La présente invention concerne, dans son ensemble» les fibres ou les filaments graphitiques et carbonés (désignés, ci-après, par "fibres"), elle attrait, notamment, à un proeédé pour la fabrication de fibres graphitiques et carbonées à module 5 d'élasticité élevé. Il est connu que les fibres ou filaments graphitiques ou carbonés peuvent être produits à partir de composés polycycli-ques condensés de poids moléculaire relativement faible comme matières de départ. On a déjà décrit de tels composés. 10 On a maintenant trouvé que, sous certaines conditions, les fibres produites à partir de ces composés sont susceptibles d'avoir un module d'élasticité supérieur à celui des fibres produites ou traitées par des procédés classiques. L'invention crée x 15 - Des fibres graphitiques ou carbonées ayant des caractéristiques très désirables, notamment un module d'élasticité élevé et une grande utilité industrielle« - ïïn procédé pour la fabrication des fibres du type mentionné ci-dessus. 20 Conformément à l'invention, le procédé pour la fabrication de fibres graphitiques ou carbonées est caractérisé en ce qu'il consiste à préparer une matière de départ ayant essentiellement une structure polycyclique condensée, à filer avec fusion cette matière à une vitesse de filage d'au moins 600 m/mn avec un 25 étirement en une seule opération d'au moins 1000 fois dans une fibre, à rendre cette fibre infusible sous une atmosphère contenant au moins un gaz oxydant et à soumettre la fibre obtenue à une carbonisation au cours de laquelle dans une première gamme de températures de l'ordre de 550 à 850° 0, une première con-30 trainte est appliquée simultanément à la fibre et, si cela est nécessaire, à une graph.itIsation au cours de laquelle dans une seconde gamme de températures comprise entre 1350 et 2800® C, une seconde contrainte est appliquée simultanément à la fibre. L'invention est représentée, à titre d'exemple non limita-35 tif, au dessin annexé» La figure unique du dessin annexé représente un graphique dans lequel on a illustré la relation entre la température du traitement thermique désignée en abscisse en °C et la densité désignée en ordonnée d'une fibre produite conformément à l'in 70 20561 2 2049158 vention. Les expressions "fibres carbonées ou carbonisées" et "fibres graphitisées ou graphitiques", utilisées dans l'invention, servent à différencier respectivement les fibres traitées 5 à la chaleur à des températures inférieures à 2000® 0 et celles traitées à 2000° C et à des températures plus élevées. En conséquence, toutes les fibres graphitiques n'ont pas nécessairement des structures graphitiques. Comme mentionné ci-dessus, dans le procédé pour la fabrica-10 tion de fibres carbonées ou graphitiques à partir de goudron comme matière principale de départ, les fibres sont soumises à quatre ou cinq opérations comme indiqué ci-dessous. Conformément à l'invention, des caractéristiques qui sont complètement différentes de celles connues antérieurement sont conférées aux 15 fibres carbonées ou graphitiques par une combinaison spéciale des conditions opératoires dans les opérations suivantes de traitement : - première opération : préparation de la matière de départ - deuxième opération : filage avec fusion 20 - troisième opération î traitement pour rendre les fibres infusibles - quatrième opération : traitement de carbonisation - cinquième opération : traitement de graphitisation. La caractéristique principale de l'invention peut être men-25 tionnée de la manière suivante. Tout d'abord, une matière de départ qui peut être facilement graphitisée et qui a une structure avec des noyaux condensés abondants est filée avec fusion avec un rapport d'étirement extrêmement élevé dans une fibre. Après l'orientation des noyaux condensés avec la fibre, la fibr« 30 est rendue infusible par une réaction de substitution ou d'addition et /ou une réticulation dans une atmosphère contenant un