Echantillon N Dilution A600 Réactivité 204 0 0,305 P 1:2 0 N . 236 0 0,070 p 1:2 0 N 237 0 0,040 (P) 1:2 O N 243 0 0,312 P 1:2 0,022 (P) 1:4 o N 245 0 0,288 P 1:2 0,078 P 1:4 o N 246 0 0,405 P 1:2 0,145 P 1:4 0 N 249 0 0,400 P 1:2 0,050 (P) 1:4 0 N 257 0 0,130 P 1:2 0 N TABLEAU VIII (suite) Echantillon N Dilution A600 Réactivité 259 0 0,850 P 1:2 0,270 P 1:4 0,075 P 1:8 0 N 261 O 0,348 P 1:2 0,060 P 1:4 0 N P : Positif N : Négatif () Réactivité marginale ou limite. On a pu diluer la plupart des sérums au moins de 1:2. le critère, pour indiquer qutun sérum est positif, est une différence d'absorbance de la lumière (mesurée à la longueur dtonde de 600 nm) d'au moins 0,05 unité en comparaison du sérum dilué par la solution saline physiologique. Exemple 5 On a essayé plusieurs autres types de fluides biologiques, à l'aide d'une solution aqueuse à 0,5 % du sel de Zeise, et y déceler l'antigène associé à l'hépatite (AAH). On a effectué 1' essai de façon usuelle (addition de la solution du sel de Zeise et agitation). TABLEAU IX Réactions choisies de fluides contenant de l'AAH avec le sel de Zeise : 1) Sérum contenant de l'AAH, dilué à 1:125 ; essai IEOP positif et essai EIRE positif. Essai positif au sel de Zeise. 2) Sérum contenant de l'AMI, dilué à 1:125 , essai IEOP négatif et essai EIRE positif. Essai positif au sel de Zeise. 3) Suspension de matières fécales (purifiées et en suspension dans une infusion de coeur et de cerveau, plus 0,5 % d'albumine de bovin), contenant de l'"antigène" de l'hépatite de type A ; type B négatif selon BIFE ; essai positif au sel de Zeise. 4) Fluide d'acide humain, contenant de l'hépatite de type B, sous-type a-y. Essai positif au sel de Zeise. 5) Virus en plaque A-2 (connu pour stimuler le caractère d'antigène de AAH) : essai négatif au sel de Zeise. 6) Globuline de lapin, qui agglutine les globules sanguins rouges revêtus de AAH (de type a-d et a-y) : résultat positif au sel de Zeise. les résultats ci-dessus indiquent que des fluides, autres que du sang, et qui contiennent AAH, réagissent avec le sel de Zeise. Comme noté ci-dessus, l'essai ou l'épreuve au sel de Zeise de la présente invention peut servir à déceler rapidement AAH dans n'importe quelle matière biologique qui est assez limpide par elle-même pour permettre la perception du précipité persistant du sel de Zeise et de AAH, ou que l'on peut dissoudre ou mettre en suspension dans de l'eau ou dans une solution saline physiologique pour donner un mélange de clarté suffisante pour permettre l'observation des résultats de l'essai.On peut donc essayer virtuellement n'importe quelle matière provenant du sang sauf le sang entier lui-mêmeO Bien entendu, on peut rapidement essayer du sang entier en séparant simplement les globules du sérum ou du plasma, à l'aide d'une centrifugeuse, et en effectuant 12 essai sur le liquide limpide résultant.L'essai demande tout simplement de mélanger un échantillon de la matière provenant'du sang et une faible quantité du réactif, qui est du sel de Zeise et, de préférence, une solution aqueuse diluée de sel de Zeise, avec la matière provenant du sang dans un tube à essai, de secouer doucement le tube et d'observer ensuite si le précipité résultant se dissout ou non, Cet essai peut donc être effectué par n'importe quelle personne désignée sans que celle-ci doive avoir fait l'objet dtune formation médicale, d'infirmière, de personnel de clinique ou une autre formation spéciale.L'essai est donc utile dans des banques du sang pour vérifier des échantillons de sérum sanguin avant de prélever sur le donneur la totalité du sang qu'il donnera, ou pour déceler, avant la suite du traitement ou avant utilisation, du sang contaminé par AAH et qui provient d'un grand nombre de ces donneur0 Bien entendu, l'essai est remarquablement utile dans un hôpital ou dans d'autres salles d'urgence pour vérifier rapidement le sang d'un donneur avant une transfusion d'urgence, puisqu'il n'existe aucun autre essai ou test pouvant déceler en quelques secondes la présence de AMI dans un échantillon de sang0 Il est possible également d'adapter ce procédé à un système automatisé, dans lequel l'échantillon est mélangé à du sel de Zeise-et agité,et où la mesure de l'absorbance (ou du trouble) est effectuée dans un colorimètre, un spectrophotomètre ou un néphélomètre. La pratique actuellement préférée est celle de ltesem- ple 4 ci-dessus, ctest-à-dire qu'elle consiste à utiliser des échantillons de 200 micro-litres du sérum à essayer et les additions de 200 micro-litres de la solution aqueuse à 0,5 % du sel de Zeise (5 mglml). On effectue ensuite une lecture visuelle des résultats des essais ou bien, Si on le désire, on peut déterminer comme dans l'exemple 4 ci-dessus le trouble des essais positifs. An prépare les réactifs à utiliser pour les tests ou essais de la présente invention tout simplement en dissolvant l'un des sels réactifs dans de l'eau jusqu'à la concentration voulue, par exemple 5 mg du sel de Zeise par ml d'eau, ce qui donne la solution aqueuse préférée à 0,5 % Comme indiqué cidessus, on peut nettement prolonger la durée possible de magasinage ou de service d'une telle solution en dissolvant également un sel non gênant d'un métal alcalin dans la solution du réactif2 jusqu'à une concentration comprise entre environ 0,01 ffi jusqu'à une concentration molaire ou même jusqu'à de plus fortes concentrations. Les solutions préférées du réactif sont stabilisées par du chlorure de sodium ou de potassium, puisque ces sels sont très efficaces et facilement disponibles. Comme antérieurement