La présente invention a pour objet une machine qui permet d'exécuter des travaux de terrassement jusqu'à une grande profondeur. On a déjd proposé à cet effet d'utiliser une benne preneuse montée, par l'intermédiaire de deux éléments pouvant coulisser l'un par rapport à l'autre, sur un châssis mobile, par exemple à chenilles. L'invention a pour but essentiel de perfectionner les machines de ce genre afin notamment d'accroître leur zone de travail, d'augmenterleur rendement et de permettre d'obtenir une plus grande précision dans les travaux effectués. Selon l'invention, les éléments porte-benne sont montés sur le châssis mobile par l'intermédiaire d'une part d'une plateforme que l'on peut faire tourner autour d'un axe qui est de préférence vertical lorsque ce châssis repose sur un plan horizontal et d'autre part d'un bâti que l'on peut faire coulisser par rapport à la plate-forme dans une direction perpendiculaire à l'axe de rotation de celle-ci. En outre, on peut faire tourner lesdits éléments autour d'un axe qui est parallèle à leur direction de coulissement mutuel et que l'on peut rendre parallèle à l'axe de rotation de la plate-forme. Les éléments porte-benne sont en outre, de préférence, montés sur leur bâti par l'intermédiaire d'un support tel qu'un portique articulé au bâti autour d'un axe perpendiculaire à l'axe de la plate-forme et à la direction de coulissement du bâti sur celle-ci. Cela permet, non seulement de régler la direction de coulissement des éléments porte-benne, mais aussi de réduire l'encombrement de la machine en vue de son transport et de son remisage. Le châssis est avantageusement pourvu d'une table munie de stabilisateurs latéraux rétractiles équipés de vérins qui permettent do donner à la machine une'assiette stable et précise pour l'exécution des travaux. La description qui va suivre, en regard du dessin annexé donné à titre d'exemple non limitatif , fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure I est une vue schématique, en élévation latérale d'une machine conforme à l'invention. La figure 2 est une vue de face correspondante. La figure 3 est une vue en plan schématique illustrant quelques possibilités d'utilisation de la machine. Dans exemple de réalisation représenté sur le dessin la machine repose sur un châssis porteur 1 muni de chenilles 2 entraînées par des moteurs hydrauliques indépendants, non représentés, donnant une grande liberté d'évolution. Sur ce châssis est fixée une table 3 qui déborde à l'avant et à l'arrière par rapport aux chenilles et présente, à chaque extrémité, deux stabilisateurs latéraux 4 en équerre dont les branches verticales se terminent par des vérins 4a grâce auxquels on peut prendre appui sur le sol. Les branches horizontales des stabilisateurs coulissent côte à côte dans la table elles sont mues par des vérins hydrauliques intérieurs, non représentés. La table 3 permet de donner à la machine une assiette stable sur le sol (figures 1 et 2). Elle porte une couronne dentée 5 fixe, sur le moyeu de laquelle est montée unie plate-forme 6 qui peut tourner autour de l'axe de la couronne et porte à son tour un bâti 7 qui reçoit les principaux organes mécaniques et hydrauliques de la machine. La rotation de la plate-forme est assurée par un moteur hydraulique 8 qui entraîne un pignon 9 engrenant avec la couronne 5 (figure 1). Le bâti 7 peut coulisser longitudinalement, dans des guides 10 et 11, perpendiculairement à l'axe de la couronne, sous l'action de vérins 12 (figure 1) dont le corps est articulé à la plate-forme 6 et la tige au bâti 7. A l'avant de. ce bâti sont prévues des chapes latérales 13 dans lesquelles sont articulés, autour d'axes transversaux, les pieds 14 d'un portique 15. De longs vérins latéraux 16, articulés d'une part à l'arrière du bâti 7 et, d'autre part, à des consoles latérales 17 (figure 2) dont est flanqué le portique, permettent de dresser celui-ci, comme on l'a représenté en traits pleins sur la figure 1 ou de le replier sur le bâti 7, ainsi qu'on l'a esquissé en traits mixtes sur cette même figure. Sur le plateau supérieur du portique 15 est prévue une couronne fixe 18 à denture interne, qui entoure un col de cygne 19. On peut faire tourner ce col de cygne grâce à un moteur hydraulique 20 qu'il contient et qui entraîne un pignon 21 engrenant avec la couronne (figure 1). Le col de cygne 19 porte un guide tubulaire 23 dont l'axe est parallèle à l'axe de rotation du col de cygne sur le portique 15. Ce guide est maintenu à sa partie supérieure par un étrésillon 24 qui le relie à la base du col de cygne (figure 1). Dans le guide 