gaz réactif comme de l'oxygène, de l'ozone, un oxyde d'azote, de l'anhydride sulfurique ou un halogène. La fibre infusible ainsi obtenue est ensuite soumise à une 35 carbonisation, après quoi la croissance des eristallites dans la fibre est inhibée par la présence des liaisons réticulées dans une plus grande mesure que dans le cas sans liaisons réticulées et une répartition des contraintes internes est accumulée dans la fibre au cours de l'opération de carbonisation. La fibre 70 20561 3 2049158 ainsi carbonisée est ensuite soumise à une contrainte élevée qui lui est appliquée de l'extérieur avec de la chaleur à une température dans une gamme à laquelle une augmentation de la densité est provoquée par le traitement thermique, notamment dans une 5 gamme de températures où sa variation est conséquente. Les contraintes mentionnées ci-dessus sont ainsi éliminéeB et la zone amorphe est réduite, de sorte qu'il est possible de produire une fibre ayant un module d'élasticité élevé bien qu'elle soit polycristalline.. 10 Lorsqu'on analyse le procédé décrit ci-dessus, on remarque les trois caractéristiques suivantes, à savoir : 1 - Le filage de la matière de départ avec un rapport d'étire ment élevé en vue d'orienter ses molécules. 2 - La carbonisation de la matière en fibres dans un état à 15 grande contrainte, la matière ayant été amenée dans un état de graphitisation aisée par une opération d'infusibilité à forte réticulation dans une atmosphère contenant de l'oxygène, de l'ozone, un oxyde d'azote, de l'anhydride sulfuri-que ou un halogène 20 3 - L'élimination des contraintes en conférant tant une contrainte thermique qu'une contrainte mécanique à la fibre à une température dans une gamme spécifique afin de réduire les parties amorphes. Les cinq opérations de traitement mentionnées ci-dessus 25 sont décrites en détail, ci-après, en considérant les conditions particulières qui se sont révélées être nécessaires pour permettre la réalisation de l'invention. - Première opération : Préparatidn de la matière de départ. Comme on peut le déduire de la teneur en carbone, la ma-30 tière de départ est un goudron ou une substance résineuse d'une structure ayant des noyaux condensés abondants et doit .satisfaire notamment aux deux exigences suivantes : a) Une seule unité de la grosseur d'un noyau condensé est constituée de deux noyaux ou plus. 35 b) La matière de départ ne montre pas de difficulté dans la graphitisation lorsqu'elle est soumise au chauffage pour la graphitisation dans un gaz inerte. Il est évident, en outre, que la matière de départ doit être telle que sa teneur en carbone reste élevée après la troisième 70 20561 4 2049158 opération et les opérations suivantes. On entend, par l'expression "difficulté dans la graphitisation", un état dans lequel la matière traitée à 2600° C montre une >o . 6 ,80 A lorsqu'elle est mesurée par un 5 procédé de mesure classique aux rayons X. Une matière de départ satisfaisant aux conditions ci-dessus est choisie ou préparée à partir de matières brutes. Une telle matière de départ est un composé organique ayant une teneur en carbone de l'ordre de 91,0 à 96,5 un poids moléculaire 10 moyen de 400 à 2000 et une structure polycyclique condensée. En outre, il est préférable que la matière de départ ait un point de ramollissement supérieur à 60° C et montre une viscosité de fusion au moment de la formation dans une gamme d'environ 0,4 à 2000 poises. 15 L'expression "teneur en carbone" utilisée dans l'invention désigne le pourcentage en poids de carbone par rapport à la quantité de carbone et d'hydrogène déterminée par l'analyse élémentaire. Le poids moléculaire moyen est la valeur mesurée par le procédé de Rast avec du camphre comme cosolvant. 