noté, virtuellement n1 importe quelle concentration d'un tel sel contribue à la stabilisation des solutions des réactifs, mais, en général, une concentration égale à 1 46 environ ou un peu inférieure est suffisante. Il est donc commode d'utiliser une solution saline physiologique qui contient environ 0,85 à 0,9 % de chlorure de sodium ou d'un équivalent, pour préparer les solutions des réactifs. On dissout simplement, Jusqu'à la concentration voulue, le sel réactif choisi dans la solution saline normale. REVENDICATIONS 1. Procédé pour éprouver des matières biologiques en vue dty déceler la présence de l'antigène associé à l'hépatite, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on mélange une telle matière, en présence d'eau, avec au moins un réactif hydrcsoluble ayant un fragment contenant un métal noble, choisi parmi le platine-(II)-éthylène-trichlorure de potassium (sel de Zeise), le platine-(II)-carbonyl-trichlorure de potassium, le dichlorure de platine-(II)-cis-bis(triéthyl-phosphine), le chlorure de platine-(II)-hydrido-cis,bis(triphényl-phosphine), le platine (II)-trans-2-butène-trichlorure de potassium et le platine-(II)isobutène-trichlorure de potassium ; une telle opération de mélange produit un trouble caractéristique persistant et décelable dans le cas des mélanges contenant l'antigène associé à l'héla tite, alors que l'on n'obtint pas un tel trouble persistant dans des mélanges ne contenant pas l'antigène associé à l'hépatite. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on mélange une solution aqueuse d'au moins l'un de ces réactifs avec la matière à éprouver. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la solution aqueuse du réactif est stabilisée avec au moins un sel de métal alcalin non g8nant, choisi notamment parmi le chlorure de sodium et le chlorure de potassium. 40 Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la solution aqueuse du réactif consiste essentiellement en le réactif en solution dans une solution saline physiologique. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que le réactif est le sel de Zeise. 6. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le réactif est le sel de Zeise, et la matière biologique est du fluide d'ascite0 7. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le réactif est le sel de Zeise, et la matière biologique est un échantillon de-matière fécale. 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matière biologique est une matière provenant du sang humain. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que la matière provenant du sang est sous forme. liquide et contient de I2 eau, et en ce que le sel de Zeise est sous forme solide. 10. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que la matière provenant du sang est sous forme liquide, et en ce que le sel de Zeise est en solution aqueuse. 11. Procédé selon l'une des revendications 9 et 10, caractérisé en ce que la matière provenant du sang est du sérum sanguin ou du plasma. 12. Procédé selon l'une des revendications 9 et 10, caractérisé en ce que la matière provenant du sang est de la gamma-globuline o 13. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que la matière provenant du sang est un facteur de coagulation. 14. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que la matière provenant du sang est une suspension aqueuse de plaquettes. 15. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que la matière provenant du sang est une suspension aqueuse d'un facteur de coagulation. 16. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que la matière provenant du sang est sous forme solide, et en ce que le sel de Zeise est en solution aqueuse. 17. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que la matière provenant du sang est constitué par des plaquettes 18. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que la matière provenant du sang est de l'albumine0 19. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que la matière provenant du sang est congelée. 20. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la solution aqueuse contient environ 0,1 à environ 0,5 % poids de sel-de Zeise. 21. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on ajoute 200 micro-litres d'une solution à 0,5 % de sel de Zeise à 200 micro-litres d'un échantillon de la matière à est sayer. 22. Solution de réactif pour éprouver des matières biologiques afin d'y déceler la présence de l'antigène associé à l'hépatite, cette solution étant caractérisée en ce qu'elle consiste essentiellement en une solution aqueuse contenant environ 0,1 à 0,5 % en poids d'un réactif hydrosoluble choisi parmi le platine (II)-éthylène-trichlorure de potassium (sel de Zeise), le platine (II)-carbonyl-trichlorure de potassium, le platine-(II)-dichlorure de cis,bis(triéthyl-phosphine), le platine-(II)-hydridochlorure de cis,bis(triphényl-phosphine), le platine-(II)-trans2-butène-trichlorure de potassium et le platine-(II)-isobutène trichlorure de potassium, stabilisé avec au moins un sel de métal alcalin non genantO 23Q Solution de réactif selon la revendication 22, caractérisée en ce que le réactif est le sel de Zeise. 240 Solution de réactif selon l'une des revendications 22 et 23, caractérisée en ce quelle est stabilisée par au moins un sel choisi parmi le chlorure de sodium et le chlorure de potassium. 25, Solution de réactif selon la revendication 22, caractérisée en ce qu'elle contient environ 0,5 % de sel de Zeise, stabilisé par au moins un sel alcalin, choisi parmi le chlorure de sodium et le chlorure de potassium.