23 peut se déplacer une longue tige 25 qui porte à son extrémité inférieure une benne preneuse 26, à commande hydraulique par exemple. L'axe d'ouverture des mâchoires de la benne est perpendiculaire à l'axe de rotation du col de cygne et coupe celuici. L'alimentation des vérins de la benne s'effectue au moyen d'une conduite 27 qui s'enroule sur un treuil 28 prévu à l'arrière du châssis 7, tandis que se déroule un câble 29 qui sert à exercer un effort de bas en haut sur la tige 25. Un autre câble 30, qui sert à relever la tige, s'enroule sur un treuil 31 jumelé au treuil 28. Le bâti 7 porte encore un moteur Diesel 32 qui, par l'intermédiaire d'une transmission 33 à renvois d'angles et cardans, entraîne un groupe de pompage 34 qui alimente les divers appareils hydrauliques de la machine, notamment les moteurs 8 et 20 ainsi que le moteur 35 des treuils 28 et 31 et les vérins. Sur le col de cygne 19 est articulée en outre une potence latérale 36 munie d'une poulie 37 et permettant des manoeuvres annexes (figure 2). Pour le transport ou le remisage, on rabat le portique 15 au moyen des vérins 16 et llon peut en outre rabattre aussi le col de cygne 19 avec son guide pour diminuer l'encombrement en hauteur, et enlever la tige 25 avec la benne 26. La figure 3 montre très schématiquement la machine en position de travail. Les stabilisateurs latéraux 4 sont sortis ainsi que leurs vérins 4a. La plate-forme 6, avec le bâti 7, peuvent tourner de 3600 autour de l'axe de la couronne 5. La zone balayée par la benne est considérable. En réglant convenablement la position du bâti 7 par rapport à la plate-forme 6 et en orientant convenablement le col de cygne 19 et donc, la benne preneuse 26, on peut creuser des éléments de tranchée 38 de forme diverse,par exemple rectiligne, d'assez grande longueur sans avoir à déplacer la table 3. Il est très facile de creuser des éléments de tranchée formant un angle entre eux, par exemple rectangulaires comme on l'a représenté sur la figure 3. I1 est possible également de creuser des trous 39 pour pieux cruciformes. L'invention peut s'appliquer à l'exécution de terrassements de tous genres. Elle convient particulièrement à l'exécu- tion de terrassements profonds et notamment å la construction de parois et pieux moulés dans le sol. I1 va de soi que des modifications peuvent -être apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, notamment par substitution de moyens techniques équivalents sans que l'on sorte pour cela du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1.- Machine de terrassement comportant un châssis mobile sur lequel une benne preneuse est montée par l'intermédiaire de deux éléments pouvant coulisser longitudinalement l'un par rapport à l'autre, caractérièen ce que les éléments portebenne sont montés sur le châssis par l'intermédiaire d'une plate- forme qui peut tourner par rapport au châssis autour d'un axe en principe vertical, et d'un bâti qui peut coulisser, par rapport à la plate-forme, dans une direction perpendiculaire audit axe, lesdits éléments pouvant en outre tourner, par rapport au bâti, autour d'un axe qui leur est parallèle. 2.- Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que les éléments porte-benne sont montés sur le bâti par l'intermédiaire d'un support articulé au bâti autour d'un axe perpendiculaire à l'axe de rotation de la plate-forme. 3.- Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que l'axe d'articulation du support est perpendiculaire à la direction de coulissement dubâti sur la plate-forme. 4.- Machine selon l'une quelconque des revendications 2 et 3 caractérisée en ce que le support est constitué par un portique dont les pieds sont articulés au bâti et dont le plateau porte un col de cygne qui peut tourner autour d'un axe perpendiculaire à l'axe d'articulation du portique, ce col de cygne portant à son tour l'élément porte-benne non coulissant. 5.- Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que des vérins latéraux son prévus pour faire pivoter le portique par rapport au bâti. 6.-Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le châssis comporte des stabilisateurs latéraux rétractiles munis de vérins d'appui sur le sol. 7.- Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 caractérisée en ce que le bâti porte un moteur ainsi que des treuils permettant de faire coulisser l'élément porte-benne mobile et de commander le fonctionnement de la benne. 8.- Machine selon la revendication 7, caractériséeen ce que le moteur actionne une centrale hydraulique desservant les divers moteurs et vérins que comporte la machine.