20 - Deuxième opération : filage avec fusion. On produit habituellement une fibre carbonée ou graphitique d'un haut polymère organique, par exemple, du polyacryloni-trile ou de la rayonne, comme matière de départ. Pour cette raison, l'orientation de ses molécules dans la direction axiale 25 des fibres est aisée. On a trouvé qu'il est possible de conférer une certaine orientation aux noyaux condensés avec une fibre d'une substance de poids moléculaire faible comme du g:o udron de manière que le module d'élasticité de la fibre carbonée obtenue soit accru. 30 On a également constaté qu'un, effet très grand est ainsi imparti au module d'élasticité d'un produit après le traitement final en soumettant, une matière de départ satisfaisant aux exigences de la première opération à un filage avec fusion à une vitesse de 600 m/mn ou une vitesse supérieure avec un étirement 35 de 1000 fois ou plus en une opération, de préférence à une vitesse de 1000 m/mn ou une vitesse supérieure avec un étirement de 3000 fois ou plus. Les limites supérieures de la vitesse de filage et d'étirement sont déterminées suivant les possibilités d'application industrielles. n 70 20561 5 2049158 Dans le filage d'un haut polymère ordinaire, la vitesse de filage est d'environ 500 m/mn, l'étirement est de l'ordre de 200 fois et la deuxième opération d'étirement est effectuée ensuite. Le terme "étirement" utilisé dans l'invention désigne 5 le rapport de la surface de la coupe transversale de l'ouverture de la filière de filage et de la surface de la coupe t ransver-sale de la fibre après l'étirement. Toutefois, on a développé antérieurement une technique de filage ttès spéciale et des conditions dans lesquelles la force centrifuge est utilisée et on 10 a trouvé que, dans certains cas, il est possible d'obtenir des conditions de traitement comme un étirement en une seule opération de 10 000 fois avec une vitesse de filage de 2000 m/mn. Dans l'invention, l'expression "une vitesse de filage élevée" signifie que l'opération d'étirement est conduite pendant 15 un temps très court. Ceci signifie que lorsque la matière est amenée rapidement sous la forme d'une fibre fine dans un temps très court de 1/1000 seconde, par exemple, la différence entre les pouvoirs de glissement dans les axes a et b et dans l'axe ç_ des noyaux condensés est favorisée même avec une substance de 20 faible poids moléculaire, ce qui a pour effet d'améliorer l'orientation. L'expression "une certaine orientation" utilisée dans l'invention diffère quelque peu de l'orientation dans les hauts polymères ordinaires et a les caractéristiques suivantes : a) sur la surface de la fibre, 1'orientation des molécules est 25 la direction axiale de la fibre, de la même façon que dans le cas d'un haut polymère} b) la direction d'orientation part de la direction axiale de la fibre suivant une distance à l'intérieur de la fibre mais est alignée suivant approximativement la même direction que les 30 molécules au voisinage de la périphérie et la fibre prend une structure dans laquelle le pouvoir de graphitisation aisé est très facilement Indiqué au moment de la carbonisation et de la graphitisation. L'application d'une telle structure spéciale à la fibre ia-35 médiatement après le filage peut être obtenue seulement avec l'utilisation des caractéristiques que possèdent la matière et la technique de filage de l'invention. Le degré de cette orientation peut être vérifié au moyen d'un microscope à la lumière polarisée et par une observation aux rayons X des substances 70 20561 e 2049158 carbonisées et graphitisées. Troisième opération : infusibilité la fibre initiale ainsi filée est soumise à une réticula-tion ordinaire dans une atmosphère oxydante et est ainsi rendu» 5 infusible. Une atmosphère conven able pour cette opération réside dans une atmosphère contenant un gaz ou un mélange de deux ou plusieurs gaz choisis parmi l'air, l'oxygène, l'ozone, les oxydes d'azote, l'anhydride sulfurique et les halogènes. 10 Une température de traitement appropriée est une tempéra ture à laquelle il n'y a pas d'abaissement de la résistance des fibres dû à la consommation d'oxydation, e'est-à-dire une température inférieure à sensiblement 350° C. En raison de l'opération de réticulation pour rendre la fibre infusible, la fibre 15 initiale qui est à l'origine dans un état très approprié pour la graphitisation est amenée à avoir une structure dans laquelle la croissance des cristallites est temporairement retardée dans l'opération de-traitement suivante. La raiBon de cela est que les molécules dans la fibre ac-20 qçdèrent des liaisons de réticulation énergiques avec les structures centrales à stabilité élevée comprenant des noyaux condensés de sorte que la croissance des cristaux due au traitement thermique subséquent est inhibée. En outre, la matière résiste aux contraintes internes et des tensions importantes s'accumu-25 lent. Ceci apparaît tout d'abord comme étant non approprié pour produire une matière carbonée ou graphitique à densité élevée et à module d'élasticité important. Cependant, on a trouvé qu'en appliquant à la fibre une contrainte externe dans l'opération de traitement décrite ci-après, 30 on obtient aa effet qui est très ûéaira*?ie pour conférer un module ci •élasticité élevé à la fibre. 0e«5i constitue une caractéristique très importante de l'invention. Quatrième opération s carbonisation. Cinquième opération j grapMtisatioiî 35 La fibre rendue «le cette façon infueibls dans l'opération précédente est ensuite soumis thermique à une température s■élevant constamment. On. a trouvé que lors du développement de ce traitement, on observe trois fois avec une élévation de température les sosies && t&ap&r-aiarçs dans bad original 70 20561 7 2049158 lesquelles la densité de la fibre s'accroît fortement,' tien que ces zones de températures diffèrent quelque peu avec les conditions des diverses opérations! du procédé. On a trouvé, en outre, de façon surprenante,que les par-5 ties amorphes de toutes les fibres sont fortement réduites lorsqu'une contrainte, c'est-à-dire une contrainte de traction (traitement de tension) essentiellement dans la direction axiale des fibres, est appliquée depuis l'extérieur des fibres dans ces zones de températures où la densité s'accroît en conséquen-10 ce. De plus, on a vérifié que la croissance de l'orientation au voisinage de la surface des fibres durant ce traitement et la croissance des cristaux à l'intérieur progressent simultanément le long de la même direction,, On a constaté que par ce traitement de contrainte, une fibre d'un module 'd'élasticité 15 supérieur à celui d'une fibre obtenue par un traitement thermique ordinaire, sans traitement de tension, peut être produite. Bien que les zones de températures où la configuration d'orientation de la partie centrale des fibres varie, c'est-à-diré les zones de températures dans lesquelles la densité augmente, dif-20 fèrent quelque peu avec la matière de départ et les conditions de traitement, comme mentionné ci-dessus, ces zones sont comprises dans la gamme de 550 à 850° C et de 1350 à 2800° C. Un exemple de la relation entre la température du traitement thermique et la densité est indiqué au dessin annexé. 25 On a trouvé que les résultats désirables pour réaliser les buts dè l'invention peuvent être obtenus en appliquant une contrainte élevée dans la gamme permise dans la résistance de la fibre dans la première zone de grandes variations de la densité, c'est-à-dire de 550 à 800® C et une contrainte élevée de 30 400 lig/om2 ou plus, de préférence de 700 kg/cm2 ou plus dans la seconde zone, c'est-à-dire de 1350 à 2800° C. Les noyaux condensés qui ont reçu sensiblement la même orientation que les molécules voisines dans l'opération de filage sont soumis, après les opérations comme la déshydrogénation 35 par chauffage, à un traitement de chauffage et de contrainte de l'opération de traitement en question. Conformément à l'invention, il est possible de réaliser ce traitement sans chauffage des fibres à une température de 2900 à 3000° C, gamme de température qui est considérée comme étant celle à laquelle une 70 20561 8 2049158 matière qui est graphitisée perd difficilement sa structure réticulée vigoureuse et prend une structure graphitique pour avoir une croissance des cristaux à une température bien inférieure. Naturellement, lorsque le traitement thermique est conduit 5 à une température voisine de 3000° C, l'orientation des cristaux dans la direction axiale des fibres est, de plus, améliorée et il est possible, en outre, d'améliorer le module d'élasticité des fibres. Les caractéristiques de l'invention peuvent être résumées 10 et divisées de la façon suivante : A) Une matière de départ essentiellement constituée d'une structure polycyclique condensée de faible poids moléculaire est filée en une fibre avec un très grand étirement de façon & conférer une orientation spéciale aux molécules dans la fibre. 15 B) Ensuite, lorsque le composé organique, constitué à l'origine essentiellement d'une structure polycyclique condensée dans un état où l'on suppose qu'il est facile de la graphitiser, est amené à subir une réticulation, sa stabilité par rapport à la chaleur est accrue par une certaine croissance des 20 noyaux condensés accompagnant la déshydrogénation due à la chaleur mais sa structure de base ne change pas. Ensuite, lorsque la structure réticulée est fractionnée dans le traitement de contrainte, la croissance des cristaux et la réduction des parties amorphes deviennent possibles et à ce moment 25 les cristaux prennent une orientation dans la direction axiale des fibres» En combinant les transformations mentionnées ci-dessus dans la production de fibres carbonées, il est possible d'obtenir des fibres carbonées ou graphitiques très avantageuses dont cha-30 cune, bien qu'elle soit polycristalline, a une orientation supérieure à celle des fibres connues de classe analogue ainsi qu'un module d'élasticité bien plus élevé. En conséquence, le procédé décrit ci-dessus de l'invention est remarquable par rapport aux procédés connus pour produire 35 des fibres graphitiques à grande élasticité à partir de matières de départ comme du poly-acrylonitrile et de la rayone et peut donner, en outre, facilement à l'échelle industrielle des produits finals ayant des propriétés physiques excellentes. 70 20561 2049158 les matières ayant de telles caractéristiques peuvent être utilisées aux mêmes fins que les fibres de carbone ou de graphite généralement connues jusqu'à\présent et, de plus, elles peuvent également être utilisées comme matières de renforcement pour des 5 substances structurelles nécessitant notamment un module d'élasticité élevé et une grande résistance. L'invention est illustrée par les exemples non limitatifs suivant s 0 EXEMPLE 1 On introduit un naphta, ayant une gamme à*éfeexllition comprise entre 80 et 200* C dans de la vapear d'saE à tse température élevée de 1800* C et on le traite à la ehals-ar pendant environ 0,005 seconde, après quoi on obtient use cufestaaee liquide. Cette substance est distillée sous une pression réduite de 1 R 10 mm de mercure à une température supérieure à 300° G st on retire le constituant à point de fusion inférietïr, de façon à obtenir une substance A ayant une teneur en carbone de 95,6 # et un poids moléculaire moyen d'environ 800. Cette substance A est soumise à des mesures comme l'ana- 20 lyse élémentaire, l'analyse spectroscopique infrarouge, l'analyse du spectre de résonance magnétique nucléaire et, comme résultat, on trouve qu'il s'agit d'une substance ayant une structure aromatique polycyciique condensée de deux ou plusieurs noyaux avec seulement quelques chaînes latérales aliphatiques. La vis-cosité de fusion de cette substance à 300° C est de 55 poises. Cette substance A est cuite dans de l'azote gazsux avec un taux d'élévation de température de 10° C/mn jusqu'à l'obtention de la température de 1200° C. La substance est ensuite successivement soumise à la graphitisation dans un courant d'argon avec une vitesse d'élévation de la température de 50° 0/dh jusqu'à une température de 2400° G. La substance résultante montre un excellent état de graphitisation, la valeur d® 0A étant de o " 6765 A lorsqu'elle est déterminée à partir de â(oo4) une mesure ordinaire aux rayons X. ^ La substance A est utilisée comme matière de départ pour les fibres filées avec fusion à une température de 300 à 330° C „ sous les conditions indiquées au Tableau I ci-après et les fibres ainsi filées sont observées au moyen d'un microscope à lumière polarisée. On n'observe pas d'orientation dans la fibre 70 20561 10 2049158 filée par extrusion (No 2), tandis qu'on observe une orientation dans la partie de la couche superficielle de la fibre filée.par la force centrifuge (No 1), TABLEAU I 5 No de la fibre ■ . Article 1 2 10 Méthode de filage fore© oeBt*?ifaf!e extrusion Diamètre de la filière (aaa) 0*7 0,3 Vitesse de filage (m/am.) 2*000 400 Etirement (nombre de fois) 5,000 400 Diamètre des fibres (microns) 10 15 15 Ges fibres sont rendues infusibles par chauffage dans l'air à partir de la température ambiante avec une vitesse d'élévation de la température de 1°C/mn jusqu'à 300° C. Chacune des fibres est ensuite chauffée dans de l'azote gazeux à une vitesse de 20 5° C/mn jusqu'à 650° C et est ensuite traitée thermiquement à la même vitesse de 5* C/mn jusqu'à 850° C, la fibre étant étirée au moyen d'un poids de façon à lui conférer une contrainte de traction de 400 kg/cm2. Ensuite, lorsque la charge de la contrainte est retirée, la fibre est traitée, de plus, thermi-25 quement avec un taux de 20° C/mn jusqu'à 1600° C. Chaque fibre est alors soumise à un traitement de graphitisation par chauffage dans de l'argon gazeux avec une vitesse d'élévation de la température de 20° C/mn jusqu'à 2400° C. Dans l'intervalle entre 1600 et 2400° C au cours de cette opération 30 de traitement, une contrainte de 100 kg/cm2 est appliquée simultanément à la fibre. Les fibres graphitiques No î et No 2 produites de cette façon montrent qu'elles ont une résistance à la traction de 1400 kg/cm2 et 7000 kg/cm2 et respectivement un module d'élas-35 tirité de Young de 2 800 000 kg/cm2 et 500 000 kg/cm2. A titre de comparaison, une fibre "témoin est préparée de la même manière que la fibre No 1 décrite ci-dessus sauf que le traitement de contrainte est omis, la même opération de car 70 20561 n 2049158 bonisation et de graphitisation étant mise en oeuvre. Cette fibre de comparaison montre une faible résistance à la traction de 7000 kg/cm2 et un faiblè module de Young de 650 000 kg/cm2. Comme résultat de l'examen aux rayons X de la fibre gra-5 phitisée Ho 1 qui présente un module élevé d'élasticité, on trouve que la fibre a une orientation suivant un tel degré que 85 des plans sont observés dans une gamme de + 10° à partir de la direction axiale des fibres. EXEMPLE 2 10 On mélange 10 g de chlorure, d'aluminium anhydre (AlCl^) avec 45 g de phénanthrène et 55 g de chrysène, le mélange résultant est chauffé de la t empérature ambiante à 450° C avec une vitesse d'élévation de la température de 3 à 5 0 C/mn et 15 est amené à réagir pendant 1 heure à la température maximale» Le chlorure d'aluminium est ensuite rétiré par lavage avec de l'eau, puis la matière restante est distillée par chauffage supplémentaire jusqu'à 300° C sous un vide de 10 mm de mercure, après quoi on obtient une substance résineuse brun foncé. 20 Comme résultat de l'analyse élémentaire, on trouve que cette substance résineuse a une teneur en carbone de 94,8 i» et un poids moléculaire moyen de 520. Il ressort des résultats des spectro-analyses tant infrarouge que de résonance magnétique nucléaire que cette substance résineuse est un mélange d'une 25 substance résultant de la croissance du phénanthrène et du chrysène en noyaux condensés plus importants et une substance liée par des liaisons du type diphényle. Le point de ramollissement de cette substance résineuse est "sensiblement de 210° C et la viscosité de fusion de 55 poises. 30 Cette substance résineuse est placée dans un creuset et traitée thermiquement dans une atmosphère d'azote à 1200° C avec une vitesse d'élévation de la température de 10° C/mn et à 2400° C avec une vitesse d'élévation de la température de 50°C/mn. Comme résultat de la mesure aux rayons X, la valeur C^ de la o U 35 matière résultante est de 6,77 A, de telle sorte qu'on vérifie la nature susceptible d'une graphitisation aisée de la substance résineuse» Cette matière résineuse est filée à 300° C au moyen d'un . prooédé de filage par force centrifuge dans lequel un cylindre 70 20561 12 2049158 rotatif ayant 30 filières de 0,9 mm chacune est utilisé pour filer avec fusion les fibres longues (filaments) à une vitesse de filage de 1700 m/mn avec un étirement de 4500 fois de façon que des fibres d'un diamètre de 13 à 15 microns soient 5 produites» L'orientation à la surface de ces fibres est vérifiée par l'examen au moyen d'un microscope . à lumière polarisé». Les fibres ainsi obtenues sont traitées thermiquement pendant 3 heures à 150e C dans de l'air contenant 10 en volume de dioxyde d'azote (NO^) puis pendant 0,5 heure à 10 200° G et de 200° C à 300° C avec une vitesse d'élévation de la température de 1° C/mn pour les rendre infusibles. Les fibres sont alors traitées thermiquement dans le l'argon gazeux avec ou sans chargement mécanique simultané conformément aux conditions mentionnées au Tableau II ci-dessous. 15 TABLEAU II Gamme de température (°G) Vitesse d'élévation de la température (°C/mn) Charge (kg/cm2) I jusqu'à 650 3 I ! 650 à 850 5 70 850 à 1600 15 - 1600 à 2400 50 1000 Les fibres graphitiques ainsi produites montrent par un examen aux rayons X qu'elles ont une orientation de 90 i» dans la direction axiale de la fibre. On trouve que la fibre a une 30 résistance élevée à la traction de 15 600 kg/cm2 et un module de Young élevé de 3 060 000 kg/cm2. 35 •v 70 20561 13 2049158 REVEND I O À I I O S S 1 - Procédé de fabrication de fibres graphitiques oa carbonées, caractérisé en ce qu'il coiasiato à prépaie*4 ôsbsg uatière de départ un composé organique ayant aae st^aets^o osssaèielle- 5 ment polycyclique condensés, une teneas? sa .oarùoas ûq §1 à 96,5 et un poids moléculaire moyen d'aa aoina 400, os ©eaposé étant capable de montrer oae viasoeitu cia fusion 3G2îv«Haeïlo pendant sa conformation comprise dans la gaosie ie 0,4 à 2000 poisee, à filer arec fusion ce composé à uns vitssse de filage d'au moins 0 600 m/mn arec un étirement à une seule opération d'au soina 1000 fois dans une fibre, à rendre la fibre iafasifele dans une atmosphère contenant au moins un gaz oxydant, à soaaetijx'e la fibre résultante à une carbonisation ets si cela est nécessaire, à une opération supplémentaire de graphitisation au cours de la- 5 quelle dans une première gamme de températures de 550 à 850° 0 et dans une deuxième gamme de températures de .1350 à 2800° C, une contrainte est appliquée simultanément à la fibre. 2 - Procédé de fabrication de fibres graphitiques ou carbonées suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la con- 0 trainte est élevée mais Inférieure à une limite maximale déterminé® par la résistance mécanique de la fibre dans la première gamme de températures de 550 à 850° C, et est de l'ordre d'au moins 400 kg/am2, de préférence, d'au moins 700 kg/cm2 dans la deuxième gamme de températures de 1350 à 2800° G. 5 3 - Procédé de fabrication de fibres graphitiques ou car bonées suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que l'atmosphère contient au moins tan gaz choisi parai l'oxygène, l'ozone, les oxydes d'azote, l'anhydride sulferiqae et les halogènes» 0 4 - LeB fibres graphitiques ou carbonées obtenues saiTant le procédé conforme à l'une des revendications 1 à 3,